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Acctîssioiis 





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ANATOMIE 



DESCRIPTIVE. 



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PARIS. - IMPRIMERIE DE FÉLIX LOCQUIN, 

RUK KOTBE-DAMF.~DES-TlRTOIRE8 11° it» 



ANATOMIE 



DESCRIPTIVE, 



3. CRUVEILHIER, 

morxssisTrit b'anatomie a la rAcutTÉ de médecine, niitEciN de la s^wÉTHikRE, 

FKÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ ANATOMIQUE, ETC. 



TOMB TROISIEME. 



PARIS. 
BECHET JEUNE, 

&I8BAZBB DE XA rACirX.TB DB MÉOBCIZ», 

PLACE DK l'École de médxcire , n* 4- 



•m^ 






ANATOMIE 

DESCRIPTIVE. 
ANGÉIOLOGIE. 



L'ANGÉioiiOGiE ( «yj/Eioy ,' vaisseau ) est cette partie de 
l'anatomie qui a pour objet les organes de la circulation. 

Les orffanes de la circulation comprennent: i° une partie ' ' . . 

•^ '^ A^ Objets qua 

centrale, le cœur , agent d'impulsion du sang; 2° les «rfèr<?.v, comprend l'an- 
vaisseaux qui portent le sang du cœur dans toutes les parties^ "'^' 
du corps ; 3° les 'veines , qui rapportent le sang de toutes les 
parties du corps dans le cœur ; 4° les vaisseaux lymphati- 
ques^ annexes des veines, qui versent dans le système vei- 
neux le liquide qu'ils contiennent. 

DU COEUR. 

Préparation. Pour étudier la conformation extérieure du cœur, 
injecter, i*^ les cavités droites, par l'artère pulmonaii-e ou par l'une 
des \eiiies-caves, en ayant soin délier l'autre; 2** les cavités gau- 
ches , par l'artère aorte ou par l'une des veines pulmonaires. 

Le suif, la cire, la gélatine, sont les substances les plus conve- 
nables pour cette injection. 

Le cœur (^Kctp^m), partie centrale de l'appareil circulatoire, Définitiou 
est une poche musculaire à compartimens multiples , des- 
tinée à projeter dans toutes les parties du corps, par les 
artères , le sang qu'elle reçoit par les veines. 

Le cœur est xm des organes les plus importans de l'éco- 
nomie. Sous le point de vue zoologique, la présence ou 
3. I 



2 ANGEIOLOGIE. 

labsence du cœur, la complication ou la simplicité de sa 

Iinpoiiance ' i- ^ 

du cœur. Structure, méritent d'autant plus de fixer l'attention, que 
ces différences dans l'orf^ane central de la circulation sont 
liées à de très-grandes modifications dans l'ensemble de 
l'organisme (ij. 
Son absence Les cas d'absence congéniale du cœur sont excessivement 
congéniale rares, et toujours liés à d autres vices de conformation, et 
plus particulièrement à l'absence de cerveau. Ils sont du 
reste incompatibles avec la vie. 

Nombre. Unique chez l'homme et chez tous les animaux 
vertébrés , le cœur est double et même triple chez les mol- 
lusques. Cette pluralité des cœui'3, bien loin d'être rui indice 
de perfection , doit être considéré comme une sorte de mor- 
L'homme a cellement et d'imperfection de l'organe. Nous verrons que 

deux cœui'B im i 'r^ ^ i • ' ■ :^ 

, . 1 homme , comme les inammiieres et les oiseaux , a veriîa- 

rennis en wa ' ' 

seul. blement deux cœurs réunis en un seul. 

Situation. Le cœur est situé à la réunion du tiers supé- 
rieur avec les deux tiers inférieurs du corps : d'où il résulte 
que les parties supérieures sont sous une influence plus 
immédiate de cet important viscère (2). 

Le cœur occupe la partie moyenne de la cavité thoraci- 

^i) Les vertébrés et les mollusques sont les seuls animaux qui 
soient pourvus de coeur. 

Les mammifères et les oiseaux possèdent seuls un cœur double, 
c'est-à-dire un cœur à deux oreillettes et à deux ventricules. Les 
poissons et les reptiles ont un cœur simple, c'est-à-dire un cœur 
à une seule oreillette et à un seul ventricule , lequel est pulmonaire 
cbez les poissons, aortique et pulmonaire à la fois chez les reptiles. 

(2) L'intervalie qui sépare le cœur du cerveau présente chez ïes 
divers individus des différences qui dépendent de la longueur du 
thorax et de celle du coa. Cette différence, qui peut s'élever jusqu'à 
deux poucesj peut exercer une certaine influence sut la circulation 
du cerveau. Cest etx conséquence de cette observation qu'on a 
considéré l'extrême brièveté du cou comme une disposition à 
l'apoplexie. 



Situation. 



DU COEUR. 3 

que 5 il est situé dans le médiasdn , au-devant de la colonne 
vertébrale, derrière le sternum, qui lui forme une espèce 
de bouclier, et qu'il déborde un peu à gauche, entre les 
poumons, au-dessus da diaphragme, qui le sépare des vis- 
cères abdominaux. 

Il est maintenu dans sa position , i"^ par le péricarde, en- ^^ ^^^ ^ 
veloppe fifaro-séreu^e, fixée elle-même au diaphragme par fixité. 
des adhérences intimes ; 2° par les plèvres qui se réfléchis- 
sent de chaque côté, pour constituer les parois du médias- 
tin ; 3*^ par les gros vaisseaux qui sortent de la base du cœur 
ou qui s'y rendent. 

Ces moyens de fixité ne sont pas tels que le cœur ne 
puisse éprouver des changemens de position notables, soit de^poS™ 
dans les diverses attitudes ou secousses du tronc, soit dans 
les maladies des organes environnans. C'est ainsi que dans 
un cas d'hydrolhorax du côté gauche, la pointe du cœur 
battait à droite, ce qui avait fait croire à une transposition 
des viscères. 

Folume et poids. Le volume et le poids du cœur échappent 
à toute évaluation rigoureuse , à raison des variétés indivi- «i^f """^ ^* 
duelles qu'ils présentent. Les limites qui, sous le rapport du ' 
poids et du volume , séparent l'état physiologique du cœur 
de l'état morbide sont bien difficiles à déterminer ; et un 
cœur qui est dans l'état normal pour tel individu, serait 
pour tel autre un cœur hypertrophié. 

L'évaluation approximative du volume du cœur établie 
d'après Laënnec sur la comparaison de cet organe avec le 
volume du poing (i) du sujet, atteste par ses défectuosités 
la difficulté d'arriver sous ce rapport à quelque chose de 
rigoureux. 

Aucun organe n'est plus sujet que le cœur à augmenter 

(i) La niam volumineuse du manouvrîer ne suppose pas un coeur 
plus volumineux que la main gréle d'une femme ou d'un homme 
de cabinet. 



4 ANGÉIOLOGIE. 

de volume j l'augmentation par dilatation des parois cons- 
titue l'anévrisme j l'augmentation par épaississement de ces 
mêmes parois constitue l'hypertrophie. Lorsque ces deux 

Freqaence * _ •' "^ , ^ '■ 

de l'augmenta- causcs d'augmentation existent simultanément , le cœur 
tiondtt volume pj.gjjd un volumc moustrucux qui lui a fait donner le nom de 

du cœur. '• *■ 

cœur (le bœuf. 

Le volume du cœur peut au reste s'apprécier, d'une 

Moyens d'é- maïiière directe, i** par la connaissance du volume d'eau 

valuation de ^ , , , , ni • i> <■ « 

ce volume. déplace par le cœur ; 2 par la mensuration ; d une manière 
approximative, par le poids du cœur auquel le volume est 
proportionnel. 

Dans cette appréciation , il faut Lien distinguer le volume 

"m rtante ^ poids qui tiennent a 1 épaisseur des parois du cœur, 

du volume et du poids qui tiennent au sang contenu dans 
ses cavités. Pour avoir des résultats comparables à cet égard, 
il faut peser et mesurer le cœur, 1° dans l'état de vacuité ; 
2° dans l'état de distension. Or, le poids moyen du cœur 
Poids moyen vide est de sept à huit onces. Des cœurs atrophiés ne pe- 

Jn cœur. . , , , . . . 

saient que deux onces; des cœurs anevrismatiques et hy- 
pertrophiés, également vides, pesaient vingt-deux onces. Le 
poids ordinaire du cœur, distendu par du suif, est de vingt- 
quatre onces. J'ai vu des cœurs anevrismatiques, également 
distendus par du suif, qui pesaient trois livres. 

Quant à la mensuration , nous l'appliquerons successive- 
ment aux ventricules et aux oreillettes. 

Forme, direction, divisions. Le cœur a la forme d'un 

Forme et cône aplati , dont l'axe est obliquement dirigé de haut en 
bas, de droite à gauche et d'arrière en avant. Cette direction, 
qui est particulière à l'espèce humaine (car chez les animaux 

Insymétrif. ^^ direction du cœur est verticale), paraît eu rapport avec la 
station bipède. Du reste, le cœur n'est symétrique ni par rap- 
port à la ligne médiane du corps, ni par rapport à son axe 
propre. 

Division du Le cœur est divisé en ventricules et en oreillettes. Les ven- 
cœarenorei - |pi(.^|gg constituent la partie principale, et en quelque sorte 



DU COEUR. 5 

le corps de l'organe, dont ils déterminent la forme conoïde; 
les oreillettes, espèces d'appendices, ne se voient bien que tricules. 
lorsqu'on renverse le cœur ; elles en occupent la base ; la 
limite respective des oreillettes et des ventricules est indiquée 
par un sillon circulaire. 

Conformation extérieure du cœur, 
A. Des ventricules considérés à l'extérieur. 

Les ventricules . ou partie ventriculaire du cœur , nora- 

. . / . ,., Portion ren- 

mes aussi par les anciens partie arterieuse , parce qu ils sont triculaire du 

l'origine des artères , présentent à considérer une face anté- *'**"'^' 

rieure, une face inférieure, un bord droit, un bord gauche, 

une base et un sommet. 

w 
1*. IjS. face antérieure ou ^^erwa/e , convexe , est divisée p^^ 

en deux parties inégales, l'une droite, plus considérable, nale. 

Vautre gauche, plus petite, par un sillon, sillon antérieur 

du cœur, dirigé verticalement de la base au sommet, par- Sillon anté- 

artère cardiaque antérieure , et souvent masque 

par du tissu adipeux. Tout ce qui est à droite du sillon 

appartient au ventricule droit; tout ce qui est à gauche 

appartient au ventricule gauche. Le sillon lui-même répond 

à la cloison des ventricules. 

Cette face est en rapport, i** avec le sternum , qui répond 
plus spécialement à la partie située à droite du sillon ; ^^^°^ '* 
a° avecles cartilages costaux du côté gauche; 3° avec les 
poumons qui la recouvrent plus ou moins complètement. 

Il est à remarquer que, dans les cœurs volumineux, cette 
face , ou plutôt le péricarde qui la revêt , répond immédia- Conséquen- 
tement au sternum , tandis que dans l'état naturel elle s'en f,^' relatives a 

* 1 exploration 

trouve à une certaine distance. Les rapports du cœur avec la da cœur, 
paroi antérieure du thorax permettent l'exploration de cet 
organe par la percussion et par l'auscultation. 

Q.". Face inférieure ou diaphragmatique , -plane , horizon- 
tale , reposant sur le diaphragme, qui lui forme une espèce 



6 ANGÉIOLOGIE. 

,. de plancher, et qui la sépare du foie et de l'estomac. De 

phiagmatique. même que la face antérieure, elle est traversée par un sillon 

longitudinal, sillon postérieur du cœur ^ parcouru par des 

téiîear. vaisseaux et masqué par du tissu adipeux. Contrairement au 

sillon antéi^ieur, le sillon postérieur, parallèle à l'axe du 

cœur, divise ia face diaphragmatique de l'organe en deux 

parties à peu près égales, excepté au voisinage de la pointe. 

„ , Comme conséquences des rapports de la face inférieure, je 

Consequen- a ^ r 7 j 

ces des rap- noterai , 1° les battemens épigastriques , lesquels sont quel- 
poits e a dce ^^gf^jg bien plus prononcés que les battemens contre la 

diaphragmati- ■•• , 

que, partie antérieure du thorax; 2*^ la confusion de langage, 

qui fait attacher la même acception aux mots scrobicule du 
cœur et creux de ï estomac^ ainsi qu'aux locutions mal au 
cœurYmal à V estomac^ etc. 

Bord droit. 3°. Bords. Le bord droit o\i inférieur est mince, horizontal, 

couché sur le diaphragme : rectiligne en approchant de la 

pointe , il devient convexe en remontant du côté de la base. 

Le bord gauche j extrêmement épais, convexe, presque 

Bord gauche vertical , représente une face plutôt qu'un bord , et répond 
au poumon gauche, qui est profondément excavé pour le 
recevoir. 

gg^g 4°. La base de la partie ventriculaire du cœur regarde en 

haut , en arrière et à droite ; elle présente : 

1°. Sur un plan antérieur, l'origine d'une artère qui se 

Premier plan porte aussitôt de droite à gauche ; c'est l'artère pulmonaire : 

Artère pui- la portiou du ventricule qui lui donne naissance proémine à 

^"j^v"^^! ^^ ^^' droite du sillon antérieur du cœur, et se prolonge à gauche 
randibiuuin. ' ^ 00 

en se rétrécissant de manière à former une espèce àiinfun- 

dibulum qui déborde un peu la base des ventricules. 

Second plan 2°. Sur un second plan, on voit l'artère aorte , dont l'ori- 

Arière aorte, g^^^ au ventricule gauche est cachée par le prolongement 

_, . .. , ou infundibulum dont je viens de parler. 
Iroisiemeplan , . 

gjjj , 3°. Sur un troisième plan , se trouve un sillon circulaire 
séparation des qui sépare Ics Oreillettes des ventricules. Ce sillon circulaire, 
desventricules ^^^'' ^^ demi-anneau postérieur est occupé par les artères et 



DU COEUE.. 7 

veines cardiaques, reçoit perpendiculairement les sillons des 
faces antérieure et postérieure du cœur. 

Le sillon circulaire de la base, qui paraît superficiel au sillon circu- 
premier abord, est extréraeraent profond dans sa moitié la"'e de la base 

, . T ' ^ • ' r j 1 Ml des ventricu- 

posterieure. Lorsqu on est arrive au ronci de ce siiion par ^gj. 
une dissection attentive, on voit que la base de chaque 
ventricule est comme renversée de dehors en dedans , pour 
répondre par une lar^e surface à la base de l'oreillette. On Coupe obh- 

^ ^ " , _ que de la base 

voit, en outre, que la base des ventricules est coupée obli- des ventricules 
queraent d'avaat en arrière et de haut en bas ; ce qui expli- 
que la prédominance de longueur de la face antérieure des 
ventricules sur leur face postérieure. La différence de Ion- Différence 
gueur entre les deux faces est d'environ i5 lignes pour le ^c longueur 

6ritr6 les U.6UX 

ventricule droit, 9 à lo lignes pour le gauche. Ainsi, sur un facesdesven- 
cœur de volume ordinaire, la hauteur des ventricules en tricules. 
avant était de 3 pouces 3 lignes, et en arrière de 2 pouces 
3 lignes. Sur un cœur très-volumineux , la hauteur était en 
avant de 4 pouces et en arrière de 3 seulement. 

Mesurée dans sa circonférence , la base d'un cœur de vo- 
lume ordinaire, préalablement injecté, m'a donn^ 10 pou- 
ces; et sur un cœur volumineux, i3 pouces 6 lignes. 

4". Le sommet, ou la pointe du cœur, légèrement recourbé 

• vil, 1 ,1 . , Sommet. 

en arrière chez le plus grand nombre des sujets, présente une 

échancrure qui répond à la réunion des deux sillons longitu- 
dinaux du cœur. Cette échancrure, que masquent en partie 
des vaisseaux et du tissu adipeux, divise le sommet du cœur 
en deux parties inégales : l'une droite, plus petite, qui ap- Échancrnre 
partient au ventricule droit; l'autre gauche, plus vol umi- du sommet, 
neuse , qui appartient au ventricule gauche. Le rapport de 
volume entre ces deux portions de la pointe du cœur n'est 
pas constant. Dans quelques cas d'hypertrophie du ventri- 
cule gauche, le sommet du cœur est en totalité formé par ce 
ventricule; dans d'autres cas, par opposition, le sommet du 
cœur est presque exactement bifide. 

Le sommet du cœur, dirigé en avant, en bas et à gauche , 



8 ANGÉIOLOGIE. 

répond aux cartilages de la cinquième et de la sixième côte 
sommet°^ *" " gauclic , et par conséquent à la région de la mamelle ; le 
poumon gauche est échancré au niveau de la pointe du 
cœur, en sorte que celle-ci vient frapper directement contre 
les parois thoraciques. 

B. Des oreillettes considérées a l' extérieur. 

Les oreillettes^ on partie auriculaire du cœur, forment des 

Les oreil- , . , . i> i • i 

Icttes sont des especes de sacs ou utricules qui sont 1 aboutissant des 

espèces de sacs ygjnes, dont elles peuvent être considérées comme une 
dilatation : d'où le nom de portion veineuse du cœur^ sous 
lequel on les a désignées collectivement, par opposition 
aux ventricules. 

Leni situation. EUes soxit situées k la base du cœur, mais à la partie la 

plus reculée de cette base. 

Lenr volume Leur volume ^ qui est variable chez les divers individus, 

présente sur un cœur injecté une hauteur moyenne de 

1 pouces, un diamètre antéro-postérieur qui est à peu près 

le même, et un diamètre transversal qui déborde de chaque 

côté les ventricules, lorsque les oreillettes sont distendues. 

Leur forme. ^'^ forme de la partie auriculaire du cœur , qui ne peut 

être bien déterminée que par le secours d'une injection, est 

irrégulièrement cuboïde : cette forme permet de lui considé- 

Faoe anté- ^^^t 1° uuej'ïïce antérieure ^ située sur un plan beaucoup plus 

neare. reculé que celui qu'occupe la partie antérieure des ventri- 

cules. Elle est concave, et décrit les trois quarts d'un 
cercle, pour embrasser l'aorte et l'artère pulmonaire, sur 
lesquelles elle se moule, et qui la masquent complètement. 
Cette face antérieure des deux oreillettes ne présente pas à 
sa partie moyenne de trace du sillon antérieur. 

2° Une face postérieure . convexe, faisant suite à la face 

Fa(!e poste- . 

lîeure. inférieure des ventricules, et qui présente un sillon ver- 

Siiion auri- tical , contiuu en bas avec le sillon postérieur des ventri- 
culaa-e. cules,mais déjeté à gauche, curviligne, à concavité regar- 

dant à droite, et correspondant à la cloison des oreillettes. 



DU COEUR. 9 

Immédiatement à droite de ce sillon , se voit l'erabouchure 

de la veine-cave inférieure, et au-dessous, celle de là grande 

veine corpnaire. 

Cette face postérieure des oreillettes répond à la colonne 

„ , , ,, . , 1, 1 11 Rapports, 

vertébrale, dont elle est séparée par 1 œsophage et laorte. 

3" Face supérieure. Elle forme la partie la plus élevée du 
cœur, regarde en arrière et à droite. Elle est divisée par un 
sillon convexe à droite, continu avec le sillon de la face posté- 
rieure et répondant comme lui à la cloison inter-auricuîaire. 
Sur cette face se voit l'embouchure de cinq veines distinctes : Embouchure 

une seule à droite du sillon, c'est celle de la veine-cave su- ^ "nq "peines 

' _ sur cette face. 

périeure \ quatre à gauche , ce sont celles des quatre veines 

pulmonaires, lesquelles sont disposées par paires , savoir, 

deux à l'extrême gauche des oreillettes pour les veines 

pulmonaires gauches; deux avoisinant immédiatement le 

sillon postérieur, pour les veines pulmonaires droites. 

Cette face répond à la bifurcation de la trachée, qui est 

comme à cheval au-dessus d'elle. 

4". Les extrémités des oreillettes, ou auricules. présentent . , 

V n 1-111 ^^' auncules 

la forme et 1 aspect flottant et membraneux du pavillon de 

Toreille dans le chien : de là même le nom â^ oreillettes. Elles 
sont dentelées à la manière d'une crête de coq ; l'une est an- 
térieure, c'est l'auricule droite; l'autre postérieure, c'est 
l'auricule gauche, 

L'auricule droite est plus large , plus courte , triangulaire, j>.g.. , 
concave , pour embrasser l'aorte, qu'elle vient déborder en entre les auri- 
avant; l'auricule gauche est plus étroite et plus longue, si- *'°**" 
nueuse, recourbée deux fois sur elle-même à la manière d'une 
S italique; elle embrasse l'artère pulmonaire, et vient se ter- 
miner sur la partie la plus élevée du sillon antérieur des 
ventricules. 

Tandis que l'auricule droite se continue avec le reste de 
l'oreillette, sans aucune ligne de démarcation bien tranchée, 
l'auricule gauche en est parfaitement distincte , et c'est à elle 
que s'applique surtout la distinction établie par Boërhaave 



ANGEIOLOGIE. 



entre les sinus et les oreillettes proprement dites : les sinus 
constituant le corps de l'oreillette, qu'il considérait comme 
une dilatation veineuse, et les oreillettes constituant les ap- 
pendices ou auricules. 

Conformation intérieure du cœur. 
T „ . Examiné dans sa conformation intérieure, le cœur pré- 

Le cœur pre- ' f 

sente quatre sente quatre cavités séparées les unes des autres par des 
cloisons complètes ou incomplètes j deux appartiennent 
aux oreillettes, deux aux ventricules. 
Cavit'sdroi- ■'•^ J ^ "" ventricule et une oreillette du côté droit; un 
tes et gauches, ventricule et une oreillette du côté gauche. 

-Les cavités d'un même côté , oreillette et ventricule , sont 
séparées par des cloisons incomplètes ou valvules , et com- 
muniquent entre elles. 

Les cavités des côtés opposés , cavités droites et cavités 

gauches , sont séparées par des cloisons complètes , et ne 

communiquent pas entre elles. 

Le cœur est ^^ coeur est donc , sous ce dernier rapport , véritablement 

vraiment dou- double. Le Ventricule etl'oreillette droite constituent le cœur 

droit, nommé aussi cœiu^ à sang noii\ à cause de la couleur 

Cœur a sang j^^ sang qu'il renferme, ou cœur pulmonaire ^ parce qu'il 

projette le sang dans les poumons. 

Le ventricule et l'oreillette gauches constituent le cœur 

Cœur à sang grauche, nommé aussi cœur à sang rouge, ou cœur aortique , 
rouge. '^ ,., . 1 1 i> 

parce quil projette le sang dans 1 aorte. 

Conformation intérieure des ventricules. j 

Préparation. Pour avoir une idée générale de la conformation 
intérieure du cœur, soumettez cet organe à des coupes successives 
faites perpendiculairement à sa longueur ; ou bien incisez-le paral- 
lèlement à son grand axe, le long de ses bords. 

Pour avoir une idée plus exacte des ventricules, faites au ventri- 
cule droit une coupe en V, l'une des branches de la section lon- 
geant le sillon antérieur , l'autre longeant le bord droit et l'an- 
gle du V répondant à la pointe du ventricule. 



DU COEUR. H 

JLa meilleure coupe pour le ventricule gauche consiste à l'ouvrir 
une section verticale pratiquée sur la cloison même; mais en 
vaut ce procédé , on est obligé de sacrifier le ventricule droit. 
On peut encore , pour saisir d'un coup-d'œil l'aspect de ces ca- 
és, les préparer par dessiccation. Pour cela, on injecte le cœur 
ec du suif, puis, après une dessiccation suffisante, ouvrant le 
ur d'après le mode indiqué plus haut , on le plonge dans l'es- 
ace de térébenthine modérément chauffée; celle-ci dissout le 
if , et les cavités restent dilatées. 

A. Conformation du ventricule droit. 
Le ventricule droit occupe la partie droite , antérieure et sîtnation 
férieure du cœur : aussi a-t-il été désigné sous les noms de du ventricale 

7 / . 1 ■ 1 • r' • droit. 

3nt7HCule antérieur ou de ventricule injeneur. 

Sa cavité a la forme d'une pyramide triangulaire. Sa forme. 

La paroi interne, convexe, est formée par la cloison des Ses parois: 

ntricules; elle présente dans sa moitié inférieure une dis- i», interne; 
Dsition réticulée très-prononcée qui cesse presque copi- 
létement dans sa moitié supérieure. 

Les parois antérieure et inférieure , toutes deux concaves, 2°. Antériea- 
snt remarquables par leur peu d'épaisseur : aussi les trouve- re et inférieure 
•on habituellement affaissées, lorsque le ventricule est dans 
état de vacuité. 

La base de ce ventricule présente une sorte de bifurcation Bifurcation 
nalogue à l'angle qui sépare dans un cor de chasse la partie de sa base, 
irculaire de l'instrument de la tige qui supporte l'embou- 
;hure. L'ouverture auriculaire répond à l'anneau du cor , et 
infundibulum à la tige. Le diamètre transverse de cette 
)ase égale à peu de chose près la hauteur du ventricule. 

Le sommet répond à la pointe du cœur. Sommet. 

Les parois du ventricule droit sont très-remarquables par Disposition 

eur disposition réticulée ou aréolaire ; on pourrait appeler réticulée ou ca- 
r ^ * "^ verneuse des 

;oute la portion aréolaire corps caverneux du cœur, car elle parois. 

présente la disposition spongieuse des tissus érectiles. Les tra- 
^^erses ou colonnes charnues qui constituent les aréoles s'ob- 
servent, non-seulement sur chacune des parois du ventricule, 



19. ANGÉIOLOGIE. ) 

Traverses ™^'^ *^" ^^^ ^^^^ encore du, côté de Id pointe traverser la ca 
étendues d'une vite du cœur en s'étendant d'une paroi à l'autre, dispositioij 
paroi a a re. ^^^^ diminue singulièrement la capacité du ventricule. 

^ . . Les colonnes charnues, cylindroïdes (tereîes lacerti) gu 
Trois espe" ^ , ^ •' . . , . , 

cesdecoîonnes séparent ies mailles ou aréoles sont divisées en trois espèces 

charnues. i°les unessont fixées aux parois ducœur par une de leurs ex 

leraieie ^r^^jj^j^g gt libres dans le reste dé leur étendue: elles se ter 

espèce. ' ' 

minent par une sorte de mamelon simple ou bifide , duque' 

partent de petits cordages tendineux qui vont s'attacher à L 
valvule auricuio-ventriculaire. Leur nombre est très pei' 
considérable ; on leur a donné le nom de muscles du cœw. 
Deuxième 2° Les colonnes charnues de la deuxième espèce , libre 
espèce. dans toute leur longueur, sont fixées au ventricule par leur, 

deux extrémités seulement. Ces colonnes , qui sont les plu; 
nombreuses , se divisent et se subdivisent pour former de 
aréoles. \ 

^ . ., 3° Les colonnes de la troisième espèce adhèrent aux pa. 

TroLsieme ^^ ^ I 

espèce. rois du ventricule par un de leurs côtés : elles sont en con'. 

séquence comme sculptées à la manière de pilastres sur M 
paroi ventriculaire. 

La plupart de ces colonnes charnues se dirigent de h, 

tendi'neux^des pointc vers la base du cœur. Dans toute leur portion libre 

colonnes. Jgg colonnes des deux premières espèces tiennent les une{ 

aux autres, ou sont fixées aux parois du ventricule, au 

moyen de petits cordages tendineux , beaucoup plus déliéf 

que les tendons ou cordages valvulaires. 

Tel est le réseau charnu qui constitue essentiellement la 

La couche . , • > ti r • i 

superficielle P^^oi du ventricule. Il raut y ajouter une couche assez mince., 

estla seule qui mais Compacte et non réticulée, de fibres superficielles J 
ne soit pas ré- . , • i i> ^ i- >•! ' *. ^ i' j.~^' 

ticùlée fl"^ donne au ventricule 1 aspect lisse quii présente a 1 exté- 

rieur. 

Des orifices du ventricule droit. La base du ventricule droit 
présente deux orifices : l'un auriculaire , qui fait communi- 
quer la cavité du ventricule avec celle de l'oreillette j l'autre 



DU COEUR. 



i5 



tériel , qui fait communiquer le ventricule avec l'artère 
limonaire. Tous les deux sont garnis de valvules. 
1°. V orifice auriculaire ou aurîculo ■ ventriculaire droit orificc au- 
:cupe la partie postérieure droite de la base du ventri- ricukire^^^ du 
lie; il est elliptique, pourvu dun repli membraneux ap- J^.^*"'''' ^ 
île valmle tricuspide ou triglochine, qui proéminc dans ^.^^^^^ ^^.. 
ntérieur du ventricule. Ce repli valvulaire est de forme cuspide. 
mulaire ( annulus valmhsus). Sa sur/ace ^jentriculaire , 
ai regarde la paroi du ventricule, reçoit un grand nom- 
ve de petits cordages tendineux qui, s'insérant çà et là, 
li donnent un aspect inégal. Sa surface auriculaire , di- 
gée vers l'axe du ventricule, est lisse. Le bord adhérent est 
xé à l'orifice auriculaire, et reçoit un certain nombre de 
etits cordages tendineux , en même temps qu'il donne m- 
srtion à un grand nombre de colonnes charnues. Le bord 
ibre, dont le diamètre est égal à celui du bord adhérent, 
ist irrégulièrement découpé ; en sorte qu'au lieu de trois 
lentelures généralement admises, ce qui a fait donner à ces 
ralvules le nom qu'elles portent {Tfty>.o;^ivîs,troïs angles), on 
jourrait avec quelques auteurs admettre quatre et même six 
lentelures. 

La disposition anatomique de la valv ule tricuspide ne peut ^^ ^^^^^j^ 
gtre bien saisie qn'autant qu'on la considère comme formée tricuspide est 

, . • ' 1 ^ 1 •*• ' „ forméededeux 

de deux parties, l'une antérieure, qui repond a la moitié an- p^^tig3 aistinc- 

térieure de l'ellipse que forme l'orifice auriculo-ventricu- tes comme la 
,. . , ^^l •.•' ^ ' • „ valvule mitrale 

laire ; l'autre postérieure , qui repond a la moitié posteneiue 

de cette ellipse. Il n'est pas rare de voir la zone tricuspide 
interrompue à gauche dans le point de réunion de ces deux 
moitiés. La valvule tricuspide mériterait tout aussi bien le 
titre de mitrale que la valvule qui borde l'orifice auriculo- 
ventriculaire gauche. 

A la circonférence libre de la valvule, qui présente quel- 
quefois de petits nodules, viennent se fixer une fouie de cor- ^^^^°^^^^^^l^^ 
dages tendineux d'un aspect nacré , et d'une résistance ex- vulaires. 
trême eu égard à leur ténuité. Ces petits cordages , ou plu- 



lA ANGEIOLOGIE. 

^ I 

tÔL ces filamens tendineux, naissent toujours en plus ojj 
Disposition Hioins grand nombre du sommet des colonnes cliarnues, l! 

des cordages yont en divergeant, se bifurquent souvent dans leur trajet| 

Talvulaires. . i c • • î 

communiquent queiquerois entre eux, et vont se termine 

les uns au bord libre , les autres à hlface ventriculaire delt 

valvule, quelques-uns même à son bord adhérent. 

Tous les petits cordages tendineux ne naissent pas d( 

colonnes charnues de la première espèce; plusieurs naisseï 

directement des parois du cœur. On voit constamment naîtr 

de la cloison un faisceau de cordages divergens. 

Ces cordages sont disposés de telle manière jjue leur tra( 

Direction j^qj^ g^ pour résultat de tendre la valvule en l'abaissant. O 

opposée des . ^ „ i i • / . i 

cordages du voit, en etiet , que dans la partie antérieure, comme dan 
bord libre. j^ partie postérieure de la valvule iricuspide, ceux qui naii 
sent d'un côté du bord libre convergent vers ceux du côt 
opposé; quelques-uns même s'entre- croisent en x. 

Orifice arté- ^°* ^''^^{fi^^ artériel ou pulmonaire {pstium arteriosimi) 0( 
riel. cupe la partie antérieure gauche de la base du ventricul 

droit. 

Il est séparé de l'orifice auriculaire par une bride muscu 

Intervalle ^ _ ... 

qui le sépare leuse asScz Saillante , à concavité inférieure, qui divise) 

de 1 orifice an- yentricule droit en deux portions, une portion auriculair 
ricnlairé. ... 

et une portion pulmonaire ou infundibulum. 

Cet orifice est circulaire et pourvu de 3 valvules (i) bie j 

distinctes, désignées sous le nom de y'AyxAfis sigmdldes o! 

Valvules seini-lwiaires . Quoique minces et demi-transparentes , elkl 

sigmoïdes ou jouissent d'une grande résistance. Leur direction , qui efi 

senai-lunaires, . -, , -ii n^i 

verticale quand le sang passe du ventricule dans 1 artère 
devient horizontale quand il tend à refluer de l'artère danj 
le ventricule. De leurs deux faces, l'une ventriculaire, r€ 
pond à la cavité du ventricule; l'autre, artérielle, conil 
prend entre elle et les parois de l'artère une petite ca 
vite en cul-de-sac , qu'on a comparée à un nid de pigeon 

(i) Il est extrêmement rare de rencontrer des anomalies dans 1 
nombre des valvules, soit en plvjs^ soit en moins. 



DÏJ COEUR. l5 

Leur bord adhérent est convoxe, et regarde du côté du 
ventricule; leur bord libre présente à sa partie moyenne un 
petit renflement ou nodule, qui le divise en deux moitiés 
semi-lunaires. 

Les valvules abaissées obturent complètement la lu- 
mière du vaisseau, les trois nodules remplissant le pertuis aLai!sées obm- 
triangulaire, intercepté par les bords libres rapprochés. Ces rent complète- 
valvules doivent donc s'opposer au reflux d u sang dans le ^g^j^^ 
ventricule ; mais leur résistance est facilement surmontée par 
l'effort d'une injection poussée par l'artère pulmonaire. 

B. Conformation intérieure du ventricule gauche. 

Situé à gauche, en haut et en arrière, le ventricule gauche » i • . 
o ' ' o Analogies et 

est évidemment construit d'après un même type fondamen- différences du 
tal aue le ventricule droit: mais il en diffère par plusieurs , ■^f°t"cne 

X ' r r droit et du 

caractères , que nous ferons ressortir dans l'ordre suivant : ventricule gau- 
i". Différence de situation. Elles sont suffisamment con- ^ ^' 

nues par ce que nous en avons dit précédemment ,• mais ce Différence 

,., . ^ 1 f • ' .. 1 . 1 de situation, 

qu il importe de taire remarquer , c est que le ventricule 

gauche déborde du côté de la pointe la masse commune des 

ventricules , tandis que le ventricule droit la déborde du 

côté de la base à cause de l'infundibulum. 

2°. Différence de forme. Le ventricule droit est pyra- 
midal et s'affaisse sur lui-même quand il n'est pas distendu: Différence 
le ventricule gauche est conoïde, convexe, non-seulement à ^ <^^™^* 
la surface libre, mais même du côté de la cloison , où il 
semble faire saillie dans l'intérieur du ventricule droit. 

3". Différence de capacité. On dit généralement , avec 
Sénac, Winslow et Haller, que le ventricule droit a une plus Différence 
grande capacité que le gauche : on se fonde, i° sur l'obser- ^^ capacité, 
vation anatomique directe, qui prouve que le ventricule 
droit gagne du côté de la base bien plus que le ventricule 
gauche du côté du sommet; a" sur les inductions que peut 
fournir la capacité plus grande de l'oreillette droite et de 
l'artère pulmonaire , comparées à l'oreillette gauche et à 
l'aorte ; Z° sur le résultat des injections pratiquées dans la 



l6 ANGÉIOLOGIE. 3 

cavités du cœur. Quant au chiffre qui exprime le rapport de ' 

Dissidences • ' i i • i -i ' i i 

dans l'évalua- Capacité clcs deux ventricules, il n y a pas deux observateurs 
tion de la ca- qui s'entendent à cet égard; on en jugera par les évaluations 

pacité relative . , • ' i • i 

des deux ven- s^^^^^t^s : la Capacité du ventricule gauche est a celle du 

tricales. ventricule droit commc 3 1 à 33; comme lo à ii; comme, 

5 à 6; comme 2 à 3; comme i à 2 (i). 1 

Or, les dissidences qui existent dans cette évaluation prou- 

ç. , vent, ou la défectuosité des moyens d'observation, ou des dil- 

ceue dissiden- férences réelles, qui résultent d'obstacles accidentels plus ou 

moins considérables à la circulation pulmonaire dans les 

derniers temps de la vie. 

Il est constant que sur le plus grand nombre des cadavres 
Ponrqnoî le ^^ ventricule droit a plus de capacité que le ventricule gau- 
ventricule che; ce qui tient, suivant la judicieuse remarque de Saba- 

droit a une . > , ., , /» -^ 1 • 1 .• i -1 

plus grande ca- 1*^^') ^ '^ manière dont se tait la circulation du cœur dans 
pacité que le ies derniers moraens, le sang refluant du poumon dans le 

ventricule gau- . -, , . ,. , . , , . ,. 

che sur la plu- "^^^^"^^"^^ droit; tandis que le ventricule gauche, qui ne- 
part des cada- prouve pas le même obstacle , et qui d'ailleurs a plus de vi- 
gueur, se débarrasse plus ou moins complètement du sang 
qu il renferme. 
Capacité du Chez les individus morts par décapitation, la cavité du 
cœur: ventricule droit s'efface aussi bien que celle du ventricule 

1°. Chez ^ 

les individus gauche. 

morts par de- L'état du cœur sur le cadavre , qui nous présente cet î 
capitation. . in 

organe tel que la mort 1 a surpris, ne permet donc nullement 

d'apprécier la capacité relative des cavités du cœur pendant 

la vie. 

Si sur un animal vivant on détermine la stagnation du 

2°. Après la sang dans le ventricule gauche, par la ligature de l'aorte , 

ligature de j.Tndis qu'on laisse au sano- des cavités droites une libre issue 

l'aorte. 

par l'artère pulmonaire, on trouvera dans la capacité des; 
ventricules une inégalité inverse de celle généralement in- 
diquée. 

(1) Haller, 1. 1, 1. iv, sect. iij, p. 827. 



DV COEUR. 17 

L'injection de cire ou de suif faite graduellement , de ma- 
nière à distendre sans déchirure les ventricules , a le double 

1 o 1 1 ' • 1 1 i Prédoraî- 

avantage de permettre , i de déterminer le volume et le nance en ca- 
poids de la matière injectée contenue dans chaque cavité du pacité duven- 
cœur; a° de mesurer ces cavités dans des conditions iden- g„i. i^ ventri- 
tiques, c'est-à-dire dans l'état de distension : or, il résulte cale droit, dé- 

. • » 1 • 1 1 montrée par 

de mes observations que la capacité du ventricule gauche rinjection de 
l'emporte un peu sur celle du ventricule droit. cire ou de smf. 

4°. Différence dans l'aspect des cavités et dans la cons- 
titution des parois. On rencontre dans le ventricule gauche 

, , , • » T 1 11 •< Volume con- 

les colonnes des trois espèces. Les colonnes de la première siaérabls des 
espèce, qui sont au nombi'e de deux seulement, sont remar- deux colon- 

, , . . • 1 ' 1 1 T Q6S libres dn 

quables par leur Volume considérable. Leur sommet est ventrlcnlegaa- 

presque toujoifrs bifurqué 5 quelquefois il est à trois divi- «^e. 

sions ; assez souvent chacune de ces colonnes résulte de la 

juxtà- position de deux ou trois colonnes réunies par de 

petits cordages ou filamens fibreux. 

Les colonnes charnues de la deuxième espèce sont plus 
petites dans le ventricule gauche que dans le ventricule coion^nés de k 
droit. La disposition aréolaire y est en quelque sorte moins deuxième es- 
profonde , et on ne l'observe que dans la couche la plus ^^^^* 
interne, à l'exception toutefois du sommet, dont toute 
l'épaisseur, sauf la couche la plus superficielle, offre la dis- 
position caverneuse. Du reste , les aréoles sont remarquables structure 
par leurs petites dimensions , la gracilité et la multiplicité aréolaire du 
des colonnes qui les circonscrivent. Ces aréoles musculaires 
sont souvent complétées par des cordons fibreux. 

5"*. Différence dans l'épaisseur. Les parois du ventricule 
gauche sont beaucoup plus épaisses qu# celles du ventricule Rapports 
droit. La proportion de i à 2 établie par Laënnec est trop entre les épais- 

/••Il 11 1 </ A i»M^i. seurs des deux 

taible : elle est de i 34, et même de i a 5. On dit générale- ventricules. 
ment que le tissu musculaire du cœur est plus compacte du 
côté gauche que du côté droit. 

6°. Différence dans les orifices. L'orifice auriculo-ventri- 
culaire gauche est entièrement semblable à l'orifice auri- 
3. 



1 3 ANGKIOLOGIE. 

Identité des culo-veiitriculaire droit : il est comme ce dernier pourvu 
orifices ami- j'm-,e yalvule analogue à celie qu'on a nomme'e triglochine; 

culo-vetUricu- . , n / 

laires droit et elle a été désignée par Vésale sous le nom de vali'ule murale.^ 
gauche. parce que son liord lijjre est régulièrement découpé en 

, ^ ^'" ^ ™'" deux valvules opposées. La valvule mitrale est plus forte- 
ment constituée ([ue la valvule triglocliine ; elle est plus 
épaisse, plus longue et reçoit des cordages tendineux plus 
forts et plus multipliés. Ces différences s'appliquent surtout 
à la moitié droite de la valvule mitrale, laquelle proéniine, 
à la manière d'une cloison incomplète, dans l intérieur du 
ventricule, qu'elle semble diviser en deux parties, l'une aor- 
tique, l'autre auriculaire; la moitié gauche de la valvule , au 
contraire, s'applique contre les parois ventriculaires. 
id ntitéde ' L'orifice aortique représente identiquement l'oritice pul- 
orifices aoni- monaire du ventricule droit: il est comme lui pourvu de 
que e pu mo- ; yjj|yy] ^g si^inoïdes qui ne diffèrent des siofmoîdes pul- 

naire. SI or 

monaires que par une plus grande résistance et par le déve- 

VaJvules loppement des nodules ou globules de son bord libre : aussi 

î.ygaiou es gst-^e seulement pour les valvules si^moïdes gauches qu'A- 

aoitiques. -T dot. 

rantius a admis ces nodules ou épaississemens, connus sous 
Globules le nom de globules d Arantius. 

Mais tandis que les orifices auriculo-ventriculaire et arté- 
, riel droits sont placés à distance, les mêmes orifices du côté 

Contiguïté ■'- 

des oriiices gauclie sont coutigus : en sorte que le bord adhérent de la 
aoitiqiie et j^(^j,.j^i dj^oitc de la valvule mitrale se continue avec le bord 

auricnlo-ven- 

tricuiaitegau- adhérent de la valvule sigmoïde correspondante.il suit de là 
que quand on a enlevé ces valvules, la base du ventricule 
gauche ne pi'ésente qu'un "seul oritice. 

Conformation intérieure des oreilleetts. 

Préparation, Oreillette droite. i° Incision horizontale s'étendant 
de l'auricule à la veine-cave inférieure; i° incision verticale qui, 
partant de la veine-cave supérieure, vienne tomber perpendiculai- 
rement sur la première incision. 

Oreillette gauche. Incision verticale , dirigée d'avant en arrière, 



che. 



DU COKUR. In 

entre les veines pulmonaires droites et les veines pulmonaires gau- 
ches , et comprenant loule la paroi postérieure de l'oreillette. 

Pour avoir une idée exacte de la forme intérieure des oreillettes , 
injecter un cœur avec du suif ou de la cire, puis étudier l'espèce 
de moule qu'on retire de leur cavité. 

A. Conformation intérieure de t oreillette droite. 

On peut comparer la forme de l'oreillette droite , quand 

elle a été distendue, à un segment d'ovoïde irrégulier, dont Paroîs de 

le grand diamètre serait dirigé d'avant en arrière. On lui l'oreillette 

. T , . . , . droite, 

considère trois parois: une antérieure convexe; une interne^ 

légèrement concave , répondant à la cloison ; une pos- 
térieure ^ concave, qui forme la plus grande partie de g^^ orifices 
l'oreillette, et qui est remarquable par la présence de co- sont au nom- 
lonnes charnues. L'oreillette droite présente quatre orifices ^^ raduh "^^ 
chez l'adulte, et cinq chez le fœtus; ce sont : i° l'orifice de cinq chez 
auriculo-ventriculaire; 2° l'orifice de la veine-cave supé- ^ ** ^' 
rieure ; 3° l'orifice de la veine-cave inférieure; 4° l'orifice de 
la veine coronaire; 5° chez le fœtus, le trou de Botal, rem- 
placé par la fosse ovale chez l'adulte. 

1°. Orifice auriculo-ventriculaire : le plus considérable de i». orifice 
tous ceux de l'oreillette, elliptique, de 16 à 18 lignes dans auricnlo-ven- 

dj. >. • ^ ^ > ^ , . , ,. triculaire. 
^ diamètre, qui est antero-posterieur; de 12 lignes 

dans son petit diamètre; présentant une zone blanchâtre, 
qui donne attache au bord adhérent de la valvule tricuspide. 
La cavité de l'oreillette présente une sorte d'étranglement au 
niveau de l'orifice auriculo-ventriculaire. 

2°. Orifice de la veine-cave supérieure : circulaire , regardant ^o orifice 
en bas et un peu en arrière, dépourvu de valvules, limité à ^^ ^^ veine- 
gauche par une bride musculaire saillante, qui la sépare de re.^^ *«P«riea- 
l'auricule, à droite par une bride musculaire moins pro- 
noncée qui la sépare de la veine-iave inférieure. De ces 
deux brides qui s'impriment parfaitement sur !e moule en 
cire, la première sépare la partie fasciculée de l'oreillette de 

2. 



ANGEIOLOGIE. 



la partie non fasciculëe, laquelle semble formée par un ren-* 
fleraent des veines-caves. 
^ ^ .^ , 3". Orifice de la veine-caue inférieure : ouvert dans l'oreil- 

3». Oiifioe de / » a / i i • 

la veine-cave 'ette droite, à côte de la cloison, non point perpendiculai- 
infeneare. rement de bas en haut, mais horizontalement, en formant un 
angle droit avec la direction primitive de la veine, qui est 
verticale. Cet orifice, qui est circulaire , plus considérable 
que celui de la veine -cave supérieure, est précédé chez 
quelques sujets d'une ampoule ou dilatation : contraire- 
ment à l'orifice de la veine -cave supérieure, il est pourvu 
Valvule d'une valvule très - remarquable , 'valvule dEustacJd^ de 
il'Enstacbi. forme semi- lunaire, qui entoure la moitié antérieure et 
quelquefois les deux tiers de cet orifice. Son bord libre, 
concave, est dirigé en haut; son bord adhérent, convexe, 
dirigé en bas; ses deux faces regardent, l'une en avant, du 
côté de l'oreillette; l'autre en arrière, du côté du vaisseau ; 
une de ses extrémités semble se continuer avec le pourtour 
de la fosse ovale ; l'autre se perd sur le pourtour de l'embou- 
chure de la veine-cave inférieure. 

La valvule d'Eustachi n'obture que très-incomplétement 
l'orifice du vaisseau. Ses deux tiers supérieurs sont extrême- 
ment minces , et semblables aux valvules veineuses ; le tiers 
inférieur contient dans son épaisseur un faisceau charnu. 
4". Orifice de la veine coronaire : placé immédiatement 
de la veine co^- ®^ ' ^^^^^'' ^^"^ précédent, dont il est séparé parla valvule 
ronaire. d'Eustachi. Quelquefois cet orifice est placé au fond d'une 

petite cavité ou vestibule. Il est pourvu d'une valvule semi- 
Valvnles de \xxn^\xeXvhsxmxiCQ{valvula T'Aeèc^^/awtt), tout-à-fait semblable 

Thébésius. ^ , , ^' , 

aux valvules des veines , qui recouvre complètement la lu- 
mière du vaisseau; l'extrémité supérieure de cette valvule se 
continue avec l'extrémité inférieure de la valvule d'Eus- 
tachi. 
5^ Orifice 5°° Orifice inter auriculaire. Chez le fœtus, la cloison est 
interauricuiai- perforée en arrière et en bas par une ouverture impropre- 
Botal ment appelée trou de Botal ^ car elle était connue deGalien, 

qui établit une large communication entre les oreillettes. 



DU COEUR. 



Fosse ovale. 



Après la naissance, on trouve à la place du trou ovale une fos- 
sette, ou plutôt une surface plane {fosse ovale)^ le plus sou- 
vent lisse, d'autres fois rugueuse et comme reticulaire, li- 
mitée en avant et en haut par un relief ou cadre denii-circu- Anneau ou 
laire, appelé improprement isthme ou anneau de Viens sens ^ cadre demi- 

, ,,, '11- 1 circulaire de 

et qu on peut considérer comme une espèce de sphmcter plus j^ fosse ovale. 
ou moins complet. En arrière, la fosse ovale se continue 
avec la veine-cave inférieure j le relief, ou encadrement 
demi- circulaire de la fosse ovale, est formé par un faisceau 
musculeux, quelquefois très-épais, dont la concavité est di- 
rigée en arrière ; l'extrémité inférieure du faisceau se conti' 
nue avec la valvule d'Eustachi. 

Il est fréquent de voir la fosse ovale se prolonger derrière Frêauence 
le bourrelet, ou anneau demi-circulaire, et former une es- d'un pertuis 

j 1 J j * 1 r 1 ' * .. interauriculai- 

pece de cul-de-sac, dont le rond présente souvent un per- ,.g 

tuis , à travers lequel on peut assez souvent faire pénétrer le 

manche du scalpel dans l'oreillette gauche , sans que cette 

disposition anatomique ait été accompagnée pendant la vie 

d'aucun phénomène morbide. 

Partie fascicules et réticulée de V oreillette. Examinée à sa 

surface interne, l'oreillette présente à droite des veines-caves , i^''»|sceaux 

' *■ réticules de 

des faisceaux musculeux ou colonnes charnues [pectinati l'oreillette. 
musculi auriculœ) verticalement dirigés de l'auricule vers 
l'orifice auriculo-ventriculaire. Ces faisceaux adhèrent à l'o- 
reillette d'un seul côté j ils sont coupés par d'autres fais- 
ceaux obliques plus petits, qui donnent à la surface interne 
de l'oreillette un aspect réticulé. 

Cai^ité de l'auricule. L'auricule , qui comprend toute cette 

. » ' J J • 1 • ». . » Dispositiou 

partie qui S étend depuis la veine-cave supérieure jusqu au caverneuse de 
fond de l'appendice, est formée par un tissu aiéolaire ou ca- 'a cavité de 

V ,. . 1111^1- 1 ' • l'auiicule. 

verneux , tout-a-iait semblable a celui que nous avons décrit 
dans les ventricules. On retrouve cette même disposition ca- 
verneuse dans d'autres parties de l'oreillette, et en particulier 
au voisinage d* l'orifice de la veine coronaire. 

Quant au tubercule, tubercule de Lower, qui, suivant cet Tubercule 
anatomiste, existerait entre le& embouchures d€s veines» ^^ ^''^'*'^' 



22 ÀNGÉlOIiOGIB. 

caves, je dirai avec Haller (i) et Boyer que ce tubercule 
n'existe pas. 

On admet assez généralement qu'un certain nombre de vei- 
nules s'ouvrent dans roreillette droite par des orifices petits et 
dépourvus de valvules. On voit, en effet, quelques ouvertures 
qui ressemblent à des orifices vasculaires, ouvertures qui 

Des forami- sont Connues sous le nom àe foraminula Thebesii : on en 
nola Thebesii. , ^ , i i, .r. , . . 

trouve constamment au-dessous de l orifice de la veine-cave 

supérieure ; mais la plupart de ces ouvertures ne conduisent 
que dans des petits groupes d'aréoles, et les injections ne 
démontrent aucun vaisseau correspondant. Il n'existe d'ou- 
vertures vasculaires véritables que pour les veines cardiaques 
antérieures. 

B. Conformation intérieure de Vortillelte gauche. 

La cavité de l'oreillette gauche diffère de celle de rt)reil- 

lette droite par les caractères suivans : x" par sa capacité 

Analogies et moindre que celle de l'oreillette droite : le rapport est de 4 

différences en- ^ 5 . 2° par sa forme irréijulièrement cuboïde; V par le 

tre la cavité '' . ' r 

de roreillette nombre de ses orifices, qui après la naissance est de 5, et 
roue et ce e ^^^j^ ^^^ j^ g chez le fœtus ; 4° P^r 1^ disposition de ces ori- 

ganche. fices: l'orifice auriculo-ventriculaire gauche est moins consi- 

dérable que celui de loreillette droite ; son grand diamètre, 
qui est dirige' presque transversalement, est de i3 à 14 lignes; 
son petit diamètre est de 9 à 10 lignes. 5" Les quatre autres 
orifices appartiennent aux quatre veines pulmonaires, deux 
à droite, deux à gauche, et sont tous dépourvus de valvu- 
les (2); 6^ parla disposition de Tauricule, qui est parfaitement 

(i) Id tiiberculum cupide receptum est, ut fere fit , ab ils scrip- 
toribus quibus occasio ad propria expérimenta nulla est , deiudè 
etiam ab iisqui tandem omnino in corporibus humanis dissecandis 

se exercuerunt (Haller, Elem. phys., t. I, lib. IV, sect. a, 

p. 3i4.) 

(2) Il n'est pas rare de rencontrer cinq orifices*, trois à droite, 
deux à gauche; dans d'autres cas, les deux veines pulmonaires 
gauches s'ouvrent par un orifice commun. 



Dtl COEUR. a3 

distincte du reste de l'oreillette , et qui est creusée d'une 
cavité centrale, conoïde, qui s'ouvre dans l'oreillette par 
un orifice circulaire bien circonscrit. ^° Du côté de l'o- 
reillette gauche, on ne voit sur la cloison rien qui cor- 
responde à la fosse ovale. Dans le cas où les deux oreillettes 
communiquent entre elles par un trajet oblique, on trouve 
une espèce de bride fibreuse très- mince, sous laquelle le 
scalpel peut pénétrer dans l'oreillette droite. 

Texture du cœur. 

Le cœur est essentielleH|ent nmsculeux ; il a pour char- 
pente un appareil fibi^yx annulaire; un feuillet séreux le Paitiescons- 
Recouvre ,• une membiane, qui fait suite à la membrane in- tituantRs Ja 

I v 1 • ' 1 i • cœur. 

terne, des artères pour les cavités gauches, et des veines 
pour les cavités droites, tapissent ses cavités. Des nerfs, des 
vaisseaux propres et du tissu cellulaire entrent aussi dans sa 
composition. 

Charpente du cœur. 

On peut appeler ainsi quatre zones fibreuses (cercles ten- 
dineux de Lower), que Ion reo-arde conune le point de ^''*, quatre 

. "^ 1 (^1 1 zone;^ fibreuses 

départ et 1 aboutissant de toutes les fibres du cœur. Ces zones du cœur. 
occupent les quatre orifices des ventricules, savoir, les ori- 
fices auriculo-ventriculaires et les orifices artériels, 

Préparation. i° Enlever avec précaution le tissu adipeux et les 
vaUseaux qui remplissent les sillons du cœur ; a" d'une autre par!, 
disséquer les zoçes fibreuses par la surface interne du cœur. Pour 
étudier les" rapports des orifices enire eux, enlever les oreillettes et 
les artères aortiques ei pulmonaires un peu au-dessus de ces orifices. 

1°. Zones auriculo-ventriculaires. Chaque zone auriculo- 

■•• _ Des zones 

ventriculaire est une sorte de cercle fibreux assez régulier, aniiculo- vea- 
qui circonscrit l'orifice de communication de l'oreillette avec t"*^"'""^*- 
le ventricule , et en détermine la forme et les dimensions. 
De ce cercle fibreux part une expansion de la même nature, 
qui occupe l'épaisseur des valvules tricuspides et mlîrales, 



a 4 ANGÉIOLOGIE. 

et leur donne la résistance qu'elles présentent. A ce même 
cercle fibreux aboutissent les cordages tendineux du cœur, 
soit directement, soit indirectement par l'intermédiaire des 
valvules. 

La zone auriculo-ventriculaire gauche est plus résistante 
que la zone auriculo-ventriculaire droite. 

2". Zones artérielles. Ce sont deux anneaux circulaires , 
Des îones dont le diamètre est un peu moins considérable que celui 
cœar'et de leurs ^^^ artères : d'où il résulte une sorte de froncement bien 
proloDgemens. manifeste. Ces deux orifices , enl^^iient semblables, quant 
à la forme, diffèrent quant à la ^f^HPice , qui est plus con- 
sidérable pour l'orifice aortique;^ue pour l'orifice pulmo- 
naire. Dé ces zones partent, 1° trois prolongemens très- 
minces, mais très-résistans, remplissant les intervalles angu- 
leux qui séparent les trois festons que présentent à leur 
origine l'aorte et l'artère pulmonaire j 2.° trois prolongemens 
dans l'épaisseur des valvules sigmoïdes. Ces prolongemens 
constituent des faisceaux fibreux bien distincts pour les val- 
vules sigmoïdes de l'aorte. 

„ . . Position relative des orifices des ventricules. Les deux ori- 

Position re- -^ 

lative, i' des fices auriculo-vciitriculaires sont situés sur le même plan, 

cnlo-v* utr?"- postérieurs aux autres orifices, et comme accolés à leur 

laircs. partie moyenne. 

Les grands diamètres de ces orifices sOnt réciproquement 
perpendiculaires, c'est-à-dire que le grand diamètre de l'ori- 
fice auriculo-ventriculaire droit est dirigé d'avant en arrière, 
tandis que celui de l'orifice auriculo-ventriculaire gauche 
est dirigé transversalement. 

Dans l'écartement anguleux que laissent en avant ces deux 
De l'os du oï'ifices, l'orifice aortique est intimement uni à l'un et à l'au- 

cœnr des an- trc orificc auriculo-vcntriculaire j en sorte que la zone aor- 
tique est confondue avec les zones auriculo-ventriculaires 
dans la moitié postérieure de sa circonférence. C'est dans ce 
point de jonction que l'on trouve un arc cartilagineux , et 
même osseux, chez les grands animaux, décrit sous le nom 
d'oj? du cœur par les anciens j c'est dans ce point que Ton 



DU COEUR. a5 

rencontre souvent les conci'étions ossiforrnes des orifices. ^, jjg^ ^^.-^ 

Enfin , sur un plan antérieur et à gauche de l'orifice aor- fi<'es aoru'qne 
,,,./, , . • ^ -^ ' 1 f < -> I- et palmoDairç, 

tique , se voit 1 orince pulmonaire , qui est situe de 5 a o li- 
gnes plus haut que le précédent. 

L'orifice aortique est dirigé du côte droit; l'orifice pulmo- 
naire est diriofé du côte gauche : aussi les artères aorte et 
pulmonaire s'entre -croisent -elles en X. Il suit de là que 
l'orifice pulmonaire est séparé de l'orifice auriculo-ventricu- 
laire droit par l'orifice aortique. 

L'étude des orifices permet de voir, i° la coupe oblique „ ,^ 

d'avant en arrière et de haut en bas des orifices auri- que des oiifi- 

culo-ventriculaires, circonstance qui explique la différence '^enuiculdreT 

de hauteur des ventricules en avant et en arrière. 2° Le 

renversement ou la réflexion de la base des ventricules en Rigole circo- 
T 1 1, n A T - ' 1 'aire des veo- 

dedans d elles-mêmes, renversement d ou resuite une goût- tricules. 

tière ou rigole circulaire qui, à la surface interne des ven- 
tricules, règne tout autour de l'ouverture auriculo-ventri- 
cul (lire. 

Fibres musculaires du cœur. 
A. Fibres musculaires des ventricules. 

Préparation. Les fibres musculaires du cœur peuvent , chez 
quelques sujets , être suivies sans préparation. Chez le plus grand ■■ 

nombre, un commencement de putréfaction, la macération dans le 
vinaigre, ou mieux le durcissement et l'isolement opérés par l'al- 
cool et surtout par la coclion sont nécessaires. On enlèvera d'abord 
la membrane interne ; puis couche par couche les différens plans 
musculeux du cœur , en ayant soin de suivre les fibres depuis leur 
origine jusqu'à leur terminaison. 

La formule la plus générale qu'on puisse donner de la 

texture des ventricules est la suivante : le cœur est formé de } T |f"^' 

./ raie des nlïres 

deux sacs musculeux contenus dans un troisième commun muscnlairesdes 
aux deux ventricules. Ajoutons que les fibres superficielles ^^"^ "*^" ^^' 
ou communes, parvenues à la pointe du cœur, se retroussent 
en quelque sorte pour pénétrer dans l'intérieur des ventri- 
cules par cette pointe, et constituer les fibres profondes de 



a6 ANGÉIOLOGIE. 

ces deux ventricules, de telle manière que les fibres propres 
de chaque ventricule se trouvent situées entre la portion 
directe et la portion réfléchie des fibres communes. 

Entrons dans quelques détails. 

Toutes les fibres musculaires naissent des zones fibreuses, 

Tontes les toutes aussi viennent s'y terminer, ainsi que l'avait parfaite- 
fibres miisca- • !• ' T r'ii • ' 1 
laires naissent "^6"^ indique Lower. JlUes ne sont pas constituées par des 

des zones fi- fibrcs courtes placées bout à bout; mais elles parcourent un 

brenses et s'y i , ■. , ,, ..,.-, -, 

terminent. long trajet, descendantes dans la moitié de leur longueur, 
ascendantes dans l'autre moitié. 

Les fibres musculaires sont disposées par couches succes- 
sives qui entrent, pour ainsi dire, les unes dans les autres. 

Leur dispo _ „ ; i • i 

tien par con- Les laisceaux musculaires de chaque couche ne sont pas dis- 
ches et par tincts les uns des autres, mais ils s'envoient réciproquement 

faisceaux peu , f^ . . . , .,,.,. 

distincts. des fibrcs qui les lient entre eux à la manière des piliers du 
diaphragme, ou si l'on veut, ils se coupent à angle extrême- 
ment aigu: il est par conséquent impossible de calculer avec 
Wolf le nombre de couches, lesquelles, suivant cet auteur, 
seraient de trois dans le ventricule droit, et de six dans le 
ventricule gauche. 

La seule chose qu'on puisse déterminer, ce sont les diffé- 

rens ordres de fibres qui entrent dans la composition du 

cœur. Or, il existe deux ordres de fibres musculaires dans le 

cœur, àes fibres communes et ûes fibres propres. 

Direction Fibres communes superficielles. Toutes les fibres superfi- 

oblique et en . ,, -, . , 

spirale des fj. nielles sont communes aux deux ventricules, toutes sont 

bres muscnlai- obliques et curvilignes; nées de la base du cœur, elles se di- 
res superficiel- . , , . , , . v , , . , , 
les. rigent obliquement a la manière d une spirale vers la pointe. 

Idée qu'on ^^^ fibres superficielles de la région antérieure du cœur se 

doit se faire portent toutes de droite à gauche; celles de la région posté- 
de la pointe du ^ , . , ^ ^ \ •. 

cœuri terieure, toutes de gauclie adroiie. 

11 n'y a dans le cœur ni les fibres verticales ni les fibres 
horizontales, admises par les auteurs. 

La pointe du cœur présente une disposition qui est comme 
la clé de la structure de l'organe. 

Là convergent, d'une part, les fibres superficielles ou 



DU COEUR. a? 

communes antérieures; d'une autre part, les fibres superfi- Elle est for- 
cielles ou communes postérieures. Chacun de ces ordres de ""^^ P^*" *|^°^ 

n • 1 !• • ri 1 nattes qui se 

fibres constitue un faisceau bien distinct ou natte. Ces deux jéfiéchisient 
nattes se contournent réciproquement, en formant une ^^ ''^^ ^° J^^^* 

., , , . ' après s'être 

demi-spire, de telle manière que la natte antérieure qui est coatoamées 
embrassée à gauche par la natte postérieure l'embrasse à latéralement, 
droite; à partir de ce point, les fibres, de descendantes 
qu'elles étaient, deviennent ascendantes, de superficielles 
deviennent profondes; elles entrent dans le cœur par la 
pointe, continuent à se réfléchir de bas en haut, et se com- 
portent d'une manière ique j indiquerai après avoir fait con- 
naître la disposition des fibres propres. 

Fibres propres. Celles-ci se trouvent placées entre la por- 
tion superficielle ou descendante et la portion profonde ou Les fibres 
ascendante des fibres communes. Elles constituent pour cha- titueni un pe- 
que ventricule une espèce de petit baril, ou cône tronqué, *'* t^ril ou 
adossé à celui du côté opposé, dont l'orifice supérieur répond 
à l'orifice auriculo-ventriculaire, et dont l'orifice inférieur, 
plus petit , laisse du côté de la pointe une lacune considéra- 
ble qui est remplie par les fibres communes. Ces fibres pro- 
pres se contournent-elles indéfiniment comme le pas d'une 
spirale qui marche sans interruption, ainsi que le veut 
Sénac.'' Il m'a paru que, fixées aux zones auriculo-ventricu- 
laires parleurs extrémités, elles décrivaient des cercles plus 
ou moins complets, qui se croisent à angle très-aigu. 

Fibres communes' réfléchies ou profondes. C'est par l'orifice Disposition 
inférieur du petit barril, ou cône représenté par les fibres ^'°''^® de la 

f y ,. , . * pointe du 

propres, que pénètrent dans l'intérieur du cœur les fibres cœur, 
superficielles communes réfléchies : là, les deux nattes an- 
térieure et postérieure des ventricules forment, en se ren- 
versant de bas en haut et en se contournant réciproquement, 
une espèce d'étoile a rayons courbes qui constitue la pointe 
du cœur. 

La réflexion et le rebroussement des fibres est on ne peut Evidenccde 
■\ ' • \ . 1. , . TT ' 1 II cette disposi' 

plus évidente; indiquée, mais vaguement, par Vesale, ene a tion. 
été décrite de la manière la plus explicite par Sténon , qui dit 



28 ANGiilOLOGlE. 

expressément que les fibres externes entrant dans le cœur par 
la pointe, en marchant à contre-sens, vont former les cou- 
ches les plus internes, et qui compare la pointe du cœur à 
une étoile j par Lower, qui a parfaitement figuré une cir- 
conférence rayonnée pour la pointe de chaque ventricule; 
par Winslow, lorsqu'il dit que les fibres superficielles percent 
le cœur à sa pointe; par Wolf etM. Gerdy, qui disent que les 
fibres du cœur se contournent en tourbillon (vortex). 

Il résulte du renversement et de l'espèce de torsion la- 

Onpeulpé- -11, , 111 

nttier dans terale clcs dcux nattcs, qu on peut en enlevant la membrane 
l'intérieur du q^^ revcl le sommet du cœur, sans intéresser les fibres, pé- 

cœur par deux , i t- ' • i • i i ■ 

poinisdusom- netrer dans Imterieur du cœur, par sa pomte, dans deux \ 
met sans inte- pQJjjfg . p^j^ ^j droite, l'autrc il ffauclic de la natte anté- 

rciser les libres . " 

musculaires, rieure. 

Mais que deviennent les fibres réfléchie^ dans la profon- 

Les libres deur du cœur? Elles se portent en dedans des fibres propres, 

réfléchies pré- gt présentent trois modes de disposition bien distincts : les 

modes de dis- unes forment des anses simples avec la portion superficielle, 

position bien tj'au très forment des pas-de-vis ou des 8 de chiffre; d'au- 

distincts. 111 

très forment des colonnes charnues. 

1°. Les /?è/'e5« «^.ye, indiquées par Winslow sous le nom de 

\°. Fibres a . . , . 

anses. fibres à angle ou à arc, si bien décrites par M. Gèrdy, appar- 

tiennent par leur moitié superficielle et par leur moitié pro- 
fonde à des parois opposées des ventricules : ainsi les fibres 
superficielles antérieures vont constituer par leur partie réflé- 
chie la couche profonde de la paroi postérieure ; de même 
les fibres superficielles postérieures vont constituer par leur 
partie réfléchie la couche profonde de la paroi antérieure. 
ii". hesjlbres en pas-de-vis^ on en 8 de chiffre, dont l'anneau 
•î'-Fibres en inférieur serait extrêmement étroit, ont été parfaitement 

pas-de-v)s ou décrites et même figurées par Lower, et reietées à tort par 
en 8 de chiffre . , ^ , ^ ^ , i , • c 

Wmslow, Senac et autres. Ces fibres, dont la partie superfi- 
cielle ressemble exactement à celle des fibres à anse , se 
contournant toujours après leur réflexion, appartiennent 
par leur moitié profonde à la même paroi que la moitié su- 
perficielle. Ainsi; le& fibres en pas-de-vis, dont la moitié sut 



DU COEUR. o.g 

perficielle appartient à la paroi antérieure du ventricule , 
appartiennent encore à cette même paroi par leur moitié 
profonde. 

3°. Les colonnes charnues du cœur sont constituées par un 3^ pjj^j.^^ 
certain nombre de fibres à anse ou en pas-de-vis réfléchies, des colonnes 

Telle est la disposition des fibres charnues des ventri- 
cules (i). 

B. Fibres musculaires des oreillettes. 

Les oreillettes présentent, comme les ventricules, des 
fibres musculaires communes et âes fibres musculaires propres, p^j^es ^^h- 
Il n'existe qu'un seul faisceau de fibres communes; il occupe calaires com- 
la face antérieure de l'oreillette , et il est transversalement 
étendu de l'auricule droite à l'auricule gauche. Les fibres 
propres constituent pour chaque oreillette une couche mus- 
culaire très-mince : toutes viennent de la zone auriculo-ven- 
triculaire, et s'y terminent. 

Fibres propres de Voreillette gauche. Sur l'oreillette gau- 
che, la couche musculaire est continue et uniforme, non aréo- Fibres maa- 
laire. Elle est composée, 1° de fibres circulaires, qui occupent cnlaires pro- 
ie voisinage de Forifice auriculo-ventriculaire et toute la ré- 
gion antérieure de l'oreillette: 2° de fibres obliques, naissant „., 
o _ ' . , . Fibres cir» 

également de l'orifice auriculo-ventriculaire, et divisées en culaires. 
plusieurs anses bien distinctes. Une première anse circulaire 
se porte entre l'auricule et les veines pulmonaires gauches ; 
tme seconde forme une zone verticale, interposée aux veines 

(1) Celte disposition est commune aux deux ventricules. Pour le 
ventricule droit, presque toutes les fibres réfléchies vont former les 
colonnes charnues. II n'y a pas d'enlre-croîsement et d'intricatlon 
digitiforme des fibres charnues au niveau des sillons antérieur et 
postérieur, comme on l'avait dit; %i voit encore moins un raphé, 
au niveau de ces mêmes sillons : les éraillemens, l'écartement des fi- 
bres musculaires , opéré par la pénétration des vaisseaux au niveau 
des sillons , et la condensation des fibres dans l'intervalle des ori- 
fices vasculaires, voilà la source de cette erreur fondée sur de faus- 
ses apparences. 



Fibres à 



^O AKGÉIOLOGIE. 

pulmonaires droites et gauches; elle est très-large, et remplit 
tout Tintervalle compris entre les veines du côté droit et 
celles du côté gauche; une troisième et une quatrième, très- 
petites, sont interposées aux deux veines pulmonaires de 
chaque côté. Pour s'accommoder à la forme circulaire de ces 
orifices, ces faisceaux s'infléchissent et constituent de véri- 
tables sphincters. Il semblerait qu'indépendamment de ces 
faisceaux, il existe des fibres circulaires propres pour chaque 
orifice. 

Fibres propres de VoreiUette droite. Sur l'oreillette droite, 

Conflaent j^^ fjj^^gg charnues ne constituent pas une couche continue: 
des veines- a _ ' 

caves. on peut lui considérer : i° une partie non musculaire qu'on 

peut appeler le confluent des veines - caves -, seulement un 
petit faisceau musculaire est situé immédiatement à droite 
de l'orifice de la veine-cave supérieure. 

2°. Une partie musculaire , représentant une espèce de 
'*îl°*àè°la §'''^'^» comprise entre deux faisceaux: un faisceau circulaire, 
partie innscu- qui entoure l'orifice auriculo-ventriculaire; un faisceau semi- 
laire. lunaire très-saillant, interposé à la veine-cave et à l'auricule, 

formant un arc vertical ou plutôt oblique, qui va se termi- 
ner à droite de la veine-cave inférieure. 

Fibres musculaires des auricules. Les parois de l'auricule 

Fibres m«s- gauche présentent un tissu caverneux ou aréolaire, au milieu 

cnlaires des duquel se voit un canal central, qui s'ouvre dans l'intérieur 

de l'oreillette par un orifice bien circonscrit. Il n'existe pas 

généralement de canal central pour l'auricule droite, mais 

seulement un tissu caverneux ou aréolaire. 

Les fibres musculaires de la cloison interauriculaire pré- 
cnlaires de la Sentent pour le bourrelet de la fosse ovale, connu si impro- 

cloison inter- gj^-jgj^j. g^^^jg j^ x).ovii à isthme ou anneau de Vieussens^ un 
anricuiau'e. '^ ' 

anneau musculeux que noi^f devons considérer comme un' 

véritable sphincter, formant les deux tiers, les trois quarts 

d'un cercle , et quelquefois le cercle tout entier. Les fibres 

qui le constituent naissent de l'orifice auriculo-ventriculaire 

au niveau de la cloison. On trouve souvent quelques fibres 

mvisculaires dans l'épaisseur de la valvule qui forme le fond 



1)0 COEUR. 3l 

de la fosse ovale. Les autres fibres musculaires de la cloison 
font suite aux fibres cireulaires des oreillettes. 

Séparation des deux cœurs. 

Préparation. Diviser avec précaution, et couche par couche, les 
fibres antérieures des ventricules, par.iUèlement au sillon antérieur. 
Ecartez ensuite les deux ventricules l'un de l'autre, à l'aide du doigt 
ou du manche du scalpel; pour séparer les oreillettes, porter le 
scalpel dans le sillon postérieur inter-auriculaire, et redoubler de 
précaution lorsqu'on arrive au niveau de la fosse ovale. On parvient 
souvent à séparer complètement les oreillettes l'une de l'autre sans 
opérer la moindre solution de continuité. 

La distinction du cœur en cœur droit et en cœur gauche 

n'est pas purement fictive ou ralionelle : mais elle est suscep- 
.,,,,,, . Séparation 

tible dune démonstration anatomjque rigoureuse. On voit da «cceur droit 

par cette belle préparation que le ventricule gauche convexe *' *!° cœur 

1 • I 1 • • ' gauche, 

est reçu dans le ventricule droit, qui présente une concavité 

i correspondante : il y a emboîtement des deux ventricules, et 

cet emboîtement est complété par le prolongement infundi- 

buliforme, en bec d'aiguière, du ventricule droit. 

Par opposition, l'oreillette droite présente une convexité 
qui est reçue dans une concavité correspondante de l'oreil- 
lette ga\uche. 

En rapprochant l'une de l'autre les deux moitiés du cœur, 
on voit parfaitement, i" la position de l'orifice aortique en i„»f ?*' 
arrière et à droite de l'orifice pulmonairej 2^' l'enlre-croise- deux cœurs, 
ment en X de Faorte et de l'artère pulmonaire j 3° le rapport 
de l'aorte avec la base du ventricule droit, entre l'orifice au- 
riculo-ventriculaire, qui est en arriére, et le wolongement 
infundibuliforme du ventricule droit, qui est en avant. Ce 
dernier rapport explique comment une communication peut 
avoir lieu entre l'aorte et le ventricule droit. 

Cette séparation permet en outre d'apprécier parfaitement 
i*^ la forme et le volume relatifs des deux ventricules; la volum7™Lifs 
forme conoïde, régulière, du ventricule gauche; la forme ''" ventrica- 
prismatique et triangulaire du ventricule droit, dont la pa- ilttes. "°'"" 
roi gauche est comme refoulée en dedans par la saillie cor- 



3* AMCÉIOLOGIF, 

respondante du ventricule gauche; 2° la forme et le volume 
relatifs des deux oreillettes. « 

Vaisseaux, nerfs, tissu cellulaire. 

Artères, Le cœur reçoit des artères propres connues sous 
le nom de cardiaques ou coronaires^ à raison de leur dispo- 
Arteies. sltion en cercle ou couronne. Ces artères, qui Sont au nom- 
bre de deux, sont les deux premières branches que fournisse 
l'aorte. Elles forment deux cercles artériels qui se coupent 
perpendiculairement, savoir : un cercle qui suit le sillon au- 
ricuîo-ventricvdaire , et un cercle qui suit le sillon inter- 
ventrlculaire. 

freines, A ces deux artères répond une seule veine , la 
grande veine cardiaque ^ et les veinules connues sous le nom 



Veines. 



6 



de 7)eines cardiaques anlêrieiwes. L'existence de veines acces- 
soires qui se rendraient directement dans l'oreillette droite 
et dans les autres cavités du cœur, admise par Thébesius, ne 
me paraît pas bien démontrée : j'ai déjà dit qu'on prenait 
souvent pour des embouchures de veines l'orifice commun 
de plusieurs groupes d'aréoles. Il existe constamment une 
ouverture d'apparence veineuse au-dessous de la veine-cave 
supérieure," mais l'injection n'y démonti'e aucun vaisseau. 
Vaisseaux lymphatiques.- Ils vont se rendre dans les gan- 
lymphatiques, gHons nombreux qui environnent les bronches et la partie 
inférieure de la trachée. 

JSerJs. Les nerfs cardiaques sont peu considérables, si on 

Les nerfs les compare aux nerfs reçus par d'autres organes musculeux, 

cardiaques se pjjj. exemple, à ceux de la langue, et surtout à ceux des 

terminentdans ,,„,.,,. „ , i , , 

le tissa même musclcs de lorbite. Ils Viennent : i les ims du système des 
da cœur. ganglions: ils émanent des ganglions cervicaux; 2° les autres 
du système cérébro-rachidien; ce sont les filets cardiaques du 
pneumo-gasirique. Ces nerfs, accolés aux artères, les suivent 
d'abord, et s'en éloignent bientôt pour se perdre dans l'é- 
paisseur de fibres charnues. On ne saurait donc admettre 
l'opinion de Behrends, qui tend à établir que les nerfs sont 
destinés aux vaisseaux du cœur et non à son tissu propre. 



DU COEDK. ) 33 

Tissu cellulaire. Le tissu cellulaire se'reux qui sert à unir ^, 

^, , Tissu cella- 

les faisceaux musculaires du cœur, est tellement délié qu'il laîre séreux, 
est bien difficile de le démontrer. Ce tissu cellulaire peut 
devenir graisseux dans certaines maladies. 

On rencontre habituellement à la surface du cœur, sous 
son feuillet séreux, une quantité plus ou moins considéra- ^'"^ 

* , , peux, 

ble de tissu adipeux ; il abonde dans le sillon circulaire de 
séparation des oreillettes et des ventricules , dans le sillon 
des ventricules, à la pointe et au bord droit du cœur, dans 
le sillon de séparation de l'artère pulmonaire et de l'aorte , 
et entre les petits appendices digités que présente le sommet 
de l'oreillette gauche. 

Développement. 

Le cœur est d'autant plus volumineux proportionnellement 
au reste du corps, qu'on l'examine à une époque plus voi- ^®, ^**" ^ 

, ^ , . ^" volume ré- 

sine de la conception. Chez le fœtus à terme et après la nais- latif d'autant 

sance, le rapport du poids du cœur à celui de la totalité du P'ff <=°'»"'^f' 

' ^ ^ . * _ ^ rable que le 

corps est comme i à 1 20 ; avant la fin du troisième mois, ce fœtus est plus 

rapport est comme i à 5o. 11 est à remarquer que dans 3*"°^- 

le fœtus de quatre à cinq semaines, le cœur remplit toute la 

cavité thoracique. Le cœur du vieillard échappe à l'atrophie 

de presque tous les autres organes; et même cliez beaucoup 

de sujets avancés en âge, il est hypertrophié. 

a°. Sous le rapport de la direction. Dans les trois premiers 
mois , le cœur est vertical , comme chez les mammifères ; ce premierstemps 
n'est qu'à partir du quatrième mois que cet organe com- le cœur est 

»_^ ^ ' ' ^ ^ 1 i< verticalement 

mence dfj^ dévier a gauche et en avant, comme chez la- dirigé, 
dulte. 

3". Sous le rapport de laforme^ le cœur présente une masse 
arrondie et symétrique dont les oreillettes constituent la Pre^omi- 

. •' * . nancedesoreil- 

majeure partie; les ventricules semblent à cette époque n'ê- leites pendant 
tre que des appendices du cœur, et l'oreillette droite égale à **^* premiers 

1111 temps. 

elle seule tout le reste de l'organe. Peu à peu les ventricules 
se développent, les oreillettes diminuent, et vers le cinquième 
3. 3 



34 ANGÉIOLOGIÉ. 

mois les proportions s'établissent entre les oreillettes et les 
ventricules: le ventricule gauche a une plus grande capacité 
que le ventricule droit. 

L épaisseur des parois du cœur est plus considérable qu'elle 

des parois da ^^ ^^ ^^^^ V^^ '^ suitc. Le cœur est plus terme; il ne s'affaisse 

cœur chez le p^s quand il cst vide de sang. L'épaisseur du ventricule 

gauclie et celle du ventricule droit sont à peu de cliose 

près les mêmes. 

A'\ Sous le rappoj't de /aconformati'on intérieure. C'est sous 

Communica- ' ' ^ _ _ 

tion entre les ce rapport que s'opèrent les principaux cbangemens. Le 

deux cœurs çq^^j^, Jj-^^Jj ^.j \q cœur g^auche communiquent largement en- 
pendant la vie " ... 
intra-utérine, tre cux pendant toute la durée de la vie inlra-utérine. La 

1°. Kntre les cloison inlerauriculaire n'existe pas, ou du moins elle 

oreillettes. n'cxiste qu'à l'état rudimentaire pendant les premiers mois 

de la vie foetale. 

Y a-t-il une époque de la vie fœtale où la cloison inter- 

ventriculaire manque complètement; et le cœur de l'homme, 

2*. Entre les gjj^p|g alorscommc celui des reptiles ou des poissons, obéit- 

ventncules. ^ , ' ^ , 

il à cette loi en vertu de laquelle les organes de l homme, 
avant d'arriver à leur développement parfait, passent succes- 
sivement par plusieurs des états que présentent les animaux 
inférieurs. Les observations de Meckel, qui remontent jus- 
qu'à la quatrième semaine de la conception, établissent que 
la cloison ventriculaire existe toujours à cette époque , mais 
qu'elle est imparfaite à la partie supérieure, où elle est per- 
forée ou échancrée. 

Les cas de vices de conformation, dans lesquels il y a ab- 
sence de la cloison ventriculaire , ne peuvent pasi(J|^re invo- 
qués à l'appui de l'opinion qui établit que cette cloison man- 
que dans les premiers temps de la vie; car il faudrait prouver 
que cette absence est un arrêt de développement. 

L'ouverture de communication entre les deux oreillettes 
Trou de Bo- , , . • ,, . • i r. i 

tai. se rétrécit, et constitue [ouverture ovalaire, trou de Jiolal, 

qui occupe la partie postérieure et inférieure de la cloison. 

La valvule d Eustachi est assez large pour séparer com- 



DU COEUR. 35 

plétement l'orifice de laVeirie-cave inférieure, de la cavité de 
l'oreillette droite; en sorte que le sang de cette veine est 
porté directement dans loreiliette gauche. 

Vers la lin du troisième mois, la valvule du trou de Botal, 
qui doit former le fond de la fosse ovale, commence à pa- Epoqned'ap- 
raître: elle naît de la moitié postérieure de l'ouverture de la P^'^'f"^ •^®, '* 

' "^ valvule da 

veine-cave inférieure. En mêine temps que la valvule du trou trou de Botal. 

de Botal apparaît, la valvule d'Eustaclù diminue, et, dès 

q^ moment, le développement de ces deux valvules se fait 

en raison inverse, c'est-à-dire que la valvule d'Eustachi Développe- 

diminue, et que la valvule du trou de Botal augmente. j„ye,.se j^ i^ 

Par suite de ce changement, la veine -cave inférieure ne ^^'^^'^ d'Eus- 

tâCui et de \sl 

s'ouvre plus dans l'oreillette gauche, mais bien dans l'oreil- valvule du 
lette droite. 'roa de Boial. 

A cinq mois, le trou interauriculaire est presque entière- 
ment fermé par la valvule qui s'est développée de bas en 
haut et d'arrière en avant; plus tard, elle déborde du côté de 
l'oreillette gauche le pourtour du trou ovale; en sorte qu'il oLlitéraiion 
existe entre les deux oreillettes un trajet oblique de commu- *^^ ^'°^ ^^ 
nication. Apres la naissance, une adhérence s établit entre 
ces parties; mais lors même qu'elle n'aurait pas lieu, l'obli- 
quité du trajet est telle , que le défaut d'adhérence n'entraî- 
nerait pas d'une manière nécessaire le mélange du sang de 
deux oreillettes. 

Usages. 

Le cœur est l'agent d'impulsion du sang. Les oreillettes Le cœur est 

reçoivent le sang veineux sur lequel elles se contractent; une ^'^g^^* ^'■™" 
° . i n 1 1 • 1 • palsiondasang 

partie du sang reflue dans les veines ; la majeure partie passe 

dans les ventricules, qui se contractent à leur tour. Les val- 
vules auriculo-ventriculaires se relèvent, et s'opposent au 
reflux du sang dans les oreillettes : celui-ci est projeté dans Mécanisme 
les artères. Les valvules sigmoïdes, appliquées d'abord contré , *="^«"'"- 
les parois de l'aorte, permettent le passage du sang- des ven- cœur. 
tricules dans les artères; puis elles s'abaissent au moment où 

3. 



Diastole. 



36 ANGKIOIOGIE. 

les artères reviennent sur elles-mêmes et s'opposent au reflux 
du sang dans les ventricules. Les mouvemens de dilatation 
et de resserrement du cœur ont reçu les noms de diastole et 

Systole. de systole. 

Les deux oreillettes se contractent simultanément; il en est 

Les cavités demêmedes deux ventricules. La dilatation des oreillettes coïn- 

«le même nom .1 , ^1 ..-ix- "tt 

se contractent ^^^^ avcclc resserrement des ventricules, e? vice versa. Ladi- 

en luême latation n'est point un phénomène actif; car la disposition ana • 

vité&àe; "iffé- t^'^i'ï'^ie des fibres du cœur établit qu'elles sont disposée», 

rens noms se les uncs pour le raccourcissement, les autres pour le rétré- 

contractent.nl- • . 1. • ^ .. 1 im .. »• 

ternativement Cissement, aucune pour lalongement et la dilatation. 

La disposition en spirale des fibres montre que la contrac- 
tion ou torsion du cœur en pas-de-vis, admise par les an- 
ciens, n'est pas aussi peu fondée qu'on le croirait d'abord. 

On a avancé, sans le prouver, que les ventricules exécu- 
tent un mouvement de bascule , par lequel la pointe serait 
portée en avant. 

Les bruits du cœur sont probablement le résultat du frot- 
Braits du t^^n^ï^'t du sang contre les orifices artériels et auriculaires, 
cceur. et non point le résultat de la contraction des fibres muscu- 

laires ni de la percussion de la pointe contre les parois du 
thorax , ni enfin de la percussion du sang contre les parois 
du cœur. 

PÉRICARDE. 

Le péricarde est un sac fibro-séreux, enveloppe protec- 
trice du cœur. 
. , Les cas d'absence con géniale du péricarde sont excessi- 

congéniale du vcmcnt rarcs : le plus souvent on a pris pour tels des cas 
péricarde. d'adhércncc intime du péricarde au cœur, et de transforma- 
lion celluleuse de cette membrane. Cependant j'ai vu un 
cœur d'adulte qui en était complètement dépourvu ; cette 
anomalie a été figurée par M. Breschet.Le cœur, libre d'adhé- 
rence , occupait la cavité de la plèvre gauche. 

Les anciens anatomistes , Sénac entre autres, ont cherché 



DU PÉRICARDE. 87 

à déterminer d'une manière rigoureuse l'excédant de ca- ^ ^ ... 
pacité du péricarde sur le volume du cœur. De l'eau ayant péricarde dans 
été iniectée dans le péricarde chez différens sujets, cet ob- *^* "ppoits 
servateur a trouvé que la quantité de liquide contenu entre da cœur, 
le cœur et son enveloppe variait de 6 onces à 24 onces. Je me 
suis assuré que, dans l'état sain, la capacité du péricarde 
mesure exactement le volume du cœur dans sa plus grande 
dilatation possible. Dans certains cas d'hjidro-péricarde, cette ^^t^^ ^"'«ible 
membrane acquiert un développement prodigieux ; .d'un d'un dévelop- 
autre côté, son inextensibilité explique la syncope qui sur- Pf'"^"*P''^ 
vient immédiatement après la rupture du cœur (i), par l'ef- 
fet de l'accumulation d'une petite quantité de sang dans le 
péricarde. Les syncopes qui accompagnent les ép^ncliemens 
suite de péricardite aiguë, tiennent probablement à la même 
^cause. 

Forme, Le péricarde présente la foime d'un cône , dont la Forme du 
base est tournée en bas et le sommet en haut. On lui consi- P^'^'^^i'ie- 
dère une surface externe et une surface interne. 

Surface externe. Situé dans le médiastin, le péricarde pré- Rapports: 
sente les rapports suivans : , 

i*. En avant, il répond au sternum et aux cartilages des cin- l'.En avant; 
quième, sixième et septième côtes gauches, dont il est sé- 
paré par les plèvres et par les poumons, excepté à la partie 
moyenne, où il n'est séparé du sternum que par du tissu cel- 
lulaire. 

Les rapports du péricarde avec le sternum sont plus ou 
moins immédiats, suivant le volume du cœur ou la quan' 
tité de liquide contenue dans le péricarde ; 

a". En arrière, le péricarde répond à la colonne verte- a-.iaanlère; 
brale , dont il est séparé par le médiastin postérieur et par les 

(ï) La mort qui a lieu dans les cas de rupiure du cœur, n'est pas 
la suite de l'hémorrhagie , car on ne trouve le plus souvent que 
738 onces de sang, mais de la conipressio^xi du coeur, qui est serry 
par une membrane inextensible. 



38 ANGÉIOLOGIE. 

organes qui y sont contenus, œsophage, aorte, canal tho 
racique, etc. 
3«. De cha- 3°. De chaque côté, il est en rapport imrfiédiat avec les 
qne cote. plèvrcs, et en rapport médiat avec les poumons. 

Les nerfs phréniques et les artères diaphragmatiques su- 
périeures sont accolés aux côtés du péricarde. 
Rapports de 4°" ^^ ^^^^ du péricarde répond au centre aponévrotique 
la base. du diaphragme et à^auche aux fibres charnues de ce muscle. 

I/adhérence du péricarde au diaphragme n'est intime qu'au 
niveau delà moitié antérieure de la circonférence de celte 
base; partout ailleurs la séparation est très-facile. 
Dn sommet ^°" ^^ sommet du péricarde présente des prolongemens 
autour des gros vaisseaux qui partent de la base du cœur et 
qui s'y rendent. 

Le péiicardcj recouvert par les plèvres dans la plus grande* 
Etat grais- partie de son étendue, leur est uni à l'aide d'un tissu cellu- 

'^n'^i •" **"^'^" la^re assez serré sur les côtés, très-abondant en avant et en 
cellulaire ex- ^ ' 

térieui- au pé- arrière. Le tissu cellulaire du médiastin antérieur est sou- 
ncar e. vent graisseux, ainsi qiie celui qui entoure la base du péri- 

carde, où il forme quelquefois des prolongemens analogues 
aux appendices graisseux du gros intestin. 
Surface in- La surface interne du péricarde est libre, et lubrifiée par 
terne, j^ j^^ sérosité, comme la surface interne de toutes les cavités 

séreuses. 

Structure. Le péricarde est une membrane fibro-séreuse, 

Structuçe. ^ ^ , n i i 

analogue à la dure-mère, et composée comme elle de deux 
feuillets bien distincts, l'un extérieur, fibreux, l'autre inté- 
rieur, séreux. 
Adhérences Le feuillet fibreux est constitué par des faisceaux entre- 
dn péricarde croisés SOUS toutes sortcs de directions. 11 est extrêmement 

au centre apo- , , > • i j" 

névro.ique. mince : ses adhérences au centre aponévrotique du dia- 
phragme ont fait penser qu'il en était un prolongement; mais 
«•es adhérences n'ont lieu d'une manière très-intime qu'en 
avant; elle est beaucoup moindre chez le fcetus et chez l'en- 



DU PÉRICARDE, 3g 

fatit nouveau-né. Il résulte d'ailleurs de cette adhérence que 

le péricarde obéit à tous les mouvemens du diaphragme. ^® feuillet 

T r -n Cl 1 1 f J • fibreux du pé- 

Leieuiliet ribreux se prolonge sur la surrace des gros vais- ricarde fournit 
seaux qui s'ouvrent dans les cavités du cœur, et fournit à ''^■'* e"'°<='' fi- ' 

A T • • 1 ' !• breuses à l'ori- 

chacun d eux une gaine peu distincte qui ne tarde pas a dis- g;„e des gros 
paraitre. ' *'';'"'=^ vascu- 

Feuillet séreux. Le feuillet séreux du péricarde représente, 
comme toutes les membranes séreuses , un sac sans ouver- Feuillet sé- 
ture , adhérent par sa surface extérieure , libre et lisse par ^^^^' 
sa surface intérieure, et qui, après avoir tapissé le feuillet 
fibreux, se réfléchit sur les gros vaisseaux à la base du cœur, 
pour recouvrir le cœur lui-même, dont il forme la mem- 
brane externe. Nous lui considérerons une portion pariétale 
et une portion viscérale ou réfléchie. 

Portion pariétale. L'adhérence entre le feuillet fibreux et j„ Portion 

le feuillet séreux du péricarde est tellement intime, qu'il est pariétale da 
, . ,.pp ., , , , T., , ^ feuillet séreux. 

Dien diîiicile de les séparer. JMous retrouverons les mêmes 

adhérences à la dure-mère. 

Portion réfléchie ou 'viscérale. C'est au moment où la 2». Portion 

membrane séreuse se réfléchit du péricarde sur les gros vais- l'^ûéchie ou 

. . / A 1 ' 1 viscérale. 

seaux, qu on peut aisément reconnaître la présence de cette 
membrane. 

La séreuse réfléchie forme, 1° une gaîne commune, mais ^ . 

1 . , ) , , ^ . Gaine qu elle 

complète, à l'aorte et à l'artère pulmonaire à la fois; on fournit aux 
trouve souvent du tissu adipeux dans le sillon de séparation ^^i*^*'^'^^- 
de ces deux vaisseaux; 

2". Des demi-gaînes aux veines-caves et aux quatre veines 
pulmonaires, lesquelles sont lisses seulement par la moitié 
antérieure de leur circonférence. 

3° Le cœur est revêtu en totalité par la membrane se- r^, . , , 

_ ^ . . , lenmte de 

reuse. Elle y est dune extrême ténuité. Dans les cœurs pour- la séreuse sur 
vus de graisse , elle est soulevée par des flocons adipeux '^ ^^^'^' 
analogues aux appendices épiploïques du gros intestin. 

Vaisseaux et nerfs. Les artères du péricarde sont extrê- 
mement déliées , elles proviennent des branches environ* 



Artères. 



Veines. 



40 • ANGÉIOLOGIE. 

nantes, telles que les diaphragmatiques supérieures, les thy- 
miques et les bronchiques : les veines péricardiques acconi' 
pagnent les artères et vont aboutir dans la veine azygos. On 
dit que plusieurs se rendent aussi dans les veines coro- 
naires. 
„ , Les vaisseaux lymphatiques vont se rendre dans les ean- 

Vaisseanx ... , . 

lymphatiques, glions qui entjourcnt la veine-cave supérieure. , 

Existe-t-il des nerfs dans le péricarde ^ Gela est possible ; 
mais on ne les y a pas encore démontrés. 



Nerfs . 



DES ARTERES. 



CONSIDERATIONS GENERALES. 

On donne le nom Ôl artères (i) aux vaisseaux qui naissent Définition, 
des ventricules et à leurs divisions. 

Il y a deux systèmes d'artères : l'un qui a son origine au il y a deux 
ventricule droit , l'autre qui naît du ventricule gauche. Le syst«™fs ^"^' 
premier a pour tronc ^Timiùî Y artère pulmonaire , le second monaire, l'au- 
\ artère aorte. tre aor tique. 

Ces deux systèmes artériels, qui sont tout-à-fait distincts _, 

•' ' ^ Us commu- 

cliez l'adulte , communiquent entre eux largement , et ne nîquent entre 
forment qu'un système unique chez le fœtus. ^°^ ^ 

Les généralités dans lesquelles je vais entrer s'appliquent 
plus particulièrement à l'artère aorte et à ses divisions. 

Idée générale du système artériel. 

Les artères représentent ^une succession non interrompue 

, , , . . . ,, On peut 

de canaux decroissans qui naissent tous a un tronc commun, comparer le 
On peut , sous ce rapport, comparer l'ensemble du système système arté- 

,.,, -, ,, ,, 111 riel à nn arbre 

artériel a un arbre, dont le tronc est 1 aorte, dont les bran- ^q^j i^ t^onc 
ches, les rameaux, les ramuscules, etc., sont représentés par «e divise et se 

, ,. . . . . . , ,, , ^ subdivise. 

les divisions qui naissent successivement de 1 aorte , c est-a- 
dire de l'origine commune. 

Comme, d'une autre part, l'ensemble des divisions arté- 
rielles l'emporte de beaucoup en capacité sur l'aorte, on peut 

(i) Artères, de «>î^, air ; rripsiv, garder. La composition de ce 
mot atteste l'erreur dans laquelle étaient tombés les anciens , qui 
trouvant ces vaisseaux habituellement vides et béants sur le cada- 
vre, s'étaient imaginé qu'ils contenaient de l'air pendant la viç. 



4a - ANG:élOLOOIE. 

On peut ans- avec autant de raison envisager le système artériel comme 
comiurun''cô- "" cône, dont la base serait dans toutes les parties du corps, 
ne. et le sommet tronqué à l'aorte (i). 

L'étude des artères présente à considérer leur nomen- 
clature, leur origine, leur trajet, leur direction, leurs rap- 
ports, leurs anastomoses, leur terminaison et leur texture. 

Nomenclature. 

La nomenclature des artères laisse peu de chose à désirer 

nomenclature ^^"^ ^^ rapport de l'exactitude; les dénominations sont dé- 

desarières, duites , 1° du nom des parties auxquelles se distribuent les 

artères: ex. , artères thyroïdiennes, linguales, pharyngiennes, 

etc. ; 2° de leur situation : ex. , artères fémorale , radiale ; 

3° de leur direction: artères circonflexe, coronaire. 

La distinction des artères repose tantôt sur des limites na- 
turelles, tantôt sur des limites artificielles. 

On peut considérer comme limites naturelles ^ d'une part, 
Limites na- . ,, . . ,, , .,,... 

tnrelles. le pomt dongme; dune autre part, le point de division 

d'une artère: ex., artère iliaque primitive, artère carotide 

primitive. 

Les limites artificielles ont pour objet d'établir, dans un 

Limites artî- ^ . • i i • • i» 

ficielles. même tronc artériel, des sections qui permettent d en ex- 

poser les rapports avec plus d'exactitude. C'est ainsi que nous 
verrons l'artère du membre supérieur porter successivement 
les noms de sous-clavière, axillaire et brachiale. 

Origine des artères. 

L'origine (2) commune du système artériel est l'aorte qui 
naît du ventricule gauche de la manière indiquée (voyez 

(i) Ilaller a réuni toutes les évaluations comparatives qui ont 
été faites entre les troncs principaux et l'ensemble de leurs divi- 
sions respectives. (Elem. ])liys., 1. 1, p. iSi à i6Ji ) 

[1) Le mot origine ne doit pas être pris ici dans le sens propre 
et rigoureux ; car il n'est nullement démontré que les artères se 



DES ARTÈRES EN GIÉNÊRAL. 4^ 

7œur\ Mais les origines des autres artères se font d'après 

erlaines lois tres-generales. Ainsi, i" deux artères d un vo- raies d'après 

ame égal naissent de l'extrémité d'une artère plus volumi- lesquelles se 
, , . , 1 1 1 T -1 f'ïi* loiîgine 

leuse, et semblent être le résultat de la biturcation de cette des artères. 

rtère; les artères qui offrent ce mode d'origine, peuvent 

tre désignées sous le nom (ïartcres terminales. 2" D'autres 

rières naissent de l'un des points de la circonférence d'un 

aisseau plus volumineux j on peut appeler co/Za^em/e* les 

rtères qui présentent ce mode d'origine. 

Les artères terminales naissent presque toujours de ma- 

^ ^ . j- • • Mode d'o)i- 

lière à constituer une bifurcation a angle aigu. La division ^^^^ ^^^ ^j,,^. 

lichotoraique ou par bifurcation est la plus fréquente. Quant res terminales. 

l'ouverture de la bifurcation sous un angle aigu, elle est 

ividemment favorable au cours du sang, qui, d'une part, 

;onserve, à peu de cbose près, la direction primitive de son 

mpulsion, et qui, d'une autre part, est facilement divisé 

lans la colonne qu'il forme par l'arête ou angle saillant qui 

iccupe l'embranchement des deux divisions. 

Les artères collatérales se séparent très - souvent à angle 

igu, mais quelquefois aussi à angle droit et nieme à angle Mode d'ori- 

, 1 •> T • • 1 J ginedesartères 

>btus. Les deux dernières dispositions, et surtout la «er- j,QUgj^j,jjjgg 
lière, sont. défavorables au cours du sang. Il faut bien re- 
iiarquer que parmi les artères qui suivent un trajet ré- 
rograde par rapport au tronc qui les fournit, il en est un 
;rand nombre qui naissent néanmoins à angle aigu. Le 
■alibre des artères terminales est assez exactement propor- 
ionné au calibre de l'artère qui les fournit, les artères colla- 
érales ne sont nullement proportionnées au calibre des 
roncs qui les fournissent. Nous en verrons un exemple re- 
narquable dans les spermatiques , comparées à ra9rte dont 
ïUes naissent. 

léveloppent du cœur vers les extrémités. Une théorie fort ingé- 
lieuse tend, au contraire, à établir que le développement se fait 
les extrémités vers le cœur. 



44 ANGÉIOLOOIE. 

Le calibre jj ggj. ^ remarquer que le calibre d'un tronc principal ne 

d'un tronc ,. . ^ • i i i .1 r • -tr 

principal ne diminue pas en proportion des branches qu il lourmt. Voyez 
diminue pas Pj^o^te au moment où elle pénètre dans l'abdomen, et au rao- 

«n raison des . m* ... 

branches qui ment où elle va se diviser en ihaques primitives. 

fournit. 

Variétés anatomiques des artères. j 

Les variétés Aucun système d'organe n'est plus sujet aux variétés ana- j 

portent surl'o. tomiqucs quc Iss artèrcs. 

[ê^t"^ *' *°^ ^^^ variétés portent tantôt sur l'origine seulement, tantôt 
sur le trajet, presque jamais sur la terminaison. L'étude de 
ces variétés est d'une haute importance en chirurgie, sous le 
rapport de la ligature des artères, aussi bien que sous le rap- 
port des opérations qu'on pratique dans leur voisinage. 

Trajet des artères. 

Les artères principales suivent, en général, la direction de 
des artères?" l'axc des membres. Lcs artèrcs secoudaircs , tertiaires, etc., 
affectent des directions extrêmement variées, et qui ne sont 
soumises à aucune loi déterminée. 

Les artères principales sont généralement rectilignes; mais 

^^es artères eiigs offrent de légères inflexions. Celles-ci, en donnant à 

sontreetilimes l'artère unc longueur plus considérable que celle du raem- 

avcc des in- J^fg auquel elles appartiennent, préviennent la déchirure de 

U63ÛODS ltî*'C~ 

res. " l'artère dans l'état d'alongement des membres, alongement 

qui se borne à effacer les courbures des artères, et ne peut, 
par conséquent, faire subir à celles-ci un tiraillement nuisi- 
ble. On peut constater l'utilité des courbures artérielles en 
Utilité de examinant comparativement l'état des artères pendant l'ex- 
cès inflexions, tension OU pendant la flexion des membres thoraciques et 
abdominaux. 
,,, . , Un grand nombre d'artères présentent àe& flexuosités très- 

l'IexaosUes ^ ^ ^ ^ ' 

artérielles. prononcées, maintenues, suivant la remarque deHaller, par le 

tissu cellulaire ambiant, et qui sont en rapport avec certaines 

Leurs usii"cs. conditions pariiculières des organes auxquels se distribuent 

ces artères. Ainsi, on rencontre des artères très-flexueuses, 



BES ARTÈRES EN GÉNÉRAL. 4 5 

. , j 1^ . 1 i*. Elles se 

*. dans les parties qui sont soumises a des alternatives de prêtent anx al- 
llatation et de resserrement considérables. Telles sont les ternatives de 

, . 1 dilalation et 

exuosités des artères coronaires du cœur, coronaires des ^^ 



ressene- 



Jvres. nient des par- 

, 1 j) ties. 

2". Les flexuosites, en augmentant la longueur dune ar- 
ire dans un espace donné, augmentent l'étendue de la sur- 2°.Eiîesang- 
ice sur laquelle peuvent naître des branches collatérales. Les ™^"*''^,*J^j^°''^ 
ourbures de la maxillaire interne, de l'ophthalmique , ont des artères col- 
videmment cet avantage; c'est très-probablement au même latérales. 
enre d'utilité que se rattache la courbure de l'aorte. 

3°. Les flexuosites existent encore dans des parties où elles s\EllesMé- 
emblent avoir pour avantage d'atténuer la force et la rapi- nuem la viva- 

^ ° . » j • cite dimpul- 

ité du cours du sang; on ne peut méconnaître cette desti- ^j^^ j„ 5^„g 
ation dans les courbures des artères carotides internes et 
ertébrales. Bichat, il est vrai, a objecté que dans un système 
e canaux communiquans et remplis, la courbure des canaux 
l'influait en rien sur la vitesse des liquides. Mais je réponds à 
ela que ce principe, qui est vrai quand on l'applique à un 
ystème de tubes inextensibles, ne s'applique pas de même à 
in système de canaux dilatables, comme les artères. Dans 
e cas, en effet, une partie de la quantité de mouvement 
'exerce contre la courbure même, y détermine un certain 
iegré de redressement : d'où une déperdition dans la quan- 
Lté totale de mouvement. 

4°. Il est des flexuosites qui sont acquises. 11 en est d'autres ^^. ^.jj^g ^^^^ 
fui sont le résultat du progrès de l'âge. Elles proviennent de «n simple ré- 

., , , .wii-i-A 1 / sultat du pio- 

alongement des artères, qui s établit lui-même par le meca- g^..^ j^ l-^e^ 
lisme suivant : A chaque contraction des ventricules , les. 
irtères tendent à s'alonger aussi bien qu'à se dilater. Or, 
;hez les vieillards, chez ceux surtout dont le cœur est vi- 
goureusement constitué , cette tendance à l'alongement se 
convertit en un alongement réel et permanent , ainsi qu'on 
e voit dans l'aorte abdominale , les ihaques primitives, l'hu- 
nérale, la radiale, qui présentent, chez presque tous les 
neillards, des inflexions alternes tout-à-fait étrangères à 



46 ANG^IOLOGtE. 

l'enfant et à l'adulte. On peut rattacher aux flexuosités ac- 
quises celles qu'on voit survenir dans les artères collatérales 
après l'oblitération du tronc principal. 

Anastomoses. 

Dans le cours de leur trajet, les artères communiquent 

Anastomoses entre elles par des branches qui tantôt unissent l'un à l'autre 

deux troncs difiërens, tantôt font communiquer deux par- 

Diverses es- jjgg ^^^^ mèmc tronc. Ce mode de communication porte le 
peces d anas- ^ ' 

tomoses: nom à' anastomose (^a«ct, pas; s-rofActj bouche). Il y a des ana- 
stomoses de plusieurs genres : 
i».Parinos- ^''* h'anasto/nose par inosculatîon on par arcade , dans 
cnlation ; laquelle deux vaisseaux qui viennent en sens opposé s'abou- 
chent par leur extrémité et forment une arcade. 

2'. U anastomose par communication transversale : celle 

2 . Par com- ^ ' 

mnnication qui a lieu entre deux troncs parallèles, au moyen d'une 

transversale. Jjranche perpendiculaire à leur direction. Exemple : artère 

communiquante antérieure, etc. 

-„ _, 3°' L'anastomose par com^er^ence . qui a lieu entre deux 

3°. Par con- ^ a i ^ 

vergence. branches artérielles qui se réunissent à angle aigu pour 
constituer une artère plus considérable. Exemple : réunion 
des artères vertébrales, pour constituer le tronc basilaire. 
,, ,, Les anastomoses par inosculation ou par arcade qui cons- 

Role supple- ^ . ^ . . ^ • n ' i i- 

iiientaire des tituent la voic de communication la plus habituelle, etablis- 
aiiastomoses. g^j^,. jg long des gros troncs artériels une voie collatérale 
non interrompue, qui peut suppléer le tronc principal. 
C'est l'existence de ces anastomoses, et la faculté qu'ont les 
artères de se développer d'une manière en quelque sorte 
indéfinie , qui a inspiré aux chirurgiens l'heureuse au- 
dace de tenter la ligature des troncs artériels les plus Volu- 
„ .,. . , mineux. 

Utilité aes , , , . 

an;!stomoses Les anastomoscs par inosculation ont quelquetois pour 

pour répartir ^g^^g ^q régulariser la distribution du san^, et de répartir 

sur une grande " ° ^ *-" • i ' i i 

étendue la dis- l'origine des artères sur une étendue plus considérable, 
tnbutton du ^/^i^gi^ ^ l'aide de quelques arcades successives, on voit l'ar- 



DES ARTÈRES KN GÉNÉRAL. 47 

tère mésenteriqvie supérieure fournir à toute la longueur 
de l'intestin grêle des rameaux qui s'y portent perpendicu- 
lairement. 

Formes et rapports. 

Les artères représentent des cvlindres réguliers lorsqu'elles 
, , 1 1 "' I • • Forme des 

nemettent aucune branche, et des cônes, ou mieux , une 3j,j^j.çg 

succession de cylindres décroissans, lorsqu'elles s'épuisent 
graduellement par l'émission d'un certain nombre de ra- 
meaux. Cette forme arrondie, jointe à la laxité du tissu cel- 
... ,. , i-'i ^ i-iii' Conséquence 

luiaire ambiant, leur permet d échapper a une loule de le- ^^ j^^j. fm.^jg 

sions. Ainsi, les artères huniérale, fémorale, glissent sur la cylindrique, 
tête de l'humérus et du fémur quand ces os se déplacent : 
ainsi, les artères carotides échappent quelquefois, contre 
toute probabilité , à l'instrument tranchant dirigé sur la ré- 
gion du cou. 

Les artères ont des rapports , i" ai>ec les os, qui leur ser- 

. . . , Rapports 

vent de support, et qu'elles avoisinent plus ou moins immé- des artères.- 

jdiatement. Voyez l'aorte appliquée sur la colonne vertébrale; ^ , 

voyez encore les artères des membres qui, à leur sortie du os, 

tronc, s'appuient sur les os correspondans, y impriment en 

quelque sorte leur passage par une dépression , et peuvent 

y être comprimés facilement, [Fof. Ostéologie. ) 

Les rapports des artères avec les articulations sont la source 
,,. , . . . , Et leurs àr- 

d inductions pratiques importantes. Les artères occupent ticnlationa- 

toujours le sens de la flexion ; et comme dans un membre, le 

sens dans lequel les grandes articulations se fléchissent est 

alternativement en avant et en arrière, les artères se dévient t „ ^•..„. 

' lies artères 

pour aller chercher en quelque sorte le sens de la flexion, occupent tou- 

XT 1' .^^ r" j 1 • T ' 1 l'ours lesens de 

Voyez larteij^^em orale devenir poplitee; voyez encore la j^ £1^^;^^^^ ^^^ 
brachiale, placée d'abord dans le creux de l'aisselle, se dévier membres. 
en avant au pli du bras. En vertu de cette disposition, les 
artères sont protégées par la situation habituelle, et en quel- 
que sorte instinctive de nos membres. 

D'une autre part, la situation des artères au voisinage 



I 



48 ANùÉXOrOGlE. 

des articulations , le défaut de flexuosité des artères à leur 
niveau, expliquent la déchirure des vaisseaux par Teffet d'une 
luxation , et souvent aussi par les efforts immodérés de ré- 
duction. 

, a° ^f^c /ej;w«5c/e^. Les muscles sont les org-an es essentlel- 
2". Avec les , . , 

muscles; lement protecteurs des artères, qu'ils séparent de la peau. Il 

existe au centre de nos membres de grands espaces celluleux, 

destinés aux artères principales , et au milieu desquels elles 

trouvent un abri contre les lésions extérieures. 

Il existe pour la plupart des artères un muscle qui leur est 

t llites"des*arl P^"* particulièrement destiné et qu'on pourrait appeler leur 

téres. muscle satellita. Ainsi , le couturier est le muscle satellite de 

l'artère fémorale; le sterno-cléido-mastoïdien , celui delà 

carotide primitive; le biceps humerai, celui de l'artère hu- 

mérale, etc. 

. 3°. Avec la peau. Il est des artères qui sont sous-cutanées, 

peaa; OU mieux sous-aponévrotiques dans une certaine partie de 

leur étendue, et cela presque toujours à leur sortie du tronc 
pour les artères volumineuses : exemple , artère fémorale. 
Les artères du crâne sont intermédiaires à la peau et à 1 apo- 
névrose épicranienne dans toute leur étendue. On conçoit 
l'importance de ces rapports pour l'emploi des moyens 
compressifs. 
^ . . 4°- Av(^c les veines. Les artères sont toujours en rapport 

veines; avec des veines qui leur sont accolées. Lorsqu'il existe deux 

veines satellites pour une artère, l'artère est toujours inter- 
médiaire aux deux veines. 

S''. Les nerfs. Les artères servent de support aux plexus 
5% Avec les -^ i i • • • /-v a • 

nerfs; nerveux des organes de la vie nutritive. On peut même consi- 

dérer ces plexus comme une tunique accessoire de cet ordre 
de vaisseaux. D'autres nerfs, sans être aussi immédiatement 
liés aux artères, ont avec les vaisseaux un rapport constant , 
qu'il importe de connaître, soit pour les éviter, soit pour di- 
riger l'opérateur dans la ligature des vaisseaux. On pourrait 
admettre pour chaque artère un nerf satellite. 



DES AKTiKES EN GÉNÉRAL. l^g 

6". Ji^ec les gaines aponévrotiques. Les artères principales _. . . 
(les membres sont pourvues d'une gaîne fibreuse , qui leur gaînes aponé- 
appartient en commun avec leurs veines, et souvent avec ^"^"^"l""' 
les nerfs satellites. Lorsqu'une artère traverse un muscle, 
elle est prote'gée dans son passage par une gaîne ou par 
une arcade aponévrotique, qui prévient, ou du moins mo- 
dère les effets de la compression pendant la contraction de 
ce muscle. 

7°. Enfin, les artères sont entourées d'une gaîne celluleuse, Gaîne ceîlu- 
lâche, qui leur permet et leur dilatation et leur locomotion. ^^"*^ ^^^ ^'■" 
La laxité de ce tissu cellulaire, tout en favorisant le dépla- 
cement des artères sous l'action des instrumens vulnérans,per- 
met d'isoler ces vaisseaux àl'aide d instrumens mousses etinof- 
fensifs. Comme c'est à travers cette gaîne celluleuse qu'ar- 
Avent aux parois artérielles les vaisseaux nourriciers , on 
conçoit l'inconvénient d'un isolement trop étendu du vais- 
seau dans la ligature des artères. 

Terminaison des artères. 

Les divisions des artères ne sont pas aussi multipliées qu'on , , 

, ^ *^ ... '-•^ nombre 

pourrait le croire au pi-emier abord. Le nombre des divisions des divisions 
successives, à partir de l'aorte, ne s'élève pas au-delà de ^'!*"5^.^^*^ **' 
vingt. 

Les terminaisons des artères ont lieu dans l'épaisseur des 
organes. Le nombre des artères qui se distribuent dans 
chaque organe est en rapport avec l'activité de ses fonc- 
tions; les organes qui sont chargés d'une sécrétion, sont 
bien plus riches en vaisseaux que les organes qui Sjont bornés 

aux fonctions nutritives. Ouant à la terminaison proprement 
Ti ^o •'^T\ii 1 ' Terminaison 

dite des artères. Sœmmerin g, Prochaska etautresont observe ^^^ anères, 

qu'elle diffère dansles divers organes. Renvoyant pour cet objet 

à l'anatomie de texture , je me contenterai de dire ici que les 

artères aboutissent au système capillaire , où elles se conti- 

niient avec les veines. 

3. 4 



5o , ' AXCilOLOGIB. 

Texture des artères. 

Destroisfuni- Trois tuniques superposées constituent les parois des ar- 
ques artérielles tère3^ savoir : une externe, une moyenne et une interne. 

^ . i". Tunique externe. Généralement nommée tunique cellu' 

i'. I unique •' _ ^ ^ _ 

cellfllease. leuse ^ se continuant en quelque sorte avec le tissu cellulaire 
ambiant, et que Scarpa considère, mais à tort, comme ne 
faisant point partie intégrante des artères. 

Elle est constituée par un tissu filamenteux , aréolaire , 
comme feutré, qui ne s'infiltre jamais ni de graisse, ni de 

Elle est com- , . , . , , , , , 

posée de lissu serosite , et qui ma paru présenter tous les caractères du 
dartoïde. tissu dartoïde. C'est à cette tunique que je crois devoir rap- 

porter tous les phénomènes de contractilité qu'on a at- 
tribués à la tunicftie moyenne. Elle seule résiste à la cons- 
S«s usages. ..... X ,. . , . , , 

tnciion des ligatures;^ qui divisent plus ou moms complets 

ment les autres tuniques. 

2.^^. T unique propre ou tunique moyenne. C'est à elle sur- 
2». Tonique tout que les artères doivent leurs propriétés caractéristi- 

moyecne ou ,-,,, ' ^ r\ • i • • ' 

propre. ques. Elle est composée de libres circulaires, qui s entre- 

croisent, à angles très-aigus, mais qui ne présentent pas la 
disposition spiroïde, admise par quelques auteurs. Sa cou- 
leur jaune et son élasticité lui ont fait donner les noms de 
Son exten- tunique jaune , tunique élastique. Elle est extensible dans le 
" ^ '*^* sens de sa longueur et dans le sens de son diamètre ; elle est 

Sa fragilité, f'^^g'l*^) se déchire avec la plus grande fiicilité par les tractions 
exercées suivant sa longueur, et se coupe sous la ligature. Son 
épaisseur est proportionnellement moins considérable dans 
les grosses artères que dans les petites. Cette tunique est de 
même nature que le tissu des ligamens jaunes : elle n'est 
Elle n'est point musculeuse par conséquent. D'ailleurs, la chimie n'y 
point mascu- Jenjontre pas de fibrinej les Irritans immédiats n'y dévelop- 
pent pas de contractilité; et qu.int aux prétendus phéno- 
mènes d'irriiabllité indiqués par Haller, ils s'expliquent par- 
faitement par "élasticité. 

3", Tunique interne. C'est une pellicule transparente, d'une 



DES ARTijKES EN G:ÉN]ÉRAI,. 5t 

excessive ténuité, qu'il faut bien distinguer de la couche sub- ^„ ^ . 

, , . " 3 • Tuniqné 

jacente, qu'on enlève presque toujours avec la membrane interne. 

propre. Elle est d'une couleur légèrement rosée, et lubréfiée 

par de la sérosité. Cette membrane paraît de nature séreuse: 

elle en offre les principaux caractères , la ténuité et la non 

vascularité. 

Vaisseaux et nerfs. Les vaisseaux artériels et veineux qui ^^^^ 
se distribuent dans l'épaisseur des parois artérielles, portent rum. 
le nom de vasa vasorum. 

Les artères reçoivent-elles des nerfs, ou bien les plexus l^j artères 

nerveux qui les accompagnent, vont-ils se distribuer intégra- reço'vent- elles 

. ■ . des nerfs ? 

lement à l'organe auquel se porte le vaisseau .^' Cette dernière 

opinion me paraît la plus probable. 
Préparation. 

Préparer une artère, c'est l'isoler des parties voisines, en 

conservant ses rapports. On pourrait à la rigueur étudier le , Préparation 

* ^ ^ ^ ° . des artères, 

plus grand nombre des artères sans autre préparation qu'une 

dissection attentive ; mais pour étudier les divisions arté- 
rielles un peu fines , il faut le secours des injections. 

La matière de l'injection que je crois la plus convenable 
est composée ainsi qu'il suit : 

i". Suif. 9 parties. 

:a°. Térébenthine. ....... i partie. pkersesum- 

' *■ tjeres a injec- 

3°. Noir d ivoire délayé avec de l'essence tion. 

de térébenthine ou du vernis . . 2 parties. 

Pour les injections à conserver : 

Cire I partie. 

Suif 3 parties. 

Vermillon, indigo, ou bleu de Prusse. . quant. suffis. 

préalablement délayé dansl'essence de térébenthine. 

Il convient de faire précéder l'injection générale par une 

injection de térébenthine ou de vernis à l'alcool , coloré 

avec les matières ci-dessus. 

Pour faire une injection très-pénétrante, on peut employer 

4. 



52 A,I7OÉl0L0GIE. 

la gélatine, qu'on a soin de colorer, soit avec du noir de 
fumée, soit avec du vermillon. 
Administra. Pour placer le tube dans l'aorte, scier le sternum à sa 

tion anatomi- . * 

que. partie moyenne dans toute sa longueur ; en tenir les deux 

fragmens à distance, au moyen d'une petite pièce de bois 
en chevalet; ouvrir le péricarde; prendre garde de con- 
fondre l'artère pulmonaire avec l'aorte ; soulever l'aorte à 
l'aide d'une ligature; inciser la paroi antérieure; introduire 
le tube. 

Pour injecter les artères coronaires, il faut introduire le 
tube à injecter par la (parotide. 



DES 

ARTÈRES EN PARTICULIER, 



ARTÈaE PULMONAIRE. 

Préparation. Pour injecter l'artère pulmonaire, le tobe à injec- 
tion sera introduit dans l'une des veines-caves. 

Ij'aj'tère pulmonaire , nommée par les anciens veine arté- L'artère 1- 
TÎeiise , parce qu'offrant tous les attributs extérieurs des ar- monaire est la 

^\ II c j • ' '^ 1 1 • 1 • veine artériea- 

teres, elle renferme du sang noir, s étend depuis le ventri- ^^^^^ anciens. 
cule droit jusqu'aux deux poumons. Elle naît du prolonge- 
ment infundibuliforme du ventricule droit j de là elle se Son origine, 
porte en haut et à gauche, en croisant l'aorte, au-devant de 
laquelle elle est située , et qu'elle embrasse par sa concavité j 
parvenue au côté gauche de cette artère, après i4 à i5 li- 
gnes de trajet, elle se divise en deux troncs qui se portent sa cUvisîon. 
transversalement , l'un à droite, pour le poumon droit, l'au- 
tre à gauche, pour le poumon gauche, et s'y terminent en 
se divisant. De l'embranchement des troncs pulmonaires droit 
et gauche naît un cordon, vestige du canal artériel du fœtus. Cordon qui 

. 11.. •» 1 1' ' • est le vestige 

qui s\ut la direction première de 1 artère, et qui va se porter Jq canal arfé- 
à la concavité de la crosse de l'aorte, au niveau de l'artère '^i^'* 
sous-clavière droite. 

A son origine, l'artère pulmonaire est recouverte en dehors ^ 

o ' ^ Ses rapports, 

parles fibres les plus élevées de l'infundibulum; à l'intérieur, 

elle est pourvue de trois valvules sigmoïdes , soupapes mobi- Valvules 

les, qui, en s'abaissant, interceptent complètement la lumière ''"S™"' 

du vaisseau. Une dissection attentive permet de reconnaître 

que l'artère pulmonaire est découpée à son origine en trois Destroisfes- 

festons correspondans aux valvules sigmoïdes; et qu'elle tient ^^^^ d'origine 

^ " 7 T. de l'artère pnl- 

au tissu du cœur, i par sa membrane interne, qui tapisse monaire. 
les cavités droite du cœur; a" par un prolongement détaché 



54 ANGÉrOLOGIK. 

des zones fibreuses, et qui va se fixer au bord convexe des 

trois festons et dans leurs intervalles anguleux. 

^. . Riwnorts et direction de l artère pulmonaire. Convexe en 

Diiection. ' ' ^ ^ \ 

avant et à gauche, l'artère pulmonaire est recouverte par le 

feuillet séreux du péricarde, dont elle est souvent séparée 

par du tissu adipeux ; concave en arrière et à droite, elle 

répond à l'aorte, qu'elle embrasse. I^es deux auricules , la 

droite et la gauche, correspondent à ses parties latérales. 

Dimensions Dimensions. Le tronc pulmonaire gauche a une longueur 
et rapports. ,, . i ' i -^ i i i 

(I un pouce environ: il repond, en arrière, a la bronche 
r». Dn ^ . . , , , , 

tronc pulmo- gauchc, dont il est quelquefois séparé par l'artère bron- 

naire gauche, ^hique , et Hiédiatement à l'aorte. En avant, le feuillet sé- 
leux du péricarde le recouvre, excepte au voisinage des 
f)Oimions , où les veines pulmonaires viennent se placer au- 
devant des divisions du tronc artériel. 
,„ j)jj Le tronc pulmonaire droit a de 16 à 18 lignes de Ion- 

tronc pnlmo- gueur; il répond en avant à la veine-cave supérieure et à la 
naire droit. . , \ \i • • \' 1 r 'i 

partie ascendante de 1 aorte, mais mediatement, car le reuil- 

let séreux du péricarde re\êt et l'aorte et la partie correspon- 
dante du tronc pulmonaire. En arrière, il répond à la 
bronche droite, et passe au-dessus de l'oreillette droite. 
Développement. Chez le foetus , le cordon fibreux , que 
Développe- n (US avons VU partir de l'embranchement des deux troncs 
meut- pulmonaires, est remplacé par un canal, canal artériel^ 

, dont le calibre ég^ale à peu de chose près celui de l'artère 
Da canal . . . ^ 

artériel. pulmonaire, et dont la direction est la mêmej tandis que les 

troncs pulmonaires droit et gauche sont alors très-petits. A 

la naissance, le sang passe en entier dans les poumons, et 

cesse de traverser le canal artériel qui s'oblitère. 



ARTÈRE AORTE. 



Préparation. L'aorte peut être étudiée sans le secours clés injec- 
tions (i). Pour l'étudier sur le sujet injecté, il faut prolonger jus- 
qu'au pubis la section médiane qui a été nécessaire pour l'injection; 
désarliculcr les clavicules ; écarter fortement, jusqu'à fracture de 
quelques côtes , la moitié droite de la moitié gauche du tliornx; 
maintenir l'écartement à l'aide d'une pièce de bois en chevalet; 
couper "en travers les parois abdominales; renverser le poumon 
gauche à droite. 

U aorte, ainsi nommée du mot grec dopm^ arfers, arteria Limites da 
magna, arterlarum omnium mater, origine commune de l'aorte, 
toutes les artères du corps humain , naît du ventricule gau- 
che, et se termine en se bifurquant au niveau de la qua- 
trième vertèbre lombaire. 

Situation. Elle est profondément située dans les cavités 

. / '11 Situation le 

thoracique et abdominale, le long de la colonne vertébrale, longduracliis. 
qui lui sert tout à la fois de support et de moyen de protec- 
tion. Dans les animaux chez lesquels l'aorte se prolonge au- 
delà du tronc, !a colonne vertébrale l'accompagne en lui 
fournissant une gaine ou canal osseux distinct du canal de 
la moelle épinière. 

Direction. Immédiatement après son origine, l'aorte se pro- cirectîon 
jet^Pl^ droite, pour se porter presque aussitôt en haut, en curviligne: 
décrivant une légère courbure, dont la convexité est à droite , '°- ^^"® ^® 

. , . péricarde. 

et en avant, et la concavité à gatiche et en arrière. 

Sortie du péricarde, elle change de direction , se recourbe 2°. Hors da 
brusquement, pour se porter presque horizontalement de péricarde, 
droite à gauche et d'avant en arrière sur la partie latérale 

(1) Il serait avantageux d'étudier l'aorte sur le sujet qui a servi à 
l'étude de la splanchnologie. 



56 ANGÉIOLOGIE. 

gauche de la colonne vertébrale , au niveau de la troisième 

vertèbre dorsale : là, elle se recourbe une troisième fois, 

e evient devenir verticale et descendante. Parvenue au dia- 

vertioale et r 

descendante, phragme, elle s'incline un peu à droite pour gagner la ligne 
médiane, et traverser l'anneau ou plutôt le canal que lui for- 
ment les piliers du diaphragme. A partir de ce point jusqu'à 
sa terminaison , elle occupe la partie moyenne de la colonne 
lombaire. 
Variétés de Variétés de direction. Il n'est pas fort rare de voir l'aorte 

direction. se courber à droite au lieu de se courber à gauche. Cette 
disposition peut coïncider avec la transposition générale des 
viscères thoraciques et abdominaux ou en être iadépen- 
dante. 
Calibre. Calibre de V aorte. Le calibre de l'aorte n'est pas le même 

dans les différens points de sa longueur (i) ; mais sa dimi- 
nution progressive n'est point en raison directe du nombre 
et du volume des branches qu'elle fournit. 

A son origine, elle présente trois ampoules qui sont cons- 

l'ao t ''"^"* ^ tantes et répondent aux valvules sigmoïdes : on les appelle 
sinus de V aorte. Elles tiennent à l'organisation primitive, et, 
sous ce rapport, il faut bien les distinguer dune dilatation 
que pi'ésente chez les vieillards la crosse de l'aorte du côté 
de sa convexité , et qu'on a appelée grand sinus de V aorte : 
cette dilatation est tout -à -fait le produit de l'impulsion 
du sang. 
j,.„. Du reste, le calibre de l'aorte diffère beaucoup suivant 

de calibre sui- les sujcts , même en l'absence de toute lésion orgaîji[ae 

vant les sujets. ' • i i r \ 

* appréciable (2J. 

(i) Ainsi le calibre de l'aorte à son origine, comparé au calibre 
de la même artère à sa terminaison, est, en général, comme 5 à 3 : 
d'où il résulte que la diminution de son calibre n'est nullement en 
rapport avec le nombre des branches qu'elle a fournies ; car les 
calibres réunis de ses branches collatérales surpasseraient de beau- 
coup le calibre de l'aorte. 

(3) Ainsi j'ai vu un sujet dont Faorlc présentait 4 pouces 8 lignes 



DES ARTÈRES. AORTK, §7 

Il est à remarquer que l'épaisseur des parois de l'aorte 
n'est nullement en rapport avec son calibre. 

On divise l'aorte en trois parties : i*^ la crosse de V aorte ^ Division de 
2° \ aorte thoracique; 3*^ V aorte abdominale. Ces deux der-^*°'^'^' 
nières sont désignées collectivement sous le nom à'aorte 
descendante. 

A. Crosse de V aorte. 

Je donnerai ce nom à toute la partie de l'aorte comprise Limites de 
entre l'orisine de cette artère au ventricule "jauche et le point Jf ^^°^^^ de 

o ^ " ^ 1 aorte. 

où le vaisseau est coupé perpendiculairement par la bron- 
che gauche (i). 

La direction de la crosse aortique n'est ni transversale, ni sa direction. 
antéro-postérieurCj mais oblique de droite à gauche et d'a- 
vant en arrière; dételle sorte, qu'antérieure, médiarie et 
sous-sternale dans sa première portion, elle est postérieure à 
sa terminaison , et en rapport avec la partie latérale gauche 
de la colonne dorsale. Nous rappellerons comme consé- 
quences de ces rapports , que le sternum dans les ané- Conséquences 
vrismes de la partie antérieure de l'aorte, et la colonne ver- i 

tébrale , dans ceux de la partie postérieure sont fréquem- 
ment altérés. 

Rapports. Nous examinerons les rapports de la crosse , p^appoits, 
1° dans sa portion péricardique ou ascendante; 2^ dans ses 
portions horizontale et descendante réunies. 

1°. Portion péricardique. Cachée en quelque sorte dans 

de circonférence au niveau de la crosse, et a pouces 6 lignes au 
niveau de son extrémité inférieure ; tandis que le calibre ordinaire 
de l'artère est représenté par ce dernier chiffre. 

(i) Les limites de la crosse de l'aorte ne sont pas bien définies. La 
plupart des auteurs séparent de la crosse la première courbure de 
l'artère. La limite inférieux'e est marquée par la naissance de la sous- 
clftvière gauche^ suivant quelques uns; par la bronche gauche, sui- 
vant d'autres ; enfin , suivant un grand nombre, par l'articulation 
de la quatrième avec la cinfjuièrae dorsale. 



58 ANGÉIOLOGIE. 1 

Ra orts de ^^P^'^isseur du cœuT à son origine, l'aorte répond en avant à 

la portion pé- l'infundibulum du ventricule droit, en arrière à la concavité 

ique . jgg oreillettes, qui se moulent sur elle. Adroite, elle appuie 

sur l'espèce de gouttière qui sépare l'infundibulum de l'ori- 

1». Dans sa fîce auriculo-ventriculaire droit; à gauche, elle répond à 

portion cachée i> > i • t ' '' • i 

parle cœur. 1 artère pulmonaire. Les conséquences pratiques de ces rap- 
ports sont importantes à noter. J'ai vu récemment une com- 
munication de l'aorte avec rinfundibulum ; les anévrisraes 
de l'origine de l'aorte peuvent s'ouvrir dans les oreillettes. 

Dégagée du cœur, la portion péricardique est entourée de 
2". Dans sa ^ , . , • i / i t 

portion libre. ^0"^ cotes, mais dans une et«mdue plus considérable en 

avant qu'en arrière, par le feuillet séreux du péricarde, qui 

lui forme comme une tunique accessoire, excepté en avant, 

en bas et à gauche, où elle répond immédiatement à l'artère 

pulmonaire, qui la contourne en pas de vis. En arrière, elle 

répond à la branche droite de l'artère pulmonaire; à droite, 

elle répond à la veine-cave supérieure : il suit de là que 

l'artère pulmonaire d'une part, l'aorte de l'autre, forment 

deux denii-anneaux ou deux branches dX, qui s'embrassent 

par leur concavité. La portion péricardique de l'aorte répond 

au sternum, dont elle est séparée par le péricarde et par le 

médiastin. 

Rapports de ^°' Deuxième portloîi , comprenant les portions horizontale 

la seconde et descendante de la crosse. Hors du péricarde, i° en avant et 

portion de la , / t . ' i i n ^ • i ' i 

crosse aorti- ^ gduche^ 1 aortc rcpoiid a la plèvre gauche, qui la sépare du 
que: poumon correspondant, lequel est excavé à ce niveau. Le 

lO.En avant nerf diaphragmalique et le pneumo-gastrique constituent en- 
core ses rapports immeciiats. 

2° En arrière et à droite, elle répond immédiatement à la 
ao.Enarne- i < v 

re et à droite; trachée, au commencement de la bronche gauche, a 1 œso- 
phage, au canal thoracique, au nerf récurrent, à la co- 
lonne vertébrale , et à un grand nombre de ganglions lym- 
phatiques. 

3" Par saconi^exiié, qui est dirigée en haut, elle donne 
naissance à trois troncs volumineux. Ce sont, en procédant 



BES ARTERES. AORTE. Sg 

e droite à ganche, le tronc hrachio-céphaliqiie^X artère caro- 3^. Rapports 

de primitive gauche Q.\\^ sous-( laviere gauclie. Lepointleplus de]aconvexité 

' , , ' 1 ^ 1 1 • ' u de la crosse, 

.ilniinant de cette courbure repond au tronc brachio-cepha- 

:jue chez l'enfant, et à l'artère sous-clavière gaucLe chez les 

eillards. L'intervalle qui sépare de la fourchette sternale le 

oint culminant de 4a courbure, Tarie suivant les âges et 

livantles individus: ordinairement la distance est de 10 à 12 Rappoitsdu 

n'nes chez l'adulte: elle est beaucoup moindre chez le vieil- point culmi- 

^ • -t • YCC iisntdela cros- 

rd et l'enfant nouveau-ne, mais par une raison bien clilîe- ^^ aonique 
jnte: chez î'enfant, c'est par le défaut de développement du avec la four- 

clicltc stcrnâlc» 

ernum, chez le vieillard , c'est par la dilatation de la cro-sse 
e l'aorte; chez quelques sujets adultes, on rencontre aussi 
n intervalle très-peu considérable, circonstance importante à 
oter pour l'opération de la trachéotomie. 

/\° Vax sa concavilé^(\m est dirigée en bas,la crosse de l'aoî'te 4'. Rapports 
épond: 1° au nerf récurrent gauche, qui l'embrasse comme de la concavité 
ans une anse à concavité supérieure; 2^' à la bronche gau- 

, . , , -v I 1 • 1 • ! 1 1 Double rap- 

he qui, placée en arrière de la portion horizontale de ia ,,[ ^^^^ ja 
rosse de l'aorte, devient antérieure à la portion descendante bronche gau- 
e cette même crosse : 1 aorte, dans le trajet de sa courbure, 
épond donc deux fois au canal aérien ; 3-° à un très-grand 
ombre de ganglions lymphatiques, qui remplissent en quel- 
ue sorte sa concavité. 

Anomalies de la crosse de V aorte. Une anomalie très-re- Anomalies 
larquable de la crosse de Taorte est celle dans laquelle delà crosse de 

1 , . . j. . 1 » • l'aorte. 

aorte, simple a son origine, se divise en deux troncs, qui 
assent l'un en avant et l'autre en arrière de la trachée, et 
e réunissent ensuite pour constituer 1 aorte descendante. On, 
vu l'aorte présenter dès son origine des traces de bifurca- 
ion. Dans ce dernier cas, il y a fusion de deux aortes en 
me seule; car on a trouvé cinq valvules sigraoïdes. 

B. Aorte thoracique. 

Elle est située dans îe médiastin postérieur, longe la co- 
onne dorsale, sur la partie latérale gauche de laquelle elle 



6o ANGÉIOLOGIÊ. 

est placée etproémine dans la cavité gauche de la poitrine 
dont elle diminue la capacité. 
Rapports de Rapports. Elle répond : i° à gauche ^ au poumon, don 
l'aorte thora- q]\ç. ggt séparée par le feuillet gauche du médiastîn postérieur 
z" à droite, à l'œsophage, à la grande veine azygos et ai 
canal thoracique; 3" en avant, elle répond, en haut, aux ar 
tères et aux veines pulmonaires gauches; en bas, à l'œso' 
phage, qui lui devient antérieur, avant de traverser l'ouver 
ture du diaphragme; au milieu, au péricarde, qui la sépare 
de la face postérieure du cœur; 4° ^'^ arrière, elle répond à 
la colonne vertébrale, dont elle est séparée supérieureraeni 
par le canal thoracique. 

li'aorte thoracique est entourée par une grande quantité 
de tissu cellulaire et par un grand nombre de ganglions lym- 
phatiques. 
T. •, Portion diaphragmatique de F aorte thoracique. Le dia* 

la portion dia- phragnie n'offre pas une simple ouvertui^e, un cintre aponé- 
de^TaOTtetho- 'vrotique à l'aorte; mais ses piliers lui forment un demi-canal 
racique. musculeux, de i5 à i8 lignes de longueur, terminé inférieu- 

reiîienl par le cintre. Elle est accompagnée par le canal tho- 
racique et par la veine azygos. C'est au niveau de ce canal que 
l'aorte, de latérale qu'elle était, s'incline un peu à droite pouï 
devenir antérieure- 

A. Aorte abdominale. 
Rapports de ^ , . , . , 

l'aorte abdo- Elle occupe la partie moyenne de la région antérieure de 
mma.e. celte colonne , et répond, i" à «/ro/^e, à la veine-cave infé- 

rieure; 2° en avant, au pancréas, à la troisième portion du 
duodénum, qui repose immédiatement sur elle; dans le reste 
de son étendue, au bord adhérent du mésentère, et au péri- 
toine, qui revêt la région lombaire de la colone vertébrale. 
L'estomnc et les circonvolutions de l'intestin grêle séparent 
1 aorte de la paroi abdominale antérieure. Lorsque l'intesLin 
grêle est plongé dans le bassin , l'aorte abdominale peut 
être sentie immédiatement derrière la paroi de l'abdomen ; 



DS5 ARTÊaES. ARTÈRES CARDIAQUES. 6l 

compression facile de cette artère peut être portée au 
)int d'intercepter complètement le cours du sang (i). 

Branches que fournît Vaorte dans son trajet. 

Les artères terminales de l'aorte sont la sacrée moyenne Artères tor- 
ies deux artères iliaques primitives ; les artères collatérales finales. 
nt très-nombreuses. On peut les diviser, i° en celles qui Anères col- 

. / . i. 1 « latérales, 

lissent de sa portion pencardique : ce sont les artères co- , 

. . , , Artères qaî 

naires ou cardiaques j 2° en celles qui naissent de sa cour- naissent, 
re : ce sont le tronc brachio-céphalique, l'artère caro- 1° Ue la 
le primitive gauche et l'artère sous-clavière gauche. Nous '^'"^' "'^®' 
nsidérerons ces artères comme des artères terminales , 
►nt la réunion a reçu le nom à' aorte ascendante, par 
►position à Y aorte descendante 5 3° en celles qui naissent 
sa portion thoracique : on peut les distinguer, en artères 
riétales : ce sont les intercostales; en artères ^viscérales : , '"I^f'^iorte 

' thoracique, 

sont les artères bronchiques , œsophagiennes et mé- 
astines ; 4° ^n celles qui naissent de sa portion ahdomi" 
le : on peut les distinguer en artères pariétales , ce sont 3* De l'aorte 
\ artères lombaires et les diaphragmatiques ; en artères atdommale. 
scérales : ce sont les artères cœîiaque , mésentérique su- 
rieure, mésentérique inférieure, capsulaires , rénales, 
ermatiques. 

ABTiRES QUI NAISSENT DE l'aORTE A SON ORIGINE. 

Artères coronaires ou cardiaques. 

Préparation. Enlever et le feuillet séreux qui revêt le cœur et 
graisse des silloDs ; pour bien voir l'origine de ces artères, 
lever l'artère pulmonaire et l'infundlbulum du ventricule droit. 

Artères nourricières du cœur , les artères cardiaques sont 

(i) Cette compression est surtout facile chez une femme qui 
jnt d'accoucher, vu le relâchement des parois abdominales, qui 
laissent déprimer avec facilité, et vu le déplacement facile des 
•convolutions intestinales. 



Oa ANGEIOLOGII. 

„ , en quelque sorte les vasa vasorum de cet orsrane: elles soi 

Il y a deux T T O 7 

arrères cardia- au nombre (le deux, distinguées en droite el gauche, à raiso 

^"^^* de leur origine, et en anlérieure et postérieure ^ à raison c 

leur distribution. 

Variétés de Leur nombre n'est pas constant. On voit quelquefois 1 

nombie. deux cardiaques naître par un tronc commun, à gauche c 

l'artère pulmonaire (i). 

On rencontre quelquefois trois artères cardiaques; Meck 

en a vu quatre; mais ces variétés de nombre n'influent nu 

lement sur la distribution, et ces artères surnuméraires r 

présentent des branches qui, au lieu de naître des artèr 

coronaires elles-mêmes, viennent directement de l'aorte. 

Origine, ElWs naissent de la partie antérieure delà circoi 

Origine des féience de l'aorte, immédiatement au-dessus du bord lib; 

ques,au dessus des valvules sigmoïdes, dans la partie la plus élevée des dei 

du bord libre sjnus corresDondans. Cette origine est telle, que les orific 
des valvoles. , ^ . ^ *' , , , 

de ces vaisseaux ne sauraient être recouverts par les valvule 

lorsque celles-ci viennent à s'appliquer contre les parois ao 

tiques: d'où il résulte que le cœur reçoit le sang artériel e 

même temps que tous les organes. L'angle de leur origir 

es se se- ^^^ extrêmement obtus, tellement que le cours du sang dai 

pareut a angle ' ^ o 

obtus. les artères cardiaques est complètement rétrograde. 

Les artères cardiaques ditfèrent entre elles, i" par leur ci 
entre les deux libre: celui de la droite est plus considérable que celui c 
artères cardia- j^ wauche : 2° par leur trajet, qui nécessite une descriptio 
spéciale pour chacune d elles. 

Artère cardiaque gauche, ou antérieure. Principalement de 
tinée au sillon antérieur du cœur, elle est cachée à son or 
gine par rinfundibulum, se dégage entre cet infundibului 
et Tauricule gauche, gagne le sillon de la face antérieure d 
cœur, le parcourt en décrivant desflexuosités dans toute se 

(i) On trouve les arlères coronaires désignées par les anciei 
auteurs, et notamment par Bartholin , sous le nom de coronon 
modo simplex, modo gemina. 



BES ARTÈRES. ARTÈRES CARDIAQUES. 63 

tendue, et va s'anastomoser sur le sommet du cœur avec ia „, . 

. , . , . Irajet et 

ardiaque droite ou postérieure. Il n'est pas rare de voir cette terminaison de 
rtère se partager en deux branches, dont l'une parcourt le ' ^^'^'e cardia- 

, , , , , . que gaache, 

lion antérieur, et l'autre se porte sur la face antérieure du 
entricule gauche. Dans ce trajet, elle fournit au niveau de 
1 base des ventricules, une branche auriculo-ventriculaire, 
ui se détache à angle droit, gagne !e sillon auricuîo-ventri- 
ulaire gauche, qu'elle parcourt, contourne par conséquent 
i base du ventricule gauche, jusqu'au niveau du sillon ven- 
'iculaire postérieur du cœur, où elle s'anastomose avecl'ar- 
îre cardiaque droite. 

Arlerc cardiaque droite ou postérieure. Plus volumineuse 
ue la gauche, elle naît à droite de l'infundibulum, enlre cet terminaison de 
îfundibulum et l'auricule droite : placée immédiatement l'artère cardia- 

t • • •!• T '1 l*^® droite, 

près son origine, au milieu d une assez grande qtjanîise de 

ssu adipeux, elle se contourne immédiatement pour gagner 

: sillon auriculo-ventiriculaire droit. Parvenue à la base du 

lion postérieur des ventricules, elle s'infléchit à angle droit, 

our se placer dans ce sillon , qu'elle parcourt ju.sqis'au som- 

let du cœur, où elle s'anastomose avec la cardiaque gauche. 

•u moment où elle change de direction , l'artère cardiaque 

roite fournit une branche qui va s'anastomoser avec la 

ranche auriculo-ventriculaire, fournie par l'artère cardia- 

ue gauche. 

U résulte de cette description, i° que les artères cardia- 

.1 T • • • • 1 ^ 1 •)! 1 Résumé de 

lies et leurs divisions principales occupent les sillons du j^ disposition 

Bur • 2° que ces artères constituent deux cercles récipro- des artères 

i- 1 . .,1 V cardiaques. 

ieinent perpendiculaires . comme ces sillons eux-inemes; 

* que le cercle artériel auriculo-ventriculaire est constitué 
, . ^ . . Elles for- 

droite par le tronc même de la cardiaque droite, à gauche mentdenxcer- 

îr une branche de la cardiaque gauche: 4° que ces deux *^^^'* °" *^?"" 

^ '^' > ' i ronnes reci- 

ircles sont flexueux, mais que le plus flexueux est le cercle proquement 
mtriculaire , qui appartient à une partie du cœur sus cep- P'^'P^"^'*^'^''^" 
F^ble de variations plus marquées dans ses dimensions que 
partie à laquelle correspond le cercle auriculo-venîricu- 



64 ANGÉIOLOCIE, 

laire; 5" que les artères cardiaques gauche et droite s'anasto- 

mosant par inosculatioUj ces artères peuvent aisément se 

suppléer. 

Des deux De ces deux cercles partent toutes les artères du cœur. Du 

conroniiespar- ^^^^^g ^y^.^-^^^^^ _ ^^g^j^^^^^^^^^^g pg^,j.gjjj. 1° des branches as- 

tent les bran- • i • i ... 

ches auricalai- ccndantes OU aunculaires , une branche aortico-puimonaire, 
res et ^entn- jggfjj^^g j^y^ orisines de l'artère pulmonaire et de l'aorte, 
cnlaires. i t . ,. , 

et une branche adipeuse indiques par vieussens ; 2° des 

branches descendantes ou ventriculaires , dont deux princi- 
pales longent un peu obliquement les bords droit et gauche 
du cœur. 

Du cercle ventriculaire partent des rameaux qui pénètrent 
perpendiculairement les fibres charnues. On a décrit, sous h 
nom A' artère de la cloison , ime artère volumineuse qui 
semble une des branches de terminaison de la cardiaque 
cloison. gauche, et qui plonge dans l'épaisseur de la cloison 01 

elle se perd. 

Enfin , les artères cardiaques communiquent avec les ar 
tères bronchiques. 

Ces artères sont très-sujettes à se pénétrer de phosphat< 
calcaire. 

BRANCHES FOURNIES PAR l'aORTE THORACIQUE. Il 

On peut les diviser, i" en branches viscérales, qui naissen 

toutes de la partie antérieure de l'aorte, artères hronchi 

* ques^ œsophagiennes ; 2° en branches pariétales, qui naissen 

de la partie postérieure de cette même aorte, artères inte} 

costales aortiques. 

^Artères viscérales. 
Artères bronchiques ou bronchiales. 

Préparation. Enlever avec précaution le cœur et le péricarde 
disséquer les bronches, et suivre ces artères, d'une part, enremoi 
tant vers leur origine, d'une autre part, vers leur terminaison. 

Nombre , origine. Les artères bronchiques sont extrême 
«nent variables quant à leur nombre et à leur origine. Ord 



ARTÈftES BRONCHIQrES, OESOPHAGIENNES. 65 

nairement au nombre de deux de chaque côté; on en trouve 
quelquefois trois et même quatre qui naissent tantôt à des nombre eTd'o- 
hauteurs diverses, tantôt par un tronc' commun. Quelquefois rigine. 
l'une d'elles naît de la sous-clavière , ou de la mammaire in- 
terne , ou bien de la première intercostale , ou enfin de la, 
deuxième, et même de la troisième intercostale. 

J'ai vu l'artère thyroïdienne inférieure droite fournir une ^, , 

•' _ L une des 

artère bronchique , qui , après avoir longé la trachée , se artères bron- 

portait au-devant la bronche droite, pour s'anastomoser large- *=^"i"«3 ."^* 

f ... quelquefois de 

ment avec la bronchique droite fournie par l'aorte. L'artère la tbyroïdien- 
bronchique droite est toujours plus volumineuse que la "^ ^^f^"^^"^®- 
bronchique gauche. 

Quelle que soit leur origine, les artères bronchiques ga- 
gnent par un trajet flexueux la bronche correspondante, et tiijection 
se placentleplus souvent àla partie postérieure de ce conduit. 
Quand l'artère bronchique droite vient de l'aorte, elle croise 
obliquement la partie inférieure de la trachée. Les artères Branches 
bronchiques fournissent toujours quelques rameaux à l'œso- 'ï';^ * °°*"' 
phage ; un très-grand nombre aux ganglions bronchiques ; 
plusieurs à l'oreillette gauche , et s'anastomosent, d'une part, 
avec les artères coronaires, d'une autre part, avec la thyroï- 
dienne inférieure et l'intercostale supérieure. 

Les artères bronchiques ont-elles à leur terminaison des 
anastomoses avec les divisions de l'artère pulmonaire ? Cette Elles s'anas- 

, . TT 11 tomosent avec 

communication est admise par Haller, qui dit avoir vu de l'artère pulmo- 
très-grandes et de très- évidentes anastomoses entre les unes "^'"l^ d'après 

, Haller, 

et les autres. 

Artères œsophagiennes. 

Eh nombre variable depuis trois j usqu'à sept, les artères œso- 
phagiennes sont remarquables et parleur ténuité et par la Ion- Nombre, 
gueur de leur trajet. Elles naissent successivement de la partie Origîne, 
intérieure de l'aorte , dont elles se détachent à angle droit, se ^''^^^*' 
recourbent immédiatement en bas , pour se porter au-devant ^'^'*^°°- 
de l'oesophage, et se diviser en rameaux descendans extrême- 
3. 5 



Terminaison. 



66 ANGÉIOLOGIE. 

ment longs, desquels se détachent successivement un grand 
nombre de vamuscules et en rameaux ascendans extrêmement 
Anastomoses ttînus. L'artère œsophag-ienne supe'rieures'anastomosepresque 
toujours avec les artères bronchiques et avec les branches œso- 
phagiennes fournies par la thyroïdienne inférieure. L'artère 
œsophagienne inférieure s'anastomose avec les rameaux œso- 
phagiens fournis par l'artère diaphragmalique inférieure 
gauche et par la coronaire stomachique. 

Les divisions des artères œsophagiennes traversent la tu- 
nique musculeuse , se ramifient dans le tissu cellulaire sous- 
muqueux , et se terminent en réseau dans l'épaisseur de la 
membrane muqueuse. 

BRANCHES PARIÉTALES. 

Artères intercostales aortiques. 

Préparation. Pour voir les branches postérieures, disséquer les 
muscles sjunaux postérieurs, et ouvrir le canal rachidien. 

Pour voir les branches antérieures ou intercostales proprement 
dites , mettre ces vaisseaux à découvert du côté interne de la poi- 
trine dans leur première moitié , et les suivre au-dehors de la 
poitrine dans leur terminaison. 

Les artères intercostales aortiques ou in/érieures, ainsi nom- 
mées pour les distinguer de l'intercostale supérieure, branche 
de lasous-clavlère, et des intercostalesantérieuresfournies par 
la mammaire interne, sont en généi al au nombre de huit ou 
neuf, bien qu'il y ait onze espaces intercostaux, les deux 
ou trois premiers t-spaces étant fournis par l'intercostale 
supérieure, branche de la sous-clavière. 

Les variétés de nombre sont dépendantes, i" du nombre 

d'espaces intercostaux qui reçoivent leurs branches de la 

Variétés de sousclavière ; 2° du nombre d'artères intercostales naissant 

nombre. 

par un tronc commun. 

Origine. Elles naissent de la partie postérieure de l'aorte, 
sous des angles variés. Ordinairement les supérieures nais- 
sent à angle obtus, pour aller gagner les espaces placés plus 



Nombre. 



ARTÈRES INTERCOSTALES AORTIQ0ES. Ç^ 

haut qu'elles : les suivantes naissent à angle de moins en 

. , . Angles ao- 

moins obtus, quelquefois à angle droit, et même à angle rigine. 

aigu. Dans ce dernier cas, elles s'infléchissent immédiate- 
ment en haut pour gagner l'espace intercostal auquel elles 
sont destinées. 

Le calibre des intercostales droites est le même que celui 
des intercostales gauches. Il y a peu de différence entre le 
calibre des intercostales supérieures et celui des intercostales ^ ,., 
inférieures. ^ 

A raison de la position de l'aorte à gauche, les intercostales 
droites ont plus de longueur que les intercostales gauches. 
Elles contournent le corps de chaque vertèbre dorsale en Trajet, 
passant derrière l'œsophage, le canal thoracique , la grande 
veine azygos, pour aller gagner l'espace intercostal corres- 
pondant. Les intercostales gauches atteignent de suite cet 
espace : les unes et les autres sont en rapport avec la plèvre 
costale et les ganglions thoraciques , derrière lesquels elles Rapports, 
soiit placées. Les dernières intercostales gauches sont recou- 
vertes par la petite veine azygos. Les deux dernières inter- 
costales droites et gauches sont recouvertes par les piliers du 
diaphi-agme. Dans leur trajet sur le corps des vertèbres, les 
intercostales fournissent de nombreux rameaux osseux qui 
pénètrent par les trous de la face antérieure de ces os. 

Arrivée dans l'espace intercostal , chaque artère se divise 
immédiatement en deux branches, l'une antérieure , l'autre 

postérieure. Division en 

A. Branche antérieure ou intercostale. Plus volumineuse que *°^ ^^^^ *' 
la postérieure, elle peut être considérée comme la suite de 
l'artère elle-même dont elle continue le trajet. D'abord pla- Branche an- 
cée au milieu de l'espace intercostal, entre la plèvre et les térieure ouin- 
muscles intercostaux internes, puis entre les muscles inter- 
costaux externes et internes, elle gagne le bord inférieur 
de la côte qui est au-dessus, et se loge dans la gouttière pra- 
tiquée au côté interne de ce bord; arrivée au tiers antérieur 
de l'espace intercostal , où elle est devenue excessivement 



tercoslale. 



68 ANGÉIOLOGIE. 

Termioaison g^êle, elle abandonne la gouttière pour se placer de nouveau 
de l'iiitercos- au milieu de cet espace, et se terminer en s'anastomosant , 
1° avec les intercostales de la mammaire, ainsi qu'on le voit 
pour les artères intercostales supérieures ; 2" avec l'épigas- 
trique, la diaphragmatique, les lombaires et la circonflexe 
iliaque, pour les inférieures. 

Dans tout ce trajet, la branche intercostale est en rapport 
avec les veines et les nerfs intercostaux correspondans. Les 
intercostales inférieures, à partir de la cinquième, vont, après 
avoir abandonné les espaces intercostaux, se perdre dans 
l'épaisseur des muscles grand et petit obliques de l'abdomen, 
que nous avons vu continuer en quelque sorte les muscles 
_ , intercostaux. (Myologie.) 

Branches ^ ^ ' 

qu'elle fournit La branche intercostale fournit de nombreux rameaux 
aux muscles intercostaux , aux côtes , au tissu cellulaire sous- 
pleural , aux muscles qui revêtent le thorax , et même aux 
tégumens : un rameau très-petit, mais assez constant, se dé- 
Ion e'^kl^Td ''^*^^^ ^ angle aigu de l'artère, au moment où elle s'engage 
supérieur des entre Ics musclcs intercostaux, gagne le bord supérieur de 
la côte qui est au-dessous, et se perd dans le périoste et 
les muscles , après un trajet plus ou moins long. 

^.Branche postérieure ou dorso-spinale. Elle se porte direc- 
tement en arrière entre les apophyses transverses des vertè- 
j^gmggy j, bres, en-dedans du ligament transverso-costal supérieur, et 
nal. se divise immédiatement en deux rameaux : l'un spinal, qui 

pénètre dans le trou de conjugaison, et se divise en deux 

Rameau branches, ime vertébrale destinée au corps des vertèbres, 
dorsal. ' _ ^ ^ 

une médullaire destinée aux enveloppes de la moelle et à la 

moelle elle-même. Nous reviendrons plus bas sur leur distri- 
bution. L'autre dorsal, plus volumineux, qui continue le 
trajet primitif de la branche, se dégage en arrière entre les 
muscles transversaire épineux et long dorsal, envoie des ra- 
mifications entre le long dorsal et le sacro-lombaire , et se 
perd dans les muscles et dans la peau, 



ARTÈRES LOMBAIRES. 69 

BRANCHES FOURNIES PAR L'AORTE 
ABDOx^INALE. 

Ce sont ; i° des branches pariétales, artères lombaires ^ 
et diaphragmatique inférieure ; 2° des branches viscérales, 
savoir ; tronc cœliaque , artères mésentérique supérieure , Division des 
mésentérique inféiieure , spermatique , rénale et capsulaire ^^ ^^T °°°^^* 
moyenne. Sous le point de vue du lieu de leur origine, on dominale. 
divise les artères fournies par l'aorte abdominale en celles 
qui naissent, 1° de la partie antérieure de l'aorte : ce sont 
le tronc cœliaque , les deux mésentériques , les sperma- 
tiques ; 2° des parties latérales : ce sont les artères ré- 
nales, capsulaires moyennes et lombaires. On peut consi- 
dérer les artères lombaires comme provenant de la partie 
postérieure de l'aorte. 

ARTÈRES PARIÉTALES. 

Artères lombaires. 

Préparation, Enlever les piliers du diaphragme et les muscles 
psoas. Pour voir la braùche dorso-spinale disséquer les muscles 
spinaux postérieurs et ouvrir le canal rachidien. Pour préparer 
la branche antérieure, disséquer avec soin les muscles abdo- 
minaux. 

Les artères lombaires continuent la série des intercostales, , 

' lies artères 

avec lesquelles elles présentent des analogies multipliées , lombaires re- 
sous le triple rapport de l'origine, du trajet et de la terminai- fnt^erros^Jles 
son. Variables en nombre depuis trois jusqu'à cinq, elles sont 
ordinairement au nombre de quatre. Les variétés de nombre Variétés de 
tiennent: 1° au développement plus ou moins considérable °°™^''^' 
de l'artère iléo-lombaire , qui est aux artères lombaires ce 
qu'est l'intercostale supérieure aux intercostales aortiques, 
et qui remplace tantôt la dernière, tantôt les deux dernières 
lombaires ; 2° à ce que plusieurs artères lombaires peuvent 
naître par une origine commune. 

Origine. Les artères lombaires naissent à angle droit de la origine k 
partie postérieure de l'aorte abdominale. Les artères lom- angle droit, 
baires droites naissent rarement par un tronc commun avec 
les artères lomb^es gauches. 



JO ANGEIOLOGIE. 

IVâjet. Trajet. Elles se portent transversalement dans la gouttière 

des vertèbres, et passent sous les arcades aponévrotiques du 
muscle psoas qui les recouvre, fournissent un grand nombre 
de rameaux au corps des vertèbres, et, parvenues au niveau 
de la base des apophyses transverses, se divisent en deux 
branches : l'une postérieure ou clorso- spinale^ l'autre anté' 
rieure ou abdominale. 

BrancTie nos- ^^ branche postérieure , analogue de la branche dorso- 
térieure on spinale des intercostales , se divise en deux rameaux : un 

orso-spin e gpi^^^i^ qui pénètre par le trou de conjugaison dans le canal 
rachidien , et se subdivise en branche vertébrale destinée au 
corps même de la vertèbre, et en branche médullaire destinée 
à la moelle et à ses enveloppes; un autre dorsal, qui se ter- 
mine dans les muscles et les tégumens de la région lombaire. 

Branche an- La branche antérieure, plus petite, est l'analogue de la 
terienre ou ab- , , . i • i n • / , 

dominale. branche antérieure des intercostales; elle est située entre le 

carré des lombes et le feuillet moyen de l'aponévrose du trans- 
verse, et se répand dans l'épaisseur des muscles abdominaux. 
La branche antérieure de la première lombaire longe le bord 
inférieur de la douzième côte, se porte obliquement en bas 
et en avant, et se divise en deux rameaux ; l'un qui suit 
le trajet primitif, l'autre qui s'infléchit en bas jusqu'à la crête 
iliaque. Les branches antérieures des deuxième et troisième 
paires lombaires sont en général petites : il n'est pas rare de 
voir manquer la troisième: la branche antérieure de la qua- 
trième artère lombaire longe la crête iliaque, et fournit aux 
muscles abdominaux , au muscle iliaque et aux fessiers. 
Artères diaphragraatiques inférieures. 
Préparation. Enlever avec précaution le feuillet péritonéal qui 
revêt la face inférieure du diaphragme. 

IjCS artères diaphragmatiques ou phréniques inférieures, ar- 
Aa nombre tères ioiis-diaphragniatiques , ainsi nommées par opposition 
aux diaphragmatiques supérieures, branches de la mammaire 
interne, viennent si fréquemment du tronc cœliaque, que 
certains anatomistes, Meckel entre autres, les décrivent 
comme des branches de ce tronc. Au nombre de deux, 



TRONC COELIAQUE. 7I 

l'une droite ^ l'autre gauche^ elles naiâsent de l'aorte, inimé- Orjgme. 
diatement au-dessous du cintre aponévrotique du dia- 
phragme , tantôt à côté l'une de l'autre, tantôt par un tronc 
commun. Quelquefois elles proviennent du tronc cœli;u}ue Variétés d'o- 
lui-même, ou bien de la coronaire stomachique, delà rénale, rigine. 
de la première artère lombaire : chez quelques sujets , on 
les a rencontrées au nombre de trois ou quatre. 

Chacune des diaphragmatiques se porte en haut et en de- Trajet, 
hors au-devant du pilier diaphragmatique correspondant, Lear division 
donne quelques rameaux à ce pilier, en fournit un autre à la ^^ ^^^^ hvaja.' 
capsule surrénale, et se divise en deux branches, l'une in- 
ternej Vautre externe. 

La branche interne se porte directement en avant, se divise Branche in- 
et s'anastomose par arcade avec celle du côté opposé , autour '^■■"«'' 
de l'orifice œsophagien, derrière l'aponévrose centrale du 
diaphragme. 

La branche externe , plus volumineuse et plus llexueuse 

, , , 1 ... 1 T 1 , . / Branche cx- 

que la précédente, se dirige obliquement en dehors, située terne. 

entre le péritoine et le diaphragme , et se divise en un grand 

nombre de rameaux qui se portent jusqu'aux attaches de 

ce muscle, où ils s'anastomosent avec les intercostales et la 

mammaire interne. 

En outre, la diaphragmatique inférieure droite, envoie 

quelques rameaux dans l'épaisseur du lisamenl coronaire ,. ^^™^"°^ 

^ ^_ ... ligament co- 

du foie. La diaphragmatique inférieure gauche envoie un ronaire du foie 
rameau à l'œsophage. Ce rameau pénètre par l'orifice œso- 
phagien du diaphragme, et s'unit aux branches œsopha- Rameaaœso- 
giennes fournies par la coronaire stomachique et parj'aorfce. phagien. 

ARTÈRES VISCERALES. 

Tronc cœlîaque. 
Préparation. Relever le foie au moyen de plusieurs érignes , 
ou d'une ligature fixée sur le côté droit de la poitrine; abaisser 
l'estomac ; diviser le repli péritonéal qui unit ces deux viscères, et 
clierclier le tronc cœliaque entre les piliers du diaphragme, en enle- 
vant lé plexus solaire, qui forme une couche épaisse au-devant de lui. 



72 ANGÉIOLOGIE, 

U artère OU le tronc cœliaque (de *;ô<a«6, intestin), trojic 

çpisthogastrique^C\\Qus,s.^(àe oTFia-êo;^ par-derrière, o^ao-Tîj^, 

estomac) fournit à l'estomac , au foie, à la rate, au pancréas, 

Remarques ^^ grand épiploon ; elle est remarquable, i° par son calibre, 

sur la disposi- qui l'emporte sur toutes les autres branches abdominales et 
tioa du tronc * i'^'- '• o .., 

cœliaque. même sur la mesenterique supérieure; 2 par son ongme a 
angle droit de la partie antérieure de l'aorte, immédiatement 
au-dessous des diaphragmatiques; 3" par son trajet horizon- 
tal, qui a rarement plus de cinq à six lignes d'étendue; 4^* par 
sa division immédiate en trois branches, ad modum tridentis. 
Ces trois branches inégales en volume sont : la coronaire 
Trépied de stomachique , \ hépatique et la splénique , dont l'ensemble a 

reçu le nom de trépied cœliaque ^ trépied de Haller, 
Rapports du D^ns son court trajet, le tronc cœliaque répond à la petite 

tronc cœliaque courbure de l'cstomac, ou plutôt à l'épiploon gastrohépa- 
tique derrière lequel il est situé; il est en rapport, à gauche, 
avec le cardia; en bas, avec le bord supérieur du pancréas, 
sur lequel il appuie; en haut, avec la partie latérale gauche 
du lobe de Spigel : il est environné par un plexus nerveux 
tellement considérable, qu'on ne peut découvrir l'artère 
qu'après avoir enlevé ce plexus. 

1°. Artère coronaire stomachique. 

L'artère coronairs stomachique ou gastrique supérieure est 

Volame. la plus petite des branches que fournit la cœliaque. Elle se 

dirige à gauche et en haut pour gagner l'orifice œsophagien 

Trajet. de l'estomac, se recourbe ensuite brusquement de gauche à 

droite , pour suivre la petite courbure , à la manière d'un 

Anastomose demi-cercle ou demi'Couronne [arteria coronaria 'ventricuU) y 

que!^*^^^°"'et se termine en s'anastomosant avec l'artère pylorique, 

branche de; l'hépatique. 

Dans ce trajet, elle donne, par sa convexité , i". des ra- 

Bameaux j^eaux œsophagiens ascendans, qui traversent l'orifice œso- 

pSanfr"' phagien du diaphragme, remontent sur l'œsophage, et 

s'y distribuent con«ne les œsophagiennes aortiques avec 



TfiONG COELIAQUE. 78 

îsquelles ils s'anastomosent j a** des rameaux cardiaques qui j. 
ntourent comme dans un lacis vasculaire l'orifice œsopha- cardiaques, 
ien de l'estomac, et se portent transversalement sur la grosse Rameaux 
iibérosité; 3° des rameaux gastriques qui naissent successi- ^^^ "q^es. 
ement le long de la petite courbure et se partagent en deux 
rdres de divisions : les unes, antérieures, destinées à la 
aroî antérieure j les autres, postérieures, destinées à la paroi 
ostérieure de l'estomac. Aucun rameau ne naît de la con- 
avité de la courbure artérielle. 

Il n'est pas rare de voir l'artère coronaire stomachique La coronaire 
>urnir une artère hépatique : de là le nom de sastro-hépa- ^to^achique 

■'••'• . donne qnel- 

que donné par quelques anatomisles à la première de ces ar- quefois une 
îres. On conçoit que, dans ces cas, la gastrique supérieure est °*^P^*/5'^^ ^' 

, ^ ' o T. ^ j: une diaphrag- 

'ès-considérable. Il n'est pas rare non plus de voir la diaphrag- matique. 
latlque inférieure gauche naître de cette même artère. 

a**. Artère hépatique. 

Plus volumineuse que la précédente, ïartère hépatique se . 

orte transversalement de gauche à droite, en décrivant une 
ourbure à concavité supérieure, qui se moule en quelque 
3rte sur le lobe de Spigel. Arrivée au voisinage du pylore, 
lie change de direction, se porte de bas en haut jusqu'au Rapports, 
lion transverse du foie, où elle se termine en se bifurquant, 
►ans cette dernière partie de son trajet, l'artère hépatique 
5t contenue dans l'épaisseur del'épiploon gastro-hépatique, 
u-devant de l'hiatus de Winslow, et en rapport avec le ca- 
al cholédoque et la veine-porte, derrière lesquels elle est 
tuée. 

Il n'est pas rare de rencontrer deux artères hépatiques, jj ^^ 

ont l'une vient de la coronaire stomachique et l'autre de la qaefois deux 
lésentérique supérieure. Quelquefois même, le nombre des artèTeThépaU- 
rtèreshépatiques s'élève jusqu'à trois : une première vient qu" 
e la coronaire stomachique, une deuxième, de la mésenté- 
ique supérieure, une troisième du tronc cœliaque. 

A. Branches collg,térajes. L'artère hépatique fournit trois 



74 ANGÉlOIiOGIE. 

Branches branches collatérales : la pylorique^ la gastro - épîpîolqu 
collatérales. ^^.^-^^ ^^ |^ cjstique. 

1°. Pylor'ique. Assez grêle, elle naît de l'artère hépatiqù 
'au voisinage du pylore, se dirige de droite à gauche le Ion 
du pylore et de la petite courbure de l'estomac, pour s'ana; 
tomoser avec la coronaire stomachique. De sa convexité naii 
sent deux ordres de branches , les unes antérieures , It 
autres postérieures, qui se distribuent à l'estomac et à la prt 
mière partie du duodénum, à la manière de la coronaii 
stomachique. Il n'est pas rare de voir la pylorique se tei 
miner près du pylore sans s'anastomoser avec la coronaire. 

a°. Gastro-épiploîque droite. Elle est remarquable par so 
oloïqu'e droite ^olume et par la longueur de son trajet : elle se porte vert 
calement en bas, derrière la première partie du duodénun 
au voisinage du pylore. Parvenue au-dessous du duodénun 
elle change de direction , marche de droite à gauche le long c 
la grande courbure de l'estomac, où elle s'anastomose av( 
la gastro-épiploîque gauche. Dans un cas où l'artère hépal 
que était fournie par la mésentérique supérieure , la gastrr 
épiploïque droite naissait directement du tronc cœliaque. 

Dans- la première portion de son trajet, elle fournit 
pylore plusieurs branches, qu'on peut appeler pjloriqu 
n , . inférieures ; elle donne aussi au duodénum et à la tête c 

Pylonques ^' ' 

inférieures. pancréas une branche qu'on appelle pancréatico-duodénaï 
artère remarquable, i° par son anastomose avec la mése: 

Pancréatico- , . , . . , . , ,, 

daodénale. terique supérieure , anastomose qui conduit au cas ou la 
tère hépatique est fournie par cette dernière artère ; 2^ p: 
son volume, qui est quelquefois tel, que la gastro-épipl( 
que diminue de moitié après l'avoir fournie, 

Par sa portion horizontale, le long de la grande courbu 

de l'estomac, la gastro-épiploîque droite fournit des rameai 

Rameaux asçg^fiajjs et des rameaux descendans : les premiers, ou r 

gastriques. '- ' 

meaua: gastriques, se divisent en deux ordres: l'un pour la f 
roi antérieure, et l'autre pour la paroi postérieure de î'estomî 
les seconds, ou épiplolques, extrêmement longs et grêles, 



TRONC COELIAQUE. -jS 

irtent parallèlement de haut en bas, sans aucune flexuosité Rameaux 

ns l'épaisseur des deux feuillets antérieurs du grand épi- ^P'F-'<'^'ï°«s« 

3on, se réfléchissent de bas en haut au niveau de son bord , 

„, . I p -11 A • -^^^'^ prolon- 

teneur, comme ces deux leuillets eux-mêmes, et arrivent gent jusqu'au 

ec eux au colon transverse dans lecfuel ils se dis tri- *^°'°" ^'^^^^' 

^ verse. 

lent. 

3°. Cystique. Petite branche qui naît presque toujours de Branche 

branche droite de bifurcation de Ihépatique, gagne le col ^^y®*'^"®* 
la vésicule du fiel, et se divise en deux rameaux : l'un su- 
rieur, qui se place entre le foie et la vésiculej l'autre , infé- 
ur, qui marche en décrivant des flexuosités entre la tu- 
jue péritonéale et la tunique propre de la vésicule, se 
âse et se subdivise avant d'arriver à la muqueuse , où il 
perd. 
B. Branches terminales. Des deux branches de terminaison Branches ter- 

l'artère hépatique, l'une, droite, s'enfonce dans l'extrémité finales de l'ar- 
•* 1 -n X V 11,,, *èrë hépatique 

3ite du sillon transversp ; i autre, gauche, dans lextremité 

iiche du même sillon : là elles s'accollent aux branches 

rrespondantes de la veine -porte et du canal hépatique, 

ît contenues comme elles dans la capiule de Glisson, et 

vent rigoureusement dans leurs divisions et subdivisions 

trajet des ramifications correspondantes de la veine -porte 

du canal hépatique. 

3". Artère splénique. 
Supérieure en volume aux deux autres divisions du tronc 
liaque,/'rtrfère5/?/eW^Me est reçue immédiatement après son Son trajet 
gine dans une demi-gouttière pratiquée tout le long du bord ^^''''^'"' 
périeur du pancréas. Elle se porte de gauche à droite, 
décrivant des flexuosités (i) très -considérables, arrive 

i) J'ai rencontré des artères splénîques qui n'étaient nullement 
cueuses; d'autres fois j'ai trouvé des flexuosités tellement éten- 
es, que la splénique. ne répondait au pancréas que dans la partie 
plus inférieure des courbures. Pourquoi ces courbures? Ce ne^ 
xt être pour se prêter aux variations de volume de la rate se- 



76 ANOilOLOGlE. 

ainsi au voisinage de la scissure de la rate , et se divise e 

Branches ° . , . , ^ 

terminales de un grand nombre de branches terminales, qui pénétrer 

l'ariere spleni- isolément dans cet orffane. Il n'est pas rare de voir l'un 

de ces bi-anclies se détacher des autres pour aller se rendre 

soit à l'extrémité supérieure , soit à l'extrémité inférieure d 

la rate. 

Au voisinage de la rate. Tarière splénique et ses div 

sions sont contenues dans l'épaisseur de l'épiploon gastr( 

splénique. 

Consé uen- ^^^ rapports de l'artère splénique avec la face poste 

ces du rapport rieure de l'estomac expliquent comment, dans certains ci 

de la splénique (j'yi^-ei-ations de l'estomac au niveau du pancréas , la spL 

avec 1 estomac ■■• '■ 

nique a pu devenir la source d'une hématémèse. 
Branches L'artère splénique fournit plusieurs branches collatérale 

collatérales. qui sont ; 

i-'.Pancréa- 1°» Les pancréatiques ^ en nombre variable, très-voli 
tiques. mineuses, eu égard au volume du pancréas, auquel ell 

sont destinées. 

a". La gastro'épiplolque gauche , qui naît souvent d'ui 
épiploïque des divisions de la splénique , se porte verticalement en ba 
gauche. derrière la grosse tubérosité de l'estomac , gagne la granc 
courbure , qu'elle longe de gauche à droite , pour ver 
s'anastomoser avec la gastro-épiploïque droite, branche < 
l'hépatique, et fournir comme elle des rameaux ascenda, 
ou gastriques et des rameaux descendans ou épiploïques» 

Le calibre de la gastro-épiploïque gauche est très-variab 

et en raison inverse de celui de la gastro-épiploïque droit 

3°. Les 'vaisseaux courts^ remarquables par leur nombre 

courlr"^^"^ par leur brièveté (-z^fl^a hreviora)^ naissent le plus souve 

d'une ou de plusieurs des branches terminales de Tarte 

splénique, au moment où elles pénétrent dans la rat 

rait-ce pour ralentir le cours du sang ? rien ne le prouve : 
loi qui préside à l'existence de certaines flexuosités artérielles 
encore à découvrir. 



ARTÈRE MÉSENTÉRIQÏÏE SUPERIEURE. tjrj 

se portent immédiatement, en suivant un trajet rétro- 

ade, de la rate au grand cul-de-sac de l'estomac, jus- 

*au cardia, où ils s'anastomosent avec les branches car- 

iques fournies par la coronaire stomachique. 

On voit, d'après la description des branches du tronc cœ- 

que, que l'estomac est entouré d'un cercle artériel non Cercle arté- 

;errompu, formé par les deux gastro-épiploïques droite et ^^^^ 

uche, la pylorique et la gastrique supérieure, et que, 

me autre part, les rameaux partis de ce cercle consti- 

înt un réseau anastomotique sur l'une et l'autre face de 

stomac. 

Mésentérique supérieure. 

Préparation. Chercher l'origine de l'artère entre le pancréas et 

troisième portion du duodénum; renverser tout le paquet de 

itestin grêle à gauche ; enlever avec précaution le feuillet droit 

mésentère, le feuillet gauche du miêSocolon lombaire droit, le i 

illet inférieur du mésocolon transverse et les nombreux gan- 

ons lymphatiques qui masquent l'artère et ses divisions. 

\] artère mésentériçue supérieure est l'artère de l'intestin ^ . . 

..,. . . Ali Origine. 

île et de la moitié droite du gros intestin. Elle naît de la 
rtie antérieure de l'aorte , immédiatement au-dessous du 
►ne cœliaque , rarement par un tronc commun avec cette 
rnière artère : située d'abord derrière le pancréas , elle se ^J'** établit 

. 1 -, 1 j 1 ^^ limite infc- 

rte de suite verticalement en bas, entre cette glande et la rieare da duo- 
>isième portion du duodénum qu'elle croise perpendicu- «^enum. 
rement, et dont elle constitue la limite inférieure ['voy. 
fodénum), et va cragner le mésentère , au niveau de l'angle 

,.. n ^ T ^ . , n .■ . Trajet dans 

il forme avec le mesocolon transverse. Continuant son l'^paisseur du 
jet dans l'épaisseur du mésentère, dont elle suit le bord mésentère. 
lièrent, elle décrit une légère courbure , dont la convexité 
; à gauche et la concavité à droite, diminue graduel- ^ , 

o ... Courbures. 

nent de calibre à mesure qu'elle s'éloigne de son origine, 
dirige du côté de la valvule iléo-cœcafe , et devient si 
êle, qu'on ne peut plus la distinguer des branches qu'elle 
urnit. Il suit de là que le tronc de l'artère mésentérique 



78 ANGÉIOLOGIÏ. 

supérieure répond au bord adhérent du mésentère, do 
elle mesure en quelque sorte la longueur. 

Branches collatérales. Derrière le pancréas , la méseni 

RameaDx _ . ^ ^ 

pancréatiques rique Supérieure fournit àes rameaux pancréatiques qui s 
nastomosent avec ceux fournis par l'hépatique et la sp 
nique. Assez souvent elle fournit Thépatique, et alors 
mésentérique supérieure est plus volumineuse que le tro 
cœliaque. 

Dans le mésentère , la mésentérique supérieure fouri 
deux ordres de branches , dont les unes viennent de sa co 
vexité , ce sont les artères de r intestin grêle : les autres vif 
nent de sa concavité : ce sont les artères du gros intest\ 
connues sous le nom de coliques. 

rintesdn gTèle^ ^'* ^'^-nches de V intestin grêle . Elles n'ont pas reçu de m 
particulier \ ce sont de grosses branches obliquement dî 
gées de haut en bas et d'arrière en avant, qui marchi 
Leurnombre toutes parallèlement dans l'épaisseur du mésentère, et 

tst indétermi- rapprochent de la concavité de l'intestin grêle. Leur noral 

est indéterminé : leur calibre inégal ; il y en a sept à h 

dont le volume égale au moins celui de la radiale. D'aut^ 

intermédiaires sont plus petites : les supérieures sont en 

néral les plus volumineuses. On estime de quinze à vingl 

nombre de ces branches. 

Première bi- Après un trajet de 2 à 3 pouces , chacune de ces artère, 
furcatioD , , . f. -ç . , -x ■* • c • >' 

biiurque. Les branches de biiurcation s écartent et se 

Première ar- , . 

cade. courbent en arcades , pour s anastomoser par mosculat 

avec les branches voisines : de la convexité de ces arcad 
Eenxièmebi- qui regarde du côté de l'intestin, naissent une multitude 
^ .' branches, dont chacune se bifurque pour constituer 

Deuxième . . , ,., 

arcade. arcades anostomiques qui , déjà plus rapprochées de lin 

tin grêle , décrivent dans le mésentère une courbe 1: 
plus étendue que la première série. De la convexité d< 

Troisième bi- deuxième série d'arcades naissent des branches incomp:i 

furcation, ,, , 11 1 1 ., , 

, ^ . ., Dlement plus nombreuses que celles de la première sei 

.-Troisième ar- ... 

cade. Enfin, de la division de ces branches résulte une troisiti 



ARTÈRE M:1ÉST'.KTÉR1QU«; supérieure, îjg 

ne d'arcades anastomotiques , plus rapprochées de la con- 

vité de rintestin que îa seconde. 

Trois séries d'arcades seulement s'observent pour le com- 

mcement et pour la fin delinlestin grêle :mais à la partie , ^° trouve 

^ . , . "^'"s certaines 

)yenne, il s'en trouve une quatrième, et même quelquefois parties quatre 

le cinquième. et même cinq 

^ séries d arca- 

De la convexité des ari^es^qui avoisinenî l'intestÏR grêle '^^^^ 

rtent deux ordres de SWffi&es : les unes destinées à un Terminaison 

i.f,i. T'-iv des 'artères de 

imispnere , les autres destinées à 1 autre hémisphère du rintestin <^tèU 

lindre que représente l'intestin. Chacune de ces branches 
divise, i** en rameaux superficiels, qui marchent au- 
issous du péritoine, forment un réseau superficiel, et vont 
inastomoser sur le bord convexe de l'intestin; i° en ra- 
eaux profonds , qui traversent successivement les tuniques 
usculeuse et fibreuse, pour se terminer en un réseau inex- 
icable dans la membrane muqueuse. 
La succession d'aréoles anastomotiques que présentent 

s divisions de l'artère m^ésentérique a pour effet , non- «âges es 

■Il ' • arcades succes- 

■ulement de régulariser le cours du sang, mais de per- sives de l'ar» 
lettre à un petit nombre de braHches occupant un espace ^^^^ mesente- 
ès-iimité à la racine du mésentère, de fournir à un espace 
issi considérable que la longueur de l'intestin grêle, qui est 
i5 à 21 pieds. Cette dissémination des vaisseaux sur un 
'and espace ressortira encore mieux de îa disposition des 
•tères destinées aux gros intestin. 

a". Brandies du sros intestin ou artères coliques droites. 

"^ . . . , , Branches co- 

u nombre de deux ou de trois, distinguées en supérieure ^Mc^nes droites. 

oyenne et inférieure. Elles naissent de la concavité de la 
lésentérique supérieure, passent du mésentère, où elles An nombre 
)nt contenues à leur origine, dans le mésocolon lombaire 
' roit. La supérieure est ascendante, la ntoyenne horizontale, 

nférieure descendante. Parvenues au voisinage du gros j^^^j, tj^jj.. 
'itestin, elles se bifurquent. Les branches de bifurcation nation, 
^ennent former par leurs anastomoses de très - grandes 



go ANGÉlOtOGIK. 

arcades, à convexité dirigée du côté du gros intestin. Ce; 

Rameaux de ces arcades que partent directement les rameaux intesti 

Déaux a prc- "^^^ ) ^^^ ^^ divisent en deux ordres de ramifications pr 

fonds, rallèles, les unes antérieures, les autres postérieures , < 

comme celles de l'intestin grêle se subdivisent en rameau 

sous-péritonéaux et en rameaux profonds pour se termine 

dans l'épaisseur des parois de l'intestin. Dans les points o 

les arcades anastomotiques s€M|fc||Puées à une certaine di 

le ros^ntesUn ^^"^^^ *^^ l'intcstin, par exemple, au niveau des angles c 

qu'une seule bifurcation dcs artères ou au niveau de l'angle que form( 

t^que.^ ^^^^°' d'une part, l'iléon avec le cœcum, et d'autre part le colc 

ascendant avec le colon transverse, on voit une ou mên 

deux petites arcades successives remplir l'intervalle angi 

leux. 

Le rameau supérieur de bifurcation de la colique drol 
supérieure qui fournit à la moitié droite de l'arc du colc 
s'anastomose avec le rameau supérieur de bifurcation de 

Anastomose colique fifauche , branche de la mésentérique inférieure; c'e 
entre la cou- tl b ' , , , . 

que supérieure ccttG anastomose si remarquable entre la mesenteriqi 
droite et la co- g g'j.^g^ij,^ et la uîésentérique inférieure , que les anat 

Jique superieu- f^ ^ i i i 

re gauche. mistes signalent comme la plus grande anastomose de 1 
conomie. 

La rameau inférieur de bifurcation de la colique droi 
inférieure s'anastomose avec l'extrémité terminale de 
mésentérique supérieure devenue extrêmement grêle. C't 
la colique droite inférieure qui fournit au cœcum, à l'ang 
iléo-cœcûl et à l'appendice vermiculaire. 
, , ■ Artère omphalo-mesenterique. L artère mésentérique s 

pualo - nnesen- i J^ ^ ^ 

térique. périeure fournit dans les premiers temps de la vie inti 

utérine une artère nommée, omphalo - mésentérique , q 
gagne l'ombilic , sort de l'abdomen ^ parcourt toute la le 
gueur du cordon, pour venir se distribuer à la vésici 
ombilicale. J'ai trouvé cette artère parfaitement distint 
chez un anencéphale à terme ; elle s'oblitère en général v( 
la fin du deuxième mois de la vie intra-iiîérine. 



ARTÈRES MÉSENTÉRIQUE INFÉRIEURE ET SPERMATIQUE. 8l 

Artère mésentérique inférieure. 

Préparation. Renverser la masse de l'intestin grêle à droite; 
déployer l'arc du colon, le colon lombaire droit et l'S iliaque ; en- 
lever le péritoine qui forme le feuillet inférieur du mésocolon 
transverse, et le feuillet droit du colon descendant et de TS iliaque. 

Beaucoup moins volumineuse que la précédente , la mé- 
sentérique inférieure naît de la partie antérieure de l'aorte, j^ l'gine e 
à deux pouces environ au-dessus de sa terminaison. que inférieme. 

Elle descend verticalement au-devant de l'aorte , contre 
laquelle elle est appliquée, puis au-devant de l'Iliaque pri- 
mitive gauche. D'abord placée dans l'épaisseur du méso- ches termina- 
colon iliaque, elle ffa^ne le mésorectum, où elle se bifur- ^'^®'*°"'^.^r,^^" 
que : chacune des branches de la bifurcation prend le nom supérieures. 
d^ kémorrhoïda le s upérieure. 

Dans ce trajet, l'artCTb mésentérique inférieure ne fournit 
à droite aucun rameau; à gauche, elle donne deux, et plus ,, /^"^ ®* 
souvent trois branches , connues sous le nom de coliques 

1 1 T -1 ■ • 1 • 1 A Coiîquc» 

gauches^ et dont la distribution est identiquement la même gauches. 
que celle des coliques droites. J'ai déjà dit que la branche 
supérieure de bifurcation de la première colique gauche 
s'anastomosait par arcade avec la bifurcation supérieure 
de la première colique droite. Au niveau de l'S iliaque , 
on trouve deux, et quelquefois trois séries successives d'ar- 
cades, afin que les dernières arcades puissent atteindre la 
convexité de l'intestin. 

Les hémorrhoïdales supérieures se distribuent au rectum Xermînalson 
de la même manière que les autres artères intestinales; au reotum. 
parvenues au voisinage du sphincter, elles s'anastomosent 
avec les hémorrhoïdales moyennes , branches de l'hypo- 
gastrique. 

Artères spermatiques (tesiicnlaires chez riiomme, et ovariques 
chez la femme.) 

Les artères spermatinues sont destinées au testicule chez 
3. ' / 6 



8a , ' ANGÉIOLOGIE. 

l'homme {artères t&sticuîaires)^ à l'ovaire , aux trompes et à 
l'utérus chez la femme {artères ovariques)» 
Altères sper- EHes sont au nombre de deux, aussi variables dans leur 
matiques, origine que constantes dans leur trajet et leur terminaison. 
Lenrorioine. Leur origine est remarquable par le long intervalle qui la 
sépare de la terminaison de l'artère ; circonstance qu'on 
explique incomplètement en invoquant la situation du testi- 
cule chez le fœtus. 
Variétés Variétés d'origine. Ces artères naissent le plus souvent de la 

ugiue. partie antérieure, quelquefois de la partie latérale de l'aorte, 
au-dessous de la rénale, rarement au-dessus, plus rarement 
encore de la rénale elle-même. Il est assez rare de voir la 
spermatique droite et la spermatique gauche se détacher au j 
même niveau. J'ai vu l'artère spermatique droite naître au-; 
dessous de la rénale, et la sperm|jique gauche à côté de 
la mésentérique inférieure. 

Quel que soit le lieu de leur origine , ces artères se por- 
tent immédiatement en bas: quelquefois elles se détachent 
Rapports ,• n ' ■ i • 

communs aux à angle droit, pour s'infléchir de suite, et descendre presque 

deux sexes, verticalement sur les côtés de la colonne vertébrale, derrière 
le péritoine, au-devant du psoas et de l'uretère correspon- 
dant, en dedans des veines spermatiques. A droite, l'artère 
spermatique répond à la veine-cave inférieure, et passe 
presque toujours au-devant, quelquefois en arrière de cette 
veine; à gauche, elle est située derrière l'S iliaque du colon : 
parvenue sur les côtés du bassin , elle se place en dedans 
du psoas, au-devant de l'artère iliaque externe, et se com- 
porte différemment chez l'homme et chez la femme. 
Rapports i**. Chez V homme ^ elle gagne l'onfîce abdominal du canal 

particnLers a j^jg^jj^^i ^ qu'elle parcourt dans toute sa longueur, eu môme 
temps que le canal déférent et les veines spermatiques, avec 
lesquelles elle constitue le cordon des vaisseaux sperma- 
tiques, sort par l'orifice cutané du canal inguinal, et, par- 
venue à une distance plus ou moins grande de l'anneau, 
se divise en deux branches , l'une épididymaire , qui pénètre 



AnxiRES eiEkales. 8? 

1 epididyme par sa tête; l'autre testicidaire , qui pénètre le Branchesépi- 
testicule par son bord supérieur, et se comporte comme ^'''y'"^'^® ** 

1 «11 / r^ rn \ tesliculaire. 

nous l'avons dit ailleurs. {Koy, rESTicuLES.) 

2**. Chez la femme , Tarière ovarique , beaucoup plus Rapports 
courte que la spermatique chez l'homme, s'enfonce dans le chez U femme, 
bassin, gagne le bord supérieur de l'ovaire, auquel elle four- 
nit un grand nombre de rameaux, ainsi qu'aux trompes uté- 
rines, et vient se terminer sur les côtés de l'utérus, en s'anas- l^^ artères 
tomosant largement avec les artères utérines. Les artères ovariques ap- 

, - 1 « iJ ^ ' ». 1' • partienneni 

ovariques appartiennent bien plus a 1 utérus qu a i ovaire , ^[^^^ l^, ^ 
comme on peut s'en assurer chez une femme morte pendant l'atéras qu'à 

1 » 1' 1 ^-11 l'ovaire. 

la grossesse ou après 1 accouchement : on voit alors que les 
artères ovariques ont participé au développement des artères 
utérines , et que les rameaux utérins sont énormes , si on les 
compare aux rameaux fournis à l'ovaire. 

Les artères spermatiques sont très-flexueuses, surtout 
au niveau du détroit supérieur du bassin ; les flexuosités F1^5tiio«% 

. . , . . 1 , "es artère» 

présentent la disposition en pas-de-vis ou en tire-bouchon spenuatlquM, 
à un degré non moins prononcé que pour les artères uté- 
rines. 

Artères rénales ou cmulgentes. 

Les artères rénales ou émulgentes sont remarquables, origine k 
1" par leur origine à angle droit des parties latérales de angle droit de» 

i>. 1 jt ' '• . n- • artères réuale» 

1 aorte, un peu au-dessus de la mesentenque inférieure: 

l'artère rénale gauche naît souvent un peu plus haut que la 

droite, sans doute à cause du volume du foie; 2" par leur 

calibre qui est énorme, si on le compare au volume du rein , Calibrç. 

et qui égale presque le calibre du tronc cœliaque ou de la 

raésentérique supérieure ; 3° par leur direction transversale, 

' ' y •!• ^ 1 •-.,■, ■. Direction, 

généralement rectiligne, et par la brièveté de leur trajet; 

4° par leurs nombreuses anomalies, qui méritent d'être men- Anomalie, 
tionnées ici. 

1° Anomalies de nombre. Ordinairement unique pour cha- 
que rein , l'artère rénale est assez souvent double , triple 

6. 



84 AKGKIOLOGIE. 

,. quadruple. 2° yinomalies cCorisine. Il n'est pas rare de voir 

Anomalies : »■ ^ ^ ° "^ 

l'.Danom- les artères rénales naître de l'aorte plus bas que de coutume, 
bre; ou Lien de l'iliaque primitive, ou même de l'hypogastrique. 

2«.Dongme; q^^ deux dernières origines ne s'observent guère que lorsque 
le rein déplacé occupe ou la fosse iliaque ou l'excavation du 
bassin. Dans un cas que j'ai observé récemment, le rein occu- 
pant l'excavation du bassin , il y avait deux artères rénales, 
dont l'une naissait de l'angle de bifurcation de l'aorte, et 
dont l'autre naissait du tronc de l'aorte, à côté de la mésen- 
térique inférieure; enfin, j'ajouterai queMeckel a vu les deux 
artères rénales naître par un tronc commun de la partie anté- 

30. Anoma- rieure de l'aorte. 3'' anomalies de direction. Lorsque deux 

lies de direc- arlères rénales naissaient d'un même côté, ou quand une 
tion ; , , !• • - 1 i , 

même artère se divisait en deux branches, j ai rencontre 

dans plusieurs cas un entortillement de ces artères en pas- 
de-vis, à la manière des artères ombilicales. 4" Anomalies de 

40. Anoma- divisioTi. L'artère rénale se divise quelquefois immédiatement 
liesde divisicn gp^ès son Origine , et alors on voit une des branches se' déta- 
cher des autres pour se porter à l'une des extrémités du rein. 
Ce cas conduit à ceux de pluralité des artères rénales. 

j. Rapports. Recouvertes par le péritoine et par les veines 

rénales correspondantes, entourées par un tissu cellulaire 
graisseux abondant, les artères rénales reposent en arrière 
sur le corps des vertèbres ; l'artère rénale droite est, er 
outre, recouverte parla veine-cave inférieure. Dans un caîi 
où il existait deux artères rénales du côté droit, l'une de!| 
artères était antérieure, l'autre postérieure à la veine-cave. 1 
Branches Branches collatérales. \.e& artères rénales fournissent : ! 

collatérales. o* i -ii • ' • ^ 

I . Aux capsules surrénales, de petites arterioles connue; 

Capsnlaires , , , . . ^., . 

inférieures. SOUS le nom de capsulaires injcrieures\ 

. , ,. 2°. De petites artères adipeuses, destinées à la graissi 

Artères adi- ^ *■ ^ -' ' ^ ° 

penses, qui enveloppe le rein et à sa membrane fibreuse. 

jj^ , Branches terminales. Parvenue à la scissure du rein, l'ar 

terminales. tèrc rénale se divise en trois ou quatre branches, qui pé 

nètrent toutes dans cette scissure, entre le bassinet qtii est ei 



ARTÈRES CAPSULAIRKS MOYENNES. 85 

arrière et les divisions de la veine rénale qui sont en avant. „ . 

, Reseau arte- 

Ces branches se subdivisent pour former un réseau placé rîel placé sur 
sur les limites de la substance tubuleuse et de la substance 1^^ i'™'ies d« 

^ la subslance 

corticale. {Voy. Rein.) De ce réseau partent: i°un très-petit tubuleuscetcle 
nombre de rameaux pour la substance tubuleuse; 2" la près- '^ substance 

^ _ * _ ^ corticale. 

que totalité pour la substance corticale. La plupart des ana- Commnni- 
tomistes ont noté le passage facile des injections , même cation facile 

, \ \ t -i y 1 des artères et 

grossières , poussées par les artères rénales a travers les des veines ré- 
veines et les uretères. "al^*- 

Artères capsulaires moyennes. 
Ainsi* nommées par opposition aux capsulaires supérieu- 

, , 11T1 • •/'• Origine des 

res, branches de la diaphragmatique intérieure, et aux cap- artères capsu- 
sulaires inférieures, branches de la rénale; volumineuses, ^^''^" moyen- 
si on a égard à la petitesse de l'organe auquel elles appar- 
tiennent; les artères capsulaires moyennes naissent des parties Leur calibre, 
latérales de l'aorte, au-dessus de la rénale, fournissent quel- 
ques rameaux au tissu cellulaire adipeux et aux piliers du ^*"^ termi- 

1111 / naison. 

diaphragme, longent le bord concave de la capsule surré- 
nale, fournissent des rameaux antérieurs et des rameaux pos- 
térieurs qui sont reçus dans les sillons que présente la sur- 
face de l'organe , pénètrent son tissu , et s'y ramifient. 

L'aorte et ses branches collatérales étant décrites, nous 
allons nous occuper des branches terminales de celte artère. 
Nous considérons comme telles: 1° les artères qui naissent 
de la crosse de l'aorte ; 2° les iliaques primitives et la sacrée 
moyenne, 

ARTÈRES QUI NAISSENT DE LA CROSSE 
DE L'AORTE. 

Trois troncs 
Trois troncs artériels naissent do la crosse aortique, et artériels nais- 
sent destinés à la tête et aux membres thoraciques : ce sont, sentdelacios- 

^ _ se de 1 aorte» 

en procédant dans l'ordre de leur origine, c'est-à-dire de 

droite à gauche, i** le irmic innominé ou brachio-^cépha'- 
tique j qui se subdivise bientôt en carotide primitiçe et sous^ 
tlaiHèfû ilmiièê\ â^ Xûfém m'fùtidé gtimk§i 3" h Èêuè^-tia^ 
pêfê gm^hêï 



86 ATTGÉIOLOGIE. 

La direction de la crosse aorlique dans toute la partie de 

Disposition . _ , * ^ •■ 

respective des son trajet qui donne naissance à ces artères, est telle, que 
troncs qm nais- cellesci sont disposées les unes à la suite des autres sur un 

sent de la ci os- '■ 

se aortique. plan oblique de haut en bas , d'avant en arrière, et de droite 
à gauche: en sorte que le tronc brachio-céphalique est pres- 
que immédiatement subjacent au sternum, pendant que la 
sous-clavière gauche avoisine la colonne vertébrale. 

Variétés d'or/grne. Ces trois artères présentent dans leur 
Variétés . . , , . , , . 

d'orieine. Origine de nombreuses variétés , qui me paraissent pouvoir 

être toutes rapportées aux trois chefs suivans ; i" variétés 
par rapprochement ou fusion d'origine; 2° variétés pir mul- 
tiplication d'origine; 3° variétés par transposition d'origine. 
Dans un assez grand nombre de cas, plusieurs de ces va* 
riétés se combinent. 
,, A. Planètes par rapprochement ou fus/on d'origine. 1° On 
par rapproclif- trouve quelquefois le tronc brachio-céphalique extrêmement 
menfoufusuiij,^ Q^j^^ de la carotide primitive gauche; ce qui conduit 

d origine. . . . . 

au cas, qui n'est pas fort rare, où ces deux vaisseaux naissent 
par un tronc commun; 2" on a vu deux troncs brachio-cé- j 
phaliques naître de la crosse de l'aorte, l'un à droite et l'autre 
à gauche ; 3° le summum de la variété par fusion d'origine 
est le cas où les trois branches qui naissent de la crosse 
aortique sont réunies en un tronc commun pour constituer 
l'aorte ascendante, disposition qui est normale chez le bœuf 
et quelques autres animaux. 

B. F^ariét es par multiplication d^ origine. 1° Quelquefois les 
_ . . , deux artères carotides primitives naissent isolément dans l'in- 

Vanetes par r 

mnltipli.;ation tervallc des sous-clavièrcs. Ce cas conduit à celui de l'origine 
origine. j^^ deux carotides par un tronc commun entre les sous-cla- 
vières séparées; a** l'artère vertébrale gauche naît directement 
de l'aorte, entre la carotide et la sous-clavière gauches, dispo- 
sition qui est très-fréquente ; 3^ les deux artères verté- 
brales, les deux carotides, les deux sous-clavières naissent 
toutes isolément ; 4" la thyroïdienne inférieure , ou de Neu- 
bauer, du nom de l'anatomiste qui a le premier signalé cette 



ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES. Sj 

variété, naît directement delà courbure de l'aorte; 5" la 

mammaire interne droite et la vertébrale gauche naissent 

directement de la crosse de l'aorte. 

C. F'ariétés par transposition ou immersion d origine. Ainsi, Variétéspar 

1° on trouve quelquefois le tronc brachio-céphalique à gaU' t"nsposit">n 

'■ '■ . . dongino. 

che, au lieu de le trouver à droite; a° plus fréquemment 

encore la sous-clavière droite naît au-dessous de la sous- 
clavière gauche. Dans ce cas , elle se porte en haut et à 
droite, le plus souvent derrière la trachée-artère et l'œso- 
phage, et quelquefois entre ces deux conduits. 3° On a vu 
les artères de la crosse naître dans l'ordre suivant : i° tronc 
commun des artères carotides primitives; a" artère sous-cîa- 
vière gauche; 3" artère sous-clavière droite, naissant der- 
rière la crosse de l'aorte , et se comportant comme dans le 
cas précédent. 

ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES. 

Préparation. Disséquer la région cervicale antérieure, en con- 
servant tou? les rapports. Pour voir la portion thoracique de ces 

artères, enlever la partie supérieure du sternum. 

« 

Les artères carotides primitives sont les artères de la tête. 

■' ^ ^ _ Limites des 

Leur limite en haut est marquée par le bord supérieur du artères caroti- 

cartilage thyroïde, au niveau duquel elles se divisent en ^®^ P""*^**^"' 

carotide externe et carotide interne. 

Au nombre de deux, distinguées en droite et gauche, elles 

^.cr^> 11 1-1 11 • • 1 Différences 

ditrerent entre elles sous le triple rapport de leur origme, de ^^^^.^ ja c^ro- 

leur longueur et de leur direction : i^ à gauche, la carotide tJ^^c juimitiva 

, ,. T 11 VI- Il » u droîle et la ca- 

primitive naît directement de laorte; a droite, elle naît d un ronde primi- 

tronc qui lui est commun avec la sous-clavière, tronc inno- *i^^ gauche. 
miné , tronc brachio-céphalique ; 2° comme le tronc I)rachio- 
céphalique et la carotide primitive gauche se détachent de 
l'aorte à peu près au même niveau, il en résulte que la caro- 
tide primitive gauche est plus longue que la droite de toute 
la hauteur du tronc brachio-céphalique. 



88 ANGKIOLOGIE. 

Il résulte, en outre, de l'obliquité de la crosse de l'aorte, 
que la carotide primitive gauche est à son origine placée 
beaucoup plus profondément que la droitej mais à la région 
cervicale, les deux carotides se trouvent placées sur le même 
plan. 
Direction des Un peu obliques en haut et en dehors, immédiatement 

carotides pii- „-i •• i .» -i ... 

mitives apros leur ongme , les artères carotides primitives sont ver- 

ticalement dirigées, et par conséquent parallèles dans toute 
la région cervicale. Elles interceptent entre elles un espace 
rempli par la trachée et l'œsophage en bas, le larynx et le 
pharynx en haut. Leur trajet est rectiligne et sans flexuosités. 
UDiforimté Leur diamètre est le même dans toute leur longueur, cir- 

de leur diamê- . i» i i i i 

tie dans toute constance qui est en rapport avec 1 absence de branches 
lenr longueur, collatérales dans tout leur trajet. Le calibre de ces artères 
est proportionnellement plus considérable chez l'homme 
que chez les animaux: ce qui est en rapport avec la prédo- 
minance du cerveau chez Ihonime. 

Je n'ai point observé de différence entre la carotide pri- 
mitive droite et la gauche, sous le rapport du calibre. 

L'artère carotide primitive gauche parcourant dans le 
thorax un trajet d'environ im pouce, ses rapports doivent 
être étudiés séparément dans cette première partie de son 
trajet. 

Rapports ; 

I' De la licipports de la portion thoraaque. i'\ En avant ^ veine 
portion îhora- sous-clavière gauclic, muscles sterno-hyoïdien et sterno-thy- 

cique de la ca- .... . , , , 

rotide priini- ï'Oid>en qui la séparent du sternum; 

iive gauche. ^o^ ^^^ arrière^ trachée eî œsophage , artères sous-clavière 

portion^cervï «t Vertébrale gauches ; 

cale des deux 30^ ^^^ deliors ^ plèvrc OU feuillet gauche dumédiastin; 

carotides pri- _ _ 

initives. 4"* En dedans , tronc brachio-céphalique, dont elle est 

séparée par un intervalle triangulaire dans lequel se voit la 
trachée. 

Rapports de la portion cerçicah. Ces t*appOrt3 sont les 
mêmes pouf les deu5£ earotides primitives.^ s '*jË';j ûvaht\ téi 



Le mnscle 
sterno-mastoï- 
dien peut être 
considéré com- 
me le satellite 
de la carotide 
primitive. 



Rapports : 
En arrière. 



ARTÈRES CAROTIDES PKIMITIVKS. 89 

Itères sont recouvertes inferieurement par le sterno-mas- 
oïclien, et plus immédiatement par les muscles sterno-thy- 
oïdien et omoplat hyoïdien : celui-ci croise obliquement 
arière correspondante (i). Eile répond dans sa moitié supé- 
ieure au peaucier, qui la sépare de la peau. L'aponévrose 
;ervicale, la veine thyroïdienne supérieure, l'anse nerveuse 
le 1 hypoglosse constituent des rapports encore plus immé- 
liats. Le plus important de ces rapports est celui de l'artère 
ivec le sterno-mastoïdien, qu'on peut considérer sous le 
apport chirurgical comme son muscle satellite. 

2» En arrière , elles répondent à la colonne vertébrale , 
lont elles sont séparées par les muscles prévertébraux, le 
cjerf grand-sympathique , et en bas par la thyroïdienne infé- 
rieure. 

3° En dedans , elles répondent à la trachée , à l'œsophage , Ea dedans, 
au larynx , à la glande thyroïde , qui se développe au-devant 
de ces artères quand son volume est plus considérable que 
dans l'état normal. 

4° En dehors^ les carotides primitives répondent aux En dehors, 
veines jugulaires internes; entre l'artère et la veine, et en 
arrière, est placé le nerf pneumo-gastrique. Du reste, les ca- 
rotides primitives sont environnées par une grande quantité 
de tissu cellulaire lâche et de ganglions lymphatiques. 

Les rapports de la carotide primitive gauche avec l'œso- 
phage sont plus immédiats que ceux de la carotide primi- 
tive droite. 

Les artères carotides primitives ne donnent aucune bran- 

'■ , , . Les caroti- 

che dans leur trajet ; toutefois il n'est pas très-rare de voir ^es primitive» 

naître de ce tronc l'artère thyroïdienne inférieure ou un ^°^~f^^^^ 

rameau surnuméraire, connu sous le nom de thyroïdienne nne thyroï- 

(i) Pour ne rien omettre, je dois dire que la carotide primi- 
tive est croisée obliquement par une arière qui , de la thyroïdienne 
eupérieure > se porte au stérno-mastoïdien; 



dienne. 



9° AKGÉIOLOCIE. 

moyenne. Neubauer a vu provenir de la carotide une artèn; 
thymique et la mammaire interne du côté droit. 
Artères ter- ^''^^'^^ terminales. Parvenue au niveau du bord supéneui 
mînales de la du cartilage thyroïde, plus haut ou plus bas, suivant les 
carotde P"- sujets, la carotide se divise en deux branches connues sous 
les noms de carotide externe et de carotide interne^ lesquelles,! 
par une disposition peu commune, nese'carlent pas à angle 
aigu, mais restent accolées, et s'entre- croisent même très- 
souveut avant de se séparer. Le lieu de cette bifurcation est 
encore remarquable par une sorte d'ampoule ou de ren- 
flement. 

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE. 

Préparation. Prolonger jusqu'au niveau du col du condyle l'in- 
cision faite pour la carotide primitive. Préparer avec soin les mus- 
cles stylîens elle digastrique; énucléer avec précaution l'artère du 
milieu du tissu de la parotide. 

Uajière carotide externe ou superficielle est en grande 
partie destinée à la face : d'où le nom de carotide faciale 
(Chaussîer). Elle naît de la carotide primitive , dont elle est 
une branche de bifurcation, et s'étend jusqu'au niveau du 
col du condyle de la mâchoire inférieure , où elle finit en se 
divisant en temporale et maxillaire interne. 
Origine. L'origine de cette artère est remarquable par sa situa- 

tion en dedans de la carotide interne. Elle se porte ver- 
^^^^^' ticalement en haut jusqu'au niveau du muscle digastrique 
au-dessous duquel elle s'engage; puis se dirige un peu en 
arrière et en dehors, en s'éloignant delà colonne vertébrale, 
gagne l'angle de la mâchoire inférieure, redevient ensuite 
verticale jusqu'au niveau du col du condyle, lieu de sa termi- 
naison. Très-légèrement flexueuse chez l'adulte, elle est à peu 
près rectiligne chez l'enfant. 

Son calibre, presque égal à celui de la carotide interne chez 
l'adulte, est beaucoup moindi-e dans le jeune âge. La caro- 
tide externe diminue rapidement, à raison des branches 



ARTÈRE THYROÏDIENNE SCPÉRIEURE. Ql 

u elle fournit , de sorte qu'à sa terminaison elle offre à peine 
î tiers tlu calibre qu'elle pre'sente à son origine ; quelquefois 
[le se divise immédiatement en une sorte de bouquet ^rté- 
el : dans d'autres cas, les bi'anches qu'elle fournit naissent 
nccessivement de la carotide primitive qui se contmue di- 
»cteraent alors avec la carotide interne. 
Rapports. Superficielle à son origine, comme la partie supé- ^ .^^^^ ^^ 
îeure de la carotide primitive, et se'parée comme elle de la ]a carotide ex- 
eau par la seule épaisseur du peaucier, elle s'enfonce bientôt ^«"""e- 
ans la région sus-hyoidienne , sous le digastrique, le stylo- 
yoïdien et le nerf grand-hypoglosse. Plus haut, elle est pro- 
andément placée dans l'excavation parotidienne, environnée 
e tous côtés par le tissu de la glande, circonstance qui ne 
lermet pas l'extirpation totale de celle-ci sans lésion de l'ar- 
ère carotide externe. 

Branches collatérales. Elles sont, au nombre de six, et se ]?ranchc« 
listinguent en trois classes: i° celles qui naissent de la partie collaiétales. 
ntérieure: ce sont la thyroïdienne supérieure^ la faciale et la 
ingiiale; 2° celles qui naissent en arrière : artères occipitale 
l auriculaire; 3° celle qui naît en dedans, car on n'en 
rouve qu'une, c'est \ix pharyngienne inférieure. 

Les branches te'minales sont au nombre de deux :1a tem- Branche» 
7orale superficielle et la maxillaire interne. terminales. 

BRANCHES COLLATÉRALES DE LA CAROTIDE EXTERNE. 

Artère thyroïdienne supérieure. 

L'artère thyroïdienne supérieure appartient à la fois au variétés 
arynx et à la glande thyroïde. C'est la première des branches d'origin». 
^ue fournisse la carotide externe 5 elle naît assez souvent au 
niveau même de la bifurcation de la carotide primitive, qui 
semblerait, dans ce cas, se diviser en trois branches. Dans 
certains cas, elle naît directement de la carotide primitive; 
d'autres fois enfin on l'a vue naître d'un tronc commun avec 
la linguale. 



9» ANCÉIOLOGIE, 

Calibre de Son Calibre , toujouFS considérable, présente des variétésl 
ne snpètiea^e ^^'^ sont, 1° en rapport direct avec le volume du corps thy- 
roïde ; 20 en rapport inverse avec le calibre des autres! 
artères thyroïdiennes. 
Direction. Direction. D'abord horizontalement dirigée en avant et en 
dedans, la thyroïdienne supérieure se recourbe presque im- 
médiatement pour devenir verticale , et gagner l'extrémitéi 
supérieure du lobe correspondant de la glande thyroïde,! 
dans laquelle elle se termine. 
Rapports. Rapports. Superficielle àson origine, où elle n'est recouverte 
que par la peau et le peaucier, elle s'enfonce ensuite sous 
les muscles omoplat- hyoïdien, sterno- hyoïdien et sterno-j 
' thyroïdien ; elle est en outre recouverte par l'aponévrose 

cervicale et par les veines thyroïdiennes supérieures. Celte 

ranc es arf^j-g fournit plusieurs branches collatérales. Ce sont, i" la 
collatérales. ^ ' 

larj'-ngée supérieure ; 2* la laryngée inférieure ou rameau 

crico-thyroldien ; 3** la branche sterno-masldidienne^ 

i". Branche laryngée supérieure. Elle naît de la thyroïdienne 

I*. Branche au moment où celle-ci change de direction ; quelquefois aussi 

aryngee supe- gHg j^^jj. directement de la carotide externe. Elle est, dans 

rieare. ' 

certains cas, tellement considérable, qu'on pourrait la re- 
garder comme une branche de bifurcation de la thyroï-i 
dienne. Dans un cas où elle manquait du côté gauche, je 
l'ai vue remplacée par la thyroïdienne supérieure droite , 
qui avait un volume à peu près double de celui qu'elle pré- 
sente dans l'état ordinaire. Cette artère se porte transversa- j 
lement en dedans entre le muscle thyro- hyoïdien et la 

menïbrane thyro-hyoïdienne, qu'elle traverse en même temps 
Sa division , p , , , • j 1 ..• 1 

enramcHu^pi- 'î"^ ^^ "^" laryngé supérieur 5 parvenue dans le tissu cel- 

giottiqae et en lulaire subjacent à cette membrane , elle se divise en deuxl 

rameau lai"yn- ,, , ' • 7 .,■ 

gien. ' rameaux : 1 un ascendant, ou epiglottique ^ qui se porte sur 
le côté, puis au-devant de l'épiglotte, qu'il couvre de 
ses ramifications; l'autre descendant, ou laryngien pro* 
premeiit dit, qui se porte derrière ie cattilage thyroïde^ 
îB^tre ce cartiltisge et Is mmeîé thi-ro-afyténoïditinj et sé ré^- 



ARTÈRE THYROÏDIENNE SUPÉRIEURE. 9? 

)and dans les muscles et dans la muqueuse du larynx. 

il n'est pas rare de voir la branche laryngée supérieure 
)énétrer dans le larynx à travers un trou que présente chez 
[uelques sujets le cartilage thyroïde. 

2°. Branche laryngée inférieure^ ou rameau crico-thyroï- 
lien. Elle naît de la branche interne de terminaison de l'ar- ^. ^^^^^^^ 
ère thvroïdienne supérieure ; elle est remarquable par son laryngée infé. 
ixistence constante plutôt que par son volume. liUe manque 
[uelquefois d'un côtéj mais alors elle est remplacée par 
d thyroïdienne supérieure du côté opposé. Elle se porte 
ransversalement, en dedans, au-devant delà membrane 
;rico- thyroïdienne, le long du bord inférieur du cartilage 
hyroïde, et s'anastomose en arcade avec la branche du 
3Ôté opposé. De cette arcade partent des rameaux qui tra- 
versent la membrane crico-thyroïdienne , et se répandent 
3ans les muscles et dans la muqueuse du larynx. 11 n'est pas 
[•are de trouver cette branche divisée en deux rameaux : l'un 
superficiel, qui est transversal; Tautre ascendant, qui remonte 
derrière le cartilage thyroïde. 

3". Branche sterno-mastoïdienne. Elle existe constamment, 
maisprésenle un volume variable. Elle naît de la thyroïdienne b„„^j^^ 
un peu au-dessous de la branche laryngée supérieure, et se ;;^^--^;- 
porte de haut en bas pour gagner la face profonde du 
sterno-mastoïdien, dans lequel elle se distribue. 

Branches terminales. La thyroïdienne parvenue au niveau 
de la glande , se divise en trois branches : i° une qui se porte Branche* 
entre la glande thyroïde et la trachée; 2» une qui plonge terminales. 
le bord externe du lobe latéral correspondant ; 3° une 
dernière qui en côtoie le bord interne , vient s'anastomoser 
sur la ligne médiane avec la branche correspondante du côté 
opposé : c'est celle qui fournit quelquefois la branche laryn- 
gée inférieure (i). 

(i) J'ai TU la brancte qui côtoie le bord interne de la glande 
thyroïde se porter transversalement à ganche , au-dessus et à une 



9^t AWGÉIOLOGIE. j 

Artère faciale ou maxillaire externe. 

I 

. . L'artère faciale , ainsi nommée à cause de sa distribution 

naît de la partie antérieure de la carotide externe, un peu aui 

Trajet com- dessus du niveau de l'os hyoïde : tellement volumineuse che;i 

pUxe. quelques sujets, qu'elle semblerait une branche de bifurca' 

tion de la carotide externe, elle se dirige flexueuse de bas ei 

haut, puis d'arrière en avant, dans le sillon de la gland* 

sous-maxillaire. Au sortir de ce sillon , elle se porte vertica 

lement en haut, croise perpendiculairement le corps de h 

mâchoire inférieure au-devant du masseter, devient oblique 

et gagne le voisinage de la commissure des lèvres, puis h 

sillon de séparation de l'aile du nez et de la joue, pour s< 

La terminai- t^''"^^" 6^ P^^^ ^^ grand angle de l'œil, en s'anastomosan^ 

son de la fa- avec unc des branches de l'ophthalmique et avec la sous 

ciulô est très- • 

variaLle. orbitaire. La terminaison de la faciale est sujette à de nom 

breuses variétés individuelles. En outre, cette artère est re 
Ses flexuo- marquable par le grand nombre de flexuosités qu'elle décrili 
*'*"• dans son trajet, flexuosités qui sont en rapport avec la mo- 

bilité des parties dans lesquelles se distribue cette artère, qui 
parcourt successivement les régions sus-hyoïdienne, maxil-, 
laire inférieure, buccale et nasale. I 

Rapports : Rapports. A la région sus-hyoïdienne , l'artère faciale est 
recouverte par les muscles digastrique et stylo-hyoïdien; 
A la région puis, le long de la base de la mâchoire , elle est en rapport, 
TOs. hyoïdien- avec la face externe de la glande sous-maxillaire, et séparée 
de la peau par le peaucier et par un grand nombre de gan- 
glions lymphatiques. 
A la région A la région faciale, l'artère, recouverte en bas par le peau-^ 

faciale. 

certaine distance de ce bord. Parvenue sur la ligne médiane . 
elle se dirigeait verticalement en bas, au-devant du ligament 
crico- thyroïdien, pour gngner la partie moyenne de la glande 
thyroïde; là, elle fournissait la branche laryngée inférieure des 
deux côtés: la thyroïdienne gauche, très-petite, ne fournissait 
que la branche externe de la glande thyroïde. 



AETÉRE FACIALE. qS 

er, plus haut par le triangulaire des lèvres , par le grand 
j'gomatique , et dans tout le reste de son étendue, 
ir une quantité plus ou moins considérable de graisse 
ui la sépare de la peau, recouvre l'os maxillaire inférieur, 
ir lequel on peut la comprimer au-devant du masseter, le 
uccinateur, l'orbiculaire des lèvres, l'élévateur commun et 
îlévateur propre. 

A. Branches collatérales sous - hyoïdiennes. Les branches Branclies 
ue donne la faciale à la région sous-hyoïdienne , sont : i° la ^° ^tcraes. 

, . . ^, . y ^ • , -, '^^ Franches 

ilatine inférieure ou aseendante^ petite branche qui naît gons-hyoï- 

uelquefois de là carotide externe ou de la pharyngienne dieunes. 

iférieure, remonte derrière les muscles styliens, auxquels ^°' P^'^tme 

' . , , inférieure on 

lie fournit quelques rameaux , gagne la partie latérale du ascendante. 
harynx et se distribue à la tonsille, qu'elle couvre de ses 
imifica lions, ainsi qu'au voile du palais et à ses piliers, au 
iveau desquels elle s'anastomose avec plusieurs rameaux 
e la pharyngienne inférieure. J ai vu la palatine faciale ex- 
cêmement volumineuse remplacer les rameaux tonsillaires 
t palatins de la pharyngienne inférieure. 

2°. La 5o«*-w2e/z/a/e, qui longe le bord inférieur de l'os ^^ gg^^^ 
laxillaire, en dedans duquel elle est placée, entre le digas- meatale. 
rique et le mylo-hyoïdien , remonte sur la mâchoire infé- , 
lieure, en dehors de l'insertion antérieure dudigastrique, et 
je répand à la peau et aux muscles du menton , en s'anasto- 
losant avec les ramifications de l'artère dentaire inférieure. 
)uelquefois la sous-mentale se divise en deux ou trois bran- 
hes qui viennent toutes se terminer de la même manière , 
n traversant le muscle digastrique. 

3°. Branches de la glande sous-maxillaire. Au nombre de 3.. Branches 
rois ou quatre, elles sont considérables, eu égard à la peti- ^^ ^^ glande 

, ,, 1 11 i • / sous- maxillai- 

sse de 1 organe auquel elles sont destinées. re 

4^' Branc'ie ptérfgoldienne. Vetite branche qui s'enfonce 4". Branche 

ans l'épaisseur du ptérygoïdien interne. P^^'ygJ» 

B. Brancnes faciales. Elles se divisent en eaîte/vie.ç et en Branche» 

faciales. 



96 ANeÉlOLOClE, 

internes. Les branches externes se re'pandent dans tous le 
muscles et les tégumens de la joue, et s'anastomosent large 
ment avec la transversale de la face, branche delà temporal 
superficielle : les plus remarquables sont un rameau masse 
térin et un rameau buccal. Branches internes. Au mille 
d'une foule de petites artères sans nom , on remarque : 

1°. La coronaire ou labiale inférieure, qui se détache de 1 
I'. Coronai- _ . , , , , . , 

re inférieure, faciale, un peu au-dessous de la commissure des lèvres, s 
porte en serpentant dans l'épaisseur de la lèvre inférieure 
entre la couche musculeuse et la couche glanduleuse, plu 
ou moins distante du bord libre de la lèvre , et s'anastc 
mose sur la ligne médiane avec celle du côté opposé. J'ai v 
cette artère occuper le bord inférieur ou adhérent de la lèvr 
inférieure, et, parvenue à la ligne médiane, se réfléchir vert; 
calement en haut jusqu'au bord libre, où elle se bifurquait e 
deux branches égales, lesquelles se portaient horizontaleniei: 
l'une à droite, l'autre à gauche, pour constituer une second] 
coronaire plus petite que la première. ; 

%' Coronai- ^°' ^^ coronaire ou labiale supérieure naît au niveau de 1 
re inpérieme. commissure, sc porte clans la lèvre supérieure , entre la coi 
che musculeuse et la glanduleuse, et s'anastomose par inos 
culation sur la ligne médiane avec celle du côté opposé. E 
cette arcade partent des branches muqueuses, gingivales 
musculeuses et cutanées. Une seule des branches de cette a 
tère mérite une description spéciale; elle est connue sous 1 
nom à artère de la sous-cloison. Elle naît sur la ligne m<i 
diane par une, deux et quelquefois trois branches, qui i 
portent verticalement de bas en haut , puis horizontalemei 
sous la peau de la sous-cloison jusqu'au lobe du nez où ell( 
s'anastomosent avec l'artère de i'aile du nez. 

3°. Vai'tère de Cailc du nez , qui est très-souvent la terni 

derailedunez "sison de la faciale, et qui se divise en deux branches: l'ur: 

petite qui longe le bord inférieur du cartilage de l'aile du n( 

et s'anastomose avec la branche de la sous-clôison ; l'autii 



Modes trè»- 



ARTERE LÏÎÎGUALE. 97 

olumlneuse, qui lon^e le bordsupërieur convexe dececarti- 

ige. Une petite branche, pénètre dans l'intérieur des narines 

ntre le cartilage et l'orifice antérieur des fosses nasales. 

Terminaison de V artère. La faciale, devenue extrêmement 

rêlc, se termine quelquefois sur les côtés du nez en s'anas- varié* de ter- 

jmosant avec la branche nasale de l'ophthalnnque et avec *"'î'*'*°" ^ ' 

i sous-orbitaire. D'autres fois, elle se termine par l'artère de 

aile du nez, ou par la coronaire labiale supérieure, ou même 

ar la coronaire inférieure. Je l'ai vue se terminer par l'artère 

e la sous-cloison. On trouve rarementles artères faciales sera- 

lables des deux côtés; quelquefois une d'elles esta l'état de 

estige, tandis que l'autre, très-développée, fournit à elle 

îule toutes les branches nasales et labiales. Aucune artère 

e présente plus de variétés que la faciale, sous le rapport 

u calibre, et de l'étendue de la distribution. 

Ses anastomoses avec la dentaire-inférieure et la sous-or- «.„„ 

ses anasîo- 

itaire, branches de la maxillaire interne, ainsi que celles mose'. les plus 
rec l'ophthalmique, branche de la carotide interne, doivent ^*"°^'^"^ 
;re notées d'une manière toute particulière. 

Artère ImgHale» 

Très-volumineuse, eu égard au volume de Torgane auquel 

le est destinée, l'artère linmiale naît de la partie antérieure . P"^'?'"* *** 
. ■ I /. . '■^ linguale. 

i la carotide externe, entre la faciale et la thyroïdienne su- 

î'rieure, et souvent d'un tronc commun avec la faciale: 

le se porte dabord obliquement en haut, puis transversa- Trajet. 

ment en dedans et en avant, le long du bord supérieur des 

andes cornes de l'hyoïde : parvenue au niveau des petites 

>rnes de cet os, elle change de direction, et se porte en 

rpentant d'arrière en aA'ant, dans l'épaisseur de la langue 

squ'à la pointe où elle se termine en s'anastomosant avec 

, , ^ , , , A sa terrai - 

lie du cote oppose. Dans cette dernière partie de son tra- naison , elle 

t, elle prend, on ne sait trop pourquoi, le nom de ranine î"'""^^'' »"™ 

e ranuy grenouille). Ses llexuosités, qui sont considéra- 

3. 1 



gB ANGixOLOGII. 

FI u sit' ^^^*' ^^"^ ^" liarmonie avec la variabilité des dimensions de 
la langue. 

Rapports. Rapports. Profondément plaeée à son origine sous les mus- 
cles digastrique et stylo-hyoïdien et sous le nerf grand-hypo- 
glosse, elle se trouve au niveau de l'os hyoïde, entre le 
muscle hyoglosse et le constricteur moyen du pharynx : dans 
l'épaisseur de la langue, située entre le muscle génio-glosse et i 
le lingual, elle est accompagnée par le nerf lingual. 1 

T». . . Branches collatérales, i" Petit rameau transversal , /'(2meaM"'i 

Divisions. ' 

1°. Rauieaa ^yoïdien^ qui va s'anastomoser par arcade avec celui du côté 

hyoïdien. opposé sur le corps de l'hyoïde , entre le génio-glosse et le 

génio-hyoïdien. 

a». Dorsale 2°. Artère dorsale de la langue.. Branche ordinairement pe- 

de la langue, jjjg g^ difficile à découvrir, qui se détache au niveau de la» 

grande corne de i'os hyoïde, se porte de bas en haut sur le ^ 

bord de la langue, au niveau du pilier antérieur du voile du | 

, palais auquel elle fournit , puis, d'arrière en avant et de de- ï 
Cette artère ^ ^ . 

est sons -mu- hors en dedans, donne plusieurs rameaux épiglottiques qui 

queuse dans jj'anastomosent avec ceux du côté opposé, et se terminent au. 
tout son trajet. ^«^ ■ 

niveau des papilles caliciformes. Dans tout son trajet , cette 

branche est placée immédiatement sous la muqueuse. 
3". SaWin- 3°. Artère sublinguale. Assez volumineuse pour qu'on ait 
gaale. p^ ]a regarder comme une branche de bifurcation de la lin- 

guale qui, d'après quelques auteurs, ne prendrait le nom de 
. ranine qu'après avoir fourni cette branche. Elle naît aussi 

Elle naît . 

souvent de la souvent de la faciale par un tronc commun avec lasous-men- 

faciale. XdXe^ que de la linguale elle-même. Elle se porte horizontale- 

ment en avant, entre le muscle mylo-hyoïdien qui la sépare de 
la sous-mentale et le génio-glosse, accompagne le conduit del 
Warthon , longe comme lui le bord inférieur de la glande 
sublinguale, à laquelle elle fournit de nombreux rameaux, et 
se divise en deux branches : l'une plus considérable, qui s'a- 

Elle donne nastomose par arcade, au-dessus du frein, avec celle du côté 
l'artère du fi- r \ , /-, ,-, i • i • 

let. oppose, artère du p.iet\ 1 autre plus petite, ascendante, qui se 

porte sur iescôtés de la symphyse du menton, et fournit à cha- 



A&TiRK OCCIPITALE. qq 

2un des trous incisifs placés derrière les dents du même nom. ^'^^^ l'artère 
G est 1 artère du tilet,et non 1 artère ranine, qu on peut intéres- venant de la 
ser dans l'opération du filet. Il n'est pas rare de voir l'artère *'^^^'°^'^'''^' ^"^ 

1 !• 1 r- . -, . non de l'ar» 

sublinguale envoyer un rameau superficiel qui traverse le tère ranine, 
(rentre antérieur du digastrique et vient se répandre à la ré- ^'"'°" P^"' 
jion du menton, à la manière des branches analogues de la sectiondufiîer. 
îous-mentaîe. 

4°. Enfin, dans l'épaisseur de la langue , l'artère linguale 4° Rameaux 
îonne des rameaux supérieurs, des rameaux internes et ex- «'"«^"'f"«3 et 
ternes qui tournissent aux muscles et a la membrane papil- 
iaire de la langue. 

Artère occipitale. 

Destinée à la région postérieure de la tête , moins voiumi- Tonte la ré- 
aeuse que les trois branches déjà décrites, i?'ar/ère om- 8.'*^° P°^^' 
ntale naît eh arrière de la carotide externe, au niveau de la i'êtrLt tTcca- 
inguale ou de la faciale, quelquefois immédiatement au- Pf ^. P"' ^''^^'~ 
dessous de la glande parotide : elle se porte obliquement cipiule. ^ 
m haut et en arrière jusqu'au niveau du sommet de l'apo- 
physe mastoïde; se dirige alors horizontalement en arrière, 
ît, parvenue en dedans du muscle splénius , se divise en 
Jeux branches ascendantes : l'une externe, qui se réfléchit 
mmédiatement en haut; l'autre interne, qui continue son j^Sranches 
trajet horizontal, pour se réfléchir à son tour vertîtaleraent 
în haut sur le côté de la protubérance annulaire. Ces deux 
branches, très- flexue uses, couvrent de leurs nombreux ra- 
meaux la région occipitale, jusqu'au sommet de la tête, en 
l'anastomosant entre elles et avec les temporales superfi- 
cielles. 

Profondément placée à son origine et recouverte par le 
muscle digastrique et par le nerf grand-hypoglosse ; plus Rapports, 
profondément placée à son passage entre l'apophyse mastoïde 
et l'atlas , où elle est recouverte par le digastrique et le 
îterno-mastoïdien, elle est située dans sa portion horizon- 
tale, entre l'oblique supérieur et le splénius, puis entre le 

7- 



lOO AKG£IOtiOCI&. 

, ,. . . complexus et le splénius, dont elle longe l'insertion occipi- 

Les divisions *• •• ' " *■ , 

de r^nèie oc- taie, pour devenir sous-cutanée en dedaïis de ce muscle. LeS 

cjf.uale soDt ^|g^^^ branches de bifurcation et toutes les divisions suc- 
sous-catanees, 

cessives de cette artère sont placées entre le muscle occipital 

et l'aponévrose occipito-fiontale d'une part , et la peau d'une 

autre part. 

Branches de Branches coUalêrales. PiM milieu d'un grand nombre de 

l'occipital. petites branches sans nom, nous distinguerons : i° une artère 

^'- ,,^^^^'^°- sicrno-mastoidienne supérieure , artère constante, qui naît 

jD.'istoïdienne , ^ . . .1 n * 1 

snpéiieuie. quelquefois de la carotide externe elle-même; embrasse en 

manière d'anse à concavité inférieure, l'anse de l'hypoglosse, 

et pénètre dans la partie supérieure du muscle par sa face 

2°. Siylo- interne; 2° une branche stylo-mastoïdienne^ qui vient sou- 

vent de 1 auriculaire postérieure -, 3° une artère meningienne, 

gienneonTsT- °" mastoïdienne postérieure^ qui pénètre dans le crâne, tan- 

toûiienne pos- tôt par le trou mastoïdien, tantôt par le trou déchiré posté- 

eiieure. ^.^^^^ ^^ même par le trou occipital pour se porter à la dure- 

4». Cervicale. Hîère; 4° une artère cervicale , qui descend entre le splénius 

et le complexus, et peut être suivie jusqu'à la partie inférieure 

du col; ce rameau est quelquefois considérabie; 5° enfin, assez 

5°. Pariétale, souvent, un rameau terminal, rameau pariétal^ qui pénètre 

dans le crâne par le trou pariétal , et se répand dans la portion 

de la dure-mère qui forme le sinus longitudinal supérieur. 

Avlère auriculaire postérieure. 

L'auriculaire Destinée au pavillon de l'oreille, à l'oreille interne et aux 

posiéneure .^j.,igg circf>nvoisines du crâne, plus petite que l'occipitale, 

naît assf z son- l .i-i'-?"»' 

veut p.r u» et quelquefois d'un volume égal au sien , l auriculaire poste- 

''"""•''ir'""'' nV«re naît de la partie postérie.ire de la carotide externe, 

a\eo 1 occipi- i ' 

laie. un peu au-dessus de l'occipitale, et assez souvent par un 

tronc commun avec cette dernière. Elle se dirige verticale- 
ment en haut, profondément placée sous le digastrique , puis 
recouverte par la glande parotide qu'elle traverse, et gagne le 
bord postérieur de l'apophyse mastoïde, sur lequel elle se di- 
vise en deux rameaux, l'un mastoïdien et l'autre auriculaire. 
Dans ce trajet, elle fournit plusieurs branches parott- 



ARTÈRE AVRlCUlÀlRE POSTÉRIEURE. lOI 

dîennes. plusieurs branches musculaires, et l'artère sivlo-mas- 

. . , r • 1 1' • • 1 r. , Branche siy- 

îoldienne, qm vient quelquetojs de 1 occipitale. Cette artère, i(.-ma:>toïJieu- 

si remarquable par l'étendue de son trajet, s'engage duns le "^' 
trou stylo-mastoïdien, parcourt toute la longueur de l'aque- 
duc de Fallope, fournit, chemin faisant, quelques ramuscules 
à l'oreille interne, et se termine en s'anastomosant avec un 
rameau Je la méningée moyenne, qui pénètre par laqueduc 
de Fallope. 

Le rameau terminal mastoïdien se porte en haut et en Rameanmas-' 
arrière, entre l'apophyse mastoïde et la peau, etle subdivise toi^iieu. 
en deux ramuscules sous-cutanés : l'un horizontal , qui se 
porte en-dedans, le long de l'insertion occipitale des mus- 
cles sterno-mastoïdien et splenius ; l'autre ascendant, oui 
3ontinue le trajet primitif, et va se perdre clans la peau, sur 
le bord externe du muscle occipital. 

Le rameau terminal auriculaire est presque toujours dou- 
,11.. , , . . r< • T ' • 1 . Ranieaa an- 

Die, distingue en supérieur et inférieur. Le supérieur longe le riculaire, 

:Jord antérieur de l'apophyse mastoïde et va se répandre sur c - • 

■T i •/ 1 i'. Supérieur. 

a moitié supérieure de la face interne de l'auricule, dont il 
contourne le bord libre pour atteindre la face externe. IJinJé- »"• Infériear. 
rieur se porte derrière le conduit auditif, fournit au lobule, 
î'insinue dans une scissure que présente le cartilage , entre 
i'hélixetla conque, gagne ainsi la face externe du pavillon 
jiur laquelle il se porte de bas en haut , dans la rainure qui 
iépare 1 hélix de l'anthelix. Il se termine en s'anastomosant 
ivec le rameau supérieur. 

J'ai vu l'artère auriculaire très-volumineuse fournir la 
îranche postérieure de la temporale superficielle, 

Artèi'es parotîdiennes. 

En traversant la glande parotide, la carotide externe four- 

. , , , -Il I • • Altères pâ- 

lit a cette glande quatre ou cinq branches volumineuses qui rotldiennes. 

néritent une description particulière: elles naissent à angle 

îroit de la carotide externe, croisent perpendiculairement la 

tranche de l'os maxillaire inférieur, s'épanouissent en un 



loa ANGÉIOLOGIE. 

grand nombre de rameaux dont la plupart se perdent dans 

Disposition ^^ glande, tandis que les autres vont se distribuer à la peau 

dc8 altères pa- gj aux muscles. Un ou plusieurs de ces rameaux se portent 

rotidiennes, i i i • i ^ n m , i i 

entre la glande parotide et le raasseter, parallèlement a la 
transversale de la face, et vont jusqu'au grand zygomatique ; j 
d'autres gagnent l'angle de la mâchoire, et se perdent dans la ' 
région sus-hyoïdienne. 

Pharyngienne inférieure^ ou ascendante, 
ou pharyngo-méningée. 

Préparation. Faites la coupe du pharynx. La préparation de 
la pharyngienne inférieure exige que l'étude de cette artère soit 
rejetée après celle de la maxillaire interne. 

IjdL pharyngienne inférieure est la plus petite des branches 
Variétés j^ |^ carotide externe : elle naît en dedans de cette artère, 

d origine de la . ^ i t • • i ti 

pharyngienne Hu nivcau de la linguale. Je l'ai vue naître de 1 occipitale. Il 
inférieure. n'e^i pas rare de la voir naître, soit de l'angle de bifurcation 
de la carotide primitive , soit de la carotide interne j et, dans 
ce dernier cas , il existe presque toujours une branche pha- 
ryngienne très-petite, qui provient de la carotide externe, 
et se porte transversalement en-dedans , pour se jeter danis i 
le pharynx. 
„ . , , , Son calibre présente un certain nombre de variétés qui i 

variétés de ^ * 

calibre, m'ont paru en raison inverse du développement de l'artère ) 

palatine, branche de la faciale. Je l'ai vue aussi volumineuse,- , 
à peu de chose près, que l'occipitale. 

Immédiatement après sa naissance , la pharyngienne se 

Direction et . , , i, i i i • i 

rapports, porte verticalement en haut, d abord entre la carotide ex- 
terne et la carotide interne, puis derrière la carotide interne, 
se trouve , comme cette dernière, contenue dans l'espace 
triangulaire qui sépare !e pharynx du ptérygoïdien interne, et 
se divise presque immédiatement en deux branches : l'une 
méningée , l'autre pharyngienne. 
Rameau pha- Avant de se diviser, elle fournit un rameau pharyngien infc' 

^tm^^ '° "^ n'^î/r, qui se porte transversalement en dedans, et s'épanouit 



ARTÈRE PHARYNGIENNE INFÉRIKURK. Io3 

en rameaux ascendans et rameaux descendans. Ces derniers 

s'anastomosent avec le rameau pharyngien de la thyroïdienne 

supérieure. 

Branche mèninsienne . La branche ménin^ienne , qui est 

o , ^ . Branche me- 

postérieure à la carotide interne, se porte verticalement en ningieune. 
haut, donne des rameaux au ganglion cervical supérieur du 
grand symphatique , aux neifs pneumo-gastrique , glosso- 
pharyngien , grand hypoglosse et accessoire de Willis, pé- 
nètre dans le crâne par le trou déchiré postérieur, pour se 
répandre sur la portion de dure-mère qui revêt les fossés 
occipitales inférieures. J'ai vu cette branche se diviser en un 
grand nombre de rameaux , dont un pénétrait dans le crâne 
par le canal carotidien et un autre par le trou déchiré an- 
térieur* 

La branche méningée et quelquefois le tronc même de la „ 

o i ^ ^ Rameanprc- 

pharyngienne, fournit un rameau prévertéhral qui se porte de vertébral. 

Las en haut, au-devant des muscles long du cou, grand et pe- 
tit droits antérieurs, fournit à ces muscles et s'anastomose 
avec l'artère cervicale ascendante. J'ai suivi un rameau qui 
pénétrait dans le crâne par le premier trou de conjugaison, 
et un autre qui pénétrait dans le canal vertébral entre l'atlas 
et l'axis. Je regarde ce rameau prévertébral comme supplémen- 
taire de la cervicale ascendante, car il affecte la même distri- 
bution. 

Branche pharyngienne. Elle se porte au-devant de la caro- BMfifehe 
tide interne; arrivée à la base du crâne, elle se divise en pHaryâpMiné. 
plusieurs ranieaux qui pénètrent le tissu fibreux très- dense 
qu'on remarque dans le lieu de l'insertion occipitale du pha- 
rynx, se réfléchissent tous de haut en bas, et vont se terminer 
à la trompe d'Eustachi et aux muscles du pharynx. Dans 
un cas d'absence de la branché palatine de la faciale, la 
branche pharyngienne, très - volumineuse , fournissait la 
branche amygdalienne et allait se ramifier et se perdre dans 
le voile du palais. 



lO/i ASOÉIOLOGIE, 

BRANCHES TERMINALES DE LA CAROTIDE EXTERNE 

Artère temporale. 
Préparation. Renverser la parotide; chercher l'artère sous la peau 
de la région temporale; pouriuivre ses diverses branches collaté- 
rales et terminales , i° sur le crâne, jusqu'au sommet de la tête; 
a** à la face ; 3° sur l'oreille. 

U artère temporale , temporale superficielle , semble par sa 
Elle seraLle direction la continuation de !a carotide externe. Née au ni- 
la coiitinna- veau du col du condyle , entre ce col et le conduit auditif I, 
rot?(Je externe' ♦^x^^^'n^ ^"^ ^st en arrière, elle se porte verticalement en haut, 
immédiatement derrière Tarcade zygomatique, arrive dans 
la région temporale, où elle décrit quelques flexuosités touti 
Trajet. en continuant son trajet vertical , et, parvenue cà la partie | 
moyenne, et quelquefois à la partie supérieure de cette ré- 
gion, se termine en se bifurquant. 

Rapports. Recouverte à son origine parla glande parotide 
elle devient sous-cutanée aussitôt qu'elle a dépassé le niveau 
de l'arcade zygomatique, et se trouve appliquée sur l'aponé- 
vrose temporale, puis sur l'aponévrose épicranienne. Cette 
Circonstan- position Superficielle d'une part, et d'une autre partie voisi- 
ces qni l'ont nage duue surface osseuse , permettant une compression 
ponrpratîqaer facile, rendent compte du choix qu'on a fait de cette artère, 
l'artériotomie. gj principalement de sa branche antérieure ou frontale pour 
rartériolomie. 
Branches Branches collatérales. Elles se divisent en antérieures, 
collatérales, postérieures et interne. 

A t ' • '°* ^'^'^^^^^^^ antérieures. La plus remarquable est la trans- 

res. versale de laface^ qui naît de la temporale immédiatement 

Transversale 3 près Son origine, au niveau du col du condyle, et par 
de la face. conséquent dans l'épaisseur de la parotide ; elle provient 
assez souvent de la carotide externe elle-même. Son ca- 
libre , qui présente beaucoup de variétés, est généralement 
en raison inverse de celui de la faciale. Elle marche hori- 
zontalement en avant, en croisant la direction du col du con- 
> fîyle et du ipa5seter,à six lignes au-dessous de l'arcade zygo- 



ARTÈRE TEMPORALE. , lo5 

natique et au-dessus du canal de Stënon, qui lui est parallèle. 

ja transversale de la face fournit un rameau temporo-maxil- ^*' Ramwti 

,,.,., , . articulaire. 

aire pour 1 articulation de ce nom, plusieurs rameaux mas- 

etérins profonds, dont un considérable qui pénètre dans 

a partie postérieure de ce muscle, et va s'anastomoser avec 

e rameau inassetérin de la maxillaire interne. Elle donne ^o. aweau 

massetenn. 

lussi un ramuscule grêle qui longe le canal de Sténon. Par- 

enue au niveau du bord antérieur du masseter , la transver- 3". Rameau 
,,,,,,, . 111 ^'^ ^^^^^ de 

aie de la lace s épanouit en un grand nombre de rameaux stéuon. 

utanés^ musculaires et anastomotiques. Parmi les premiers. 

m doit distincruer un rameau cutané malaire; et parmi les ^"^ )f^a»"eatt 

" - /~w • cutanemalaire 

nusculaires , ceux du ^rand zygomatique. On peut suivre 

es rameaux musculaires de la transversale, d'une part, jusque S». Ramcanx 

lans l'orbiculaire des paupières, d'une autre part, dans lé- S'fO'l 'J" 
\ ^ , . i. ^ gomatique. 

évateur propre de la lèvre supérieure. Les rameaux anasto- 
notiques établissent une communication intime entre la 
emporale et la buccale, la sous-orbitaire et la faciale. 

Une seconde branche antérieure de la temporale mérite 
lUSsi une description particulière : c'est Xorhitaire^ qui naît ^, Branche 
lU-dessus de l'arcade zygomatique, se porte d'arrière en orbitaire. 
vant, entre le feuillet superficiel et le ffuilîet profond de 
'aponévrose temporale, puis derrière le muscle orbiculaire, 
uquel elle fournit, ainsi qu'à la peau correspondante, et va 
'anastomoser avec la palpébrale supérieure de l'oplithal- 
nique. Cette artère est très-variable dans son volume. Je l'ai 
'ue très-volumineuse se réfléchir de bas en haut, entre le 
rontal et la peau, parallèlement à la sus-orbitaire de l'oph- 
halmique, et pouvant être suivie jusqu'à la région pariétale. 
)e l'espèce de coude que formait cette artère en se réfléchis- 
ant, partaient un rameau palpébral qui complétait l'arcade 
)alpébrale supérieure, et un rameau anastomotique avec 
artère sus-orbitaire. La branche orbitaire n'existe pas chez 
ous les sujets; les rameaux quelle fournit viennent alors 
lirectement de la temporale . Branches 

2°. Branches postérieures. Ce sont les auriculaires anté" postérieures. 



Io6 ANGÉIOLOGIE. 

Auricnlaires ricures en nombre indéterminé , dont les inférieures vont au 
antérieares. Jobulej les moyennes , au conduit auditif ; les supérieures, à 

, . la partie la plus élevée du pavillon. 
Branche in- r i ' 

terne. 3°. Branche interne. C'est la temporale moyenne ou sous- 

Temporale aponévrotique; elle naît de la temporale au-dessus et quel- 
quefois au niveau de l'arcade zygomatique, traverse l'apo- 
névrose, et se distribue dans l'épaisseur du muscle, ens'anas- 
tomosant avec les divisions des temporales profondes anté- 
rieure et postérieure fournies par la maxillaire interne. 

terminllel" Branches terminales. Des deux branches de bifurcation de 
I*. Frontale, la temporale, Y antérieure ou frontale se porte en avant et eiï 
haut, et gagne la région du front, à laquelle elle se distribue 
en s'anastomosant avec les rameaux frontal et sus-orbi taire, 
et avec l'artère temporale du côté opposé. C'est cette branche 
que l'on divise dans l'artériotomie. La branche postérieure ou 
' pariétale , ^\ns volumineuse, monte sur le pariétal, et se 
subdivise en s'anastomosant avec les artères auriculaire , oc- 
cipitale , la branche frontale de la temporale , et avec la tem- 
porale opposée. Cette branche est quelquefois fournie par* 
l'artère auriculaire. 

ARTÈRE MAXILLAIRE INTERNE. 

Préparation, i"' Détacher par deux traits de scie l'arcade zygo- 
matique; la renverser en bas avec le masseter, en prenant garde 
de déchirer l'artère massetérine. 

2°. Disséquer le muscle temporal ; séparer par un trait de scie 
l'apophyse coronoïde du maxillaire inférieur. 

3°. Scier le crâne circulairement , et enlever le cerveau, qu'on 
mettra durcir dans l'acide nitrique étendu ou dans l'alcool, pour 
étudier plus tard les artères cérébrales. 

On peut ensuite mettre l'artère à découvert par deux méthodes ,i 
ou par la paroi externe , ou bien par la paroi supérieure de la 
fosse zygomatique. 

On arrivera à l'artère par la paroi externe de la fosse zygoma- 
tique , 1° en sciant la mâchoire inférieure au-devant du masseter ; 
2" en désarticulant le condyle , ou plutôt en le séparant par utt 



ARTÈRE MAXILLAIRE INTERNE, IO7 

pait de scie dirigé sur son col; 3° en préparant avec soin les 
iiuscles ptérygoïdiens. 

On arrivera à l'artère par la paroi supérieure , en circonscrivant 
lette paroi par deux coupes qui se rencontreront à angle aigu sur 
le trou sphéno-épineux. 

Quant à la préparation des branches de l'artère , et principale- 
oent de celles qui sont renfermées dans des canaux osseux , tels 
[ue la dentaire, la ptérygo-palatine , la vidienne, etc., elle con- 
iste à sculpter en quelque sorte le trajet de ces artères. 

Une coupe verticale et médiane de la face , faite d'avant en ar- 
■ière, facilite l'étude delà maxillaire interne, et permet de voir 
es terminaisons nasale , palatine et pharyngienne. 

IS artère maxillaire interne ^ peu connue des anciens, par- 
aitement décrite par Haller, est la continuation de la caro- 
ide externe, du moins si on a égard à son volume. 

Immédiatement après son origine, elle se recourbe et s'en- 
Fonce en dedans du col du condyle de la mâchoire. 

Flexueuse et horizontale dans la première partie de son 
;rajet, elle traverse à la manière d'une diagonale la fosse zy- 
jomato -maxillaire, se dirige en avant, en dedans, et un peu 
în haut, pour gagner la partie la plus élevée de la tubérosité 
aaxillaire , décrit sur cette tubérosité une courbe très-con- 
iidérable à convexité antérieure, puis s'enfonce dans l'arrière- 
Pond de la fosse zygomatique (fosse sphéno-maxillaire), où 
îlle se termine par une ou plusieurs branches appelées 
iphéno-palatines. Les flexuosités de la maxillaire interne sont 
în rapport avec les branches nombreuses qu'elle fournit. 

Rapports. Au niveau du col du condyle, elle se trouve placée 
între le condyle , auquel elle est comme accolée , et l'apo- 
physe styloïde : rapport important à noter, sous le point 
de vue chirurgical. Ses rapports dans la fosse zygomato- 
maxillaire ne sont pas bien définis. Les uns, avec Bichat et 
Meciel, disent qu'elle est située entre le ptérygoïdien interne 
et le ptérygoïdien externe; les autres, avec Haller, disent 
qu'elle est située au devant du ptérygoïdien externe , c'est-à- 
dire entré ce muscle et le crotaphite. L'une et l'autre disposi- 



Orîgîne. 
Trajet. 



Direction. 



Variétés 
anatomiqnes 
dans les rap< 
ports de cette 
artère. 



I08 ANOilOLOGIE. 

Passade de *'"" m'otit paru presque également communes , et il m'est 
la luiixillaîre arrive' de rencontrer chez le même sujet l'une de ces dispo- 

interne, tantôt •,• «]•. .p. > i t" i -n- 

entre les pté- ^i^ions a droite et 1 autre a gauche. Lorsque la maxillaire m- 
rygouiiens , temc passe entre les ptérygoïdiens, elle se porte directement 

tantôt eiiiie le , , i 7. i • i i- 

ptérypoidieii ^^ avant, en dehors du nerr dentaire et du lingual; lorsqu elle 
esteiue et le doit se placer entre le ptérygfoïdien externe et le temporal, 
crotaphile. ^ i i , i • t i i 

elle se recourbe de haut en bas, puis de bas en haut, pour! 

embrasser la moitié inférieure de la circonférence du ptéry-/ 
goïdien externe, gagne ainsi la face externe de ce muscle,, 
apparaît au niveau de l'échancrure sigmo'ide et se porte d'ar- 
Branches rière en avant, entre le ptérygoïdien externe et le temporal; 
collatérales. tJans l'une et l'autre disposition , elle passe entre les deux in- 
sertions fixes du ptérygoïdien externe , pour gagner la fente 
ptérygo-maxillaire. 

Branches collatérales. Au nombre de treize, divisées, -<^ en i 
celles qui naissent en dedans et au voisinage du col du con- 
dyle: ce sont les artères tjmpanfqve^ méningée moyenne et 
dentaire inférieure^ temporale profonde postérieure y mas seté- 
rine^ ptérygoldiennes^ petite niéningée; B en celles qui naissent 
au voisinage de la tubérosité maxillaire, artères buccale ^ , 
temporale profonde antérieure^ alvéolaire^ sous-orbitare ; C en. 
celles qui naissent dans la fosse sphéno-maxillaire, artères 
'vidienne ou ptérygoldienne ^ pterygo " palatine o\i pharyti' 
gienne supérieure. 

rj p ,ij j ■^- Branches qui naissent près du col du condyle. * 

' 1°. Artère tympanique. Très-petite branche qui provient 

nique. quelquefois de la temporale, quelquefois de la dentaire in- 

férieure, se distribue au conduit auditif externe, à l'articu- 
lation îemporo- maxillaire, et pénètre, par la scissure de Gla- 
ser, dans la caisse du tympan, où elle se distribue aux mus- 
cles et aux parois de cette cavité. 

2°. Ménin- n a ^ , . , j , . , 

gce moyenne. ^ • ^'td^P meningce moyenne ou grande méningée ^ ou 

sphéno- épineuse : destinée à la dure-mère et aux os du crâne, 

elle naît de la maxillaire interne, presque toujours -avant la 



AUTÈRE MAXILLAIRE ÎNTERîfS, log 

lentaire, assez fréquemment au même niveau qu'elle; se 

i)orte verticalement en haut , derrière le col du conclyle ; 

|;agne le trou spliéno-épineux , qui la conduit dans Tinté- 

ieur du crâne : elle se réfléchit sur la partie antérieure de 

e trou pour devenir horizontale, et se diviser en' deux bran- Branche 

hes ; l'une antérieure, Y autre postérieure. La branche anié- ^^^^^'^^'^^ ^^ 
, • 1 ' 1 1 1' , • f 1 i '^ méningée 

icure, plus considérable, gagne 1 extrémité externe de la moyenne. 

etite aile du spénoïde, puis l'angle antérieur inférieur du 

ariétal, où elle est reçue dans un demi-canal, et même 

nelquefois dans un canal osseux complet que présente cet 

ngle; puis elle se divise et se subdivise dans les sillons ra- 

leux dont est parsemée la face interne du pariétal. On peut 

Liivre ses divisions jusque dans l'épaisseur des parois du 

inus longitudinal. « , 

La branche postérieure, plus petite, se dirige en arrière et postérieure. 
n haut, sur la portion écailleuse du temporal, puis sur la 
içe interne du pariétal, dans les sillons rameux de laquelle 
le est reçue, etséperd dans la dure-mère et dans les os du 
râne. Les dernières ramifications de la méningée moyenne 
anastomosent avec celles de l'artère du côte opposé, et 
^ec celles des artères méningées antérieure et postérieure. Rapports, 

Rapports, Très-profondément placée dans la première par- 

e de son trajet, Tarière méningée moyenne répond en avant 

iix insertions condyliennes du ptérygoïdien externe; dans 

I crâne, elle est située à la face externe de la dure-mère, 

lire celte membrane et les os , dans l'épaisseur desquels Les deux 
I . 1 • I 1 1 A ' tlivisions ntin- 

le envoie une multitude de ramuscuies extrêmement tenus, cinalcsde cette 

es rapports des deux divisions de celte artère avec les an- artère sont en 
:-,.,. , • ' 1 / . 11* > 1 • rapport avec 

les intérieurs du pariétal, mentent d être notes sous le point j^,jj.,j,„;g5 ;„. 

e vue chirur<ïical. Les rameaux qu'elle fournit aux os ex- férleuis dupa- 

, . •ii'ii 111 ^ rietal. 

liquent pourquoi le décollement de la dure-mere est tou- 

urs suivi d'un épanchement sanjjuin. ^, , 

Branches collatérales. Horsdu crâne, la méningée moyenne col'atéraks. 

turnit des ramuscuies sans nom. Dans le crâne, elle donne, 

Fiameau du 

' un petit rameau, rameau du nerf facial, qui pénètre pnr nerf facial. 



IIO ANGlilOLOGIX. 

l'hiatus Fallopii dans l'aqueduc de Fallope , fournit à ce nerif' 

Branches ^^^^ ^^ nëvrilème duquel il se perd en s'anastomosant avec Ift 

collatérales de rameau stylo-mastoïdien de l'occipitale ; 2" de petits rameausà 

la méningée .. , , „ , , 

moyenne. trijumeaux qui se rendent au nerr de ce nom, et S anastomosent 

manifestement avec des branches mëningiennes fournies pas 

la carotide interne ; 3° un petit rameau qui pénètre dans le 

canal du muscle interne du marteau et se distribue à ce muscle) 

Rameanx A° ^^ niveau de la fente sphénoïdale , plusieurs rameaux or^ 

orbitaiies. hitaires qui pénètrent dans l'orbïte par la partie la plus étroitan 

de cette fente, et même par des conduits particuliers qui l'at* 

Rameaux voisinent ; 5° quelques rameaux assez considérables, rameau3& 

emporaux. temporaux^ qui s'enfoncent dans l'épaisseur des grandes ailes 

du sphénoïde , au niveau de leur face orbitaire , et vien- 

Qoelquefois nent s'anastomoser dans la fosse temporale avec les artères' 

elle fournit temporales profondes : il n'est pas rare de voir l'artère lacry- 

l'artère lacry- ^ *■ . «ii ^ ' • c • 

maie. maie OU une petite artère lacrymale supplémentaire iournic|i 

par la méningée moyenne. I 

3°. Artère dentaire inférieure. Artère de la mâchoire inféra 

3°. Dentaire ^ , , , 

inférieure. rieure, elle naît au niveau de la méningée moyenne, quel- 
Origine, quef ois avant , d'autres fois après ; se porte en bas , le long; 
Trajet. ^jg jjj f^^e interne de la branche de l'os maxillaire , entrei 
Direction, cette branche et le ptérygoïdien interne, auquel elle fournit 
quelques rameaux, et dont elle est séparée par la bandelette 
fibreuse, connue sous le nom de ligament sphéno-maxillaire; 
gagne ainsi l'oiiEce supérieur du canal dentaire , fournit 

avant de s'y engager un petit rameau mrlo-hyoïdien. qui des- 
Rameaumy. J & b 1 • /, , r • i 

lo-hyoidien. cend en avant dans un siiion pratique a la race interne de 

l'os maxillaire, et va se jeter dans le muscle mylo-hyoïdien. 

L'artère dentaire inférieure parcourt toute la longueur du 

Trajet dans canal dentaire , accompagnée par le nerf du même nom, 
le canal den- . . ,, ,. . \ 

taire. ^*) parvenue au niveau des petites molaires, elle se divise en! 

deux branches : l'une mentonnière , plus considérable, quii 

BrancTie gQj,j- ^.^y, jg i^ou nientonnier, et vient s'anastomoser avec les 
mentonnière. , . . „, . 

artères sous-mentale et coronaire intérieure; 1 autre i/zcwiVe, 

. . ^^'^ ® ^^' qui continue le trajet de la dentaire, marche au-dessous des 



ARliRE MAXILLAIRE INTERNE. III 

îents canines et incisives, çt se perd au niveau de la sym- 
hyse, dans le diploé. 

Chemin faisant, la dentaire ainsi que ses divisions incisives, 
burnit, i° des rameaux dïploïques^ extrêmement multipliés, Rameaux di- 
ruise perdent dans le diploë de l'os; 2" des rameaux dentai- p'oiques et 

i A * •11 dentaires. 

es^en nombre égal à celui des racines des dents correspon- 
antes, qui pénètrent dans chaque alvéole, et de là dans la 
lent, par l'ouverture que présente le sommet de la racine. 

4". Artère temporale profonde postérieure. Elle naît au ni- /^<.. Tempo- 
eau de l'échancrure siffmoïde, se porte verticalement en ^'^^^ profoade 

, , ,. , , . postérieure, 

laut, entre le pterygoïdien externe et le crotapmte , gagne 

B bord postérieur de ce muscle , se place entre ce bord et 
a fosse temporale, reste accolée au périoste, se divise et 
t se subdivise, pour se terminer en partie dans le muscle 
emporal , en partie sur le périoste, en s'anastomosant avec 
es artères temporales moyenne et profonde antérieure. Elle 
ournit souvent l'artère massetérine , et quelquefois la buc- 
ale. 

5°. Artère massetérine. Petite artère dont le volume est en g, -^ _ 
aison inverse de celui de la massetérine donnée parlatrans- térine. 
ersale de la face. Elle naît souvent par un tronc commun 
vec la temporale profonde postérieure, se porte de dedans 
n dehors au-devant du condyle, par conséquent dans 
échancrure qui le sépare de l'apophyse coronoïde et se jette 
ur la face interne du masseter, où elle s'anastomose avec les 
ameaux massetérins fournis par la transversale de la face et 
ar la faciale. 

6". Artères ptérjgoïdiennes. En nombre indéterminé, elles „^ p , 
iennent : les unes directement de la maxillaire interne ; les goïdiennes. 
utres, de la temporale profonde postérieure et de la ménin- 
ée moyenne. 

7°. f élite artère méningée. Cette artère, qui n'est pas cons- •_ p^jj^^ 
inte, et que j'ai vue dans un cas aussi volumineuse que la méningée, 
léningée moyenne, naît au niveau de la dentaire inférieure, 
e porte entre les muscles ptérygoïdiens et se divise en deux • 



II 11 ànûèiolocie. m 

rameaux: l'un qui contourne les insertions du ptérygoïdien in- 
terne et va se jeter clans le voile du palais et dans les fosses na- 
sales; l'autf e qui se porte verticalement en haut, entre le ptérv- 
goïdien externe et la paroi supérieure de la fosse zygomato- 
maxJllaire, pénètre dansle crâne parle trou ovale et fournit 
aux nerfs trijumeaux et à la dure-mère en sanastomosant 
avec de petits rameaux donnés par la carotide interne. 

B. Branches qui naissent de la maxillaire interne, au voisinage de h 

t, t, , tubérosité maxillaire. 

B. Branches 

ilonnées au n ^ ^ i tt-»- 't i -ii 

voisinage de la ' • -^J'tsi'e ouccaie. Petite artère cl un volume variable et 
tubérosité ma- qui n'cxistc quelquefois qu'à l'état rudimentaire. Elle naît 

xiilaire. ^ p i ' . • 

assez souvent par un tronc commun avec 1 alvéolaire, se porte 
1°. Baccale. i, •' i i i • 

flexueuse d arrière en avant, entre la branche de la mâchoire 

inférieure et!e piérygoïdien interne, se dégage au-devant de 

cette branche, et se perd dans le muscle buccinateur, en s'a- 

nastomosant avec les rameaux buccaux delà faciale et de la 

transversale de la face. 

2°. Artère temporale profonde antérieure. Assez volumi- 

2«. Tempo- 
rale profonde ueuse, elle se porte verticalement en haut, le long du bord 

aiitenenre. antérieur du temporal, auquel elle est accolé, et se perd dans 
ce muscle, en sanastomosant avec la temporale profonde' 
postérieure et la temporale moyenne. Elle fournit des ra- 
meaux orbltaires d'une extrême ténuité, qui traversent les 
canaux de l'os malaire et vont se perdre dans le tissu adi- 
peux de l'orhiî:e. 
3° Alv' 1 ' ^^' Ahéolairc ou dentaire supérieure. Elle naît souvent par. 

un tronc commun avec la sousorbitaire, se porte très- { 
flexueuse en avant et en bas sur la tubérosité maxillaire, et 1 
se divise en plusieurs rameaux : i". Rameaux gingivaux et 
périostiques ^ lesquels, parvenus au niveau de la base des 
«.Rameaux ^jyj^Qit^s se réfléchissent sur U portour de cette base, pour 
pénétrer dans la cavité alvéolaire et se distribuer au périoste 
aivéolo-dentaire; 2" rameaux dentaires postérieurs qui s'en- ;i 

b. Dentiiires ' . . ' , . , , ' 

postérieurs, g'^g^-^t dans Ics peiits canaux dentaires postérieurs, pêne-' 



ARTÈRE MAXILLAIRE INTERNE. Il3 

trent dans les alvéoles des molaires grosses et petites , et rameaux den- 
se divisent en autant de ramuscules qu'il y a de racines ^^^'■'^^ posté- 
pour chaque molaire. Plusieurs de ces rameaux pénè- 
trent dans le sinus maxillaire. J'en ai vu un qui parcourait 
d'arrière en avant ce sinus, au voisinage de son bord infé- 
rieur, se réfléchissait de bas en haut au niveau du bord an- 
térieur de la même cavité , et pénétrait dans la base de l'apo- 
physe montante , où je n'ai pu le suivre. Ce rameau était 
situé entre la membrane du sinus et les os. 

Enfin, quelques rameaux très-déliés de l'alvéolaire vont 
se rendre au muscle buccinateur. 

S**. Artère sous-orbitaire. Elle naît de la maxillaire interne, <, Altère 
au niveau de la fente sphéno - maxillaire, tantôt isolé- sous-orhitaiie. 
ment, tantôt par un tronc commun avec l'alvéolaire, gagne 
immédiatement le canal sous-orbitaire qu'elle parcourt dans j^^^j^ dans la 
toute sa longueur, et vient sortir par le trou sous-orbitaire , joue. 
pour s'épanouir en un grand nombre de rameaux qui se 

1. ., , , II- '^^^ anasto- 

distribuent aux tegumens cutané et muqueux de la joue, en nioscs. 

s'anastomosant avec lés artères faciale , transversale de la 

face , alvéolaire et buccale. Plusieurs rameaux gingivaux pé- Ses rameaux 

nètrent dans les alvéoles des canines et des incisives par la ^'"^''^ ^•• 

base de ces alvéoles; d'autres pénètrent dans les fosses nasales 

par leur orifice antérieur. 

Chemin faisant, la sous-orbitaire fournit, i° un rameau ^ 

' ' RaiDean or- 

très-remarquable, rameau orhitaire qui pénètre dans la cavité bitaiie. 
de ce nom , et s'y divise en deux branches, dont l'une se porte 
directement en avant, et se perd dans la paupière inférieure, 
dont l'autre plus considérable se contourne en dedans et va 
s'anastomoser par inosculation avec la branche palpébrale 
inférieure de l'ophtalmique ; 2" un rameau dentaire qui se r eau 
détache de la sous-orbitaire, s'engage dans le conduit den- denuiire. 
taire antérieur, pour fournir aux dents canines et incisives, 
dans lesquelles il pénètre par le sommet de la racine, de la 
manière qui a déjà été indiquée pour les autres dents. 
3. 8 



1 

}j4 ANCKI0L0CI8. ^ 

C* Branches qui naissent de la maxillaire interne dans la fossé 
ptérygo-maxillaire. 

1°. Artère vidîenne ou ptérygoldienne. Celle artère qui est 
très-ffrêle, pénètre, immédiatement après son oriiji ne, dan» 

'i: Artère , . , . ... , iî ' 

vldienne. 1 orifice antérieur du conduit vidien, qu'elle parcourt dans 

toute sa longueur, et vient s'épanouir dans le pharynx et au- 
tour de la trompe d'Eustachi. 

2°. Ârtèrà ptérj'go-palatine ou pharyngienne. Tout aussi 
a». Ptérygo- grêle que la précédente, au dedans et au-dessous de laquelle 
* elle est située, cette artère traverse le conduit ptérygo-pala- g 
tin, et vase terminer dans le pharynx et à la trompe d'Eus- 
tachi. Elle naît quelquefois de l'artère sphéno-palatine. 
3**. Artère palatine supérieure. Plus volumineuse que les 
3». Palatine précédentes, cette artère suit un trajet descendant; elle haït 
•upeneur». ^^ niveau de la fente ptérygo-maxillaire, se porte verticale- 
ment en bas, pénètre dans le conduit palatin postérieur, et 
après en avoir franchi l'orifice inférieur, se réfléchit d'arrière 
en avant, marche en décrivant des sinuosités entre la voûte 
palatine et la membrane muqueuse , dans le sillon qui longe le 
bord alvéolaire, et vient s'anastomoser en arcade sur la ligne 
médiane avec l'artère palatine du côté opposé. Avant de pé- 
nétrer dans le conduit palatin postérieur, elle fournit, i° des 
Branches rameaux qui pénètrent par les conduits palatins accessoires 
que e ourni ^^^^ répandent dans le voile du palais; 2° à la voi\te palatine 
des rameaux qui se distribuent aux glandes et à la muqueuse; 
3° des rameaux gingivaux qui se distribuent aux gencives et 
pénètrent dans les alvéoles par leur base, pour fournir au 
périoste alvéolo - dentaire : 4^ un petit rameau nasal qui 
s'engage dans le conduit palatin antérieur, se subdivise en 
haut comme Cri conduit, pour pénétrer dans chacune des 
fosses nasales, et s'anastomoser avec l'artère sphéno-pala- 
tine (i). 

(i) Il y a dans l'épaisseur des os de la face, ainsi d'ailleurs que 
dans tous les os spongieux, de véritables canaux artériels non 
moins impôrtans à étudier que les canaux veineux des o«. 



D. Branche terminale de la maxillaire interne. 
Sphéno-palatine. 

L'artère spMno-palatine , volumineuse , souvent multiple 
exclusivement destinée à la pituitaire, se porte de bas en not^lttlaf" 
liaut, en décrivant des flexuosités, pour pénétrer dans lafosse 
nasale correspondante par le trou sphéno-palatin, c'est-à- 
îire à la partie postérieure du méat supérieur, où elle se 
livise immédiatement en deux branches : i° l'une interne Divisions: 
trière de la cloison, qui se porte obliquement en bas et en ^' Artè« 
ivant, couvre cette cloison d'aréoles extrêmement multipliées, "^^ ^* '^°"°°' 
ît vient s'anastomoser en avant avec le rameau nasal de la 
îalatine supérieure ; 2» l'autre externe , ou artère des cornets ^, \^^^^ 
'ides méats, qui se divise en trois rameaux, un pour chaque dcs^corneuTt 
néat , et se ramifie sur les cornets et dans les méats. Quel- ^" ""*^- 
lues-uns pénètrent dans le sinus sphénoïdal, dans le sinus 
naxilkire supérieur, dans les cellules ethmoïdales posté- 
ieures, les cellules ethmoïdales antérieures, les sinus fron- 
»ux et le canal nasal. 

Toutes ces artères forment des aréoles de divers ordres , ^^ ^^ ^.^î 
[ui couvrent la pituitaire et lui donnent, dans les injections c„lé%*^e"l« 
leureuses, l'aspect d'un réseau ; elles sont situées entre le ^"'''«?"^^°T 

.'•„.„ .1 , ... "' nent a la pitm- 

•enoste et la membrane puuitaire proprement dite. Les ar- taire. 
ères des cornets sont logées dans les cellules aréolaires que 
•résente la surface de ces os, et dans les canaux artériels 
reusés dans leur épaisseur. 

Résumé sur la distribution générale de la maxillaire interne. 

La maxillaire interne fournit, i» aux organes de la mastica- 
ipn et de la déglutition; 2« aux fosses nasales; 3» aux enve- tion d'o^t 
3ppes fil »reuse et osseuse du crâne; 4° à la face ; 5" à l'organe °^^ auxquels 

*» rrtii.V. "KT ' ' Il 1 / . . b ^ie distribue la 

e louie. Voici quelle est la reparliuon de ses diverses maxillaire ia- 
ranches ; terne. 

°. Aux organes de la mastication ; savoir, aux organes 
SSsifs (os maxillaires supérieur et inférieur et dents) ; ar- 



Il6 ANGÉIOLOCIE. 

lèreè dentaire inférieure , alvéolaire, sous-orbilai'-e ; a» aux 
<le la mastîca- organcs actifs, arteres massetenne^ temporales profondes an- 
tion. térieure et postérieure , ptétjgoldienne, 

2°. Aux organes de la déglutition (voûte palatine, voile 
Aux organes j^ |^-g ^^ pharvux ) , &Ttères palatine supérieure, petite 

de la dégluti- '■' i J / ' ^ 

tlon. méningée, vidienne, ptery go -palatine. 

Z". Aux fosses nasales. Quelques rameaux de la sous-orbi- 
Aux organes ^^j-,.g ^ /« spJiéno - palatine tout entière. Cette dernière et, 

lie l'olfaction. , , . , -ii • • ^ <. 

par une conséquence nécessaire, la maxillane interne sont 
très-vol amineuses chez les animaux qui offrent un dévelop- 
pement considérable de l'appareil olfactif. 

4°. A l'organe de l'ouïe, 1° artère tympanique; 2° les 
ddwkfor* branches de la méningée moyenne, qui pénètrent par l'hiatus ^ 
de Faîlope, et celles qui pénètrent parle canal du muscle 
interne du marteau. 

5°. A la face ( muscles et tégumens), artères buccale , sous- 
orbitaire et mentonnière. La région oculaire est seule dé- 
pourvue de rameaux provenant de la maxillaire interne. 

6°. Aux os du crâne et à la dure-mère. Artère méningée 
Anx os (la jjiQyQjifiQ petites méningées. 

crâne et a la -^ '^ " 

dure-mère. ARTÈRE CAROTIDE INTERNE. 

Préparation. Le mode le plus simple de préparation est celui i 
qui consiste dans la coupe faite pour l'étude du pliarynx. — On 1 
ouvre le canal carotidien à l'aide du ciseau, et on enlève la paroi 
externe du sinus caverneux. 

La carotide interne est destinée à la partie antérieure du t 
cerveau , à l'œil et à ses dépendances. 

Née de la carotide primitive dont elle est une branche de 
bifurcation, et située en dehors de la carotide externe, à son 
la ?aSe in! origine, elle se porte, tantôt verticalement en haut, pa- 
terne, ralîèlement à cette dernière artère qu'elle côtoie, tantôt der- 
rière elle en la croisant à angle aigu au niveau du muscle 
Trajet. cligastrique; c'est alors qu'elle abandonne la carotide externe, 
pour s'enfoncer dans l'espace triangulaire qui sépare le pha- 
rynx de la branche de la mâchoire inférieure, et gagner la 



AftTERE CAKOTIDE ÏNTERNK. Iiy 

base du crâne, dans lequel elle pénètre par le canal carotidien. Trajet hors 

Au sortir de ce canal, elle se trouve placée dans le sinus caver- ^^ crâne. 

neux , sur les côtés de la selle turcique, se réfléchit de bas ^ 

!• . 1 / ■ Dans le chine. 

en haut, en dedans de 1 apophyse clinoïde antérieure, et se 

termine en se divisant en trois branches. / 

Le calibre de la carotide interne, toujours en rapport ri- 
goureux avec le volume du cerveau, est égal à celui de îa caro- 
tide externe chez l'adulte ; il est beaucoup plus considérable 
chez l'enfant (ramiis grandior carotidis, Vés.). Chez l'homme 
comme dans la série animale, le rapport entre le calibre de la 
carotide interne et celui de la carotide externe est mesuré sur 
le rapport qui existe entre le développement du cerveau et 
celui de la face; la carotide interne présente ceci de parti- 
culier, qu'elle conserve le même calibre depuis son origine 
jusqu'à sa terminaison. 

Direction. Rectiligne chez la plupart des sujets jusqu'au 
moment où elle atteint la base du crâne, chez d'autres .elle „. 

A 1 1 • <• T ^ Direction 

décrit tantôt une seule courbure immédiatement après son Lors da crâne 
origine, tantôt plusieurs courbures alternatives. A la base du 
crâne , avant de pénétrer dans le canal carotidien , elle de- 
vient horizontale, puis verticale ascendante. 

En traversant le canal carotidien, elle suit le trajet angu- 
leux de ce canal ; dans le sinus caverneux, elle se porte direc- 
tement en avant et en haut, comme la gouttière caverneuse; ],jjj.cs en t"ra" 
d'autres fois elle décrit deux sinuosités extrêmement pro- versant le ca- 

' Ti f> j 1 11. 1 !• •• 1 ' ■ nal carotidien 

noncees. Jintin , en dedans del apophyse clinoi de antérieure, ^^ jg 
elle se réfléchit directement en haut et un peu en arrière : on cavernenx. 
compare à juste titre à une S romaine la double courbure 
qu'elle décrit en traversant le canal carotidien et le sinus ca- 
verneux. Les inflexions si multipliées de la carotide interne 
sont un des argumens les plus péremptoires en faveur de l'u- 
sage de ces flexuosités comme moyen de ralentissement du 
cours du sang. 

Rapports, i** Depuis son origine jusqu'à la hase du crâne. La 
î^arotide interne offre à sou origine la même position super- 



S] nus 



Il8 ANGlilOLOGIE. 

Ra orts de ^^^^'^^ ^"® ^^ ^^ ^^ '^ carotide primitive : elle s'enfonce ini» 
h tarotide ia- mécliatement derrière la carotide externe, et devient de plus 
terne ors u ^^ pj^^ profonde. Protégée par sa position dans l'espace 
triangulaire que limitent en dedans le pharynx, en dehors la 
branche de l'os maxillaire inférieur, elle répond en arrière à 
la colonne vertébrale, dont elle est séparée par les muscles 
prévertébraux et l'aponévrose prévertébrale, en avant aux 
muscles styliens, en dedans au pharynx, en dehors à la veine 
jugulaire interne. 

En outre, la pharyngienne inférieure lui répond en ar- 
rière ; le nerf grand - sympathique en dedans; les nerfs 
pneumo- gastrique, glosso -pharyngien, grand hypoglosse, 
qui, à leur sortie du crâne , sont situés derrière la carotide 
interne, répondent bientôt à son côté externe. 

Les rapports de l'artère avec la partie latérale du pharynx 

expliquent comment elle peut être atteinte par des corps vul- 

nérans dirigés du dedans au dehors de cette cavité. Quel- 

Les rapports quefois elle est contiguë à la région de l'amygdale par le 

avec e i< rf- gQjjij^gi; d'une de ses courbures, et c'est peut-être par suite 

rynx et la- ' r r 

mygdale méri- d'une disposition semblable qu'elle a pu être lésée par un 

tent ^'•*'"°" instrument dirigé transversalement en dehors , et porté sur 

l'amygdale, soit pour ouvrir un abcès de cette glande, soit 

pour en pratiquer l'excision. 

Rappoîts : a° Rapports. Dans le canal carotidien^ elle est en rapport 

Dans le ca- avec Ics filets nervcux ascendans du ganglion cervical supé- 
nal carotidien. . .^ , „, , . , ^ j i 

rieur, une lame fabreuse très -mince, prolongement de la 
dure-mère, la sépare des parois osseuses du canal. Comme 
elle avoisine l'oreille interne en traversant le rocher, il est 
probable que c'est à ce voisinage que sont dus les battemens 
artériels qu'on perçoit dans certains cas. 
Dans le si- 30 Rapports. Dans le sinus cauernenx ^ elle est appliquée 
contre la partie interne de ce sinus, et par conséquent placée 
en dedans des nerfs qui le traversent, et plus particulière- 
ment du nerf de la sixième paire; on dit qu'elle ne baigne 
pas dans le sang du sinus, mais qu'elle en est séparée par une 



nus caverneux. 



ARTERE CAROTIDE INTERNE. ARTÈRE OPHTHALMIQUK. II9 

membrane très-mince qui la recouvre, et qui est un prolon- 
gement de la membraue interne des veines. Quelque soin que 
j'aie apporté a la dissection de ce feuillet membraneux, il m'a 
été impossible de le voir isolé. 

En dedans de l'apophyse clinoïde antérieure, elle répond Rapports 
au côté externe du nerf optique, etau moment où elle se dé- avec le nerf 
gage de la dure-mère, au-dessus de l'apophyse clinoïde an- "^ ^^^^' 
lérieure, elle est reçue dans une gaîne de l'arachnoïde. 

Branches qu'elle J'ournit. Hors du crâne, elle ne donne 
aucune branche , et ce n'est que dans quelques cas excep- Bisnclj«$ 

. . . . , . collatérales, 

tionnels qu'on la voit fournir la .pharyngien ne inférieure, ou 

bien seulement une branche pharyngienne supplémentaire, 
et enfin l'occipitale. Dans le canal carotidien, elle donne 
un ramuscule qui pénètre par une ouverture particulière 
dans la caisse du tympan. Dans le sinus caverneux, elle 
fournit plusieurs petites branches, dont les unes, réticulées, 
vont se distribuer à la portion de dure-mère qui revêt la sur- 
face basilaire de roccipital,et aux parois du sinus pétreux in- 
férieur, dont les autres se répandent sur le corps pituitaire, 
les nerfs trijumeaux et la portion voisine de la dure-mère; 
un rameau plus considérable s'anastomose avec la méningée 
moyenne. 

Enfin, en dedans de l'apophyse clinoïde antérieure , au 
moment oià elle se porte au-dessus de celte apophyse, la ca- 
rotide interne fournit par sa partie antérieure une branche 
très-remarquable : c'est l'artère ophîhal inique. 

ARTÈRE OPHTHALMIQUE. 

Préparation. Faites une injection partielle , que vous pousserez 
soit par la carotide primitive , soit par la carotide interne eilC" 
même. Enlevez la voùle orbitaire , après avoir détaché avec soin 
et rabattu les tégninens et le périoste de la région frontale. Laisscas 
un petit pont osseux, en dedans, au niveau de la base de l'orbite 
pour l'artère susorbitaire , ou plutôt ouvrez le trou sus-orbitâire 
pour dégager cette artère. Disséquez avec beaucoup de soin le» 
muscles de l'œil , en respectant tous les vaisseaux qui se présentent. 
Quant à l'étude des branches de l'ophibalmique destinées au 
globe de l'œil , elle exige la connaissance exacte de ce globe. 



I20 AK'GÉIOLOGIE. 

Sou trajet 1j artère ophthalmique , destinée principalement à l'oeil et 
dans le trou ^ ggg dépendances, moins remarquable par son volume qui 
que. est peu considérable , que par la multitude des branches 

qu'elle fournit, s'engage, immédiatement après son origine, 
dans le trou optique, en dehors et au-dessous du nerf de 
même nom. D'abord contenue dans la même gaîne que ce 
nerf, elle s'en dégage bientôt, pénètre dans l'orbite entre le 
nerf moteur externe et le muscle abducteur du globe de 
l'oeil , s'infléchit en dedans , et croise tantôt perpendiculaire- 
ment, tantôt obliquement le nerf optique, au-dessus duquel 
elle est alors placée. Arrivée à la paroi interne de l'orbite, 
,,. °" ['fl^ elle chanije une seconde fois de direction, se ])orte horizon- 

oblique et ne- o ■' i 

xuenx dans la talcment et légèrement flexueuse d'arrière en avant le lonsf 

or 1 ai- ^^ ijord inférieur du grand oblique de l'œil, et, parvenue à 

la base de l'orbite, se termine en se bifurquant. Il n'est pas 

rare de voir l'artère ophthalmique se placer immédiatement 

Variété dans «iprès son Origine , en dedans et au-dessous du nerf optique, 

le trajet de et se porter ensuite directement en avant, le long du côté 

l'artère. . , „ , •, , . 

interne de ce nerrj en sorte que, dans ces cas, il n existe pas 
d'entre-croisement entre le nerf et l'artère. 

L'artère ophthalmique fournit un très-grand nombre de 
Branches branches qui sont divisées , d'après le lieu de leur origine : 
i" en celles qui naissent en dehors du nerf optique, lacry- 
male, centrale de la rétine ; 2*^ en celles qui naissent au- 
dessus du nerf , sus - orhitaire , ciliaires courtes , moyennes 
ou antérieures^ musculaire supérieure^ musculaire inférieure 'y 
Elles sont 3° en celles qui naissent en dedans du nerf optique, ethmoï- 
aa nomhie de (^ale postérieure , eîh?noïdale antérieure, palpébrale infé' 

onze , non . 7/77'. ' 1 1 

compris les ricurc , palpébrale supcncwe : en tout, onze branches , non 

deux branches compris Ics branchcs de terminaison , qui sont la nasale et 
terminales. , „ , ti i ^ t • • 1 i 1 

ivijrontaie. 11 est bon de remarquer que 1 origine ue la plu- 
part de ces diverses branches est extrêmement variable. 

J. Branches qui naissent en deltors du nerf optique, 
i", drtere lacrymale ; rime des branches les plus considé- 



AaTÈRE CAROTIDE INTE6NE. ARTJÉRE OPHTHALMIQUE. 121 

oies de l'ophthalmique, qui la fournit immédiatement ^^ Anèrela- 

1 ant son entrée dans l'orbite. Il n'est pas rare de la voir cvyœale. 

; ovenir de l'artère méningée moyenne. 

L'artère lacrymale se porte d'arrière en avant le long de Direction. 

llparoi externe de l'orbite, entre le périoste et le muscle 

1 oit externe, pénètre la glande lacrymale, à laquelle elle 

^ , , , T»'!-*" t* Terminaison 

lurnitun très-grand nombre de rameaux. Keduite a un tres- 

I tit calibre lorsqu'elle sort de cette glande, elle va se ter- 
Ijiner en partie dans la conjonctive, en partie à l'arcade pal- 
ilbrale supérieure. 

Dans son trajet, elle fournit quelquefois une petite artère ^^^^^^^ ^ . 
lénin'yienne qui se porte en arrière, traverse la fente spbe- ningienne, 
DÏdale, et va se jeter dans la dure-mère, où elle s'anastomose 
;'ec la méningée moyenne. Ce rameau peut, chez quelques 
(jets, être considéré comme un rameau d'origine de l'ar- 
re lacrymale. Il représente une transition au cas dans le- ^.^ji"^'^°J 
lel l'artère lacrymale vient de la méningée moyenne. Elle qnes et mas- 
urnit assez souvent une artère ciliaire longue , toujours 
lelques branches névrilématiques au nerf optique, et quel- 
les branches au muscle élévateur de la paupière supérieure 
; au droit supérieur ; enfin , un rameau musculaire qui tra- 
îrse l'os de la pommette, rameau malaire, et va s'anastomo- Rameau 
îr dans la fosse temporale avec l'artère temporale profonde i"«laif«- 
[itérieure , et sur l'os malaire lui-même avec la transversale 
e la face. 

2° Centrale de la rétine. Bien distincte des artères névri- ^, Centrale 
îmatiques du nerf optique, excessivement grêle , elle naît delà rétine. 
ait de l'ophthalmique, soit de l'une des ciliaires, pénètre 
bliquement dans l'épaisseur du nerf, au centre duquel elle 
B place, et dans l'axe duquel elle marche d'arrière en avant, 
lénètre dans le globe oculaire , et s'épanouit en rameaux di- 
ergens qui s'appliquent contre la face interne de la rétine 
[u'ils accompagnent jusqu'aux procès ciliaires. Un rameau ^^/^^"|J!^^'' '^" 
(ien distinct des précédens traverse directement le corps 
itré d'arrière en avant dans Taxe de l'œil, et se porte à la 



^** ANGÉIOLOCXK. 

capsule du cristallin , après avoir fourni des rameaux d'm 
excessive ténuité à la membrane hyaloïde. 

B. Branches qui naissent au-dessus du nerf optique. 

Sus-orbitai. 1°. Sus-orUtaire ou surcillere. Elle se sépare de l'ophtlii 

re ou sarci- • », r ]:' < 

Uère. niiqueaumomentou cette arterecroise le nerf optique ;qu« 

quefois elle vient de la lacrymale. Très-variable dans son t 

lume, elle semble, dans certains cas, être en partie remplao 

par la branche orbitaire de la temporale, ou par la brancl 

frontale de l'ophthalmiq.ie. Elle se porte horizontalemei 

entre le périoste de la voûte orbitaire et l'élévateur de la pai 

. pière supérieure, accompagnée par le nerf frontal : elle sol' 
Sa reflexion. A^v ^■^ p- , .... ' 

cie i orbite par 1 eciiancrure surcdiere, se réfléchit sur ceti 

echancrure comme sur une poulie de renvoi, devient verl 

cale ascendante, et se divise en deux branches : l'une soui 
Sa division. „ » ' • , 

cutanée , qui se porte en haut entre la peau et les musoU 

orbiculaire et frontal ; l'autre périostique, qui se place entr 

\t& muscles et le périoste, et se ramifie dans ce dernier. Sou 

Ramean vent la branche sous -cutanée se divise en deux rameaux 

ipoiciue. }ujj mterne, et lautre externe. On regarde comme constai] 

un ramuscule diploïque que l'artère envoie dans l'épaisseu 

du frontal, à son passage sur l'échancrure surcilière. Ce ra 

muscule m'a paru manquer souvent. 

Artères ci- ^ . Artères clliaires. On peut les diviser en postérieures Qi 

liaires posté- courtes, en moyennes ou lons'nes, et en antérieures. 

neui-es ou ^ . , o ^ 

coartes. Les ci/iaires postérieures, destinées à la choroïde et au: 

procès ciliaires ( artères uvéales , Chauss.), en nombre indé 

terminé, et qu'on dit s'élever jusqu'à 60 et même 40 , naissen 

souvent par deux troncs :un inférieur qui se sépare de l'oph 

Learsflexno. t^almique en dehors du nerf optique; un supérieur qui s'ei 

siiéi et leur sépare au-dessus. 11 n'est pas rare de voir l'artère lacrvmah 

ej)anouisse- c • \ •!..., 

ment. lournir le tronc ciliaire inférieur : les ciliaires marchent très 

flexueuses le long du nerf optique, et, parvenues au globe de 
lœd, se contournent en tire-bouchon, s'épanouissent immé 
diatement en une touffe comme chevelue de ramusculei 



▲BTEEE CAKOTIDE INTERNE. ARTERE OPHTHALMIQUE. 1^3 

cueux qui enlacent le nerfoptique, traversent la sclérotique 

it autour de l'insertion de ce nerf, et se répandent, comme 

era dit ailleurs, dans la choroïde et les procès ciliaires. 

Les ciliaires moyennes ou Ioniques (artères iriennes^ Chauss.), Artères ci- 

. , ,,• • 111 • liaires inoyen- 

îtmees à 1 irss; au nombre de deux, une interne et une ex- nesoulongue». 

ne, traversent la sclérotique à une certaine distance du 
:f optique, marchent entre la sclérotique et la choroïde au 
eau des extrémités du diamètre transverse de l'oail. Arri- 
s au cercle ciliaire, elles se bifurquent pour s'anastomo- 
entre elles, et former le grand cercle de l'iris. De tous les 
ints de la circonférence de ce cercle partent des rameaux 
mbreux et parallèles qui, parvenus à la petite circonférence 
l'iris, se bifurquent, et s'anastomosent pour former le petit 
rcle de cette membrane. 

Les ciliaires antérieures en nombre indéterminé, four- Ciliaîresan- 
îs par les artères musculaires, et quelquefois par la lacry- *^'"°"*' 
de et la sous-orbitaire , donnent quelques rameaux à la 
njonct|fl| pénètrent dans la sclérotique à peu de distance 
la co^^, et vont se jeter dans le grand cercle de l'iris. 
3°. Artères musculaires, divisées en supérieure et inférieure. Artères masf 
1 supérieure, qui est plus petite, manque souvent, et, dans <="ii'*i"* = 
cas, elle est remplacée par des rameaux qui viennent de la o g ^j-enre 
îrymale, delà sus-orbitaireoudes ciliaires. Elle se distribue 
ns les muscles élévateur de la paupière supérieure, droit 
périeur et grand oblique de l'œil. 

La musculaire inférieure, qui ne manque jamais, se porte 
irnere en avant entre le nerr optique et le nmscle droitin- 
rieur, fournit le glus grand nombre des ciliaires antérietires, 
se distribue aux muscles droit externe, droit inférieur et 
!lit oblique. Quelquefois la musculaire inférieure ne s épuise 
is dans les muscles, et vient s'anastomoser par arcade avec 
sous-orbitaire de la maxillaire interne. 

C. Branches qui naissent en dedans du nerf optique. 
i^. Artères ethmoldales, divisées en antérieure et en posté- 
Bure. \u2l postérieure , qui se sépare la première de l'ophthal- 



Artères 
eilimoïdales 

Posté- 



'^••4 ANGÉIOLOGIÉ. 

nuque, est quelquefois si volumineuse, qu'elle paraît être ui 

l^ranche de bifurcation de l'oplithalmique : d'autrefdis, el 

riciiie. n'existe qu'à l'ëlat de vestige. Elle se porte de dehors en d 

dans, parcourt le canal orbitaire interne postérieur, qui 

conduit dans la gouttière ethmoïdale du crâne , et 

se divise en deux branches , une méningienne et une m 

nifgTeT""''"^"'^^' ^^ méningienne se ramifie dans la dure-mère, et pli 

Rameau na- Particulièrement dans la faulx du cerveau ; l'autre pénèti 

sal. dans les fosses nasales par les trous de la lame criblée, et s'; 

nastomose avec les divisions de la sphéno-palatine. 

V ethmoïdale antérieure , dont le calibre est en raiso 
i\ Anté- mverse de celui de la postérieure qu'elle remplace quelqu) 

rienre, ç • , , -. , ^ ^ ^ ui 

lois, pénètre dans le crâne par le conduit orbitaire intern 
antérieur, et se divise en rameau méningîen qui se port 

ïlaineau mé- c», 1„ f i i . . . 

nîrigién. ^^ ï^mx du ccrveau , et en rameau nasal qui pé 

Rameau na- "^'^^^ ^^^"s '^s cavités olfactives par les trous de la lara 
sal- criblée. Les rameaux de la faulx sont remargual jkg p ar leuïi 

ilexuosités. ^Êê 

Artères pal- o ^ ' i •! i Wl^ 

pébiales. ^ * ^^^^''^* palpebrales. Divisées en supérieure et en infé 

rieure^ toutes deux se séparent de l'ophthalmique au niveat' 
de la poulie cartilagineuse du grand oblique ; quelquefoi 
elles naissent par un tronc commun. Le plus souvent 1 
palpébrale inférieure se sépare un peu avant la palpé 
brale supérieure. Quelquefois la supérieure est si volu 
mineuse, qu'elle semble une bifurcation de l'artère ophthal 
mique elle-même. ;l 

infèiieu^rc.'^^^ ^^ /?a//?eZ'ra/e inférieure se porte verticalement en bas 
derrière le tendon du muscle orbiculaire, se recourbe de dei 
dans en dehors pour gagner la paupière inférieure qu'ell(i 
parcourt dans toute sa longueur, à la manière d'une arcade i 
sans décrire aucune flexuosité , et se termine insensiblemenH 
au niveau de l'angle externe des paupières. 1 

Aic.idc pal- L'arcade qu'elle constitue, arcade palpébrale inférieure^ esij 
Weme." '"^^' située entre le muscle paîpébral et le cartilage tarse , immé-| 
diatement au-dessous du bord libre de ce cartilage. 



ABTèRE CAROTIDE INTERNE. ARTÈRE OPHTHALMIQUE. 1^5 

Lu moment de pénétrer dans l'épaisseur delà paupière, la Anastomose 
jébrale inférieure fournit une branche très-remarquable '^"f^ '^ rameau 

■^ 1 • • 1 1 orbitaire de la 

s'anastomose avec la branche orbitaire de la sous- sous-orbitaire. 
itaire. L'arcade qui résulte de cette anastomose , 
ine un rameau qui pénètre dans le canal nasal (^rameau Rameau du 
canal nasal), et se ramifie dans la muqueuse de ce *^''"^* "*''^'- 
lai, qu'elle accompagne jusque dans le méat inférieur. 

3l palpébrale supérieure se porte de haut en bas derrière ao.Paipébrale 
Quscle orbiculaire des paupières, et, parvenue au niveau snpérieare. 
point lacrymal supérieur, se réfléchit de dedans en de- 
•s entre le muscle palpébral et le cartilage tarse, immédia- 
lent, au-dessus du bord libre de ce cartilage; parcourt 

formant ime arcade ( arcade palvéhrale supérieure ) , arcade pal- 

^ _ ' * _ * ^ pebrale supe» 

ite la longueur de ce bord libre, et se termine en s'anas- rieme. 
aosant avec un rameau palpébral , branche de la îempo- 
s superficielle. 

D. Branches terminales de l'oplithaliiiiquc. 

Parvenue à l'extrémité antérieure de Tangle rentrant que 
me la paroi supérieure de l'orbite avec la paroi interne, 
tère ophthalmique se termine en se divisant en nasale et 
frontale. 

1°. Artère nasale. Très-variable en volume , souvent plus 
lumineuse que l'ophthalmique elle-même, ce qui l'a fait ^^j^" ' *^ 
tarder par quelques anatomistes comme une branche de 
maxillaire externe avec laquelle elle s'anastomose toujours. 
le sort de l'orbite au-dessus du tendon de l'orbiculaire , 
irnit une petite braAhe qui pénètre de suite dans la «out- 
re de l'os unguis, pour se distribuer à la muqueuse du sac 
Tymal ( branche du sac lacrymal) , et se divise en deux Brancbe du 

lu < 7 . 1 "11 1 ^ sac lacrymal. 

anches : 1 une, artère angulaire ., occupe le sillon de sepa- 

' . . Eranchean- 

tion qui existe entre le nez etla joue, entre le pyramidal et guiaire. 
lévateur commim, accompagnée par la veine qui est en 
hors, et se continue sans ligne de démarcation avec la 
îiale, en sorte qu'il y a inosculation entre les deux vais- 



ia<5 ANGKIOLOGIB. 

seaux , sans qti'il soit possible d'établir leurs limites respec 

Bnanchedor- tives; l'autre, dorsale du nez^ longe le dos de cet organe, é1 
sale du uez. . . i i> -i i , " 

va se terminer au niveau de l aile du nez, en s anastomosani 

avec l'artère de cette aile. Des deux branches delà nasale, qu; 

sont sous-cutanées , partent de nombreuses ramifications qui 

recouvrent toute la surface de l'organe. 

a'. Artère 2°. J itère frontale. Moins vol umineuse que la nasale, et gé 

Arosttde. néralement moins volumineuse que la sus-orbitaire ou sur 

cilière, elle se porte de bas en haut sur le front parallèlement 

à la sus-orbiiaire, avec laquelle elle communique en haut 

par une branche transversale , et se divise en rameaui 

sous-cutanés qui sont situés entre la peau et les muscles, ec 

rameaux musculaires et en rameaux périosliques. 



RÉSUAIK SUR LA DISTRIBUTION DE l'oPHTALMIQUB. 



1 



L'ophthâlmique fournit : i° au globe de l'oeil j a" à sej 

dépendances, muscles, paupières, voies lacrymales; Z" ï 

la région frontale; 4° au nez et aux fosses nasales. 

L'ophihal- Elle appartient au globe de l'oeil : i° par l'artère centrale 

inique fournit Je la rétine qui est destinée à la rétine, à la membrane hya- 

an globe de , ... , , , • u 

l'œil, loide et a la capsule du cristallin; 2° par les artères ciliaires 

postérieures, moyennes et antérieures, qui se distribuent à la 
choroïde, aux procès ciliaires et à l'iris. 
Aux mus- E^'^ appartient aux muscles de l'œil par les artères muscu* 

cle» de l'œil, laires et par d'autres ramuscules provenant des diverses bran- 
ches de l'ophthâlmique ; 

Aux pau- Elle appartient aux paupières par Itfk artères palpébralesj 
pîères, . 11 ^ 1 

Aux voies ^ux voies lacrymales: i" par i artère lacrymale pour la 

lacrymales, glande; a° par l'artère du sac et du canal pour le sac lacry- 
mal et le canal nasal; 
A la région A la région frontale , par les artère frontale et sus-orbi- 

frontale, ^j^ij.g. I 

Au nez et Au nez, par les artères nasales; aux fosses nasales, par les' 

aux fosses na- . ^ .i •• i i 

sales. artères ethmoiaales. 



ARTSRX CAROTIDE HTTËRNE. ARTÈRE CÉRéBRALX. l^fj 

BRANCHES TERMINALES DE LA CAROTIDE INTERNE. 

orsque la carotide interne a fourni l'oplithalmique, elle se Terminaison 

I ' 1 .• c A ' , de la carotide 

ive placée dans une excavation proronde que présente le • . 

eau, à l'extrémité interne de la scissure de Sylvius, et se 

. , , "^ Sa division 

5e Huniediatenient en trois branches qui s'écartent en fur- en trois bran- 

t la patte d'oie. *^^"' 

le ces trois branches, une est antérieure : c'est la cérébrale 

'Heure, ou artère du corps calleux-^ une externe: c'est la cé- 

ale moyenne^ ou artère de la scissure de Syhius j une pos- 

;ure : c'est la communiquante postérieure. 

n'est pas rare de voir Tarière cérébrale postérieure 
•nie par la carotide, et c'est alors de cette dernière 

part la communiquante postérieui-e, qui s'abouche 
Clément avec l'extrémité antérieure du tronc basi- 

Artère cérébrale antérieure. 

' artère cérébrale antérieure ^ artère du corps calleux, se Anèrecéré. 

:e immédiatement après son origine en avant et en deilans brale antériea- 

I la ligne médiane, et arrive ainsi à la scissure qui se- '°' 

î les deux lobes aniérieurs du cerveau. Là , elle se 

^ve rapprochée de celle du côté opposé, et communique 

pelle par une branche transversale qui coupe perpendi- 

[irement leur direction. Cette branche anastomotique, si 

jarquable par son volume, par sa brièveté, par sa direc- 

, porte le nom de communiquante antérieure. Elle est 

Iquefois remplacée par deux branches plus petites: quel- Commnni- 
„ . , ., , , ^ ^ ' ^ qnante ante^ 

lois sa brièveté est telle, quon dirait que les deux artères ri« 



rienre. 



accolées et confimdues dans ce point. Le plus souvent 
mgueur est d'une à deux hgnes , et alors elle fournit des 
ts vaisseaux qui pénètrent dans le ventricule moyen, 
près cette communication, les artères cérébrales anté- , ^^fû^^'O", 

. des artères ce- 

res devenues parallèles, se portent d'arrière en avant, se lébrales am«- 
îchissent de bas en haut au devant de l'extrémité anté- "^"'■"' 
re du corps calleux, puis se portent d'avant en arrière 



laS ANGÉIOLOCIE. 

jusqu'à l'extrémité postérieure de ce corps, en décrivant u 

courbure qui représente exactement celle du corps callei 

Avant de se réfléchir sur le bord antérieur du corps c 

Branches ^^^^i ^^^^ artères cérébrales antérieures fournissent quelqi 

qu'elles four- ramusculcs aux nerfs optiques, aux olfactifs , au troisièi 

Dissent avant • i y i • ••111 '• 1 

leur réflexion, vcntricule , a la partie voisine du lobe antérieur du cerveau,^ 
plusieurs branches considérables qui se distribuent succe^ 
vement à la face inférieure du même lobe. Au momenti 
leur réflexion et à la face supérieure du corps calleux, on v^ 
se détacher de la convexité de la courbe qu'elles décrivent ( 
Et après leur branches considérables qui se distribuent successivemeni 
la face interne des deux hémisphères : les premières d'arrii 
en avant , les suivantes d'avant en arrière et de bas ,. 
haut; la plupart atteignent la convexité du cerveau. J 
la concavité de la courbure , partent des ramuscm 
capillaires qui pénètrent dans l'épaisseur du corps Cj 
leux. j 

On peut considérer comme terminaison de l'artère c^j 
brale antérieure une très-petite branche qui continue le tr0| 
de l'artère, et qui, parvenue à l'extrémité postérieure du coi| 
calleux, se réfléchit de haut en bas, et se termine dans , 
circonvolutions voisines du cerveau. 

Artère cérébrale moyenne. 

Plus considérable que la précédente, l'artère cérébr 
Artera cere- jjjoyenne se porte en dehors et en arrière pour ea^nei^ 

lirale moyen- ^ , r- 1 • i 1 ^^ ^^ ■> c c 

,ie, scissure de Sylvius, dans laquelle elle sentonce, roum 

avant de s'y engager, des rameaux très-multipliés et as 
volumineux qui pénètrent perpendiculairement de bas 
haut la couche très-mince de substance cérébrale placé 
l'angle de réunion de la scissure médiane du cerveau avec 
scissure de Sylvius (i). 

(i) Nous verrons plus tard que cette région du cerveau app 
tient au corps strié. 



ARTÊIIE CAROTIDE INTERNE. Î2g 

Aussitôt qu'elle a pénétré dans la scissure de Sylvius, la cé- 

„ , •,. i •Il ' • Division en 

ibrale moyenne se divise en trois branches : une antérieure, ^^^-^^ branches 
ui s'accoje au lobe antérieur ; une postérieure, qui s'accole 
1 lobe moyen; une moyenne, qui répond à l'espèce de petit 
>be caché dans la scissure: toutes suivent la direction de cette 
îissure dans laquelle elles sont cachées, et dont elles sortent 
ourse ramifier sur les circonvolutions et les anfractuosités 
u cerveau , en s'anastomosant entre elles et avec les divi- 
ons des artères cérébrales antérieure et postérieure. 
Il importe de remarquer, et cette observation s'applique à Remarque 

1 r /'Il 1 1* • • ' • 11 sarladistribn- 

►utes les artères cérébrales, i° que les divisions artérielles jj^j^ jg, aj,(^, 

Bstinées à la surface du cerveau sont extrêmement flexueuses, "s cérébrales, 

ii'elles s'enfoncent dans les anfractuosités, et revêtent le 

ord libre et les deux faces des circonvolutions entre 

squelles elles sont situées ; 2° que ces branches se ra- 

lifient très-largement et parcourent un trajet fort étendu j 

' que les ramifications ne sont pas toutes successives, que 

es faisceaux de capillaires très-fins partent de tous les points 

e la circonférence des vaisseaux d'un certain calibre , pour 

énétrer immédiatement dans la substance cérébrale. 

Lrtère communiquante postérieure ou communiquante de Willîs. 

Extrêmement variable dans son volume, ordinairement . 

Ârtere coni» 
rêle, la communiquante de Willis forme quelquefois la muniquautede 

ivision la plus considérable de la carotide interne. Wiilis. 

Née de la partie postérieure de la carotide, elle se porte in- 
irectement d'avant en arrière, et se jette dans la cérébrale 
ostérieure fournie par le tronc basilaire. 

Dans certains cas, la communiquante de Willis peut être 
onsidérée comme la principale origine de la cérébrale 
ostérieure qui semble provenir alors de la réunion de cette 
ommuniquante et de la bifurcation antérieure du tronc ' 
asilaire. 

Artère choroïdieime^ 

Delà partie postérieure d e la carotide interne , et en dehors 
3. 9 



1 3o ANGÉIOLOOIB. 

de la communiquante de Willis , naît une branche toujours» 
petite, mais qui paraît constante : c'est \ artère du plexus cho**>* 
roïdieune. roïde qui se porte en arrière et en dehors le long 4e la ban^ 
delette optique et par conséquent le long du pédoncule céré»4 
bral, fournit à cette bandelette et à ce pédoncule, pénètre 
dans le ventricule latéral par l'extrémité antérieure de la 
grande fente cérébrale, fournit à la corne d'Ammon, à la ban4| 
delette frangée et se termine dans le plexus choroïde (i), 

RÉSUMS SUR LA DISTRIBUTION DES CAROTIDES PRIÎttlHy-BSSa iJ 

Les carotides primitives sont destinées à la tête, et aux orl 
ganes qui occupent la région antérieure du cou. 

Ua/^tère carotide interne appartient exclusivement au cer* 

La carotide , ,, i i • • i> > i 

interne appar- vcau et a 1 Organe de la vision, d ou, sans doute , au moms en 
tient au cer- partie, le rapport qui cxistc entre l'état du cerveau et l'état dea 

veau et à l'or- ,, ., . , , . -,, .J, 

gane de la vi- 1 0^" ) rapport exprime par cette sentence vulgaire , que 1 œiftl 
sion- est le miroir de l'âme. 

Bien que le développement de la carotide interne soill 
L'artère ver- en rapport asscz exact avec le volume du cerveau, cette ar*" 
lébrale com- ^^j.q n'cst pas la scule voie pour l'abord du sang à cet organe, 
moyens de cir- L'artère Vertébrale, branche volumineuse de la sous-clavière,, 
oulatioQ du yigjjt Compléter les moyens de circulation du cerveau, et ce 
concours d'une artère destinée au membre thoraciqui 
prouve d'une manière pércmptoire qu'il n'y a rien d 
spécial dans le sang apporté au cerveau par la carotidi 
iiïterne. ' 

Nous avons vu que l'artère ophthalmique communiquai 
Anastomoses g^jjj. ^y^Q j^ nlaxillairc externe par l'artère nasale, soit avec h 

de l'ophthal- i . . i. » \ 'i ^ t\ i • i 

miqne. sous-orbitaire par 1 artère palpebrale. Du reste, la carotide 

interne n'a aucune communication directe avec la carotide 
externe, à moins qîi'elle ne fournisse la pharyngienne infé- 

(i) Voyez -artère vertébrale (^ag. i38}, pour compléter de suite 
le système artériel de l'encéphale. 



RÉSUMÉ SUR lA DISTRIBUTION DES CAROTIDES. l3i 

. . , _ . , Absence de 

neure et 1 occipitale. Je noterai cependant quelques ra- commnnica- 
meaux me'ningiens fournis par la carotide interne dans l'é- ^'""^ directe 

. entre la caro- 

paisseur du sinus caverneux. lide externe et 

h'artère carotide externe , par opposition à ce qui a lieu ^* carotide ia. 
pour la carotide interne, fournit un très-ffrand nombre de ,, , 

<- _ ■ . ° , L artère ca- 

branches qui appartiennent à la face, aux parois du crâne, rotide externe 
aux organes de la respiration, et enfin aux organes de la di- ^°"'^"/' ^^ 

« * ' *' grand nombre 

SreStion. débranches. 

D 

A. Les artères de la face peuvent se diviser en celles de 
parties superficielles et en celles des parties profondes. 

i**. Les artères S' icrficielles de la face proviennent d'ori- 
wines très-multip] es. La principale est fournie par la Artères au- 

r . , .,, 1 -y , perficielies de 

raciale, ou maxillaire externe; les autres sont la transversale f^ face, 

de la face, ou les transversales de la face, branches de 

la temporale: la nasale, branche descendante de l'ophthal- ^^°" ^^" 

verses sources* 

mique; la buccale, la massetérinej la sous-orbitaire et la men- 
tonnière, branches de la maxillaire interne. Les artères du 
BÔté droit communiquent très-largement, et pour ainsi dire cation entre" 
b plein canal, avec celles du côté gauche; et, de chaque côté ^«'f artères du 

, , 1 T côté droit et 

es branches provenant des diverses sources ne commu- celles du côié 
oiquent pas moins largement entre elles , en sorte que, dans gauche. 
œ hémorragies de la face, il faut pratiquer la ligature des 
ieux bouts du vaisseau divisé. Je ferai remarquer la richesse 
au système artériel de la face, le nombre et le calibre des ra- 
mgaux musculaires et cutanés, disposition en rapport avec la 
ritalitéde la peau de la face, la présence desbulbes^/Zett^et 
avec les usages des muscles relativement à l'expression faciale. 
2*1. Les artères profondes de la face sont en grande partie 
fournies par la maxillaire interne. Ainsi la sphéno-palatine Artères pro- 
fournit aux fosses nasales : quelques rameaux de la sous-orbi- J"^'^®* "^ *^ 
taire pénétrent d;ins l'orbite. Nous rappellerons plus bas les 
bcanches qui fournissent à la cavité buccale, aux fosses zy- 
gomatique et sphéno-maxillaire. Du reste, la circulation su- 
Iperficielle et la circulation de la face profonde sont liées en- 
tre elles par une foule d'anastomoses. 



crâniennes. 



i3j AXGlilOI.OGIE. 

C. Branches crâniennes. Les branches de la carotide externe 
^..ie'iTef '' destinées aux parois du crâne sont : i" les artères du cuir 
Artères An che^elu , ks occipitales , les temporales, les auriculaire»^ 
cnir chevelu, postérieures, sus-orbitaires et frontales. Il importe de re- 
marquer au sujet de ces artères: i° leur volume, qui est 
en rapport avec la vitalité plus grande de la peau de la tête 
et avec l'existence de bulbes pileux; 2° leurs flexuosités; 3» 
leur situation dans le tissu cellulaire dense qui unit la peau aux 
muscles et à l'aponévrose épicranienne. En'outre, de petites 
branches se placent entre le péricrâne, d'une part, et les 
muscles et l'aponévrose épicranienne, d'une autre part : on 
les voit au front, où elles émanent des frontales et des sous- 
orbitaires ; à la région temporale, où elles portent le nom de 
temporales profondes : ces branches sont à la fois périostiques 

et musculaires. 

Artères mé- ^„ ^^^ artères de V intérieur du crâne sont les artères ménin- 

gées , dont la principale est la méningée moyenne, branche 

de la maxillaire interne : d'autres , les petites artères ménin-i 

gées, pénètrent par la plupart des trous de la base du crâne, 

Parmi ces dernières, nous ferons remarquer les branches 

niéningiennes de la pharyngienne inférieure , une branche 

méningée des ethmoïdales, auxquelles se joignent quelque? 

petits rameaux fournis par la carotide interne encore con-i 

tenue dans le sinus caverneux. 

Artères de j^^^ artères des parois du crâne, nous devons rapportei 

l'ouier ^ celles de l'organe de l'ouïe : ce sont, 1° l'auriculaire posté 

rieure ; 2° les auriculaires antérieures qui se distribuent ai 

pavillon et au conduit auditif; la tympanique , qui pénétr 

par la scissure de Glaser; le petit rameau de la méningé 

moyenne, qui pénètre par l'hiatus de Fallope. 

liranoLes j^ Branches destinées aux organes de la digestion. Les brai> 

des organes ue '-' ^ 1 1 zlJ 

la digestion, chcs de la carotide externe , destinées aux organes de la a) 
gestion, appartiennent, i** aux organes de la mastication 

^ Aux organes ^^ g^j^^ jgg alvéolaires, les sous-orbitaires et les dentaires infi 
rieures, qui sont destinées aux dents et aux os maxillaires; la 



Uon, 



uistTMlÉ SU^ LA DISTRIBUTION DES CAROTIDES. l33 

latine supérieure qui appartient à la voûte du palais; les tem- 
jporales profondes, massetérine et ptérygoïdiennes qui fournis- 
sent aux muscles de la mastication. 

3° Aux organes de la " salivation ; la parotide reçoit ses Aux glandes 
branches de la carotide externe et delà temporale; la glande s^Uvaires. 
sous-maxillaire de la faciale ; la glande sublinguale de l'ar- 
tère du même nom. 

3° Au voile du palais et aux amygdales; par la palatine Aavoiledu 
ascendante ou infe'rieure de la faciale , par la palatine supé- parais. 
rieure et par la pharyngienne inférieure. 

4" Au pharynx, par le rameau pharyngien, division de la Au pharynx, 
thyroïdienne supérieure, la pharyngienne inférieure , la thy- 
roïdienne, la ptérygo-palatine, ou pharyngienne supérieure, la 
vidienne et la palatine de la faciale. 

5° A l'œsophage, parpes branches œsophagiennes descen- Al'œsopliage 
dantes de la thyroïdienne supérieure. 

E. Branches des voies aériennes. Les branches de la carotide Artères des 
externe, destinées aux voies aériennes, sont les laryngiennes ^°^^^ aenen- 
supérieure et inférieure , branches de la thyroïdienne supé- 
rieure, laquelle est essentiellement destinée à la glande thy- 
roïde. 



ARTÈRE DU MEMBRE THORAGIQUE 

ou 
TRONC BRACHIAL. 



TJn seul tronc artériel est destiné au membre thoracique, 
c'est le tronc brachial {Ch^nssieT): né de la crosse de l'aorte, 
directement du côté gauche, par le tronc brachio-cépha- 
lique à droite, il sort du thorax entre Ja première côte 



l34 ANGÉIOLOGIÊ. 

et la clavicule , traverse le creux de l'aisselle , longe la partie 
Sitnationge- j ^ bras, se place au devant de l'articulation du 

nérale du tronc ' r 

brachial. coude, et sc divise en deux branches , qui fournissent à l'a- 
vant-l)ras et à la main. 

Le tronc brachial présentant dans son trajet des rapports 

importans à connaître, et fournissant en outre un très-grand 

qn'il reçoit nombre de branches, on a établi, pour en faciliter l'étude, 

dans son tra- jgg divisions artificielles ; chacune de ces divisions a reçu un 

^^ ' nom particulier déduit de la région qu'elle occupe. Ainsi, W 

tronc brachial prend successivement les noms d'artère soiis- 

clavière; à'artère axillaire, à'arter^ humérale; ses division^ 

terminales sont V artère radiale et \ artère cubitale. 

'' TRONC BRACHIO-CÉPHALIQtJE ET ARTÈRES SOUS-CLAVIÈRES. 

Tronc hrachio-céphaliqne. 

Le tronc brachio-céphalinue, tronc commun de la sous-cla-i 

chio - cépliali- "vière et de la carotide primitive droites, tronc innomine oui 

que. anonyme de beaucoup d'auteurs, a été tour à tour consi-' 

déré soit comme faisant partie de la carotide (Vésale), 

soit comme partie de la sous-clavière (Riolan). Il naît dé 

l'aorte au moment où d'ascendante qu'elle était, elle devient 

horizontale. Il est situé en avant et à droite des autres artères 

fournies par la crosse de l'aorte. 

Longuenr. Sa longueur est d'un pouce à quinze lignes* 

Direoîon. Sa direction est oblique de bas en haut et de dedans ei 

dehors. 
Rapports : Rapports 11° en avant^ le tronc brachio-céphalique réponi 
i\ En avant; au Sternum , dont il déborde presque toujours Textrémit 
supérieure , et dont il est séparé par le tronc veineux bra 
chio-céphahque gauche, par le thymus et par les attache 
sternales des muscles sterno - hyoïdien et sterno-thyroi 
dien. 
2». En arrière. ^o fj^^ arrière , il répond à la trachée qu'il croise obliqui 
ment. 



ARTÈRE SOnS-ClAViÈRE. l35 / 

3" En dehors j à la plèvre et au médiastin qui la sépare des eq dehors» 
loumons. 

4" En dedans^ à la carotide primitive gauche dont il est En dedans. 
éparé par un espace triangulaire dans lequel on voit la 
rachée. 

Ces rapports ont permis aux chirurgiens modernes de Conséqaen- 
lorter une ligature sur le tronc brachio-céphalique. Du "^ ^^ ces rap- 

. . . r ports. 

este, ces rapports présentent des variétés individuelles. 
)ans certains cas, le tronc brachio-céphalique déborde la<> 
ourchette sternale àe presque toute sa longueur ; il est alors 
xtrêmement accessible , soit à une plaie accidentelle , soit 
ux recherches du chirurgien pour l'application d'vine li- 
ature. 

On a pensé que l'existence du tronc brachio-céphalique 
xpliquait la prédominance du membre thoracique droit 
iir le gauche : cette assertion n'est nullement fondée. 

Le tronc brachio-céphalique ne fournit d'ailleurs aucune 

,^ , -, , -, Ilnefonrnit 

Tanche collatérale; ce n est que dans quelques «as ex- aucune bran- 
eptionnels qu'on l'a vu donner la thyroïdienne de ^^^' 
eubauer. 

Artère sous-clavihre. 

La sous-clavierû droite naît du tronc brachio-céphalique; Origine. 
\ gauche naît de la crosse de l'aorte. 

Variétés d^ origine. Une variété d'origine extrêmement Variétés d'o- 
'équente est celle dans laquelle la sous-clavière droite naît "gme. 
u-dessous de la gauche, à la partie postérieure et inférieure 
e la crosse aprtique, d'où elle se porte en haut et à droite, 

plus souvent derrière la trachée et l'œsophage, quelquefois 
ntre les deux, rarement au devant de la trachée. 

Les limites inférieures de la sous-clavière ne sont pas bien , . . 

, , , * . Limites. 

eterminées. Suivant la plupart des auteurs, la sous-clavière 
esse, et prend le nom à'axiltalre au niveau de son passage 
ntre les muscles scalènes. (i) Il me semble plus convenable 

(i) Suivant quelques auteurs, ce serait au moment où rarlère 



j36 ANGÉIOLOGIE. 

Ia clavicule ^^ prendre la clavicule pour limite respective des deux «à 
établit la li- tèrcs. Tout ce qui est au-dessus de la clavicule appartient à kl 

mite entre la i •> • i . \ ,, .i, . ' 

sous - clavière sous-cIaviere,tout ce qui estau-dessous appartient a 1 axillairôi 

et Taxillaire. j)g ]jj différence d'origine des artères sous-clavière droite éi 

Différences orauche, re'sultent dcs différences remarquables de longueur 

entre les artè- 't ■,..-, , . 

res sous-cla- de direction, et de rapports entre ces deux vaisseaux, 
vières droite et jo Différences de longueur. La sous-clavière droite est plu 

gauche. ^ i -f i-ro' ' i 

courte que la gauche. La diirerence est mesurée par la Ion 

gueur du tronc innominé : on doit en outre tenir compte dj) 

gueur. 1^ légère différence qui existe, sous le rapport de la hauteur 

entre l'origine du tronc innominé et celle de la sous-clavièm 

gauche. 

2° Différences de calibre. Quant à la différence de ccdibr 

entre la sous-clavière du côté droit et celle du côté gauche 
2°. De ca- , . ,^ , , ., • . ° 

libre, elle ne mérite pas d'être notée d'une manière particulière. 

2° Différences de direction. La sous-clavière droite se port 

d'abord obliquement en dehors et un peu en haut, et s'in 

lectiôn. ^ ' A^^hit ensuite sur le sommet du poumon, en décrivant um 

courbe à concavité tournée en bas. La sous-clavière gauchi 

se porte verticalement en haut avant de se recourber sur \\ 

sommet du poumon, au niveau duquel elle change brusque 

ment de direction pour devenir horizontale. 

3° Différences de rapports. Pour indiquer ces différences 

nous diviserons la sous-clavière en trois portions. Premien 
4*. De rap- . , . ,, . . i v « 

ports. portion: étendue depuis 1 origine de 1 artère jusquau sca 

lène ; deuxième portion : située dans l'intervalle des scaîèneai 
troisième portion: étendue des scalènes à la clavicule. Le 
différences de rapports ne portent que sur la première por 
tion des artères sous-clavières. 

A. Rappoi ts de la prendère portion de la sous-claçière droite 
En avant, elle répond à l'extrémité interne delà clavicule, i 
l'articulation sterno-claviculaire , au peaucier, aux attache! 

sous-clavière sort de l'intervalle des scalènes j suivant d'autres, ci 
serait dans l'intervalle raêjne de ces muscles qu'elle changerait d< 
nonit 



ARTÊBE SC^US-CLAVlàKE, ïSy 

laviculaîres du sterno-mastoïdien, aux muscles sterno-hyoï- Rapports 
ien et sterno-thyroïdien, à l'angle de réunion de la veine de la première 

... 1 • 1 • ' c portion de la 

jgulaire interne avec la veine sous-claviere, aux nerts pneu- g^us - davlère 
lo-gastrique et diaphragmatique droits. droite. 

En arrière, au nerf récurrent et à l'apophyse transverse de 
1 septième vertèbre cervicale. 

En dehors, à la plèvre médiastine qui la sépare du poumon. 

En dedans, elle est séparée de la carotide primitive par un 
space triangulaire. 

Elle est entourée par un tissu cellulaire lâche, par un 
frand nombre de ganglions lymphatiques et par des anses 
lerveuses provenant du grand sympathique. 

Rapports de la première portion de la sous-claviere gauche. Rapports 
jCS rapports ont lieu avec les mêmes organes, mais il y a des . P"^^'"'^'® 

^ >■ o ' J portion de la 

nodifications. Ainsi, les rapports avec la plèvre médiastine sous- clavière 
it avec le poumon gauche sont beaucoup plus étendus. La S'^"*^ ^' 
reinesous-clavière la croise perpendiculairement, au lieu de 
ui être parallèle; d'une autre part, les nerfs pneumo-gas- 
rique et diaphragmatique gauches la côtoient parallèlement, 
m lieu de la croiser. Elle est parallèle à la carotide primitive 
gauche, au lieu de former un angle avec elle. Au lieu d'avoi- 
iiner la colonne vertébrale, elle avoisine la clavicule. 

B. Rapports de la deuxième portion des sous-clavier es. Entre Rapports de 
es scalènes, les artères sous-clavières répondent en bas à la la deuxième 
arlie moyenne de la première cote , qui présente une de- ^ 
ression correspondante au trajet de l'artère; en haut, aux 
eux scalènes qui se rapprochent au-dessus d'elles; en arrière, 
u plexus brachial; en avant, au scalène antérieur qui la sé- 
Ipare de la veine sous-clavière. "Cet isolement de l'artère et de 
la veine au niveau des scalènes est un des points les plus im- 
jportans de 1 histoire des sous-clavières. 

G. Troisième portion. Ausortirdesscalènes jusqu'à laclavi- Ra,)portsde 
cule, la sous-clavière répond au triangle sus-claviculaire, la troisième 

' . > T •. 1» 1 / 1 . •• portion, 

cest-a-dire a 1 espace borne en avant par le sterno-mastoi- ^ 
dien, en arrière par le trapèze, en bas par la clavicule. Elle 



l5S ANG^IOIiOGlE. 

répond en avant à la clavicule dont elle est séparée par la, 
veine sous-clavière qui lui est accolée, et par le muscle sous- . 
clavier; en arrière, au plexus brachial qui plus bas enlacera 
l'artère ; en haut , au peaucier qui la sépare de la peau, 
à l'artère scapulaire supérieure, qui la croise obliquement;, 
en bas à la première'côte. < 

11 résulte de ces rapports i" que la compression de la sous- ^ 
Coûseqnen- clavière et la suspension du cours du sans: dans le membre 

ces pratiques. . *^ , , " 

thoracique peuventavoirlieupar l'abaissementforcé delacla»!] 

vicule ; 2" que la sous clavière peut être facilement sentiel 

comprimée et liée au-dessus de la clavicule; 3° que les fragj 

mens anguleux d'une fracture de clavicule ne pourraient in-i 

téresser les parois de cette artère qu'après avoir transpercé le 

muscle sous-clavier et la veine sous-clavière. 

Variétés ^" reste l'artère sous-clavière présente quelques variétés 

dans la direc- sous le point de vue de sa direction et de ses rapports : chez 

ports. ^ ^^^ individus dont le cou est court et les épaules très-élevéeS| 

l'artère est enfoncée sous la clavicule; chez ceux dont le coi^ 

est long et la clavicule basse, l'artère soulève le peaucier et la 

peau. 

Branches collatérales. L'artère sous-clavière donne de^ 

Brandies , ■. n ' i ^ i* • ' • . r» . 

collatérales, branches collatérales qu on peut diviser en supérieures^ ^^jM 

Heures et externes. Les supérieures sont la vertébrale et la 
thyroïdienne injérieure] les inférieures sont la mammaire in» 
1^ terne el\ intercostale supérieure ; les externes sont la *c«ptt- 
laire postérieure, la scapulaire supérieure ou cervicale trans- 
verse , et la cervicale profonde. 

Indépendamment de ces branches, les sous-clavières four- 
nissent quelquefois près de leur origine des artères péricar^ 
diqnes, thymiques, et œsophagiennes ; il n'est pas rare de voir 
la sous-clavière gauche fournir l'artère bronchique de soo 
cote. 

Vertébrale. 

Il artère vertébrale^ destinée au centre nerveux cérébr,o-r?i« 



Origine. 



Variétés. 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. VERT]iBRA.LE. iSq 

idien, fournit plus particulièrement à la moelle épinière, à la 
otube'rance, au cervelet et à la partie postérieure du cerveau. 
C'est la première et la plus volumineuse des branches four- calibre, 
es par la sous-clavière, dont elle semblerait, chez quelques 
jets, une branche de bifurcation. Il est assez ordinaire 
I rencontrer une très-grande inégalité de calibre entre les 
ux vertébrales. Morgagni dit avoir vu la vertébrale droite 
latre fois plus volumineuse que la gauche; j'ai vu 
tte dernière artère remplacée par un rameau extrême- 
ent grêle. 

Origine. Elle naît en haut et en arrière de la sous-clavière, 
i moment où celle-ci s'infléchit sur le sommet du poumon; 
uvent la vertébrale gauche vient directement de la crosse 
5 l'aorte entre la carotide primitive et la sous-clavière du 
ême côté. On a vu la vertébrale droite naître dans l'angle 
3 bifurcation de Tinnominée entre la carotide primitive et 
sous-clavière droite ; d'autres fqis on a vu la vertébrale naître 
ar deux racines qui provenaient tantôt toutes les deux 
e la sous-clavière, tantôt l'une de la sous-clavière, l'autre 
e la crosse de l'aorte. 
Trajet. Immédiatement après s'être détachée de la sous- xraict. 
avière, la vertébrale se porte, verticalement en haut et un 
eu en arrière, pénèl^e entre les apophyses transvfirses des 
xièmeetseptième vertèbres cervicales pour traverser le trou Direction 
ont est percée la base de l'apophyse transverse de la ^^^^^^^ *'• 
xieme; continue son trajet ascendant à travers les trous 
es apophyses transverses cervicales , décrit de légères 
nuosités en passant de l'une à l'autre, et arrive ainsi à l'axis, 
à, elle décrit une première grande courbjure verticale entre 
atlas et l'axis, une deuxième grande courbure horizontale Elle décrit 
ntre l'occipital et l'atlas, traverse la dure-mère., et pénètre '^^"^ courba- 
ans le crâne par le trou occipital : les deux artères verté- 
rales se portent ensuite en convergeant au-devant du^bulbe 
achidien , et, parvenues au sillon qui sépare la pro- 
ihérance du bulbe , se réunissent à angle aigu pour 



l4o ANC:élOtOGIE, 

„ , . constituer le tronc hasilaire. Les deux courbures si re 

Trorc basi- ^ _ *' 

laite. marqtiables que de'crit la vertébrale avant son entrée dans! 

crâne, sont en barmonie avec celles que décrit la carotid 
interne dans le canal carotidien et le sinus caverneux. J'a 
vu la vertébrale très-flexueuse à la partie inférieure du coi 
avant son entrée dans le chemin couvert que lui forment le 
apopbyses transverses. 

Variétés de trajet. Il n'est pas rare de voir la vertébral 

Yarietes de , i i i i ^ 

trajet, S engager dans le canal des apopnyses transverses cervicale 

par le trou de la cinquième vertèbre de cette région ; on \ 
même vue pénétrer par le trou de la quatrième, de la troisièm 
et même de la deuxième. Il est excessivement rare de la vol 
s'engager dans le trou de la feptième. 

Rapports. Avant dé s'engasfer dans le trou de la sixiè 

Rnpports. ' ' . P ^ , , ^ 

vertèbre cervicale, la vertébrale est très-profondément situci 

sur le racbis, entre les muscles long du cou et scalène anté 

Dans le ca- rieur, derrière l'artère thyroïdienne inférieure. Depuis 1 

nal des apo- sixième Vertèbre cervicale jusqu'à l'axis, elle est protégée pa 

physes trans- , . toi 

verses cervi- le canal que forme la série des trous appartenant aux apt; 

cales. physes transverses cervicales , dans leurs intervalles 

par les muscles intertransversaires, et se trouve placée a 

devant des nerfs cervicaux ;• entre l'axis et l'atlas d'une parti 

l'atlas et'l'occipital de l'autre, elle est en rapportavec les muscl 

grand et petit complexus, et grand droit postérieur de la te 

Dans le D^ns le crâne, elle est placée entre la surface basilaire d 

crâne. l'occipital et la face antérieure du bulbe rachidien. 

Branches collatérales. Dans son trajet le long du canal d 

collatérales, apophyses ti"ansverses, l'artère vertébrale fournit desrameaui 

spinaux qui pénètrent dans le canal vertébral par les trous d 

Rameaux conjugaison et se comportent de la même manière que les ri 

spinaux. meaux spinaux des artères intercostales et lombaires. Pli 

sieurs de ces rameaux sont fournis par la cervicale ascendant 

Rameaux et par Ics rameaux prévertébraux de la pharyngienne inft 

tn aires. j,jgyj,g j^gg jgyjr courbures de la vertébrale fournissent u 

grand nombre de petites branches musculaires qui se distri 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. VERTEBRALE. 14 l 

ent aux muscles profonds de la région cervicale en 
nastomosant avec les branches de l'occipitale et de la cer- 
;ale profonde. Parmi ces rameaux, il en est un ou deux 
i pénètrent dans le crâne par le trou occipital, et se dis- 
buent à la portion de dure-mère qui tapisse les fosses oc- 
)itales inférieures, à la faux du cervelet : c'est \ artère mé- Artère mé* 

, , . / . . . TT 11 ningée posté- 

igee postérieure [rami menmges postenores, Halier; oc- ji^m.g 
Mto-méningienne, Chauss.). Sœmmering a signalé un autre 
tit rameau méningien, qui pénètre dans le crâne avec la 
emière paire cervicale, et qui m'a paru constant. 
Dans le crâne, avant de se réunir pour constituer le tronc 
silaire, les artères vertébrales fournissent les rameaux spi- 
ux postérieur el antérieur^ et \ artère cérébelleuse inférieure, 
A. Rameaux spinaux. Petites branches remarquables par 

•r ' 1 • • ^ 1 1 1 '1! Rameaux 

ir gracilité, par leur origine, a angle obtus, de sorte quelles spi*aux. 

icriventun trajet vertical descendant, tout-à-fait opposé au 

ijet vertical ascendant de l'artère vertébrale ; on les dis- T["jetverti- 

•' ^ ca! descendant 

igue en antérieure et postérieure. C'est à tort qu'on consi- 

;re ces rameaux comme se continuant jusqu'à la partie infé- 

3«re de la moelle : leur ténuité est telle, qu'ils ne peuvent ces ramenas 

urnir à la moelle que dans un trajet très-court : ils ne sont «P'"»"^ ne 

ellement que le commencement des artères spinales, que ccinmcncc- 

mtinuent, dans toute la longueur de la moelle, des branches ™^"' ^^'^ ''"'' 

, ■ 1 1 1 11 tèrcs spinales. 

mues des artères cervicales, dorsales et lombaires. 
1° Rameau spinal postérieur. Il naît de l'artère vertébrale au r> „ • 
ioment où elle occupe les côtés du bulbe et quelquefois de nal antérieur. 
. cérébelleuse inférieure , se porte flexueux en dedans et se 
ivise en rameau ascendant qui va se rendre sur les côtés du Sa dlvisiou 
uatrième ventricule: et en rameau descendant oui descend *" 7""^'^" °*' 

; ' ^ cendant et en 

inueux sur les côtés de la face postérieure de la moelle et se rameau des- 
ivise en deux artérioles: l'une, plus petite, située au-devantj cendant. 
autre, plus considérable, située en arrière des racines posté- 
rieures des nerfs spinaux j forme , pour chaque paire , un ré- 
eau dans lequel elle est enlacée, et communique par des 
)ranches transversales extrêmement contournées sur elles- 



lija ANGilOLOGIE. 

mêmes et disposées en aréoles avec les rameaux correspor 

dans du côté opposé. C'est donc à tort que Chaussier 

donné aux rameaux spinaux postérieurs le nom de média 
Le rameau ■ _ _ * * , 

spinal posié- postérieur du rachis. Le rameau spinal postérieur émané d 
rienr est con- jg vertébrale, s'épuise bientôt: il est continué par des brai 

tinae par des , ' i i i • i 

Lrancbes cer- ches emanees des branches spmales cervicales, dorsales < 
vicales , dor- lombaires, qui se portent de bas en haut, le longr des racine 

sales et lom- , . , ° 

Laires. postérieures , et, parvenues sur les côtés de la moelle , s 

bifurquent en branches ascendantes et en branches descer 
dantes, qui s'anastomosent avec les branches voisines, former 
un réseau qui enlace chaque paire et qui communique pî 
des branches flexueuses avec celles du côté opposé. 

2° Rameauspinal antérieur. Un peu moins grêle que le p< 

mla^érieur t^ri^ur, il se détache de la vertébrale près du tronc basilaii 
• quelquefois même, de ce tronc basilaire ou de la cérébelleux 
inférieure, se dirige presque verticalement en dedans et e 
bas au devant du bulbe et s'anastomose par convergence à 
Leur anas- manière des deux vertébrales avec celui du côté opposé, pot 

co™stUaer'°un Constituer un tronc médian justement nommé médian ant» 

tronc médian, rieur an racliis,qui se place sous la bandelette nacrée du sillc 

médian antérieur, et qui se continue par des branches venui 

des artères cervicales, dorsales et lombaires. 

Le tronc spinal antérieur ou médian résultedonc de l'anast 
Calibre. ^ , . , . „ 

mose par convergence des rameaux spmaux antérieurs rourn 
Decroissan- p^. ]a vertébrale. Dans un cas, il n'existait pas de rameau spirii 

ce du rameau t ... ! 

spinal. gauche ; mais le droit avait le double du volume dt» 

coutume. Volumineux jusqu'au dessous du renflement hù 

chialj elle devient excessivement grêle dans toute la porti* 

de moelle intermédiaire au renflement brachial et au renfl 

ment terminal; un peu au-dessus de ce dernier, elle acquic 

tout à coup un calibre considérable , diminue eraduelleme 
11 acquiert ^ . , . , . 

fenbasnnvo«en approchant de l'extrémité inférieure de la moelle,! 

lame conside- ^jg^g^ue capillaire, se prolonge jusqu'au sacrum avec le g» 
Table. ... n j i 

don qui la termine. I 

Chemin faisant, cette artère reçoit des branches latéraHl 



AtlTÈRB SOCS-CLAVIÈRE. VERTisRALE. l43 

i proviennent : au cou, de la cervicale ascendante et de la 
rtébralej au dos et aux lombes des rameaux spinaux des renforcement* 
tères intercostales et lombaires. Ces branches pénètrent pour le tronc 
ns le canalfibreux que la dure-mère fournit à chaque paire ^^J^^ 
nerfs, s'accolent aux ganglions auxquels elles donnent quel- 
les rameaux, se mêlent en quelque sorte au nerf correspon- 
pt dont elles suivent la direction, envoient un ramuscule en 
'ière pour l'artère spinale postérieure , et viennent se jeter 
ns le tronc spinal antérieur sous un angle variable comme 
isertion du nerf à la moelle. * 

Les branches spinales de renforcement ne sont pas à beau- 
up près en nombre égal à celui des nerfs. Si la disposition , °!" ^^ f* 

i^ tr fc) r branclies de 

6 j'ai observée sur trois sujets est constante, il n'y aurait renforcement 

e trois branches de renforcement pour la région cervicale, 

e ou deux pour la portion rétrécie de la moelle, une 

lie pour le bulbe inférieur. Celle-ci , dont le volume sj^érabb ^°dtà 

alait dans un cas celui de l'ophtalmique, se portait à la renforcement 

II II* ^ • ^ 1 !• pour le bulbe 

îelie sous un angle extrêmement aigu ; parvenue a la ligne jnférieor 
idiane, elle se divisait en deux brancîhes : l'une, supérieure 
lendante, très-petite; l'autre, inférieure, très-considérable, 
i était la véritable continuation du tronc. 

De la spinale antérieure partent : i° Des ramuscules anté- Ramuscule». 
postérieurs extrêmement multipliés, qui pénètrent dans 
siOon médian, et de là dans l'épaisseur de chaque moitié 
moelle correspondante ; 2" des rameaux latéraux qui se 
'tent Je chaque côté et se ramifient sur le névrilème de la 
elle. 

h Artère cérébelleuse inférieure et postérieure. Elle nait en 
«rs de la vt'^rtébrale et quelquefois du tronc basilaire : son ï^irection. 
bre assez ce 'nsidérable ( Grande cérébelleuse inférieure., 
luss.), est souv ent inégal d'un côté à l'autre. Elle se con- 
rne immédiates '^ent, en décrivant des flexuosités considé- 
les autour du buh^^erachidien, passe entre les filetsd'origine TrajV. 
I jrand hypoglosse, vient se placer au devant des racines du 
umo-gastrique et d'u glosso-pharyngien , croise le corps 
^iforrae, devient posi'^^érieure au bulbe, occupe les côtés 



Division de 
la cérébelleuse 
inférieure en 
deuy Lr.in- 
clies. 



Tronc tasî- 
lalre. 



Calibre. 



Limites. 



Branches 
collatérales. 



Cérébelleuse 
antérieure et 
înléricare. 



l/l4 ANGÉIOLOCIE. 

de l'ouvertui'O du quatrième ventricule, se porte d'avant el 
arrière entre le lobule médian du cervelet et le lobe latéral, 
et se divise en deux branches : l'une interne^ qui continue 
son trajet dans le sillon de séparation du lobule médian ë 
du lobe latéral, fournit au lobule et se réfléchit de bas ec 
haut dans la scissure que présente en arrière le cervelet 
l'autre , externe., qui se porte en dehors, à la face inférieur 
du cervelet, et se divise en un grand nombre de rameau 
que l'on suit jusqu'à la circonférence du cervelet, et qui s'a 
nastomosent avec la cérébelleuse supérieure. 

Tronc basilaire. 

Le tronch asilaire (^artère meso-céphalique ^ Chauss.) est!) 
résultat de l'anastomose par convergence des deux vertébrales 
Son calibre, supérieur à celui de chaque vertébrale, est infé 
rieur à la somme des calibres des deux vertébrales réunies 
disposition qui devient une cause d'accélération dans li 
cours du sang. Il commence au niveau du sillon deséparatioi 
du bulbe et de la protubérance annulaire , et finit en se bi 
furquant au devant du bord antérieur de cette pro 
tubérance ; il mesure donc le diamètre antéro-postérieu 
de la protubérance dont il occupe le sillon médian. Lorsqu':! 
arrive (et cette disposition est très-fréquente), que les artère 
vertébrales sont déjetées à droite, le tronc basilaire sepori 
horizontalement ou obliquement à gauche pour atteindre 1 
sillon médian. 

Le tronc basilaire ne fournit aucune branche par sa pai 
tie inférieure qui repose sur la gouttière basilaire ; de sapai 
tie supérieure se détachent une foule de ramuscules cb 
velus qui pénètrent dans la protubérance. De ses parties 1< 
térales naissent : i' la cérébelleuse inférieure et anîérieWi 
1° la cérébelleuse supérieure. 

La cérébelleuse antérieure et inférieure j d'un volume extrii 
mement variable suivant les sujets et qui est rarement le mêni 
du côté droit et du côté gauche, naît vers le milieu de la loîi 
<'ueur du tronc basilaire et quelquefois de la vertébrale ell* 



ARTÈRE SOUS-CLA\'IKRE. VERTliBRALK. l/i5 

ême,se porte en dehors et en arrière, passe tantôt derrière le 
;rf de la sixième paire, tantôt au devant de lui , longe 

pédoncule ce'rébelleux, passe au-devant des nerfs facial et 
idiiif , et va se terminer sur le lobule antérieur du cer- 
îlet. 

Cérébelleuse supérieure. Elle naît immédiatement derrière cérébelleuse 

bifurcation terminale du troncbasilaire, en sorte qu'elle peut supérUure. 

re considérée comme une branche de terminaison de ce 

onc qui se diviserait ainsi en quatre branches. Née à 

igle droit, derrière le nerf moteur oculaire commun, la ce- 

belleuse supérieure accompagnée par le nerf pathétique ^ 

)ntourne le pédoncule cérébral dans le sillon qui le sépare 

î la protubérance, et, parvenue à la face supérieure de cette 

rotubéranee, se divise en deux branches: l'une externe^ qui Brancheex- 

r porte en dehors, le long- de îa moitié antérieure de la 

rconférence du cervelet; l'autre interne^ qui se dirige en Branche in- 

edans, sur les côtés du vermis superior, ou lobule médian terne. 

u cervelet, et se subdivise en deux rameaux : l'un antéro- 

. , ^ ^ Bamean an- 

ostérieur^ qui se porte d'avant en arrière sur les côtes du téro - posié- 

2rmîs, jusqu'à la circonférence du cervelet, sur laquelle il '''^°'^' 

éxi^uomtiïixwlTe. transversal, qui continue le trajet pri- 
. .o IV ' I ^ I . 1 '1. Rameau 

iitif, se porte sur la ligne médiane, entre le lobule médian transversal. 

; la valvule de Vieussens auxquels il se distribue. 

Branches terminales du tronc hasilaire : ce sont les artères 

irébrales postérieures. Elles se séparent à angle variable, se \^^^\ç^ posté- 

irigent en avant et en dehors, puis se recourbent d'avant "earcs. 

n arrière pour se contourner sur le pédoncule cérébral, pa- 

îllèlement à la cérébelleuse supérieure dont elles sont sépa- 

ées par le nerf moteur oculaire commun. Elles suivent le bord 

oncave de la grande fente cérébrale, et, parvenues au niveau 

ieVextrémité postérieure du corps calleux, abandonnent cette 

ente pour se porter d'avant en arrière sur la face inférieure 

lu lobe postérieur du cerveati, où on les suit jusqu'à l'extré- 

nité occipitale de ce lobe. 

Chemin faisant, la cérébrale postérieure fournit immé- 

3. lo 



tll6 ANGÉIOLOGIE. 

diatement après son orisine : i^ une foule innombrable di 

Rrancnes '■ . . , ^ -, 

collatérales de petits rameaux chevelus parallèles qui pénètrent clans la sud 
la cérébrale gtaiice clu cerveau par l'intervalle des pétloncules antérieurs' 

postérieare. '^ f ' ' i ^ . • 

d ou le nom d espace cendre perrore qu on donne a cet in 

Anastomoses ,, o ^ n i t •' - 

de la cérébrale tervallej 2 au moment OU elle se recourbe d avant en arrière 
postérieure g]jy reçoit l'artère communiquante de Willis , quelquefoi 

avec la coin- , ' . r • » a, t i 

muniqnaniede tres-volumineuse , d autrcs rois tres-greie. Lorsque la coiï 

Willxs. muniquante est volumineuse , elle est bien évidemmen' 

La commu- ^^^ j^g racines de la cérébrale postérieure, laquelle présent 

niqaante est _ ■•• ' ^ ' _ 

quelquefois Un volumc quelquefois double ou triple, après avoir reç 
une des raci- ç^hq artère. La part que prend la carotide interne à la foi 

nés de la ce- ^ ; . , . 

rébrale posté- mation de la cérébrale postérieure est donc variable. Dan 
certains cas, ainsi que je l'ai dit plus haut, la cérébrale poste 
rieure en pro\ient exclusivement. 

Choroïdienne La choroïdieiiiie postérieure naît en arrière de la cérébral 

postérieure, postérieure, aussitôt après l'anastomose de cette artère et de 1 
communiquante : elle contourne le pédoncule cérébelleui 
passe au-dessus des tubercules quadrijumeaux auxquels ell 
fournit, et va se porter à la toile choroïdienne et auxplexu 
choro'ides. ' 

Au moment où elle abandonne le pédoncule, la cérébral 
postérieure fournit une branche qui se dirige en dehors i 
en arrière, croise obliquement la longue circonvolution qi 
limite de chaqtie côté k grande fente cérébrale, et se répan 
Branche du ^ur la facc inférieure du cerveau. 

corpsgaadron- Enfin elle fournit Une petite branche constante, qu'o 
peut appeler branche du corps gaudronné ^ auquel elle se dii 

tribue. 

i 
Considérations générales sur la distribution des artères carotiij 

interne et vertébrale, et des artères de la moelle. 

L' encéphale reçoit ses vaisseauxde quatre troncs principau: 

provenans, les deux antérieurs, des carotides primitives, c 

, sont les carotides internes,- les deux postérieurs des sous-cl: 

vières, ce sont les vertébrales. On doit remarquer, au sujet ci 



ni. 



de 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. -VERTEBRALE. I/,t 

;es vaisseaux : i° leur calibre conside'rable qui est en rapport Calibre des 
Lvecle volume du cerveau; 2° leur situation profonde avant ^^/'•^""^ <=^- 

1 1 * on 1 rebranx, 

eur entrée dans le crâne ; 3" leurs courbures multipliéesau situation et 

lîonient où elles pe'nètrent dans la cavité encéphalique combares. 

ourbures qui ont évidemment pour usage, de ralentir le 

ours du sang ; 4» l'absence de rameaux collatéraux re- 

,,.,,,, . ,, Absence di 

larquables : li n y a d exception que pour lophthal- rameaux eol 

lique, branche de la carotide interne ; disposition qui lie '^'^''''°^- 

i circulation de l'œil à celle du cerveau ; 5° les anastomo- ^^^^^^^ 

es de ces vaisseaux à la base du crâne, anastomose des artères 

ertébrales entre elles, ou plutôt fusion de ces artères 

our former le tronc basilairej anastomose des carotides in- 

srnes par la communiquante antérieure qui unit les cérébra- 

3S antérieures , anastomose des carotides internes, avec les 

ertébrales par la communiquante de Willis. Il résulte 

e ces anastomoses un hexagone artériel dont les bords Hexagone ar- 

ntérieurs sont formés par les cérébrales antérieures , dTceïviau!" 

;s bords postérieurs par les cérébrales postérieures , les 

ords latéraux par les communiquantes de Willis (i). 

De ce polygone, comme d'un centre, partent toutes les 

[•tères du cerveau , savoir : de l'anorle antérieur, la cérébrale ^""^^" q°' 

/ • 1 1' 1 ' • 1 partent des an- 

iteneurejde 1 angle postérieur, le tronc basilaire; des angles gles da poly- 
téraux et antérieurs , les cérébrales moyennes ; des angles g^^^^ «'^^"^1. 
téraux et postérieurs les cérébrales postérieures. 

De ces larges communications anastomoiiques , il résulte ç^^^. „ 
a'un seul des quatre troncs artériels pourrait suffire à la ces qui lésnl- 
rculation cérébrale en l'absence des trois autres. La situa- ["'2ote! ""des 
on du polygone artériel entre les os de la base du crâne et artères ducer- 

cerveau est remarquable en ce qu'elle explique le mouve- Zatlof i'ïï 
lent de soulèvement de ce dernier organe. base de ce vis- 

(l) Chez un sujet mort d'apoplexie, Morgagni trouva une ab- 
née de communication entre les vertébrales et les carotides. Il 
tribue en partie l'apoplexie à cette circonstance. Il fait encore 
uer un rôle à l'origine de la vertébrale gauche , qui venait direc- 
ment de la crosse aortique. 



cere. 



jrg ANCÉtOLOGIE. 

6° Les artères du cervelet du cerveau, de la protubé- 
rance annulaire et du bulbe racbldlen partent de la mêm|j 

source. 

7^ Les artères du cerveau passent sur le bord libre d'une ou 

Sïbu.lon de plusieurs circonvolutions, s'enfoncent dans les anfractuo- 

des vaisseaux: g. ^^g se réflécbissent d'une paroi sur l'autre, y laissent un 

facr'dJ'cer." grand nombre de vaisseaux extrêmement ténus, sortent 

^eau; d'une anfractuosité pour reparaître sur les circonvolutions 

voisines , et ainsi de suite , jusqu'à ce qu'elles soient 

épuisées: Les artères principales du cervelet parcou- 

fa fdt cerve' rent la surface de cet organe sans s'engager dans ses anfrac 

^ace a cerve- ^^^^.^^^^ ^ ,^ ^^j^^ n'envoient que de très-petits rameaux 

c'est, à quelques exceptions près, à l'état capillaire, que le 

artères pénètrent dans la substance cérébrale. 

Thyroïdienne inférieure. 

Préparation. Disséquer les muscles de la région sous-liyoï 
dienne; suivre les branches thyroïdiennes; suivre clans les goaj 
fières des apophyses transverses, et jusque dans l'intérieur d 
canal vertébral , les divisions de l'artère cervicale ascendante. 
O . . j, La thyroïdienne inférieure naît en avant de la sous-clavièré 
la thyroTdieat sur un plan antérieur à la vertébrale, qui se sépare souven 
ne inférieure. ^^ ^^.^^^ r\\ye2.v. qu'elle ; c'est une des artères les plus sui 
ceptibles de variations dans son calibre, dans son origine ^ 
dans les brancbes qu'elle fournit. Elle naît tissez souvent de 
carotide primitive, quelquefois de la crosse de l'aorte ent 
^ .^,. le tronc bracbio-céplialique et la carotide primitive gaucb 
d'origînj" d'autres fois du tronc brachio-cépbaiique ; enfin, elle est que 
quefois remplacée parla thyroïdienne deNeubauer.il arrn 
souvent quelle naît par un tronc commun avec la scapulau 
supérieure, moins souvent avec la cervicale transverse, ran 
ment avec la mammaire interne. 

Son calibre est en raison inverse de celui de la thyroïdien! 
supérieure de son côté, en ranport avec la présence ou Val 
sence d'une troisième thyroïcTienne j il est plus considerab 



Calibre. 



1 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. THYROÏDIENNE INFÉRIEUSE. 14^ 

lans l'enfance qu'à tout autre âge ; il devient prodigieux 
lans certains goitres; la thyroïdienne inférieure est quclque- 
ois à 1 état de veslïge ou même manque entièrement. 

Immédiatement après son origine, elle se porte vertica- 
ement en haut, puis redescend de manière à décrire une 
ourbure dont la concavité est en bas, décrit ensuite ime 
econde courbure à concavité supérieure, pour atteindre 
extrémité inférieure du lobe latéral de la glande thyroïde 
lans laquelle elle pénètre en se divisant. 

Rapports. En arrière^ elle répond à la trachée , à 1 œso- 
)hage et à la colonne vertébrale dont elle est séparée par les 
nuscles prévertébraux et par l'artère vertébrale : son rapport 
ivec l'œsophage est plus prononcé du côté gauche que du 
;ôté droit; il est important de se rappeler ce dernier rap- 
port dans l'opération de l'œsophagotomie. 

2" En açant, la première courbure embrasse la carotide 
inmitive, la jugulaire interne, le nerf pneumo-gastriqueet le 
jrand sympathique. Le ganglion cervical moyen, quand 
l existe, repose sur elle. La seconde courbure embrasse 
e nerf récurrent; elle est en outre en rapport avec les mus- 
cles de la région sous-hyoïdienne. Il est à remarquer qu'il 
îxiste à la région cervicale un point où trois artères sont 
]ontiguës, savoir: la carotide primitive, la thyroïdienne infé- 
îeure et la vertébrale. 

Branches collatérales, La thyroïdienne fournit en bas un 
'ameau œsophagien^ quelques rameaux trachéens, un petit 
•ameau bronchique. Je l'ai vue fournir l'artère bronchique 
Iroite. Elle donne en outre, plusieurs rameaux musculaires 
m scalène antérieur et aux muscles prévertébraux ; la plus 
'emarquable de toutes ces branches est Yartère ceivicale aS' 
rendante, variable pour le calibre, qui est quelquefois tel qu'on 
Deut considérer cette artère comme ime branche de bifurca- 
tion de la thyroïdienne inférieure. Elle se dirige verticale- 
ment en haut au devant du scalène antérieur, puis dans le 
sillon qui sépare ce muscle du grand droit antérieur et four- 



Trajet. 

Ses deux 
courbures. 



Rapports : 
lO.Eu arrière 



â*. En avant. 



Branches 
collatérales. 

Rameaux œ- 
sophagieris. 

l'rachéens. 
Bronchiques 
Musculaires 
Artère cer- 
vicale asceu" 
dante. 



ccrvico 
naux. 



ï5« ANGÉIOLOGIE. 

nit de petits rameaux à tnus ces muscles, de même qu'aux; 
faisceaux d'insertion du muscle angulaire; les plus remar- 
Rameanx q"al>Ies sont des rameaux ceivico-spinaux^ qui pénètrent dans^ 
spi- les gouttières par lesquelles sortent les nerfs cervicaux, se pla- 
cent au devant de ces nerfs, et s'anastomosent avec l'artère, 
vertébrale. J'ai vu ces rameaux se diviser en deux ramus- 
cules ; l'un antérieur , très-ténu , qui passait au devant de 
l'artère vertébrale et venait sortir en avant sur les côtés du 
corps de la vertèbre; l'autre postérieur, qui passait entre 
le nerf et l'artère, pénétrait par le trou de conjugaison dans 
le canal rachidien, et se distribuait aux vertèbres, à la moelle 
et à ses enveloppes de la même manière que les branches 
spinales, dorsales et lombaires. La branche prévertébrale 
delà pharyngienne inférieure produit quelquefois la branche 
cervico-spinale des deux premiers espaces inter-cervicaux. 
Branches Branches terminales. Au moment où elle atteint l'extrémité 
terminales. inférieure du lobe latéral de la thyroïde, l'artère thyroïdienne 
inférieure se divise en trois branches, dont une suit le bord 
inférieur de la glande, dont une autre se porte à la face pos- 
térieure de la partie latérale de cette glande, et dont la troi- 
sième s'enfonce entre la glande et la trachée , longe le bord 
inférieur du cartilage cricoïde, devient quelquefois superfî-l 
cielle au niveau de l'isthme de la glande thyroïde, et s'anasto- 1 
mose par arcade avec celle du côté opposé, le long du bord 
supérieur de cet isthme. 

Scapulaire supérieure. 
Origine. Destinée aux fosses sus et sous-épineuses, fia scapulaire su-\ 

périeure oxxsus-scapulaire^ qu'on pourrait nommer cleïdo-sus-\ 
scapulaire^ à raison de son trajet, naît de la partie antérieure 
de la sous-claviète, au dessous de la thyroïdienne inférieure, 
souvent d'un tronc commun, soit avec la scapulaire posté- 
rieure, soit avec la thyroïdienne et la scapulaire postérieure 
. réunies. D'abord dirigée verticalement en bas, elle s'in-^i 

Trajet. n ' i • M 

fléchit pour se porter horizontalement en dehors àev-^\ 
rière la clavicule qu'elle longe 5 gagne le bord supérieur 



ARTERE SOUS-CLAVIÈRE. SCAPULAIRE SUPÉRIEURE. l5l 

loinoplate, passe au-dessus , très-rarement au-dessous 
ligament qui convertit en trou l'ëchancrure coracoï- 
enne, se réfléchit sur ce ligament, s'enfonce dans la fosse 
s-épineuse, croise le bord concave de l'épine de l'omoplate, 
pénètre dans la fosse sousépineiise, où elle se termine. 
Rapports. Cachée à son origine par le muscle sterno-mas- Rapports, 
îdien, elle occupe la base du triangle sus-claviculaire, et ré- 
ind en avant à la clavicule, dont elle suit la direction; Le long de 

arrière^ à l'artère sous-ciavière et au plexus brachial «^l^'^^^iiiile. 
l'elîe coupe perpendiculairement: en haut, au peaucier qui 

, , 7 ' 1 • . - ^^°"s le tra- 

separe de la peau, en bas ^ a la veine sous-claviere ; pèze et dans 
us en dehors, elle s'enfonce sous le trapèze en se réu- '" fosses sus 

e 1 • ' 11 i 1 .et sous-épi- 

ssant au nerr sus-scapulaire qu elle abandonne au niveau ueuses. 
; réchancrurc coracoïdienne pour la retrouver dans les 

sses sus-épineuse et sous-épineuse , où elle est située entre 
s muscles et l'os. 

Branches collatérales. Parmi un grand nombre de rameaux Brancbes 
usculaires et cutanés sans nom, je signalerai : collatérales. 

1° Un petit rameau thoracique^ qui se porte verticale- peiit rameau 
ent en bas, derrière la clavicule, traverse le sous-clavier , thoracique. 

vient s'anastomoser avec les branches thoraciques. 

2° Une branche pour le trapèze, tellement considérable, Branch 
l'elle semblerait une branche de bifurcation de l'artère, trapézienne. 
Ile naît le plus souvent au moment où l'artère va s'engager 
ms la fosse sus-épineuse," d'autres fois, elle naît de l'artère 
nmédiatement après son origine, se porte d'avant en arrière 
Il contournant les scalènes parallèlement à la scapulaire 
Dstérieure, avec laquelle on serait tenté de la confondre^ et 
\ se jeter en s'épanouissant dans le trapèze et le muscle sus- 
pineux qu'elle pénètre, le premier par sa face profonde, le 
îcond, par sa face superficielle: un certain nombre de ra- 
leaux viennent se distribuer sur le périoste de l'acromion et 
xr la peau corirespondante. 

3° Dans les fosses sus et sous-épineuses, elle fournit un Rameaux ans 
rand nombre de rameaux périostiques, osseux , musculeux ^g^^"*^*"*^^' 



ANGEIOLOOIE. 



et arliculaires; dans la fosse sous-epmeiise, elle sanastomos 

Auastotno- i , , "■ ,..„,. 

ses avec les i'^ioement par arcacie , avec la scapulaire inférieure , e 
scapulaires in- fournit une branche qui longe le bord axiilaire deTomoplat 
p'ôstrdenres.*" ^^ s'anasiomose au niveau de iangle inférieur avec la sca 
pulaire poste'rieure. 

Scapulaire postérieure. 

Plus considérable que la précédente, étendue de la sous-cIe 
vière au bord spinal de l'onjoplate, la scapulaire postérieun 

Origine yi,. cervicale transverse , cervico -scapulaire ( Chauss.), naît de | 

nablfc partie antérieure de la sous-clavière , tantôt en dedans dé 

scalènes, tantôt entre ces muscles, le plus souvent en d( 

hors (i). Dans le premier cas, elle naît souvent par un tron 

commun avec la thyroïdienne inférieure, et dans les deu: 

Trajet, autres cas, parun tronc commun avec la scapulaire supérieure 
se porte transversalement et légèrement flexueuse en dehor 
Uransversalis colli)^ à travers les nerfs du plexus brachial, « 
quelquefois à travers le scaîène postérieur, et se recourbe e; 
arrière en se rapprochant de l'angle postérieur et supérieu 

Division, de l'omoplate. Là, au niveau de l'angulaire, elle se divise ei 

deux branches : l'une ascendante ^ l'autre descendante. Il 

BrancLecer- branche ascendante ou cervicale se porte au-dessous du trî 

■vicaJe on as- , , , . ^ ^ 1 

cenJante. pcic, et s'epanouit en un très-grand nombre de rameaux qui 

se répandent dans ce muscle, dans l'angulaire et dans le splai 

Scapulaire "^tis. La brauclie descendante ou scapulaire qu'on peut cori 

ou desceu- sidérer comme la continuation de l'artère, se contourne aù^ 
dame. , i r i • i v i ' 

dessous de 1 angulaire autour de Iangle supérieur et pos 

Anastomose ^«îrieur de l'omoplate, se dirige verticalement en bas le lonj 
avec les tca- du bord Spinal de cet os, et se termine sur son angle inférieur 

puîaires iiifé- , , ,..„,. °, , , 

rieure et supé- ^^'^ S anastomosant avec la scapulaire intérieure, branche di. 

neure. i'axiUaire, et avec la scapulaire supérieure déjà décrite. fl 

Rapports. Superficielle dans la première partie de son Ira^ 



(i) C'est dans ce dernier cas que les auteurs qui placent la ter 
iiùnalson de la sous-clavière entre les scalènes, disent que la sca- 
puîaire postérieure n;iît de l'axiliairc. 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. MAMMAIRE INTERNE. 1 53 

, pendant qu'elle traverse horizontalement le triangle sus- j^ g^tg, 
viculaire, d'où vient sans doute le nom de cervicale siiper- 
'elle qui lui a été donné par quelques auteurs, elle n'est 
;ouverte que par le peaucier et par Tomoplat hyoïdien, 
est rare de voir Ja scapulaire postérieure se contour- 
•sur le scalène et le plexus brachial, sans s'interposer aux 
niches du plexus qu'elle traverse à une hauteur variable ; 
is en arrière, elle est protégée par le trapèze: enfin, le long 
bord spinal de l'omoplate^ elle est intermédiaire au 
amboïde et au grand dentelé. 

Branches collatérales. Elles sont destinées au trapèze , au Branches 
dène postérieur, à l'angulaire, au splénius, aux sus-épineux collatérales, 
sous-épineux, au sous-scapuîaire, au rhomboïde et au 
md-dentelé. 

Mammaire ou thoracique interne. 

La mammaire interne^ moins remarquable par son calibre, 
i est inférieur à celui de la vertébrale, que par l'étendue 
son trajet et la multiplicité de ses branches, naît delà q,.^. 
us-clavière au niveau delà thyroïdienne inférieure, derrière 
scapulaire supérieure j il est peu d'artères qui soient moins 
riabîes dans leur origine. Les seules variétés qui aient été 
►sei-vées se réduisent à celles dans lesquelles cette artère 
ovient du tronc brachio-céphalique , de la crosse de l'aorte 
3 d'un tronc commun avec la thyroïdienne inférieure, ïm- 
édiatement après son origine, elle se dirige verticalement 
i bas derrière l'extrémité interne de la clavicule, pénètre 
ms le thorax, croise obliquement le cartilage de la première 
>le et s'infléchit un peu en dedans pour longer la première 
èce du sternum, au-dessous de laquelle elle reprend sa 
rection verticale parallèlement au bord de cet os, jus- 
l'au niveau de la sixième côte, où ejle se divise en deux bran- 
les : l'une interne, l'autre externe. 

Rapports. 'ètilwiit au devant du scalène antérieur, recou- Rapports, 
;rte ù son origine par le nerf phrénique qui la croise très- 
)liquement, pour se porter à son côté interne , elle répond à 



arec le ster- 



Branches 



l54 ANOÉIOLOGIE. ( 

l'extrëmité interne de la clavicule dont elle est séparée par 1 
veine brachio-céphalique ; puis elle se trouve placée derrièr 
les cartilages costaux et les muscles intercostaux, au-devaij 
de la plèvre , dont la sépare le muscle triangulaire d 
Rapports stemum. Elle est située à deux lignes environ du bord ai 
sternum, en sorte qu'un instrument piquant peut pénétré 
dans le thorax en longeant cet os sans léser la mammair 
interne; la dénomination de sous-sternale ne convient don 
nullement à cette artère, qui serait mieux nommée soui 
chondro-costale. 

Branches collatérales. Très multipliées. On peut les dlv 

postérieures, ser en postérieures^ antérieures et externes. 1° Les branchf. 

postérieures sont les artères thyniiques ou médiastines anU 

Diaphragma, rieures, plus bas , la diaplirasmatique supérieure., artère es 

tiqne sapé- , ' ^ ,,.,', ° r i - • 

rieure. tremement grêle qui S accole au neri phremque, se trouv 

comme lui située entre le péricarde et le feuillet correspoi; 
dant du médiastin et gagne le diaphragme , dans lequel el 
se distribue en s'épauouissant. B'chata vu la diaphragmatiq^ 
supérieure aussi volumineuse que la mammaire elle-même,] 
2° Branches externes. Ce sont les intercostales antérieun 

Intercostales t i i • i 

antérieures -L^eur nombre est en rapport avec celui des espaces ii? 
tercostaux: leur calibre, peu considérable pour les de 
premiers espaces , augmente ou diminue suivant la lo 
gueur de ces espaces. J'ai vu le tronc commun destiné ai 
troisième espace intercostal tellement volumineux, qu'i 
semblait une branche de bifurcation de la mammaire 
An nombre ^^ y ^ généralement deux branches pour chaque espace in 

de deux pour tercostal : l'une, qui longe le bord inférieur de la côte, qu 

que espace, ^^^ au-dcssusj l'ûutre, le bord supérieur de la côte, qui es 

au-dessous. Ces deux branches naissent tantôt isolément d 

la mammaire, tantôt par un tronc commun. Leur origim 

ayant lieu au-dessus du niveau de l'espace auquel elle 

.. sont destinées, il en résulte qu'elles parcourent un traie 

Anastomoses _ . . 

avec les inter- oblique derrière les cartilages costaux. Du reste, les inter 



costales aorti- 

artères intercostales aortiques ou postérieures , en sorti 



costales antérieures s'anastomosent par inosculation avec le: 

ques, ^ 



antérieures. 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE. MAMMAIRE INTERNE. l55 

est quelquefois impossible de déterminer la limite respeC' 
de ces deux ordresde vaisseaux. Chez quelques sujets, elles 
itituent une arcade de communication d'un calibre uni- 
le étendue entre la mammaire interne et l'aorte thora- 
e. 

Branches fl«?mett/'^*.Superficielles, en nombre égal à celui Branches 
espaces intercostaux, elles naissent de la partie antérieure 
i mammaire interne, se portent directement d'arrière en 
t, traversent l'espace intercostal correspondant, et se 
ent en rameaux cutanés et en rameaux musculaires ; les Rameaux 
et les autres se recourbent de dedans en dehors: les m^iscn aires 
eaux musculaires sous le grand pectoral , dans lequel ils 
istribuent j les rameaux cutanés, sous la peau ; les bran- Cutanés, 
antérieures des trois premiers espaces vont à la glande 
imaire. Chez les femmes nouvellement accouchées, Mammaires, 
lez celles qui nourrissent, ces branches deviennent ex- 
lement volumineuses, surtout la seconde, que j'ai vue 
er en calibre l'artère radiale , et décrivent de nombreuses 
losités. Avant de traverser les muscles intercostaux, les 
iches antérieures envoient derrière le sternum des ra- 
ux périostiques , dont les uns pénètrent directement Périostiqnes 
ernum, tandis que les autres se ramifient sur le périoste. 
rancîtes terminales. i° Branche terminale interne. Des Branches 
X branches terminales , Yinterne , plus petite, continue le *^'^°""'' 
ît primitif de l'artère , se place derrière le muscle droit, jgj.^jjjjj|g Jq. 
être dans sa gaine, et s'y divise en un grand nombre de bran- terne. 
>; les unes se perdent dans ce muscle en s'anastomosant 
î les divisions capillaires de l'artère épigastrique 5 les autres 
ent de la gaine du muscle droit par des ouvertures par- 
lières, et vont se distribuer aux muscles larges de l'abdo- 
i et aux téfifuniens. Avant d'abandonner le cartilage de la 

a a 

ièmecôte, la branche terminale interne fournit en dedans 
jetit rameau qui se porte sur les côtés de l'appendice xy- 
lïde, et vient s'anastomoser par arcade avec celle du côté 
losé au-devant de cette aippendice. L'anastomose avec 



X5{> ANGÉIOLOGIE. ; 

A tom s ^'cpigastrique, signalée dès la plus haute antiquité, et qui Si 

de la niammai- vait aux anciens à expliquer les liaisons physiologiques 

de l'éDi^Tst i- ^'*^*^^*^^ '^^^^ unissent les organes génitaux et les glandes ma 

qae. maires, se présente sous l'aspect des communications capiUaii 

les plus vulgaires. 

2». Branche 2" Branche terminale e^cteme. Elle est, sous le point| 
terminale ex- ^^g jg ^^ distrihution , la continuation de la mamma 

terne. ' y\ 

interne. Elle se dirige en bas et en dehors derrière les < 

tilages des septième, huitième, neuvième, dixième et onzi^ 

côtes, qu'elle croise obliquement, et se termine au niveau 

dernier espace intercostal. Chemin faisant, elle donne en» 

j , hors les intercostales antéi'ieures des espaces auxquels ( 

antérieures des correspond, deux pour chaque espace, et souvent une se| 

cinq ermers -^ ^^ subdivise immédiatement. Ces intercostales vont 
espaces, 1 

diminuant graduellement de volume, de même que les 

paces diminuent en longueur, et se comportent absolumi 

comme les intei-costales antérieures fournies par le trc 

même de la mammaire. La branche terminale externe,! 

même que la branche terminale interne , en traversant! 

Branche insertions costales du diaphragme, laisse un grand nomi 
diaphragma- i v . , 1 j' ^ 1 

tique. de rameaux dans 1 épaisseur de ce muscle, d ou le nom 

muscido-phrénîcjiie^ donné par Haller à la branche exteï 

qui fournit, en effet , au diaphragme , un bien plus grî 

nombre de rameaux que la branche interne. ! 

Cervicale px'ofoiide. 

Préparation. Clierclier d'abord cette artère derrière le scal 

postérieur, entre l'apophyse transverse de la septième verie! 

cervicale et la première côte; suivre cette artère, d'une part, ver 

terminaison entre les muscles grand complexus et transversaire ^ 

neux ; d'une autre part, vers son origine , en dedans des scalèt 

La cervicale profonde ou -postérieure naît profondément 
Origine, -1,1- i * 1 

haut et en arrière de la soiis-claviere, sur le même plan q 

la vertébrale en dehors de laquelle elle est située. Très-sc 

vent son origine a lieu par un tronc commun avecdap 

mière intercostale. Diricrée d'abord en haut et en arrière, i 



ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE, INTERCOSTALE SUPERIEURE. iSi'] 

Qéchit en fleliors derrière lescalène antérieur pour s'en- Direction, 
cer entre l'apophyse transverse de la seplième vertèbre ^"^ P^^*^ 

, , . , , -r , , . . . entre la sep- 

vicale et la première cote. Je ne 1 ai jamais vue se porter xième vertèbre 
re la sixième et la septième vertèbre cervicale, bien que cervicale et la 

T)r6iuÎ6rc cote» 

examiné dans ce but une quarantaine de sujets (i ). 
Lu sortir de l'espaôe intertransversaire, la cervicale pro- Division: 
de se divise en deux branches : l'une descendante^ que Eu rameau 

!v 1 .- ' j j il descendant, 

pu suivre jusqua la partie moyenne du dos, entre les ' 

scies longs du dos; l'autre ascendante, qui remonte entre -p^ rameau 

^rand complexus et le transversaire épineux dans lesquels ascendant. 

I: se termine. 

Intercostale supérieure. 

'^réparation. Elle ne peut être faîte que par la surface interne da 
rax. Pour cela, il faut scier le thorax verticalement. Pour mettre 
tère à découvert, il suffît d'enlever la plèvre qui revêt les deux 
mières côtes et les muscles intercostaux. 

Destinée aux deux ou trois premiers espaces. întercos- 
IX et quelquefois seulement au premier, Y intercostale sii- 
; ieure présente des variétés de calibre en rapport avec lé- Variable 
idue de sa distribution. Elle naît en arrière et en bas de la pour le calibre 
Lis-clavière, au niveau deîa cervicale profonde, et quelque- 
s d'un tronc commun avec cette dernière. Elle descend „ . 

Trajet. 

xueuse au-devant du col de la première, puis de la deuxième 
tes, en dehors du premier des ganglions nerveux dorsaux, 
se termine dans le deuxième espace intercostal , à la ma- Terminaison 
ère d'une intercostale aortique; quelquefois elle s'anasto- 

(i) Ce rapport est si constant , qae même dans les cas où il 
îste une côte surnuméraire cervicale, c'est entre cette côte surnu- 
éraire et la première côte dorsale que passe l'artère cervicale pro- 
nde. Quelques étudians m'ayant prié de venir voir un sujet chez 
quel la cervicale profonde manquait, et ayant vainement cherché 
/ec eux cette artère entre la première côte et l'apophyse transverse 
e la dernière vertèbre cervicale, je m'aperçus qu'il existait une côte 
?rvicale : c'était entre cette côte et la première côte dorsale que se 
•OHvait l'artère. 



*5o ANCÉrOLOGIE. 



mose largement avec la première des intercostales aortiq^ 

Branches ^^'intercostale supérieure fournit pour chaque espace, i»* 

suppiémentai- brandie dorso-spinale\ a» une branche intercostale propreim 

res des iuter- ,]:,„ti'.. i • ,. il 

costales aoiti. "'^^- ^^ ^^^^ P^^ ^^^^ "^ ^on^ '"anquer la branche intercos^ 
ques. du premier espace: dans tous les cas, elle est extrêmei 

petite. 

ARTÈRE AXILLAIRE. 

Préparation. Pour préparer l'artère axillaire de même que 1< 
très artères du niembre supérieur, il suffit de préparer avec soi] 
muscles, en respectant les branches qui se présentent et en leS 
vant jusqu'à leur origine. 

LWère a^i7/a//'«; est cette partie de l'artère du membre t] 

Limites. • • r- ■ • « n , \ 

racique qui lait suite a 1 artère sous-clavière et que contifl 

l'artère humérale. Ses limites, qui sont purement artificiel 

sonî d'une part, la clavicule (i)j d'une autre part, le bord in 

Direction "^"1" ^^" grand pectoral. Elle traverse à la manière d'une ( 

diagonale. gonale, le creux de l'aisselle et se coude au niveau du 

Elle n'est '^^ ^^""^érus, pour se continuer avec l'humérale. Appliqii 
pas flexuease. sur le thorax à sa partie supe'rieure, et sur i'humerus à sa fl| 
tie inférieure, elle ne décrit aucune flexuosité remarquabl 
Conséquences, ^"^''oi'te que dans l'abduction force'e du bras, cette ar 
éprouve une distension qui peut aller jusqu'à détermine: 
déchirure. Sa direction est assez exactement tracée parla li 
Ligne fictive celluleuse qui sépare si souvent la portion sternale de lape 

pour déternii- tion claviculairc du grand pectoral, ou mieux par une li«i 
ner sa djrec- r ■ ' ^ -, ^ , ^ ^ 

tion. tictive étendue de la reunion du tiers externe avec 1 

deux tiers internes de la clavicule au côté interne du col j 
l'humérus. ' 

Rapports: Rapports. A raison de l'importance qu'il faut attach 
à la détermination précise de ces rapports, nous les con! 
dérerons en quatre sens. 
1-. En avant; En avant., l'axillaire répond successivement au sou 
clavier, au grand pectoral et au petit pectoral j puis, au-dessoi 

(i) Les auteurs qui font terminer la sous-clavière dans Tinte, 
valle des scalènes font commcHcer l'axillaire dans cet intervalle 



ARTÈRE AXILLAIKE. iSg 

:e muscle , elle est en rapport une seconde fois avec le Rapports : 

ncl pectoral ; enfin, avec le coraco-brachial. 

i« «mère, elle répond à l'espace celluleux qui sépare le 

T II 1 ' 1 1 î 1 2°. Ea arrière 

s-scapulaire du grand dentelé j plus bas, au grand rond et 

■jrand dorsal. i 

In dedans^ appuyée d'abord sur la première côte et sur le 30, g^ dedans. 

er espace intercostal, elle s'éloigne ensuite du thorax 

t elle est séparée par le creux axillaire, et répond à la peau 

revêt la paroi externe du creux de l'aisselle et à i'aponé- 

se subjacente. 

ïn dehors, embrassée d'abord par la concavité de l'apo- ^ , , 
r ' , V A , , ^ 40. En dehors, 

se coracoïde, elle répond à la tête de l'humérus dont elle 

séparée par le muscle sous-scapulaire. 

{apports avec la veine et les nerfs axillaires. Immédiate- 

. ... . , Rapports 

it au-dessous de la clavicule, la veine axillaire est située en avec la veine 

ans et à une certaine distance de l'artère, et lui de- f j^^"^"^^^^^'^- 

it accolée plus bas. Les vemes cephalique et acromiale 

sent au-devant de cette artère. 

mmédiatement au-dessous delà clavicuie,le plexus brachial 

t entier est situé en dehors de l'artère 5 un nerf thoracique 

l la croise en avant. Sous le petit pectoral , l'artère est 

icée par le plexus : d'abord elle est embrassée par l'espèce 

V^ ouvert supérieurement, que forment les deux racines 

nerf médian; plus bas, elle se trouve placée entre le nerf 

iian et le cubital qui sont en avant , et le nerf radial qui 

en arrière ; en sorte que pour découvrir l'artère dans le 

ux de l'aisselle, il faut la chercher entre le radial et le 

•ital. 

'Conséquences de ces r<7p»or/^. Elles sont relatives i^aux plaies 

, . . . A , t, ., Conseqaen- 

'aisselle; 2° à la compression qui peut être exercée sur l axd- ces des rap- 

e, d'une part, par la clavicule fortement abaissée contre le ^^^^^ ^^ l'axil- 

. .> A > laiie. 

mier espace intercostal et la deuxième côte, d'une autre 

t, à l'aide du doigt, dans le creux axillaire contre la tête 

['humérus; 3° à la ligature, qui peut être faite sous la cla- 

ule au-dessus du petit pectoral ou dans le creux de l'ais- 



, 1 

l6o ANGKIOLOCIE. ' 

selle; 4" à la déchirure de raxillaire dans les tractions imrn 

dérées ope'rées pour la réduction d'une luxation (i). ;| 

, Branches collatérales. VaxiiWire îonmit cinq branchii 

Branches ^ -^ ' 

coîlatérales de i» au dessus du petit pectoral, Vacromio-thoracique-^ a^scji 
l'axillaire. j^ ^^^^^ pectoral , la thoracique inférieure ou mamma 

externe; 3° au niveau du col de l'humérus, la scapida 

inférieure et les deux circonflexes. 

Acromiale et thoracique supérieure. 1 

Je crois devoir réunir sous le titre d'acromio-ihoraci^ 

L'acromîale , . , ■,, 

et la thoviici- y acromiale et la thoracique supérieure, lesquelles naiss 
quest.périeure ppgsque toujours d'un trouc commun qui se détache à an 

ne constituent r t. ■* , i, .,i • • ' i- j 

qa'nae seule droit du côté interne de laxillaire, immédiatement au-des; 

artère. j^ ^g^j^ pectoral, croise perpendiculairement le bord su 

rieur de ce muscle , et se divise immédiatement en de 

branches : l'une thoracique, l'autre acromiale. 

La branche thoracique se porte en bas et en dedans en 
Branche tho- , ^, . , t ^ m ^ 

raciqne. le grand pectoral et le petît pectoral, et se distribue a 

deux muscles , et plus spécialement au dernier. Quelqn 

rameaux qui traversent le grand pectoral viennent se disl 

buer à la peau et à la mamelle. 1 

La branche acromiale se divise en deux rameaux, i*"' 

Branclieacro* 7,1 • i t 1 

mlale. rameau descendant ou deltoidœn, qui gagne la ligne cel 

Rameau del- leuse, qui sépare le grand pectoral du deltoïde, la p 

toïdien. court Jans toute son étendue, se consume dans ces M 

muscles et plus particulièrement dans le deltoïde; ce ramji 

est accompagné par la veine céphalique. 

Un rameau transversal ou acromial qui se porte 

Rameau , { 

acromial. rizontalement en dehors , passe successivement sur 

sommet et quelquefois sur la base de l'apophyse co 

; coïde, sur le ligament acromio-coracoïdîen et longe le tiers 

terne du bord antérieur de la clavicule : il est recouver; di 

tout son trajet par le deltoïde^ dans lequel il se consume 

(i) J'ai vu deux cas de décliirure de l'artère axillaire par suite d 
forts de réduction dans des luxations anciennes. 



ARTÈBE AXILLAIRE. THORACIQUES. i6l 

grande partie. Quelques ramuscules vont se terminer à la 
jeau qui revêt l'acromion ; ce rameau acromial se termine au 
voisinage de l'articulation acromio-cîaviculaire; quelquefois 
ine de ses divisions suit exactement le bord antérieur de la 
clavicule. 

Thoracique inférieure, ou longue, ou mammaire externe. 

Beaucoup plus volumineuse que la précédente, naissant 
[uelqueiois par un tronc commun avec elle, d'autres j^j^j.-ç^'^*"'^"* 
ois par un tronc commun avec la scapulaire inférieure ^ 
a thoracique inférieure ( thoracique longue ou mammaire 
xterne) se sépare de l'axillaire au-dessous du petit pec- 
oral, se dirige en bas et en avant sur la partie latérale Trajet. 
u thorax, entre le grand pectoral et le grand dentelé, 
mis entre le grand dentelé et la peau, et se termine au 
liveau du sixième espace intercostal. Chemin faisant , elle 
ournit un grand nombre de rameaux aux ganglions de qu'elle fournit, 
aisselle, au muscle sous-scapuîaire, au grand-pectoral, au 
|rand-dentelé , aux deuxième, troisième, quatrième, cin- 
l[uième et sixième espaces intercostaux, à la glandé nmm- 

Èaire et à la peau. Il n'est pas rare de voir la thoracique in- Elle rem* 
rieure remplacer la scapulaire inférieure dans une partie P^^*^^ quelque- 
. 1 11 ' ■ • ^"^^ ®° partie 

3 sa distribution , et alors elle présente un calibre aussi la scapulaire 

onsidérable que cette dernière. inférieure. 

Scapulaire inférieure ou commune. 

La plus volumineuse des branches que fournit l'axillaircj scapulaire 
a scapulaire inférieure ou commune ( sous - scapulaire ), inféiieure. 
laît au niveau de la partie inférieure de la tête de l'humé- Origine, 
us, tantôt isolément, tantôt par un tronc commun, avec la 
ârconflexe postérieure e^ même avec la thoracique longue 

5t l'humérale profonde : dans ce dernier cas, elle est avissi vo- 

Variétés, 
umineuse, quelquefois même plus volumineuse, que la bra- 
chiale. A son origine , qui a lieu du côté externe de l'axil- 
aire, elle est placée entre le nerf radial, qui est en dedans, et 
a branche principale d'origine du médian, qui est en dehors: 
3. n 



102 AT^GÉIOLOCIE. 

Sa direction, elle sc dirige, flexucuse, en l^as et en dehors le long du bord 

i-'lexiifuse. inférieur du sous-scapulaire, parallèlement au grand rond, 

au-dessous de la tête de Ihunîérus (i), fournit à tous ces 

muscles des branches considérables, et, parvenue au-dessous 

Sa division d« l'insertion du n)uscle sous-scapulaire, se divise en deux 

branches : Tune descendaiiie ou thoracique ^ l'autre scapulaire ' 

proprement dite. 

Branche des- ^- ^^ branche descendante ow. thoracique c^ï est souvent 

cend^nie ou fournie par l'artère ihoracique inférieure, se porte en bas et 

en avant le longdiî bord axillaiie de l'omoplate, parallèlement 

à la ihoracique longue, en airière de laquelle elle est située, 

et se divise en un fjrand nombre de rameaux considérables, 

dont les uns vont au grq^nd - dorsal , plusieurs au grand 

dentelé, et peuvent être suivis jusqu'à la partie la plus] 

inférieure de ce muscle , d'aulres se contournent su 

l'angle inférieur de l'omoplate , et vont s'ana'^tomoser aved 

la branihe scapulaire de la même arlèrc et avec la scapulaireji 

postérieure de la .sous-clavière. 

Branche 5ca- B. La bmnc/ie scapvJaire proprement r///é?, marche accoléefi 

meiuent dit? «^" ^^of"*-' inférieur du sous-scapulairc, au devant de la longue 

portion du ti-iceps ])rachial, et parvenue au-dessous del inser-v 

Ses divisions tion scapulaire tîe ce dernier muscle, se divise en trois ra- 

en tr<as ra- o , • ' i • • ' 

„ meaiix : i liw. rameau antérieur sousscapulaire . qui s en- 

i\ Rameau f'^nce dans cette fosse au-dessous du muscle et s'épanouit^ 
sons- scapulai- gn uu grand nombre de rameaux dont les plus élevés vont 
jusqu'à la capsule scapulo - huraérale; 2° un rameau sous 

(1) Ce rapport de la sor.s- scapulaire avec la télé humérale me 
paraît important. Dans l'abduction , cette artère est fortement dis^ 
fendue , et je serais étonné que cette distension ne fût pas portée 
jusqu'à la décliirure dans quelques cas de luxation; l'artère circon- 
flexe, au contraire, et ])ar conséquent le nerf circonflexe, me pa-1 
raissf^nl beaucoup moins susceptibles de distension dans l'abductiori'l 
du bras. Ce})endant, on a la certitude que le nerf circonflexe a été 
déchiré dans certaines luxations, témoin les paralysies du deltoïde 
qui succèdent aux luxations de l'humérus. 



ARTiRE AXILLAIRK. CIRCONFLEXES. i63 

épineux f qui contourne le bord axillaire de lomoplate , 55». Rameau 
s'enfonce entre le muscle et la fosse sous-épineuse, et ya ®*^°*'^P"*^°^' 
s'anastomoser par un rameau considérable avec la termi- 
naison de la sus-scapulaire ; 3° un rameau moyen, qui conti- 3. Haœcau 
nue le trajet primitif de l'artère, longe le bord axillaire de moyen. 
l'omoplate entre le grand elle petit rond, puis devient pos- 
térieur, et se termine en s'anastomosant encore sur l'angle 
inférieur de l'omoplate avec la branche thoracique de la 
même artère et les rameaux sous-épineux de la scapulaire 

supérieure. 

Circonflexe postérieure. 
T • /T j. ' • «.. •« 1 T "11 • Circonflexe 

Lu Circonflexe postérieure naît en arrière de laxiHaire, au ... . 

J r 7 postencare. 

niveau de la scapulaire inférieure, qu'elle égale quelquefois 

^ . ^ o ^ ^ Origine. 

. en volume. Elle se porte horizontalement en arrière entre le 

muscle sous scapulaire et le grand rond, contourne de de- Direction, 
dans en dehors le col chirurgical de l'humérus, en passant 
successivement entre le vaste interne du triceps et le peiit 
rond , puis sous la longue portion du triceps avant de s'en- 
gager sous le deltoïde, à la face profonde duquel elle s'ac- 
cole, en se contournant toujours, de manière à former les Terminaîion. 
trois quarfs d'un cercle: elle arrive ainsi jusqu'à la partie an- 
térieuie et externe de Ihumérus, et se perd dans le deltoïde 
en s'anastomosant avec les branches deltoïdiennes de Tarière 
acromio-thoracique. Dans tout son irajet, elle est accompa- Rapports, 
gnée par la veine circonflexe et par le nerf axillaire. Au mo- 
ment où elle se contourne, la circonflexe postérieure fournit 
des branches capsulaires et périostiques qui se portent à la 
capsule de l'articulation scapulo-humérale et au périoste de 
l'humérus. 

Circonflexe antérieure. 

La circonflexe antérieure , petite branche quelquefois mul circonflexa 
tiple, naît de l'axillaire au-devant de la circonflexe posté- «"^«f»*""* 
rieure, souvent par un ti^onc commun avec cette dernière. 
Elle se porte horizontalement de dedans en dehors au-dessus 
ides tendons, du grand dorsal et du grand rond, recouverte 

II. 



l6.» ANGÉIOLOGIE. 

Oirection. P'"*^' ^^ coraco-bracliial et par la courte portion du biceps , 
passe sous le tendon de îa longue portion de ce muscle, con- 
tourne le col del'humërus, coupe perpendiculairement la 

Division en coulissc bicipitale, contre laquelle elle est maintenue par la 

rameya des- ., ^ ^• • ? 7 ^ • ■> ce • 

ceadant synovialc, et sC'divise en rameau descendant qui n oïlrerien 

T7 de remarciuable et en rameau ascendant. Ce dernier, parvenu 

En rameaa T- ' ^ 

ascendant, à la partie supérieure de la coulisse, s'anastomose par arcade 
avec le rameau osseux de l'acromiale, et se perd dans la tête 
de l'humérus qu'il pénètre par im ou plusieurs points. La cir- 
conflexe antérieure est donc destinée à Ihumérus, à son 
périoste et à la synoviale de la coulisse. Quelquefois il existe 
plusieurs circonflexes antérieures qui s'enfoncent dans l'é- 
paisseur du deltoïde. 

ARTÈRE HUMÉRALE. 

,. . j U artère humèrale ovi brachiale e&x. celle X)Q.v\\Q AeVinvlève 

- Limites de '^ _ 

l'artère humé- du membre supérieur qui est limitée en haut par le bord in- 

" férieur de l'aisselle, en bas par la partie supérieure de l'avant- 

Direciion. ^^^^•) où elle sc bifurquc. Elle est dirigée de haut en bas, et 

Absence de ^^ P^u d'arrière en avant , et de dedans en dehors , de telle 

flexuosités, sorte que, placée supérieurement en dedans de l'humérus, 

elle se trouve inférieurement au-devant de cet os. Le défaut 

de flexuosités dans cette artère explique la possibilité de sa 

déchirure par l'effet d'une extension forcée de l'avant-bras 

dans la luxation du coude , etc. 

Rapports. Ils doivent être examinés, 1° le long du brasj 
2° au devant de l'articulation du coude. 
A Rapports "^' ^^ ^^^S ^^" bras ^ l'humérale répond : i° en avant ^ au 
lelougdubras coraco-bracliial et au bord interne du biceps : ce dernier 
En avant, muscle peut être considéré comme le satellite de l'artère: 
chez les sujets amaigris, il ne recouvre plus l'artère, qui de- 
En arrière, vicnt alors sous-aponévrotique; 2° en arrière ^ elle est en rap- 
port avec le triceps, puis avec le brachial antérieur ; 3° en de- 
En dedans, dans ^ elle répond à l'aponévrose brachiale qui la sépare de 
En dehors. ^^ peau ; 4" ^'^ dehors , au coraco-brachial , puis à la face in- 
ternç de l'humérus, dont la sépare le tendon du coraco-bra- 



ARTÈRE HUMlêRALE. l65 

chial ; dans le reste de son étendue , à l'espace celluleux qui Gaine apo 

le d( 
Lamé 



sépare le biceps du brachial antérieur. L'artère humérale est névrotique de 

1 ^ / , . • 1 • l'artère L 



ans une gaine apoiieçrotique qui lui est commune raie. 
avec le nerf médian. Les rapports de cette artère avec les vei- 
nes et avec les nerfs sont les suivans : la veine humérale prin- Sesrapports 
cipale est en dedans , une autre veine humérale plus petite est ^^^^ veme» 
en dehors, et ces deux veines communiquent fréquemment 
entre elles par des branches transversales qui enlacent l'artère. 

Le nerf médian est situé au devant de l'artère , excepté en " ^yco lei 
haut, où il est en dehors, et en bas au voisinage du coude, "^*"fs. 
où il est en dedans de ce vaisseau. Le nerf cubital répond 
supérieurement en dedans de l'artère , puis il se porte en 
arrière pour se loger dans une autre gaîne. Le nerf radial, 
situé d'abord derrière l'artère, l'abandonne aussitôt pour 
contourner Ihumérus ; enfin le nerf brachial cutané interne 
suit la direction du vaisseau en le croisant un peu d'avant 
en arrière. 

Il résulte de ces rapports, i° que la compression peut être co^i'at nen- 
faite avec beaucoup d'efficacité de dedans en dehors, sur la c" des riip- 
face interne de l'humérus; 2° que la ligature de ce vaisseau \^^l^ prece- 
est pratiquabîe dans tous les points de sa longueur. 

B. Au pli du coude ^ l'humérale occupe la partie moyenne ^ ^ 
de l'articuktion; superficielle en aidant ^ elle n'est séparée de aupliducoude 
la peau que par l'expansion aponévrotique du biceps , et par En avant, 
la veine médiane basilique, qui la croise à angle très-aigu ; en En arrière, 
arrière^ elle répond à l'articulation du coude, dont léloigne 
le muscle brachial antérieur; en dedans^ au nerf médian et En dedans, 
au muscle rond pronateur j en dehors^ au tendon du biceps En dehors, 
qu'elle croise bientôt. 

Conséquences, De la position superficielle de l'artère hu- 
mérale au pli du coude , et de ses rapports avec la veine 
médiane basitique et avec l'articulation du coude , il résulte 
que cette artère peut être facilement comprimée, qu'elle peut 
être blessée dans l'opération de la saignée et déchirée dans 
la luxation du coude. 

Branches collatérales. On peut les diviser en externes et 



ï66 AKGilOLOOl». 

Branches antérieures ^ et en internes et vosiérieures. Les branches éX' 

collatérales de , , , i • ■• » i . , 

l'ai tel c huiué- ^^'"'^^•^ '^'^ f^ntoricures très- multipliées , sont destinées au 

raie. muscle comco-bracliia!, au biceps, qu'elles pénèlrent à di- 

Branches yyrgeg hauteurs, et au brachial antérieur. Une branche fort 

externes et an- ' 

tcrieuies. remarquable, et qui m'a paru constante, branche deltol" 

Branche dienne ^ passe transversalement, au-devant de l'humérus, 

deltoïdieune. .^ , i ii-i^ii- ^ •„ 

sous le coraco-brachial et le biceps, et se jette en partie 

dans le deltoïde à son insertion humérale, et en partie dans 

Branches in- le I)rachial antérieur. Les branches internes et postérieures 
ternes et pos- . , ,, 'in . , v ,. 

terieures. ^o"* petites, a 1 exception de celles qui pénètrent directe- 
ment dans le brachial antérieur; je les ai vues naître toutes 
de l'axillaire par une grosse branche qui se détachait elle- 
même d'un tronc conmiun à cette artère, à la scapulaire 
commune et à la circonflexe postérieure. 

Quel que soit leur mode d'origine, quatre branches colla- 
térales sont remarquables par leur distribution constante; 
savoir : \ humer aie profonde ^ la collatérale interne^ la bran' 
che si/per/icielle du vaste interne^ la brandie superficielle du. 
brach la l a ntérieur. 

Les deux premières ont seules reçu un nom parti- 
culier. 
Hnrnéraîe ^' H uméraie profonde. Nommée aussi collatérale externe à 
profonde. raison de sa terminaison au côté externe de l'articulation du 
coude, elle se détache de l'humérale au niveau du bord in- 
férieur du grand rond. On la voit assez souvent naître par 
un tronc commun avec la circonflexe postérieure qui vient 
alors elle-même de Thuroérale; elle se porte en bas et en ar- 
rière, gagne la gouttière du nerf radial, et parcourt avec ce 
nerf toute l'étendue de la jjouttière humérale. Placée dans 
cette partie de son trajet entre riuimérus , dont elle con- 
tourne la face postérieure, et le triceps, elle sort de la gout- 
tière radiale au-dessous de l'insertion humérale du deltoïde, 
entre le brachial anlérietir et le triceps, et se divise en deux 
branches: Y une pi'o fonde, qui accompagne le nerf radial j 
l'autre superficielle. La première est essentiellement une 
bronche musculaire qui naît quelquefois directement de l'bu- 



ARTÈRE HUMl^RALE. 167 

mérale, se porte verticalement en bas dans l'époisseur du 
triceps, fournit aux %'astes interne et externe, au milieu 
desquels elle se termine en s'anastomosant largement avec 
les collatérales du coude; \^ superficielle se porte vertica- Eranrhe sa- 
lement en bas le long de la cloison intermusculaire externe, peitiv-ielle. 
derrière Tépicondyle, où elle s'anastomose avec la récur- 
rente radiale postérieure. 

B. Collatérale interne. Beaucoup plus petite que la précé- CoM-itéralè 
dente, qui la fournit quelquefois; souvent double, elle naît interne, 
à une hauteur variable de la partie inférieure de l'iiumérale; Souvent 

,. . , , , ^ double. 

tanloc se dirige transversulement en dedans, tantôt se porte, 
flexueuse, de haut en bas pour devenir transversale, et se di- 
viser en deux branches ; i° branche antêrieun' ^ qui se porte Sa division 

1 ,1 , ■ 1 ir'-^ 1'- * ' en branche an- 

au brachial atiterieur, aux muscles de i enitrociisee et au ne- ... 
rioste qui revêt cailQ érnivumcei 7^ branche postérieure qui 

... . , . • 1- • ^" branche 

traverse la cloison intermusculaire interne, et se divise en postérieure, 
rameaux musculaires qui vont an tiiceps ; en rameaux pé- 
riostiques et osseux, qui se portent transversalement au de- 
vant du triceps, et s'anastomosent avec la récurrente radiale 
antérieure; en rameau descendant, qui accompagne le nerf 
cubital, et va s'anastomoser avec la récurrente cubitale 
postérieure. 

C Branche superficielle du vaste interne. Remarquable par _ _ , 
son calibre et par l'étendue de son trajet, elle naît de l'humé- perficieile da 
raie, immédiatement au-dessous de la profonde, de laquelle "*'^^^^ mierne. 
elle se détache môme assez souvent, se porte verticalement en 
bas, et s'accole au nerf cubital. D'abord placée au devant de 
la cloison intermusculaire interne , elle la traverse avec le 
nerf cubital , se porte en arrière pour se placer entre l'épi- 
throclilée et l'olécrane, et s'anastomose avec îa récurrente 
cubitale postérieure. 

D. Branche superficielle du brachial antérieur. Née de Branche su- 
l'humérale au niveau de la nrécédente, elle longe la partie peificipUe du 

, 1 . 1 . / ' • !.. ! Il brachijil aulé- 

mterne du, muscle brachial antérieur, diminue graduelle- ,.iem.. 
ment jusqu'à la partie inférieure du bras, où elie s'anâsto* 
mose avec la collatérale inierne. 



l68 ANGÉIOLOCIE. 

Branches Les hrajiclies terminales de l'humérale sont la radiale et la 

terminales de ^^^^.-^^/^^ 
1 numérale. 

La bifurcation de l'humérale en radiale et en cubitale a 

lieu ordinairement au-dessous du pli du coude , quelquefois 

au niveau, assez souvent au-dessus de la ligne articulaire, 

et dans ce dernier cas la bifurcation s'observe, tantôt au 

noioa les ^j^^^ inférieur ou à la partie moyenne du bras , tantôt à la 

del buTiierale r J i 

sousle rapport réunion des deux tiers inférieurs avec le tiers supérieur , 
e &a 1 urca- j'j^m-jpgg f^jjg j^^j^g \q creux même de l'aisselle, en sorte que la 

tion. ' ' T 

radiale et la cubitale succèdent immédiatement à l'axillaire. 
Dans ces cas , une des branches de bifurcation , le plus ordi- 
nairement la radiale, est sous-cutanée, et la cubitale affecte 
les mêmes rapports que l'humérale : quelquefois c'est le con- 
traire. Enfin, on a vu les artères radiale et cubitale toutes 
deux sous-cutanées; il n'est pas rare de voir l'artère radiale 
constituer à son origine la branche de bifurcation interne, 
et croiser à angle très-aigu la cubitale pour aller gagner le 
radius. Indépendamment de cette anomalie qui résulte du 
lieu de bifurcation, il en est une autre dans laquelle une 
bifurcation anticipée a lieu ; mais l'une des branches de la 
bifurcation est l'artère interosseuse , l'humérale se compor- 
tant comme de coutume j d'autres fois, au lieu d'une bifur- 
cation , on voit naître un petit rameau très-grêle qui va se 
jeter dans la cubitale, laquelle naît alors par deux racines. 

La connaissance de ces anomalies qui se rattachent 
soit au lieu de bifurcation, soit aux nouveaux rapports 
qu'affectent les parties, est extrêmement importante sous 
le point de vue chirurgical. J'ai été sur le point d'ou- 
vrir la radiale dans un cas où elle était sous-cutanée au pli 
du coude. 

ABTÈRE RADIALE. 

Préparation. Su portion antibrachiale se trouve toute préparée 
par la dissection du long supinateur j sa portion carpienne par 
celle des tendons du pouce , au niveau du carpe ; sa portion, pal- 
maire exige pour sa préparation la section de tous les tendons flçj 



ARTÈRE RADIALE. xQg 

isseurs : aussi est-il convenable de renvoyer l'étude de la portion 
ilmaire de la radiale après celle de la cubitale. 
La radiale, branche externe de bifurcation del'humérale, 
ussuperficielle et moins volumineuse que la cubitale, est éten- 
le depuis l'angle de bifurcation de l'humérale jusqu'à lapaume 
! la main. Quelquefois l'artère radiale, parvenue au tiers 
férieur de l'avant-bras, se dévie en arrière, et devient 
us-cutanée jusqu'au moment où elle s'engage entre les 
ux premiers métacarpiens ,• elle est alors remplacée au 
vant de la partie inférieure du radius par la branche radio- 
Imaire, qui est extrêmement grêle. Il est très-commun de 
lir l'une des artères radiales plus volumineuse que l'autre; 
ns un cas, les deux radiales manquaient à la fois au-devant 
: la partie inférieure du radius. 

Dirigée en bas et un peu obliquement en dehors, comme 
rtère humérale dont elle continue la direction, la radiale 
iscend ensuite verticalement jusqu'à l'extrémité inférieure 
i radius , contourne le bord antérieur et le sommet de 
pophyse styloïde pour gagner le côté externe du carpe, 
porte obliquement en bas et en arrière, pour atteindre 
xtrémité supérieure du premier espace interosseux : là, 
e s'enfonce perpendiculairement d'arrière en avant, entre 
5 extrémités supérieures des premier et deuxième méta- 
rpiens, pénètre ainsi dans la paume de la main et se porte 
esque transversalement de dehors en dedans pour cons- 
uer Y arcade palmaire profonde. Il n'est pas rare de trouver 
radiale flexueuse à la partie inférieure de lavant-bras. Le 
ng trajet et la direction de la radiale permettent de la di- 
5er en trois portions : portion anti-brachiale , portion car" 
mne , portion palmaire, 

A. Portion antibracbiale de la radiale. 

^Rapports. Dans sa portion anti-brachiale, la radiale répond 
en avant, au bord interne du long supinateur qui la recou- 
e, surtout en haut: dans tout le reste de son étendue, elle 
t sous-aponevrotique. Chez les sujets amaigris, le long su- 



Origine, 



Variété. 



Direction, 

Trajet. 

A l'avant- 
bras, 

Au carpe, 



Dans la pau- 
me de la main. 



Rapports ; 
£a avant. 



170 ANGÉIOLOGIE. 

pinateur revenant sur lui-même, l'artère est sous-aponévri 
tique dans toute sa longueur. 

Rapportsde ^^ ^"^ arrière^ elle répond à la face antérieure du radiuj 
la radiale en dont elle est séparée en haut par le court supiiiaieur, pi 
bas, par le rond pronaleur, parles insertions radiales du f], 
chisscur sublime et par le long fléchisseur propre du pouc 
plus bas encore, par ie carré pronateur, au-dessous duqn 
elle repose sans aucun intermédiaire sur rexticmité inl 
rieure du radius. C'est, d'une part, la position supeifiiit] 
de celte arlèie, et, d'une autre part, l"anpi:i que lui louri 
le radius qui a fait choisir la radiale pour lexploration c 
pouls. 

En dedans. 2° ^'^ dedans^ el'e répond au rond pronateur, puis ï 
grand palmaire, dont elle longe le tendon, et qui se trou'i 
sur un plan antérieur à l'artère radiale. Aussi, la contractit 
du muscle faisant proéminer son tendon, s'oppose-t-elle à( 
qu'on perçoive les battemens du vaisseau. 

En dehors. /\^ Eli deliois ^ elle répond au long supinateur, et dai, 

une partie de sa longueur, au nerf radial qui se trouve, 

distance dans une autre gaine aponévrotique que l'arlère» , 

Branches collatérales. Trois seulement méritent une dei 

• cription particulière : ce 5ont la rccurrenle radiale antèrieun^ 

la transi^erse antérieure du carpe et la radio-palmaire. ^ 

Bécarrente ^°' Récurrents radiale antérieure. Elle naît en arrière 4 
radiale anté- la radiale, immédiatement au-dessous de l'origine de cet! 

rieure. , , • i / i i i i • . • ^ v 

artère 5 tres-considerable chez quelques sujets, au point U( 

Son calibre ^^^1^^. ^^^ calibre la radiale elle-même, elle descend un pe 
Sa direction V*^^^ ^e rélléchir de bas en haut, en décrivant une courbut, 
à convexité inférieure, et. se place entre le long supinatetf 
et le biachial antérieur, pour s'anastomoser avec l'humérsi 
profonde, devenue collatérale externe du coade. J'ai vu cett 
artère provenir de la cubilale. » 

De la convexité de l'arcade que décrit la récurrente ra 

Sesraraeanx çjjj^]^^ pj^,,|.^„,. ^^^ o-rand nombre de rajneaux qui se dirigea 

inférieurs. '^ " ,. ., ^> 

obliquement en bas et en dehors, et vont se disiribue<"'i 

tous les nmscles de la région externe de i'avant-bras, savoft 



ARTÈRE RADIALE. IJt 

ong et au court supinateurs , et aux radiaux externes. Un 
es rameaux seporLe transversalement entre le snpinateur 
> premier radial externe, pour s'anastomoser sur Tépicon- 
aA'ec Ihumérale profonde; d'autres pa>^sent entre le ra-^ 
et les iHuscles radiaux, pour se répandre dans les mus-» 
extt^nseurs de l'avant-bras et s'anastomoser avec l'inter- 
use postérieure. 

* La truTisuerse aniérieiire du carpe. Petite artère qui marche Tramverse 

I 11 jii'f- 1 antérieure du 

sversalement en dedans, au niveau du bord intérieur du ^^ 

B pronatrur, et s'anastomose avec un rameau semblable, 
int de la cubitale. 

'. Rndio-palinaire^ ou artère pahnnire superJicieUe. Elle Radio -pal- 
à angle aigu du côté interne de la radiale, au njom> nt où "''*"* 
-ci s'incline en dehors pour se porter sur le carpe. Qiiel- 
ois son origine a lieu à la réunion des deux tiers supe- 
rs de lavant-bras avec le tiers inférieur. Son calibre et 
istribution varient beaucoup; le plus ordinairement, elle 
orte verticalement en bas, au niveau du ligament anté- 
r du carpe, traverse l'insertion supérieure du court ab- 
;eur du pouce, et vient s'anastomoser avec l'extrémité de 
ade palmaire superficielle fournie par l'artère cubitale, 
ieurs rameaux nés de sa convexité vont se distribuer aux 
clés et aux tégumens de Féminence tViénar: il n'est pas 
de voir la branche radio-palmaire très-petite s'épuiser 
i ces muscles et ne concourir en aucune façon à la forma- Vaiiétc» 

de l'arcade pahnaire superficielle. Souvent cette branche ^^^^ ^* calibre 
* _ ^ et dans la uis« 

ellement considérable, qu'elle peut être regardée comme trjLniion. 

branche de bifurcation de la radiale, et concourt autant 

la cubitale à former l'arcade palmaire superficielle. Dans 

ques cas où l'arcade palmaire superficielle n'existait pas, 

m la radio-palmaire fournir la collatérale du pouce, les 

i collatérales de l'index et la collatérale externe du mé- 

, l'artère cubitale fournissant les collatérales des autres 

;ts. Dans un cas, une branche transversale analogue à la 

muniquante antérieure cérébrale, établissait l'anasto- 

e entre la radio-palmaire et la cubitale. 



172 ANGEXOIiOGlE. 

B. Portion carpienne de la radiale. 

Elle comprend toute cette portion de la radiale qui s'ét( 

depuis l'apophyse styloïde du radius jusqu'à l'extrémité 
Portion car- /. \ ^ "^ , . k ^^ > 

pienne de la périeure du premier espace mlerosseux. Appliquée cor 

radiale. ]gg Ijgamens et les os du carpe, elle est d'abord oblique 

bas et en dedans , pour devenir vei-ticaîe au moment où 1 

va pénétrer cet espace. Efficacement protégée aa côté 

terne du carpe par la saillie des tendons des long et co 

extenseurs, et du long abducteur du pouce, qui la crois 

obliquement et qui la séparent de la peau, elle devient so 

cutanée , et par conséquent très-superficielle, entre le tenc 

du long abducteur et celui du long radial externe. Dans 

court trajet, elle fournit : 

. , , 1°. \i^transverse dorsale du carpe. Plus remarquable pa 

Artère dor- ' . . 

sale du carpe, présence constante et par son mode de distribution que 
son calibre qui est très-peu considérable, elle naît au nivi 
de la ligne articulaire des deux rangées, se porte transvei 
lenient en dedans, et se termine en s'épuisant dans les f 
ties voisines ou en s'anastomosanî avec la cubitale. De 1 
pèce d'arcade qu'elle décrit, partent des rameaux ascend^ 
qui s'anastomosent avec l'interosseuse antérieure , et 
quelquefois paraissent la terminaison de cette demi 
artère, laquelle devient postérieure à la partie inférieure 
l'avant-bras, ainsi qu'il sera dit plus tard; des rameaux i 
cendans^ extrêmement variables pour le volume, qui, pai 
nus au niveau de la partie supérieure des espaces inteross* 
s'anastomosent avec les artères perforantes de l'arcade ] 
maire profonde, et sont une des origines de petites branc 
qu'on peut appeler interosseuses dorsales. 
. Q.^. UaT'tère interosseuse dorsale du deuxième espa 
dorsale du deu- ^'^"'^"^ ^°"^ ^^ nom de dorsule du métacarpe f est qi 
xième espace, quefois tellement volumineuse, qu'elle paraît être la coi 
nualion de la radiale, d'autres fois très-grêle et comme à !'< 
de vestige. Elle naît souvent par un tronc commun ave( 



ARTÈRE RADIALE. 1^3 

lale du carpe, longe la face dorsale du deuxième espace 
[•osseux, et, parvenue à la partie inférieure de cet espace, 
iéchit d'arrière en avant entre les têtes des os métacar- 
s, pour s'anastomoser avec celle des branches de l'arcade 
laire superficielle, qui fournit les collatérales interne 
'index et externe du médius. 

', L'artère inierosseuse dorsale du premier espace est Artère în- 
ment considérable , qu'elle est décrite comme une terosseusedor- 
che de bifurcation de la radiale : elle se détache de ^jgj. espacer* 
; dernière entre les os métacarpiens, et tantôt longe la 
dorsale du premier espace interosseux, tantôt s'enfonce 
B l'adducteur du pouce et l'abducteur de l'index : dans 
et l'autre cas, arrivée à la partie inférieure de cet 
ce, elle se divise en deux branches pour constituer la 
'térale interne du pouce et la collatérale externe de 
ex. 

\1 artère collatérale externe dupouce^ quelquefois fournie 

, , , ^ ,, ,.,/,, , , Collatérale 

a précédente, ou même par 1 extrémité de 1 arcade pal- externe da 

e superficielle, croise obliquement les muscles de l'émi- po"ce. 

;e ihénar, et va se porter au côté externe de l'articulation 

icarpo-phalangienne, pour longer le côté externe du 

;e. 

C. Portion palmaire de la radiale. 

Ile constitue Varcade palmaire profonde , laquelle 

;omplétée par une branche de la cubitale, qui s'anas- Arcade pal- 

, . , A maire profon- 

)se par inosculation , de même que nous verrons jg. 

ade palmaire superficielle complétée par ime branche 

la radiale. Cette arcade est transversalement et pro- 

lément située au-devant des métacarpiens, immédiate- Sa situation. 

t au - dessous des extrémités supérieures de ces os , 

[uels elle est comme accollée : elle est par con- 

ent subjacente à tous les nerfs, tendons et muscles 

i paume de la main. L'arcade palmaire profonde décrit 

légère courbure dont la convexité est dirigée en bas. J'ai 



Iiy4 - A.NGKIOLOGl«. 

VU l'arcade palmnire formée par l'artère dorsale du deux» 

espace interosseux qui s'enfonçait alors entre les extréii 

supérieures des deuxième et troisième métacarpiens. 

Branches De cette arcade partent : i" des branches supcrieur& 

"^'^^^^"^"^'^^ ascendantes extrêmement courtes, qui se consument 

maire profon- devant du carpe; 2° des branches descendantes ou ii 

^*' osseuses palmaires [interosseœ volares ^ Huiler). Au non 

lîranches j^ j. .^j^ ^^^ j^ quatre, verticalement dirigées le long de 
descendantes ^ ' 111 

ou interosseu- paccs interosscux, et s anastomosant avec les branches 

ses palmaires, rendantes de l'arcade palmaire superficielle , soit au nr 
de leur bifurcation en collatérales des doigts, soit au-dei 
Bien de plus variable que le calibre dos interosseuses 
maires, de même que celui de l'arcade palmaire prof( 
elle-même ; il est en raison inverse de celui de l'arcade 
maire superficielle et de ses branches. Le calibre des ii 
osseuses, comparées entre elles, est très inégal : le plus 
vent, c'est la première qui est la plus volumineuse; d'ai 
fois c'est la deuxième, quelquefois la quatrième. 

3". Branches postérieures ouperjoravtes. A u n ombre de t 
t)ei*f«>rrnter ^^'^^ sont, par rapport aux trois derniers espaces inteross 
ce qu'est !a radiale elle-même par rapport au premier , 
cette différence que la radiale perforele premier espace 
rière en avant ; tandis que les perforantes traversent d'à 
en anière l'espace interosseux correspondant. Nées er 
rière de l'arcade palmaire profonde, elles perforent in 
diatement et en ligne droite la partie supérieure de l'es 
interosseux, et, parvenues à la face dorsale de la main 
nastomosent le plus souvent avec les interosseuses dor 
correspondantes, qu'elles constituent exclusivement dar 
grand nombre de cas. Chez certains siijetà, les interosst 
dorsales qui résultent ainsi de l'anastomose des perforî 
avec les interosseuses fournies par la dorsale du carpe se 
tent verticalement en bas, sur la face dorsale des espace 
terosseux, et parvenues à la partie inférieure de ces espi 
s'anastomosent avec les branches descendantes de 



ARTÈRE CUBITALE, I^^* 

le palmaire superficielle, et concourent ainsi à la forma- 
3 des collatérales des doifrts. 



ARTÈRE CUBITALE, 



Mus volumineuse que la radiale, dont elle se sépare à an- Dh-getion d* 
irès-aigu, l'artère cubitale se porte d'abord en bas, en de- '«* «abiial* 
s et en arrière, au devant du cubitus en décrivant une 
îre courbure dont la convexité est en dedans et en haut, 
s devient tout-à-fait verticale. Parvenue à larticu- 
an du poignet, elle se place en dehors de Fos pisiforme 
devant du ligament annulaire du carpe , et ga^ne la 
me de la main, où elle décrit sous l'aponévrose palmaire 

arcade à convexité inférieure, connue sous le nom matr^piS* 
-cade palmaire superficielle, cielle. 

Irt/yjo/Vj. Ils doivent être examinés à l'avant-bras et à la Rapports: 
n. i" A \ avant-bras : d'abord recouverte par le faisceau l'.Ararant- 
is des muscles qui s'attachent à î epitrochlée, et parle nerf ^''''*' 
lian, puis par le fléchisseur su^me , l'artère cubitale 
ientsous-aponévrotique : elle est placée entre le tendon 
cubital antérieur qui est en dedans, et celui du fléchis- 
' sublime qui est en dehors; tendons qui, par leur relief, 
gnent cette artère de la peau. 

He répond en arrière au brachial ante'rieur, au fléchisseur 
:ond des doigtsetaucarrépronateur.Lenerf cubital vient. 
>yer l'artère "â sa partie interne au moment où elle de- 
l verticale et l'accompagne jusqu'à la main. Le nerf 
ian, placé à son côté interne, au pli du coude, lui de- 
t antérieur, puis externe. Dans quelques cas de division- 
iiaturée de l'artère humérale, on a vu la cubitale être sous- 
'évrotique dans toute son et ?ndue. 

^ la main, eWe est d'abord située en dedans dû pisi- ai 

le, puis au devant du crocliet de l'uncifornie, puis lors- 
Ile est devenue arcade palmaire, elle est sous-apouévro- 
B dans toute son étendue. ' 

ranches collatérales. i° A lavant-bras, elle fournit aft 



ï?^ ANGÉIOLOGIE. 

grand nombre de branches sans nom, qu'on divise en int, 

nés, externes, antérieures et postérieures, et qui se distribu 

aux muscles et aux téguraens. Parmi ces branches, qua 

Branches méritent d'être mentionnées; ce sont: à l'avant-br 

fournies par \q trc/ic commuri dcs artères récurrentes cubitales \in 
l'artère cubi- , , 7 / r ' t i. ^ ? 7 1 

taie. osseuse^ la branche du nerj médian et i artère dorsale 

carpe : à la paume de la main, l'artère cubitale donne 
collatérales des doigts. 

Brandies de la cubitale à l'avant-bras. 
Artères récurrentes cubitales antérieure et postérieure . 
Tronc com- Elles naissent le plus souvent par un tronc commun qui 
ïnun des re- détache delà partie postérieure delà Cubitale, immédiatem< 

Cnnentes eu- '■ '■ ^ ^ ^ 

thaïes. au dessous de son origine , se porte transversalement en ( 

dans et se divise en deux branches: l'une antérieure, l'au 

Récurrente postérieure. La première, récurrente cubitale antérieure ^ 

cubitale anté- i i i • i ' • i i 

rieure porte entre le brachial antérieur et le rond pronate 

donne des rameaux àg|tous les muscles de l'épitrochlée, 
vient s'anastomoser avec la collatérale interne de l'humérc 
Postérieure. L» deuxième , récurrente cubitale postérieure , plus volui' 
neuse, se porte derrière les muscles qui s'insèrent à l'épiti' 
chlée , vient se placer entre cette éminence et l'olécrau 
en traversant les insertions supérieures du cubital an' 
rieur, au devant du nerf cubital, s'anastomose laro^ement a^ 
la collatérale interne humérale et avec la récurrente radi 
postérieure, et concourt à la formation de ce réseau ar 
riel anastomotique qui entoure la partie postérieure de \ 
ticulatlon du coude. Le rameau que la récurrente cubit 
postérieure fournit au nerf cubital, mérite d'être signa 
il peut être suivi , de bas en haut, le long de ce nerf 
s'anastomose avec d'autres branches nerveuses fournies ] 
l'humérale. 

Artère interosseuse. 

Tellement volumineuse , qu'elle paraît être une branci n 
de bifurcation de la cubitale , et qu'elle est décrite com 



ARTÈRE CUBITALK. ,^r- 

177 

telle par plusieurs ahatomhtesyVarfère mie/osseuse naît en 
arrière de la cubitale, immédiatement au-dessous de la ré- VanèïfZJrl 
curren te, au niveau de la tubérosité bicipitale du radius; ^"'="*''- 
il n'est pas rare de la voir provenir de la radiale. Enfin 
dans plusieurs cas de division précoce, soit de 1 numérale, soit 
de l'axillaire, l'interosseuse était une des branches de la 
bifurcation, l'autre branche étant formée par un tronc com- 
mun à la radiale et à la cubitale. 

Immédiatement après son origine, l'interosseuse se porte 
directement en arrière, et se divise en deux branches d'un ^^ dmsion 
calibre à peu près égal, nommées, à raison de leur distri- chef.'"'' ^""' 
bution, interosseuse antérieure et interosseuse postérieure. 

A. L'interosseuse antérieure descend verticalement au de- a. Inieros- 
vant du ligament interosseux contre lequel elle est maintenue «aséaiitériea. 
par une lamelle aponévrotique (1) : elle est placée derrière les ^^' 
muscles fléchisseur profond des doigts et grand fléchiss^r 
propre du pouce, dans l'interstice celluleux de ces muscles j °° *"^^*' 
parvenue au bord supérieur du carré pronateur, elle se 
Dorte entre ce muscle et le ligament interosseux, contre le- Elle traverse 
ï«el elle reste accolée, et qu'elle traverse vers son extrémité '^oS^x':''" 
inférieure: devenue dorsale, l'interosseuse antérieure des- 
cend sur la face dorsal^du carpe , pour se terminer en s'a- 
lastomosant avec l'artère dorsale du carpe. Presque toujours 
derrière le carré pronateur, au moment de traverser le liga- 
nent interosseux, l'interosseuse antérieure donne une arté- 
lole qui vient tomber perpendiculairement sur l'arcade 
ormée par les artères antérieures du carpe. 

Dans un cas où l'arlère radiale était excessivement grêle. Elle rem- 
ît comme à l'état de vestige, cette artère était remplacée P'a<=« <ï°«^q«e- 
)ar l'artère interosseuse antérieure qui, après s'être engagée ^2^^''''*' 

(i) Après l'amputation de l'avant-bras, l'interosseuse se retire 
ntre cette lamelle et le ligament interosseux , ce qui rend la liga- 
ure de ce vaisseau assez difficile dans certains cas pour qu'on ait 
ru devoir conseiller d'inciser légèrement le ligament interosseux. 



178 ANGÉIOLOGIE. 

derrière le muscle carré pronateur, se dégageait d'arrière en 
avant, sous le l)orcl inftrieur de ce muscle, se portait transver- 
salement en dehors, pour s'anastomoser avec l'artère radiale 
rudimentaire, laquelle se renfcvrçait immédiatement, et re- 
prenait son calibre accoutumé. 

Dans son trajet, 1 interosseuse antérieure ne fournit à la 
Branches , . , j 

antéiieures. partie antérieure de l'avant-bras que des rameaux peu consi- j 

dérables, parmi lesquels on remarque \ artère du nerf mé- 
dian qui mérite une description particulière ; mais de sa 
partie postérieure se détachent successivement plusieurs 
Brahches iji-^^clies assez considérables qui ti'aversent immédiatement 

postérieures , . - ' 

oa peiforantes le ligament ïnlerossenx^ perforantes anti-brachiales , qui vont 
antibracaiales ^^ distribuer aux musclcs de la couche profonde et poslé- 
rieure de lavant-bras. J'ai vu une de ces brariches qui lon- 
geait la face postérieure du ligament interosseux à la manière 
d^'interosseuse antérieure. 

Artère du nerf médian. Remarquable par son existence 

A.rttfG du 

nerf médian, constante et par la longueur de son trajet , elle naît en avant 
de linterosseuse antérieure, gagne le nerf médian qu'elle 
pénètre par la face postérieure, qu'elle traverse, puis se 
trouve en dedans de ce nerf, qu'elle accompagne jusqu'à sa 
partie inférieure. J'ai vu l'artère du«ierf médian , très-volu- 
mineuse, venir s'anastomoser avec l'arcade palmaire super- 
- «^ '^"'" ficielle. On a vu cette altère se continuer avec l'humérale, 

place quelque- ' 

fois les artères et remplacer les artères radiale et cubitale, qui étaient ruf. 

radiale et eu- i- . • 

, ., , chmentaires. i 

oitale, 

B. liitcrosseuse postérieure. Généralement moins volumi- 
B. Interos- ncuse que l'antérieure, elle traverse le ligament interosseux 
au niveau du bord inférieur du muscle court supinateur, 
fournit immédiatement une branche ascendante, c'est la ré- 
currente radiale postérieure ; descend entre la couche prO' 
fonde et la couche superticielle des muscles de la partie pos 
térieure de l'avant-bras , et se divise en une multitude de 
branches qui se perdent dans les muscles de ces deux co.u 



sensé posté- 
rieure. 



ARTÈRE CUEITAIE. 1"^ 

ches et plus particulièrement dans les muscles de la couche 

superficielle (i). ''-i >f/- .-J 

Récurrente radiale postérieure. Branche de l'inlerosseuse *»'; 

postérieure, d'un volume tel, qu'on peut la considérer Récurrente 

comme une branche de bifurcation de cette dernière " ^ posté- 
rieure. 

artère, elle remonte verticalement en haut eptre l'anconé et 
le cubital postérieur, qui sont en arrière, et le court.su|)j- 
nateur qui est en avant, se place derrière l'épicondyle-, et 
s'anastomose au côté externe de l'articulation du coude avec 
les divisions ciitanées, musculaires et périostiques de la>epji- 
latérale externe ^e Ihûmérale. 

Artère antérieure du carpe, = ^* .ja» I» »»»«.? 

4^. Au niveau du bord inférieur du carré pronateur,,il se 

détache de l'artère cubitale une artérioie, artère antérieure . '■^^"""*®" 

' neure da car- 

du carpe, qui passe entre le tendon du cubital antérieur et pe. 
le cubitus, et s'anastomose avec une branolie semblable de la 
radiale, pour constituer l'arcade du carpe : plusieurs ra- 
meaux vont aux muscles interosseux et à ceux de l'éminence 
hypothénar. ,^' 

Branches de la cubitale à la paume- de lia îèaîMï- '"^ ,* 

Au niveau de la ligne articulaire, des deiix. rangées au, 

1 f V ' i 1 • 'r -M V ï)e la cnbi- 

carpe, avant de former 1 arcade palmaire superncielle, 1 a r- , ai g à la paume 
tère cubitale fournit en arrière un rameau profond, rameau ^^ la main. 

cubito-radial . qui s'enfonce entre le court abducteur et 
1 n . 1 • 1 . 1 . • ' * . T . , .1 Rameau ca- 

le court ilechisseur du petit doigt, puis se dinjje de de- biio-iadial. 

dans en dehors entre le court fléchisseur et l'opposant, pour 
s'anastomoser avec l'arcade palmaire pro(*onde, qu il com- 
plète. Ce rameau est quelquefois assez volumineux pour 
pouvoir être considéré comme une branche de bifurcation 
de la cubitale. 

lu arcade palmaire superficielle, qui constitue la terminai' 

(i) On peut suivre quelques branches jusqu'au carpe. 



l8o ANGKIOLOGIK. 

, , son de la cubitale, ne donne aucune branche du côté de sa 

Arcade pal- . , . 

maire «nperfi- concavité qui regarde en haut. De sa convexité qui regarde 

cielle. gjj Y)as, naissent quatre ou cinq branches divergentes bran- 

ches d^itules qui vont constituer les collatérales des doigts. 

Les branches digitales sont distinguées par les noms 

digitalea. numériques de première, deuxième, troisième, quatrième, cin- 
quième, en procédant de dedans en dehors. La première gagne 
le bord interne du petit doigt, et constitue sa collatérale in- 
terne'^ la deuxième longe le quatrième espace interosseiix, et 
va former, en se bifurquant , la collatérale externe du petit 

doistexX^ collatérale interne de V annulaire: la troisième longe 
Collatérales . . . 

interoe et «- ^^ troisième espace interosseux , et va fournir la collatérale 

ternes. externe de l annulaire et la collatérale interne du médius ; la 

quatrième dans le deuxième espace, donne la collatérale ex- 
( terne du médius et la collatérale interne de t index. Il est rare 

que la collatérale externe de l'index et ia collatérale interne 
du pouce viennent de l'arcade palmaire superficielle, qui 
fournit plus rarement encore la collatérale externe du 
pouce. 

Quelles que soient les variétés que présentent les artères 
' M°'*t à^r ^^ ^^ paume de la main, sous le point de vue de la part que 
distribntion prennent la radiale et la cubitale à la formation des coUaté- 
dc« artères de j.gjgg jj^g doigts, voici les lois qui paraissent présider à leur 
distribution : i° le calibre de l'arcade palmaire superficielle 
et celui de l'arcade palmaire profonde sont constamment en 
raison inverse ; 2" la communication entre ces deux arcades 
a lieu non-seulement d'une manière directe entre les ar- 
cades elles-mêmes, mais encore indirectement par leurs 
branches dans un grand nombre de points; 3° les branches 
descendantes de l'arcade palmaire profonde vont toutes 
s'anastomoser avec l'angle de bifurcation des branches des- 
cendantes de l'arcade palmaire superficielle; elles sont d'ail- 
leurs tantôt inférieures en volume, tantôt supérieures, rare- 
ment égales à ces branches superficielles, et toujours en rai- 
son inverse de ces dernières ; 4° la bifurcation des branches 



ARTÈRE CDB1TM.Ï- ' X5l 

digitales de l'arcadepalmaire superficielle a lieu à deux OU trois 
lignes au-dessous de l'arliculation métacarpo-phalangienne, 
à la réunion du corps de la phalange avec son extrémité su- 
périeure ; 5° les collatérales des doigts se placent sur la face 
antérieure des phalanges, de chaque côté de la gaine des ten- 
dons fléchisseurs : elles fournissent des rameaux dorsaux et Rapports 
. , et distribation 

des rameaux palmaires , et s anastomosent entre elles au- des artères col» 
devant du corps des phalanges par de petites branches trans- ^^^f aie» des 
versales : parvenues à la partie moyenne de la dernière pha- 
lange, elles s'anastomosent par une arcade, delà convexité 
de laquelle partent des rameaux antérieurs très-multipliés 
pour la peau qui revêt la dernière phalange, et des rameaux 
dorsaux pour !a peau de l'ongle : un de ces rameaux suit la 
direction curviligne du Lord adhérent de l'ongle. 

Terminaison de ï arcade palmaire superficielle. Extrême- 
ment variable, tantôt s'anastomosant à plein canal avec la TenninaîsoB 
branche radio-palmaire aussi volumineuse qu'elle ; tantôt re- del'arcadepal- 

11 T 1 • ^ Al 1 maire saperfi- 

cevant une branche radio-palmaii'e tres-grele et se prolon- cielle. 
géant pour constituer le tronc commun des artères collaté- 
rales interne du pouce et externe de l'index \ ou bien s'é- 

puisant dans la collatérale externe de l'index; ou enfin, après 

. /. . 1 II <■ 1 • 1 1 Tariété» de 

avoir tourni les collatérales interne du pouce et externe de cette terminai- 
l'index, se terminant par la collatérale externe du pouce ; *'"*• 
d'autres fois il n'existe pas d'arcade palmaire superficielle 
proprement dite, et l'artère cubitale se termine en fournis- 
sant les branches du petit doigt, de l'index et la collatérale 
interne du médius , les autres branches étant fournies par la 
[•adio-pahnaire , alors très-volunâneuse. Dans certains cas, 
une branche transversale très-petite établit la communica- 
tion entre la radiale et la cubitale. 

Considérations générales sur liP^istributiou des artères 
du membre thoracique. 

Un seul tronc fournit à tout le membre thoracique \ c'est le . 
jronc bracliial, qui prend successivement les noms d'artère» 



JSl ANCÉlOtOGrt, 

Un seul sous-clavièré , axillaire , humérale , se bifurque au pli du 
tronc fournit coude, pour coîistituer les artères radiale et cubitale , les- 

anx membres ^\ r < i • i i i ■ i> > ' 

tboraciques. ciut^'i^s lomienî a la main les arcades palmaires, d ou émanent 
les arlèies des doigts. 

o 

La différence d'origine entre le tronc bracbial droit et le 

Dirérence tronc brachial gauche a e'té considérée comme pouvant 

d origine a j-endre comnle de la (hfférence qui existe, sous le rapportde 
droite et a >■ "^ . ' ' ^ 

gauche. la vjgnevir, entre le menu)re tlioracique droit et îe membre 

thoracique gauche. On a également tenu compte de la diffé- 
rence de calibre des artères du côté droit et des artères du 
côté gauche , différence qui peut n'être que consécutive à 
un exercice plus fréquemment répété du côté droit que du 
côté gauche. 

Loin d être exclusivement consacré au membre thora- 
cique, le tronc brachial fournit aux parties les plus dissem- 

Le tronc , , , , . ..,,,., 

Lracliîal fi.nr- bliibles; CHCons'.ance qui Vient a 1 appui de cette proposi- 
nitaux |>anies tJou^ que !es conditions d'origine qui sont dominantes dansi" 

les plus «lis- , . 1 1 » 

seiiiLlables. ^^ systeaie nerveux, sont sans importance dans le système ar- 
tériel. Ainsi, 1° par larlère vertébrale, le tronc brachial 
fournit au cerveau, au cervelet, à la protubérance, au bulbe j 
racbidien , à la moelle ; 2° par l'artère thyroïtiienne infé- 
rieure, il fournit à la glande^lhyroïde,. au larynx, ^^|la tra- 
Branrhes chée , à l'œsophage , et quelquefois aux bronches; 3° par la 
{^ ,, mammaire mlerne, les thoraciques et 1 intercostale supe- 

irerabie I liera- '1 y 

cique inopre- rieure , aux parois du thorax et de l'abdomen, et par leS 

meut dit. , .^ II /o I • 1 

deux premières aux mamelles ; 4 par la cervicale ascen- 
dante, aux muscles prévertébraux et a l'épine; 5° par la cer- 
vicale profonde , la scapulaire inférieure et la scapulaire 
postérieure , aux muscles superficiels et profonds de la ré- 
gion postérieure du cou. 

Si maintenant noos faisons abstraction des branches etran- 
L'artère gères au membre thoracique proprement dit, nous verrons 

princi|ia!e oc- , •11 1 i i • t ' 

cune toujours ^I"^ dans SOU trajet le long du membre thoracique 1 artère 
le sens de la fie- principale occupe toujours le sens de la flexion , qui est en 



DES ARTÈRKS DU MEMBKE THOKACïQUE EN GIÎnÉtiAL. i83 

même temps celui clehi protection, et, dirigée dans ce but du 

creux de l'aisselle au pli du coude; rous-verrons que cette 

artère fournit autour des articulations im griond nombre de 

brandies anastomotiqueset établit une circulation collatérale C;i»;cu'atioii 

^ collatérale, 

destinée à remplacer celle du tronc principal quand il est 

oblitéré; que ces anastomoses; et par conséquent cette circu- 
lation colliitérale, ont lieu par des branches cutanées, muscu- 
laires, périostiques, osseuses et même nerveuses. Ainsi, le long Le long de 

di 1 • 1 , ir • ,1 . la ciavicale. 

e la clavicule, nous voyons en avant 1 acronuo-thoracique, 

en arrière la scapulaire supérieure ou cléido-sus-scapu!;iire; 

, ,, , . , Amour de 

autour de 1 omoplate, nous trouvons la scapulaire supérieure l'omoplate, 
pour le bor<l supérieur, la scapulaire postérieure pour le 
bord spinal, la scapulaire inférieure pour le bord axillaire; 
en sorte c[ue lomoplate est cernée de tous côtés par un 
triangle anastomotique. 

Autour de l'articulation du coude, nous trouvons les Antonr de 
collatérales interne et externe, brandies de fbumérale, ''^'*''^"^''^'°'^ 

,, ,, , , du coude. 

cl une part; dune autre part, les récurrentes radiales et 
cubitales. 

Auîour du poignet, les carpiennes antérieure et posté- Autour du 
rieure, autour des articulations phalanffiennes et métacarpo- Poignet et des 

'■y '■ aiticiilalions 

phalangiennes, des arcades anastomotiques. pliHlangiennes 

Si on compare le calibre et le nombre des artères qui se ''t '"•^'"«"''P"*'^- 

^ ^ _ ' nés pLalan- 

clistribuent au bras et à lavant-bras, avec le calibre et le nom- giennes. 
bre des artères de la main, on verra que 1 avantage est tout 
entier pour la main ; on verra même un système artériel ex-, 
ceplionnel dans cette dernière partie, savoir : un système ar- 
tériel double, l'un superficiel, l'autre ]>rofond, absolument 
conjme pour les veinçs. Pourquoi cela? N'est il pas infiniment pourquoi 1 
pi^obable que de même que le système veineux profond est ^'^'^^^ ^ ' 1» 

^ . , , , , . . m:an des artè- 

destiné à suppléer au système veineux superficiel, dont la res superficiel- 
circulation peut être momentanément renée: de même des ar. 

' _ _ ^ , D ' tares profon- 

à la main, la circulation artérielle superficielle pouvant .les, comme 
être' interrompue par des pressions exercées sur cet orpane P"""^^ !" ^^''^^ 

. ' _ "^ ^ _ >^ me veiueux. 

dans la préhension des corps durs qui devaient être/ forte- 



l84 AiiGlilOLOGli:. 

ment serrés pendant un temps plus ou moins long, les artères 
se trouvent, sous ce rapport, dans les mêmes conditions que 
les veines, et c'est par le même motif qu'il existe entre le 
système artériel superficiel fourni par la cubitale et le sys- 
tème artéi^iel profond fourni par la radiale , des communica- 
tions si multipliées. 

Il est digne de remarque que la radiale, qui est l'artère su- 
perficielle de l'avant-bras, devient profonde à la main, et que 
la cubitale, qui est l'artère profonde de lavant-bras, devient 
palmaire superficielle. 

Quant à la grande quantité de sang que reçoit la main, 
elle est en rapport avec la grande activité de fonction 
que la main déploie presque incessamment pour l'exercice 
du toucher, aussi bien que pour la préhension des corps. 



DES 

.RTÈRES TERMINALES DE L'AORTE 



ou 



ARTERES DES MEMBRES ABDOMINAUX. 



Ce sont la sacrée moyenne et les iliaques primitives. 

Artère sacrée moyenne. 

V artère sacrée moyenne ou sacrée antérieure^ petite artère 
'^- -, ^ 1 1 . . n> • . . Artère sa- 

ediane du sacrum , naît de la partie mferieure et postérieure crée moyenne 

! l'aorte, un peu au-dessus de sa terminaison. Elle est im- 

ire comme l'aorte dont elle semble la continuation directe -^'^^ ^^^ '™' 

paire. 

us le rapport de îa direction, et qu'elle continue en effet sous 

us les rapports chez les anim.aux pourvus d'une aueue. Elle c • • 
n , , ■*■ ■* î>on ongine 

it rarement de l'iliaque primitive gauche ou de la dernière 

mbaire. Je l'ai vue naître par un tronc commun avec les 

ux dernières artères lombaires. Elle se porte verticalement Son trajet. 

bas au devant de la cinquième lombaire, du sacrum et du 

ecyx, auxquels elle est comme accolée. Située à son ori- 

le sur la ligne médiane, elle se dévie quelquefois de l'un 

de l'autre côté. Son calibre, qui épaXe à peine celui d'une ^ 

, . , . i o 1 Sqjj calibre. 

ère lombaire, va progressivement en diminuant depuis son 

gine jusqu'à la première pièce du coccyx, vers le sommet 

quel elle se termine d'une manière variable. 

Le calibre de la sacrée moyenne est généralement en rai- 

1 inverse de celui des dernières artères lombaires. On con- 

it qu'il doit être bien plus considérable, lorsque , dans les 

de division prématurée de l'aorte, c'est la sacrée moyenne 

L donne la dernière lombaire. 

Dans son trajet, la sacrée moyenne fournit au niveau ^^^ . 

la cinquième vertèbre lombaire, et de toutes les vertèbres fournies par la 

rées, deux branches latérales qui continuent la série des ««"«^ «oyea- 

ercoslales et des lombaires, La branche lombaire , ordinai* 



Branches 
lombaire. 

Branches 
sacrées. 



Terminaison 
de la sacrée 
moyeune. 



Limites. 



Dîreclioni 



Longueur. 



l85 AWGIÎIOLOGIE. 

rement -grêle, est très-considérable, lorsque la cinquièra 
lombaire n'est fournie ni par l'aorie, ni par la quatrième lonf 
baire, ni enfin par l'artère iléo-lombaire; les branches lat( 
raies qui répondent au sacrum se portent transversalemei 
en dehors, fou^;nissent des rameaux periostiques et osseux, i 
s'anastoi:^iosentavec les sacrées latérales, qu'elles remplace] 
quelquefois dans leur distribution à l'intérieur du can 
sacré. 

La sacrée moyenne, devenue extrêmement grêle, parveni 
à la base du coccyx, se bifurque pour s'anastomoser pi 
arcade avec les sacrées latérales. J'ai vu cette extrémité ij 
férieure trifurquée. La branche médiane se prolongeait j« 
qu'au sonunet du coccyx 5 les branches latérales s'anastonj 
saient avec les sacrées latérales. 

ARTÈRES ILL\QUES PRIMITIVES. 

Branches de bifurcation de l'aorte, les artères iliaques^ 
mttii>es ou communes ni\\sse\nau niveau du bord inférieur d'il 
quatrième vertèbre lombaire, et se terminent elles-mêmes f 
une bifurcation au niveau de la base dn sacrum ; elles se S' 
rent lune de l'autre à angle aigu, se dirigent obliquer 
en bas et en dehors, et forment les deux côtés d'un tria 
isocèle dont la base serait mesurée par le diamètre tr^ 
verse de la cinquième vertèbre lombaire. 

La direction de ces artères est en général rectiligne ; il 
pas rare cependant de les rencontrer flexueuses chez, le^i 
jets avancés en âge. ! 

Leur longueur, chez l'adulte, est de deux pouces envil^ 
il n'est pas rare de les voir beaucoup plus courtes par k' 
furcation prématurée de l'iliaque primitive. Mectel fait reft 
quer que celte bifurcation précoce est plus fréquente à g 
che qu'à droite. Sur une pièce déposée dans le3 cabir 
de l'École, l'iliaque primitive droite manque entièrenii 
l'aorte se divisant en trois branches, deux à droite, quii 
riiypogastrique et l'iliaque externe; l'autre, à gauche , qui^^ 



ARTÈRE ILIAQUE PRIMITIVK. 187 

lîaque primitive, laquelle se comporte comme de cou- 
ime. 

Rapports. Recouvertes par le péritoine, auquel elles sont 
, . .., >!• Rapports, 

chement unies, croisées par les uretères, les vaisseaux sper- 

atiques et la me'sentérique inférieure ( ce dernier rapport 
ipartient à l'iliaque primitive gauche seulement), entou- 
es par un grand nombre de ganglions lymphatiques, elles 
posent en haut sur la colonne vertébrale , et en dehors et 
i bas, sur le côté interne du psoas. 
Leurs rapports avec les veines iliaques primitives sont très- Kapports 

iportans à connaître. Ces veines sont placées en arrière des fy^«' '* ^*"i"_«5 
. , , , . , , . , iliaque priuii- 

teres, mais par suite de la reunion des deux veines, a jj^g' 

•oite de la colonne vertébrale , la veine iliaque primitive 
luche est successivement en rapport avec les deux artères 
aques primitives. 

1^ artère iliaqne prîmità'e ne fournit aucune collatérale ; 
le donne seulement quelques ramuscules au tissu cellulaire, i, °"i ^ 
IX ganglions lymphatiques et aux parois des veines iliaques 
'imitives. 11 n'est pas rare de voir 1 iliaqne primitive fournir 
le artère rénale; on l'a vue donner l'artère spermatique et 
rlère iléo-lombaire. 
Branches terminales. L'artère iliaque primitive s.e termine 

ir deux branches de bifurcation qui restent accolées nen- Branches 

^ ^ terminales. 

intun court trajet : l'une interne, qui plonge dans le bas- 

î, c'est C iliaque interne ou hypogasti ique -^ l'autre externe, 

li continue le trajet primitif de l'iliaque primitive , c'est 

liaque externe. 

RTÈRE ILLIQUE INTERNE OU HYPOGASTRIQUE. 

"L'artère iliaque interne ou hrpogastrique {peh'ienne^ Chauss.) 
l destinée à tous les organes contenus dans la cavité du bas- 
1, aux muscles qui la tapissent, ainsi qu'à ceux qui la re- 
lent extérieurement, aux parties génitales externes et in 
mes, et à la peau. 



1 88 AKGÉIOLOGIË. 

D'abord oblique en bas et en avant, et comme accolée à 

Direction de ii , r ' • • i j i 

l'artère hypo- i liiaquc externe, elle senionce ensuite verticalement dans 1( 

gastrujfce. bassin au devant de la symphyse sacro-iliaque, en décrivant 
une légère courbure, et, après un trajet d'un pouce à un pouce 
et demi, se divise en un plus ou moins grand nombre de bran- 
ches qui ne se séparent pas toujours de la même manière dij 
tronc principal, mais dont la distribution définitive est cons- 
tante. 
, Cesbranches,qui quelquefois partent toutes de deux tronci] 

fonrnies par principaux, l'un antérieur, l'autre postérieur, peuvent êtr«| 
ypogasici- divisées en antérieures; ce sont les artères ombilicale . vésî' 

que. ' ' ) 

cales, obturatrice, hémorrholdale moyenne^ utérine^ vaginale 
ischiatique , honteuse interne , et en postérieures : ce sont lei 
artères iléo-lombaire, sacrée latérale elfessi'ere. En tout, neuj 
branches chez l'homme, onze chez la femme. \ 

A. Branches antérieures. 

t*. Artère ombilicale. À^ 

U artère ombilicale, si considérable chez le fœtus, est coi* 
L'étnde des vcrtie clicz l'adultc en un cordon imperméable, excepté at|i 

artères oiubi- . . -, . . ^ 11 <• • 1 ^ '\\ 

licales appar- voisinagc de son ongme, ou elle lourmt quelques artères ve^i 
tient à l'ana- sicaîcs : l'étudc dcs artèrcs ombilicales appartient donc à l'a 

tomie du f letus • 1 r ta • ' x i ^ c 

natoraie du lœtus. Destmees a porter le sang du loetus ai 

placenta, ces artères sont alors la continuation de l'iliaque 

primitive. Les artères iliaque externe et hypogastrique étaii^ 

alors peu volumineuses , vu le peu de développement de^i 

membres abdominaux , ne paraissent que des divisions c^ 

l'ombilicale. ! 

Direction. Les artères ombilicales se dirigent en bas, en avant el 

en dehors, et, parvenues sur les côtés de la vessie, si 

réfléchissent de bas en haut et de dehors en dedajis , Ion 

gent les régions latérales de ce viscère pour gagner l'anneai 

ombilical, par lequel elles sortent de l'abdomen, parcouren' 

toute la longueur du cordon en se contournant en pas de vif 

et vont ee rendre au placenta. . 



ART£KR HYPOGASTRIQIJP;, 1 8q 

C'est du cordon en apparence ligamenteux formé par l'ar- 
re ombilicale près de son origine , qu'on voit se détacher 
ccessivement les vésicales, l'hémorrhoïdale moyenne, Tuté- 
le, la vaginale et l'obturatrice. 

2". Artères vésicales. 

En nombre variable; les principales sont fournies par les 
tères ombilicales qui paraissent converfies en un cordon En nombre 
amenteux au moment où elles leur donnent naissance , ^»''^^'^^^- 
lis qui sont réellement p#méables à leur centre. L'aspect 
amenteux des artères ombilicales vient de l'étroitesse du 

„„i ' 1 V T ' • 11 . ..^, Elles nais- 

lal, eu égard a 1 épaisseur de leurs parois. D autres sont sent de diver- 
irnies par l'hémorrhoïdale moyenne , l'obturatrice • et *^* source». 
ez la femme, par l'utérine et la vaginale. Nous diviserons 
vésicales en postérieure^ antérieure et inférieure. 
U artère vésicale -postérieure naît souvent, chez la femme 
r un tronc commun avec 1 utérine. Elle gagne la base de la cale postériea- 
sie en dehors de l'uretère, se porte de dehors en dedans, "' 
le bas en haut sur la face postérieure de la vessie, et peut 
3 suivie jusqu'au sommet de cet organe. J'ai vu une vési- 
î postérieure droite, volumineuse, qui gagnait la ligne mè- 
ne de la face postérieure de la vessie, et se prolono^eait le 
g de l'oiiraquej la vésicale gauche était à l'état de ves- 

.a vésicale antérieure naît de l'ombilicale , de l'obtura- 

e, et quelquefois de la honteuse interne. Lorsqu'elle naît , y^"caJ««n- 

'ombilicale, elle se détache de cette artère sur les côtés de 

essie, et se porte en bas et en dedans le long de sa face 

î'rieure. Je l'ai vue naître au voisinage du sommet de cet 

ane. Lorsqu'elle vient de l'obturatrice ou de la honteuse 

The, elle traverse le ligament antérieur de la vessie et 

it se porter de bas en haut sur la face antérieure de 

organe. 

ai vu une vésicale très-volumineuse venir de l'obturatrice 
naissait dans ce cas de l'épigastrique ; cette vésicale pro- 



]QO ANG^IOLOCIK. 

venait d'un tronc commun avec l'artère du corps cav^ 

neux. 1 

Vésîcalc i - ^^ vésicaU inférieure qui vient souvent de l'hypogastriqui 

férieare. ffa^ne le bas-fond de la vessie, et lui fournit de nombreu 

rameaux, ainsi qu'au commencement du canal deTurctre: ^ 

outre, chez l'homme, elle donne aux vésicules séminal^i 

au canal déférent, et à la portion prostatique du canal i 

l'urètre [artère vésico prostatique , Chauss. ). J'ai vu ceÉ 

branche fournir la dorsale de la verge. I 

3°. Hémorrhoïaaîe moyenne. "} 

Petite artère qui manque quelquefois , niais qui ald( 
Hémorrboï- ggj. r^^^ placée par des Ijranches provenant de diverses sourc( 
dale moyeune. r r i n- i • • i i i 

et plus particulièrement de lischiatique ou de la honteui 

interne, se porte si^r les côtés de la face antérieure durfli 

tum, dans lequel elle se termine en s'anastomosant ^vec 1 

hémorrhoïdales supérieure et inférieure. 

4°. Artère utérine. 

U artère utérine naît de l'ombilicale, à côté de la vésicj 
Artère mé- , . 

rine. postérieure, assez souvent par lui tronc commun avec cet 

dernière, se porte transversalement en dedans, pour gagr 

Origine. ^q bord correspondant de l'utérus^, un peu au-dessus 

Tra'et museau de tanche, se réfléchit de bas en haut le long ( 

bords de l'uiérus, et se termine en s'^panouissant en p 

Terminaison gieurs branches ascendantes, dont les unes antérieures j^ 

gnent la face antérieure, d'autres postérieures gagnent/ 

fiice postérieure, d'autres moyennes, le bord supérieur^ 

s'anastomosent par inosculation , soit avec celles du qi 

opposé, soit avec les branches utérines de l'artère ovariqj f 

Les artères utérines sont remarquables : i" par le calUi 

Calibre. considérable qu'elles acquièrent dans l'état de grosseii 

2° par les flexuosilés en lire-bouchon qu'elles décrivent] 1 

Flexooïités. q^g dans leurs branches les plus déliées , disposition c|i 

nulle autre artère ne présente au même degré. Ces flexjjï 

sites, bien loin de diminuer, sembleraient augmenter dif 



ARTÈRE HYPOGASTRIQUE. igi 

tat de grossesse, ce qui est en opposition avec les idées 

' 1 » I A, , n -, "Les flezno- 

neralement |reçues sur le rôle des llexuosites artérielles shés ne dimi- 
us les organes susceptibles de variations dans leur ^q_ f"^"^ pas«^ans 

'^ ^ la grossesse. 

ne. 

Branches collatérales. Au moment de leur reflexion, les 
\ , . f . , . Branches 

ères utermes fournissent une ou plusieurs branches des- collatérales. 

idantes, qui se portent entre le vagin et la vessie et donnent 

un et à l'autre. Dans leur trajet le long des bords de , ^'ancbes 

,, „ . . , ° descendaales 

terus, elles fournissent successivement plusieurs branches 
;endantes antérieures et postérieures , qui se comportent Branche» 
nme les branches ascendantes terminales; toutes vont s'a- ascendantes, 
lomoser sur la ligne médiane avec celles du côté op- 



3e. 



Rapports. Les troncs des artères utermes sont sous-péri- ^ 

1 <i 1 . . 1 . , ^ Rapports, 

ieaux; les branches principales sont s}tuees sous une cou- 

î mince du tissu de l'utérus ; les divisions et les subdivi- 
ns pénètrent dans l'épaisseur de l'organe. 

5". Artère vaginale. 
J artère vaginale naît de l'ombilicale , tantôt avant , 
tôt après l'artère utérine, qui naît quelquefois par un » ■ 
ne commun avec elle. Son calibre égale celui de l'u- nale. 
ine chez les jeunes sujets*, il est moins considérable 
■es la puberté. Elle descend directement sur les côtés du 
in, auquel elle fournit successivement un grand nombre 
branches, donne à la vessie un rameau considérable qui 
;ne son col et le canal de l'urètre, en fournit un non 
ins considérable au bulbe du vagin, se porte ensuite 
arrière, entre l'orifioe du vagin et le rectum, pour s'a- 
tomoser en arcade avec la vaginale du côté opposé. 
6". Artère obturatrice. 

'artère obturatrice est remarquable par ses variétés d'ori- 

..1 f . , , Variitéa, 

e et par les conséquences importantes qui en reultent 

ir l'opération de la hernie crurale. 

îlle naît ordinairement de l'hypogastrique , à côté de 



Différence 
d'origine de 
l'obturatrice. 



Son trajet 
varie suivant 
qu'elle naît de 
l'hypogastri- 
que, ou de la 
fémorale, ou 
de rillaqne ex- 
terne. 



Branches 
collatérales. 

Branche 
iliaque. 



192 ANGKXOLOGlli. 

l'ombilicale, quelquefois au-dessus de la fessière; elle vien 
presque aussi souvent de l'iliaque exteciie, soit directement 
ce qu'on observe rarement, soit par un tronc commun avei 
1 epigastrique. Dans un dernier mode d'origine beaucou] 
plus rare que les précédens, l'obturatrice naît de la fémorale 

Le trajet de l'obturatrice est modifié d'après ces différence; 
d'origine, qui sont, malgré l'assertion contraire de quelque; 
anatomistes , aussi fréquentes chez l'homme que chez 1; 
femme et qui peuvent avoir lieu d'un seul côté ou des deu; 
côtés chez le même sujet. Ainsi , lorsque l'obturatrice vien 
de la fémorale, elle se porte de bas en haut, au côté interne A 
la veine fémorale, pénètre dans le bassin par l'anneau crural 
se réfléchit sur la face supérieure du corps du pubis, pou 
passer derrière lui et gagner l'orifice interne du can^i 
sous-pubien. Lorsqu'elle naît d'un tronc commun avec l'épi 
gastrique, elle s'enfonce verticalement derrière le pubi 
pour gagner le même orifice. Lorsqu'elle naît de la manier 
accoutumée , elle se dirige horizontalement d'arrière e 
avant , appliquée sur les parties latérales du détroit sup(i 
rieur contre lequel elle est maintenue par le péritoine , pa|) 
rallèlementau nerf obturateur qui est placé au-dessous d'ellj 
gagne avec lui l'orifice interne du canal sous-pubien et p4 
court ce canal dans le trajet duquel elle se divise en deU, 
branches terminales, l'une interne, l'autre externe. 

Branches collatérales. Près de son origine, l'obturatrii 
donne une branche assez volumineuse, branche iliaque, 
traverse l'aponévrose iliaque , s'enfonce entre le mus 
iliaque et la fosse du même nom, pour s'anastomoser avj 
une branche fournie par la circonflexe iliaque. 

Au moment où elle va pénétrer dans le canal sous-pubie 
elle fournit, 1° une petite branche qui se porte transversal 
ment derrière le corps du pubis , et s'épanouit sur les côt 
de la symphyse, en s'anîifttoniosant avec celle du côtéoppoî 
2° une petite branche ascendante qui va s'anastomosli 
avec l'artère epigastrique, et qu'on peut, avec Meckel , coïti 



ARTÈRE HYPOGASTRIQUE. j q3 

sidérer comme une des origines de l'obturatrice , en sorte 

que la variété d'origine dans laquelle l'obturatrice vient n^^el^ob.' 

de lepigastrique, n'est souvent autre chose qu'un dévelop- Curatrice. 

pement considérable de cette branche de communication. A 

l'appui de cette manière de voir, on peut invoquer le cas 

extrêmement rare de l'origine de l'artère obturatrice, 

par deux racines à peu près égales : l'une provenant de 

1 artère épigastrique, l'autre de l'hypogastrique. 

Branches terminales. i° La branche interne se porte entre 
l'obturateur externe et les branches descendante du pubis , te J^lt" 
iscendante de l'ischion , en formant une demi-arcade qui cir- x". Branche 
îonscnt la moitié interne du trou ovale, et fournit des ra- '°^*''"''' 
neaux périosiiques au pubis ; des rameaiyc musculaires aux 
nuscles obturateurs et adducteurs ; des rameaux génitaux 
ux enveloppes du testicule chez 1 homme , et aux grandes 
èvres chez la femme; des rameaux anastomotiques très-im- 
lortans qui vont s'aboucher avec l'artère circonflexe interne 

2». La branche externe côtoie la moitié externe du trou ., Braneh, 
vale ; elle est placée comme la branche précédente entre ^^♦'"•'»«' 
isdeux muscles obturateurs, et se termine dans la région 
Blvi-trochantérienne, entre le col du fémur et le muscle clvré 
1 s'anastomosant avec l'artère ischiatique. Cette anastomose' 
.t très-remarquable. Dans son trajet, la branche externe 
'urmt aux muscles obturateurs et à l'articdation coxo- 
morale; le rameau articulaire pénètre par l'échancrure Ran^eaaa., 
î la cavité cotyloide et s'enfonce dans le tissu adipeux rou- «-alahe 
atre qm occupe le fond de cette cavité. L'artère obtura- 
ice a une distribution bien plus limitée quecelle du nerf du 
anie nom. 

B. Branches postérieures de l'hypogastrique. 
1°. Iléo-loEobairc. 
ViUo-lomhaire se détache de la partie postérieure de 
jrpogastnque, et assez fréquemment de la fessière. Souvent 
n existe deux. L'iléo-lombaire est aux artères lombaires 



ce 
i3 



Itt4 AWCÉIOI.OGIE. 

que l'intercostale supérieure est aux intercostales aortiques: 
tai^e'^npolTe' Son calibre et sa distribution varient suivant qu'il existe ou 
lesartèiealom- -j n'existe pas de cinquième artère lombaire. 

baires. ^ - 

Son trajet est rétrograde ; elle se porte en haut et en ar- 
Son trajet ^u-devanl du uerHouibo-sacré, derrière le psoas, et se 

rétrograde. in-«tau vi«.»f.i i. / «. 

. , • ■ divise aussitôt en deux branches: lune ascendante ou lom- 

Sa division """''*^ , n t ; ? 

et.br.m.lie as. ^,rt/,-e, l'autre transversale oxx iliaque. i° La brancke oscen- 
cendan.e «" ^^,^^^ OU lomhnire se porte verticalement en haut le long 
du corps des vertèbres lombaires, cachée par le psoas, et se 
subdivise en deux rameaux : l'un, musculaire, qui représente 
les branches abdominales des lombaires, se distribue auj 
muscles psoas et carré des l.)mbes; l'autre spinal, qui s'enlj 
fonce dans le canal vertébral par le trou de conjugaisoi! 
p'acé entre la cinquième lombaire et le sacrum, et s'y dis- 
tribue à la manière de toutes les branches spinales di 
rachis. 
Branche 2°. La branche transversale ou iliaque se porte horizontale 
transversale m^nt en dehors au niveau du détroit supérieur, et se divis 
ouUiaciue. ^^ ^^^^^^^^^ superficiel qui se place sous l'aponévrose il^i 
que , couvre de ramifications le muscle du même noné 
et va s'anastomost-r avec la circondexe iliaque ; en ramea 
profond beaucoup plus considérable qui se porte entre | 
fosse et le nmscle il.aque, et se divise en ramifications mui 
eulaireseten ramifications périostiques- C'est de cette brai;' 
che que provient le rameau nourricier principal de riliunî,i|' 
Quand il existe deux artères iléo- lombaires, la supérieuji 
représente la branche ascendante, et linférieure la brané 
iliaque : celle-ci vient alors constamment de la fessière. 
1°. Sacrées latérales. 
Il en existe le plus souvent deux de chaque côté;ellf 
^.LT^.r- appartiennent bien plus à lintérieur du canal sacré q.*»' 
Lm de deux, j i„u'.rieur du bassin, et foui suite aux branches spinales t 
artères lombaires; elles naissent presque aussi souvent 
la fessière que de 1 hypogastrique elle-même; queiquefe'^ 



r 



IRTÉRE HYPOOASTRIQUE. ig5 

elles sont fournies par l'ischlatique ou par l'iléolomî)aire. 

La sacrée latérale supérieure est ordinairement considé- ^ . , ■ 
I , p.. Sacrée late- 

rable. Hliose porte presque horizonialement en dedans, s'en- ralestipéiieaie 

gage dans le premier trou sacré antérieur, après avrûr en- Son trajet. 
\oyé de petits ram-'anx transverses (jui s'anastomosent avec 
la sacrée moyenne, et se divise en deux rameaux: l'un des- 
tiné aux nerfs et à leurs enveloppes, l'autre qui sort du canal ^* «Imùon. 
sacré par le trou sacré postérieur correspondant , et se dis- 
tribue aux muscles spinaux et à la peau. 

'L^ sacrée latérale infériewe^ pl.icée d'abord sous les di^i- 
tations du muscle pyramidal^ s en dégage pour se placer au r&le iufeileure 
devant de ce muscle, et se diriji^er en dedans et en bas au 
côte interne des trous sacrés et le long des bords du coccyx, 
OÙ elle s'anastomose avec la sacrée U)oyenne. Dans ce trajet, 
elle fournil, i" des rameaux internes très-peîits qui répondent 
à chaque vertèbre sacrée, et s'anastomosent avec la sacrée 
moyenne 5 a" des rameaux postérieurs ou spinaux qiii pénè- 
trent dans le canal sacré par lé trou sacré correspondant, et 
se divisent en deux petites brandies: l'une destinée aux nerfs 
et à leurs enveloppes; l'autre qui sort du canal sacré par le 
trou sacré postérieur, et se distribue aux muscles et à la 
3eau. Lorsque la sacrée latérale supérieure est petite, la 
branche postérieure ou spinale de la sacrée latérale infé- 
'ieure est très-considérable. Souvent l'artère sacrée latérale 
nférieure se termine par une branche spinale qui pénètre 
lans le dernier trou sacré antérieur. 

3°. Fessière. 

La plus volumineuse des branches de l'hypogustrique, dont nie est 1» 
lie pourrait être considérée comme la continuation l'artère P^"* volumU 
essière est aussi connue sous lencnn d iliaque posiérieure.Ou branche» *^". 
'eut Xai^^A^r fissière supérieure, par opposition avec l'ischia- l'^iypog"»»"- 

Iique, qui est vraiment une fessière inférieure. Elle .«e porte *^"^ 
n basel en arrière entre le cordon louibo sacré et le premier 
«yf sacré, sort du bassin par la partie la plus élevée de l'é- 



1^6 ANC^IOLOCIK. 

chancrure sciatique , au-dessus du muscle pyramidal , se 
Division e j,(ifjj;ç]jij. ^^^J. çq^q échancrure, et se divise en deux branches: 

la fessiere en ' 

deux branches l'une superficielle , Vautre profonde. La branche suporjicielle se 
i» Superfi- porte horizontalement en avant, entre le grand fessier et le 

«•lie, moyen, et se distribue en presque totalité à la partie supé- 

rieure (lu grand fessier et à la peau correspondante; la bran- 
che profonde se porte entre le moyen et le petit fessier , et se 
subdivise en deux rameaux, dont l'un inférieur, horizontal, 
peut être suivi jusqu'au bord antérieur du premier de ces 
muscles, et dont l'autre suit assez exactement la courbure que 
décrivent les attaches supérieures du petit fessier. Ce rameau 
fournit des artères musculaires, plusieurs artères nourricières ; 
de l'os et plusieurs branches articulaires. 

Une particularité curieuse dans 1 histoire de la fessiere, j 
c'est que cette artère, comme d'ailleurs toutes les artères d'un ! 
certain calibre, est susceptible d'anévrisme, et que c'est pour 
' remédier aux anévrismes de ce genre, dont Ion reconnais- 
sait pour cause une violence extérieure, qu'on a hasardé deux 
fois, en Amérique, la ligature de l'iliaque primitive, et que 
tout récemment un chirurgien anglais a fait directement la 
ligature de la fessiere, 

C Branche:^ terminales de llijpogasirique, 

î"*. Ischîalique. 

lu ischiatique pourrait, eu égard à sa distribution, porter U 

L'iscbiafique j /• .< . r, . -r-,], a^ ^ ^ *•' 

est vraitnent "^"^ "^ fessierc injeneure. iille naît souvent par un tronci ; 

«ne fessiere. comnuin, tantôt avec la fessiere , tantôt avec !a honteuse In-jn 

Elle sort du terne, derrière laquelle elle est située, descend au-devant du a 

bassin audes- plyxus sacréet (lu muscle pyramidal, traverse le plexus sacré, L 

sous du mus- '■ . ... ! 

de pyiaœiilal. sort du bassin entre le pyramidal et le petit ligament sacre- jl 

sciatique, en même temps que le grand nerf sciatique, qui est 

situé en dedans_, et l'artère honteuse interne qui est située en m 

Sa division, Qj.pj^jpg_ Hors du bassin, l'ischiatique se divise: i" En branches iw 

En branches (nigjng^ OU trunsverses dont les unes se portent transversale- 
internes on , -^ _ 
transveise». meiit en dedans entre le grand fessier et le grand ligament 



ARTERE HYPOOASTRIQUE. I97 

sacro-sciatique, et dont les autres traversent l'épaisseur de ce , 
ligament, pour se jeter dans les attachesinternesduf^rand fes- 
sier; plusieurs de ces rameaux se répandent à la peau de la ré- 
gion coccygienne; 2° en branches descendantes^ dont la princi- 20, En bran- 
pale se jette à la face interne du grand fessier qu'elle pénètre ^^^* «lesccn-» 
par de nombreux rameaux, lesquels deviennent cutanés à leur 
terminaison : un rameau et souvent deux ou trois rameaux de 'a™^aa aa 

' _ _ grand fessier. 

l'artère ischiatique, se jettent à la face profonde du nerf scia- 

,.i . ,« I . . f. , . 11 Hatneaa da 

tique qu ils accompagnent jusqu a Ja partie jnterieure de la grand nerf 

cuisse : des divisions de l'artère ischiatique se détachent sdatiqne. 

successivement un grand nombre de ramifications , dont les 

unes vont aux petits muscles rotateurs , d'autres à l'inser- ameaax 
i " ninsculaires et 

tion supérieure des muscles nés de la lubérosilé de lis- anastomoti- 

chion ; d'autres s'anastomosent avec les branches circon- ^"^*' 

flexes et perforantes. Parmi ces anastomoses, je signalerai une 

anse anastomotique très-considérable formée par fischia- Anseanasto- 

tique et la circonflexe interne, et qui se voit derrière le col motique for- 
-, -. , . ... luée par l'Is» 

uuremur; cette anse anastomotique est un des principaux ^jjjj-g,;' ,5 ^j j,^ 

moyens d'anastomose entre l'artère hypogastrique et l'artère circonflexe in* 
p , , terne. 

jremorale. 

a". Honteuse interne. 

Branche de terminaison de l'hypogastrique , Variere hon- 
'eiise interne est de toutes les branches pelviennes la plus im- 
portante à étudier, à raison des considérations pratiques Importance 
luxquelles donne lieu sa distribution: moins volumineuse 
[ue fischiatique qui la fournit quelquefois, soit peu de temps 

près son origine, soit au moment où elle va sortir du bas- 

in, cette artère se porte, flexueuse, de haut en bas, au devant g^ sortie 

<u plexus sacré et du muscle pyiamldaî, parallèlement à l'ar- ^^^ bassin avec 

l^ârtcrc isciiisi'* 

ère ischiatique qui lui est postérieure, sort du bassin en tjq„e, 
iiême temps que celle-ci, entre le pyramidal et l'épine scia- 
ique, se réfléchit sur cette épine qu'elle contourne d'arrière Sa réflexion 
n avant, de manière à embrasser successivement son bord ^".'^ . '^P'°® 

^ ' ^ sciatique. 

lostérieur, sa face externe, sou bord antérieur, et vient se 
ilacer entre les deux ligaraens sacro-sciatiques pour rentrer 



198 AWCÉIOtOGTE. 

, , , clans le hassin. Devenue ascendante de descendante qu'elle 
inteniesort du était jusque-là, l'artère honteuse s'accole à la lace interne de 
basMii pour y 1^ tubérosité de Tiscliion, ou plutôt à celle du muscle 

„,, , , obturateur inierne, contre lequel elle est maintenue par 

Elle s accole ' t f 

à 1.1 iniierosiié uuc l.itne apouéviotique : séparée du rt-leveur de l'anus par 

e lic ion. ^^^ grande quantité te graisse, elle parvient au niveau du 

j boT-d posléiieur tlu muscle transverse et se divise en deux 

Sa division: branches : lune inférieure ^ on siipcrjicieUe ^ ou péiinéole; 

En br.inehe l'auire siipci ieiire ^ ou prnjhhtle ^ ou pênienne chez riiomme, 

snpfi icie e cUtorldicnne chez la fenuue. Une variété importante dans le 

on |)erineale , I 

£t g„ jjj,,,„. trajet de celle artère, a été indiquée par Burns, qui a vu 

che pioioiifie chez l homme le tronc de la bonieuse ne point sortir de la 

cavité pelvienne, marcher sur les côtés du bas fond delà 

vessie, traverser la partie supérieure de la prostate, pour se 

terminer comme de C(»utun;e. 

Bninvlies collatèraies. Pendant son trajet dans le bassin, la 

honteuse interne louinit quelques rameaux à la vessie, aui 
Branches - • 1 • i < 1 i im 

cbttaiéïkles. rectum, aux vésicules séminales, a la prostate chez I homme^ 

au vagin chez la feuune; assez souvent elle donne ! hémor* 

ihoïdule moyenne. Au moment où elle contourne l'épine: 

sciatiqite, elle donne quelques ranieaux aux nmscles rota 

leurs de la cuisse. A la face interne de la lubérosité de lis 

chion , elle fournit: i** une ou plusieurs branches interne: 

appelées licniorrliohlales externes ou inférieures^ qui von 

i*. Iîém'>r- à 1 extrémité intérieure du rectum , au sphincter, au releveu 

riviK.a e.-. ex- j^ j .,^^g ^^ ^ \^ neau : 2" (les brandies externes: les unes pé 

ternes on in- • » „ 

fcijeuies; rio>tiques pour la tulx'rosité de l'ischion; 1rs autres muscui 
2* Riatichcs hûi-es, pour ceux des muscles qui naissent de cette ti.bércw 

périostiqiies et . , r> , , . . . . :i 

luusciiluirfs Site; 0' une brandie anastomotique tres-imporiante qui se* 

30 lîianchf poi'tf entre !a grosse lubérosité sciatique et le grand tro( han* 

anabiomoUqae tj^j.^ pour s'auastomoser avec l'ischiatique et la circonilexe 

interne, 
terminales de Brandies terminales. Elles diffèrent chez l'homme et chea 
\\ lioiiteuse );, f;.|„ine. Nous les étudierons d'abord chez riionune. 

interne chez . „ , ■ r ■ ' /- ■ 1 1 1 . . > 

l'homme A. Branche infei-icure; artère superJicielLe du pennée 01 

P 



/, 



ARTÈRE HYPOGASTRIQUE. i^g 

périneafe : ip\iis ipeihe que la branche supérieure, elle se Brandiessu- 

porte d'arrière en avant, et de dehors en dedans, dans Tes- P^'|>*^,'^1'" ^" 
i ' ' penne. 

pace celhileux qui sépare le muscle ischio-caverneux du bul- 
Lo-caverneux, au-dessus derjiponévrosesupeificielledu péri- 
née qui la sépare delà peau , au-dessous du muscle transverse , j,,j , ^. 
arrive ainsi dans l'épaisi-eur du dartos sur les coiés de la artère de la 
ligne médiane, où elle prend !e nom d artère de la cloison^ c oison. 
et se distribue au scrotum et à la peau de la verge. 

Chemin faisant, Tartere périnéale donne des rameaux in- 
ternes et des rameaux externes. Parmi les internes, il en 
est qtii longent le bord postérieur du mtiscle transverse et qui 
sont quehjuefois ass€Z considérables pour donner une hé- 
morrhagie, quand ils sont divisés dans 1 opération delà taiile. 

B. Brandie supérieure profonde^ ou péniennc. Elle est _ , 
la continuation *lu tronc de la honteuse interne, sous le profoi.de ou 
rapport du volume aussi bien que soits celui de la direc- P*'"*^""*- 
lion; elle marche accolée à la branche ascendante de 1 is- 
chion , au-dessus du muscle transverse qu'elle traverse quel- 
quefois, au-dessus du muscle ischio-caverueux et de la racine 
du corps caverneux, et, parvenue dans l'angle de réunion 
des deux racines du corps caverneux, elle se divise en deux 
rameaux : l'un est Xartère dorsale de la verge, l'autre larlèrê 
du corps caverneux. 

Rameaux collatéraux de la pénienne. Dans ce trajet, la . . 

. . , Artère da 

branche pénienne fournir, un rameau fort miporiant, û/7e/v bnibeuu trans- 

du bulbe, artère transverse du périnée, branche aussi V(du- ^'''■'** '*" P^' 

' , . , . . rinee. 

mineuse rjue la superficielle du périnée, quelquefois double, 
qui naît ordinairement au niveau tlu bulbe, se porte trans- 
versalement en dedans, placée au-dessus de l'aponévrose 
périnéale moyenne ou ligament périnéal , ou plutôt dans 
l'épaisseur de ce ligament, et va se distribuer au bulbe de 
l'urètre. 

Rameaux terminaux de la pcruenne. i° Artère dorsale de 

' Rameaaz 

la verge. Quel((uefois c'est la seule branche de terminaison leiminaax. 
de la honteuse interne , et alors un rameau très-délié rem- 
place l'arlère caverneuse qui , dans ce cas , provient d'une 



200 ASGEIOLOGIE. 



, . , autre source. Cette artère ofogne la face dorsale delà verge en 

Artère dor- no " 

sale de la veige passant entre la symphyse et les racines des corps caver- 
neux, traverse le ligament suspenseur de la verge, parcotirt 
très-flexueuse la région dorsale de cet organe, placée sur le 
côté de la ligne médiane, sous la peau, maintenue par une 
lame fibreuse, et se termine en se ramifiant dans 1 épaisseur 
du prépuce et du gland , autour de la base duquel il forme 
Je l'ai vue ^^^ espèce de couronne. J'ai vu la dorsale de la verge fournie 
fonrnie par pap ^me lionteuse externe de laquelle elle se détachait imnié- 
nne honteuse , i> i , i i • i « i 

exterue- cliatementau-dessus del embouchure de la veine sapliene clans 

la veine fémorale, décrivait à l'aine une courbe à concavité 

Par l'obtu- inférieure, et Venait se porter sur les côtés de la face dorsale 

ratnce. j^ pénis; une autre fois, la dorsale de la verge était fournie par 

l'obturatrice, ou plutôt elle avait deux racines; l'une petite , 

qui offrait la disposition accoutumée; lautre volumineuse, qui 

A stomoses ^'^"'^'•^ ^^ 1 obturatrice et passait sous la symphyse. Les deux 

tr..nsveisesdes artères dor^ales de la verge s'anastomosent aueîquefois par 

JlZ'l ^^ * "* une branche tiansversale, à la manière des artères cérébrales 

Teige. 

antérieures. 
. ,. a" Jrfère caverneuse. Elle est quelquefois la seule branche 

ao. Artère ^ *• 

caveioense. de terminaison de la branche pénienne, la dorsale étant alors 

fournie par une autre source. J'ai vu la caverneuse venir de 
l'obturatrice; dans tous les cas, elle pénètre dans le corps 
caverneux parla racine con^espondante, longe la cloison, et 
se ramifie dans la trame aréolaire du corps caverneux. 
Chez la femme, les branches terminales de la honteuse in- 
„ , terne présentent les dispositions suivantes: i" la branchp. infé- 
tcrmimles de r/e«/e ou^///?e/^i767/e, plus voluuiineuse qucla branche clitori- 
la honteuse in- ^Ij^^^^^ mérite le nom d'artère de la grande lèvre, dans 
recime. l'épaisseur de laquelle elle se termine; 2° la branche supé- 

rieure^ on profonde^ ou clitoridienne, marche accolée contre 
la tubérosité, puis contre la branche ascendante de l'ischion, 
fournit une artère iransverse qui se porte au bulbe du va- 
ffin , et se termine par la dorsale du clitoris et la caverneuse 
du clitoris, artères dont le volume est en rapport avec les 
petites dimensions de l'organe. 



ARTÈRE HYPOGASTRIQUE, lOI 

Résumé de la distribution de l'hypogastrique. , 

L'artère hypoffastrique, dont la position est tellement pro- 

f 1 ' Il I > • ..1 . : Parties anx- 

lonf.le, quelle rend cette artère inaccessible aux opérations quelles fournit 
chirurgicales, fournit ; i° à tous les orîranes contenus dans '^^yp^g"**"- 
a cavité pelvienne; 2" aux parois osseuses du bassin et au 
:anal sacré; 3° aux muscles qui revêtent le bassin inte'rieu- 
■ement et extérieurement; 4" à la peau et aux parties géni- 
ales externes. 

Ces artères peuvent ^e diviser en pariétales el viscérales. 
iGS artères viscérales sont les veMcales, l'iunnorrhoïdale . '''"«««^'ï" 
iioyenne, la vaginale, l'utérine et la branche profonde de îa 
lonteuse interne. Celte communauté de vaisseaux est bien 
loins la source de la sympathie qui existe entre tous les 
r^anes auxquels ces vaisseaux se distribuent que la com- 
lunaulé des nerfs, auxquels ces vaisseaux servent d'ailleurs 
e support. 

Les artères pariétales sont : i" riléolombaire et les sacre'es « , 
, . ^ xSrancnes pa» 

terales qui, avec la sacrée moyenne, continuent à la région riétale». 
icrée In série des artères lombaires et intercostales, et 
»urnissent au sacrum, aux nerfs spinaux et à leurs enve- 
ippes, ainsi qu'aux muscles des gouttières vertébrales 
;à la peau de la région sacrée; 2» la fessière et fischiali- 
Lie destinées aux muscles de la région fessière; 3*^ la bran- 
le superficielle de la honteuse externe qui fournit au 
îiinée; 4° l'obturatrice qui entoure ie trou ovale dans un 
Tcle artériel, et fournit aux muscles obturateurs. 
Plusieurs des branches de l'hypogastrique sont destinées Branches 
établir des anastomoses entre l'artère hypogastrique et la anastomoti- 
morale: ce sont plus particulièrement i'ischiatique ; la ^"'^®* 
)nteusc interne, la fessière et l'obturatrice. 



atMt AiircÉioLOGis. 

ARTÈRE DU MEMBRE ABDOMINAL 

ou 

] 

TRONC CRURAL. l 

Le tronc crural est pour les membres abdominaux ce 
Description , j^ tronc bracbial pour les membres iboraciques. Ce 

générale du T • . , . 1 

troue crural, iroîic, continuation directe de l'iliaque primitive, se porte enj 

bus et en dehors, sort du bassin sous l'arcade crurale, et se 

trouve ainsi placé à la région antérieure de la cuisse. ParvenuJ 

au nivt-au de la réunion des deux tiers antérieurs avec le 

tiers inférieur du fémur, il traverse le canal fibreux que luîj 

forment les aponévroses drs adducteurs, gagne ainsi \i\ 

creux poplilé, à la partie inférieure duquel il se termine eti 

se bifurquant. Limportance et la multiplicité des rapportîj 

Divisions que présente le tronc du membre abdominal et le grancjj 

anifici.li.-s du ,„)„,|,, e de branches qu'il fournit, l'ont fait diviser en troil 
trunc crural. . . , i' .' •/•^ 

portions qui ont reçu successivement les noms aarteie ilta^ 

que externe^ artère crurale ou fémorale^ artère poplitée. Le^ 

Ses bran- branches de terminaison sont la tibiale antérieure^ qui prenij, 

ches de teruii- jji, y\^^\ \q nom de ped'ieuse , et le tronc (ibio-pcronier^ qui s 

naisoa. subdivise en pèroniere et en tibiale postérieure ^ laquelle à 

termine à la plante du pied par les plantaires interne I 

externe. 

; ILIAOUE EXTERNE. I< 

;i', 

Branche externe de la bifurcation de l'iliaque primitivïh 
8fes limites VHf^'fJ'if^ externe est pour le membre abdominal ce qu'ej 
h sous-clavière pour le membre thoratùque. Ses limites sou 
supérieureme!Jtla partie la plus élevée de la symphyse sact ' 
iliaque, tt iuférieurenunt l'arcade fémorale, au-dessous de 1 
quelle t lie prend le nom d^ artère fémorale. Ol)liquemenl c 
. ,. ■ rioée de haut en bas, et de dedans en dehors, suivant ui 

Sa direction ' 'o^^ ' 

li -ne étendue de la syr.Tphyse sacroihaque à 1 anneau t^ruri. 
presque toujours recliligne, quel(£uefois cependant flexueus |^ 



àRTÈRE ILIAQUE EXTEUNE. 20Î 

lie affecte les rapports suivans : i° en avant et en dedans ^ 
lie est recDiiverte par le péritoine qui lui est très-làchenient " ^^ 
ni, disposition importante, et qui perniet le tlécollemeut de 
ette membrane pour la ligature de l'artère; 2" elle répond. 
n dehors au muscle psoas, dont elle est séparée par l'aponé- 
rose iliaque; Z" en arrière elle est en rapport avec la veine 
iaque externe, (|ui se place à son côté interne inféricurement: 
nfin, pour ne rien omettre, le nerf iléo-scrotal croise la partie 
ntérieure de cette artère au moment où il va sV risfaoer dans le 
anal inguinal : la veine circonflexe iliaque la coupe ptrpendi- 
ulairementderrièie l'arcade fémorale, pour aller se jeter dans 
i veine iliaque externe; derrière larcade, elle est en outre re- 
ouverte par plusieurs ganglions lymphatiques; furetère la 
roise obliquement en avant: la fin de liléon recouvre l'ar- 
îre iliaque externe droite, et l'S du colon l'artère iliaque 
xlerne du côté gauche^ 
Branches cnVatéralcs. Dans son trajet, l'iliaque externe Branches 
e fournit aucune branche, excepté à sa partie inférieure, collaieiales. 
u voisinage de l'arcade, oii elle donne \ épi gastrique et la 
irconflexe iliaque. 

Artère épîgastriqiie. 

Uartère èpigastn'quc est une des artères les plus impor- 

mtes à bien connaître sous le rapport pratique, à raison ^^ ^u°'^iten- 

e ses rapports avec l'anneau crural et avec le canal inguinal, due. 

est-à-dire, avec les parties par lesquelles s'échappent le 

lus habituellement les viscères dans les hernies. 

Elle naît en dedans de l'iliaque externe, à deux ou trois 

I 1 r I f ' j ^. . • . ^°" origine 

gnes au-dessus de larcade fémorale, (.ette online présente 

uelques variétés: quelquefois elle a lieu à demi-pouce, un 

ouce, ei même deux pouces au-dessus de l'arcade crurale; Variétés. 

Irconstance à noter pour la ligattire de l'iliaque externe. Hes- 

îlbach et plusieurs autres disent l'avoir vue venir de l'obtu- 

îtrice; mais leur description ne me pai;aît établir rien autre 

hose que l'origine de lépigastrique et de l'obturatrice par 



I 



ao/j AKCEIOtiOGlE. 

un tronc commun. C'est un fait bien digne de remarque, 

L obtura- " , ., , . ! 

tricenaît son- que de voir l'obturatrice naître si fréquemment de 1 epigas->^ 

vent de l'éi.i- [ricfue, tandis qu'il est peut-être sans exemple que lépigas- 

gastiique. 1 ' ^ » -r » • • 1 1' 1 

trique vienne de l'obturatrice. L origine de 1 obturatrice par 

un tronc commun avec l'épigastrique est bi fréquente (i), 

que plusieurs anatomistes ont pensé que l'obturatrice pro-; 

venait plus souvent de l'épigastrique que de l'hypogastrique,; 

Sur deux cent cinquante sujets observés dans ce but pan 

M. Jules Cloquet, l'obturatrice naissait cent cinquante foi^ 

de l'épigastrique des deux côtés, vingt-huit fois d'un seul» 

côté, et six fois de l'arlère crurale. 

Direction L'artère épigaslrîque , qu'elle fournisse ou non roblura| 

de répigastri- tricc, se porte transversalement ou obliquement en dedansjjl 

^°®' et, parvenue au-dessous du cordon spermatique cheii 

rhcmme, et du ligament rond chez la femme, se réfléchi^ 

de bas en haut, pour devenir ascendante, en décrivant un^* 

espèce d'anse à concavité supérieure qui répond à l'ansoi 

Ses rapports à concavité inférieure, que représentent le cordon sper-^ 

avec le cordon j^^j- gj |g ligament lond. C'est au niveau de cette« 

chez 1 homme 1 o TU 

et le iîg..raeat réflexion et de la convexité de l'anse, que part iobtura-u 
femme*'''" ''^ ^"^^ lorsqu'elle naît par un tronc commun avec l'épi-i 
«astrique. Après sa réflexion, l'épigastrique se porte obh- 

^ .„ . quement en haut et en dedans, en faisant avec l'horizon un3 

sa reflexion ^ .,, •i'a,iii„.. 

angle de quarante-cinq degrés, et atteint bientôt le bord ex-y 

terne, puis la face postérieure du muscle droit pour devenir 
asccnd^nt."^''* verticale ascendante; parvenue au niveau de l'ombilic, ell^l 
s'enfonce dans l'épaisseur des muscles droits où elle se peré 
en s'anastomosant avec la mammaire interne. i 

Rapports. Les rapports de l'épigastrique doivent être étu- 
diés dans sa portion transversale, dans sa portion obhque^ 
et dans sa portion verticale, i"» La portion transversale e&V 

■': 

(i) Il serait bien difficile d'expliquer pourquoi l'artère éptgas* 
trique et l'obturatrice ont entre elles des connexions d'origine 8 
intimes. ' 



ARTÈRE ILIAQUE EXTERNE. 2o5 

)lus OU moins longue, suivant les sujets; quelquefois elle _ 
nanque presque eniièrement, l'artère se dirigeant ininié- de la portion 
liatement en haut: d'autres fois, elle a un pouce et demi de ^''^'i*^^""!»^ 

. , , . . "^ i epigastn- 

ongueur. Ces variéte's de longueur, qui sont sans impor- que. 

ance quand lobturatrice naît de l'hypogastrique, en acquiè- 

ent beaucoup dans le cas où elle vient de répigastrique (i). 

Cette portion transversale de l'artère devient oblique 
lescendante, lorsque l'épigastrique naît à une certaine dis- 
ance au-dessus de l'anneau. 

2° La portion oblique de l'artère épigastrique forme le Portiou oUi- 

ôté externe d'un triangle, dont le bord externe du muscle ^°^- 

roit constituerait le côté interne, et l'arcade crurale le 

ôté inférieur : l'épisastriaiie constitue la véritable limite 

.£..,. . , „ Lepigastri- 

ntre la rosse mgumale interne, qui comprend tout 1 espace que établit la 

riangulaire situé au dedans de cette artère, et la fosse inj^ui- '"""^ entre la 

, . 1 î' > 11 f»s^e inguinale 

aie externe, qui comprend 1 espèce d enfoncement situé interne et la 
n dehors. C'est dans la fosse inguinale externe et par consé- 'ossemgumale 

^ *■ externe. 

uent en dehors de l'épigastrique, que se trouve l'orifice 

bdominal du canal inguinal. Les hernies inguinales qui 

effectuent à travers la fosse interne, sont appelées ingui- 

aies internes; celles qui se font en dehors, sont appelées 

iguinales externes. 

Dans sa portion horizontale et dans sa portion oblique , _ , 

épigastrique est placée entre le péritoine et le fascia transver- l'épig istrique 

dis. Je dois faire observer que l'entre-croisement du cordon ^^^'^ ^® P®"' 

■* tome. 

Dermalique ou du ligament rond avec l'artère épigastrique, 
'a pas lieu pi-écisément au niveau de l'anse que décrit l'ar- 
?re, mais un peu au-dessus. L'axe du canal inguinal étant L'axe 
blique de haut en bas, et de dehors en dedans, coupe per- 

(i) Dans ce dernier cas, roblurafrice avant de se plonger dans le 
assin, contourne en demi-cercle la partie supérieure, puis la partie 
itcrne de l'anneau crural, et affecte par conséquent avec le collet 
u sac herniaire, dans la hernie crurale, des rapports qui rendent 
i lésion presque inévitable dans le débridement en dedans et en 
aut. 



ao9 ANGÉIOLOCIB. 

pendiculaireiTientla portion oblique de l'artère, laquelle offr|i 

une obliquité en sens inverse. 

Ha ortscle y Dans s:i portion 2)cr//c<7/e, l'artère épigastrique se trouve 

Jii portioii ver- placée entre !e muscle droit et la paroi pr)stéricure tle la 

tici.ie lie l.ir- j i muscle, juscTu'au moment où elle s'enfonce danéi 

tere «-pigastn- ^ ' j i i 

que. 1 épaisseur tle sa portion charnue. 

Bmiw/ies collatérales. Près de son origine, ou plutôt ai 

lla^Vales" nivcau de son anse , Tarière épigastrique fournit quetl 

quefois la circoiillexe intt-rne que nous verrons venir d<' 

la fémorale profonde. Elle donne constamment : i" ui 

Rameau fu- rameau testiculaire [rameau funiculaire) qui pénètre dan. 

niculahe. |g ^gj^^i inguinal, s'accole à la piîne fil)reuse du cordol 

chez l'hqmme, du ligament rond chez la femme, et vient s\^. 

porter chez l'un, aux enveloppes du testicule, chez l'autre 

aux grandes lèvres; 2" un second rameau qui longe la partîj 

Rameau j^^jgj.^^ j^ l'arcade fémorale, et vient s'anastomoser avec I 
symphysaiie. . . , ' 1 • ' 1 1 

branche homologue du cote oppose derrière la symphyse' 

3" un rameau qui coupe perpendiculairement la bran(h 

horizontale du pubis, et va s'anastomoser avec l'obturairicÉ 

Rameau j, . ^|^,.^ ^jj^. ^^ ^^Ij, j-^ineau fomic le tronc mêui 

anastouiuli- j t i i » > • i 

que. de l'obturatrice, dans les cas où cette dernière artère vient di 

l'épigastrique.Danssapartieoblique etdans sa partie verticaUl 

répi^aslrique donne de nombreux rameaux ascendans intet 

Raitieaui asceudaus extemcs, qui traversent très-obliquement! 

ascendans in- " " *■ ' t 

ternes et ex muscle droit, dans lequel ils se distribuent en partie, percer 

ternes. ensuite la paroi antérieure de la gaîne, les internes à cafi 

de la lione blanche, les externes au niveau du bord exterri 

de la gaîne, et viennent se distribuer à la peau. Ces rameaui 

s'anastomosent avec la mammaire interne et avec les Ion» 

L'anastomo- oiures. 

ce de iVpîgas- L'auastomose de l'épiffastrique et de la mammaire intorni 

tiiqne et «Jr la . , i i • 

niammaiie in- a licu Seulement dans l'épaisseur du muscle droit, et pî 
terne a lieu j^^ vaisscaux capillaircs. 

par des vais- •*• 

seaux capiU 

lalrts. 



ASTÈAB rÉMOnAtZ. 307 

Artère circonflexe iliaque. 

La circonflexe iliaque^ iliaque postérieure^ naît fie la partie Variétés 
externe (le l'iliaqîie externe , tantôt au niveau de l'épig is- 'l'o»''Si"«' 
trique, tantôt un peu au-dessous d'elle; file lui est infé- 
rieure en volume. On la voit naître quelquefois de la partie 

, . 11'.' 1 I- • • Il Elle est quel- 

superieure de lariere crurale: ordinairement unique, elle j^P^j^ j^^, 

est quelquefois double; disposition qu'on peut regarder ^j'e. 

comme une bifurcation précoce de ce vaisseau. 

Elle se porte obliquement en haut et en dehors, derrière Son trajet. 

l'arcade fémorale contre laquelle elle est maintenue par une 

lame aponévrotique qui la sépare du péritoine. Parvenue au ^'^ division: 

niveau de l'épine iliaque antérieure et supérieure, elle se 

divise en deux branches : i° l'une ascendante ou abdominale , j, ^^ brau- 

qui se porte de bas en haut, dans Tépaliiseur des parois ab- <=^»e asceudau- 

te ■ 
dominales, entre le tranSverse et le petit oblique , parallè- ' 

lement à l'épigastriquej et se perd en s'anastomosant avec 
les artères intercostales inférieures et les lombaires ; 2" l'autre ^o Enbran- 
circonflexe proprement dite, con lin nation de lartère pour la che circoo- 
direction et quelquefois pour le volume, longe la crele ilia- 
que : d'abord sous-aponévrotiqne, ou plutôt contenue entre 
deux lames aponévroiiques dans 1 e-^pace celluleux qui sé- 
pare le transverse du petit oblique, elle .^e termine en s'anas- 
tomosant sur la crête iliaque avec la quatrième artère lom- 
baire. 

Dans son trajet, la circonflexe iliaque donne des rameaux 

ascendans qui se portent dans la profondeur des parois ab- Branches 
,.,,, , , , . qu eUe fournit 

donunales et a la peau et des rameaux descendans qui se 

partent dans la fosse iliaque, pour s'anastomoser avec les 

branches iliaques de l'artère obturatrice. 

ARTÈRE FÉMORALE. 

Uartère fÀaiorale ou crurale est cette portion du tronc 
artériel des membres abdominaux intermédiaire à l lliarjue 
externe et à la poplitée, que limite en haut l'arcade crurale, 
en bas le point de réunion dii tiers inférieur avec les deux 



ao8 ANCÉIOLOCIE. 

tiers supérieurs de la cuisse, ou plutôt le lieu où l'artère 
franchit l'anneau du troisième adducteur. 
Limites de ^^ ^ proposé de prendre pour limite inférieure de la fé- 
l'aitère feino- morale l'origine de la fémorale profonde qu'on a considérée] 
et qu'on peut en effet considérer comme une branche de 
bifurcation de la fémorale, plutôt que comme une branche 
collatérale. Suivanlcette manièredevoir,qui n'a pas prévalu, J 
la fémorale aurait seulement une lonj^^jieur d'un pouce eti 
demi à deux pouces, et se diviserait en superficielle et pro- 
fonde. 

„. . Direction. Elle est verticale , un peu oblique <l'avantii 

Direction un . ^ , 1 

pea oblique en arrière , en sorte que, d'une part, la fémorale forme un 

avaiit en ar- j^i^çj. coude avcc 1 iliaque externe, à raison de l'obliquité de 

ce dernier vaisseau, et que d une autre part, antérieure au [ 

fémur, en haut, elle lui devient interne inférieurement,îj 

pour bii devenir postérieure au creux du jarret. Une lignejj 

partant du milieu de l'espace compris entre l'épine iliaquei 

postérieure et supérieure et la symphyse du pubis , et allantl 

aboutir au côté interne du fémur, au-dessous de la partie 

moyenne de cet os, exprime parfaitement cette direction.,! 

La direction de la fémorale, par rapport au fémur, est tellelf 

Direction , , , . . '' 

«îe l'artère par q"**, sltuée SUT la tête de l'os, immédiatement au-dessous de j^ 

rapport au fé- Parcade fémorale, et répondant au point où le tiers internef 

se reunit aux deux tiers externes de cette tête, celte artère 

se trouve inférieurement en rapport avec le côté interne 

de l'os, d'où il résulte que l'artère forme avec le corps du? 

fémur un angle aigu ouvert supérieurement, et qu'il existe'' [^ 

entre l'artère et la partie supérieure du fémur un espace p 

d'un pouce à dix-huit lignes, espace dans lequel les instru- p 

mens peuvent être introduits le long du féniur sans b'esser |' 

l'artère. On utilise cette disposition pour la désarticulation 

du fémur. " ■ ^ F 

La féraor 1 ^^ fémorale , légèrement flexueuse lorsque la cuisse est '!" 

est rectiiigue ûéchic sur le bassin , devient rectiligne dans lextension de p 

aioL *^'^"" la cuisse, et fortement tendue dans l'extension forcée. f 



ARTinE FÉMORAtE, 

209 



dansl espace triangulaireborné en dedanspar le bord inteL la IZTf' 
du premier adducteur, en dehors, parle couturier, en haut x».£aa.ant; 
par 1 arcade fémorale. Plus bas, le couturier vient s'inter' 
poser entre l'aponévrose et l'artère à laquelle il répond suc- 
cessivement par son bord interne, par sa face postérieure 
3t par son bord externe ,• des ganglions lymphatiques nom- 
breux séparent supérieurement l'artère de la peau. On a vu 
;es ganglions tuméfiés en imposer pour un anévrisme de 
artère et réciproquement. Il suit de ces rapports que la 
emorale peut-être mise à découvert dans toute son étendue 

sa partie antérieure, mais qu'elle est d'autant plus su- 
^erficelle qu'on l'examine plus près de l'arcade crurale. 

2». En arrière , la fémorale répond au corps du pubis , au 
iveau de l'eminence iléo-pectinée , qu'elle touche immédia- ^^'-Enamè^e; 
mient chez les personnes amaigries, et dont elle est ordinai- 
mient séparée par les bords contigus des muscles psoas- 
laque et pectmé. L'aponévrose iliaque la sépare du premier 
3 ces muscles, en sorte que dans le psoïtis avec abcès, ou 
ins 1 abcès par congestion succédant à la carie des v-r- 
bres lombaires, l'arrère fémorale se trouve placée au- de- 
nt du foyer. 

En arrière, elle répond en outre à la tête du fémur, 
us bas, au pectine , puis au premier adducteur. Il résulte 
ce rapport que l'artère fémorale peut être comprimée 
s-effacacement à sa partie supérieure , puisque d'une part 
3 est superficielle, et que d'une autre part elle repose sur 
i parties dures. 

r.^/^«^/^o/•., elle répond successivement au psoas-iliaque, 

l3ord interne du couturier et à la face interne du fémur, 3% En dehors; 

it elle est séparée par le vaste interne. 

I résulte de ce dernier rapport, ainsi que de l'épaisseur 

iiocre du couturier qui la sépare de la peau, que la fémo- , ,R«PP«'t.s de 

peut être COiTmi-îm*^^ ri.:. ,U 1 11 la feiaorale, 

1 c cojnpumee de dedans en dehors au tiers 

^en de la cuisse. 

14 



axo AVcéioLoaiXi. 

4*. En dedansy elle répond au pectine, au premier adduc- 

4*. En dedans. 

teur, puis au couturier. 

Rapports de l'artère avec la veine et le nerf] La veine fé- 

Rapportsde / , . j j i v i 

l'artère avec la niorale est placée supei'ieurement en dedans de 1 artère, 
veine. iiiais bientôt elle s'accoUe à son côté postérieur. Le nerf 

crural est placé en dehors de l'artère dont il est séparé par 
•rural. une lame aponévrotique appartenant à la gaîne du psoas- 

illaque. L'artère et le nerf nont donc entre eux aucun rapport; 

immédiat; mais bientôt le nerf saphène interne pénètre dans 
•apbine * "^"^ ^^ gaîue des vaisseaux fémoraux, et vient se placer en dehors 

de l'artère, puis l'abandonne lors de son passage à travers le 

troisième adducteur, et se dégage plus bas , au-dessous du 

couturier. 
Gaine apo- Gaîne des vaisseaux fémoraux. L'artère et la veine fémo- 
nivrotiqnc des j,jj]g g^^^j. placées daus unc gaîne aponévrotique propre qui 

vaisseaux fe- . ,. . " .,. , . - 

moraux. est pour ainsi dire pratiquée au milieu des muscles de la 

cuisse {voyez Aponévrologie). C'est donc dans cette gaîne et 
non pas dans celle des muscles voisins qu'il faut pénétrer 
pour mettre l'artère à découvert. 
Branches Branches collatérales. Les branches collatérales de la fé- 
morale sont; i" la sous-cutanée abdominale] 2° les honteuses 
externes ; 3° un grand nombre à' artères musculaires) 4^ \a fé- 
morale profonde. 

Sous-cutanée abdominale* 

Cette artériole extrêmement grêle , remarquable par soîi 

Sous-cuta- existence constante, naît de la partie antérieure de la fémo- 
nee abd»iBi- ' ^ . , . t' 

nale. raie, et quelquefois de la honteuse externe, immédiatement 

au-dessous de l'arcade crurale, se porte verticalement en 

haut, entre la peau et le fascia superficialis, donne quelques 

rameaux aux ganglions inguinaux, et se termine au niveau 

de l'ombilic, dans l'épaisseur de la peau. {^Arteria ad cuteni 

til>domifiis, Halîer.) 



AKTiHE ÏÉUOBALK. Ail 

Honteuses ou génitales externes. 

Les honteuses ou eénitales externes, scrotales chez l'horame, „ 

° . ^ , Honteuses 

vulvaires chez la femme, hranches internes ne la fémorale, externes. 

sont au nomhre de deux , divisées en supérieure ou sous- 
cutanée, ^l inférieure ou sous-aponévrotique. 

La j«/7meM/'e ou Jo«*-CMf<2«<?e naît immédiatement au-des- i«. Sapé- 
sous de l'arcade fémorale , se porte transversalement en de- rîeure; 
dans, dans le tissu cellulaire sous-cutané, et se divise en deux 
rameaux: l'un supérieur, qui se porte à l'éminence pubienne; 
l'autre inférieur , qui se porte à la peau de la verge ainsi 
qu'au scrotum chez l'homme, et à la grande lèvre chez la 
femme. J'ai vu l'artère dorsale de la verge fournie par cette 
artère. 

I^ branche inférieure ou sous-aponévrotique ^ naît un peu 
plus bas que la précédente , quelquefois même elle vient de r»»pr«, 
îa fémorale profonde j elle se porte transversalement en de- 
dans, croise perpendiculairementla veine fémorale immédia- 
tement au-dessous du point où la veine sapîiène vient s'y ren- 
dre ; en sorte que cette artère est ordinairement reçue dans 
Tespèce d'anse que décrit la saphène à son embouchure : elle 
traverse bientôt l'aponévrose pour devenir sous-cutanée, et 
gagner le scrotum chez l'homme et la grande lèvre chez la 
femme. Les anastomoses des honteuses externes supérieures Conséquen- 
et inférieures, soit entre elles, soit avec celles du côté opposé ces desanasto- 

. , , , , 1 , . , . mo«fis de ces 

sont SI considérables, que dans la section de ces vaisseaux artèies. 
on est obligé de lier les deux bouts divisés. Ces artères sont 
remarquables par le rapport qu'elles affectent avec les par- 
ties déplacées dans les hernies. 

Artères musculaires. 
La fémorale fournit un grand nombre d'artères mus- 

, . , . , , . Artères mus- 

culaires et cutanées qui n ont pas reçu de noms pariicu culairea. 

liers. On décrit ordinairement sous le nom de musculaire 
superficielle ou grande musculaire, une branche qui vient assez 
souvent de la profonde, passe transversalement entre le cou- 
turier et le droit antérieur , et se divise immédiatement en 



0.11 N ANGÉIOLOGIE. 

rameaux asceiidans qui se portent aux muscles iliaque, cou- 
turier et tenseur du fascia-lata, et en rameaux dcscendans 
très-considerables, qui se partagent entre le droit antérieur 
qu'ils pénètrent par la face postérieure, et le vaste externe et 
Masculaire le vaste interne du triceps. On suit ces rameaux jusqu'à la 
nwral"*^^^* ^ partie inférieure de ce muscle. On peut désigner la grande 
musculaire sous le nom de musculaire du triceps fémoral. 

Artère fémorale profonde. 
Xj2i fémorale on musculaire profonde {^grande musculaire de 
la cuisse , Chauss.) est un tronc artériel destiné aux muscles 
et aux tégumens de la région interne et postérieure de la 
cuisse (i). 

Elle naît de la partie postérieure de la fémorale , le plus 
Origine de souvent à un pouce et demi, deux pouces de l'arcade fémo- 

D^rof *^^°^^ ^ raie, au milieu de l'espace qui sépare le pubis du petit tro- 
chanter, très -rarement au-dessous de ce point , plus souvent 
au-dessus. Ainsi on voit assez souvent la fémorale se diviser 

Yap-j^g j.Q. tantôt à six lignes de l'arcade fémorale, tantôt immédiate- 
rigine. ment au-dessous, ou au niveau de cette arcade, en deux 

branches égales et parallèles, dont Yexterne est la fémorale 
profonde, et l'interne, la fémorale proprement dite. J'ai vu 
cette division , qui représente assez bien la division de l'ar- 
tère humérale en radiale et cubitale dans le creux de l'ais- 
selîe, avoir lieu au-dessus de l'arcade fémorale, et par consé- 
quent aux dépens d« l'artère iliaque externe Injmédiatenient 
après son origine, la fémorale profonde se porte en arrière, 
puis verticalement en bas, en se rapprochant du fémur, pro- 

Trajet. fondement placée derrière l'artère fémorale, à laquelle elle 
est parallèle, au-devant du muscle pectine, en dehors du 
vaste interne : parvenue au niveau du bord supérieur du 
premier adducteur, elle passe derrière ce bord pour se pla- 
cer enU'c le premier et le grand adducteur, traverse ce dei^ 

(i) Elie est véritablement l'cU-tère de la cuisse, tandis que la 
fi ' il I or. 'lie clle-inêiîjc pont ctre coiisidt'réc coniinc lurtère de la 
jandjc et (lii \l\•■.;^\. 



ARTERE ï'ÉilOUALE. -, 



mer muscle un peu au-dessous de l'ouverture qu'il fournit 
à l'artère fémorale, et se termine en se perdant dans les 
muscles biceps et demi-membraneux. Quelquefois, la fémo 
raie profonde traverse le troisième adducteur presque immé ^ 
diatement après son origine, pour devenir postérieure. 

Dan« son trajet , la profonde fournit un grand nombre de 
branches collatérales qui l'èpuisent rapidement et dont un de la'wl 
grand nombre n'a pas reçu de noms particuliers. Les prin- P^°f°"'l«- 
cipales sont : les circonflexes interne et externe et les perfo- 
rantes, 

i''. Circonflexe interne ou postérieure. 
Plus volumineuse que l'externe, la circonflexe interne est 
la première branche que fournit la profonde^ il n'est pas int«;T"'^"^ 
rare de la voir naître de la fémorale elle-même; on Ta vue 
provenir de 1 ihaque externe : elle s'enfonce presqu'immédia- ^"g-- 
tement en arrière, entre le pectine et le col du fémur con- 
tourne ce col à la manière de la circonflexe humérale pos. "'"'''' 
terieure, en sorte que dans une luxation du fémur en de- 
dans cette artère pourrait être rompue, se dégage en arrière 
lu-dessous du muscle carré crural, et se termine en se divi- 
ant en rameaux ascendans et en rameaux descendans in- 
ernes et externes. 

Branches collatérales. Au niveau du pectine, elle donne Branches 
lusieurs branches, savoir : i° une branche articulaire fort «oUaférales. 
smarquable, qui se porte en haut, s'accole à la capsule or- ^° ^^"««1^° 
iculaire, pénètre dans l'articulation coxo-fémorale, en pas- "*"°'"'"' 

ant au-dessous du ligament qui convertit en trou l'échan- 
ure cotyloîdienne et se distribue à la synoviale, au tissu 
ïpeux et à la capsule fibreuse de l'articulation; 2« une 3. Br n 
i plusieurs branches anastomotîques qui s'abouchent lar- <^bes a;as Jmo' 
ment avec les divisions de l'obturatrice; 3° un grand ''^°''" 
mbre de branches musculaires, dont les unes, plus petites, 3% Branche, 
ssent au devant, les autres , plus volumineuses, passent '"°''°''^''"' 
arrière du pectine et vont se distribuer à l'obturateur 

rnerne, au pectine et aux adducteurs : la plus considérable 

«î destinée au troisième adducteur. 



21 4 ANCilOLOC»» 

Branches Branches terminales. Divisées, i° en rameaux musculaires 
terminales. ascendaus, les uns externes, pour le grand fessier; les autres 

Raineanx . , t • ^ • .• i ii* 

mnscalaires internes, pour les attaches ischiatiques des muscles biceps, 
Ascendans, demi -tendineux, et demi-membraneux; 2" en rameaux mus- 
Descendans. culaires (Icscendans^ à la face antérieure des muscles biceps, 
demi-tendineux, demi-membraneux, au grand nerf sciatique 
et aux petits muscles de la région pelvi-trochantérienne ; 
Rameaux 3** en rameaux périostiques dont les uns se ramifient sur le 
penostiques, p^^j-joste du trochantcr, les autres sur la face postérieure du 
Anastomo- çq\ j^ fémur; 3" en rameaux anastomotiques qui se portent 
sur les muscles obturateur, jumeaux et pyramidal , et s'anas- 
tomosent largement avec les artères ischiatique, fessière, 
honteuse interne et obturatrice, mais surtout avec la pre- 
mière et la dernière. 
La circon- ^^ *"''' ^^ ^* "î"^ l'artère circonflexe interne est un grand 
flexe interne moyen de communication vasculaire entre l'hypogastrique 

est un erand , ,,.,. • •.• ^ ^ f 1 

moyen d'anas- ^^ W^ Conséquent 1 uiaque primitive et la remorale; car, m- 
tomose. dépendamment des anastomoses directes que j'ai indiquées, 

il en existe un grand nombre d'indirectes dans l'épaisseur des 

muscles et sur le périoste, 

a". Circonflexe externe ou antérieure. 

Plus petite que l'externe, la circonflexe externe ou anté- 
d'origine. Heure vient quelquefois directement de la fémorale; souvent 
elle naît d'un tronc commun avec la grande musculaire 
du triceps , et c'est alors qu'elle a pu être considérée 
comme une branche de bifurcation de la piofonde; 
elle se porte horizontalement derrière le droit antérieur, au- 
Trajei, devant du psoas-iliaque qu'elle croise et auquel elle fournit 
un rameau assez considérable, et se divise en deux bran- 
ches : 1° une musculaire ascendante qui se distribue aux mus- 
cles petit fessier et fascia lata ; 2° une circonjlexe proprement 

dite, qui contourne la base du grand trochanter en s'enfon- 

Tarminaison 1 i> > • 1 • > ' • 1 

cant dans 1 épaisseur du triceps , et s épanouit en un grand 

nombre de rameaux ascendans qui viennent s'anastomoser 

sur la face externe du grand trochanter avec la circonflexe 



I 



interne. Il n'est pas rare de voir une anastomose établie en 
avant par une branche transversale, entre la circonllexe in- 
terne et la circonflexe externe, disposition qui complète le 
cercle artériel de l'articulation coxo-fémorale. 

3°. Perforantes. 

Les perforantes, artères musculaires et cutanées destinées ^*°^ ^om. 

,1,. ,. ii> 1 -iii- ^^'^ varie de- 

a la région postérieure de la cuisse, en nombre variable depuis pais nn jas. 
un jusqu'à quatre ^ offrent une distribution qui est la ^°'^ 'î'^atre. 
même pour toutes les perforantes. Elles traversent les Lenr distri- 
aponévroses des adducteurs à leur insertion fémorale; 'î''"" ^ 
devenues postérieures, elles contournent horizontalement 
le fémur, et se bifurquent en rameaux ascendans et ra- 
meaux descendant , lesquelles forment dans l'épaisseur des 
muscles une série d'anses ou d'arcades anastomoliques ^ 
qui acquièrent un développement considérable dans le cas 
de ligature de la fémorale par la méthode de Hunter. 

La première perforante, qui est la plus volumineuse et qui j^, première 

représente quelquefois deux ou même la totalité des perfo- perforante est 
I ^ . . « 11 , 1 la plu» tolu- 

rantes, traverse le troisième adducteur a un pouce au-des- minouse* 

sous du petit trochanter, entre les fibres horizontales et les 
fibres obliques du muscle; sa branche ascendante contourne 
le grand trochanter et s'anastomose dans l'épaisseur du grand 
fessier avec la circonflexe interne et l'ischiatique ; sa brancha 
descendante se partage entre le vaste externe et les muscles 
demi-tendineux, demi-membraneux, biceps et troisième ad- 
ducteur. Quelques rameaux vont au grand nerf scialique (i). 

J'ai vu une perforante inférieure venir de l'artère fémoral© 
au moment où elle allait traverser le troisième adduc- 
teur. 

La branche terminale de la fémorale profonde constitue La branche 
une dernièrp perforante qui se distribue de la même ma- **""'°f''' ^* ** 

. , * 1 » feiôorale pro- 

niereque les branches du même nom. fonde est une 

masculaire. 
(t) C'est delà première oti de la deuxiètne perforante que vient 

le vaisseau nourricier principal du fétnuri 



2l6 AKGiilQI,OOlE. 

ARTÈRE POPLITÉE. 

Lorsque l'artère fémorale a traversé le troisième adduc- 
teur, elle prend le nom de poplitée qu'elle conserve jusqu'à 
sa division en tibiale antérieure et tronc tibio-pêronier. 

Limites de L'artère poplitée est l'artère du creux du jarret ou de l'es- 
l'artère popli- pace poplité : sa limite supérieure est l'anneau du troisième 
adducteur 5 sa limite inférieure est marquée par le bord in- 
férieur du muscle poplité, ou, si l'on veut, elle se trouve im- 
médiatement au-dessous du quart supérieur de la jambe. 

Lonenenr "^^ longueur, sur un sujet adulte, est de sept pouces en- 
viron. 

_,, . Direction. Elle est verticale , un peu oblique de dedans en 

Direction. » r i 

dehors et de haut en bas; la direction de cette artère est ex- 
primée par une ligne étendue de la face interne du fémur à 
l'intervalle qui sépare les deux condyles de cet os.Flexueuse 

Dans la fle- lorsqu'on l'examine pendant la flexion de la jambe sur la 
xion de la iain- . , , . ^.,. i ^ i> . • 

jjg cuisse, cette artère devient rectiligne pendant 1 extension et 

_ , peut se déchirer par une extension forcée. On a expéri- 
Dans l'ex-^ , K • ii ■ - i j' i • j 

tension. mente que l extension pouvait aller jusqua la déchirure des 

llgamens sans qu'il y eût encore déchirure de l'artère. 

Rapports. Profondément située dans tout son trajet , elle 
^ppo s- répond: i" en arrière.^ supérieurement au demi-membra- 
I .En arrière, jjp^x; plus bas, à l'aponévrose poplitée, dont elle est séparée 
par une couche graisseuse d'une épaisseur proportionnelle à la 
saillie des muscles du creux du jarret ; plus bas , aux muscles 
jumeaux et plantaire grêle; plus bas encore, au muscle so- 
léaire. La veine poplitée est couchée sur le côté postérieur de 
cette artère et lui adhère assez fortement. Le nerf sciatique 
poplité interne la recouvre, mais médiatement, étant séparé 
de la veine par une couche graisseuse fort épaisse. 

Il résulte de ces rapports que l'artère poplitée peut être 
mise à découvert dans toute sa longueur en arrière, mais 
qu'elle est recouverte par une plus grande épaisseur de par- 
lies en bas qu'en haut. 



ARTÈRE POPLITÉE. 217 

2" En avant, l'artère poplitee répond de haut en bas , i° au . _ 

' ^ ' . . 2'. En avant, 

troisième adducteur 5 2° à la face interne du fémur, qui sem- 
ble s'élargir et devenir postérieure pour lui servir de sup- 
port j 3" à l'articulation du genou, contre laquelle elle porte 
immédiatement j 4° ^^"^ muscle poplité. Les rapports immé- 
diats de l'artère poplilée avec l'articulation expliquent la fa- 
cilité avec laquelle peut se déchirer cette artère quand son 
tissu est devenu fragile par suite d'altération organique , et 
rend compte de la fréquence des auévrismes dans cette région. 

3° £■« t/e</a«^. elle répond successivement au muscle demi- , „ , , 

' , , . , ^/ . . 3°. En dedans, 

membraneux, au conuyle interne au lemur et au jumeau m- 

terne. 

4" En dehors^ elle répond au biceps fémoral, au condyle ex- , „ ^^ dehors 
terne, au jumeau externe, au plantaire grêle et au soléaire. 

Branches collatérales. La poplitee fournit : i" en arrière, Brandies 
plusieurs petites branches sans nom, qui se portent aux mus- collatérales, 
clés du creux du jarret: parmi elles, on distingue les artères 
jumelles] ct° de sa partie antérieure se détachent plusieurs 
artères connues sous le nom A' articulaires , parce qu'elles 
entourent l'articulation du genou à la manière des artères 
collatérales de l'articulation du coude. Les artères articulaires 
sont divisées en supérieures^ moyennes el inférieures', les ar- 
ticulaires supérieures et inférieures seraient mieux nommées 
collatérales du genou. 

Artères jumelles. 

Au nombre de deux, l'une interne pour le jumeau interne, 

» 1 . f ' ' 1» 1 Artères ja- 

. autre externe pour le jumeau externe, beparees lune de melles. 

'autre par le nerf sciatique poplité interne, elles naissent 
le la partie postérieure de l'artère poplitee, se portent en bas 
ît en arrière, et viennent se jeter sur la face antérieure interne 
3es muscles jumeaux, un peu avant leur réunion, et peuvent 
kre suivies jusqu'à la partie inférieure du corps charnu de 
3es muscles. Ordinairement une de leurs branches accompa- 
gne le nerf sapbène externe depuis le creux du jarret jus- 
Iju'à la partie supérieure du tendon d'Achille. 



2l8 AirOitOLOO». 

Artères articulaires ou collatérales supérieures du genou. 

Elles sont divisées en internes et externes. 

A. Arliculaires ou collatérales supérieures internes, Ouel- 
Aa nombre . i- • 

de deux. quefojs au nombre de trois , ordinairement au nombre de 

deux, une supérieure^ une inférieure^ variables pour l'origine, 

mais constantes dans leur trajet. Nous les distinguerons par 

les noms de première et deuxième. 

Première ar- \jA première articulaire supérieure interne ^ la plus volurai» 

ticnlaire snpe- j^g^gg j|g toutes, naît sur la limite de la fémorale et de la 
ri enre interne. 

poplitée, quelquefois même de la partie inférieure de lafémo- 

Sa division: raie, traverse d'arrière en avant le troisième adducteur et se 
divise immédiatement en quatre branches descendantes : 

x^ En bran» i" Une musculaire^ qui pénètre dans l'épaisseur du vaste in- 
che musculaire j.gj,j^g^ se dirige en dedans et en bas, gagne le bord du 
tendon rotulien du triceps, et, parvenue au niveau de la base 
de la rotule, traverse les fibres du muscle, devient superfi- 
cielle , et se porte transversalement en dehors , le long de 
cette base, pour s'anastomoser en arcade avec l'articulaire 

„ , supérieure externe, a*. Deux hv^ixc^^ts périostiques. l'une qui 
s'.Enhran- ^ . i 1 1 ' i 

che» périosti- se porte entre le triceps et le lemur, auquel elle s accole, et 

que». vient se terminer au-dessus de la trochlée fémorale, en s'a- 

nastomosant avec l'articulaire supérieure externe et la 
deuxième articulaire supérieure interne ; l'autre qui longe le 
troisième adducteur , contre lequel elle est maintenue par 
une lame fibreuse, et s'anastomose avec la deuxième articu- 
laire supérieure interne, qui n'est quelquefois qu'à l'état de 
vestige, et qu'elle remplace dans ce cas; ii' une quatrième 
Branche du branche , branche du nerf saphéne interne , qui m'a paru 

nerf saphene gonstarite, se place sous le muscle couturier qu'elle longe, 
accolée au nerf saphène interne, dont elle suit le trajet jus- 
qu'au-dessous de ce muscle. 

La deuxième articulaire supérieure interne naît immédia- 

artîcuiaire «a- lement au-dessus du condyle fémoral qu'elle contourne ho- 

P"'«'"«^"'«'^- rizontalement, se divise en rameaux condylietis, qui s'épa- 
nouissent sur les condyles qu'ils couvtenl d« leurs ramifi-> 



ARTIÎEK POPIilTÉE. îig 

cations, et communiquent, d'une part, avec la première artî^ 
culaire supérieure interne, et d'une autre part, avec l'arti- 
culaire supérieure externe du côté opposé. Un rameau rotu- 
lien qui vient se porter sur les bords de la rotule , fournit à 
là peau, à la synoviale du genou, et s'anastomose avec l'arti- 
culaire inférieure interne. 

B. articulaire supérieure externe. Née au niveau de la pré- 
cédente, elle contourne horizontalement le condyle externe Artienlaîre 

J f ' f •» J / • j . snpericaro ex- 

du lemur, lournit des rameaux musculaires ascendans qui terne. 

s'enfoncent dans l'épaisseur du vaste externe et se termine par 

trois flr^è/ie.s/?er/c>,y//^«e*. 1° Une supérieure transversale, qui son i?pa- 

contourne l'extrémité inférieure du fémur et s'anastomose "«"•'«"«'«'ni 

11 1 1 11» 1 • f ' *■" t'"0'"' ^r«^- 

avec la branche correspondante de 1 articulaire supérieure ches périoati- 

interne; a" tine inférieure qui s'épanouit sur le condyle in^ î"*'* 

terne et qui s'anastomose largement et par une multitude 

de rameaux, avec l'articulaire inférieure externe; 3** un 

rameau rctulien plus superficiel , qui gagne les côtés de 

la rotule, au voisinage de son bord supérieur, fournit uti 

rameau transverse qui s'anastomose sur le bord supérieur de 

la rotule avec un rameau semblable de l'articulaire supérieure 

interne, et un rameau descendant qui longe le bord externe 

de la rotule, et s'anastomose avec l'articulaire inférieure 

externe. 

Articulaires ou collatérales inférieures du genou. 

Divisées en interne et externe. 

Toutes deux naissent de la partie antérieure de la pôpU- 
tée, au niveau de la ligne articulaire du genou. 

A, [J interne se porte en bas et en dedans, et, parvenue au 
niveau de la tubérosité interne du tibia, se contourne hori- inférieure in* 
zontalement d'arrière en avant, passe €ous là patte d'oie , tem*. 
sous le ligament latéral interne de l'articulation du genou, se 
réfléchit de bas en haut sur les côtés de la tubérosité anté- 
rieure du tibia et du ligament rotulien, en décrivant une 
courbe à concavité supérieure , et s'anastomose , soit avec les 
articulaires supérieures, soit avec la récurrente tibiaie anté- 



220 ANGÉIOLOGIE. 

rieuie. Dans son trajet, elle lournit des rameaux ascendai 
et des rameaux descendans périostiques et osseux (i). 
Àrticnlaire B- h'articulalre inférieure externe naît au niveau de 

ternL?""^*^ ^^' piecédente , se contourne horizontalement d'arrière c 
avant, non sur la tubérosité externe du tibia (l'articulatio 
péronéo-libiale l'en empêche}, mais sur le bord convex 
du cartilage semi-lunaire, passe sous le tendon du bicer 
et sous le ligament latéral externe de l'articulation du gc 
nou, et se termine en se divisant en branche ascendante 
qui monte le long du bord externe de la rotule, en branch 
descendante, qui s'anastomose avec la récurrente tibiale an 
térieure, et en branche trans verse qui passe derrière le lio-a 
ment rotulien, au-dessous de la rotule, et s'anastomose er 
Cercle arté- ^^^^^^ ^^^^ "" rameau semblable du côté opposé. Les arti 

riel rotulien, culaires inférieures complètent le cercle artériel rotulien. 
duquel partent de nombreux rameaux , dont les uns cou- 
vrent la rotule de leurs anastomoses , tandis que les autreJ 
pénètrent directement dans le tissu de l'os par les troud 
nombreux qui existent à sa surface. 

Articulaires moyennes. 

Les articn- ^" donne le nom di! articulaires moyennes à plusieurs petites 
laires moyen- branches qui, naissant directement delà partie antérieure 

nés sont ex- i , ,. , i v • i . . ,. 

cla?ivement "^ ^^ poplitee, OU de 1 articulaire inférieure externe, pé- 

consacrées k nètrent d'arrière en avant dans l'articulation du genou, et se 
lartioulauon j* «i j r ' i • d : "^ 

da genou. distribuent dans lechancrure intercondylienne, aux hga- 

mens croisés, au tissu adipeux, à la synoviale, et surtout à 
l'extrémité inférieure du fémur, dans lequel elles pénètrent 
renf"!L2- ^^^ ^^^ *^°"^ considérables que présente la surface corres- 
lement sous le poïïfl»"t<3 t'es condyles. L'articulaire ou les articulaires 
aEl'aires su- ™*^y^""^^ ^°"* ^°"c dcs artères pxopres à l'articulation du 
périeures etg^nou, qui ne sont nullement destinées au rétablissement 
inférieures. Je la circulation : en ce sens elles sont tout- à fait distinctes 

(i) J'entends par rameaux osseux ceux qui pénètrent directe- 
ment dans l'os , à travers les trous que présentent les tubérosités 
interne et externe du tibia. 



321 



Division de 



Limites. 



PlrectioQ 



ARTERE TIBIALE ANTERIEURE. 

les autres articulaires, lesquelles acquièrent un développe- 
lent considérable dans le cas de ligature du tronc principal. 

ARTÈRES DE LA JAMBE. 
Lorsque l'artère poplitée est parvenue au-dessous du mus-, 
e poplité, elle se divise en deux branches : l'une antérieure, r^rtère o li 
est la tibiale antérieure-, l'autre postérieure, continuation t^'.''' ^°^" 
î la poplitée, qu'on peut appeler tronc tihio-péronier. Ce 
onc lui-même se subdivise bientôt en artère lihiale posté- 
mre et péronière. 

Artère tibiale antérieure. 
Branche antérieure de la bifurcation de la poplitée, Y artère 
iale antérieure est limitée en bas par le ligament dorsal du 
•se, au-dessous duquel elle prend le nom Aq pédieuse. 
Immédiatement après son oiigine, elle se porte horizon- 
ement en avant, traverse la partie supérieure du lio-a- 
nt interosseux, sur lequel elle se réfléchit, pour se port'er 
■ticalement en bas au devant de lui • parvenue au quart 
éneur de la jambe, elle se dirige un peu obliquement de 
lors en dedans, comme la face externe du tibia, à laquelle 

correspond, et s'engage sous le ligament annulaire que 
is avons dit être sa limite. 

Jne ligne, étendue de l'éminence du tibia, que nous 
ns nommée tubercule du jambier antérieur (Ostéologie, 
e 285), à la partie moyenne de l'articulation tibio-tar- 
ne, mdique la direction de son trajet. 
apports. Très-profondement située, et néanmoins pouvant 
mise à découvert d.ans tous les points de sa longueur, la 
le antérieure répond : i° en arrière, au ligament inter- 
Lix dans ses trois quarts supérieurs et au tibia dans son 
t mfeneur : elle est accolée au ligament interosseux, sur 
?1 elle est maintenue par une lume aponévrotique; en 
que dans lampratation de la jambe, eile se retire 
'ces deux lames, où quelquefois elle est difficile à sai- 

a lier. 



Rapports. 
'. En arrière; 



a°. En avant, elle est recouverte successivement par b 

a°. Rapports ... » • i. i m i> 

de la tibiale jambier antérieur, l extenseur commun des orteils et 1 exte 

antérieure en seur propre du gros orteil ; elle occupe précisément le i ■ 
* veau delà ligne celluleuse qui sépare le jambier antérief 

et les extenseurs ; en sorte que c'est sur celte ligne que l'i 
devrait diriger l'instrument pour la ligature de ce vaissea ; 
en bas, elle n'est séparée de la peau que par l'aponévrce 
jambière et par la saillie du tendon de l'extenseur propre u 
gros orteil, d'où la possibilité de la compression duvaisseît. 

3'. En dedans • 3° En dedans, elle répond au jambier antérieur, puis u 
tibia, puis au tendon de l'extensesur propre du gros ortfi, 
dans la gaîne duquel elle est logée. 

4». En dehors. 4" En dehors, se voit l'extenseur commun, puis l'extft 

seur propre et l'aponévrose jambière : le nerf tibialaiiléri<(| 

lonofe le côté externe de l'artère dans toute son étendue, 

Brancbes Branches collatérales. Très -petites et très -multiplié» 

«ollatéraies. ^\\^^ ^^ distribuent aux muscles et à la peau. Parmi ces bri 

ches, on remarque la récurrente tibiale antérieure et les ml\ 

léolaires externe et interne. 

Récurrente Récurrente tibiale antérieure. Quelquefois très-consiî 

tibiale anté- rable : née de la tibiale au moment où elle vient de franc i| 

mure. j^ ligament interosseux , elle remonte obliquement en s 

dans entre le jambier antérieur et la tubérosité externe 
tibia, contre laquelle elle est accolée, et s'épanouit en 
meaux divergens périostiques et articulaires , dont les ui 
ascendans , vont s'anastomoser avec l'articulaire infériej 
externe j les autres, transverses, avec l'articulaire infériei 
interne. J'ai vu la récurrente tibiale antérieure, volumlnei 
se porter transversalement au-dessous de la rotule, et se 
miner sur la tubérosité interne du tibia. 

Artères malléolaires , mieux nommées artères articulai 
Artères ma - jjstijj^u^es en interne et en externe, 

leoiaires. o 

i" La malléolaire ou articulaire interne naît au niveai 
I». Malléo- , 

laire ou arti- ligament dorsal du tarse, se porte transversalement 
*nlair« interne (j^dans au-dessous du tendon du jaimbier antérieur e 



AaTillE TIBIAi:.! AN7IKRIEURE. %^% 

divise en deux branches : une pro/bnUe ou articulaire qui s'en-, 
fonce perpendiculairement dans rartioulation tibio-tarsienne 
à laquelle elle se distribue; l'autre superficielle ou mal- 
iéolaire proprement dite , qui se porte au-dessus de la mal- 
léole, et se distribue sur elle, au côté interne du tarse, 
jusqu'à la région plantaire interne , où elle s'anastomose avec 
des branches fournies par la plantaire interne. 

a" La malléolaire ou articulaire externe, plus considérable 
que la précédente , présente de nombreuses variétés sous le ou articulS 
rapport de §on origine/ Ainsi quelquefois elle naît sous le liga- «tera«. 
ment dorsal du tarse au même, niveau que la malléolaire in- 
terne ; souvent elle naît de la tibiale à deux ou trois pouces JanétAj 
environ au-dessus de ce ligament,- quelquefois elle est 
fournie par l'artère péronière postérieure, et traverse la 
partie inférieure du ligament interosseux,- enfin, le plus 
souvent elle vient par deux racines , dont l'une, plus ou 
moins grêle, e$t fournie par la péronière; et l'autre, plus 
considérable , est fournie par la tibiale. 

Ces différences d'origine influent sur le trajet de cette „ ., , 
artère qui, dans le cas où elle naît sous le ligament du tarse, dans le trajet, 
se porte transversalement en dehors , pour s'infléchir au 
devant de la malléole externe, et se porter d'arrière en avant, 
comme le tarse sur lequel elle appuie. C'est au moment où 
l'artère change de direction qu'elle reçoit la branche émanée 
de la péronière postérieure. Dans le cas où la malléolaire ex- 
terne naît plus haut, elle se porte obliquement en bas, au de- 
vant de la malléole externe, puis sur le côté externe de l'as- 
tragale. Dans tous les cas , la malléolaire externe se porte 
J'arriére en avant sur le côté externe du cuboïde, et vient s'a- 
lastomoser en arcade avec l'artère dorsale du tarse. Accollée 
lUX surfaces osseuses pendant son trajet, croisée par le tendon 
le l'extenseur commun, elle donne : i° des rameaux malléo- 
aires qui viennent se ramifier sur la face externe de la mal- Rameaux 

' 1 , , , malieolaires. 

eoie; 2 des rameaux articulaires très considérables qui 
enfoncent dans l'articulation tibio-tarsienne : je signalerai Articokires. 



Calcaniens 
externes. 



Artère 
dleuse. 



Limites, 



pe- 



Varîétés 
d'origine. 



Calibre. 



Direction. 



224 ANG^TOLOGIE. ' 

celui qui pénètre dans le creux astragalo-calcanien ; 3" des 
rameaux calcaniens externes qui passent sous les tendons des 
péroniers latéraux, s épanouissent sur le côté externe du cal- 
canéum , où ils se tern)inent en s'anastoraosant avec la pé- 
onière, et avec quelques rameaux de la plantaire externe. 
Plusieurs se réfléchissent sur la face supérieure du calca- 
néum , au-devant du tendon d'Achille , pour s'anastomoser 
avec l'artère tibiale postérieure. 

Artère pédieuse. 

Uartère pédieuse ou dorsale du pied est la continuation 
de l'artère tibiale antérieure, qui prend le nom de pédieuse 
au sortir du ligament dorsal du tarse, et se termine à la 
plante du pied, en se continuant avec l'aicade plantaire. Il 
n'est pas rare de voir la pédieuse naître par deux racines , 
dont l'une est formée par la tibiale antérieure qui est beau- 
coup plus petite que de coutume, et comme épuisée au voi- 
sinage de l'articulation du pied, et dont l'autre est formée 
par la péronière alors très -volumineuse, qui traverse la 
partie inférieure du ligament interosseux. Dans les cas assez 
rares où on voit la tibiale antérieure manquer entièrement, 
et remplacée par de petites artères perforantes venues de la 
tibiale postérieure ou de la péronière, la pédieu'se est en- 
tièrement fournie par la péronière. 

Le calibre de l'artère pédieuse varie d'ailleurs beaucoup j 
il est en général en rapport direct avec celui de la tibiale an- 
térieure que j'ai vue aussi volumineuse que la tibiale 
postérieure et la péronière réunies, et en raison inverse du 
calibre de ces dernières artères. 

Direction. La pédieuse marche horizontalement et direc- 
tement d'arrière en avant sur la face dorsale du pied jusqu'à 
l'extrémité postérieure du premier espace interosseux. Là, elle 
s'infléchit à angle droit, pour traverser cet espace, à la 
manière d'une perforante, et se termine en se continuant 
avec l'arcade plantaire. 

La direction delà portion dorsale de la pédieuse est tracée 
par une ligne étoufluc de ia partie moyenne de Tarticulation 



ARTÈRK PÉDIEUSE. . 225 

tlbio-tarsienne, à l'extrémité postérieure du premier espace 
interosseux. 

Rapports. Appliquée contre les os du tarse, sur lesquels 

„ . , . , , Rapports 

elle est maintenue par une lame aponevrotique , la |pedieuse de l'artère pé- 

est séparée de la peau par l'aponévrose du pied, et de plus, *^^^°*^* 

en avant, par le muscle pédieux. Elle longe le côté externe du 

tendon du muscle extenseur propre du gros orteil, dont la 

saillie l'éloigné des tégumens, en sorte qu'on peut découvrir 

l'artère dans toute sa longueur en incisant le long du bord 

externe de ce tendon. Il n'est pas sans intéiêt de remarquer 

que sous leiigament dorsal du tarse, la pédieuse est située 

dans la même gaîne que le tendon extenseur du gros orteil. 

Branches collatérales. Elles sont internes et externes. 

A. Les internes., très-multipliées, mais sans nom , viennent 

, , , ^ , . , , Branches 

se répandre sur le cote interne du tarse, et s anastomoser collatérales 

sur le bord interne du pied, soit entre elles, soit avec les mal- ii^temes. 

léolaires internes , soit avec la plantaire interne. Parmi elles, 

le décrirai sous le nom de sus-tarsienne interne une branche c . • 
•* ons-tarsien- 

remarquable par son trajet : elle se dirige obliquement en ne interne, 
avant et en dedans jusqu'au niveau de l'extrémité postérieure 
du premier métatarsien, et se continue quelquefois le long 
du bord interne de cet os , pour constituer la collatérale in- 
terne du gros orteil : d'autres fois, elle se réfléchit sous le pre- 
mier métatarsien, pour aller s'anastomoser directement avec 
la plantaire interne , après avoir fourni un grand nombre de 
rameaux au côté interne de l'articulation métatarse phalan- 
gienne du gros orteil. 

B. Parmi les branches externes , il en est deux qui méri- 
tent une description particulière : ce sont \ artère dorsale ^^y^^^^^^y^^^^^ 
du tarse ou sus-tarsienne externe.^ et l'artère dorsale du rnéta- ternes. 
tarse ou sus-métatarsienne. 

1°. \lartère sus-tarsienne externe présente un volume va- i». Dorsale 
riable, presque toujours en raison inverse de celui de la ^^ *^^^^ °" 

1. / 1 . T , , . 1, . sus - tarsienne 

malleolaire externe, et de la sus-metatarsienne. J ai vu cette externe. 
3. i5 



aa6 AWGiioLOGii. 

branche tellement volumineuse qu'elle égalait la pédieuse, 

dont elle semblait être une branche de bifurcation. 

Elle se porte transversalement en dehors au-dessous du 

Rameaux ^nuscle pédieux, s anastomose largement avec la malléolaire ex- 

calcanéens. terne, et envoie, i°sur le côté externe du calcanéum des bran- 

Cab di *^^^^ ï^*^ s'anastomosent avec la péronière ; 2" sur le cuboïde, 

une branche quelquefois assez considérable pour qu'on puisse 

la regarder comme la continuation de l'artère, et qui va sous la 

plante du pied s'anastomoser avec la plantaire externe; 3° en 

avant, des branches qui viennent s'anastomoser avec l'artère 

sus-métatarsienne que la tarsienne externe remplace quelque- 
Métfttarsîens. „ . . 11 r • 1 • i 1 t-v 

lois en partie, car elle touinit les«interosseuses dorsales. Dans 

..r .w j un cas où la sus-tarsienne était très-volumineuse, elle se portait 
Variétés de ' ^ . 

diitribation. transversalement en dehors jusque sur le côté externe du 
cuboïde, se réfléchissait d'avant en arrière sur la face externe 
du calcanéum , et s'anastomosait très-largement sur cette 
face externe avec la malléolaire externe et la péronière. 
Dans un autre cas , elle se divisait en deux branches : l'une 
qui se portait transversalement en dehors jusque sous la 
plante du pied; l'autre qui allait former l'interosseuse dorsale 
du quatrième espace interosseux. 
. , 2°. Artère sus-métatarsienne. Elle naît en général de la 

a». Artère ^ , , . , 

sus -métatar- partie antérieure de la pédieuse, au niveau de l'extrémité 

Bienne. postérieure du premier espace interosseux , quelquefois 

par un tronc commun avec la précédente. Dans l'état le plus 

Arcade dor- régulier, elle se porte transversalement en dehors, au niveau 

•aie du meta- Je l'extrémité postérieure des os métatarsiens , et constitue 
tarse. , 

\ arcade dorsale du métatarse. 

De la convexité de cette arcade qui regarde en avant , par- 

Interosseuses , . , 

dorsales. tent trois branches , ce sont les artères interosseuses dorsales 
qui longent la face dorsale des trois derniers espaces inter- 
osseux, et, parvenues au niveau des articulations métatarso- 
phalangiennes se divisent en deux rameaux collatéraux pour 
les orteils correspondans. Dans leur trajet le long de chaque 
espace interosseux, les interosseuses dorsales reçoivent deux 



AB.TE&K PÉfiONIÊnK. ààiy 

perforantes, savoir : une perforante postérieure âu îiiveaii de 
l'extrémité poste'rieure de l'espace interosseux et une perfo- ^^^ '°*^''' 

. . ' . tjm_ • 1 i> / . , , . ^ / osseuses dor- 

rante anteneurê^n niveau de 1 extrémité antérieure de ce sales lecou- 
même espace. Cette disposition explique l'apparente sinffu- '^'^^^^ ^" P^""" 

k- / j 1, • 1 T T , forantes anté- 

rite de 1 augmentation de volume des interosseuses dor- riemes et pos- 

sales, d'une part, au niveau de l'extrémité postérieure, et, ^^''ieares. 

d'une autre part, au niveau de l'extrémité antérieure de ces 

espaces. Chez quelques sujets, les interosseuses dorsales sont 

exclusivement fournies par les perforantes. 

Il n'est pas fort rare de voir manquer l'artère sus-métatar- 
sienne et les interosseuses dorsales ; les artères interosseuses 
plantaires y suppléent.^ 

Uinterosseuse dorsale du premier espace interosseux est 
fournie directement par la pédieuse , au moment où cette interossense 
artère s'enfonce dans le premier espace interosseux : plus nSer^ " espacé 
volumineuse que les précédentes, elle se comporte d'ailleurs interosseux. 
de la même manière. 

Assez souvent l'interosseuse dorsale du deuxième espace 
interosseux est fournie directement par la pédieuse. 



TRONC TIBIO-PEROWIER. 



Le trône tïbio-péronier ^ branche postérieure de la bifur- 
cation de l'artère poplitée, est limitée supérieurement par l'o- 
rigine de la tibiale antérieure, et mférieurement, par sa di- 
vision en deux branches : la tibiale postérieure et la péro- 

niere. La longueur du tronc tibio-péronier est d'un pouce à , ^°"&!'^°'" 
j. T . T \ o • 1 • da tronc tibio- 

dix-huit lignes, quelquefois de six hgnes j elle peut s'élever péronier. 
jusqu'à deux et trois pouces; j'ai vu ce tronc s'étendre jus- 
qu'à Ja partie interne du calcanéum, où il se divisait en plan- 
taire interne et en plantaire externe. 

Continuation de la poplitée, sous le point de vue de la di- 
rection, ce tronc est en rapport avec le muscle soléaire qui ^ji,^^?^'^* ^* 
est en arrière et les muscles de la couche profonde qui sont 
en avant. 

Collatérales, Le tronc tibio-péronier fournit, i^ une hran- collatérales. 



Limites. 
Calibre. 



aaS ANCtIOLOOXE. 

_ , che récurrente interne qui traverse le muàcle soléaire d'arrière 

1°. JJranche •• 

récurrente in- en avant, se contourne sur le bord interne du tibia, se réflé- 
terne. ^l^-j. ^^ ^^^ ^^ j^^^^ ^ ^j vient s'anastoniosei^ir la tube'rosité 

A .' interne de cet os avec l'articulaire inférieure interne : ct" ïar~ 

Artère nour- ' 

ricière du ti- tère nourricière du tibia; 3° une très-grosse brandie, et même 

plusieurs branches solêaires^ qui s'enfoncent dans l'épaisseur 

Branche da des insertions péronières du muscle soléaire, et s'anasto- 

90 eaire. mosent avec la tibiale antérieure et l'articulaire inférieure 

externe. Lorsque le tronc tibio-péronier est court, la bran- 
che du soléaire est fournie par l'artère péronière. 

Artère péronière. 

JJ artère péronière & élexïà de la bifurcation du tronc tibio- 
péronier jusqu'au calcanéura. Son calibre , généralement 
moins considérable que celui de la tibiale postérieure, et 
même que celui de la tibiale antérieure, est en raison inverse 
du diamètre de ces deux vaisseaux, et plus particulièrement 
de la tibiale antérieure , qu'elle supplée souvent dans une 
partie de son trajet. On l'a trouvée remplacée, dans certains 
cas, par de petites branches qui venaient de la tibiale pos- 
térieure. 

Verticalement dirigée le long de la face postérieure du 
Direction et péroné doHt elle est séparée par le fléchisseur propre du 
^ ' gros orteil , recouverte par le muscle soléaire, elle s'enfonce 
intérieurement entre le fléchisseur propre du gros orteil et 
le jambier postérieur pour s'appliquer contre le ligament 
interosseux , à la partie inférieure duquel elle se divise en 
deux branches, \ une postérieure ^ l'autre antérieure. 

Branches collatérales. Ce sont, i" des branches posté- 
coUatérales rieurcs qui fournissent au soléaire; elles sont très-multi- 
pliées: les supérieures considérables viennent souvent du 
tronc tibio-péronier; i° des branches internes et externes qui 
se portent aux muscles de la couche profonde de la jambe. 
Parmi les branches internes, on doit signaler une branche 
anastomotique transversale ou oblique, étendue de la péro- 



ARÏtRE TIBIALK tOSTÉRIE.URK. SaQ 

liière à la tibiale postérieure. Quelquefois cette branche 
anastomotique est très-considérable;et, danscecas, on voitla aiiastomotiqae 
tibiale postérieure, plus ou moins grêle jusque-là, augmenter 
de calibi^e après l'avoir reçue , pour aller fournir les artères 
plantaires. 

h Tranches terminales, i° La branche terminale antérieure Branches 

/i . ' .\ , / .> j ' ■ „ _ ternaînales. 

ou perforante peronieî'e , nommée peroniere antérieure par 

\ -^ ^ . ' , ^ . . ,,, . j ,. Perforante 

quelques anatomistes , traverse la partie mterieure du liga- péionière , ou 
mentinterosseus, descend sur l'extrémité inférieure du tibia, péronière an- 

, ,1 > 11 ' 1 • térieure. 

et vient s anastomoser avec 1 artère malleoiaire externe 
qu'elle forme quelquefois. 

Cette branche, ordinairement très-grêle, présente quel- 
quefois un calibre égal à celui de la division postérieure , calibre, 
ou même un calibre supérieur, pour remplacer la partie 
inférieure de la tibiale antérieure , qui est alors excessive- 
ment grêle, et vient constituer la pédieuse. Presque toujours 
une branche anastomotique avec la tibiale antérieure est le 
vestige de cette disposition. 

a° La branche postérieure de bifurcation de la péronière , 
qu'on pourrait appeler calcanéenne externe^ continue le tra- 
jet de l'artère péronière, derrière la malléole externe, sur la- calcanienne 
quelle elle s'appuie, le long du bord externe du tendon d'A- «^t«'^°<'- 
chille, séparée de la peau par l'aponévrose jambière et par une 
autre lame aponévrotique. Elle fournit en dedans, au niveau 
du bord postérieur de l'extrémité malleoiaire du tibia , une 
branche transversale qui va s'anastomoser avec la tibiale pos- g^^ anasio- 
térieure. S'épanouissant ensuite sur la face externe du calca- moses avec la 

' \\ c • 11' 1 1 j malleoiaire et 

neum, elle lourmt aux attaches calcaneennes des muscles de je plantaire ex- 

la plante du pied, à la peau du talon, et s'anastomose avec ternes. 

la malleoiaire externe ainsi qu'avec la plantaire externe. 

De petites branches ascendantes passent au-dessus du cal- ^^*^ ^ ,**' 

canéum et s'anastomosent par arcade au-devant du tendon rieure. 

d'Achille avec des branches correspondantes fournies par la 

tibiale postérieure. J'ai vu la branche postérieure de bifurca- 



a3o ANG^IOLOGIB. 

tion de la péronière ou calcanéenne externe, fournie par la 
tibiale postérieure. 

Artère tibiale postérieure. 
Branche interne de bifurcation du tronc tlbio-péronier , 

Limites. la tibiale postérieure , pai'venue dans la gouttière calcanéenne, 
sous le ligament annulaire interne du tarse, se termine elle-, 
même par une bifurcation en plantaire interne el plantaire 

Calibre. externe. Son calibre , plus considérable que celui des autres 
artères de la jambe , est généralement en raison inverse de 
celui des artères tibiale antérieure et péronière. Ainsi, chez 
un sujet dont l'artère tibiale antérieure et la pédieuse étaient 
très-considériibles , la tibiale postérieure et la plantaire in- 
terne avaient à peine le tiers de leur calibre ordinaire. D'abord 

Rapports: obliquement dirigée en dedans, puis verticalement en bas, 

1° En avant , ]^ tibiale postérieure répond : i° en açant, au muscle jambier 
postérieur; plus bas , au fléchisseur commun des orteils qui 
la sépare du tibia; plus bas, au bord postérieur de la mal- 
léole interne, dont la séparent les tendons du jambier pos- 
térieur et du fléchisseur commun des orteils; plus bas en- 
core , à l'articulation tibio-astragalienne , et tbfin , sous la 
voûte calcanienne, à la coulisse du jambier postérieur. 2.° En 

„T7 .< arrière, recouverte d'abord par les jumeaux et le soléaire, elle 
a" lin arrière. ' r j ' 

se trouve , au défaut de ces muscles, c'est-à-dire dans le tiers 
inférieur de la jambe, en rapport avec le bord interne du 
tendon d'Achille, et séparée de la peau par deux lames apo- 
névrotiques. Le nerf poplité interne longe le côté externe 
de cette artère. 

11 suit de là que la tibiale postérieure peut être compri- 
mée et mise à découvert dans toute l'étendue du tiers infé- 
rieur de la jambe. 

Branches collatérales. Très-peu considérables et ne méri- 
collatérales, t^^t point Une description particulière : les unes, postérieures, 
se portent aux muscles soléaire et jumeaux; les autres, anté- 
rieures, sont destinées aux muscles de la couche profonde et 
au périoste du tibia. Souvent l'artère nourricière principale 



ARTÈRES ïliANTAIKES. ftSl 

du tibia, que nous avons dit venir du tronc tîbio-péronier, est ^ ^ 
fournie par la tibiale postérieure. La plupart des branches in- inférieures iao* 
férieures internes traversent le fléchisseur commun des or- *^^'"^^- 
teils, se réfléchissent sur le bord interne du tibia pour se ré- 
pandre dans le périoste et dans les tégumens; enfin , au ni- Branche 
veau du bord postérieur de l'extrémité inférieure du tibia , anastomotiquo 

». . , , , . , avec la péro- 

se voit une petite branche transversale qui s anastomose avec njère. 
la branche correspondante indiquée à l'occasion de la pé- 
ronière. 

Sous la concavité du calcanéum et avant sa division , la .-franches 
tibiale postérieure fournit, i<» plusieurs branches calcanéen- que forment la 
nés , dont les uh^s couvrent de leurs ramifications la face rienre sons la 

interne du calcanéum , dont les autres remontent au-dessus concavité du 

, 1 ' • > I 1 calcanéum. 

de cet os pour s anastomoser avec la peroniere; 2° des bran- 
ches articulaires pour les articulations tibio- tarsiennes et 
astragalo-calcanéennes ; 3" quelques branches qui remontent 
sur le bord interne du tarse pour s'anastomoser avec la mal- 
léolaire interne. 

Plantaire interne et plantaire externe. 

Branches terminales de la tibiale postérieure, \a plantaire 
interne et \a plantaire externe naissent dans la concavité du 
calcanéum, sous le ligament annulaire interne du tarse. 

Plantaire interne. Ordinairement beaucoup plus petite ^ plantaire 
que la plantaire externe, elle se porte horizontalement d'ar- interne, 
rière en avant, le long du côté interne de la plante du pied , 
entre l'adducteur du gros orteil et les tendons du long flé- 
chisseur commun des orteils; plus en avant, elle est subja- Rameaux 
cente au court fléchisseur , fournit à ces muscles , envoie ascendans et 

1 • 1 , ,. , obliques. 

plusieurs rameaux ascendans et obliques aux nombreuses 
articulations du tarse, s'anastomose largement par des bran- 
ches internes avec la malléolaire et la sus-tarsienne internes, 
et se termine de diverses manières. Sa terminaison la plus Terminaison 



fréquente est la suivante : arrivée a 1 extrémité postérieure ^^^^ 

du premier métatarsien, elle se divise en deux branches: Branche in- 

'une interne^ qui longe le côté externe de l'abducteur du terne, 



Branche es- 
terne. 



Branche 
cutanée. 



Plantaire 
externe. 



Direction 
(le la plantaire 
externe. 



Arcade 
plantaire. 



yariétéï. 



282 ANGÉIOLOGIE. 

gros orteil, et se dévie un peu pour aller former la collatérale 
interne du gros orteil; l'autre externe^ plus ou moins con- 
sidérable, qui s'anastomose avec le tronc commun des colla- 
térales du premier et du deuxième orteil. Nous pouvons 
considérer comme branche de terminaison une artère cuta- 
née qui traverse l'aponévrose plantaire et se distribue à la 
peau et au tissu cellulaire sous-cutané du côté interne du 
pied. J'ai vu la plantaire interne , très-petite , se terminer 

dans le court fléchisseur du s^ros orteil. 

o 

Plantaire externe. Continuation directe de la tibiale pos- 
térieure sous le rapport du calibre, qui cependant ne sur- 
passe pas 5 dans certains cas , celui de la plantaire interne , 
la plantaire externe se porte obliquement en bas , en dehors 
et en avant, sous le calcanéum , entre le court fléchisseur 
commun et l'accessoire du long fléchisseur commun des 
orteils ; aussitôt qu'elle atteint le bord externe du court flé- 
chisseur , sur la limite aponévrotique qui sépare ce muscle 
de l'adducteur du cinquième orteil, elle se porte directement 
en avant; et, parvenue au-dessous de l'extrémité postérieure 
du cinquième métatarsien , elle change de direction , se re- 
courbe de dehors en dedans et d'arrière en avant , pour ga- 
gner l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, 
où elle s'anastomose par inosculation avec l'artère pédieuse : 
c'est cette courbe, étendue du quatrième au premier espace 
interosseux , qui constitue V arcade plantaire. Obliquement 
couchée au-dessous des extrémités postérieures des métatar- 
siens, et quelquefois au-dessous de la partie moyenne de ces 
os, entre ces os et le muscle abducteur oblique du gros 
orteil, l'arcade plantaire, qui appartient à la fois à la pé- 
dieuse et à la plantaire externe , établit une communication 
non interrompue et à plein canal entre la tibiale antérieure 
et la tibiale postérieure. J'ai vu cette arcade exclusivement 
formée par la pédieuse, la plantaire externe très- grêle se 
terminant dans l'abducteur et le court fléchisseur du petit 
orteil ; d'autres fois , la plantaire externe ne communique 



ARTSKKS PLAMAiRES. ^SS 

avec l'arcade plantaire qu'à l'aide de petits rameaux. 
Avant de devenir arcade plantaire, la plantaire externe 
fournit: i" une branche calcanéeiine inférieure qui se porte i» Branche 
transversalement en dedans , au devant de la tubérosité du î^^f^j^^pg 
calcanéum , au - dessus du court fléchisseur commun des 
orteils, et se termine dans les muscles de la région plantaire 
externe; i^ des branches musculaires aux muscles de la ré- 
gion plantaire externe, au court fléchisseur commun, à l'ac- 
cessoire ; 3° des branches périostiques , osseuses et articu- Branches 

' . . •' 1 j lunsculaires et 

culaires^aux os et aux articulations correspondantes du périostiques. 
tarse. 

De l'arcade plantaire partent : i° des branches supé- 

r , I • • ^ !■ 2* Branches 

rieures ou perjorantes postérieures qui traversent perpencli- perforantes 
culairement de bas en haut l'extrémité postérieure de l'espace postérieares 
interosseux et vont s'anastomoser avec les inlerosseuses dor- 
sales. Il n'y a que trois perforantes postérieures, lesquelles 
sont destinées aux trois derniers espaces interosseux : la pé- 
dieuse représente la perforante du premier espace. 

2°. Des branches antérieures. Au nombre de cinq, dont Branches 
quatre interosseuses plantaires^ distingués par les noms numé- 
riques de première, deuxième, troisième, en procédant de 
dedans en dehors ; la cinquième branche antérieure est la col- 
latérale externe du petit orteil. 

Les interosseuses plantaires se portent toutes d'arrière en 

, . ,, . , . Direction 

avant, dans 1 espace interosseux correspondant, puis entre des interossen- 
les articulations métatarso-phalangiennes, donnent supé- *^^ plantaires. 
rieurement au niveau de l'extrémité antérieure des os méta- 
tarsiens un petit rameau perforant antérieur^ qui va s'anasto- Rameau per- 

1 • ^ 11 ^ forant anté- 

moser avec les interosseuses dorsales , et parvenues au- ^j^^. 
devant de l'extrémité postérieure des premières phalanges, se 
divisent en deux branches qui constituent les collatérales r ii .^ i 
interne et externe des orteils correspondans , et se com- externes et in- 
portent absolument de la même manière que les collatérales ^^"'^ ®^ °^' 
des doigts ; c'est-à-dire que les interosseuses interne et ex- 
terne de chaque orteil s'anastomosent par un petit rameau 



234 ANGÉIOLOGIE. 

transversal au niveau de la deuxième phalange, s'anastomo- 
sent en arcade au niveau delà partie moyenne de la dernière 
phalange et se distribuent en presque totalité à la peau. 
La première interosseuse plantaire mérite une descrip- 

Première tion spéciale. Très volumineuse, elle naît dans le point 
interosseuse ,.,,,,. ^ 

plantaire, prccis OU la pedieuse se continue avec l'arcade plantaire, 

et semblerait une branche de bifurcation du premier 

Branche in- de CCS vaisseaux ; elle se porte sous le premier métatar- 

sien, et parvenue derrière 1 extrémité antérieure de cet os, 

fournit en dedans une branche qui va quelquefois former 

la collatérale interne du gros orteil, se divise en dehors pour 

se placer entre les articulations métatarso-phalangiennes 

des deux premiers orteils, et se divise en collatérale externe 

Branches du, gros orteil et collatérale interne du second orteil^ 

terminales. \^ collatérale externe du gros orteil, parvenue à la partie 
moyenne de la première phalange, fournit en-dedans une 
branche qui va s'anastomoser avec la collatérale interne du 
gros orteil, et même qui va quelquefois former cette dernière 
collatérale. 
Collatérale ^^ collaiéi aie externe du petit orteil^ qu'on peut presqu'in- 

externe du pe- différemment considérer comme une branche de la plantaire 
externe, ou comme une branche de l'arcade plantaire, se 
porte en avant au-dessous du muscle court fléchisseur du 
petit orteil, et se termine le long du bord externe de cet 
orteil, en s'anastomosant avec les artères dorsales du tarse et 
du métatarse. J'ai vu cette branche fournir les collatérales 
externe et interne du petit orteil. 

PARALLÈLE ENTRE LES ARTERES DU MEMRRE THORACIQUE ET LES 

ARTÈRES I>U MEMBRE ABDOMINAL. 
Parallèle 

entreles troncs Deux troncs donnent toutcslcs artères des membres abdo- 

qui iûurnis- ^ __ ... .a ,.., 

sent au niem- minaux : cc sont les iliaques primitives, bientôt subdivisées 
tre supérieur ^^ iliaque interne et iliaque externe. Trois troncs donnent 

et . ceux qui '^ . i a 

fournissent au les artères des membres thoraciques et de la tête: ce sont, 
mem re infe- j'^j^g part, le tronc bracliio-céphalique , bientôt subdivisé 



PARAILÊLE ENTRE LES ARTÈRES, ETC. a35 

en carotide primitive et en sous-tlavière, et d'une autre part, 
l'artère carotide primitive et la sous-clavière gauches , les- 
quelles pourraient à la rigueur être considérées comme 
formant un tronc commun. Quatre troncs existent donc en 
définitive pour les parties supérieures comme pour les parties 
inférieures. 

L'artère carotide primitive destinée à la tête, ne saurait ,. - 

^ , , ' L artère ca« 

être comparée à l'hypogastrique destinée au bassin et aux rotide primi- 
organes renfermés dans sa cavité: mais comme le bassin est Vj^ "* *'"^'^* 

" ^ ^ être comparée 

le représentant de l'épaule, on peut trouver quelque analogie, à Thypogas- 
sinon pour l'origine, au moins pour la distribution, entre les *"^"^' 
artères du bassin et les artères de l'épaule. 

L'artère iliaque externe représente la sous-clavière, dont les j^, ^^. ,,. , 
branches collatérales plus multipliées, sont en partie repré- que externe 
sentées parles branches pariétales pelviennes de l'hypogas- sous-ckv?ère^* 
trique. Ainsi, l'os coxal, aussi bien que l'omoplate , est comme 
cerné par un cercle artériel. La scapulaire postérieure qui 
longe le bord spinal de l'omoplate, représente la circonflexe 
iliaque qui contourne la crête ihaque , et se distribue dans 
les muscles des parois abdominales, de même que la scapu- 
laire postérieure se distribue dans les grand dentelé et 
rhomboïde. Je ne pousserai pas plus loin l'analogie en com- 
parant les sus et sous-scapulaires et la mammaire interne 
avec les artères ischiatique, fessière, obturatrice et honteuse 
interne. 

L'artère axillaire et Fhumérale représentent la fémorale 

«* Ir, »,„„Tt ' Artères axîl- 

et la pophtee. , . , , 

^ r laire et hume- 

L'humérale profonde représente la fémorale profonde; ""^'^ , «ompa- 
les circonflexes de la fémorale répondent aux circonflexes raie ^et Tu 
jet à la scapulaire inférieure del'axillaire: les anastomoses des popl^tée. 
circonflexes fémorales avec l'obturatrice , la fessière, et 
'obturatrice représentent les anastomoses des circonflexes 
bumérales et scapulaire inférieure de l'axillaire avec les sus- 
icapulaire et scapulaire postérieure de la sous-clavière. 

La portion poplitée de la fémorale représente la portion 



a 36 ANCÉIOLOGÏE. 

de l'humerale qui répond au pli du bras; les collatérales in- 
terne et externe de l'humérale, et les récurrentes radiales 
et cubitales, forment autour du coude des cercles anasto- 
motlques tout-à-fait analogues à ceux des articulaires supé- 
' rieures de la poplité avec les articulaires inférieures, et la 
récurrente tibiale antérieure. 

La bifurcation de la poplitée en tibiale antérieure et en 

Parallèle j^onc tibio-péronier représente la bifurcation de l'humérale 
entre les arte- _ ^ i 

res de la jambe en radiale et en cubitale : la tibiale antérieure représente la 
r'v *^tb* portion anti-brachiale de la radiale; la pédieuse, la portion 
carpienne de la radiale; l'arcade plantaire, suite de la pé- 
dieuse, représente l'arcade palmaire profonde, suite de la 
radiale. 

Le tronc tibio-péronier représente la cubitale, l'artère ti- 
biale postérieure représente le tronc de la cubitale, la pé- 
ronière représente j'interosseuse anti-brachiale. De même 
que la péronière fournit souvent la pédieuse, de même lin» 
terosseuse fournit quelquefois la portion carpienne de la ra- 
diale. 
P ,11 I j . L'arcade plantaire est représentée par l'arcade palmaire 
artères de la profonde ; Ics artères luterosseuses plantaires et collatérales 
celles du pied* ^^^ ortells, par les artères interosseuses palmaires et collaté- 
rales des doigts. 

Si on demande pourquoi il n'existe pas d'arcade plantaire 
superficielle correspondante à l'arcade palmaire superficielle 
on peut répondre, i" que les artères de la région dorsale du 
pied sont bien plus considérables que celles de la région 
dorsale de la main ; 1° que la disposition concave et en voûte 
de la plante du pied , met l'arcade plantaire à l'abri de la 
compression à laquelle est soumise la main, à raison de sa 
forme aplatie. 



DES VEINES. 



On donne le nom de 'veines( ç)X\-l ) à ceux des vaisseaux ^^n • > 
sanguins qui rapportent le sang des extrémités vers le cœur. 
On les appelle encore vaisseaux à sang noir par opposition 
aux artères qu'on nomme vaisseaux a sang rouge \xm\% cette 
dénomination est impropre , car les veines pulmonaires char- 
rient du sang rouge, et l'artère pulmonaire du sang noir. 

Il existe deux systèmes veineux correspondans aux deux 
systèmes artériels, savoir : le système veineux pulmonaire , qui " existe 
apporte le sang des poumons à l'oreillette gauche, et le sys- vetlaT^'"*' 
tème veineux général qui apporte le sang de toutes les parties 
du corps à l'oreillette droite. Il est un troisième système vei- 
neux , système de la veine-porte , appendice du système vei- 
neux général, que nous verrons représenter à lui seul un ar- 
bre circulatoire tout entier. Enfin un quatrième svstème ^^ quatriè- 

, . I , . ■•• ^ uie est parti- 

veineux, celui de la veine ombihcàle est particulier au cnlieiaufœtus 

fœtus. 

Idée générale du système veineux. 

Le système veineux général et le système veineux pul- j,, , , 
monaire, envisagés dans leur ensemble, représentent les ra- raie du sys- 
cines d'un arbre dont le tronc répondrait à l'oreillette droite 
pour le premier, à l'oreillette gauche pour le second. Tandis 
ique c'est d'un seul tronc artériel , de l'aorte, que procède le 
système artériel général, trois troncs veineux sont l'abou- 
tissant de toutes les veines, savoir: les deux veines-caves et 
la veme coronaire j de même dans le système veineux pul- 
monaire, à un tronc artériel unique répondent quatre veines, 
ieux pour chaque poumon. 

A chaque artère répondent ordinairement deux veines 



tème veineux, 



238 ANGÉIOLOSIK. 

Des veines qu'on appelle ses satellites et qui portent le même nom que 

satellites des n r m • • i i • 

artères. ^ artère; en outre, il existe, pour un certain nombre départies, 

des veines superficielles ou souS' cutanées qui forment un 

Des veines système tout-à-fait étranger aux artères, et qu'on peut consi- 
snperficielles. , i • i ' • 

derer comme des veines supplémentaires. 
jx , 1 Le nombre des veines est donc beaucoup plus considérable 
.reines. que celui des artères. Cette règle souffre cependant quelques 

exceptions. Il n'existe, en effet, qu'une seule veine satellite pour 
les gros troncs artériels et même pour quelques artères d'un 
moyen calibre; enfin, dans quelques cas exceptionnels, on ren- 
contre deux artères pour une veine. Ainsi, il n'existe qu'une 
veine mésentérique, une veine rénale, tme veine iliaque ex- 
terne , qui correspondent aux artères du même nom : à la 
veine ombilicale, répondent deux artères ombilicales; à la 
veine capsulaire , plusieurs artères capsulaires. 

Le diamètre des veines est impossible à apprécier d'une 

manière rigoureuse, vu les variations de calibre dont les rend 

impossibi- susceptibles leur excessive dilatabilité. — De là le défaut de 

lited apjnecier '■ 

le diamètre des toute harmonie entre les résultats obtenus dans cette appré- 
yeines. ciation par les divers auteurs. Ainsi , d'après Haller, la capa- 

cité des veines serait à celle des artères comme 2 est à i j 
d'après Borelli, comme 4 est à i; d'après Sauvages, comme 
g est à 4» 
Capacité da Considéré sous le rapport de sa capacité , le système vei- 
système vei- neux représente un cône tronqué, dont le sommet répon- 
drait au cœur, et dont la base répondrait aux extrémités d'o- 
rigine. Il résulte de cette disproportion entre la capacité des 
veines secondaires réunies, et celle des troncs que, dans l'or- 
dre de la circulation, le sang passe d'un espace plus considé- 
rable dans un espace plus étroit; circonstance favorable à la 
progression du liquide. 

L'étude des veinés présente à considérer leur origine, leur 
trajet, leurs anastomoses, leurs rapports, leur terminaison et 
leur texture. 



DES VEINES EN G^NlERAt. j^J 

Origine des veines. 
Les reines se continuent avec les artères. Les injections 

même les plus grossières, qui passent avec une si grande fa ^'' •''""""" 
rilitp rl^c oT-tAr,-.. ^ 1 • , ,, "ig^tdnae ta- se continuent 

cilite des artères dans les veines , établissent cette continuité '^'- ^'^ arté- 

que démontre d'ailleurs d'une manière péremptoire l'exa- "" 

men de la circulation dans le mésentère d'une grenouille ^''''''''^'^'^ 

Dans un certain nombre de parties, la continuiti entre les 

mères et les veines au lieu d'être directe, est établie à l'aide 

iun reseau vasculaire ou d'un tissu spongieux qui est lui- ^^^ 

neme entièrement veineux : exemple, le corps caverneux ^ï""^ ^«^-J 

infîn , la facilité avec laquelle les injections poussées dans ''^"• 

es veines des troncs vers les extrémités, s'échappent à tra- 

ers la surface des muqueuses, semble établir l'origine des Elles parais 

emes par des bouches ouvertes à la surface de ces mem- ''^' "-î^r« de 

ranes.Haller admettait des veines absorbantes qui naissaient —Z'"' 

e toutes les surfaces hbres. 

Trajet. 
Immédiatement après leur origine, les veines forment des 
seaux desquels partent des ramuscules qui s'anastomosent jy,,^^ ,. 
Jtre eux pour former des réseaux de plus en plus considé- -ticuir a" 
blés j ces réseaux constituent des rameaux qui se réunissent ISL ' ''"'' 
ccessivement de la même manière que les artères se sont ' " 
aseesj cest-à-dire , que les ramuscules forment par leur Rénnion en 
mion des rameaux , les rameaux des branc^s et les bran- """'""^ ' '"^ 
3S des troncs. Aux membres, les veines se partagent enfrct^"^" 
lix ordres : les veines superficielles et les i^eines profondes 
Les veines profondes, satellites des artères, affectent les 
^es rapports que ces dernières avec les os, les muscle., £0^1:1°"^"" 
nerfs, les aponévroses et la peau. Les veines profondes 
^. toujours accollées aux artères et contenues dans les mê- 
games fibreuses que ces dernières. Vainement a-t-on 
u chercher la loi qui préside aux rapports des artères E"^« «ont 

les veines. La Dosition rplatÎTro ^a ^-,„ • • toujours acoo- 

et posinon relative de ces vaisseaux, quoique lées aux artè- 
itante, ne paraît soumise à aucune régie générale. Les ^'^«• 
'orts intimes des artères et des veines, intéressans pour 



a40 'ÏNGÉIOLOCIK. 

le chirurgien qui doit minutieusement séparer les veines de 
l'artère dans la ligature de ce dernier ordre de vaisseaux, ne 
Secousses ^^ ^ont pas moins pour le physiologiste. Les secousses impri- 
iœprimées par mées par les battemens artériels au sang des veines satellites, 
^"^inlTrlhn- doivent y favoriser la circulation. J'ai vu dans quelques cir- 
des. constances, chez des individus dont le cœur était hypertro- 

phié, le jet de la saignée être saccadé comme s'il provenait 
d'une artère. 

Lorsque les veines profondes n'accompagnent pas les ar- 
Les veines ^ . , ' i m • •. 4. 

profondes tères, et il y a quelques exceptions a cet égard, il existe tou^ 

n'.-»ccompa. jo^rg ^^6 raisou physiologique particulière que l'observatior 

fouM ks °ar- peut déterminer. Ainsi, les sinus cérébraux, qui sont réelle 

tères. m.ent des veines , n'accompagnent pas les artères : les veine: 

sus-hépatiques, la veine ophthalmique , la veine azygos, n< 

sont point satellites des artères correspondantes. 

a" Les veines superficielles ne s'observent que dans les par 

perficldres. '"' ties où la circulation des veines profondes peut être plus o\ 

moins entravée par le fait de l'exercice des fonctions. L 

Leur néces- sang veineux ne circulant pas en effet, comme le sang ar 

"''^^ tériei, sous l'influence d'un agent d'impulsion immédiat, s 

ralentit par la cause la plus légère , d'où naît la nécessit 

d'une circulation supplébientaire. 

Les veines superficielles constituent donc, à l'égard de 
tuentTort veines profondes, une voie collatérale qui est utilisée dar 
circulation vei- |^ contractioiïfees membres supérieurs et inférieurs, ain| 
coSérak.'"' qu'on le voit chez les individus qui exercent beaucoup c 
membres. J'ai constaté que la langue présentait, ainsi que h 
membres, une circulation superficielle et une circulati(^ 
* profonde. Du reste, les veines superficielles sont place 
Leur situa- entre l'aponévrose contentive des muscles et la peau, do 
tioa générflle. ^^^^^ ^^^^ séparées par une lamelle aponévrotique f( 
mince ; elles sont accompagnées par les nerfs et par les v 
seaux lymphatiques sous-cutanés. 

De ce qui précède, il résulte que les veines profondes,! 
telUtes des artères, ne méritent pas de description spécia 
puisqu'elles affectent la même distri])ution et les nïê 



DES VEINES EN GÉNÉRAI. 24 1 

rapports que les artères : la description du système veineux 
sera donc limitée à celles des veines qui ont un trajet indé- 
pendant de celui des artères. 

Anastomoses, plexus veineux. 
Les anastomoses sont bien plus multipliées dans les veines 
que dans les artères : elles ont lieu par des vaisseaux bien Multiplicité 

plus considérables j disposition qui compense les inconvé- ^^ milité des 

T ,, , ,, 1,. , . T A • • 1 anastomoses, 

mens de 1 absence d un organe d impulsion direct. Ainsi les 

anastomoses par inosculation , les anastomoses par commu- 
nication latérale, transversale ou oblique, les anastomoses par 
convergence, s'observent partout et avec toutes les variétés 
imaginables. Les veines forment des réseaux losangiques par 
leurs rameaux ; les troncs et les branches communiquent lar- 
gement entre eux; savoir: les veines superficielles avec les 
veines profondes, les -veines superficielles et les veines pro- 
fondes entre elles, la veine-cave supérieure avec la veine- cave 
inférieure; en sorte qu'on pourrait dire que le système vei- 
neux tout entier lorme un reseau vasculaire ; et c est par-là veineux tout 

qu'il triomphe des obstacles qui ralentissent et même inter- entier consti- 
-, . ^ -, -, , .. ,, tue un réseau 

ceptent complètement le cours du sang dans telle ou telle ^asculaire. 

partie du système veineux. Pour que l'interception du cours 
du sang veineux soit complète , il faut en effet qu'il y ait 
oblitération non-seulement du tronc principal mais encore 
de toutes les voies collatérales. Un mode d'anastomose bien 
remarquable est celui-ci: Une veine collatérale naît de l'un 
des points d'une veine et se termine, dans la même veine, à 
une distance plus ou moins considérable, à la manière d'un ^ lïdTdSn 
canal destiné à réunir deux points éloignés d'un même fleuve. *^«^''' veineux 
Ce canal collatéral est destiné à recueillir un certain nombre ^° ^ " 
de veines qui, sans cette disposition, se rendraient dans le 
vaisseau principal. Une variété de cette anastomose est la Sui- 
vante: Une veine se divise en deux veines égales en cahbre, 
qui s'écartent, à angle très-aigu, ou plutôt qui marchent pa- 
rallèlement entre elles et viennent se réunir à une distance 
3. ■ 16 



24^ ANCélOLOeiB. 

plus ou moins considérable. La saphène présente souvent 
cette disposition. 
, Les plexus veineux, espèce de réseau inextricable, ne sont 

Les plexus ' ' ^ ' _ 

veineux sont autre cliose que le degré le plus élevé des anastomoses; ils 

e maximum gg rencontrent autour des parties dont la circulation est 
des anastomo- _ ... 

ses. susceptible de ralentissement, ou qui sont le siège de fonc- 

tions dont l'exercice nécessite une fluxion sanguine considé- 
rable : Exemple, plexus vésicaux, utérins, spermatiques, etc. 
Les veines sont rarement flexueuses comme les artères j 
Direction giJes sont au Contraire rectilignes. L'absence presque com- 

rectiligne des ■,. ^ n • ' • • ' 

veines, plète de ilexuosites est encore une circonstance qui atténue 

les inconvéniens du défaut d'agent impulsif ; car les flexuo- 
sités, en multipliant les frottemens, seraient une cause 
manifeste de ralentissement dans le cours du san» veineux. 
Les flexuosités sont en quelque sorte étrangères aux gros- 
ses veines; elles sont extrêmement prononcées dans les 
dernières radicules et dans les plexus. Les flexuosités <ïes 
veines sont généralement regardées comme une suite de leur 
développement exagéré. C'est ainsi que les veines hypertro- 
phiéesj, qu'elles soient variqueuses ou non variqueuses, 
décrivent des espèces de zig-zag aussi prononcés que pos- 
sible. 

Variétés. 

Les variétés de calibre, d'anastomoses et de terminaison ou 

Les variétés d'cmbouchure des veines sont tellement multipliées qu'il est 

de calibre, d'à- impossible de Ics comprendre dans une description générale: 

nastorooses et*- ^ '■ .., i' 

de terminaison il Semble que cc soit unc chose indifférente, pour la regu- 
des veines sont j^j,^!^^ des fonctions, qu'une veine s'abouche avec telle ou 

innombrables. _ , . 

telle partie du système veineux. On conçoit que les anas- 
tomoses veineuses étant très-multipliées et se faisant par 
des branches considérables, il importe peu que ce soit 
telle ou telle branche anastomotique qui prédomine. 
Terminaison. 
Les veines de toute la partie sus-diaphragmatique du 
corps se rendent à la veine-cave supérieure; les veines de la 



DES VEINES EN GENERAL. 243 

partie sous-diaphragmatique se rendent à la veine-cave in- 
férieure: les veines du cœur se rendent isole'ment dans l'o- . ^^* ^^°^ 
' . . veines - caves , 

reillette; les deux veines-caves communiquent entre elles par terminaisonde 
la veine azy^os et surtout par le système veineux rachidien, **^°*^® |^* ^^'* 

•' " i. J 7 jies ^ s anasto- 

de telle façon qu'elles se suppléent dans le cas d'oblitération mosent entre 
de l'une d'elles. ^l^^^- 

Valvules des veines. 

La présence de replis membraneux ou 'valvules dans l'in- 
térieur des veines est un des traits les plus caractéristiques de 
l'organisation de cet ordre de vaisseaux. La présence des val- 
vules se décèle à l'extérieur dans les veines injectées par des 
espèces de nœuds plus ou moins développés suivant les sujets. 

Si on ouvre sous l'eau une veine pourvue de valvules , on 
voit naître de sa surface interne des replis membraneux , es- 
pèces d'apophyses membraneuses (suivant l'expression de 
Charles-Etienne, qui paraît avoir découvert les valvules) qui 
sont ordinairement disposées par paires, rarement solitaires, Elles sont 
même dans les plus petits vaisseaux , plus rarement encore "disposées par 

... ,, . . paires. 

au nombre de trois , ainsi que Haller et Morgagni disent 

l'avoir observé; toutes les valvules présentent une forme 

semi-lunaire comme les valvules sigmoïdes de l'aorte et de 

l'artère pulmonaire; leur bord adhérent convexe regarde 

les extrémités; leur bord libre droit est dirigé vers le 

cœur. 

De leurs deux faces qui sont libres, l'une, c'est l'inférieure, 
regarde vers le centre du vaisseau; l'autre répond aux parois ^^"^ irection 
mêmes du vaisseau, qui présentent presque toujours à leur ni- 
veau une dilatation ou sinus au niveau des valvules, dilata- sious de la 
tion qui donne aux veines distendues un aspect noueux : ^"°^ ' ^^ "^" 
l'étranglement répondant au bord adhérent de la valvule, la que vahule. 
dilatation répondant à la valvule elle-même. 

Par une conséquence nécessaire de leur direction, les 
valvules permettent la circulation des extrémités vers le cœur, onseqn«i- 
mais s'opposent à la manière de soupapes mobiles à la circula- rection des 
tion du cœur vers les extrémités ; et c'est d'après le fait ana- ^^'^° ^*' 

i6. 



a44 ANCÉIOLOCIE. 

tomique de la dlreclion des valvules que Harvey a établi le 
mode de circulation du sang veineux. La longueur des val- 
vules est telle, que par leur abaissement les deux valvules 
correspondantes oblitèrent presque complètement la lumière 
du vaisseau. 

Malgré leur ténuité, les valvules sont extrêmement résis- 

esistance ^j^j^jg^. ^g ciont il est facile de se convaiîtcre en essayant d'in- 
et tenuite des ' J 

valvules. jecter les veines dans un sens opposé à celui de la circula- 
tion. La disposition aréolaire ou les découpures qu'on a 
quelquefois observées dans les valvules veineuses, me parais- 
sent accidentelles. 

Les usages des valvules sont de prévenir dans le cours dû 
Usagca des ° , '- , , . 

valvules. sang les mouvemens rétrogrades que tendent à détermmer 

une foule de causes. 

Toutes les veines ne sont pas pourvues de valvules, et 
Tontes les . i v •^ ^ ■ , 

veines ne sont Celles qui en sont pourvues le sont dune manière tres-ine- 

pas pourvues gj^|p_ Qj^ peut dire que leur présence et leur nombre, leur 
de valvules. ^ *■ i m • • • 

rapprochement ou leur eloignement sont en raison directe 

des obstacles qu'éprouve le sang veineux dans sa circulation. 

C'est ainsi que les valvules sont plus multipliées dans les vei- 

Loi qm prc j^gg des membres dans lesquelles le san<^ marche contre le 
sideàl' xisten- '■ ii i • > i . 

ce des valvules, sens de la pesanteur que dans celles des parties ou la circu- 
lation veineuse se fait dans le sens de cette même pesanteur; 
elles manquent complètement dans le système de la veine- 
porte. Elles sont généralement plus multipliées dans les 
veines profondes que dans les veines superficielles. 

Constamment on rencontre une paire de valvules dans les 
veines au moment où elles se jettent dans le tronc qui leur 
sert d'aboutissant. Les très-petites veines en sont dépourvues. 
J'aurai soin d'indiquer à l'occasion des veines principales le 
nombre et la disposition de leurs valvules. 

Le nombre des valvules est sujet à beaucoup de variétés. 
11 est des valvules qui interceptent complètement le cours du 
sang, il en est d'autres qui l'interceptent incomplètement. 



DES VEINES EN GÉNÉRAL. a45 

Texture des veines. 

Considérée sous le point de vue de la texture , une veine jj ^, ^ 
me paraît une ai^tère, moins la tunique moyenne. L'examen deux membra- 

, , .-, rr 1 ^ ' • i i i^es dans la 

le plus attentit ne permet en eriet de découvrir dans les pa- tg^mj.^ ^ea 

rois d'une veine que deux tuniques: l'une extéîicure, dite ^^'"^^^ • 

celluleuse^ et que je regarde comme àe nsilwve dartolde '^ 

l'autre interne^ très-mince, ayant beaucoup d'analogie avec externe- 

la membrane interne des artères, et conséquemment avec 

les membranes séreuses. La membrane interne constitue Membrane 

. „ , . , - interne. 

essentiellement la veme ; la membrane externe peut man- 
quer ou être remplacée par \\n autre tissu : ainsi dans les si- ^ 

M i i La inem- 

nus delà dure-mère, dans les cellules des corps caverneux, brane externe 
dans l'épaisseur des parois de l'utérus, dans les canaux vei- P*'^'^,*=''^ ''^™' 

r 1 / placée par un 

neux des os, la membrane externe est remplacée par la antre tissu, 
dure-mère, par les parois fibreuses des cellules du corps ca- 
verneux , par le tissu même de l'utérus , par le tissu propre 
de l'os. 

Les valvules sont constituées par un repli de la membrane 

A ^ Structure 

interne, repli dans l'épaisseur duquel se voient des lilamens des valvules, 
fibreux , sensibles surtout au niveau du bord adhérent des 
valvules. 

Les auteurs admettent dans la texture des veines une ta- j| Q'^xiste 
nique moyenne composée de fibres longitudinales, suivant pas de tunique 

, . , . . , • rt ' ■ moyenne dans 

les uns, circulaires suivant les autres; mais ces libres n exis- j'^Spyisseur des 
tent pas : Vésaîe raconle qu'ayant voulu les démontrer dans parois veineu- 
une leçon, il fut obligé d'avouer qu'il ne les avait jamais 
vueS; et qu'il ne pouvait pas les découvrir. 

Les parois veineuses reçoivent des artérioles et des veines 

r ^/^'^ 1' '1 /-T-- Arlérloles, 

[yasa vasoram). Un ny a pas démontre de nerfs. Les irrita- veines et nerfs 

tions mécaniques ou chimiques exercées sur la membrane 

interne des veines, ne déterminent aucune douleur. ^ 

Une circonstance assez, remarquable dans les rapports 
des veines avec les nerfs, c'est que jamais les plexus nerveux 
n'ont pour support les veines , dont ils semblent au cou- 



246 ANGÉIOLOGIE, 

traire s'éloigner constamment. Il n'y a d'exception que pour 
le tronc <îe la veine-porte. 

Préparation. 

Injection ^^ P^"*- étudier la plupart des veines d'un certain calibre 

des veines. sans injection préalable. Les injections sont nécessaires pour 

leur étude plus approfondie. La disposition des valvules qui 

en général s'opposent à la transmission des liquides du cœur 

vers les extrémités, nécessite, pour un grand nombre de 
L'înjection . .... • 11 t • ' 1 , . , 

doit ètiepous- "vemes des mjections partielles dirigées des extrémités vers le 

sée par plu- cœur. En général, pour avoir une injection aussi complète 

sieurs points à m 1 -i <■ • 1 ' ,,. . . 

la fois. <î^^6 possible , il laut pousser simultanément 1 injection par 

plusieurs points et dans plusieurs directions à la fois. Ainsi 
on placera des tubes, 1° dans la veine-cave supérieure, où 
l'injection sera poussée du cœur vers les extrémités j 2° dans 
la partie supérieure de la veine céphalique ou basilique du 
côté droit; 3*^ dans la veine dorsale du pouce du côté gauche; 
4° dans la veine crurale à droite; 5° dans la veine saphène in- 
terne à gauche. Dans tous ces vaiâseaux, à l'exceptiou de la 
veine cave l'injection sera poussée des extrémitésverslecœur. 

Quanta l'injection des veines par les artères, qui a été 
proposée par Jankius, elle a le double inconvénient: 1° d'en- 
traîner une coloration identique pour les artères et pour les 
veines, coloration qui permet difficilement de les distinguer 
les unes des autres; 2" d'exiger une injection extrêmement 
ténue et très-difficilement coagulable. 

La matière la plus convenable pour l'injection est une so- 
atiere ^ JutJon de gélatine colorée, à raison de la lenteur avec laquelle 

injection. & ' t. 

elle se coagule. Si on se sert de suif, il est nécessaire de 
plonger le sujet dans un bain. 

Quant à la dissection des veines, elle consiste comme celle 
des artères, à isoler les vaisseaux, en conservant autant que 
possible tous leurs rapports. 

Ordre à suivre dans la description. 

Deux ordres peuvent être suivis pour la description des 



DES VEINES EN GÉNÉRAL. 2^iy 

veines : i° l'ordre de la circulation, et alors il faut con- 
duire ces veines des extrémités vers le cœur; a** l'ordre op- 
posé à la circulation et alors il faut étudier les veines du 
cœur vers les extrémités. Je suivrai un ordre mixte, c'est-à- 
dire, que je commencerai par les troncs, pour passer succes- 
sivement aux branches et aux rameaux : mais dans la des- 
cription particulière de chaque veine, je considérerai l'ori- 
gine du côté des extrémités , et la terminaison du côté du 
cœur. 



DES VEINES EN PARTICULIER. 



DES VEINES PULMONAIRES. 

Préparation. Ces veines peuvent être étudiées du cœur vers les 
extrémités. La facilité du passage de l'injecrion des artères dans les 
veines pulmonaires doit être prise en considération. 

Elles sont au nombre de quatre, deux pour chaque pou- 

' ^f ^^j*^ mon, et vont se rendre isolément dans l'oreillette gauche. Il 
an nombre de ' ^ 

quatre. n'est pas rare de rencontrer cinq veines pulmonaires, trois 

pour le poumon droit, deux pour le poumon gauche. Quel- 
quefois les deux veines pulmonaires gauches semblent se 
réunir immédiatement avant de s'ouvrir dans l'oreillette. 

Ces troncs dont chacun correspond à un lobe du poumon 
sortent de cet organe au-devant de l'artère pulmonaire cor- 
respondante. Les deux veines supérieures du poumon droit 
se réunissent ordinairement en un seul tronc descendant 
pour gagner la racine du poumon , tandis que le tronc infé- 
rieur est horizontal. 

Les veines pulmonaires naissent dans chaque lobule, des 
dernières divisions de l'artère pulmonaire et se réunissent en 
un seul rameau , qui sort du lobule en s'accollant à l'artère 
correspondante. Ces rameaux veineux se réunissent succes- 
sivement pour constituer un tronc veineux pour chaque lobe 
des poumons. Il y a donc trois troncs pour le poumon droit, 
et deux pour le poumon gauche; mais le tronc du lobe 
moyen du poumon droit se réunit bientôt au tronc du lobe 
supérieur. Le tronc pulmonaire qui appartient au lobe supé- 
rieur, est antérieur à celui qui appartient au lobe inférieur; 
il est en outre oblique de haut en bas et de dedans en de- 
Terinînaison. hors , tandis que le tronc pulmonaire, qui appartient au 
lobe inférieur, est horizontal. Ces quatre troncs vont s'ou- 
vrir aux quatre angles de l'oreillette gauche, après avoir tra- 
versé le péricarde, dans l'intérieur duquel ils décrivent un 
trajet extrêmement court. 



Origine. 



Trajet. 



Direction. 



^ DES VEINES PULMONAIRES. 249 

Rapports. Dans l'intérieur des poumons, les divisions vei- Rapports, 
neuses sont en arrière, les artères en avant, les divisions bron- 
chiques au milieu. Ces divers ordres de vaisseaux, qui sont 
dirigés parallèlement dans les dernières divisions, se croisent • 
à angle aigu dans les rameaux plus considérables. A la racine 
du poumon , les veines sont en avant, l'artère au milieu, les 
bronches en arrière. 

Dans le péricarde, les veines sont enveloppées dans la Disposition 
moitié antérieure de la circonférence par le feuillet séreux <îes veines dans 

. \ . , 1 '^ pencaïue. 

du péricarde ,• les veines pulmonaires droites répondent en 
devant à la veine-cave supérieure, qui les croise perpendi- 
culairement j les veines pulmonaires gauches à l'artère pul- 
monaire. 

Quant au calibre de ces veines, comparé à celui de l'artère 

^ _ 'A Calibre com- 

pulmonaire, on dit généralement que l'artère l'emporte sur paratifdesvei- 
les veinça Mais il m'a paru crue les veines pulmonaires ne ""etde l'ar- 

,j^ 1 j. i^ ^ tere pulmouai- 

dérogement pas à la loi qui établit une prédominance de re. 
capacité des veines sur les artères. 

Du reste , bien qu'il y ait deux veines pulmonaires pour 
chaque poumon , par une exception bien remarquable , il n'y 
a qu'une division veineuse pour chaque division artérielle. 

Les veines pulmonaires sont complètement dépourvues 

111* 1 i-)' ^'^^ veines 

de valvules, même à leur embouchure dans l'oreillette ; palmonaiies 
elles charrient du sans l'ouge à la manière des artères , d'où ^°^^ depouv- 

o " ' vues de valvu- 

le nom à'arteriœ venosœ ^ sous lequel elles ont été désignées les. 

par les anciens. On suit des fibres musculaires très-évidentes 
sur la partie péricardique de ces veines. Ces fibres sont cir- 
culaires. Le feuillet séreux les enveloppe incomplètement. Il 
est douteux que le feuillet fibreux se prolonge sur elles. 

VEINES CARDLIQUES ou COTlONAIRES. 

Les reines cardiaques ou coronaires sont divisées en '' 

grande et en petites. 

Grande veine coronaire. Elle commence vers le sommet 



230 AN6E10L0GIE. 

^ , . du cœur, à la partie inférieure du sillon ventriculaire ante 

Grand* veine . '■ 

coronaire. rieur , parcourt de bas en haut ce sillon , en augmentant gra 

duellement de volume, et, parvenue à la base du ventricule 

se dirige à gauche en abandonnant l'artère cardiaque cor 

respondante, change brusquement de direction, seréfléchi 

'fl°^' ^'^^^^'^ sur elle-même à angle droit , contourne de droite à gauche 

à la manière d'une couronne, le sillon auriculo-ventriculair 

Sonembon- to^'^^che, va en augmentant graduellement de volume, e 

chure. vient s'ouvrir à la partie postérieure et inférieure de l'oreil, 

lette droite, à côté de la cloison in ter-auriculaire. ] 

,. ^ ,„ Le calibre très-considérable de la portion de cette vein( 

oon calibre. , . ^ ^ "^ , 

qui embrasse le sillon auriculo-ventriculaire droit, lui a mé 

SiniM vei- ^'^''^ ^^ "^"* ^^ sifius 2>eîneux. Presque toujours avant d( 

nenx coronai- s'ouvrir dans l'oreillette, la grande veine coronaire présent* 

une dilatation en ampoule très-remarquable. Chemin faisantJ 

elle reçoit un grand nombre de branches, 

1° Dans sa portion verticale ou ascendante, elle reçoit des 

veines superficielles et profondes qui émanent de la partie 

voisine des deux ventricules et de la cloison. 

Veines an- ^" Dans sa portion circulaire, elle reçoit de petites bran- 

riculaires et ches descendantes ou auriculaires, qui proviennent de l'oreil- 

* lette gauche, des branches ascendantes ou ventriculaires j 

plus volumineuses, qui se jettent perpendiculairement dans 

cette portion circulaire , et parmi lesquelles on remarque ; 

Veine du '" ^^ Veine du bord gauche du cœur ^ laquelle commence 

bordgaucheda vers la pointe du ventricule gauche , se porte d'avant en 

arrière en croisant à angle aigu l'artère correspondante, et 

vient s'ouvrir presque perpendiculairement dans la veine 

coronaire , derrière le bord gauche du cœur ; 2° deux ou 

trois branches nées de la face postérieure du ventricule 

Branche in- gauche ; 3° une branche inten>entriculaïre postérieure , qui 

terventricnlaî- i -n • i • ' ' ^ ^ • 

repostérienre. P^^^*^"^'' ^^ sjllon ventriculaire postérieur, et se termine 
dans l'ampoule de la veine coronaire au moment où elle 
va s'ouvrir dans l'oreillette. J'ai vu cette branche s'aboucher 
directement dans l'oreillette par' un orifice distinct, recouvert 



DES VEïNES CARDIAQUES. sSl 

OU protégé par la valvule de la veine coronaire : à l'am- 
poule de la veine coronaire se rend une petite veine qui 
parcourt la moitié postérieure du sillon auriculo-ventricu- 
laire droit, et vient s'ouvrir directement dans l'oreillette 
droite: je ne sais si cette veine est constante. La grande veine La grande 
coronaire est dépourvue de valvules, excepté à son embou- reTst dTT^^- 
chure dans l'oreillette droite. Il s'en faut de beaucoup que vaedevalvules 
cette valvule s'oppose entièrement au reflux du sang, car on Valvule de 
injecte toujours la grande veine coronaire en poussant l'in- son orifice. 
jection par la veine-cave supérieure. 

Petites veines coronaires ou cardiaques. On appelle petites pgtites vei- 
vèincs cardiaques , veines antérieures , veines innominées de «es coronaires 
Vieussens, trois ou quatre petites veines qui rampent sur la 
face antérieure du ventricule droit, et viennent s'ouvrir à 
la partie inférieure de l'oreillette du même côté. Parmi elles, 
on distingue celle qui longe le bord droit du cœur, et qu'on 
appelle veine de Galien; une autre très-petite, qui vient du 
prolongement infundibuliforme du ventricule droit, se place 
dans le sillon qui sépare ce ventricule de l'oreillette cor- 
respondante , et s'ouvre directement dans l'oreillette. 

D'après cela, on voit que les petites veines cardiaques sont j^gg petites 
destinées à la partie antérieure du ventricule droit et de l'o- veines coro- 

., - . • A !• 1 1 j nairessontdes- 

reillelte droite, on pourrait même dire à la plus grande ^j^^gg à la par- 
partie du cœur droit: tandis que la grande veine coronaire ti^ antérieure 
, . , 11- • • 1 "i"^ cœnr droit, 

est destinée au cœur gauche et a la partie voisine du cœur 

droit. 

Quant aux veines de Thebesius j venœ minimœ^ admises Les veines 

par Vieussens , Thebesius et Lancisi, et qui verseraient le '^f . ^®™* 
*■ ' . . n existent pas. 

sang dans toutes les cavités du cœur; j'ai déjà dit qu'elles 
n'existaient pas et que les prétendus orifices de ces veines ne 
sontque des culs-de-sac qui résultent de l'écartement des 
faisceaux, et au fond desquels se voient des espèces d'aréoles. 
Je n'admets , avec Sénac , d'ouvertures veineuses que dans 
l'oreillette droite. 



aSa ANGKIOLOGIE. 

VEINE-GAVE SUPÉRIEURE ou DESCENDANTE. 

La veine-cave supérieure ou descendante , est le tronc 

Elle repré- , , . , , . . , , . , 

sente par sa coniniuii de toutes les veines de Ja moitié supérieure du 
I distrihnfion corps, et représente assez Lien, sous le rapport de sa distri- 

l'aorte asceii- , .. n , -y ^ c- > \ i i t ' i 

dqnie. bution, 1 aorte ascendante, bituee dans le thorax, d ou le 

nom de veine- cave thoracique (Cliauss.), à droite du ster- 
num , elle commence immédiatement au-dessous du carti- 
lage de la première côte droite, où elle est formée par la 
réunion des deux troncs veineux brachio-céplialiques, les- 

Ongine. quels rapportent le sang de toute la partie sus-diaphragma- 
tique du corps ; de là, elle se porte verticalement en Las, en 
décrivant une courbure légère, dont la concavité est à gau- 
che , et la convexité à droite, pénètre dans le péricarde, 
vient s'ouvrir à la partie supérieure de l'oreillette , derrière 

Terminaison son appendice, et semble se continuer, parla moitié pos- 
térieure de sa circonférence avec la veine-cave inférieure : 
d où sans doute l'opinion de Vésale qui n'admettait qu'une 
seule veine-cave. 

Rapports : Rapports. Ils doivent être examinés hors du péricarde et 

i" H 1 ^^^^^ 1^ péricarde. i° Hors du péricarde^ la veine-cave supé- 
pérjcarde. ricure répond à droite au poumon droit, dont elle est sépa- 
rée par la lame droite du médiastin, et par leoierf diaphrag- 
niatique, qui, d'abord placé au côté externe, passe ensuite 
au-devant de celte veine; à gauche, elle répond à la crosse 
de l'aorte ; en avant , au thymus et au tissu cellulaire du mé- 
diastin qui la séparent du sternum j'en arrière, à la trachée, 
dont elle est séparée par un grand nombre de ganglions 
lymphatiques. 

2" Dans le péricarde . la veine-cave, revêtue par le feuillet 
a*. Dans le ^ ' . , . 

péricarde. sércux de cette membrane, dans les trois quarts antérieurs 

de sa circonférence, répond en arrière immédiatement à 

l'artère pulmonaire et à la veine pulmonaire supérieure 

droite; à droite, à l'aorte, à laquelle elle est seulement 

contiguë. 

La veine-cave supérieure n'offre de valvules ni dans les 



VEINE-CAVK SUPÉRIEURE. a53 

divers points de sa longueur, ni à son embouchure : il suit de , j ^ . 
là, que chaque contraction de l'oreillette est accompagnée cave snpérieu- 
d'un reflux du sanor dans la veine cave et dans les branches ^^,^1 ^"^^ 

o valvules. 

qui la constituent par leur réunion. C'est ce reflux qui dé- 
termine le phénomène du pouls veineux. 

iSïn/c/wr^. La veine-cave présente quelques conditions de Structure, 
structure qui méritent une mention spéciale. On a dit que 
les fibres musculaires de l'oreilieite se prolongeaient sur elle; 
je puis affirmer qu'il n'en est point ainsi. Le feuillet séreux 
du péricarde revêt la portion péricardique de cette veine, et 
la membrane fibreuse se prolonge sur la partie de la veine 
qui est extérieure au péricarde. 

Du reste, le rapport de longueur entre la portion de veine- 
cave contenue dans le péricarde, et la portion de veine-cave 
extérieure à cette membrane, varie beaucoup : tantôt la veine 
cave pénètre dans le péricarde au niveau de la partie moyenne 
de son trajet; d'autres fois elle le pénètre à quelques lignes 
seulement de son embouchure dans l'oreillette. 

Calibre. Il est moins considérable que celui des deux Calibre. 
troncs veineux brachio-céphaliques pris ensemble ; moins Lon<^uerr. 
considéi\)ble que celui €le la veine-cave inférieure : sa lon- 
gueur est de deux pouces et demi à trois pouces. 

Quelquefois la veine-cave stipérieure est double: ainsi j'ai j^^ veine- 
eu occasicn de voir chez un adulte deux veines-caves qui cave supéileu- 

, . 1 T •il 1 • r~i ,. re est quelque- 

venaient s ouvrir dans 1 oreillette droite. Cette anomalie f^js ,|o,jijjg; 
tenait évidemment à ce que lès deux troncs veineux brachio- 
céphaliques ne s'étaient pas réunis. Or, cette disposition est 
normale chez plusieurs animaux. 

Pleines collatérales, La veine-cave supérieure ne reçoit au- Veînes col- 
cune branche dans le péricarde; elle reçoit immédiatement latérales. 
à sa sortie du péricarde, la veine azygos. C'est le plus sou- 
vent à l'angle de réunion des deux troncs veineux brachio- 
céphaliques, et non point dans la veine-cave elle-même que 
viennent se rendre la veine thyroïdienne inférieure droite^ la 
"veine mammaire interne du même côté, et de petites veines 



254 ANGÉIOLOGIE. 

connues sous le nom de thymiques, péricardiques ^ médias 
Unes, et diaphragmatiques supérieures droites, 

La veine azygos faisant partie du système des veines du 
rachis, sera décrite à l'occasion de ces veines. 

Les autres veines présentant la même distribution à gauche 
qu'à droite , seront décrites en même temps que les veines 
homonymes du côté gauche. 

TRONCS VEINEUX BRACHIO-CÉPHALIQUES 
ou VEINES INNOMINÉES. 

Généralement compris dans la description de la veine 

Ilsreprésen- i •> i • '* 7 7 . / 7 j 

tent le tronc sous-claviere , les troncs veineux orachio-cephaLiques , troncs^ 

artériel bra- ianomiiiés de Meckcl , représentent parfaitement l'artère! 

chio - céphali- ^ -,.,■, y- • .,, „ , 

que. bracmo-cepnalique ou innommée, étant formes par la reu- 

nion de la veine jugulaire interne et de la veine sous-clavière 
proprement dite, lesquelles représentent parfaitement la 
carotide primitive et l'artère sous-clavière. 

Il y a deux troncs veineux brachio-céphaliques : l'un pour 
Différences \ç. ç^^^^ droit, l'autre pour le côté faucher La disposition des 

desdeax troncs . ■,,..,,. , , 

veineux bra- vcincs de la moitie supérieure du corps présente donc plus 
cbio - cephah- jg symétrie que celle des artères. 

Ces troncs veineux différent entre eux : 1° par leur lon- 
1°. Parleur g^^,, j^^^, limite externe étant marquée parle confluent 

longueur; .... . . 

delà veine jugulaire interne et de la veine sous-clavière, qui a 1 

lieu au niveau de l'extrémité sternaîe de la clavicule, et leur 

limite interne se trouvant à droite de la ligne médiane , à 1 

l'origine de la veine-cave , il en résulte que le tronc brochio- 

céphaliquedroit, beaucoup plus court, a de douze à quatorze 

lignes de longueur , celui du côté gauche a le double. 

2° Par leur calibre , le tronc brachio-céphalique gauche , 
2». Parleur , . , 1 • . i i- 

calibre- recevant en gênerai les veines mammaire et thyroïdienne 

inférieure gauches, a un calibre plus considérable que le 

tronc brachio-céphaliqiie droit. 

3° Var leur direction^ le droit est presque vertical , un peu 

3°. Par leur Qj^jj^^g gjj j^^s et à gauche, comme la veine-cave supérieure. 



■VEINES BRACHIO-C^PHALIQUES. a&5 

qui paraît être sa continuation sous ce rapport ; le gauche est 
presque horizontal et décrit une courhure à concavité posté- 
rieure : il en résulte que ces deux troncs veineux hrachio- 
céphaliques se réunissent à angle droit, pour constituer la 
veine-cave. 

4° Par leurs rapports. Le tronc gauche emhrasse par sa con- ^o. Parleurs 
cavité la partie plus élevée de la crosse aortique et les trois rapport», 
artères dont l'ensembie constituel'aorteascendanteril répond 
en avant à l'extrémité sternale de la clavicule, à l'articula- 
tion sterno-claviculaire, et longe le bord supérieur du ster- 
num. Le tronc droit occupe la cavité droite du thorax : pa- 
rallèle au tronc artériel brachio-céphalique qui est en de- 
dans, il répond en arrière et à droite au feuillet droit dumé- 
diastin , qui le sépare du sommet du poumon , et au nerf 
pneumo-gastrique. 

Les rapports du tronc brachio-céphalique gauche avec Conséquen- 
la crosse de l'aorte expliquent son oblitération dans l'ané- *'^^^^^^^*'^P- 

, . , . ports. 

erisme de cette crosse. Ses rapports avec la partie supérieure 
du sternum expliquent le pouls veineux, si remarquable au 
niveau de la fourchette sternale, dans les cas de dyspnée 
considérable. 
Point de valvules dans', l'intérieur de ces veines, et par ^''^^ ^'^"'^ 

, ..,.,, n • • 1' 1 1 point de val- 

consequent possibilité d un reflux veineux considérable. vules. 

^ef/ze* co//ateVû!/^j. Le tronc veineux brachio-céphalique „. , 

i T- veines col- 

Iroit ne reçoit, dans quelques cas, aucune branche autre que latérales, 
la vertébrale ; le plus souvent, il reçoit la mammaire interne 
atla thyroïdienne inférieure droites. Le tronc veineux brachio- 
céphalique gauche reçoit constamment les mêmes veines 
lu côté gauche; il reçoit en outre, la veine diaphragmatique 
3U phréniqiie supérieure , la thymique^ la péiicardique et sou- 
vent la veine intercostale supérieure. Cette dernière faisant 
partie du système des veines azy gos, trouvera sa place ailleurs. 

Veines thyroïdiennes inférieures. 
Au nombre de deux: \une droite^ l'autre gauche. Il n'est 



Yaiiétés, 



256 AMoilOLOGIE. 

pas rare de voir trois et même quatre veines thyroïdiennes in- 
férieures. 

Sous le rapport du traiet, les veines thyroïdiennes in- 

Les veines '■ ^ . 

thyroïdiennes férieures représentent parfaitement l'artère thyroïdienne 
infeiieores re- inférieure de Neubauer, quand elle existe. Elles naissent de? 

présentent! îir- -"^ 

tèie tLyroi- plexus veineux thyroïdiens, et quelquefois directemeni 

diennedeNeii- j^ j^ veine thyroïdienne supérieure, par une arcade anasto- 
bauer. •' ^ ^ ^ 

motique; se portent verticalement en bas, entre la trachée ei 

les muscles de la région sous- hyoïdienne, et se terminent 
différemment à droite et à gauche : la veine thyroïdienne 
droite aboutit à l'angle de réunion des deux troncs veineus 
brachio-céphaliques ou même quelquefois à la partie anté- 
rieure et supérieure de la veine-cave supérieure, et la veine 
thyroïdienne gauche au tronc veineux brachio-céphalique 
gauche. 

Dans un cas où il avait trois veines thyroïdiennes infé- 
rieures, la thyroïdienne inférieure moyenne , aboutissait î 
la veine-cave, et les deux latérales aux troncs veineux bra- 
chio-céphalique droit et gauche. 

Du reste, les veines thyroïdiennes inférieures présentent 
sous le rapport de leur nombre, de leur trajet, de leur; 
anastomoses et de leur embouchure, des variétés innombra 
blés. Une de ces variétés les plus curieuses etjes plus fré- 
quentes, est celle dans laquelle les deiix veines thyroïdiennei 
formentune arcade à laquelle viennentse rendre quatre àcinc 
branches parallèles ^ qui émanent delà glande thyroïde. 

Les veines thyroïdiennes inférieures reçoivent les veine; 

trachéales et lai'yngiennes inférieures : aussi Winslow les a 

t-il désignées sous le nom de veines sfutturales ou trachéales 

Elles forment au devant de la trachée un plexus considérable 

qu'il est impossible d'éviter dans l'opération de la trachéo 

tomie. 

Veines maminaires internes. 

Les -veines mamniaires internes suivent le même traje 

que les artères du même nom, et reçoivent des branches vei 



Branches 
qu'elles reçoi- 
Tent. 



Veines mam- 



deux 



VEINES MAMMAIRES INTERNES, VERTEBRALES. O.S'J 

neuses correspondantes aux branches artérielles ; il n'y a 
d'exception que pour la veine diapliragmatique supérieure, muires inter- 
qui n'a aucun rapport avec la veine mammaire. °"' 

Ordinairement il y a deux troncs veineux de volume iné- 
gal pour chaque artère mammaire, celle-ci se trouve au rai- . "^ 

o r T. 5 veines pour 

lieu. Ces veines se réunissent presque toujours en un seul chaque artère, 
tronc qui vient s'ouvrir: à droite, à l'angle de réunion des deux 
troncs veineux brachio-céphaliques, ou àîa partie supérieure 
et antérieure du tronc de la veine-cave supérieure; à gauche, 
au tronc veineux brachio-céphalique gauche. 

Parmi les veines qui viennent s'ouvrir dans la mammaire in- 

. Veines pro- 

terne, je mentionnerai les veines propres du sternum qui for- près du ster- 
ment un réseau veineux fort remarquable en avant et en ar- °'"°' 
rière autour de chaque pièce sternale entre l'os et le périoste. 

Veiues diaphragmaîlques supérieures , tliymiques , péricardiques , 
médiastines. 

Petites veines qui se réunissent en deux groupes, l'un elroit, 
qui va s'ouvrir à l'angle de réunion des deux troncs vei^ieux Toutes ces 

_ ^ ^ _ petites veines 

brachio-céphaliques j et quelquefois à la partie supérieure et forment deux 
antérieure de la veine-cave supérieure; l'autre gauche , qui ^^f?^^^^' "" 
s'ouvre dans le tronc brachio-céphalique gauche. Les veines gauche. 
péricardiques et fnédiasiines' naissent du raédiastin antérieur 
et du péricarde. Les thjmiques ^ très- développées chez le 
foetus, sont ,encore manifestes chez l'adulte et chez le vieil- 
lard; carie thymus n'est jamais complètement atrophié. 
Les veines diaphras:mo.Uqaes supérieures sont remar- 

i o 1 i ^ Longueur 

quables par la longueur de leur trajet, non moins que par du trajet des 
leur ténuité: elles suivent en effet rigroureusement le nerf '^^"J'^™^??'^" 

' ^ " ques snperiea- 

phrénique et l'artère diapliragmatique supérieure : souvent res. 
la diaphragmatique gauclie se jette dans l'intercostale supé- 
rieure du mêmecôté; souvent encore, elle s'abouche dans la 
mammaire interne. 

Veine vertébrale. 

La veine vcriéhrale représente ia portion cervicale de l'ar- 
3. 17 



a58 ANG^lOLOGIK. 

^ . tère du même nom : elle est contenue comme ces artères 

veine ver- 
tébrale, dans le canal formé par la série des trous dont sont percées 

à leur base les apophyses transverses cervicales et vient s'a- 

Elless'aboa- bouclier aux troncs veineux brachio-céphaliques, immédia- 

chent dans la i •> i ..-,.. i- • » 

veine brachio- tcmcnt derrière la veine jugulaire mterne : on dirait même 
cépbalique. quekjufifols qu'elle s'ouvre dans cette dernière veine. Il n'est 
pas rare , suivant la remarque d'Eustachi , de voir cette 
veine se partager près de son embouchure en deux bran- 
ches , dont l'une sort avec l'artère, entre la cinquième et la 
sixième vertèbre, tandis que l'autre, soit seule, soit accom- 
pagnée par une artériole, sort par le trou de la septième 
cervicale. J'ai vu ces deux branches sortir, l'une par le trou 
de la cinquième, l'autre par le ti-ou de la sixième vertèbre 
cervicale. 
Origine, Cette veine commence dans l'épaisseur des muscles pro- 

fonds de la région postérieure du cou, communique par 
une branche considérable avec la veine occipitale , reçoit 
quelquefois un petit rameau qui sort parle troo-Condy- 
Brauches lien postérieur, et pénètre dans le canal des apophyses 
qu'elle reçoit tj>,^j-,sverses entre l'occipital et l'atlas : dans ce canal, elle re- 

dans son cours _ "^ _ ... 

coit 1° des rameaux musculaires antérieurs qui viennent de 
la région prévertébrale ; i° des rameaux postérieurs qui 
viennent des veines extérieures du rachis; 3° des rameaux 
vertébro-spinaux qui viennent de l'intérieur du canal rachi- 
Près de sa dien. Au moment où elle" va s'ouvrir dans le tronc veineux 
terminaison brachio-céphalique , elle reçoit une branche volumineuse qui 
représente par son trajet l'artère cervicale ascendante ; elle 
reçoit en outre la veine cervicale profonde, qui affecte la 
même distribution que l'artère du même nom. 

VEINES JUGULAIRES. ■ 

L'îs veines jugulaires (àejiigulam, la gorge) sont au nombre 
de trois de chaque côté, savoir : la veine jugulaire interne 
ou profonde, la njeine jugulaire externe^ la 'veine jugu- 
laire antérieure^ ces deux dernières appartiennent au sys- 



VEINE JDGULAIRE INTERNE. sSg 

tème des veines superficielles ou sous-cutanées. La veine 
jugulaire interne au contraire est la veine satellite de la y^îneg îq. 
carotide primitive et de ses divisions. Je vais décrire suc- gulaires. 
cessivement les trois veines jugulaires. Je ne parlerai des ** 

veines auxquelles elles font suite , ou de leurs branches d'ori- 
gine , qu'après les avoir décrites toutes les trois, attendu que 
ces branches d'origine vont se rendre presque indifférem- 
ment dans chacune d'elles. 

Veine jugulaire externe. 

La veine jugulaire externe, l'une des veines supplémen- ^ . . 

•z >-' ' _ ^ ^ ^ Veinejngu- 

taires de la jugulaire interne, est une veine sous-culanee du iai,es externe. 

cou , dont elle occupe la partie latérale et antérieure. Elle 

est limitée supérieurement par l'angle de la mâchoire, suivant ^^^ limites. 

les uns 5 par le col du condyle , suivant leS' autres : je préfère 

la première délimitation: elle est limitée inférieurement par 

la clavicule derrière laquelle elle s'abouche dans la veine 

sous-clavière, immédiatement en dehors de laveine jugulaire 

interne, et quelquefois au même niveau que cette veine, mais 

sur un plan antérieur. 

Ordinairement rm/^i^e, la jugulaire externe est quelque- Nomlro 
fois double j et, dans ce cas, tantôt ce sont les branches d'o- 
rigine dé cette veine qui se réunissent seulement à la partie 
inférieure du cou j tantôt c'est une petite branche collatérale Variétés. 
qui, née de la partie supérieure de la jugulaire externe^ 
longe le côté externe de cette veine, et vient s'ouvrir dans 
sa partie inférieure au-dessus de son embouchure ; d'autres 
fois c'est la veine jugulaire externe qui se bifurque avant de 
s'ouvrir dans la sous-clavière. 

Le calibre de la jugulaire externe extrêmement variable, 
souvent inégal d'un côté à l'autre, n'est pas le même dans les Calibre, 
divers points de la longueur de cette veine. Ainsi, la jugu- 
laire externe présente presque toujours une ampoule ou 
dilatation ovoïde, plus ou moins considérable au voisinage 
de son embouchure. Le calibre de la jugulaire externe est en 



a6o ANGÉIOLOGIE. 

raison inverse de celui des autres veines jugulaires du 
Différences même côté et du côté opposé- il peut être congcnial ou 
l^gjjçg'^^y^a^' acquis : les différences origizielles tiennent à ce que la veine 
'puises jugulaire externe reçoit un plus ou moins grand nombre 

de branches veineuses. Les différences acquises tiennent 
soit à ce que les individus exercent une prolession qui exige 
de grands efforts de respiration , soit à ce que la circulation 
veineuse a été gênée par une maladie. 
Direction. Direction. La direction delà veine jugulaire externe est 
oblique de haut en bas, et d'avant en arrière, en sens inverse 
de celle des muscles sterno-cîéido-mastoïdiens, qu'elle coupe 
à angle très-aigu, et parallèlement aux fibres de ces muscles. 
Une ligne étendue de l'angle de la mâchoire à la partie 
moyenne de la clavicule, donne parfaitement cette directiou. 
Arrivée à la clavicule, la jugulaire externe s'infléchit d'ar- 
rière en avant, et s'ouvre dans la veine sous-clavière, tantôt 
immédiatement, tantôt après un trajet horizontal de quel- 
ques lignes. j 
Rapports. Rapports. La veine jugulaire externe parcourt successi- 

-, „ vcment les régions sterno -mastoïdienne et sus-claviculaire. 

De sa face ^ 

saperficielie. Elle est, dans toute son étendue , recouverte par le peaucien 
qui la sépare de la peau: de là le précepte de diviser la jugù-' 
laire externe perpendiculairement aux fibres du peaucier, 
quand on veut ouvrir cette veine de manière à ce que la 
saignée reste béante, et soit favorablement disposée pour l'é- 

profonde. ' coulemeut du sang. Par ,S(^ y^ce ^r/?/o7///<?^ elle répond au 
muscle sterno-nnistoïdien, qu'elle croise obliquement : de 
sorte qu'elle repose en haut sur le bord antérieur de ce mus- 
cle, et en bas sur sa face externe; dans la région su3-clavicu- 
laire, elle répond au muscle omoplat-hyoïdien , au scalène 
antérieur et au plexus brachial. Elle est toutefois séparée de 
ces diverses parties par l'aponévrose cervicale, qu'elle tra- 
verse au moment où elle se coude poi:r aller se jeter dans la 
veine sous-clavière. 

jpp jrts j^^ veine jug-ulaire externe, est comme enlacée dans les 
arec les nerfs. j » ' 

norfs superficiels du plexus brachial . dont les un.s passent au- 



VEINE JUGULAIRE ANTÉRIEURE. a6l 

devantjtandis que les autres passent en arrière de cette veine. 
Le nerf auriculaire, longe en arrière la partie supérieure. 

La veine jugulaire externe présente ordinairement deux g^^ ^^j^ , 
valvules: l'une à sa partie moyenne, l'autre au voisinage de 
son embouchure : quelquefois on ne trouve que la der- 
nière. Ces valvules ne paraissent, en général, opposer aucun 
obstacle notable à l'injection poussée du cœur vers les extré- 
mités de la veine. 

Branches collatérales, La veine jugulaire externe reçoit: „, / 

1° Bîi auant, des branches de communication, variables pour collatérales an- 
le nombre et pour le volume, avec la veine jugulaire anté- 
rieure, et des rameaux venant directement du muscle sterno- 
mastoïdien j 2° en arrière^ elle reçoit les veines occipitales Postérlcnres. 
superficielles ^ plusieurs branches superficielles de la région 
postérieure et latérale du cou jinférieurement, elle reçoit en 
outre les veines scapulaire supérieure et scapulaire posté- 
rieure, qui répondent exactement aux artères du même nom. 
Un rameau constant qui passe sous la clavicule, établit une 
communication entre la veine jugulaire externe et la partie 
supérieure des veines du bras. 

Branches d'oi isine. Elles sont extrêmement variables ; le ^^ , 

, . . , . p . Branches 

plus souvent la veme jugulaire externe fait suite à la veine d'orig:ne. 
temporale et à la veine maxillaire interne réunies. Quelque- 
fois elle est constituée par une branche de bifurcation du 
tronc commun à ces deux veines; d'autres fois, par la réunion 
successive de la temporale , de la maxillaire interne^ de la 
faciale y de la linguale^ et de la laryngienne supérieure. 

Dans tous les cas, la veine jugulaire externe communique, branche d 
soit directement, soit indirectement avec la jugulaire interne, communîca- 
dans l'épaisseur de la parotide , par une branche, hrancJle^l''J^^J^^^^^^^^^^ 
communiquante, qui peut être considérée comme une bran- externe et la 
che d'origine, et qui quelquefois constitue exclusivement J^j",^^"^^'^^'*^ 
cette origine. 

Veine jugulaire antérieure. ^^ 

Veine sous-cutanée , supplémentaire de la veine jugulaire 



a6l AI7GÉIOI.06IE. 

externe, et même de la veine ius^ulaire interne, la veine ju- 

VelneJDga- , . ' , . -n 1 l • • . 

laiie antérieu- gulaire antérieure recueille le sang des parties qui occupent 

"• la reoion médiane de la face antérieure du cou. 

ç, y. Son calibre varie chez les différens sujets ; il est presque 

toujours en raison inverse de celui de la jugulaire externe, 
qu'elle surpasse souvent en volume. On rencontre assez 
Nombre. ordinairement deux veines jugulaires antérieures, l'une 
droite, l'autre gauche , mais il est rare de les trouver e'gales 
en volume. Assez souvent on n'en rencontre qu'une , l'autre 
étant à l'état de vestige. Enfin quelquefois , à la place de ces 
veines, on ne trouve que de petits rameaux qui méritent à 
peine d'être mentionnés. 

Direction. De la région sus-hyoïdienne , où elle com- 
Duecuon. mencc, cette veine se porîe verticalement en bas, sur le côté 
de la ligne médiane , en dedans du sterno-mastoïdien ; par- 
venue au niveau de la fourchette sternale , elle se coude à 
Ellesecoude angle droit, se porte horizontalement en dehors, derrière 
les deux faisceaux inférieurs du sterno-mastoïdien , vient se 
jeter dans la veine sous-clavière , en dedans de la jugulaire 
SoneniL _ ^^^Gi^nG , quelquefois au niveau de la jugulaire interne, 
chure. mais sur un plan antérieur,- dans d'autres cas, enfin, elle 

s'ouvre par un orifice commun avec la jugulaire, externe. 

Dans son trajet, elle marche dans l'épaisseur de ce tissu 
fibreux médian que nous avons appelé ligne blanche cervi- 
cale, et reçoit plusieurs branches collatérales. 

Branches collatérales. Les veines iuo-ulaires antérieures 

Branches . . 

collalérales. Communiquent par un ou deux rameaux plus ou moins vo- 
lumineux avec les veines jugulaires externes; elles commu- 
niquent en outre largement avec les veines jugulaires in- 
mnnieation a- '^^^'nss ; souvcnt les branches de communication deviennent 
vec les veiues branches d'origine de cette artère. Elle reçoit des rameaux 

jugulaires ex- , . \ o • .,..",. • i > • 

terne et in- f^fj^gi^ns ^ et quelquefois une veine thyroïdienne injeneure. 

terne. Au moment où elle se coude inférieurement, elle reçoit un 

ramea-n sous-cutané qui vient de la partie supérieure du 
thorax, et qui passe par-dessus la fourchette sternale. C'est 



VEINE JUGULAIRE INTERNE. S63 

dans ce même point que les veines jugulaires antérieures 
communiquent entre elles par une branche transversale, 
à laquelle aboutissent des rameaux provenant de la veine 
thyroïdienne inférieure, ou même des rameaux venant di- 
rectement du tronc veineux brachio-céphalique gauche. 

Branches d'origine. La veine jugulaire antérieure naît 
souvent de rameaux sous-cutan.és et musculaires, provenant 
de la région sus-hyoïdienne , et dont la distribution repré- 
sente assez bien les divisions de l'artère sous-mentale; je l'ai 
vue naître à l'une des extrémités d'une arcade dont l'autre 
extrémité se continue avec la jugulaire externe; d'autres fois 
elle naît d'un tronc commun aux veines faciale et linguale. 
Enfin, j'ai vu la veine jugulaire antérieure faire suite à la fa- 
ciale. 

VEINE JCGULAIRE INTERNE. 

Veine principale de la tête, destinée à recueillir le sang de 
l'intérieur du crâne et de la plus grande partie de la face et 
du cou , la veine jugulaire interne commence au trou déchiré 
postérieur, et finit au tronc veineux brachio-céphalique, 
qu'elle concourt à former en se réunissant à la veine sous- 
clavière. 

Sa direction est verticale , sans !a moindre déviation ou 
inflexion. 

Son calibre considérable varie suivant les sujets : pres- 
que toujours inégal d'un côté à l'autre, il est en raison in- 
versedu développement des veines jugulaires externes et an- 
térieures; il est énorme chez les individusqui ont succombé 
à la suite de maladies chroniques, qui rendent difficile l'accès 
du sang dans les cavités du cœur. J'ai vu quelquefois la 
veine jugulaire interne du côté gauche très-gréle; elle était 
alors remplacée comme chez les animaux , par une veine ju- 
gulaire externe , extrêmement développée. 

Du reste, le calibrede la jugulaire interne n'est pas iden- 
tique dans les divers points de sa longueur. Elle commence 
au trou déchiré postérieur par une amnouîe , qu'on appelle 



Veine corn» 
mnmquanle 
des deux ju- 
galaires anté- 
rieures. 



Branches 
d'origine. 



Variétés. 



Limites. 



Direction. 



Calilire. 



Ses variétis. 



Il n'est pas 
identique dans 
tous les points 
de la longueur 
de la veine. 



264 ANGÉIOLOGIE. 

golfe de la veine jugulaire interne^ conserve le même calibre 
veinejugulaire jusqu'au lîiveau du larynx où elle augmente considérablement 
inieine. de Yolume, à raison des branches qu'elle reçoit, et se ter- 

mine inférieurement par une ampoule ovoïde, pour se ré- 
trécir un peu à son embouchure au tronc veineux brachio- 
Sinus <]e la céphalique. On pourrait appeler cette ampoule ovoïde si 
veine jugulai- considérable chez certains asthmatiques, sinus de la veine 

re interne. . , . 

jugulaire. 

La veine jugulaire interne représente l'artère carotide 

La veine ... , . , , 1 t ii •■ i 

jugulaire re- primitive cians sa portion étendue de los hyoïde au tronc 
piesenielesar- |JJ,JJ^^]^jQ.p^p]^,J^]iq^g.gllg représente l'artère carotide interne, 

tcrcs CtîrotiQ6 

primitive , ca- dans sa portion étendue de l'os hyoïde au trou déchiré pos- 
rotide interne térieurj enfin, elle représente l'artère carotide externe, par 

et carotide ex- , . 

terne. ies branches qui viennent s y rendre successivement , et 

qui correspondent aux branches fournies par la carotide 
externe; mais ces branches ne se réunissent pas en un tronc 
commun qui puisse représenter le tronc même de l'artère 
carotide externe; en sorte que, la veine jugulaire interne 
fipure assez bien celte anomalie de distribution de la caro- 
tide primitive dans laquelle cette artère fournit successive- 
ment les branches de la carotide externe , sans offrir de 
tronc caroddien externe proprement dit, et se continue 
avec la carotide interne. 

Rapports. Dans sa portion correspondante à l'artère caro- 
tide interne, la veine jugulaire interne offre à peu de chose 
De la por- P^^^ ^^^ mêmcs rapports que cette artère ; comme cette der- 

lion qui ré- nière , elle occupe l'espace triangulaire qui sépare le pharynx 

roikleiiit^erne ^^ ^^ branche de la mâchoire inférieure; ses rapports avec 

l'artère sont tels, que celle-ci se trouve en dedans et en avant, 

de même que les nerfs pneumo-gastrique, grand-hypoglosse, 

De la por- glosso - phai'yngien et accessoire de Willis ; l'apophyse 

tion qui lé- styloïdc , SOU apophysc engainante, et les muscles sty- 

pond à la ca- , , , . ,,.,.. 

rotide primi- l^^^os , sont également antérieurs a la jugulaire interne. 

^^^^- Dans sa portion qui représente la carotide primitive, la 

veine jugulaire interne est placée en dehors de l'artère à 
laquelle elle est comme accolée, excepté en bas, où l'artère 



SINUS DE LA DORH-MÈRE. 205 

carotide primitive se porte xin peu de dehors en dedans, 

-, in T 1 • Rapports de 

pour gagner la crosse de laorîe, tandis que la veine jugu- lajuTulairein- 
iaire interne, conlinue son trajet vertical, et par conse'quent ^eme. 
s'éloigne du vaisseau artériel. Dans son trajet, elle affecte les 
mêmes rapports que l'artère, seulement il résulte de sa situa- 
tion, qui est externe par rapporta ce vaisseau; i" qu'elle 
n'est pas recouverte par le peaucier dans une étendue aussi 
considérable que l'artère, et que par conséquent elle se 
trouve plus long-temps protégée par le sterno-mastoïdien ; 
2° qu'inférieureaient elle tend à déborder en dehors le 
même muscle; en sorte que chez les asthmatiques on voit 
à chaque expiration la peai| de la partie antérieure du creux 
sus-cîaviculaire soulevée par l'ampoule veineuse dilatée. 
Le nerf pneurao-gastrique est situé en arrière, entre l'ar- 
tère et la veine. Un rapport important de la veine jugulaire 
interne est celui qi^'elle affecte avec l'artère sous-cîavière, 
qui se trouve placée entre la veine jugulaire interne qui est 
en avant de cette artère, et la veine vertébrale qui est en 
arrière. 

La veine jugulaire interne reçoit : i^ le s ang de tout l'in- Branches 
térieur du crâne, par le sinus latéral, qui peut être consi- ^'^ V^rânches 
déré comme son origine et co'mmele tronc commun de toutes d'ongine. 
les veines encéphaliques. Ses veines collatérales, dont plu- 
sieurs appartiennent presque indifféremment tantôt à la ju- collatérales, 
gulaire interne, tantôtà la jugulaire externe, sont \2i faciale , 
la linguale, \ii pharyngienne inférieure; la thyroïdienne supé- 
rieure (toutes veines qui s'ouvrent souvent par un tronc com- 
mun); la thyroïdienne moyenne, qu.ei<\\xeîo\s aussi la veine tem- 
porale , la -veine maxillaire interne, et la veine occipitale 
profonde. Nous allons décrire successivement les veines d'o- 
rigine et les veines collatérales de la jugulaire interne. 

DES VEINES ENCÉPHALIQDES ET DES SINUS DE LA DURE-MERE. 

Les veines encéphaliques y semblables à toutes les autres ycines en- 
veines par leurs radicules et par leurs rameaux, en dif- céphaliiues. 
fèrent essentiellement par leurs troncs, qui sont rempla- 
cés par des canaux fibreux , creusés en quelque sorte dans 



^66 ANGÉlOrOGIE, 

l'épaisseur de la dure-mère, et qui n'appartiennent au tissu 
veineux que par leur membrane interne, la dure-mère 
faisant fonc.t.ion de membrane externe. Ces canaux fibreux 
sont connus sous le nom de sinus de la dure-mère. Ils re- 
çoivent le sang de l'encéphale, de l'œil et des os du crâne. 
Les sinus de la dure-mère présentent une situation com- 
Sinns de la mune. i^'Ils occupentla surface interne des os du crânejc'est 

tiare-mère. , . ^ ^^ • < 

pour eux qu existent les diverses gouttières que nous avons 
décrites à la surface interne de cette boîte osseuse. Lis répon- 
dent en général aux grandes divisions de la masse encé- 
Leur situa- phali^îue • ainsi, le sinus longitudinal supérieur occupe la 
tion générale, scissure qui sépare les deux Ijémisphères du cerveau ; les 
sinus latéraux , la grande scissure qui sépare le cerveau du 

cervelet. a°Tous les sinus communiquent entre eux, et for- 
Leur com- ^ _ ^ ' ^ 

mnnicatlon ment une série de canaux non interrompue : tous aboutissent 
non interrom- ^^^ sinus latéraux , qui sont, par rapport aux autres sinus , 
ce que les troncs sont aux branches et aux rameaux. 

Ces sinus sont au nombre de douze ^x\ox\ compris le sinus 
Nombre des jQjjgitudinal inférieur, qu'on peut considérer comme une 

sinus. - /-y • • • 1 • 

veine. Quatre sont pairs, quatre sont impairs : ces derniers 
occupent la ligne médiane : ce sont le sinus longitudinal 
supérieur, le sinus droit, \e sinus coronaire , les sinus occi- 
pitaux transverses. Les quatre sinus pairs occupent les parties 
latérales : ce sont les sinus pètreux supérieur et inférieur, 
les sinus occipitaux et les sinus latéraux. 

Les sinus latéraux étant le tronc commun de tous les sinus, 
c'est par eus que je commencerai cette description. 

Sinus latéraux. 



Direction. 



Les sinus latéraux ou transverses occupent les gouttières 
latérales {yo:^. OstéoL, 1. 1, p. i44)j de môme que ces gout- 
tières, ils commencent à la protubérance occipitale interne, se 
portent horizontalement en dehors, jusqu àla basedu rocher : 
là, ils se plongent obliquement de haut en bas et de dehors 
en dedans , dans la fosse occipitale inférieure, contournent! 
la base du rocher , et se relèvent pour gagner le trou dé- 



SINUS DE LA DURE-MÈRE. 267 

chiré postérieur , où ils se terminent en se continuant avec , ,. , , 

... Inégalité de 

la veine jugulaire interne. De même que les gouttières cor- capacité de ce 
respondantes , les sinus latéraux sont inégaux en capacité, *^°"^' 
presque toujours celui du côté droit est plus ample que celui 
du côté gauche. La capacité de ces conduits va en aug- 
mentant depuis leur extrémité postérieure, qu'on peut con- 
sidérer comme leur origine , jusqu'à leur extrémité anté- 
rieure. 

Prismatiques et triangulaires dans leur portion horizontale j^^^^^. 1^^,^^^^ 
où ils occupent l'épaisseur de la tente du cervelet , dans sa 
circonférence externe, ils deviennent demi-cylindriques dans 
leur portion contournée ou verticale. Dans la première por- ' 

tion, ils débordent la gouttière qui leur est creusée sur l'oc- 
cipital, et occupent la scissure qui sépare le cerveau du cer- 
velet. Dansla deuxième portion, ils ne font aucun relief dans 
l'intérieur du crâne, et ne dépassent pas la gouttière qui en 
mesure exactement les dimensions. 

La surface intérieure des sinus latéraux est lisse; elle n'est 

, , . , , , . Surface in- 

pas parcourue par les brides que présentent les autres smus. térieure des 
Cependant j'ai rencontré une fois dans sa portion hori- si^^is latéraux 
zontaie ces corpuscules blancs connus sous le nom de 
glandes de Paccbioni. 

On a vu l'un des sinus latéraux séparé, en devant, en deux 
parties égales , l'une supérieure, l'autre inférieure, par une ^ 
cloison horizontale complète : il est extrêmement fréquent 
de voir une lame fibreuse être le vestige de cette division. 

L'extrémité antérieure du sinus latéral se continue avec 
le golfe de la veine jugulaire interne. A cette même extré* Branches 

., , . .., . p , . _. , veineuses et 

mite aboutissent les smus petreux intérieurs. Dans son trajet, sjims qui a- 
le sinus latéral reçoit : i° des veines cérébrales inférieures ^^^'^^^^^^^^ ^° 

I I 77 Q 5 . , ', sinus latéral. 

2 des veines cérébelleuses ^ o° le sinus petreux supérieur; 
C'est dans le lieu où d'horizontal qu'il était, il devient obli- 
que, c'est-à-dire au niveau de la base du rocher, qu'il reçoit 
le sinus petreux supérieur. 

1° Freines cérébrales latérales et inférieures. Wles viennent 



268 



ANGEIOLOGIE. 



Veines ce- '^^ unes des parties latérales et infe'rieures de la convexité, 
rèbrales Ihic- les autrcs de la base du cerveau , et se réunissent en trois , 

raies et infé- . • r ^ • • ^ ' i 

ricures quatre OU Cinq troncs, lormant un groupe qui vient s aJjou- 

cher dans le sinus latéral, au niveau de la portion horizon- 
tale de ce sinus. Leur insertion se fait d'avant en arrière, 
c'est-à-dire en sens opposé de la direction du cours du sang 
dans le sinus latéral. On voit quelquefois l'une de ces veines 
s'accoler à la tente du cervelet, contre laquelle elle est main- 
tenue par le feuillet pariétal de l'arachnoïde, et ne s'ouvrir 
dans le sinus latéral qu'après un pouce de trajet. 

Veines ce- ^° Veincs cérèbellcuscs latérales et inférieures, Très-volu- 
rételleuies la- mineuses, elles viennent de la face inférieure du cervelet, et 

térales et infé- i ^ i • • i i 

liemes. ^*^ rendent a deux ou trois troncs qui occupent la grande 

circonférence de l'organe , et qui viennent aboutir à la por- 
tion horizontale du sinu? latéral, en traversant la paroi in- 
férieure de ce sinus. 

Veine nins- ^° ^v.e, gjvsse veine mastoïdienne ^ qu'on doit considérer 
loulifnne. comme Une des principales origines de la veine occipitale, 
vient également s'ouvrir dans le sinus latéral; par elle est 
établie une communication large et directe entre la circu- 
lation veineuse de l'intérieur et celle de l'extérieur du 
crâne. 

Sinns longitudinal supérieur. 

Sinus médian occupant la gouttière longitudinale , et par 
iuJi'ia'l* °"^'' conséquent étendu depuis la crête ethmoïdale jusqu'à la 
rieur. protubérance occipitale externe , le sinus longitudinal supé- 

rieur est comme creusé dans l'épaisseur du bord convexe de 
la faulxdu cerveau; sa forme est prismatique et triangulaire; 
sa coupe représente un triangle isocèle dont la base est en 
haut et le sommet en bas. Son calibre peu considérable à son 
extrémité antérieure, va progressivement croissant à mesure 
qu'il approche du confluent des sinus, où il se termine. Il 
n'est pas rare de le voir se bifurquer, près de son extrémité 
postérieure; quelquefois il se continue directement avec le 
sinus latéral droit. 



SINUS DE LA DUBE-MÈRE. a6y 

La surface interne de ce sinus est remarquable par les „ . , 

, Endes trans- 

brides transversales qu'elle présente , surtout au voisinage versas de ce 
de son angle inférieur. Ces brides, formées par du tissu fi- ®'""®' 
breux revêtu de la membrane interne, masquent les ori- 
fices des veines qui y aboutissent; dans un certain nombre 
de points , ces brides se multipliant, constituent un véritable 
tissu érectile. Enfin, il est à peu près constant de voir de pe- 
tites granulations blanclies, connues sous le nom de glandes Glaades de 
de Facchiom , proemmer a la suriace interne de ce sinus. 

Au sinus longitudinal supérieur aboutissent : r" les veines 
de la surface plane de chaque hémisphère, ou veines cérébrales abontisse^ntTu 
internes] 2" les veines de la moitié supérieure de la face con- slnns longitu- 
vexe du cerveau, ou cérébrales externes \ 3° plusieurs vei- ■'•upeiitar. 
nés provenant de la dure-mère et des os du crâne. 

1° Les veines cérébrales internes^ au nombre de trois ou 

, , A / < 1 » 1 . Veines cé- 

quatredecnaque cote, ramènent le sang de toutes les circon- rél)raies inter- 
volutions de la foce plane de rhémisphère correspondant, et ^s''- 
vont se jeter dans les veines cérébrales supérieures, au mo- 
ment où elles s'accolent à la faux. 

2° Veines cérébrales supérieures. En nombre variable: or- -vr • 

^ Ve;ues ee- 

dinaîrement on en trouve sept ou huit de chaque côté. Les rél»rale.s Eupé- 
veines cérébrales antérieures sont très-petites j les veines ce- "'^'^"^"' 
rébrales postérieures sont beaucoup plus volumineuses : 
on en trouve presque touiours une plus considérable , 

•^ -^ *■ ^ >■ ' Grande 

qu'on peut nommer grande veine cérébrale supérieure. Elle veine céié- 
semble naître de la scissure de Sylvius , dont elle suiL ^.'"^^® ^"^'"^ 
la direction , se prolonge obliquement d'avant en arrière , 
puis se recoui'be d'arrière en avant sur la convexité du cer- 
veau , en décrivant une courbure à concavité antérieure , 
s'accole à la faux du cerveau pour s'ouvi'ir dans le sinus 
longitudinal, après avoir parcouru un trajet d'un pouce 
environ dans l'épaisseur de ses parois. Chemin faisant , cette 
veine reçoit un grand nombre de branches, dont les unes 
sont antérieures, et les autres postérieures: correspondantes 



neare. 
J 



^^0 AKTGÉIOLOGIK. 

aux artères dan s leur origine et dans une partie de leur trajet^ 
elles s'en éloignent complètement dans leur terminaison. 
Les troncs communs se dirig^ent de dehors en dedans 

Direction . ^ , ■,. , 

des veines ce- "^crs la grande scissure médiane du cerveau; parvenues au voi- 
rebrales supe- sinage du sinus, elles s'accollent à la dure-mère, contre la- 

rieures. 

quelle elles sont maintenues par l'arachnoïde qui se réfle'chit 
du cerveau sur cette membrane, changent de direction, se 
dirigent d'arrière en avant, dans l'épaisseur de la faux du 
cerveau, recouverte qu'elles sont par une lamelle très-mince 
de la dure-mère, et, après un trajet de six à dix lignes de 
■Variétés du lo^g? se terminent dans le sinus par une ou plusieurs ouver- 
mode d em- tures. Le mode d'embouchure des veines cérébrales dans le 

boachure des .,.,.. , 

Teines dans le sinus longitudinal vanc : pour quelques-unes, ce sont des 
sinus longitu- Qyygj.j-^jygg latémles, faites comme avec uii emporte-pièce: 
dinal. ,, ^ . \ . _. ' 1 . .1 

d autres aboutissent a un tissu iibreux areolaire, espèce de 

tissu érectile, que j'ai dit exister sur quelques-uns des 
points des parois du sinus. Tous les orifices veineux sont ca- 
chés par des aréoles fibreuses : aucune veine ne s'ouvre di- 
. rectement dans le sinus. La plupart d'entre elles parcourent 

décrivent les un Certain trajet d'arrière en avant, c'est-à-dire en sens in- 
vemes. vcfse du cours du sang, avant de se vider dans le sinus : il 

n'y a d exception que pour les veines les plus antérieures 
qui se dirigent d'avant en arrière. Au reste, les replis ou brides 
que présentent les sinus ne font nullement l'office de valvules j 
car ils permettent le passage des liquides du sinus dans les 
Les brides veines. Les inductions que les physiologistes ont tirées de la 
des siuus ne direction suivant laquelle les veines cérébrales s'ouvrent 

s'opposent pas . , ,. . 

au reflux du dans les sinus, me paraissent erronées, car cette direction 
sang- favorise le reflux du sang dans les veines^ au lieu d'y mettre 

un obstacle. Je me suis assuré que les veines cérébrales n'of- 
frent dans leur trajet aucune valvule. 
Le sinus Le sinus longitudinal supérieur reçoit encore des veines 
longitudinal propres de la dure-mère , des veines osseuses ou diploïques , 

reçoit des vei- ^ '_ _. /-a • ' ^ ^■ 

nés de la dure- des Ycines qui viennent dupericiâne, et qui établissent une 
mère et des os communication entre les veines de l'extérieur et les veines de 

du crâne. 



SINUS DE LA DURE-MÈRE. 27 1 

l'intérieur du crâne. Parmi ces veines communiquantes, on 
remarque celles qui passent par les trous pariétaux, et 
qu'on appelle veines de Santorini. Le nombre des veines Yeines de 
qui traversent la suture longitudinale, pour s'ouvrir dans Santorini. 
le sinus correspondant, est très-considérable chez les jeunes 
sujets; la communication des veines diploïques avec les veines 
de la dure-mère, d'une part; les veines cérébrales et les sinus, 
d'autre part, peut être démontrée par une expérience très- injection des 
simple : il suffit de perforer, à l'aide d'une épingle , chez un veines diploï- 
jeune sujet, la table externe très-mince et très -fragile qui ^^^^' 
recouvre une des veines nombreuses du diploé , d'insinuer 
par cette ouverture l'extrémité capillaire du tube à injection 
des vaisseaux lymphatiques : le mercure remplira les veines 
diploïques , et passera dans les sinus , dans les veines de la 
dure-mère et dans les veines cérébrales. 
Sinus droit. 

Le sinus droit occupe la base de la faux du cerveau dans 
toute sa longueur , et se termine dans le poiut d'intersection 
de la foux du cerveau avec la tente du cervelet. 

Le sinus droit est donc médian, un peu obliquement di- Situation, 
rigé d'avant en arrière, et de haut en bas, et s'ouvre dans le 
confluent des sinus par un et quelquefois par deux orifices, 
lesquels sont déterminés par la présence d'une bride verti- 
cale. La forme du sinus droit est prismatique et triangulaire; 
sa coupe représente un triangle isocèle, dont la base est en 
bas. Ce sinus va en s'élargissant d'avant en arrière. 

Le sinus droit reçoit par son extrémité antérieure: i" la 
"veine longitudinale inférieure ; 2° les deux grandes -veines reçoit. 
'ventricidaires {^veines de GaUen)\ 3° les veines cérébrales 
inférieures et moyennes ; 4° ^^ veine cérébelleuse supérieure 
et moyenne. 

1°. Veine longitudinale mymewre. Généralement décrite, Veine lon- 

1 ■» . ; -j. T 1 • r' ■ ^ ffitudinale in- 

mais a tort , sous le nom ce sinus Longitudinal injeneur^ la f^j.jgyj,g 

■veine longitudinaleinférieure peut être considérée comme ime 

veine ordinaire contenue dans l'épaisseur du bord libre de la 



Forme. 



Veines qu'il 



at^a ANGÉÎOLOGIE. 

faux du cerveau, dont elle occupe la moitié postérieure. 

„ vi j Cette veine qui va en aug^raentant de calibre d'avant en 
Calibre de l » 

la veine longi- arrière, se jette directement dans le sinus droit. Quelquefois 
tu ina e in l- ^^^^^ \eme Se bifuraue en arrière avant d'atteindre au sinus 

lie lire. l 

droit. La branche inférieure de la bifurcation , s'ouvre à l'ex- 

Sa bifurca- tréniité antérieure et la branche supérieure, qui décrit une 

^'°"' ' courbure très-prononcée, s'ouvre à la partie moyenne de 

ce sinus. 

Elle reçoit ^^ veine longitudinale inférieure reçoit les veines pro- 

les veines piû- ^j,,.^^ de la faux clii ce7T^«M. Elle ne reçoit ordinairement 

pre» de la ... ° ,. 

faux. aucune veme qui appartienne au cerveau proprement dit. 

2°. Veines veniriculaires. Les veines ventriculaires (veines 
Veines ven- ^^^ Gali.en) sont au nombre de deux, et appartiennent, Tune 

tricniaiies. • i i • n • i * 

au ventricule droit , 1 autre au ventricule gauche. Chacune 
d'elles est constituée par deux veines, la {>eine clcoroldieum 
et la veine du corps strié. 

1**. La vsine cltoroidienne règne dans l'épaisseur du plexus 
Veine cho- d^oroïde, dont elle suit le bord externe: parcourt d'arrière 

roidienue. ' ... 

en avant toute la longueur de ce plexus; reçoit, chemin fai- 
sant , la veine de la corne d'Ammon , celle du trigone et 
celle du corps calleux ,• et, parvenue à l'extrémité anté- 
rieure du plexus choroïde, se rélîécliit d'avant en arrière 
dans l'épaisseur du plexus choroïde , où elle s'unit à la 
veine du corps strié. 

2*^. La veine du corps strié est beaucoup plus petite que la 

Veine du , •^ j i n j ' 

corps strié. prececlente; elle commence en arrière dans le sillon de sépa- 
ration du corps strié et de la couche optique, sillon qu'elle 
parcourt dans toute son étendue, recouverte pur la ban- 
delette demi-circulaire , reçoit chemin faisant un grand nom- 
bre de petites veines qui émanent du corps strié et de la 
couche optique, et parvenue derrière le pilier antérieur de 
la voûte, se réunit à la veine choroïdienne, pour constituer 
la veine de Galien. 
Veines de ^cs deux veiues de Galien marchent parallèlement et ho- 

Galien. rizonlaîemenî d'avant en arrière sous la toile choroïdienne, 



SINUS DE LA DUHE-MÈRK. 278 

sortent du cerveau sous le corps calleux , et pénètrent immé- 
diatement dans le sinus droit au-dessous de l'embouchure du , ^-^^ _^emes 

de uaJien rie 

sinus longitudinal inférieur , sans présenter l'entre-croise- s'entre - croi- 
ment admis par quelques anatomistes. ^^"^ P''** 

Il n'est pas rare de voir une veine cérébelleuse antérieure 
et supérieure, s'ouvrir dans les veines de Galien, au moment 
où celles-ci pénètrent dans le sinus droit. 

3". Pleines cérébrales médianes inférieures. Elles sont 
très-volumineuses. L'une antérieure vient de la partie anté- , y*»"^*^^!'*- 

*■ braies média-. 

Heure de la base du cerveau, et contourne le pédoncule ce- nés inférieures, 
rébral; l'autre postérieure, vient des circonvolutions posté- 
rieures : toutes deux viennent se jeter dans l'extrémité anté- 
rieure du sinus droit , derrière les veines de Galien. 

4°. Pleine cérébelleuse médiane supérieure : elle se porte 
de bas en haut, entre la valvule de Vieussens et le vermis belleuse mé- 
superior, et vient s'ouvrir dans l'extrémité antérieure du sinus '^'^"^ 5°pé- 

1 . rieare. 

droit. 

Sinus pétreux supérieurs. 

Situés le long du bord supérieur du rocher, en partie Us font suite 
logés dans la petite gouttière que présente ce bord, \es sinus à la portion 

/ . /. . 1 1 1 1- • horizontale 

petreux supérieurs tont suite , sous le rapport de la direction ^^^ ^^^^^ j^^^, 
seulement, à la portion horizontale des sinus latéraux, et r^nx. 
occupent la moitié antérieure de la grande circonférence de 
la tente cérébelleuse, dont le sinus latéral occupe la moitié 
postérieure. Leur calibre est extrêmement petit : leur forme 

• • • 1 • 1 • 1 • 1 / Forme. 

prismatique et triangulaire, comme la partie du sinus latéral 
à laquelle ils font suite. Par leur extrémité antérieure , ils communî- 
communiquent avec le sinus caverneux; par leur extrémité cations. 
postérieure, ils s'ouvrent dans le sinus latéral au moment où 
ce sinus abandonne, la tente du cervelet , pour se contour- 
ner sur la base du rocher. 

IjCs sinus pétreux supérieurs établissent donc une com- 
munication directe entre les sinus caverneux et les sinus 
latéraux : ils reçoivent quelquefois une veine cérébrale laté- 
3. 1» 



374 ANOilOlOGIE. 

Veines 001^*^^^ viférieiire , mais toujours une veine cérébelleuse laté- 
aboutissent raie antérieure qui se porte de bas en haut sous la petite 
treux'" Lpé- circonference de la tente du cervelet, derrière le nerf triju- 
rieurs. meau. Les veines provenant des parties latérales de la protu- 

bérance annulaire vont aussi se jeter dans l'extrémité anté- 
rieure de ce sinus. 

Sinus pétreux inférieurs. 

Les s'nnis pétreux Injcrieurs occupent la suture pétro-occi- 

Siinaiion. pitiile, sont reçiis dans la gouttière creusée le long de cette 

suture, et mesurent riniervalle qui sépare le trou déchiré 

p')siérieiir du trou déchiré antérieur. Plus considérables que 

Formedemi- [^g sinus pélreux Supérieurs, ils ont la forme demi-cylin- 

cyliudrique. , ' ' . , . . , 

drique, comme la partie antérieuj'e du sinus latéral à laquelle 

ils font suite. Par leur extrémité antérieure , ils aboutissent 

Ils font com- «11-» sinus occipital transverse, et au sinus caverneux. Par 

muniquer les l^jiu- extrémité postérieure, ils s'ouvrent dans l'extrémité 

sinus a.ite , . . ■ . , . , if 1 1 

rieurs avec les antérieure du Sinus latéral, au niveau du golie delà veme 
pobte- jugulaire interne. Les sinus pétreux inférieurs établissent 
une grande anastomose entre les sinus antérieurs et les sinus 
postérieurs de la base du crâne. 

A l'exception d'une veine qui lui vient de la base du 
crâne, par le trou déchiré antérieur, le sinus pétreux infé- 
rieur ne reçoit aucune veine importante. 

Sinus caverneux. 

Ainsi nommés à cause de leur disposition réticulée et 
comme spongieuse, les sinus caverneux occupent les côtés de 
SUnation. la selle turcique, au niveau de la gouttière du corps du sphé- 
noïde: ils sont limités en avant par la partie interne de la fente 
sphénoidale, en arrière par le sommet du rocher : leur ca- 
vité plus considérable qu'elle ne le paraît au premier abord, 

Capacité. ,. . , , , , , • \ • • >• 

est diminuée par la présence de la carotide interne qui s in- 
fléchit deux fois sur elle-même dans son trajet à travers ce 
sinus, et parla présence du nerf moteur oculaire externe. 
C'est dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux 



sinus 
rieurs 



SINUS DE LA DURE-MÈRE. SyS 

CTue sont situés les nerfs moteur oculaire commun, pathé- 

- -îTr-iT /^ • / Nerfs qui 

tique et ophthalmique de Wiihs. Ce smus est traverse par occupent l'ê- 
des filamens rougeâtres, réticulés, dont la texture n'est nas P^i**''"'' ^^ 'a 

.,. . T- 1^ paroi externe 

determmee. Les anciens anatomistes disaient que l'artère du sii^us ca- 
carotide interne et le nerf moteur externe baignaient '*'^™s"^- 
dans le sang du sinus; mais on pense, depuis Bichat . 
qu'ils sont recouverts par la membrane interne des veines, jy gj 
bien qu'il soit difficile delà démontrer autrement que par réticulés de ce 
induction. Le même auteur croyait que les filamens réti- 
culés indiqués n'étaient autre chose que des replis de la 
membrane interne des veines. L'extrémité antérieure du 
sinus caverneux a reçu le nom de sinus opàthalmique , gj , . 
sans doute à raison du prolongement qu'il présente en thalmique. 
dehors. Par son extrémité postérieure, il s'ouvre dans les 
sinus pétreux supérieur et inférieur, et occipital trans- 
verse. Le sinus caverneux reçoit en dedans le sinus coro- 
naire, qui fait communiquer directemerltrle sinus caverneux j^^^^l^i^-Z^^ 
droit et le sinus caverneux gauche. Enfin , il reçoit par sa tissent. 
paroi inférieure plusieurs veines qui établissent une com- 
munication, entre les veines intérieures et les veines exté- 
rieures de la base du crâne , et plus particulièrement avec le 
plexus veineux ptérygoïdien. 

Le sinus caverneux reçoit par son extrémité antérieure 

, /, .f , . , ïl reçoit les 

les veines cérébrales injérieure et antérieure qui émanent veines cérébra- 
de la face inférieure du lobe antérieur du cerveau. J,a ^^^ , ^^,'"'^'^''^ 

^ et inférieure. 

plus considérable de ces veines gagne la fente sphénoï- 
dale, et se réfléchit d'avant en arrière sur la fosse laté- 
rale et moyenne de la base du crâne, pour aller se jeter 
dans les veines méningées moyennes. Plusieurs anatomistes 
disent avoir vu les veines méningées moyennes s'ouvrir dans 
le sinus caverneux. 

Par son extrémité antérieure, le sinus caverneux reçoit }^ reçoit la 

..,,,. ' veine ophthal- 

encore la veine oplitnaùmique. mique. 

Pleine opkihalmique. Très-Yoluminevise, la veine ophthal- 
mique commence à la partie interne de l'orbite , où elle se 



Fonue. 



•276 AXGÏI01.0G1E. 

La veine continue avcc la veine p-ontale ou prèparate^ et finit en 
ophthalmiqne s'ouvrant dans l'extrémité antérieure du sinus caverneux. 

fait comitluni- /-< .. • • ' 1 i- • 1 . . 

qiier la veine '"^"^ '^""^ ^"^ établit une SI large communication entre 
fioiiiale avec Tintérieur et l'extérieur du crâne, parcourt, sans décrire au- 

les sinus ca- o •^' 1 a ^ . n v i 

Terneux. ^""^ Hexuositc , le même trajet que 1 artère du môme nom, 

et reçoit les rameaux veineux qui correspondent aux rameaux 

Veines ci ^^'^'^'''^'^ 4"^ fournit l'artère ophthalmique.Parmices rameaux, 

liaiies. je ferai remarquer les veines ciliaires , dont les radicules ap- 

Vasa verii- partiennent à la membrane choroïde de l'œil et ont reçu le 

cosa. nom de vasa vorticosa, à raison de leur extrême tlexuosité. 

Sinus coronaire ou sinus circulaire de Ridley. 

Le sinus coronaire^ ou sinus circulaire de Ridley ^ entoure 

circulairement le corps pituitaire. Sa moitié postérieure est 

beaucoup plus considérable que sa moitié antérieure. Chez 

les vieillards , il n'est pas rare de trouver la lame quadrilatère 

du sphénoïde usée et comme corrodée parle sang de ce sinus, 

en sorte qu'elle seiDrise avec la plus grande facilité. A cet 

âge de la vie , le sinus coronaire , plus considérable que 

chez les jeunes sujets, s'étend au-dessous du corps pituitaire 

luimême. 

Veines que j^^ siiius corouaire ne reçoit que les veines osseuses du 

çoit le sinus ^ . " , 

sphénoïde, quelques veines de la dure -mère et celles du 
corps pituitaire. Il s'ouvre largement de chaque côté dans 
les sinus caverneux qu'il fait communiquer entre eux. 
Sinus occipital transverse antérieur ou sinus basilaire. 
Médian, transversalement étendu d'un trou déchiré posté- 
rieur à l'autre, situé au niveau de la gouttière basilaire, 
d'une forme irrégulière, d'une capacité beaucoup plus con- 
Communi- sidérable chez les vieillards que chez les adultes et les jeunes 
^"^' sujets, le sinus occipital transverse fait communiquer les 
sinus pétreux supérieur et inférieur et le sinus caverneux 
d'un côté, avec les mêmes sinus du côté opposé. Il n'est pas 
rare de rencontrer chez les vieillards la surface basilaire cor- 
rodée au niveau de ce sinus, dont la cavité offre souvent 
une disposition cellulaire ou spongieuse. 



reçoit 
coronaire. 



DirectioQ. 



cations 
établit 



Calibre. 



SINUS DE LA DtrEE-BlÈRE. ^n'j 

Sinus occipitaux postérieurs. 

Ce sont les plus petits sinus de la dure-mère: ils commen- Direction, 
cent au trou déchiré postérieur, se portent de là sur les côtés 
du trou occipital, gagnent en convergeant la faux du cerve- 
let, dans l'épaisseur de laquelle ils sont placés, et viennent 
s'ouvrir isolément dans le confluent occipital des sinus : ils 
reçoivent des veines peu considérables, qui viennent des os 
du crâne et delà dure- mère: on peut dire que les sinus 
occipitaux postérieurs constituent la corde de l'arc que dé- 
crivent les sinus latéraux. 

/ 

Confluens des sinus. 
D'après ce qui précède, on voit qu'il existe trois points 
centraux auxquels aboutissent tous les sinus, savoir: un mé- confluensponr 
dian postérieur et deux latéraux antérieurs. On peut donner j"^ *'""f " " 

i -t dnre-inere. 

à chacun de ces trois points centraux le nom de confluent 

des sinus ^ qui n'a été appliqué jusqu'ici qu'au point central 

médian postérieur ou confluent occipital. Tous les sinus 

aboutissent directement à l'un de ces trois confluens. Il n'y a 

d'exception que pour le sinus longitudinal inférieur, si l'on 

continue à l'admettre. 

Confluent postérieur ow occipital^ ou pressoir d H érophile. Sx 

,.,, • 1 ^ \ • ' l^ Confluent 

on ouvre par-dernere la portion de dure- mère qui répond a occipital on 

la protubérance occipitale, on verra que dans ce point, cor- pressoir d'Hé- 

^ . . .n • ' ' . . rophiie. 

respondent six orifaces; savoir: un supérieur, qui appartient 

au sinus longitudinal supérieur; un antérieur, quelquefois di- Des six orî- 

. , , 1.1 • 1 . • • fices qu'il pié- 

vise en deux par une bride verticale, qui appartient au sinus seute. 
droit ; deux latéraux, qui appartiennent aux sinus latéraux ; 
deux inférieurs, aux sinus occipitaux; le confluent occipital 
s'appelle encore pressoir d Hérophile (Torcular), parce qu'on 
supposait que les colonnes de sang correspondant aux divers 
sinus exerçaient une pression les unes contre les aulres. 

Confluent antérieur ou pétro-sphénoldaL Entre le sommet Confluent 
du rocher et le sphénoïde se voit un autre confluent où ''»'^t^>^'^"[ , '^^ 

I _ petro-spnenoi- 

aboutit un grand nombre de sinus. Dans cette cavité, sou- dal. 



^7^ ANGÊIOLOGIE. 

vrent, i° antérieurement, le sinus caverneux et le sinus 
coronaire j 2° en dedans, le sinus occipital transverse; 3° en 
arrière, les sinus pélreux supérieurs et inférieurs. 

DES VEINES D ORIGINE DES JUGULAIRES. 

Veine maxillaire externe ou faciale. 

Quelles sont ^^ vcine maxillaire externe ou faciale représente à elle 

les artères que sculc; 1° Tartèrc du même nom j 2° les branches de termi- 

ydneTcTale/ "^^^^^ ^^ l'artère ophthalmique; 3° enfin quelques branches 

de la maxillaire interne. 

Des noms ^^'<^ conunence à la région frontale où elle porte le nom de 

divers qt;e la frontale OU préjmrate : prend ensuite le nom d'anmilaire au 

veine faciale a , i i i' -i • i • i /• 711 

reçue dans son g^'arid angle de 1 œilj puis celui dejaciale, qu elle conserve 
tiiijet. jusqu'à sa terminaison. 

Veine fron- ^ ^ine frontale ou préparate. Veine sous - cutanée que 

taie oa prépa- les anciens soumettaient à la phlébotomie : elle est quel- 
rate. „. . \ ,,, 

quetois unique et médiane, le plus souvent double, et 

dans ce dernier cas, les veines frontales sont unies entre 

Variétés de cUes par une anastomose transversale. Parmi les nom- 

noiViLre et de u • / / , . ., 

disposition ^reuses variétés que présente cette veine, j en noterai 
une dans laquelle les deux veines frontales se réunissent 
en un seul tronc, qui se bifurque au-dessus de la ra- 
cine du nt'z. Ces veines ne suivent pas rigoureusement 
le trajet, des artères frontales; elles descendent du ver- 
tex, où par leurs nombreuses anastomoses, soit entre 
elles, soit avec les veines temporales, elles forment ce lacis 
veineux si considérable qui recouvie la région du front. 

Arcade na- i->ii i • , 1 . *" 1 7 

sale qui reçoit ^^'^^s aboutissent a Une arcade veineuse transversale, arcade 

nasale j à concavité inférieure, quelquefois sinueuse , qui 

1° La veine occupe la racine du nez. A cette arcade se rendent en- 

sns-orLuane; ^^^^^ . ^o j^^. ^^^j^^ sus-orhltaire ^ vcinc profonde qui marche 
transversalement le long de la partie supérieure de lorbite, 
reçoit la veine palpébrale supérieure interne, et vient aboutir 

2» La velue °, ,.,, i-r 

ophthaltuiqne. à l'exlrémité de l'arcade, en dehors delà veine frontale; 
2" la veine ophthalniique ^ qui s'ouvre à plein canal dans la 



VEINE FACIALE. a'JQ 

veine frontale , établissant ainsi une large communication 
entre les veines frontales et les sinus caverneux. Ainsi la ré- 
gion supérieure de la face , et plus particulièrement Fœil et 
le cerveau, sont liés entre eux par la circulation veineuse, 30. Veines 
aussi bien que par la circulation artérielle. A la concavité de «dorsales du 
cette arcade nasale, viennent en outre aboutir les 'veines 
dorsales du nez, qui longent de chaque côté le bord anté- 
rieur de cet organe. -rr^. 

D Veine angn- 

Keine angulaire. Des extrémités de l'arcade on voit par- laire. 
tir les 'veines angulaires, qu'on peut considérer comme la _ Continna- 

, . P 1 , . tion (le la fron- 

contmuation des vemes irontaJes ou préparâtes, et qui occu- taie ou prépa- 
pent, ainsi que les artères correspondantes, le sillon de sépa- ^^^''• 
ration du nez et de la ioue. Aux veines angulaires viennent "^^'"e* P»l- 

'' ^ ° ^ pebrales. 

se rendre, en dehors, la veine palpéhr aie inférieure et la . , 

veine du sac et du canal nasal -^ et en dedans les veines de sac et du ca- 
Vaile du 72e^. Celles-ci méritent une description particulière. °" °**^ ' 
Veines de ïaile du nez. Elles forment , d'une part , entre ^^elnes de 

, ., , ,, * , IViIe du nez, 

le cartilage et la peau, dune autre part, entre le car- 
tilage et la muqueuse, un lacis veineux très- considé- 
rable, duquel partent deux branches: une supérieure qui 
longe le bord convexe ; rme inférieure qui longe le bord 
inférieur du cartilage de l'aile du nez. Ces deux branches se 
réunissent en un tronc commun considérable , qui se porte -^ 
de bas en haut, et souvent sous un angle, obtus en haut, 
aigu en bas, dans la veine angulaire, 

Vein»jaciale. L'angulaire prend le nom àe faciale aussitôt Veine faciale. 
qu'elle a reçu les veines du nez, se pprte très-cbliquement 

bi 1 ,1 . Continuation, 

as et en dehors, passe sous le grand zygomatique, pour ^^ l'angulaire. 

gagner le bord antérieur du masséter, qu'elle longe, coupe 

perpendiculairement la base de la mâchoire, est reçue dans 

le sillon de la glande maxillaire , et se termine diversement 

suivant les sujets. 

Le plus ordinairement, elle s'unit avec la linofuale en un 

^ . , " . Elle s'unit a 

tronc commun, qui va se jeter dans la jugulaire interne: la linguale, 
c'est au tronc commun , formé par la faciale et la linguale, 



aSo ANGÉIOI.OGIE. 

qu'aboutissent quelquefois la veine thyroïdienne supérieure, 
eiminai- 1^ yeine pharyngienne, et le tronc des veines temporale et 

de la veine fa- maxillaire interne. Dans d'autres cas, on voit la faciale cou- 
per obliquement le sterno-cléido- mastoïdien, sur la face 
externe duquel elle est placée, pour aller se jeter dans la 
veine jugulaire externe, dans l'un ou l'autre point de sa lon- 
gueur. Je l'ai vue se continuer directement, tantôt avec la 
veine jugulaire antérieure, tantôt avec la jugulaire externe 
du même côté ou du côté opposé, ou en6n se rendre à la 
convexité d'une arcade commune aux veines jugulaires ex- 
terne et antérieure. 

Branches veineuses collatérales. Chemin faisant, la veine 
Tronc alréo- faciale reçoit en dehors : i° le tronc alvéolaire^ très-volu- 
mineux, qu'on peut considérer comme la branche pro- 
fonde d'origine de la veine faciale, qui, en effet, augmente 
Pis s 1 beaucoup, et quelquefois même double de volume après 

véolaire. l'avoir rcçue. Cette veine alvéolaire part d'un plexus veineux 

tTés-vemdiTqvid\Ae , plexus alvéolaire, dans lequel se rendent 
les veines alvéolaires proprement dites, sous-orbitaires , pala- 
tines supérieures, vidiennes et sphéno-palatines, et qui commu- 
nique avec le plexus ptérygoïdien. Toutes ces veines sont 
les satellites des branches artérielles du même nom, apparte- 
nant à la maxillaire interne. Né du plexus, le tronc alvéolaire 
se dirige en avant et en bas sous l'os malaire, et vient s'unir à 
angle aigu avec la faciale. La veine faciale reçoit en outre, en 

_. . dedans^ les 'veines coronaires labiales supérieure et inférieure 

Veines co- ^ ' r *, 

ronaîres, qui se comportent comme les artères, à l'exception des 

Buccales, flexuosités qui leur sont étrangères; 2" la veine ou les veines 

Massétérines buccales ; 3° les veines massétérines antérieures. 

Au-dessous de la base de la mâchoire, la faciale reçoit la 

Sous-mentale "^^^"^ sous-mcntale , la xeine palatine inférieure , si remarqua- 

Palatine in- ^^^ P^i" \e plcxus tonsillaire qu'elle forme en presque totalité; 

fcrienre. j^ veine OU les veines de la glande sous-maxillaire , et enfin 

... ^°^ quelquefois la veine ranine. 
toiisillaire. * ^ 

Dans son trajet la veine faciale est en général plus super- 
ficielle ^ue l'artère du même nom ; elle n'accompagne pa.q 



VEINK TEMPORO-MAXILLAIRE. 28 1 

lartère à la face, mais est située plus en dehors et ne décrit 
aucune flexuosité. 

Veine ou tronc tcmporo-maxillaire. 

La veine ou le tronc temporo-maxillaïre représente tout à Branches 

la fois l'artère temporale , une partie de Tarière maxillaire ^''**"*^'^'''°^" 
^ , . , . , , , . ■ qnelles elle rc- 

mterne, et la partie supérieure de la carotide externe; plu- pond. 

deurs auteurs l'ont nommée, avec Walther, veine faciale 
oostérieure, par opposition à la veine faciale proprement dite, 
ju'ils appellent veine faciale antérieure. La veine temporo- 
naxillaire résulte de la réunion de la veine temporale et de 
a veine maxillaire interne : elle se continue le plus ordinai- 
•ement avec la veine jugulaire externe. 

A. Fcine temporale. Elle naît supérieurement par des "^^'le tcm- 
jranclies superficielles , par des branches moyennes , et par ^°^^^^' 
les branches profondes. 

i". Les veines temporales superficielles commencent, i" sur 

B sommet de la tête par des rameaux antérieurs qm frontaux Rame^tix 

1 ... ' frontaux . 

[ui communiquent largement et a plein canal avec les ra- 

aeaux d'origine de la veine frontale ou préparate ; 2° par 

es rameaux moyens ou pariétaux^ qui communiquent avec ^*"^*^°^' 

;s rameaux correspondans du côté opposé ; 3° par des ra- 

leaux postérieurs ou occipitaux^ qui communiquent avec les Occîpitanx. 

ranches de la veine occipitale. Il en résulte un réseau à 

irges mailles, qui couvre la plus grande partie du crâne. De 

B réseau partent des branches temporales antérieures et 

es branches temporales postérieures qui se réunissent au- 

essus ou au niveau de l'arcade zygomatiqne. Dans ce trajet, 

!s veines ne suivent que très-imparfaitement la direction , ''^". '^*''°" 

es artères correspondantes. On pourrait dire que les veines ve°n"°parîcT. 

u cuir chevelu, participent à la fois, et des veines satellites P^"* "^^ ^^^' 

„_ „„. » ^ j . , nés satellites 

es artères et des veines sous-cutanees. Ces réseaux veineux et des veine, 
ccupent d'ailleurs lépaisseur du cuir chevelu, et sont si- ''«""-catnnées. 
lées comme les artères entre la peau et la couche musculo- 
)onévrotique. 

2° Veine temporale moyenne. Sous l'aponévrose temporale, 



aSa ANG^IOLOOIE. 

entre cette aponévrose et le muscle temporal, se voit une 

veine très-volumineuse, souvent plus volumineuse que la 

Veine tem- branche superficielle , et qu'on peut appeler veine temporale 

porale moyen- moyenne. Elle est quelquefois formée en grande partie par la 

Téumçm des veines palpébrales el des veines orbilaù'es externes y 

mée par les lesquelles répondent aux artères du même nom, se réu- 

veines palpe- nigsent en un tronc commun qui se porte d'avant en arrière, 

braies et orbi- u r 7 

taires externes, d'abord entre les Jeux lames de l'aponévrose temporale, 

puis entre le muscle temporal et l'aponévrose, se dirige en 

arrière et en bas, traverse de nouveau l'aponévrose, mais de 

dedans en dehors, au-dessus de la racine antéro-postérieure 
Elle s'unit à , ,, , . . . 

la temporale de 1 apophyse zygomatique , et vient s unir à la temporale 

«uperilcielle. superficielle au devant du conduit auditif externe. 

Le tronc qui résulte de la réunion des veines temporales 

Trai t It'- superficielles et de la veine temporale moyenne se porte 

riear de la verticalement en bas, entre le conduit auditif externe et l'ar- 

^aîe* ^™^°" ticulation temporo-maxillaire , s'enfonce dans l'épaisseur de 

la glande parotide, et, parvenu derrière le col du condyle, 

reçoit la veine maxillaire interne, qui constitue la branche 

profonde d'origine du tronc temporo-maxillaire. 

B. Veine maxillaire interne. Branche profonde d'origine dij 
Veine maxil- . ^ .,i -, •/;•,. .. i ' 

lairc interne ^ronc temporo-maxiiJaire, la maxillaire interne est appelée 

i^a.vlnlecke\ye\\\e maxillaire interne et postérieure^ par opposi-i 
tion à l'alvéolaire, branche de la faciale, qu'il désigne sous le 
Branches uom de veine maxillaire interne e\, antérieure : elle répondi 
''nelT^ T/"^ ^ toutes les branches artérielles que l'artère maxillaire in-i 
pond. terne fournit derrière le col du condyle et dans la fosse 

zygomato-raaxillaire, tandis que la veine alvéolaire , bran- 
che profonde delà faciale, répond à toutes les branches que 
l'artère maxillaire interne fournit surlatubérosité maxillaire 
et dans la fosse ptérygo-maxillaire : ainsi elle reçoit : 

i" Les veines méningées moyennes^ satellites de l'artère 
méningée moyenne , dont on a à tort nié l'existence, et qu 
sont au nombre do deux, situées l'une en avant, l'autre er, 
arrière de l'artère. Ces veines méningées moyennes reçoivenij 
souvent des veines cérébrales inférieures et antérieures qui 



VBINE TEMPORO-MAXILLAIRK. a83 

iennent se jeter au voisinage du trou sphéno-e'pineux : elles 

eçoivent toujours les veines des os du crâne et de la dure- - Y^^"" 

=■ ^ " »^uiv^ méningées 

(lère, communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, moyennes. 

cquièrent quelquefois un volume si considérable, surtout 

ans leur branche antérieure, qu'elles impriment sur la fosse 

phénoïdale une gouttière profonde, depuis le trou sphéno- 

pineux, jusqu'au sommet des apophyses d'Ingrassias. Du 

este, leur distribution est la même que celle des artères cor- 

sspondantes. La veine maxillaire interne reçoit en outre : 

" la ve/ne dentaire inférieure-^ 3" les veines temporales pro- 

mdes\ 4° les veines ptérygoïdiennes\ 5** les massétérines pos- 

•rieures. Toutes ces veines aboutissent à un plexus veineux 

'ès-coxïsiàéTd^Ae, plexus ptérjgoldien, s\tné entre le muscle 

împoral et le ptérygoïdien externe et entre les ptérygoï- 

lens. De ce plexus , qui communique largement avec le rygoïdien. 

lexus alvéolaire, tellement qu'on pourrait les considérer Trajet du 

)mme un seul et même plexus, part le tronc qui vient se Jerporo^Ta"! 

ter dans la veine temporale, derrière le col du condyle. xilLùre dans 

Considérablement augmenté par le concours de la veine Jotide!"^^ ^"^ 

axijlaire interne , le tronc temporo-maxiilaire continue son 

ajet dans l'épaisseur de la glande parotide , reçoit directe- 

ent quelques veines parot'idiennes^ la veine auriculaire pos- 

neure, la veine auriculaire antérieure ^ et reçoit enfin les 

^ines transversales de lajace. Celles-ci constituent entre la 

irotide et le masseter, entre le masseter et la branche de la 

àchoire inférieure et autour de l'articulation temporo- 

axillaire, un plexus très-considérable , plexus massétérin, 

îuel communique assez largement par l'échancrure sycx- 

DÏde avec le plexus ptérygoïdien. 

Terminaison du tronc temporo-maxiilaire. Le plus sou- 

nt , la veine ou le tronc temporo-maxiilaire se termine en 

continuant directement avec la y eme jugulaire externe; sétév^^'^''^' 

iutres fois elle se jette dans la jugulaire interne : dans ce Terminaison 

rnier cas, la veine jugulaire externe, très-^rêle, est à «^^ ^'o»^" !f «- 
j . . ' s ' poro- maxillai-' 

tat de vestige et constituée en grande partie par les brau- re. 



■«04 ANGtIOLOGIE. 

., . , ches superficielles de la veine occipitale, et par quelques 
tern.inaisondu rameuux qui communiquent avec la jugulaire antérieure 
tronc tempo- Dans queluues cas, elle se parlage presque également entn 

ro-niaxiliaire. j*. „. or^i & 

ces deux veines, enfin il n'est pas rare de la voir s'unir à h 
veine linguale et à la veine faciale : lorsqu'elle se continm 
avec la veine jugulaire externe, elle envoie à la jugulaire in 
terne une branche volumineuse de communication qui passt 
au-dessus du muscle digaslrique. 

Veine auriculaire postérieure. 
Elle reçoit La Veine auriculaire postérieure affecte une distribu tioi 

la veine stylo- jjjgntiqjjg ^ ^gjjg ^jg l'artère du même nom, reçoit un 
mastoïdienne. . * ' » 

veine stylo-mastoïdienne^ et se jette dans la veine jugulair 

externe, ou plutôt dans la veine temporo-maxillaire, qui ni 

prend le nom de jugulaire externe qu'après l'avoir reçue. 

Veine occipitale. 

La veine occipitale aïiecte absolument la mêmedistributioi 

que l'artère du même nom ; elle naît de la région poste 

rieure du crâne, passe sous le spiénius, reçoit, au niveau d 
Elle reçoit i» i ^ ■ i i • ■ ' i • 

les veinesmas- ' apophjse mastoide, une ou plusieurs veines volumineuses 
toïdiennes. veines mastoïdiennes^ qui viennent du sinus latéral, d'oi 
résulte une communication directe et considérable entre 1 
circulation veineuse de l'intérieur et celle de l'extérieur di 
crâne. C'était sur cette donnée anatomique que Morgagr 
fondait sa prédilection pour les saignées des veines occipi 
taies dans l'apoplexie. La veine occipitale se jette dans 1 
veine jugulaire interne et quelquefois dans la veine jugulair 
externe. 

Veines linguales. 

Les veines linguales destinées à un organe contractile 

Elles sont , l'i- ^ • l'i i •• 

divisées en "0"' 1* Circulation doit subir de nombreuses variations 
superficielles raison même de cette contractilité, se divisent, comme le 

et en profon- . , . /. . 77 

des. veines des membres, en veines superpcielles ou sous-muquei 

ses, et en veines profondes. 

Les veines superficielles du dos de la langue ^ qui son 
' généralement désignées sous le nom de linguales ^ occuper 



TEIHES UNGUALES, PHARYNGIENNES, a85 

a région dorsale de la langue, forment une couche très- 
eniarquable entre la muqueuse et les fibres musculaires de perlSes Ta 
let organe : toutes ces veines aboutissent à un plexus dorsal "^"^ de la laa- 
>u lingual supérieur, qui occupe la base de la langue, et au- ^"^' 

1 • ^ 1 1,1. Plexus (lor- 

[uel viennent se rendre un grand nombre de veines tonsil- sal ou lingual 
aires et de veines épiglottiques. supérieur. 

De ce plexus, part une veine, veine satellite du nerf Un- ,, . 

, . 1 /. 1. Veine satel- 

:ual, qui accompagne le nerf imgua!, reçoit des branches lite du neif 
[ui viennent de la glande subhnguale et du tissu de la lan- ''"S'^'''- 
[ue, et vient se jeter dans la faciale ou dans la pharyngienne, 
m directement dans la jugulaire externe, et communique 
argement avec les veines ranines. 

Les -veines ranines sont les veines superficielles de la face 
nférieure de la langue. Elles se voient sur les côtés du frein, nine!!"" 
lù elles soulèvent la muqueuse, suivent le trajet du nerf 
jrand hypoglosse, entre le génio-glosse et l'hyo-glosse , et 
jont se rendre au tronc commun de la linguale et de la fa- 
jiale ou directement à la veine faciale. 
Les veines ranines communiquent avec un plexus très-con- 

dérable, situé sur les côtés de la langue, plexus quelque- rieur'eMaiëraî 
lis pourvu de valvules, ce qui rend l'injection impossible ^e la langue." 

u cœur vers les extrémités, tandis que dans d'autres cas 

injection faite dans un sens opposé au cours du sang, y ar- 

ve avec la plus grande facilité. 
Enfin les veines linguales proprement dites sont extrême- 

«ent petites, au nombre de deux, et accompagnent l'artère guaTeTpropre- 

nguale dans toute l'étendue de son trajet. i"eut dites. 

11 n'est pas rare de voir les veines de la langue se rendre 

irectement dans la jugulaire interne j je les ai vues aboutir 

la veine jugulaire antérieure. 

Veine pharyngienne et plexus pharyngien. 
Plexus pharyngien. Si on fait la coupe qui a été indiquée 
1 )ur la préparation du pharynx, on voit autour de la partie 
I )stérieure de cet organe un plexus veineux considérable, 



288 AIïClélOLOGIE. 

formant des anses ou anneaux qui embrassent le pharynx; 
ryngien. ce plexus aboutissent plusieurs rameaux méningiens et pli 

sieurs branches provenant des veines vidiennes et sphén 
palatines : de ce même plexus émanent des rameaux phi 
ryngiens , en nombre plus ou moins considérable , qui voi 
se rendre, soit par un tronc unique, soit par plusieurs brai 
ches distinctes à la veine linguale , quelquefois à la veir 
faciale, à la veine thyroïdienne inférieure, et souvent à 
veine jugulaire interne. 

Indépendamment de ce plexus pharyngien que l'on pou 

Plexus de la . , /^ • 7 m ■ 1 / 

muqueuse pha- ^^'- appeler superficiel^ il existe sous la muqueuse un resea 
ryrigienne. veiiieux à mailles extrêmement serrées, duquel émanent d< 

branches qui vont s'unir à celles provenant du plexus phs 

ryngien superficiel. 

Veine thyroïdieRne supérieure ou thyro-laryngienne. 

Branches ^^^^ "^^'" 5 ^^ ^^ corps thyroïde par des branches qui coi 

thjrroïdiennes, rcspondent exactement à celles de l'artère du même nom 

2° du larynx par des branches qui correspondent aux div? 

aryngiennes. gj^j^g de l'artère laryngée supérieure. Ces deux branches réi 

_ , , nies viennent se rendre dans la iuo[ulaire interne , au nivea 

Embonclin- _ J o ' 

ras diverses de de la partie supérieure du larynx ; plus souvent peut-êtr 

ceue veine. q[\qs aboutissent au tronc commun des veines faciale ( 

linguale. 11 n'est pas rare de voir la branche laryngée supe 

rieure se rendre directement , soit à l'une ou à l'autre de ce 

veines, soit à la jugulaire antérieure. i 

Veine thyroïdienne moyenne. 

Elle nait de la partie inférieure du lobe latéral delà gland 
La veine thyroïde, à ces rameaux viennent se joindre quelquesbranche 

thyroïdienne . , i . t ■ t\ ^^ ' • ' ^^ 

moyenne rend vcnues du larynx et de la trachée. De cette reunion resuit 
raison d'nne un tronc qui va se rendre à la partie inférieure de la veim 

anomalie arté- .... ^ . . ^ ^ i- 

rielle. jugulaire interne. Cette veine qui est constante, explique e| 

quelque sorte une anomalie artérielle assez fréquente, sa 
voir ; l'existence d'une artère thyroïdienne moyenne venan 
de la carotide primitive. \ 



VEINES PIPIOÏQUÊS. 287 

Il n'est pas rare devoir deux veines thyroïdiennes moyen- 
nes de chaque côté. Le calibre de ces veines, comme d'ail- 
leurs celui de toutes les veines thyroïdiennes, est très con- 
sidérable dans le goitre. 

Veines diploïques. 

Pour terminer la description des veines de la tête, il me 

reste à parler des veines diploïques ou veines propres des os Leurdécoa- 

du crâne: décrites pour la première fois par M. Dupuytren, 

dans sa thèse inaugurale, sous le nom canaux veineux desos'^ 

elles ont été figurées plus tard par M. Chaussier ( Traité de 

V encéphale) et représentées dans ces derniers temps avec une 

rare exactitude et avec leurs principales variétés par M. Bres- 

;het dans son bel ouvrage sur les veines. \ 

Il rè^ne dans l'épaisseur des os du crâne des canaux vei- 

.,, . '1- Canaux vei- 

leux ramifiés, dans lesquels les vemes sont réduites à leur nenx des os 

nembrane interne, la membrane externe se trouvant rem- ^^ ciane. 

îlacée parles canaux osseux eux-mêmes. Ces canaux veineux 

le sont pas exclusivement propres aux os du crâne; ils exis- 

ent dans tous les os spongieux et même dans les os compac- 

es, avec cette différence que dans les os spongieux les 

anaux occupent l'épaisseur de l'os, tandis que dans la partie 
lompacte des os longs, ils avoisinentle canal médullaire. 
Les canaux veineux des os du crâne présentent beaucoup de 

ariétés sous le rapport de leur calibre et sous celui de l'éten- y^^^'^tes Q® 

, , , \ calibre. 

ue de leur distribution : indépendans les uns des autres, 
endant que les os du crâne restent distmcts et separables, ils niquent entre 
d ommuniquent presque toujours entre eux lorsque ces os e°^ <=^«2 les 

1 r , » 1 TA Tieillards. 

le )nt soudes par les progrès de 1 âge. 

Leur calibre est en raison directe de l'â^e, et en rai- „ 

t) ' Ils presen- 

iii|)n inverse du nombre de leurs ramifications; ils offrent tant des am- 

uelquefois des ampoules ou dilatations , d'autres fois ils ^°^ ^^ °" 
AT ' cals-de-sac. 

fésentent des interruptions subites , et se terminent en cul- 
-sac , pour reparaître plus bas ou pour cesser compléte- 
€.it : ces différences tiennent à ce qu'un sinus s'ouvre plu- 



288 ANGÉIOLOGIB. 

tôt OU plus tard dans les veines mënins'ées moyennes. Di 

Leurs com- * , "^ r i i 

mnnîcations reste, ces canaux veineux communiquent par une roule d 

avec les veines pgj^t^ijg pj^j q^, nioius considérables, soit à l'intérieur d 

extérieures et "^ ■■ _ , . . , . . , 

les veines in- crâne avec les veines meningiennes et les sinus, soit à l'ex 

terieures da {grieur .avec les veines qui sont appliquées contre les o 

du crâne. 

Sur certaines têtes de vieillards, on voit que ces conduit 
leur dispo- gQj^j; confondus avec les sillons des artères meningiennes 

sîtion chez les , . . ^ , , 

vieillards. ces sillons meningiens eux-mêmes présentent des trous cor 
sidérables qui perforent le crâne de part en part. 

Chez les enfans nouveau-nés on ne rencontre pas d 
canaux veineux proprement dits; mais toute l'épaisseur de 
Chez les en- OS est parcourue par des aréoles veineuses, ainsi qu'on le voi 
fans nouveau- lorsque ces OS sont naturellement injectés par le sang, aini 
qu'on peut le voir encore par une injection au mercure, qu 
transforme le diploé en un réseau argenté, aussi délié qu 
dans les injections des parties molles. A cette époque, toute 
les cellules des os sont remplies de sang veineux. 

Du reste, on distingue les canaux diploïques de la voût 

du crâne en frontaux ^ temporaux ^ pariétaux et occipitaiia 

Les canaux diploïques frontaux sont au nombre de deux 

Canaux di- ^^^ ^ droite, l'autre à gauche: ils commencent par des rami 
ploiques tron- / o ' a 

taux. fications à la partie supérieure du frontal, vont en grossissani 

et prennent un calibre plus considérable, à mesure qu'il 
approchent de la partie inférieure de la voûte ; ils commu 
niquent entre eux par des rameaux transverses; en outre 
ils communiquent incessamment soit avec les veines périos 
tiques, soit avec les veines meningiennes, s'ouvrent à Texte 
rieur par des trous vasculaires , et se jettent dans les veine 
sus-orbitaires et dans les veines préparâtes. 

Les canaux diploïques tamporo-pariétaux sont divisés ei 
Canaux di- , . , . , , .,, . i 

ploïqars tem- antérieur et en postérieur, repondent aux sillons qui Jo 

l>oro - parlé- gent les divisions de l'artère méningée, s'ouvrent dans ce 
sillons par un grand nombre de pertuis qui deviennent ex 



RKSUMé DES VEINES DE lA TKTE. 289 

trêmement prononcés chez le vieillard, ils communiquent 
d'ailleurs à l'intérieur avec les veines temporales pro- 
fondes. 

Les canaux dipldiques occipitaux^ au nombre de deux, Canaux di- 

l'un à droite, l'autre à gauche, communiquent entre eux P^'^'î"" °'^*''^" 

o ' X ^ pitanx. 

par un grand nombre de rameaux, et viennent s ouvrir en 

bas dans les veines occipitales. 

Résumé sur la distribution des veines de la tête. 

A. Circulation du cerveau. Tandis que deux troncs artériels, „. 

T- ' oix vemes 

les carotides primitives, portent le sang à la tête et au cou^ ramènent le 
six veines ramènent au centre de la circulation le sang de ^^^ 
ces mêmes parties : ce sont les jugulaires internes , les jugu- 
laires externes et les jugulaires antérieures. Cette disposition 
a pour résultat d'assurer la circulation veineuse céphalique, 
que tant de causes tendent à troubler. Les veines jugulaires 
externes et antérieures qui appartiennent au système vei- , ^^^, 'ternes 

. , . jugulaires ex- 

neux sous-cutané, peuvent être considérées comme des veines ternes et anté- 
supplémentaires qui n'ont point d'analogue dans le système ^"^^°''^s appar- 

•^ ^ ^ *■ . . . tiennent aux 

artériel , et suffiraient à elles seules pour la circulation vei- veines sous- 
neuse ; d'une autre part, comme les veines du côté droit com- ^"^t^"^^^^* 
muniquent très-largement entre elles , il en résulte qu'une 
seule de ces veines suffirait à la rigueur pour la circulation de 
la tête. Nous verrons plus bas, à l'occasion des veines du ra- 
j chis, que l'oblitération des six veines jugulaires ne serait pas 
nécessairement suivie de l'interruption de la circulation vei- 
neuse dans le crâne. Enfin , il importe de remarquer que les 
jugulaires externe et antérieure s'ouvrent dans la veine 
sous-clavière^ tandis que la veine jugulaire interne s'abouche 
avec l'extrémité interne de la sous-clavière , pour constituer 
le tronc veineux brachio-céphalique. 

Nous avons vu que la veine jugulaire interne représentait 
l'artère carotide primitive dans sa partie inférieure, et l'artère 
carotide interne dans sa portion supérieure , et que l'artère 
carotide externe était représentée par toutes les veines de la 
3. 19 



ag» ANGÉIOLOGIE. 

face et du cou , qui viennent s'ouvrir dans la veine jugulaire 

interne , tantôt par un tronc commun , tantôt par plusieurs 

branches isolées. 

Remarques Le Système veineux cérébral est remarquable par l'exces- 

snr le système gj^^ ténuité des parois des veines cérébrales, et par l'existence 

Temeux cere- . '^ . ■'■ _ 

bral. des sinus qui remplacent les troncs veineux, et qui offrent 

Sinus. une disposition si différente de celle des artères. Elles se di- 

Yelnes ven- visent en vei/ies ventrlculaires ^ qui vont constituer les veines 

tricolaiies ou , .^ ,. . /> • ;; l ru 

profondes. ^^ Galien, et en veines superficie Lies du cerveau, ioutes ga- 

„ . gnent les sinus , dans lesquels elles se terminent successive- 

veines sa- " '1 

perficielles. ment à la manière des barbes d'une plume sur leur tige 
commune, sans jamais acquérir un volume très-considérable. 
L'absence de valvules àTenibouchure des veines dans les sinus 

, ™ . *^ j permet le reflux du sang des sinus dans les veines. Le tissu 

.es veines dans -T o 

es sinus. spongieux, comme érectile, qui se voit à l'emboucliurede ces 
veines, joint à l'obliquité de leur trajet dans l'épaisseur des 
parois du sinus, doit diminuer les effets de ce reflux; la com- 
munication des veines cérébrales entre elles , la continuité 
des sinus entre eux, expliquent les ressources de la circu- 
lation cérébrale, qui parvient toujours à s'accomplir, à moins 

d'oblitération des sinus latéraux. Du reste , la situation des 
Situation et . . . . \ ,-,... i i> ' 

inextensibilité smus prmcipaux au niveau des grandes divisions de 1 ence- 

des sinus. phale etl'inextensibilité de ces sinus préviennent les effets fu- 
nestes qui pourraient résulter de la compression du cerveau 
parun obstacle à la circulation veineuse. 

Circulation des parois du crâne. Pour les parois du crâne, 

Circulation n i • i • • i i i > 

des parois du "^"^ trouvons, I la Circulation vemeuse delà dure-mere; 

crâne. 2° la circulation diploïque; 3" la circulation périostique; 

4° la circulation du cuir chevelu. Les communications nom- 

Aïiastomoses. breuses qui existent entre ces quatre couches de sang vei- 
neux, les communications directes des sinus de la dure- 
mère avec les veines extérieures, sont dignes de fixer l'atten- 
tion. Je ferai remarquer qu'il en est àes veines principales du 
cuir chevelu comme des artères delà même partie, c'est-à- 
dire qu'elles sont situées entre la peau et l'aponévrose épiera- 

l 
A 



RÉSUMÉ DES YEINES DE LA TÊTE. agi 

nienne.J'ai constaté l'existence de leurs larges et continuelles 
anastomoses. 

De même qu'en arrière, la veine occipitale communique Anastomoses 
très-largement avec le sinus latéral, par l'intermédiaire fnty«les veines 

,, . , ^ . 11 . , intérieures et 

d une grosse veine 5 de même au niveau de la gouttière i^g veines ex- 
longitudinale supérieure, au niveau des sutures de la base térieures des 

1 A / 11 1 1 ^^ I \ T parois du crâ- 

du crâne (par la plupart des trous de cette base; a iieu une ^^ 
communication non interrompue entre la circulation vei- 
neuse intérieure et la circulation veineuse extérieure du 
crâne. 

B. Circulation ^veineuse de lajace. Les veines de la face et 
celles des parois du crâne se rendent toutes à deux grands 
troncs veineux principaux, ia faciale et la temporale. La fa- Toutes les 
ciale représente une partie de l'artère oplithalmique, une veines de la 
, ,, > ..... 1" > (• • 1 f<*<^s se ren- 

pai'tie de 1 artère maxillaire interne, et 1 artère laciaie pro- dent: 

prement dite. Une des dispositions les plus remarquables que 

, I • r • I ' I' • ^ 1 I ï°' Dans la 

présente la veine taciaie , c est 1 existence, auprès du grand ygi^e faciale, 
angle de l'oeil , d'une communication entre elle et le sinus Anastomose 
caverneux , au moyen de la veine ophthalmicfue, large anas- ^^'^^''l^'^Dlf 

' y ... de Ja yeme 

tomose qui établit une communication veineuse directe faciale. 

entre l'extérieur et l'intérieur du crâne (i). 

La veine temporale qui représente l'artèi-e temporale, 

une partie de l'artère maxillaire interne, et la partie supé- ?" ^°* * 
>■ ' r r veine tempo- 

rieure de l'artère carotide externe, reçoit le sang de toute la raie. 
partie latérale de la tête. 

(1) L'étude de ces anastomoses devrait conduire à réhabiliter 
l'usage des saignées locales, tombé en désuétude depuis la dé- 
couverte de la circulation , et permettrait de régler , d'après des 
données anatomiques , les points où ces saignées devraient être 
pratiquées : ainsi, la saignée de la veine angulaire pour les mala- 
dies de l'oeil ; celle de la région mastoïdienne , et celle de la région 
qui répond à la suture bi-pariétale, à sa jonction avec la lambdoïde 
pour les affections cérébrales ; la saignée de la veine ranine dans 
les maladies du pharynx , me paraissent devoir être introduites 
avec avantage dans la pratique médicale. 

19- 



tgOL ANGi'IOLOGIE. 

Relalivement à la veine linguale , on doit remarquer la 

Veines su- ' i i • ' i ^ • 

rficielles de Présence de deux veines sous-muqueuses, repondant aux vei- 
la langue. nes sous-cutanées des membres, et destinées à suppléer à la 
circulation profonde de la langue pendant les contractions 
de cet organe. 

Le volume des veines thyroïdiennes, leur nombre plus 

des veines thy- Considérable que celui des artères, leurs larges anastomoses 

roidiennes. avcc Ics veines thyroïdiennes inférieures , font de CCS veiues 

un moyen puissant de circulation dans le cas d'obslacle au 

cours du sang de la tête, en même temps qu'un dwerliculum 

dans les grandes gênes de la circulation. 

Irrégularité L'irrégularité qui paraît présider au volume relatif des 

danslevolame vcines jugulaircs interne, externe et antérieure, ainsi qu'à la 

des veines ju- ,..■..-,■, ^ 

gulaires répartition des veines de la lete entre ces trois troncs , 

prouve que, pour le système veineux aussi bien que pour le 

Dans la le- système artériel, la question d'origine ou de terminaison 

partition des j' . . , , . 

veines de la des vaisseaux cst peu importante, et que le système veineux 
tête entre le d'une partie étant une fois formé, son point de con- 

tronc. . * . "^ 

nexion avec les gros troncs vasculaires est une chose peu 
importante de sa nature. 

Du reste , les larges communications qui ont lieu entre 
toutes ces veines établissent assez le peu d'intérêt qu'il 
faut attacher à l'abouchement des veines dans tel ou tel 
tronc principal. 



YEINES DU MEMBRE THORACIQUE. 



Les veines du membre tJioracique se divisent en profondes 
et en superficielles ou cutanées. 

A. VEINES PROFONDES. 

Les veines profondes du membre thoracique suivent ri- 

, . , , n n Elles sont 

goureusement le trajet des artères, auxquelles elles servent satellites des 

de satellites, et dont elles prennent le nom; elles sont artères. 

presque toujours en nombre double de celui des artères 

auxquelles elles sont accolées. Il n'y a d'exception, sous 

ce rapport , que pour les veines volumineuses. Ainsi , il y a 

deux arcades veineuses palmaires superficielles, deux arcades généialement 

palmaires profondes , deux veines radiales , deux veines ^^ nombre 

1 • 1 r 1 T 1 ' 1 double des 

cubitales profondes : on trouve encore deux numérales; artères. 
mais il n'y a qu'une veine axillaire et qu'une veine sous cla- 
vièi'e. Toutes ces veines satellites reçoivent des branches et 
des rameaux qui sont également satellites des branches et des 
rameaux fournis par les artères, et qui sont en nombre 4^ou- 
ble. Il n'y a d'exception que pour la veine sous-clavière , 
qui ne reçoit pas, à beaucoup près, toutes les branches vei- 
neuses correspondantes aux branches artérielles fournies par 

l'artère sous-clavière, et qui en reçoit quelques-unes qui , . 

,' \ \ / .^ ^ Canal vei- 

sont complètement étrangères à la distribution de cette ar- „enx collaté- 

tère. Je dois signaler ici un mode de terminaison des veines '^^'• 
collatérales qui s'observe fréquemment, surtout à la veine 
humérale. Les veines circonflexes, par exemple, au lieu de 
se rendre directement dans la veine humérale, se terminent 
à une branche collatérale, qui, à la manière d'un canal 
longeant une rivière, communique en haut et en bas avec la 
veine humérale, et marche parallèlement à cette veine. Plu- 
sieurs grosses veines présentent ces canaux collateVaux qui 
établissent une communication entre les divers points de 



2g4 ANGÉIOLOCIE. 

leur longueur. Ainsi, j'ai vu un tronc veineux partir de la 

veine jugulaire externe, et se rendre à travers le plexus 

^„ . brachial à la parlie inférieure de la veine axillaire. 

cation des vei- Les veincs profondes offrent, en outre, des communica- 

arecks veines ^^'^^^ larges et multipliées avec les veines superficielles. 

superficielles. Du reste, les veines profondes sont pourvues de valvules 

comme les veines superficielles ; il est même constant qu'elles 

en possèdent un plus grand nombre : l'injection poussée du 

cœur vers les extrémités ne pénètre pas plus dans les unes 

Les veines que dans les autres. On observe toujours une paire de val- 
profondes ont 111 • • 11 11 
nntrandnom- vules dans Ics petites veiucs au moment de leur embouchurej 

Lrede valvules gt ^ chose bien remarquable, tandis que les valvules situées 

dans la continuité des veines sont quelquefois vaincues par 

l'injection , les valvules d'embouchure des petites veines ne 

le sont presque jamais. 

VEINE SOUS-CLAVIÈRE. 

On donne généralement le nom de veine sous-claçfère à 
toute la partie du tronc veineux brachial étendue depuis la 
veine-cave supérieure , jusqu'aux muscles scalènes ; mais les 

Ses limites, limites vraiment naturelles de cette veine sont : i° en dedans, 
le tronc veineux brachio-céphalique, ou mieux l'angle de 
réunion de la veine jugulaire interne avec le tronc brachial; 
a° en dehors, la clavicule, ou mieux l'aponévrose sous-cla- 
viculaire. De cette manière de délimiter les veines sous-claviè- 
res, il résulte, i^ que ces deux veines ont la même longueur 
des deux côtés; 2° que la longueur de la veine sous-clavière 
gauche, et même que celle de la veine sous-clavière droite, 
est moindre que celle de l'artère correspondante. 

La direction des veines sousclavières diffère aussi beau- 

Sa direction, coup de Celle des artères du même nom : nous avons vu 
les artères sous-clavières décrire sur le sommet du poumon 
une courbe à concavité inférieure : les veines sous-clavières 
marchent au contraire directement en dehors jusqu'à la pre- 
mière côte, sur laquelle elles se coudent, en sorte qu'elles 



VEINES DIT MEMBRE THORACIQUE. îîgS 

représentent la corde de lare que décrit lartère sous-cla- ^ 

I . Vemes qm se 

viere. Nous avons vu, en outre, qiie la veine thyroïdienne rendent dans 
inférieure, la veine mammaire interne , la veine vertébrale, ** sous-clavie- 
les veines scapulaires supérieure et postérieure, la Teine 
cervicale profonde , la veine intercostale supérieure gauche, 
se rendaient, soit dans la veine-cave supérieure, soit dans le 
tronc veineux brachio-céphalique. La veine intercosta le 
supérieure droite, quand elle existe, c'est-à-dire quand les 
branches qui doivent la former ne vont pas se jeter isolément 
!dans la veine azygos , est la seule branche veineuse corres- 
pondante aux branches de l'artère sous-clavière qui aille 
s'ouvrir dans la veine sous-clavière. 

A la veine sous-clavière aboutissent encore la veine juffu- 
, . , . . , . , . •' ". A la veine 

iaire externe, la veine jugulaire antérieure et une petite sons- clavière 

branche émanée de la céphalique. Il aurait donc été ra- ^^°"*'^.*^"' ^^* 

, 1 1 1 ' • 1 • • veines jugulai- 

tionneJ , sous quelques rapports, de décrire les veines jugu- res externes et 
laires externe et antérieure à l'occasion de la veine sous-cla- antérienres. 
vière au lieu d'en réunir l'histoire à celle de la jugulaire 
interne. Je ferai remarquer que souvent ces veines jugulaires 
externes et antérieures se jettent, non dans la veine sous- 
clavière, mais dans le tronc brachial, sur la limite de Ja 
sous-clavière et du tronc brachio-céphalique, au-devant de -^ 

la iusjulaire interne. „ , 

•' <-> Rapports de 

Rapports. 1° j&zz «ca/zf, la veine sous-clavière répond à ia la soas-cla- 
clavicule , dont elle n'est séparée que par le muscle sous- ^^^^^' 
clavier, en sorte que dans les fractures de la clavicule cette ' 

veine pourrait être lésée : une gaine fibreuse très-dense 
l'applique contre le muscle sous-clavier; elle perfore Taponé- ^o arrière, 
vrose sous-cîaviculaire qui lui adhère et la maintient béante 
lorsqu'elle est divisée ; 2° en arrière^ elle répond à l'artère En bas, 
sous-clavière , dont elle est séparée en dedans par le muscle 
sealène antérieur ; 3° en bas , elle est en rapport avec la plèvre En haut, 
et la première côte, qui présente une dépression légère 
dans le lieu de son passage ; 4° ^^ haut , à l'aponévrose cer- 
vicale, dont la seule épaisseur la sépare de la peau: aussi 



296 ANGÉIOLOGIE. 

remarque-t-on un gonflement considérable dans cette ré- 
gion , dans les cas d'embarras de la circulation veineuse. 

B. VEINES StJPERFICIELlES OU CUTANEES DU MEMBRE THORACIQ0E. 

Les veines sous ^ cutanées du membre thoracique appar- 
tiennent essentiellement à la peau et au tissu adipeux sub- 
jacent , toutes les veines musculaires allant se rendre dans 
les veines profondes. Leur volume est plus considérable que 
celui de ces dernières , avec lesquelles elles communiquent 
largement et dans un grand nombre de points. 

Il est à remarquer qu'en général les veines superficielles 
sont plus considérables qife les veines profondes, et dans tous 
les cas, leur développement est en raison inverse de celui de 
ces dernières. 

lYous allons les étudier successivement à la main, à l'a- 
vant-bras et au bras. 

1" Veines superficielles ds la main. 

Toutes les veines de la main qui ont un certain calibre 

Elles occu- occupent la face dorsale de cette partie ; il est digne de re- 
pent la face . . , < i i i • 

dorsale de la niarque que , par opposition , les artères les plus voiumi- 

main. neuses occupent la région palmaire. La présence des veines 

»^. superficielles à la région palmaire aurait compromis la cir- 

culation veineuse dans les fonctions de préhension de la main. 
Du réseau cutané, qui est si développé à la face dorsale 
Veines col- ^^ ^^ main, émanent des branches qui pour chaque doigt vont 
latérales des constituer les 'veînes collatérales interne et externe superfi- 
cielles , lesquelles occupent l'un et l'autre bord de la face 
dorsale des doigts, et communiquent fréquemment entre 
elles au niveau de la face dorsale de chaque phalange et 
autour des articulations phalangiennes , mais non sur les 
articulations elles-mêmes. 

Ces collatérales parvenues à la partie inférieure de chaque 
Lenr réumon espace interosseux , se réunissent à angle aigu, d'après les 
mêmes lois que celles qui président à la bifurcation des ar- 
tères digitales. 



VEINES DU MEMBRE THOEACIQUE. 2()7 

Toutes ces veines digitales superficielles se portent ver- 
icalement en haut entre les articulations métacarpo-pha- 
ano-iennes , qu'elles semblent éviter, pour aboutir à la con- Arcade dor- 
exité d'une arcade veineuse dorsale plus ou moins complète, 
[écoupée à angles , comme festonnée, et recevant une veine 
larla pointe de chaque dentelure. 

De la concavité de cette arcade , qui est dirigée en haut, Rameaux 

. 1 r 1 1 1 ascendans. 

art un nombre plus ou moins considérable de rameaux 
scendans, qui quelquefois sont directement fournis par la 
éunion des veines digitales, sans l'intermédiaire d'une ar- 
ade. Parmi ces rameaux, nous devons mentionner d'une 
lanière spéciale le rameau externe qui répond le plus au 
remier métacarpien, et porte le nom àecéphalique du pouce] Céphallque 

, 11» •'1--1 ' du pouce. 

t le rameau le plus interne, qui répond au cinquième metacar- 

ien, et porte on ne sait trop pourquoi, le nom de salvatelle. Salvateile. 

a" Des veines superficielles à Tavant-bras. ' 

A lavant-bras, les veines super-ficielles sont beaucoup plus 
ultipliées à la région antérieure qu'à la région postérieure, 
n y trouve : i° la veine ou les veines radiales j 2" les cu- 
tales; 3° la veine médiane. 

1°. La 'veine radiale superficielle est la continuation de la Veine ra- 

,,.,. T -'Il 1 \ ■ diale superfi- 

îine cephalique du pouce : située le long du cote externe cieile, 
1 carpe et du côté externe du radius, elle s'unit bientôt à 
s branches émanées de la salvatelle ou à la salvatelle elle- 
ême. La veine radiale superficielle se divise souvent en 
usieurs branches auxquelles viennent s'ajouter d'autres 
meaux veineux de l'arcade dorsale de la main. Quelque- 
is il existe deux veines radiales superficielles. La veine 
i les veines radiales superficielles , parvenues à la partie Trajet. 
oyenne de l'avant-bras , se contournent d'arrière en avant 
r le bord externe du radius, en continuant leur trajet as- 
ndant pour se porter verticalement en haut, et occuper 

côté externe de la face antérieure de l'avant-bras jus- 

'au pli du coude. 



Direction, 



298 ANGÉrOLOGlÉ. 

Origine mnl- ^''' ^^ '^ciiie cuhUah naît en partie de la salvatelle e 

tiple de la en- d Une autrc vcine de la région dorsale de l'avant-bras , ei 

"''®' partie de branches nées de la partie antérieure inférieur 

de la région postérieure de l'avant-bras, et même de petite 

veines qui proviennent des éminences tliénar et hypo 

thénar. 

Les branches émanées de la salvatelle et de la réfirion dor 

sale du poignet se portent d'arrière en avant; d'autre 

branches se portent d'avant en arrière : le tronc, ou le 

troncs communs qui en résultent, se dirigent d'abord ver 

V ticalement en haut, parallèlement à la radiale superficielle 

Anastomose, pui5 un peu obliquement d'arrière en avant, pour veni 

s'anastomoser avec la veine médiane basilique, au-dessu 

Veine cnbi- du pli du coude. Lorsqu'il existe une 'veine cubitale pos 

taie postérien- ^^'^^-^^^^^ elle sc jette plus haut dans la basilique elle 

même, ou bien elle s'anastomose avec la veine cubital 

antérieure. 

3°. Entre la radiale et la cubitale antérieures se voit 1; 

Veine me- ^,gj-^^g médiane commune . ou Deine médiane, formée parle 
diane commu- _ _ ■» r 

ne. veines antérieures du carpe et de l'avant-bras. Cette vein 

est quelquefois multiple; elle manque assez souvent; ell 

est alors remplacée par un réseau dont les divisions vent s 

jeter séparément dans les veines radiales et cubitales. Dan 

certains cas, elle est remplacée par une veine radiale, ej 

d'autres fois par les veines profondes. 

3** Des veines superficielles au coude. 

Des veines ^« coude , toutes Ics vcincs occupent la région antérieure 

superficielles p^ns l'état le plus réofulier , leur disposition est la suivante 
au coude, ^ . " . , / 

i**. en dehors, se voit la partie supérieure de la radiale ou de 

radiales; 2° en dedans, la partie supérieure de la cubitale 01 

des cubitales, qui se portent au - devant de l'épitrochlée 

3° entre ces deux veines, la médiane commune, qui se divis 

Médiane ce- , , , . 

phaliqne, en deux branches : l'une externe , qui va s'unir à la radial 
pour constituer la veine céphalique : c'est la veine médian* 



VEINES DXr MEMBRE THORACIQUE. 299 

îphah'qne ; l'autre interne, ordinairement plus petite, mais 
lus superficielle que la précédente, qui va s'unir à la cubi- , 

\\e , pour constituer la veine basilique : c'est la -veine mé- dîane basili- 
\ane basilique. ^^^' 

De nombreuses variétés s'observent dans la disposition des _ .., , 

>■ variétés des 

3ines du coude : quelquefois la veine médiane commune veines du cou- 

lanque j mais alors ses deux divisions sont fournies par la ®' 

idiale, et presque toujours alors la céphalique est à l'état de 

îstige. Dans d'autres cas, on ne trouve au pli du coude que 

2UX veines, la radiale et la cubitale, qui se continuent sans 

»ne de démarcation avec la céphalique et la basilique. J'ai 

il dans un cas la veine médiane commune remplacée par la 

iine radiale antérieure et par une veine profonde émanée 

î la cubitale. 

4° Des veines superficielles au bras. 

Au bras , il n'y a que deux veines superficielles , l'une 
iterne, c'est la veine céphalique-, l'autre interne, c'est la 
^ine basilique. 

1° La c<?y:>/ia//^we résulte de la réunion de la veine radiale Veine ce» 
; de la médiane céphalique, réunion qui se fait à une 
luteur variable. Elle se porte verticalement en haut, le Direction, 
ng du bord externe du biceps; puis , se dirigeant un peu 
3 dehors en dedans, elle gagne le sillon de séparation 
îs muscles deltoïde et grand-pectoral, passe sur le 
•mmet de l'apophyse coracoïde, au-dessus ou au-devant 
î laquelle elle se recourbe pour se jeter dans l'axillaire, 
imédiatement sous la clavicule. Au moment où elle se re- 
)urbe , la veine céphalique donne une branche qui passe au- °° "' " 
îvant de la clavicule, qu'elle croise perpendiculairement 
;rs sa partie moyenne , pour aller se jeter dans la veine 
ius-clavière. Il n'est pas rare de trouver à la place de la 
•phalique une petite branche très-grêle. 

2° La veine interne du bras, qui porte le nom de basilique, Veine Lasi- 
It généralement plus volumineuse quelacéphahque. Formée "^°^* 
ir la réunion des veines cubitales et de la médiane basi- 



3oO ANGÉIOLOGIK. 

lique, elle se dirige d'abord obliquement d'avant en arrière 

Veine basi- • ^- i i i i i> » • 

lique. P"^^ verticalement en haut, au devant de 1 aponévrose in teil 

musculaire externe, et va se jeter tantôt dans la veine bra 

chiale, tantôt dans la veine axillaire. 

Considérations générales sur les veines superficielles du membre 
supérieur. 

Exposé des ^^ ^^ 1^^^ précède , il re'sulte que la veine céphalique fal 
veines saperfî- suite à la vcine radiale, qui est elle-même la continuation d( 
la dorsale ou céphalique du pouce, et que la veine basilique 
fait suite à la veine cubitale, qui elle-même est lacontinuatior 
delà salvatelle. Quant à la médiane commune, intermédiain 
par sa position aux veines radiale et cubitale, elle se partagt 
entre ces deux veines par une espèce de bifurcation qui cons- 
titue une anastomose considérable^ 

Les anastomoses des veines sous-cutanées entre elles soni 
ggg^ " extrêmement multipliées , et leur permettent de se sup- 

pléer mutuellement. Les anastomoses des veines sous-cu- 
tanées avec les veines profondes ne sont pas moins nom- 
breuses. 

Ainsi, les veines collatérales superficielles des doigts com- 

nes dieiul ^^^" muniquent avec les veines collatérales profondes; on trouve 

une communication entre les veines superficielles et les 

^ veines profondes du carpe ; les communications entre ces 

deux ordres de veines sont extrêmement considérables au 

2°, Des vei- pli du coude, en sorte qu'il y a continuité entre les unes 

nés du pli du , 1 . i r • i • i- i 

coude. ^^ '^5 autres : on voit quelquefois la veme radiale super- 

ficielle se continuer 5vec la veine radiale profonde, la 
veine médiane commune au moment de sa division en 

Variétés d'à- médiane basilique et en médiane céphalique , envoyer 
nastomoses. , , . , ,,, , , , . , 

un rameau tres-voluinineux a 1 humerale. J ai vu, dans un 
cas, où la médiane manquait, les veines cubitales, profondes 
interosseuses et radiales profondes former un plexus d'où 
partaient deux veines , l'une externe , qui allait à la cépha- 
lique, l'autre interne, qui constituait la veine huniérale 



VEINES DÛ MEMBRE THOnACIQUE. 3ol 

)rofonde. Souvent les veines cubitales superficielles com- 
nuniquent largement avec les profondes, sous l'épais fais- 
eau des muscles qui s'insèrent à répitrochlée. 

Le long du bras, la basilique communique avec l'hume'- Amsiomoses 
aie profonde par plusieurs branches transversales. Il n'est ^^* reines su- 

pcrfîcî elles le 

as rare de voir la basilique communiquer avec la radiale long da bras. 

ar une branche très-déliée, qui fait l'office d'un canal 

atéraî. 

Vahules. Les valvules sont plus nombreuses dans les 
eines profondes que dans les veines superficielles, d'autant Valvules des 

1 , , 11 11 . ■reines sons- 

lus nombreuses qu on s approche davantage de la partie émanées, 
ipérieure du bras , beaucoup plus multipliées dans la veine 
asilique que dans la veine céphalique. Il y en a trois dans 

partie de la céphalique qui répond au sillon du deltoïde 
u grand-pectoral. Il y en aune à l'embouchure de la veine 
îphalique , dans l'axillaire ; une autre à l'embouchure de la 
asilique, dans la veine huniérale ; toutes les petites veines 
ui s'abouchent dans la céphalique et dans la basilique , de 
ême que dans les veines profondes , sont également pour- 
jes de valvules à leur embouchurej disposition qui ne 
3rmet pas la rétrogradation du sang, et qui s'oppose aux 
jections poussées du cœur vers les extrémités. 

Rapports généraux. Les veines sous-cutanées sont séparées 

1 1 , . r • r' Rapports 

; la peau par une lame aponevrotique , ou jascia siiperji- «(^aéranx. 

alis^ et par la coiiche de graisse qui sépare cefascia super- 

îialis de la peau. Il n'y a d'exception que pour la veine mé- 

ane basilique j qui est accolée à la peau, au moins chez un 

and nombre de sujets. 

Les veines sous-cutanées doivent être bien distinguées des 

, T 1 11 1 ' Distinction 

'mes cutanées proprement dites , lesquelles sont accolées ç^tre les vei- 
derme, marchent même dans son épaisseur, et sont quel- "^^ cutanées 

r. . , . . . et les veiaes 

leiois assez volumineuses, surtout au voismage de cer- sous-cutanées. 

nés tumeurs. 

Du rapport de la veine médiane basilique avec l'artère bra- 

iale , qu'elle croise à angle très-aigu , et dont elle n'est se- 



3oa ANeiioLoaiE. 

parée que par l'expansion aponévrotique du tendon 
Conséqnen- biceps , il résulte que, chez les sujets amaigris , la veii 
Bom ^de'^^b ^^^ comme accolée à l'artère ; en sorte que, dans la saigrii 
■veine médiane de la médiane basilique , quand celle-ci est percée de p; 

basilique avec ^ i' ^^ . i r • .. t ' 

l'artère humé- ^" part, l artère est quelquelois ouverte. Les consequenc 
raie. pratiques à déduire de cette circonstance anatomique soi 

d'abord, d'éviter autant que possible de pratiquer la s 
gnée sur la veine médiane basilique, et quand on y a recou 
d'ouvrir la veine, soit au-dessus, soit au-dessous du lieu < 
elle croise l'artère. 

Ce n'est qu'après avoir décrit les vaisseaux lymphatiqu 
et les nerfs du bras , que j'indiquerai les rapports de c 
parties avec les veines superficielles. Je puis dire cependa 
ici que le nerf musculo-cutané passe derrière la veine m 
diane oéphalique, et que le nerf brachial cutané interne 
divise en plusieurs rameaux , dont les uns passent devant 
les autres derrière la veine médiane basilique. 



VEINE-CAVE INFERIEURE 

ou 

ASCENDANTE. 



Trajet. 



La 'veine-cave inférieure ou ascendante {veine-cave abdo- 
minale^ Chauss.) est ce gros tronc veineux qui ramène au 
;œur le sang de toutes les parties situées au-dessous du dia- 
Dhragme. 

Formée inférieurement par la réunion des deux veines 
T ... . 11- • ' !• • Oriffîne. 

liaques primitives a-u mveau 'du disque intermédiaire aux ° 

juatrième et cinquième vertèbres lombaires, la veine-cave 
nférieure se dirige verticalement en haut; parvenue au ni- 
reau de la face inférieure du foie, elle s'infléchit un peu à inflexion 
Iroite, pour gagner le sillon que lui présente le bord pos- 
érieur de cet organe. Dans le point o^ finit ce sillon, la 
eine-cave traverse l'ouverture aponévrotique du dia- 
)hragme , ainsi que la lame fibreuse du péncarde, qui est 
)our ainsi dire confondue avec le centre aponévrotique 
lans ce point ; elle se coude ensuite brusquement de droite Elle se cou- 
gauche , et vient s'ouvrir dans une direction horizontale ^P^'^s eson 
o ' embouconre. 

la partie postérieure et inférieure de l'oreillette droite. 

Son calibre , plus considérable que celui de la veine-cave 

upérieure, n'est point uniforme dans toute sa longueur; il Calibre. 

ugmente, par exemple, d'une manière très-prononcée immé- Ses deux 

iatement au-dessus des veines rénales. La veine-cave offre "° emens. 

n second renflement encore plus considérable au niveau du Renflement 

aie, dans le lieu où viennent aboutir les veines hépatiques; 

, , . . , , Renflement 

omparativement a ce dernier point j m. veine-cave est un hépatique. 
eu rétrécie au moment où elle traverse le diaphragme. 

Rapports. Appliquée contre la partie antérieure de la co- Rapports. 
3nne vertébrale, à droite de l'aorte qu'elle côtoie dans toute 
a longueur, la veine-cave inférieure s'incline un peu oblique- 
leiît à droite, au moment où elle va traverser le foie. En 



Rapports : 



3o4 ANGÉIOLOGIE. 

avant , elle est recouverte par le péritoine, par la troisièm 
portion du duodénum, parle pancréas, par la veine-port 
qui la croise à angle très-aigu, et tout-à-fait en haut, par 1 
foie qui lui forme un demi-canal, et quelquefois un cant 
complet. ! 

Elle adhère intimement et s'unit en quelque sorte pa 

Avec le dia- r • i • t ' • i t 

phraeme • lusion de tissu avec 1 ouverture aponevrotique du dia 

phragme et avec celle du feuillet fibreux du péricarde. 

Le feuillet séreux du péricarde revêt la veine. Le feuille 

Avec les gj^^eux ne lui forme point de gaine. Les rapports de 1; 

fenillets du pe- _ . . 

ricarde. vcine-cave avec le foie expliquent l'erreur de quelques an 

ciens anatomistes qui regardaient le foie comme le point d<i 
départ de toutes les veines du corps. 
La veine- Aucune valvule ne se rencontre dans la veine-cave , ex 

cave est de- ^epté à son embouchurc, où l'on voit la valvule d'Eustachi 

pourvue de '■ 

valvules. ^.^^ nous avons décrite avec le cœur. 

Branches d'origine. Nous avons indiqué la réunion de; 
lanches ygjjjgg ijiaques primitives, comme constituant l'onoine de h 

d origine. n r ? P 

veine-cave. Il est très-rare de voir s'opérer la réunion d( 
ces veines au-dessus du disque intermédiaire aux quatrième 
et cinquième vertèbres lombaires. Toutefois, on a trouvé des 
cas dans lesquels cette réunion n'ayail lieu qu'au niveau des 
veines rénales. 
T, . , Branches collatérales. La veine-cave inférieure reçoit les 

iirancties » 

collatérales, veines correspondantes aux artères que donne l'aorte abdo- 
minale ; il faut en excepter les veines du canal alimentaire et de 
ses dépendances, à l'exception de celles du foie, qui vont aussi 
s'ouvrir dans la veine - cave. Toutes les veines abdomi- 
nales qui n'aboutissent pas directement à la veine-cave, 
forment , par leur réunion , un tronc veineux considérable 
qui constitue la -veine-porte. Ainsi, à la veine-cave aboutis- 
sent : les veines rénales, les spermatiques ou ovariques, 
les lombaires, les capsulaires, les diaphragmatiques infé- 
rieures ; tandis que les mésentériques supérieure et infé- 
rieure, la splénique, les pancréatiques et les veines gas- 
triques, vont s'ouvrir dans la veine -porte, On peut dire 



TEINES VERTÉBRO-I-OMBAIRES, r£kaI.ÏS. 3o5 

cependant que la veine-cave reçoit toutes les veines abdo- 

• 1 1 'C • • 1 * ' Il . . . ^^ veine- 

minales, car, en dennitive, le système de la veine-porte lui- cave reçoit im- 

même aboutit à la veine-cave par l'entremise de veines hé- "^^^'^'""f"* 

, . du luédiastin 

patiques. Le système de la veine- porte est donc une annexe de tontes les vei- 
la veine-cave. C'est pour ce motif, non moins que dans la vue "®^ abdomi- 
d econounser les sujets d étude, que nous ne décrirons la 
veine-porte qu'après avoir parlé des veines collatérales de la 
veine-cave inférieure. 

Veines lombaires ou vcrtébro-lombaîres. 

"Les veines vertébro-combaires, au nombre de trois à quatre 

/. ^** veines 

paires correspondantes aux artères du même nom, offrent lombaires nais- 
deux branches d'oriiiine: i" une antérieure ou abdominale. f*°^ ■'*'" ^*°^ 

, " . , branches, l'une 

quirep résente les veines intercostales; 2" une postérieure ou abdominale, 

dorso-spinale . qui provient elle-même de deux oriofines: "'*"* doiso- 

,. ,. b' .'pinale. 

1 une musculaire ou cutanée naissant dans les muscles et dans 

les tégumens; l'autre j/jm^i^^? proprement dite, laquelle est 
une dépendance du système veineux rachidien, qui sera dé- 
crit plus tard. De la réunion de ces deux branches d'ori- 
gine, résulte un tronc qui se porte d'arrière en avant et de 
dehors en dedans dans la gouttière que présente le corps de 
chaque vertèfjre lombaire, et vient se réunir à angle droit à Les veines 

1 • T -II- 1 .11 lombaires da 

la veine-cave. Les veines lombaires gauches sont plus longues ^^^^ eamhe 
que celles du côté droit, à raison de la situation de la veine- ^ont plus Ion- 
cave inférieure à droite de la colonne vertébrale, elles pas- du^côt'é^droit. 
sent derrière l'aorte. 



Yolume. 



Veines rénales. 

Les veines rénales sont remarquables par leur calibre et 
par l'accroissement de diamètre que présente la veine-cave , 
au-dessus de leur embouchure ; inégales en calibre d'un côté Les veines 
à l'autre, inégales en longueur à raison de la situation de la T^?" ^.^ *°" 

o o ineg:iies en ca- 

Veine-cave, qui étant placée à la droite de la colonne, se libre, 
trouve plus rapprochée du rein droit que du rein gauche, En longueur, 
elles offrent une obliquité plus prononcée à droite, à raison j.^ ^^ ^y^, 
de la situation généralement plus déclive du rein droit, qnité. 

3. aof 



3o6 AirG^IOLOGIE. 

Ces veines naissent dans l'épaisseur du rein par une mul- 

titude de divisions qui se reunissent en rameaux, puis en 

Tiajét. branches, lesquelles gagnent la surface de l'organe, se 

réunissent en un seul tronc, soit dans la scissure, soit à une 

ceriaine dislance de celle scissure. Le tronc de chaque veine 

La veine rénale est constamment placé au-devant de l'aitère corres- 

rénale ganche pondante. La veliie rénale gauche passe au devant de l'aorte. 

passe au..le- ^ i f • j- • • j 1 ' i u 

Tant de l'aorte t)n trouve quelquefois une division de la rénale gauche 
au-devant de l'aorte, tandis qu'une autre division passe en 
arrière. 

Les cas de pluralité des vaisseaux du rein m'ont paru beau- 
coup moins fréquens pour les veines que pour les artères. 
Veines qui ^^^ vcincs rénales reçoivent les capsulaires injérieures 

•'ouvrent dans et plusieurs veiiies adipeuses^ la veine rénale gauche reçoit 
le» rénales. , . . , . * 

presque constamment la veine spermatique ou la veine ova- 

rïque du même côté. 

Communi- On a rencontré dans certains cas plusieurs branches de 

cationavecla communication entre la veine rénale gauche et la mésenté- 
Teine porte. . ,-. i i i • 

nque supérieure, brancne de la veine-porte. 
Veines capsulaires moyennes. 
Souvent multiples et remarquables par leur calibre, les 

Volanaè dé i r j i ' 

••9 Tdnes. veines capsulaires moyennes occupent la surrace de 1 organe, 
tandis que les artères pénètrent dans son tissu par tous les 
points de la circonférence. Les troncs veineux rampent dans 
dessillons creusés à la surface de l'organe. La veine capsulaire 
moyenne gauche se rend presque toujours dans la veine ré- 
nale de son côté ; la capsulaire moyenne droite se rend plus 
souvent dans la veine-cave. 

Veines testiculaires et ovariquesi 

,. yeines testiculaires. ^Wes rïMs,seTit de l'intérieur du tes- 

Lenr origine. 

ticuîe; elles y forment un grand nombre de cesfilamens qm 

traversent la substance propre de l'organe; toutes viennent 

se rendre à des rameaux appliqués sur la surface interne 

delà membrane albuginée, contre laquelle ils sont maintenus 



TEÏNES TESTICULAIRES ET OVARIQUES. ^Ijl 

par une lame fibreuse très-mince ; en sorte que cette dispo- 
sition se rapproche de celle des sinus de la dure-mère; les 
veines testiculaires traversent la tunique albuginée en dedans 
de l'épididyme, et non au niveau de ce corps. A ces veines 

, • / . . 1 . A ••Il • f . ,. , Veines fes- 

tesiicuiaires viennent bientôt se jomure les veines epididy- ticulaires et 

maires^ pour constituer un plexus, lequel communique avec ve'n<^s épidî- 

les veines dorsales de la verge et les honteuses externes et 

internes. Bientôt reunies au nombre de cinq ou six, les veines Leur nombre. 

testiculaires se portent de bas en haut au-devant du conduit 

déférent, pour constituer avec ce canal et l'artère testiculaire . ! * 

' *■ ^ _ _ partie an eor- 

le cordon des vaisseaux spermatiques. Ces veines décrivent don lesticalai- 
des flexuosités , se divisent, s'anastomo§ent, et forment un '^^' 

1 . . ^. . 1 • ' Plexns veî- 

plexus, plexus veineux spermatique ^ quj est souvent le siège ^^^^ sperma- 
de dilatations variqueuses. Ensuite elles gagnent l'anneau ; par- tique, 
venues dans l'intérieur du bassin, elles abandonnent le canal 
déférent pour suivre le trajet de 1 artère spermatique le ,, ^'^'^*^* 

r ■> r T. d embonciiure 

long du psoas, et vont s'ouvrir à gauche et à droite , tantôt de ces veines, 
dans la veine rénale, tantôt dans la veine-cave inférieure. 

On voit dans certains cas la veine spermatique droite s'ou- 
vrir à la fois dans la veine rénale et dans la veine-cave. 
Quand il existe deux troncs veineux pour un seul côté , ils 
communiquent entre eux par un grand nombre de rameaux 
transverses , et se réunissent enfin en un seul tronc avant 
leur terminaison. 

On a appelé plexus pampiniforme un plexus que présen- piexus pam- 
tent ordinairement les veines spermatiques avant leur ter- piniforme. 
minaison; ce plexus se voit plus souvent à gauche qu'à droite , 
d'après l'observation de Meckel. 

Les veines spermatiques communiquent quelquefois avec 
des divisions de la veine- porte. 

La veine spermatique gauche passe sous l'S iliaque du co- ^a veine 
Ion, disposition qui peut rendre compte de la plus grande spenratiqne 

^ *■ . ^ , j. o ganche passe 

fréquence du varicocèle à gauche. soas l's ilia- 

B. freines oçarïques. Satellites des artères du même nom, l****. *^" t^olon. 
I elles ont plusieurs racines , i° des racines utérines, qui com- 

20. 



3oS AKTGl^IOLOOIÏ. 

muniquent très -largement avec les sinus utérins ; a" des ra- 
. . cines ovariques proprement dites; d'autres branches d'ori- 
evariqaes ont gine viennent encore 3" des ligamens ronds'j 4° des trompes 
qaatre ongi- ^^g'^^-^^^^ Toutes ces branches se réunissent dans l'épaisseur 
du ligament large, se portent verticalement en haut sans dé- 
crire aucune flexuosité: dans certains cas, elles forment le 
plexus pampiniforme. 

Les veines ovariques participent au développement des 
veines utérines dans la grossesse. 

Veines diaphragmatiques inférieures. 

Elles suivent absolument le trajet des artères du même 
nom. Il y en a deux pour chaque artère. 

Les veines hépatiques ne correspondent en aucune façon à 
l'artère du même nom; elles forment un système à part, ou 
plutôt elles sont liées au système de la veine-porte, dont on 
peut les considérer comme une dépendance. 



SYSTÈME DE LA YEINE-PORTE. 



Le système de la -veine-porte (vena portarunî) constitue un 
appareil veineux particulier, appendice du système veineux I-o système 
général, et représentant à lui seul un arbre circulatoire tout ^^ repré- 
entier, dont la première moitié, qui se comporte comme les sente un arbre 

, . , / ^ • • 11 circulatoire 

veines des autres parties du corjps [portion veineuse de '«; tout entier. 
'veineporté)^ a ses racines dans la rate, le pancréas et la por- 
tion sous-diaphragmatique du canal alimentaire; et dont la 
seconde moitié {^portion artérieuse) se ramifie dans lintérieur 
du foie , à la manière des artères. 

Les veines hépatiques, qui remplissent, à l'égard de cette 
deuxième moitié du système»de la veine-porte, les fonctions 
des veines, établissent la communication entre le système 
de la veine porte et le système veineux général. 

Des veines qui servent d'origine à la veine-porte. 

Les veines d'origine de la veine-porte sont toutes celles qui 

, , , . i- 1 • 1 Veines d'o- 

rapportent le sang de la portion sous-diaphragmatique du ca- rigine de la 

nal alimentaire en y joignant la rate et le pancréas. Elles veine-poite. 

correspondent aux artères qui proviennent du tronc cœlia- 

que, moins l'artère hépatique, et se réunissent en trois troncs, 

la grande veine mésenterique^ la petite veine mésentérique et 

la veine splém'que. 

Ces veines sont disposées à la manière de satellites, eu égard 
aux artères auxquelles elles correspondent. 

Grande et petite veines mésentériques. Ainsi, les veines in- 
testinales ou mésentériqnes présentent à leur origine, comme 
les artères a leur terminaison, deux ordres de rameaux: ra- 
meaux sous-péritonéaux qui rampent au-dessous du péritoine, 
et rameaux profonds qui rampent dans l'épaisseur des tuni- 
ques. Ces veines se réunissent en aréoles anastomotiques , 
toujours subjacentes aux réseaux artériels, et qui aboutissent 
à des branches, lesquelles se forment en troncs correspondans 
aux artères de l'intestin. Les veines coliques droites et les 



\ 

3lO ANGEIOLOaiK. 

_, . , veines de V intestin srèle viennent se rendre, les unes à droite, 

veine me- O ' " 

sentérique su- les autres à gauclie de la veine mésentérique supérieure ou 

peneurc. grande mésaralque, qui, dans les premiers temps de la vie 

Veine om- intra-utérine , reçoit la veine omphalo-mésentérique , corres- 1 

pha o-inesen- pQ^dante à l'artère du même nom, laquelle revient de la vé- 
tenqne. r ' ^ 

sicule onjbilicale, avec laquelle ces vaisseaux disparaissent 

vers le troisième mois de la grossesse. D'une autre part , les 

veines coliques gauches viennent se rendre dans la veine mé- 

Vcine me- sentérique ou mésardique inférieure ^ on petite mésaraïque ^ 

sentérique in- • ^^jj. g^jj-g elle-mume aux veines hémorroidales supé- 

foiieur». *■ . , , 

neuves^ lesquelles communiquent très-largement avec les 
veines hémorrhoïdales moyennes et inférieures, branches de 
l'hypogastrique. 

La veine splénique,Tp\us volumineuse proportionnellement 
T î • s lé- ^"® l'artère du même nom, prend naissance dans les cellules 
niqa». de la rate par un grand nombre de radicules qui se réunis- 

sent successivement dans la scissure de cet organe, formant 
un nombre de branches égal à celui des branches artérielles, 
et provenant chacune d'un département bien déterminé de 
l'organe: toutes ces branches se réunissent bientôt en un seul 
tronc qui se porte transversalement de gauche à droite der- 
Son trajet rière le pancréas , et par conséquent derrière l'artère spléni- 

denièrelepan- ,., i ' • n -^ ' • ^ 

tréas 4"*^5 ^" " accompagne sans décrire aucune rlexuosite, et vient 

concourir directement à la formation de la veine-porte; che- 
min faisant, la veine splénique reçoit les veines courtes (^vasa 
breviord). 

C'est dans la veine splénique que vient s'aboucher la veine 
mésentérique inférieure; ce qui réduit à deux le nombre des 
troncs veineux qui, par leur réunion, constituent la veine- 
porte, savoir, la veine spléniqne et la grande mésentérique. 
Veine-porte. 

Le tronc de la -veine-porte est formé par la veine splé- 

Trone de la , . , , , . . , . 

Tcine-porie, nique Cl la veine mésentérique supérieure qui se réunissent 
à angle aigu, derrière l'extrémité droite du pancréas, au de- 
vant de la colonne vertébrale, à gauche de la veine-cave in- 



STSTÉUB I)E LA TEINE-PORTK. Sll 

férieure. La veine-porte, dont le calibre est supérieur à celui 
de ses veines d'origine, prises isolément , est moins consi- 
dérable que la somme des calibres de ces deux veines. Elle se Direction «le 
porte obliquement de bas en haut, et de gauche à droite, 1» ^eiae-porto. 
et, après un trajet d'environ quatre pouces , elle atteint l'ex- 
trémité gauche du sillon transverse du foie, où elle se ter- 
mine en se bifurquant. Voici quels sont ses rapports pendant g^^ ^.^ ^^^ 

son trajet: en avant, elle est recouverte par la tête du pan- , 

. , V » 1 ' ^^ avants 

créas , par la seconde portion du duodénum , par 1 artère hé- 
patique^, les canaux biliaires et les lymphatiques du foie, ainsi 
que par quelques branches des plexus nerveux hépatiques. 
En arrière^ elle est revêtue par la portion de péritoine qui Enarriire. 
s'enfonce dans l'hiatus de Winslow , derrière les vaisseaux 
du foie, pour aller tapisser l'arrière cavité des épiploons • 
cet hiatus la sépare de la veine cave inférieure, dont elle croise 
la direction à angle très-aigu. 

Les deux divisions de la veine-porte qui occupent le sillon , . 

transverse du foie se séparent à angle droit , et semblent veine - porte, 

constituer un tronc, sur lequel tombe peipendiculairement "'^^^!"®'P°'^"' 
' T r r hépatique. 

le tronc de la veine-porte lui-même. Quelques analomistes 
ont appelé sinus de la veine-porte la portion de cette veine 
qui occupe le sillon transverse. On lui donne plus générale- 
ment le nom de veine-porte hépatique ^ pour distinguer cette 
portion de veine adhérente au foie de celle qui est libre et 
flottante , et qu'on appelle veine-porte ventrale. 

Les deux divisions de la veine-porte se dirigent horizontale- 

1 1 1 1 1 ,> • • I • 1 1 ■ A Divisions de 

ment chacune vers le lobe du rnie qui lui correspond; nientot j^ veine-porto 
elles se divisent et se subdivisent par rayons divergens, à la ma- l^épatiqae. 
nière des branches d'un éventail, et fournissent des ramifi- 
cations à tous les grains glanduleux du foie. Les ramifications 
de l'artère hépatique et des canaux biliaires les accompa- 
gneint. La capsule de Glisson, ou membrane fibreuse du foie, 
se réfléchit sur eux, pour leur former une gaine commune. 
( Voy. Foie.) 

Avant la naissance, la veine-porte h^ati que reçoit indé- 
pendamment de la veine-porte ventrale, la veine ombilicale ^^ 
/ 

/ 



3 12 AKGilOtOCIK. 

qui s'oblitère immédiatement, après la naissance. J'ai toute- 

licale'""*" ' ^^^^ rencontré chez l'adulte un cas dans lequel cette veine 

avait conservé toute sa perméabilité, [f^oyez Anat. pathol., 

1^^ livraison, ) 

. C'est de cette même veine-porte hépatique qu'on voit, 

neax. avant la naissance, partir le canal veineux qui établit une 

communication directe entre la veine-porte et la veine -cave 

^ inférieure. On pourrait donc appeler la veine porte hépatique 

le confluent des veines du foie. 

Veines hépatiques ou sus-hépatîques. 

Des dernières divisions de la veine-porte, naissent les radi- 
Origine. cules des veines sis-hépatiques ^ qui réunis successivement 
en rameaux de divers ordres, convergent tous vers le 
veî>ie"^sus.hé- ^^^^ postérieur du foie, ou plutôt vers le sillon de la veine- i 
patiqucs. cave inférieure, où ils se terminent, i° par un nombre in- 
déterminé de petites branches, yo<îi</e.ï veines sus- hépatiques j 

Petites et „yj s'ouvrent tout le \ox\^ de la gouttière, ou sillon de la veine- 
grandes veines ■* . . , , , 
sas-hépatiques cave ; 2" par ceux troncs principaux, ^.^/'«/îaei- veines sus-he- 

^«ï«^w<?^,s'ouvrant immédiatement au-dessous de l'ouverture 
carrée du diaphragme. Le tronc du côté droit appartient au 
lobe droit; le tronc du côté gauche appartient au lobe 
gauche du foie. 

Souvent le tronc du côté gauche , recevant un grand nom- 
bre de branches qui appartiennent au lob :^ droit du foie, est 
Amponlede P^^^ volumineux que le tronc du côté droit, 
ia veme-cave Constamment la veine-cave présente au niveau de l'embou- 

au niveau des . , , . 11 • 1 

veines sus-hé- chure des veines hépatiques, une dilatation ou ampoule 
patiques. considérable. 

Différences ^ p^suj^g de cc qui précède, i** que les divisions des veines 

des divisions _ 11 ' i 

de la veine- sus-hépatiques et celles de la veine-porte sont réciproquement 
porte et «le 'a j^jj^^^jj^^j^gg puisque ccllcs-ci vont en divergeant du 

veine sus- ne- *^ ^ ' i i. ^ o ^ 

patiqne : Centre de l'organe vers ses extrémités droite et gauche, tandis 

1° Sous le que la division des veines sus-hépatiques converge du bord 

rapport de la , . 111 

direction • antérieur vers le bord postérieur. 



YEINES SUS-HÉPATIQDES. 5l3 

2°. Les divisions des veines sus-hépatiques sont accolées a«Delama- 
au tissu du foie; tandis que celles delà veine-porte en sont se- "»ere dont elles 

* _ "■ se comportent, 

parées par la capsule de Glisson , et sont accompagnées par par rapport 
les divisions de Tarière, desnerfs et desconduiis hépatiques. ^". /^^^"^ 

3°. Je ferai remarquer en outre que, hien que les veines sus- 
hépatiques aillent en se réunissant successivement à la ma- 3° Du mode 

. , . , . . , de réunion de 

mère des vt^ines, en rameaux de moins en moins nombreux et ces -veines. 
de plus en plus volumineux, cependant elles reçoivent dans 
leur cours une foule de vaisseaux capillaires émanés des grains 
glanduleux les plus voisins; en sorte que leur surface interne 
est comme criblée de trous. 

La disposition cribleuse de leur surface interne est donc Disposition 
le caractère propre des veines siis-hé[)atiques , et per- "'^''^"'*^ '^'' ^* 

, , ,. . , .... , , . surfil cf interne 

mettra toujours de les distinguer des divisions de la veine- ^^^ veines sus- 
porte, hépatiques. 

Du reste, la communication entre lesradicules des veineshé- 
patiques et les radicules de la veine-porte est extrêmement fa- 
cile, ainsi que le démontrent les injections les plus grossières. 

Le système de la veine porte tout entier est dépourvu de Atsence de 
valvules (i); aussi peut-on injecter avec la plus grande faci- valvules. 
lité ce système du tronc vers les extrémités. L'injection 

f -t K ■ 1 j" • 'y 11 1 Lesradicules 

poussée du cote de 1 intestin, pénètre avec la plus grande j^ j^ veine- 



facilité dans l intérieur du canal alimentaire; en sorte que portesemblent 

1 !• 1 1 I • • , • s'ouvrir au 

les radicules de la veine-porte paraissent s ouvrir au sommet j,(j,„n,et des 
de chaque villosité. On rend cette disposition manifeste en villosiiés. 
injectant du mercure dans le système de la veine-porte et en 
poussant par-dessus le mercure une injection ordinaire: on 
voit alors des gouttelettes argentées engagées dans l'orifice 
Léant de chaque villosité. 

Le système de la veine-porte n'est pas aussi complètement 
isolédusystème veineux général qu'on le dit communément. Il 
communique constamment, par les veines hémorrhoïdales 

(i) M. Bauer dit avoir va des valvules dans les vaisseaux courts 
de l'estomac; je n'ai pu les y découvrir. 



3l4 ANGÉIOLOGIE. 

Le système moyennes avec les branches de Ihypogastrique. On a vu des 

de la veine- i i i . . i - i 

porte n'est pas 'Taiches de Communication avec les rénales; ces conmiu 
conipi<'ieu.ent nications expliquent pourquoi les injections delà veine-câve 

isolé du sys- . p, . , , . , • i i » 

tème veineux ""cneure pénètrent toujours plus ou moins dans le système 
général. de la veine-porte. 

VEINES ILIAQUES PRIMITIVES. 



Limites. 



Les veines iliaques prlmiliçes répondent exactement aux 
artères du même nom celles naissent au niveau de l'articu- 
lation sacro-vertébrale, par la réunion des veines iliaques in- 
terne etexterne et finissent, en seréunissant à angle aigu pour 
constituer la veine-cave inférieure ou ascendante. Cette réu- 
nion a lieu au niveau de l'articulation de la quatrième avec 
la cinquième vertèbre lombaires, à droite de l'angle de bi- 1 
furcation de l'aorte, un peu au-dessous de cet angle. ' 

Les veines iliaques primitives sont aux membres pelviens 
Parallèle en- ce que sont aux membres thoraciques les troncs veineux bra- 

tre les veines ^ • > ^ \- i * i 

iliaques prjml- chio-cephaiiques , et, de même que nous avons vu le tronc 
tives et les ^jj-af-j^io-céphalique droit plus court et plus vertical que le 

troncs veineux , a t m- . . . , a . i . 

Lrachio-cépha- gauclie , de même la veine iliaque primitive du cote droit 
liques. ggt piug courte et plus verticale que celle du côté gauche. 

Les rapports des veines iliaques primitives avec les artères 

Rapports ^ ' ^ *■ ^ 

avec les artères Ont cela de remarquable qu'elles sont placées entre ces vais- 
seaux et la colonne vertébrale. La veine iliaque primitive 
droite est située en dehors et en arrière de l'artère correspon- 
dante, à laquelle elle est parallèle, tandis que la veine iliaque 
primitive gauche est placée en dedans et en arrière de l'ar- 
tère iliaque primitive correspondante, qui la recouvre in- 
férieurement ; cette même veine iliaque primitive gauche 
TV.,., ati moment où elle se continue avec la veine-cave inférieure, 

Uilferences ' 

de rapports elle est en outre obliquement coupée par l'artère iliaque 
entre a veine pi-^f^i^yg di-oitH. 11 suit de là Que la vcinc iliauue primitive 

iliaque primi- r T. i r 

tive gauche et gauche cst rccouverte et peut être comprimée par les deux 
a\einci idque ^^j^ iliacfues primitives, tandis que la veine iliaque pri- 

primiuve droi- i r i » >■ T r 

î« mitive droite ne peul être comprimée par aucun de ces 



VEINE ILIAQUE INTERNE. 5l5 

vaisseaux, et c'est probablement à cette circonstance qu'est 
due en partie la tendance plus grande à liniiltration du mem-A^ 
bre inférieur gauche dans les maladies atoniques. 

La veine iliaque primitive droite ne reçoit aucune bran- 
che; la veine iliaque primitive gauche reçoit la veine sacrée La ycine 

iliaque priini- 

moyenne. ,. ^ K 

J ' tive gauche re- 

Veine sacrée moyenne. Médiane, d'un volume propor- <;oi' 1» "^^'"^ 

,,,.,,,, ^ , , . sacrée moyeu- 

tionnei a celui de 1 artère du même nom, elle appartient qç^ 
au système des veines rachidiennes, sur lequel nous revien- 
drons. 

Veine iliaque interne od htpogastriqtje. 

La veine iliaque interne ou hfpogastriquere^vé&enle exacte- 
ment l'artère hypogastrique, en dedans de laquelle elle est 
située , et dont elle est séparée par une lame aponévrotique 
très-mince qui la maintient appliquée contre les parois du 
bassin. 

La veine iliaque interne reçoit les veines satellites des , 

, . . . " , , . ^-'l** repond 

branches artérielles qui naissent de l'artère hypogastrique; à l'aitèie da 
il n'y a d'exception que pour les artères ombilicales, dont la ™e'"^ ^^^* 
veine satellite est la veine ombilicale, veine propre au foetus, 
qui vient se rendre dans la veine porte hépatique. 

La veine iliaque interne reçoit donc i** le sang qui revient 
des parois du bassin ,a° celui qui revient des organes con- 
tenus dans la cavité pelvienne et des parties génitales ex- 
ternes. Il y a toujours deux veines pour une artère; mais 
ces deux veines se réunissent en un tronc commun au mo- 

^ , , , , , . . , Elle reçoit : 

ment ou elles s ouvrent dans le tronc principal. 

2° Les veines destinées aux parois pelviennes , savoir, les ^^ ^gg ^gj, 
fessieres^ les obturatrices et les ischîatiques ^-\^Tése\\\.e:ï\X identi- nés des parois 

I A ,. . . , , -, pelviennes. 

quement la même disposition que les artères correspondantes. 
Les veines iléo-lombaires et sacrées latérales font partie du 
système des veines rachidiennes qui seront Fobjet d'un 
article spécial. 



' * " ANGÉlOLOGre. 



2".LesveÎDes ^° ^^^ vemes destinées aux organes génito-urinaires pr 
des organe| sentent dans leurs troncs , ainsi que dans leurs racines, ui' 

fienito-nnnaîi 1- • • i t • . • . ^ 

res. aispositjon plexiforme, qui même de fixer toute l'attentioi! 

Certains plexus veineux du bassin sont communs à l'homrr' 
et à la femme : ce sont les plexus hêmorroïdaux \ d'autre 
appartiennent en propre à chaque sexe : ce sont pour l'homm» 
les plexus vésico- prostatiques et les plexus de la verge; pouî 
la femme, le plexus vaginal et le plexus utérin. 

Plexus hémorroïdaux. 
_ . -^^^ -vemes et plexus hémorroïdaux sont un lacis veineu' 

Veines cl • . i> » . , . 

plexns hémor- ^^^ entoure 1 extrémité mferieure du rectum , et qui son 
roïdaux. constitués par les -veines^ hémorroïdales supérieures , termi 

najson de la veine mésentérique inférieure, par les veineè 
hémorroïdales moyennes et par les veines hémorroïdales in-' 
férieures, branches de Thypogastrique. Nous devons appeler 
1 attention sur les radicule» veineuses sous-muqueuses, qui 
correspondent à i anus. Le plexus qu'elles forment, et qui se 
retrouve d'ailleurs dans toutes les membranes muqueuses, 
est susceptible d'un développemenlde varices, qui constitue 
le plus grand nombre des tumeurs hémorroïdales. 

A. Veines et plexus veineux pelviens propres à l'homme. 

P'-éparadon. Introduire deux tubes à injection, l'un dans 
l'épaisseur du corps caverneux , l'autre dans l'épaisseur du gland j 
pousser l'injection en même temps par ces deux voies et en cuire 
par la veine crurale. 

Veinesscro- ^'^^ veines S crotales sumrflcielles aboutissent en partie 

tai« snpera- dans les veines superficielles du périnée , en partie dans les 

veines honteuses externes provenant de la fémorale; elles 

communiquent avec les veh es superficielles qui occupent 

la face inférieure de la ver^e. 

Velues vé- Veuies vésicales ou plexus vésico- prostatique. La prostate et 

xuf" vésfœ- ^^^^^ ^^^^ vessie sont enveloppés d'un plexus veineux très-com- 

prostatique. p'^^^e, qui acquiertun grand développementdanslesinflamma- 

tions chroniques de la vessie, et qui est l'aboutissantdes veines 



VEINES £T. PLSXCS PELVIENS. 3l7 

iperficielles de la verge, et le point de départ des veines vési- 

îles. Ce plexus, qui communique en arrière avec le plexus . . * P^^°* 

i ' i X r vesico- prnsta- 

ëmorroïdal, estsoutenu par une lame fibreuse très-épaisse tique comœa- 
uiseconiinueavecraponévrosepelvienne:cetlelamefibreuse ".'^'^^ t.^,^° 

^ i ^ pifxus hemor- 

pour effet de limiter la dilatation de ce lacis veineux roïdal. 
eja même manière que la lame fibreuse de la dure-mère est 
ne limite à la dilatation des sinus que contient cette mem- 
rane. 

Des 'veines et plexus de la verge. Les veines de la verge se 
ivisent en superficielles et en profondes-^ les veines superfi- ^\ç^^l ^^ \^ 
elles représentent les veines sous cutanées des membres, verge, 
aissant dans l'épaisseur de la peau du prépuce, elles se diri- 
en d'avant en arrière, en suivant la face supérieure et la 
ice inférieure de l'organe; les veines supérieures prennent ^^ erlîTn 
! nom de dorsales de la verge ^ elles communiquent large- dorsales de la 
lent entre elles par des branches volumineuses; le plus ^^'^S^- 
rand nombre se dirigent sous l'arcade du pubis, entre cette 
?cade et le corps caverneux, passent par des ouvertures 
Li canaux fibreux que présente le ligament sous-pubien, , çnr passage 

X r o T'a travers le 

: qui maintiennent ces veines toujours béantes, et viennent ligament sous- 
Dncourir à la formation du plexus veineux prostatique. Ces ^" 
îines communiquent largement avec les veines profondes, 
irtout au niveau de la réunion des racines du corps caver- 
sux ; c'est ce que démontre l'injection de ces dernières, 
ni pénétre constamment dans les veines superficielles. 
Nous pouvons considérer le tissu spongieux du corps ca- 
rneux, et celui du canal de l'urètre, comme constituant un Veines da 

, • 1 1 ' I rv corps caver- 

cis veineux, un plexus au maximum de développement. Ue ^g^^ ^i ^^ gg. 
ï plexus partent des branches veineuses qui sont les ana- mal de l'arètre 
•gués des branches artérielles de la honteuse interne, et 
Lii suivent le même trajet. 

Ces veines et plexus vesico-prostatiques sont susceptibles 
î dilatation variqueuse; on y rencontre aussi fréquemment 

s concrétions osseuses qui sont connues sous le nom de 
iilébolites. 



3l8 ANGÉIOLOGIE. 

B. Plexus pelviens propres à la femme. 

Le plexus vésical , ou vésico-urétral de la femme, es 

vésical est Hioins développé que celui de l'homme, par suite de Tabsenc 

moins (lève- ^ç. yeines analogues aux veines superficielles de la verge 

loppé chez la , ,, ' ' i i c i 

femme que lesquelles ne sont représentées chez la remme que par quel 
chez la Ihoiii- ques rameaux venus des grandes lèvres ; ce plexus commu 
nique d'ailleurs avec les veines du clitoris, il communiqu 
très-largement en arrière avec le plexus vaginal. 

Plexus vaginal. Lacis vasculaire extrêmement déve 

Plans va- Iqpp^ surtout à l'orifice vulvaire, qu'il entoure de toute 
paris , de plusieurs séries d anneaux anastomotiques ,• i 
communique en avant avec le plexus vésical , en arrièr< 
avec le plexus hémorroïdal j de telle manière que tous let 
plexus pelviens sont associés dans l'espèce de turgescenct 
qui accompagne le phénomène de l'érection. Les racines d( 
ce plexus vaginal sont dans la muqueuse du vagin, et surtoui 
dans le tissu érectile qui entoure l'orifice de ce conduit j dé 
grosses veines naissent en particulier du bulbe du vagin 
véritable appareil d'érection sur lequel nous avons insisté, 
(t. 2, Splanchnol. ) 

Plt'.xus utérin. Les veines contenues dans l'épaisseur 

Plexus nté- (]es parois utérines ne présentent aucune trace de la dispo- 
sition flexueuse des artères correspondantes. Pour en avoir 
une idée satisfaisante, il faut les étudier sur un utérus déve- 
loppé par l'état de gestation. On voit alors les troncs vei- 
neux utérins occuper, comme les artères, les bords latéraux 
et les angles supérieurs de l'organe; on voit aboutir à cei 
troncs, de grosses veines, qui parcourent de droite à gauche 
l'épaisseur des parois de 1 utérus, en s'anastomosant fré- 
quemment entre elles. Ces veines, qu'on a appelées sinus 
' utérins ^ à raison de leur développement considérable pen- 
dant la gestation, et des ampoules qu'elles présentent au 
confluent de plusieurs veines secondaires, ces veines, dis-jei 
méritent encore ce nom, par leur structure, qui a beau« 



▼EINES BT PLEXUS PEETIE^fS. Bl^ 

coup d'analogie avec celle des sinus de la dure-mère, en 

. . ' Les sinus 

3e sens que la membrane mierne des veines se prolonge ntérius repré- 
jeule dans leur épaisseur, et que la membrane externe est rem- **^"*'^"* ^" ^*- 

, • I • 11-' 1' > -1 ' nus delà durc- 

jlacee parle tissu propre de 1 utérus : d ou il résulte que les mère. 
Darois de ces veines sont contractiles. J'ai dit ailleurs qu'en 
envisageant l'utérus sous le point de vue des veines qui le 
xaversent, on peut le considérer comme un tissu érectile 
i parois musculaires: il est superflu d'ajouter que ces sinus 
reineux sont inégalement développés dans les divers points 
le l'utérus, et qu'on reconnaît les points qui correspondent 
t l'insertion du placenta, au développement plus considérable 
[u'y présentent les sinus utérins. 

Les veines contenues dans l'épaisseur des parois de l'uté- j^es veines 
"US ne s'ouvrent pas seulement dans les veines utérines ; plu- tuéiines com- 

, . , , . . . rnuniquent 

leurs Viennent s ouvrir dans les veines ovariques, qui com- ^^^^ ies veines 
nuniquent largement avec les veines utérines, et qui pour- ovariques. 
aient au besoin y suppléer. 
Le grand développement qu'acquièrent les veines de l'u- „, ^'■™'^^* °® 

o 1 1 i 1 i im[)ortance 

érus, soit dans l'épaisseur, soit hors de cet organe, prouve des veines dé- 
a part importante que prend l'appareil veineux au dévelop- '^■^g,/ ^^^^ 
»ement interstitiel des organes. ment considé- 

Le développement de veines et des plexus veineux qui " ^' 
ppartiennent aux organes génito - urinaires , la structure 
ssentiellement veineuse des organes susceptibles d'érectron, 
trouvent la grande part que prend le système veineux aux 
ihénomènes essentiellement actifs de l'érection. C'est en 
artie sur ces preuves anatomiques et physiologiques que 
ai cherché à établir le rôle actif des veines dans tous les 
rands phénomènes de l'économie, tels que la nutrition, la 
écrétion , l'inflammation. 

Les veines pelviennes sont pourvues d'un grand nombre de Yalrules 

alvules qui s'opposent à l'injection , quand elle est poussée ^^^ veines pel- 

1 , . , , • 1 ' 1 'viennes. 

u cœur vers les extrémités ; nous devons considérer les 

lexus pelviens comme établissant une communication 

'ès-importante et très-considérable entre les veines de la 

loitié droite et celles de la moitié gauche du corps. 



Vi:iNES DES MEMBRES ABDOMINAUX, ■ 



TRONCS VEINEUX CRURAUX. 



Tibiale. 
Faronière. 



Les veines des membres abdominaux se divisent, commt 
celles des membres thoraciques , en veines profondes, o 
satellites des artères, et en veines superficielles. 

Veines profondes du membre abdominal. 

Veints du pied et de la jambe. Les veines plantaires ex- 

Veines plan- , , ' . 

tnires exieine ^c"!^^ ©t interne se réunissent pour coYislituer la veine ti' 
et mtenie. biale postérieure , quï siùt la même direction que l'artère de 
ce nom, et se réunit bientôt à la \e\ne péro niera , pour for- 
mer le tronc veineux tibio-'péronier \ d'une autre part, la 
veine tibinle antérieure, qui a commencé par la veine />e- 
dieuse^ traverse la partie supérieure du ligament interosseux, 
pour s'unir au tronc veineux tibio-péronler, et constituer 
avec lui la yemepoplitée. Jusque-là les veines satellites sont 
au nombre de deux pour chaque artère, celle-ci étant placée 
entre les deux veines. Les deux veines satellites de chaque 
artère communiquent entre elles un grand nombre de fois. 
Lé?veines péronières sont en général plus volumineuses 
que les veines tibiales postérieures, et reçoivent toutes les 
veines musculaires qui viennent des régions postérieure et 
externe de la jambe. 

A partir de la veine poplitée, un seul tronc veineux ré- 
pond au tronc artériel; quant aux veines du second et du 
troisième ordre, elles sont toujours disposées par paires. 
Fer ne poplitée. Elle occupe le creux poplité, et elle est 
Vcin* po- située derrière l'artère à laquelle elle est accolée. Elle est re- 
" ' ^** marquable par l'épaisseur de ses parois, qui est tellement 

considérable que cette veine reste béante après avoir été ou- 
verte, en sorte que sur le cadavre on la confond quelquefois 



VEINE POPLITÉE, FÉMORALE. 3ai 

avec l'artère. Les rapports de la veine avec l'artère sont tels 

qu'au-dessous de l'articulation, et à son niveau, la veine 

est placée immédiatement derrière l'artère, et qu'au-dessus, 

elle est située en arrière, et un peu en dehors. 

Ala veine poplitée aboutissent, 1° les faisceaux volumineux 

/ ^ Vfiines qm 

des veines Jumelles, remarquables par le nombre de leurs aboutissent à 
valvules ; 2" les veines articulaires ; 3° ordinairement la veine popl^'^^o* 
sophène externe-, j'ai vu une petite veine très-valvuleuse, 
analogue aux canaux veineux collatéraux dont j'ai déjà 
parlé, et qui s'étendait de la partie la plus élevée de la veine 
tibiale antérieure à la partie moyenne de la veine poplitée. 

Veine fémorale. 

Limitée, comme l'artère du même nom, en bas, par l'an» Limites, 
neau du troisième adducteur, en haut, par l'arcade crurale, 
la veine fémorale affecte avec l'artère des rapports qui ne sont 
pas les mêmes dans les diverses parties de sa longueur: ainsi, Rapports, 
en bas, elle est externe à l'artère; plus haut, elle est située 
en arrière de ce vaisseau ; enfin, depuis l'embouchure de la 
saphène interne jusqu'à l'arcade crurale, elle est placée en 
dedans de l'artère, et répond précisément à la partie pos- 
térieure de l'anneau crural ; en sorte que c'est au devant 
de la veine, et non pas au devant de l'artère qu'ont lieu les 
déplacemens dans les hernies. 

La veine fémorale est unicfue comme l'artère: cependant _„ 

. ... Elle est uni- 

il existe pour la moitié ou les deux tiers inférieurs de cette q„e dans son 

veine, un ou deux canaux veineux collatéraux, nui marchent tierssnpenenr, 

'^ , . . . . malti,:le dans 

parallèlement à sa direclion ; à ces canaux veineux, qui sont le» deux, tiers 
toujours très-valvuleux, se rendent et des branches de com- »iï'«"^°"' 
municaiion venues de la veine saphène interne, et des bran- 
ches musculaires. 

La veine fémorale reçoit toutes les branches qui corres- Brandies 
pondent aux divisions de l artère fémorale, à l'exception des que ieçoit la 

■ „ \ ^ t. ^^' ^ ii'ii veinefeuiorale, 

veines honteuses externes et tegumenteuses de 1 abdomen , 
qui vont se jeter dans ia saphène interne. 



Saa 



ANOEIOLOGIE. 



La grande veine profonde s'ouvre dans la veine fémorale 
à dix ou douze lignes au-dessous de l'arcade fémorale. 

Veine iliaque externe. 

,. . Limitée en bas par l'arcade fémorale , elle finit en haut à 

Limites. , '•Il 

la partie supérieure de la symphyse sacro-iliaque , par sa réu- 
nion avec la veine iliaque interne; elle présente les mêmes 
rapports que l'artère, en dedans et en arrière de laquelle elle 
est située, pour lui devenir tout à-fait interne sur le pubis. 
Rapports. j»^j ^^^ dans un cas la veine iliaque primitive gauche recevoir 
la veine iliaque interne droite , en sorte que la veine iliaque 
externe droite se prolongeait jusqu'à la veine cave. 
, La veine iliaque externe reçoit la veine épigastrique et la 

qu'elle reçoit, veine circonflexe iliaque. Ces deux veines sont doubles, mais 
chaque paire de veines se réunit en un seul tronc, au mo- 
ment où elle va s'ouvrir dans la veine iliaque externe. 
Toutes les veines profondes du membre abdominal, à Vex- 
av es. .ception de la veine iliaque externe, sont pourvues de val- 
vules. Il y en a quatre pour la veine fémorale profonde, 
autant pour la poplitée, et un nombre bien plus considérable 
pour les veines tibiales et péronières : toutes les petites 
veines qui viennent s'y ouvrir sont pourvues d'une paire 
de valvules immédiatement avant leur embouchure. 

VEINES SUPERFICIELLES DU MEMBRE ABDOMINAL, 

Beaucoup moins nombreuses que celles du membre thor 
racique, les veines superficielles du membre abdominal abou- 
tissent toutes à deux troncs veineux qui sont , i la saphène 
interne j 2** la saphène externe. 

Veines superficielles du pied. 
_.,, De même que pour la main, elles occupent toutes la ré- 

Elles occu- . . 

petit la face gion dorsale du pied. Les veines collatérales des orteils vien- 

orha e du j^gj^j tQ^es se rendre à la convexité d'une arcade plus ré- 

pieJ, r 

gulière et plus constante qu'à la main, et qui occupe la 
région antérieure du métatarse. De l'extrémité interne de 



VEINE SAPHÈNE INTERNE. tit 

cette arcade part une branche volumineuse, veine doî^sale 
interne du pied, qui est l'origine de la veine saphène interne; 

, . , , 1 / veines dor- 

de 1 extrémité externe part une branche , aor.ya/d e^Ze/vîe , sales du pied. 
un peu moins volumineuse , qui est l'origine de la veine sa- 
phène externe. 

Veine saphène interne. 

ludiTjeine saphène interne ^ grande saphène^ tihio malléolaire' 

fChauss.), dépendance de la fémorale, est la continuation ^}^* ^^^ ^* 
^ . . continuation 

de la veine dorsale interne du pied\ celle-ci naît de l'extré- de la dorsale 

mité interne de l'arcade veineuse dorsale du pied , à laquelle ^ 
aboutissent les collatérales du gros orteil 5 ionge la face dor- 
sale du premier métatarsien et la partie correspondante du 
tarse, et reçoit, chemin faisant, i° une branche profonde 
venue de la veine plantaire interne; 2° toutes les veines su- 
perficisilles qui émanent de la région plantaire interne, et en 
particulier la veine calcanéenne interne , qui est quelquefois Yeine cal- 
volumineuse, et qui, dans certains cas , ne vient s'aboucher canéenne ùi- 
dans la veine saphène qu'au-dessus de la malléole interne 
dont elle a contourné le bord postérieur : à la veine dorsale 
interne du pied succède la veine saphène interne, qui se 
refléchit de bas en haut au-devant de la malléole interne, 

, , ^ f- . , Trajet de la 

contmue son trajet ascendant sur la race interne, puis, le ^eine saphène 
long du bord postérieur du tibia, sur la partie postérieure interne, 
de la tubérosité interne de cet os et du condyle interne du 
fémur. Là, elle se trouve au côté interne des tendons des. 
muscles, demi-tendineux, droit interne et couturier , se ré- 
fléchit d'arrière en avant, en décrivant une légèi-e courbure 
à concavité antérieure, se dirige en haut, le long du bord 
antérieur du couturier, et croise obliquement le premier 
adducteur ; parvenue à l'ouverture que lui présente l'apo- Sa terminai- 
névrose fémorale, à huit ou dix lignes de l'arcade cru- ^°!^ '^"^ ,'^ 

' o veine crurale. 

raie; elle se recourbe immédiatement, et s'ouvre dans la 
veine fémorale à la manière de la veine azygos dans la veine- 
cave supérieure, c'est-à-dire, en décrivant une anse à conca- 



B24 ANGÉIOLOOIE. 

vite inférieure. Plusieurs ganglions lymphatiques se voient 
au voisinage de cette courbure. 
Rapports. Rnpports. Séparée de la peau par une lame aponévrotique 
fort mmce {fascia superficialis), la veine saphène interne est 
en rapport avec la malléole interne, le tibia , les insertions 
tibiales du soléaire, les trois teiidons de la patte d'oie, le 
couturier et le premier adducteur. 

La veine saphène interne est accompagnée par le nerf du 
même nom depuis l'articulation du genou jusqu'à la mal- 
léole interne. 

Dans son trajet , la saphène reçoit toutes les veines sous- 
cutanées de la cuisse , le plus grand nombre des veines sous- 

^ . cutanées de la jambe , les veines sous-cutanées de l'abdomen , 
Branches . . 

qu'elle reçoit, les veines honteuses externes, et plusieurs branches de com- 
munication avec les veines profondes. 

Les veines sous-cutanées fémorales qui viennent de la par- 
tie postérieure de la cuisse se réunissent quelquefois en un 

tronc veineux assez considérable pour représenter une se- 
Seconde et , 7- • i i» i n>i 

troisième sa- conde sqp/iene interne, iac[uene marche parallèlement au tronc 

phénes inier- (je la saphène interne, dans laquelle elle vient se jeter à une 
distance plus ou moins grande de son embouchure. J'ai ren- 
contré une veine superficielle antérieure qui naissait autour 
de la rotule, se portait verticalement en haut le long delà 
région antérieure de la cuisse , et pouvait être considérée 
comme une troisième saphène. Dans un cas de ce genre, 
ces trois saphènes, une antérieure, une postérieure , une 
interne, se rendaient isolément dans la veine fémorale, ou 
plutôt dans une espèce de lac ou de renflement, terminaison 
de la veine saphène. 

La saphène interne présente fréquemment la disposition 
suivante : à la partie inférieure de la jambe, ou à la partie 
inférieure de la cuisse, ellese divise en deux rameaux égaux 
qui se portent de bas en haut, comnmniquent entr'eux pari 
des rameaux transverses , et se réunissent après un trajea 
plus ou moins long; en sorte que ces deux rameaux repré- 



VEINE SAPHÈNE INTERNE. SsS 

sentent une ellipse très-alongée. J'ai observé chez un même variétés de 

sujet cette disposition à la cuisse et à la jambe, c'est-à- 1» /^eine sa- 
, . , , V ,...,,., , 1 phène interne, 

dire que la saphene se divisait a la jambe en deux bran- 

ches qui se réunissaient au niveau de la tubérosité interne du 

tibia et qui se divisaient de nouveau à la cuisse. 

11 n'est pas rare de voir la saphène interne remplacée à 
la jambe par un réseau veineux. 

Les veines sous-cutanées abdominales doivent être rangées 
parmi les veines superficielles et supplémentaires, bien quiî 
existe une petite artère, l'artère sous-cutanée abdominale, ,^ . 

■i ' ' veines sous- 

qui leur corresponde. Ces veines au nombre de trois cutanées abdo- 
ou quatre, auxquelles s'ajoute une veine de la région fessière, ""°^ ^'' 
s'ouvrent tantôt par un tronc commun, tantôt par trois ou 
quatre troncs distincts dans la veine saphène, au moment où 
celte veine traverse l'aponévrose fémorale. Dans un cas d'o- 
blitération de la veine cave , j'ai vu ces veines devenues très- 
considérables, se continuer jusque sur le thorax et dans le 
creux de l'aisselle, où elles s'anastomosaient avec les bran- 
ches cutanées des inter-costales et des ihoraciques. Dans »n 
cas de persistance de la veine ombilicale, ces veines flexueu- 
ses avaient le volume du petit doigt. ( Voyez Anat. pathol., 
avec fi g., 1 8^ livrais.) 

La veine saphène interne reçoit encore les 2'eines honteuses 
externes. Je lai vue, dans ce cas, recevoir la veine obtura- 
trice qui naissait d'un tronc commun avec la veine épigas- 
trique. 

Branches de communication ai>ec les veines profondes. Elles ciommnnica- 
sont trèsmultipliées, et doivent être étudiées au pied , à la ^'^°^ ^^ '" **" 

1 ^ 1 • o A V • • II 1 • ^^ • pbène avec les 

jambe et a la cuisse, i" A 1 origine de la saphene, il en existe veines i^rofon- 
une qui fait communiquer cette veine avec la plantaire in- *^^^- 

terne i°. Avec la 

plantaire in- 

2° Plusieurs autres branches existent le long de la jambe, ^^rne. 
et font communiquer la saphène avec la tibiale postérieure: ., J°' ^"^'^ \^ 

. '- ^ '■ '- ' tiDiale post«- 

celles-ci traversent les insertions tibiales du soléaire. rieure ; 



BaS ANGÉIOLOGIE. 

,„ . , 3° Une communication remarquable entre la tibiale anté- 

S"* Avec ia _ i 

tibiale anté- ricure et la saphène interne a lieu au tiers moyen de la 
neare ; jambe par une branche qui sort de la veine tibiale antérieure 

au devant du péroné, devient sous-cutanée , se réfléchit de 
dehors en dedans et de bas en haut, enlre l'aponévrose jam- 
bière et la peau , et vient se rendre à la saphène. 
/». Avec les 4"' Une articulaire inférieure interne va se jeter dans la 
articulaires, saphène interne. 

5°. Anasto- 5". A la cuisse,les anastomoses entre les veines profondes et 
moses entre les ]esveines Superficielles sont moins nombreuses qu'à la jambe; 

veines superfi- '~ , ■. , . -, 

cielles et les OU en trouve tout au plus deux qui décrivent des anses à 
veines profon- concavité Supérieure. 

des de la cuisse , ' , . -, , . , 

Valvules. Leur nombre m a paru variable : j en ai compte 
Valvules de jusqu'à six leloufij de la saphène: d'autres fois je n'en ai trouvé 

la saphène in- •' ^ ^ '^ ' 

terne. que deux ou quatre. Il y a un plus grand nombre de val- 

vules dans le trajet que parcourt la saphène à la cuisse que 
dans celui qu'elle parcourt à la jambe. 

Veine saphène externe ou postérieure. 

La -veine saphène externe .^ péronéo-malléolaire (Ohsin&s.)^ 
EUefaitsmte xAxxs, petite et beaucoup plus courte que 1 interne, est une 

à la veine dor- ^ ^ . ^ ^ i- / ii r • • . i 

sale externe du dépendance de la veine poplitee; elle tait suite a la veuie 

V^^^' dorsale externe du pied ^ qui naît elle-même de l'extrémité 

externe de l'arcade veineuse dorsale : elle se porîe au-devant 

de l'articulation péronéo-tibiale, qu'elle croise d'av.ant en 

arrière, reçoit, chemin faisant, en dedans et en dehors, un 

, grand nombre de rameaux, dont les principaux viennent 

Trajet de la ï' ^ , _ ' . . , . 

veine saphène de la région plantaire externe; reçoit une veine calcaneenne 
externe. externe qui vient du côté externe du calcanéuni, et qui 

est quelquefois très-considérable, longe le côté externe du 
tendon d'Achille qu'elle croise à angle très-aigu, pour ga- 
gner la ligne médiane de la région postérieure de la jambe. 
A partir de ce point, elle se porte directement en haut; 
croise le nerf sciatique poplité interne, et vient s'ouvrir^ 
dans la veine poplitée entre ce nerf et le sciatique poplité 



VEINE SAPHENE EXTERNE. 3*7 

. externe, entre les insertions supérieures des jumeaux , à côté 
de la veine articulaire inférieure interne. 

Chez quelques sujets, au moment où la saphène externe 
s'in/léchit pour s'enfoncer dans le creux poplité , il s'en dé- Branche de 
tache une veine ascendante qui longe le bord postérieur «'o™™""!^»- 

* o ^ , r ^ ^ tjou entre les 

du muscle demi membraneux jusqu'au tiers supérieur de deux saphènes 
la cuisse, où elle se dirige d'arrière en avant, pour aller 
s'ouvrir dans la saphène interne ou dans une des divisions 
de cette saphène , immédiatement au-dessous de son em- 
bouchure dans la fémorale. 

Rapports. La veine saphène externe, recouverte par \efas' Rapports de 

cia superficiel^ qui la sépare de la peau, recouvre le nerf la ^eine sa- 
, , 111'' 1 ' pbène externe 

saphène externe, dont elle est séparée par une lame apone- ^ 

vrotique ; elle croise deux fois ce nerf: d abord située en de- 
dans de lui , elle lui devient externe, pour lui redevenir 
interne supérieurement. 

La communication de la veine saphène externe avec les Branches de 
veines profondes n'a lieu que derrière la malléole externe commnnica- 

, , - . , tion entre la 

et sur le dos du pied. saphène ester- 

La saphène externe n'est pourvue que de deux valvules, ne et les veines 
dont l'une précède immédiatement son embouchure dans 
la veine poplitée. 

Telles sont les veines des membres inférieurs. L'analogie pg^^ji'j 
qui existe entre le rameau dorsal interne du pied et la ce- tre les vdnes 
phalique du pouce, entre le rameau dorsal externe et la sal- j"g^'^Jèu]]fres 
valelle ; entre la saphène externe, d'une part , et les radiales et supérieurs et 
céphaîique, d'autre part; entre la saphène i^iterne , d'une ^^^^^'ij*™^^™^ 
part, et les cubitale et basilique, d'une autre part, ne sau- 
rait être révoqué en doute. Nous ne retrouvons au membre 
inférieur aucune branche analogue à la veine médiane. 



VEINES DU RACHIS. 



Les 'veines rachidiennes constituent un département très- 
important du système veineux, et qui cependant n'a été spé- 
cialement étudié que dans ces derniers temps. 

Ces veines diffèrent, à beaucoup d'égards, des artères cor- 
°"'\",^" respondantes , en sorte que leur description est à peine 

tlODS générales ' ^ 1 i r 

sar les veines éclairée par l'étude de ces artères; cependant, j'aurai plu- 
u rat is. sieurs fois occasion, dans le cours de cet article, de signaler 
quelques analogies remarquables entre ces deux ordres de 
vaisseaux. 

Les veines rachidiennes présentent à un haut degré la 
distinction en veines satellites des artères et en veines sup- 
plémentaires. 

Wous diviserons les veines rachidiennes en extérieures au 
rachis^ ou superficielles ^ et en intérieures ou profondes. 

VEINES RACHIDIENNES SUPERFICIELLES. 

Les veines rachidiennes superficielles peuvent être, subdi- 
visées en antérieures et en postérieures. 

A. Veines rachidiennes superficielles antérieures. 
. . , Les 'ueines rachidiennes superficielles antérieures compren- 

Division des _ . . 

veines rachi- uent la grande veine azygos, la petite veine azygos, le tronc 
diennes super- commun des intercostales supérieures droites, celui des inter- 

ncieUes. ^ 

coslales supérieures gauches, les veines vertébro-iombaires 

etiléo-lombaires, les sacréeslatérales et les sacrées moyennes; 

au cou, la veine cervicale ascendante, et la veine vertébrale. 

Grande veine azygos. 

On a donné ce nom à une veine considérable, impaire, 

d'où le nom d azygos [a ^vyo?^ vena sine pari)^ couchée le 

long de la colonne vertébrale, qui commence à la région 

lombaire, et se termine à la partie supérieure du tborax, en 

s'ouvrant dans la veine-cave supérieure (yeme prélombo-tho- 

raclque , Chauss.). 

Origine. Son Origine présente beaucoup de variétés : elle naît très 



Situation. 



TEINES DU HACHIS. 829 

rarement du tronc même de la veine cave inférieure, avec ^r •■ • 

' Variétés 

laquelle elle communique d'ailleurs presque toujours par d'origine. 
de petits rameaux. Ordinairement elle fait suite à cette série 
d'anastomoses qui embrassent la base des apophyses trans- 
verses lombaires et qu'on peut appeler avec quelques auteurs 
'veine lombaire ascendante-, quelrruefois elle naît du tronc de „ . 

. , , , Veine lom- 

la dernière vertébro-costale, ou de la première vertébro-lom- baiie ascen- 
baire; on voit rarement une branche d'origine venir de la '^^'"^^• 
rénale ou de la capsulaire. Souvent elle naît à la fois de la 
lombaire ascendante, et de la première vertébro-lombaire 
ou de la dernière vertébro-costale. La veine azygos passe, 

, ,. ^ . . , , . , , Trajet. 

presque immédiatement après son origine, de la cavité ab- 
dominale dans la cavité thoracique, à travers l'ouverture 
aortique du diaphragme, se place sur la partie latérale droite 
du corps des vertèbres thnraciques, et, parvenue au niveau, 
du troisième espace intercostal, c'est-à-dire entre la iroisième 
et la quatrième côte, se recourbe en crochet, à la manière 

11 • 1 1 ■ ' n Terminaison 

de la crosse aortique, au dessus de la bronche droite qu elle de l'azygos. 
embrasse, et vient s'ouvrir à la partie postérieure de la veine 
cave supérieure, au moment où cette veine pénètre dans le 
péricarde. 

Dans ce trajet, la veine azygos est accolée à la colonne Rapports, 
t^ertébrale , et située dans le médiastin postérieur, à la 
droite de l'aorte et du canal thoracique qui marche parallèle- 
ment à cette veine, au-devant des artères intercostales droites, 
:ju'e!le coupe à angle droit. Son calibre, variable suivant le 
nombre des branches qu'elle reçoit, va croissant progressi- 
s^ement de bas en haut. 

De grandes discussions ont eu lieu relativement à la ques- Valvules. 
tion de savoir s'il existe ou non des valvules dans la veine 
izygos. Cette question me paraît résolue négativement. 

La veine azygos reçoit, en aysknt^ldi bronchique droite, , 

juelques vemes œsophagiennes et médiastines , k droite, les qu'elle reçoit. 
tiuit dernières veines vertébro-costales droites-^ à gauche, 
a demi <2^j^o5 et letronc commun des veines intercostales 
supérieures gauches. 



33o ANGEIOI.OGIE. 

La veine azygos s'ouvrant dans la veine cave supérieure ; 

La veine ^^ tiauteur clu troisième espace intercostal, reçoit au niveai 

azygos reçoit de sa courbure, tantôt par un tronc commun, tantôt par deu^ 

(luelcincfoi.s les . , i • i ' i ■ • /i i 

venébro - cos- ^^ *^^'S branches isolées, les trois veines vertebro-costale; 
taies supéiieu- supérieures droites, lesquelles vont quelquefois se jeter dan; 

res droites. , ii-'ii- i- i i 

le tronc brachio-cephalique droit, ou dans la veine cave su 
périeure, au-dessus de l'insertion de l'azygos. Dans ce der- 
nier cas, elles se dirigent verticalement en haut; dans le se- 
cond, elles se dirigent presque verticalement en bas. 

De la deml-azygos ou petite azygos. 

hapetife veine azygos doit être considérée comme le tronc 
Origine. Commun des trois, quatre ou cinq dernières veines vertébro-i 
costales gauches : elle s'ouvre dans la grande veine azygos. 

Son origine inférieure est aussi variable que celle de la 
grande veine azygos, il y a toutefois cette différence que ses 
^^^^ ' communications avec la veine rénale sont beaucoup plus fré- 
quentes. Elle se porte de bas en haut sur la partie latérale 
gauche de la colonne vertébrale, se rapproche de la ligne 
médiane, et va s'ouvrir dans la grande veine azygos 5 une 
hauteur variable suivant les sujets. Cette réunion se fait, soit 
Branches ^^^"^ ""^ direction perpendiculaire, soit dans une direction 
qu'elle reçoit, oblique , derrière le caual thoracique. La petite veine azygos 
peut être considérée comme la branche gauche d'origine de 
la grande veine azygos : quelquefois cette branche gauche 
estextrêmement volumineuse; dans ce cas, la grande azygos 
se continue directement avec cette branche gauche, et alors 
la branche droite présente un très-petit cabbre. 

La demi-azygos reçoit à gauche les quatre ou cinq dernières 
veines vertébro-costales du même côté. Elle reçoit assez 
souvent le tronc commun des veines vertébro-costales supé- 
rieures, tronc qui mériterait le nom de petite azygos supé- 
rieure. 

Des veines vertébro-costales gauches supérieures. 

On pourrait appeler petite azygos supérieure gauche le 
tronc commun de ces veines , car elle est, pour les veineç 



VEÎNES rtXJ RACHIS. 33 1 

ntercostales supérieures de ce côté, ce qu'est la petite azygos 

30ur les veines intercostales inférieures. Elle se porte de mun des vei- 

laut en bas sur la partie latérale gauche de la colonne ver- °" 7^"*^ '^?" 

'^ o cosiales supe- 

ébrale, et va grossissant à mesure qu'elle approche de sa rieures gau- 

erminaison , qui a lieu soit dans la demi-azygos près de son ^ ^^' 

smbouchure, soit dans la grande veine azygos. Il n'est pas 

are de voir le tronc commun des veines intercostales supé- 

ieures gauches s'ouvrir à la fois nar une bifurcation et dans 

a veine azygos et dans le tronc veineux brachio-céphalique 

lu même côté. Dans quelques cas, il s'ouvre isolément dans le 

ronc veineux brachio-céphalique; j'ai rencontré cette der- 

lière disposition. J'ai vu les veines diaphragmatiques supé- 

ieures gauches et les médiastines se rendre dans le tronc de 

a petite veine azygos immédiatement avant son embouchure. 

Du reste, le nombre des veines vertébrocostales gauches 
[ui concourent à la formation de la petite azygos, varie Yariétés 
lepuis trois jusqu'à sept; lorsque les trois ou quatre pre- anatom'qnes. 
tiières veines vertébro-costales gauches concourent seules à 
e former, deux ou trois veines intercostales gauches vont 
e rendre directement dans la grande veine azygos. 

La grande veine azygos est destinée à recueillir le sang 
les veines vertébro-costales droites et gauches; sa présence Usage de la 

, . , 11- • • 11- veine azygos. 

!St nécessitée par la disposition de la veine cave inférieure, 
[ui ne pouvait recevoir de veines depuis le point où elle 
:st logée dans la gouttière du foie jusqu'à l'oreillette droite, 
:t par celle de la veine cave supérieure, qui ne pouvait 
ion plus en recevoir dans sa portion contenue dans le pé- 
icarde. La grande veine azygos est donc une veine supplé- 
nentaire, un véritable canal collatéral qui supnlée aux „ „t ^?" ^ 

A II azygos est une 

reines caves , et reçoit toutes les veines analogues aux artères ^*''^« supplé- 
ée fournit l'aorte dans ce long trajet. Ces réflexions s'appli- ™^°*^"''"- 
[uent, pour la plupart à toutes les veines azygos. 

P'^ariétés anatomiqaes desveines azygos. 11 serait inutile et 
aslidieux tout à la fois de rapporter ici toutes les variétés 
[ue présentent les veines azygos dans leur distribution. 
il. Breschet en a décrit six. On pourrait en décrire un 



33a ANGÉIOLOGIK. 

Variétés ana- nombre bien plus considérable encore. Une varie'té très-cu- 
toiuiquee île j-jej^ise gst celle-ci : la grande veine azygos occupe la ligne 

la grande vei- . " •' " ... 

ne azygos. médiane de la colonne dorsale , et se tiifurque inférieure- 
ment en deux branches égales, Tune droite, l'autre gauche, 
qui reçoivent les trois dernières vertébio-costales; toutes 
les autres vertébro-costales se rendent directement au tronc 
de la grande azygos. 

Une autre variété non moins curieuse est la suivante: il 
existe deux veines azygos égales et parallèles : Tune droite, 
qui reçoit toutes les veines intercostales droites, l'autre 
gauche, qui reçoit toutes les veines intercostales gauches. 
Ces deux veines communiquent entre elles au niveau de la 
septième ou huitième vertèbre dorsale par unebranche trans- 
versale très-considérable. 

Des veines intercostales ou vertébro-costales droites. 

Les \eines intercostales ou "vertébro- costales correspondent , 
. aux artères dites intercostales ou vertébro-costales, dont il 

Analogie i i i- 

entre la dis- luiporte de rappeler la disposition j nous avons vu chacune 
tributioa de j]g ^.gg artères se diviser en deux branches, i° la branche 

ces veines et . 

celle (les artè- intercostale proprement dite, destinée aux espaces intercos- 
res correspon- ^.g^,^ . ^o \^ Jiranche Spinale, qui, par un rameau dorsal se 
distribue aux muscles spinaux et à la peau, par un rameau 
vertébral ou intra-rachidien se distribue aux vertèbres , à la 
moelle, et à ses enveloppes. De même, les veines vertébro- 
costales sont formées par la réunion des veines spinales^ sur 
lesquelles nous allons revenir, et des veines intercostales. Ces 
deux ordres de veines se réunissent en un tronc commun, 
tronc vertébro-costal qui se porte ti^ansversalement dans la 
gouttière que présente le corps de chaque vertèbre , reçoit 
pendant son trajet dans cette gouttière, des veines émanées 
du corps des vertèbres, et se jette à angle droit dans la veine 
azygos. 

Veines lombaires ou vei'tébro-lombaires. 
A la région lombaire, les veines azygos ont cessé d'exister, 



VEIVES aV RACHIS. 333 

et chaque veine vertèbro lombaire vient se rendre isolément 

ou par un tronc commun avec la veine vertèbro-loml)aire Veines lom- 

(]u côté opposé, à la partie postérieure de la veine cave in- j^ù'^*.*^'^ I^"^^ 

férieure. 11 n'est pas rare de voir deux veines veriébro- res, 

lombaiipes d'un même côté aboutir à un tronc commun. Il 

n'est pas rare non plus de voir la première veine vertébro- 

lombaire gauche se jeter dans la veine rénale. ' 

Les veines vertébro-lombaires présentent une disposition 
tout-à-fait étrangère à celle des artères correspondantes. C'est La veine 

' • 1' j • J 1 i } i_ .- lombaire as- 

Tjneseried arcades au niveau de ia base des apophyses trans- , , 

i r J ceiidante est 

verses, série d'arcades qui constitue une branche ascendante constiiuée par 
désio^née sous le nom de veine lombaire ascendante^ laquelle . ' . " 

b 'T. cades veinen- 

communique en haut avec les veines azygos , en bas, avec ses. 
les veines iléo- lombaires, et qu'on pourrait considérer 
comme une veine azjgos lombaire. C'est de cette série d'ar- 
cades que partent les troncs des veines verlébro-lombaires ,* lombafre^" 
c'est à la même série qu'aboutissent toutes les veines iritra- 
rachidiennes et dorsales du rachis. 

Veines iléo4ombaîre5 , veines sacrées moyennes , et 
sacrées latérales. 

La veine néo-lombaire^ qui s'ouvre dans la veine iliaque- -^^ yeXne 
primitive, présente une distribution analogue à celle de l'ar- iléo - lombaire 
îère du niême nom ; elle reçoit quelquefois la dernière veine [ère^X^mêoie 
vertébro-lombairej à cette veine aboutissent constamment, nom. 
1° les grosses veines qui sortent par les deux derniers trous 
de conjugaison des vertèbres lombaires ; 2" le rameau qui 
continue au-devant de la 5^ vertèbre lombaire la série d'ar- 
cades qu'on peut appeler azygos lombaire'^ 3" un rameau de 
communication avec les veines sacrées latérales. 

Les veines sacrée moyenne et sacrée latérale sont des veines 

, , . , , . Les veines 

azygos sacrées^ destinées a recevoir concurremment toutes sacrées latérale 



les branches dorso-rachidiennes qui leur arrivent parles ^* moyenne 

sont des az" 
gos sacrées. 



J . . ^ , . .,'. sont des azy- 

trous de conjugaison, et a les transmettre aux veines iliaques 



primitives. 



334 ANGÉIOLOGIE. 

1**. Veine sacrée moyenne. La veine sacrée moyenne nai 

en 
crée moyenne 



Veine sa- , • i i ' i- i 

souvent en bas par trois brandies, une médiane au-devan 



du coccyx et deux latérales et antérieures; l'une qui se ren( 

dans le plexus vésicalj'autre qui communique avec les veine 

hémorroïdales et établit par conséquent une communicatioi 

remarquable entre le système veineux général et le systèmi 

de la veine porte. 

_ . La veine sacrée moyenne se porte verticalement en haut 

Son trajet. . •' '^ _ 

plus OU moins rapprochée de la ligne médiane, et vient s'a 
Sa terminai- ^^^^^^"^ dans la veine iliaque primitive gauche à une dis- 
son, tance plus ou moins grande de la jonction de cette veine avec 
la veine iliaque primitive droite. Je l'ai vue se bifurquer su- 
périeurement pour se rendre aux deux veines iliaques pri- 
initives. 
^ , Chemin faisant, elle reçoit au niveau de chaque vertèbre, 

Uranches ■' = T J 

collatérales de des brauchcs transversalement dirigées, plexiformes, qui 
la veine sacrée établissent une larg'e communication entre cette veine et les 

moyenne. . , ,° 

veines sacrées latérales et qui reçoivent de grosses branches 
émanées du corps des vertèbres sacrées. Ces branches trans- 
versales remplacent les troncs des vertébro-costales et des 
vertébro-lombaires , qui reçoivent également les veines os- 
seuses qui émanent du corps des vertèbres par les trous dont 
la face intérieure de ces os est criblée. 

2°. Veines sacrées latérales. Les veines sacrées latérales, 
y^.jj _ toujoui\s multiples, font suite aux veines dorso-rachidiennes 
crées latérales qui sortent par les trous de conjugaison antérieurs ; elles sont 
au nombre de deux : la supérieure , qui se rend à la veine 
iliaque primitive; l'inférieure qui forme un plexus très-re- 
marquable au niveau de la grande échancrure sciatique, 
et va se rendre à la veine hypogastrique ou aux branches 
fessières et ischiatiques. 

Veines rachidiennes superficielles de la région cervicale antérieure. 

A la réo'ion cervicale antérieure, nous trouvons au niveau 
de chaque vertèbre des branches plexiformes transversales, 



VEINES DU RACHIS. 335 

•emamuables surtout au niveau des première et seconde ^. 

T •■ Disposition 

vertèbres ; ces plexus vont aboutir en partie à la veine cer- plexifomiedes 

^icale ascendante, laquelle correspond à lartèi-e du même ?'f'"^^*^^'^'*^*" 

lom, et surtout à la veine vertébrale qui est contenue dans 

e canal formé par la série des trous des apophyses trans- 

'erses cervicales. Ces branches plexiformes qui recouvrent 

es parties latérales des corps d.e toutes les vertèbres, reçoi- 

'ent les veines des muscles prévertébraux, les veines articu- 

aires et les veines osseuses antérieures du corps des ver- 

èbres correspondantes. 

Les veines vertébrales et les veines cervicales ascendantes 
»euvent donc être considérées comme les veines azygos delà 
égion cervicale. 

B. Pleines rachidiennes superficielles postérieures. 

Ces dernières veines naissent de la peau et des muscles des ■„ , 

i Urancbes 

;outtières vertébrales; les unes suivent rigoureusement la mu-culaiies 
lireclion des artères : ce sont les veines qui passent entre '^^^^^''f ^''.^" 

^ i logues a la dis- 

es muscles des gouttières vertébrales jles autres qui ont une tnbuUon des 

lisposition propre méritent une description particulière. "'^^''^^• 

Ces veines, désignées sous le nom de dorsi-spinales . par 

, {, ' *^ Branches 

IM. Dupuytren et Breschet, se présentent sous 1 aspect d'un dorsl-spinales. 
éseau presque inextricable qui enlace dans ses mailles , 
'autant plus multipliées que linjection est plus parfaite, 
3S apophyses épineuses , les lames et les apophyses trans- 
erses et articulaires des vertèbres. i ^- 

Quand l'injection a bien réussi, on trouve quelquefois 
3 long du sommet des apopiiyses épineuses , surtout aux 
égions dorsale et cervicale , des veines longitudinales mé- 
Hanes, desquelles partent les rameaux interosseux. Ceux-ci 

T . » 1, . X A ^ Veines lon- 

ont diriges d arrière en avant, de chaque cote desligamens gîtudinaksmé- 
nterépineux, qu'ils côtoient. Arrivés à la base des apophyses '^'^'^es. 
pineuses, ils se dirigent en dehors, au niveau de lintervalle 
es lames des vertèbres, jusqu'à la base des apophyses 
ransverses, où ils se bifurquent: l'une des branches de 



336 ANGÉIOLOGIE. 

bifurcation est ascendante , et s'anastomose avec la branch 
génénile des "^ bniucation descendante de la veine qui est au-dessus 
Lr;,nrhes doi- l'autre branche de bifurcation est descendante, et s'anasto 

SI- s^uaaies ^ 1 a , 

mose de même avec la brandie de bifurcation ascendant 
qui est audessous. 11 suit de là qu'il existe, autour des apo 
physes transverses et des lames vertébrales, une série d'ar 
cades, qui communiquent au niveau de chaque trou de con 
jugaison avec les veines contenues dans l'intérieur du rachis 
Les veines rachidiennes postérieures superficielles qu 
A laregion j,^pQj^jpjj{^ à la réojlon cervicale piésentenî une dispositioi 

cervicale. , . , , . 

beaucoup plus compliquée, et tout-à-fait plexiforme. Er 
outre, on y remarque le plus ordinairement deux veine.' 
longitudinales situées entre le grand complexus et le trans 
versaire épineux, et qui me paraissent méiiter une descrip 
tion particulière, sous le titre de ve'uies jugulaires posté- 
rieures. 

Les veines jugulaires postérieures naissent entre l'atlas et 
Veines ju- ]'occipital, Sortent flexueuses de l'intervalle de ces os, sepor- 

gulaires poste- . ^ 

rieures. tent en bas et en dedans, et, parvenues au niveau du som- 

met de l'apophyse épineuse de l'axis , s'anastomosent par 
ime branche transversale. Là, elles changent de direction, se 
portent en bas et en dehors; parvenues à la partie inférieure 
de la région cervicale, elles s'insinuent d'arrière en avant, 
entre la septième vertèbre cervicale et la première côte, pour 
venir s'ouvrira la partie postérieure du tronc veineux bra- 
chio-céphaîique, derrière la veine vertébrale. Les deux veines 
jugulaires postérieures représentent donc la forme d'un x. 

La veine jugulaire postérieure, veine qui n'existe pas tou- 
jours, parce que les branches qui la constituent restent quel- 
Son déve- « . . , , , 1/1 • ' 

loppement est queiois isolecs, présente un developpemeni qui m a paru en 
en iHJson in- raison inverse de celui de la veine vertébrale, avec laquelle 
de la verte- ^^'^ Communique , au niveau de chaque espace ititertransver- 
brale. saire. Elle m'a paru communiquer en haut avec les veines 

occinitales profondes et mastoïdiennes, avec celles conte- 
nues dans l'intérieur du rachis, et avec la jugulaire interne, 



VEINES DU RACHIS, 33^ 

Dans tout son trajet, elle communique largement, au 
niveau de chaque trou de conjugaison, avec les veines 
contenues dans l'intérieur du rachis et avec la veine ver- 
tébrale. 

VEINES RACHIDIENNES PROFONDES OU VEINES INTRA-KACHIDIENNES. 

Les -veines de V intérieur <a?M racAw comprennent, i" les 
veines propres de la moelle épinière; 2° les veines intermé- Division des 
diaires au canal vertébral et à la dure-mère spinale, divisées ^^'"^^ del'in- 

en veines onplexus longitudinaux antérieurs^ veines ovi plexus cWs!"' *^° '^^" 
longitudinaux postérieurs j veines ou plexus transverses ces 
derniers établissant une communication non-interrompue 
au niveau de chaque vertèbre , entre les veines ou plexus 
longitudinaux antérieurs et postérieurs. 

A. Bes veines intermédiaires au canal vertébral et à la dure-mère. 

Avant de décrire ces veines, je crois devoir rappeler en 
peu de mots la disposition des artères propres aux vertèbres. 

Artères propres aux vertèbres. Les branches rachidiennes Résumé de 
émanées de l'artère vertébrale au cou, des artères intercos- ^^ disposition 
taies au dos, des artères lombaires aux lombes, des sacrées ^'^ ''^^^^^^ 

■\ ' -i y \ > . , '3a<-icco propres aux 

latérales a la région sacrée, pénètrent dans le canal verte- vertèbres. 
bral par le trou de conjugaison correspondant, et se divisent 
en deux branches , l'une ascendante , l'autre descendante; la 
branche ascendante monte sur la partie latérale du corps 
de la vertèbre qui est au-dessus , et s'anastomose par arcade 
avec la branche descendante de l'artère rachidienne qui lui est 
supérieure, tandis que la branche descendante s'anastomose 
avec la branche ascendante de l'artère qui est au-dessous. 
Il résulte de cette anastomose, une arcade à concavité diri- 
gée en dehors, en sorte qu'il existe derrière le corps de cha- 
que vertèbre, et sur les parties latérales de ce corps, une 
succession d'arcades artérielles réunies à angle. De la con- 
vexité de ces arcades , partent deux branches transversales, 
l'une au-dessus et l'autre au-dessous des trous dont est cri- 
3. 



%% 



338 AÎTCÉIOLOGIE. ! 

blée la face postérieure du corps de la vertèbre. Ges bran- 

Les troncs '■ *■ • -i i i 

de la face pos- ches cernent en quelque sorte cette portion cribleuse de j 

térieure du y^^ ^j. j^ ^^^^ j^^ points du polvffone artériel qu'elles re- I 

corps des ver- ' ^ .,, ii''. 

tèbresdonnent présentent, partent des rameaux qui pénètrent dans lepais- 

passage a des g^^^, j^ j^^ Vertèbre , et qui vont s'anastomoser avec les ra- 
rameaux arte- ' , , , , 

riels. • meaux artériels qui ont pénétre le corps des vertèbres par la 
face antérieure. 

La disposition des artères que je viens de rappeler, donne 
une idée parfaite de celle des veines connues sous le nom de 
veines oxx plexus longitudinaux antérieurs ^ et des plexus 
transverses qui vont de l'ime à l'autre. 

Veines ou plexus longitudinaux antérieurs^ -plexus transverses , 
et veines propres du corps des vertèbres. 

Préparation. Enlever les arcs postérieurs des vertèbres, la 
moelle et ses enveloppes. On peut encore voir le plexus par la par- 
tie antérieure, en enlevant avec précaution le corps des vertèbres, 
par une section faite sur leur pédicule. 
. Les plexus longitudinaux antréieurs^ décrits par Gliaussier, 

gitndinaux an- mieux décrits encore par M. Brescbet, se présentent sous 
teriears. l'aspect de deux veines , ^rûE^^e;^ veines longitudinales anté^ 

Heures^ étendues du trou occipital à la base du coccyx, si- 
tuées sur les côtés du ligament vertébral commun antérieur, 
et par conséquent sur les côtés de la face postérieure du 
corps des vertèbres , en dedans de leur pédicule. Ces veines, 
improprement nommées sinus vertébraux ^ communiquent 
Plexus entre elles au niveau de chaque vertèbre par un plexus trans- 
transverses. çerse ^ situé entre le corps des vertèbres et le ligament ver- 
tébral postérieur. La partie la moins développée de ces plexus 
longitudinaux correspond à la région cervicale et à la ré- 
gion sacrée. Il est probable qu'à la région cervicale ils sont 
remplacés par les veines vertébrales. 

Vainement voudrait-on considérer ces plexus comme des 

Ce ne sont . _ _ ... 

point des >ei- vemes ayant une origine, un trajet et une terminaison j la dis- 
position des artères précédemment exposée , leur est appli- 
cable de tous points, c'est-à-dire que ces plexus sont consti- 



nes 



VEINES DU RACHIS. SBg 

tués par une succession d'arcades plexiformes, embrassant 

les pédicules de chaque vertèbre, arcades dont la concavité cessloa°Y'a^- 

est en dehors, la convexité en dedans, les extrémités anas- cades plexi- 

tomotiques au niveau des trous de conjugaison, où elles *^^™®^" 

communiquent avec les branches de l'extérieur du rachis, et 

vont concourir à la formation des veines vertébro-lombaires, 

vertébro-dorsales, et par conséquent des veines azygos. De 

la convexité de chaque arcade part un plexus transverse 

qui va de l'arcade droite à l'arcade gauche, et de même que Rapports en- 

nous avons vu les artères transverses étendues d'une arcade ^f^ ^^ distribn- 

,.„,,, f. . , . , tion des artères 

artérielle a 1 autre, tournir des vaisseaux au corps des ver- et celle des vei- 
tèbres, de même les plexus transverses reçoivent les veines qui ^^^ *^^ rachis. 
émanent du corps de chaque vertèbre. 

On comprend , d'après cette disposition, pourquoi les vei- 
nes ou plexus longitudinaux antérieurs présentent ici des 
renflemens , là des rétrécissemens. Quant aux interruptions- 
rares, indiquées par M. Breschet, je pense quelles étaient 
du fait de l'injection, dont les résultats sont si variables sui- 
vant les sujets. 

Les veines ou plexus longitudinaux antérieurs ne méritent 

pas le nom àesinus , car elles ne sontpoint contenues dans une ^** plexus 
A ri 1-111 ^ longitudinaux 

ganse iibreuse, comme les veines de la dure-mere: en outre, ne sont pas 
ces veines ne sont pas réduites à la membrane interne. Mal- ^^^ "^°^- 
gré leur extrême ténuité , on peut y reconnaître une mem- 
brane externe, et le hgament vertébral commun postérieur 
ne les recouvre pas en arrière. La dénomination de sinus ne 

. . , -. -Les plexus 

doit pas mieux s appliquer aux plexus transverses, bien qu'ils transverses ne 

soient situés entre le corps des vertèbres et le ligament ver- ^^^^ P^^ ^^^ 
, . o sinus. 

tebral commun postérieur, car ce hgament ne fait que les 
recouvrir sans leur fournir de gaîne. 

Des veines propres du corps des vertèbres. Les trous qui 
existent à la face postérieure du corps de cliaque vertèbre , "Veines pro- 

„, j . 1 Ti ' ' 1 11 près du corps 

et dont le caliore est généralement en rapport avec le volume ^es vertèbres, 
de la vertèbre , sont en grande partie destinés aux veines 
propres du corps de ces os: les artères beaucoup plus ténues, 



34o ANGilOLOGlE. 

_, . . qui pénètrent par les mêmes trous, n'occupent qu'une très- 

Description ^ r r ? r t. 

des canaux petite partie de la circonférence de ces trous. Ces veines 
veineux pro- appjjï-tJgmigjjt ^lxi Système des canaux -veineux des os dont 

près du corj)S ai •' 

des vertèbres, nous avons déjà parlé à l'occasion des os du crâne. Elles ont 
été parfaitement figurées et décrites dans leurs principales 
variétés par M. Breschet. Les canaux veineux, plus développés 
chez les vieillards que chez les jeunes sujets, occupent la 
partie moyenne du corps de la vertèbre; ils marchent tou^ 
jours parallèlement aux faces supérieure et inférieure de 
l'os; ils naissent de tous les points de la circonférence de la 
Vertèbre, communiquent avec les veines qui ont pénétré par 
les trous de la face antérieure de l'os, et convergent , vers 
le trou principal , ou vers les trous de la face postérieure^: 

Tariétésdans Souvent, ces canaux se rendent à un canal demi-circulaire, ai 

la disposition convcxité antérieure, de la concavité duquel part un canal 

des canaux • . , ^. 111 

veineux. veineux, qui S ouvre directement dans le plexus transverse. 

C'est à l'extrémité du canal demi-circulaire que viennent abou- 
tir les veines latérales de la vertèbre. Les veines contenues 
dans les canaux veineux des vertèbres, sont réduites à la 
membrane interne, comme les canaux veineux du crâne. 1 
L'office des plexus transverses est donc de recueillir le sangl 
qui émane des corps des vertèbres, et de le transmettre auxl 
plexus longitudinaux antérieurs. 

Des veines ou plexus racliidiens postérieurs , et des plexus 

transverses postérieurs et latéraux. j 

-. . Beaucoup moins considérables que les antérieurs, les 

des ]>lexas ra- plexus racMdiens postérieurs sont placés de chaque côté entre 

Cl lens pos- jgg \^^q^ ^jgg vertèbres et les Hymens jaunes d'une part, et 
teneurs. & j r ' 

la dure-mèrespinaled'autre part. Il est rare que les injections 

les pénètrent dans toute la longueur du rachisj et c'est poui 

verses qui font Cela qu'ils paraissent quelquefois limités à la région dorsale 

comuiutiiquer Cesplexus Communiquent entre eux au niveau de chaque ver- 
ces plexus en- "^ i ^ 

tr'cus et avec tèbre à l'aide de plexus transverses postérieurs ou de simple 
cTtudinrii -''"' "usines transverses. Ils communiquent avec les plexus longi 
teneurs. tudinaux antérieurs, par de t^qxXis plexus transi>erses latéraux. 



I 



VEINES DU RACHIS. 34 1 

dirigés d'arrière en avant. Il suit de là que les veines de 
l'intérieur du raclxis, qui sont extérieures aux enveloppes de 
la moelle, sont constitués par quatre plexus longitudinaux, 
coupés au niveau de chaque vertèbre par un plexus circulaire. 

On pourrait à la rigueur admettre quelqu'analogie entre Analogie 
les sinus du crâne et les plexus rachidlens ; analogie qui«n'i'eles sinus 

, ,, . . . Y . du craue et les 

n'avait point échappé à l'esprit investigateur des anciens , plexus rachi- 
ainsi que semble l'indiquer la dénomination de sinus, qu'ils ^i^"*- 
avaient appliquée à la fois aux veines du crâne et à celles du ra- 
chis. Ainsi , au crâne nous trouvons des sinus longitudinaux^ 
c'est-à-dire dirigés, d'avant en arrière. Ce sont d'une part, 
le sinus longitudinal supérieur, le sinus droit, les sinus 
occipitaux j d'une autre part, les sinus pétreux supérieurs 
et inférieurs , les sinus caverneux et les sinus latéraux. Les 
premiers représentent les plexus rachidiens postérieurs ; 
les derniers représentent les plexus rachidiens antérieurs. 

Au crâne, nous trouvons encore des sinus transverses^ savoir 
les sinus et canaux occipitaux transverses , les sinus coro- 
naires , lesquels représentent parfaitement les plexus trans- 
verses étendus d'un plexus rachidien antérieur à l'autre. 
On trouve quelquefois dans la gouttière basilaire de l'occi- 
pital deux ou trois plexus veineux transverses. 

Enfin, ne pourrait-on pas comparer aux veines extérieures 
du rachis les veines occipitales, frontales, temporale's: le trou 
déchiré postérieur, et la fente sphénoïdale que nous avons 
considérés ( J^oyez Ostéologie) comme les représentans des 
trous de conjugaison, n'établissent-ils pas entré les veines 
intérieures et les veines extérieures du crâne une communi' 
cation analogue à celle qu'établissent les trous de conjugai- 
son rachidiens entre les veines extérieures et les veines inté'- 
rieures du rachis. 

Les veines rachidiennes profondes antérieures et posté- f 
neures communiquent au niveau des trous de conjugaison par tra- rachidien- 
des voies si larges avec les veines extérieures du rachis que la «es et les vei 

•\ • -A , , , ,,-11 nés extra-ra' 

Circulation ne saurait y être troublée par suite d un obstacle cbidiennes. 



Communî- 
cation entre 
es veines in- 



3j^a ANGÉrOLOGÏE. 

même considérable. J'ai dit ailleurs [F'oyez Ostéologie , 
Vertèbres) que le diamètre des trous de conjugaison était en 
rapport, non avec le volume des ganglions, mais bien avec le j 
développement des veines qui établissent une communication 
entre l'extérieur et l'intérieur du rachis. 

B. Des veines propres à la moelle, ou des veines médullaires. 
Si l'on étudie la pie-mère racliidienne, même en l'ab- 

Veines me- ggj^çg ^g toute iniectiou, chez im individu cfui a péri de 

dnllaires. . / 

mort violente, par exemple, chez un enfant nouveau-né 

frappé d'asphyxie ou d'apoplexie, on voit toute la surface de 

Elles émar- , . , , . ,, n 

gent de la 1^ pic-mcrc rccouverte de vemes extrêmement rlexueuses, 
moelle par le lesquelles sortent de là moelle par le sillon médian-posté- 

sillon médian . ■,-. ' • .,.,., , 

postérieur. Ticur. De cc reseau vemeux, qui est dissemme sur toute la 

surface de la moelle, partent , au niveau de chaque paire de 

Trajet de ^erfs , de petites veines qui marchent directement entre ces 

ces veines. ' ^ ^ -, . . 

nerfs, gagnent avec eux les trous de conjugaison, sont reçues 

dans le canal fibreux que leur fournit la dure-mère, et au 

sortir de ce canal vont se jeter dans les veines considérables 

qui occupent les trous de conjugaison. 

Il y a donc entre les veines et les artères propres de la 

moelle cette différence que les veines sont aussi multipliées 

Différences g j^g paires de nerfs rachidiens , tandis que les artères , 

entre les vei- . , . 

nés et les ar- moins nombreuses, pénètrent seulement de distance en dis- 
tères "^e"'^'* tance par les canaux fibreux de cette moelle, au fur et à 

laires. * _ ' 

mesure que s'épuisent les artères précédentes. Du reste, de 
même que les artères, les veines connues sous le nom de spi- 
nales antérieures et postérieures peuvent être considérées 
comme les veines de la partie supérieure de la moelle, et 
non point comme les vaisseaux destinés à fournir à toute la 
" longueur de l'organe. 

Considérations générales sur les veines du rachis. 
Telles sont les veines du rachis, qu'on peut considérer, ^ 
,par. rapport à la circulation générale, comme établissant^ 
' 4ine communication rion interrompue entre les veines de 



VEINES DU HACHIS. 343 

toutes les parties du tronc : en sorte qu'on peut supposer 

XjCs vemcs 
l'une des veines-caves oblite'rée, sans que pour cela la cir- durachis éta- 

culation veineuse soit interrompue. La grande veine azygos ^l^^^^"* ^^^ 

A • > / 1 ■ 1 ' ' communica- 

elle-meme , qui est généralement considérée comme la prin- tlon entre kg 
cipale voie de communication entre les deux veines-caves, "^""^^ ^^ ^°^' 

, , . , 'tes les parties 

n est pas nécessaire , vu la présence des plexus rachidiens an- du tronc, 
tërieurs et postérieurs. C'est ainsi que j'ai vu tantôt la veine- 
cave infe'rieure , tantôt la veine-cave supérieure oblitérées 
sans augmentation visible de calibre de la veine azygos , et, 
ce qui surprendra peut-être, sans œdème, soit des membres 
supérieurs , soit des membres inférieurs. 

Supposons un obstacle dans la veine-cave descendante 
depuis l'insertion des veines hépatiques , jusqu'aux veines ré- ^ J^^^ ,,** 

i r T. ' J T. passe dans 1 o- 

nales. Le sang reflue par les veines vertébro-lombaires dans blitération de 

les plexus contenus dans le canal rachidienj par ces plexus, atc^^d"nt''^^^ 

il remonte dans les veines vertébro- costales ; par ces veines 

dans les veines azygos, et par ces dernières dans la veine 

cave-supérieure. 

Si toutes les veines jugulaires étaient oblitérées, la circula- 

1 , A > . . . 1 Des veines 

tïon veineuse de la tête n en persisterait pas moins, et cela jngniaires. 

par l'ejitremise de la colonne rachidienne. Chez un chien, 
j'ai lié les deux veines jugidaires externes. L'animal n'a 
donné aucun signe de congestion cérébrale j à l'ouverture , 
je n'ai pas trouvé que les veinules qui accompagnent les ar- 
tères carotides, et qui sont, chez ces animaux, à l'état rudi- 
mentaire, eussent augmenté de volume. Evidemment, dans 
ce cas, la circulation s'était maintenue à l'aide des veines du 
rachis. 



Définition. 



VAISSEAUX LYMPHATIQUES. 



CONSIDERATIONS GÉNÉRALES. 

On donne le nom de lymphatiques à des vaisseaux trans- 
parens, valvuleux , charriant en général de la lymphe ou du 
chyle, traversant de petits corps arrondis, glanduliformes, 
qu'on appelle ganglions lymphatiques ^ et aboutissant tous 
au système veineux, dont ils peuvent être considérés comme 
une dépendance. 

Ces vaisseaux ont long-temps échappé, parleur ténuité et 

Découverte ; ^^^ j^^j. transparence, aux investigations des anatomistes. Le 

seanx lactés'-^" ^^^^^ thoracique, entrevu par les anciens, fut découvert en 

io65parEustachi. Un heureux hasard fit découvrir en 1622, 

les vaisseaux chylifères,à Gaspard Azelli, qui, en cherchant 

toute autre chose, rencontra des vaisseaux pleins de chyle. 

Pecquet découvrit, en 1 641, le réservoir du chyle, et montra 

que les vaisseaux lactés se rendaient, non pas au foie, comme 

le croyait Azelli avec tous ses contemporains, mais au canal 

thoracique. 

2". Des vais- Rudbeck, Thomas Bartholin et Jolyff, se disputent la gloire 

seaux lympha- d'avoir découvcrt les vaisseaux lymphatiques autres que les 

tiques propre- , , . p, 

ment dits. chyliferes. 

Mascagni a consacré une grande partie de sa vie à l'étude 
de ce système, et son ouvrage, orné de planches magni- 
fiques, est un monument scientifique, qui doit servir de 
modèle à tous ceux qui s'occupent de travaux d'anatomie. 
Enfin , dans ces derniers temps , JMM. Fohman, Lauth , Lippi, 
Panizza, Rossi, ont éclairé des points importans de l'ana- 
tomie de ce système. 

On a long-temps séparé dans la description les vaisseaux 
lactés , c'est-à-dire les vaisseaux lyruphatiques qui contien- 
nent du chyle, des yaisseaT.ix lymphatiques proprement dits, 



VAISSEATJX iYMPHATIQTJES EN GÉNÉT.A.L. ?>0 

c'est-à-dire des vaisseaux qui contiennent delà lymphe. Cette identité des 
distinction ne saurait être maintenue sous le point de vue vaisseaux lac- 

, • j 1" 1 .V ' f •* • • i tés et des vais- 

anatonnque, a raison de 1 identité partaite qui existe sous ^^^^^ j j^^^ 
36 rapport entre ces deux ordres de vaisseaux. tiques. 

Le système lymphatique présente de nombreuses analo- Analogies 
nés avec le système veineux; il présente aussi des différences ^^^^^ les vei- 

' . •' ^ nés et les lym- 

non moins remarquables. pratiques. 

De même que le système veineux , il consiste dans un en- 
semble de vaisseaux afférens ou convergens, qui naissent de 
toutes les parties du corps, et qui' se rendent de la péri- 
phérie au centre. 

De même que les veines, les vaisseaux lymphatiques se 
divisent en deux couches: l'une sous-cutanée, qui accom- 
pagne en général les veines superficielles des membres;- 
['sLUtre profonde, qui accompagne les artères et les veines 
profondes : de même que les veines, les vaisseaux lympha- 
tiques sont pourvus de valvules. 

Les vaisseaux lymphatiques diffèrent des veines : 1° par Djff^iejjcea, 
leur abord à des ganglions qui coupent le trajet de ces vais- 
seaux d'espace en espace; 2° par la coordination de ces vais- 
seaux, qui ne se réunissent pas successivement en branches, , 
;n troncs, mais qui augmentent à peine de calibre depuis 
eur origine jusqu'à leur terminaison, et qui, tout en com- 
nuniquant les uns avec les autres par de nombreuses anas- 
omoses, marchent pour ainsi dire d'une manière indépen- 
lante; 3'^ enfin, le sang qui circule dans les veines est en- 
core, quoique d'une manière éloignée, sous l'influence du 
3œur; tandis que la circulation delà lymphe est exclusivement 
ous l'influence des parois des vaisseaux lymphatiques. 

Nous ferons précéder la description des vaisseaux lym- 
phatiques en particulier de quelques considérations générales 
ur l'origine, le trajet et la terminaison de ces vaisseai^. 

Origine des vaisseaux lymphatiques. 
V origine de^ vaisseaux lymphatiques , comme tout ce qui 



346 ANGÉIOLOGIE. 

tient à la constitution intime de nos tissus, est encore une 

question anatomique neuve (i). 

Orjf'nie des ^^ ^ ^^^ ^"6 les vaisseaux lymphatiques se continuaieni 

vaisseaux lym- avec les artères, en sorte que, dans cette supposition, lef 

phatiques. , . . 

artères se continueraient avec deux ordres de vaisseaux: 

d'une part, avec les lymphatiques qui ramèneraient le se 

Hypothèses Tum ; d'une autre part, avec les veines qui ramèneraient 1( 

à ce sujet. cruor. La continuité des artères avec les vaisseaux lympha 

tiques a été admise d'après cette observation, que les matière; 

injectées dans les artères passaient dans les lymphatiques 

J'ai vu plusieurs fois ce passage s'effectuer dans des injection; 

- pratiquées dans la rate et le foie; mais c'était dans des cas oî 

la matière à injection était poussée avec une très-grande fore 

et d'une manière continue ; en sorte qu'il serait possible 

Ce qu'il faut _^ __ i»t i i i 

penser de l'ia- commc le pensent iiunter,lVlonro et Meckel, que, dans ce; 
jection des çgg \\ y ajt yu ruDture de quelques vaisseaux et épanchemen 

lymphatiques '_ "^ . , . f , . . , , , 

par les artères de la matière injectée ; a moins qu on n admette, ce qui es 
et par les vei- pj^g probable, une transsudation par les pores des tissus. Le; 

observations microscopiques démontrent de la manière 1; 

plus positive la continuité des artères avec les veines: aucui 

fait n'a démontré la continuité des artères avec les vaisseau: 

lymphatiques. 

L'origine des vaisseaux lymphatiques ne peut être démon 

L'orîoînedes , . i p ti i 

vaisseaux lym- ^^^^ anatomiqueiuent que sur les surraces libres, sur les mu- 

phatiques ne queuses , la pcau , Ics sércuscs , les synoviales , la mem 

peut être dé- , . , . , , 

montrée ana- brane interne des veines et des artères, en sorte que 
tomiquement ([^^ïs l'état actucl de la science , on pourrait soutenir cetti 

que sur les . . , . 77- 

surfaces libres proposition , que les vaisseaux Lympliatiques appartiennen 
exclusivement a toutes les surfaces libres. 

Tous les vaisseaux lypiphatiques naissent par un réseai 

(i) Les vaisseaux lymphatiques naissent-ils dans toutes les partie 
du corps ? L'absorption s'exerce, il est vrai, dans toutes les partie 
du corps , car elle est un ëlcment du mouvement nutritif, ma| 
l'absorption pouvant se faire par d'autres vaisseaux que ^ 
les lymphatiques, l'existence de l'absorption dans un point n" 
prouve pas nécessairement la présence de ce genre de vaisseaux 



VAISSEAUX LTMPHATIQUES EN C:ÉNÉRAi:-, 3/j7 

d'une ténuité telle que la surface injectée à l'aide du mer- Tons les 

cure , est convertie en une lamelle argentée. pS^rsirs' 

Il y a huit ans environ, qu'ayant pigué au hasard avec un **;"* ^^\, "'^ 

l,... T reseau dnne 

tube a mjection lymphatique rempli de mercure , la mem- excessive té- 
brane pituitaire d'un veau ;, je vis avec éionnement cette '^""^' 
surface se recouvrir d'une pellicule argentée ; je répétai 
celte expérience un grand nombre de fois , et je constatai, 
1° que -cette pelHcule n'était pas une extravasation , car le „ 

-» ■ Preuves 0.6 

mercure hlait suivant des lignes bien déterminées en formant l'existence du 
des réseaux de divers ordres: 2" que, pour réussir dans cette réseaulympha- 

., p , . . X ' i tique sur ton- 

expenence, il fallait piquer la membrane très-supcrficielie- tes les surfaces 
ment, faute de qupi le mercure filait dans les réseaux vei- ^'^^'^^' 
neux subjacens; 3° qu'il n'y avait aucune communication 
entre ce réseau veineux et le réseau plus superficiel que je * 
soupçonnais de nature lymphatique : car il représentait 
exactement le réseau du péritoine injecté au niveau du 
foie. Je constatai la même disposition pour la peau, les mu- 
queuses hnguale, buccale , vaginale, pour la conjonctive , et 
enfin pour la membrane muqueuse utérine d'une truie qui 
venait de mettre bas 5 je montrai ce réseau lymphatique de 
la pituitaire à plusieurs de mes leçons, et lorsque j'ai dans ces 
derniers temps repris mes travaux pour cet ouvrage , j'ai 
pu constater, 1" l'existence de ce réseau sur toutes les sur- 
faces libres ; 2." sa communication avec les vaisseaux lym- 
phatiques , et la possibilité d'injecter ces vaisseaux et les 
ganglions par la piqûre très-superficielle des surfaces mem- 
braneuses (i). Qu'il me soit permis de dire que je ne con- 
nais que depuis quelques mois îe bel ouvrage de M. Pa- 
nizza de Pavie, sur les vaisseaux lymphatiques du testi- 
cule , Osservazioni antropo - zootomi , Jlsiologiche , i83o , 
et le dernier mémoire très-important de M. Fohman, 
Mémoire sur les 'vaisseaux lymphatiques de la peau^ des 

(i) Ces préparations ont été faites sous ma direction avec un 
rare talent et un zèle au-dessus de tout éloge , par M. Bonami , 
mon préparateur particulier. 



348 ANGÉIOLOGIK. 

membranes muqueuses, séreuses^ du tissu neri>eux et des 
muscles^ i833. 

Orisine des vaisseaux lymphatiques des membranes mu- 

Ori^ine des " .... 

vaisseanxlym- queuses. Lcs villof.ités intestinales sontcreuséesà leui' centre 
pratiques des (j'^j^g çgyi|.^ [ampoule de LieberJiuhn) que j'ai vue remplie 

uiembranes ., .,., 

muqueuses, de matière tuberculeuse clans un cas particulier. [Jnai.pa- 
thol.y 1^ livr.) Cependant je n'ai pas pn découvrir d'orifice 
béant au sommet de cette villosité. Indépendamment de ces 
cavités villeuses, qui sont propres au système des vaisseaux 
lactés, la pellicule mince, non injectable, des membranes mu- 
queuses (\oyez^nat. descn'pt.^ tom. 2, p.S^S), piquée avec 
précaution et Irès-superficiellement, avec un tube à injection 
mercurielle_, se transforme en une pellicule argentée. M. Pa- 
' nizza et M. Fohman ont constaté que la membrane qui 
revêt le gland présente deux ordres de réseaux lymphati- 
ques, l'un superficiel, l'autre profond; M. Fohman a fait 
représenter dans de très-bonnes planches , le réseau lympha- 
tique muqueux du gland, de la vessie, du canal de l'urèthre, 
de la trachée , des bronches , de l'œsophage , de l'esto- 
mac, de l'iléon et du colon. Ce réseau est tellement superfi- 
Le réseau q{q\ qu'il semble que le mercure soit à nu : il ne commu- 

]ymphatique . , i v i • • -i 

muqueux ne Hiquc nullement avec les artères et les veines ; mais il com- 
commuuique muniquc très-bicn avec les vaisseaux lymphatiques. 11 a été 

nullemeatavec n ' nrr -m 

les veiues. pariaitement figure par Mascagni : il recouvre, suivant cet 
anatomiste , toutes les villosités intestinales , comme dans 
une gaîne , et ne paraît avoir aucune embouchure à l'exté- 
rieur. 

Origine des vaisseaux lymphatiques de la peau. Les ouvertu- 
vaisseaux lyra- TCs OU porcs, sî fac^cs à apercevoir à la loupe, dont est criblée 
phauqnes de j^ surface de la peau, et par lesquels on voit suinter les gout- 
telettes de la sueur, sont-elles en même temps affectées^^à la 
perspiration et à l'absorption.»* ou bien y a-t-il des ouvertures 
distinctes pour l'une et pour l'autre de ces fonctions ? ou 
bien enfin ces ouvertures sont-elles étrangères aux vaisseau]^ 
absorba ns.^ 



•VAISSEAUX LYMPHATIQUES EW GÈNÉBAL. 3^9 

Si on pique très-superficiellement la peau, de manière que j, ,, , 
le tube à injection soit enf«»icé immédiatement au-dessous de phatique de la 
l'épiderme, on voit le mercure filer avec la plus grande ra- ^'^^"' 
pidité dans de très-petits vaisseaux , qui constituent bientôt 
une trame aréolaire argentée, identiquement la même que ^ , 

celle que nous avons décrite pour les membranes muqueuses ; seau , on in- 
de cette trame partent des vaisseaux lymphatiques cutanés, qui ^^*^*^ 'f ^"/^" 

^ _ . . , seanx lymplia- 

s'injectent jusqu'aux ganglions voisins, et même au-delà de tiques et les 
ces sanffîions. Pour le succès de cette expérience, il im- 8""»''°°^^'^^- 

3 O j- ' quels lis se 

porte que la peau qu'on veut injecter soit plongée dans rendent. 
l'eau tiède. 

J'ai voulu surprendre, en quelque sorte, dans les vaisseaux 
lymphatiques de la peau, le mercure absorbé à la suite de fi^ic- 
tions niercuiielles : pour cela, j'ai soumis à des frictions de ce 
genre deux chiens que je faisais graisser d'onguent mercu- 
riel matin et soir, et dont, pour rendre l'absorption plus „,„. - ' ^ 

-' ' r r r expériences 

complète , j'enveloppais le tronc d'une espèce de chemise de «nr les ani- 
peau. Ces animaux succombèrent au bout de huit jovu^s avec ^^^^ vjvans. 
une gangrène des gencives; mais je n'ai trouvé nulle part le 
moindre vestige de mercure, bien que des frictions aient été 
pratiquées jusqu'au moment de leur mort. 

Origine des vaisseaux lymphatiques des membranes séreuses Réseaulyai- 
et synouiales. Les mêmes résultats sont obtenus par l'injection pbatiqne des 

-, , , • 1 /~k 1 - séreuses , 

des membranes séreuses et synoviales. Un a coutume de piquer 
la partie du péritoine qui revêt le foie , pour donner un 
exemple du réseau lymphatique séreux, parce que sur cet 
organe la membrane séreuse est dans un état de tension et 
d'adhérence qui rend l'injection plus facile. On peut obtenir 
le même résultat sur la plèvre costale et pulmonaire, sur la tu- 
nique vaginale, sur 1 arachnoïde pariétale et viscérale, etc. 

Les synoviales s'injectent avec la même facilité, soit au 
voisinage des cartilages , où elles sont plus tendues que dans .^^^'^^ syno- 
es autres points, soit sur les ligamens auxquels elles adhèrent. 

Origine des vaisseaux lymphatiques de la membrane interne 
des 'Veines et desarCeres, Nous n'avons encore pu obtenir que 



35o ANGÉIOLOGIE. 

partiellementle réseau lymphatique de la membrane interne 
des veines et des artères , mais l'aftalogie entre les membranes^ 
Réseau lym- séreuses et la membrane interne de ces vaisseaux est telle 
p atique e a ^^^ • j^g Jq^j-^ nullement de l'identité des résultats sous k 

membrane in- t. •> 

terne des vei- rapport du réseau lymphatique. J'ai d'ailleurs rencontré lei 
tère^*^ ^^ ^'" vaisseaux lymphatiques propres de l'aorte, injectés de sanc 
dans plusieurs cas d'altération des parois de cette artère. 

Origine des vaisseaux lymphatiques dans le tissu cellulaire 
libre. Pourrendre cette origine manifeste, j'ai injecté des li- 
quides colorés, tels que de l'encre, dans le tissu cellulair*! 
L'origine des sous-cutané et inter-musculaire de plusieurs animaux, et j'a: 

vais->eaux lym- ,, . i i • 

phatiques du trouvc les vaisscaux lymphatiques et les ganglions correspon 
tissu cellulaire j^^s colorés d'un noir de îais. J'ai fait un grand nombrt 

libre n'a pas , . i- i • i 

puêtre démon- d'expériences pour provoquer 1 absorption du mercure er 

^^^^' l'injectant, soit dans le tissu cellulaire, soit dans une cavité 

séreuse; mais le mercure métallique a toujours agi comme 

un corps étranger qui a déterminé mécaniqu.ement unt 

inflammation plus ou moins considérable, et jamais comm^ 

un corps susceptible d'absorption. ' 

J'ai trouvé du pus dans les vaisseaux lympathiques super^ 

du pus dans ficiels et profonds, et dans les ganglions lymphatiques de 

les vaisseaux l'aine, à la suite d'érysipèles phlegmoneux, et de phlegmon j 

lyaipliatiques , . ,, i i ■ i • -i > ^ ' ' t 

n'est pas une crysipclateux de la jambe \ mais il n est pas démontre que la 
preuve de l'ab- présence de ce pus soit le résultat de l'absorption : il est plus 

sorpiiou de ce , , , ,., , i • i iv n • i 

liquide. probable qu il est le produit de 1 mriammation de ces vais- 

seaux lymphaticjues eux-mêmes. 

Bien qu'il soit impossible de démontrer anatomiquemenl 
la présence des vaisseaux lymphatiques dans le tissu cellulaire 
libre , il est vraisemblable que ce tissu comme d'ailleurs les 
membranes séreuses avec lesquelles le tissu cellulaire a tant 
d'analogie est formé par ce genre de vaisseaux. Mascagni di- 
sait que tous les tissus blancs sont constitués par des vais- 
seaux lymphatiques, que le système lymphatique était la 
trame du corps des animaux. 

D'après ce qui précède on peut établir qu'à l'exception des 



VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN GÉNÉRAL. 35r 

msseaux lactés qui s'ouvrent au sommet des villosite's , tous 
les vaisseaux lymphatiques des surfaces libres naissent par- 
tout à l'aide de réseaux excessivement déliés,- M. Fohman 
pense que tous les vaisseaux lymphatiques naissent par des 
)lexus sans orifice. 

^ Quant aux réseaux lymphatiques qui existeraient dans le 
issu nerveux, le tissu musculaire, les glandes, les tissus 
Ibreux , cartilagineux et osseux , je n'ai pu les découvrir. 

Trajet des vaisseaux lymphatiques. 

^ Du réseau qui constitue l'origine des vaisseaux lympha- 
iques partent les radicules lymphatiques^ qui se divisent, I^adicules 
►our tous les organes en deux ordres distincts : les vais^ y^P^^'^î-^^- 
eaux profonds et les vaisseaux superficiels. Les premiers 
'accolent dans leur trajet aux vaisseaux profonds del'orcrane ; Division des 
3S autres suivent les veines superficielles dans les parties qui '^^S^^^'^Z 
n sont pourvues. Dans ceux des organes qui sont pourvus de s"P««c>els et 
lembranes séreuses, ils paraissent contenus dans l'épaisseur """ P'"^°'"^'- 
e ces membranes. Ces vaisseaux lymphatiques marchent 
arallèiement, communiquent entre eux assez fréquemment catioTTs'" 
ar des bifurcations dont les branches se réunissent avec les vaisseaaxlym- 
aisseaux voisins, mais ne convergent point les uns vers les ttlï'' ''" 
atres , et ne se réunissent pas successivement , à la manière 
es vemes en rameaux de moins en moins nombreux et i-^s vais- 
e plus en plus volumineux- aussi leur augmentation de ".""'^n'aug: 
dibre n est-elle pas progressive ,- on pourrait même dire ™^'^^«nt pas 
a'ils parcourent leur trajet sans accroissement ni dimi- ''' ""''^""' 
ution notable. 

Leur direction est légèrement flexueuse. 

Anastomoses. On ne trouve point, pouf les vaisseaux lym- 

hatiques, ces anastomoses si nombreuses , si importan- . 

c pf rriii ir^iiûv,* • 1 Al , ^ Anastomoses. 

S, et qui jouent un si grand rôle dans l'histoire des ar- 

res et des veines. On ne trouve ici qu'un seul mode d'anas- 

'mose , il a lieu de la manière suivante : un vaisseau " 

mphatique, après un certain trajet, se bifurque en deux 



Direction. 

I 



352 ANGEIOLOGIE. 

/ 

branches égales qui se séparent à angle très-aigu : ces cîeu5 
des anastomo- l^''^'^ches s'anastoiiioseiit avec deux autres vaisseaux lympha 
ses. tiques qui communiquent eux-mêmes, soit par bifurcation 

soit directement avec les vaisseaux lymphatiques voisins 
C'est au moyen de cette disposition qu'on explique coni 
ment, par l'injection d'un seul vaisseau lymphatique j oi 
remplit un certain groupe de ces vaisseaux. 11 n'est pas rar^ 
de voir un vaisseau lymphatique se diviser en deux bran 
chesqui se réunissent après vin certain trajet. 

Les vaisseaux lymphatiques rencontrent , dans leur trajet 

GannlioDs ^^ petits corps ganglif ormes ^ glandes conglobées des anciens 

lymphatiques, appelés aujourdhui_^««^/<b«5 lymphatiques d'après l'analogi 

que Sœmmering a établie entre ces renflemens et les ganglion 

nerveux : ces ganglions sont des espèces de confluens où s 

Vaisseaux . ^ ^ • ^ •\ 

lymphatiques portent un Certain nombre de vaisseaux, et ou ils se perden 

afferens et ef- q^ quelque sorlej^^pour se reconstituer ensuite. On appell 

vaisseaux lymphatiques afferens ceux qui abordent à un gan 

glion^elvaisseaux lymphatiques effèrens ceux qui en sortent 

Tous les vaisseaux lymphatiques traversentrils nécessaire 

Tous les ment un ou plusieurs ganglions lymphatiques .^ Mascagni 

vaîsseauxlyiu- . . __ 

phatiqaes tra- soutcnu avec avantage cette opinion contre Jtiewson et au 
Terseiit-il3 des trcs, qui prétendaient avoir trouvé des vaisseaux lymphati 
*' ques se rendant directement au canal thoracique. Il al 

firme avoir toujours vu des vaisseaux lymphatiques traver 
ser un ou plusieurs ganglions. Quant à la preuve tirée du de 
faut d'hydropisie dans les engorgemens des ganglions lym 
phatiques, Mascagni l'explique par les fréquentes .anastc 
moses des vaisseaux lymphatiques entre eux , anastomose 
d'où il résulte que ces vaisseaux communiquent avec plu 
sieurs séries de gajpglions dont quelques-uns sont situés à d 
très-grandes distances. 

C'est dans l'épaisseur des ganglions qu'ont lieu les anastc 
moses les plus multipliées des vaisseaux lymphatiques : ain 
en injectant les vaisseaux afferens d'un ganglion, on voit 1 
mercure sortir par les vaisseaux effèrens du même gai] 



DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN GÉNÉRAL. 355 

allons. Il arrive souvent que pendantrinjection d'un ganglion 
lymphatique, le mercure passe non-seulement dans les vais- 
seaux efférens, mais même dans les- vaisseaux affcrens qui 
se portent au même ganglion. 

Capacité des vaisseaux Ijmphatiques. Les vaisseaux lyni- 
, . !• • • ' VI / 1 X 1' •! Capacité des 

phaîiques, ordmairenient. si tenus qu ils échappent a 1 œil vaisseaux lym- 

de l'observateur, sont remarquables par le développement P^'**^'ï'^"* 
qu'ils peuvent acquérir. Ainsi , j'ai vu des vaisseaux lympha- 
tiques de l'aine et des vaisseaux lymphatiques utérins, gros 
comme le pouce. On a cherché à établir un rapport entre 
la capacité totale du système lymphatique et la capacité to- 
tale du système veineux et du système artériel; mais tout 
ce qu'on a dit sur ces rapports de capacité n'est fondé 
sur aucun foit positif. Je ferai d'ailleurs observer que 
nous ne connaissons probablement qu'une partie des vais- 
seaux lymphatiques. 

Terminaison des vaisseaux lymphatiques. 

Suivant lesidé'es généralement reçues, tous les vaisseaux Terminaison 
lymphatiques se rendent en définitive à deux troncs, le canal des vaisseaux 
thoracique et la grande -veine lymphatique droite\ celle-ci re- ^.^^^ ^^ canal 
cevanl la lymphe du membre supérieur droit, de la moitié thoracique et 

■\ • ^ -t ^ -t 11 1 11 . dans la grande 

droite de la tête, du cou et du thorax; le canal thoracique ^eine lympha- 
étant l'aboutissant des vaisseaux lymphatiques de toutes les ^k"^ droite, 
autres parties du corps. A ces deux troncs viennent se rendre 
successivement les vaisseaux lymphatiques à la manière des 
barbes d'une plume, sur leur tige commune : ces deux troncs 
s'ouvrent eux-mêmes, savoir, le canal thoracique dans la veine 
sous-clavière gauche, à l'angle de réunion de cette veine avec 
la jugulaire interne; la grande veine lymphatique dans la 
sous-clavière droite ; d'où il résulte que le système lympha- 
dque peut être considéré comme une appendice du système 
veineux. 

Mais le canal thoracique et la grande veine thoracique 
droite sont-ils, malgré leur petit calibre , les seules terminai- 
3- 23 



354 ANG^IOLOCIE. 

sons de tout le système lymphatique. Gete question est liée à 
cette autre question : les vaisseaux lymphatiques sont-ils les 
agens exclusifs 'de l'absorption , ou bien partagent-ils cette 
fonction avec les veines. 

Mascagfni semblait avoir établi £ur des fondemens inébran- 
labiés le fait de l'absorption par les vaisseaux lymphatiques 
à l'exclusion des veines, lorsque MM. Magendie (i) et De- 
lille, en France; Tiedemann et Gmelin,en Allemagne; Flan- 
drin et Emmert, en Angleterre, appuyés sur des exoériences 
ingénieuses, ont réhabilité les veines dans leurs fonctions 
absorbantes , et ont provoqué de nouvelles recherches delà 
part des anatomistes. 

M, Fohman, en 1820 et en i82i;M. I^auth, en 1824, 
M. Lippi, en 1825, ont répondu à cet appel ; ils revendi- 
quent exclusivement les phénomènes de 1 absorption en fa- 
veur des vaisseaux lymphatiques , en s'appuyant sur des rai- 
sonnemens et sur des faits. 

MM. Fohman et Lauth admettent indépendamment du 

MM. Foh- ,y,ocle de terminaison «généralement indiqué , deux autres 
man et lauth . . " ^ ^ . 

adnieitent motles de terminaison pour le pyslème lymphatique : i" une 

denx modes de ,.gj,,jjjjjj^gQjj (jifecte des radicules ^lymphatiques dans les 

leniiinaison _ _ . . -. . 

antres que .e- radicules veineuses : celte terminaison aurait lieu dans 

lui gf^Ç'^^'e- [gpaissguj. même des organes: 2" une communication des 
ment ludiqoe. ^ . 

vaisseaux lymphatiques avec les veines dans l'épaisseur 

des ganglions lymphatiques. Cette opinion, qui semble 
concilier tous les faits, savoir : le petit calibre du canal 
thoraclque et de la grande veine lymphatique comparati- 
vement à la masse des vaisseaux lymphatiques; 2° l'unité 
d'organes correspondans à l'unité de fonctions; cette opi- 

(i) I! est démontré, dit M. Magendie, que les vaisseaux lactés 
absorbent le chyle ; il est démontré que les veines intestinales ab- 
sorbent les autres substances. Il est démontré que les veines sont 
les organes absorbans dans les autres ])arties du corps. Il n'est pas 
démontré que les vaisseaux lymphatiques absorbent d'une autre 
part. Quelques auteurs ont dit que les veines n'absorbent que lors- 
que le système lymphatique est malade. 



DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN GÉNÉRAL. 355 

nion , dis-je , examinée à priori , semble réunir en sa faveur 
un grand nombre de probabilités. 

Mais pour admettre un fait anatoraique, il faut qu'i! soit 

, , . - . /^ o p . 7 Aucun fait 

démontre anatomiqu,ement. Ur, i aucun rait ne démontre ne démontre 
la communication des radicules lymphatiques avec les Tadi- ^^ communi- 

, . T\/r T-. i'^ ' 1 • 1 • 1 cbt\on des ra- 

cules veineuses. iVi. l^oqman s appuie sur des inductions plus dicules lym- 
ou moins ingénieuses, mais nullement sur des laits directs, ptiatiquesavec 

1 r • • T • I /> ' 1 '" laJicales 

sur des raits anatomiques. Je suis donc iorce de me ren- veineuses. 
fermer dans le doute à cet égard , et de ranger ces commu- 
nications à côté des vaisseaux séreux ou veines séreuses de 
Hailer. 

2° La communication des vaisseaux lymphatiques avec 

, , . Comrannj ca- 

les veines dans l'épaisseur des ganglions lymphatiques, avait tîon des vais- 
été entrevue par plusieurs anatomistes: déjà Meckel l'ancien ««"a"" 'yT^^a- 

*• ' . . tirjnes avec les 

avait vu passer dans les veines abdominales le mercure in- veines danslé- 
iecté dans les vaisseaux lymohatiques lombaires; mais ce fait P''^^''^"'' **^* 

, , ... ganglions. 

fut attribué à une rupture opérée dans lépaisseur des gan- 
glions. (Hewson ,Gruiskshank.) C'était également à une rup- 
ture que Mascagni rapportait cette communication qu'il avait 
observée plusieurs fois. 

M. Fohman objecte que cette communication s'effectue 
sous l'intluence de pressions trop peu considérables, pour 
qu'elle puisse être rapportée à une rupture; que les extra- 
vasations sont faciles à reconnaître, et qu alors le mercure 
s'infiltre dans le tissu cellulaire bien plus aisément qu'il 
ne pénètre dans les veines. Pourquoi, dans 1 hypothèse 

,. , ..... V I Faits et rai 

dune rupture, le mercure ne passeralt-il jamais des iym- sonnemens in- 
phatiques dans les artères? Il rapporte, d ailleurs, à l'ap- ^^n"^" àiap- 
pui de son opinion, un nombre considérable de raits qui eta- commanica- 
blissent que linjection poussée dans les ganglions lympha- *^''°- 
tiques sort tantôt par les vaisseaux lymphatiques seulement, 
tantôt par les veines seules, tantôt à la fois par les vaisseaux 
lymphatiques et par les veines. Il dit avoir vidé, sur un che- 
val qu'il venait de sacrifier pendant la digestion, les veines 
qui sortaient d'un ganglion mésentérique ; ayant replacé les 
intestins dans l'abdomen, il trouva des stries de chyle dans 



356 ANGÉIOLOGIE. 

les veines. Enfin , il a vu, chez les oiseaux, les vaisseaux lym- 
phatiques rénaux, qui, chez ces animaux, remplacent les 
ganglions, s'ouvrir directement dans les veines rénales et sa- 
crées. M. Lauth a répété les mêmes expériences, et a obtenu 
les mêmes résultats. Quelque imposante que soit l'autorité 
Faits con- <^les auteurs que je viens de citer, je dois avouer que je suis 
trares a cette JqJ^^ d'être convaincu , et que les faits allégués par eux ne 
tion. me paraissent pas concluans. Jai pratique un grand nombre 

d'injections lymphatiques, et, dans l'immense majorité des 
cas, le mercure a passé des vaisseaux lymphatiques affé- 
rens dans les vaisseaux lymphatiques efférens, et nulle- 
ment dans les veines. Dans quelques cas, il a passé des gan- 
glions lymphatiques dans les veines; mais il m'a semblé qu'a- 
lors les ganglions lymphatiques avaient subi une altération 
dans leur texture, et plus particulièrement le ramollissement 
rousfe. 

Il Yje me paraît donc pas démontré que les vaisseaux lym- 
phatiques communiquent avec les veines dans l'épaisseur des 
ganglions lymphatiques. 
Troisième Lippi, de Florence , rejetant les communications des lym- 

nodedecora- . / ^ ' , . ' ^ ,, , . , ,. . \ .. 

munication puatiqucs avec Ics vcines daus 1 épaisseur des ganglions, elabht 
les v;'.isseaus qu'indépendamment de la communication généralement ad- 

ymphiiliques . , . i i • i « 

ivec le sys- misficntre Ics vaisseaux lymphatiques et le systemevemcux par 
eme veineux, jg canal thoracique et parla grande veine lymphatique gauclie, 
il existe une foule de communications directes entre les vais- 
seaux lymphatiques, et la veine-porte , la veine honteuse in- 
terne, les veines rénales, la veine-cave ascendante etlazygos. 
Déjà plusieurs anatomistes avaient rencontré des vais- 
seaux lymphatiques qui s'abouchaient directement dans le 
système veineux ; tels étaient Walœus, Wepfer, Abraham 
Kaw, Hebenstreit , Meckel l'ancien, Caldani, Vrolyk ; mais 
ces faits isolés avaient été considérés par Haller, Mascagni, 
Sœmmering, conmie des anomalies, ou comme le résultat 
de déchirures. 
^. . Le mémoire de M. Lippi provoqua de toutes parts de 

ie M, Lippi, nouvelles recherches. J'étais d'autant plus porté à abonder 



EES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN CÉN^ÏIAL. 557 

dans le sens de cet observateur, qu'en iSaS j'avais vu de 

., , , -r , 1 • . Probabilités 

la manière la plus manifeste un gros Ironc lymphatique s a- ^^ f^vcar de 

boucher directement dans la veine iliaque externe; qu'il me l'upinion de 

, ,, , , . . M. Uppi. 

paraissait rationnel cl admettre que les communications entre 

le système lymphatique et le système veineux ne devaient 
pas être restreintes à la veine jugulaire interne et à la veine 
sous-i'lavière; c{ue les communications admises par MM, Foh- 
man et Lauth n'e'taienî pas démontrées; que la ligature du 
canal thoracique ne fait pas mourir tous les animaux aux- 
quels on pratique cette ligature, lors même que ce canal 
n'est pas bifurqué; qu'enfin on a trouvé ce canal oblitéré 
chez plusieurs individus. Gomment admettre, d'ailleurs, que 
le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite 
répondent à la totalité des vaisseaux lymphatiques? Enfin, 
il répugne d'aelmettre que deux ordres d'organes soient char- 
gés de la même fonction; car si les veines absorbent, il 
semble que le système lymphatique soit un hors-d 'œuvre 
dans l'économie. 

Toutefois, je dois à la vérité de dire que les recherches les 
plus minutieuses et les plus répétées que j'aie pu faire à cet ,, " ",* P''* 

A i 1 j j i démontre que 

égard ne m'ont conduit à aucun résultat confirmatif des tra- les vaisseaux 
vaux de M. Lippi : que , ses planches sous les yeux , j'ai cher- y^i'h^t'^^es 
chédes communications dans tous les points qu'il a indiqués, qnent Urecte- 
et que je n'en ai trouvé aucune. Je suis donc forcé de conclure "'t^'^ ^^^*^ ,?* 

* "• Teinesdansai- 

avec MM. Rossi, Fohman et autres, que les vaisseaux que verses parties 
M. Lippi a admis comme des vaisseaux lymphatiques s'ou- "'^'"'P*- 
vrant dans différents points du système veineux, ne sont 
autre chose que des veines. 

Structure des vaisseaux lymphatiques. 
Deux membranes entrent dans la structure des vaisseaux 
lymphatiques comme dans celle des veines. On démontre 

, _ ^ Denx mem- 

tres-bien cette structure sur le canal thoracique de l'homme, branes consti- 
et mieux encore sur celui du cheval; on peut encore prou- tuent'p» parois 

. , , . '■ "PS vaiiiseaux 

ver 1 exisj:ence de deux membranes par l'expérience de lymphatiques. 
Gruikshank , qui consiste à renverser le canal thoracique, et 
à y introduire forcément un tube; la membrane interne, de- 



3â8 ANOÉIOLOGIE. 

venue superficielle , étant moins extensible que l'externe, se 

cîecliire. 

^ La tunique externe est regardée comme fibreuse par les 

uns, et comme musculeuse par les autres. Shelder dit avoir 

Od a admis manifestement vu sur le canal thoracique du cheval des 

es ibresmus- ifjjjj.^g musoulaircs disDOsées circtdairenient. 11 m'a paru que 

.ulaires. ' ri 

cette menîbrane externe devait appartenir au tissu dartoïde 
comme la membrane externe des veines. Il n'est pas sans 
intérêt de remarquer que la surface externe des vaisseaux 
lymphatiques est souvent couverte d'une couche mince de 
tissu adipeux qui en a imposé à plusieurs anatoraistes. 

La tuniqus interne des vaisseaux lymphatiques paraît de 
nature séreuse comme celle des veines. Des vaisseaux artériels 

La tunique . i ■ • i t • > i <■ 

nierne est se- ^^ veineux se distribuent dans ses parois; on n y a pas de- 
euse. montré de nerfs. Des vaisseaux lymphatiques naissent pro- 

bablement des parois de ces vaisseaux. Mascagni croit que 
la membrane interne est entièrement lymphatique. 

Malgré leur escessive ténuité , les vaisseaux lymphatiques 
sont assez résistans, moins cependant cru'on ne le dit géné- 

Besistance, i i ' i • . 

îxiensibilité, ralement, car ils se déchirent assez souvent sous la pression 
;lasiuite <les d'une assez faible colonne de mercure. Leur résistance 

vaisseaux lyia- , , . 

)iiatiques. US m a pas paru supérieure à celle des veines. Ils sont beau- 
coup moins extensibles. Lorsque le canal thoracique ou 
un autie vaisseau lymphatique est piqué, il revient imnédia- 
tement sur lui-même, et chasse le liquide qui s'échappe quel- 
quefois en jet. On y a admis la contractilité musculaire. Le 
mouvement vermiculaire que leur imprime le resserrement 
de la tunique externe doit leur suffire. 

Les vaisseaux lymphatiques sont pourvus de valvules bien 
Des valvules. P^"** niultipliées que celles des veines. Ces valvules paraboli- 
ques , disposées par paires, offrent un bord adhérent du coté 
des extrémités, un bord libre du côté du cœur : elles sont 
généralement très- rapprochés, comme lindique la forme 
noueuse de ces vaisseaux, oi présentent quelquefois une dis- 
position circulaire ou annulaire qui les a fait regarder par 
quelques anatomistes comme de véritables sphincters. 



DES VAISSEA.HX LYMPHATIQUES EN GÉNÉRAL. SSg 

En général, ces valvules sont assez fortes pour s'oppo- Elles s'op- 
ser au cours rétroîrraile de la lymphe, et par conséouent P"^^'^' * ' "^' 

, . . , * , jectioii dans 

aux injections. Cependant Hunier a insuftlé tous les vais- un sens op- 
seaux lactés par le canal thoracique, Haller a rempli tous P"*^ *. *^^'"^ 

^ / de la circula- 

les vaisseaux lymphatiques du poumon par la partie supé- tion. 
.rieure Ae ce même canal. Marcheltis dit avoir injecté la to- 
talité des lymphatiques par le réservoir de Pecquet. Les val- 
vules sont extrêmement multipliées dans les vaisseaux lympha- 
tiques; elles m'ont paru manquer dans le canal thoracique. 
Les valvules lymphatiq\ies, comme les valvules veineuses, 
paraissent formées par un repli de la membrane interne. 

Des ganglions lyiiiphaliques. 

Sylvius a, le premier, séparé ces ganglions sous le nom de 
glandes conglobées, des glandes proprement dites qu'il appelle Ganglion» 
conglomérées. Chaussier a désigné ces petits corps ou ren-^™^ atiques. 
flemens sous le nom de ganglions lymphatiques ^ d'après 
Sœmmering, qui a, le premier, signalé l'analogie qui existe 
entre les ganglions nerveux et les ganglions lymphatiques. 

Situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, à l'égard 
desquels nous devons les considérer comme des espèces de Leur situa- 
centres auxquels aboutissent un certain nombre de \ais-*'°"" 
seaux , les ganglions des membres occupent surtout la partie 
supérieure de ces membres dans le sens de la flexion ; ceux 
du thorax de l'abdomen, de la tête et du cou sont couchés 
le long de la colonne vertébrale et des gros vaisseaux; ils 
occupent l'épaisseur du mésentère, des niédiastins, la racine 
des poumons , etc. 

Leur volume varie depuis celui d'un grain de millet jusqu'à 

, . ,, T T I • I- ' • "Volums. 

celui d une grosse aveline. Les plus petits occupent 1 epi- 

ploon ; les plus gros, la racine des poumons. Les nmladies les 

développent prodigieusement. Leur coi^/ez/r, généralement Couleur. 

d'un gris ro'Jgeàtre , est nj||^ê à la racine des poumons, 

1 --J- ' T-» ^^ 1 / •• I 1 1 Forme. 

leuE<«yo/7?ze est irrégulièrement spheroidaie ; leur texture 

celluleuse a été parfaitement établie par Malpighi. Si on uT*°e* 

examine à la loupe un ganglion lymphatique , distendu 



36o ANGKIOLOGIE. 

par un liquide , on voit qu'il est formé de cellules ^ c^ne 
l'injection des, ganglions par le mercure met d'ailleurs dans 
tout leurjour, en même temps qu'elle démontre la commu- 
nication facile des cellules entre elles. 11 est cependant dou- 
„, . teux que toutes les cellules communiquent les unes avec 

Chaque vais- ^ ^ 

seau lympha- les autres. Les recherches auxquelles je me suis livré à ce su- 
avoir dfir*/ j^' sembleraient démontrer que chaque vaisseau lymphatique 
ganglions un a dans le ganglion son département bien distinct. Les ma- 
disdnct™^" ladies des ganglions lymphatiques établissent ce point d'a- 
natomie, en montrant qu une partie seulement du ganglion 
peut être affectée, le reste du ganglion étant parfaitement 
intact. 

Plusieurs vaisseaux lymphatiques se rendent dans le 

Manière „ * i- i • ^ ^ r\ » 

dont se com- ^^^"^^ ganglion ; plusieurs en partent. Ur, au moment ou 
portent les il atteint la circonférence du ganglion, chaque vaisseau 

vaisseaux lyni- i !,• ■,. . -, , ^ . , .,, 

phaiiques à v"iphat)que Se divise OU S épanouit en un nombre cojjside- 
lem- entrée et rable de rameaux qui rampent en divergeant un peu à la 

à lear sortie c i i. , ,,,. , ,., ,, 

dans le eau- suriace de ce ganglion, dans l épaisseur duquel ils pénètrent 
glion. ensuite. Le vaisseau lymphatique efférent commence absolu- 

ment de la même manière que finit le vaisseau lymphatique 
afférent. 

Les vaisseaux lymphatiques des grands animaux parais- 

Textuiedes ^^^*' propres à lever toute incertitude relativement à la tex- 

gaiiglions dé- ture des ganglions. Abernethy ayant injecté les artères et les 

montrée scr . , , . ,, i i ■ • i v i i" 

les grands ani- '^*^*'^^* "■'^^^"^^'^"^4"^^ d une baleine, Vit la matière de 1 in- 
maax. jection s'épancher dans des poches de la grosseur d une 

orange ; il injecta de mercure les vaisseaux lactés, et il vit 
le liquide s'épancher dans les mêmes cavités : il en conclut 
que les artères, les veines et les lactés avaient des orifices 
dans les mêmes cavités. Ce fait vient à l'appui de ceux cités 
par MM. Fohman, Lauth, relativement aux communications 
des vaisseaux lymphatiques avec les veines dans l'épaisseur 
des ganglions. Les mêmes objajftions lui sont applicables. 

Du reste, les ganglions lymphatiques sont envelopp«ss par 
une membrane fibreuse ^ on y cherche eu vain la tunique 



DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN GÉNlÉRAL. 36 1 

iharnue admise par Malpighi, et qu'il supposait envoyer Membrane 

, 11'- 1 1- fibrease d'en- 

ues prolongemens dans 1 épaisseur des ganglions. velopne. 

Les oan"lions lympimtiques reçoivent des vaisseaux arté- , , 

X . r ■ " ■ ' • Artères. 

ie!s très-considérables , eu égard à leur volume; ils fournis- 
ient des vaisseaux veineux plus considérables encore: un tissu 
propre paraît entrer dans leur composition. 

Les ganglions lymphatiques peuvent être considérés 
domine formés par un entrelacement inextricable de vais- 
seaux lymphatiques , et leur texture a quelque chose d'ana- 
ogue à celle du corps caverneux de la verge et de la rate, 
luette opinion est confirmée par l'anatomie comparée des 
oiseaux, chez lesquels les ganglions lymphatiques n'existent 
qu'au cou, et sont remplacés ailleurs par des plexus. 
Préparation des vaisseaux lymphatiques. 
J'ai déjà dit que pour injecter le réseau lymphatique, il injection du 
allait piquer très/superficielleraent les surfaces libres eu- ré eaulympha- 

, , _,..,,. tique. 

:anees , séreuses ou muqueuses. Lorsque 1 injection réussit, 
e mercure passe de ce réseau dans les vaisseaux qui en 
imanent, arrive jusqu'aux ganglions lymphatiques, et pénètre 
nême dans plusieurs séries de ganglions. 
La multiplicité et la disposition des valvules ne permet 

1». . I • 11- 1 1 Un grand 

t)as d injecter les vaisseaux lymphatiques du centre vers la nombre de 
périphérie ; j'ai vainement tenté un grand nombre de fois ^o**- 
jette injection , en introduisant le tube à injection dans le 
anal thoracique. 

La ténuité des vaisseaux lymphatiques oblige à se servir d'un Tnbes ca- 
ube capillaire pour ces injections. Le mercure, malgré lin- piUaires. 
onvénient de sa liquidité et son défaut de concrescibilité, 
st la matière à injection la plus convenable ; le poids d'une 
olonne de mercure haute de quinze à dix-huit pouces en- 
iron , est une puissance assez considérable pour cette injec- 
on. La seringue d Anel convient pour le canal thoracique: 
n peut injecter ce canal avec une solution d'icthyocolle bu 
ien encore avec du lait, qu'on fera se concréter par l'alcool. 
iC meilleur tube à injection lymphatique est un cylindre de 
erre, à la partie inférieure duquel est adapté un tube flexible 



362 ANGÉlOr.OGIE, 

terminé par un ajutage de métal, armé d'un robinet, et qu 
soutient un tube capillaire de verre, de beaucoup préférabl< 
aux tubes capillaires métalliques en acier ou en platine, qu 
Appareil à ^""'' surtout usités en Allemagne. A l'extréniité supt^rieun 
injeciiou. du tube de Terre est attacbé un anneau , à l'aide duquel or 
peut suspendre l'appareil à une corde ; ce qui facilite singu 
lièrement son emploi. ' 

_, ., , Pour injecter les vaisseaux lymphatiques, on découvreur 

Manière de . ^ i t ' 

«'«n servir. de ces vaisseaux dans le point le plus éloigné du centre : pai 
exemple, pour le membre inférieur, sur la malléole interne 
ou externe; ou mieux, an niveau des articulations meta- 
tarso phalangiennes, à l'exemple de Mascagni ,• on pénètr( 
par une ponction, dans l'intérieur du vaisseau ; on ouvre le 
robinet, le mercure file de suite jusqu'au ganglion, auque 
aboutit le vaisseau et pénètre en même temps dans tous les 
vaisseaux qui s'anastomosent, soit directement, soit indirec- 
tement avec le A-^aisseau lymphatique servant à lexpérience 
Les vaisseaux lymphatiques efférensne tardent pas à s injec- 
ter eux-mêmes, et si on avait la patience d'attendre assez long- 
temps, il est probable qu'on finirait par arriver jusqu'au ca- 
nal thoracique, si aucune rupture n'avait lieu. On pourra 
injecter préalablement les veines jugulaires internes, les 
veines sous-clavières, et les troncs brachio-céphaliques, pour 
éviter que le mercure ne file dans ces vaisseaux, par le canal 
thoracique et ses dépendances. 

On pourrait encore, pour plus de facilité, recourir au mode 
d'injection suivant: Piquer avec letube capillaire un ganglion; 
tous les vaisseaux lymphatiques efférens, qui communiquent 
avec les cellules qui ont été ouvertes de même que toutes 
les portions du système lymphatique qui communiquent avec 
ces vaisseaux seront injectés. Mais ce mode d injection est 

évidemment défectueux. -1 

Clioîx des ,. 1-1 . 11- ,11-' 

iujets. (^uant au ctiojx des sujets, ceux dont le tissu cellulaire es 

médiocrement infiltré, ont des vaisseaux lymphatiques biei 

plus apparcns que ceux qui sont parvenus à un grand éts 

de maigreur. Les sujets gras sont les plus mauvais de tous! 



DU CANAL THORACIQUE. 3g3 

!S sujets adultes sont préférables aux enfans et aux vieillards. 
Je suivrai pour la description df;s vaisseaux lymphatiques,le 
êmeordrequeMascagni, toutefoisavec quelques légères nio- 
fications. Ainsi, après avoir décrit le canal thoracique et la 
-ande veine lymphatique du côté droit, je m'occuperai suc- 
îssivement de tous les vaisseaux lymphatiques qui viennent 
jT rendre, en commençant par les vaisseaux des membres 
férieurs. Du reste, je ne séparerai pas la description des 
isseaux lymphatiques de celle des ganglions; je grouperai 
s vaisseaux autour des ganglions, comme autour des points 
ntraux vers lesquels ils convergent tous. 

ES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN PARTICULIER. 

DU CANAL THORACIQUE. 

Préparation. Onpeut étudier le canal thoracique rempli de chyle 
ez un animal qu'on fait périr pendjint le travail de la digestion: 
nr injecter le canal thoracique , il faut renverser les intestins à 
Tiche, le foie adroite; chercher entre l'aorte et le pilier droit 

diaphragme le réservoir de Pecquet; suivre un des troncs lym- 
aliques qui , de ce réservoir, vont aux ganglions lombaires; piquer 

de ces troncs avec le tube à injection: on aura soin de lier la 
ine sous-ciavière gauche en dedans et en deliors de l'insertion 
la veine jugulaire interne, ou mieux encore, on remplira préaîable- 
!nt avec une injection solide la veine sous-clavière et la veine 
[ulaire interne. L'injection du canal thoracique avec une solution 
chfyocole, poussée à l'aide delà seringue d'Anel, est bien préféra- 
! à l'injection mercurielle pour les pièces que l'on veut conserver. 
Le canal thoracique ainsi nommé à cause de sa situation 

I I , . ' Il est le 

; le tronc commun de tous les vaisseaux lymphatiques du tronccommun 
1 ps humain, en exceptant toutefois ceux de la moitié droite '^^^ vaisseaux 

1 .\ , , , , lymphatiques. 

la tête, du cou, du thorax et le membre thoracique droit. 
H commence au niveau de la deuxième vertèbre londxùre, 
V la réunion d'un nombre plus ou moins considérable de II commença 
ineauxj qui sont, suivant Meckel , au nombre de trois, et qui f ^ . ''^S'""" 

. , , , ' i lombau'e 

ont paru être le plus souvent au nombre de cinq ou 
. Ces vaisseaux lymphatiques, généralement très-gros , 
lanentdes gangUons abdominaux; ils convergent tous vers 



3 6 4 ANGBIOIOOIE. 

une dilatation ou ampoule de forme triangulaire qu'on appelj 

Réservoir ^^■^^^^<'"" OU citerne de Pecquet [cisleima cliyh)^ du nom (i 

Sa chyle. l'anatoniiste qui a démontré que les -vaisseaux lactés, au ii(| 

de se rendre au foie connue on le pensait d'après Asell 

allaient se rendre au canal thoracique. 

Cette ampoule, qui n'est souvent qu'un simple conflue 
sans dilatation, est située à droite et en arrière de l'aort 
immédiatement au-dessous de l'ouverture aortique du di; 
phragme, à coté du pilier droit de ce muscle. 

Né de cette manière , le canal thoracique se porte vert 

calernent en haut, pénètre dans le thorax par 1 ouvertui 

aortique du diaphragme, et se trouve placé au-devant de j 

Traiet da *""*^^*^"'"^ dorsale , dans le médiastin postérieur, un peu | 

canal thoraci- droite de la ligne médiane, entre la veine azygos qui est^ 

droite, et l'aoi te qui est à gauche. Parvenu au-devant de j 

quatrième vertèhre dorsale, il s'incline à gauche, en con^ 

nuant son trajet ascendant, passe derrière l'aorte , se place a 

côté gaucherie l'œsophage, longe l'artère sous-clavière gauchi 

en arrière et au côté interne de laquelle il est placé, et sort d 

thorax par l'orifice supérieur de cette cavité : parvenu dei 

Sa courbure lière la veine jugulaire interne gauche, au-devant de la sep 

en crosse. .% v, ,,., -, . ,,. . -x-, 

*tieme vertèbre cervicale, il se recourbe immédiatement a ai 

f, , rière en avant, forme une espèce de crosse analogue à cell 
oon embon- ' ' _ " _ 

cbme. de l'aorte, et vient s'ouvrir à l'angle de réunion des veine 

sous-clavière et jugulaire interne et quelquefois dans 1 
veine sous-clavière en dehors de cet angle. La direction d' 
canal thoracique n'est point rectiligne, mais flexueusej que' 
quefois même ses flexuosités sont extrêmement multipliées 
Des rapports que présente le canal thoracique dans 1 
médiastin postérieur, il résulte que, pour découvrir la pai 
tie inférieure de ce canal, il faut le chercher à droite di 
médiastnî , et que, pour découvrir sa partie supérieure, i 
faut la chercher à gauche, et inciser la lame gauche du mé 
diastin. 

Terminaison. ^^ mode de terminaison du canal thoracique offre beau 
coup de variétés : ainsi , il n'est pas rare de le voir s'ouvrfl 



Sa direction 
flexueuse. 



Rapports, 



D0 CANAL THOKACIQUE. 365 

ir plusieuis troncs dans les veines jugulaire interne et sous- 

avière eauches'. Un mode de terminaison plus fréquent en- _., 

" ^ ^ ^ Biforcatioat 

>re, et bien important à connaître, est celui dans lequel le 

nal thoracique se bifurque supérieurement j la branche 

luche de la bifurcation présentant la disposition accoutu- 

ée, et la brandie droite allant s'ouvrir dans la veine sous- 

ïvière droite en s'unissant à la grande veine lymphatique 

1 même côté. 

Le calibre du canal thoracique n'est nullement en rapport 

. ,. . Calibre, 

ec le nombre et le volume des lymphatiques qu'il reçoit. 

Lielquefois, en effet, on en trojive parmi ces derniers qui, 

ns l'état de distension, présentent le volume d'une plume 

écrire 5 à plus forte raison n'est-il pas proportionné à tous ç ,., ,., 

î lymphatiques du corps, dont il est censé constituer le tronc proportionné 

Ci'i . A . „, . , , . aunombre lies 

e calïhre est même mlerieur a celui que peuvent . , 

T- r vaisseaux lym- 

quérir tels ou tels de ces vaisseaux dans une foule de circons- phatiques. 
nces, par exemple, les vaisseaux lymphatiques de l'utérus, 
ndant la grossesse ; et c'est là un argument bien puissant 
fîiveur de ceux qui considèrent le canal thoracique comme 
: répondant nullement à tous les vaisseaux lymphatiques 
i corps humain. 

Le calibre du canal thoracique n'est pas le même dans les «-ilibredamies 
l'ers points de son étendue, 11 commence par une dilatation divers points 

• • 11 ^ ■ !• 1 !• < , de sa hauteur. 

1 présente de deux a trois hgnes de diamètre, se ré- 
cit au milieu du thorax , de manière à offrir un dia- 

ître au-dessous de deux lignes, et se dilate un peu au mo- 
nt où il forme la crosse qui précède son embouchure, 
canal thoracique n'augmente donc pas de volume en rai- 

1 des branches qu'il reçoit, et c'est là sans doute une de 

particularités les plus remarquables. . ,. 

i i T Anomalies 

[1 n'est pas rare de voir le canal thoracique se diviser dans 
1 trajet en plusieurs branches qui forment une sorte de 
eau ; souvent il se bifurque en deux branches inégales , 
ise réunissent après un trajet plus ou moins long. 
Le canal thoracique reçoit dans le thorax un tronc volu- 
neux qui vient du foie , et qui traverse le diaphragme 



^S6 ANGIÊIOLOGIB. 

pai' une ouverture particulière. J'ai vu ce tronc croiser 
Anomalies, canal thoraciqixe au-devant duquel il était placé, et qui 
éo^alail en volume, et venir se jeter dans ce canal au niveî| 
de la cinquième vertèbre dorsale. 

On a vu le canal thoraciqiie se jeter à droite, et alors 1 
vaisseaux lyinpiiatiques de la moitié gauche de la tête, c 
membre thoracique gquche, du poumon gauche et du cœi 
gauche, se jetaient isolément dans la veine sous-clavièr 
du même côté. Meckel fait observer avec raison que C(l 
disposition est un premier degré de la transposition latéra 
des organes. 

Valvnles. Vahniles. De toutes les parties du système lymphatique 

le canal thoracique est celui qui offre les valvules les moii 
nombreuses etles moins considérables- Les plusremarquabli 
occupent son embouchuie dans la sous-clavière; leur 1)0^ 
libre regarde du côté de la veine, en sorte qu'elles s'opposeï 
à tout reflux du sang veineux dans le canal thoracique. D 
reste, le bord libre des autres valvules, quand elles existent 
est dirigé en haut ; leur bord convexe dirigé en bas : d'où 
résulte que la circulation se fait de bas en haut. 

GRANDE VEINE LYMPHATIQUE DROITE, OU CANAL THORACIQUE DROI 

On donne ce nom à un gros vaisseau lymphatique, tror 

Vaisseaux commun de lous les vaisseaux qui naissent de la moitié droil 

lyraphaiiques j^ |^ ^^j.g gj jy cou, du membre supérieur droit, du poi 

qu il reçoit. _ , * . . . 

mon droit, du cœur droit, et souvent aussi de la moiti 
* . . . 

drcjite du diaphragme et du foie. Ce tronc, qui n'a pas pli 

d'un pouce de long, représente la partie recourJ)ée d 

canal thoracique, et va s'ouvrir à l'angle de réunion d< 

veines jugulaire interne et sous-clavière droites. 

Quelquefois ce tronc commun n'existe pas, et alors h 

vaisseaux lymphatiques qui d'ordinaire le constituent, pî 

leur réunion, vont se rendre isolément dans les veines. A 

reste, il existe toujours des anastomoses entre le canal th( 

racique gauche et le canal thoracique droit. 



LYMPHATIQUES DBS MEMBRES ABDOMINAUX. S67 

DES VAISSEAUX ET DES GANGLIONS LYMPHATIQUES DU MEMBRK 
ABDOMINAL. 

A. Ganglions du membre abdominal. 

Les ganglions lymphatiques du membre abdominal sont : 
° le ganglion tihial antérieur; 2° les ganglions poplitès ; 3° les 
'anguons inguinaux. 

i" Le ^ani^lion tihial antérieur est situé à une hauteur va- 

• 11 1 J 1- • -1 11 GanglFonti- 

lable au devant du ligament interosseux ; il occupe le plus bial antériear. 

rdinairement la partie supérieure de ce ligament. Hewson 

a vu au-dessous de sa partie moyenne; Meckel l'a trouvé 

ouble. L'exisi;ence de ce ganglion n'est pas constante. 

2° Les ganglions poplités ^ qui sont au nombre de quatre, 

^ .° ,. !,. ^ , ,, ^ ' Ganglions 

ont un est situe mimediatement au-dessous de 1 aponévrose, popiités. 

t trois plus profondément sont variables dans leur position, 

ui est plus ou moins élevée le long des vaisseaux du creux 

opliié: leur volume est peu considérable. 

3^ \.es ganglions inguinaux sont les plus nombreux et îes^- 

lus importans: ils occupent le pli de l'aine, au-dessous du 

1 r^ - ' ' I 11" Gatifflion» 

gament de Foupart, groupes en gênerai autour de 1 inser- juauUiaux, 

on de la saphène interne dans la veine fémorale , dans l'es- 

Bce d excavation qu'interceptent en dedans le premier ad- 

jcteur et le pectine, et en dehors le psoas -iliaque. II n'est 

»s rare de les voir se continuer le long de la saphène externe 

squ'à la partie moyenne de la cuisse. On les a divisés 

superficiels et en profonds. Ces derniers sont très-variables 
)iir le volume et pour le nombre, et manquent souvent; superflé^eL ^ét 
secontinuent parfoisavec les superficiels, à travers î'ouver- en profonds, 
rede l'aponévrosefémorale, qui donne passageà la saphène 
terne. Leur nombre varie beaucoup; il est presque toujours Tariétés de 

raison inverse de leur volume , qui présente de grande °T' '* ^* ^* 
fférences, suivant lâge et suivant les individus. Il n'est pas 
uteux que ces différences de volume et de nombre, toutes 
oses essaies d'ailleurs, ne tiennent moins à des différences 
îlles qu'à la division d'un seul ganglion en plusieurs, ou 
în à la réunion d'un certain nombre en un seul. Quelque- 



368 



ANGEIOLOGIE. 



fois on trouve un ffros ganglion circulaire placé autour de 
llsoccnpent v. i i i • 

diverses places 1 embotichure de la saphène interne : du reste, les ganglions 

dans l ej'iiis- inoiiinaiix sont places à diverses profondeiirs dans lépais- 

seur du faseia j . n r-i • • 

superficiel. seur des lamelles fibreuses qui consiluent le jascia super- 
ficiaUs. Il n'est pas rare de voir plusieurs de ces ganglion» 
liés les uns aux autres, non seulement par des vaisseaux 
lymphatiques, mais encore par des prolongemens de leui 
propre substance. 

B. Vaisseaux lymphatiques qui Tont se rendre aux ganglions tibial 
antérieur, poplilés et inguinaux. 

Préj)aration. Injecter, à la manière de Mascagni, les lymphatiques 
entre les orteils, au niveau des articulations métatarso-phalan- 
giennes , préparation qui est aussi facile que l'injection dans les 
vaisseaux lymphatiques qui rampent entre la malléole interne el 
la peau. Un mode d'injection, bien préférable quand il réussit, 
consiste à injecter le réseau lymphatique de la peau, en piquani 
au hasard cette membrane sous l'épiderme. Mais pour que cettf 
préparation réussisse, il faut que le membre ait élt préalablement 
réchauffé. Nous avons obtenu une très-belle pièce anatomique, en 
injectant le réseau cutané de la plante du pied chez un enfant nou- 
veau né. L'injection a filé jusqu'aux ganglions qui longent les vais- 
seaux iliaques. 

Si on pique de la même manière la peau du scrotum et la mU' 
queuse qui revêt le gland chez l'homme, la peau des grandes lèvrejs 
chez la femme , le mercure arrivera aux ganglions lymphatique 
correspondans. 

On injectera de la même manière les vaisseaux lymphatiques qï 
rampent sur la région fessière , et dans le tissu cellulaire subjaceni 
aux parois de l'abdomen. 

Au pangiion tibial antérieur, et aux ganglions poplités 

■Vaisseaux -, . , • r j i i^ 

lymphatiques aboutisseut les vaisscaux lymphatiques profonds de il 
qui aboutis- jambe : aux {ran'ilions inguinaux, aboutissent non-seulemen 

sent aux gnn "* i , i • , i i • i • i 

glions poplilés tous les lymphatiques du membre abdominal, mais encor 

et lugainaux. ^^gux de la région fessière, du périnée, des organes génitaua 

et de la moitié sous-ombilicale des parois de l'abdomen. 



LYMPHATIQUES DU MEMBRE ABDOMINAL. 36g 

Vaisseaux lymphatiques des membres abdominaux. 

Les vaisseaux lymphatiques des membres abdominaux 
sont, comme les veines, divisés en superficiels et profonds. 

1° Vaisseaux lymphatiques profonds. Beaucoup moins 
nombreux et moins bien connus que les vaisseaux lympha- 
tiques superficiels , ils accompagnent les vaisseaux sanguins 
profonds. 11 est probable que chaque division artérielle 
et veineuse est accompagnée par des vaisseaux lymphatiques; 
mais on ne connaît que ceux qui accompagnent les gros 
troncs vasculaires. On les divise en péroniers, tibia ux an- 
térieurs et postérieurs , et fémoraux, 

Vaisseaux tibiaux antérieurs. On n'a pu en démontrer que . 

deux, bien que leur nombre soit certainement plus considé- , ^^^f^nx 
' ^ ... lymphatique» 

rable.L'un suit le trajet de l'arcade plantaire, puis des vais- profonds de la 

seaux pédieux et tibiaux antérieurs j il communique avec les i^°^°^' 

vaisseaux lymphatiques tibiaux postérieurs et péroniers, au 

niveau de la partie supérieure du ligament interosseux, et va 

j 1 r i- 1 ' • 1- j TIbiaax an- 

se jeter dans ie ganglion tibial antérieur ou bien encore dans teneurs. 

le ganglion poplité, après avoir traversé le ligament interos- 
seux. 

L'autre vaisseau lymphatique , né profondément de la 
partie externe du pied, vient se joindre au précédent. 

Les TMisseaux lymphatiques tibiaux postérieurs, au nombre Tibîanxpos- 

, térienrs. 

de deux ou trois, de même que les péroniers, se réunissent 

quelquefois en un seul tronc, qui vient s'ouvrir dans les gau- 
lions poplités. 

Les branches qui émanent des gfanglions poplités, au nom- Fémoraux 
1 1 • • 1' J • - jj profonds. 

x)re de cinq ou six, traversent 1 anneau du troisième adduc- 
teur, se portent en haut le long de la veine fémorale, et vont 
aboutir aux ganglions inguinaux profonds. 

«2°. Vaisseaux lymphatiques superficiels. Nés de la peau , Vaisseaux 

„ - r ^^/■■^^l' • lyiaphatiques 

par un reseau tres-iaciie a démontrer, ces vaisseaux se por- superficiels, 
tent de bas en haut, et de dehors en dedans, gagnent en- 
suite le côté interne de la jambe pour se placer à la partie 

postérieure du condyle interne du fémur : les faisceaux venus 
3. 24 



SfO ANGÉIOLOGIE. 

du côté externe du pied et de la jarnbe, après un trajet as- 
Réflexion cendant et direct au-devant des muscles de la région jambière 

de» vaisstanx , . . o J 

Citernes pour antérieure, croisent obliquement de deliors en dedans la 
ga^jner le con- partie supérieure du tibia : de telle manière que tous les vais- 

dyle interne. i i • r • i ■ 

seaux lymphatiques superficiels viennent en définitive occu- 
per le côté interne et postérieur du condyle : là , ils se réflé- 
cliissent d'arrière en avant comme le couturier sur lequel ils 
sont placés, se portent ensuite verticalement en haut, et se 
répartissent entre les divers ganglionslymphatiques de l'aine. 
Un certain nombre de vaisseaux lymphatiques nés sur le 

Vaisseaux bord externe du pied (on en compte deux ou trois seule- 
lymphatiques . I n ' I • • 1 » 1 
qui occupent "^^"t ) "vont gagner la malléole externe pour se joindre a la 

la régiop p<v- saphène externe , deviennent sous aponévrotiques comme 

térieuraittl ,Ia • i i • i i • 

ja»nb#. cette veine, et vont se jeter dans celui des ganglions po- 

plités qui est le plus superficiel. Ces vaisseaux lymphatiques 
qui accompagnent la veine saphène externe, sont regardés 
par (juelques auteurs comme faisant partie des vaisseaux lym- 
phatiques profonds. 

Des vaisseaux lymphatiques superficiels des organes génitaux ex- 
ternes, de la région fessière , du périnée et de la moitié sous- 
ombilicale de l'abdomen. 

C'est encore dans les ganglions inguinaux que viennent se 
rendre les vaisseaux lymphatiques superficiels des organes 
génitaux externes, et ceux des régions fessière, sous-ombi- 
licale et périnéale. 
y . 1° Vaisseaux lymphatiques génitaux externes. Les vais-i 

lymphatiques seaux lymphatiques superficiels des organes génitaux de] 

geni aux ex- i j^qj^^j^-^^ gg Ji visent en ceux du scrotum et en ceux de la 

ternes. 

ye.v^Q. Si on injecte la peau du scrotum , on voit partir du 

réseau sous-ép dermique plusieurs branches sous-cutanées, 

On les dé- qui se portent de bas en haut sur les côtés de la verge, et 

montre par • i'- . ■!• » v' 

t;„« .•„ j vont ensuite, en décrivant un traiet curvilig^ne a concavité 

1 iDjectioa de ' J d 

la peau du inférieure , s'ouvrir dans les ganglions ingiiinavix , presque 

scrotum et de ^ • i i i- , , . ri 

la ver-^e toujours dans les ganglions les plus internes. Je les ai vus se 

porter aux ganglions lymphatiques qui embrassent l'orifice 



LTMPHATIQUHS GÉTTITAUX, FESSIERS, EtC. 871 

de la saphène , et non aux ganglions internes les plusvoisins. _ „ 

r » O D r Et pai- celle 

Si on il jecte la peau de la verge, si surtout on injecte la mu- delarauqueus* 
queuse qui revêt le gland, le mercure pénètre dans les "^S^" • 
vaisseaux lymphatiques dorsaux de la verge , et arrive jus- 
qu'aux ganglions les plus internes et les plus supérieurs. L'in- 
jection de la peau pénètre dans les vaisseaux lymphatiques 
superficiels ; l'injection de la muqueuse du gland pénètre 
dans ceux des vaisseaux superficiels qui accompagnent les 
artères et veines dorsales de la verge. 

o 

Chez la Jemme, l'injection de la peau des grandes lèvres, y . 
celle de la muqueuse des grandes et petites lèvres, et du cli- lymphatiques 
toris donnent les mêmes résultats que 1 injection du scrotum ç^p^ft/s \^. 
et de la verge. On sait que les maladies des grandes et petites vres et du cU- 
lèvres et du clitoris, comme celles du prépuce, de la verge 
et du scrotum , ont pour effet l'engorgement des ganglions 
lymphatiques inguinaux. 

Les vaisseanx lymphatiques àiW périnée se joignent aux pré- y . 
cédens et aux vaisseaux lymphatiques des membres abdomi- lymphatiques 
naux, dupédBéç. 

2°. Vaisseaux lymphatiques superficiels. Les vaisseaux . 

lymphatiques superficiels de la région fessiere contournent lymphatiques 
horizontalement les muscles grand et moyen fessiers, et *^"^* 
viennent se rendre aux ganglions lymphatiques externes 
et moyens de la région inguinale. C'est par suite de cette 
disposition que les furoncles ou autres maladies de la peau 
des fesses peuvent avoir pour résultat l'engorgement des 
ganglions inguinaux. 

3°. Les vaisseaux lymphatiques superficiels lombaires , de 

même que ceux de la portion sous-omhilicale des parois ab- '7™Ç ?*'" 
i i r ques lombaires 

dominales, suivent une marche descendante ; ceux des lom- 
bes se dirigent d'arrière en avant et de haut en bas, ceux 
de l'abdomen verticalement en bas; les uns et les autres vont 
se rendre aux ganglions inguinaux les plus externes et les 
plus supérieurs : d'où il suit que les maladies de la peau des 
régions lombaire et sous-ombiUcale sont accompagnées de 
l'engorgement des ganglions inguinaux. 



372 ANGÉIOLOGIE. 

C'est encore aux ganglions inguinaux que viennent se 
rendre les vaisseaux lymphatiques qui accompagnent les 
veines épigastriques et circonflexes iliaques. 

DKS GANGLIONS LYMPHATIQUES PELVIENS ET LOMBAIRES, ET DES 
VAISSEAUX LYMPHATIQUES QUI s'y RENDENT. 

1*^. Ganglions lymphatiques pelviens; 

Les ganglions lymphatiques pehiens sont divises en ilia- 
ques externes , en hypogastriques et en sacrés, 

1°. Les sanglions iliaques externes^ en nombre indéterminé, 
Ganglions n » i a tvt i 

iKaqaes exter- longent 1 artère du même nom, JNous devons noter trois gan- 

^^^' glions, qui sont situés immédiatement derrière l'arcade fémo- 

rale, et dont l'un occupe le côté externe, l'autre la partie anté- 
rieure, le troisième le côté interne des vaisseaux iliaques ex- 
ternes. Ces ganglions peuvent être engorgés , circonstance 
importante à connaître dans la ligature de l'artère iliaque 
externe. 

2°. Les ganglions hypogastriques occupent l'intervalle qui 
hypogastri- sépare les vaisseaux iliaques externes des vaisseaux hypogas- 
qnes. triques. Il existe des ganglions propres à la vessie , qui sont 

Ganglions situés à la face postérieure de cet organe , au voisinage de 
vesicaax. g^j^ sommet. Chez la femme , quelques ganglions pelviens 
peuvent être considérés comme propres au vagin et à 
l'utérus. Je signalerai comme constant \\\\ ganglion assez vo- 
lumineux qui occupe l'orifice interne du canal ovalaire et 
que j'ai vu fréquemment enflammé ou induré dans lea ma- 
ladies de l'utérus. 
,. 3°. Les sanslions sacrés occupent les côtés de la face anté- 

Ganglions o o ^ i. 

sucrés, rieure du sacrum : plusieurs occupent l'épaisseur du méso- 

rectum, et sont propres à l intestin rectum. 

a**. Ganglions lymphatiques lombaires ou aortiques. 

llsfontsuite Extrêmement multipliés, les ganglions lymphatiques loni- 
anx ganglions haires OU aorùques font suite aux ganglions pelviens , occu- 
pe viens, i^^xil l'angle de bifurcation des artères iliaques primitives, 
lonsfent ces artères elles-mêmes, et entourent l'aorte et la 
rent lW°r'^" "^^^"^"^^"^^ ascendante, mais plus particulièrement l'aorte. 



LYMPHATIQUES DU BASSIN ET DES LOMBES. 373 

Le rapport de ces ganglions avec l'aorte est important à 
noter, car on rencontre quelquefois ce vaisseau considéra- 
blement rétréci par la tuméfaction de ces ganglions devenus 
tuberculeux ou cancéreux. 

11 existe encore de chaque côté de la région lombaire , en- Oa peut 

tre les apophyses transverses , un ganglion lymphatique pour "^^stingner les 

^ ^. . . ^. ganglîonslom- 

chaque espace; on peut donc distmguer les ganglions lom- bah es ea mé- 

baires en médians et en latéraux. ^1^°^ ^' en la- 

téraux. 

Des vaisseaux lymphatiques qui se rendent aux ganglions pelviens 
et lombaires. 

Les 'vaisseoiLx lymphatiques efférens , qui parlent des vaisseaux 
ganglions inguinaux , pénètrent dans le bassin , derrière lymphatiques 

n ir' 1 • ^ \ • L ' 1 1 étendus des 

i arcade fémorale, au niveau de la veme lemorale : les „, ,• 

' ganglions in- 

trous qui leur donnent passage sont tellement multipliés, guinanx aux 

,., ' • ' 1 1 y • •;•/•• V I' t eanciions îlia- 

qu ils ont mente le nom de jascia cribrijormis a 1 aponévrose ^^^ externes, 
qu'ils traversent. Parvenus sous le péritoine, ils se partagent 
en deux ordres de faisceaux : les uns descendent dans le petit 
bassin , où ils se rendent aux ganglions hypogastriques ; les 
autres se rendent aux ganglions iliaqwls externes, et plus par- 
ticulièrement à ceux qui sont situés derrière l'arcade fémo- 
rale. 

A ces ganglions iliaques externes se distribuent encore, 

oi 7,. '. . 1 . Lymphati- 

1 \e% vaisseaux lymphatiques epigastnques ^ dont quelques- qnesépigastii- 

uns vont aux ganijlions inguinaux et circonflexes iliaques : !î°^f *" ^^^°' 
o, . , j ■ ;■ 1 7 ■ 'lombaires. 

2 les vaisseaux lymphatiques ileo-lombaires. 

Aux ganglions pelviens se rendent i° les vaisseaux lymplia- Vaisseaux 
tiques profonds de la fesse, qui accompagnent les artères lympbati.iues 

f • \ .,.. 011 1- • qui se rendent 

ressiere et ischiatique; 2 les lymphatiques qui accom- ^^^ eanclions 
pagnent les vaisseaux obturateurs; 3° les lymphatiques Pelviens, 
qui viennent de la vessie, ceux qui viennent de Textré- 
mité inférieure du rectum , de la prostate, des vésicules 
séminales , les vaisseaux lymphatiques profonds de la 
verge chez l'homme , ceux du vagin , du clitoris et du col de 
l'utérus , chez la femme. Parmi ces vaisseaux lymphatiques, 
ceux de la vessie , avant de se rendre aux ganglions pel- 



^ «374 AÏTGÉlorOGIK. 

viens , traversent les ganglions qui sont propres à cet or- 
gane. Le j)lus grand nombre occupent la région postérieure 
nues vcsicaax. de cet organe et rampent sous le péritoine. J'ai vii les vais- 
seaux lymphatiques vésicaux pleins <îe pus. 

D'autres vaisseaux lymphatiques, émanés des ganglions 
hypogastriques accompagnent les artères et veines iliaques 

Plexus lym- . , , 

phaiiques hv- ^"^^^"^ ^'^ ^^'^^"®ï montent au-devant du sacrum, traver- 
pogastrique et ggnt de nouveaux ganglions, et gagnent directement le dé- 
iliaque exter- . ,. t-i i i- ia'i- 
jjg troit supérieur. La, les \aisseaux lymphatiques du cote droit 

se confondent avec ceux du côté gauche. Ce? vaisseaux tra- 
versent successivement une ou plusieurs séries de ganglions 
lombaires , et viennent enfin s'ouvrir dans le canal thoraci- 
que. On a donné les noms (\e plexus hypogastriqne , et de 
plexus iliaque externe^ à cet ensemble de vaisseaux et de 
ganglions lymphatiques : l'un, le plexus hypogastrique, oc- 
cupe l'excavation du bassin et entoure les vaisseaux hy- 
pogastriques ; l'autre , le plexus iliaque externe, longe les 
vaisseaux du même nom. 

A ces ganglions lomb|ùres aboutissent en définitive tous les 

Les vais- vaisseaux lymphatiques des membres inférieurs, lesquels 

seaux lympha- ^ • ^ ^ ' ,1 

■'5 ov.t successivement traverse un nombre plus ou moins con- 

tiques des r 

membres iufé- sidérable de ganglions lymphatiques, en sorte qu'on peut 

rieurs abon- • i < • ^ 1. 

*• „ Ac considérer ces vaisseaux et ces ganghons comme consti» 

tissent en acli- & o 

nitiveaaxgan- tuant Une chaîne non interrompue. C'est ainsi que de 

criions lumbai- 1 1 j t i- i • 

°^j plexus en plexus, de ganglions en ganglions, les vaisseaux 

lymphatiques appartenant aux parties les plus éloignées, 
arrivent jusqu'au canal thoracique. 

Aux ganglions lombaires latéraux^ c'est-à-dire, à ceux qui 
occupent les espaces in ter transversai res des lombes , se ren- 
dent en outre les vaisseaux lymphatiques lombaires propre- 
ment dits, qui correspondent aux vaisseaux sanguins du même 
nom. De ces ganglions partent des vaisseaux lymphatiques 
qui vont se rendre aux ganglions lombaires aortiques. On 
Plexus lym- QT^^^eWe plexus lymphatique lombaire l'ensemble des vaisseaux 

bafre^"^ "™' lymphatiques et des ganglions qui occupent la région lom- 
baire. Aux ganglions lombaires se rendent encore directe- 



LYMPHATIQUES DES TESTICULES; DK l' TJTÉKUS. 375 

ment , i** les vaisseaux lymphatiques testiculaires , chez 
l'homme; les vaisseaux lymphatiques des ovaires, des trom- 
pes, ainsi que ceux du corps et de la partie supérieure du col 
de l'utérus, chez la femme; a'* les vaisseaux lymphatiques des 
reins. 

4". Vaisseaux lymphatiques testiculaires. Nous avons vu 
que les vaisseaux lymphatiques des enveloppes du testicule Vaissénnx 

1.. I ,. .. n • \ ^ lyrnphatiqnès 

allaient se rendre aux ganglions inguinaux superhciels; les j^ testicule, 
vaisseaux lymphatiques propres du testicule sont divisés en 
superficiels et en profonds.ljes vaisseaux lymphatiques super- ^ 
ficiels s'injectent avec la plus grande facilité, en piquant le 
feuillet séreux qui revêt la tunique albuginée : la tunique va- 
ginale se couvre alors d une tunique argentée, (^oj. les belles 
planches de Panizza.) Ces vaisseaux superficiels ont des 
communications multipliées avec les profonds: en sorte que 
ces derniers se trouvent injectés en même temps que les 
superficiels. Tous les vaisseaux lymphatiques provenant de 
l'épididyme et du corps du testicule, très-nombreux et très- ^^^ ^^^^ ^^ 
volumineux, remontent le long du cordon spermatique, qu'ils rendre âàx 

^ p 1 ^ . . , . ganglions lom- 

concourent a rormer, traversent Je canal inguinal, suivent ^jjj^î^j.^ 
les vaisseaux speimatiques, et viennent se rendre aux gan- 
glions lombaires. 

Vaisseaux lymphatiques utérins. Les maladies des femmes 
en couches ni'ayant offert l'occasion de constater un grand Vaisseaux 

,,i»., , , -,1 . , lymphatiques 

nombre de fois la présence du pus dans les vaisseaux 'ym- félins 
phatiques de l'utérus (i) , j'ai pu parfaitement suivre la dis- 
position de ces vaisseaux qui doivent être divisés en super- Superficiels, 
ficiels et en profonds. Les superficiels sont situés immédiate- 
ment au-dessous du péritoine ; les profonds forment plusieurs 
couches successives qui occupent divers plans de l'épaisseur 
de l'utérus. Les vaisseaux lymphatiques qui avoisinent le 
col utérin vont se rendre aux ganglions pelviens et sacrés. 
Un certain nombre de vaisseaux lymphatiques utérins vont 
se rendre au ganglion situé à l'orifice interne du caftai 
sous-pubien. 

(i) Voyez Jnat. pathoL, x3* livrais. j pi. i, a, 3. 



37^ ANGl!lOLOGIK. 

\ Les vaisseaux lymphatiques utérins , autres que ceux qui 

enr raje ^voisinent le col de l'orfifane, se rendent tous aux bords la- 
dans 1 épais- D ' 

senr des liga- te'raux et au bord supérieur de l'utérus , quelques-uns n\ar- 

mens larsres. r..jT'' ji- i 

° chent dans 1 épaisseur des ligamens larges : tous vont gagner 

les angles supérieurs ou tubaires de l'organe. A ces vaisseaux 

lymphatiques se joignent ceux des trompes, des ouaires et 

_- . des li^amens larges: ils se portent tous de bas en haut au-de- 

Vaisseanx t? o ' r 

lymphatiques vant de l'artère et des veines ovariques. Arrivés au-dessous 
ovariques et ^^ au-dcvant dcs reiîîs , ils se recourbent du côté de la ligne 
médiane, pour aller se rendre aux ganglions situés au-devant 
de la veine-cave et de l'aorte. On ne saurait se faire une idée , 
sans l'avoirvu , du volume énorme que peuvent acquérir les 
vaisseaux lymphatiques utérins pendant la grossesse ; plu- 
sieurs de ces vaisseaux pleins de pus présentent une dila- 
tation telle qu'on croirait au premier abord avoir affaire à un 
abcès. 
. 2° F^aisseaux lymphatiques du rein et des capsules surrénales. 

lymphatiques Hs se divisent en superficiels et en profonds. Les vaisseaux 
lymphatiques superficiels n'ont pas encore été injectés di- 
rectement ; mais si on pousse une injection fine dans les 
artères ou dans les veines rénales, la matière de cette injec- 
tion passe décolorée dans les vaisseaux lymphatiques. C'est 
de» cette manière seulement que Mascagni est parvenu à 
injecter les vaisseaux lymphatiques rénaux superficiels, re- 
présentés dans ses belles planches. 

Les vaisseaux lymphatiques profonds, très-multi plies, 
sortent de la scissure du rein , et vont se rendre dans les 
ganglions situés devant et derrière l'aorte et la veine-cave. 
Les vaisseaux lymphatiques des capsules surrénales sont 
très-remarquables par leur volume et par leur nombre ; ils 
s'unissent à ceux du rein , et se terminent de la même 
manière. 

Ganglions et vaisseaux lymphatiques du foie. 

Préparation. De tous les vaisseaux lymphatique*, ceux du foie 
sont les plus faciles à démontrer. On peut, avant de procéder à 



renanx et sur 
rénanx. 



LYMPHATIQUES DU FOIE. 877 

ijection, les rendre plus apparens, et même les remplir^ en pous- 
it de l'eau par les artères hépatiques, par les veines portes ou hépa- 
ues, ou parles conduits excréteurs. Il suffit d'ailleurs pour réussir 
piquer superficiellement et au hasard le péritoine qui revêt le foie; 
tefois il est plus convenable d'agir sur un des troncs lymphatiques 
i rampent à la surface de cet organe. Il importe que le tube chê- 
ne entre l'enveloppe péritonéale et l'enveloppe fibreuse, et ne s'é- 
re pas au-dessous de cette dernière. Il suffit d'ailleurs d'injecter un 
il vaisseau pour remplir tous les autres. Ordinaireviient le mer- 
re file jusqu'au ganglion lymphatique le plus voisin, dont la 
istance détermine le reflux du liquide dans les rameaux envi- 
nnans, et jusque dans les ramifications les plus déliées : en sorte 
e dans les injections heureuses on dirait que la surface du foie 

tout argentée; la possibilité d'injecter les vaisseaux lymphati- 
es du foie, des troncs vers les branches, doit faire supposer que 
valvules y sont plus rares que dans les lymphatiques des autres 
irties du corps. 

Ganglions lymphatiques du foie ou ganglions hépatiques. 

Ils sont situés le long des vaisseaux hépatiques, derrière le 

'lore.et se continuent avec les ganglions coeliaques. J'ai, H» 'ongent 
' _ _ . . . 'c** vnisseaux 

I. ces ganglions d'un noir de jaisj on pouvait en exprimer hépatiques. 

i liquide tout-à-fait semblable à celui des ganglions bron- 

liques. 

Vaisseaux lymphatiques du foie. 

Les vaisseaux lymphatiques du foie peuvent se diviser en 
perficiels et en profonds. 

Kaisseaux lymphatiques superficiels. 
Les vaisseaux lymphatiques superficiels se subdivisent 
i ceux de la convexité et en ceux de la concavité. 
A, Les vaisseaux lymphatiques de la coiwexité se divisent 

■' ■* . Vaisseaux 

i un certain nombre de troncs, dont les uns appartiennent lymphatiques 
ilobe droit et les autres au lobe gauche. De ces troncs, »"petficiels de 

" la convexité 

5 uns se dirigent d'arrière en avant , les autres d'avant en du foie. 

rière vers le bord postérieur de l'organe. 
i^Les premierSjOu lymphatiques postéro-antérieurs, gagnent 
ligament suspenseur du foie , se réunissent en plusieurs 



378 ANGÉIOLOGIE. 

troncs, dont les uns traversent le diaphragme, pe'nètre 
lymphatiques dans le Hiédiastin ante'rieur, derrière l'appendice xyphoïd 
postero - ante- ^j. ^^ rendent aux p^anMions médiastins: tandis que lesautrl 

rieuis. ^ o a ' 1 

se refléchissent sur le bord antérieur du foie, pour gagn 

la scissure horizontale qu'ils parcourent jusqu'à i'épiploc 

gastro-hépatique, repli périlonéal qui les conduit aux gaij 

glions situés autour c\u pylore, aux ganglions de l'orifice ca 

diaque, et à ceux qui longent la petite courbure de l'estorni 

et le lobe de Spigel. 1 

2° Les lymphatiques antéro-postérieurs de la convexité se d 

] m b^irn^"^ rigent d'avant en arrière, et arrivent au bord postérieur d 

antero. posté- foie, où ils se divisent en trois ordres de vaisseaux bie 

distincts : 1° les \xx\s gauches^ gagnent l'épaisseur du iigamei 

triangulaire gauche du foie ; 2° d'autres droits , gagnei 

l'épaisseur du ligament triangulaire droit; 3'* d'autn 

moyens^ gagnent l'épaisseur du ligament coronaire. 

Disposition Parmi ces vaisseaux, ceux qui ne traversent pas le dit 

l'becenxde phragme, vont se rendre à des ganglions situés le long di 

ces vaisse:mx j^ veine-cave, et de là dans le canal thoracique.Quel([ues-u 

qui ne Iraver- . , , t r- • 1 1 1 - a 1 

sent pas ledia- àuivent le bord inreueur de la douzième cote, et vont about 
pbiagme. ;^ (]gg ganglions situés près de son extrémité postérieure 
et à un autre ganglion appuyé sur la douzième vertèbr 
dorsale. 

Ceux des vaisseaux lymphatiques antéro-postérieurs qu 
qui le traver- traversent le diaphragme, perforent les piliers de ce muscle 
sent. gj yQT^i^ ]es uns dans les ganglions lymphatiques intercos 

taux, ou dans ceux qui longent l'azygos et l'aorte, pour S( 
rendre de là dans le canal thoracique; les autres vont direc 
tement se jeter dans ce canal. J'ai vu un tronc très-considé 
rable qui s'ouvrait directement dans le canal thoracique 
au niveau de la cinquième verièhre dorsale. Mascagni a si 
gnalé des vaisseaux lymphatiques qui, après avoir travers( 
les fibres charnues du diaphragme, marchaient entre la plèvr< 
et ce muscle, rentraient dans l'abdomen par l'orifice aortiqm 
du diaphragme, pour se porter aux ganglions qui entou- 



LYMPHATIQUES DU FOIE, IJÈ t'ÈSTOMAC, DB LA RATE, ETC. 879 

jtit l'aorte et la veine-cave, ou se jeter sans avoir traversé 
léalablement aucun ganglion dans le canal thoracique, 
>n loin du réservoir de Pecquet. H^ 

B. Les vaisseaux lymphatiques de la concavité du foie se 
unissent en plusieurs troncs, tous dirigés d'avant en ar- 
ire, et qui se divisent en trois ordres : i° en ceux qui sont 
tués à droite de la vésicule; 1° en ceux qui entourent 
vésicule ; 3» en ceux qui sont situés à gauche de cette vé- 

cule. 
lO. Ceux qui sont situés à droite de la vésicule se rendent Vaisseaux 

-. , , . . v lymphatiques 

1 partie aux ganglions lombaires, en partie aux ganglions ^^^ 'j^ ^.^^^^^. 
ni avoisinent la veine-cave et l'aorte. '^iié du foie. 

2°. Ceux qui entourent la vésicule, et qui forment un 
lexus si remarquable, accompagnent les vaisseaux biliaires 
t se rendent aux ganglions lymphatiques qui sont couchés 

long de ces vaisseaux, et à ceux qui sont placés dans 
épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique. Parmi ces vais- 
eaux lymphatiques, je signalerai un tronc considérable, 
tué dans le tissu cellulaire qui unit la vésicule au foie. 

3°. Les troncs lymphatiques, situés à gauche de la vési- 
ule, vont se rendre aux ganglions œsophagiens et à ceux 
[ui occupent la petite courbure de l'estomac. 
Vaisseaux lymphatiques profonds. 

Les vaisseaux lymphatiques projonds du foie suivent les 
enduits biliaires et la veine-porte, et sont contenus avec gggy^ly^pîîa. 
iux dans la capsule de Glisson; ils sortent par la scissure t;q«es pro- 

^ . I 15 ' • 1 fonds suivent 

;iansverse du foie, pénètrent dans 1 épaisseur de 1 epiploon jg ,rajet des 
yastro-hépatique , et vont se rendre aux ganglions situés le conduits he- 

3 ^ ^ 1 • ^ 1 ' patiques. 

.ong de la petite courbure de l'estomac et derrière le pancréas. 
Les vaisseaux lymphatiques du foie qui longent les vaisseaux 
hépatiques et les conduits biliaires sont extrêmement volu- 
mineux et souvent remplis de lymphe jaune : on les trouve 
quelquefois distendus par des gaz dans le cas de putréfaction 
commençante. Ils avaient été indiqués long-temps avant les 
vaisseaux lactés ; c'est par eux qu'a commencé la découverte 
des vaisseaux lymphatiques. 



38o 



AKGEIOLOGIE. 



GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DK l'eSTOMAC, DE LA 
BATE ET DU PANCRÉAS. I 

Gaj^gllons gastriques ou gastro-épiploïques , splénlques et 
pancréatiques. 

lis occupent, à la manière d'un chapelet, la grande 
Ganglions la petite courbure de l'estomac, le lon^ des arcades art 

gastriques. .,,... 

nelles qui circonscrivent cet organe; on en trouve que 

ques-uns dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-spléniquf 

un grand nombre entourent l'orifice cardiaque et l'orifîc 

pylorique. 

Spléniqaes, Les gangUons splénlques occupent la scissure de la rate. 

Pancréatiques Lcs ganglions pancréatiques longent l'artère splénique, c 

par conséquent le bord supérieur du pancréas; plusieurs son 

groupés autour du tronc cœliaque. Les ganglions pancréa 

tiques répondent à un très-grand nombre de vaisseaux lym 

phatiques. 

Vaisseaux lymphatiques. 
Vaisseaux i°. Les vaisseaux lymphatiques gastriques sont distingué; 
gl^riqués"" ^n superficiels et en profonds. 
Superficiels ^^^ superficiels forment un réseau sous le péritoine; les 
Profonds, profonds naissent par un réseau non moins complexe de la' 
membrane muqueuse. Ces vaisseaux lymphatiques suivent 
diverses directions : un grand nombre se dirigeiit du côté de 
la grande courbure et gagnent les ganglions lymphatiques qui 
occupent cette grande courbure; d'autres se dirigent du côté 
de la petite courbure et traversent les ganglions lympha- 
tiques qu'on y rencontre. Plusieurs se dirigent du côté de la 
rate, et traversent les ganglions spléniques, d'autres enfin 
vont aux ganglions pyloriques. 

^ On dit avoir vu les vaisseaux lymphatiques de l'estomac 
pleins de chyle : la chose paraît au moins douteuse. 
Vaisseaux ^°' f^^^î^seaux lymphatiques spléniques. Les vaisseaux lym- ' 
lymphatiques phatlqucs supcrficicis de la rate ne peuvent être vus que| 
lorsqu'on a préalablement injecté de gélatine les vaisseaux 
sanguins de cet organe. La gélatine passe décolorée dans les 



LYMPHATIQUES DES INTESTINS. 38 1 

Isseaux lymphatiques superficiels. En faisant injecter du 
if, tantôt parles veines, tantôt par les artères de la rate, j'ai 
le suif passer dans les lymphatiques. Il est vrai que l'injec- 
►n e'tait poussée avec force et d'une manière continue. Les 
isseaux lymphatiques profonds de la rate ne sont pas 
nnus. 

3**. Les vaisseaux lymphatiques propres «/m /ja/zcre^i sont 
u connus. 

GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DES INTESTINS. 

Ganglions lymphatiques. 
1». Ganglions lymphatiques de V intestin grêle. Les ganglions 
nphatiques de V intestin grêle ^ ou ganglions mésentériques^ mésemériqaes 
ni extrêmement multipliés. Plusieurs anatomistes , qui ont 

la patience de les compter, sont arrivés à des résultats très- 
Fférens , ce qui tient en partie à des variétés individuelles, en Nombre, 
rtie à ce que plusieurs, ayant fait ce dénombrement sur 
s sujets tuberculeux , ont pris des tubercules pour des 
nglions. 

Les ganglions mésentériques occupent l'épaisseur du mé- 
itère, et sont situés dans les aréoles que forment les vais- g. . 
lux artériels et veineux. Les plus voisins de l'intestin oc- 
pent les aréoles vasculaires les plus rapprochées de son 
rd adhérent. Les ganglions mésentériques les plus éloi- 
és de l'intestin occupent le bord adhérent du mésen- 
e et longent le tronc même de l'artère mésentérique 
périeure. Les plus volumineux de ces ganglions se voient 
origine du tronc de cette artère et à sa terminaison. Ainsi Les plus vo- 

trouve un groupe de ganglions volumineux : i° inférieu- lumineux sont 
nent, à l'angle iléocoiique, ganglions iléocoliques^ 2° su- i* l-es iléo- 
rieurement, au-devant du duodénum. Ces derniers gan- *^°*^'*^^' 

ons, ou ganglions duodénaux^ sont extrêmement volumi- 

1. . 1- 1 1 • aoLes dao< 

n trouve ordinairement un ganglion plus volumineux dénanx. 

e les autres, qui est représenté dans les plus anciens livres 

matomie, et qu'on a pris quelquefois pour le pancréas. 

Le groupe des ganglions iléocoliques est remarquable 



382 4NGÉIOLOGIE. 

par la fréquence de son inflarnmation dans l'ente'rite folii< 
leuse. 
Ganglions ^°' Ganglions lymphatiques du gros intestin , ou ganglic 
mésocoliques, mésocohques. Les ganglions v^ésocoUques ^ beaucoup moi 
nombreux que ceux du mésentère, longent en général 
arcades vasculaires que forment les artères et veines coliqut 
plusieurs avoisinent le bord postérieur de l'intestin; qu 
ques-uns même se voient à sa surface, le long des vaissea 
qui parcourent un certain trajet sous la tunique péritonéa 
avant de pénétrer la tunique musculeuse. Les ganglions mes 
coliques sont incomparablement plus nombreux au nivd 
du colon transverse qu'au niveau des colons ascendant 
descendant. Les ganglions du mésocolon transverse se co; 
tinuent sans interruption avec les ganglions du mésentère. 

Vaisseaux lymphatiques des intestins. 
A. Vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle. 

Les vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle se divisJ 
en deux ordres : les vaisseaux lymphatiques proprement 
et les vaisseaux lactés. 

1° Vaisseaux lymphatiques proprement dits. Ils naisse^ 

Vaisseanx . . ' i v ' i • • il 

lymphaiiques ^'"S^ que ceux de l estomac et du gros intestm, par de 
proprement ordres de réseaux : i° un réseau séreux; 2° un réseau n 

dits de Tin- _ . . , , ' 

tesiin grêle, qucux. Les vaisseaux qui partent de ces reseaux ont , 
caractère remarquable bien exposé par Mascagni, qu 
lieu de se rendre de suite dans la mésentère, ils parcoure 
un certain trajet, suivant la longueur de l'intestin , se n 
courbent ensuite , et se portent aux ganglions du méseï 
tère. 

2" Vaisseaux lactés. Faciles à voir sur un animal sacrifié pe 
VaisseBax j^^j |g jp^^yaii jg \^ digesiion intestinale, on a quelquefo 
occasion de les voir sur l'homme lui-même, dans le cas < 
mort violente. Ces vaisseaux apparaissent alors sous l'aspei 
de lignes blanches, noueuses , peu flexueuses, ayant un pel 
nombre de communications les unes avec les autres, se porta 



LYMPHATIQUES DU MEMBRE ABDOMINAL 383 

ganglion en ganglion jusqu'à ceux situésau-devantcle l'aorte 
de la veine-cave, et se rendant enfin au canal thoracique par 
I nombre plus ou moins considérable de troncs 5 les plexus 
[ côté gauche passent derrière l'aorte. 
Les vaisseaux lactés naissent , comme l'a dit Lieberkuhn , 
sommet de chaque papille de l'intestin grêle, parcourent 
tte villosité du sommet à la base, vont se rendre perpendi- 
lairement dans les vaisseaux lactés sous-muqueux, qui 
iversent les autres tuniques intestinales toujours au niveau 
! la concavité de l'intestin. Cette disposition apparaissait 
^s toute son évidence dans un cas où les vaisseaux lactés 
lient remplis de matière tuberculeuse, {Anat. pathol. 2 liv. 
.2.) 

B. Vaisseaux lymphatiques du gros intestin. 

Nous les distinguons avec Mascagni, relativement aux gan- 

ions auxquels ils aboutissent, 1° en ceux du cœcum , du Vaisseaux 

T- ' _ lyrajibaf'ques 

►Ion ascendant et du colon transverse, qui tous vont se du gros im«s- 

ndre en dernière analyse aux ganglions mésentériques, ^'"• 

)rès avoir traversé les ganglions mésocoliques ; 2° en ceux 

X colon descendant et du rectum qui vont se rendre aux 

mglions lombaires en même temps que les vaisseaux lym- 

latiques des organes génitaux et des membres inférieurs. 

DES GANGLIONS ET DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU THORAX. 

A.. Des ganglions lymphatiques. 

Les ganglions ihoraciques se divisent : A. en ceux desjaa- 

)is; B. en ceux du médiastin; G. en ganglions bronchiques 

u pulmonaires. 

A. Les ganglions des parois thoraciques sont très-petits ; ils 

01 ;• ■ _, » 1 -1^' Ganglions 

ccupent : 1 les uns, ganglions intercostaux^ les parties late- îme, costaux 

des du rachis au voisinage des articulations costo-vertébra- 

!s; quelques-uns se voient entre les deux couches des mus- 

les intercostaux. Ges ganglions sont très-petits et en nombre 

idéterminé. 2.° Les SLUtres-ffanelionssous-sternaux; ou mam- ^°^ '""* 
'O o aous-sternaus. 



Ganglions 
uiédiastins. 



Ganglions 
bronchiques. 



Situation, 
Volume. 



Nombre. 



Conlenr. 



Ce ne sont 
point desglia- 
des sécrétolres 



384 ANGÉIOLOGIK. 

maires se voient à l'extrémité antérieure des espaces interc< 
taux, le long des vaisseaux mammaires ; ils côtoient les boi 
du sternum : il y en a un pour chaque espace intercostyJ. 

B. Les ganglions médiastins se divisent 1° en ceux du médi 
tin postérieur c^\ longent l'œsophage et l'aorte, et font su j 
aux ganglions intercostaux. On a vu ces ganglions engorg' 
comprimer l'œsophage, et déterminer la dysphagie; a° ^ 
ceux du médiastin antérieur^ dont les principaux se voier 
les uns sur le diaphragme au-devant du péricarde, ] 
autres autour des gros vaisseaux qui sortent de la basq,( 
cœur, ou qui s'y rendent. ' \ 

C. Les ganglions bronchiques ou pulmonaires ont fi: 
l'attention des anatomistes les plus anciens et en pari 
culier de Vésale, d'où le nom de glandulœ T^esalianœ p 
lequel ils sont encore désignés ; ils sont remarquabl 
par leur siège, par leur nombre, par leur volume et par lej 
couleur. Us sont situés le long des bronches et de leurs pr« 
mières divisions. Les plus volumineux occupent ordinair 
ment la bifurcation de la trachée. Les plus petits pénètrei 
dans l'épaisseur des poumons, autour des premières divisioi 
bronchiques ; quelques-uns se voient dans les scissures inte 
lobai res. 

Leur nombre est très-considérable. "* 

Dans l'état de maladie , ils peuvent acquérir un volume t( 
que les bronches comprimées et considérablement rétrécir 
ne peuvent plus permettre le passage de l'air, 
^icur couleur qui ne diffère pas de celle des autres ganglioE 
lymphatiques dans l'enfance, devient noire chez l'adulte, < 
surtout chez le vieillard. Ces ganglions sont également très 
sujets à se pénétrer de phosphate calcaire. 

Sénac les considérait comme des glandes sécrétoires bie: 
distinctes des ganglions lymphatiques. Portai les divisait e 
deux classes , en glandes et en ganglions ; mais personne n' 
démontré les canaux excréteurs, qui, suivant Portai, se ren 
draient des ganglions à la trachée. La communication entr 



LYMPHATIQUES DU THORAX, 385 

ces ganglions et la trachée, observée dans quelques cas de 
maladie, est tout-à-fait accidentelle. 

B. Des vaisseaux lymphatiques du thorax. 

Les vaisseaux lymphatiques du thorax se divisent en ceux 
des parois et en ceux des organes contenus dans la cavité 
du thorax. 

Vaisseaux lymphatiques des parois thoraciques. 

Nous ne nous occuperons ici que des vaisseaux lympha 
tiques profonds. Us se divisent en intercostaux, en sous- 
sternaux ou mammaires internes et en diaphragmaliques, 

i" Vaisseaux lymphatiques intercostaux. Us répondent aux 

vaisseaux artériels et veineux du même nom, reçoivent les Lymphati* 
, , . . . , , " . qnes iutercos< 

vaisseaux lymphatiques qui viennent des muscles intercos- taux. 

taux et de la plèvre costale, marchent dans les gouttières 
des côtes, traversent les ganglions intercostaux, gagnent les 
côtés de la colonne vertébrale, s'unissent à quelques vais- 
seaux lymphatiques qui viennent de la région postérieure 
du thorax et à ceux du canal rachidien, traversent les gan- 
glions qui occupent les côtés de la colonne vertébrale, et se 
dirigent pour la plupart de haut en bas pour se terminer 
dans le canal ihoracique. 

a°. Les vaisseaux lymphatiques sous-sternaux ou mammaires Lymphati • 

internes wdi\?,s>enl delà moitié sus-ombilicale de la paroi anté- ques mammai^ 

1 t> 1 1 -1 ' ' 1 II I •^ 1' res internes, 

neure de 1 abdomen 5 ils pénètrent dans le thorax, derrière 1 ap- 
pendice xiphoïde, et se réunissent en deux faisceaux qui mar- 
chent sur les côtés du sternum, se joignent aux vaisseaux 
lymphatiques intercostaux antérieurs et mammaires externes, 

t gagnent les ganglions mammaires internes. De ces gan- 
glions, qui sont les plus inférieurs, partent d'autres vaisseaux 
ymphatiques qui se portent successivement de ganglions 

ri ganglions, jusqu'aux ganglions cervicaux inférieurs, et 
s^ont se jeter à gauche , dans le canal thoracique j à droite, 
dans la grande veine lymphatique. Quelquefois, mais rare- 
3 • a5 



■^86 ANeilOLOGIE. 

ment , les vaisseaux lymphvi tiques mammaires s'ouvrent direc- 
tement clans les veines jugulaires internes et sous-clavières. 
3°. Vaisseaux JrinpJiatiques du diauhras'ine. Un grand nom- 

Lymphati- , , . , i • , * . ^ , , 

qnes du dia- brede vaisseaux diaplJi'agmatiques se reunissentauK lympha- 
phragme. tiqucs intercostaux et hépatiqu(?s. Les autres se dirigent en 
avant entre la plèvre et les fibres charnues du diaphragme et 
traversent, les uns, les ganglions médiastins inférieurs, les] 
autres les ganghons mammaires internes. 

Vaisseaux lymphatiques des viscères tiioraciques. 

Vaisseaux lymphatiques des poumons. Ils sont divises en 
qnes des pou- Superficiels et en profonds : i°\es superficie /s s'injectent delà 
nions. mèmemanièrequeleslymphatlquessuperficiels du foie, etfor- 

i°.Superliciels ment SOUS la plèvre pulmonaire un réseau à mailles extrême- 
ment serrées, réseau qui présente souvent des dilatations 
comme variqueuses notées et parfaitement figurées par Mas- 
(cagni qui se demande, vu leur fréquence, si cette disposition! 
jK^ _ , , n'est pas l'état naturel de ces vaisseaux lymphatiques. De ce ré-" 
p"hati(iae. scau naissent des vaisseaux dont les uns marchent dans lesî 
Dilatations scissures interlobaires , et vont se rendre aux ganglions qui 
comme van- Qp^^jp^j^t |y fond de CCS scissures, tandis que les autres ga- 

quenses. j /• • i - i 7 

gnent la race interne du poumon, et se jettent dans les 
ganglions de la racine des bronches. 

Ces vaisseaux lymphatiques superficiels, communiquent 
d'ailleurs avec les vaisseaux lymphatiques profonds, au ni- 
veau des lignes celluleuses qui séparent les lobules du pou- 
mon, 
a Lym- ^° hcs, lymphatiques p'o/o«r/jf des poumons sont très-mul- 
phatiques pro' tipliés; ils naissent des lobules d'une manière peu connue, 
marchent dans le tissu cellulaire interlobulaire, et gagnent 
tous la scissure du poumon, pour se rendre aux ganglions qui 
entourent les bronches, et à plusieurs ganglions situés le 
long de l'œsophage. Il est douteux qu'un seul vaisseau lym- 
phatique pulmonaire élude les ganglions bronchiques pour se 
porter immédiatement à d'autres ganglions. 



LYMPHATIQUES DE LA T^TE. 387 

De ces ganglions bronchiques partent d'autres vaisseaux 

, . ,1 , v , , Marelle des 

ymphatiques, dont les uns vont aux ganglions trachéens, ]y^j,lj3,i,jues 
m passant au-devant de la trachée, dont les autres vont q«i panent 
ux ganglions œsophagiens. Les uns et les autres se jettent, tronchiqaes. 
oit à gauche, dans le canal thoracique, peu de temps 
ivant sa terminaison, ce sont les plus nombreux 5 soit à 
Iroite, dans la grande veine lymphatique du côté droit- 
Quelques-uns vont se rendre dans le canal thoracique, avant 
lu'il se soit dégagé du thorax ; on voit aussi plusieurs de ces 
vaisseaux se terminer dans la veine jugulaire interne et dans 
a veine sous-clavière. 

Je dois faire observer que, par une conséquence de la 
disposition anaiomique indiquée , les ganglions cervicaux 
l'engorgent quelquefois dans les maladies du poumon. 

Vaisseaux lymphatiques du cœur, du thymus et du péri' 
:arde. Les lymphatiques du cœur se divisent en superficiels et Lympbati- 

' 1 /• ; qaes dn cœur, 

n profonds : les superficiels commencent par un réseau sous- An ihymns et 
séreux; les principaux suivent le bord droit du cœnr: les du péricarde. 
orofonds naissent de la membrane interne du cœur sur la- 
quelle je n'ai pu obtenir qu'un réseau incomplet: tous ac- 
compagnent les vais^^eaux coronaires ; tous sortent du péri- 
carde : les uns vont se joindre aux lymphatiques du poumon; 
les autres vont se rendre aux ganglions situés au-devant de 
la crosse de l'aorte et de l'artère pulmonaire, et de là dans 
le canal thoracique. 

Les lympliatiques du thymus et du péricarde vont dans 
les ganglions mammaires internes , médiastins antérieurs et 
pulmonaires. 

GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA TETE. 

A. Ganglions lymphatiques de la tête. 

Les ganglions sont beaucoup plus nombreux à la face qu'au 
crâne. 

1° Ganglions du crâne^ ils occupent tous la région pos- 
térieure de cette boite osseuse; quelques-uns sont situés der- 
rière l'oreille, le long des insertions de l'occipito-frontal : 



3S8 AKGÉIOLOGIE. 

plusieurs sont situés sous les insertions supérieures du ste; 

Ivm h"fi'ues no-mastoïdien : ils sont d'un très-petit volume, et échapper 

du crâne. souvent à une dissection peu attentive; ils deviennent trè. 

apparens dans les maladies du cuir chevelu. 

Existe-t-il des ganglions lymphatiques profonds du crâne 
Il n existe q^ ^ considéré comme appartenant aux ganu^lions le corp 

pas de gan- ... , o o r 

glîons pro- pituitaire, le conarium, les corpuscules blancs connus sou 

fonds ducrane j^ j^^j^ jg glandes de Pacchioni. Plusieurs auteurs ont mêmi 

regardé comme autant de ganglions, les tubercules qu'oi 

observe si fréqnemment dans le cerveau des enfans, et qu 

sont évidemment de formation accidentelle. 

Enfin on a décrit comme appartenant aux ganglions lym 
phatiques des corpuscules trouvés dans le canal carotidien 
et qui sont bien évidemment des renflemens de nerfs gan 
glionnaires; mais cette manière de voir est complétemen 
rejetée aujourd hui. 

2° Ganglions de la face. Les plus considérables occupen' 

la base de la mâchoire, et portent le nom de ganglions soui- 

maxillaires -^ plusieurs occupent la face externe de l'os maxil- 

sou3-maxillai- ^^^ï"^? le long dcs vaisseaux faciaux, au-devant du musclt 

ï"". masseter. 

On trouve encore à la face, i° les ganglions parotidiens, 

Ganglions les uns superficiels, les autres profonds : ces derniers occu- 
parotidlens. iw . i i i j -in a 

pent [épaisseur de la glande parotide elle-même; on en 

trouve d'autres entre la glande parotide et le muscle mas- 
seter; 2° les ganglions zygoniatiques^ qui sont situés sous l'ar- 
cade de ce nom ; 3" les ganglions buccinateurs. 

B. Vaisseaux lymphatiques de la tète. 

On les divise en ceux du crâne et ceux de la face : 

Vaisseaux lymphatiques du crâne. 

1°. Vaisseaux lymphatiques superficiels ou sous-cutanés du 
crâne. Ils se rassemblent en deux ordres de faisceaux : 
1*" jaisceaux temporaux , qui longent l'artère temporale 
superficielle , traversent les ganglions parotidiens , des- 
quels partent des vaisseaux lymphatiques qui vont aux gan- 



LYMPHATIQUES BE LA ÏÈTE. 889 

ions de la région antérieure du cou; i° faisceaux occîpi- Lymphatî- 
ux^ qui suivent l'artère occipitale, et se partagent entre les *ï°" teiupo- 

II- . . ranx et occi- 

nglions mastoïdiens et les ganglions occipitaux. pitaux. 

2". Vaisseaux lymphatiques profonds du crâne. Les lym- 

latiques de la dure-mère, lymphatiques ménins;iens, suivent Lymphau- 

^ _ ... o ' ques profonds 

trajet des vaisseaux méningiens , passent par le trou du crâne. 

héno-épineux, et vont se rendre aux ganglions jugulaires. 

Ruysch paraît être le premier qui ait vu les lymphatiques 

i cerveau , et il les a indiqués sous le nom de Tjasa pseudô- Lymptati- 

^ ^ / qnes saperh- 

'nphatica. Mascagni n'est parvenu à rendre sensibles les dels du cer- 
isseaux lymphatiques superficiels du cerveau qu'en pous- ^^^"' 
nt, dans les artères carotides, une solution de gélatine 
ilorée. La solution a passé incolore dans les vaisseaux lym- 
latiques. m 

Les vaisseaux lymphatiques du cerveau sont peu connus. 

^ , . „ , , . Keseaaiyni- 

. Fohman a décrit et ngure un reseau lymphatique tout- phatiqueimer- 
fait semblable à celui des autres parties du corps, et qui mediare ala- 

. ' !• • 1' 1 1 1 • » >, / rachnoïde tt a 

t intermédiaire a (arachnoïde et à la pie-mere. Ce reseau la pie-mère. 

nfonce dans les ant"ractuosités,et paraît se continuer dans 

paisseurde la substance cérébrale, où il n'est plus possible 

le suivre^ C'est de Inique partent de petits troncs qui ac- 

mpagnent les artères et les veines jusqu'aux trous de la 

se du crâne, au-delà desquels M. Fohman n'a jamais pu les ^° "'* P^* 
. '-Il I • • I 1 • P'^ suivre les 

ivre; en sorte qu il se demande si ces vaisseaux lymphati- jynipLatiqaes 

les ne feraient pas exception à la règ'e commune par leur ^" cerveau 

. j . ^ , >'-,,• au-delà des 

tant de connexion avec le système gênerai des vaisseaux trous (^eial)ase 
sorbans , et s'ils ne se jetteraient pas directement dans les d" crâne, 
ines contre lesquelles ils sont appliqués. D'une autre part , 
ascagni a figuré des vaisseaux lymphatiques autour de la 
rotide interne, dans le canal carotidien, autour des artères 
rtébrales et de la jugulaire interne. Ces troncs supposent 
xislence de vaisseaux lymphatiques cérébraux. 
M. Fohman a également trouvé des vaisseaux lymphati- 
les dans les plexus choroïdes des ventricules latéraux du 
rveau ; il a trouvé ces vaisseaux remarquablement dilates, 
offrant des dilatations en ampoule. 



3^0 ANG^lOLOGII. 

Vaisseaux lymphatiques de la face. 

Divisés en superficiels et en profonds. 

\° y^aisseaux lymphatiques superficiels^ beaucoup plu' 

Lymphati- nombreux que ceux du crâne. Ils naissent de tous le 

qnes sopeifi- points de la face: ceux qui viennent de la réirion fron 
ciels de la face • i • t 

taie, accompagnent les vaisseaux frontaux. Les autres accom 

pagnent les vaisseaux faciaux qui les avoisinent,- plusieur 

traversent les oantjlions buccinateurs: tous arrivent au:, 

ganglions sous -maxillaires. On injecte les vaisseaux lynij 

phatiques de la face, en piquant, avec un tube à injectioi 

lymphatique, le réseau lymphatique de la peau de la face 

2" Vaisseaux lymphatiques profonds. Ils accompagnenl 

les vaisseaux sanguins. On les divise en ceux des fosses tem 

aucs profonds po^ales, en ceux des fosses zygomato et plérygo-maxillaires,e 

en ceux des fosses nasales. Ceux du pharynx,du voile du palais 

de la cavité buccale, de la langue et du larynx, se renden 

aux ganglions parotidiens profonds et aux ganglions cervi 

eaux. On injecte parfaitement le réseau lymphatique de lî 

pituitaire , et des muqueuses linguale , buccale et pharyn 

gienne. C'est même uniquement par ce réseau qu'on peu 

arriver aux vaisseaux lymphatiques qui émanent de ces di 

verses parties. ^ 

GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU COU. 

A. Ganglions cervicaux. 

hes ganglions cer{>icaux sont concentrés à la région ant 
rieure du cou. On les divise en superficiels et en profond 

Ganglions . 1 

cervicaux su- 1 ". hcs ganglions cervicaux superficiels se voient, pour la plij 
perficieis. part, le long de la veine jugulaire externe j ils se trouve! 
doncplacés, d une part, entre le peaucieretle sterno-maslo 
dien; d'une autre part, dans le triangle sus-claviculaire 
c est-à-dire dans l'espace compris entre la clavicule, le sterne 
inastoïciienetle trapèze. On trouve encore plusieurs ganglion; 
superficiels très-petits entre l'oshyoïde et lecartilage thyroïdâj 
et sur les côtés du larynx. 

a". Les ganglions cen>icaux prafonds^ très-nombreux , iot 



LYMPHATIQUES DÛ IttBMBRÉ THORACIQtJE. Sgi 

ment une série non interrompue autour de la veine jugu- 

aire interne et de la carotide, depuis lapophyse mastoïde yangi»»» 

' ' r r j ^ cervicaux pro- 

usqu'à l'ouverture supérieure du thorax, au devant de la co- fonds. 
lonne vertébrale, sur les côtés du pharynx et de 1 œsophage. 

Aux ganglions cervicaux profonds se rattachent encore 
es ganglions trachéens. 

' Les ganglions cervicaux, d'une part, font suite à la série 
lies ganglions faciaux et sous-maxillaires; d'une autre part, 
ils sont continués par les ganglions thoraciques et axillaireS. 
B. Vaisseaux lymphatiques cervicaux. 

Les vaisseaux lymphatiques cervicaux se composent de 
ceux qui ont traversé les ganglions sous-maxillaires et fa- 
ciaux, et qui viennent encore traverser la chaîne des gan- p . ,, . 
glions accolés aux vaisseaux jugulaires. A ces vaisseaux émanent les 
lymphatiques s'ajoutent ceux du pharynx, de l'œsophage, y'"l' ■"iqies 
du larynx et de la trachée ou de la glande thyroïde. 

Ces vaisseaux lymphatiques vont ensuite de ganglions en 
ganglions, et de plexus en plexus, jusqu'à la partie inférieure 
du cou, se joignent à quelques vaisseaux lymphatiques venus 
du poumon, et qui traversent également quelques ganglions 
cervicaux, et se terminent, ceux du côté gauche, dans le ca- 
nal îhora(;ique ; ceux du côté droit, dans la grande veine 
lymphatique. 

SANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU MEMBRE THORACIQUE. 

A. Ganglions du membre thoracique et de la moitié supérieure 
du tronc. 

On ne rencontre point de ganglions à la main et à la- 
vant-bras: cependant Meckel en a trouvé plusieurs, mais 
très-petits, le long des vaisseaux cubitaux et radiaux. On Ganglions 
en voit deux ou trois à la partie antérieure du pli du coude; du pli du cou- 
iîs sont sous-cutanés; un i*u deux au-dessus de lépitro- 
chlée, derrière la veine basilique : le long du bras, on trouve 

encore, en dedans de l'artère humérale, une série de petits 

.... Ganglions 

ganglions, dont le nombre n'est jamais considérable. brachiaux. 

Les ganglions axillaires occupent profondément le creux 

•le l'aisselle; on en ti'ouve vm nombre considérable, dont les 



Pectoraux. 



39% ANGÉIOLOGIE. 

uns sont accolés aux gros vaisseaux, et dont les autres. 

Ganglions , . . .,, . 1 r • > 

axillaires. dissémines dans le creux axiUaire, sont quelquefois très- 
volumineux. 

Nous pouvons considérer comme annexes des gan- 

Ganglîon criions axillaires : 1° un petit ganglion sous-claviculaire , situé 
sons - clavicu- , , , i . / 1 • 1 • 

laire. proiondement sous [aponévrose coraco-claviculaire, au ni- 

veau de l'espace triangulaire qui sépare le grand pectoral 
du deltoïde; 2" deux ou trois petits ganglions situés le long; 
des attaches du grand pectoral, jusqu'à la glande mammaire. 
Mascagni a fait représenter un petit ganglion situé près 
de l'ombilic. , 

B. Vaisseaux lymphatiques du membre thoraciqae , et de la 
moitié supérieure du tronc. 

i" Vaisseaux lymphatiques du membre ihomcique. 

i^Les vaisseaux lymphatiques superficiels du membre thora- 
Vaisseaux cique^ nés de la peau de la main, marchent parallèlement à la ' 
dclamai^'^^^ longueur des doigts : ils occupent pour la plupart la région j 
dorsale de la main,croisentobliquement les os métacarpiens, 
passent sur le carpe, et arrivent à lavant-bras. 

De l'avant- ^ \'ai>ant-bras, ils se partagent à peu près également entre 
brasi la région dorsale et la région antérieure. Les lymphatiques 

antérieurs se partagent entre le côté interne et le côté ex- 
terne de l'avant bras, gagnent la région du coude, les uns se 
plaçant au-devant de lépitrochléeel de ses muscles, les autres 
au-devant de l'épicondyle. Là, ils sont renforcés par les lym- 
phatiques de la légion anti-brachiale postérieure, qui se par- 
tagent également entre le côté interne et le côté externe de 
l'avant-bras. Il n'est pas rare de voir un certain nombre de 
vaisseaux lymphatiques postérieurs nés du côté externe de 
la main ou de l' avant-bras, après un certain trajet presque 
directement ascendant, se porter obliquement, ou même 
transversalement en-dedans, au-dessus, et au-dessous del'olé- 
crâne et se joindre au groupe interne. 

Dn bras. Au bras, parmi les vaisseaux lymphatiques internes, les uns 

se portent aux ganglions qni sont situés au-dessus de l'épitro- 



LYMPHATIQUES DU MEMBRE THORACIQUE. SgS 

chlée ; les autres longent le bord interne du bicepset la veine 
basilique, se dirigent ensuite en arrière et en haut, pour 
gagner les ganglions axillaires. 

Les lymphatiques externes croisent très-obliquement la Vaisseaux 
partie antérieure du bras, pour aller se terminer comme les lympliatiqncs 

/,i -, 1 ,. •!!• TT1 • superficiels du 

prece<lens dans les ganglions axiilaires. Un de ces vaisseaux bras, 
lymphatiques parcourt un trajet remarquable ; il longe la 
veine céphalique, gagne la ligne celluleuse qui sépare le 
grand pectoral du deltoïde, s'enfonce au-dessus du petit pec- 
toral, au-dessous du ligament sous-claviculaire, décrit une 
courbepour aller se jeter dans les ganglions sous-claviculaires. 
a° Les vaisseaux lymphatiques profonds suivent riffoureuse- 

Vaisseaux. 

ment la direction des vaisseaux sanguins, communiquent lymphatiques 
souvent avec les vaisseaux lymphatiques superficiels , et profonds. 
vont en dernière analyse se rendre aux ganglions axil- 
laires. J'ai vu des vaisseaux profonds de lavant-bras commu- 
niquer avec les vaisseaux superficiels de la région postérieure , 
externe humérale au pli du coude, et venir se jeter dans les 
ganglions situés au-dessus de l'épitrochlée. 

a° f^aisseaux lymphatiques de la moitié supérieure du tronc. 
Nous avons vu que tous les vaisseaux lymphatiques qui 

. . , 1 -i- 1 1 Ils vont tous 

naissent de la moitié sous-ombihcale du tronc,aHaient se ren- aux ganglions 
dre aux ganglions inguinaux ; tous ceux qui naissent de la a^^^^'^''^^''- 
moitié sus-ombilicale vont se rendre aux ganglions axillaires. 

Les vaisseaux lymphatiques antérieurs et latéraux se Vaisseaux 
portent de bas en haut sur le grand pectoral et le grand lymphatiques 

j . 1 ' . .1 -Il • antérieurs et 

dentelé, et gagnent le creux axillaire. latéraux 

Les vaisseaux lymphatiques postérieurs se divisent en ceux 
du cou et en ceux du dosj les cervicaux postérieurs descendent Cervicaux 
sur le muscle trapèze , sur le deltoïde, et se réfléchissent sur 
le bord postérieur de ce dernier muscle, pour pénétrer dans 
le creux axillaire ; les dorsaux postérieurs se portent dans di- 

j. . 1 . , , 1 1 Dorsaux 

verses directions, les uns horizontalement, les autres de bas postérieurs. 
en haut, pour se réfléchir sous les tendons du grand dorsal, 
et du grand pour se rendre au creux axillaire. 



NÉYROLOGIE 



«ena. 



La névrologie a pour objet l'étude de l'appareil des sen- 
sations et de l'innervation , qui se compose : i*^ des or- 
ganes des sens\ i° de \axe cêréhro-rnchidien ou partie cen- 
trale du système nerveux j 3° des neifs ou portion périphé- 
rique. 

ORGANES DES SENS. 

Les organes des sens sont des parties du corps dtîstinées 

Caractères à établir, par la sensibilité dont elles sont douées, nos rela- 

eomniuQs a ^Qjjg ^-i^^q, les objeis extérieurs. Les organes des sens sont, 

tons les or- _ ■* _ " 

ganes des pour me servir d'une expression hardie, des espèces de ponts 
jetés entre l'organisnïe individuel et lo monde extérieur (i). 
Les organes des sens étant intermédiaires entre le cerveau 
et les corps environnans, leurs caractères communs sont: 
1° d'occuper la périphérie du corps; 2° de communiquer 
par des nerfs plus ou moins volumineux avec le cerveau j 
3° de présenter une structure propre en harmonie avec les 
modifications des corps qu'ils sont appelés à nous faire 
percevoir. 

On admet généralement cinq organes des sens ; la peau^ 
organe du tact et du toucher; t organe du goût^ Forgane de 
Volfaction , L'organe de la vue et V organe de l'ouie. C'est dans 
cet ordre que nous allons en faire la description. 

DE LA PEAU. 

Idée générale de la peau. 

La peau, organe du tact et du toucher, est une membrane 
qui sert d'enveloppe, de téguinent au corps, et qui se moule 

(i) Meckel, Anatomle générale^ pag. 471 , traduction française. 



3>E x,K ti,xii. 3g& 

exactement sur toute sa surface , dont elle rend les formes 
en même temps qu'elle en voile les inégalités. 

On peut la considérer comme une limite sensible et résis- 
tante tout à la fois, qui, par sa sensibilité, nous met en rap- Définition 
port avec les qualités tactiles des corps extérieurs , et, par sa ^ ^ P^^"' 
résistance , nous garantit jusqu'à un certain point de leur 
action. Elle est en outre un organe de perspiration , par 
lequel l'économie se débarrasse de matériaux nuisibles et 
une voie d inhalation toujours ouverte à l'absorption des 
fluides appliqués à sa surface (i). 

CONFORMATION EXTÉRIF.ORE. 

Considérée dans sa conformation extérieure, la peau pré- 
sente , 1° une surface libre ou superficielle ; 2° une surface 
adhérente oxy profonde. 

Surface libre. 

La surface libre de la peau présente à considérer, 1° des 

(il C'est parla peau que quelques auteurs anciens, Marc-Aurèle 
Séverin , entre autres, fidèles à l'ordre de superposition, qu'on 
appelle quelquefois l'ordre anatomique , commençaient la descrip- 
tion du corps humain; c'est encore par elle, mais pour un 
motif bien différent, que M. de Blainville commence la des- 
cription de XJnatomie comparée : ce naturaliste célèbre poussant 
en quelque sorte l'induction analogique jusqu'à ses dernières li- 
mites , fait de la peau l'organe fondamental de l'économie, rattache 
à cette membrane tous les organes des sens qu'il regarde comnve 
à.ei> phanères [a] analogues aux poils, fai' sortir l'appareil de la lo- 
comotion de l'élasticité de la peau, qui devient contractilité; les ap- 
pareils de la digestion et de la respiration, d'une modification de la 
faculté absorbante de l'organe cutané; les appareilsdes sécrétions et 
de la génération, d'une modification de la faculté exhalante. L'ap- 
pareil circulatoire est le seul qu'il ne fasse pas dériver immédiate- 
ment de l'enveloppe extérieure. Encore, peu s'en faut qu'il ne re- 
garde l'appareil de circulation comme une extention du tissu 
cellulaire sorti des mailles de la peau. 

(a) Mot créé par M. de Blainville , par opposition au mot crypl», 
de fK'Jtfo:, évident, manifeste, apparent. 



^qS NÉVROLOGIK. 

- n ,.1 P^is et dessillons: 2° une coloration variable suivant les races 

Samec libre ' _ 

de la peau. humaines et suivant les individus; 3° des productions cor- 
nées, ongles et poils , annexes de la peau; 4° des pertuis par 
lesquels s échappent les produits des diverses sécrétions, et 
qui appartiennent les uns aux orifices des cryptes sébacées, 
d'autres aux orifices des vaisseaux exhalans, d'autres enfin 
aux trOus ou dépressions qui donnent passage aux poils. 
Les productions cornées nous occuperont dans un instant; 
les pertuis et la couleur seront étudiés à l'occasion de la 
structure de la peau. 

Plis cDianés. Un mot sur les plis divers dont la surface de la peau est 
sillonnée ; ils sont de plusieurs ordres. 

I*. Plis de '** ^^ ^^^ ^^^ P'^'^ ^^ locomotion qui sont permanens, 
locomotion, en quelque sorte inhérens à la constitution de la peau , et 
en rapport avec les divers mouvemens. Ils se divisent en 
grands et en petits. Les grands plis s'observent autour des 
* articulations, tant dans le sens de la Uexion que dans celui 

de l'extension. Exemple : Articulations des phalanges, plis 
de la paume de la main, hes petits plis sillonnent toute la 
surface de la peau , qu'ils divisent en losanges peu régu- 
liers ; c'est à ces plis que la peau doit son extensibilité. 
. „„ , 2* 11 est des plis par froncement qui résultent de la con- 

1 . Plis lie 11^ -y 

froncement, traction des muscles subjacens : telles sont les rides trans- 
versales qui résultent de celle du frontal, les plis 
verticaux qui résultent de l'action des sourciliers , les plis 
radiés qui résultent de la contraction de i'orbiculaire des lè- 
vres, des paupières, du sphincter.Cesplis,de temporaires qu'ils 
sont comme la contraction des muscles dont ils dérivent, de- 
viennentpermanens lorsque la contraction est fréquemment 
répétée. Nous devons ranger dans la même catégorie les plis 
du scrotum par la contraction du dartos. 

3° hes plis séniles et\es plis d'amaigrissement, résultent de 
3°. Plis ijé- ce que la peau, après une distension plus ou moins considé- 

eriMemenr* ' '"^^^^ ' se trouve relativement trop étendue pour les sur- 



DE LA PE4U. 397 

faces qu elle doit recouvrir. Voilà pourquoi îa maigreur des 
jeunes sujets ne ressemble nullement à la maigreur du vieil- 
lard. Ces plis dérivent du défaut d'élasticité de la peau, et 
sont d'autant plus considérables que la peau a plus perdu 
de son ressort. Dans les distensions forcées , lorsque la peau 
a été altérée dans sa texture, les plis sont beaucoup plus 
prononcés et permanens : tels sont ceux de l'abdomen, chez 
les femmes, après la grossesse; dans les deux sexes ^ après 
l'hydropisie. 

Sillons des papilles. Il faut bien distinguer des plis de la 
peau les sillons superficiels plus ou moins réguliers qui se- Sillons dei 
parent les rangées d'éminences ou papilles qui s'observent à P*P ^^ 
la paume de la main et à la plante des pieds , papilles qui 
se voient dans toutes les parties du corps , mais qui ne 
sont nulle part aussi prononcées que dans les régions que je 
viens d'indiquer. 

Surface adhérente de la peau. 

Tandis que la peau des mammifères est doublée dans la 

plus grande partie de son étendue, par une couche muscu- Surfaceadhé- 

laire destinée à la. mouyoïVj peaucierf. pannicule charnu, renie de la 

celle de l'homme n'en présente que des vestiges, tels que le ^^^"' 

peaucier du cou, le palmaire cutané. 

Les peauciers de l'homme sont concentrés à la face. T suit 

- Les peau- 

de là que chez les animaux , les passions peuvent s'exprimer cîers sont con- 
par toute la surface du corps, au lieu que chez l'homme l'ex- *=''°^'"" " 

r r ' T. face chez 

pression est bornée à la face. Vainement a-t-on prétendu que l'homme, 
le phénomène connu sous le nom de chair de poule j espèce 
de corrugalion de la peau , qui rend saillans, en les repous- 
sant à l'extérieur, les bulbes des poils, témoignait de la 
présence d'une couche de fibres musculaires sous ce té- 
gument. L'examen le plus attentif n'a rien fait découvrir de 
semblable ; on n'y trouve pas même ce tissu dartoïde qu'on 
rencontre partout où il est besoin de mouvemens toniques 
indépendans de la volonté* 



398 NÉTAOLOGIE. 

Sous la peau de l'homme , on voit une couche pins ou 

mi 

graisstnx, 



moins considérable de X.\ss>n 2iQ\T^Q\xii^pannicute graisseux ^ 



lequel est contenu dans les mailles fibreuses qui se déta- 
chent (le la peau , et qui tantôt vont s'implanter aux aponé- 
vcoses d'enveloppe , auquel cas la peau est dite adhérente; 
tantôt s'épanouissent en une membrane aponévrotique très- 
mince , appelée fascia superficialis , et alors la peau est mo- 
bile. La quantité de tissu adipeux sous-cutané, l'adhérence 
ou la mobilité de la peau, sont dans un rapport constant et 
nécessaire avec les fonctions que doit remplir telle ou telle 
région. Ainsi, abondant à la paume de la main et à la plante 
des pieds, où on rencontre un coussinet graisseux ^ le tissu 
adipeux est nul aux paupières et à la verge, etc. 

Bourses sy- l'Orsque la peau qui avoisine une surface osseuse doit être 
noviales soas- à la fois et très-mobile, et exposée à des frottemens habituels, 
on trouve au - dessous d'elle des espèces de bourses ou 
capsules synoviales , dont les unes sont congénitales et 
entrent dans le plan primitif de l'organisation, et dont les 
autres sont accidentelles et le résultai du frottement. 

On doit considérer le tissu adipeux sous-cutané comme 

Letissuadi- ^jj^g dépendance, et même comme une partie constituante 

D6I1X DCDCtrC 

la peaa. d» la peau ; car il est impossible de l'en isoler complètement. 

Le tissu adipeux pénètre en effet les espaces aréolaires de 
cette membrane, qu'il remplit entièrement. 

C'est par sa face adhérente, et plus particulièrement par 
.est par sa ^^^ aréoles , que la peau reçoit et émet ses vaisseaux , et que 

iace adhérente 7 n r a ' t 

qnela peau le- les nerfs la pénètrent: aussi , toutes les fois que la peau est 
ço. ses vai-s- j.|^j,QJj^îg daus une certaine étendue , ou bien elle tombe en 

seaux et ses ' 

nerfs. gangrène, ou bien l'énergie des phénomènes vitaux y est 

tellement altérée, qu'elle ne saurait suffire au travail de la 
cicatrisation. On ne se fait peut-être pas généralement un© 
idée exacte de l'énorme quantité de nerfs et de vaisseau 
artériels que reçoit la peau, du grand nombre de veine 
qu'elle fournit : sok .importance dans l'état physiologiqu 



DE 1.A rzxv. 393 

t dans l'état pathologique, est suffisamment expliquée par 
ette circonstance de structure. 

STRUCTURE DE LA. PEAU. gk 

La peau est essentiellement constituée: 1° par le dei'me 
\u chcf-ïon '^ 2° par les papilfes qui hérissent sa surface ex- Parties con- 

.,„ , . /n I ' 7 / . stitnantes de 

erne; v par Je ptgmentum \ 4 P'*'' '^ reseau lymphatique -^ la peau. 
° par Xépiderme^a^, comme parties accessoires, par les folli- 
ules sél'acés , les poi/s et les ongles ; y" par des vaisseaux 
rtérieh , veineux et lymphatiques et par des nerfs. 
Derrae ou cîiorion. 

Le derme ou chorion est la partie fondamentale, la char- 
lente de la peau; c'est hii qui en détermine la résistance, 
extensibilité et l'élasticité. Si on conçoit la peau comme ^^ derm« 

... 1 ° ' > 1 I est la char- 

ormee de plusieurs couches superposées , c est le derme pe^te j^ la 
ui constitue la couche la plus profonde. peau- 

U épaisseur du derme, variable suivant les régions, est 
ouiours en rapport avec les usages de résistance qu il doit 

..... * -1 fc .. < 1 ' • Son épaJs- 

empiir. Ainsi, au crâne, il oirre une très-grande épaisseur ^^^^ ^^^ varia- 
t une très-grande densité ; à la face, son épaisseur est gêné- !>'« suivant le» 

1 • I j A • • 1 1 /-^ 1 régions. 

alement moindre qu au crâne, mais variable. Comparez la 
ensité et l'épaisseur delà peau des lèvres à la ténuité et à la 
élicatesse de celle des paupières :autronc, il offre en arrière 
ne épaisseur presque double de celle qu'il présente en 
vaut. Dans ce dernier sens, la finesse de la peau de la 
erge, du scrotum et de la mamelle, est bien plus grande 
ue celle des autres parties : aux membres , l'épaisseur du 
horion, dans les surfaces qui sont dirigées vers la ligne 
médiane, ou dans le sens de la flexion , est beaucoup 
loinrlreque dans îespartiessituéesdansle sens de l'extension 
squelles sont plus exposées à 1 action des corps extérieurs. 
L la paume de la main et à la plante des pieds , qui sont sans 
esse en contact avec les corps extérieurs , le derme a une 
paisseur très-considérable. 
L'épaisseur du chorion varie suivant les individus, sui- 



400 NÉVROLOCIE. 

_ . vant le sexe, suivant l'âç'e Chez le vieillard , le derme par- 

Epaisseur _ . ... 

rariable sni- ticipe à l'atroplile des autres tissus; il devient tellement 
vantlesages. j^^^g^ qy'i[ acquiert une sorte de translucidité, et permet 
d'entrevoir dans certaines régions l'aspect nacré des ten^ 
dons, et la couleur rougeâtre des muscles. 

On considère au chorion vme face prof onde et nnejactf 
épidermique ou papillaire. 

., , , La face profonde présente une foule d'alvéoles ou d'es- 

Alvéoles ^ r 

coniques de la paces coniques dont la base répond à la couche adipeuse,, 
^^^°* et dont le sommet est dirigé du côté de la surface libre dq' 

la peau , et percé d'ouvertures très-fines. Ces alvéolesi 
fibreuses , qu'on trouve à leur maximum de développement 
à la plante du pied et à la paume de la main, sont remplies 
de prolongemens ou de paquets adipeux conoïdes, dont 
l'inflammation constitue le furoncle, et dont la gangrène 
constitue le bourbillon. 

Examiné dans sa structure, le derme est constitué par ui 
tissu fibreux disposé en faisceaux entrecroisés, d'autant plus 
dense qu'on l'examine plus près de la face superficielle, 
à peine extensible, à peine élastique; en sorte que la peai 
doit l'extensibilité et l'élasticité dont elle est douée, non pai 
à la nature du tissu du derme, mais à l'arrangement de se| 
fibres (i). Il est une élasticité qui dérive de la nature même 
du tissu: telle est celle de la gomme élastique ; il en est une 
autre qui dérive de son arrangement : telle est l'élasticité 
du fil de laiton roulé en spirale. L'élasticité de la peau paraît 
être dans ce dernier cas. 

Papilles. 

De la surface épidermique du derme s' élèvent une multitude 
de petites éminences , tantôt linéairement disposées , comme 
à la paume de la main et à la plante du pied , tantôt irrégu 



Structure* 



Propriétés. 



J 



fi) Comme le tissu fibreux, il se résout en gélatine parla coctio 
Il acquiert une grande épaisseur et une grande résistance par le 
procédé du tannage , qui !e convertit en cuir. 



DE LA PEAU. A 01 

)ièrement disséminées à la surface de la peau. Ces éminences 

se nomment papilles: leur réunion constitue le corps papil- 

laire. Pour en avoir une bonne idée, il faut étudier la ^^P'""' 

coupe d'une portion de peau appartenant à la paume de la ^ ... 

r I I 1 • 1 Procèdes 

main ou a la plante du pied ; cette coupe doit être perpen- pour les met- 
diculaire aux séries linéaires des papilles : on volt alors le *''^ «'^«^^'1«"- 
derme hérissé de petites saillies qui s'enfoncent dans l'épais- *^*' 
seur de l'épiderme, lequel se distingue des papilles par sa 
transparence et par son aspect corné. Ces papilles appa- 
raissent mieux encore sur la peau dépouillé^ de son épiderme 
par la macération, et étudiée sous une couche mince de li- 
c[uide. 

Quelle est la structure des papilles (i) ? C'est un tissu 
ipongieux, érectile, dans lequel se distribuent, i" des filets Stru«:ture 
lerveux, 2" des vaisseaux artériels et 3° des vaisseaux veineux. " ^^P'"**' 

Les papilles reçoivent beaucoup de nerfs. A cet égard, on Elles recoi- 
remarque, 1° que le nombre des filets nerveux cutanés est ^«1'"""^ 
toujours en raison directe du nombre et du développement 
les papilles : voilà pourquoi les nerfs cutanés de la face pal- 
naire de la main sont si multipliés. 

2» Plusieurs anatomistes disent avoir vu les nerfs s'épa- 
ïouir en pinceau dans la papille elle-même (2). 

Les papilles reçoivent des vaisseaux artériels et veineux • 
lans lesinjections heureuses, faites au mercure, à la gélatine ,' seanxlnélSs' 

(i) On ne saurait révoquer en doute l'analogie qui existe entre 
îs papilles delà peau et les papilles linguales^ et même les pa- 
lilles intestinales. Bien que nous ignorions ce qu'il y a d'Inllme 
lans cette structure, il nous suffit de savoir que les "papilles sont 
onstituées par une sorte de tissu spongieux érectile où aboutis- 
ent des nerfs et des vaisseaux. On suit par la dissection les filets 
erveux jusqu'au fond des alvéoles du derme. 

(2)Analyse d'un premier mémoire sur la structure et les fonctions 

e la peau , par MM. Breschet et Roussel de Mauzène. Ces auteurs 

lisent avoir constaté pour les nerfs de la peau, la disposition en 

nse ou en arcade, indiquée par MM. Prévost et Dumas , pour la 

3' 26 



et veineaXi 



4oa N^VROLOGIE. 

OU au vernis à l'alcool, ou à l'essence de térébenthine colorée 
avec le vermillon, les papillesen sont toutes pénétrées, et pré- 
sentent, dans leur épaisseur et à leur surface, un lacis vascu- 
laire. On dirait un tissu érectile. 

Réseau lymphatique de la peau. 
Procpdé Si , avec un tube à injection lymphatique, on pique 

pour obtenir ^ i i- i i .^ » • i' ' • • 

le réseau ivin- i^cs obliquement la peau de manière a soulever 1 epulerme , 
phatique de la on voit, dans les cas heureux, le mercure se précipiter dans 
les mailles d'un réseau vasculaire sous épidermique , et couvrir 
bientôt la peau d'une couche argentée. Ces mailles sont 
i)ien évidemment des vaisseaux lymphatiques, car le mercure 
ne tarde pas à passer de ce réseau dans les vaisseaux lympha- 
tiques sous-cutanés, et de ces vaisseaux dans les ganglions in- 
guinaux, si l'/njection est pratiquée sur les membres pelviens 
dans aucun cas il ne pénètre dans les vaisseaux sanguins 
Mascagni, qui dans ses belles planches, nous représent 

Elle est plus . , . , , r» ' 1 1 • 

«nperficielle *^ souvcut les vaisseaux de la peau, a ngure dans plusieur, 

que les vais- cette couche lymphatique plus superficielle que la couch 

- n- j 

des vaisseaux sanguins. 

La prévention universelle contre les recherches micros- 
copiques avait à tort jeté quelque défaveur sur les résultats 
si positifs obtenus par ce grand anatomiste; un hasard heu- 
reux permit à Haase i^i) de suivre et de figurer les vaisseaux 
lymphatiquescutanés de la région inguinale, depuis la peau 
jusqu'aux ganglionsde l'aine. Ce futégalementpar hasard que 
M. Lauth injecta le réseau lymphatique de lamême région. Pa- 
nizza, en i83o, dans ses belles injections du pénis de i homme 
et des animaux, aparfaitement montré la disposition du réseau 
lymphatique du gland et du prépuce. Enfin, M. Fohman (2) 

terminaison des nerfs musculaires. Nous verrons ailleurs ce qu'il 
faul penser de ces anses terminales des nerfs dans les muscles, et 
de la théorie de la contraction musculaire qu'on a déduite de cette 
disposition, 

(i) De vasis cuûi et intestinorum absorbentibus. Lipsiae 1789. 
Sur cette figure, le réseau lymphatique est fort mal représenté. 

(2) Essai sur les vaisseaux lymphatiques de divers ordres, i833. 



seaux 
sains 



DE LA PEAU. ( ^o3 

vient de faire des recherches spéciales sur ce sujet, c'esl-à-dire 

de M. Fohman 



sur le réseau lymphatique de la peaw et des aut^-es tissus. ^*^ erc les 



Deux belles planches représentant, l'une, la peau de la ma- 
melle, l'autre la peau du scrotum, du gland et du prépuce, 
donnent une idée parfaite de la disposition de ce réseau qui 
forme une couche argentée sous lépiderme : de ce réseau 
naissent des branches qui traversent le derme dans tous les 
sens, et c'est de la ftice interne du derme que partent les 
vaisseaux lymphatiques. Nous avons parfaitement réussi à 
injecter les vaisseaux lyuîphatiques de tout le membre ab- 
dominal , en piquant la plante du pied d'un enfant nouveau- 
né. 

Ce réseau lymphatique est remarquable, i^par sa position ^^ réseau 
plus superficielle que celle des vaisseaux sanguins, ainsi que lymphatique 

i> - ^ « I • l\l • t • I ' j est remarqua- 

1 avait tres-bien vu Mascagni, et par son indépendance corn- j^j^ 
plète de toutautregenre de vaisseaux; 2° par les dilatalionsou t». Par sa 
ampoules qu'il présente ca et là; 3° par l'absence de valvules; P""si"<>n» 
A° car l'absence d'ouvertures à la surface de la peau : en sorte ^ ' , """^ 

^ _ ' ampoules. 

que dans aucune circonstance, à moins de déchirure, on ne 3^ pa^i'ai,. 
voit le mercure s'échapper par les pores épiderniiques ; 5° il «ence de val- 
forme ordinairement, entre lépiderme et le derme, deux 
couches bien distinctes : une couche supertîcielie extrêuje- 4°-Parl'ab- 

^ sence d ouver- 

inent déliée, une couche sous-jacente au derme apparte- tures àla snr- 
nant à des vaisseaux plus profonds (i). face delapeau. 

(i) D'nprès M. Fohman, la peau serait composée en allant de de- 
dans en dehors. 

1° Du pannicule graisseux. 

a** De la couche interne du derme caractérisée par des raal'Ies 
fibreuses. 

3" De la couche du réseau vascnlaire qui se compose des vais- 
seaux lymphatiques, delà dernière disiributiondes vaisseaux et des 
nerfs réunis par un peu de matière animale. 

4" D'une couche de ce réseau, imiquement formée des dernières 
ramifications des vaisseaux lymphatiques. 

5° Du muscus de Malpighi. 

9° De l'épiderme. 



♦• 4^4 KÉVROLOGIK. 

Pigmenfum. 
Les colorations de la peau de l'homme peuvent se 

Le pigmen- i i i v i i 

tum est la loa- rapportei' a la couleur blanche, a la couleurnoire et au rouge 

tièie colorante ^q cuivre; elles sont dues à la présence d'une matière colo- 
de la peau. , ..,,,„, , 

raille, ptginentum, qui existe chez l liurope en comme chez 

le nègre j mais a un degré moins marqué, et qui est déposée 

sous 1 epiderme. 

Cette matière colorante ou piffmentum.xieviX. être démontrée 

Le pigmen- ^ ' '-' . . , 

ton. n'est point sur la peau du nègre avec la plus grande facilité, à l'aide dej 
contenu naus j,^ macération. On^voit alors qu'elle n'est point contenue 

des vaisseaux. _ . . . . 

II c nstitue ^^^^ '^^^ vaisseaux particuliers comme le supposait Bichat, 
une couche mais qu'elle est déposée sous l'épiderme, où elle constitue 

uniforme à la i •/> . , , , i> ' • i • 1 

snrfaceduder- ^^^*^ couche unitorme qui s enlevé avec 1 epiderme, qui reste 
™e. quelquefois attachée auchorion, mais qui est étrangère à l'un 

et à l'autre. L'épiderme , les papilles et le chorion ont 
absolument la même couleur chez le nègre et chez le blanc. 
Identique en tous points au pigmentum choroïdien, le pig- 
ment cutané est formé de molécules noires insolubles dans 
l'eau. Blumenbach avait conjecturé que cette matière 
noire n'était autre chose que du carbone : plusieurs ex- 
périences chimiques avaient paru appuyer cette conjec- 
ture; aujourd'hui on pense généralement qu'elle est formée 
par la matière colorante du sang. Chez l'Européen, la 
matière colorante nous échappe parce qu'elle ne tranchel 
pas sur la couleur de l'épiderme et du chorion. 

La c'ouleur de la peau si intéressante pour le naturaliste etl 
La couleur i , -i i • i ^ • ■ i 

de la peau est pourle philosophe, et qui est un des caractères principaux aes 

eu rapport yaces humaines, est en rapport assez constant avec la couleur] 

âvcc celle des , si 

cheveux. ^^^ cheveux: ainsi, les individus à cheveux blonds ont ge-j 
néralement la peau plus blanche que les individus à cheveuîl 
noirs ; ainsi, voit-on coïncider avec les cheveux rouges, desj 
taches cutanées plus ou moins analogues à cette coloration,' 
Dans lalbinisme, il y a absence de matière colorante à la 
peau, comme aux cheveux, comme dans l'intérieur de l'œiK^ 



DE LA. PEAU. 4o5 

Du reste, des nuances insensibles conduisent de la coloration ^ 

Des onances 

b'anche à îa coloration noire : ainsi, sous l'epiderme de la insensibles 
peau d'un certain nombre d'européens, et particulièrement Conduisent de 

■•■ i ■< 1 ja coloration 

de la peau du scrotum; sur la face basanée de certains indivi- blanche à k 
dus qui avaient passé leur vie à l'ardeur du soleil, j'ai re- ^^o'^'^^^^^^^noi- 
cueilli une matière colorante tout-à-fait semblable à celle des 
nègres. 11 est une maladie qu'on a désignée sous le nom 
d'ictère noir ou cuivreux, dans laquelle la peau des blancs 
devient noire ou olivâtre : Une irritation chronique superfi- 
cielle déterminée par des vésicatoires, par une dartre, par 
la voisinage d'une plaie , amène aussi parfois la coloration 
noire. 

Quelle est la source de cette matière colorante .^* M. Gau- sources du 
tliier pense qu'elle est fournie par les bulbes des poils, pigment. 
M. Breschet adniet un organe sécréteur du pigmentum, or- 
gane glanduleuxqui seraifsiluéà la partie extérieureduderme 
dans de profonds sillons; cet organe serait surmonté d'un 
grand nombre de tubes excréteurs qui verseraient sous Tépi-^ 
derme les globules du pigmentum. Je n'ai point été assez 
heureux pour pouvoir constater l'existence de cet organe et 
de ses tubes excréteurs. On pense généralement que le pig- 
mentum est fourni par les vaisseaux des papilles; le mécanisme 
de sa formation doit être le même que lemécanisme'dela for- 
mation du pigmentum choroïdien, et il est tout aussi peu 
connu. 

De l'epiderme. 

Uépiderme^ cuticule^ est la couche la plus extérieure de la 
peau: c'est une lamelle demi -transparente, cornée, qui se ^^^^g de ver- 
moule sur la surface des papilles à la manière d'un vernis nis étendu sur 

1 . ■,^. . -, , . t- toote la sur- 

et les garantit contre 1 impression des corps extérieurs, «^a f^jce de la peau 

surface interne est en effet creusée d'une multitude de fos- 
settes, dans chacune desquelles est reçue une papille : en 
sorte qu'on peut considérer l'epiderme comme le moule de 
la surface papillaire de la peau. Sur la peau du nègre, lama- 



4o6 nÉvroi.ogie. 

tière colorante remplit les fossettes , et se voit en plus 

grande quantité clans les intervalles des papilles qu'à leur 

niveau. 

L'épideime Pour bicn voir la disposition de la surface interne de î e- 
foarnit aux T)iclerme, on peut soumettre la peau de la paume des mains 

papilles des , , , , • i ^ i • ' /^ • i 

gaines ouétals et de la plante des pieds a des coupes variées. Un voit alors 
que les papilles s'enfoncent, pour ainsi dire, dans l'épiderme, 
qui fournit à chacune d'elles une sorte d'étui. Cette disposi- 
tion est à son maximimî de développement dans la peau qui 
revêt la face inférieure de la patte de l'ours. J'ai mentionné 
cette disposition dans la deuxième livraison de V J natoniie 
pathologique (maladies des vaisseaux lymphatiques). M. Dres- 
chet l'a récemment observée sur la peau de la baleine: l'é- 
piderme forme, pour chaque papille, un véritable tube. 
Tous les tubes, unis par une matière glutineuse, peuvent 
se séparer, au moins chez l'ours, 'avec la plus grande facilité. 
Par sa face interne, l'épiderme adhère intimement à la 
L'épiderme g^^^f^^^g extemie du derme : mais cette adhérence est dé- 

adhere a ces ' 

p.Tpilles par truite sur le vivant, par l'application d'iJn vésicatoire ; sur 
des filame.is ^ -.gj^javi-g p.,^, jy macération. Si, sur un fragment de peau 

dont la nature ' f , . 

n'est pas exac- macérée, on écarte avec précaution l'épiderme du corps de 
mSr '^^'^'' ^^ peau, on voit que l'adhérence est établie par le moyen 
d'une foule de filamens très -déliés, transparens, susceptibles 
d'acquérir plusieurs lignes de longueur avant de se déchi- 
rer. Si on examine sous l'eau la surface interne de l'épi- . 
derme, on voit flotter ces filamens. 

Quelle est la nature de ces filamens.!' Doit-on les considé- 
reravec Cruikshank comme des prolongemens de l'épiderme 
qui s'enfoncent dans les aréoles du derme; avec Béclaid 
comme des espèces de tractas muqueux qui se forment par 
l'alonwement de la substance muqueuse intermédiaire au 
derme ou à l'épiderme.!' i 

Ces filamens, au contraire, sont-ils canaliculés ? Sils sont j 
canaliculés, doivent-ils être considérés comme des vaisseaux 



DE liA PEAU. 407 

exhalans, ainsi que le croyaient Kaw Boerhaave et G. Hunter^ 
sonl-ils à la fois exhalans et absorbans , comme le veulent 

^, . r.- 1 1 • I • 1 • 1 ' Hypothèses 

Lhaussier et Isichat ; ou bien doit-on les considérer comme relatives à ces 
des vaisseaux particuliers, vaisseavx sudorifères de Bid- ^''*'"^'**' 
loo, sudntoiies d'Eichorn, qui leur attribue la faculté d'exha- 
ler et d'absorber tout à la fois? Voilà des questions qui ne 
sont pas encore résolues. L'exhalation et l'absorption si ac- 
tives qui s'opèrent par la peau, supposent nécessairement des 
agens spéciaux. 

Sténon,Malpighi et.autres, avaient admis âes g landes sudo- ^, , 
7'//e/'^j situées dans letissu cellulaire adipeux, sortes de tubes dorifères. 
s'ouvrant à l'extérieur par un orifice muni d'une vglvuie (i). 
Cette opinion vient dêtre reproduite, avec quelques modifi- 
cations, par M. Breschet, qui admet des glandes sudorifères 
en forme de sacs , situées dans lépaisseur du derme. De ce 
sac part un canal spiroïde (2) qui traverse le derme et l'épi- 
derme, et qui^ après avoir décrit plusieurs spires , s'ouvre à 
la surface extérieure de la peau. 

Indépendamment de ces filamens, la surface profonde de 
l'épiderme présente au doigt des rugosités, et à l'œil armé 
d'une loupe des espèces de piquans, qui semblent être un 
prolongement de l'épiderme, et dont je n'ai pu déterminer 

la nature. Ouvertures 

_ _ ou pores épi- 

A sa face externe, l'épiderme présente les plis et les sillons dermiques, 
indiqués et décrits à l'occasion de la surface bbre de la peau. 
Il offre des ouvertures visibles, même à l'œil nu, à la 
paume de la main et à la plante des pieds, et parfaitement 
appréciables à l'œil armé d'une forte loupe. On voit, sur 
chaque rangée de papilles, une série d'ouvertures régulière- 
ment disposées, et dont chacune représente l'aspect d'un 

(i) Foy. Haller, t. 5. lib. 12, p. 4*- 

(2) Fontana avait parié de vaisseaux serpentans qu'il a vus sous 
1 épiderme à l'aide du microscope. 



4o8 NÉVROLOGIÉ. 

point lacrymal. Si on fait cet examen sur un sujet vivant 
et en sueur, on voit les gouttelettes de sueur suinter, et 
former comme une petite perle qui disparaît bientôt par 
l'evaporation ; ce n'est qu'au })out de quelques secondes 
qu'une seconde gouttelette apparaît. On ne conçoit pas com- 
ment plusieurs anatomistes célèbres ont pu nier l'existence 
L'epiderme jgg pores à la surface de la peau. 

est ininjectable 

et non orga- L'e'pidcrnie est-il organisé comme le pensaient Délia Torre, 
Fontana et Mascagni, qui le considèrent comme un réseau 
lymphatique. Mais ainsi que l'a parf^iitement prouvé Pa- 
nizza (i), l'injection du réseau lymphatique est toujours 
sous-jacente à lépiderme, et la macération permet toujours de 
séparer lépiderme du réseau lymphatique. J'ai, à l'exemple 
de Panizza, essayé d'injecter lépiderme de la plante des 
pieds et des autres parties du corps, sans avoir pu y décou- 
vrir un seul vaisseau. Quanta l'opinion qui établit qu'il entre 
dans la composition de lépiderme des vaisseaux sanguins, 
artériels et veineux , elle est tellement en opposition avec les 
résultats de l'observation, qu'elle n'a pas besoin d'être réfu- 
tée. 

Lépiderme n'est donc point organisé : 

Il est un pro- ^ i a 

dnit de secré- C'est un produit de sécrétion , une couche de mucus 

tion. , - , . - 

concret, transparent, tres-hygrometrique; une sorte de ma- 
Uue matière tière cornée ^ plus ou moins épaisse, susceptible de se ré- 
cornee. parer après avoir été détruite, et dont les altérations sont 

le résultat, non d'une vitalité propre, mais d'un état mor- 
bide des parties vivantes de la peau, dont il paraît être le 
produit. 

Quant à la texture de lépiderme , on a dit et répété qu'il 
était formé d'écaillés imbriquées; mais l'examen le plus at- 
tentif de la peau ne permet devoir rien autre chose qu'une 
couche uniforme pénétrée par les papilles : en sorte qu'on 

(i) Osservazion antropo-zoolomico physiologiche, i83o,p. 83. 



DE LA PEAU. ffOg 

3eut la décomposer par la pensée, et même par le scalpel, chez 

certains animaux, en tubes ou eaînes accolées, dont chacune Lepiderme 

... T p 1- ' P^*^* etrecon- 

ippartient a une papille. Les rormes diverses que présentent skimé comme 
es fra^mens de 1 épiderme détachés, soit spontanément , """^ rennion 

" _ ' _ , ^ ^ de gaines ac- 

oit à la suite de maladies, tiennent à des circonstances for- colées. 
uites, et attestent la continuité de cette membrane dans l'es- 
)èce humaine. Je dirai dans un instant la manière dont l'épi- 
lerme se comporte, par rapport aux poils, aux ongles et 
LUX follicules sébacés. 

Esiste-t-il 

M. Brcschet admet, pour la sécrétion de î'épiderme, de ^^^ glandes 
,1 ^ . , T . , . épidermiques ? 

)etites glandes rougeatres , situées au centre des petites vesi- 

;ules adipeuses sous-cutanées. Du sommet de ces petites 
glandes partirait tin canal excréteur qui traverserait le derme "^ 

)our s'ouvrir dans le fond des sillons qu'on remarque à sa 
ace externe. D'après cet observateur, les canauxépidermiques 
eprésenteraient le plus souvent, une rangée de colonnes ré- 
gulièrement disposées. Et les glandes épidermiques seraient 
[uelquefois situées à des hauteurs inégales, et communi- 
jueraient entre elles par des canaux intermédiaires. Je n'ai 
)as pu constater cette disposition; il m'a été également 
mpossible de décomposer I'épiderme en plusieurs couches, 
lont la plus profonde serait la moins compacte. 

Corps muqueux, ou corps l'éticulaire de Malpighi. 
Malpighi appelle reûcuîum , et depuis ce grand anato- Acception 

„',.,„ 1' • 1 j 'j • 7 • du mot retica- 

niste on désigne sous le nom de corps reiicuiaire^ corps mu- ^^^ j^^^ jyjgj. 
^ueucc^ une couche gélatiniforme, que l'on considère comme pigl"- 
me espèce de mucus concret, sous-épidermique , pénétré 
îar les papilles qui lui donnent l'aspect d'un réseau ; cette 
;spèce d'enduit non vivant, que Malpighi avait d'abord dé- 
nontré sous I'épiderme de la langue , soumise à la coction , 
ît qu'il transporta ensuite à la peau, ne peut pas être anato- 
niquement démontré; aussi l'expression de cor/?.y muqueux. 
le corps réticulaire^ a-t-elle été détournée de son acception 



4lO NÉVR0L06IE. 

Des corps primitive, et diversement interprétée? Ainsi, Haller (i), et' 
plusieurs auteurs qu il Cite, resfardont-ils Je corps muqueux 

D'après Hal- ^ ^ , , . f ^ 

1er. comme une lame profonde de lépiderme, que les uns con- 

D'après Bi- fondent avec le pi^inentinn à l'exemple de Malpighi, et que 
^ '^^' les autres en distinguent ? Bicliat appelle corps réiiculaire 

un lacis de vaisseaux extrêmement déliés, un système capil- 
laire, formant avec les papilles une couche intermédiaire au 
cliorion et à lépiderme , système capillaire dans lequel il 
admettait une partie destinée au sang , et une partie des- 
tinée à la matière colorante, 
oucies j^j^ Gauthier, en étudiant la peau du talon du nègre, a 

admises par ' -T ï3 ' 

M. Gauthier: reconnu dans le corps muqueux quatre couches distinctes qui 
x\ Bijur- sont ainsi superposées de dedans en dehors: j;° Les bourgeons 

geons san- ganguins qui surmontent les papilles et font corps avec elles; 
^ 2° la couche albide profonde , qui serait composée de vais- 

albide proton- scaux séreux , et qui se moulerait en quelque sorte sur les 

^' bourgeons sanguins et les papilles : 3*^ les gemmules , espèce 

0. erumu- j^ membrane colorée, excavée à sa face interne, qui n'est 

séparée des bourgeons sanguins et des papilles que par la 
4". Albîde * . *? ^ \ y ^ V 

superficielle, couche albide profonde ; 4° '^ couche albide superficielle , 

qu'il regarde comme formée de vaisseaux séreux , ainsi 

que la couche albide profonde. Plus en dehors , serait l'épi- 

derme. 

Couches Se fondant sur l'étude de la peau chez les quadrupèdes , 

M'outrochet ^^" Dutrochet admet les c(iuches de M. Gauthier, sauf les 

bourgeons sanguins, qu'il regarde avec raison comme faisant 

partie constiuiante des papilles; il appelle wembrane épider- 

mlque la couche albide profonde de M. Gauthier ; couche 

colorée^ les gemmules; couche cornée^ la membrane albide 

supei'ficielle. 

Enfiu, M. Gall a considéré le corps muqueux comme une 

sinonlièrè de couche de substance nerveuse grise, tout-à-fait semblable à 

Gall. la substance grise du cerveau et des ganglions neri^eux. 

' (t) Id verô quod dicitnr reticulum pro inleriori lamina epider- 

midis habent. Lib. 12, p. iS. 



DE LA. PEAU. Aïl 

Je crois devoir rejeter avec Ghaussier le corps muqueux, 
uelle que soit l'acception qu'on ait voulu donner à ce mot, ^^ doit re- 
t je me crois tonde à penser que les diverses couches ad- jeter le cmps 
lises dans le corps muqueux, ont ete empruntées, les unes 
ux papille^., les autres à l'épiderme. 

PARTIES ACCESSOIEES DE LA PEAU. 

Nous comprenons sous ce nom les follicules sébacés et les 
roductions cornées, ongles et poils. 

Follicules sébacés. 

La peau contient dans son épaisseur des follicules s6- 
acés : ce sont de petites poches ou utricules, du volume j^.ç^^^-^i^^ 
l'un J^rain de mil, qui soulèvent; l'épiderme, sont lo- du follicule 
;ées dans l'épaisseur du derme et s'ouvrent à l'extérieur 
)ar un très-petit orifice visible à la loupe , et même à 
'œil nu , chez quelques individus. C'est par cet ori- 
ice qu'est incessamment versée à la surface de la peau une ^^.^^^ ^^^ 
natière grasse, propre à en entretenir la souplesse, matière follicules, 
rrasse qu'on exprime chez quelques individus sous forme 
ie petits vers, en comprimant les ailes du nez. Ces tolh- 
cules, qui ont beaucoup d'analogie avec ceux des mem- 
branes muqueuses, manquent à la paume des mains et à la 
plante des pieds ; peut-être existent-ils dans toutes les autres 
parties du corps; mais on les remarque surtout au creux Lî^^^oùils 
de laisselle; au cuir chevelu, autour de4'anus , de la vulve, manquent, 
des ouvertures du nez et de la bouche : ils sont très-déve- 
loppés chez l'enfant naissant. Considérés sous le point f^e_^J^^™il» 
vue de la structure , les follicules sébacés me paraissent ap- 
partenir au tissu granuleux ou glanduleux, et celte structure 
est surtout évidente dans les follicules du creux de l'aisselle, ils appar- 

Al 1 ^H > ^ûc tiennent au 

dont l'organisation me parait plus complexe que celle des ^.^^^ ^^^^^_ 
autres follicules cutanés. C'est par une pure conception de leux. 
l'esprit qu'on a pu considérer les foUicules sébacés comme 
formés par la peau amincie et réfléchie. 



4*3 NÊVR0L061E. 

Ongles et poils. 

L'homme est de tous les animaux soumis aux mêmes con- 
ditions atmosphériques , ceiui dont les productions cornéej 
sont au minimum de développement; de tous ^s animaux 
c'est aussi celui dont la sensibilité tactile est le plus dévelop- 
pée. 

1° Des ongles. 

Les ongles de l'homme sont des écailles dures, et néan- 
moins flexibles et élastiqties, demi-transparentes, et ayant 
l'aspect d'une lame de coine ; ils occupent la face dorsale 

Le sont des j i j • < i , , , 

James coruées. "^ '^ dernière phalange, appelée pour cette raison phalange 
unguéale, et paraissent bien plutôt destinés à servir de sou- 
tien et de protection à la pulpe des doigts, que de moyens 
d'attaque ou de défense et de préhension. Aussi l'homme ci- 
vilisé coupe-t-il la partie de l'ongle qui dépasse le bout du 
y doigt. Assez d'armes offensives créées par son intelligence 
armeront sa main, pour qu'il puisse faire le sacrifice de cette 
arme naturelle , qui d'ailleurs est, chez lui , à l'état de ves- 
tige, et dont le développement pourrait nuire à la perfec- 
tion du tact. 

Le caractère propre de l'ongle humain, c'est de ne re- 
couvrir que la face dorsale de la dernière phalange des 
doigts, de présenter une lar^ur considérable , et qui est en 
propr?drron- Pï"«POï'^Jon av^c l'espèce de fer-à-cheval que figure cette 
gle humain, même phalange. Il» résulte de cette disposition que la pulpe 
digitale tout entière est employée au toucher (i). 

On distingue dans l'ongle î/«e racine, un corps et une partie 
libre : la racine est cette partie de l'ongle qui est recouverte 

1 
(i) Lesal/ot, dont le cheval offre un type très-complet, n'est au- 
tre chose qu'un ongle qui enveloppe de toutes parts les phalanges 
réunies, à la manière du sabot de bois qui nous sert de chaussure; la 
.?"^^ du carnassier est un ongle qui recouvre les deux tiers de la 
phalange unguéale effilée dont les deux moitiés sont appliquées l'une 



DE LA PEAU. /,l3 

par ses deux faces ; le corps est celle qui est libre par une 

1 r ^ • 11 1! . • 1 M T Parties con- 

ae ses faces ; la partie libre est celle qui déborde en avant stituantes de 
la phalange, et qui tend à se recourber en crochet, lors- l'ongle, 
qu'elle est abandonnée à son accroissement naturel. 

Pour avoir une bonne idée de la disposition de l'ongle , il 
faut soumettre à une coupe verticale antéro-postérieure la 
phalange unguéale du pouce ou celle du gros orteil. On voit, 
1° que la racine a environ le quart de la longueur du corps 
de l'onglej 2° que cette racine est d'ailleurs la partie la moins 
épaisse de l'ongle ; que son épaisseur diminue à mesure qu'on 
approche de son bord postérieur, qui est légèrement dentelé, 
et qu'elle augmente à mesure qu'on s'approche du corps; 
3*^ qu'elleest flexible et reçue dans un repli de la peau, auquel Disposition 

^ ^ = ^ '^ / ^ * d î la racine et 

elle adhère par ses deux faces , 4° q^ie le bord postérieur et d i oorps de 
la face inférieure de la racine sont si peu adhérens qu'on l'^ogle. 
dirait qu'il y a simple contiguïté; 5° que la face supérieure delà 
racine, bien qu'elle soit plus adhérente à la peau que la face 
inférieure, l'est beaucoup moins intimement que le corps de 
l'ongle , pour l'avulsion duquel on est obligé d'user d'une 
grande violence; 5° qu'un derme très-épais sépare l'ongle 
de la phalange ; que ce derme est blanc au niveau de la ra- 
cine; que la couleur blanche se prolonge même un peu au- 
delà de cette racine , sous la forme d'une tache blan- 
che semi-lunaire , visible à travers la transparence de 
ï'ongle , qu'on appelle lunule ; que le derme qui répond i^mmig 
au corps de l'ongle, est extrêmement vasculaire, d'où la 
couleur rosée de l'ongle, qui, à raison de sa demi-trans- 
contre l'autre, et qui se termine par un crochet pointu. L'ongle pro» 
prement dit, n'appartient qu'à l'homme et au singe , et encore chez 
ce dernier l'ongle se rapproche-t-il de la griffe. La distinction des 
mammifères en ongulés et en uuguiculésestextrêraementnatureUe,et 
se trouve en quelque sorte représentée dans tous les autres systèmes 
d'organes par des différences corrélatives et constantes. (Voy. Ana~ 
tomie comparée de M. de Blainville.) 



4l4 NÉVROLOGIE. 

parence, permet d'apercevoir la couleur de la peau subja; 
cente. 

Un des points les plus importans dans l'étude de l'ongle 

c'est la détermination de ses connexions avec le dernie.Lerepl 

de la peau, qu'on appelle matrice de V ongle ^ est formé de l 

Connexions manière suivante: La peau des doigts se prolonge sur la fac 

e apeauaveo |^j,^jj|g j^ l'oncle : arrivée au niveau du bord parabolique 

X ongle. o 11 

qui limite en arrière le corps de 1 ongle, elle se réfléchit d'à 
vant en arrière, en s'adossant à elle-même , jusqu'au niveai 
du bord postérieur dt; cette production cornée. Là, ellese ré 
fléchit de nouveau sur elle-même, d'arrière en avant, ei 
passant derrière ce bord postérieur, entre la face inférieur 
on e re- j ['Qp„,jg gj. j^ f^pg dorsale de la phalanoe : il suit de cetti 

flexion de la t3 r tj 

peau au lù- double réflexion que la peau répond toujours à l'ongle par s. 
veau e a ra- ^^^ç^q épidermique : arrivée à l'extrémité antérieure de la pha 

ciiie Je 1 ongle t 1 ' r 

lange, elle retrouve, en quelque sorte, lépiderme,et si 
continue avec la peau de la pulpe des doigts. 

Qu'est devenu l'épiderme au moment de la première ré 

flexion de la peau ? Il s'est prolongé un peu au-devant de k 

Manieredont jjojie parabolique de réflexion du derme, et forme une es 

se comporte o i i .... 

l'épiderine par pece de zonc OU de bandelette semi-circuLure , qui se ter- 
rapporta Ion- j^^jj^g par lin bord bien net, et qui adhère intimement; 

gle. * ^ 

1 ongle. Les auteurs ne s'accordent pas sur sa dispositior 
ultérieure. Les uns pensent que le prolongement épider 
mique ne se continue pas sur la face libre de l'ongle, parc( 
qu'il est détruit par les frottemens, sans s'inquiéter de l'ob 
jection déduite de la régularité accoutumée du rebord épi 
dermique j les autres pensent que l'épiderme se réfléchit d'à 
vant en arrière conune le derme ; mais ils n'exposent pas d( 
la même manière son trajet ultérieur: les uns veulent, ave( 
Bichat, que Tépiderme se continue avec le bord postérieui 
de longle; les autres veulent qu'il se réfléchisse de nouveau 
sur lui-même d'arrière en avant, comme le derme , qu'il n'a- 
bandonnerait jamais dans cette hypothèse. 

Une préparation bien simple établit de la manière la plus 



DE LA PEAU. 4l5 

positive les rapports de continuité de Tépiderrae et de l'on- 

. . jp. , , . 1 . A ,, , . Mode de 

gle : elle consiste à taire macérer un doigt; bientôt 1 epi- conimuité de 

derme et l'ongle se détacheront en même temps, et on ob- ïo"^'e ^^ *^« 

A / • I • '1 l'cpidenne dé- 

tiendra une gaine epidermiqiie et cornée, dans laquelle on montré parla 

voit 1 épiderme se réfléchir d'avant en arrière sur la surface ™acerauon. 

dorsale de la racine de l'ongle, en se confondant avecJui, 

sans jamais dépasser son bord postérieur, tandis qu'en avant, 

aux limites du corps et de la portion libre de l'ongle, ce 

jtnême épidémie se continue manifestement avec la couche 

la plus profonde de la lame cornée,' en sorte que l'identité de 

nature entre l'ongle et l'épiderine ne saurait être révoquée 

en doute. 

Structure de Vongle et développement. Si on examine les 

deux faces de l'ongle et surtoutsa face profonde et son bord 

postérieur, on remarque qu'elles sont parcourues par des ong épia- 
it ' '■ ^ r t sente il eux or- 

stries ou lignes longitudinales très-manifestes, qui semblent dres de stries. 
indiquer une texture linéaire. îl semblerait donc que l'ongle 
fût le résultat de l'agglutination en lames de fibres diri- 
gées suivant sa longueur: mais si on examine attentive- i • Les lon- 

° . , . , gitudlr.ales. 

ment la surface libre de l'ongle, on voit qu'elle est parcou- 
rue par des stries curvilignes perpendiculaires aux stries 2'^. Les trans- 
longitudinales. Ces stries curvilignes deviennent surtout ap- versalcs. 
parentes, dans le cas assez fréquent où l'ongle du gros orteil, 
extrêmement volumineux, se recourbe, à la manière d'une 
corne, du côté de la face plantaire de la phal'ange : on voit 
alors que l'ongle est constitué par des lames imbriquées, 
emboîtées à la manière des diverses couches que présente la 
corne d un animal. On peut même , à l'aide de la macé- 
ration , séparer ces diverses lames, emboîtées à la manière Oapeutdé- 
de demi-cornets d'oubliés, dont la plus profonde est la der- ^^'"P"*^"^ °^" 

' r r gle en une se- 

nièrequi ait été sécrétée. Le développement des ongles se fait He de lames 

dr • ^ • 1 ^ 1 • emboîtées, 

onc par un mécanisme tres-analogue a celui que nous 

avons indiqué pour les dents. (^P^o/ez^t. I, page 517.) 

Les ongles sont donc, comme les cornes, comme 1 épi- 
derme, un produit de sécrétion j ils ne leçoivent ni vais- 



duit de sécré- 
tion. 



îllC) NÉVROIOGIE. 

seaux ni nerfs; leurs altérations ne sont point des maladies 
- , inhérentes à l'oncfle lui-même, mais sont la conséquence 

Les ongles o ' t. 

sont un pro- d'une lésion de l organe formateur. Ce n'est pas seulement 
le repli dermique, connu sous le nom de matrice unguéale, 
qui est chargé de cette sécrétion , mais toute la surface pa- 
pillaire du derme adhérente à l'ongle. Les papilles sont dis- 
posées en séries longitudinales : c'est donc suivant des lignes 
que la sécrétion de la matière de l'ongle est opérée (i). 
L'ongle croît continuellement en longueur ; il ne croît 

Longe pas sensiblement en épaisseur, à moins d'un état morbide» 
croit conti- J^ >■ ' 

nnellenjenten Les lamelles, qui sont le plus anciennement sécrétées, sont 
ongueur. j^^ pj^^ Superficielles, et occupent l'extrémité libre absolu- 
ment de la même manière <jue dans une dent la couche 
d'ivoire le plus anciennement formée est celle qui touche à 
l'émail. 

2° Des poils. 

Les poils sont des productions épidermiques filiformes, 
e m ion généralement flexibles, variables par leur longueur, leur 
diamètre et leur couleur, et qui ont reçu divers noms sui- 
vant la région qu'ils occupent (2). ^ , 

Toute la surface du corps de l'homme, la paume des 
mains et la plante des pieds exceptées, est recouverte de poill 
très-fins et très courts, sous la forme d'un duvet léger, e| 
qui conserve ce nom [dui^et]] mais les poils propremenl 

(i) La disposition de la couche papillaire qui revêt la face dor- 
sale de la phalange unguéale, est digne de fixer^^'attenîion ; elle 
adhère intimcmenî au périoste, elle forme une couche grisâtre 
extrêmement dense, pénétrée de vaisseaux ebde nerfs, en sorte que 
si la disposition des nerfs dans la papille, peut jamais être détermi- 
née, c'est cerlainemeut au niveau de l'ongle où la papille nerveuse 
est à son maximum de développement. 

(i) Les piquans du iiérlsson, les soies du sanglier, le crin du 
cheval, la laine du mouton, la bourre de la plupart de? mammi- 
fères, sont des espèces de poils. 



DE LA PEAU. 4^7 

dits sont gi^oupés sur certaines régions de la surface du 

corps, où ils sont affectés à des usages particuliers. Ainsi on ^"'"^ ^" 

i ' . , . T/era que pren- 

les trouve en très-grande quantité sur le crâne , où ils ont nent les poils 
reçu le nom de chei^eiix: à la face, où ils portent le nom de g^'o^P^s sur 

s ' ' " . . certaines re- 

barbe: les poils qui bordent l'une et l'autre paupière, s'ap- gions. 
pellent cils ; la rangée arquée qui surmonte les paupières 
s'appelle 50i</tv7j les poils des lèvres constituent la mous- 
tache , etc. 

Au tronc , les poils forment un massif autour des parties 
génitales 5 on en trouve également au creux des aisselles , 
dans les deux sexes 5 sur le thorax , entre les deux ma- 
melles chez l'homme. 

Les poils présentent des différences très-marquées suivant 
le sexe, suivant l'âge, suivant les races humaines. La race ^es poils sui- 
caucasique est celle qui offre le système pileux le plus dé- jant les races, 

•■• ^ , . 1^^ âges et le 

veloppé ; la race nègre , au contraire , le présente à son mi- sexe. 
nimum. 

Les cheveux,les cils et les sourcils existent avant la naissance; 
avant la naissance aussi;, tout le corps est revêtu d'un duvet 
très-épais, qui tombe dans les premiers mois de la vie extra- 
utérine. A l'époque de la puberté, la région pubienne et le 
creux des aisselles de l'un et de l'autre sexe: chez la femme 

, , , Un système 

les grandes lèvres ; chez l'homme le scrotum et le pourtour pQeur tiès- 
de l'orifice anal se couvrent de poils : en outre chez l'homme developpen'est 

. 1 P^s toujours 

la barbe paraît; la région antérieure du tronc et les membres un signe de 
se revêtentde poils plus ou moins longs, suivant les individus, ^^ê"^""^* 
Je ferai remarquer que le développement des poils n'est pas 
toujours en rapport avec la force de l'individu, ainsi que l'ont 
avancé certains auteurs, qui regardent un système pileux 
abondant comme un attribut de la force et de la virilité. Si 
parmi les hommes velus il en est qui soient doués du tem- 
pérament athlétique, il en est un grand nombre qui sont 
grêles et même affectés de phthisie tuberculeuse. 

Chez les mammifères, les poils de la région postérieure du 
tronc sont plus développés que ceux de la région antérieure, 
3. 27 



4l8 NlévROLOftlE. 

preuve de leur destination à l'attitude quadrupède ; chez 
quelques animaux, qui se défendent en se renversant sur le 
dos, ce sont les poils de la région antérieure qui sont les plus 
développé^ 

Les cheveux peuvent acquérir une «rande longueur : on 

Lalongaenr • i , • • „ , * . ^ , , 

et la direction ^^ ^ VU qui descendaient jusqua la partie moyenne de la 
des cheveux jambe , et qui, disséminés autour, du tronc, pouvaient le 

prouvent la . ^ , 

destination de couvnr comnic un vetemcnt. La longueur des cheveux et leur 
rhorameàl'ai- direction prouvent manifestement la destination de l'homme 
' à l'attitude bipède j car, dans l'attitude quadrupède, ils traî- 
neraient à terre , et tomberaient sur la face. 
Les cheveux ^^^ clieveux présentent d'ailleurs un grand nombre de 
diffèrent sous différences, sous le rapport, i° de leur direction \ il en est 

le rapport, • ^ i- ^ i t • ' 

^^ qui sont lisses et longs , cl autres qui sont crépus et comme 

1 '. De leur , . ,.,,... , , , 

direction- laineux : cette dernière disposition est propre a la race nègre ; 

dans ce cas les cheveux n'acquièrent jamais beaucoup de lon- 

a°. De leur prueur: 2° de leur diamètre : il en est qui sont d'une ténuité 

diamètre; . ,, 1 . • i oo i 

excessive ,• d autres sont volumineux et raides ; 3 du nombre: 
. nnom- ^^ général, les cheveux sont plus nombreux chez la femme! 
que chez l'homme , comme si l'activité du système pileux se 
couleur, portait chez elle sur le cuir chevelu j 4° de la couleur: la cou- 

leur des cheveux établit entre les hommes des différences im- 
portantes. Les nombreuses nuances de coloration des cheveux 
se rallient autour des trois couleurs principales, ie noir, le 
blond et le rouge de feu. Le blond appartient aux habitans 
du nord et aux tempéramens lymphatiques et sanguins ; le 
noir^ aux habitans du midi et aux tempéramens bilieux et 
sanguins ; le rouge de feu n'appartient à aucun tempérament 
en particulier; et, dans nos idées de beauté, cette couleur, qui 
s'accompagne ordinairement d'une transpiration d'odeur dé- 
sagréable, est regardée comme une disgrâce delà nature. 

La bm-be est propre au sexe mâle; elle occupe la partie 
Barbé. inféiieure de la face, et par conséquent laisse à découvert les 
régions qui servent éminemment à l'expression de la physio- 
nomie, les régions oculaire, nasale et frontale. 

On ne saurait trop insister sur la connexion qui existe 



entre le développement des organes ge'nitaux et celui de la 
barbe. L'eunuque est presque imberbe. 

Les soins minutieux que nécessitent une longue barbe et 
ime longue chevelure , ont porté l'homme à s'en affranchir , 
en se soumettant à la coupe des cheveux et de la barbe. Il est 
assez remarquable que les peuples les plus efféminés , les 
Orientaux, par exemple, soient précisément ceux qui atta- 
chent le plus de prix à une longue barbe. L'hygiène s'occupe, 
non sans de grands motifs, de l'irffluence de ces diverses ha- _ 
bitudes sur la santé. 

Structure et développement des poils. 

On ne peut avoir une bonne idée de la structure des 
poils que par l'étude de leur développement. Les poils , par Bulbe oa 
celle de leurs extrémités qui tient à la peau, sont contenus leax. 
dans une espèce, de hulbe on follicule très-analogue au bulbe 
ou follicule dentaire. Ce hulbe on follicule pileux , qui est 
l'organe formateur du poil est logé dans le tissu cellulaire 
sous-cutané, et se prolonge jusqu'à la surface de la peau par 
une sorte de canal membraneux, bien décrit par Bichat. On 
considère dans le hulbe ow. follicule pileux une poche ou 
bourse et une papille. 

1° La membrane en forme de poche ou de bourse (rnem- 
hrane bursale Heusinger), est une espèce de cul-de-sac i^. j^"^ '^^Y 
ouvert à l'extérieur par un goulot ou orifice étroit, qui licule pileux, 
donne passage au poil, sans y adhérer en aucune ma- 
nière. Sa transparence permet de voirie poil contenu dans 
sa cavité. Si on divise cette membrane bursale^ qui ne serait,' 
d'après M. Dutrochet , que la peau déprimée, on voit que 
sa surface interne est lisse, sans adhérence avec le poil, dont 
elle est séparée par un liquide rougeâtre, indiqué par Heu- 
singer. 

C'est du fond, c'est-à-dire du point le plus éloigné du pore 
épidermique qui doit livrer passage au poil, que naît Xql papille ^®P'"® P'' 
pileuse^ papille conique, à base adhérente, à sommet libre, 
qui arrive jusqu'à l'orifice du goulot, et qui paraîtrait le dé- 



420 KKVROLOU^IE. 

border dans la plique polonaise. C'est an follicule pileux, et 
probablement pour se distribuer dans la papille , qu'on volt 
les vaisseaux et les nerfs gagner l'extrémité du bulbe. 
Etuis cornés ^^"^ corfié. C'est sur la papille que se forme le poil qui 
des poils. repTésente un étui corné ^ conique, lequel se moule exac- 
tement sur le sommet de la papille. A ce cornet en succède 
un autre qui soulève le précédent, et ainsi de suite, de telle 
manière que le poil a constamment une forme conique. 
D'après les expériences d? Heusinger, qui a enlevé à des in- 

Expériences ^ervalles déterminés les moustaches d'un chien qu'il a sacrifié 
ue Heusinger. 

ensuite, pour observer les changemens successifs qui se 

passent dans les follicules pileux , il s'écoule un temps assez 

long avant que le poil traverse l'épiderme ; mais une fois 

qu'il l'a franchi, son accroissement se fait avec facilité. 

Que devientl'épiderme au niveau du poil? Suivant les uns, il 

L'épiderme se prolonge sur lepoil, dont il forraela membrane extérieure; 

ne parait pas . f ^^, r , ^ i i i 

former an poil suivantd autres, ils enfonce dans la membrane Dursale, et se 
une gaine par- réfléchit surle Doil, de manière àluifomier untube épidermi- 

ticnlière. •,,.,,< i -i i • 

que qui tombe par écailles a mesure que le poil se produit au- 
dehors; suivant un certain nombre, l'épiderme est tout-à-fait 
étranger axi poil; et je me range d'autant plus de ce dernier 
avis, que le poil a le même volume avant et après sa sortie 
du bulbe. 

En quoi consiste la tige du poil ? On vient de le voir; le 

Le poil est p^jj ^gj. ^^ produit de sécrétion , et par conséquent non 
un produit de *• ^ ' '■ ^ 

sécrétion. Vivant , résultat de l'emboîtement successif de petits cornets. 
On admet assez généralement qu'il est constitué par une 
gaine épidermoïque ou cornée, incolore, transparente, rem- 
plie par une espèce de moelle colorée. Bichat présumait que 
cette substance intérieure était formée par des vaisseaux 
sanguins qui contenaient la matière colorante; mais le mode 
de développement du poil prouve , i° que le poil n'est pas 
canaliculé ; 2° que la matière colorante est produite par la 
papille en même temps que le cornet épidermique. Les che- 
veux blancs du vieillard sont des cheveux dépouillés de 
matière colorante. 



DE LA LANGUE 

CONSIDÉRÉE COMME ORGANE DU GOUT. 

La langue f organe du goût, que nous avons décrite ail- 
leurs (Voy. Cai^ité buccale., t. 2, p. 4^3 ), est de tous les 
orgaiïes des sens spéciaux, celui dont la structure a le plus 
d'analogie avec la peau. 

Le sens du goût réside essentiellement dans la membrane 

•n . . K 1 c ' ' 111 AT I^c sens da 

papillaire qui revêt îa face supérieure delà langue. iNous ^^^^ ^^^j^^ 
avons dit que les éminences perforées qui occupent la base «lans la mem- 
de la langue, ne sont pas des papilles , mais des glandules , ^^^^'^^P^P' ^^ 
et nous avons divisé les papilles proprement dites en pa- 
pilles grosses ou caliciformes , qui tracent le V de la base de 
la langue , et en papilles petites , qu'on peut subdiviser en 
papilles coniques , filiformes et lenticulaires d'après la forme 
variée qu'elles présentent. 

Tout sens spécial , et on donne ce nom aux sens qui n'ont Caractères 
1 . 1 . ., T r ^ des secs spé- 

pas pour objet la sensation tactile proprement dite , présente ^ja^^. 

à étudier un appareil spécial destiné à recevoir les impres- 
sions , et un nerj spécial approprié à ces impressions , et 
destiné à les transmettre. 

Lastructuremus culaire de la langue, qui semble n'avoir trait 
qu'à des usages relatifs à la mastication, à la déglutition et à l'ar- 
ticulation des sons , est intimement liée à la gustation qui 
serait très-imparfaite si la membrane gustative ne pouvait pas 
être promenée sur les corps sapides. Une membrane papil- j^pparell de 
laire étendue sur une surface musculeuse, à laquelle elle est la gustation, 
si fortement unie , qu'il est impossible de l'en séparer, mem- 
brane maintenue dans un état babituel d'humidité, et occu- 
pant la première des cavités que présente l'appareil digestif j 
tel est l'appareil de îa gustation. 

Membrane papillaire gustative. On trouve dans la mem- 
brane gustative tous les élémens de la peau. 



4a2 ÏIIÉTROIOCIE. 

. , , 1° Un chorion qui ne le cède en rien, sous le rapport delà 

Dansite du ^ ^ ^ ^ ' ^'■ 

chorion de la densite , au cliorion cutané le plus dense , et auquel 
membranegas- yienncnt s'inséxer un très-grand nombre de fibres , en sorte 

tative. , 

que la membrane linguale peut éprouver non-seulement des 
mouvemensen masse, mais encore des mouvemens isolés dans 
chacune de ses parties. 

2° Les popiUes qui hérissent la surface de la langue repré- 
Les papilles ggyjjgjj^ \q corps papillaire de la peau à son summum de dé- 

linguales le- i r r r 

présentent les veloppement (l). 

papi es enta- j^^^ papilles reçoivent des nei^fs 5 leur présence dans les pa- 
Nerfs pihes de la langue est bien plus facile à démontrer que dans 

les papilles cutanées; Haller les a poursuivis jusque dans les 
papilles, je les ai suivis également, mais sans pouvoir dé- 
terminer comment ils se terminent. 
Vaisseaux. Les papilles reçoivent des vaisseaux ; ils sont tellement 
abondans dans les injections heureuses, qu'il semble que le 
corps papillaire soit entièrement vasculaire. 

'i'^Réseau lymphatique. Si on picrue au hasard, mais superfi- 
phatique. ciellement , soit la membrane tegumentaire de la langue, soit 
" les bords de l'organe, on trouve un réseau lymphatique tout-à- 
fait semblable à celui d« la peau. 

4°he corps muquenx' ou eotpsréiiculmre n'existe pasplussur 
la langue que sur la peau. J'ai déjà dit que c'était en étudiant 
la langue du bœuf péalablement soumise à l'ébullition, que 
Malpighi avait reconnu une couche glutineuse, intermédiaire 
à l'épiderme et aux papilles, perforée d'autant d'ouvertures 
qu'il y a de papilles : d'où le nom de reticulum qu'il lui a 
donné (2) ,• mais il est aussi iuipossible de le démontrer sur 
la langue que sur la peau. 

(t) Lorsqu'on a enlevé les tubes épidermiques si remarquables 
do la patte de l'ours, les papilles mises à nu, représentent exacte- 
iHcnt les papilles de la langue. 

(2) Hanc fabricam à Malpigliio iuventam, et à Beliino libenter 
acceperunt scriptores anatomicorum et physiologicorum operunt, 
iconibus eliam ficlis expi'esserunt. {ialler, t. 5, lib. i3, p. X07. 



DE l'organe du GOUT 4*3 

5". Piffmentum. Il n'existe jamais de matière colorante „. 

*-' ^ '' Figmentnm. 

noire sur la langue de l'homme ; elle est on ne peut plus ma- 
nifeste sur la langue de certains animaux , du bœuf, par 
exemple, et son siège entre les papilles et l'épiderme est 
facile à démontrer. 

6". Epiderme. Chaque papille est revêtue d'une espèce d'é- Epiderme 
tuiépidermique, dontHaller attribue la démonstration à Mery lingual. 
et à Cowper, et qu'Albinusa parfaitement décrit sous le nom 
de periglottis. Cet epiderme, si facile à démontrer chez les 
animaux, où il présente une consistance cornée, n'est pas 
moins facile à démontrer chez 1 homme, malgré sa ténuité, 
qui est en harmonie avec le développement du goût dans g^ ^^ 
l'espèce humaine. Si on examine à la loupe la face supérieure tration. 
de la langue, surtout après la macération, on voit que 
l'épiderme lingual se comporte absolument comme lé- * 

piderme cutané ,-e!t forme à chaque papille une enveloppe 
protectrice. Chez les individus qui ont succombé à une lon- 
gue diète, la gaine épidermique forme plusieurs étuis im- 
briqués, qui s'enlèvent par le frottement; l'enduit lingual 
adhérent est en grande partie formé par ces débris de l'épi- 
derme qui se dessèchent. L'épiderme lingual s'enlève parle 
frottement et la langue s'en dépouille dans certaines inflam- 
mations. Lorsque la papille linguale est dénudée d'épid^rme, 
elle est excessivement douloureuse. 

Nerfs de la langue.!] n'est peut-être aucun organe qui, pour 
un volume donné, reçoive autant de nerfs que la langue; une 
paire tout entière lui est destinée : c'est la neuvieme^oxx le grand 
hypoglosse-^ le nerf glosso-pharjngien^ compris dans la hui- 
tième; le nerf lingual ^hvdinche volumineuse delà cinquième Trois naires 
paire, lui appartiennent également. Quel est celui de ces nerfs de nerfs am« 
qu'on doit considérer comme nerf gustalif Pc'est évidemment 
celui qui se distribue aux papilles linguales. C'est à ce tiire 
que, depuis Galien , le nerf lingual est regardé comme le 
nerf gustatif , tandis qu'il semblerait plus naturel d'admettre 
avec Boërhaave que le nerf graud-hypoglosse , qui appartient 



424 WÉVROLOGIE. 

... exclusivement à la langue, est comme préposé aux fonctions 

Le nerf im- o ' i r 

gual est le nerf propres de cet Organe. Or, le nerf lingual pénètre la langue 

gustatif. pjjj, ggg bords , s'épanouit en rameaux qui se portent ver- 

,^f ^" "" ticalement en haut , sasfcnt la membrane papillaire, et se 

tue a la raeui- ' o o r r ^ . 

branepapillai- distribuent seulement à la moitié antérieure ou libre de la 
langue. 

Le -ner^ grand hypoglosse se porte d'arrière en avant , entre 

le génio-glosse et le stylo-glosse, communique avec le nerf 

lingual, de manière à constituer un plexus, /?/e^«5 lingual. 

Le grand 1^ n'est pas certain que quelques-uns des filets nerveux du 

hypoglosse se CTrand-hvpofflosse ne se portent aux papilles : il est positif 

perd diins les ^ , ^^ ^ ,. , ^ , , , ^ ^ ' . , \ 

muscles. que la presque totalité se perd dansles muscles mtnnseques. 

IjQ glosso-pharyngîen^ nerf de la base de la langue, va 
se rendre exclusivement à la membrane muqueuse qui re- 
"Lf. glosso- vêt cette base. Aucun filet du glosso-pbaryngien n'est des-- 
disiribue à la ^^^^ ^^^ fibres musculaircs; et, chose bien remarquable, dans 
meiubranemu- un cas où le nerf facial envoyait à la langue un rameau sup- 
LasTXlalan- plémentaire du glosso-pharyngien, ce rameau se distribuait 
gae. absolument de la même manière que le glosso-pharyngien , 

c'est-à-dire qu'il se rendait exclusivement à la membrane de 
la base de la langue. D'après tout ce qui précède,'il est ana- 
tomiquement démontré que le nerf lingual et le nerf glosso- 
pharyngien sont les nerfs spéciaux de la langue. 
Un fait d'anatomie pathologique non moins démonstra- 
Fait d'ana- *^^ ^^* ^® suivant : Un individu avait une paralysie complète 
tomie paiho- du mouvcmentdans lamoitié droite dansla langue.Cette moi- 

logiquequi dé- • > -i ^ v '^ ^ i • ' ^ •^^ • i ^' i i' ' • 

montre que le ^^^ "^ langue était atrophiée, et avait a peine le tiers de 1 épais- 
nerf grand hy- seur de la moitié saine. La sensibilité tactile et guslative était 

poelosse ne -, , y , a i 'in t a- / » i 

prend aucune développée au mcmc degré de J un et 1 autre cote. A la mort 
part à la sen- de cct individu, on trouva un kyste acéphalocyste engagé 

sibilité susta- -, -, -, ,. / . -, . , , 

^^^j, ° dans le trou condylien postérieur : ce Kyste avaiU Complè- 
tement atrophié le nerf grand-hypoglosse. La moitié cor- 
respondante de la langue avait subi la transformation grais- 
seuse. 



ORGANE DE L'ODORAT. 



U organe de V odorat est situé dans une excavation des os 

^ Situation. 

de la face , ainsi, d'ailleurs , que la plupart des autres sens ; 

à l'entre'e des voles respiratoires ; au-dessus de l'organe du 

goût, avec lequel il a tant de points de^ contact. Double, Parties con- 

quoique situé sur la ligne médiane, il se compose de deux stitufiates. 

parties : 

1° D'un appareil extérieur destiné à protéger l'or- 
gane, à le maintenir dans des conditions d'humidité favo- 
rables à ses fonctions , et à diriger l'air vers la région de 
l'organe qui est douée delà plus grande sensibilité olfactive : 
c'est le nez proprement dit. 

2° De deux cavités anfractueuses : les fosses nasales^ que 
revêt une membrane muqueuse ; \a pituitaire ^ organe essen- 
tiel de l'olfaction. 

A. 1}U NEZ PROPREMENT DIT. 

Le nez représente une pyramide triangulaire, verticale Position. 
ment dirigée, espèce de chapiteau saillant à la partie moyenne 
de la face; de telle sorte que l'organe de l'odorat est de tous 
les sens spéciaux celui qui est le plus antérieur. 

T w j T • ' ' i c ^ ^ "1 ' Variétés de 

L étude des variétés de forme et de volume qu il pre- forme, 
sente, appartient aux peintres plutôt qu'aux anatomistes; 
car ces variétés influent bien plus sur la physionomie que 
sur l'exercice des fonctions. 

Les faces latérales du nez sont remarquables inférfeurement , '^^^^^ late- 

. . , . . raies. 

par une rainure demi-circulaire, à concavité inférieure, qui 
limite l'aile du nez; c'est de cette rainure que part le sillon Dos da nez. 
naso-labial desséméiologistes. Les deux faces latérales cons- 
tituent, par leur angle de réunion, le dos du nez , lequel est 
rectiligne , convexe ou concave , suivant les sujets , et déter- Lobe dn nez 
mine en grande partie les formes nationales ou individuelles 
de,cet organe. On appelle lohe du nez l'éminence arrondie 
qui termine inférieurement le dos du nez. 

Le sommet , ou racine du nez , est séparé de la bosse na- 



h; 



4*6 " irévnorooiK. 

sale par une rainure transversale.Lai(7je/7;<«esprésente deux 
Base dn nez. .„ . . . . , 

orifices elliptiques ou semi-lunaires qu'on appelle narines. 

Narines, Les narines,horizontalenient dirigées en arrière et en dehors, 

séparées l'une de l'autre par une cloison antéro-postérieure, 

Vlbrlssae, présentent un orifice garni de poils raides, vibrîssœ^ destinés 

à arrêter les corpuscules qui voltigent dans l'air (i). 

La direction des narines atteste la destination de l'homme 

des narines à 1 attitude bipède ; Car , dans l'attitude quadrupède , le dos 

comme preuve du nez eût seul été dirigé vers les corps odorans. La situa- 

de la destina- . -, . i ' i i> •<- i i t 

tion de l'hom- ^'^^ ^'^^ uai'ines au-dcssus de l ormce buccal explique pour- 
meà l'attitude quoi aucuiie substance aliiuentaire ne peut être introduite 
dans la cavité buccale sans avoir été préalablement soumise 
à l'exploration de l'organe de l'odorat. 

Considéré dans sa structure^ le nez présente une char- 
pente et des muscles ; il est revêtu à l'extérieur par la peau, à 
l'intérieur par une membrane muqueuse: il reçoit des vais- 
seaux et des nerfs. 

Structure du nez. 

Charpente du nez.ha. charpente du nez est osseuse, çartilagif 

neuse et fd)reuse. 

Cha L^ charpente osseuse occupe la partie supérieure de l'or- 

osseuse, gane ; elle est constituée par les os propres du nez , et par 

les apophyses montantes des os maxillaires. 

La charpente cartilasmeuse est constituée , i° par les 
Cartilagi- . f , , ^ , • • i , 

neuse. cartilages latéraux du nez^ auxquels on peut j oindre le car-r 

tilage de èa cloison , quoiqu'il fasse plutôt partie des fosses 

nasales que du nez proprement dit; i° par les cartilages des 

narines : en tout, cinq cartilages. Ajoutez à cela , 3° des 

noyaux cartilagineux , intermédiaires à ces derniers et au 

(i) Cette destination des vibrisses, s'observe surtout dans les 
maladies graves, lorsque la respiration étant extrêmement fréquente, 
les corpuscules afmosphériqties non humectés s'attachent à ces 
poils à la manière d'une poussière. Souvent la pulvérulence des na- 
rines donne l'éveil au praticien sur la gravité d'une maladie. 



DE l'organe de l'odorat. !^s^ 

cartilage de la cloison. Santorini a décrit dans le nez onze 
cartilages, sans doute parce qu'il a considéré ccmme car- 
tilages des noyaux cartilagineux développés accidentelle- 
ment dans l'épaisseur du tissu fibreux. 

La charpente fibreuse est constituée par une lame fibreuse Charpente 
qui remplit rinlervalle existant entre les cartilages latéraux 
du nez et les cartilagfes des narines. 

Il résulte de cette structure , qu'inflexible à sa partie su- conséqaen- 
périeure, le nez est flexible à sa partie moyenne, et extrê- ces de la dis- 

,., . . p, . ,."'.. .1 position de la 

memenî mobile à sa partie inférieure, disposition qui a le charpente du 
triple avantage de prévenir les fractures de la partie la plus ^^^' 

, . , , , j Articulation 

proéminente du nez, de permettre des mouvemens ^^ ^^ ^e c&nï\Ase 
dilatation dans les orifices , en même temps que la solidité avec ro§ pro- 
de la partie la plus supérieure et la plus étroite des fosses 
nasales, assure une voie libre à l'air atmosphérique. 

Cartilage latéral du nez. Triangulaire , uni par son bord 
antérieur qui est épais en haut , avec celui du côté opposé, 
formant avec lui un angle aigu qui constitue le dos du nez. Cartilage 
Une sorte de rainure ou gouttière , sensible même à travers latéral du nez. 
la peau, se voit sur l'angle* de réunion. Par son bord supé- 
rieur^ et en même temps postérieur , il s'articule avec les os 
propres du nez : je dis qu'il s'articule , car il n'y a pas conti- > 

nui té, mais articulation à l'aide d'un tissu fibreux, ce qui 
permet une grande mobilité. Le bord injérieur convexe 
répond en avant au cartilage de l'aile du nez , en arrière au 
tissu fibreux qui remplit les vides des cartilages. Les carti- 
lages latéraux du nez sont intimement unis, sur le dos de 
cet organe, avec le cartilage de la cloison ; en sorte qu'on 
pourrait considérer ces trois pièces cartilagineuses comme 
ne formant qu'un seul cartilage. 

La partie la plus épaisse du cartilage latéral du nez est en 
haut et en avant. 

Cartilages des narines. On les appelle , depuis Bichat, 
fibro ~ cartilages des ailes du nez] mais nous avons vu 
que les fibro - cartilages de Bichat sont tantôt des car- 



interne. 



4^8 NÏVROLOGIK. 

Cnrtiiaee *^^^&^^ miiices , tantôt des tissus fibreux condensés. Or, 
des narines, les prétendus fibro-cartilages des narines sont dans la 
première catégorie. Un seul cartilage est destiné aux ailes 
du nez , au lobe et à la sous-cloison ; il représente une lame 
irrégulière repliée sur elle-même en demi-ellipse ou para- 
bole ouverte en arrière. Nous lui considérerons deux 
branches : 

Branche ex- Lj^ branche externe , qui répond à l'aile du nez , est extrê- 
terne du carti- . , 

lage des nari- mement mmce 5 elle est placée , non dans l'épaisseur de 

""■ l'aile du nez, mais sur un plan plus élevé; en sorte que son 

an -^dessus' de ^^"^^ inférieur répond au sillon curviligne qui limite supé- 
l'aile du nez. rieurement l'aile du nez. 

La branche interne , plus épaisse que l'externe , se trouve 
Branche ^.UT un plan inférieur à celui de la branche externe ; elle ré- 
pond en dedans à la branche interne du côté opposé, dont 
elle est séparée supérieurement par le cartilage de la cloison. 
Ces deux branches internes sont séparées l'une de l'autre 
par un tissu cellulaire assez lâche, qui leur permet déjouer 
l'une sur l'autre, et qui permet aiissi de pénétrer entre elles 
jusqu'au cartilage de la cloison,' sans les intéresser en 
Elle ne se aucune manière. Cette branche interne ne se prolonge 

prolonge pas . , ,, , . » • ■ • 

jusqu'à l'épine P^s jusqu à 1 cpiuc nasalc antérieure, mais se termine 
nasale. brusquement à une certaine distance de cette épine par 

une saillie très - prononcée , surtout chez quelques sujets, 
saillie qui soulève la muqueuse de l'entrée des narines 
d'une manière sensible. Au point de réunion de la 
branche interne et de la branche externe , c'est-à-dire , au 
£xcay.,tjon sommet de la parabole, le cartilage des narines s'élargit 
du loLule du et s'cxcave en arrière pour constituer le lobule du nez. Les 
bords du cartilage des narines sont inégalement découpés et 
comme festonnés. Le bord supérieur est uni aux autres car- 
tilages, au moyen d'un tissu fibreux qui leur permet de 
jouer facilement , soit sur le cartilage de la cloison , soit sur 
les cartilages latéraux du nez. 

Tubercules cartilaî^inewx. Entre le lobule du nez et le 



DE l'organe de l'odorat. 429 

cartilage de la cloison, se voit de chaque côté un tubercule ïnberoule 
cartilagineux, qui semble n'avoir d'autre objet que de fa- du^'^lobSe^d^ 
voriser les mouvemens du lobule sur la cloison. nez. 

Cartilage de la cloison des fosses nasales. Il remplit l'in- 
tervalle triangulaire qu'interceptent la lame perpendiculaire (Cartilage de 

1 1' 1 "Il Ti • ' 1 • la cloison. 

de 1 ethmoide et le vomer. 11 est constitue par deux parties : 
l'une, large et libre , c'est celle qui est généralement décrite ; 
l'autre, étroite, qu'on peut appeler prohngement caudal du 
cartilage, est contenue dans l'épaisseur de la portion osseuse 
de la cloison des fosses nasales, entre les deux lamelles du 
vomer. 

i" Parution libre du cartilage. Epais, triangulaire, placé de 

, , . 1 ., , , , . , Portîonlibre 

champ comme la cloison osseuse, le cartilage de la cloison pre- de ce cartilage. 
sente: l'^/dwj^i/ace^ recouver tes par la pituiîairej a" un bord an- 
téiieur qui se confond sur le dos du nez avec les cartilages laté- 
raux dans samoitiésupérieure,etqui, dans sa moitié inférieure, 
est libre , convexe , regarde en bas , et est intermédiaire aux 
deux cartilages des narines; "à^uiibord supérieur et postérieur, 
qui est extrêmement épais et rugueux , et qui s'unit intime- 
ment au bord également épais et rugueux de la lame per- 
pendiculaire de l'ethmoïde : le mode d'union de ce bord n'est 
pas une articulation, mais une continuité de tissu , à la ma- 
nière des cartilages costaux avec les côtes ; 4° ""^ bot;d infé- 
rieur, qui est reçu dans l'intervalle des deux lames du vomer. 
Cette réception est extrêmement profonde : comme les deux 
lames du vomer s'écartent d'autant plus qu'on les examine 
plus antérieurement, le bord correspondant du cartilage va 
en s'épaisissant : d'où la saillie quelquefois très-considé- 
rable que présente l'extrémité inférieure de la cloison dans 
l'une ou l'autre narine. 

2° Prolongement caudal du cartilage. Si l'on examine avec ' , 

'^ " _ Prolonge- 

attention l'angle rentrant que forme la lame perpendiculaire ment caudal 

de l'ethmoïde avec le vomer , on verra qu'au niveau de cet ^ ^®^'' ^o®' 

angle îe cartilage de la cloison envoie un prolongemeut con- 

:^idérable en forme de bandelette, qui remplit l'intervalle 

ies deux lames du vomer , et va se fixer au rostrum du 



43o NÉVR0L06IÏ. 

Le prolon- sphénoïde. Cette bandelette cartilapineuse est tout entière 

gement candal i t ' • i i • i i i • 

du cartilage est Contenue dans 1 épaisseur de la partie osseuse de la cloison 
contenu dans au niveau de sa partie moyenne : son bord supérieur es 

l'épaisseur de. -. ^ > t i i • r' • > • 

la cloison os- r^mce et comme dentelé. Le bord mjerieur est épais et 

sensé. arrondi ; les deux nerfs naso-palatins sont contenus dans 1( 

même canal que le cartilage , et placés de chaque côté. 

_ , Couche musculaire du nez. Le pyramidal, l'élévateui 

Couche mus- . 

cnlaire du nez. Commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure, le trans 
verse du nez , ou constructeur des narines que nous avon; 
regardé comme une dépendance , de l'incisif ou myrtiforme , 
telles sont les parties constituantes de cette couche mus- 
culaire dont la description laisse encore beaucoup à désirer. 

Couche cutanée. La peau qui répond aux os du nez ei 
Couche en- ..■^^..' ' .. 

tané» ^^^ cartilages latéraux , ne présente aucun caractère particu- 

lier ,* elle a peu d'épaisseur ; elle est mobile. La peau qui 
répond aux ailes du nez et au lobule est très-épaisse , d'une 
densité extrême , crie sous le scalpel , à tel point qu'on a 
admis des cartilages dans l'épaisseur des ailes du nez. Or , 
nous avons vu que les cartilages des narines ne se prolon- 
La peau gent pas dans l'épaisseur des ailes du nez; les ailes du nez 

seule constitue . , , . , . , . 

les ailes du nez. ^^^^ essentiellement constituées par cette peau si résistante 
qui se réfléchit en dedans d'elle-même, au niveau de l'ori- 
fice des narines. 

.Te dois faire remarquer que le diamètre antéro-postérieur 

de l'orifice des narines est beaucoup plus étroit que le dia-j 

La peau re- mètre antéro-postérieur du cartilage correspondant; ce qui' 

tient l'onver- . v , , 'n ' i • . ' • 

ture des na- ^^^nt a cc que la peau se prolonge et se rellechit anterieu- 
rines. rement quelques lignes au-dessous et en arrière du bord in- 

férieur du cartilajïe de la narine 

La peau du nez estremarquable par le grand développement 
des follicules sébacés qu'on y rencontre. I/orifice de ces folli- 
cules se manifeste chez un grand nombre d'individus par des 
points noirs qui ne sont autre chose que la matière sébacée , 
teinte par la poussière. C'est cette matière sébacée qu'on peut 
faire sortir sous la forme de petits vers , par une pression la- 
térale. 



DK l'ORCANE DE l'odOIIAT. 43 1 

^\ Couche muqueuse. La peau se réfléchit sur elle-même au 
niveau des ouvertures des narines. La peau réfléchie conserve 
encore les caractères de la peau dans la partie garnie de 
poils : elle prend brusquement les caractère^ delà muqueuse, conche mu- 

DE LA MEMBRANE PITUITAIRE. queuse- 

Tu^L membrane pituitaire^ membrane de Schneider [i) ^ or- 
gane immédiat de Folfaction, est une membrane fibro-mu- 
queuse qui tapisse les fosses nasales dans toute leur étendue, 
et se prolonge en subissant quelques modifications de tex- 
ture, dans les cellules et sinus qui viennent s'ouvrir dans ces „, 

. , ^ Elle estlor- 

Cavites. gane immédiat 

Ainsi revêtues par la pituiîaire , les fosses nasales pré- ^^ l'olfaction, 
sentent une configuration qui diffère à beaucoup d'égards 
de celle qu'elles offrent sur le squelette. Un grand nombre 
de trous et de conduits sont bouchés,- plusieurs sont ré- 
trécis. Les rugosités de la surface des cornets sont en quel- Modification 
que sorte dissimulées. En outre, la muqueuse en se réfléchis- q°e détermine 
sant sur elle-même, forme des plis dont les uns prolongent les dansKïpô- 
Gornets, dont les autres rétrécissent plus ou moin.s les orifices «itio" «les fos- 
de communication, des sinus et cellules, avec les fosses na- ^" °"*^ ^^' 
sales. 

Tirant ainsi son origine de la peau , réfléchie et garnie de Continnîté 
poils qui tapisse la surface interne de la narine, la pituitaire se ^^ '^ pîtuitaire 

j, '- avec la peau, 

contmue , d une autre part, sans hgnede démarcation avec la avec la ma- 
muqueuse du pharynx, du voile du palais, de la trompe d'Eus- ^"^°^^ P^*" 

* 1 • 1 1 T ryngienne. 

tachi et du canal nasal. 

I "A la voûte, elle ferme les trous de la lame criblée, les trous Disposition 

des os propres du nez: en sorte que tous les vaisseaux et nerfs ^^}'' pit°it^l^« 

^ a la voûte. 

qui traversent ces trous, pénètrent la muqueuse par sa face ex- 
terne : au niveau de l'orifice du sinus sphénoïdal , elleforme, 
avant de pénétrer dans le sinus, uai repli qui rétrécit singulière- 

(i) Schneider Conrad Victor ( ^e Catarrho }, a attaché son 
nom à cette membrane, parce qu'il a le premier , réfuté victorieu- 
sement l'erreur des anciens, qui faisaient descendre des ventricules 
du cerveau, le produit des sécrétions nasales; le nom vulgaire de 
rhume de cerveau, est encore un vestige de cette erreur. 



432 NÉVROLOCIE. 

ment cet orifice, et lui donne la forme d'une fente verticale- 
ment dirigée. 

2" Sur la paroi externe des fosses nasales, elle revêt de bas 

Sur la paroi en haut un grand nombre de parties : i° le méat inférieur^ l 

la partie antérieure et supérieure duquel elle rencontre Vo- 

rifice inférieur du canal nasal; autour de cet orifice, ellt 

inférieur. forme un repli valvulaire à bord inférieur, sem-ilunaire 

qui prolonge le canal nasal plus ou moins, suivant les sujets 

en sorte que le cathéterisme du canal nasal par le méat in 

férieur, doit presque nécessairement déchirer cette valvule 

Du méat inférieur, la pituitaire se réfléchit sur le cornei 

ur e cornet, ^'/^'/./g^^^. qu'elle prolonge par un repli, en avant, et surtout 

en arrière : c'est sur le cornet que la pituitaire présente se 

plus grande épaisseur, 

3° Dans le méatmoyen,la T^\im\si\rere.yQlYmfundLbulurn^\e 
mo-çen quel présente a son extrémité mierieure une ampoule ou dila- 

tation dans laquelle se voit le plus ordinairement Vorifîce di 
sinus maxillaire. Cet orifice est loin d'offrir le même aspeci 
que sur une tête sèche : il est extrêmement étroit, et consti- 
tue un pertuis qui admet à peine l'extrémité boutonnée d'ur 
Vantes de gjyigj; ordinaire. Cet orifice semble manquer quelquefois: on k 

situation clans ■' _ . ,, ,. 

l'orifice da si- trouve alors au niveau de la partie moyenne de l'infundibu- 
nus maxdlaire. j^jj^ . qj^ dirait dans ce cas que le sinus maxillaire communi- 
que directement avec les sinus frontaux. Un' est pas rare de voii 
le sinus maxillaire communiquer à la fois et dans le méal 
moyen et dans l'infundibulum. La pituitaire se prolonge, de 
^^P^*"'"*"'® l'infundibulum dans les cellules antérieures de l'ethmoïde. 

se prolonge » , , „ 1 i • -w • -r^ 

del'infundibu- dans les smus frontaux et dans les sinus maxillaires. JtLn sou- 
luin dans les levant le comct moveii , on voit une saillie considérable qui 

cellules et si- . 7. t 1 • ' i » 

nus fiontanx, limite Cil haut l'infundibuium, et qui repond à une grande 
et dans les si- (.(.^uje de l'ethmoïde. C'est sur cette saillie , sur laquelle se 

nus maxiUaues ^ ' , 7, 

moule le cornet moyen, 'que l'on voit souvent en arrière une 
ouverture qui communique avec cette grande cellule, et en 
avant, une ou plusieurs ouvertures qui communiquent avec 
les cellules elhraoïdales antérieures et supérieures. 

Du cornet moyen qu'elle prolonge en arrière, la pitui 



ORGANE DE l'odorat. /,33 

taire se porte dans le méat supérieur, où j'ai plusieurs fois 

«^ , ^ . Continua- 

rencontre quatre ou cinq ouvertures communiquant avec tion da trajet 

autant de cellules postérieures de l'éthmoïde^ lesquelles dans ^^ lapumtaire 
ces cas ne communiquaient nullement entre elles : j'ai même , ^^^^ '^® ^^]' 

1 , 1 -, , . Inles ethmoi- 

vu l'orifice d'une cellule ethmoïdale sur le cornet supérieur, dales , 

La pituitaire s'enfonce dans toutes les cellules ethmoïdales 
et dans les sinus frontaux , soit directement, soit médiate- . ■'^^°* '^^ 

, , •11 sinus frontaux 

ment, mais elle ne pénètre en aucune manière dans le Irou 
spliéno-palatin, qu'elle ferme au contraire complètement. 

Sur la cloison , la pituitaire est remarquable par son épais- 
seur , qui ne le cède qu'à la portion de cette membrane Sur la cloison. 
qui revêt le cornet inférieur. On ne voit pas cbez l'homme 
ce prolongement en cul-de-sac, qui existe d'une manière 
bien prononcée chez les animaux, en avant, au niveau 
du bord inférieur de la cloison. Dans le même point, la 
pituitaire ferme les ouvertures supérieures du canal palatin 
antérieur, ' '' 

. Structure.Lu. pituitaire appartient à la classe des membranes 
muqueuses ; et par une disposition spéciale elle se trouve étôn- Structure 
due sur des os et sur des cartilages. Sa surface libre est molle, la pituitaire 
rouge, criblée de trous, par lesquels on peut exprimer une 
grande quantité de mucus. Sa surface adhérente estintimement 
unie au périoste et au périchondre qui revêtent les os et les 
cartilages des fosses nasales : aussi est- elle rangée parmi les 
membranes fibro-muqueuses. 

La pituitaire est généralement plus épaisse que les autres 
membranes muqueuses: aussi est-il extrêmement facile de dé- 
terminer la structure éminemment vasculaire et véritable- Disposition 
ment érectile de cette membrane. Si on pique la pituitaire 
avec un tube à injection lymphatique rempli de mercure, ce 
liquide pénètre immédiatement dans les cellules du tissu 

'•!'' 111 • • Réseau 

erectile, et s écoule de là par les veines qui y aboutissent. Si lymphatique, 
on pique plus superficiellement, on voit se former un réseau 
lymphatique admirable, et tellement superficiel, que le mer- 
cure présente tout son éclat métallique. Ce réseau ne com- 
3. 28 



434 NÉVROLOGIE. 

munique nullement avec les cellules veineuses dont je viens 
de parler (i). 

Ce réseau lymphatique, qui est commun à toutes les mem- 
branes muqueuses, donne à la lamelle ininjectable par les 
vaisseaux sanguins qui les revêt, l'aspect d'une membrane 
séreuse. 

Action. La pituitaîre reçoit un très-grand nombre de vais- 

Artères de ggjjy^ artériels qui la pénètrent par plusieurs points, et qui 
\n pituitaire. ^ ^ ^ ^ ^ , , 

d'ailleurs émanent presque tous delà même source, de l'artère 

maxillaire interne; ce sont : la sphéno-palatine^ la sous-orbi- 
taire, l'alvéolaire supérieure, la palatine, la ptéry go-palatine. 
Quelques-unes viennent de l'artère ophthalmique : ce sont 
les sus-orbitaires et les etlimoïdales ; d'autres de la faciale; 
ce sont les dorsales du nez, l'artère de l'aile du nez, et de l'ar- 
tère de la sous-cloison. 

Veines. Le système capillaire veineux est tellement consi- 
dérable qu'il constitue en quelque sorte la base de la pitui- 
taire : les veines qui en émanent suivent le trajet des artères, 
et vont se rendre , par des troncs extrêmement considérables, 
dans les veines maxillaires interne, faciale et ophthalmique. 
Il y a de nombreuses communications entre ces veines et 
celles de la région ethmoïdale de la base du crâne. 

C'est pour recevoir les divisions artérielles et veineuses que 
la surface interne des fosses nasales, et plus particulièrement 
la surface des cornets, présente cet aspect spongieux qui la 
caractérise. 

Vaisseaux lymphatiques. Je ne connais que le réseau lym- 
lymphatiqnes. pbatique Superficiel dont j'ai parlé. Pour l'injecter, il faut en 
quelque sorte égratigner la membrane avec un tube à injection. 

Follicules. Existe-t-il des glandes ou des follicules dans la 

pituitaire ? Sténon a décrit des glandes que je n'ai pas pu y 

découvrir; les follicules y sont difficiles à démontrer. 

Nerfs. Nerfs. De même que tous les organes des sens spéciaux, la 



Veines. 



Vaisseaux 



(i) C'est sur la pituitaire du veau que j'ai, pour la première fois et 
par hasard, injecté le réseau lymphatique il y a environ 8 ans. 



ORGANE DE l'odORAT. 43^^5 

pituitaire est pourvue d'un senssjiécial appelé nerf olfactif om 
nerf de la première paire. L'atiatomie comparée, en montrant oltactif. 

que le développement de ce nert est en rapport avec le déve- 
loppement de l'olfaction, établit d'une manière positive 
l'opinion généralement admise sur les fonctions de ce nerf. 
Sans entrer ici dans la description du nerf olfactif, gni m'occu- 

,,, .-,.■,. ,., , . , Sa dSsposi- 

pera ailleurs, je dois dire quil s exprmie en quelque sorte tion par rap- 
à travers les trous et canaux de la lame criblée de l'ethmoïcîe, port à la pi- 

1 1 A n T, , . 1 . . . tuitaire. 

en S enveloppant de gaines nbreusesjqu il pénètre la pituitaire 
par sa face externe, et qu'il s'épanouit en réseau dans son 
épaisseur. On ne suit pas ces nerfs au-delà du cornet moyen, 
d'une part, et de la partie moyenne de la cloison, d'une 
autre part. Aussi bien la partie supérieure des fosses nasales, 
qui est d'ailleurs excessivement étroite, est-elle le siège es- 
sentiel de l'olfaction , tandis que la partie inférieure , plus 
spacieuse , peut seule permettre le passage de l'air dans l'acte 
de la respiration. 

Indépendamment du nerf spécial , la pituitaire reçoit d'au- 
tres filets nerveux, qui viennent tous de la cinquième ^^^^^^^^ ^^\ 
paire, savoir : de la brandie ophthalmique de Willis, par le nerf de lacin- 
rameau nasal interne et par le rameau frontal j du maxillaire 1"'^™^ P^*^5' 
supérieur, par le spbéno-palatin , le grand nerf palatin, le 
nerf vidien et le dentaire antérieurs. Les expériences des 
physiologistes modernes ont démontré que l'intégrité de 
ces diverses branches de la cinquième paire était nécessaire 
pour l'intégrité des fonctions olfactives. Il y a loin de cette 
manière de voir à celle qui fait siéger le sens de l'olfaction 
dans la cinquième paire. 

La membrane qui tapisse les sinus, bien qu'elle se continue j^^ mem- 

avec la j'ituitalre , ne présente aucun des caractères de cette l>rane des si- 

7 5 ^ 1 • , . ^ nus est telle- 

membrane : c est une membrane excessivement nunce, trans- j^^^j. ^^ 

parente^^qui ressemble plutôt à une membrane séreuse qu'à qu'elle ressem- 

d' r 1 \ j 1 'o • ' tle à une sé- 

ont le caractère muqueux n est denniti- ^.^^^^ 

vement établi que par divei"ses circonstances pathologiques. 

La muqueuse des sinus offre la plus grande analogie avec la 

conjonctive. 



x\PPAREïL 

ou 

ORGANE DE LA VISION. 



Situation. 



Nombre. 



Les yeux y organes de la vision , sont situés à la partie la 
plus élevée de la face, d'où ils peuvent exercer au loin leurs 
fonctions exploratrices. 

Ils sont au nombre de deux ; mais , solidaires dans leurs 
fonctions, ils agissent, pour ainsi dire, à la manière d'un 
seul. Il en résulte que la vision est plus assurée, et qu'elle peut 
s'exercer dans un champ plus étendu, sans que son unité ' 
soit troublée, les deux yeux agissant à la manière d'un seul. 

Les yeux protégés par les cavités orbitaires dans les- 
Lestutamina quelles ils sont contenus, sont recouverts par les paupières 

ocalicompren- , •? o- j i 

nent : *1"^ Surmontent les sourcils, oix muscles propres les entourent 

et leur impriment des mouvemens dans tous les sens ; ce sont 
les muscles droits et obliques de Vceil. Un appareil de sécré- 
tion, «pjoamZ ^e.y 2;ote* /«cr/wafes, est destiné à lubrifier la 
surface antérieure du gliifce de l'œil, et à favoriser l'exer- 
cice de ses fonctions. 

L'étude de l'organe de la vision comprend donc indépen- 
de protecdon- damment de l'oeil lui-même, l'étude i** des moyens de protec- 
tion, cavités orbitaires (voyez Ostéologib), paupières et 
Delocomo- sourcils j 2**desmuscles, organes de locomotion; 3° des voies 

*^°° ' lacrymales, organe de lubréfaction. L'ensemble de ces parties 

De lubré- . , ,, i i • • , , i • . , tt n 

faction. accessoires de 1 organe de la vision a ete désigne par Haller 

sous le titre de tutamima oculi. C'est par elles que nous al- 
lons comn^encer cette description. 

Sourcils. 

Situation Les sourcils sont deux éminences arquées, couvertes de 

° ^ ^^' poils raides et courts, dirigés de dedanS: en dehors, et comme 

imbriqués, qui occupent le bas du front, et limitent la pau- 

„. . pière supérieure. Leur direction est exactement la même que 

celle de l'arcade orbitaire . Les poils qui les recouvrent sont 



PAUPIERES. 



Structure. 



ORGANE DE LA VISION. PAUPIÈRES. 437 

plus nombreux et plus longs à l'extrémité interne qui porte le 
nom de tête, qu'à l'extrémité opposée, qui porte le nom de 
queue du sourcil. Les têtes des sourcils sont séparées l'une 
de l'autre par un intervalle qui répond à la racine du nez; 
quelquefois cependant ces têtes sont confondues. 

Structure. La peau dans laquelle sont implantés les poils 
des sourcils est épaisse et très-intimement unie à une 
couche musculaire formée par le frontal , l'orbiculaire et 
le sourcilier. Ce dernier forme un plan subjacent aux 
précédens. L'arcade orbitaire et l'arcade sourcilière servent 
de support et de base aux sourcils ; les nerfs, fort nombreux, 
viennent du facial et de la cinquième paire ; les vaisseaux 
viennent de l'artère opbthalmique et de la temporale. 

Usages. Les sourcils, qui sont un des attributs de l'espèce Usages. 
humaine , protègent l'œil , et absorbent , en s'abaissant au 
devant de lui,- un grand nombre de rayons lumineux; ils 
concourent singulièrement à l'expression de la physionomie 



lies paupières sont deux voiles mobiles et protecteurs, pla- situation, 
ces au-devant du globe de l'oeil qu'ils recouvrent ou laissent 
à découvert , suivant qu'ils sont rapprochés ou écartés. 

Les paupières sont au nombre de deux : l'une supérieure , 
l'autre inférieure. Chez un grand nombre d'animaux , il 
existe une troisième paupière , qui ne se rencontre chez 
l'homme qu'à l'état de vestige. Les dimensions des paupières 
sont assez considérables pour fermer complètement la base 
de l'orbite, et pour intercepter entièrement le passage des 
rayons lumineux. 

Les paupières présentent: i' unejâce cutanée, convexe, re- 
marquable par des plis semi-lunaires concentriques, qui s'ef- 
facent lorsque les paupières sont rapprochées; 2,° une face 
oculaire, concave , exactement moulée sur le globe de l'oeil , et j^;j, 
qui présente des lignes verticales jaunâtres que nous verrons 
formées parles glandes deMeibomius ; 3° un bord adhérent , 



/ 

430 NKVROLOGIE. 

limité, pour la paupière supérieure, par l'arcade orbitaire, 
rent des paa- moins exactement limité pour la paupière inférieure, et se 
pieres. Continuant avec la joue ; 4° l^s bords libres de l'une et 

Bords libres, jg^'aj^^trc paupière sont droits dans l'état d'occlusion de l'œil 
et curvilignes lorsqu'ils sont écartés : ils interceptent dans ce 
dernier cas un espace elliptique, dont les dimensions, va- 
riables chez les différens sujets, ont motivé les expressions de 
grands jeux , de petits jeuaf^ expressions qui ne se rappor- 
tent nullement aux dimensions réelles , mais seulement aux 
Ils ne sont dimensions apparentes du globe de l'oeil. Ces bords ne sont 
point taillés en pQ^fij; taillés en biseau aux dépens de la face postérieure de la 
paupière, de manière à intercepter dans leur rapprochement 

Ils n'inter- i ^ • i • • -^ i '^ ' 

t las de un espace OU canal triangulaire qui serait complète en arrière 
canal trianga- par la surface du globe de l'œil, canal qu'on supposait s'é- 
largir de dehors en dedans, pour conduire les larmes vers les 

Membrane. poiiUs lacrymaux. Ces bords libres sont coupés horizontale- 
ment d'avant en arrière j rapprochés, ils interceptent une 

'Une fente fente étroiie qui peut tout aussi bien servir de conducteur 
aux larmes pendant le sommeil , que le prétendu canal trian- 
gulaire généralement admis. 

Du reste, ces bords, dont l'épaisseur est assez grande, 
offrent à leur lèvre antérieure une triple ou quadruple rangée 
de poils durs et raides, arqués, plus nombreux et plus longs 
à la paupière supérieure qu'à la paupière inférieure, plus longs 
à la partie moyenne de chaque paupière qu'aux extrémités : ce 

V ,. sont les cils. Leur direction est remarquable : à la paupière 

Leur direc- ^ _'■■'• 

tîon opposée, supérieure, ils soni d'abord dirigés en bas, puis ils se recor.r- 
bent en haut, en décrivant un arc de cercle à concavité supé- 
rieure : le contraire a lieu pour la paupière inférieure. Il suit 
de là que les cils de l'une et l'autre paupière s'opposent leur 
convexité, et que dans l'occlusion de l'œil, ils se touchent 
sans pouvoir s'entre-croiser jamais. Lorsque lès cils se dé- 
vient et se renversent en dedans, il en résulte de très-graves 
inconvéniens,- lorsqu'ils manquent, les bords libres des pau- 
pières sont le siège d'une inflammation chronique. 



ORGANE DE LA VISION. PAUPIERES. 4^9 

La lèvre postérieure du bord libre de îapaftpière, ou plu- 
tôt l'angle de réunion de ce bord avec la face postérieure de ^^^^^ ^^ qj-_ 
la paupière, présente une série fort régulière de trous,àfices excitans 

, , , . ,- . . . , /i / des glandes de 

travers lesquels la pression tait suinter une matière seJDacee Meibomins. 
sous la forme de petits vers qui viennent des glandes de 
Meibomius. 

A la réunion des 5/6 externes avec le i/6 interne, le bord 
libre de chaque paupière présente un tubercule très-remar- 
quable, tubercule lacrymal , lequel est percé d'un trou visible Tubercule 
à l'œil nu : c'est le point lacrymal ^ orifice du condviit lacry- lacrymal. 
mal correspondant. La partie du bord libre de la paupière, ^^"^^ I^^^'^'y- 
qui est en dedans du tubercule lacrymal, est arrondie, dé- 
pourvue de poils et d'orifices folliculeux; elle est en rapport 
avec la caroncule lacrymale. 

Du reste, la paupière supérieure a une hauteur double de 

celle de l'inférieure 5 en sorte que , dans son abaissement , 

elle descend au-dessous du niveau du diamètre transverse, * 

ou équateur de l'oeil , pour me servir [d'une expression de 

Haller. 

On appelle angles de F œil. ou mieux commissures des pau- „ 

i^ i- o 5 1 Commiâsu- 

pieres j les angles que forment, par leur réunion, les extré- res des pau- 

mités des bords libres. L'angle externe, commissure ex-^^^"^^^' 

r ■ 
terne ou temporale., est encore connue sous le nom de joe?/^ ommwsu- 

angle (canthus mino}) {1). 

L angle interne, com/wm^re interne on nasale^ ïm'çvof^ve- ç, 
inent nommée grand angle de Fceil (canthus major)^ répond nasale. 
au niveau du bord postérieur de l'apophyse montante. 

Structure des paupières. Une charpente cartilagineuse, les 
cartilages tarses, un^-membrane fibreuse, une couche mus- Structure 

1 1 / T, , des paupières, 

cuieuse, deux tegumens, lun muqueux et 1 autre cutané; 

des follicules , des vaisseaux , des nerfs et du tissu cellu- 

(i) La commissure externe ne répond pas à l'extrémité externe 
du diamètre transverse de la base de l'orbite , mais est située à trois 
lignes en dedans : d'où la nécessité d'inciser cette commissure dans 
l'extirpation du globe de l'œil. 



44«> , NÉVROLOGIE. 

îaire; telles sont les parties qui entrent dans la structure des 
paupières. 

Caj'tila^es tarses. Semblables pour leurs usniçfes à ces cylin- 

Cartilages . , , . ,, , , i ^^ 

tarses. dres de bois que l'on place au bas des tableaux pour les em- 

pêcher de se plisser, les cartilages tarses, au nombre de deux, 
un pour chaque paupière, sont des lames cartilagineuses 

Différences, gy^ occupent le bord libre des paupières et le voisinage de ce, 
bord. Le cartilage tarse de la paupière supérieure est semi- 
lunaire. Le cartilage tarse de la paupière inférieure représente 

Leurs faces. -^ i i i ' • i^ t ' 

une petite bandelette étroite ; l un et 1 autre n occupent pas 

toute la longueur de la paupière. Leur face antérieure con- 
vexe est recouverte par les fibres du muscle orbiculaire. Leur 
face postérieure répond à la conjonctive qui lui adhère in- 
timement. C'est entre la conjonctive et le cartilage ou plutôt 
dans l'épaisseur même du cartilage que sont logés les folli- 
cules de Meibomius. 

Le bord adhérent des cartilages tarses est mince, et donne 
' attache à la membrane fibreuse des paupières; en outre, le 
bord adhérent du cartilage tarse supérieur , qui est convexe, 
donne attache au muscle élévateur de la paupière supé- 
rieure. Le bord libre est la partie la plus épaisse du cartilage, 
c'est lui qui détermine l'épaisseur du bord libre des paupières, 

_ , Couche cutanée. Remarquable par son excessive ténuité 

Couche eu- i Jl 

tanée. et par sa demi-transparence: les cils en sont une dépendance. 

Couche celluleuse. Non moins remarquable par Tabsence 
luleuse " ^^ tissu adipeux que par son extrême finesse : c'est le tissu 
cellulaire séreux par excellence : aussi les infiltrations sé- 
reuses y sont-elles très-fréquentes. 

Couche musculeuse , formée 'par la portion palpébi'aîe de 
Couchemus- l'orbiculaire , dont i'ai noté ailleurs la pâleur qui contraste 

culeuse, '' . . . i \ 

avec la couleur rouge de la portion orbitaire du même 

muscle. Inclépendammeut de cette couche musculeuse, les 

paupières ont un muscle extrinsèque , l'élévateur de la pau-- 
Mnscle ex« . , , . . , » i r 

triosèque. piere supérieure ; mais ce muscle ne concourt a la tormaaon 



ORGANE DE LA VISION. PAUPIÈRES. 44 1 

de la paupière que par son aponévrose qui s'insère au bord 
supérieur du cartilage tarse. 

Couche fibreuse. Une membrane fibreuse naît du pourtour Couche 
de l'arcade orbitaire, et vient s'insérer aux bords corres- fii>reuse. 
pondans des cartilages tarses. Cette membrane , très-forte et 
très-résistante au niveau de la moitié externe de la base de 
l'orbite, diminue d'épaisseur au niveau de la moitié interne 
de cette base, surtout en dedans de la paupière supérieure, 
où elle dégénère en tissu cellulaire. 

Onpourraita-p^elerligamerd de rcmgle externe des paupiè- . , 

res im rapbé fibreux horizontalement étendu de cet angle à la l'angle externe 
base de l'orbite. Ce rapbé , qui se bifurque au niveau de paupières, 
l'angle externe , pour aller s'insérer à l'extrémité externe de 
l'un et de l'autre cartilage tarse, représente exactement en 
dehors le tendon du muscle orbiculaire, qui se bifurque éga- 
lement, pour aller se rendre à l'extrémité interne du même 
cartilage. 

Si on divise ce rapbé , on voit qu'il existe au-dessous de Tronsseanx 
lui des trousseaux fibreux extrêmement résistans, qui nais- «l'reux «es ds 

' ■•• la paroi exter- 

sent de la paroi externe de l'orbite, et qui viennent s'épa- ne de l'orbite, 
nouir dans l'épaisseur de la paupière supérieure. 

Le tendon aponévrotique du muscle élévateur de la pau- 
pière supérieure, tendon qui est subjacent à la couche 
fibreuse, complète la charpente fibreuse des paupières. Les 
cartilages tarses sont sur le même plan que la couche 
fibreuse. 

Couche muqueuse, ou con/onctiçepalpébrale. ha. fsice 'posté- r h . 
rieure des paupières est revêtue par une membrane qui recou- quense oucon- 
vre aussi le globe de l'œil. Cette membrane s'appelle co/z/o«c- ^°i^'"^^7^^ P 

° _ . pebrale. 

twe , adnata , parce qu'elle unit les paupières au globe de 
l'oeil. Pour en faciliter la description , on peut supposer que 
cette membrane part du bord libre de la paupière supérieure 
oùelle se continue avec la peau , recouvre toute l'épaisseur 
du bord libre, revêt la face postérieure du cartilage tarse, 
auquel elle adhère intimement, et continue son trajet jusque 



44^ NÉVK.0LOOIE. 

SOUS l'arcade orbitaire. Là, elle se réfléchit sur la partie anté- 
de la conjonc- ^ieure du globe de l'œil, en formant un cul-de-sac entre cet 
tive de la pau- organe et 'la paupière, adhère à la sclérotique par un 

pière sur ]a . n i • i- i i < ia i • i i -, , 

scléiotiqne. t^ssu cellulan'C d abord tres-lache, puis de plus en plus serre,; 
, à mesure qu'on approche de la cornée transparente. Sur la' 
cornée, l'adhérence est tellement intime, que quelques ana- 
tomistes ont nié son existence dans ce point. Le fait est qu'on 
ne peut là démontrer anatomiquement, dans l'état sain , que 
sur la circonférence de la cornée ; mais les maladies y révèlent 
sa présence. Après avoir revêtu la partie antérieure et infé- 
rieure de la sclérotique , la conjonctive se réfléchit sur la facei 

Seconde ré- , . - .,.„,. „ , , 

flexion de la intérieure de Ja paupière intérieure , en formant un cul-de-i 
conjonctive, g^^ ^ revêt son cartilage tarse, puis son bord libre, et sei 
continue avec la peau. En dedans du globe de l'œil , la con- 
jonctive forme un petit repli semi-lunaire, à concavité diri- 
gée en dehors, et qu'on peut regarder comme le vestige de 
la troisième paupière des animaux : on l'appelle impropre- 
Membrane njent membrane clignotante. En dehors , elle s'enfonce entre 
clignotante. ., ° i v -i 

les paupières et le globe de l œil, pour lormer un cul-de-sac 

Elle s'en- profond. Au niveau des tubercules lacrymaux, la conjonc- 

fonce dans les tive pénètre dans les points du même nom, pour aller tapisser 
points lacry- ■- _ ^ *■ '■ 

maïuc. les voies lacrymales. 

D'après ce qui précède , on voit que la conjonctive repré- 
senterait un sac sans ouverture, comme les séreuses, si les 
paupières étaient censées réunies. Gomme les séreuses, elle 
est destinée à revêtir deux surfaces frottantes. Sa ténuité, sa 
transparence , les adhérences filamenteuses qu'on observe 
Analogie de quelquefois entre les surfaces continues, avaient fait rayer 

la conjonctive * ^ " 

avec les mem- Cette membrane du nombre des muqueuses, pour la classer 
Lranes seren- pj^pjiii les séreuses; mais sa continuité avec la peau, sa struc- 
ture éminemment vasculaire sanguine, ses usages qui la met- 
tent en rapport avec rair,'doivent la faire maintenir parmi les 
membranes tégumentaires (i). 

(i) On a donné l'absence des villosités comme un caractère de la 



ses sanguines. 



ORGANE DE LA VISIOW. PAUPIÈRIÎS. 44^ 

Glandes des paupières. Ce sont, i° une glande dépendante (.j^j^j^g ^^s 
le la glande lacrymale, avec laquelle nous la décrirons 52° les paupières, 
'landes de Meiboinius ; 3* la caroncule lacrymale. 

Glandes de Meibomius : situe'es sur la face postérieure des 

- ., ,, , Glandes de 

[eux paupières, au niveau des cartilages tarses, elles repre- Meibomius. 
entent des lignes jaunâtres verticalss et parallèles, tantôt 
Iroites, tantôt curvilignes, dont la hauteur est mesurée par 
lelle des cartilages, et qui né font nullement relief à la face 
nterne des paupières. Chacune de ces lignes, dont le nombre 
!st de 3o à 4o pour chaque paupière, est constituée par un -a^n^fjgg'fo^t 
;anal tortueux, replié sur lui-même un grand nombre de fois, stituent autant 
lans lequel viennent s'ouvrir un nombre considérable de pe- ^y^^^"^'^^ °^' 
its follicules placés à droite et à gauche de ce canal. Tous ces 
;anaux viennent eux-mêmes s'ouvrir très-régulièrement sur la Rangée li- 
èvre postérieure du bord libre des paupières, par une rangée ""^^""^ "^"^^^ 
l'orifices disposés suivant une seule ligne. Je n'ai jamais vu nant aux glan- 

ieux rangées d'orifices, ainsi que Zinn dit l'avoir observé. Si, f^* . ® ^^'' 
t) 'T. ' bomius. 

i l'aide d'une pince, on comprime les paupières au niveau du 
cartilage tarse, on voit s'échapper par ces orifices une espèce 
3e cire sous la forme de petits vers contournés un grand 
nombre de fois sur eux-mêmes. Du reste, on voit quelque- 
Fois les petits canaux linéaires communiquer entre eux au 
niveau du bord adhérent du cartilage tarse; d'antres fois ils se 
bifurquent. C'est la cire des glandes de Meibomius qui s'op- 
pose à ce queleslarmes ne coulent au devant des paupières : 
leur sécrétion surabondante et morbide porte le nom de chas- Chassie. 
sie. liCS glandes de Meibomius sont logées dans des sillons 
profonds que présentent les cartilages tarses : aussi se voient- 
elles tout aussi bien à la surface externe qu'à la surface in- 
terne de ces cartilages. 

Les glandes de Meibomius appartiennent à la classe des 

conjonctive ; mais il existe des villosités ou papilles sur toute la 
portion de conjonctive qui revêt le cartilage tarse supérieur. 



Voîame. 
Situation, 



Elle est foi- 



444 NÉVROI.OGIE. 

follicules sébacés, et constituent en quelque sorte le pas 
sage entre les follicules et les glandes. 
Caroncule Caroncule lacijmale. Petit groupe de follicules , oblong 
lacrymale. occupant l'angle interne des paupières, en dedans de ce rep 
semi-lunaire de la conjonctive, que nous avons considère 
comme le vestige d'une troisième paupière. Son volume re 
présente un grain de blé. Interposée aux bof ds libres de 
paupières, dans cette espèce d'appendice du bord libre qt 
est intermédiaire à la commissure interne et aux tubercule 
lacrymaux , elle occupe un plan postérieur à ces bords , ei 
sorte que sa présence ne s'oppose pas à leur contact mutuel 
Revêtue par un repli de la conjonctive qui lui donne ui 
aspect rougeâtre, elle présente un grand nombre de pertuis 
par lesquels on voit suinter une espèce de cire , et plusieur 
j)etits poils qui peuvent acquérir ime certaine longueur , e 
devenir cause d'ophtbalmie.La caroncule lacrymale est formé 

mêe par une ^ '■ •' 

agglomération de follicules OU glandulcs sébacés, de même nature que le 

e follicules gri^^des de Meibomius.On l'a considérée longf-temps commi 
ou glandnles " . 

sébacés. Une scconde glande lacrymale. Pour bien voir les orifices e 

les poils toujours blonds, et quelquefois très-nombreux , d< 
fices de la °"- 1^ caronculc lacrymale, il faut la couvrir d'une couche d'en 
roncale. cre OU de solution de carmin , et l'examiner ensuite à 1; 

loupe. 

V aisseaux et nerfs des paupières. Les artères sont le; 
et nerfs des palpébralcs iurcrnes et externes de l'ophthalmique, les bran- 
paupières. ches palpébrales de la temporale, de la sous-orbitaire et d< 
la faciale. J'ai déjà dit que les artères palpébrables for- 
maient deux arcades, une pour chaque paupière. 

Les veines portent le même nom , suivent la même direc- 
tion , et aboutissent aux mêmes troncs. 

Les nei'fs viennent de deux sources: i° du facial; 2^ de 
la cinquième paire. 

Usages. Les paupières protègent l'œil contre l'action d^ 
la lumière, contre l'action de l'air et des corpuscules qui y 
voltigent; elles balayent en quelque sorte la surface de l'or- 



ORGANE DE LA. VISION. MUSCIES. 44^ 

xane , sur lequel elles ont aussi pour office d'étaler le fluide 
acrymal , autre manière de protéger le globe de l'oeil contre *^^^^' 
.'action de l'air. Les paupières , en s'interposant entre l'œil 
3t les objets extérieurs, mettent l'exercice de la vision sous 
l'empire de la volonté. 

MUSCLES DE l'oEIL Er RELEVEUR DE LA PAUPIÈRE SUPERIEURE. 

Les muscles de l'œil, au nombre de six, se distinguent en 
iroiis et en obliques. Il y a quatre muscles droits et deux 
obliques. Nous étudierons en même temps le releveur de la 
paupière supérieure. 

Préparation. Enlever la voûte de l'orbite par deux traits de scie , 
jui se réunissent à angle aigu sur le trou optique; faire attention à 
ze aue le trait de scie interne n'intéresse pas la poulie cartilagi- 
neuse du grand oblique. Disséquer avec de minutieuses précau- 
tions les insertions de ces muscles au fond de l'orbite. Elles forment 
un cercle autour du nerf optique et autour des nerfs moteurs com- 
muns. Les insertions qui ont lieu au-dessus du nerf optique tiennent 
à la dure-mère et au périoste et nuMfement aux os ; celles qui ont lieu 
au-dessous tiennent plus fortement aux os. L'oblique inférieur , ou 
petit oblique^ est le seul qui ne s'insère pas au fond de l'orbite. 

Releveur de la paupière supérieure. 

Beaucoup plus mince et plus étroit que le droit supérieur 
de l'œil qui lui est subjacent , le releveur de la paupière supé- Situation. , 
Heure naît du fond de l'orbite, à la partie supérieure du 
pourtour du trou optique , ou plutôt de la gaine fibreuse 
que la dure - mère envoie autour de ce nerf. Cette ori- „ . . 

T. Origine. 

gine a lieu par des fibres aponévrotiques , courtes et radiées, 
auxquelles succèdent des fibres charnues, qui forment un Direction, 
faisceau mince, aplati, lequel se porte en dehors parallèle- 
ment au p'rand axe de l'orbite, se réfléchit sur le globe de E.éflexîoa 
l'œil , et s'épanouit en aponévrose qui vient s'insérer au bord ^""^j-Jj! ^ " ^ 
supérieur du cartilage tarse de la paupière supérieure i^orhi- 
to-palpéhral , Chaussier). 

Rapports. Recouvert par le périoste de la voûte, oblique- 



446 NÉVROLOGIE. 

ment croisé à son insertion postérieure par le nerf ophthal 
mique de Willis, il recouvre le droit supérieur de l'œil. 
Action. Action. Releveur de la paupière supérieure , qu'il porte ei 

même temps en arrière, de telle sorte que le bord supérieu 
de cette paupière se caclie sous l'orbite. 

Droit supérieur ou élévateur de l'oeil. 

Le droit supérieur présente deux origines distinctes. L; 
Deux origî- première a lieu, comme celle duprécédent, à la partie supé 
nés istmctes. j,-gyj,g ^jg jr, gaine fibreuse qui revêt le nerf optique, mais sui 
un plan inférieur; la deuxième se fait à la partie interne 
de la fente sphénoïdale , entre cette fente et le trou optique 
Cette dernière insertion , qui fait suite aux insertions di 
muscle droit externe, paraît avoir lieu à la gaine que la dure- 
mère fournit au nerf moteur commun. 

Nées par des fibres aponévrotiques radiées, les fibres char- 
DirecUon. nues forment un faisceau aplati , qui se dirige en avant et en 
dehors , suivant l'axe d£ l'orbite, se réfléchit sur le 



Réflexion iljtm y -^ ^ ' ' ^ "^ ^ ' i 

nrie ib d g'0"6 de 1 oeil, OU il dégénère en une aponevrosc large, mincc, 
l'œil. qui vient s'insérer sur la sclérotique, à une petite distance de 

la cornée. 

Ce muscle répond , comme tous les autres muscles 
droits , au périoste de l'orbite , dont il est séparé en dedans 
Rapports P*^ ^^ muscle releveur de la paupière supérieure; il recouvre 
le nerf optique et le globe de l'œil. 

Droit Inférieur ou abaisseur de l'œil. 



Tendon 
commun ou 



Le droit inférieur naît d'un tendon qui lui est commun 
avec les muscles droit interne et droit externe , tendon ou 
ligament de ligament de Zinn^ qui s'insère à la moitié inférieure du pour- 
tour du trou optique, et plus particulièrement dans une dé- 
pression qui se voit en dedans delà fente sphénoïdale et se tri- 
furque presqu'immédiatement après sa naissance : c'est de la 
branche moyenne de ce tendon que naît le droit inférieur^ 
qui se porte horizontalement en avant et en dehors, se ré- 
fléchit sur le globe de l'œil, et se termine de la même manière 
que le précédent. 



ORGANE DE LA VISION. MUSCIES. /j47 

Droit interne ou adducteur de l'oeil. 

Le droit externe naît par deux origines bien distinctes d'une, 
du tendon de Zinn; l'autre, de la partie interne de la gaine Double orl- 
iibreuse du trou optique : cette dernière origine continue 
la série des insertions du muscle droit supérieur. De là, ce j^,„ . 
muscle se porte d'arrière, en avant le long de la paroi interne 
de l'orbite, et se réfléchit sur le globe de l'œil, pour se ter- 
miner comme les précédens. 

Droit externe. 

Le c?roiYe,2:i!er/7e naît également par une double origine : l'une 

inférieure, qui estfournie parle ligament de Zinn; l'autre supé- Double ori- 

rieure, qui vient de la gaîne fibreuse du nerf moteur externe, ^^^^' 

et fait suite aux insertions externes du droit supérieur. Une 

arcade fibreuse, sous laquelle passent des nerfs, réunit ces 

deuxinsertionsetdevientelle-mêmepointd'insertion.Delà, ce _ ,„ . 

r 'Sa réflexion 

muscle se porte obliquement en avant et en dehors, le long de 
la paroi externe de l'orbite, se réfléchit sur le globe de l'œii, 
et se termine comme les précédens. 



Analogie 



Description générale et action des muscles droits. 

Les quatre muscles droits viennent du fond de l'orbite, et 
se terminent au globe de l'oeil, à quelques lignes de la cornée, d'origine, 

Leur forme est identique : ils représentent des triangles 
isocèles , alongés, dont la base est en avant et le sommet en ^ orme, 
arrière. Leurs rapports sont les mêmes. D'une part, ilscorres- j^^ raDoorts 
pondent au périoste de l'orbite ; de l'autre, au nerf optique 
et au globe de l'oeil, dont ils sont séparés par de la graisse et 
des vaisseaux. 

Vu leur insertion au devant du grand diainètre de l'œil , 

tous sont des muscles réfléchis autour du globe oculaire, réfléchis. 

Cette réflexion est surtout considérable lorsque l'œil est porté 

dans un sens opposé à l'action du muscle que l'on examine ; 

Tissu cellu- 
leurs tendons sont entourés d'un tissu cellulaire membraneux jaire élastique. 

blanchâtre, et comme élastique, qui favorise les mouvemens. 



448 KÉVEOI.OGIE. 

T..,.. Les muscles droits présentent entre eux des diffe'rences aui 

Uillerences. *■ T. 

se rapportent à la longueur et à l'épaisseur. Ainsi, le droit; 

interne est le plus court et le plus épais ; le droit externe est 

le plus long ; le droit supérieur est le rnoins volumineux. 

.. . action. Si ces muscles n'étaient pas réfléchis autour du 

Action. ^ ■; 

globe de Tœil, leur action se bornerait à porter fortement ce 

es '^^'i" o[obe vers le fond de l'orbite: mais leur réflexion a pour e 
ches aroites. ^^ ' r 

fet de lui imprimer un mouvement de rotation. Ainsi, le droit 

Consequen- supérieur et le droit inférieur font rouler le crjobe de l'oeii 
ces de leurre- ■■• _ " 

flexion. autour de son axe transversal} le droit interne et le droit 

externe le font rouler autour de son diamètre vertical. Lors- 
que ce premier effet est produit , l'œil est porté en arrière : 1 
le mouvement direct en arrière a lieu par la contraction 
simultanée des quatre muscles droits. 

Lorsque deux des muscles droits se contractent simulta- 
denx muscles nément, l'œil suit la diagona,le des forces que représentent 
droits se cou- ^es deux musclcs, d'où il suit que l'œil, et par conséquent 

tractent, l'œil , .,i • i i 

snit la dia"o- 1» pupille, peut parcounr dans sesmouvemens tous les rayons 
nale des forces ^^ cercle que forme la base de l'orbite : disposition qui, d'une 
part, favorise les fonctions exploratrices de cet organe, en 
même temps qu'elle concourt à mettre la vision sous l'in- 
fluence de la volonté, puisque l'œil peut échapper par ses 
mouvemens à une sensation qu'il repousse. Les muscles 
Les muscles droiîs de l'œil ( et cet usage leur est commun avec les mus- 

droils servent iii- \ . <i' "j 

. ,, . cles obliques ) servent encore a 1 expression des passions : 

des passions, de là les dénominations suivantes qui leur avaient été im- 
posées parles anciens. Le droit supérieur s'appelait siiperbus 
{^mirator, Hailer) ; le droit inférieur, humilis; le droit ex- 
tetne, indignatorius-^\e droit interne, amatorius seuhihitoiius. 
Enfin, on a pensé que les muscles de l'œil pouvaient, parla 
compression qu'ils exercent sur cet organe, faire varier l'in- 
tervalle qui sépare la rétine du cristallin 5 on a même dé- 
duit de la possibilité de cette compression une théorie reKif 
tive à la faculté que nous avons de voir les objets à des dis-^j 
tances si différentes . 

Du reste , un fait de physiologie très-remarquable, c'est 



ORGANK DK L4. VISION MUSCLES. 44^ 

l'action nécessairement simultanée et coordonnée des mus- 
cles tantôt homologues, tantôt différens dans les deux yeux, ^'a^^ion ^t co- 
Ainsi, la contraction du muscle droit isupérieur de l'oeil droit ordination des 

, 11 . y. , . -, , . , muscles de 

s accompagne d une manière nécessaire de la contraction du y^^^ 
muscle droit supérieur de l'œil gauche j la contraction du 
droit externe de l'un des yeux s'accompagne de celle du mus- 
cle droit interne de l'œil opposé, et réciproquement ; et la 
volonté ne peut rien, soit pour empêcher, soit pour coor- 
donner dans un sens différent cette contraction. Cependant 
on peut, même sans beaucoup d'habitude, échapper à ces ^ 

rapports de coordination, c'est-à-dire loucher, en cherchant 
à regarder son nez. 

Il n'est pas sans intérêt de remarquer que le muscle droit 
externe reçoit à lui seul une paire de nerfs,lasixième,et qu'une ^^ muscle 

a" . , ... T M • droit externe 

seule et même paire , la troisième, se distribue aux trois autres reçoità luîseul 
muscles droits ,. à l'élévateur de la paupière supérieure et au °°* P^^""^ ^^ 
petit oblique. Aucun muscle ne reçoit des nerfs proportion- 
nellement aussi considérables que ceux les muscles de l'œil. 

MUSCLES OBLIQUES DE l'oEIL. 

Au nombre de deux, distingués en supérieur ou grand 
oblique et en inférieur on petit oblique. 

Oblique supérieur de l'œil ou grand oblique. 

Long, fusiforme, réfléchi, pourvu d'une trochlée {^muscle 
trochléaire^ j \ oblique supérieur de ïœil ou grand oblique 
naît de la gaîne fibreuse du nerf optique, entre le droit su- 
périeur et le droit interne , de la même manière et sur le supérieu^ ou 
même plan que ces muscles j de là il se porte d'arrière en gr^nd oblique, 
avant au niveau de l'angle rentrant que forment par leur réu- 
nion la voûte et la paroi interne de l'orbite, représente un fais- 
ceau musculaire arrondi , qui dégénère en un tendon égale- 
ment arrondi , au voisinage de la poulie cartilagineuse qui 
lui est destinée, traverse cette poulie, se réfléchit à angle aigu 
sur lui-même, de telle manière, qu'il se dirige en bas, en de- 
hors et un peu en arrière, passe au-dessous du muscle droit 
3. 29 



45o NÉVROLOGIE. 

supérieur de l'œil, et s'épanouit avant de s'insérer à la scléro- 
tique, auniveau du plus grand diamètre transversal deToeil, et 
par conséquentsur un plan postérieur à l'insertion des m uscles 
droits. Le grand oblique est le plus long des muscles de l'œil. 
LsL poulie du grand oblique est un petit cartilage formant 
d^bl' ° ^^^ '^^"1 sixièmes d'un cylindre ou d'un anneau ; les bords de 
ce cylindre sont attachés aux petites crêtes qui limitent une 
, dépression osseuse qu'on remarque sur la paroi supérieure 

de l'orbite. Ce cylindre est fixé à l'aide de fibres ligamenteuses 
lâches de telle manière, que la poulie elle-même jouit d'une 
certaine mobilité. Une 5j«op'/a/6; qui revêt le tendon et la pou- 
ynovia e. |j^^ ^^ ^^- ^^ prolonge en avant et en arrière de celle-ci, facilite 
le glissement. Plus en avant, un tissu filamenteux blanchâtre 
remplace la synoviale. 

Les rapports du grand oblique sont les mêmes que ceux 
du muscle droit. 

jéclion. De même que pour tous les muscles réfléchis, l'ac- 
Acuon da jj^j^ jy nrrand oblique doit être prise à partir du point de 

grand okliqae , . , . '■ 

de l'œil. la réflexion. Il en résulte que ce muscle fait rouler l'œil sur 

lui-même , c'est-à-dire suivant son axe antéro-postérieur , 

de dehors en dedans. L'obliquité d'avant en arrière que 

présente son tendon, après sa réflexion, lui permet de porte* 

l'œil en avant , et de tendre à l'amener hors de l'orbite. On 

regarde le grand oblique comme concourant à l'expression 

. des passions tendres {^palheticus). Une paire nerveuse, la 

quatrième paire, ou nerf pathétique, lui est exclusivement 

destinée. 

Oblique inférieur ou petit oblique. 

Oblique in- L! ohUque inférieur on petit oblique est le plus court des mus- 
fériciif on pe- cles de Tœil, et le seul qui ne s'insère pas au fond de l'orbite , 
^^^^' son insertion a lieu à la partie interne et antérieure du plan- 
cher de cette cavité, et par conséquent à la face orbitaire de 
l'os maxillaire supérieur, immédiatement derrière la base de 
l'orbite, et souvent même au sac lacrymal. De là il se porte 
de bas en haut, de dedans en dehors , et un peu d'avant en 



ORGANE DE LA VISION. MUSCLES. 45l 

arrière^ forme un faisceau aplati qui s'enroule sur la face in- 

fe'rieure du globe de rœll, qu'il sépare du droit intérieur périt oblique à 

d'abord , puis du droit externe, et s'épanouit en une aponé- ■'^ sclerouqae. 

vrose qui se confond avec la sclérotique, au voisinage du 

bord externe du droit supérieur. 

^Son insertion à la sclérotique a lieu plus en arrière que 

celle du grand oblique , par conséquent bien en arrière de 

celle des muscles droits. 

Action. Ce muscle est rotateur de l'oeil dans un sens op- 
posé àcelui du grand oblique. Son enroulement autour du 
globe de l'œil rend cette action extrêmement efficace. Son 
obliquité d avant en arrière lui permet d'attirer l'oeil un peu 
en avant. 

DES VOIES LACRYMALES. 

Les 'voies lacrymales comprennent l'appareil de sécrétion 
et d'excrétion, des larmes. Cet appareil se compose: i** d'un Parties con- 

* *• ^ stituantes dés 

organe sécréteur, ta ^/«We lacrymale ; 2° de conduits excrê- voies lacryma- 
teurs c^x\ déposent les larmes sur la conjonctive; 5*^ d'un se- ^^' 
cond ordre de conduits destinés à absorber les larmes et à les 
transporter dans les fosses nasales, savoir, &es points et des 
conduits lacrymaux^ du sac lacrymal el du canal nasal. C'est 
dans cet ordre que nous allons décrire cet appareil. 
Glande lacrymale. 

\A gian(iela,çrymale\ gjande innominée (\es anciens, se 
composé de deux parties bien distinctes: l'une, portion orhi- 
taire^ qui occupe la fossette de la voûte orbi taire ; l'autre qui 
occupe l'épaisseur de la paupière supérieure , />or;/o« palpé- 
brale. 

1°. La première portion ou y!70/t?'o 72 07'Z'eYaz>e, la seule gé- p ■ ! 
néralement décrite, se présente sous la forme d'un demi- orbitaiie de la 
ovoïde peu régulier, dont le grand diamètre serait transver- 8^" ^ lacry- , 

i o ^ o maie. 

saî. Son volume, variable suivant les sujets, est généralement 
égal à celui d'une aveline. Par sa face supérieure convexe, elle 
répond à la fossette du frontal, auquel elle adhère, surtout en 
avant, par dés trousseaux fibreux très-prononcés • par sa 



452 NÉVROLOGIE. 

face inférieure concave, elle répond au muscle droit externe, 
et un peu au droit supérieur de l'œil. Son bord antérieur lé- 
pondà l'arcade orbitaire, ou plutôt à la membrane fibreuse 
de la paupière, derrière laquelle elle est immédiatement si- 
tuée j d'où la possibilité de la mettre à découvert par une inci- 
sion pratiquée le long de cette arcade. Par son bord pos- 
térieur , la glande reçoit ses vaisseaux et ses nerfs. 
^ p . 2°. La deuxième portion, ou portion palpéhrale , quoique 

pnlpébrale de continue à la première, en est séparée par plusieurs trousseaux 
«■vmale ^ ^ fibreux. Elle forme une couche granuleuse mince, que re- 
couvre et que masque une lame fibreuse très-épaisse qui pa- 
raît envoyer des prolongemens dans son épaisseur. Cette por- 
tion palpéhrale occupe le côté externe de la paupière supé- 
rieure, et atteint presque le bord supérieur du cartilage tarse. 
Des conduits excréteurs de la glande lacrymale. Avant la 

Des conduits ,, , ,. , iiiii i 

excréteurs de découverte des conduits excréteurs de la glande lacrymale, 
la glande la- ce n'était que par induction qu'on pouvait considérer la 

crymale. i i t • • ' < i ' ' • t ? 

glande dite innommée , comme servantala sécrétion des lar- 
mes. Ce fut en 1661 que Stenon démontra ces canaux chez le 
mouton , et put y introduire des soies de sanglier. Il en 
a décrit treize ou quatorze. La difficulté de voir ces 
conduits chez l'homme est suffisamment établie par ce fait , 
que Morgagni, Zinn et Haller n'ont jamais pu les y dé- 
j couvir : il n'en est pas de même de Monro fils quia pu les rem- 

i plir avec du mercure, et les a parfaitement décrits. Ils sont au 

I nombre de dix à douze, qui marchent parallèlement entre eux 

sous la conjonctive palpéhrale, et viennent s'ouvrir, à la 
face interne de cette paupière par autant d'ouvertures 
très-régulièrement placées à une ligne environ du cartilage 
tarse, au niveau de la moitié externe de ce cartilage. 

Procédés ^, . -i/i t. -i i • • 

pour l'injec- Cliaussicr et M. Kibes sont parvenus a les injecter avec 
tion des con- ^^ mercure, en dirigeant l'injection de la «lande vers les pau- 

iluils lacry- _^ . . . . 

maux. pières. Ayant inutilement cherché à voir, soit à l'oeil nu, soit 

à la loupe, les orifices des canaux excréteurs delà glande la- 
crymale dans l'espèce humaine, j'imaginai de plonger l'çeil et ; 



Points la- 



ORGANE DE LA VISION. VOIES tACRYMALES. 453 

les paupières dans une solution de carmin, dans de l'encre 
un peu étendue ; je vis alors manifestement une douzaine de 
pertuis disposés linéairement dans ]e point où la conjonctive 
palpébrale se réfléchit pour devenir conjonctive oculaire, et 
occupant la moitié externe de la longueur de la paupière (i). 

Des points et des conduits lacrymaux. 

1°. Les points lacrymaux , au nombre de deux, un pour 

chaque paupière, sont ces pertuis, foraminula.'siïsihXeSi à l'oeil 

i^ r r 1 r './ ' crymaux. 

nu, que présente le centre des tubercules lacrymaux: parfai- 
tement circulaires, toujours béans, ils sont dirigés en arrière; 
le supérieur regarde en bas, l'inférieur regarde en haut. 
Ces pertuis, qui sont tenus à distance par la présence de la 
caroncule lacrymale, sont l'orifice capillaire de petits ca- • 
naux des larmes, connus sous le nom de conduits lacrymaux. 

2°. Les conduits lacrymaux sont des canaux capillaires, 

11- . 1 Ti Conduits la- 

étendus des points lacrymaux au sac lacrymal. Ils sont au orymaux. 

nombre de deux, l'un supérieur, l'autre inférieur. Leur cali- 
bre est un peu plus considérable que celai du point lacrymal 
correspondant; leur direction anguleuse est très-remarquable. -^^^^ direc- 
Ils se portent d'abord verticalement, le supérieur en haut, tîon anguleuse 
l'inférieur en bas, et après un court trajet, ils se coudent brus- 
quement à angle droit , pour se diriger de dehors en de- 
dans, et s'ouvrir chacun par un orifice distinct, et jamais par 
un orifice commun à la partie antérieure et externe du sac la- 
crymal. La direction de cette seconde portion des conduits la- 
crymaux varie suivant que les paupières sont rapprochées ou 
écartées ; légèrement obliques de bas en haut pour la paupière 
inférieure, et de haut en bas pour la supérieure , même dans 
le rapprochement le plus complet des paupières, ils acquièrent 

(i) Je lis dans Haller que c'est sur un œil humain qui avait macéré 
pendant quelque temps dans de l'eau teinte de sang, que Monro fils 
avait découvert ces orifices. Ces pertuis une fois découverts, rien de 
plus facile que d'y faire pénétrer un tube à injection lymphatique. 



/j54 _ ANGÉIOLOGIE. 

tirie bien plus grande obliquité , lorsque les paupières sont 
écartées; or, cet écartemenr. étantsurtout déterminé par Télé- 
vation de la paupière supérieure, il en résuite que l'obliquité 
est surtout très-prononcée pour le conduit lacrymal supé- 
rieur. 

Les parois des conduits lacrymaux sont denses et élastiques; 
L'elasticite \\ g^^ résulte que ces conduits ne s'affaissent pas lorsqu'ils 

des coudtiiîs _ ^ , , _ ^ ^ '■ 

lacrymaux les sont vides, et , SOUS Ce rapport , ils doivent faire l'office de 
tient toujours tjjjjgg capillaires. On ne peut reconnaître de sphincter ni à 

beans. _ ' ' _ ' 

leur orifice palpébral , ni cà leur orifice nasal ; ils paraissent 
creusés dans lépaisseur du bord libre de la paupière; un 
prolongement de la conjonctive revêtleur surface interne; les 
fibres du muscle orbiculaire les recouvrent. En arrière , se 
voient des fibres musculaires, dépendance d'un petit faisceau 
musculaire connu sous le nom de muscle de Hoi'ner^ ou muscle 
lacrymal^ et qui serait destiné, suivant Horner, à tirer en 
dedans les conduits lacrj^naux. 

Muscle de Horner 

Préparation. Renverser les, paupières de dehors en dedans; en- 
lever avec précaution une lame fibreuse qui revêt ce muscle sur 
le sac lacrymal. 

Ce petit muscle naît del'unguis sur la crête verticale qui 
Ce petit borne, en arrière, la gouttière lacrymale; delàil se porte trans- 

muscle est une i > , i » i i ' • i 

dépendancede vcrsalemcnt en dehors, couche sur le tendon postérieur du 
l'orbicuiaire musclc orbiculairc . et se divise en deux languettes , l'une 
■ supérieure, l'autre inférieure, qui répondent chacune au con- 
duit lacrymal correspondant, et qui se terminent au niveau 
de l'orifice du point lacrymal. 

' Je regarde ces fibres comme une dépendance du muscle 
orbiculaire. 

Sac lacrymal et canal nasal, ou conduit lacrymo-nasal. 

Le sac lacrymal ^t le canal nasdl con?iûx.\\ex\l un seul et 
même conduit étendu delà partie supérieure delà gouttière 
lacrymale de l'os unguls au méat inférieur des fosses nasales. 



des paupières 



©RGANE DE LA VISION. VOIES LACRYMAEES. 4-^5 

Sac lacrymal. 

Portion du canal lacrymo-nasal qui occupe la gouttière la- 
crymale, le .y <2c lacijinal repre'sentelamoitié d'un cylindre ter- 
miné en cul -de-sac supérieurement. Creusé pour ainsi dire 
dans l'épaisseurde la paroi interne de l'orbite, immédiatement 
derrière la base de cette cavité, le sac lacrymal est en rapport 
avec l'angle interne des paupières, la caroncule lacrymale, le Rapport» du 
tissu adipeux de l'orbite, et le tendon du muscle orbicu- ^ygc le tendon 
laire. Ce dernier rapport est un des points les plus importans ^^ l'orbiculai- 
de l'étude du sac lacrymal. Si on détache les paupières cir- 
culalrement à leur angie externe et à leur bord adhérent, 
de manière à pouvoir les renverser de dehors en dedans; 
et si on prépare avec soin le tendon du muscle orbiculaire, 
on voit que ce tendon se Irifurque; que la branche anté- 
rieure, appelée tendon direct^ s'insère au-devant de l'apo- 
physe montante ; que la branche postérieure , non moins Trifurcation 
. 1 / , 1 1, / . 1. \ ,1 A 11' du tendon da 

considérable que 1 antérieure, s insère a la crête de i os un- muscle orbicu- 

guis ; que la branche moyenne ascendante va s'attacher à la ^^^^^' 
partie supérieure de la gouttière lacrymale: enfin, de la par- 
tie inférieure de ce tendon part une expansion fibreuse qui 
forme le côté externe du sac lacrymal, et qu'on pourrait con- 
sidérer comme un quatrième épanouissement tendineux. 
C'est sur le tendon postérieur qu'est couché le muscle de 
Horner, qui doit être considéré comme une dépendance, du 
muscle orbiculaire. 

Le tendon de i'orbiculaire répond à la partie supérieure 
du sac lacrymal, qui ne le déborde en haut que par son cul- 
de-sac. La plus grande partie du sac est donc située au-des- 
sous. 

Vu par sa face interne, le sac lacrymal présente l'aspect 

de tous les conduits tapissés par des membranes muqueuses: ^ ^ai'ace m- 
i r T. terne du sac 

on y rencontre souvent beaucoup de mucus. A la partie lacrymal, 
antérieure de sa paroi externe , vers le milieu de la hauteur 
de cette paroi, se voient les deux orifices des conduits lacry- 



Surface in- 



f^56 ANCilOLOGIK. 

,^ , , . maux: en-^haut, est le cul-de-sac étroit qui le termine ; en 

Vulvnle SI- _ ' ^ ^ ' 

tuée entre le bas, sa Continuation avec le canal nasal : là se voit assez sou- 
sac lacrymal ^gj,j|. yj^g valvule scmi-lunalre quelquefois même circulaire; 

et le canal na- _ _ ^ ^ ' ' 

sal. espèce de diaphragme admis par Zinn et rejeté parMorgagni. 

Haller dit ne l'avoir rencontré qu'une fois. 

Structure. Le sac lacrymal est constitué par un c^nal osseux 

Structure. _ •' ^ ' 

et fibreux, tapissé par une membrane muqueuse, i" Lapor- 
I». Portion iîon osseuse de ce canal est formée par la gouttière de l'apo- 
osseusc. physe montante de l'os maxillaire et par la gouttière de l'os 

unguis; cette dernière, mince et criblée de trous, peut 
facilement être perforée : d'où la facilité d'ouvrir aux larmes 
une route artificielle. Le sac lacrymal répond au méat moyen 
des fosses nasales. 
2*. Portion ^°* ^^portion fihreuse forme le côté externe, aplati , de ce 
fibreuse. canal; elle est très-fortement constituée, inextensible, ou plu- 

tôt ne cédant qu'à une cause de distension permanente. 
„ , Couche musculeuse. On peut considérer comme apparte- 

euleuse. nant au sac lacrymal, la petite couche musculeuse connue 

sous le nom de muscle de Horner^ et qui est elle-n^ême re- 
couverte par une lame aponévrotique. 

Membrane fihro-muqueuse, La membrane interne du sac la- 
Membrane - ^ 1 ' ' 1 
fibro-muqueu- crymal est rougeatre et comme pulpeuse, et présente beau- 

*^' coup d'analogie avec la membrane pituitaire , elle adhère 

assez fortement au périoste des parois du canal pour mériter 
le nom de membrane fibro-muqueuse. 
Canal nasal. 
Le canal nasal^ qu'on peut considérer comme creusé 
Canal nasal. ^^^^^ l'épaisseur de la paroi externe des fosses nasales, s'étend 
du sac lacrymal à la partie antérieure du méat inférieur des 
fosses nasales. 
Sa forme et ^ ^^^ ^^ forme cylindroïde , un peu aplati sur les côtés, un 
ia courbure, peu plus étroit à sa partie moyenne qu'à ses extrémités. Ver- 
ticalement dirigé, il offre une légère courbure dont la con- 
vexité regarde en avant et en dehors. On conçoit d'ailleurs 



1: 



ORGANE DE LA VISION. VOIES LACRTMALKS. /iSy 

que l'élargissement ou le re'trécissement de la racine du nez 
doivent influer sur la direction de ce canal. 

Il re'pond en dedans au méat moyen des fosses nasales et au . Rapports du 
cornet infe'rieur; en dehors^ il répond au sinus maxillaire, *=»°»^ °3*^'- 
dont le sépare une lame osseuse fort mince. C'est sans doute 
ce rapport qui a fait dire à un anatomiste que le canal nasal 
s'ouvrait à la fois et dans le sinus maxillaire et dans les 
fosses nasales. 

Structure. Le canal nasal est formé par un conduit osseux 

. • 1 ic, 11. Structare. 

que tapisse un canal fibro-mu queux; le conduit osseux est 

complet, et constitué, par l'os maxillaire, l'os unguis et le 
cornet inférieur. Très-résistant dans la partie qui répond à 
l'os maxillaire, excepté au niveau du sinus de cet os, le canal 
nasal est très-mince et très-fragile dans celle qui répond à l'os 
unguis et au cornet inférieur. La membrane qui le tapisse est 
une fibro-muqueuse qui adhère peu aux parois du canal, et qui 
se continue , d'une part, avec la muqueuse du sac lacrymal, 
d'une aut