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SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DU NORD 

fi>nfli''c fil ts70 
et tuloriû* pu irrèlèi n dïtei d«i 3 Jullltt 1371 ctSSJaia 1873 



ANNALES 



IIK LA 



SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE 

DU NORD 



TOME XXIV 
1896 



Ml.hK 

ImIMIIMKIUK l.IKCiEOIS-Sl.\ 

1896 



PUBLIC IJEKARY 

ASTi^l-. LENOT AND 

TILDEM FOUNDATIONS 

R iU2* L 



{ 



SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DU NORD 

an l" janvier 1S96. 



Ptisi^cnt .... MM. DSLCitCix. 



Vicr-Pritidrni. . . 
Secirilaire .... 
Trésorier- ArcAii/itle . 
JUMiothéaiire , , . 

Directeur 

Mf'abrea du Conaeii. 



Vatixant. 

CUKSI'Bt.. 

QVXRRt. 

GOItSELET. 

Laorièrb. Boussemaeh, Ch. Bakrois. 



I 
I 



MEMBRES TITULAIRES ET CORRESi'ONDAKI'S (t) 

INGbLt-lEfl. Ptolcwut 1 U FMulli dn Utlrti. ru* SolMtlno. iS, tille. 

AROaL'LT Viulin, Ingtnitur. lue Rocliciliouirt. 6g, Paru. 

Al'LTfd-VDUMESNII., lUc d'EjuclK. i. Abbnflla. 

BARDOUX. ttiirmaiitR. 1 lutl fSflmDC). 

BARItOtS, Ch . rmrcMeuc 1 la h'Kullidct Scknc». tue P«K*I, IT, tllle. 

BARROIS. ]ult*. Uocicur cvtclcncai. Cap Krun, Toulon. 

BARROIS, Tli. Profcsteur 1 la faculU dcMfdfciiK. rus Solf4nnai no, lillt. 

BABXOIS, II, InKfniiur- Directeur da l'usinti itai. Tourcoinfi. 

BATCT Louii. Ini!<n-. WakourI, pii« Chirkioi iRolelque). 

8ECO0RT. Insprct«uiiIiiFiirJiaau (jocinoy. 

BENFGCE. ProfrMWUr k JVciinnM Js SiraibourR lAlunl- 

BERr>AUD.iag' en cluriiun. d» Uinu d« Btuay, ruc de la Siailon. ), Doutl. 

BERGERON, D' 4t-icicDCCf. boulevard llauMmnnn, |57, P»ris, 

BLK\'.\RD. ei-fabrlfini de lUCtc, rut de Cumpij)inc, 4. Paria. 

nERTRANI), Pigf' 1 ta FacuIU •]» Sciencci, lUc lUalua, 1*. Lille. 

BéZIEHS, Oirtcuur du Mui^ gfoIO(lqi]e. Renne*. 

BIBUOTIIÈgl'E MtIMCIPAl,E nF. MLLE 

BIBLIOTHÈQUE rNIVTRSITÀlRK DE LILLE 

BIBLIOTHÈQUE LSIVF.RSITAIRK DE MO> ITELtlER- 

BIBlIOTHKQUeUNIVERSnAlKU DE RENNES, 

BILLITT, DottïUf fct-Scieneei. MMrcInmejot i l'Orphellnal tUtiW, 
La Boiiiiitre. par Kremon (S.-al-O.), 

BINLT, Dir*du S.4eitiui Je RDUbaii-To.urcoing, r. d« LUI*, itl.TonKOint- 

BODUAERTSlI'abbf) Profeiieuri l-|iiiiiiuU»n Norre-Dame, Ombrai. 

BOLE.PIi*rinac»n. fu* >}« l.annoy. lii>, Rotibdi. 

BOLLAI^R T, Diiccleiir ilet Mlnei de Lcns- 

SOVLANUËR. rue s»l le -le -Corn le ipciitc porte). S, Vjlencienno. 

UOL'RlEjt. PhiiRiaclen. tue ]«equemart-GI4l«*, 10!, Lill*. 

KOUsSKMJil^R. iDcenleur, rue Auber. ST. tni«. 

KOLVART. InipccieurdoFort» rn ralraiie. au Queanoy. 

eRCGl.ln]t4ni«ur> rut a Fiim. 1. Lille 

BRETON Ludoiic, InRJnieuc lua Roiiie, iH, Calait. 

CAMSESSEDÈS. Profuwur 1 l'l^c«le .Ici M iT[n>^ Mineurs. DoutI, 

CALDf^OK, ProfuMurl l'UnWcnilj di Madrid <EsraRne). 

CARTO.^. Docieur. MWecin-.Major au 19- Chiueura. Llllc- 

CiTFUS. pijp'aui Fxoleidei Hinei cl det P.-et-Cli., ht Si-Mich«L4o, Parla. 

tIH*PUV, Injtfnieur des Mines, squait Rameau. T, Lille. 

ClUUVt'AL', Phaimietcn. Avtsnes. 

COCCLS, Paul. 1 Deuirie. province A Anieri (BclHrquil. 

COOET,Jc«a.Tcin(uiicr, me Pellarl. Itou bail 

COUIION, Viclor. PiuprUlaire. 1 Ftméit -la. Grande. 

COUVREUR, uienciif a<-ieicnnsnaiui*llH.a Cxinilecourt. 

CRÉPIN, tni^nieur au> Mines de Nully-dtcna^v. 

CRE&PEL, KKfaard. In'luslnel. tue Lfon-Oambeita. 5.|, 



1 1} Ln Matnbrti correipondanii sont etui qui iJiideni m debot> da Ja 
elTConKiiptioa aMdfmifue (Noté, !^i>de-Csliii>, SoRimt, t»T>t. KiâttiiwsV 



CUTCLJER, D'cn droit, boultnid i» la Liberif, 108, Lille. 

DaNEU l.«on«rJ, rue Royilc. ti. Utle. 

[iËilLO<JK. rhainmcicn. rui du FiuDourn-Jc-Toumtl.tS. Lïll*. 

nEBOUZr, HocUui «a nifdtcm*. » WiRnchiis (Nord). 

DGCRQCK, l.ic«nd< ^tcicnctt niiiural[«t. Iniliiut tiOI*aiqu«, UDni{i(1licr. 

DBCROtX, l^ludianl. rue d'Iokiimann, S. Lille. 

UEPËKM£Z lù]ouird.lflgtnleuriL>évin4u-Lcn>. 

DEPEltNNIf.iuc NiilonitB. ig». Lille. 

DKLCRUIX, AvoMt. Uocleurtii Uroii, Directeur J* Il Rfive ir ta LfguUtioit 

dei Mitti. plici du Cani;<ti, ?, Lille. 
nELKSSE»! DB UOLLINS, encien piu/ikMur, Ilcande-Rue, », BûIle tSulUc) 
UlilOBi:, Pbarmuien, Tuumal (Belgligue). 
UIil.V*AL'X. (i^olQjjue, «tenue BruRminn. ito, Bruieltei. 
Otllt:SMAV. Induilrkl.CTJoiniî (NorJ), 

DËN'IS. J. Crofiufur ï l'Ecole lup'*, i. di l'Amitui i^nuiber. ti, Touicoinf . 
DEItBNNCS. InKfnitur chimists. ]5, lioulavod Baibii. firiL 
DI^RNONCOllRT. Kepcéwniaiil >Jc h\ i:<iinp«H<i'< d'ADiln. Foutmic*. 
DKSaII.lv. Ingiiiieui lui Minei de l.ifitn, ptr Lelif. 
DESt'.AMr.'^. ]., luc de l'Jiqiiediii;, 5 Fan*. 
UtsCA'l, JuIci.UanufuiurlerntcHcnii.Kolb, J<. Lille. 
[iCSiJIllN'. mfnnicleii-conniuctcur. rue du SogrJttu. 4«, l-illo. 
OCSTOMOES.Pierri. bouJtviid de Pari-, Routmit. 
t>EVOS. tniifiii<-utdn Ponli-tl.Ctiiuiiil», rua dit Posl». 10, l.ill*. 
DLn.VATTINi'.S. Reltaur, rue H%M,B*lt, S7. l.illr. 
O'HARUIVII.LIEBS. Licencia ëx-cien eu nalutallcs l.illc 
UUAHVHVr. Membre de li Commiulon det lan. hi>l., B^lhune fF. d<-C ) 
nOLLrLS. Guilive. rue Je CtiBbiDl.^). tua. 
DOLLO. Consar*' au Muife J'Iliiioire naïunJIe de Sruitllei. 
nORI.ODOT. :Abb<) Fiofcucur i t'UnirinlM. lue la Vaw, 10, Louviin. 
DUBOIS. PruftiAeut m I.>i:ie ctiSi-Qutnlin (Aïkne). 
DULIEUX. Nigiiciiut. eue Kiinliine-del-Siuli. it, l.ilte. 
DUMAS, Iniipeeteur au cli. de fer d Orltsm. lue Dumouillef. 1 Mi. Naniea- 
DUMAS. 1 -P.. Utfdu journal le PAïupAalf. me iTu pjub.Hc-ntmlrire. 11. f tril, 
DUMON'T. Dùcleut en médecine, il Unn>i-en-B:iTuiul. piêa t.iJ e. 
UUTERTtlË, DoetEUi en médecine, i ue île la Ooupe, b, Bouliijt<><-i^u(-M"- 
£eCKMAN.Ale(. rue Aleiamlre-Lclciik, :6. lille. 
ÉCOLE NORMALE D'INSTITU I iîUKS Je Douai. 
FiRCT. tconoŒs da t'Ëcok pioreiiionoellc. Aimentiirtv 
PEVER. Cbddediiiiioii a la Pr4((clui«, r. d«i Pyramidet, ;«. Lilli. 
FRVRF, IrtK^nleur, nu Corp» de» Minef^, place de la Frélerlurt, Aria». 
Fl.AMKNT, r.iimpublii, à ïiriiiltr. prit Carnbrai. 

FLAMMERMOM'. Prbl' 1 la TaïuIiJ Jet l.etlre», r, FiiiiD-de-Comlne*, 14. Lilte, 
I FLIPO, Louit. PropiIJUiie. I UcOltiiiont. 
f FOCKKU. Dbclaui en m^ecinc, rue de Julier*. T3, LUI*, 
FOK£sT. Fhlllbcil, Malire de valiièfei 1 [louiies-Maubeu^e. 
FORIR. R<p<iiieur al'&oledel mlilei, iiicNr>Ten. li, * LItge, 
FOL'RMENTIS. Perorpieur, a Roubais. 

FRaZBB. IV t-teianei». Room, 1041, Dieiil Building. Fblladetphle. 
GIXRb. Prufeucur 1 Ea Surbiïnna. rua Sualilai. 14» paria. 
GIN. CiUMaie, Ingénieur, il. run St-P^lertbourR, Par». 
I tiOBLbl. Atlrid. iDgtnicui, (joii, prt) Rouhait. 
l&ODBtLLH. MJdetlnVMrlnalie. à Winnchici 
'^GODON ttbbf>, PioCtueui 1 l'Inalllulion Noli«-I>iiDa, Cambrai. 

GOSSUt'T. ProftiMur t Ii FacuUi it\ Selciite». rue d'Anlin, i«, Lille. 
, COSSEI.El", 1 11' en inidMine. rue du Slallon». g? tin. Lille. 
I-CRONNIFR. Principal du CiitllRP de Sl-Amand. 
LOROS^Ot'VKEiJe). Init^nieur, «n chtfd:! minet, ABourgei. 
HSUEHNE lUtion J'jlet dit. rue dcTouruon. 6. Ciiii. 

UIALLE2 Paul, Ptcreueur 4 la FacuKJ do Scienc». r.de Valm;. 9. Ull«. 
bjtSSmcPPLUti. Docteur 1 Fletk.piea Croii iNordl. 
iBBLSa'*. lnn*n'eui-cUil dei mlnta. plaeeda Bfihune, Lille. 
bnUK. GaorjtWi Notaire, tviuieiard de U Libartt, 11, LiUe. 
■BEklUBItlot^ai'Br Ciril, «itlin. (Pai-dc. Calai* j. 



BETTE Vlcfkniln. bfaJ< de l-EspUntdc ■« Hi, UBt- ^^^^^^^1 

UOBXKZ. Fibtionl ie p«inc(. 1 Bourlan (Pat-()(>OtutA ^^^| 

II0VIU.ACQOE, DdcIcui Dt-iCMOcn. r. ij« dOiHlmiii, i.ritU. ^^H 

JANET. Oinict. InilénKur Jgi trti tl RinnuCtcIui». Bnuviii. ^^^ 

JlItKT, Uon, lagtnicut lurciipiil» Mmo, lai à'haun, $i, Vii'it- 1 

J«Xffll. fu« S4ini-Vin«ni-J(-l<iui, jj, p«rii>. 

JESSEPIS. M«it(f J« pcniion. Couioirt- 

LACÛIie. lUcGtmbetla. 4i. Liitt. 

LUmiËRE. Julo. Dirtcicut Je rÉco>t communilc. squm Oulillful, Lil'c. 

LlFFtTi;. titnii. Inn^nitur aut Minw d* L«ni (F.-'lf-Cj. 

LAUiT. Kofit, CtiliMU 1J4 l> BuM. 1 Houpltnu. 

L\?lGH«:(»rl'*titi«lV>ciitt i I* Btxtle. 

I.AIjUBSÏB. FrnEcMcur 3i l-ëc»lc ptimtitt »ip^,, HtubaiirdiB, 

LASm:. h . rnjiJniciif dct A(t> tt Manuliir:tufet. rus Hoiliau, i7, Parit. 

l.«TIKtS.tng<nleu(ïivl) t Sens tic, HsinâUl. Belgique. 

LAT. Fh4>n»c>cn t Aire, |P-<k-C). 

LEODCO. liuilive. rue Ju Souï««u-5idrk, T. Lille. 

LEFRBTUB. Ci>o«*icii(p<^ini^p.deiiniix», f. Biirt]t^jm]r-Deie«p«ul, 111. tlBCt 

LELOIK. froleiKUrtlafiCU'U'JeMidfCitM, Ut. t>uulrv*iJ d«lalibtrl< LIIK. 

LK XlKOllHMi. InK^nieur «ut Ctiaritcut. Peiil-Qu^iilly fjcinctnKcîiun). 

Ll*»MEn. Itift^niiiur, Mf^iii-CijUf [Bil((..iLLn.. 

LffVAI'X. l'rorcïiEut m Colli^t île (tbiibciijtc 

LIR<iF0IS*8IX. Imprimeur, tue Uon nainbctU.9J4. Lille. 

Llr.Mint. P(i>!i«eijt t il l'«CuIM JelSeltncei Je Cacn iCnlrtdoi). 

LOBEST. l^uietHur t rL'nin'tiiEf de Uc^e Hinge A Comblïin-tu.Poni iRilRiqiie). 

LO!((JLËTT, InB^nieui. Boulonne -sur- Mi(- 

VALAOI-IN. ei4piitUut At Xaolofc. 1 l> FaculK <tn Scicnc«t. iS, l.i»>. 

UALOlI. S'iii>-cli<(* l> S.Prflicture. LùntiKcnttury, iJ, St Fol. 

HARCiOrTR, PicKe. rue de l'Hapiliil-MiliMiTe, 18. Lille. 

Vitfti.EHie <dej, liJofDguc, rut £t Urtnclle, 1}], P4rl>. 

Hinui^F.. N^Hoe'*"'' piotede rHfipiul.4, Vticnïicnn». 

iItRU>ir..l.uuii. InMiiuMur. ruedu pnni'Utieurrv.Ctlili 

HAHSI, ll4;ire rfpéliletir nu Lytit, Lille. 

UATiltAS. NoUlrtA WirtiD. 

MALRiCti, i:h. UiKIcur ii.«cienc«*. AtllCbCi, i>«r POin[.J.Hafcq 

MKLuN, UteociïM-sciinco. mine J «a» d< Konuil (Scmni*) 

■KIKIi. Adolphe, ChimiMr. ru« Iimn* d'Atc, ti. UN*. 

Util tu. Paul. R«pc£Hnlini de <j>mn]gice. rue Roland, ;ti, Lîlk. 

ll'tMR/. PfolnKUft U KjcuIK de Midecinc. r. Colbcii, iW. Laie. 

)l<'REACAilIiur, Msllrt de Cdrntret. Anor (NoidI. 

HORIUXEE Lucien, t Salni-Waait-lH-Uarii (Nord), 

HtiUI^I. inK-iu Canal Ue t'Idhme de Cotinltie, Uihiiiia;Git(«) 

HOULtf. Ini^nieut. Avenus di la R«ïn«, i7i,LMlieii, 

xriseii HB OOUM. 

IIT(>:<, Ing^nHUiiiii inincide CourrJir», 1 BilIy.MonlIgnr [P.-da-C). 

PAi^mFJt-Hla, Sondeur, Somain. 

PA RADIAS [de], me Caumelllil. »». Lille. 

fARE^T. If_ Prfiuraleur 1 la Kaculij <lc* Scitncics. ma Nationale, i0i, Lille. 

FASSSLECO. Direcieur de charbonnaite ICiply iBotKîque). 

P^BOCHK. Dbtcuut hon. de» Conliibuilum, tue Ileundra.Uieui. )l. LSIt 

PlKuan. Dhitl.Cultii-tKur, IloucIenlNiiidl. 

PONTieS, aiicieei liiMiiultut ) Lumbtn (P-de-Cl. 

OUaRBË, l.iiuli.lKiiileiaid de la t.ibcrii Ji<. Ullt. 

QUËVa. Miîlre de Caatîitiict* i l> Faculté Je» ScieiKu, tue Ualui, 14, Lille. 

RABELtB. Phairaiclen 1 Klt^monl (Aline). 

BBtWAUX. Ingfnieuf lui Min« de Lens |P.-de-C.}. 

BICâHti ïiamuel, tue Eytirâ de Foulloy, *. Amlen*, 

niCIIARD. ti^onittn. Cambrai. 

HICAUT AJnIplie, rndutiitti, r. da Valmy. S, Ult. 

RIGAIJX Hinti. Archivisia d* U rillc. KAl«)-de- Ville. LUI». 

RONKLI.E. Arïliilecle, Cambrai. 

BOCSSP.L, !>■ <i-»ciincei, tue TtiOuin, 0. Patii. 

BOUTI bu. Avocat, tue de BrciijueiCEque, lil, UouIogne-iur-Mat. 



RODVILLB (de). Doyen hur, dt U Tncultl dts Sci«ncn et MoDlpelUer. 
BDTOT.Ciïni' au Mu»4c d'hitl. nit . ru« il* I* [.»•, |T7, RruicH». 

SlUVAGS, D>. Rirai. <Ig U Sllti»» Aijukoli, IlDiiliJKnc'kui-Mci. 

SCRIVR [IR NËnni. Intluiittiel. r. t^imliclU. 191. Lllis. 

S6lv. Puni. In|i<niciif, lue BiQle-Mtiion, LlHc. 

SIMON. Ingénieur aui minci ilc Utvin iTu-dt-CilsIt). 

6tX. Aciiille, Fraf-iu LvcJc. luc du foiricr. 1. ii-Omcr. 

5UITS. ti]SJoicur, lue Jnkorin(nn. l^, Llltc. • 

SCimErilkN. Insjnietit ilei MM».Squiic Ubiuytrf, 3, Paris, 

STCCIIER1. I ibcBire. rut de Rinno. ^6, l'arii 

STBVIiKSOK, fiof irUniienili. Wiïhinjtwi s-iuïffc New-York city. 

SOTTBtt Icfin. Licgndt M-Klencfi, lu* an PonliL-dC'Cnmine*. 14. Lïlli. 

T^IKE. PlinimtciR), rutilu Miirchl Sl-Honiirj. 7. Pjirii. 

THfiMJ. Dicicicur àt l'Ecnlc |iriniiirc lupfrteuic FrtrcnliP.-Jt-C )- 

TBËBÏ-I>EUTTBB. Prof *u CoMtgt. lui dï VEttHit. 51, IH/cbrourt. 

TiîlKRHÏ. Inïfnleof mi mine» de Courrittei. 1 Uil]y-M.>nii([ni [P.'de C n 

TItlIÏBT. AJ . UfolaRue. (uc UornrDIe, f. t'ai». 

TL1lllll!:Z, UafUur ts'icicnc»,P'a(*»ouiiii Cnllifig d< Sedan. 

TtlOMAS. Ciofauetirde chintie * Auiaitc (Yu'iiicJ. 

TliOUIiE.llii»<-Rii*iHU( tu l.ycie, »misin. 

IRWFei.. KrlHMUr. Iliirlanlct prit Qnuli 

VaIIj.ANT. Victor. Pr£p- il la Facullt de* ScItiKsa, rut Nallanalc, 1'}. Ui!«. 

VIT» l)KN HKORGK.lUtni- au Mukjc. place de l'InJualiie, ig. BrUleliM. 

VAN EKTIIOHN' de biiron Oclave). ruedcïLili. 14, Anxri. 

VlkLAT. InEinkur tii chcl <ui Mlnel de Lltvin. 

VlVlKX Oitmlilt. rue iloudreuli. iH.St-UuorUn. 

VUll.Leail.t, Olrtclrur d» Minct d'Anichc. i Houtî. 

WtLKBlI, Ambroist. Filauur, t|ii*l d>« 4 i:<luM<>, liLinlier^iie. 

WAI.KER.Kinile, Fllaletii.ijua< d>» 4 liclutu, [iunker>|ua. 

WABTELD', tu* Bernoa, )., Lille, 

WaTTEAI, G<oto)!iie. Thuin. Belgique. 
tWIART. InduM'iel. Cambrai. 
i WILLIAMS, Prof< i It^iiivirirlt, Y«lt Collège. New'Havtn, Connecticul, 

I MEM6RBS ASSOCIÉS 

B£tt IRANU. Prof< à yt(a\t de» Min«». 'ue de Rennei, 101. l'an. 

DOKKItY, Profeueur d« CfolORlï ï ltnli(riity-Coll«Ba, Uindrrs. 
I 8HIART.de l'Acid- Ro;'. de BalRiqut.i MoHaRweli. 
l'GAPRLLIM, R«cl<ur d> Wnireniti de llaIo||nii. 
'^CORTIIAR rdei. Iii|t> an ihtf de» M. no. lltlle lubcl la Citolici, 33, Madrid. 

OaURRRE. de ITiiililiil, biitjlci, Si-Uermain. 3(4, Ptrii.. 

ORWALQUE. PiofetMur A IL m v«riil< de LltRc. 

DtPOUT. UliMteur du MuUt J'Hiiloire naturtlle dcllrui«l>M. 

POuytlÊ, d{ l'inililut. ProleiMur au CoKiK* Je France, Pari». 

CAUDHT. derliismut, ProtcsKurau Musium, Pan*. 

HALL, DiiKVur.lu Musl!a d'h>«li>ire naliiidte de l'Eut dt Ktw- York, Albtnj, 

iUDD. Pri>f- t ColkR* of Sciance, 9»utli Keniin|itan, S. W. Londres. 

KATSËR, Piofeueurda SfalORiel l'UnîvcnllJ de Miibiiurg, Allemagne. 

IJIPPAKHKT idel, Prolsucur A ritiKlut cathnUc|ac. rue TlUin 3, dru. 

U VALLttE-POUSSIN |de>. PcoftHcui de (italotit 1 l'UnlTerslif, tourtin 

I.BSLET. Dirtclturdu&eolaitlal Survcy de l'Eut de Ptn-jrlifnia. 

IIAC-PlliHSO?). Cill* Je ta isiposicion. Sirrlo de M<)i<i>iler><), .lladtU. 

HALAlsi:. pTofmtur tmirlte 1 Ctmbluut. 

UEBCRÏ (île . i la Falûlae iSomiiic). 

KICHKL-LKVI, [ilrecleur du Service de la Cane CJoln^ique de Fraoet, Pirli. 

HOUtlLUN. de "Acid Ro^ de Tlelgique. TUe BcMiird. l>. A Uruiell». 

I-RLLaT E.l . rue de VauuliM*. îî. Paru. 
IPOTIBK. Inu^nieut en .rbtl d«a Minai, bouUvard Saint-Michrl, Sg, Pirti, 

PRKSTWlCII. Sboreham, prl4 Sargnoak», Kenl. 

BESARO. Prof«w«urd*0*ologloi l'L'nlierjili de Cand. 

SCKLL'TER. Prolaueui de Gtelogte 1 rtnlreniilf de Bonn. 

VEL4IK, Ptola^wut de Ofof;(«ïhle ph>->I<|uc à la Sorbonne. Paît». 



ANNALES 



DB LA 



SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE 



DU NORD 



Séance solfuMlle du S Janviri- fS96 

Ijes colK'giie«, le* nuù* el le» «"If-ves de M. (îosselet 
sV'tiiienl niuui» à l:i Kacullê dt-s Scicuifs puur idirir sou 
tHiiirdil, au «avant foiidaleur de la Société IJéoUt^iiiue vl 
de rL-Dsi>i-;n<!iiH'nl ).-i^i>lii;;ii|ii« dnns \f Noril, en ti^uioigiiaiie 
de leur iiiiiili^ el de leur Imute eslînie. 

Kluîeul présuaU (') : 

MM. 

UAYET. Corfe>|Mcidani Ue l'IntilEtai, Itwtuur du l'Unlvi^nlld 

■If UUv. 
i.u. tlARimiS. Prisii]i>.nt de la Socl<i(6 GAtilotilqu-: du Nord, 

cl du ComlU <]•.■ souecnptloD. 
.UJ.lOi;, Protc^sogr au CoU^nedo CODdi'. 
BEKTUUX, Énillc, PrC-paraWur au PliydijUt! à Li FavMltt îles 

Scienoffi a» Lille. 



(Il L'iiiilârliMiui: Id>I1(|uc tes MeinbKS en la SocUU Gâologlquo 



— 4 — 

SV/YNGHEDaUW, Mnltpp rto CflnWwtiOM fi l4 t^cul 
Sd^mcc*. A Llllf. 

• TIIIvUY-DKL.\TrHi:, l'rnlessiur au Coll.:.»*', ;* Haielir.rtick. 

• Vaillant. Vlcior, l'réparateor St la facuIW ilcs S(!leoo» 

de Lille. 

• VaNDENBUORCK. Consenatenr an Musfe il'lllslolre Xatardle 

de llriUrllei. 
VAMIENDE, Memliru île lii S>vl61i> lie» Sclciii-i-s (Jl- LHIl-. 
VAXHOYEN. MaiirliM-, f-tmli^nl i> lii FatruHi- lii-s S<liTi(!t-«. 

il rmiiiii. 

• WaRTEI,, Mcmlim ac l;i Socl(?li> GdoltHilijiip. IJocli^ur on 

MOdcclnc. d Lille. 
WILLM. M.. Professeur de Clilmle ft la t'ainilti^ d«9 Sciences 
de Lille. 



IJe? k'Ii^grammes ou ile« lellre» île d^Hcilaliou^ aviiieiit 
Ole envoyés par un gniid nombre dv personnes qui 
n'nvnienl pa» pu nKsister ^ h réunion. 



MM. 



J 



aRRAVLT. Paulin, Inatnleur. fi l'arls. 

BIGOT, Proffi'wpur de Géologie Ji la l'acullt de* Sciences de Caen . 

CM \PrY. P.. infi^nk'iir dfs Mine,, k IMU-. 

COt'VItKl», UtTiiirli' t'tfi-WncM n:iTure!li-^ h Gondcciiurt. 

CHKVALiX. Pfovjuftiir du l.jWe de llixMic-t'irl-KUr Mit. 

DEHaISNE Mer, Artjlilvlïii- lniiniRiin- du IX'ptiricmcnt du NoM. 

DELAGK, A.. ITolesïeuf dp G<Sil"iric fl la Kiicult^ des Sciences 

de Montpellier. 
DELIGNE, Mcinlire de la SncWie des Sclonces de Lille. 
DEI.Va IX. ftmlle, McmbJfl de In Si>ci6te G'>oloRlque. & Bruxcllea. 
IIENIS. Professeur à l'École primaire 4Up<rleure, k Touicolniî, 
DBRKXXRS, Membre de la Société Géologique. iD^énteur- 

iTlilmlMi', â Paris. 
DËW ,\ l,yi ■ Iv. Priitiwur h riliilverslW de LI*Be, 
nur.AMP, I jinlï, PriipiiRiicnr fi iH Faeiili;- d<-» Si'Iences de I.tllc. 
IHJMONT, Mi-ml.rc di? lii SmnHé neuliiyl.im-, DocUur en 

mMcpine, A M'>Tm.i-iil!;ir>i-iil. 
DUTERTRK, Dmrleur il UmiloKiie-ïur Mit. 
OAUDRY, Alliert, Mmitin- dr 1 1iitiimt, ft Pari*. 
DE GURRXE (Rnrnn JuIm), iiiictcti Président de Ui 

OâolOiilqne do Xord. i Paris. 



^ 



— iS - 

HGItUN, GowK**, Mpnibn! de lu 5!nelôl6 r>^lo(ilf|uc, NotajTf, 

à Lille. 
HOVELaCQCE. Maurice, Doclpflr H^i<-nm b Ports. 
M.Xl.ViSK. I'ri)rc"fur, Mt-mbri-df rvernlirnloroToloilf l)nlal<ji]«. 
MAt'UiCE. Mcmbivrie JaSfH!ltlli>0^oloiil(|uo rtn Sont. 
MOI'Lan. InmMtloar, A I^kon. 
UOl'RLON. Ulcti^l, Membre itp l'AMd^lUlO royali; des Sciences 

de lieli[l<|uc. 
SaLMON. Julien. PrOparoisHt de Botanlqne A la Faoullé rtes 

Sciences dL- Ull('. , 

SOLVAY, Ern«jit. Ingi^iili-iir fi Rrax^Hw. 

M. Cil. lictrrnis donne Iprturo de l'Hdrefise suivante : 



(^IIEH Maithk. 

Vnire rtrenle proinotinn a ftiurni :i vns :niiî«. i'i vos 
élpvtrs. une nuiivf^lli' orraHimi de sf ronipli-i*. cl nous 
venons i^n lenrnom vous prier d'arrcplfir cp portrait, qui 
Ipiir rappi'lli' le* liaitsil'iiu uiiiiln' vt^m'ri'. Je ni> ffrat |ijis 
l'ênumt'ralinn de huis les droits rpu^ vous <iV4^r. à ratleelion, 
iin rtspecl. l'i In ri*couu;u».«,inc«' de (ou* f^ux qui vou« 
enlourc-nl : il e*! un pelîl nomlin- d'hiunuics i|iip li's t'-hiKes 
font mufîir pI que la vi^rili' iiii'me impnrliine lorsqu'elle 
e*l /laiteuse. 

Mais votre énergie dans IVxécutimi de vos travaux sur 
le lerrain. votre conslance pour Inrhi-vemeiit de nos 
rolleclions n'-gionales, voire i-ari' lak'jit iTexposilion el 
IVnl hou «miasme de voire pnKeifjneinimt, voire amilil; iiour 
Inusvo-i i-ollèpues. votre devoiienienl pour vos ^li'VPs. 
VMal que vous (ailes rt'j-<ullir sur iiotrL' SoriéK' ol par 
dessus loul, vtdrp amour déwintéressô du devoir, — voilà 
eependaiit des traits que nous ne saurions ni niililier ni 
ilis.siiuukr. ruriU *ont prt'-ienls ;uix jL'uxfle lousctnix qui 
vous connaissent ! Ils demt- ureronl toujours gravies rians le 
r<pur rie to« ('li'ves. de vos amis, «t île Ions le Meuilires de 
Ih Soeiéléfi^nlopquedu Nord. 



_ 8 _ 



M. Ch. Barroi» remet eiiAutU! ii M. Gn^iitelel, en m^mc 
iHHipHquo la lUlc des ^ou^rripleurK, un jtorlmit grnvé en 
litille doiiw par If? tin Jnirin df M. Maymir. La gravure, te 
rail ri- en clK^iie *(;uliit(- *^l r.illiiiiit i|ui lenlprnu' ]u lUledrs 
soiiHcripleur^. fuiil i>)c>ileiiieiit lionneumiix niiislrut lillois, 
(hi riMiini'ipit' IjKiHir-uiip la leliurL- de ralhiiiii. (t-uvre de 
M. Dewalines, qui porle, fniitrt** sur la cuu vert lire, la 
Carte gi^ulunlque du Di'parteiHent dti NnnI, 

M. (iuKsi-Ict riMUL'riL'le à la fuis M. llarruiTt. le?: nriiiK (|ul 
renliHirrml, et Ions r-eux qiiisusunl joints en icttiîrin-ons- 
taiioe aux membres de lii Sociêti^ ^éulocique du Xord ; 
profond éinUDl loucli^ de celle tiiauîlestalion, il en conser- 
vera iniijours letiouvenir pri^rieiix. 

M, Bajet, Uerteur di- rAraïk^inie, iii]ipelle aux appliiu 
(tissenieiitsde l'asBeiiiblée. lu liaule autorité de M. (losselet 
rointiiL- clicf dYf^ole. I<i iveunnaissunre ni ralît^rlion (\m' lui 
piirlent ses élèves; il est henrenx île li^liciter l'tiuiiinii: 
autaol qw le savant el le proJesseur. 

M. Viindeii Bmerk prt'scnte à.M.(ii»ssi'lp| leslt-liritations 
des (Tt'olotcues bfljjes el rappelle les service.» qu'il a rendus 
à la Kt^ulogie de la Uel^ique. 

A \& Kuite des discours un puncti a êic oDert ù M. 
Got^selet par les souscripteurs. 



• 



■VAijire ilu fj .Innrier tHSG 



On prort-de au reimiivelleiiienl du Bureiiu, li Mcuiliies 
filaient priScnls. 3i ont volô |iar corrus pondu nc-c. Ont été 
élus : 

MM. I)FJ.K(aioix. 



t'r^jsiffftil : 
Vieel'résident 
Srcrétairr : 
Trésorier : 
Biblioift^toirr : 



VaiUant. 
CnKSPFx. 

Ijl^AllRÂ- ItET BOL'H DON. 



M. Barrols. Pr^ldent sditinl etîl élu Membre itii Conseil 
f>n ren)|ita(-enieut lit! M. Lih-ohi, lionl le mandat est expîi^. 

M. Oobl«t Idît uni- coin 11) un irai ion >-tir uu isundiigo fait 
k (^ruix, il pmseiitP il<^ écliantillons jiruvt'naat de ce 
sondage. 

Le Secn-tafrc lil la noie ^uivanle envoyée par l'auteur. 



L 




RhyoohoDella Dumoatl '( Cyrtia HorchiaoalaDa 
daiis les ïcAiï/M ilr Mala(fne 

par H. Forir 

Le levnr de la feuille A^iuuiiil BiMumin^ de la Carte 
'jfoloijiijtif ilétaiH-^r lie In iklijique m'a Jouriii l'oci-nsiuii dtf 
Iroiivei- les deux fosttilps iiieutioniii^s dans le litre de cette 
note ù un niveau où l'on n'est pas atrroiilumé -h les ren- 
(-onlj'fir, à «iivuir. au milieu di» scl>i»le!i de Malagnu les 
mieux caraclérisés. 

Kn suivant la i-oulo dc (îivet {Kranre) à Beaurniiig 
lBel!:ii|iie|.(in observe, l'i une eenlatne de nij-lres i\ \'\S. du 
bui'L*au de la douane tiel^e niiniu suus le nom de Petil- 
Ciiporal, lie* si-liislfr> moyennement (euillelés, bien déve- 
loppés dans W lranrtiM> (jui longent la roule au N. et 
au S. (X's schistes soni eucort; visibles sur quatre vingt 
mëù-es environ dans les trancbées du chemin de I)iu» 
quillant la roule au S., oi'i iU reposent en concordance sur 
le:^ srliiste;!^ de Malade à t'anlhla rcfrosiiinUi. Au ion traire, 
A rcxtréniikr orientale de la Imncliéc lungeanl la grand' 
route au .\.,]c«8cliisles de Matagne typique«> reposent sur 
les rouehe-s eu iguei^tion cl ou les retrouve bien visibles et 
couleuanl de mmibreuses eardioles dans un petit sentier 
parallèle à lu route, un peu au N. de celle-ci. Ce-s schistes 
de Matagne soûl liniit*^ au S., au ibciiiiu de Dion, par les 
schistes Qoduleux de Frasaes cl au N., à la route de Fes- 



^d 



chaux, par les s(;liistfs typiqucsde Sciiîteilles où j*aî Trouva 
[>lu»it-ur.s UUipir.liOiirUii (hiuiliiisi. Osliiu milieu des scliis- 
Il-k iiiuyiL'iiiii-iiii'iil Ifuillfk's i|iii' j*;ii ri'iicnnlié, tiinl à la 
^rand' route, qu'au chuniiii dv Uîun. )>lusîi!urs oxeniptaîre» 
iJf ltliyi'rliiiii''lln Ihimmili. 

Li" iiKiiie Id-sile j>L' reiruuvi' dans l«s scliis(C)« uoirs Irés 
feuillelés contenaiil e» iiliniuliiiinr fnrdiola rrtrosfrialii, à 
quelques mi-Ires « l'W. du croisfiiieiU <lp ta mi'^me grand' 
roule El (lu l'Iicmiii de Itiiroiiville. Uii le vuil enrure, mai.4 
dans des srliisles moyeiiiu'iiienl leuillelr.s reiiferiiu's duns 
les schistes de Matagiie lyriques. le loiiit de ce damier 
cliemiii, il lî'iO'" du N. de lu .V home kiloiiiêlriquit de la 
iiiiîme [;raud' roule. 

EnliD, lors de l'excurslou d« la Société géoloMique d« 
llcl^'ique eu •icpteiiibre dernier, Hlnjnihniii-IUi llumoiiti a 
élé Irouvt? en iihiindaiire <'ir<itemeul JailsdKs fetliisles leuïl- 
lelés, forniaul un [lelit biissiii diins les schistes de .Malagne 
U Careiiula relrmlriaia, llifolillies\') el Cypridiim nerralo- 
siiitini. iliin^ la Iraiiihi^e sirui'e auS.du l'^^'vtaduesurinuii 
laiit 1;i viiie (i.'iiée de llcauraiiii; vers Dînant. (;V-*r dan.-* 
«e dentier j^iiieiiient que j'ai éj^ileintmt truuvé Cyrtia 
Vitrchifoinaiiii. Mai^retti? rtt-i'ouverto est moins étoiiimnle 
que la preinièro, car M. Uupuul a déjà s)j:niilé la pré- 
sence de ce fossile à Meireux, dans tes schistes de Itar 
vaux, qui sont l'équivalent de--< .schistes de Matagiio nt 
nioi-Rifiine. j'ai eu rueca^^iuii de le reueoutrer fii alion- 
(lauce dans les im^mes eouches un peu au N. du iioiui 
signalé par M. Dupont. M. le pra(e.sseur (îoiMelet qui a 
l)ien voulu cuiiliriner la déteiininaliim de mes Ithym-hii 
iielles H attiré innn Hlleiitiuu sur uu phénonK'iie analogue 



II) D'apK'fl oi»ii v^n6(6M»llr«G. D«w ali|ii<'. ivn (<H»lte». OOliain 
jDtiqu'lcl sous lo nom (le Cactriti'i. D'up|)iirlU-niiciil|>ii:tâ cseg^rt, 
msts uu Kenrv HyolitKei. 



— 3 — 

qu'il a signalé A Trélun et sur les boi-d.i du S<^hel«u(H!, 
pW'S lie Givei, pht^nint'ne ([u'tt Mrihvf !» «ue lacune «jio 
radiquv du niveau à Hli^tich»iii-Ita Omaliuxi, latjuvlle aurHÎl 
mis on «.'unlacl le nivcuu â Hliijiichotiflla Dumonii et l'elui 
h t'ardioUt irirvsiriata en ves deux eudrailii. 

Se ne ronnnis |kis la-< environs de Tit^Ion et il esl Xvv» 
prulublv que l'expliciiltun duinu^e par nuire illustre cun- 
fn'-i'e soit exacte ici. mais j'ni de bunnes rai^ns de croire 
qu'il n'en est pas de niêine pour le point nienliunué des 
iMii-d^ du Scheloupe. peu éloigné du t'élit -Caporal, et où 
l'expliealiuD que j'nvanee me parait se rappruclier davan- 
Rgede la r^alitii. 

Ces di^ronverles ne diininuenl nullement la valeur de la 
Hhywhuuellii Humtnni pour caractériser par sou abondance 
l'assise de Miirienbour}; (*), mais leur divulgation a uni- 
({ueinent |M>ur but de nietire en garde cunlre certaiueit 
i-rreurti pouvant se produire jmr un examen iiuperlieiel. 

Je saisis cette occasion pour prier M. le professeur 
(iosselel d'agréer lexpi-cssion de ma i%-eunnaissance pour 
son int^puisable roinidaisanee el pour les c-nn.seils judicieux 
qu'il veut bien me prudi(;uer. 

SAtBM fttt 9 fétrier tS96 

il. Delecroix, Pn^stdent. remercie de son élection à la 
pn'-^ideiice et fait des vœux pour la prospérité de la Smriéti*. 

M. Qd«t« remercie é^ralemeal de M>n t'Iecliuu à la 
vice- présidence. 

U. X*adri4r« présente la carte agronomique de lu 
i-ummuue de Crespin el indique sur quelles bases et par 
queb procéda» il l'a coni>ti'uite. 

(1) Jp l'»l rrneintr*'--' «i>oiadl<|Uen)iMit et eii liidlvldut i»>!>-* en 
plUSlouret'odroll» iliiiii rua>I»; ilt.- Si'iixiillltfs A Ithyncho^i.eUa Qmu- 



Annatet de ta Société Céoloaique da Nord. t. xxiv. 1* 



— 12 — 



A 4 kilomètres au \. E.. U' villagr des Tailles PSi cur 
l'nrkose, et celui ije ('.lia breheid sur les schislos mu|n: 
lie-de-vîn gérIiniiieD», supérieur* à l'arkose. 

Il ne faut \tas cvpeudiiiil ri'puut^ser (l*uiie maiiièrv 
nhsniup Ih possitiilitt^ (\v trouver du salinieu dans le (luid 
ttes viillf^e». Ainsi dans la pptil(> vallée ilu ruisseau des 
Nuirons, entre Cliabreheid et les Triilles. un vuît. suus \ea 
srhisti's miiRPs. de l'arkdse nitMan^i'e de airès verililli-e, 
pui» 'lu schiste lileu.coinpHt'i.oligistifére. bicuaualuguc à 
certains lichistos xunati-i'« du «alini<'ii. 

t'rvlonfimiml mlmicn tt'ihimjnr. — t'.e pixilon^einenl qui 
affleure sur la roule d'Aywaille fiiili-e les hnnies 8!> «I !)l el 
(|iii s'étend de la bnine'ilil jus()u''i Odeitjiie est unii|ueui<<i)l 
loiiui; de seliisles nni[îi:-li(;-de-vin, assez pliylladi(|ues. Ils 
ressemblent ii i|uelr|ues schistes saliniens. mais ils ont 
encore bien plus d'aniilo^ie avee les srliiste* gi^dinuieii«. 
Oit ne peut pas les »L<|>tirer des .srlii»ti'>di- lu borne KSi|iii' 
Duinoiit » niisdans Icfïi^dinnieii. Si iiii prend le elieiiiin 
qui v<i rie lu burneSDùOdeiffue, un iiKirehL-»;ur le^^ seliistes 
rouj^es i)ui c-uupetit le chemin. UniiKuU place, nu ne voit 
pas pourquoi, ireiix de TE. dansledévonien el eeus do F», 
dans le salinien. 

K'.e qui pourrait donner à supputer que tous ct'sschisleM 
son! salniiens r'esl i[U'ils sont reroiiveiLn de bliir» ilarkosu 
autour des bornes 90 et 91, Ces blocs peuvmit ^Ire 
ëboult^s de hi oolline c<Me '.Vl\. qui e«t plus élevée (|tjo la 
mule el dont le sol est rouveil d'orkose. Il -serait 
peut-Cire plu« simple d'admettre avec Duinoul que 
l'arknse sn repose en slralllk-alion rliscordante sur des 
schistes rouges, qui, alors, ne peuvent Hrf que n;dniiens. 
Mais on peut enixire (aire une autre bj|nillii-se ; les 
scliistes roii^-s de In roule sont peiit-iMrv intcrcal<t8 dans 
l'arkos*-. eunifue on en verra un exemple plus loin. 



Le villup) d'Odei^e est construit Aans un Large vallon 
rretiRv dnn» le» M-hi«tcs pliylluditiut'^ i-ttit^jes et entouré 
de luul*r.s jiarl» de i-ullineH d'arkust'. 1^ ciiton'. on |i«m 
Htlilivllre une iiti-aliliralinii discurdantR do l'arkase sur le 
Mlmtea. 

l'rtJunifrrnnil talmien dt Ihiihamiis. — C'csl le plus inté- 
ress^inl. (tarre qu'il oftiv une riin|ie n^Riiliôre n»c Vau (teul 
suivre depuis Mnnliiiy jusqu'iiu S. de Docliamps, sur une 
luogufur de 10 kiluiiiôtre<i. Les couL-lieN y sont iiii.-liiu'iw 
iiu S. p«rj>endirulflirt!nien( :t la direclion dtidit prnlon- 
tn^menl. 

Manhay est sur uu afileuromenl de (juarzophyllades 
verdàli'es: entre Maiihay et Oster. nn vnil des pliylbdes 
noirs satiuOs ([iii <illeriient avec de^; tiiiarxopliyl Indes souk 
Osier el au S. du village. Au X. de Ut Fosse, on exploite 
du schiste quarz^ux verl, prntKihlemenl inférieur aux 
plivlladeii noirs frOsler. (|ue l'iiii voit «ivec leurs i|u<irEO- 
pliylliide» inlen-ule^, au moulin au S. du village. Ces 
mclies dont t'inclinaisiui est au S. plus ou moins K. sont 
évidemment ^^almiennes. 

L«!squar7.opliyllade^ peuvent >e suivre sous Ijinorntesnil. 
stirlecAté ocridental d'un sillon (oriné par deux niti'scaux 
venant, l'un du Nord. l'auliL- du Sud. joindre le ruisseau 
d'Odeigoe au moulin de In Fosse. 

Le cini orienijil ilu niOiiie sillon montre à Kroynîeu.\ et 
au N. du village, des schistes pliylladiques ronges, (|ui ont 
|ires4|ue la «ii>nH' dirpclion i|uo les quar/opliyUades et 
doivent aller hiiHer conlre eux. 

Les quarzophyllades reeommem^enl immérlîatement au 
S. de Frcyiiieux. Entre re villiij-e cl la cliapclle Lcjenne. 
il y a unelielle tr<inctii-c ouverte dans des quar/oplivllailes 
et dos schistes gris-vprflfllre, Înr-Iini^s de 1*1" yu S. 10" (t. 
Ils affleurent aussi [hirtoul au S. de Lanormesuil. 



l'arkosp. lîUes se relient par (ronttiiuhi> avec celles 
<)'0tleif;ue. qui ont nussi été coii^itlt^réej* romniR snhniennes 
pai' Uuinoiil. 

A 2 ki!«m('lrps a» S.-K. d'Odei^UH. dans \v font! du 
ruissi-au fl'Ai*in?, il y a une ciimi-re de srtii.MPs quarzmix 
vordAtiv<i. duiit l'iUlrihuliou e»t assez dillicile, je suis 
dispos*^ à les considérer coiiiiiK* Bubordonufïs h l'urkose. 

iHi/iUitùimie la bonif !)i ou ih Ifoliini. — Ui bande <;i^diii- 
nienne i|ui Kt^pare te prninngi'iiieni d'(>di>i<^ie de relui de 
horliiimps rnrnrnenrc im \. p«r riilllfiiin-uipiil d'arkosedc 
la roule d'.Vywaill(r. à l'iC. du kilounlre '.H. \iUv comprend 
la (irande colline di> Ralinii |cMe.'î71), couverte de débriti 
d'arkof^e. de fjrôs blanc pI île schisles rouges, et la colline 
(|ui forme la parlie oocidciitiiledu lerritoirede Uoebanips, 
colline couverte de landi^s et de bois, que j'ai peu t^ludiée. 

Ce» deux collines nouI s^pan'es par une profonde valliî* 
où se réunissent les ruisseaux d'Aisne el de Kays el que 
traverse la roule d'Udoit:iie à Kreyneux. 

Si l'on descend d'Ddcigne en Kuivuut celte roule, on 
l'eucontreau pieioier toiiniDnl le» jdiylliide^roui^ps; après 
le second louruuul viennent, sui' aU m. de longueur, des 
blocH d'arkose, puis de nouveau, de» pbyllades rouîmes, 
que l'on suit jusqu'au conlhienl des deux ruisseaux, 
humunl a niii^ ces scbi^tes dans le gédinuicn. ICn eflel, ils 
conliennent plusieurs bancs subordonnas il'urkose, qui 
allleurcnl sur la rive di-oite du rui^iseau. 

1ms nnlineH pbyllades rouges se suivent au N.O !«ur lu 
nouvelle coule de Freyneux à Osier el au S.-O. sur le 
chemin [l'Odci(;ne â Preyoeux. Dans ces deux ca«, Dumont 
les place dans le salniien. 

En résumé ou ne peu! pas si^parer tous ees schistes 
rouge?:; ils se suivent pus fi pas. il «ont tous : ou salniiens, 
ou gtklinniens. Par leur aspect et leur couleur, ils dillèreol 
des schistes sulmicns. Dumont avait parluitement saisi 



- n - 



retle dilfèrfîDre, (jiiani) Il dil qu« In couleur de« pliylladiw 
tle DocliaiO|is rappellt- iex anlDUeN de Pumal. 

Tenant Oompte de rps ranci^i-pis. je swis disposa îi le» 
t'oiiitidrrei' l'Oiiiiiie dis si?hi>'Us p'-vlînnii'ni qui nnl .ictjuîs 
par rompre.'^.'iinn une slnidon) plus pliyllndique. Les 
Inndffs roufitH. du pHtlrm^ruiiu'iil di* Duclmmpx, r|ue 
buintinl plact- dans le .odiiiion. ne seniienl donc que des 
roin* de (((^linnien qui pi'nt''lrpraient dnns un massif d» 
quur«tpli\Uadc-<i s;iluii«?i<-^. 

Il faut auHsi remarquer qui* le^ ^bUlc$ rouges bd 
relient ^Iratigrapliiquenieni à l'iu-kus^. 

Au iDoulin tle Dochamps, il y a une épais^ masse de 
schiste. n>u(îe, intorcaliVau milieu de IVirkuse. et t-e sdiisle 
ronlieni de grn* grains dp quiirz, <iu;ilugues h reux de 
l'artiose. A la scierie c'est de l'arkose. qui esi intercale 
au milieu des sdiistfis rouges. 

III. — Les ^rirs blancs gédinniens dont il a été question 
plus haut, niérileut loute ruLIciiliou du gL^ulugue. Ce 
sont des grès souvenl assei! purs, à grains lins, blancs, 
gris ou vcrdiUres ; dans ce cas. ils passent aux schistes 
qu^irireux venliUres. Ils siuil bien slratillés. en rouclies 
régidii-res dont l'ensemble peut tilteiudre llK) tiiétrcs. 
tiQas UD petil ravin au N. de Sainn-, ils constituent des 
rochers escarpi-s. d'où ils se son! éboulés en formant un 
caho« comparable »ux amas de la furi.U de runtaineblcau. 

(rest au N. di- Samré qu'ils occupent leur plus grand 
dévelopi»ement. au.ssi peut-on les diïiiigncr suu^ le nom de 
lirh de Stimrf. 

On le:* i-oii entre ce village «l la Icmie Hennel; ils 
allleurcnl sur la roule de Slavelot. k la Iwnie 7« et un peu 
au S. de celte borne : puis pri-s des liornos 79 et tM. Ils y 
suMl tnélungtïs de schistci^ compacts verdàlres, qui peuvent 
se rapporter à la mftme assise. 

AnnaUê d« la SoeiéU Géologiqne du Nord, r. xxiv. 2 



- 18- 

On retrouve plus loio le srv» blanc, sur lu roule de 
Bihain à l^nglîr, i>Dtre l'nrkose et les schUtett rouges, 
puis au S. K. lie l'rmednnix. <lan« la m^ino pu^UloD ; je 
ne les ni |)b>> sutvU jilus loin xura l'K. 

On ne voit pas de roupe montmnt nullement la position 
des ifrïs blancs : mai» partoul iU suiil ciiti'f l'arkusi- et le-; 
scbiiiteii rou(;e» ; Us occupeiil donc la plar<> des grè» fossi> 
lUires de (îdoumont, pr/'s MaliiiiJdy. 

Sur le pliiteau i|ut esl au N. de la Damiue de Frailurc. 
fiumilui (|iii est enlm celle |].ii-iii|iie et Odeigne.de iiièiiie 
que sur I» colline île Bidiou. il y a du gri'-» blanc, mais, 
comme un ne voit que des débris û la surtare du sol, on ne 
peiil p»« déterminer sn position exarle par rH|)pnrl A 
r<irko»e. 

On peut tirer des failâ préet^denU les trois i.'unci usions 
suivantes : 

I" Le salmivu s'cl(>nd niuins loin vt>rs le S. du massif lie 
Sliivelol qu(> ne le ligure lu e:irle de Uiimont. 

2" Ij?* phyllaiies rouges d'Oileigne et do la route 
d'Aynailk'. (|uc DuiduuI place dan« le ïMilmien, appar- 
(ieuncut au gédinnicn. 

3» Les grt^s blancs de Sainn? soni intermàliaires entre 
l'arhose et le» scliisles ronges. 



Si'anceiiii ii mnn tSUA 

M. Harrois annonc* h la Sociél* que le eilébre géologue 
américain, .M. James Hall, vteut d'être l'objet d'impu- 
tations calomnieuses de la part de divers journaux 
Inincais. I^ Hectcur de l'Acadi'mie de New-York a 
adressé une lettre de rectilicatiou fi ces journaux. 

(^mme M. HhII est membre associé de la Société fiéolo- 
giqne du Nord, M. Barrais pense que la Société devi-ait 
loi adresser une lellrc de sympalbie eu cette pénible 
circonstance. La prui>ositioD al adoptée. 



M. Goftselel rappelle que M. Marcel Berlrsnâ, pro- 
fp*seiirii l'Ecole Niitioiiale >>iipérii>ui-e des Mines, itieiiibiv 
de la Socit'lii lîi'uloj^igue du Xoi-d, vient dVli-c élu meniÏHe 
de l'iusljlut. Il propose A la Socîélt- d'inscrire M. Berlraïui 
sur la liste des membres associés, oii se Iniuveiil déjà tous 
les fiéfllogues iiieuibre^ de l'Institut. 

M. BtrroU tail une leclure sur les divisions fn^ogra- 
pbiquf); de 1» Bretagne. 

M. (tossvlcl fait lit coininunicalibB suivaiilo : 

Sur /et Cartes agronomiques 
par 3. Oosselet 

La queiitioR des caries agrouoniique^ est it l'ordre du 
)our dans nuire région. On s'en pn.'ocrupe dans It-s 
Société* d'Agriculture des déparlenienls du Xord, de 
l'Aisne et du l'a» de-1»iiis ; on étudie la cjuei<tion en 
Belgique. Mais ou pt-ul constater des dilTérences bien 
grandes duns la manière de les envisager. 

Les uns supposent qu'il suHU pour faire une carte 
agrouotnique du prendre la ciirle géotiigiciur piibliik> par 
le ministère des travaux publics, de l'agrandir et d'inscrire 
des.-'us quelques analyses de terre ; d'autres y vont plus 
simpleineot encore, ils s'iruagineot faire une carte agro* 
nomiquo en portiint sur une carte les analysi-s du «ul 
sun^ ih^me le?^ discuter au |Hjiat de vue de leurs rnlalions 
g^-olugiques. 

Je trouve ces àea\ prnn^dês fScIieux, inégalement 
toutefois. La carte d'aualyite cliiniiquv du sol ne peut «^Irc 
d'aucune utilité, parce que l'analyste chimique est insuf- 
fisante |>our renseigner sur la valeur du soi ; quant fi la 
carte géologique avec addition de notes cliimiques, elle 
peut être une cause d'erreurs. 




- ii\ — 



Pniii' Hpin-^rier l;i rnlpiir a!;rir4)tc d'un <'liiiiii[>. il fnut 
oonniiitro In leric :iTijl)le, le sol viergi!, qu'enlHine «uiivi-nl 
le soc di< lu clidrrue et li; sous-sol dunl l'iilléralion nlimeiite 
|mr Iei base les m»U vierges l'I anilili-» à mt-suro que ceux- 
ci soiil entraînés ]hir les eaux pliivinles cl li>s riiarrois. 
C'csl dans* le sous sol ([ue l'un Irouvo les éléments es*en- 
ticlîi du sol. Or ciuî peut, siins Hvoir fuit beuuc-oup du 
péolofîie pratique, Irarer le^ liiuile-i de* divers sou^ soU 
et par coiist-(|ui'nl des sols. Dans la iiiémi' parccUe on peut 
trouver jihjsieurs souH-solii, tandis (jue le ni^inc sauH-snl 
s'i^leiiil parfois, sur de^ t'en laines irin-i-laii-^. Dune, i^ moins 
de niulli|)lici' les anatysi-s au delà de loute luesun-, il taut 
que ies (^chanlillons qui tloivent servir aux Hunlyses et 
éebirer sur l;i natim- <lii jiol Koient jirétevéïi jiar un 

J'ajouterai que les analyses doivent être disinilt^es Jk 
l'iiïdfidc considérations géologiques, stios quoi, elles ne 
fournisscnl que des rlounées în<^'uuiplêles el errouérs. 

I.essillotmiees sur lesquelles les ('ullivali-ur>oiil lidérAl 
à être renseignés «l que l'Hualyse eliiniiiiue peut leur 
dévoiler, soul : les axolates, les pliosphalt^s. la (wlasse, la 
eliaux, l'aluiiiiue ou pluliil rtirglle. 

1^1 <|uaulilé d'axuliileseuulenuc dans une terre dépend 
principale me ni de la uianiôre don! elle a été i-ullivéo el 
un l>eu du sous soi. Les ;i/.olatesi|ue l'on trouve d.ins le sol 
<le nos |)ays y ont été appurlt^t sous luriiie d'engrais ou 
eutprunlès ii l'utnias|ilièrH et lixés pnrla vé<;étalîon, princi- 
paleiueiit pitj- epllc des légiiiiiiiicuses. Par eouséquent 
leur quautilé v<u-ie avec la culture, l'ne carie qui iudi- 
querait eu un point une rertaine quantité d'aKOte, devient 
fausse .si le mode de culture eliange, si la leire cesse d'être 
fumée. Les adulâtes des engrais enltalués pur les eaux 
pluviales pénètrent dans lu sol vierge et dans le sa»9-.sol. 
Ils s'y disséminent el soul perdus pour la terre, si le sous- 



- 21- 



sol est |NM-mé»l)le iu§qii'Ji une f;r;inde prntondeiir: i\* 
re.4li>nl nii ronliitiro A I» »ur(ti(-e el puiiveul être Hlteints 
)>ni' k-s mciiii*». si k> suiis-sut i-onlit^nl unt! «.'nudie imper- 
lut'atile, «i'oii la n^nessitt', pour appriVier la réserve d'uiulc 
roDlenucttaiis le sut, de fUDiiiiilrv la iinlure (!(!'utuKif|iic 
(II) «wis'sol. 

1^1 i|».iiitilé di' phnsphale, rt^v^itV p»r runnly.s(> dans le 
<td arable d<;peii<l dv ce qtil e»t apporti^ connue «njirais 
1-1 iliTB (|iii val propre au f-*i\. Ui pri-tiiU'iv iiri^ine est 
|irétH>n(l«'r»nte(liinf> nue ;;ninde parlJr du dt'piirlr'uieul. 
l.'aniilyHe chimique <lu kuI. kÏ elle n'etsi pa$ accuiiijmtcDL'o 
de cvlle du SOU8-S0I donnera donc des résultais rarinliles 
avec ta ciiljiire. 

Cependant beaucoup do couliées cifiyeuses cunlienneni 
(lu phosphate de rtiaiix naturel pn)venant de la destniclion 
iIp la cnk' pho>tpliali^e. 1^ ^'t'oln^ue peut ju^er si celle 
oi-ipiiip e^l pnssibie el si par (.-oriscrpienl le phosphate est 
propre nu ^ol vjorfre et au sous-so). 

1^ pota<tiie est plus uniforniémetil n^pandue dans le sol 
vier^ïe. Mitis pour la ridlure, il faut tenir noniple de ^n 
elal mi liera logique. Tandi?^ que la potasse. (|ui est à l'état 
lie ickhiiath. de kaolin, de achiete, est tactieinent soliible 
lian^ IVau pluviiiie chargée d'aride earbonique, i-elle ({iil 
e^l ilaus bi ^'laucoiiit- ue sort de «a ruiupusîltuii ipi'avec 
la plu« gniudc difticuliit. Il n'a pas encore élé pmuvi^ que 
la .^Inuronie Iniinii^se de la potasse assimilable. Or la 
glauconie ei«t cxceiisivemcnt abondiiiite dans le ii(-\uir- 
lentenl du Nord, l/niialysp rhiniique. !<i elle n'est pHr; 
arconipasnt'e de l'élude niJnéiirlogiqtie, nous dira que le 
^ol eM riche en pulaf^sc. mais il ue nous apprendra pas >i 
n;He potasse peul élre utile :i la culture. 

Lu chaut est un dejn élémenU de richesse agricole 
iju'il est le plus nm-ssaire de cunnailre. Le ^(Hilu^uv 
l'apprécie 1res approximativement par l'exumeu du teri-ain 



»» 



tnnriis que t'analyse rlii f>(>l iirnhie np permet jists de 
dlriUuKuer In quantité de rtiaiix, propre a u.^ul. de celle qui 
lui est api>ort<^L' par lo cliaulaK"- Aussi quand on fait 
l'analyse d'une lerre n-t-on snin g^ni^ratemenl d'indiquer 
dopui» quand elle a M^ marnée. 

l'ne de** qualilrs quo la cullivaleiir a (également gmod 
inli^n'*! il ronnallre, c*«st la permi5iiliilili5 du »u\. Vn «ol 
Inip perriié.ddt- h\\^sp lilirer Il-k entrais qui ^e perdent ^M 
dans le sQtiïi'Sol. tandis que . «tir un &ol iiriperrni^iible, les ^V 
eaux pluviales qui ruis^otleiit A la surface entminent ces 
mAmes entrais dans les ruisseaux et les rivières. Lemilde 
est le type des terrains i>ermi^al)le.*; l'nrîrile uu glaise 
reprtïscnif dan<i le nord de la I-'hiikt le ti-rraiii ciîsentiel' 
lenient ini|iermt^ahle. Donc une carie a^inmomique doit 
représenter la ualuiv sableuse mi arîjileii*e du wd. i^'està 
dire la quantiti; de ï^ilice el l:\ quanlilé d'iiliiniine. I^i 
séparation de la silice et de l'alumine est une opéraliou 
rhiiiiique Irê.* rlélieate. .l'ajouterai qu'elle esl in^^ullisaulo. 
1^ sable en i;rains 1res tins s»- coin porte fouime le silicate 
d'fllumine en produisant un terriiin inipermé4tble, tandis 
que de l'argile enveloppant de Krosjjrains de xable n'empê- 
chera pn» In penitéabililéflu sol. 

,Ie nie suis étend» sur cf* nMiiridériitiuus pour dêinon- 
livr que des i^rtes indiquant seulement des analyses 
rbîuiique-^ t\\ii ne sont pas •guidées par des eonnaisMancem 
K^oIogiqueK apprubindie^, n'oni aucune utilité, parée 
qu'elles ne reuseijînent pus sur Icsuus-sol, piirve qu'elle» 
nonfondent la eoinponition variable due â la ruitiire avi-e 
la composition naturelle du soi et par eun^équenl parce 
qu'elles seraient à recMuimeneur tuus les dix ans. 

Si la carte de statistique purement rbiinique e^l inutile, 
la carte géologique pure avec annotatiuuM ebiuiiques est 
dangereuse. 1.^ carte géologique de France est à réehelle 
de 1/80,000, irop petite par conséquenf pnnr [wuvoir 



recevoir les aniii>r»lion!i chimique!*. Les ^étilogiiesqui les 
on! fonslruile*. Pt je puis t-ii jKirlpr piiisr(tin je *»\s liu 
nutiilire. se sont Imijotirs préoccupés de la question scieii- 
liflque, de l'Age du terrain, de la limite des assises; or, 
ii;in« une carlr afn'ouumique. I'Arb des terrain» impurlB 
pi'ii : ce qui doit prednntiner, c'est le caractère rnini^ra- 
lufEÎque. J*;ii dt^jiï eu l'occnsion de dt-vulopper cettR rontii- 
di^ration, de rap|H>ler que nous colorons les argiles de« 
dîvves de Mamillcs et du Fitvril de lit ni^nie manière que 
la i-raiu à Ittorfmmix Iribiiiliii: du l'as de llalais, l'iirf;ile de 
Louvil comme le sHble vert de MonH-en-Burceiil. Comment 
veut-on que xe reconnnisse le cultivateur qui cnn.?ulte la 
carte agronomique ou mime te chimiste qui y inscrit les 
résultats de ses analyses? 

Mais ce n'est pas le seul Ineonvéntent. En raison des 
faibles dimensions de IVchelle, nous mouhucs ohlig^« de 
Iriclier, de rogner les dt^pAts très i^pnis, très étendus pour 
faire place à des assises beaucoup plus minces qui ont un 
int^rt*! géologique ron«dEirahle. Toutes ces erreurs voloii* 
tairez ou autres se trouveront amplifiées, si on agiT^odJt 
la rarleau l/(0,()Of), ou mi>nie davantage. 

Or. lei* seules échelles qui permettent dt? donner des 
rcnseîgiienieuls agriculos est celle du l/lU.lXH)ou tout au 
plus relie du l/2i).IHiO. 

Si donc on veut prendre la géolc^ie comme base de la 
carie afironomique. et tout le monde est d'accord sur ce 
point, il faut refaire la carte gi5olo(;iqtie. lu corriger, la 
itinipléter, l'adapter en un mot a» bnt que l'on se propage. 

Il est je ci-oîs inutile d'ajouter que ce travail dnil ètn* 
fait par un géolopue, el mi^ine par un ««"'"S"" 1"' 
ronnaît jiarfH île ment la structure géologique du pays dont 
il veut tracer la carte agronumiiiue. 

C'est ce qui lail k> grand mérite de la ciirtc de la 
commune de Crespin que nous a présentée M. l.adnère 



J 



- 2i 



dans la deriiiéro séuiiru, OUtt carie est es»eiiliel1ciii«iil 
fléologique. mais M. [jiflri^rc a \vouvi h- inoyon ilf 
iniii-i[ui.T II' sul et lie le irmln; u-ii^vx U-mi!^|Mront pimi- 
liiii»er vuir le suii^-^al. Uvit «uudagL-f> \rês nombreux lui 
uni pci'RiU rie !<p lemlri^ coni{it(> <'\iii*1enH-ii1 'le re mjuh- 
sol et lie curriger sur une (ouits lie iiuiiils la carie géolo- 
git|Uf. 

C'l'sI avei' une c-ominissuiin? piirCiiile de la shurluir 
{;énl»^i(]iif du siil et <lii snus-sul qu'il :i [>u l'IioUir \vs 
eodroilii où il devait pr^levi-r lea i-rliantillons desliuês A 
r»nal)'»e rliîniiqiie. 

.ti- t<>i'rniiier;ii en a|ipelaiit l'attention île ci'iiv i|ui »^'ut' 
cu|ionl de rartes agroiiuiiiîtjue^ »ur iiti urdru d'idées()n'ils 
n^glifteut h peu pri-s enmplélenient. C'est l'analyse miué- 
ra)o^'ii|iie. On ;i vu pln-«liatit iimiliien il e-l nér(\ssaire île 
(-oniiuitri; l'état de cunibiiiaisun. où se liijuvt' la ihiUissi;, 
lii chaux, la -lilira et les autres Milft^tMnreii nécessaires .'i I» 
vi^gétaliuii. 

Tel minéral s'allère fatileinenl ; tel autre résiste à 
Taclion de l'air, de l'acirie earlioniipie et mi^nie de l'acide 
amtit|ue qui pi'ul se trouver daus lus eîiux leriiîslrcs, 

générale m en t. les afjrnnomes qui funi des caries, 
runnneiicenl |iar tamiser lu lerre er rejellent les khjs 
cailloux cuniuie ne jouant que le rAle de nialièi'C inerte. 
N'est-il pas un peu inipritdeuL ir mépris du r-aillou '.' Le 
caillou lait l'olliru d'un drain, autour duquel l'etiu de 
(ilule circule plus facilement. Aussi, voyous nuus (|ue les 
railloux. moitié les eailloux de sile\. qui sont <lans le huI 
ont toutes leurs Murtaoes .illért^es: quand deu\ i^cak'ls se 
touchent, la surface de conUicl présente une surface 
d'altération qui s'étend tuul anlour comme une auréole: 
il peut même arriver que radî<»n de l'eau cliar^jée iraciric 
rarbonifiue soil :i)tse2 pui»<aiiti- pour dissoudre une jtarlîe 
du silex el dunner uaissiiiev à cck fiaiels iinpi-essionués si 



I 



- 23 - 

noDibrtfux daiiK c«rlaitis ]WucliiipuBs. J'ai nioiilré deiiiiis 
loDglemiM quelle él»iL rinlluunre des raitloux pour le 
creusemcDl niittirel des iiuclie* ii la siirfaee de la in-aie. Ce 
qui est vrai de? >il('\ IVit à plii^ lurlt* r<ii«uu dt-s c^illuux 
<-»liïiirf4>. py|iNPiix cl niënie [eld^patliiques. lU agissent 
pliysiquemeni i-n roiireiilraiil feai) sur «ne siiiliice 
resli-einle; ils ngis-seiil siirtoul rlitrrii(|tit?inent jjiir lit disso- 
lution qu'ils éfiniuveut. Il y ii dune lieu de stif^natcr Icni- 
prt^!ien<.-e et leur nulure. 

En n^umé j« pcn»c qu'un« rurlo iigrunuinique doit 
être uuc farte ((éologiqui* nii^ciali- avec dts indiratioDS 
rhiiniqneâ et minera logiques. 

Je suis lieureux de |iuuvoir :il>i'i(er nio» aiisertioii. que 
l'on [toun-iiit accuser ilc piirliiiliir- sous IVuitoriti- de 
M. l'éteiinniin, l'i^niinent direrleiir de \a STiitiitn it^rono 
niique de (ieintiloux. qui i'''riv>iil l'| : 

Ihins notre esprit, la carte asiroiioniinuc m- doit paN^Ii-e 
autre chose qu'une carte (ïi^olu^ique détaillée, rnnqdélée 
|Kir l'analys'' Hiiinique de la lorn- araldf cl du sol \iprKe. 
l/exi'fuliou de la Oiirte a^'ronoiniqiie est ilonr iihsnlumenl 
et entlêretueul du doniaiiiL- du fiiHjlujciie. Noire pri-tculiuu 
ne vn pas plus loin que de founiir aux géologues les 
i^Wnieulsi uêa''s->î(ires pour compléter leur travail dans le 
s«us quv nous vcuiui» de déveluppci'. eu un mol jmur 
donner à leur «Euvre un caraelcn* agranoniique. 

kjeuiswm j/éohffique tlxi 8 mars à Ostricourt 

i>a»s «Ue cxeursiou dirigi^R par M. le l'rolesseur 
Cosselet. un a étudié la grande rarrièrc de saMe et l'argile 
qui lui est sujierposve. 



{!) L'txplorittioit rhinufue lie lu ttrrt arat/h; 1800, 



— SB — 

Séa$ue dti iS mars 1S96 

Sur lin [cippitrl iVril di- trois ni<?inbrei>, M. BfArcel 
Bertrand i^sl l'Iu mnnhrr assorte rlc la Société Géologique 
du Nord. 

M. Il' M' Sauvage, diredeur du Musée d'Histoire 
Niituicllc tlf ItoulugQc-^ur- Mer, est nommé lll(>lIl^^L■ 
titulaire île hi Snciélé. 

Ix Secrétaire duniic k-cture du hi iioIb «uivauti* : 



f)c l'esisH-nce Hf iwmhrru.r Radiolaires 
ilaïut le Tirliottùjiii' supérieur <if l'Anfi^rltt; 

par L. Cayeax. 

L« Tilhnnir[iiP supérieur du Sud de l'Ardôchn est 
représenté ym- des cdlrain.'!? Iiliiiios coiii|iiir-ts, inuivres eu 
foKâilRii Bt trHraclêrisés piir le l'erisi/hiiicm iransiiorius. 

Au luîrrosTOpe, ces calciiires se irniiitrent crililés de 
|ivtil& uigiiuÏMiues (|ui ptésuiilenl doux inanii-res d'iïlre 
|trinci|iiilfîs : 

1" Sectiuu^ t'ii (iorlii's île (ointes variées, simpliui uu 
partagées en deux R-gtuimIs luégaux par un élninglenient 
Iriinsversal (hauteur iimycnni- : ((""".(Hîj ; 

i" Sections cinulnires ou (iiililpineiil ellipliriues [dia- 
mètre may(.-ii : 0"i"',WSJ, 

\.es unes et le^ autres M>nl pourvues d'un double 
contour et Ireillissées. l'j? siml des coupes pralitiuiN's par 
la section de 1» roche dans des llniliol(iirr.i du groupe des 
Vgrlovira. .l'ai reconnu les genre» suivant» : 

Section tirs Mo.vocvotiua. — (i. Cnitiurannn il.Tckcl, 
Cifriocatf/is IlaM-ki-l. vl un genre nauvciiu qui s'iulcrcale 
entre les deu.\ précétlvnts. 



Section Jrs Dicvrtida. — G. Sflhorephattis lliockel, 
Ifittyo^phalns ? Rlirpnb. 

A cos furino je doi* iijuuli>r un Hfii'imlMtrum Elirenb, 
qui es) l'miiquf ri;|irt-H>nlaiil ilf loi-die des IHicmiirti. 

Hn rMiini^, des quatre If'^innii di> Radiolaii-es aclii«l8. 
deu.x seules existent dmis te Tîllioui(|ue supOiieur de 
rArdix'tie : cpsont les SpiimW/rtrio iivee \k ^vnvK Hho/ia- 
tosinim, et les :\as.ieilaria avec les larmes de t'grioùfea 
éoumérées ci-dessus. Parmi ces d«nii(.'r^. les MononjrliJa 
prèduRilnenl de IteHuruup *-X tes ftjrlocnfiiix viennciiL an 
[ireiiiier ranC' \^^^ rectiercheii iitlêrieiires {■uuri'Uiit 
enricbtr oellv (uutie, mais on peut ullirmer, dès niainle- 
nanl. qu'elle ii jioiirearaeltTe d'iitre peu varlt^e. 

\fii nuirez déliris or^niques qui |>reuueiit part à la 
[onnatiua du calcaire à /'. iramitomtë suni des spirules 
ffalcilles do Sji'mijiaires et des Foraminilfivs. Ils sont d'une 
gntude niiMilé. 

.r«i prélevé les (>€)iaii lit Ions que j'ai ekiiininéii diiiiH 
dtOérentes localités, du Sud de l'.VnU-rhe: Auriotle. Saliil- 
AIlKin. Uerria»^. tiuiifie. etc. Tmui suiif d'une riiïliiïssfi 
surprenante eu Itiuliolaii-e^. i:es nrgiinismes j son! roiinis 
l'ii tulle quantité que parfois Ils se touchent. Le calcaire 
qui le-i renferme est diino issu d'une tioiie à Uliiitupodes 
Mlimux gui i-a|i|ielle. par su richesse eu orf^iiuisines, lii 
iHJue à Itadiolitires du Pncilique. Or, le r^tlcaire à /'. 
transilortHs n'est nullement siliceux. Tous les ItadiolHires. 
snns exeeptiou, «ut él^ ratriliè.'i h la suhslilutioii du 
rarlionalc de chiiux à t» îiilice s'est Itiile de façon ù 
respecter non seulement la forinci «tes or^ianisnies, mais 
eiieort! Ibs dt^t.iils île slniilnrc de leur le^t. O [ihciiDnicne 
de niélumm'tihusc c^t eu tous jtuiiits comparable l'i celui 
qui a douu(^ le-s belles Diatumi^'es cîilcilti'es du calcaire de 
Sendat (Japon). 

Tous les genres cités plus liaut vivent encore de no» 



jours. Lps llhnpnliiiifnim rei-ueillis par le ChaUfnger sont 
jiélajjîqiies, !i rexr(>|i(ii)ii iWiiw «eiile CispiVe Ironv^e A 
nirU) Itrasst's. I^s Srthorryhalua suni uiii(|iieiiii-til pi'lu- 
giquas. Quant aux Vtimutamm et ri/rrofR//»)*, ils roinptcnl 
lie* (rjijKTTs Iiiiit ilf stirlîiif i|u« de in-otitmlfiir. Il n'y :i 
iliiiic pas (le cDiK-lusioii bii-ri iietlcâ tirL'i-dela dislributiou 
iKitliynii^tnipie .nrliiclle doit RailiolaiieN du Titliiini(|iiL> 
^swjii'i'it'ur. Mais il y a. l'iitic Umlcs les (tn-iiifs i[ue j'iti 
(;xamînt-«'s, une t»*lle iinifarinîlô ■!<! laillR fl dViKiisM; til- 
de Ipsl. qu'il tant rnmliirf ijiie leur imitie de vie a élP le 
IiK^iiie. Cuiiimc un tiTlaiii iiuiiilire iwiil exrltisivemi>iir 
p^la^iijui-s. j'Incline a penser C|ue tous uni «-l'' îles iininiau\ 
(le -■•«rfiK^e. 

Mes rec)iert-Iiet> n'oiil )iurlt'; que isur des écliaiililliiiis 
do l'Anlt-i'lK-. iiiitis je «iiiv cniivaiiirii que la iiit^rnt-<-f>iii[ii» 
siliun »r;:iiiii(|ueso retmiivei'i an iiivi-au de/', irauxihirin*. 
Iiien ati delà doM liuiilcs du ce di-itiirtcuieiif. 

Kn ce ()iii ciJHfîernp la miisspconsidênilile t\v sdiie mise 
eu lilicrU- piir la di^snlutimi ile> C(ii|iiiIU's rli- ItadioUiirc^. 
il (■*! H renmripit'r ijuVlle n« s'wsl [las lixée Mir place smis 
(orme de ni;;nitiis silit^niv. Sunl de trî's rares excwptioon, 
les sile\ s((iii ;ilHi*iit> iluiK iDiite ta ré^ânn i\\w j'ai 
(KircouniL-. Ln xiUrf a tlmir emi'jir tlu nilriiiif. 

O lail a'e«it d'ailleurs pas isn1i(. Il exislt? «lan" la iitéiiiR 
n'-^iuii dif nunitiifiix niveau\ df SiiDiujiairiK. JVn di 
retminiu dans les assises â Ocbi-ltirmix eanalirulaitim. 
l'eltnrertti Ininntnvuiium. I'vn.tfili.iiifles poliffiliiciis, t^pitlo- 
rrras nranlbkiim cl jusi|iie ilaiif le Tillionûpie siipOridur. 
Or, tfs spiruk's d'Kponiîes de ci-s lenaliis siml invaria 
tilemcnt i^pini-nisiis par la catrile el les silex y ^iiiil 
inconnus. Il'ofl cotte emiswiueuce que le .lurassique sup^- 
rieiir dti Sud de l'ArdicIie plaiV à l'uriiiine. au {loint de 
vue des organismes siliceux, dall^ des ruiidilinns jittso- 
lumenl conipuKihles à relier du Crûlaix* supérieur du 



- sn - 

Btiio de l*ari8 c«l. |iour ainsi dire, déjiourvu do silex 
uloTi^ que 1» rraiv en n^nd-nui; un Irt-s fvwm\ itoiiilire. J<* 
lie ?iiiiK pas en nie^iire d'expliquer relie iliUi-rRnrc i'»dic.i]e, 
.rHJouleni ijnVUe nïst pus »|ii^i»le h l'Ard^clie. Elle e»l 
vraie pour beaucoup d'autrett puitiis. Sa Kt^iiénililé en 
l'end l'expliritlion piu* iiial :iisé« el aiisNl plus désinible. 

M. le D' Ortoii fail la tetrture Huivanlt- : 

YanalionsdH Régime des «aux dans l' Afrique if» A'nnf 
fior M. !•■ Il' CartoD. Médecin major. 

Ijorsque rarrlu^)iosue reclierrhe |H>un(u»i les villes puis- 
»nQlets el ut>mbivu^e>, les expioît.iirons agricoles duiil on 
renconlrc à L-bai|Uf pas les vesligt-s dans l'Afrique du Xord, 
onl i^t^ romplélemeiil alKintlonnêes. pourquoi le sol couvert 
jadis (Je ridies moissons, de fort^ls d'olîviei-s, bsI aujour- 
d'hui inculle fl dénud»'. il esl anient^- à i^ludier quelles onl 
iMé \&i conditions rlimnlologiqnes, daus Icsquellcii ont 
vécu ms »nliquvs habilauU. 

liaits celte conInV encore tempéri^p, mais reliitivcmenl 
cliaude. et sujette à de (grandes oscillai ions de lompi^rature, 
un élémenl semble, de nos jours, jouer le riMe inincipiil 
parmi les pliénomi-iies dont faction a pour t^sullal d'y 
rendre imiMisi^j bleuit d'y permetUe ht vie, c'est l'enii. hans 
les régions de l'Europe, el surtout dans l'Europe cenlrjlo, 
OÙ l'eau uc manque presi]ue jamais cuinplL-lcuivnt, lei> 
effets de sa plus du moins t^rande aflluenee sir IraduisenI 
seulement par un acrroisscmenl uu une diuiinulion, 
jamais |iar une suppression totale de l'aetivitù buinaînu. 
En Afrique, au uuulraîrc, la quantité d'eiiu qui fïchoil 
au sol oscille près des limites où elle cesse d'i>tre asseï 
abuudanle pour permettre à l'agriculture ou à la culturu 
de se développer, el de« variatious, nifinie légières dans 
la climatutoftie. peuvent avoir une grande importance. 







Le voluniB ries pluies rosic-l-il au-de«sous de cm liniites. 
riiomme ne pourni vivre, ou n'y (Kinienilni qu'au prix 
iJ'eflort» oonsiiléi-ables, c( sous la menace («qiétuelle de 
p^rir (litiiN la lulle contru les élémenlti. he» pM'cipilalions 
alniwpht-riqucs Kcint ellpji. au cotilruirc. suflisantes |tour 
piM-niolIrt^ A la vie de se manifester. iminC-dialvmvut, celle 
élévaiîou de la leiiipéniture (|ui, dans le premier c»», 
élHJl un «i );nind daiiiier.devient ici une cause de ferlilil^, 
d'exubérance merveilleuses. Aiu!^i. dans l'Afrique du 
Nord, oi'i (loris^il jadis une nombreuBO population, une 
oseillaliuu, niiïme faible. d;iD8 la climatologie a pu produire 
un cban(;emcnt conï^idt' rutile. 

Ij?s rause» de rc cbaogement peuvent donc, tout en 
ayant enti-alDi! dvs elIcU Iri^ important», «voir Hé assez 
peu frappantes pour qu'on ail omis de leur accorder 
T'ittontion. la valeur. ((uelquefoiN très grandes, qu'elles 
m<5rilcut. 

Cette remarque était ni-i-essaircfnrdisoudi'sdivcrgences 
d'opiniu» qui sv <iunl produites relativement ii la cliiualo- 
logie de r.\friquG. 

LYtude de cette question est eu vU«l Imi délicalv. 

En .\(ri(|ue. on a cru longtemps et j'ai tîtiS d'ailleurs, 
l'un de» premiers à soutenir cette upiuiou, que la diiipa- 
rilion des innombrables ouvrages d'art édinés par les 
ancieus. suAti^ail pour expliquer l'apiuiuvrissenient du 
pays. 

Le r6le de ces travaux liydrauliques a ^lé considérable, 
on ne saurait le méconnullrc. Mais ou doit n-marquerque 
s'ils avaient pour but de reic:ueiUîr et de conserver l'eau 
de pluie loDibi^e à la surlace du sol, ils n'augmentaient 
en ricu le volume des pnVi pila lions. 

Ur. s'il est vrai que la (|unntité de liquide (|ui iSehoit à 
l'Afrique lui est sufllsanle. que, si l'on pouvait conserver 
une partie de celui qui tombe eu liiver pour l'utiliser en 





-SI - 

Hé, bien des poinls incultes seraient siiiM-eptibleit tjc 
rapport. (I'as«ez nomltmix (.111-4 lenilnnl in prouver <|uo \a 
sutamv annuvUc des |>luieii u'eii a |ms tiiuiiis vaniV 

h'estu eal iii«in<v aboiidaiile que jadi.'î !t la surface <lu mI. 
Il e«t un fait i] 'observât i 00, raniilier ù tout ceux qui ont 
pratU|ui- rAfrîquu: v'esl un ){raiide partit: le iniitique d'eau 
qui eiupi^lif de faire dei> ra^rêales dans de vn^lef* régions, 
où les rutue» àe* graudes villes iudiqueul. fi n'en pus 
douter, que le sol purlail aulrclois de riehes mnisMms. 
L'existence des fondis qui êlnient jadi* plu» t'iendue» que 
de ans jours et qui uii'iue ont dUparu eu bien des contrées 
atteste également ce fait ('). 

bam la profondeur du sol l'eau exi»laîl aussi aulrefuis 
en plus grande abundanec. On a cuut^taté, à plusieurs 
reprises, que la nappe aquifêre s'est abaissée de façon 
plus ou moins counidér^ble. Dernièrement eueore. au\ 
environs de Kasserine. l'administrai ton tunisienne de» 
travaux publics a fait dégtiger plusieurs puits roiNain:^, 
et. n'y renr«ntrant point deau, a jHJU^sé les fouilles bien 
au-des-'^iis de la maçonnerie, sans résultat. 

U enl difTicile. eu e« qui concerne le débit des sources, 
de trouver un poini de romparaison bien sAr, qui pertnetle 
d'assurer qu'il ail diniinutï consldéi-ablemont, depuis le 
coninieneemenl de notrt- t-i-e. 

Toutes les villes importanles étaient, en effet, alîinenliMMi 
par de.>s «oorces qui jaillissent encore, «l iiiunîe-^ de 
citernes ou elles pouvaieut. eu bivcr, eininagasiiicr une 
quantilé considérable de lii|Utde. 

L'ul»er\'alion de ce qui s'obi^crve au voisinage de» 
exploitations agricoles, des fermes antiques est plus 
probant Oiins certains de ces petits centres, on trouve un 



(Il V. Tuwor. — Giografthie romparte de V Afrique romaine. I, 
p. îrr cl *ulv. : — Oocicur Caktox : Climatologie et Agrieulturt 
(/< fA/riijut antienne, p. 11. 



— 3» — 

nqiitcliic niiiit! et i\^ réwt-rvuini «le peliirs iliniRri^ônfir 
i|iii étnifMil îles piiisHi'd)' nu iIp^ lumsins lic tti^^lribulion, 
iiiaU (las «le vaste? ré«iervoir:« ou dos cilcrnei* (■)> A noire 
<?|HHpiiL'. lu suurLi- <]iii les avoistiie l^st Inrip iliinml tout 
lYli'. roMiinp il n'y a |uik, dans le vni.'iîiuiKe, d'iiiilJœ moyen 
de sp prnnirer l'eau, on doit adinoUi-e qui; l'absence de 
tout K"'î«nt' rfcervoir sVxiilifpiP par ro Inii qu'elle coulait 
Huln-f»is toute l'année. 

Ailleui's, j'ai ronnlaté l'aliaissenieiit du niveau d« la 
itource, l'eau noutanl au-dessous du bassin qu'elle alimeii- 
lail auti-efois. 

Lks (ort'^ls ont aussi, linns toute l'Afrique, diminué 
considr'nibleinenl en étendue. Je iieiixe que ce (ait a causé 
m jiniudc {liiitie In iliiiiiDuliou de» pluies, bien plu» lAt 
que celle dernière ail l'-lé nuise [lu dépérissement des 
essences (orestii-res. Car on peut dire que de nos jour» et 
av«c la sécheresse actuelle, rhoinine pourrait encore 
rendre îl l'.Vfriquo son revèlemenl en .irlires en choisis 
sanl des es|H-ce>i iipprupriées. li'csl pourquoi je n'insîs- 
ter.ii pas, pour le moment, ïur ce phénomi-ne. 

Quui[;u'il eu soit, sj l'eau tombe encore abondaunneul 
en hiver, l'humidité moins grande de la surlaec, l'ahais- 
senienl de niveau des puits et des sources (que le seul 
abandou des travaux hydrauliques ne peut siiflire k 
expliiguer), indiquent que le vuluine annuel des pluies a 
diminué. On peut ol]jcctcr à celle opinion que, retenue 
par les racines des arbres, le gazon, les Imrrages, l'eau 
pénétrait eu plus grande abondance dans le sol, tandis 
(]ue de nos jours elle ruîsselh' â la surface pour se 



|l) V. m tmi'nux |]y(lrnuil<iiiat ili^ l'Aiti Ifaltuiil : W Orluii, 
EtSiii rf# topographie archcoloai'iuc tar la région de Soufr-fl 
Arlia. |i. 10, i-t partim. J<: ilol» iiJiiuU'C i]uu les ruln«t« qui, 
comme coU(««l, uont pus da graiitls «."««rvulis t>u deolterneesuot 
tout à tait escepUonaelles. 



— 33 — 

[)K-cîpiler dans les hus-IotiUs. Cu ptiéuDiiiùne devait aus»i 
i:uiilriliuer â liiever lu niveau di- la D.ip|)R aqtiHi^re ; mais, 
à mon icn^, ilanâ «le» pixiporliuiiit iusuOiHanluM, jiour 
expliquei* it lui «eul un changemenl aiistil conHtOi'nible 
quu l'elui iiul- j'hï en vue. 

On \oit, ooaibieu Ivludu du «x-lte question ust complexe. 

Ku uutre, le vulume annuel de l'eau qui tombe élaot 
Kuniganl de no!i jours mnmie il l'était jadi;^. la rt'partJliuD 
»«ulc CD éUul ui;«uviti«i; j'ai eu, comme arrhéolofcue, 
moins à me préoruper de la quantité d'eau tojnbée que 
lies résultais produili^ par la lavou dont elle «rrivait et 
dont elle se cutuportait sur te sol. .l'ai dune rerlierdié 
quelle^ rjuses pouvaient jadii» modérer, rf;j;ulariser le 
régime de« eaux ; je parlei'îii seuleuieut de oulles qui 
odrenl ou iulérét fjtologique. 

I.e^ foriM^ oot joué ici uu r6le capital. Je u'ai paii à 
reveuir »ur la facuu dont «Iles ont pu nmtribuer k aci-rollra 
la (réquenre des pluies (') ; mais elles a^ts^ient mervfiil- 
leusument. on le suil. sur \e ruissellement. 

u |.es (fouttas de pluie, arr^ti>es dans leur rliule, f;lisseDl 
le long des Icuilles. des brauclie». retardée» daus leur 

(1) Lva toi«te - nlllreDl •> les pluioe, i^'t les pluies font croître les 
loi^ts. II est pruliaLlL- qw ct-tlo acllou rt-cipruiiuo sl- tait soiiUr 
daiKtùUilMpays bolsos. De iioBjogis.i'liiieclaséclitrtsseaftiiiJlle, 
Ipx lAi^ts de la Ktioaaiirte se rccciisll tuent, la brou«:KilIk' d«s 
motikittnos sOI^ve en arbusies l)i uii au lut accorde une priilecltori 
safllKunli*. Ie« nctoI.i iinillqiitb ihiiis ccrtulneit wiatriïe.t oui d6Ji 
fbUrn) (I4'» lU'hnsKi^iix (k quoique» nu'lrir^ il<! Ituuli-ur. On ne 
|«ul iloDC <llre Iiul' ccst H la <lliiilnulloji ites pluie;: ijiic ta clupa- 
rltlou des (orëts vsl tluc. En revancliT?, quand on «ait qui.'lles ont 
M*, eu bleu des i>olnts ttrnnRcre .1 lAtrlqup, le* oonwSiincnoos 
dn d6l»lseineol. on f»l on droit d'admeltn^ quTi ou «li.'iir^ plus ou 
aïolnR liaui. la detlructlou des itrhKs (.'m p(i'lii.i il? si? rCsauilro en 
plulr. deH nuance qui. dan» l<.>s aoclenues conditions, tt tussent 
conderaés jrolr h ce sojet D' Carloii, lt>o. eit.. p. 11). 



Anitalet d« la SoeUli G^otogU/ue du Nord, T. XXIV. 



marche par leur adhèren** A relles-ci. par leur mille 
ru^o^iiit'v. arnMfVs pour ^Vnimajcs^iDerilans le« rijpi]le< 
formées [lar rinj-ertimi <le> feuilJes el J^ bnioehes uu dans 
le tronc des vieux arbres, pénéininl nussî dnas la partie 
spODgieu^ d'uni- érorce prîvw' ilepui> longtemps il'une 
grande parlie île >i>n eau. i;nnflaul les muus^ea dessécht:-*'.'* 
qui la reeouvreni. Arrivée d^jà plus lenleraeni sur le sol, 
elle est reçue Ifi dans une épaisse cuuclietl'liuniu^ lormée 
dedébrifi de végétaux en (]é<i>mp<Kiili<in, vérilalile éponge 
d'une grande puissanre d'abs>irpliun. 

Le Ml lui-même, uiiiîulenu datu un ecrtaiu élat de 
fralvlieur par fetlp niui-he d'hutiius. es) ntieu.x pré|Ktn^ 
à recevoir l'eau (jue s'il avait ètê. «-«ainte les tfiraius 
dénudé», (orniê |>nr une croate fri>die el durcie, diflici- 
lenieut peniu^hk- (') ciiiimie d'uulre pnrt, jrr^ce ;iu séjour 
de l'eau dans la couche d'humus »ius jacculc. le runlacL 
entre elle et le sol est pmlnngê. la pénétration, el par 
suite l'imbibilion f-e sont pri>ili^ieui!«menl accrue». 

(Juaut au li(|uid<.' quî LVhappv à tous ces obstacles et qui 
glisse fi la surface, il rencontre, chemin faisant, les racines 
des arbres, le-'* loulles de brouiti^ille. d'herbes, niinuseuleâ 
barra^CL's i|ui le turLVtit ii décrire de numbrruses siiuiusilés 
et à n'arriverait ravin qui doil le recueillir qu'après un 
ICHig ronlad avec le sol qui en relient encore une partie. 

Arrivée de l'eau plus lente dans les (larlies intérieures 
de la montagne et de la plaine, tran^iloruiatioo d'un (orreni 
à durée éphémère en une nviéi-e au cours régulier, tel est 
l'un lien pnncipau\ résultat» de l'exislencvdes (urèls... ii 

Ix reculouladis|)arition des surfaces iKiisées, en sup- 
primaDt ces multiplet ob^lucles a dû contribuer, par 



|t) Bien (ouvi'ol, à la stUto d'une plaie trts alwodanle, mal» 
couric. nous BVOD« conslaté, au ooara ilrs luuillM qu« iiou* avoiii 
dlHK'r*, qiw l'«aa n'oraJt pas poaëttO le na dat«l ik plut de un a 
deux ccnlImeiTW. 





— 3« — 



l'exagi-ration de la vioieuce dBS eaux siiuvages, à modifier 
ta rond^unlton <lii »ol. J'ni réuni ailleurs !■) les preuves 
lie cvl aiiiuiudriit^eiuuiil des (ui't^U. 

>• Knire Feniana eï Ain Drahaiu, àcinq kilomètres enn- 
rnn au uonl du |jreiiiifr. ^Vlend, au\ conrms de la for^l, 
uni; zone liruusfHiilk-u!».-, lar^f de plur^îeurs kilomûtres. 
On y trouve non pas lieuleinent les espfH-es qui, ailleurs, 
cuiKliluent la t»rous»ailU^ i\ proprciueal purkr. mai», à 
l'rtal do Ijuifisuiis uu d'arliuisleH. ina csseai'os de la (urAI 
vcHiiine qui !• eleadait par ranséqiienl autrefois jusque là . 

I>epuisi|u«lque temiw. grâce à lu proleclion dool iU 
sont I ulijel. Il-s jeuRes arbres de haute lutaie rgui y étaieut 
en voie île dépt'rivseiiieiil, cuiiimeiK'eitt u» peu à dépasser 
de lit léte la verdure voisim-. 

Si nous n*t^lions venus snuslraire relie liroussailie aux 
incendies, aux dévastations des troupeaux, elle aurnît linf 
par disp;irullF0 l'i, tandis que dan»! (|uelques amires, un 
verra se dresser là des (ulaies sembla blés ii celles de la 
for^l plus sepleutriouale. 

Dieu des contrées de l'Afrique du Nord ont passé par ce 
premier .slade (qui (ut ^wuveiit uu acbeniineiuent vers la 
dénudaliuD tiuinpliyiel : la (ur^t se Inin^ formant en brous- 
sailles. Si les (.-auses qui ont ament- un tel cbant^uieol 
a^-aient continué à agir, les ltuis:«ons eux-inémeit dont les 
brandies les plus tilevt'es hudI incendiées, décortiquc^es ou 
bri>éfcs, dont les pousse* sont tondues par les chi'vres. 
vusscul Uni pardisparailre. Ct l'on peut encore constater 
un phénoniûie de cugeni'u daus une zoue voisine de la 
bruussaille qui louche h la forint. (^ et là dans les vallonit, 
on voit encore quelque végétation arborescanle ; puis les 

Ol CAitroK. — £.00. •;<(. p. 6 et sulv. 

(î) Lm lULixanlx 1» (Itrauchi-iit, Ir* bergeni Im niunicDl, les 
bÙclKTOii» en (oui <1<*>^ liignlN. I''roiiienlln : L'nr année dan» le 
Sakel. 



^ÊÊÊk 



-3fi — 



groupes s.'is«Ient, s'érarreni les uns des auln-s, ei à Fer 
nao». de» champ», des lerniiiis de parcours, enlouroni un 
chéiiu fameux, dentier survivant, romme r.i lîcril Elisée 
RecJus, d'une furi't disparue. Dans les ravins, au bord deâ 
rtvièri-s. aux lintitV'i des champs. iiuL-lqucs '.'h<>ni;<j liège 
rabdiipris conru'iiiciu par leur pri^senre le [t'moigniige 
);r:iniliose fourni par l'arbre céir-bre. de la diminuliou de 
b IwH. 

Celle-ci :i ili) tî'étendn.' »»)ex loin vers le sud, et suivant 
loule apparenre, elle r>nietliiit des pi-oloii|;eiiienls jusque 
vers la plaine de la Medjenlali. En qudgucK endniits, les 
croupeji rocheuses ijni la rfominenl ofTrenl encore (iueli)ues 
chénes-liépe iiialinf;res. 

Il y a, àdix kiluinétresdi- l-'eniHna.surlesuinniol tl'une 
Imule iiiuntu^ie (]iii si-fiiire la iJakbb de lu RokI>a et 
et dunL le pied est kii^'ut^ i)ar le lleuve luiii^ien, un groupe 
d'une vtiif^lainc de ees arbre»:, mais dont li; tronc lurtueux, 
le feuillage rare, tndit|iienl i|ii'ils ne larderont pas & 
disparaître. I^e sont W'i ve^lijiii-s d'uu bois qui a t'uuvvrt 
autrefois les Hunes du Ujebel Wu-h {llrrrech des caries), 
el qui se reliait jadis, sans doute, ji la forint de Tabarka. 

La Medjcrd.ili e^l fon sidérée t^ii gùnénil comme Ih 
limite nii-ridionale de la zone où croissenl les chi^nes liège, 
en A(ri()ue. El cependant, plus au sud, dans la région 
comprise t-nlri' Urja gare cl lu vallée de l'out-d Ciliuna. 
sur un espace long de plus de soixante kikuuêli-e^, un en 
renconli-c vui-ore dniis la broussaille un grand nutnbi-e. 
Ils ont dû couvrir une partie des saltux. i-é;^ious de bois el 
de prairie!^ qui ont exist*^ en ce point, comme nous 
l'apprend l'inscription d'Aîu Ouus^el l'|' Ht ce qui prouve 
bien que les plantations d*aliviei's n'ont pas été les seules 



I 



I 



(t) La Icj* Hadriana et boa commentaire par le proeuratcr 
Pùti'otlat. tV Carlon : Reoue arrIxJologiijue (Jnovior cl («vrter 
1803. p. 31). 



— 37 - 



forêts du |»]r!!. c'ttl l'exislencfi de quelques graup«$ 
d'csscnct-s fnrestièreti. 

11 y a dans les environ» do Zauulnl cl Ayadi un %'<^riljil)t6 
buis, loDf; du sept à huit kitumt-tres, de chéne.s-li^ge & 
IVlat d'arbuslcs, dont In hauteur ne dépasse pas quatre à 
rimi iii(i|rf_^ ; ils sont pcixlu» daus une vi?(rftation lusii- 
riunte d'arbousier» cl de k-nlisquRâ. Nul doulc (niVu pn> 
lej^nl ce point comme on pmt^-ge le.s abords de la forint 
de Kmumirir', on arrive eu quelquci« itunéeti k y tonner 
un huis de rapiiorl. 

■"armi Ira grès qui constituent une partie du Fudj «1 
Adnuni, les cihènes-liêge ne sont pas rareii, on les retrouve, 
mais beaucoup moius uombreux, dans certains vallons 
du tijebel e<'h Gheldi. 

L'éplgraphie nous apprend que dès Tépoquo romaine, 
on iî*c«t attaqué aux bois qui ont couvert celte ré};ion. el 
la loi de l'emperpiir Hadrien lii" miht/Hs nrfris. qu'avait 
appliqua aux satlus to pmcurator Fatrodus, n'avait 
d'aulre but que de les remplacer par des eullurcs ou des 
plantations. L'bisloirc des xallus ù'Vci Mains est inlt^rrs- 
sanle !i ce point de vue. 

CVtail une réjtion dont tous les environs étaient des plu* 
peuplé* à l'i^poque où l'on déeida d'eu dèlricher les partii^s 
couvertes dVspôcps sauvages, sous le règne de Spplinie 
Sévère. Alors daus tout le paj-s s'élevaient ou se cunstrui- 
«aient d'innombrables monuments dont un certain nombre 
tiou.s sont parvenus encore debout. Des villes, de (ortes 
Itour^ides y étaient dissi^niinr^.s, A une faible distance le« 
unes de* autres : Thimîit'im ISiiir, \»rnliiti, les ruines de Ur 
Chelt. etc. Il est donc fort probable que la foriit aviiil déjà 
recuite eonsidérablemenl à cette époque, devant la rulture. 

La coairâe siluÉc immédiatement au Nord tut, i\ks 
l'époque numide, des plus prospères, des plus cultivées, 
(l'était la fameuse plains de Holl, tant convoitée par les 



— 38 — 

CarthafEiuois. oit sVlevail une capilale. BuUa Hrgia. où 
Mas^iniss^ renronlra «oix.'mle-dix villes PlchAtr.mx forts. 
Plus tard. Siilluslc rite Vatra. rélêbre par *uii foiniiierce. 
«Huée à Hix lieue» rie là, et prêcUémcnt h IVpoque de 
Srplimp S<?vi>re, d'aulre* clKïs avaii>n(. sur «m territoire 
niCme, pris une eslrfmc imporlaiic* <!ue les <VlHic«« «le 
Thuijiju. Thubursirum Huiv, Mumiuli nous rév«-lenl. 

Bien plu», cette mntrée est un des points o(i In coloni- 
satinn romaiDesV^I él»lilic le plu» lAl. A kIx kilnnW'tre» 
du villiige sur le (orum diiqui-I nuus iivons troiivi^ l'édït 
de Pnlrorlus. fut fondée par Mariu», c'est ft-dire trois 
Bièrli's iivaiit le pruciirïileiir. îii rulonie d'I'ci Mniu*. Or. 
apr^s trois cents ans. les desrendHnis des premiers ruiotis 
n'avalent pas encore détruit le» hoi» qui le» environnaient 
et qui. eepeudanl cuuvraieiil une bien |K-lile surface (huit 
l\ dix kilomètres de diuini-lrul. entourée de tous cAlés par 
le» territoires de puissantes colonies ou de» uionieipe^. 
On remarquera que cela »e passait au sliVIe où la richesse, 
el |)ar suite l'agriculture de l'Afrique, ntlei^nîl son ptus 
grand développement, el que les cnuses de celle pro»i|>értlé 
qu'il s'agit de recUei-eher sont bien antérieures à réjioqiie 
romaine. 

A ceux qui ohjecleront qu'il s'agit là d'un pays encore 
cultivé de no* jour», nou» réiwndrons que nous avons 
insisté sur la disparition de ces forais du .N'oixI. (Kirce que 
c'e»l la région de r.\friipje oi'i la véeéttitinn arlwreseente 
ofirait le ptus de rt!-sistauce, où elle a survécu à de loups 
siècles dedévastiiliondansceiuiysdont l'acriculUire florin 
»aît ji une ép<ique re«"uUV. et où. ainsi que nous le prouve 
une inscriplîoo, l'KtHl lui-même s'était atlaqui- aux liois, 
en lentanl d'y attirer asseï; de hnis pour les défricher l*|. 



m Le sul 6Uiiit. uDuimi- de 1111& tours, dlitie griutdi' ti-MIlli^ en 
et polnl, Il y iiiiiU avnDla)!« h U t-uliiior : Il nen n pas M en 
K^dént (t« iiienic des Hauteurs riicniaKncoBcs, vu loo ii'Bvalt 
aucun tnl^rJïIù d^tmlre \vi forets. 



El si, dana If- nord de l'Afrique, là où les (oi^U aviiicnt 
le |>lus ilr rhiiiiœ ;i K-sisk'r à Uni" Ic-^ ai;(.'Dl!i de d es I rue lion. 
iiim5 vuyuus <]ue l'Oli^ndiitï en a iliminut^ de liiçon nolatde, 
HOU» somnies ea droit d'adiiieUi'e que daus Ick régions 
|i(us itiéridioiiiilus, dans le centre de la TunUie moderne, 
au cliinal plus sési-re, ce» esstMires niointi vigoureuses, 
ces maigres bosquets de [tins d'Alep, de thuya^î. de 
genÛTriers, d'ulivium sauvagcK, du lenti)tc|ue^ même que 
l'itu rent'onirevâ et lii. subissent depuis des sit-rles une 
diininulion seml>l»ble. d'tiul;nit |itu> rapide que leur 
silualioQ e$t plus méridionale et qu'ils ont dû avoir 
rvrtainement. jadit<, une imporlanre. une étendue, bien 
plus considérable. Xoui< (iouvods même cruirt' qu'un 
cerluiu nombre de ces gruupu» d'arbres ont totalement 
disparu. 

Or, ces vcsUges de (ur^U «xistenl au tœur wi^me du 
pays, dans la Byjuit^nc |M. alteslant, par leur présence, 
les vllels désastreux qu'a amenés la subslilulion d'un 
peuple do pasteurs h une population agrieulc. 

Sur les tmrds de l'Oueil Melleg, encore tout couverts de 
broussailles, comme U l'époque de Marins, ou reocuutre 
plusieurs bois de pins d'Alcp. Il y en a sur le Djebel 
Ctieidi. el d'une façon jdus générale, i^ur beaucoup de 
montagnes du cculre. Le thuya, qui couvre les contreforts 
du Djebel Zaf^liouan, s'élend sur de gr-andes étendues dans 
la région couiprise entre Sbiba et Ka^M^rine |*|, avuc de 
nombreux genévriers. 

<l) Shlbn i-st 1'antl'iueSQl(?s. uil<? des ïlll«9 cllt^i coraoïi.' faisant 
jiarll^ilola UyMCènp. L*«)lcndut.- <li>lii fori't dctbayasiiul l'n^iitilite 
Ml c»nsid«nibt<.' ; uous l'avons pour noire part, traversù* &ur ao« 
l^DiRicur di' ptas de cinti kiiouièires. 

(ÎJ Lee Utnllcs 8-.-pieRtrii>nali>s de la Byiacèni- n>n(Mtnaleni 
d'dtUoUiS de« nVtuiia l)ioii plu^ seplenlrlunales <tue n« 8enibt« le 
eroirr U. llourde. Cm lioittcs d'aprea Tlssot (II, bSS). pasMleol 
par le Dlelwl SordJ. c'osl-a<1lrvoii im point sltii*.- ii uiiti ilrniutin- 
tAtue d« kll<im<>tr«8 an sud de Zaf.'buuaii. 




— 40 — 



Plus au sud cucorc, le [ays était loin tl'étre complu- 
lt>ment dénndt^. A KoixHntc kilomi-trf^ »ii aini du rhotl 
Dicrid. l'ii jileiiie ri'giou syliarii'iiiie. le platoau dos Auuyas 
pr^SBnte l'ncorc un certain nombre de plantiitions l1ori«- 
Miiiilei^ d'oliviers, les viillt'es ofirent iisrfols une hroiissaille 
asse£éj>ai$se, et lex habitaols du Npizauua ont ;:»rdé le 
souvenir d*u»c Tori^t c[ui s'<-1endait de El Ilaiuma :i 
Kebilli. 

Arbres ou broin-sailles. essences foresliércsou t-ullivées, 
ont donc couvert autrefoi^i eu Afrique les jioiuls qui ne 
porlaienl pns de ci'réales, et cela seul nous im)toi-te (wur 
le tiiouieul. 

On a d'ailleurs fait trop bon marrhi' de ees essences 
plus modestes qui attei^ueni une hauteur de quatre à cinq 
mètres et sous lesquels on peut euftire. comme jadis, 
cheminer à l'ombrL'. Si. comme le constate M. Koui-de, 
elles ne constituent pa.s de « hautes et ('paisses (ortMs ». 
elles n'en ont p:is moins une iiction nVlle sur les pluies ut 
n'en exercent pas moins une protection aussi eflirare sur 
le sol. 

Quoi qu'il en soit, et malpr^ les diverj^ences de dt^taîl, 
tout le monde s'accunie à recounallre que l'Afrique 
ancienne a i^lé aulrcmeul plus Itciîséi' (eu prenant ce mol 
dans sa plus lar^e acceptation et sans nous occuper de 
savoir s'il s'agit d'opcces lorestières cultivées ou do 
broussailles) que maintenant, et nous nuiims l'oceasion 
de citer de gi-ands travaux liydraulique* dont la ju-i^sence 
prouve, elle aussi, que le réjihue des pluies a i^ttalemeul 
varié. 

La for^l que l'on traversait autrefois de Tancera Tripoli 
de Tébessu fi (lalsa. a donc bien exista. Kitc a pu se 
composer de broussailles de lentisqueN. de bois de tliiiyas 
et d'ollviei's sauvages, le résultat, au point de vue qui 
nous occupe, a été le même. 



— 41 — 

A ces euiistalaltons qui !«umn)ienl «ii l)«!>oîn, s'ajoutent 
l^s lénioiirn»K<>'^ (i^^ aiiricns. Nou» renvoyons il Toiivnijïe 
de Ti«.sol, qui les ëiiuui^i-v iM. nous routentiiut (li.>. 
i-eniartiner que ShIIusIi^ lui iiu-ni<.>. «luiil un a iuvuqut^ le 
texte p«»ui- sunli'air que l'Afrique Hait un pays saos 
arbres (*). pîirte i'i maintes reprises des Imis, de la lirous- 
saille qni (-ttuvmienl k« sul h une t^poque hien anU^rienre 
à lu rumaoisalînn de cette conln^e. 

Ici (■), c'est Melellug rjui prend position dans un pays 
boÎKÔ ilaea salluimi). Ai1tr>ui-s |<), i-'esl .lu^iirllia qin se 
réfugie dans un pays inniHc, uii s'êK've un mont rouvert 
d'ofinVni i!jiuva^$. de myrtes et d'Mi'/frcit r|ui accroissent 
que dans un «>! aridp et sablonnt'iix. 

Pline le Naturaliste, dans sa descHplioii do l'AIrlque, 
parle plusieurs loisl^ldc forints et de lruui)L'iiu\<fVlL-phants 
qu'on y renrontrc (*|. Souvent il s'apiît de rentrées niéri- 

(It TlMol. t<w. cil. II. p. 227 i-lfliiiv.) 

|S| Guerrcde Jugartha. XI.IX. loi n]i''iiic. le conloxïo pormel 
'•noorc une Inti'rtir^tuUnn dittànnUD: ager /rufium fertilig. bnna» 
ori, oriiori in/tcundut. 11 »onihlc i|Ue l'UlsIorlen vise U-S 
terres l«bonr;il>t<i» pulMpic [i^iiniii^riiiiiiii qui pr^cOdi- a Iniil >iux 
piudolts qui M'rvont n Lu riotirrlliircilo rumiioii- : nu «ol luipiMpre 
i la i-ulturo ûw arbres imltli-ts. d'Ile <li> l'oltvior irnvnll pn» 
ctKiort! pti% le.\|pni|riri ijii'i-'lli! i>(it pliix lard. 

(3) Gutrra de Jugurcha, I.IV. 

m tbid. XLllII. 

((} Dans l'AUa.t : V. 1. 1. Jma» radictê deiiti», alt'*iu» /cfileia» 
ailei . incognito gcnere ar-borum. 

lO F.n MaurOtunle : V, 1, 1, Oppidum Sala, Jam sotiCttdinibu» 
oielnam, cU^hantorum ffregibat l'\fe(;tnm. — Ua TlattlUmif : 
V, 1. 1, //MO prosiAcia ah orivntifjtrt eUphantot. — A prupos 
dn llltonil do la poiiirSyd'' (uolptit^ile Gabtej : ejteipient §aUv» 
replfù Jerarum mutc-iudine et iatronua elepbantorum sali- 
luilinet mo^ de*erta ratla. — Xoler l'opposlllou ilm siillluilvs 
pcuplti*!, de li^it>8 lO'rCK»^, par sulle tols^t^a, un\ déserln qnl ac 
coQin)«itc«nl ou'au d^lA. 



~ M — 

rlionalRs. Or, cos animaux n« vivent que dana <1'é)iiiis 
tutiri'L'ii et (taiiï l«» fuii>l!s d'uue grande (.'tenilue t]Ui 
n'Hvaiitul [ta» |iii nHlIro depuis l'arrivée des i-oiitiiins. 

Nous rappelims tinllii i]iip lV|ii;;rii]iliie et nn (Kii-liciilier 
le U-xIe tl'Alu Ûuassel uuu« uni uionlri'^ i|ue moitié durunt 
les iiromicr» sièiilc» do uulre tre. U bi-uu6:£ai]le exitiUit 
en des pni-lies. [|(>v«iiues iillôiieuremenl irt-s riclies, des 
domaines impériaux. 

Or. il i"*l uii ruilccrlain, c'est ijuc. sous rinlluciice du 
Ib culture d'aboni, ilu réjtiuie pastoral ensuite, nos (orét$, 
cette liroiissiiille, (|ui exislaîeut. on vient de le voir, rliias 
les j)reiiiieis temps île rocctipiitioii romaine, n'ont |iur|ue 
diniiiiutT depuis retle éixi(|ue. Les gi-oupes de tbuyus, de 
pins, dont itoim<ivoiis vu lt>s veslige.s dans le nenire de la 
Tunisie, sont les restes (\e luréts i|iii n'ont pu Olre ni 
piaiiti^K par le» Romains (jui, eu (ait de boîsemvul. u'ùnl 
ronnu i|ue les cultures (ruiliércs, ni respectées juir les 
iiulî^ène:s. m 

Toute celle végétation (oresliere. à laquelle loiil allusion 
les lexM-s anciens, a disparu peu à peu, ineendif^e par l«.« 
pasteurs. Iiroiiti^e piirlesclièvres. enimiiiée avec l'iilluvion 
r]u'<'iiipi)rtaieut les eao\ ruisselantes, dL^truitc inénie [lar 
les anciens cullivati'urs (|ui voulaient faire disparaître 
avec leur ricliesse, wne i.iiise d'iiivasiitii t'|. 

Ainsi. l'Atriiiue du Nord apparaît, Iré-s anciennenit'nt, 
comme un pays i-ouvL>rl de noinbivuses et prulondes forets, 
yuelquesunes d'entr'elles subsistaient encore au début 
de notre ère, tant au voisinage du Saliara que dans le 
centre et le Nord ; mais elles avaient déjà fait place en 
partie h une braussailte C-lendne. U des planf iilions ou à des 
cultures. 



dt l.'n? rvln« Im'|Im?m'. Ifi Kabi'iia, Ht ciiupcr les oIlvK^re do la 
Bj-ncAno, i[ui éliilt'iit ^nenti-, au Vlll' tiéclc un>' source ic unis 
rcvcnuK pour cvHc provim-v. 



- w - 



Après In dislocation de riMU()ire ruiuniii, arbres fruitiers 
et olirier^ di^paraiss^nl, l.i bn>u)tï«aille envahit lu plaine 
vl los pmupes foreMiers de* n'gions m('riiliQn.-iles dhpa- 
ntUïipnt ou ne suiil plus ro prirent (^ i)iif («ir i)uel(|ues 
individus iMuiilIt^s |>nr la vèiï^talion l)roas!i»illeuK«. Il y a 
eu L>ii suiiimc. uiif iHminiition progressive et continue du 
revêtement du sul, en buis. 

Qu»n'l riiommeproc^dii fisiin inslnllalion (]anft leslorél« 
primtlives. à mesure qu'il en dt-lruiïuiil les iirbres. il 
étalilissiiit des pliiulutions et eunstruia^iit au llann îles 
vallfe» ou sur le «-ours des rivières, des barrages et de* 
réservoirs r|ui sopplt^iiienl par leur présence, A la dispa- 
riliun de» bois, en alir-nuant aus.si la violenre du ruisselle- 
nieul. IK- (ftle fiii-ou. les travatix d'arl ubviaieid aux 
inC4)nvénient)i qii'ettl n(!ert la dénndatiun du soi dont le 
revêtement nvaîl pu disparaître, sans que le régime des 
eaux kVh ressentit. 

Mai.s relie intervention de l'honirae. ce défricheinenl 
(|uc*l(|ue iiiilutitire ([u'il parût, n'en crt^ii pus mains un 
(Inngerqui, lAt ou tard, devait èelaler. 

Le.s fonM><, gi-<)re ù la ^i'-m-rwUé du sol, U l'iiuniidité 
qu'elles y eutretenuient. |iouvaieul croître cl se mainteulr 
dVIIes-mênies, Le.-< ptanlidions, les travaux d'art Hvaienl 
néce^sitti au runtraire itn eulreiien ixiDStiiDl. Hi'? ii«e 
le chaj]K<ïuieul de mœurs, la venue d'un peuple de 
pasieui-s lit décroître uueesser la vi;{ilanre et les soins dont 
on les enlouruil, les arbres déjH'j-ireut. les ban-ages Eurent 
^ventres, et. comme la forf't n'existait |»lus, comme les 
incendies p^riodir|urs et la dent des cbèvres l'empècliêrenl 
du nitousser, (■) l'eau désormais se précipita avec viuleuoo 

0) MalB il oes oonttldons ik^sasUmises n'avnlcnl pas c\lsli>. Il 
nt pmtsattla que Ica loK'ts n'eussent pas eu, ixtiir «Irs riil»i>ii* il un 
oT>lr« i>tnB s^nftral. vt s*appllquanl Alouti^ tu itK'lf>iirolo)fK-(luul"l>*'> 
lin clloial diiBst liunililF >|uo cvlul tiui. daus ti'ï k'riips h'LV'loill'iii'-* 
fttata>^utt. pt^lda i leur oalssaow. 



-44 — 




a ta surface du sol, cinporlanl l'humus et ralluvion. 
njoiilant leK désaslrea de \a di'iiudalimi i-t du mvînrmenl 
•^ l'iiT^gulariW (les pluies, conséquence d» riéhoîsemeiil 
et de la [it-nurk^ de plus «o plu» (traude de liquide pendant 
l;i saison eslivulf. 

Les prouves de ces funestes cnnsi'quences aboiideiil. 

Sur les Imnls de l'Oued Gahès, un ancien lit, dnn» le 
vnisinajîP des ruinrs do Tacape, ri'ufeniu; di's polcries 
romaines. îi â^'.Kl au-dessus du lit RCluel. Cnmine la txM'^u 
a environ i*" de hauteur, un doit admettre que. depuis 
l'époque itiniaine. le lit s'est ereusé de plus de la moitîi^ 
lie sa prntondmir. Sur les liords de l'Oued Mulk'g auprès 
(le Sidi .\inar. j'ai relevé uu tail uuRln^ue. 

Uants rOuefI Alunar. pr^j« de Tehoursouk. le pied de lu 
rnlée d'un poiil autitiuc est à .'(■" au dessous du lit d'un 
torrent iju'il (rancliissnil : la liauteiu- totale île la lierpe 
«si actuellenieut de 8 uiMres. 

1,'artion des torrenls, violente dans le sens de la 
pruloudeur s'est (ait égatemeul sentir avec intensité en 
surfaee. Les ravins ont remonté vei>i la montagne, la 
divisant de profonds sillons, déchaussant â Ain Younès 
Iréfi'ion de Testourl. un uutiinitique mur de soulèvement. 

A Bordj llrahim. pW'srle Douj^f^a, uu ravin (|ui s'arrêtait 
à qui^lques miMres ait-dessous d'une voie antique l'a 
emportée el remonte arlueilenteut à prés «le ^M\ mètres au 
dessus ; sa profondeur et sii lariieur étant d'enviroii 5 
mètres. Enlin, parmi les nombreu\ exemples de dénu- 
dât ion que j'ai recueillis, je eîU'rai celui (|u'ullre l'aqueduc 
de Dousga doni les regards, qui formeni de véritables 
jaluus où le niveau du ^ol aneieu e^t iudi(]ué jtar uu détail 
(le conslruciinn on! été, en ceVtaius points, découverts sur 
une hauteur île près de '.i mèlirs, Kn hien des eudmils oft 
l'on relèvcdes ruines de fermes, d'ex (doital ions agrieole^, 
le sol dénudé, la roche qui le perce de toutes parts 



- 43- 

ne periiiellrait-til plus de cultm-es aussi étendues el au8«i 
prosiK-r&s que celle» alleslée^i p»r l'éleodue des couslruc- 
lions vuîsiues. 

Aiusi, les pluies ont eertaineuiciit diiuîiiué en Afrique 
depuis lL'|>uque dc Ortha;;». Mais la propurtion d»nt> 
laquelle elles onl subi ce rliangenient est Uîlllcile à 
préciwr, à l'aide des seule» douanes (ouroîe»^ par l'archéo- 
logie. Je dois donc me borner h constater l'ette diminution 
doDl la cause apparente e^t surtout le déhoisenienl, iiiai.s 
qui peut iMit- aussi IVIIcl d'un iiliùnoiiiéne i-|tmatuI(i^'ic[UB 
plus général dont je ne .saurais ivelierrber ni l'existenoe, 
ni l'importance. Je remarquerai seulement qu'en tous cas. 
son action ne fcraît que corroborer celle des foriits que 
Je riens de signaler. 

En ce qui concerne le rliaijgenienl des conditions où 
s'est truuvOe ragricullure. c'est rirn'gularilé des pluies, 
accrue par le dd'buisf-ment qu'il faut, à inuu avis, incri- 
miner bien plus que la diminution des précipitations 
atmosphériques. De ni*nie que pour \fs niuditications 
qu'a subies la conliguraliiin du sol, c'est la tiisparillon des 
fortis et la destruction des ouvrages d'art qu'il faut 
accuser (*). 

Il i'our peu que l'on nil observé en Afrique, on acquiert 
facilement la wuvîctiun que les années d'abondance et de 
disette dépendent muin^i qu'un ne .serait porté •■ le croire 
du volume d'eiiu qui tumbL- dan» l'année. I.'liîvera i)uétre 
très pluvieux ; si les pluies cessent de buauc bcun?, dans 
un pays où les années dîllérent <i furieusement, n si, dans 
la période qui i^épare la sainon buiniiie du cuuimenceuienl 
de l'été, c'est à dire de réi>uqu(! uii doit se (aire la recolle, 
il ne tombe que peu ou point d'eau, l'année sera uQcannée 
de disette. Si, au contraire, les pluies ayant été rclati- 



(1) V. D* Carton. Note Maria diminulion deêplaieë en A/riqne, 
p.». 



- w - 



vcmcnl peu iibondanti-^ en liiver, se produiMïiil, iii^nie 
avec iiii« (rt'quence i-fr*u-eiii|p. au roiirs i]e.« i>«iituini''« (jui 
précùcicul la n-culle. <:tille-ci serBCtirtaiacmvulabonclanle, 
et les ann^c-i providenlielles, comme le^^ appelle justement 
M. <le 1.1 Blandii-re. deviendroul le.'* annre-s urdinuire»-. 

On saUit fucilemeni (|u'autr«'loiii la fréquence Aea pluies 
étant plus crande, celles-ci aient dû se prolonger plu^ 
tiv:iiil daiis t'iinni-o. A cello èp(t([ut> qu'on peut appeler la 
période » i-riliciiie •> pour l'af^ritriilture. et reprendre plus 
tdtaux approches de l'iiutomne. C'est lil r« qui intéresse 
surtout le cullivulvur. qui puuvnit idnsi jadis commencer 
«es laliours plus lot, et nvait plus de chances de voir sg« 
récoltes arrosées h une «époque où 11 suffît parfois d'une 
ou deux ondées pour en iissurer la réusâKe. 

Dn remanjuera que pour produire ces r^rcs pluiciî 
uécvsKaircs à la Iructitiralloii. la quantité d'eau ne devait 
pus élre bien grande, et que par conséquent une varialiOD, 
inijiine faible, dBU!« la climatologie a pu ea causer la 
cessation. 

En dehors de cette prolongation des pluies, on doit aussi 
(euir compte de l'action de l'ombre et de la Iralchcur qui 
régnaient dans ce pays boisé, pennetlantaux rares nuages 
qui se forment en été do se condenser plus facilement que 
de nos jours, où ils sont enlevés dans les hauteurs de 
l'atmospliérc jmr la colonne d'air violemment ascendante 
que produit récliauCIemenl du sol.... 

En outre, la terre gardait plus longtemps t^a humidité 
et l'air voisin de lui. sa fraîcheur; révaponilion [Kir le» 
plantes était moindre; la vapeur d'eau qui. dumnt le jour, 
était retenue sous la cime des arbres, tombait la nuit, eu 
celle rosée bienfaisante que l'on connaît encore un peu en 
Afrique. Enfin, U prolongation de la saison pluvieuse 
procurait il lu culture un hêiielice qui, on vient de le voir, 
a pu litre considérable, n 



^ 



4 



-47- 

1.68 sources, ligaleiiioul plus .-ibuudaDtes au €oniiii«n- 
reiii«iil el ù l>i liii de l'été |iermeUaienl le'i iri-ipnlioiiH à 
l'élKMju» ou l'eiiu psl If plus nécetvsaire en A(ri(|ue. De 
mémo que le lalMiiir el I» luniure du »o] en auginerilaiciit 
riiuinîdiltî, do iitéiiie que U <;upprestii<)ti de tuute^ ces 
coDdiliuns a iiiudîljé imifuiidérnenl l'ii^rricullure d« 
l'Afrique, (le méiiie la <li?«j)arili(>ii de» nhslttcle.'î placés 
par la aalura ou par l'Iiouniie sur le Irajel de l'eau de 
rutstietlenifinl en :i ron<>idc-i<ild(;menl accni rncltuii 
niodirîciU'ici;. 

Les caui de pluie n'élaul plus atisurlit-vs «o grande 
pariie par le wt, oi l'eteniiitH ft sa surface, y glissent avec 
rtpidilo. viilniluaut siuo revèlcmeiil en humus ot on 
alluviuns; des riviéR's au cours paisible sont devenues de 
redoutables torrents, et privées d'une piirtie de l'eau que 
leurlntii^iiieltuît le sol des loriMs, de* prairies, de» cliamps, 
les sounvs ont elles-iiiùnics diiuiiiuo de (l<!-bit. 

Telles sont les causes qui, fi ma connaissaurre. ont 
mudilié la clitna(olu)ziv de rA(riqupanf?ienne. uudu iiioios 
celles qui frappent l 'archéologue au cours de ses explo- 
nilious. Il en existe peut-étn' de plus {générales, des fac- 
tttui's iiiéléonjl<^îque$ plus vastes. GerlaÎQ» des faits 
que je viens de eit«r le duuncnt à penser. Je m'estimerais 
heureux si celte note pouvait inspirer <i un géologue le 
désir de les rechercher. 



M. Gosselet présente les oliservations suivantes ; 

La question que vient de soulever M. Carton est d'une 
> grande iniporlaiice. Nous sommes n-op enclins ii supposer 
la constance des phénomi'nes météréologiques. Or, l'étude 
attentive des dép6ts géologiques les plus récents démontre 
<|ue les cunditiuns météréolugiques se sont modiliées, 
même depuis les temps historiques. 

Le fait est uianilesle pour l'Afrique, M. Carton l'attribue 



au déhoi sèment du paj'it. Il se bat>e sur ce (fue lu quanlilâ 
«l'eau 4|ui y tombe aiinuelleinent i>st i^uillsanif pour ali- 
mculfi' les souiTiîs, si on )iouvaiI rt^^ulitriser le coui-aut el 
retenir (Iiihh le soi la inas^e qui ruulv rapidi;invnl peiidanl 
lu saison pluvialt?. (Juî nuus dit qu'à l'époquo romaine la 
pluie ne (omliail pas plus r^^ulif-reinont ou «u plu« 
gmiidi; iibuuil.iUL't;. ce qui avait periui?' aux luréls de se 
développer ? 

lorsqu'on eiiamine Ips alluviim'i des rivU-re» du Nord 
de la Knincc, on vull qu'elles mit subi d'iinpoilaiilc^modi- 
lica(ion«. 

M. I.adrit'rea monlré(prellesonl pas.***^ vers le Xil*' siècle 
et viTs le IV-^ sii'clo di' l'ire ihrélJL'uue par des périodes 
de crues violenleN et ronlinuei^, qui pi!uvent s'expliquer en 
l»artie parun mouveiOPiil du sol, un akiissemenl de l'eui- 
buuc'hure par exemple, uiiiis qui |)uurraioul aussi trouver 
en partie leur raison il'i^lre dans l'existence de périodes 
pluvieuses. 

8i nous remontons plus haut, nous voyons une époque 
où le d(^'eUiiiiiem»;iil des tourbières el des luis calcaire-» 
semble d4^-moiilrcr une cireuhilioa d'eau ini^léoriquc plus 
active que ce qui se pusse aujourd'hui. M. de Mercey l'avait 
déjà lait observera propos des tufs de la Somme. J'ai 
in^iii^lé îLu^si <i pltu^ieui*!» reprises sur les conclusions que 
l'un pouvait tirer de t'exisliMice des tufs dits fond de mer 
fl Saint Orner, el des lofs des environs d'Albert. 

Il sérail à désirer que les (aits aniilogues à ceux que 
vient de nous signaler M. Carton, puissent être recueillis 
partout où ils se sont présentés. Il biuiirail y joindre tous 
les documents bislorique?; Indiquant une mudilicatiou 
iuét^r<;olu)jiquc. Ou arriverait (leut-étre h créer uoe 
arcli()olo;^te mctéréolot;iqup, qui s'étendrait presque jus- 
qu'à nos jours, car le» observaliuiis sérieuses de niétéréo- 
Jogie datent à peine d'un siècle. 



— Hii - 



Séinire ilu iO mai tS9G 

M. Deleoroix, Président, donne leclure d'une lellre 
adressi'i! par \v Président de lit SiioiiHi! (iéol'ogiijiitï de 
Sui''de, inviliiul lii SociéliV (:é»logi(|ue du Noi-d, îi se laire 
repi-L'senler :'i Slorlvtinlni, ii la célébralion de son 25" 
anniversaire. 

M. Oosselat fail une coinmuiiiratioii sur les |)lios plia les 
de eliaux d'Einves el de Crécy eii-Ponlliieu. 

M. Lecocq i'niiiniuiii(|ue l'i l;i Soeiélé un écliantillun des 
pliospliiiles de Tél>ess:i, qu'il vieiil de rapporter d'uu 
voyafje en Algérie. 

Krnirxiou ihi il mai, à .Monlif/Hy-en-fl.tiirri'iH 

I-i Soriélé visite les sahlirres de Mouli^ny-eii Ostrevent; 
elle examine lesiUile vert etles litsdesalilelilanecliarhuii- 
neux ([iii lui sont supérieure. Puis elle donne toute son 
attention à IVlude du limon. M. L^drii're expose le résultat 
des observations (pi'il y a faites dans les années précé- 
(leiiles ; il est rluirfîé de rendre (■om|>te de l'excursion. 

Dans un moment de repos pendant l'excursion, la 
Société vote l'admission comme Meini)res de: M.\i. GaiUot, 
directeur de la station astronomique de l'.Visnc et de 
M. Ueunier, matcliand de charbon à tirépy en-Valois. 

Sf'uiicc lin 17 juin tS'JO 

-M. Qosselet tait part :'i la Société de l'impossibilité où 
se trouve M. CrdSpsl de continuer les londionsde tréso- 
rier, par suite d'une maladie (|ui le prive nionientanéineni 
de la vue. Il rap[ielle les services rendus par M. Crespel ; 

Annalea dû la Sociélt G^'itloi/ii/iw du S'or.l, T. xxiv. 1 



— 31 — 

Il rxprimo r«i>iii>îrqii'il |iourni repn'iMlre ti brelilt*lai Im 
tunoliiiiis qu*il a r<.'Di|>li »vef lanl de di^trouement depuis 
l>)tis il>- YJn^'l ans. 1^ (^n^ril de la KuciiM*- ii |>rié 
M. Defresoe île vouloir bi^n su|t|ilt-cr M. (Jre^pel |>end.intj 
sa iiiiiladic. 

1j So(-iéU> ratifie à l'uiianiroîté le choix (»I1 |iar It 
CoiiM>il el remerrie M. ripfiV'*ne d'iivoîr liînn voulu af^cpplet 
crue lourde charge. 

Oit |iro<-pde à la iiuniiuatioade»(>)uiiiiission!^ :!itml élus; 

Oim mission des FinaDcs : MM. Lecooq, Ladrlère, 
A. Heyer. 

1 '.Il ru mission de ta Bibllolbèque : MM. Lag&isi0,QDeTa, ' 
Hdttft. 

Commission de IJbrairie : MM. Dowattines, Parent, 
Brégi. 

M. Pftrent doune lerture de 1.1 note suivanlv envoyée 
par M. r.Vlibé lléreul. 



Le Quaternaire à Montigny en Ostreveat 
f»ir :V. l'AhU Jules Hérent 

On peut observer dans la sablière de Monsieur lièrent' 
Bl»nebiir1 l'i Montigny, p^^s de Douni, une fornialion qust- 
leniitire ùpaisM- di- 7 mètres t-nviron, sur une luii^urur 
d'une (|uaraulaiDe de oiètre:^. Cette roupe est intt're^sante 
à plusieur* points de vue. Elle va du R.-E au N.-O. 

Un y distingue, en i-ouiplant l'nrgite it briques, quatre 
«nirhes. </psl en iillant de bant on Ims (voir coupe 1). 

1" L'argilf àhrUjHet. ~~ Kpaisse de l"80 avec IragmenW 
de grés dont les plus çros sont comme le poing, lin .semi« 
de gmviern, it fossile-s roulée de la eraie. la sépare de la 
couclie sous jacente. On y ti'ouve des sile\ taillés assez 



— :>! — 

alxiiiduniineul surtout au nivi'iiu ili'S graviers. Ces mUi'x 
suiil liu lyiH' Mouslérifn. Dhiis les i^liuulis, j'ai rencoiilrc 
une liâclie poliu (]iii sciiihliilt vt>uir de ce niveau. 

*■ Saille aigileiij; dil tlv fonderie, épais de ;i,20. Ce salile 
renferme i.-à t't \',i des {jalelsavec fossiles de la crdic. Il 
repitte aussi sur des {iraviers. On y trouve, surtout fi la 
liase, des silex luillés do lut^ine lyj)e que ceux de l'argile 
H bri(|ues, mais moins nombreux. 1^ base a donné un 
bois de renne. 



b 




Coupe 1 



a 


Ai-Kileà liriqucs. 


b 


Sable de fondoilc. 


e 


ArKlIi'. 


d 


SalilM di- nia<;oiiiiorli'. 


e 


Siible stauconlcux. 


(•' 


Siilil>' lilanc il ll);nllos. 


û' 


a' 'j' ï' Oiitds. 



J'ai pu faire à In suilaie do ce salilo une observation 
curieuse. En trois |)oinls dilTérciils, distants de ({uelques 
mèlifs, celte surlace était creusée il'une sorlo de fosse 
uvalaire, profonde <le U"'lî<», lougiie di' 2 mèlres et remplie 
par l'ïii^ile à briques, l'iie di/aiiie de silex taillés repo- 
saienl dinis ces cuvettes cl l'une il'enlre elles renfiTUiait 
en outre du cliarbou de bois forinaiil visiblement les 
restes d'un loyer. 



— B2 — 



^> .If-yi/c — Elli^ il (i">Hil rlV|iiiii»seiir. ¥.\\t<. deviRnl 
sableuiH* wvs lu S.-E.. niuU. nsiv iit'iiii moins dans toute 
«I loni^ue-ur «n haut pI en l«»s, sépari*!» rfes Rniirheii qiii 
l'iHi ferme Ht. piir un !M-niis de gnivicis. Lo-« ({raviers (l« 
la base oui loiiriii ilcs ilents d»; Hos iirimii/eiiius. l'as de 
silex taillés. 

4" Sabir ijrïf dit rlr marannirie. — C'est un sable assez 
pur. il t>i-nins Dur; ro^M'iiibbint hcaiiroiip iiu sable ^lau- 
coiiieiix sou^-jiii'ent, >niif igu'il e--<l. fEiis. Il i^n est .séguiré 
[lar utic rouelle de {^raviers, daiis toute ea longueur, t'as 
i\p sik'x tHillés, 

Toutes re-* murlies, siiul l'cirglle ù l>rii|we», reulernienl 
des débris chnrlionneux ; elles sont inclinées vers le S.-E.. 
et se leniiinent en bisMiu vers le .\. t). ; les pluR hautes 
sont en sinitillcalîon lr)iusgre>.sive sur les autres. 

Vient aloi-s le salilv gUiiiaiiiirux marin ; à surfarc pruton- 
fli^ment ravini^e et pDrtant dVnormPS bliH;$ de grés bri-ié^ 
et il (iiigmeiits S(^[»arés [lurfuJs l'un de l'itulre à lit dislituce 
de 10 metre»i. Ue» bloc'^ de ce |mid^ n'oul pu être ;iiu»i 
déplaeéft fiue par di« ébuulcments. Ces grès sont cons- 
titués par un sable gros et Mnnc, bien ditîi'rent du sablo 
plaucunieux. 

Ce xdWf hlfiHc se retrouve, eu pbre semljle I il, diiQS la 
rnrriére voisine, dite de Madame Museuu. Là, ou u« 
trouve plus d'argile sous le siible de fonderie ni, non 
plus, de sable de iua>:uuneri(\ 

Mais le sable ^lEtumnieux est surmonte d'uu sable 
blanc à g^ros grains, rielie en lignite». A la liase. uu 
remuulre une surface durcie <iui a pu fiiire dire aux 
ouvriers qu'il y avait, en et- |H>int. des graviers. Maïs 
il u'cn est rien. 

Sur une coupe fterpendiculatre à la i)n!'cédenle. oo 
voit les (Miuchcii inclinées dan^ lu sens de la |H-nle de 



— Xï — 

la rDtlJDe. IjC sah\f f,\ii\iroDieaK (nriiiv. kouk In r^llinp, 
une «aillif! stir le^ Danrs de Uquelli- viennent s'adosser 
les i-niirlifs t|U»lcrii:iirc.«. 

Il pi'Ut élrv iiili-rpM^iiit lU- n)ni|Hirer it reUt< coupe cplles 
Ûe9 f^alilitTKs voisin«»i ((riiii|ie S). 




A^AM T? 



-•- 




Coapt II 

b Saille de tonderU. 
e' Sable k UkiiIIi'». 
e Sublv glaiiu"iili.'u\. 

Le r)ii:iU'niiiin! s« pres«nli? dans la carrièrp dilc des 
tf'wi/ï itr tfouaiit peu pn'^rommpd:ins la ranii-n" Miiilnnie 
Mi)s4.-(>u. L« saliK- iclau('ui)i(>u\ y csl pi-o(«>ndi>nu>nl raviinï 
el rerfHivvrt des salilps h li;ïi>il^s. I.» sidile de tonderie 
vil-ut des deux efii^ s'y leniiiiier ea biseau, 

Uau!; la l'arrir-i-c du t'nitiWtfit. plus dt' liuhic de rniideric. 

Ainsi le sable lin ^laurnnieuK c'esl Ir sable lertiiiiiv hieu 
va plare. M »euiMe qu'il !*« lerniiDait auln-lui» |>ar une 
rourlie de sable btam" à gms grains, peu L'paisM', qui, apri-a 
avoir émergé, a dtjiin»' pied à une (ori^l. Des gri''* el des 
llgniles s'y MUt formés jusqu'au moment oti te» gi'undes 
eaux du qualermitre ont ravagi' wllt' lormaliim. Par fi. 
par là La rnuctie (;lanci)nicusc soiiM-jarente en fui dt'poiiill^e 
totaleninnl et ra%'in^ elle-même, ne cons«rvanl «-ontnie 
léuioio*( que \e* )^K-8 eulbuK^s el brUés. Atlleun^ elle fut 
couverte à nouveau de ses débris reinaniè<;. 

1^ -sable de niacouuerie est un rcmaDienieul du »ubl« 
glaufonieux. 



~s\ — 

1,'argile (jul If .«uriiioiilr dans lii «irriiTf Mirent sprail 
du DR^iiie A^tr H mai'r|ii»rail Niiii|)li?tii<>i)l uoe pliage de la 
■n^iiie inniiilalioii. 

ija sablp (II! [otidorie, riche on silex IhiII^s nvec hois ile^ 
rciuic serait d'une i^]iu(|iie tifinsihli'tiivnl |ilus rt-roiiitt. 

M. Ladrièrd, n'-idiiic It"* iiti-^iTrHlifins failc* |Kir lu 
Surii'|i''lan>r('x<.m>iuiidii i'iiiaii'i MuDli}!iiy-cii-4)sl rêvent 
et les f'om(ll^t(■ |»ai- la mmiiitiiitmtimi suiv^inle : 



Ij- Terrain Quaternaire ■/•"x eHtiron* tir Douai 
(Mir J. Ladrlère 

Il y a bii-nli^l qualre nu* (jue j'ai jHircouni 1rs povif 
de Dduai jiniir en élii<)iei- le lerrdin r|ua ternaire. 

Alors los liiivaiix di' rreiisenicut du nouveau ranal^ 
de Curbclii'iii ^ l'uni du til Uuùlc i^laii'nt eu )ileiiieai:tivi(i', 
de sorte i|ue j'ai |>ii relever fi l'I). el au S. (). île la ville 
jilusieurs L-uupeii a!^:«i*/ iuti'ix-«»<inles. 

A la tnânifl é)inque, Ibs Kibli('<n;s de Montipty eaj 
Oittrevenl, siluiïes k l'E. m'en foiirnis5Hienl d'autres noal 
moins curieui'es. 

J'auniis pulilié depuis loiit>;Iein|K> le résultat «li^ ntesj 
recheirlies M je n'avais lenii ît soumettre âO|iai'avant au,j 
jugement de mes confrères île In Socit^*^ 4ji^olu)ii<jue 
et il ecliii de M. tiiisselet. en [larljeiilier. ma lai;«n d'inttr- 
pri>ter l'i^ge de certaines «"ourlie» que je i-Mppnrteiiu terraiit 
i|UHlemaire, (|uoiqu'elles «e jnêientent tous un lacÎMS assez, 
dilléreiil de eelui i|ue nous leur l'ouniiissons. 

ïlallniurcueemenl le raual de dérivation de lu Hrarpal 
triant livré U la eirculalion, le coiilrôle du mes nltservations]! 
u'e»! plus |iossil)le de ce cMy. A Monligny, :iii rontrnire, I 
OD continue à ex|iloiter le« sablièi-es et le« traiieliin>8j 
jinteentent un ^mml iot^rAt. C'est lu que la Socii^lé (àvulu-J 
gH|ue s'est rendue le 17 mai. elle y a passé la mnlinde^ 



- Sî - 



Ont pris part & l'esrursion : MM. iiosselel, Queva. I'Htp. 
Vaitlanl. Parent, r)rwa1tini>s. I^cih-^i. Smils. I>t'l<iii|fe el 
Lndrière. 

Notre i-tu<fi' a ■■oiiiiiH-iicr (lar k-s siibluT»-* Kockeii i^l 
l>çt)niillp. silures BU .N, Jf lu vuit- fcrrût- ik- Utiiiai ù 
Vak'nri(>nD«!<. Ici les roiipes soni moins nettes «t. moins 
curaplpti-s t|u'»u1rt>[t>i»: 1ou((> In iiiirlie fenlrnle ih* \a 
colline ayaaï vlv i>nk>vrL-. oit en i-«t rédiiîl jinjonril'lini 
à fx|]luil«r le» deux versnnis. 

I*n>s du chemin de fer un volt : 

A I.liiiun ili' luiiici? siililriix, ■vii(i?rninnt 
Tni*«iM ) di-x di'htlt rvmanUv îles roche» mas- 

■unr ) jBCrntrs Blnst que ili-» traguienls de 

pi>U>rlM O.80 

«■ LlnioniiIiilseux.iirlfver<ld1r>Mic«('j ([■«>'• 
se <IJ\Uiint >i?rlimili-nirnl en pta'i'irs 
T. ocina.iua* ^ ^^^.^ v.ilmiiliic-iwc* 0.60 

•maiwai J " GravkMlt d» KraDUl«s de 6ll« avwj 
I liwpicls on Irouvi" çà vl là dit iwMIU 

\ Mala de (trts landénloiis. .... O.M 

Tusui 4 S,-thtct;rUvi!n]illr>-.«ltitici>n1i?ux,Aitniliis 
uoMM» i in(i3'i-n]t, pnrtlp rblbl« I.UO 

PluA loin, vers le milieu de la Intnchée, de nouvelles 
euurlics a|)|><ira Usent, ca sont : 

Vit. I. — Cowp« da b tablUre Foekeu et DtbruiUe 
N S 

* 

a 




- :io - 






A Liiiiiiii ilo InvjiKi' av<i: dODrls tic piiU-rles 0,40 



T. QllJTEMdH 

Ami» 



I.linoii suix^iieiir liriin ifliiKoAlri', tK-a 
mmpact, traviTSû iIr iiomhruusps 
inljularos : liai.'i's du vi-rs, de laclnrB, 
tîiplssi'-es (l'un i.-ndull liinonoiis bi-u- 
jiiUn' 0.») 

l.lmoiisupi^ileurliruii viT<iAtn%Kahloux, 
cmiiptict iiL'iiiiDioUis II. GO 

Grii\ U'i- siipi'rlinii', i>.7tlls t-clrils il<' silex 
tlmit la pinparl, cnlourt-s d'uni' (lanHUC 
culCiili'L', airocli'nt la rurine <i': vi'irl- 
taUlos (îrHtiuk's ik' i-ialo. On y ren- 
ennlrc partols di's fniciiienlSL-t itirinc 
do:i Iil(»'sdc gi't's landi'tilt'ri!;. . . . 0.05 






e I.lniiin nnigi'illrp li*s siililoiu" icpK'son- 

laiit le. Hinoii rciidllli' 11.05 

/ l.lDiiin A liiclics noires. Crst du salile 
lir.siiuc pur l'n li'i''s petllrs vl-IiiuIcg, 
iK'ltciiii-nt sli-alllIi'M's, do cuiili-ui- i;ils 
Juiiiifltro, j.'ils vi'iilâlh' ou lu'Uno, 
si:].'ari'i'S <,-fi l'I li"i l>ai' du p«IIUs Itiii'nli'S 
piavL'It'iisi'a 2.W 

Il Uriiviur iiioyi-n ii-in-Osynlô par ipii'lijUi'S 
Krariiili'S ili- slli'\ d rjiieli|ui'S laivs 
•-i-lai» DU bines de iit-i-s l.iiiili'iiictis . . 0.03 



TlM*ln 



Salik'Kils kUini;liâlii' k cialiis iimyi-ns, 
fornianl une sitIv <!<■ couilu;- jilus i;u 
uiiiltis iiicin;\f'lri''<:s. plus mi iiioliir 
oliarKiM's iliMlAlirls cliarliimninix . () 
tmiivi; dans la ma>si' ([llrli]Ut'S «ics 
hl')cs<k' (jirslsalili-'s d nslileiinil,fai;i''K 
(aniliLc.<li;n di' M. (ii ssfli'l). . ti.âl) à 1" 

Salik «lis, iHiliiliiii- di- Kfiiins vrls de 
Hiiiucoiik; (saiiles il'Uslili-onil, Im-iès 
lliinnuKl de M. G.issl'I.'I). . . O.ici â 2.b<l 



- S7 — 



I^ limon i' pri^eiil« les iii#tue« (ubulunis <)uv <t. 
repeiiihml, ttaus uii rerluiii iiumbri- dViili-e eUe», lu rvvi- 
leniL'iil, (oniit- di' nirbunalc de rluiu\ (Tislfllli§<^, paI non 
pis tiruniîln-, maU UiunchMre «I ralraîiv. 

KniiT les deux parti»'» a d «", »uruuL' traci* di* ravi- 
HL-mt-nl. il y h passas^ do l'iinf U l'aiiln'. I^iir iIKTi-renie 
di- Miluriiliim dnil l'-liv iillntnji-t' ù riilli-i-alinn pluN itu 
mniii» pmftindv rie la Rlauruitiv qu'elles rciift'rinent . 
Q<mpli-U-inciit Irausfnriné p« liydnitt- fi'rrciix rnii^^ci I r<> 
dans l;i partie a, rv miui.'ral est ii peine uiuJilit^ daûsla 
(Kirlie n' el c'est lui i|ui cuintntini(|iic » U ruche celte 
couleur lirun virdiWre qui lu caiaclêriae. 

Nous aTon:* ici nu nirii'dx exemple d'îiltér^liuii de< 
tlép4'Usuperlirielsp<ir l'i(iliilrJliundcse<iu\ inêleoriqnes: 
on peut le rappriieUer de eeiix qui ont t'ii' ineutioaui''" pur 
notre ii>ll«'^»e, M. Viiuden liroi-iU. dfiii^ le savant méniutre 
ipi'il a publié sur et't le question en \SR\. 

A prufHM des sables d'OMricnnrI, M. (îosselet nous 
fait remarquer que le^ cunchi-pi supi-rieures. blaueliâtrr.s. 
avee uu «ins li}j;»iles. si- smiL dépost'es dans une vnslc 
cuvdlc furinée fiar une profon<le l'rix^ioii <i lu surface 
des vailles glaiinmifère^. 

I>npeut sv rend ri- rumplt- de l'iinporlancp de relie di'ni- 
vellation c-ii cvaniinant luul à la (ois l'allure de? eoueln^s 
que nous explonins, el relie 4v* ni^me» dOpùti^ expluilé» 
sur l'antre vei-saul île la r-olliue. 

Eulln. wr*. rf.\tri.-inil('' N, de lu Imueliée. In niupe est 
plus enin|ilê1e eneiu'e, du ninioâ «D ce qui cuucernc le 
lerrain qiialernaire. 

I.Vi'genui. que nous n'avons |kis i-neure sif;iialé, aetLi-se 
ici une i''p:ii&sriir dfi O^SO. ("esl dit sabte pre.^que pui- ilc 
cuulein- bnin veniitln^ eninine le IJuiuu qu'il suppurle. il 
est, nuinue lui, traversa île lnbutuiM>s h enduîl ralraire 
IKirmi d'autres recouvertes d'une nialii-re tiruniUre. 



IjC gr»rier <|iii st'paiv l'^rg^ron do l'assùie moyenne eai 
imijoiir^ peu riuirijut-. parfuis il luil dt^fuul. Ç<i i*l là. •■ \a 
plan- <iu'il iltiit iicfiijipr, on rencontre (pieltuies litors île 
grps. ^ 

Souvent hi veinule de Hninii roiipWitre seliiff Initie tgui 
i;t|i]iutlc le liiiiiiii fi'nililliï n'exisie pas et ia liinilc des 
deux assisps est fort roiifiise. I/ffrjjernn élanl U peu près 
de même nnlun; ipie le limon fi laelirs noires, ihius les 
puiul^ où res diMi\ ili'-pAts se li'unveul direeleiiieul eu 
«intact, il ilf'viiMJl assez dil1i«-ile de les distinguer. 

Mais il D'en a pn^ toujours ^t^ aînHi. Dans une coupe 
rcK'vi^p il y ;i ijuiitie uns. alors ijue les Irsivaux dV.\p!oi- 
tRtinn se li-HUvitienl plus au rentre de hi eolline, j'ai 
ponstat^ la prrf.s«n»re flu limon rongOiVlre schistolde «ur 
une lonjfueur de "lO mèlre» el iiver nnc ('iiaisneiir varinnl 
det|i"2().'i H«'{'A). Nous Hllntis ifirouver c-ctte couelic datu> 
la ("nrrièif lièrent, de l'antre rrtli^ de la voifl ferrée. 

Taudis que chez MM. Fouqué et Deliruille on exploite 
iiurtont les saldef hindeniens. d:ms la carrière lièrent on 
tire parti de toutes les coiirlies. anui du limon supérieur, 
einployt' uniquenieul k remblayer les tranchées alors 
qu'on pourriiil eu faire des liriijues rie preniière qualité. 

l'uur les géologues, relie dernii-re carrière e^l plus 
ialères^ante (jiie la pri^cèdeute. 

Iji coupe s'étend de l'E. à l'O. sur uni- lou^'ueur rie .SO m. 
environ. Nous l'avons exandné<( en diflérents points, 
puidés par le propriétaire lui-même, qui a bien voulu 
uuus donner divers rensoi^ncmi-nts fort utiles el ni(>ine 
ollrir des silex taillés Ji quelques uns d'entre-nous. 

Dans la partie K.. ou voit ce qui suit de haut en Uis, 



- m — 

FlR. 2. — Coupe de la aabtiére Hûrent. 




a Limon stipt-rlenr, Iiriin i-oiitri-rtlrc IK-s 

ciimpacl 1.50 

j o' [.Imrui supérieur, brun vcMAîn-, assez 

) (tras O.-W 

tcrviiiCM 1* Eriîenmii pi'liii'liidliiuf'. ..... 0.10 

e (■■r.ivloraupi'ricur, Rranuli'Mii'Slli'vavr'i- 
ilueliiues tiliics fie tti''s iiiarquaiit la 
I Iraci' d'un ravliiciiu'iil 0,C6 

,' e Lliiit'ii rotiKfAlri' assi'/ saliU-ux un iil'II 
[ sclilstiûiU'ifeiiililli'l .... (i.aJiiii.ia 

1 / I.luion à taolios nnlirs ^■l>r^^sclll|i kl [jur 
I du salilfi srls Jnimâli'i', lii''S lin, 

x„i„ ) presi|U(! pur, l'n iiellles vl'IuuIos rii'lt-'- 

■0T13ÏI \ iiienl slrall liées. On y volt île noin- 

lireiisi's traees véttélales ;t.50 

Il nnivliT niiiyi'ii mawjui'- imr fti- raii-s 
JilitC!^ di: Ki'i's cl i|ti<'li[Ui'S ]ii>il|s ('•(■lais 
\ de sllr\ 'MIS 

Tmiix ( Salik- ^rlsùlK- i-onU-naiil un \v\\ <W 
ni"[H>IM l «laiirwiJo, parlie visililf l.tW 

k'i ruiiinie v\w/. MM. Koïkcu el [)('lir'iiiih' le liiiinn 
siipiVieiir tout enlii'r f.«l tnivt'r.'^ii di- imitihn'uscs tiilm- 
liii-es; in-iis, tanilis (|iic <laiis la parliiï riiiifr'';"itr(' ^ii|K'i-- 
ficiellp toules soni roviMiiP* inlt'iieiirpnieiit (fini {>iKiiiit 



— 60 — 



hruiiillri', viT^ lu I«asi^ itu (l/'|irt1, un j;niiii| ni>ml)i-p d'entre 
ultf!) soHl l;i)>i^<i*i"t iriiiif iTiniti- catr.iitt;. 

Le limon siipérieiir a fuurni à M. H^mil un rerlnin 
iitMiibi'etJc siirx mf>n*lrrifns. 

Vi-rs II- iiiilicti cil- la 1nim*h<.'v. la n)U|>i! se modifie, le 
MibU- latidimioii lurmi- uiii> siiiliie de (juelqneH mêlreiï 
ronirr liir|iii>lle vient finir en M^pau l:i cnuclic dertable 
yrîi* jfliiiuitrp <|iii ropri^enlf le liiimn îi tr:i""*t> vi^i'-Iak-s, 

Mai» ^t. eu avaii'.'^nl wm l'O.. un vuit le liniim -awi- truce» 
vi^gtitales, t|ui cuiDililiie IVi-peifin de l'assisfi moyenne, 
diminuer |»pu l'i (leii trinifiorfnnrc e( niiWiii' di>pai-allre 
coniplèleinenl. IVryernn vérilahle, au rnnlrHire, au^iinenlc 
(l'i^imiA^eurdiin^ de uoluble« |>n>porlioas cl «llcint iiientât 
'Ait \ mitres. 

Ici enrnre, il runserve les cnnol^re.*) i|ij'il h dans la 
«ililit're Fm-keu et Deltruilic : sa euuleur e^l liruii verdâlrc 
et lie nnmlir(>N«es Inhiilures le lravenM.'nl de |wrt en part, 

M, Hér(-nt a Ironvi' it la liase de irelle niui'he un rertain 
nuiiibte de a,Hfi mnuiffrinif. lanu-;. rai-loirs de foule 
beauté, de. Ce* derniers sont très voluminpiiv et res- 
semblent bi-aucoup à ceu^ de Bas ).ui:<:tnt. pr^s f^liarlre»; 
il y a recueilli également un buis de renne. 

Au-dessus. DOiis voyons ^flleurer le limmi stip^rieiir 
brun veitlâli-e. duut la couleur se modifie à mesure <)ue 
l'un apjii-i>die de la surtaee du sul.oii il est d'un rou|^ un 
peu luiiet^. 

Vers l'eslrémiti' 0. de la fi'andu'e. ihins une dépression 
iis.se/ profuiule. If liriinn fendilli; lui même est ravinn el 
l'eri^erun re|H)ve direilement sur lo Rilile landi^nien donl 
il n'esl séparé qui! |>ar uii lit de };ranule<; de silex el 
r|nplq<ies IdiM-s r|p gn-s. 

Miiis hii-ntût »ur une nouvelle saillie des ••ables glauou- 
ntfêres le limon lemfillê réappamit. A son tour, il ren>uvre 
les sables s:<ns anlr» inter)Mtsitiun qu'un lit de)traaules et 
i|ueli|ues blo4-5 de grés. 



- 61 - 



Au-il««sU8. il y a eiinire ijn<> rouclie il'ergemn. maU Mtn 
épai»i!i«ur, c|ui ^lait ile-n m('li-i>« >'i quc](|uf ili>ituiK'c vt-rs 
VK. se trouve iri liVIuilf à 0.8U. 

Knirc le» tlvus, la st-pariiliun rsI marqut^ piir (Ie« 
çi-niiiiles de silex srcoraiiiagDnnl (|uH(|ue» ti1oc« de gi'cs 
a^e2 voliiinitieuK. 

^uatit au liniun supvrietir, il se présenle cliex M. Ili-reiil 
soiifl [ks. d(!iix aspra-U rgii'il a iliins la rarriôrp pri^édeiite. 

Si, au (toiiil ili» viK- ilii Ifiniin (piiikTiinire. I:i roujiff ()t> 
rrxpluilatioii Ik-iviU est phis inlrrpssantt! «lui- fcllt- do la 
Kitilii're Furkuu, parce que le limnii rniiiiK srliisloldt! 
ffendillô) existe duii» pi^sipie luulc ^a lnn^u«ur, il laul 
r«cuuu»lli-enràriinujiis fiu'tilli! i-si Idcii îui'duipk'lvtMU'uiT. 
atk'ndu qu*oii n'y voit ni le limon pimai'lié, ni les diverses 
niuches qui ronsliluent l'as-^ise inlt^ rien 1*0. 

Les »ab\es gvis Itlaut'IiAIres avec li^nik*» el liluCïi de 
gris, qui exliitent de l'autre v-ùlé de l;i vide ferrée, lont 
^(pilenu-at d^taul îd, le leri'iiia quaternuire repose direc- 
teiuenl ourles •tHblralandciiii.-usiilauviinilèreï. Ce» salde». 
appeléii inWrs myrct par les onvriers, mmU explnilés puur 
le pavage et la niavunuerie. Au runlniiie. ceux qui 
apitaiiiennent au («rrain quaternaire, limunii •■ taelira 
noires el cr^çerons moiiI roetierrlM-^ des nuiideurs et des 
fondeurs suu» le nuui de sables yr(K. 
("ourquoi rcllff disrlinrtinn ? 

Le saille glaucunifr-re laiideiiien est quart/eux, à i^rnins 
moyeu». a»sex n^Kulî^rs et à peu prêt t!-j[atix en volume ; 
la i^launmie n'y est pai tri\'ialn>ndanlp, le eHleaîre y (ait 
cunipIrteiiiL-iil diTaut. 

IjC s»l>\e ;:ris jnunAtre. rcprt^senlaiil le limon ;'i laelies 
noiroti, est h grainii lieauconp plus lins ; on y Intuvv 
■|uelc|ucs aggluliiialiuus (ui'in<^-«$ par un clineat ferru- 
gineux, l<»s s'"-''U*'" moyens y sont fort ratt-^. O» sables 
conlieuneiit un pi-n de glauixtnie el dt-s pnrlîeules ehar- 
btinuuuses, mai» aueuuc Iraoc d'atyile ni de calraire. 



— «1 — 

Kiitiii. l'i'rptfruH |ntt|»ivn)enl rlîl (•at loniii tic saMe 
|tri-_>iqii(> piir^liMil lr> •,'r.iiiis tioiil H.ssfz idenliijiir;^, truiiiini' 
vuliiiiif . :i rt'ux (lu liiiiuii A liÉ^lll^s uuirvs: Ifuis îhikIv» »unl 
forl t-nimissrs; iiii y Iniuvc ml |i('ii ifanîili" (*l ili" pl.iil- 
voniv t-l quelque.» |iiii-liriilc's rliai-lHmiU'ii^cj^. 1^ ciiHiiinnle 
dertiiiux rt-istnlIUi' rt>m|ilit l<i [ilujuiii ilcit lultulure'^ gui 
Ir inivpfîii'iil dims luiis les sens, 

(:V-->1 iliiiir |in-si|iic uiii<|iieiiit-iil 11 i-iiii^f (t'iirit* dilTi'ivni'p, 
Iri.-!:' sciisiltlc it'ailk'urs, eiiti'L- l;i fttriiii- cl lu grusKt-ur <I(-^ 
(irHJns (le chacun dv »-s (lr|>â(s <(iie l'im h des shIiIvs gras 
el lies siibU's mgvv^. 

Avanl (le i-eprendre le (niin. nnu» JHoai uu i-diiji dVril 
snr une nuliv tmiichêe i-unli^iiif- k l'i-lte <lt' M. Ili-reiil, 
iniiU lH>)ii»riin|i muinn ini)ii>rtiiiile. 

Ici le kTraiii quHli-niitiif l'sI tn-s mluît, le limon 
8up('ricui-8cul cs.t esploilt' mmine terre ii lirique^s *up un 
assez long pan-ours. Vers le hiiul, il e;*! typiiiue ; mais, à 
s» hase, il conserve la utuleur vei-l Iminiltrc t|u'il a dans 
les tniu('li('-es voisiner, l/erfiemn iiiaii(|ue|ii'vsgiit' parlunt. 
Sous une linéole Rraveleiise. où l'on reneoiilre i\e dislnnee 
en (lisUiDce un lilor de ^rè», il y a parfois un lainbeau de 
limun rouftefitn*. iWutpj»' !tu mvinement, et au dessnus, 
une laiWe crouchi' de salile jirls jau mitre, !*éiinn''<le*saMe« 
liUideuieu?: par «n lit graveleux. 
^H l.'exeursion s'est teniiiuëe vers dix heures par l'étude de 
^^ celte dernière triinr-hn-. ïuiil le monde piiniissail 
^^ convuiiu'u el Mili^lail. 

^B Nuu«avjonsvu à Muiitigny certaines eunches du tcrruin 
W qualeniaireave»- de* eariiel^i-e» loul particuliers. Mallieu- 

I reusement. TOmme je viens de le diiv, la MÎrîe eii est assej 

^^ IneuiDpIête, ni ^Ini^^e. ni limon |ianaclij. 
^B iJaus les environs de Douai, ven coucher Minl à peine 
W repn^en^ée» el Irfrs rarement mises A jour. 



— 63 - 

Une flfyasion s'est |trés«nlév cv|H-ad»nl It y » quelques 
aiinéL>4. l/irKiJu rrouïfmvDt du mii^l <lr (It'riviition ilc la 
Scar|M.'. j*ai im roU-vi-r, dniis les talus nouvelleniPtil divssés. 
quelqupii ol)si>rva lions c]ur je crois ulile de consigner iri. 

A Corbclii-'iu. au point de rent'iinln- <lu nouvenu ranal 
avec l^ncien, ttne premit-re traucht.-e iiiuiitrail di; haut 
eu bfls. 



TnMS 

UCtBT 

iMIM 
ttMftlUM 



A Limon de Isvukp . . . - O.fiii 

b Brii«mn ttiti ntili-uv, Knipll ili^ crano- 

iMdocralr O.W 



A nii-rtVle, entre les deux .«'interrale une couche de 
lîniun supérieur, tri'â niiutv d'aburd. ui:ii<! qui ausnieiito 
peu i^ peu d't^paiiii'eur el llnit (lar aRIniirer bienlilt pour 
lormcr la terre ai-able. 

Plan loin, dans une tranchée ouverte pour la cuiis- 
Iruclion de la première incluse, j'ai vu : 



tU>CKI>I<ll( 



a Union «upirlour hrun rminvAtni d«^r- 

nniit vtfiiiaii-efi In )<ase ...... t.£0 

b ErK<-nin )uil>lcux •■( uiavslcvx .< . . . 1.8U 
o Gravier supérieur Inrm^ «nrloat de «ra- 

tinlfsdecrali- o.W 



^.'assise moyenne munqiie eompli-temenl en ce point. 
Sous le gravier tiupénvur, il y a : 



Atwa 

mniiiai 



l 



Glstiw nrlvAlKumili-Tiaril : ln'-IU.Imlliui.'e 
t<uci.')n<Vs, de. et ilf nointii'ciiK ili-ln'U 
Vi'ji.'laux 1.50 

Dllu\ruiil CldV'UV >• 



Toutes ces toucIk-s *e dcveloppenl à mesure ijup l'on 
grsivîl le coteau qui porte la voie Icrrée dv Douai à Arras. 
A SU uiêtrej^ eu ileça du viaduc, un des talus montrait : 



— fit — 

Hfi. .1. — Coii/ie releciîe tlmin un tles talai du canal. 



a 
à" 



b - -■ 




T. ttl'lTEHNkint 

îrrinif.ïitE 



-/. 



kSSMt 



hliii'iii siipt'Hi'ur bmti l'Oii^i'illro. ,ti'^1- 

li'«\, ]'i'lll|lll (!■■ fiOlllis \(''j.'rlilll\ i;l 
liavi-rsi' ili' i>iiiiil>MMis('S lul)Uliiii!S : 
IrrmsiJc M'h^.ili' i;ifl(u>s, l'Ir-. lapIssVs 
diiti fiiiliiil ln-UTl;"ilii- t. 51 

I.ltiioii su[>i''i'l 'iir ;iss '/ |i1;isI1i[IIl', vi'jI 

iil'ILilàll'l-, rri l)!IMik'^ ]llllS on lllllllis 
<'lil<>:<' s, l'IMlli'IlilIll li'S Llti'IIK'S IilJui- 

liiti s <\w 11' il.'iji'il |iii'C<' k'pil, mais \<! 

t--\ iMi'Mli'lll (11' |-r>lU'-ll l'Sl siiiiveiil Ijlaii- 
i-liiiln' et tal'-iiin- O.OJ 

Kit;i'ii>ii Vfiiirilri' on liiiénks fiilil'-usi-s, 
Lii-;Tlk'::si'S l'ii uriiv.-k'n.^^i.'S. foriiiiint di'S 
vi'liiuli's ijaialli'li's lui \f» iimUiliWs, 
jiairaiU'iiii'iil >^li'atilli'i-s ipic l'iiii pi'Ut 
siiLv PI' sur plusieurs lenkiiiiis lU' mi'- 
li'i'S. I.a |i]iii>;iil clis liilmluris ijui IM- 

\iTS.iil 1 i'r;;iTiiii |iii!'SL'[lk'll1. ciKiillli! 

c'cllis ilu lltiicin i|iil 11) ii'CoiivK', un 
l'iklull i:iik-aliv 3 • 

L'>r:(vl''i' iiTiiM'L'tuur toniK" Ju [.'i-iiiiuLi-s de 
fiali- I) 10 

(llaisi- (îiii.'ilvi' ;iss''/ coMiiiiicli- iivoc 
i-i^jiillli's 11.50 

lliluv iuui L'rav.'leu\(iiruK'i'l ilftUiMtinli's 
ili- rNiU' l'I di' ti'a{.'iiii']i(>4 siiii|ili.'iiii'[it 
aii'iiiidis, lie iji<'irie ualuir, au uiîlku 
ile>i|iii'l- oïl trnini' iiaifiiis i|U('li[Ues 
(îros 6llO\ ^•\ inii'IciUfS Wi«s ik' triùs, . 0.40 



— 65 — 
Eo dessus, on vuil, en diflérenUi points : 

i Tuffiuiu Ril* vitnlAlM, irH ijEUiHUânicUseo pki(iut-tm At^E 

»ollcU« l M 

4 Artrlk d(' L^uvil, l>niR iKtrAlre, irOs erauo 1.2t) 

( Caiiul'imt'rnt tormt prliic1)nl<-'<nent dn iiioi-Uuii» tic crulv 

nrmn-lls. DStfii, 0.50 

6 Cral« fendilla vontoimat uitc linnicnst- iiaiintllt d imu. 

Dans celle r^ion de (^rbehvtn, Luiubrvii, etc., ]v sol 
lerliaii« el le -sol cr^tnet! mi^nie ont subi (Je |irotoudei« 
érosion.^ ; leur surla«-, au liiîu dV^ri- iiDriiutnliiIi'. jn'éseiilo 
iliii.* s(-rie «lo [HX'lie.'^ où Ipililiivitiniel lu gl-ii'''' ([itntpi-niiire 
aci|uliTeut une liii|it>i*tiiiii'e notîiMo. L'um* (telle» ue 
incstii-ah pus muitiiido l.'i mc-tresile longueurHur^mf'In^s 
de iimtoiideiir. 

I^ coupe doul je viens de faîie la descriiition a t'té 
firisc en liin;; (tanâ le IiiIuk 0. du ranal. V.n voiri iiii» 
aulre qui la roni[tl<'>lP heiireiispitient, rWt le prolil do la 
bui)(|iieUe de lene (gui sup|jurlai[ la voie lerrce avant 
IVlnliliii^menl du vinduc. 

Flg. l. — Coupe releeie tau» ta toit /«rréf. 







* ■ ■• '-1.— »i«> 



Anmaltf lU la S»cUlif Géotogii/ut du Nord,T. xxi\. 



— Wl — 



Aiil» 

■cTilillriiK 



AursK 



A l.tnioii iiiiiCHeui' lirtii) iKiiKe^trc. . . I.SO' 
a' IJ. la viTdillTf . . . û.Wj 

b Er^oron ial>kuv avr<! Ilo6o1c« Hnve- 
lru<M!»,tul>uIiiiystai>tssi<>es<1i;ratbOQat« 
de cliaux fl noinljriîa.tfîi Iracc» vtgii- 

Uil« J.W 

e Onivlfr :iii|)*ilcur. 

>I Limon iDuHiciiv.hrun^tro ou ftrls.conle- 
Danl qiicl(|acs poii|>éea ot des itriiiiii1«S 
de riale 0.10 

g Llmnii (1)11 t!i<â tri', hnrtnti^, sutitxloldo, 

ii'tin'sotilnril le- Ua<Wl<< . . . D.lOh 1.30 

g Mrniiii piiiiin^h^rnn serve gculomcnl dans 

(HielqiKB i>och?s où II altoint iiartolR . 1.50 

A Gravier nioycD, lit Oc tirniiiik's du ctaio 

assMt tpiils tlans los af-iirtssiou». 0.05 à 0.30 



t Ulnl!!r rNii- ('(>iiil)l<jiii la plupart des 
cavités cn^u«<S?s dans les couehpH 1er- 

Xtmi J llnlr«i 0.9) ft 3 

omUututi J I DUnvIiim (onii6 Ù6 Mixt do crala. do 
sllpx arrondlii i-t d une i|UiiiitU4 consl- 
dOiatilr-deiironiilc^dniisdUïaldc vcrl. O.QO 
S TuHoou en piugucttv». 

Au N. de la voie, dans les talus H. du ratial, on ifii- 
CDDlrc une ouupe ahsolumi'til i<lonli(iui> .'i oi-llcrî. Jv ne 
m'y •irrùlerai pas qut>ic|u'elle iii*iiit Leitiicoiip inlércsst!: 
j'y ai raina>ist^ vers la liase, enire le diluvium cl la 
glaise, UN sUtu taUté sur les d«ux facos en forme 
d'»in»ndi>, ab^iliinient idfrniiqiii! aux peliles h.icliettes 
à laillu liiR> de Siiiiil Ai'lieul. 

Un piMi plut; loin, sur l'autre rive, l'art^ilt; de IjouvïI 
formp uuo «i-rk' de «cllc!* où le luIToiiu [l'apporall pas, le 
gravier 9(ip(''riour lu recouvre directement ; puis vient 
l'crgerun qui est à petue repn^senlt^ ; c'est la partie brun 
verdâlre du limon supérieur avec ses lubulurcii caicuires 



- 67 — 



et .ses nombreuse» Irnces t^^^lales (|ui e^l surtout bien 
développée, l'Ue ne mesure jkis moins île l™20. 

En avançant vers Douai, les (tt>pAt]> qunlerniiires 
■tîmiuucnl d'iiopnrlanre; le plus souvenl rassîs.i> su|Mi- 
rÎL-ure repus*' ^eulo ^iirle (ulleauuuïur l'argile île Luuvil ; 
parfois c'est la glaise qu« t'mi n'nrontrc sous un peu de 
itiiiiiQ ri.Vt'nl (nrniunt ainsi un sol ninn'T.it;eu\. 

Knlre Douai cl l'oul de hi Di-rilc, le limon supt^rieur 
est exploita un peu purloul pour la fabnrution dvs 
(jriques. A la gi-nnde éeliise, on a traversé : 

a Limon supérieur hrun rouKcAIre- ■ ■ 1-SU 
a' I<1. Kilebraiifliteaveccon* 

cK-tiOIlS 0.ll<>alrL-4 DU poU|ll^«9 aMM 

ii<iiiil)ii?tiïU!> I INJ 

b KiEcron fin M* «ithlcux A (IrHtlflcalInn 
M>?n ili-wliii^i- jinril-ii Uin'iilvs de «ra- 
iiitlpsilfi'ralcfiiiliniirinonlcnt d'Impoh 
taucu veiï tu base. Uans les pocbis, 
sout ivrgoiuii .■'iratlUé U y a ilu >alile 

roux pre»[|iip iMir 2.W 

c GravK-r Hip<^r!inir form* rfc irf» pi^llU 

urantil'* cl iJiîîalilv ar(i»»ii.T. . . . fl 80 
Sable vert, inVs comp»cl. partK' supt- 
rl«urt^ ilu tiilTeaa. 

Au-de*ïu# du nouveau pont, les d^pAts supiïrieurs du 
terrain (]ual(.'m(itrc ilib|Kiriii!i^cal et les lalus pri^senlent 
lu disposition suivanle de liant en Ims : 



Ahoi 



TfM*l> 

non 



MMltBIli 



TiorlicanilIoufwhnin&livAvcccoiinlIlPï l).3U 
Gra\ii.T MiiiiiNiHt- uQliiaomcDt de tciU' 
nulctdrctale ft.lO 

r,h\\ie sablen» srls verdAliv, trtacoui- 

|i>i-to O.V) 

DUij% liim [uriiiô ili! graiiulvs <1« onlu ut 

de (|UrliiiiL-K r>iri:« *llcx ..... 0.15 
TaOcaa IrH siiiiciiK conlenanl de notn- 

brotixiO£sllessy-nrt[enleoinplèl«tnent 

aticoniuct d(r lalr. 



- 68- 

Etifti), i>rtf9 du raiial de lu llauttt-DeAIc, le» seules 
couche» qui ont éti' idjkps k jour mnt les suivantes : 

TiMiMi ^ TourlK' nrKllciKi- O.W 

■tctxT i Gravirr ik iiorlulo«dc cial« .... <i.SO 

ij GlniseitrU bli-nAtm, trif mili!ii«>*. IK-S 
coiii|iHi'Io.c:>*lnUiIiildii«ii|ilcvi'rtIf^s 
an en pelits llls w |.ai>-s par <|Ui>iqu«à 
VrHDiilrï dr craie l.5^> 
i Ulluvluin crayeux 0.20 

Glaise bleiiAtri' iri's eoiiiiHiclL' [Arffllo <h) 

Ih' PC r|ui jii^'i i'iic iiiiu-« relîeinJiims k-» fiiils ■iuivaiils : 

Daiis les environs ili' Dftmii. 1p Icrruin quii ternaire 
pri^ente un taclH un peu dilTéreiit de celui qu'il a tiaiiâ 
le sud dt noire dépiirlrmi-nt. 

l/assisesiipérieuro Htlniiit un <ti3volo|qiempiil normal, 
iiiaU lo« a»si!;e.4 inoycmie ol iiili'riuun; MJiit coiisidé- 
rdlilttment rt^duiles. 

Entin. I';i!(«i!'e «ujH'rii'urp ii ruiinii de iiniubroux silex 
niouslérioii* ; uuo huchv tailli'f «le forint' mln'ulèpnne a 
élé Iroiivét! dnns l'amiise mfi'rieurt. 

M. Par«ni lit une t^econde noie de U [larl île M, l'Abbé 
Héreul. 

iVoff »»r l'Extstenco à Honcfavaux. près Doaal, 
â*a I' SabldB de HoDs-en-Pévèle •> 

par l'iiftbf Julfls Hérent 

nanti une cciminuiiioallon in«<^nV iVrpnnnent aux 
;lfina/ra|>) sur la rollin»; di- Mons-en-l'cvolc, je luis«iU 
espérer que.les travaux du chemin de fer permcltraîenl 
de rfeoudn- t-ellc que*.tioii resiée saus rt'ponse : ]a fnr- 



ID AonaU« 18». I. XXIll. p. 186. 



-fifl- 

nialian qui roiimnnc l;i nillinc ilo .MotK'lifiiii\ t-sl pIIc' 
lif l'Age tlos Sabtrs 'II' Mi>n*-rt> l'i'rrlr. on b'wa (tail-clle 
fin* iiUril»iu-c à titr</He d'Orchies ? 

ta répontie est venue en cflpi. A SfM iiiélrvs de hi 
giire de .MuiirbPaiix, iliins la dii-M-lîon de Douai, lu 
voit! nitipe unp (itnnalinn où l'on peut voir les Itiiiia- 
chp|lr-s il Nuniniulilvs idciiliqucs au 'jr^s rfc iVr<r. C'cM 
uiu- argili* lôpi-rt-ninit saliU-iisc, innrnputie vk pt \!i. où 
j'ai renieitli nvit? Miimmulilr.^ plauuintit nhoudaiili'. Otlrai 
mullicoflnitt, Otirea rarilninrlla. Xatithofais binpinosiix. rlpnls 
df rt-quins. 

(^ [Hiint (>sl h riillididf Oîi. n> qui iluiiiic à l;i (ur- 
iiiiitiuii iiiif l'paisïi'ur d'au nioins ii mt'trt's |Siî-(>;î). 
Colle olispn'Bliaii, joinlf îi d'nutri^, nintlrnir :ius$i que 
la forninlinn p^i »eiisitdt>riiei]l plus Jir;:ilfiisf ii Mmi 
rlieaiix qiiVi Mims en IVvt-le. Il di-vicnl l'inorc de plus 
en plus pruLiiililc que ce soitl les n Sattlen de Mtins-en- 
IVvi-le •! qui i-OHi-onncnl If rnlran dt- TliiiMK'rîe't (alli- 
lutli- CH| el le fuleau de Waliagtiies lalliluile 08). 

SI. Purent lit tu imlf suivnnlp d<?ln piirl de M. l'éroche. 



Au tHJfl (fc /'État cliinatërique de l'Afrique 

septentrionale 

par J. Péroche 

M. le Doeteur Carloa a f»)l ii l;i S«teii»i'- ji)'ul<>Kiqiii-, 
diiRB une de ses ik-rniiTi-s séanit-s. une très int^res- 
snnle rom m unira lion ï^iir la diininiilîon dej« (duii's t'ii 
Afrique, depuii^ IVpuque l'omuim-, partieuliêretucnl dans 
la TiinUie. 

Aux idiscrvalinns In'-s juiliriouiies lormiili'cs îi (Vlle 
ocfu^iiiH jiîir M. (^lll*^el^■t. Uiuiliiuii de-- i'uDMaliili<iTi> de 
mi'roc nnlure spéciales à nos irgiunK, jcvuiidraU joindre 



- 70 



(liieltiups fonsiil^ralinns plus (•('■nPi-ale* se rallarlianl 
celte granilt> (|Lii^«tiiia «lo:* (-linolologies du pas^é. 

C'est siirtaul Ji l'iilKinclBm'e île sa végt^tytio» que la 
Tiiniï^ie iiiirnil ili^, tl'niirJ'^ notre savnnt (-olli'^uo. le 
i'<'^iiiii> liy^'ii)[iitMi'ii|iie (jui alor<t a {'\è le sicu, en ce 
seus qu'elle y ijumil InvnrUt' les t'iiutes îi(|ueu!>es cl 
UKsurâ, par l'e lait, r;ilinientalion ittis na|ipes SAUler- 
raiiics. ri^spn'iiirs île* smiiTes et tli** murs dVau qui 
niiihileiiiiii-ul iiu hiI la fi-iiU'heur dont il a k\x lic^uiii. 

Il est hoi-H de doute que l'éui de chose» indiiué n'a 
pu reslRi- s!tn> aclloo mu- I:i iiirli-iM-iiIrtgïe du Hi'u ; mais 
romineiil el sou* qui-llps inllutnce^ s'était développé 
cette vp(îélali<m '/ Kvideiuineiit les >;rands liiivaux exé- 
fiités n':iv:iienl pu qu'y aider, i^ rause preiiiièi-e de 
!<nii t'xpan^iiJii n'iiiirait loiilefuis pu Hn- là. ot si las 
(uri^ls et les planlatîons ont plus lanl iiltirê les pluies, 
il leur a liieii lallu. ù elle^ uu»«i, des pluiv« pour nailre 
fl piiur piospi^n-r. D'uù relit"' h'i serîiient-elles vi-uues ? 

Il n'y :i ]ioiir luuî, (|ue la priVes-sioii des i^qiiiiioxes k 
laquelle on puisse Hilrvuicul it'iidresser pour avoir la 
rê[»onsc à eette queslinii. Si le l)aliinrenienl qui cous- 
tilue le iiiuuveiueul a pour eflet d'amener des réchauf- 
fenieiils, il H aussi lutur coiisé([ueui'e de déterminer de^ 
rclmidisïieineiil!^ et c'esl simplement au dernier de ces 
reviremenls que «ei-nll duc la silualînn dans laquelle 
les Humains avaient drt trouver la rirhe province dont 
il» s'étaient ein|>nré> el de laquelle ils ont ^u tant 
iilitenir. 

■le n'ai fias fi rappeler iei ma lhi?orie de l'actiou préces- 
sionnclk sur le^ teinpêralures du globe. Bien iinc niée 
par Ar^^n et |>;u' lieaucoiip de savants qui l'ont suivi dans 
la même voie, la réalité n'en e*l ps moins posilîve, 
romme je l'ai démontré. Tous les lO-Stll any. en raison du 
lialancenienl de notre planète, nous pasMms doue d'un 




— 71 — 



tnnximum du chateur ii un maximum du (ruid, âi>Ioii le^ 
pusHioD^ que nous ocrupoos sur noim orbile. à l'apluHic 
uu :iu [itlrihi-lif. Or, nous avuiiï l'U uuli'e |>)iiise do 
chaleuFr av«(.- son niiivinium, il y a OiG ans, et la ^ivàne 
de fmiil qui l'a pitWdi.^; pour nou^, rcmonlt', .lUf^si aveu 
son maximum, k 11,1141 ans. A l'épcMpic di- riiri.upntiiiii 
rutiiainv tifi provinrcs afrii-ainc^ di- lu AlédUerranût.-. on 
était dunc«iirnre à un«> dislaniu du iiiiixiniiim dp chali'ur 
v«i-!t lequel uu leiidail. duubic du ot-lie d'uujutinriiui, 
et il est cerlui» que. dans ees rfliulitioti!;, le r1iiii:il 
ne |»onv»il tMre le ni^me. Il devait <I'nutaii1 pluti dilléri-r 
qu'où sorinil nior; d'une p]iui<e dc^ froid, taudis qu'on 
^V-luipue aujuiinriiui iU> la jdiai^t.' <Ii: ('li<tleui\ Mêiui.' dans 
la Haute lîjtypli', il y a 4 i 5.00(1 ans, il y avait encoi-e de 
vraies richesses vèg^'lales, et, l'u Judée, 2.IHH) ans idns 
tard, de grande trnupeanx dont vivait'iit los palriarclies 
trouvaient toujours. »aus dillicullé, la iiourrilure dont ils 
avaient besoin. Quelque chose d'analogue devait nik-es- 
saireinenl exister dans lt>t pnys plosou nioinsavoisinants, 
cl quoi irétuunani que la Tunisie, par exeaijde, ait cueoie 
partiri[Mï, plus lard, aux nii^ines avanlag>.■I^. 

S'élonnera-l-oii que la préqL'ssion puisse avoir île |)ai-eils 
elIets?Au IH""^ el au I '»"!'> sièili- dp notre l're, la eulturu 
lie la ùaae priinilivenient t-antonnée cbez nous dans 
quelque^i recoiuKde la l'ruvenee, ne b'êtait elle pas i*teiiduc 
ju<i(|u'au delà de nos fronliêR's du Nord '.' La Belgique, 
l'Ancletorre et jusqu'à la Hollande ont eu leurs vignobles, 
quelques-uns mi^nic dunnanl de bonnes el abondantes 
rdeulte»<. Combien, depuis lors, la vi;ïue ne s'e.-t-ellc t'as 
retirée? A l'origine, les Danois n'avaienl-ÎU pas trouvé, 
au Gi'oi>nl3Dd, de verts piltura^n's qui leur avaient iiervi 
à ta di^nominalion de la eoniri^p. el. il en était de mi^nie 
en Islande. Où soni aujourd'hui le» lierliages d'alors'.' 
Et «i nous retournons si visiblement vers les froids, ù 



- -• - 



rt'potliip iiimaiiic n'y t-laîl-im pas pins L'iigagé i-nirore? 
Cerlf^, li'« lluiuuiiis .sit sont iiionti'ij.4 tle gi'Hiuls iiinîtres 
en agricultuii.', sur le ^1 africain parliciilii'Fenicnt; 
miiis la rliniiilologie les a tsâriiiuvnt aidni (luii!> une 
lar^c uiesiire. 

Lupiiiiuii (le uulre cunIK-iv (*sl, qu'il eHl sufli cl'uue 
faible ac-lion pour iiniiMier on Tuni.sit< la siUialion qui 
y i*xi>le, pl «HIC lies |iliiit's iirinriiimii'-re* iiiwiu!! ;itiou 
ilaiiU-s iiurdit'iil |m. st-uk-s, pur L*\«-iii|ilt-, cuiiipruirifllrc 
le «uccts de* r<^eulli*s il'alurs. 

l/ai-lion pn'oessiiiiincIlL' iippinlîi-iil jusu-menl k cel 
onJre. Klle n'ii râ-ii quoilo iW-s faillie ilans sa pro^fression, 
tout en agif^saiit cepoDdaDi d'uQe manière «eti^tble. Ce 
qu'il ut' faul pas nmi plus oublier, v'vsl quVii tuOtue 
Irmps qu'il tiioilillr lf.< innyonncs dr I» Iciiiiit'niliire le 
baluiicoini-nl du l<i ;>rL-rcssiuu iilluuge uu mreiHiirit les 
saisons suivant les phases. A IVpoque mmaiae. no$ 
liïvi^rs perdaieni on iluri'c. aUu's qu'iN ri'.Kafjnt'nl aujour- 
d'hui, Ci' nVst. du rL-slc-, pas avaiil dW) ans (|iio uous 
«iiron'i relrniiv^ 1» situalion rosmique du conummccmcnt 
de iiiitiT rri'. St-iileiuiMil si t-lle redevienl alors la mi-me 
ù vvl ûgard. Mu la- le ït-i'a pas suuiî U'- i>ipport *ivi 
iul1u(.'nccs qui »'\ ajuulrnl. Alurs. en ellcl, on surlait d'uue 
phase de froid don! l'inllupnrn de^Tiit ciictirv se faire 
sentir, tandis qui* iiiaiulfuaiit nous nous t'Ioi^nons d'un 
maximum dr rhaleur iltmt les cfluts n'ont tiaturi-lleineut 
p»h encore dis|i;iru. 

Tl lu'u setiiblû que ces quelques mots étaient néce^- 
Kain's pour lui-tire d.in.'i tout son jour la situation t-iudîée 
par notri! snvant collègue. I,^ Tunisie lui iloil beaucoup. 
Elle ne lui deviïi pas moins après ce eour! coinnientaire. 



— -;( — 
Excursion en Ardenne 

FAITi: fHI 5 AU 13 AOUT 1805 

par les i-U-ws ilvK-nwis cli; loulcs li« KaoïillOs tic Fjaiico 

sous li) dlvecUoii Ue 

U la Profesiear OOSSELET 

Pi'olesseur à lu Facultij ilei Scli.'aci.>s Uu Llllo 



VompU'Hmihi par 

L. Faichëbo.v (t■^^ iy et 3" jour). 
I'. CiRANOE IV'. Vf, Q-' lit 7« jour). 
C. Rorx (S-^ cl 9° jour). 

I.lce ne li'S- es-Sciences Nalun'llia 

Faisniunt jiarlie de rexcursion : 

Faculté tb: Besam;iin. MM. lieltty 



» 


II 


Marceau. 


» 


itURDEAl'X. 


IVlarJ. 


» 


» 


Laliurili'. 


1) 


Clkhmont. 


(Urauil. 


II 


IJlJIIN. 


Iteuaut. 


)) 


OnKXUBLK. 


Brunet-Mauquat. 


11 


» 


Onner. 


1) 


LiLI.K. 


Ducamp. 


» 


» 


nielle. 


» 


II 


Ilaulefeuille. 


» 


II 


I^;j;aise. 


1) 


Lyox. 


Itoux. 


u 


n 


(inin^e. 


II 


» 


Kauclieron. 


11 


MOSTPKI.LIER. 


('ombres. 


» 


Naxcï, 


Crellier. 


)) 


II 


Florentin. 


» 


n 


(jrt'goire. 


» 


11 


Ferret . 


l> 


Rennes. 


Uuyut. 



Annaiei da la Société Géologique d» Nord. T. xxiv. 



— 71 — 



A'jriirïion ttu 5 .io&t 

Le » août i*).\ lt!s t-U-vcsdiJltîguésrtploiilesIesFaculÏÏ 
dp ['"rance se iruuvent réunis ù Cluirleviile où M. le 
Professeur Guaselel expose la slruciiire ilc l'Ai-dcnne, dans 
une »a\\e du Lycée, mise gracieu^emenl à »i diâpositioQ 
par M. le Proviseur, 

L'Ardeiine e«t un innssit in»iitai;iieux qui lail partie 
de la ceinture du bHS!«iii de Pariai. 

Le» ninssifs iniiiiliigiieiix disséinini^s à la surfaev du 
globe sonl de diverses n^Dires et de divers dges. l^s 
masjiîfs montagneux de lii l'rovence étudiés dans l'excur- 
liiou de raiiiiiT di-niit're. el c]ui saut en relation avec 
les Alpes présentent be^urnup de tails analof^ues ù ceux 
([ue nous pourrons observer dans l'Ardeiine. 

Le^ roches (gui t-ousiitueui les divers inassils monta- 
|:ncu\ oiil d'aborl i-lé déposées horîzootalenicnt au fond 
des Imssins de s^diineoiation : les lacs et les mers; il a 
donc lallii l'inlcrvenlion de nioiivenients orogéniques 
pour rcilresser el plîr^ser re» eouclies priniilivement hori- 
zontales : c'est ce i]ue l'ini a pu eonstaler un Provence, 
c'«!!t aussi re \\\w. l'on pourra observer dans l'Ardenne, 
avec cette dilli^rence que l'Ardenue a été toruiée biea 
avant les massifs muulugneux de la Proveuce. 

L'Ardenne e.st en elle! très vieille, et par suite de l'acUoa 
doslrurlive des agents atmoHpbériqucs et des cours d'eau, 
SCS pics ont dis|»aru el il ne i-csle plus qu'un uorau qui 
a la forme il'un plateau : c'est au milieu de cet L'nurnie 
plateau que la Meuse a creusé .sa vallée; l'altitude de 
ce plateau, parfaïleuient uriifuntie, ne- dépasse guère 
507 inelres ! 

L'Ardenne tst donc un massif moutagneux qui a été 
complètement arrasè. 

Transportons- nous h une époque plus ancienne, alors 
que lu inassil existait déjà et était plus élevé; k l'époque 



— 7.1 - 



I 



Irinsique |>ar exi>m|ile. A ce ninment, (te chaque vMé ilii 
lua^H. s'élendnienl (li>s partie» plus bas^s cmi-stiruanl 
des plaines el ilcs ljit)!:stns. Lp iihénotnt'nv t;t-ulogique 
(|ui a rv\evi l'Arclenne a r)ia<i!iè la iner. Plus lard Ui 
mer revint sur les flancs il<> rAnlPiinv iirtuellc. qu'elle 
n'atlfijniil pan enrore Mmpli-K'meRt ; ello arrivait jusqu'à 
llabay (Belgique) <•> approchait m^me de la fnmtii-ro 
trançaisc. Ce n'est qu'A la puriode liasiquc qu'elle allpint 
les bords «le l'Anlenue Imnciiisc. Nous Irous'ODS à Charte- 
ville le» c]é|)dliî iiai^iqucs eu T^lralincaliou hi>ri»>iil;i]e sur 
les Irrrains plus anciens qui sonl iiK-linî-*. l'ti observe 
la mt^me discordance à Aigleniom, où le Lias.horizootiil 
re[>o^ »ur le iiiai^ïil Ardeiiiiiiis incliné veri* le sud. 

Co (ait gi-oloiïitiup a une prandp iinpurtiiuee : e«Ue 
tlra'ifuaiUn» liueonlante mnntrr iFunr famn ëiidentr tfue 
le pUtxrmenI Je l' tfiltnnr ni otnirifur au lÂns. 

A llatiay iJD cu(i«lH(e i^i^ih-mi^nl t'iHirizonlalilé du 
Trîa«. el à Slavelut. firi-'^ de S|ia. »ii Inmve le> truces 
d'un ancien lac triasique ê{;aleme»l liorii-anlalee. 

Ka allant de l'aris it Mi-zirres, nous avons vu lip^ 
couches de jilus en plu« ancienne)^, bien r[ue rtillitude lut 
|ieu dlllci-enle ! c'esl que Umt ces d^-pôls pluiif^cnt vers 
Paris, cl un puits (ail dans i-eltc ville, ipacontroriiit 1res 
protiablement le Lias -^ i kil. environ ih' |ii-olnndeur. 
Quant au Trias on i^uore ((uellc senil sa nature : il !«cratt 
Ir^s pmbalileiuenl analofiUD à celui ilu Spert^nberR dans 
rAllenia;:ue du Xonl. 

.\(iHs avons qnilté lf>i terrains Irrliaires enli-e h'iuiw et 
Reims et nnuA-Hvnnn rencnntn^> les d^pAls serondaires. 

Au (ur cl à nie««requere> <lcruiersNf fiuiiitiieut. la nier 
«? rvlii'uil vers le ireiiln.- du Ixissiu de Paris; clic étailiiux 
environs de Reims iV lu fin du crêlaci^. 

A r<^(ioi)ue lerlt;iirr la mer revient cl rerouvrc presque 
toute ta partie occidentale de l'Ardenne qui s'i-sl abaissée. 



On retrouve eo eflel sur le plaU)Siu de l'Anlfuuc. à Rocroi, 

<les >al)li'* liTliaÎR'^s. Nrms iwmrrnn* constater à (îivfl ces 
dépAU terliairfis. Dans toiilc l'Anlt-niie ori'iilPiilale 
Irouve le lerliair*^ vers .100 mf-tpes d'altiludc. 

Nous n'^tnd tennis piis i't'« li'rnins pi nous nous repor- 
Ippons h rppo<iup où l'Ardcnne nVUiit |ws cncor* lorni^e. 

Lfx f>rfmifri *ftlmfnts romistent en xehUles et eniiuartUln. 

Le* srhisics sont «U'S nx'hes r|Hi np sont pas Irrâ dures, 
i)ui sp divisent tafilcnu-nt en teiiiUds el «Inns U>sr|ucl!^ le 
inirmscope rév/'le lu i-niujinsiliim suivnntp : ^i^iu)* fl*" 
quiii'tz cl liiinelles do luieii pntii«si({uc'. L(>« lumellpsdiï 
mica disposa* sous lornie do liiinett, eiivelopponl l« 
grains de tiuart/. 

Il ne se dépos« plus de schistcn dv nos jour» el l'on ne 
rencontre t'ellc rorho que dans les massifs inoutaRn^us 
dont les coiiehes sont fortement i-eilresst*'"> ; ils ne 
dé|)endent cependant p<K d'un Ap' plutAI ((iie d'un iinlre : 
U-bn anriens dans l'Ardenne, ils sont tertiiiires dans les 
Alpes ; ee sont îles irH'Ues inC'l-itnorpliifpies, 

On peut considérer les srhisles l'oiiiine d'anciens dépôts 
d'iirgile ou de qunrlx et d'éléments ft>lds])iillii(iues pins 
uu moins iiltéré^. l/éléinent teldsp,iTl)iqiie ou nliiniineus 
se semil transforuié en mini sous r<i('ttou ilu métiinior- 
[tliisme. 

On trouve tVideincnt rtanslesseliisilei-d'iHilres minéraux 
qui ntlorcnl r-elle roi'lie. tels lu ciilonli- (|iii les ndore 
en vert, le fer nljgiste en nuiKe, le fliurlion eu noir; les 
cristaux de (er olifçiste, de pyrite ruliique, d'aiinanl. sont 
en gnude iilKiiidanre. 

M. Gosselel a cm pendiiul loiifjtemps qne l'uimnnt 
sVtail déposé sous forme de rristaux dans les terrains 
primaires: arluellement. il allriliue ces aimants fi des 
dépMsde fer qui sont cristallisés jdus tard sous l'aetion 
du niéiamarphisme. 



— (I — 



Comme oléninnl-'^ <le nii'lii mophie^me nous |ioiivoiis 
pncorf si^niik-r la biolitu. l'utln^lilo ou nilicAte d'alumine 
3Vp*^ |iràlominani'f dp iii;tii?iini'-ir. ptc. 

Les quarisiles |ieiivt'nl l'-lre riiiiiiiiiit'-:- Ji des grH très 
durs; ils en iJidèreot |kii- la t-rii<lalti»Hiliun. 

Tpis sont le* premiers sâliinents qui oonslitiipiit 
l'Ardupiiv. 

Hiiel ps| VAfif de r*s dèpAls ? Nous les croyons Catn- 
tirieiiA îi fiiifsf de li'iip i-pH.<enild:inre avcr. les ardoises 
'le UiiinlH>ri.-<. On y tniuvc de» Dlilbamia. maii; iliins 
tous les leifTtins mi l'on ti-nnve des tHdhamin. on ne 
voîl pas iratv d'fln(re«i fossiles. 

Os dépAts une (ois formés, le fond d>> In mer s'esl 
soulevé, ridé el les roiirlips se^linicnlairi'^ se sonl 
incliaées vers le Sud el sonl devenues piirfois iire*<ine 
*-erliejles, CVsl le ridement de l'Anlenne qui a allecl*' 
le Cambrien el «jui .i eu pour eflH de cr^r nne Ile au 
inilien de l'fteeHu qui i-niivriiit I'' Xurd du la France. 
Olle tie, eoninic l'Ardenne au Icnip" secondaire*, s'csl 
nlIitiNsée (le plus en phis el la nier en a recouverl pni h 
peu les ibirlie^ Ira***-^. 

1^ miin^it ]iun-nient Canitirien éliiil déji pedi-esst'. tandis, 
que la mer di'vonienne IViiloiiniil : /f /itwHfV rt'li'ntriil rtt 
lionc tiitrrmMtain: au fumlinrii rt nu lli'ruiin-ii, il f^l 
anli^rieuruu postérieur au Siliirii'ii. 

Il y n ilone dîs4-nrdanre do stralifiealrdii enliv le« 
••ouHiPs rjiitilirii.'nnes el les rmii'lies di'vonii'nufs : r'esl 
TO que l'un [H-iit (diserver â la jii-olle de l.inrli:inips où 
le Camlirien formé de srhistes et de qiinrziies est verlical 
alors que ]ps pi>iidin;:iies dt^vonfetis snot lioH/nn1aii\. 

On [leÉil observer la même disr'urdance à Kêpin et dans 
In rlieniini^iJc flufcnr. mais d'une façon moins nette. 

Au eommeneemcnt ilii lli^vonlen, alors que l'Ardeoue 
existait iléjà en rudiment, on Imuvait une prande ileque 



nous étiKlirrons demain, entre Bngny el Fiiniay : uu |ioiDt 
élevô dan* le Conilid/, au Suil de Namiir, et un plateau 
au Nord de Niimur. If Ilraftanr. 

Quand la mer dévonlenne est venue rerwuvrir ces rPRlun» 
elle a rempli lus partios basses cl le« s<-dimeol» se i^oot 
dépofii^s horizon Utlemvnl danti les deux hii>i»iits àe Namur 
et de Dinanl. Lc.< di^pâls du Ihjkmh de Namur sont plus 
récents que reux du bas^iin de IHnnnt. 

l'ne premiOn? diilieullt' lliéorigue se prt^scnte : 1^ mer' 
dévonienni; a-l-elip rerouvert i'^>mjdètenieiit l'Ardenne ? 
M. Gossclet eMiine que l'Ardenne e»t resti^ une fie depuis 
Hon ridenient <■! que la mer dt^vnnienne s'esl bonifie ii 
l'entourer. 

A une- Opoqiie ultérieure, pendant le Carbonilére, tout 
le massif ArdRnniii.'i a subi des pUsseinent<>rnnsidér!ib)e!); 
les d Impôts ont été redressés vl ces lorrains nous offrent 
une inclinaisou Bénérale vers le sud. U*s rides ont eu |K»ur 
ellel d'exhausser les [larlies hautes et d'al>aisser Ws 
parties basses, el par suite, il y a rapprochement des 
massifs camhrien el silurien. 

I] e-st Je mode aeluellemt-at d'expliiiuer res mou%'emeiits 
[lar di'ji poussées tanprenltelles : il y ituriiil donc eu une 
poussée lan^entielle venue du sud qui nurail rapproché 
le massif de Funiay de <'etu) du Condro/ ei ce dernier 
de celui du Itnilianl. 

M. liosselel ii'aoc-eplu ]iiis celte poussive lun^eulielle vl 
explique ro phénomène (dus simplement en le cuusidéraol 
comme le rtïsullat de l'enfoncement des Itassins. Cet 
enfoncf-menl n'a pa* eu lieu d'une façon n^essa i rpiuenl 
syinélrii|ue : ee n'es) {kis toujitut» en elU-l. le centre qui 
s'enfonre, mais queltiuefois un poml uiarjxinal. Ainsi le 
bassin de Namur >'enfunçiiil surtoitl vers la partie voisine 
du Coudni/- et tu inMe de ce massif l'a i-ecouvert ; en outre 
rel enfoncement sVsl produit avec plissements des couches 
qui rem pi isolaient )t> ImHsin, surtout celle» du centre. 



Revenons à notre mai>5i{ cainbrieti de l'ArrJenn<?, enlre 
Bofniy. Montherméet Fiimay. 

A Kuniay. lo« cyudit-s les plus scplentriunalf^t sont 
foniH'» pur (lus stbislfs n des ardoises rwlrtus oolori>«s 
par du fer oligiste ; vient en!>iiitc une iDas»« dv (iliyllndes 
noirs : t:v v^ui K-<i phtfUai!es de Htrin ; puii^ dtts phylladrs 
verls aimantilôres, les phylladn de lleulle ; pI enlin les 
phyllades noirt de Ihgny. 

Quel e»t rdg« de cc« coucliee l'une par rapport fi 
l'autre ? 

On |i«ul fil ire deux liypullitttes: la proniiV-re ron»iMe h 
admettre que le« dépâl<i les |dus anciens soni c«ux de 
Kumay, puis viondraient eni^uile los assises de Kevin, 
de l>eville i-l enriii de Bo);iiy. 

|j e«i-oude )iy|M>lliéM- est l'inverse de celte-lA : On peut 
supfMMer que les pliyllades de Bti^iiy sont les plu* anciens. 
I)an^^ le pr'Ciuicr eas, loulffit k-s tomlius, déposûes Uorixun 
lalt!mi-nt, se seraient ensuite relevées vers le Nord. Dans 
le «-cond cas, elles «eraieni renversées. Il n'y a rie» |)our 
guider dans le choix Aps deux liypothèse^. 

lUimont avait (ait uiif autre liipullièse. Pour lui, Kuuiay 
cotisliluait une voillc. Itcvin un bassin. Ueviltc une vodte 
et Bo^ny un bassin ; il su)i[His.iit que Kumay (riait semblable 
à Deville; le (er oligisti^ muge de Kuniay serait re|irésent«i 
& Devîlle par le ter aimant. 

Une (|ualriênie by[>oIiii'se a été fiiile par Hébert et von 
Lasaulx ; coutraireineul à M. Uumool, ils admettaient que 
Hevin et Bof;ny constituaient des voûtes, Kuinayel Duville 
des bassins. 

Il est plus simple de suivre l'ordre de la siratiltcation 
actuelle et déconsidérer les ^cllislcsdoFuluay cuiuuic les 
plus anciens. 

Qjpeiulant celle année M. lîostck-l, en se iMsanl sur la 
ressemblance des schistes de lîogny et de Kevin, a êlé 



- 80 — 



i'oiiiluil à peiisiM- riiiB ce pmiviiil bien «*ln' Ifs in^iiiL-s 
(.-iiuches ol iju'uuf iu'iUe i-<)Q<tid^riit)le exislcrdil entre 
Boguy i!l Dcvillf ; ce si-rait ua «as de la sUuflore êcail- 
It'use (li> Sln■^.-. Vnici |i<iiiri|ii<ii : 

.Si iiniis alluu» vcra Sedau, uuus li-uuverons le Dévoiiieii 
«iéveloppé et prèu de Sedan lu (lambrii-u cuoire lequel 
s'appuient îles poudingue» et des sdiisles ntuges dévonifu^ 
nn.iUig(ics h ceux du luuut Oiyiiipo. Il y avait done, au -Sud 
du Du^iiy. un lnissin i-onipiirable ù celui de Uinaul. tuais 
nioins large el inoiiiT^ régulier. 

Or, Ip r;uiihni>ii ijui est au sud li>hyllades de (iivoniiPl 
re»>eiiilik' lieaucuup à celui <|ui e»l au tiurd {pliylladeâ de 
Boguy et de Reviii). Au centi^ de l'Ardeiine belge, U 
Sei]Htnl, prés de Lîbraïuunt. il y a encore un pelit nlSeu- 
reiueûl de pliyllade:^ noirs •îemblables à fcus de Itivonne 
et de llogny. Si on suppose ces coudies de Serpuul pro- 
longées vers Touesl, elles viennent passer au milieu du 
bii»»ti) du Cli»rleville, on peut en euiiclure que l:i masse 
des phylliides noirs et ipinrlxites du liassiti de (UinrlevîUe 
(Bogoy. Serpont. tiivonue) iwul *tru identilié* h celles 
df> Hevin. 

Lu mer dêvunieunu du bassin de Dînant n'iivail pas lii 
largeur qui sépare aujouni'liuî Kunwy <le Nmnur, tflle 
devait itvoîr une largeur euuipararable à la Manche entre 
la lirelugue et l'Angleterre. 

ffjvHwîon ilttns Us furrifrex de Clmrhvilte, au Mont Olympe 
tt au Moulin Prions. — Conlacl dex li-rruins stcunttairt* 
et primnirfs. tins. — Strvcture ginirale des sckiite». 

En sortant du Lycée, nous nous rendons do l'autre 
vAXv du |iont de Charleville, au [lied du Muni Olymjie. 
Ce rocliei-, entaillé pour la eunstrui;tion du pont, eisi 
coastitué par des setitîïtes rou|ïi-s lie de-vîn, luisants, qui 
se divisent en plusieurs sens et d'une manière irri^gidii're: 



— 81 



I 



lya lien tie rliiilingiier l:i si-lii-<to-'iilè <>( In KlraliUniliii]]. 
sflii«|p« a|i[«Hrltrntii'ut ;iii (ù-<liniiii'n ; leur inrlintiUon 
se faîl vprs |p stiil sons un angk' tltf TS" ciivirou. 

A l(X> iiii-triv's |)lu«i loin, eu ile^renUanl l:i viillt^-e «le la 
Urusf, on retrouvort-* m^nivii sfliistesqiii iilleriii-iit avec 
des srliislPA verts. \At raUival'um verle esl Une » la rhlorite, 
la ruluniliui) nmgi' au tt^r ulî);isle. Lu cause de (.'«Ile 
rnrialiiin dans la (rnluration des schislp^ n'est |kis élucidéi? ; 
tnsUon |ieut rciiiartiucr que les grains de i[ii»rtz dans les 
schistes verU s«nt tmijmirs pins gnis, 

Cesl un tait (E^nt-ral, ipie de rencontrer des tâohes 
muges dan» de» H-lititics verl« et àes lâeho:« vertes dans 
des srhjsies mujïes. On oUservc. du reste, tt* mi'me [dit'no- 
ni^ne dans Iiien d'antres t(-rrains. dans les marnes irisées, 
dans la mollasse tertiaire des environs de Can-assonne, etc. 
Au milieu des soliisItiTtun trouve des banesdequarlziies 
t|ui snitl toujours verts. 

On gteul i-eman^uer (jue dauM k-H KChUte^ rouget, les 
feute« devîcuneiit vertes, (ielte artinn. sans doute due ù 
la dissolution (lu fer sous rinllueni'e des eaux irinlll- 
trutiuu. |iourrait exjiliciuer la roloraliDU des srtiisles 
verts linns lesquels la lillralion est plus facile, puisque 
gmins de quart); simt (ilus gni^i. 
Bignaluns encore dans ces schistes In iirésence de liions 
de quarts que l'on examinera ullt'rJeuremenl. 

Au inuuliu Briiiux. les couclici^ gédinienues allernati- 
veinent ronges et vertes présentent de nombreux jdis avee 
failles. Sur la voie ferrte, entre les honies IW el Hii,3 
exiMe une l>elle lraa«li)'e dans laquelle nous avons pu 
admirer une faille su^htIk' de h à .'i mèli'es d'amplitude, 
qui a cou|ié otrliquenient le setiisie el le quartzile. 

De l'autre e6lé de la voie fen-é« on trouve des schistes 
Teris micacés avec nids de chiurite el un peu plus loin 



Anitate» de ta Sotiélé Géologique du ftord. T. XXIV. 



-ta — 

des (|uai-lztte$ vcrls, des arkosps pl cIps psammite» muges 
qui allçnipnl «vt-f les scbisti-v rougos lie-Je-vîn. 

Au moulin CKxliird, oo oliservu le vuuluct du ilùvuaio» 
el du lias. 1^ kiiiik «ul («riin- par le lU-vonipn siir lequel 
repose le lias coiislitué par di*» di-bris de .soliîi^le» luuge» 
i Srhhleimia atujuiata el MontlirauUia liiietlanii. 

Les coudie» jurji!»»i(|iip» linri/ontnle-s reposent mit le 
dévnDien tdrttMiienI înriiné el déliulcitt pur to poudingue 
à Sch. aiiguliua. Au dessus vieiuienl des rouehes sableuses 
•I M'iutlir^iiillia de 4 â ■> m. eavtruu d'épaisseur. 

l'uiw ;i In rarrirri: de eliHux liydraulique de SI. l'crriu 
où l'on penl observer le* assises siiîvaules : un ralcaire 
iiianiU' argileux, formé d*argiles noires remplies de 
biliiiiies e1 de matières rbarbonnenses à 0. areuata, Lima 
i/njiiiiieii, im. Iiisuiralim. Ilrlem. aatliis i?l « dépAliî cAtiers 
lels (|iip : Arbrps, débris de j^rands ropliles (IchlbfO- 
siiiiresl, di- poissons, vie. <"e»t une fornialion lltloi<ilcavea 
ai^ilo. l.'Hi-^ik' ii'eNl pa» un dr-|)ât plus )iéla);i(|uc que le 
sable; on observe, en ellet, sur la cote de i>uuken|uc, 
certains tlciiflts d'argile très pure iiuisepruduisoul uclucl- 
lerocnl an ni^me niveau ipie te sable. 

Au-dessus, OH trouve un grùs sablL-ux duiil on fait de< 
pavé«;rO. areuata qui est à la Iwi^e en petite quanlité, 
devit'nt malingre et se rapjuiirbe de l'O. Ctpitbinm. Ce 
grès renlerini; Am. hmilcufits. l'cclea iliMiformis, fardinia 
copidfs, etc. 

l>u liant des «irriLTPs, on apei\'oil le coude que fait 
la Meuse el qui est dil à un prnlnn^nienl de raleaire 
sableux qui s'avance sous Mêzières. ("est sur ce calcaire 
que ta catbédrule est construite. 

Coucher à Cbarlevillc 



i 




fiêfiart (lowr Momlin-iui'. — Ef'uh' ilit lurrain t'nmbiieH, — 
Voveher à Uitet. 

Fit »trl»nt fie In gare île Motitliermé, IVxrur^iim «e 
dirige vrrs lo iiirher iW (Juatre l-'iU Ayiiiuii, A 4;iiàlouu- 
Ke^aull. Nous suininvs â lu litnili.' du Cambrien v\ du 
D4^voiii<>n. \je ttrand iiny»ii rninhrifn sur lequel nous 
«urnrnes. «Y-tttnd di* Koffiiy à Kuiiiuy v\ l'un » i-n fai'e 
de snî le Dévoniuii à une iillilude inférieure d'environ 
ICHI mètres. 

i'X' nuyan (:»inl>nen e*l f«rn»' au Sud ilt* [divllrtili'i 
uoirs, (le quarUires i-( Avi liliiii!^ de i|uai-tz : ce sunL les 

Au Nord, vieiil t'aism- ilf llirillv Oii i-arléris^e par des 
idiylliides verls :itin»nti(êivK. exploilés t-omme arduisi-s, 
el par des quarl/.iles Rriii nu lilanm, servAnI fi IVmpier- 
rt'iueol de^ rUeuiin^. <'\ploilé« â CliJlteiiu-netçnHult. 

Aux envinins de Mikullierint' el de Deville. un dlslin^ue 
trois (;niud*'> niaise* ardoisiiTC'. î'rpaiw» par des lianes 
dD i|uarlziles. ce sohI : !• la wior aràomèrr îles Vanelln 
e^ploilt'e (in'Â (le la fnrp tlf niiAteau-lte^nanlt. et siir In 
riif ^luclif de la Meii.-<.e. â l'ardoii^iOiv des \'uuellcs; î' la 
rriiif de St-ltarnab/, t\ui i','('ietn\ au Sud «le Mnntliermé ut 
^ur le Ici-riloire «le Ik-villc; H" la raiip dr VKelana qui 
«Viend de la valléi' de la Ixincue ttnye jusqu'à Deville. 

Chacune de re» Itandes arduisièi-es uiniprend deux 
veines déaiRnées sous le nom de Oraml-Terne el de 
K-lil -Terne. 

I>s anioisefi vertes sont eriblëes de pelils rristaux 
octaV-driqiiex d'»ininnt légôremenl inrIiniS jnir nipiiorl 
au plan <lu olivaie. Ils sont âilu(.^s dans une petite invité 
^«1 enveloppi^s de ctilurile. Kntre l'aimant el la clilorite 
Iruuve une £dne quartzeu^e, Cea cristaux paralsseul 



— SI — 



avoir suiti un tnilnagi- rliiri-i le smix ilii rlivn^?. ce qui li-s 
a rctiilus .iIlniiK^-'i !iiiivitiit Mit lie Iimji-m axc'^ et paralU'Ics 
au l(>iigr.iin de l'urdoisc. 

1^1 tiimde ardoisii'iL' de St [tiu-nali«- t'st ftt'par^e de la 
preniîi-re par tin liouc imi^sml dp (inni'tzîle^ blauc et 
rerdAli-i><|ui rviislitucDl k's utouU Uuuia i>l du Fay. 

i>s ai-doii>e.i pi-^'sciilRiit, |iri's du loil, les oaracttre» 
prK^deuls, i''esl-à-diic ijuVlk'» sont vertrs et aîinau- 
lilèrM ; iiii centre de la veiuf. elles dvviumicul bleuâtres 
et les criiitaux d'aimant sont remplncês |)ar du fer uHgiste 
pn tri'-s jH'liU gniins. 

A Mdtillicrmt-, nou» voyon» les t'ouctieK plonger au 
Sud et Sud-Ouiy^t et décrire uuc courbe à roorexilé 
(niirniV vi-i-s lu Mcusi^. Ciïllc rivii-re a «mlé lan|ii-ntiel- 
leinenl ii relie raurbun* i|uVlle ii'ii |)u entamer: elle a. 
ainsi, décrit un méandre on »c dirîReaiit vers le Sud. 
C'est fi ce» courbes dt'nUei^ pur deiv<iuarUiles i]ut falBaieol 
obstacles à l'érusiou. que M. Go«selet iitlribue divers 
inê.indres i\p. la Meuse. 

Prt» du pont do Muiitbermé: oa lianse ii l'iisxUr de Itftin, 
formé de pliyllades noirs et de ciiiarUitesde mémo couleur. 
Ce flonl co->i quarUites iioir^ qui cvnstitucul Teuveloppe 
(le Mouthermé. 

En sortant de .M»ntbt>rnii\ on rolrauve les schîslefl ven.s 
niiuanlifi^res de Uf^ville, d'ubord la veine de l'Écbiua, 
puis, la deuxième veine do St-Haruabé qui en est tiépnréc 
par une puis.'îante masse de quartxite. A l'ardoisière de 
rhvcbin;), ou a pu cont^tater la superposiliou des assises de 
Itovin et de Dcville. 

Nous arrivons bientiM ii Deville, et au sortir de M 
village Quur^ alianduuHuiitç rassise de Devillc pour tomber 
dans celle do Kevin. 

En nous dirigeant vers Laifour, nou» rencontrons 
plusieurs ^Ivs de ryçhçâ crislalliDes ; c'est prt-s de 



— 8S — 

l'usiae du Moulin Mninis (]UP nous nint-nnlrons le 
|ireiiiier gisciiit-iil. Nuus littuvon» Ifi une rorho porphy- 
ri<|uK, Hpptiéi' porphyroidr , jiorphyrr' quarlKili-re, on 
mk'ri»«niniiiili> |>ar M. Mirhd I/'vy, OIti- rocht- i'»t 
miijpjirli», ri'niplie ilViiiiiiin.*--* frisliiiix irnrlhosi* fi iir^lM 
éniouMM.^«. i>l env(!liipp«-!^ (l'une i)âtc rrbtallinp «l'oli^n- 
Hase, Lh pi^-ipncc de res pnmcis rri-ilaux ont donnt- Iîpu 
A lie vive* dj^ussioiis ; les uns y voyaient uni- rodio 
<^ru[itlvi;. les autnts un rongluni^rat conlprniionilu des 

Ijt Mriirlure ile mr, grai crUlaux, leurs llsaiir^s et 
la (H^posiiiua de l'onveluppe i\c l'oli^ocla^e. siml des 
îudicalinns qui permetlent de dire que ees métaux uVnil 
pas Hé mul^s. 

I>es petits rd'ilaux mit des airôtes vives ; ce sonl 
pruluhieniL'ul des cristaux d'uligtirlase ; ils ont uuu 
rouleur verdàire el un l'rhit fjras 

l/^ quartz t'»t eu cristaux bipyriimidc!^. bleuùlrea ù 
Iran^iparencc laiteuse. 

t^ |)ille «si es^nliellenient (iliyHileuxe ; rei< pliyllilH^ 
furuitV par de la biulile. de la «éricile et de lu elilurite 
donnent â )a roctie une appurcure gaeissique el sa 
couleur Itrune uu venliMre. 

rtst vue riiclif ^nijiliif. miiamarphhér rt U^rtmtnt 
sfUistetiXe. 

On y trouve de gros erii^liiux cassi^s avec de la ridorile 
dans tes fissures, et- qui prouve que des mouvements 
posli^rieiu-t se sont produils. 

Au contact se trouve une autre roche plus schisteuse : 
ce sont les .«/mfcs rhlimiiffin que l'on renroiitre au -sud 
eomme au nord de lu jiorpliyroîde et qui sont pii ndlMes 
aux phylladcs cambriens. 

.4u-delâ des schistes cidoril itères, on trouve des sclii^tes 
A b»se de sérielle, qui lorment le pii»su;;e de t» ruche 




cmtallinv au |jltylliidi; catiitii-if». Il» uni une inrIinaUnn 
de 6i>' environ. 

Nuus avuiiM Cfjiislair itaiis co gjtc (|ul> la puriihyralde 
«si entoiim- (II- r)ia(|li« t-ùïé par des srliisle-i rlili>rilcux 
el serîciteux <|iiî In séjiai'eiil {\es sclij^les duÎi-s de Rcvio. 

Ou reiu'imtn^ uii |k-ii plus Inin iiu autre gllu ilc 
[Miiiiliyniiile à ('li-rncnlM plus lins. 

Vers la maison <lii K*irde n" If, nou^ avon» oIj)<«i-tp un 
liIUNi'uu'ut exagi'iT dt-s s<-hUli-« avi'c i|tiiirl]citc inlercal^. 

Kn facf du ravin de la i;i-atid<> l^onimnne, nous avons 
ramassé ries érlianlillnn* (le srinsle-s iijrik'ux avec filuns 
dt' iiuarlu i-l nich de rlilm'ile: ol nous avons remarqué 
dans une carrière rie r|uarl/ite ntiirs. un pli sym'lïnal 
dont le rnk' riiéridioniM i->l pre^niv vcrliaii aidrs que 
le cflli' seplcnlriunal e»l iuf^liné vers Ip Sud. CV-st la 
règle dans les plis synclinaux ; on a le mnlniire dan» 
les phs anlic-linnnx pour lesquels le (("it^ «l'pk-nlriuu»! 
est presque droit nu renvers«^ cl le eOIi' sud incliné 
Miivanl la dirertinn du Icrrain. 

Dfins relie rarriére. les .seliisles nuiis de lievia 
sembicut venir Imler eonlrc la porpliyrulde ; c'est un 
point k (-lueiderl 

Vers la liorne Itili ric la voie ferrite, on Irouve une 
nouvelle rorlie lîruptive. lit iliarite. doul nous parlcm 
M. fiosselel. aprfs le d*'jcuuer. 

héjeilnerâ laifour. 

Piirpliyniîdi's el Dioriles sont dt's nieiies eruptives. 
M. Renard l'a dénionlrti en 1883; c'est le seul point sur 
leiiuel un soit d';icrord. Reste i"! connaître le genn-. le 
mode et répui|ue des irruptions. 

Dans le l-^t gîte que nous avons observé, le b»nc de 
por|)tiyriiIde était parrallMe au\ bancs de siliisles; oq 
petit donc ^uppo^or. ou bien i[ue les purphyroîdes $ODl 
eonleniporains îles scbisles; ce seraient des sortes de 



-87- 



i 
I 



laves qui ce seraipiit clé|N)s^e!< au fond «In In mer cam- 
hrieune: ou bit-n. ct !;iintdes maliôrifs tiniptivos qui ont 
élé injeclécs dans Ipsst-liislesriiinlirîpnsiipri'slpiirrnlres- 

Kn constalant que W porpliyrtildes avaient $tilii un 
ni^U'iii)iir(tlii^mp qui ;iviul <l(iDii<^ à la |i;)lf un ci-ijiiH*! 
«ctiUlMiili-, un vu '-oiK'tiMil que «'rx rrx-lips i-taitMil «'nnlcm 
puraines àw srhislP>> l'HuiIiricn». C.'fst petle première 
hyptiltiPsc qui n'pfnail il y .1 quelques années »•( M, 
tiwiielet adinolluit lui nn^inc cette façon de voir. 

Dans une autri' hy|)OtliL'si! on faiKait r(>inarqtiPr la 
symèlrie qui PxiMn anlniir des iiorpliyroîdes : îl y a en 
etiet une [ireiiiiiVrâ /.ùitn ilo nii^tauiuL'|)lii?^MiL- ropn^'^iitirc 
par lt>i sfbisles i-|ilonli(iUPs ; une i' /Ane par Irs srliislcg 
tiéririliqne.x. 

Pour M. tïos<L'k'l Icv -ichistf:'» rhloritifi-ii'* t-taii'nl un tuf 
Yt(lr»niquf df IVpuquc qui aurait t-li- nii-lariiiirphisi' uUé- 
rieurcmenl. 

M. df Ijivalli'i' l'ouKsiii, assura i) y a quelques mnis. que 
dans la diTnii-n» carriôrp que nous venons dp vuir, le-s 
schistes l'-taienl roiqHl-; par le pi>ri>liyrol(Io ; le fait un 
nou» » pas [tani parla ilcnicnt riair. 

I)n IroHVt- dfs piupliymldes rcm)dis de friifrments dp 
«rliistes, re qui seutldorail dt-nionirer la jin? existence de 
ce» 8c)ii«t0!<. 

LVru|)tiun se spniil <lonc produite '<> une date postprienre 
au rclévpnipnl des niutlics. 

Visite OMJ- j/rofro! <lr Lnifuiir. — Lii fontaine fen'uginense 
de Laifnur se trnuvc dans 1rs sdùsies ramhriens qui 
déerîvenl une «>urhe iloiit la l'unvpNÎti* est dirtgi'c vors 
la vallée. Sou* IVIIiul tli-s iinnivi-ineiils du sol, une partie 
dea sclii^iles a été broyée et Ic8 dél)ri'< uut été enlevés 
par l'eau : il en est résulta nn vide dans h-quel s'accumule 
la brèche ferrugineuse. 



-89 — 

Par suite de rul(i>ralîun des srhiMes pyritifères, les 
eaux su L-hHr<:enI dp liiiioDile qu'elles dt-iwMïul aux 
[loinls ait iîIIps sortenl. O di'pùl de 1er. ciiii se fait sou» 
(orme d'oxydo nu df carbuiiaie, réunit Ihs fragments 
de schUteR dans les feolps et (oi-tne celte bréclie dont 
tout le monde a pu rapporter un (■flianlillon. 

Nous nous rt-ndun!^ i-iisuitt- :i .tlil) niiHifs pnvirun au 
sud dii tunnpl de I^ifour, dans une carrière située sur 
V flanr de la Niuiitaguc vl mi l'on uhsorve deux bancs 
de porphyroiries, l'un BUpt^riciir. l'autri' intérieur cl 
sépara* par des schistes iiui|il]il>oliijues. On a pu y relever 
Ih coup» suivante : 

1" l'iiylliirti-* Mijlr* tic Rcvln. 
2" Sc1iIMp!( clilnillIriuMi. 
S* l'orpliyroîilp ciip^rlnunj. 
4" SciiWlosniiipliilnilKiocfl. 
S- IMrpliyriiiilf infCrli-urr, 
& !ïi^hlsl»<:lit<irlt1<|<i<'». 
7* PiiyllBdes iiuli-s de H.'iin, 

I^ lout esl paralh'le aux murlies ('ainliriennes. 
tin pcuteNpIitjuer lu prùscuce de ces deux bancs depor- 
phyrolde de deux (acuns. 
l" Ou bien il y a eu troiN (éruptions. 

A. Erupllnn di- iioijyli} r<iii!i' 
0. •• d'SDiptiHiollIi' 

C. " de iwrpliyroldi- 

2* Ou bien il s'est produit u«e grande (ente dan* laquelle 
a péuétré le porphyrolde ijui s'est S4'paré en deux bancs 
et dans l'intervalle a p>^nétr<^ le clilorilnscliiste Hmpbi- 
bolique. 

Nous relravcrsons la Meuse ul nous giiKuous le» cur- 
riéres des llame^-de-Meuse. vîttiée^ sur la rive ^aucbe de 
la rivière. 



- «t - 

Itaiis uiiL* pri'mii-rp rarriérp. miiis trouvons uu lilon de 
(linrîle massive «1 |kyritèro ; wllc roche comieiit lips 
filons (Ip iju;ii-tK pyrilitère cl de cblonte : un IVmploie 
ruiuiiii- pavés. 

C'est un lilon |i<ii-allMe nux «cliisles pt séparé d'un banc 
âp |iorphym)<l(' par un tiaac de ohlorllo^rliUte amphi- 
boliquc. 

An soninifl i\v la nionlagne se trouve une imtro carrière 
daas liiquelk tm pi>ut n-U-vcr ï» coupe suivante : 

1* Dlorlie. . . . 5 & 6 m. 

2* niilorllo-illorlle . 1 m. 

3* P»rpliyri>ld^ . . I m. M> A 2 m. 

devenus à Luifuur et avant de prendra le Iniin, nous 
avfin» ob'^^'rvt;' dans la Iraiiclii'e du rhi-niin de fer, au sud 
de lii gare, les xihisles nnirn de (tevin i{ui présentent 
de« troiiR lai»si')i p»r la pyrite i^iii a été dissoute. 

Cotielier Jl (iivet. 



Journèr ilu 7 Xont 

Etxtdr du Itrrain Hémnirn inférinn: Série normale 
ttn f'fimny à I iri'ur 

En Mirtanl de la gare de Fuiiiay, nous renconli-on* une 
»ui'ii-uui> arrloi-'irre ap))arleiiriut à l'a!'''i«e de Rcviu et 
formée (le |dlyllud<^:^ et de quurtzites noirs toujours 
inclinés vers le sud. 

i^ mrlier ili' IVSt nous nioiiire euNuile un liid exempte 
de plîvvcuit'uls. (I y a là une voille isoclinale assez régu- 
lière, lîinilée au ntu-d par une faille. 

On remarque la plus gitinde ré^ulitrilé dans les rouelictt 
nvanl et après l.i faille, tandis qu'au tnulraire, dariM un 
pli un II oi-iliiiairenieni la plus ^çrande irrégularité. 

Les eouelies de i[uart/ite« avec veines de quart): plongent 
ré^ulî'-remeiil au sud. 



Un peu au-delà du rocher de ll'H. on \aif»e devant 
r»pdnisi^re dps Peurpiix. (i'esl une handetrai-doirej» noire» 
ap|mrti>uaat » la tKl^l> du sy«ti-iiR> de Ilevîj). Elle i:s\ 
cuii»liluéc pur 'H) ni. vnrinm de phylladeN noirs. 

On arrivn enxnile fi ra»tiise de Kumay qui débute |Kir 
de» quartïileii grU hliincs. 

(lu rciiiuuliiiil vers Kuinay, on remarque mi iMind ea 
miniiiUire dnnl l'iixe, et c'est le cas {wur tous les bonds 
do Kiiiiiay. ili-sinid veiN rRsl, Ces (uîts 8« préjtenteni 
(liiHoiit ilitns l'Ard^niie, rijuiine s*il exisliiil une pression 
veniint du Sud ; iU ont [K>ur ré»ultfil, à Fuinay, de faire 
repiirattrp lu nu^ine veinn [lUixieurs fois dnnM une rlirectinn 
Nord Sud. Nuits ptissuus de lu it de» (iuar/îte.« gfh, |>uU 
di'.s {ihylladi-s ^lis bli'UilU'e», et eiilîii îiuv ardoises violettes 
qui roiisliliipiit la veine violcllf suia'rieHre ou veine do 
la R^-uais-siinee. 

Kn montant hi route de Hocniî et vift-ji-vit> de la maisoD 

de M. Perlot, notaire, on a pu voir le commet d'un pli 

reniiinpiablc pn^senlaiit une sorte de torsion qui rend 

'intprpri>tation assez, difilcile. Os plis, d'ailleurs, suiil 

\rbs nombreux dans tout le Cattihrien de l'Ardenne. 

An-dessus de la ville, ou donilne tout le linssia de 
FuiiLiy, M. (îo^selel nous montre les t\ii»\ veines ardoi- 
sières de la Heoiiissauee cl de Sainte-Anne, 

Chacune de nés deux veînen »rdoisit>res se trouve, grflce 
aux bonds, rejetéc de plus en plus vers le Nord. 

Lfi preuik-r iidleiirement dont on volt l'expluilalion, 
apltartîent à 1» veine de la Ilenaissance. Un premier bond 
nous 1p fait retrouver à lardoisicre Kidnle-Marie ; un 
autre bond In rejetle à l'ardoisière des Tri^[ia*si-s ; un 
Iroiisi^nie iHind la renvoie ii l'arrlni.'^ièrc de Follemprii^e, 
etc. 

Li-s collines <|ue l'on a en fare de soi appartiennent h 
l'assise de Hevin qui envelop[ie Kumay toniine dans une 





Jeuii-riFronfÂrencu el 4-ela |uir Biiilc du rfj«t liuvnissit de 
lu inAtnc iKindL-. 

IJuiiDd OD iinivr À un Ixtiid. ou if iiiiirr)iie t]ue l(jr^c|up 
1» rnudii' se rt'i'uurlM-. cou t'|Kiiftsi-ui' d«vii'ut duubk- H 
c'eut U qii<! IVxpIni lotion e»l la |ilus arln'e. Nnus alli)D.s 
voir d»H« Kuiiiiiy, ii l;t ?alle de L)iii)M>, i(ue U'f couches 
BonI Inihleineiit iuclitirés, prt>si|ue liurixonLik'ïi et cvpen- 
daiil livs^ijaîs.ses: c'enl lit e« ellei, l'tn-ijtiiie de la rirhesse 
de KuHiay. 

Avant dp ilesrpndre dans lu ville, non» avons |iu ranx- 
(tilrr l;i )inWiir>' du diliiviin» ()i].ili>i'D<iirp InisM' )iar la 
Mfu^ à •!■> mî'tiVK au-diïfisUïi de mjii niveau actui'l. 

Xdus ilrst-endiiUN dans Kiimny el ih)hs 111111.* rendini* à 
la sillt' d<! I)iui>i> jHii* il r;inlni>ti-iv Sîiiiili' .Mjiriv. nii nous 
rcrueilluiis d«« cchauliltous d'arduici's violErML>3i. 

An noni de P"uinay. vprs t'ui^inp Sainle Anni», nuu» 
relrouvnn» r«s nii'nie.'iai-rli)isc>i violeltett que nous voyons 
travailler pour ^ire livrées dans le rommerce. 

Os urdui«i*i^ [iréiiiciitcnl dis liundi's vprtL>$ plus duro?^ et 
|illi!i siiicpiisps dues à ralléralidii de l'anloisi! violctle par 
lîuilP df rinlHlrarinn dV-au o\y;;<'nt'i' et »iliceti«c. Ces 
vt'in*^ vertes |ierniellcnt de eoostuler i)ue la slndiliralîon 
et la srlii-ijnsitê sonl dillt-renli-s. 

Le elivii^e est dO, en elTel. à une action nié€iiiui(|ut'dunt 
le n.'»ullut est de faire gllss«r les piuiicules de la roi^hu 
dans une in^ine dirr^'linn. l'es êli'menls oui çiis-né suivant 
■ni plan ft >e «<tul !ilî|;nés Miivant une direction perpen- 
diculaire à la M-tii^tnsiltf ; c'est cette diro<-tiuu (|ue l'un 
appelle le loii|;niii). 

On d<()i'ùn('à Kiiniay. 

Après déjeuner, on prends la route de llorroi et l'un 
inise devant un i-oi-her uoiuur- le Kuclier des Koiidres. 
Ce rorlier repn'^enle le Koniniel d'un pli dont lesdenx 



— 92 — 



siles ))IoiiK«>n[ vei> If Sud. M kA lortné <)c i-otirhes aller- 
ualivfmciit muRt-s pI vprtes qui sont (orti'iDi'nl plisséc*. 

A qtii>l(|iii><i mMrc.s p)u«t loin on a nnp nntirelle mupc 
dans le* s^liisltw (;ri«ltri*s vl dans des qunrtxitps (|iii 
fnniieiil lU-s iiijiliilc!^ à surfiico iros imdiili^v. 

Arr)vi^>i h llaybei», prl-s rtn pn^Micp A nivrau, oii Irnuvp 
un nniiYi'l alïlpuronn-») di-* imloiMi* df Fiimay dnns 
Ipsfiiii'lli'N iinuï avuiin jiu réfoUiT dt' beaus ik" lia ut il Ions 
iVOhilinmm rarliala. Après avoir travpi-st^ Haybes et avoir 
lotigf^ la rive ^iiiirlie ilr In Meuse, nous faisons l'asceni^inn 
du rocher ilil Ruclu! fi l-Y-pin. 

C'csl uu ptiu(Iinctii> form(5 de t-ailluiix roulés donl 
quel(|ii('<i-iins an<>t;;iii>nt une laîlle ronsîdéraiile. 

Dans lu partie uord de IV«dirj>i*in«ul, Il est en hnn€ 
presque limiKonliil sur les phyllades nuii-s rie Bevin 
Incliués vers le S.-E. Il l'st n'c-iiuvort iiar des couches 
d'arkost» d'IIaybes ^galemenl hori/niitaIc*s. 

On a pu In'-s hion ob>it'rvcr rel fscarpemenl tniintrant 
la diïconlancp nianifr.sti? du Wvnnien el du Cambrien. 

Lors de la pi-ande poussai ,|„ Su,| vpi-s If Nord, Ip 
pnudingui' s'est relev*^ dans sa p;iitie sud, redressé et 
presque rejilié Riir sa partie nord. 

l.'arkosc a pris part it re mouvi-mvut cl litul cela sins 
rupluro. Les phyllKiles unt cuuservii leur pusiliun normale 
et connnti ils ont ilil prendre part aussi it re mouvement. 
il a fallu que leurs feuillets glissassent les uns sur les 
nuire* de façon à resler parallèles à i'ux-»i(>nies. 

En desit-ndanl du .Si^.il. nn rencontre d'ahurd les 
schistes fossilifiTesdeMondrepuil^elun peu plus bas une 
carrière d'arkose dimt les cf)uclies plnni;enl vers le Nord. 

I^s carrières d'arkoso ncrcupenl Irois niveaux dif- 
Wrenls. Pans la carrière inférieure. l'arkose est contact 
avec les phylluiles cauibriens. 

En suivant 1.1 Meuse on rencoillre les schistes de Mon- 



dre|tuiU et uu peu plus loin de» scliislPt> et des quurIzEte.» 
rouges el verU. aujilu^ucs ;i ri*ux qui* loii u di-p nlwprvi^si 
ail iiioul Olympe à Chiirkville, O suiil les xcltish-i^ biijttyrés 

Aviint lie (KiiiNvr Il> liar du Risilou, mius myon!« au rorlier 
de la Gatic les srhiiiles de S^imt llutierl, ijui termine ni les 
quatre a!is8 du gMlimen. Ces scliiiile^ verU jiiunùli'«s 
contionoeol di?» baue^de grès el d« scliisltw roupes. 

N'uuN |ns<iflns sur In rive jC'iuelit' de Iji Meuse l'I nous 
alluns voir nu uuiuliu de félrxigm* une superlie Ininrht'e, 
qui moutre les scliisles d'Uignies furmês dueuuohee allei- 
ualiveinenl rouges el vertes de scliisles et de r|ii:irlziles. 

Siius itvou^ iléjà vu que la ««.-hislusilé élail dilIêreDle «le 
I» stnililiciitiun: oh euristate ainéiiiBat ici que l'uue est 
ul)lique par tspliort à l'autre ; les feultlels sDnl pre>iqiie 
liorimnl.iii\ et les rouelies »oul lueliui-e!; d'envimn t'i,". 

Sur la roule de Vîreux on rencoulrc bîenlAt le Cublen- 
zicn Jout le premier Icnne est le p'H d'Aiior qui repuse 
sur les gr^s de Sainl-lluberl. 

1^ IMirlie sujH-rieure de celte assise est furraée de 
scliistes et de gn's qui birnient le pnssage h \a grauwacke 
de IfoNii'jnij quiî l'un reinimlre bîi'iilûl. 

Celle l'i rcuferinc de nombreux fn^^iles ; nous avons pu 
y recueillir : 

Spirifira para/lotus. Alhtjris nnihta. IthijTirlKtnrlIu Ijolii- 
fatti. Orlhi* cirfiilnrit, Leptann Murckiioni, Chanetts 
p/cAfifl, Plrurodyciium probU-matirum, *?rr., ttc. 

Plus loin on a vu le gri-s noir de Vîreux. C'est un grts 
Irt-s quitrlïeux, gris nnii-iUre. Irè* dur et non fossilifère. 

On prend le Iniiu à Vireux pour re^ilrer ù Givet. 

Apr^s le dîner. M. (îosselet résume ce que nous avons 
vu diin« la journée : 

IjC Dt^vonicnde l'Ardenoc est oonslituéparlesélémeiils 
suivants et de bas en haut : 



— M4 — 



1" l'oii'litiijiiF tir F^i>i}i. — O (lululilljiiH' fsl nitiMlfilt 
|K<|- <les ;!:ilets (If (iuiirUili-.< vl ()».■> (i'ci};iiii-til> tif schisips 
cnlouré (jiir une pâle siliceiice un scliisteusv. «ouMTit 
li;i ïci>ôt-s jMir des tiinieUeit de pliyltiles t*t parfur^ [hmi 
i-uliLTi-nle. 

■an c»li.'h (lo (iui<iii!Îli-K iliiniiiucitl dv \-tilume de la 
ba^ au MtiiJiiH'l. I^>> débris d« phylladeM provii!ti(ii>nl 
di's pliylliidiN 4-;iiiibri«iis siius jitci^iil.-s i.'I Viint'iil lU' 
viiiiliMii- Miiviinl ri«!t«i>t(' <iur liiqiu-lli-: ils n-))OM>iil. 

•f li-koxe il'Un^hf*. — L'iirkose d'HaylK'* e»l fonslilUf'e 
p:ir <lps gmius de qu;ii'U iirmudis l'I t\v» |mrlioiilt>«; de 
(flit>.|mtli pluK ou niHÎns iill^ivcs. Klle^ rctifpritn.'nl 
iWs fin^'inciils dfî luiiniiiiliai?, qui iudjqueul la piT^^nre 
i\e rorheii gmniliqut'S ilaiis lu vojsinngc. Opoiidaiit un 
lie Iniuvi- pfm de };i-iiiiilt? dans l'Ardenne. siiul dmis 
l'Ardeiiiie du IVu^se. 

La iiiilure tics fSlémeiits de rai'kDHc permet duac 
d'allrihiifr son origine h la dé-sagr^giition d'une nu-lie 
{{l'auitiquL' iiuiiiurd'liui riu-lu'-c. 

V Srlihtesfle Hi'iidrvpuit*.— \.ii* .sciii»le«doMi)udrepitiI«i 
cou^lilucut lu zùue (ojMÎlifi-i'e la ijIu8 iinc-îonne du la 
n'fîion, (Vfsl une (aunn pfu ruiiniit' ;i rausi' ihi petit 
nunduv lii- iîi-iemenU; rVsl la spiik as^iw fojsili(i>rc du 
i)i-diiuiit.'n. Klle est lormée de sdûsU-s verdûtres (ji-ot;8ici'8. 
Iiif;è]-pnient micacés. 

i" Sihiilea biijarHi li'tHgnies. — llotlc assise toujours 
identique dans toule l'Anleiiue, est furmrà de .ichi»le3 
rouget liv-de-viii ou vert d'in.-ilie el de iju^rtzite» verl« qui 
passent iiarfois au pï^nninùle par la pri^scnecde pitilletleii 
du mira biane. Nous les avons déjà vus 'a C.liarleville, mais 
%\s sont plus tjitriolés dauis eelti' looulilé. 

Nous rcltxiuverons demain dis Hi'histcii aiialu^c^s, mal); 
|iliis 8iitinès, remplis de mien blanc, jianacliéiidc couleur 
jauoe [ithisits île Jm^hs). 



— as — 



Sa Sehistf* de Saini-llulfert. — Ces scliUtcs lvntiin«.-nl ht 
(jrfrit; (iéilinnieniie. Cx suni <l(!s schisles veris, mut itacls. 
aVffC li.iiirs lie };ivs s.Ir.idiiila'*. ^*^ slnli-i* suhI iIun ;"i (If la 
cliloritc ol à des gruins de (|u»r(z qui «uul en plus «{riimle 
i[llHllti(L' rl:iiis un lil (|ue (liius un iiDlre. 11 exîsiR (uirdjis 
pntrp ws l(.ini'-s de grf-s et de srhisles des nxrlies intiïrmô- 
diiiirr-ii ciimnir la )L<iauiuiUe; d'iiutrc» lui» v« sunI dw 
soliîslps violiir'fc, r»|)pelHiil Ips st-liist)^ it'Oipiics. 

)V> rim (/' loor nu TaiiniitrfH. — Ia' pri-s d'Anor ("oiis 
liluo lo 1"' terme du L-ot)leiii:îf ii . 11 couipR-ud di-ux zôm-<. 
l'une, iii (meure, (onuéc de pUyllades noirs ave<; bimrs 
df gri-s blancs (os*ili(éri'!* : Taulri'. suiit-ricme. pns»niil :i 
l'assise suivaiiU'. i-«instîtui-f (>ar i.\cn s('liist(.-s gris vordâlri-s 
nvec lianes fussilîK-rcH de i|uiirtxuphvllades. 

7" firautcacke île .Vimlignif nu UinutsnirkieH. — (^Ite 
assiise est essentiel le iut>ul (luriiée de srliistvs grossiers, 
de gtauwacke liruiiiïlie et de j-ri-s gris ; les fossiles, à IVl.nl 
(le nioutes. sont assez nombreux : nous IVludii-runs ii 
nouveau demain. 

8» (i'r« noir de Vireut. — Le gr<>s de Vh-eux est un giV-i* 
\tH ({uarlieux â riineut siliceux ; I) e^^l de euuleur grise 
ou gi-is-noiriUre. Il e^t enipluyé i-utiiiDe pavés, l/j iwrlîe 
inb'i'ieure rontiont des sehisics et dp la gniunacke. 

I>; rublenzipR se termine par le poudinj^iie de Uurnot 
!■! la graun-ackc de Hierges que nuus l'iudici-uiis ultêrieu- 
remenl. 

Coucher i^ Givel, 

{A suitn ullérieuremeHlU 



— % — 



Sondages aux environs de Lille 

Forage chez M. Vraa, rae du Pont-Neiif, à Lille 
par i\. Pacniez-Mio 

l'r<if«B4»r Épiliint 

Toiagc cammtucé au fonds d'un {luiti lIc 4* 

Sablo gril i 

« Diéves ((juaiernaire) . . . , ii 

2U Marnes blaoulies 9 

2!) Silex (1.10 

2-J.iO Marne . ll.EKi 

il Silex O.iû 

41 .ai Marne 0.90 

4;!. III Picrn-s grises (tuD) . l.GII 

43.7(1 Pierres A couchen de sable . . 3.30 

Forage chez M. Mre, à Starcq-en- Baraui 
par M. Pagnez-Mio 

AJtiiuili Prufoaddr KfiîiNU 

31 Argile jaune 7 

T Glaiiie grise S5 

'H Glaise jaunfttre C 

3M Glaise verte t. 30 

+ 8 S'J.JU Sable vert 12 

51 .'M Sable gris glaiaoux lU.ûU 

ti'i Glaise nnirfltre 15.50 

— 4G ViM Craie blanche 12.50 

— 5'J 'Jli Sable sris glaiseux \.'Ji 

UI.JiJ Craie grise avec: aitex , • . . T.ôJ 

'JJ Glaise verdûtre là. 90 

— h: 11 ".'.II) Calcaire carbonifère concrétionné 1.30 

119.20 

Forage à Ascq [Croix iSe Wallcn) 

Allitudt Proltndear ÉpiiuMr 

+ 31 II iK) Terre végétale 0.33 

ii.arj Limon 3.20 

+ 27.4.'j 'i.'.<:, Petite marne * 

T ii'i Grosse marne 6.80 

-f- 10. t» I4,:iri Dicvcs tendres i 

18.3.J Diéves dures 1:>.8S 

— 3.23 34.113 Calcaire carbonilcre. 



iil 



La Carie agronomique de la oommane " 

de Crespia (Nord). 

Cimsùli'ratioHS gêuf'rah* xnr /«-.v liiffrrrtnes ruiiefienlr Terrain 

ffttf Fou rniwBlJV ri la nirfncr ilit ml 

junr J. Ladridr» Cl 

Diins un Invuil |)iil>lié en I80:t (>) piir les soins de la 
Socî<t|é At-î Agrivulleurs du Ntii'd, »pn-->4 avoir expnstî la 
Klrurliirpdes iPi-niins qualertiairc» i:l riVciil*. je dvinoii- 
tmis qu*- le» divers d»?["M« i|iii cmistiliiPiit ces lerriiiii!) 
i)uiiiK-iit iiiiiv^iuici- 'à autiiul di; vni'iiiU-s île sols et de soiis- 
aold. , 

Olle dénioii!(IriiliAii m'a iici'iiiiïE <Ii- ■■ointure r|it'iin 
rlnss«nienl ;;^nli»-;ii|iie des divers snls cl sfiii^^nis e*! le 
Reul vérilaMemenl ndioniiel, et que, jpnur i-UiIilir une r-nrle 
auniiiiiiiiiquo. il iiupurle, avnni lt>ul. <ie (-•iimallrc (larliii- 
Icmeiil \» slnidui-e îles luurlic^ sii|)eriiric)lL'^. 

(IvMp sirucliire vsldeit|iliisruiii}tlcxi'<>, iiutuuuiioiil eelle 
du Ifiraiii (|Uiitfriiniri*. J'ai donnt', idusieiirs iiiU déjîl, la 
iiuineiirlalure dc^i eiiuHu's qui le roinpnseiil ; j'en n-pio- 
duis iri lit fuupr jiéiiénile \\m\v éviter les rei-lierelies. 





On di$lingai> Aan» ce terrain trois ns$ises : 



\\\ Lu dans la nOaiiro rlu 9 Knii-r Wi(>. 

lt| Goal ili> gèoloelu ngrlcotu. Bull. Soc. ilus Agricultuurs Ju Xoril. 

Annatrê de fa SoeiéU Giologiqae du Nord, T. XIIV. 7 



- 98 — 

A. L'ne assise supérieure romprenanl : 

1. Limon êup^rieur, brun rouKcftlri', ic illvliaiit vcitlcali-iiii-iit 

rn gniiKli^ plaiiiK'.^, ili- tnriiR- h».w)! Iri\';{u- 

2. Lîmon 'abUiix. (Ervurnni Jaune Hoir, conlrnant jiarfols dn 

ciilcalre. soit cllssi>n]lnl> dans la masse, soit 
fl r^tjil de i-o ne ration* <lltt* |>oup«?c«. 

3. Graeùir ntféfi«vr tifs tara. !<■ plus -ouvimu [ui-inii J'un simple 

111 do pHlh ûcluis lie Sllcs. 

B. l'ne assise moyenne, lui'in^* i>ar : 

], Limon Qi-i» cendré, xn^li^ti i»l v6f|4liil, lUili:! compact. 
:. Limon /enttUU\ :irKl1<i-!iiib1fUx, r<>ut;<'j1iit>, Ht-ilIvlBaot en p«ll13 
lirtatncs inSfn r6i!lllk-«. 

3. Litton labtei'». A luchcs ii'iIrCK. cliurlioniii'iixct, ion I mil ni en 

outre dp niimlireiisi'si-iuprt'liitfs \ i-iitéUleB. 

4. Limon p<tna«hd, ^rlit Jiiuiiâtnr. Miblciiji, <«iupac[, reuipll, 

surluul vi-rs lîi base, soit de \o1dii1ps do 
IhiKinlli-, sdli (!• fonorÉtioiis ferrugineuses 

riiiroriiius. 
s. Graeitr i.njjrn, u»«z ruri'. composa lie Biles pflrMs volouil* 
neus. «ollen ou ^lalM. 

C. Enliti une assise inférieure conipreniinl : 

]. £i'jRoit n0(ril(r« tonrlwux, aDcleu eol v^vAtal. 

5. CLiiMiirùc>r/-c(4rrclK'»i-ii{iipiicie, [uniit'i- surtout deia]iU>Hn: 

on y trouve de» >i6brls vi-ui>Uinx. 

3. 5a6I<^ jrottier, eontenaiil parfois ilL-ssIle\. 

4. Grarifiin/^rifurriw diluvluiii, amas de silex rouU!»«t degrés 

empâtes soit (Ihiis Ue la glaise, soll dans 
du saille erossler. 

Cf> <|ui frappe loul d'alioril. en exaniiniint ce»! <liver»e» 
assises, o'est qu'on iflnnivc «iaiis cliHcune d'elles les 
tnl^mes éKtnients, disposés suivant le même ordre de ïor- 
nialinn : gravier, salite, limon, teri-e vi'géinle. 

l'ne autre ubservalion qui a son iiupnrlanre »ii point de 
vue ai;riculo, (.■'est que les dt'pôls des deux preiuirre:* 



— 80 — 

assises vtiiil ik'Ciiulfiirjiiuiii'ilrf. Uinili>'<|tiooeii\ tlol'iii-'^i'ie 
inU'rieure sont reslés vonlâtifs un lilt'us. ce (|iii senilile 
jniliipipr que le^ proniion ont subi ime oxyrlntinn plus 
iDlfD^e f|ui* les swiriil*. 

Cl* wrail Mneciretirilc rmire qin» les (liipiM.i ({uateniitiif s 
ppf'si^riU'iil parlniil mi ciisi.>iiit»l<> auxsi niiiipivt. Ou i^in 
|irf>nil, PII lîlli'l. (|ut;. s«us riiiHui-iui- ili-s iif-ciils hIiih»- 
pli^ri<)iir-s. un rerliiiii noiritire ilViiln^ eux aient t'It^ 
larj^'mi'ut niviiii'i, liien wiuveul lis «■ourlit-n supt-rii-nris 
iiiaui|UPUl. itarfuiit inf>oii! c'est l'uni- ou THiili'e des ns»i»L-s 
r|ui fiiit défaut et m^iiie tnules les (mis k In foin. II peut 
arriver eniin (pTune ou pliit^ieui^ ixmelies ou ;iv(isL"i m- 
se «oieni juniais tonnées, nu bien iiu'elle» nient (lé 
d^lniite!< a\'Bnt lu fonnntinn d'une rouche ou d'une iissii' t 
ini médiat entent sujH^iieure, 

C'c«l donc laiitAI l'une, (anlAI l'autre de^ couches qui 
»ie inonlreAla surface, or. mm me elle* sont le» unes grave- 
leux'*:. Ie)i autres 8al)leu>4><<. oit arfiileuseiî. elles donnent 
najv-ifinee à îles miIs de qualités dilTéreriles. 

I>e4 niiinlireu^s observations que fai (niles et des 
Ifnsf'i-înemenlsque j'nt |ni recueillir depuis une vingtaine 
d'anntVs aupn'-s des eullivaleurs, il résuHi' ([ue chacun 
des sah ainsi formés u ilescaracll'i'es parlîmtîei's, qu'il 
tient plus encore de son ^tat physique. r'esI-M dii-e du 
itioile de gmu peinent des di vers élénn^nts qui le ciin?>tilneiit. 
que de sa euni|)usition ehiiniipie. Kl ces carne tin-es per- 
sistent toujours dans une certaine niesnrv, ([tielqucniudi 
liealion (|ue le eullivateur apporte à sa terre, par les 
amendeinenis. les engrais et les Inliuiirs. 

D'où la iKïccssiK^ de bien eonualtre ebacun de ceâ 
déixMs. si l'on veut faia- nu cliissoment rationnel des 
ilîiei-s sols el sous-soU. 

Mais lc« cuuchesqualernaii'cs uesoul pas lis seules qui 
se montrent h la surface, bien souvent on y renroniru 
des formations plus récentes. 



W'^V'Î^^ 



— I0« — 



Un >yil, [jiir c\t.>iii|iU', ijui- tes iliven*.* roches qui 
H(tli'Ui-eii( sf ilûsaRK'tîiMU (luu à |ii'ii siiu* l'iollueucc dv» 
»CfnlK nliHOS{)lit^ri([iiet> : le iimiluîl «Iv i-cs allùralious. 
oiilriiliii* |iar Il-s t*iiii\ |iliivîali>'^i<v<'''ilesiI('l)rUurf!aiii(]iies 
Ji- tuulo^ sorU'ti, lunric sur les IliincH de* rottraux, :>iirlout 
Iursi|u*ils sont à ijctili! douce, iwmue iiusni dan» ceriaiiie* 
di'|in>.<%Mi<iTis du soi peu acci-iiIui'L's. tlv U(iiivelk'>; rouelles 
^iilici-liriellt*)* iruiii' iialut-e piirli<'ulit-r<>, ilillt-i'ciile de eellw 
de» déjiAls i|uaternair«« : ne »ont' les litnims df lavage ou 
(/« itriitrs |r l'I. 

Hiufiiiii iii^nie les |iiii-tjes les plus Hues île ce» réi^iduiï 
ilBseendeiil jusque dans ie-t vidh^es m'i elles sonl reprises 
|iar le» e:iux irumiidiiliiiii, .Mélanijées avec les matiêreâ 
stdiili's »jiie i-elles-ri lieiiiifriit en .-iuspension. elles sonl 
déiHisées. lors des débnrdeiiieiils, diiiis luule l'éleiidue du 
Ut majeur de.-* kuui-s dcau : f'psi ee ijue tiouK appelons 
le» alliirioiit lymili-n |.-i :i* ii"| 

On n-noinln- euliii, uiui* dau» des iras reliilivetuenl 
rares et seulement eoimiie .sous-suls. diverses cuuehiHt 
Kénliiftiijue^ ;i)ipiit'Ien:iiil ans une* priiiiaire^. secnudaires 
ou lerliaireh ; d'ailleurs le nombre des suus )mU n'e»\ 
jîuêit: niuiiis eunsidêralile ipic relui des sols, il viirie 
suivant les répions. 



I 



l'iiticipalfi tttfi^iés de wh ri rfc som-gols de Crespiu 

Avant de passer en i^evue tfs ditT^renles espèces de sols 
et de «i>U!>-»<ds i)ui exitileni à Crespin, il iiio parait népe«- 
saire de préeiser fi ([uels dt'-prtjs il eonvieni d'applit|uer 
ees dr'noiiiinalinrs. 

I.e sut e«t la pi-eniiêre eanelie minérale i|ue l'on ren- 
riinti'e en rreus^ant une pteavalion. 

Ui parlle Mipi'neure du nol. plus uu moins tntnsfunnèe 
)Hr le» aniendenienU. les enjci-ais et les lal>our«. purte le 
nniM de wt urahle oij Irrre r/g/ialr, la jiurlie inft^rieure 
cuufilitue le sot rifri/e. 




— !tH - 



On tlnnne W nom (Ip xohs-soI it \a roiirlip ininériilp sur 
Ut|iielle rejHij^ le ko). AînHi, [tar rxemplp, li>i-»|ue I» |ir« 
mirri' a<si«r du ■■■ri'iiiii i|u<iliTuaîri> existe. ''>»l le liniim 
«iilti'ririir r|ui ron^lihtc In sa] vii>r^<>, IVr^Eecoii tornie le 

MIU^'I'Ill. 

AUurinm rèrtutes im l//Mr*Vm« miMifrnoi. 

l<esiilliivioiu i'écenle«'fumipiil n Crcsitiii Iniîs pipi-ivs 
lie ioXn. 

Tn'*^ >;iiMFiis/><i sur Ir-s lioriU ili* l'IIii^iif^tti i-t il»ii« unr 
i-erlainc |iarric du Maniis, Hli-* si* chiiriieiil «l'iir^ile i-l 
ilrvienni'iil liiuuni>us(*<' 'a i|Ufl(|iii> distuiirp du ntiirs il'iMti : 
•-■nliii. vprs IVxlr^niP limili- aUpinle pRr l(>!i pHitx d'iiHin- 
lialinii. l'Iles sotil îjt'ni'ralenii'nl jîIh''*''"'*^*- 

|^'> atlittùVKt g'ilJrutea. ipii («iiriiriil une i*ouflip nssfz 
■■|i;iîs.T. s(u)l lr^'< |H'riliràblv«. de •;ni1p i|ii'f!ll«>ii se dt^^oi* 
<'h«'nl el sp rrpvasseni |)Mi(imdr-tui>nl •mhJ'* rinlluciHT dr |;i 
i-hiiltrur. Ojicniliiiil. i-uiiiiiie i-lli's rpjjusunl Mir un siiiis hiiI 
nm>laitiiiii-ul hiiliilip pHi' Iw «HU.V dv la i-ivii'-re, i'\[v% 
(-iiu>iprvi*iir uiiv ccrlaiiii' hnmidilé. Dniis li> iii;u-iii.<. i-kk 
iiii^iiii>s:d]uvi<)n'^ iiynnt uni' i>|ifiUHOij|- iiidindrc t-l ri-rnii- 
vnml un <uu« miI |itii> ('iiiii|mi-|, );■ uhiiM-. |iriii|iii>i-nl un 
ful un peu iniin>cH(;i>ux. 

I^s allnrinni liimtuvHnix nnt li' lui'nu* suu* >ii| ijnc le* 
alluviiin? >iiliti'iiM>*. Muiii* r''|wi«»("ii'i (dus iir^rilL-iiM-s i|i|p 
»■» diTiii^i'pt. pIIva ^ li<-iini.>nt un pi^u plus huniidi'-i. 

KnlÏB U"« nUurû'H% i/hiiv-Htft (]ui iip sp i-puronlrpul Klirrc 
l|Ue vers les Imnls du lit uiajpfir de l:i riviiTO. là dû U's 
ranx irinnndalian it'oiil pu eoliidner que de» drbris 
vi'gf'liiuv pl i\r* innliripi* uiinpi.iles cxln^iumiienl Icnups, 
riin^lituoiil tiii Mil 1res cunipsirl. iiû IVriii H^jnumr voloii- 
tipR!. cp qui nliti^p ik y élalilir de.« priiirie« iialure]k->. 

\jp 9oii»-snl tlp la \9née f»i (ormi^ par dps eabips gr» 
bkudlrrs assez (trossiprs. tn-s perméiditps. 



'Wttons ie Inrarje (A| liépôlx tnevbkx stir Ifs prntfs 



Les limon» itc Invagp proiliiispnl iIpiix s'"''"!'''''' varioles 
de sols : htium ifc /nrnf/f xatw niiUons. hmim île Intngt «rrc 
railtoHf. 

\Ayr^\\yw riiitlupiice tli's jik"*»'* nii'tt^iiri(liiesaiix<nti"Is rcs 
liiiioii!^ iloiVciil It'iii" exÎNleiiCf m- nV-"! fiiil M-iilir inir «iir 
des radies s»t)lpiis(ts el arpileiisus. ils ronsiiiiK'iit Avs wnvs 
|)hi» nu moins snlileiises, sans i-Hilloiix el qui iiian<|iienl 
ilo pousislance. 

Mais InrsquH le n-mariipiiiiinl a altt^inl les i-nucltps pm- 
(ondi's l't l'ii |iarlii.-iin<?r le RvaviiT întpriPiir nu diluvium. 
res timons rimtipiinpnl des caillouv, (-•> i[iit favorise IVv»- 
poraliou. 

Si les limons île lavape onl une rerlaine épaisseur el 
n^poseiil sur un ndus-suI roinpact, fumme la (ilaiso el le 
liiiiun panarhé. ils l'uiisliluent 'IVxct'Ik-nlt^s lerres : c'eJil 
ce qui se pr^senle le plus jiénéralenieul à Crespin. Mais 
(liin:^ les ijuelrpies puînis uil ces Mmonv rct-iiuvreii1 diriH'- 
lemenl le rliliivUim on le tulleRii, qni soni parfois très 
perméables, le sol se liessil-ciie (aeileinetil el su valeur est 
moi mire, 

a'h l.imou quaternaire. 



Terrain (Juaterniiire 



) a', niluviuiii. 



IkiiiK le terrain qualeriiaire. IcsninditHiun' <lv (ormaltuu 
lies clillérents termes, du mniiis de eeux île l'nssiiie sufié- 
rieure el tie l'assise ninyeuiie. paraisseni avoir élO les 
niiîmes ; un y coiuilate les pl)énumi-ne^ iritlU-ratioii annlti- 
gues au point «le vue aprirolc. Aussi, eerlaiii* ilépiMs de 
ces deux assises peuveat-îlg ^Ire absolument identitiés. 

I.e UauiH siiprrij'ur et le linuiii friulilli'. |iar i'xem|de. 
vuiistitueiit un <rol<Lr)iilu St<hlL-u\ 1res lintiiugi-iu'. (ibiNliqui- 
vt ce|)«ncl»nl a&sec (lerinêjiltle. Ix- calcaire y fait rnmplè- 



-103- 



((■mrnl ili-fntil : leur mulnir l>r\in i-uu;;<^lrc «wt due â rips 
»el» dp (or oxyilt^i r|tii imprt-^tii'nl Imili' lu inns^, d'oii 
Ip uoiti vul^iiii'O "le iiM^oitx ([ii'un li'ur a tlonni*. 

I> S€il psi liumidR lii oii le sous «iiil psI i-<ini|>itcl : friaisp 
ou limon )inn»rli^ ; mal», miruiismis-^ol [iprmwhle. erjn' 
roi). Union ><ilil>-ux on diliiviooi. i-v ijui psI Ip rus pour 
l'nNpîn, il iurmv gpnpriilpiiiPiit dps htit" do prPiiiK're 
qualil^. 

Jp dois Rjoiiler rp|ipiidiint, (|in', iorsr|iip Ip limon >tiiié- 
rieur (lU le fpndilli^ ont peu dVpaissPur et rt;pO-*i'ut dircc- 
lenienl sur Ip tuOpiiu. cWt-à-dirP sur un sous-sol très 
ppmM'aljle.trommppplii pxistpiiiiplalpiiuilpllaulp Kmlilisp, 
Ip sol esr fort peu ju-iiduDif. nn'^iiip nver dns dt'peiiHCS 
d'en^mis pon^îdi^ralilp". 

Vergenm vl \v Union tobltui à tnchrs noires sprvptil •^('uv- 
ralPHipnt dp sous s<d. le prpniipr au limon supi^rit'iir. Ip 
»«rt>nd au lendillp. f,a <ilKi>rlMiil iiiip p^rtjp do.« Piiiiv rpip 
ces caurb<^:< ronliennenl en oxrf'5, ils mi iiu};mpiilent la 
qualilP. 

Mul?! |>arfui*c>e»di'p6l!( sp uiiinlrtMil ù lii surluiiL' ilu ?iot 
pl donnpnt iinissanrp â dPs Uti-ps Ippi'ies dïU's terrn 
[ilancfifs, tieiuK'oiip plus sahleuses qilP tes l'oujîeons ; rps 
Irrrp». i[uî su l!ii>.<PTil lii''ilpmpnl. foruipnl un sol hiiiuidc 
et (ruid si pIIps ne ropuspul pas sur un sous scd trrs 
|H>mié»lilp. 

A Crespia, où l'er^pt-Dii onipiirp sur Ip plalpnu dp In 
route de Coudp. l'Imundilt- nV>t ijup tn-s ToijMditilt-inr'nl 
alisorbév [Mir Ir diluviuni du sous-sol j «lie s'aLTumuk* 
dans la c-oupIip >iijieili(iellp. 

I# /iHtwN /i«««('M'poiislJlue jï lui M'ul un sol «yaiit îles 
nirîK-lPres purlimliers. Il est lincniput saMoux pI fort 
peu perméablp, le (er >y Irituve souvent en irps prandc 
dliundanpe. rt-pandu duns hi uiassp ^oil pu viûniilps plus 
ou moins ré|^ulièreti, soil, pp rjui psI |)lii»(rt'i|ucnt pueore, 



- 104 - 

en t-(incréli«i)s filîturmos ; scms i^s doux t^lnU. il Hltaquti 
Wa rnrineii 'le)> plantes. Ia'h riil1iv.ileiir!\ nVi^liiiieiil fiurrf 
les lerre» ferruijinruifs. 

En rerlHiiiK points. \ty liriuui piiiiaclié ^Itfiiil uiu- ôjuiU- 
seur assez rnnsiiliTaliIc (l'^.'iii i-l plu») pour qu'il puisse 
être consWéri? d la fois (rnninie soi el comme sous-soK 

C'esl sur II" bord esl du iiiuniis de (jv^iiin ipi'il wroiw 
leplus fïnind pspari!, D'aliord miu'* sol du liiiuni de lavagt'. 
îlallleure Mrnli'il et ronsliliiplui-oit'nielesiil ; rel:i se voit 
milammi'iit »ui' lellarirdii t-oleiiu <iù sont silut'et* le» prin- 
cipales tiahitali«n<i de la iinmiiiinf-. 

Cotniiie je l'aidil plii'^liaiil. riii!>sl«eiii(i.'i-i<>urpi)u leiTain 
qualernaii-o parait avoir t^chapp^ au piiénomèiiiî d'oxyda- 
tion (pli a iiuidilii^ les autres dt'piMs qiiaternain's. 

Lu gluisr ri Ifs srilili-*. — Os dfux cuuflies n'ailli-urent 
pas sur le Icrriloire de llrespin, imiis »n les trouve dans 
le marais sous les alluvions rt'eentes, ofi elle* (uniiciil UQ 
sous-sol absolunii'iil iinjieriiiéahle. 

Quant iiux 3f''<'"'i"s, s'ils ne se montrent nulle pari. ïlsj 
n*en sont pas moins fort atioiidanls h Crespin, le dUHtium\ 
surlout ; on l'y a exploité roininr ballast pendant de lon- 
gues anni^es. f'.'est lui (pii sert de sous »ol nu roteau de 1« 
(tare, de Itlaiie Mis*eron jusque vers le milieu du village. 

lorsque les cailloux du diluvînn sont eni|:i^lés dans du 
sable, ee qui est le cii;» le plus ft(?nt'ral pour r.respîn, le 
sous-sol est assex perinéable : mais, en lerlalns points uù 
le riment est argileux, la masse IohI enti^^> rierienL| 
eoiiiparle et imperméable. 

fMHifévieii infi'rifHi- (evb|. Snhk ffri n iuffr<in 



TiMir terminer l'elle énuiiiêralion. jesignalwiiii le in^mui 
qui, il la cdlc «le Haute lùiiblise, approrlie assex \»vs de 
h sur[»ee pour f*trc roosiiK'i-t^ sinon romme sol, du nioin«J 



— ira — 

nofac M)u»-»ol. C.'eul du reslo lii «i^ule roudie ti-rliaint 
i|Ui. dans relie cninmiine, prAMtnile quoiqiip inti>ri>t nu 
imiol An vue rl<^ l.i rii|hiri>. Ij> liillrau l'isml iiros'iiio 
parloul î'i IVlnl de Miblt^ iIuiiik- un suus l'ul i-xIri^iiH'riiciil 
pr;niiénb)L-. I>'ciuln- [larl. le liinmi qui Je rpmiivpp ii une 
»i fniltk* l'iMisMiur ijuVii lte»iir«iii|> ilc iiniiilt<, il ;i piiiiininU; 
iiu sou* *ol lu |»lus ^miide piiitit' ili' ^i*" l'it'niciils el esl 
•IfVPiHi pn'M|iie aiiîoii s;il)|pii\ que lui. 

ijes icrre^i ')i> ilaulf-EiiiM)M> p\ii;eiit dnnr uni' in^n<1e 
Hèppii*!' (IViigrais (KHir iiniiluin' trt» peu ; il y aurait 
rerlnincmenl :ivnnliiiri' n k-s iflioisicr. 



I Soi Kiriii^ p»r ]i'ititllii\li>ii«uihk'ii<i4. 



Tïmin rtcML 



ItTMti fiiitfnuin 



II. 
III 

IV 

V. 




■ o lliiiiinpiw't. 

« Bllll»<-tl*i-» 

pnr tc« muons de lavsufi siiiis 

cailloux, 
par k'S limon» ili- Invago avm.' 

e«lll'>u\. 

[iitr le Union supArlcur ou par 
!<■ liiiK-n (•■m1llli>. 

par l'iTiK'i-i'n -m lu iinioo fi tache» 

ll"ll'l-S. 

I>ai' le- limon imiinrti^. 



THrti* ftaaL 



Itmm quatirniirc 



Umm Icrtiint 



PHIStïïl'Ar\ SOT!R-SOl.« 

1. AlluvIoDSsab1i;us««, UHd'x pt^nii^tiliii. 

2. KrfU'iwn ou itcnoii it lachos ni'In's, assM! 

porniCdlilc. 

3. l.lnioii ti?Ti(llI!'S [N-u pi-niiriiMe, 
<. I.lmopi poTinolir, peu iieriiu'alili-. 
S. Glalw Uli^ui', liupeiiHÔaUle. 

0. I)iliit liiiii, ai^--r. [i''riii<-Ol>l«. 

7. TtilK'tiii »ali1<>u\, tr^s prrinMIiIft. 



^106 — 




MOD£ DE flRPHft^KNTATMlN Dlïii [ilVKII^ SOLS BT SOC^-SOLS 

ttnisfiijHfmenU mnsij/nA 
rians Ifs léijaiihs tir la enrte agyanomiifut. 

La clas-vilii'iilinn {\i^ ilîvi-i's »uU pi Mtus-snls ilonnéc 
Ci-conlre esl à peu prî-s idcnlùiiie U relie <]ui ■* H^ ûlablîe 
par II" sprvicc ilc la «irte ;;4>nlo^i{)iiciU'tailkVilL'1» Franct-. 
.le me siii'- Ijonu'. îipii-s iivnir sulidivist- Ips rlt^iiiMs rércnls 
pt qiiiilprnainis pu (-ailli>[UPux, sablpux. limoneux ^^l glai 
»oux, à {grouper »oiin un iiiAme numtSro il'onlre ceux de 
res (Ip|n1t« tpii prf^spnU'iit \i-< riu^mes traraclpres ati |ioiiit 
tie VHP ;ij:iii(ili". 

Cp M)at ('[■)' diven' suU pl ^ous-sols qu'il f'agisïîiit tlo 
represpHirr «nr h- plitii rrcnsoinlilc du PHdHshv à IVclielle 
de l/Kl.uuii. 

Les pHilo^ueit (|ui »e »onl owupf^s de» travaux de ce 
;;pi(rp sîivpnt ciTielIfs flillîciilh's l'on i^proiivp pour Inirer 
«vpi; [|ut-l<pi«^ priVifiiiTi \vs limi|p<ides U-naîn» suniii plan 
qui nt- )Mirle aut-uiip vMv rr,illirti(lp, Pt surloiit aurune 
iTuurbt; de iiivi.>.iu. 

N'ijK Hiiiie. le!' gi5(ilu^ni"i ))<.'lKt'^. ■^"■il >^ihis c'c^ rapport 
jdiis favorisps que nous, ils possi-dnil muî carte où les 
courliesde uivwiu repr^senlPiii iirip diHt'rRnfp d'.iliitudc 
M)il do di'u\ iii(-trt^8. suil de ('iii(| iiirlrcs ^culciiienl. 
Dans uti premier essai, j'avais ligure les Nons-suU par 
des teinip-s |ilfiles el le-s sols par île» -iiarliuir^ di»cun- 
tiiiues. de cuuleurs variée!!. .Mai?- M. Gusselel, m'ayaiit fait 
uliserver que j-'érail areonler trop d'imporl-iiu-e hiik 
sous-sols, j'«i dû elieiilier un iiulre imide de repi'éseu-' 
lalioii. 

Dans relui que j'ai ;idnpt<> déllnilivemenl. je eonserve a 
chaque lemiiii >m <uuleur otlicielle. c'esl â-dîre eelle qui 
lui a ixi- iiM>ifini'e par le senire de la rarle jjeolopiqtip, et. 



^ 



- 107- 

pour ilidérent-ier les diverses v»rii-tès de suis et de suiiti- 
diilii formés pur un mt^iiir lprr»iit, il ma siifli d'arrcnluer 
|)lus nu muiii*^ li'S t«?iii(fs. 

J'iii(li(|iip le Kul iinibk- par iIps traita dismiitiaus espa^'i^)^ 
drO"HX6(M. 

|j(- sol vierge [MI' tle>^ leinle>i pluies. 

l-p sous s»! |iHi*(ifs (rails couliiiiis. 

Ivii nuire, r1i;i(|iie espt''''e tle siil vier^R porte nii iinméru 
d'onln* vu eltilTces i-oimiins. (MuilU que Ic8 iium«'i-os des 
^OUS-^oU snnt iTi rhilli'cs andii^s. 

fut- (-eiittiitii* de pelil* wiidHiii>-< poussé» jusque l'n.'lO el 
praliqut^ suivinil une iiuMiie dirertidii rv«'tiligiie. Idujoui's 
per|»endi<"ulHiri* A rclln des iiiviilniirs «lu sdI, viithVs H 
■vlejiu\, m'onl permis lU- rlélermim-r imn senleiiieiil les 
liniiles ili-s divers lerniins. niiiis encure IV-piiis^i-ur du sut 
aralile et relie du sitl vierge. 

A l'aide de res renspîpiienipnls, ilouni-s en diifiiiii'*liys 
sur la carte nu^me. un peul eounnitre imniL'diidoinent à 
quelle profondeur se trouve le soiiK-snl. 

.riiidii|ue Hii^"! reuipl'K'^jiieiil dp Im jii'isi* di>'>i l'rlinittil 
kpns soumis ii l'analysi- cl jf lifrurc (:ni})liii|iiiriueiil ks 
r^ullnlsoiitenns riar le «-himiste |'|. 



(Il Je ne CDn»]il--ri' iiii< ce* IriUU rniiinn' abwiluairiil Iniltcprii- 
satttes: malK. outi-ci[iill»nr<^c|trii( In |»i«lli(>ti 'IukiU nialilvcoinnip 
R«ouvranl unis les nul"-» iK-piM», r>-i>n^srtilaTil iiiii- lonBu-'Ur ilo 
ta mf-in-s >ut I'-' li-rniiii, il» aldcrout le lullivnk'ur !i ivfcmiiailn- 
leiiiplaiviiu-iit lies lertvK i|iril l'iilllvc. I^cur wulour csl litcn- 
lliptp B tvlti- ilii «al vli^rmv 

Itl Pour la prise dos ^clia uni lins, Jo ohotsis un terrain oiiniplfr- 
ieui«ol (■(lUb* Il eiiiErals, une iilate «k »etglf. par i-xpiiipic, où le 
tiA *st aus^l neilenii-nl carnclérlsi» t\o>! imiDilbl'-. wn- une l(.>cli« 
J'y ctvuw, ii (|n?l(|Ue •Ihlaiiti.- l'un •\v laulrf. IW-. i-[ntmr»| irols 
liuut i|Ul il-sLi'iiil'-iil Jusiin'iiii ».iii«-iini, cVii rli-j. |inrtils .le ct-s •■\va- 
valloiisiiiip- |>hiHoiuii-iil !•■« iiiiil.-plnuv (|iil me »er\-i-ul iï forintT 
l'frltnDiUlcin inojcii, soli iin si.i uratile. soli du si>l \ lerw. soimila 
a l'analr*'. 




— fOS 



Je 9Ï|!nnle en nuire lu pnsirinn clef; |iuit.i domiwtiques 
(liiiil la roiipc iir»^*piili- r|(ii-li|iii> inl^r^l, f-nmnip relie ries 
(liviTs Irons irf\|ili)ita(inii ik' sulislancc'' tililir'' ji l'agn- 
riilliire. et pnnn relie rlei* suiuta^o^ profonds qui »dI été 
|»iïiliiliii-' (iinir 1)1 nt-lifiilif ilr t;i lioiiilli", 

\ai W^finlv: csl. je iTui*. atis^iî coiiijik'le que |ic»s«ilili>. 

Dans It! Ims du \a i-aiic «nnl liius li^^ l'eii^plgncnienls 
(Ipsviiis l't riMipi's. deslinés it faire rtMiipiTncIrp non »*uk' 
iiifiit le miiilf (le rcprêsenlatiiui île" divpp'* sols el Minti- 
M)I^. iiKii-i aus.ii leur .>lruc)ure ^'(Hiloyique. Un y vuîl : 

1' Mode <!<.' mpn^cntatlim dm rilveis sous-»iIs. 

ï" H • • <li^ dlvf t* s.>i». 

3- " • •■ '!e* divers sols w iMMisiMjBtiomlilnée. 

V Coupe s<-V)l<<|ilqu<? Ae* prlnciiHiat puits i]onK«ll<fi>(rB av>« inill- 

L'ulliin ili« (lltl^i'rDivw uappes uqultirex, ft IVcliiirlIi! de l,'150, 
5* Coopi' KiH)loal<|Ui-> «i^nirnl'.' du s»l <i<.- la i-uiiimum- h Ivclwlie 

de 1/100. 

Dans cpllp (IpniiiTP noiijip. rlnniin* Iprrain a en plus de 
sa iiotcilion purliculipie. rplle tjiii lui n eU- donnû* juir Ip 
servire dp la earle Rt'-cilojiiqui'. 

Sur le pùlp j^auclip se trouvent meiilmniii'-» lei^ reiisci 
(tneineuU «uitaou : 

1- To|]rit-r»iiliUO« la DoUimauc. 

4* SutistanccsHllloft rAgri'-'iilli»'''- 
5" Nappes &i]iil[i^ivs. 

Enfin, à droite, je d»iine les indlaitiuiis pnrentPHt 
agricoltij : 

1* iMlInllI'ifi du ko) i!i (ta sooiïcil. 

2* Conçllluilnn phvfjqnc iVuxk btmiw lerra. 

3- l>in«lUutloii pliys|i|ii>- (li-« prlncl|iaux sols nnibles «1 fol» 

vlerwi's di? la cniniiiHn'? 
l' Con»iliuUi>n iihy^iijii- de nui'iqoM M» miilous n'piKCs 

'icellonls, i^iiiiparalsiifl avw ceux d« Crr-tplo. 



M 




— 10» - 



V KétuimisUcseiMiis culclui«tik|u<4 faiU «tir lot iviiaDllIInn* 

imivcnani dcspolllt sondiurm 
0* Eh^m«Dt» I«rlilU»aU ci>t)l«DlU <bins U-s )>rloiTt|Kiux fAi ilo 

la coDiniuno. 
T- KK-HH-DtS [i^tfllUaills n{T'-8sjlrP§ ft mie boune U-ttc. 
S* Cl^uKrnl» ((^nillfants coDlenus dans lesprlocli^itix i-agnl». 
^ RvaluaUon iIl^s ^l<^iti«nta ti;rtlll>iiriti ctilcviM itu Ml pur 

t/MIO ktf d« «ubstanc v<-i;Alnlo. 
W aaHldcali.>ii ilM kjIs araMo)) •!•> Cr^pln, guallU-â «1 di^tnuis 

ito •.liocun 
11* Otis-'lis !iur Ui uianien-Uonl il tnut l(S(raller:anici)i>ciDenU, 

onerals, itnvaui dlver*. 

Ti-llf i(iiVllp c^l roiiCHi?! celle rarle sont, }c rruU, iillle 
aiiv |in>k-<scim il'iiKi-iciilitin- i^l ;iu\ iiisliliili'iii's : lus 
rullîmlvtii's, les |trnprii-t.iirr!i, !«■> iiiilualriuls aiu'uiit 
é^li-nit'iil Kniiid itilt'i-t^l à 1» i-uiiâiiI1it. 



yoit sur trs gtt«s de Phosphate de Chaux 
d'Hem-HoDBOu, d'Elaves, du Ponthi«u, rfc, 

IMir J. Oossslet l'i 
l'i. I. 11. Jii. 

J ai l'u de roi ère m vnl occu^ioQ de vîsiler quelques 
■uploiiaiîoas de phosphate de chauv (|ui lu'oul louruï liei 
•ibsorvatioas imporlanle» {'). 



m Lu daiu lu s<-;ini;u du tO iniil t>(9S. 

[3] DeruK uia cxidimiitiicullun à \ii iiac\H<- frologlquc du Nott] 
i-l & rinïUlul(<^mpt-n:"d. Acol. tfc., 3 ii^-dl 1S96. p. 290). Jal fiill 
do noavrJioobsrrvatlnns que }<.'Jo1ds nnx iirOcùd'-tili». 

J'ai autsi pm tout icci^inmcnl connu l««a ne : <!'■ <l«iiv noivit liiK'- 
nMUQlosdo M. Slnilian (Quart Jour. Cii-oL !^oc XI. Vil. p- 3^6. onAl 
W91 «1 Lll, p. '163. Boùl ISOti), sur rrri-liilncx crules pli(»[i1iHt<:p)i 
d'ADglaUrro- Ce sAoloituc a rcoouuu plu^k-urt fulls KcmbNiliIus (i 
C41IK ijua l'at vus. I*uur riL- i)aï iiiodiniM' iii.i r^daclliviijo sliina- 
leral »□ notes l<s points où ms observations s'ocoordeot avec In 
taïaïao^ 



— 110 - 

liiip iVlffm-Monafit. ~ Le gile (t'Hpin-Monacu iirt-* iIp 
IVrouai* l'st parliculiiTt-incnl ÎDlt^ressaDl. j'ai pu IV-iuJitT 
il p]iisieur»i reprises gnlfp à rnl)lij.'i'anct' du proprif'-lnire 
M. Viiiiiliii, jr lui en vxj)riiiii.^ luulc ma re<:oniitiiis;<uii('t>. 

Il uccujio uuf cuvftte dont le cbxé sud iocliac vers le 
DOrd dï-nviroQ 10" el dont \e ci^lé nord eux inconnu. 

Ln carrière ioft^rieure située près de la sucrerie pré 
senlail, au motnciil ui'i ji.* l'^ii visihV. lu coupe suivante. 

Suu!) Il- liiiiuu un pi-til lit ciiilluutcu.x. pioUibk-iiH-ul 
diluvien, rerouvre un linnc irr^gulier de sable plioHpIialé 
debonncfiualitt^'iiui pi5nL'trcdaii:«de«poches peu profondes 
creuiiéeâ dan.s la craie phosphatée. 

F1)(. I. — Coupe d'unf portion de la carrière in/érieatre 
à ttem-Monacii 





in^ i 



■t. I.lmon. 

b, SitUlo phosplinli*' TciUAn14. 

c. 1\Im)uIU ilL' eiale p)lospbal6o dans On iminn. 

rf. VnHr |)tl<lipl>ât>^>.>. 

n- Crnk- iiimirii.' inttrleur*. 



Sur un coin de la carrit-relfig. l|nn voit une large poche 
(0), alteigDanl jusqu'à G"" de profondeur, remplie de bloc« 
irrégulier» et polygonaux de craie phosphati^e, enveloppé» 



- ut - 



ika» lin limon. C'est un iJi'pAl (rt-buuk-ui<.-i>l qui purall 
pléi$loc(.-ae. M»i» il esl curieux de le voir âuniioolé pur 
une couche r<5^u)i^re de «able plio^pli;!!^. Celui-ci De 
peut élre évidemment <\ae plus rtVciil et provenir du 
lavage de rmies uu de Siibles phosphatê-s situés à un 
utveau plu» ëluvé. 

Jfl rois dans ce fait la conformation de mon opinion «lue 
du sablo pli<i«plia1é a pu s'nccumtilvr par ruist^ellenieDl 
dans les panii-s Ikiksl's avant tu ci'eu»emoul de^ [lochv?^. 

La craie plio!!|ilialiM>(d|,t[ui a 8 m.d'éïKiis-seur. e«t lég^ 
rcuieni (EriïC. clii* est funiiLvpar de l;i craie blamlic qui 
canlieol de nombreux crains de phosphate de chaux. Kilo 
parait as»ei homogène: on n'y recoiin.iit pas de baoes 
bien dtstincls. Elle i-enfcnnc de« nodules' durs dont 
la grosseur et le nombre augmenieol de haiil en bas, de 
mani^reà constituer à la base de l'assise uu conglomérat 
(f|, dont l'épaittseur varie de 10 centimèinrs & un mètre. 

la surface de la craie blanche (g), ioft^rieuie à ta craie 
phosphatée, se relève vers h' sud suiis un ungle d'environ 
10 degrés. Elle eM lK>s variable. 

Dans uu point de lu carrii're. It- liane "upi'rlfur de la 
craie ironsisle sur une épaisseur de Mi it 'M ccntimtHres 
en un récif de coraux [■) ramifiée et llcxiieux, i>l. I, qui 
s'entrecroisent dans tous lus «ens. La coquille du polypier 
■ été siliciflée, de sorte qu'il suffit de mettre la masse dans 
un acide pour dissoudre la craie blanche, qui enveloppe 
les branches du oormu». et pour isoler ceux-ci. L'inté- 
rieur iJu polypiérite est aussi rempile de craie ; quelque- 
fois les cloisons ont disparu. Ce réi'il n'est acluellemeul 
visible que sur quelques niJ-Ires rari-és de superlide. 

Sn surface présente i-u qud([ucs points une zone de 
1 à 3 centinièlreâ de craie durcie, phospbaiisée. porfonJe 



— 112- 



il'une (unie de (lelites verDiîi-ubliuns sinueuses el rt-véluc 
d'uD veniU liruii ilv pliospbalo fie i-liaux. Il y ii pas.'^ge 
i;aii!' nuf^'utif liinik* vi<iitiU- enlre la ri-aic tendre di* l'iiili- 
rii'ur du iviîf •■! I<i zone de ei-;ijp iliircie. Ailleuirslii i-itui'lii^ 
dtii'i- tii;iiiiju<' ; l;i ciiiiu ]ili(i8tili<ilt>i; iy!cuuvrtt directemciit 
la craÎL- à polypiers et pOnfln; dans de Ur^es perfur-iliuiis 
([iii y sont c.riMisées. 

A 21) iii^tri>« au sud du récif coralliea et » un uiveau 
qui paraît plus élevé, mais qui ne Vc^i peut-Atre pas 
gtiolD^iquemenl en raiânn de l'ini'liniiison des rouelles, la 
craiv est tiiiirie h \a sorlar^. Klle vsl au^t^i par place 
cuuvcrlR do vernis liruD. 

l-es DOtliiies du coitgluiiu'rnt varienl de In grosseur d'une 
noiK«tlc à ivtk- du puing. ils sont iiiélangi-». surloul 1\ la 
base, de Iragmenl-s it'l mirera mes, de Helemoites, d'ilulti-es 
et de dcQts de Squales. 

L<» uuH sont durs, |du« ou inoius riches en pliosphnte 
de chaux (M; les aulrofi, tendres cl crayeux, seinldent 
n'iïlre que de la rraie i peine niodifi<<e. 

l*s prenûiTs sonl plus arrunilis : leur surfaci- est 
tr^(IHemmeol <"oiiverle de cnquilles adhi'renies: Seriiules, 
llullres. Spundyles. Ils suât revêtus d'ua vernis linin qui 
s'étend ffi'ui-raK-inL-ntsurlfscu(|uilk>s fixtifjs à lnur surlace. 
Leur intérieur présente une foule de petites vermiculatïons 
de quelques milliniiilres de diamètre, comme lell^ qui 
vivunenl d'iHre cilét's dam les zones durcies de la craie. 

Les «seconds onl une forme plus irn^gulière, leur vernis 
est moins constant ; il» pri'«enleut de« perforations assez 
larges remplies par de la craie plioâpbalée. 

Il est facile de reconnaître que les nodules tendres sonl 
de» Iragnients de la cnne blauclic sous jaceute qui ont Hé 
laiblemeui remiiuiés. tandis que les nodulesdurs provloa- 

^^V <1) Jc<ioUL-(>lteliidlcaUoDae la rlcbesK de certaine Dailul«i aux 



— 113- 

Deot d'une piirlie ile In surface ci-ayeuse, qui a Oli^ durcie 
a\-aal le JépAl (te la cfaic |iliii!;pliali!« et f|ui a rlû ^^truile 
|tr(!S4)ue i*arlout. 

Ils D'inilîi|ii(>nt \tAi lin lonK tnD9iM>rl, c^i- ils ne tioDl (tas 
|ran«furiui-« eu galvts ; iU oui cv pend a ut dû être balluilés 
9gKi loti^lemps sur le ri%-a^(! pour ^tr« arrondis et avoir 
•Mjr%-i lie |>t>int» d'allacliP ii des mnlUisqup.-i r-n voie d« 
ilêveluppcineut. Us étaieul dans une e<iu qui di'pusait du 
plintipliate de irhaux, puisqu'elle le8 n couvert de vernis 
bruu; niais ce n'est pas ft c«lte eau qu'ils doivent leur 
ricbftsïi' en acide iilio^plioriquc. ils la pos:^<-(titieut 
antérii>urement à leur muliii. 

Une !^«coDde carrière e$l nuverte fi un niveau un peu 
pluH élevé. Un y expluilail plu!>ieurs puclie:<i de vaUie phos- 
phaté, dont une, prufonde de IG mètres, ulTrail la coupe 
suivante (dg. 2). 

Vig. 2- — Coup» <t« la tar-ritre tapirlttirt d« Hcn-Hoitaeu, 




a t.tniQfi su|Mïtluiir 1" 

i Union, ctgCKHi S* 

e IJmon avwtlkx. . ]*!10 

d Sablo phcspHati^. mi^lnngA iic limon . . . 0*^0 

e Cralu blaneliu 1*30 

/ Craie plio*pltai6(.'. 

g Sabl« pl)i)sphut(^ imr. 



Aiuinb* (/« la SoeUU Géoloaiqtit du Kord. T. XXIT. 



- m- 

CeUe coupe motilre que l'eau de pluie a dissouii plus 
lacilenieat la craie phospbaléc que l.i rraîe blanche qui 
es.t Au-de^HUS. Celle ci ;i fioni de toit protecteur à uoe- 
portiou de h crnie pliospli»t<^. 

Losqu'on a crcus* l'entriie de cette carrière on a trouvé 
un vi^ritalile ussuairc. M. Bniile, qui a vu les ossements 
avant qu'ils ne se lussent rOduiLs en poussiôre au musée 
de Péronoc, y a reconnu Eli-phax primiQenim, Hhinocero$ 
tickorkinus, Ei/uus caballus, ltison priscus, Certus tlaphus, 
Fflis spelra. 

Le point où ont ét^ tniuvés les o&àcmcols était déblayé 
complêtenient lors de ma viMte, mais dans un coin de la 
tranchée, plus haut que le gîte [ussililt-re, un voyait une 
•érie de couches plei-stucùnes pré.sentnnt une inclinaison 
manifeste vers la vallée. 

Sur la craie phosphatée, on voyait do la craie blanchel 
en blocs îrréguliers eiiveloppt^s de limon. I^ surface de ce 
conglomérat crayeux élait irî-s inégale. Au-dessus, el 
comblant eu grandes parties ses inégalités, il y avait une 
couche épaisse de tii^^O â 1"> de sahle phosphaté mélangé^ 
de silex et passant dans une extrémité de la traachéo i 
du liuiuu argileux avec silex. 

Au-dessus venaient de bas en haut. 

8 Limon avL-o iiIU'x. % 0*40 

7 Limgn urgllvux ar<H: tUtx 0*50 

G Limon cbarboiineuK put sans sllox . . . l'SO 

l Umon Jaune avec sllet t* 

4 Umon brun !■ 

3 CouoliL'arglIeitBiï 0*!n 

3 ErKcron avec puUU Ira^uiûnts ilu ciale . . 2' 

1 Limon su p6rletir • . 1* 

Les ossements auraient été rencontrés, disent les 
ouvriers, dans le limon jaune W li, supérieur à la couche 
charbonneuse, qui. ajouU-utlU, u'exislail pas au point 
où ils ont été trouvés. 



— lia — 

Toujours, il'apr^â eus, on eo a aussi rcreiiilli quelque^:- 
uns dana la r.irrière .supérieure, égiilemi-Dl diiiis le liiiruii 
Sk «ilex (c). D'upr^s c«la, ils apparliendraienl pi-olm- 
bli'fiifiil à l'a^sisf iiiuyonue de M. Ladri^rc i'). 

l'D aulre fait imporlanl relvvi' par l'expluilalion d'IIem- 
Honacu est la pn^senc-e de- plusieurs couches de ptiospliaie 
de chaux. Trois puils creusés daas la colline, à un niveau 
«upérii'ur aux oarrii-rcs. oui rt-ncoulrti jusqu'à quatre 
couches de craie phosphatée. M. VRudio a bien voulu m'en 
domier la coupe (t). 

PaXtt ft> f, un peu au-ilestus de la seconde carildre. 

LliDoD 5*30 

SaUs phospbatt' 1>3S 

Q Cral« blancbe an peu Jaune, avei; quEliguec gralQS phoa- 

pùalCs (teneur en I'=0» -2.fi3%| ...... 3-» 

P Craie plKWpliulÉc très riclic I»i0 

O Ctale ptr»qu« blancbi^ avec quelqucti gralii» pbospUetAs 

et ([Uvlqnc* pctll» nodules (P"0» — 9%). . . . 0*90 
tt Cmie phospbaldc |I><o> - ii %) avec Dunitii-eus eratns 

pbospliali-s «t pvllls [rn^iinaniH An i-nii» btiioc-he. . S*BU 
. Cral« iriiotplial^i' avec iimUiIcs du irraïf bliuiciiu ut '. 

^) perloraUon» ( ^^^^ 

f Craie l^K^rrnieiil pliofpbulâ^ avec isrRrt porforatloni L 
' remplie dcciaK- pliospliatOe tiVrs rU'Iie |l'=0»- 18%) ; 

Cotte coueh« doit (Irc constilOrde comme in pnrlle 
«upérleuro de la sutraDte. 



dt M. Dntile vieul <\e me illriMiii'tla i-iimaNdî lul-riièine di^n 
osieinentc 1 lu livuidu llmuii a «llex Inftrlirur. 

(2) 1 j» aaalyti» cl dosaa<-t) clt(!'s danit crtle pana et dans les tut- 
ranf xml <{f. [aits par H. SpAldbrool, l'rOparaieur de Ciilmle a 
la yacoU'"- des Sciences de LUlo. Ue dvsnee du pliosplioiv est 
appr^K'en aelde phospborlque ; Il taiil muUtpUer w noitibrepar 
2,18 pour avoir IB quauUie de pliospiiaii^ ûù cliaux. Im^ crsl«9 
pbosphatjvs rlcties, exploitas, o'uiit pas élé unaljHËv». 

J'ai rainasM l«s eciiantlIlDiis autour des pult* iiti an aprCs leur 
CKtucuiuui, Il i* a donc une lAsCre Incerllludo k leur Cganl. 



- 1IH - 



M 



K 




P 

o 

N 
M 
L 
K 



CiRlnJtiuiic uvn: qui'liiii«s tiiKln* de pbu6|ibiil« et d«S 
«i)clnvc« (lu porlor.-itloos ronlonniit do la enle 

phospImlCo |P=0' - ï-Wîij I"» 

Cr«l0 phoapTiatM ricbp 3*ffl 

Craiel)laoelip(l'*0»B«Sf,;)àsiifrawvRm|s.**p.iriïiivertc 
<rtiuilm.avocz»n««]<>£i)c>'iiiieut:lrr$<lucrai(^ilurcJp, 
peirorâij de iioiiibreuBi-s vcrraloulfillons: lardée por- 
loralluDs pâiiMraul dans lluUrli-ur 

Puiti n* 3, plu» 61ovf qiiu lo pr^cM«nt. 

Llniofi - 8»9S 

Bnlilr ))rioi|ilia{« l'SS 

Cralo bluncli» liouioK(-no (l'^O» — 2.04 %) 2» 

Cmlc jihi:'»j>lifH6« lits ilcJie, avec Doduice 0^1 

Craie iiianclie, K'Kèrcmeiil phospiiaiâo avec largw 

perlontttons ft la parlK' siipârlimi'C flO 

Ciolo pbosphSUc riolii; 3"!S 

Craie ptios|))ia(6cavecInitl>>i<'"l*»"euloi>^* do cnilojiiuiio 0*^5 

Craie phosphaU» ilclu-, avec conKlomerot ft la Iism , . 3"iO 
Craie blanchi! avec pcrroraUoDS reupUes de crwa 

phmptiaUo. 






0' 
/» 
O 
N 
M 

L 
K 



Puitg n» S, plgg «levé enoorc. 

Craie blanc JaiiiiAlre contenant linéiques Rrains de 

ptiAtplialR de cbaiiï (P-O* — 5.60 SJ 7M5 

Craie pbosphatéc riche, avec coDgbmtiral & la base. . (WO 
Croie Woncue (P'O' - 2M\ pieitriiUiit de loritr-t iierto- 
rJlloDs remplies de craie pitospliaUe avec nodolea 

(pïO» - 18.831 4>S5 

Crote blanotie conK^nunt qwliiUM (traîna pbOBptiatdfl . OOO 

Craie pboipbaiée rlcbc 0^ 

Craie biancUe avec Rralns pliosphatte |P*Oi — B) ■ . 1*70 

Cml« pba«pbatie riche inee ntidult's !-70 

CralcblanchcnMMhomngènuciintnnant quelques grains 

phoBphaies(l"0» - Si 8»30 

Cral<> pbosphal«D riche prisoaUint àù» nodule* kla base 1*90 
Craie blanche H"0> — 2.0i) avec pcrtorallom duna 
teaqn«lle« p«D«lre lacral)> pliosptial6c. Elle contient 
ellu-mdmv dti nodules durs. 




En r^nm^, danseps troU puits le fond p.<l formé par île 
la craie blant-lio IK) IpRtTement phosphatée |I"Û» = 2 «/ol- 
Cette <*r»te contienl »ii puils n" S, cnmme «lans la cnrii^rc 
infpriPiire des fragments tl'iDon'raiiies el des iiixliili^ de 
craie durcie. Oute-ci sembleraient indiquer l'exi^lfiipe. 
à un niveau inférieur, non connu, d'un hanr de craie dure 
dont proviendraienl les nodules. I^a surtare de celte 
craie, au d" S. piv«eote de large;« perforations dnnï 
lesquetli-s pént'tre de la craie phosphatée (M- H en est de 
même au puils n'*^, mais dans ce puits la partie supé- 
rieurv de ht rniie est plus dure que dan* le précédenl. 
Od y trouve même un cougloinér.* I de fragment?' de craie 
durcie ressoudés et furm<int une ina!««e qui a été perforé» 
porterie uremenl et pénétrée par de la craie phosphatée. 
t)uns le puils n" t, la partie supérieure de la craie sur 
une épaisseur deO^fll est durcie, traversée de verniicu 
bilions, tantiM pleinefi, tanlAt vidos ; elle est recouverte 
d'hulln?» et de serpulefi, et revClue, ainsi que ces coquilles. 
d*un vernis hnin. 

Le banc inférieur de craie phosphatée riche {l.) a JJ^SO 
au puil> n° I. S^.'iO <iu n"3et S"'{IU au ii" i. A sa iMiiiu 
intérieure, il y a toujours un eonj^loniérat de nodules 
eo craie durrie arrondis, corrodés, vernlsséâ, couverts 
d'hullrvs et ac;i;lulinés par de la craie phosphatée. 

H est surnionlê d'une craie spéciale |.M|. Ann'l, elle est 
juunu el assez dure |1'N)^= 3.31). Non seulement elle 
contient quelques crains de pliusphale. mais encore des 
enclaves cylindriques du diainèlre d'une plume, où 
le» grains de phosphate sont plus nombreux; ce sont 
aussi des perfonition» : plusieuD^ d'enir'elles sool vldc«. 



m Uiins I.-3 periorti lions, la croie plimpiiiiiiS- i-nvclojipc des 

n-4ui<rs scmiilatihis A c*>(n do la cruli! liiaiiciir- i-i des iUmnies 

d'iDooéremes de plus d'un d«ciiiii>lru do dIamiilK-, U semble qa9 

'ew parités plusdur^ aïonl éii' ii^pnct*** par taaimal iwrtorant. 



— H8 — 



A la surfnce, il y a iio haoc de craieplus blanche avec irès 
largos perforations remplies <le craie plio»pliali>o riche 
(P.*0^=: 18 "/o] et qui a été pour retle rnison t-onfoniiu 
arec la roiirlie suiviinlc. Au puits n" 2, la craie |M| est 
d'un blanc jaunAlrf (I'!0*= t,i4), mais inoin)« dure que la 
précédente. Au piiit^ n" 3, elle a In m^me leiiitc blanc 
jaunâtre, mais elle est parcourue en lou* sens par de 
larges perforations remplies de rraie phosphalcc. qui la 
ti-aiislorment en une sorte de br^cbe. 

Ce premier intervalle a t^SS au puits n"i,fr"ÎWan puils 
D" 3et a-ao au puits a" 2. 

Le second hanc de craie pliospliatée (N'| commence par 
un conglomi^ral de nodules vernissés et pertorés. Au 
n" 1, les nodules sont tW-s irréiîuliers, Irt» pixlorés» 
couverls il'uu léger vernis : ils portent des coquilles fixées 
à leur surface ; ils sont en craie blanche (l*»0' ^ 6»/ol et 
dans celle craie blanche on distingue de petits nodules 
de calcaire dur. 

Ce cieuxii>nie banc de craie phosphatée a rii^TO au n« I, 
a^ao au n" 3 cl S^TO au n' 2. 

Le second inler\alle (0| est occupé par de la craie 
blanche avec grains de phosphate de chaux en quantité 
notable. Dans le puits n" i, elle est presque blanche 
(P'0* = 9»/«). iii"'s elle contient des petil.s fragments de 
craie dure. Dans le no3, elleprésentfdi? lurgeit pi-rforalious 
remplies de ci-nie plus phosphatée. Dans le n» 2, les grains 
de phosphate sont moins abondante 1I"0' ^ 7.iiO). 

Li 3° couche de ci'<iie phusphatée (l'i est épaisse du 1°>I0 
dans le n» i ; ti"'~iS dans le n" 3 cl 0"'70 dans le n» 2. 

I>e troisli'nic intervalle |Q) est (ormt^ dan« le n" I par de 
la craie blanc jaunâtre |l'*0^ = 2.03) avec gniius de phos- 
phate disséminés et tubulures remplies de craie phosphatée 
plus riche, ftens le a- 3, cf>tlp crai(> hianc jaumUre est 
bomogèo'! (P'O* = 2.0t). buus le u« 2, elle i-csle Ui-s i»eu 



— 119 — 



phosphaléf pnr plkinénie (PW = iA\\. mais plie 
pré^cule dans sa partie supéiicure de larf{os perforalion^ 
remplira do craie pboEphadk' riclie et de nodule» : ilaiiii 
sa partie inférieure IQ'I ell« est liomogène. n plutt gêné- 
niInmoDl plio^phat^e. 

La ir ooucbe d? rraiv phosphalôe llll ii'o\i>lf> plu» (|ue 
dans le puiu n<>â, c'est-ii-dlrp dans le plus ^Icv^. Ikins 
les deux autr«8 eDea ^1^ h-aiisforinf-p ou K<itde. Au n'>2. 
où elle a fl^Td d'épaisseur, elle préi^entc k ki bu^t? un 
congloménii de nodules de. pclite taille. 

Au-dessus, loujuur»! daus le n" i. vîpnnpni T^Wde rrnie 
blanc-jaunâtre (S| l'ouienant eni'ore quelques grdius de 
pliosphate (P»Oï = 5.60|. 

Ainsi, il r a i\ Hem-Munacu plusieurs cttuclies de rmie 
pliosphatée riche, séparées par des craies Idanclies ou 
blauL' jaunâtre, toujours ud pou pliospiiatées, mais beau- 
coup plus pauvffs. 

Toute^i les couches do craie phosphatée rirbes reposent 
sur un banc de craie pauvre durcit; cl perforéo; toutes 
ooiDuieacent par un conglomérat de nodules durs, roulés, 
vernissés et perlorés. 

Il y a donc eu répétition h plusieurs reprises d'un mfime 
pbéuomi'DO ou plulAI d'une même série do ptiénomones, 
qui sont essoulicllemeut littoraux. 

On a souvent attribué le durcissement des roches ^ une 
émersion. C'est pont et n? uni^ opinion tr(jp absolue, car il 
n'est pas démontré qu'il ne puisse se fciire sous l'eau. Mais 
il indique certaine mont un arrêt de In sédimenlaliuu. 

On puurniil supposer qu'il su produit quand uu Lourant 
rapide lave le fond de la mer et y empêche tout espèce de 
dépAl. Celte action peut-elle se passer a do griindcs 
profondeurs? Nou!^ n'en savons rien. 

Mais le dureissemenl de la couche supérieure de la crflie 
a été précédé ou accompagné de sa perforation par des 



— 120 — 

animiiux qui y ci¥u.s»ient des galeries cylindriques cl 
llcxueuscs de I à 2 milliinètre» de diamètre. Nous vnyon» 
ce fait se pruduir« tous les jours sur noK rAles |'|- 

Puis est venuo une pui^anle érosiuD : la uiucIip dure 
a 6t«i'ulcvi^; les Irugiiienls o«l élA rmilt'ïi, de nouveau 
|)eriur<te, tout en «nntinl de poinl d'altarhe ji des mol- 
lusqueii : r'esl \h encore un (ilit^iiomt-iif |iurrnu'eit liltoral. 
qui ue peut \m* Hiv dil à uu courHnl, mais h l'artinn 
dfl fortes vaguer. 

Il rulnridn aver un «'lian^oiitcnt dan» la sMi m pu ta lion, 
iiu apport idi'indriiil de tiiHliôn* pliospliatt^^. 

Dans \fs imiiiis uii la roiirtn' iliii-c ;i i>u' ridct*<k'. lacnik 
btaïK'lie mise à nu. s i^lé ntlaquér giar de nuiivwiux nni- 
maux perforants, qui ont (.-rf^usê des cavités de iilu!^ srandi! 

(Il M- âtralinn a obtorvCi nus«l qri« la cralo lilniirh'' Inférlount 
aux cfiiiee pUocphalCi.'S de Taplow i;l de Lewcs est durt-lo ù la sur. 
tBcf et qu'elle «1 en outre tiavrrstv par des tubes il<- tout^-» r<>nnr« 
rt de lOMXitt lallles. 

Od pouvnll croire que le dureiwenient tenatl b la ptintphall- 
sallofi de la craie. D'après li>a analystes dt- M. PI^clt, Il n'«n e«t 
rien. [^ ooiniiOKUlon de lu erul'- durck- ni' ill(Tât>' pu» de celle de 
la craie ordlnaln:. M- Slrabnn «iippojï qnr la dureté est due h qd 
Olment erlatallln. Il i^iwl niypoIh'>te sutvotile : tje le m place meut 
du oartmoat^ de cboux par <lu pliospn»!" d<> chaux d^ns iv% orui»* 
nlHtues de la craie pijosplial'S' «upArlcurc nax hancs diir« a it>ndu 
llbrv (i<- l'acide earbonlqiie : Il b'csI tall du l<teaTl)i>iiftle iK' diitut 
«riuble. Ollv M)luUon \0Qanl au contact de la craie liliinclie Inie- 
rknrc. ifiil v»l inulm perni^aUe. peut l'avoir darclu pur coii Inlll- 
Irailon vl y avoir dclrrnilni^ la furiiiatloii di- crlxliiux doculcilc. 

O'poiidiiiii M. Stniriam :i i|iie]ini'~* donlcs »iir c- pmcessu^-, car 
Il n-marfioc <ia<- ton» li^ lrnm--v durs Ac la orale ne soul pas rw-ou- 
vcrta par de la cralu phusptial<'e : il ••» <*t qui snnl *ou8 dw la er*k' 
Uaadic. De pluii, leur sliuciuie noduiairo MUibl'^ iut!«en.-r uiw 
tMliwi de ouncr^Uonneuient aciompatinde d'un arrvl et d'un clian 
innteiil dans la SL-dtmeiitalluii. 

Quiint au\ pcilnrailon». 11 «Ht dispii»^ à aclini!t1re rnplnloii it 
M. Zlliel que ce :>emlenl dvt iiioutex d'^ponf(e* cornftv. 



n 



- 121 - 



taille dans Ions les sens et jusfiH'à une protowlciir d* 
plus de I mètre. Ils ont parfois Ii^venié les restes de lu 
rouctic dure, mais 11» ^f Kont aloi-s hornf' a y percer itn 
Irou erliiidri(|ue ; lirrivi^ dîins la oiiiie iiiK'rifui'C plus 
tendre, ils y onli'lHlt' leurs gHliries rarniIîêes(PI. Il ut III). 
ll»DS (il craie h |)olypier». on conslnle qire l'aDiuial 
)jerluranl passait enire les ItiHnclies coraMicnues en les 
resjiei'lanl. iJueUpieftiis, il pi^ni'lr-'iil ilnns rinli'rieiir d'un 
)iitlypîer. On vnil une hniut'he dunt les cIuihui» iiut été 
dt^lniite!) et qui ent remplie » moitié par de la rraie 
Idanviie. !i ninilié |iiirdi- l:i ri<de |ihosphiiléf>. 

Ces perlomltuns >int prémlé le dépOl d<' ty niiii- plius 
phiilée riehe, la preniiiTe iiclion des eaux rliargées de 
(ihosjihute a été de déiruire \a jiopulHlion perfuranle et de 
rcm])lir les l'avilés i|e leui-s sédiments. Kii nn'un' tt-inpi:!. 
elles déposaient sur la surfarede la craie el des nodules, et 
quel(lueloi» ni^me dons rjutérieur des pcrioralions, un 
vernis l)run de pliosplinle de eljjiux. On l'emnrqiie pni'ore 
autour de rerlalnps pi> rfnr.il ions un élui de ralajjre dur. 
rumparritde A eeliii (fiii eonstitiie ]a surfaee dun-ie de la 
rraie tiliinfhe. 

On pouriBil su|i|)user que la furmuliu» de IVuduil 
vernissé est postérieur, qifii est ilù U l'action des eutix 
soulerraine», qui. traversant la eraie jiliospliali^, y dissol- 
vent du pliO!«pliale de eli;iu\ qu'elle-^ ilépusent eiii<ui(e au 
rontiu'l de la cmie. Mais un a vu plus liaul que le di'pôl 
lie l'enduit est cnnleniporain de la lixation des molUis* 
(|ues sur ks uu<fuk"^cl par conséquent de lu »édiu)eiila lion 
de \n rraie pluispliatée. 

Il n'est pas pnmvi^ du reste que les eaux soitierrain«t 
lillranl il travers la eraie plmsphalée puurraîeul proiluin* 
l'enduit en que-^liuu. A Hem Munacu. les poches rruqdies 
de sable pliusphalû ne sont pas toujours tapissées par de 
l'ai^ile noire romnie h lloulleiis. U-urs parois sunl durcies, 



- IM- 

mai» ce f|u'il y a dn singulier, c'est que la craie qui ia 
coufililue, iiu lii;ti rJVtrP enrichie eu phosphate, est plutAt 
iippiiiivrii!!. L'analyse des pamU ri'nno de oos poches a 
ionrni [lotir lit cniie nnrmnie 2,i\ •/« de I"0* el pour la 

zone duiTie 2,19 */«'■ 

La nature littoral dus dépAts de craie phosphatée vient 
corrohorer la di'ductînn qup l'on pouvinl tirer rie la pn^ 
«eiii'e rlu riVif l'oriiliicri h la [liirlîp siipt^rioiirt- de I» craie 
blanche. Un tel rrfci( ne peut !*e former que mhis une 
faililf profondeur (20 hnisscs ou Kl mHres environ l'i). Il y 
a donc lieu de renoncer A l'hypolht'so suivant liU|uoltc ta 
ci-aie SB serait disposée Ji des profomletirs conipsirableii Ji 
celles où l'on trouve In Ixiue fi (ilohi-riucs actut^lte l*|. 

Os con8id(^rationi< «ont en parfair accord avei: la théorie'; 
donniie par M. Ad. Cariiol, »ur l'origine des dépôt» d< 
pliosphnte dp rhaux. 

Giies d'Euires. — J"ai visité de nouveau les glles 
d'Élnves, guidé par M. Cai-o, i^hcf d'exploitation de la 
Compagnie Anonyme, que }e ne .saurais trop remercier de 
sa (xtmplaisance. 

Les seules exploitalions actuellement en activité sodI' 
celles de Et(K:<}uiau, sur la pente sud de la colline qui est 
au N.-O. du village. C'e^ït là que se trouvent le chantier 
Uuplaquet el celui de la Société Anonyme. 

ICn 181)3^1 la carrii'i-e élait située à mi-cùle. L'exploi- 
tation du sable phosphaté y est actuellement terminée. 
La craie phosphatée daus laquelle étaient creusées las 
poches remplies de phosjdiute y est aussi presque 
compK-teinent enlevée. Elle avait t-nvimn 2"' d'épaisseur, 



(Il L»PPAiiB\r. — Tmll'- it-y (lioliisic. I. |i 3jï. 
|S| Et n»iiir »i cflk fie Slnihiin, .lUrlbuaiil une prtifandeur ûa_ 
Sril) > 600 m. rt la mer, ofi «v»! ilOpngftc la cr8l<? [iIiospltulÊR. 
(3J Anu. Soc. st^ol. au Nunl. XXI. p. 136. 



- 1Î3 — 

tormaot une petite tnass» (t« 100"' Ac l.-it^e. ilu N.-O. au 
S.-E.. el de 180" de long, ilu N. E. au S. O. Kllc i.lnn 
^eiU d'une dltainB de doçirés vers le S.-K., reposnnl sur 
la craii' lilanrlie el rwouverlew purlOM*oucli«slcrtiiiirctH'l- 
Sur rotnplacemeul iRTupt- par cette craii-, ou Irtmre 
eorore un certuiu numbri* de nodules qui vionnent du 
couglomérat de iMfe el l>eaucoupdDlui)snes: Bi'letnail«s, 
lluKres. deat^ de Squales. 

Si l'an dciu-end par te plan iacHoé vers la carrière 
aujourd'hui en exploitution , on doit travoner une 
tranriice (TGu^L^e dans la rmie Mnnclie iiiféiieure; puis 
k uu niveau inlûiîeur do Ai'" ciivirun k I» baso de la 
carrière précédente, on retrouve la rraie phosplmtée. Il 
est t'-vtdeut que te banc de craie phosphatée que j'avai» 
nature continu (-1 est divisé eu deux parties par une faille. 

La seconde partie du la craie phdsphalt'e, celle qui est 
actuellement exploiti^e, se trouve sîtiii^e au fund du valluu 
ei est aussi léfrèrenient inclint^e vers le S.-E., m'i Bile va 
prob;iljlement se terminer par une faille œuiuie je l'ai 
lifïurêe en WIA. LaixinstatatiuQ de la faille qui est au N. 
et que je ne son iH'un nais pas alni-s. donne une grande 
protialiléà mun lij pothése. 

Dans cette .seconde partie (lig, 3), la craie phosphatée est 
surmontée [Ktr de la craie blanche. l>pendanl.suiii.'pais.scur 
est Irt's variable. Si l'on suit le tiiine de craie phosphatée 
dans sa longueur, c'est fiilire du N. -E.au S.-0.,on voit son 
éiKiisMOur s'accroître de -'('" i\ 12"'; puis subilemciit elle 
■«vient à :(•" pour acquérir de nouveau I2">, aller buter 
contre un unir de craie Manche et revenir à l'épaisseur 
del". 

On ne peut, en apparence, expliquer cette disposition 



.(l) I>w. eU..p. 1^6. 
12» Lac ctt., ]■. 158, U«. 3. 



- H4 — 

que par l'exislence rie deux fiiillet*, P et F', (wrpeodi- 
culaires aux failles pi-éL-i.Mt>iitc«. 

Ou verni plus lujii œtnmi'nl t'(>ll« hypothèse doit élr« 
iiiDititii^e. 

ris- 3. — Coupr du gUf lie traie photphatée iTÉtatet. 



Carrtfrn* 
SiK-tiHô Aiii'tiyino 



Doplaqant 




)- 



.»: 



A. A' Cmie blanche 6 sur/aoe jicrtoréti. 

ir Cnii» ilare. 

C C CoDcloiD^rat plui«pbal6, 

D D' Craie pli»S)ihaU-c. 

K Crali! bliitiHiiMiupi^rleuri'. 

F f~ P>(.-iidoriilll<'K. 

/. I.liuoii. 



A la bHHf dp la (Tiiie pliaspliHlt-fiiiya tinc-onf;lnntPral,C, 
((tmii- dr nodiilef spinliliihlpti ii cPux de tteiii Mniiiicu. Le« 
uns soiil tl■^■^dll^1, yrisAtrcs. Inivcrs*''» d'uni' (rjult-de polîls 
cyliudrps torluuux qui .-«(iiii ili1>i à d'sinnetiiics |K>rfonili»ns ; 
leur forme cxl |dun ou luiiln^ nrnindie; leur Murlace, cou- 
verle de St.'rpuU-<i i-l d'Ilullris i|iii s'y sont fixées, est 
revt^lue du vernis tinin riir^ftèriKtifiuc. Les aulre* nodules 



- lis - 

blancs, moîos durs, ont une forme plus irréguliêrc ; leur 
surface est plus corrodée, le TerDis moins «bandant. Ces 
divers nodules provieuncut de lu ci-iie sous jacentc. 

Fn cerlaios point-'^ de la cirricrc d'Ùiivi>«, oa rencontre 
À la surface de la cniic lilanclie inférieure, un hanc de 
calcaire dur B, épais de 20 ji SO centimètres, dont la 
ooni|jo»ilîon n'est i>:is toii}o»rs Ih mfiin'. 

Tanlùt c*esl du caleain- iis<;ez coiii[i<-ii;l, traversé par les 
nombrvu^es iictites perfonitions dont il vient ilVire ifues 
lion plus liaul. Tautùl il a une slrurliire bW-cliifornie, il 
parait tonné de (ragmcnls du craie durcie, un de calcaire 
dur précité, réunis par un riment oi'i les grains de phos- 
phate sont ahnndanto. On <"^liuie que ''es )iarlit>« dures 
ronliennenl en muycnno 38-^/,. de phosphate de chaux. 

La surface du banc dur porte ries Serpules. dc> Huîtres. 
des Spondyles et au-dessus le verui» brun. Il y » par place 
plusieurs lianes de vernie el cerlainH Ira^iiu-'Uls de la 
brèche s«nt enveloppas de remis. Celui-ci .«e déposait 
donc en m^nie temps que. se fiirmail la hrf-che. 

l* ealcairedur est traversé par des jierfnralions droites 
assez étroites, qui sVlargissenl. se ramilïcut el sanaslo- 
moeent dès qu'elles arrivent dan-t la d'Hic- jiiune snus 
jacente. Ces perforations ne s'ouvrent pas toujours en 
dehors. Il en est dans lesquelles la brèche pént-lre et qui 
sont alor? recnuverleâ par le vernie ll'l. I pI II). On doit les 
considérer comme antérieures â la formation tie la bWflie, 
ou pIulAt nomme contemporaine!:. 

On doit aussi admettre que ces lambeaux de calcaire dur 
sont 1e« restes d'un banc géat'^ral qui couvi-alt la craie 
blanche inférieure el qui a é\i- prcs<|ni' partout enlevé et 
roulé avant le dépàl du cuugtoniéral doni il a fourni les 
nodules. 

L^pparencc de faille IP^l qui limite au S.-O. la carrière 
Duplaquel présente une disposition des plus curieuses 
iUil!.3j. 



— IM- 



Sav la I6vr<! N.-E. de la fiiille, 1» cniie phaspbalv« (D*) a 
10'" ilVpDiiiiieur; les bancs sont peu tielii, f-epunduol ils 
parui^cut s'iacliiier vers lu liiille. Une petite couche 
régulière de nodules, siluév h i'^'M au-dessus du fond 
lirésente cette inclinaison. L'autre It'vre de la faille 
luoaire uu mur de craie l)lanc-j*iuiiâtre, lourde, demi- 
dure, traversée en tous skhs par de larges perfontions 
remplies de craie pliosplinlée. Au-de!i«u!i vient l« banc de 
calcaiif! dur If, daul il a été question [UTCi-dem ment ; 
puis, le cun;;luniôrdt <:' et la cruie phusphatéc unliuaire 
qui n'a p»« plus de t"' d Vpalsseur et qui ces?iO rapidenienl 
vers le S. 0, Il y a donc une dénivellation d'environ 10". 

Si on examine le uuir de craie jaunie (A*) on voit que les 
perforation» ramifiées s't'tondeut sur toute sa .surface 
depuis le baut jusqu'eu b&m. Danx la partie qui u'a pa$ 
encore été exploitée, lt> banc <Ie calciiire dur est plaqué 
contre le mur de craie jaunie ; il tapisse doue la faille ('). 
Il est aeconi patiné du cAté de la craie phosphatée par une 
petite couclie de conglomérat, formée de nodules roulés, 
empiètes dans de la trraie phu!$pbatéc et acc-umpagnés 
d'bullres très abondantes, i'.'esl évidemment ta base de 
la cmie phosphatée, redressée et plougeuni avec une incli- 
naison de SS" sous la craie blanc jaunâtre. 

Lu craie jauniUre, le calcaire dur et la base du conglo- 
mérat ont donc été repliés cl pour ces trois couches 
t'appareiicc de taille n'est qu'un pli fi angle droit. Je 
cunsidfTe comme probable i[u'il on est de m^me pour la 
craie bruue, maignj l'apparence des fissures plus ou 
moins parallèles, qui se dirigent vers la pseudo-faille. 



4 



(l]Diins)ungarL>,]i; ruln'pi-6«An)i> ronsllloanl iiii bniic oonllnu : 
en rMlltl^ ivtat de lu carrière ne mn pus puniils itc in'«n snarer; 
U Ml po««lblc qa'll ai>lt dlscoaUnu et deinanlul': coniai« jn l'ai 
dit prôcédcinmeoL. 



- Jîï - 



Il y aurait donc là uac vèriliiblv cuveUe produite par 
UD pli synclinal tuul à fait compurablv ii ceux qui aOecient 
iesten-nin» primaJi-es des en virons d'AvflsnPs. CVsl l'hypCh 
lbit« à laquvlk je mu rallie pour le inoni«ul. 

l'ae autre pseudo-faille F de même direction et praba- 
blement de m£me nature existe dan^ la conccssioa de la 
Société Anonyme. L'cspluitution mumCnlanémeot sus- 
pendue doit reprendre dans quel(|ue!t mois ; j'espère 
qu'elle ouus dooQcn) de nouvelles luntii-rcs sur cet iaté- 
rcssanl problàme. 

Ce «V--*l i»as le ssul que soulève la coupe de la carrière 
d'Ktaveti. Il a i^t<^ dit plus haut que la craie bUnchc supé- 
rieure (B) sViend uniformément sur la craie plinsplial^e, 
quelque suit l'c^-pai^^eur de relie dernii-re. Celle dispusîtloa 
a'esl explicable dans l'ttrpolliÈse de tailles uu de plis qu'en 
suppos-mt que ces accidents si> soni produits avant le 
dépOt de la cmie blnnclie supûrieuii?. 11 y a iloiir discor- 
dauce de strutilicatiua entre la eraiL- lilumlie et lit ci-atc 
craie pliosphatée qui est au dessous. Ix plissement, si 
acr^nlué est antérieur au dépt'il de hi cvuif Miuu'lie. mais 
il s'est continué pemlaut le cuinnifurenieiit de ce dê)>iM, 
car on |»eut voir dans hi carrière liuplaquet la craie 
blanche ^pou.saDt tégt'-rement b; pli syni'linal de lacraie 
pliuspbaléc. 

l'ar suite de la discutdauce de sliutification. uu devrait 
s'attendre k trouver un conglomérat entre la craie blanrbe 
et la craie phosplialée. Il n'en e»l lieu ; mais il y a à lu 
surface do la craie phosiiliatée, sous l,i rraie blanche, 
une couche irrégiiliêre de sable jibospliaté riciie ayant en 
moyenne dix cenliinètres. 

Ou peut !^up|ioser que e.e sable phosphaté a été Isolé de 
la cfsie phospbalée pendant une période d'émursiun qui a 
suivi te plissenienl- Ou peut aussi admettre que la ilécal- 
cilication s'ci^t faite souterrainenieut. Les eaux qui 



- iS8- 

ri[-culiiietit duas tu L-rdi« pliO!>|thatée s'awuiiiuEanl au 
ciel (II- lit nappe nquifi-iv par suite dp la dillicull^ Je 
|iL<n<^ln>r t\an^ l.i ri-iiie blanche, y exercnienl leur pitiivoir 
di^Mjlranl. J'ai rltijA iippelé riilleii1ù>n di> la S4>rîétè 
pi>f)liigi(|U(> (lu NonI (M sur l'iicltOQ de l'eau des o»p|>eâ 
nquirirp^ itn lui! de la cniic-hc. an nMilacl d'uiiv i^uurlte 
iiiipcni>ê<«blc <|uî suppose U leiii- ;i«4'ensiiin (i). 

FIb. i. — Voupe hypoihèquf du gll4 ittt VanilUf*. 






■a « 

* » 
4 r 



Û 



i i iP^ 




u Craie Itlaiiche. — b Craie pliospbal^ — 6' Id.. enlevée. 

M. r.;iro m'a conduit visiter le glle de Vanelli-s sîluO 
à t kilnint-tre.s nu S. d'Etaves et à l'K. do \a eolc I hi de- 
l'Etal Major. A ce gîte, qui est cnmidélement épiiUi^. \v 



(t| Ann. Sofi. GiVi. Nord X\I p. liS. 

[2) NoU ajoutât pendant l'imprufion.— La premltrc Jiî'pOtl»(>w 
esi la lioniK*. Je ilen» de me procurer dus (ragnienU du tuiiM) 
xu|>i^ilci]r (le craie |>ii>«phate.', nous le sable. On y li«uve >lc« 
piri'diraUoti:! ilaiix ii^f|iie!IrH in'tiùlre le ^ible plii»ptifil<^. Il y aaralt 
ilouf eu aprfs le d^^pill de In erulc ptio»pUatiy, llxlvlatlon de oMIo 
eraii'. séparation des iimlns phosphate*, et tormnllon d'une nappe 
borixunUile ite sable pliosplmli^- 

Alnxl Ko cimnnneriilt riiyi'itUAi'e. <tl>e }'at Ûi^iU aUmlse plusieurs 
tols, Mir lu pf«nUilill>.' i]u la ^^êparatlon de siUjI« pliORplialé par 
llxtviiillon, niir -inii reiiiaiili-iiK-nl A l'élal île iIi'-ih)! ^rklUtieiilalTu 
et sorsa desceiitodan» te* pTCti^a & la munt^rv de* aalrcs oauclim 
let11a]i«fl. 



- 1211 ~ 

pliosplinle de chnux renit>li!«^iit un tar;^ (usiié qui iivail 
jusqu'il g» 5i> lie profonileiir. MalheiircutieiDent loni de 
tua visile pre<i(|uetouli-tailriMiibl;iy#, je n'ai pu Vûir(|u*un 
bord du to^sit. On y distinguait la Iracv de deux Ui'ilhs 
parallèles situLH» à 40 centiini>lre.s l'un» de l'anlit! cl pro- 
duisanl des déiiivdlalioas d'uu nii-lro. Il csl pj-obublc que 
la ln«$4> ëiail le ri^sull»! d'une sériv de pvttics failles parai- 
]Hi'.i. Mnis d*aprî>8 ce que m'a dit M. Caro, du ctMé opposé 
à celui que j'ai vu. il n'y aurait eu qu'uDeseulc (aille d'une 
amplitude bonurotip plus grande. 

Le gile àc Puy Si%ur.1 l'O. du village près de la ligac 
du cliemin de fer a i\é aussi vaoïplèlemeat épuiiiù juir la 

?iè\r Anonyme; M. Caru m'a donné à son sujet les ren- 
'migneinents suivant-^ : La rraie pliospbali'e remplissait 
trois di^pressioDs de i'i. 211 ol fiO'" de lai-ge. La dernii-re, la 
plu? orientale mnnlmit la craie blanche liupiirieiire fi la 
oraie phosphatée cl)» terntinail it l'B. paruu mur de craie 
blanche. 

Un autre petit )jlic non encore exploité su trouve ù 700 
mètre* du prêchent. 

liilr 4f Fresno)/le-(irat>d. — L'CKpIoilatiunde la rarritre 
de M. Kluur est tri'.s avancée ; on n'y voit plus lus (ailles 
uu plulAt les pli.« que j'y ai indiquais (■). L'expluitiitiun est 
rcjiorlvo uu peu plus liiml. 

I^ fond de la carrière préi^ente acluelle:neut lu coupe 
suivante de haut en bas: 

L UmoD, cailloux «t sable 2* 

«. Craie hlnncli» i" 

d- Cralir KrlKo pliimphaUe 1*W 

c. OiiiKloini^ntl d(.- nudniw plioiiitiaU , 0*10 

ta. Grille IrOi pertocte ayanl l'uppari-iice d'un ccinglomAnl 

- (PModiMWaciomi^ralt. D*1S 

a. CntleblanotatflntCrieurvaveonoiiitirouaopcrloraUoD*. 



m Ans. Soc. GCol. da Nord XXl, p. 151, Qg. 1. 
AnnaU* d* la Société Géologi/iite du Nord, T. XXiV. 



lyi) 



T.a coiiclie de rniie |ili(i-«|i)i:)l<''(^ d e^^l actuellement 
ex|>Ioil<5e sur uue lun^ueui' de lUl)'" du S.-E. au N.O. Klle 
e»l sit[)art>c en deux bani-s ftar une petite coucbo plu« 
argileuse. Veis l'oxlréniittt X. de In narrière, elle perd 
rapide meut de sa richesse en phosphate: le» gniin» de 
pliospliulL' de chaux diiniiiuuiit i>ii numbrv, en ménie 
temps qu« de petit:! nodules .te (littsémioeot dans toules 
IVpaissfur de hi i-oiiclie. Il y :i passiige inseo^ilde, mais 
rapide, entre la rraie exploilahle el ix'lle (jui ue l'est pa<. 
Tandis que datif^ In partie exploitée le bapc Ue craie 
phusphnlé ît t"| a» dessus tlu coufîloiin'mt t'onlicDt eueore 
plu'^ di.' 'M"/., de pliospliate de rliaux (I"0> = I i •■/<.). * 
une dislaoec de V" le ini>me haiic. non exploité C4me lois, 
ne renferme plus (jiie i;iVo<le phosphate (l*'Oa = B,2(f/ol. 

I.e conglomiTiit o est formé de pelilti nodules de craie 
phOKpliaLéu dure, arrondis et veruissês à la surface, 
enveloppés dans de la cruie phosphatée s»bleu)ie. 

I.a couche b a aussi l'apparence! d'un cnn^loinfrrat. mah 
quand on IV-ludie avec soin, ou teinaniue qu'elle e^t 
turniée de fragments irréguliers de craie blanche entourés 
de craie pho^iphatée sableuse, très rirhe. qui est aus^t 
Hl>ondante sinon plus que la craie blanche. On doit la 
considérer cinnme de la rraie hlanehe criblée de perfo- 
rations si étendues el si ;d>i>n([anles qu'il ne i-etile plus 
que de* morceaux isolés de la ruche primitive |'). 

Les niurceaux de craie blanche qui sont à In partie 
supérieure de In couche sont couverts du vernis bruu. La 
couche b coostituail donc la surface de la craie blanchu 
avant les perforations qui l'ont en gr-ande partie fait 
dis{>araltre. I.e vernis brun n'est pas absolument limité h 
la surlace supérieure des morceaux de craie blanche; 
il descend souvent sur les autres surlaces des luorceaux 
de craie blanche, mais il y est moins épais. 



(Il Loc. cit., p. VA. llu- 1. 



- 131 — 

La craie blaoclie ioférieur« a pi^senle nussi des 
perforations très nombreiises. qui voat fin diminuaDlavec 
la profuiKleur. Elle n'esl pas nettemont séparf<e de la 
oouclie b, tuais tandis que linns l.i ooucbe b les morceaux 
de craie blanche son t complètement isolés, (tans la couche a, 
il y a sinipleineut uaj^voage Ir6s ramittiJ de la craie 
blanche el de la craie phosphatée. 

Dans un point de la carrière, la [Kirtie supérieure de la 
craieblitndiesous le p.^eudo conglomérat crayeux, présente 
une petite zone de craie très dure, rayant le verre. Elle 
rappelle, avec plus de blancheur, la zone durcie qui 
tapisse les parois de certaines poches. 

On a rapporté plus haut l'opinion que ce durissement 
ticrait AA à des eaux qui, apn'-s avoir traversé la craie 
phosphatée, auraient déterminé une cristallisation dans la 
craie. Mais i>ourquoi la craie sorait-elle durcie en un 
endroit plutAl qu'en un autre ? Pourquoi les Iragtncnis de 
Craie blanche du pseudo-conglomérat ne sont-ils pas 
durcis el sont-ils cependant phosphatés |l'-'()s = 2| %) |<| 
tandis que \n craie dure ne l'est pas du tout \?''Ù^ tracits) ? 
Remarquons que cette craie dure ne ressumide pas aux 
nodules durs de craie phosphatée qui constituent le véri- 
table conglomérat. 

A oO" environ de l'extrémité du clianlier Flour. se trouve 
une petite carrière expluiléi> par M. [x>L'sch. Lorsque je l'ai 
vue, elle consistait presqn'mitquL-mcnt en une poche dans 
laquelle on tirait du sabh> phosphaté. 

Les parois de la poche étaient formées par de la craie 
blaDchv. tendre, tapisHée de trois millimètres à peine 
d'argile noire. 

|t) En raison des perforations saiia nombre de celle oouchâ il est 
pcMlMe qa« tes parités analynfies russenimélaiiKécx ae uble 
pbuspliatA. 




— m — 



e, i) y a (}<"lli lit" coniïlotnénit lormé 
de uuduk's iiiTumlis i-ii riilcnire plio»|>luil); dur, dont la 
teneur enl «n moyenne £1 à H "/" d'^vidtf {itiospliorique. 
Ces uudulfs iilloigneul une grosseur aswz œiisidûrable : 
txjaucuup sont du volume du poing. Leur înttïrieur 
présL'iile presque toujours une foule de petites [terfonlions 
vennteuii^-cs, qui sont vides ou renipliiï.4 de s»ble plius- 
pltaté. 

Outre ces nodule» (rappnrence asavz lionKigénu. Ik cou- 
glomvi-at I ontienl lies blor^ plus voUiiniueuK de ralnaire 
dont la rirhesïie eo phns|i1i!itii de rhaiix iitlcinl ^ "/• 
|P»()s = 27. m »/•): l-eur slnicUire est liritbolde; ils 
eonlicnnent eux -mJ'mes de>' nttdule.^ roulés ei perforés 
analogues à ceux <lu t'onf^louiérid. niiiis de plus pelile 
taille. Ce sont évideinuienl des (i-ii-;iuenLs arrachés A une 
couche durp aujourd'hui déiroile coumie relit; d'IClavvs. 
Il y fl )â nussi une série de pliéaoméDes rlont le niraetèra 
lilloiiil est iodi'-ni-ilde. 

Ainsi Ui brc-i-lie est une fomiiitiou inler média ire eniro 
relie du ealeuîrc dur à perlorations v^rniiculées, donl elle 
roidienl des iiudules roulés, el ridle du eonglomérnt. oA 
elle se trouve en fi-aKmeiUs retuiiuiés. 

Quelque* friigmeuts :i siruclure veraiioulée ;tlle>-lenl Ui 
[(iriiie d'une croûte irri^j^uli^re, légèrement courbe, doot 
la surfiîce couvexe, veruitiséc el eiiblée de pcrfonilions 
rylindriqucs ollre l'aspci-t des rocluTs qui émergenl lï 
murée basse, tandis que la surface concave, très iniîsale 
semble avoir élé violciiiiiienl arrarbét- d'un banc crayeux, 
auquel clic ndhémil et dont elle ;a emporté de» lra};mvnti. 

Sur le conglomérat, il y a dans la earriêre U>e£cb 
un l«ue de I™ d'épaisiteur de craie peu pliospbatée 
|l"t}> = R.H01 qui conlient des nodule-i de ealcnin; dur 
dont quelques uns sont du phosphate de chaux presque 
pur (87%: P'0> = W?ii. 



I 



I 



I 



— m - 

OUrsiiuPonihifu. — l« plio^phatede chaux du l'uDthicu 
a été r«<;onnti au sommet d'un pclt) plateau qui s'ëlt-nd du 
N. nu S. dciiui-t IVgliso dp Mnrriiftrîlle jusqu'il 1 kO. de 
Domviist. I.*s dcus i-xln'iuitts sont scuk's exploili-c! et 
jusqu'à prèsenl (') on n'en retire que le s.ihle (ilio^^pluil^. 

A MaiTlieville, dans If rii^MitriT IJioiiri'UX, les [lodies 
«ont peu profondes, la craie plmspliadV tnanqu<>, le salile 
esl dircclemont sur la eraie blanche dont îl est séparf par 
une petite couebe arKilcuHi* de Oi^âO. 

A lu base de w sable phcisphat(t, il y a un eonglomi^rjl 
argileux rempli de nodules de pbos]>liate de diaux et 
souvent coloré en noir par de la matière oharhanneus«. 
Il a 40 Â ^ i-enlimètres irêiiai(i:*eur. 

AH-de^.*us vient du beau sablo pliosphati^ eanfitiluant 
une lom* irrtHïuliêre do I h i'"Xi d't'paisseitr ; put? une 
nouvelle couche de «ialde rempli de |ietit nodules {l)'"SO). 
Le tout esl surmonté de I >"i)0 à i'" ilo liintiu avi-r (pielriues 
gros silex. 

I.'exploîli)lîonCucllsit^L^> contre la i:hau!^<;L'e Bninebaut 
au N, (le Uonivasl prési'iite des purbes priibiinb's finalu- 
gues M eelles île l>in(llfn>., qui Iraversent de la fraie plios- 
|iba(é« el en-de«soHs de la eraie blanelm. 

I^ couche inb'rieiire île la iraic |dll)^pllalée ciuilii'nl 
beaucoup rie pelil> nodule» de latcaire ptiusplmlc. ICnln< 
ellcel la eraie blanehe, on voit une tr^s mince couche de 
sable pboMphiitè avec nodules. Il semble que ce soit le 
résidu d'une di:i:<olutiuii de la craie pbos|)b»tiV jiar les 
eaux soulorraînes. qui se IruuvenI itri-^^lées i'i la surface de 
la cmie blanche moins permt^able que la eraie grise. 

O phi^noTHine est rhn> utie pn>ili<jn oiipiis<!e, de nièiiie 
n.ilure que celui que j'ai menliminéâ propos des vailles 
(ihoAphatrà (l'f^iaves. Lvs eaux d'inibibitiun ont une action 



(Il Mal I8W. 




oxydante et dissolvante plus puissante au toit el au mur 
d'une roche ponnéiible quediius son intérieur. 

La craie pliospliati-e ilc Uuravast a 2 int-tres d'épaisL^eur, 
Elle est recouverte par du limon qui contient quelque» 
petits sitex h surface blanchie. 

On y trouve au oeuLre des pochus un peu de sable 
tertiaire. Ce fait est en rapport avec la géologie de la réf^loD. 
où les couches tertiaires sont beaucoup plus développées 
que la carte géologique uv poricrait à lo croire. 




BXPUC.\TION lïRS PI-ANCHKS 



l'I. I. - 



PI. II. - 



PraEioenlK du tH'U crnyciix â Ùtblaïuâ arborete^iu 

il II 0)11 Moniini, 
Partie supâi-ieiire do la oral'- btnnctie <l»rcl«, vim de 

IIIMIU. 

M. Craie lilanclie duraie. 

JV. Broche. 

0. Sorint* avec «Midull brun. 

A. Fnrlii- sopâMPure d'un tulie il» |iiTfotall'>n rompit 

parla hr^cb»: plus bav.oeitihueKt rrinpll deutile 
ptio*|>)iaIi^. 

B. OsK du tuf^me luhc se rnminnnt (■nsalto dans 

rinl6rl''DrdR In ernic Manrtc (Voir PI. 111). 

a. Aulre lutw itf iM-rlnriiiInti nlH>iiti»anl A la brille. 

b. TmlhttMiic- tuho At porfonillmi (Innl on \ita\ suivre 

sur le <vAt l arriv6« li la Rurrncv. 
«. Tubi- Ali pcrfdralloa vu va coupe. 
PI. m. — SIËDio «ctianUllon vu do dessous. 

fi. OftMi du labe de pertiirailon (voir PI. Il| ijul se 

dlrl£eenii]ttehoriioiital(-n)fniciwram1D9d'UDe 

OinnldR lrréKUll{>rL'. 



if#n« 



dtti 




-135 — 



Xolc iitr In Polypiers d'Mem -Hosaou 
/Htr H. Parent 

PI. I. A M D. 

Diblasus arborescenSf itor. xp. 

Polypier camjiuMS ramcux, A baur^^PoiiK iJisîpiKéR îrré- 
fïUiiôremeDt ; ralin^ r<^iini» par un rœnenrliyuip ahnndani, 
roni[«irt, ^i hurfac* umw ik'Cûle* assez Itirtet, rayon niinlt's. 
Ce|>olypifr r*l f-gmis à la lase cl tps bnin<.'li«s quiw funncnt 
plus haut sont souvent ri^unies piir un r^n^nrhyme 
pncroAlHnl : it-^ hnitii'hf?! ({ui iiciivcnl iillointirc une 
luugui-ur nulable porleni di- «oml>n-ux lM)nr(;i-Mns qui 
le plus Miuvcnl n!«t«>nl courls. 

L*^-" l'IoUon'i sont iiuml>rt'UE«'«. altcroiitivemi'ut ^mndcs 
L<t petites ; eUes s« itirigcitl dinrlenittiit ili* lii panii inlvrnc 
de la muraille xrn lu cciilrr du c;diC4>, utais Vi eUe« m* 
lordenl, se rvuDi<;M-iil pn une musse feuilIvIC'c. liinii»nt 
ain^i une (nii»M> roliimolle ; re ^mt 1^8 grofi!>C'< rlnisous 
i|iil conn>uiTii( à donner eptlc a])pan-m'i> de coluiiiellv. 

I.es rloisun»; sim\ fcranult'^s, non débordiinles, nu peu 
plus niinci'^ sers le Imril exlerni*. 

Ut muraille est épais^ el le rccucndiyiue est soud^ 
diretiemenl it la muraille. 

Le» calice» î^ont rirculaires ou subctrrulaires, un peu 
igégau.\. 

Le^cAlessontnumbroiiseii, sinipleH, îrrégulières, parloift 
tli»iK>sée^ en fai.sf'eaux ; elles sont interrompue'!^ dans leur 
trajet et preutieni alors une forme contournùe. 

1^ mulUpliratiou -et^il pitr bourgeonnement, iric^utiè- 
rement ; le» bourgeons !•« dévelopjtent sur les jinroiA 
e.xtemes de la nuiraîlle ; le bouillonnement est toujours 
laténil. 

D'après les caractères que nous venons de donner ce 
polypier peut ^trc i-angtf dans la division des l'o>^sly^ts 



m 



— 136 - 



iifiores. ilf M. ùv Froiuontel ('), famille des Oeulintmf 
Icaniirti'res principnux de ce groupe : inultipiicaliou par 
bourgeonnement ; geiiiiiiatiou laUVdlc ; caliceti dUpo!î<^s 
irrègiilirrenirnt ; «pnencliynie soudé k la muraille ; 
poly|iier ramfïux). 

Les Oniliniens crélact*? sont peu communs ; on en elle 
3 genres : Sjfnliclia. Prolirlin et lUinjhelin ('), 

1^ polypier que nouKélitdioii.'i panitl, nu premier abord, 
voisin du t^curc Sfinhelin (■), luai^ Il iu> pos^pilc pas de 
columelle ; ce cai-»L-trrc iris im))ortiinl nous ronduil h le i 
mpprorlter du genre istmlirliti, coDDu 8eul«iiieol daus 1*^ 
Tertiaire. 

M. I^jnsdtili; a d<-cril dans : ■< Dixon. 4i«ulugi,- and foss. 
of llic IPI-I. iind, cret, form. of f^ussex h sous le nom de 
Dililasiis t*\ lin fos-sile du crt^ljici^ supt'rieur de Douvres, 
qui a be-aucoup d'nnnlogie avec le oiMre. 

M. Milnt! Kdwîirds (*i cousidère Diltliisrii* i-omme Irfraj 
voisin lie Syniiplia et lu réunit ;t «-e dernier; rejieniJanl' 
M. Duiii'an trouve avec raÏMjn que la structure de la 
roluinelle éloigne le genre Synliellii du Renne Diblasus ('(, 

L'cKpcro dëcrile par M. !,oosdale et par M. Huncau porta ' 
le nom de iHliInsus (iroKensis ; c'est un polypier passédant i 
les caractères donnés plus haut, mais lr^s irrégulier, 
enrroittant. massif, dont le»: bourgeons ne s'élrvcnl pas enl 
branebes comme dans le Diblasus que nous décrivons;' 
4^est le principal cai-actùrc qui diflérencic nctlomcnt cea , 
deux espèces. 

tiihlasiif tirbttrexceni lunne de véritables récils dans la | 
craie ;i IMfmnilex ^naiifutus J'Ileni-Monacu. 

Il) De Frombxtkl: l^teoDtOlogli'rrnnçnlsctorr. criM loopbylCE, 
paso 13:i. 
|2) Dk [^n(»iBKTEU op. cit., p. 487. 
|3) VoIitMiiKE-EDiTAnD» r ll"nsi'dcsvcir.illialroB,1om.2. pi. 113 
Voir : DB Kromestel : op. cil,, p. W. 
141 Voii' aussi : Discan. Ililti§li rosoll cornls. pi. 3, Un. 1 & It. 

(&) Mll.î*E-litlWARDS. llp. cil., p. llj. 

(6) Voir la Du. Uû la paii'.> 1 j Oe : ïlonosrapli oî the brlli»li fiWK. ' 
cnraU. ? 8f rie, paill'' II. n» 1, Ht Uuncnn. 



- IS7 — 

Ligende de la feuille 

de Saint Nazaire 

^A'» 104 dt la carte gffJwjiiut. lU Fruntc au i/SO.WtOl 

pu- Charles Barrola 



ISTBODICTIOS 

La (vuille de Saiot Notaire apiinrlient an Plateau Méri- 
ilîonal lie \n Bi-otagne. Kllv rampruud la (eniiluaison des 
longues bnnJ«^ schiMn-crist<ilIîi)trs orieiilLfs à lOO^, ([in 
ronstitueiil cvltc ri^iuii ualurelle, et pié^enle deux lignes 
de faite, à slniclurt- îinlH'iiDale. crllcde Noïuy iiu .\.. cl 
cflIcdelaCliajielle-siir-Knlreau S. — Au S.-0..k' Sillundi- 
Bn>t»f;aL> cun-c$puod à la ligne de parta^;e de^ enux de 
la Vilaine nt de Ih I^ire, cl foriiie Ih Uinitv de deux 
r^çinns distinctes |>ar letir climat et leurs t>'^('i"^ti'^"^ 
nalurelles. In lirela^n» cl la Vctidcc 

IteNCIIIITtUX SUMUAIIIi: m» tTAGV» .-«^.DIU ENTAI II e> 

(A| Punrs : Une petite dune se rnnne. en reinlure, danii 
luulr» k'^aiiM'sdc la I^jiri>. lursque la hauleurdvriilluviuu 
atlOiiu««(^ le iiiveau moyeu de l« mer. 

(»'| iUurionx mnttemts : Arjtile vareuse grise, d'appa- 
rcnce liuniu}[i-iii>, uiais visilileinvut KlnililiL^e ut pn-seutaiil 
v«rs l'ctuboucliurc do la Loire, unt; !<iii-re!^'>iun de petiU 
lits lin ri zon taux de saliie, «l'argile, de di'brls végi'iaux, 
^|t3i» d(* l)'"U(Kt et .issvz n'-gulicrs purfuis pour :ivuir lourui 
les doniici's du clironoriiêln; prt'hîsloritjufi di- Si >'n7.iiiro. 
.A(>'"depn)rundciir. danscelcsiuaii-e, âuil l'"SO aii-dt'ssoijs 
du niveau de I.i Ii<i)^m- nier, M. Kerviler a reconnu la 
prÉ>-eace dann un lit du sable, de polericii gnllo rumaincs 



— 13» 



et uu bronze de l'KinpcrL'ur ïolriciiB (2fi8) ; h ^<^ sous le 
niveau îles basses-niers, un lit de gravier lui a (aurui des 
0!»oiiicDts i!t des objets dp 1'Ap;e du bronze; fi 6"' souple 
mùme niveau, f^ÎNement deshacliesen pierre pulie : lV|jais- 
eiiur lolalc du dcpdl attcini SO"* dans le bassin de IVnhouel. 
Ces vases rfr nature arpito-sablPiiïip, forment aussi les 
Iles de lu l^ire. La rompanii»on de deux i^ditious succes- 
sives de lu curie d'Eliilmujor suOil à montrer avec quelle 
rapidité Cfs Iles chanj.'eDldp forme et »9 di^plncent, sous 
riiifluencc des cournnls- C'est encore aux apports de la 
Loire, qu'il faut attribuer l'envasement de l'étang actuel 
de la Grande- Briôrc. golfe marin an temps de Wsar et où 
le» galères di^s Normands pén^lraient encore au VIII" 
(di-clc. LVpaisseur de la vase y atteint près de Uesoé 21™, 
sous le niveau de la mer, et y a founii des co[|uil)es 
marines ((htren cihilia, VnriUmn rihile}. Elle y est recouverte 
par des tourbes {Ij et argiles totirbeu^es, aMei^niiul l'^îjQ 
d'épaisseur, où l'on Iroiive en outre de nombn-us troncs 
d'.irbres renversés, des soucbes encore ennicinées de plus 
de 1"! de diamètre. Ces tourbes sont exploltljes en Été, 
quan<I les eaux sont basses. Les poissons se rêunisiscnt 
itloi'S t'ii ^T.uid iiiinilMv dans les dernirres llaques d'eau 
stagnante de la Hriêre; souvent il* y meurent, s'y d<?eom- 
posent, et déterminent à la surface rie ces lagunes la 
formation d'une pellicule irisée d'Iiydrocarbnres lif(uides. 

|si<M f'imoH, jaune, arinieux, recouvrant d'un manteau 
superliciel mince les plateauv, et paraissant en relation 
topo!:raphit]Utt îivi-c re\teusioti originelle des sédiments 
tertiaires. Il |iruvieul eu fçrande partie de la désa^réi^alion 
de la rncbe sous-jacente. et se ilistingne par sa mmpo- 
HÏtion, comme ausHl par ta moindre 4pais->eur, du Uiuoa 
de la cAle septentrionale. 

(»•*) .i//wrf(»NX oiiPieiiNM : De» sable* grossiers, h slratili- 
ration eotrecroîs<ie, ave* minces lils graveleux et Teines 



— IM — 



d'argile ^ débris régélaux, présoiilenl un beau développe- 
ment stiivaDt le pied du Sillon de Rretii;;iie: on les retrouve 
à l'ouesl du Sillon, en divers Mors Jincieu». La réptirlirion 
géographique (Je ces j^iblo* élablil qu'à un monienl de 
l'époque quateroaii'e, l'embouchure de la Loire se li-ouva 
au mériilien de Cnucrnn : toute In plnine qui sV-(i.-nd 
actuellemenl .'i l'oviil dt- Couerou, » l'uur^l du Sillon de 
Brelafçne. était une plaiue maritime, un piolfe oi'i émer- 
peaint des îlots, des hnuls fonds, rnirtme ar|upllemr-n( dans 
le Muibihao. Celle vaste baie. curre^pontl;inl avec uu 
ancien i.'ontuur de la mer tertiaire, (ut graduellement 
comblée par les eaux vaseuses de la Loire, iiuxqui-lles elle 
servit de bassin de dérnntalion. Le thalweg actuel de 
l'embouchure delà Uiire avuit dune été creusé antérieure- 
ment à l'époque des ces alluvions anciennes. 

(p""} A'flWf-s ruMj^fï, grosï^icr», nvec ou sans galets roulés, 
(maiçiif de N'ozay. KonH du (lavrel. Arfc'îles mélaugccs de 
graviers, rap|>elnnt [lar leurs caractères et leur nuwio de 
fin-matiuD les argiles â stlex du ba»!<âîii pfrrisien (Massif 
du Temptcl. La localisation de ces deuTt massifs, suivant 
les deux lignes de partage de la (puille, indique la gmndc 
éleodne de leur extension primitive ; les eaux ptlocènes 
parvenues à la c4le lOO'", recouvrirent nécessairement de 
leurs dépi'tts la feuille toute entière, juequ'à l'épotiue de» 
ruissellements quaternaires. Les graviers sont quelquefois 
agglutinés par de l'nxyde de ter, grnrralement ilcscendu 
dans des [HH'hes tapissées d'ar^ik'. H conceulré ver^ leur 
liase (M. Davy). I>ans le l'ré de la Marne, au S.-E. dO 
Severac, M. Vasseiir a reconnu diins les argiles .\a>!ia 
prismatifa, Ttrebratula perfomia ip'i. 

(m*) L'existence des /iWunx de la llmse-Loire9ur]a feuille 
repose sur la découverte di^e à M. Davy, de fussilcA 
iniocùnes VoriiUn tirialiisimn , Trnrhiis Sfilgteickii, dans les 
sables rouges et siravivrs avec ur^fileM de la Forél du 



-iw- 



Garrc : H dous a été impossible de distinguer ces couches 
du [iliocéne. cd raUoQ de lY-lat iD^ulTisant de leurs aftleu- 
remcnts. 

IfD,) MmUires arer Cbara de SaDré, recouvrant des 
calcaires lacustres à Limna-a camea, saporpo^'és à des 
cfilcaircs Duvio-mariiis à VoMmides Lamnrin \ cfittp sérii* 
correspond au calcairi» du BeJiucc, mieux représenlii ici 
que dans le bassin de Rennes | lu'"! . 

(m,,) Vatcaint i/rossurr tic Haines A Artkiucina armorica, 
VrritUiutn filifoliim. ('. irorhlmir. reposant sur des argiles 
vcrt<.'S uu jauni*» saii!« fossiles. La superposition directe k 
SaHré du Miocène inféripur sur le Calcaire grassier supé- 
rieur, seniMe indiquer )'érnt>rsion de la contrée pendant 
les i^poques correspondant à la formation de» Sable» de 
Beauchamp et de rFocenc supérieur. Car sa faune ci sa 
dislribulioii^t^oftrtipliiqiie, le Miocène inférieur témoigne 
eu Uretapnc d'ijijc parlHilc iud<^'pL-iidancc IIS*"). 

(e.) Sabln et ailaiirei <h- t'umhim : le calraire grossier 
supérieur pst rcjirésenté [jar des dépôts assez variés. Les 
assises inférieures sont sableuses et renia npia Mes par 
l'tibondiUK'r el le bel étiil de ron 'Nervation des fos«îlei> 
marins qu'elles renlermenl. Lps rnuches supérieures indi- 
quant un retrait progressif de^ eaux de la mer, snnli^ l'état 
de marnes et ciilcaires Koumâlres qui se teriiiiiient par un 
liane lacustre. On distingue de haut en bas les 4 divisions 
.suivantes: I" Marne et calcaire lacustres et saumâtres Ji 
/fî/AîN('f/ïiMi7«ir(«. rcn/AiHntfrfifrtfum.csploitéàPancaud 
pour ciment bydrauliqiie, 2"(^ilcaire'i l.'rridniim i\arisicttse, 
3" Sables coquilliers de la Close à Ullmcanli'im Timrnmirri, 
jirte à végétaux du Bois (îouet et chéris de (irémil, 
à radiolaires ei spii-ules dVpoitgcs, 4° Sables quar/i-ox 
niquilliers du Bois liouel à CeriltiiHm anijiihtlmn. <'. l'ml 
'tnuji. ctgrês cîilcarifèrrsâ Wsfrrn mwfflfci^ï de Cambon. 



Ce K'^^'ineDl de BuU Goucl conlienl la faune lit plus 
ren>ar()uablv du bussin par sii tn-aulé et su viiriëli-. Tnnilis 
i|U<.- le bilc^ire grussier su(iL^neur reim^e ^ur le l^itcaire 
grossier inli'rieiir (i»iis le linti^iu du Cuinbun. il repose 
tlireclement aur les lerrainH anciens dans le bassin de 
SaOré. où les couolies terlinires iiili'i-ifnres ne se sont pas 
déposées. Nous raii^eouK ici, d'aiirî-v M. Vasseur, lus 
argîleiï iaunâtros avec grés luslrtis nodiileux de \ort, 
dont k-s banc Mouveni dt^iii:inti-Ii'^, pri^enlenl une M 
^naùe extension de Nort k la Koivt de Sallri.'; el aussi 
les sables k l^les-de chat qui se li-oiivent .bous les sables 
(a**| du Sillon de Bretagne (IS"-!. 

(d,,! l.e cdeaire iTAidi» fonstilHe !(■ meinlirt' Inlt^rinui' 
du terrain terliniip sur la feiiillo, repusiiiil ilit-i'clcnit'iil sur 
les Icrraiiis cristallins dont il cuutieni souvent des débrU 
rcmanîi^s. On y dislinguiMlo li:iiil iii lias les ti-uis divisions 
suivantes : 1" Calcaire à {oramnùffits de Saint-'îiblas i* 
Milioles, Orbitoliies (ompiniiata : 2" Cali^ii-e ^Tossier i\ 
Echiuides et à graïKls Oriles ; 3" {îré,-» cali-nnli'rc à Snm- 
m»litf* et (Mreu piiùfifula. On reiicmilrc d«' nombreux 
blncï de cette deniiêiv itAiie, disséin!ii(-s <hins la (iriinde- 
Britre. entre Saint l.jphard et Crossar. 

(Iit>i| Schhlrs. ffi-f-t el fiiiiiilinf/uM de iUouzeil, avof veines 
de bouille. 1^ mine de Liui^'uiii a donné lien i\ IVtploi- 
tntiua du trots veines irrégulièivs. en cliapelct, iK's 
ra|iprocliées. incl. N. =tJU". Celte ftirinatiu» repose en 
««tmlineallon tmns^ressive sur les Icrrains primitifs ; elle 
cunstilUL- la lerniinaisun oct'iik'nlab- du trassin de MuuKeil 
dcst lîmîtéi; au sud |i!ir une [aille obliiguu aux couehe», 
disposée de IpIIr sorte «lue le iMssin de Lin^uin ne 
contienne plus que les veines du nunl de la roue«ssion de 
Muuxeîl. Dans ce luissin do la Loireinférit^ure, la tinuille 
devient rie plus en plus (grasse ibins le» ni^iuo>i veines, â 
uiuburu qu'un avance du K. à O.: comme aussi à inosui'e 



- Itt- 



I i)as*« J'une veiof A l'iiulre, en marrliant du sml vers 
le nuril. 

(Iiiiv) /.nt trhittn et pou^Hn^uft li'îngraRdes pi-éseotenl 
dcï a lllcu remonta prubléinaliques ù l'Est di: Blaio. 

(S') Srhistca et flrA* ir\bbareiz |S' — Sfhistts. G — firi*. 
Pb -~ l'hlonile-i) : Schistes flus, lu^lrës. ^'i^ntlralenicnt i^Aliss, 
blanchâtre, rerl-rusé, dtsisinaul sur la feiiillo troi^ bniutcs 
allons»!*'?, parallrles, •■'(Îiiéinèoi'-Penfaoô Nozay, î' Ricux 
il Vay, 3" Tb^liillnr h Nmt. l,es scbi^^les lr<>s»l(i-ros sup«r- 
ficiellciiieiil ne so munlrciit (|u>.\cc|ttiunnell6ineol Ji 
l'iiflleurenicnl. qui est plutàt julonni' par les bancs inter- 
slralifii's il(')îri's((;).du[ibtnnileslPh.) et d'aiiip(Hite«,(]uo 
coutieot cet Hage. Ils piv&enlcnt des caractères lithologi- 
ques distincts dans la pi-cmii-i-c baode cl dans les suivanlet;. 

Dnns lit baude de Nozay. schistes argileux verdâtres. 
phtauite? p:^les, grès tendres psammiliqucs blancs ou 
rouges, marbri^s de Ions violacés dàs à raliération du fer 
toujours disséminé dans cvs grès (hématite roucc fcr 
oxyduli^ï : cesgrt^s se divisent (acih'ineut en dalles cl sont 
rcchcrch<ïs pour les constructions r M. Bureau y a rencontré 
sur la feuille voisine des fossiles caracICrisliqucs de la 
faune ordovicienne (HnXs de lu (or^l d'Ancenis). 

Dans les dcus nuire» bandes, ces s^f"* «oui rt'prùsenlés 
pardesquarzilesdurs, gris bleuâtre, parloisàgros grains, 
imprégnés de veinules de quarz, nlilisables pour l'enlretieD 
des mutes et d'éiiiiisscur beaucoup moindre; ils (ormeut 
dans les landes de^cnVles isolées, diSchîquetêes.pittoresqueti 
(Ruchers de Cnigou, Roche de la Vacbe). Les pbtanites, 
noir, blen-cbiir, blanrbis.->anl par altération, et [Mrfois 
associi-s il des schistes ampélileux. (oriuent des lils 
intersirdliûés dans le schiste argileux, et supérieurs aux 
grès précédents. Les plis^vuieuls^i complexes que présen- 
leut ms bancs de phtanite dans le« carriùres, oit on peut 
les observer, pvnuettuut d'attribuer à dus répétitiODs 



- JW - 



d'un petit nombre Uo cuuclics lus ootnbreuses voIbês 
|iar.illêl«s diKlingun«s sur In nirle. ÏAis liiincs île |)lilanilc 
«ont miores, v;iriant de quelques (reiitinii*lreâ à un 
roaximuui tlo âO^d't^pafssvur, »ouven( leudilli^ ut espluilijs 
pour le« rouler : parfois iU fournissant des dalles de 
|»<>c0.03 roclierclices pour les ronslruction» (l-e Gripp<^ 
eu TliéliiUar). La i-oche e^t remarquultlc pjir l'abNeticcde 
grains de qnarz clastique et d'autres débris lenigôDe», 
t'iant toi-mée e-ss«ntiellenient de pr^ciplt»'* oi^niquC!S et 
chiuiiquv^ Elle cunticnl t-nvii-uu 70 "/<• de silice à diTcrs 
états el 10 «/• (Ib carbone, provenant «paiement des 
dépouilles dVlre» oi^nbés coaleinponins: radiolaires à 
test (l'upalc. gruptoliles â polypiers vliilineux. On recon- 
naît parfois des &i'ctiou!> du radiolaires; daii!> lus lam«s 
minces. Les gisements de la feuille nous ont fourni Vono- 
graptiis iofiifcrus. M. spiralix, l)i[itotjraplu$ sp., Climaco- 
graptus iiormaiis, Crplmlograptux (uhum, ItmiriWs ptfc- 
grïnas. U. Linnizi, faune caract6ristii]ue du Llaucfovery 
el plus ancienne par consvquenl que celle des calcaires 
atnpi-litcux à (.'. inurrupui l\Venlock\ 

(S*t Sfkisits rouges de Stl'cneaj : De Si Nicolas-de- 
Redon à Abbareti, aflleurent des schistes verl-rosti ou 
routes. olij;istifères, oii le fer s'isole souvent snus (orme 
de limouile dans les fentes des partie» alit^rêes : iU sont 
particulièrement bleu uxposés dans lc« inincbOes du 
chemin do fer S. do St-Nicolas et S. de Nozay, où ils 
alternent avec des sdiistes boni>Kènes vert-bleuAtre, 
identiques i^ ceux qui sont exploité» au N. de fledoo pour 
la fiilslûi'atiun des pliuspltates de chaux. I.a position 
strati(!raphi(]ue de ces schistes, au-de-ssus des schistes 
d'Angers, et la |ir:'s«nce des baurs n»ir-ljIouâtre subar- 
dûi»iers, qu'on y renconire parfois (Noiny, Guenouvry), 
tendent à les (aire considérer comme représentant dans 
ce LâssÎD, les schistes fk Truitirhus- des bandes seplen- 
trionaleâ. 



- ti4- 



|S*| Sehisies it.lngen, fiirinent doux b»n(lo!) ardoisières 
dii;tiucti'!>. celle de Nuiuty el celle de Cuenrouel. Lu 
première pprd aiilniir de NoTay sc-s caructéri» ardotsierii. 
foiiniissanl une roclie iiinssive (pii'rre verlei, non li^sile. 
que l'ou peut scit-i- i-u Itms mjus el lutWoe creuser h l'usage 
d'aubes. 1^ seconde bande perd de même ses caractères 
habituels ;i l'e?) île .St (lildits, où K'S s<-histes noirs ardot- 
s.crs de Si-vt-rac passent Kraduelk'nietit fi des schistes 
argileux verts, en dalles, it des schistes rouges, puis k tien 
8chUte« tins, bariolés, tinemenl injectt^s de lltunnels quar* 
zeux ver* Uuciirouel; au dt-lii dt-c»; puiiil.k'urs Cïiractt^rcs 
li[liologii|ue.s ne permettent plu« de les dii^tinguer des 
schistes des élii^câ^ plut' t'Ievés. 

(S') U grhnrmohrain, pr^wnie de? caractères diOérents 
dans les 3 baïuK's (]tii traversent la rcuille. I" L<i bande 
de Niizaj. Iris mince, (ormce de Schistes avec lits alternants 
de quarzile dur. de ^rés .'i (cros grains avec Uilubites 
(4)rfind-.lnuini|, el rentermani an Tnrire un lit de i|uar/.ite 
intciii'é (;renalili're ijue l'un rctruuve au iriênte nive^iu ;iu 
S. il'AnKei><. i-> La bande de llè^nne Ji Cuenronel formée 
d'épnis ^rt-s roses. iisi)niiniti<]ues, rappelant renx de 
Redon, et renternuinl de.^ b»nct^ trâs ferrugineux, à (er 
oxydulé oclai-dri((iie souvrni altérO el ttHU^furnit' dd 
liinonile. I^>s raractèrcs de eette bande changent brusque- 
ment au delà de Cuenrouet, cm affleurent des i|u<iriiles 
lllanci< sêricitique»(liué-aux- biches), et desgri-s In-s durs, 
à silice revristallîsik' |4irâce|. H" L» bande de in lluliatclaig 
formi'e de qnarïites gris-hlcnfllrp, veini's rie quar/.. fiinrnit 
dejs inntiViaux recherché»' pour les ruute^ du di.'p:uiemcDt 
lout entier. Iji pi-ésenceenlrc colle bande el la prt'ctWenle. 
des schiste» amphiholiqups de RIain, comme aussi les 
partîcularili'sde leurs caraçlèii-slilliulugiques. enipIVcheDl 
d*y reconnaître la conlinuité d'une mi^mejiAnp, comme on 
serait port* aie croire, dès d'aboi-d. L'extn^me rapprorhe* 



-m - 



I 



meut liorixontn) de ros deux Ik-inde» Hiluriennes. ii>olées 
|Kir une cK-lc de terrains M^lii^lu-rnstallius, prouva à la 
Ini!' qu'une faille dVitreinenl. ori<>nlée suiviinl leur nllun- 
gement le» sépare, et que b mer arniorieaine s'est étendue 
en slratiliciilion lrans);rofiSÎvi! sur les (urmations aDCieiuivs 
ilu sud de la bretague. 

■ (x*l fjts tfhisles el arknses ilr linins, conslituenl au N. E. 
de la feuille un nia»sîl de 6«-lii5tes ari;îleu\ grU-vci-ildtre, 
pâles, parfois cotnrt% eu roii)ïe. par des prucesâu» il'oxyd»- 
lion ; on v trouve iutvi'strati liées des c«uclies mince» de 
schiste <orot»rf, des g:i-3un'acl(ei< gris-verditre. des 
IMudiugues ft ^alelx de (juarz et de gr(>s vert, e( parlirulière- 
ment des lilsi d'une arkont' blanrhe, feuilletée, carac- 
térisltqiie. Ces arko)<es .lont remarquables par le 
déTeloppement (l'épai^se^i' membranes séricilique» qui 
enlacent de firos gnin^ de quarz subarrondis, auxquels 
MonI a^oclés de« grains de feldspatli drconiposé et de^i 
dëhriii de mica noir. 

La biiDdedeSi-Dolay au N. 0. delà feuille (x) (ti06i-e d» 
b prirédfDleparscs cai-acti-ne^i liHiolofîiques et protiable- 
ment par son âge. plus uui-icn : elle esl (uriuùc essentielle- 
ment de schistes très ilnït, soyeux, sérlcitiques, grU- 
bleuâtre, présentant par allérntion des teintes vires 
barioléets. La présence du quelques lits de plitanite, cl 
l'absence des lits d'arkosi- fournissent encore des traits 
dUtindlfii |tour cette bnnde qui i-evet gmduellemeat aiasi 
les vai^aclùres primitifs du ;-. 

TF.Rii«oas Éiitpnrs et MérAMOiii'uiQuBS 

(>) rnrjiAifrf prfrru(7(Vc(ij-cuusliluedeux liions puissants, 
l'an au .N. de Saint tîildas sur l'Isae. l'autru ù Rieux, oti 
il détermine dans Ut Vilaine le seuil de Ilelliou : ils sont 
acUvenienI exploités pour l'entretien des mutes locales. Ce 
porpliyrc présente les élémouls suivants : I. mica noir, 



Armait» de la Société Qiotcgiqtr ilu Nord, X. XXIV. 



to 



- 14fi — 



ortbose mk'roperttiilique, quai?, pyramide à golles dé 
(liilf;. II. ronri't^tmnïi imUnir ilu i|uar/, et spliéruliles do 
nialfèrc pélrosiliceuse impréfînée de quarï globulain-, 
spiii-n>lile!) à cruix-DUtre, itarfois niaiîiiia péli-osiliceux 
lluidcil. 

\iiy'\ Quaniiex lif l'njrMc xMciliqnes, parfois ffldtjm- 
tliifiut», de couleur blanche uu v-ert-cloir. due à la sérii'ile. 
On y rrronnaît de nombreux ^nth grains de ([uar/, arrondis 
ou bipyiamictL-!', do fci'^iu'^ <I^ lelil.-i|iiitb Iriclinique rares, 
cimenrt^ii par des mi-nibranes conliuues de ai^ririte. Le ter 
e^t gt'ni^ralemenl à IVlat de fer nxydulé. Le ^iseitieul di> 
«es quarzite». pa*^'finl parlois l'i des (lorpliyres (l'uceul). «l 
à des porpbyrutdes sctiisleuBcs t^*). esl lié d'uue (açon si 
intime à relui des i^cbistes s<^i-icitiqueii de Nort (S*^*), 
qu'oïl ne saurait leur refuser une origine métamorpbique 
coiumuue. Ou est ainsi porlé it y voir des reprêiyCnlant it 
métamorpbiKt-s des bancs degré» siluriens |Si(i.)- ^| 

(S*^*) SchinteK sénriiujuts lie yort. crlsiallifôres, blancs 
ou verts, parfois rouge violacé, soyeux, luslrés, ou clilori 
leux, prt'senlanl parfois grenat, mica noir, ampbibole 
bleue sodifèrc et albitv. Ils sont souvent enrichis eu silice, 
en amandes [mrullôles sern^e.'i entre leurs leuilleUï. avec 
albile el «hlorite. Il est dlllicile de reconnallre et de 
distinguer dans celle bande. eoDiinuc de Rieux à Nort, le» 
i-jir.irti'Tes habituel» du r^ilurit^'ii br«toa ; les caractères 
lilliolugjquGâdCccsru(-he.<i-séH(.iIit|uesàaliiile, les (eraienl 
plutôt rapportera l'étape' des frcliities à minéraux K'|, si 
quelques baocs caract^risltquL-s de quarzitc et de pbtaiiiie 
De venaient t^-lucidcr la stratigraphie. La ressemblance 
litholugique de L-es nia.ssifs sohisttj (-ri.>^lallinN avec les 
formations primitives {^\ est a»s>eK gniiide, pour que leur 
idenitté ail élé admise jus4]u'ici, p»r la plu|>art des auteurs. 

(S'Y'l'^«a'-(7i'(/i( 'iifc'iMj'-^jrAr.t.'Quariile blanc feu jlk'Ir. 
séricilique, rappelant dans les carrières du Chai Troussé, 




— 147- 

'dn la Couanii-i, ilii bois iJe Ke^itia. Ii» qu^irzites (G. ?) de 
Guérande; à la côte 32, au S. ilu Guéiiux-Bicties, ils ODt 
oonservé les csiracU-i-es du grt's rose dt Sl-lîildaa ; le fer y 
a cristallUé à Niat d*ulîgis(«, auluur du moulin Peroi, où 
il a été exploité. 

U) Ijt porph yriie aadHiXique {■:.,) ne forme que de rares 
venues de roches Irrâ altérées (p<ifi;réac). A la nouLllar- 
derie, en SnioiNaiitire. aineure un lilon de porpttyrile 
mifaett 

(t*) Im granuiitf lornie 3 venues (KirallMes dirigées h 
100*. La première dessine k 0. de Nozay, une ellipse 
allongée, uù la roche préiH'Dte les caractères de la j^ranu- 
lite du massit d'Allaîre (Mnrbilian) ; la seconde Kiluée <t 
0. de S^DolayofTre la ronlinualiou dos granulitcs à forains 
plus lins de Plunieiyal ; la dernière, dirigée d'Ilerbignac 
à la Chapelip-spr-Erdre comprend d'impnrlaul» massifs de 
n>i'h«^^rentie>^, identiques à celle» du niai^sil de Uelz, elle 
est lé^it-remunt laminée sur son Oanc nord {^ ^). Les 
granulite> iU'reuue^ de la feuille, bien qu'elles ne soient 
repn-sentées à la surface que par un cliapetct deculols et 
de l>0Hlonnîôre5, permelleul rependant de let'onnattre avec 
leur» caracli-re» individuels les lon^'HiilUcurcmeuls visibles 
â l'ouest, dans les (-«mtréi-s plus profondément dénudées 
du Mortiitian, el que l'on suit à l'est, sous forme de massifs 
distincts jusqu'il An^rs, aux eonfius du bassin parisien. 
1^ ronlinoilé souterraine de res ellif>ses alignées est ainsi 
miM! CD évidence. 

En outre de ces 3 zàncs princip<iles, la grauulite. géné- 
ralement à l'éiat d'aplite ou de pegmatile, forme encore de 
nombreuse» leutîlles et lilun», trop minces pour être 
distingués sur la carte, dans les massifs de micaKbisles 
el gneiss granulitiques. Elles correspondent fi plusieurs 
venues successives, comme l'attestent fi la fois l'intersection 
de certains liions et la postériorité de quelques-uns d entre 




- 1« - 



eux au iiiélHiuurpliUiiR- ilr divei-Ae» roche» crunulilique^ 
(gneiss, pyraxi^nilcs). Ia*s p(<giiiali(es (urniiH*?' cl'orlliosi' et 
()equ;ir/t«)nl moflin«'<>!>pnli'<ivrr!i:iniIPti<<erpenlini>.'i|Barel) 
l't II» pyi'uxi.niiU->i lltuiluupi : clan» le premier a>'*. il s« 
ili'vcloppp alliili', acliiiDlp ; ilaiis U- scfonit. sphi-m-, oligo- 
ckiite. pyroxi'ue. [H<suplites, en (ttuo^dan^ le.i ^mulile» 
dtl S. ilf lil (euilk-. utit (uuriii iivc' les t-lL-tni-uls liHbituci^ 
à ces HK-hi-s, alltîle, Krt-iuil. a|iHliU- l'I luiiniiiiliiie. 

{•;K'\ fji yraNuHlr fruUlrltr présente de uuiiiltreuses 
rariél<!s de roches leuillctf'es, [inuvrftsen niioi>rdiixacce6- 
Miir«s, ayjinl pour i-anirlires nimmims une slruelure 
gDeis^iqut,', glaiiiInleiiM-. riili;tiiée. une ifriitidn richesse 
en Niiea blauu ou nuir o( en frldspatlix (raKtneuléi«. aver 
ipinrx firanulilique en fti'i'i'i'' l'Iircs. en (.'inilUOelies. en 
Dnpp&s. Inc varii;!^ iliire, rutianée, corniv. employée 
pour l'eutrelieii df« ruule!« pas&e au llallelliol. 1^ di»pn- 
silion rubanée, tibrcuse, propre à ces roches t-sl due k un 
di'veldppciiient ^«l'ondiiire de niiiM en minces membranes 
continues. 

Celle lormalion dessine sur la feuille, de lu Rocho- 
Uenianl ii SI Elienne-tie Mnnllur, .suivant le Sillon de 
Bretagne, uue lar^e baude luiilinue. parallidc à la »>ne 
(lea gneiss ancieni> (C ) de l'axe anticlinal des Coriiuuaîlles. 
L'aspect briVholdc de ces ruches, en lûmes iniaees. le 
tti.^veIiip|ieuienL de-i minéraux secondaires, 1h dirvctiuu 
oblique de leur gi.sciucDl pnr rapport l't wlui deis graou- 
liteâ },'retiues précitées, d'âge earbonitcre. seiublciil indi- 
quer (|u'il y il lieu de les rattacher à des venue» praniiti- 
liquiM plu» aucienneM, aynnt subi comme le» termina 
primitifs cncaissauls, le« déforuiatious ni(H.'aniquv« dv 
l'époque r:trIioDi(i-re. 

(iî'-v'! .s'W/Mïcs ri ijr^s tOMrmnlinifirrs de h t'urftd'.tnrmi» : 
Auloiirdu massifjifi-dnitiquedeNouiy.leii roches pn'sonliMtl 
de$ varialtODfi étendues, les schistes se chargent de Idotile, 



4 



— 149 



niiiscnvite, trtumwlinc. crcual ; les grès se lraii>.formeni 
pn quarxlli-^ uimaultfi>re6 uti eo qiinncileii h tnurinalincs 
H zirroHs. l^es^rèsfniirniiilinif/TVSiippurlcal iinil<M-iimenl 
lirwis à la Ihi'orle ilu tiiotaniui-ptiinine de rnnliirl, «n 
iiiontmiil cuDiuitiiil un minêi-al, rtnvelu|ipt- };nicv aux 
t-maniilioaitdu massif granuliligiii^vojsiu, est Vi.>nui-inigrer 
dans des miirlies t^f-rliiiiL-iiUiin^. <■! |i4'-nt'-lrer feuilli>*t-par- 
Iciiilli*! Ifs grès enr;iîssaiil>. Cx-s rrisUiux luruieul purlois 
ju5<)u'ari t|iiiirl du voluini* du )frt-s, uù ils sont dUposihî en 
ai^uillK^ de O.iXir» i-nclievt'tn'es suivnnt les phins deslr-ili- 
lU'iiUon. t'a lîls continus, itllernant K-^iulit-rcmenl avec de 
niinci?s nappes quRrieusei<. 

tS^^) Srhitlexmneliffrf* iie Nozay. tri-s SL-nsibles n l'iinlidn 
de la ;;raniilile, )H>r(lent leur <>tnirliii-<> teuillelée, ti 
nrquii^'fvnt jusqu'à 3 kil. du ouiiliicl une lexlui-o massive 
i]ui pennft dt* les scier Rt de les tailler en divers seus 
(pierre verict : en .ipproL-liani du coutacl, le mifîi noir et 
surtout U cbiasinlillii; se lU'velapitent diins la roche 
(Marsacl. Les cristaux de ctiiastuliltie suuveul ûpifiénisés 
eu damourile, atteignent 0,10 île loiigui-ur et préiiCDlent 
de> diTornial ioD^ miVaniques remiirqualiles. postérieures 
à leur crit^tullisatiun : il> «oui t'-tiros en fuseau, tordus, 
Imuvudtii^. couiuiu les <;él6lu'i'-s bcleninîtes des n^^ions 
alpines. 

fZ'i' ) -U'OMc/irsff» ri i/nn*» ifrrinHUli'jNf* tir .VinV/lC tr*« 
rirber^nn bîolite, avcenribustf, oli);orlase. quarz et giartoïs 
silliinanite et grenat almaudiii. fnrmant Irais faiseoaux 
pi'iuctpiiux ; l'un au N. de Mvillac sur la Vilaine, te 
secund ^lu midi de l'oul Cliâtonii, ri le deniinr au S. de lu 
gninulile de Vifnieus. vers (Irvautl. Ces roches se dislin- 
gueiil de? roebes ninins K(^>niditîi|iies ile m^iiie /li-e if), 
parée qu'elle» nta\ plus dures, rubuiiée-s. mDin^ nodiileuses 
(ouiniss^int de ineîlteurs nioi^'lluns pour la ruuslrueliun. 
cl plus rirhc* en mica blanc et (eMs|iHlh de seconde 



- 150- 

ooQgolidation. Elles sont asHOcities (r^uemmeiit it d«9 
masses et liions rie ^ranulilL' el d'aplitt*, et ilan» le 
■nH!v<<if fifl Nivitlac A des p:ri)uulite.s reiiilleli^ y'ï'. 

(Ï*tM U'ptifnites et gneiss granuUtiijuft de Héric, furmanl 
au centre de la feuille, de PontChâteHu A Mène et à 
CassoD, un fiiiscea» di- nmches f;neUsi«|ire.«, variées, 
ricbe«euniicii blanc. Ut-s alternants de ^^uulilc feuilleta, 
de schistes mira(.-(!s et cbluriteux feldspytbisés, dt i^eiss 
el surtout de leptyniles hIanrhRs, i^ grains fins, a>ni|tarte3, 
en baucs où en plaquettes, habituellement itu voisinage 
des lits basiques. Ces t^ouchcf^ parai soient passer laléra- 
lemenl, paralternances répétées, aux ^raniiHtes feuilletées 
suivant le méridien de Pont-CbÂteau : il e^t dinicile de 
tracer entre elles une limite exai-le, en l'état des afQeurv- 
ments. Nous avons compris dans la même notation divers 
bancs de gneiss grcuu, des environs de Sl-Nauire. 



TEItnA1.<<t> OISTALUIPHYLLIENS 

(SI) Dts amphibolitt» rubanées, ^neissiques, formeni deâ 
l)an(!s interslratitiés dau» Icii gneiss )rranuIitiquG« du sud 
delà feuille (Donnes, Cassou); rllos contiennent ma^inétile, 
apalite, a mptitl>ole sombre dirbmîque, urlbotit-. oligoclase. 
Sphène, (!pidote, parfois prchnite. Ony trouve des amdenis 
linsiques (Paimbœuf l\ Micron), avee pyroxi-ne d lubrador 
(pyrûxénftv). avec grouat fekloK'l'^)- priiici|i;iknn(.'nt dt^ve- 
loppésau runtact des lilonnets '•niniililiqiie.s qui traversent 
la nx'he normale riclie en quarc et en ampliibole. 

Il i:iut distinguer de r4>-« a m pli i bol (tes, le^ »cbi9tc« aeli-i 
nuliliques de Drelléac à lllain. rocbes vertes résistantes, 
recherch<'>es cwmme moellons pour les constructions 
locales et conslîluanl des landes stériles à sol rouge. 
Leur^ élémcut!^ cunsliluanlii M>nt quarz, aciiunle, épidute, 
cblorite, uxc«|)tioune]lemenl nligmrlase, et dans de nom- 
breuses tissures géodiques, albite el cblorite. 



I 



- IJM — 



(S*) t^x pijrarénUfi formeiil Hiiliiiir (le St-Nazalrc 
(L'Elan^. Vtllc <*-« M;irlin) ot à Cor«c(>t lltoiluup. la Crée), 
Av3 ^iKcini'iiU en î»;iiii-s ^pais du f|iiflr|iips rp[itiiii<''ln'.'< k 
plusieurs mt^lif*. .illernnnt avcr rii>olîn.«. miiphilHilili-s cl 
g[ieU« gninulitiquc«. lloctic>> frris vurtfàlrvà i;ri!><jaunàlrv, 
coinpnrlpii, d'apparcni'c li<>mn;;('ne «renue, tn-î. k-iiace*. 
à élOiiitMit» >Ji?p(i»i^-i "uivïMil dos phiiis p;ii'ulli-lfs l-I irii-^a- 
kniPtil n'pnrU'i suivHiil c.4^ tUfti'rfMU plan-'i. FAles 
pr^.<i«iitfnl iliverses vnriéli^-'* lîiini^ralugiqui.'^s cl k'ur 
*ilnirlure nVsl pM« plus ronsiiinic ; leurs divers types 
sont iilii^rvaliles ilao^j \f^ dilir-reiites (uirlie» d'uii même 
)ïÎ8«menl. LVlriiient essentiel ^X (e pyrox^ne ldiop»ide} 
qui esisie toujours d.iiis res rnriips nfi il est ;int<'ri«'ur aux 
autres t'Iûmuals : il f^t en Kr-<in^ :u'rondi$ ou un cHsIaux 
|u-t>in»Uques aliunpi^s. fnirfois l'u jilitgvs d«udriti(|ues, f>l 
aligna suivant des jilHns parallèles : c'esl lui rfui donne A 
la rfichf su struotute feiiillflée. Il est arminp;)};aé de 
maKtiêlt'i'- rulilo, sphriic. apnlîle. Kircou. cmlrile, et par- 
loir idocraseuu ^ena(. C'est la wemérite, setile nu a^iso- 
ciiSe fl l'oligooliisie, qui i^impnle It's rri-ilaux df pyroxènp ; 
rurtli'3«(> aCLV)iupaf;ii(' mxivoiiI i-t ri'inplai^' piufois rnli^n- 
clase, le i|uur£ muuli- i^alement le pymxéne. I.'amptiiljol* 
peut exister dans i-cs nnlies. i>ii (luiiDliti's Iriïs Viu'iables, 
fl lur>4)u'ellc devient iiIjuiidaïUe la roflie passe à des 
iimpiiiliolilcs : c'est un minôml aneien, indépendant du 
pyroxi'ne, en pla^ex étendues sau* (urtiie» proprt's, très 
polychniIque«. Kniin on trouve de nomlireiix minéi-aux 
sprtmdaires, tel qu'aelinule, en tiuuppei4 ou petits cristaux 
disséminés, épidole, zoli^iilo. |iyrile. rtdurtie. lieu lundi le. 

If) l;es Ekhgilf» en lils dans le* (ïneis» granulitiques, 
forment ï taisfOiiux principaux : l'un traverse la 
Vilaine au N. de; Xîvillac-, l'autre peut se suivre deCanihon 
à Héric. Ce sont des roches trén denses, Ii^s tenaces, 
souvent employées pour l'entretieu des routes, noiainmeul 



tS2 — 



Tes ip-ariélétt à gmins lii»'. Elles sont t-csentiPllRmenl cons- 
tituée!! de grenalii rouges (Iîs«émin(^i> dans un pyroxvnc 
sodïtiufl vert-clair (omph»/.ilc). en petites baguettes 
(illuag^e«. dépourvues de tormi-s géomiîtrique^. orientéoi^ 
dans une m^mp direrlJon. 1-e iiyroxène est souvent 
a^ocié à uni- aupliibutt; de rarHclôres variés, smiira^dite 
(C&mbun), aciinote [Ntvillac), glaiinophane (Boiivron), 
qui e^t presque loujounç si>cond»irc. ^I luurnil dcs 
passages de ct-s roches h des amphiboliles ; elle se 
présente tanlM ea cristaux acirulaires ou en t^uelettes ' 
denleiéa. Ces éklogîtes contii'nnent en outre comme 
minéraux suliordonn^s, rutile, tlméaite, apntile ; das 
minéraux secondaires, épîdoto, zolsili", sph^ne. albite el 
parfois au voisinage des liions quarzeux gninuli tiques, i 
quarz, di-ittiène, mica Manc. 

(•) itt serpentine constitue deux imimrtHnts massifs, 
celui de Seni en Donges. isolé parmi les gneiss et un 
autre, long de plus de 30 kil. deO"'lly''' Nort. dirmant] 
une venue inlerstratillée. ronlinuc sur la teuillti voisitt«| 
d'Ancenis. Rorlies compacjps noirAlres. Tert-fonci^, à-i 
cassure ronclioldalc. avce lucticti rouges ou lilanchdlre«,l 
dont rélément essentiel est l'antigurite li slnu-lure 
(ihreusp, enrhevétrée ou parfois fenestrée. Les silinite» 
magnésien» dont l'allératiou a donné Daîii«»Dce Jb l'aDli<j 
gorite out disparu, im pynixéiie est reeounaisvable 
(Dota Riment dans la seconde venue), fi la structure leneslrée 
de l'anliguritu ; elle est souvent traversée par des reinesJ 
ni)reuse:« de nhryftotlle plus biréfringente. Ce« gisemenlsl 
sont i-emanquithles par r;tliondaDce des minéraux secuu- 
daires, maguétite et oligisle dâus les tissures, géodes de 
llmonileàlasurfaoedusol. maguésite(St-Onier). trémolite 
et asliestc iSonii. silice déposée dans des géodes ou tilonaj 
nmiliés. sous formes très variées et IK's belles, qi 
calcédoine, agate, cornaline, jaspe, opale. 



- 153 — 



(1?) Mkfuchuie* flir — quarzites yyaphili^ucs. fi - quar- 
:i(« «ria/iVyiiM. Ca — f'alcaîre eipoU», Co-forn^nne} : Des 
schiste!^ mirarés bleiiillres, des schistH? rhlnrileiix, el des 
micaschistes nmluleiiK plusou iiioin^ chargés ite (t^ldspalli 
vt pasMial au ipifi^H gi-uiiulili()ut> miistitucnt «ur la («uille 
trois [uisreniif iiriuci(kiu<c. 

Le pretuier inivi>rH»Dl la Vilaini' par Miir/^n, passe 
au S. de BlalD et de Norl ; le secood furnié di.* couches à 
l>endaf;e nord, s'i^lcai] de Savenay h Carquefou ; le 
dernier afipartenanl au massif de Out^rande «si très 
développé autour de 81-Na/air«. V.n misuii du dévclop- 
peroenl dans ce dernier niat^sil, de quarziles, df> phtaniles 
et de ci|K)ttn!i, rnchi^ habituellement rariirliiri^tii|ues en 
Breiagno, d'étages plus n'cents que celui des micaschisles, 
il j- a lieu de le coD^idérer comme plus complet que les 
bandes voisines, el coramf niuutraiil de< coiictie<i plus 
élevées dans la série, loUes que relies de l'élaf-e de St-I.fl 
(ax). donl ? ii« serait ici qu'un faoîc» sp^ci<il niêtamor 
phique, gmnulitique. 

I,es micaschistes, riches en qunr/ ef hinlîte. avec lits 
chlorileux {^renalifcros. i-onlieiineiit dt; uuiubreux luiué- 
raux accesmoireii, notamment silliiuanile en petites 
aiguilles brisées et ressoudées par du quarï, (ornianl des 
masses libre us f« niarbrûcs de taches viulacùes piir l'iulcr- 
position de lamelles de biolite ; le quarx et le feldspath 
sont très craquelés, ta roche est parfois percée de 
(ilous minces de ftriLnulite. coutiuus, mais le plus 
souvent interstratîli('-s. ghmdulous. émettant sout forme 
de lentilles, entre les lils miraschisleux, les élùmenls 
propres au ^rauilc. diversi'rneul associt^-». uu surcli^jrjtés de 
silice, qui s'isole parfois dans ces noyaux, (l'est dans ces 
nodules el surtout à leur périphérie, que se trouve le 
iciscmeul principal de tiiot de niiai-i-aux accessoires 
reiiooutrét dans ces couches : iiudalousile. en cristaux 



- 154 — 



rDsc<iou pseudurnurphisé^cii diiiuuiirile. dislhénc. ps^udfv 
morphose» mii-Hrée» du cordiérile, iiiispickpl. inoI»ylnlB- 
nîti-, loiirnialine, émepaude. apalfl»", jnfDal grrtS-*Tilair« 
rutile. 

(Gr.) (Juarztin ffraphiliijHeJi. uoir», rhai-buniirux. par- 
M» terrug'iaeux, IvH «ilioeus et rechorché^i pour les 
r»ut«s, ou lunlôl meuMe^ el pulvérulouls, dispo^ CD 
litâ inlersLiiiUliês, épiiis de [|ucli|ues l'cutiniî-^lres ù 
plusieurs mètres, (jroupés en un fiiisccMu u»i([ue. Ce 
(uUwiiu uccu|Kt une pusilion slralii;rH))hiifue conslanle, 
ses réappjirilitiD-" répétées sont ililes k ilcs plissements. 

Ifi.) Ilex rjiinrziirs nêrtcitiqufs liliim.-», en lils interti- 
li-atilié», [ormes de gros gi-uins de quarz et de nieinttraaes 
(le sérîi'itc >^uiit liiiiijés iliias cet éUigv au inassil dea 
•ineiss KranulilîfiiiRh de St Naxairr. Us r-ippellent par 
leur romposiiioii les grès siluriens du Gué »ux-Hiclies 
(SV) el ceux de Fégréac (Syi, au N. de la feuille 

|Ca] Ij-s cipitihis »|]k-uront ii la l'aclsis (Saint-Malo de 
fiiiersac) t't h Ville-t's-Marlin pr^s Saint-Naïaire, on banvs 
intérêt m tilles dun^ Ips m irn schistes f;ra nu li tiques, et 
pMSsanl aux pyroxéuile». Us sont essentiellement lornif^s 
de cristaux de i-atcitc avec nombreuses niaelcs polysyntlié- 
ti(|ii<^s suivant l>'. et de lamellps de phlngopîle disposées 
en lîgnp« punillêles miix .salbiindfts de la ronhe. Mais en se 
rappiurlimil des IjurfK ift-s baiic-*, i'i Ville ''s Martin, la 
roche devient plu* ronipîutc et aux minéraux protédenls 
s'en ajoutent d'autres, uiiipliihcde ineolore, spiuelle plou- 
nasie. rtinndrodile lia t'aclaîsi. Iiiotite; plus prêfi des 
suibnndes. les pntpurtioiis du mic^i et de la r^lcile dinii 
nuent, le pyroxêne. le spliène, le leldspatli urthoeu non 
niaelé. le labrador, la wernerile se niontren) dans la 
riicliR (|ui prend une eonipiicité plus ^ranOe et pa»8e 
graduellement aux pyixjxéuiies *', Mais les cipolius 




— 185 — 



BDlent des aspects variables sulvanl le» jiuiui» uù on 
Ira cuDsidère : k la Paclab. ils sont pluN grenus et les 
niinémux précédeiils mnt réunis dans une roche qui a pu 
alimenter un four à rhaux. 

(Co) Comémncî: Itoirlioi sotubre;;, iutersirdti liées, très 
dures, reclierchée-i pour le» routes et roni posées essenlietlfr- 
ment de gros «rains de quarz et d« Unes Uuiellc6 
crislalliocs rie biutiip. parfois aver grenat. 

K'I Gneiss, fonnanl d'Herbignac h Oueron une longue 
bande de roolies ronip»ctcs à gros grains serrés, donnant 
de bons moMlons. 1,'orthosc sourent rie couleur rose et 
l'oliRoclate en snnl Ih partie doniiuaule : le mica est génë- 
ralement noir, en rii^bris, en mouclietures, el sans orien- 
tation précise. La pyrite, la inagut^tile s'y renrontrent 
parfois assez abondunimenl. Des biiiics iniis»ifs à grains 
Ans alternent aver les précédenU : ils sont Iniversé^ les 
uns et les autres par des filons de granulile ii grains lins 
elde pegniHtilc. 

(Q) Lr '/Mdfv forme de^^ liluns renia rquable^. L'un dVux 
dirigé à 110" a riélormini' lu formation du Sillon de 
Bretagne et bien que son i^pnis»eur ne v»rie guère <]ue de 
!• & lO*", il est par si longueur le plus tni]iurtinil qui «il 
été tracé sur aurune rarle géologique, présentaiil I!)fl Uil. 
d« loog, de Cbanteniiy-sur-Loire Ik Itospoiden (FinUlÈro). 
Un autre IjIoh diriv'>'* à HJO" est rLTuiiitais)^<ibl<' rie Bas- 
Te»)ansurla Viliiinc.à la Hutte eu Bf^aucouxé près Angers. 
Il est plus richement rniiién)lis<rquelepri'r:é<tentlciissitt'r(te 
d'ap^^» M. Itavy) et fut exploité di'-s IV'poqmi romaine de 
\o7'iy à Si-Mars la J:iille, où l'on a ri-lroiivé des débris 
gaulois: il ronstitue la grande ligne des Marriellrs^juiiloises 
de M. Kerviler. L'n tllon inoiu> élenriu. de (1.50 ti 1.30 
d'épaissi'ur. chargé de plomb snlfun'. a été exploité prés 
de Crussac. 



~ \Sti — 

RP^MAROt l> !n-|UTt(iKAI>UIQUES. 

I>«s Jilliivions de lii l^iiro jin-sfolent à Sl-Nawiire une 
grunrlc imp«rlnnre, liint on raison de leur iiiiis^v. qiiP 
dp* d^liris (!(.■ diverses T'iiniines «lui y oui M renronlrés et 
qui ont prirniiâ iine i>vRlimtiuit du leur âfcv altsulu. l^ea 
sondagi-s t-xécul^s ddtis ces alluvtons ayant révélt' qiip le 
fond rnriipux do la l^ire. sous los alluvioii:^. était à 
SI-Na/aire dp ^ 27'" smis ji" nivpiiii des Ijhssus mers 
actuelle^.ii Nantes de — 23'". Ji Bourgneuf de — M*", k Besnt* 
de — 18'", il seml)Ip qu'une n^'illalion du sol lie In n-^rion 
ait dO se [jruduirf, [lc|)Lii!> If crcusvnicnt dv lii valU-e, 
pui>igu<.- le niveau de liase du fleuve n'est plus le méine. 
L'ubservutinn directe pcnuct i^'alcmeut de retracer Irs 
pliaMïS sucrp-sHJvPs de lii (irunde-Brii're et d'expliquer son 
modo de furmLiliuu : ce uii^rat» tiiurbeu\ occujx.- l'L'niplacv- 
iiieot d'un ancien Murhihan. héritier lui-mènie d'un ancien 
lit de la Viluiue, creuiié dan» une vallée de dénudutiun 
éoci-ne. 

Les lanibenux terifuires, si nombreux sur la feuille 
pii'sentenl um- relation, constante ponr chafjne assise, 
entre »^ distribution ^éugrapliique et son idiitude. Ijb» 
li'inoin» plioc/-ne» (pM n'uni été re»>peclés par les érosions 
que suiv;inl lc« ligues du faite île la ri^gion: par cuuti'c Ift» 
ili'bris lin Miarêne sont liinili'R roiunie ceux de l'I-^ri'ne, 
aux vaille actuelles et ii l'erlaint;» jjjiilies de ce.* ralWe». 
Les tlé|)ùts du Miocône moyen ont atteint la f«dc 100™, 
ceux du Miocène inférieur ont di'pnsïii'- la cote ;î<V", el 
ct'ux de rÉt>cène lu cote 30'". Celte remarque apprend ù la 
(ois que le» terrain» icriiaii-es. soumis à des uiouvenieals 
pénéranx doscillation, n'ont pas <iprouv(^ de dérangement 
dans leurs relutioni^ de posilion, et que les reliefs de la 
contrtH- n'uni éi(' niudini'-s depuis, qne par des agents 
aimosphêriqucs. 

Le sous -eoI (Io la région esl formé par des siralcs paléo- 
wlques; ces strates reposent à leur tour sur une voûte de 



1^ 



pncÎM fundamenlal, dirigt^ (l'IlerbiKtuir !» Cniieron. et 
dont ]vi relèvfint'Dl » dt'U'i'iniiK^ l:i lorriDiliun du Plnleriu 
Méridional dp la Itrrtagnp |Ax«! ^U'^ Curnuiiaillt-si. t)i' part 
et d'autre dv ce \>\i anticlinal el i-epoKinl sur $riif)niir.s, 
|ps jilraltrs [«Irâ^ulque^ redrx'i^KC's, oscilliiiil auluur de la 
verticnlc. 50 niontrrnl ridés en ondes nyndîuales et 
»alic>iaall^s itubordonuée^, âutipainill^les, e\ disposées 
rommesuit du N. au S. : 

l.SyDcllnalde \'<uay au Houx «l !5'-MbiiHII<^, 

5. Syaclinal de llleiix A VIoraau nt Boucheiuolu*. 

3. Sym-liiial dy tii-naniR- ft IVUlé. 

4. Synclliial de la Korot de (jroulaltt & aucvuIe, 
}, SyiK'Unat dv Nanlifc au lloci<i<'> V<:riili''on, 

6. Syiivllnal di.' Orandlliu iiCLituluanaylleulItedcNanies). 

Ces ondes synidiiiak-ti coin pun-esuntre elles, oflreut auu 
retnan|u:ilile uniformité dans la dissymi-tJ-ie de leurs 
bui-d«, où des tenue» cuirespondiints dîrtiTPnl ^1 la foi» 
parleur i-om|iosjliuiiot U'iin-jtaisîieur. .MarscrsdiiTL'riTii'ws 
se montrent unKornièmeiit en relalioti avec le» défor- 
matii>n-'i »ic'fii«('/H«« xtiliits. aver des iniuxfiirTiuiliiin* iiw'la- 
Tnnrphiiiifx ini^ijalei. «I avec Wf. rumiUwH'i im/nilen rien fncirt. 

Les divprs représentant» dn» (errains palénuoïque» 
rev)>lenl eu elîet dans celle (lorlion littorale de la llret^fcne 
des /»wm\ï spfriaiix variuldes. pauvres en foiisile^t, ast-Cz 
rapprorliés par la prédoiuiuaiire des sédiments ferrugi- 
neux. Ce qui LaractéritM! le rivage silurien du nndi de la 
Brelagnt-, re n'«s\ pais racnuniiiUtinn de ^'■Ic'''- de pou- 
dingues, mais l)ien l'esislcnee de boues rouftes. furiii«'-esuux 
dépeos dViKinelie méats [Kiléovok-anique!;. Les synclîuaux 
de Noniy, de Rieux, aoni renipli)^ ili" rouehes Mlnriennes 
routes, srhisle» ou gi-ês, «vw ulî^lsle parluis exploitée ; 
le synclinal de Teille contient plutôt des rocbes vertes, 
rolt^'î>le ayant été tniusfurmé en feroxydub'-. LcDévuiiien, 
toujours uiiuec, pré^enle le polyniorpliisui» pnipre aux 
fnrmationti eora1lienDe<i. Le &l^llonif^^re, Iri^s complet, 
pF^!>enle à IVtat de Culni les divi.sion» connuL-ti fi lYljil 
marin, dans les synclinaux bi-etuns plus septentrionaux. 



— 1S8- 



Ce» m(Hiil)catiou»(les«MinieDUontunu mèmecauiie daus 
le d^|ilacviiii'iit cuiiti'mpaniiu dfs aires de sédimentation 
vl lit- letirs rivages : le MpM du iiris aruiuricain IS') 
envaliil imustriessivenient les sdiistes |s) cl lc« luicaS' 
chi«(e)( U'I ù iriL'.'surL- qu'un uviirice au S. du la feuille; 
iuvcrseiuiint les diverses assises du Carbonilire (h,,,, hm. 
Ii,.i,.) di^l)ordi>nl, vers le X. de lu ((miîIIb, les (ormalîons 
siluriennes |iri-idiil)leniCDl di'niidées, ri!j)usaiil aiusi 
succe«siveiiieul !sur les (lîlK-ii:uls étuf^e» paléoxolques. 

I.'iiillueiice des arlions niéetniiijue» sur lous ces Olageii, 
fut cunsidérable ; les élireiiient.s puissants auxquels ils 
fureol suumis se tmduisent en g('uéral par des taîlliïs 
!oii;;irudin:ili>s. qui l'puuscnt le bord sud des plis syacli- 
Daux, luujovirs plus t'-lir<- fl laininé que leur boni nord. 
Il sudîra d'eu eiler (-uiiiine exemple la grande faille 
orugc^niquc qui enlève le tluiic sud du synclinal deTiùlK-, 
dansloule l'étendue de* feuilles de Si Xajaireeld'Ancenis. 
(Voir Coupe 'le iMuijiiiu, /i. IMH. 

Si l'on niesurf le^ dîn-rtluns des jilis énumérés ri-dciisus, 
ou ruiisliite que les 'ô prelllier)^ synelinauv. jitiralléles 
eulre eux. sunt urîeult's h ItHI". lundis que la lif^uc direc 
Irire du !j;rand iintUlinnl des Cuniuuailles. (jui les suit au 
xud, !.e trouve urieulée ft li'i" : l'ensemble de ors rides se 
réparlil ainsi eu deux iti^rtes distiuclcs obliques, présentant 
onire elles une dilTêrence an(;ulaire. Ces deux systèmes 
de plis sont soulignes par leurs irlaiions arec les cenves 
gramiiifiirx de la Ji^gion : laiidi* (jue le premier est 
Jalonnt- par deux lignes parallèles dVllîpscs de i^raniles 
grenus, d'ige carbonifère, le dernier est suivi par une 
venue de grauulite (euillelée. lamini'*, distincle (t'î'I, 
plus ancienne cl pnibablemenl anlé-silurienue. Mai;* 
l'impartaniie du ridemcnt général qui est venu vei-s la lin 
des lenips carboolféi-eti. redresser el i-approclier en ondes 
serrées toutes les formaliuus paléouiiques, vu vuilanl 
toutes les dénivellations antérieures, rend plus iuccrtaiuc 
l'ubserviilion de ces premiers phénomènes. 



— 139 - 



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-160- 



I^s vpniii'-" ^innitifiues nirbimid'-rei*, :iligni*«s comme fJfis 
graiiit^ <lv cliiijiflct. inuuln'iil ilrs ri'liiliuiis tupu^ntphique» 
éviileiile^ aviM; les ïtgne.^ dîrpnlHrcs tins ridos; c'psl t'nli-« 
les synriinaiix de Nozay Ht <]<> ltieii\, nininH )in>fonds 
relative m i-nl au nivran nr|iii;l de l;i surface. qucni;ux qui 
Ifur fiurc-i-ik-iil au .\. t'I au S., i)Uf «se pliicctit li!s r-lliitses 
F^rannlitiques d'AIlnii'f et de N'nziiy ; comme pluiiau nord, 
Ie> elli[»M'* f!i"iiiilii|ues île H;ii(is ri Aufrer* coïncident iivw 
k- icli'VL-niL-iil aiilÎL-litiiil lie Biiiiis. V.es considérnlioDii sur 
la ri'lKirtitinn des venua^ granitiques de la r^^ion, .suivant 
le* lijrni's tectoniques, pernielterit de ratlai^lierà uu m^mo 
liliéuumciii'. sans rexjilitiufr tuutoluis d'une fiivuo i^uQi- 
saule, rcsisteniM.' df lu rcmiirquablc zoite niftamorphique 
{S'y'l qui emltrassesurcelle feuille te» Rchi»te?cri.sla1lin:«, 
dVifie silurien, des •^ynclinnux de Vioreau el de Teille. 

Hrmarf}iies lindrojniphiiiiifx ; Les eaux almos|diéi-iquei) 
tonihi'es sur tes faites gr-anidiliques perméables du Teniplo, 
uu sur les faites gréseux île Xo/,ay, sourdcol le lou;; de ces 
lif^nes de {laila^e ;i la rencontre des strates schisteux 
iuiperméalile-". Il est unaulir niveau d'eau ii la Ijase des 
grë» ariiKirk'tiins de la bunde de Scvcrac. te niveau d'eau 
le plus régulier i-orrespond au tilon de qu;ir/ du Sillon de 
Bretagne, (|ui draine tnut le mns.-^if des gneiss granulitique-s 
de Savenay. 

CiU(Hre!i : La culture di> la vigne a sa limite seplentrio- 
Qsk- suivant le Sillon <le ltretagDe;au Nord de eelte ligne, 
elle ne pi-ospcre quVo quelques jioiuti* prlvili^iés. tels 
que le lambeau tertiaire de SaQré et le tras^in liuuitler de 
Lunguia, Landes et foriït.t sur les schistes : bols de pins 
sur les grès perméables du nord de la feuille ; prairies, 
chanvre, roseaux, sur leis alluvions de la Loire ; cérikiles, 
seigle, avoine, !>arrasin. sur k'S guei^s et micaschistes. 

Aulexrs €Otiitif(éf : MM. Huret, Bouquet de la lîrye, 
E. el L. Bureau, Davy. Kerviler. I^icmis, de la Noe, 
Vasseur, 



- Ifil - 



Sétmr tilt 1.1 yoranbre IS9fi. 

SuTit plus memhnrs de lu Société : 

MM. Mua i«r>Ch aimas. I>ro[c«»«ur de diuiogi» k la 
[Sorbonne. 

J«aD d« Windt, l'rt-iiaralour au laboraloirt! de néu- 
, In°ii- tic ri'iiivi;r»ilc(li.- (iiiiitl. 

Adrtea Dolfuss, directeur de lu I-euille des Jeunes 
I NaliiralUlt-s. 

Dubruafaut, Ctiiniisto it Uoul>aix. 

Portier, Direclenr gémirai de la Cunigiiijfiiif dis Mines 
dp llrc9|)iii. 

M. <JU(.*va lil HU iiutii dt; M. Bertrand la ii»1e suivuntu : 

,Vou(W/fit remnr<inei 
I Sur Ir Kérosène shale de la Nouvelle Galles du Sud 
far C. Eg. Bertrasd 

1. 1^ Kerostfue slialu s'en furmé de lu ini^ine tn»ni<^n> 
IdanssM divers (Ci»ements (')■ L'agent s(>t-dal rte »3 (ur 

nialioneiil ]jurluu( uu algue liullaire et flollantede l'Ordre 
des VoltH'itiétfniie'i k- liciiiscliia ausIraliN. 

2. Le Iwi^liciid auslnilît'n est un R)iem|ile de ouucbc 
'rharbonneuse produite liar l'accu iiiula lion d'une seule 
[espèce d'alKu*'^. Il n'y a uiêlaniîe d'i"i|iÔL'('s tpie dan» ta 

{t|. Lee «cbanllllons de Knrmcni.- sbak iiuc ]'al (luilli^ pro- 

^ viennent >]<^ l»>?aI1l#ji fnlvanlii : Douulilioj' H'illiiu' an Noi'iJ. 

I Itlaekiiviilh. Cap-rlrve, itei^iiloiig, llnillcy, Mmint- Victoria ilan* la 

H-illoa i\v yoawl. Cnllln» d« TonnUI au Su-I-Oant, Jnadja CriMih, 

iyn-* MKtaitoOB dans le Sud. 



lAnnaltrt Je la SeeiM G/alogi<iw du S'ord. T. xxiv. 



11 



— Ifii — 



steule liiciililt- ilv Doiiglihoy llolluw nu uiio autre u_ 
gélatineuse el Iloltaiitir, le Pilu aunlriilis »'i<j<iule nu 
lUnnt;fliia diins lu [.lililc pruportluti dv U [lour Cfiil. OUe 
parlirnlnritd du Kprnseix* .sliiile de Dou^libny Ilollow 
étattlil lit cuiiloiiipui'iiui;ilé des f.'l>tlrt'I^ l'ilii ot IWiiievlùii 
dans unr même localité h IV|inqut^ liotiilli^re. 

3. Ju u'iii pas encore reurontré le f^'iirc ltviii»ctiïu vu 
dehorii du h»<;lieiid de la N»uvelU> lialles. 

\. Sf dévi'loppanl it la maiiiôrc de nos fleurs d'eau, le 
Iteiii^rliia :i upiiorlé dans un tpmp« tri-s rnurt uue quUD- 
tilé de substance gélositiue suflisHnlc pour pmiominer 
sur loutt-'s le» aulriïs niuUêres du dè[iflt rliiirbonneiix el 
lui donner sou caraotêrij spécial. 

■'î. i.'inlouHité de l'intcrvcutîun gt^losiquedu IteinsL-tiia 
dé|)end hieu plus de leur ^liit de développement que de 
leur nombre. 

G. Lies tbulles des Reinscliia sonl descendus de la sur 
(Hi*e de Tenu où iU vivaient sur le fond enf^lultés dans une 
gelée brune cbarptv de corps cocroldes. riimme les nienu« 
débris vé)iét<iux liumiliés, eumtue les spores et le pollen. 
Au moment île lu formation des fjrandes eouehes de 
bugbead. il y a eu descente en niasse el par nappes de tn 
matière végétait' Hultiinlc. 

7. L'aspect plus ou moïus satiné du Kérosène shnle 
dépend de la proportion de getosc qu'il contient. Celle-ci 
est transformée en un cor[>s jaune transparent dont la 
cassure vitreuse et luisante lonirasti' avec le cbarlion mat 
pl-oduil par la substance liniiiii|uo loudameiitule. 

S. \m trHnsfurniatiou de la gélose des Iteinsrbia en 
carbure d'hydi-ogêne ne parait pas être le résultat d'un 
travail bactérien, car elk' sVst faite sans altéivr la wmli- 
guralion de ws organitime,*. Les seules traces que j'ai pu 



4 




n[i[>or(or & IVliviu- barivriciine M>nl des r.inneliiref* 
rreiif^^-s ilmis lu i^lotip des llialli's du vivatit ilc la |»lnntv. 
0. O qwp l'on ap[)«lli^ mur du lioglictid dans le gisement 
d'Ilurtlcy n'esl qu'une parlit' d« la couolif cltarbouucuse 
moins rk'liu en inalît-rc gt'iDSitgiie, 0,^)U àO,i}.'l$ au lieu de 
0.8W A 0,t)| I . 

lu. A ll:irllpy, It! lait du hoghend phI de niOrne la cuall- 
nualiuti diit^i'le de celle funiiution, mais la gélose, des 
Hi'inM-liUi qui tortoe cocurc les 0,^30 de la inu^c du di*)»M 
au iu>mmel du lit^tiead, n'intervient plus t|uc pour 0,013 
dans le .-«eliitilc du toil. l'ai- ^tuile de celte grande rédurlion 
lie la substaDcc gèlosique. les autres inalièies du dé|iôt, 
gtlée fond» mentale, spores, pollen, mentis débris huiniliéâ 
aîn^ii que le liîlunie et les iiiji tii-res mint'mles pi-ennent 
une ini)H)iiance prépundi-ranlo ; le résultat est un schislu 
fipiiro[Mdliiii({'re au lieu d'un rliarbon d'algues. Une seule 
cause |K)urlanl a t^tê niodinêe dans les nundititms dn la 
torniiilion. lemdindi-vdévL-luppi-meutdesUeiuscbia. Oux- 
ci sont ta fois moins nombreux ; ils sont en uulre Ir^s 
jeunes «t par suite très petits. A 3l) ceulinu-tiL-s au-dessus 
du Uighead, dans le cashig l'intervention gt^losique des 
Itein-iibia est devenue un milhoji lie fmx plus (aible qu'au 
moment du bogliead. 

11. l-es spores el pollen ajuutés un Kérosène sliale 
|>rovieuueDl d'un petit nombre d'espères de plantes ce qui 
indique une grande uuilurmilé de la végétation voisine. 
Os pluies de s<iuire ^^e sont pi-ulungét's pendiint toute la 
durtîe de la (ormaliim ebarijonneuse. Enfouies apnVs macé- 
ration, mais sans liuuiilicaiion préalable, ces poussières 
végétales ont dumié des lamelles jaunes. Malgré leur 
nombre, leur intervention est loujours (aible. Daii^ le toit 
du bogbead de llarlley où il y a lluâ ->poi'0.s e[ \'.iiO grains 
de |M)llen par millimètre cube, les spores fornicnt les 0,(K)% 
de lu ntasMe cl le pollen le^ 0,001^ 



— UA - 



a. Les iitL'nu^ ili-l)i-is v(^}:él;iii\ ili'jù luiiniliès loi-s de T» 
(ormnlinii du ili^i>At soni assez alioiidiiiits diins le liogliead 
iiuslialieii. Si'Ioii leur di-gir d'alli*rattuii ils ont donné 
(Jivers rorpf lirun». l^s plus iiUén^s <;oni passés ji l'ùliil de 
lusaiuii. Ll'S moiu»; irUt'ri^» sont ilcvonii* riipnbk>« de 
s'iinliilter de hitiiiiit' et sl- t^oiit tj'anrifortnés cii i-liarbun 
brillant n-iii|i]elc. Kn iiii'^nie tts«ii vi<^étiil peut niuntrer 
rote Ji rôle ce* cU'iiv trnnsfnnnjilioiM esln'^iiies. On jieut 
nvoir iiin«i di-» Uiine's du linuillf avci; fusiiiiib au milivii du 
ehnrtiun d'ulttues. 

13. Ias ninlii'-i-e8 liiluiniDeu»c:« du Kt>rusono lilialc sonl 
/M»ii i-iinili-iisir.i. Ellei ont dorini- un charliDn brillant, 
vitreux, «Taipieli- irrépulii' renient. Ajoulik'.* lardiveinenl. 
elles ont [it-nélré k dt'-pAl à la manière d'une injection 
très fme qui a rempli le réseau dL*s défliirures de I» gelvo 
fonda ni en la le. De là les siilislanres liiliiuiîueu)^-« ont 
gagné les eorps [piï'lles pouvaient imbiber et ceux (]uVllf« 
ont teint pur aetion élective. 

M. Le lelriiil des llialles du KL-roKene sbale est a»ie£ 
fort. A IhirLley les diaiiii-li-tis verlieaux .sont deveiiU!' de 
0,33 Ji 0.27 de leur lonjiueur primitive. Les diauii'trcs 
liurixontaux moins réduits sont devenu.s de t),nOàO.:tS. 
i.es lliiilles reprêsenteni donr sous leur volume artwei 
^"ï -rr '" /r d^ I*'"'"' volume primitit. 

1». Il n'y a |i!i« de l)iatomée)« dans le Kero.>eui> slialu. 

16. Il n'y avait pas de végétation lixée sur le fond des 
mares îi Beinsetii». 

17. Les débri>i iinimaux n'interviennent pas d'une façon 
sensible dans le Kérosène slcde. 



— I«J — 

M. lios^tifl lait In c-iinimiinir.nii<m »uiv»nl^ 



Carie géoU*i/uj»r. — FruUle lie Lillo 
[inr J. Ooaselet. 

Je (tr«'*onle à hi Sociél»^ la Carlo gi-ulugii|iif ik*s c-iiviroDs 
(le Lille IhVuille Av Ullol. (iiisaiil piirtlo ili> la Curlo fféola- 
gîque de la Knim-* ft rw-hi-lk' du ^'-^^si ■ 

J'ai fait ce travail flver la rolliilwriilioii ûe M. Cïiyeux 
|)Our W terraÏD rréta^^, «l de M. Liii)ri(-re pour le riinton 
d« Cy«oiBg. 

|j première iTHlition de c^tlc feuille nvait élé fuite, en 
tS7i, par M. PotliT, itieiuhrc de l'In^lilut. I,!! ftt^ologie des 
etiviruiis de Lilli' i-t<iit iilur^ déjà bien eoDtiiii'. (fnlf.'e aux 
travaux de Mougy, de Ciielloneiv. d'Ortlieb. de M. Dullfus. 
ele. Le suin «inseu-ni-ieiix avec lequel M. l'ntier traçait 
ses limites ne pouvait (lii* •'■Ire d^jiassii. Phi- coD^i^quenl. 
une r^vi-iion de la earte eut pu i^eudiler inutile, si une 
pi<Hode df vingt ann napportiiii pHs dans une srienre, 
mmini> hi (ti-uliijîïe, des njurfiids difltTenls dont une rarte 
g(-olo^ii|ne diiil |iiu'ter In miinpir. 

Celle nouvelle t'ililion ni' ililTiTe donc jiiis beauetmp de 
lit piV-r-éileule suus le nippori srienti(i(pie. el eependanl. 
au premier abunl. elle piuidt 1res dilléiente. Cela tient à 
rrrlaines rirronstances -iur le!(f|uelles j'appelle t'iillentinn 
de la Socit'l^. 

Trrrnins ii»nieriiitii-ei. — M. Polier avait di^liiiKui' sur 
la ritrte, feuille de Lille, tniis vs[>èc-es do Irniun : Hniuii ilc 
plateaux, p : limon quaternaire, ci'; limon des vallées ou 
cilluvious iiiuderiies, o*. 

(^tte division avait un ^■^■U'I avanlapn i)roi.'rapiiii]ue. 
Les cotliiie.s du Kerain s« dessinaient parfailemenl par la 



-166 — 



tCÏDle claire du linioo p: la plaÎDC moyenne iH^iit marquée 
par le limou «', H la jilaino bas«c de h Lv:^ jiar le limou a*. 

Mai!iC(>tte division ne pouvait plus i^ln- inaiiileQue depuis 
que M. Ladrière aoa» n muntri.- k' uirme limon s'élendanl 
des plateaux jusque daus Iv^ valk'Oi«. 

Le signp p indiquant le pliorriic dans la pensive du 
Direcleiii' de In carie d';)loi> ('), un no pouvait jilu!> l'allri- 
buer au limon des hauteurs. Quant au litnuu de la |datue 
liasse de la Lys, nous le croyons, H. Ladrière et moi, d'âge 
quaternaire. 

Itt-s lors, en dehors des alUivJone plu^i un niuius tour- 
beuses des vall(*c», il n'y avilit plus que du limon quater- 
naire; d*oii une seule teinte it l.'j place des trois couleurs 
employées par M. Tôlier. 

On s'étonnera peul-i^trc, que travaillant avec M, I^drièro 
je n'ai pus introduit dans les tiHiille^s de Lille, de Caniliral 
et d'Amiens les divisions du limon qu'il a renconnues. 
Plusieurs raisons s'y sont opposées. 

\ji premii-re, c'est que l'échrlle au jb^sv est trop petite. 
La distinction des limons compliquerait singulièrement la 
carte. 

En second lieu c'est qu'elle aurait demandé nu teni]>s 
trop considérable ; enfin elle eut présenté des diflicultiS 
sérieuses au moins sur la feuille de Lille. 

On sait quo M. Ladrière n'est pas encore parvenu à 
reconnaître ses division» ditns le limon des Randres. Nous 
avons fait plusieurs excursions ensemble. .N'uus sommes 
je crois tombés d'accord ; mais la concordance n'est pas 
encore asser claire pour que .M. Ladrière ait cru devoir se 
prononcer, .l'étais tenu i'i moins de prudence, )iuîsqu'îl 
(allail exprimer une opinion, sinon sur la carte, au moins 
dan^ la notice explicative qui l'accompagne. Je fais ces 



4 



I 



II) EUK DK Dkaunont. — Volf : Anu. &«. Gcol. NoiJ, VI. p. 377. 



- 107 - 

reiiiurqursani) tic dt^ager lu rvsixinsiiliilit» de M. I«iilri^re. 
si plus tard je suis f>l)lt^<= de me déjuger. 

I.n [irinci)Ml<Mlîllii'iilii'> du |imliK-iiir vU'iit de eu que le 
Itiuuii iiioycu (Kii-iiil iir.iDi|ui'r d»Ti<i la Flanilrc. 

On a vu par la dernifTP niintnitnii':iMoii de M. Ludriôrp. 
la modiflralinn qu'il subi) au S. de Duiiui M). Il dlspHralt 
coin pi i>l« ment ou pi-e$(|iie rompK-li'menI aux eovirons de 
Lille. 

PnrloKt, sur U («uitln de Lille, nu S. sur le plaieaii 
rrayi-u.x de Lcsquiii. iiii \. dniis li-« iioEidtrL-iise-^ rnlli[]i>s 
du Kemin, .'i l'R. dnii» la pl^jue bii«^> dt- lu Ly^, (m exploite 
pour lairp des bnipie^ la jiarlic ^^upérieurc du limon. ï^es 
varactères ne sont pas iiiallu^maliquenu-nt les mi^mes 
parlant : il est plus an;ilnux f<nv la craie, plus sableux 
sur UD *o] tertiaire ; niais on-peul IK-s bien nstiimiler toutes 
res terres h briques. 

I>a couche infi-ricure est beaucoup plus viirinlik'. Sur le 
plateau de Lesquin. c'est de l'ergeroii typique, limon jaune 
clair. as*ez sableux, doux au loucher, rempli de granulen 
de craie. Il pressente encore ce caraeli'rp dans In villi- de 
Hile. Mais di-s qu'on a pas«ié la Deitlc, il se mnditie. An\ 
environs de ltoultaix.ona.snus la terre A briques uti limon 
atjïilo saMuux, jtaiiaehi' île jniine et de blanc, rempli de 
petites ooncrèlions calcaires ou ferriiKinenscs, ilout le 
nombre augmente a mesure que l'on descend. 

Dans les briquelcries entre Roubaix et I»iniiay,on saisit 
pn'^que te pas>iage latéral de IVrgeron an limon panachi'. 

Dans la plitine tic la I.ys, ;i .Vrinenlii-iL-N. fjuesnoy sur- 
Oeâle. Ilallui». ou trouve sou;-, la terre k hriques un limon 
très sableux, divisf- en petit» lils excessivement minces, 
ou pa.ssanl lut^ine piir(ois ù du sable pur (sable cauipinicn 
deMeugyi. 

<l) Ano. !JQC. Gool. <lu Nord. XNIV. p. &i. 



- m - 



4 



Je coosIdJTe ces limons plus ou moÎDs sableux coiDtnc 
corrpspon<lant à IVrperon, Au dessous, on renronlix* uu 
diluvium ([u<- M. I^drJL-re n ])<ir(aitoiiiciil ivcuinju iiu Vci-i- 
Galant ri (jui i-st sort diluvium supérivur. 

CuUMiie il n i^f^ dir plus liiiul, le limon ninycii nitinque. 
Le limon iiift-rieur e^t au eoiili'aire Iitï dévcluppt* sous 
forme de sabU: urgileux e.\c«8?jiYeini!)ll liu. lanlAt verl, 
tantôt Manr. O sHblc est si lin ciu'il ronstiliie une couclie 
presqu'imperiiit-iilile. Il a jusqu'il 10 mi''tr«!* d'épaisseur. If 
n'existe que daux le* vallées ri iin''ii]i! il n'y allliMirc piis ; 
sa préstfnct' n'est révélée <|ui.' par les smidupes. 

Par ronséqiienl. tout le limon visîlile sur la feuille de^ 
Lille npp'rirtienl à l'assise supOrieiire. 

TerraUii li-riiiiirts. — J'ai modillt^ tri** légt'renient la 
Cxirte en y iutntdiiisani du pliorf>iie (dicstieu) iwur 
quelques petits lamlipanx démantelés sur plan? et (ari- 
lemeut i-econnais-satiles à la présence des galets et des 
sables ferrugineux. De ni^mc j'ai indiqué le paiiisélieu 
de-* Bclftes dans quelques eollines des environs d'Ilalliiin. 
^lats ces modilicaltuus sont ii peine visibles sur la rnrte. 

Il D'en ast pas de même de eelle que j'ui faitsubirà 
l'argile des Flandres. M. l'olier, avait parfaitement admis 
la division qui venait d'élre l'Iahlie par M. Dollfus entre 
la partit; inférieure de l'argUc des l'Iandres saus fossiles 
et la partie supérieure remplie de :YMmmif/trp</i/(iNi«/i'jtii, 
Mais il avait teinté l'une ci l'autre de la même eouleur 
rouge atlriliuce aux sables de Cuiï>e du bu»sin de Cariï. 
Je crois que si l'argile supérieure (argile rff lloabair) cor- 
respond bien aux »iblet^ de Cuise, l'argile inférieure 
iargUe d'Orchinj est au niveau de l'argile plastique de 
Paris. Je lui ai donc donné la Iriule bleu de l'russc de cellu 
assise. H «n résulte une diflérence tn'^s grande dans 
l'aspect des deux éditions, bien qu'il n'y ait pnr de ebnn 
gement scientifique réel. 



— IfitI — 

Terrain rréuieé. — On Niit que lu miuvclle i3(litii>i) de la 
rarle };t^alo;;i()UP raiifre «litns le liironien la irraïe à Vicra*ter 
i'rftifioru*. tjuc hi i>nMiiii-rc i^tliliini n-unis.sail iiii si^nnnicn. 
O chu ni;e ment inm-i n entrain'.'-. M. Ciiycux t-l iikiî, 
i^ placer danis le Innmien le tun cl lii traie qui t'n 
di^lH-ittlcitl. 

Qiinnt aii\ pelilcs nin(1ifiraM»n<i cIp dotait, olk-s n'ont pas 
ri*! Il) porta Drc. Ilu ie>Ie. dans un pays cniivert de limuii 
coniinp IVst le noire, uii il u'y a vraiment pus d'aflleure- 
inentsihnsle son'* strict dn mut, rallt-rniilive de niarqiirr 
dit liiiioii ou rie in;ir(|utM- h- sol sous-jarent est liiissiîe à 
l'appi-èination du k^oIo^ud. 

Os îndintlions dnivcnt doue «e modiricr aver l'njii'raleiir 
el |iour le mi^ine opérateur avec sa disposition d'e*prit. 

t'ni^ inaoviition de la nouvelle feuille de Lille est 
l'indiralion des nombreux sondages profonds qui rensei- 
gnent sur la composition des eourlies inh'rieures, et. par 
roiis<!-(| lient. Kur lei^ napprs aquifirt-^. Lo diri'ileur du 
eerviee de la ùirle (;é'i|o^ique a liicn voulu anuieillir ni<i 
pro|iosilioD d'inlruduireees dntuiées snrîa earle. 

On njmprendia l'inli^n'-t que rela [inSenK' ibus uiic 
l'onlrt'e industrielle m'i IVau souterraini; jouo un rôle 
prépondériiut.Ou trouvera indiqué !Sl) sondages Onaimil 
pu en douliter le nombre; mais réchelle de la rarle ne te 
Iti'rmeltail pas. 

J'iii liasse lieaucnup de lemps pour réunir ces dnnnéi^ 
dans l'espoir quoIlBs seraient utiles. Je dois iijouter quo 
j'ai lrouv(' rtipjt les sondeurs pi rlie/ les industriels une 
grande complaisance à me le* lournir. .le leur adresse 
tous tnesreinerciements. 



I«i ni>lirc expliralivc suivante urcomiKigne la carte. 



- I7ft- 



Xoliet esftIUalire >lr In f'finlif de UUe 



a* AUuTions moderoeî. — l,i-s vailiîcs ilo la Lys. de 
1.1 lloi^lo cl (le l.'i M.iniiii' sdiiI ]ilemes d'iilluvions rtVenle», 
)|ui reposi'iil soit sur le qii.TlPinairP, soll sur les tcmios^ 
Icrliairos cl KCciHiJiiiri'». Ir ()uutfrii^iiri' «Viiiil vlé eulevé. 
Ces alluvions sont lonrlieusps dans les viilit'ps di' l;i Deill? 
cl de I<1 I.yN. (juiinr) ce^ vallt^.s siml nu niveau de lu nappa 
ur)iiif(''re de la craie ; elles sont purL-meut sableuses el 
iir^îleir'o's dniis lesniilres ras. On a pu ennslalir dans 1» 
Deùle resi!.tenct; de deux crues, l'une du iv t^iècle, l'aulrc 
du xir ou xtir, qui onl amené un dt'-pât de gravier et de 
riiillnuv rnulés. 

a'* Limon quaternaire. — Ce limnn sVlend sur Inule 
lu fi'uille. I.'ussisi' limoneuse inoyeum* de lu leuille de 
Cimhrai n'y est pas connue. 

L'assise suprneure, qui cMuvrc presque tout, pivsente : 
1" une premifre fnuclie jtéuêride de limuii argileux brun 
roiij;eàlre ilinioa supériL-ur). employé pour la fabrii'atloD 
des briques; 2" une seconde couche, variable avpc la 
nature du sous-sol. Sur le plateau crayeux de Secliu, 
jusque dans la ville de Lille, elle est â l'état de lintOQ 
jaunt; clair, doux au loucher (ergeron), avec i>elits débris 
rlccrsiie. Sur l'argile de la Klandre, wtlpfoui'hese présente 
siius forme d'un liujuu ar^ilo-sablGu\, jaune pan.Tché de 
blanc. Souvent rempli de concrétions calcaires ou (erru- 
^ineuses. A mesure que l'on descend, la quantité de saliIe 
ftiiSmente ; *ur les bords des vallées de la Marque et de 
la Lys la biisc de l'assise est presque cnliêrenienl siiblcuse; 
:{* un lé(^rdé[iAt de cailloux où l'on rencontre beaucoup 
de <téliris lie roçlies et detossilo tertiaires. On y a trouvé : 
Elfpkm lirrriD^i'inu.n, Ilifttrun .spelifn. eto. 

L'assise inférieure n'est coutiue que dans les vallées où 
on l'atlelul par les travaux de Icrrasseiiionls el de sondage. 




- 171 - 



C'est UD sable argileux vf-rdâlrt* i>ii liliiiichâln; rempli de 
Succinépa. Sou ^psi^tteur prut. ntleindrc 10 nièirps. Il se 
tcriniup jnlérii'un'm«ul par un diluviuio plus ou moins 

é|i;tis. 

P. PUocèa«. — Tuiit le noril de la fifuille » t'U' rnuvcrl 
|iar les «abivs vt grvs pHacéavs k Teirbi-ataln grandis 
iDie^lieii ileï i;i><.>li)gii<!> t>pl;;e^|. On n'en (roiivt* plii^ ijnc 
lies ili-liri» nu siiiniuut île» i:iilliiic.> du Kerraiu. sous (uruic 
de galcU <le aiXvx eu Iragmenliî de gr(?s ft-rru;jini-ux. 

enta Sable argileux gtauoonifère (l'iiiiisL-lii'ii dus 
{•wlupurs Iu'Iri'sJ. — H nVxislc .msjii (|u'iiH sommet drs 
petiles cdltlnes rlii Ffrinin. aux environs d'Hnlliiii). 

Oui» Argile de Roubalx. — Argile tgnelqucfoii; 
|iln!tlique, plus M>uvenl snhlciise et micacée, contenant 
quelques lossiles : \'mnMiil'l<x ithuuhiin, Turrif'-lln '■'lilit. 
Xanlkofaix bUpinosa. Les ciiul'Ik-iî [ossililiiL-s soiil (|uirk|uv- 
(ois durcies par riti nalrairi' (Tiinrroiiif;). Cette assise 
conslitm* toutes les colline" du Ferriiiii : ellf se iDiiliiiitefi 
l'Oue-'l «ou* le Nord dp la plaine ile lu l.ys, Kp;iis!iciir : 
W) mi'lres. 

e» L'argile d'Orchiea se diiilinf^ue dinîrîlemeul de lu 
pri'ri'deiilc; elle est moiii'* sahleiise pI plus pbsliquc. On 
y Irouve des seplaria de e-ilfiiire, ik' ciirbonate de fer el 
lies erislaux do ?ypse. On l'espluile ptiur taire des tuiles. 
Elle cotLSiituc le k'(ter esearpemeul qui s^jHire la ^Wp(ieB 
de \u plaine de I.i I,ys, (lo[i:iis Vi>rl{n^liem jusiiu'ii Aubers. 
On [wiil eslimer son l'pnifseur j"! 3U mèlrus. 

e<i Sables d'Ostricourt. — Siililes fins vei-djîlres. I^ur 
teinte verte et lu liiiesse du ^riiin iiu^tneulcnl il mesure 
que l'on s'cnfoDee. Les eouelies BUp(!'neuR's. pxploitéeK h 
Eonelière^^ en Weppes et ii Kiigl»!^, sont pUilill grises que 
vertes. Un u'y a cneore trouvé aucun fossile. 



- I7£ — 



Oti' Tuffoau à Vifiirina Vorrhii. Iji pai-lic infprirure 
liiie et ïprli; rici l'jissise prtW'iieiili' passe à tiu «iblc ilo 
nn^nic ii»tun> ({ui conliiîiil des gri-s tendre» â einienl 
d'opule. Li's llintomùe» y sont iinmltreiise«, par placer. Un 
y Imiivp Vijpritia Wormii el t'ypnim planam. 

Oie L'argile de Louvil, plu» nu moins i^ibliïuse. 
cuii!;tilui> la lin.sp ilij liitl>>aii, iilteiiii> nvec lui ou ini!iiie le 
remplficfî rniiiplt'li.'aifut (KlaiiiIreK (JuautI elle i-epnsesur 
la ri'iiii; H Mlux. «Ile cunti<!iil des silex et se nioalre suus 
l'iiïpe»!! de oiii^loni^rat i't silex. 

c' Craie !i Mùrmler œr tesludinaii'im. On peut y 
distinguer deux xuncs duiil U ^upérioure se montre seule 
en aHleure nient : 

I" Crait; hlauclie avec nu sans silex, exploitée pour la 
(alira'uliun de la cliaux. Klk- cnnUetit vn abondance 
ttwrerntnmt iiiiolvtus et plusieurs aulre» espaces d'inocé- 
ranies, de uoiiihieux l'oissons. .\mmotiî(rx irirariM'irux, Le 
.ttiirrasrrr rnr lestu'hiiririiim y i'f>llrvfi ruiniunn jusqu'A U 
partit! siipérieui-fl ; le ilirrasicr c»r unijuimtm y est exees- 
sîvcMionl rarool u'iip|Kiriiil que dan« lei* couches le» plus 
élexées ; iIO it iO mitres) 

2" Craie grise, an'iennemeiil exploitée comme pierre de 
taille iLe/euucs) [3 métrés). 

o* Craie turonidDse. — Elle se divise en (|ualre 

ZUQl-â - 

|oCniie sableuse avec plio^pUale de cbaux (ï nu-lrfis 
environ). Olle craie, sableuse et glaiiconifère .-ie termine 
supérieurement pur un Imne dL- nodules de pbosphate <le 
rliaux Hun) que l'on » leiilê înulilemi'nt dVxpluiter. Sa 
faune est jutcrint^diaire entre celle de la ernic à Jtf. 
hrerifiiiruK el relie île ta crJiie ii ,W. ear ft*hiifinoriM»i. Eli* 
affleurait aui'ieunement à Kouvines ; ou ne la voit |ilu; 
ipi'an fond des rarrittivs souterraine» ; 



^ Craii! à silex roriius \i m^lru<i ^nviitmi ; vllti conlieiit 
M. Umiporv* île jietitv taille. On ne l'nlis^-rve (jup Ii+s 
r<iri'iiii.-iit. Sa {«iirlio suporii'uru [trésciile tleu\ liuiics de 
craie durefdeiixif-me et iniiiiii'mG Italie- de luiil ; 

3" Marne ii TerHiratiilinTT tjriinli* ci ;'i Innn-rninns ltn>n 
ffuiani, (U)ui'lie)^»IU'ni:itivO!>deiii;iriie»i-Kik-usi>iriiii lilaiir 
VL-rdâtre et de craie iiiitrtieuiie roin|ucl4>. Ou l'explnile 
pour |]i fabrît'aliiiR de la chaux livilratilîque à Cyi^oln^ et, 
SMII8 le nuiii lie marUltf, |ioui- l:i fatirii-:ilj(iii d«-s apirlo 
iiiPivs dtf iiH-iiafïi- 110 itK-ti'i*i;| : 

4" Mai-De argileuse bleue [Hiècra) ; elle nVst coiiiuie que 
dans II-» puits. Sous le» dif-Vf* on iiMiconlif une rraitî 
glauroiiieiiM^ iivec uiilluux {tifuriidi i|iii paniil iipp:irli'uir 
•k l'uft'iiœ à ttetfinniifs plmiix ; puis i|iit>)i|ueli>ih de l'argile 
|tyritvusH d'Age iiidiîleriniiiê. 

Presque tout le siui basse int' il I primiiîre de la feuillf iln 
Ulle apitiirlieni au Cfiliiiire ciiliuiiitére. Vers Ilalluia. un 
trouve te l>i'vuîiien de la bande scplciitrionale du liiHsin 
de Nninur. elun peu au Nurd. à Meiiin.la sonde a leneonlré 
le Silurien aver tirapliilUe^. 

|j^ proinn^emenl ilu ralraire de Tniirtuii s'avanee vers 
Ulle en formant l'axe .«lutermin d'un b^^'^i' anticlinal 
d-ayeux ipii sé|)arc te Inissin lerltaire de la l-'landre du 
biti^sîn d'On-bies. 

Au Nord de Lille, une prcmiôie nappe a(|uilére se 
trouve dans la rotirbe argilu sableuse du liniun a"' ; 
retenue ]iar l'ar^'ile d'Oi-iliies nu l'arïfili* de ltniibai\, elle 
•'ilimeolc le» piiilN donifali<|ue« ; elle iiiiliibe la plaine de 
la Lys, de manière k y former uno vouclie uqaifère cons- 
tante >■ '.i nu i ini-lres de [irofondeur. 

Une seconde nappe, plu» iin|iui'tante et mieux isultîe. 
existe dans les sables verts c.,. C'est la nappe généralement 
exploitée par les puiU de la régi in au Nonl de Lille ; 
beaucoup d'iudu«lrieU s'en conleiitenl. 




— 174 — 

l,i< Iniisii-iiiu ii;t]i|it* ni' IroiivA ànns lu craie, suit dons lu 
rniit* MuiKiic Hii-di'ssits du (un i[uî forme la cnurlie 
itn|>ermi'ii)ili> ilii fond nu iluns la vraie snhieuse glaucuui- 
(ore eiifro les lieux ini^niicr.s tiiii:^. C.Vsl Icnivemi des piiils 
di' l.ilk'. des suurrt's dr la viitlée de lu iK'ule ll^iitiiivrhi, 
etc.], des (oraRt'Â d'Anneiilim's. de la .Madvlcine et de 
liien d'iiiifreN. 

i.;i qualrii'iiii' iita«se, peu diMinele de la préfiédeiH»'. ne 
Irnuve dams les alU'roau*»» de marite diir<.' et dp nmrtio 
arjtileu-'ie de Tassisc à Trirlmilulhia ijmvilis ; r'est île Ui 
ijue siirlt'iit les sourres du la vallée dt? lu Mat'i)ue ; elle kb 
roiiIiHiil avec la iiajipe du (un |><ir la disparilîuii du i-etlc 
d«mi«'n*'as8ise vers le Nord. 

Le f iiirpii^mc niveau esl dans les <'alr.iire$ carlinnifèro» 
ou dt'>votiteiis ; 11 Itiuriiit des ejiux pure», d'un f^iilile de^ré 
liydriily métrique, lét(éreuici)( modiques et queli)iii>(iii!i 
d'une e\ln^uieHljimilanra ; iiiai>i flOllgi^elnell( eist (oujuurs 
incertain, parce qu'il lieiil à l'allurc el au curavtéfe 
physique dn rale^iire. 

.M. G08a«l«t présen[e : 

1" Un nt'histe rouge ot vei'( avee (lldhamia i]u'i\ » (rouvii 
avc4'- M. MalH)!Je dan« uoc reclierclie d'urduiiiesiiur Iv terri- 
toin^ d'Oiiîuies (llelgiituc). ViHiihiimin n'existe que rian» 
te* miners lits verts qui alternent avee les lil.-^ routes cl 
mm daus ces dcruiers. 

A rette ncra^ion. M. Itarrnis riippelie que M. Solas 
L-uufddère tes Uldhamia romuie non organiques, mais du$ 
& des froissement!! de la rorlie. 

i^> t)« mat^nifiques iWlinnlilIons de roraus du réf\t 
roniUinn de la eraie d'Ileni Mon;u.'u. Les ruraux sont trans- 
formés en silice de sorte qu'il suflit de plonger la ruelie 
dans (le l'eau ai'idulèe pour dissoudre la eraio cl isoler les 
coraux. I^s éclianlilluns pris it la surface ilu récif mon- 
treiil un beau veruis lirun de pliu^pliale de chaux. 



— i7;i — 

"3" Dest-crhaiHillons d'Ktavi-* inoiilreiil I» siirtatr»- ilr la 
truie blaurlie inlérîvure à la rraii.' |ihu!i|iliiilôe. durciv t-l 
pcrlum-. Kl de ircllr mxnsion. M. (iosHPiel exiMMC svs 
obserratioDi' ^tir le gite ili> ri-iiie [ilin»|thal<ïe il'Klaves. 

Sondages aux environs de Lille 

t-'onyê [ht: M. Alfred i/olte, me liu MouUa, à Ihuhaix 

«liilnJf PtvIsitlFur 6h<>***' 

31 Terre vtgitkb 1 

I S*bl(i mnuvant 7 

-^ £1 H G'nive compActo 16 

4- S 21 S&bl« v«rl Ut* dur S 

53 Glniao arnc *it«x. ti 

— M AS Mnrno blttnclie itvec silox. . : M 

71 DiivcR eoni(>acl<)% ..... 14 

— ei «3 CiUcaire, Itsiurc i UfDU . . . m 

.S'Aii»« au S Itêcemlire 1890 

M. Ad. Meyer ilonm» lecture du rapport dp la Coininîs- 
sionde-i Finatii^v:^. Ilduiiiie le- n)iii[dudL-l!iilli-df<i(]('peiisi-s 
ei rie* i-ccetles rie l'antu'e IX'Ml II propose l'adoplluii de ce 
compte et lu projet do Itud^el jujur 18.17. II oxpiiiiie luus 
les re{!rel.s de la SofliHé di; vinr ijui' M. Crespel se Irouve 
dnnH l'iin possibilité de ronlinuer sm fonetioncs; il l'end 
lioniriKi^eii w>o lorifcdévouenit-iit >'! In! renuiivelle l'exprès- 
niuii de lit recuiiiiaissatii'e de la Société. Il remercie 
M. Defresnes d'avoir bien voulu reiiiplaeer M. Crespel 
peuduiil SI uiidadie. 

La Sodété adopte la propositiuii de la CuinmiHsiuii, (>Iie 
s^ssot^ie par de rluileureiix .i{ipliuidi««eiiieTit!? à luus ces 
sentinietiLs exprimé); eu koii iioin envers M. Crespel. 

M. Gosselet présente la premii'-rp Leçon de »«ri cours 
de .Miiiéraloi;ie appli(|uée. II présv.itu aussi les rartos 
f;éoloj{i(liies au .oi-ii "--l au ï~^ ([u'il vient de tracer des 
planchettes dn (ipiliaue et ile Willerzieâ pour la Carlu 

Illogique de ta lîelgique. 



— m - 



Introduction du Cours da Minéralogie appliquas 

proff**i if V» Sorrmhr 1S9S 

pur J. Oosselet 

1^ i avril (li>rni(>r, M. U'. Ministre (in l'Instriiolinn [xilili- 
qui' Hdivs*yil îiuv HiM'teur.* une riiriilaîre où un lisait : 

Pontluitl <1l- iDiiuufa niiiu^vd, t<t pniir dri mluniig itlvcises qn'il 
Rcrnit ItiiillJtr lie r:ip[><^lcr icJ. •>■) n'a \ii. iliirii la llciic^^ïtolnno», 
qu'un «l'/iil-prnri-sslimu'l tull iixitlf* luHiw pix)ti«»^ure. cl tout 
ualuretli-mt?!!! ou l'a oncanlate ea vue de <«tti! tlit uukiiM ri 
«■xclostvi-. I>tlit cnni-ppllon ^Imlli^ vul niijniinl'liul ■'■liiriîK-. iMf 
fncuH-'B di?s wl>'in:(«fHU iiiii' iii-miiiullui) piim amplf. l^-ur til)J<'l 
P8t l'ciiselKricmi.îiit llii'uliiiii' cl prnilque d'.-s sek-ncM. '\i; li>i!ti-s h-* 
acieiices. d'alxtril puiii- tu srleuce on oUfr-mtmo. puis junir lu» 
□iHltlpleM iipiillcallona qui «'on font dans la vlVlllMitlim i-ontcin- 
pomlno. t^ priifdssornl Trr<«l 'jh'uii <1'<s ûétymché* oUitIh it Icun 
Ol^vi». Elles no ri'iiipliroiMnl tnic imnietlvuiotit leur n'Or si elles 
liorriiiliMJl là li'iin pK-tx^ciipalli^ti!! ut leur ufllon. La Ki>c1i't<>, ni> 
cliailiKjimr lu s-ioiii'i' dovl.Til plus U(jiu>aiil<-.ulli'iid dvticsd'autrvs 
«orvtcca, et cfs service», vil'* sr.ril en i>lal de le» rendre. CJiaiiUP 
annf-e. iiuiDzcifi*«iicci>iil» cundldnlssni-ns'IcRelosiieflsejL'iilirkiuct 
(liflviisi'ii;ru'in"aiwiM)ndaln-' HO pK«eiiienl M l'École polytwlinlii Ile, 
A r(ïn>le normale et ii ri--olf ooiilral'- : <|ii«|ijue4 (^•riialnos M'iile- 
nieiH [l'oveiit y cfilrer. I><>» autres, tM.'!imoiip \ leiirieiiliiux t'uiriill^x 
des sciences: nuils li*se\iiiiirnit (jh'IIh y siihlsKi-nl, ue pcuvoiit leur 
ouvrir nuo la protossnrul. et ainsi »'iic(in>il <l(!ini»uc^in<^iit, hors do 
toute proportion avec le» besoin» d<-s»ervlc-:S, lcuomb^■(lcs candl- 
daisauxeiiiplolsdolVnsflsiieiiiiint Bt |M'ii(1;iiiI ei^teinpKnombivde 
nos Industries Beliïutlllqufï Si^nt [ofci'>« Ad m recrotor ti l>tniiiK«r 
Itii pmlil ilnrilrosoelal sem eerlnlneiTicnt nviilsi- Iw ]i»iir ofi ie« 
élii(Il:iiiU HiiuiTiiit (|u<^ Ui t'ncuUi^ i<i-» M;li-nnv ini Ici nii'iie pus 
setileiiitmt. ji^r un- vole Cliii<iiir Jituv plus (•ttt>Ile. aui: foiictluna 
de reiiti:l;|iiDrneiii, lufil» 'pull di^p'.-ud d'uu\, par le clioix de l«un 
^luilv». dr »*nssurcr d'auiros eAri'lfin-s. Kl ee aéra auBM un prolll 
d'oidre •'•onoinliino. Ou ji ri'maiiiu-- di-JJi <iue l)euue»up des 
KriiiHli» dOcrtgvorlcs «clentiaquei i|ul "ni t^- vol ut Ion ni' l'industrie 
étalant l'œuvre de savants (ran{:iilii, muls que souvt'iit le» e«iué> 



- 177 - 

11» oiipIltHilInn» vn avalenl t'U falU-s A Iélrao(:i>r. Il 
tiol )iit« tncxact Of ii-^.a^'-r qno )'orI<>D(ul[iiii i]oiMir« Idsiju'^ii ot-'s 
dcrnlois icmps A IVns^lxH'^iiK'Cit il^' riuA F>k»iII<W i]'-s «cleav-.-s y a 
6lé pour (|U(-U|uo ctiiiti-. Apn'^ W* iiinnds invciilruix, Il tunl iks 
tneilt-un i-o n-tivn' nnnitin'tix. Inxtfults. fiiTcniif^ cUï atitul, 
appottaul (lani rii.iinA mi l'au-llor la ttclmcr don laliotaKilics. (>• 
açvuli là. In lubuialolivs il^- iiut F^i'ultt^: dvn «cleiiiM!», fit- h-n i^nt 
t»ï Jutaju'U'l [utméit l'ii as»et Ktiinil iiDinliru. 

Les rl^sir» du (iotivernemeiit n-ptimlaipiil rflinpIiMpiriPiit 
aux aspîrntion-'ilp la Fariilli? ilnsSricncesde Lille. Uepuis 
plu!< lie viugi un» uuu^ iiviuiis un cuurs de Cliimii» iii(lu!>- 
trJpilR. H y » deux ans nn a commcm-é un cours de 
l'iivisique Industrielle. Olto anmV nous y jdiijnoiis un 
i-ours de Mê<-auiiiiif :ippliijuée et uu euur» île Miui riilo^'it; 
appliquée. 

hv Mire de ep dernier emirs :i dd éluniier titiiuiriiuii lie 
munde. Si la mioi^rîilojçie DitHtrigue e^l eoiiiuie. il u'eii vm 
pa-'^ (le m^tne d» la minéralogie applifinée. On a pu iK 
(IciiianJer quel pouvait t'-lre l'olijet di? l'enseigneiiieiil et si 
le non) de intuénilopii' ap|dîi|iiée était bien eii(tisi, 

Lp murs iiimpi'endra l'étude de^ niatî^re-s minérales 
iialurrlles au poinl de vue de leurs t-aiTirlêres. de leur 
I{i>^(■n)PHt. de leur emploi, et de leur rAIo indu.striel et 
ciiuinierrial. 

Ainsi 0(iu$ éludiertuis les ininci'aig des divers méliiux. 
les earaclères rpii permelleni de les recoimalire, 1rs eon- 
riilions ilans leïri|uelles un les Imuve et le-« piiy» i|iii le« 
fourui>«eul. Je ne vous {tarlerai pastle leur cvptuilatlutt, 
c'e*l l'objvl d'une srionce Rpéciale doiil ta plane est essen- 
liellemenl marquée dans le-s Rrole.<i. ctii se Inrmonl le» 
iu^énieurs. 

Mais iJ est Ihih que les hommes qui s'occupent d'in- 
dustrie ou lie rommerec pur^^^eut raisonner ries conditions 
dans let'quelles un trouve l'ur, l'argent et Ivs autres 



AanaicM de Ut Société Géologùfae da Nord, T. XXIV. 



12 



— ns - 



tuiitaus précivux. A une i^puqui' où les mi-Uiux rnres 
coin meurent k i>lrp fmpltiyés, où l'éclairage ntclnni? le 
tîiToniiim, le (lionuin, rytiriiim. etc.. II «st utile de ta'm 
voiuiitilri; Ifs iiiiiiiTiiuv qui les touriiUsciit. Sons ce 
rapport. \e eouis de minéniluKie. (|uc jo caiiimenre aujour- 
dliui, eHt une répélilîon <Ie i-eliii que j'ai (ait II y a dvux 
an». 

A câté dits minéraux à biist- tnélallii|iie, il en enl 
d'iiulro^dunl l'iilililt^ luduetrii-lle est tout au»sî coosidé- 
rahle. Je vnus rileriii p;irlieiilif-reinent les iiiiuéraux à 
hasv de ctiaux : sulfates, euibunaie», pLosphates. Iji 
chaux est iilili!>êe dang une foule d'induslrk'â:seii qualités 
sont très dillérentes tsuiviiut le ealciiire (|ui a servi à [a 
(aliriquer. Il importe donc de connalliv les divers 
uiikaire» el les endroil.'i où l'on peut se lesprofurer. 1^ 
magnésie sert aussi dans pluï<ieurs industries ; nous 
aui-oDs à IVludîer au |H>int de vue de »e9 propriétés et 
de sou gisement. 

■.A silice n'a pas us nMe moindre, ù l'étal de nrislal de 
roche, de ipiaiz blanc, et de sable. Tel sable convient tt la 
verrerie, tel autre sert fi polir les glaces, tel à mouler la 
fonte. Il faut iniliquer le motif dt^ leur spécialité et les 
•KondUiouâ où on les tniuve. 

Les uiatiiTcs minérales utilisées en industrie, ne se 
bornent i>»> aux [iiinérijux criKlaMi-'^és el •■ irontpn^ition 
c:bimi(|ue piirfîiiteweHl définie. Il y a encore bien d'uulrcs 
substances qui «mt utilisées, et i|ui ont une romplexilè 
plus grande; je vnus citerai en première ligne la liouille. 

La liouillu est un composé trù.s variable, produit par 
des débris végétiiux qui se sont carbonist^s dans rinlérieur 
du sol en pei-danl une certiiine quantité d'eau, de carbure 
d'hydrogène et d'acide carbonique. Ui composition de la 
houille est variable : it y a des houilles sèches, aotbraci- 
leuses, qui sont du carbone presque pur ei des bouilles 



- 179 — 



qui uotilicnneni cnoure une ffrandc quantilv du ^r. t'ar- 
biiré^. l.*eiii|iln>ile r«« diveriiuA vnriél^spslrlill^rfînt. Il est 
«(^.«'«.'««itirv iHiitr t'indtii^lrirl du \cs viicmmaïUv vlilv savoir 
ail un le» trouve. 

Li science se po«« hien d'aulres questions au Hujfl <U' 
la liuuillc. Klli' dUcute sou originv. son ^gt: ïv* «-oudiUoas 
dans Ii'S((uHIt'sii» la iniuve, Cf» itroblt-mes snntilu ressort 
lie 1.1 gëolci^îp; iiiiiis ne nous en otrciiperons |ia^; nous 
rei4eroni« sur le lerraiu utinéralu^çitiue : mais ^"ih vous 
intéi-esM'ul, vous paiivi'2 lus U-ouver dans l'en saignement 
géulopiiiue de la Faculté. 

A ciné dr 1» lioullte il faut {ilarcr lc:4cin>9 el les r^sin)^ 
mini^rale». les pëlroles. Il■^ napliles el d'auU'e» eucui'e 
ilnnl remploi se répand iU< plus l'ii plus iIhus l'imluslrie. 

Miii^ il est une ^ulistanct; Itien plii^ iiii|iurliiiile eueore 
puur l'indu^lriedu Nord, <IodI riulltienoe e^l U'IIl>. qu'elle 
détermine la position dt-s usines, cx-st l'eau. 

En rhiiiiie uu vous .ippreudni si analyser les eaux tiatu- 
reJIfis, à délertniner les sel« ((u'elles l'uuliennenl, à les 
purifler. 

i»U il i-frsteruil une Incune ini|iortfinle dans vos ronnaix 

gces, si vous ignorlex eouNueul un poul t«e procurer l'eiiu 
CD allant la rlienher dans le sein de la Irrre. dansifuelles 
condition^ on iwut e>|ièn'r lîi rem-ontrer el quelle sera sa 
euni position approximative. 

Ivn enleiidaal te pr»!;ranimi' d'étude, vous vous êtes 
peul-éin- dil que te n'i'-lail pa.s de l;i mini^ratt^ie et que le 
ruur» devrait purler un aulre nuui, 

(>)aslatnn.<î d'abord qu'il ne peut se ralliieber qu'fi la 
minéralotrie ou à la géologie ; pnr eonséquent je n'usurpe 
lias le domaine d'uu de nie^ eulléjtuei. 

D'auln- [lart la minéralogie doit comprendre toutes les 
subslance^ uiiuérales trouvées dans la nature, qu'elles 
euieul solides ou liquides, cristalH^iées ou aniorpbcs. <"e>it 



~ 18Û- 



comiiie i^ela que lis minéralo^it^te» du siêrlc dernier 

coin|ireniii«nl la sdeiice. 

Pour M.1U} l;i tiuuille, rarfrilc. le pétrole, l'asplialle 
rentrent vni'uri! iliiiis \a iniRéralutiJe; i! leur ouiisarre uti 
<'li:ij)ilre de son tiiiilé de niînéiïilopie coiuuie au ralrnire, 
au gYp'^, iiu lehi^^piitli uu iiu ijuarz. 

MaU cet illustre savant qui avait di^eouverl les relations 
(le tonne des crUtaux d'une m^me espèce niinéralu, 
devait ualurelteniunt donner une attention lieauruup plu6 
^i^ndeaux niini-'niux ?^uscieptîl)let> de n-iâtaltiscr et aux 
Viincl(?« métallisées de ces minéraux. 

Ses sur<^sscur$ »uivirenl son exemple, mais firent une 
place de plui^ en |)lus pr^'pondi'-ranti- » la erislallu- 
^rupllic. Actuellement, |kiiu' lnMin'iMip de suvanli^, lu 
minéralogie e>it devenue pre^tque synonyme de (aeristallo- 
gmphie. La majeuri' partie cf*un (.-ours de nduénln^îr 
devrait selon eux «Hn; eniplnyée à l'étude de la Htruclure 
crifttalliQe el de t^e^ pi-opriètt's pliysique« ; à peine 
r]uel()uee leçons pourraient elles être eunsaerces aux piin- 
eipalesespi-ces inint^rales. C'est une façtm de comprendre 
la minéndo^ie en inalli^-malii'ii'ii et en pliysjrien, maiiî 
non eu nuturaliste. l/cuseigneinent iiiusl entendu n'ei^t 
)>as toujours tn'-s pnililahle aux élèves, aussi la mint-ra- 
logie estH?IIe ilans plii>ieur!4 Kae ultés françaises con^idi'-m" 
eonime une quanliti^ ni^lige^ibfe. Il n'en u jamais éti> de 
mi'-i>ie:'i Lille, uii l¥tude des e>ip(Vfs minéraleseristallisées 
a toujour» luit l'objet de tn'-s nom lire uses lo<:on.s el où, je 
dois rendre ret liomm;ige h inesanrieus4^lévc8. la minora- 
lof^ie était aiuiée et Iravailli^e. 

Je n'aurai i^arde d'abandonner un ensei;;nenient que 
m'a donné des résitllats si ^atislaLsaut^. l'oe de» deux 
anudes de noirw cyele d'études lui sera consacrée. Mais 
la minéraldste limilée aux crisLiux naturels ne pré- 
sente pas lieanioiip d'appli<:ation>. 



— ISI - 



Du miiment que U Kaeiillé vouluil urf^iiiser un en!<«i- 
gaoïiicrit i)|)|>lii]i>i', il était tipressiiirp crcniroleiirr Ifs 
èlfvvs ilei^ iiiutit^-ies |>reiiiU*res que l'iiidustrit.- pui^i* ilans 
le raonilfî niini^ral et l'un ue |»uuv!iit rallapher c«tti! éliiile 
qu'à la iiiint^i-alo^ie ou k la gi^iln^ji-. 

Or la ^éolu)£i(.- telle «[u'clle i^'eiisei^ne pour \-.i licence, 
sort ile>> m^thiMlrs et îles [u-^occupalion^ dp l'irnseifcneineDl 
industriel. Elle a prinripnlpinonl pour but Phisloire de la 
terre. KIte iltiit o\|i!i([uei' l'ori^tuo de<i «livers<;ï cuiiches 
(|uî la run^liluent. <lê(ei-iiii)KT leur Age et t^liililir la ^ur- 
re^ioD des *tres orpaniséK qui y nnl vécu. Pour wla 
la eonnaissani'v île la paléouloliigie lui est alt^olument 
ut'Ceg»ain\ 1^ ;;éolagic eatruitie donc nver elle une 
fuule de i-onnuUsaDce», dont l'indiislriel n'a pas îmiui^ 
(liiilement besoin, lîllo :»erait iibïtdumenl nécessaire 
si le but de nuire enseifînument était d'apprendre â 
rechercher le* matières ulile*. I-i rerlieri-liedediiiineraisi. 
réialilîssenieiit d'une utiue, ou ni^mo d'une carrière Mjut 
du resNurtde la gi^iiln^je. Mais Ifl n'est pas noire but. Nuiis 
n'auntne i|ue quelques uoiious à demandera la xéolo^fie 
sur le giwment de!< mint'raus et encore ce sera presque 
tniijoui's à la ^tt^ologic loi^Ie qui est très simple. 

It'un antre ciité U iniuéniloi;ic, même lu cristal lof^raphie, 
nv relient înlimt^ment aus éludes chimiques et physiques, 
que duiveul faire les imluislrieli^. IK-s lors il n'y avait pus 
h lifeiiler et le cours sur les matières premières mim^ralt-s 
devait éli-e rattaché an cours de mini.^raloKi<>' 

Nous auruu» peut-iïtre â Lille un eusei^uemenl ininéru- 
higique spik'ial. ilitTi'rent de celui des autre?; Universités, 
inaisjcsuis ronvitincu qu'il rendra service et qu'Usera un 
Rd)H%-ant iiiipuHant de rcnseiguemeut des sciences Hppli- 
quée^ que nous or^nisons. 



— 182 — 
M. Cil. RarmiA fuit lu RQiiiniiinirnlioD suivanl** : 

Sur In 

PhiBomèaeB littoraux actuels du Horbihaa 

liar Charles Barroîs 

(WoDOliM rv el V| 

SOMMAIIIK 

I. De» télimenU qui êe ferment de ne* Jowa niir tta c6tet <lu 

.Vtirliihan, Icar eariéfv tl leur repartiUon. — SMiill<ïiila 

vaHUX, vnsas argHeoMu — SMIdiouU nt^nlqn» : mariic 
oraK calcalro. loiirbe*. — SMIidi-iUk chlmliiuvs : cblonirc dol 
Bodlum. sultntf <lo rhuax — Si'dlmiMim <^ullfnt : snblv* il?»J 
dunoe. 

2 Dt ta topographie dtt dépôt» littoraur. du Morbi/ian ri Jii^ 
te» eaut<i». ImporiaDCV des sédlDloRls elasUrjuM pniir In 
to|uigi'iiiihl«. - Di-avi'lptliiii de la topoiti-aplilp sii(ix-iiiiirlii<: du 
MoMiriw. — Onniilextu^ ilu ik-ltii cwnflue.'il ilt^ I^iIre-H-VilnliK 
— G'iili'lhunoti di! iti Ijilrf à renvani-niinl du Mnrhntx. — 
CunlrlbuliuD do In Vlljiinp fi cet fnvasi^iiH'iit. — Action 
Inverse des rias dans les ha\n de Quiberon «l de DiMiniiHtuI 
et dos chasses do leur cm hit ucb lire. AppIlcalliMi ùt cv*^ 
doDQdes au\ coiilcjvii paN-o-vCoerapItiquos. 



Divers Rr'Oîiraphes ont drjà t^xprimû ccMp iil»V. qît^ 
l'on^iiu cl le conlinenl se dlspulaienl pncoïc h\ pn-doini-j 
liimrcdHiis e MurMIiiiii. suu)^ )c ulveau ries nicn;. lanl la 
leiTf €t rp-Tii leur paraissaient cDlrfliici't-s pnrmi le* llol« 
dr fcl archipel; loiir i^-lniir m p (tel, et .iplon lii inarèp. 
on viiil s'ajî '■!•"'' ■'■ "u 'l'^cioitir, s';illuo|ïOict se souder par 
de» bann» de rnso noirâtre vl des épis rittllnutrux. 
sVnIrturPr tl'winx rouninlfs. Ii>s pniinoiilmrP» ou I 
baies, le» Iles mi les iimoniliralile« iliVoiipuros de- ii-s rrtli 



l>es !iécliinents 4]ui «a forment sous ces Rfiu\ vertes du 
Morbihan, dan^ re dérar loujoiir» cliangeiiDl, ont cepcn- 
(Ifiul OlÉ pi-u étudiés, rvlalivciiifiit à lc:ur mode dt; rûpar 
tilion et fi ^es causes. L'execlk-nte fMholofjie du {<»ui de» 
mers de Oelesse |>) n'a pas épuisé le -suj«t. Des formations 
d'urigiuu elastii]ui: t'utniiiii-t-s iiar lei^ veiils, les pliries ou 
les courants, sacciimulunl dans les dépri>»>iuns de ces 
cAteii, en même temps qu'y cristal lisent de» précipités 
chiuii<|ucs ; cl lu nature organique, toujours active, y 
pn-par» de son cott5, des depuis cnkalres ou tourbeux, 
r^»ullat lie l'art-umulation de débris iinimaux ou végétaux. 
Il scinblu que cet V7>pace restreint montre ainsi réunis 
tous les sédimcutti li-s plus divers par leur oriKiuc cl leur 
composiliun chiiuitgue. i*l qu'^in^i 11 soit meiveilleu- 
»emenl disposé pour révéler uu naturaliste, comment se 
formaient aux époques j^t'ologiques des faciès syncbro- 
uiques, dilléreul'i piir liMircornposilion el par leur faune. 

Nous ne nous borucrons pas toutefois dans celte note, à 
l'élude des sédiments du Morbihan proprement -dit : nous 
devrons sorlir de ce Morlithmi ou pelilc-mi-r, ain«i noniniei* 
piir comparaison aver le Mor lirai ou grandc-mi-r. par es 
liabiliinU de l'Armorique, pour reclien-her les rolal ions de 
ces sédiments avec ceux du Mvrhra^ lui môme. Celte nier, 
externe par rapport nu Morbihan, et cuuime elle, eu voiu 
d'cuvasement. n'eu dill<-re guère que par ses dimensions 
plus mn sidéra blés, s étendant de la baie de Quiberon â la 
baie de Uourgueul ; c'est de même une mor intérieure, 
encombrée d'Ilots, mais ici la mer a pris te pas sur l:i 
terre, Irèii réduite. I^ Morbnix a peut être été vu A l'étal 
d'archipel, p»r les Celles (|ui construi-saient leurs demeures 
daus le Morbihan à l'état de laguuo ? l^'est la nier des 
Vénêtus. combattus par César. 



(1) Dblsssb : UUiologie du lonil iIim incn, Paris, Lacrwix ISTi 
pL 172. 



- m- 

l>cs raracl^Ks lopoffr»[>hi*)ucs de celle mer el les jiarli- 
tiilarittS de Jia sédimentation que nous feruo»^ i-essortir 
(tnns Ips [ta^ca .«tiivnnle», lui assurant une individualité 
sullisaiitc [luur qu'it srjii pei-»iis de la distinguer ici par 
iin nom proin-e. de l'Océan, arec lequel elle commuiiitiue 
librement au large de Belle-Ile. 



SI. 

UeH SKWMKXTS Ql'I 8IÎ FOIOIEXT I>K SOS JOl'IlS SIH LES COTES 
MOnniHANMAISËS KT DE UiVB IIF.IMIITITIO.'C 

Oftlets : Des g«let.s «te tonnent en rie nombreux points 
(te vvf iille» ; un y reconnail le* di^liii* rie^* lorlies qui 
ronRliluent les fiiliii!ir<i de la r<'piun. el nuliimmeiit drs 
plus dtir«»i. ^ninite, pegniiitit)-. frneiss, pyrosi'niteel quan. 
Quelque.» fiiillniiv l'trangei-s ^'y trouvent a-^.>oi-lés. repris 
dausd'aneieiino pinges soulevi'-es, ilalant dViioques anté- 
rieures. La gniBseurdcs jialet^ est aussi variaMe que lenr 
eoinposilinn lilliolD^iqup, elle etniri^e suivant le« points 
ofj on le!' trouve : leur (orme présentn les modifie:! lions les 
pluN f'tendues : parfois pllipsoldaiix, IN sont plus i^utivent 
aplati», ovaiaii-es, allongés suivant l'une de leui-s dimen- 
sions, el quelqui-foi-i même n'^tcnl cxarlemi'nl poly«'rdri- 
«pies. Ils otfn-nt leur'* fortoe? les jdu* glol)uleuses ptvê 
de Berder, l'Ile Longue, la Oilebu&f-v. au vritsinn^iv des 
jliîinds roiirants : par ''onlrn, les phonlis fendilles dn 
f;raniie pariiisaent conHeiverinili-liiiimeul leur> aréie--« sur 
les places d'ilurie cl iluls voisins, où le courant i^l 
impuissant fi les rnulpr. On tronve h la fois surees eAtcs, 
mais eu de* points divers, des galel.s muliM el des galets 
polyt-driqiR's à angles à peine l'moufsé», toutes ees 
formes i^lant rependant dries h nn même hrpuI. qui est le 
eouranl de maive. aidé du jeu des lames. C'est à l'aelinn 
de ces lames qui soulèvent el ruulenl le galet sur les 



p\agvs marititn«.-s qu'il f<iut allribuer le poW de Ipurs 
<iurl>irc« ; un n'en Imuvp pas sur res nMe* iIp !<4'iiililable.'« 
» CV6 KuU-t« (le lu I^)iri*, ili^ji't citi^s |mi' M. l'iiitiul i'). <|tji 
rfimiés S4>ulcmen( on U-mps de Prue, «oui polis i-n dessus 
et rugiiPiix en f1t>!vsoii>i, piirr<> ipi'imiiiotnli-^ {icn'tanl \^fi 
basses eaux, \\» ^viUifi^enX nloi-^ sur une st-ult.- lace seule- 
uienl, le IrolteiiK'nt ilu stable qui pAnse sur enx et f]ui 
les use. 

On Irtiiive àe^i finlets duo» le Murliiliiin et It- Murlii-iiie 
partout où des muninis oltei^uiinl l.i vitesse de 2 nœuds ' 
(lëplncent (le& li-ii);nienls i-acli«ux, pour les laisser lonilif [- 
ensuite quand Ins ciri-onslancpâ lopctKrapltîi)ii(>^ Ip per 
mellent. i>.« rir('i»iisliintv.s siinl ri'filisrcs quand li; (rutte 
ment du (oad «u de» rivt-* uniurtil sunisumiiient la vileiîse 
•lu l'Oiinnil, (V qui .irnvrlitiliiliiiïlleiDeiit •■ l'iiliri des caps, 
ou k l'eutn-e dvs aii^-s. où sl* ti-uuvent par suite les acciJ- 
muliilions de galet.-. 

Ou les oliseive encuir mi i-unlluerit dp deu\ rounints, 
cuoiinc (liins l'auf^le amipris entre le.'i livii're» de Viinues 
et d'Auray. où la reiiœntn* île ces nia^se)^ liquides déter* 
mine un remous, un rnlenlis«enieut de vite.sse, et une pluio 
locale de ftalcls. jusqu'au point nii leur? eaux cuiifuuducs 
t-ouleul parallfleinenl aver une vite^M' uccéléi-èe. 

Des levées de galets !M> forment enlin sous le vciU rie 
rwlieni isnlé.s. >ei-v»nl d'appui (hi Culobiisse). Eii gi'nêi-al, 
les levi^e* de jialets »oiit livs Inraltsée» diiu* la région, 
et beaucoup plus clainsenii^es qu'en beiiucoup d'autjvs 
littoraux lireloni^ : elles n'y donnent naissance qu'à un 
petit nombre de lli-ches et de bancs, et le ^eul cordon 
littoral îniporliint est celui que n-citnvi-e la dune de ijui 
beroD. Elles se monlrent orientées dans toutes les 
directions de la l>ou<.soIe, siins rcliitinn avec les courants 



11) l'AKriOi : ADn. a«« l>uiilx vl CliiiiiK>0«» tS^l, |t. 349. 



— IH6 — 



(i^ni^i'iiux tlugoKt^ iiiai'<<ivoi' ilcTi-inutis pruprp^ à phnqiie 
anse, partuul uii la vitesse d*un roumil est brusquement 
amortie. 

La plupart de» groit KUlfI>: sv ti-ouvcnl daus la |uirtie 
Ail péri en m <1ps talus ; l'itnpulsii>n dn lu v:ngue vsl ninindre 
dans le mouvoineol rtitrograiJf qat diius le iiiouvciiieiil 
d'Bscvnsiou.comme ravailfail rcmar(|ucrd('jà Durodivrl'ji 
dan^ win evcciteiit im-inoire sur le^ pheninit^net littoraux 
de la Bfflagitf. lA |)ni- suilo les blucx et lK'au<-<tup de grw 
fragment» r|ui ont étù amenés par les ilôts et ont ar;(|u)» une 
punition d'^iiilihre, doivent n'i^ler en place, n*étant pli» 
Itoussês par dcrri^-re. 

Sabl«8 : Des «al>te« An composition trv« variée forment 
des grôvcs en nombre de baies, et toute une zAne de 
dépAl.s lîtloniiix en mnr ; ils ^nnl plus ou moins mélangée 
d'an;ile suivant je* rireonstances, l-I se répurlisseni en 
sables gi'ossierïi. siibleti lins, sables vaseux. Ils proviennent 
de la d^Kifci't^gatton des roclie» granitiques ou ftiieissitiuv* 
et de la Irilumlinn desgiilets; leur nimpoi^ilion minèra- 
lo(îi(|u>' viirio solon la nature des rorlies qui It'ur ont donoù 
naisÂiini-e, tuais elle tend en mison de leur mélange, ti 
prendre une i-um[iosilion moyenne uniforme. 

On [M'Ut rlasser ees sables en â groupes prinrlpaux : 
celui des mhtfs fjunr:nix et celui des ïaWm â f/ntimn. 

Sables qaarzeux : Os sables, ilébri.s de» éU'menls le^i 
plus résislaiils des rorlies prédominantes de l;i n-gion, 
gneiss el gi-anitew, suni essentiel leineul formée' de ^-rains 
de qiiiir-K rie graveur variable, avec abondantes paillelles 
de niii'i el argile iriiultiint rie la déeumpusition des 
lelds|uitbs. Ils sont plus ini moins vaseux suivant les 
giseuit'nls. et pvnneltenl de reconnaître assm-iésiiuquarz. 



I 



11) DuROcnsR : BnU. mc. gi-ol. de t'nuen, 2- Mr. T. VI. iSiS. 
p. W7. ' 




- 187 — 

lu grain» do li'IdsiKitli. ilc mica ; lu uiiisnivïïe val 
l'élément pmloniinanl (liins l'nntip de Otniaull. lu biotîle 
abonde dans la baîc <] 'Abraham, partuU les petites 
eaquillfs de scliislP suni t-n i^'iind nombre au sud do la 
presqu'île de Rhuis iCnrnaull, f>lr.i. 

tUss sithleâ onl él^ étudié» avw alt4-Dliou par l>vlc«s« ('); 
il indique à Siiinl-Nuicain- v» uutre du c|uan liralin, des 
IragninnlA anguleux de fcldspalli. d<> pi'Imttilex, ilo mica 
argent*^ et bruu, de »ilL-\, de lyrliriiuu noiri', du grenat, 
quelque !;raîns do pérldot lountis par les rnclies volca- 
oique> il'Auvflffînp, et entin cnvirnn fi "/o rie ■■arliuiifile tle 
chaux. Tuus lis ïJible.squiiiYeiix ilu Murbra/. coulienilniient 
de m^ine du curbouiile de chaux iriipri-s le^ analyse» de 
Uek'Sse {'). mais en fnibles pntportîmii ( I à ii "/<■) ; le* «ables 
uns, plus riebc^eii rarbotiiilc de l'bHux. m irriteraient pUitAt 
le nom de vases. ]a- fiiil duuiinant est la iliss<-min.-i(i<jn du 
Ciirl)oni«le de «-liiiiix dans laus les sédiments fins de la e^te 
bruluuue ; on <Iitil U Ddesse irelte ntiservalion iii1i'i'0S-'«tinle 
ijue la pnqiorliuu eu est inê^^alo dans les s:ibles vaseux à 
droite cl ii gauche de t'embom'bi'ire de In Ivoire, élnnl 5 
lots plus (irande »ur le rivage de gtiuche. que sur celui de 
droite. 

Sables & gAinmes : Les »al)Ie> A gemmes uut déjà attiré 
l'alteulion de IHirni-her I'), Delesse |'l. et lie MM. de 
limur |*|. Brêun t*l. Tbontel i") qui y tmt reconnu en 
proportions variable» les éti'uients suivants : 1er oxy.luli!'. 



(ti tiKt.i»si:-. [,liliutoiti>- du fond d<!*tm-Tf 1(t71, p. dSO. 
tti [>ei t'.vtK : TiibliMU II. >i3 

(3) binoniiKii : amiploB Hendus Ac. Se. iSii, j.. aoî. 
Ill Urij:ksk : I.lthu)»!.'!!.- da (»nd <let> iirts 1871. p. 2-1. 
|3) l>K l.iMUK : Qit-ilutiui? rnlsniinAdcâ ttiliii>tnnx du Morlilliiin. 
Vaiini^ II*»!, p. 41. 
«) UitÉo\ : Bail. snc. mliiT l"raiii>-, T. 3. 18». ji. », 
l7J Tnon.Er: "Flit-se InaUHurnle. l'nris l!<80, p. II. 




ier lilaitê. );i-i>ti!it, slaurottJc. ainphîbolf. Klau^'upliHni!. 
^phi-Hf , pyrosi-np, nndnioiisilp, «rron. i'pi<lnu>, mini bl«nr, 
tiu:ir2, relils(|iatli, ni)i>)li-nti>, siipliir, or tialil, pltiliup. 

On les trouvv rèpiiiiilus ru un assez gniud numltrL* <]<■ 
poiiitH i*ur n's côle^ ; les pisi-nu-ntï Ifs plus suiivcnt «-ilfa 
sont les f;rèv)>s «le IViu'ftiii, sotis les i-oc1iei>> îles Df^nHii- 
selles. In pointe des Poulain^ l'i llcllc Ile. les plage» île 
Hount : ils y sont iu«^{!iik-rnriit rt-|i<ir1is. soluii les siitsons 
et IVtal diw roiiratiU, mais iMsjium^ en gi'm'ral sous formi' 
d'un rordoH littoral, dessinant sur tes pr^ve* de «aides 
quarieux Mancliillre et vers la limite des hatiles inei-s un 
rulKiQ colun^. laiitAl ruuge. vert uu Ideu d'arier. varialde 
eumme les teintes des niinOraux roDslituanls. pn^lo- 
minants. Il occupe duus ces baies la imsitiuD liaMluello 
de» cordon-i de galets, aditssf's an revers des eaps. dans 
1rs puîiils U11 les roitraiits lllluniux let> plu^ rupidet» itoni 
\'finttss'anim-tir : ils y dessinent des (iudest.'onciiv«s vers la 
luer, pepnxluisanl les eourbes des laines (]ui déferlent sur 
le riTUge, ou s'alignuit suivant des riffoles rayonnantes, 
descendnnl vers le large, entraînes par les niisselels d'e^iu 
douo! OH les n-mous de l'eau marine. I.e mode de leur 
n^partition soulève i-epeudant un prtildi'-ine iiiji^ressnnt, 
car ils sont diss<:ininés en nombre de gri-ves, loin de leur 
Ci»emcnl initial. 

I.e gisement de ees (géminé» aiusi entraînées et rema- 
niées par les eaux Hctui-lles. se trouve eu plaee dauï le« 
rucher anciennet: de la région, comme nous avon» pu le 
conr^laterà lo suite <le Dunu-her. l'et exodlent obsenateur 
les nvait reconnus à l'enibuucliure de la Vfliiine. près du 
[Masage do Tn-liiguier. en lils ou pLuguetles interKlraliti)^ 
dan» le» anipliibolites épidotifêres et grenaltfêrvs qui y 
prràenteiil un fi beiiu développenn'Ut. On les titiuve ^a- 
lemenl dans les nii^ine^i l'onditiouM, eu lt;ntille-s, diioï les 
^ehisle-s rristallifêres de l'Ile deCndx. 




— ISft - 

I^iir ili««éiiiiuiilioii acliicllf sur Ivs gH-ve-i Je l'ilc ik- 
GroiseLsur celles qui Pin-adrenl IWliiaii-e de la Vilaine 
piiraU 8'f.<(|iliquer |iar le jeu nurnial des iii<in'-c*s : il ne 
«pm)il<> jiaii loulefuis que Il-i uiiiiin-utix lourds iwrarhès 
.Tiix (al:ii««» |i;ir les Ijiiiiiw mmIi-ikwpiiI sur les srfi'vcs les 
plus fu'uches. Ut^jà M. de Limur i') avait (ail ri!inan|uer à 
la soitp irinU-n'ssanles rerherrhe* *'\)ii'riinfiilî(le.s, que 
le-'' iuiiii.'niux lnurds de la gn-ve de l'eiie^liii lU' tifsceti- 
daient )miDl lousdo la fulaÎM! vuisiuc l't quv Itt flol en 
»pjM)rl»il du l.ir^p a[iri's tes prandes mnives d'i^qiiinoxe. 
n avait iiii^iue ci-u devoir en cuiifliire que k-s miDi-riiiix 
ain^i a|iiior1<.'S élaioiil amclic!^ Jtiir le^ eaux de la ruer 
à des aftli>urenienl« rocheus sous marins',' 

l^s nhsprvalions ri^i-fnte^ ont rnniitrr que loin dVlre 
locali)^ aux plaides d« l'cncsttii et de (iroix. ces »at)les fi 
fCeniRitfs se retrouvent en nomttre de [xiinls, eimime h la 
Poinle des l'milnih.« ;'i Belle-Ile, sur le* gri-ves de lloual, 
de llu-dic. de Uuini-1.de rile aux ClievcUix. et d'utie iiiriuiêro 
Cénéraie en Inus les Unis A l'nuest. de la Vilaine, bien que 
lei scliîstfts irislallif^res it uiint-niux Imiids n'existent en 
place, en aucun de ce'* point». Un puunail supposer il i^l 
vrai, que le ^iseniPiit de ces lentilles cristalline!; dans les 
épaisses a^si-tes des schistes de Belle Ik- et de Duniet aient 
échappt' à DOS iDvcstigalions. mnis il n'en saurfiil i^lre de 
m^ine pour les lluls granulilrques do lluual, llœdic, IJc 
Chevaux, »i'i la ^ranulite ki'*'uu«. massive, dépourvue 
Mi au iiKiin» très peu olmrpf'p d'enclaves mieasehisteiistis, 
ne rontieiil aucun de-> iiiinériiiix di'> siildo i'i gemme*. 11 
semble donc nécessaire d'adnietli-e l«ur illsséminatiun 
acUielle in-s rèreiile sur les sri'ves de la Itaie de (Jiiibcran 
et leur localisation d;ins celte b:3ie. dispaHÎiinn qui pennel 



m DE tjUCR ; N<itlo>- Kiir Us ^IsoiiiciiU di: l'iMJilii en UreUmtiv ; 
iloll M>c. polyoïalh. du Morbihan, 2- *-:m. IHTS. 



- IWI 



il'miribuvr Ivur réiuirliliuii i'i l'Hctinn «les raux <)ui iloscen- 
dml <le In Viluini'iivfr lerctliti. 



|ji 



les 



(le 



ilew^e U(.-ro?is<iire pour Ivli-nn^purt 
vett sabli-!^ luunlii. à f;raîn!i de I à 2"'». «I d*- ili-nstté 
iDoyennp double de rcltc du quim. M>i-3ir miiînïj de deux 
[(lis celle i|ui i-hnn-îe te^ ^riin« ilv r|U.iiY, d'ii|iK-« le% 
expériRDt-cs de M. Ttiuulel Cl. Par «uitv, un roui-anl du 
1 Dœud sullimil puur Inniipurlcr des lirains de U,0017 de 
di;iiiK-ln.>. de den^itt^ =s 4, in**iiie dans l'eau dnure; i»r iHlIe 
vitCHie csl di-jiii.'iïi^e |iitr les rau\ uiitrint^ du Morbnt/ (|ui 
alteignenl (»res(|ue une vU«!t»e double. Ces subies à j^ni mes 
circulent à la la^ou des galets ; ils leprésetileraieril les 
pri'iuicrâ liedimenls drpoi'és lors du ju-sanL de Vilaine, 
el leur dépAt serait liiiiik' au voUiua§cu de» puioU. Iles 
el écucils, où la vite!»!>e du cuuraiil si-rail d'abord amurlic. 
IlesU^ eti niuuvi-mciil el peu l être en su^pen^iou, !t 1» 
lravei's«^c des pass-ige-i profonds, ils suiil lonib^» sur le^ 
^ueiU el les bauri* »^ous-mann», partout où la furce vivo 
de t'eau eu inonvvmeni ne suffisait plus |iour empêcher 
leur chùle. 

I.<^ sables quaricvux el le» vuscii' plus légères ne se sont 
déposés i]ue plus lard, dans les profondeurs el les anse^ 
iibrîuVs, dans des eaux rnoiu» pioluudes el plus calmes, à 
mesure <|Ue l'on approchuil du moment du Ilot. Ainsi le 
|cu tiorinal des niarres expliituc «impleuienl. eu dvhor» 
de toute irousidémlion liypulliL-tique. la préscHif et la 
dissémination des sables il gemmes dans le N. liu Morbraz ; 
OD les suit depuiï) leur gisement originel â l'embouchure 
de lit Vilaine, i^ur Ic^ bords de tous le» érueih |>iirsem('-> 
sur celte côte. jusi|u'it uneilistauoedeiiOKil. au lar^u:c'e.sl 
donr jusqu'il celle dîsltinre de îiO k. que l'on peut distin- 
guer lesuppurlii propres de celte rivière. 



(1) TiiOviET ; .\iinal. dce mines 1883. p. 19. 



— I»l — 

Nous noteroos eu temiinnitt, que l«» faliitscs voisines 
(le rcintioucburv de la Vilaine, umuiti- fin-sumifc de toutes 
ces f;emni(!5, sont priNn^énieal te jininl de la rAle brelouno 
où l'abra»iuu iiKtriiie exercée par U< llux c.{ ïn i-eflux 
alleiul sou muxiiiiuin : c'est ce ({u'allesleul i*! l» fois 
l'oh^rvaiiou direifle, ainsi nue nos mesures, en<M>re Irop 
iuooui|)K'ti-s pour i'Iri* putiliéi'-t, cl la riimparnison enfin 
de ri>lal iii-luel du terraii) avec les |ilaus drjù iincieiis du 
cadastre. 

Sables des duues: En ouli-e des sables fi gemmes et 
des s.1llte^ i|uiirz':-u\ plus ou moins vaseux, di'posâi 
par les eaux f^uu?« l'actiuii dus riviiiTs «| de la marée, on 
distingue sur toutes ces eAten une (ormation impcirtfjnte 
de dîmes. I^ ijuai-z eu e-it l't-k'tneiil essentiid ; mais elles 
se dislingut-ut ncitlement delà plupart des autres duuus 
francaisc^s, par IVibomlanee des débris eoijuilliers c[u*on y 
rencontre, et c|ui d^termiiienl une teneur i^levce en 
earltonnle lie eliaux. sï-levaa1 de |li fi 'M "/o d'après les 
tableaux de Delesse t*|. 

U* rourani d'air eomnie le retirant d'eau roule les gi'^iiis 
de sable sur le sol. ou taiiIOl li?-> transporte suspendus 
dans sa masse. La dirocliuu doruniaiile de ce courant 
descend du N. W.. si l'on eu juge par la déviation des 
arbres vers le S. E., et [wr la direi'lion de l'a) longe ment 
des massifs sableux. Des observations directes faites 
d'ailleurs par M. .loly (=| ont montré que le* vents du 
quadrant N.-\V. àS.-W. soutfleiil en moyenne iuu jours par 
an, et les vents d'esl (N.-E. à S.E.) environ M) jours. 

Ces vents M>nt t^ensiblemcnt dirigt^ suivant l'axe de la 
Loire; les venu d'ouest tendent à relever le niveau de 
)'«aii; les vents d'esl uot au conlraii-e pour etlet de les 



flIDBLBsSB: LlUioli^ile tlii turid de» mère. tBTl. p. liL 
(Il iOLv: Pon di! Naates, 1879, p. 251. 



-198 — 



ultaiiîM'r t'I le<t *li(Ii'r?tictw iiii'iU iirtHluiseut sur K' nivcjiu 
normal <le la marév peut allinudre 0,SU. Ainsi après un 
(■ou|i lie vpnl il'niiPAl. «n voit assfThpr sur li!s rivps, h 
r»liri«li-!^ iiiHri-e6«uis-<inl<>ii, uiielr>tiiclic (mît'tiode ii);ilii-rr 
Mllde dp 0. A 0,n() de iintiteur ; il en «st encore de même 
aprt'S If* (;niiule>^ marges, fl aussi lorsdri>rnirsdii llpiive. 
O sont cv» sables tie la Loire ou de U Vituino, iiinsl 
i-ejelt's H ser pnr U mer sur le lulus du rivage, qui cha»;*^ 
[liir le vent, vonl s'enlasser lor»]u'iU s'nrr^tenl. ^ous 
(oriiiL' di! duuci^. 

Aiiiiii le vt-nl rc|irL-ud il nouveau tout ce qui a écliappé 
à la li-iturntion pnr les Ilots, «■! il n)ntriliue pourra pari, 
û la pn'-ditiiiiriaiKv iW^ lint^ «l'-diiiiful» vaseux dans les 
tou<is. lyi's i-tiuraiiu de niari-f ap|iiirU-nl 1rs sédimenls Av 
ta Vilaiue el de lii Lairn jusqu'au nnrtl <l« la bnie de 
Quibenm ; Ip"- viinls le* repruiiiit-nl à rexlrémilé de ixUv 
baie pour 1«& reporter jusqu'à rembnueliun* de lu l»irf> 
et sur luus les iloU de In lune. 

{.es dunes pR^iilonl en la n-f;îon une dUtribulion 
i^uperllriellp tri-s i^Ieiidue, sniis forme de nintisils lilloifiux 
l^ém'r.ilcuieiit ulluugi^» dans une lui^me direclion domi- 
nante du N.-W. »u S.'E.. et répartis sur la ctHe eonlî- 
neninte. aussi bien que sur les Itnts du l:ir;je Mtount, 
Hanlic) el luf me '^ur eoux tte rinlérieur (Godeo. Iluriei, 
i.«s masses les plus importantes »unt L-elIvs qui n>li«>»( la 
presqu'île de Quibenui i\ la terre ferme, et eneoi-e relies 
lim environs d"Ksooiibl.ic, qui ensevelirent l'ancien twurg 
de ce nunt, vers la fin du «li^^clc dernier. IK* nos jours, 
l'emplacement de re vieux bourg n'e»tl plus indiqua que 
par I» pr«>senee au milieu des plantations de gùn^. (|ui oui 
fixé la dune, de quelques arbres fruitiers, descendants 
probables de ceux qui périrent. 

1^ forme de ces massifs sableux, allunglïs du N.-W. au 
S.-E, permet d'attribuer leur formation k l'aclion des 



- m — ^^_ 

Tt'nl» de N.-\V. venu» du liirgc. t'liii<i>aul dRVdiit vux \e» 
s-AlAfs a^^^cliés. La dune diml In présence est la plus 
tiiiillcniluv fsl t-cllf df Ihiniin iiu N.-W. di* Itvlk- [lc>, i-'irdu 
ce cittv un desr«nd df auUe dan^ des fond» do ))Uis de âr)"', 
qui à |*>irt uD iiihice rordun liltoi'at de dêliri» coquillici-s 
ècliappear Imijours k l'action du veni, et an larf;e il n'e$t 
[du* (lp lorre uii let? vi-nls puistieul se fluirner. Au»;;*! 
dépeudf Ile esï.entJi'llt;iiiHiil d'apports oiquîHiei-M, (^«imme 
le prouve la forte proportion de earlmnale de cliiiiix r|u'iin 
y renronliv. el'(ui aileini Tu "/■>. 
^Tuudit^ i|ue Ir» viiu\ dépuseul leurs sédiiuent^ suhleux 
is forme de grève:! au S. -Ë. des Iles el des laps iHœdIo, 
t. (Juitwroni, ii l'aliri des vents de N, W. el de \V.. les 
lïramies dune.i !îe(ornient sous l'influent^e du vent deN. W., 
au N.-W. des tGi-re!< éiner^^«, d(^ qu'il» se i-alcnlis^nl eu 
Irotlani »ui- un fond plu« i-^slMiint. 

Vases: t'ne vase ^ris IdeuiUre liuino^éne, siiMeuse oïl 
iiiiitùl nr^ileuse. ron^lilui' le dépOl te plus n'pan'lu des 
câle« brelonnt-s, de (.luîbeniu à \a Inie de Buurftneuf: 
elle ne se dtsliuguc que |Kir une teneur en riirbonule de 
rliauK un peu plus forte, des vnses que l'on driif^ue dau-S 
lit Luire, ou que l'on ohservc Mir les Iles et sur loute» les 
rives de ce lleuve. D»ns ccn di'pâli!^ litluniux, le carbouiile 
de rliaux est en proportions variiililes de 10 h SO Vo et la 
i-oclio pa»se ainsi in<ent<ildeniei)t « de v^'ritiihles marnes \' ). 
Bcaueoupd'éclinnlilluns. donnent d'apiv^ lletesse ('), lor« 
qu'ils sont iitlatfin's par l'acide ctilorliydrique. uu dégiifte- 
uient plus où uloin^ fort d'hydrogène suKun"-. 

Ces rases présentent dans les grandes Iranchées qui y 
ont été ouvertes, aux envimns ili> Suint Naiaire, »ne 
succession du petits lits liuriiu)utiius de subie, d'argile, de 

m Dei-esse: Lllholoelo du tond tics mon. p. 03. 
13) [)KLi:!>SK ; Id. p. 33. 



Annale» <ie tu Société Géoloai^ue du Nord. T. XUV. 



i3 



- 194 - 



débrU végéliiux épais dv U.UU3 cl a»sox ri-i^uliuni |Hirfoi« 
pour avoir fouroi ](!>* diinnées du (.iironoinHre prt^hisln 
riquc, pro(K)sii par M. Kcivilcr, lians ses ^Imle* isur •■«•Ile 
répioii, La cdinposîliuu di-s vd^es varie duiic iwa si-uiotneol 
horizontalement, en divers points des cAlcs, mais aussi en 
uu iriérnc |joinl, suiviiiil une dirt-clion vurtiralc : on 
eoiiMale d'ailleurii U l'embituchure de lu l^iii'e (pie le> 
vnses sableuse» sont plus fines sur les Uincs qu'A leur 
pied. 

Vxs vases uniforMU-nienl lormévs du résidu de la Irilu- 
ration et de la di^eom position des roclies feli]s[Kit)iigues de 
la i-éKiun, difli-reiU donc enlie elles à la fois |tai-lii grossvui' 
el par les prupurtioiis i-t;lalives des (léiDfiitseonslituatits : 
rlles sont en uutn' iniprê^^iiécs dans la régiuii liltoralt; de^ 
divers sels qui se trouvaient en solution dans les eaux de 
liï mer. Delesse (') a déjà lail re-ssorlîr ronihien res vases 
uvaientiie tcudauee à s'eni|iarur des niulît-res salines ou 
organiques, et a montré que plus elles élaivul à gi-ain» 
lins, plus elle.» reteiiaicid de matières solubles dans l'eau. 

Leur n'parlitioii gêugrapliiquo est 1res éteudue ; déno 
s^es uniformément lors de l'êtale, ees matières lioes sont 
utitralnécs lorsque l'action du jusaut se fait sentir, et elles 
ne demeurent qu'en des points spéL-taux, banos, uaws^^M 
tonds, oil le jusiiul ue peut atteindre une vitesse apprti'^H 
ciable. Par suite de eu ui^-auisiue. la vase s'accumule 
dans les anses abritées en dehors des cuunints de jusaul, 
uu dans des fonds faisint olllee de lacs, où la vitesse du 
couruut desceud bleu eu dessous de % nœud par heure. 

Elles forment des roches assez dilléreules, suivant leur 
de^rOde finesse, ou leur mélange à des sables de j^russeur 
variée, ou ii des^uk-ls : maÎN eissdilléit-uces litholi^iques 
nous ont oITerl un moindre intérêt que leur« diQéreuces 



m l. c. pai« 8. 



— ivn — 

bathyntéli-iijue^. Celles ri en fdfl euliulucul d'ituportiiulr^ 
<-onM'-qu(?D«.-«s sur lu ri'iKiiiiiiun il» la fauDD. i>eux finine» 
ir^gdîMîncles i-laMisseiil leur hnlMlnl sur ces vaso^, celle 
i|ui »a;niiipa^o« les bancs iJ'Iiuilms t-l iL-IItt qui liabtm les 
prairies île zosU-rcs. 

Ce* (nulles cxprcenl une iictûin consiiUmble sur les 
<têpol5. t-ar dlf& <10teriiiiiR-iil lu luitiiuliuii tiv di-ux st-di 
tnenls vaseux d» voitipusitioii c]iimii)ue iilt^olunu-iil 
(Ijstiuclv : l'un calcamir, l'aulrv tourhms. 

Vases oalcareuj©»: lj?s vases raUritn'iite^ipiis.'ifitiiiiux 

iitdntrs,diji>i*nl L'L'tkTuiiijiustlmii iiux il<^-l)i'i.S(lcsL'u({UJlli-h 
i]uVlles i-nnliennetil. niinml nn uoiisid^re combien les ('■Ires 
rtrsïinis^s exceltt^nt fi e\li-aire du milieu m'i ils viveiil des 
subslauci^s que la cbiiiiif iKirvieul à peini; il dét-'Olei- quali- 
l;iti ventent, nn vompnmil l'iinpurliinrtt du riMe ^éu)u>};i(|uc 
de* iut>llus4)ues et fies li>raminifiTcs. qui tixeutdaits k-urs 
tissus et par «uilc dans les |iuiiits uii leurs Latifs s'anni- 
niulent. l.i plus grande partie de la rliaux qui se trouve eu 
dissolution, dans les eaux du Murbiliiia, »i |>auvres eu 
raleaire. 

|jes vasesdu .Murbrai et nulaiiiiueiil eclk's de U baie de 
ilounineur, furiiH^s tninquillemi-nl, rnnliennenl en .'iboii- 
tlancf fk"i riKjiiilles eakaires de (oraiiiinili'-res (l'oh/iKu- 
tafUa, Hulaii'i. J/i/io/u;, des enlumuslniué^. des bryuzuaiR-s; 
ailleurs dominent les débris de mollusques (bnHies et 
muules) el on peut Ovuliier à îiO.UOU tonnes le poids de 
calrain- enlevé imuui-lk-ment au Morbraz par le eonimcrue 
dfrsbuilfes. Ceshullresne .-.ont pas disséniin<!^es dans celte 
i^teuduc, étant liinJlées »»\ fond» de subie vaseux ou 
rnrlieux. <i l'dbri de la va>e el du galel, fondât qui ne dênuu- 
vrent qu'evceplioiiiiL-Ueinent lors des (çrandes marées. 
Leui*» iKiactj, lorsqu'elles ne son! pas purqui'es s'allon^en' 
suuvcnl suiviint lescouraul^. Crâccatix rariieléres de cette 
faune, un itépùX riclie en earbuuatc- de chaux se luit dan-^ 



196 - 



l« Murhni/. en nomtiretlc puînU abritvs. jiiir \es fonds dl 
S 'i 70"' : sa n'fiartilion » t^li* daniK'e ]ar Delesse tlaiis uiii; 
planrliti I i'I. Al <lf sa Lilkolnj/ie iIh foud des twrs, vi-rilal>li> 
inonugraphie de la ré|»irttliut) du (lartHiaiile de chaux 
dani^ les dépôts lillnr.lu\ «l'tueliï. 

Vases tourbeuses : Miiis lestiiillii-i^nepro^pt-i-enlpl 
daus les (oiidi« ^ui dvi-ouvrent lou>i le^ jours, aux niveaux 
dfl i à 3"" ; c'est m l« domiiined'uuc fauuc nouvelle, relie 
qui sur les fond!) va^u<c ne plall parmi It>s prairies d 
zostèi'eâ. C'csl là ((Ue se développent le» annêlides, divers 
radiaintK, cl autres aiiimutix qui ne s'a»>iiiiilcuf gu<-rede 
raloiiire. Le lii'dinient y devient vaso-lourbaux ; I. 
eoiii[>osilii>n du sédimeut e^l spéciale dau.> le-s fond» vaseux 
oit erois^unl les /oslêres el où diinîuue rapidement la 
teneur en rarbonaledeclinux. 

Ces plante» erui^enl en ^r^ind uoinbredansie Morbihan, 
sur les fonds de vase, qui di^eunvrenl à i-haqut; marée el 
ju^ue pnV le niveau des hautes mers. Il leur sutTil pour 
vivre d'Aire recouverts h clinique marée par l'eau sal^, 
pendant une couple d'heures, et bientiM elles y trou^- 
lormenl eu prairies l:i «ur-Inre des biitirs de vase. Va 
véritable lapis les rcu)uvre alors, lapitt protecteur, loriné 
de feuilles de ïosU-res, en liiiiiirres [ast'iculéeM, «errée«, 
flexibles et résistantes, qui ont pour ellet de User les 
particules boueuses les plus tenues el pour résultat 
d'amortir eonsidérablemeni les eouranls de marée qui 
viennent les lialayer. 1^ marée s'y él^ve donc avec une 
vile>se trAs amoindrie, et les Iwues en suspension, les 
débris organiques légers, les bois flottés, viennent se 
concentrer à marée moulante et se lixer dan^ ces régions 
tranquilles, en dehors des c-ouranls rapides. I»!» d'arrêter 
la croissaueti du banc qu'elles ont lixé, les zostÈres favo 
risent à la fois Kon développeuienl en fixant \es parties 
existantes et en arrêtant entre leurs feuilles et leurs 



■M 



- (97 — 



rbiiAmeii le« (tartlirules «ntr:itnéeH pur U pe»anleiir. Il 
«Vliiliiil ik' \a surit! une vérit^hli- fil(r<4tiuii. iivt'c im'cipi- 
talinn <)eji Irotililei*, iiiiHnd uik rau Itoueuxe travers* la 
(■rairir de zusljtrps. à Iviiillt-x Iodjïuot^ iIp |ilii«ifiiir-s iii^lrco. 
Lii ronlinuation (le ri> (inxx'ssus i-xIihus^v tmiditi-llt^inent 
le sol, et la (tniirie de znMi^reiî (iV-H-ve ainsi ^rnduplleineat 
i-t*litlivemi>n( au niveau moyen de la mer. Tandi-' qu« 
priinitîveiufDl. L'Ile nr fl<^cuuvi-ai( qu'il u muiiieutdiïtubiisse 
mer, mi lors de* gnindes niar^en, elle émerRe cliaqiie 
jour plus lungleiiipH. file ti^^èrlie â iliaque iiiiirêe, cl 
tlv plus en plus, jusqu'à ce qu'enfin les pl^nles dt^pi^ris^ent. 
leur* (etiilie* n'atlet^nenl plus lu même longueur, elles m; 
réduisent à quvlquei< l'entiinêlre», le* rliizùmes deviennent 
plus riairsemf's, plus rares. 1^ .••able soulevt' par Icâ venu 
eiiviiliil l)ienldl ee sul exondé, liumlde, 0(1 le relieuneut 
etictu'c lei^deruicre^ feuilles des zoslères ; d'autres plantes 
lerrestnw n-oissent souvent alors, jones et autres (<irnie.s 
qui »'acrou)udcDl de« entix .saum^lre-*' et qui acréli'reut la 
Imnsfdrniation des ant-iennes liaics en uian^eaKe et en 
teri-e* fermes. L'acrinruilalinn îles détritus végi^tiuix, 
cuusi'n'ésà l'atii'i de l'air, dans ces luurbièresiniiriueK. liniL 
par les élever au-dessus du niveau ordinaire des eaux, et 
de craud» arlires dimt on retrouve parfois les raeiue» el 
les Iruncs uni pu pousser sur le sol, sans (|u'il ait -tulii 
irautre dénivellation. 

Purfois des dunes ont |iu se former sur les di^bri:^ ile la 
prairie de ittsléres. Si ou ireuise sous res dunes, ou trouve 
une vasu uuiiv, riehe en matières orgiintques, où l'on 
i-eronnait les débris des feuilles et des rhizomes des 
dtoslêres qui lui oui donué naissance, uiL'laui^L's h divers 
autres débris vi^gt^.taux. Nombre des tourbières littorales 
de la région, nombre de.s (on^ts .suhnierKée.'s de dus càtns, 
n'ont pmbablenieiit pai^ une autn- oriKiiie, 

nerrièrc la dune, ou dans lu tourbière, la mer reprend 





-^ 198 - 

parfoifi |)itsM-.sM(in de sun (tumniu)'. il'unc fa(on|tlusou 
moins inliTmitlenlr. Inrs <1os griintlt's maires nu «tes 
lt'in[KHf:v : 11- nl;l^<li^ itloi-» l'sl rempli il'Ciiu situmâlrv. 
l'arriiÎK ks faux KulëRs »în<iî ahiimlnnnéps à clle-'i-ni^ni«s 
lurs (l<"s >;raii(]('s maiws. ^Vvjijiureot tenlfiiii-nl, s'il n'y a 
{ins envaliistseiuent jiiir les i^.»u\ iloucvg. sous i'»<^'liun du 
eoteil et surtout suu!i cvlle du vent, tlonnanl naissance 
fi fies pri^riftir^s snlinii, cl il se formv au lieu de dvpûl» 
lourlieux des pmiiiik-* i-himiqiii's. 

Précipités chimiques : L'Iiomini* a !)ioiivenl lat-ilitéce^ 
liïivail au fund des aur^es ltrptimni?s rasouKes. eift aiiuiU 
,.|-^,; Il-s miiniis siiianls, en ("devant de [lerilfi'i diKii(»> qui 
rcliennfnt l'eau do la mer el emp^-cheul la péiiétmtlOD dp.* 
eaux douces. I.e» marais salants dnns le Murbiliau ^nl 
des hassin» éleiidu», peu prnfnnd.'i. h fond artïilfux. qui 
fournissent îiu couiuierce de* quautltés considéraldes lif 
Sri Itrenliéua' partie en poids de l'eau de mer emma^- 
sinéi>) : mais ce sel n'oslpas pur, il reuferuie de pctllCT; 
qiumlittW lie sulfate de «onde, de Hdorui-e de magaésiuin 
H de Ctilcium, et des traces de limaiure et d'iodure. 

Le» marais salants d« eelle côte bretnnne (ourni*ii**ul 
îinniiellenient de KHt.lXlOit am.OOO Innnos de ch1orar« de 
sodium ; uiais il s'y loriiieéK'ilemenl d'iiidres sulisliinr«» 
crislallîues d'un pirand inti.'r<^l geolu^^ique. parmi lesquelles 
il eonvienl de niler les effloreM-ences de divers sullales, 
et surtout les riisfaux de gypse qid m* disposent au fond 
de ceiiains marais siilanl^ île Walt. 

Les eristanx ont été i^ludlés par M. Raret. (') qui y a 
indiqué les laees i;' (OUI) et m 11101, les autres tace« ^(anl 
iirrondies ; ils sont simples ou niaek^, et a^iglomérês en 
groupes de plusieurs kilot^s. Les eristaus isolés nlleignem 
des dimensions de '1 â 4 cent. : ils sont linnsparents ou 



II) Darrt: Ijiitl. ane. «Cl. nnt- Ouosl. ISH, vnl. I. p. IÎ3. 



- 199 - 

transi iirWps, incolores, grisillrt's. JHiiiiitlreK ou luiigeAlifs 
ei rL-alermi-nl fmiiii^iiiiiieflt en inclu:<ion9 du «ibic, de 
la rase ou de petiU (rasmoaU de roclies. 

Ce minéral peut se Tormer auJC dûpen'î dw eaux de 
«ourcc igui Mjrteut do.« 'iciii.'^li^tt .iu)pliîholiqu<»i ciilcarcus 
lie la région, ei aiijmrtvnl dans les uiiirais du sulfate de 
chatix (')- Mais M. l'abM lly (') nous paraît avuir donné la 
vt'rilable tliMrie de leur f^cni-ne. il a reconnu dam les 
mar.iU ».ilanl8 de Baix. uù leur Mlv couleur rouge ou 
violette, avait depuis lon^lemps allir^ rmienlion des 
liolanisk's. la pri'sence de nomlireu^es sulto bactt-ries des 
freores Tbwfapsa, Itrggiatoa. irimprocyslix, etc., etiti^nnlfi 
le rAle pliy^îolu^ique de ces lintiléricK oxydantes. Elles ont 
pour elîel d'aprts lei^ rcrhcrnlics de M. Winognidsky ("). 
d'alionl do mcllre le soufre en liberté par oxydulion de 
riiydrugt-ue ^uKurt-S dans ne* mardis oij se déi'utnposcnl 
des zastt>res, etc.; ensuite ilans un second degri^ d'oxy- 
diiliun. elles Innsfonneiil ce soufre en acide sulfurii|iie. 
lequel rsl t!-limintWi l'élat de siilfiile, priacipalenient de 
sulfate de rh»ux. 

Sftbies Calcaires : De^ dép4t» calcaires ie forment 
dans le Morliiliau et le Morbniz. eonstjtuiint aux diverses 
proloudeurK (iea bancs limilés, derarartéreslithologiqiies 
variés, «iblc. rrag, en nuire de» marnes di^jâ dt^crlte)*, 
selon la nnlure des débris or)i:ini(|ues accumulés. Les 
sondes indiquées sur les caries marines révclent l'Jrri^gu- 
larité de la répartition des crags catctiircs ; en divers [Kiints, 
on lesdrajtue |)our les besoins de l'agnculturc et leur 



(IlSejor: ZvUsd. rh-iits. neiil. Go»., »(I. XIV. I8t)3. p. ITTr. 

(5| Hï - Mi'in. soc. nal. «l'AKMcïillmT, Sel. et Arts d'Aneers, 
tsai. p. 13. 

I3| \Vyx4WR«DSKY : IloltitilKlii- /cUiiiiii t8$7 — It^uraA dans la 
Revue )rtii<'-(nl« di' it)>tHnl(pi« 1880. Vol. t. p. I)j5. 



— âw — 



quanlil^ <-st aNsiri grHiiilp pmir .-ifsiirer la vie dv i-vus qui 
><>livi-enl U celle ex|)lrtilii|iuii. 

les salilL'» ralcaires et tes rraps («irin^s par l'areumula- 
lion de t'(M)ni11e> îii'nt^riilcmoiil l)i-i:4tV<. detcsU de rriKttar^ 
l'I aulnes aiiiinaiix ninriii'i fl <lr d^liris rl'.i)guc« calfairt'!*. 
ne consprvent \ia9 »nn n>ni^n!ii1t(>u iiniri-niie uniforme, 
«■l»i)t phis un iixiifis iiii'liiii^i-^ û i(ls di^lriliis rni'ti(>(i]c. Li 
rirhesse ili' ws sables t-ii uirlKUiati- di- cUaux iUyii rerhcr 
cbOt' par Diirorlipr esl extpi^meiiipnt vnr)iilili> d'un point 
Aiin autre du rivairo; elle variail d'après lui de ÏOi^ ^^%> 
et d'apivs Ilelcsse de fiS ii S'i %. lU ronlienneni au^si uo« 
(letilo (|uaiililÉ de titiuspiiate de chaux, un peu de chlortiri' 
de sodium, et d'uulres 'ieU koIuIiIc^. rhtui-urcs et sulfates 
{}( i»^ %\ : enfin M. Ranioiir |'l a rpcnnmi «pip le« algwe* 
l'aleairc», Nulli[iyre* el lloralline-», que l'un trouve dans 
ces snf>les renfermaient plus de i'A "U de earlHinale de 

iiiaKii •^'''''■f-'*'''"'''^''^''''*'*''"'^'''''^''^"'" ''"■"' ''"'""'i'''l"e*i 
Les raraet^res îles sables, varit's quant i\ leur eouipo 
sition et aux proportions relatives de?! débris <iri;iit)i<liiei) 
qui leur donnent nais^ianix*. indiquent à la fois que les 
liiibilauts de ee» e.iux rencnn Ira lent en (lilféreuK point» 
des liabitats liivcrsenu'ul lavoiablc^. à leur développe ment 
el que leurs restes s'aeru mit lent là nù ils ont riVu sait» 
fiu'il y-lit de n^niaiiieMK'nl ini|iiirlant de IVn^eniblf. L*ne 
eourM: à uiariM.* Ii;i*.si'. ^ur les grèves, sullit à nioutrer à 
l'obserrnteur «-«tte variété Atn (lépdl« t-alcaires dans le 
Morliiban : diiii^ Itts liiiies abrifées [iro-ipêreiU les tianrn 
d'ikuilres : à l'oufstdeljuibemn la (aune liltornle dunii»u1 
des (I^brii: solides vsl einaeléritiée par la prciloniinanee 
des lamellibranches ff'rtiv/iMm. IViiim. Tu/k"*. ïtUina.eXc..):, 
à l'est de <Juiberon dominent lesfXHpiiMesdeltasléropodes 
ffeiilhinin. hnori'i". .\itx*ri, Cyfirifi. ikiitnUntni l'HppelMnl 
le (aciès de nombreux g^isemenls tertiaires. 




-»1 - 

Lo» «imiirK'ulii nilniiri^i* ijui se (orinenl simullanêtnunt 
sur les càtes ilii .Morbihan ^oiit Jonc vari^^ : leurs dilTé- 
ri'Qcrs «onl dAes ii I.i n-|iaitilion m^ini' df» turiiu's orjîa- 
niqui-4 qiii renfontniieiil «iuiii* W ilivers p«Hiil* tic» 
ronditions Iiu1hym^ti'i(|iie8 <*! c)îni;i(i'ri<[uefi ini»;iilem(>iit. 
(avonililPsîi lciirdiive!«|ipetm'iit. I,i'si-ar!u-liTi*'^iir(iuiii<]ueH 
ilv ces tit'iirils lillui-iiux. prt'si'utL'ul cciiendant di-s Irails 
^ènérBUX «.'uinmiiiis. l'ar {ks usikhi*» Iva plu8 alxiiidunlos se 
reirouveni en milîu' sur prcs(itie loiiti les (MÙnK 

§■ i- 

av. U TOPOtiRAi'lllli IlRâ SKmMtLVT<i Dt' MUHBUIAN 



ImporlanvF des sédiment» rlasn/jiifn : Kxlrt^mi* esl In 
t'iii'it'lé di'3 ^-diuiuiils ;i<'hic-U du MurbiliiiiK |iui?ii|ui? .sous 
se» eaux nous royons »c funiter, va nièiiie tt-iiip», des 
di^pi'ils ilislini'ls à bi loU jwr It-iir runijiusiliun, lotir mode 
d'urifçiuc. k-ur L-|iiii^M'ui- el k'ur liiuiii.'. 

Muis puraii (.-? k''''"'! iiomhre de fiinnatîuiis >-uiilein- 
|iiiiïiine^. rhimii]iiPii, nrjpiniiiues uti rhisliiiiie.-i, il t<ii e^t 
duul ri(iifK)rtiiii(.'C Ksi rapîlulL-. puisqu'elles tv^k'tit ut 
as&ureut la untiire des iiuti-pti. Tel r^t li> rAle rnnsîdt^ralile 
r]ui revient aux ^MiuienU rla^liquCtt : c'e»t d'eu\, c'u»! de 
leur rvpiirliliou luujnurs r'Iian^eaiilf. i[ue di.'pL-iid roniiue 
une r^sultiinli' itéressairv le dévt'lii|)peiii<-iil dea diversesi 
coudtliiHiK p'iy6ii|ues (|ur di'lenniaenl la prorlurlion de 
luules les autres (iinnalion^, it'iirj|;ini' tir^a nique, ehiiniqui* 
un éfjlicnue. I) .sein Me imrlà. ijneles loi^^di' la di'^triltiilioti 
de ces »F(!-dinient<t. si eHe si- penl diVa^er. doive niinîre jl 
expliquer La Kenése et le iiiinle de r<>|iartitiun ili-s (oniia- 
lioiis iiiullipIeH qui ^e ju\lap(iseiil mi -h' sHperpuM'nl sur 
\e» eAl«s du Morliilian. 



- 202 - 



L«sis^ilinienl.« clastiqufs mërilciil k ee lilro iint> r>iii<le 
r)ëraillél>. Ils rlianjipnl liaiis le« difli'i'pales purlinns dr 
oi*« KOlti's, fl nu-Dii- eu rliaiiuc puinl ilûli-irinim'. suivant la 
;ii"iiiili'iir ()[>s fontfs ut suiv;inl la formv de. lu n^te, suivant 
rijt'iiiv (ic la joiirm'-e pI >iiiv:inl hi miihoii tie l'aniH'C ; ils 
rliangoiit •'n rai?^uii ili* lu vîti-sw et ilu parcours <k's vou- 
r»ut»en chacun de» <lifTpreutM ijoinlfi ; il» clian);«nl en 
riiisun de» .<icule>i uindillriitloiiii Ae prolondcur ameni'e!» 
par leur lente accumulatiou. 

l*ne mi^me cdu courante a^ilce parle vcint et la maiw 
IransptirtP, il esf vrai, les l'I^menU de ce clL'pfll à leur» 
[jjjirps rpî*ppcllvt'«, Mai" en chacun de ces jKiint-o la n3tur<> 
fl la quaiKilt'-iJL* l'apport est indi'ltniinent v.irialili> ; pl ses 
tianslorniatinns n'iniplîlu^Dt |>as nf^i-essairuinfol «le» 
d(''|)laceiut*nls vt-rticaux du Mnis-sol. piiiM|u*clleK s« 
produiMMit par racmmiilnlinn sun!s.aTnni«nt prolonge 
il'uu iiR^inc svijiinenl. nu pur son euli-vomciit svu8 l'actiou 
(le «njraiits, SHumi» h rinllui'ncfr dos afti-iils atiuus[di^ 
riqiies si variuhleK. Ainsi la hnn-r tifit Clitii'pfnliers, formée 
de tiultle accumule vn mer. devant ri>nil)oucliure de la 
l»ire. à 10 kil. de la cAte. sVdêve alternativpmenl pendant 
l'i-tia^P dVlt*. cl ^'filiiiissf en hiver, Im-g des crues du 
lleuvc. 

Sur le^ rives dn Mnrbihan. des ;;al(!t.'i se superposent à 
des siiltlpii. (>l ries loiirbes â di^ vase?». seli>n les rii-cons- 
taac«s rie ((>tu|>h ou de lien, selon rjue des eaux doriiiaiiles 
suecèdvut à des eaux en niouvenient. ou que cetles-cj 
iillei^tuinl la vitesse des ^aves pyrénéens, rreuseni au 
contraire des {tasser dans les allnvions acruninlt-es. \ja 
vilr'u;e du moteur e»( le facteur etisenliel <]u'il Importe de 
considérer. 

I,a vitesse d'un cours d'eau sur un rivage m»rilînie et 
par^tiilt! >^i )iuis.vanir de lran»[K)rl. étaiil [our-liuii de l;i 
pente de «a surfacv. elle dépvnd h la loi» euninie celle-ci. 



. 



« 



- «8 

lie lu murée, des muraiiU t-l des rrni». (ri nvvc eux lou». 
(Ir la (oirm" iiipiiie île» rftU's ronlinenlaW voi.>iiu-«. I«i 
fiinni' iIm rùli-K l-xitcv puiir if» raisuuË un» înlluiinre 
fomliiinenliilp sur la naluro ri Ir i'ê|uirlitioa îles forma lionfi 
niiirines tRrri^(-n(>9. 

Tiiiioiimiibir àpssMinitnl*rhiHii\iies : I.ViltKi'ivaliondîrei^le 
rlf> [liage", irarrnnl -Axev les doriinienls relevas sur les 
varie» marines iiionlreat (|(ie (Kirmî les sMJmoalK 
cl.isliqiie«. li*s uns. Ifs |i1us f;russlors. [murliniriivs cl 
frmvier^. sont liuijlés ini^ riv.ni;es îles Iles, mi voisinage 
dcsrap»; les sables prttduiiiiiieiiL diiiis le^^biiie» hir^i-iiivnt 
ouvertes île Hliuis ol «lu Croisir,, oâ ih s'acruiuuli-Dt en 
avanl de? terres |)»r suite île l'ai-linii îles lirisimls; les 
sédiiDi'uls vaseux uni une ri-|iiirUliiin jiliis étendue, et 
(ïontmuneii Va fnis a nx golfes iMcirliihiin. l'^nerlMius baies 
lirnfonde.« (Qtiibernii. Hoiirgnciifl, aux êlnn^s litlnrutis 
en;:eudriS derrif-re le^^ levi-e» lilUiralO!^. auj^i bien (\\\'ii 
ceux de la lù-aude Urtere el do 4ir.-iiid-l.ieu. 

A l'embouchure de \n lj)ire, les sables ne (ortncnt guère 
les bancs lïur une bauleui' de plus de 0^30 au-dessus de 
réliaRe; la partie su(H'rifuiv des alluviuns irst composée 
de vttse. 

Les ri'sulla(4 des sondafte» nous apprennent Va vaste 
répartition soiis-mitrinedi'si^iibli'svvisi'iix dans k-iMorbmx. 
el par suite leur iniluenee dans IVlablisMement du relief 
«le ce" n'ines lillorales. La t"i"iifia[ihic acluflle lies eiites 
niurlii ban nuises, telle qu'elle est donnée sur Ie>s cartes 
marines publiées sous la direction de M. Ronipiet de la 
Gry« Cl. nous apprend avec préeisinn le mode de répar- 
tition des vasvs sableuses dans te Morbraz. 11 convient 



(liCi-scwui-biîflont l'Ii* rp'|iii)rliillrft kiip dlvcniTt enili-ii. n<il.-im- 
tuenisui' oell(.> du Ix-pt'it <lt« j'i.i'ltllcjilloiis. rjuc nous ivpKttiil'^'iRB 
4lansce M^mirin! : clli-a mu r-K- r('iK)ri(<«« d'une (a^'oo iiiuliis eutde 
SOI «Ile de rËlai-Xiajnr. 



duiH' de ri5tit((i(.-r (|Uiiiil ii tv^ coutuurs et à la turiiie dit ee« 
siiKarys ; p| 1h carlp (PI. IVl. k Inqui^lte noiis renvoyons, 
eu iJonnnr.1 um- iili'e suI1U;iqIl>. 

Les roiirheâ de nireviu des pnifnniloim ocûi niques, 
Irari'fis sur rplU'carlf il'l. IV), 1(>n;;i'iU r^Riilii-remenl In 
riiti* fn<'<iiifioniileilehi Brelii^iu-, ilu FiuhU-i-viitiMorbiliiiu; 
itiiiis «iit)it('inen1. i|ii»ncl on <loiiblt> lu pivsqu'iic rit- 
Quiheron, rc^ lignes s'érarlent briis()tienien( : on <•-*( Bnlré 
clinis l» linie de Qullieroii. daus le Morbraz. ].a ligue — 10'" 
|mr exemple, et<l 3 ou % lub jilus t^-l()igué« do lerru que 
pri?<;êdeinini>nl. 

f>s li!;nes se iii;nnliennent en-«uile !i dîstanf'e, bien loin 
au sud de b pre*(iu'ile. jusqu'en Voudée. devïniU'iled'Veu. 
C'est que le Murbraz abrite des eiiux plus iralmes, où 
vienni-n1 s'an'uniuler leïi luiiljères tenue» en îtuflpensioo. 
jusque Ifi. 

l.'ii|)piti-iMir« esl ainsi celle d'un Iwinr sous-murin, qui 
snrgirHit en nier, onire la Rrelngne cl la Vendée, prolon- 
l^tunit :iu Uirgv par uni' platt- turtne^iubinerKi'e le» lerres 
du )lorbilian et de la l^^oire-lnférieuiv l')- 

Im strati)ïraphie cependanl ne rêvHe pas de i-elèveiiienl 
du fond roclieu\ ; l:i ^triirlnie gtroltittiquf ilu jiays reniar- 
quablemenl uniluniu- suivant tout le (datt^u méridional 
dfl la Bi'e1<i!;ne, est la m^me que dans le midi du PiniMi-rc. 
On n'y ulii^ene ]ias en la région, de redre%.seinenl anticlinal 
ih'H "itateri pruloudev et d'ailleuris la dirediun de ce ride 
ment, pâl-on le supposer, serait en désaccord ati^^'i bieu 
que sa (orme, aver la direction de° lignes Icduniques 
Iracéessur la lerre ferme. 

Il y » de meilleures raisons pour attribuer au nimle de 
di8.-<éfni nation de-s alluvions aetiielles l'exhaussemeut de 



|1| Ccito n|>|«rcnoe a <vié ailiiUt^ i^uimu imc rMUli^ gar Dcli'ste 
Itjinnluitfi- da tniid d<9 nirn p. 3>Mi|, «i il a ni>>nie Invoque divers 
ftrtiuui unis 011 M favi-ar. 



- M» - 



ces fuods niurins. C'est i-e quVtalilU»«nl i la tuis la 
tectonique ile la rL^ion l'I la furiiu- i>rupri> ili-« ittmh, aussi 
bien (|u(' il'iiuliv jK^rl riitrsi'rvalioti diiEM-leà inaive b:i»^, 
lors (liis plus KHiiiilcs uMi'^e^, et les i-éi<ultali^ de tuus lus 
soDitag&i imtès sur leiiraiti-s ninrini-". 

E^ftoité lie la loftoijrafilue soiat-mahnv : La topo^r^pliie 
souâ-marine t\v ves |Nirugi'« alTeclc en ellet iIl-<> funnvs 
caractériel icfues. Il et«t aisé de tt'vn rendre cuuijjtc ea 
«uîvanl sui^wssivotiieiil diverse:^ i!uurbc« liv iiiveiiu. 

Aiasilelrat-vdi'/adoirj-fcf — J" iiimitreque les Mtfdiment» 
lendeni d'il bord it roiniihn' les ttaieiide lacAte, oi'i la vit«mie 
del'e^u t:«l raient il- ]><ii'di*>frulleiiieiit!i [irugiv^!^t['>.I>i-v<«nl 
cliaqui! an«' de la cùlv. la iKurbf des fonds upjmse IdcntiW 
un arc coDV«xe(l.aTurl);ille, Bsmtililnr, Sl-Brèviu, Hnurg- 
neu(|. Ce-^dt^pôt'idébulenl A l'aliri di'^raji*. eU'est sur k-* 
pruiiiunluircs de la terre ferme <|ue s'enracinent les 
llèclies qui envahissent les Imies, pur les funds île — .*»■, 
aiosique les poiil-squi ^éunis^en(, juti' une lùne de renilil»i«, 
les Iles voisines du umlinenl I l'uni de Kmmuntini' au 
S--E- (le Noirmoutier, t;iiaussi^-ile-s Bu*uts réunî^s^iil l'île 
(lu Pilier el les Kuchers-dcs-ltcpLifs il Noîrniontierl. Kniin 
oe sont le» alluvion^ di' la Loire, qui :iu di'-tiul de noliv 
période liisturique iiioduislienl l'envaseineul du (îrand 
Trait, en s'enrai.'inaul sur les lies de llaU ei du Croisie. 

1^' Irat'i' sur la earle de lu rourlif 'hx nireaux rfc — 10"' 
montre un contour assoï distinct du priTêdent : il u'otTru 
plus dr relations ave(r In figure des lisies de la uôte. cl un 
ob^enc que celte lij^e, loin de dessiner une courbe 
parallèle à lu pn-c^enle, décrit une série tl 'ondulations 
alternativement conçoives et convexes, dont toutes tes 
perlions convexes suni tangentes i\ de» lluls du large. Tel 
est le p(«nl du l'Ik' Duniet, dans IVstuaire de la Vilaine : 
tels .'I l'einbouchOre de la lx>ire, ^luiviinl celle uit-ine 
eourbe — lO'», les deux iSpis convexes lurniaut lu pont de 
la Banehe et celui de la Lambarde. 



la fruiiemenl. sur te« Ikiiic» il» la Uuiicbf et de la 

Lainb.ii-ile, f\o» ciiux (leKccndHnt de la ]jnirv avec le jii^aiil, 
les iiilpnlil su dis» m ment pour iirri^ler tes niîilit'i-e^ en 
suiiticosJuo. arrivi^es dnas une (losition d'ri|ulUbrc : n» 
iii:i(ii-i-i>s tonilicnl iilnrs L>t ruiistruispiit des pont!; il l'nbri 
des rochfrrs di? i-os bancs. (;'esl ainsi, pnv i'(iQli"C ""uuij, que 
les eaux res.serr^«s eolre i'i'« digueii. d^teniiinenl dt-s 
chenaux, de (larl el d'autre di-sobslacles qu'elles vionneid 
d'élever et entre eux et la leri-e ïernie, le rhf^nnl ihi \iinl cl 
le chenal 'In Sud, ([ue »uivcnt les vaisseaux ijui entrent en 
I.tiit'e. 

I>e iiii^rni* dans la baie <h- Ruurcnenf. les Itueliers de la 
Couronnée, el de l'iiTie-Miiinnoiil délerminé la lorninlion 
(les fléebes sous-niarioe» qui t-on»liluent l'es bao(» do 
Kei'ouars. du Cunlfe et de la (Chaîne, entre lesqueU 
passeni le rbcnal de lii Pierif el le ibeiial du Onliv. I.'il« 
d'Veu a donné n-iissauoe au l'ont d'Veu, qui la ratlaclie h 
la l'ointe de Monts. 

l,e Iran' île lu rn'irhi- —■ âil™ *ur la rarte. fournît de 
niAme un L'uutour curviligne, ondulé, sans rebtiun de 
forme avec tt-s [iréeédents, el dont les ronvexites IduniL'es 
au Inrp- s'nppuienl à leur jour sur de* roclier>, sur la 
cliaiiio (les \Wi de lluuat lla-die, ainsi reliée au eoDllnent, 
ou sur lus débris dc^s lurmulions éucônes, respectés par le 
lia&arxl des dénudalions, le platenu du Four, le hane de 
Guérande. et i-elui des llœuls. Nous aurons lieu |ilus loin 
de revenir sur cet alignement des témoins êocèues suivant 
une même cuurbe de niveau. 

De nos jjurs, le contour de celte courbp — Wi enclôt à 
|ieu prés te Morbrax. à part len chenaux de Luire et une 
étroite passe, le chenal de la Teicnouse, uii les eau.\ plus 
profonde."* cunseivent leur vitesse muNiiiiii vers le lai-gc. 
Celle courbe, eonvexe dan-s swn ensemble, ne présente 
plus que deux concaviliSs. eorrcspoudanl respectiveincBl 



I 



- Î07 



il la rade du Croi.'dr et au irhennl du Sud. Ainsi un assiste 
de prat-he un proi'hc. ù IViiv,ii*«menl ilii Miirlira^, par des 
eaux vascus«s vvuuvs du L-uiitiufrit ; cV*l iiu Jeu rwnihini' 
du l'ounint des rivières {i^irc et Vilaine) i>t des mumuls 
de la nier, que .«ont dus In répartition et le tninspori des 
!>((dimenb'i|ui IVnvuhissvnl et lenli-iiienl It; coinhlent. Oir 
lit vite^^e deA e-iux roiiivnitos s'y nmorlil, liiiit en raison 
de leur rencoalre, que par I» nfk-esflité nfi seirouvv r«iiu 
du Qeuve de s'étaler »ur une Inrge surfitcc. 

L(s éludes de M. Uouguel de la tîrye (') (ouroissent le« 
détails les plus précis sur les mouveinvnts des couranls 
duii!i lu partie maritime de h Luire. dislin<:nnnl le i/rand 
tuurattt littural et les euuranls dv flot. Dapivs ses ubî^erva- 
lions, le grand courant littoral, U l'uKiboueliure de la 
Loire, se dirige du S. au N. en passant au li)r$;o de l'ile 
d« Noirinoutîer : il s'iollécliit ensuite » IVudioucliui-c de 
la Loire vers les pointes de Sl'iildas et Jv l'I^vv. puis va, 
sui\'aDt la diriM'lioo du Croisic U Quiljemu, laver le» rives 
de Belle Ile. 

L«s rOHranls dr ftoi dureDi 7 h. l/i, auprès de la pointe 
de Mindin, au S. du l'embouetiurc de la Loire, miiis îl« 
persistent deux heure? de moins dau^ la jçninde nide de 
Sl-Nuiiain-, au N. delVuibouLliure. Ils prédominent ainsi 
sur la rive sud, tandis que le jusant loQ{,'e le o'ité nord. 
Sous .son inlluence et celli^ du rouninl littoral, (m vuil Ivs 
«auv jaunâtres de la Ixiire longer Ici mte au norti, se 
répandre le lon;^ du .Murtiiliau *•[ fornu'r une longue 
Iraiaée qui va se perdre au N.-W. Les vents de \V. ei de 
N.W. refoulent M>uveat l'hiver les eaux vers le sud, 
jusque dans la Inie de Bourgneiif, où le calme relatif 
donne lieu à de nombrL-ux allerrissenieatâ. 



il} Ilouiiuot de la Gryc : l(«cli«rckes liydruc. sur l« rt^gioio U<» 
c6Mi, 1l*«»lilor, lv)lrcM!ir[(lmu, Purls I3S£. — D^pût di-s i-artci ot 
plaumlf l.-i miirlnp u' OOÎ. 



- Ï08 - 



Il ri-sulli^ ilf cïs laits, coninie l'a imliiiut' M. Parliol , 
(|ut- Ii>^ vuïws de la Ijjire dunl 1rs pn-mii-re dépAts »ppii- 
raîsseiil à envtrun lu kil. au-dossous de Nantes et qui 
TOiiimenreDl à fnrmei- de» Iiaiir.« un |icu en amout de 
Paiiiibœuf. «i> rtif-st*iiili)eul un ^Tdmtf ijuanlitéduiiK la liaie 
de lliiui-};U(>u( ; mais la plUK i^riinde )iiirlie e&l cnlnilni-e 
l'ers lf> N.AV. diins le .Morbraz el daos l'INrésD. 

Aiusi le cours de la Luiro vxpliqutf la diisposilioii de^ 
tonds du litlornl, jmr lu ^illl)>le ilistriltulinn de ses srdj- 
metib. âuivaul les t^^k'^ de lu pesauteur el le« loU des 
courants; auruno autre- iiilerpn'ïtatiou uo uuus parait 
rendn* coinpie de» faits ul)»ervi^^, au^i siinpleiiieul et 
tiussi conipléleiiieDl. 

U-â sables vaseux cliarrithi p!ir la Loire s« sûnl disposés 
h son emliourliiire sur les crttes. jusque vers la œte — 5™ : 
les vase* rouvrent li*s (uiids île — I0«" et — iO"'. La Ùgare 
de l'es courlies de niveau montre que les eau\ iMJueuses du 
fleuve e\<Vuli>nl leurs dinÉinalions dans le Morlir.ix de 3 
rAlês. au \. dans la liait- il'- yuilicron. au S. dans la mer 
d'Veu, et il W. suivant un puni passant enii'e le i-lienal du 
Nord el le clit-nal du Sud, duiin^iil nais^auce à uue nia»$e 
solide dont la i-iMive.\i(v esl i>vusilile eu mer jusqu'à la rule 

— 90»! ; elle ce»s«< de sv lain- sentir à partir de la cote 

— IUO<", uii Ivccourlies sous-marines sont gntssièrenieul 
pnrnllêles â la ri^sultaulc des dtjcuupures du rivage. 

Ufs l'uuL-l usions ressorleut simpk-nioul dt- la vuusid(^ra- 
liun successive des diverses courbes de niveau. Ainsi, la 
{■oiivbe — 3(1"' suivie sur la carie, ri'-uoil à la plate forme 
ooullucnlalc h^ IK-s de Uellelle l-1 d'Yeu : relie eourbc ne 
présente plus que trois parties rentrantes («ncHves, oun-e&- 
pundaul à la Teiguuuse. au ebenal du Nord el au chenal 
du Sud. Us courU:i micanlcs, à partir de — iO"', oe sont 




— aw 



plus îDlluenc^s |«r l'acliuu dus Ile», elles passent sans se 
renn^r, au lur^eilc Bi'Ili'-llecId'Ycu : la seule cléfornialion 
pcrsiii tante, 8c Iruiive devant le Ihint'. de Oui^raude, d»i]^ Iv 
|ir<dongein«Dt du thalwejt de lu lAiire, sous forme d'un 
talus tournant sa couvi-xité en mer. A la cote — 50'", rv. 
talus est déviitdesapasilion iixiiile, il mi rcfi)ul<^a« N.- \V, 
par l'inlluence croÎT^iiiili- di-« t'ouiiiiils iiUuraux qui 
coutrclxiliiDcent l'action jusiiue là prédominante de la 
LuiiT : le chenal du Sud a disparu, relui du Nord subsiste 
s«ul. 

Ltseontoun — tîO"'. — 70"; — H0»<. dessinent des courbes 
eDVclopjiaale» it rayon de iilus on plus ^raud, i^l la li^ne 
qui joini leur» cenlrei^ s^ dt^placo d'un mouvement continu 
vers k- N.-W., sous l'iutlueuee pr(^<lumiiiaute du courant 
littoral. Im li^nr — 9fJ">, e«(â peine ondulée, ses Mouositt^ 
r.ippi*lk-nl [Hjur hi deriiîi-re loi», I'IdIIucoiv du cour^ de la 
l^irt- : li'grremcul cyuvexe suivant lu M" de lutlludu. elle 
olTreau N. uneileroière concavité correspondantau r-henal 
du -Nord. /jT cmUivr - lOii'" ix'n plus de relîitiuns avec les 
Inclenrs littoraux succe&sivemenl envii^Kés : les produits 
de l'érosion littorale ou tluviale, ;:i.'nr-i'.ilement va»eux, qui 
arrivent jusqu'à ces tunds. sont répartis par la seule action 
des courants marins, jusqu'à des fonds dt- ^Hi'", indépen- 
daiuinont des (ui-ceH engendrées sur le contineut vuisin. 

CoMplesUé du iMta confluait île iMirret-Vilaitit : Il 
semble néoessain> de i.'onelurt> de l;i lonsidéraiion des 
courbes sous-uiarines de ini^nie oÎvimu, i[ue le relè- 
veniciil des fonds du Murbrax suivant la cote bretonne, 
est en relation avec les apports de la I^ire ; i''eii| un haut 
fond qui appartienl au delta du ce fleuve. Mais ce delta 
sous- marin est complexe, par suite de sii coulescence avec 
celui de la Vilaine ; il présente eu outre des conlours 
dtgitês. au lieu de la forme triangulaire cla^ique, parc« 
que la l.oire. différente des tienves qui se rendent direc- 



Aiiiiia{«« <Je ta Société G^otogitiue du iVord.T. xxtv. 





— 210 ^ 



lemcat à l'Océan, se jetle tiao* une eurte de guKe, le 
Morbraz : ses apports pour ce iiioUI, ne sodI ni cnipilir»i 
sur placp, ni balayés i-l emportés au large, mais diver- 
sement retenus et répartis h proxiinit(>. par le» niultiplrti 
inQueuces locales. Ils se purlageut : et tandis qu'une partie 
des allumions est eiitralni^ iiii loin en mer, le reste demeure 
dan« le Morl>ra7., s'ain^lanl ijuand hi vitesse se nilenlil. 
au pas^ge d'un liaul hmd, h la i-encontre d'une niasse 
d'eau rouranle en mouvement diins une autre direrlion, 
suivant la direction des venls et lu moment de^ marées. 
La viles:^ de ces courants de marée est en effet très 
V'arinble; elle s'ëlèvo ù St-.Naxaîre t'I jusqu'à 4 nœuds à 
l'heure, y devient nulle au moment de la marée montante, 
el tombe plus ou moins dans les divers itoinUidu Murbraz. 
Par suite des points d'appui que les Ilots et les haut»- 
tonds, si nombreux dun» le Morbraz. fournitîsent aux vases 
el aux sables, l'atterrissement cheniinit dans cette mer. 
tl'uva) en amont, relallveroent à la Loire, foruianl deâ 
ponts qui tiuisst-nt par rejoindre la terre lerme et diviser 
k'fi eaux lluvialns entre des rlienaux multiples. Le résultat 
linal de leur accumulHlion serait de combler le Morbraz. 
en y réservant dv« ctanfpi saumÂlres, et un cbenal profond 
principal, le rhfjinl iht Mord, ouvert au midi du Four et de 
Belle lie. Ainsi la continuation dos processus actuels de 
sédimentation, poursuivis pendant un temps suffisaDl. 
déplacerait l'embourltilre de la Loire de Sl-Nazaire b 
Belle Ile, pour le plus grand avunlajje de la navigation 
en Loire. 

Ces conclusions basées sur la (ÏKuro du di-piVt sont 
d'accord avec celles ou était arrivé M. l'artiot l'| en partant 
des mesures directes, prises par les iugéuîours bydro- 



(t| Kkiivilbr : Dncripilcn ilu l^M dn St-Nsizalra, Farts 1883. p. iW- 
■2) PAttJxm ■: Annnift do Poots ut CtiauisOea, 1871. p^ 2W. 



graphes 1 u Les cli[([n!s ilc M. Uouquvl de la tiry« 
il^iiioDlr«ul, écrit'ait-il. que )i>!> bnacn «'étendent et 
«'axhaussunl. Ijes hitnr.-< It-nilenl ii ilpveiiir des llps et In 
liaie une |>.iHie du Itimvc. Mais en iiif-me temp^ les 
efaenaux gulîueul en profiindeiir et te vohime d'eau qu'ils 
contiennent nu-desiwus de l'étia^e uutl'iit>i>lc. ■■ 

Pan de h Ijiire (/«us rrarnseiartit du Morhraz : Ui Loirc 
e«l le priui'i{Kil iuslnimenl de l'apport des dt-iH'tl>i r|ui 
s'cdL'cluent dans le Morbntz, fonclinn qu'elle doîl i^ la 
masse dp ses eaux CI, à TtSleadue de son Iwssin drdin^ut 
des cuulrées iuipiirméablett, fi la furli- )>eulf dL- ses parties 
supérieures et a son r^^ime lorrenliel |-|. Les noinlireux 
tramux (*l publii^ *ur celle rivière, ses crues et ses allu- 
vions. uni rendu elassique l;i quanlilé cuusidérnble dos 
matières qu'elle charrie : on a vu des dt'pAtâ de vnse de 
0"08 dVpaiss#ur," s'opêi-er sur les cales de l'aimbu^uf «h 
une seule marée par temps ealuie. et ou u L-alculc; que le 
bassin deSt-Naoïire se relèvcr.nl de 1'" pur an, si on ne 
draguciit pas lc$ varies. D'nprès les rcnsei^^neuieuls 
i-ecueiMiîi [wr M. Comoy (M. Inspccleur pénénil dt-s l'onls 
el(^haussi>e>. unsfii(i|u'il tuni lie dans Ifi Loire â. 3lJil. 000 iiic. 
de sable aunuellcmenl, dont uue partie se dt'pose sur les 

m IWldl de la i/An eu filage b st-Naxolr« dapKs M. Joly : 
rlTfr^au 11&.D00 nie. par tocoado, mone em 5600 me. par scccnde. 

(2) MaiiiULu. : Sar la naliitv ><l l'orlelnr des aUuvinns & l'cm- 
boucliuri- -.les neuves qui U<>lHiiiclieiU dans lu Manilie : Annal, 
de» IVnla el Clisnssées, 3* ser T. i, 1851. p. ÏOS. 

iS) IxFnatB : M<^m. sur l'uavasonieut ul lu dévaseiniint du Porl 
de St-Naaln.', Aiiniil. <lcw PouU cl Chauiufr^, 1869, T. XVIII. 
p. MM. 

KaRvosH ; bMcilptloa du IVirldc SI-.N'B/alrc, l'arU 1&J3. 

Elucoui-T I>K lA Onrc : llappi'it »iir Je n'HliiK? do la ty>ltc niBil- 
llini-, \'vin' 1882. UApi'ft d<?s cjirtei i-l plan» ao la marine ii< GS£. 

i4i CouoT : Rrn^cljincmeiits sur lea crues d« la Loire et da iv* 
atOuenis. Harls. Dunod 186t. isee. 



rive« convexes, *^1 le re*\e va h la mer. Entre Nantes «I 
St-Natuire, le tleuvi' di'pose uiitiueUeinent 639.30(1 iiicti. 
de sable etde vase (l'aprt-s les évaluutiuns de .M. Buuquet 
de la Grye; nudelfi JeSi Nazaire, dnns la partie maritime 
du fleuve, le^s in«lii'ivsi.'ii1ralnêi.'s par le jusaiilserOpiirti* 
sent dediverïieK (iiçont*, t)inilisqii'itae|)ort.ion vasedi'lkoser 
sur le bani- dc« Murée» el dans le S. K. de l'estuaire, le 
reste suit le chenal, îians y demeurer, cl arrive sur la 
iKirre. I^ il se produit encore un arri>t |'i ; laudis qu'une 
dernière purliun de ce» sable» (i-aocliit la harre et est 
purU-e. •iuivanlles eirt-o»iimuci-â. dau« le Morbraz parle 
courant de flot. ï^oit au Urgc jiar le ^rand courant littoral, 
soit parfois dau» la haie de llourgneuf par le» veats 
domiuautsdu N. W. et par lc« vagues. 

1^ pi-oporlion des snhtes de Ijiire qui pénètrent dans la 
haie de Ouil><^i'Uu est retativeuienl faihlc. .M. t'artinl 1*) 
d'après l'examen des sahlcs de la eOte, la croit ini^rae 
nulle : le;! sables de Mindîn au l'ouligueu soûl des sablée 
de lAiire, <;eu.\ du Croisii- el du bourg de Batz ont une 
nature toute djfléi-eute: ils sont Irôs hlanc«el beaucoup plus 
gros. Auprès du l'uuliKuen, il y a ut] point de s^pariiiion 
tranchée et les .tables de Loire ne vont pa» plus loin : ses 
vases seules pénètrent dans te .Morbra/, avec le flot. Lc« 
tiablCK du bassin de la Vilaine pénètrent lieuU dans le 
.Morhraï lors du jurant cl ils y demeurent, 

Kntre les deux deltas de la U)ire et de la Vilaine, el 
vers leur limite, se trouve la Baie du Trait, envasée par les 
alhivions de la Loire. Ui ré|i;Lrtitiuu des sédiments dans 



[Il La liurre exteheuie du Ui-uvc sVat élcv6o de 0^ depuis 18$4 
d'xprti Iw mwuii's de M Bouquet ai- la Grye; <f\lo sesi soulevA» 
et beaucoup d6|ilac0v. Mais lapae'K-. d'âpre M. KervUer, consvrvi:- 
ratt une liauietir ooiittantu sur la barre, et S'a pprufond Irait luènie 
lot» des oru« il"hlï*r. 

(!) j'Aimor: AiinatiMdcJt Ponta et ClinuMte«t. 1S7I, {i, 286. 



celle biiie monliv bien ()u'eU«^ étnîl antrvIaJR réunie à relie 
ilu l*ouli|{ue-D, et que I» |)res<|ii'lle oit se trouvent aujour- 
d'hui te* CruiKÎo. Butz «t \v Pouliguen, forma'îl alors 
lieux Iles sê|nrées par un bnis «le mer. I>';tilleur8 (tans 
luuii le» documenl» ancieu» ju^u'au xvV siècle, Le (iruisic 
l'sl toujours désigué cumiiic siluO dans l'Ile de Bati. 

Ite mis jaiir.s, les courants «le flot et de jusant, violenta 
diiD« le goulet du Ti-aît 14 nœuds), ma\ insensible» dans 
les passes de la Turbulle ; il existe assez orriinai renient 
datu la rade du Croisic ua oouivint litlur.il dirigù ver>i le 
M. ou vers te N.-W. qui fait remonter vers le N., les sableii 
enlevés aux dunes de Penbren t*)- Itene-sl de inéinedan.'< la 
baie du l'oulipucn. oii les sables rtieininent de B. à \V., des 
dunes d'BscoubUe vers 1)1 plage du Pouliguen : au fond de 
txlXe baie, le» lame» les rnmènent vers la plage, ofi ils 
s'élèvent, s'assêi-bcnt. et où le venl du N. \V, le* repi-end 
Itour l&s reirdDS[iurter à nouveau sur les duues d'Es- 
ooublac t*|. 

roturitnilioH de ta i'ilaitie à l'entiisrmml : La Loire 
toutefois ne travaille |>a» seule fl envaser le Morbnii. la 
Vilaine notamment collabore activement â ce r<.'»ultal. Eu 
6lé, les marées de la Vilaine sont extrême ment vaseuses, 
et le lit de cette rivière dans les anui'es séclies s'obstrue 
même entre Redon et Tembijui-bure de l'Ouest ; le lit se 
dévase nalui-ellcmeDl par les crues de Thiver suivant, les 
plus hautes crues excédant de I'" ù Redon, les hautes 
mers de vive eau. LVrosion littorale di-s i-ôtcs est tr6s 
iniporlante dans l'estuaire de la Vilaine et l'on reconnaît 
le« alluvinns grossière* qui en proviennent jusque sur les 
rive^ du Itelle Ile : le fonloiir — 10'" montre avec (évidence 
rim[H)rtaUL-e du delta de la Vilaine el son indépendance 

1 1 ( Bon AUï : De»crl|>t.d« Potls <te France, Parts, Le Cmlïlc, p. SB». 
iit Bo.NAMv : Id. Le Poull^ucn. p. 619. 



— 214 — 



de relui de la Loin». 1^ Haur dr la Itcctierche, au large île 
la Vilaine, monti-eenrore finrsîi forme, iilloiipi'esuiii'aul k- 
lliahvi'K 'II- cflU- rivit-ri-, rii!l1ui.-iicc (le.''niirom-»nl ilans|p 
Morliraz. 1^ Vilaine cnnlriliiie donc plu« ()ue la l^ire, 
duQt les faux ne peuveni cnirpr dans le Morbraz lurs du 
jusaut. à combler de "C* s.ihle.'s et de ses va-ses wlle mer 
intérieure ainsi qui! la bnie de t}uilten>n. Mai? s«s eaux se 
mt-lani îi ceMes de la l.nire, lorsiiiraiiproctie le moment de 
IVtalc. on ue peut lunglcuiiis ilis1in(;uer les sédimenl>< 
vaseux qui proviennent de l'un ou l'auli-e de ces lii<»>in^. 
et il n'est plus possible de di^liiniler leurs deltas au-detiimus 
de lu fwurbe ~ Ht"'. 

I>!s si'diments sableux conservent plus nelieuieot leur»: 
raracli>res resporllf», e1 permettent ainsi de reronnaltre 
que les sable>; du N. du Morbra»; pmviennpnt du luissin de 
la Vilaine et nou de ci-lui de la Luire. La biiie de Quiberon 
doit ^tre re;<nrdée ronime un lac du dêcanlatiuii de la 
vallée de la Vilaine, dont les eaux sortent ensuite claires 
par Ips lïmissairpii de la Teignnuse pl dp Bt^iii^upt : c'est 
dans eetle biiie. que viennent aboutir toutes les alluvions 
lourde» de la Vilaine et de ses atllueuts slannilères ivHliéi^ 
de Bréman. Caslillon, Ppndelan, (Juebeno, Serent. Liiio. 
Sl-Servant l'i "^t îles dragages int^lboilitpies dans cotte mer 
intérieure, k la recherche des amas stannifère« descendus 
avif les eaux de la Vilaine, miTiteraicnl dVtrc lenlés. 

Àflion inrersit ilrs nlflufiili liu Morhihtiit. et île* chaxtfx rie 
son embouchure : Tandis (|uc les dépAls qui sVdlecluent au 
centre du Morbraz se rallaelient assex -directemciil à 
l'ënision des bassins lluviaux de la Vilaine et de la I^irv, il 
n'en est plus de lut^ine dans lus liaie^ de (Juîberon et de_ 
Bourgneuf, aux deux extrt'niilés de celle mer, où le 
rivières affluentes reniplis-senl un rôle tout particulier. 



m A. Caillai'^i : Tablonu soni^cat tfes nilD<« iii#lolll<)ur« de 
France, p. 13» Icll^ par M. de LImur». 



Daa» ee* rîas en «flet, les s«dinientK remuiilnnl vent 
l'iimuul. daiiî. le* Hcuves au ronlrairp ils dpvcndenl vprs 
l'aval. Ijt mode de rt^pHrlttiun des alluviuns de ces rias est 
Irùs sp<k-ial et mériie qu'on s'y arv&lc Nou!> choisirons 
i-unime type de nulro d«âcn|itioR le golfe du Morhilian, 
où viennent se jeter divers petit» cours d'eau (Vanoeâ, 
Auray, Noyalo, etc.) représentt-s sur aolr« l'I. V ; ce que 
nous ea dirons s'appliquerait auB^i bien aux rias voisines 
d» Crarh, dL' IVucrf. ainsi i\u'k t-elles qui se jeltenl dans 
la tiaie de Rour^neuf. 

Quand OD paiTourt le Morbihnn à maréi; basse, on est 
surpris de voir la quantité de v^isequi arflcun*. eiuplissjint 
toutes les anses et (uniiaul de vt^ritabk'S plaines seniî- 
Ouides, ou parfois consolidées et lixées par les zosl^res dans 
^a portion S. E. : la quantité de ces vases est telle, qu'elle 
rappelle celle des polders i^t les accumulations des grands 
fleuves qui rbarrionl, le Kbin. la Meuse. rKsraul, la Loire. 
Et pourtant un ne voit aboutir dans le golfe du Morbilian 
que des rivii-res .siins iinporlanre, des rnisse<)ux. Les 
apports lluviaux sont iiulv ou ^ peu pr^sdans le Morbihan 
el les alluvions qui s'y aceuinuleal ont une toute antre 
ori^ne: ils doivent leur origine à l'action du courant de 
(loi. et vieuueiit de l'aval au lieu di.- descendre de l'amont. 

Bien que les eaux des grands lleuves se débarassent 
dans le Morbru/. lors ilii r»lme de l'élale. des matières 
qu'elles entraînent cl d'une partie de celles qu'elles 
Itenneut en suspension, une notable partie de celles-ci 
entre cependant dans le Morbihan avec le Ilot. I^es mesures 
de M. Leiernie |'| en dunueul la preuve positive: ses 
expériences ont montre que tes pixtporliuus de matières 
solides en suspension dans les eaux de la Loire di son 



I 



(l| LsrctiJiB : Mdmolre ïUr l'envasement et le d6v)i»-ment rlu 
PortiJeSlNaulre. Annul, des Pniils^et- Chaussées, 1869. T. XVIIJ. 
p. 13. W. 




- il6 - 

PmboucJiilre, lors du Ilot, atli-iffiiaicul le< Î/Ti rie relies 
qu'on y Irouvc loi-* <Ih jiiMinl. A ci-s vases, vieiioent se 
m^ler les produits di' la (k^saKi^'i'ion <^^ r^les, attaquées 
lors du (lot, par l'arlion co^nbinl^! du vent el des vagues. 
Les vents mnlribuent piiissanunvnt » déterminer le 
transpurtdatis le^teusdu Ilot, versl'amonl.i'arlesrourant» 
dÙB à la ti-iinsmissîon du la niar^ Mibis^ot aussi 
l'inHueiire des vents «1 l'nn sait que les veots d'aval du 
N.-W. au S.-\V. sont les vent» riomiiianis. 

Les sables el les vases, eioporli^ ea suspension, péoétrenl 
avec le« eaux du Ilot dans toutes le« mises. Inies et 
einlwucbûres du golfe: nuijs le inaKimuin de vitesse des 
eaux «'observant 2 h. aviint el S li. api^ft la pleine inert'i, 
ce n'est que vers le plein, et surtout i-ntre le inomeut 
de I» tnan'e et celui lin renversemciil du muranl imiîI 
penilanl une heure h rnrl-\iivalo^ que s'cflpctue uni- 
8é<l intentât ion iielive, (Kirloul oA le« Irotible» perdent leur 
vitesse ou reutunlrcnt une forre qui contre l>aliiii<'s l'action 
du jusiinl. .Ainsi le d«!'|><yt des sédiments It-gers se (rtrme 
surtout dans le Morbihan, loi-s du plein, c'e»l-â-dire en 
amunl. ditu» les points oi'i le jusant rencontra des obstacles 
iHilUsants ; el le d^pAl eivit en quantité, propnrtionnel- 
lementaux ditricultés qu'éprouve le jusant. 

La nature ii apporté des «bslai-lt-s aussi puissauls que 
n'iitibrvux au jusaul c|ut des4!eiid du Morbihan; il v a lieu 
i>n eflel de ronsidéi-er comme tels, la position des vents 
dominanls i|ui le relienoeat, ta forme »i déeliiquelée des 
Mies, les dik-uupure« dus rives, les abris tournis p-ir 
d'innoiiibiTibk's Iles, la UinRueur de »■ f;o)le d'emboti 
cliAre, l'abseiiee d'aOluenls importants, et enfin le relard 
du i-uuritnl de Jus;iul lui-uiCnie. qui ue couiuieuc<- dans le 
golfe que lorsqu'il a déjà ae«|uis une lorre eunsid érable sur 

11) IJOKAMY : D<-Kcrlptlon ûr* ports <lo t^rano-, 1S79. p. M. 



il cAte du iarf(D. llvliMiut; par lunt île causes de nleDtÎB- 
sviticiit, une pnrliuii dps iilluvions. voiir nx'iiH- k-s plus 
It-^ères n'a pns le lenip<i de Hnriir du Morhiliiia. diui^^ 
l'iDlerviille d'iioi^ mariV. Qiiitnl aux pnrlie.^ fiitissiêres, 
.tables et k^IcU pruvouant de l'alLiquedefi falaises, vl qui- 
le i-uuniol L-nIralne en [e* roulant «ur li; (ond, il leur esl 
oom plêlcmenl impns^ilile du suHir du Mt>i-liili.'*n. On sail 
d'nprè» les Rie»iire$ de M. Cumoy l'i >ur les vilesM-s <Jes 
sable» OaiiK la lAiire t|iiL* cl-h vitesse» cliiiil de i'"i\ en élé. 
«l do 11" en liîvtT. leur purimiirs peut i^tre efilimé ft j!03i»i" 
IwDtlanl raiiné« euliêru ; niaU le clieniin pariuuru i>ar le 
■sable danis l« MurliiliRU ne ^aurait être auî^si ^-rand. en 
rabion de 1» pn-puiidénmredu Uul. Leuifléplai^eriieiil dans 
un seo». ii'éUim que la rtifférencu den (lépla<!«ineot» duus 
les deux Rens nHilriiii-t>$, ils iJlteitçiienl rnpi'lement. après 
un rertilin nombre de déplucenienls de le ^eiiii-, aller et 
rvkiur, une tt'nuili- suDI.Hanle pour llcilter, ol liOrU-nl alors 
du Marbihan h l'^liil de vase, avec le jusant, uu Tunt 
s'é^'buuer en ainunt avec le nul. hu niomenl du plein. 

Les eaux des rins de la r(Me niitrliitiiinniiise. Irilureut 
donc âur placfi les sédiments grossiers el ne tj-uD.-ipnrtent 
(|ue des vases légère», qui i^ubissenl un niuiiveiiteul 
luuliuuel de l'aval à l'amonl et réeiprnqueinent : au 
monienl du plein il «e produit un ealnie et parsuîle un 
pn-eipiU', qui lantot yi.T.i lixê par les prairies de zosk'-res, 
uu ira ennlriluier A la (iinnalion des marais «.ilanis. si l(w 
vagues s'en empareni et le rejelleiil â la pla^e. 

Le Morbitian ne peut former de délia d son eni boue luire 
dans le Morbnix. paive que le>> eaux en sorteiil presque 
elaires. I.es vases triturées les plus lines sont seules 
rein|iorli^!.s en mer, e( les eaux du jusanl A leur sortie du 
Morbiliau ne eliarrieul plus de siible qui puisse tomber 



(Il CuMOv : HuD*clt-iii'inoiiiK sur les ciiipc d« La Loin: et rtc «ce 
atnik-n». Farls, liuitcxl. tJWl et 180G, 



dan.s la pasw de PorlNaviilo cl duuocr lieu à la furniation 
(i'iiii (Iplta. 

1^1 liiie^sc (lP8 sédiments qui sortenl du Morbihau, 
suspeudus dans les eaux du juâ-ant, leur permel de flotter 
plus lonplempii ; ils se dêimst^nl à mart^i* bimsi? dnns le 
Marbra2, Inr^ dp l'étalé, m^langt-s aux maliêras vaseuses 
dcRcendues des bas^in.'^ de la Viliiine ei pai-fuî» dr U 
Loire, avec lesfiuellcs i-Ue« si* conlnmlont culit-rctncnl. 
L'apiKJrl du Morbihan danH la fonnalion de labsrreà 
»ou vmbuucliure i-^t iiiiuiiiie, coiiipai'é à celui guc l'oo 
doit allribuer aux d?ux si char;!t'>es de la Vilaine ; e'esl ce 
que <uftirï»il jW-iablii- en dehors ih- loule aiilre i'ron'*idé- 
ralioii, la disM^uiiualiuu )ceuiL-rale des subies à ){emmi% de 
lii Vilaînv sur luiites lt.-s $;rt'ves de la baie de QuiberoD. 

Lt-A emlinuchure^ du Morbilian et dai autre» rias 
iDorbllianuaises, coin|iartk-> à celle» dv la Loire el de lit 
Vilaine, en dillêreul parce qu'au lieu de posséder un dell» 
traveriii^ par un ou plusieurs ehenaux obstrués pur une 
iKirre. ellcâ ne monlrenl qu'un chenal avec burro sans 
delta. Cette didéi'enee e^l iiiii^e en rolief sur les raries 
I viiir 1*1. V| par la (lisposiliun des courbes de ni veau, convexe 
en aval ]niiir les fleuve." ù lieilit l'uinine la Vilaine, et 
ïoucuïc en aval pour les riae^ans delta comme le Morbihan. 

Les barres de res rt»s ont en outre une disposition 
toute dilli^'rente au N, et au S. de la presqu'île de 
(juiboron::iu N. de celle presqu'île, les barres des riviJ-res 
d'Elel. de Lorient. sont placées à l 'e m bouclai re nu'uie de 
ces rivières, à l'iulerseclion de la ligue du rivage actuel ; 
iiu S. de (.luibcron. les barres des rias de Oaeb, d'Aui-ay, 
de Viiunes, del'enerf, ne roliieidenl plus avec l'intersection 
du rivaiçe, mais son! reporli-es |jlus ou inoiDS loin en mer. 

Ces rias prulungenl ainsi leur lit en nier suivant des 
vallées submergées dans le Morbraj;. jusqu'il leur barre, 
située» plusieurs kilomélres en mer. La dis|M>silioa est 



ritai 



iMiiiluKui' à vellv qiio |irmtiiirait une OM-illulioii du sol 
iiiKiissjinl M>iis le* Prtiiv iiinriiics. les viilliV>> <riinp n'-çion 
lillonilc. rrPusws k laîr libre. 1^ iilaiiche V rpiimiluil ii'l 
rds|>pcl ries barres de rieux de [-esmi^lCnirh v\ MnrbibaD) 
d'apri-s tp« (.-arles du D^pùt rii> la MnHiie. L;i riu do f^rnch, 
pomino la ri<i rie Penvin^, monlreiit bii'ii leur vallt'e ttous- 
iDiiriiie. quiind on Iniiv l<i cuurbe de iiiveun de - 5<" ; le 
golfe du Morbilian, pluK imporlanl, détuile mieux le 
plrérionK'iie «uiv.iiit la ligne — 10"', qui |inilnn);e le 
Uiahve^ jusqu'à i kil. île lit edle et tuil vuir la liiirre du 
Morbihnn »» roisinac;» de l'Ile marine de Méiiltan. 

L'anal^-ie rieces i'beii.-iu\ iiver des rivlèif* ereu^^psà 
l'uir libre esl luuk* sufiertii'ielle : air oulrc qu'im av 
rauilirpndr^il pus que ce.« vallées ne (usMenI pas rnmbl^.s 
ranime celle rie I.-1 bili-e, pur la M^diiiienlalian si active 
demis jours diia» le Morbraz. il arrive que ces dillons 
s'allongent au lieu rie >'elT;irei-. piiiissanl leur barre de plus 
eo plu^t luiu eu mer. à mesure que les alluviaux s'ajouleot 
aux »lUivi«ns : ces rl-is tniv.iillent sans cesse :i creuser 
leur lliahveg daus les buues murines qui «'uecumiileul 
<lan« le Morbraz, 

On voit, de la s«rle, que tandis que la Lfilre reitiblaifî 
son enibmichure eu y cuu-itruisanl un delta, le Morbitiun 
AI let<rii4S voisines dêlilaJeiit sans cesse leur embouchure o» 
drafpiimt leur ehenal ilans les si'dinients accumulés parla 
l^ire et Ui Vilaine. 

Celle ilillt-renre de rcyinib peut èlre attribuée à diverses 
causes; mais elle a celle réi^ultiintv inverse, pour les tmubles 
de ces csluaiii"'. ([u'Ils sp précipitenl surtoul lors rie IViale 
du Uol dans le .MorbilDiu, et lurs de l'étalé de jusiiul daun 
le Morbmz, Inuruissant ainsi un exemple de la lutlu 
iocessanle qui se cimliiiue diins ces mers intérieures, 
entre les eaux salée-s el les eiuis douces : le% premier** 
l'empoiii'uldatiii le Morbibau où elles reportent les dtipûl» 



' sm — 



en :imont dp IVmhoui'Iitire. Ii^ !ieroiidB<ilriumplieiità leur 
tour diius lit lȔrv. lniii5|K)rluul Ifi* li'ouhtt-.^ eu aval. 

Ijors du flot. eD pQel, la lami' tic reiiMIt' pas v«rs l'iiiuont, 
au delà du lane di' l)illio(i|. le» sabler que rlmrric li* 
I^ire dan> son estiiain> : ve» alluvioiis aprcs avoir Inuroi^ 
itulourdu UiDC des Mni-ée^ arrivent llDalonienl k la mer, 
gmrc à raciion i-ootiiiue dc« courante el à l'oxcès du 
volume di'N p.iux du jusant sur celles du Ilot. D'autre |Kirl, 
IV;iu do-'s );i'anilK lU-utvs d'eau douce du Mnrliraz. à leur 
cinboucbure dans la mer (■). s'tSiale à la surface en une 
(ïouche minrp, sous la<|uelle l'eau de mer va repos eun^tilue 
une Mirle de c^ou^iii (trolecleur pour le» vases déposées au 
tond, el acrumuUW eu tonne de delta : elles sont donc 
jteu dvnugves par le jusant. Il n'en pst plus de ni^uie pour 
le ^lorbiltan el les rias voUîneR. où le déprtl s'etleetue lors 
■lu flot H diiiis lesquelles la quanlik' d'eau douoe que 
déversenl le-s alllueul» e»l iusignitiantc relalivement à la 
masse d'eau marine qui les inonde it la martre ranntanle ; 
l'excès des e«ux lie jui^int e^t insi};iiilianl. (I y a tous les 
jours el ji deux reprises, une crucd'eau salée qui monte el 
desceud alternaliveiuent le Morbihan, passant h mjd 
oiiibout'hiire aver une vitesse de 7 à t< uu-uds. Os eaux 
marines agissent alors œniuie une écluse de eltasse, qui 
balaie le ehenal. le creusent dans les alluvions Nppor(i!-C8 
|iar la Vibiine et déposées lors de l'i'tfile. car ces alluvions 
ne peuvent demeurer que sur les hords de ce elienal. là 
où l'équilibre s'établit enli'e la force du courant et celle de 
lu mer. 

tl>e riul entre dans le golfe du .Morbihan arec une rapi- 
II) BoctiL'itT OK LA Oryc : Rapporl sur le r^mc do In Loirv 
MafUlmc, Paris. I8ȕ. p. a. 
i!l Ij.1i eau t do la r.>dk< lll■.Sl-^aznl^'l^•t1tl>■nllenlî 3d'«ia Oontf 
IdeittllAl.oiTi'l'apr^tM K-'rMI'^ntX-S'.Tlptloii des port; de France. 
\S79. p. tœt. 
■ I h 



- 22! - 

(Itlif muîncli'e, mais le jutiiiul dan« le» vives-eaux atteint 
prJ* de rile Ijjogue el de Renier «les vitesse» de 9 uœiid» 
à l'heure; vi^'â viftdeParl \;ivalo. & l'entriiedu Morbihan. 
OQ trouvi- dirs viteasKs de 7 à iit na-ud:^ au imniH-ut où \vs 
eaux en lialaient l'enln-e. rem |itîs.i»Mt l'uflit:» d'une éiiluse 
lie rli9s«e. Au delà lv« vite»M'.< sonl ronHÎdéniMenient 
ralentie» : dans la baii! de iJuîIkto». les couraul» ds 
marges ne dépassent |Kis liabilueik-nient i°2à 1^7 et Î".*! 
dans le Passage de la Teignouse. 

Ainsi le chenal du Morbihan est une passe où un 
eouranl de 1 U H atrads, enlrctienl ïa pmfondpiir de ItVo, 
empirhani tout iépAl et alTouillant nn^me lest^klimenls 
accumulée diins le Morbraz. lors de 1 "étale, que ee soient 
des sables ebarriés par la Vilaine lors du jusant, ou des 
vases de la Ijoirt el de la Vilaine venues avec le Ilot. 

De mt^nle. les rias de Crach. de S'-Philibert, de i'énerl. 
rreusent des pas^tes moins profondes dans ces idluvions. 
el le» entretiennent par In prédominance des courants de 
jusant sur ceux de tlot, grdce aux chas»«s ualuri-lltts qui 
s* produisenl par suite de l'einma^asinement des eniix k 
l'amont duns les nombreuses anses de t'es rivières. 

On observe Oncore de» (ails analogues au S. du Morliraz, 
dans la Ikiîg de D4iurgneur. envasée iit>piii^ i|iiin7.e siècles 
parles apports de la l^ii-e Ci. Aiu>-i l'étier du Dain, 
i^mi£»<iirc par lequel se dessêehCDt les ^^istes marais de 
Machecoul, présente en avant de son embouehure une 
pla^ vaseuse .'■ pente tr^s adoucie, it (ravei-s laquelle II 
doit s'ouvrir uu cliemil Jus([ua la laisse de luissu-mer : ce 
chenal a 3 kil. de lonjf. 



(t) Joi-r : DuscniHlon il-s pntls de Iranrc. 1879. On doit à 
M. Dlottti*'. ioi(|iiul nous \n emprunlan* Ici. d iiitArrjwatitn obsi^r- 
vBtloii» sur teupro^rùn hlstirrliiuvs do cul envasenivotiMËmu pubtl- 
cntlon, p. 4U9|. 




-— 222 - 

IjS rlvlrait de Frumanline (^uuipliqiio le ph^iioiii<-i)<i des 
inartW lino!) lii bi)i<> (le Itour^iieut, eu iiii^mi' leiiips qu'il 
t'xpltciuc l'arrumulatiuii tlcK viisvs diiits cctlr b^ie ol la 
[orinaliondi!!^ marais el îles polders de Marhet'oul et de 
Cbulliiais. Kii i-llvl b f^iilile lai-fieur et le rétrùris^^ienieol au 
giiulel dt.> Froiiijinliiif rctardeol i'oiisidi'rabIcmi''ul le (loi 
venu du 1itr};■^ du nMO de I'imipsI ; au rotitmire, du cMù 
du nord, diiiis la b:iic di: Etuurgueuf. le llol porlanl les 
troubles df la Loire arrive libn-nicul i«l ses eaux tran- 
r|iiille.« (I^poi^enl le-s vaaex dont nllt-^ étaient chargées*. I> 
dépAl DC »i'itrri.Mc que quand la niera t-cuuvert le passa^ 
du <îoa, qui est la limite de (alli; du (uiid de la baie du 
Bourjïneuf. aliir<; le jusant s'établit daii.s le f^oulet el y dure 
8 b.. tandis qu<? k- Uut u'aviiit dure que 4 licurps Cl- 

Uu la baiede UuiirKni'ul à la baie de Ou'beruu. daoi< 
toute son l'rleildue. le fontl du Mnrbraz est donr pnvnsé : li'5 
inarèe.s el le^eouraots uiariui^ qui portent au bir^o, ne le 
drbarasseiil qu'en partie des troubles apjiorlt^s par les 
crues de la Uiire et de la Vilaine. 

Due quanlili^- cuD«idénible de res alliiviun^i r demeure, 
s'y transforme diversemeol hou» Tartion des agents 
mécaniques, organiques ou cbiiniques. d s'y répartit 
suivant les toi» qui nf^issent le traitsporl des matc'-riaux. 
atuortissani les forains de Ki'o«--ieur\arii^e >uivant In vitesse 
de l'eau aux diUt'reiits point», selon le» (rollementii subi» 
et les ubstaeles rcntonlrés. Ils y forment di's deUos de 
forme carat:téristique, en lenlil les convexes, uncbevêlrêes. 
à VemboHckârc dtn firurev d'eau douce ebariit's. d'alluvinn^ 
continentales, et des sillons suus-niarins k l'fuin'r de* rias 
d'eau salée, où prédomine l'action des marée*. 

Àppltealwn Jfcrs dmmétsitnj fvtitoiir» imléo-jiografhi^Hei: 
Il restiori de ces ulMcrvalions, que l'examen des courbe» 



()| tiiNiGu:» : PorU <lc Vvudie. ji. \\Z. 




-223 - 

de niveau sur une carte m»rîne. ne saurait donner d«« 
indications suflisiinles au R^af;r3|jhe qui voudrnil i-tK'uns- 
liluer une andftnnc lii;ne de rîv.-ige 8ul>mf rgt^^. O-i iiidi- 
ca(ion!t loin dV-tre Tiulli«nnk-s nun\ suiivi-iil faussife^, vl se 
trouvent ui^nie as^ez incsaclBs dans le |)nï:tenl cas, puis- 
qu'aii lieu de lrai*erde!t vallûes nnyràs devant le.t rias, et 
de? valires i-ineigt-es devant le> lleuvos, roninte l'exige- 
mÎL-nt les t-ourbes d't^al niveau de» cartes mannes, il 
devrait presque (»ire le eonlriire dans le Mnrbi'ai, pour 
reooni^liluer le contour rori-e.'ipondnut à un ri-lrvemctil de 
10™ du niveau de luaso. 

On rontitate en cllet que les vallées sou s- ma ri ne» des 
Ha^ du Miirhihan n'élanl que îles passe?', ouvertes dans 
un iKiritigi; par de», eaux de jusant emmagasinées, ne 
pourraient exister lors d'un relï'venient de II)'", dont la 
premier n^sullal serait d'ass<'cher le golfe, el de li' rem- 
placer par uue petite riut-it! d'eau douce. De son rOIt.'. la 
Loire, au lien d*exhausser le Trait el d't'lever ms ponts 
M)us marins, comme de nos jours, approfondirait sou 
thalweg en mer, suivant l'ali^tnentent des ainporements 
êocèneir, qui sous (orn)'.' d'étruciU, jalonnent un de ses 
ancien» lits. 

1^» contours de la c<Me du Morltilian, dans l'iiypollièse 
d'un relèvement lie I0<" du niveau de Iwse, dillfi-eraivnl 
donc davantage des ligures fournies par la cdte — 10»' 
qu'on eut pu te supposer. Or re rel'-veiiient n'est pas 
purement imaginaire, el les contours i-urru^ pondants ee 
sont Irouvt^s rtfalis^-s lors de la période néolilliîque (•(. 
M. Kerviler <*t a uiontn^ que le fond de la liaie de Penliouel 
se trouvait à S™ au dessous du niveau actuel lors de 
l'invasion romaine, à V" au-dessous de ce niveau au Vll> 

01 G. DB LA Nos : Note sur la Gécmr. ancienne &a )'«mboucliura 
de la Li>lr«. BnlL D^oor. bl<l. I6S9, n* I. 
(t| KcRViLEti : Armorlqon et BrcUano, Farl>.Cbaniiiton,T. l. ISM- 




— 22i — 



av. J.-C. et il S?" au diibul de la période péulugûiiii; 
acIuvIlK. Le (uml du ta iMve. à NanU-s était «lors it â.*!"' 
au d«»soii6 du niveau arliiel rrapri-s M. Joly (M ; le fond 
de iKlier du ilain. ôun» hi baie de ISuur^iieul à Ht"' d'apriS 
M. UlngliM-, I') le fmid du lliivKl h l["> ft l'uni-Clidleau, k 
ttt'" à BcMut' d'apiv» nnn observa linn^. De inimitié dans le 
Morliiliaii, M. de Uuïiiiadi'uc t*) a reixmnu qtie l'uncien 
niveau de base était au nnsiriiuiii â 7"' sous le niveau 
ircliie). M^iscesfnils u'appartieiiiit^ul plu^au doDiatuc des 
phéDotni'ues actuels <{ui font l'objet de treltv note, et 
nous remet Irons h un piin'li-iin essai, la coontinalioD des 
ONoillaiions du sol de ee» rivages. 

C0KCI.US10NS 

I^s nier» inlérivures du Morbiliaii et du Marbrai, 
eavaliifls |jar des dépAts varifis, loiirnisseot un exemple 
reniarqtuible de la toriiiulîun Luiitcuipuraiiic de ^t-dimeiits 
divers, di^tiuct;^ à la [uU par leur composition litbolo- 
gique. leur laurie el leur }ieni-*e. ConsidOri's à ce dernier 
puiul de vue, ws dépùt» se rlusseul de la façon suivauto ; 

I . Halola. 
\ 2. âalilvs à k'i^iiiniu. 
s. Siitili-siiuitrzr-ux. 

4. Solili's ^SKi>ux, 

5. Va»'* arsilousMlartlIu). 
. B. Vawui c-iilcaKUMsinuiriM*). 
' 7, Saille cwfuUUor (enta oolcalrcj. 
' 8, Vaââs toiirtieu8eï<li>ailH;sii/i>st^i'eSf. 
\ 9. D6|ir>U <!■! cliloriire de »tidiutu. 
Mo. tXJiiiit» dt» gypse. 

11. Sable* (tel I>iinc«. 



SédittenU tlatti^ut» : 



SMiment» organi^ttea 



iDégalemcat répartis dan» des fuoditionii spéciales, ou 



|t|JoLV :D(«crlpl.<I'?8l>oit!iiJ'-rtancc.t8:'J. P<»t Ai-NanlcsiP- S&l 
(S) UiMiLGfi : Description dw l'orls do Frniicv, ItCJ. p. 409. Porta 

(11! Vl-IldV'P. 

t>l OK CUMMAuci'c : Le Croiiilocb d'Kr-Latilc, Uull. Soc. i>ol;- 
iDatliKjuc du MortiituiD, Vniin<'-<, 1881 



— saa — 

profondeur!) iiu^ak'^, ces divers 8ëdiinenlâ 
(ortiieal sous aos yeux dans eu bassin mHritiine, Haas 
(|u 'aucun niDuvemenl du t^ol n'intervienne pour déterminer 
loarii (liÉTt^rence^. 

Les nitppe^ (|u'ils coni^lilufut aflecteot des formes ieoti- 
culairv:^ vl un uLisvrvc dvs puiats uû les bords de cas 
lentilles se recouvrent, donnant aini>i un exemple de 
iiup<!rpo>i(ina!« slralignipliifiui^^, anato^es à c«1li^s que 
pr^^iiU-ul le* as»^i!)v» diRén-nlrs qui nv sont »ucc(!di^>i 
dSD^ les terup^ géulofçiquK. 

Les i-araclcri'B )^lnLli^T>ijiliiiiuus l>1 litliolagiques des 
an!uuiulalio»!> litlorale-sdu Morbihan rappellent ceux di- 
diverH dépôts de nos bassins lertinires ou liuuillvrs, dont 
les vnriélés el tes niodificatiOQs sont géuénilemenl nttri- 
liuées •! lies oudulatiuus du sol. Si le Morbihan venail à 
être cxondé. el que la continuité de î^esdcpôl» vint û ^Ire 
déformée par des érosions' el des déaivellations, il u-nible- 
ntit r^l iiiuuel d'expliquer leur rariélé par des inuuveineut« 
conienqioi'iiîn.s du sol. 

ImI géologie générale trouve ainsi uneniteiguouient dans 
I» ni'herclie des iNindilions qui oui priMidé à 1^ répartilion 
des alluviuU!^ bietooui-* ut ont ilcleruiiuL' leurs varialiuu», 
puisque les causes actuelles qui conlinueiit h agir suus nos 
yeux, sul1i»eol à les expliquer ximplement. Les instru- 
ments df ces oonquiHus de lii (erre sur le domaine 
iiiaritinie sont les rias bretonnes diius le Morbihan. les 
fleuves de la l^ire el de la Vilaine dans le Morbrax. 

■Vous avou» vu en elTet que l'envasenienl du Morbihan 
était àù, pour une grande part, an harnige produit vers 
80D embouchure par les i^>urants du Murbraz. De même 
le coiubleinent de la baie de <Juiberon. renninnisou du 
Morbrai, est imputable au r3teiitis>eiiii-ul des coumuts de 
marée, dont la diminution de vitesse relient dans celle 
baie les va«e« et les sables à gemmes, oarjctérisliques du 

Annale» d» ta Société tiiotogi^ue du Nord. T. XXiv. M 



bassin de ta ViUiiiif. t'urïa l'envaRemenl de t'estuaire 
int'iiie de la Loire, de Belle-Ile à l'Ile «l'Yen, est permia 
|iaRc que la itiit » un jeu de marées peu seosiljle. parce 
qu'aucun cournul coUcr a«8«« régulier ne lot^ la côle. 
halayanl lesalliivinti<; à iiifr^ure qu'ils desevudcul, rt [laiTC 
qui! la ])cnle du tnnd av s'ac^^ndt pas Irnp hrusqui-miMil. 
Hiiiis est iiu ciïtilninfl enroinlirée il'llnts qui servent 
d'appui aux s/-diiiiriit«. Ainsi la l»iru nv (ouroîl fa^ 
KeuleinenI iri un exemple d'un (;r»nd IleitVL- unviiliissaul 
>^uu i'!stu<iire ft la favrui- de se.ii alliivioiis ; luais «Ile ^'esl 
tiHtutrée de [t\u» capable, grJtce à uno kuiIc d'aiiîun» 
réileves, d'envaser deux tners (Moridhan el Morhmz), m 
les reiiiplissaiil de iiiairTi:i«\ îssu^ de Ui^sîos voisins. <■! 
elle a produit sur ces i-flles une appnrenre Kénènile que 
l'on aurait pu à priori atlriliuer li un exliaussemeni du 
m\ lerreslri'. 

Si cil teriiiiiiaul. un veut prendre en eonâidératîtin 
rintmenfif! élendue des bniuïinii hydn){;r»pliiques de la 
Luire t't de la Vilaine, un recunnalTra que l'cnva^ietnenl 
du Murbrdz résultant de l'érosion piir les ri^iî-res du 
quart An la superficie de la Krancp, doit Hrti rang^ itarmi 
les travaux les i)Iu« i-ousidériibles quarcuiiiplis^eiil de 
nus jours les ageuts ulm(»]iliériques dans nuire pays. El 
eelte grande nsurre trouve sn eonelusion en la uier 
iillorile du Mnrhr.nj:, dans la Imnsloriiialicin foutem|>u 
raine de ces alluviuiis i:Iasliqucs en st^diinculs aussi 
variés par lcur.s earaclères que |iar leur voui position. 

Sèanef ttn 17 Itf'irmhrr tS'JS 

M. Delaoghât t^iudianl A la Faciillé des Spicncr^. est 
i^lu uieiuttre de la Société. 



!.« Secrélaire donne lectuiv de la nnle suivante : 



— 227 — 



L* C4nomaniea de la Normandie 
et du Sud de l'Angleterre 

par HU. A. J. Jukes-Browae ft W. Hill 



Cet fiiSAt est le dév«lopp<>iiient d'une élude vumiiiu- 
nîquvc à la Sociûtt'- Ot'-olo)i;i')Uf ik> l^mlios el piitiliée (tnas 
son journiil sous le litre « A Dcliiiiilattuii ut llie Cenonia- 
uiiiu, lifing .1 comparUon «I tlio rorre-Hpomling lieiU in Mit! 
ourlh'West of Fraiioe aiid llie suudi wesl o[ England m ('i. 
oii nnuH mius iHiuiis priipu-ii^^ de cumpiiri-T ou diHiiil les 
coupes des deux conlrôes, el flo roclitTchi'r la li?uîlc 
intérieure du Cénomanien en Normandie. 

Les assises cjul fout l'uhjet de w niéiuoire sont oounuoâ 
eu Ani^loterre sous les nouiî- de (iaull. i]'ri>pijr Gneiisand, 
(le Ijoiffr Chalk; en France elles i-fUTespumleut <iu\ étuges 
Altiien cl CrHomanie». Nous peuson.'t ifu'il y a i>Iuk de 
raisons pour grouper c«s assi»>t>s eu deux divisions, plutôt 
<|u'eii (rois élage^; mais il qui-l niveau i-ouvieul-il alors de 
Inider entre elle^ la lîmile la pluh iisiturelle ? 

Nous cumuieuvei'uus par décrire le» coupe» Anglaises 
parve i|ue les courlies qui (oruienl lo (îaull «1 ITpper 
GrevDsaud odreut un plus beau dévelti|ipenient dans le 
Sud de l'Auiflelerre que iliius le Nord <le la Kraoce. La 
c»u)w de rUc de Wighl seni d'alturd cunsiiférée, parce 
qu'elle est Xrv» complêle et parce (|u'elle est aussi connue 
iivi (^i^jlogues Fraovai! que des geoli^ues AnglaU, grâce 
aux luituiuirits de M. Cii. Ilarruis. 

|0 Qvnri. lourn. Gool. &oc., voL UI. p. 99. 



jj 



- 228 — 

[. HlD DE L'AXGLRTeRne 

//<• flf tVighl. — Pn-s de Vcninor et de NilOD on relève 
la série suivante : 

l-KlllMClM 

Miirn<-Ii ticlftnnitetla filenA ... 6 
<:rul'- lilaiirliAIn- et ainMlvo. ... 80 
Altl^manoc« do marnos ot éo wuctif^ 
I de craie crtsf iloh*. .... 131 

T. Ciale ulauvuiiICAre avea |iti<Mpliiit>- . 3 ^ 

G. Glauooiili! ui;inii.-iiwi! i 

I i. SablM t;l:nit.tinl<!ux avM >i ctirrU" 26 

\ i. OTtaglimconXeax raoKlt» itnestonr). 8 

3. Sablei nn« micacé* roris cl ]aan«B 
J avec tlis (t.* srii oakJinHix 

' 2. &tara<s mlcaoïcs aabluuscit . 
I. AniJli-s uiie,-icé««(GaDll|. . 



Cbâik 
(209 .SI 



Uppfr 

OKfnsan<l 

el 

OfltUt 

ISS7I 



10. 

\ '- 
'. 8. 



7« 
43 
MU 



On voit qiip nouR avoiiii ciaf^^é lo^ assisiys en dctix étagos. 
l'un rontenani l« Lowei* Dintk nvcc le k Ctilorîtic Mari » à 
sa base. l":iuliTcoiii(ii-iMi»nl ITpiwr Gn-ciisaiid olIvCaull, 
élafte qui sérail, d'iipiv.* iimis, »r};iti>iix dan.'» VFm de 
l'Anglfterro Pt sableux dans l'Ouest. Quant à la curK-ialion 
des faciès divtT!; île la iCone Ji .Imm. itostr'Uui nuiis patlii- 
l^uiis les vues de M. Cli. Harntis, mais nouti Dou» 
éloignons de lui lorxiu'il st'jiai-e k- Cnult inti^rieur du 
Giiull supérieur (zotiG à .Imm. mstratus), pour rattacher 
ce dernier terme au [..ower Clialk, couiuie partie inlé- 
grante de l'i-lagc Cénniunnien. 

l^s marnes sableuses (n** H de l'Ile de Wiglil, ont été 
Cla!t«ées par quelques-uns dan."* le tîaull, («ir d*»ulre« 
dans riîpper Gieeiisiind ; c'e^d qu'il n'y a là aucune limite 
définie eultt* le fiault iutéricur et la zone à .In. roslraiiu. 

Le l»anr de gri's, rejpirdê romme Uise de oelle idne, 
pri-s do Venlnor, par MM. Noriuan (*) cl farkinson (') ne. 



1) Geol. Uati. Due. II. vol,. IX, p. *M 
(S) Quart. jMirn. GeoJ. Soc., vol. XXXVIl, p. JÎO. 



iin — 



-•?« retrouve fos au Nont rie l'UixlerclilT ; tandis qu'oD a 
recueilli VAmm. itixiritttut dans les iiinnics sublmisvs de 
Coin|iU>D Uay ind-ric^urfs ù rc niveau. 

Il eM toul au^ïi ililUrile ilc (Ixnr In limite supérieui'C du 
la /.n\K fi intm. ro^inthix : M- Itiirniis avuil lixé ovKc limite 
au nivpiiu d'un ^blu vuri •:utitt;iiuut des ondules de 
|tli«>|>li:ite de rliaiix, «n nv. bn^nl Hiir le seul (ail de lu 
lirésoui-t' du l'Kiet» usprr \\na^ et- snltle : mais il n'y u pas 
là (le Imnr liniile bien marr^ué et on un |iquI m^tiie suivre 
Uciluuieut a- riivo^iu diius l'iln Imil t>ntii'r(!. Kidln le 
t'tclen atper lui «n-nn; csl un Iiissik- nui', lant d;ms ce 
-sable f|ue dans l«s Chert-IM*,. Cfts lît-s exploités cnnime 
pi«rro de l;iille In" W sont disposov en Icnlillp" Im-iile» i)ui 
nv «€ n.-lrouv(.-ul pa*. It- buif; île Vaw reiilral de l'Ile, A eus 
rituelles succèdent les .subies (a" .'») qui contiennenL les 
rtierU (ou .silex mlet^clunieux) et inie nul séfllngue nn^lids 
ue di'-larhera du Uppor (îreensand \tn\ïv les rathieher <i lu 
l/)wer Clialk. I,e* cnurlies n"' I à tï eonslituout l'otage du 
Gaull et ri'pper Grecnsand n'unis. 

Malpn- un passage lilliolot;ii|uc apparent enlre VVpjifr 
tirrrinaiid et la ioHcr i'Iialk, il y a entre c:es diviftton^ un 
cbaiiKenienl rapide d'uue sorte de sédiment it une nuire, 
et surtout il y a dans la fauac uu rhangemeal subit et 
important. 

Le^ auteurs qui uot décrit avant nous la fîoupo de 
Veutnur uni cunsidéré une roucliu de griis dur au sumuiet 
das Chert-lfeds (n" \i] coiunu- lorniant le sommet de 
ri!p|»er ilrecitsand, et le salile jaune-verdàlrc <tu dessus 
cumnie une |iurli« du « Cblorîtic .Mari ». Nous cruyuns 
qu'ils ont (ail »>rrfur. L'un de nous ayaid (ait un examen 
alleulil ilv celle cuupe en I^Sit, et recneilli les (os.siles des 
couche* de passage, a reconuu que le.i i ou ii pieds de 
sable (îlaueonieux ijupti rieurs aux Cliert-Heds se ralta- 
rhatent jtiir leur faune à l'I'pper tireenfiand et qu'ils ae 




— i30 — 

reofeniisienl aiiriin ilea Céptinlo)KHle« caractériel iquM rla 
Chinritk- Mari. 

tl il reconnu dans ce sable In" G) Perlen a^ptr. Oslrri 
raicalos», Ihlatfff UnU. i'aritinxirr fmtarUis. Tus^ile qui 
De passe pas au-(le»«u«. Le saMe tlevieDl marneux en 
haut p.iH!ianl :■ la (-raie j^laucunifi-ru, (n** 7) remplie <lff 
Hudule» ft de (us^rltts eu ptioiphale de cliaux, panai 
lesquels Ammonilex rarians. Am. VantrUi, Am. nnricularit 
sonl très coniniuii!<, avec Turruliles VorrisU. T. tvhrr- 
rubnvx el Stauronrma t'nyirri, spuugiatre caradérlsllque 
iIk ce uîvi-au. La suLre.-u^îati près iln VeuLnor est la 
sulvaole {Les numéros ne correspondent plus aux pK-- 
ct'denl») : 

Pitda 

/ 6. Cral«nmrn<-g»eaveei;raiRsdeelaucODte 5 

■J*^*' ! '■ ^^'^ «'"""•nt"!»* >i''diHrt-. rWlii- en 

* * fouilfs Rt pn noduli-s pliM|itialiqiies . 3 % 

4. Miirnc trOs tsblcuM siaucomcuM, vert 

(i>nc^. «tmpactiN boniufrcne ; p^u do 

(MStt*8 . . . î S 

. . 3. LU ilo nodiilesilirf rOscutcari'un. (laitlcl- 

letncDI j>tio»plinlUL-8, PeeUn atper 
Gr«<.K...d . ^^^^^ ^ 

f i Saltlv elauoonleox, vcrt>}auB&li«. P. 

aiper 2 

t. Biinc dur «illc«iixclsnbl« vert iin-d(««ou» 

N* f est le Innc dur du sommet d&t r.herl-Reils ; 
D"* î, ^, \ Mjut le »ahle el la ^laucoiile qui forment Ici le 
sommet de l'I'pper lîreensaud. et u" 'î est le Houba««emenl 
dn r.liulk Mari, on assise k Ammonitta ratian$. Ce n'est 
c[u'à ce niveau dans la <*i*rie ipii nnu« occupe, qu'on 
renewnli"e une uioditiailiou trancluV dans la (aune el dans 
le earaclêre lilliulogtque des rourhe^. 

DorsfUhire. — A l'uuest de l'Ile de WigliL celle ligue de 
démarcation e»l encore plus fortement en évidence, i'rès 



de Swunaft^. la Ijuwer Chalk a 14:) pieds i4]'°t/i)[l'ëpai»- 
seur. cl iilTi'i^ it «» Iuisr tin lil de nodules pho'^pliali^j^, 
repo»^ii( ïiir la iturfiicf l'rudi-e d'tiii gvv> dur uudulcu\. Ce 
près renferme /V/en atper, mais il passe eu bus h un sable 
vert îivrc ,(m. rotirntHs ; nu n"<di.'wrve plus de liLs de 
■:lierrs. «•! il ne paniil pus {lur^siltlf di' scinder ici lit mn»s« 
de l'L'pp*'!' 'Jreen!«aud, Olle coupe présente en résuma lus 
diTisinns suivauiiys : 

PiHa. 
Manie juunatFe Itnù» à Oui. plinai . . - H 
Aitf^riinnooe iti> oralo ilare blanchfttro bti% 

llt« dp manip erim Si 

U>WT \ Ctolc sabli'uBL- ]itiiiJi)trc-. aviv luidulM bru- 

Cbal K nàlh's cuiiii'nuril iln pTimpliiili- ilf citnux. 

It3 ptedB ^ Cfitle blimcUAlrv. buiic rtur it la b:im. . . 

Cral'-- iiiararuM- m Mni-s (tris d hiaitn. . 

M.irnc RlitiicnntcUïO iivw nodule» cl [ossllc» 

(^n phiisphate di^rbaux iChlorillc Mail) . l 
Ori'S [iiiduleux. l'acte» atper, Oïlrea rvti- 
CU/»*!! 5 

Sablt: vert avoe nwliilï* cnh'arRLix éjiHni. . I 
îiabl« v«rl iiins nwluli» ciilcnrotix. Amm. 

JppOt 1 rottrattu - l* 

(jic«ii«ari(l Di'ttx Unif» tie «rW vordAt», dvec Mble 

71 ikii-dH I vi-it lunoi'' enln." l'ux 5 

Art(ll<' tuil>Jcu»«: lilciiùlre ai oo Iroia liani-'S de 
lirfr*. ^MiH roiitrarit*, CxtcttHiva glabra, 
Ttttii» Snietrbfii, Arca eorinaïa. Vecnii- 

cutarin cont.aea. 40 

Arulic ïaMcU"- l>ku, piiNtaiil eii bas h une 
orsllt" Iilus otoipacle .M ? 



A 
13 
30 



lîaull 



A Liilworllt Cove, ]>iiis ù rniie^t, c»fi ast^iscN deviennent 
moins f|iuîe«c»: le cuutuct cuire le Luwer Chalk et l'I'pper 
Green.s»nd se Inît L-timnie ci-dessus. I^i zone i\ Pirfm asper 
es! mieux dt^tlnîe el i-enlemtc quelques nodules de eltert, 
sous II* ({'■'■'* ntultileus, iniiis ces subies passent insensl- 
bleiiieni fk ceux de la lone â Am. rostratux. 



— S32- 



Sittsex: A l'exlréniiu^ uriealalo de l'Ile de Wiglil prêj) 
de Culver, les ii Chert bed^i ii sont nVluiis h Iroîs tnèires 
d'i*pnisspur, et le sable vert qui renferme ces nodules 
siliceux pasKcù la partieiniérieureàdei^ grêsglauconieux 
tendres. 

tlans l'Oiicsl an SuBscx li-s (:iierl-lM>dif n'exislr-iil (las. 
luai^ il y '•! ■■■)<' linnde de .'^ahle ^laiironieux qu'un peut 
regiirdiT comme repn^-»ciiliinl la lone A Pecten a^per. 

A Ka.stbouriie ve sîiIiIl- ii di!^[iiii'u, et le Clilurilic .Mari 
avec uudiiIeH phosphair-!i rt'puso sur de-!> grés niicacëâ rt ^ 
cale^ireux seuiblanl appartenir à la zone à .lin. roniratiix.] 

tt'ilixhire. -— Au nord de l'Ile d« Wighl, dans le i 
Wiltshin-. ou reueoDtre près de Warmiuster. la succession 
suivante : 



\ 



'-\ 



SabU' Tcrt <\e Rye HUl 
Sabl«« Cri» avM! etierla 
S(ibt(-ii ■-! i,"rÈ8 vcrb 
Sflblps uns ci Janoc* 

MiiliTistint! (Onlzo) 



WariiilnsWHeâKau f 
Zoui> à Pecleii aspor \ 

I DevUes B»i8 ou j 

\ ZoiieAAin.iuilriiIu» ) 
— Lowftr Giinll 



100 
70 



Ces trois assises ou xdnvs suut assez lûcn dt'dnies, uiai»j 
au nord-est de Warminsterlesclivrts disparaissent et^wnt 
reiuplacé» par des lils de grès giauironifiTes caloarcux. 
KnHn au uord de Devises l'i^paisseur des sable» ^utR'rieurïj 
s'atténue rii|iidenient, et sous 1^ uiurue glauconiféi-e ^| 
nodules, delà bat^e du l.L>wer Chalk, il n'y a plus i|ue3inê(rea j 
(le sable uiarueux, verdtltre, sans fossiles, passant fila base] 
ù la gaize. 

Ainsi, de quelque cAlé que l'on suive l'I'pper Grtensand, 
en parlant de l'Ile de Wighl, on voit varier les caractères 
de la zone & i*ecteu aspcr. te<« lits ou nodules de cher! qui 
la earactt-risent souvent, n'onl d'autre cause qu'un déve 
luppenieol loeal de spuugi^ûrf!^ siliceux. Klle disparaît 



- 233 - 

parfois cumplètemttnl itu N. H â K. de l'IU', cl quand on 
l'y retrouve, elle se n'unit aux sabler infûriours, et non à la 
mie qui les ^unnoule. 

(Juunl à lu zônu â .Ira. rrixtralui elle conserve uni- 
constance absolue, pi roniiiieM. Rnrroi!*)'» ilémonire, elle 
embrasse le (iaiill supr-rieur de Kulkeslune, le* sableit gris 
fl jaunes de l'Ile de Wighl, les i-ouches de lllai-kdown en 
Devon^-hire. Tuulelwis elle e»l reliée si inliuteincni avec le 
Uaull iurérieur (jue tes géologues anglais ne cousenliruut 
jamais U une classjiiealion qui ti^mle A sépiirer res deux 
divisions. 

Toutes les recherches n^eenles ont coulribuéùdémualrer 
que la série des couclies. cuuiiue eu Auglolerre par les 
noms de lîaull el d'I'pper Creensand, fiirmetit un wul et 
iiiéme gr<uii>e naturel, un rlH^e. [lour b'quel il y aurait 
lieu do trouver tin nom nouveuu. 1.» V,r»\e infêrieui'e 
(Ijower niialkl iivei.' le lit df iiiiimc fjlaucouieuse. noilu- 
lilére, k sa base (Cblnrilie Marti, eonslilue un aiilre étage 
coRiptet, généialeineol trtVs bicite à distinguer du pi-éC'i- 
denl. 

2. Lk Ceniijlvsies ex Soiimandif. (') 

U-s drus élagas que nous venons île Uéliiuiler et qu'il 
est si f;ieile de suîvtc m Angleterre, nous iiaraissonl 
rrruiinaissablek en Fnitii-e : iiiiu>i ;ivoiis iliec-lié à relniuver 
leur contael et leurs Uiuiles diius l'-s (ulai^eif du Havre, el 
en avons poursuivi l'i'liidf jusque dans le (2alvadu« ut 
dans l'Orne. 

foupv du llihre. — Les bthiises entre le eap la llèv»- wt 
Sl-Juuiii irioiilrenl la coupe suivante ; 



tl| l.r* nwlicrchRt sur |v icrnin, onl^iv ruilco «u (''ranre, par 
M. mu. 



- ili — 

S. Ciiili:- «limcoiilt^r* S'iB^lro avec 
ttodul» ot fonilc6 en pboaphak' 

d« chaux 10 H 11 

„ . "■ Croki ]aui)Attv plus ou moins nlau- 

Ooiiir<>n< ûO&W 

inaiikn , y ,.^„,^ g^^ ^.j bieuûtro, avec cb«rl 

cl matli^reslltreusL' . . . 39 ii 30 

5. Maroc elauconlnuitu. ultletiM, 
MeoAIre, avec oodulw HxMtplia 

t*« . 3 Jj a »6 

4. Marne claaconli'usc. urlu hIeuAlriT, 
\ avca l'ij lie- ration» illli^itiini'* . . t3 A ÎS 

* 3- Araily i;liiii«iiileii»eKHs totiiV'.jivi'c 

nodulrw pnosphnUs A sa buse . 10 Ii 11 

{ i. Sable lirun. k;n««l<?r. calUuuk-ux . I& à 18 

Apllen ^ |_ Salrt«mU-acés]nunM Uiiarrt . . Tfl 

lléborl PII 187^1. IM il (tùjii pruposi^ une in1ur[m>(iilioii de 
cctie »)upe. il regardiitt i-<>iiiini^ Cùtioiimniuiine», Imilps les 
as8i»ti's au dfï^suis dti u" 'i. l'uur lui. le liitult dm Alliii-u) 
iiVlntl l'L'pi l'sntilé dans t'CK fiiliiisv» tjuf p<ir \v lit de natiulps 
k la kisi! du n» 2, i|iril croyait n^manif^s; nt'iinnioins il 
adnti'lliiit ri;\i«t>'nr«du(l!iiill fi C:iitvillp i>l it OrU'ville. Ku 
fStjO .M. Li^uniiT a<it^iiiiil:iit respei-tiveiiu-ul (-( k-s cuiie)a>« 
:) 61 4 an liault et à la (iiiiz». et doiiiiail en ni^me temps 
une de-*nipli()n générait' des courlies qu'il iM^anlail 
cutnme ('(^nuiiiiiiiieitiius : puur lui le lit Dixlulift-rc In" S) 
roinincnc»il celle M'rin. M. de l.app»n-i]| piirla^eii cftavi!> 
en I8IÎ8, quand il III nliserver qu'an cap la H<*ve i> la i-niie 
glauconieu»r <i ■^itex iTpotif i<ur le» cuuehes à .liN. in/To/ux 
qu'il uiisimilail à la i'iAÎie ['). 



(M Oiidulallutig de la Ctnic, Hull. Soc. G«ol. de l'iaiicc, 3*Si^rli> 
I. III. p. M(i. 
(i\ UutL Soc. Gff\. <l^• Nnraiiindlo. vol. VI. p.3»l. 
tSf Bull. Soc. O^ol l-'rfin<«. Stf. Il, Toni. £>, p. 868. 



Tableao de l'AJWen el du Cénomanieu au cap la Hève 



f Crnl*- blanc-itrlitACn-. K'^^^conii^aBe, aveft^ 

nodules tiruns. piioipliiili» cl cherU 
' illtprnOs. 




le 



"• -^ ^ -■ ^ » ■ 



■c V •-- -■ J 



Cral<> gm blaticbâttv ou JniinAlrr, an peit 
8iauconl«uSc. avoe oordixi* de cb(>rts 
Bri«. 



# Cr«k' UTlii-Jiii'nilIrv, glniunoDlauce, Rveo 
^ oimj 11(6 du itrantls oli«rls. 

/ Crolo nrli-lauDain-. itliiuconlrnso, avec 
. qui-Ifitir* di«tU lilïjKTs^». tin coucbfS 
■ s'ipunïM pnr diat lits ûvr* xIIIl'rux. 

I Cmiclii- (le iii»U'>ri> ■•rayeusp. eniliir«l« par 
de la 'lllce, dlvl>iy' par dcB IIU de cral« 
1 «risntn? m.irn.imo. in-» kI'IUOOQIcus*. 

t Craie iilaucoiilcni'r. Krio-jauuAti-e, avec 
conciï^tloM» nllicvtisi's. 

Creli- snlilciiKn. Ir/t alaucunlouM, arix- 
' bii'iifiiro. iiviv- tioduii'fl nom de ^oa- 
' jitiate do utiaux i-l iiUi'lt[Ue8 roirnons dan, 

f Marne ^alili'US-.', iiliituonlr-iiin'. bHk hlouft- 
lr"'. .1ÏTO liiint'K i!l lilm;* d^ roi'hi- dure 
\ >I11<:ciisl', ptiu OU iiioIdb L-oiitliiua. 

/ Miiii)« KrlM-riincÉ, iiilcaoi'e. salileuse. avec 
i^oiR-rètlousdlspert^eaderoclio siIlceUM. 



i Ariîll'» DoIr.'ittP, m 11 If »*■-■. iiit<'iK'"''e. Ir&9 
fflaiicnnii'UHi': un 111 de noduU's do pboD- 
\ pliiile do ubiiux & la basi>. 



Saille unwîlcr, lemiKlnRUS I» (-artloTiv v). 



f Subk' llii. niIcaoC. jauDAiiv. 
"^ — ^ 

BclicUtf approxlmaUvc 1/300 (S* pieds - 1 pouoei. 




— *36 — 



^^1 Nnii8 pirtiigeuiM roiiifilMemenl le* vtm* île MM. i^nitier 

W 61 ilo l^iiipai^nl qui iiouiii |inniis»t>al devoir ^'inifiospr à 

I tous ciMix qui Pludieront ce& roiiches. Voii-i (raillrur!i 

^^_ eii ré:$uinC> lu lîiuc'vssioD des »»-«)»>«, prise de Un*, en Itaul : 
^^P I. Sable<t jaunis, ressemblant au - Suntl-Huvti Surtt^ >• 

de l'Ile de Wijj;lit. Ib a)i)iarlieiinpiit Htisuréinent fi ('A|ilicD. 
2. Sal)li> pmssH-r, correspondant au sable (erni^ineiix 
(Carsiuiic), suriiiiictdu l^jwerrireeiisaDdderiledc Wl^tit. 
Nous ne Miminr^ [tas surs detwn clas^nifnl dnn)< t'AptiPn 
on dans rAlhioii. car -ii-s foi*((ilts r'-laiit h IVtlat de. moules 
O'oiil pas 6U- di-lormiiii^'i jiisqu'îui il'uiu' inaniiTO 
salisfnisnntc. 

3 et 1 tîaull cl Cm'iKv. Ij partii- ink^it'uiv de celle M-rie 
t-sl UD«! nniile (;tii uronieuM^ ^ris-nnii^liv reufrriitanl dt-s 
nodule» |iL<>>jitiatt^ et de )>etil» galet» itrovenant de lu 
couclie sous-JHoenle. l-'nsstius rure», ou iib$«nts; nous 
aiMimilons le n' 3 i^ notre Oitiill iiift'rimir, vtnlira^sniil les 
zone?^ à Irn. inlrrruplns vl à Irri. hiitti$. Ia (uirtie t^up**- 
rieure|n'>'l),seco[n|K)ë:e de marne (flinituiiiivust'. sabl(,-us«, 
k petite» concr^liuni^ s)lic«u>H-s dau» sit iiinilié jnfi^rieur«, 
deveuaut plus larges ut rangn^s plu» rt'yulit-ri'iui'ot en lits 
daa» la |Mirtie supérîeun-. Ci'ltv rauclie n-ntvrine .tm. 
ro$iranis f= infialuif. tm, aiiritia, Thtli* Soirerhifi, etc., et 
on n«' gtpul ilouler tjuVIle nappa ri ienuf fi la xone à Im. 
raitratue ; elle n-pn^enlt- la (iaizff de* Ardeani's et du Rij» 
de Bray, le MalnistouB et le$ satdes micacés do ri'pper 
ttreensand en Angk'lerre, 

L«s (( Clierl Ifeds « de l'Ile de Wlglil, u'oiil pas de 
représentant à la [lève, et nous ne pouvons y reconnaître 
aucun <^i|uîvalmd df la ïone à l'reuiH aniu-r; leur ab*enee 
n'esi jKis pour nous un lait isolé, ear eelU- »me maui|uu 
souveul en Anglelerrv. 

5. Marur nmlulifi-re. Olle rouclie est séparée de la 
(iaize par un lit mince de sable bruuàiro, (ïpnis de 2 à 3 




- *3Ï - 



ponces, plein île jfrains t|p Rlaurunii^. Ce siihli* I>riiiiàln> no 
montre rlanti (0U!> les (■ndroilH iici-«ftNib1e.'i nnire le Cnp et 
Sl-Juuio. à lï>xc«plii>n tt'uii i^ul puiul à I 1/2 kilomètre A 
l'est de» Ph»r«s. La murne qui le r«ouurrp pst tendre. 
«aMcuse. ^luiicnnieuso. avec trm» frwins lie ^Iniicronie 
abondanl^. han* la partit- inît^rieun* ntidule* p1io«pliHU-i< 
noirs, dpvennnl moins numijreiix en liant. 

Pnt'* ilii c:ip U IK-ve. poUo couche se divise en doux 
bancs. l'infÎTreur. <■(»■» de l/ï nièlrc, le Mipérieiir de 
I l/'i mêlre; lousir.'iclenx renfbi-mentiles rugnuns siliceux 
au^l bien que dia nt>(lule>t pbo^pliatés. A St-Jouin il M'y 
là «ju'uiie seule c^iuclie épiii»su du I uR-tre, iileJne tie 
QCKluIe«. uiais dé|witrvue de conr-rétioDi^ ëUiceu$es. .■ ' 

Celte conctie est riclie co fussilet^. m taune él.int bien 
dJIférente de celle de*: formulions tiilérieures. hes amnio- 
uitv« KOul t. .VuHielU, l. iiiirirHltnix. A. ciirian*. espèces 
cai-a<;lénh.liquea du Cbalk M,irl de J'An^lelerro ; Uolasur 
suliiiloln'tus liiil i^on nppariliun. uver plusieurs éponges 
siliceuses paruii lusquelle^ nou.i i'e<:onnaiiM)on<) Soiuroiteina 
Carifri. U'aulrcft Iwssîleii cuiuiiiuus .Mjnl : Peclen a$per, 
RhyHrhonrlIa dimùlialo, HU. ronrejta, llli. Ura-naiia, l'Mttilo 
diaHema ltcne.nue%\ nombreux Bryotuaires. 

Ou vuit donc ([ue par sejt rararti'reii généraux vomnio 
par ses lus^iles. celte œudiv uodulitvre (d" 5| du Havre 
reâsenible i\ celle i|u> lornie la bâte de la l^wer Chalk en 
Auglek'rn-. où ou la dési(;ne .sous le nom de Cblorïtic 
Mar) ou niveau k Staunmema Carieti. 

Voiietie n'» H. A In marue noduli(èr« précédente, succède 
au cap ta llAve. une craie marneuse. glauLODieuse, tendre, 
divisée eu bancs piu' des tiu d'une rucbu siliceuse 
remarcjuable. L'examen de c«t(fl crnie montre qu'elle est 
p^inèlrée et durrie p.ir de la silice nnlloidaltt, moRtmnl 
tous les passages entre une craie sinifjlenieul endurcie «l 
inw roche siliceuse ffi-is-bleuiUre rappelant le cbert 



- 838- 

en vniv (!<■ fornialion quitte lri)uv« dans b lAinorHIialk du 
Wilt.sliire (M V^ *' '^ '" ailcêduiiic *'«st eom-fnlm- tfn 
DOyaux, ou en lits rameux. lealit-iilaires, saas ronti- 
Duilé. Uiins les S'"?.'} ;iupi^rieu[>, il y a •ïgalemeot «le» 
chéris clair« urJiuuii'e». 

A Sl-Joiiiii loutv la si)ir« iJe ce^ roudtes eâl coocenirée 
en nodule» de rlierl noir, i-,-iugt!->^ fii lits ; la craie euiuprise 
entr'eiix t-l^nt laiilàl juuuil(i-«, lanttH bleuâtre, i3t((uel(]ue- 
fui« linriolrâ jiiune et bleu. Ccttu ;i»;m»« ue reuferuie v^s 
beaucoup de fossiles. 

Couche tiol. — Craie f;ris-iiiiinfttre. un peu glauconteune. 
divisi>eenui(>uchc» jiurUiucs de rherl gris ou noirs. Au cap 
la Hèvedans les premier» i l/âinèli'es il y ii r'int] lits de 
«Aeris grands et niassiU. furtn»nt uue pruémiueucc 
m<ir<|ut^e d<(ii» In fiiliilse. Leii couches Kupi'Tieureii^piiisses 
de a â n mètres se cnmpcKient de rriiie )»unillre ou 
bliiuebàlre avec cherts nombreux, dispersé» ou «n \i\s. 

\ St-Jouin CCS r-oi;clifï »uut plus viiriabl«s. elle ne 
présentent r|u'un seul lil île f^randi' Moc" de f liert, et sur 
ce lit re|H)si- un mètre de craie dure, ^rise. »>iibleuse, avec 
nodules verts en debors. Il vst recouvert par de« 
courbes de crnie };''""^i''fi"''e (7 m^ti-esi nvec obcrts 
bleuiUres dit^perâé». cl ruuerétioiis dures silireus«i. i>es 
trois inèire-t suivanlg i-enferment des rherls nOirs, et 
finalement il y » uue rouclie de cr.iie grise avec concr^lioit!» 
dures siliceuses. 

Dans quelques' unes de c«s couches les fossile:: soni 
assej! uboudaul» ; l'ectf» aupri- h' trouve partout, avec 
i*. fiallicitnri, /'. rhiujatus, Ubj/nrhonrlta dnni4hata. 
Epiastrr cra$*issimux. Ammonites tarions. Turmliiex itibrr- 
eulaius, Tar. fosiatus: llolaxur suhgttAosHS vsX commun 
dans le» 2 i/î mètres impérieurs. 



Il) Voir OiMil. Journ. Qent. Sk. «oI. XLV, p. «b. 



— 339- 

S. — Craift blaucgrisilire îivcp chéris dispersés et 
r|uetquesDmIule!>l>rtini> phosphnltf.'^. On n'abwerve pa^ h ve 
lùvcsiu (le sui'fiice (I Vrti^ion, ni (tfî lil régulier de nmlulea ; 
ils sont |)artirulttTiMuvDl abondants à la purlic iDd^rii-ure 
de rt'ltf ('uuclii!. ilimiriunnl plu& haut, et (li!i|)arHis!>i>iit II 
troÎ!^ ui(-tn'!i eut iiitii de la biise. Li rraîe dans latjuelle M 
ImuvenI ces uodule«( |>liui«pltalr« est asseï sableuse, 
raiioleuse, ol |ilus Rlauc»nicu«« qu'à rordinairc. Cette 
cuucliL- in\ Iri-s losâilifi-re : 



Hlii/tchontlta dimiJiata 

■> Oratiana 

T«r«tr<ih-lt<l Mtattrdt 
Caratomii» rutii-atu» 
fttudodiadema ornoimn 
Gigplioci/phut radialat 
ÙUfoiiiifa niducalu 



Pitvtta MttrroUMtUM 
■■ PnxoMÎanus 
Jrinii-ù rrijttieoilatit 
AmmoniUt eari«nê 
• t'ovpei 

Scapltitet if^Koti» 
Turralilv) catliittu 
n litlrerfulatu* 



\* 9. — Craie blnarlu\h'i' avue fhi'rts pris i-angés eu tils, 
arec peu de iflauconie et sans fnssilt*^ ; envirmi 2 1/i mèlres. 

La ba»v du ïuronien esl bien djiilincle entre Sl-Jouin et 
UruDval. la première coiR'he tiironieune est à l'i-tat de 
ci-ute dure nuduleuse. rappeliinl le « .Mclboui-n Hock » 
d'Angleterre. 

D'après nuH luesures, le Céuuinauieu de St-Joiiin a 
1 10 (lieds |W uK-tros) d'épaisseur : tutul qui e^l ù peu pré» 
d'accurd avec wlui de M. Lennier. 

C^Romanien ilu Cnhadm rt ili- l'fh'tip. L'un de nous a 
poursuivi l*Éludc du t^i'iiuniiinieti Jiisigu'â lluiifleur et de lii 
le Ion),' de la vallés de la Touques juir Lisieux k Viuiuutiers, 
Garé et Morlat;ne, (n'i |e$ défiiH» eoiiinieneenl .i revt^tir un 
(acii's )ilus iireiiacê, pour jMSser au Sud !iu\ sabler du la 
région r^'uoiuauieiiue lypi(|uu du Mans (Sarthe). 

Ci'i« de lluuticur. une seule cxejivatitin nous n montré 



- 2W - 

la hn«e du CénontaDieii, â Muuliuo'jiux. 'A kil. S.S.U île 
llonlltiur ; les cuudics visibk-s élaieiil : 

Pttdl PatNi. 

*. Sol H Aiibrit. avec abêtis cassi-« , . .s 
s. Crfll'? niarnouBi', iilauonleiiei). ]nuni'ilre, ti^a 
lire. Rir.'c Rlifncb illnildtala oiDUinbreax 

rO!>*IW .........;" l'-i . l 

4. Dlecs de i:!it<.-airL' durct e»vt-i(>|tpM ât niarnu 
uriwf, ftl'i<"-'""l^i^'' ■ '''■• dimUHala. Cato- 

{■iiaat caiinatui _ . . . :-! > 9 

t. Mflnir tiJ.iiicDtili'UKR, arts lonc>i>ï .... 3 

IS • 3 

La couche n' 1 nipiii'lle Li marne du Miiiiiiet de la tïuize 
du Havre cl nva* ai!«iiiiit(iii$ Ik ii' i au n' 5 du t:ap la lli'-re 
et par cDiitit-iiHcnl au Chliiritic Mari. \a mnrnt» (;ri*e 
la mi-me coin|iositioa i>I lu» ^raiD-s de K'^iut^uic suul 
reuiar<]Uiil>lt's par li-ur gi-osseur. Il y a cepeudanl des 
diir^renfes iiol:il)l(>s etilrcles deux poucIips : -i Mniilinnaux 
la iwlip psi (iurrie pfir un riiiienl de carbonate de chaux 
en loniic de gniiuU blous. t>1 on n'y observe pas de nodules 
phosphatées. DJ le Ut de »ab]e brunâtre de la \>a%q. 

On reiitjiiiail lu inênie suecussiou de»^ couches au vitlago 
d'Henni val, pré.s de Itlaii^y, dans un lossé au ttonl de la 
roule. .\ la bam>, sable marneux pa»»aDl à une marne 
^ise ^l.'iueunieu«e. au di?Ki<!u$ {çi'OS blues d'un calcaire 
crisUllUé el îinuu'diatetnent au-def^ï^uiî craie gluuconietme. 
.lu sud de LÎHieux, à environ î kil, une ;;ran(Je sabUèj-e 
montre la base de la si^rie cri^lacée : on y voil la coupe 
(Suivante : 

Pie4i t<m«a. 
Sol NniilfiK et débris Ar cherté ! « 

SiiM" marneux |{tauiMnl«u\, vert . . . . , 2 » a 

ArKlkRrtE-DOlriitTe 9 

GrMgroasIerlemigliieu.V.avecpluslcuni nodules 

brucm palus jihot pli niés * * » 

Sable mtruc^ bUinc . W • o 



-iti - 



Ue Siible lilanc vst d'it^e rorallîcn (partie des ii»bles du 
GIoBl. Le sable ferrupineux repr^enle celui r[iii se trouve 
au-des!^<iUK du li^iilt nu Cnp la Wi-ve; M. Uiirol a ^u 
rolditïpaiire de nouft fiivoyer (pieltiiios tnssil«s recueillis 
au Miiimel de relie c'ourtii>. t-l imniii k>â(|ucls nous avouai 
reronnu 4mwi')niJM inurnipiug fvar. Peluri et dmlnlmi. 
l'rflen orbiculiim. fuculltra fihiota fO.Ces fostiileii prouvent 
rexUtenr« du Luvipr (îault (Albien) : mais l'épaiaitoui- 
fail)l« de l'iiivilc qui les surmonte noue prégiura à m 
prcM-'liainc dispai-ilion. 

Ut Gîii/e n'«sl pa* bien exposée prî-s du LiKîoux, niuis à 
Fauvaquc-, uou cairiére n»us a mnntré tin s:il>le marneux 
verdàtre avec un Ml mince d'nrjïile A la Im^p, rf|>rtsant 
direclemeat sur le Cuntllitu. Aiii^ii le sr*"-*. ferrugineux ne 
sVU-ud pas juM|uc \i. et l'argile Albieniie très réduite, 
(orme la Iwisc de la s«^rie ri^larve. 

A Viiiioulier«, il y n de belle» coupi'^ daus les carrières 
voisines de la ville, l'une d'elles moDlraît )n succession 
«oivante : 



pifiii 



3. 
1. 



Cinlo tabbtuMC, RlnuconlouH-, Rilsûlrc. '-n tils aller- 
natilA, A «ur(iic« rnhotcris-, bïoc claerls .... 

Craie saille USQ clnuconlcusi- Jaunâiro. noUukDso et 
tfllwteuse daaB :a panic sapârleuM. plus compacte 
aa-d«wous. avi-Q cIk-iib 

Cnlc 8abUi»e, Jaunâtre, tenilru. tr^B elauconleuse 
ciïmi-Mil wnerâlloii*illkaus«amvs 

Haut; dur, i'i hl(K-f Ac rst^li" ^'l.iiiouuleiise unlcaniuae. 

Marne •ahl'.'Dsi', (tlaiiciniliMi^e. U-iidro, vi-rli'. iWMtml 
a table vocl-lonM. nolrâltL'A la liaitc. Bllu rcpuM 
SQr le Coralllea. i|ut n'alii<^ur<! pa*. 



37 



15 
I 



to 



Le R" 1 est la conlinu.ilion de l'I'pper lirceusand ou Ciiixe. 
qu'on peut suivre tout le long de la vallt<e de la Touques. 
Le n^ :■ reprissent» pour nous la base duCt'nomanlen; la 
rocbe ressemble h celle que nous avons vu près de 



Amnalei de la Sociétif GétloQiiue du jVorrf, T. xxnr. 



16 



- 2« - 

Itonlleui' el de Herniiva), et ici il y a uu )ilaii de <iô|»r»lioR 
bien man|uû f utt-c elU^ et lu glauooiiiv sous-jacculu. 

ÏHm^ ]cs courliL's orayL-ui^vis |ii" 3. V 'i| les fossilc-i lioni 
nombreux, comprenant .1 mmunih-v ifanM/i, Inoerramiit 
Siriatui. f'eriru iisper. Ultifuehi'iirllii ilimiiUaln. lh-miii*ler 
bufo. Kfiiastcr craxnùisinm^ li nulles e:ip4>fes (-t-uotnauieane^ 
bien connues. Ces! I» znne i Atn. VauieHi. 

Dans UDC aulrv e^irrit-i-c ie monin'ul i\e<i i-oucbes 
supèrieurttii appartvuanl â la zuiil- à .Irii. roiomai/mxis ; 
elles con^islenl rn rraie lendrt- et dure en lîlâ alteruanlH. 
Les lils durs «ont jauni\li^'s, ghuruiiieus, cH^lJiUiu^. avec 
concrétions sjlioi?uses; ks lii^ temlix's sont iwnipusés de 
rruie mnrneuMe, grise. In^ (^iauLoinuiise. LVpaisseur du 
i^énomanieii à Vimoulierseiil dVnvirua ÏMi pieds(4i in.|. 

Eulru davè e( Murta^iie le solide iipi^arall au-iics^uâ de 
cette <i (Iraie de Ituuuii •■, cl (dus luiu au sud dan^ la 
cutntuuue de Ttiéli^uy, uu lixiuve une grande <^[Kii)iiieur 
de sable intert-iilé eolre la craie de Kuuen el la craie à 
Ani. il'tnlfUi. 

Ainsi seloD les recherche» d'Albert (iuillier et de M. 
I^ul Bizel, la )iuccei<»iuu en celte région est la «uivaDie : 



ti. Sabir» du pL-n-ti« 

4. Cnlk- k SeaphiUt in/ittlië . . 

3 SnbiM fi Per/ut lanevolata. . 

2. €nilc à Alun. Mtutlelti . . . 

(. GIsaconloA ourva fe^i^uloia 



Pk-J) •■■fiili 

20 

60 

130 

S» 

s:> 

315 



Ces auteurs regardent toute cette série comme cénoma- 
nieDDC, mais M. de Lapparent t'| a^imile la jjlaurnnie à 
la caize du Havre et la fBnge dans l'Albien. opinion qui 
est pleinement d'accord avec la uiMre. Nous etitimons que 



Il Tia)t6 du Uéolu|il«, ISa», pp. 1011 «1 107S. 



-2«- 

relie glaumnie A l). mirutwa dnit n'accroître en épaisseur 
en dvMMïudunt vers l'Ëat et r]u'clle )>ass« graduellemenL 
vers sa partie inférieurt- à l'argile glaucotiieuse que l'on 
trouve sous eUv. à Célon cl à Ntfgcnt-ic Huiruu, et (|ui Et 
fourni .Im. j-mtratus el In?, auritus. 

l'ouraous. lu f^laucuuie (le l'Oiuc uccideutale n'est que 
lu ])iirlie .supérieure du groupe de couches dtSâigovcs eu 
Angleterre sous les noms de Usiull et d'I-'iiper lireensand. 
En t'rancv, lci> menibi'cs itifêrieur<) du groupe s'atténueul 
vers le Sud-Ouest, n'élaol plu» représcntOs que par cctio 
glaucooie, nu-dessous du Céaoïuauit- n. 



3. Observations ttin la cubbélatio.\ des cuupi» ■■uKci'.nc.srES 

Nous avoiU) signalé ditus la coupe du H^vre. l'absence 
de tout représentant de lu zone it Ctcien axper. Ce fossile, il 
est vrai, se trouve diin!> toutes les roiKrlies,(]ua'>;î au haut du 
n*' 8, mais la prétecce d'uue seule ospi-ce ue constitui? pHS 
une zone slatigr»plni]ne. .Vous rfli!onR.iitrons cependant 
qu'elle y est associée à d'autres c.spr-4:es telles que /Vcrcn 
tiailiennei, Ithijnvhimi'llii •hmiiHnm, t'iirnjiyijm roliimh'jriilt, 
Coriiioitiu* niitrafiis. e(c.. ruiiiiimnc-i dans notre l'pper 
(•i^eeusand, et inconnues dan."! le Chalh Mari. C'est sans 
doute pour rc molli fjue les ^'^oloj;ue« ^■^lln■ais oïd "•ousi- 
dérélescuuclies.ïà 7treuleruiauti't.-s[oM»ilc!S) l'uiiimerepré- 
ienlant la partie supérieure de nolni l'pper tireenttand, 
dc^ignée pur M. Barrais sous le nom de /une à Peclcn 
tuper. 

L'existence aussi dans le Céuoiuauieu Français des 
dterts utulogucs ii ceux qui se trauvent dans les h Ctieit 
Beds u de noliv l'ppor Gr)M>n>aad augni«ule la ressem- 
blance superticieIK' enirc U'> deu\ dépôlFi. 

Mais tii coDsidéraliuu raisouuée des faits ol>»er\'és nous 
«mjii^elie d'adniellre ci'Ite euticlusion. Il faut se garder 



d'aborit (l'accopter (!«inm(! r»rii<'léristiqiies des IvcIiido- 
ilernips rtij lies I^mellibninrlie!^, |iiiiir comparer des gjse 
lueiits éloijini's rnu ik- l'iiuli'e ; la ré|>>ii'liliou tlu leur» 
espaces est ti-o|i (l^peuihiiite d« conditious d'vsiiilenre 
locales, lelk's <)ue \a profoniltiiir de l'enii. Li niiturc du 
lond di! la mer, les roiir;iiil-i. Au ixmlraîiv. In rÔ[Ntrlilian 
dva C&[t\m\o[}i}àvs, auiiiiMiix t'ii|)dblos du !<e I raot^porti-r 
jduii ftirileiueiil, J^[iend»il moins de \a profondeur de 
l'eau, et doit par ton^^inient nous inspirer ItJen plus de 
fonniini'e. 

Si conlormémenl à ee principB, nous hnsonsaos compa- 
raisons sut' I>1 n'piiT'Iilioii des sfiils lA-p)ialopodvs, nouis 
reconnu lirons l'itlcntUê de* couclii-s j à S du Hilvrc avec 
nuire LoMerilhnlIi.uirlCii Ci^.phalopudcs du celte |ianie du 
{^énuuiiiuii^ii du MiUre et reiix de noire Cliulk Mari 
a)iparlie»neiit aux mêmes (.-spi-cex: jiar i:«ntre. ecsespècos 
ne M! retrouveni |ias dans les Ctit-rt-IIeds de noire l'iiper 
tiroeosand. 

La-ieule parti»? de noire l'jiperdrecusiind où les C^pbii- 
lopoJes du Clialk Mari i<oieiil a^soiné» au l'ecten asper cl 
aux autres espèces clt<.^esci-de«su9, e»l leiiable de Ityeilill, 
niveau ijui forme le sommet de» WarmiuMter IteiU. Otie 
oouelie (uuteluiii ukI mince, n'ayant pas plus tie :t n)i-lre^ 
d'épaÎ!i»eur (V. p. £12), et le salde dont elle '«l' compose pas«e 
(iniduellenient â la craie {^lauroDicusc ((^hlurllie Mari) qui 
la recouvre. Ou a montré récemment ('1 il est vmî, que 
cette faune de Warmiustcr n'étail ytus la lauue typique 
«le l'ijpper Ureeasaad, fdtendu que nombre des «spèoes 
«iraf!téristique8 du Chalk Mari y lont leur premi^re appa 
rîtio» ; eVsl en fait une rourlie dp pas-iagc, et le uombre 
des espi-ces qui past^ot de cette couche au Chalk Mari e«l 
trois fois pluscoa^idt^rable que celui des formes provenant 
des eouches inférieures. 



||)G«il. Mail. DM. IV. Vol m. pag. SCI 



(IKW}. 



- 24S - 



Dans rnp rio Wiglil. In repri'seDtaiit de ce sable u'a que 
l ou r> pitfdii (IV|iais«(>ur, cl nous coDsJdi^rons ronime peu 
pntltfiblp. iju'il all<>ii;nc 8li pieds dYpaî<^)«vui- au IIAvrf. 
en i-<!-<luisanl aidjti A W piwl* l'importaiirn du la Lowit 
Chalk, épaisse du aw piivli. dan» le Sus«x et l'Ile de 
Wipht. 

On peut eomre faîi'e valoir un autre ar^unienl : le Onu- 
nmoien du Ilâvrft n'est pas un gri^« vert, mais une craie 
lïlaurnnieunt. Si nous examinons le Clialk Mari de l*I)c de 
\Vi)^hl au mtcro>no[i«, noiiii voyons qu'il est de m^me h 
l'état d« craie glauconieuse; elle se coniposv esn>oticUe- 
oicnt d'une pâle Jine crayeuse, enveloppant de-H grains 
nonihreiix, mats trcs petits, de qnarlj; et de glauconie, 
avec dos débris de coquillt'*. La |irtte tJes couelies corres- 
pondanles près du llilvre est moins riche en maliére 
crayeuse, mai» contient une plus ^raode proportion de 
consUluanls inorganiques (quarts et glaucoiiit;). 

La craie glauconie use du HAvre et le Chalk Mari de l'Ile de 
Wight présentent entre eux les relations dctiép^tscooien) 
purains accumuli's h desdistiinres dilTêrentes delà terre. \u 
Sud-Ouest, dans l'Orne et (laos la SarLIic, le rempbcement 
du sédiment crayeux i>ar du quartt, mica et maliére sili- 
c*nse se poursuit prosi^'^^'^L'inenl jusqu'il ce que la roclie 
devienne cntièr^'ment siliceuse. 

Ces dtlléren(-i>s dans les conditions physiques rlu clêpi'it, 
nous «einhlenl impliquer niVessai renient de^ difTt^ivni'Cs 
entre les faunes LL-uaiuanii-nnes d'Angleterre et de Franc*. 
Va même assemblage d'espèces ne saurait habiter les 
hancjs de sable littoraux, les (omis intenix'-diaires où 
les marnes et sablL'S tllaucunieux s'accumulaient, et enfin 
les plus gnindes profondeurs ou se déposait le Cbalk 
Mari. 

Mais toutes ces tornialîons successives ont pris naissance 
dans uD bassin en voie d'HlIai^sement ; el le dépâl du 



— ml - 

Chalk Mari nynnt élé prp<;«(lé par celui d'un itablf glauoo- 
nlfux (hus une mer moiii-« profonde, nn conçoit <iue ie$ 
(aunes qui les i-araclérisfnl aiciU dû <!iiiif;rvr. srlim que 
IVlendut; de Isi mer s'arrroi^ail et que sa partie ccnlrale 
s'appralondUiçail. pour rechercher ailleurs les conditions 
qui leurronvpnaienl. 

Ou constelle ii r»ppui de ces vues, que In difTi'n'noe enti-e 
les faunes du (^halk Mari anKl^Es et du C(!nuiniinien 
normand augmente h mesure qu'on suil les rourlios du 
nord nu 8iid, et .111 ^ud ouest : mais loujours elles rcufer- 
menl le uii^iiH' »sKeiiih!agB de ci^phalupodos. 

Notre iivi)t. en nSumé. est que le Onomanten de no» 
roupes du Hilvre el de l'Orne n'est que la conlînuntion. 
ver<^ le midi de lit l>>\ver Chalk Aiiglt'lerre. déposée 
dans une mer moins profonde, et en une région où les 
roiidilions favorisaient lit rnii*sance de* éponges silircii»*?. 
Il est (orme |Hiur wr- nitsim^, d'une eraiv plu» sahleusc et 
plus ^lauconieuse, avec une plus };rande qunnlité de 
matière siliceuse »oits forme de spîculesd'i^poiigcs e( do 
chcrts. 



Le Céaomanien do Devonablre 
par V. A J. Jukes-Browne 

No» deniii-rt's étude< dan6 le Uevunshire nous ont nWt'lé 
un certain nombre de failli nouveaux, important» {tour l;i 
ronnaissaure de l'étage eénomanten. 

Ia> terrain cr^lac^ dam* ce comli^ e«l cutiiplèlement 
isolé des massifs du l>)irsetshirt\ étant limité à deux 
petit» liinilteaux synclinaux, compria l'un entre Lyme- 
Kefïis et Axmuulh. l'autre entre Seatun et Bidiimulh. Les 
meilleures cou|»es sont dans le dernier, noliinimenl dan> 
|e« belles (alHi!<es de Ueer llead. 



» 



- iM — 

Elle» uDl èlè ilocrili>!i vn 1H74 pnr M. C. J. A. Meyer ('), 
en IS7(! iwir M. Barrnis l») ; ilp|Miiii lors M. Meyt-r a 
lui iiiiMne iniKlilU' sur divers ))uiit1s W vues <|u'il avair 
i>iiii»ei« À oetie épugue. cl actuel 11- iiR'iit il piirlH^e uolri; 
maaiën- âv rair. 

l.'l'piHT (ircensniiil iilleirit il:in> r(->' (nliiîses un 
ilvvelup|]t*iiii>tit rrm<in|uablf : il y t-st )ilii!> i;|)tiî« <i lui seul 
que l'eniiPiiilile du (:»nlt el tïu (ireeiitiiind i\ Lulworlb, et 
seTi cherl IhiIs pri-.-<i>nteiit le douMe iIp IVpnisseur qu'on 
|pur cuiiiiuil ihiiiM l'Ik- i\v H'i^td. nu jx-ut lu-Kitt-r <ï 
reconnailrv dans celle si^rie la préHi>iioedug<iul[iulérieur ; 
lUiiii* on dnil rapporter siinx lii>>iilalii)n à la /.ùiid à Ani. 
rmiraïui, l<i plu^ fçrande piirlit- ilt's iir^iles Mnlilcuses et 
«abtes i>{uii$ de tHj â 11)1.1 pivd». qui cunslifueiil l;i divisirtu 
iulérinure de noire l'pper tireeusiiid. Ces couches soûl, 
surmontées par des salilcs pI firi'x jjinne verditli-e aven 
lit» de nodules de rlit-il, l'pais de .'Ki pii'd> il Wliileiilill ; 
leur sunirnel esl m^trqui^ par un lianv de grè? calcareiix 
dur. épïiis de 8 |)ii-ds. fi siirfiire supérieure nettement 
déliniili'v. 

Sur ce liane de grés i-epose une série de utuelie», des 
plusrentîirqu-ihlei. ni'^ntranlii l:i ci^Tedefinmi es variât ions 
d*ép»isseur el couteiiunl d'iiiléressaotcs Faunos. On y peut 
di!<tingiier Imis divisions prinriiiales, les deux inlérieuri-% 
carartéris^es par immonili-x Mniitdli, .lirt. rariatm, et 
milres fossiles de la Clialk Mari: la truisième, parlois 
al)«eute, bieu ilistini'te- des pitUv'-d entes, passe graduelle- 
uieut au tiuniniet à \a eraie nuduleuse, dure, à fossiles 
hinmiens. Au dessus, IV-tagc luruuieii. formé de craie, 
prel^elUe uu important développement. 



(Il C J. A. .Meyer : Ouall. JiîUin annl. Six:., vol. XX.\. p. 389. 
lïlCli li«iiiiis:»''cl)enïl)€«9urloTiTrinn CrCIac^do lAnBli-lvrra 
tSTfi )• 09. 



— sw — 



1^ pu«jlîun»ilratigrHphiqiierle iiotrezoae à Am. ilanUlh 
se trouve ainsi exaclenicnl lUée, élaol romprlse eDIre 
rUpjier fjrp(tiis»U(l cl le Midille-IJinlk tTurotiitriii ; ellt' 
(lait repri'.'ientor n«'^ces<iatreineiit |i»r .suite, une porliiin 
rfuelroortue île la l.uw«i-'(:balk. Cvtle zànc ('(lai^c de 3 
piftls si'ulcitu^iil il Whilnlill [trt'» So»turi. altclnl pri-s Ho 
14 pieds à Ehfvr Heiid nii elle permet inOmedetix divisiuns. 
Vnict d';iil]eur« la coupe que l'on relève au pied de celte 
fiilaitie : 

rirti l'oucM 
TOEUMiR-t : Crnii! dure oodulousc JaunAtro, avor tam- 

Imniix dt^.tabloiilauronlcuxfc la l>a»f . -i 
: h. Calcaliv «rwalor quar/lti-rcavup lits 
do ni)<tul<4 verdis, llolattfr Mulf 

globohut ^6 

A. Calcaire ilar. itrAseux. «kiuIIIIm-. pa»- 
sant à la iMsc h un «rM calcarlll^K 
tininu. l-'ofleltos abonda II 15 . , Il (t 
L'rt-KitaiiKK.-c»A!an : (iKw calearcox h gnïa* fins : 

t<»sllc« mm* !l 



Zone a 

Am. 
Maxtki.m 



Ce» couches ncqui^real encore un di^veioppenient plus 
eouïidéralile. quand un les suil ;'i l'ouest de Ik-er lle^id ; 
leuri'paisseuraltein) 21 pivds danii la (alaise de Hnobeo 
ài i*)0 m. de lA. Od y voit In coupe «nivnnle : 

Ktdc 
Ti'ROKiEK : CrnlR rtiirv- n'Kliil>?iisv passaiil A la luixe à In 

cpuchoMilï.iiUf. 7 

C. Marne itlaiicoiilruito vprla, Hilikusc 
avee cjuolqoM oodules brans de ptio»- 

l>lial^ de oliauv h la bus-; 6 

,' B. Cnlralre f;ri>K*l<?r. Iiinnc. fih>»i)UX, avnr; 
un Ut de onduler branûln». dan 
verdi», au sotaniol ...... 6 

A. Cal<-nlro dur, cocjalill^r. ai et an Itl uu- 
diili>ii-( liriin.'ilr^ ou Si>niiii>-|. pa.tiitint 
ftlabvwil un [;"''' cnl«ir1fM»'srtw«kT IS 
l'vi>eit cnKC%NA.>;D : iiK-smli-nrctik ;i «rsilris t\n*. 



Zoftr. 

A 

NA!*reu.i 




-ÎW- 



'iJM «urf<ic«^ qui Itmiteal les lil.s bninittres, au «omiiint 
des cnuphes A et B. sonl remaniuîtlilemenl |il«Des l'I 
unies : ellps «»rrps|»oii(lpnt êvMemiiu^iit :i îles arri^ls dans 
lii si^ilimoiilnliitii, am'ls |>eu<l»iil li"if|upls le* di'piMs 
l>ri^-Ml(.-)tii»eul iH-'vumuli^s ont été durei» par inllllriilinn 
de soliilinns fihoAjiliatêes et ciilca relises. 

1^ iniii-ae glaucouieusc C |>iiKil( correi^pniidrc U un 
avrrois.«fn)i'iil du uiveau rcpri'senli' ■■ llver llvnd p<ir dL** 
lambeaux disranlinuM de satile lïlnurnnieux, à la base du 
Turnnion. l>|ii^ndnnlon jr trouve UelemnileUa ptnia ai quel- 
t|Ui:;s MUtrf« ItxNiksde la Luwei--<:iiatk, do Mirle 4|uVllc 
pourrail rupréM-nlop le sioinmet de cette division, r'esl'jk- 
dire Ja tùne k M. {ttena. V.n Ioua ras, il y a sou.i elle une 
lacune, et il (nul inJinetlro (|ue k> n>»l« île la U)WCL--Cbalk 
fait défaul ou <|u'il i^sl rcpriWiitt!' par les caleiiirus sableux 
de la lAne  Im. VimfeU». 

Voyons donc, quels sont les (osÂÎlejît de felle zHae Jk 
.4m. MniiltUi. |voucIil>s A et B| ? Cen deux niuelies ullrent 
lin grand nomiire d'espt-ces communes, telles que .ifit. 
MtiHtrUi, nariruliiris, fakiilux. rnrirtnx, ('o«/<fi. Le nombre 
di*« «*|Ht:i*s pmpros à (.'Imouno dVIle* c^t asset restreint : 
uouR cJlerun» ù la (Ktrlie iofùrioui-e de A uuc ((''""di! 
es(>*-ccdt' ilryozuairf. 1res Hbontlunte. rrciorurfl mmahm, 
Hsso4Tiêe II lies spuiii^iaires n'no m imitons hifn l'oimus, 
comme Tremiiloryxliri OiIiîijhH, Khxnioslvmn consuOrinum. 
Les Veriocnr» snnl Miuveiil perforas (Kir le t.iihoihmns 
rtt'josut dont on ne n-lrouvi* que les luuuk-s. Triijoniii 
mnutiffni, T. xulciilariii. .lira lisfrieints, furbii rolmulata 
sont almnd.inls ainsi que de (grands échnnlillons de la 
Tfrrl/raullo }lr>ujfiU, 

Au snminel de celle couche A, on trouve un grand 
nombre yVr/ffi «</«■;■, associé fi /'. tialliennei, l\ l'Hiosianiu, 
Innceritiiiiis utriiitii*, ftlitjtirhime'lailiui'tli'llti, l'*f>iiloiliiii{riiiit 
rarmlarr, HolusUï turis, llol. llisckogi, Vatup^tf»'. fiilniiihn 



hm 




^iTîJtO 



n«». et nombreux Hrynzoaîres indt'IenniiiPs, Parmi le»' 
(V'plialoïKwIes [iropres à celle rouchi!. on ppiiiiir(iiie 
AmvwuiKft complnnatu* . I. Iiiîtctartut. t. iihfcliv, 
Turnitiles Seheuchzfritiuiis, T. eitstnlas. 

La couche 11 rciif«riiii« rumine fus»ite riniiiinin lli^laxttr 
suttiftohmiix. ran' iliins le* œiirhes inférii'uivs. M. Meyer y 
a li-uuvû fodiop*i-* ihma. Uemin^ifr Vorrixii. liiwrs 
Bracliiopudef^ du Tourlta. et de nombreux )^sli^r»p(Mli>^ 
de* gpnri'** Irrllann. \ntirn. fS'eritopxU. f'lciir»liimiirîn, 
Tmfhuf, Turbo. Si>lartum. Vuluia, pririni lesquels Tmchiix 
(liromlitni*. Turin» liufritngeri, Ipp/Z/iwi rti«f*. Iw/iiM 
tluerati'jiTi. Hyadivei'se^es)M''('esdr>'aitlilot«. N.ttfni/iiiH», 
jV, Ijirgillifirlianuii, etc., Sraphitta mfualû. TurrulUtt 
fîorrisii, T. nuttnlitx. T. Umrfxèonus, T. Itrehti. 

La couche (' ivntient t^K^leuieiil un as^cic gmnd noinlire 
de fossiles, surtout entre l.ynip-lleîîis et Axmoulh. lii 
plu|)art ù l'iMiit r)e inouïes en phosphiite de rtiaux et 
pnit)abi('uieiit rvmaiik's. provcniinl de uiveiiux iiilernii'- 
diinres inlnlemenl dîspiinis. Les Srnphiiet tr^funlis el 
Xmmimiipx infpoi:a»Uinum ligureiil paritit le» espi-re* Ips 
plus répandues ; elles soni acmmpaRiii^es de i|uelque« 
pspèceii rares, telles r|up imntimitf.» momptuihif. .(rn, 
lioupitiaims, \m. Heurrieri. et une (urine nouvelle dêcrile 
|>ar nous sous le nom de Iw. ( inintbiMYraxi ptnta^onus. 

Nous donnons rî-des<u>us la liste eomplJ^le ite^ fossiles 
de ces 3 rouelie.* «pie tiou» avniis pti identifier. Vous 
iildit|Uuns dans de* (ulonnes si*parées les espHes c|ui uni 
élé relmuv^e» daus les couches de Warminsicr. dans lo 
Cli!ilk-Mar(. leChluritîc.Marl el lety-nuriiMnien ilii \. iIr 
Ih Kr»nr<\ Celte lîiite est 11- n^sultal des rolle(;tiou> (aiU'.s 
par M. G, J. .K. SIeyer, |iar moi niAme et pur M. liliwles 
pour le llndn^îcal Survey. Les dt'teruiiualions en partie 
ilues ;'i M. Meyer nie sont pour la plu|>arl iM-rsunnelle^, à 
l'exceptioD des Spuii^iaires tsi des Rryoz-oaires étudiés |Kir 
.M. lo D' V,. J. liinde. 



■ 




- 231 - 



Liste des Fossile» Cénomanikns ue la côtk ui' Devo.nshire 



Dans le tableau suivant, la première colonne contient 
les tossi\e!iAe\ii zone h AmnumifJi M iutielli du Devonsliire; 
la seconde coDlicot les espèces do la marne salileuse 
qui la surmonte ; ces deux colonnes réunies montrent 
la (aune Ctm<»manieune du Dcvonsliire. 

La 3i' colonne montre l'extension de ces fossiles dans le 
sable de Itye Hill pW'sde Warminstcr, couclu* qui renferme 
la fauue dite de Wanuinster. 

1^ 4' colonne indique leur présenco rtans la cniie 
glauconieuse avec nodules el fossiles en pliospbale de 
chaux de (Uiard, du Somerset-shire el de l'Ouest du 
Uursctshire. 

1^ î}>' indique les espcces (|u'on rcncoiilre dans le Lower 
(Ihalk, dans les zAnes ii Ain. riirians. à Uniaxier 
subglolHisHx, et H Iteirtnnilflla pifim du sud de rAnfçleteiTe. 

La 6'' apprend combien d'es|i('C('s se rclrouvent flans les 
couches cénomaniennes du nord-ouest de Krance (Maine 
et Normandie). 

i^s lettres donnent l'indication de t'abondamc com|ia- 
rative des esiii'-ces : /.r. = trcs commun, r. = commun, 
as =: assez commun, n.r. =; a-ssez rare, v. = rare, 
l.r. = 1res rare, la + dénote (jue nous ne ciuuiaissons 
pas la fréquence relative. 



■ 


^^^^^^^^^ — 232 — 


. 


1 




IIK 

S. 


VON 
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H 


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Elasmaiionm eoiuabriitiim d'Orb 


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Trematoeyttia d'Orbigngi n\nâe . 


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H 


■ tiphonoidea Micli. . 


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c. 






c. 




■ 


yemalinion ealjfeulatum lliiida. . 


a. e. 




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^1 




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1 


Hyurozoa 
















1 




c, 














1 


ACTlKOZnA 
















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Micraharia cnronula Goldf. , . 


r. 


r. 


i-C. 


a ]', 


11. 


C- 




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1 r. 














■ 


EciHNOI>KRMATA 
















H 


1 Caratoma* rotlralat Ag 


a. f.. 


r. 


t 






a. f. 




^^H 


Calopffgut eoliimbariut Ijitii. . . 


4!. 




c. 


«. 




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^ 


^^p 


CblarU oe»iealoÊ'\ (lolrff. (re*(|, . 


r. 




a. r. 




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c. 


■ 




Coditipii» doma DCAni. ... 


c. 
t. r. 




a. r. 


• • -r. 


P. 


e. 


■ 




Ctttlatdia ISmrtiim Kvpxils 


a. c. 




0. c. 






a. e 


\ 




DUeaidea eglindriea Lniit 


* 


a- f. 




e. 


C. 




^ 




a Farrina IVïir . , . 


a. r. 


r. 










S 




■ lahuûata Klelii .... 


1. f. 


e. 


1. e. 


e. 


a c. 


r. 






KtliinyOriiiuB lamnosH» OiAdt . 


l r. 




H r. 












Se'-liioçonu* cmtanetu Ueoagn. . 


r. 


c. 


^ 


c. 


r. 


4- 






EcliiiOfgphu» dif/teilif Ae 




r. 


a. c 


r. 


r 








lilgpftoegpbu* radiatus ll'Piilnali . 




r. 


r. 


t. r- 


r. 


+ 








t. r. 




a. c 




r. 


+ 






IlemiatUr .Vorruii Y»rhM .... 


l. r. 






r. 


u, r. 








Holatter laeU, ear earinatuê A|{. 


t. c. 


r. 


c. 


■ . 0. 


a. c 


e. 






■ tu'iot bicitlaruCMl. . . 


t 




■^ 






fl 




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e. 


c. 


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il 

il 


«1 


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S S 1 




1. c. 












Holectypus bi:itri(itut WrltiHt. ■ . 


t. r. 






t. r. 






Pêeudadiaiiema tienettiœ l-'orljcs . 


1'. 




c. 






t-'- 1 


.. [\\ Itronijniarti \R.. 




r. 




1'. 


C. 




a Miclielini A);. . ■ ■ 


a. c. 


r. 


C. 






c. 


'■. • ornatum Coidr. . . 


L*, 


<:• 


■; 


c. 


C. 


c. 


» earioiare BraiiKU. 


t. C. 


c. 


c. 


c. 


c. 


c. 


PgguruM lampat Du la ItfCllu . . 


t. r. 










+ 




r. 


r. 


1. 1-. 






+ 


n Detfoutiniii D'Art'h . . . 


l. r 






t. t. 




+ 




t. I-. 






r. 








e. 


r. 


t. c. 


a, y. 


a. ■'. 


c. 


1 p. " car, giliba Ag. 




r. 


r. 






+ ! 






a. r. 








+ 




1. r. 












ANNEt.EUA 
















r. 


c. 


a r. 


a. r 


r. 


1 

u. 




c. 




c. 


c. 


c. 


c. 


Vermicularia um&onnta Mntit, . . 


r. 




n. r. 


7 


t. c. 


+ 1 


CnuSTACEA 














1 


a. 1'. 


v. 








1 

r 


POLVZOA 
















r. 










+ 




1'. 










1 




c 










1 


■> f/l ? 


il. ['. 










! 




l. f. 










+ ! 


Ih-franf.ia {t'ela-jia] Eudctli Mlcli. 


l. r. 










+ , 




l'^ 










+ ; 




r. 













- 234 - 





eBV<w, 


Il 

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II 


II 


' S 1 
^ 1 

m s 




a 


u 


^1 


h 


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1 




Se 


2' 




Sadiopora (Ctltttlipora) ornata 
















». r. 










+ 


HepUtmitUieltiuta papularU WUHi. 


B. r. 










+ 


BaACHIOPODA 














Crania eenootantuêi* (T) d'Orli. 


r. 






T. 




+ 


Mn^d' G^initJi tllSc1il<ii>Hb. . . . 


r 












Megerlia Œingenaj lima ÏK-tr. . , 


c. 


B.r 


a. r. 


r. 


c. 


fi 


B/if/nehoiulItt coneejia Suw. , , . 


t. 0. 


r. 


c. 


r 




C. 


• diaiiiliala Sow . . . 


l. c. 


r 


c. 


r. 




«. 


Il " • vnr. s^l- 
















e. 










C. 


BlignchonrllaCueUrt d'Ofl>. . . , 




■ . V. 










• Graitona d'Orb. . 


1. c. 


t. c. 


t. c 




c. 


c, 


t MaAtelliauatf.Stjyt. 


r. 


t. 


r. 




l. C. 




•• - Sektii*tthactilUa\ . 


c. 




a. r. 






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■ tintna SitliloenI). . . 


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Tfebrulula areno»it tl Aidi.. . . 


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> eapitUtIa d'Aroli. . . 


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• stmtglobofa Sow.. . 


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» Vtrnvuiii d'Arcll. . 


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.Slenartli d'Orl>.. . , 


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Trîgoitoêemoê incertiit l>av. . . . 






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Lamo-u nn Amsi mrx 
















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— 255 — 



Aitatinn taiiceolala GcU) 

Arca MaiUeana d'Oïl) 

u Galliennei tl'Oth. 

" Liyerienfis d'OrJ) 

» *P 

Aâlarte eyprinoidet d'Arc!). . . , 

11 A'oni/iefcit d'AK'li 

Cardila tp (moule) - - . 

Cartiium alturnani RCUSB. . . . - 
'< atalaceam Uoldf . . . 

• lUllaniim (f) Sow. . . . 

•< MaiUeanumû'Orti. . . . 

Cliama cornucopite d'Orb 

Coibis rntunilata d'Orb 

ÇraêMaielia Viitdennentis ù'Orh. . 
tif/en'engis d'Uib. . ■ 

Ciieaiiipa ap • ■ 

Ejiogyra ponica Sow 

(iaatroclitfna êp 

/AOC«ra'nu«iiiIusd'(lrl).(iiotiMant| 

u atl^iatu^ iii>\\- 

» tp lalli>n|fi'-c) .... 

Lima gloliotaSow. 

a {•■/. intermeitia d'Urli.j . . , 

11 ornata d'Oi\i 

•• râpa dOrli 

• fioComayuniiia d'Orl), . ■ . 

■ êemiorn xta li'Oth 

11 »emitulcata, d'Orh 

" J injih\r d'Ulli 

11 teeta d'Orb 

11 tp. |«nii plllPd Kinovcs). . . 
Litlioilomiit ntgotua d'Orb.. . . 
LuKina Turonienaia(f\<\'Ov\i.. . . 



IIEVON. 






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— 2»î — 



Modiota diojrieata d'Orti . . . . 

o cap i ta ta (?| ZUIel . . . 

» Gueratio^fi d'Orb. ■ ■ 

o Itniftifa Son.. ...... 

o /.if^tfi l>A«M d*Orb. . . . , 

•• 9{riato':oatalai'Ot\> .. 

ir^ftfitiM) a/vaceaGi-tO. > 
■ irregutarU GelD. 






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Oatreac<iritKala Siiu' [//-âni, Piirk). 

<• hippnpQlïam Nllfit. 

>■ i/d-ioiaaa Ltiin 

a BttiealarU Sùw. 

PwttK atptr i^m 

•• niuminatii» Gciti . . . - 

» flongula* (?) LdDl 

■ Gattî(-niiei d'Orl>. . 

11 ori/ieularU Suw 

t Pu3otian«» il'Orb 

> Pattf/i à'Atctx 

u ftotumagrnti» il'Orb. , . . 

a tutiaeutii* d'Orb 

Il ttibtnl«rttriatiu (l'Arcli, . 

(Janu'itl a-quicontaUt Uiiii. 

11 " itee<^meo»lalayiuuu 

» phdteola Lan) 

■I .1 qainqtievQttita Sow. 

Pëctuneulut lena MIm.. . . . . . 

Pholailomya (rqaiealeuGclÛt.. . 

Ptieatula injlataiiov 

S«len frqualU d'Orb ....... 

SpoitJfflu» DutempUanut d'Orb. . 
H Ofnndid'Arcb loti latuê] 

> ilriatu* Sow 



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- 2S7 — 




Tketi* Soaerbyi \t) ReoBS 

Trigonia ojifni» Sow 

1 eoitigera Lyc 

'■ crenulata Lam 

» crenuli/era Lyc 

• ilifiiilii Lyc. 

» UunicombeMU Lyc {ti- 
tiuala d'Orti.). . . . 

■> Meyeri Lyc. ...... 

■ pennata Sovt- 

n teabra Lani 

n tuleataria Lain . . . . 

» Viearaanatxa Itpinoëa 
dOrb.} 



Unieardium Ringmeriente Maiit. 
Venu» GoUl/atëi Geln 



Caste ROPouA 

Apoi-rhaiii iRoâUllaria) MailUa- 
nad'Orli 



Aoellana ea$tis à'Ori) 

■ PreBotti d'Ai'Cli 

Columbellina i-p. . 

Emarginula Mei/eriGavA. 

Fu»UM tii 

Natiea gaaltina d'Orb 

» *p 

Sei'itop»it tp 

Nerina:a»p. . 

PUurotomaria Canûiana ilUrb. 

1) MailUaiia iluri), . 

» Hlioilaiiiit,l'.&Rx. 

» ip- I ...... . 

» »p. S 

» ap. :i 



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Annale* de la Soeiété Géologique du Nord, t. xxiv. 



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o ryitj-rtanunni ft) U'Arcll. 


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Troff/iu» gi'oniiitiut d'Orb. . . . 


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• fp Ir/.eirrus Wmldw .). 


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Turtto Oufrnngtri il'Orb 


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■ \6 aulren Ksprx»*t .■-..- 


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Votuiit Ctierangeri iJ'Orb .... 


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^nuROniM* Au*U-«i Sliarpc. . . . 


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» eonpUtitatua Mttnt . . 


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• euompha'.ut Sliurpi? . 


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• laîietaeiut Sharpf . . 


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■ fiUinattiZiif Sow . . . 


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• ohteHiiu Slinrpe . . . 


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n HenrrUri Stiarpe, . . 




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• lOtOmagrnti» iJ^fr . . 


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• Graettianu» d'Orb. , . 


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• ilûrrUiiShntpc. , . . 


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^tipatttrhgitchuM âp 


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Obskiivatigxs Mm asn& facnk ^^^H 


Il y a toujours c|iiel(|Uti incfi'tiludc ù ilélvriiiinGt' l'âgt- ^^^| 


■elafil d'une Tunne. [lur l:i iCuW su{i[juIii1Î(iii du noiiilirc ^^^H 


les espèces <)u'(;IIl- |)iv«t'iile en coinmim avec d'autreiî. ^^^^| 


Q^â ciiuH'S d'erreur soiil itiulliple^ ; un iit't^ligcdc prriidr» ^^^| 


nn con»idéraitnn l'abiiiid;iiu'i> reliitivo de« espaces el an ^^^^k 


publie i^guleineut que lu disti-ibutiun <le.« espî-ces varie ^^^H 



260 



diins l'eâpacv aussi bien c|ue dans le temps. La niétliode 
n'ucquierl donc quelque valeur i|ue »i l'on pivnd eu cumple 
r«9 nitiseK de perlurliMliuD. vl c'est en quv nous avons 
l«nti.'dun« i.'c tniimuiri'. 

Nuire laliledu donne une fUle de SOO espaces ou varii^lén 
tronvt'-ps d.'in* le Ci^'iiiiiiiauien dun càu-s du Devunshire 
(.'uouuvt^ dûjii duns d'aulres i-t<gion)i ; sur ce. nombre 71 
e:«përeii, «oit 3S % se retrouvent dans les oouelieii de 
Wunuin^ter. quoiijuc lu latine du ces couehcsn'feHiincnl 
ri^vî.sée liil fourni Ifîll espèces. l.a couclie de nodules située 
à la liRse de la craie du Sonier^etsliîre et du Dorsct^bire a 
lotiiui 90 de* espi'ces pii'cilie» «oit 43%, c'est-à-dire un 
iiondiR* plus grand de formes communes : il seinbleniit 
ainsi qu'on doive s'attendre it trouver un plus grand 
nombre d'espèces eoniuiunes anx niveaux inférieur», 
uiaîs il u'i^n est pEns aiu^i pour In raison que )<■ nature 
des .s(%diinents a clianj;*- : lii 1/nver Chiilk i-i^t u» M-diment 
dilTérent des pn^rédeiil.s. Quoiqu'il eo soit, et malgré c«tle 
dilléronce lithologtquf, ou cuonait'l esp^-ccs communes 
entre le (Â-nuinanicn du Devunsbirc et le LuwerCIialk du 
sud de l'Ant^leterre, en deliors de sa couche de base. 
1. 'interprétât ion brutale des rbiflres amj-ucrail à une 
appréctaliou erronée puisqu'un trouve le m^nie nombre 
de formes communes entre la l^>nnr Cbalk et les rouclics 
deWarniin^ter. 

Il est ce|)endanl pu!>s)tjle de se rendre romple, par la 
discussion niiionni'Ite de ce» cliltlres, des relations K-elles 
d'âge de^ lauuescénumaaieouesdu UevonsIiirCavec celles 
de Warniinsicrct celles de lii LuwcrChalk. Ilya un grand 
nombre d'espèces t|ui passent de l'I'pper Greensand au lit 
nodulcu\ de la base du Cbalk Mari, et qui ne seretrouvcnl 
pas dans le Cbalk .Mari mi^me ; quelques e:Àp{-ce9 du 
Devnnsliire inconnues à la fois dans l'L'pper Grecnsand et 
Oani' le Cbalk Mari oui été reconnue* dans ce lit noduleuj 




-361 - 



AJRiii W e^p^oes rie notre liste du Devonshire, IroiivéM 
Jaiiv ce lil. n'uut ya» é\é ivvtics dans le l^hiilb Mari. Si 
l'on Hjoute CCS M rormc^ aux 71 sîf;(i<ilëcs Jiins la (.-oucliR 
.MipL'rinure, on obtient le total de 1 1 1 i^p^res pour In I:iuDe 
de la Lower Clialk. et c'est ce nonihi-e qui doit i.Hre pris 
commis terme dv comparaison îles lauiits. On constule 
alort qiip sur les 200 espvivs de lii liste du IKevonsliire, il y 
en a III, «oit US"/,, rominuoes nveclii Lonf-r Clialk, taudis 
qu'il n'y eu a t|ue 71, «oil 3o %. dans les eouehes de 
Warminster. 

bes relations vi^rilnMe^ de ces 3 niveaux ressortent 
encore avec plus de ueiteté. si on néglige les formes dont 
la r^partitiuu dépend es»«-nticlli-nient dp la profondeur, 
pour concentrer sou altenliun sur l«s seuls (^(^|>tialopode«. 
Lu faune du Devonshire a fourni 38 Pttpéco!. distinctes do 
C^phalop^Htes. duut II sont counucs dnos leu rourlie» de 
W.'trniinster, âS dans la couclic noduleuse. 29 dans la 
I.0W1T Clialk. soit respectivement ti "/«. fifi "/«, et 7(» »/«■ Si 
on réunit les formes des deux derniers nivonux, luur 
ensemble contioul tuule-s les espaces de Ci'ptialo|iudL-s du 
(lénomanien du It^ vuu s liire, à l'cxccpticm de Irois : 
imBionilti pfw/flfyo/iMv. pspi'ccr naiivelle rppn'sentf^e par un 
9pi'«'ïmen unique. Haviilfx nimplfx de délcrminution 
douteuse, el Tnrruliteft lirehei. fossile rare, propre au 
rifTonsliirc. 

En !>oin tue les espaces tes plus cwmuiune* dans les coupes 
du tK'vonsliirc. telles qui-; kiwmmiffx VftnuUi. Ain. narini- 
taris. Am. carianx, Am. œupei, T»n-uliles tulffreulaïut, 
wml en m^me temps les plus répiindues et les plus 
raracl^-risliques du Chalk .Mari. 

La di»--U5sion des faunes étalilit par cunsi^quent que les 
espèces de la IjjwerChatk sont rcellenienl prt-doiiiiuanlrs 
dans la scric ct'nonianienne du llevonshire ; l'abundance 
desCéphalopadesde la Clialk .Mari d:n).s cette série indique 



— aas 



qu€ les Iit5t A et G coirc^JiMimleiil 1» lii Itase de U l^u^r 
CJiiilk. Miiî« va mime temps il faut n'coiiuaiti-v cguu w» 
cutiotieii (lu Devonïitiire, dv compnbition sablt'ui^e. et 
remplies de survivants de l'épiiqiie du 1iri>eDsnnd. se sont 
dë)>U!^es dans dv^^ mi^rs muius profondes que le Otialk 
Mnrl, nial^i'H leAvurliroiiisme de leur (urmaliuii. 

Telles sont les i-elutions de la (aune r^nnin.iiiii'nne :>i 
spéciale du Dfvoiishirc, avec le-ç fourlii-s de la série 
angliiise noimale ; il reste & chercher leurs relations avec 
la »érie française. 

El d'abord la présence dans TOuesl do la Fnince de 
140 espères, sur les âOO signiilées d»ns le Ih-vonshire. soit 
70%. suHU à éliiblircDlre ces foriiialioai' un rapproche- 
ment intime. .Nous rroyons même qu'une connaissance 
plus apprnfiindie df> la faunt- cénomanienne de la 5>arllip. 
nous iierniettniil ili- reriuinaili-e eulif re.* réKÎoiis un plus 
^raud iiiimbre d'espii'es eontinuoes : la preuve eu e-st que 
déjà actuelU-nicnl M. .Meycr et nous, nous avons pu 
re<»nnailre d;ins le Devonsliii-e i9 esjii'ces de l'Orne et de 
lu Sarthe ll^iuellibrcmches el tiasléropodes), auparavant 
inconnues en Anslelerre. Si on limite celle comparaison 
aux seuls Céplialopodes. ou compte 2i espèces communes 
fi ces deux faunes, jimportion faible h premii-re vue jiuur 
les 38 espèces ihi Dcvonshire. OIte proporlion toutefois se 
modifie coni]ilclcineHl si ou uott'que la lisledii Dcvonshire 
conlieut divfrses espi'Ce» rares, propres ù r.Vugleierre. 
G notamment que l'on peut rléduire des 38, co qui laisse le 
rapport de 24 à 3i soit 7î> "/"■ 

Nou)> sommes ainsi fondés à roncluji- que la série 
cénonianienne du Dovoushire est exlrémemeut voisiuc du 
type si particulier, rounu dans l'Orne cl dans lu Sarthe : 
ces dépôts oui été formés dans d&s conditions lihysiques 
et balhymélriques analofiues. el préseuleul un même 
Rssembluge de fossiles. 



— 363 - 

La {aune ri'nomanienne du Dcvunshiiir nuus a enrorn 
fourni d'aulres relalions avoc la série (riinçaise ; elles 
ufIrcDt un intt'ri^t partinilier pour les iiicuibres de i^i 
StM.ni>tP lîéolugiiiue du Nord, |iuiM|u'elle.s ont Iruil à lu 
dissémina liuD (l't'spèces du tuuHia du Nurd. Nous y 
avuas en vllet reeounu la jirésence lie.* (iiriniw suirantcs 
du tourlia de Tourna)' el de .MoDlignie& sur-Ilot, 
t'odiopuis dwHii, l'jfrhta Hf^tnnufinsii, Trnhralula art- 
nasa. Tn: etipillaia, Tri: lornarxnsis. Ter, VerMuih, 
Peelen l'assyi, Pectrn subinteniriaUm. Astarie cijpri- 
Bmdes, Arrllana l'rrcoxii, Sdanum ïkimaftms, qui ù 
i'exeeplîoa de Trr, cupiflaia cl Tn: TnrmutHSis n'ivnient 
pas ennirt- été slRnalées en Anj-I'^lerre, AUisi nou» 
apportons un ai^uineni nouveau aii\ raeji de O'Arcliiac. 
MM. (jUiNielet. Cornet «( Brîarl, quin^^^inùlaieul le Tourlia 
aux gri'» du .Maine. Nous signak-i'ons û i.-e jirupos 1» 
préscnc* de Trr. ïorntieeuuis dans le CénomHuien de la 
Sarllie d'après de^tVIianlillous que nous devons fi M. Bîzel 
de Itelk^me où elle uvail été ranloiiduc avec Ter. biplicala 
(D«lr. non Sow.i. 

I~i ronrlusion ualuielle de ces ob^îiervalions est de 
considérer le Céuuoiank-ii du la Sarllie, du Devonsliîre. el 
leTounia du Nord, comme des ronnalinnsrontem(Hn-:iiDes 
diilant de l'époque ilu l>^H't>i- l'.liidk el non de IVpoqiie du 
l'|iper(ireeiii^ud: leurs caraclêreslitliolojîiq ne;* uherraiits, 
^éut'rak-i lient sableux, leurs [luincs propres doivent leur 
raison dV-lre ;i leur position ^i-ogniiihique littorale sur les 
iMfd?' du Ixissin anglU'|>ari»ieu. Ils se suut dt^po^i^ sur les 
iMinU de la mer eénomanienne. dan» des eîiux relalivciiieut 
|>eii prufondes, tandis (|ue lit Luwer l^lialk s*a<'ciimulBÎt 
vers »a partie eenlrale, sous de plus grandes profondeur.><. 

Nombre des kirmes du Upiier lireonsand sujiérieur. 
nolnniinent les Krliiiiorlernu-s el les Laincllibrauches, ne 
Irouv^-nent pin» un li;itiilal (iivorabU' à leur dévelojipenieni 






— 264 — 



el disparurent dans les r^iou» cénomamcuues f|iii 
s'aflxissiiicDl el où des dépAtit de craie vinrent succéder 
aux (orniHtions du llreeniiand. Maïs ce^ animniix clla!$é!^ 
par l'Âlnhlii^sement de ce» roudîtious physiques uouvelles 
ne inoLrurcut pas tous; beauroup Hlrandonnôrenl ces 
régions devenues Irop profondes et éinigrtrent emporta 
par le.« eaux renom noieuiies qui cuva hissaient les ridions 
occidentale» ; ils y.survérurent elonles y Iroiive inélnngé^ 
uux lepri-seulauts des faunes nouvelles. 

M. Charlts Barrois pn^-senle les observations sui- 
vantes ; 

Diins nos rpcherchp<i, di-jà ancienne-'', >ur le (ermin 
crétaiv dt' la (iriinde-HrelaRni", rerlierchps rjui oui (^Ic si 
brillamnicnl reprises par divers savants anglais, parmi 
lesquels M. Jiikes-Browne occupi' uni- plan'c d'honneur, 
nous avions pro|iosi' pour les coucjies rênomaniennes le 
classement suivaiil : 



i' ZAnc ô )(i>l.-islcr Kithidobntui ) 



C«nomBulen 



Zûne da Cblorlll? miirl 



ancien Clialk uisri. 



I Zi'mt k l'octçii nspi.T 
' ZânoA Ammonites t 



' «Mlan Upur UroHund. 

tnnatus t 



: 



)l. .lukes-Uruwne se hasani sur des (éludes luihiles 
aulanl que con^^ciemûcuse^, réunit nutri' K^ne à IVcIfu 
asper i la jiiVne h Ain. intlatu». cl fuît rentrer cet étage 
(laus rAUiîeri. Nous ne voyons aucune utijecliou de prin- 
fipL- à ce classement nouveau ('lalili sur les raracti-res des 
fauneset sommes loutdisposiîsàuousy rallier. Mais comme 
toutefois la lAnv h .4in. inllalus coiilient ih< l'aveu u».i 
niuie, des fossiles cénoiminieiis, et que la jiAne it Peclen 
asper en contient un plus tirauJ nombre encore, le 
pro^rj^ des études nous parait fatalement dcsliuf^ à 
amener de nouvelle» flurtualions dans ce groupement. 



— 265- 

^uiraut les localilés. I«s percentages des nouvelles listes 
et \fs iolerprc>talions parfois un peu subjeclivas des 
faunes. 

I>aiis le Sud lie l'Auglt-terrL'. la limite entre lii /Aiiu à 
l'eclen asper et l« Chloritir mari est remnr(iii»ltlement 
Dette ; et c'est k Juste titre, croyons- uuus. que M. Jukes- 
Browne insiste sur l'imporlanm rie cette rlivi>iii)n que ses 
travaux ont a't bien mis en lutiiiùre. Nuns sommes moins 
préparas h suivre cette division au Sud de la Mauclie, où 
le» wjuches à Perien axpi-r nous piirairisent se relier davan- 
tage à la série supérieure, h titre de lormation plus 
littorale. 

H. Oosselet pn'sente les observerions snivsintes ; 

Le travail que uuus envoie .M. .lukos llruwn rdmi'oe 
avec beaucoup d'à propos notre attention sur le Céno- 
maniendii Nord que noii« n'obligeons trop. 

Dirpuis plusieurs iiiinées déjà j'ai modifié dans mon 
cDsei^ement la classiflcation admise dans VEsqurne 
géola'jiijnr (hi \(iril ik la Frnnce |'| à la Kuitc du mémoire 
magistral de M. i:|]. Harrois (•), Actuellement, j'assimile 
comme ilge les sables glauconifêres ii l'frirti nsper de 
l'arrondissement d'Avesnes à la niarnc à Ammouiies Ititi- 
elariunAa Blanc-Neï, en les eonsidérnntcnm modes dépôts 
plus littoraux. Cette ninnii-re de voir est conforme î\ ceWe 
adoptée par M. .lukes Itrown pour les rapports du Céno- 
ntanien du Ih-vonshire avec la l^wer Clialk. Rlle tait 
disparailit- une double lacune liicu inexplicable, celle 
des sables il Vecleii aiper dans le Koulnnnis et des mantes 
A Amm. laiiclatim sur les bords de la Sambre. 



ni I'. »aet$alvant«S. 

12) Ch- Babrois Mém. tur te ttrram rrétacé de* Anlennt» «I 
d«» rigioni eoiêuiet. Atin. Snn. Gèot. .Nurrl V. p. M. 



— 266 - 

Mais toutes les dîfltctilt^ (|ue présente le CénomaaKo 
ne »onl pas levt^es. 

Sur les boi'di* lie \» Sambrp ronime aux environs do 
Bitvai. la Miuchi' i"i Prricti limiter osl rrroii verte diieclemenl 
par la ^lIl^tll^ h Meminlfii plenus, fiaas inlerral»liiiii de 
toute h rTMe qiiL- M. .lukeï Bn>wn di'sigue sous le ooin 
de I^>wer (Ihnlk fi M. C.h. Itarms sous le nom de craie ili 
Hota.itrr sulifilohosus. Ceppiitiaol M seiiibliï quoI[|Ucluiii j" 
avoii' passage d'une tourhe à l'aulrt- cl la tnarne à Ikian- 
uilcs plenui emitietil des lossilos tjui ninirlèriseiit les 
sables glauconilt-res. On i)eii1 il est vrai supposer i|ue oe» 
toïsilcs sout reninaîés bien que lour [ra);iliiL> rende 
rbypollii'se diffirile h iidnifittre. 

F.iut-il adoitler l'opinion de Jukes Broun. upiuJon quo 
je professais il y a Iri-s longtemps (') ? Dans le Uevonshire 
on rencnn Ire au-dessus des rouelles â Vectrn ns;jpc|A el Bt, 
que M. Jukes Rrown rapi>i'ocht;t pour le riinieléri* paléon 
tolugfque de la base du Lower Chalk. une marne ^lauco- 
niense avec Ikhniuiîa jtknus re.préseiitanL Irt partie 
supdrieiire de la m^ine <issise. Enlre les deux niauque, 
comme sur la Saiiibrc, la fraude masse du l^wer Cbalk. 

Or M. Jukes Brown dit que le:: rouches cénonianieniies 
du Devonsbire doiveul leur faune propi-e ii leurposiliuu 
géographique litlurale sur les bords du bassin uaglo- 
parisieii. IClles se snal déposées sur les bords de la mer 
c^uomanienne, tandis que le Lower ('halk s'acmimulalt 
verss;t p;ir(ieceuti-alL' sous di* plus grande* profoudfursf*). 

Si cette hypothèse est vraie, on peut supposer que la 
marne ii Vecten aspcr de la Sanibre correspond U l'ensemble 
du Cénomanieu du itouIunnaU. 



m Enjultsi! gËologlquc du Non) d? la France. I" MlUon, Bull. 
K. lilil. i-l lltl. du d«pai h-ini;iit «lu Nord, VI p. 241 |$T4. 
|2| AnU p. W3. 



— 267- 

Quanl au lourlla de Mouliguy-sur-Koi- et de Tournai, il 
panitt être une formalion pluti liltomlt' encore, cnrres- 
pondanl À In pnrlio sijpi*Heure des coucliet A t'ericn nnprr, 
C'esl &A\i> sii cuuiiic B du Dvvoii que M. Jukes Uruwu 
a recuPuilli le plus grand nombre des oursins qui le 
caracUiriHenl. 

N'oublioD» pu« euliii t\\ivi le Nurnixju de Belli^iiics est 
aUHiii. eouiroe l'uni dt-morilrr M. lîarniîs et M. l^driére, 
une formalion litlornle plus ancienne que les subies glau- 
cooik^re^ ii Vraru r/K/icc. 

Quiial a la limile det^ étages dits Cénomaniens et 
-Albieus jlîault}. quand on voit deux géologueïi ausjii 
éminenls (jne M. Jiike>. Itiinvn el M. Cli. Barrois. après 
avoir t^ludit- la i|uesliun sous toutps ses faces, arriver h 
des conclusions tlilli'rente.4. un est di$|)os<' â admettre que 
ces délenniualioni!^ de limites ne doivent jouer qu'ua 
faible rOle dans la science. 



Sondages aox enviroDs de Lille 

Foragr chez ,W. tÀon .UUtrt, tndiàslrici, à Houbnix 

AUlt Je Profrsdwr Épjltwjr 

» Turra v»R«lal<. ...... I »J 

I 90 Subie mouvai» 11 

ti.&O Glaise ri.JO 

- 3 SI Subie verl 80 

4? Ct*i*r U'nnchftlre IK 

-a 63 Mni'iKT Kf^iM nv«c litex ... 7 

70 MariiD litanuliO ...... t 

U Dièveit 13. SO 

80. ni Calcaire gris une 1 

- 08 W.yi 4nl>U nfliratre «t.SO 

01.30 Calcaire b'ris (u»ei I«ndr«| . . 8,60 

m.9ï Cali^nirc lendro ...... 10.03 

110 C«lcaira nair (très iendr«l . . £.01 
A ll{)* on n rnnnontré iiiic tliiure il« l*tu 



— Î68 - 
Excursion en Ârdenne 

FAriB DU 6 AU 13 AOUT 188S 

par les «Ifivce (li!il<^iiii^ de tnulM le Fiiculli^ df Fraitoe 

80UB la direction do 

K. le Professeur GOS8ELET 

ProtcMMir il la t'auulte dea bcieocM de Llll« 

|.Sait<?| 



nRrXitHB PAH71K, PAR M. (^RANfiE 

i' Journée (S iofit IS9:>I 

Élude lin terrain détonien inférieur tiuntifie par la yrtssion, 
tU Hagny à t'hnrlrpille. 

L'excursioB arrivée le matin k h gare de Moiitliermiï, 
s'engage sur la route àe. LevriMy, 

On npvrcoit bientiM de l'aiitro cftlé do J:i Meiiw, l'ansise 
de Bofîiiy. {ormôc (11- pliyUM'Ien el de <iu;irUile> noire. 

Si on suit le bord sud de l'tlot cainbrien, on le voit 
surmonté par lo puudiu^ue dévouieii (jui «.'st toujours <t 
peu [iri>6 h lu luimv hauteur, son altitiidt; va en ijticiuissuut 
légèremrnl do l'est à l'ouest ; ce poudingue est très 
falblVNient inclio^ sur l'assise de Kogny, il ditlt'rederetui 
de Fêpin pur la plus grandi- ti-ueur eu mira des parties 
scliisleuses, <|ui se IrouvfinI entre les galets. 

Traversant ensuite la Mcu.^e, nous esealaduns une partie 
(lu rorber i|ui )^ Ij'uuve au nord de Itoguy, pour aller voir 
dans la cbemin»^, le cniiliirl des nturhesde Bognyavec le 
poudingue ; on y observe une légère discoi-dance. entre le 
[loudingue el le nimbrien. l'uis, toujours sur la uiuntagne. 
uou» nous dirigeons vers une earrière de l'assise de 



Bo^ny. Nous y oiiservoiis di's f|u<irlziles pl des schistes 
noirs, cex derniers remplis de pailliittvs brillantes qui 
s(iDtrou8litut!es piir de l'oltrélite. rltloritoide reiifeniiaul 
du ier et du muii)?iiaL-8e. 

A l'uiip des eslnhnilés de la t-'arrîêrc, un volt le pou- 
dingue dunt la julUr pjt-xnile elle aussi de l'uttrélile. A 
guclques lci)i>aiêlR-s de liot^uy, à I.iiii^^liaiiip8> on observe 
également l'oltrélite dans la pâte du puudiuguc dévunieo. 
Or dans ce« deux puinls le rhlurilnide est à l'étal d'accident 
et se trouve dans la pâle «ans aucune trace de strstill- 
calion ; ceci t^luignc déjà l'hypothèse du transport. Kn 
outre les schistes cambrions voisins gui ont formé la 
|idte n'en contiennent pas. 11 faut dune admettre, que 
l'oltrélite s'est formé par métamorphisme. Ces deux 
lïisenieuls, Bogny et l.inchainp, suul les deux seul» uù H 
y a cuDcurdani'e du canihrien avec le dévonieu, le inéla- 
niorpliisme par plissement n'a donc pas pu avoir lieu; 
aucune roctie éruptive (elles manquent dans if. voisinage) 
n'ii pu agir. Nous devons donc ailmettre que la concor- 
dance du poudingue avec le .schiste ne s'est établie que 
postérieurcmeul à lu lorinalion du premier, par un 
mouvement de pression du dévonien sur le rainbicn, 
pression qui a produit uu i%unne dt'tveloppemeni de 
chaleur; c'est ainsi que l'ottrélitc. donl les éléments 
préexistaient déjfi dans la p^le, a pu se former. 

Nous li'aversons de nouveau le pont de Bogny pour 
gagner la rive droite «t. nous prenoas la roule de 
Lévrcxy. 

l'n peu apr^s te yionl nous observons le long de la 
route une carrii-re de quarïiles hlauc^ df l'assise de 
Deville, présentant un pli anticlinal remarquable. 

l'n peu plus loin on |reul observer le poudingue qui se 
termine pur des grcs et qui csl recouverl par des schistes 
noirs remplaçant ici l'arkose et les schistes de Mou- 



(IrepuilH. Ce sont les phyllmles de Lèvrczy que nous 
olititTvoii^ )iiti- la rive ilroito «le ta Mi^use, od face du 
villtigc de Uruiix; ct-s ))hylludi>s sonl luisiiiils et saliné^s, 
rettfernienl du mien blnnc el ne prt's^ntpnl paii ou |ii-eN(|ue 
|)ns de []uart/ile«. Ils sont en outre lortenieQt ouduli^^. 
quel()U(-li>i» à aii^lu lré>i aiffu, aimsî arrive l-il usKeit 
souvent que i-eH plis, dont In fiirni.-tliiin est due à une 
poussive veoEiul du ^^ud, se «uni Ciiissés el Ift* i^lt'ments se 
sOMi pulvérisi's ; il en est r^Miilt^ au niveau de la cassure 
un rliemin ni>tijri>l que les enux ont suivi. Kmporliinl peu 
à peu les pou^sîi-res résullanl de la cassure, elles ont 
niu<i toniiL- des lenlc»' pins uu moins rappivchées tes 
unes des autres el, pouv;inl parfois f^ire croire & une 
stratilîcntiun diftérenle de celle qui existe rtiellemenl. 
Certaines de ces (enles, ont l'Ii* remplie* piir des eaux sili- 
ceuses, qui ont déposé des liions de quartz: ciiiiinie d'au- 
tre part quelquet4 liions se sont formi^s dans le même sens 
que la stratiliralion. on a lrL-(|ucniineiit des filons qui se 
coupent à anf^le plus un moins ai(;u. 

1^ munta;!ne qui esl au sud de Bof;uy et qui lait face 
h celle où nous avous ulfscrvv le poudiniiiue, esl form^ 
Jusqu'à Braux par ces seliistes de l,(-vre)ty. 

Continuant à longer la rive droile de In Meuse uuus 
montons ù une carrière situt^e en (ace de llraux : nous y 
trouvons des schistes «I surtout des quarl2oj)liyllades noi- 
râtres et uiicaci^'s ; ces quartjrophylladLS présentcnl des 
bandes sctiîsleuscs noires el d'autres arènm't'es )ilus rliii- 
res, on y trouve en outre des tâches uligisteuscs aiborisécs, 
provenant de dendriles pyriteuses altérées, el, des liions 
de quarli couleuaul parfois d'asseï jolis r-ristaux. Celle 
assise est celle des quaiizuphylladcs de Bi'uux, foi-mani la 
partie supérieure de l'assise schisteuse de Lévi-en'. 

Nous descendons prendre le idieiiiin de Joigny qui 
suit la ligne de chemin de 1er ; nous Imuvon» les srhUles 



- Jt71 - 



ait Joi;;ny. ((uisniil pli^isi^s fiiitni^f ol bi^im^; il!* )irt'$eD- 
l4>nt un Iiintl îjolel ou lilt-ii Umv^ avec pHiiiirhurati vei- 
djlli'cs, \U correspond i;Ht itux sclii>le» d'Oignie:^, r« sont 
leiitn^niesijucfeux du Mont Olympe saut tgucliiiies ptMile^ 
diflén-nres. 

Poui-^uivaiil noire nnilit surJuii^ny, uou:^ renoontron» 
Ivs 8clii»U-8 ite l.:)fon-t qui correspuiideot à l'assUe de 
Sainl-Hutiert ; rps srliiste-^ sont vf-rts ou verl jnunAIrti, 
on y IroHve é(:<di>iiiciil di-s psanitiiilt'^ el des «juarlzirps firis. 
l'n kiloinJ^Ire plus loi» nou» voyun» réquivuloul du gvvi 
«l'Anor. représenld par une lorninlion Inule diUérenlc, les 
pliyll;ides d'Aile, qui !«onl d'un uuir liHlInnl el, «ni été 
exploitas |H)Ui' tHice de^ ardoises, (domine (ossili'8, uu y a 
Irouvù des Astéries. 

Nous sommes bientAt h Joigoy, oi'i nous di^jeunon». 
Après (lejeAner nou» traversons la Meuse et nous vuyoas 
en lace du village une oarrÎL're avec sctiisles bigarrés de 
Joigny. 

l'uis, on gravil une partie de ta moatagui> ciui est en 
face, pour aller prendre la roule do Dniux i^ Nouzoï). 

Nous remarquons que le plalirau est recouvert par des 
alluviufts de la Meuse el. niius dirigeant sur Nouzon. 
nous retrouvons bientAt les sclii>les île Joigny. puis plus 
toÎD. après avoir lravei-«É les pbyllades d'Aile, sans pouvoir 
les observer, la partie inlt-^rieure des sctiistes de Nouxon. 
Vm .lont des sebintes i^ris jaiindlre avec liions de quui'lz 
et bancs de quarlxites; il« «ont ^fls fossiles. 
Nous arrivons au pont de Noui:on. uii (juelque* nu-lres 
au-dessus (rive ^uucbei, nous 
observons des liions de quarl£ 
blanc au milieu de schistes 
verd^ltres. Ce quartz est d'origine 
thermale, jiar conséquent bien 
postérieur aux schistes; si l'on 
examine attentîveinenl certains de ces filons on s'apercoît 




zn- 



que rlincun nul (orme juir ra^tdnni<>ralioti des pellU 
JtlonueU |KiralU-le*« à In scliistoitilé. Cliaciin de ces {letîU 
liions a èlé dé|MKé par de ï'eini i|ui circuliiil dirns une 
zone tii^uréf! vertirale. L'eau pénélrail dans la roche par 
capillariti- en suivant la srtiistosili'. 

Nous Iraverson'i le pont de Nouzon et irmontons la 
Meuse »ur la rive droite. 

La tranchée qui esl derrière la gare nous ollre dîlTérents 
pli-^ : pnrnii ceux-ci, un tiel anIiHinal formé par des 
echititvs et des quartzites avec Tdons de quarti. 

Remontant le chemin qui suit la voie, nous entrons 
dans les schistes gris i>l l<t$ quarizophyllades du boî^ 
Gesly. avec bancs calcaire^^ fossililères : c'est Têquii'alent 
de la grauwuclie de Monligny. l'n peu plu's luin nous 
trouvons une carrière culailléc daus des schistes plissés el 
présentant des ripple marks, ijuelques mètres plus loin, 
une carricre montre un »plendideaniirlinal, formé par des 
quartzites bleus autour d'un noyau s^'liistou.t. Les quart- 
ziles sont exploitas, tandis que le noyau ne l'étant pas, 
a été Ui**>' au milieu de la rarrii-re, qu'il divisa en deux : 
d'où le nom de carrière double qui lui a étëdouné. 

Nous regagnunri alors NouiOD, où nou* prenun& le train 
pourr entrera fîivet. 

Ix^an sur tr parallilUme 

des bassint df lUnaiil et de CharirciUe faite à fiitff, 

le 9 août au xoir, par H. tr pnifesttvtr Gotseltt 

L'excursion d'aujourd'hui avait (tour but de nous 
montrer les dilTén-nces qui existent entre les deux 
bassins très ^'oisins, celui de Dînant observé hier et celui 
de Charleville que nou» venons de voir. 





Das&in hk I>t\A.sT 



Oedlnten 



!■ Poudinirne '[v t'éplo. 
2* ArkiMi- d'Haytws, 
S* SclilMi^ <tv \fon<ln-piiltii. 
i* Sclitelcs il'Oinnioa. 
l^ Scliltt«i> •)<■ Sailli llulierL 
Coblciit/kn I» iit*8 d'Anor. 

i* Gnavknckti Af Montlsnf. 

a.\SSJ\ lut CMAHIJIVII.tS 

lîediiilen |i PiKidiitKua de HoRoy. 

PO bax. t'hyl.OvLovrt'/y 
* PhylIn<l«deUvr«y,eii haut, utiarlwqniïl. 

' d« Bruus. 
4* Phyltadc* du Joliniy. 
&• i>bylliid<« de Latorest. 
Cnbh'Dlzlen I* Diyltaitivt d'Atk ri «chlMpi il<> Noutoti. 

?■ guait/'ipliyllades âvct^' tii^s du iwU Gi'sly. 

L'élément M'ln>(eux, citiiiinc nous nvons pu iiuuk en 
remire nitnplf, domine dans le Inissin de Charicvlllo, 
uindîs <\ue c'est le grH duns celui de Dinnnl. 

Itnnn le murs de IV-xcursion d'atijourd'lnii, je vous a! 
tndi(|ué it «juelles a!iâi»eii du iiiiKsin de Dintitil. i-urivs- 
[lundaient le« diverses coucbe»(|iie nous nvon^ rencontrées. 
Mais vous avez jm vous deiiiiinder conimenl. devant des 
ussiïfs iiustii di(ti!'reiites, nii i-lail [iHrvenii ji ^latilir un 
IianillélisiDV. r.'esl » DumnnI i)ue revient l'Iionueur de 
vr dtlTii'ile Invait. Les pit-niiers temps oi'i jï-ludiuis 
rArdeime. je crus, 6 Cinu?*e des si gnindes dillérenccti (|ue 
présentent entre elles ces assise», ([uc Duinont sVlait 
lnim|Ht. je CuiilrAlal ses ubseniitions et )c vis qu'il avait 
raÎMin. 

l.'analo|ïie de<;deux puudinRues ne (ail aueuu doute. 

Si l'on .'iuit fl IV-it les sciiUles de .Mondrcpuîls et l'arkosc 
il'llaybes. on rencontre In terminaison du ^l'iiiid inassît 
derAnli'unc uu Cîipde I^uelle; là, less^'liistesse chargent 



Aitnair» de la Sociêlr Géolo^iqut du Nord, T. xxiv. 



18 



— 271 — 



de flainnifs iiofi-es. 



\h dtrriennerit eolii 



LUI 



auir». 

t'iii-kt)M* diiiiitiui'. puiy ilispariill. et k^ luul. fsl L'Oilaîilv- 
tiiL'iil reiii|ilaci' jiiir les si-hjvlvs Ji- Lévit-zy. 

l.'iin.i)c>^ie .sVt.ililtt fuc-ilHiiiPitt i-tilre les st-liislat de 
Joi^ny ft iroi^iiifs, il i-h e."! do intime jiour les «rliUtcs 
di- Ijifinvt ci de Saitit-liiiburt. 

Klle e.il (iUiH difllrile i'i ixtiurevoir entre ïen giV'S d'Anor 
et le« (divllnde-t d'Aile. (|ui piiniUiwnl difli'renb, nuu 
xeulfiiictil au piiinl di- vue )it'triigrHplH(|ue, mais l'iifore 
|Kii' hi liLUDi' : irii i-tk-l ijii truuve dnuir- lu uri-a d'Aaur, de» 
liiiiifllitn'aiKtIipK. des hrarliiniiailes. quel<i lies- uns l'iimme 
les HfiDiwIaniii luul •■ laîl loialisi^.i d.'iii'> celle zouc ■ 
t;indiv< que diiiis le;^ fi.'liisie» d'Aile od uvail Intiivr il y 
a peu de letn|)s f'iiiroi-e que de« Astéries. On assimilait 
dtmr res scliisft>3 aux fïn'-s d'Aiior, par la sli'!ili^niplii<>, 
Miiis M. Jiiiiiiel 11 Iruuvt-cntre Joi^iiy et Nouzonii la imrliv 
DUpérieure des phyllsides uuirs île petits IIqIs de ^ris 
bliinc l'osi^, roateniinl, la faune <I',\nnr. La (ircuve {laléun- 
lolu^it|tie étiiit duiit' li-ouvée et ces schistes curretipoudvDt 
bien au grîts d'Aiiur. 

Au-dessus viennent les schistes de Nouzon. dnot on ne 
sait «|iie faire. Si mi avanet' vei> l'e*!, il^ di>|jaraissi-id et 
M)nl niniplarês [Mir les phylladi's d'Aile, {hmt ils sfiaient lu 
piiiile supéiieui-e. On y trouve eependanides fussiles, «jui 
les m |> proche 1)1 do lu iirauwacke de Munti^uy sur Meu»e. 

I^s ([uarlzophyllades du buis (iesly, t-urn-spundeut à la 
fjiriniwacke de Munligny ; les fossiles qui onl été reeueillia 
pur.liiunel ne laii^seiit aucun duule. 

D'une manière );éuérale les eiiucties du bassin de 
Cli^rleville soin plu^^ niélamurphist'es que celles du lia.>isin 
de Uinaut ; ceci est dû à une pression <^nergi(|ue venant 
du Sud, qui les cuiM|iriniait cunlre le iiia)($il irtiiilirien de 
HtK-rMÎ. C'est ce qui leur a donné leur structure pliylladique, 
les a plissées et «m&séos. 



-27î; - 



Ll- i-ïiiiittr»-!] du tiia»'i( Ue liurivi, s« lennîtiu eu imiitlc 
vun^l'i-st. LesdivL-riiViicuut-liesdtl-votiieDne^quireDlmiri^nt 
ifaoK le niQUVuineiil Av )tresstUD vennut <lu sud, se *oat 
npMfitrs. sur l'Èies-in^iiies en formant iint' sorte dp longue 
quffue. SI liieii que lorsque niiin-liiinl vers l'c^t dans Taxu 
du |ili DOU!i arrivons aux sclihtvs de St-llubert, nous 
sutntue« loin du niaissit viinilirivi). 

Cftle a.tsisf dn Si-Hubert, ncius inoDtrL' jdusieuri^ Iiiri^ii 
(Itfli^reutj^, jii'oduils pur le.-« ronditions dillt'renles do leur 
dé|H>t et di* b pression qu'elle!* ont ^[itiir- |ii)<iir>rtPuri>Mirnl. 
iSi nouii les suivuu»* vvrs l'K., ù âl kilum. de la Meu!«e, nuu» 
les voyons »e modifier, devpnir \iius f(ru'i''ivrs et nous y 
l'Oyons a)>|taniUre de l'aimaDl ; ce sont les Kctiislos 
amiantilùrps de l'alUeul. ï*lu& à l'est, les srhUteti soal 
moins f;rossier6, ils ïunlcliargvis dt- bioLilv (schistes liioli' 
lifères de Btrrtrixl. IMus loin encore \a hiotite dÎH[iflralt, les 
«diislosdevicnnpnl pris:l1res, il n'y ii|i1usdeiiiinéraux. il» 
sont très tendres ; re «oui les si-liistes de Sainte Marie. Us 
se rechaivent eutin de pailIcltt-N lirillanles (schistes ilmé- 
DÎtil^res de Biislogne), qui sont de l'ilint'nile, «i^quiuxydu 
ilt fer •'litti^ê de liluue; ou ne |>eut les reconnaître dci; 
[taillettes de biotite sans le Neirouis du udrroscoite. 

I^s euudies du bassin de r^luirleville. tinalo^ues roiiime 
ifçe à cidles de l)in;inl, mais dillérenles ruitinie aspect, 
doivent donc en^i'ande parliece-^dillérciices au niétaniur 
pliisme produit par la clialeur. résultant de la pression 
venant du Sud. 

Ettitte de la nérie il^cimknne (suite) 

N'ayant pu terminor l'étude de 1h série dévovienuc 
inférieui'e d<< Fiimiiy ^ Vireux. dans l'excursion du 7. 
nou« arrivons le malin de Civet ii Viivux; nous prcuotis 
la mule de Vireux k Fépio. que nous Nuivons pendant H 
kiioinêlres environ. 




Nutis nous Iruuvuiis lik>iitiM ilcviint liv^ rarri^n-â 
f(iriii4rv« par la irniunacke i;t lo< grc». Je Monlinny qui 
(nurni^sptil (l'.ibondiitiU fit^siles : llomahnotas lléle). 
Sfirifer ftarailoTui, llrthin rirtubiris. Chonrir* iileibeitt. 
I^ptvna Ifiiri'Ai.tridi, nkiftirhonelln ilalridnuû. l*lriirodff- 
linm pnihlr/ntlirum. Clc... 

Puis iiiius ■■e;n>)ïn<in)i Viraux par la m^me roul«, et, nous 
arrirnHs bipntAt h l'assise du Rrf-s iIp Virvm . CVsl un gr»-* 
(|uarl<«ux el pjrilpm. gris nu verl uointlre ; il «si Irrâ 
dur. fin]iloyi< )>uur In Falirii-allon des pavr». et, formé par 
des ;n~iii>^ fins, soudés |»ar uii ciiiifiil siliceux. 

Plus loin, noUH voyons 1^ .m-liisles rauyc« de llurnot. 
duni le* i.-6urli«» |ilungi-nl vi'rs te Nord ; sur la rive dniile 
de la Meusp en tare de Vireui. elles deviennent liurizuo- 
liites. puis 'fv révi'\pnt, forniani ainsi uu (x-til bassin, à 
IVxin'niilé dui|ui-l on voit rwipiiarrfllri- le gri's de Vireus, 
doni on peut oliserver une voùle uniolinale dan» une 
IninrluV apivs la Rare de Vireux. 

De là nous jtn-nuus la ruule de Vireux â Mntée, à 
Veotr^ d« lai|uelln nous allonti rencontrer les ruuclies 
«UfH'Tieui-CT) du I>d)]pnl7ien el d'Eili^llen. 

Nou<i observons d'abord l'as^isu des st'liisles el firH de 
liurnot !*ans fossiles, essenliellenient caraelériti^e par des 
schistes et de» gri-« Me de via; on y a trouvé des 
entpreinlvs rapport»?*'* it di-s uiMusoides et, surtout de* 
(■•«ces lie pluie. d<^.s cfleU de des»i*-i-lionieul el de» rrppli*- 
murks. 

Rn suivant la route, uuu^ voyons bîi-nlàl ras.sis«> 
Inférieure de la ^rauwacke d'IIici^es, â Spmfer anium- 
Nevù:e'e»t une firauwacke brunâtre avec grés siliceux. 
On y trouve d'abundanls [u»$iles. [tarnii Ir^squels: Sftirîfrr 
nniHrnnmtÎM. Alliyris HNihlii. Mhifrix cinirenlhca, l^pitrtta 
lifprrsxa, t'honrlet dilatiHa, l'ienro^itli/um prvbtaaatimm, 
etc. 



— 277 — 



Piiis vient ri^ifélîen r#pri^j«enti^ (mr l'assise calcaire do 
Couvin sunuouliV hienliX jiur tt-s M-histes b CaU-eola 
aaHilnlhiii : en si-hUlcs soni ar^^ilni^, Kris jaun.llrp. 
ronleiiiiol i)uviqiie-^ ikjiIiiIo» «ilraiiL-s. on y trouve *ic 
ot>uitr«ux fossiles: t'ulifilii aaiidalinn. l'haiops latifrtms, 
Sftirifrr xpffiosus. Ailit/rix comrttîrivii, Itrlhix. clr... 

i'rpniinl entiuite uo cliomin qui va <Ie la rouit' ;'i 
Molli;tiu. noua hIIoii$ ob'^erver la couclie »up<-neurv de 
la ijraiimickp il'llierst-s (Couclic à Spirifrr cullhjui/olusj. 

Xoiis rcnlnini alors i\ (iivel p1 apri'-s dîner, nous alluiih 
élutlier le Givelicn el le KrisriJeri, ijiii sV^leudeiil sotl en 
face lie la ville sur la rive di-oite fie la Meuse. mU au 
sud'Oue^l sou« hi rîladelk* île CliHrk-iiiuul. v6r>i la(|uvlli: 
nous uuus dirigeuns. 

Les Rourheij pianotent d'iiii t-Alé nu Nord, de l'autre 
au Sud. par suite «ruoe taille, 

Suu!i la citadt'lle du oMé Ksi un Iniuvf des bancs assrji 
épais d'un caleaire, i)ui iiv.nil d'aliorri éti' nipporti'p an 
Givellvu. mais t|uc l'on ranf^t; maintenant dans la lorie 
«upérieure du Frasnien à raii>^c de lu présence dii Spiriffr 
VrruetiHi. 

Ixê srlihlcs. eonuiiencenl |>ar In ïooe des munstres, à 
tos<iiles de ftnindt' liiille. on y trouve : Siùrifrr Orbrliatimi. 
Sp, \ eriirvili, Orilnx striiitiilo, iiriijia reimiiarii. 

Puis vivnneni les scliistes à lliTC|itai'ulito« i Ueffilacu- 
litfx yriituni), au-dpssiis deMfucls vit-nnent dfs sc'lii>^les, 
avi>i- iiny;)ux ralcïiiieH, dans lt>M|ueU on Imtive des 
f'anuinijthorûi funimm : puis inie iiiawie ealraire i^uivie 
d'une niHivelIe masKe rie mL'iiîhtt^s crinltnianl des f'amarci- 
pbiii'iii mi'ipiiiniii. 

Kniln. failli* le (orl Ciunlé s'olifcrvent des ticliistes à 
Ithi/nfhiNrlIa (iihouks : dftn^ ees sHiisleN sont inlernal^esdti 
^îiTtsses masses i-iili.iire» roiini's « SlnimtU'iriis : ve sont 
(les a<lcaii-r-!t eon>1ruils dans lesciupls on trouve ^^ileinenl 
HbffHrhoneHa CMlmirkg. 



— 8T8 — 



Nous ntouloii!* -aIot* -->iir li* jilaleiui d'Ai>feM, où uuus 
trouvons t\e« blocH du gK-s Mi dur. apiiarleiiant au 
lifitiiiire. et, i-ni<re<ipandiint k l'épo(|ue des sables df' 
Brucheux. Ces blors pn^senlenl des iwi-forations due* à 
des raoiiiCK. et. |inH)uiles avaiil la solidifiniliuu. 

Nous voyons également k la partie oue^il du (lialeMU, 
les ooiirhcti supérieures du Oivf'lien, cl. noti» r^rolUins 
d'abondants CtjinUoph^Unm el t'firmîtes, parmi liuquels 
d'i'nornies Ci/iillKiphiiHum iitiaririijfminiim. 

Nous dCKivnduns ensuite dans les oarrii^rpA des Trois 
KontHiiii'j%. fnnnt'i's parleMrouirliesinft'rieiiiVTidii (livelien: 
rc snni ces c!irrii'i-e* i|iii lournisw ni le nilcaire de Givel. 
ridfiiii-e (tris noir produisant d'fxoellenls mali'riaux de 
eonstriH-lion. tr^s activcmciil exidoiléi^. Ij^s (o^s^iW y 
sont abondants, maïs il est int^scjne inipo.v(lt»le de les 
t'Xli-aire, nous réixiltons (]uel(|ups i-oupes de Strinaa- 
rf/ilftilux /furtmi, el, un niiilire carrier nous montre deux 
s)i1ciidides échanlillons di* Murcbitimia provenant d'un 
bluc iillén'. 

Nous remouluns i]uelqtii*s mètres la roule de Gîvel k 
Vireox et nous voyons le contact du Oivclieu avec les 
r^cbisle^ » riilc<>oles : toutes ce» couches plouftonl vers le 
sud. 

Kn reulr.inl A (iîvel, uous voyons avant d'arriver Ji la 
purle de Knin'v, lu Ifiilte. i{ui explicpie rinriiuaison soi) jiu 
nord, soil au sud. de^ coucbes ({uenous venons d'observi-r. 
IX'lte faille est un pli Ijrisé, car lot roclieji en rvgard 
ap[»arlienneDt »ux mcmes rouelles, en outrv elle n'esl pa» 
reclilîgue mais ih'-crîl des escaliers, de telle sorte que sur 
une coupe, à la Juuction des deux levées, on aurait l'aspect 
d'un T. 

Nou' n*nliiMi« .'i Giicel el en ressorlons Menti^t pur In 
mule de IteaurainfE. 



— 27Q — 

Au-dcssaiis du Curlin des Vifine^ nous irouvonK lus 
s-rhislp^ «In Knisnp avec nodules ar^ilo «-«IraiiTS el 
iju<.'li)ue» fossile»; Caninrofiliiinti mnjiimnn. Spirifrr «wf»^, 
Sp. eui-f/fflossiis : puis viennent l<^s sctiisle.<i noirs de 
Miila^nc ^ fanlium fmlmniHm, qui conslituent Ih partie 
supiirivurc du Kruti'uicii. 

Vn peu plus haut, miufi avoni; lu conimvacfuti^iit du 
KamenîPn ifpr^enlf' p:ird(« nrhistps verdiUres. (-iMilonHnl : 
Spirifer 1 ti-nfuilt. Cyriin Vuirlimiiiiiiiiiii. tthiftifliotirlla 
fhnnliuii, etc. 

Nous rcniruiis ■A\ur6 à (jivei. 



(9» Joint^e (fO Août). 
Ehult dft calcairf.t i-fiiixiruUs iteroiiiens et carbnnifrrrs. 

Ih^pnrl le nintin de Çt\\f\ pur In roule de l'hilippeville, 
i|ue nmis suivons jusipi'à lii tniiu-lirt'! nociipr-u iiiitrelols 
|«ir lu ligne qui jnif^nait HoinHunne 'a ttouierûe. 

\jl' long do lu mule, dou-* exitininuri^ l'îi^pecl de la 
Fugne. fKiys pUt. ivi'ouvtTl d'un boi« p;iuvrc. r.k i>t là 
quplc|ues moissons plus uiHÎgrPs «nroru : le sol i*»! 
srlilsleux . 

Dnns la Irannlit'e nous trouvons des sehistes verl 
noirâtre à Iîuh texture et peu dur», renferoinut de petites 
tiandos ejilniire^ furmêes \yetv ont' vt'-iitiible hiuiurliellc, 
■AW>\ les fossiles altnudent ils diins ce ^scmenl; on y 
trouve : Spirifrr ieniruiJi. Cijriiii Uinyhixnttiaiia, Utiijit- 
ehMtella (tmaUuxi. l'aiitainphonn crmultiln. etf.,ctc". Après 
iivoir tait unOrilioudiiiile n-i-olledefossilus nous remontons 
CD vuilurv. pour nous diriger vers les grandes onrri^Te» 
ijui sont au sud do Vndcléc. Situées diins tue voftl» 
anlirlin^le dont t'iixe est lormé [liir ilo cjilraire ^ivelien, 
elles sont crciisi-es ilaus uit rulmire roiiye construit par 
des SlroniiUopiddrs, ijui «e dèliicheul en Idane. r.Wt lu 



carrii-re lUnnekinne que noU!^ milOD«. Ltrak-aîre a plus 
(|p H) lIll'trL^s ilV]Mi^s^ur t'I iir pri^piilc fias de Irace do 
slratilkaliiiD, Iv iii'irlirepsl;;ri5^ la |iarlie!>tiil,el,d'»uUnl 
plu« rou^ i|ue l'on bC imtive |i)u» au nunl. 

Ollv iiiasïC nV^I |><in eulU-ivriicul ironip<iclL>: à la piirliL* 
»up4'' rie lire, on voit des schUles A lrrrru(ffrin>nrnionU!sde 
Mrliisles à Spififer Vtrnniili, Airiffia rftie»iarix el i^ricrines 
nllerniint avec des cali-aires mu^ïes i^f^iit-mcnl & enrrîne^. 
I,e ralraire A Stromalaeii» esl en dessous. 

([e oik'aire (urine un Ire» Ik-<iu niartirpruuitviivM reioeâ 
blanches : aussi taules nts rarrières Mnl le Mj-^e d'une 
expIoî1:iliiin In'-s arijve : noti^ devons MJouler que les 
bl(H's soiil exti'uil» ntiii à la puudre. mais au rideau el nu 
fil d'acier. 

Nous revenoiiii A (rive! par In m^me mule; itrriv^sA la 
i'lia]H;]|(! (le WaliMUfl. nous voyui)^ au de^mtuM de la route 
les schistes h Cardium palmnttim et au -dessus lessehislesà 
Hkgnnmella thnaliusi. 

Nous reiilmus à (iivot el prenou^ le Iran [wur llasti^re». 

Après |p di-ji!ùner, nous sutvoiut la roule de Waulsort sur 
In rive gauche de la Meuse. 

Nous voyons d'abord la partie supérieure du laïueuiiien 
représentik? ihir les ps^immiles du Cuudroj;, qui soul 
aix'onipBgnêws de si-bisle$ et de gn-«. puis uous arrivons 
aucarlionifère. 

Il coiuiiicQee |Mir le ealeaire scliistolde irElra-uugl. 
bicnlàt suivi du ealratre carbuuKére à eni'rîocs de l'assise 
dr Tournai ; re ealciiire dit Pelil-Gnnile, est exploité 
romme iiiaii'i-iaux deconslructiuii. 

Suivant la lî^ine du rbeniiii de (er. nous observons le 
calcaire i-arl>onif<'<re construit ; calcaire massif saos Mrali 
fiealion, de couleur blaiu- siile, formé par des Slrouialopo 
ruiile^.qui »i*ul bico moins visibles que reux des Ciilciiiri'i 
cuustruils dt'VHnien!' : il reoferiiie le Spiriffr rmpùhtlm 



t-arai-lëri»li(|tii> ilii Waiilsorlipll. ('.es calrairpssnnl parfois 
vil ffmnilc pnrlit' tli)luii>ili:srs : !<■» nr^iiiiJMnvs sonl plus 
visibles, apparaii^anl iilors en l'ouluiir ilifloreiilc. 

Ko conlinuiinlâ suivre la valkk- delà Mcuîio.ou observe 
un pli aver rassures, tlont la t-nrniche est lartnée de 
calcaire l'oiislruil. 

Avanl ()'arriv<>r à Watilsort mius voyons la dolumie 
reporter sur le culraire coniitniil : pui» M. CSosselel nous 
tnoutre sous lu girutiiïMi! plul■<^^ en ta<;i: du villagt^ de Kreyr 
le ralcitire rarlMnifpir supérieur fnriiiani le Viséen. il 
nou8 (ail «n nii^iiie tcnipt* ronini-qiier que le ralcaîre 
carlwDilt-re i-unsiruit itispanilt i-u iiltaiil au Nord. et. (|ue 
la dolomip reitosira, sur le mlraire Ji encrines. 

Nou8 preiiuiiis le Inia pour N»mur. 

A Qdtru arrivée nous nous dirigeons vi>rs la fttad)>IIe, 
où uou» Douis Iruuvuiits à lu p<ii'Iie uurd du basi^in de 
Niimur. l/extrémili' noni uupsl de la ciladelle psI rons- 
IniHe sur du ralcaire carbonifi-re ploage4iut itu Sud, 
tandis que la parlie sud est esl sur li- Ii'rrain liouilicr 
Ind^ricur formé pur de» psamuiiles nt Aes sc-ldstes k 
PriMluetui rarhnfinriu*, 

\a houille espluîlt-i' ii Nanuir provit-iil i\»nc du liuuiller 
infcrîpur; mais ce (|UJ esl plus remaniualili^ cVsI qyw les 
deu\ veiflp"* l'xploiliH'*, Ui vcim' du l^liillt-au v\ la veine 
du uliiirliunnagi' de Ih Plante, Inutfs deux liirtemeut 
inclinées vers le sud appartienneni à la même rouclip; en 
elTel. si l'ou suit dau^ telle direclioo lu rive dn>ite de la 
vallée du la Meuse, deux kilomètres eiivirun après être 
soi-li de la ville, on ne larde pjis k vinr de nouveau le 
calcaire (rarliuoili-re, renversi* au dessus du tiouîller 
inférieur. Il y ;i dmir u» bassin unielinal qui a i-anieué 
au isud les cuurtu'S du Nord. 

Nuu*. i-eutroH» cusuile à Nauiur. 



7» Jonrrùe (t1 loAt! 
VéiamorpAitme dytutmi^He 

Dt-parl dp -NaiDur [lour Libramont. 

Kn fnce de la gîire de l.ibi-<iiuoiiL nous voyuus de* 
srliisles IrèTt iillérés apparleiianl à l'assise de Saint- 
llubiirt. 

Nous soinme.4 en ellet sur i'extrt*inîlé du massif ram- 
brifln de l'ArdenDe. Il formait iiu début du dévodien une 
liuinlv i|ui n'a él^ rei'uuverlc que peudaut Ip <>vdînivu, 
d'abord {Kir uu puudinituc. puU par uuc arkuse c-umpa- 
raUe A celle d'Uaybes tuais d'dge postérieur, puis eu 
dcruier lieu par ûes schistes verdàlres sans eristaux. 
analogues à r»uK de Sainl-Huberl el renfermanl des grifs 
verls slratuide» resitemblaut beaucoup à ceux que nuu« 
avons rus aatérietireinenl au rocher de la (îate. 

Nous Mimme^ dan^ le ha.'uin de Cliarieville et les 
couches ptuiigent au Sud. 

Nous suivons la voie du Chemin de fer de Ubratnout h 
Bnixelles, jus([u'au-dessus de Ser|)onl. Nous voyous les 
s^-liisies di'SainrHiiberl devenir déplus en idusroinpKfts. 
et, arrivés dans la Iraacbée. sîluée au-de»8us de Serpont, 
uous nous trouvons en préseure d'une roche ayant l'a^iiecl 
d'une rtKrtie éruplive, e1, i|ui n'est autre que la Curuétte. 
roche noinltre, tn'-s dure, riche en mica noir, ayant de 
nombreux |>as$ages aver le» sclii»les (|ui lui uni donn^ 
nais»in<-e. Celle roche a é(<^ certaînemeul formée par tes 
»cliiste.'i de .Saint-Hubert que nous avons suivis le long de 
la vole. Sou8 l'influence d'une poussée venant du sud, 
Ncrasemenl de ces niuches contre l'Ilot cambricn de 
Serponl. qui se Imuvailau nord, » développé une énorme 
quantité de chaleur, qui les a métamorpfaistk». 

Sous rentrons alors à Libramont, et. après déjeuner, 
nous p^enon^ la route de SévÏHMui't. Nous voyons 



- 283 -^ 



Utut tFatMirtl des gr^ blancs qui iipiuiniennRnt niirore A 
l'assise de S»int-Hulierl H i)Ui A 3 ou 4 ki)uiiu'lr«« du 
nims se fliarKeol tic grcuatK. 

Prenant ensuite un M'ntier fi gaurhe, yri'sc iji> h Iwrne 4, 
nous trouvons des blocs d'nrkose. senibinbte à celle de 
Bras et cansiituarit l'assisM la |ilus înli^rieurc du Ucvouicii 
de ce [ttiys. 

Au-de;(Sou«, les couclies ploDgi^nl au sud el en nous 
diri)^nl au nord, nous Ii-ouvoiis les schistes rambrious 
pétris d'oltréHle et rorrespnndnnt ii l'assise de Boguy. 

nu haut du niasKJI df Serponl, nous ii|iercemus (tu 
loi», au nord, un autn> Ilot cainbrien coustiluant les 
Ilautes-Kanffes. Puis, h i]uelq<ie-<i centaines de mi'lres, nous 
traversons des srtiisleM verts cldon'teiix i-emplis de cristaux 
d'olln'litu, dont i|uetques-uDs soûl de Irês grande taille, 
(xmtiuuant Inujaurs non^ trouvons de nouveau l'urkuse 
dévonienneel les »cbistvscaiiil>nenK toujours utlrvlililèrus. 

Aucune roche ^ruplive 110 su trouve dans le voisina^; 
i) a lallu pour ni^lanuirpliiser cesscliîMes de Saint- Hubert 
et donner nais.-^aiiit- auv beaux cristaux d'ultr^lile qu'ils 
reuferinent, une souret- de chu leur provenant de pnwsîims 
on d« frotienienls. Ou invoque en ellet, ici, nne pression 
qui aurait r»uiprinii> ces schistes dévouieas dans une 
faille entre deux massifs canibrii-ns. 

Nous rentruus à Liliramont pnr la roule, apn-s avilir 
lait le lour du château de SeviscourI : là. plus heureux 
que dans le sentier que nous avons suivi en ]uirl>inl et. 
où nous n'avions tiouvé que de rares blocs de schistes à 
gros cristaux d'uKrùlile, duus en renconlruns de nom- 
breux sur un las de piern>s, ce qui permet à chacun d'en 
luire une ahnndaitli' céctille. 

De U nous (i;u!;i'ons la (rare. 

Ifuraul le trajet de Ijhrainunl à Namur M. Gos»elet 
nous fait successivement i-eniarquer : 




-SM- 

La trancha <lv l'ilol de Serponl dans la()u«lle tiuuâ 
avons vu la «jrnéile. 

A Cuis le» sctii^les bigame» dtligoies.oou^Miltuiiit unu 
Tuùle uuivliniile vers le Sud. puis les schistes de Sainl- 
Hubert. 

Le Kri's il'Auor. soui^ le cltdleau du Miroir: U'« fcri-s do 
Vireu-\. le priiidin^uo de Burnot et. à (îni|K)al la firau- 
wack« d'IIierge». i|ui épr^ la ^«talÎQD (orme avec l«» 
^rlti^lRs mii^eii tine s<*i'ie de vnillps »iicceAsire$. 

\je» schisic-H A odii'oies :<« nioDlrt-nl ver« l;i i<iiitioii d« 
Jeraelle. puis lu calc-iiiredc Givct. Eiiliu nous traversons 
la Kague et arrivons à Namur. 



Titoistûie fAiiTiE. PA» .M. Houx. 

Joitm/rrfu f? .lotit 

Vâiie au Mtuéiim 'If Itnt-nllex 

>ous In direirliiMi 

do MM. Drronr. diredeur tt O01J.0, (!0<i*«rvalMir. 

Apres nn exposa ^néi-al luit par M. Dupont snr la 
d^uu verte des lguan(Ktoii!ideBernis.«arl, M. Dolln, en nous 
montrant li^s nrfac^sv» |)«l6oiilulu)iiquc« du Mii^ik». uou» <i 
|itiii,'ii(-iiir-nt explii|ué le^ r^rar.lêres anaUiuii(|ues et 
zuulo);i(|uc» Aif* principaux ^luimaux dont la re^itauratlun 
lui est en tirande partiv du»-. 

-A. Salle \>r. Ber.mwabt itr Sallk ii»^ liiiASonoNf. — Les 
Iguantxlons --iODl de-i replile> Dinosauriens (|ut ont ^ipparu 
dfcs le Jurassique supt'riciir pour di^iuifïiitre vers la Ifn 
du Cri^lar^. Ils sont surtout abondants à la ba$e du 
(Ir^lact- iWealdienl. L'histifire des Ifjuanodons dont, seul 
au monde, le Muséum de Bruxelles pos«i-dc de< !^|M^;iniens 
complets, ramprv-nd, d'après M. Dullo, les quatre pliases 
suivante» : 



- âS5 

1. l'hase Mnnlrllienttf. — ¥.n IKfô. I>i^<iun Manlell 
(lécouTre dans le WeaWicn «i'AnKlplprrc dt-s dénis appar 
leiuinl. (l'ugn-c^ lui. h un l^iiatii' !:i)!auu>si|iie, d'oil Iv num 
d'iRuanihlou MaDlelU qui tul donnti jl a^ n^^ites fwsiles. 

8, l'batf Umniftinr. — Kn IHill, nn Irouve des restes 
d'Iffuanwliiii (ilii- iiiniiliiciiv pl mieux ninservi^s. Owen 
le« t^mdip el Rs«aif i(« di-iii»nlrci- les rapports du l'Iguu- 
iiodun avec It>s Mammifirps. 

3. Wtwc Utirtrgfutif. — Plu» tard. Huxley repi-eud 
IVliide d« rigunnodou. el rccftnnall Ips piivurs c-ouitiiiKcs 
inrOnen : il déoiontre les ii^iation^ dp l'Iguanodon avec 
les Oisenux el l'éluigiie d«s ManiinifJ-reK. Eu 1865, il 
aflirme la station debout et la marriiu l)i|H>de de l'igua- 
nodon. 

4. l'haxf UernissarttfnRt ('). — Knlîn, en ISTS. M. de l'auw 
relire du We.ildten (|ul lecouvre le (errain liouJIler â 
BeriiissHrl. pivs Tournay. les débris de vingt neuf 
sqiK-lelles d'Iguanodon, app.irteniint pour I» plupart i^ 
une nouvelle espj-i-c. li/uanutliiri Ih-inifMrtfHsU, de taille 
plus lurte (|ue J. Mantvili. 

On pttnt admirer, au Muséum de Bruxellet<, <-iui] 
s(IupIpIIps de res animaux, romplpts tri iiiunl*-s. t-l un 
aulrequi. surlesordresdeM. Dupont, a élt!' laissé lc'li)u'ila 
i^lé ti-ouvé. dans la position cimclit'e (jn'il occultait uu 
moment de sa mort. 

La découverte de 1K7H oITre un double iittt^rêt : le 
nombre ounsidt'-nible de squelelles dont beaucoup sont 
romplets, el leur bon êlal de i"on*ervaIion. dû sans doute 
jl ce que ce^ auiuiiiux ont élé recouverts iiviint rompb'-le 
di^unipuiiition. 



(I) M Dollii. Irop nioclKHli'. i-ill dfi (lUsUller ced" ijuairlftiie 
phuri! du llln' do lliOlucniii!, puls'iuo cVsl lut gui a Aludtâ ut 
tccnfi*ttlu6 les ItftiiiuodooB Cv De miss» ri. 



Aujudifl'liui (liinr l«» lf[Utiiiu<luiis muuI iviiuus lians luus 
\mvji ili^lails. gi'Aix f>url»ul aux sitv^DleN éludi\s ild 
M. I>i>ll». 

\.'li/Hiittoil'm HernUforlensix alteiul d^^îKI Je lougueur 
luliilc. ftdiil l™!)!) |ioiii' hi lOlt'. Iv w>ii cl 1c Ironc, et iî" 
pour la (lueue, 

TfK. — Li lôlc e»t alluoftéu et «■ U*niiiac itar uoc soi-le 
dv tit^c i|uî <lcvail iVtre rn(!fiuv«rt de corne. Kllr possède 
92 dents. 

l>^ dents ^unt L'iini(it<!rÎ!ïlii|ues : elle» koiiI ounijiriuiécs 
et) (urine de spatule, présimtent des ondii luttons lonifitu- 
ilînHies, el li>urs hordj. humI cli*ntit'uli'<, Eltfs resM-riildeiil 
aux dents des vi-iii.« l^utiiii^, qui suul de>. Liic^rlienK. el 
sont conforiiiée" pour couper el Irilurer lus v^-gétaux. il 
n'y a pas de dents sur les prémaxiltiiires. 

Culmuit Tcrlfliriifr . — l,er»eliisd(! riLtu-inodon comprend 
■SI verlùbres, dont llli-erviralesopUlliui'rt'litjiif's, 17 dorso- 
lumbiiire.s lûplanes, fi saerées soudées eutpe elles et 48 
fiiudiik-si lt*;:^renienl Iiiconraves. l,es apopliysCf^ L^pincusvs 
sont hien développée* el "oiil leliées enire «lle-i pur des 
teudou» o«Tiitiés croisi's dont on relruuve les analogue» 
l'hejt r.\|iti'rix actuel. 

f'eiHtun »capiilnirr. — Elle comprend une (mioplalc el 
euracoitte : il n'y a pa.-> de rl:ivicule eoninie rlic/ tieaiadup 
d'aulres rvpliU-s, le.iuuUeon.i. «le), l^ sternum est pair, 
e*est-â-dire funné de deux iitoili^s gauelie et droite. 

Membrr* iiuii'rnurs. -~ Les jKilles de devant son! relali- 
veinent courtes, l-t main possi-de rinij dor};!.-* : raueieu- 
lairc a (|uaire phaliini^cs : l'index, le niajvur vl l'annulaire, 
ti-ois ; Je pouce est rudinientaiiv el coustitue une sorte 
(l'éperon servant Sun.'» doute il l'aniuuil <l'arnie défensive. 

Ceinture ptlrienne.— lln'ya pas de symphyse pul>ienue; 
ri«:hion et le pulùs sont alloiiRéti ; l'illium poi^s^de ausAi 
un lon^ prolongement en avant de l'iieétatuluui. 



- fiflî - 



itanbin (tostiSrirur*. — Us sont énopiiies : Le U'mur ust 
lrè!> long : il iKtssède uiip »])i)|i)iy^ ))ut»smiltt (uuminu 
fliejt le.* Piilnii|H'ili'.'i. «ù tlk- !ii'i-i ili- puiul d'iiiserliun im 
iiiui^rlf caiiilii (l'-iiiuriil. ifiii [iroihiil li^s iiutuviMiieiilH lalé 
raux (le la qufue ; uu aulru, l'î^rliio fi^iiioi'iil, s'îiisCts 
aiisïii sur la rri'ic île iTile apophysei. Cette ili^po:^îliiin 
(Ivvail l'xiKkn' aussi rlivz l'Iguanuiloii. dont lu i(u«ue ent 
Iri-a puissante. 

Kii milité, rettt* a|iupliy-'te <lii (éiiiur n'a ricu dv coiiimuii 
avi»: lc> tr(M-lmiit«r do.-i Mainiiiifrres; M. DoIId rspiielle 
le i- IrorliJtiiler e1 ta «i-iM« <)iii la Kuriiiufil« ciéle t'pitru- 
vhaDti'rivnuf. Les cânicti-ivii qui mppruclicnl rif;uaiiuduu 
des DiMitiiiix simt assoï ounit>reu.^ : 

1° L'iilli>ii;;eiiieal de l'isclilun et du puliîs i^q arrière d« 
ract'Iatiuluiii ; 

i> \je prokkii^umvnt prèat'^lnbulnire de l'ilium ; 

,> Li ri»s4>mMimre du (i.'inui- avi'i: ci^lui des Oiswiiix el 
nolaniriK'iil du-i l'aliniprdes; 

i" Chez les DiseHUX. le pérnnt- nsseux ne s'articule pas 
avec le loi-se, car il se termine en poiule; or. cliez l'i^^u»- 
Bodiiii. le tibia est, pour ainsi diro, eu truîu de iioiisser le 
péi-uui' hors du l'articulation et ne lui t»isse plus (fu'une 
1res pelile surface artictitaire avi'i- li- calraneum ; 

.*î" L'arliculutiiui de la jambe sur k- pied i-t^l, toniiue 
chez les Oisf^aux. iiilertarsienuv : l'Hslra{;alu et le mica - 
neum «nmiuentent à se souder .nux os ik la jambe; 

ti* Lepieil ressemble à uu piiîti d'Oiseau, ex. Nandou : 
le 1" et le 3™' orteils sont ik peu prés abi^enls; les tniis 
orleil.s bien il^veloppi's soiil loriiii's de 3. \. ^ phalanges 
duut les unguéales devaieul porter des eatiuts ou dus 
grilles énormes. 

Aia»i, rit^uanodon n'est pas s«ulenienl digne d'allention 
par sa grande tailii\ mais aussi et surtout pur \vs paiiicu- 
larîlés de su siruetui-c aualuinigue. 



- 388 — 



L'Igun notion se (pniiU <lel>uut sur a^s (Kitte^ de deri-if-i-e 
qui. sRulfs, sei'vaionl <■ la iiiarch«. Les rei-'hfrchvs <!(.■ 
M. Dollo sont df^fisivt's à cêl cpani : les enipreinlps île 
pii.*<Js qui ont él<^ tmtiviHis. s'adupti-'Dt tuulr<i au nifiiibro 
poglérieur. aucune »u innmbrp nnli^rieur: les luttloi 
pnsl^rii'ureii sonl. d'niMenr<. Iiien plus di'vf'IopiM'es qiip 
les antêrieiirps; en oulre. le pniils l'tiornu- de lii queue 
avait |N>ur eontiéqueiiix-. i*articutatiun du fi'mur au 
bassin servant tie pivot, de relever lu parti» ault^rieure 
du rorps, d'autiiiit |ilii^ que les u p»|iliy!=eK l'pineu^es de<i 
verlÉ-tii-es sont réunies en un axe ri);tde par des tnndnns 
ossifias enlre-cmliU'.i; enfin, t] existait un lorl niut<cle 
t'itudo (('n)iiral qui. pur un runtrarlinn liilal^i'ite. coutri- 
bnait enrare ;'i produire lii slaltun debout. 

Il esl rerlain nu:<<»'i, i-tani dinint^ la conslilutinn du fi'-niur 
et la pDsiliDii du ^niiid truHianler, que l'Iiciinnudou ne 
pnuvait rtnnnie le Itmt les Oucudilimi^', placer la eiii^se 
oliliquement ou perpendieulniremenl an plan médian du 
eorp». tT qui eKl ll^ ras génf^ral riiez \e» lleptiii?» à inarrhe 
quadnipt'de. 

I.a ^ta1inn debout permettait h l'iKiimal d'Htleindre les 
(euillva do» vi^têtaux rflevés et aussi d'nlisen-er de loin ses 
ennemis rarnassiers. Sri |iialle« de devant lui servaient 
û la (ois d'instrument préliensit et d'arme défensive. 
Mais l'Iguanudon l'était amphibie, ainsi que le montrent 
les trai-fsde palmure»^ observées sur cerinines empreintes. 
Sa queue lui servait de ttalanner. 

D'après M. huimnt, le uisemeHl de Itcmissart si riche 
en Iguanodons a uneïirarlére lluvial indisrutalde: on y 
trouve une multitude de |K>i»«on», des Kougère» de petite 
taille, etc. 

Il devait exister Iti une vallé« très envaissi^ parcourue 
par un cours d'eau piiis.i^onneut luinlè de inaréeaRes favo- 
rable» au régime berbivurc ûc6 Isuanudoti^. 



l"ebl snns (loiile iMir IVlIct d'utie l'niv iatenso l'I subiU- 
■le n« fleuve i|ug les lf;uaniidoni île Bcrnisfiart ont ^té 
«nruuis. 

VDiL-îi|i.^U|.d'a[iivs M. Dullu. lu po»iiliun de l'Iguanodon 
ilans l'iirtire ({éiit^al»Ki<|uf-' des Itepliletî : 

l.fi gisement de Beruisiart, oiilre Ip-s lKU!<uodoDS. a 
luiinii Iwiiurouj» (t'Hiitics reste* de Verléhn-s. \'oki le» 
priiii*i|Kiux : 

Chéloniens. — fleiix P!*|»(Hes de pelile taille. 

l'aliiiclidij* llHchnxtrlH 

rhUraceplHilus lluntonii. OKe deriiiiTe vsl un chéluiiieu 
]jleur»dêre. donc h fou llexlblv lalrraleiaenl. 

CrooodillâQS. — Hoitiopliolis anaux. O ci-ui-odile, long 
de deux ini'tre^, deviiit iMre iimiihiliie giluti^t qu'ai] ua)i<|ue. 
Il possède une Hrmuro osseuse pmleL'lrÎL-e (ormée de deux 
raogt^es de plaques dortialeH, aver àt-s plaques veulrafes 
non im!>riqué«-s. 

Iteniix-iariin Faijrxi. l.niii^iiinir i|i"fi<). Deux squelelles ; 
genre voisin du précisent, inai*; doiil rarmure possède 
de nombreuses i'an;ïtïe» de ])laquf>.'i ilori^ale^ iii-tirulées l't 
de plaquoi venlriiles iiiiliriqiiée«. tl'est au^^si tin petit 
onK-ûdilf aiiipliibie à museau CDurl ; il parait èliv la 
souclie de no!> i:i-oi-<idile!i et AllipatoDi iirtuei». 

fSimiojtliolU et Iknmxnriiii sont de* Crucodi liens du 
groupe des }lrxosHchia On jieut, en uHet, elasser les 
ciwodiliens, «l'^pK-s la ito^iUitn des narines eu littie 
catégories : 

1. l'arasuel'in : narine.i intérieures Inin de la bnse du 
erJine, Tel est ie IkUuUm du Trias, C'est à l'époque du Trias 
que le* f'aranmfiin se sont séjiaiés de* Hnticliotêphnlims. 

i. MNosHchiii : ^ariavs ver» lu milieu du rr^ ne. Tels 
tioul le 'MfMaurus du Jnrussifiue, les Hniyiiaariia, fimiio- 



Annalct d* la Soeiélé UtQto^iqat da .\orcJ, r. xxiv. 



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pilotis, l'Mirlotaurux iJu Wenlilieu. Ije» Maosucliia ^nl 
îssuisdes t'uraxurhia. 

^. K»-*uffii« ■■ Nîirines vim-!^ I:i Ikiso du crAne. Hi^rivi^-'* des 
.VeMisucbUt. Ce suul li*)^ <.-i-uc<>dil(!!> du i.-rélacé supérieur, 
krliitireset actuels. 

AmphibiADS. — HyloNthatrachus t'roi/U, sorte de petite 
saliiiiiatidre. );i plus aiirjpnneronmre. 

Poissons. — Ou a liuuvi- à Ucniissarl plus de M)0 
poisMiOb, dont iwii ii<;oiip sont des (înnniiles vrai^ tels tgue 
le IjepidolH* ManlelH, de. 

D'api-L-s M. Ilullu, les |}oUsunE à >;(|iiL>1olto os^fux se 
divisviil ainsi : 

I. blpnemiea ; .. . „^ . „ 

t • ^ -j . Uovpnia KircsS l'heure notuelk 



CMCtl 



X I 3 PUyiotloiiicK, T<M6o»ti'(^iix.(li.'Vuiiiisi>n-^pi)iiilt>miitfl 

i l'hy*ni-]l'lp»i > Hiijoiiril'liul. 



y»» nombreuses espiVes de Bernissart cuiiipi-euneiit des 
représeiitarils de plusieurs de ces t;ruiipes et munirent 
nutmnmutil le passage des Cnnoldcs aux IMiysnstomes, 
dont les Harengs rnnsliltifnt aiijiinrd'liiii le lypo le plus 
arcliaïiiue. 

B. Salles dv (•np.MiKii étach. — Dans \t» salles du 
premier éisgc suut acruttiulf-es des rielicsses zooto^iqiie^s 
cl paléuzuuluffiques umi moins remar(]uables que les 
I(;uanadons. Voii-i lt!s principale» : 

Cn^Mcltsii'Kiiiei-K iMartiriffiiiefi). — Mosftsauriens.- 
Les .Mo^asauriens sont des Rejililes pélii^gique^ (]ui uni 
été et sont encore, de la part de M. Dtillu, l'ubjct de 
snvante-H et intéressâmes éluiles. C«s animaux liabil-iienl 
la haulf mer, c<ii' leurs membit^ sont relaliveinent Ui'i 
petits, et transformés eu nageoires ; leurs doigts, au 
nombre do cinq, sont tii!-^ écartas et couiprenncnl de 



- 292 — 



Doiulii'KuseTi |ihalHnKt'!i ajouU'L-â buut.'i bour. »iiL<i m-tirii- 
latiun. Ur riili'ot>liie des [iieiiilii'O-S l'hyperphaliingie des 
dni);l> «I Ui di^piiritioii de^s ritniuilions uDgiit^itles »iiiil Ifs 
ir^rdctêri;» de l'iKlapUiliuD à U vit: pcla^iquu clie/ lei 

Ix's M<is<i'4;iiiricii<; uut un omoplate. QDe ialerclavicule 
t?l uu uuriicuide ii lu rpiiihue M'apiihiire ; IVxislenr*- df la 
claviculi' est enrure rluuleuKC. On u firu luiigleiup» <ju'ils 
n'nvnicnl fi;is de Merniiiti. rc i|ui \es riipiH'ocliHit deti 
Opliidii-ii»^, itiai» eu rùiiliti- ÎU uni im sternum diJlicat. 
Leur «(^h'-roUqui* k;;! ossiliiî. cuuini» celle deji Iclilyo- 
.«nu riens. 

Les MoHjisaunen* re*seml)l nient j'i des sorlet^ de gr»ud^ 
serpents ptlaîigiquits iiiutii^i de nugooirc» : iniiis jtuur 
riir{;aiiis»tii)n tls ne rnpproHient, en samme, davantnge 
de* Ijicerlipns que de* Opliidicns ; on doil, aver M. Dollii, 
les considérer i-omnie de* l,éz;inl.* adaplt?» à b vieiicjuit- 
lî(|ne: i\n sunl <iu\ Sauriens eu i|uu le.s Italttiiics sunl au\ 
niiiminifèreslprn'-lre)*. I.:i Nouvelle Zélande.-'erail.d'aprùs 
.M. Uullu. le ceoire de diiiper^iuii df rc groupe, car e'usl là 
on Ton comrneuce à les trouver (dans k' ('.éminianinn). 

On admire à Itnixelles : 

lliuutiiiiiirux Krrniirdi. de la craie phn^phati^e si-nnni«nne 
de MeMvin <'.îp1y (llaimiul). Um^ de 17 mètres (lu t^le .seule 
a f"7«l. 

Vo-Msiiurux Lemaimirri. du MaiHIri<ïlilî(!t). iiui alteini 
7 niélres de luiigueur. duut l'"i(J (luiir le cnlne. Le Wosd- 
sauriit il 1X1 rerlétires proec[>1i(|n«.<i : les cervicales ont 
des hy[io(inpIiy-*es bien ilêveliippées. les dorsales ont de 
longues ijpopliyses épinenM.^, les i*-<iudales présenlenl des 
ares inférieurs (héinapo{)hystjK). I.«s cAles disparaissent 
vers le milieu du tronc. Le rrâne ri>ssemlde ^ celui des 
lé/^rdN. il possède des denu pli'rj'KoIdiennes el uii 
anneau scléntlical. lAs^t dents son! longues cl pointues, 
et (lîsposi^es en rang(!-e. 



— 2fl3 — 



MosasauFMx tjiganteuH (Ces! le Mo^'a^nuri» cliiSHÎi|ue de 
Cuvierf. Purlîun de M([uclellp qui ninntrp une anrienne 
frartiirp ili' )a m;Urlinire inlpripiin* avin: somlure coiisO- 
rulive. (J'» ^iiiiii-itix <(• livraient duiii', fiitrr eux ou 
cunliT leurs eiinninis, à ilcs (-mnliiils furieux. 

ChilooJODS. — VUrfuttr lloftniini'i liirlup iiKirîiie 
}ïigante«c[iip rt>m»rqu.ibk par la ré^rpssinn de» |da(|ues 
i.-»)slalc* ili* )ii <-,ini|>iJi"('. 

Poissons. — l'rotosjibfirrna ferai: l'hvMislomc itvs 
vuislu des G^uujdes. 

E»d;\K iNfKRiKi R. - Chéloniena. — Eutlanus Hitsuekti. 
Ifrdiifk- Uirtue luiiriui* lillunili- i|ui ho niiurris^iiil dv 
midlus(]ups l'I riotaiiiiiifiit d'IiuilrfB, 

Rhyachooéphaliens- — t'hampuosnams (.etiminfî , 
r(>[ttile Huvialile <i musL>au tri-e ulluitgé comme rhex le 
ri;iviiil ^eliœl. 

Oiseaux. — Uantornix. — l'cu-lion infi^rieure ilii ft'mur 
de w Kit^iinti'squr' oiswiu aplôrr. 

Ouitocfe^K MOVRX, — l'x^pfinpJu^rux riipriifnais. Turlue 
mariup dr i^niadc liiill?. voisine âv Spliiirgi», 

Miociivtj. 8iréaieD8. - il'i>*irrii hofki. rVst l'ani't'^lre 
du llunMti,^ urtucl. Les eûtes suul rnoniies fl (elleiiienl 
Iîirgi*-« ((m'pIIps se tourhenl par leurs iKirdK. Avec une 
)iarcillt' KigL- lhijr:irir|ue, l'iiuliuiil ne |Hiuv»it exécuter 
*e« intiuvfinent» iTS|iir!iliiiiv-J 'lu'eu s« st'ivaiil de son 
diii(ihruRnH-. Le su-rnutn est hvk petit. 

CfcrAi:K>. — Sralilicriiis. Sorte de CaeliuJol qui |m»5édail 
des di'uls supérieures loiuuionnelles. 

I'i.iti>^riic:f>>:. Mammifères. Kli-pfin* primUjfniii» 
(Miimuiuulh) di' Lieriv. Scpu-lclte d'un inilividu ni;ll« 
non ndiilte. I,e Mammoiilli ettl le plu» «évolué dfs 
Élt^phiiuU. tar w* ilcnls wml tlivisées en Irts nnnihreuseA 



— 294 — 

lamelles Iraosven^ales. Il ^'esl i^k'ÎDl •imis lai^iscr r)e 
descendaïK-f. l-e MuKi^iim (h- BniJtHlfs pos-^i'-dH au^si un 
fj-nçment de |ienu tli' Mammoiilli : relt» peau, mal(;rfî son 
éliil iJc llt■^sk'aliuD, cât i'|iHi-'4Â<> (le pliisdedix milliniêtres 
cl «urorc retrouvcrte do ses Irtujjs poils roufteâlres. 

Oribos mosfbalu*. — Spécimen monlé. C'est le IxRuI 
nitis(|ué. qui deMceiidaili'i cetlo époque Jusqu'au PyiV-ni^. 
el qui p>l iiclupllemenl l'elf'gu^ dans rKsli-f^me-Nord 
AiiKTicriiii, 

Mrgtirero» hiheruicus. Ost le pi-iind Cerf des loinlii^res, 
roiiiitrqualili* jiar le di^vi'lup peine lit ivKlitionliiiaire de se» 
liuis; ks vi'rU'broscRrvit'ïiti^s qui nvainil à supporter un 
parvil j)ui<l><. sout i>iiunii<.vs et 'luiimiieiil iosprllim ;iu 
grand li;;anient doi-t<o-cervîciil. 

Joiiriii'i' lin f3 ioùt 
t'isile (iii.r ifînrs itr Ij-n* 



I.e tttrrJiin liniiîllor dn \.VQf. fait partie du ^rand bassin 
[lanfo liid^f 'pii. par le lîmilonnais, ai' ruHc aux gisements 
d'AuglulfiTL'. 

Or. on fiait (|ue U- liouilk-r fniuco-bolgu t'oniprend. 
selon ta qualité de la liunille. rjuatri- /oui»; qui sonl, 
de la liiisc HU somniel : 1° Jtnne des ctiarttnns iinti^rc^ ; 
3p zone deiï cliarbontî demi-jjrns ; 3^ KOlte des cliarbous 
gras: S" zone des oharliDUK tri-s icras un llénuiî, ou 
rharbon^ <i s;tir.. I'e« quatre xone«. quoique rarai'lêrisét»> 
charnue [Ktr une lion; t^péciale. apparliennent repeiidaiil 
■\ I» iiii^iiie pliase de vt^gélalion, relie des Sigilluire^. 
Dans Iv liassiu (rauni lit^lge, il n'y a pas de Slépliatiieii 
iHituillor snpérieuri ni de l'ermien dûment eonstati^s. 

Les ooiirhes liouiltère-«, marines à la Itase, sautiii'ilres 
i*t d'eau (louée au «oiiiinel. »nnl rli.^lotiuée*. (lacitirêeii 



- awi 



fit tniis seti)i {Kir ()(■« t'itllMi rt il«'> rntiis de rptiHir. 
pliss^es en /.ip-ziiR, i-cnv«Ts*-('s int^int- cii pliiisk-iirs poiiil'^. 
Ea déoéntl, ilant' lii hiniilli^r <lii rns-de-C^lai)!, auquel 
a|)[iiiir1iciitiunl Iks tniiirs île Ia'DA, le-'t mui'lies suiU 
r«[»endaiit en [ilitU>uriï!> el d*allui-e hs^oï. rèt^ulitTi! ; 
l'eti^mblp plon^ vers Ir midi. I^tisifue l'un npiirncfie 
de l!i lisière sud. Ws couches «ont nt^niimoinH très 
brouillées el iu'>iul- rcu •'erMt'e«. t.ii £one de$ cliurbonii 
miiiKrei) el celle des chiU'bons gi-iiii âiint à peine repnî- 
senléps dans le l^<is-dft-('^lni.s. l^. ten-nin iiouiller est 
recnuvert. diins celle règiuD. |iiir un maiilejiu, ('iiai^ de 
lOUâ (.H) niclrcs. de eauclics lerliiiii'eï el crélaeées doul 
l'ensemlde porte mmiiiunt^ment le nom de morts termins. 
l'our mriver ;i lu tiituille il (mil, en ellnl, f.raverser d'nbord 
le tertiaire, la cniie. pui^ len arf^lles ou iidiëvc^n 
turuaieimes qui anvlenl les vaux el ein|)ùcheul leur 
inlillnilion jusqii'iuix ;;iilcries des mines el. eul'in. le 
mle.iire vert (iii ciUiurtin <\ cénoiiiai)ien. 

Lii Suiù^lif des Minus de Leiis esl prupriéluire tics 
conreNMnns de I^iis et de DniiiTin ll'a»i-de-<;alais). Ces 
cnnee-sfiioii-" romrent une siiperlii-ie de fi, 939 liertara* ; il 
y il 12 |HiiU d'cxtriii'lJDn pouriiS rouelle» expluilaliles. Eu 
IK£I4. lu prnduelion de la houille a atU-iut i.â)0.U7(!lunnes. 

A iKdivrin et it Vendiii. lu houille du hua e^l demi- 
|i;i>i)«sv. relie des veines "iuiiérieures est jn-esque gras^, 
Irf» vé^^ftaux les plus euuuiiuns sonl : l'rcfiplerix dentata, 
IjmcboptfyU rinjimi. l.tpiflwtc7nlron aculcaïuni. Meihofiteris 
/MrreMxi. Sfilieitopimn mf'iliatH, Siffillarta srHiflla, 
etongala fî rwjimt. eu-, 

A Lens |el aux envii-ons, Bully Urctiay, CourriértM, 
Liâvin, ete.). on trouve alors les ehartKHis de la zone 
supérieure, tivi ^{l'as; ee !>onl le-^ eluirhon^ ■■ gai. 
auuluxues aux tléiiu.<i helgi^ el ruiiteuiiul ju^iqu'à 37 «1 
iO */•• <Ib mnliêres volatiles et |iai'h)is davantage. Les 



— i9fi — 



i*!tpri'e« que l'ou y ituiddIiv Ir. |ilu« suuviïiit suul : 
SphfHopIfris ohtusiloha v.\ hernijilmnde*. l'tcopierix abbrr- 
tittta. Metboptfht Setii, .\eemptei-u rarmeni*, thrlt/opierU 
suhUrongiiitirii. Axitropkt/fhtvs rijHixtîifnrmtx, Si^illaria 
lirrigtifu, lefurllaui cl aimpluimiUi, t'urtiaa':\ hoiitusifiilitt*, 
«f. Avec quH<|uc& (uriiios Sl^|ibaaieiiui-3i : Sphenopteris 
clin-niphtiihuirs, l'eeoplerix intnjra. ilrlhitptrrit tirniitUni, 
l'rilmmlrt rrueiatu*, innHinrta Hrllaia et splienophiflloûla, 
qui n'«xis(ciit pas plu» liïiâ. 

A Ijpns, 1h Ibisi' du terrain lioiiilli>r t-si (untiw iwi- un 
BCliisIe fum\aftii Spirifrr. /'nx/mcfii* ei Orihis: au ilei^âu» 
se Iruuveiit alors lus oouclies de l¥|M>quv dite liouillùri*, 
tlnnl le ciirarlôre sauiniUm cl d'eau duuce. est ilA A uu 
luouveiiipnl pro^re-vtiif dVinersion. 

NctUK dvM-euduH» ]iiu- la to^v n" 4, pi-uloudu de 23ii 
mt'lres; puis, pur uu plan iucitut-. à T6 ini-tres pluâ 
haï* ; nous mnonlons pur In foss^n".'». Los ;rnlinips ipii 
relicnl les (ossi-s l'uln* ciliés muiI Appcir-t-s huwcUrs. Im 
houille ne »f- trouve qu'en ruiiches minr-e-'i, depuis ll">|0 el 
Oi^Sl) jusiiu'à S inMresde pui^sanif. Ij^s principales veines 
fxpIoitéeH diins le-i fosses n-» 4 rI ;i sont les veines l-jnilie. 
Alfred, du Souidi. Mario, elc. Ces veines snhisseul de 
iiuuibroux i^-jfîl". I)an!> vos rejcis et ces failles, la 
mmjiiiviliun lilliuli»f!ique du lerrain jinide les Infténieuis 
pijur n'tnmver la veine penhie, Kn eflel, r'Iiaque i-oiiche 
de rharlmn esl ordinairement inteiralée entre deux Ikidts 
srliistetix : If liinir vupi'rii'ur appelé lui! ou roc. esl 
fpuillclé. niirdc-é. rempli •l'empreinles. mais souvent aussi 
il e^t ^éseux et coMipai-t : le tinuc iufi'-i-ieurou mur & une 
rassure irrr-Bulli-re et esl très tniversé en tous sens par 
dM Stifimariii. I<es gi^a peuvent former le loil, tnuis 
jamnis le mur des veines. Les srliisles pr^enlent souvent 
lis>>einenl 



I 



Uli 



|Hdi 



appelée 



mimirH, el lorsqu'ils ont i^U' plissi^s nu qu'ils ont ;;liss^s 



- a»? - 



it>A uni) sur les HUlrirs ih sont |Mi'fois rvciiuvrrl^ dVIIIu- 
rc^c^nci^ lie l'Iiolérile, sulislntire tilanrh<> el rtourp au 
(uuolier. 

Nous avon^ |iu ubscrver, ilaii!^ In fw*«« n" V un Imnc de 
Sigillaria en position verlîralv. l't iiiuui de ses Slî^inaria, 

■.en im^tliodcs d'e\(iloiluIi»[i de la hiiuilln varii'iit 
fuiv-aut l'f-pitlss^ur des voiin's : iKiur une vpîne ^pniiise. 
on cretistf dp^i giikTivs à tiault-ur d'Iiutiinie el un empluie 
dps rartoiiiihes de puudn; sp^uiale du niêmf de dynamite ; 
pour une veine mince, les mineure travailleni couchés sur 
le dos ou II ^'ennux. en suivant le plati de la veine. Ne 
charbon ainsi iiliatlti i-st cliar^t- ^ur des waguuiiets, puis 
montés à la sur(are du hoI nù l'on proche au triage, au 
lavage et îi IVxpédition. 

Nuus avons jmi-i^uuru les paierie» et nous avoDs lo^nte 
suivi en raiiipaiil une veine t-o vuie dVxpluilaliuii. 

M. fkinaux. ingénieur en chef des niinoii de l^n», :i, 
le prenileren Kiauee, a|i|)liqin' et |ier(e)-tionni'- tiii pruii'-ilé 
étmnger destiné à [Mivr au\ daugfis d'inonduliun lUun le 
(ont'age de» puiu. Cd procifdé ouusiste à uougulvr les 
I>aroi<i du piiilï^ au niveau des nappes a(|uifi'i-es igui 
reposeni mii- les dii*ves ; l'eri fait, on peut sans danger 
icarnir ces parois d'um; maçonnerie étanclie cl puuniutvre 
le forage à I'hIiH des inondalion!^. 

La visite des mines s'est leiniini^e pai- un dîner ollert à 
M. (iosselet et aux inen)l>res de l'excursion (lar la (>im- 
li^gnie ilvs mines dr l^ns. Au eha ni pagne, .M. Iteniaux, se 
fui>Hiiit l'interprète de tiiiis les cruivives, porte un toast 
u chaleureux au savant el iiifaligable M. (iosselet à ipii 
nous devons dit-il, la cunniiissïmc» de la coniilitiition 
géiilogitpie du sol xi riche et du schjs soi plus rirlie eiimr-e 
de nos ri'iiiuns ilti .Nord, u 

.\ Lens. l'excursion &e <lis1ui|ue el chacun |>art de sou 
cAlé, heureux des enseigneuienis iju'il y a puisés, 



Excurgian ttaM k BaSBin da Paris 

jKMis la dlrocUoD (l« M. le ProtuMMiur Go&sKU;r. 

C-12 Avril 1»96 

ci>iifTB BEsnr 

par H. Leriche 

Etéo* de (<r Faenlti de* Stitne:» ri« tUte 



Juormie du 6 AtrU tH96 

I/excursiuii (lu bassin dft Paris f|iii \'wnl li l'appui ile» 
coui-s professés par M. Ousselet nous réunit de Ixmiie 
heure à la gare tie Lille d'où niiu!: partout bivulAI ]>uur 
nous rendre fi Lauo. 

A peine sortis de lu giirc. nous voyons appiiniMre la 
criie. Tandi» qu'elle nffleure au cbarnp de ma nre livres, 
l'Ile s» recouvre ik Itonchin d'une épaisse rouche de limon 
et ne devit^nt pluK visibli^ qui* dans les Imiirli^et^. Nous la 
suivons ainsi jusqu'il Seclin, où elle disparnil s*>us 1e« 
assises lorliaire^. 

Aux abords de MunlÎRny, nous enlri^voyuns par l«w 
fenêtres du waguu tes iinnieuses carrières de s^ibles 
landénieas. 

Entre Somain et l^urches, l:i craie ri^nppaniil. nous 
lii suivons alors sans interruption ; rewtuverle d'une 
pellicule de limon, elle constitue le,s collines ilu Cimbrêsis 
et du Vermandois. 

Au dessus de La Kère. â proximité de Versipny. un 
brusque ihangemenl si: prinhiil dans la ronfigur^tion du 
Dol : sur une immense plaine rrétacée s'i^lèvent r» et lA il(> 
hautes Itiitles tertiaires el lioist^e». l'ae de ecs bulte» se 



— i99 — 



(lUtÎQguc t)!!^!]!!*!! |>ar les iiombri'usr^ liabilations qui la 
rouroant'ul. c'ast lii montngne Je Ijoq. 

Il est oaxe heurts lor^qu'onGn aouii pntmns on ^re de 
Ijon. noii!i y snmmes r(>ciii>îlli<i p.ir M. (îof>Relp|. qui noii^ 
a di'Tiiiicif. 

Après avuir pris un peu de repus, nous t»jtnous la 
ligne du rhemin de fer près de laiiuclle une carrière 
nin'ioiini'iriPiit ex(iliiili^(' nmi* ptriuel du iwn!*1iiter la 
HK'M'Dce du la cmie à ftdi-mnilfUn ijuadrata. Sur Wlle 
craie reposa une argile don) la partir suptfrieure tend à 
passer aux sthles verU; «■Hf? rppri'senlP le luflciin. Olle 
assise est ici dépourvue du lossiles. mais à La Fltc où elle 
revêt le faciès flamand, elle devient 1res fossilitère, 
[.e limon rerouvre \e. tulTrau; «a rnupfî n'fnX. pas nssez 
oetle puur i|ueu(iuspui«.s{oii^ en reriinnalliv les divisions. 

Kn grarissanl la iiionlaKiie de Laoïi. nous (miivons 
dans «ne «irriî're Minée au fauhnnrgde Vaulx un sable 
pris lilîineh^trL- à siralitîr'nliuu (•iilreiTi>i*('-e. Ce sable 
supprp'/sé au hiileau est ircluî de Cliillons <<ur-Vesle ; e'esl 
aussi celui d'Ostricoui-l revi'tu du lartê,'* cauitin'sien. 

L'argile A lignites fail ropiipIMonieiil déliiul : r-elte 
laeune sVlend aux rolline); envinmnautes ([ui délimilaivnt 
le rivage de la mer ^«parnncienne. Dans une rarn^re 
réet-miiicat ouverte prés de la preuiifre. nous ImuTous 
rcpendiinl un iiiincp lilel d'argile rioin- iiui esl |ieut élre 
un vestige île Ut mer sp;)riiaeieiiiie. 

Les sables de Ciii-ie nu de Mnns-en-Pêvèle apparais«oul 
avec un di''Velii|>|ie(neiil innsidAralile ; \H irie<!urenl envirrtn 
treille nn-lres tlV-p;iisheiir. 

Oe snnl romme toujours, de» HHbles doux au tourher 
re»(eriri;iiil avei- rriunombrabie^ <S»mmnlitfi jifiimiltit/t de 
nombreux débris de empiilles. A la partie supi^rieurB 
ils renfenneni de'^ nodules de g^^.«> vert iii-roudi;^. que le$ 
ouvriers rbmgneut *i>m le nom de tries de ébat. 



— 300 - 



I.es sahles rt*' (^uisp sont rermiverts par de l'iirgjle 
[liiiiis^titfniiv. doul rul1lfiiri>uieiil esl Jnvi^ilile, imm duiil 
lii pri^ftcnce rsI dt^celée par un abrcitvitir silur aii pi«cl do 
la [lorlfd'Arilon. C'est ii neltn argile, qui. \mr siiile de M>n 
itnpcriDt'iibiliu*. pruvii<|ue la fnniiiitinii d'un uivisiu 
aquif^re, quu la ville de Laoïi dnil nm vxinlcucv. 

l,e «oulwsspnipnt iIp Iji ptutH d'Anloii repose sur le 
lak-ain; à yiimmulilex tierifjnta ; iimis ne non* alUirduiis 
pas k examiner ce calcaire, nous aurons l'occasion de 
l'éludiur dans de ineilleurv^ runililîonti. 

I'»r la porle d'Anlon. nous pén^lrons dans hi ville ; 
nou:^ eu ressorlons (|ueU|uex instruit!* n\tri-s par la porte 
<l(i Paris, uii de rèreiiLs travaux mettent U jour le calmire 
grossier. A la piirtie sujii'rieuro dfs l r.incliécs. nous distin- 
guai» un l'uK'riiri; à Ihn-iip» slrauijnhiln. Il rcpoiiie .sur un 
aulre i-aleaire d'un niêlre riui)uante d'épaisseur. L'alxin- 
ilance île .\iimmiililes Inrit/ain a fait donner à ce ralc<iire 
le nom de pivrre à liards. Ui parlie supérieure de celle 
■ssise contient de nombreux débris de cuqiiilliïs ; elle e»t 
conuiie «OU8 le nom île lianr SlJarqueg. 

Sous le i-alrairc à .\nnitnulitn Urtiijaui. apparall un 
grès glaticnnieux et un sable à rygonjuchm «-gaiement 
glauconieux. Ce .sable que les ouvriers ont di^sîgné sous 
le nom de pain de prussien, rorrespond aux sabli's îi 
Unitlelliiria ampin de Cassel ; il rnnslilue lu ki^e du 
calcaire grossier. 

1^ présence d<.* l'argile panisélienne suus l'assise à 
l'^Horijnikm ne (ait aucun doute : elle ei^t déréléi; par 
une «ourii* qui s'i^liuppe du tlanc de \» rolline. D'autre 
part : on trouve à proximité' de la Porte de l*»ris une tour 
|iencliée. liant t'inrlimiison ne peut s'expliqtrcr que \n\f un 
glissement de iwuebe> sal)leu:>e$ itiir l'argile. 

Rn suivant la roule qui mène uu (aulwurg de Semilly, 
nouH retombons sur les sables rie Cuise qui renferm<>nl 



- m - _^^^ 

des liaars r-alraires. durs et rutii>rciit!i. Dnitu >xs »ii\>\6s 
qui iîVK^vent en lalaÎM* iiu burd d<> la roulR, sont rroiisées 
da cavarucs eucurv habilla el coniiues ma» l«> nom de 
d'eutef. Ia*4 ^l)les(le (luise el les calciiireti qui leur suiil 
aiincKés uous lournissenl : 

raiîielta tdita 
Turîletla hybrida. 
iVtrita SrhniiJellana. 

Revenant sur mis [as. nmis l'exaucions la poripile l>arU, 
pour nou!S diriger eu»uile sur Molinrltarl. Arentrêedu 
village, nou« ronstntons la présence de la n-aie à tlflrm- 
Hilfllii •jiiriiltmiii. OMk cmie ue larde pas à disparaître 
8UUS les >aljle<i wrliî landénieii-s qu» surmuiitent au 
iiiuulin de MolinctiiirL des grés blanirs inauielunnOs 
rielies en d/'liri!' végétaux. Aux grandes rarriêres de 
Molinrliarl iiii ces grés sont activement expliiilés ponr 
le pavement des rues de Lnon, nous relevons uae coupe 
a<i»ci întére»«;iiik<. Sur un <iabk- vert l'I filaucuuieuA qui 
est landénien repoîic un tianc de grès épais e) continu. 
Ile dernier supporte dV-nornies bines de grès disposi^ 
irréguliére nient et euipiUés j)iir un linion nrreux. 

Les içrés landi'nions sont surinontt's aux llruyères de la 
Comtesse (Kir il'aulres gies ;t Cijrenii funrifnrinis. 

A quelque distance du village df Midinciiarl, se dresse 
»u milieu de la plaiue un monticule bizarmiieiil découpé, 
!e rocber lie Ciai'}:autua. C'est un ainuoa'llenienl d'énormes 
grès landi-nieus IrOs durs el couiplélemeul dénudés, 
produit par renlèvoment des sables qni les contenaient. 



Journér du 7 Avril 

Ka allendimt notre départ pour Cbailvel : nous allons, h 
proximité de la ^:ire de Uion, dans un Iruu uuverl pour 



- 3lâ - 

«(ablir 1rs fundalioiut d'uoe maison, rnnsUler la précoce 
des sables veitis do l'a^^Ut ii i'ijfirina pianaïa. 

Vaï\'\^ de l^on par le premier (miu, nous arriroDS à 
Chailvel qufl(|ui-s minutes aprî-s nuire départ. 

Sur une giTindo partie du trajot de CliaJIvot fi Ui-cel nous 
Irouvous li>«iiald«s titanes landi-nïpns. 

Aprj-s ;ivoir traversé la plafc d'UrrcI où aOleureul 
quelques gri-« à Tymia rmiriformix, nous }p-avis80us la 
v6te sur le Hanc de laquelle s'élève l'antique éfilïse 
d-lrcel. 

Cette cAte s« pn-sentv avec la vompo^iliun suivante de 
bas en haut : 

J. GrAs«tntiIes AurhtS'liKts s'élève l'4f[]iAv- 

SBl>t««ft NaminulUe* planalatt , . 30* 

9. ArKll« |ianl««Ueaiiodoiitla|ii«seiiccc«lalk«lèe par 

ancMuivtf ,,* 6à^ 

4. CalO«ln.'Oiwi|)ftCI<;<il p«ti (i««lti(i>re h Pggorhyneliar 3 A 4* 

5. Cnlcalr«A SuninulUim lirei-jala et iiatic Sl'Jii''t|uo> S* 

6. Calcaire Ji Ditrupa tlrangulata. 

7. Cnlo>lr«a MlltoUt'-S. Ctrilhiam gigaHUi"» Lteina 

majtima et OrbWtiUë «omptoHMtt ; Il oorropoiiil 
aux xabieê il Nummatittt eariolaria ùv Cliutel : 
«un ■'■paUuurejtt dViivlnin Irol» iiiËti'e». 



hes sahles de Heauchamps qui jadis C'Ouronn>iienl unifiir 
moment la càlc d'I'rcel. u'unt per»i!«lé que dans les 
«nd-acluu^ités du ciil(-airL> à Mîliuliles, où ils cuustilueut 
des )Hiriio?i de i^hh^^ ferruf^ineux. i.es galets quarliccux 
qu'ils l'outL-naieut uut seuls n-sisti^ aux couraiiU qui 
enlraliiaient les parties meubles: on les ruucuiitre CQ 
grand nombre au sommet de la cAte d'Iircel. 

Descendus pHi- lu liane N. du la colline, nous trouvons 
ouverte!» au pied de celle-ci. les ixindrières d'L'rocl. où 
nous relevons la coupe suivante de bas eu haut : 



— 303 - 

1. Alfll* verte lliinllcuse fonuanl le rondde la earrièw |>| 

2. LI«olte8 O-IO 

3. Faluii ilii e(H|ullUi' jiltfcs . <r90 

4. An^lle oolr«1i|colteu>E I» 

i. ArKll<:tr<^s llgtilluiue 0>1() 

e. Affile Itttniit-iiw 0*30 

7. Ariilk Kabkiite n^iln' !k Cyi^nn 1' 

5. ATkMo i Cj/renn enac'/ormu ........ 1" 

9. UgDllw. !■ 

10. Sal'les IrM CMinlIlfffi O"» 

tl. Sables ]aan«« • . - 2' 

12. Gr&i irûO 

Os liei-niers exploité!! aux jurandes ^yrrièrcs ilTrcfll 
Miut surmonté!) \mv une puii^saiitv ussîm; de salilc (errut^i- 
neux dé|H>iii'VU tie fossile», t^elte formation qui a quinze 
iiii-lres il'épiiisspui- est ;ib»olunient lucalc : elle ne se 
reocuntri- c|u'à L'rc-el où flic est iulciaiire cnlie riir^ile à 
ligniteti el les sables à .\'iimmuliu.i plajiulala. 

A lu fiilii'ii(ue «l'iilun de Cliiillcvoi^, i)ou> «(iiniiieN rv^ue 
trôsaimaliliMiienl par M. l'isflier, ptopi-iétaire do l'usine et 
jiarson ingènieiii'. lU nous i)ltix>nl des mlniictiissenieat^, 
puis nous guident >\iius leur exploilaliuu, Ellu nuus donne 
une nouvelle coupe de l'argile àligniles : 

I. Ar^lo vert loiici lornianl le fond de la carrlâre. 

t. Cendres tr*s combusiU'K-s û"10 

8. Argll.- ÛMO 

4. Arsll" iKilre ■ . 0^ 

5. LI«ulle* 0-10 

6- FuluiiRbliino . 1- 

1- Argl'c siililnii!"^ .... 0*20 

B. âablMi-nnKltliiiiitl la hase dessalik-sU'L'rcel . . . !■ 

9- Limon. 



UlCelteoonpen'i'Sl pascompiein Sun» liirtilli- vciionui misait 
le tond iti; la Lank^re \nm\ui- nous la vi*ll/)iiii:x. te Irouio la 
cendre lllinlictuu i-kplolti!'C . t^llocoiixlilui: iiiic! rounbc de 2 mMrea 
dlvlK«c piirlriilii peiUs banc» d'oriill'-- 



-304- 



Eattuiviintlf^ laliiiis n*'nsiir iino ciiiiaiiie dislunr-e uuut^ 
voyon» leur parlû? inïi^riem-e, puis rii.ssi.'ie tout «Dli^re 
plisser iiiht.'ii!^it)li'tiii'nl nu V4.*rl ; t'D lui-itii; leitip» nous Icx 
voyons devenir argileux. C«lt« «liflt-rence de coloi-iiiioii 
qui M):u-i-li« di! pHÏr avec cellr? ilivei-sil» de l'nnslîtulton c»l 
If résultai d'une Hclion ihitiiiquc f\eiT*!'e par les eaux 
pluviales. l.e» [uluns étaient jadis de iisiturc .irgileu^e ; ils 
piV-ï^eriUiienl une cului'Ulioii verdAlre, unllurine qui Ivur 
était i'»ji)muni<)Ui'e pur les st-ls IvrrutîiDOUX qu'ils ooiite- 
nai<>iil. En cortjiin* |>oinls. ils ontftr alleinls par le-'euux 
du ruisscUenieut qui, à Tiiide de leur oxyitt-ue eu dissu- 
lutiuii, ont Iransformf' le sullurc de fer eu sulfati*. puis 
en sullalc lie se.sqiiioxyde. I^e ilernier, migissanl sur le 
8ÎlJcal« d'alumine a ilunni^ du sulfate d'alumine et du 
sou» ïullale de sestjuioxyde de fer qui. solubles, uni été 
eulniinês. La roetie, pei-dant alors, l'alumine ([ui lui 
donnait un caractère argileux et les seU qui lui donnaient 
sa coloration, est devenue le [alun blanc que nous tr'uu- 
voas aujounl'hui. 

Au viiisîuiige des i-endri^re« de Cliailvel, nous rcneou- 
troRsquelques explvitations ilugrt>s'à Cyrtna cuneifonnia. 
1/argilo à lignîtes qui est inférieure à t'en grès, était jadis 
exploitée dans des {{alerie» souleri-uiues. 

Arrivés â la gare de Cliiiilvet-Urcel, nous ulilti^ons les 
quelques minutes qui nous restent l'i étudier les petites 
bulles qui se drossent le long de lu route. Nous les 
trouvons formées par des sables blancs luudénieuit dont 
la stnlification enlix-croisée est l'indice d'uu Flépi'st 
cllectué suus l'action de courants rapides:. Ils reuCermeiil 
de IrOs nombreux galets : ou peut les cousidiirer cimintii 
des dun&s qui d(!l imitaient le rivage pendant la période 
sparnacicnne. 

Itenirés ii I^iod, nuuîi eu reparlons bienlAl iKir la roule 
de Reims. 



— 303 — 

Aux abords Ae Kestieux, près de la ferme tic lii Pluiiie. 
nau8 retmiivonH li^ subies Innd^nien^ ; leur stralifli'ation 
e--'! entrecroisée; lU rviileniieiit lie iiuiiil)reusc)> lr.ilDëes 
IcrniKÎneu !<■.>!; dUposvei^ suivant lo§ sti-alvs. 

A l>nlr^ du village, un nbreuvoir nous signale ta 
pi^sencp de l'urgilc H ligniles. 

Sur le vi>r<<Hnt N. de la colline qui sY-K-ve au-délii de 
Ke-slieux, nous renconlrons les sable^^ à yummuHtes 
phnulala. D'autres sabli>« fciTugîncux, dépourvus do 
fossiles el re(irés(,'utaiiL (K-ulM-lrc l'assise à l'i/gonjurhii-i. 
les suniiontenl. Aii-di-ssiis, viennent i>uccc»«iven]L'nt la 
pierre à liards. l'assise il Hifrupa urattgulaia et, le cnliuiire 
à Cerilhmin giyanleiim. 

L'eHCitrpenienti|ui, îi In Maison Rouge, borde la route de 
Laou à KeÎHiH e«t dvs plus intéressants. Il montre avec 
une netteté remarquable la superposition de plusieurs 
itK8tse« yprésicunes el parisiennes. .Nous y relevons lu 
coupe suivante : 

t. Sable de Cai»' A Turitvlla 9<lilti, Tariiclla bybniia. 

Nerita Xrhmidi' tiarta , 
S Cnli-alrM (;roMl«n> iKiiilM^lloni cnlorOs va vort par de 1h 

{lliiiiconio. ■ 

3. Ar^llr pnDlstltcnDe. 

i. Calcaire Irliiblv el f]tiuiMnleu\ & Pggorhgnehui ; il ren- 
tcrme de nombreux eralnsdenuam. 

h. ASsIve H S'ummulîCea ttretgata repr^sonl^c psr deux bancs 
de calcaire compacte Ibi el bt) tapants par un bani- dL-cal* 
calt«Mldeiis (bj|. l.a partie su p>> rieur* de bj renrerme du 
1res tirandeN ballres : elle conatllue le banc St-J8oques. 

4. Calealr« snis*ler A fUtrupa Mtrangtitala. 

■T. Calcalrv à lUilioliti-t. Ottrea JJabeilula, Lueina maxima, 
cl Orbitolittt eomplanata. 

Au bois de Fussigiiy. prf*s de Courlrijty. d'ancieniies 
rarriêres coni)iI(-iement iibaaduuuées, nous punnettent 
de compléter la coupe. Nuu)^ y trouvons uu calcaire dont 
ledi>|)Ats'e«t peut-AtreelIectuédansdes eaux suitmiltres ; 



Annatet d« la SaeUt^ Géotogique da Mord. T. XXIV. 



SO 



— 306 — 

il renferme d'innonibniblet^ i'<-rittii^ (Cérilbitim rruitatum 
V. dfMieutatiim} (|ui lui onl valu le uoiii de calcaire l'i 
t>!ritb»s. Cette formation que nous vuj-ons pour la première 
fois se rapporte piir l'àfte à l'assise à l'ccten rurnm* île 
Casse). Elle est surmonK^e par l'argile de St-Gobaiii (|ui a 
son re()rpsentant à Cussc\ dans l'ar^iU' df la (ieniianiierie. 

Il est curieux de renitintrer h l.i partie sup(^rieure de 
celte argile de nombreux galets de (luurlz ijui ue peuvent 
proviTiir ((ue du plateau de l'ArdeiiDe ; leur transport 
sVst flittclué au Diutuenl où »e d(!-posaieut les subies 
barloniens de Ftcaurbamps. 

DaiiK les carrières de MoDtchsVInns s(ituêe.s h l'Ouest du 
bui»deKussi)ftiy. nou!« reti'ouvoiis le calcaire à Ci*ril)ii*s qui 
esl suflisammeiil com|>iirt pour i^tn? employé romme 
pieri-e de eunstniction ; sa faune montre qu'il s'esl déposé 
dans des eaux s;)um<)lres. Il estsurmnnlé par des inumett 
lilanche^s sur lesquelles reposent l'argile de SlGobain et 
les galets de qu^rlx. Très souvent, res ^aleLs sont isolés ; 
les sables bartoutem; dans lusquels ils étaient contenus 
ont été entraînés par les eaux de ruissellement. L'action 
de ces eaux ne s'étant que faiblemenl exercée sur les 
hauteurs, Tious pouvons nous attendre à y rencontrer les 
sables. I^s laits répondent à notre attente : sur la eôte 216 
qui s'élève entre Moutchàlons et Veslud, nous trouvons en 
ellet une épaisse c^mche sableuse dans laquelle sont dissé- 
minés de nombreux galets quarizeux. 

En descendant vers le moulin de Montcliâlons, noua 
traversons un allleuremcnt de calcaire à Orithes, ofj, par 
suite de la décomposition des parties suporticielles, de 
nombreux fossiles se prouvent mis en liberté. Nous y 
recul'illotui : 



CerititiMm erittatum 
CcriUiiam dtnticulalum 
Natica parUientiê 



— 307 — 

Plus bits, dans le valloa qui nous «lipare de la c6te 198 
le Ciilcaire à .\IUjuli(i;s. a)i|)aralt août; lu (.-uloaire à Cérilhcs. 
Nous gravissons rapMemenl i-elle cftte et bientôt nous 
atteignous le moulin de Moutoliâlous, où le cnicaire à 
Cérïtlies est recouvert par uu baoc de calcaire vcrdàti'e 
analogue au bann vert, dont la faune accuse un déjiôt 
d'eau douée. 

L'antilc dfi &iinl-Gotiain succède au Ikidc verl. Si nou)! 
suivions celle argile vers le centre du lias^n de Paris, 
nous la verrions se char^ter de cristaux de (rypse, iJe 
Iluorine et passer insensiblement â la inurue. puis au 
calcaire marneux. C'e:^t avec ce dernier laoiis ({tie nous la 
rencontrerons aux environs de l'aris, où elle est désicnéi^ 
sous le nom de caillasse. 

I.a nuit qui tombe vient sus[)endre no» observations ; 
par Orjïeval. Chérel et Bruyères, nous regagnons l^on. 



Journ/e 'lu * urri! 

D'assex iHinne lieurc nous <|uiiluus Laun pour nous 
rendre à Paris où nous arrivons vers dix beures. 

Après le lU^jeuner, iiuus nous reiuelloiis i-ii roule. En 
l'abseuee de M. (iosselel, qu'une réunion du Congrès des 
Soriétés savantes relient :i Paris. S\. Caveux dirige 
l'exeursion. 

Près de la porte de Versailles, nous nous trouvons en 
présence d'une itupurliinle exploitation d'urgUiis sparna- 
cicnnes direciemenl reeouverlos par le calcaire grossier. 
Ces argiles qui renferment des cristaux de gypse fwat 
complètenicnl dt^pourvues de fossiles: elles préscnleni la 
composition suivante de bus en haut : 

1. Argile bnrtolén . . ...... «■ 

3. GlalR«s .... ... Wi 

3. Subie* llHiilslIorot . !■ 

4. Fkuun itlalscs. 1* 



- 308 — 

Ou a otwerv»! â la parlie inl^rieui-c d* TarRHf plastique 
des environs rie Pari?* (MeufJon). un cunglomt'nil osaiffre 
dans k-qiiH on ii Iruuvi^ il&'i di^bris de Hatlnmis H de 
i'unjfiliiMlon . 

Lesxahles de Cuf^c, de iii^mcr|ucli>!(arfrile$ol lesFiable); 
pnnUi^lîmis, ronlC(jm[)lôlcini'iitdi-faui. U'ralcaire grossier 
rupuM- iluui: (lîrecleninnl sur l'argile plaslii|ue. lui nier 
Yprésienne ne s'est («i» avanciV' jiiM[u'ft l'aris. 

Uaaji sesasKises le§ plus iiift^rieures, le c-alciiire parisien 
secharpB de glauconip. A mesurp (fiit- l'on s'M^ve. relle-d 
diminue; elle dîsparnil pi-f>sqiie mmpU'IenienI dans les 
atisUes les pluii su|»5rieureK. 

I^ ralcaii-p ^rn^sier de la r;it'i-i^re de Vauginird nous 
présente lu $ucces«iuu Muivank- de las en haut : 



1. Snblra Oaucoiiloux A NummaUcet Itfriuata ly^nfer- 
ni:ini lîig |fHl«U ot des denU <iv Lamna cUgan» 

i. Cnicaire Kl^n'ionl'^QX & Carditun porrulnêum el Car- 
dita ptaniroâCa. 

S. Olualra h Ccritttium fftganteam avec Oursins du 
geate Pgeorhf/nchu» 

4. CnlcolrttAi MlliOlIlrsclA OrbitoliUf aoinplatana 

5. (ficaire d'««udoucv ACerMium lapiàum conslltuanl 

un banc p«u cpals maiB lrt> constaQl dans luut Ifi 
iMssln du l'arlB. où U <ul it(stgD( hitia 1« uoia de 
bnDC vorl. 

6. Calcaire k Ctrltboc. 



VM 



\. liorizon des caillasses lait di!-laut dans cette carrière. 

V-AY la t^ritnde route qui IraveiDe Issy, nous altuigaoïis 
aux Muulineaux l'anticliual crétacé de Meudon. Nous y 
trouvons lasui-cessiun cuui|ilêtedcs u^^it^e^ cunipnnienRes 
ut d<luieuue^ au^qup)ies sp siipei'|K»seiit i|uel(]u<rs »!isii$es 
lerliain.i«. 

Toutes ces dillérentes assise» se préseiilenl dans i'ordi-e 
suivant : 



- 308 - 



I, 



». 



f. 

5. 



6. 



7. 
8. 



Craie Manche dliiï d« Meudoii rciif«rniaiil do noui- 
lip'ux (xirdimii nvi-tillcrs di' (llox cornus: i?Ue esl 
carootcrl.-Hie piir llettmnit** mueroaatu». Ottrea 
eeticularU. F.ehinoeorgt aulgari» et MUfattfr 
ttronj/niarli : «in v-putia^-ur csl d'environ. ■ . - 

CiM» il Maaaf pumilu». . ........ 

Craie Jiiiino duK et Uibiilnlri' pK^^cnlaolâ m partli! 
supérli-ur*? dp aomhrfuw» porforallutiï d.- iiiclrio« 
qui iilti-nifiit la ptf«enoe d'uti ancien sol reftâtitl 

Calcaire danfeo pIsollibiqiK 

Marnes Impropnmeui qufiltné» de «tRMittiinirenw 
rt-nrri-nianl dm toujltn tPatudina Oêptrta «ntr*- 
HHlte») fjuc l'on rcirouvc dons l" calcaire rtVHU 
doitci-dc Kllly . e» 

Conslomèrat ustiH-'t* invisible ; II a lourni dea d^lirU 

de Giuiorniê H de Coryphodon ; «un epatsiu-ui- 

e6t 6value« & l" 

ArnUe plastique ... 2"W 

Calcaire «•'wsler 






o-eo 
1-» 



C'esl te liiMnb<'mPttt de .Mpinlnn qui a déterminé I» 
grande roiliiclioii d'épaisseLr d<* l'argilv plastique eu ce 
Itoitil. 

De Meuduu. uuiis gu^umis (ieiiiilly pur la ligne de 
Versailles et la li^« de ceinture. ,\ l'entrée du bour^, nous 
Dous tmiivoii» en présence de v^isle^-t exploitiilioiis de 
calcaire fcitissier. 

Le calniire i;n>Hsior supérieur, trèi> iticoin|ilct dans les 
L-arriêreK lU'. Vau^fiiard, aLleinI iri dix nurlres d'épaiiiseur. 
Il (■."t coustilu^ p<ii- un i'ii](-aire se divi:^iint facileinent 
en pla(|uetler-. i;t par des mnrnes; il ust di^sii^né sous le 
iioni dc! riiillas)>e.4. Le.'^ quelques nire.4 fo^iMilex qui ont. été 
»i(;»i)]és dans cette (uriiiation se reti-ouveol dans le calcaire 
à Céi'itbc». 

Sous les plateaux, les uiilluNseii renferment du gypee ; 
Eur le llatie des valK^es. elle^ eu sont ronipirlement 
dHpuurviie», le );>p«e ayant élr (li»«oulel eutraiué par les 



— 310 — 



eaux météoriques mais ob y observe de la (Iwirine, des 
pseudotnorplii!» de K}'ps« «a t/uarz. tjuanisu, etc. 

Au-(1p'^>iis dfi r;iîlbs.se> apparaissent auMessivcnient : 

Le» sdIiIpk lie BeiiiirhumpH mluiU l'i queUgues mèlre^i 
d'jpai^eui- ; puU lesralcaire» el les manies (euJIIeléesde 
St-Ouen. 

Les lalus qui Iwnlent la roule d'Arcueil fi VilleJHif, 
rvoouvvrts (tar le Uuiuu el eiivaliis par uu (!-pais {cuzou, ne 
Dou» p«rmeltenl d'aboi-d pas do reconnaître la nature du 
80US-»ol. ]je gypse, peu t'-pais en ce pninl, n'est piis vUible. 
Le preiiiivr itflloureiiieul qui ^ pr^^entc esl une uiaruc 
verte avei; laquelle commence l'Oligucêuv. 

La succession suivante s'observe en montant vers 
Villejuif : 

I. Un cslcRlre dur, il'rJiu douce, nUlccux, porlol* IraiislormO «D 

niooUdn ; c'csl lo cnlcalrp rt>! Hrlc- 
S. Un« marne â Huîtres [Otirea cgathula, O. tongirottrUi 
3. L.CS >aN«.t IcrrURlneux de Fonliilnuhlc.in que rimiuvrs le 

limon. 

Eu descendant de Villejuif sur fari^. uuus revoyun:», 
mais dans un ordre inverse du précédent, la suc-cession 
des couches oligocî^nes. 

Les travaux exécutés pour l'instaltatiou des réservoirs 
de Villejuif, nous permettent de (U3mbler la lacune qui 
existe dans notre coupe entre les niâmes vertes inférieures 
au calcaire de Brieet le* marnes rie St Ouen. Les premières 
désignées >tius le iium de marne» ^upr<i-gy|Meuse»' nous 
oflrent la succession suivante : 

1, Marnes vertes ovoc inletealall»)) <t« ca1calr« oqU- 

UtKiue, l'vnsomble « qa«<l(iues m<>lr«s d'âpattteur. 

2. Marnes lilanclii^fl A l.ymn<^» lf>IO 

8. Mamce bl«ue*. . . t* 

Sous les marnes bleue» apparat! le^^'psedans lequel on 
a distÎDgué quatre masses; !m:uIi>s les deux masses )«upé- 
rittures existent m Villejuif. 



: 



- 31! - 

Lii première masse est formée par du gypse succhiimlde ; 
la 6M-oncIe népai^e de la précédente par ud banc de murne 
à sUpx inénîlilv lîsl coriî'liluik' par une ii^glotiiûralion de 
grand'M^rislaux disijuM-s perpcndiculaireiiicul aux strates. 
C'esl ?ypec dit npied d'ulouf^lte u. 1^ masse supéneure 
«st coin (D unique- lit dési(;ii<''e suus le nom de tiauU-piliei'S. 

Nous clôturons notre coui^b par une visite à la grande 
carriôrede I.i porte d'Italie. Au fond de l'exploitation, nous 
Irouvon» reposiinl sur le calraire à Miltolites lu imac vert 
à Crrilhhim hpiiJum. Les courlics supérii>ure8 exploitées 
sont (uriniVs par uu calcaire cumpiict à (lérithes. dont l'un 
des linnrs renferme tins empreintes végétales. 

l,e sommet de In carrière montre un grand dévelop- 
loppemenl de dituviuni [urine de silex, d'éléiiientH 
empnintés aux dépAts tertiaires des environs de Paris, 
d'énormes bloc» de grts et de rares galets de gmnii. 

Journée dti 9 Aeril 



Descendus ù la gare d'Argenteuil, nous gagnons la Seine 
pour la remonter ensuit» jusqu'aux PW trières. 

En jiéoétriuit dans les exploilalions, nous trouvons les 
manie» de Saint-Ouen dont la partie suptïrieure renferme 
i|ueli|ucs baticsdi! r:ak'aire>ilieeux. Au-dessus des marnes, 
nous relevons suecessivL'ineut : une argile it jildtre dans 
l<i(]uelle on a Irouvé ries tossilm marins; le gypse; les 
marnes supragypslferes. Toutes ce« couches plougeut 
faiblement vers Paris. 

L'ascension de la Mie d'Orgemont. nous permet de 
rpconnaitip des formations plus récentes, va sont: les 
sables de Foula inebleaii et la meulière de Ik'aut^n igue 
caractérisent de nombreuses graines de Chara. 

Les pUHrières ouvertes sur le versant de la butte 
irOrgeitioul. nous donnent une coupe détaillée des 



^^^^^^^^^^^^^^^^*^^^^^^^H 


■ 


^^H^ termiiis oligocèaes. Bn tlescvoclmir. dous ruievon 


n les 1 


^^H »ii8i$«!( suivantes : 


J 


^^^^^L DilavlQtn 8 rU 


M 


^^^^^B 2. SaMee d« Pootainelilean. 




^^^^^P S. Uarne* Iialtiva . 


1- 


^^^^^H 4. UarnoR bl«itps. . .... 


1" 


^^^^^^B S. Caloitri! mi)rn«ux avoi; pvliu ■^MeuiuuU. . 


'l"3(> 




(»W^H 


^^^^^ft 7. Calcaire (Iliccux de Brie 


0-»V 


^^^^^H 9. Argile saM<-usi^ NancbAlro . . 


*• 


^^^^^H 9. Marne verl<.> avrc lKin« lie calcalra sUk«u« . . . 


1» 


^^^^^H tO. MariR- blanche avec (raoïlos CytMrAM ... 


I-» 


^^^^^B II. Marne vorl» aveo ban» de calcalrM >lll«oaii 


l- 


^^^^^B IS. Gyiiaesacubaiviastit arttile 


vtto 


^^^^^H Marn«» v«rt«« 


lï-W 




U-M 


^^^^^^ 15. Argtlc vcrt-blancbAlrv 


*• 


^^^^^H 16. Marnes launcs M* fAuIUeUeB avec pellta IIU Kypal- 
^^^^^H Kres. Bllea realerment dM CvUif^ri'iï. d«0 Crprls 
^^^^^H «t un ronllc QDl l«Dr «1 pioi<ra l'ortimu» Rert- 
^^^^^H «ar/i: I<'>ir dpal«Keuml dr 


1 

l-M 


^^^^H ans» teaili^usv . 


1- 


^^^^^H IS. Calcalri! arelleui ut blaacbâtrt' ft Lya)iiË«8 : U 
^^^^H devient lr6s oiarDcm a la b«R. . 


3* 


^^^^H Marne 


I- 


^^^^H 'JO. ArKllBtrè5fealUQt«c 


(MO 


^^^^^H SI. Marne blftuetrMarelIouse 


1- 


^^^^^B tS. MarniïblaDclie teuiUelto avec Ky|>«e saeeliarolde 


orm ^M 


^^^^^B 21. Arelle bleue . . ... 


1- ■ 


^^^^H ». GTpee saccbaroldr.' 


0"40 


^^^^^^ &. Arj;Uc tt-ulll«l6« bleuverdAtre 


1- 


^^^V 2&. Ciypsuisoctiarolde .... 


Û-iO 


^^^H ST. Marner bluQea 


i« 


^^^P S. Marnes bianctios teiiltM>'ri>K . 


a* 


^^^1 29. Gypse Mii^tliartûded" jiia.«s<t| 


20* 


^^^1 JO. Marnas avec allex lueenllltc . 


^' __ 


^^^H 31. Gypse pied d'alouette |2> mnitao}. 


■ 


^^^^H Lii troisième masse ijui tétait pidis visiblo dau^ 


les ^M 


^^^^^^ CMiTUTe." ir.\r):«'iileuil csl sf-|iarée ili- la sewtide i>ar 


des ^1 


^^^^^^ iiiariies l'ivhi-s on IiMsiles iiiunus. 


J 



— 313 — 



Jotirnée du 10 Jeri/ 



Le 1nii)(ipnrt (It> nos iMgHKf*»^ reliiitle notre dilpurl al i:e 
nVsl qijp VPi'' 3 heures «itie nous (|uitlnns Pini*. l'iii? 
heure apri's iiolrc dép-irl. uous (lc<iL'CuduiiH à Auvvrs tl 
nous iiou)i achvminofi-s vvrii IlémuTille. 

A la ravine de* Vjilk-es. uous cmisliituiDi la [ir^st'in'e du 
euk'HÎrr •! .\uinmuliir.-i lirriijaia. V\\is Uiiu. nu hiti^ << le Ilui >< 
HppHraisssent les snhle^ liluni-s île Beauchiim[iM ilonl la 
base i-eij(erine ilVuoruies b;nics de près. Ces sables son) 
Irt's ((«"«^îlifi'-rt'E : MumtnulilM rarioluria y |iii1lulerit : 
ferilhium erisUifum. dfulicuhfnm, ccliuinKtrs, lahirculimles, 
tnmiibilr : ^atka p«n*«ii'n.«f» ; ikninhutn i/rande : i'nlula 
mn'iealif : Crirdiia ptiitiirn^'lit : furfiis tnmi-llo.i'i : t'ariUitm 
ponulosum. ohliqiim s'y reurontri'iit en trus firand iiuiiihrc. 

Dissémini^s dnns livs sables, aoi]!< Irouvnns encore de 
uuiuhreu\ [çalut* silieeux el l'idcaire? donl tu surtan' 
présenlp dps (tprfiiralions de iiinilunques lithopbaf^tt l ils 
in<)i(|uenl la pi'o.viuiili* d'un rivage e( peul iMri; d'une 
(iilaise A lat|uelle ils êliiieiil arrncln's. 

Les siddes su)ii-rieiii-s ;ni\ ^ri's iirt'senlenl sur 2'" rré|iiiîs- 
spiir une stnililioititiii ineliiiée. œ i|ui. avcpla |iri'*-enee 
de nombreux Kalf's. de uailloux cl Je fossiles en gniudo 
pHrlip brisés et rniilé« indii|ue i|u'i1» se siuil dêpu«(^« 8uus 
l'inlluenre de ruuranU puissants. 

L«s i<«bli5>: (|ul Sunt nu-dessiis sniil fl strati lira (ion 
linrizuntale el leurs fmsiles «uni beaucoup uiifnx con^'er- 
\H ; ils se S(»nl iléiwsêti ilanu des eiiux plus lrani{uilles. 

Apri'.4 avoir Inil une ample ptoilsimi de fus!<ile>. nous 
reuiruiis à Anvers. 

U- soir, nnus friinehissons l'Oise i»l aux rarrièr'es île 
Wi'vy nous relriinvuns le rale^tire gmsgicr (|iii nous diinne 
(h eoupe suivante : 



— 314 — 



1. calcaire oompacte & MlIlolU':^ ... 7* 

2. CalcalK r«u[I1el6*Mllluiii<««. . . . ir 

3. Calcaln^ oointmete & Milioliiu» . ... 0-eo 
^. Cakalra v(.-n1âtiv dont Icb Ihum* peu i^i>ais«Ani trn- 

Ti-n^M jarite nouibivuMspelttL'S pcrtaratloni . . !■ 

Dan» l'esiwir de ajmpl^ler celte coupr uous nou« 
ilirigcouK vers la Bonne Ville: roalhi^ureusement )ps 
carrières sont mmbléi»! «1 le limon, recouvrant les lalus 
df^ routes, cautii' (oui afllfurcmenl. 

A In gare de Méry, .iiiixi missent les sables de Beaurham|ui 
que surmontent plus loin les iii;irnes du Siiinl-OueD. 

Le gypse L*8l t^\pluil4^ dans les carrières ouverles pri-s 
ries réservoirs ; la pi-emiére masse est seule visible. ik>s 
rarrières ofireni une roupe Irè5> nette de l'OIignct^ne qui 
est représenté par les assises «uivante$ : 

1. MantuA blanetii-iKi>iManii<urIeKyp''i^dc ta première 

inasse . - . ■ - - i" 

t. Ar«tIo Vi>KctcalllntAo .... ....!■ 

>. Marnes blancbes (t Cythéries. . CM 

i- itrcUe a\»e ltijtln>s . . . . t' 

5. BancaiiblL^iix IKO 

a. Calcaire ileau douoe de Urie . . . 0"W 

T. Sat>l«s ferniKlnenx de Fontainebleau 

Le ralcairedp Beiiure apparaît dans le liuis deKrépihuu ; 
il renleniie île iiumbreu^iet^ grîiine.s de l'.hani et dce 
l.ymn^-s. I,ps parties (^uperlicielles ayant été déi-iilciflées 
puis ailidliéet<, *out tran»formi[-es en meulières. 

[•ar l-'répîllun et Méry. nous re^;i^iiun» Auvei-s, nous eu 
reparlons bieuIAl pour iiuu!> rendre â t:ompiêgue où nout; 
arrivons dans la soirée. 

Journér du 1i atrU 

Dès la première heure, nous i|uilton.s Compié^uo; 
(|uelqHe-s minute.* apn'-s notre rléparl nous descendons >i 
Villers-«ur-*:oudun. 



— 315- 

i>aus II» Ininvlièe!» prd1ic[uce« pré* de la fcarv ptiur le 
(lassage de la li};iip, iiohk irouvanEi, rep».4an) »ur les 
s»bl«s vvrtK (In liilleiiu. les s.iblfs i\v Brarliiiux daiiH 
lesquels Mint «liNsi'minrâdu nombreux petiU irHlpt.'«. Pour 
la [M'emitre Tnis, nous voyons ren ^ahltta devenir Uwsi- 
lifèras : OUrea lifHorartna s'y Irouve eu très bciius eseni- 
plHli-et): iiiiillieiireiisf ment les autres {nssiies (Ctirulk^es, 
Cérithes. Cardil^l. IH-r fragiles, ite ràluîst^ut l'u (khis- 
«lire au inoindpe t-lioe. 

Les salile'i liiMiléiiifiix di? In irsiiu'hi'e Af Villers-sur- 
CouduD nous piv-ienlenl la romixi^îliuii suivante : 

1. Sables Jnun<'fi trOs épais n'posaot aar les Kahk» du 

lun^u i Ils rarifermeal de tr^ nombretix cMbrl» 
de [osstks. 

2. Gré» ....... 0^ 

3. Sabliii lilnmii . . ... VM 

4. S«bl'« JauiiâttVK il Ottrea Bgtloeaeina. 

A- Arsilc «Htilctiie rcnFermunt un banc d'buitres à sa 
base. 



En rions dirigeant VRr> la biilli' '{ni domine (^ondnn. 
iiuuN retiL'uuIrou» de.^ niiii'nu.s duiii la buse est rictus isu 
débris d'huUros: ce ^mit les marnes du (iuit^cRrd uu de 
Melieui] ([ui i-<irres]ii)iidenl au mlirairi' de Billy. i'Jis 
rii;iriiCi* que l'un jient suivre jusi|tii^ pivs du TerKiiier, 
sont »urinonti^es à la limite des villages de Coudiin el de 
tiiraumont, par uue argile noire jjl'u visible qui iippartienl 
ino»nlestablonipnl à l'argile à lignites. 

i«i vé);etatioii ine\li'ic:il>le qui rouvre la base de la 
Imite de Cnuduu. nous euipi^clie tout d'abord de recon- 
naître la nature du sous-sol. A mi ciilp, rineUiueséelaîrcies 
[nvnriseni nos i-eelierr.lies et iinu.'' trunvuDs on siilile 
prubiibleiiienl panisélien sur leiguel rL-jtusi? le calcaire à 
A««i»('i/(ff»* inri'ia(a. Nous suivons ce ealeaire jusqu'au 
somuiet de la eitle. 



— 318 — 



Heveuus à Couduti. uo\i» i-uut^oalruas au milieu du 
villiige uue pHHe expictitstiaii fie sablti» (|ui paraissent 
*lrp liiml tenions. Nous y 'nsliii)iuo(i> deux iilveoux ^l'pait^s 
[lur udIîI ilt'cnilluux ruuli'?> ilL-SUi-eiitinrëtnts dViiHisseur. 
Li> mvuau iuU-rtuur li^t oonstitiitt jiar des t^nbles liiienieul 
.stmliflL^-'i; lenivenu stipt^rieiir formé de ;«iliU*-s (erru^iiioix 
«si recouvert par uu dituviuin dont la bnnv rcnfcrnin de 
petits galetii. 

Dans le cliemin rreiix i]ui iiK-ue ik' Coudnn ;i Ginininunt, 
appamisst'ul les marnes de (iuiscnrd, qni nreuppul If h;is 
di'ï Uilua. Klles sont .4urmoiitée.-> par une iir^île » ligiiilo-'î 
i|u{ rcntcniK! des bancs marneux ft des calcaii-w* bleu« 
Ht fo m pactes A lymuties. 

Renlri^s i'i Villers*ur-(;uudun, noui^ proittun» d'une 
houre d'anal pour y dôjeuner. A «nni buures, nous inoii- 
tuns en wagun ; iiou^ en desi;eDdt)us (lUf^lipies instiinls 
apr^-s à liessonN-sur-Miitz. 

ik< la •i'.in' (l<! Itessttiis k Cuvilly. nous !<uivon^ la rrnie; 
nous la voyou» ensuite di»pural(re «uns les attsUe» 
tertiaires. 

Au sortir de Cuvilly. apparaissent les saliles veris iIp 
l'assise A /'lypciNu ptnnatii. Ils suut surniuutt's par de» 
tables blancs laudénieuî^ dont la Klraliliciition e^K eiitro- 
cmisée. 

l/argile de lîuîsranl (ait Ici cuiuplùtuineiil iléfaul. 

1,'ai^ile 'a lignitt.'s dvbute par un très pelil lit roufte 
de sulial» de fer; elle se cnntinnr par nn sable tn-s peu 
épais sur leigttel repose tine i-onche di> ftypse de (|iieli]ties 
fenliniélre* d 'épaisseur. Au-dessus vient une aifjile notre 
el ltgniteu«H assez développée. 

A Morlenier, rVpn^sion n'apparaît avec une allure 
toute parliruliV>re. Il est consliluê par un r.ale-aire d'tiaij 
douce gii» bleu<Ui-e 1res rii^lie en débri* vt''péliiiix. I.e 
bîiuv vulcaire le pluâ inlérivur cwnlîeut de nombreuses 



- 317 - 

huîtres qu'il a empruntées )urs de sa formation aux 
marnes à liuilreti sur lesi| tiellus il repose. 

Le (rnloiire du Morteiiier jadis exploité esl presque 
complëtemenl aliaiidonné aujourd'hui. (1 eu est dn même 
des argiles bleuâtres «lui li' sunnunleut el ijui, il y a 
quelques années, servaionl eiii-ure à la fabrication des 
veilleuses. 

De retour a Cuvilly, nous trouvons au\ abords du bois 
de Séchclle une cendrii're <iui nous donne la coupe 
fui va nie : 

t. Llgnltes fiirniant lo [otid do In earrli^ri'. 

2. Ariille IrullkU^o 0^« 

i. LiKMlt.is Oie 

i. ArKllc {(rls<.> cl Fi'ullltit^i; â pliinnrltes, piiluUlrii^E et 

lyniDâes , , , . 0«iO 

5. LiKtilles O-Ol 

6. ArRilc grise 0-15 

7. Ugnllw. . . 0-30 

8. Argile lïMse o-io 

9. LlKiiiles. 0-03 

10. Ardlle ifHs-launfilre iivei: paludlLi'S, lymiii'i's et 

plamiihes û'80 

11. ArKlle llgnlteuBe 0-20 

12. ArgUe grise feullleléf 1-20 

13. Mai-in! lilani-lic ii-20 

H. Lliinll.'s, 0-03 

15. ArKllc Brise lliîulteuse U-l'i 

16. U«nlles "-02 

17. Marne itrls-jaunaire 0'15 

18. Fiiluna à CurlUies (L'eritliam fiina'.nm, Melanhi 

inqainata • ■ ""SO 

19. Ar«lle plusIiqiieBrlsi' l)"20 

20. l.lTTHU). 

Séduits par le iiomlne aulanl qiu- par les dimensions 
vraiment surpieiuinles qu'iiltcignent les 'Vnï/iium et les 
.Vfliutin des faluiis, uous nous jetons avidement sur ce 
fîite fossilifère dont la présence n'a pas encore été signalée. 



- 318 - 

Atlanléi; par notre Inictueu^e rc^colle, nous n-prcouiis 
précipil-immenl notre counte fit apri^s avoir franchi les 
six kiluiiit'-li-o-s qui nous séiMircnt <Je la «are <h- Ressons 
nous montons en wagon pour nous rendre à Fëronae. 

Jotumér il» i'J Ari-îl 



La riturM' de P^ronne n'avait pas été prévue ; proposée 
au caur» de l'excursion, elle avait été arceplée avec 
entlioufiiD^nie. car elle iiou« perinettitil d'étudier dans sou 
plus beau diHeluppenieut la craie k Beleinnitelles et les 
pliospbairs qui lui sont annexés. 

De gr^nd malin, Douâ quîttua» l'ûruone pour gagner 
llein Muiiiicu, aCL'Ofnpa};n<>s par M. Vatriii, proprii5taire 
des |]liospliati(;res. Dans les vastes carrières ouvertes it l'O. 
de ce village, nous trouvons une i^i^riu tl'aufraeluositès 
remplies de sables phosphates. <;es poches, sont irréftu- 
Uèremenl ri'parties U la surface de la craie cauipanieune. 

Les sabk's phui-pliali^M résullenl de lu Iraustunnation 
de la (Taie phosphatée qui leur est intérieure. <:e]le-ci, 
dans ses partie» siipi-Heures, s'ewt Ironv^e lièralcirtée par 
les eaux chargées d'acide carbonique ; le phosphate mis 
en liberté a rempli les poches que iiou« rencontrons 
aujourtrhui. 

La craie phnsphalée comprend une série de bancs dont 
la richesse en phosphate est très variable. Klle repose 
sur une craie blanolie ù Virntster qui est ii peine visible 
au fond des carrières. Cette craie ramenée par la pioche 
nous fournil des denti; d'Otodus et de uuiubreus^s 
radiole^ de Cidartx hiruHo et de t'ùtarix wptrifera. 

La craie blanche est suniiunlée par un poudingue dont 
les nodules tonnés aux dépens d'une assise aujourd'hui 
disparue, sont recouverts par une patine de phospliale. 



— 319 — 

Ce ronglomiSral esl très fus<iilitère ; il cuntienr en 
abondance : 

Belemnitella quadrata. 

Otfea eesiealari» 

Coroas prîttotlontui. 

Lamna aeuminaCa. 

Des pnlypK'rs appnrtei)«nt au ici'nre Calamophy llia. 

Ce puudingue tossililtue iiims n'-vMe lu préscuce d'un 
anuien riva^^u ilo la mer cam|iaiiienne. De nonibreusos 
perforattuiis d'animaux lilhuphaRes ohservf'os à la surfaco 
de la craie lilanclie et dans les iiudules pliospliali'S viennent 
cori-oliorer ce fait. 

Sur le cunglomérat repose une série d'assises plus uu 
moins pliospbatées qui se pri^senteiit dans l'iinlre suivant : 

1. Cialu pliiiBpliîilw 3-80 

2. Ci-iile Jaune l'35 

3. Ciali; ptuisphalée 3-75 

4. Craie bloiii-lie. O-'JO 

ï>. Cialo lièîi pli.isphalfe . . I-IU 

6, Craie blnncliu 'X' 

T. Sablvs pliosplialcs il>' niauvati^i' {[Uiilité rotifuruiatit 

Jessll<?x !" 



— 3» - 



TABLK lïKS MATiKHKS 

TeHRAIS KHI'PTIF et MKTAMOUl'IllyrE 

lA-RcndR rie la feuille de Sl-.N'HJtaJre, par M. t^li. Diiiruis, 
137. 

Tkbhai.vs I-IUMAIIIKS 

ftli\fnchnnfUa Ihtmouli el i'ifrlin Mureliisuiiiana dans les 
fichistes de Mulii^çue. nnr M. Porir. 7. — Nntc sur In 
lertninnison in<>ridionalL- du iiiasHil cnnibriiin df> Sltivelot 
et sur It; grrs <Jf Siiitiri'. par M. .1. dassplel, 10. — Cuin|ik- 
ix-iidu di- rexciirsiun vu Ardeiiiiii du ;i iiu IH aoili ISflli, 
des ^l^ves àan KHctiltétî di- Ki-aiici.', par MM. PnucberoQ, 
fîninjît' et Houx. 73, 2l\H. - I-éKPnde de li< feuille de 
Sl-NaxilirB, par M. 0\. Itarrols. 137. — l'rt-sentalittn des 
cartes ^ulogiques au f^a cl au xsvni <l<' Gediniic et de 
Witk'i'zîi's, par M. .1. Ousselet, 173. 

TkJIKAIN HOI'ILLBK 

.\ourelles remarcjuessur Kt^ro-ii'iu' slialedeln Xouvelle- 
liaÛKs du Sud. par M. C. Eug. Bvrlrarid, 161. 

Terrain jriiA»f<tQrR 

De rcxi<<tencp de riomlircux rudiolnires ilan» tu litho- 
niquo itupérieur de l'Anlf-clie, pnr M. L. Cayeux, 26. 

TeWBAI.N" CKKTACim;E 

Canimuuiciiliou sur le» plitr^plialns de chaux d'Rlaves 
et d« Crécy-eii Poulldeu, par M. J, Gosselet. W. — .Note 
sur les gllei: de phospliate de cliuux d'IU>ni-Munai'u, 
d'Etsveii, du Ponthieu. par M. .1. (iosselel, I01>. — Noie 
sur les [Hilypiers irHf>iii-\t<iHaru. par M. H. Parent. I3S. 
— i^rie gMlogir|ue, feuille de Lille, par M, J. tiosselel, 
IGS. — !.« (^(■iiuiiiMuieu de la .Nuriiiundic ut (lu Sud di' 



— Ml - 



l'AQ|il<Mprre, par MM. .lokp* Rmwni' et W. Hill, 227. — 
1^ C^nomanien àe l>i;vuiisliîri'. imr M. Jukt» Llnnvm*. 2U1. 
Ob3«rvalinns «tir la r-nnimunirflliun di- M. J. MmwDV. 
ir MM. C)>. llarmiK H Go^selet, â64. 

Terrains -renriAini» 

Excursion séulugùiitu du K iiiiii'^ à Ostrieourl, £j. — 
Êrhanlillon de |»h<>i>pliiitv« de Tel)e.s<ia (Algt^rie), par 
M. l*co™), W. — K\ciir»i(in siVjlojîique du 17 mai à 
>loiitignyeD-0»lrt'veiil. W, — Noie sur rexislciu'e- A 
MunchiMux. jirirs cii- ilouai. dus siibli-sdc Mons-Pti Pévéle, 
par M. l'abbf) llértiil. 68. — I^ende tl« la feuille de 
Satnl-Nnxairp, par M. Ch. RiumÎ!!, 1.17. — C;irtegvulo);ique. 
Feuille de Lille. |iai* M. (io'r'selct. U'iii. — excursion ^olo- 
}!Î(|ue daii^ les Iprr.tîn^ Ipctiaires du hassîn de Taris, par 
M. Lericlie. p. 2»H. 

TrHUAUV I-LKISTOII^E 

1* t|iiitliTiiiiiM' à Mtniligiiy en O-sIri^veiil, par M. l'abW 
lli-n-ul, .'Mj. - Le teiraiii iiuatcriuiire des environs de 
Ikiuai, piir .M. J. l^drière. iit. — La carte agrunninifiiie 
delà etjniiuuiie Je Oespiii (Nonl]. <>)iiHid^ralion» gén^ 

■ raies i>ur les dilli-reiile-s couctie-^ de lei-niin que l'on 
K i-eoconlre h la surfaire du sol. p»r M. .1. Ladrière. !t7. — 

■ Carte );ràilt>^îque, Feuille de Ulle. par M. J. (losselel. I6K. 

■ Triidain houm^âne ou iiéck.vt 

■ ia carie a^ronumiiiui! delacumniuiiudeCres])iii(.Nurd). 
BConsidératian!i };énérales sur les diflérenle» couche» de 
Iterr^in que l'un rencontre ii la surface du sol, par M. J. 

Ladriûr», D7. — Lex pliéuuuii-nes littoraux actuels du 
^Morbihan, par M. Ch. Karms, I8Ï. 

P\LK()ST01.O<;iE 

VUîlt! au Musi^ de Itruxelle^, par .M. Roux, p. 3iii. 



— 32* — 



MVUHUUIIAI'IDR Kr MKTÊUKUUtGIK 

Variation!* ilii r^giiii« ile»^ Piiitx dniis l'Atriqu» du Nuril, 
piir M. le D' Carlou. ïy. - Observations sur Ip Iravail ilc 
M. Orlon. parM. J. Cnssdot, ^7, — Au ^ujet «Je IVlal cll- 
niaU'riqufdi- l'Afrique si>(ileiitrioiiJilo, par M. PérorliP, fiO. 

ii^GlUI'lIlK l>llVH(jlt: ^T liAoïJHilQUe 
Lcrturp sur In.s diviMoiis gtk>griiphi(|ue«« «te la Kretagito. 
piti- M. i:ii. liari-ofs. t9. 

riÉOURAfHlB AUlUmiJ: KT IMnSTIUMt.l.F: 

Préseiilntion tle I» rarin a^miioiiiifino de. la commune 
(le Creispiu, jini' M. J. Liitiiii'-re, Vl. - iteiiiar(|uei> sur les 
ciirles ai;i-uiiuiiiîrjue<i. p;ir M. .1. (losm-k-t. 10. — Ut «'arle 
agrononiiquf! iIp la irommnne île Cit'flpin (Nord). Consi- 
di'ratiou* [îi^ni'rales *iir les iliflên'iltL's rourhc-^ rie len-aill 
que l'on rfiitîontrt- à la sui'fii>-c du «d. par M, .1. IjidrièrB, 
97. — Inlroduclion du cours dp minéralogie appliquée, 
par M. J. rioeselel. 176. 

-CumniuuicaliuD sur uu soiida^ (ail à Croix, pa 
M. Goblel, 7. — l-'ortige chez M- Vmu, rue du Ponl-Neuf, 
à Lille, par M, l'aKniez-Mio, OC. - p'urago chez M. Joirc. 
jk Marcq-eu-Barœul, par .M. l*agnit)2-Mio, 'JÙ. — Forage k 
Asvq, f'.ro\\ de Wollers. Wl. - Sondage chez M. A, Motte, 
nie du Moulin. A Ituulmix. 17^;. — Soudage, ctiei M. Léon 
Allard.àRoubaixaiî. 

KXCI RSIOXS 

Excursion gMogique du 8 mars à Oslricourl, â'J. -~\ 
Excursion gt^ulugiquetlu 17 mai. à Mouligny-on-OsIrvvout, 
49. — Comple-reudu de l'cxcursiuu en Ardeiinc du 3au 13 1 
août 1895, des élèves dei^ divei^ei Pacullvs de France, |>ar | 
MM. R-iiirlieron, (irange. Roux, 73. 26K. 



|uée, 

PB? 



- 3i3 - 



TARI.K l)l->; ALTKI-HS 

Cil. BarrnÎM. Los (livisions griif^raphique» de \a 
Ki-tïtagiie. Itl. ~ tcKVudeilr lu I(>uil)eilvSl-Nii£»in*, i:57. 

— \.fis |)liéiii)iiii'ni'_s littnr^iiix actui'ls ilii Miirbilian. IS*. 

— OWerviitiiiii-' sur \v Inivitil ili- M. .hikes lli-i>\^ii('. i(i\, 
fit Kug. Ilcrtrnnd. — Nuuvrfks reninniues sur If 

Koroïi'ne êluiletlu la Nouvelle liallps ilii Sud. Il>l. 
JukcMBi'owne. — |j;Ct!iioin;iiiii'ii(lul)evuiisliiri'.2W. 
Jukc» Brownv et \W Ulll. — 1^' (:^nam;iiiit'ii ■■«' 

lu .Nurniaadi)^ i>l dii Sud dp l'Aiijîlr'K'rrt', 227. 

Carton. — VnrisitluHNdu ii-gîmude^oausdan^ rACriiiiic 
du Nonl. 29. 

Cayeux. — ))e IVxiHtrnce de nonittrc-tix rudlutaircs dan^ 

le lilliouii[ui' 8U[H^rtbiir de l'Ard^-rhi*, 20. 
t'aucberon. Grange, Ituuxi — Cuinplv rendu ik- 

l'i'xcursiuu eu Ardi-uiic du ■"> ;iu 13 aoi^l IKHS, des élèves 

ili-'i KiU'ulU'-s de t'riiucf!, 7^. Ï&S, 
Foi-ir. — HhijnfhiifteUa Ihmiontiel Cgrlia Murflivioitiawi 

dauiï les «ehislAs de Miilugnc, 7. 
Goblet. — Communii-alion sur un Kondage fuit à llroix, 7. 
Gosselet. — \olu sur lu leriiiinnUoQ iiiéridii)n,iie du 

nia!rïi(r;iu)hriendB StavclotcL sur lu K'v^do Samrt^ II). 

— Sur les cartes a;i;ronorai(|Hcs, l!ï. — Observations sur 
le Imvuil do M. Carton, 47- - Les pbt)S|)h:ile8 de chaux 
(l'Klaveii et de Crécy-en-Hoidbieu. ^!î. - Xolt* »ur le?- 
^tes de [>lios|)bnte de chaux, d'IIem-MoRacii. '['Ktaveâ. 
du Piinihteu, i-lc. W, 109, 171. — Carif lît'oloitHjue, 
(euilk- de Lille, 163. — Pri-seulaliou des carlex {fMo- 
KiquCii au Tîôï et au nsijf de (iédiune et de Willerzieit, 
\l!i. — iDlrodurtion du cours de Minéralo(;iea{>[iti(|uée, 
proies.»»? le âO nort-nibre 18!16, 176. — nbsorviilions sur 
le travail de M. Juke^i lli-owne, ^i. 



— 32Î — 

Grange, voit* Kaurlieron. 

Hcrent H'Ahbé). — Le {fuaternaiii' à Mfnili^iiy i-ii- 
Oslieveiil. .'H). — Noie sur l'existence ù Mon<-lieULix, |ii\'s 
(le Uouai, dessables de Mons-ou-Pévile, (i8. 

W. Hill, voir.l. Browiio. 

Lrfidrlèi'e. — l^ lerrain ijuateruaire des environs de 
Douai. ;)4. — I^ carte agronomique de la coniuinne de 
Crespio (Nord). CunsidéraliuDS généiales lur les diflé- 
reiiles cmitlies de len-ain que l'on reucoulre â la surface 
du sol, 9. 97. 

Lecocq. — Coininunicatiiin d'un écltaiilillou de plios- 
jjlialfs de Tebessa (Algérie), 49. 

Lerichc. — Coin|ile-re»du de l'Excursion géologique 
dans les environs de l'aris, 298. 

A. Meyep. — Rajiporl de hi cuiii mission des finances, 

17:;. 

PagnIeK-MEo. — Forage à Lille, 9*i. — Idem, à Marci)- 
en-Hin-oMil, %. 

l'arcnt. — Noie sur les polypiers d'Ilera-Monaru, I3.'i, 

Pcroclie. —Au sujet dol'élat cliiiiatériquedc r.Mriquu 
septentrionale, (19. 

Roux, voir Kaucheron. 



l^J'OyLES DE l'LBLlCATlON DES LIVHAtSONS 

Livi-alDi») 1. l>aKus 1 à 43 — Mal IR% 

— 2, — 49 à 96 - Novenib. 1896 

— 3.-97 11 176 — Janvier 1807 

— 4. - 177 H ■i%i — Avril 1897 



î.ill; ~ Lif^enij-Sii, Imprimeur de la Soci^it Cifologique du .Nord. 



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THE M V. --o^ . ; 

rim.K iii'.RA:;.".' : 



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riL^EK F«lJNBATr.)SS 



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SOCIÉTÉ (ÎÊOÈSÔiQCE DU NORD 

rcii.i.' I HTii 

et aatQrJwe par irr«LH (Dilate dc):Uumet 1871 «i 3S Juin 187:) 



ANNALES 



liK I.A 



SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE 

DU NORD 

TOME XX V 

CONSTANT PRÉVOST 

i:cni' d'ij.ii, i»i':ihiisi'i:i;tii- si'h i.a 

(iKoi.ncii; i;n ikanch 

j>'')irLiiil la |ii'i-iniri'r tiioilii' <lii \l\' sitVli- 

.1. GOSHKKET 

Ci'rii'siiomUiril i|i' I Irisliliil 
|'hi|is-.iii i\<- i'i-<ii<vU- à Ni l'iioiilli' i|i'> Si'U'ilii's ilr- LUI" 



Mi.i.f-: 

IMI'ItlMntlK I.IKiiKIllS Sl\ 

ISiMl 



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l'BKKACK 



Il arrive qiip rfirliiinps c-poquos de In Science peuvent 
s'inairnt'i- en un liuninn; dont les Uavaux ivprL^senMMil les 
iil^es iloininanles et les prt^réit acrnmplis. Constant 
l'révost uVlail pas de ct'f^ hommes. Sun nom ne se rallaehe 
;i aurune découverte Maillante, à awruu livre ayant tail 
i^poquedans la Rrience. Esprit ardent, mais un peu va^ue; 
sceptique, mais doui^ d'uu vrai litm seni<. il avait pris pour 
di'vise ce mut d'Arislole : n (Jui veut s'instruire doit 
savoir douter >■, et il commençait p:ir !<e l'appliqner à lui- 
nii>me. Au moment de eompo^cr un travail, il apercevait 
les lacunes de ses connaissances, il liL'sit<iîl, désirait île 
nouvelles observations et remellail k un pins tard, qui ne 
venait jamais. 

Sa vie se consuma à cumbattro les théories n-^iiantes, à 
émettre des doutes mi dus nt-gations devant pre-ii|ue toutes 
les liypothf-se», qui surgissaient dans le chau]p de la 
Science. On peut dire qu'il vécut de discussion. 11 eut 
comme adversaires les savants les plus illustres de 



— 2 — 



lY[)Oi]ue. Cuvier, Brongniart. Arago, lluuibuld. Do Budi, 
Éliedi; ili>uuiiioul. d'Orbigiiy. d'Omalius d'Haltuy, etc. 

Il u't-îil ))us UDU seuil! upinian ^L'oloi^icfue dn Ron leinpK 
qu'il n'iait soumise nu crible de la rriliqutï. l_lVst ce ([ui 
rend jiarliciilitTemenl insiruclivv l'élude de »vs idi'es. 

Il vivait -1 uiK< <''|ioi|ue dt- trji»fi>rinalioii rit' la ^éulu^te. 
Il vint, lors(|iii* s'élpi^îiiail ia race des fiêologues. dont la 
««ivlice oVlait i[u'une œuvre de rai^uiinoiiient ou d'ima- 
lîiiialion. basée sur ciuel([Ufs obsiTvalîuns iscd^cs. 

lorsqu'il inouriil, ]pft hypothèses n'élnienl plus en hon- 
nL-ur ; un ne voulail tiue des (ail», riuii iiue de« faits. On 
avait <-oni|tri.>i que la scienou n'était [tas enrore assez 
avancée pour cberdier de^^ expliralions, iloni la première 
découverte alliiil dûtnontrer l'erreur. 

flonslani Prévost, en comliattuiil toutes les théories A la 
mode, avait iiuissmument coiilrihuê i^ ce rc'sidtal. .Mais 
luî-in<^ine appartenait cacore en partie à l'âge précédent. 
Plus d'une fois, il céda aux anciennes habiluiles ; il lit 
des liypolbù»e» et ce ne (til pas toujours avec succi'.s. 

l>i>rnier éli've de Cunslaul l'révoiil. qui m'avait choisi 
comme IVéparaleur quelques années avant sa mort, j'ai 
toujours cuit!>idéré comme tin devoir île faire connaître au 
public, la part iiiiporliinte qu'il a prUe à V.t (ondiitiuu de 
la SrJenee f;éolofiic|ue. J'en ai été cnipêdié par la vulunlé 
formelle de mon respe<rlBble maître. 

Sur son lit de uiort. il iwixU demandé à »ti famille de ne 
coDfitir il personne ses manuscrits et ses uiruets de voyage, 
l'eut-^ti-e craignait-il que leur publication ne vint réveiller 
des rivaliti!-:^ <|ue la tombe ilevait éteindre. 

Aujourd'hui, cotte crainte n'a pluti de raison d'être, 
puisque la disparition de ses conteinpoi'ains nous détache 
do luutc question personnelle. J'ai pensé que ses opinions 
appartiennentàrbisloircdelaScienccSa famille a pai-tagé 
ma nianit-rede voir et a bien voulu nivcontier&es {lapiers. 



- 3 — 

lU ne cuiilit'imi-ul. ilu reslo. rion de bien imporlant. Ce c[ui 
domine, ce hoiiL des pro^traninieR de cnurs et des projets 
d'ouvrajjies. Les l'iiriiet* ilt> voya^'P ^oiil plus intt^ressanls. 

(ii-àCB à eus, j'ai pu coin pi été r (iiiel()ijc's publicatiouK de 
CunMilnl l'rfHoMl, partiniliôreinent ^on voya|*e Ji Jiilia et 
eu .Sicile, Ses rnrnels de courses îhix environs île l*aris 
stml curieux ; on y voit euiiiiii<.'nl s'csl foriiii?! lentement 
ce faisr'^au de connaissanees i|ut lait du bassin d« Paris, 
lii r^^ion fïénlofîiqne la iniBiix eonnue du monde. 

V.C coup d'œil nili-ospectif -sur- la inairliede la rn''ologic 
pendant la prc'ini(?re moilii; du XIX" sièi-lc inli-rcssera, 
je l'e-Sp^re. Mon tiul Kera complèleinent atteint s'il peut 
aussi fîtii-e ressoilir les titrer de nton vi^néré ninilre au 
SHUVt'nir des guologiifs. 

Lille, 20 Juillet 189i('). 



(!) Plusieurs clraïuslances liuléju-rniank-s do ma voIddI* ont 
eiU|>i>elit> ce livre di- paraître plus UlL Jo n'y a! fait qtw tif-s peu 
de [notlilicaUmiA. AuNtil, bloii dc^ ikik<'i> iltoMt'iiint dus piVoccu- 
piitlansiiujoui'd'hul pusntotr^l lu Iwl^ur ruiiiurqucni itv« omissions 
qui n'en dtaleot pas ti It^iioriUL', où J'ai rédtRû les divers ciiapitres. 




CIlAPlTHIi I 



BIOGRAPHIE 



ConsUmt Prf^vnst naquit ù Paris, le 4 juin 1787. Son 
|)t'ie, Louis PiTïvoKt. ('tail ciussKT piiyi'ur ili> rentes de la 
villude Paris ; sa mère, Conslaiice Marliii, aiijiarleniiil ii 
une famille de magistrats. 

)l perdit 8011 [ii-re en iVXi. Sa mère, (eniinedueaniclére 
le (iliis élevé et dp IVspril Ir [jIus distin^uiS se ennHarm 
enlii'i'eiiinnt fi l'édut'^tlioiide se^eufaats, un IIIhcI unelille. 
Après la mort de sa Ullc, qu'elli; cùl la douleur de perdre 
en 1804, sa sctlliintude se concenlm sur son lils. Kilo lui M 
donner une instruclion solide et êlfvée. Kn 1S06, «Ile 
épousa en seconde» noces. B<5vièro. dont le père t'Iait 
sénateur fl doyen des maires el des notaires de Paris. 
Otie nouvelle union ne porta aurnne atteinte i\ l'ailection 
réciproque de la niùre et du fils, car Constant trouva en 
,\l. liévièrc un dévfmemenl et un eteur tout paternels. 

Il fut mis n la [lension Lepilre, qui suivait les cours de 
l'école centrale du PautliOou, où professait Cuvior. Le 



— fi — 



J«une l'révost fut subjugua ilfrs les [iremii-res li'çnas par 
le lalcnl de l'iltuslre pi-ok-sscur, Dt-s lors, il sentit n»ftre 
sn vnraition de naturulUIe. Kn ISUi, Ih pension l^pHre 
<|iiilt:< l'école ilti l'aiiMii'on iiniii' celle ile^ Ou'itre \iiliiiii». 
qui veiuiil dVlrfi Irau^férée <i l'amion CottL>f;(! Duplessis. 
I> tul avpc rlKiîiriii iim-Corisliiiit Prévost iliil renoncer au \ 
loçonsiJp son (ireiiiiiT uiatlre. Miiis aux (Ju:ilrc N:ilion*i. il 
trouva AlexHiidre Bn>n(tninr(. Nous iiuus liKuroii^dilltci- 
lfinit'iit (iuvinrci llron;:iiiiirl jintti-swmt rilisloim Natnrelle 
k dus enduilNfle 1^ à l.'i :iiis. I.jliies île |i[-ogriiinine«. «uns 
[tréoaMJpiitiun d'i'Xiitiieiis. «uns avoir ci compter uvrc des 
iaspecteuDiqui imposent leurs mélhailefi, ils enseignent ce 
(ju'ils veulent, ce qui doil éveiller hi curiusîli' el rintelli- 
gence de leurs élî-ves : ils leur coinniuuiquenl lour amour 
pour l'élude «l pour la nature. Que l'on «'étonne ensuite 
[le voir surgir la pléîiide de iiaturaliKles. (|uî <i illUMiré la 
France au cominciiccnicnl ilo ce sii'iie. 

Si Bron^niarl n'avait pas le génie de Cuvier. ni sa largeur 
de vue. ni sou tak'nl oraloîre. il n'en était jias moins un 
protesseiirde premier ordre. Son enseignemenliHait méllm- 
di(|ue. sa parole nette et claire, ses connaissances l^^s 
variées cl surtout sou ïùIo au dessus de toul élofte. Jeune 
encore, il se faisait l'ami de ses élèves, causait avec eus. 
'^liiiiulriit leur* rélle\ ions el leur e-iprild'ohserv.il ton. .Vjirf's 
les eoura venaient de fontérencestiui en (lécuplaienl t'avan- 
tage. \,H, loin de repousser la conlrover.se et la discussion. 
Bixingniart le.-* encouragea il et s'y pn^lail aver une lionlé et 
un ïèlc aduiiriiblei;. 

« Cominen, dit Constant Prévost dans ses notes, j'ai pu 
user et abuser inieli|ue(oi>dt' cette faculté ! Combien aussi 
en ai-je profité dans les années qui suivirent, celtes dont 
j'ai tant de peine ii atiandoiuier le souvenir l Pendaiil plus 
tte vingt aiuiéeToiisai'rée.*;'i l'étude de toutes les bra riches 
de l'Histoire naturelle, le plus grand plai>ir que je pouvais 



— 7 — 



I 



rouver «^tyitde |ja»»ier une grande parliedes jours. de loUir 
datiK les rnlli'ctioiiâ de mon ancien inallre al dans mn 
iDliniité. Que de momenls heureux et utilement employas 
86 «ont pri W-s iiiiiiii ] Cumbifu du lui» l)e«marel$. LeniaD el 
moi nvims-nauB e\aniini>,d4lDrmini^ décril et Btiqu<!lé les 
collections de iiinuiiiiili'tvs, irniseniix, de minéraux, de 
ruches, que Uruiif^niurt créait et classait puur ïavdaUgc el 
rinstriirtinndelous. » 

l>e 181)7 il I8U, Cori^itiiiil Prt^ost iicroinp»Kii:i Brongoiarl 
daii^ presque Ions ses vuyai.'es. Kii Wïî. il pan'ourut aveu 
lui la .Normandie et la Bretagne. Kn IHlISel IR09,aprè.s avoir 
traversé la France, vHÎIt^ aux environs de Liino;»>«, les 
gisements d'i^ineraude el de kauliu. ils suivirent la li|;iie 
des Pyn^nêeK. de Baynnne â la .Maladella. 

C'tilait une façon originale de se pi^parer aux doubles 
e\anien>^ du biiccahuii'L'at, r|u'il subil eu I*^!! devant la 
Kacuitê des Lettres, puis devant celle des Sciences. (In ne 
peut conseiller au\ candidats aFluelsd'iniîler cet exemple. 
lA^ur intellipenee y i;a^nerail. mais leur examen serait 
peut ^Irerompromis. 

PuiM. peiidani (|ualrea»n(!es, Cunslaul Prévost se Itvru 
à Ti^tudede la médecine. 

Les i'-li]ili.'iid>n'i'laienl (w* renfernu'siiltirsdanslait^gie- 
nienlalion acluelle. Ils arran;,'i;aient leurs études à leur 
bon plaisir; les intelligences médinrresiivaient peut-i^tre 
{i snullrir île rette lilierti'. les ihuîn du [daisir en abusaient, 
mais les travailleurs, les élèves délite, trouvaient Tavaii- 
tage de pouvoir se livrer aux éludes de leur soilL 

Tout en faisant la médecine, Conslnnl Prévost suivait 
les murs du Collège de France el Iravaillait au laboratoire 
de Cuvier. Il y faisait eonnaissanee «ver Klainville qui 
nllait devenir son ami intime. Il continuait aussi à fré- 
■luenler le cabinet île Bn)nf:niart et les eollecitons du 
Muséum. Il décrivait les nianiniifêres réunis par (leotTruy 



S>-iniaïre. «1 Milrvitreiiait un tn^-ail «urlrs iH>iR!U)nsde 
Knnre pnwr lu laiiiip (rancaisp; <>nnn. il romnienciiit Hvec 
Rliiinville uni! iiioniifcniiiliie (I«n S(|uiiles cl des i(<itDs ditnl 
le t>i^><''0"i^' 'u> |>iit>lié pliiN iHrd dnns le Bulletin de lii 
Soriélfi l*l)i[nniHliiic|iie. En I8li!, il aro4)tiip;iKnii (te iiou- 
\T<i(i Itronmiitirl. ihiii^ sun i^nniil vuy^Ko ni All('iii»;;nc ll!> 
visitt-rinil Ips liurds du Hhiii. Ih WpslphHlip, le llarï, ht 
l'riisse, Ui Saxe, la Bohême, le Tyntl. 

Uev;inl \a jiis(t> n'|iul<iliuii di- tliiitiKuiiirl. Ifv musées, 
liîh uiiiviin*ilês. Ifs mines ri Iks usines s'ouvrirpiit aux 
Hrux vctyHReiii's. Cunslanl l'iévost v.n )ii'iililii pourdesiiinci' 
(iresiiue tous les Sélaciens i)ui exi^laiviil dii»» les tnusi^ 
(■IranjierK. 

A Fn^ybcrs. Tillustre Werner leur lit les liouneur» de «<i 
collection. 

Ils ('-l^iienl fi tl^Islatl. lorsque In miuvelle du di«iasli-e 
(|p Moscou les (oi\a j'i rpjjagnpr la rrauie, " avec quelque 
peine vt iiun saus i\ue\t\ue danger, ii 

A son retour ji Paris. ConslanI l'rt'vosl se dérida fi eiilrop 
dan» l'indusli-ie. L'a discret du li uiiii 1810 avait pi-oniis 
un Hiilliiin de réctuniR-nw :i l'invcnleur d'une machine à 
Ului- lu lin. Le II) juillet de la même anni^c, FIdlippe rie 
Girai'd (ireniiit un lirevel. A|ircs avoir rimsiicn' deu\ ans 
& iicrfeclioiiner ses procédés, il monta l'ii ISI.'t une liliiture 
rue Meslay. Constant Prévost comprit tout l'avenir réservé 
ù l'industrie de la lilahire méciiniriue. Il ^'associa à 
Piiilippe de (iirard et bous son impulsion deux nouvelles 
lilatun>ii fui-ent «établies rue de t^liariinne et rue de Ven- 
dante. Il pi-il la direction de la derniéi-e. 

Mallieureusemenl les évèncnienls de ISI 1 vinrcnl iirrétcr 
tout coniinerre; les lilatnres de l'liili|ipe de Hirard durent 
fermer ooiniue loiiles tes usines de France. Celle de 
Constant Pri^vosl résifta plus lonfitemps; en juillet ISIi 
elle tilail en«:ore en activilt^, mais elle ne larda pas à ces^r 
le travail. 



l'Iii lippe; (I(!4iirar(l avait «atTïlié (outt'sa lortune et relie 
de sii fiiiiiill(>. Non seiilpmeni Ip jrouvpmempnl rto In reitlau' 
nitkm ne n-i'onnaissait pas Ii'n proini-siHrs^ tte VKiDpiro. 
mais il redisaîl tk- prôk-rN.lM)!) francs t-ii les h.vi)utliii(piHiit 
sur les niiirliinfs. l'niir sauver snn tiKiuslrîe et se* 
tiiachiiio-i. I'liilifi|it' <ltt (Girard vMn ;iir\ sullirilallMiis tir 
feinpereur il'Aulriflit' désireux de doter ses éUUs de la 
nouvelle industrie. Il parlil le i décembre 1815 avec 
ton.*lniU Pri^vnsl pour aller Innder une lllature à llirteni 
l)i"rg. lires de Vienuf. 

CoUAlanl l'rùvost resta trois ans h llirtemljer;:. de IStlii'i 
1819. Pendant re séjour A l'élranger, il ar«epta de donner 
des leçons il ti jeuni! lilsdu roide\V>slpli>ilie. i|ui fui depuis 
le prince Napolf'on, De plus, ilronsaera ses loisirs à éludier 
la ^^ologie det* environs de Vienne. 

Ui ville de Vieuiicesl situiîesur la rivedroiledu I><inul>e, 
it IVxIreuiiti; septcnlrioiuile d'une vaste plaitie de IIH) 
kiluuiJ-Ires de lon|{ueur qui s'élend des iiioatEi^nes de 
Slyrie ati Daniilie. A l'flUBsl, se dresse la rhalne du 
Wienerwiilil dont le point le pUin «'levé. le Sclineelierfc. 
estroiiverl de neiae pendant une);randepartiedor<innée. 
A l'ext les monla^net* de la Leilh» séparent l'Aiilriclie ilu 
royaume île Hongrie. 

CnnsUnl Prévost i-eeonnul ipie le terrain des environs 
de Vienne poiivail se nippcnler à deux jrroupes. l'un 
am'ic'u. l'yulri' inwlerne. 

Le s^'ope iineien (jui conslilue k's nmn1ii!;nes du 
WieniTwnkl et du l.filliaKel>ii-Ke est kirnit' de ralcitrei* 
com[iarle(s fossilifères, en couche* iurlini^es. el de pou- 
riinirues, ê^alemenl en couches inclinées. Le poudingue est 
siiperpoiM? au raloaire el iriiillonrs iî esl rcirou- de fiidels 
calcaires; il est donc postérieur au calcaire, 

Constant l'nHost consiata (|ue le cnicaire renk'rme des 
Iu!^Bile!<, uiais il ne d^terniiaa pas exaclement son âge, ce 



« 



- m - 



que l'élat de la Science ne lui eul pus permisi de. fairealors; 
il se Irarna à l'stppvliT.aver tous sesi'()ut(^iii[>oniius,i'alOtiire 
alpin. QuHtit an paiidinfiiie. il si^niilit son atiuloifie avec \o 
N'agell1iieil«s Allrniaiuls, 

Il ra[)|)urla aussi au Kruupe ancien, ttaos en doaavr la 
raison, dp petits amas dp pypsp que l'on imiivv dans des 
viillôes Ill1^^ill•'^ (le Im litirdiii'e oriRnlnle du liiisiiin de 
ViuDDO, en rnuclies hurixuntales suiivriiuséi.---^ au (.'.ilcaire, 

l^'s l4?ri'iiinH du fti^"!"? rmidern»! rfiii|ilissciil le liiissi» ; 
ils sont en roiirhos hi triton t.'di^-> iiiii s'adussenl aux p.4c«r 
pcrncul» alirupts d» l'enfL'iiiti.', eu sï-tcvant U'^^remiïQl »ur 
leur bord el <)ui desrendpnt en pentt» dnur« vev» le Danutjc. 
(}uel()ues buttes snrbaisi'i'a'i. s't^levant »u milieu de la 
pluioe et de?i cùlouux liaut». rouverl!i du viffiic^- margueDl 
la limite de ctjs terrains modernes au (unitaet dos plal«aux 
de poudingue aux noires foriVls de sapin et det> rochers 
arides tic ralniiix' ulpiu. 

t^instaut KrévuHt divi»ii »on groupe nuidemti en deux 
assises : 1" île l'artîile -îrise avec llKnile;»; i" île ta marne 
argileuse verdàlre luiiaiL'èc. finployéi- à la labiiealiuu île» 
briques el des luileir. H un cab'aire d'eau douce iinalojni" 
au tuf. Il avait rerueilli dans la marne niirarée, une iri'S 
grande ([uantit*^ de [us-<iles, Il i'r<run[uit Ivur â^ce tertiaire 
et k^ur analogie avec leit fussileis des marnes subapeaiiincs. 

(Constant i'ri%v<»st espOrait publier un grand travail 
sur le-s environs de Vienne en di>ri-iv;nil le_s nombreux 
fus>i]e» i[ij'i) iivitil rei'ui.-illis. Malbeurl*u^etllelll, un 
incendie arrivti en ISI8, anéantit en un instant, ses ecilloe- 
lions, ses notes et sas divitins. Peu de temps ajjrès, il 
quitta lli^einberg et revint à l'aria. l>é;(iiuté de rindu.->trie, 
il se remit à suivre les cours et à frê<|ucnler les laboratoires. 

C'est alor.H qu'il reeueillil ses souvenirs sur lu géologie 
du tias.sifl de VieuDe. Ui note [[u'il publia dans le Journal 
de Pliysique et qui u été n-sumOe plus liaut lit lairi' uu 



- Il - 



pro^r^9 réol à la géolofrîe de l'Autriche, mais ea portée ati 
puiitl (lDvirB(Jt> la gf^ologie générale est bien pltis ronsi- 
(h^riiidi'. 

l-"ii l«il. mil' circonstance vint lui fnuniir une raison rie 
SB lionnPr plus comjilf-tpment ii lu Srlence : îl fui cliarg* 
'In 0)ur> (le rn'ol(i[îii* '\ l'Atlicin'i-. 

I/Alhéncc l'tail un t-liililissement privr, nù l'on donnait 
des cniir.4 pnyi's par les nridilciit-ïi. Il avait ou un ^rand 
Micrf-* iwu^ la Ut^voUitioii ol sou» l'ICmpiri-. Il lit dpvail à 
IVispril lihéial (|ui aniinail rcnscÎKiicment, fit fitiP n'avait 
|iii dt'lniireni la sanguinaire lyrannio île ia CouveiilioD, 
ni l'aulorité .«oiipcuiHieui<i' de l'Empire. 

Suus la llcslatinition les cours liltei-Hii-fis dp l'Atliftni^e 
pâlirpnt ilevanl ceux de la Sorbonne, mais les cuiiris 
srientiliques avaient conservé tout leur prestige. Pouvail- 
il en r-lrc aufrcmenl avec tles proEesseur^ comme Cuvier, 
Itiot, Chevreuil, Klainville. Dumas, etc. 

IjJFBque Constant Prévost (ut niMiimi* à l'Alliéii^e, la 
gf^olngie était une srienee nouvelle, rjui excitait la curiosité, 
mai* rpii. plus encore, soulevait les doutes et les préven- 
tions. On lui rf|)rorliail de ne reposer (|uc sur des hypo- 
thi-ses, on lui objectait d'fllre en contrâiliction avec la Bible. 

('onstaiil Pri'viisl atlii(]ua de front ces objections. Il 
prouva que la jiéo!oj:ic e^^l uue scicnte punitive, qu'ellu 
repose sur des laits indéniables, qu'il ne peut pas y avoir 
iqiposition pnlre la .Science cl la Ribls parce qu'elles sont 
liasécs sur des (ait-i ti'urdre (oui <i fait dilléreid. 

La période de ISâ) à \H'.it), fui pour Constant Prévost une 
pénode de labeur. Il mullipliaîl les excursion;), non 
seulement aux envlroni^ de Pari*, mais en Normandie et en 
Ansielerre: il prenait une pari active aux réunions eL aux 
publicalinnsde la Société d'Histoire Naturpllede Paris. 

Cette Société, aujourd'hui disparue et dont bien peu de 
personnes ont gardé le souvenir, avait été fondée eu 17!HI 



• 



pr qucl(|ues <iiiii4leurs tians le but de [aire en commun 
dtfs exrursinnK tous k-s «limiin>-|ies. Quand le Icmps ne per- 
nn^llnil \ms d'iiller l'i In ciiiii|iai£ne, on visilnil une roUection 
pulilii|uv uu [Kirtioulirrc. de?i jardins, des tterrt^s, uu liieu 
l'on étudiai! un liiîrbîer. lies «xcurstanx. oi'i k-s L'inm^^er^ 
élaipiit îidiiiW, i^Niienl toujours dirigées par Irois membre» 
de Ju Suriéli;. un pour chiitiue rc(;ue. 

Kieii que les totanislostluininiisseDl dans la Snciélé, on 
y (rotivail loui li!s prinrijuiiiv naluralisles île IVpiique : 
Dt'sfunlaincs. Uiriiiink, Itrun^ni^irl, ^'^lur^■ruJ'. Lflit-vre, 
IVnel. l'armentitîr. CoquclK^rt, Monri(!l. fie, Louis Bosi-, 
Directeur des l'osles. en fut le prèsidenl. Kile avait eu 
pruvincc et à rélrandE^rdescorre^lioudants panui lesquels 
on peut riter DuluinJeu à Malte. Saussure et Juriue à 
Genève, Korsler et Biinks à Londres, Camper it 1-a Haye, 
Poiré ;i Soiissous. Uttreillei'i Tulle, Kelxtul ■'i Péxeua;*. Prieur 
el (iuyion Murveuux à LIijuii. 

KUe publia nn volume d'Actes, in-loljo, en I19i\ puis un 
volume de Mémoires, in ipiarlo, en 171)7. Kl le('um])tait alors 
dans son soin, outre les uiembres précnlfiils, (âivier, 
Dunieril. (leolTmy K'-Hilaire, Hauy, Jussieu, Tliouin. etc. 

Après une éclipse /|ui cliua ijuelques aiini'i'*, la Soeiél<5 
d*llisluire .\alurellL' se nuri^auisa eu 1S21. ICIle devint 
alors une véritable académie d'Histoire .Naturelle de 30 
membres elioisis à l'êleclion, divisée en sections, fiiisant 
des lectures el des rapporl», duiinaul niéitu* îles prix. Elle 
publia ulnrs cinq volumes de .Mémoires dont le dmuier 
date de iKii. Klk< disparut par suite de la spécialisation 
de plu^ eu pins ;>i-ande des .savant», el sujIouI, parce f|ue 
la |duj)arl de ses riiemlires. arrivés â de liaules positions 
scientili([ues, n'avaient plusle temps d'as.sîsler aux 8éanc«!>, 
ni le besoin de recourir à la publicité rie ses .Mémoires. 

Constiinl PrévoM ataii iléjâ ac<)uis une baute réputation 
si'ieulilique lorsqu'il luillil ve remettre à riudustrie. Ses 



— 13 — 

c»ur!t à l'Alliéuée «étaient ^eu payi^-s. Bl«n i|ii'il jouil d'iiae 
honnête aisanoe, il sentait la nécessité «Je se créer uno 
poflilion. Il avilit ('pousi^ an IKii la (llle ainée rie Target, le 
célèbre jurisconsiilie ('h ileux petites litle* éliiient nées 
tte l'c iiiaria^i; ; il devsiit peui^er à leur avenir. C*c«( 
sous rinnucuce de celle préoccupa lion qu'il écrivit à 
l'hilippH (le-tiirarfl pour lui nflririre-talilirsoiisiia dirpr^tion 
de nouvelle» liliituir'' de lin. Ui i-éiionse de Phiflp|ie de- 
(iiraril lut j»roliableinent iiénativi'. car le projet n'eut 
aucune suiie. 

Kn I82S), (Constant ('revost fut chargé du cours de Miné- 
ralogie et de Géologie à l'École centrale des Arts «I 
ManuCacLures. 

r» soir de cette uu^ineannt'e \Hîi), que Constant Prévost 
iivaitclie/lui, rue de Paradis, son lieau (icre Jules Desuoyers 
Bt son ami De^lmyes, il leur lit la proposition de fonder 
une Micit^lè lit)re de géologie, société oiiverle !i tout le 
iiiuiide. au\ dL'Iiulaul* l'oniiiie aux savants, aux inatlres 
comme aux élèves, où l'on pût discuter toutes les (questions 
sans avoir h piisser par un jiigemeni el un mpporl acadé- 
mique. 

(,)uelquL's mois furent employé» à recevoirdes adhésions. 
Ix 17 mars 183U, il y uni. sous la prê^iidniice d'Ami Roué, 
une réunion, où l'on vola le règlement de lu nouvelle 
société. 

■J'out le monde connaît ce rùgleniunt sage, libérai, que 
soixante ans de pratique uni à peine efllmiré el qui a &ervl 
de modèle ii presque toutes lessociélés si;ientili(]ue8C]-éO«i» 
depuis lors. 



(Il Deux nuircs l1tU-s dcTartrctApousârcnt : t*UQe Jules DeSDoyen, 
membre de l'intlllui, bltillotbûealro aa Ma&<)uui il Hi^iolr^ Naïu- 
rollc ; l nuire Duveraler df liauraiino, uul tut dépulâ llWral 40U« 
In Rostuurutloii et nitalxlre élu i-oinmonc^rnenl i]i> la nioiiurclik' 
de Juillet. 



— 14- 



1^ Sociétif-géotugii)iii! de France a joui: el Joue encore 
un riMe prôpondéninl daus le progrès do lu (;ûuln(;ie 
dans mitre pny^ ; mai^ elle ae i-nii>Hi<'i-e onlii^reinGtit à la 
scifiii'e t'I sWiinn- (ort peu det^-ipiilicalitius. Ce n'étiiil \Hi^ 
ce i|u'uvHÎl rêvé Cun^lnnl l'révosl. On trouve dmis ses 
notes un pi'ojel incomplet, mais inléie.'Manl pour «ion 
ungiiialili.-. 

la Sodétt- devait réunir des l'ollentions et une bibiio- 
lli^qijp, (uihlier un dirlionnaire g^loRÎque et luini'nilo- 
giiiue de la France, un dictionnaire i.h:^ lucalitt^s etlécs par 
les gédlujîues ; des caliiliiguos de minéraux, de roL-lies, de 
(oïUiiles, des hauteurs déterminées soit ;;énniétri()uement, 
Hoil hnmmélriquemenl, enlln r.n tiiilletin Irînie^lriel el de» 
mémoires. 

Pour subvenir aux dépenses ndccssilées par ces publi- 
cationM, lii Société eut fait des analyses ; elle eut donné des 
fivis motivée, des iiislruclioiis. des conseils; elleseserait 
dm r^cée (le li-aducliuiisel de rapports; elle eut c»mm)]ni(|ué 
deti plans, des rartes, des dessins ; enlin elle devait vendre 
les objet.« en double de ses coiiectious. 

Clm(|ue membre de In Société iwiyait une rotisntion annu- 
elle de KM) francs qu'il pouvait ncquiticr en armnt, en 
dessins, traductions. reDseiKnonients.éetianlillons pouries 
collection», etc. 

Alin d'obtenir une première mise de fonds, on aurait créé 
â(Ht acIioDS de £i francs, attribuées aux membres fonda- 
teuis à raison de 10 actions par personne. Elles auraient 
été remboursées sur les soutïcriplions ultérieures el sur 
une moitié des profits de la Société. L'duire moitié aurait 
servi à donner des dividendes aux attiounaires. 

Certainement la œneepltu» que révêle ce projet n'est pas 
celle que nous nous faisons d'une socJi^té savante. La jonc- 
tion d'une académie !i une sorte d'agence commerciale ne 
parait i»a» bien pratique ; il e»l dillirile que l'inlen'entioa 



de h Société tlaos les ((ueslions industrielles, n'arrive pas 
i't l<''8erles iiiti^r^lsdc (iui;i<(ues sociétaires eL ne suit uui^ 
cause du' distiHiilimeul et de rupture. 

Heiireijsenienl pour la Sueiété };cul(>^î<(uii de France, les 
Jiiiii>aux<[uel«(^ i'r-évost s'adresiiH étfiient tous des i^a van ts. 
Ilî» h'iuspirêreiit de ses idées pour les règles de liberté el 
d'égalité <|ui devaieul présider iiux travaux de la »uciél4^. 
niiiis ils éliruini'reiil eomplètemttitt la partie coninicreiBle. 

Néanmoins Us accédèrent h son désir d'indiquer les 
applications de la ^éulofcie, parmi les buts tgue devaient 
se piiiposer les étudeii de la nouvelle soiMété, 

Le procès- verbal de la première séance reilète très bien 
celle pré-occupalion. Il y est dil ijue la Société géologiiue 
aurai! pour objet de eoutribuer au progrès de la géulugie 
et de favoriser spédaleinent en France Tapplication de 
cette science aux arts industriels el .'i l'agricuUure ('|. 

C. Prévost insista plusieurs lois sur l'iuipurtance ((u'il y 
avait à ne pus séparer lii science appliquée de la science 
théorique. Nous retrouvons cette idée dans le discours 
qu'il lit au nouveau roi Luuis-Pbilippe, eu lui présentant, 
colonie Vice-l'résiiJrnI, la Sueiélé ((éolo);fii)Ue de France, le 
23 Avril ISSII. 

« SutK, 

» Pour devenir llurissantes. les wiences ont besoin de 
lilierlé. . . 

Il SouscpielsHUi^iiires plus heureux, laSociél^géolOigïque 
de France pouvait-elle ualtre ? 

n Animés du désir de se rendre utiles en propageant le 
savoir, quelques hommes, qui on! consacré leur vie à 
l'élude, ont cru pouvoir niteindre leur but en fondant une 
Suciélé sur des bases nouvelles. N 'ad mcltaut aucun privi- 



(i| Duii. Sdc. u«oi. Krancc I, p. 5. 



- 16 - 



lé^. ils ont ii(>)>elé indîstincluinvnl les buinmi!s de Irius les 
ran^, d<! tous les élal9 et <le tnns les pays, qui, prenant 
que)(]u'ink'i-L^t à la science qu'ilK cultivent, voudraient 
contribuL'i- à ses pi-ogrès. 

Il Aussi, ici'âc^ AUX principes d'égalité el d'indépendance 
qui la régissent. laSocit^léfri^otojtiquedeFranre.aiccudana 
l'espatre de ()U(fl()u«-s muis. l'iidliésion d'un ^'raiirl nomlire 
de personnes reronniiiindnltle», ([iii se sont empressées de 
»*as«ocier à ses cITorts cl à ses tr<ivaux. 

» Dans tous les lenips, l'hisiuire des révolutions que notre 
planMe a éprouvées el hi rerlierrlie des rauses qui les ont 
produite», ont excité un iutiïr^t puissrinl; mais aujourd'hui 
cî'esl iiiuins i'otnrne scienr't' «péciilalive que comme science 
éminemment utile, par ses nombreuses applirations aux 
art», à l'industrie et U r.i^rtcullure. que la ^(^oloi^ie, 
devenue positive, a fait rk'puis peu d*années. tant de 
prosélytes dans le pnl)lîr é<-!airé. 

» Eu elTet. ce sont les docuincuts fournis par la connaU- 
SHnce e!Ea(Uo de I» structure du globe, qui guident le 
mineur, l'iigriculleur. le fabricant, iliins la reeberclie el 
d<ii]< l'exlr.tr'tion dus subt^taiiccs qu'iU doivent employer 
et que la terre renferme dans son sein. 

n C'est ait géologue que deniiinde des inslrucliuns préli- 
inintiires iudispeu«abli's. le soudeur habile qui. au moyen 
de procédés ingénieux, va chercher dans les profondeurs 
«t ramène fi in surface du :m)I. une CJiu salutaire, destinée 
à fertiliser des campagnes stériles el à doter des contrées 
pauvres, de riches établissements industriels. 

I) Veuillez, Sire, recevoir les hommajfeâ sincères el 
l'expression du dévouciuonl de» membres de la Société 
géologique de Krance, 

» Encouragés par voire accueil paternel, iU s'elTorceront 
de mériter votre c?;time; tous savent que. s'ils juirviennent 
à se rendre utiles :iu pays : que, si par leurs travaux, il.<i 



- 17 — 



honorent In nnin français, ils doivenl complcrsur l'uugu^lc 
|iroteclion de Voire Majesti^. n 

Uiuis-t'hilipix] ii'avHil prubalilcment pat; de connaU- 
snnreH^i^iiIngîques bien élendues. Il répomlil : 

M II est fort (lillirile de piMiêti-L-r dans l'inlt-riiiur dt- la 
lene |ioar redieiflier les causes des révoliiIion« ([iiVIle a 
Épi'uuvi'cs. iiiaisleltulilue vous vous proposez est lîniinem- 
menl linn et l'-inîni'ininnnl ulili*. vous pouvez compter que 
je priilégerai toujours vos elloris. jj 

Si lu tiociélé (géologique de Krancc avait eu raii^un d'ex- 
clure toute pensive roiiinierriale de son proi^nuiuiie, elle 
cul |>cut i^lre lurl de relier prei^que conipIMenifnl lian^i le 
domaine de la sciencs puieel de oéfïtiRer k'sappli(;atioiis 
de la géologie. .Ses putilirations »e seraient répamlues 
davantage, si ou y eilt trouvé (lc« reuseignemeuts plus 
uoinlireu\ sur le gisement des minerais eX des rambus- 
libles. sur la terre vi'géliile, sur la |(osilion des nappes 
aquilt-res, etf. .\vec ees donni^cs pnitiques, des notions 
saines de gt^olngie srionliliqui} eussent peu â peu pL^nétré 
dans le monde industriel. 

lug^nit'urs. exploitants, aifhilectt's, hydrogni plies, apri- 
eulteur^, se sernieni eonvaineus qu'il (ait bon (tour eux 
d'être un pou géologue. Nous n'assisterions pas fi ce sin- 
gulier spi?elacle r|ue la plupart de ceux qui travaillcnl le 
sol sont dans une tgnoranct: presque absolue de sa sli'uc- 
luii' el lie l;i superposition de *es diverses assises. 

Où l'apprendraient ils'.' La géologie est bien inscrite 
dans le pnignimme des Facultés et des gnindf^ Kroles, 
mais on ne lui (ait qu'une (ilaee secondaire, l^s élèves 
s'Iialjiluenl à la considérer comme une science accessoire. 
Trop souvent, ils se bornent <i en apprendre, pour le:je.Ya- 
mens. quelques mots qu'ils s'eni|ires.senl d'oublier ensuite. 
On l'a bannie de l'enseignement secondaire, car on ne 



— 18 - 



jieut donner le nuiii di? gi^olugie à ce qu'uu cnM>i({ne eo 
dnquK-me A it«s iMifniilf^. i|ui iiu sont en iHm, ni de 
ouin|irciidre la stralilinition, qu'on ne leur riioulro pus du 
resle. ni de se (nirc une idiie îles ^ruuds lails de ta srienre 
Hur la dtiriH' dcis Iciiips vt sur la succcHsinn des f.iiine.«. 

Tel n'était pns l'état de l'opinion en IS*). On tenait 
aloi'S en }j:i'.nid liuniit-ur 1^ ^i-ulu^ic. luule rudimenlaine 
qu'elle [ùl eniore. Du n-sulm de l'inlroduire dan^ l'ensei- 
pneinent. Sur un raiiport de (Invier, une iliairc annexe de 
)^olo)çie fui eri-ée à la Surlionne. [iri's de la Farnlté dea 
Sciences ; Onslant l'rèvnsl y (ut appelé. 

Ce choix ue lu) pa^ uniquemoul dû à la reeoni mandai ion 
de Cuvier. la politiiiue y eut une grande part. Nt'anuiuiiis 
■I était irh heureux. 

Il s'apîssail alors dfi ppopajjer les ynjnds prinrij>e!i de la 
géolofiiedan^ le milieu intelligent. i(uilréquentail k-sranirs 
de 1(1 Sorhnnne. flun^^Iant l'riH'otit y étnit tout prépnré par 
son ensei^nenu'nl à l'Arlu'ni^e. Au lieu de se perdre dans 
les diilail». il iiiïivIuiL sur tes laitK j^éuêtaux et sur les 
idées tiiéoriques, i-onnne il convenait de le (aire CD 
s'adressantil un puhlir d'umateurs. 

Sa dirlion ^tint facile, un peu monotone, niais |H>int 
latigantf. Sun principal di-laut i^taît de av rcpéler heaueoup 
et sous prétexte de résumer le nours précédent de le reinm- 
menrer en n'y iijouinnt que peu de faits nouveaux. Ces 
résumé» de euun« élaîent dans les liahiludes professo- 
nilus de l'époque. Ils diminuaient la fatit;ue d'unn séance 
qui dumit une heure et demie etîU perniellaienl aux audi- 
teurs d'alors, toujours un [leu irrt^^ulîers. de manquer un 
euurs sans perdre ta série de l'enseignement. 

laa. note? de cour» qu'a laissée-» Constant Prévost ne 
sont ni assez cunipicicit, ni assez ordonnées pour rétablir 
sun «nseijpteinonL O serait du reste inutile, [..a géologie 



- 19 - 

a fait Uinl de progrt^s dopuU c«lie «Spoque qu'oa ue pour- 
l'ait en tirer iiucun pr»Jit (■) 



M) l.ps ptM'*iuiH--s ((iii s'inlfif-Bsenl ft rt-nselRni'iiiynt du la Géo- 
logie llni'it (.'i-priiduiil uvcc pliiLilrqiieli|UL's proBraminL'A ck- i:mxn 
UiUs k luSorborinn. 

imOORAMMR DU CÙVRA DE lSi3 

l OéoUiKl^: dÉIlnltlon, but, moyens, rupporls avec les aulrefl 

BciL'nei-B. 
S ProoMét à sDlvro ^njnr romonli^r du pn^sont au pasM, des laita 

mati^rlela aux plus lioui<?s cooseqiicaces.— CdlllOUXKiUlôS.— 

OrlKliic du Riobe. — l'Ian du cours. 
3 Histoire pliysl(|m> >>laBtruiiomlqui? dd la teriv. 
f Enveloppes d<.' la Ierri>: ntmospliOri?, ean, sol. 
5 Surtaci- du goL 

(! ÉieiiieiiU fliliulqaes et mlU^raloKkiTies du sol. 
7 Roflios, classlflcatltiii, 
»-9 Hin-hes ((uawi'uses, schislûusfs. arclleusee. 

10 RikliLis tL-Uspaihlques. pyrox>>nlqn&S. 

11 l'Id dos locIh's. 
lï FosslK-S. 

13-11 Sinii!lurudu nul. 

iri AppllcMitloii au lulpnrlak-iK 

liVlT-W Kiiniiiilli)"» iit-ptuiiliTini-A. 

SU Ucsi'Plplioii ni'ii*r:ili? du IniMlti ilc l'iirl». 

21-23 forinallong iiIuioiilL-nm-» ; VOuvr. 

n lie Julla. 

a Théorie d«»ottlfrvcnioiiW. 

SS Terrains. 

se DlluMuiu. 

27 Terrain! leUlatrt's. 

2a-29-30 TLTralDslerUalroBdeseQviPODS do Paris. 

31 Terralu ereiaue. 

32 TiTfaln Jurassique, tria'âlquu, 

33 Tel l'iilii liuulllor. 

34 Tnri'iiln» prliiialru!! (r<>suiii<>). 

i AUX bulien CliaumoDt et nu tort do Rom a lu ville. 
S AU mont Val^rK'n. 
9 A Montmoniacy. 




— 20 — 

CiiWs (iuel(|ue* lefons «ur l'IiiMnire de la srienr^Sî sur 
!a nalurt- du Kliibf, U Irditait Ue* (ihOnoiiu-iie» aclueU 
sous le litre de forniationH Hqueu^tes uu ue|)luuii;uiics et 
toniiatiuiis i^aées ou plulnnienncs. 



4 A Mnnimartre. 

5 A VauKlP.itil l'I à Mi'Udon. 
a A PalalHiaii eiA Uiiiiy. 

PROGRASUIt: DU COURS DE IWS 

1-S-3 G6iii>i'nllt^S, C^dIokIi!, ntiuMi- 0uri61altiMol. 

4 Rliiiti' dii «ol : r(itiiiinitltl"ii, «Iriicturx". .'i(;i'. 
^ ^.li-nu-rils (^hliiilqiim v.l iiilii<';riUii(;i<iut'--> du Mil. 

8 StruiMuri? du ftol : JiiltiU, Htrates, masse», di^pOtS. 

9 I'ulUiirlùi|piis.OrL-tn-llt-. 

10 Stn;rliiir du Mil ; grutlj'», filmiK, ivtralLi. 

11 Riïi:;ipltiiliiU'>ri di-K l'iclic's : Ki'mi^riilllâ» «ur 1«« forniaUons. 
IS ForinutloiiK Kiiv un toi 6ri)i<rK6 : dA({nidatl(>n>. 

13 Talus. dUDcs, (ourl>os, iilapli?rs 

14 TeiTO vtkgOlnli-. slntaL-tltcs, ttlaladinlles, Iravcrlln. 

15 AcUon ilcswiii\ coui'anUv. 

16 t'ipuvi». mers, rnurants. 

IT Produit» ilo la causo jiiueuBi' ; tormatlon^ iicptunionnes. 
18 Causes laDCM ; irfiiiljk-iui.'tils de tem-. 
t9 ExposdUo la Ib^arlL- di'a soulCtvcnieiiis. — Éraptloas. 
20 Vteuvc. 

51 Etnn. 

52 Julln, voli'JitiK sons rnnrln«. 

Ï3 SnnlHrln cl ili's volciinlifui,'*, Satirinii. 

£1 VolcEiiiS'.'lelntS : volcanseri ijCliO'i'al, 

S!) Auvcrjino, Canlol. 

m Hrodtills roleaiil((Ut's. 

27 K( capitulât Ion. Tiii>orlesd«cmlîrf«cle*oulev^nn;iit, 

SH^ÎS 'l'erralns. divisions du sol. 

30 Torrain* prlmatros Intârïeurs. 

31-32 IMvonlen. 

33 Silurien. 

34 (l'asdodf-slKnaUonl. 

S^-se-S? TorralD carbonUèM Cl boulltor. 

38 Excursion A Lonejumcau. 

3SM0 TorralDB carlMillffK cl aiuriatUËre. 



31 



Puis il ronsnrrait rjiielqiirs leçons aux rorhea, princi- 
pulonioiit (hiiiK le» [ireuiitTa* anui^es ilc son oiist^igncuienl. 
les étudiant dans k-nr caiiiitositioii. dans liiur slruclure. 
dans leur ^isemcnl, diiiis leur modo de formation el dans 
li-uc '[^!v. Pour la deM'i'i|iliua di^'^ li-mins, il roiuiiienc-iU 
pHT le lijrniin liuiiilliT. qui i-laîl alurs II- ifirain II- plus 
ancien dont I:i n^turi* fut afseï bien connue. 11 {iiirlait 
eusuili.^ di's K^rrains iinliVieiirs frn romonlunl lit siSrif. puis 
dus terrains postérieurs en suivant, ccllu (ois, l'urtlrc 
rhrnnologique. 

Il insislnil toulpiirtiruIttTemi'nlsurle.itcrriiinslerlinires 
dos envi ruas de l'aris. ijcur vluilv l'uiislituait. un [it-ut lu 
diri!, la basi> do sua enseignonit-nl. Il mntinua h Ih SurlKinno 
les excursions géolojtiques qu'il avflît inaugiinjes comme 
profiissrur à rAIlK'iuV', les L'ii-itdanl de plus vu plus à 
lupsure que se niultipliaifut les voies de couimunimiion. 
Dans ses derniers teinp»<. aloi-s que l'état de «a santé le 
I(irr;ail à se tain- suppli'cr dans sa rliaîix-. il continuait 
encore ii conduire le* excursions. 

Quelques leçons, surtout dans les premières années, 
étaient consaerées aux questions qu'il avilit eu l'habitude 
de traiter i'< l'Athénée me la valeur des fo:^ilcs, le dilu- 
viuiii. etc. 

('^instant Prévost était ossenliellemenl naUiralisle. Aussi 
donnail il une ;;i-ande imporl;ince à l'élude des fossiles el 
en particulier des nmniniilêrcs. Il si^ualail les caractères 
des genres et des espèce!*, leur dtllérence d'avec les 
espaces actuel les. Son j;mnrl talent de dessinateur, 
au};mentait heaucoup l'iutcrèl de cette partie de son cnsei- 
gncineiil. Il lui arriva d'employer à la PaléonloloKie'nne 



41 l^tctirsloiiù Mt-udoii. 

42 Terrain Jnr^ssluup. 

43 Ex<-iirslcirii'i Chuiiiiiluny. 
il Excunsloii ùCrcU. 



■' ■ 1 




année <>nli^re de cour» (M- d ^li>>l nulurpl qu'il proletiUlt 
lnnir|u'i>n voulut rriVr à lit SurlwDDf, une chaire spt'riale 
lit Piilt-unlitlupie. 

Soiivpnl, s*s auiliteurii lui arti-piisaient «les lellre.* pour 
lui prt'-A^'ntor ih's uhjvctions ou lui ilviiiHuilerilc-' PX)ilira 
lions. Il y ivinmlail loujotii-s ilans la IciTon suivaiiu*. CV-uil 
unp raiisp de retnnl <lnn.t le (int^nimini^ il'enAei;niement, 
mais r'élah un luuyi-n île [tru|Mgi'r ri ilc di'fendre le« 
rmtt-ii géoIof(i(|ucr6. 

Il avail l'esprit très ouverl, très roin|ir^)ienj>it. l*our lui, 
il n'y avait pas de srienre inutile : il n'y en nvtiU |Ki<t dont 
le fii^olo;:»!- iir put lirprun pmlil fiuclcoiique : il n'y vn 
avait p»!i ii laquelle il dAt re'^ter ^li-an^f r. 

Celte largeur de rue. retiv étendue de conuai«!^nre«, 
faÏKiiit de lui unrausi'urfharniHnt et un |ir«fess<?iirra(!alile 
dVnseijîner toutes les [tarîtes alors px|dorÂes de« rit'ienres 
géologiques!. 

Il fut M.V tois randidat à rinstilul. Il se vit surceé«î- 
vemenl prt'Rïrer <;ordier. en |«*2. Kcudanl Pii I82i, 
Uertliier en tHil. et en IKL'i. Élie de Heauinunt. 

Ce dernier échec lui (ni très sensilile. non senlemcnl 
paitx^ qu'Elie de Iteaumunt était plu« jeune que lui et 



II) l-BOORAWMe t>r OOURS DC l8M-ttlIS 

Gèll4rallt£B,latilc&Uit(« tcrralBE, r«*«lllUttOD 6 Ir^ntts. 

V««»laiix fOMlIca 3 — 

Potyplcn ï — 

Cmutacés. 1ntwl<« 3 — 

MAllt]«l|<l<-K - * — 

I>»lK«oni 2 — 

Kcptlks ....-.,- .... - 

Oiseaux I 

MsainiU^rva !» — 

Homme l — 



— 23 — 

parc» i|ti'il iftail son rival »ci«nlin<iue, mnis surtout 
piirre qn*!! fut abnii(loniii5 dans sa rompt^tilioii par son 
ami, son anricn maître. RronEnii'U-t. 0iii>lq)iC4 années plus 
lard, il vit encore pii*spr avant lui i)ii(rt*noy. li ne parait 
pas quL' cititv i^lcflioii l'cAt bi*<iuruti|) cbap-iui'^ Il ne partall 
de. DiilriWioy qui.' comint! d'un bon cainanidi! : puis il se 
scntiitl liien siipc'ridur â rboiimux académicien «I, par 
cou8i5(iueuC!iese pnWrupail pas d'un choix, ([uî avait f^lé 
^uidépiir dus»(>ntîni(;nlsexti-a-scie(ititiques. Eiilinil fui élu 
en mu. 

Ea recbtrrbanl avec tan) dv persévérance un laiileiiil ji 
l'Institut, il obi^issalt U re sentiment do noble ambilitm 
qui domino tous It's savants de Paris et qui entendre tant 
de travaux, l'nnr ces intelli^enees d'élite, qui sont l'orgueil 
du payti, le litre d'académirien est le plus beau qu'un 
boninie puisse porter, et l'Iiabit aux palmes vertes t.'di[>se 
toutes les brodcriL-s de l'administra lion et de la politique, 
aussi élevées qu'elles soient. 

Dan* les familles scieidîliqiies. on sedestfne à rinstiltit. 
O'est le but il atteindre, e'esl l'héritage qu'il nr faut pas 
laisser en déchéance, c'est rnipuillon plus puissant peut- 
être encore que l'amour tUi Iraviiil et le souvenir de 
l'illnslration paternelle, .\u «rand iivanlai;p itu progrès 
inlclleiluel. tout le monde scientifique et littéraire de 
l'aris respire les mêmes elllures académiques. C'est une 
atmosphère qn'on ne trunnatt pas en province. 

Eu ilehors de ces camlidatures h l'inslitut. Constant 
IVévosl ne liriRua jamais les honneurs. .Malgré ses relations 
avec plusieurs membres de la fnniilk impériale, il no 
demanda ni faveurs, nidi;;nités. 11 ne dépassa pasle;.Tude 
d'OIlieier de la légion d'Iionneur, un il avait été promu en 
ISiS ; il était chevalier ilepuis 1834. 

Trois (rtis il (ut nommé Président de la Société Géolo- 
i;iquc de Knince. en I8;(l. en l?CI!t et en 1851. M y avait 




— 24 — 



uDC grindp inllu«m'e, L^ait'iiilédv )«ou caniclêre. »un en- 

joupinenl. sa Iram-ln.- nmlialilé exervaiiMit une vt'nlaliii) 
nllnii'tiun ^iir h^s l'oiiln'iv^, in^nip liiirreiix 4111 n'iultiji- 
tait'ul pu» »vs iirint-iiM!^ sc-ii.>iilirK|iie«. 

Il rontribiia i't miiiiileniriiii ^in dp lii Snri^tf^ un esprit 
de dÎ8fus«iuii amk'ale (|ui alliniil Ifliit dr iiiundp au\ 

Di'sliayes a écril *ur pe faracttre de lu SocWlé el sur le 
i-iMe qu'y joua Confiant Pr^vust. tiurlquP!' Wfcnvt- qui mivt- 
teal d'être méi]il<k>ii |Mir Utus |ps snci^lairps : 

M [1 a voulu, et i-'i-sl là un dt-s Ih>»ux coli-s di- imlrc îiis- 
litulioD, que la disnissinn y sciil piii-faileiii(^nt lilir<>. 
C'csl cil uUfl {liir la discuN^iuu cAline el iiie^uriV. iui>iiir) 
quelquefois atiinit-v par le zèle plus anifiil delà jeunesse 
uu lit lU'oUuHleiir des ronvit'lions, que la sejent'e reçoit 
les plus viv«» lumières. Suuveul, à dessein, Constaul 
Prêvosr jetait parmi nous des id»^es tK-s uvam-ées ou 
I]ouveUl)!^. pour k*)^ éclairuir à ce foyer lumineux île la 
disrussioii. Nous le vîmes souvent soulvairavco persia- 
taiiee des npininns qu'il croyait l'être l'expression de la 
vérilé: mais luujour.*, dans les plus mi^nioi-ablescircuu»- 
tances, il ;i:arcla la plus exquise politesse, faisant loujouiii 
re»iortir son pur ammir de la seiem-e el do la vt'ritt^. (^ 
euujliat-s, ne cessail il de r^pi^ler, doivent se Iniresiveciles 
arm<.'s ruurtuistrs: il laul cliereJHT l'erreur pour la détruire 
(■ans blesser les personnes. <> salutaire exemple a fait 
ri'j.'ner au sein de la Socièlé celle Ijimne. relie salulnire 
fniluniiti; qui. en uoui» uni^t-tml de cu-ur et d'inlentiou 
avec noire fondateur, a n>|)Ous«é luiu de nuus e«s acri- 
monies qui, pour un mince sujet, éloifinent souvent les 
iiutnme^ le» mieux U\il> pour "'eatendi-e. >• 

ConslanI l'n'-vosi pnilitail de son lîlre de fomialeui' pour 
rappeler la Société Ji l'observation rlu n-glenient. 



Il y avait un article r|u'il avait (ail insérer et auquel il 
tciiiiil liiTil piirtîi-ulîpri'mfnl, i-*i*st le miiinê di's Iniviiux 
Ki'i)lii^if|iies. (jiii devait «'Ire fait par un «uiTL-lairc au par 
un membre du liiireiiii. 11 romprrnait i|ii'il ust nt-cessairt! 
fi unsHv.inl de connaître Inus le'^ Iravaux qui paraissent 
daii-s SI «iK'rhiliit' ; H ite disait i|uVn Kniiicf Hurtitul, ui'i la 
rtiniiaisïiance dt-s langui"^ (•Iranjrêrfs l'-tail alors si jk'u 
n'piin<liie ('). «in avail besoin d'uni' revuf des Inivaux fails 
fi IVlniniîPr. 

ITt'sl à son initiativKquc l'un doit te r^^umé de* prngK'S 
des Scienres jîénlo^iqiips en 1H33 lait par le savant Boni'. 
i(tii i^tiiil, >(?lon ri'xpri'ssrondetlini^lanl l'rêvosi. In [lerson- 
niliniljun di- la (-un[ruti'rnil>^ p:é(ili>};i<]UL' JutL-nialiuiialL'. 
C'Kst H Ih suite de ses nhsprvation-i que d'Arrhiiir entreprit 
rili^iloiip lies pro;(rt'>do la (ii}olujt'(^'>qti> d^vîa rapiilentenl 
de son liul. t-t devint un traitt' didactique, plutôt i[u'uu 
compte rendu dt* Iraviiux. 

Aprèx d'Archiar. l'tpuvre fut interrompue jusqu*J> ce 
qu'elle lut reprise en IfitHl pur diiux vaillants (téologuos. 
MM. iK'Ievse et Dr l/ippareul. 

Arrêtée de nouveau en t880,vlle vient de renaître vu 1886 
ilan^' l'Annuaire 'le MM. l^urez el Douvillê. 

(>s essais niuIliples([ueNvpar«.-utd(.<s intervalle!! stérile», 
uiiinli'ent « la Uns riinpiirliiiire de ['(puvre et sa diUk-ulIé.' 
Eu tai>aul rL'uiontL'r à l^onslant Prt'^vost l'idéi! do ces 
résuiués. vu serait i-omuiellre uni- injustice qup de ne 
pH^ rîTer le'i mmis de ceux qui ont bien voulu et qui 
veulent liieri enrore sacrllier leur temps Ji roiribU-r les 
iiiiMivnses lacunes de nos lectures. 

Bien des fuis. Ilouslant Prévost insîsla sur le eararl^re 
essentiellement libéral que devait avoir 1» Société cétilo- 

il| ceiall l'(^po(|ue oii Chati-aubrlant ôcrivall gue tfs FmiicaU. 
pour $'é\ Itei' la peine d'apprendre les lansucB «traiiK^res, avalent 
les armes t la main. ouKi-lKné la U-ur à toutes les nations. 



I 



: 





çique. "Ci! n'est pas une académie qui se rMruleau rliois, 
c'est une aaciHè nuvfrte. nu jieul CRtnrquii'onquv s'inlé- 
nsie k In «^rien^f. FAW ut jii^ pa» : vWv ne ilrHde p»s 
r|ue lellt.' ou li-lk byputht-sp e«l vraie, <|ue tri ou tel fait 
ralrerl.'tin. tlWl iini* Irihune niiv<>rle à Imi^ le* nieiiilires 
où peuvent »e pitxluire loule-^ lesopiDioD». » 

Kn lKi7. on ilii^f-tiliiit ai un iusi^rernit dan^i ■(• Bulletin, 
un article qui eriliquail vivement, trop vivement mt^me, 
un iiiéiiiiiire dA à un f;éiilogue. dont \es rollègues et les 
amrti t^liiienl nombreux ilan^ la société. 

Coo»lanl l'r^YO»t souliut que le Itullelin devait ^Ire 
ouvert â touleu les rritiqucK. fi toutes les réclamât ions 
(aiteH en termes ronvenables ; la Soriété n« doit repou^Ker 
que lat injures et ne |ieul se (aire juge des erreurs. « Je 
votuduue. dit il. pour l'inKcrlioti du mt^moire de M. I'.. en 
enRageant l'auteur.'! rctraneher les expressions qui pour- 
raient paraître hiestuinles et s^ins intén^t pour la caui<>e 
qu'il s'elloii* de souleuir. » 

On lira dans les rliapiires suivants les diverses opinions 
^éolofciques det^onstanl l'itivosl. 

Quant k ses peiis<;cs intimes, il les h eonsipnées en partie 
dans quelques iw^es que j'ai retrouvées dans -se.* piipiers 
el que je <-ile jiresque lesluellenienl, eu me lH)rnunl fi 
c<im[)li3ler tes phrase): el à élaguer les doubles emplois 
sans iniiditier, en aucune manière, les idées, voir mOme, 
les expressions. 

Ces ()aftes sont iutilulfies: Qunninlr années d'ftudrs.^l'ob- 
wrratioux el de TwWiVafiojrs par iin naiarttlîstf gêohifur. 
On y reconnaîtra la <'onleniplalion des liarniunJes de la 
nature dont Itenianliu de Suint Pierre et Jeun Jaequos 
ftousïeau avaient tiiipréi!n<^ leur siècle. On y trouvera la 
pn^ocrupalînn de .-.e di-xulpi-rde r;treiisn1iiiii irirnMîftinn, 
que fiieu des «"^pril!» porlaieul aloi^t ronire les ;iéolo^'ues. 
parec qu'ils repoussaient l'interprétation littérale de la 




-17 — 




\MU\f. On y verra Cnn)ilnnt Prévost sVxoiisanl naïvement 
truviiir i-i'ussi iittiirOAife ses amis iiirtins heureux. Rnlln.on 
y lira fiicilumeul les sonlimeiils d'imiiTlumi' qui' lui aviiii-nl 
iHîssés si's lulles contre des rivaux sortisdes Rrandos l'Voleit 
nu ornt's de lilre« universîlaire*. 

« Ijuo |ivu1 ^avilir rhuiiniiL- i|ii! :i h- phisroiiKoiencieu- 
senii-iitvti ol;i|»[(ri'i, à <-<M^(lt>('ei]u'il isinorf'.' i;onibipn dt' 
iloittei^ s'él^vnnt dims sou rspril poiu* iiuf^ ri^rtilude 
îifquUe 1 » 

» (itMnliiuu s'étend fKtur lui riiori/iin de l'int-nnnu à 
mesure qu'il s'i^léve sm-dessu!* rlu i-|i;uuii de l'î^nonince. 

» Ce nV^I |iii« i|ue li' résultiil de* clItu'lM dit l'fiçprit 
liiiriiciin suîl d^couraReant [unir le jdiilnsophe. car tout en 
a]ijjn*niiut que ip qu'il conn'ill est peu de chose rniiipara- 
livertienl it ce (|u'il iKnure. il n'est pus iiiuius i^merveillé de 
lu grandeur el de l'importnnre desnonuaissanees arcjuiscs. 
Il esl lier de voir qui» >on inleili^enee .s'e-sl élevée jusqu'à 
pouvoir suivre dans l'espaec \vn mires qui If ^illuunonl, 
il calfuler leur dislance, it reronnaltre les lois qui les 
n'gissenl.à remuer le-s rini'timeTitsfle l'Iiistoire de la lerri% 
Jt ên faire une idée de suo urif^ine el des diveni élal» |tar 
lesqiielselle a pass»', il ein brasser rensenible des iMres créés. 
h saisir lesjïraudesliilsde leurorganisalinn.fi rlêeouvrirles 
|ilii^n(uurnes pln-fiiciue» île la vie. à eoiiteiupler eel ordre, 
relie harmonie, celle pn-voyance qui cararlériserunivei-s, 
i^ sPduiVîiincreqiietooleela ne |ieul l'Ire l'eirpldii hasard.» 

M l/lininine, qui a lune île Inivail. d'tdiserviilion, de 
mêditalinn est arrivé fi ce jioinl de haiile saftesse de se 
ioiiii;iiti-e lui même, eoiiiprfiid que. quelque l'tendu que 
snil k'i'hampdela science, une lirailelest'pareih'sréwious 
que son intelIiKenre ne pourra jamais alleindre. Tnqisajie 
pmir chercher l'impossible, il jouit du savoir qui esl h sa 
[lorli'e, il ne s'amifïe pas «le son impuissance. N'a-l-il [las 
il chaque iii»Uinl l'occasion de se faniiliariKer avec elle ? « 



« Qup) P9I l'aiilrononie qui |ieut romprendre la Itiiiile de 
l'espat-e ol w (aire uni* idoi- dt- rhiliitî V Est il plus (avile 
ail philoMiphe de ntmpi'Piitire ce i\ue r'esl i|uc le rommen- 
ReniPnt dps lemp« ou ve «iu'e«l l'élernité ? » 

« Quel llitlu^;lli^le airivuà im rciidn! r-oinjik" dt- Icxis- 
lum'f d'un t-lrt- (|iiidr»n(iui-, huski liirii d'un riron, d'un 
inserle qup d'un Itmiliel. d'u» iigie, d'uu éli^pliaiil. d'un 
iKMiiiiie, MUS iidiiicUiv lu pm-xUlcnri' d'L'ln>» suiiil)lal>Ies. ■■ 

K fjuci niyslire ([ue la preiiiii-rp cmiliou ! Quclii inys- 
tôi-es que la vie, que l'insliurl. que la pfusi'e ! ! u 

(■ I^ scienru poKittvv ne peut alk-r fiu delà de (•« que 
l'iitisen'ation et le i-aisonnemenl nppreuut'tit. MaU il faul 
(|ue i-fH insiiiiiiienls snienl lion-i et d'invord, siiiiij c«la 
que dt'rreur» pu!>«ililf» I u 

« Ce hVmI qui! par la cuiiuaissaiicH tguf l'un a d« «oi que 
l'on peu! arriver À juger des autres ; cï'st par les (ails 
qu'on observe, par leur cniii|uii-nîson. par l'expérience, 
(lisez expi-rimeiilalîuni i|uc Ion peut lier les elluls aux 
causes, le ronnu :i l'inronuii. n 

« On ijeul ainsi non HeuleoieFil nonnailte ce qui .se p»»»e 
80U8 nos yeux, mais reruoiUer de ju'OPlie eu pi'uche dans 
le paKS(5. 1) 

t' En dehors (le cette iiniiieuse urOne daii!> laquelle 
l'esprit liumain peut B'ui^ler à l'aise pour dieroher la 
vérili:-. >a ruiMin, aus«i hieii i)ij'on »enlinienl iiidclinissalik', 
lui dênionIrL' qu'il ei^l d'aulre> vérilês qu'il iio peul el ne 
pourra jamais cuniprcadre. » 

i< Il enlrevnil l'ensenihie du sysléiue du monde: il «ait 
qu'au delà de» aslre> visitées h l'œil nu, il eu est d'uutrcs 
que des lunettes de plus en plus tories lui font aperravoir; 
il devine qii'iiu delà il en existe encore. .Mais peut-il eani- 
prendre dans son esprit «ni sont les dernieis de (■«» astres, 
uû Unit l'univers el ec qu'il y auruil au delù. » 

« Ud puiut sur lequL-1 il faut bien insister, c'eal tju'ii est 



- 39 - 




pniir riiomîiii? <ietix ortlivs d« vi'rik- ; cellivs ([ii'il peut 
recoiiitailre piir ses sens et «elles dont il a l« scnlimetit. ■■ 

H Arriver & di^m outrer quelquesuneH des Aecandes par 
les prcmirre* est le seul elloil possible. Miiis il faut bien 
ilistingiier les viTitt's i|ui se déiDuiilriml par des preuves, 
qui déterminoril lu ronvirlion, et quironHlituenl la Hrietic?, 
d«* vi^rili'H rpiî s'ciiseijtiieiil. qu'il taut croire san« s'en 
rendre rompiP, qui pniiluisont aussi la ronviclion, mais 
([ui l'uiihliliit-iil !p (Iiimaiue de I» loi el de la reliKiuii- " 

K C^ dBux ordnw de vériW sont indt^-pendauLs l'un de 
l'iiiitri' el r'eal une iirave «rreur que l'idép d»> les conrilicr. 
■ il pliéiiiiinene pliysiqiie et un niirarle sont doux clioseï; 
incMuipatibles. Vouloir prouver un miracle par un fuit 
physique, t-'esl niiT le miracle, c'est eoniproineltre la fol. » 

Puis vient un pro^rimime nue ('onslant Prévost avait 
l'iulculion de iliHelupper. maïs qui est trop vague pour 
t>lre reproduil. 

Il reprend : " Hans le* temps rt^pubUcalns. alors que 
j'étais t'Ièvc des i-Àoles centrales, un se boniail ii bien 
nit^riter de ta loi eC de la pairie : on ne demandait pas da 
litres, de places, d'ar}:enl. Il y avait égalilt^ entre les 
maîtres el le t'Ièves. n 

Il Mes maîtres élaîeut, Cuvieret BruuRniarl, me-s condEs- 
ciples, Desinands, Léman, Brard, Rp^gli'. i< 

Il C'eut qu'alors une almospliéi-e de cette liberté sans 
e.\eès. de celte i.'f^dlilê puiv de loule passion, qui convient 
si bien h la science, papprociiail sans nrrif-re [lensôe celui 
qui savait de ceux qui voulitienl s'instruire. i> 

n Dans ces beaux temps, où. à la letnp<?le passagère qui 
iléiruil leH anciens préjugés, succédait une ère de calme et 
d'espoir enroi-e vierge de pri^jug^s nouveaux, |)crsonne, 
ui uiaiire. ni écolier, ni parent, ue sungeuit k se demander 
ou mène telle ou telle étude, n 

u ftaus l'étude, on ne voyait que le bonheur de connaître 



— 30 - 



la v(-rili;. iji [iliiisir ik- la cheirlier, rpspérance de la 
l'enccmlrer. •iullisaienl pour fnire niiltro une vociition. n 

Il Dniis ce lemp.s uii ue laUitit pas de lu science pour 
devenir bamii. di-piiti'' qu pair iJ»? la Knince. pour nrnpr .ia 
bouluniiit'i-L- de ruiians, pnur i-iiiiiuler de ridies ùmolu- 
meols. Point de princes dt; lu scîenri'. ni iiussi île courti- 
sans. L'aniuurde la vériti; et celui du pays remplaçaient 
lonles les petiles rivHliti's d't^cole, de eorpr- el de camara- 
derie, u 

i( bi culture des scieuces ne se faisait pas en sorii^ié el 
paractlons. Les savants n'étaient pus classés atllciellenieol, 
les él6ve$ savants n'^laienl piis onrojiîmcnlt^». n 

« Pour avoir If druil d'étalilir un puuceHU sur un é}n>iH 
natinnal. pour laire charger de pavés et île piernis une 
roule nationale, pour exploiter des minerais, creuser des 
carrières, ùlever des rcdouivs. taire tirer le «mon. il 
n'était pas oblifratoirp d'avoir, avani IH ans. eu l'avantage 
d'être choisi, de |iayer unt- penïi^iuu, de sortir avec tel ou 
tel numéro «uîvaiit les eapriciw du sort, l'état de santé, et 
c|uelque[ois suivant i]iie l'on a tel ou (el examinateur. 11 

Il Tout étudiant |iuuvail devenir iuft^uieur ou savant, 
comme tout soldat devenait nénéral, comme l'étaient 
devenu V<<ui>an, d'Alembert, Kerthollet, Lai;ran^e, Mon^e, 
1^ l'iaee. On devenait naturalisle. prolesseur, .■'ans iivoir 
été bachelier. licencié, docteur, agréifé, conune l'étaient 
devenu CamiHT, Vicd'Azir, Cuvler, de Juiisifiti, Desfon- 
t.iines, Tlionin. de Lamarrli, fieolliity .S'-Hilaîre. " 

K La vocation était tout, le privili-^e rien. M est vrai 
qu'alors c'étaient les travaux de chacun el le Jugement de 
tous qui servaient de règle. Il ne sullisail pas pour arriver 
deit'altaclieruucliarile ((uelijue savant en renom el d'avoir 
tltiS amis ou des camarades pour exalter ses Intentions et 
ses lirujels. » 

u Les compagnies vivante.'! nvaient le loisir d'entendre 



I 




des trdvaux sérieux avaiil i]e poiler <le« jugement» qui 
u'élaient pas «ans a(ipp|, tant t'i^sprit d'iitiléptiDdance et 
de discussion élnit libre, n 

II l^s soriétéft t'Iiiieni des arènes ouvertes à hi disrussiuu. 
ÏA-» num rci^liiiL-iil iiiiiii^ malgré luurs u[iiiituiiM diUL-reiite!!. 
I^H sHvanis ne se rfrunissiiient pus pour entendre l'énoncé 
dew Irfiviiiix projelif* pwr le> iitili-Nrs, et leurs arcliive* ne 
se buruaicnl pas à iMi-edes bun^siux d'iuiiioiici;^ n. 

u Le L-ommeit-e de In liliniirie était motn^ prospère, 
rilliislrntion et les fig^ures ne tenaient pas lieu d'oljt^er- 
vatiuii. I) 

>■ Mes iKins amis, vous qui n*avez |tas fleclii devant le 
Doiiveiiu régime et n'ave* pu parvenir, vous m'accusez 
pvut-tytrt' d'avoir éti^ muin>^ ri>cide. » 

Il KsniseK inui. J'ai i-omme vuu» consacré plus de vingt 
ans aux sciences* sans a'ipoir d'arriver à quelqui: pugilion. 
Mes anciens maîtres ne m'ont pas moins ;djaiidu]iiii> i|ue 
vous. lia fallu rie* circonstances iudt^pendantcs de liiur 
vnlont)^ et de la niiiinnc. une révolution toute politi'iiic. 
pour me faire framldr la barriêi-c cjui. jusque là, »'était 
toujours élevée devant nous. » 

" J'ai l'iionncur d'i'lrc professeur h la Kaculté des 
Sciences de Paris, mais j'.-ii j^rdé toute mon iiKlépendaace. 
Cinri fois j'ai étt' porté conimp candidat à l'Acadt'mie des 
Sciences, je ne le dois ù la faveur d'^iucun patron puissant. 
Sans camarade, j'ai lulté avec avantage contre d'Iiono- 
rables rompt' lileurs sans resser de souleuir de-, opinions 
contraires.*! colles de la plupart de mes jufîcs. » 

Les réllexions de Constant Prévost s'arrêtent ici. S'il a 
jamais suiigc à les publier, il y a renoncé cl il a eu raison. 
La peinture qu'il tait des temps républicains est une 
ouvru de pure imaKiuatiou, un souvenir exagéré de son 
heureuse jeunesse, ii un moment où la société sortie des 
affres de la guillotine s'é|>;[nouissait dans la joie de vivre 



3Jt 



encore. Il tlèiTit uiio Sulciile iiH-oinpiititde iiveo les fai- 
Messes humaines. 

Noatiniuin» hiiTi ili's esprits Maires Irauveront avec 
Consiiinl Pii'VO'^t (|iip Ip système d'oxampii qui pmside au 
recru Iciiiciil ik- iiulfi' inM*oiinol »cienlilir|ue h'i"*I [ina à 
l'abri (Ig loutiïi-Titiquo. Il suburdonnv le IruvHil piîrsévé- 
r.iul dfl y^ac milr ii riiilellif;pii''p pr^forc pI à b iiii^moire 
de la pii>riiti>re jeuui'vse. Il rniitpriiric l'unijiiialité el 
di'veloppc outre iiiMuri' l'eiiiril d'iuiitalion. 

Os quelques pajÇRs dVpanrhfimenl Jiii'lanpoliquv nous 
duiiueut. sur k*!; iDiivicliiuis cl les idées de t^inslanl 
PréVDst, des aperçus diml lui ne peul n^cuserTexactiludo. 
On l'a accusé d'élre un esprit Mclieux. dft «heniher la 
pulL'niii[ui\ de se pri-veiiti'r sur la lirùrhe chaque fnis que 
l'un .'JUM(ni(;aîl une mitiveauli* fféoloRique. Cedaioemi'iit, 
il se croyiiil le droit de ilUcuter lett nouvelles théories : il 
estimait iiK'iiie que i-Vt;iil suii devoir de les rnnihatire s'il 
les jufÇLUiil (iius-^e,*. Il rniyail que le «avant se doit ù lui- 
même d'être le ehauipioii irri^duclihlc de la vérité. Mai:) 
quelles que fussent la fnrre et la chaleur qu'il ii p|K)rlait dans 
ses di^^cussions, il n'ouhlia jîimai» les sciHiiiieiils d'eslînic 
et de courtoisie c|u'il lievail i\ ses adversaires. 

Autant Consliint l'révost aimait à parler, autant il 
rL^Iiu^iiiiil ;'i écrire. Il ne se décidait à prendru la plume que 
lorsque le secrétaire de l'Académie ou celui de la .Société 
géologique lui demandaient la copie de .sa communicalion. 
Il rcconimencitil sa rédaction plusieurs [ui»^ el il lui 
arrivait uiéiiio. a|)rés avoir écrit quelques pages, d'y 
renoncer complètemenl. 

On trouve dans ses papiers plusieurs mémoires cuin- 
meiicés, mais à peine éhauchés. Il y a sur des iilées géné- 
rales quelques phrases d'introduction i|ui ne .>^nnt même 
pas terminées; puis vient un programme des chapitres qu'il 
devait traiter, et c'est tout. 



• 






D- C, nUnii 



li. m Msttn - Pji* 



Portraits d la plume et au lavia p»r 
pendant eon voyage aii t4!itïu»ui\t. 




- 33 - 

Tout en (lensaiU A son sujet, il s« iiic^ttail ii d<«»iaer, ses 
Iiiipiors «nnl rouverts de rroquis ile toiUi! nature. 

Ses rarnets de voyajte simt remplie de riessirui, vut?s. 
coup»?s. fossiles, personnapc^f. Sts purli'iiitsfi la iilumesont 
pris sur h' vif; (|ii*i! s'asi*^"» d'u» savant, d'un liotiitiie du 
[ifuplc, d'une iiaysanne, il sulTit de lex voir pour RBcliro 
qu'ils sont rt'»seuibl;iiil.'* ('). 

Il avait au.'i.'ji une ^Tande dextérité de main, réunie k un 
esprit inventil ; on retrouve dans ses [ixpier» des de-scrip' 
lioufi d'appareils qu'il ftvaH inventé^, mats (|ui n'nnt pluK 
maintenant d'intérLU. 

l'onstant PnWosI aviitl rompris depuis longtemps (|u'eu 
f^Ëulogie curnniL' dans toutes le» sciences naltirelles. l'expé- 
rience devait si- miMer à lobservation el servir de Imse 
aux théories. Ou Ml dans ses notes une série de projets 
d'espérienres. 

En voici i|UL'Iqu<;s-uui!.<: : 

1" Imiter Ifs roulées dp lave avec de la cire tondue : si 
le cratère a !c bord découpé, ou doit avoir une l'oulée; 
si It's bords sont (le niveau, li< débordement sera régulier, 
un aura une uajipe. 

i" Kairiî la nii*uit' expérience buus l'eau. 

3" Mettre au fond d'un vase du potassium reimuverl par 
une roudie d'iiuile nu d'argile pétrie avec de l'Iiuile. au- 
dessus des eouches de sable. ^ Knfoncer un tutie h travur.1 
les couches supérieures jusqu'au potassium, faire péuétrer 
de l'eau par ce tube, analyser lesellets et les produits. 

4" Faire des mewli'-res avec du ralcoire siliceux eu 
dissolvant leoalcaire. 

!■<■ Kaire des silex dans de l'argiie délayée »vec une 
solution silieeuse. 

6" Kaire l'agiito rubannée avec de ta silice colorée. 

(t| Quelqumt-uns ont 616 reprodutls par lit pIiotOKrnpIile sur la 
planche clooalrc. l'naquetoiili-B It-sittiupesoa ilc^sslnsqul ilKurenl 
dans les pages salvaattrs.sotilextrailïfextuullâmfnl de ses camuU. 




— 34 — 



7" Faire busle on marbre avec moule de fonte et craie. 
Répéler les expérleuces de llatl. 

II av.'iK i[ii;i}tiiK- i|UL-U|ui'^ i;x p é ri Kt ■<.■<.■:< sur U r^édiitieulâ-' 
tiouduiil il L'uiiiiiiuiii<|UH iLM'L'j^ulliitHla Sucii^ttl'géulu^itiui-. 

Il J'ai mis du sable et du sablo ftirrugineux lourd t>ur un 
sédiiiii^nl tirf;ileu\ tin, griR ou jaune. I.fî sable ferrugineux 
noir elluuiYl Iravursfi le sédiiiieut, lu table quarzeux blauc 
reiito dessus. » 

(( J'ai fait un nii'laage d'argile jaune, d'ucre ruuge ut de 
sable cuquillor. Apri-s avoir acilO. j'ai hih^é déposer en 
iiidinaiil lu vasu ; il s'eal formé dt-s ilùiiùls distinct?* par 
ordre de pesanteur spêciftfiiie. AprAs avoir laissé reposer 
el lasser, j'ai replacé le vase borizoïitaleiueiit. l'uir partie 
de» liëJinicnts a glissé et s'est suspeuduu dans l'ciiu. J'ai 
iiR-liné dans uu »ens opposé et j'ai obtenu de)! sùdiiueats 
(jui m; coupaient dans uu angle de u 

Il est impussible de rueunter lu vie scientîliquG de 
Constant l'révosl sans parler de son amitié avec Blaiiiville. 
11k s'élaieul reneoulri^-s au CulR^ge de Fraiiee. au cours de 
Cuvier; ils avaient fréquenté ensemble le laboratoire de 
l'illustre analoitiisle; pendant |ilnsieursanniïes, ils avaient 
liabité sous le môjuc [oit et leur amitié ue cessa qu'avec 
la vie. Ceiiendunt la puliliquL-. les o|)inions religieuses «l 
i)ueli)uefois même le> piinfipe> srienliliiiues les sépa- 
l'aient ; mais ils avaient bien des res8eiublauce>i de carac- 
tère. .Même esprit d'iiidéjtendance, mf-mc entêtement à 
défendre h nulninee leurs opinions, même résistance à 
plier devant les aulorité.s scientifiques ofllcielles ; m^me 
liberté dans la critique des Ibéories. quehjuu élevés dans 
la scieuL-e qu'en fussent leurs auteurs; mi^nie méthode 
pour passer du ('oiinu à l'intonnu. de la certitude it la 
coDjecluie; GUlîD el par dessus tout même passion pour 
ta vérité. 

(^laKlnut l'révûtti H'éleiguit aux Molière» au milieu de sa 
famitle le 17 août 18%. 



CHAPITHE II 



UOCTHI.m; I)fH CAISIW ACTLKLLES 



te [iroiire de retipril huninin val de (;hi>r<;hi>r it expliquisr 
touteit cliostfs. La reclir^irlic de« Criuset^ cmL Ii; véritable 
domnine de Ih scieiiœ ; f'est le IjuI invjiiinlilc vers letiuel 
loiid luul lioninie dV-liiik'. Depuis que riiuiiuiiiité [leniie, 
d'IléHiudi.' à l'astBur. lo Réuie Je la sciuiiM a cIiltcIic à 
gnivir <'e!% si-nliers ()ui piirtml dti [Uns pmdtnil de nous- 
uit^uie, de nuire lioiueiuU'rieui', elquJsVU'veiil pur bien des 
mt^audres, ii Iravers les bruuîllurd!; t!l les précipicos, vera 
la n^(çioa iauccessible des caiiiiEs pntmirreH. A certains 
iDumvuU, il y attciut (luolgui's-uns de ces:^uiiitiie1s secoii- 
dairex, nii le voyageur se repuse eu jetant un coup d'wil 
de satisfaction sur le cbemia parcouru; mais, il faut le 
rcc'umiallie, bîeii de ces soiiiiiiels u ctaieiil <]ue des puiiitus 
isuh'-es ({u'il a fallu abaiidunner rI redc^rund re pour 
recoiuiueuctir t'a^censioD par une voie dilK-reole. 

C'est l'bbtuire de luutus leH lliL-ories que l'un a [aitea 
pour expli(|uer );i furmatiuii de la terre. 




— 36 - 



(^)inniu)les jeunes gens tîiUliuusiaslesi>t incxpi-rimenli^s 
en face d'iiuv inoulague, les premiers iiloouiei's de la 
science rie la lerre vouhireiil gravir tliit-ctftijenl vers le 
point qui éliifl leur idi'iil. Ti-rilalives infnirtueuses. c|ue 
ron peul rappeler, si l'on veut faire fliislolre de l'eiiprit 
humain, mais (]ui n'eureut aucune iiillucnce sur la marclie 
de la géulogie. 

A (|Ufli s«r\irent le* théories d'Anaxiinandre, de Xéno- 
pKano.de XatHlius.deTliéMplirasIe.del'ytliagore.d'Arislole. 
A peine purenl-ils arriver à amslater la jiriiF^eiicc dos 
ruquilles iiiariues sur les coutiueuU et par suite .^ suppa- 
s«r des l'hanKemeals dans les limites de 1» mer. Toutes 
las rnnnnissances gr-olopfiiiues positives de l'humanité 
ancittuiie »e ré«umout dans ces vers d'Ovide si souvent cités. 

„.... ....... Vidl tiicttis es (Ttinom l>'i-r»8. 

El procul n prtuKo ooiiclin; Jai'uori.' iiiarlno!. 

Le .Moyen-âge perdit eouiplèlerueut de vue la géologie 
comme toutes les autres sciences de la nature. 

C'est seulement à la Keiiaist^auL'u que l'attention fut 
ramenée sur l'ob'^ervalion direete ilii monde phycique. O 
fut l'usuvre d'hotnines de génie, in^^énieun', industriels, 
médecins, qui o-eusiiient des canaux comme Léonard de 
Vinci, qui exploilaienl ta terre romme Bernard l'alissy, 
qui, comme .Steuon, éliidiiiieul l'analoinie des animaux 
marins et saisissaient leurs analogies avec les pierres 
fïj^urécs. Ils parviniiml à reconnaître l'origine organique 
de cas pierres cl à déclarer que Iri nier avait autrefois 
couvert certaines parties de la terre. 

A CtAé d'eux, des philosophes comme Leîhuitz el 
Desrartcs, pour ne citer que le» |i)us célèhres, commen- 
çaient à disserter sur l'origine du monde. 

Le public ne vopit encore dans les fossiles que d«s 
|eux de l:i nature. Les plus avancé» adrneltaieul que la 
préseuc« des coquilles luurines sur la montagne était une 



-37- 



pi-euve du tlélugp e( considéiaieul les as île» grands ajiî- 
maux ((Msile.4 i-oinme des l'Oiiluiidc géanU. Vollairc duii 
liai) la note f:»ie, en di^nnl c]tm \ps rcK[uilles HvaienL élé 
portt'es sur les monlaKut^^ l'iif 'f^ itéloiiii^ el les éli^pliants 
fOMiilKs aiiii^iiês en (liiule et f>n llalie par Aimibal. 

Cependant les )ial)iludei< dVdiservalion «e m ultJ pliaient. 
l)aii« la deuxième partie du dix huiliéuie siècle, des 
savituls italiens [nul des sondages dans r.\driati[]uv : l'exa- 
men des vnllées de 1» Buui'ku}iuc révMe â Bufinn l'iin- 
purtance des ravinoinenls pnuluits par les fleuves : Laviiî 
•iier reconnall la dîMrltiulit'ti ile^ terrains aux eavirouî! 
de l'aris ; Pallaïf découvre les Mainiuuutlis dans le sol 
placé de la Sibérie : de Sanssiin! eonslate le redresse 
ment des niuehes dans le.s Alpes i Dnloniieu pnrenurt lu 
(Glabre agllt^e par les Ireniblenienls di^ terre. 

Ni^anriKiins toutes eus observations restaient isolées 
parce (pi'il n'y avait pas d'enseignement géolo!;i(|ue. Les 
savant»^, parlant de leurs j»ropre.s éludes, dont le champ 
éliiit toujours très limita, prétendaient déeuuvrir rurigioc 
dn inonde el explifiner Ions les fails ■;éidogiipies. 

LorM|ue robt<ervaliun man<|uail. ce qui était lit cas \e 
pins ordinaire. ]l« y suppli^aient par le raisonnement et 
tursfiue le raisonnement elail insullisani, ils faisaient 
appel il ri[iia};in:ition. ESulIon écrivait Ir-i Epoqws tir la 
iiiihirr cl la Tlii'onf •k lu icrre ; Lazam Moro. son livre sur 
le-1 rof/w imiiiius que. l'on dmiurre dans les montaijnfs; I>e- 
lucsun Trniiif'U iii'iilogiitf.isc^f,rtlreii; Hultou. sa Théorie dt 
In tfrre. 

Celle habitude de combler les lacunes de la srieuce par 
des ronce|dions arbitraiivs, plus ou moins logiques, se 
poursuivi! jieudaut toute la lindn dix liuilieine siècle, el 
se continua même, chez les savants, dans la première moi- 
lié du dix neuvième. On en verra de nombreux exemples 
dans le c^ui-s de celle étude. 



-38- 



Qiianl h r<iUentinn piihlifiut^, il r»llail pour l'nttim- sur 
la gMog'ie. autre rhnsp qufi f!es Ih^ories qui se contre- 
disaient onlrc clic* l'I ([iiî iic fiaraiKSiiieiit hasi^ps f]tw sur 
tlos hyiiiTlIif-ses. IJ fiilliiit des dt^cniiverles posllivo'.s parfai- 
Ipincnt (■onstïilt'e« Pt ilont les const'quPiices imin^driiteK 
s*iiiiposa*»oii1 h louR les i>sprils. 1> dit I'<piivrft <Ip Cuvïer. 

Ju!;qii*ijlor« on n'avait Rii/'n' sicnali^ fi l't^tal loi^sllfl que 
dps roqnillps marint-s ou di- ;;rcint1s ussmii-nls, qiip Im 
naturaliisleti nvait^nl rappnrli^sà l'Elépliant. ,\ I» picruii-re 
séanrp publlqui* tcnuo par l'In^litut île FniiifT noiivpl- 
lompnt v.réé. le V ' |)liivii'isr an IV tif) janvier I7%|, Uuvîcr 
lut ua niéinuire où il di'montrHÎl que l'RIf'plianl fo«sit« 
appartient à uiit' i^spi'cc jn'rdut*. dîlïérenlc dfs Ktéphanl.s 
actufiU. CVt»il la prpniiirp tnaniloslalion puliliqup ilo 
tnvaux destinés à renouvelpr la tonlo^e et à ériger la 
pali'nntnlo;;!^. 

lîn ritiiiHant Ips nu (ossilps, rooiiPillis pu 'firand nombre 
dans li's jiIidrÎLTivs de l'iiri*, il rwonutil <iu'il(< ai>parle- 
nnjpnt ft des êtres qui ne vivent plus de nos jours, Alora 
«>livnint il lin pvnmfn rnitipaivilif rJps animnuv pvislani». 
il dérouvrit dps lois d'Iiuinolonie onirc luus Ips orfrancs 
d'un m^nie filro; tous conrourt-nt au même but, qui psi 
lie *orvir de la mani^^e la plus r«mpIMp ef la plus iVono- 
miqiiP à la vie propre de l'animal : lous sont ^pproprii^s A 
Ipufs fonctions : tons son! pnirp-pux dans dps rap]ir>rls de 
dtîpfndance el de pflordîiialion. de telle sorte que la dif^po- 
sition dp l'un d'eux peut faire pnisscntir la forme el la 
fonetion àv auttps. 

(ïrAre à pgs prinrlpe-*. dont Cuvler exaspérait dn reste la 
(ïén^raiit^, il put repon-ilitucr les être* fossiles pnst'VPlis 
depuis tant de sifrclt-s vt dont la science avait jusque l<t 
Ignoré l'existence. 

On comprend l'pntliousiasme qui ^'empara des savant» 
ft l'annonce de re domaine noiivpaii si brillaminenl ouvwrt 
k l't^tude ; on comprend que les découvertes de Ctivier. 



-M — 

propiigi^es r.i]iîdeiiionl (tnns le monde, luit rempli d'une 
pmfondi' »(li)iiniliuii puur iclK' t^ciciiri; «Je la [i!tl 1.^011 tulo^ie, 
(|iii apparaissail roinnie un Hieii, rapiililR de ressusciter 
\es ^ént^niliont* l'teinles. I.e nom de Ciivier était liuns IniitP:^ 
les buuclies. Le jt'iiin' il '0 ma lins d'Halloy érrivail ii ses 
parents en iSflli, pn leur annonvanl qu'il all;iil suivre le 
(.ours d'analuniic i'oiiip<ir<'-e du Muséum : » (iuvler, le 
célèbre Cuvier, nom quB les amiints des sciences ne 
peuvent enleniire sinis émotion, vient de rommimrer son 
cour» ! Ji l'|. Comme n>nelu»ion de ses Hffhfrrliex sur les 
ossemrnf* fimiks, Cuvier écrivit eu 1822 le Discottrs sur tes 
Hériiliilîims (lu ijMir. nfi la nia^i» du slyle se joipnnil h la 
puissanee de l'idée el îi la riclie^se de la science (*|. 

On y lit : n Examinons main tenant ee qui »;e passe iiujour- 
(l'Iiui sur leglulie ; imidysons iesrau!>es quiagissml eneoreâ 
sa surfareetrlélerminousTolenrluc possildede leurs ellets. 
O'e^l une purtie de l'iii^tuire de [» (erre d'aulanl plus 
iniporlanle que l'on a cm pendant longtemps pouvoir 
evpliquer (mr les causes aeluelies tes révolulituis anlé- 
rieure><. [-tinime un explique aisément dans l'histoire 
politique les événemenlii passés, quand on connaît bien 
le-s pïissiuns el k's inlri^fues (ie nus jours. Mats nous idIonH 
niallieureusirment voir qu'il n'eu ei-t pus ainsi dans l'his- 
toire physique : le lil îles opérations est rompu ; b itiarche 
de la nalure est changée; et aucuo des agents ({u'elle 
emploie aujourd'hui »e lui aurait sntli pour produire ses 
anciens ouvrage» ('). » 

Apr^s uvuir jeté un coup d'teil sur tes principaux 
phénomène?: géologiques que l'on observe artnellement 

\\) Natif « far la oie et tei liaeaax de J.-B.J. tTOmalitit 
d'Hanoi/, [jar E. Duponl. 

|2) l.a proiiilSii' islllloii de tw livre î>oite le litre de Ditcoura «ur 
la théorie de la terre, tereant itiitlr^daetion aax reeherthrt 
aur lu* ostamentê /ottile*. 

(3) DitOQurt tur let reeol. daglobt. 3' Mltlon tSSti. p. £î ?t S8. 




sur les amtiaenls, il ajouti; : n Ainsi, nous le répctOQS, 
rVsl pn vain rjne l'itii chcrdie dans les forcfts qni »f;is.'4enl 
iiiaiuk>u»iit à la surliici! do lu lerrf des causes Millisiiiilvs 
(KHir (truduin* les r^voliiliuiis lil Ivs calcislrciplies dont md 
«nvtdopjip nous inniihc les Imres {*), " 

Il Y eut il une diiiiinulion iinitluelle des eaux? la mer 
traiispurlii-t vlk< dans Ions les sens dos matières solide^i? 
la 1em|iér:iliire dit glohe diminna l-ellt; nii iiugiittula- 
t elle ? ir iiV«l rii-ii do lout celii ijui a ri'iivt'i-sr nn» 
couehBs. ipii a reviUii de Rlare de Rrantls fiiiadnipiMe^ 
avec leur rliair et leur peau, qui :i mis ii sec des aiquil- 
lafies aujuurd'lnii •.■iR'iiro aussi liieii runitervtV i|uc si on 
le* eut pochés vivimts. ipii a détniil des espèce»? et des 
l^-ure» entiers ('). » 

On vnit par ces cltatiuiis (|uc Cuvier ailrnettait i]iie la 
terre avîiif subi plusieurs rév<it(ittuiis mu r:ilaslrn|ihe9. 
Plusieurs fuis, d'apri'c lui, un intime iiay^nvail l'ti^fuuvert 
parla mer: puis étafl deveuu coulineiit puur replonger 
plus lard snus les eaux de TOci^an. O sont ce» invasions 
subites de la mer i|ui atai>-iil di^>lruil Ica animaux dont 
on retrouve les restes à l'i'lat fossile. 

Le limnurs sur /'•» n'rnlulinns ifu i/htir (ut accueilli 
avec la faveur ipic l'on devait â son illustre auteur et 
cousid^ri^ comme le dernier nuit île la science. 

1^ première pruleslalioii contre les idtW de Cuvier 
vint de Constant l'rêvost. CVtnit lYpoqne où la Socit*li^ 
l'Iiiloniatique. que l'on itppelait l'anticliambie dL' l'ius- 
titut, recevait avec plaisir les critiques contre les idées 
des puiM^ants du jour. 

Constant l'riivost y lut en l$£j un mémoire |') ufi il 

tl| OUcour* «tir lea réeot. du flobe. »■ Mllion i&t. p. H. — 
4S) U. p. i£. 
43) Dull. .Soc. Plill. Juta I8S^ 



U^ 



— 41 - 

dîsail avoir dit' conduit à celle idée fondHoinotHle. n Qu'an- 
lour de nous, soit sur la lerre, soit sous les eaux, soit au 
»ieiii <>1 dans le voisinage des voliiins. il »e [irodui< des 
plH'iiiiiinTPs iIdiiI Ibs rauses ne dilIiTuiil pas estent itdle- 
iiieiit de celles qui, dans leslPinps plus ou moins éloignés, 
ont surcessivcnicnt donne les r1ivi.*rs éliils g^o)o)îit|ue«. » 
!-■! dofiriiip (Ips causes iiclmdles y psI parfHilemfnt 
dt'Miiie. (lepeiidanl il n'y nvait pas ronlrHdiolion uhsolue 
avec les idées de Cnvier. Oluici u'uvait parlé rnie des 
révolutions. M n'avait pas nit* d'une iniiniôrc explirîie 
une. ditn»f l'iiili-niilli' des révolutions, il n'y fût de« 
- fonnidions analogues à relies qni se produisent de nos 
jours, 

Dbiis ans pliisturd, en I8i7. Conslant l'révost reprit les 
mi^rne:< idées dans une disseilallon lue k l'Umlilul. dauc 
les séam-Ts du IH juin ft du i jiiillel. I.o tuil rie relte 
dissertation inlilulée : I.'-h roiitiufiiis actiiKh mit ih Hé rt 
lil'im'urx repriurs iiilniirrij^if pfir In t/i't ? était d'établir 
que les couches aveo rxiqiiillfls d'eau douce qui sont inler- 
ciili'ies rt plusieui-s nive>iu\ daiiis les couches marine» du 
bassin de f aris. se sont déposées dans la nier, et y ont été 
anienée_s par les fleuves. Ainsi Constant l'révost n'admet- 
tait pas, couinit' l'avait ilitCuvier. que la mer était venue à 
plu-nieurs repri^^es couvrir les envii-ons de l'aris. Il rrojiiil, 
et en cela il avait lort. que l'eni placement de Paris avait 
été recouvert, d'une inanicn' continue par la mer jusiiu'i*) 
son émersion di''llnilive. irélait nier une partie des révo- 
lutions admises par (Âivier. 

Dans 1rs pages préliminaires, il se pose nettement 
comme l'advcjsaire de rillustre savant. Il écrit ; <• llan* 
eelte étude des terrains les plus récemment (ormes, il 
m'a toujours .semblé possible de faire avc<: «uCc^'S l'appli- 
cation de l'analyse la plus rijtoijreuse cl de uiarclier par 
voie d'analofttp. en procédant loujoui-s du connu à l'in- 




— 42 — 



connu. puKsanl de l'cxaimm des causes qui atïissenl main- 
tenant il la siirfiire de la Icrrc ol <ie celui «les etlPls 
aeluelI(;ntL-iiI produlU. à la rivliinTlif flr»: l'IMs el des 
causes qui se scmt surcédvs dans les à^es i^fînnlés. Je n'ai 
i^ti- iirnMê nulle [larl dans retle leiilalive de lier le [lassi 
au (ii-pscul par tm que l'on ^ppBllo une liinilc Iranehée 
entre ht nature aneiiMUie et la nature artuelle; partnul, au 
contraire, j'ai cru apercevoir des nuaH'-e<i. des i)aM»agc«i, «l 
ji- n'ai pu rnc cunvaincri; (lu'il st-rail supt-rllii de chereher 
dans l'ordre présent des rlioseH, l'expliraliiin des phi^no- 
iiiéneti qui nnt eu lieu sur la leri-e dan» les temps reculés ; 
mon expi^rience s'est r<!fu*^iL^ à penser, coniino le diuiit 
Cuvier dans le iHtcoun xur /rs Ht'fdlnUmix ilii ijlolii\ que le 
ni des opérations est rompu, que la niarclie de la nature 
est rhanfçée et qu'aueuii des agents qu'elle emploie 
aujourd'hui ne lui mirait suili pour produire ses anciens 
ouvrages. » 

l,a dissertation de Constant Prévost ne lut publiée qu'en 
1S2K dans le IV- volume des Mémoires de la Socif^ti) 
d'Histoire Nalurelle l'). 

Deux ans plus lard, en 18:10. paraissaient à Londres les 
Vriwijm dv Gi'nlni/ir tic Lyell. 

I.yell prodainail aub»i que Il>s anciens lercains se sont 
formés comme se fornicat cncure les dépôts contem- 
porains et sous l'inlluence des mi^nies causes. Il analysait 
avec soin les plu-nomine-s gêolo^ii|iie.s actuels, puis il s'en 
servait pour l'explication de queliiues-uus des faits géolo- 
giques anciens. 

Lyell appartenait à l'école d'Rdimhowrfr. illustrée pwi- 
Hutton cL IMaylair. llullou avait pris pour base de sa 
Théorie de la (erre le renouvellement continu des conti- 
nent». Chaque jour, sous l'influence des actions météo- 

\\) Elle fut ri'tniin-lriK>' avi-orto» noti» mldltioiincllcs ol ilamro» 
iiiôiilOlresduUK'IiieBUletirdanf uriiiHIt vuliiriicliIllItlIéZIueMrxt'riri 
pnur l'hUtu'fti tivt terrain» tertiairm. 



rîtiiies, le» roches, m^me le» plu» dure», st- ilf^sagrî-Kcnt 
vt se ilécom publiât ; leurs déliris entraînés pnr les pluieti, 
par les niissmun, par Ips rivliVes vont l'i lu mpr. oi'i ils se 
ilt'-])iis4>itl L'u .strales successifs sur W (uud ilu rOi'iiau. 
Ainsi les raniment» se (it^imilhspnt pt>u k (leu ctt. it» 
llniriiicnt par- ^tre ramenés nu iilvisiu de la mer. el A 
certHÎnpR épnrpips uni? force interne ne «nuleviiit k' fond 
des haitïiiii^ on>aiiii(ucs et ne créait de nnuvelles terres 
tiiii deviendront l'objet des m(Wnes arlions dede^ntrurtion. 

l'mir exiiliijiier mminpnl de* rnrliei priniilivi'ineut 
meubles, telles qui! les s;ibk's et les Ixiuiis, avaient pu 
devenir solides et mèine ^tre tiiinsformées en roche» 
rri^talline.*, il îiviiit enrore recours Ji la chiileur intcnie. 
i|uî poiivail produire leur fusion an moins partielle. 

Hutton. ((ui avait lieaueoiip ohservi^ et m^dilt^, vivait 
enveloppé sa pensive de tant d'ol>scurilé que son livre restti 
:'i peu pn'-s ineonnn sur le continent, jusqu'à ce que son 
disriplv et iinii Clajfair en lit un ex[iost^ au^*i élofiuent 
iprenthousiasie. Dieu mieux qu'Iluttuu, il insista sur la 
const.Tnee des hds de la niilin-e au milieu île tous les 
changements de la terre, l.yell lut le coutiHualeur de 
Play fuir el, plus encore que lui. nmtrihna à faire prévaloir 
les idées df Iliilliui. 

Les principes tliL'tiriques Mjuteiius par Oonslant l'révosl 
en l'ranre et par l.yrll en ,\nirleterre ont été désit^nés sous 
le nom de Théorie de* causes actuelles. 

La pensée première, celle de rherrherdans rol)scivalioii 
des pliénoménes présenis l'explication des phénomènes 
pas.sés, est tellement naturelle qu'elle a dfl venir il l'idée 
de tous les savants. Elle appartient ;1 ritunianité tout 
entière. .Mai», réunir les faits eu corps de doctrine et 
opjioser cette doctrine aux liypotlièse» de Cuvier fut 
rieuvre de Constant Prévo.sl et de l^yell. 

La ))riorité v^l a»pii»e «au* cuntei«lalion à Constant 



— 44 — 

Prt^vosl. Kn 1830, Elic il« Beaunionl puliliait un niémoii-o 
sur qufl(|iiC8-uD(!s tics révolutiiins do la isui'[<ic*.* du gtnbe. 

Il y ilivîse on flvu\ cIhsmi'm (liîitiDf.'ti'?^ le» faiti^ qui uni 
proiluil Ip-'i lerraiiih rin st'iliiueiitiilioii : l'iiiip <'ompren<iDt 
l'iiLTumuliitiuii Ir.iuquille H |)m}p'<^^!^ivti ilc ctiacuD dea 
(irpôts (II- sétIiiiuMil. rentre les filii^noiiirties viuk-iils al 
pussapTsqiii uni i>t.'ili1i lies Hj^ne^ rli^ (lt>marr<ili(>ii entre 
les di!pd(.s ronsttcutifs. Il ulisorve que \e.# plit^noiiu-nes de^ 
pôriodi's de triiiKtuillité soiil juialo^uos à ceux de la 
période arliielle el il ajniile hi nnlp suivante : 

Il Meriliunriei' reltc aiialu){ii'. c'e^t lappi-ler aux iivu- 
Id^ue» les impurlauU (rav-aux qui l'mit mise en lumière 
el piirliiriiliiTeinent r^nx de M. ronsUinl Préviii*! el les 
tnivau.\ plu»t récenl^ de M. Iai.'II. duul ruuvragf, ciicure 
inédil. esl cepciidanl déjà connu l-h Krancff, par leii cnmniu- 
niralions amicales de l'atitetir. " l') 

Rifid ijne les noms de (AiUNtant l'nWosI cl de Lyell Miieiit 
linijoursaNsoci^ti. au iimniier riin;; det^ pmnidtHurs de la 
lliporip des causes a<-1uelles. lenrsdorh'iiiessunl ci'pcndHnl 
bien il illi'- renies. Plusienr? puinl» essentiels |ps séparent. 

Conslant Prévo^tt adnu-l la pcissiliiliti- de |iliéni>ini-nes 
brusques et vifdenlB; Lyetl In repousse it peu ]ires cumplé- 
tfi lient. 

CiinsUinl l'révosl dil 1^. en 18i7 : « Kn feuilleUinl 
le» archives de l'écwrcu terrestre, j'ai hicu noté des 
l'vénfinipnts nnmttrpux, gigantesques ; j'ai nwnnnn les 
Irjiœs lie révolutions «I de lionlevt'isenient.s sans nombre; 
maiîi il a semblé que tuule> ces marques d'agitation <.■! du 
(rouble uvaienl à peine cflleuré le miiico épidémie qui 
reviH la terre ; qn'iiu deUi el en deçà lout iiarai.vsaît i>trp 
resté calme et ininiu.ilde. t:l qu'ainsi il él;iit au nmins plus 



(1} Ann.S.-. Nal. I"ïcfIû Xr.\. p-£î5. 1S30. 
{2} l)(nrumenu p. î. 



~ 45 - 

prii(lt-nt de [«'abstenir de toute explication plutttl que 
d'.issi^er A des elTelK aussi limités des causes i)ui ne 
siiuniieiil exister (|ue par des infractions nux lois générales 
de l'Univers. » 

Il ajoute dans une note : i< 1! ne s'ensuit pas que je me 
soi» i-elusr- i\ croire à des ('vt'nements qui auraient été les 
ellttts de cause» insolilu». plus ou moins brustgues ou 
violentKs; mais es que je n'ai pas confondu, ce sont d&s 
causes et des elTets extriiordinaires ])n»xiblfs, avec des 
cjiusws ft des ctTets qui. pour être Hdniis. «xi^erHient un 
renvei'senient des lois de 1» physique », 

Comme exemple-s d'ellets insolites et violents, il imitait 
dans ses cours, l'irruption des eaux de lu mer Noire dans 
la dépression île lit mer (Caspienne. île» dislucalious du 
sol (|ui donnvi'aient uaissaucc à une émersion extraordi- 
naire, etc. ; il ne rei)i>ussait pas h formation brusque et 
rapide d'une di»lne de montagnes. 

Donc, aux yeux de (Constant l'révosl, il pouvait s'être 
produit de» actions violentes, mais ces évi^iiements inso- 
lites devaient c^lri- la fonséqueuco des lois iiénérales de la 
physique iln monde, il ne croîl pas. du reste, que ces 
événements viulenl» aient jamais eu pour conséquences 
une ealaslrophe ;,'énérale qui aurait an<-anli les Mres 
vivants et iuirail renouvelé la surface de la terre. 

Lj'vll est plu» aflirmatif : il dit que sa méthode doit 
(aire rejeter tontes les théories qui admettent qu'A cer- 
taines époques, le globe et par suite se» habitants, ont 
éprouvé des révolutions, de violente» et subites catas- 
ti-uplies (<), 

Constnnt PrévosI .idmel que certaines actions géolo- 
giques ont pu avoir une énergie beaucoup plus grande 
que celles qu'elles possèdent actuellement. 

m Principe* : Ed. tSTS. p. 4Ï8. 




- 46- 

Lyfill croit que touH les phénonicnds {{éolopques ont 
toujours é\é tels que uouh les voyons. Il confond le principe 
des coii^e^ :intuell<!s avec relui ries nuises leiiteii, et il 
niiiibcil k'« ciiuses violenleH >i IV^al des Ciiuite» exlra- 
nalti relies. 

Cuiiâtanl Prévost pord' ses rogards siir les premiers 
étals du glolip, sur une ûpuque uti le.s j)liéiiuui j-nus devaient 
diflérer bf<iueoup de ceux qui sont niai»t<.'nanlcn action; 
il accepte la fUiiditi' priinilive de lo lerre, la consolidation 
f^raduelle de son écorre. 

Lyeli dL'Iuunie le^ yeux de ces premiers A^s, il déclare 
qu'il les ignore et qu'il veut les ignorer; il cherolic fi 
f-lablirque toutes ces hypothèses de clialeur ceiitriile et 
de Uuiditt- primitive s'iip|iuieut ^urdet* btiMO» qui^'éci-ou 
lent Icii unes après les autres. Il n'en veut p»s ; il dit 
nii^me que ie géologue ne doil pas s'en pri^ociuper. Il doit 
se cuntcnler. dil-il. de cunsidL-rcr les ntuiiuiiiciitt les plus 
anciens qu'il a :'i tih-hed'inlerprf^ler, commeapparleniinti'i 
une période où la croule terrc«ti'e avait déjà acquis une 
soliditt^ et une épaisseur prolwiMemcnl aussi (iraudes que 
celles ipi'elle pos.s('de .lojoui'd'hui ('). 

Sans qu'il »e pi-oiioiict- d'une manici-e positive, il ressort 
de la lecture des Principes que les couches les plus 
anciennes connues ne dilléraienl eu ricu de celles qui se 
déposent maîntouaut wt qu'elles ont été métamorphosées 
par une action pluluuique, en coiupreuant nuu* ce nom 
toutes les causes niudifiaiit(>s, qui peuvent être mises en 
jeu b de grandes profondeurs el »uus des conditions qui 
ne se présenleut jamais à la surface. Ces causes, (lour 
Lyell. sunl la chaleur souterraine, la pression et l'aclion de 
l'eau écliaullée. (>) Quaiil h la chaleur souterraine, il va CU 



(t| Principe» : 1873 l. 2 p. Kl. 
|S| Principe» ; 1S73 1. 1 p. 18i. 



— 47 — 

chf!i-<:li(!r l'iiriKine dans des phi5nomiTios t-xU- rieurs, telle 
(lu'uiie loire électruuia(;nétHiue se cominnniciuant du 
sulcil à DOtru t^lube ('). 

L'aoriieil (]ue re^ut I» ductrind deH aiusos arluelles (ut 
loul dilTéroDt eu Frauce et en Angleterre. 

V.n Aiigleterro. Iva^ idûos de Lyell yui, suus i^ertaius 
rapports, ii't^laient autres que «elius de Kutton el de 
Pl.iyfair, furent (îicilemenl adoidées. puis propajrfes sans 
^rMiidei «litTlculléK partout uû niyuuuc 1h jmUsuuoe 
Hugiaise, v'esl-à-dire dans le monde entier. 

11 nVn fut pas de même des idées de Cooslatit Prévost 
en Frauce. 

Cuvivr ne r^poudil pas à ses attaques. Dans Fannlysc 
de» travaux de l'Aradéniie des Scicnoi's pour 1827. il 
mentionne le mémoire de Cmislanl Prévost, il le loue de 
ses ol)!iervatiunH sur le terniiu. (larle en termes sarcas- 
tiques, mais hienveillauts, de ses a |i prédations sur ks 
causes de rnltprnancf des si'dimonls marins et terrestres 
else tait cuaiplétement sur le.s idt^es générales. 

Deux ans après la publication de sud mtîiuoire, Constant 
Prévost se trouva en position de propager ses tJiéories 
dnns sa cliaire <i la Sorlionne ; mais il ne tarda pa.s <i i^lre 
d^lourné de sou enselKnemeat |)ar sa mission il l'Ile Julia 
et par les diseussions sur les cratères du soulèvement. 

D'ailleurs, tant que Cuvier vécut, l'éclat qui s'atlacliail 
â son nom était un obstacle au développement de toute 
idée contraire aux siennes. Aprf-s sa mort |lWli|, une 
autre gloire s'éleva en (ace de CoastaDl Prévost et lui 
barr.1 encore la roule. 

Ëlie de Iteaumont venait de publier ses premiers écrits 
sur l'âge relatif rlu soulèvement des chaînes de montagnes. 
On croyait qu'autre Champion il étiiil parvenu à décliiOrer 



|I| Principe» : 1873 t. II |i. 297. 



— 48 — 

avec unf ri;;upi)i' UiuIp iiiii(hi.>iiiati(|u<.- lu dironolo^îe ries 
,1(W« 'lu sloUf. Il devint flu rniip le iiiatirc df I» (îéolojîi» 
lrauc«iUe. Or, Klitf de U«aum«iil lit gri»e iiiiDefi la llii>orie 
ili!S cause» arliiellp!*. Il avait tn»p ik' (ii-nir. il avait Iroii 
oliwivi'. fil un nuit, il t^liiit Inip j;énli)giio \iuur coiiiLallre 
l'idée on rJle iii^yme. Il jiai-ait nit^iim y nvoir attarlié une 
ocrlaiiie iMipoilatire, car il y runsdi'ia un roiirs au Collt-ge 
(le Fraiiw. Li'« lefoiis tiu'i) y III en ISW furent réunies en 
\'»]uiiit! sous Ib lilin! de irions r/c (lMt>gie praUipie. 

Il divisait les fait» giîoloftiiiUL's de rhisluire de la ti'rro 
en deux rlaMt^eM : les uns. luialo^ueM aux phénniiii''ne-'^ de \ft 
période iictuelle, se luoduisnieiil |ii-ii<lant Il-s périodes de 
lraii(]uillilé; les autres, violents et passagers, ont marqué 
la si^paralion cnli-e les diveises jiénndes ^énlogiiiues ('). 
Il admit que les «Mises «les iihéiminènes viuleuls ne 
dillèreiil pii>i dans leur nalure de celles qui agissent 
iournellrnieul ('). 

11 n'y avait donc pas yraiiile difWrencfl de principes 
sous ce ragiport entra Klie de Beaumont el Gûnslant 
Prévost. Ttnitetois Elle de Reanmotit inuttatl un hiatus 
entre les teni|»s «incteus et les temps modernes, car il 
considère «eux-ci comme l'ére spéciale de» deltas, de» 
dunes et des crati>res ('). 

Enfin, il avait i-elié ses opinions sur n^e multiple de» 
soulèvements des montagnes aux idées des cfilaclysmes 
délruisiint tous les étre^i animés (•). C'étailaussi lu pensée 
de Cuvicr qui, bien avunt les Iraviiux d'Eïlîe de Bauniunl. 
écri\-ait : 

H Les décliircuieuts, les rodR'ssemenis, les ronverw!- 
ments des couches plus anciennes ne laissent pas douter 



(Il Ann. Se. Nal. !• S. XIX. p. 221. tS30- 
|2) Ann. Aft Miiii'» S' S- X.. p. 5M. 
|3) LeçOita Jû Géologie fracique p, 520. 
(4| ABD. Se. Nst. 1* S. XIX p. 226. 



— 49 — 

que des causes violentes ne les aient mises en l'état où 
nous les voyoïu, i!t Di6nie la lurcc de?: mouvuiiivulii qu*é- 
pruuvii la nvàTise des «aux est encore <ille.sté« par les amas 
de di'ltris et de rjiilloux niuU-s i|iii s'inlerpo-sent eu beiiu- 
mup d'eudi'uil!) eulre lus i'uuc)ii!!i sulîdes. La vie a donc été 
troublée sur cette terre par des événements eltroyablea. 
Des litres vivants sans nombre ont été victimes de ces 
calastrophes; lus habitantes de la terre sûche se sont vus 
engloutir par les déluges ; les autres qui peuplaient le 
sein des eaux ont été mis à sec avec le loud des mers 
subitement relevé. Leurs races nii>mi;s oui linî pour jamais 
et ne luîssenl dans le monde (|u» quelques débris ii peine 
rccouuaissnbles pour le naturaliste |*|. >> 

O fureut h'^ méme^^ liypulbîtses que l'Cprit Alcîde 
d'Orbigiiy, le grand maître eu paléontulo^^ie |>|. u (Chaque 
fois, dit-il, qu'un système de niontaffnesa surgi au-dessus 
des océans, la faune i-xistante a été anéantie par lu 
mouvement prolonj;»- des eauv sur les points disloqués et 
nidme sur ceux qui ue k- sont pas : cl une nouvelle période 
d'existence ne s'est munifestée que longtemps après le 
repos de la nature. La séparnlion par (aunes dislincles 
succvssive« qu'un Iruuve dans chaque terrain, dans cbaquu 
étage géologique, ne serait donc que la couséquenee 
visible des souh-vements et des alTaissements de diverses 
valeurs qu'a dû subir dans toutes ses parties la croûte 
consolidée de fécorce terrestre, i» 

iJ'Orbigny ne faisait que reproduire les idées régnantes ; 
«Iles rcmpIissuiL^ul tous les ouvrages éléiueutaires, tous 
les écrits de vulgari.'ialion. 

Il n'y avait peut-être pas une opposition absolue cuire 
l'hypothèse des soulèvements des montagnes <>t la doctrine 
de» caustrs actuelles, telle que l'entendait Coustanl Trévost, 



|t) DUeourt tur le» rJeohitiont da gtotnr, |). 17S. 
(2) Coitn élémonletire de Paléontologie el de GéologU ttrati- 
tfraphique. 9. 13S. 



— 30 — 



pui^iu'îl acc«p1.iil la |W8«ibîIilé de i^volutiuu^ «on 
riiillucnce lien t'^uses [tliy.tHjues et que liw souli-TeinenU 
de iiiontiigiies pouvaient rentrer dans cet onJre de ptiéaa< 
iiiî*ue«. Mais il y <ivail une lelli- u|i|)08itiun dWprtt vntrt 
la théorie dan t-ulaclvâmes vt trellu des cause^j ac-Iuellea, 
qu'il i^lail bien diUicîle d'accepler en in^ine tenifis I'udC 
«1 l'aulre, 

A la séance de ta Soriété Géologique du il) Mars lRt3, 
Dulrt^noy lit une profession de loi yéulogique qut p«iiij 
bri-n l'élat de l'opinion à cette époque. 

« Toute (ormatjon est séparée de la prérwJente et ili 
relie qui la suit par une révolution du globe. Celle révo 
lulîoa amène la oessatiou i-oniplùlu des lurmaliuns sédl' 
mentaires et l'action i^iéc ; pui-i, les actions sé<limentaire4 
rocoinuiencenl ensuite (lar des Iranporls. Ce sout d'abord 
des amas considéra blets tle poudingues, uonipouis degaletfl 
souvent énormes et soudés ensemble; puis des grts i 
gros forains, dos jcrês à crains tins, des ^rès micacés;:; 
desar^ileA qui sont des grès à parties inipeirepliMes; 
des mantes, des calcaires ar)nlcu.\ cl enlin d«s ealoai 
parfaitement purs, que ces ralraires proviennent de 
souix-es ou d'animaux. Que l'on lasse des puits arté^ieus 
ilans toutes les formations et l'on trouvera toujours leS 

mêmes résultats Ceci n'est pas nouveau, ce soal 

des idées généralement adoptées {') .n 

En 1840, tes /'rtjirt/ifs rfc ge'o/w/ie avaient été traduits ea 
français sur la quatrième édition anglaise, par M"'" Tullia- 
Meurein. sous les auspices d'Ar.i^'O. Si ou ne connaissait 
l'animusité d'Arago contre Constant Prévost, ou pourrait 
s'étonner de ne pas trouver dans la traduction (rançaîsa 
une pbnise de la préface, où Lyetl reconnaissait l'influence 
qu'avaient eue sur lui ses conversations avec Cuuslau 
Prévost. 



;re9 i 
fairea] 



(1) Bull. t>oc. C<ol. t" s, XIV. p. 329. 



-51 - 

Faisant rtiislortqufi fie ses premières piibliralfuns. il 
(lit : (I I \iini pri'Vtuu'tly (i8â'i 182")} iiKiilt' |fi.'oloi;i(.'al Iniirs 
bolli in P,nf;l:m(I and France in company witli profen^nr 
Cun^lanl Prévost ut Pari*, a writer wi"l! I<no«u lo liavc 
labuurcil suircustully iu tlie satue IU-IlI ot invi-sti^^sitinn. » 

Ces li}ines siipprinii^eK rians la Iradurtion frani.iaisc ue 
reparurent plus ilaiis les l'ililiun^^ angUii^os suiviniti's. 

Irti piemiôre Iradurti»» des Principes \\p. Ciénlogie ne 
pénétra guère que clie* le.s savants et l'accueil qu'elle y 
recul ne fut pas Irês lavorable. 

On peut uii*me ilire que les llii^i>ries de l.yell niifi<irenl 
en Franre à la ductrinu Jes causes aelufl le», parée qu'elles 
repnussiiienl les eataclysmeti d'une manière abiîDlue et 
qu'elles recouraii'iil uiiifiuemeot >i de» (orées lente*. Des 
savants qui eussent ad mis le principe des causes actuelles, 
qui se fussent peut-^tre ralliés aux Idées de Couslanl 
Prévost, repoussaient celles de Lyell, C'était le cas de 
'd'OmaliusfrHiiiloy. 

Il écrivait en \HM {']. « l'ne doctrine qui expliquerait 
toute l'Mstoire de noti-e globe par l'action des pliéuumf-ues 
qui se passent actuelletnenl doit mériter la préférence 
sur celles qui recourent ii des liypo1lii'>ses, qui (ont inter- 
venir dos pbénoiucues plus énergiques. Personne ne peut 
élever de doutes it ce sujet, de sorle que la question est 
de savoirs! la doctrine, dite des c;iu>es actuelles, nelurnio 
point dhyiiotliéses. et si elle explique tous lus faits cons- 
tatés par l'observation. 11 

H Je demanderai en conséquence, si ce n'est point (airo 
des hypothèses, que de dire qu'il se forme, sous les eaux 
limpides de nos mersarluelles, des dépftts aussi puissants 
que ceux que nous présente la série des anciens terrains 
ueptuniens; que les corps organisés, qui sont enveloppés 

(il Bull .Soc Géol. Pr. S' S. IV. p. &3S. 



« 



OZ — 



dan» oca dé(W>U, »'y translorment ea fossiles K«inblable« 
è ceux que nous Irouvons dan» les termios anciens; que 
l'atituu «-l'Ogive de-s mers •>ur les cûles s'p\t-rix- (le[tui* de» 
milliers de sii-cles, et a trdulormé d'immenses routinrnt» 
en vailles mers; que la chaleur que l'un ul^erve eo s'eo 
fonçant dans l'écume du globe, ainsi que les phénoiai^D 
Aes viil<:ans cl des Ireiubleineut» de terre, sont dus à des 
artions chimiques qui se passvnt dans l'iuliineur de cette 
écorce. n 

x Je demanderai, en second lieu, si c'e^l. par exemple, 
une exjdifitliuu satisfaisante que celle qui admet que des 
Miulpventenis el des aOaissements lents, à peu pr«-i) insen- 
sibles, comme ceux que l'on observe eu Scandinavie, |)eu- 
vcul produire les pUssouenls et ks déchirement^i de 
couches que l'on reman|ue dans nos niontacnes. Je dirai 
que de:< liypotbi-scs et des explications qui ne remontent 
qu'à un ordre de rhoses semblable à celui qui ri-gue actuel- 
lement ne sutisfi'^ruul pas uulrv i*«prit, qui délire touinurs* 
remonter aussi loin quepossible. Je suisqu'itestun tenue 
où l'inve^li^ation du nalur.di«te doit s*arr6ter, et ce terme 
c'est celui où cessent l«s indut:liuns tirées de l'observa- 
tioD. Mais est-ce remotiler à ce terme que de dire que la 
birre a toujours été comme elle est? Je le croîs d'autant 
moins, que je pcn^e que si la terre avait toujours Hi 
comme elle esl, elle ne serait pas winiiie elle esU c'est-à- 
dire que si certaines forces qui agissent sur elle n'avaient 
pas été dans le cas d'agir avec plus d'énergie, plusieurs 
cirroDStances que préseut£ la terre u'auniiuut pu se 
))roduire, n 

« 1^5 aslroDome-s peuvent s'être trompés lorsqu'ils ont 
supposé que la terre avait étO à l'étal gazeux, comme les 
nébuleuses et certains autres astres qui se meuvent dans 
l'espace; mais iU ne sont cerlainemuul pa« sortis de 
l'iuduclion permise au naturaliste. 11 en est de miime des 



it» 






- M- 

};énlogiie5 iorsï^u'ils ont dil (juc celte mass« gazeuse 
s'étail en partie trnnplorniée eu une masse liquide qui 
tL'iKJ à son luui'ù dcvfiiîrsoliite. l)ciseiiihlHtileïihyp()thè!)B.s 
n'nni rirn de rontraîre il cp (pie nous cnnnaissons des lois 
de lu iialure ; mais l.i quesliuii. jiour dous, esl do savoir 
si. en partimt de celte hyiiidhèse. nous e.\pliqii»nï< mieux 
rélatarluel de notre triobe, qu'eusupposantqti'il a toujours 
lité à peu pri>s tel qu'il tt»>t ? ii 

I^.s ohjerlions de d'Onialios se divisent en deux piirlies. 
D^ns la pri-Tiiit^-re. il cointKil les idi^escoininuiie'^i'i Constant 
Pri^vost et à LyuH ; dans la seconde, il ne s'altaqiie qti'ù 
ce dernier ; il saisît sur le vl( les défauts Irts n^els de sa 
tliéorîe. Certiiincmenl l-c sont ces défauts qui l'avaient mis 
en délianee contre j'ensenihle de la doctrine. 

Il existait aussi une autre raison d'nppusltion aux ide'es 
de I.yell, une raison pliilosnphiqnc et rflifricusc. (juelques- 
tiiis appliquaient !t la iloclrine <le l.yell les reproclie.s que 
l'on avaîl faites à celles de llulton. Si lnnt,«s losi einielieH 
connue» sont des sédiments: sahte, argile, calcaire, qui se 
sont formés, coninie ?ie fonneiil de nus jours les dépâts de 
nos mer* et île nos lacs ; si, h mesure que res sédiments 
!i'enl;isst'nt les uns sur les autres, les plus profonds 
s'értiaiilTenl. se mélamorphosnil cl prennent l'étal qno 
nous voyons aux- pld's ancienne* de nos rnclies ; si. à une 
plus (grande priitondeur eneore. ils se Iransf urinent en laves 
qui sont re jetées par les volcans; si ras laves et autres 
produits éruptif.* sont à leur tour altérés par les ajieutfi 
alniusphériques, désafirégés et ptwtés à l'clal de sable, 
d'argile et de dissolution raleaire dans lu bassin des mer.>i ; 
si e'est toujnui"» la nu^ine maticre qui traverse une série 
de cycle» semblables dont rliacuu peut avoir une durée du 
plusieurs millions de siècles; si toutes ces liypoUièses sont 
vraies, il n'y a pas de nilsou puur ne pas croire la terre 




— S4 — 



élumt'lle. L'hypcillio^ dv Lyell conduit rionr an maléria- 
liame. On en avait dit aiil»nl ili> la lliéorJe dr IIuKon. Il 
avait protesté, Lyoll (iruU^ta nu^'i «>ntr« le->^ opinion» 
ma tt^rÏH listes t|u*un lui atlrihiiait. Mais^i k'<i|>rolestatiMns 
sont iiDfi défense pour l'écrivain, elles ne le sont pas pour 
■il ducirim'. 

ni^peiidunt i>i>u il peu l'opinion se moditia ea France on 
faveur des «.'auscK artuelles. On ronstuta que rertaincs 
espiVes d'anîmau.x fnssiles pass^iifiit d'un ti^rmiu» l'aiilro 
on d'un <>tagi' à l'uutri'. ce qui détriiifiEiit l'idée dp» 
catHrlysme)*. Riirrnmle mntriliun â re résultat par la 
dùi'uuvcrte des ruluiiioi^. 

Il avait reconnu dans Ip silurien dpRohi*me. IrnisfauncR 
trt'S distinctes. Vers la |i;irtie supL-rivuiL- dp l'éliigc ucrupti 
par la faune sercinde. il constata qu'il venait s'intpmiler 
des «eliisles (|ui contenaient la faunp tmisii''me. « Donc, 
dit-il. la faune troisiènic vivait en môrne temps que lu 
faune seconde : elle habitait une mer voisine ; il s'en 
détarha des colonies qui vinrent à certainB iiionients 
8'ét;it)lir en Bohême, mats qui ne iiiirenl y prospérer. Une 
nrconstance fortuite y fit disparaître l;i faune seconde 
et la (aune troisième vint »'y ia.<italler d'une manière 
di^finitivc. n 

On ne pouvait donc pas croire quL» la faune Indsiènm 
était le produit d'un acte créateur postérieur au cfllaclysme 
qui avait fait flispar.ilire la faune seconde et séparé 
de lui par un laps de temps tnVs loni;. I£n un mot, la 
Itiéorie do 'l'Orbij;ny, exposée plus linul. était reconnue 
fausse. 

En inéine temps. Elie de Reaumont multipliait ses s}-s- 
têmes de souléveineitt : il en reconnaisT^ait une ceotaioc 
qui ne cadraient plus du tout avec les divisions de terrains 
cl d'étafços renmiius par le* faunes. En I8.17. des gialéon- 
tnlof{istes, tels que d'.Archiac. parliiient de l'innruili'' cum- 



— 88^ 

pIMe de» mvli^vcmeiits pour le» populations iininiiiles 
conlKiiiporaiiHîs. |'| 

Kndn, en I80i, Larlel écrivail. aux applauriissemenls fie 
tous, que le mot d» cataclysme devait être bauiii du 
diction II nirL- ^éoln^irjue. 

Aussi, lorsque la deuxième trfidurtion françaisp des 
l'rinripfs de (irnliigir fut faitp l'n IHT-i sur lai uiiiiviciiiL' 
édition anglaise, elle fut bienlAl dans toules les l)ibIio- 
tiiwiue-*. Oulri* ipic l'cspril (rancais, reiiilip di'-tiaiit de lui- 
même par lus malheurs de la pairie, cherL'Iiiiit partout h 
r^lmuger la haulo iustru(;liuii qu'il ne croyait plus 
pouvoir trouver chez les siens, le nom de Lycll était 
devenu populaire. On avait traduit ses livres : l'AnciPnni^té 
df l' Iwmmi' cl les Elémrnl.-i di- la HMoijii- ; il joui^^saïl de Is 
faveur qui s'attarliait aux écrits de Diirwin, car Darwin 
s'était appuy(5 «ur tes lliéories de Lyell, et l,yell, adoptant 
«1 exposant rlans les l'riuriprs les idées dp Darwin, trouvait 
un accueil empressé de la part de tout ceux qu'avait 
séiluitK la doctrine transfurmislc. 

On ne s'aperçut pas de h) conlradirtîon qu'il y avait 
entre le pnncij)e de l'évoluliou e1 la théorie des cause.» 
arluelle;., telle que l'entemliiil I.yoII. (l'est ce qu'a très 
bien fail resNortir Huxley dans une adresse fi la Société 
Gé{)lo)ïiquc de Ijindros (*). 

Huxley dîstinpne en Aiisiclem.', et on pourrait dira 
dans le monde sîivanl. trois ^i-nnds systèmes géologiques 
qu'il nouinic; Cata'drypUisuie. Uaifonnitarisme, Évolu- 
tiouniKme. 

Le nataslmphîsmc. c'est le système des cataclysmes, 
le systfMiie d'événemenls KUu<Iainï. produits par des 
causes insolites. Huxley définit parlailement ces clauses 
calarlystiques. Elles supposent dit il, l'opération de forces 

(Il Uitloirt dit progri» dt Ut 'jéolo'jif. terr. jura»»iijuei. 
(2) Quart. Jonni, GMI. Soc, XXV. p. XXXVilI. 





dilléreale» dans leur nature ou incompHnibleniPOl rlidt^- 
renle.« en pubsarKV <le celles que nous voynn.^ .'i [in'^eni en 
aL-iiuii (laK* l'univer*. Tel wraît le ilélu):*.- nitMalque, tel 
serait le souli>renienl tleiî Andes pruluÎMiui pn un jour la 
gramte rliatnp aniéricaîno. avec ses cenlaines de volcans 
et détruisant tous les Uns virants de la dernière iH'riode 
géologique. 

l.'t.Tn)[orniitarisaie ronsislc à dire : la terre a luujoura 
^11^ ce qu'elle est : elle a toujours été ltalitli^-<e par des Aires 
vivants. 

lAt» fortes (|uî ont présidé à la (ormaiioii du sul sont 
identique-s en DMtitre et t'^ale.t en inten^ilé à celles que 
nous voyons aujourd'hui à l'œuvre ; les actions produites 
par cea forces étaient lentes el insensibles, i-oinme le^i 
pliénoinf-ues géologiques actuels : mais leurs eftels accu- 
mulés pendant une série immense de sij>cles. nous pré- 
sentent une somme de Iravail que, dans notre esprit [wu 
aple à apprécier les quantités iuliniment petites, nous 
attribuons volontiers à des rau»<-s jdus pui>ftantcs cl plu» 
soudaines. C'('*( la Ibéorie de llullon et de Lyell. 

L'Évolulionisme est attribué par Huxley i Kanl. Si 
Kaiit eut avant Uiplace l'idée de la nébuleuse solaire, 
et de t'état primiliveiHcut liquide du globe, il ne possédait 
pas plus que tout autre savant de son époque, la moindre 
notion positive sur l'histoire géologique de ta terre el de 
ses habitants : son évoluliouisitie rudimenliiire ne peut être 
compté par la science nioiierne. C'est donc U Huxley 
lui-même qu'il faut demander ce que c'est que l'évolu- 
lioninmp. 

L'Évolutionisnie dillére essentiellement de ll'nitor- 
milarisnie parce qu'il jette un coup d'œil Investigateur 
5ur une époque où la terre u'élall pas encore dans le^ 
rondiliooR oi'i elle se trouve aciuellenieni ; il l.iil intervenir 
ulor« des forcos dont riulensilé est dilTcieule des forces 



-57- 



ticluelles ; niiiis il exige que ces forces soient de» forces 
naliirelle<i et que leur inteusUé nesoîl pas tlîsproporlionndo 
i"! ce que l'un |ieiit loftiqueniPiil déiluïre de l'observation 
des plii'iiûnièiies acluels. 

l.'Kvnliilinnisine maintieni aussi ridi?c des cHuses lentes 
cumiiciis.iiii |iiii- la duri'e leur faîhle inlt!nsil('>. Il pouss« à 
i?piii-srr les nuise» euauues avunl de recourir iiux nuises 
ini'oniuies. 

Celle lliéorie est prestiue celle qui était soutenue en 
Friint'c p;ir ('onstiint l'nHosi. 

Constant Pir-va»t disait : la fioctrine descausesacUielles 
ne conduit pas h r^luriiitt^ : elle admet une orij^lne, un 
rommenrempnt. qiiVIlRnprherrhi' nullement à expliquer; 
elle admet que les preriiiers cllet» pruiluits sont devenus 
à leur tour des causes iiiodificatrices pour les phénomj^Des 
suivantit. Il comparait l'histoire de la terre h celle de 
rhonirne, (juine resseinliiepasdiinssadécrtîpitudeàeequ'il 
était il sa naissance; il Ir comparait aussi à l'histoire des 
sociétés qui passent de l'état sauvage ù l'iital civilisé. 

A pnq)os (Ips plu^nomcncs frlariaires, il écrivit t ii Os 
faits ili'nioiitreni (pie la doctrine des rausesactuelles peut 
pardiîtement se concilier avec l'idiîe de nioditieattuu dans 
les iilu'uomi'-nes qui se sont succc^-ilés à la surface de la 
terre, avec l'apparition dp qiiplqiips uns, avec la cessation 
d'autres, avec un lomiMencement et une lin de toutes 
choses, ce qui Ikvu la principali? olijecliun opjiusée k celle 
doctrine par des personnes ijui nul cesircint les causes 
actuelles au.\ cause-s lentes jounialii-rt-s et qui ont voulu 
que les elTcts successivement produits ayant toujours él6 
idenliqnes fussent pour ainsi dire éternels |'). n 

Constant Pi(H'Ost, il est vrut. insistait moins que les ^volu- 
lionislesdenosjourssurriinporlancedcfaireentrtu'letempfi 
comme {arlcurncccssiiire des phénomènes gpologiques. 

Il) Compl. Kitncl. Actid.. Se XXXVI p. 600, I8:>t. 



— sa — 

Huxley rheroha aussi à taire comprendrA, par tiiT 
exemple, rommeni l'itt^e «le rauislroplie peul s';illieravcc 
rUnUormitarisiiie. 

La inarclic d'une liorlui;^. dîl-il, t'st ud modi'lR rl'urlinn 
imifornie, iii.iis ta sonnerie de l'horloge «sle-ssenliellenieill 
unu L-uta!«troplic. Le marteau peul-^tre <lis|>u84^ puur (nira 
siiiiter lin harîl df poudre uu pour renverser un i)oluf;e 
d'i'iiu. Piir un arriin};ein«nt ronvenahip. In pendule, au li«u 
du rioancr lo« heures, peul sonner à luute^i sortes d'inter- 
vall<!sirré)ïuliers,SHns qu*ily ait jamais ilvax fniNsiniilitiirle 
daii-i le* intPrviilles, la (orce et le noiiilin* de ses coups. 
Nt'raunioiii-*. (oulcs i:t!\ eatasU-oplie» irrêguliéros et sans 
lois appamilp-'i paurrait-nt J>tre le résultat d'une nclian 
ahwiluiiiênl uniforiiii' et nous pouvons avoir ileus th<.^orie« 
d'une tiorloge éludianl. l'une le marteau, l'autre le 
^al!incie^. 

N'eu dëplaise ft Huxley, eecl n'esl pas du Calastro- 
phisme; c'est de rroifoniiilarisme au premier eiief : ce 
n'e^t mi>nie pas de l'Êvolulionisuic. Les pelils niouveitieiils 
lents et uniformes du balancier ont tout déterminé ; les 
sonneries ont lieau i^lro séparées pftr îles inlervHlIe^ 
irréfçu tiers, le nombre des combinaisons jussiblus est 
ton'émmit limité. U's sonneries se rcproduimnt les munies, 
dans le imWne ordre au liout d'un temps dt'-termioé : elles 
formeront un certain nombre de cycles tou« idenlitjue?:. 
Huxley ne parle pas île l'hdrloKer qui peut ué}:lifîer de 
remonter la pendule. Voilà une vraie calastrnphH; il 
peni l'avancer, ta reculer, changer le marteau, le timbre, 
autant de citiistrophes. Ceci sera, si l'on veut, du vrai 
Catastrophîsme. 

L~ Puis, il y a l'horloge elie-méme dans sa structure, dans 

ses urftanes. Il faut considérer les roues, les ressorts : 
tout cela s'nse ; la force du ressort s'aflaiblil. l'horlope va 
de moins en moins vite, les sonneries deviennent plus 



J 



- S9- 

distiiiitcs. elles dimiDucnl d'inlcnviti^ pnrce que le 
niHrteau el le linibn! bu miHiilienI ; un jour une (ieiit ravisera, 
puis une si>ironilei iiul:inl de cHuses d'irri^iiuhirilé dans la 
niiirclitv 

Kntin. le grund resnort liii-mém» sera tellemenl usé 
f|ii'il l'niiipn. Cfi 'scrn la catastinplic tinnif. Miii* ce n'esl 
plus (lu (^atuNlrophisuH-. c't^l di; nivolulimiiKiiit;. i-Vst à 
direlepsiHsnge d'iiiit-tril k tin autre, sans retnur possible au 
premier : chacun de ces étals Olant la oon»t^(|ueiire du 
pm-Menl. le uiolif du suivant. 

VoilA la thénrie f;iio]o^i([ue, celle que nous enseignent 
lous les faits d'aliservalfon, celle que nous iiiontrr surtout 
la |ialéoulul(i)fii? daiiK l'i^vululiuii su{.'ci»iiiive dus Aires 
îonsiles. 




Travaux sur les Formations Kepttinieimes (') 



r.HAl'ITIlE tu 



KTL'oe» sTnATir.RApHtqrEs sva le bassin ok imris 



]" Coqailles marines du Gypse 



Constant Prévost aimmi^nt,^ ses étudias sur le bassin de 
Paris rîiiini'B nii^ni« m'i Brongniarl. par lu piiblicalian lie 
son E>isai sur lu ti^ivjrii}ihir imin'ralogtqur lU'x miirims ik- 
l'arin, voiiiiit di- donner un guide prùrieux aux jeunes 
iiiilu ru listes. 

L'illustre proles-seur avait établi que Ips environs de 
l'aris pn^eiilent au dessus de lu rr<iie une si'rie d'iiscises, 
cju'il désignait de la manière suivante, k (Kirlir des infé- 
rieures : 

1» ArRile plastique ; 2" Calcaire grossier ; 3" Calcaire 
d'eau douce ; *• Uy[«c; a^ Sables supérieurs au (cypse ; 
6" Meulifires, 

Druugniart avait aussi reconnu que rerlitines de a;s 
assisos sont caractL^nsi^ei* par la présence de ruquilles 



|1) On emptoto Ici Iw termes dont se «ervalt Constant Prtvost, 



— 61 - 

ni;irîne«, lanrlî? que d'autres ne contiennent que des 
cu(|uiltes d'eau douce. 

CoDstanl Prévost, alors ifcé de 19 ans, résolut, avecson 
auij Anselme Desniarets, d'étudier le gy^a de Montmartre, 
dont tlruu^niart avait donut^ une deMcri|)tiun complète, le 
divii<;int en trois grandes masses si.'parées |>ardes marner. 

Ils commencèrent leur étaàe p»r la partie inlérieure 
ou la troisii'me masse, i[iie l'on voyait alors dans une 
carrirre altanduunée à la llultc aux-gardes. Desmarels 
père y avait trouvé un banc de coquilIeH marines, Onle« 
et Tiirrilelles(i], et le (ait, bien que vérifié par Coupé I'), 
avait paru douteux h l'auteur do VEssaisur la géographie 
mhi^rahyique. 

Constant Prévost et Desmarets levèrent la coupe ci contre 
(lig. li de la rarrii^re de la Hutte-aux-dardes. 

Ils constatèrent la présente de fossiles marins dans 
quatre couches de marne, ou de calcaire marneux. 

Ils rencontrèrt-nt aussi dans ces bancs marins des débris 
de crabes, di's dents de squales et ries vertt'hres de poissons, 
confirmant sous ce rapport une découverte due à deux 
savants étranKers. lu Saxon Htemerei le Russe Inpelhanlst. 

Ils rrurent reconnaître dans les fo!^tiiIe:j marins du gypse 
les espaces qui existent fi (irÎKnun dans le calcaire grossier. 
Celte erreur est d'autant plus pardonnable que Cuvier et 
Brongniarl ven.iicnt de confondre avec les fossiles de 
Gri^uuu. ceux que l'ourecueille dans les sables supérieurs. 

L'étude de Constant Prévost et d'.inselme Desmarets fut 
commiiniquéi; h la Société pliiloniiitiriuedanssii séance du 
8 .Avril I808,snus le titre de : iS'ole mr kn cmprfinles de lorjis 
marin» iroua'^ à ^(mlmarlre dams plusieurs coacliex de la 

(1) DfiSMARKPS, — ConitiCution phj/aique lie» eoaelie» de Afonl- 
mai-tre. Mi^molri'.* dtf l'iiiitllul. V, p. 46. 

(2) Coei-& — Sur l'éCurlc du toi deê enrîroru de l'arU. Juamal 
de Physique. L.\t, i>. Ï80. 




- 62 - 

masne inférieure de la formation rjypxease. Elle fut insi^rée ou analysée 
dans le Bulletin de h Société l'hiloma tique (M. dans le Journal de 




1° Oj'pse en masse avec oordons 
docrtsUiu\(l'oHlclnférieuw; 

du Rir» LllllK-)- 

3- Mnrni' ciUiMln- hlnnchAlrt'avec 
Q>ijuIUi-s innrlu™ (Marnes 
prUniîillx'irï di- Di'MiiaixiUI. O'-U 
3- GypKocn mfissoipittU t>aiic) . 0*19 
4' Miirni-cnlcalroJituiiQlri^ iiVGi! \ 
torrin'SpjTumicialt'ïutnom- f 
lirauxtossiles iiiarlris . .> 1" • 
&° Gypai' orlsialllsé et plrllcriae \ 
e* Marne cakiilw blaiifliâtre . J 
7' Gj'iis-.- en Diassi' (liane roue») . (M2 
Sf Marne feuilU-WL- lil. . 0"06 

9" GîT)s>' en masse 10. , 0"16 

10' MELi'no oalcalre blanclie. . . 0*16 
11° Marne foulUeieo .... 1 
li- Uypse en hane ini^auller - [ (W2 
13' Marne t.-iilllfliV- . , . . ] 
11" CiiJi-iiirflavoi'eoqulUeïmartnM 

ICiillloux liloncs) .... 0>10 
15* Gypsenveclesnii'mMPoquUles 0»ll 
16" Calenire murniTU\ avec les 

ni^^m» ooquilli'-ï iSouchcl) . 0"2ï 
17" Marne attttleuso brune. leull- 

lelfe? 0-09 

18* Gypse ealcarSttre 0"08 

le* Gypse en masse aveo cordûns 
de crlataux de nypacU'ierre 

blancliel 0"6B 

Terre KlaUc Indiquée par Ucsmareis 

pT'TC. 



Flg. 1, — Coupe de la aarrUre de Hutte-aax-OarJt: 
Physique (■) el dans le Jouriia! des Mine^ [') Elle se lermiue par les 
conrlu-iiou-i suivanles : 



. _ Ji. I.p.a33.3 

2) Toni.Xl.lX. II. ISfielllQ. 

31 Toui. .VXV, Mars iSOS, p. 211-230. 



— 63- 

i( Hrongniart et Cuvier onl fait connaître (|u« les tat»iles 
renfeniiûs dans les grès du soininvl d« Montmartre sont 
analoguuKà roux dedrïgnon. l^s coquilles que nousavous 
lrouvi>es(tuns la nmrne JHune. sont également «einblaltlesft 
ceUf* ik- lirigiion. >• 

« Nc80iiiiii«»uouspas fondés ôcoHchire de cette double 
unaiogit! que ces uniniHux ont vécu dans la même tuer, u 

<i Mais il faudrait qu'ils eus:sent élé di^put^éii h de» 
(époques dilléreiitcs. puisque on a trouvé dans les rouclie» 
qui s(^partfnt Ifs deux depuis des vestiges de coquilles, que 
l^manoit (')«!( Brongniart(') regardent comme ayant appar- 
tenu à du^ animaux qui auratoul vt-cu dans l'eau douce, ii 

(I Si la présence de quelques lussilus st-nililables à nos 
coquilles lluviatilcis vivantes siiflil pour fnire regarder In 
pi-emiiTc ou Imute masse gypseuse et le» premier» Hls de 
marue qui la recouvrent comme ayant d-lé déposés dans 
t'eaii iloure, l'existence d'une grande quantité d'csp^est 
bien recuiiuucïi pour marine» daus la Iroisiùuie ou basse 
masse peut (aire penser, avec autant de raison, que cello 
masse a été déposée dans tes eaux de la mer. >> 

Il Ainsi, oontraii-ement à l'opinion de Unnnnon, le gypse 
a pu être tenu en dissululiuu daus l'fuu de la mer comme 
dans les eaux douces. » 

Hien de plus prêcU qne le.s observations de Prévost et 
de i>csmaret>i. Klles étaient encouragées par Itruugniart 
qui les mentionna dans la deuxième édition de l'Essai sur 
la fit'oijriiplni- mUi&nloijiiiue itfx cfirirows ilf l'an.i parue en 
1811. Néanmoins, il mit en doute la pusitii>n du 4;ypse du 
la Hutle-aux-fiardes et ses relations avec I'' jt [i^c delà 



(t| Lamanon avatl cité des coqullIt^K ilcuu douce dans le gypse 
dv MontinurlK. 

<S) firongniart l'i Cavler avaient trouve- îles Lymnd;* dans li>s 
maro» blanctaes supâileures au Gypse â Kouiainvlll«ct fila butte 
CD eu in ont. 




-84- 

BDdc maKSi'. Comme la carrière dv la Hutte aux-Gardes 
nB larda pas h être rombide, le» doutes de Hron^iarl 
i^Kli-rent romuie l'expre»»i(*D de l'oitinioD de» ^éolo^ue^ 
et Irappèrent de discrédit les observations de Prévottl ql 
lie Detimarels. 

Mab ce men-ellleux kiitsln fii^olofrique de Pam r^ene 
tuujuur<t quelfjui^ découverlL-<i nu\ jt>uiie> géolt^ue-s qui 
TODt étudier le» carrière:^ nu le» tranchées qui s'y ouvrent 
tous le« jours. 

Ko IHtîO. Emile (ïouberl, que la raori a muisKoniié au 
moment où il multipliait »e^ reclierrhes. indiquait des 
luft«ilc8 marin^^dani^di-s marae^sblam'hes.entrela premiire 
ei la seconde masse de (çyfuie. à la carrière Bas i Ar^n- 
leuilC). 

Six anx plus tnrd. MM. Itiocbe et Fabre retrouvaient 
dans la même carrit-re la couche de marni> fossililère 
étudiée par l'révust et Desniaret-s ('). 

Quaraolecinc] ans après ses éludes avec Desmarets, 
CunslanI Prévuï^l crut rvcunuallre Iv buno uuiruou\ de hi 
Hutte aux Tianles fU\us le^ marne!< à fkotaàamya Ludemis, 
visibles dans la tranchée de la gare Sainl-Lâzan! (*). 

9' Marnes A formes pyramidales 

Dans la marne même où ils venaient de découvrir \cs 
fossiles marins, Pri'vost cl Oesmarel» rencontrèrent des 
pyramide? quadrauguliiires. doul les faces étaient forte- 
ment striées panillî'lenient à leur base. Ils rei-oiin«rent 
que ces pyi-aïuidet MtuI de même nature que la marne et 



M) BuU. Soc. Oeol, 2- XVtl. p.8t* 11880}. 
(î) ttulL Soc Gèol. 2'XVin. p. 321 (1<W6). 
Ul Uull. Soc. Géol. 2" XI p. ÏÏfl - 1814. 



qu'Blles sont toujours réunies six par six ayant leurs 
sommets dirigés vers le centre de l'nssembla^e (lig. î]. 

Ils lii-Piit do nette oliservation l'ulijfl d'une cunutiunî- 
cation il hi Socît'lé l'hiluniatiguL- le lîî iivril lâOl). suuii le 
titre de : Aotf sur les furrrwx nigiiHhex affeci^ex par une marne 
lia VonlTtuirtrc ('). 

Il<i ne donnaient iiucune explication, toute» leurs coujec- 
lureâuyuulct(:!iucce»iiîvcment détruite^ pur l'observalion. 




Ptg. !. — Forme» pyramidale» dani la marne. 

Quelqui*?! anm-cs plus tard, eu ISâO, Consinnt Prévost 
etisaya cette explication dans l'article : Viinir, pour lo Dic- 
tionnaire classique d'Histoire Naturelle. 

Ia's exemples de formes pyramidales dans les marnes 
»>'êtaiL>nt multipliées. I>'apn>s Constant Prévost, la couctie 
de marne de la Hiitleaux-r^ardes avait pu Atre suivie dans 
toute la ceinture Nord de Paris, il partir de Passy jusqu'au 



m Jonmat de pliygiitio CXIN, 1809. p. lia; JournnI des M1d<.-j 

XXV 1809 p. 227-230. 



-ee- 

Fiiuliuun!; (lu Temple, et jtarlout elle jr avait présenté des 
imiîfes iriin semblable relnîl. D'une autre part, il avait 
rvm'uutr^ <le< pyr4mid«>^ iiii»lu^uc> <luii.'« une marne cal- 
caire compacte ile« Munu-s <'i huîtres, vers le summet des 
colline^ (le .Montmorency, de Moulignon et de Saiot-Prix 
llig. 3). 





PIR. 3. — CttUairt ctfin^ef avec eaeiUt cubique*. 

bauh ces uiarneTt. Omstant PrévosI observa des cavités 
cubiques, dont les plus petites n*élait visibles qu'à la loupe 
et dont les plus ^'r»n<lesnllei;niaient plusieurs millimMrea 
de (Jiamvtrt-. Plus ces cavités èlaient grandes, uiuins leurs 
parois étaient planes ; elles devenaient de pins en plus 
ronvexes, de sorte que les ao^ie« de n^union étaient aigu», 
•> Il uie (ut facile de cuucevoir. ajoute Constant Prévost, 
qu'en exagérant pur la pensée eet oflet croi^iant, la masse 
solide au centre de laquelle était ta cavité cubique serait 
diviséeensix pyramides, qui uuraienichacuiie pour commet 
Ih paroi <x>iivexe de la cavité, et je reconnus alors dans 
chacune de celle-ci l'origine d'une division pyramidale 
aualofEue à celle des marues de .Montmartre. •' Il conclut 
que les pyramides sont dues à un retrait |kurticulicr qui 
s'est produit dan» la marne. << .Mais ajoute-t-il, qu'est-ce 
qui a déterminé le retrait à commencer ainsi V Nous ne 
saurions l'expliquer, u 



— 67 - 

Celle idée Va préoccupé toute su vie. II eulreprll des 
expériences pour rocimsliliipr la marche «les phiSnomène* 
de rolrait. ni.iisii n'en a pa» publié lesrésiilt.ils. Use horna 
il énoncer en 1837 sous fonm- d'aplioHsme quelque* propo 
siliousf;c'uénili!<i puremenl hypolliùtiques |'). 

Eu 1847, l'aUenlion lie la Société géolofïiquv de Kraort- 
(ul appelée sur ces forme!? pyriiniidale* par une lellrfi de 
Houé adresHéeiIe Vitiiine à Cunsliint I•rlH'0^t {"]. 

Roué annonçii qu'à la .«uit<' de travaux lon^s et iinpor- 
taiil? Hur les pseudouiorpliose*, Ilaiding'er venait de Iracer 
laitériL- itilerniédiain-' entru k's iiiiirui's pyiiiiuidales et des 
pseuduinnrpIlOïieK incontestables de sel ^etnme. 

Ce n'élait certes pas Haidin^c^r qui avait eu le premier 
ridée de comparer Il's pyramides de» marnes à des trémies 
de sol genime. Kn eflel, les stries qui couvi-ent les surlaces 
(le ces (lyramides sont souvent tr^s proncinctïUK el (orinenl 
comme de petits estaliers, 

Constant Prévost cite expressément l'hypothèse eu 1837, 
mais il De s'y arri5te pas ou plulAt il la repousse, en se 
basant sur re qu'il y a kIx pyramides serublables opposées 
par le sommet. Ces six trémies de sel s'anime, toujours 
disposées de la m<^me manière, seraient, selon lui. incom- 
pré liens ihle.s. 

D'après l'analyse qu'en tlouue Boue, une jurande partie du 
uiémuire du savant autrichien ust eonsaerée ii démontrer 
qu'il exi.sie des [tseudomorphoses cubiques dans un ^raad 
nombre de couches gypsifères. et que ces p>eudomorphoses 
doiveul être attribuées à U disparition de cristaux cubiques 
de sel KCmnie. 

Ilaidin^er cite aussi des jiyramides quadranirulaires et 
des cavités striées eu lorme d'escalier qui existeraient daus 

(1) Bull. Soc. C*ùl. Fr. fséile. Vin.p. 330. 1837. 

(2) BQlI. Soc. Gûol. Vr. Z- IV, t847, p. 456. 




— 68 — 

les marnes calcanlt'rejs siilifcrcs d'ûnondapa aux Étau- 
Unis, tl'aprè« tlatoa (')'<:Ldaii.>> une mamt^ biluinineuse du 
Musrhelknlk îles bonJsdu \Ve*er d'îiprvs llausi^niaiin. 

A la suite de retle lecture. (^nsUint Prévost exprima 
l'idée qii(! ]?,» (ail.s eititi par Haidin^^er et neux qu'il avait 
lui-ml^mc observés [louvaieiit se rapporter •■ deux causes 
toutes din^rentex. 

Il pouviiit y avoir <'u prodiirlion, pui» disïtolulion d'un 
cristal cubique de »c\ maria; ce serait l'origine de la 
petite ciivité ruhii|iie centriile sur In natur» ii«; laquelle il 
uc s t'iuil pas expli(|U(^. Ces premiers plu^nomênes auraient 
étésuivis d'un retrait, qui se serait opévé n^'^ulif-reincnt 
dans de-<i directions perpendimlaires aux facea de la 
cavitO cubique. 

Très récemmi-'nt, M. Munier Ciialinas s'est oecuixi du la 
inAine question et a rapporté aussi li>s pyramides en 
«si:aliers des marnes à la diasolulion de trémies de sel 
gemme. 



9" Position des Sables de Beaacbanip 



Quand Constant l'ri^vost, revenu en France, reprit ses 
travaux sur le bassin de I*arîs, il tmuva l'elat de la science 
bien niudîliù depui!<i son<]<^*parl. Si lesdik-ouvcrtos paléon- 
totn^iques de Cuvier et les études stratiin-aphiques de 
Brunj^niarl i^^taient toiijoui-s nri-iieiilie-s avec faveur, il n'en 
était pas de ni'>mc des dt^ductioiis th<^oriques qu'ils en 
avaient tirt^es sur le séjouralternatil de la mer et de l'eau 
douce dans le bassin de Paris. On se demandait si l'on oc 
pourrait pas expliquer autrement lu coexistence de 
mollusques d'eau douée et de mollusques marins dans le 

(Il Amfirlc. Joum.ol. k. 18Î3. t XV n'2-. PliU. Majj 1829, n'3I, p. 72. 



-69- 

mémo hassin ; on essaytiit, sans sucpw. il e«t vrai, 
d '»('(.'! i muter de* Lyinnées et das Pianorbcs dans des eaux 
griKliR-lk-niviil salées. 

L'Hiteiitinn rie Coni^Ianl i'révosl lut pa ri îrulU- renient 
appelée sur ce sujet par une dtïcuuvcrle tfu'il nt pr^s 
du cliàlL-au de Ha(;nvux, h l'exlréinité de la )>laîu<: du 
Moiitrnufïe (')■ 

Dans un puits creusé pour rémulcmout des eaux, au 
tond d'une carrîèri! do calcaire îîro.'fsier, il trouva une 
petite noufhe de lignite terreux i^'onlenant une grande 
({uaiitité (lo LyEuaées. lie Buliiiies el de l'aluclines réunis 
BVflcdes Cérites. La poitititm de ee lignite fut longtemps 
inr^rlnine pnnr t^inslant l'révoM : il tendait à le rupprocber 
des argiles à littnites de Vanves. 

Deu.v ans après, en 11*23, il observa avec Desuoyers, 
dans une rarrii-re ouverte sur la plaine de Vaugirarrl, un 
clépàt d'eau dnure, eu amas alluui;é. vers la partie supé 
rieuredii ralraire lîruBsier('). 

Voici la coupe de cette carrière relevée dans ses carnets 
d'extiursions. 



T«rre viia6ui<^. .............. \ 

Dèbrlset baiii» murnvux 

Quar/ carié 

CaU\'ilr>' iniimRUK hlanii 

OuHR caHC. 

Calcdlrcslllceax 

Marni.' verli'. Diince 

tfuafz Ciirlé 

l'iusiears llls de calcain.' iln avec coqulll«a Uanctiet : 
Corbulcs. otc-, «t omptvlnles TdKAtiiles 



|t) Bull. Soc. Phllomaliqu^ IB2I. p. 5fi-61. Journal de Physique, 
Jtitn 1621. XCII. l>. «13428. Doeumtnlt.p. 1(9-161. 

(2) tnill. Si-. Nid. (Bull. à<- Ferrusaai-) I. p. M. — nuit. Soc 
PliU. 1823. I). t04. 




- 70- 

BMne»peD4paix»âp(ir<vs pflmr petits lits de marne. Un de 
ces Itts rcntormc des coquilles biviilvr» mliii-u.t, 
Mrl^i^S' riuMcurs d<* cm bancs, t^iplulu''^ sous It- unat 
de Hoctie. renferment une sranduquAiilIte du C£r1tc« 
ut de Lucinea lO» 



ruii\[uiiii_ii;TT7 gigTl 




\- 






FlR. l. — Coupe du la parcie in/erieurt du ta carrière 
lie Vaugirard 

k Banc d'unpIeddeoakairemariicaxbUnoid'Koii douce?) 
Qvoc Cérltes. Mllllolile^ Vfinn». Paludlncs ol t*\a- 
norbcM 0"30 

I UldarBlli! M'ito qui lonfirniii' lies Bivalve» .... 

m IJcnlte tourbeux noir , . 

nSabk- aruileux erla. avec coquin» rnnrtnps ot d'eau ) )- 
douce, ....... 

u nw inuriu , 

Calcaire urossicr. pierre do tnlllc. 

Coaflttnl Prévost as^imiln il'iibord la muche de Vaugi- 
ranl à niHe tk' Eta^m'iix. Mais plus lanJ il rliangea tridée 
pour d4?s motifs tht5orii)ui;s. ((uî sprniil înOiqués till^rieu- 
renient. 

Lb premi(>re de ces ot)»(crvati»ns ftil pour Coni^^luiU 
Pri^vost rorifrine dft rorherrlies impoit;inteN. iliiiil il 
priWent;! le n'-suiliil A tîi Sorii.'lt'' l'hiluiuiiliqiu- If ^s juillet 
iti2\ et qu'il puliliii ilHtiK lcJ[)urn:iUle l'hy^iiqiiei'n ISiâl'). 



tli Uull.Soc t>bn28JnlllctlS2i, p. l33-136:Joumtade Physique, 



- 71 - 



Beiidant M Gillcl <Ie Liiumont avaient annonr*^ avoir 
ti-ouv^ dans le gr^s Je Pieni.-!iiye et rfc Beaucliainp u,u 
iiii^lan^e de coquilles ttiririnos cl de eoquille^ d'eiiu duucc. 
A celle cpoqui'. la |)UKition du gms de Ueuuchiitnp u'était 
[ins bien lix^e. 

BroDgniarl l'avail nagi dans le calcaire grossier à la 
p;iKe 27 ilc l;j ttmijrni.j}de viinêraloijiiitir ilrx environs de 
l'aris : mHÎîi H ici pa^e H>, il conjecturail qu'il iippartient 
aux pr^s marinii supérieurs au (lypse. 

Confiant l*rèvosl soupi.oniiHit que ee grcs pourrait 
bien repriîsenler les sables intiVieurs au calcairoprosKier, 
C(!si pour vériller cette hypothi-se et pniir examiner le 
mélange dp coquilles d'eau douce et de coquilles njarines 
qu'il entreprit un voyajfe de ijuclques jours dans le<> 
environs di' Puiili)is<?. Il parlîtde Monlinorency, coloya la 
rfllline gypseiisB pour clierclier s'il IrouveraJt le calcaire 
Kritshifr entre le fçypse et le sable de ileaiu'tianip ; il 
eouiiliita que le gypse descend au niveau de la plaine, au 
milieu de laquolk- «o trouve le sable. Il «n conclut que le 
ralcjiiri; grossier, s'il oxislo, est très peu épais. Au milieu 
de lu plaine, entre Taveniy, Reanchamp et i'îerrelayc, il 
vil le jçri's el le sable (uriner quelque." collines basses 
paralléloK aux cullines de la (on>t de Montmorency. 

(.'ne carrière pour l'exploilalion des pavé», située entre 
le bois el la roule de Saint Leu à l'ierrelaye, près du 
CliAteuu de Beauchamp. lui oUrit 1» coupe ci-contre 

m. «I : 

(kinsliint i'révosl observe que, dans cette carrière, il n'y 
a pas mélanine proprement dit de coquilles lacustres et de 
coquilles uiariues. puisqu'elles su trouvent dans des bancs 
bien distincts: mais, dans le voisinage, il avait recueilli 
dans le subie blanc A la surlace rfu sol. avec les eu<|uilles 
marines des grès, l.ijmtii-n Umijvicala (arenularia ?) el 
Cycloxtonw mumin. 



la coupe donnét! plus lanl par Rrongnt»rl (') est copiée 
sur le mnnii^irnl dp Constanl Prévost en iiiiyme tumiM f|ue 
cfelle de Tricl : inais [Iruiigaiarl Ta interprétée d'une 



tA^-'^'A^" t. 







U 



Fit- 5 — Carriirt àt yri» 
à Beattfhamp. 



a Terre vé)téialc. 

b FruKmonlKdt^ealaiIred'appa- 
ritQWil'cau douoe, niais con- 
trnntit des C^rlt^s: r^unU 
dans une pnie c-alcalri! . . 1*S0 

c Sable arelleuv vanlâlre avoc 

Mflania liordeacca . , . 0"10 

tt Snlilc hlunc Ciû 

r Lttro4iullcrduc4ilcairesS8l)loo- 
nouï av«o Lyiiinë«et Cyeloi- 
toma mumia 0"1B 

/ Sal>leav<5ccO(iu!lU-H inariiir». 

g Gi'^BbIanu.i1ur.uvL>ui»K|ullti-s 
inarlut^K. I«haiir mipArlcur 
DlTri'fi laiiirttiovilMondala- 

tlnlli: lirniNflICF. 



DiaDJôre qui n'esl nullemenl exnolc : aîn^l il supiiiis» le 
mi-IanKc de* t-iiquillRs d'eau douce cl descoquillps miirines. 
quoique Conslanl IWvosI dise précisément tout le con- 
traire . 

De l'ieiTBlaye. Con^^lanl l'r^vosl deseitiidit vers Pontoise, 
oii il n'orcmli» les rarrii-rps de ralrjiire jjmssier k un 
uiveiiu irilérieur au Mible de Beauirharup. Au lieu «lu 
ooQclure qu'il a alTnire à une ass\se intéi-ieurc, il a^^îniile 
tn partie siipéripiire rlii ciilraire au siililc. car on y trouve, 
dit il, les iiii^iiies (ossiles. H ju^e telU^ oln^ervuliuu trts 
remarquable, parée qu'elle indique que. dans la la^me 
fomiatron et U une petite distance {ïPORraphique, les 
couehes eonteniporaine'» peuvent pré-seiiler une nainre 
minéraloj;;ique diUéiiuite. 

ll\ DeK>riplionmiHéralogltiued«»tAciroii4de Pa^ltMitioa. 
jil. 1 C an- 1. 



— 7S — 

. Voici );i coupt' qu'il donne d'une carrière de i-alcalrc 
grossier : 

1° rrauiTicfit* i\f o.nirîiti-c ilonii (inucy. ..,..., I" 
2- CalcHlrc compacl jaunfllrc} nviM; nMitllUes marines et 

pCMl-ilK Ci/clùitoma mumia 0*30 

3' UId<3 uiaruevert<!!av<3CliiUicttlit)n(l«^ypsi! . . . . I)"I5 

4- Calcaire tniiipiictavpRWrlleii 0"W 

y Calcaire ii-ndrc iiiiiriu'ux îivei- <'<ii]iilll<« oiarlnt^ . . 
C Calcaire urimslprcn hanc» jiulMunl»-- ...... 

Il dit que II- petil lit du manii? verie rHp|)eIIi! le ^ypse; 
|)ui^, ne IrouviiQl pas tU- snUie suu$ ce r«prt!si>utaiil supposé 
(lu gyp!:<'. il t<ii conclut encore qu« ie s»ble de Reaueliunip 
est remplacé par du calcaire. 

Il faut ajouter pour kuii «xcuiie qu'il adoptait l'opinion 
de Brongniart. Le fondateur de la géolojfie parisienne 
Rdmellait que le» sables de Rcaucliamp nv sont qu'un 
(hcick local de la partie supërieurc du cHlrHiro )ïi-ossîer. 

Milita Constant Prévost était assez indépendant pour ne 
pas ai'L'fpter une opinion sur la fni du inailrf ; !>on erreur 
d'appn-i'ialion piuvienld'uiiuL'n-eurdedéterniinaliuu, qui 
vicia tout le reste de son e.\cursion. 

.K Pontuise. il traversa 1» riviôru et prit la mute de 
Rouen. A la saldicre ile Marcnuville. il vil le calcaire du 
St-Ouen, le saille vert .'i Melnuia honteafra. le sable et le grés 
de Ituauclianip, Il observa que les lElit de sable ne sont 
pas parallMes entre eux, les uns sont borUonlaus. 
d'aulre.s sont incliné.'^ et le.s 1il.> liuriïonlnux sont Ki^parê^ 
des lits inclinés par des lignes courbes. C'est une obser- 
vation très nette ili; la structure que nous nommons 
aujnurd'liui entre-rroisép ou par fausse stralilication. 
(JuiistMut Prévost u')iéï>ile pas à signaler .son analogie avec 
la disposition qu'on remarque dans les dunes ou accumu- 
lations de sable |iar les vents, C'c^t oncoie l'explication trop 
absolue que donnent actuelluuteni plusieurs ^êulugues 
«listinfïu^s. Dans beaucoup de ejis. surtout lorsque certains 





^ 



lits sont romniP à Marcouvilte formés dp détritus de 
roquilles, la stralîtlralion enli-p rroîs^e s'est forméf' surle 
rivagi' suus l'in(lui.-iicv de» ruumits. 

Confiant Prévost descendit ensuitv versOsny puur roran- 
nalln* le lermin sur lequel repose le sable, il vil des 
rïirrii're» de ralraîre et H y rommil le-« in^me» fautes 
d'appréciation qu'à Pierrelayi-. Vers la partie supérieure 
de la rarriJre, il si^ala un [lelit lit de mnme verte avec 
nif!noi)>i de sulfalv i\v «Ironliaiir et. un peu eu dessous. 
ÎDterralé dan« le cidruire. uu banc i\e sable lin qu'il jugea 
semblable à wlui de Marcouville. T'était une preuve de 
pliif h invoquer eo faveur du parallélisme supposé du sable 
cl du iralraire. 

I>e l'autre eAlé du plateau, sur le cliemîn de Poiitoise à 
Cergy,endescendanl vers l'Oise, il Ht une autre obser\'ation 
qui devait être le germe d'une Ibéorie géogénique du 
bassin de l'aris. 

Il vit un lit fontinu (orme de morceaux de caleaîrc Wanc, 
qui. non seulemenl avait raptiarciice minémln^'iqiie du 
ralraire d'eau douce, mais eni-on- reiifuniiail de* Lyninét's. 
des Bulimes. elc. Il y remarqua avec le plus grand éton- 
neuient des Millioliles. des Natiix-s. el le frriihinn\ lapiilum. 
non point disséminés dans toute la roclie, mais pel<f- 
lomiés eu peli(o?i masses ou distribués par veines. 

f> (calcaire que Conslanl Prévost trouvait si renianpiable 
est le liane vert des jïéoloîjues parisiens. Il repose sur uu 
banc fi MîllûUirrx el u ttrbioHirs rompinnata et relui-ei snr un 
petit lit de marne verte semblable à celle d'Osny. 
Constant Prévo-it le mit d'abonl supérieur au sable. 
^^ mais il rccouDUl plus lard sa véritable posifi*m. |'| 
^B (Constant Prévost visita ensuite le ptaleiiu de meuUi'Te^ 

^^ de l'Haulie. les rarrii-res ile calcaire de V;ni\. le gypse dc 
I Triel. les envimns de Meiilan el revint jjar Nouvelle à la 

I Seine, oii il prit le bateau |Hiur Piiris. 



\\\ Unll. Snv. Phitoin-, It Janvier 1S23. |>. tlU. 



- 78- 

Eiitrcaulros observations, il donne une coupe du commet 
de la c-ollinc^ de Haulie jusqu'il la Grande mute : 

Mi'ulKTes avec <?oqiillles d'eau douce et Kyrogonlle*. 

Sable avec tables de crf» Inlsam. 

Argile vtfrlff. 

Qypse avec un« ti^ snindo ciuaolIlA rl'tMKonieRte. 

Marne litnnolic el sFpsi' l'i crlulaux. 

Marrir blaticbc avec pctiu Oullni':» ol UH poissants do rognons 

eiilciiipi». cnmmoÀ Salnl-Ouon. 
Siibla venlAln< avnc blocs Av iiKtB 

l'ctH Ut pre8i]iio enlitreinoiil composa i3o Mclama hordaeea. 
Siibl«'avocco(|iiill«,s delK-auelianip el BfT>s. 
Calciilro U'Oilri.', wilcairc ciiinpacl. iiiariie ei ai'fille, dlspoîM sur 

iri llls aU>.TnaU(s [iirrnaiil un (.■userHble de 10" d ■■épaisseur. 

l'l«siflursl)iiursdi.'cPoalc!nr(! lui inoni rirent l'appareiire 
tie l't^lui de Cer^y. i>ù ilavail trnuvt'un luùliiii^e de Milllo- 
liles pt de Lymutts. h 11 est vrai, étuil il. (|U'il n'y a pas 
de Lyinni'-es. mais la pîUe a l'-ipparcnfe d'un calaiiri; d'eau 
douce el les Milliolites sont pelulounÙL-s ou ri5|iartie(t par 
veines. » 

L'n liane île iniiine ar);ileut^e venlAtri' lui rappelle nuxsi 
k's ifinictiTes de rt-lk' dos gyjwes de Muuliuiirlre, où il a 
df^rouvcrl avec Desmarels des foHsiles marins. 

A Triel, il rnnHiate L'^iiloiiienl 411e les sililes de 
Ik-iiuchauip SI' trouvent entre le gypse et le calcaire 
groïisier. 

Malgré ses erreurs d'appréciation et de ri ^tPrnii nation. 
Constant l'ri-vosl atteint le n'huilai qu'il rliercliyit : il 
recuunul i|ue les tables de Ueiiuclianij) ^^uol di^tlinct-'s de.8 
«ailles supérieurs. 

l'ius lan],(|uanr) de nouveaux doule?i furent t'mi* ''ur 1« 
niénie siij(?t \Ydv llùricard-I-'crrand, Congtanl l'révost 
aflirma son opinion (')• 

11) Bul. Soc Ciool. Ul. p. 2tt [^^■i). 




-76 - 

Bien que ConsLiot Prévoit n'ait pas publié de uote à 
relie ocmsioti, oti pt-ut *tre rertain que dans sw cour», 
8uilà rAttii'iiée, snil :i I» Sorboune. il ili-vi?lup|)ait les faits 
|Ki!:itifs sur lesquels i-epusiiit suu allirmatiuii. 

On Ii'onvp(laii!S)>e!siîiiiiifls(l(! vuyage dus L'uupC!» (aile» à 
Valmuuduis, en lK2.f, iii'i l'on voil que ien salilB-t fo!<silifèr(!& 
de Beam'liitmp sont uetlenicnt superposés iiu ciilcaire 
grossier. Il note dans le sulile dvii galet» de calcaire 
perforés par des phoiades. 




Flg. fi. — Coup» pri$e nu moin </«■ VatmondoU 

a M mon. 

h Limiin oiiiitoiiaiit iIm si^s «pars ci doE cailloux noire. 

e Grès l'il bloiwi k In sortuci; du (ni, 

d Sable verl n- liant au Union : ([Ut-lqut's cx"'nilllo,%, 0-GO, 

« Sable iiyiiilller, a«nilll(-s mulâi-s. elc, friiciiK-nti (\e calcAlro 

poK* par IcK pii'ilii'li'ii. 3" . 
/ Calcaire Kl'<»ul<^r >i yralni' IIhk. 

Dans une aulre roupe prise â Noinle). près de Francon- 
vîlle (fiit, 7). il nionlrt- la superposition du calcaire do 
Saint Ouen aux saldpfi de Beauclinniii. 

("est dont' bien à lort que d'.Vrfliiac- s'allril^uc le mi^Hte 
d'avoir fixé l'Age du pn'>^ de Heaut-hamp ('1. 

il) Illstoli-i: dcK PtoKrù* tic la GMilUftlc H, p. ue3. 




~ 77 - 

Quant à 1» qui;!jtiuii de géalopie ^én^rnle. donl Tringtant 
Prévost cherchait In solution, pelle du nit;-Imi|{e de 
coi|uil)es irifli-iD&s et de cociuiltc!; d'eau douce dans un 
iiii^iue baiic, il Ttivail cuustiitée en plusieurs points et I'od 
verru plus loio les conséquences théoriques qu'il eu tira. 



a Tnrrc v«g4tal*- 

'' Fniammts de calcaire d'eau 

rlouce. 
<? MoriH'Vordfttro reuIllPtAc. 
il Calcfilri' d'eau doues. 
e Marnes Itlanctiosavei: Cyolos- 

loiin's, Ulves? 
/ Marnes blanclies traymen- 

liilrcï. — l'otllfs l'iiludlnpR. 
g CoquIUcK niurtoos. 
h Gf^» i>t Miblu coqulllora. 



np. 7. — Coupe tout FrariBOni'iUf, prêt de NolnM 

Ce mémoire de 1821 est imporuint pour peindre l'état 
de la Sclencfi g;éolo}!;ir[ue ik celte «époque et pour monlrer 
Constant l*révosi k l'œuvro fomme siratÎRraphe, Nous le 
voyons s'attadier ît une foule de pet Iles oltservalions. dont 
Il (ait ressortir tout l'iiitériM, niiiis dont il ne peut ni pcf^er 
l'imtjorlance, ni tirer les vraies conséquences, parce que 
les iirunds principes de la Géologie lui manquent comme à 
tous >ie-s con(eiii[ioraiD'i. 

On accordait encore trop d'importance au airacliSre 
minéralogique. l'ne coucliu de marne verli* e*l rapportée 
au gypse parcfl qu'elle rappelk' certaines marnes du 
gj'pse. Les espiVe» fossiles analogues sont confondues et 
par conséquent les niveaux lossilifi-res ne sont pas distin- 
gués. On n'avait aucun caractère certain pour rpconnaltre 
une même couche à i[nelquo distance. En un mol la 
science positive ne comprenait encore que quelques obser- 
vations détachées cl uucune loi f^ùnéralc. 




aJ 



— 78 



4- Ètade des côtes de Normandie et de l'Aagletem 

En ISOS, f-onslanl Prévost avait suivi ii [liwl le» eûtes de 
la MaïK-lu. df l)iciiin' i'i Saint-Main, sous la direolion de 
Uruiti;iiiarl. 11 avait immédiuti-iiiuul coiiipris iiuelles res- 
sources ces falaises il pic pouvaient odrir à l'ubservation 
des ^éulo^ues ; il y retourna en 18il sivec son ami de 
BlHÎnville et, h la fin de lii nii^me annét-, il prt'senta à 
l'Acudémie des Scienres un mémoire important sur la 
Roinposîtiou des lalaî^c-s depuis le lloulonnais Jusqu'au 
Cotent in, 

On ne |K)ssèJe plus les carnets de re voyage, qui ont été 
détruits dans un incendie. Mai» oa a le manuscrit du 
mémoire et le nipporl i|ue lit à son sujet une comniissloD 
composée de (Olivier, l'roiiy el Itroniiniitrl. 

La première partie du mémoire est consacrée à la des- 
cription dos diverses cuurlies qui constitiienl le-s laluises. 
Il en distingue 7ii. M avait reconnu qu'eik*.* présentent 
une grande courbure, dont il plare la partie centrale xer» 
remboucliure de la Seine et dont les extrémités s'appuient 
d'un rrtté sur les teiTains anciens du Cotenlin el de l'autre 
sur ceux du Boulonnai». La deuxième partie est formée 
par une dettcriplion locale deii falaises, qu'il suit pas k 
pas, depuis Saint-Valéry jusqu'à Valogiies. I^ mémoire de 
Constant Prévost est excessivement remarquable pour 
l'époque où il lut lait, car il n'y avait encore rien d'écrit 
sur la Picardie el sur la Normandie, 

Le »cul travail qui existait alors sur la N'ormiindie était 
deux lettres de de Gerville sur les fossile» que l'on trouve 
dans le Colcutin. La slrati^rapbie y était à peine tïbuuchée 
et l'auteur déclarait, lui même n'y avoir pas grande 
conliance. 



— 79 — 



Le méiiiutre de (bnManl Prévost ronslituait donc; un 
progrès tri-» iinporlaot pour l:i ftùulu^iu de la F'raace. 
Aujourd'liui l'iicort; la leclure t'.n est ntlraytinte. NûHiiinuiiis, 
roiifonnéiuent il ce qui a iHii dit plus haut, il «^ufllra d'y 
KJ^^ualer <]ucl<)uft« puiuts d'un iiiLt^rAt (oui particulier. 

Après avoir fait rcmarqimr la i-essmiiblauto des tvrmiiui 
aux deux extréaiités de la ligne des aMes. dans le Coteiilin 
rt dans le Buulounai^, CuiiHiaiit Prùvu^il nionli-e que I» 
reK!<einblance .ie continue h l'inli'rieiir du pay.s. Il eu dûdiiit, 
que les poiuU vxli-Ciues formi^ul k- l)onl d'un vaste golfe, 
où su sont dî-posécs les coucher plus réceulvs. 

il donne beaucoup de délailii sur les couchas lerliaire<) 
de Varangéville. sur le calcaire à Baculites et le (alun 
tertiaire de Valuguef«. 

Sur presque) toute la li^e des lataises, depuis l'embou- 
chure de la Somme jusqu'à Dive», il vit un termiii d» 
ti-anspur( i-ou(;eâtre qui a quelquefois jusqu'fi 10 mètres 
d'tipaissfur. 

Il distingua une partie inférieure fornii^e par une argile 
plus ou moins >4(bleuM! i-jiipà(tiiil iletri-sjcros silex hlonds, 
qu'il reconnut par leur lornif et par leurs fossiles pour 
être ceux de la craie. « Ils ne paraissent pas, écril-il. avoir 
été roulés, au moins [leiidanl longtemps, inai^ ÎU sont 
brisés el li'ur fraKmi'Uts sont eulaissés pêle-mèli! dans 
Targile qui leur sert de gangue. » On a reconnu à celle 
descripliou l'ari^ile ou bief à silex. 

La partie supérieure est formée par une ma«»e puissante 
de sahie rarement blanc, presque toujours ronge orangé. 
Il s'agit ici du limon avec lequel il confond quelques 
lambeaux de sable éoct'uc. 

.\u milieu do ce sable /r^^ fin, il vil d*fl8[)ac« cn espace 
d'énormes blocs ou rognons de grès solides dont les sur- 
faces sont mamelonnées et arrondies, n sans que Ton puisse, 
dit-il, attribuer leur forme au frollenienl. il parait plus 




r 



-80- 

pmbablr que ce soiil îles niasses Mliilcs formées par ap^lo- 
mt-ra lions succ-ussivus au Kein de la masse de subie. » 

Il vil (-«• terrain do transport rvpusur sur Itf li^iiilCs. II 
confond ici l'nrgile à «lîlox Icriiaire avec le bief it silex 
i]iiiiterniitn>. <-oulusion qui était encoi-e facile, il y a 
(|uel(|ues auuées. 

A Cl! propos, il rappelle ([ue le terrain de transport des 
environs de Paris est aussi formé de silex de I» croie qui 
oui élé milniln('-s des bords du bassin vi'rs te ci'nlre. 

Dans le» rouclubions, on trouve une vue InV-* nette du 
bai«MiiiKtrati);rHphî(fiiPde l'a ris. Quoique horizonlalesd'uoe 
nianii>re gi>nérale, le» rouclie^ de ce Imssin se relèvent de 
luutes paris en *e rapprocbant de sl^s bords. Elles sont plus 
«épaisses vers le rentre, et sont d'autant plus étendues 
qu'elles sont plus anciennes, de sorte qu'elles se dépassent 
et qu'elles forment à la surface du sol une série de bandes 
concenlriques. 

U'Omalius d'Ilaliuy avait dit la môme chose en 1813 el 
Constant l'ii'vo^l avail icrLiini'm<?nl iii son Mémoire ; 
mais il alla plu<i loin que d'Omalius, il réunit le sud de 
l'Angleterre au bassin de Paris. 

Le.» ini^ines formations s'y montrent dans le même ordre; 
on y voit le contact des couches liorizontales avec les 
terrains anciens. uLc bassin de l'Ile de Wifibl. ajoutc-l-tl. 
peut donc élre considéré comme ayant (ail partie inlé- 
firanle du bai^sin de la Seine .'i une certaine époque, l-fi 
bassin de Londres au contraire opparlienl i\ un autre grand 
sysL^me qui comprend la Rel^ique. la Hollande, Inule la 
basse .\llemasne jiis(|ir;i Kd'niijsberg. Les eaux de lii mer 
p^raii^ent avoir séjniirni^ beaucoup plus lon(;lemps dans 
ces divers lieux que dans le bassin de la Seine. Ces deux 
bassins u'ont-ils été ou oommuuicaliun qu'après la rupture 
de l'isihine du Pas-de-Calais ? C'est par l'exani^n minu- 
tieux des terrains et par la comparaison des fossiles qu'il 
sera possible de répondre h ces questions. » 



8! - 



Comincut se (ail-il cjue ce mémoire si renia rqii» Me, qui 
jeliiit un juur ni nouveau sur la géologie du Nord de la 
Frauco ii'iiit [jfiti tîlé pulilliV.' 

Il liiul en accuser d'abtjrd el avnnt tout riiésitalion que 
Coiisluut l'révusl n loujours montrée quiiud il lidlait livrer 
Fies travaux à l'impre.'i.sian. Dans va v-a» particulier, udc 
cimiu^tiince a di^ nugiuenler ses .ippri^lieiisinns. PendanI 
qui! »oii Iriivail t^lail onlit! lus maius dus cuaimiiisaires de 
riuslilul, l>L> la libelle publi», dans les Triiniiaolion» de la 
Rm-îéK' (ît^dlojjiqup du l^ondres, une compariu^oa de« deux 
rives do la Mauclie. 

Constant l'ri.'vuKt ju^a, dès lurs, qu'avant do terminer son 
Iravail, il lui litall ■udi'ipenKRbIf de visîlur l'Anglolerre. Il 
y lit un premier voya}^> en I82i. 11 reçut l'actniei! le plus 
amical d«8 principaux géologues anglais : Lycll, qu'il avait 
guidé l'iiniiée précrdenledans les environ* de l'aris, Kitton, 
Segdvicli, Buckland, ConybeBre, Weaver. Cumberlund, 
Davy. 

Il viftilH sncccKïiivenient sous leur direcliuu les localités 
géologiques céli-bre.'* de l'A npleterre. Stunuslield, l)udl«y, 
I» inunl:i};ae de Malvenu [''arlield. iirislol, la vallée de la 
Wye, Balb, Kxeter, l'cn/.iiuco, les caps l^mdscnd et Lfzard, 
{•lymoutb. Lyme Hegis et l'ortland. ^■a^n^lanl parlout oii 
il y avait une collection inii)orlante, reçu partout aveccette 
courtoisie exquise, que savent déployer les Anglais, lor* 
qu'ils veulent faire à un étranger riiunneur de leur pays. 
Constant Prévost goûta tant de charmes dansées relations 
amicales avec la socii^lé anglaise qu'il alla eherober sa 
femme à Paris et l'amena à tendres. Ils y restèrent une 
quiuiaino de jours ; puis il allèreat avec Fitlon passer 
une semaine à l'tle de Wiglit et ils revioreut en i-'rauee pur 
Brigbluu et Dieppe. 

Il dut recueillir dans ees voyais un grand nombre de 
faits iutére»sauts, mais il ne les publia pas. Il se borna 



-82 - 

k en [Rire part h ses amU ; il en fil probablcnicat aussi 
l'objelOe quelques ruiDiiiunicatioiifià laSocît-té d'Histoire 
ualurulli-, car l)ui«noyer!i le i;ite continuellement comme 
iiutorité dans un mémoire sur le lerruiu juraiisiquede l'O. 
de la France. 

Ses carnels de voyante n-nferment de nombreuses 
coupeH. II Siérait dilHcih- de dire m;iiiitenanl les (ails 
nouveaux qu'il avait reronnus et de distinguer ce qui 
lui est propre et ce qu'il devait à ses coinpHtïnoiis de 
voyage. 

Les seules publications, auxquelles ses observa lions oui 
(ionni'naissanre.apparlteDueute.'MsenliellL-meutfi lapaléon- 
lulugie, non poiul à la paléunlolugit; desrriplive, mais à la 
partit! ptiilosopiiique de nette science et à ses applications 
A la géologie. 

A propos d'une lôtt- de poisson, reni^ontrée {^ Villers- 
sur Mer, U la b<tse des (alaises de^i Vaches noires, il 
parle I') de kcs analogies avise une ti^te de poisson trouvée 
il (ir^nduiont, pr^s de Reaiine (Roiirf;ot;iie|, daus un 
calcaire jurassique analogue à celui de Villers, et que 
Blainville avfril nommée Elops maeroplenix. 

« Voilà donc, dit il. encore une espèce d'élre organisé 
dont les débris se retrouvent à une dislnnce cuusidérable 
dans des courbes d'une même époque. espm> qui n'a élé 
trouvée ni dans les conciles plus anciennes, ni dans les 
couebes plus modernes. Chaque jniir ap|iorle des laits 
nouveaux à l'appui de^ rappurl?^ iulîmes qui esisleni 
entre la présence de divers fossiles et la position relative 
des courhe.s qui les ren(ernienl. « 

Il Hjoulc : (i 11 faut n'admettre un f.iit évidemineol en 
opposition avec le principe général qu'il semble renverser, 



(1) Sur uM Uththyolite de» roehtra df3 Vache» tioim. Bail. 
t>oc. l'Iiiloin. IS£4 p 41 et Ann.Sc. Nat. III, ISS( p. SU. 



— 83 — 



qu'après s'ôtre bieu assuré qu'il n'e8t pas explicable par 
une disposilinn locale, n 

1) vmit piii'lcr ici de lu rlécouverle de maiiimifôres dau^ 
le lerraiu jurassique de Stoneslieltl, découverte qui préoc- 
cupiiil iilors les !>avnnl.<>. 

SloueslieldesluD petit vilbfsei'itilieuesauN.-O.d'Oxford, 
dans une plaiue uu plutùt dans une large vallâe, ondulée de 
collines bafise-s et iirromlies, (Vesl le sii'S'' d'une explui- 
talion ini|>urtautc de pierre calciiire uou)ni<ie l'enAk. Cette 
pieri-e, apri^s avoir été exposée à la gelée pendaut l'hiver, 
se fend en lames minces, dont on se sert pour couvrir 
les toits. En feudani une do ces pierres, on découvrit une 
mArhoire que (envier, dans une visite au Musée d'Oxford, 
reconnut avoir appartenu à un nianimifèn> tlidelphe. 

L'illustre nnalomiste avait posé ciinime principe que 
les niaïuuiifères u'étaîcul apparus qu'apri'S la craie. La 
découverte qu'il venait de faire à Uxfurd, étiillei extraor- 
dinaire que, de retour à Paris, des doutes le prirent sur sa 
délerniinaliun. Dans la secuude édition de son dt.-rnier 
volume sur les osseinents fossiles, après avoir parlé des 
ossements de reptiles trouvés it Stooeslieltl, il dit : » Parmi 
ces innombrables fossiles marins sont, à ce qu'un assure, 
deux frngnienLs de niAclioire qui, lors d'une inspection 
rapide que }e fis à OxfortI, en 1818, inc seniblèreul de 
quelque didetphe. » 

Vu des premiers soins de Conslaat Prévost à sou arrivée 
en Angleterre (ut d'aller à Oxford, où il fut accueilli 
avec la plus grande bienveillance par le professeur 
Uuckland. l>lui-ci lui propusa même de lui confier les 
niArlioires pour que Cuvier pOt les étudier il loisir; mais 
il esl probable que Coustanl Prévost ne voulut pas m 
charger d'un dépiM si précieux, il se contenta de dessiner 
une de ces mâchoires el d'envoyer son dessin à Cuvier. 

Ce dessin dissipa tous les doutes, l'animal était bien un 
didelpbt!, mats la question de gisement était à régler. 



— M - 

ronnlaiil (*r^v<Mt l'i^ltitliii nv<H- .«oîn. Mal;;!^ }es alUrma- 
liuiiK dfs ^i^lu^iti'^ iiiighiis, l'tiilli|is ot Cuuybearf, il 
CDDserva des iloutes sur l'Age des mlraireti exploilés {>) 

Il Ijiil observer qu'on ne vnît [ms de supi-rposilion slrali- 
graphîgui'. igu'uu ne cutinaU pa^^ leK coucheâ qui les sur 
monlenl.quelesramcti'reHde In ninhe semblent spéciaux 
à la loraltli^de Stone-<'lietd, que les débris fosfife-s y eoal 
i»olt^ «I entassés sans ordre, «gu'ils uni appartenu <t îles 
animaux marin» romme h des animaux lerreslreK. 

Mais le gi-and ^ir^unient qu'il invoque est un argument 
palt^onlnln^iqiic. Il r^ippclle que rast<ocialion de» Tussiles 
trouvfïe k Slunttslield, os de M^^alosnure, d'oisnaiix (il 
s'ugil (lu l'terodarlyle), de Plésiosaure, de Crorodile. de 
Tortues di^brîs de Squales, de poissons, tiois. empreintes 
de lougi^res, etc., existe aussi dans les sables fcrrugiueux 
de Tilf^te en Sussex, qui appartiennent, comme on le sait, 
au Wealdicn. 

Buckland avait ét<^ frappé de (rette resscmblancL-. Après 
avoir donné la liste des fossiles eomuiuus à Stuae»field ut 
il Tilgate, il dit : k Les analogies ci-dessus démontrées sont 
Xrva fnip[);iiite!^, cl quoiqu'elles iiiuiitreut igue les roQiIilioiis 
de la terre étaient â peu près les mêmes dans le moment 
où les deux formations ont été déposée», cependant le 
nombre et l'épaisseur des strates d'oolilhe Interposés entre 
les deux nous défendent même pour un instant de soup- 
çonner leur idendité [*). u 

()| Obitrptttions aur l«t tehi»U» raUairei oolMir/ités de 
SU>ae$neld en Anglrterre, dont Urgael» ont éti/ Uvuot» pla- 
»it<trt oaatmfiiU fattUe» dt mammi/^rr». Ann. Se. Nat. IV, 
ISU. p. S89. 

Obureatûtn êur le gaement du meQalotaur« JottiU. BuU. 
Soc. Pliil. t8£^, p. tt. — Bull. So, Nat t'crUMac. vu, 18SS> 

p. lie. 

(2) BUCXLAND. -* Mémairt tttr le Megalosaure de Stonttjield. 






-85- 

ConslHal Prévost, qui n'a ims élé convaincu du ]a posilmil 
altriliiiée |i;ir lus Atigluî» aux sclii»le-â de Stniie-tllelrl, ne 
)>ai-l;ige pu» lu luéine certitude. 

Il verrait volunliers dans les schistes de Slyuesfiold ot 
diin» les sables '!o Tilijate ries iinias ile ik'lritns dt^ (liU<) 
rciits âfÇBs, upportés par de» cour» d'eau poslérienrement 
à Id cmisolidalit^ii du lcri;iin jurassique fi ilu terniin rnî- 
W^. C'est lu lliéorie qu'il proposait pour le iu(4uiiKe d« 
ciH)uille.s marine» et ll'e^lu douce du Imssin dfi Paris, tl se 
di'fend lie vouloir en Taire l'applicatiun aux srhisles de 
Stoneslield. Mais ou voit que c'esl une idée Tiii haute son 
esprit el qu'il appliquera â la solution de toutes les difll- 
cultfts pBléontolo^ques. (') 

Les observation.'* de Con-ntiint Prr^vosl sur Stoneslield 
lurent publii'es ù loccasiou d'un niéiuoin; déjà cilé de 
Desnoyers. (') 

lie mi^mniren eu pour objet de (aire coiiniillre les lerrainR 
de 1h .Niirnianilie. entre Belesinesel Aleuçon.el parlieulif'- 
reinent de signaler une rouelie de calcaire oolîtique, qui 
renferme, présdBMamers.uneitrandequanlitédc végétaux, 
el (|u'on pouvait assimiler aiiN -'tii^le.s d>! Sloiio.slield. 

Desnfiyers diuiuailcii inériulnup- unL'desrription assez 
étendue de la Normandie. (Vf'lail Vd premièi'e appliratinn 
de la iiooienclature anglaise aux couches jurassiques du 
coutiuuut. 



(Il Pins tard, en 18S3. CoDelaot Pi'«voft<11l(iU'apn>ss'&treproposA 
toutes lr$ objection it poRslblcH ti]r I" iftscinont <!(' mammirf'n'S Op 
SlonfsnflJ, Il a reconnu <\tip ers nin m ml titres n'ont pas bh^ Irani- 
porlés son dans df» puits, soil de l.iiilu anlrt' inaDK'ii'. car tU sont 
assucK-a sivts: lu plugiarl des foisllca qui sc runconlreni & Main«». 
(B S. G. 2" IX p. 3£3|. 

fS) Otteroati^nt nur i)iieU)tte Myftêma <te la Jbrmatwn ooti- 
litiue liuN- O.de la t'rance rt partieutUrtment tur uitt ootite 
A/oagêrea de Mamtr». Ann. Se. Nat. t" Hôrto IV p. SU. 



- 86 — 

(>)n!it»nl Pn'vosl avait fourni à Desnoywrs de uombrpus 
rentieignemenU. I>:ins .son rappnri k In Snrif^li^ Philonia- 
tîque. il purlo ilu travail g^olo)i:iqu<> qu'il iivail entrepris 
siip li-s falnises de Normandif. II nippf^llc la slnidure du 
liassin de Paris avec sa rpinlnrc jurassique ai)puyiS) sur 
l'Anlenne, le* Vosges, le Morvan, le Limousin, la Brclagiii^. 
le noteiilin. Il ajoulc qui-, pour njuipléter l'tm'einle. pour 
IrouviT Iks burds Nord-Ouest du bassin, il (aul passer en 
Angleterre dans le r.ornnu»illp!i et le Pay» de Halles. Il 
étaye ses dires d'une roupo d'Oxford & Charlburj'. qu'il met 
& fôté [le la eoupe de Belesnies it Alençon présentée par 
Desnoyers. 

Il dit que res roupe!< conlirment colle dc8 falaises du 
Calvados et celles du Piiris aux Ardeiines et au .lura qu'il 
inséra probablement dans le ménioiri' précit»^. Ealln, il 
donne un extrait d'une carte géolugiquc montrant le pro- 
longement des couches jurassiques de Normandie en 
Auglelerre. (') 

Constant Prévost avait visité la ('élt'bn> tucalïti- anglaise 
de l.yme-Régis, oi'i l'on rencontre dans les argiles du Lias 
une foule de dt^liris de grands reptiles. lethyosaures el 
Plésiosaures. 

II y arriva a» momeni oji l'on venait de découvrir qo 
Plésiosaure : il l'arheta et en lïl liouimagc au Muséum de 
Paris. A cette occasion, il rommuniqn;i i"! la Société 
Philomatiquel'l uu «perçu sur la géologie de Lyinc-Hé);ui 
et sur les principales esp^e* de reptiles qu'on y avait 
découvertes. 

On trouve dans ses carnets de voyage quelques détails 
sijr son acquisition, 

l,e commerce des fossiles de Lyme-Régîs était alors 
entre les mains d'une (eniini*. Mis Mihv Aiining. iVestelle 



(1) Ann. se. Nal., i- ».. rv, p. 389. pi. 17. 

(î) Huit. Soc. pnii-, issi, p- lu". 




— 87 - 

t|ui trou vu le[ircniii!r.si]U(!lcU(^. mlui qui est au collèfiedes 
Chirurgiens à LondruH. Ellu lo vendit S 1, s. au (lolonel ••• 
qui l'a ifvendii dp suite Sft 1. s. 

L'irlilynsiiiire, qui est ^lu iirnsfie de Bristol, a Hé vendu 
SO 1. s.; un Pli^iiioHHure a éli acheté liO I. m. par le duc de 
BuckinRh-ini. l.p Pli^-iiosaurc du Muséum de l*!iris a énS 
di'couvcri par des marins sur la place. Miss Anninf! le leur 
a îinheté 3 livres et elle lo vendit 10 I. à Constant Prévost. 

En 1851, Constant Pri^vnst nMuurnit en Angleterre, mais 
ses carnet» no contiennent aucune traite de ce nouveau 
voyage. 

Il séjournîi une semaine à Hardie, ehez I» M;)rqiiise 
dllaslintîs. Il fil sous sa dirertion une i^tude di*Iailli*p ties 
couches lluvio-marine.« de rotto partie du Hampsliire. Il 
obtint au8!ii de la Marquise qu'elle envoyât le résumé de 
ses observations à la Soeiél^ i!colo^ir|ue de Franre ('). 

En ISiU. une nouvelle excursion à Dieppe rappela h 
Constant Prévost le projet qu'il avait furm»! de dimner 
une deseription géolofcique di^lailléc du littoral de la 
France. Il fit part de son proRnimme fi l'Académie ('), 
mais la proposition n'eut aucunn suite. 

5» Positioii des Ltgnites du Soiasonnais 



Monnet ('), puis Poiret (') avaient si^cnalé dans te Sois- 
sounats un dépiM churbunneux runtenaiit île lu pyrite, qui 
était employé pour la fabriealiun de l'alun. Ils avaient 
observé des coquilles d'eau dnuce dans les banrs inférieurs 
et des coquilles marines probableuient ile.t huîtres dans 
les bancs supérieurs. 

Il) Bull. Soc. Râol.S-S I\,p. 19t, 1S£5. 
12] Compl. KfiKl. A«od,di»Sc. XXIX.SSnor tSW. 
<3) Detcription minéivlooiifae de la France p. 80, 
II] Journal de l'byMquo LI. p. Stô rt tJil, ]>. S. 



- 88 - 



fhins son prt'iiiier articl»?, [lublié en IS(M). I'oïh'I ai 
ponslalii que ces lourbi-s pyrileusp*, ronime il It-sappflail, 
sont situées k un niveau inférieur aux ralcaireH et aux 
fable» marins qui coosliliienL le» 4'oliiucs du SâissoDoaîïJ 
et du I.»nnDai<>. 

Il admit qii'aprè» la lormali»» delatnurbedanslusvaux 
dou<*8, la mornsl revenue couvrir le pays el y a déposé Wi 
subies ot les calcaires. Des i-uiirauts. qui auraÏL-nt i-xisté au 
sein de la nier, uu des torrenls, qui se seraient prodtiiLs 
depuis sa retraite, auraient dt'blayi^ les valltie-^ actuelles tie] 
manière à inetlre à nu les eouelies do lourbi! pyriteuse. 

txtupé lui répondit (') que ces dépôts de limites peuvent 
Mre pustérieurs uu creusement des vallées et que les.' 
coquillesmarines.qui Mtnl il la parlie supérieure, y auraient 
élé amenées par le lavage des «nbles des plateaux. 

UuQs son set-uiid article, en I8U|. Puiret exposa la m<^me 
hypothèse que Coupti; il la dt^rlara pos&iblu, cependant il 
préféra encore la pi-einiére pour de» raisons qui n'ont riea, 
de scJentiliquc. 

Quelques années plus tard. l8i:{,H<^rtrard-Kerrand fournil 
il Ftmn^niurl des rlélalN sur la structure du Soissonnai«< 
et donna uut' cuupe uii l'un voit dans la vallée le déi»6t de 
liguiles surmonté par des sables qui passent sous le 
calcaire |^]Ksif>r (*). 

Bron!;niarl reproduisit (M la coupe- d'Iléricard Kerrand 
en acceptant les coiiclusiuus de l'uiret. 

Constant Prévost avait fait vers la ni^me époque la ' 
coupe de la montagne de Paris pri-s de Soissous ; ses 



lU Journal de t'iiyslquc, tJl, p. Ko. 

0] HËKiCAHii l-KKNAKD : Sur un terrain il'taïf tUtuve tufier- 
Jfeiel l't («* terraint ijui lui êont ii\/érieur» tittr« Ici rîfiitre» 
d'Aune eld'Oiirci/. ,Si.d (t<'s MIDt'S. IStt, VI, p. 419. 

(3| Ifcteription géologique tir.» enotron» d« Pari» ]82ï. |>1. lit,] 
lt(t.£. 




Oonclusions doivent avoir été conformes j^ celle-s dHéri- 
canJ l'I, car Uroii(£U(arI cile les d^us urologues eu même 
Irinps (>) l't s'appuie sur It'ur li-moîKiiiign pour nietlre les 
lignite-s du Soissoanais au tiivfau de l'argile plaMli(|uo. 

Mais, suus Tiuflucnce de ta dt-couverlB qu'il avail lait«. 
en l^ii.'J.J'nn pelil hiinr li^iiituux (lan-i le ralraire gi-os^ipr 
de Ita^neux tM. uous voyous Ctmslant l'révosi concevoir 
de» doutf^A sur la pa$ilion de^ li;;nile.'i. 

l/aniK^e suivanle, iH2\, il otiM'rva dniis l'île de WIrIiI, 
les argiles ligniteuscft d'IIcadon ilill. qui sontfluptiTiuurcK 
aux sables à \iimm»lilfs lœtngala. Il fui frappé du leur 
analogie avec, celles du Soissonnai)« cl dès lors ses doutas 
aupmenti'-rpnt. 

Au printemps dc 18^*). il ni un nouveau voyage dans le 
SoissonnaiB. Il vit les sa blés de Beam^hliinp à Nanteuîl 1e- 
ilardiiuiii, puis alleigiiil. à Vauriennes, tlans la viill^e de 
l'Aulhoniie, les couches iiilérîiïiires au calcaire (jmssier. 

A celte époque, les sable» que nous nommons actuel- 
Icnienl Hable» du Soi<isonnais et sables de Cuise étnieiil 
eucore fort peu connus. Rrongniarl les avait réunis :m 
calcaîregrossier, ne sacliaiiluii'ine»'iU lui i^aicnl inférieurs 
ou ^upi^rieiin'. (^inslanl i'révost les dUlin^ua parfaitement, 
dans luul le cour» de *on voyage ; il remarqua h Vau- 
ciennes que res sables se présenleul en «itralilicalion 
enlrccromiie et qu'iU contiennent des tùae» sinueuMs 
de petile^ Numinuliles. 

A Vau.xbuin. il rencontra les premières eendrières; il 
figure dans des coupes, les coucbCK d'argile lignileus» 
rnmmp «'enfonçani sous les sables précédenUi, 

Il visila le* sablières d'Osly (lig. ll| ei d'aulres encore 
demi II! localité n'est pas indiquée dans ses uules; puis 



(1) Ses manuscrlta du oonUenncol ticu sur ut voyage. 

(2( Deteriptinn géologique de» enoironi dv f'arif, |h 21, 

(3) voir p. es. 



— 90 — 

«ll«« dllroel. ofi il r)t les ligailes recouverU pardesgrts. 
«•Ile» de Félioux. de Saint Gobain (%. 10, 11) et de 
Bnche-ux. 

lu rfixparilioD de pr^ugue louiez les cendrière» donne 
de tlolérél aux coupées observée» par Constaot Prérosi 
en 1825. 




Fl«, ». — Cendriért itOgtf/ 

a Terr« véaéuie, csUlooi tooiéa détirts. ... 1 VUA H 
h Tut OM|iilller blam- Jaune, «n llls slniicax ; 

jN!(1lMiliittr<4, CyrMir*. Ui1t«a .... E pl<.>ds. 

« Lit <!<■ «nam noire, llBûlti* terreux 1 A & puiici». 

d Anclle brune, S(^Ill»tl^uxl;, bttamlDoiue. ... 1 plod. 
f Tut cl>arl)onQ«ai et ooqalllcr ; coqtUUee brIsMs. 

C>r«nl^s. M6)uiop«li)i!« S plrdl. 

/Schtetn l)Uumla«DxftKmii!inn)i, nn \\\jn\\tet>n-\ 

tlnoi', remplacés par d<- la cendre. - . . /2 ptMit. 
g SvliUlL' moins fln : iManorb^s, plantes . , .] 
A Cendres 1 ft 4 plcdft. 

Partout il ron.itata cjup len Utiles émienl exploiléii A une 
luilile liautciirdan^ )a iiliiioi.-. mus lu niveau du ralcaire 
Kfossii^r. MaisJi reM»it indécis sur leur position oxartR. l'ne 
observalion qu'il tit penitiinl l'automne de la m^nieannéeà 
.^mlilaiiK'ourl. prcH Ueauiiiont-ï^ur-Oise, au^iiieiit^ viicure 
ses perplexitt'-s. Il vil de» lignite^, doiil il reniiitiul la par- 
laile i-e«»eml>lanr6 avec ceux du SnisHonnais. Commedans 
le SdiKKDuiiitis, ih t'ont firivnnija^iii^s di^ lits remplis de 
ruqiiille^d'liullres. Us lui parurent Kiluc-scoalrv les sables 
calcarifJTiïs intérieurs (sables du SnissonnaïR) el :i un 
niveau plus bas. Il se dirmaiidn quel est le rapport de ces 



— m — 

deux nssises, et, à la paRc suivaiiti?, il râsoliit la queslloD 
clans une coupe graphique en faisml passer les ligniles 
BOUS te sahip. 

Mais le souvenir des liRnites d'Hearton Ilill le pour- 
suivait. L'Hnniîi! suivante, il se reniîl en mule pour visiter 
avec Desnoyers, la Picardi»!, le Soissonnais et une parliu 
de ta Champagne. 




Flg. 10. — Cendi'iàrt pré» de Saint-Goùam 



a Terre ^-^Béiale. 

b SaMn Iprrcux. 

e Ut sctilïli'us. 

d Sabli? lorrous. 

« LU achlsteoK. 

/ Sable gris. 

g Plié Jaune ; cailloux noir». 

b CeiHlre. 



i Saille coquiUw. 
J Onilrt*. 
/( Salik liU'uAlri! (Wiiulll«r : 

HultrcB, Cyrftnwi, Write*. 
l Cendres, 
m Sable tfrftUeax bleuâtn : 

Coqnlllcs brlMkit. 
n Cendres. 



Lb carnet <|ui cuuttfmiit It-s uulf* Av fi' voyage, ne s'esl 
pas retrouvé. Mais nous en ronnaissons le!i ré!>ultats par 
quelques linne» (jut' Uesnoyers a oousarré à la question, 
dans son rapport sur les travaux de la SoeiL-ti- (;^lo^ique 
de Krance en IKJi. 

lU i-evini'enl eonvainiUK que la plus grande parlif' des 
nfïniles, sinon le système entier, un passe pas sous le oal- 
Caire grossier, mai.s qu'il empli! des vallées et qu'il est 
appuyë sur lus bords des escarpements de t-iileaire j[ro.isier. 



— n- 

Desnoyers ajoute que leur manière île Tniraéléforlillée 
par rle^ ron^idémlion^ paléoQtologique^. 



"TjmîtaraXLyb 



s 







Flg. 11. — Cendrtért Heurs à Saint-Ooba(n 

a SablB terreux se Uani ù la Iprre végiiliile. 

6 Marne Janiiv. 

c Pllèo«|oll!nr. 

d LlKDcg siuuousM do licnlies, 

e \ral\f blpodtra. l pirt. 

/ LIfiiiltc tcrrp-ux. . 6 poocM. 

g AraîlP bina vordfltn-. plndiquc . t pl«l. 

I> LlKolle terreux. 

i Ar)tlle bleu vorddtrf, plastique ; ooqu)ll«« dans to 

bas 4 pieds. 

j Ltgulte. 

A IJgultQ terreux et arflle. 

Les llf^nile:^ conlenunt de* os-senientii de inami)ii(ère.s 
Ivur |)ar»î jasaient luoiits ancien» qui- le ealciiire gras^^ier 
où l'on n'en avail pas encore Irnuvt'. lU lanaient valoir de 
plus la présence dans U--* lignite^ de .M eltiiu| inities anolo- 
gues aux Mpôoes virantes ei la difTérem^e t-nlre les fossiles 
cleit li^niles et ceii\ de (iri^nn. 



-98 — 

Ils Cl) coDclureot que les ligniles du Soissonnat» appar- 
lieniieiit h une époque plu* récciile que riir^lie plHslîqiieC] 

Bronjcui'*!'! ailofitn leur manière de voir |'), Desliiiyes y 
itppurUi «on ailUésiou à lu suile d'un voyagL- à Kpeniay, où 
il vit que les lignites iiont .situés, comme le c^icaii-» 
grossier, enire la rraii> i>t k's assises à mi'uli6res. 

il Prés du lieiiiis, dil-il, à Haulvillpi-N, les lipnileset \e 
ralcaire pmsuier sont bout U Imut. l'on ii cAté de l'autrti, 
c'««l-à dire que l'argile s'esl déposét' Elans di» valltïes du 
culr:>ire jîrossit'r el que les deux formations onl été couver- 
te» par les meulières (''1. » 

buimoYers et Prévost ayant de nouveau exprimé leur 
Mpitiioti à la Sorii^ti> (îi^olnsique dans la sénnce du * juin 
IfCli, Klie de Keaiinioni di^rlura avoir de (ortes raisons 
pour continuer h refciirder les Heurtes du SoissonnaU 
comme infi^rieur^ au nilcaire grossier (•). 

Alors Cuiislaut l*ri*vuisl déveIo|ipa queltiues arguinenls 
en laveur de son opinion. Il rappela que dans l'Ile de 
Wiglit. k Headuu llill. un rencontre l'arfcile plastique et 
l'argile di: l^ndres. qui rorn'spond an cali-ain^ grossier 
(il y joignait l'argile de Rarlonj, louli's deux i-n fouclies 
verticales el un systi>me de i-out^as liori7.oRta[es i-oniposé 
de i!i'ii\ (urinaltuns d'uiiu doure avfi; li):niles (Ileadon 
Bed>, Usliurnc bi'ds) sépanies par un dt!-|ii)t marin. Les 
lussilesd'Headnn llill avaient été rli^terminf^s par l>i'sliay«s 
qui avfiil reconnu, Mfinma inquinata, IHelaiiopiù Imcct- 
n<nàra, l'aludina h'nta. ^l'erilina pisiformis, frritliium fasei- 
culalitm. Cyt'ena limrfsii, Oslrea xparnaecmis, tous des 
ligniles du Soissonnais (M- 



Itj Bull. Soc. ntoi. II, p. 2T9. 
(21 null. Soc. QM. II. p. 279. 

(3) non. Soc. lï^}^ ii. p. 63. 

(t| llull. Soc. Oi^l. 11. p. 419. 
i:>) Bult-SOC. C«oI. It.p. 4^. 



-94- 

Devanl de pareilles dt^lermi nation» faite» par ll^ paléoD- 
tologiste lp plu!i romp^tvnl <lt- l'époque, il «Slait luiiïquu 
d'a!»titiilL*r k-s lignitesduSoissonnnis à cevx d'iltadun vl, 
par cnn!<éi|ui!til, du les ruusidérer roiniiie plus récents que 
le «ilcaiie j;r(issier. 

Klie df Eteauiuoiit répondit par un mémoire étendu sur 
le terrain tertiaire inférieur du Nord de la Frauceelstir 
lesdépAts île lîgnites qui s'y trouvent. 

Son principal arKUiiieul est tiré il'unc coupedu plateau 
du bois de Vermand entre Saint Quentin et Péronoe. On 
y voit une eoucbe de lignJlefi recouverte par du ^ble jaune 
qui nintient des ro^uous calcaîri>s pétris do Numinuliles. 
lieu conclul que les liKnîlesduSoivsonnaisiipparlicuueut 
à la partie inférieure du calcaire ^ro^sier. 

De-«tiayeA demanda à V.\\e de Bf^aumnnt !i'il avait trouvé 
des fo)>Hiles dans ses liguites inférieurs au ralraireprossier 
et, sur ha réponsH nét^alive, dît que ces li^niles pourraient 
très bien être diRérciils de ceux du SoisxuQuais, car ceux- 
ci contenaient quatre espaces encore vivantes dans le midi 
de l'Europe (Mrldnnpms costata et huccin&iilea. .Velania 
inquinala. l'aliidina sufitarinaia), proportion d'cspt'ceii 
vivantes bien .lupérieure à ce que contenait le calcaire 
(grossier (*). 

On voit l'erreur secootinuer. basée sur d&sraisonnemeni» 
paléontologique^j hâtifs. D'un autre côté, les observations 
d'iiliu du [teaumont étiiiuul bien incomplétos; avec son 
admirable .sens stntli^rapliicgue. il avait assimilé leslignites 
de Vennaud à ceux du Soîssonnals, mais il o'uvail pas vu 
les fossiles qu'ils contiennent; quant au sable, qui e.s| 
au dessus et qu'il avait pris pour repn^entaul du calcaire 
grossier, c'est du Union quaternaire avec débris de silex à 
Nummuliles. 



(Il Bull. Soc. G«ol. It, p. 4M. 



- 95 ^ 

ConsLaDl Prûvosl appuya l'Iiypotii^se de Deslinyes. Il Gt 
ri3iiinrquer qu'il avait toujours distingué, dans Ib Suis- 
sotinuiâ cumitii' aux vuvirons lie Pavh, deux sy^rf'mes h 
lignitns : l'infériiMir visible à Iji t'ore. Dreux. Gciitilly. 
rurement foiiiiilif^re et <iui appartient â lu torniiiliun de 
l'urgile jiliislitiue; le supt^rieur, visible ii Kperniiy, Varati- 
gévillp. lluijucux. ViLugirard. Munhiiuroucy, ileadou llill, 
couteuaul uu mélange de roquillcs inarluCM cl Uuvifitilcs. 
C'eïl à c« sysit'-uie qu'il rapportait la plupart des lignites 
du SoiKsuuuais. Quant :tn\ li$;nites vuk par Élie de 
Keauiiiont, ils dfvaîeul appartenir au prcmior syatèma, 
puisqu'il n'y avait pas trouvt^ de foxsiles |i). 

Dans la séance du l avril I83j. d'Arcliiac préi^enta son 
graud inénioiri; .«ur le départtsiiic-ut de l'Aisne ut eu fil un 
résumé pour le bulletin. 

Il insista sur la question de l'âj^e des llguites. Il la (îxa 
de ia manif're la plus exaete entre les sables de Bracheux, 
qu'il appelait glauconie inférieure, et les sables cl grèâde 
la base des sables inférieurs [sables de t^uise). 

Il reconnut que les faits cités par Elie de Beaumoat 
D'étaieni pas eonoluanls, mais il duaua d'autres preuves ; 
à Urcel et k Mailly près de Laun, on exploite les ligaites 
sou» les sables et les gr6s ; à Malllly. eu particulier, on 
voit ces sables et ce» grts s'unloncer sous le calcaire 
grossier. Ce fait et la circonstance que les lignitcs ropa- 
senl loujonrs sur la glauconie inférieure établissent mani- 
festement leur àt^it. 

Quant il leur mode de formation. d'Arcliiac cuustala que 
les foS!«iles lacustres proprement dits y son) rares, qu'il y 
a quelques cu<[uilles marines litlorale>. mt'lnng^es avec 
des espi'>c4>s fluvialiles. Il en conclut que les liguiles se 
sont formés sur des plages très basses à l'eniboucfaure 



(i| Bull. Soc. G«i>l. II. p. ue. 



b 




-9«- 



dc grands fipuvtrs. dont le^ eaus auniieni charrié elaccn- 
mut^ des ama» de v««plaus, recouverts k plusieurs 
rvjirUc!' [wr la mrr CJ. 

Mal^r^ Uiu^ reii fajl» )>ar(ailoment établis. ComUnl 
Préro»! pcix^i^ra ilatis »c^ itIC-es. Il avait «xplorêle^envi- 
roii<i âv Ri-in><i en IS.TI. Il uviiït pu drr^er la i'4U|)« de 
quelques ceiidrîères. Siille part il n'avHÏl vu li-s li);ailes 
s*enloiicer «>us le t-atcaire {rrossier. 

Il fil [Kirl de »f-<« observai iun»' A la Soci^t^Géolu);i<[uede 
France, dans la séance du 1!) décembre I83(ifit il eul encore 
Etîede Beaumoni romine mnlrndirteur ('); puU A relie 
du 18 décembre ]Kt7. où l>eshaye> vtnl de nuuveau lui 
apporter son sulTra^e ('( et à celle du 8 janvier IS38 en 
ré(ion>e À une observation de d".\rchiac ('I. 

Olle même année. lH*i, Ch. d'Orbipiiy entreprit une 
série d'éluder sur la position des lir;nites danj^ le lyonnais 
et le Sois^ouunis ; il en cuniuiuniqua le résultat h la Société 
fî<!olo^que dans sa séance dn \ juin IS-tS. Il cousiala les 
(ails indiqués par d'An-hiac ; il observa que partout aux 
environs de Soisson.s les lignîles «4>nt sîlué« â lnlK):<:edes 
oollincs, un peu 'au-de$sus de la vallée, lundis que le 
e^lcaire (grossier est à SO" plus haut. Si donc les li^niles 
étaient intercalés diins le rsilcairc grossier nu lui étaient 
supérieurs, il faudrait qu'ils se i-elevasspntde plus de oO" 
coDircles collines. Il constata aussi que prts de Mouclicnol 
le^ ligniles recouvrent le sable et te calcsiirc laouslre de 
Rilly et il admit que les lignite» des environs d'Épernay 
sont de m^me âge que ceux de l'Aisne. 

A la suite de la communication de d'Orbigny, d'Archtac 
apporta uu 'ait décisif : à Monlaii^ près de Laon, les 

flf Bail. Soc. G«4l. 1- vt p. 2». 
(S) Bull. Soo. Giol. VIII p. 75. 
(^ Bail. S>ic. Cv'ol. IX p. 88. 
(t) Bail. Soc bool. IX p. UXt. 



— 97 — 

lignite^ 9onl exploitiïs sous li;^ vallines lertiHiriï.i pur àcs 
galeries horiïoiilules pei^t^es inns la rouclic {-liiirbouiieusÊ. 
Des puîu verticaux d'ai^ruge traversent le calrairo grossier 
et les sables qui suiit en dessnus. Le luit ilc« lïgultes est 
foriiii; par une couche remplie de Cyiviia cminfuritm et de 
Cerilbium variabiie. {'). 

Constant Prévost persévëni néanmoins dan» sa manière 
de voir disant que, s'il y n des llguilcs iuFc-rieurs au calcaire 
grossier, il y eu a, comme à Vaugirard «I -^ Bagneuit, qui 
sout contemporains et d'autres, comme ceux de l'Ile de 
Wtghl qui sont postérieurs. Ka énonçant cette pmposition 
gi^nérali>, il était rartes dans le vrai, mais il avait tort 
lorsqu'il rapprocliail de« lignite^ de t'Ilc de Wrglil la 
plupart des dépiMs du Soissonnais et de la Champagne. 

Il faut supposer que la question ne paraissait pas claire 
à luul le monde, car Doshayes et de Boisy soutinrent 
l'opposition de Constant l'révost (■). 

La discussion reconiniença dans la séance du 1" avril 
1839 P), puis ce (ut luii. Les faits cités par d'Arcliiac et 
d'Orbigny lurent [«u à peu constatés par tous les obscr 
vateui*» et la position des lignitcs du Soissonnais, sous le 
calcaire gruseier, fut acquise â la science. 

6» Origine des Meulières 



Une très courte note insérée par Constant Prévost, un 
1826. dans le BulIcUu de la Société Pliilomalique (*), traite 
d'une (les questions les plus difficiles et les plus amtro- 
versées de la géologie, de l'origine des meulières. 

Ou «ait que les collines et tes plateaux des cuvirons de 
l'aris sont couromiés par uul' argile ixiugeAlre remplie de 

tl) Bull. Soc. Geol. l'c, IX. p, 318. 

12) Bull. Soc, (i«ol. Fr., IX, 3U. 

13) BoU. Soc UOol. Pr., X. p. IW. 
Hl BuU. Soc. PtUl. 11126 p. 167. 



— 88 — 

hloc-s irréguliers, de toutes dimciuioDx. d'une pierre slli- 
couse, vxpluil^'^ pour rutnpîerrpnienl âa routes et pour 
les ron^lruciioiis ilans le-s lieux liumides. On l'appelle 
iii(!uliLT¥«ii rjiM>ii(lv Ml rfî-MrmltliiDc:*.- d'aspect eldenalun.' 
avec la pii'rre siliceuse que l'on emploie k la Ferté-sous- 
Jounrre [K>»ir la f.it)ricatiun des meules de moulin». 

Vuici te qu'fu dît Constant IVévosl. t< 1a-« meulières, qui 
rouronnent presque Iuuh le» plateaux élevés des envimmi 
de Partie. D« M! préseolPiil jamaiii en bancs continu» et 
régulière. Ce sont des blocs de dîmeaiiions variées, au 
milieu d'une argile plus ou muiu» pure, pluiî ou inoinï 
colorée eu ruuge. Si la punition relative de ces blocs, ainsi 
que les rassures nettes qu'où riMiianiuc sur les (aces de 
giielques-uii», portent à croire qu'ils ne S4ml plus dans le 
lieu où iU ont été (urniés, d'un autre cAlê, eu examinant 
avec attenliou plusieurs exploitations de meulières des 
liants plateaux, un l-sI convaincu que les dérangements 
oui tuut au plus poo^i^té en di» la^cmonU et qu'il n'y a 
pas eu de déplacement jior transport, car on retrouve tou- 
jours aupK-s l'un de l'autre li-s fragmentai qui jiaraissent 
avoir élé sé|)arés (ur une fraclurc, et l'un remarque que la 
surface des blocs, loin d'avoir été usée par le frottemeol. 
est hérissé»' d'aspérités et de lainC!- ^ilicruH^s lri-.« mince» 
qui pÉiiùIrent dann la gangue argileuse. Ces faits semblent 
donc indiquer que les meulières oui pris naismanoe dans 
la gangue qui aujourd'hui les enveloppe O qui le prouve 
encore co «ont le» fornte~s variées, irrégulières, souvent 
sphéroïdes des mculiériis. Bien plu», leur intérieur est sou- 
vent creux el rempli d'une argile i^einblable à celle qui leur 
sert de gangue: quelquefois aussi, un noyau siliceux 
entouré d'argile est libre dans ces cavilés, qui ne coiurou- 
Qiqueul en aucune manière avec l'exUriuer. (<) » 

II) OïDatant Prtvœt est revmu «i VUb sur c«tte Ul4ono: Il fit 
nlore rcmanjncr (|ur lu ganKuc-aritlInUM) cet jrins imra iin oonUlct 
des mculltret (|u'fi un'? certaine dUtan». Hall. Soe. GtoL <le Vt. 
2'. II. p. 21. 



.:>«»irn^ 



- ÏKI — 



Il n>iimri|ua eu oulrc que les meulii-rcâ h caquilleii 
d'eau doure oi'ciijienl [irpsque toujours la Pirconf(^rRnre«t 
lc!> partit^ ùlcv(^«8 des uiili-acluosités du »t>l ^us jaceul, 
(loni les fonds «uni remplit; par de^ mt-ulièros. saus 
cuquilles. Il an conclut que, si on suit les ondulation» de 
la KiirEaeo d'un (;raii<l plateau de lueuliôrei; coturuc celui 
diî Miuitmorciicj'. on rroil avoir sous les yeux r»iicieii 
iond inégal d'un vaste muréciiK*!- dont les bords et les 
parLie.s relevé«s auraient 1*11; Itabitps par les mollusques el 
par lus plantes, tandis que tes proluudeurs se trouvaient 
désertes. 

(>>ustaut l'ri^vo)'! clierclia ensuite h cx|iliquei- la forma- 
tion des meulières. I) suppoiic que si des sf^diments argi- 
leux se dêpost^nt ihius une eau qui lient tliMt particules 
siliceuses en suspension, cclles-d, euferui«ies dans la pâle 
sédimentaire. s'attirent pour tonner des nodules. 11 rappelle 
ftce sujet une remarque de Killon : « Lorsque l'argile et 
le itilex pulvérisés pour rusaf;e des potiers sont mélan- 
gés, apri-s avuir été sêparémeut délayés daus l'eau A la 
consistance de ciéine épaisse, si les ingrëdieiitH sont 
laissés agir les uns sur les autres pendant i\ heures, 
les particules siliceuses s'unissent en Rraînii sablonneux 
et la masse n'e^t plus propre à la fabrication, n 

Ainsi Constant l'révost admet : 

1^ Que les meulières n'ont pas été transportées. 

2" Qu'elles sont contemporaines de l'arfcile dans laquelle 
elles sont empAtées. 

3" Que la silice était à l'état de suspension dans l'enu 
des étangs où se déposait l'at^ile. 

i;a première proposition de Constant Prévost sur le non 
transport des meulières est évidente ; les deux autres sont 
très contestables. 

Lu contempomnéité des meuli6i-cs et de l'arj^ile est 
loin d'être acceptée par lout le monde. Elle a doiiué Lieu 



— 400 — 

en 1836 à un débat inlérc^aul ealre Meugf et Héberi |'). 

Meugy lit obscrvor c|ue le» meulières coDsIituent une 
formntion locale dépendante du calnaire de Doiiure et du 
calcaire de Brie {*), et qu'elles D'exiHtenl que \A où ie« 
calcairr< iii* suiil pu» recouverts pur uni- assise li'rtiaire. Il 
en dê«Iui(, eonlurnié nient h une anrienne opinion de 
Bron^niart P), que la meulière était primiiivenient empàt*^ 
daus du rafc^tire. que le calcaire a éli^ dissous el qu'il a'esl 
plus resié que le squelette siliceux. Largiluserait aussi un 
r^idu de la dis«iulutiun du calcaire, qui est toujours plus 
ou nioinii impur. Meugy attribuait celle disfolulioi) h 
des eaux acides, qui auraient ruisselé dans le bassin de 
Paria, lorsque le sol prt-sentail h peu près \h roun^unilion 
actuelle. Elles seraient venues du âud et auraient dd leur 
acidité (probablement du nature clilorhydrique) à des éina- 
nalioDS d'origine volmnique. ("est une théorie qui a été 
renouvelée depuis dans d'autres circousiauces. 

Héberl, successeur de (^uu»«U<nt Prévost à la Sorboone, 
se lit le défenseur de sa théorie en prouvant, par quelques 
ooupe«, qu'il existe des meulières recouvcrles de r«»ches 
siratiliées, et dont l'origine ue peut par conséquent être 
dû It Tiiclion d'caus acides sur uu calcaii-e siliceux. 

l'ue truisieme hypotliL-se. j>lus éloignée encore que la 
précédente des idées de Constant Prévost, est celle de la 
meuliérisation. 

.M. Dolllus l'a «xposée dans sa notice .sur la nouvelle 
carte géologique des environs de Pariii. Les eaux atmos- 
phériques, ch.irt;ées d'acido carbonique s'intiltrent dau8 
le «ilcaire «ilicieux, le dissolvent en partie, pénétrent dee 
parties hautes vers les parties basses, où e)le$ laissent 



(Il Bull. Soe. GM. Fi., S' X-Tlv. .VUE. p. il7, US, Ml, iSÎ. GOO. 
(S) Il Ostt dans 00 cas des moult&rcs de Bito ou de 1^ Fert6- 
tousJonarre. 
(3) Detaription giologiqu* de» environ* de Pari», p. 79. 



- 101 *- 



ciéposer la tiilice, tandis que te carboiialo de chaux dis- 
pRratI par l&s sources h t't^tat de bicarlinimle. Ainsi ta 
nieulii're n'exîslerail ])as toiili' (ortnée dans le calraire 
sîli(!eux. clk- naîtrait L'Iiaiiuc jour par une migration do 
liaul en hus des Olénienls du caicïtire. 

Cliacune dp ces tliéorif»; "ur l'urigine des niculkVes est 
|iur(>inent spi^c^uiative ; aucune n'rst appuyc^i- sur une (^lude 
sérieuse de la roolie et des nmrlilions ou elle se renconlre. 
Toutes trois peuvent contenir une ccrlaioe somme de 
vf^rité*. Ainsi il est cerlain fpi« les vides des meulières 
«unt dus à la dissolution du cinieni calcaire ou iniirneux 
qui les empâtait: i) est protinlde que tes eonerélions sili- 
ceuses, les rrislaux de quart/, qui tapissent ces cavités, 
sont le ri^sultat tl'appurls po«tt^rieurs ilua à de« eaux 
siliceuses iucrusIantL's. mais ce n'est qu'une très petite 
partie par rappm-t h la masse siliceuse et l'on se demande 
il'ai Heurs pourquoi, si la silice gsI dissoute, elle ne s'échap- 
perait piis piirlessourcesenMièmeleui[isquete.hicurhonate. 

Il n'est pas di^montré que l'ar^^le qui accompagne los 
meulières soil le ri:sult;it de la dissolution sur place d'un 
calcaire. Elle j)réisento les plus grandes analogie:^ avec 
l'argile qui empilte les silex dans le ron^chtm^mt i> silex 
du Nord, [liins ce cas, il y a eu souvent apport d'arj^ile et 
rt-niaiiicmeiil des sJtex à de faihies distancer. 

(pliant A la (lossiliilité que des agrégats siliceux se soient 
tonnés dans les couches slratîllées peu de temps après le 
diqiôt de ces couches, il n'y a guère à en douter, [jts études 
de M. Heuarrl ont prouvé que c'était le cas de-s silex de La 
craie. 

Aux environs rlc Mous, il existe dans le terrain crétacé 
ime masse siliceuse désigné); sous le nom de Itahol. qui a 
été rccimnue [Kir des sondages sous la craie et les terrains 
tertiaires sur une étendue considérable, on ne peut l'attri- 
buer à l'action d'une silicilication par l'action d'eaux super- 
ficielles. 



- Iftï - 



Soim |p Rabni. r«>t.«i!V dilp des Forlts-loisp^ psI fnrmrà 
par (te la rnsmc verlp lr*s ar^jlniiro. ({ut contient un ^r»tii 
notnlirv (!•■ awlult-s Trirl im^ulîvrs <te silici-: )o« mincun 
len nnl appelés Vert'> à t^'Ie de rluil ; on les ranaail aiJSRi 
sur unv ^niude surface. Il ist donc bien dillirile de nier 
aliMJlumenl que des amas silieieux puissent se furmer 
BU milieu de masses ai^ileus^. 

1-1 tht^orie deCunstaiit Prévost mériteuucsérieuscdiscus- 
flioo. Si certaines de ses propt^i^ilioos sont manife^^tement 
(au«-se«, «i d'nulres piimi>i'cut douteuses, on ne doit pas 
oublier qu'il abordait un des probb-mes les pins difTiriles 
et que, malgré les pro^rj^ faits depuii^ prè» d« 60 aa» par 
la scieiire jn'olo}[i(|ue. nous ne sommes pas beaifoup plus 
avaneéti qu'à su» é|HM|ue dans l'expliratinn de l'origine 
cl du gisement de* mrlie* de silke. 

Il ne se prononce pas dans ses écrits sur l'oriKine de 
la itlMee des meulières, mai» nn suit parson enseii^neinent 
qu'il la iap|iurlail h des sounvs cl qu'il l'assimilnil aux 
rocbts geysérlennes d'Islande, non point comme phéno- 
incue <?ruplil. mais comme courte iutenie de la silice. On 
lui a quelquefois vivement reproché l'idée de supposer 
qu'il puisse y avoireu des geysers daos le hns»ta de Paris, 
loia de foui vnlc;in. (>■ ne jjuuvaîl élre une ohjecliuD 
.sérieuse à tVpoque nfi il vivait, m'i In rt^artion contre les 
Uiftorie» nepliiniennes de Werner ballall ^on plein, h uoe 
époque où d'Omaiius d'Ilalloy ne craignait pas de faire 
venir par des sources les galets des poudingue». N'a-1-on 
pas vu. bien jtlus rtVeniiuenl encore, des géologues l'niî 
nents réclamer l'intervctitiuii des phénomènes ériiptils. 
pour expliquer le remplissage des poches de sable sur les 
plateaux du bassin de Paris. 

D'ailleurs l'origine primitive de.s amas de silic« est loin 
d'être élucidée, 1*8 étude» de M. Cayeux tendent à démon- 
trer que ilrins bien des r!is bisitice provient de la multijdJ- 
i-alion de végétaux ou d'animauxsiliccux (l)ialoiuée7< Radio- 



— ia3 - 



liiires et Sponjïiaipeal. Mais ces Hros ont tirt remprunter n 
l'eau, dans lesctii<lola(|i]elle ils viv;iienl; M» ne |K)Uvnient 
donr [)ullulc:rque là où l'eau éliiil cliargée de silicw. L'erxîi- 
iiicndu calcaire siliceux do St-Ncrliiîmri montré au mt^me 
saviiiil que lii silic<>, tenue- en dt^sululiun diins l'euu de 
S'-Neclaire, elait ronce nlri^e par (es nîntoinées et tixi-e par 
elles dans le calcaire (|ue dépuseni los eunx îucrustaiiles. 

Certes il u'esl pas de i^énlo^tie ({ui oserait dire qu'il n'ail 
pu y avoir (tans le has*iii de Parii.^i réjio(|ue tertiaire, des 
sources «naliiRues it cKlIe île Saint-Nectaire. 

Con!4lant Prévost publia encore en i8S!I (') une courte 
note sur les nrainc« de rimni fo*.«ilp* on flyro^'onites 
d'une nouvelle espmi, qu'il avait découvert dans les 
meulières, de Monlmorency, t>'.s petits corps avaient 
d'aborii clé considérés par l-imarclc comme des coquilles 
d':mini:iux voisins des Millioliles. Léman avait inunlré leur 
analogie avec les capsules de Cliaiii. Mais l^m^rrk 
conservait sa manière de voir et d'Orbigny avait apporté 
un appui j'i l'hypothèse de la nalore animale des Hyro- 
gonite» en découvranl des corps analogues dans les sabler 
marins de Himini. Cunstaiil Prévost fit ressortir que In 
nouvelle espèce qu'il signalait se nippivehail plus des 
t:iiara actuels que celle étudiée par l^niarck (('. mfdira- 
(limita). Il rappelle h oellc occiision les diverses espèces 
déjfi décrites. Il en ronclut que le genre l^bara était très 
développé aux é|ioqops géologiques. 

Un ciité de son esprit scîenlili(|ue se manifeste en cette 
circonstance. II refuse de donner iin nom à ia nouvelle 
espèce. « parce qu'il importe, dil il, que les (îyrogonites 
ne reçoivent un nom spêcilique. qu'après qu'une étude 
préliminaire des Cbara existants aura llxé la limite des 
didérences possibles dans l&s capsules d'une même plante 
et aura lait apprécier la viileur des parties qui pi^uvent 



I 



m Bull. Soc. Ptitlomall<ni<!. 1620, p. 196. 



— 104 — 

[nurnîr (Ii-a nimctèrt!)* dislitirtifii. » Oa voU fKitll'lK 
r^pugDiinre contre k-^ rii'terininitliniis hiliivcs dv cprtiiiDS 
natunilîsleiidCKCripleurs, qui saUissfnt \p. mninrlrenarac- 
tère pour rrëer des espèct-s cl (|ui gravent la scieace de 
noms inutiles. 

7" Sable de Fontainebleau et Calcaire de Beaaca 

Irfis (Studes de Constant Prévost sur lc8 sibles de 
FontHincbIpBii et sur lo ralraire de Beauri; »ont ini^itej!;. 
Néiiiniioins, il y a liou de les citer jiarce qu'elles ccmtien- 
uenl des renseJKneitii>nlb i;ur de» points uujourd'liui peu 
connu-s. 

La première iiiontiou qu'on trouve dans ses notes sur cb' 
sujet, se rapport»! a un voyage ipi'il lit en ISïy avec Lyell. 
Il recul le s»v»nt augluis cliez »a ni6re, au Mée, près da ' 
Melun ; de lii ils |iartirenl pour Koiitaiufbleau. 

Ils visili-reiit les rarrii-res de Itel le Croix, célèbres alor«^ 
parce qu'on y trouvait lus rristaux de L-alcaire quariitère, i 
dit i^rcs nristaliisÉ. il en donne Ui coupe suivante. 




Fl(t. lï. — Coupe de» carrière» de BtUt-CroUt A FontatnebUani 

i Dlluviuni. 

2 Oilcalre d'oau dmiee en franim-nt». 

3 Sable Un hiaoc, jaune 6 !ii inirlf siiinîrii-ur.?. 
t GfVsaveccavHi'sjAl rnrii|iUf« de saljie vt laplMtes apcrtslauj 
i Snblc blUDC Un. 



l 



Dan^ un autris point, qu'il ne désigne ]ia8»ulrvmenl que 
par l'appellalioD de FontaJnebleati, il rvlùve une autre 
coupe. 



^sr~^ 



1 — — . 




FtK- 13. — Coupe dei labUâ de FonUtirubltaa 

a Tarrc vi^gôtak-. 
A Siibli^ <■! (JtlHvluiii, iirnlli! niuv' 
o Calcaire deau douce IrnHmcntalre, piua pon-ux, 
avec beaucoup de cotiuilles i>u c.-ivll6a d« 
aiqulUiut. Iji^ IragmcuU iout T^uiih par une 
manie blanvlib ,. l ....... 4 pledB. 

d Calcatrr d'eau doimu nssex eimipiHcl. ■ . ■ . 2 pieds. 
e Siibtonrfillpui verl, ({urKiun fois \vrloolr,av«o 

Lynin«<M«l GïTO(ton»r« 2 ii 3 t>oiit^cs. 

/ Calcaire «tblODOoux d'«au douce i ii 6 pouo<i«. 

g Sable lerniBlnonx ........,.2ù3 ponces. 

h Sabk' très blanc el ires llnav^cdcs iir*« blanc! I A) 

lormoscnfliiipfieKpHrl'liililiiïitluiiduGHlcalru 3 plt^d». 
g Gr&s A «urfnc" nrxtul'W, dlvlsA par dM feotM al renfarmaiit dM 

cavltOs ib} rcnipllps de «abla On: les Danires verticales sont 

lapiwi^esilcurifttatix calcaires, ainsi que la sarlace del'amlsc 

ciul 031 i^ii ooniat-t avec te sable. 

On trouve f>nstiile la mention d'une excursion ulli^rieure 
Kans ctatv, mais cependant gui oui lieu au pliisitarden 1h:{3. 
C'était une excursion nomltrEiuse rom prenant là g^ologuet* 
el âR botijnistes doul Adrien et Alexis de Jututteii. Guy voit 



— 106 — 

aua^i figurer le Docteur Robtrlon, le gt^nt'ivux donateur 
de la Sociéli^ (■('olufrique. Ils visilprt'iil encore la carriî'rede 
Bellflcroix ; en y nionUtnt iU virent des IjIoo de grî;» aux 
forme» cariées cl aux surlaix-s caverneuses. Cunslaol 
Prévail \}ense que se sunt det; maK!ip.<i de sable agglulioé 
par le calraire ; Il croit que rinfiltralinn a pu lieu sur an 
fond de Mibleavaut le dépAt des tkancsderalraire qui soQl 
plus haut. 

Dumnl lp rours dp (relie excursion, il prîl plusieurs 
«jupcs dans le calcaire hcustre supérieur et d'autre." dans 
le sable. 

L'une d'elles est pHrlictilièrement întéressanle. Il y 
reniarqui- deux terrains de transport : le supérieur rouge 
oonlenaiil des (ragmi-iils de calcaire d'eau douce et des silex 
arroudis. l'inférieur jaunAlre où il n'existe plus de silex. 



^^^tt^ 




Flg. 1t- — Caapf dt» tabler *upcr/teicli prêt de Fonlainebitau 

a Satik- l'outo.- avec [ragmeDU de calcaire d'rau douoe et itlex 

.iri'uiiilli. 
h Sably nu ]aunj)ir<> avw trasmcnts de calcaire deau douce. 
A Sabip Muric en rrulUi-tx incllni^s •lin^r'^mment-. les UtssonI 

dlximcif par la srmts^at dm i^riili» «I la quantité de mica. 

En ilesKOu^, il y a du vabic blanc eu petits lits distincts 
par ta Kni^seur de.s forains de quarz et par la quantité du 



- 107 - 

niirn : il pst *)i'ipnsi* fn Biralîllcatinn entre n-oissée f'est-îi- 
(liro inoliDi-c (iuu^ fJîverses direoiioiLs. tioiislunt Prévost 
trouve e© sablt^ diffén-nt du vrai sahie iJ« KuntHinetileau ; 
il su ili'rnandi.- ^i ce iiY-st (ms déjà le résultat du hviip;v 
des ndlines. Il eut été plws pr^s rie la vérité en y voyaiit 
de* li-aces de dunes terrestres. 

En 1834 et 183ô. nouvelle» exniirsion^. dont il rapporlti de 
nomlin-ii-ies roiipps. 

(;ïv*t idors fiu'il se jtosa un problème dont la .«ulutioD 
n'est pas encore âclniriMe. I* sol tie lu lorèl de l-'oulutne- 
lilenii est ronsliliié par dcu-x us»i«c)i. Tune plus anrienne 
li'ssabii'sclp't's.fauln!. pliisrénenleleralcairedeUeaupe. 
Or il reninrrjua que les î,'ri''s él.itent souvi-nl ;i un nivi'jiu 
plus i}lcvé que le calcaire. II sc demanda ai le calraire ne 
s'est |ms déposé dans les dépressions d'un ancien sol formé 
par les salile» et les gW^s. 

n visita aussi la sabliùre de Buleau et y relcvii lu série 
de couches suivant);. 

Trriv vOgélale. 

Cal(Viln>. d'cnn floiiReen IratcmeriU ilatis uuo mani» 

«aloniM- iSij piodx. 

l'el» Ht Un rablf verdétre. 

Marat- blanchi- t<-uineUe. dlvts«e par de petit» lits 

(II- uibic S penoM. 

îiiitik Mheic uMiucotiulllM marines I pied. 

S(il>lo blEinc iivcc roiinonic ntiU'iirIfère», cmiullles . ^ pErdc. 

Mnrni.' Manctii:! «nblpuse Spoucos. 

Sii1>l<' tiliiuc lin »aiix ciiqiillli» 4 6 6 pieds. 

SnijlnonquiUer. 

Il av»it donc bien vu que le .sable cac;uiller est au 
sommet de l'assise des sables de Fontainebleau. 

lîn IS37. (^inslant Prévost all;i [Kisser quelque»; jours 
dan* les eniirons de Fontainebleau aver H élèves donf 
M. Liijoye. Il» jhirlirent le 11 mai. eu bateau, pourMelun; 




^108 - 



le temps l'tuit mauvais, les eaux, tiaules; cependant le 
liateaii miirrhail bien en profitant des contre court nts. 
Ils uviiieiil i)uilté Paris fi 7 li. du iiiaiiii, iU arrivèrent 
i> Melun H II II. l/i. IU vi§itérent les envirnnti de Melon, 
de Fonluiiiebleau, de Nemours, de Cliateau l^ndon ; puis 
ses éUveri k- quitl^mnl et il roiitlnuii son excursion avec 
le mHr([ui.s dt- Itays et l^ijoye. C'est alor» qu'il prit fl 
FromoDt une coupe intéressante. 




PI9. 15. ~ Coupe df la tahtUre àe Fromont 

a Calcaire k HAUx. 

b Marne jaoDS lrC« BriiIIi>uso. 

e Marne verdfitre •'! blanclie cojiini<? la marne 6 amender 

d'ArmenoD ax<--u pUiquvs m en li« h (ormes. 
tt Caloalre marnuux bliim- d vurt ri>pr!Ki!iiUnt \c calcaire 

aui)6rluur au gtt*. oq calcnlre do Dcaui'o. 

Ain»! Constant Prévaut iivail di»tint;ué au sommet du 
(.'alcaire de FlAaure, le calcaire ii Hélix de l'Orléannaiii. Il 
fui (lins pr<!-cis ilaa» h eouiinunit'iiliun i|u'il lit le 'i juin 
suivant à la Sori^tf^ (léalogiquc de France ot don! nuus 
n'avuns qu'un raurt rt^»>uiné. 

Il y est dit : {*) 

« Le grH de Fontainebleau est surmonte par un Inii- 
siéme ralcair(< d'eau doure qui est celui des sommets de 
la lor^l de Fontainebkiau et des. environs de Malesberhes. » 



(Il Sntl. Soc. GMl. <!•> Francis. VIII, p. 366. — Voir an»x1 une 
cummankallon du £0 iiuvoiiihre 1897. Onll. &oc. GioU da Pmaw, 
IX, p. ». 



— 109 — 

H Au dessus de ce troisième calcaire, ou en voit uo 
iIualn6cDV dont il est séparé par des marner jaun<!« et 
verlKs. t» 

t< Ce derniei- calcaire est le c-alciijre supérieur de la 
Bc!am.'c ; il «ourotine les buttes dtf Fromont, Rumont, Bto- 
meilles, et s'étead par la lori^l il'Oriirami jtls^(^u'fl In Ijïire. m'i 
plusieurs (le ces cnlciiires d'eau duucc de dillércols âg«s 
sont prubableineiit réunis. » 

I^ divD^iuii du calcaire de Bcaiire en deux as.si.te* «litt- 
tincleti t-tait un lait imporUinl pour la ^éulogic du bast-in 
di; Paris ; iiiiil» un }' lit peu d'atlutitiuu justiu'à ce que les 
ti-avau.\ de M. Douvillê vinsHenl la niellce en lumif-re. ('| 
Il est regrellable que In carie ^i^uiugique de France, qui 
poi'le Uiul de divisiuii pour le baï^iii de Paris n'ail aduptv 
aucune marque pour dislioguer ces deux calcaires. 

En \HM. Cuiislaut IVt^vust conimuuiquaàla Socii'téGifo- 
lugiquc de Kraiice quRiques observations sur la coloration 
des sables de Fontainebleau ('1; il les compléta en ISfô('). 

A Orsay les gri-s sont recouverts de meulières et sur 
celles-ci ou trouve du 1er limoneux en grain.s. l*a disso- 
luliuos nit!'lalliques uut piïut!-lr6 dau» les t^rba après avoir 
traversé les meulières ; mais lorsqu'il y a une couclie 
d'argile entre tes meulières et les grès, la dissulutîuu n'a 
pu la traverser et le gri?s n'est pas coloré. 

Les oxides de manganèse et de cobalt sont venus 
comme celui de ler de la surlace, mais leur iuliilnition 
est d'un âge plus réccut, La coloration noire s'est élen 
duc sur les grès comme une Ijlrlie d'eucre. l-e-i fissures 
de la rocbe sont tapissées d'un enduit noir qui indique le 
passage des substances métalliques; on les voit alors péné- 
trer dan» les sables inférieurs et les colorer en noir. 

tl| Ban. Soc Oéol. do France, 3* »6rti', IV. p. ai. 
12| Bull. Soc. GOiol. Kr. l" S. ; XIII. |i. 20&. 3W. 
131 Uull. Soc. OCoI. Fr. : 2" S. : II. p. 386. 



l,eR sableii ne sont culuréii qui> Ifi où ils #onl recouverts 
par li>s luuuliCreM; juirloul où iU lioiil gilacéfi sous les 
calcaires HVau iJoure, il.'^ snni lilanr». 

Con.Mani PrOvosI coiieiutquv lus iu>urc«-s qui amenaient 
la t^ilirf (hiiix les Iniri^ins où sl- sont furiiiL'cs lus iiieulR-ivit 
étiiictit accvmita\i[néKii ik- souil-bs mô1allHèix-s. Il faut, 
selon lui, distinguer une «clitiu de has en liant produite 
par les soiirtL-s. duiinant naistinnre â un ili-pAl nifilHlIilêre 
L-l iint- action de tianl en hii* ducii lit lillralion di>* eaux 
superlicielles et entraiiiaul les inalicreii métalliques dépo- 
Ȏes sur le sol. 

La seeontlc action, (|ue l'on peut dt'duire dire(.'temenl 
de l'observation des faits, e»i hors de doute. Quant ù 1» 
prenii^ri! action. c'<:tait une liypothùsc très en vo|{ue à 
l'époque où i5(;rivait Lonslanl l'révo)*!. Actuellement on 
est peut 6tre uioin» j^éiii'riilement disposé à allurchcreber 
dans des sources l'origine des matières niitiéralus et 
partieu librement de- minerais de fer; quant à l'origine 
primitive du ma^anêse, elle est encore Ijien iuccrlaiDe. 

8" Ctdcsdre de CbAteaa-Laadon 



Il existe dans la vallée du Loin^;, k CliâteauLsiudon 
(Seine-ef -Marne), des carrières d*où l'on extrait un ealcaîre 
{tris jaunâtre, cuni])acl, fi crains lius, assez dur pour être 
puli. et qui depuis deux cents ans est employa aux 
constructions de Paris sous le nom de martiredcCbâteau- 
l^iudon. C'est avecie i-ideaire que l'on vieni de conslruire 
la nouvelle église du Sacré Ca'ur de Monlmartro. 

BroDgniarty avait reconnu des Lymuées et des Ptanorbes 
qui K^nioignenl de sou origine lacustre, mais les carrit^res 
étant isolées, il ne put déterminer exactement son âge. il le 
rapporta d'abord (') avec hésitation au calcaire d'eau douce 

(tSDSt lillJeici-ipiion minifratogi^ug de» «leirçn» tfcfarû, p. 79. 



supérieur (Calcaire du Iteuuce) ; puitt I') it se décida k le 
réuuirau calcaire d'eau douce moyen, c'est-ft-dire ^ une 
coiinhe infériGureaux subies de t'tiiiliiiaebleau. ciisi'basiinL 
sur se« aufl loties lithol(i;;ii)ues el .iijr sa pnsilion dnas une 
plaine HHiiex basse, inférieurt! aux plateau v de sable voisius. 

A »a deinnnde, Rerlliier, membre de l'Iastitut, c|ui 
liabitail Neiuours, nvnit Init quelqup^ recliercbes dans les 
cnviruns. Il iivail reconnu qu'au Fay. entre CluUvau- 
Ijindon et .Nemours, on voit lei^ sable» de Kuutuinebleau 
au (let«»us du r-nlr^iire de (^hAteau-l^ndtm. 

Il faut croire cependant qu'il restait des doutes duBs 
l'esprit des ^éoloRues parisiens et dans celui de Bron^niart 
lui minute, carlerhapilreoù il pftrlerlucalaiiredeCliiileau- 
Landun fsl iulilulé f'«/eiur'« (/Vn/i douci- d'ilge incrriain. 

Dans lu séance du l.*) décembre \Kii, la que.stion tôt 
portée devani la Snciélé (îéulo^ifiue par uoe note 
d'ilcriciird l-'errand (*| annonçant tpi'il a trouvé à un niveau 
supêrit-tir au cjilcjiire de Cbi'itCHu l..uidoii, un hanc de 
calcaire niariu avec Cérites el .^nlpullaireH. Lo bïinc [jui 
kw contient recouvre t il le calcaire d'eau douce, ou 
fonoe-l-il un monticule (|ui le perce ? Hénciird posait la 
deuxiL-me liypulbésc, parœ qu'il croyait le oaiciiire de 
l^liàlcau Landoii supérieur aux saMes de h'untuinebleau. 

Ijijoye, élève de Constant PrèvosI, répondit (jue le 
calcaire de Ctiâteuu Lauduu est le niétnv que celui de 
Nemours el de Provins, qu'ils sont employt^» concur- 
remnienl dans les luoinimenis ptiblic-s. Le calciiire de 
Nemours étant ma ni [paiement iiilcricur aux .saliles de 
Fontainebleau, il devait en élre de même de celui do 
Château -L:ind on. 

Il) Deteription g^olo'ji'iur de» entiroa» de Pari* (1SS2), p. 290. 

(2| Bull, Soc. Gôol. Vf. \" s., VI. p. 91. (Voir aussi HtaiCAnn 
^■KRKA^D), Itinéraire r/éoi/noiil/j-'e de FonlamebUau 4 Châleau- 
Lanilon et eompottUon du toi de la plaine de Ch/iteaa'Lanilon 
(AtiD. Soc. Nat.. Mal Itâii, VIII, p. M). 




^ H2 — 



Elle de Beaumont cl Uufrenoy repousst^rcnl Iwi raf)i>ro- 
chements f'Iablis par l^joie enlrc le calfaire de ChAteau- 
UiDdon fl l'fux <fe Nemours ei île rroviii<i. 

C'est nlnr<i i)ue Cuuvl»iit l*ri^'us( fiitervint dans led(>bnl. 
On voit daiissei«iioii"!ir|ue, lii'» I83S. il rontiidérait le cal- 
cairv de Châlciiu-Landoii euiniiie intérieur au .lable d« 
Fontainebleau. 

Il rendit roiiiple à la Sociélt^ d'f'tudcs qu'il venait de 
fîïire pRiidiint les vaoiinres diin» la vallée du Ijiins A 
r.liAlei)» L'indon. Neninurs, Pi'irt'ini, Me. Sa coiitniuni' 
cation u'a iiuk î-ii' {lubliée. mais il issl bien facile do la 
n-tal)lir par ses notes de vayaj;e. li e^t utile de le faire 
pour montrer que rel éminent géologue nVlail pii s seule- 
ment un esprit llK'orique. ui»is que ses (|ualités d'obs&r- 
vateur et de slralî^ntphc n'étaient pas inférieures à celles 
de ses «jntemporains. 

On trouve dans ses notes deux coupes prises dans les 
earri^n'!) de CtiAteau Landon. 






y 






Flg. 16. — Coupe d'uni; earriire à ChàUau-Laiidon 

1. Calcaire K lutiQlures. 

5. Calcalri! c(>inpact. 

3. Calcalrt! sabloiineox. 

4. Arttlte sablonnoust' analoiiue âui partli» aup^rteurcs do l'ar- 

illi« pltutlqui?. 

6. Sable roQire ri>itn> da limi et Fragmcats de ifr&s rappelant lof 

Kr6« InKsncur* do Nndict. 



- 113- 

Celte i:uut>c. cuiiiniv la suivante, «lénxintre la superpo- 
»ilion Elu viilL-aire de lUiAtenu-l^udon i*) r.irgile )il<i»liquc. 




tig. 17. — Confie d'unit carrière 
à Chàleau^Lando/l 

ï' Calvalro lenilrL'. ilhlsi'. 

2' Cnluairu uuiiipacl n luliuluri^ii. 

3- Ciilonli'i' htiiiK- ]niini\ln: ii\eo 

Inhniuiot. 
i- Arellesabieuse. 



Tne coupe qu'il observa, en dusctindanl de ChJlteau- 
Laridon à Si)up)je par l;i ^i-iiiide mule, lui lil voir la 
superpD-'iitioi] du calcaire expluili! U une assise de sable et 
de gidet». 



Kis. 18. — Coupe tlf 

Château-La iidon 

A Soufipf 

1' CnU^Iro oxplolU. 
2- pRtlt Itl dt; sal>)« ar^l- 

leax. 
3" Hllo.v blonds «l noin 

Irùa roulé*. 
1- Crak'. 





m^m- 



■JO^liV^'lL' 



Sur le LiieiiiiiKle Cliflleau IJimion .'i Nemours, prL-s de 
Benu Moulin, il ron^ilala au<isi que le ealeairc siliceux 
foiiiieal à la Iwse de nombreux K^l'^ts de silex, et qu'il 
repo.'ie nur une aitKise de galets, de pnudinjjue cl de grès. 

Tout le lonjf de la route, ou aiicrroit, au pied des 
oullincs, dcî! blocs de grès el de poudinjiiieqiii font saillie 
dan.4 la eamitaRue. 

A Nemours el i\ Morel. il vit encore le calcaire siliceux 
entre le«sabloi' avec cailloux ruulêscudeiisuus.el leasabliHi 




IK - 

de Funtainolilt'au au dfsmi-^. Il l'nimais.'iait le« environ!* île" 
Murel iJi^iMii» liiii^t(>iii|i'i. Dsn^ urif^ exc-urxiuii (|u'ity avait 
hiluluSiiuùl I8Â3, »v<M- l.j'cll. il y avait rvivvé la coupv 
suivnulo : 

1 Praj^iueiiU ûe calcaire d'mu 

2 rjikiiln- »illi-.-iix nvfif ravii.:-* 
irivvnll>>t>'s viiivi'iil roiiiplto 
<1« Mbli- ol il'amlk Jaiiue. 

3 CnliMiKSilicoQx, poreux cl rcn- 

5 l'iMiilliiKUi' iioir dnn« du sable, 
l-'l^- 19. — Coupe aux tnoiroa* lie Prooiné 

A Valvin, près de KoiiUitnebleaii, Coii!ilaiil Prévost avait 
otecrvé la coupv suivaiilr : 





FlK- fiï- — Coup* * ValBiit. 

I Mi'iill^n.» lufi-cli-iin.'.*. 

î Maiiie« M-rti-s avuc \>ana suUonlotiiiu de ealcalre. 

J M;irii«arullL-u«e]nuni-. 

■l .\ri,'ilc bruoi'. 

:■ Munit-- oalculre Juiin-llri!. 

e Murtie vcrlu et UUiiK-he, oonti'iiani ilc« plaques de cnlcoir 

tri:» itur. 
T Muull<ïrcï. 
8 Ciilcnlrt- «lltucuk avt-c L-arltéS leiiipllfH de ehnui: earboimt 



— 113 - 

A S!tint-Aii<;i'. |)trs ik- Murut. il ilisliiigiiii au-ile«su» du 
iiik'HÎrt' sîlici'ux ik's marnes visnlillirs avec ro^rtiouM île 
niiignésite, qiril ratiiiurta aux maraeH Hupt'neures au 
(rypse. e\, immêtlialement sniii le saMe île Foaliiinebteau. 
lin rahviire iiiarii) rappL-laiit \v ealciiirt- iiiurin »igDiilé par 
lli-nrnri, à CliiUt'au Uimioii. 

Il i-laillout nîiliirel iriis^iiiiilpr les calcaires rf« Nemours, 
lie Viilviii.ile Moi-ol aveu teliti do Cbâlcau Luuduu. el. par 
«uHe. de eoiisidtîrer celui-ci coiiiiiic iuli^rieiir aux t^at)le>) de 
Fi)iitaini'ldeaii nt iiii^mi) aux iniirneif verle*. 

A Surville, pn'-^ de Mouteieuu. il uvail dessiut^ une très 
belle coupe de luutes les cuucbe-i lerliaireK du |iays. 







Flg. ai. — Coupe à SureilW 

\' Mi'ull.iiv.i»uj»:'rleuros, 

fr SiiljUtJauiiL'el blnnc oomonuiit ili-ngrôsà lapartiesopérlcuro. 

3* Ciilojiho (leau (loufo iivw I.ymiiëUii. 

1" l'iiu lltdo cnlctilre launAtrt'. rappelant li* culcnliv h owiiilllca 

niariiu-s de PruvIilS. 
5* I.li 'K- marnes vfrd.'S, 
e* Ciiicalii'lilaiR' froKn"'"liilr»>. 
7* Calcalro pliiR JiiiiiiAlrt!, sIIIul-ux. av«o gaieu dans tn parlk 

IntMflui'i'. 
8* Piiiiillri^ui^ ealoairc, sable, Kr'-« *-n CraRiiKnilK aii-oiidis non 

irliiiFiil^s. 
9- Arellc exploll6e. 
10" Cpnic. 



Lu présence du baiir ctr i-alrairc (frau doure W 3 au> 
(■«««lis ilfis miirtie^ rerlps li* (rHppa. Il se iJcrnanil» M le» 
maroe^ii v^rle* ili-tpaniivinnl vei-* le >uij, 1? wtlcaire de 
Cb#l«iU'l.!iiiduii ne serait puit tonii^ par U réunion du 
calcaire silk<>u\ inrérieur avec le f^lcaire d'eau dniiee qu'il 
appeliiil travertin n" 2. 

Les environs de l'ruvins lui nlTrirenl diverses cnupes; 
celle de la mule de Sainl-Brice eai la suivante : 







M 



FiB. 22, - Coupeâ Proeiiu 

!■ MrullùnTS. 

2" Calciilre d'cnii doiiri-. 

3" Cnlwiln- ovin; crtiuiiu» mnrlm's : C*rll<«. Nntlc*», cl cotiuilies 

irpliu rtfiuoe tf'ffnlnttama itiumia). 
i* Cliau\ cnrhiiMBlfc lllirfU«i'. 

5' Calcali« iiinrnou\ ii uriilnx finit. %f dlvlsnnt en «iihAinldcs. 
B' Marnes lilnnclies cl vertes avec plU'iucs 'le cali-alre comiMWt. 

trts dur, ayanl l'appjih^ucc Hv iiifolieiT». 
7* Calcaire siliceux d'enu ilouce. 
8- Cakalrc siliceux brâcbllornio. 
(!■ Sables el urta. 
Vr A mile. 
II' crale- 

Celle cniipe élail huit h tait d'iip^ord avec celle que Naudel 
avait donnée, en 1829. dans les Annnle'' de« Scieaces 
Naluri'lles. Naudei uviiil Irauvé des usseiiii'ntN de Lupliio- 
doDs dans le csiloaire d'euu douce inférieur. Constnut 
Prévost allachait une lri:s grande iaipoitaucc â oetle 



— 117 — 

(lécuiiverle qui vennit coiiforniei' d'uup iiiatiitT» iiieRpémt 
sa lliL'orif du liassiu tli- l'iiris. Il adroRtlait donr que )t> 
«calcaire (ruaii dourf! de l'iDvins r(trifs|iniid:iil »u rnlniirv 

Sui' lu mute- de .VangU il ulis^rva lu cuu|ie suivante : 




FlR. S3. — Conpe A Sanf/i». 

!• Terre roiusi-' oci-L-use. 

2" MeoHères vriilcii. 

3' Pass.iac cli-H mf^iilli^rcs au calMlre d'i>au doue*. 

V Cfiliviin- bW'OliKcrnu- <ri-aii doue.-. 

5* Cnlualre il ciMtiillles rnnrlnt^s. 

lï' Miirni-' l'uk-iilru. cotiiiHiolf, juiiru-. w riiMllicnt on ImjuK's, 

7' MiiriiL- Jiioiiruri-il'iwiM-cL »lr(>nTI;inl((>rc. 

8" Pluc|Hrs (VuMi! p«|W>i-f iliUliAIre lllirriix. 

9" M:irti<! hluriWw ayiKlIi'-rc. 
10* ArKlIi.' BrI»!' cLviTte. 
11' CnlcnlK (lï'tin tlciuci' awo Ijipliioiluii. 
Mf Grts <lo l'nrjtlle iilasUquu. 



l'ne »)upp prise on |ii'u au delà, sur le cheniiu de K«n- 
laiiii! Ilicuse, lui avait moittré ime expluitalinn im|iortantp 
dans II' ralcairi- il'vau doui-f supi^rieiir; piirloiil, il îivjilt 
roiislati^ la (•niistaiico du Imiiu- de chaux carbouiilt^c 
llbreu^i', qui peu! servir de iioinl de re|iC'rc aux euvimns. 



— 118 — 



Veniint {•D«uhi> à ruinparer la (y>u|>o Av Provins avec 
rel\fi de Viilvin. il ltuI irccinnalln! dans la ittHnic jaiioâlrc 
n" 5 de Valvin. les inartips à roqiiillcs miirincs île Croviu*. 
et (l»ns le?( plaquei^ de calraJre dur de la ouurlic iali^rieure, 
I» rliaiix carljoiiakV librciiM- de Provins. Il fui »in.'^i 
miiduil ù assimilrr In ailraire de Valvin, «1 on consé- 
quence celui de diâteiiu Uindon. au ralraire de Provins. 
Otlf.' (ois enrore il se laistiail guider par ite* aiialcipies 
siiiitirticicllcs, mai-* il étail roDSt^quenl avec ses observa- 
lions, et uu [ifut dliv que l'état de la soient'e ne lui periiiel- 
tail Kii^rc d« jujcoi' aulreriieril. 

C'eat .seulement en INIIO (|iie M. Hi^lierl a inimtrt', jiar 
des preuve» dirertcs de suiierjiosiltun, f|ue le triivi-rliii île 
Champigny el d« Valvin eorrespoiul au gypse et [Kirronsé- 
c|uen1 est pltisri^rfintqiielerîilrairPiil/ipIniirJon de Provins. 

Toutes l'ps divii[|i-lion> ilt- nilniîre dViiu doure w>nt des 
conquêtes relalivenienl m-etites de la gi^olo^iie. Les éludes 
de Cunstaut pR^vost marqiiaieiil un ]iruj;rès sur les faits 
enniius alors. .Malheiireiiseiiii-iit. il ne tes puMia pas. || so 
contenta de laisser imprimer les conrlusioai^ «uivanlos : 

!•> Ij! plateau de Oiâte^iu l^iiirlon fait suite au ealeairc 
qui est infi^rieiir aux sTèf rie Fontniiieblea». 

t" l>ux-oi rievieniifiiT moins rp;iis à mesure que l'on 
remonte dans la vallée du Iaïiir et linissenl par dispa- 
niltre. tandis rpie ](>< saldes el gvi-^ inlt^rieiirs au mlcairc, 
acquièrent une plus jirando puissain o. 

Quant au raleaire de CMteau-l^ndun, il le eoiisidère 
comme formé par la réunion de deux assise.* de calraii-e 
d'eau douce, 

ICIie (le Renumont jirotesla: pour lui le rulcaire de 
Oiilieriu-I^andunaiipartient en entier à uuc ^^cule et même 
lormalion. In form:ilioii d'eau douce siijiriricure des envi- 
rons de Piirir^, Hitendii qu'elle repose sur le iindongemeiil 
des près de la tnrfl de l'ontaiiieMeau. 



- 119 — 

I^s faits sur lesquels se hasîiit Élie de Ueutiiiiuiit n'imt 
lias élé puljiié«. mais il y îi, (iiiiis les notes de Constant 
l'rpvosi des indiratinn" qui ti»nl cnniiircnrlr*' rnnimpfil une 
telln ii|iinion dcvail venir liirih'riienl -a re-^piil. Daus ses 
explorations les iilun^nricniifs. Constant l'n-vost remaniiie 
I» i-i:>s>iDn)hlanrp du raleaîrp k tiiliulurcs ave>c le calcaire 
d'i^iiii douce i|ui rcouvre les sables à Fontainehlfaii. Pins 
loin, il dit qne rcrtains ^r'-s inférieur-' au calrairc de 
CliJlteno-Landon. entre cette loe»lil<^ el Neinonrs. ressem- 
lileiit tellement aux (Très de l'ontainelilenii tjii'on jiput 86 
demander s'ils nu. sont pas i-lnmlês dn ])laleau voisin. 

Nf^nnnioins, il ne s'y était pas Ironipé. 11 répondit à Klio 
de BeiioTiionI (juc [es sabk-s cl les près que \\n\ voit rie 
Provins il Morel ne sont pas |p prolonjîPinent dfi ceux de 
KonlaineMeaii, mois qu'il- appartiennent soit aux sables 
de Ileaiirhamp. «oit ft ceux de l'argile |)lnsli({ue. 

I>ans la M'aiire suivante, celte rlii in janvier IKtr;, Cons- 
lanl Prévost revint sur bi quesliroi poio' |»rêsenler la 
coupe jiéuéi-alc du sol de Provins k Orléans. Il voulait, 
disiiit il. bien placer la question et en nionlrer la difTi- 
eullé IM. 

Pendant t'éti^, il alla étudier toute la plaine du Cialinaiii, 
enire la forêl fie Ponlainebleau. la vallée du lj>inK, et celle 
d'Kssone. Ses cbservalions conlirnu-rent sa inaniérc de 
voir!*) et il devint plus afliriuiilif pour rapporter l'i l'étage 
de l'ariîile plastique les s»b1e^ intérieurs au calcaire, mais 
il confondit encore le i-alcaire marin Ironvé par lléricard- 
Ferraiid au dessus du calcaire de CJulteau-Ijindon. avec les 
marnes vortc» de Vîilvin et avec le calcaire à coquilles 
mannes de Provins. Il til observer que. vers le sud. les 
Mildes de Fonlainebleaii el les marnes vertes venant à 



III Uull. îiioc. inMI. Kr.. VI. p. IH. 
il) tJull. Soc. (iiSil. Kr.. VI, p, 2M. 



- 150 - 

mnnqiier, les (rois ralmirvs (rt^m doiire inlérîcitr. inoypn 
el supérieur |»cuvoul dire réuDJs «l roiifuntlus en uue 
s«ulc fonnution. II trouviiil claitK n.>lte dis posi lion iiii« 
preuve en faveur de $a théorie de l'origiuc du lias«ia de 
Paria. 

On |*eul ajuuler que les n»les ref^ueilliea peiidiinl re 
voyage rpn(ei-ini.<nt un gnind i>oinl)re derTO(]ui>iel quelques 
roupe» iiitt'n>«!>îtrilu'^. ciilr'autri-« wil«s dp la carrière de 
Gruucttcs, à Ch<)Ieini-l^Ddon. 




!■ Torre vë|z«Uilc I plod. 

2* calcjiln! marneux (rag- 
m«n(aia- 3 pl«ils. 

3- Baoc londri'. 

4* Calritlri! Imt'ineaUilcv 
mMrrii>4abl<-L)\avM-iiiMla- 
Irs nmiiué^Uèreseaiii iik' )i 
SslrH-AniTHi-'l à Provins- 

!^ IVlUeK piiu|u<!t ptMvuscs 
inoullérironiies. 

0- Cnicalrv i-iiiiloll''. 

T- Argile plastique. 



flg.H.—Coupe lit taCarri^rt tte» Grouilles A CMteiu-Landon 

Conslniit l'n^vosl alla visili-r sur K- Imiil du plateau, A 
rO. de (MiAtcan Landoti. lu s:iljlii''n' di- Uuk<tiiix. Il y vil du 
sable i-oquiller mer liiiilres cl aiilres fossiles miiniK', sous 
un calcaire marneux dur qu'il nipjinrla nu calrairt* tie 
Hcauce: les haMlanls lui afïirmiTcnl (juVii «•rcusunt un 
puits on avail i-enruntn? sous le s;ihle une i"«rlic dun^ 
coiunie celle de Cli;\tenu Lmiidoii. Il apprit en nii>mclemp!i 
qu'on L'tait oa'upi> à i-rnuser un autre puils fi BnuRlÏRny 
el que l'on devait l'^alpinent ti-averspr le sable. 

\jt mi^me anm'e llSSiî), d'Arclilac rint conlirmer les 
(ail* si-timlM par Constant l'révosi (']■ H mrmliii que le 



11) [tuD. Suc. Oial. Fr. Vil. p. 30. 



ralraire (le ('Ji^^Ipuu-I^ikIuii eHl (1»ii!< le ]i[i)lt»iii£viiieiil île 
celui de Nemour;!, que l'un lît l'autre «ont silués entre tes 
tables (II' r<irp:Ui< |)liis|j((ue el li^ii lintiles île l'oiiliiinplilead. 
Il lUVouvrità Boiifïlifïiiy. au-dessus du ciilciiia'dcdiâtuau- 
l^ndon, un lamlieaii de saille ralnirid^ru aver iValtcn 
criisniitinii i-l thiren rtf/ilhula. 

V.n IH:17, une noie îinporliititf du niarnuif do Koys 
ii|)(iii>ii df 110 III lire II se^ [in'iive» slrijU^niiiliiiiiies rn|iinii>n 
de Cuiistanl l>ri.'vâ»l ('). Nt^iinuioins, Elle de Henuinnnt 
jM-rsèvéra à smitenir qu'il nVxisIc à ChAlfiiu-Uiiidoti 
(Hi'un wiil ralrjiire, et <|iii' re calrairp est le ralrîiired'eiiu 
di>uce supérieur (»l. 

Quelijui's iiiuiv a[in-i*. Ildii^tiinl l'ri-vost visita pour la 
iguidi'iéiiie fuis tlliàtviiu Uiiuluti t-n i-iiii]|ia(fiii<.-du iiiarriui^ 
de Hoys. Ce [ut H;ileniicri|uies|)osn lerésiillaldescdiKer- 
vutiuus coiiiiiiiineM ('|. Cuii^lanl l'révust «te Ijortui i'i résu- 
mer snn ii[iiriiiin eu deiist liant uiierouiic ries terrains entre 
lu Hrie el la lleaiice \-*). Ce lui une nouvelle uerasion 
d'exposer *ri ttiéorte sur rentrecrnisement des rniiolies 
n!arinL><; et des i-ourlies d'eati ilnm-e, 

Diifrenoy |nit alors lui leprorlier avec- loule raison d» 
dunner nntwaupe [iiirenienl lliiViriipie. Mais il n'aiirHil 
[MIS dil oiiMier i|iie Convtanl l'révosi avait piiVédeniiiienl 
exposé 11 la -Soeiélv (■<'-oli)^ii|iie les coupes posîlivt-s. pri!>t:s 
Kiu- place. Sun lorl éUiil de ne pas les avoir puldiées. 

Néanmoins, celle rniipe l)iéiu'i[|Ue de CuusIanI Prévost 
esl loin dVlre sans valeur jiou]- la science, on y voit apia- 
rallre pour la preiiiii-re lois la division du «ik^iii-e de 
Ituaucv i'n deux assises diNtiiielKs. 



m itiiii. Soi', Gt'iii, vin. [). ifw. 

|S| Uiill. Snc. c„\,\. p. i:». 

(3| lltill. îSnc tlM. II. J'U. 

|i| Bull. 5<«. GiHtl. y. 106. pi. VIII 1. -2. 




- Itt- 

OiielritiM tfm\w apri-». If inaniuis ilc Hoy.« (IrvplofijKi la 
cnupe ilniinéo |i»r snn nnii !')■ [)iii'<. re (iil Iflour (le 
.M. Hiiiiliiit') r[itt iiisislii «ur le (»)). il^j» ^igiinlt' |i»r 
IléricanI Korrand. (|iif. dan» lowt It- plutvau de ChilUNiu 
Uiiid»n. il y !i. a» ilcssiis du r:itriiir(* ilVa» diiiirv, ilei» 
di'lir-JH ili* r-iilr-iiiio mniiii ri'(iiTM'id;ird li-s itihiiii-siL huîtres 
du btisslii de Parîi. Il cottsidf^rail le «ilniire de riiAlcau- 
l^iiiduii (-niiiiiH> fiirn»' pur In ri^union df deux a^si^eit 
d'tîuu duiicp si'|iiim's jiiir de* iii3rui>.s i|ui i-fpréxeiilciil les 
marnes verle». 

Ihiiis l;i mi'uw spiinrp, (:nn<il:iiil l'rtivoî'l Jinronça qu'il 
ailîiîl tnitr uni> iiniivclli' r.'\|dor<ilîuii di-ft eiivimus de 
C.liiUuau bmdoii. Il aviiil UMe ite voir les rt^sultals du 
puHs de Boiifïliiïny. 

Il rt:tuut-ua k la sabliOiT di* Kuleaii.iliiijlil |)riUauMi|M< : 

l'l|t. H: — Coupe Je la Sahdére 
tic fiiiteau 

I Terre vèitéldlc. . . 
3 Krauiiienls iJi» edlenire 
a IVtll 111 de marne v.rdfllre I 
i llani^ilt-'caieiilr'supLTlpnr, I 

Ml ris tn!»ll(« 

!> tvilt m ilPtublu M-ttUdre. > 

II Sdlile . 
Nodules < 

tôrP, wnics, f5(rilliim. ^ IpIf-^iâT 
Huîtres. Vénus. Nailo* 

a s.-iblc :ivi-o hiiiiit>s . . 

!) Marne lilanclic d'oppurenco 

d'eau douée 4 ponei-k 

10 Sabl<'Mnnerin*nnii<.vj<iiiniM, 3pl«xtB 

Puis II alla à Huutîlicuy. duid le jiuils lermiiif' iivail 
traverst'' les miicliKs suivunles : 




8 i>lfd.«. 



/■"V. - , ■ -^SE-', j/' ' Nodules (le eaUtnlre (itMlll- f 

\r.''-*- •-^' * tôrp. Wriles. nar<llHm.> 




m Bull. s-M'. (-.iVii. t\. p. an. 

|2| Hull. Siv. r.<^i>l. IX. p. K3. 



l£l - 

Caleiltn d'snu donco 1! pieds. 

Snhlo Jnunp 9 • 

Ur^s lilan<? 3 • 

Sftblf lilanc ... . , . 30 " 

CHlcalre snbloiinouv et l)laiic, criMalUn .... 5 ■ 

CnlcHln.' slili'eiix avec Lynin^'c*. PlanoilK'* el \ 

tiiliulurc" / 

Cdicniri: noir tiMlilo (" " 

CalcnlroBllIccOx J 

Silex roiilc'-* l't K^^» i'hIiiiï- 5 o 

Slirx niculldrlToriiii; dan» du calculrc tiiarQoux . 3 " 

Cralo fi ■■ 

123 pl<rtl!i. 

Coiivliiiil l'ii'Viv-l puliiiinnni'or à lii .Soi'iûtù (i^^ulu^i(|iR< 
ce fiiil i|ut lur (luiiiiail aiiii|ilOk>ineiil ruisuii en iiioiitiiinl 
lo L'<ik-Htre de Château -l^ainlim mus le snt)le i)e Fniil:ii- 
nchlpaii ('). 

Kniin, en 1M1. les iiin^ri'.» de IVxpItiiUiliuu lireiil voir, 
diins une t'arriére rli> <:hâleiiu-l«iiiiliin, la super position 
sur le i-jiîi'Jiirp PX[ilnil)' ilu r.-ilr.-iiie l'i fossiles riinriiis. f]iii> 
luus le<< g(-ulo{;uo>i rceuiiiiaissiiietil euinuie appurlciiant ii 
la base de.s Ktililes de Fontainebleau l*|. 

Ainsi se lerniinitil cptle lon$;iie iliseussion f[iii n'iiiii'nit 
[>iii< passionné aulaiU le? ^'i-olnjcue.'' p;i]'i>ieiis. si ik-ux elit'fs 
d'mile nVu-ssciil l'Ir en présenre. DeKe eirronsUmre, en 
nitillipllniil lesnb.serviilinns, appnrln de iinmbreiix doeu- 
nienl'^ pour lu ronn.ii^aDeeyi'riliiKiiiiie de ]ii p;»rtie sud du 
l>its>>in de l'iris; elle lit rrsser l'inei-rllhide ijnI n'^nail 
depuis IRKi sur l'il^e iipproxinialirdiiraleairedeCh^ileau- 
Liinflon. 

Tmileluis, l'iifîe absolu île ce ralniire êlail eneort' îneer- 
Uiin. On il vu que Conslanl l'nîvnsl, de Boys. M. Kaulin 
le divis}(ienl en deux assises dont l'inférieure rorrespon- 
ilrail au raleaire de (Jiiimpif;ny et de Vidvin el la supé- 
rieure au raleaire île [irle. 

Itl Bon. Soe. G*ol. Fr. IX. p. 327. 
iSi BUJI. Soc. 0('ol. l-r. Xll. |i, 3ftl. 



— ii4 — 

1^ rjirte K*'"lnni<|ii<^ <lér«illéfi le i-aitiHirtn loul enlier au 
r:ilr:iirp i|p HHr, M. Doiivilli' a n\[tosé les raisoiit* de wltc 
tti'teniMUfilioii. 

l'ri's (|p F»llt;ii|]rtiU>iiii. on voil.siir lps bonis ilp l:i Seim". 
un ralrnirp lir^i-|ii(nrmt> Iri'-i analogue l'i fflui ile Oham- 
pif^ny; il eslsiinnonlé piir les niam<>« verleti. puis par des 
iiiariip* tiUiriclie-' i|iii M-|HTM-iit*'nl le'alrairpilpBrieiPllM 
ruiilit'iitii-iil un liuni' ik' l'alniirf bleu avLV lu.'"'^! Ii*s. l'eiiiar- 
igiiablp pur son odeur tt'tide. A iiiesui-D i|U(.- l*on se dirige 
vei-s le sii'l [i;ii- l.'i viillée du Lninf;. Ip* nuiriips verles dimi- 
iinciit. le iMlrjiire liift-rteur devleril nioiiis i-yliiin*iil. et le» 
inarucfi suiiL'rii-iii-L's pn-niicnl If» raiiiclm-s d'un calcaire 
dur rompuct. I^h marnes verles disparaissent »ii sud de 
Pontnini'ldeiin el le^ ralcaii-es infi'rîeurs près dp Ncinourx, 
Ia'* r.ilriiirc» supérieure, seuls perisisleiil et soni super- 
pust-saux iiiiibles de l'iir^ile pl]isii(|ne. 



!>^ Théories sur la Formation du Bassin de Paris 



l'n savant n\is»\ KOnénittï^ateur c|ue lelail ConslHiil 
Fri'vo^l, ni- pouvait so livrer à louies ees éludi-s de dt-lail 
sur les ri»u''lips lerliiiires du tiiissin de Paris, sans eherrher 
il expItiiiiiT eutuEiionl elles s eliik'nt (oriiiée*. IhI priiiripalf 
dillirullé à son épmpie venait de ee ipie Ton Iruuvail dans 
l(!S mi'mns lieux desaKsit<e-'' reijiplip-'<flee(i(|niilesniarine!*. 
qui sYtaient eert;iinpmenl disposées dans la mer. allemnnl 
avec d'aulres, earactérinées par la présence de rui|uilles 
d'eau lioure et <|iii avouent dû «k loniier dans des lacj;. 

(hivier et llron^^niitrt avaient éti> coiiduits à adinetlro 
ipie la mer pI le* (ïaux iliiures sVtaienI succédées plusieurs 
fois dan>> l'emplacenitint du lias.sin de l*aris. 

Après la précipitation do la cniie. la mer se serait 
retirée une preniiên' fois, et les «ivilfri dw sol crétacé se 
seraient remplit'-» d'iirglIu.deïaMeuI de végétaux terrestre» 



iiiiit'nt's d;iii!i un liic |iar des IUhivl's, UieiiKil la mur fiernil 
l'oveiiue aveir d'aiitntâ liakilinils, dont I<>s di-pnnilli^it oui 
furnié le calralre gro«sier. Une nouvelle retraite de 
rOc**an ponnotlail i'i des ouu\ lactisiros di- d(?poscr ic 
h'j'iwe ; jinis la nier rfvenail de nnuvean jHtiir jirésider à 
la funnalioii t\es marnes à huîtres et des sables marins 
supi'TÎeiirs. Knfin. le h;issin sf Iniiisformait encore uav fuis 
eu un lac uii |irenaieiil uiiÎM-sance les ualcaires d'enu douce 
et les menlicres swpérienres, 

Tiivier ajouLiil : « <'.e sont vi"i altenialivcs qui me 
paniisseni mainlenant le pitittléme le |)lijs important !t 
résoudra, ou [lUiKM à liien délinir, ii bien cjiconscnre. far 
pour le r^jiouilre en entier, il faudrait découvrir la rause 
de OMév j-ne[nenl>, entreprise d'un» tout aiiIredidii^nlti^C). H 

Cette îiIl-l' dVriiL'rsions et de HutiuiL-r«iun« tiltenialivcSt 
i)iii parntt artuellement si logique «l si naturelle, <Jt»it 
nrrueillie îiver une leilaine délianee par tes géologues. 
Ih] H vu que queUiues uns s'^-laicnl di^maiidés si des 
itnimau<i d'eaii douée n'avaient pas |)u habiter dans le 
ni^me milieu que leti niollu»ques marins. On avait ornra 
nisv fies expériences pour s'en assurer, 

[teudiuil, qui emya il avoir reiicuniré. & Reauchamp, avec 
f'.iHel de l.anmont. un mélange de lussîles d'eau douce et de 
fossile» mariii-i, RVJiit lenlé. sans snerès, de faire vivn! des 
Lynniées el des l'hinurlies ilitii'v de l'eau, dont il augmentait 
graduellement la salure 

(ïonslanl Prévost lit remarquer que, quand nn'-nie ces 
expériences eussent réus-^î. elles n'auniienl pus levt! les 
dillieultés, rar, si les animaux d'eau douce ont vécu avec 
Je» animaux marins, « pourquoi, dit il, las trouvet on 
isolés ilans des couches distinetcs. •> Il ajoute que l'on n 
quelquefois reconnu dans une nii^nie couche im mélange 
de coquilles marines et de coi|uilles d'eau douce, niais 



11) DUeour» tar Ittt cieotutiont du globe. 



— lâi- 

»]on IVxaiiien «les rimm^lances wiiilile tl<!iiimili-ei- i|ue 
feu vxreptHiiis ruiitiriiii'iil )<i ri-^rli*. Ia- iiii-hiiittv :i lît-u ijan^ 
(les miirlM>>i ifuni? l'iiaisseiir peu foiisitliMiilfte ; il ii"e*l 
jiunni» en jMirlieti i'KnI«^ : le» Itnnot qui le pit^eiileiit suni 
ifï-s ^r<'s uu ili"i iiiitriK-s. rVM il diiv di-t U-i-niil*^ liifuMi^ 
el ite Innisiinrl. diiiil le l'ai'iicli-rD iiiiiiL-i'alut^u|ue n'esl ni 
(raii(-tieiii«iil iiiiiiiii. ni fi~.iii«-livii)t'nt «l'eau duure. En uulre 
ic iu(-laii);i> a lieu au paint riv contui'l de duux turrainti 
di«érpn1> ('). 

Tout eii (nUaiit ces rL-nian|iiP!j. Invui-alilosà lu liiéuriode 
Cuvier et di* Brun^fiiiiirl, (loiistanl Pré\'oitt n'était pas 
ronviillirn. Il wii;iil d.> ili'-rfiuvrir lui ili^ilie h Bn^lieux, 
duns un iiii^tiii' l>:iiii'. de- Lyinnée^. dt-s l'IiiiiurtR-» vl «les 
l'itluditie^. iuélHiiK<'!i av«cr des lï^rilvs, des ttUL-anles et 
d'niilrps (txiiiiiles iiuii'iiii-o. 

l^uotitTL*. i>f!^ pi'L-iiiiers ir.iviiux sur le-'ilossile^niariR^Etlu 
la lluKvaux-lîHnles iiv;iit>nl eu pour ellet de^'onipliqucr 
le pii)l)tt>iiie PU iiionti-iiTtl nu»; k*> iilk-i-uaiices dt's* iviuCbiw 
iiiariiu>< i-l ili-'i i-aii(-lii>> liirunli-es élHÎenl |)lu>i uuinbreutte^ 
etii'urt' i|ui- Bi'(inK>ii^i'l iieCavail .111 pimsi*. 

("«st pour éclaircii- »«;« douL«s (|u'il iiutri'pril ^lun étuile 
sur k-s <ialik;<s de IkiaiirliHntp ('). Il ret'cuiiiiil pruin|deiiieii1 
i|U(! dans i-e cjAs les iiKiuille* dfau dwin-ft ei les i-o(|uille« 
iiiarine-s !<ont dans les rouclic» dilk-runtes. Mais sur le 
dieniin de Punluisc à t-iM'i^y. il vit <laiis k> cii ladre grussk'r 
un lil i-untinu funni' diMiuuTpaiix île lakairK klaiir, i|ui 
nuii«eiileineulavaiirappari!m'4! luiuvi'ulu^jiiuvducaicaîrc 
d'eau duucv. mais em-uri! rcuk'rniuil d«s L.yuuiée«, des 



|Ii Sum/t noacel tij}empt< de ta r<itt»ion d« cin/uille« marine» 
f C de coquitUt JUieiatile* /ottiie» dan» le» même» eoaehei. 
Joufualilf I'liy8[i]u«. 1611. 

(!) Obif-Qation» tar les yréa ooqitUtv» de Bifiiuctiamp et «ur 
leimetansetdeeoqailUtiitarinet et fUioiatiles dont te» mfine» 
couehef. J'iurrial d<' L'hyHl'Iui.-, 1S2S. 



Uulîiiie», eti'. u Le fait le plum remiiri(iialile. njiiule ( il, 
et i[iii iric |)iiriiil n'avoir jiiis l'-lt- iiiilii|ur-, i-Vsl qu'un 
ti'oiivt iiii^l^ti dniis li'?i nii^iiies blocs Ul^s LyiiiuC'fs et ili.** 
rydu^luiiie^uvec ii«» Milliulite:* et quelques eiitpreinleM 
d'AiiilnillMirtîN ft i\v Crfirhiuni Injiijfiim. Toiiteloî* le 
inêlaii^i' iiL-sl ;)Ms iiiliiiur : Il-s Millioliti^M siitiihlL'iil liirmor 
des veines (jui m: iHiuiliviil ihins la \rMti liii calraire il'eau 
(luue«. Il Pi-^8 (le Triel. il Iruuvii les niâmes cak'uîres, iiiiiiM 
sans Lyuiiities. 

Cnnslanl l'rcvost lerniine son mémoire, par queli|UL-s 
I>aget« oit il clicrdie à expliquer les m^langC-s de coquilles 
iniirines el de coquille-'* d'etin douce. Il rii|ipe1le >a dcVtm 
verte de fossiles iniirins daui- If gypse de la Hutte aux 
(înrdes ; celle qu'il vient (le tiiire, d'une couche d'eau douce 
[|;ins les sables de lte<iucliaiii|i. << M y a donc, ilit il, plu 
sieurs alternatives do couches marines et de dé|«ils d'eau 
douce, avant de plisser de lu (oriufilion de calcaire crossier 
fi relie du gypse pi-opreinenl dit. h 

Les couches in;i|-îiies se cuin|icisiMit de siilile, il'ar^filf!, de 
marnes, (pli annoncenl un himi^porl. landi* que le* couches 
d'eau douce, plus hoinugèue» et plus crisl<illines, iudi(]uenl 
une précipitât ion lenle faite dans un uiilieu Ininquille. 

Cependant, il lui n'pn;;iiait d'admettre ces uumbreu.\ 
chanKemenls alternatifs d'eaux douces et d'eaux uiariD«9« 
dans le bassin de Paris. Voici l'hypothèse qui lui lut 
sugfiérée par la structure du calcaire de Cer^ty. 

Ut mer se soniit retiiée du hassin de Paris itpri'S avoir 
dépose le calcaire (irossier, uoii seuleuient au centre du 
bassin, mais sur ses bords élevés, (H-cupés aujourd'liut par 
hi pliiiiii; de Champaj^ne. l'n ^raud lac ityaul succédé à ht 
mer dautt le centre, du bassin, il s'y produisait des sédi- 
ments d'eau douce; des cours d'eau qui lavaient la craie 
pyrileuse de la lJianipa){iiey arrivaient chargés de suilute 
du chaux et laissaient dépoi^er le gyptw par lits plus vu 
moins cristallins. 




- I** 



A rvrluimet éfMque». il •4-|MiMliiisahil«><T«»ea< 



yajpir: le* nior l w narin*^. qoi -'r éUKM t o fû'^ Â^ 
l'é|ioi|iM il« dépûl ilur3lniinf[TtK«ier.teinitA»l«qWc^fl 
ntlraln^«a »»ec letip» l(>^«t(n H apjwrtcr- tlan* !*■ br, «è 1 
leur* (l«^*rta ■« IniutaifRl rnipllp« dan- ir* «nJîMval* | 
«l'eau (li*a4V. 

tlD n.tuniiall<taiu(r(rllPi'on''4'[>1i»nl1nl1ufDredel^ 
valûiii (ailt* à l>nrj'. r>jn-tiiiil Crrï«*l m df»*^pérail 
tlv ln>ii«»T un jour 'Iaw Ir» iii;ini»-s ilu fy\>*^ qi 
ltM4i|p de la rraiv nu nit'tnf <Ir Ipirain |4a<^ a&«-Msi. 

Il [MiniiMail ni<^nii-ilî-iHis4iii il<itint-r|>lu>-d'HaHtark! 
Ii)'pi»lli^-«f; il Meilciitiin'lnil '<il«^Ii>^!iilesroalraas(laB*l 
*siN<-< >>ii|irrii*tir> ih* <miiiI {uk rrux du raWirr çn» 
(Irh ImiiiI* ilii li»>i.-.in. miih-hp'' («r uni' ^mlr drbarl^. 

0» voit |Hiindrf ilaii- 1m HM'-nrie [irM'ileiilP |tlu«ieot 
lAéir» i|iie Oiti«tiiiil Fri*vri<tl LiMiliniia ù «."areyf^r tuule 
vie:la c<>nManc4> lie t'Hal. »oil marin, suit Urustre, iTiin 
lUHiiiii niutKrr lu n:iliire di-' di'-fM'ils. IViilniliir'nient desj 
to*n\ii^annens par U-» rouranls, rrsi<iIflK'i? dir bo riafcrâj 
qui «e iléverwnt Ici un« dann Ifs nuires. 

Mai> il irlHil loin ili- Ivriir eiimrvAr^^ th^nrivs: tl ili.'^il,] 
aviinl di- préM-nlcr son liy|mlliiT«e : " Ti»u* re* (ails lai.v.'^nL 
un liianifi libre aux ronjn-tun's cl. «'ils np suni [w» a? 
nontlireux |»our |*i-rnif^Ui-i* d'élahlir encore de* Ihéorifs 
KÛreH, je (wniie qu'il iil- |i<^uI t-lrc dangereux île tiasanter 
fliiel(|ue« itupiiiw^ilnnh ft leur sujet ; eWes seniruiil au moins 
b (cruuper |iro visai reincnt l<^ (dtservations, ft luire voir le 
lacunes ei U tracer lu nmtc [lour de nouvelles rwheit'liec. 
C.'c^t ain<il quv je nuisiiJêre ) 'ex {dira lion liyputh<-lique que 
Je val« es>^yer de donner et eunh-e laquelle je serai 
premier ii eherrhcr rie» otijecliuii): i«>ur lui en suhsliloer ' 
d'autres. Jusqu'il ce qu'enfin In vérité se di'4'HUvre ». 

Il tenuinuil piireelte Hiilre plu-ase «'clément caraet^n« 
liqitc de Hon esprit invenlil e( éeleelique : m Je «-aÎDS de 




- Ii9 - 

nBm'êtrP ijue trop nvanpé sur le sol, peu KÛr des liypo- 
lli^ses ; je vpiix seiilfiincnl faire voir pu terminant qu'fl 
n'est paa saoa utUflé d'eu (aire queIi)ue(ols, puisqu'elles 
pré parc rit à di' nouvelles n'Clii-rflics, Ko et!el. si cplle 
que j'ai i-misi^ p.'it (omtée. si le^ gr^-^ marins du SODiniet 
de .Moiilniîirlre peuvent élre consitit'rés comme des 
sédimenlb reitiaiiic^s «t déplarô-i de l'anrienne mer r]ui 
.ivail loriné le calcaire ^mssier. il» devroul renfermer les 
intimes espiVes de L-oquilles t[uo rc dernier, ("est pour 
ërlaiieir re point importani (]ue j'ai enlreprîs un ti-avail 
spéi-ial (|ui exigera du letups cl igui a jiour but ta cunipa 
raison e\arle des fossiles des ileiix formiitions. Je suis 
forci?, pour résoudre le problème, de recueillir moi-même 
ces fossiles, pai-ce c[uo. dans luules les collections, ils oui 
Hé confondus sons la dénomination jipnêralc de coquilles 
des cnvimus de Paris ». 

On verra plus loin comment ('onsiant Prévost avait 
applii|ui^la piiléoutologie ù la reconnaissance des couche:; 
terliaires les plus rifrentes, M avait i\^)h signalé les difté- 
reuces entre la faune marine supérieure »u grypse et la 
faune marine intérieure, cl l'on pourrait •■'étonner de ses 
hésitations sur le même point, si on ne siivail que M. de 
Tristan venait de découvrir les (jifes fossilifères d*Klampes. 
Constant Prévost ju^^ail probatdcment utile de faire leur 
étude avant de se prononcer. 

1.1 ni^me année I8âl . il lisait il la Société l'hilumalique 
une note (') quia|iporlait un nouvel argument en faveur 
de sa lliéoric. 

11 cite la découverte qu'il a (aile dans un bassin d'eaux 
Iberniales sulfureuses, à Baden (.\utriche|,de deux «spéces 
de mollusques : une Nénline et une Ménalopside. H rnp- 

ilf Uiill. S(H-. Phllouialiqiio. 1821 p. 136 ot t37: M6m, de la Soc. 
d'Histoire Naturelle I p. IM, (1823). 

» 



i 



— 130 — 

pelle qui' celle aâsuciflliuii d'une NVriline et d'une Méoa- 
lopsicle se i-enriinh-p dans li-s rouclie« iiyrileuses des 
liguileisii Uiepjie, A Soi-*s<His, U Kp«rnay, et dans l'Ile de 
Wighl. Cv» itiiViiics couche» [lynteusus contiennent à la 
partie supt-rieiire un mL'Iiiniie de t-uquîlles tniinoes el 
d'«au doure. ('itn.'«lfinl l'révosl en mncUil que It! uiélan^ 
a eu lieu par le Ininspurt vIuIl-hI et .iccideulid de^ pru 
(luctions m.inne» d»ns des eaux où vivaient lnnt[uîllp- 
nicut des mullusigucs Uirusti'es. 

Sous quelle inlluuure Con^flant Pn'vosl iiio<Iilia-l-ll ses 
idées? Hien ne permet de le reroiiimltre. Le lait est qu'en 
1827 il lui à l'Aciidi^niie de* Srienres un Iobr nWmoire 
qui avait d^jà l'Ii* ii-sunii'- dans Ifi Bulletin de la Snc.ii^lt- 
pliilonialique poui- \H£>, el qui parut in extenso dans le 
tome IV de» Mémoires de la Société d'Histoire naturelle 
de Paris. Le titre porte : Esmi lur In fomiatinii t/ra trrraint 
In'liail'rs dfs niriiwis île l'aris. 

U pose comme principe la doctrine des ruut<es arluelle$, 
et il ehereiie à eu faire une appiicalion à ta lorniatiun des 
terrains de l'aris. 

En l'absence de documents «ur le tond de la mer, sur 
les rapports qui existent uiVessai renient entre la disposi- 
tion, lu nature, la manii'ro d'iMre des divers di^pAts qui s'y 
produisent d'une part, lu forme gén-riilc des tiassJns. 
le contour îles cAtes. la composition de» falaises, le» diverses 
l>rofoudeurs cl te mouvement de<i e^iux d'autre |Kin, il 
rlierclie à y suppléer par quelques conjectures rationnelles. 

11 diriiïe donc ses inveNlifïalions sur la partie du canal 
de Ui Manclie comprise entre le Pas-dc-CaliiU el la 
presqu'île du Coteutiu. 

Kntrc Douvres et Calais, le fond de la mer est Ji vlngl 
brasses environ ; vers la mer du \ord. la j)rofondeuraug- 
raenle par une pente douce; il en est de mt^nie vers le S.-O. 
où la profondeur alleinl trente sis brairses, entre Klnples 



1 



— 131 — 

ot HastiDgg : puU le Toml uti roR-vc Je nmatèrti fi ne pliis 
nvi)ir(|iit; viiip;t-i'inr| lirasseisau maxiinuni entre l)iep|)i^ et 
Uri^litui) ; nu ileli'i In peiile ati^'tiicute ^rai]uelleiiR>ul. 

Il y a (loQr deux ilit;ue(i suus marines enli-e l.i mer ilu 
NonI el la mer de l:i ManclK'. l'une vis îi vis ilv Cillais ut 
l'iiulrc vis à vis de Dieppe. 

l'n abaissement du niveau de Ici nier atteignant viufit 
tuasses sépai-Lrait ta Hier du NunI de la iiiei- de la 
Manche, en réunissant la France à l'Aufileterrc eulro 
(Valais el Douvre;-, formant ainsi deux (julles séparés par 
un i^tlime. Ai In mer baissait de eim( brasses en plus, 
une scc-unde cummunicalion s'élablirait de Dieppe à 
Brighlnn et t'espace entre les deux istlimen deviendrait 
un lac. i( V.Kl aperçu, dit-il, sullit piiunnunlnM- eomment 
les circonstances peuvent varier en un niiïnie lieu, pur 
HUite d'un événement simple eu lui mi.Vme. m 

Cassant 'i l'ex-imen des pliL'nonit''ne>i|iii>e fiioduiraiout 
dans le bassin acluel de la Muncliu. l^iustaut l'révost 
signale les ébmilemenls des falaises de la côte anglaise, 
le délayeinenl et l'usure de leurs diïbiis, la sédimentation 
des niatii'ren munies (pii en proviennent, renfouisscment 
de» dépouilles des aiiiiiiaiix marins mudernes, auxquels 
se trouvent puut-<^lrc mélanges quel(]ues fossiles de la 
eraie provenant de>^ (alaises, n'iiulre part, sur In ci'ile Iran- 
Vaiso, la Seiui' apporte du limon, du sable, des bois, des 
cadavres tlnllants, des m»llusi|ues terrestres vu d'eau 
douce. 

.\insi, simullanéilé de dépôts, les uns purement marins 
sur la cùUf anglaise, les autres fluviatiles sur la ccVle frun- 
vaise. Au centre du bassin, les deux dépôts doivent se 
mêler, s'enlafcr el alterner. 

Supposon.s maiulenant un abaissement de la mer (|ui 
atteigne vingt cinq brasses t-l qui pai* (.■onsêquenl Iraus- 
forme en lac l'intervalle compris entre les deux digues. 




— 132 



Sur oHipnibÉMitteltïIroiles, sVlùTemieut de louRut-s 
duiies rie snble ; plu» lard le veut ou dus lames impé 
tueuses pmirraiPiil pousser oe sabl« des duriez ou df:* 
portions de ht dr^'ue elle iiti>mfr Aitif^ le lar, (jut se Irou- 
verail pi-ogressivemeiii comlilé de mbles marins. 

La Simiiiii^ el daulres pelile^ rivières conliutiant à y 
apporter de» limons argileux, il s'y lurmcniit un sol 
mari^cagi'ux où tes plantes se di^veluppcniienl. l'endnnt re 
temps des ptit'miiiit''ne-s de sr-dinionlnlîun marine auronl 
lieu dan» les deux i:utfrs voisins el leurs dt'|M>ts seront 
contemporains de eeii\ <|iii sont formés au ni^me nlvenu 
dans le» eaux lai'u^ti-c^;. 

("usi surcets suppositions. lopi(|iics i)eul Hiv. mais qui 
ne sont fondées sur iiuruiie obM'rvnlion direcle. «lue 
Contilant Prévoit base une explicaliou de la luniialiou 
des terrains des environs de l'aris. 

1^ <Taie blanche esl ii ses yeux un d^pAt pèlapif|ue, 
(unm- loin des rivajïes, dans une mer Ininquilte et 
profonde. La blancheur. l'bunio^iJnéiti^, \a ténuité de5 
Knitns lui en fournil mit' prLMiiii'-rt- prLMive. II voit encore 
des ramctères ju'-laiiiipies ilans la rareté des pastémpodes, 
dans l'abondance de» Inocérauiex, <]ui n'existent pa» sur 
nos rivages, dans la préscmv des Terébratules. dt'« 
Uiirsins, animaux ii axfiiilles légères et llnltantes après In 
mort de l'animal, des Beleiunites, céphalu|iodes nageurs, 
(|ui s'aventurent dans la baute mer. 

Pendant ijue de la craie blanche pélagienne se déposait 
à l'aris. il devait se former sur les bords du bassiu des 
conchee de craie liflorale, telles que la rraie tulleau el la 
craie clilorîlée. u Je jmis piinillre commetlrp une erreur, 
dit-il, el ne pa> lonuaiire k'.'* riijiport* d'âge que l'on a 
attribué iiux trois variétés de craie; je sais bien que l'on 
regarde 1» craie blanche comme supérieure aux deux 
autres et par conséquent comme formée après elles ; mais 



1 



-133- 



(les observa lion» ui'uiit presque dt'iiiOQln^ cju'il (ullait 
«lisliiitïui'c lii jf'^xi'onii^ iiifi^rieure à U crait' blanche, de 
1» $;laiiroiiie lilUirnle qui lui paI t'onlempor.iine. u Quelles 
suni ce» «bserviiliuiis? Ou iiVii Imuve iiucuiiu triictt tl<ius 
se* Holes. Kii loua cas, H Kerait (at'il« d'en rîler. La craie 
■^latironiinisc iln |i!iys 'Ift Him-vp pn^Piile (nus tes caraf- 
li'iTs tiiiiirraloKifiufs ik- la ^lauruiiii* irilcirirurp â la craie 
lilniH'hp H L'epi'iulatil elle est de l'àpe de la rraie hlanftie, 
riir elli' i^ii rPiilenne les (^w^iips. 

Les pieiiiiers dépi'iU que l'uu reiieoiilre riatiK le>> anfrar- 
tiiosités de la craie. suiildcK silex lirisés, de l'ar^file plus ou 
iiKiin» pure, du sable et du «i-M, lou.s nialériaux variables» 
peu de (Ihtaine.iuélaiiKésde purlionsd'iirbres.deroqiiill»» 
elirussenietit.'i d'animaux (|ui vivaient soit dansiez lleuve.«, 
soit U leur emlioucliure ; le elinn^enient dau» les di^pfMs 
aininncc ini flianiîenii-nt dnns les rausL's, On poiil supposer 
que la mer s'esl i-etin-e toiil à lait pour»?lie rein|iiae<>e par 
deseau.\d(Hi«esuusiHii)lL'iuent(|uesonniveaus"eslabaiMsé 
er que lp-« formations oui cessé d'<Mre pélagiennes ; les 
lU'uve*. qui avaienl primitivenienl une autre direction, 
«oui venus clL'ljiiucbcr daus legolleel lui iqqiorler le Iribul 
lies conliiient», flonstant l'révosi aeceple la seconde hypn- 
Ibi^se parcf (lue ce dépiM. de transport est recouvert par 
|ilusdf (Hlit pii'ils de si^diuients marins ulti'rieurs. parce 
que les couches de nii^mc ilge disposées à l'extrêmilé 
iinttliiise du bassin euutiennenl des fossiles marins. Donc, 
pendant qu'il se pruduisail Hur la r6le anglaise dt>« dépôts 
purement marins, sur t» cdie franr;aisc de grands lleuves 
fléb<tucba(ent dans In nier et leur^eaiix cbargêes de sédi- 
ments et cie débris organiques terrestre* s'iMeudaienl sur 
un large espace sans se nu'Ianger aux eaux salées. 

On admet artuellenienl <|u'il y a eu éinersiou }^én«!-ralc 
ou presque générale ilu bassin de l'aris entre le dépôt de 
la cruie et celui des terraius tertiaires. On se base sur le 



— 134 — 

ravinpmpnl de la surldc* crayeuse. *iir le ditrri»!ien)?Dl 
(lu liuur ^upi'rieiii' (te Ih craii^. sur Ip.4 (ragmenis ili> fraîp 
ilurc <>t ck' sWex brhé». qui Me n>nrcinlrenl i'i la Ikisp iIi- 
l'ai^ile plastique. Honi^lnni Prévost a vu ti>ul ces fatl8. Il 
iflsMffnale. mai>i il sf liuroo à l'oiirliiri' iju'il y a fit un 
inli-TvalIr (le lemps cntiv lu ransitlidalion de ta craie el le 
(lé|»Al (tes roiirhes Iprtiairi'-'*. 

Par iiii alKiissifnK'iil I(uijuiirs çiraduédc^ faux, la haie 
iarKemenloiivcrlp vers In menlu Niiitl. ** IniDeformail en 
unelaruuPsauiHAlreiiiii oiu-uiiimiiiii(|iiail plus avec la mer 
que par d'étroites ouvertures. Osl ainrs tf ue !* form<>rpnt 
dp nouveaux di^prttw : ar^iile. .ialilp el cal(*aire sni^sTcr 
glaïu'uiiit'iix. (tl(Il^rCltts dans If?" tlivers puinis ilu lm»mrti. 
suivant In nature des rives el île la diroetiun «les rour> 
dVau. 

l'nt^ nouvellt? p(?ri(Kle nirrespond aux trois InrmRlînnsI 
ronlempnraines du ralcaii'Piiirossiersupi^rieur. dn cnIraireJ 
«ilicoiix el du irypse, noniilanl Pn^vo'^t trouve comnie 
preuves d<> ia siumllani^ilé de re'i <l^p<Ms les allernanres_ 
de couehes marines dans le jjypse de la Huile aux llardi: 
et (11) ratrafrc d'eau douée dans Ip oaleairc grussier àj 
Cerfry, et A Vaufïirnrd. 

Le caleaire ^'fossier s'a(H'uniulai) au nord de l'estuaire,] 
du i^tf^où il ronitnuDii|uail avec la mer ilii NonI ; lepyps 
était appnrli* par un court dVnu venant ûc l'est. I.'ii aulre.1 
fleuve, iloiil la source ('lait plus ('■loisnée vers le sud, tra-i 
verrait plusieurs lacs ^lev^ de l'.Auvergiie, (tans Ie,s4|uelsj 
il déposait les si'rlimenls itrossiers et n'apportait dans 
basïtn de l'aris ()ue (fes partirules d'une grande Tmesse,] 
(ficaires et silieeuses. presiiue luujour* semblalde* etj 
qui ont produit des candies puisitanles et homonpiies, 

A ee« ilivers di^jirtts suret^denl un nfinit>re infini de ll(« 
d*ar)ïile. de inarni', de ealeairc i|ui indiquent que les eauxj 
ont été trnuhléps et que de nouveaux matériaux ont éti 



1 



— !35 - 

mis à leur (li.ip(K>itioii. Plu^'ieurs lil!< d'IluitreM. quelque- 
fois s^pHrfo, rommi! à Mont m a rire, par un lil ralraire 
ri'mpliilc l'Ianorhes rI rie l,ymni*ps, iiiiiKi ijnp (]ps dt^hris 
uunibri^u\ lIc puisHuns marin» loiil prt.^iiiiier que tous ca 
malériHux. ûtraiigers les uns aux aulre«, pniviimnent de 
(li^lirtts pins aiicipiis t.\ ont Ho violeinnifint pninitnés ilaus 
Ir lia^sin on un hip» (li> leinpis nsnet rourl. Ce Miornvnt de 
tt'uubie nuraileii pour rt^sultat le reniauivtuenl cle.s dt'brls 
(li'posiis sur (Iph livagp* tnîirins pl leur mélange avec 
île la marne f^l <les fussile» lluvialJlcs. 

Par suU« de ral>Hisw*niPnl sucwssit dBs «aux, les liauls 
londs de la Pirsirdip el de l'Arloi^ onl été mis à décou- 
verl; ii< onl ronsljlui' un i^Miiiic converl de dune» enlr» 
11' liir de la Seine i-l la mer île l'Aileniagne, 

l'n jour, une irnipitnn de cette mer. dontlenlveau était 
jdnsélevt^riTit:' relui du tac. y a entraîné le Haliledesdune*, 
i|ui il donné naissance au sahle et prés niarius sujiérieurs. 
1^ lac fut comblé et transformé en un marérage où se 
déposèrent k-s nieuUiTPS el le rjil(!aire flVau douce supé- 
rieur: enlîn les eaux diluviennes, desrendani des monta- 
gnes du S-E., vinrent raviver les jilaiucs marécageuse» cl 
fai;ouni''ri^nt le su) aeiuel. 

i'endani Inule su vie, malgré les progrès de ta science, 
C^tnslant l'réviist maintint sa théorie, (i'élail le sujet de 
la plupart de ses observations A la Société tïéologique; 
qu'il lui queslion du gyp!«e. tlc-s meulières, du calr^-)ire 
d'eau douce, du calcaire grossier, de l'argile plastique, 
toujours arrivai) la théorie des afllucnts. des enchevê- 
trements titf couches. 

Ia diitcussion sur les Liguites du Soissonnais l'amena â 
cxpuM>rDoniltrede fois son hypothèse ('). Il pensait que ces 
dépâtn charlnmoeux avaient été formés par des tieuves 



tt) Biilt. Soc Cîeol. de Fr. 1* SM*. VUI, p. 76-77 lt836l ; XI. p. 88 

itsaï) ; i* STi», II, p, U6: vu, p. su ii8»i. 



— 136 - 

wrliaient dans l'eslitHiru fuiriï^k'u vn m^me IPififS" 
que la hut déiKitsil à peu «le disliiiice le calaûre (frossiiT. 
et (]ue d'autres eaux vetiant du ruiiliucul y appurlaioni le 
palraii'e siliceux. Ia-s diverses rodicii s*eiic;lie%-étra ipnl el 
s'»viinciii('ul j'IuK ou moins loin diiiis une dii'e<Tlinn. .«uiviiul 
qu'une lie ces rauses iiri'duDiiiiHÎI sur les aulrtt». Il t'tail 
ainiti conduit h rejeler toute idée deeliHngfinioul.succesiiit 
dans la uature de» eaux qui ont rouvert le t>»<«sin île l'uri*'. 

A l;i séjinre du la juin I8.'l.s )i|. il piéscuta uti tal»le»u 
el un plan imliiiuanl les rapitorls des iliversex form»ttr>n« 
tertiaire;;. Os la ldeau\ tliéuri<[ues tétaient Hppiiyéssurrinrf 
coupes traversant le bassin dans pUisieui's directiuits. 

Peut-on comprendre ()u'un lionimi- de lion sens \iar 
exoellenre, un f;Mlo};ue qui avait dt'jà donniï tant de 
preuves Je ïon talent d'observation, eu vienne â imoKinor, 
au nom des causes aetuellfs. une lliéorie qu'il qualifie de 
roman historique, mais qui n'e^it réellement qu'un véri- 
taille fonte de fées. 

Il n'y a pas ii rhereher à excui^er Coniitaiit Prévost. Kn 
faisant, sous prétexte de science, une œuvre de pure imagi- 
niition. il a redi^ aux lialiitudes dt; sa jeimesse, d'une 
éjïftque où les giïolo^ues aimaient encore ù i-onslruire dejt 
ttii'urie!'^ de toute pièce, «ur quelques tait» bien observas, 
mais trop peu nombreux pour |»ouvoU'tMre reliés ensemble. 

C'était riici'ilaKe que leur avaient l^suè BulTon, de Luc. 
1.1e iHiniétlicrie el bien 'l'autre». En un mol, il ùlail de 
soti temps ; d'Omalins d'Iliilluy. son coutenipuruin. n'était 
pas moin!* prodijjue de théories, ni moins leiiace i le^ 
ilcleudre, 

tes erreurs de Constant Prévost et de d'Omalins ont élél 
titileN à la Seienre ;ellesolaienl si graves que leurs ^urces-j 
seurs oui compris le danger des );éQér»lis»ti»us prûma- 



II) Bail. soc. G«ot. I.X. p. 329 (laSB). 



- 137 - 

turées. Ils se sont mis à l'étude détaillée des faits ; ils ont 
multiplié les observations et nous ont laissé un trésor de 
(lucuiiienls, dont nous pouvons maintenant tirer parti pour 
la synthèse. 

Il y a lieu tonielois <le se demander comment Constant 
Fiévost a été conduit à concevoir la théorie (|ui vient 
d'être exposée. Il est évident <iu'il lui manquait comme ;i 
tous ses l'ontemporain.s, une notion (|ui imprègne nos 
raisonnements actuels, sans même que nous en ayons 
coJiKcience ; c'est la notion de la durée cundsidéral)le 
des temps géologiques. 

L'idée qu'il se forme de l'Iiistoire géologique du bassin 
<lc l'aris est celle d'un diame en cinq tableaux, et en 
cela encore, il était d'accord avec ses contemporains ; 
Cuvier et Brongniart n'y voyaient guère autre chose. 



CHAl'ITRK IV 

srit La XOK-tirBMKItftrilN ITKKATIVC 
DES TO.S-nxK.XTS ET SUB LES APrUKSTS. 

OniGINK DE LA UOIILLÏL 



l.'E**'i' sur lu fiinmilnui tli'^ Irrrinti* ik l'iirin, doul il vi<?u( 
dï'It'L' ({uesliuii. n'êliiit qun l<i qiiiilriéiiic jiarlie el l'uminc 
l'appliraliaii d'un griinii litiviiil dont lit deuxième el la 
Imisi^-iue iKirlic dc vlroiit jamais le jour. Cjuant ù la 
[ireinU-ri' jjarlii!. lue h l'Acadciiiie ik-s Sc-ifiii'cs dans les 
séiinrcs du !l juin |Si7. elle (ul |)iiljii(^e eu ISj8, en niéine 
temjis t|uv la (|Uii trié nie. dans le luine IV de» Mémoires 
do la Société d'Ilistoin- naliirËllH M), puis r^iiiipriiiiôc à 
tiituveiiii, 011 volume à parti"). Sx une époque i nd et lt minée, 
mais qui est poslérieuru k 1833. Celle réimpression porte 
des nolHs nombre use», uû «k; trwuvenl dévelopiiées certaines 
idées ijui aumicnl pris [dace dans la deuxième «l la 

|l)M«in.(lelBSool«^ti>cl-lll«ltf1rcNslui'Clîoitr i>iirl».l. IV, p. lig. 
3U(18»|. 
|St fiotitment» pour fkittoirg de» terrain» tertiatret- 



— m - 

Irnisii'-iiie pnrtîe. I^e mémoire est inlilulé : Us ronHnenlx 
irclneh miiils MA pluxirnrx rfprisfs suhnu^rgf's par lu mer f 

l.'intradiK'tioii t-sl un |iliii<[(iyL<r en la\Tiir ik> 1^ Itiéorie 
ilp<i f;iti!ip> iirtiiplli's ; il en a i>têi|iii>sli(ni )j|us haut ('|- 

Dans lii |n-einii-rp |iarlie. Hon^laiil l'r^vost examina les 
c;ons(^tiii£>iift's ijnr rtiii iloil iléiliiirt- ili- IV-linii' i\t:< {ossiii's. 
It i-Jijjpplli' que la vue iIps ('(Kjiiitlt'K fufisili."* diins |p sol, 
à rinli'ripur des terres, r^mdiiisil les jïi^lnf;ueH à recon* 
iiaUrf f|ui' la riicravjiîl coiiverl k« ninlineiils. l,pur Hmiv 
plus ;il1i;iilivc riHêlii IVxîstenfp d'i^lres toutii fait in- 
connus, uu. <iu m(iin.«,(liITiTent--* de veux qui vivent (te nus 
jaiirx. On (ut en uiitro rnndiiil a rerannalli-e que rerUiins 
de rcs IuskIIp^ .ivairnt vécu sur lorre, que ri'antrfs 
nvaieni liahili^la mer, et que qtielqrieïi-Tins avnient rertni 
ncment v^ru diin»; les eaus douces. Cou»t»nl Pn'vost lit 
valoir rini|iorlanrr- ri'nnn seniblabli' «Itserv^lion (inur 
l'hisliiire de la (irnn.itiim de la terre, el il en r!i|ijmrta tout 
riionneur it Bnincni <>■'!. qui. te premier, insista »ur Ih 
mVcs'iiili' (!(.■ distiiifruer les drinits d'eau douée, dans sou 
nu-moire inttliilê : Sur lex lermuit ijui jiiiniiMfiii nroir été 
formés .miiH l'fnn lioure (*|. 

A res dfux classes di»tin«.-les de niehes. re-lles qui 
(■«nliennonl des (o'^siles exclusivement niiirin.s et celles 
qui ne renlernienl que de« lossile* liViui douce, Coustiint 
l'rf^vost iiro|Ki»a d'.idjuiudiv une lruî»ii-mu rlci»^sc pour les 
rorhes i[ui ollrenl des mélanFre» de inquilles niariiie» et 
ileiToqndlçs cIVau douce el doul li'." caratlL-res minera 
logiques ne »onl ni ceux des sMinienls liK'UNtres, ui ceux 
des sivlimenls marins. 

11 y ranjjieiiil non senlenieni huiles le.s iicenmnialinns 
produiles par des déliiUles passagères, lelles que les 

IHCbap. Ui>. il. 

12) Ann. MuBAum. jullkt. I. .\V. p. U7. 1810. 




l)m'he«, maiti toutes les alluvinns et attemii^emenlji 
()t'|iosés par Ips lleiives. soit sur loiirs rives, »uil k liîur 
eiiilioui'liui'e, M)il enliii ^ur un lutid |ilu!> ou iiiuiD^ éloi(in(' 
tli- Ih mer. c'est-à-tlîri' toiihîs les nK'li<'f< détritiques. Il ne 
luisHail [i;irini les (ormalinns fmnrlienionl miirine^, rfue 
Ips riili'iiire»'. S'il voulail ilire i|ue k-s snhiv» cl les ar}rilL<s 
i)ui H.Mlé|iUKi'Ml riiiiiv lii mur priivU-iuiciH urifiiniiimiirnl 
du lavante ilos rnnlinents, il a |>arf;iili?iiu>iil raisnn : inai?t 
il en i>^t âi'. iii^nii' ilu r:ilrinrt>. I,i' «'urliunnl^ ■!<■ fliiiiix 
produit p'ir Iri dêcuiiipusitiiiii dus tiiciifs k-lds|)<itliiquns 
t^asiqueN csl porté k ta mer h l'état <1<! di»AoIuiii)ii iliin» 
k's eaux lies lleuve* i-uiiuiie l'argile t^t le ^aklo y M»ni 
ap|H>rlés fil suspcriiKioii. Il est vrai ipie le premier passe, 
»vanl .«a i^édiiiientatiiiii. par l'iutermédiairp des eorps nr;::ii- 
nisé* : iriiilliisques, coraux, foiiiiiiiiii(iTe,< qui l'alworlwiit. 
en cuiisirui-seiit leurs cuquilles cl le. tiwnt quelquefuis 
tiien loin de snn pniiil rrorî^ine. Mais l'arpile. le sahlo 
peuvent iMi-e entraiot's par les eouranl», rouli^s par le» 
vatjui's. et portés aussi très loin de l'em buncliure qui tes a 
versés dans la mer. 

La dislincliou étaMii- \v.\v Ciinstaut l'révost esl (ondée ; 
elle e^t utile, à la i-ondition ((u'iin la liiniteni :ui\ ruelles 
qui, par leur.s fossiles, démontrent la proximité d'un ^niiid 
afflueut . 

On objeelail fi Constant Prévost que le« eiHjuine'» lliivia 
tiles el lacustres de re.s dépiMs tlu via marins étaient 
entières., malgré leur délicatesse et ne (turtaienl aurune 
trace d*usure. 

Il répondait ; » I.ps rnquilles marines déposées sur les 
Hvape..*sont entién'*, liieii qu'elles aient sulii l'inlliienee 
du roulis; les lymiiées, que l'on reneonlre aveedes fossiles 
marins à rrrijsnnn, ;i Reaneliamps, ete.. ne isonl |ki); 
I)rii*ée8, Itien qu'elles aient évideninient été transportées. 
|)uisqu'elleti si^ trouvent avec des coquilles niarincs; \vs 




- 141 - 



ossemonts *ln ^jTise, les feiiill(>s ds plantes lerrestrw ont 
Niihi lia lraii!>iiui'l vt t'uiiondaiil «^uiil bioii LUiisLTvt'os. 

Ou lui HVHit objecté que si des couche<i qui renfermant 
un iiR^kiiiKC '•<■ rnipiillps mnrine^ el de roqiiillp* d'eau 
dourc |iouviiicnt sVtrt.' di'jiost-es duns uni- mer. im ne 
devait pas élpudre la nn^nie ccmchision, roinnie il l'avait 
tait, à des dépOt-7> qui ne conlleiinenl que des ruquilles 
d'eau douce. Il rf'poiidil que d^ibord rrs couches d'ea» 
douce inlercab'Oi dnns îles foniinlinns iiiarîneH sont géné- 
ralement de j>eu d'<^(en(lue, (ju'en «eeund lieu tea vaux des 
;;niiidK neuves parviennent au loin dans l'Océan shus se 
mélanj^'er an\ eiiii\ iii;irine>. Le? animaux marins (nient 
ee« cauv pleines de troubles, île sorte ({ue leurs dé[H)uilles 
nesoni pas miHées aux coquilles terrestres et flnvîatiles 
qu'apporte la rivîcre. 

Il exposait en second lieu le système de Cnvier et de 
Brunpniart sur les irruptions multipliées de In mer dans 
le bassin de Paris, .\vant de le conibiitlro. il dcliiiit ec 
qu'il fiint entendre |»ar res irruptions. Il ne s*a|;it pus 
d'un év^nemeul local par lequel des terre^i Iwsses auraient 
été submergées, lors do la rupture des digues <]ui les 
séparaient du bassin des mers; il ne s'iigil pas non plus 
d'une ^nbmei'sinn pi)ssii»i'-re causée par le déversement 
d'un bassin supérieur dans un bassin inléricur. I^s irrup 
tiimsde la mer.dans lesystcniedeCuvicreldeBronîîniarl. 
consistent en ce i|ue la mer, après avoir quitté un point 
qu'elle occupait depuis longtemps et 9'étre abaissée de 
plusieurs centaines de uif-lres. s'est élevée de nouveau, 
après uu long intervalle sur le premier point abandonné, 
qui était devenu le séjour d'animaux terrestres. KIley est 
restée assez lon^^temps jiour que [dusieurs );énérations 
d'êtres marins se soient pro](iigées sur le sol envabi. 

Constaut Prévost examine ce qui doit arriver dans une 
pareille hypothèse. 



Si la mer se retire, »i l'eLcJi-oil qu'elle omiiuiil passe à 
l'i^lHt de l'ont iiu-ril. il s'y jiroduini les |iliùiiuiii(-iies qui 
s'iiriHtmplitiiteiil ac-lunllemeiit !>ur leis L'uuliiiiitit» : î-rusiuii, 
rHviiiement par lesi eaux pluviales pro'hirliim «l'un sol 
viV<-l'>l- <li-v(.>lo|qif'iiii^iil lie plyutes i-1 iraniiiiauv. furiiiution 
(le Iprrpiiu i>t ili* luiirltiiTeti. l'iie noiivt'lli; ti'ni)iliuii de la 
mer in^ jtiiurra dtMruîre ton» ces veMif^s du ronlîncat ; 
file ravagera la surfaoc des «oucht'S sous j;i(-eiitc«, uiaU 
elle n'elTafpni ]ia« his truccîs iU'h ravinements rantineiiliiux, 
elle m- Imlayera juis iiji(i])liU'iuenl l'iiurieu sul vi^^étal, 
ellcu'ctupurtui'ii pai^ d'une niuiitère absolue le resle des 
fnri'Is. 

l>r, dit Conslanl Pr<ivi)*t. quiind une foinialîoD marine 
recouvre une foruiatiuii d'eau douce, uu voJl toujour» uue 
lifînH (le sêpaniliun nette cl Iiieri Imnchée, Les )>reuHers 
lits qui renferment des i'oi|uilleH niitriiies reposent inim*^- 
dialenicid sur des lils d'eiiu douce ([ui ne |niraift^enl avoir 
Hé uullL'iiieul déniufnjs. Mi>uiu, dau» lieiiucouji de ca», la 
nature mincralo;iii|nc des pi-emiers ili^pAls marins ne 
dillére pa^dtMclle lies ilii|inl.-. d'eau douce qu'ils recouvreul. 
I*ar consétiuenl. quand des eHUX sbIcks succédèrent â dett 
eau\ douces, dan» un Ui^ttiin, le renipliicemeat s'e^ît opél'é 
saus action violente. 

II a dû en Olre de inOine quand la dt^prcf^siuii d'ua lac 
a été rempli par la mer; une portion des ancien riva^^s 
doit avoir été respectée, t^eiieudimt, bien qu'ilait examiné 
avec taraud «uin les localité» uii les turiiialions niariues 
DUpérieures au gypse i-ecouvrent, sans l'interposition de 
celui-ci. les lurniolinns jilu* anciennes, telles que le 
raleuîre grossier, il n'a trouvé aucune trace des rivages 
du priîtendii Inc gypsenx ; nulle [Kirt, il n'a vu les lj-:icos 
d'un ^o] habitalile et bahilé. 

Il a porté SCS recherches dans le Soissonnais. où les 
eouc'bcti de i::aleaii'e grossier sont beiiucoup plus élevées 



_ 143 — 

qu« les dernier» dt^pôls île jilAIre. I<e cnlcnire ^rosîiier à 
Laon altcini uut; huuli;ur do pri-s àv SWJ"", lundis que le 
py|is(' (le Paris ne s'i^lève pas ii pins de KM)'" nu des-Hns rlu 
niveau de lii iiier. Dono, le-* rivages du lac gyps«ux sunt 
cnlrt; l'iris el l^on. uu si le;^ rivage!^ sutit au delîi de Laan. 
tm devniit admettre que le InrRvnit h Paris une pi-ofondeur 
de 3(111"'. D'une manière euntnie de l'autre, on ne voit |i.iit 
les rivages. 

Ce n'est pa» .seulement entre les saltieH marins supé- 
rieurs el le calcaire ^rrossier qu'il n'a pas rencionlré les 
traces d'un sol vt'(i;i5tai, c'est â la surface des diverses 
(nrmiilîons anciennes : craie, calcaire olitliique et granit, 
que ces surfaces soient rerouvertfs pardes forniiitions 
plus récentes ou jutr des dvpiMs seulement diluviens. 

Cunslant Priivost passe ensuite â l'exanicn des prin- 
cipaux arsunients que l'on donnait en faveur de la sub- 
mersion de surfines iirimitiveirieul cuntinenlalcs. 

Le plus iniporlani l'tiiil les Iigp> verliraies du terrain 
liouiller. qui prouveniienl l'existence d'anciens sols conli- 
iicntau.v. recoLivcris ensuite pur des furmatiuiis aqueuses. 

.\lexandre llrongniiirl avait sii^alé le pi'emiej' dans la 
mine du Treuil ['t, une véritable loriot de vi'fji^taux 
[osHilvs, ayant l'appari-uce de llamliuus ou de j^i-audes 
Prestes comme pélriliés en place ; ils étaient ptiicéji 
verlicidcinenl. dans uu Liauc de k''^'^ ^'^ 3 uu 4 m. de 
puissance. !l en avait conclu que la houille n'était formée 
.sur place par ruci'uniuhiliiui des débris des végétaux qui 
avaient poussé à renclruit même uù l'on trouve leurs 
débris. 

Adolphe Broni^niartj^énéiTilisa l'Iiypolbèsedcson illustre 
père {'\. Il admit que chaque couclu' de houille représente 

11) Anii. des MIU'-s. VI p. 359. 1821. 

ff\ Clciifîjlealion de» eés^tamLg Jotaile» p. S7, Mômoli'i* du 
Uus^ura VIII. 




- IM - 



une for^l enfouie, détruiu? par une {«^118100 d'eau lacustre 
ou marine. Aîn^i, rlnns un (lays ofi il ya une rentaitie de 
coucliP's de hoiiilli*. cuiiiine aux environs de Mon* el «le 
l.i^gc, veM fois lewl iinriiit (^léémiirptU'l jiouiilûd'iirbres; 
reul foi«lp«pau\ .«i^rniphl venues le rerouvrir, di^lruirores 
forMs RèrHlitin*>i et ensevelir sous les sédiment* les 
richesses d'un Age fulnr. 

Conslani l'rt^iisi nV-lait jins de rel avis. Il disait que 
dans les houilli-res. la |iut<itiun vertieale des tige^i e»l 
toujours exrpiilionni'llc : c|nr I:i |ilu|iart soni «lueh^e* 
di<n$ le sens des striiles el fm-temeiit niinprim^es; qu'à 
Saarbruek, les ligeH verticales iraversenl plusieurs lits de 
roni position dilTireiite. 

A In mine du Treuil les lifies verlirales sont, il est vrai, 
en ifrinid iioinltre; niiiis. ^i quelriue^i unes présentent^ leur 
base des divisions qui scmblmil indiquer des traces de 
i-arine, prei^qoe toutes s-ont, aiininlr.TiiT, comme tronquées 
et rotnjiues; le pied des dî(;itiitiuiis nidicifùniie^ est û 
toute tiauleiir. re i{ni indiquerai! nnsol extniordinairement 
tourmenté : eiilln il n'y ;i iiui'itiie li-nre de sol vé;îétal : le 
gris du dessous resscniltlt; complMenienl à relui du dessus. 
Ainsi, rien ne prouve que tes liges soient en place. 

Comment alors ont elles eouserv* leur vcriicalllé? 
t'onstant Prévo.st ne se pmnonfe pas en IHiîi. Mais, dans 
les notes iijoutées jdns tard i'i son mémoire, il adopta l'idiSe 
L'uiise )iîir de Cliarpentior ('). » iiropos d'un arbre trouvé 
vertical dans le ^n'-s Imuiller à Waldcidtonrjî, (Siléisle). 
Charpentiercroyait tiue l'iirbre a pu t^lre Iransporli.' avec 
les uiatériaus du grés ; sa position verticale sei'ail due au 
poids de la sourlic qui lui a survî de lesl. Il avait vu, lors 
de la débJlcIe du lae de Ragne, de très grand arbres qui 
avaient été enti-alné* par le torrent et dépos<î.s, les racines 
en bas, dans la plaine de MartiRiiy. 



- I« - 

Contilant Pi-f^voNt admettait donc que la huuille est 
foi-inée par des snms de bois flottés, charriés i>ar lus 
neuves el Irmisporli-s plus ou moins loin dans la mer par 
168 coumnls. Il rilait le f;ranil reniou counu sous le nom 
demerdeVarecs, entre t'AmOrîquc c\ rUurupe, comme un 
lieu où devaient s'amasser los bois Hottes, charriés par le 
Siiint Luirent et p.ir le Mis)<ii(><ipi, elentralut^s ensuite p;ir 
le courant marin du liulF-Slream. 

Il aimait beaucoup fi traiter ee sujet dans ses cours. U 
tnsi<ilnil sur la petite <iuantilé tlecliiubnn ((ue produit une 
furèl par rapport à l'espace qu'elle ocL'upe. La plus belle 
futaie ne donnerait pas plus d'un centimètre de charbon, 
l'our produire une couche de houille de .'11) nu-lres d't^pais- 
seur <iualuguc à celle du Creusul, il laudrail que les futaies 
s'y Hucct^dassent pendant un temps qu'il estimait au 
moins à 300,000 ans. 

l«i théorie de Constant Prévost sur l'oriKine de la 
houille par transport a élé reprise dêrniéieDieul avec 
îiutaiit de succès que de talent par M. Fayol. Elle pourrai! 
peul-('tre s'appliquer .iiiv biissîris bouillers du contre delà 
France eu admellani ijul* t'iiccuuiulaliou tlt^s véj;étuux a 
eu lieu dans tes lacs cunlincntaux. Mais pour lu bassin 
franco bel^e, pour les bassins nn^laiti, pour r«nx dn Nord 
de l'Allemagne, pour ceux de l'Amérique, la théorie de U 
formation de la houille sur place parait beaucoup plus 
probable. Il ne. s'agit pas de futaies renversées comme le 
disait lionslant Pn^vosI, comme le cmyait Brongniart, par 
une inoadatiun d'un sol exoudt^. I^ houille a dû m former 
dans des forôls marécjigeuses, gt^néralenieot couvertes 
d'eau, où les feuilles qui tombaleut chaque année, les 
menups branches et m<^me les vieux troncs venaient 
s'ajouter aux végétations aquatique. 

Les arbres verticaux sont loin d'iîlre une rareté dans le 
terrain houiller. Si on ne les signale que rarement c'est 



U 



- iiti 



riueratteiiliondesiogénieurs n'est pas appelée sur l'impor- 
Innce srji>nlill<|ite iln ron^latei' let^ conditions uù an le* 
lrouv«. il c»t tri-« (iiflicU«, il rst vnii, que l'on puisse le» 
ili^couvrir rliui^ la rouchi' ini^tiio dv lioiiille [iari.'t! qu'iU oui 
été coniplètpnifînl rnnvertis en ctiarbon, mai^i ou le-^ trouve 
soit au dessus, soil ail (lesi^ous; les unti ont le piedsurb 
houille iiu^iiie, les autres ^oiiti'om me 1rom)iii^s)tai- la couche 
houilt('i-L- ; ou cil voit (jui occupi-Hl loul l'i ni un.' il Ile entre 
deux coiirlien de luiuille. Leiii* position, toujouriî pei'peDdi- 
culatre aux sédiment», est une preuve qn'iU n'ont ftas Aé 
tninsporti-'s ; s'ils avaiitnl (ail partie d'un radeau ou mi!ine 
s'ils élnieni venus, un à un, su di'pdseï' dans un remiiu. ih 
se seritieut viuplli^s le» uns sur les autres et forniei-aieul 
un tii-illis. ((il beauraup auraJL'nl uiu- ]>0!^iltijii ul>lii]iie. 

Il est curieux de voir Ctnistaul Prévost t^tic intidèle dans 
celte eirnonslance à la tliMple des causes nctuelles. Il ax'ail 
suus les )'eu\ la lunnaliuu des maliî-res l'iiarburiiieuscs 
dans les lourhiêres ; il lui préfère une liypoth^.se impos- 
sible h V([Tifier dans les condilious où il la présente, el 
celu uuifjuiMiienl pour éeliappcr aux rousiiquences des 
nonibrcusis usclllatious du sol, (|uc llrunguiart avait 
piL'senlées coinuu- lu-ressaires â sa tliéurie. (Ir, non seule 
ment ces nscillalioiis ne sont pas une consi!-(jueace Ue la 
roniialiuii de la houille sur place, elles sont uiéiue 
contraires à tous les (iiils observés. [^ bassin houiller 
s'enfonçait d'une nianii're constante, biiMi qu'intermittente. 
Il se ruuiblait au fur cl à mesure par les apfiorts des 
cours d'eau, ou par le niisselloment des terrains voisins. 
Li tourbe liouilli-re ne .s'y développai! que lorsqu'il y 
avait une faible profondeur d'eau. Sous Tintluence d'une' 
Vfigétatiun exliubéraufe, les débris végt^laux s'accu- 
mulaient les uns sur les autres jusqu'à ce qu'une venue 
d'eau plus importante appoHiuil des troubles en [ilus 
grande masse vint arrêter la végétation. (Quelques arbivs. 



— 147 — 

les ileniier» venus de la (oral liouillorc, oat n«!aumoins 
pu rési<>tor c;t sa !«cmt trouvés p&u à peu ensevelis sous le« 
sédiments. 

A l'uccasiuu des liges debout daus le icrraîu buuilier, 
Cutistaiit frévo»! dlscule uu (uil qui uvHit été liguait: ilt 
l'orlland, par T. Webster, va ISIG. t^iitrele terrain juras- 
sique cl le Iftrniin lu'étari', Wehsler avait truuvti des 
couL-lie» d'eau douce, et au milieu de ce calcaire d'uau douce, 
un lit de lignilcs terreux qu'il uuinnia LHrthrd ; il y vit 
une quactitéassez considérable de troncs de t^ycadi^es et do 
Cooifères siUcidés, ayant encore leurs raciues, et qu'il 
jujfea l'u place. CVtait à ses yeux, le reste d'un ancien 
sul végétal tourbeux. Tous les géuliigues qui, depuis lors, 
ont visité Portiand ont adopté celle opinion. Constant 
l'révosl avait aussi visité Purtland : mais les faits 
qu'il y observa i!l:iient pou nets, ou il les vit mal, car il 
jugea que la couclie nrgileuse avait été formée par sédî- 
menlalion, que c'éliiit jteut (^ire de la terre végétale, mais 
de la lerre vé^él.ile tninsporlée dans on bassin; (juanl 
aux arbres, ils auraient été aussi IranspurtOs, A plusieurs 
reprises ('), il donna la ni^me explication. 

Les forêts sous-marines que l'on Trouve sur les côtes de 
la France et de rAuglelerre n'indiquent pas non plus, 
^elon l',onslHnt Prévost, une irruption de la mer, dans le 
sens propre du mot, car elles peuvent s'élre développées 
diiitv des lermius b.'is qui auraient été ensevelis par la 
rui>lui'e de di)fues naturelles ; mais elles démontrent que 
la mei-, eu venant recouvrir un .sol terrestre, n'aurait pas 
fttit disparaître eumplêtenieul les (uréls, les prairie^i et la 
terre végétale. 

Cunslant Prévost passe i\ rex.in)en des rocbes perforées 
par les pholades beaucoup au dessus du niveau de la mer 
ou recouvertes par dos dé|tAts marins plus récents, il 



|I) Oui!. Soc. GMl. l.p. 68(i830);X,p. 42S(1639|. 



- 148 



nippellp lesohservalinns de Bi-orcbi, Breisslank, Rovp:*èf 
aulro-^. l.uim^ine a vu, \uH de Vienne, que Iffi baur« 
Tcrtk'uus do i-alciiin: «ecuiidiiire sont corrodt!» par \tt 
vaguM et pt-rfonV par les pliuladti: à un niveau siipiiripur 
& celui (let* derniei'» dépAlR lerli.iireK. Mais ce tait prouve 
sculviiiciit que la mer a oci-upi^ un niveiiu pluit l'Jev^ que 
celui qu'elle a aujuurtt'liut. Il n'indique pas, avlnti lui 
que ce* rorliei-* iiienl éK* exposés A l'air aidant l'arrivée 
cl(^ tii nuTlerltctiri'. 

A ValmomloÏH, pri'S Je Paris. Desliayes avail trouvé, à 
la base dps sables de Reiiurhanip, des >;»1ets de ralraire 
d'eau douce perforés pardesPliolades. Plusieurs géologue* 
en avaienl conclu ijue c'était une preuiri; de l'ii-ruplian de 
ta mer sur un sol ïormi^ par un calniirc d'wiu doure. 
Conî^taiil h'évost constata le fait et l'expliqua en di»ani 
que c'étaient de^ galet») de calcaire d'eau douce venant 
'peut-être de r.\uverK»e et apportés par les fleuves dans 
la mer de Paris. 

Il rappelle qu'il a observé dans le Kiiiinieridge rlay de 
la falaise du cap la llévc un petit lit de galets de calcaire 
marneux lileuîllre, percés en tous Its sens par îles l'holades. 
Il ne croit pas que ces galels soieiii à la place où ils oui 
éti5 roulés et perforés. Ces deux opérations, dît-îl. auraient 
eu lien sur un rivage, doii une cause violente aura enlevé 
les galets pour les étendre sur un fond de mer. Car le 
nombre de couches de la formation, qui recouvre ce banc 
de galets, annonce ipril y eut en ce point des eaux de 
plusieurs centaines de luùtresde profondeur, circonstance 
qui ne parait pas convenir à l'hatiilation des Pholades. 
On voit qu'il ne se rendait nullement compte de l'aOais- 
sement progressif des bassins de sôdtnientalion. 

Constant Prévost parle ensuite des perforations observées 
sur des colonnes du temple de Sérapis, près de Pouzzoles; 
mais il s'y arrête peu, parce que la nature volcanique 



- m- 

du sol plumet de croire à des allHînst-iiieiits et à des 
soulèvements, qu'on ne peut invoquer pour expliquer la 
luniialioii de» tenvilns |iîM-isie».«. 

(^insiiint l'révosl soi-L'uiiy plusieurs foi» dus rochers 
jierlor^s pnr tes mollusques lilliopliiigr>.<i, principaleiiient 
pour cinpi^'-lier (|uoii ne coiifoniift aver eux les perfo- 
rations dues iiux muUusques lerreslros. 

Il avait observé, en IS31. au mont Pellef^rino. prés do 
Piilernip, h 200 mf'lrcs au dessus du nivpuii de la mer, des 
calcaires «utiipactM avec des cavités iruntenaiil Vltélir 
mprrsft. Ces ai vîtes élaicnl cylindriques, cgucliiucluis 
niniiliées et, au fond de chaque ramification, il y avait une 
Hélix. 1-1 pami ex1r(''ine pressentait iiii^iue une peUlecaviKÎ 
qui [laniiïsail cuncspumlrc à l'uiiibilic Ci- 
En romniuniqiianl celte observation ^ la Société Oéolo- 
[îique lie Kiiiiice, Ciiiistant !'n-vi:wl rappela que lors de la 
rt^uiiiou extraordinaire à Ilouloyiie sur Mer. Iluckland 
avait imuvé des cavités analugues dans le calcaire cjirbo- 
iiitrrc de la Vallée Heureuse et u'avail pas liécitO à les 
rapporter à des Hélix ('). 

Le .<avanl anglais conliiuia ses recherches sur l&s 
calcaires perlorés par des lléli.\. Il lil connaître à 
l'.-\ssucLiiliuii Itrilaiintque. lors de la se-ssiun de l'lyniouth 
et de l>imbriil}<<', les iiondireuN faits qu'il avait oliserves 
|i845). Il avait du reste été précédé dans celle voie par uu 
de ses eouipatrioles, le Iti'v. Jolin llud^luii qui, en IS27, 
avait altribué à IV/t'/ic namiralis des trous percés dans le 
calcaii-e carhoniftre de Welpington (*). 

Constant Prévost ivvinl plus lard sur le mi^me fait 
devant l'Aciidémie des Sciences k propos de grès perforés 



|t| Uull. Soc. G&il. de Franc*. 2- I p. W3. 

(2| liull. SiHv r.Ool. ctc France. X p. 435. 

|3) Journal d'^.dJuiboiirfi, 1 p. 193 cl XL p. 3X>. 



par ries OiirRiB?. Il trouve que le» \l(-\\x peuvenl aussi hren 
que des Oursins se creuser des trous dans les rochers. 

On ilonni^il aussi rnmnip preuves dp l'émcrsion du snl 
pemliinl tV-poque secondaire, des eiupreinle-* de pas que 
l'oii venaîl de rcwmnailre sur legrfrs rouge du Conilé do 
Diinifries un Krnsse. On les ronsidi^rair alors comme des 
[Ws de Torlues iChiroilirriiim). Aujonnl'liui, siins pouvoir 
déterminer exartemenl l'animal qui les a pruduile^v. od 
les rapporte ^i des repli1eslialniciens.de Tordre desSl^RO- 
rf^phales. que l'on rnnfondail encore n'cemmenl sons 
l'appellalion de l^thyrinlmlontes. Constant Prévost eu 
donna une expliealion singulière, où il (ut peul-^tre 
poussif par d'antres di^cfluvertes faites en Amérique. On 
annonçait (') avoir tniuvi^ piv.* de Siiinll^uis i"! la «urlace 
d'uncroclie calcaire encriniliqnelri'* dure deux empreintes 
de pied humain. 

Le (ait était rapporlé par des auteurs jrraves qui le 
discutaient. Srhoolcratt et d'autres pensaienl que ces 
empreintes étaient naturelles et cjuVlles aviiient été (aile? 
pendnni que In nirlie était encore molle. I,e cfllonel Benloo 
donnait, nu contraire, plusieurs raisons trts sensées [wur 
prouver qu'elles étaient urtîlicielles : 1" la duret«^ de 
la i-oehe; 2" le défaut d'autres traces conduisant aux deux 
pieds ou Oïl dériv;int ;.> la dilllcullé de sH|iposer un durcis- 
scnienl assez rapide pour que des empreintes, faites dans 
une niass<> molle, se ['onserva-^s^'ut aussi )>ten. Il supposai! 
donc qu'elles avaient été fabriquées |iar les anciens Indiens 
qui avaient construit les levées de terre que l'on voH autour 
do Saint-Louis. 

Rien d'antres causes pouvaient aussi faire douter de 
l'aiithenlicitë <le l'empreinte, ou tout an moins de «a 



(1| Journ. dn SUDmann tS^, V. p. 2£1 nvoc n^nrc. 
PUytlqui-, -l" Cniinli^ d'HIst. Nat. I. !X)i>. 4<5. 



JnurD. rie 



IM 



perfertioti primitive. Klle avait été renieiiillit! par le chef 
do la série colî^ieiiiie <le-« llarmoniï'tfA, qui la faisnil pat«5er 
[lour l'eiiipreiiili! <lfs pietfï de M-sus Clirîst. 

Avec «ne rrédiiliti^ inroiiiprêliensIMe. mais dont on 
trouve d'aulrt-s lixeiiiples à retlo épotiuc. ConsL'iiil Prévost 
«nlrt'iiril d'explifiuor lo fait sans le v^rilier. li dil que ces 
fiiipreinles, tant d'Iioriinie i|iip île lorliie. pniiri.'Hieitt avoir 
rlé laites il iiiie êpnniie Irvs n'i-eiite et posIèt'ÎPiireitieiit au 
dpiTiier ahais^emenl des niei-s, vue les st^dinieiil» ont iit, 
HiK-llf finr -tiiii Irur intriniiirii'. conserver un c«rtaiii étal de 
molltfsse, liint tiu'ils sont restés submerpêw. 

Ija Riippnsilînn que de<) rorh<>8 st^dimenlaires peuvent 
conserver leiir«*lal de inolle»Ke primitive depuis un iige 
géolo^iqur recuit-, si elles rystciit suliuierfrées et iiuD 
reeouverles, est enrore une do ces idées (|ut ne pouvaient 
se soul<>iiir r[u'i'i une époquA où l'on n'aviiil pas la concep- 
liOH (le la lonj;ue durf^e de* i''i)0()ues ;;L^o!iij;ique>, Aujour- 
d'hui, on est arrivt^fi reronnallre ipie la ronijiilidation des 
roches s'est [alteavecuneraïudilétrèssuuvent inexplicable. 
Ainsi, dans le ralcaire rarboriiliTc du Nord de la Krance, 
on rencontre des rouches rie bn'che et de poudingue dont 
les cailluux proviennent des buncs de marbre immédia- 
tement îioHfi-jaeenIs, U-s sédiments calcaires ont donc 
jiu se mîirnioriseriiunuMiatentent après Ipiird^prtt, «virées 
iiR'Cties cl ce» pijiiiliiifîues ne corresiiondent nullement 
k une (lillèrencc d'assisv ou à un chawEemeiil de (atinc. 

I#s remanjurs de Constant l'révost piVbent eii'''ire wus 
un autiT rajiiiort : si les pii" de Stégocepliitles n'indiquent 
pas une^merston absolue, ils sont au moins iHsifittc qu'ils 
se sont faits sur un ri^-age. souvent m^me sur un ri^-age 
qui émergeait ii marée basse; car ils sont accompagnés 
d'cmprcinles de ri pple marks et de gouttes de pluie. 

(Constant l'rôvost a conserve toute sa vie les opinions 
théoriques qu'il publiait eu 18iS. Nous le voyons, en mainte 




- IR2 - 



on'»!iion. comlwtlre l'idt'equc l.i niiîr ;t jm rwouvnr des 
c^nlinentïi plus îinoions. iiuus lt> voyons ri-cuurir nu 
tnn^pnrt |)»r les fleures |)oiir expliquer la pn^-searc île 
cuquilles «l'ciiu iloure mélan^^s à des fo»ÂÎIe« uiarinii; il 
appliqua lii Ih^orio di** :iff1ueiils à lou» !(!)' bassins, oi'i l'on 
voil lie» i-oiiclit;s lacustres, allernani avcr îles rniurhe» 
marines. (•) 

A propo^s (te lu honillf ilu Nonl de l'Aii^lelorn'^ qui 
alternr avcr le nilcaire cHrbonili'if. il attrilme ireUe 
dispotiilioi) b ce que \e» a\ulérmi\ <]fî cliaque courbe oui 
Éli ameni^s dan» la mer de [Riinl* dilTt'renli*. et il rappelle 
sa tht'nrie des iiHliienls ('). 

A l'ut'Ciistiia d'une dis<'u»^>'ion sur le niél«Dj{e de lossjlc^ 
lerliaires et «vcondiiireN, il iii^^ii^le pour qu'on ne pcnle 
pas de vue la ]ios*iil>ililé du nidlan);? de* fossiles des 
diverseti é{nH\nf^ par le cliarriago ('). 

Ilatlriljui-aus»iaucliitm<iiie, piirdcslleuve^, la prtk^nce 
des Kltipliants dans It-s terrains iTalluvions de la SîLorie. 
Enfin, il exjiljquit |iar rli?> alIluciiU, la ^Iruclure géolo 
giquedu Iia^sinde lu (iaromieet vn particulier l'ainiis de 
mammifères trouvé àSansan |'). 

Eu I8ii. Conslani Prévost i^tuil all# A Aucli. par 
tlél(^(ïalion niinisli'riclle. i»our visiter la 1)L'I1c eulloclion 
de!< ossements de Sansan. réunie par L.artcl. IMns sun 
rapport, il lit paît deji ^eiitirneots qu'il a éprouvés en la 
vo\-anl. 

u Quelque prévenu que je fusse en arrivant à Auch. 
par les nn-nioin>,* [luldiés pur M. l-nrlel t-l [i;ir Ips pnVieux 
BDTOis dont il u curicbi les culkctiuus du Muséum, j'ai 



|t) C. n. Ac6d. ne. : lutii 1SI5 -. 30 avrU I8K. 
t2)Bnll.Soc.Gfnl.Xl.p.1S0'-IBnII Si>c.r.*ol.,2- Vn.p.aMltaOl. 
p) llull. Soc. tltol. I, p. 133. 

Il) Bail. Soc. G^ol. t K.. lit. p. 338 liaW) ot rv. p. D36 |1&1T| 
C R. Acod. Se. : 31 Juillet tm. 




— i53- 

éproiivé, en voyant !a collcclion itiitncnsi; rétinin par ce 
savant. ■d\iss\ niuiloslo que peu aftprécié. un étonnemttnl 
Rt mi^ine utiP rmotioii t\uo ji? ni* saiiniiti ex|iiimfii'. Je 
coiiilirpiids il |)i>iiH- la n-iinion de savoir, de /i-le. de Isict, 
de JtivoLeiiieiil tlcsinlércssé i|ui a été nécessaire pour 
vaincre les dilIl<-uUi?s de rcrhc relies, il'exiranlion, de 
rétablis»eiiienl de laiil iresiicies en uu *i pe1iIeHjiiice(').>i 

Ijirlet avait loui^ le terrain uû l'on truuvait Inutes ciHi 
merveilles, mais le temps du linil allail expirer et 
qucirjues Aii):lui< élaieiil ve]iii>u[Irir de« «uiiiiiies cunsi 
déraille!^ an |ir<jprii'hiire. De retuiir à Paris. Constant 
l'nivtisi usa de -son inlliience an ministère ponr olitenir 
i|ue le (l'wuveiiiei lient (i;inciiii* Ht l'aeriuisilion de la 
oillino entière : piUN il reluunia â .Sansan pour rt^;;ler le? 
conditions de la vente. (îrAce à lui, le .Mus(!-uiii devint 
possesseur de cet os)«uaire dont lu richesse étnil inconi- 
panildv. 

Le point de départ des lliénries de Constant l'rèvost, 
ex|K)sées dans ce chapitre fut swii oiiiicition à l'idée des 
cataclysmes préennisi^e par l^iivier. Il fut conduit à nier 
le» ctiauj^enieuls successifs cl déiwrdunnés de terre en 
mer, d'océan en conlinenl, ({n'avait iniai^iués l'illustre 
n.iluraii.tlc. l,c preiriicr il eiU une idi-e assez, nette de la 
pennuuiiucc dc^ Ita^^ins de si^Iimenlatinn. Il admettait, 
comme on le verra plus loin, une le fond de* ucLians 
.s'allaisse, (jiip la mer, en suppiisiinl la masse d'eau ranis- 
taule. doit reculer à cliai|uealTiii»si;]iieut et mettre à sec. 
une partie du conlinenl. .Mais dans celle cii-constance 
encore, il lui man(]iiaii la ronreiiiion de la durée de» 
tnmps p^oln^iques et de l;i lenteur îles plirnomèneii qui 
uni pré-''idc à la (oniuilion du soi. Cutle pensée qui 
p«)uvait se déduire des livres de llutlon et du Playfair 



(ir c R. Ai>. Se. XX. Juin ISK.. 



- IS4- 



n'étiitt pas encore eiitrûe dans la science française. 
Contilanl Prévost admPIInil des afiaissemenU brusques. 
pn>s(|iie riilaclvititiue-», .'inalu^ues aux soulèveiuenls des 

tllOIltHJ^lU-S. 

Ilestsinçiilierquecesoil iipécis»?mpnl Eliedctteiiuiuunt. 
Ii> jimhi^'oiii'vk- 'li<> Buuli'VL'iiR'iils ciilHclyriliqucii, qui donna 
II) iiotiiiii jiisic de l'aHiiissciiiont Ri-iiduel dcn bassins de 
si^diiiieiilriliDn S iiipsiin? qu'ils se remplissent. Il «si vrai 
qu'il se triiiiijiiiit surliiniusf. t-n^ltriljiiitnt CL-liilTaissviiicnt 
ait [luIdK des si'-diiiieiiU KiiperposO.^. iiiiiis la ratsuri inintv- 
diale des alteiiiaiRTS d'eaux marines trt laruslrps était 
trouvée ; les tr\we.s de rivage, telles que galets, pertn- 
l-alioii-s. ripplf iiiarks. gouttes de pluie, (ins de replîle», 
élaienl L-Npliquéns. Tous h^s terrains T-t'cunduires «I 
t«rti:iires du bassin de Paris sYtaienI disposé;) il une faible 
l»riifiiiiileurel il sulllwiil d'une U'^tc iiiodifirntiouK^g^ra- 
p!ii(|iie pour transformer le };ol(e eu une large baie 
i*niergeanl |iarlielleraent à tniiree liasse, pti une lagune el 
nu^meen un lac. 

l'n iseul t^ta);e. la rraie. (laraissail avoir pri»^ naiissanre 
loin (les coalinents. On a vu que Constant l'rovosi lui 
nllriliunit une origine pélagique. I>es tniviius r^i-enl» de 
1^1. Cayeux {') viennent de déiiioutrer qu'il faut eu revenir 
beaucoup de ce jugement cl (juf la i-riiie ii îles «■anictêpcs 
terrlg(-ne!! Iri'H uianifeJites. louant aiiv dépAts purement 
laeuslres. Conslaut l'rrvosl avait iiisisié avee raison sur 
leur faillie iiiiporlancp dans le hassîn de l'aiis. I,p premier, 
H avait di'inoulré que toule la partie iiiférieiire du gj'pse 
a une origine marine, mais on ne rompn-nd pas com- 
ment il H pH supposer rpie des calniires qui ne r«nte- 
liaient que des Lymnei-» et des l'Iaiiorbes, cuninieeerliiiûs 
lits de Suint-Ouen. ont pu se di_'poiser dans lu nter sous la 
simple inlluenre d'un eourant lluviutile. 



[t) Ann. Soc am. Nord. XIX p. 2Dt 




CHAPITRI': V 

l'RIXCll'E DU «VXCUIlONI^Xt lil.S |-OIIMATIU^S 
OU DBS KACifc». 

\nMi:sr.i.ATl'RR cKoLoniQHiL 



Uîuis lu siîiince (lu 18 iIi-cpiiiIii»* tS37, U ta suite d'un 
exposé de la throrir des aflluetil". iirovoiiuêo par mw noie 
de M. l'resr»-i('li sur di's nr^scinpnls fns4il«>.'4 Imiivés au 
Mont Bcriion, Cuniit^int frévosl i:'iion(:a rp qu'il apiiptle Je 
(iriuriiie du Sjiii-liriuiisLur des riu*iri>iliui)s. A rliitriue 
épi)(|Hed(iiveiil(i)rres]H(iidie'iïii<'tu"i]iiiucnicnl ilrsitépcHs 
pr-la^ïifii», liltnriiiix, lluvio-mai-ins. tUiviatiles, len-pstrett. 

Il e^t doue tj'<-.s naturel i|ii'tjii di'pùl rntr:iireiiiniii]u<>en 
certaine puiul^ l-I soit reiiiphré p.ir de» di'pOts argileux el 
sableux. <)ui prenncnl alors plu» du puifiHBiin» ('). 

O prineipe est lelîeiuenl «évident, tnllement 1t);ïit)ue 
rpie l'on se deniuiide coiiiineul un h-.ivjiii( a pu rroïre 
eu IV-iioiicaiir. liiire lairc un ]]njgivs â ta science, l^epcn- 

(Il Umi. Soo G*ol. Xir. p. M. 18W. 



A 



136 



daal II faut se reporter â l'époque, et se rendre romple 
de ht manière dool raisoDDaienl alors beaucoup de 
géuiogues. 

Il suffisait que deux rnchni fu»ietil semblables pour 
i|u'uiiles»up|iov;1t de uit-iiit- il^; ain«i le rali'MÎre îi uMéries 
de Roiileaiix élail i-approrlié du ralr<iirc crassier île Paris; 
l'argîle rtlig<W-ne rie Belfiique. de l'an^lle de Londres. 
Dieu d'auln-s a»sîuiilaliuii» uiialujçues êlaii-nl fa îles, qui 
depuis nnl été reconimes erronées. 

l/éludtf de8 lus»ilei^a recti(14 l>eauroup de dêlermiiia 
lions suiierlirîelles cl iroj) rapide-ii, maU elle n'a |»« (ait 
disparaître l'utilité du prinripe éiiunré par CooiMaiit 
l'révnsl. 

Noii «euicmeul il disait qu'un lermifi ne devait pas i-tre 
di-nummé |«r un i-aracUTi- mim-i-alnijlfiuf. qu'on ne doit 
pas dire lerrain dugn-s vert {lar exemple Cl, parce qu'il e$l 
tivideni qu'A la nii^nie t^|>oi]ue il se Tait des dêpAts d'origine 
et de nature 1res dinérf^nte: mais cucnro il pi'Oteucf^il qu'il 
ne fiiul pa» user d'une maiiii're tmpaltsnine du rararti'-re 
|iiilconluli>Kique. part'eque la nature des fossiles diîpi'Od du 
milieu ofi on les trouve. IJt ou »e dépose du calcaire. 
vivenl rerlaiiif!*e.*pi'cet( spéciales, tandis que d'autre» «e 
dt^veloppeul isiiiiullanêmeul dan» le>i endroits où serumient 
de l'argile et du sable ('). Des Ësp^^es analo{;ues doivcnl 
se renrimli'i-r dan> dcf. lurmatiunii analugue», mais datant 
d'Opoque* lii Hère nies ('(. 

On le voit, le principe du syncbrunisniv dei; (ornialions 
est rt^noncé Ibéorîque de ce que nous appelons la ronsi- 
di^^niliun des (acirs, Il suffit pour s'en assurer de lire la 
déiinilion qur M. iteuuevier a donnée des laeiês dans un 
arlicle lort intéressant où il rapporte à Gressly reite 
cuHceplion géniale. 

|t) Bail. Soc. Gôoll. :■ 1. pu US. 
IS) liiill. Soi'. G^l. XII p. fit 118(01. 
iS| Bail. Soc. Gëffl. S* I II. i:.£. 




i&l 



H l,es (acii-s sont donc, eiiclf^linilivi', lestlilU'rciitt-ssorloji 
de fonnatinti, HàliiiienlHiretiou autres, iiui jjeuvent s'^lre 
imiiliiiit'K siniiil1.iiiéiiient. à un iiiompnt ijuelconque des 
iL'iiips i^ùulu(;ii|ues, cuinmc ('ul<i se [iiis»c encurc au leni|is 
acïtuel. On dit les divers furies d'un lerniiii, comme on 
dii-iiit les diverses forrnations des temps modernes ('), » 

i.vs iiiL'iilt's du (ii-eswiy «( de Oinstiiiil l'iôvosl nc sonl 
nullement diminués piircc qu'ils se snnt rencontrt^s diins 
la m^nie idée, en éttidiunt Tun la Suisse, l'autre le ba)«««în 
dtt l'iiiis. La conc*'|ilioiidi-f"iinst;uit l'iévost i^liiil |it'ul i^tn* 
plus th('-()rj(iue, plus à prioii, tandis que cplle de (■•i-essly 
ne paraissait que la conclusion de ses études do détail. 

Il iK- (iitidrait [nis cioiierepeuJant queCoiislutit l'révost 
avait nt'K'iKt- dt' citer les applic<ittoDs do son principe. Il 
donnait eoninie exemple de formation de nn^nie n^ilnre, et 
contenant des fossiles analogues, maii< se rcocoaliiinl k 
de« niveaux )iucci^<istfs dilTérL'iit!? : les lijinites inférieurs 
au calcfiire giossier, tes lignites inlerralés dans le calcaire 
^russitir fomme à llagiieux «t à Vaugiranl et les lijinitea 
lie l'Ile lie Wijïlil. ties divers dépAls d'argile h tiginles 
étineni selon lui des lii-anclies dlllt-ientes et successives 
d'une grande formation fluvlatile, qui a commencé avec le 
d^pdt du calcaire Krosf^ier et s'ei^t continué jusque dans le^ 
di^rniers temps du remplissage du Lassin |'). 

Il die comme funualîons contemporaines dilléreulog 
par leur mode d'origine et leurs fossiles, le calcaire 
grossier, le ralraire siliceux, le gypse. Eu cela ilsetrompall; 
mais il était dans le vrai, quand, envisageant les côtiis 
particuliers de la question, il admelLait la rontemporanéité 
du calcaire de l'iwvlns ;nec le calcaire grossier, des 
calcaires de Ctiampiguy et de Valvtu avec le gypse. 



(Il Htnnroier, Le» /aaié* j^frolojrtf «««. Arcli. dta Se. pliys- et 
Naluralles, Xll oci. iad4. 
(2) Bull. Soc. 0«ol. VIII, p. 76. 



'— 188 - 



Dans une aulrc cirrunslaDCâ. Jl dit que le Wealdien 
(rAnpIfltinij est mih- [urtiiatum d'wiu (luui'v locale, qui 
i^e (lépoNail à reiiilioiicliiire tl'un ^ivinil cours d'eau. 
tnndU que se Innnait nillour» tiii iIi.'|hM iiiari», i|ui est le 
Wucoiuk'ti. 

Urs nVisliinces (\ae la nolirtn d« facîi-sa reiininlrée». il 
y a i)ueli|iie.i iiniuk'^eiiiort*. de lu )>iirl de géologue» yhicés 
h lu liïle de la scii^ncc. nous rend parlailetueut cutnptv 
liniirquui r^msliiiit l'n'vosl atliicliHil Uni d'iinporlancp ^ 
^un |)i'iiH'i[ii- du >yiii-liriiriitiriit> des ruriiialioiis, jiounjuui 
il rc])i'eiiuit la iiit>iiie tluMiric à cliuquc uccAitiuii. Ce n*étail 
r|ui- la (-Miiliuualimi ik- lu lutle des CRUses afiuellcs contre 
les opinions doniiiiiiiiles. 

Lu ui-ce^-'itiMrt^xiiritiierdiiireuieiit Mï iiiûvs surcd «ujel, 
l'aiimna fi prupuser une tiimlillcalion au langii^v géologique 
courniil. Bien des ^{t^idiiKiie-s, surtout ù IVli'nDger. m 
seiviiieiil du itiot (uriiiHtioii |)uurdt;>i({Di'r uii^'iouitL-sIrati- 
graphiqui; d'un âgu déUTUiUu-, IVnsijinble des dépôts qui 
s'ûlfdi-iil olli'rl iii-> peii'hiiit iiiii^ pi-riode gt-tilugii[U(.-. Ainsi. 
d'Aii'lii<it'dis;iil la IdiiiialiiiiiiTi-liirée, el les jt^logues alle- 
mands nppelnicut Kreide foniialiou, re quu uuus désignons 
lialiiltiulkiiivul sous lu iium di^ linratii cnilart;. 

Le -i juin 1839, (;oiislanl l'rt-vosl (■x|)ûsa à la Société 
(léuluglquc, (') les principes du noineni-laliire qu'il av»it 
aduplé» pour m^s cours et qu'il avail déjà publiés dan^t 
l'artirlo Terrain du Dit'liunnriirr' d'Histoire Xalurelle ; il 
délinit les mois : sol, roclie, (oi'iii.iliou. terrain. 

Le sol coiiipi-cnd loute lu |Ku-|ie .•mlûk extérieure, (*) da 
sphéroïde terrestre ; eu deçà vsl la masse planétaire ; au 

11) Bull. Soc. Gèol. X p. 3». 1839. 

131 CoDstant Prévoit dit i-xlérlcurv iiarcc ijurf dan» «(m opinion 
ta masee plan^ialiv OMiilnik- pcitt-tlrv xotldllK^ d<'pul« longtemps 
laadla que los omutii-H Iminâtlluli'iiicnl Inrcileurcs au soi seralont 
oncoK pairusM ou Eluldcs |BuU. Hoc. Cùol. i' V p. 447. ltiW>. 



- 189 - 



delà ralmutt|jhtTC, La preinuTi! pellicule cuiD^uliilée par le 
refruidissomf^nl esl Iti sol primitif. Toiiles les malii-ifs qui 
sont venues se tlt^po^ei'surle>nl primitif constiluent le sol 
tie leitiltliii. I.L- sul Mni)i primitif i'>-t formé piir lu cuiisuli' 
iliition Kucci?!tsiv« (l<> la iniiliùrc lluid» t[ui s'ei^t faite sous 
le sol primilil. en iirrrciiss.nil son ^piiissenr. 

Les roi-hex >uut le* muliTiatix dri sol. roiisidérê-s quaul ii 
leur UMlure H k li-ur ratii position miiimdui^ique : rarfiilc. 
le ciiloiire, le ;;niiiit, i-lr. 

Sou^ le nom de ili-pôK. il di^sij^iie la disposition des 
roches fin masses, en amas, eu slrale*. eu lilous. en 
coulées, elc. 

Le mot de (ormnUou es! r^sprvi^ pour désiRner ronK''"-' 
dos rorlies, i|ai-l i|ue soit leur agi-. Il les divi^te en furiuii 
lions i(;nées ou i'Iulonieimes et formations aqueuse» ou 
Nepluuieuues. 

Il ilivisait les {ormatioiD^ l'iutoniennes en formations 
rrinlruHon. d'épanclienient. d'éruption, desublimulion. 

Les furmalion« Ncptunicnnes liaient inarinus, Iluvio- 
marines. fluviales, laeuMres, piilustres. traverlines. 
lerresti-es. 

Il désiKnail sous le nom de lunnatiou^ Neptuno pluto- 
nieniie-'* relies dont les malérinux, disposés par les eaus, 
ont été m()dilié> sur plaie par riiclioii plus ou moins 
immédiate de ta euuse ignée, f/est ve que nous appelons 
les roches mi'lamorpliiqiies. 

Les formations l'Iulo ne[itunîenne8 comprennent les 
roehe^i. dont los matériaux pi-uduils par la voie ignée, ont 
i\é déposés snUB les eaux et slraliliés, nmime les tufs et 
les rongloinérats volcaniques. 

Quant au mut Trrrain. il doit, comme le voulait l'éoole 
de Werner, »vc»ir une sigiiillration (.-hronulogique, il 
désifîne les di^prtls qui se sont (ails pendant les t^nnules 
époques suecessivvs de* t«mp» géologique». 



- IBO- 

Contiliint Pr^vosl divise clironolofficiuenient le sol eâ 
terrains primairru. necniutairr"! el lertmirtit. 

neKriiiisidt-niliuli-'diifiil roprisc^i. t'U'iiiluc^ul«x|ilîqué6s 
ilaiis plusîcuri! autres miiiiiiunicalions à t» S«ci*l»' (ïéolo- 
piquo (le Kniiicf; ('). â rinslilut l'I et duns îles articles 
de Hevuns el dr lliciionnaircs C). 

On a vu (]iri) n':idnii>ltnji \y.i^ i?nti-e tes divers lerrains 
des liiiiilcs iiplli's ft bien IninclnVs. Il m- |ieiiiiaît pas non 
|ilus c|iR' li'is iiii^iito (livisiun!> cljrunuUijfiiiue^ puîs3«iil t^lre 
applirahles ^i ti»u^ les [lays. .1 Ces divi»iuus, dit il. *oiil des 
poinU pris par les |i[éolo)iues diiDR une série t'oiiliQue de 
pruduils. comme ceux que le> liisloriens pn^nnent pour 
diviser l'histoire des liii[iiiiie><; niair^dc niOriie r|iio rpi'lniu.s 
laits et certains évtJnemcnts peuvent, dmis l'histoire d'un 
peuple (lu d'une roulril'e telle (pie l'Europe, sei-iiri séparer 
l'aiiti({uitê. le muyen â^'e et les leiiip» luuderiie^, saus (|ue 
les mPmes coupes unturelles puissent s'appliquer à 
rhisluire de l'Asie ou de l'Amt-rique, de nl«^me les divi- 
sions ori^i'ps par le> K''""lf*)î"P-'* européens ne pourrool 
sans doute s'iijipliipier :'i toute In surfare tle la terre que 
pardes inlerprtHations d;iii)ieieuses pour la vérilé (•). it 

l.es dtllieultés c|ue reneonti'eiit les ^'éutn-tuesHmérirainfî 
pour adaptera leur pays les divisions p^ologiques euiii 
péennes niontrenl combien CoDSIiiul Prévost voyait juste 
en oetlc circonstauco. 



fl) BUU. Soo, Gool. I■'fallc^ 2*5. 11. p. 369. 

f2l c. R. Actià. Se. 4 avril lHù. 

(3) DkUoiitialti! Uiilv^is.'l d'ilUtolre Naturelle, mois; Sgnchro- 
/iijfnc; Formation*. Terrain», Gi'ologtt, Soetitt, Sol, Ttrre, 
Terrain». 

(il nuii. Soc. Géoi. ft. 2* rv, p. 139. 



CHAl'ITHi; VI 



KPIKJLE (Jl-ATKH\'AIHE 



Bien que lii p<irt de CoiD^lniit Pr<^vosl dans les ilisruB- 
»îuii!t iiu sujtl (II! lit périuile ({iiiitL>niaira u'ait pa»i élé 
consiilérahle, il eM nt'nniiioin)! îii(i^re»i«»nt de ronnattre. 
»uv ces (|ueHlJoii^ diflicile», l'opiaiou du (oudulcur de la 
doctrine de» causos aciuellt-s. 

D'abord, il n'admetlail fmn le lerinu de quaternaire. 
D'aprcN lui. la terre était encore dans la [M'riade j^enlogiqiie 
lerliaire. et il y nvalt inoios de dillérence entre hs jthéno- 
uieiies K>^ulu);i(|uv^ actuels et cbux de la période tertiaire, 
qu'entre l'ens-ri et reuxdela période secondaire. l'ourltii, 
lii période actuelle se reliait fi la période tertiaire par une 
li-auMition iiiseusibli;. 

Il désignait en général, sous le nom de terrain de 
tninspurl, ]i^ dépôts rnillouteux que nous rangeons 
aetudiemeut dans li! teriaiu ([uateruairc, et qu'il avait été 
un des preniieri à reconmiltre en Normandie et en 
l^icardie. 

11 




- I6î - 



Il éluî( naturel qu'il reimussùt If mot de diiuvjum. 
o'en voulait pas au nom de la science, « parce qu'on 
établi sci«niiii?nl et n Coassa ire ment une confusion entre 
le diluviuiu <les }£l-uIi>};uc« et le déluge iiio^lqui*. iluut lïj 
1b géologie ne peut ni prouver, ni nier l'existence. « 

fians les premiei-it temps de son ens«if;neaient. H 
conitacrait plusieurs cours à cumbuttre le^ Iiyjtu11ii*>jes de , 
Buckland et i-«lles de Cuvicr sur riiteiiliticfilioii du déluge] 
mosaïque avec le» pliénonii-nes (|ui auraient produit lt\ 
diluviuiii. 

Il repoussait Thypothèse que le terrain de transport fâll 
dA à une inondiition qui se serait successivement )>i-upu|£^e| 
des piirlies basses vers les tiiiuleur». il rléuioutrajl que] 
lescailloux, que l'un ti'oiivcsurles|mrtiej'élevtte»,n'ax'aient 
pu y Cire portt^s jiiir une irruption de la mer. Si la mer 
était sortie de sou lit pour recouvrir W coutiaeuts, elle 
eill rennintrt^ un sol végétal, des îur^ls. duiil un retrou- 
verait cnL'ure les lrui'C!i sous li's dépôts diluviens. Si , 
les enux diluviennes s'étaicut ('levées des parties basses] 
vers les niKnlajîUP;^. ellt's y .nuiiiient porté les dcbris 
fins et tégci-s. lui uiuutant, ou trouverait une série dvcniis- 
santé dans la pesanteur des matériaux. Ur. c'est exacte- 1 
ment le contraire. Les giilets et les blocs soni d'aulnut plus 
lîrus qu'ils sont plus pr^-^ des tiiuidajrne-s. 1^ grnvier 
diluvien est en rapport avec les roches qui dominent la 
plaine i|ii'il recouvre ; il semble avoir été répandu desj 
iinuleurs aclui'lk's sur les parties basses. 

H l,*is pliénonitues diluviens, écrivait-il eu 182)5, indi-' 
qucut un écoulement des eaux, une retraite et non une 
ascension, l^s lails semblent |irnuver une direction des 
sommets vers les plaines en irnidiant dans toutes les 
directions. Ils atleslenl une action rapide, violente, une j 
débâcle. » 

Si Constant Prévost combattait les bypolhi>ses réftnantes,i 



- ie3 - 

il ne se faisait pas lui intime upe idée bicn neHe de 
l'orijfiiie de son leri'ain iIk tiimsporl. 

llailnu'll:iil.alor» que te^ ina1éHiiu\ilii ililuviumu voient 
fait pri^céilRminent parlii* rl'unt» ailiivimt. c'est-à-dire d'une 
utruriiiiialion i'i^;;nliiTi> de iiiiili^riHux l1iiviiitile-<. 

Il Dc|)iiis (|uil y n bu de* Meuves, «^crit il, dans ses 
.tnrifnne» notes de cours, il a dû exister des d^pAls de 
Uravier U' loiii.' ili" leur cours, depuis les innnunes dt'v 
f;la«ners. jusqu'à reniboucliuie. Le (oDd de* lucf-, i:elui du 
lit des neuves, en sont vouveiis. n 

Il S'il y a des Ciiilloux roulés, des sahles, des gi-nvters 
dans le lit élcviidivs rivière*, nn cum'uil la pus^ibililL' dus 
di'pùls diluviens, non seulement âur IwH parties basses, inain 
aussi sur des pbleaux plus (élevés. Il sullîl d'une débdcle 
pi-odiiile par l'écoulement d'eaux [duviali's. ou la rupture 
d'un ior, pour tjue les trailluux, sables et f;r.iviers, aient 
été entraînés de* régions supérieures dans les régions 
itilérieiiress. h 

l'ar ces explication», Cunslant l'ivvost semblait accepter 
la dilléreiice faite outre les termes iillueiiim et tUlm-ium 
proposée par Burkiand i'). 

i'ius tard, il soutînt tiue i-e(li* ililIéR'iiiveiilifralIuviuni 
et le diluvinm n'est [oiidÙL- ijui! »ur une liy(H)llu'S<i et i|u'il 
est impossible de donner des raraulêR's qui puissent les 
dillcrencier. 

Il devait y avoir, selon lui. des Ivrraîus de transport de 
tous les AgKS. puisque ces terrains avaieni dâ se former 
partout où il y avait un soi lontineiital. 

Il est eerluin rjuc e'est une i|uesliiin ((ue se posent 
encore beaucoup de géologues. Pouniuoî ne retrouvons- 
nous pas sur les vieux contiiieiîts. sur les terres C-nierKées 
depuis lou^leinps, tels i)ue l'Ardenne, les graviers des 



• (1) Ann. of. pliysic avril isa^. 



- 164- 

aad«as fleuves el les restes des uutiuaux terresli-cs qui 
vivak-iit iilur(i?Si l'on peut citer cfuelriues dépdlti faits 
<;ouH l'intluenre lliiviiitilR, cp. sont liii-ii iiioÎDs deiî trace» 
d'un lil (le rivii-re qut: des stitliinentii (It^jinst'-s diin^ uu 
lac ou dans un delta. 

Cuii^liiiil Prcvust iToyail i|u'un(! |Hirlîf dus railluux. de 
rargile el du limun du terrain de transiiort s'iîliiient faits 
au fond de la mer et uvaient i^lé laissés i la )iurfar« des 
cutitiiieiit^ lurit dL> la dcruit'iL' i-mcntiuii. Il iitnfundatt 
lendt-pAlK fluviiitiles des }rniiiiU IIpuïps quaternaires, dont 
il avilit ('«]>Bndi)nl rer-oniui hi stmlilinilioii Btitrerrai^ée, 
avec le» nnia» de r-jiilloux que l'on trouve souveot sur les 
pliiteaux ft qui Kont aussi vjurîabli's d'uri^iue que d'ckgv. 
rnu iiléf. ht archaïque prouve combieM il avait peu étudia 
ces dépôlR. 

II sVlail tit-tiucuup plus ucoupt? df> biVrbes 0!i.seus«â 
que l'on trouve dans les tavernes et dans les tentes des 
rochers. Il avait fait plusieurs tinvaux sur ce sujet en 
cullaburalion avec sou beau-frère Ik-snuycrs. 

F.n loiilei-irconstance t'). il Miulini que lei^ animaux dont 
ou rcncuuti-e \i}s dt-bris daus lus cavernes, n'y avaieut 
jamais habité, cjuc leurs restes y avaient été «nlralnés par 
des cnurs d'eau. M •<(• basait sur la forme irré^uliên^ du 
fond de.scavil^'-S, sur la maniiTe dont les dépAls ossifère.'* 
les rempli^-seiit jusqu'au faite, sur la disposition des stalag- 
mites (}ui les reaiuvrenl. Il Iruuvail ciirore une preuve 
dans la réunion d'aniniau.\ du Nord llteinie. Ui^oniy», 
Sperniophile). avec d'autres qu'il croyait esseniiellenienl 
inêridianaux uu au moins de climats lempi^rlrs (Eli^phaiit, 
Hliynoréros, Hyèiief. 

Nul doute que son influence n'ail éti^ préitnndéranle dans 
les conclusions que sou ami et collaborateur Uvsuorers 

(1) Uull. Soo. atoi. de Fr. f fil. v- 222. Ua, ÈSB: XIII. p. 91 1. 298. 




-165- 



donna à l'iirticle: t'atfrne dan» le Dictionniiire Univer^ie] 
d'Histoire Niihirplle ('), ce travail plein d'éruditinn, où 
suiil rtf-imis tous le» fnits (|ue l'on connaissait alors sur les 
groltc*. 

Constant Pi'4vo»l np partageait pas coniplèlement l'opi- 
uion (k' De-«tniycrs sur les o^siMiicut* liumain!^ et sur les 
objets de rinduïlrit.- Iiuniitino, Inmvcs dans les cavernes, 
r.onime lui, il rrnyail que heiiuroiip proviennent d'inbu- 
□liLlions postérieures au remplissage, mais il (aisait des 
exceptions. Il était convnînni de l'existenc* de l'iioinaie h 
IVpoi|ue (|ua ternaire. 

On lit dans ses progriimmeH de cours en IS33, 1836, 
1840 : (( Di's fJlit^ bien roiishit*'*, des observations rigou- 
reuses, rapportées pardesobservateursexaets. démontrent. 
qu'il y a en Saxe A Koesiritz, en Autriche près de Vienne, 
sur les bords du Khin, aux environs de l-if-ge. rlans le 
midi de la France (,Vude. ('iard.elc.(de4*débrisderbommc 
avec de^ espèces aDiDiiiles perdues : ltbino('i>ro.s. Ours, 
Hyènes .Aurochs, Cerfs, n Kt plus loin : « Céologîquemeut. 
riiiinimpn'apiiiirtientpasi't uneautreé|)oqucquerKlephanl 
In^sile. rilippopulaiiie, le Hhinocéro^. rilyéue. l'Oiiis des 
cavenies. Le petit nombre de ItUes recuoillics en Moravie, 
il Li^ge, etc., ont uulrouldéprinitf comme les Caralbe.s les 
llotlentot-s. les Nègres, Elles sont accompagnéc-s d'uxlcu- 
eiles de sauvage, haches et couteaux en silex et os lailliis, 
aiguilli^. amulettes, etc. Faul-il en ronelurc que les 
premiers hommes étaient voisins de* nègres 7 Non, rar si 
riiomnie peut se modtlicr par perfeclion, il peut aussi se 
modilier par di'gnidation. Aucun ôtre n'est plus iuDuenc* 
que l'homme pnr les circonstances extérieures. » .\ ce 
sujet, Constant Prévost iléveloppait les cireonstanres qui 
(ont varier le» races d'animaux domestiques et il montrait 
qu'il devait en être de même pour les races humaines. 

m T. VI, p. 313. 1846. 



- W, — 



il cuii<!ltil en r('!t Ifrinos : « \jf pit^mii^i' honiim* puuvail 
donc ne [ras 4tre ni un (^Ire, ni un AuNiralie», pus jilus 



qu'il nVInit ni un Newton, ni un Volluîre. » 



le^ 



l>iitiK h'*i (lernii^rP!* iinn<?e* de <'.\ vif. bien îivani les ' 
rie M. l'restwich el de M, (iauilry d<in)> la Somme, il |iai-lail 
dos découverles de Roucher-de-lVrthe» el de Bulous 
coinnu' de quelque clmse de tri-* x^rleux. Il |iarais«atl 
rniivaînt'ii qu'ils !ivai<^'nl raison. 

Rien plus, il eA( applaudi nux ronrlu<iion$ tl« l'abM 
HourKeoi», rie M. de Morlillei et nnlres qui veuli-iit faire 
renionler rapjwnlion di; l'IioninR' jtiwjn'à l'époque 1er- 
li»ire. 

Dans re m(*mo prn^i-atnnie île coui-* de 1840. ou lit : 
« t)(^ c^< que. jusqu'à ce jour, les o^semenU liinnains n'ont 
i*lé trou vt^'^ que dans des rlt^pi'its récents, faut -il en ronclufe 
riKOureisfini^m T'e riionnne n'existïiîl lias loi» de la 
(orination det* lerniin>. tertiaires, (pi'il est le dernier ^Ire 
rri^é. Il y <-n a une (urlt.- pré<iumplian. mais pna uoe 
démons) rai ion. » 

(■ Ia's miSraes animaux (jui accum]>a[;n(.>n1 l'homme. «« 
trouvent dans les terrains lertiaire-t marins rie .M.ilteel de 
Sicile. S'il t'tait néeessaire de ilire que l'Iionime et les 
étros qui lialiitenl aujouririmi la terre avec lui. appar 
tiennent <■ une nouvelle rM^'alion. rpii aurait sucrédi' â une 
anrienne rTr>alitin rlr^truite jiar une rt'-vnlutinn suinte, il 
faudrait remonter jusqu'à la rraie el on trouverait alors 
d'autn-s iMllii-ulk^''. " 

I,a qiit'slioii des glarters est l'une rie rvlle que Oinstanl 
Pn^vosl alTertionnflit rie donner eounne preuve de mi 
uianièi-e de eompreurlre la Dcx-lrine de* eau^e* arluellcs, 
II trouvait dans les (.'lariers ries plienoniène'' qui uni de 
Or>s jour^ une ar-Iivitr* moindr*' que eclle qu'ils pi>sst-<lai(*nt 
iiutrefois. ries ptu^nom^nes qui n'ont pas toujours exi.«li^ 
sur la terre. C'e-tt un exemple det> idt'e» i^volutioanlstrj: 



- IB7 — 



qu'il pro[«»âiiil. un opposition aux upiaiuns unKorml- 
tarisles de hycll. 

En IKiîO, (I»n8 une connu unicitiou à rAi'adi'iiiic des 
Sdeocfis, il rappelle les priticiiMiles hypallièsdB qui avaient 
dèjit ^l(' failes pour «"xpliipu'r la p^rimle (tlariairf. I.e 
pas8<ifi:e dv la Icrru «Inns un poinl do l'espace uioius 
écbauHé par 1r r.-iyonnemfnt des antres astreii. Ih dimi- 
nution ii)nineiitan[''(> île la «lialeur solaire, produilP par 
l'cxtoiiition de)> taclirs. puiK il cxptisc na iDciuii>r(! de vuir. 

Il admet que jusqu'il une r«rtaine époque, hi tvnipâ- 
niture propre du globe, jointe ù l'action solaire, n'a pas 
permis à l'eau do rester glaoï^e sur riuctiii poinl de Ir 
Miifare. A uhl- t'poque subséquente, iléteriiiiiiét- par lo 
refroidissement de la masse planêi^iire, les glacier» sont 
devenu* jiussihk's. 

Le pliéaunu-ne (ilaeiairv e^t itonc une cause nouvelle 
qui n'existait paît aux tipuques antérieures et qui s'est 
d^velopp^e par suite de révnliUinn normale de la lerre. 
H y n des ^'i^'^i^rs partout où ta qiiantitc- d'évHporalion 
et l'nltitude 'les nionlagnes donne lieu â une chute de 
neige plus aliuudante que celle qui peut lUre fondue par 
la chaleur cliniatérique. O résidu annuel est plus consi- 
(léralde dans les contrées humides que dans les contrées 
sèches, de sorte que l'on )ieul concevoir l'apparition et la 
disparition alleritalive des fïlaciers sur une portion du 
globe, suivant qu'elle sera successivement submergée el 
émcrgiîc. 

Prenant un exemple, il suppose un allais^iement consi- 
déralilede l'Eui-ope. de manière fi transformer le continent 
en un grand nombre d'Iles et de presqu'îles. corrcspuudanL 
aux massifs montagneux. It se fera une évaporalinn bien 
supérieure à relie qui a lieu aujourd'hui ; il tombera plus 
de neige en hiver et il en fondra moins eu ^t^. d'autant 
moins que cette disposition des eaux rendra la tempe- 



— 168 - 

niliin estivale de l'Ivurope inuiii« l'xtn^nu'. Ij*s itlaciflrs 
(les Alpes et (les l'yri'nét's rerteviRndrnnt alors ;;niiluel- 
Icnu-iit i-*()ii'ils ont ^t^. Il s'en (oniieniU ilîins le* Vosge». 
I« Jura. l'Auvergoe, les Cév«niieK. la Brelajrnc. peul-^lre. 
f>» lîlariers contiii lieraient fi se (Ii*vt>lopper jiiH)irA cv que 
toutes les partie." du sol.donl il vieiil de suppirser l'immer- 
sion, aiftiil Hf- [leii <i peu i^meriii'os ('). 

Plus lard. Kiiuv ahundoiiiuT riiypolhèsp (ir^r<>denlp. il 
disait (jue l'un ]uiuv;tit latre une autre jtuppu^itiun. On 
giouvait adinoltre que l'omBraphic de i'KuTOpB n^lanl I» 
même, les d»^serts de l'Alrique lussenl couverts par le» 
eaux, tlf-s loi"», il n'y aurait plus de sinn'u, ce veni rhaud 
qui i-untribue lanl A la fontv des iieif^es des Alpe^. Il 
n'ndmettait pas une période de grand Irnid général : 
il disait qu'unp tiuiipéralure luoyenne, iuf/'iieure du i" 
À ht leiupt^rature iii'tueik-. puurrail fairi' reiialire le« 
gla(;ieni dans les vallées dos Vosges et (aire descendre 
reux des Alpes, jusqui- dans la plaine de (ienM'e. Il 
sulIiNuil puur cela d'avoir des étt!-^ luuiiis chauds et tins 
hivers plus humides. 

Ainsi Conslant Prf-vosl nllrihuail le d^velopiienienldps 
liClacicrs A la lois au rclruidis'^euit'iit «évulaire du ^lohe et 
Hussi h une disirilnilion gi-o^rHphiqrie. qui n'existu plus 
aujourd'hui, c'esl-ô-dire à une ri^unîon de ouse-* générales 
et locale*. 

C'étiiil aussi l'opinitm de Lyell ; rependanl l'illustre 
géologue angl<ii)t, très 8(-epli(]ue au sujet de In ehaleiit- 
rentrale, ne l;iî<îiit pas iiiterverirr le relroidissemeiil 
84ïculairc du globu, comme une oxplitiiliuu de l'époqui; 
glaciaire. 

Il piinill réelleuuint prohaltle que les ellels du retroi- 
dt^scuwnt du noyau terrestre ont dû se produire [tendant 



(ICC:^^. il.' S."(. XXXI, 1-. BM et XXXIl. p. ÎI7. 



— 169 — 



une période coiilmue et d'une diin^e immense. On ne 
fdriiprpndniil fw^ (|iii' lu lftrii|n*r!iluie. !ijiri"< s'flrc miiin- 
U'iuie à ])<.'ii pri>* égale et unifoniic |iL'udanl tous Ip^ 
temps p'olufïillui's. se serait luul d'iin coup nbniitsée 
d'iinp iiiaiiitTP >ii(lisanli'. pour proilnire IVpoqiii? jilïttiiiin', 
ou ne i-uiiiprpniiniii pas non plus son relèvement 
postérieur. 

Lypll est Ir^s disposé fi [iiirp intervenint'nulre^ muses 
el en iwirliciititT les cau»iO* ustronuini(|ui>< : la préoessio» 
di'«i éfpiinoxeii, les variatinns dan-» ri)l)lii|uitr- (\v l'érlip 
lique et dans IVjtcenlrleiliî de l'orbite de In lerre. Ces 
pli(^nfiui<'n''s pL'uv-^nt ^nns doulc .iniciiL'r allLTu:ilivL>mi>nl. 
pour un lii'uiis|diiTe el [joni' l'nulre, au uipme pour toule 
la terre, le refroid isseuienl réchini^ pourT^poque glaciaire. 
Mais ils sont périudif|ue>!. t^l los moines c-uudilious mit <iù 
se répéler hieii des (ois dans l'immensité des temps lîéolo- 
t;ii|ues. Pourquoi alors les phéauuii'nies glaciaires el 
dilnvieuH ne sont-ils pns pôriodi(|ue!; ? 

I*lu«ieitrs géologues [lenseiit. il eM vnii, (|u"il y a eu de- 
glaciers fi toutes les épocpies géoliigiques, depuis le silurien 
jusqu'à nos jours ; l.yell, consi^uenl avec lui-même, était 
disposé ?! l'admellre. Mats, e'est une hypothèse qui n'«sl 
établie suruufun lait posilif. 

Ces andt^ns glaeiers, s'ils ont esîslé. duivvul avoir 
laissé leurs Irares. Or, e'esl loiil au plus si on trouve 
quelques preuve» sérieuses de phénomènes glariainfs 
dans les e»ngli)niéru1s de la lin de l'époquo primaire en 
Inde et en Afrique. En supposint même que tous les 
doutes soîeni levés à rel égard, l'existeure de deux 
grandes périodes glaeiaires ne ronsliluerait pus une 
périodicité en rapport avec la périodicité des phénomène» 
astronumicpies. 

Qtianl aux rauses géographiques invoquées par Oinstant 
l'révosi, par 1-ypll el par d'autres géologues, elles n'ont pas 



— 170 — 



la Rén^ralitè néi*essair» pour expliquer l'ensemble de 
répO(]UC quiiteruanf. 

On e«l trop porté b i.soler lu phénomône gliifiaire et A 
IVnvisaiîer inili'penilainDieiit île re qui l'enloiin*. Il e>il 
rerlatneinenl le (fiil iiiipurliiiit. te (iiil le plus éluiiDanl 
peul être lie IVpiMju* (luaierniiirB, mais il n'est pas le seul. 

lj> (TcusciiiRiil priiici|)]il des vallm^s diite aussi île 
la infime pi'riude jtôologU|ue, D6s qu'il s'est forint des 
('oiitiiieiit.-s. di'» que les eaux de pluie oui ruisselé à leur 
surfiire. il <i dit &e creuser des. lorrenls et ties rivières. 
Mais les Iraoes de res anciennes vallées hjdI #i faibles 
que nous ne pouvons pu» le* suivre et qu'elli^s psissenl 
snnvenl inaperçues. On peut bien admettre que nos 
vailles aeluclles soni très anciennes, que (|uel<]ues-uiips 
datent ile-s (époques tertiaire:^, peiil-i'itre iiiùiue de i'êpoque 
crétacée. Néaunioins. il taut rveounaltre que c'est h 
IVpoque quaternaire i|u'flles »nl i-eçii le priifonil roup Je 
burin qui les a faites ce qu'elles sont. C'est ,'i l'époque 
quaternaire que se sont déposés les immenses anias île 
cailloux roulé», de sable, de limon qui existent sur loutes 
les parlies de la terre. Les pliéuu[iK'iie> ()ui font dv 
l'époque qualernairr une épo(|uo spéciale eu }téokif;i(] ont 
doiir une universalité qui exclut toute explication pure- 
ment KéoKrapliique. (i'fst re qu'avaient conipris l'instant 
l'révdsl cl I.ycll qui. l'un et l'auti-e. à uHé de» causes 
généra pliiques, invoquaient des causes plus ({énérales. 

11 ei*l encore iiiipos'sibte d'expliquer d'une m.iniére 
.•iatisfaisante les divers phénomènes ^'éiilupiques dt- la 
période quaternaire. Qu'il s'agisse du développement des 
(ïlac'iers. du creusement des vallées, de la grantle extension 
dejs tleuvesqui ont iléposéle diluvium. ou de la lorniatiuu 
de.t limons, l'époque que nous nommons (|uaternaire, uu 
mieux pléistoccnc, l'époque où la ))0|mlalion animale des 
mers (^tail devenue identique ii )h faune préi^nle, l'époque 



- 171 - 

où les conlinenti* rominmcaienl ft ^ire hahlt^ par leurs 
hAtPï> actiiL-ls cl où ili»i|]»nis«<iieul Ipn dernirrH repré- 
seilUinls des fliillieN «'leinlr-s, réi)oqtie ciitiii. où riioniiiie 
mHnifestP pour In preiDii-re foi» «a présence par les 
pruiluiltt de <uii iiilelli^eiirc i>l di' ^inn industrie. rflll<> 
('■|Hique S'il jusqu'il préscril un [iroldi-mf' non l'ésolu de 
Ih science ^éol<igi(|ue. 

Il sVsj pmdull alui!* ))?■< phriiuiiirm-i ipii md pu avoir 
leurs <iiiiilu(:u«^s duus les lemps {géologiques anlérieurs. 
qui se sont m<inifeslés dans les l(>in]).s lilstoiiques cl qui 
.se manifestent encore sous nos yeux. iDai»^ qui avaient à 
réiioc|ue quaternaire une intensité iDeoniparabli'ment 
supérieure it leur intensité aciiielle. Nous devons attendre 
les pruf^rés de la science, pour en tlouucr uoe cxpliciitiou 
nalurelle el universellement adoptée. 

11 y H déjij quelques f.iit.s qui semldentaequis; la longue 
durée de IV-poque pleUluecue, la jçénéralité de» phi^no- 
mènes •;laeiaires dans les den.\ euntiueut» cl dans les 
deux liéiuisplière». la uiultiplictl^ des périodes successives 
froides et cliiiudes, la nécessité de laire intervi^uir un 
mouvement d'eau considérable à l'état de vapenr, de 
pluie, de nei|ie. de «lace, de Iteuve ; mais malgré te gnind 
nombre d'otificrvatcurs éniincnU qui se sont oci-upé» du 
terrain pleititocène, il reste encore l'i analyser etâ vérilier 
liien des tait» de détail. 

Lu (aune à Elephas antiquiDi est-elle plus uncicnne ((ue 
lu faune h l'.lephas primigmim ou en est-elle rontempo- 
raine? I.e limon e^t il d'oriftine éollenne ou a-l-il été 
sli-aliliésous les eau.x '.' Ya t il une seule époque (glaciaire'.' 
V en Ht il deux V Y en a I il trois ou davantaj^e? I..» 
lenipénitui'e était elle très (ruide ou 1res huuiîdc? 

Ce ne sont pas seulement les Réoloiines «jui doivent 
coopérer à la .solution du pi-obléme. Il serait inijHtrlanl de 
ronnaitre les limites que peuvent atteindre les vnriations 




- ITÎ — 



météorologiques sur les mnlinents actuels. Or, C'est h 
peîue si. en mélêniologip, l'on posH^ile uu denil-sl^lc 
ri'obKiTvaliuii. 

Noii!i avoiiK bien des indirei: que, depuis le commen- 
r«nicnl ries tfmps hisloi-iqiip-'i, il y a eu rie* muriiflraliuus 
de c'Iimal, dont la misun uou^ «si i^alvmi-ul iiK'onoue. 

Nous RVnns ra^mwi des preuves que depuis l'ère rliré- 
liriine. les rivifres du noni rie Iji Fr;iin"e ont .inpiJs uue 
inipnsitt' (iiiVlli-s nVmt plus acluolk-iiiuiil et nous pouvons 
nririhiifir. partiisllerncnt au moins, res diflërenres de 
r^^oie des ronrs ri'eau à un rhiin^emcnt dnas le« condi- 
tions ini^K^ri'oln^iqiie.'s. 

C'est peul-^t re clans l'atmosplirn; et Iiors rie l'alminspiière 
qu'il faul clierriier la muse principale des ph^DODi^ne» 
qimliTmiliL's. 

Depuis (|ue l'analyse «iieclrale nous a montré les usires 
compose'!* des niAines éléments que la terre, depuis rju'il 
nous a lail eitnnaltre la présence de l'Iiydrop/ne riaus les 
rnini'Ies, nous pouvons supposer ries uioriitirations éven- 
tuelle» de J'alinosplii're ^eI■re^lr^• par wi jouctioD avec left 
mf^tijnres pizeux. La wnlUienee d'une d« ces nébulosités 
avec l'enveloppe sazense île noire pl;inéte ne serait pas 
])lu!^ extraiM-dniiiire que la rhuto des aérolhhe.^. dont 
l'oriçint- sîdiiralc est aujourd'hui hors de dotitc. 

('ne telle M)liiti(iM seriiil peut l'irerepoiissée jiarl>»nstant 
Prévost au nom de la théorie îles c;iu>es aetuelles. Od 
I»urrail lui répoudre par ses propre>^ paroles. 

Il Nous pouvons, disait il. supposer dans Taveiiir une 
époque oi'i la eroiUe terrestre auni acquis une t'paisseur 
asseï grande pour que les pliénomrnes voleanîque-S n'y 
soient plus [Kissibtes. t> ne itérait pas une niisoii pour 
qu'un s^nlopie de celte époque (iitui-e niSt l'oriftine 
éruplive ries liives et en revienne au.\ bypotliéses de 
Werner. » 



— 173 — 

On doit faire les tliéoriesavec les faits, rien qu'avec les 
faits, mais on ne doit pas refuser de se servir des hypo- 
llit'ses logiques et naturelles pour combler provisoiremetil 
les vides que laisse une science toujours bornée, parce 
qu'elle est essentielleineol progressive. 

Ces liypothf^ses fantaisistes mais raisonnables, dont il 
n'est permis, ni de nier la possibilité, ni d'espérer la 
démonstration, sont utiles, nous a ditd'Omalius d'Ualloy, 
parce qu'elles nous donnent un moyen d'échapper à la 
tyrannie de savants convaincus, qui veulent nous imposer 
leurs théories, malgré les objections qu'elles soulèvent, 
sous prétexte qu'il n'y en a pas d'autres acceptables. 



CHAI'ITRF VII 



THItOIltPS l'AK0.\TOU)GI(tl'E8 



On Htli'il)ii«. en );i^ii^ral, h ria^énieur an^ïlHÎii Willinm 
Sniitli lii iii'fiiiif'i'p iippliriitioa de la p.iléunlnlo^it à Iti 
fcéuluf(ieHtnitigi'a|>hi(|ii6;Sniitti,ooiiinie\Vernei-el(l'aulreâ 
i-nrort', remarqua que le» divers Ivrniins d'un pays sont 
toujours superposé» dans )c même ordre. Il publia en 1790 
uD tableau de couches du comté de lintli, |)ui'« des cai-te;; 
de divers comli^'s. Pour rccuniiaitri- les Hi^iscs. pour 
déterminer leurs limiter, it se servait des fossiles que I'od 
y rencontre; su longue pratique lui iiv»it i)ppri.«quec)kaque 
couche imporlaule e>l cai-actérisée par des furmuii qui lui 
sont propres et qu'un ne trouve pas ailleurs. 

Il put>lia s» méthoile. en I815et 1810daii« deux ouvrages 
qui portent les titre^i bien «ifiiiilk-mifs de : Sifntème strati- 
ijrapliiiiue des fmsUrs. composé d'après la colleciùm du lirilish 
Muséum, accompagné <te tables de la distribution drs Èchtno- 
deiVlf»; et : Us couches ukuiifiifcs par Irun fossiles. 



^ 17S - 

Pfiuliiiit que Suiilli ^tiihUttiiail la gi'ologie sîrâtîgra- 
pliiquedesterniiiiiisecondairesd'Aii^lelei're. Al. [traugiiiart 
lîlutliait les lerraJDs tertiaires des environs de Paris. CrAce 
il IVclut qu'avaient jeté lus di^-cou vertes piiléoDiotogiqiies 
de Tuvier, son rnllnlioriiletir, les travaux de Bron^iiiart 
acqu iront ra|)iiIt.Miientuueaulorilé<iueu'avaieul pas ul>ti;Que 
les obHervatPunt qui l'avaient prétrédé : de I^manou. 
Tjivuisier, (>>U|ié. Iiien qu'il ne (ùl peut-être pas toujuur>j 
1*11 progrès sur eux. 

l.'Emai sur /a gimjraphie minérahgiqiie de» environs lif. 
l'nnn, (ut pri^sent^ â l'Académie des Srienre.s en 18i)8ei la 
preiniôre partie luséri^e dans le Journal des Vines de la 
même année. Le mt^moirt' entier fut publié en 1811 avec 
quelque-s inodillcatinns. 

Vuiti (■« qu'en dit d'Arehiac (') : « U> travail t-(im|)let 
de IRll, avecse-idescrriptions locales, une rarteg^olo^lque 
et des coupes qui certainement lui douneiil plus d'impur- 
tanre, quoique dilTi^rant si plusieurs éjjards de VICssai 
publié ti-ois ans auparavant, n'e»tee|ienditulpasplu» e.xacl, 
et les erreur»! struligraptiiques du premier mémoire n'ont 
paB été i-arri<;ée.<i dans le second, qui en oulre en pré»eDle 
de nouvelles. >< 

Ce jufçeuient est sévère, pour ne pas dire injuste. 
D'Arrhiac avait conservé de son ancien métier d'ollicier 
de cavalerie, l'habitude de sabrer quel que peu les 
travaux (le se»i devanciei-s. 11 n'avait aucune indulgence 
pour leurs erreur.'^. Arrivii Ji une époque où la niéthode 
scientifique était déjà bien établie, il n'eut qu'i't l'appliquer 
fl des questions qui ne présentaient plus du dilTieullés 
réelles. 11 ne se rendait pas compte des incertitudes par 
où avaient dû passer ses maîtres, alors que les procédés 
d'investigation n'avaient pas encore lait leurs preuves et 



(t) Géologie et PaU'oHtolofiie. p. 1S3. 



- I7« — 



f)U6 tous les ivtiullaUoblenuii excita ieni In dûllanoe par leur 
nouveauté iiiéoie. Coiuino lii^loricD de la géoloftie, il 
aimail à oii{>u<;cr » un Kavaiil sérieux, qui liludie lou» Iim 
cdtés d'une (|ue!>1Jnn et se (rompe pai'ioiii àan^ lejugeiiieul 
il^rmilU, le nom tl'unauleur iguoi^. don) les obr^rvalions 
isolées !iu»l oxacli'Ji. uu ilool les ii»serlioDs aventurées ev 
trouvent v^ritiées, bien qu'clleis u'aicnl élé (ouJées sur 
tiucun« preuve posllivo. 

Le mémoire du llron^iiiart a pu dg pa« C0Di>lituer un 
progréii pour les diverses parties de la );i>olo^ie de» 
environs de l'nris; iiiiii> en réunissant l'enseiulde Uau» uu 
ouvrage >«rntliéli<)ut.' cl dan» une carte géologique, en 
donnant un ^r.ind nombre de descriptions locales et de 
coupes détaillée>, il est devenu la base de tous les travaux 
qui se sont laits depuis lors, »ur le bassin de Paris. 

La paléontolottie y joue un Iaîl)lo râle. Néanmoins, 
Hrongniart y dit que les fossiles de la craie ne s« Iruuveul 
pus dans le calraire ^nissier el réciproquement. Il 
reconnut que les ditU-rents baocsducalcaîre grossier, tout 
eu ayant quelqui^s [us»>)l('v cuintiiuas. suul cependant carac- 
térisés jMir un certain nombre de tormes qui leur sont 
propres et qui peuvent servir à les faire reconnallre à 
distance. Il arriva donc aux mêmes résultats que SniitJi. 
il Uiit vrai qu'il avHÎt travaillé sur un territoire moioA 
étendu, qu'il av»it eu des prédécesseurs en straligrapliie 
et qu'il pouvait consulter lacilement la plus belle collec- 
tion paléontologique de l'épofiue, celle de Defnmce. 

Néauiuuins, ou doit réclamer pour lui l'iioaucur 
d'avoir, le premier, instruit le monde .savant de l'appli- 
cation que Ion peut faire de la paléontologie Ji la géologie. 
Hu publiuut H's premières carlo^. Smilli n'avait paiî 
divulgué sa métliode et VKumi de Hnjngniarl est antérieur 
de sept aus au Syslcnii' niroiù/niftiuiue de Smith, 

Brongniart ne se cuulentait pas d'«xpo»er »es idées dans 




- ITJ- 

Btia lîvrw; son ci]!«i>igucmeut au Muséum les r^{>;in(l.iit h de 
nombreux disciples ; snn Kalon, ouverl k tous les savants, 
fiait un lieii où Ton venait Jisculer les nouvelles géolo- 
Kiques. Lui-mi^iuo vojaf^^eait bt-aucouij, recueillant partout 
des observations ut initiant les savants t-trang«rs à »ti 
iiitilhode de travail. 

L'opinion se lorinail peu à peu sur k'n services que la 
gt'ologie pouvait retirer de tVlude des fossiles. 

En 1820, Constant Prévost écrivait : <i II est admis par 
luuf les géologueti modernes i)ue les eorps orRanis^s 
fossiles, dont un retrouve le» débris dans les couches de 
la lèpre, dîllerent d'autant plus des êtres actuollemenl 
i-xislanl.«, qu'ils $ont enfouis dans des couches plus 
anciennes. » ('| 

H Tous les géologues conviennent, ajoute Itrongniart, 
que plus les Icri-ains sont supérieurs ou nouveaux, plus 
les débris qu'ils renferment ont de ressemblance avec les 
êtres qui vivent actuellement A la surface de la terre, n (') 
Ces luis posées, il restait à lesappliquer pour la solution 
de grands problèmes géologiques. C'est ce que fit CoDsIanl 
Prévost, I ck-ve cl l'admiraieur de BrouKuiarl. 

Il avait mis à prulit son séjour en .\utriche pour étudier 
les terrains des environs de Vienne el y recueillir 
de nombreux fossiles ; malheureusement, un incendie 
le priva de la plus grande pHi-tie de ses collections. 

En comparant ce qui lui re.«tait avec la collection de 
Defrance, il acquit bien vile la pi-euve que le^ fossiles de 
Vienne diilêrent beaucoup de ceux de (îriguuii. Il ne put 
reconnaître que deux espèces semblables. Au contraire, vu 
étudiant dans les collcclious de MénarJ de la Graye, les 

|1| Jotirnal de Physique, 1820, XCI ul Doeumeni» pour l'Uittoin 
rfp» turraina leriiatret, p, 219, 

(2) Rapport A l'Acad. îles Se. du 11 dfoeintiiv IfiâO; noeament», 
p. 2ia. 

12 




- 178 — 



fosailes de» cullines Ëubipennines que Brocchi veasK de 
décrirt', il y trouva (juriiiite sept cspt-ct's [.'oiiiniuiies avec 
cellcs d'Aulrichc. 11 t-n vint donc fi dire que le» fossiles de 
VieDDe res^emblaienl plus ii ceu\ des collines subapeii- 
Diue« qu'à ceux de Griguon. 

UaiiH sCf L'uinparaisuiis :ivvc rituliu, Cuustaut l'n^vost 
R'appuyiiil sur le int^moîre de Brocrlii : fonrhioloiiip fiixsUe 
tuli npainitir. Broccld avait constaté que la ctialoe de« 
Apeiiiiin!ii>!>tes!M^nliL-lk<MiL'id (onin-f paruauxi-dei-alfaire 
setroiidaire et qu'elle est burdêc do i-liHque cùlé par des 
collines argileuse» et sableuses, nclie^en fcitiflileii. Il avait 
iitu(li<^L'es{o!isik':«. i-ii vivait figuré uugi'and nomhreel avait 
recuniiu que la plupart dilli'rent essunltclk'ment des 
fossiles des environs rie Paris, tandis que plusieurs onl 
leurs analogues vivant encore dans la Méditerranée. 

N<!aDtnoius. inOdi-lu aux priucipos posés plus liaul el 
qu'il avait lui-même contribué à établir, il siippoi^a que 
les terrains terliaires des collines sulKippennines étaient 
cnntemiKiraiiis de ceux du bassin de l'aris et il expliqua 
leur dilTérence par des circonstances géu^rapliique> 
d'iiabital. 

Constant Prévost ne (ut pas de son avis. Il adioetlail, 
bien que ce point de science (ut encore (orl obscur, que 
deux (aunes, qui se seniient déposées eu même temps 
dans des ba-ssins {!éolo<;iques (Idoigués, peuvent dillérer 
eatre-elles. Néanmoins il passa outre à ces considéralioos 
et basa son raisonnement sur le (ait que les fossiles du 
Vienne et d'Italie s'éluigucut moins que ceux de dripnon 
des animaux vivante dans nos mors. ■< Donc, dit-il, ou 
doit considérer les lorrains modernes (tertiaires) observés 
en Italie et eu Autriche, comme le produit simultané du 
dernier séjour dei^ eaux de la mer sur les continents 
européens; tandis qu'il faut regarder la tunnaliun du 
calcaire grossier des environs de Pariii ooinme apparte- 



I 



— 1Î9 — 

luinl à une époquu dillt^renle ni ii un ilge de la terre 
beaucoup plus ancieo. >' 

Ainsi il y avuil lieu ilu divi-iL-rcndcux répoqu» tertiaiiv 
oonsidén^f jusqu'iilors roinme unique, les muclies de 
Gi'igiiou uppnrleuiinl à lYpoc^ue \'a plus uiicieniie, celles 
lie Vivuue et d*Ilalie. à la plus ri^cente. 

(kiiislant Prévost s'esl dpmnnd^ s'il n'cxisLiit \\a* aux 
Piiviiuris di" Paris diK coui-hfs (|iic l'on piit rappurter à 
la «ecuudci^puquc. Il iriiianiua que Cuvïer et BruiiguiarL 
on! sipnHK- deu.\ dt-pAts marins fossilid'res, st'p.'iri^s par 
un di'pùl d'eau douœ, le gypse, qui coDlieuI une fiiunc du 
nianimifùros dillérenlii des mammifères actuels non );eiile- 
ment roiiime esprces, mais comme genres. 

i> Combien de siècle» n'a l il pas fallu pour le dévelop- 
pement de celtL' faune, de oes raees inlroduiles dani^ la 
série f^raduée des rorpa or^nist-s, pour sa mulliplùratrnn, 
pour son exiînetinn sueressive, i^ar A^\i\ plir-^ietii'N n'exin- 
laient plus Iors()ue la mer esl venue une serund<^ (ois 
submerger les mêmes contrées, n 

« \jt>6 zoologistes, ajoute (il. ne ï-eraieni ils pas auss 
étonnés que les géologueii de voir que le lemps n'aurait 
apporté aucune modillcalion k la série des corps urga 
■lises. Il 

C'était une raison de penser, conlrairement Ji l'opinion 
deCuvier el de l{rougniui'l.(|ue les deux dépfMs miirins, 
l'un inférieur, l'autre supérieur au ftypse, no pouvaient 
pas coiilenir les mêmes fossiles. 

Cousliml l'révusl fait remarquerque les coquilles fossiles 
du dépôt marin supérieur sont en général en mauvais état 
de conservation. Cependant, hî on examine les listes 
(JODDée.sparCuvierelDrongniart, on trouve. avec quelques 
espèces semblables à celle du dépùl inférieur ('), beaucoup 

m Om eapMvaxont ruounuuM oui ue lie m on I ilintrenti^s. 




— 190 - 



d'aulre-i qui kouI spéciales. Ainsi les sable? supérieurs ne 
ctiiiliennent ni tes Millioliti's. ni l(!s Orhilolilcâ. ni t«(s 
Numniuliles <)c« cfiliN'iir«ïi Inférieurs, ni le Certlhium 
giganieum. ui li-; Voluta rxfShara, olc. Par ronlre, on y voll 
apparaître les Spirorbes, Vrrithium pliralttm. et plusieurs 
espèces [l'IiullieN. ilonl In plus remarquable. Ihtrta hif- 
popta (actuel Itriiienl Ihln-n lonijimun*/ ml si commune 
dans In bassin du Vienne. (') 

Il conclul « que, s'il fallail se ilécirler à rapporter les 
terrains de» environs de Vienne el reux d'Ilnlie à uue de» 
lieux furnialions tuarines des envii-uns de Paris, on con- 
viendra que, sous beiinrnnp de rapporls fiénéraux, ■>□ 
pourrait leur Imuvcr de l'analogie avec la dernière, la 
plus riVentc de ces fnrinaliouii. » 

Rappelons que ces phrases onl été écrites en 1880. 
Couplant Prévusl n'avitit fjiis eni-Ore les opinions qu'il 
soutiendra plus lard, au sujt'l de l'iuvasiun des mers el 
des calaclysme-s. 

Il avait icniarqut? que certaines coqulllt's de Vienne qui 
n'existent piis h <iri)ïnon, se retrouvent iï Bordeaux, h Ikix, 
i\ Léognan el même en Touraîne. Il émet dunr avec doute 
la pensée que les U-rralnii tertîmlrcs de ces loculitéM sonl 
du môme AgK que ceux ile Vienne. 

Plus lard, il fut plus affîmiatlf dans un mémoire (*) lu A 
la Société Philumatique en mai et juin IHiâ. Il dit que dans 
les bassins du midi, un devait trouver des dépALs marin» 
formé.« peut-être en m^nie temps que les collines 8ub- 
tipenuines et que celles qui entourent Vienne, lorsque 
depuis lunf^lemps le bassin de la Seine était orrupé 
par des eaux douce.<^, c'esl i\-dire poslérieuretnenl A 
la deuxième formation marine des environs de l^ris. 



• 



* 



(t] Il la confond aveo Ott.-ea cras»iê»itna. 
(îi BuU. Soc. Piilloniailiiue 1SZ&. 



181 — 

Ainiii, la .science doil à Con»lunt l'révot^l d'avoir reconnu, 
le iiiemier, l'exisleiici: (lit Ii^niius lisrliiiirBH plus jeuDes 
que le calcaire grossier de, l'aiU, eL d'iivoir résolu l'uudi'^ 
l>liis iiii))orUinls ]irottli'iiie.s de géologie pai' l'application 
des loi» générales de la piiléoiitulu^'ic. 

Dutri^noy lui ii leproclu- un jour ('i d'avoir assimilé le 
terrain Icrliiiire Kiipi^rieiir de Vienne et du loiili aux 
meulières et niOnie aux Miililes supt-ricurs des onvironx de 
l'aris. C'était cllectivemeul son opinion, mais il ne l'avnil 
exprimée i|ti avec duiile, parre (| n'Use rendait bieuruinple 
qu'il n'y avait pas de prouves positives. L'erreur du 
reste n'était pas extrême pour une (époque où les grandes 
divisions j;éologiques élaienl à jteine éhaucliées. M n'y a 
pas lougk-uips encore que l'on réunissait dan» lu terrain 
miocène, les sables de Fontainebleau, les moulièreK de 
Eteauce. les bilun^dc Touraine, lie Itonleanx et de Vienne. 
Il fallait élre «mrurrent de Constant IVévost ù l'Institut 
pour ne ims reudre lionimage à sa sagacité. 

Kn I8ii, une nouvelle édition du livre île Rronfjniart et 
de Guvier, sous le litre rie l>fxriii>lioii tféohijique des i^ncirons 
lie l'arii, lit [aire un pas considémhle à lu géologie slratl- 
graphique. 

■Vu mémoire primilif se trouve ajoutée la riesnripliun 
d'un grand nombre de lieux de l'Allemagne, de lii Suisse. 
(le l'Italie, etc., qui présentent tien terrains analogues 4 
eeux du bussin de Parts. Ces descriptions, qui étiiient 
l'œuvre uniquement do Bruugniarl (^| constituaient la 
partie la plus importante de l'édition, non seulement pur 
les laits nouveaux qu'elles rèvélaienl. mais surtout par la 
métliode et les principes qui avaient guidé les recliei-che». 



m Itiill. .Soo. B'*"l- fr- IV. p, 420 (l«3i|. 

(!) Hmiigiilnrl les «valt dÈJA puti1t4« prpwiiiH («mplMcmcol 
l'ann^j^ pW'-«>']<'nli- dans un mémoire insiyrA dnas IrM Ann. de* 
Mlnvs.t. VI, p. 530(1821). 



— 182 - 

» avoir nift|ifl^ rfup l'observaiion des fossiles a 
rér^I^ aux niSiloKues une *itior*i.«ioti (li«tinrte dp fféné 
ratians qui pormctleiit «l'étahlir une rhrnnoln^ïie dniis Icv 
éfioqucs anciennes, iiprè» avnir rtil que la iiulur? des 
iwhes est (;<iRt^i-alpmeiit d'arwini avec lu n.-s«enililanr« 
r]ps fossiles, il [tdae' la question suivante : 

Il lorsque, ([hiik ilt^ux terrains iMoi^né^. le»; ffM^hes sont 
de nature ()ilTérent(> landU que le» débri§ (>r>raniqu«t sont 
îinaloftues, dait-on, d'apriv* relte didëreiiee. rPtpmler ce* 
terrains roinnii- de (oruiiilioii tlilIOrcnlf : uu bien, duit-on 
à raut)(< de la ressemlilann' des rorptt organiser), les 
rBjrardor fnmme (le la mi^nip époque de formation. Iwr>- 
qu'aucun fait df superposition nu s'y «Pl'Hse évidemment?» 

Pour rf'pondre h eelte question, BronRniarl ronsiiaie 
d'iibord qu'il *e forme aetiiellement de»i di^pdt:* de nature 
très dillérentc ; puis il (ait observer que le dt^veloppemenl 
d'une jî^ui^rution losslle siïp|io*e une lonssue st^rie de 
siècles ou du iimin»: iriinnf-cs ('| pvmdiint laquelle tous les 
^tres vivants ont «n rararlêre piirtinilier de laiiiilli'. ou 
d'<'poqne. qti'on ne ]ieut ni délinir. ui niécunnaitre. 

!■ Je regarde ikme, dit-il, les earaetères d'é|Kique de 
(«rmation tirf's dn l'analofîie des ^tres or;;nni!^ eumme 
de première valeur en ^ikiitnosie. eomme désuni l'em 
porter sur toutes les autres dilTérenees. quelque ^rande> 
qu'elles paraissent (suit Ténu migrât ton de eeji diflérenL-e« 
telles que la nature de^ coucheN, leur inelinaiMJu. la 
slraliliailinn runlrasinute. ete.) : rar toutes eesditTêrenee--. 
|ieiivent iMre le résultat il'une révolution et d'une formatiun 
instantanée qui n'établissent puint en jiéolojiie d'époque 
spéciale, n 

Panni les applications que Umn^uiart lîl de ees prin- 
cipes, il suffit de citer quelques faits juirticuliers. Dans 



m L.ii notion des tomie 6tatl euoore tilen rasiK- dans l'esprit 
des RDvsnU. 



— 183 — 



I 



un cairaire noir, TOmpacl. assez dur, siihlnmellaire de la 
moiitii^ne àes FJz des Alpos do Savoie, il avait trouvé 
(|p<i fossilps st'niMnItlcK fi rpiix lip l<i <.*r;it(t cliloritée de 
itouen. Il *n conclut que le ralrairp noir pst dp mi*ine ilgc 
(\w la craie, l-n autre ralraire noir compact avec llls do 
silex, lir Ih oitmlapnc dns niald<^ret»< pr^s de Bes. lui avait 
fourni inic série il'psip^re'i .'«enildable^'i, riueiques-unc* 
munies tdeulii]ue.>^ avw celles du calcaire ^rossii^r des 
environ" de l'aris : il le rapporte donc à la ftirmation du 
calcaire i;i'»'>^ier, loiil en têmiiiKiinnl ilns lii'silalion'i qui 
non" paraissent sin>;ulièn'sdiius IViai actuel de la scteiice. 
niais cpii pmuveni avec (|uelie pnidcnce. il ws servait de 
.ses principes. 

Bron^niart cite l'aitsimilation qu'avait failn Conslnnt 
Prévost des couches tertiaires de Vienne et de l'Italie avec 
la formiition marine supérieure des environs de l'aris:il 
parail l'admeltre, mais il insiste «i peu .«iir la démonsli'a- 
Uon qu'on peut se demander s'il en est hiea ounvaincu. II 
Bd |Hirtai;e pas leji doiile.!. de CunstHnt Prévost sur l'Afi;» 
de* (aluns île Touniine et de'» environs de Rordeaux; il 
continue à les assimiler au ÇHlraire j^rossier de (iri^non. 

Les conclusions auxquelles était arrivé trustant Prévost 
furent conlîrmées el complétées par .1. Desnoyers son 
beau Ir^ro. Duos une comuiunicatton laite eu I82U à la 
Société d'IIistuirc Naturelle (') sur les terrains tertiaires 
du Cntentin, Desnoyers émit hrièveraent l'opinion que œs 
terrains tertiaires, ainsi que ceux de la l^îre, ceu^ des 
collioeN su ba peau i nés. de r.\ulriche. etc.. doivent cousti- 
tuer avec le crafï d'Angleterre la formation tertiaire In 
plus moderne. 

l'^n \H2ii, le m^nie savant publia dans les Annales des 
Science» naturelles (') un sec«nd mémoire intitulé : Obser- 

ill Mâiri. Soc. aitlst- Nai. I^rUl 2. 1825 p. 2S8. 
(2) Ann. Se. Nat., XVI, p. 171. 



-184- 



tationssHrun emrmblr de d^pâtx marins ftfus tvcmts que 
les trrrains lertinires (/« hrtx»in lie la Seine et constituant 
une formation tfikilofjiiju.e dittincle. 

Il lit rentrer dana cet Riisembie, qu'il désii^a 90as le 
nom rfe terrains tertûiires niocnts. outre un rerUiio noinbn' 
(le (léi)ùt.s()'e,iii duur» (Val cl*Arnu. Issotro. vic.t. dvs tor 
mations marines tri's uonibreiisej^: le cran d'Anslelfrn'. 
le» tufs roquiiler» rie lii MïJDcUe, de la Breta^jne. de ta 
l,oiri', di- la Tiinniine, dt^ M(-rign;it'. de Dax, de SuIIpk. \« 
(■iilaiii-L> iiKelIon et les subies de MoDlpellier, la .Mollasse 
coquiUère du Rh^ne, la MollaiiM el le Nageldue de 
Suisse. \fs vailles dti l)iiïi»iin de Vienno. les Miblei« dc< 
rollines su bu {len ni nés. les calcaires de Sicile, de Corse, de 
.Milite, lie Sardaijtue. 

Ces dépAts, qui pré^eiileiit coiiittiL* ruclio prédomina nie 
un ngrégnl hifnc^ de sable et de çraviet^ ijiiarzeux. sont 
(>ï«cutii-lliïmeut t.':inicléri)<é's par des coquillet^ marines el 
par des ossements de mammifères terrestres de la période 
dfs Rli^phants : Eléphants, Mil si nd on les. Hippopotames, 
Rhinocéros. Diiiothértum connu alors sou» le nom de 
Tapinix giffanuus. 

Pour établir l'ilge récent de retle formation, ftesnoyer* 
insifîte sur son indépendance pîir rapport iiux terrains 
tertiaires plus aneiens. sur ce qu'elle est dans tous les 
bassins A la fin de la série tertiaire et prinri paiement sur 
ee qu'elle vm superposée en Touratne ïiu Ciilcaîre d'eau 
douce supérieur du ttassin de l'aris. Ainsi. Constant 
Prévost avait formé le groupe tertiaire supérieur et l'avait 
nippntché d'une manière dubitative des roiiches marines 
supérieures du même bassin; Desnoyers eunipU-te les 
documente sur re groupe tertiaire supérieur el démontre 
qu'il est plus rdcent que le» couches marines supérieures 
el même que tes couches d'eau douce supérieures* du 
bassin de la Seine. 



— 183 — 

Aprfts la fuadttlion de la Sociélé f^éuloptiue de France, 
ea IKX). t» valeur du caractère |)aléontnl»{;îqiie fui une 
deopivmi^re» queiîtiuns discutt'es. 

hsns lu séaucv du i mai \H'M. Dcshayes lut un méuioiie 
iutitutâ : Tahlfau comparaiif Hex rip^cet tir coquilles eirmttcs 
arrc !rx fsp^cfs ilr cnqniih* fossilrs ilrx lerrnmit Irriimrei île 
ri'.nmiie ri ih:< '■aiii-ci-.K fnxsiln ilr ces Ivrrninx entre cuj: ('|. 

Il ilistinicuelD-s terrains tiirliiiîres des l(MTHiiiKS«(»itdairefi 
parce que r.eiiY<?i ne couliennenl U l'étal (ossîie que dfr* 
o^pcn^s qui jiaraissenl am'^anties. liuidis que ks tvrraius 
lertiain^HolIrent avec des espiVes perdues, d'autres espèces 
qui vivent encoi-e de no8 jours. On peut les diviser en trois 
KT^iudes épuqut^. parfaitement diiitinc'lt.s. d'apivs la pru 
portion ituniéi'iipie de*i espères- éteintes et des espêiws 
encore vivantes, 

l^rûportiun 

f* époque ........ 3 % 

i' !> W " 

S- X a a 

Dan»« la première «époque I>c^sl1.1yes range le bassin de 
Paris, celui de Belgique, celui de l/mdres. itiuî de Valo^uc. 

Dans In seconde : les faluns de Touniine, le liassin de 
Bordeaux, la Super^a prés de Tuiiu, le> envimus de 
Montpellier, le bassin de Viennt-. 

1.^ troisième époque roniprond le terrain subaftennin 
rie l'Italie, rie la Sir'ile, de.s envinjus de l'crrpi^nan et le 
Crag d'Angleterre. 

V.n si^parant le Cra); et ]e» marne!' subriprnuineïi dos 
lalun» des bassins de Bordeaux et rie Vir'iine, Dt-shayeH 
établi!i$nit une troisième division des terrains tertiaires, 
pOstiSrieuruà celles qucCoDstaut Prévost avaient reconnues, 

11) DuU. Si)C. GËol. Fr. I. p. 185. 



— 186 — 

\ji lecture d« Deshayes fut approuva par Elie (te 
Beauiuonl. (kinslaiit FVi^vust et Ami Uoué. 

Kli? dû HeHumnnI <I«^rlan> riu'il i^lait arriva aussi à 
rliviser tes Ifirmins tertiaire* en trois élai^s jiar une 
m^thutiv [luruinent g;(^Hlo)ïiqiie. I) ujouir que rhariin de 
ces ('lapes rfnfprnip Ips nsneinenls d'une {îént^ration parti- 
ciilii're (le grands iiirimiiiift-i'es. 

CunstHnt Pn'vDst rappelle ses pmpres travaux. 

Ami nuiii* dit qu'il » pu la m^nip idi'p que l)e*liayP». 
Cepeiulaiit, tI lit sur les priiiripes des rrservcs (jii'il se 
proposait de d<5velapper plu<i tant, pt qui Ptaient hien mnliu 
ries rt^serves que >Ip sérieuses olijertions. En ellet dans les 
MSanrps (tu l'f fl du 19 décembre de I.-i iitAuie année il 
priisicnta un mf^niuire intitulé: Ksmi fiour appn'eirr tn 
nrantngfx ite la jiaWimiohijtf appliquée à la ^oijnosit et à ta 
flihlnffir, Nnii* ii'nvim* pu- re iiir-iiioi re, mais le Ituiletin 
de la Socii-té d'oioRiqni' en roiilient les cunelusinus. Houé 
n'iireeplplecarartêre pak'ontolugique^u'it défaut d'autres, 
lorsque la superposilinii est uhseure. Oppudanl. il rroîl 
que l'ubspnatinn r|ps fossiles est un puide poinmoile dans 
les hassins lilen eunniis. 

Aux atlatpies de Bmi^. Deshaycs ri^puiidit par un exposé 
mnsistral îles principes de la pali^oiilologie, exposi^ où, 
ajirf's soixante ans il'i'tudet. un n'a pas un muta reiraiieher 
et bien peu it ajouter. |'| II est k reproduira en entier. 

" Qu'est leque l,i (iéolii):ie?<;Vst lïiSi-ieneefpiis'ocrupc 
des rniiclies de la terre dans leur nature et leurs ni]i|>urls. i< 

« l,or*que l'on a sous les yeux un gmnd nombre des 
rourbes de la terre ou quand ou les a toutes riUinies dans 
nn tableau llpuralif, l'idt'e simpb' qui naît de l'iiisiHNrtinn 
de leur masse, n'est <plle d'un espare de temps éroulé. 
Les euuL-hes de la terrfi ne représentent dune à l'esprit, en 



(t) niill. 9o(!. r>é»1. Pniiuw II. |>. 



— 187 - 



ilcrni^re aoalyse. qu'un loni; chroanmètro doDl nous 
chCR-lioDS h connaître l'étendue. » 

Il Kn examinanl, en i-lti<iîi)ul nvor «nin le» coucJie-< de 
la terrp, on s'e*l biciiliM apfiru (|u'ellii* n'nvnient pas 
tontes él« di.'|Hi»i^<.'s sous rinlhienri! des marnes phéno- 
inôni-i : on entrpvil pn in^me |pm|is que les iii^nie-< 
phénonitmes aviiient préside en ({uelque sorte k la (onnii- 
lion d'un r«rlain nombre de coudies : on les groupa «168 
lors, on brisa par la pent^t^e la grande période, on la 
dé('onipo>a en pt'riodes plus pt'lilt's. à rhurune de»(|uclles 
on a donné le nom di> lorinalion. » 

a S'il est vrai que les couches de la terre repnisenlenl 
lin loiifî espace île temps, s'il est vrai que toutes et*» 
■ oucIrvs n'oni pas ctc dcpostJeïi suu« l'iiilluence d'un 
niAine ph^nonipne. maiR ({iie les phénoméneif se sont 
«uccMé à mesure que des firoupes de rouclips ont i^ti* 
(uniiî's. il fautira en const'quence que la di^liniliuii la plus 
idniple d'une formalion soit «■elle-rî : t'n pspacf iIf ifrmpu 
n-firénenlf pitr un rrrlrtin nnmlirf ilr roiirltrx rk In lirn; 
•li'post'rs )im/)t l'injluencf tien mfmes phéni'mhirs. » 

■' Si celle définition simple d'une formation découle 
uaturL'Ilemvnl dece <]ui précède, »i elle eu eMt la conclu- 
sion, il devient de tonte évidence qu'on ne peut limiter 
une Iiirmation, s»ns avoir apprèrié pn^liililenieid ave*^ le 
plus taraud soin les pliéuomêues el leur valeur respective : 
c'CBt là la conclusion logique. " 

Il Dés lors, on doit se demander ipi'esl ce tlonc que ces 
phénomènes, et d'abord sur quoi untile afti ',' » 

« I) est éviilent qu'il n'ont eu d'action que sur deux 
sortes do choses : de l:i matière inorfianique el de la 
matière orKiinisée. n 

« La matière inurKani(|ue ou ininérHie des couches est 
extrêmement vHriiible ; c'est un fait incontestatdement 
prouvé et établi par l'observiiUoii de tous les gcolugues : 



-188 — 



iiinsi une même coucbi: pourra t^tre marueustf, calt^ire. 
(-i-i»litlliiH>. KÎlJL'eusv Mil (le sible : v\le svra laiitàt hlaïK'ln- 
011 de tniil :iulre couleur, selon Ifis ciri^nstiinces lu^'ates 
i)ui l'auront modîlive. eU-. Le» ^It^meoU cliiuiitiuvB fionl 
«^^istloiiiciil vïiriitbk-s. Ou ne peut dune pas dire que deux 
rouelles que l'on lie voil pus en eontinuité sonl ilu même 
Age parr« qu'elle» ont lii m^nie ronifioï'îlioo luinénilc. » 

'I l^irsque l'on oxiiiiiiiie iivec i|uelqueuUenUuii lesr-ori» 
or^^iiUês eonlenns dHiis les euuches terreslros, on voil 
leurs etipéees luisser d'une eouclie à l'aulre, quoique par 
leui-nnlurecet^rouclie» soient trbs dilU'i-cutes; ces espèces 
iiNleul les iiiénieK ou î'uliiïsenl peu d'aitéraliou. quoique 
lii eomposition des c^iuehes qui les rcei-lent ail élu ron^i- 
dériitilenteni moilifu^e. « 

" lui iidnieltiint ees dcu\ fuiltt comme iueunle^liibles et 
ils II! sont, e'est-à-dire que la euinposiliuu minérale des 
eouchett est tr^s variable, tandis que les ilébris d'Mi'es 
urbanisé» qu'elle!^ reufermenl ne le sonl qu'inliuimcnl 
moins, on peut roiulure t'viileniment que, si l'on veut 
trouver un uioyeii, une mesure, pourdéterniinericsiimitus 
d'une formation, on doit les chflix'ber dans ou qui est le 
moins variable, on doit les |irendi'o aussi dans ce qui 
présente quelque t.'liose ù l'espiil. » 

H yu*est-ee qu'une période niinéi'alugii|ue ? Ou ne peut 
le eonceviiir. lairdjs i|iit> loul le monde eoniprandra ce que 
c'est qu'une période /.oologique ! n 

H Cela -sera d'autant plus facile que nous avons sous 
le^ yeux une de ces périodes, et que nous pouvons la 
euniparer avec une jiériode de la nature aucieuue, que 
nous pouvons piir approximation nous ligurer colle nature 
ancienne, parce que nous avons avec elle un point llxo de 
ronipai-ai»ou. n 

>• l>ês lors une luniiuliou est une période Eoulogique ; 
ronv'ue rittionnellenienl, elle est représentée par UD cer- 



- 489 — 

laiu nombre dc-s cuucliei^ de la lerre, recèlent un ensemble 
d'èli-es or^THiiiMés qui ne »e trouvent (|iie dans cescouclies. 
Il fîinl donc ninnaUrp les. rorps organisi^s jinur dérider les 
liiiiiles de?> luriiiiition» : rvltc cunctusiun vsi de loulu 
rigtietir. » 

Il Ainsi une roniiation ne sera pas liniilée par le chan- 
j^eniirut liubil de la iialuri! d*.- I» roclio. par lu position 
contrastiinte des couches, pur îles pliéiioiin>nes de soulè- 
vement, de disloralioD. etc. Tout rrhi peut fort hi«n 
n'i>lrf que des acridtints Iul^ux : tous ces aecidents ont 
pu survenir snnsqueles êtres vivnnls aient épmuvf'd'ul té 
ration, et c'est en ellel ce que l'observation démontre. 
M.iU quaud ou pourra dire : un tel ensemble dVti'es or(;a- 
nisés a eonimencé ù telle courbe et a fini it telle autre 
eouclie, et ?i cet en^ieinble en a sucoi^tlé un auti-o qui ne 
lui ressemble pas, on aura (ixé dêlînilivenient la longueur 
d'une période de vie ou d'une formation ; et il n'en faut 
pais douter, dttn^ l'ensemble des touches de la terre il y a 
plusieurs de ces période.^, n 

A la suile île U communication de Desliayes, Dufr^noy 
déclara qu'il était invaincu que les groupes paléontolo- 
giques s'acctirdaient aver les groupes ttlratigraphiques 
piin-e que les révolutions, qui ont suivi les soulèvemeDls. 
ont renouvelé la laune. 

Plus que jamais l'idée de cataslropbe.>> multiples se 
répandait dans l'esprit des géologues et unissait la tb^rîe 
des cataclysmes à celle des suuR-vements. 

Boue ne se tint pas pour battu. Il partit pour Bordeaux 
atin d'étudier le calcaire marin de la tiironde. Il ikn'ivil & 
la Société (téologique ('| que d'après l'examen des cnlleo- 
lions, il y a ni(!dange des coquilles de l'aris avec d'autres 
e«pi>cc8 qui annoncent un dépôt plus récent, « mélange 

Ht SÈiiiiei! du 16 avril 1832. — B. S. ti<Sil. Fr. M ji 316. 




— 19ft — 

incani^iliable, dil-Jlavec lesysli-mtt ilv dasKiricalion pure- 
niPDl jtnt)losif]iiP fit' Deshayps. u 

La SuciùU' LlCulujiiques'îutéresBait viveiiieolii la discus- 
Kiun. Desnoycr^. qui i^tiiit alors stïcrélairv, écrivit an nom 
lie la Soriétt- h Des Mniilins, riche nmateur d'IiUloire 
iitilui'iHIe i'i Bouleaux, jtuur lui ilfiiiaDcIcr twii avis. Des 
Moulins répuuclit l'|: « Ix uiélanf^n des fntisiles l)nn)e)ai)> el 
des fossiles parisiens eut InV i^viileiil ilaii^ les rnf/frtwnji, 
mais il P-sI fortement itioilili^ >ur le rrriain. i> Il diïilîngue 
Im^ niveaux fussililéies aux rnvirousde Knnieuux. 

1° Les faluns qui conliennenl les fossiles d'appiireni'C 
ii'renie ; 

i" Im i-ak-»iri;grussivi' tlo l^i-oi|ueel rie la rive droite de 
la Garonne, où l'on trorive avec àes fossiles des fa]u^^ 
(juelque^ fossiles de» environs de Paris: 

3" Le calcaire de Ulayo ft de Sainte- Kslêplic qui est 
le véritable calcaire (grossier pHrisien, dont il ronlienl les 
fossiles. 

Dutrt^iwy el Klîe ilc Iteauinont Otant venus appuyer, 
cl'arKuniL'uts slnilit;ra|iltiques. la (Induration inipoHanle 
de Des Moulins, l'inridenl fut vidé en faveur de Deshayes. 

Deshayes avait reconnu riadépcndaiire palêontoloi^ique 
de la eraie nur rapport aux leiTains tertiaires. U voulul 
voir quelles relations avaient entre elles tes couches plui; 
ancii^uiies. Dans ce bul. il parcourut le hoiïl uricnial Uu 
liassin de Paris et il vinl conimuniqtier le résultai do 54» 
études à la Sociifté (iéolufjiquc ['). daus sa séance du 5 
février 1838. 

Il ne formait qu'un seul ;iroupe de tous les terrains de 
sédiments antérieurs fi la houille, car il y a des espaces 
qui passent d'une couche A l'aulre, depuis la (irauwacke 




(t) Hull. Soc. Oéol, Fr. II. p 88- 
[S} Bull. Soc U«ol. Fr. IX. p. 153. 



— 191 - 



jusque dans le territin ItouîUer pi-opreineiit dit et iiiéiiie 
dantt le ZechstoÏD. Le Musclieikalk lui a ollerl des cuquîllcii 
dont »iicune ne se trouve ni dans In furiniition iura!>si(|ue 
qui le recouvre, ni dan» la furmalion i-arbonifv-j-e ()ui est 
en (le«sou8. Quant uu Gr^s bigarra, il lui a préscnlu 
des eKpi'tre» iilenliqueti fi celles du Musehelkalk. ce qui 
prouve les rapports intimes des deux i^lage*. 

Deshayes admet donc cinq groupes de termina carac- 
térisés par ce fait qu'aucune c^piVe ne passe de l'un à 
l'auli-e: " Cinq tois. dit il, lestent-rations scsonl succiidè, 
sans présienter de rupiiorts les unes avec les autres et 
chaque fois il y a eu progressiou dans le uonibre des 
etipoces et dans le d(^v(!)oppenieiit prof^ressil di-s {ormes. » 

Ces cinq groupes, qui soid ceux du carboniK-re, du 
tria», de i'oolîlhe, de lu trai« et des ttTrain» tcrtjiiirus, 
sont divisés en étapes, i-eliés entre eux par quelques 
espèces communes. 

Kuzet approuva le« divii^ioiis au nom des géolotîuuN 
purs, c'est-à (lire des siratigraphes. Prohahlementil parla 
des (époques de soulL'Vfiiifiit. car Desluiye* lui ri^poiidil 
que les soulèvements qui s*élu)ent produits pendant 
certaines (omiations, n'nvaient [las chaulé complètement 
les espèces animales qui s'y diWeîop paient. 

nesliayesn'cunnaissait que l<?s limites des divpra groupes 
n'étaient pas encore bieu priVi.*ée3. Peul-ôlie acceptait-Il 
l'idée que les renouvellements complets de faune ont été 
déterminés par des cataclysmes dus aux grands soulé- 
veinenti^, car Constant Prévost, l'adversaire bien couuu des 
cataclysmes, après avoir approuvé, d'une manière Rcnérale 
la concordance entre les groupes géologiques el les 
groujies piiléontulufîiques, se liâte d'ajouter " qu'il n'y 
a pas toujours colacidcuce entre ces groupes et les grandes 
époques de dislocation, jiuisque c'est pendant le dépôt 
des terrains tertiaire» dont De.->liuyes ne lait qu'un seul 



- IW- 

f;roupt>. i)ut- SI! kuuI [trudutlii Ids plus grands phi^Domciies 
de ce genn-. •• 

l'uU vienii«iil, dans t« niéine séance ou danx une 
sùiiiiL-« suivante, une série d'olijiTttaiiR contre In niélhcKle 
[)!tliNiiitulot:i<)ut-. ubjcfliuns que Coiistiint Prt-vosI csl le 
[ireuiier ti pos^r nu i\ dure valoir. Ainsi il f»it reman)uer 
que tes études de I>e«>iiaye» ne porti^nl que sur une aire 
inliiiiinciit iwlilede lu MurfiiiL'C' du iilolie pI que ce serait 
trop prt'sumer qu» dVn vouloir déduire des loisg<^-aiirales. 
F. Lajoye, relève I:i dillii-uitéqu'il y aâ délinir une espèce, 
et par couséquenl l'incwrlilude des caractêrp-s tirés de la 
distinction des espl'-ol•^ iionriK-tenninerrâRtf d'une courlie. 

heshiiyesrcroiiinil hidifliL-ullé réelle deiidélerminaliou^, 
et dit que pour Hn tiien faites, elles exigent de nombraux 
matériaux. Il eiU pu ajouter que *i l^niarrk, Cuvicr, 
Bliiinville, lleolTroy Saint llilaire ne pouvaient pas s'en- 
tendre sur la délinition lliéorique de l'espêoe, ils a'aooor- 
dnient parfaitement pu pralique. quand Ils se trouvaient 
eu pré^^eiice de la iiaturi;. pour distinf^uer et caractériHer 
les espt-iws. 

I.jijaye lit aussi observer que dans les conditions 
iictuelle.", les espi-c«s varient avec la latitude. Boubée 
iijuutii qu'elles varient avec la nature des .sédiments et 
avec la profondeur. 

De Venieuil. tout pidéouloluKisic qu'il tétait. objMta (') 
que des savants émincnts citaient la même espèce dnas 
deux groupes géologiques, luis que Anmifhylf* otota el 
Vieraxier cor iniguitiuvi qui se Irouvemienl à la (ois dans 
lu Crétacé et dans le Jurassique. 

Il ajoutait que Bronn dans son Ulhaa gtagnotlitti avait 
signalé certains étages comme renfermant les fossiles qui 
appartionncul généralement f) de» terrains dilléreuls. 



|t) BnU. Soc Géol.. VT. IX, p. tK>. 



— 193 — 

Ainsi les ><(rliis(<>s des Atpes. «ù l'on ivncunlro den planter' 
liuuillj'i'e^ iivec ilet^ Ri'Ieiiiniles du lins ; les terniins 
HiilifùreH de SuUbour);. cuiitoiiiiiK des los»i)e« du «alcitii'V 
d(; iiKiiilii^ne avec- ceux du lias v.l de l'oolithe (') ; les 
("dniiiesile SaiQl-Cast<i<in.uLi r«iilri)uve réunies de» formes 
i-uiiictt-mliqueii du muwheliiiilktîldu jurassiqut'; la craie 
des Pyi-énées iiiii reiifernii^deslossiles tertiaires; relie de 
'J4msuu cl ccllw de C.rcssciiliL'rjr qui sont dans k- iii<>tn<! cas. 

Deshnyes i-pronuul rîmporl.iiice de res abjeclimis: il y 
l'i'pDiidil en fiiisanl appel ii une élude plus si^riouse des 
(itsftiles. 

1! aurait pu ausKi en appeler au pro^n'-s île la slratî- 
firaphiB, qui, après bien des elTorts, linit piir K'soudre, eu 
faveur des lois paléoulo)o|;iquos, le problème posé par la 
cuexisleuce des Fougères linuillôres et (les Ri^lemntles 
liasiques dans les Alpes. I>es autres (nits. cités pur Bronn 
et par de Venu-uil, lunaienl suit A des en-ours stratigi-H- 
pliiqiies que la palt^nnlolo^îie i^Iait appelrte i^ eorrifter. soit <i 
des fautes de détvrtiiiiutliun, Noit it l'^pprt-eiriliun fausse 
des cararléres paltïuiilulugiques que l'on comiTiencail 
seulciiienl fl appliquer. 

La diseussioii reprit duus la s^ïauce du lli avril. Cuiislaol 
l'révost soutint que les dépdts i-onteniponiitis peuvent 
avoir des cai-aclères loolngiques dilTi^renls, tandis qu'il 
peut y avoir dei^randvs l'esseinblauei^». entre les fossiles 
de deux dt-pâts d'Ages divers ('). 

Deshayes ayant défendu sv<i dueirines. IJoui^taut Prévost 
•■itii un eveiujile: l'Aïuérique, avant l'arrivée des Conquis- 
tadores, avait sa faune ïpéeialf de tapirs, de lamas, etc. ; 
elle ne contenait ni rhevaux, ni ch^vi^s, ni bœufs, ni 

itl D« Vcrnciill moUaU l'ti nidae I«liips sou» les yea\ do la 
Socl^t>.^ un éclianttllon do calcaire de SaliLourg conienaul des 
AmmonlIeBC'lan Orllioc>>r>\ 

(1) Bull. SCMî. 0^1. Ft.. IX. p, m. 

13 




— m — 



lapins, ni raU. Les KspaRnoiiî y (mrt^rent ces animaux qui 
s'y m II Iti pi livrent avis; l:i pliiii )j[i'nnile mpi<lilé et la plu» 
grande técoiidilé excluant peu A ]ieu W espâoe!; priniilives. 
L'u g(^'u!of!Ui- Ji's Afies lutur.", i-n li-ouvaiit dans les sédiments 
des fleuves auii'riruîug actuels des rhevaux et de» Iweuf^, 
ju^ra qu'ils «ont exacleinciit de iiiéuie âge que ceux qui 
eunik'iiiieut les )ii'>mes fossiles sur l'ancien eonlinetit. Il 
eruira aussi que les sôdinit^nls .'h ni Prieurs, précolonit>iens, 
sont plus anciens que eeux qui riMiteniicut eu Euro|ie (a 
luuue des bœufs et des chevaux, plus anc-ieus que les 
si^diinents des époques romaine, ^rerque ou m^^me 
t^gyplienoe. Le n'-siiltal. (|u[ dans le cas cité e»t le tait de 
l'honiuie, serait le même si les deux cuntiiients venaient à 
être rOunis pour un certain Icinps [>ar suite des mou 
vements du sul. circonstimce qui a rtil se reproduire 
plusieurs fois dans les anciennes «époques. 

Il n'y aurait eu. dit eu leriiiiiiaut Constant Prëvosl. m ni 
desti-uclion brusque et coinplcte des es(>èces, ni création 
de types nouveaux. Qn sent dans cette derni^i-e plirase, 
riullueuce de l'opinion de Ulaiiivillesurla création simul- 
tanée de tous les élres vivimls. 

L'i tlii'-orie de lilainville eM aujourd'hui peu connue : 
elle est tumb^L^ absolutiieul dans l'oubli et elle le mérite. 
Blninville iMait, comme t^uvier, p;irlisan de la lixilé de 
l'espcci.', niai« il la comprenait dan» un sens très lar>:e. 
«u rt'-unissant dans une même espèce des formes que la 
plufiarr des natuniltsles regardent comme des espèces 
différentes. 

Il supposait que toutes les espèces vivant acluellemeut 
ou ayant vécu dans les temps géulu^qucs avaieiil été 
créées en mémo temps et disséminées sur tout le globe. 
Il aduiellail que les faunes, c'esl-ji-dire les groupe» 
d'espèces compatriotes se déplaçaient A lu surface de la 
lerre. 



: 



f9.t 



Ainsi, une portion de la icrrt', pt'iipk'i» par la (aune A, 
aiirall vu un jour ceUe-ri partir rt flire rwmpliic*;^ piir lu 
fiiuiic It. qui vivait ailleurs ; plus tard la (auiic B R'en va 
et la faune C lui ituccMo. après avoir ffuîtié .«on ancieDait 
palrîo. 

Dans ces inigralîuu» successives uue loule de types 
périssaient : ce sont ceu.\ qui n'existent phi.<) qa'it l'ëlat 
fos^iile. 1,'en^priible de riinimiilité allait donc toujours en 
s'amoindrissant. 

On (!si lente di? rroire qu'il fallait l'enthnu.iiasDie et 
l'i^loquence de RIainville pour (aire accepter uue liypulbèse 
s\ L'ontrairoaux ronsTatationsles plus simples de la paliktn- 
lidofîie. Cependant la lh«!one de \a tran>^lation, comme on 
l'appelait, était encore professée en 1858 par Klourens nu 
Muséum d'Hi*toire Naturelle. 

(Juand on voit un génie comme Rlainvilte. un savant 
érudit comme Flourens, imaginer et enseijrner des concep- 
tions aussi étninges. on st.- fuit une idée des progrt» 
immenses que ta géologie a faits depuis cinquante ans. 

bcstiajes se borna ;i ri^pondre que les furmaiions d'une 
même époque se lient par l'universalité et la prédominance 
de certaines espire-i. Dans le ras cité les alluviuns pré- 
colombiennes et posl-roloMihieiines ^eraielll li(*es par la 
présence de l 'homme. 

Néanmoins, l'objection était «sérieuse, elle se dresita el 
•le dnrsse encore plus d'une fois devant les allirniatiuus des 
paléontolnpisles. 

Dans le cours de la discussion Constant PrévosI, 
avait repoussé une bypotli^se cataclystique due !» Aga^sls. 
C'était le moment où la conception de l'extension des 
glaciers fi l'époque quaternaire commençait fi pénétrer dans 
l'esprit des géologues. Afiassiz rroyait que l'on devait 
attribuer au Iroîd de l'époque glaciaire la destruction des 
animaux antérieurs à la faune actuelle, et il ajoutait que 




- 196 - 



les changomttDU dau^ le» iliver«c« couches de »édiRienii< 
doiveni avoir é\é inlluorx^^s p»r des rh»ti|^iu«i)lti oorre»- 
poiidfiLli^^ dnni$ la teiii|i<'-niluro ntiiios)>hêrir|i]e. 

Conâtitnt l'n^vosl. luujuui-K uppusù ù rid<!-« dm cala 
clysmes. objerhi que ai un (roid ri);»ureu\ avait délruil 
tous le« animaux de la période t'i-nyeiisr, par exemple, il 
devrait iinsuitc s*i^lre furnii^. pi'itdaut quelqui'^ temps de^ 
iroiirlips sans lossiles, rar Ips iininiaus de la nouvell*^ 
création ne jKinvnient devenir noinlireux qu'au bout d'un 
t-erluiu laps de Ifnijis. Au vonli-atre le* premif-res couclies 
tertiaires, au cutitatt de la craie. »uul remplii's d'uuu 
quantité prodigieuse d'animaux. Il n'y a donc («as eu 
iutvrrupliun dan»^ le drvvlup|ienien( de la vie. 

La disouiïsiun i-ec^mnien^H (M dans lu st'-ance du 3 Juin 
18;)9, Con»ilaiil Prévost ayant présenté un tableau des 
terrains, où il les divisait seulement en trois groupes : 
primaires, secondairo». tertiaires, Deshaye» prît la parole 
IHJur défendre sa division en cinii pnn][ies. Il l'appuya sur 
l'HUlorité d'auti-es piléunlolo^isles. Ad. Rmngniarl, Milne 
Kdwiirds, Agassi/, dont le* études sur les végétaux, les 
polypiers el les (loissons ronroixiaient à (aire eousîdérer 
cas cinq groupes g(U>logiques, comme iodépendants. 

Constant Prévus! m- nie pas (|ue dau^ l'état actuel. la 
division en einq groupes ne (ùt (ondée sur des laits 
positifs ; mais il ne la eroil pas le dernier mut de la science. 
Il se demande si on n'arrivera pa.s à établir un plus grand 
nombre de pi-oupe* ; *i entre «es jfroupes, alors bien 
tranchés paléontologrquemeul, ue viendront pas s'iuler- 
caler des (onnations intermédiaires, où l'on trouvera 
i-éunls des fossiles considérés pour le monieul cuiuiue 
spéciaux it deux groupes dîRérenls. 

Non seulemeul il se fait ces demandes, mais il y répond 

(Il 0. S. Otol., Ft.. IX. p. 3*3. 



M 



— 197 — 



.ifTiriimtiveiiiettt : « Il croit tievoîr admeUrt; <i priuri que 
cela sera ; cir auti-ciiieiil on serait eiitraliK^ A celle consé- 
([ui-iu'u qu'il y aurai! ou sur lalerreriiiq rroatioii» indiS- 
pendnntes, qui aurnienl ^ucc^rlé fi la destruction cumjilHv 
de tout ce qui cxislaîl pivce'ilcinnienl; hypoth^sfi que 
rniiifurmilt.' dans le plan rrni'^nisalion des. titres, leur 
étude philuNopliique, celle de la murctie de la naturt; 
et dex plii?noMij<ne-s dont nous suninii^s tétnuins ne semble 
pas appuyer. » 

Quand un groupe itucoHe à uu iiultv, il pré>eule de suite 
une faune 1res n»ni bR'iise. <:onstcint Prévost ne comprend 
pas une rri'alion instantanf'p si U'ronde en espi'Cf»' et eu 
individus. Le fait ^'expliquerail plus [adlenu'iil vu 
8Up|)osaiil qu'un dépdl avec ses ètre.s vivants .spt^riau.<( 
vient succéder i'i ini autre liépAl nulrvnient habité. (Tesl 
ce qui |H)urrait arri\er. pense 1 il. par un*.' cau.sc toute 
naturelle, comme la rupUire de risllimc de Suej! ou de 
ristlimp de l'nnnma. 

Peul-(*lre se faisatl-il Illusion sur l'iniporlauce goolo 
■lique des r-nmmuniralions «établies enln* deux mers. Ce 
tfti'il o.sail ji ]ieine demander à uu ]iiiifnonii-iie gt<ologique, 
le jiénW (Iv! rbomiiii' devait le (aire. L'ouverture du 
«■anal de Suei a permis à quelques animaux de la Mer 
rouge de passer dans la Médlterrant^e et inversement; 
mars la faune de l'une ou l'autre mer n'a pas M modifiée 
dans .son enseml>te. Il en serait peut être autrement, si le 
percement de l'isthme avait établi un courant qui Hur<>it 
«u pour résultat de changer la nature d(^s sédiments. 

Des madifieations dans la faune se pniduiraieni Iri-s 
proliablenienl, si des eaux cliargéps d'argile venaient 
apporter leurs (roubles boueux dans uu bassin aux eaux 
claires ; les animaux, qui peuplaient ce bassin, s'enfui- 
raient ou périraient d^s l'abord el ime population plus 
robuste viendraîl s'v substituer. 



— IBS — 



Ce «onl CP-i Mies t^yii ont été itévf}op\>fv» dans un 
aulre chaplli'f i-l (]ui rêfïiiL-ut iDaiiilenaDt dans la sricnre 
BOUS le nom de ibf'ork des fatiès. 

Ueshayes s'élail fort peu occupé de^ lerrainij inférieurs 
à la huuillL-, qui alors. u'éUicul guère fonuui» : ^VL■mer lis 
»vait Hpp(!lés leiT»ins de tran^itinn, parce qu*il les trouvait 
iiil<Tiiii'diaire:s entre le.« terrains priuiiliU, iua»isï(« et 
cn»talli»é,«, teUguc legrautti-, et les lorrains seeoudaires. 
déposés sdiis l'caii. cumnie le di^niontraient leurs r»urlieâ 
tinrizonlales ol leur» fossiles. Les radies de transition 
aviiieiil (|ui'l(|ues carat'tC'rrs ininéralu^ûiues dii)^ jiremiers 
el on y trouvait des fossiles i-oinnie dans les seconds. 

Rn Allemagne, on dési^nail une grande partie de n9 
rourlics de Ima^itioii ^ou» le nom de Lirauwacke; en 
Angleterre, un y avait dii^lingui! le. Calcaire de luonlagoe, 
ijue m» rapports intimer avec la houille avaient fait 
nommer Calcaire cnrlionitci-e. et le Vieux gr^* rouge ; 
en Belgique . d'Omatius d'Halloy et Dumont avaient 
divise le.* teri'jûns anciens eu terrains anlliracifêrw et 
len<iiu ardoisier. el ils y avaient établi des subdivisions 
biisées uniquement sur la slraligrapliie el les caractères 
litltolngiques. S'il y avait iléjii eu des puldications impor- 
tantes el très utiles sur la pak'onlulugie de ces terrains, 
un peid dire qu'elles n'avaient apporta aucune vue 
Stnitigrapliîque. 

ha luniièi-e comuieucu •< su taire en Angleterre par les 
travaux di- Sedgwick et de Miirchisun (18:t;i). Kn étudiant 
dans)» pays de Galles les terrains inférieurs au grès rouge, 
ces géologues y (établirent deux divisions: WMrirN el 
cambrim ; mais iU ne les fondaient pas encore sur une 
base paleonlnlogique,ri)r Murcliison reconnaissail que les 
fossiles du bala, qu'il pla^ail dans le cambiicn, eiaieitl les 
tuémes queceux du Caradoc dnnl il faisait une division 
du silurien. Il constatai! toutefois que les deux nouveaux 



— 199 - 



groupes iivaîenl des [u&siles dilTt^reiits de ceux du calcaire 
carbonilère. 

Dliux ans apré» (1837), l/)ii»idale ayanl cKaminii une 
Ktîi-ie de fossiles du Duvuiii^hin;, leur trouva des rai-aclùn>s 
înlerinédiaiies entri; ceux du ralraire c-arbonifi-rv l'I citus 
du syNl(.-iite silurien, il ful ridûu (|uu lus st^liisles caWa- 
rif(>reH qui les cnnt envient, devaient représenter le vieux 
grts mii^ie (lu Nord rie l'Angleterre el il In roii]niunii|ua à 
se» iiuiii> Sed([wick cl Murclii»uii. I^eux ci ùtudii-rent la 
question au point de vue slrali^ruphiquo, adopti-rent les 
idées de l^usdale «t f<ii'nii>r(^n1 un nouveau groupe qu'ils 
noiiimôrenl </rrOMtVii. l'uiis îh parcoururent le continent 
pour y étudier les dépiMs cuuluniporaius de* divisiun»: 
qu'ils avaient établies en Angleterre. Il ne leur fut p»R 
dinicile de les recuniiuitre dan» le Bouloniiais. en Belgique 
et c-n Allemagne. 

Quelle était la valeur de ces groupes géologiques au 
poitil de vue rie la science générale ? 

On il vu ((uo Uesliayes avait admis que la grauwackr du 
Itliin avait des fossiles communs avec les couche.4 snpé 
rieure». même avec le terrain liouîllcr et le zeclisleiu. 1.69 
divisions îles lenainK ancimis n'ûlaient dune à ses yeux 
que dt's élag*!»^ de la même valeur, que les divers étages de 
la craie ou du jurassique. 

De Verneuil avait <irrum[mgné Sedgwii-k el MniTbUun 
dans un de leurs voyages dans leseuutrées Rhénanes, qu'il 
avait déJA visitées plusieurs f«i.t pour recueillir les beaux 
fossiles de l'I^ifcl. Sur les instano«s des géologues anglais, 
il entreprit avet^ son ami d'.Vrchiac une description des 
fossiles de ces roches anciennes. Ils reconnurent bienUVt 
l'imnieasilé du travail, vl virent quMl serait l'œuvre d'une 
vie cuticre. si même il était possible. Us résulurent donc 
de faire une balle, comme ils le disent eux mémos, et de 
constater réta| présent de la science en publiant un ipecits 



— ano- 
de 1» faune des terrains anciens <■). Ils raRconipagnèrvul 
d'uoe introduction \nl\luUe : Coup d'aU gétiérat tur la faitae 
det dépôts palirtizovpia. 

Knlrp iuilrcs roncliisions. iU [losent fn principe qu'il 
u'y a pas vu de l'haui^iJiciit»- Ijruscjue^ t-l runi[dfh 
pendant I» période patéozoTqu» rt que les IroÎR icy^tême*^ 
île celte pi^ridde «e relient par un p<'lil nombre d'f^pôce, 
communes. Ctlluil untr cunfirnialion de ce qu'at*»!! dit 
Deftliaye:», ronfirmnllon sippu]'^ ^ur des: (ai|« inliniineol 
plus nMnil)rt>nx. Mais 1& uù ils «o »épiirpnl de De-^hayc». 
rVst lorsqu'ils ajoutent, santi preuves, qu'il a dil eu 6ire de 
intime pendant In (ormalion des ronclies «vc-ondaireD. 
c'e&t-ji-dire pendant toue tes temp» fiéologiques. lU nient 
que les Sflulf'vpmpnis aient pu oeeasinnner la deslnirlion 
niniplétc de» animaux qui viviiienl loin du lli^AIre de ce^ 
ImiileFersemenls. Ils formulent, en outre, quelques lois 
paléonlulogiques inii<oilantes. enlre autres les deux 
suivantes ; 

I^N esp^'eit qni se trouvent il In loi» dans un ^rand 
noHihre de points cl dans de>i pay" '»*« ^loigTi#« les nos 
des autres sont cellon qui onl presque toujours vécu 
pendant la formation de plusieurs systèmes eonsécutîts. 

Les esptees qui api»arliennent h un seul syM^ine 
s'observent rareineni fi de grandes ilistanees. 

Le peu d'intérSl qu'où allarliaîl alors en France à l'étude 
de? terrains primaires fil qu'on ne lut Rufrre le mémoire 
de d'Areliiar et de rie Verneuil. 

I* ï" septembre \HM d'Ortiigny pri^senlail â la Société 
(téoloRique de France, en session extraordinaire à (irennh)e 
la première livraison de ta Paléontologie fr;ini.'al»e. 

« J'ai entrepris re dernier ouvrage. éiTÎt-il, dans le liut 
de populariser en Franee, le ^M de la ^olo^ie en donnant 



U) Memolr on lln^ tinslls o( tlie Older d«poslis la lh« Bti>*ntKii 
provlnârs tSlS. 



— anr — 

aux adeptes île cette science des inuyvns plus («elles 
d'pliKlier les nambreiix fns<ti|p^ rie notre (crritoire. ■• 

tIKuvre œlossiile, qu'il devait liiisseï' i'i iieîne éhaucliée. 
Néiiiiiiioiiis. il atteignit le but qu'il se proposait: il pennit 
aux coIliH'tionnrui'sdcd(^teruiin(M'lcur!i (ossileset fldoanii 
une impulsion (ip.'i gilu» puissnniesnux éludes géo)o^ir{ue^. 
Les paléorilologisles !;e uiultiptif-renl : les détvrniintitious 
devinrent pins titres, iiluN pr^ise^; par suite, le uomhre 
lie* espiVes roniiiiune^ fi plu^ieui-N u>n-.iins diminuai !tin*i 
i|ut' ravuit prévu [le^haycs. t^i nittliudtr [laltfunlolugiquc 
^^na en s^eurit^; elle allait l'emporter dans l'exprit des 
savants, mais ells avail encnri> un assaut it «iuliir. 

Le 10 avril ISi7. Dumtinl lui, :i l'Académie Royale (le 
[Iruxelles. une note sur la valeur du raractêre paléon- 
InloRique en (îéologie ('|. 

ApnV« avoir rappelé la dilllrullé et l'incertitude des 
ifi'termiuations s|)éciltques. il veut bien admettre qu'à 
l'aide des fossiles connus, on jMJurra diniinguer deux 
rouohe»i très éloiftnéi."* l'une de l'aulre. mais il ajoute qui-, 
si on montrait à un paléontologiste des (ossilen tioiiecaiij 
de deux courlies ranli^de^^. it ne poumiit pas dire laquelle 
de ee» deux rouehes eMt la plu$ aneienne. 

Il s'.iruie des deux dériaralions de Vemeuil et d'Arcliiar 
pour dire que, puisque le» espères propres à une rouehw 
n'occupent qu'une Ires petite surface gf'tofirapldque, elles 
ne peuvent, dés lors, raractérisnr In i-ourhe dans toute 
son étendue. I>p mépue, quand une pspiVe orrupe une 
^runde «urface. elle »e rencontre dans plusieurs couche* 
el mt^me dans plusieurs sy*tcnies de nmcties. boue, 
s'écrie- 1 -il victorieusement, il n'existe pas d'espcce-s 
CiirarléHsItques d'une couche pour tous les points du 
globe. 



(l) AC. Roy. Delg. XIV 18*7 !■ partie p. 292. 



— 21)2 — 



Il arrive à deux autres arguments plus sAdulXt basés, 
sur ce c|ue dans la nature arluelle les flflpè^es varient 
avec la ualurc rtc-s milieux, lu pression, la température. el 
qu'il a dû vu être de iii^mi' dans les Ivnips ancien». 

Sur tes ïmri\s dps mers artuell^'s. nn )>euldislini;uc!rdes 
zAnes Iifilliynit^rique-^. de pridondeur rroisuinle, liabilées 
par des t>s|}èfîes dilTêi-eules. Il en a été de ni^uic à toutes 
Ip.i^pmiiifs. Désijiitiins les diverse» (iiuues Iiiiihymélrif|ue9 
d'une |iremière épuque. par le« lettre» A, It. C, D, elr. 
Admeltuns que le koI se soulève. Apri« l« soult-venieiil. 
dans I» sernnde époque, la zi^iie A sent csondêe cl le» 
dépAl.s ronlÎDueront fi an faire au-des'ius des lAnes B C D. 
Mais eunime leur profondeur a varié et que tu nature des 
animaux dépend de la pmfondeiir. la zdne B sera revuu- 
verte par In (aune A*. seriMiilile U la (aune A ; la xAne C 
par une faune H' s«>mblable 11 la (auue U: la idiie It |kar 
une faune C semblable ii i'.. Troisième époque : nouveau 
soulèvement, nouveau recul du riva^. nouveau ehan 
cernent bathymélrique; Sur R' se iléposc la faune A", 
sur G" la faune R". Les |)aléontologisles, en ponstalanl 
la préscnee d'esiwces semblables en A. A", A". A"", 
réuniraient «'es zùne.H, les cmiraîenl de m^me Agf et 
enmmetlniientfiiuNi une erreur. 

Une autre ubjeelion qui (laraissail non inoiu» sérieuse 
était la suivante : 1^ vie n'.i pu rommenrer sur le plolip 
qu'ajirès une rertaine période de i-e(ruidii>s«nienl, loi-.'«que 
la leniptMiilure a atteint DU" pur e.\eMipk>. 

Ix refroidissement a t-«ninieneé par le<i pùlus. Là, liv 
développait la faune A. [^refroidissement augmentant, I» 
vie a pu gagner vers ré([uateur dans la léne tempéi-ée par 
exemple, et euniinc les animaux sont en rapport uve« la 
température, il s'y esl développé une faune \' analogue à 
la faune A. Pendant <-e temps, la laune U avait sucrédé A 
la faune .\, dans la zânc polaire. 



— 203 - 

Le i-o(roidi»semeDt gagne encore, la (9iine C se jiroduil 
au [>iMe pcndaiii que lu faune H" vil rians la zùae lempêrtie 
el la faune A" dans les eunlrée^ 1ropi«.-ale-s. 

Le puli:oiilolo^i!^te, en admetlanl la routeiiipuraiiéité 
des launcii A. A', A" d'une pari, U, W. il" d'aulre part, 
romniellra unt- erreur. 

Il est donc cli^muiitr^, (Conclut Duinniil, que, des ôlres 
analugue> vivaient à des temps (lilIi-tTjil.<i. Ile h'i. à dire 
que lu p^lt'onlolojiip est une rauw d'eiTenr. il n'y avait 
qu'iiii \n\s ut Duniunt ne »e fait |ia>^ faute de le fr<in(.'liii'. 

Ue Knninrk r^ixindil il UuiDonl l'|. II lui reprocha très 
jiistenieid d'avoir raisonm^ à prinri, tandis que les lois 
paléonlolu^îques sont ba»t';):^» sur l'observai ion. mais il 
ne ri'futa pas sf^s artcuments. Il eul auH8i le tort de faire 
ilégvuérer la diseussion en une querelle per»ODneliv. dont 
il n'y a plus h se préoccuper. 

numont, malgré toulei^ ees pr^lenlionii â la rigueur 
■nathéinatique. malgré tuss formule» algébriques, av;til 
oublié un puissant fadeur: le temps. Celle négligenei' 
sultisait à fausser lou» »e.« raisonneinenis. I^i note de 
Ounionl fut lue k la Société liéolo;;;ir|ne de Kr-inre dans 1h 
séanre du 19 avril |Si7. File n'y eut aurun succvs; elle 
lut nunbaltue jmr de Venieuil. Mlcbelin, Hébert. 

Knippoli etUuiya de soutenir )e!> vueA de Duniont, en 
taisant valoir les résultais où élaieul arrivés les maîtres 
de lu srjpnr* sans le secours du i-araclm- paléuntulogîque. 
i^ingulier raisonnement, qui rappelle celui qu'on faisait A 
peu près à la même époque sur un .nutrt! sujet. Ou a 
accoiii|i1i de benux et longs voyages en dili^enee, disait 
Anigo, donc nous n'avons pas besoin de ebumins de fer. 

Dan» la même mHiiicv (*), de Verueuil lit à la noie de 
DumonL une ré^ionse péremptoire et sans réplique pos- 



11} Ae. R.iyi.l. »<•(.. XIV. IW7, 2- piirtk, p. 82. 



(S) Bull. S. G. rr. î- »rle p. 6W. 



i^iWe. Il revenîih dVriirlier les terrains andens île l'Ame 
rii]ui>. 11 k'i* fonipani à leux île TEiiroii^ el reronnul cjdt* 
les espèces identitiues ont vévn à la niftine époque en 
Aiii^rigiiv et pn Etii-oiiP, qu'elle»! y ont en h pen près la 
intime flunîe t't cjuVIle^ t-'y succèdent les iines aux nuire» 
rhins le même ordre. 

Il conrlul en cps turnii;» : " I/ïs premii-res traces de 
la vie organique, dans Ips roniréfls les plus distantes, se 
inonlreiit sous des (m'inos ii |icii piv» semblables à la 
base dti système silnricn. cl les m>Wiiv« types, souvent les 
unîmes oiifrc'* se develogipenl ^«iiri'es'ii veulent el [tarai 
lëleraent à Iravt'rK loute la série des oouclies iwloozoïqurs, m 

(( Si nous n'avons pas réussi A lever Iv voile r|ui nous 
rarhe enfore losciiuses de ce ^nind phénomène, an niuin^ 
no» observiitions déniontrent-t-lles l'inellk-acité de relies 
par lestitiellcs rerlalns :iuletirs rhcrehent à l'expliquer. 
Klles prouvent, eu cflel. qui^ le pli^nomène lui même est 
indépendant dn riiillueiie« qu'exerce sur la distribution 
des niiimaux la dilTérenre des profondeurs de»- mer*. 
Elles prouvent que, dans son expressiuu péni^rule. il est 
iitdépeiidiiTiI dt-s soulèvemrnts i|ui ont alleetù la surtaxe 
du globe, '"ar depuis la frontière orientale de la Kui^^ie, 
ju^u'au iMis^ourl. loin ou pK-s des lignwi do disloeation. 
dans les courbes qui Sdut boni:ant»les. romnie dans relies 
qui sont redressées, la loi, stiiviiiit laquelle il s'accomplit, 
parait uniforme. » 

On peut dire que le mémoire de de Verneuil élahlissaU 
pour la première fois, la paléniitologie .slraiiKraphique 
sur une base iuébrfiuliibte. Jusqu'alors les ubseiiations 
s'étaient bornées h un petit (»in du plobe, h l'Etirope: 
aver de Venieuil, elles «'éleudeiit aux deux continents et 
doiuienl les mêmes résultats. 1.^ succession de» fuunes 
«ppHralt comme un phénomène dépendant d'une loi 
générale que les uns considèrent comme la loi d'évolution 



— a» — 



(les litres vivants, et où d'autre», plus nombreux, voient 
ledtHeloptieiiienl général du plHU du Cràileur. 

yiielk' qiic soit rojtininn pliilosophiqut; pduplée, il y tivuH 
l'nroi'P ;■! dt'lPrminiT li> pmct-di- di' ces li-anformalions. 

lin France, la IhOorie des caliiclysnics fl d«» crûalions 
successives iHiiil douiinanle ; d'Orbigny en «tait le porle- 
dnipoau. 

Voiri les pmpositinns (jup l'on Imiive dans son couni 
de géulngie slrHtîf;r:iplji<|ue publié en 1847 et 1848. 

Il Les animaux sunt réparlis par (!-laKes, suivant les 
(époques géolf^irpies. Cliacuim de ces ppoques présente 
t'ii ullol il hi surface du globe une (aune dislînrle. t:araC' 
lérisée pur de^ funnus spéciiites ol par des espaces 
idenlîquenieut les nit'-nies iiartout. » (') 

■I l,es aiiiiniiux. ne inunliiinl dam* Icui*» torniKs spéfi- 
tlques aucune transition, se sont su<;L-édv à la surface du 
globe non par passage, mais par extinrlion àe» THte» 
l'xislanles et par la L-rOiiliou sueccssive des espèces à 
rliuque époque géologique, i^[^ 

(1 La (in de chaque grande période a été marquée par 
l'anéantisse nient ries ^tres (»m posant la faune de ehueune 
de ces périodes el une (aune nouvelle A-sl ensuite niani 
Uam la surface du ^lobe. n (■) 

Il (!haque fois qu'un système de montagne a surgi au- 
dessus dL'.>^ oct-an!«. la (aune existante a é(é anéantie pur le 
mnuvemenl prolongé des eaux sur les points dislo(|ué« et 
!*ur reux qui ne le sont pas. et une nouvelle périoile d'exis- 
tence ne s'est unniilesiée i|ue longteui|ts après le re[>os de 
la nature. » (*| 

.\insj, pour d'Orbigny, il n'y a |ias de transition entre 
les turmt*-« ispéeilique»; la subslilulioti d'une faune û uue 
autre s'est ojiéréu non p<ir passage graduel, mais pur 

(1) Loccll., p. 1S6:|3| Id.. p. IIiG: I3| (il-, p. 15t; UP Id.. p. t3&. 



- mm — 

renouvellemenl ainiiilPl. apn-s la Hestruflioii de toute* 
lus espèces esisLirileM, |»r un rnlady.4me g:ônt>i-»l et les 
ra1:irly!4niP!< cinl uu pour cause le »oulèvenienl Ae* chulnei* 
ik- itiuiiln^ne. 

II athuci qu* queli]ue^ espaces onl pu sunivre nii\ cata- 
rlysmes et se trouver ainsi dans deux i^iagcs successifii ; 
mais il croit n's cas tri-s rarcw. louant à des fctrines ana- 
logues, qui seraient Ȏpar^es par de? intervalles rie 
quelques éla{;es, il n'en eunn^il pas. Il déclare inéme 
Iraarliement que s'il en tmuvait. quelle que (AI leur 
ressemblance, il les fiin«idi*nii) ronmie des espèces dill^ 
mile». 

Il i-onipte 28 ctapes si^parés par Ï7 calacly.smp-s. .\ux 
pliilnsoplie^qui lui repnniia if nt de condamner le Ctratour 
uu suppliL-e tlf Sysiphc n>ulant sans cesse son cjiillou. 
puisqu'il l'ubli^e à reconstruire le monde vivant chaque 
(ois qu'il l'a laissé di^lniire. il répond : « Pourquoi veut ou 
donner des entraves â la puissance rréatrife'.' l*ourquoi 
veut on emp^c'lier l;i niilurc de reproduire, !^ diverses 
reprises dans les ^^s du monde. de« (ormes analogues, 
sinon identiques, surtout lorsque le temps el t*espace les 
séparent ? » 

Que (levait dire Constant Prévost qui. sollicité par 
quelques amis, .s'élail (ait suppK'er en 1817 par d'Orbipny 
dans sa cbaire de lu Sorbonne. Il en parlait plus tard en 
soupirant et disait : c( J'ai eu trop de faiblesse 1. » H jugi-a 
inérae à propos de prolester dans un de ses cours contre 
le lilre de Professeur suppléant .'■ la Faculté des Sciences 
de Paris, que d'Urbîpny avait pris dans l'ouvraf^e. où il se 
metlutt en désaccord si complet avec le titulaire de la 
chaire. 

Comme tous les ^éulo^ues ses ronlemporains, Elie de 
Boaumont, d'Omalius d'Hattoy et bien d'autres. Constant 



PBxIotiH>. — Inlroductlo» XXXI.N. 



— ao7 - 

Prf^vnst no rrnydil piis chic k-x ToKsilvs tus^ciil do>i gulâm 
cerliiiiis puui' tlt'U-niiinei- \'àj^v •^«•olo^irjiK' (I*uiil> coui-he. 
f ) voyait les exagt'ratiitns de iJ'OrliiRny et de ses diKfiples ; 
il (ipviniiil tpn disniNsion^ nu suji^l du» fi»[KTes, dont ]f!H 
unes sont cuructt>risl)()ue.>i et dont les aulres ne le sont 
pas. Lui qui un des preiniei-s 9vail nionlrt' tout le parti 
qu'on peut lirerde la pult-unloloitlc pourta dt'termi nation 
(le l'âge du sol. il voiilul twire machine à relK)urs. Mais il 
n'i'lail (dus an roorani rie In srienre. il n'iivail aurun tail 
il opposer aux observation» qui s'accumulaient et établi^- 
saienl «ur de-'< hases inéljituilahles Im valeur du eaniclèi-e 
palL'on lu logique. Il se borna iî des prolosialions gi'ni'tales. 
k des exp».séii de prindpes, que l'on «broutait par respect 
pour son tige, iiDiis (ju'ou ue *e donnait même plus la 
peine de discuter. 

Du reste, ses principes sont purement ni^^atlfs. 11 doute 
de tout, il combat toutes le» hypoibcscs. il no pro[K)se 
aucune théorie. 

Le 3H septembre 1830, il lut fi l'Académie des Sciences (<). 
une liérie de propositions sur la fossilisalion et l'emploi 
des (ot!;»i)e« en gi'ologîe; il les (ait (in^et'der de» phrases 
suivantes qui résument sa penKéi-.t'J'iii t'iO conduit à croire 
et je persiste ii penser qne. depuis le moment où les r^in- 
ditions inditi^peii stables )'i la vie »e i«onl trouvées réunies à 
la siirfiire de la twrre. les végétaux et les animaux créés 
par une puissance, qu'il n'est pas plu.s permis à la science 
de définir quiî de nier, n'ont pas cessé de peupler sa surlaeo 
sans interruption et sous des conditions essentiellement 
semblables ;^ celles sous lesquelles ils »e sont propages 
jusqu'au moment actuel. " 

Il l^s premiers ou plus anciens des êtres sont liés si 
intiniemeul par une organisation commune avec ceux qui 

(1) C. n. ACaO. Se. XXXI. ISM), p. Ht. 




— aw — 



Mont le'< foul«ii)]Hiruiti^ de Utoiiiiue. (|iici l'un iil- peut 
Hiu)ùiti;-n;r 1^ uuîi et les aulras que comme les iiarttes 
il'uii grHiiiI tout indivisible rlnnr l;i ruiireiiliou a élfi imo 
leuviv unique, itoiil le lump!^ cl aucun évcitrmonl ou cal»- 
clysiitu im|ii-^vu ii'auraJI iulerruiiiitu uu uIIi'-ib le t\évv- 
lopiiemenl. Ce seraient d»nc HUlaiit de pr^Ju^és sans 
[uudemenl gi'ologiquf. i|Ui' de rmire .- 

I" Que la rréatiim iiui-nil été uiu' vl iiislanlanéc ]>lut6l 
f|ue multiple, iorale et successive. 

â" Que les oivaulsiiliunif sini{ilt*s d'»lHiril, iiiiraîenl ^é 
se purfccllunaanl e1 se mudilùiiit ini^viisijjlfiiieiil uu révo- 
lutiunuairemenl en i-aison de rlcincfiuienlK flurvenut» dans 
le» riironslani'e» exl^-rieui-es et dans la ooin|>uâitiuii dv* 
milieux anihianlii. 

rt" <jue des caiise-i violenter aui'aient à divei'ses repritwH 
anéanti toute» lC8 existences, et qu'apri*« lc« crises passées, 
de nouvelles crt^alions si-niient venues réparer le dumniage. 

i" Que des iudividiiï^iriiiieini>tiieevpi>ceaiiiiiienlinslan' 
lauéiiieut it]ipani ou disparu sur les ])oinls tes plux (^1o!|id6; 
les uns des anli-es. 

îî" Que l'invenlaire des débiis tussiles, ref^ueillis jusqu'à 
pn^scnl par les paléuntolo^istes. dans les divers leirajait. 
puisse dnnner une Idée approximative des llores el des 
fflunes successives. 

6" Que. par conséquent, les conipHraison». les nippro- 
irheraeuLs entre desporliuus du su] de contrées éloignées 
puissent t^lre niatliéniati({uem«nl élalilis au moyens de^ 
pi-upurlîuns numérique» données pur le numbre plus 
ou moins Ki'and des espèces communes, particulière», 
annlo^ues, ideuliquc». recueillies dans desdt'iH'its, dont les 
rapports de pojiîtiou ue peuvent être constatés direc 
leiuenl. j) 

Ainsi, Constant Prévost reuiiiit presque, en ISSU, les 
opinions qui l'avaient t;uidê dans ses premiers travaux 



— «09 — 



^vologique^. H penrliail à adupler les ihPiHÎes dp Blainville 
qui sont la ii6g<ilioii de toute histoire paléonlologiquc 
de» litres vivants, de loiilo applîrntion cttoviiincue de k'ur 
«^•ludeà liid^li.^i'iriii];dioii dCA tfiTfiiiis. lUirrivail h formuler 
la dodriiie découraguanle ijue Lyvll. Darwin et leur» 
adeptes ont reprise, quanil ils proclament l'itiKul}iitiiiK'« 
iri-i^médiable dos documents pflK'Oiitolo)çi(]ue:4. 

t>rtaiiicini'nl. le savaal doit toujours avoir à lu pensée, 
l'idée (]ue la science n'eM pus complète, cpie saus cesse 
elle progresse, i|iie les moyens d'invpsti^nlian augmentent 
(■I que iT (jui est counu u'est rieu auprès de ce gui reste 
à découvrir. Mais, quand il construit un sj'stéme. quand il 
énonce des propositions, il doit se baser sur des fait» 
positifs et ne passe tionier^i desué(i;aliuus, ui à des doutes. 
Il ne duit pas prendre i:oinme point rie départ de ses 
raisonnements les lacunes de la science, ni une ignorance 
vraie ou supposée. 

Il peut réclamer d'une théorie qu'elle ne soit contraire 
fiaucuu fait; il puut m<>me à la rigueur lui demander 
d'expliquer tous les fails connus; mais il n'a pas le droit 
d'exiger qu'elle se plie :i des conceptions liypolhOtiques, 
ni qu'elle s'applique ;iux phénomènes à découvrir. D« 
deux ciinses l'une, on ces fu1ijrei< observations seront 
conformes à la théorie et en consiitueruul une nouvelle 
preuve, ou celle-ci ne pourra pas les expliquer; il faudra 
aloni la compléter, la modifier ou même l'aliandonuer 
romplrleiiienl. Mieux vaut pour le propres une erreur 
(|ue l'un peut détruire, que le duule général qui supprime 
toute initiative. 

(Quelques savants ne l'enlendenl pas ainsi; leur doute va 

jusqu'à l'incrédulité, l'our eux, une théorie n'est qu'un 

système ingénieux qui permet de synthétiser certaine 

■ phénomènes, mais qui n'a aucune importance réelle. Us 



It 



- 210 - 

adoptent deux théories contradictoires, l'une pour expli- 
quer quelques faits et l'autre pour en expliquer d'autres. 
On doit repousser cette manière par trop éclectique de 
concevoir la science. On doit avoir foi en ses théories, on 
doit les considérer comme l'expression, sinon de la science 
immuable, au moins de la science présente. 



Travaux sur les Formations Plutonniennes 



CHAPITRE VIII 



ILE JULEA 



En auùl 1831. on upiirit h Paris par le» JQurnaux qu'une 
tie venait d'appanittre au iiiilit^ii de In M^dilenaiitie, entre 
la Sicile el l'Alilque. Oa rawiilail que la surfaL-e de lu 
mer «taii deveaue t>uuilIouuaule. que du sein dus «aux 
ttaient sorties avec fracas des {{erbes de feu, qui retom- 
baient en pluie dv pierres et qu'enfin une nouvelle ile 
avait |)ai'ii. Il y iivaîl Ifi un sujet d'études bien digne de 
l'attentiun des «avants. Mais l'intérêt scientifique ne fut 
pus l'idée dominante; DnpenKa iniim^diatemenlaux consé- 
quences politiques. 

La nouvelle tle u'étailelle pas le premier point d'une 
dialue de montagnes qui allait se souk'veret riiunir la 
Sicile à la Tunisie? Le dt'tioit de Messine n'allait-il pas 
devenir l'unique passage pour aller en OHeut ? X^ 



-212 — 



commerce du Levaut dépendrait donc dii bon vouloir du 
roi ih-s fjcut Siriles. et MiiltP [leiilrtill son importance 
i>lra1é;;iqu(.- jiuur la niiiriiii* anglaisL'. A i|uî allail appar- 
tenir la nouvelle terre ? 

Le (cnuveniemeni sicilien ex|H^[lia la corvette VICina sous 
lecoiiiiiiaiideiiioitl du^i):iiur UaiTice. L'amii'al Ilnlhan], r|ui 
commandait In llolte ant^laise ii Malte, envoya d'iibord le 
capitaine Swinlmiii avec le sloop le Itapûle. Tous deux 
furent en vu« du volcan dans te* journt^s du 17 au l!l 
juillet. Ils (ixôrent sa position, mais ils ne purent y 
di^barquer. 

Le 4 août, l'amiral llotliani envoya un nouveau navîi-e, 
le cutter Hunil sous les ordres lIu capitaine Senliouse. t> 
marin débarqua le premier sur l'Ile. Il en prît possession 
au nom de Sa Majesté Biltannique et lui donna le nom 
d'Ile Graliam. .Mais dt^jà les Siciliens l'aviiient nonnnée 
Ferdinandea en l'honneur de leur i-oi. tandis que d'autres 
marins, et d'après eux les journaux, l'avaient appelée 
Nérita, parce qu'ils la siippo.taient sllui^e sur le liane .sous- 
niarin qui portail ce nom dans la carte de Sniilli (■) 

Le gouvernement français, an lendemain de la oonquOle 
d'.^lgcr. ne rievail pas rester insensible ii un éviinement 
qui pouvait <-1ian^ercomp)i''leriieut les rapports de l'Europe 
et de r.Vfriqup. Il dérida aussili>1 l'envui d'un Itàtiineut et 
il proposa à l'.^cailéniie d'adjoindre un ^iHilogue à re\|H' 
ditioD. 



4 



m On lu nomma nuk«l Itc Corrao du nuni du captialiR- du 
brluk tiatM>inDln La Tbérii>ine. qui Mt l'Ile le IG julIK-l ■:! le 
cuplLiIncâulnliurii, phiK C1>urU^il^qll(.■ li'oaiiilajncS^riibou»-?, lui 
HVaji dnDné lu nmn d'ilollinm ru l'hoRnniirdti l'amiral BOfitols. 
Ou rem plus loin iiuf Cnn*tanl Prt^vuKl l.t oonuun Ile JuUa. 
Citait beauouuii ùv ooms pi>ur udc Icrrc '(Ul no duvuu ims sub- 
sister plu« de irulK iiiuls. 



-M3- 



Conslant Prévost assislnit h la séanco.ll demanda fmmtï- 
(lialeiueut fi élre rliarg*: dL> la mission. Dans la si^nucc 
suivante il tut désij^ii^ sur un rapport siguiSdi? Gordier, 
Hrotigniarl et (^uvier; une «oiiime de S.i(H) fnincs lui fut 
allouée pour so» voyagi-. 

Le ministre de la marine [irastiait le dt^part. Coûslaal 
l'révost dut partir siuiis avoir, en aucune manière, pri^pare 
>ton voyii};(>. Muiiiltuldl, qui (^tait alors à Paris, lui donna 
des inviructions di-lallliies sur ce qu'il devait observer; 
il lui recommanda d'une ninni^re toute .spériale de se 
livrera une enqui''li'tn\s*oigueuse sur tous les (événements 
qui avaient préctMt' l'appariliou de l'Ile. Les iustructlotlS 
de HumlMildt. écrites par Constant Prévost soue la dîctét) 
(II- l'illiislrp snviinl, im^ntemient d'i^lre l'onservf'es; car, 
actuellement eueore. elles pourraient s'appliquer à tous 
les faits d'éruptions sou»-niarines. 

Tlx'nard prenait un ttrand intérCl à l'expédition. N'on 
seulemeul il donna à (instant Prévost des avis sur la 
manière de reeiieillir les yaz volcaniques et de le.s essayer, 
mais il lui conseilla de pitikm^fer son voyage en explorant 
lu Sicile et le sud de l'Italie. Il lui fatlail au uuiins si.K 
nioii» et six mille fraiKs, « L'Académie, dit il. se chargera 
de» frais; elle les prendra sur les fonds Moutliyun «. 

Bien que Omstant Prévost eill un léel talent TOuinie 
dessinateur el paysafiiste, il demanda à être aec»uipa;;ué 
par un de-'*.<inaieur, afin de pouvoir consacrer tout son 
temps el toute son attention h l'observation géologique. 

Il dé^ig'na un jeune peintre, Joiuville. qui avait déjà 
(ail plusieurs voyages en Sicile el qui couuais.sait parfai- 
tement la langue et tes tiabiludcs du pays. Le ministre 
des travaux publics, qui avait alors dans sond«.'partement 
les beaux arts et les sciences lU la singulière réponse quH 
voici : 



- m - 

n Monsieur. 

» Vous m'avez exprimé leilésird'emmoner dans l'expia- 
ditiou que vous allez (aire, sur les cMes do la Sicile, pour 
exploriii- un m»uvL'au voIkiii. un des-^inaleiir don! le* 
Irai.t de nourriture straient fi la rharge de muii rlépar 
temeot, et qui oMiendrail du Mlni^itre de la marine. <^i 
j'en luisais la deuiaude, le passade graluil i^ur le bâtiment 
qui doit vouti portiir. 

» CoQime je n'ai à ma diK()ositîon. sur l'exercice cuuraQl, 
aucun fond apidicablo à cette dépense, j'ai 1l' regwt de ne 
pouvoir donner suitii à votre demande, et je ne pourriii 
prendre d'eiig»){eineut pour l'année 1832. qu'aprt» que le 
budget Hura été voté. 

)) Agréez. Monsieur, ele... 

Le Pair d^ FiaiK», MlnI»tr?-SMreislr6 flÉtal. 
da CoiDinorct* ol 6e» Triiiiuix piibllct, 

u'AilGOUT. >■ 



D'Argoul n'avait ci'rtainenienl \Kt» lu la lettre au t)a<t 
de laqui^lle il mettait sa signature. M fallait uu haut 
degré d'esprit liureaucraliqiip pour ri^pondre qiip l'on 
(levait attendre le vote du Itiid^cet avant ifaller dessiner 
une éruption. Heureusement, le Ministre de la marine 
était là. Le niAme jour, l'Amiral de Itigny, déridall qu<f 
Joinville serait reçu it ItonI et qu'il admit mi nourriture 
h la Iflble de l'Étiit- major. 

Enfin. Confiant Prévost, après avoir été présenté au 
Roi «I h la Reine, muni de rcconi ma iid allons pour tou^i 
les représentants de Fraiici- en Sicik'. quillii Piiris le 
R septembre, p»r les niessiigeries Ijiflttp et Gaillard. Il 
arriva à Marseille le 11. à 5 heures du matin. Il dut y 
séjourner un jour, parée qu'il n'y avait pas de places à I 



— 2i5 - 



diligence de Toulon, où il n'arriva que Ik Kt au malin. 
Il y trouva In lieutenant dp vaisseau l^pierre, rom mandant 
du hiirk /,!/ FIfflie, sur Icqut'l il <Ieviiil s'eiiil)arqu«r. Le 
ViiT Amiml de Kosamel. Prêfpl niaritinie. lui lil part des 
inïitnirrionR qu'il donnait au Commandant Uipicrre, par 
ordre du Ministre. 

Voici quelques extraits de l.i lettre que Constant Priîvosl 
écrivait 11 l'Ac^idémie, à c<; sujet. On y lini avuc pluiî^ir, 
les preuves du zèle que le Ministre de la marine déploy» 
en cette circonstance, pour satisfaire aux int^ri^ls de la 
science. 

n Ain.si non .reniement je pourrai faire en mer, auprès 
du nouveau volran, toutes tes observations pos.->iblvsdaus 
le moment actuel, mais encore j'aurai li<« moyens de 
visiter les Iles l'antellaria, l.imosn, Lainpione et Lam- 
pedouse : je pourrai même, s) le Mtimeut peut l« laire 
sans f'Wc soumis ?i la quarantaine fi son relour en Sirile, 
atiunier^ Malte pour y recueillir le» ducuments nombreux 
que l'on doit déjà {Kisséder dans cette Ile sur l'apparition 
de Nérita. .\(irès avoir tonelni en Sicile, à nirpenti, ao 
CBp l'assarn, à Syracuiie, je eompte me renili-e i\ Oïlane 
{tour visiter l'Etna avec quelques détails et ne reprendre 
le b;\tiinent qu'à Messine pour parcourir avec lui \kr lies 
Lipiiri. avant de me n?nth-e i*i l'alcrme. .respêre. dans «-ette 
ville, recueillir de nouveaux renseliinemenls sur les eflcitt 
qui ont pu coïncider en Sicile avec l'éruption du vulcan 
sous-marin. S'il devenait intéressant de retourner auprès 
de celui ci, soit pour conijwrer son nouvel t'dal à celui 
i)ui uuni fait le sujet de nos pi-emières observations, soit 
pour tenter d'aborder l'Ilot volc^inique. si nous n'avons 
pu le faire d'abord, je renouvellerai la visite au volcan avant 
de passer î^ Naples, où le biltiment devra me conduire. 

Depuis mon arrivi^e il Toulon, j'ai eu l'avitutaKe d'entrer 
en rapijort avee M. le lieutenant de vaisseau I^ipierre 



— 216 - 

t\ni coiuniandt' Lai FIfcke. J» remanie le choix d'uDoOicîer 
uu^i (listîui;ui> comme W meilleur augum (loiir le xiKcès 
tif noire mUsiun. M. La(»ierr« qui <i d(*jà f;iil le vovape 
ituloiir (lu uiuiiilf sur la Théiis, que cuiiiiuiiiidail .M. dv 
Bougaiuville, prend le plus vif intérêt au but de notrfi 
l'xpt^ililion, dont il apprécie (ouïe l'imporlani'i' imiir le» 
pr(^r^s rl'iint^ scieiire à ta(|uelli> il e>( liiio d Vli'e t-lritnK<'r. " 

Le» iustrumcnl^. bsrumèlre». tluM'muiiiétrP!'. i;t iiulrii». 
fxpédiéï de l'iiii;^ iJiir te minititri; di> la marini! (toujours 
|p ministère iIb la nii>riue!|, uéce8t*ilaut i|uel(|iie!i répa- 
rations, if brii'k ne put ni(.'ttfe à la voili; que le seize 
«uptcmbre. 

1^1 relation du voyapi) d*- ConHlaut l'r^vust a été publiée 
pi^r partie dans la Ri>vug des lJrux-M(mdi-«, diin» les 
Anoales des Snenre.'i Naturelles (■) et dans les Ménioires 
de lu Société Géologique ih- Priinre |>). Ke rérit qu'on va 
lire, extrait dv se« mroels de voy^^çe. v^\ plus eomplel 
sous certains rapport», tandis que (]uel(]ues points 
secondaires ont été uégliKés. 

" Le 2.1 septembre, au soir, ft Hnq henres, la vifrie 
placée dans les mâts, sif^nala une terre de hiquHIe ou 
voyait s'élever de la (umée. Étant montés sur les hunvs. 
nous aperçâmes en elTet l'Ile, qui avait la forme de deux 
pitons réiiniîi par une lerre plus basse. 

Nous étions â 18 milles, et nou« vîmes, [Kir moment, 
des hotiflées d'une vapeur blanebe qui s'élevaient, du dM 
du sud prin^'ipalement, A une bauteur double de relie de 
rite. A plusieurs reprist-s et lorsque nous étions sous le 
Tenl. nous sentîmes une odeur suHureuce plus analOf,'ue à 
celle du lignite pyriteux en rombustion qu'A relie <ie 
l'hydrogène sulfuré. 



(I! Ann.Sc. Nai. XXIV, t83t. p. 103. 

di M*o>. Soc- G*«l. Fr.. l" s6r.. Il, p. 91; 1835 



- m - 

l.e ifi septeinlire, l« vent élaul iMmlrairt- i!t la mer Irfr» 
grosse, i>oii-i firmes oliligciA Ap. noii!^ i-loijfiier ('I. Dans la 
nuit tlu â6 uu £7. oou» (ùoifs assaillis |Kir udc lempéte 
airn-u-ii'. .lo passai peiu'iitlanl lu miil il;ms les bii'^tiiigaKes, 
enveli)ij|it-(liins mon iniiitleiiii el iiif li-iiaiil aux loniHâ; ttt 
iii»lKri^ un malaise liiou (irami. j« ne cvi^taï d'avoir les 
yiHix lixt's sur le viiU-Jin dans l'espuir d'y découvrir un 
indice d'éruptioD. 

Le ^ iiu malin, iiuus [>iirviiuiiO!> à nuus rappruclier 
nial^'ri' la mer li'i>s hnuletise. Vers midi, nniis élinns A H 
milles pnvirnri. iilors nous loiirnilmes l'Ile e) iious itùnies 
pR'n'IiT un ^rcind iiumltre iW vu«s suus dilK>rents aspecrls. 
Klle pamissatl comme une masse noire solide, nyanr 
lanlùl la (uniif d'un dAme !*urbai.vsé doni la Itase ^-lail 
Iriple du ^a hauti'ur. tantiU. celle di' deux collines im><;ale^ 
séparées par un lai^e vallon ; ses hords s'élevaient h pic, 
;■! l'excpptiwn rl'uii rùU- ud la vapeui- siuiail avec le plus 
ilabondam'e ; relle-ri s'érhappail visiblemenl de la surface 
de lii nier plle-mémfi ti une assei grande distance. 

Le m au matin, nuus pdmi's approcher jusqu'à doux 
milles, el vuir alors distînclenient qw: ta vapeur s'élevail 
non seuUmieiit de la inei', mais cncijre d'une cavité séparée 
de celle-ci par un boi-d Irt» miucc du c6té du sud. 

Ilicii ipie loul nous lit craindre que nous ne puissions 
aborder |ia ire (pie. il la dislanceoùnoiisétions. nous voyions 
la nier briser avec une grande violence, sur toute la circon- 
férence de ta [alaise h pii-, je demandai au capitaine de 
faire une tculaltve. fj'u autre iiiulîf d'appréhension était 
la couleur d'un janno verdâtrc de l'eau (jui entoiirail l'île, 
couleur qui contrastait avec celte d'un bleu indigo de la 
pleine mer et qui semblait auouncer sotl des icueils, soit 

(l| Ce mùm<* Jour. l-\ HnlTmanD essaya d'aburdi-r « l'ile pinir la 
deuxRiiii? la\i. mais la mer nt- le lui permll pas. 



— »I8 — 

des couruiiU i-a|>i(li?s. dans une eiiu modiriefi |>ai' l'action 
volcHtiique souleri'ainc. 

A midi, la mer l'iaiit un peu Uiinltée, lecapiLaitievniilul 
bien ïaire iiictti-u uu cauot à uoirc flUposiliou. 

Il en (.'nnlia le comninmlemi^nl fi M. Fourirliuii. miii 
second. Uinileniinr de frégalp, et ft M. l'i-oiileroy. éli-vc 
du l'*' i-'IussL'. iv iii'fiiil)an{Urti nvi'^' M. Juitiville. vt l'onduil 
ù lii rainn par liuil inalelols i>x[i['nii)Piilés et rounigeiix, 
en inoiii!< d'une heure, nous arrivâmes sur les lirîsans ; 
nmis rt'CHnnAme^ alors qiip r^iix-ri i^tnit>nl pmilnils par 
la lame qui venait (rapper avec fori-c contre une pluRC 




Vin. Ï6. — iU Jttl