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Full text of "Annales de Domingo Francisco de San Anton Muñon Chimalpahin Quauhtlehuanitzin"

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BIBUOTHÉQUE UNGUISTIQUE AMÉRICAINE 

TOME XII 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 




CHARTRES. IMPRIMERIB DURAND, RUÉ FULBERT. 






O 

ANNALES 

DE DOMINGO FRANCISCO DE SAN ANTÓN MUÑÓN 

CHIMALPAHIN QUAUHTLEHUANITZIN 

SIXrÉME ET SEPTIÉME RELATIONS (1258-161 2) 

PUBLIÉES ET TRADUITES SUR LE MANUSCRIT ORIGINAL 
PAR 

RKMI SIMKOX 

LAVRÉAT D£ l'iMSTITUT 




parís 

MAISONNEUVE ET CH. LECLERC, ÉDITEURS 

25, OÜAI VOLTAIRE, 2$ 
1889 



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n 1 . 



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tV;AU- I » 



A^CV 



INTRODUCTION 



Cest la premiére fois, en France, qu'on publie un texte 
náhuatl étendu et complet, accompagné de la traduction et de 
notes explicatives. L'entreprise était d'autant plus difEcile que 
nous étíons presque obligé de frayer la voie dans une langue 
encoré fort peu étudiée et pour un genre de composition ex- 
trémement important oü la precisión et la ciarte sont d'une 
constante rigueur. Jusqu'ici, en effet, on ne connaissait guére 
de la littérature mexicaine que des fragments plus ou moins 
suivis, tels que les breves annotations consignées sur les ta- 
bleaux figuratifs des Indiens ou les tlatolli, discours et harán- 
gues des rois et des seigneurs á leurs vassaux, exhortations ou 
admonestations des peres á leurs enfants. On avait bien aussi 
des oraisons et autres morceaux de liturgie chrétienne, mis 
en mexicain par les moines espagnols qui allérent catéchiser 
le Mexique peu aprés la conquéte. Mais ees diverses piéces 
n'oflFrent guére d'intérét qu'au point de vue de la linguistique 
ou sont trop courtes pour permettre d'apprécier suflSisamment 
le caractére et Timportance de la littérature mexicaine'. Au 
contraire, le^livre que nous publions forme un tout suivi, par- 
faitement coordonné et curieux i plusieurs titres. Cest un 

I. M. Daniel G. Brinton, professeur de linguistique américaine et d'archéo- 
iogie á rCniversité de Pensylvanie, a publié, en 1887, dans sa collection, 
Library of Abonginal American Literature, n» VII, un recueil de XXVII an- 
ciennes poésies mexicaines, avec traduction anglaise. Bien que la correction du 
texte laisse parfois á désirer, nous ne pouvons qu'applaudir á cette ini- 
tiative éclairée qui reconnatt tout d'abord Timportance de la publication des 
documents oríginaux. 



VI INTRODUCTION 

exposé rapide et substantíel des principaux événements de 

rhistoire ancienne du Mexique, en méme temps qu'un véri- 

table monument de la langue náhuatl, dans lequel Tauteur, 

homín^ instruit et distingué, a montré les qualités les plus 

sévéres du chroniqueur. Un tel livre eút reclamé un interprete 

aussi savant que dévoué. A défaut d'une grande science, nous 

pouvons assurer que nous avons apporté dans notre travail tout 

le zéle dont nous sommes capable ; du moins nous sommes- 

nous eflForcé, en y mettant tous nos soins, de prouver nos 

vives sympathies pour Toeuvre et Técrivain. Cette confiance 

intime qu'ils nous ont inspirée, nous voudrions la faire par- 

tager au lecteur, et tel est le but principal que nous nous 

sommes proposé d'atteindre en écrivant Tétude qu'on va lire. 

Quand un peuple, comme les anciens Mexicains, succombe, 

non sous le nombre de ses ennemis, mais devant la tactique 

militaire secondée par la supériorité des armes, il est diflSicile 

que les principes sur lesquels repose sa civilisation puissent 

longtémps subsister sans se transformer au contact des élé- 

ments nouveaux apportés par la conquéte. D'une autre part, 

la vie d'un peuple renferme des éléments intimes qui non 

seulement triomphent du choc le plus violent, mais se main- 

tiennent á travers les ages et arrivent presque dans toute leur 

intégrité jusqu'á la postérité la plus éloignée. Ainsi la langue, 

ce trésor insaisissable de la pensée, vit et se perpetué en dépit 

de tous les efforts. Les noms de lieu surtout restent en entier 

ou ne se modifient que tres légérement sous Tinfluence des 

idees nouvelles, et méme plusieurs expressions, manquant 

d'équivalents dans la langue du vainqueur, sont adoptées par 

lui et font désormais partie de son vocabulaire. Mais les mo- 

numents que les générations ont successivement laissés et 

qui sont susceptibles de destruction, sont presque toujours 

eflFacés ou anéantis par le peuple conquérant comme étant des 

obstacles i Taccomplissement de ¿es desseins. Cest ce qui est 

arrivé particuliérement au Mexique oü les Espagnols, n'ayant 

vu dans les oeuvres originales des Indiens que des productions 

extravagantes de Tidolátrie, se sont hátés de les détruire pour 



INTRODUCTION VII 

mieux assurer, avec leur domination, le triomphe du chris- 
tíanisme. Toutefois une certaine partie de ees oeuvres, trop 
peu nombreuses, helas ! a échappé á la fureur aveugle des con- 
quérants ^, et aujourd'hui le monde savant, appréciant la va- 
leur de pareils documents, les recueille soigneusement, les 
étudie avec ardeur et par eux s'efforce de reconstituer le ta- 
blean d'un passé mystérieux qui semblait devoir se dérober 
aux plus patientes investigations. 

Les documents originaux pouvant servir á rhistoire primi- 
tive du Mexique et du Nouveau-Monde sont de plusieurs sor- 
tes et peuvent étre rangés en trois classes principales. La 
premiére comprend les monuments, les statues, les bas-reliefe, 
Tépigraphie, etc. La seconde, qui est la plus considerable et en 
méme temps la plus importante, se compose des manuscrits 
de tous genres, tcls que mappes, tableaux, peintures sur peau 
préparée, sur papier de maguey ou sur papier européen *, dont 
le sujet varié et qui pour la plupart sont des recueils de chants 
(cuicatl), de lois et ordonnances (nahtmtilli), des cadastres ou 
plans topographiques, des piéces de procés, des calendriers (ilhui- 
tlapohualamoxtli), des tableaux de généalogie (tlacamecayotl), 
des listes de personnes (tlacatlacuilolli), des inventaires, des 
rituels, des livres divinatoires (tonalamatl), quelquefois suivis 
de représentations religieuses ou autres comme le manuscrit 

1, Mais les documents les plus curieux et dont la perte sera á jamáis 
regreltable furent brúlés par les ordres d'Itzcoatl, 4» roi de México. Cétaient 
des peintures relatives á l'origine et á l'histoire du peuple mexicain et des 
anciennes tribus qui avaient occupé TAnahuac. Sahagun prétend que cette 
decisión fut prise á Tinstigation des hauts dignitaires añn d'empécher que 
Íes peintures tombassent entre des mains vulgaires et qu'elles cessassent 
d'étre respectées. (Voyez Histoire genérale des Ckoses de la NoavelU-Espagne. 
Traduction Jourdanet et Simeón, p. 674.) 

2. Ces mappes ou tableaux étaient généralement roulés ou pliés en forme 
de paravent. Bien qu'il ne reste plus, croyons-nous , de manuscrits de la 
premiére catégorie, on sait par la description qu*en ont faite les auteurs, 
Boturíni entre autres, que cette disposition était vraisembiablement en usage 
dans les premiers temps et qu'elle dura peut-étre méme ¡usqu'á Tépoque de 
la conquéte espagnole. 



VIH INTRODUCTION 

conservé á la bibliothéque du Palais-Bourbon á París ou le 
Codex Telleriano Remensis de la Bibliothéque Nationale', 
et surtout des histoires genérales ou particuliéres désignées 
sous le titre commun de tlatolli ou tlatollotl, « récit, entre- 
tien », et qui, suivant les temps embrassés, étaient nommés 
ueuc tlatolli ou ye tiecauh tlatolli, « histoire ancienne » et quin 
axcan tlatolli, « récit d'á présent, histoire contemporaine ». On 
les désignait également d'aprés la nature ou le genre de com- 
position. Ainsi, les chroniques ou anuales étaient appelées : 

Xiuhtlapohualamatl, « papier (amatl) du compte (tlapohualli) 
d'années (xiuitl); 

Xiuhtlacuilolli, « peinture (tlacuilolli) d'années (xiuitl) »; 

Cexiuhamatl, <r papier année par année » ; 

Cexiuhtlacuilolli, « peinture année par année ». 

Quelquefois ees peintures historiques étaient synchroniques 
et formaient de véritables tableaux synoptiques, comme la 
mappe de Tépechpan, dont une copie sur parchemin existe 
au Musée de México et qui a été reproduite en lithographie, 
avec explications sommaires, par M. Aubin ^. 

Les éphémérides recevaient les noms de cecemilhuitlacuilolli, 
« peinture de chaqué jour » et de cecemilhuiamoxtli, « livre de 
chaqué jour ». On les appelait aussi cemilhuitonalpohualli 
ou cemilhuitlapohualli, « compte jour par jour » (7' Relation, 
p. 138). 

1 . Ce dernier nianuscrit fait partie du fonds mexicain et porte le n° i . 

2. Lith. de J. Desportes á Tlnstitut impér. des Sourds-Muets. Cette 
mappe renferme l'histoire de Tépechpan et de México de 1298 á 1596. La 
copie de México s'arréte á Tan i tecpatl (1532). Le commencement et la fin 
de la mappe sont tronques ; ils ont été rétablis sur la lithographie, á l'aide 
de pointillés, d'aprés une copie du P. Pichardo. Cette mappe, composée de 
deux bandes superposées dont la longueur totale est de 6"^ 56 et Ja lar- 
geur de o"^ 2o<^ chacune, porte des annotations en náhuatl, qui ne sont pas 
toujours exemptes d'erreur. M. Aubin en a noté quelques-unes sur la repro- 
duction lithographique; mais on peut en relever d'autres. La publication de 
cette peinture devait faire suite aux mappes Tlotzin et Quinatzin qui accom- 
pagnent le Mémoire sur la peinture didacúque et Vécriture figurativedes anciens 
Mexicains (ImprimerieNationale, 1885). Aussi porte-t-elle le n« 3. 



INTRODUCTION IX 

Les récits ou simples chroniques, sans dates continúes, 
étaient designes de la maniere suivante : nemili^^amatly ou nemi- 
lÍT(tlacuilolli, « papier ou peinture de la vie » ; nemili:(tlatollotly 
« histoire de la vie ». Enfin, rhistorien ou chroniqueur, qui 
était toujours un peintrCy un narrateur au moyen de figures, 
s'appelait nemilixtlacuiloani, tlatolicuiloani ou nemiliztlatolicui- 
loani « peintre de la vie ou de l'histoire ». 

On peut voir par ees seules désignations que si les docu- 
ments historiques différaient par le fond, ils étaient également 
distingues soit parla matiére employée (atnatl, papier; amoxtli, 
livre), soit par le mode d'exécution (tlacuilolli, peinturej. 
Quelquefois le mot amatlacuilolli, « papier peint », servait á 
indiquer d'une fa^on genérale les livres d'annales (7' Relation, 
p. 29). 

Les documents de cette seconde classe, que Ton posséde, 
soit en Amérique, soit en Europe, renferment pour la plupart 
des annotations en mexicain et en espagnol, qui les ont fait 
indistinctement considérer comme des manuscrits bilingües. 
Cependant ceux d'entre eux dont les gloses sont en náhuatl 
pourraient étre plus exactement appelés bigraphiques, ees gloses 
n'étant, á proprement parler, que la reproduction phoné- 
tique, avec nos caracteres, des termes figuratifs. Ainsi, pour 
ne citer qu'un exemple, les Mexicains, voulant désigner la 
premiére année de leur cycle, dessinaient l'image du lapin, 
qu'ils accompagnaient d'un point. L'annotateur, en mettant á 
cóté de ees figures les mots mexicains ce tochtli, « un lapin », 
n'a fait que répéter dans une autre écriture les mémes expres- 
sions. Le mot bigraphique serait done bien appliqué á ce genre 
de manuscrits et permettrait d'établir une distinction fort utile 
pour rhistoire de l'écriture. 

On voudra bien également remarquer que jusqu'ici personne 
n'a encoré songé á classer ees divers documents en attribuant 
i chacun d'eux le nom qu'ils devaient porter. D y a lá cepen- 
dant un intérét réel. On ne connaitra, en eflet, Timportance 
de chaqué piéce que lorsqu'on en aura parfaitement deter- 
miné la signification et la valeur scientifique. Ce travail de 



X INTRODUCTION 

comparaison est tout á fait indispensable si Ton veut avancer 
súrement non seulement dans. Tétude du déchiffrement de 
Técriture figurative des anciens Mexicains, mais dans la con- 
naissance de leur antique civilisation. Les indications qui pré- 
cédent nous paraissent sufEsantes pour mettre sur la voie et 
guider ceux qui voudraient entreprendre une pareille classifica- 
tion. Toutefois nous croyons devoir encoré leur recommander 
de bien séparer les rares documents dont la composition est 
antérieure á la conquéte de ceux, infiniment plus nombreux, 
qui ont été écrits postérieurement, et de se teñir en garde 
contre les imitations ou falsifications qui ont dü en étre faites. 
Nous sommes persuade qu'i l'aide de ees regles genérales, on 
peut se livrer á des recherches fructueuses et produire une 
oeuvre á la fois utile et intéressante. 

Si nous avons tant insiste sur cette seconde classe des do- 
cuments, c'est qu'elle est réellement la plus considerable de 
toutes et qu'elle a donné naissance i la plupart des ouvrages 
qui composent la troisiéme classe. Quoique moins importante 
cette derniere classe mérite encoré toute notre attention parce 
qu'elle prepare aux recherches les plus graves et rend plus 
aisée la lecture des piéces originales. Elle comprend les tra- 
vaux des auteurs indiens qui, aprés s'étre initiés á Tusage de 
notre alphabet, écrivirent dans leur langue des histoires, an- 
uales ou chroniques relatives aux temps primitifs du Mexique, 
en traduisant et en commentant les tableaux figuratifs de leurs 
ancétres. A la tete de ees écrivains ilfaut placer quatre hommes 
illustres, Ixtlilxochitl, Te^o^omoc, Christoval del Castillo et 
Chimalpahin. 

Descendant des anciens empereurs chichiméques de Tetz- 
cuco, Fernando de Alba Ixtlilxochitl a composé des histoires 
concernant les Toltéques et les Chichiméques. Voici les titres 
de ees ouvrages, tels que Boturini les a donnés dans son 
Catalogue^ : 

I . Ce Catalogue (4 fnc, 96 pages) fait suite au livre du célebre antiquaire : 
Idea de una nueva Historia general de la America septentrional, etc. Madrid, 
Juan de Zuñiga, MDCCXLVI, petit in-4, 21 fnc, 167 pages. 



INTRODUCnON XI 

I** Relatíons historiques des Toltéques, écrites en 1600, 
d'aprés une peinture antique. Boturini chercha cette peinture 
avec beaucoup de soin, dit-il, mais sans succés ; 

2** Fragments d'autres relations faites pour un vice-roi de la 
Nouvelle-Espagne; . 

(Pour ees deux ouvrages, voyez § 11, i et 2.) 

3*^ Histoire des seigneurs chichiméques, traitant des chpses 
de leur empire, des ordonnances du roi Negahualcoyotl et de 
l'arrivée des Espagnols ; 

4° Relations historiques faites pour un vice-roi et concer- 
nant les Toltéques, les Chichiméques et les Mexicains ; 

5** Relation sommaire des souverains chichiméques, dans 
laquelle il est question des premiers habitants du Mexique, 
les Ulméques, les Xicalancas, les Toltéques et les Mexicains ; 

6** Histoire genérale de la Nouvelle-Espagne ; 

7** Abrégé historique du royaume de Tetzcuco. 

(Pour ees cinq ouvrages, voyez § IV, i, 2, 3, 4 et 5.) 

Nous rappellerons au lecteur que l'histoire des Chichimé- 
ques a été traduite en frangais par Temaux-Compans et qu'elle 
forme les tomes XII et XÜI du recueil des Voyagcs, Relations 
et Mémoires originaux pour servir á l'histoire de la découverte de 
VAmirique. París, 183 8-1 840, 20 vol. in-S**. 

On doit encoré á Ixtlilxochitl une copie de V Histoire des 
royautnes de Colhuacan et de México, en náhuatl, composée en 
1563 et 1570 par un écrivain anonyme de Quauhtitlan. (Voyez 
le Catalogue de Boturini, § VIII, 13.) 

Don Hernando de Alvarado Te^o^omoc était issu d'une 
femille royale sur laquelle on ne s'accorde pas. Suivant Siguenza, 
il était filsdu roi Cuitlahuatzin, successeurdeMotenhc^omalI. 
Ve)rtia le fait descendre des rois d'Azcaputzalco. Quoi qu'il en 
soit, Te^o^omoc composa, en náhuatl, des Essais d'histoire 
mexicaine qui s'étendent de 1064 á 1321 et que Boturini 
attribue i Chimalpahin (Catalogue, § VIII, 6); mais Gama, 
qui en a fait une copie aujourd'hui en la possession de M. Aubin, 
declare qu'ils sont Toeuvre de Te?o?omoc. M. Aubin concille 
les deux opinions en disant que « ees Essais sont des írag- 



XII INTRODUCTION 

ments de Tefo^omoc et d'Alonso Franco, annotés par Chi- 
malpáhin, qui se nomme en les citant' ». 

Tegofomoc écrivit aussi, en espagnol, une Chronique mexi- 
caine (1598) depuis les premiers temps de la gentilité jusqu'á 
Tarrivée de Cortés. Cet ouvrage, dont ¡1 ne serait resté, au 
diré de Boturini (Catalogue, § Vm, 11), que la premiére par- 
tie en 112 chapitres, figure dans la grande coUection de 
Kingsborough, Antiquities o f México, t. IX, et a été traduit en 
fi*an?ais par Ternaux-Compans, París, 1857. Une édition en 
a été donnée (i 10 chapitres) dans la Biblioteca Mexicana, avec 
annotations, par Manuel Orozco y Berra, México, 1878, petit 
in-4°. La seconde partíe de cette chronique comprenait la 
conquéte du Mexique par les Espagnols. 

Christoval del Castillo naquit, suivant Clavigero, á México 
d'un Espagnol et d'une Indienne; mais d'autres auteurs. 
Gama notamment, ont prétendu qu'il était indien et qu'il 
avait re?u le jour á Tetzcuco, en 1526. 

II écrivit, en náhuatl élégant, une histoire de Tarrivée et de 
Tétablissement des Mexicains dans la vallée de TAnahuac ; il 
y rapporte, avec les faits relatife au royanme de México, la 
restauration de la dynastie chichiméque de Tetzcuco par le 
monarque Ne?ahualcoyotl et la conquéte du Mexique par les 
Espagnols. Ce méme ouvrage contient des détails fort inté- 
ressants sur la forme du gouvernement, les moeurs des Indiens, 
le calendrier, l'art divinatoire, etc. Christoval del Castillo 
mourut, en 1606, á Táge de 80 ans. On lui attribue aussi plu- 
sieurs ouvrages écrits en espagnol. 

Chimalpahin, qui nous intéresse ici plus particuliérement, 
naquit á Amaquémécan, dans la nuit du 26 au 27 mai 1579, 
et re?ut les noms de Domingo Francisco de San Antón Muñón 
Chimalpahin Quauhtléhuanitzin. II descendait des anciens 
rois de Tzacualtitlan-Ténanco-Amaquémécan-Chalco, dont le 
fondateur, Cuahuitzatzin, eut un régne de prés de soixante- 

I . Mémoire sur la peinturc didactiquc ct l'écriture figaraíiv: des ancUns 
Mexicains, París, Imprímeríe Nationale, 1885, p. 9. 



INTRODUCTION XIII 

dix ans (1269-13 3 8) etmourut á un age tres avancé. Chimal- 
pahin a lui-méme donné la généalogie de sa famille (7* Re- 
lation, p. 293); mais on a infiniment peu de détails sur savia. 
On sait seulement qu'il re?ut une éducation soignée et en 
rapport avec la haute situation qu'occupaient ses illustres pa- 
rents. II connaissait parfaitement rhistoire et la géographie de 
son pays, était versé en astronomie et possédait des notions 
variées sur la civilisation de Tancien continent. II composa, 
en mexicain et en espagnol, divers écrits dont il serait difficile 
aujourd'hui de dresser une liste exacte et complete. Boturini 
les avait recueillis, sinon en totalité, du moins en grande 
partie. En voici les titres d'aprés son Catalogue (§ VIH, i, 2, 
6 et 12) : 

I** Histoire mexicaine, en espagnol, s'arrétant á l'année 
1526, et qui fot composée cent ans plus tard; 

2° Chronique mexicaine, en náhuatl, s'étendant de 1068 á 

1597; 
y Essais d'histqire mexicaine également en náhuatl, de 

1064 á 1 52 1, que Gama attribue á Tefo^omoc et dont nous 
avons parlé ci-dessus, p. xi; 

4° Diflférentes histoires originales, en náhuatl, des royau- 
mes de Colhuacan, de México et d'autres provinces, depuis 
les premiers temps de la gentilité jusqu'en 1591. Cesontles 
chroniques ou annales dont M. Aubin posséde huit Relations 
extrémement importantes pour l'histoire du Mexique. II n'est 
pas possible de savoir, d'aprés les indications un peu trop gené- 
rales du Catalogue de Boturini, si c'est bien la totalité des 
annales laissées par Chimalpahin. Quoi qu'il en soit, nous 
ferons remarquer que la septiéme Relation s'arrétant précisé- 
ment en l'année 1591 est particuliérement visee par Boturini. 
On voit par lá le cas qu'en faisait le célebre antiquaire. 

Enfin, d'aprés Carlos Maria de Bustamante, qui a publié une 
édition de V Historia de las Conquistas de Hernando Cortes par 
Gomara', Chimalpahin avait traduit, en mexicain, l'ceuvre 

1. México, 1826, 2 Yol. ¡0*4. 



XIV INTRODUCTION 

du chapelain de Cortés. Nous ignorons ce qu'est devenu ce 
travail ; mais il est certain que Bustamante a voulu Tutiliser 
en intercalant dans le texte méme de son édition des réflexions 
de Chimalpahin approuvant ou désapprouvant certains passa- 
ges du récit de Gomara. Ces réflexions reproduites en espa- 
gnol et non en náhuatl sont si counes et tellement rares 
qu'elles ajoutent fort peu d'intérét au livre de Gomara, aussi 
ne nous arréterons-nous pas plus longtemps sur ce point; 
nous nous bornerons á signaler un détail bibliographique assez 
curieux. Bustamante a donAé a Chimalpahin les prénoms de 
« Juan Bautista », en disant dans sa préface que Beristain 
r.appelait « Domingo », et sans ajouter quoi que ce soit pour 
justifier le choix qu'il avait fait lui-méme. Ce défaut de cri- 
tique est malheureusement trop fréquent dans les ouvrages de 
Bustamante, et nous devons reconnaitre qu'ici encoré il s'est 
trompé et qu'il a contre lui non seulement Beristain, mais 
Chimalpahin lui-méme, qui s'est nommé en maints passages 
de ses écrits de la fagon la plus precise et la plus complete. 

Avant d'apprécier les annales de Chimalpahin, nous dirons 
comment ces documents sont parvenus en Europe et dans 
quelles circonstances il nous a été donné de les examiner et 
méme de nous en procurer certaines parties extrémement in- 
téressantes. 

Vers le milieu du i8** siécle, le chevalier Boturini fut en- 
voyé au Mexique ' oü il fit une grande coUection d'antiqui- 
tés et de livres indiens, qui comprenait environ trois cents 
manuscrits ou objets de la plus haute importance, parmi les- 
quels figuraient les ceuvres de Chimalpahin. Mais le gouver- 
nement espagnol ayant emprisonné et renvoyé en Europe le 
malheureux antiquaire, sa collection ne tarda pas á étre dis- 
persée ou détruite au point que le Musée de México n'en 
put recueillir qu'une faible partie. Les autres piéces passérent 

I . Lorenzo Boturini Benaduci, señor de la Torre y de Hono, partit de la 
Cour d Espagne vers la fin de Tannée 175$ et parvint au Mexique au mois 
defévríer 1736. II mit huit ans pourformer sa collection, qui lui coáta beau- 
coup dargent et de nombreox voyages. 



INTRODUCTION XV 

successivement dans les mains de son exécuteur testamentaire 
Veytía, de Gama et d'autres. Plus tard, M. Aubin ayant en- 
trepris de rechercher et de reunir, autant que possible, les do- 
cuments originaux de cette coUection, fut assez heureux pour 
retrouver et se procurer un bon nombre de ees documents. 
II découvrit méme certaines piéces extrémement rares, tenues 
cachees par les indigénes, et parvint á acheter les originaux ou 
á remplacer par des copies ceux d'entre eux dont l'acqulsition 
était reconnue absolument impossible, Cest ainsi qu'il forma 
une riche coUection á laquelle il n'a cessé de donner de l'ex- 
tension depuis son retour enFrance (1840). Maisá cette épo- 
que, M. Aubin s'occupa plus particuliérement de mettre en 
oeuvre les matériaux considerables qu'il avait amassés et com- 
posa son Mémoire sur la peinture didactique et Vécriture figura- 
Hve des anciens Mexicains (Paris, Dupont, i85i,in-8°), dans 
lequel il a enumeré les piéces curieuses de sa coUection et 
donné la clef des hiéroglyphes mexicains '. En faisant ainsi 
connaitre la nature et Timportance de ses travaux, M. Aubin 
montrait la nécessité qu'il y aurait de publier des documents 
entiérement inédits et d'une extreme valeur pour l'histoire 
primitive de l'Amérique. Cette entreprise difficile, longue et 
dispendieuse, que l'industrie privée n'osait aborder, paraissait 
ne devoir pleinement réussir qu'avec l'appui du gouverne- 
ment. Le moment favorable á sa réaUsation s'oflFrit en 1864, 
lors de la création de la Commission scientifique du Mexique, 
dont M. Aubin fiít l'un des membres les plus importants pour 
la section d'histoire, de linguistique et de statistique. A lui 
seul il pouvait, soit par ses connaissances, soit par ses docu- 
ments, foumir les matériaux d'une grande pubUcation. II y 
avait enfin Ueu d'espérer que l'expédition scientifique au 
Mexique apporterait de nouveaux éléments d'étude et que 
l'on parviendrait á élever un véritable monument, digne de 

I . Ce mémoire, qui n'avait pas été mis dans le commerce, a ¿té publié, 
en 1885, par rimprimerie Nationale dans le formal ¡n-40, avec queiques 
additions importantes. Malheureusement Tédition en est tres fautive, particu- 
liérement dans les passages qui renferment des textes nahaatl. 



XVI INTRODUCTION 

notre pays. Malheureusement les travaux de la G)mmission, 
auxquels nous avions été attaché, furent á peu prés interrom- 
pus des le mois de mai 1866, par suite des événements poli- 
tíques survenus au Mexique et surtout de circonstances &- 
cheuses qui obligérent M. Aubin á se retirer. Mais ees 
travaux préparatoires nous avaient procuré Tavantage de con- 
naitre les divers manuscrits mexicains que posséde M. Aubin, 
notamment les huit relations ou chroniques de Domingo 
Chimalpahin. Nous fumes méme chargé d'en faire la trans- 
criptíon et de les traduire en vue de leur publication. Cest 
ainsi que nous avons pu nous procurer le texte des 6* et 
7* Relations ainsi que des fragments de quelques autres. II est 
sans doute regrettable que nous ne possédions pas une copie 
complete des huit Relations; mais le numero d'ordre qui 
leur a été donné n'implique pas la nécessité de le suivre pour 
les publier. Elles sont assez indépendantes les unes des autres 
pour qu'il n'y ait aucun inconvénient á commencer, comme 
•nous le faisons, par les 6* et 7*. Nous espérons que, dans 
un avenir peu éloigné, il nous sera permis de prendre copie 
de tout ce qui nous manque et d'en publier la traduction 
qui sera le complément de celle que nous donnons actuellc- 
ment. En attendant, ce que nous possédons est suffisant pour 
nous permettre d'apprécier dans son ensemble l'ceuvre de Tan- 
naliste indien. 

Les Relations de Chimalpahin sont des tables chronologi- 
ques dresséesd'aprés les livres originaux, peinturesou tableaux 
figuratifs des Indiens et contenant, avec la liste et la généa- 
logie des rois, princes, princesses et seigneurs de divers États, 
la durée de leur régne, le récit sommaire des pérégrinations 
des peuples, leurs guerres, conquétes, dissensions, ainsi que 
la mention des principaux phénoménes physiques, tels que 
tremblements de terre, eclipses, éruptions de volcans, inon- 
dations, pestes, famines, etc., qui ont pu effrayer ou décimer 
les populations indiennes. En un mot, tous les événements 
quelque peu importants y sont consignes, année par année, 
et classés avec méthode, exactitude et briéveté. Cest un re- 



INTRODUCTION XVII 

cueil de faits tres nombreux, extrémement utile pour rhistoire 
ancienne du Mexique. 

La premiére Relatíon est un exposé succinct des traditíons 
bibliques sur les premiers temps du monde. On serait tenté 
de croire que c'est le préambule d'une histoire fort étendue ; 
mais ríen pourtant n'autorise absolument á faire une telle sup- 
position. Nous devons méme ajouter que cette relation, dans 
rétat oü elle est, ofiire un mediocre intérét. 

II n'en est pas de méme de la seconde dont nous n'avons pu 
copier que cinq ou six pages, mais qui debute en établis- 
sant la concordance du calendrier mexicain avec le calen- 
drier grégorien. L'auteur y suit, année par année, les événe- 
ments qui lui ont paru les plus dignes d'étre mentionnés, et 
commence Tbistoire des Chichiméques au milieu du premier 
siécle de notre ere, lorsque ees tribus arrivérent par mer á 
Téoculhuacan-Aztlan. Ce passage est si curieux que nous avons 
pris soin de l'insérer un peu plus loin dans notre introduction 
á propos de l'origine des anciens peuples du Mexique. 

La sixiéme Relation ^ est un abrégé tellement court qu'on y 
remarque des intervalles de dix, quinze et méme vingt ans. De 
sorte que pour un espace de 355 ans, quarante-quatre années 
seulement sont mentionnées; ce qui fait en moyenne une -année 
sur huit. Cette relation ne compte que six feuilles embrassant 
les temps écoulés dei258ái6i2; mais, d'aprés une annotation 
finale indiquant que le cahier comptait « 14 ojos » (sic), les huit 
premieres feuilles auraient disparu. Cette perte est d'autant plus 
regrettable que, malgré son peu d'étendue, la 6* Relation est 
bonne á consulter et permet de contróler divers faits ou de réta- 
blir plusieurs noms de lieu et de personne. II serait difficile de 
diré exactement quel était son objet principal, tellement les 
faits y ont entre eux peu de connexité. Nous ferons seulement 
remarquer qu'une partie de la quatriéme feuille et les deux 
autres sont consacrées á la descendance du seigneur Quauhcécé- 
cuitzin. Bien que Tauteur termine en indiquant lamort de Mi- 

i. Les 3«, 4« et 5^ Relations n'ayant fait que passer sous nos yeux, il 
nous est impossible d'en dooner ici l'analyse. 

b 



XYIII INTRODUCTION 

gueldeS. Fabia, 30 juin 1613, la relation s'arréte positivement 
en 1 6 12, et la phrase « en la présente année » (p. 22) semble 
prouver qu'elle a été écrite alors. La mention relatíve á Mi- 
guel de S. Fabia ne serait done qii'une annotation postérieure. 
La septiéme Relation est réunie á la sixiéme et forme avec 
elle un seul et méme cahier dont nous avons numeróte les 
feuillets á Tencre rouge. Elle commence chronologiquement 
en 1272 et se poursuit d'année en année jusqu'en 1591. 
Plus complete et mieux conservée que les chroniques dont 
nous avons déjá parlé, elle contient quaue-vingts feuilles, 
soit 160 pages in-f°, dont la loi* et la derniére ne sont point 
écrites. La premiére feuille porte la mention « 7» Relación » 
et en est bien le commencement qui est consacréá l'originedes 
Tlacochcalcas. Puis viennent des réflexions tirées de la Bible et 
autres livres touchant la formation des langues et la dispersión 
des hommes. On y verra comment un Indien lettré, récem- 
ment initié á notre civilisation, explique et commente les divers 
récits se rapportant aux premiers temps du monde. Ce pas- 
sage du livre offre un intérét particulier. On arrive enfin á 
Tannée 1272 qui est marquée par le départ des Tlacochcalcas 
de la localité désignée sous le nom de Tlapallan, et oü Tauteur 
fait connaitre que cette 7* Relation a été écrite ou du moins 
terminée en 1629. A partir de 1272, Chimalpahin suit exac- 
tement les années et mentionne, quand il y a lieu, les événe- 
ments importants de Tbistoire des royaumes de Colhuacan, de 
México et d'autres pays. Le manuscrit est en assez bon état, 
mais on y trouve une grande lacune. La fin de Tannée 1572 et 
les années 1573 ^^ ^574 ^^^^ entiéres manquent. Cequiferait 
supposer qu'une ou plusieurs feuilles ont été détachées et sont 
peut-étre perdues pour toujours. Quelques autres sont déchirées, 
écornées ou oblitérées en maints endroits. Toutefois le texte en 
general est lisible, correct et laisse peu de doute sur Texactitude 
des faits qui y sont rapportés. Certains passages cependant offrent 
des difficultés sérieuses pour Tinterprétation, soit qu'ils aient 
des lacunes, soit que le style moins soigné et parfois abrégé y 
manque de ciarte. 



INTRODUCTION XIX 

La huitiéme Relation contient la généalogie du seigneur 
Don Domingo Hernández Ayopochtzin, aieul de Chimalpa- 
hin. Elle est bien loin d'avoir Timportance de la septiéme. 

Tel est done Tensemble des tables chronologiques compo- 

sées par Tannaliste indien. Notre attention se portera désormais 

d'une maniere á peu prés exclusive sur la 6* et la 7*^ Relations qui 

font Tobjet de la présente publication. On verra par les notes 

qui accompagnent notre traduction combien de diflScultés il a 

fallu surmonter et quelles recherches nous avons dú faire afin 

de pouvoir présenter un travail utile et sérieux. Le fruit qu'en 

retirerale lecteur n^est point douteux. En écrivant ses relations, 

Chimalpahin n'a eu en vue que l'exactitude et la vérité. Pour 

cela, il s'est servi des manuscrits authentiques laissés par les 

Indiens. II les a compares, analysés et interpretes en ayant 

soin de bannir tout ce qui a trait á la légende et au merveil- 

leux. De cette étude sérieuse, il est resulté un travail exact, 

sobre et instructif dans lequel souvent un mot suffit pour ap- 

précier les personnes et les choses. Sans parler des incorrec- 

tions matérielles que nous avons pris soin de faire dispa- 

raitre, on y trouvera sans doute quelques contradictions, 

des lacunes et des répétitions, mais en general Tceuvre est bien 

faite. Elle peut étre consultée avec confiance et méme étre 

confrontée utilement avec les ouvrages des auteurs espagnols 

et autres concemant l'histoire du Mexiqoe. Elle aidera certai- 

nement i relever des erreurs, á constater des diflférences graves 

et á reconnaitre combien les études sur l'antique civilisation 

mexicaine ont été faites négligemment ou avec esprit de parti, 

et quelle importance il y aurait á mettre en lumiére les docu- 

ments originaux qui y sont relatife. Pour donner une idee de 

la portee et de la valeur des anuales de Chimalpahin nous 

reléverons quelques points de chronologie et d'histoire en les 

accompagnant des réflexions qu'ik nous ont suggérées. 

Aprés avoir fait arriver les Mexicains dans la vallée de TAna- 
huac, Chimalpahin rapporte qu'ils se fixérent dans la lagune, 
sous leur chef militaire Ténochtzin, en Tan // calli, « 2 mai- 
son » (1325). Gama, Clavigeroet A. de Humboldt ont adopté 



XX 



INTRODUCTION 



cette date, mais Don Carlos dé Siguenza y Gongora a donné 
1327 et Juan de Torquemada, 1341. II est aisé de voir que le 
calcul de Chimalpahin doit étre exact et qu'il a été établi avec 
toutes les précautions nécessaires. Ainsi Tauteur a eu soin de 
rapprocher le fait de plusieurs autres événements pour bien 
montrer qu'il attachait une tres grande importance á la fixa- 
tion de cette date. Voici comment il s'exprime : « II y avait alors 
27 ans que Ténochtzin commandait les Mexicains, 57 ans 
que les Chichiméques étaient établis i Amaquémécan, 19 ans 
que régnait leur souverain Huéhuéteuhctli, 4 ans que Caltzin 
gouvernait á Itzcahuacan et 3 ans que Chichicuépotzin avait 
le pouvoir á Tlacochcalco ». Ces indications prises sur divers 
documents originaux des Indiens sont, selon nous, des garan- 
ties sufEsantes et témoignent en faveur de Texactitude rigou- 
reuse de cette date en particulier et de toutes celles en general 
qui se rapportent a Thistoire nationale des anciens Mexicains. 
Mais poursuivons. 

Siguenza attribue au premier monarque de Ténochtitlan 
42 ans de régne, au lieu de 21 que lui donne Chimalpahin. De 
son cóté, Henri Martínez assigne a ce prince 40 ans et place sa 
mort en 1424, de telle sorte que Tavénement aurait eu lieu 
en 1384, c'est-á-dire trois ans seulement avantTépoque qui est 
marquée pour sa mort dans les anuales de Chimalpahin. Voici 
un tablean présentant en regard les trois calculs. On jugera 
plus facilement des différences que nous venons de signaler. 



DURÉE DU RÉGNE D'ACAM A PICHTLI 
d'aprés 


CHIMALPAHIN 


SIGUENZA 


MARTÍNEZ 


1367-1 3S7 

21 ans > 


I36I-I4O3 

42 ans 


I 384-1424 

40 ans 



1. Le lecteur remarquera que Chimalpahin, en disant vingt et un ans, 
compte Tannée de ravénement et celle de la mort. II en fait ordinairement 
autant pour tous ses calculs. 



INTRODUCTION XXJ 

Pour Huitzilihuitl, fils et successeur d'Acamapichtli, Si- 
guenza indique 1 1 ans de régne, Juan de Torquemada 26 et 
un autre auteur 22. lis s'accordent cependant á placer sa 
mort en 1414. Chimalpahin porte 141 5 et compte vingt- 
cinq ans de régne (1391-1415)^ 

Sahagun donne soixante ans de régne h Quaquauhpitzahuac, 
roi de Tiatilulco, tandis que Chimalpahin porte quarante ans 
seulement. 

Nous pourrions continuer ees rapprochements et nous cons- 
taterions des diflférences notables presque pour tous les régnes 
des souverains qui se sont autrefois partagé le Mexique. Mais 
ce travail serait ici fastidieux et nous conduirait trop loin. 
D'ailleurs nos notes mentionnent le plus souvent ees sortes 
d'écarts. Nous nous arréteronsdonc. Ce qui nous importe sur- 
tout de faire maintenant, c*est d'appeler Tattention sur une 
observation grave qui s'est produite au sujet des chroniques 
ou anuales mexicaines en general. Dans Tun de ses derniers 
ouvrages, Tabbé Brasseur de Bourbourg recommande d'user 
avec précaution des abrégés chronologiques composés posté- 
rieument á la conquéte espagnole, surtout quand il s'agit des 
temps antérieurs. II croit que chacun des signes annuels indi- 
que une période de treize ans et que les régnes en particulier 
des souverains de Ténochtitlan et de Tetzcuco, antérieurs á 
ceux d'Itzcoatl et de Ne?ahualcoyotl, sont fort probablement 
des dynasties dont les années devraient étre évaluées de méme 
en indiction de treize ans ^. 

Nous tenons d'autant plus «\ mettre le lecteur en garde con- 
tre ce jugement, qu'il pourrait étre tenté de croire qu'il s'ap- 
plique aux Relations de Chimalpahin et que Tabbé Brasseur 

1. Les calculs de Sahagun, quant á la durée des régnes des souverains de 
México, diíferent peu de ceux qui sont dans Chimalpahin; mais le point de 
départ présente un écart de 17 ans. L'annaliste indien fait installer le i^Toi, 
Acamapichtli, en 1 367, tandis que Sahagun donne 1 384. (Histoirc des Chases 
de la NoüvelU'Espagne, p. 505.) 

2. Manase rit T roano, Étade sur le systime graphique et la langue des 
Mayas. Imprimerie Impériale, 1869 et 1870, 2 vol. ¡n-4, tome I, p. 14. 



XXII INTRODUCTION 

« 

Ta appuyé sur des faits parfaitement établis ou sur des textes 
soigneusement recueillis. U n'en est absolument ríen. L'auteur 
s'est simplement laissé entrainer par cette hypothése, fort hazar- 
dée, que la civilisation égyptienne offre une analogie, sinon 
une similitude parfaite, avec celle des nations primitíves de 
TAmérique, et que Tune est évidemment le reflet ou la repro- 
duction de l'autre. D'une maniere genérale cette opinión est 
plus que douteuse et d'autre part ríen ne prouve que Ton ait 
au Mexique des documents sur lesquels figureraient des années 
pouvant étre considérées comme des périodes et que, méme 
cela étant, Chimalpahin n'y ait point pris garde et soit tombé 
dans Terreur un peu trop gratuitement signalée. 

Bien que nous ayons déjá dit avec quel soin les Relations 
ont été composées, nous ferons particuliérement remarquer 
que, pour la durée des régnes, l'auteur a d'abord indiqué, en 
leur année respective, Tavénement et la mort des souverains, 
puis il a établi un controle en exprimant la durée de chaqué 
régne. De plus, aux dates mexicaines il a joint nos millésimes 
correspondan ts. Cette concordance réguliére des deux calen- 
driers monire surabondamment que Tannaliste indien n'a point 
traduit par une seule année le signe mexicain qui aurait pu 
représenter une période de treize ans. Autrement il faudrait 
supposer que Chimalpahin ignorait l'histoire antique de son 
pays et qu'il avait une connaissance fort inexacte de notre ma- 
niere de supputer les années. Nous savons au contraire qu'il 
était instruit, qu'il possédaitles documents les plus authentiques 
et qu'il n'était nuUement étranger á Thistoire genérale des 
peuples de Tancien continent. II est done hors de doute que ses 
tables ont été dressées tres exactement et qu*elles ne présentent 
nuUement Tirrégularité indiquée par Brasseur de Bourbourg. 

Pour terminer ees réflexions touchant la chronologie, nous 
croyons devoir ajouter quelques mots sur le mode de suppu- 
tation du temps employé par les anciens Mexicains. Leur cycle 
était de cinquante-deux ans ' et se divisait en quatre groupes 

I . Ce cycle concordait avec la période lunaire qai comptait 20 treizaines 



INTRODUCTION 



XXIII 



égaux de treize ans auxquels on donnait le nom de tlalpilli, 
a poignée, gerbe, noeud ». Quatre termes ou signes unis aux 
treize premiers adjectifs numéraux suffisaient póur désigner les 
cinquante-deux années du cycle. Ces termes sont : tochtli, 
« lapin », cuati, « roseau », tecpatl « silex », et calli , « maison». 
Chacun d'eux était répété treize fois alternativement, de ma- 
niéire que chaqué treizaine commen^ait et finissait par le méme 
terme^ 

ou 260 ¡ours, de telle sorte que 73 périodes lunaires accomplissaient lecyclc 
de 52 ans (18,980 jours). Au bout de ce temps les deux périodes solaire et 
lunaire reprenaient dans le méme ordre; de lá venait sans doute le nom de 
xiühmolpiUi s liaison ou gerbe d'années i qui était donné au cycle. II existait 
un autre cycle de 104 ans, appelé ueuctiliztü c grand age » et qui était une 
période astronomique, aprés laquelle l'cxcédent de l'année tropique, $ h. 48' 
50", sur les 365 jours de l'année commune formait 25 ¡ours á peu prés. 
Mais comme il y avait encoré un excédent de 4 h. 58' 40", on avait un jour 
de plus dans l'espace de 538 ans, soit 5 périodes plus 18 ans. 

I . Voici un tablean á Taide duquel on peut facilement retrouver le rang 
d'une année quelconque du cycle. 



I'* TREIZAINE 


2- TREIZAINE 


}• TREIZAINE 


4* TREIZAINE 


I tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


— calli 


II acatl 


— tecpatl 


— calli 


— tochtli 


III tccpaU 


- calli 


— tochtli 


— acatl 


IV calli 


— tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


V tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


- calli 


VI acatl 


— tecpatl 


— calli 


— tochtli 


VII tecpatl 


- calli 


— tochtli 


— acatl 


VIII calli 


— tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


IX tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


— calli 


X acatl 


— tecpatl 


— calli 


— tochtli 


XI tecpatl 


— calli 


— tochtli 


— acatl 


XII calli 


— tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


XIII tochtli 


— acatl 


— tecpatl 


- calli 



Comme les termes se succédent toujours dans le méme ordre, soit verti- 
calement, soit horizontalement, il sufñt de se porter á la premiére colonne. 



XXIY INTRODUCTION 

Les populations indiennes avaient pour la plupart adopté 
cette división du temps, seulement elles n'avaient pas toutes 
pris le méme point de départ. Ainsi les Mexicains commen- 
^aient leur cycle par l'année ce tochtli, « un lapin »; les Tetz- 
cucans avaient choisi ce acatl, « un rosean »; les Toltéques, 
ce tecpatl, « un silex » et les habitants de Téotihuacan, ce calli, 
« une maison ». II s'ensuit qu'en présence de documents ori- 
ginaux contenant des dates, il faut avant tout bien connaitre 
leur provenance et étre exactement fixé sur le cycle employé. 
Sans cela on serait exposé á tomber dans des erreurs extré- 
mement graves. 

Hernando de Alvarado Te^o^omoc explique Torigine du 
cycle de cinquante-deux ans, et celle de la ligature des années 
en Tan orne acatl, « deux rosean », de la maniere suivante. 
Les Mexicains quittérent Aztlan-Chicomoztoc en Tannée ce 
tecpatl, « un silex » (1064); mais comme Tannée était déjá 
tres avancée et qu'ils mirent vingt-trois ans á voyager et á se 
rendre á Tlalixco, leur chef Chalchiuhtlatonac ordonna de 
prendre pour point de départ de leur cycle la premiére année 
de la íreizaine qui suivait leur établissement á Tlalixco. Or 
les Mexicains étaient arrivés dans ce lieu en l'année XI acatl, 
« onze rosean » (1087). Ce fut done trois ans aprés que com- 
men^a la treizaine ce tochtli, « un lapin » (1090), c'est-á-dire 
le premier cycle aprés le départ d'Aztlan. 

D'aprés le méme auteur, Huitzilopochtli naquit en l'année 
orne acatl, « deux rosean » (1091) ainsi que le porte le passage 

Si Tannée demandée n'y est pas renfermée, on suit horizontalement jusqu'á ce 
qu'on la rencontre dans i*une des trois autres colonnes. Uo simple calcul 
d'addition indique alors le rang que cette année occupe dans le cycle. Sup- 
posons que Ion cherche cel.ui de l'année VIH íecpatl. La k« colonne 
portant VIH calli, on dira VIII tochtli, VIII acatl, VIH tecpatl qui se trouve 
dans la 4" colonne. On n'aura qu'á ajouter au chiffre 8 le total des 3 pre- 
mieres colonnes, soit 39, et Ton obtiendra 47; VIH tecpatl sera done la 
47« année du cycle. 

II est aisé de remarquer qu'en connaissant de mémoire la premiére 
treizaine, on peut, sans avoir recours au tablean, faire mentalement la méme 
opération pour chacune des diverses années du cycle. 



INTRODUCTION XXV 

suivant : In oncan Cohuatepec oncan quilpique in inxiuhtlapohual 
orne acatl, auh ce Ucpatl in tonalli ipan tlacat in Huit:(ilopochtli' 
<c A G)huatépec, ils liérent leur compre d'années en Tan 
deux roseau, et Huitzilopochtli naquit le jour un sílex. » II fut 
alors decide que cette année, deux roseau, serait consacrée á la 
cérémonie du feu nouveau et qu'aurait lieu en méme temps la 
ligature des années. Les Mexicains firent la premiére ligature 
en 109 1, suivant le témoignage de Chimalpahin: Omeacatl 
xihuitl, 109 1 años. Ypan in yancuican ic ceppa oncan quilpillico 
in inxiuhtlapohual huehuetque Mexica A^eca Teochichimcca oncan 
Tlalixco. « Année deux roseau, 109 1. Alors pour la premiére 
fois les anciens Mexicains-Aztéques-Téochichiméques vinrent 
lier le compte de leurs années á Tlalixco. » Cette cérémonie 
était toujours rapportée á un grand événement. Ainsi, Chimal- 
pahin dit en Tannée 1507 : « C'était la 4* fois que les Mexicains 
liaient leurs années depuis qu'ils étaient établis á Ténochti- 
tlan, mais on compte en cette année qu'ils avaient lié leurs 
années pour la neuviéme fois depuis leur départ d*Aztlan-Chi- 
comoztoc. » II devait en étre de méme pour les cycles dont 
on indiquait le rang sur les peintures á l'aide de points mar- 
qués á cóté du signe de la premiére année, ce tochtli, « un la- 
pin ». Si Ton remonte le cours des ages de cycle en cycle, on 
arrive au commencement de notre ere, et Ton remarque que 
Tan 50 correspond á la premiére année d'un cycle. L'an i*"" de 
Tere vulgaire est done Tan IV calliy « quatre maison », du 
cycle mexicain. Ainsi il s'en faut de trois années que Tes- 
pace de 1089 ans embrasse vingt et une périodes completes. 
Chimalpahin dit, au commencement de sa seconde relation : 
// acatl xihuitL Ypan in ynic ceppa toxiuh molpilli. « Année 
2 roseau ^ Alors pour la premiére fois nos années furent 

I. Cette année correspondait á Tan 2 avant J.-C, 1 tochüi étant Tan 3. 
Le commencement de ce cycle doit done s'établir ainsi qu'il suit : 

I tochüi, un lapin, an 3. . . . ] 

// acatl f deux roseau, an 2. . . > avant I'ére vulgaire. 

/// lecpall, trois silex, an i . . ) 

IV calli, quatre maison, ao i de í'ére vulgaire. 



XXVI INTRODUCTION 

liées. » Nous venons de voir á propos de Tan 109 1, que 
Chimalpahin s'est déji servi de cette méme expression ic ceppa, 
« pour la premiére fois ». Nous devons en conclure que le 
véritable point de départ du cycle était ignoré, ainsi que le 
grand événement auquel il se rattachait. II y a lá un probléme 
á resondre dont Timportance est pour le moins égale aux graves 
difEcultés qu'il présente. 

Quant au commencement de Tannée mexicaine, ¡1 n'est 
pas facile non plus de Tindiquer d*une fa^on precise. Sahagun 
rapporte á ce sujet qu'ayant entendu diré en divers endroits 
que c'était en un certain jour de janvier, ou le i**" février et 
peut-étre méme au mois de mars, il avait réuni á Tlatilulco 
un grand nombre des plus hábiles vieillards mexicains et des 
moines tres instruí ts pour leur soumettre la question. L'as- 
semblée, aprés longue délibération, était tombée d'accord et 
avait reconnu que le premier jour de Tannée chez les Mexi- 
cains coíncidait avec le 2 février ^ 

Gama, s'appuyant sur deux passages de Te^o^omoc et de 
Chimalpahin, qu'il cite et qui sont relatife i la date de Tavé- 
nement de Moteuhc?oma 11, a dressé le tablean des calendriers 
mexicains et fixé ainsi le commencement de l'anñée au mois de 
tititly dont le premier jour correspond au 9 janvier 2. 

Mais nous trouvons chez d'autres auteurs des indications 
toutes diflférentes. Ainsi, Clavigero a fixé le point de départ au 
26 février 3. Gomara a choisi le mois de tlacaxipeuali:(tli 
qui est le second sur la liste de Sahagun et le 4* sur celle de 
Gama. Enfin, quelques-uns ont prétendu que le premier mois 
de Tannée était le mois d'atetnoTitli. Malgré ees divergences, 
tout porte á croire que Gama et Sahagun, si méme Tun des 
deux n'a pas calculé juste, approchent le plus prés de la veri té. 
On con$oit des lors que Chimalpahin n'ait pas hesité á donner 
la concordance du calendrier mexicain avec le nótre, leur dif- 

1. Histoire genérale des Choses de ¡a NouvelU-Espagne, p. 493. 

2. Descripción histórica y cronológica de las dos piedras, etc. México, 1832, 
p. 59 et 62. 

3. Storia antica del Messico, Cesena, 1780- 1781, lib. VI, § 24. 



INTRODUCTION XXVH 

férence, comme on voit, étant peu sensible. Aussi avons-nous 
cru utile de dresser ic¡, avec la liste des mois et des jours, le 
tableau de cette concordance, afin de faciliter les recherches et 
permettre au lecteur de contróler aisément les calculs chrono- 
logiques de Chimalpahin. 

MOIS 

1 Tititl. 

2 Itzcalli. 

3 Atlacahualco ou xilomaniliztlí. 

4 Tlacaxipeualiztli. 

5 To^oztontli. 

6 Huey to^oztli. 

7 Toxcatl. 

8 Etzaqualiztli. 

9 Tecuilhuitontli. 

10 Huey tecuilhuitl. 

1 1 Miccailhuitontli ou tlaxochimaco. 

12 Huey miccailhuitl ou xocohuetzi. 
ij Ochpaniztli. 

14 Pachtli ou teotleco. 

1 5 Huey pachtli ou tepeilhuitl. 

16 Quecholli. 

17 Panquetzalizili. 

18 Atemoztli. 



JOURS 



1 Cipactli. 

2 Ecatl. 

3 Calli. 

4 Cuetzpallin. 

5 Coatí. 

ó Miquiztli. 

7 Ma9atl. 

8 Tochtli. 

9 Atl. 

10 Itzcuintli. 



11 O^omatli. 

12 Malinalli. 

13 Acatl. 

14 Ocelotl. 

15 Quauhtli. 

16 Cozcaquauhtli. 

17 Ollin. 

18 Tecpatl. 

19 Quiauitl. 

20 Xóchitl. 



Nemontemi ou jours complémentaires. 



XXVIII 



INTRODUCTION 



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INTRODUCTION 



XXIX 



»*s -^ -M^ NO t>iOO Ov o — M «^ "*• «-^SO r^OO Os o — *^ '*N ^ «-^vo r>»oo Os o — 
^ vO ^5 sO VO ^ sO o sO vO NO vO vO SO vO s^ ^ vO NO ^ VO NO nO nO NO ^ NO sO NO 



— n «^ "^ w-»o r^oo Os o — r«» »^ "^ »^no r>*oo os o — «^ «^ -^ »^so r^oo os 

OOOOOO OOOOOOOOOOOOOsONO^OsCNOsOs OsONOsOOOOOOOOOO 

•^ %^> «^ vi^ w^ *^s *^\ %^> w^ «^» »^^ s^^ w»s *^N «^» s*^ *^\ v^H v^^\0 vO \0 NO nO NO NO no NO NO 



0\ o — r« *^^ ^ v^NO r^OO Ov o — í^ «^ "^ *^^ t>iOO os o — M '*s "^ w«Nso t>i 



r^oo os o — <*• »*s -^ »^no r^oo cn o — «^ «^^ -^ «^no r^oo os o — «^ r^-^ ^ 

t>.C^C^ OO 00 00 OO OO 00 00 00 00 90 Os Os Os CNOs CNOsCNCNCNO o o o o o 

•^ ^ ^ ^ ^ ^^ ^ ^^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ -^ 5«- <^ <<«- 5«- «^ w-« «^ w-« «^ «^ 



N r^ ^ t^vo r-^oo Os o — «" 



«^ -^ <^ NO t^soo Os o — N »*s -^ »í^no r^oo Os o — M r^ ^ v^NO r>*oo os o — 
c>*r*r^ t>. r^ !>* t^soo OO OO 00 00 OO 00 00 OO oo osos osos cnononononon o o 



«^ -^ .^-sj) i*^oO CN o — M ''s -^ »--»no r^oo Os o — r«i #^ ^ v^vo r^*00 CN 



G\ o — f« ffv ^ *^\o r^oo os o — «s ''s -^ *^\o rsoo os o — «^ '*s ^ »^no t>i 
NO c^ t^ t^ !>>. c^ t^ r^ r^ 1^ r-'^oo OO OO 00 OO oo oo oo oo oo cn os ov os on os os os 



r^oo ON O — « r*s ^ t^NO r^oo cn o — ei r*\ ^ *^>o r>*oo o» o — «^ r*\ ^ *^ 



»^NO C^ 00 ON o — ^• 
NOsOSO NO^I^^t^it*^ 



-»NO ^noo cn o — m #.^ ^ v^\£) r**oo ON o — « »^ 
>• r^ r*» 1*^ i^^oo oo oooooooooooooooo oncnosCn 



»*s "^ »^ NO 1*00 CN o — r«l r*s ^ *^NO f^^OO 



r#s ^ *^\o r^oo CN o — 



^ ~ -*^ "ti '^'^ "^ ^ g^'»- J= w a- 'JS -*= •^ CLjS -C ♦- Q-t^ -C "TS OLAS 

5 = = - = = >>r=:sxxn=:=: ►- = = >>r: = = xxr3 = s 



X 



III i II II II I II 11 I I I I I I I I I I I I I I 



-^ v^so r*«oo ON o — í^ «^ "^ «-"^so roo os o — n **s -^ «^so r>»oo os o 



XXX INTRODUCTION 

Au point de vue historique, les annales de Domingo Chi- 
malpahin présentent un tres grand intérét, non seulement 
parce qu'elles sont une interprétation fidéle des mappes ou 
tableaux figuratife des Indiens, mais parce qu'elles contiennent 
sur Torigine des peuples en particulier des renseignements 
précieux, de nature á éclaircir certains points demeurés obscurs 
jusqu'ici. Nous avons dit, en eíFet, que la seconde Relation 
remonte au commencement de Tere chrétiemre €t mentionne 
le débarquement á Aztlan des Chichiméques en Tan ce tochtli, 
«un lapin » ou 50 ans aprés J.-C. Cest li un fait extréme- 
ment memorable qui ne peut manquer de fixer Tattention et 
de donner lieu á un commentaire intéressant. Aussi, com- 
mencerons-nous par reproduire le texte méme du passage oü 
ce fait est rapporté, en Taccompagnant de la traduction. Nous 
verrons ensuite Tenseignement qu'il peut ofFrir pour Thistoire 
des anciens peuples du Mexique. 

I tochtii xihuitl, 50. Nican Année i lapin, 50. Alors par- 
ypan inyn acaltica yn ohuallaque tirent sur des vaisseaux les anciens 
yn huehuetque Chichimeca yn Chichiméques, nommés Téochi- 
motenehua Teochichimeca ; yn chiméques ; ils voyagérent sur la 
buey apan ylhuicaapan ohualla- mer en se servant de rames et ar- 
que yn ohuallanellotiaque, ompa rivérent d*abord dans un lieu oü 
qui^aco achto oncan motlaliico ils s'établirent, appelé Téocolhua- 
yn itocayocan Teocolhuacan Az- can- Aztlan. Ils étaient dans le dé- 
tlan. Auh can hual pepetlauhtia- nüment quand ils prirent la mer 
que ynic atlan huallaque, ynic et qu'ils se rendirent á Aztlan oíi 
acico oncan Aztlan ye omoteneuh ils abordérent en ladite année i 
yn ¡pan atenquizque ce tochtii lapin. Ledit Téocolhuacan-Aztlan, 
xihuitl ' . Auh yn ompa omote- oü se fixérent les anciens, est au 
neuh Teocolhuacan Aztlan, yn milieudela mer, c'estuneterreen- 
oncan motlaliico huehuetque, ca vironnée d'eau de tous cótés. Les- 
anepantla aytic, yn ompa tlalli ca dits anciens Chichiméques étant 
mochi atl yn quiyahualotoc. Auh arrivés dans ce lieu lui donnérent 

I . Plus littéralement oa pourrait encoré traduire : « ils étaient ñus quand 
ils partirent sur mer et qu'ils se rendirent á Aztlan oü ils abordérent en 
ladite année i lapin ». 



INTRODUCTION 



XXXI 



yn omoteneuhquehuehuetqueChi- 
chimeca ynic oncan quigaco ca 
jan oc centeil yn intlatol hual 
mochiubtia ynic huallatotiaque ; 
auh yece can ixquich amo huel 
mellahuac momati campa ynchan, 
campa tlalli yn ¡pan huallehuaque 
yhuan tleyca quihualcauhque yn 
intlal, yn ¡maltepeuh. Cuix yaoyo- 
tica yn huallaque, auh cuix no^o 
5an ica yteyollehuiliztzintica yn 
totecuiyo Dios yn ohualiaque, 
ynic huey apan acaltica hual mo- 
llallique, ynic nenenque atlan yn 
motenehua teohuapan, ynic ompa 
qui^aco yn campa oqui^acoP Auh 
yece tlaoc achitzinachtopa tiqui- 
tocan ynic huel teyollopachihuiz 
yn quexquich ynic huey yn teo- 
huatl yhuan yn tlalticpactli. 



eux-mémes un autre nom ; seu- 
lement on ne sait pas tres bien oü 
était leur demeure, le pays d'oü 
ils étaient pañis et pourquoi ils 
avaientquitté leur terre,leur patrie. 
Était-ce pour aller combattre ou 
pour obéir á la volonté de Notre- 
Seigneur-Dieu qu'ils étaient partis, 
qu'ils s*étaient lances avec des 
navires sur la mer, qu'ils avaient 
voyagésur Teau appelée vaste mer 
et qu'ils étaient venus aborder dans 
ce lieu ? Mais disons d'abord que 
cette ignorance se comprend tres 
bien á cause de Timmense étendue 
de la mer et de la terre. 



A notre avis, ce récit tres précis, extrémement curieux, est 
aussi des plus instructife. D'abord il nous revele rexistence 
d'un lieu important, Teocolhuacan-Axtlan, dans lequel quelques 
auteurs, notamment Garcia, ont vu deux localités distinctes^ 
Mais nous sommes parfaitement fixé maintenant á ce sujet, 
gráce aux indications de Chimaipahin, qui, dans un passage de 
la 7* Relation (année 1507), designe ce méme endroit sous le 
double nom áAT^tlan-Chicotnoitoc. Quant íi sa situation, bien 
qu'elle ne soit pas indiquée, il est facile de se faire une 
opinión assez exacte. L'auteur nous dit que les Chichiméques 



I. Voyez Origen de los Indios. Madrid, 1729, lib. V, cap. iii, page 321, 
oü Garcia traduit ees deux noms de la maniere suivante : ■ Teuculhuacan, 
tierra que tiene abuelos divinos; — Azllan, lugar de gargas » (héronniére). 
Ce lieu á'Aztlan est quelqueíois designé dans les annotations des peintures 
indiennes avec la variante Aztitlan, forme primitive sans doute du nom qui 
derive de aztati, « héron » suividu suffixe //tf/i, « prés, parmi, avec ». 



XXXII INTRODUCTION 

naviguérent sur la grande mer et qu*ils descendirent dans 
une lie. II est évident qu'il s'agit de l'Océan pacifique, 
puisque le point de débarquement, Aztlan, est situé prés des 
cotes de la mer Vermeille ou golfe de Californie. Mais 
d'oú venaient ees populations ? Chimalpahin n'a pas osé se 
prononcer et s'est contenté de déclarer que ce n'est pas chose 
facile á diré á cause de Timniensité du globe. Uembarras 
assurément est grand. Toutefois, il nous parait que cette 
question d'origine s'est extrémement simplifiée et que les points 
sur lesquels les recherches doivent de préférence se porter au- 
jourd'hui se trouvent réduits i un tres petit nombre. En effet^ 
les savants sont á peu prés d'accord pour écarter les deux 
hypothéses qui font venir les premiers habitants de TAmérique 
soit du N.-E. par le Groénland, soit du centre par une terre 
quelque peu ¡maginaire qui aurait joint le continent africain 
aux terres du Nouveau-Monde. Sans doute, des navigateurs 
islandais, norvégiens ou autres ont pu, vers la fin du neuviéme 
siécle, visiter le Groénland ets'y établir; mais lorsqu'ils arri- 
vérent, TAmérique était deja habitée depuis fort longtemps 
par des tribus de race difFérente et venues d'autres régions. 
Quant á la seconde hypothése, elle a définitivement pris rang 
parmi les fables, les récits merveilleux que les peuples igno- 
rants se plaisent á creer ou á entretenir. Inutile de s'y arréter 
pour la combattre. 

II reste done un seul cóté vers lequel nous puissions raison- 
nablement diriger nos regards, c'est TOccident et plus parti- 
culiérement le détroit de Behring et le golfe de Californie. Cest 
bien lá, sur les cotes du Pacifique méme, que nous raméne le 
texte de Chimalpahin en désignant Aztlan comme point de 
débarquement, fait capital que reproduisent toutes les pein- 
tures indiennes relatives á l'histoire primitive des Mexicains 
et qui explique clairement les tentatives de Cortés et des deux 
premiers vice-rois de México, Antonio de Mendoza et Luis 
de Velasco, faisant explorer la Californie, les Philippines, le 
littoral de la Chine et du Japón, afin de vérifier ce que la tra- 
dition leur avait appris ou ce qu'ils avaient cru reconnaitre 



INTRODUCnON XXXIII 

par Texamen des peintures indiennes, touchant les premieres 
populations de TAmérique^ 

Ce fait de Tarrivée des Chichiméques á Téocolhuacan- 
Azdan nous fournit également une preuve de la communauté 
d'origine des anciens peuples du Mexique. Nous retrouvons, 
en effet, ce nom de Colhuacan dans la plupart des annales 
indiennes comme servant á désigner diverses localités. Aprés 
Teocolhuacan ou Colhuacan divin et peut-étre terrible 2, les 
tribus d'Aztlan occupérent Uei Colhuacan ou grand Colhuacan. 
Au sud de Ténochtitlan était Colhuacan, métropole des Colhuas, 
et sur la rive oriéntale de la lagune s'élevait Acolhuacan ou 
Tet:^cuco, capitale de Tempire chichiméque. Ily a lá un rappro- 
chement fort curieüx qui naturellement nous conduit á supposer, 
avec quelque vraisemblance, que ees noms de localités sont 

1 . Le lectenr ne supposera certainement pas que nous avons ¡ci Tintention 
de faire considérer ees hommes venus par Aztlan comme ayant ét¿ les pre- 
miers habitants de TAmérique. Dans tous les cas, pour dissiper toute equi- 
voque á cet ¿gard, nous tenons á nous expliquer et á diré que nous voulons 
seulement montrer que les tribus civílisatrices de TAnahuac durent venir 
du Nord-Ouest, et qu*elle$ furent précédées par d'autres populations qui 
avaient peut-étre suivi le m¿me chemin. Les tribus chichiméques et autres, 
dont nous avons parlé, étaient certainement en trop petit nombre pour que, 
dans un espace de temps relativement restreint, elles aieot pa foumir une 
population aussi dense que ceile qui existait en Amérique au moment de 
1 arrivée des Espagnols. D'aotre part, les recherches anthropologiques et 
archéologiques attestent que Ton trouve dans le continent américain des 
habitants á une époqne fort reculée, bien avant l'apparition des tribus que 
nous avons mentionnées. Sous le rapport de la linguistique, les langues par- 
tees au moment de la conquéte étaient si nombreuses et présentaient de telles 
dissemblances qu'il faut admettre, avec Tunité de race, une langue tres 
ancienne, source probablement commune des divers idiomes répandus sur le 
sol du Mexique. Tout concourt done á établir que les tribus chichiméques, 
toltéques et mexicaines , dont nous nous occupons, eurent des devanciers et 
que ees demiers venus sans doute aussi de l'Occident, soit par le détroit de 
Behring, soit par les lies de TOcéanie, suivirent les rivages américains du 
Pacifique, comme, á une certaine époque, d'autres hommes parcoururent 
sans contredit la c6te opposée en s'échelonnant sur les terres du Japón, de la 
Chine, etc. 

2. II existe prés du golfe de Califomie un San-Miguel-Culiacan. 



XXXIV INTRODUCTION 

une réminiscence d'un premier berceau commun á ees anciens 
peuples, de méme que le mot de ChicomoT^toc « dans les 7 ca- 
vernes », appliqué á Aztlan et á Tlapallan, rappelle les habitudes 
qu'avaient ees tribus de vivre primitivement dans des cavemes. 

Mais pour mieux saisir Texistence de cette antique civili- 
sation, qui avait eu pour berceau les rivages dü Pacifique et 
s'était répandue, i la suite de migrations successives, dans le 
Mexique, TAmérique céntrale et peut-étre TAmérique du Sud, 
il faut revenir au point de débarquement des Chichiméques, 
á Aztlan, et raconter la marche des tribus se dirigeant, par un 
double courant, vers les régions meridionales. Les Toltéques 
d'abord, les Mexicains (Mexica) ensuite, á des époques diíFé- 
rentes, s'avancérent vers le Sud-Est en longeant le versant orien- 
tal des Cordilléres. Le second courant fut formé par les Chi- 
chiméques, qui, aprés s'étre diriges vers l'Est jusqu'á l'Atlan- 
tique, se repliérent vers le Sud-Ouest pour aboutir, comme les 
premiers, dans TAnahuac, extrémité sud du grand triangle de 
TAmérique du Nord, oü devaient inévitablement arriver 
toutes les peuplades sorties des régions septentrionales pour aller 
á la recherche de climats plus doux et de pays plus fértiles. 

Sans teñir compte de Tordre chronologique de ees mi- 
grations, suivons un instant chacun des deux courants que 
nous venons de signaler. Vers la fin du sixiéme siéde, les 
Toltéques partirent d'un lieu nommé Tlapallatiy dont on 
ignore encoré la véritable situation, mais que Ton place gé- 
néralement dans les contrées du Nord ou du Nord-Ouest du 
Mexique. Rien ne prouve que ce fut le berceau primitif de c^ 
tribus, ou autrement dit leur premier point de départ. Si 
Ton pouvait remonter a une époque plus reculée, peut-étre 
trouverait-on que cette localité de Tlapallan ne fut qu'une 
station de leurs longues pérégrinations. Quoi qu'il en soit, les 
récits, jusqu*á présent, nous montrent les Toltéques se mettant 
pour la premiére fois en marche i leur sortie de Tlapallan et, 
d'étape en ¿tape, arrivant, vers 690, á TuUantzinco, oü ils 
fondérent un État qui dura plus de quatre siécles. 

Les Toltéques étaient d'habiles artisans, travaillant mer- 



INTRODUCTION XXXV 

veilleusement Por, les plumes et les pierres précieuses. lis 
étaient verses dans la médecine, connaissaient les propriétés 
des plantes, observaient les a«tres et avaient appris i calculer 
le temps, h déterminer la durée de Tannée, des jours, des 
saisons, etc. lis parlaient une langue qui était, dit-on, le 
náhuatl anden et faisaient usage d'une écriture hiéroglyphique 
dont on attribue Tinvention aü grand réformateur Quetzal- 
coatí. Mais ce mode d'écriture était employé par tous les 
Indiens depuis la Californie jusqu'au Pérou. II avait peut-étre 
une origine plus ancienne encoré. 

Les Mexicains se mirent en marche aprés les Toltéques et 
súivirent i peu prés le méme chemin qu'eux. lis quittérent 
Tile d'Aztlan vers le milieu du onziéme siécle, conduits par 
un chef, Huitzilton, qui, aprés sa mort, fut divinisé sous le 
nom de Huitzilopochtli (7* Relation, p. 269). Les succes- 
seurs de Huitzilton continuérent le voyage vers le Sud-Est et 
parvinrent dans TAnahuac á la fin du treiziéme siécle. Le 
dernier de ees chefs militaires, Ténoch ou Ténochtzin, s'arréta 
sur les bords de la lagune et jeta les fondements d'une ville 
á laquelle il donna son nom, Ténochtitlan ou México (1325). 

D'abord miserables pécheurs, les Mexicains se firent ensuite 
commerfants et formérent une Corporation puissante de mar- 
chands qui dirigeaient les affaires, allaient au loin vendré 
divers produits et s'emparaient des terres qui leur convenaient. 
Cétaient de véritables conquérants. 

Les Chichiméques, que nous avons vus débarquant á Aztlan 
en Tan 50 de notre ere, se montrérent plus entreprenants que 
les Mexicains et les Toltéques. De bonne heure ils quittérent 
Tile d' Aztlan, franchirent la chaine des Cordilléres et s'avan- 
cérent directement vers TEst jusque sur les bords de TAtlan- 
tique. C'est de la que, toujours i Tétat nómade, ils vinrent se 
fixer dans TAnahuac. II est fort probable que, dans cette se- 
conde partie de leur voyage, les Chichiméques se divisérent 
en deux grandes bandes. L'une suivit la cote, parcourut la 
Floride, les Antilles, et parvint sans doute dans le Yucatán, 
peut-étre méme plus loin. L'autre bande se dirigea vers le 



XXXVI INTRODUCTION 

Sud-Ouest et atteignit ainsi la vallée de TAnahuac au com- 
mencementdu douziéme siécle, lors de la ruine des Toltéques. 
De lá Topinion qui fait venir de l'Est les premiers habitants 
du Mexique. Un siécle plus tard les mémes Chichiméques se 
fixérent á Tetzcuco sous leur chef Xolotl qui accueillit de nou- 
velles tribus civilisatrices d'Acolhuas venues de la Californie. 
Cette fusión s'opéra sans difEcultés; des familles issues d'une 
méme souche ne pouvaient étre rivales. La vie nómade ayant 
alors fait place á la vie sédentaire, les peuples s'adonnérent á 
la culture du maís et eurent pour principal dieu Tlaloc, le 
génie qui engendre les piules bienfaisantes et féconde la terre. 
Tels furent les commencements de Tempire d'Acolhuacan. 

Ces trois grands peuples, les Toltéques, les Mexicains et les 
Chichiméques, avaientdoncchacun leur caractéreparticulier. Les 
Toltéques étaient artisans, les Mexicains, guerriers et commer- 
5ants, les Chichiméques, agriculteurs. Mais ils se ressemblaient 
par divers cótés et réflétaient certainement dans leurs institu- 
tions, dans leurs moeurs, les principes d'une méme civilisation. 
Toutes les tribus, en effet, sont venues du Nord et généra- 
lement du Nord-Ouest ou de la Californie. Les hommes de 
ces temps recules furent tous troglodytes ou habitants des 
cavernes. La religión était, á peu prés partout, une sorte de 
polythéisme basé sur les éléments ou phénoménes de la nature 
et aboutissant au monothéisme, car au-dessus de dieux múlti- 
ples on plagait un dieu unique nommé par les Mexicains tloqm 
nauaque^ « celui qui est auprés des choses, qui les gouverne » 
ou ipalnemoani, « celui par qui vivent les hommes ». Tous les 
peuples faisaient des sacrifices de prisonniers ou d'animaux. 
Les teocalli ou temples étaient disposés pour d'immenses he- 
catombes. Les rites et cérémonies variaient peu de tribu á 
tribu. Les idiomes étaient nombreux, mais la langue la plus 
universellement employée était le náhuatl que Ton retrouve 
encoré parlée aujourd*hui dans plus de vingt états. 

L'écriture comportait partout Temploi des mémes pro- 
cedes ou de procedes analogues. D'abord on fit usage des 
quippos ou cordelettes de diverses couleurs et nouées diífé- 



INTRODUCTION XXXVI I 

remment pour rappeler les grands événements, les incidents, 
les usages de la vie. On trouve cet instrument non seulement 
chez les peuples de TAnahuac, mais parmi les tribus du Pérou, 
qui paraissent Tavoir eu plus tard et Tavoir gardé aussi plus 
longtemps. Ensuite vinrent les hiéroglyphes ou signes figu- 
ratiCs, qui comprenaient des caracteres symboliques ou idéo- 
graphiques et des caracteres syllabiques ou phonétiques. L'al- 
phabet n'était connu nuUe part et Télément littéral a été 
signalé, chez les Mexicains du moins, dans quelques cas seu- 
lement, au commencement et á la fin de certains mots, fort 
rarement au milieu. 

Enfin, tous les peuples avaient le méme calendrier, le méme 
cycle de 52 ans; mais, comme nous l'avons dit plus haut, ils 
variaient quant au point de départ. Cette différence montre que 
si le principe de supputation avait été conservé, l'origine du 
cycle, remontant sans doute dans la nuit des temps, avait été 
perdue au milieu des pérégrinations et des vicissitudes qu'il 
avait fallu traverser. 

Tous ees faits, tous ees rapprochements nous semblent 
prouver suffisamment la communauté d'origine des anciens 
peuples du Mexique, et en méme temps n'autorisent guére 
a affirmer que cette civilisation füt toltéque plutót que mexi- 
caine ou chichiméque^. Ils nous porten t au contraire á con- 
clure qu'elle n'était ni Tune ni Tautre. Mais alors quelle était- 
elle? á quelle époque doit-on la placer? Nous croyons qu'il 
faut íaire remonter cette civilisation aux temps qui ont pré- 

1. On a beaucoup discute sur l'influence civilisatrice des Tolteques et Ton 
a longtemps cru que cette nation avait serví de modele aux autres peuples 
du Mexique. Cette thése, qui paraissait entiérement abandonnée, a été re- 
prise, en 1885, par M. Désiré Charnay dans ses Anciennes vilUs du Nouveau- 
Monde, oíi i! est arrivé par la comparaison des arts et monuments á cette 
conclusión que les civilisations disparues, soit au Mexique, soit au Yucatán, 
étaient relativement modernes et d'origine toltéque. M. D. Brinton, professeur 
á rUniversité de Pensylvanie, a publié dans le Recueil de la SocUté philoso- 
phiqüt américaine, sept. 1887, une notice dans laquelle il combat Topinion 
de M. Charnay. Cette notice est intitulée : Were thc Toltecs an historie Ñafio- 
naiitj ^ 



XXXVIII INTRODUCTION 

cédé les trois grandes migrations, et que les Aztéques, ou 
habitants d'Aztlan, en furent les véritables dépositaires, sínon 
les créateurs. Ce qui nous parait certain, c'est que les Aztéques, 
qui ont été longtemps confondus avec les Mexicains, furent 
la souche des grandes familles qui partirent de Tile d'Aztlan, 
parcoururent le continent américain et se fixérent pour la 
plupart sur le grand plateau de TAnahuac. 

Le lecteur a pu croire, en parcourant ees réflexíons, que 
nous nous livrions gratuitement á une digression á propos de 
Tarrivée des Chichiméques á Aztlan; maisnous sommescon- 
vaincu que cette questíon touchant la communauté d'origine 
des anciens peuples du Mexique se rattache tout á fait au 
grand événement rapporté par Chimalpahin dans sa 2* Relation. 
D'ailleurs, en maínts endroits de ses anuales, l'auteur a prls 
soin de rappeler le fait d'une maniere tres significative. Nous 
citerons en particulier le passage de la y'' Relation concernant 
la chute définitive des Mexicains, oü il est dit : Axcan tlami 
yn intlahtollo yn teyacanquey yn otepachoco ypan Mexicayotl, 
A:(tecayotl, Chicomo:^tocayotl. « Lá finit l'histoire des chefe et des 
souverains de l'empire de México- Aztlan-Chicomoztoc ^ » Évi- 
demment, dans la pensée de Chimalpahin, les peuples dépen- 
dants de cet empire avaient une commune origine, un méme 
berceau, A:(tlan'Cbícomo:(toc. Nous n'avons done fait que déve- 
lopper et éclaircir une question intéressante, implicitement 
contenue dans les Relations que nous avons traduites. 

A cette question s'en relie une autre non moins atta- 
chante, le principe de Tautorité, qui, á peu prés le méme 
partout, reposait sur Télection. Mais, tout en conservant cette 
base fondamentale, le pouvoir se modifia et prit trois formes 
successives que nous allons faire connaitre. Les prétres qui 
subordonnaient tout á TEtre supréme, dont ils se disaient les 
représentants, furent les premiers gardiens des tribus en méme 
temps que les directeurs zélés des affaires. Mais quand les 
hommes se furent multipliés et que Texcés de population né- 

I. Voyez année 1 565, p. 275. 



INTRODUCTION XXXIX 

cessita une expansión au dehors, les ministres, sans perdre de 
leur influence, remirent souvent á d'autres le soin de guider et 
d'administrer. C'est ainsi qu'aprés leur départ d'Aztlan, nous 
voyons les Mexicains commandés par Huitzilton avec le titre de 
teyacanqui ou conducteur'd'hommes. Élu dans un conseil qui 
était tenu par les principaux personnages, ce chef était, soit un 
ministre, soit un grand, et recevait de la bouche des prétres 
eux-mémes des recommandations et des instructions sur la ma- 
niere de conduire les tribus. Durant ees longs voyages en corps 
de nation, les hommes, sans cesse en armes, étaient obligés 
de combattre pour se défendre et proteger leurs familles. 
Aussi le teyacanqui était presque toujours choisi parmi les 
plus vaillants ^ippelés quauhtli^ ocelotl, c'est-á-dire aigles, tigres. 
II recevait le nom de quauhtlatocauh, chef des aigles ou géné- 
ralissime. Ténochtzin, dont nous avons déjá parlé, porta ce 
titre de commandement et pendant soixante-quatre ans fut íi 
la tete des Mexicains (1299-1363). Cest sous lui, avons-nous 
dít, que la nation s*arréta sur les bords de la lagune et fonda 
Ténochtitlan (1325). On peut considérer cette date comme 
marquant la fin de la vie nómade chez les Mexicains en méme 
temps que celle du pouvoir militaire. En efTet, apres la mort 
de Ténochtzin et les trois ou quatre années de trouble qui la 
suivirent, la nation élut un roi dans la personne d'Acama- 
pichtli, simple sujet, mais petit-fils par sa mere du souverain 
de Colhuacan, Coxcoxtli (1367). Le monarque prit le titre de 
tlatoani ou parleur. Cest que chez les Mexicains, dont la langue 
était réputée si harmonieuse, le roi devait étre habile orateur 
et s'entourer d*hommes experts dans Tart de la rhétorique. 
L'éloquence était la marque distinctive des chefs ou tlatoque; 
sans elle, il n'y avait pas possibilité, dans les premiers temps 
du moins, de s'élever au-dessus des autres et d'exercer le com- 
mandement. L'installation du nouveau souverain donnait lieu 
á une imposante cérémonie, dans laquelle l'éloquence faisait 
presque tous les frais. Le grand-prétre le plus en renom pour 
les talents oratoires prenait le premier la parole et s'adressant 
directement au roi lui rappelait, en termes élégants et res- 



XL INTRODUCTION 

pectueux, qu'il devait i Tétre invisible, impalpable, le choix 
de sa personne fait par les grands ; qu'étant sur terre Timage 
de la divinité, il était tenu de bien gouverner, d'étre moderé 
dans sa justice et de répandre la joie parmi le peuple. Un se- 
cond orateur dépeignait en quelques mots l'allégresse genérale 
et souhaitait au souverain des jours longs et prosperes. Le roi 
répondait ou chargeait l'un des sien^ de repondré en son nom 
pour remercier et témoigner de sa soumission aux volontés 
exprimées. II ne jouissait pas moins d'un pouvoir absolu jus- 
qu'á disposer de la vie de ses sujets. Des son installation méme, 
le roipouvait, si Torateurn'avaitpasd'une maniere satisfaisan te 
accompli sa tache, user de cette terrible prérogative en l'en- 
voyant a la mort. Dans les divers actes du gouvernement sa 
volonté était souveraine. Chimalpahin nousdit (pp. I28et 129) 
que Moteuhc^oma I regla lui-meme la succession au troné 
entre les trois íils du prince Te^ogomoc et donna la priorité 
au plus jeune Axayacatl, a cause de sa bravoure. Ainsi, depuis 
son origine, le caractére de l'autorité chez les Mexicains avait 
bien changé. Théocratique d'abord, elle était devenue mili- 
taire, puis monarchique, et enfin, malgré son caractére élec- 
tif, tout á fait absolue. Pourtant elle resta toujours placee sous 
Tinfluence des ministres qui en toutes circonstances s'occu- 
paient des affaires du pays et allaient jusqu'i admonester le 
peuple, les grands et les souverains. 

Ceux-ci avaient sous leur dépendance des seigneurs (pilli, 
teuhctli, etc.) á qui ils avaient concede des terres en reconnais- 
sance deservices rendus, confié Tadministration de telleou telle 
province et conféré des titres en rapport avec leur dignité. Les 
seigneurs devaient préter secours au monarque et lui payer des 
tributs, la plupart du temps en nature, qui variaient suivant les 
localités. Ces relations entre le roi et les grands constituaient 
un état social rappelant d'assez prés le régime de la féodalité. 

L'homme du peuple ou tnaceualli était libre et pouvait 
s'élever, parvenir aux honneurs, aux fonctions publiques. Mais, 
dans certains cas, il devenait esclave et ses descendants avec 
lui. Ainsi celui qui, ayant manqué de prévoyance, n'aurait 



INTRODUCTION XLI 

pu, durant une disette, subsister et se serait trouvé dans la 
nécessité de se vendré, était condamné lui et les siens á rester 
dans Tétat de servitude. Les marchands jouissaient de certains 
privUéges et formaient á Tlatilulco une puissante Corporation. 
En 1379, ik furent assez forts pour se séparer des Ténochcas et 
constituer un État indépendant qui dura jusqu'en 1473 . A cette 
époque, Axayacatl, sixiéme roi de México, reprit Tlatilulco et 
rendit á la royante son ancienne prépondérance. 

Les guerres étaient fréquentes et avaient pour causes, tan- 
tót la rébellion des seigneurs, tantót l'esprit de conquéte. Elles 
n'étaient pas meurtriéres, mais on y faisait beaucoup de 
prisonniers qui étaient ensuite immolés dans les temples. 
Chimalpahin nous sígnale certaines particularités vraiment 
dignes de remarque. Quelquefois les chefs et les grands suc- 
combaient dans l^lutte, tandis que le peuple était épargné. La 
guerre était alors appelée tlofolyaoyotl ou guerre orduriére 
(voyezannée 1347, p. 7). Le contraire avait aussi lieu, c'est- 
á-dire que les grands se retiraient aprés s'étre montrés á Ten- 
nemi et laissaient le peuple combattre. Celui-ci payait seul de 
son sang. La lutte ainsi favorable aux seigneurs prenait le nom 
de xochiyaoyotl, guerre des fleurs (voyez année 1387, p. 8). 

Nous pourrions encoré étendre ees appréciations en nous 
pla^ant sous divers autres points de vue, mais nous avons 
déjá suffisamment montré, par ce que nous avons dit, tout 
le parti que Ton peut tirer des anuales de Chimalpahin. Nous 
terminerons par l'examen d'un fait dont les historiens ont pour 
la plupart ignoré les vraies causes et les principales circons- 
tances. Nous voulons parler de la mort du dernier Moteuhc- 
foma, vulgairement Montézuma. Bernal Diaz del Castillo a 
raconté, dans son Histoire véridiqm de la conquéte de la Nouvelle- 
Espagne, que les soldats de Cortés avaient défendu et abrité le 
monarque mexicain contre les attaques furieuses de sts propres 
sujets, mais qu'á la fin Moteuhc^oma, ayant été firappé de trois 
pierres et d'une fleche, avait refusé de se laisser soigner et 
était mort peu de temps aprés. 

Bernardino de Sahagun, qui n'osait sans doute pas faire 



XLII INTRODUCTION 

connaitre le vrai genre de mort de Moteuhc?oma, s'est montré 
d'abord tres bref á ce sujet, et s'est contenté de diré que les 
Espagnols avaient jeté le corps du monarque en un Üeu de 
la ville, appelé Teayoc, « tortue de pierre ». Les Mexicaius 
ayant reconnu le cadavre le relevérent pieusement et lui ren- 
dirent les honneurs suprémes. Plus tard, Sahagun moins scru- 
puleux, ou mieux informé peut-étre, ne craignit pas d'avouer 
que les Espagnols avaient fait périr Moteuhcf orna par le garrot 
avec d'autres princes et qu'ils avaient porté son corps dans 
Tendroit designé. Nous allons voir que Chimalpahin a été 
bien plus positif. II rapporte, en effet (p. 191), qu'au mois de 
tecuilhuitontli de Tan i silex (1520), les Espagnols, maitresde 
Moteuhcfoma, l'étranglérent et prirent la fuite pendant la 
nuit. lis avaient aussi tué de la méme fafon Cacamatzin, roi 
de Tetzcuco, et Itzquauhtzin, gouverneur militaire de Tlati- 
lulco. Pour que Ton ne puisse pas s'y méprendre, Tannaliste 
indien ajoute : Ym extin quinquechmatillotehuaque yn Españoles. 
a Tous les trois furent étranglés par les Espagnols ». Ainsi, 
le doute n'est plus permis, la mort de Motheuc^oma doit 
étre imputée aux chefe seuls de la conquéte, qui auraient cer- 
tainement pu, en présence de l'état malheureux du peuple 
mexicain, ne pas commettre un pareil crime. La ville de Té- 
nochtitlan était complétement ruinée, ses habitants avaient 
presque tous succombé misérablement , un grand nombre, 
dit-on, avaient été mangés. Le peu d'hommes valides qui res- 
taient encoré étaient incapables de relever le pays ou de 
nuire en quoi que ce soit á leurs nouveaux maitres. Le meurtre 
de Moteuhcf oina était done inutile et devait avoir pour effet, 
en ne servan t pas les intéréts des vainqueurs, de rendre ees 
derniers plus odieux á un peuple brave, généreux et digne 
d'un meilleur sort^ 

París, le i*' octobre 1888. 



Sans entrer dans de trop longs détails sur la maniere dont nous avons cooqu 
notre travail, ¡1 nous semble indispensable d'en diré quelques mots et surtout 
de dooner certaines explications que le lecteur est en droit ds réclamer. 

Le texte des annales de Chimalpahin n*a en general ni point ni virgule; 
les syllabes s'y suivent confusément, avec des coupures défectueuses, et i'on 
voít les majuscules ñgurer sans distinction au commencement ou dans le corps 
des mols dont Torthograplie revét souvent des formes tres différentes. Malgré 
ees irrégularités, nous avons copié le texte ñdélement, en ayant soin toute- 
Jbis de bien séparer les mots, de mettre exactement la ponctuation, de tra- 
duire les abréviations, et de corríger les erreurs, sauf á les signaler dans les 
notes. Nous avons fait aussi de nombreuses restitutions, et pour les cas, 
assez rares d'ailleurs, oü il ne nous a pas été possible de rétablír le texte en 
toute süreté, nous nous sommes abstenu, et nous avons remplacé par des points 
les lettres et les mots manquants ou illisibles. Non seulement nous avons 
separé nettement et clairement les années, mais nous avons formé des alineas 
toutes les fois que le changement du sujet pouvait nous y autoríser. 

En ce qui concerne la traduction, nous avons longtemps hesité pour savoir 
s'il conviendrait de la faire littérale. Nous nous sommes enñn decide pour ce 
demier mode, avec la persuasión que c'était le seul moyen de serrer de plus 
pres le texte, de ne ríen omettre, de rester constamment ñdéle et de .con- 
server aux faits leur véritable caractére. On trouvera sans doute dans notre 
interpretaron des répétitions, des longueurs; mais on y verra comme une 
reproduction du style mexicain oü la redondance était plus que permise et 
paraissait étre un ornement, un des caracteres de Télégance. Les personnes 
enfin qui voudront étudier la langue náhuatl pourront plus facilement saisir 
ses toumures, ses formes, et se familiaríser promptement avec elle. En un 
mot, Pexactitude historique et la fidélité du calque littéraire, voilá le double 
résultat que nous avons poursuivi. 

Pour faciliter les recherches et éviter au lecteur des pertes de temps, nous 
avons mis, á c6té de la traduction, les millésimes en manchette. Ceux d'entre 



XLIV INTRODUCTION 

eui qui, dans la septiéme Relation, sont marqués d'un astérisque avertissent 
que ees années sont également mentionnées dans la sixiéme Relation. On 
pourra done s'y repórter sans hésitation. 

Les notes, pour la plupart philologiques et historiques, se référcnt diree- 
tement au texte et non á la traductíon. Elles ont été restreintes autant que 
possible pour ne pas encombrer une oeuvre déjá difficile á pénétrer et á 
eomprendre. Aussi en avons-nous, en principe, ecarte rétymologie des noms 
de lieu et de personne pour la renvoyer á la table des matiéres. 

II nous a semblé que cette derniére au eontraire devait étre tres étendue, 
afin de pouvoir plus facilement se reconnattre au milieu d'une nomenelature 
considerable de noms propres. Nous croyons avoir dressé cette table dans de 
justes proportions et tout á fait en rapport avec Tintérét historique de Poeuvre 
et les nombreux détails qu'elle renferme. 



ANNALES 

DB 

DOMINGO DE SAN ANTÓN 

MUÑÓN CHIMALPAHIN 



SIXifeME RELATION 



XlIItochtlixihuitl, i258años>. * Année 13 íapin, 1258. Alors i2$8 
Ynic hualquizque in Xicco? yn les Chichiméques se rendirent á 
Chichimeca yn intlan Chalca yn Xícco chez les Chalcas qui habi- 
oncan catea XVIII xihuitiyn aten- taient ce lieu depuis 18 ans et 
co4cencaqu¡popouhtinenca, ynic s'occupaient á faíre de Tart divi- 

1 . Une note c 1 4 ojas 1 écríte á la fin du ms. semblerait ¡ndiquer qu'il 
était composé de quatorze feuillets. Les huit premiers ont dispara. 

2. Le manuscrit porte átort : c 1257 años >. L'année XIII tochtli étant la 
1 3* du 4« cycle mexicain, qui a commencé en 1 246, doit nécessairement tom- 
ber en 12 $8; la date qui suit (1261) est d'ailleurs trés exacte et montre 
sufñsaminent I'erreur. 

^ Xicco ou Xico est situé dans une !Ie du lac de Chalco. Son nom vient 
de xicíli c nombríl, point de mire » et de co < sur, dans > sufñxe'de noms de 
lieu ; sans doute á cause de sa situation vers le milieu du lac . 

4. On pourrait peut-étre traduire: < et s'occupaient á faire de Tart divi- 
natoire á Ateneo 1. Ce nom de lieu, qui signifie : sur (co) le bord {ten'li) de 
Tean (att), parait avoir appartenu á plusieurs localités. La plus connue est 
celle qui était située sur la lagune prés de la ville de Tctzcuco. Aujourd'hui 
les eaux se sont retirées, laissant Tdzcaco bien loin du lac. México, qui 
s'élevalt dans une lie, a vu un moment la rive á la distance de 4 á ^ kil. ; 
mais, depuis 25 ans, les eaux se sont rapprochées au point de menacer ses 
portes. Chimalpahin meotionne dans la 7^ Relation d'autres Ateneo, notam- 
ment Chalco -Ateneo et Tlacochcalco-Atenco (voyez ci-aprés, p. 28 et 62). 
Enfin, un des quatre quartiers sud de l'ancienne ville de México portait le 
nom á! Ateneo. Peut-étre ne faut-il voir dans Ateneo qu'une désignation spé- 
cíale servant á indiquer les localités voisines des riviéres, de la mer, etc., 
comme nous faisons nous-mémes en disant : BouIogne-sur-Mer» Villeneuver 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Chichimeca • yn tleynquichihuaya 
quimilhuiaya yñ Atempaneca*; 
^an callaqüia yri atlan, ynic 
ont'aminia, cenca tlamattinenca 
yn quiyauhnahualleque tequanna- 
hualeque. 



III calH xihuitl, 1 261 . Ynic aci- 
co yn Chichimeca yn oncanTepetl- 
icpac?. Auh yn ontlachixque yn 
oncan cate yn Xochmeca yn qui- 
yahuizteca yn tequannahualeque 
yn Cocolca ; ye quihualminque yn 
inteocal yTlacapan ; auh nimaif 
hualquiz ati4 ye aocmo huel mo- 
cuepque, yn izqui tlamantli yn ¡n- 
nahual no oncan quitlatique tonal- 
li yn axcan motocayotia tonalli 
ytiatlayan yxo^omatli ce acatl J. 

IIII tochtli xihuitl, 1262. Ynic 
achtopa quixtetzotzonaco quahuitl 
yehuatl yn Tiiltecatzin, yn axcan 
motocayotia ^ Quauhxayacati- 
tlan 7. 



natoire au bord de Teau, aussi á 1258 
cause de cela les Chichiméques les 
appelaient Atempanéques ; les 
Chalcas se mettaient dans Teau, 
nageaient et répondaient surtout 
aux gens qui venaient consulter 
les redoutables nécromanciens . 

Année } maison, 1261. Alors 1261 
les Chichiméques arrivérent á 
Tépetlicpac. lis virent qu'il y avait 
lá les Xochmécas qui étaient venus 
établir des devins, les Cocolcas ; 
ils allérent attaquer leur temple á 
Tlacapan ; la lutte prit aussitót fin 
et ils ne retoumérent plus ; ils brú- 
lérenttous lesobjetsde leur devin, 
le jour nommé maintenant jour 
brúlant, Ogomatli ce acatl. 



Année 4 lapin, 1262. Alors 1262 
Tiiltecatzin vint d'abord donner 
de la tete contre un arbre ; le lieu 
senommeaujourd'hui Quauhxaya- 
catitlan. 



l'Etaog, etc., etc. Nous ajouteroos que, dans le dialecte ¡aliscience, ateneo 
a la signification du mot mexicain atoyatlf c riviére, eau courante t . 

1. Le manuscrit porte par erreur • Chichichimeca ». 

2. Aumpancca, c'est-á-dire, qui sont sur le bord de Teau. 

3. Tcpetlicpac signifie : au sommet (icpac) de la montagne (/í/?¿í/). — Chi- 
malpahin n'a pas toujours fait suivre le millésime du mot espagnol años. 

4. Atl « eau, cervelle » etc., est pris au fig. et signifie: guerre, bataille. 
$ . Ce passage et le précédent relatifs au calendrier et á l'art divinatoire 

oífrent d'assez grandes difficultés pour Tinterprétation. Ogomatli c singe > est 
le 1 1« jour de chaqué mois. — M. Aubin a écrit en marge du manuscrit : 
€ V. mes notes ». 

6. Le ms. porte par erreur « motoyotia %. — Tliltuatzín était un chef chi- 
chiméque dont il est encoré question plus loin. 

7. Qaauhxayacatitlan vient de ^uaaitl t arbre », xay acatl c visage », et 
tlan I auprés, contre §. 



SIXIÉME RELATION 



3 



No yquac oncan tlaminque yn 
Chichimeca oncan quiminque tla- 
tlauhqui ocelotl'; niman oncan 
cacapechtii oncan quitecaque yn 
ocelotl, yn axcan motocayotia 
^capechco ^ 



Alors aussi les Chichiméques 1262 
allérent á la chasse et blessérent 
le tigre rouge ; aussitót ¡Is mirent 
le tigre sur un lit de paille, dans le 
lieu qui s'appelle maintenant ^• 
capechco. 



IX acatl xihuitl, 1 267 ?. (^n oc 
oncan onenehuaya yn Chichimeca 
yn tonalli ytlatlayan ynic conne- 
miliaya ano^o connemilitinemia 
yn intlamacehual ynín Tepehual- 
pan, yn ma ahca oncan motialli . 



Année 9 roseau, 1267. Alors 1267 
les Chichiméques partirent le ¡our 
brülant pour aller examiner leur 
vie ou faire leur dévotion á Tépé- 
hualpan, de sorte que Ton ne s'y 
établit pas. 



X tecpatl xihuitl, 1268. Yquac 
oncan motlaliico yn Quauhxaya- 
catitlan yn Chichimeca, oncan 
huallehuaque ynic conamaqueni- 
cuilloque teil Tlatenco^. 



Année 10 sílex, 1268. Alors les 1268 
Chichiméques vinrent se fixer á 
Quauhxayacatitlan, de lá ils parti- 
rent aussitót pour aller revétir de 
feuilles de papier les pierres de 
Tlatenco. 



1 . Ocelotl signifie aussi : grand guerrier, vaillant capitaine. 

2. Qacapechco, c*est-á-dire sur le lit de paille, de gacaü c paille » peptchüi, 
et par apócope pechüi c lit » et co t dans, sur » etc. 

3. Ce millésime, 1267, est écrit en marge du manuscrit. 

4. Le papier était fort en usage dans les cérémonies religieuses. Ainsi, 
d'apres Sahagun, les pénitents qui avaient commis des fautes légéres étaient 
tenus de faire l'oífrande de morceaux de papier dans les lieux consacrés par 
rhabitude et d'en couvrir les ¡mages des dieux. Les ivrognes, en particulier, 
devaient apaiser les divinités du vin, appelées Totochtin, en se rendant, la nuit, 
devant elles, le corps revétu seulement d'un vétement de papier par devant et 
d'un autre par derriére. La priére une fois terminée, chaqué pénitent déposait 
les papiers aux pieds des idoles et rentrait chez lui absolument nu. On faisait 
des couroones de papier peintes en différentes couleurs, que Ton posait sur 
la tete des dicux, notamment de Xiuhtecutli ou Ixcogaahqui, dieu du feu; 
Omacatl, dieu des banquets; Opochitl, dieu de la peche; Napatecutli, qui 
avait inventé Tari de faire des nattes; etc. Le papier servait enfin á fabríquer 
des íleurs artiñcielles, á orner les captifs et les esclaves que Ton immolait, á 
envelopper les cadavres pour la combustión, etc., etc. (Voyez Histoirc des 
Choses de la Noavelle-Espagney traduction de D. Jourdanet et R. Simeón, 
Paris, 1880, pp. 25, 29, 33, 36, 43, 73 et 222.) 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



XI calÜ xihuitl, 1269. Ynic 
acico Chichimeca yn Amaque- 
me ' yn ¡cpac tepetl, oncan tle- 
mamalque yn Atonaitzin yhuan 
Tliltecauin». 



Année 1 1 maison, 1 269. Alors 1 269 
les Chichíméques arrivérent sur 
le mont Amaquémé, oü AtonaN 
Uin et Tliltécatzin allumérent du 
feu. 



XI tochtii xihuitl, i282.Yhquac 
ahcico yn Tenanco, yn acico Qua- 
huitza, teuhctli tlayllotlac; auh 
yniquintechJ acico yn altepetl 
Cuicuitzcamaxtlatl yhuan quihto: 
quahuitl niccauhtiaz yn oncan 
Tlatlazcalmecac. Ynin quimilhui 
yn Atonaitzin, Chichimeca teuhc- 
tli. 



Année 11 lapin, 1282. Alors 1282 
ils arrivérent á Ténanco ainsi que 
Quahuitza, juge assesseur; avec 
eux arriva dans la ville Cuicuitz- 
camaxtlatl et dit : je laisserai le 
bois de Tlatlazcalmecac. II dit cela 
á Atonaitzin, seigneur des Chichi- 
meques. 



XI acatl xihuitl, 1295. Yhquac 
ahcico yn Tequanipan tlaca yn 
ompa Ohtiatepec ; quimanato Tlil- 
técatzin yn huallahtocato 4 tziuh- 
tlacauhqui tzompahuacateuhali ( 
auh yn itcopixcahuan, ynic ce 
ytoca Cuetlaxtli, ynic ome Cora- 
pitzac^, yniquey Yxcotl, ynic na- 
hui Quauhnahuacatl . 



Année 11 rosean, 1295. Alors 1295 
arrivérent les gens de Tequanipan 
á Ohtiatepec ; Tliltécatzin alia leur 
donner pour les gouvemer un chef 
chargé des prisonniers et des pré- 
tres nommés le premier Cuetlaxtli, 
le second Corapitzac, le troisiéme 
Yxcotl et le quatriéme Quauhna- 
huacatl . 



1. Le manuscrit porte : yn Amaqucmequc t les Amaquéméques », au lieu de 
Amaqueme, Cette montagne fait partie de la chaíne qui límite au sud la vallée 
de VAnahuac. 

2. Assurément il ne s'agít pas ici de la cérémonie du feu nouveau, qui 
avait toujours lieu en Tannée 2 acaü c 2 roseau > , seconde année du cycle 
mexicain. Or, I'année XI calli était la 24* année de ce cycle. 

3 . Yniquintcch est mis pour ynic intech, 

4. Le ms. porte : c huallahtocata ». 

5. Ce chef ou seigneur se nommait YaopoUziuhtecatzfn (voyez la 7» Rela- 
tion, méme année). 

6. Le nom de Corapitzac, avcc la liquide r, nous paraít qnelque peu 
étrange, cette lettre n*existant pas en náhuatl. Ce pourrait bien étre un em- 
pruntfait aun dialecte voisin. — Le mot, qui suit, yniquey est mis pour 
ynic ey. 



SIXIÉME RELATION 



5 



I tochtii xihuitl, i298i.Yhquac 
ahcico Chapoltepec» Tlacochcalca 
yhuan Mexica. Auh yn ahcico 
Acxoquauhtli yn tlahtohuani, Ca- 
huetzqui' teohuateuhctli, tlatquic 
Chalchiuhtlatonac; auh yn Mexica 
yn inteopixcauh Huitzilihuitl, auh 
yn tlahtohuani Acamapich^. 



II acatl xihuitl, 1 299. Ynic te- 
peuh Quetzalcanauhtii yn Tenan- 
tzinco yhuan Aotlan í, 

Yhquac toxiuh molpilli • 



VII tecpatl xihuitl, 1 304. Ynic 
acico Panohuayan tlaca ypan 
Atonaltzin. 

No yhquac momiquilli in Tlilte- 
catzin, Chichimeca yaotequihua ^. 



Année i lapin, 1298. Alors 1298 
arrivérent á Chapoltépec les Tla- 
cochcalcas et les Mexicains. Alors 
vinrent Acxoquauhtli, souverain, 
Cahuetzqui, premier ministre et le 
tlatíjüic Chalchiuhtlatonac ; les 
Mexicains avaient pour pontife, 
Huitzilihuitl, et pour roi, Acama- 
pich. 

Année 2 roseau, 1299. Alors 1299 
Quetzalcanauhtii vainquit les habi- 
lants de Ténantzinco et d'Aotlan. 

Alors eut lieu la ligature de nos 
années. 



Année ysilex, 1 304. Alors arri- 
vérent les gens de Panohuayan 
sous Atonaltzin. 

Alors aussi mourut Tliltécatzin, 
chef des troupes chichiméques. 



1304 



1 . Cette année, / tochtUy est la premiére du 5* cycle qui s'étend de 1 298 
á 1349 Les cycles antérieurs qui sont indiques par rapport au départ des 
Mexicains á'Azilan Chicomoztoc s'étendent: le i«'' de 1090 á 1 141 ; le 2* de 
1142 á I ¡93; le 3» de 1 194 á 1245 et le 4» de 1246 á 1297. (Voyez du 
reste le tableau que nous avons donné dans Tintroduction.) 

2. Le ms. porte par erreur « Chapolee ». Chapoltépec, villa située á rocci- 
dent de México, était tres connue par ses eaux et par ses bois oíi croissait 
principalement Vahuehuetl ou cupressus disticha. Les rois de México en ñrent 
un lieu de plaisance et y établirent un méridien solaire dont on a retrouvé 
naguére des traces. (Dict. de Orosco y Berra.) 

3. Cahuetzqui ou rév. Cahuetzcatzin, comme dans la 7» Relation, p. 25 ; 
mais plus loin, années 1 275 , 1 295 et 1 297, on lit Yacahuetzcatzin, C'est cepen- 
dant le mérae personnage, 11 n'y a pas le moindre doute á avoir. Peut-étre 
les deux noms étaient-iis admis. 

4. Ce prince est ordinairement appelé l'ancien pour le distinguer du pre- 
mier monarque de Tenochtitlan, qui régna de 1 367 á 1 387. 

5. Lems. porte ici t Aotla » ; mais, dans la 7* Relation, on lit Aotlan qui 
est plus correct. 

6. Tliltécatzin était le frére á* Atonaltzin dont il est parlé dans le précédent 
alinea (voyez 7» Relation). 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Yn acico Panohuayan Tzonco- 
yametl, Totecnochhuetzin, Teuhc- 
tlacocauhcatzin , Yacatomahuac 
yhuan Toniztaltzin Quahuixcaltzin, 
tziuhtlacauhqui occe, auh Meneo 
ypan tlaxillacalli yhualyetla tlato- 
huani Panohuayan. 



Arrivérent á Panohuayan 1304 
Tzoncoyametl, Totecnochhuetzin, 
Teuhctlacocauhcatzin , Yacatoma- 
huac et Toniztaltzin Quahuixcal- 
tzin, autre chef qui s'établit dans 
un quartier d'Atenco et fut roí de 
Panohuayan. 



I tecpatl xihuitl, i}24. Yquac Année i silex, 1324. Alors les 1324 
macxoyatlalliaya ' yn Chalca yn Chalcas disposaient des plantes 
Ateneo . á'acxoyatl á Ateneo. 



IX tecpatl xihuitl, 1332 años. 
Yhquac yah Quetzalcanauhtli yn 
ompa Coyohuaean teyacapiquito, 
yn axcan motocayotia Yaca- 
pichtlan». 



Année 9 silex, 1332. Alors 133^ 
Quetzalcanauhtli alia á Coyohua- 
ean olí il orna les nez ; le lieu se 
nomme maintenant Yacapichtlan. 



XI aeatl xihuitl, 1 347. Yhquac 
achto popocae yn tepetl yn axcan 
motocayotia Popocatepetl, can 
Xalliquehuac catea 3; oyuh ye ma- 



Année 11 roseau, 1347. Alors 1347 
pour la premiére fois fuma la 
montagne appelée aujourd'hui Po- 
pocatepetl, c'était alors le Xalli- 



1 . Vacxoyatl est une plante ou un arbuste qu'Hernandez a décrit de la 
maniere suivante : c Radix colorís castanei, ramuH sanguinei, foliü minutissima 
alata inramiSy pino similia ». (Rcrum medicarum Nova Híspanla Thesaurus. 
Roma,MDCXXV!II,p. 348.) 

Sahagun dit que les grands et les riches se procuraient des rameaux de cet 
arbuste et en ornaient leurs maisons les jours de féte (Hist. genérale, p. 60). 
Clavigero, de son cóté, raconte que les ministres appelés tlamacazque, aprés 
s'étre tiré, pour faire pénitence, du sang des oreilles, des lévres, de la langue 
ou de toute autre partie du corps, le conservaient avec précaution sur des ra- 
meaux á^acxoyatl, Cette plante était done employée dans les pratiques reli- 
gieuses. II n'est pas surprenant de la voir cultiver ici par les Chalcas qui 
observaient le cuite avec une extreme dévotion. 

2. Yacapichtlarif de yacatl c nez », piqui t former, creer « etc., et tlan 
c auprés >. Ville située au sud de l'Anahuac, á 40 kil. environ du Popoca- 
tepetl. 

3. Suivant les peintures des Tlacochcalcas Chalcas (voyez la 7» Relation, 
méme année). — Xalliquehuac signiñe : sable soulevé, montagne de sable. 



SIXIÉME RELATION 



tlactlomome xihuitl mochiuh yn 
tIa5olyaoyoti ' . 

Ypan in ynauhxihuixti yn amo 
quiyahuilloque Chalca, auco mach 
amo 9an tlacuilolquiyauh >. 



quehuac; il y avait douze ans 1347 
qu'avaiteulieu la gnenQorduriére. 
Durant quatre ans, il ne plut 
pas chez les Chalcas, et il parait 
que méme il ne tomba pas la pluíe 
peinte. 



V acatl xihaitl, 1567 años. 
Ypan inyn ic momiquillito huehue 
Cacamatzin yn ompa Techixco ; 
yn ipan miquilo yteocuitlapan 
yn ichimal teocuitlaanahuayo. 



Année 5 roseau, 1367. Alors 1367 
Cacamatzin, rancien,alla mourirá 
Techixco ; il expira sur son riche 
drapeau, sur son bouclier gami 
de metal précieux. 



I tecpatl xihuitl, 1576 años. 
Ynic moyaomanillique yn Chalca 
yhuan Mexica, 5a oncan yn manca 
in yaoyotl yn Chalco; ye oyuh 
matlacxihuitl momiquilli yn hue- 
hue Cacamatzin J . 



Année i silex, 1 }76. Alors en- 
trérent en lutte les Chalcas et les 
Mexicains, la guerre n'eut lieu 
qu'á Chalco ; ¡1 y avait dix ans 
qu'était mort Cacamatzin, ran- 
cien. 



1376 



XII acatl xihuitl, 1387 años. 
Ynic peuh yaoyotl in Chalco, te- 
mictique yn Chalca, quinmictique 
yn Mexica. Niman ic moyao- 
manilique matlacxihuitl omome 



Année 1 2 roseau, 1387. Depuis ^3^7 
le commencement de la guerre de 
Chalco, les Chalcas tuérent des 
gens, ils tuérent des Mexicains. 
Des qu'on entra en lutte et pendant 



1 . La guerre des ordures avait eu lieu en 1336 sans doute ; la 6« et la 7* Reí. 
ne la mentionnent point. Quoi qu'il en soit, ce doit étre une guerre favorable 
au peuple, car on voit plus loin, année 1 387, que la gaerre desfteurs fut celle 
oü les grands n*éprouvérent pas de pertes. 

2. En tete de cesecond alinea, Chimalpahin a écrít c Xll acatl xihaitl, 1347», 
indicatíon que nous avons supprímée comme étant inutíle et contenant, 
d'ailleurs, une erreur; aussi M. Aubin a mis en marge du ms. : c Lisez XI 
acatl, p. e. devrait étre 104 ans plus tard, époque de la famine de México. V. 
mes notes >. Cela nous transporterait en 145 1, 2« année de la grande famine 
qui dura cinq ans (1450- 1454). — II fautsans doute entendre par pluie peinte 
cette ondee qui, en décomposant les rayons du soleil, produit rarc-cn-ciel. 

3. Voyez année 1 367. — En marge et en regard de l'alinéa del'année 1 376, 
on lit : anofo ye quin ye ypan yn de 1403 años, ce n'est peut-étre qu'en I'an- 
née 1403. (Voyez la 7» Reí.) La lutte aurait done eu lieu 27 ans plus tard. 



8 

yn ^an oc xochiyaoyotl mochi- 
huaya », ^an iyoque yn macehual- 
tin miquia, auh in pipiltiii amo 
miquia, yehica ytoca xochiya- 
oyotl. 

III acatl xihuitl, 1445. Yhquac 
motlacatilli yn Cacamatl teuhctli. 

Auh no yhquac llalpolloque yn 
Mexica yn Itztonpatepec Chalco. 

V calli xihuitl, 1445 años». 
Yhquac tlacat yn Cahualtzin, teya- 
capan ; oyuh ya yexihuitl tlacat 
yn Cacamatl teuhali. 

VIII tecpatl xihuitl, 1 448. Nican 
tlacat yn Toyaouin, tlacoyehua. 
Ynin nelli yhquac tlacat yn 
Toyaotzin?. 

X tecpatl xihuitl, 1476 años. 
Yhquac tlalpolloque yn Ocuillan 
yn Mexica. 

No yquac qualoc yn tonaiiuh 4, 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



les douze années que dura la guerre 1387 
des fleursy les vassaux seuls suc- 
combaient, tandis que les grands 
ne mouraient pas, aussi était-elle 
appelée guerre des fleurs. 

Année 3 roseau, 1445. Alors 144} 
naquit le seigneur Cacamatl. 

Alors aussi les Mexicains sou- 
mirent Itztompatépec-Chalco. 

Année 5 maison, 1445. Alors 144$ 
naquit Cahualtzin, l'alné; il y 
avait déjá trois ans qu'était né le 
seigneur Cacamatl. 

Année 8 silex, 1448. Ici naquit «44^ 
Toyaotzin, le second. C'est bien 
alors que naquit Toyaotzin. 



Année 10 silex, 1476. Alors les 1476 
Mexicains allérent occuper le pays 
d'Ocuillan. 

Alors il y eut une eclipse de 



1 . II est dit en 1 376 que la guerra commenga cette année-lá. 

2. A la suite de la date, on lit, sur le ms., les lignes suivantes, que Chima!- 
pahin a biífées: « Ynic motlah'.ocatlalU Cohaafacatzirif teohuateuhctli t, alors 
fut installé Cohuafacatzinj teohuateuhctli, L'auteur a laissé, par mégarde, le 
mot no c aussi > qui commence la seconde phrase et que nous avons sup- 
primé comme n'étant plus nécessaire. 

En marge et en regard de cet alinea, Chimalpahin a écrit : c Ynin nelli 
yquac tlacat Cahualtzin 1, c'est bien alors que naquit Cahualtzin. 

3. Cette demiére phrase a remplacé celle-ci qui est biífée : « oyuh ye nauh- 
xihuitl tlatocati Cohuagacatzin » , 11 y avait quatre ans que régnait Cohuagacatzin, 
Chimalpahin n'a plus parlé de ce prince, ni dans la 6«, ni dans la 7" Relation. 

4. Qualoc yn tonatiuh signifie üttéralement : le soleil fut mangé. Tous les 
peuples ont expliqué d'abord le phénoméne d'aprés les apparences; la 
science a ensuite rectifié les choses et non les expressíons dont elle a continué 
méme á se servir. 



SIXIÉME RBLATION 



ga achiton yn mocauh ; cenca nez- 
que yn cicitlalti ' ynic cenca ne- 
mauhtiloc. 

No yhquac momiquilH yn Ca- 
hualtzin yn iachcauh» yn Toyao- 
tzin; can yehuatl quimicti yn 
Toyaotzin ypampa ye tlapinauhti 
ye tlahuana J. 

No yhquac motlacatilli yn Tla- 
cocihualzin, yn ichpochtzin Toya- 
otzin. 



soleil, qui fut presque totale ; les 1476 
étoiles se virent tellement que Ton 
eut extrémement peur, 

Alors aussi mourut Cahuaitzin, 
frére ainé de Toyaotzin; ce fut 
Toyaouin lui-méme qui le tua 
parce que Cahualtzin Tavait 
offenséétant ¡vre. 

Alors aussi naquit Tlacocihua- 
tzin, filie de Toyaotzin, 



XI calli xihuitl, 1477 años. 
Yquac momiquilli 4 yn cihuapilli 
yn Cohuanenizin, yn inanizin 
Toyaotzin 5 ; oyuh ye ce xihuitl 
qualoc tonatiuh . 



Année 11 maison, 1477. Alors 1477 
mourut la noble dame Cohuanen- 
tzin, mere de Toyaotzin ; un an 
auparavant ¡1 y avait eu eclipse 
de soleil. 



IIII acatl xihuitl, 1483 años. 
Yhquac ipan inyn tlacat yn Ca- 
camatzin, telpochtli, Tlamaoco. 

No yhquac tlacat yNequame- 
tzin Tlalmanalco. 

No yhquac tlacat yn Miccacal- 
catzin. 



Année 4 roseau, 1483. Alors 1483 
naquit Cacamatzin, le jeune,á Tla- 
maoco. 

Alors aussi naquit Néquame- 
tzin á Tlalmanalco. 

Alors aussi naquit Miccacalca- 
tzin. 



IIII tecpatl xihuitl, 1 496. Yquac 
qualoc tonatiuh, cenca tlayc^l^a- 
timoma, nezque yn cicitlaltin ; 
oyuh ya macuilxihuiíl tlacat ynic 
ome Aoquantzin ^. 



Année 4 silex, 1496. Alors il 1496 
y eut eclipse de soleil, il fit 
entiérement nuit, les étoiles fti- 
rent visibles ; il y avait déjá cinq 
ans qu'était né Aoquantzin II. 



1 . Chimalpahin écrit ce pluriel avec cu sans la nasale qui se prononce fai- 
blement á la fiR des mots. Voyez ci-aprés, année 1496. 

2. Le manuscrit porte : c yn iacachcauh ». 

3. Toyaotzin était alors ágé de 28 ans et son frére Cahualtzin en avait 32. 
(Voyez la 7" Reiation). 

4. Le ms. porte par erreur : « momomiquilli ». 

5. Au lieu de Toyaotzin, Chimalpahin avait d'abord mis : i Ahoquantzin, 
teomeca, anofo ueae 1, Aoquantzin, le second, ou l'ancien. 

6. Aoquantzin II naquit en 1492. (Voyez la 7» Reiation). 



10 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



V calli xihuitl, 1497 años. 
Yhquac tlalpolloque yn Mexica yn 
Tequantepec yhuan Amaxilan » . 

Yhquac momiquilli yn Cihua- 
tlacollotzín, yn icihuauh yn Toyao- 
tzin, Chichimeca teuhctli. 

(^ no yquac tlacat yn Icnoxo- 
chitzin, xocoyotl, yn ipiltzin yn 
Huitzilpopocatzin. 



Année 5 maison, 1497. Alors 1497 
les Mexicains soumirent le pays 
de Téquantépec et d'Amaxtlan. 

Alors mourutCihuatlacollotzin) 
épousedeToyaotzin, seigneur des 
Chichiméques. 

Alors aussi naquit Icnoxochi- 
izin, le demier, fils de Huitzilpo- 
pocatzin. 



II tecpatl xihuitl, 1520 años. 
Ypan in momiquillique yn tlato- 
huani catea Ytzcahuatzin yhuan 
Nequametzin; 5a no ye momi- 
quillique yn ^ahuatl. 



Année 2 silex, 1520. Alors 1520 
moururent le roi Itzcahuatzin et 
Nequametzin ; ils furent Tun et 
Tautre emportés par la petite vé- 
role. 



III calli xihuitl, 1 521 años. 
Nican motlahtocatlalli yn Don 
Fran«> de Sandoval Acacitzin, 
tlatquic, yhuan Don Hernando de 
Guzman Omacatzin, teohuateuhc- 
tli, tlahtoque Tlalmanalco. 



Année 3 maison, 1521. Alors 1521 
furent installés Don Francisco de 
Sandoval Acacitzin comme tlat- 
qaic, et Don Hernando de Guzman 
Omacatzin comme teohuateuhctli, 
seigneurs de Tlalmanalco. 



V acatl xihuitl, 1523 años. 
Yhquac motlahtocatlalli yn Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
9atzip; yehuail quitlahtocatlalli 
yn Marques yhquac ya Castilla. 

No yquac huillohuac yii Pan- 
tlan. 



Année 5 roseau, 1523. Alors 1523 
fut installé Don Thomas de S. 
Martin Q^uetzalmacatzin ; c*est par 
le marquis de Castille qu'il fut 
installé. 

Alors aussi on se rendit á Pan- 
tlan. 



XII tochtii xihuitl, 1 530 años. 
Yhquac hualla Almonte teatehuite- 
quico ; catehuitequico Don Her- 
nando Cortes Cihuayllacatzin 
yhuan Don Pedro Tlahuancatzin 
Panohuayan. 



Année 12 lapin, 1530. Alors 1530 
arriva Almonte, il vint chátier 
des personnes ; il chátia Don Her- 
nando Cortés Cihuayllacatzin et 
Don Pedro Tlahuancatzin, de Pa- 
nohuayan. 



Dans la 7® Reí., Chimalpahin mentionne une localité de plus, Xochitlan. 



XIII acatl xihuitl, 1531 años. 
Oncan 9ahuam¡cque yn pipiltzi- 
tzinti. 

Yhuan yhquac quimonanque yn 
Ayotzinca yn Tenanca. 



SIXIÉME RELATION I I 

Année 13 roseau, 1531. Alors 1531 
moururent de la peiite vérole les 
jeunes enfants. 

Alors les Mexicains prirent les 
Ayolzincas et les Ténancas. 



II calli xihuitl, 1533 años. 
Ypan in yhquac yecauh yn teo- 
panlli Tlalmanalco ', ynquíchiuh- 
que Amaquemeque, Tenanca, Xo- 
cbimilca, Chimalhuaque. 



Année 2 maison, 1533. Alors 1533 
fiít terminée Téglise de Tlalma- 
nalco, qu'avaient construite les 
Amaquéméques, les Ténancas, les 
Xochimilcasetles Chimalhuaques. 



III tochtli xihuhl, 1 5 34 años. 
Yhquac yancuican motlalHco Pa- 
dreme yn nican Amaquemecan*. 

Yn iquac ilacat yn Don Juan 
Bap^ Toyaotzin. 

No yhquac momiquilH yn Don 
Hernando de Guzman Omacatzin, 
teohuateuhctli ; yn tlahtocat 14 3 
xihuitl . 

S. Fran«* Padreme yn nican 
Amaquemecan motlallico. 



Année 3 lapin, 1534. Alors 1 
pour la premiére foís les Peres 
vinrent se fixer á Amaquémécan. 

Alors naquit Don Juan Bap- 
tista Toyaotzin. 

Alors aussi mourut Don Her- 
nando de Guzman Omacatzin, 
teohuateuhctli; ilavait gouverné 
durant quatorze ans. 

Les Peres franciscains vinrent 
s'établir ici á Amaquémécan. 



534 



VI calli xihuitl, 1537 años. 
Oncan techcauhque yn Padreme 
S. Fran~; can exiuhtique yn iz 
catean. 

Yhuan iquac titequitque yn S. 



Année 6 maison, 1537. Alors 
les Peres franciscains nous quit- 
térent; il y avait á peine trois ans 
qu'iis étaient ici. 

Alors nous payámes un tribut 



537 



1. Dans le ms. cenom est écrit en abréviation : t TlaJco 1. 

2. Le ms. porte par erreur : • motlalica >. Ces Peres sont, comme l'indique 
d'aiileurs le dernier paragraphe de cette année, les Franciscains qui étaient 
arrivés au Mexique dix ans auparavant. (Voyez la 7* Relation, années 1 524 
et 1534.) La ville d' Amaquemecan est située au pied du mont Amaqueme, á 
80 kil. S.-E. de México. 

3. De 1 521 á 1534. En toutes lettres, Chimalpahin aurait écrit : 
c maüactli onnahui >. 

4. Voyez année 1534, époque de létablissement des Franciscains á Ama- 
quémécan. 



12 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Domingo México. Fr. Martin de 
Valencia ynnican moyetzticatca ' . 



pour S. Domingo de México, Le i$37 
Frére Martin de Valencia avait 
reside ici . 



VI tochtli xihuitl, 1550. Nican 
hacico huehue Don Luis de Velas- 
co, visurrey; ynic ompa quina- 
miquito Chollolan Amaquemeque > 
macehuato. 

No yhquac quechpo^ahualiztli 
ye micohuac ; yhquac mic yn 
Don Juan Ytztlitentzin, tlayllotlac 
teuhctii, tlahtohuani Tenanco ; no 
yhuan yquac mic yn Don Carlos', 
Mamalhuagocan tlahtohuani catea. 

(¡Sí no yhquac achtopa hualla- 
que Padreme S. Domingo nican 
Amaquemecan4. 



Année 6 lapin, 1550. Alorsijjo 
arriva don Luis de Velasco, ran- 
cien, vice-roi ; les Amaquéméques 
allérent á sa rencontre á Chollolan 
et dansérent. 

Alors aussi on mourut de l'es- 
quinancie; alors mourut Don 
Juan Itztlitentzin, juge assesseur, 
souverain de Ténanco ; alors aussi 
mourut Don Carlos, qui était sou- 
verain de Mamalhuacocan. 

Alors pour la premiére fois les 
Peres dominicains vinrent á Ama- 
quémécan. 



XIII tochtli xihuitl, 1 570 años. 
Nican momiquilli yn Don Pedro 
Tlacahuepantzin México J . 

No yhquac yn onocuel hualcal- 
lacque yn Tlapechhuaque ynic 
Tlalmanalco onemito, umpa pon- 
huia; yehuatl quiman yn Padre 
Fr. Luis de Unade, vicario, yuan 
Fr. Luis Regino, presidente. 



Année 1 5 lapin, 1 570. Ici mou- 1 570 
rut Don Pedro Tlacahuepantzin 
de México. 

Alors aussi les Tlapechhuaques 
arrivérent de nouveau á Tlalma- 
nalco oü ils avaient séjoumé et oü 
ils étaient consideres; ce fut le 
Pére Luis de Uñade, vicaire, qui 
les prit, et le fr. Luis Regino, 
président. 



1. Ce moine était mort en m 33. (Voyez la 7» Relation). 

2. Amaquemeque^ habitants á'Amaquemecan. Ce furent particuliérement les 
Chalcas qui se livrérent á la danse. (Voyez la 7» Relation). 

3. Le nom mexicain de ce personnage n'a pas été donné. 

4. En marge et en regard de Tannée 1550, on üt: c Yquac ye micouac 
quechposahuaHztli, No yquac in mohuicac yn Don Amonio de Mendoza, 
visorey ». Alors on mourut de Tesquinancie. Alors aussi partit Don Antonio 
de Mendoza, vice-roi. — II se rendait au Pérou. 

5. C'était un prince de Tenochútlan-Mexico, (Voyez la 7» Relation). 



(¡a no yhquac techcuilizquia 
quahuitl yn ompa Totomihuacan 
Quaxochpan Españoles. 



SIXIÉME RELATION I^ 

Alors aussi les Espagnols nous i f 70 
auraient pris le bois de Totomi- 
huacan Quaxochpan. 



II tecpati xihuitl^ 1 572 años. 
Nican momiquilli Don Hernando 
Cortes Cihuayllacatzin, yn ipiltzin 
Aoquantzin. 

No yquac momiquilli Don 
Aug^ Bap^« Tequanipan. 

No yquac yn motiac centetl 
cítlalli Acolhuacampa * yuhquin 
tlatlaya. 



Année 2 silex, 1572. Alors 1^72 
mourut Don Hernando Cortés 
Cihuayllacatzin, fils de Aoquan- 
tzin. 

Alors aussi mourut Don Augus- 
lin Baptista, de Tequanipan. 

Alors aussi parut une étoile du 
cóté d'Acolhuacan, tout enflam- 
mée. 



XII tochtli xihuitl, 1582 años. 
Ypan in tlallolin; yhquac xitin 
S^ Cruz teopancalli yn icpac Ama- 
queme, ypan metztli mayo. 

Yhuan yhquac onahuatiloc yn 
Don Thomas, yn telpochtli, ynic 
tlahtocatiz Ytztlaco^auhcan, ypan 
ylhuitzin Visitación. 



Année 12 lapin, 1582. II y eut 15^2 
tremblement de terre ; alors tom- 
ba Téglise de S« Croix sur le 
mont Amaquémé, au mois de mai. 

Alors on donna l'ordre á Don 
Thomas, le jeune, de gouverner 
Itztlaco^auhcan, le jour de la féte 
de la Visitation. 



XIII acatl xihuitl ', 1583 años. 
Ypan yn yhquac mochiuh tlama- 
hui;olli, yn itech yn Amaqueme 
sepulcro omochiuh texcalco, yn 
ipan metztli Junio ye XX. 

No yquac omic Don Luren^o 
Juárez de Mendoza, ypan metztli 
Junio. 



Année 13 roseau, 1583. Alors ij8í 
ñit iait un magnifique sépulcre sur 
le mont Amaquémé, le 2o[du mois 
de juin. 

Alors aussi mourut Don Lo- 
renzo Juárez de Mendoza, au mois 
de juin. 



1. II s'appelait Cueilachihuitzin. (Voyez la 7« Relation, année 157$). 

2. Acolhuacan ou Tetzcuco, capitale du royaume des Chichiméques. 

3. Pour cette date, aínsi que pour celle de 1^92, Chimalpahin a omis 
d'écrire le mot xihuiü f année » . Nous Tavons^introduit pour conserver dans 
le texte runifonnité adoptée par l'auteur. 



14 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



IX tecpatl xihuitl, 1 592 años». 
Ypan in yhquac momiquilli Tza- 
qualtillan Tenanco Miguel Bap** 
de Zarate ; ^an ¡cxi » motzopini 
ynic momiquilli. 

No yhquac momiquilli ? Her- 
nando Cortes, pilli Ytzlaco^auh- 
can, ye X4tia Abril. 

(^n no yhquac motlayahualhui 
Asupcio; yn oquimohuenchihui- 
lique tlatquihuaque Amaqueme- 
que. 

Qan no yhquac titlanililoque 
nanahui tomin servicio ya oppa 
tlacallaquilli. 

Yhuan yhauac cenca mieye- 
quentin pipiltzitzinti ynic momi- 
quillique tlatlaxiztli ; ypan tlah- 
tomatlacmatialli V alhuaciles oyx- 
manalloque yn itopillecahuan. 

(Jan no yhquac nican moquixti 
Don Fr. Domingo de Salazar, 
obispo , nican motetzonilpillili- 
quiz Amaquemecan 4. Yhquac 
tlaljuezcatca Don Felipe PaezJ. 



Année 9 sílex, 1592. Alors 1 $92 
mourut á Tzacualtitlan-Ténanco 
Miguel Baptista de Zarate; il 
mourut d'une simple piqúre au 
pied. 

Alors aussi mourut Hernando 
Cortés, seigneur d'Itztlaco^auh- 
can, le I4avril. 

Alors aussi eut lieu la proces- 
sion de TAssomption ; les riches 
Amaquéméques firent des offran- 
des. 

C'est alors aussi qu'on nous 
demanda áchacun 4réaux comme 
deuxiéme tribut. 

Alors il y eut beaucoup de 
jeunes enfants qui moururent de 
la grippe; alors furent installés 
cinq alguazils assimilés aux offi- 
ciers qui portent la verge. 

Alors aussi Don Fr. Domingo 
de Salazar, évéque, parut ici, et 
se háta de lier les cheveux aux 
gens d'Amaquémécan. Don Felipe 
Paez était alors juge. 



II tochtli xihuitl, 1598 años. 
Ypan yn tlacat Dominiga yn ina- 
mic Lucas de Castañeda, quares- 
ma, ypan domingo^ de passion. 



Année 2 lapin, 1598. Alors 1S98 
naquit Dominiga, qui fut Tépouse 
de Lucas de Castañeda, en ca- 
réme, le dimanche de la Passion. 



1. Nous ferons remarquer au lecteur que la septiéme Relation s'arréte 
á cette année 1 592 exclusivement. 

2. Icxi, mis pour ücxi t son pied », de icxitl t pied 1 qui fait en corap. 
avec les poss. nocxi t mon pied » ; mocxi c ton pied » ; etc. 

3. Le ms. porte avec un seul /; c momiqmH >. 

4. Ces quatre Ügnes et la 2« partie du précédent alinea sont écrites en 
marge du manuscrit. 

5. II faudrait ajouter t de Mendoza •. (Voyez année 1604, 2® §). 

6. Le ms. porte par erreur : c Dominiga •. 



SIXIÉME RELATION 



»5 



VI tochtli xihuitl, 1602 años'. 
Ypan ¡n xiuitl yhquac moxtlauh ^ 
matlacmatl tlaolli chiconxiuhpan; 
yn quicuico juez Fran^^ de ^- 
rago^a chichicoome tomin, qui- 
tlalli yn cecen anegas XVIII p®» 
ymoxtlauh; yhuan yhquac tla- 
tzontlaliloto México yn totlacalla- 
quil tlaolli, quitlalli ca tlatzonca- 
hualli matlacxiuhpa ; quimoyec- 
tililique yn tlahtoque ;an ce xiuitl 
yn amo, tehuan yectiac ypan Don 
Andrés Fran^® de Sancta María, 
Callayoco chañe, nican juez go- 
vemador catea?. 



Année 6 lapin, 1602. En cette 1602 
annécj on paya dix filets (ou me- 
sures) de maís pour sept ans ; le 
juge Francisco de Zaragoza prit 
á chacun sept réaux, i! établitque 
pour chaqué fanégue on payerait 
dix-huit pesos; notre impót de 
mais fut alors porté au comble, 
on rétablit pour dix ans ; les sei- 
gneurs le réglérent pour un an 
seulement. Cela s'arrangea avec 
eux sous Don Andrés Francisco de 
Santa María, habitant de Callayo- 
co, qui était ici juge gouverneur. 



VIII tecpatl xihuitl, 1604 años. 
Ypan in omononquatlallique yn 
Atlauhteca 4. 

Yhuan yhquac omomiquili Don 
Felipe Paez de Mendoza, ypan ye 
XXVI de Agosto. 

No yquac yn huel ytlacauh 
ytoctli huel nohuiyan cogahuiz, 
yuan cenca chicahuac ymochiuh 
cocoliztli, yehuatl saranpio, yhuan 
quechpo^ahualiztli, apiualli. 



AnnéeSsilex, 1604. Alors les 1604 
Atlauhtéques se mirent á part. 

Alors mourut Don Felipe Paez 
de Mendoza, le 26 du mois d'aoút. 

Alors aussi les tiges nouvelles 
de mais se desséchérent partout, 
et la rougeole fut extrémement 
grave, ainsi que Tesquinancie et 
la diarrhée. 



X tochtli xihuitl, 1606 años. 
Ypan in yhquac oconanqüe pos- 



Année lo lapin, 1606. Alors 1606 
les habitants de San Miguel al- 



1. L'auteur n'a pas indiqué Tannée mexicaine; il a mis seulement : 
ff 1602 años >. 

2. Moxíküh, pour mo-ixtiauh, est le parfait du verbe ixtlaaa t payer, 
acquitter une dette ». 

3. Ces lignes, á partir de tehuariy sont écrites en marge du ms. et en 
regard de l'année 1602.— Le juge Don Andrés Francisco de Santa María 
était venu á México en 1 588. (Voyez la ye Relation). 

4. Atlauhteca^ habitants á'Atlauhtlan, 



i6 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



sesión San Miguel tlaca, ypan 
metztli febrero, oncan Xocoyol- 
lepec, oneuhticac ye tlamellahua 
Atzinco. 

Cenca chicahuac necocoloc, 
manca cocoliztli. 



lérent prendre possession, au mois 
de février, de Xocoyoltépec, d'oü 
Ton peut se rendre directement á 
Atzinco. 

II y eut grande mortalité, les 
maladíes étaient en permanence. 



1606 



I tochtli xihuitl, 1 6 10 años'. 
Yn ¡pan in yhquac huel nohuian 
chicahuac caltzallan otepeuh ce- 
payahuitl, yn aye yuh mochihuani 
cecexiuhtica ; yhuan yn itiamian 
henero yhquac huel chicahuac 
omochiuh yn ehecatl nohuian 
oquitlallan yn quahuitl, yhuan 
texcalli oquixixiiini yn ehecatl; 
cahualloti, quaquahueque cepa- 
yauhmicque, yhuan ychcame. 



Année i lapin, 16 10. Alors 1610 
partout tomba dans les rúes une 
grande quantité de neige, ce qui 
n'arrivait pas chaqué année ; et á 
la fin de janvier, ¡1 fit un vent tres 
violent qui abattit partout les 
arbres et renversa des rochers ; les 
chevaux, les boeufs moururent á 
cause de la neige, ainsi que les 
moutons. 



III tecpatl xihuitl, 161 2 años. 
Ypan in yhquac ye XXIX mani 
metztli Abril ohuilohuac yn ompa 
Tlalmanalco ; hual tenotz yn al- 
calde mayor Don Christan, ypampa 
oncan ymissatzin mochiuh yn 
Reyna» ynic omomiquilli umpa 
España. Mochi tlacatl ompa ya 
yn Tlalmanalco, mochi tlacatl 
quicuic luto, yn pipiltin, tlah- 
toque, cihuapipiltin. 



Année } silex, 161 2. Alors le 161 2 
29 du mois d^avril, on se rendit á 
Tlalmanalco, oü le premier al- 
eada, Don Christan, avait convo- 
qué les gens pour entendre une 
messe en Thonneur déla reine qui 
était morte en Espagne. Tout le 
monde se rendit á Tlalmanalco, 
tous prirent le deuil, nobles, sei- 
gneurs et grandes dames. 



1. C'est la premiére année duonziéme cycle, qui s'étendde 1610 á 1661. 

2. Cette reine était Marguerite d'Autriche qui épousa en 1 599 Philippe III, 
roi d'Espagne, et eut entre autres enfants Philippe IV et Anne d'Autriche. 
Elle mourut ie 1 3 octobre 1 6 1 1 . 



SIXIÉME RELATION 



Nican • tocaleneuhtoque yn 
izquintin ychpotziizinhuan tla- 
catl Quauhcececuitzin, tlamaocatl 
teuhctli, teocuitlapane. 

Ynic ce ychpoch ytoca Papa- 
loxochtzin yninquihuallanyn Don 
Hernando de Guzman Omaca- 
tzin, teohuateuhctli Tialmanalco. 
Oncan tlacatito yn Don Juan de 
Ojeta* Quauhcececuitzin, ynin 
oquinchiuh omentin ypilhuan, 
ynic ce ytoca Don Alexo de 
Ojeta Quauhcececuitzin, ynin 
oquichiuh ce ychpoch ytoca An- 
tonia, ynin oquim[ona]m¡ct¡ ytoca 
Juan, Mihuacan chañe, ;an mace- 
hualtzintli 3 ; ynic orne ypilhuan 
Don Joan de Ojeta Quauhcece- 
cuitzin ytoca don Luis de Ojeta, 
telpochtli, Quauchcececuitzin, yn- 
in oquichiuh ce ypiitzin ytoca 4, 

Ynic orne ychpochhuan Quauh- 
cececuitzin, tlamaocatl teuhctli, 
teocuitlapane, ytoca (Jaquantla- 
paltzin, ynin conmonamicti Tzi- 
huacatzin, tlamaocatl teuhctli. 



Voíci les noms de toutes les 
filies du noble Quauhcececuitzin, 
seigneur tlamaocatl, au drapeau 
précieux. 

La premiére filie est nommée 
Papaloxochtzin qu'épousa Don 
Hernando de Guzman Omacatzin, 
teohuateuhctli á Tialmanalco. De 
lá naquit Don Juan de Ojeda 
Quauhcececuitzin, qui eut deux 
fils, le premier nommé Don Alexo 
de Ojeda Quauhcececuitzin, qui 
fut le pére d'une filie nommée 
Antonia, laquelle épousa Juan, 
habitant de Mihuacan, simple su- 
jet ; le second des fils de Juan de 
Ojeda Quauhcececuitzin est appelé 
Don Luis de Ojeda, le jeune, 
Quauhcececuitzin, qui eut un fils 
nommé 

La secondedes filies de Quauh- 
cececuitzin, seigneur tlamaocatl, 
au drapeau précieux, se nomme 
faquantlapaltzin, qui épousa Tzi- 
huacatzin, seigneur tlamaocatl. De 



1 . Sans étre précisément une suite des pagas qui précédent, cette fin de la 
sixiéme Relation en est un appendice ou complément utile faisant connaltre 
les naissances et alliances de divers personnages qui sont mentionnés plus 
haut. 

2. Ce nom est écrit tantót Ojéela, tantót Ojeta. Nous avons adopté par- 
tout Ojeta, qui est évidemment mis pour Ojeda. 

3. Ces mots, á partir de oquimonamicti, sont écrits en long sur le bord in- 
térieur du 4" feuillet (verso), qui est quelque peu endommagé en cet endroit. 

4. L'auteur a laissé en blanc la fin de la ligne. 

2 



i8 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Oncan tlacat yn Miguel de S. Ma- 
teo, ticomecatl teuhctli, ynin con- 
monamicii ytoca María, ychpoch- 
tzin yn Xpoual Tlalpitzatzin, huey 
tiyacauh catea , Xochipillan Tlal- 
manalco Tlaltecahuacan chañe; 
oncan otlacat Pedronilla Maria, 
ynin oquimonamicti yn Miguel de 
S. Juan, Ytztlacocauhcan chañe; 
oncan otlacat Dominiga María', 
ynin oquimonamicti yn Lucas de 
Castañeda, Tenanco pilli. Auh 
ynic ome ychpochhuan Miguel de 
S. Mateo, ticomecatl teuhctli, ce 
ynantzin ytoca Maria, ynin oqui- 
monamicti yn Juan Chrisostomo 
Castro, Tequanipan chañe. 

Yniquey ychpochhuan Quauh- 
cececuitzin, tlamaocatl teuhctli, 
ytoca Chimalmantzin, ynin con- 
monamicti Chilmoltzin, tiyacauh. 
Oncan tlacat Don P^ Tlahuan- 
catzin, tlamaocatl teuhctli, ynin 
tlahtocat Panohuayan matlacxi- 
huitl yn oyuh momiquilli ycoltzin 
Quauhcececuitzin. 

Ynic nahui ychpochhuan Quauh- 
cececuitzin, tlamaocatl teuhctli, 
teocuitlapane, ytoca Aiototzin, 
ynin umpa quihuallan Caltecoyan 
tlahtohuani ytoca Ytzquiyauhtzin, 
tlacochcalcatl. Oncan tlacatque 
yeyniin ynpilhuan : ynic ce ytoca 
Acacitzin, ynic ome ytoca Boni- 
facio Quauhcececuitzin, yniquey 
ytoca Martin Anuciacion, ynin 
oquichiuh ce ypiltzin ytoca Se- 
bastian Anuciacion, telpochtii. 



lá naquit Miguel de San Mateo, 
seigneur ticomecatly qui prit pour 
épouse la nommée Maria, filie de 
Christoval Tlalpitzatzin, qui était 
grand capitaine et habitait Xo- 
chipillan -Tlalmanalco -Tlalteca- 
huacan; de lá naquit Petronilla 
Maria, qui épousa Miguel de S. 
Juan, habitant d'Itztlaco^auhcan ; 
de lá naquit Dominiga Maria qui 
devint Tépousede Lucas de Casta- 
ñeda, seigneur de Ténanco. La 
seconde filie de Miguel de S. Ma- 
teo, seigneur ticomecatly appelée 
Maria comme sa mere, épousa 
Juan Chrisostomo Castro, habitant 
de Técuanipan. 

La troisiéme des filies deQuauh- 
cécécuitzin, seigneur tlamaocatly 
se nomme Chimalmantzin, qui 
épousa Chilmoltzin, capitaine. De 
lá naquit Don Pedro Tlahuanca- 
tzin, seigneur tlamaocatl, qui gou- 
vema Panohuayan durant dix ans 
aprés la mort de son aieul Quauh- 
cececuitzin. 

La quatriéme des filies de 
Quauhcececuitzin, seigneur tía- 
maocatl, au drapeau précieux, 
se nomme Atototzin, que prit pour 
épouse le roi de Caltecoyan, ap- 
pelé Itzquiyauhtzin , capitaine 
general. De lá naquirent trois en- 
fants: le premier nommé Acacitzin, 
le second Bonifacio Quauhcececui- 
tzin et le troisiéme Martin Anon- 
ciacion, qui eut un fils nommé 
Sebastian Anonciacion, le jeune. 



I. Dominiga Maria naquit en 1598 (Voyez ci-dessus, p. 14). 



SIXIÉME RELATION 



'9 



Ynic macuilli ychpochhuan 
Quauhcececuitzin, yn ¡toca amo 
huel momati, ynin conmonamicti 
yn ¡toca Topaltz¡n, tlacateuhctli, 
pilli Panohuayan ; yiechpa quíz- 
t¡ca yn Totecnochhuetz¡n yn acico 
Panohuayan achtopa. Ynín To- 
paltzin, tlacateuhctli, oquichiuh 
ce ypützin ytoca Comerlo Ramí- 
rez, ynin oquinchiuh omentin yn- 
pilhuan : ynic ce ytoca Diego Ra- 
mírez , ynic ome Mateo Ramírez. 

Ynic chiquacen ychpochhuan 
tlacatl Quauhcececuitzin, tla- 
maocail teuhcili, ytoca gan no 
Chimalmantzin'; ynin conmona- 
m¡ct¡yn Chalch¡uhhecaizin, tequi- 
hua. Oncan tlacat yn Don Joseph 
deS<^ MariaTeuhctlacocauhcatzin, 
tlamaocatl teuhctli, ynin conmo- 
namicti ytoca Doña María de 
Castilla Tzonatzin, ynin oqui- 
chiuh yn Don Felipe Paez de 
Mendoca, tlamaocatl teuhctli, ynin 
oquimonamicti yn Doña Pedro- 
niila de Torcía. Oncan otlacatque 
yn Don Fran<^° Paez de Mendoca, 
Don Pedro Paez de Mendoza, 
Don Diego Paez ^ de Mendoga , 
Don Felipe Paez de Mendoca. 

Milnacaztzin, huey tlatlaymetl 
calca, Panohuayan chañe, ynin 
oquichiuhtia ce ypiltzin ytoca 
Ycnoyxtzin, ynin Ycnoyxtzin 
oquichiuh yehuail yn omoteneuh 
Doña María de Castilla Tzonatzin, 
yn quimonamicti omoteneuh Don 



La cinquiéme des filies de 
Quauhcececuitzin, dont le nom 
n'est pas bien connu, épousa To- 
paltzin, tlacateuhctli, noble de 
Panohuayan ; il descendait de 
Totecnochhuetzín qui était veno 
autrefoisá Panohuayan. Topaltzín, 
tlacateuhctli, eut un fils nommé 
Comerlo Ramírez, lequel eut 
dc'ux fils nommés le premier Die- 
go Ramírez et le second Mateo 
Ramírez. 

La sixiéme des filies du noble 
Quauhcececuitzin, seigneur tla- 
maocatl, se nommait aussi Chimal- 
mantzin ; elle épousa Chalchiuh- 
hécatzin, vaillant guerrier. Delá 
naquit Don Joseph de Santa María 
Teuhctlaco^auhcatzin , seigneur 
tlamaocatl, qui prít pour épouse 
Doña María de Castilla Tzonatzin, 
et eut pour fils Don Felipe Paez 
de Mendoza, seigneur tlamao- 
catl, lequel épousa Doña Petronilla 
de Torcía. De cette unión naquírent 
Don Francisco Paez de Mendoza, 
Don Pedro Paez de Mendoza, Don 
Diego Paez de Mendoza et Don 
F'elipa Paez de Mendoza. 

Milnacaztzin était un tres riche 
habitantde Panohuayan ; il avaíteu 
un fils appelé Icnoyxtzin, lequel 
eut pour filíela díte Doña María de 
Castilla Tzonatzin, qui épousa le 
nommé Don Joseph de Santa María 
Teuhctlaco^auhcatzin , seigneur 



1. La troisiéme filie de Quaahcececuitzin avait le méme nom. 

2. Le manuscrit porte par erreur f Diego Pez i. 



20- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Joseph de S« Maria Teuhctlaco- 
^auhcatzinS tlamaocatl teuhctli, 
tlahtohuani Panohuayan. Oncan 
tlacat yn omoteneuh Don Felipe 
Paez de Mendoza. Ynin omoteneuh 
Doña Maria de Castilla Tzonatzin 
ca ye no yxhuiuh ye quinotza yn 
tlahtohuani Quauhcececuitzin. 

Ynic chicóme ychpochhuan 
Quauhcececuitzin, yn ¡toca amo 
momati, ynin conmonamicti yn 
tlacochquencatl teuhctli Quahe- 
lotzin. Oncan tlacat yn Bonifacio 
de S. Benito, ynin oquichiuhtia ce 
ychpochtzin y toca Beatriz, ynin 
conmonamicti Fran" de S. Juan, 
mizquiíecatl Tlaltecahuaque ; on- 
can oquichiuhque, otlacat yn Die- 
go Quahelotl nemi. 

Ynic chicuey ypilhuan Quauh- 
cececuitzin y toca Papayohuatzin, 
tlacochcalcatl teuhctli, ynin 
oquinchiuh omentin • ypilhuan : 
ynic ce ytoca Marcos, ynic ome 
ytoca Miguel Maldonado, ynin 
oquichiuh ce ychopch ytoca Maria 
Maldonado, ynin conmonamicti' 
ynJuan Panohuayan ilaca. On- 
can otlacat Pedronilla Juana 
Bap** , ynin conmomecati ce Es- 
pañol ytoca Juan Sánchez.. Oncan 
otiacatque omentin mesti^oti : ynic 
ce ytoca Aniga , ynic ome ytoca 
Dieguillo, Cuitlaxcohuapan cate. 

[Yniclchiconaui J ypilhuantzi- 
tzinhuan tlacatl Quauhcececuitzin 



tlamaocatlf souverain de Pano- 
huayan. De lá naquit ledit Don 
Felipe Paez de Mendoza. La dite 
Doña Maria de Castilla Tzonatzin 
était aussi petite-fille du souve- 
rain Quauhcececuitzin. 



La septiéme des filies de Quauh- 
cececuitzin, dont le nom n'est 
point connu, épousa le seigneur 
tlacochquencatl Quahélotzin. De 
cette unión naquit Bonifacio de 
S. Benito qui eut une filie nommée 
Beatriz, laquelle devinl Tépouse 
de Francisco de S. Juan, mizqüi- 
tecatl des Tlaltécahuaques ; de lá 
naquit Diego Quahelotl qui est v¡- 
vant. 

Le huitiéme des enfants de 
Quauhcececuitzin se nomme Pa- 
payohuatzin, capitaine general, 
qui eut deux fils: le premier 
appelé Marcos, le second nommé 
Miguel Maldonado, lequel eut une 
filie nommée Maria Maldonado 
qui épousa Juan de Panohuayan. 
De lá naquit Petronilla Juana 
Baptista, qui vécut maritalement 
avec un Espagnol nommé Juan 
Sánchez. De lá naquirent deux 
métis : le premier appelé Aniga 
et le second Dieguillo, qui sont 
á Cuitlaxcohuapan. 

Le neuviéme des enfants du 
noble Quauhcececuitzin est un 



1 . L'auteur a place ce nom aprés le titre tlamaocatl teuhctli. Nous avons 
suivi l'ordre plus logique donné dans le paragraphe précédent. 

2. Le manuscrit porte á tort « conmonnamicti •. 

3. L'auteur a écrit cet adjectif numeral en chiífre árabe, 9. 



SIXIÉME RELATION 



21 



9an ¡calpanpiltzin ytoca Juan [. ..] 
a9anotl,ynin oquichiuh ce ypiltzin 
ytoca Serva[dorJ de S. Fabia, ynin 
oquichiuhtia ytoca Miguel de [S.] 
Fabia, ynin omomiquilico do- 
mingotica, y pan ye }o maní ytla- 
mian roetztli Junio de 1613 años^. 



simple seigneur nommé Juan 
...aganotl, qui eut un fils appelé 
Servador de S. Fabia, lequel eut 
pour fils le nommé Miguel de 
S. Fabia qui mourut le dímanche 
30 du mois de juin 161 3. 



I. Voici le tableau généalogique des descendants de Quauhcececuitzin, 




Quauhcecectthiin 
(Alexo de Ojeda ) 

Antonia 

¿p. luán 

de Mthuacan 



Quauhcectcv tl^in 
(Luis de Ojeda) 

un ñl» ] 



Miguel de San Mateo 
. María, filie de Tlalbitiat^in 



Pctronilla María 
¿ p. Mig uel de S. Juan 

Dominiga María 
¿p. Lucas de Castañeda 



Idaria 

¿p. Joan 

Gisostomo Castro 



Chimalmani^in 
ouse Cbilmolizi 



Tlahuancaiiin (Pedro) 
souverain de Panohuayan 



Acactiiin 



4 

Alotot\ín 

ép. Yi^quiyauht^n 




Filie N.... 
¿ponse Topa! I ^¡H 

Ramirez 
(Comcrío) 

Ramirez 1 Ramirez 
(Diego) I (Mateo) 



Chimalmani^M 
ép. C baUhiubb fcatiin 

Tmhctlaco(atihcal{in 
(Joscph de Sanu María) 
T ^onat;^in (M aría de Castil la) (a) 

Felipe Paez de Mendoza 
¿p. Petromlla de Torcía 



Francisco 
Paez 



Pedro 
Paez 



Felipe 
Paez 



FiUe^N.... 
¿p. Qtiahelo i^tH 

Bonifacio de S. Benito 





Diegoillo 



Juan . . . ofan oll 

Servad or de S. Fabia 

Miguel de S. Fabia 



(a) Doña María de Castilla T^onatiin éuit par son pérc, Icnoyxliin, la petitc-fille de 3íi7ii«- 
eaitiin, riche habiunt de Panobuayan. 



22 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



[Au]h in yehuatl tlahtohuani 
Quauhcececuitzin, ilama[ ocat ] 1 
teuhtcli, teocuiílapane catea ; At- 
Hxco tlamato yn (om]¡to huey 
tiyacauh, ^an in hual chichiuhtia 
yn qui[hu]alhuicac ; ye niman 
can iuh chichiuhtia yn i[ ]an itla- 
huiz quicahuato Acolhuacan, qui- 
macato [y] Ne^ahualpiltzintli, tlah- 
tohuani. Auh ynoyuh quimacato, 
ye ompa quihualmaeac ontiaman- 
1¡ yn [itjlahuiz : ynic centlamantli 
teoeuitlapanitl, ynic [ontIa]mantli 
taeoehtiamanalli. Auh yn omote- 
neuh [yn] teoeuitlapanitl orne ca 
ypan quinamie yn [Majrques 
Quauhcececuitzin ynic acico. 
Auh yn huehue Yotzintli, tlayl- 
lotlae teuhetli, tlahtohuani T/a- 
qualtitlan Tenaneo, ^an chollo, 
motlallito Tlaeoyahualeo ; quin- 
huicae ompa yn icihuahuan Xoyac 
yeampa, amo quimottiti yn Mar- 
ques. 

Quauhtiitlaquayan Texealya - 
cae, niman quauhtenanpa, ic ni- 
man Aeatlaxo tepetl icpac, ye 
niman tonalli ytlailayan, yn omo- 
tepantique S. Fran^* Tlalpan tlaca 
yn ipan axcan xihuitl de 1612 
años, ynic omaltepetlallique yn 
iuh quichiuhca ye huecauh Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
^atzin, Chichimeca teuhetli, ynic 
moquaxochtica » ;atle quitoqueyn 
Tlalmanalco tlahtoque, Don Her- 



Lesouverain Quauhcececuitzin, 
seigneur tlamaocatl, était posses- 
seur d'un étendard précieux; il 
alia soumettre Atlixco el fut, 
comme il a été dit, un grand ea- 
pitaine , il fit préparer des armes 
pour emporter ; aussitót qu'il eut 
fait faire ses armes, il les porta á 
Acolhuacan et les donna au mo- 
narque Necahualpiltzintli. Lors- 
qu'il alia lui offrir ses armes, il 
lui en remit deux : la premiére 
était un drapeau précieux et la 
seeonde une colleeiion de fié- 
ches. Ledit Quauhcececuitzin alia 
avee deux étendards précieux á 
la reneonire du Marquis lorsque 
eelui-ei arriva. Mais Yotzintli, 
rancien, juge assesseur, roi de 
Tzaeualtitlan-Ténanco, prit la 
fuite et alia s'établir á Tlaeoya- 
hualeo ; il conduisit ses femmes au- 
delá du mont Xoyac et se cacha 
pour ne pas étre vu du Marquis. 

A Quauhtiitlaquayan -Texcal- 
*yaeae, dans une eneeinte boisée, 
sur le mont Aeatlaxo, le jour brú- 
lant, les gens de S. Francisco Tlal- 
pan se sont báti des demeures en la 
présente année 1 6 1 2, de telle sorte 
qu'ilsont fondéuneville, ainsique 
depuis longtemps Don Thomas 
de S. Martin Quetzalma^atzin, sei- 
gneur des Chichiméques, en avait 
tracé les limites ; les seigneurs de 
Tlalmanalco, Don Hernando de 



1 . Cest dans la premiére moitié du xvi*" siécle que dut avoir lieu cette 
délimitation, Quetzalma^alzin étant mort en 1 547 (Voyez la ;• Relation). 



SIXIÉME RELATION 



23 



nando de Guzman Omacatzin 
yhuan Don Fran*=° de Sandoval Aca- 
c¡[tz¡n] ', ^an quitoqu^: amo nel 
ye qui'chihua * Don Thomas Que- 
tzalma^atzin tleyn tichihuazque ca 
yaxcan ? Auh yn Don JuandeSan- 
[dojval Tequanxaya[catzin] um- 
pa callac yn Tlalmanalco, quin- 
tlatolm[aca]to yn ompa ilahtoque 
quimilhuito : tía xic[motla]lIican 
ynotiachcauh Don Thomas Que- 
tzal[ma]catl, ma can ¡tía ye xicmo- 
yollalilican, [ma] quincahua yn 
imacehualhuan, ma[9anye] amech- 
motlayecoltilican. Ynic nima[n yn 
quijtlamamacaco Quetzalmacatzin 
chayahua [yn] tlacotilmatli, chal- 
chihuitl ynqu¡mam[acaco], ynic 
quiyollalico, ynic quimoncauh ma- 
c[ehual]tin, yhuan tlalli quinca- 
huilli yn Tlalma[naIco] tlahloque 
catea, ynic ompa opouhque mace- 
hual[tin] Tlalmanalco J. 



Guzman Omacatzin et Don Fran- 
cisco de Sandoval Acacitzin ne 
s*y opposérent pas, ils dirent 
seulement : Don Thomas Quetzal- 
macatzin n'a-t-il pas fait ce que 
nous allons faire aujourd'hui ? 
Mais Don Juan de Sandoval Te- 
quanxayacatzin se rendit á Tlal- 
manalco, donna des ordres aux 
seigneurs et leur dit : laissez éta- 
blir mon frére ainé, Don Thomas 
Quetzalmacatl, tranquillisez-vous 
á cet égard, qu'il laisse ses vassaux 
et que ees derniers vous soient 
soumis. Aussitót il envoya des 
présents á Quetzalma^aizin, il lui 
donna un riche habit etdes pierre- 
ries, pour le consoler de ce qu'il 
abandonnait ses vassaux et le pays 
aux seigneurs de Tlalmanalco, 
aussi les vassaux furent comptés 
pour beaucoup á Tlalmanalco. 



I 



1 . La demiére page de cette Relation est tres oblitérée, notamment le mi* 
lieu qui est méme troué. 

2. Le manuscrit porte f -je quichihaan •. 

3. C'est ici, au has du verso du dernier feuillet, qu'est écrite la mention : 
f 14 ojas >. Ce feuillet étantle sixiéme deceux qui restent, il est évident que 
Ushuit premiers feuillets ont disparu. Ils comprenaientlesévénements anté- 
rieurs á l'annéa 1258, ce qui est une perte regrettable. 



SEPTIÉME RELATION 



Nicam umpehua, ontzinti, n¡- 
can ycuiliuhtoc in ¡nhuallalíz, in 
imecoliz in huehuetqueyllamatque 
in motenehua yNonohualca, in 
Teutlixca, Tlacochcalca, yye mo- 
tenehua axcan Tlalmanalca Chal- 
ca ; inin tocaytl, ynic Chalca ye 
monotza, ca ye quin nican quicui- 
tacico. Yhuan nican ycuiliuhtoc 
yn inxiuhtlapohual motenehua 
Anales,yn oquitlalitiaque huehuet- 
que ; yhuan nican motenehua in 
tlein itoca diablo in oquihualmo- 
teotihtiaque inic ohuallaque inic 
nican otlalmacehuaco Chalco ' . 

In yehuantin yn omoteneuhque 
yNonohualca, in Teotlixca, Tla- 
cochcalca in ^an tlapic quimoteo- 
tiaya yehuatl in quitocayoiiaya 
tlatlauhqui Tezcatlipoca, huey tla- 
catecolotl. Auh yhuan in intlahio- 
cauh hual mochiuhtia yehuatl in 
itoca Chalchiuhtlatonac Cahuetz- 
catzin, teohuateuhctli, ynin umpa 
motlahtocatlalli yn Tullam \ auh 
yyehuantin omoteneuhque yNo- 
nohualca, in Teotlixca, Tlacoch- 



Ici commence, est exposée, ici 
est écrite Tarrivée, Torigine des 
vieillards et des vieilles appelés 
Nonohualcas, Téotlixcas et Tla- 
cochcalcas, qui se nomment au- 
jourd'huiTlalmanalcas Chalcas ; ce 
nom de Chalcas par lequel on les 
designe, c'est ici qu'iis l'ont pris. 
En outre ici est écrit le compte des 
années ou annales, que dressérent 
les anciens ; enfin ici on parle de 
ce que Ton appelle le diable qu'ils 
adorérent comme un dieu et qu'ils 
vinrent vénérer á Chalco. 

Cesdits Nonohualcas, Téotlix- 
cas et Tlacochcalcas adoraient faus- 
sement celui qu'ilsappelaient Tar- 
dent Tezcatlipoca, grand démon. 
lis s'étaientaussi donné un chef qui 
avait pour nom Chalchiuhtlatonac 
Cahuetzcatzin, teohuateuhctli y le- 
quel s'établit comme souverain á 
Tullan ; lesdits Nonohualcas, Téo- 
tlixcas et Tlacochcalcas, n*étaient 
pas Chichiméques , ils étaient 
seulement connus sous le nom de 



I Dans la marge de droite du f*» i (recto), on iit quelques motsqui se rap- 
portent évidemment á ce passage : c ynicotlatzonilpi^ue, ynic otlaxopctlaíjue •, 
en liant soigneusement leurs cheveux et en marchant nu-pieds. 



26 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



calca, ca amo Chichimeca, ca^an 
motenehua tocayotillo tecpan tla- 
ca, ¡pampa yn itech pohuia huel 
íuhqui yn ¡macehualhuan mochi- 
huaya in icallihtic yn omoteneuh 
diablo, tlatlauhqui Tezcatlipoca 
catea, yn iuhqui ce huey tlahto- 
huan¡;yn oncate ¡xcoyan mace- 
hualhuan yhuel ytonalhuan yhuel 
itech pohui yn quiílaecollia ' , y- 
pampa on ynic motenehuaya tec- 
pan tlaca *. Yhuan yn axcan ^an ye 
ye monotza yn tocayotillo tecpan 
tlaca, ayacaquin huel occe tlacatl 
quinnotzaya ; yye huecauh yn ma- 
cehualtin Tlacochcalca mochintin 
teteuhctin pipiltin ipan machoyaJ; 
ayac huelquintlamamaltiaya, cen- 
ca quinmahuiztiliaya ipampa yn 
inteouh Tezcatlipoca catea, gan 
niman atle tequitU yntech caica 
Tlacochcalca ; yequene in gatepan 
huel ye motlamauhtilique in ih- 
cuac mayanaloc, in can iyoca im- 
pan tlacuilolquiauh ; ihchuac peuh 



gens du palais, parcequ'ils sedon- 
naient et se faisaient serviteurs 
dans la demeure dudit diable, 
Tardent Tezcatlipoca, qui était 
comme un grand souverain ; ils 
étaient ses propres vassaux, ses 
véritables serviteurs, entiérement 
dévoués et soumis á ses ordres, 
aussi étaient-iis appelés gens du 
palais. Et aujourd'hui ils ne porten^ 
que ce nom de gens du palais, nul 
ne donnait ce titreá d*autres per- 
sonnes ; anciennement les vassaux 
Tlaeochcalcas étaient consideres 
au-dessus de tous les nobles et 
seigneurs ; nul ne leur imposait 
de tache, on les respectait extré- 
mement parce qu'iis avaient pour 
dieu Tezcatlipoca, on n'exigeait 
des Tlaeochcalcas absolument au- 
cun tribut ; dans la suiíe ils furent 
tres eíFrayés quand il yeut famine 
et qu*il tomba sur eux la pluie 
peinte ; on eut encoré bien plus de 
respect pour eux dans tout le pays 



1. On écrit aussi (juillayecoltia. 

2. Dans la marge de gauche du feuillet i««" (recto) et dans le sens de la ion- 
gueur,sont écrites les lignes suivantes, sans ponvoir, Tautederenvoi,Ieurassi- 
gner une place bien precise : f Yn Huitzillopochtli ^uitocayoti in ihcuac hualla 
tlahtocateotl yn Tezcatlipoca ypan yhcac ytcyacancauh yn tlahtocayotl, in pil- 
lotl^ yn Uuhcyotl, yn petlatl, yn icpalli; yhuan quitocayoti yn Huitzillopochtli 
yyehuaíl tdpochlli yaotl Tezcatlipoca, yn tlamachiliztU, in tlaacicamachiliztli 
ytech calqui, ytech qui^a, yhuan tlahtocateotL i Huitzilopochtli lui donna un 
nom lorsqu'arriva le grand dieu Tezcatlipoca qui était le chef supréme de la 
royauté, de la noblesse et de la seigneurie ayant natte et siége á dossier ; 
Huitzilopochtli appela jeune ennemi Tezcatlipoca, en qui régne la sagesse, 
l'intelligence, et qui est dieu souverain. 

3. Machoya est Timparfait passif du verbe mati • connaltre, estimer 1. 

4. Tequitl signifiant travail, charge ou impót, on pourrait traduire d'une 
fagon plus large : on n'exigeait des Tlaeochcalcas absolument aucune charge. 



SEPTIÉME RELATION 



27 



oc tlapanahuia ynic oymacaxoque 
¡nic cen nohuian yzquican Chalco, 
yhuan p intlahtocahuan, yn ¡uh 
nimán ye onnecitiuh tlaixpan. 

Auh macihui yn Tlacochcalca 
yn intech titlahtohua, yece ca ca 
huel t€pan yn oacico ; auh ca ye- 
huantin yhuel achtopa ohuacico 
in monetehua Acxoteca yhuan Mi- 
huaque, yehuantin achiopa otlal- 
macehuaco, otlatzonilpico, otlac- 
xipetlaco yn oncan Tlalmanalco 
Chalco. Yeceyyehuantin in Acxo- 
teca ca huallahtocayotiaque', auh 
y Mihuaque ynic ehcoque ', ynic 
acico, ynic moilallico, ^an hual- 
cuauhtlahtotiaque, amo hualpillo- 
tiaque^ayac ynilahtocauh quihual- 
huicaque?. Yuh mihtohua yn in- 
pillohuan oncan hualqui^a yn Ac- 
xotlan. 

Auh ynonacico Acxoteca yhuan 
Mihuaque, ye niman quinhualto- 
quilique in motenehua Tlalteca- 
huaque, amo no hualpillotiaque. 

Auh yn onacico yn Tlalteca- 
huaque, ye no niman quinhualto- 
quillique yehuanlin yn motenehua 



de Chalco ainsi que pour leurs 
souverains, comme on va le faire 
voir avant toute chose. 

Bien que nous parlions des 
Tlacochcalcas, ils ne sont certai- 
nement venus qu'aprés d'autres ; 
ceux qui arrivérent, en effet, d'a- 
bord furent les nommés Acxo- 
téques et les Mihuaques qui les 
premiers vinrent faire leur dévo- 
tion, lier leurs cheveux etmarcher 
nu-pieds á Tlalmanalco-Chalco. 
Mais les Acxotéques élurent un 
roi, tandis que les Mihuaques, 
aprésétrearrivés ets'étre installés, 
ne se donnérent qu*un chef mili- 
taire, ne créérent point de no- 
blesse et leur chef n'eut point 
d'escorte. Ainsi Ton dit que leurs 
seigneurs venaient d'Acxotlan. 

Quand furent arrivés les Acxo- 
téques et les Mihuaques, ils furent 
aussitót suivis des peuples nom- 
més Tlaitécahuaques, qui ne aéé- 
rent pas non plus de noblesse. 

Aprés que furent arrivés les Tlai- 
técahuaques, vinrent immédiate- 
ment ceux qui sont nommés Con- 



1. Huallahtocíiyotiaque est mis pour hual tlahtocayotiaíjue, le / entre deux / 
étant presque toujours supprimé. 

2. Ehcoíjue ou ecoque est le plur. du parfait ecoc, prés. eco, arriver; terme 
usité dans les ternes chaudes (Compendio par Ignacio de Paredes, page 85). 

3. On lit, en marge du i»»" feuillet (verso) et danslesensdala longueur, les 
mots suivants qui font sans doute suite au mot íjuihualhuicai]uc : c Yece ynin 
Acxoteca ca huel norujua altepecatca yn oncan motenehua Acxotlan Calnahuac- 
cochlocah •, mais les Acxotéques de hur cóté avaient une ville appelée Acxo- 
tlan Calnihuaccochiocan. — Ce demier terme Calnahuaccochtocan signifie : 
üeu oü I on couche (cochi) dans ou prés (nihuac) des maisons (calli). 



28 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Conteca ; yquetlamantin » yn ach- 
topa ohuacico nican Tlalmanalco. 

Auhyn onacico yn Conieca, ye 
niman quinhualtoquilique ca te- 
tlan oncallaquico in motenehua 
Tlayllotlaque, 9a tetlalpan in on- 
motlallico. 

Auh yequene catepan 9a oila- 
tzacuico, ynic lepan onacico yn 
omoteneuhque yNonohualca, in 
Teotlixca, Tlacochcalca , ynic qa 
tetlan onmotlallico oncan Chalco 
Ateneo, ynic mihtohua motenehua 
5a acuecuenaztzintli yn cana ma- 
coque, ynic tepal motia|lico yn 
oncan Tiacuaya ; gan oc motoli- 
niticatca, auh ynic qatepan ohue- 
litico yn imlahtocahuan Tlacoch- 
calca; ihcuac quin huelitico in 
^an iyoca inpan tlacuilolquiauh 
Tlacochcalca, yehuatl quichichiuh 
yn diablo yn quimoteotiaya yn 
itoca tlatlaühqui Tezcatlipoca ; 
nauhxiuitl in mayanque in omote- 
neuhque Acxoteca yhuan Mihua- 
que yhuan Tlaltecahuaque yhuan 
Conteca yhuan Tlayllotlaque ; 9a 
tepal onmotlallique, no yehuantin 
in oquinmotlahtocatique yn intlah- 
tocahuan Tlacochcalca, ynic qa. 
oquincenpachoco/in^atepan ynin 
nauhtiamanixtin > omoteneuhque 
izqui tlayacatl Tlalmanalca. 

lye huecauh huehuetque catea 



tecas, ees derniers se rendirent 
tout d'abord á Tlalmanalco. 

Aprés Tarrivée des Contécas, 
vinrent aussitóts'introduire parmi 
les autres les nommés Tlayllo- 
tlaques qui s'établirent sur les 
terres des autres. 

Ensuite lorsqu'ils furent ins- 
tallés arrivérent aprés eux lesdits 
Nonohualcas, les Téotlixas et les 
Tlacochcalcas qui se fixérent parmi 
les autres á Chalco-Atenco, de 
sorte qu'on leur donna, dit-on, 
une petite station sur les bordsde 
Teau et que, gráce aux autres, ils 
se fixérent á Tiacuaya ; ils étaient 
encoré pauvres, mais plustard les 
chefs des Tlacochcalcas devinrent 
puissants ; ce qui les rendit puis- 
sants, c'est lorsque tomba sur eux 
la pluie peinte^ gráce au diable 
qu'iis adoraient sous le nom d'ar- 
dent Tezcatlipoca ; durant quatre 
ans lesdits Acxotéques, les Mihua- 
ques, les Tlaltécahuaques, les 
Contécas et lesTlayllotlaques souf- 
frirent de la faim ; aussi s'établi- 
rent-ils parmi les autres et prirent- 
ils aussi pour chefs les souverains 
des Tlacochcalcas, qui les gou- 
vemérent tous ; dans la suite les 
quatre peuplades désignées furent 
les principales populations tlalma- 
nalques. 

Ils étaient fort anciens les 



1 . Yquetlamantin estmis pour o yc-ei-tlamantin • lestroisiémes. Chimalpahin 
avait d abord écrit : « ye ontlamantin ■ les seconds. 

2. Ilfaudraitlire ici: t macuillamanixtin », cinq, Chimalpahin ayant ajouté 
le nom d'Acxotéques á celui de quatre autres peuples, sans corriger le nombre 
nauhtiamanixtin. Mais nous n'avons pas osé changer le texte. 



SEPTIÉME RELATION 



29 



yn omoteneuhque Nonohualca , 
Teotlixca, Tlacochcalca. Yn iuh 
ymamatlacuilolpan in tiiltica tía- 
paltica quicuilotehuaque yn itech 
oquic in tlahtolli ; yn iuh oquihto- 
tiaque in ompa > inchan, in ompa 
huallehuaque ytocayocan Tlapal- 
lan, Nonohualco tlahtolli ymo- 
cuehcuepyan, auh ynic huel moca- 
quiz in tley ca motenehua Nono- 
hualco yn oncan Tlapallan; yn 
iuh conitohua oncan Noniiaque* 
in quenameJ achtopan intlahtol 
catea huehuetque, oncan quicauh- 
que, auh oc centlamantli yntlah- 
tol oquicuique yn Tlacochcalca, 
auh yehuaii yntoca omochiuh 
ynic Nonohualco, ynic Nontiaco ; 
yniquin quemman inpan mochiuh 
yn iuh oquimotlahtoltihque hue- 
huetque Tlacochcalca 4. 

Auh ynin tlahtolli yn oquimo- 
tlahtoltihque huehuetque Tlacoch- 
calca, cenca ohuiti tica ynic moma- 
tiz ca mellahuac yn mocuehcuep 
tlahtolli ; yeceyn oncan ipanin xi- 
huitl tlatehua huehuetque yn oqui- 
cuepaco yntlahtol ; ca ye nepa cen- 
ca miectzonxihuitlynomocuecuep 
tlahtolli, yn iuh neztoc, ycuiliuh- 
toc ipan christiano teoamoxtli, auh 
yehica ipampa ca amo quezquipa 
yn omocuehcuep tlahtolli, ca gan 



dits Nonohualcas, Téotlixcas et 
Tlacochcalcas. Ainsi dans leur 
livre peint ils ont indiqué noble- 
ment Porigine de leur nom ; ainsi 
ils ont designé comme lieu de 
demeure et de départ le pays 
appelé Tlapallan, nom qui s'est 
changé en celui de Nonohualco, 
de sorte qu'il faut entendre par 
Nonohualco Tlapallan méme; ainsi 
il y est dit que Nontiaques est le 
premier nom des anciens, qu*ils le 
quittérent pour prendre cet autre 
nom de Tlacochcalcas et que ce 
nom leur vint soit á Nonohualco, 
soit á Nontiaco ; on y dit enfin 
comment il arriva que les anciens 
Tlacochcalcas recurent leur langue. 



Quant á cette langue que par- 
lérent les anciens Tlacochcalcas, 
il est extrémement difíicile de sa- 
voir exactement quand elle chan- 
gea ; car les anciens ont caché en 
quelle année leur langage fut 
changé ; il y a certes un tres grand 
nombre d'années que le langage 
changea, ainsi qu'il est indiqué, 
qu'il est écrit dans le livre sacre 
des chrétiens, parce que ce ne fut 
pas plusieurs fois, mais une seuie 



1. Le manuscrit porte : t in onpa 1. 

2. Nontiaque, habitants de Nontiaco, 

3. On écrit aussi « in qucnami ». 

4. On lit en marge du f^ 2 (verso) : € Auh ynic niman oncan ohualquizque 
yn Chicomozloc yno yehuanin Mexica Tenuchca qmtocayotia Quinehuayan 
Tzotzompa ». Aussitót aprés lis arrivérent á Chicomoztoc que les Mexicains 
Ténochcas appelaient aussi Quinehuayan Tzotzompa. 



^0 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ceppa, yn iuh neztoc ipan amox- 
tli.- Auh yyehuantin huehuetque 
Tlacochcalca cenca huey tlahiolli 
yn oquimoiequiuhlihque , yece 
ayemo miectzonxiuhpa yn ontla- 
ana yn oncan tlahtohua, yn oncan 
quihualpehualtia yn itzinpehualiz 
yn inhuehuexiuhtlapohualiz Tlaco- 
chcalca. Amo quinamiquiyn chris- 
tiano xiuhtiapohualli, ca cenca 
miectzonxippa tlacahua, auh ma 
9a achitzin nican Toconitocan in 
itlahtollo. Yn quenin omochiuh in 
ihcüac oquichihuaya yn oquical- 
lohuaya ilachihualtepetl yn ompa 
tlaca monotehua Babilonia, yn ^an 
yn innehueyliliz, yn innepohualiz 
oquinmotlahtolcuehcuepilli ynelli 
yceltin Teutl Dios, ynic can qui- 
cauhque yn quícallohuaya auh ye- 
hica ipampa aocmo nepanotí oqui- 
mocaquillique. Yn achtopa can oc 
cecentell » yntlahiol ocatca mote- 
nehua Caldea tlahiolli ynic motlah- 
tollique achto [. . .] tzitzi [. . .] 
aa [...] huí [.. .] Auh yn ih- 
cuac omocuehcuep yn intlahtol, 
ca epohuallonmatlactli yhuan on- 
tlamantli^ ynic oxexeliuh, ynic 
omocuecuep ; auh yyehuantin ne- 
panotl omocaque in cecentlaman- 
tl¡ intlahtol oquicuique, yyohyoca 
onmonotzque ynic oyahyaque 
omocemmanque nohuiyampa oya- 
hyaque yn ipan cemanahuatl, 
ompa omoxinachoto, omopilhua- 



fois que le langage changea, suí- 
vant ce qui est montré dansce iivre. 
Les anciens Tlacochcalcas eurent 
en partage une tres belle langue, 
mais il n'y avait pas un bien grand 
nombre d*années qu'ils Tavaient 
prise á l'époque indiquée comme 
le commencement dans Tan- 
cienne chronologie des Tlacoch- 
calcas. La chronologie des chré- 
tiens ne concorde pas, car elle fixe 
un tres grand nombre d'années, 
jtandis qu'il y en a un peu moins ici 
dans l'histoire de Toconitocan. 
Cela arriva done lorsque les hom- 
mestravaillaientá achever la haute 
tour dans le pays appelé Baby- 
lonie oü, á cause de leur orgueil, 
de leur présomption, le seul vrai 
Dieu confondit leur langage, de 
sorte quMIs abandonnérent leurs 
travaux parce qu'ils ne s'enten- 
dirent plus entre eux. Primitive- 
ment il n'y avait qu'une seule 
langueappeléele Chaldéen que les 
homnies parlérent d'abord [ 

] 

Lorsque le langage des hommes 
changea, il se divisa en soixante- 
douze parties; ceux qui purent 
s'entendre entre eux prirent la 
méme langue, se concertérent afin 
de partir et d'aller serépandre sur 
les divers points de la terre qu'ils 
peuplérent. C'est ainsi qu'ils jeté- 
rent dans le monde les semences 



1 . Le manuscrit porte : t cencentetl > . 

2. Ce chiffre a été emprunté aux Annales de l'hérésiarque grec Alex. 
Eutychés qui a prétendu que la tour de Babel ful construite par 72 hommes. 



SEPTIÉME RELATION 



?I 



tito ynic otlatemiltihque cema- 
nahuac ytlaca xinachotica. Auhca 
yuhqui ynyn omochiuh. 

Ca yn ¡hcuac ye tlanehuihuia, 
yye tlacenquiga, yye tlacuauh- 
quica, yye oilapihuixque, yye 
omiequiyaque, yye tonaque ' ; yye- 
huantin yn itechpa oquizque yn 
¡tlacamecayohuan yn huey cente- 
thauin Noe motenehua Patriarca, 
oncan ytiantzinco ocatca ce yx- 
iiuiuh yn itoca Cham ypiltzin yn 
ipil[huan ito]ca Chus, ytoca 
Nemrod». Auh yn iuh ipan oquin- 
[m]onextili, yn iuh ¡pan oquin- 
mottiti yn oc cequintin macehual- 
tin ca huelloncatqui yhuelitiliz yn 
nican tlalticpac yhuan cenca huel 
hueca tlachiani, huel ahco huel 
tlacpac quitlaÜaya yn iilalnami- 
quiliz, ynic niman tlahtohuani 
rey ¡ntecuiyo omochiuh; yn oc 
cequintin miequintin macehualtin 
yno yehuantin yn tlacuallitaliztica 
in tlahuelmachiliztica oquipacca- 
celique, ynic motlahtocatlalli yn 
omoteneuh Nemrod. Ca in ihcuac 
yn oquittaque ynic cenca yolchi- 
cahuac, ynic cenca yollotlapaltic, 
yhuan ynic cenca tlapalchichi- 
cactic, auh ye niman oquinyacan 
yyehuantin ye quitlacamati, ompa 
quimitztiltihtia yn tonatiuh yqui- 
cayampa motenehua Oriente; 



des nations. C'est en eífet de 
cette fa^on que les choses se pas- 
sérent. 

Déjá les hommes alors étaient 
devenus tres nombreux, ils s'é- 
taient extrémement accrus, muí- 
tipliés ; ils venaient de la source 
du pérecommundes hommes, le 
patriarche Noé, d'oü descendaient 
ses fils et petits-fils nommés Cham, 
Chus et Nemrod. Ce dernier se 
montra et se fit connaitre au- 
dessus des autres hommes en 
étabiissant sa toute-puissance sur 
la terre et en donnant des preuves 
de sa grande clairvoyance et de 
son profond jugement, de telle 
sorte qu'il devint leur souve- 
rain ; beaucoup d'autres hommes 
Taccueillirent tres volontiers et 
avec grand empressement ; aussi 
ledit Nemrod s'installa-t-il comme 
roi. Des qu'il eut montré qu'il 
était tres fort, tres courageux 
et qu'il était de la plus noble 
origine, il se mit immédiatement 
á la tete deceux qui lui obéissaient 
et les conduisit vers le lieu oü le 
soleilse leve, appelé Orient; il 
quitta le lieu oü il était et parvint 
ainsi dans le pays designé sous le 
nom de Sennaar ; lá tous se con- 
certérent et convinrent en secret 
que Nemrod chercherait, imagi- 



1. Tonaque est la troisiéme pers. du plur. du parfait de tona, fairechaud, 

abonder, croitre. 

2. Cette généalogiene paralt pas tres claire, elle dit que Chus et Nemrod 
sont les fils de Cham; or nous savons que Chus en était le fils et Nemrod le 
petit-fils. 



?2 

oquimonebualti yn oncan ocatca 
auh [y]n oyuh ahcito yn ¡pan 
tlalli [y]n itocayocan Sennaar; 
oncan mochintin omo[ma]mah 
ychiaca nonotzque ynic huel 
yehuail oquinexti, oquinemilli, 
oquiyollohui, oquiyocox, oquipic 
yn Nemrod yn ¡nemilliloca yn 
¡chihualloca ynic tzinliz, ynic 
pehuaz ce huey altepetl ciudad, 
ynic ca no oncan ipan mochihuaz 
ce tlachihualtepeil ahnoco yaote- 
peil in motenehua torre yhuel 
ahciz ylhuicatl ytech, ca yuh ypan 
mihtohua ynin tlahtolli ynic chi- 
cuacenteoamojqDan ' yn ipan mo- 
tenehua Génesis, capitulo ynic 
mailactlonce ipan. Auh yehuatl ye 
quinemilli ynic mihtohua ye con- 
mottiliaya ynicmihitoz, ynic tete- 
nehualoz tepan cahuantimaniz yn 
¡toca, yn yienyo, yhuan ynic ye- 
huant¡nquicauhtiazque yn ¡nlüllo, 
yn ¡ntlapallo yn ¡milnamicoca 
mochipa cem¡hcac, ynic nohuiyan 
¡pan cemanahuatl yn oqu¡c ayemo 
xexellolo, yn oqu¡c ayemo yh¡- 
huallo [y]n¡c campa yehuatz¡n 
Noe ytIanequ¡I¡zticatzinco qu¡n- 
m¡h¡hual¡z. 

Auh ye n¡rma]n opeuh yye mo- 
ch¡hua, yye moilaüa yhuey a[lte- 
pe]tl ciudad, yhuan otiatlallanoc, 
ye no mochihua in t|epe]pechili , 
ye moquetza in tlachihualiepetl ¡n 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



nerait, ¡nventera¡t les moyens de 
fonder, de commencer une grande 
vüje oü serait également bátie 
une c¡ladelle ou forteresse ap- 
pelée toar doni Textrémité devait 
atteindre le ele!, ains¡ qu'ü est dit 
dans le sixiéme livre sacre appelé 
Genése, chapiíre onziéme. Nemrod 
ordonña cela parce que, dit-on, 
il entrevoyaii déjá que son nom 
sera¡t publié, que sa renommée 
serait annoncée, répandue parmi 
les nations, et afin que les hom- 
mes laissassent pour toujours un 
souvenir de leur noble origine, 
qui ne pát jamáis éire détruit n¡ 
eflfacé sur les dlvers points de la 
terre oü Noé leur aura.t donné 
l'ordre dése rendre. 



Aussitót que fut résolue la cons- 
truct¡on de la grande ville, on 
creusa la terre, on fit les fonda- 
t¡ons et b¡ent6t s'éleva la forte- 
resse appelée toar, elle sort¡t 



I. Le ms. porte par erreur: t chicuKcntcamoxpan >. — C'est surtoutdans 
\z paragraphe 4 qu'il est question de la hauteur qui devait étre donnée á 
cette tour. 



SEPTIÉME RELATION 



53 



mo[te]nehua torre,yequitocatihu¡, 
ye quÍ9allotihu[i] ye cenca ye 
hueca yatiuh yn itequipanolloca. 
Yh[uan] no ypan yn oc centeil 
amoxtli ymoienehua Es[co]Iastica 
oncan ytech mopohua, yuh quih- 
tohua, yuh qu¡^i]tenehua ca ye 
oquinepano, onetechquicepanne- 
pan[o,J omochquihuicalti yn iuh 
conmottiliaya, ynic ^an no yhuan 
itoIo[z,] tenehualoz, ynic tepan 
cahuaniz yn itenyo Nemrod, ynic 
molnamiquiz mochipa yn ¡toca; 
5an no yhuan oquimohuicalii ¡n 
nechachamahualiziii, ynetopaly- 
toliztli ; yn ca ye no yuhque yn 
oc cequintin yyehuantin yn ince- 
panilanequiliz yn itetlahuelitili- 
cahuan,yn itetlahuelcaquilicahuan 
yn incepantlanextil[iz] nemiliaya 
ye conmoitiliaya ipan onmih- 
to[hua]ya, onmihuiliaya, ynic can 
oncan mocahuazquia yn ipan 
om'otCjneuh tlalli, ynic can 
oncan pactinemizquia, ynic Tamo] 
quimamattinemizquia, ynic huelli 
miyolloyetinemizquia , moyollal- 
litinemizquia ytech ytlachihualte- 
petl ymotenehua torre, yniqui- 
tech momaquixtizquia yn itechpa 
illa 5a nen oc ceppa huallazquia 
momanaquia oc centlamanili ce- 
mapachihuiliztli tlapayahui 'ti . J 

Auh yyehuatl yn i toca Josefo 
no ytechpa tlahtohua, huel qui- 
chicahuacatlalia in itlahtol iuhqui 



bientót de terre, el' Toeavre alia 
grandissant. Dans un autre livre 
designé sous le nom de Scolas- 
üque oü il en est aussi question, 
il est dit, exprimé que c'était afin 
de s'unir, d'étre ensembie, d'étre 
tous groupéscommeon les voyait, 
afín qu'en méme temps la renom- 
mée de Nemrod fát publiée, ré- 
pandue parmi les peuples et que 
Ton se souvint toujours de son 
nom ; mais il a été conduit par For- 
gueil, la présomption ; les autres 
hommes étaient comms luí, ils ne 
considéraient que Tassentiment 
general de ses approbateurs, les 
démonstrations éclatantes de ses 
admirateurs, ils étaient persuades 
et prétendaient qu'ils demeure- 
raient sur ladite terre, qu'ils y 
vivraient heureux, n'auraient point 
de soucis, qu'ils agiraient entiére- 
ment selon leurs désirs et seraient 
tout á fait en süreté gráce á cette 
tour dans laquelle ils se mettraient 
á Tabri, et qu'enfin pouvait avoir 
lieu impunément un nouveau dé- 
luge. 



1 



Joséphe, qui a aussi parlé sur 
ce sujet, a parfaitement montré 
dans son histoire ' quelle était 



i . Histoire des Juifs ou AntiquiUs judaíques. 



H 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ynynoquihtoynitlahuelilocayo yn 
acualli, yn ayeciH quihtohuaya 
Nemrod, ca huel pinahuiztlah- 
toliica yn ilahiohuaya yn ihuic- 
paizinco in cenquizca huecapan 
Teutl Dios. Auh ynic huel qui[n]- 
pehualti, ynic quinyoileuh, ynic 
qu¡yoIlap[an] yn tlaca yn mace- 
hualtin yn iiechpa yn[ic] chihual- 
loca, yniquetzalloca tlachihual- 
tepetl; auh ynic quintlacentene- 
huili, ynic quintlatlali[li], ynic 
quintlacemihtalhui, ynic amo ^an 
iyo yca [yn]ic amo ^an ixqui- 
chica ye quinmanahuiz, ye quin- 

[ ]acuililiz , ye quixnami- 

quiz yn ihuelitiliztzin totecuiyo 
Dios, ca ^an no yhuan oc no 
cenca yca ynic mo[tz]oncuizne- 
quia yn ipampa ynic micque yn 
quin[mojhuaItoquilia yn icolhuan, 
yn icihuan catea yn a[lljlica mic- 
que, yn apachiuhque. Auh yn 
ichieahualloea ynin tlahtolli ynic 
mihtohua ca huel yuh connequia 
yn onnalqui^azquia yn iihuica- 
tlihtie ynic ompa yn iuh quimoi- 
huiaya quimaxilizquia ymac mo- 
huetziltizquia in totecuiyo Dios. 
Auh ynic no nican yn itechpa yn 
ilahtolli oconanque, oncan yiech- 
pa opeuh, otziñlic ynic no iley 
yteehpa quipqhua oquimotlahtol- 
tique yyehuantin tlahtollaüanime, 
yn tlahtolchichiuhque motenehua 
poetas; yn quenin iuh yehuatl 
ytoca Ovidio, ono yteehpa tlahto. 



la perversité du méchant, du vi- 
cieux nommé Nemrod, qui par 
ses paroles extrémement orgueil- 
leuses outrageait le dieu tout- 
puissant. En effet, ¡1 inspira aux 
hommes Tidée, leur conseilla et leur 
fit prendre la résolution de cons- 
truiré, d'élever une tour ; il le leur 
ordonna, prescrivit et proposa non 
pas seulement dans le but unique 
de les proteger, de les secourir, 
de lulter eonire Dieu, notre sou- 
verain maitre, mais surtout avee 
le dessein de se venger parce que 
ses aieux, ses a'ieules avaient péri, 
étaient morts noyes par le déluge. 
Pour donner de la forcé á cette 
parole, on disait qu'ils voulaient 
s'élever dans le eiel jusqu'au point 
oü ils prétendaient pouvoir at- 
teindre avee la main Dieu, notre 
seigneur. C'est aussi de lá qu'est 
venu ce récit, qu'a pris naissance 
ce qu'ont exposé les -composi- 
teurs, les inventeurs de fables, 
connus sous le nom de poetes ; 
comme celui qui est appelé Ovide ' 
qui a aussi parlé de cela, et men- 
tionné les géants extraordinaires 
(Ovide les nomme ainsi paree que 
tous étaient extrémement grands 
et d'une tres haute stature) . II les a 
montrés faisaní la guerre aux dieux, 
ayant la prétention de s'élever jus- 
qu'au eiel, aussi ils construisirent 
une tour, puis par-dessus en éta- 
blirent une autre. Ainsi se termine 



I. Voyez les MétamorphoscSj livre I, § 111. 



SEPTIÉME RELATION 



ÍS 



oquihto yyehuantin [quijnameiin 
yn tlacahueyaque ; (yn ipampa 
yuh [quijnnotza yn Ovidio, ca 
no^o mochintin in huehueyntin 
tiaca catea, cenca huehuey yn in- 
tlac catea.) Ca quimonectiaya 
in quinyaochihuazquia tetéo, yn 
iuh ypan momatca ye tiecozquia 
yn ilhuicac, ynic oquitiallique ce 
tlaehihualtepetl, niman oc ce 
ypan quitiallique. Oncan tlami 
ynyn ¡tlahtol. Yn ipampa yuh 
tlahto yn itechpa tlaehihualtepetl 
yn Ovidio yn oc centlamantli 
tlahtoltica, ^an oc otlateotocani, 
amo quimiximachilli yn iceltzin 
Teutl. 

Auh yye omottac yn iuhqui 
ynyn inepohualiz, in inechama- 
hualiz in Nemrod, )m ipampa 
yuh ye mochihua, eanel huel 
moch quimottilia yhuel yehuatzin 
Dios, niman oquinmonochillitzino 
yn inangeltzitzinhuan oquinmol- 
huillitzino : « ma xihualhuian, 
« ma ynpan tiquintemohuilican 
a in tetenzacualiztli, in tetlah- 
a tolpololiztli yn intlahtolpan 
« ynin tlaca macchualtin. » Yn 
oyuh quimihtalhii yn tlahtolli,yc 
niman can ce neyxcueyoniliztica 
omottaque, ye oc cecentlamantli 
ye ya yancuic omoeuehcueptihuetz 
yn ¡ntla[htol] yyehuantin oqui- 
chihuaya yn oquiquetzaya tlaehi- 
hualtepetl moienehua torre; auh 
yniquiuh ' omochihuin yn aoemo 



son récit. Si Ovide a parlé de la 
tour d'une autre fa^on, c'est qu'il 
était encoré idolatre et ne con- 
naissait pas le dieu unique. 



Des que fut connu Torgueil, la 
vanité de Nemrod, paree que Dieu 
voit immédiatement tout ce qui se 
fait, il appela ses anges et leur 
dit : (c Allez, faites que leshommes 
« deviennent muets, détruisez leur 
« langage. » Des que Dieu eut 
prononcé ees paroles, les hommes 
ne s'entendirent plus que par si- 
gnes, et en méme temps leur lan- 
gage fut changé en autant de 
nouvelles langues qu'ils étaient 
d'hommes pour construiré la for- 
teresse appelée tour ; il s'ensuivit 
qu*ils ne se comprirent plus les 
uns les autres, de sorte qu'il en 
lésulta le mutisme, la confusión 
et le changement de langage. Les 
hommes prirent soixanie-douze 
langues nouvelles, aussi ils don- 



Yniquiuh est mis pour ynic iuh. 



3 6 ANNALES DE 

cerne nepanotl' mocaquia, ynic 
cenca huey oncan impan hualla 
yn neientzacualiztli, yn nellah- 
tolpolloliztli, yn netlahtolcueh- 
cuepalizlli . Epohuallonmailactla- 
manili ipan onilamantli yyancuic 
tlahtoUi oncan quicuique in tlaca, 
ynic oncan quitocayolique yn on- 
can quichihuaya tlachihualtepetl 
Babel ca quinalquizcacaquiziilia; 
quihtoznequi netentzacualloyan, 
neilahtolpololoyan^nellahtolcueh- 
cuepalloyan . Auh yhuey altepetl 
yn ciudad yn oncan otzintic in 
quitlalique ye monotza Babilonia. 

Auh oc no centetl amoxtli jt\ 
ga no ytoca Escolástica yn oncan 
iuh ipan quihtohua ipan onhualla 
centlamantli yn cenca huey ynic 
chicahuac, tlapaltic tlahuellehecatl 
ye omohuiíectiquiz, oquimayauh- 
liquiz yyehuatl yn oquichiuhca, 
yn oquiquetzca tlachihualtepe- 
huiílatztli yn motenehua torre, 
yehuatl yuh quichiuh yn innepo- 
hualiz, yn innechachamahualiz, 
yn inneíopaliztlahtol yyehuanlin 
in tlaca macehualtin. Oncan tlami 
ynyn teoamoxtlahtolli. 

Auh ynican huehuetque catea 
Tlacoehcalca yn iuh oquimoma- 
chiztihque, yn canin huallehuaque 
yn iuh quiteneuh ihui achi huel 
ompa ytech oncaquizti yn omo- 
teneuh in yhuey altepetl Babilo- 
nia. Neltiliztli meliahuac ca ompa 
oxexeliohuac yn in tlacamecayotica 
in qui^allohuaya tlachihualtepetl 



CHIMALPAHIN 

nérent au lieu oü ¡Is avaient elevé 
la tour le nom de Babel parce 
qu'ils ne pouvaient se comprendre; 
ce mot veut diré lieu de mutisme, 
de confusión, de changemeni de 
langage. Enfin ils fondérent en 
cet endroit une grande ville ap- 
pelée Babylone. 



L'autre livre nommé Scolas- 
iique rapporte qu'alors s'éleva un 
vent tres grand, extrémement vio- 
lent et furieux qui vint fondre et 
renversa - cette haute forteresse 
nommée tour que les hommes 
avaient construite et qui avait fait 
naitre la vanité et la présomption 
de ees gens vulgaires. Lá finit le 
récit du livre sacre. 



Ici éiaient les anciens Tlacoch- 
caleas ainsi qu'ils Tont indiqué, 
c*est de lá qu'ils partirent, dési- 
gnant en quelque sorte ladite 
grande ville de Babylone. II est 
parfaiiement exaet que e*est en 
cet endroit que les races se divi- 
sérent en construisant la tour et 
que prirent naissanee les diverses 



Le manuscrít porte parerreur : • ncpanol ». 



SEPTIÉME RELATION 



37 



yhuan ompa oxcxeliuh ynepapan 
tlahtolli. Auh yece ca ayemo miec- 
xihuitl yn ompa ohuallehuaque yn 
canin Tlapailan Nonohualco tlah- 
tolli ymocuehcuepyan, [yjn iuhqui 
machiyotitihui yn intlamachiliz- 
tlahtol, yhuan yn inhuehuexiuh- 
tlapohual ; huel ^an teomeyolloti, 
amo quínamiqui, yn christiano 
xiuhpohualli quipatilia ; ayemo 
miecxihuitl yn oncan quihualpe- 
hualtia ynomoteneuhque[hue]hue- 
tque yn ¡pan ce tecpatl xihuitl'. 
Ca ye quin axcan ye caxtolpo- 
hualxihuitl ypan cenpohualion- 
caxtolli 2 xihuitl (axcan tica te ypan 
xihuitl de 1629 años) ) yn ompa 
huallehuaque, yhuallolinque Tía- 
pallan Nonohualco yn Tlacoch- 
calca. Yn ihcuac yn ye iuh nepa 
etzonxihukl ypan epohuallonma- 
tlactli ipan onxihuitl motlacatiN 
litzino ynelli Teutl Dios ytlatjopil- 
tzin Jesu-Christo. Yn ihcuac ypan 
in cahuitl yn ompa ohualpeuh- 
que, ohuallolinque Tlapailan Chi- 
comoztoc tlahtolli ymocuehcue- 
pyan Nonohualco Tzotzompa Qui- 
nehuayan, ohualquizque, ohual- 



langues. Mais il n'y a pas un tres 
grand nombre d'années que les Tla- 
cochcalcas partirent de Tlapailan 
dont le nom s'est changé en celui 
de Nonohualco, ainsi qu'il est in- 
diqué dans leurhistoireinstructive 
et dans leurs vieilles annales ; 
seulement c'est douteux, cela n'est 
pas exact et difiere de la chrono- 
logie chrétienne ; il n'y a pas un 
tres grand nombre d'années que 
partirent lesdits anciens en Fannée 
I silex, II y a maintenant trois 1272 
cent trente-cinq ans (nous sommes 
actuellement en Tannée 1629) que 
les Tlacochcalcas partirent et s'é- 
loignérent de Tlapailan Nono- 
hualco. Il y avait alors douze cent 
soixante-douze ans qu'était né 
Jésus-Christ, le fils du vrai Dieu. 
C'est á cette époque que les Tla- 
cochcalcas partirent et quittérent 
Tlapailan Chicomoztoc dont le nom 
s'est changé en ceux de Nono- 
hualco Tzotzompa Quinéhuayan, 
d'oü partirent lesdits Tlacoch- 
calcas. 



1. Cette année correspond á Tan 1272, ainsi que l'auteur le dit quelques 
lignes plus loin. C'est la 27* année du 4» cycle qui avait commencé en 1 246. 

2. Le ms. porte par erreur : t cenpoUon:axlolli >. 

3. II y a lá une erreur de calcul, rinlervalle de 1272 ái629 étant de 357 
ans et non de 33$ ans. Chimalpahin aurait done dü mettre : t caxtolpohual- 
xihuitl, ypan onpohualloncaxtolli, ypjn oixihuitl, c'est -á-dire 3 57 ans. La phrase 
ici entre parenthéses estén surcharge au haut du feuillet 5 (verso). Ce quiferait 
suppossr que cette annotation a été mise aprés coup et que Tauteur n'a pas songé 
en méme lemps á corriger le texte fixant Tintervalle qui separe 1 272 de 1629. 
Quoi qu'il en soit, cette indicatíon est précieuse et nous autorise á diré que 
le manuscrit a été commencé en 1607 et revisé ou peut-étre terminé en 1629. 



?8 

lehuaque yn omoteneuhque Tla- 
cochcalca. 

No yhuan yn ihcuac yn ye yuh 
nepa oquimochihuillitzino yn to- 
tecuiyo Dios, yhuel ytzinpeuhyan 
cemanahuatl ye caxtolli oncetzon- 
xihuitl, ypan epohuallonniatlactli, 
ypan ce xihuitl. 

No yhuan ye yuh nepa matlac- 
tzonxihuitl, ypan mactlacpohual- 
xihuiíl, ypan cenpohualli onchi- 
cuey xihuitl omochiuh yn cema- 
nahuac yn apachihuiliztli motene- 
hua diluvio, ynic poliohuac nohui- 
yan cemanahuac, yn ihcuac ypan- 
tzinco mochiuh yn omoteneuhtzino 
tlaachtopaytohuani yn iiocaizin 
tlacail sancto Noe propheia'. 

Auh no yuh ompa huallehuaque 
yn omoteneuh Tlapallan in Nono- 
hualca Tlacochcalca ca huey teo- 
huail ylhuicaatoyatl yn quihual- 
panahuique teccizyotiuh ayome 
atoco yn oncan hueyatoyac hual- 
quizque cani yatenyo yn oqui- 
hualtocatiaque aioyatl, yniman 
tonatiuh yqui^ayampa ohualmo- 
cuepato canoro quiteomatia yhuan 
yn tonatiuh ynic oquimotocayo- 
tiqueTeotlixca*; oncan quimittato 
yn ilaca tzocuillicxeque ey ymicxi. 
Ye nim[an] oc ceppa oquihualpa- 
nahuique yhuey atoyatl, ylhuicaail 
yn ¡hticatl, oncan oquinhuallitzti- 
quizque yn Acihuatlmichintlaco 
yhuan yhuehueynlin acocohua, 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



1272 



II y avait aussi á cette époque 
six mille quatre cent soixante et 
onzeansque Dieu, notre seigneur, 
avait creé le monde. 



II y avait aussi quatre mille deux 
cent vingt-huit ans qu'avait eu 
lieu sur la terre Tinondaiion ap- 
pelee déluge, qui couvrit tout le 
globe et s'accomplit sous le pro- 
phéte nommé le venerable Noé. 



Lorsque les Nonohualcas Tla- 
cochcalcas partirent dudit Tla- 
pallan, ils traversérent lavaste mer 
portes sur des carapaces et arri- 
véreni dans une grande riviére 
dont ils suivirent les bords, puis 
ilsretournérentvers le levant pour 
accomplirdes pratiques religieuses 
devantlesoleil, aussi étaient-ilsap- 
pelés Téotlixcas ; lá ils virent des 
gens avec trois pieds de chardon- 
neret. Aussitót ils traversérent de 
nouveau la grande mer, se háté- 
renl d'aller visiter Acihuatlmichin- 
tlaco et firent usage de grands 
coquillages, de carapaces de tortue 
et parcoururent la mer. Aprés 
avoir traversé la grande mer en 



1. Suivant ees calcáis, la création du monde auraiteu lieu vers Tan 
5200 avant J.-C. et le déluge en 2956. 

2. Teotlixcaj de tcotl, c dieu », et ixtli * face • ; c'est-á-dire, face de dieu. 



SEPTIÉME RELATION 



39 



yn ayome yn tecciztli oquinhual- 
lapichilitiquizque, oquinhuailatzo- 
tzonilitiquizque yn ayhtic. Auh yn 
oyuh quihualpanahuique yn ioc- 
canixti teoFylJhuicaatl, ye niman 
ollalhuaccaquicacoyehualnenemi 
tlalli, ye quihualtoca, ynic niman 
oncan ohuacico yn itocayocan 
Xiuhpetlailan ypan I tecpatl x¡- 
huitl, 1272 años. Oncan in oce 
xiuhtique, ye niman no eeppa 
onean huallehuaque yn Xiuhpe- 
tlatlan, niman ye huitze, quÍ9aeo 
Coyotepee ahnoco To^aniepee, 
niman ye huitze, quigakoj Cohua- 
tepee, niman quicaeo Omexahuae- 
tepee. Ye niman quicaeo Eytla- 
eochtepee ipan II ealli xihuitl, 
1273 años. Oncan ce xiuhtique, 
ye nimam no[ee)ppa onean hualle- 
huaque, quicaeo Quahuitlyteeho- 
mitlpileayan, ye niman quicaeo 
Teotlyxaealyeayan, ye niman qui- 
caeo Quauhyohuayan quauhtapa- 
golla hualeuauhtiaztiaque ynie 
huel hualquizque euauhtia ; niman 
quicaeo Cuixtecatiyeayan, ye ni- 
man quicaeo yn onean canin qa. no 
euauhtla,oneanynpan eeppayauh; 
onean ee xiuhtique yn ipan III 
tochtli xihuitl, 1 274 años. 

Ye no eeppa oncan huallehuaque 
quicaeo ^acallan ahnoco ^^^cate- 
pee; ye niman quiqaco Teote- 
nanco; ye niman quicaeo Cui- 
tlaehtep:c ahnoco Xillotcpee; ye 
niman quicaeo Omehuitztepec ; 
ye niman quicaeo Tlalliyxeo ; ye 
niman quicaeo Chimaleo ; ye ni- 
man quicaeo Tzineuetlaxcohuate- 



deux endroits, ils abordérent im- 1272 
médiatement dans une ile, la par- 
eoururent, traversérent le pays, 
et aussitót aprés arrivérent dans 
le lieu appelé Xiuhpéilatlan en 
Tannée i silex, 1272. lis y séjour- 
nérent un an, puis se mirent de 
nouveau en marche en quittant 
Xiuhpétlatlan et se rendirent á 
Coyotepee ou Toíjantépee, puis á 
Cohuatépee et á Oméxahuaetépec. 
De lá ils allérent á Eytlaeoeh- 
tépee, en Tannée 2 maison, 1273. 1273 
lis passérent lá un an et se mirent 
de nouveau en marche ; ils al- 
lérent á Q^uahuitlytechomitlpilea- 
yan, puis á Teotlyxaealyeayan, 
puis á Quauhyohuayan oü ils furent 
obligés de couper des broussailles 
afin de pouvoir sortir des bois ; 
aussitót aprés ils arrivérent á 
Cuixtecatiyeayan, puis en un lieu 
oü il y avait aussi des bois et oü 
il neiga sur eux ; ils séjoumérent 
dans eet endroit pendant un an, 
en Tannée 3 lapin, 1274. 1274 



lis se mirent de nouveau en 
marche et parvinrent á ^acatlan 
ou (^catépee, puis á Téoténaneo, 
puis á Cuitlaehtépee ou Xillotépee, 
puis á Oméhuiíztépec, puis á 
Tlalliyxeo, puis á Chimaleo, puis 
á Tzincuetlaxcohuatépeeou Tziuh- 
eohuatépee ; de lá ils arrivérent á 
Tullan. 



40 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



pecahno5oTziuhcoh[uatepec]; ye 
niman oncan ahcico yn Tu [Han] ' * 

IIII acatl xihuitl, 1275 años. 
Ypan yn oncan [quitlahjtocatlal- 
lique yNonohualca, yn Teotlixca, 
TlaFcochcalca] yniíocaYacahuetz- 
catzin, ynic teohuateuhc[il¡ mo- 
chiuhJynilahtocauhyTlacochcalca. 

V tecpatl [xihuiíl, 1276] años. 

VI calli xihuitl, 1 277 años. 

VII toch[tI¡ xihuitl], 1 278 años. 

VIII acatl xihuitl, 1279 años. 

[IX tecpatl I xihuitl, 1 280 años. 

X calli xihuitl, 1281 [años. Yn 
ipa]nin omiquico in Xihuitltemoc, 
tIahto[huani yn Cul^huacan, yn 

tlahtocat mailacxihuitl o|^ 

xihuitl 2 ; auh] qa niman, ipaninyn 
omoteneuh xihui ti, mojtlahtoca- 
tlalli yn Coxcoxtli tlahtohuaníi 
mochijuh yn Cuihuacan. 



1274 



Année 4 roseau, 1275. Alors 1275 
les Nonohualcas, les Téotlixcas 
et les Tlacochcalcas installérent le 
nommé Yacahuetzcatzin qui gou- 
verna les Tlacochcalcas avec le 
titre de teohuateuchtíi. 



Année 5 silex, 1276. 
Année 6 maison, 1277. 
Année 7 lapin, 1278. 
Année 8 roseau, 1279. 
Année 9 silex, 1 280. 



1276 
1277 
1278 
1279 
1280 



Année 10 maison, 1281. Alors 1281 
mourut Xihuitltemoc, roí de Cui- 
huacan, qui avait gouverné durant 
onze (ou quatorze) ans ; aussitót 
aprés, en cette méme année, Cox- 
coxtli fut élu comme souverain de 
Cuihuacan. 



1 . On lit en marge du feuillet 6 (recto): t No ypan in mocutp yn Ateneo yn 
huehue Yizcuauhtzin, atlauhteuhctli,(a onmictacic; oncan hual motlallí Yllan- 
cuetzin ipan 3 tochtli ■. Alors aussi retourna á Ateneo Itzeuauhtzin, Tancien, 
atlauhteuhctlij et il mourut ; Illancuetzin alia s'y établir en lannée 3 lapin. 

2. Xihuitltemoc dut régnerde 1 1 á i4ans, d'aprés ce qui reste ici du texte. 
Aprés matlacxihuitl 0. on distingue, sur le manuscrit, le premier jambage d*un 
n ou d'un m. Si cette lettre était enl¡ére,on pourraitdéterminer,á deux ans prés, 
la durée de ce régne. En effet, avec on permettant de lire once ou onnaui, 
il serait de onze ou de quatorze ans, tandis qu'avec om donnant ornóme ou 
omeiy il faudrait admettre douze ou treize ans. — La capitale du royaume, 
Cuihuacan, était située au sud de Tenochtitlan. 



• SEPTIÉME RELATION 

Xltochtii xihuitl, 1282 años. Année 11 lapin, 1282. 



41 



XII acati xihuitl, 1283 años. 

XIII tecpatl xihuitl, 1 284 años. 

I calli xihuitl, 1285 años. 

II tochtli xihuiti, 1 286 años. 

III acatl xihuitl, 1 287 años. 
IIII tecpatl xihuitl, 1 288 años. 
V calli xihuitl, 1 289 años. 



1282* 

Année 1 2 roseau, 1 28;. 1 283 

Année 1 3 silex, 1 284. 1 284 

Année i maison, 1285. 1285 

Année 2 lapin, 1286. 1286 

Année 3 roseau, 1287. 1287 

Année 4 silex, 1 288. 1 288 

Année 5 maison, 1289. 1289 



VI tochtli xihuitl, 1290 años. Année 6 lapin, 1290. Alors 1290 
Ypan inyn quicauh ytlahtocayo Illancueytl, seigneur atlauhtecatl, 
yn Illancueytl, atlauhtecatl teuhc- quitta son royaume ; il avait gou- 
tli ; yn tlaltocato yn ompa Ateneo verné Ateneo durant dix-huit ans; 
caxtolliomey xihuitl ',auhyehuatl il laissa pour le remplacer dans 
quimixiptlati, quicahuilli ynitlah- son royaume son fils nommé Itz- 
tocayo yn ipiltzin yn itoca Ytz- cuauhtzinlloulejeune, quidevint 
cuauhtzin, teomeca, telpochtli^, seigneur atlauhtecatl] c'est en 
atlauhtecatl teuhctli mochiuh ; Tannée 6 lapin qu'il prit le pon- 
gan ye ypan yn chicuacen tochtli voir á Ateneo ; aussitót aprés il 
xihuitl quicuic tlahtocayotl yn alia s'établir á Tzacualtitlan-Té- 
ompa Ateneo ; auh ^an niman ipan naneo - Atlauhtlan des Toltéques 
inyn ic motlallito Tolteca Tza- oü il régnait déjá ; Illancueytl se 
cualtitlan Tenanco Atlauhtlan, rendit á Cohuatlychan. 
ynic ye ompa tlahtocati ; auh yn 
Illancueytl ompa yah yCohuatly- 
chan. 



VII acatl xihuitl, 1291 años. 

VIII tecpatl xihuitl, 1292 años. 



Année 7 roseau, 1 29 1 . 1291 

Année 8 süex, 1292. 1292 



1. De 1273 á 1290. 

2. Ytzcuaahtziny i»"" ou Tancien, était mort en 1274. 



42 ANNALES DE CHIMALPAH'IN 

IX calli xihuhl, 1 293 años. Année 9 maison, 1 295. 



X tochtli xihuitl, 1 294 años. 

XI acatl xihuitl, 1295 años. 
Nican ipan inyn acico in Tecuani- 
pan tlaca'; yehuatl quinhualya- 
can yYaopoltziuhtecatzin, tzom- 
pahuaca teuhctli, tlahtohuani hual 
mochiuhtia ynic motlallico Ama- 
quemecan*. Ypan inyn oncan 
cen[pohua]IIin oncexiuhtique Tul- 
lan 3 yn Teotlixca, Nonohual[ca, 
Tlac]ochcaIca ; ^an ya yehuatl 
tlahtohuani yYacahuetz[catzin,] 
teohuateuchili. Auh ^an ya ye- 
huatl ypan m[yn XI] acatl xihuitl 
in oncan huállolinque yhuaile- 
[huaque yn] oncan Tullan, ynic 
niman ye huitze, quÍ9aco [Oh- 
tla]tepec4, niman Tlillapan quica- 
co, niman qui[caco . . . .]pan, ni- 
man quigaco Quauhtzinco , niman 
quifgaco ] hquiapan, ye ni- 
man quicaco Tlancocolhuacatepec. 

XII tecpatl xihuitl, 1296 años. 
Yn on[can ahci]co oncan onxiuh- 
tique. 



Année 10 lapin, 1294. 



1293 



1294 



Année 11 roseau, 1295. Alors '295^ 
arrivérent les habitants de Técua- 
ñipan; ils étaient conduits par 
Yaopoltziuhtécatzin , seigneur 
tzompahuaca, qui fut fait roi et 
vint s^instailer á Amaquémécan. 
II y avait á cetie époque vingt 
et un ans que les Téoilixcas, les 
Nonohualcas et les Tlacoch- 
calcas étaient á Tullan ; leur sou- 
verain était Yacahuetzcatzin, teo- 
liuateuhctlí . En cette année 1 1 
roseau, ils quittérent Tullan, se 
mirent en marche et allérent di- 
rectement á Ohtlatépec, puis á 

Tlillapan, puis á 

pan, puis á Quauhtzinco, puis á 
hquiapan, et á Tlan- 
cocolhuacatepec. 



Année 12 silex, 1296. Ils sé- ^296 
journérent lá deux ans. 



1. Ces Indiens vinrent á Ohtlatcpcc (Voyez la 6« Relation). 

2. Le ms. mentionneici, dans la forme ordinaire, les années 1296, 1297 
et I 298 ; mais l'auteur a biffé ces indications, ainsi que la note suivante qui 
est intercalée : i Auh (a no ipan inyn oncan momiquilico yn Tcchotlalatzin 
yn tla'ocat Acuihuacan Tetzcuco 67 años ; auh ga niman oncan hual motlato- 
catlalli y[n ipiltiin] ytoca ¡xtlilxochitzin Tetzcuco ». Alors aussi mourut 
Techo' lalatzin qui avait gouverné Acuihuacan - Tetzcuco durant 67 ans; 
immédiatement fut ¡nstallé á Tetzcuco son fils nommé ¡xtlilxochitzin. 

3. Voyez année 1274. 

4. Voyez la 6« Relation pour le nom de cette localité. 



SEPTIÉME RELATION 



43 



Auh niman ypan XIII [calli x¡- 
hu]¡tl, 1 297 años, ypan inyn on- 
can huallehuaque ye niman oncan 
motlallico ynTultitla[n] tepeyhtic, 
oncan mononotzque yn tlahtohuani 
Yacahuetzcatzin , teohuateuhctli, 
yhuan Cuauhxiuhtzin, yhuan yn 
Quetzalcanauhtli, yhuan ce cihuatl 
ytoca Xihuatlapal; ye niman no 
ceppa oncan huallehuaque ' yn 
Tultitlan, ye [niman] oncan aheico 
yn Chapoltepec ypan I toehili 
x[ihuitr, 1298 años*. Ynie qui- 
caco inTeotlixca, yNonohualea, 
y[n] Tlacochcaica , toteuhchuan, 
ypan inyn ce tochtii xihuitl ynie 
oncan motecaco Chapoltepec. 
Yehuatl quinhualyaeana Tezcaili- 
poea, teocuitlapanitl yn quima- 
ma, ahnocoTIahtoltzin, teomama ; 
ye niman quitoeatihuitz yn tlah- 
tohuani Yacahuetzcatzin, ye niman 
ye no yehuatl yn Quetzalcanauhtli, 
yhuan oc chicuacem in ynpipiltin 
yn acico Chapoltepec, oncan ee- 
xiuhtique ; ye oncan ynpan acico 
yn Mexica Azteca, ye yuh eaxtol- 
lonnahui xihuitl ye oncan cate, 
yehuatl intlahtocauh mochiuhtica 
yn huehue HuitzillihuitlJ. 



1. Le ms. porte par erreur : « hualUíjue t, qui est un barbarisme. 

2. Commencement du cinquiéme cycle. L'auteur a ajouté au chiíTre ro- 
main I Tadjectif numeral ce, qui est une superfétation, et mis entre paren- 
théses la premiére phrase qui suit cette date. 

3. Dans la 6» Relation, Chimalpahin donneá Hmtzillihuhl le titre de inUo- 
pixcauh ou pontife. Voyez ci-dessus, page $. — Par le nom d'Aztéques, on a 
longtemps designé les anciens Mexicains; mais aujourd'hui on croit qu'il y a 
lieu de distinguer ees peuples. íVoyez kub\n,M¿moinsur la peinture didactiijue 
et récriture figaraíive des anciens Mexicains^ nouvelle édition. Paris, Impri- 
merie nationale, 1885, p. 57.) 



En Tannée 13 maison, 1297, 1297 
ils quittérent ce lieu et allérent de 
suite se fixer dans la vallée de 
Tultitlan, oü se coneertérent le 
roi Yacahuetzcatzin, teohuateuhctli, 
Cuauhxiuhtzin, Quetzalcanauhtli 
et une femme nommée Xihuatla- 
pal ; aussitót aprés ils quittérent 
encoré Tultitlan, et parvinrent á 
Chapultépee en Tannée i lapin, 
1 298. Ainsi les Téotlixeas, les íNo- 1298* 
nohualcas et les Tlaeochealeas , 
nos seigneurs, arrivérent en cette 
année i lapin et s'arrétérent á Cha- 
pultépee. Ils étaient conduits par 
Tezcatlipoea, quiposséde un éten- 
dard précieux , ou Tlahtoltzin , 
porte-idole ; immédiatement aprés 
lui venait le roi Yacahuetzcatzin 
ainsi que Quetzalcanauhtli et six 
autres chefs qui arrivérent á Cha- 
pultépee oü ils séjournérent un 
an ; ils y étaient parvenus aprés 
les Mexicains Aztéques qui étaient 
dans ce lieu depuis dix-neuf ans 
et avaient pour chef Huitzilihuitl, 
rancien. 



44 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



II acatl xihuitly 1299 años. 
Ypan ¡nyn ic acico in diablo yn 
Tezcatlipoca yhuan in totlama- 
ceuhcahuan yn tachcocolhuan in 
Teotlixca yNonohualca, yn tlahto- 
que Yacahuetzcatzin, teohuateuhc- 
tli, yhuan yn itla^opiltzin ytoca 
Chalchiuhtiatonac, yhuan yn Que- 
tzalcanauhtli, yhu[an] yn oncan ye 
motecaco yn itocayocan Xalliy- 
pitzahuacan ' ynahuac Huixachte- 
catepetl, ytlocpa Ytztapallapan. 
Ihcuac tepeuh Tenantzinco yuan 
Aotlan; auh 5a no ypan inyn 
oncenpohualxiuhtique Mexica yn 
Chapoltepec ynic on[cat]ca>. Auh 
5a no ypan inyn ic oncan quin- 
yaoyahualloque , ynic quinna- 
hualpolloque yn Mexiiin? yn Cha- 
p[oI]tepec, ynic nauhcampa hui- 
coque, ynic no yehuatl achto tlah- 
tohuani catea huehue Huitzillihuitl 
oncan cacique yn Culhuaquc*, 
ompa quihuicaque yn Culhuacan, 
ompa quimictique; yn tlahtocát 
epohuallonmatlactli ipan exihuitl 
yn intlan Mexica 5; ¡pan yn tlah- 



Année 2 roseau, 1299. Quand 
furent arrivés le diable Tezcatli- 
poca et nos pieux ancétres les Téo- 
tlixcas et les Nonohualcas, les sei- 
gneurs Yacahuetzcatzin, íeohua- 
Uuhctli, son fils nommé Chalchiuh- 
tiatonac et Quetzalcanauhtli vin- 
rent se fixer dans le lieu appelé 
Xalliypitzahuacan prés du mont 
Huixachtécatl, non loin d*Izta- 
pallapan. Alors Quetzalcahauhtli 
vainquit Tenantzinco et Aotlan ; il 
y avait vingt ans que les Mexicains 
étaient á Chapultépec. Alors aussi 
furent enveloppés et soumis adroi- 
tement les Mexiiins á Chapultépec, 
lorsqu'ils furent attaqués sur quatre 
points et que leur premier souve- 
rain, Huitzilihuiíl, Tancien, fut 
pris par les Culhuas et conduit á 
Culhuacan oü ils le mirent á 
mort ; il avait gouvemé les Mexi- 
cains durant soixante-treize ans ; 
cela se passa sous le roi de Cul- 
huacan, Coxcoxtlí, qui avait déjá 
gouverné Culhuacan pendant dix- 
neuf ans. 



1299' 



1. M. Aubin a écrit ici sur le ms. • lisez ccan », c^esi-k-áire Xalliypitza- 
huaccan, II en a fait autant á la deuxiéme ligne de l'année 1303. 

2. Les Mexicains seraient arrivés á Chapultépec en 1280. 

3. Bernardino de Sahagun dit que les premiers colonisateurs du pays de 
VAnahuaCj avoisinant le lac de Tctzcuco, s'appelaient Mexitin et que de lá vint 
le nom de México. Ces Indiens étaient principalement des artisans, des 
ouvriers hábiles á travailler la plume, qui peuplérent tout un quartier de la 
ville, dit Ámantlariy et regurent la dénomination á'Amanteca. (Voyez Hisíoire 
généraU des Choses de la Noavelle-Espagne, traduction Jourdanet et Simeón, 

P. 587.) 

4. Culhua(juey ces tribus avaient la méme origine que les Mexicains, mais 
clles étaient presque toujours en lutte avec eux. 

5. De 1227 á 1299. 



SEPTIÉME RELATION 



45 



tohuani Culhuacan, Coxcoxtli, ye 
iuh caxtollonnahui xihuitl tlahto- 
cati Culhuacan ' . 

Auh 5a niman ¡pan ¡nyn omo- 
teneuh xihuitl, yn onmicuanique 
Mexica yn om[pa] Culhuacan, 
motecato oncan yn Ti^aapan, 
oncan onehuaque in Acocolco 
Aztacalco yn axcan ye S. Xpoual 
[Xojcopincan. 

Auh yn oiuh oncan Culhuacan 
Ti^aapan onm¡c[ua]nique Mexica 
yn ipan in omoteneuh orne acatl 
xih[u¡tl]. Oncan ye macuiltetl yn- 
xiuh quilpillico ypan yn omoteneuh 
Coxcoxtli, Culhuacan tlahtohuani. 

Auh ^an ya yehuatl ¡pan inyn 
omoteneuh ome acatl x¡hu¡tP 
yn oncan T¡caapan Culhuacan 
oqu¡tlall¡que ynTenuchtz¡n [yn]¡c 
ocuauhtlahto yncuauhtlahtocauh 
mochluh yn Me[xj¡ca, yuhqu¡ ymn 
cap¡tan general moch¡uh Mex¡ca 
yn¡c quínyacanaz. 



1299* 



En cette mémeannée, lesMex¡- 
ca¡ns s'éloignérent de Culhuacan, 
allérent á Tlcaapan et de lá se 
rend¡rent á Acocolco Aztacalco, 
aujourd'hu¡ San Christoval Xoco- 
p¡ncan. 

Les Mexica¡ns qu¡ttérent Cul- 
huacan Tl^aapan en lad¡te année 
2 roseau. C'est lá qu'iis firent la 
c¡nqu¡éme Hgature des années sous 
led¡t Coxcoxtü, souvera¡n de Cul- 
huacan. 

Ce fut des cette d¡te année 2 
roseau que les Mexlcains élurent 
á Tl^aapan Culhuacan Tenochtzin 
chef m¡lita¡re, c'est-á-d¡re généra- 
liss¡me ; c'est avec ce titre qu'il 
commanda les Mex¡ca¡ns. 



III tecpatl x¡hu¡tl, 1500. Nlcan Année 3 süex, 1300. II y ava¡t ijoo 

ypan ¡nyn ic etzonxiuhtico ypan alors trelze cents ans qu'éta¡t né 

macu¡lpohualx¡uht¡co ymc motla- Notre-Se¡gneur Jésus-Chr¡st. 
cat¡ll¡tz¡no totecu¡yo Jesu Xpo. 

IIII calH x¡hu¡tly 1 301 años. Année 4 malson, 1 301. i^i 

V tochtH x¡hu¡tl, 1302 años. Année 5 lap¡n, 1302. ¡^02 

VI acatl x¡hu¡tly 1303 años. Année 6 roseau, 1303. li y 1303 



1 . Coxcoxtli avait pris le pouvoir en 1 28 1 .— En marge du feuillet 7 (recto) 
on iit : t Yn QuetzalcanauhtU Yacxocuauhtli, > Seulement les deux premiers 
mots sont biffés. 

2. Le manuscrit porte par erreur : • xitl ». 



46 

Ypan inyn oncan ye macuil- 
1¡ xiuhtique Xalliypitzahuacan y- 
Nonohualca, yn Teotlixca, Tlaco- 
chcalca». Auh quin oncan inyn 
omaxaliuh yn teuhcyotl, in tlah- 
tocayotl Tlacochcalco yn oncan 
Xalliypitzahuacan. Ipan ynin yn 
chicuacen acatl xihuitl, yn onmo- 
tlahtocatlalli yn tlamacazqui yn 
¡toca Chalchiuhtiahtonac ; tlatquic 
teuhctli mochiuh Ytzcahuacan ; 
ynin ytla^opilizin yn tlahtohuani 
Yacahueizcatzin, teohuateuhctli, 
tlahtohuani can oquicel» catea yn 
Opochhuacan. Auh yn oyuh hual 
maxaliuh tlahtocayotl, ye no ni- 
man quin huál motlacoxelhuique 
in Tecpan tlaca,Tlacochcalca yehe 
chinamitl conmopialtique ; y[n] 
tethatzin Yacahuetzcaizin, teohua- 
teuhctli, quimonmopialii Colilica, 
yhuan Cuacuilca, yhuanYtzcoteca ; 
auh yn itla^opiltzin yn itoca Chal- 
chiuhtlatonac, tlatquic teuhctli, 
quimonmopialii Xicocalca, yhuan 
Calmimilolca, yhuan Tzacualca, 
etc. 

Auh gan ya yehuatl ypan inyn 
omoteneuh chicuacen acatl xi- 
huitl oyuh ye macuilxihuitl J eh- 
coque, ahcico yn omoteneuhque 
Teotlixca Nonohualca, yn qui- 
huallitoque ypoctli, yn ayahuitl 4 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



avait alors cinq ans que les Nono- 
hualcas, les Téotlixcas et les 
Tlacochcalcas étaient á Xalliypi- 
tzahuacan. En ce moment la sei- 
gneurie, la souveraineté de Tla- 
cochcalco se démembra á Xalli- 
ypitzahuacan. En cette année 6 
roseau, fut insiallé le ministre 
appelé Chalchiuhtlatonae ; il fut 
fait seigneur tlatquic á Itzcahua- 
can ; il était fils du souverain Yaca- 
huetzcatzin, teohuateuhctli, qui 
était encoré seul souverain á 
Opochhuacan, Des que le démem- 
brement fut fait, les habitants 
de Tecpan, les Tlacochcalcas se 
séparérent et se mirent en défense 
derriére trois barrieres ; Yacahuetz- 
catzin, pére, teohuateuhctli, prit 
sous sa garde les Colilicas, les 
Cuacuilcas et les Itzcotecas ; son 
fils nommé Chalchiuhtlatonae , 
seigneur tlatífuic, prit sous sa 
direction les Xicocalcas, les Cal- 
mimilolcas, les Tzacualcas, etc. 



C*est bien en cette dite année 
6 roseau qu'il y avait cinq ans 
qu'étaient arrivés les dits Téotlix- 
cas Nonohualcas quand vinrent 
proclamer leur renommée, leur 
gloire á Xalliypitzahuacan, á 



503 



1. Voyez l'année 1299 et la note i de la page 44 au sujet du nom 
Xalliypitzahuacan, 

2. Oquicel est mis pour • oc icel ». 

3. Voyez année 1299. 

4. Cette expression • yn ¿juihuallito^ue ypoctli y yn ayahuitl • signifie au 
propre : ils vinrent diré, répandrela fumée, le nuage. M. Aubin, traduisant, 



SEPTIÉME RELATION 



47 



yn oncan Xalliypitzahuacan^ yn 
Tianquizolco, yn Xochimilco Chi- 
malhuacan tlahtohuani yn ¡toca 
Pocantzin, yn iteuhctlahtocauh yn 
¡toca Amiztlahtocopetl, ynic con- 
nahuatequico yn pochotl, yn ahue- 
huetl, yniquincuexanco ynma- 
malhuazco i motlallico yn tlah- 
toque yn tocolhuan ye oncan 
conmacaque in Tlacochcalco tlah- 
tocatocaytl yn tlalitohuani Pocan- 
tzin ynic teohuateuhctli mochiuh, 
auh yn iteuhctlahtocauh yn copetl 
Amiztlahto' conmacaque yn to- 
caytl, ynic Xochpoyon mochiuh. 

Auh yn ipan- in omoteneuh 
xihuitl chicu[a]cen acatl xihuitl, 
yhcuac huey teohuatl tlachinolli 
quihtohuaya Chalchiuhtlatonac yn 
oncan Tlacochcalco. 



Tianquizolco, á Xochimilco-Chi- 
malhuacan le roi nommé Pocan- 
tzin et le chef supréme appelé 
Amiztlahtocopetl, de sorte qu'iis 
vinrent s'abriter sous le pochotl, 
le cédre, et qu'iis se mirent sous 
la protection des chefs de nos an- 
cétres, qui á Tlacochcalco donné- 
rent le titre de roi au souverain 
Pocantzin en le créant Uohua- 
teuhctlíy etau chef supréme Amiz- 
tlahtocopetl le nom de Xochpoyon. 



En ladite année 6 roseau, Chal- 
chiuhtlatonac declara une grande 
guerre á Tlacochcalco. 



1303 



VII tecpatl xihuitl, 1304 años. Année 7 silex, 1304. Alors 1304* 



dans son Mimoin sur la peintun didacúqac ti récriiure figurative des ancuas 
MexicainSf p. 72, un chant roya! qui se rap porte á Xolotl, dit que ce 
conquérant vint étendre sa fumée, son brouillard, et il ajoute en note : • pro- 
bablement, la fumée et la vapeur du foyer, peut-étre de la marmite? • 

II est aisé de voir, si on s'en rapporte á Sahagun (Histoirc genérale des 
Choses de la Noavelle-Espagne, traduction Jourdanet et Simeón) que linter- 
prétatíon de M. Aubin n'est pas exacte. On lit, en efFet, dans ce livre, 
page 47 1 , á propos de certaines métaphores : « La fumée ou le nuage qu'il 
répand ne s'est pas encare évanoui. Cela veut diré : On n*a pas encoré perdu 
le souvenir de sa renommée et de sa gloire ■. 

1. Le pochotl {Bombax ceiba), grand arbre d'Amérique communément 
appelé fromager, et Yahuehuetl ou cupressus dysíica étaient fort admires des 
anciens Mexicains qui en faisaient souvent les témoins de leurs principaux 
actes ; de lá les expressions métaphoriques de pére, mere, chef, tuteur, pro- 
tecteur, etc. — CuexantU signiñe : jupe, et mamalhuaztli designe une constel- 
lation ; ees mots sont pris ici au ñguré ; se mettre'dans la jupe, dans la 
constellation de quelqu'un, cest se placer sous sa protection. 

2. Quelques ligues ci-dessus, Tauteur a écrit c Amiztlahtocopetl >. 



48 

Nícan ¡pan inyn acico yn oc cen- 
tlamantin yn 5a no ye monoua 
Nonohualca, ynic ontlamantli yn- 
toca hual mochiuhtia Poyauhteca 
yn motenehua Panohuayan llaca ; 
auh yn intlahtocauh hual mochiuh- 
tia ytoca Nochhuetzin, tlamaocatl 
teuhctli, auh yhual teomama ytoca 
Tlotiiteuhctli ; oncan motlallico yn 
Panohuayan Amaquettiecan. 

Auh can no yhcuac yn ipan in 
omoteneuh xihuitl, ymomiquillico 
yn tlacatl tlahtocapilli yn Tlilte- 
catzin, Chichimeca yaotequihua ; 
yn itiachcauhtzin catea yn tlahto- 
huani Atonaltzin, Chichimeca 
teuhctli, yhuel achtopa quitlallico 
altepetl Amaquemecan Ytztlaco- 
^auhcan. 

VIII calli xihuitl, 1305 años. 
Auh yn ipan in ya Xinpacoyan > 
onoque yn tocolhuan yn tlahtoque, 
qan oc ya yehuantzin yn omote- 
neuhque yn imomextin yYaca- 
huetzcatzin, teohuateuhctli , yn 
¡huan Chalc[hiuh]tlatonac, tlatquic 
teuhctli ; yn imomextin yn in- 
[cue]xanco,yn inmamalhuazco mo- 
tlallico yn Teteoc ahno^o Tehuin- 
tzin», tecpanecatl teuhctli, ynic 
quinmonantico, ynic quinmotatico 
yn Tecpan tlaca, Tlacochcalca yn 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



arrivérent ici d'autres tribus qui 1304* 
étaient aussi des Nonohualcas et 
que Ton designa sous deux noms, 
les Poyauhtéques et les gens de 
Panohuayan ; leur chef avait pour 
nom Nochhuetzin, seigneur tla- 
maocatl, et leur porte -idole se 
nommait Tlotiiteuhctli ; ils vinrent 
s'établir á Panohuayan-Amaqué- 
mécan. 

En cette dite année, mourut le 
noble prince Tliltécatzin, capi- 
taine des troupes chichiméques ; 
il était le frére ainé du monarque 
Atonalizin, seigneur des Chichi- 
méques, qui avait fondé d'abord 
la ville d'Amaquémécan Itztlaco- 
^auhcan. 



AnnéeS maison, 1305. Alorsse 1305 
fixérent á Xinpacoyan deux chefs 
de nos ancétres, qui ont été déjá 
nommés,Yacahuetzcatzin, teohua- 
teuhctli, et Chalchiuhtlatonac, sei- 
gneur tlatquic; c'est gráce á leur 
protection que s'installa Tétéoc 
ou Téhuintzin, seigneur tecpane- 
catl, de sorte qu*il eut pour défen- 
seurs et soutiens les gens de Tec- 
pan et les seigneurs de Tlacoch- 
calco; il y avait déjá trois ans 
qu'était venu le roi Pocantzin, 



1. On verra plus loin, année 1307, que ce lieu était aussi appelé Xaltic- 
pac. Le ms. porte tres bien ici : ■ ipan in ya Xinpacoyan 1. Peut-étre faudrait- 
il lire • ipan inyn Xinpacoyan t. 

2. Au-dessous de ce nom, qui est en surcharge, on iit biflíé le nom sui- 
vantif Poyontzin •. 



SEPTIÉME RELATION 



49 



tlahtoque ; oyuh ya ye xihuitl » 
huitza in tlahtohuani Pocanuin 
iye teohuateuhctli ; auh yn ipan 
xihuitl huitza tlahtohuani Tehuin- 
tzin ye omoteneuh chicuey calli 
xihuitl. 

IX tochtli xihuitl, 1306 años. 
Ypan inyn momiquillico yn tiacatl 
Atonaluin, Chichimeca teuhctli, 
yn [tlahjtocat epohualxihuitl ypan 
chicuacenxihu[itl] S auh 9a onxi- 
huitl yn quittaque Panohuayan 
tla[ca . . . ] ynic tlahtocatito yn 
Amaquemecan Ytztlac[ocauhcan], 
yn ^an oncan onmana yn achtopa 
[icpac tepetl] ye acito, ye quitlal- 
lito altepetl ; ye yuh nepa eenpo- 
hualloncaxtolli ypan ey xihuitl 
ynie onmomiquillico '. 

X aeatl xihuitl, 1307 años. 
Niean ypan inyn momiquillieo yn 
tlaeatl Coxcoxtli tlahtohuani eatca 
Culhuacan ; yn ilahtocat cenpo- 
hualxihuitl ipan chiconxihuitl 4; 
oncan in eoton yn tlahtoeayotl 
Culhuaean, can ocuauhtlahtolloe í. 

Auh no nican ipan inyn omote- 
neuh xihuitl , yn motlahtoeatlalli 
yn Aexitzin, Chichimeca teuhctli 
mochiuh yn Amaquemecan Ytz- 
tlaco^auhcan ; inyn ypiltzin catea 
yn tlahtohuani eatca Atonaitzin, 



teohuateuhctli; mais c*est en eette «30$ 
dite année 8 maison qu'arriva le 
roi Téhuintzin. 



Année 9 lapin, 1306. Alors 1306 
mourut le noble Atonaitzin, se¡- 
gneur des Chichiméques , qui 
avaitgouvemédurant soixante-six 
ans, mais les habitants de Pano- 
huayan ne Tavaient vu que pen- 
dant deux ans, puis il était alié 
gouverner Amaquémécan-Itztlaco- 
^auhean ; d'abord il s'était établi 
sur le mont oü il était arrivé et oü 
il fonda la ville ; il y avait de 
cela trente-huit ans lorsqu'il mou- 
rut. 

Année 10 roseau, 1307. Alors 1307 
mourut le noble Coxcoxtli qui 
était souverain de Culhuacan ; il 
avait gouverné durant vingt-sept 
ans ; lá finit la souveraineté de 
Culhuacan, qui ne fut qu'une 
capitainerie. 

En cette dite année, fut installé 
Aexitzin, comme seigneur des Chi- 
ehiméques á Amaquémécan-Itztla- 
cogauhean ; il était fils d'Atonal- 
tzin, seigneur des Chiehiméques. 
Mais il ne gouverna qu'une seule 



1. Voyez année 1303. 

2. De 1 24 1 á 1306. 

3. De 1269 á 1306 (voyez la 6« Relation, année 1269). 

4. De 1 28 1 á 1307. 

5. Ce fut plutót un interrégne qui dura seize ans (Voyez l'année 1323). 

4 



50 

Chichimeca teuhctli. Auh ynin 
^an huel ce xihuitl ynontlahtocat; 
moteuhc^auhiia yn momiquillito 
ompa CuauhquechoUan ; ye ytla- 
mian yn matlactli acatl xihuitl 
ynic momiquillito. Auh 5a niman, 
ipan inyn omoteneuh xihuitl, yn 
motlahtocatlalli yn Huehueteuhc- 
tli, Chichimeca teuhctli mochiuh ; 
ynin 5a noypiltzin yn tlahtohuani 
Atonaltzin catea. 

Auh 9a no ypan in momiquilüco 
yn Yacahuetzcatzin, teohuateuhc- 
tli, yn tlahtocat Tlacochcalco 
cenpohuallonmatlactli ypan exi< 
huitl > ; auh 9a niman, ypan inyn 
xihuitl, oncan hual motlahtoca- 
tlalli yn Mallinaltzin, teohuateuhc- 
tli mochiuh. 

Auh ;a no ypan in quimanque 
yn intechcauh, yn intemalacauh* 
yn Tlacochcalca yn ipan quinmic- 
tiaya mamaltin yn oncan Xinpa- 
coyan ahnogo Xalticpac. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



année; il mourut en jeünant á 1307 
Quauhquechollan ; ce fut á la 
fin de Tannée 10 roseau qu'il 
expira. Aussitót aprés, en cette 
dite année, fut installé Huéhué- 
teuhctli, comme seigneur des Chi- 
chiméques; c^était aussi un fils 
du monarque Atonaltzin. 



Alors aussi mourut Yacahuetz* 
catzin, teohuateuhctUy qui avait 
gouvemé Tlacochcalco durant 
trente- trois ans; immédiatement 
aprés, en cette méme année, fiít 
installé Mallinaltzin, cotnme teo- 
huateuhctli. 

Ce fut alors également que les 
Tlacochcalcas établirent le techcatl 
et le temalacatl qui leur servaient 
á immoler les prisonniers á Xin- 
pacoyan ou Xalticpac. 



XI tecpatl xihuitl, 1 308 años. Année 1 1 silex, 1 308. 



1308 



XII calli xihuitl 5, 1309 años. 
Ypan in momiquillico yn tlama- 
cazqui Chalchiuhtlahtonac, tlat- 
quic teuhctli, yn tlahtocat Itzca- 



Année i2maison, 1309. Alors 1309 
mourut le ministre Chalchiuh- 
tlatonac, seigneur tlaiquic, qui 
avait gouverné Itzcahuacan durant 



1. De 1275 á 1307. 

2. Ces deux mots unis á l'adjectif possessif in viennent de techcatl et tema- 
lacati. Le techcatl était un autel en pierre sur lequel on immolait les victimes; 
le temalacatl ressemblail á une grande meule de moulin ; c'est lá que les pri- 
sonniers ou les esclaves combattaient les guerriers mexicains qui se tenaient 
autour de la pierre. Ce spectacle était fort recherché et Ton venait de tres 
loin pour y assister. 

3. Le raanuscrit porte par erreur: c xixihuitl •. 



SEPTIÉME RELATION 



5» 



huacan chiconxihuiíl « . Auh 5a 
niman, ipan ¡nyn oraoieneuh xi- 
huitl, oncan hual motlahtocatlalli 
yn Cuapolocatl, teuhcili tlatquic 
mochiuh yn Itzcahuacan. 

XIII tochtü xihuitl, 1 3 10 años. 

I acatl xihuitl, 1 3 1 1 años. 

[11] tecpati xihuitl, 13 12 años. 

III calli xihuitl, 1 3 1 3 [añ]os. 

IIII tochtü xihuitl, 1 3 14 años. 
Ye ytlamian ¡nyn xihuitl yn mo- 
miquillico yn MalIinaItzin ahnoco 
Macuilmallinaltzin, teohuateuhc- 
[tli], yn tlahtocat Opochhuacan 
Tlacochcalco chicuexihuitl a[ños] 
yn ipan 2. 

V acatl xihuitl, 1 3 1 5 años. Yn 
inpan in ce xihuitl necoc campa 
tlahtocat ynQuapolocatl teu[hctli] 
yn Opochhuacan yhuan Ytzcahua- 
can?. 

VI tecpati xihuitl, 13 16 años. 
Yn ipan in xihuitl momiquillico 
Cuapolocatl, teuhctli tlatquic, yn 
tlahtocat Ytzcahuacan chicuexi- 
huitl 4. 

Auh ca no ypan inyn omote- 



septans. Aussitót aprés, encette 1309 
méme année, fut installé Quapo- 
locatl, qui fut fait seigneur tlaiquic 
á Itzcahuacan. 



Année 13 lapin, 13 10. 13 10 

Année i roseau, 1 3 1 1 . 1 3 1 1 

Année 2 silex, 1312. 1312 

Année 3 maison, 1313. » 3 ' 5 

Année 4 lapin, 13 14. A la fin 13 14 
de cette année, mourut MalIinaItzin 
ou Macuilmallinaltzin, teohuateuhc- 
tli, qui avait gouverné Opochhua- 
can-Tlacochcalco durant huit ans. 



Année 5 roseau, 1 3 1 5 . Pendant ' 3 í $ 
cette année, le seigneur Quapo- 
locatl gouverna en deux endroits: 
á Opochhuacan et á Itzcahuacan . 

Année 6 silex, 13 16. En cette 13 16 
année, mourut Quapolocatl, sei- 
gneur tlatquic, qui avait gouverné 
Itzcahuacan durant huit ans. 

En cette dite année, fut installé 



1. Rol á' Itzcahuacan, de 1303 á 1309. Le mot Itzcahuacan sl éié om'is sur 
le manuscrit. Nous avons cru devoir Tajouter ¡c¡. 

2. De 1307 a 1314. 

3. Quapolocatl régnait á Itzcahuacan depuis 1 309. 

4. De 1309 á 13 16. Le ms. porte ici sept lignes biffées qui sont repro- 
duites un peu plus loin, année 1317. 



52 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



neuh xihuitl, oncan hual motlah- 
tocatlalli yn Toyaouin ahno^o 
Tlacochchimalpopocatzin ' , teo- 
huateuhctli mochiuh yn Opoch- 
huacan; ynin ypiltzin yn Cuapolo- 
catl, teuhctli tlatquic ocatca. 

VII calli xihuitl, 1317 años. 
Ypan in oncan hual motlahtoca- 
tlalli yn Hecaxayacatzin ' ahnoco 
Ytzomitenxayacatzin , tlatquic , 
tlahtohuani mochiuh yn Itzcahua- 
can; ynin ce ychpochtzin yn 
Quahuitzatzin, tlayllotlac teuhctli, 
tlahtohuani Tzacualtitlan Te- 
nanco Amaquemecan, conan, qui- 
mocihuauhti yn cihuapilli ytoca 
Tomiyauhtzín. 

VIII tochtli xihuitl, 1J18 años. 

IX acatl [xijhuitl, 1 3 19 años. 

X tecpatl xihuitl, 1 320 años. 

XI [calli x]ihuitl, 1 3 2 1 años. 

XII tochtli xihuitl, 1322 años. 
[Ypan in] momiquillico yn Heca- 
xayacatzin ahnoco Y[tzomit]en- 
xayacatzin, tlatquic, yn tlahtocat 
Ytzcahua[can chic]uacenxihuiil5; 
auh 5a niman, ipan inyn omo[te- 
neuh] xihuitl, oncan hual motlah- 



Toyaotzin ou Tlacochchimalpopo- 1316 
catzin, qui fut fait ieohuateuhctli á 
Opochhuacan; il était fils de 
Quapolocatl, qui avait été sei- 
gneur tlatquic. 



Année 7 maison, 1 3 1 7 . Alors 1317 
fut installé Hecaxayacatzin ou 
Itzomitenxayacatzin, tlatquic, qui 
fut fait roi d'Itzcahuacan ; lequel 
prit pour époüse une filie de Qua- 
huitzatzin, juge assesseur, souve- 
rain de Tzacualtitlan -Ténanco- 
Amaquémécan^ la noble dame 
nommée Tomiyauhtzin. 



Année 8 lapin, 1318. 1318 

Année 9 roseau, 13 19. 1319 

Année losilex, 1320. 1320 

Année 11 maison, 1321. 1321 

Année 12 lapin, 1322. Alors- 1322 
mourut Hecaxayacatzin ou Itzo- 
mitenxayacatzin, tlatquic, qui avait 
gouverné Itzcahuacan durant six 
ans; aussitót, aprés en cette dite 
année, fut installé Caltzin, tlatquic, 
qui fut fait roi d'Itzcahuacan ; ¡1 y 



1 . Cest par crreur que le ms. porte : • Tlacochchinalpopoeatzin 
année 1323). 

2. On écritaussi • Ecaxayacdtzin ». 

3. De 1317a 1322. 



• (Voyez 



SEPTIÉME RELATION 



53 



tocatlalli yn [Caitzin, tlatjquic», 
tlahtohuani mochiuh yn Itzcahua- 
can; [yhcuacj ynoncan caxtolli 
omey xiuhtique* [Xinpacoyjan 
onoya Tlacochcalca. 



avait alors dix-huit ans que les 1322 
Tlacochcalcas étaient fixés á Xin- 
pacoyan. 



XIII afcatl xihuitl, 152I3 años. 
Ypan intlamico yni[n cuauhjtlah- 
toloc Culhuacan caxtoixihuitl 
ipan ce xihuitl in ayac tlahtocat'. 

Auh ca no ypan inyn omoteneuh 
xihuitl, ynoncan onehuaque, olin- 
que Xinpacoyan yNonohualca, 
Teotlixca, Tlacochcalca, conitzti- 
quizque ytlahuatl ye maní yhuan 
ye tlahtocatihua yn oncan, 9an 
onquiztiquizque, ynic niman on- 
calacque oncan yn onmotecaco yn 
itocayocan Nochhuitecpan Aca- 
huitecpan yn tocolhuan yn tlah- 
toque, Toyaotzin ahno^o Tlacoch- 
chimalpopocatzin, teohuateuhctli, 
ynehuan yn Caitzin , tlatquic 
teuhctli, yhuan yn Quetzalca- 
nauhtli, teomama. 

Ypan inyn omoteneuh matlac- 
tlomey acatl xihuitl, oncan qui- 
teocaltico yn Tezcatlipoca, auh 
5a onmomiquillitacico yn oncan 
inyn omoteneuh tlahtohuani To- 
yaotzin ahno^o Tiacochchimalpo- 
pocatzin, teohuateuhctli, yn tlah- 
tocat Opochhuacan chicuexihuitM; 
auh 5a niman, ¡pan inyn omote- 



Année 13 roseau, 1323. Alors 1323 
prirent fin dans la capitainerie de 
Culhuacan les seize années durant 
lesquelles nul ne gouvema. 

En cette dite année, partirent de 
Xinpacoyan les Nonohualcas, les 
Téotlixcas et les Tlacochcalcas, ¡Is 
virent de suite les localités qui 
avaient déjá des souverains et 
ne firent que passer, aussitót aprés 
pénétrérent et s'établirent, dans le 
lieu appelé Nochhuitecpan -Acá- 
huitecpan, leschefsdenos ancétres, 
Toyaotzin ou Tlacochchimalpopo- 
catzin, teohuateuhctli y Caitzin, sei- 
gneur tlatquic, et Quetzalcanauh- 
tli, porte-idole. 



En cette dite année 1 3 roseau, 
ils élevérent en cet endroit un 
temple á Tezcatlipoca, et c'est lá 
que vint mourir le dit souverain 
Toyaotzin ou Tlacochchimalpopo- 
catzin, teohuateuhctli, qui avait 
gouverné Opochhuacan durant 
huit ans ; aussitót aprés, en cette 
dite année, fut installé Chichicué- 



1. M. Aubin a écrit ¡c¡ sur lems. t Caitzin tlat(juic (v. a. 1.325) •. Mais, 
des Tannée 1323, on retrouve les mémes expressions. 

2. Voyez année 1305. 

3. Voyez année 1307, premier paragrap he. 4» 

4. De 1316 á 1323. 



] 



14 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



neuh xihuitl, oncan hual motlah- ' 
tocatlalli yn Chichicuepotzin, teo- 
huateuhctli mochiuh yn Opoch- 
huacan, yhuan oncan in tetecoC 
ce pilli ytoca Chalchiuhtiatonac, 
aocmo huel momati yn lleyca. 

Auh 5a no ipan inyn omoteneuh 
matlactlomey acatl xihuitl, yn 
quinahuatequico yn pochotl, yn 
ahuehuetl, auh ynic yncuexanco, 
ynmamalhuazco motlallico yn 
tachcocolhuan in tlahtoque Chi- 
chicuepotzin, teohuateuhctli, yn 
inehuan Caitzin, tlatquic, yn Te- 
peth'xpan Xochimilco tlahtohuani, 
yntecpanecatl teuhctli X[oc]tzin»; 
auh ynic quinmonanti, ynic quin- 
mottati y(nl tlahtoque quinmah- 
macac milli oncan yn ¡tocay[ojcan 
Cuillotepec; auh yn ihcuac yn 
oyuh ye cax[tolli]onnahui xihuiíl 
huitza yn Teteoc Tehuintz[in]5. 

Auh 5a no yhcuac yn ipan in 
omoteneuh xih[uitl], quinhual- 
tocaque yaoyotica yn Mexica 
Azteca yn onc[an Culjhuacan Ti- 
^aapan, oncan cenpohualIonm[a- 
cuilli] xiuhtihque; ye no ixquich- 
cauh quinyacan[a yn Te]noch- 
tz¡n4; ye niman oncan mot[ecato 
yn] Mexicatzinco J, yn ihcuac yn ye 



potzin, il fut fait UohuaieuhctU á 1323 
Opochhuacan, et lá fut mis en 
morceaux un grand personnage 
Chalchiuhtiatonac, on rte sait 
pour quel motif. 

En cette dite année 1 3 roseau, 
vint s'abriter sous le pochotl , sous 
le cédre, et se mettre sous la pro- 
tection des chefs de nos ancétres, 
Chichicuepotzin, teohuateuhctli, et 
Caitzin, tlatíjuicy le souverain de 
Tépetlixpan-Xochimilco, Xoctzin, 
seigneur tecpanecatl ; pour avoir 
la protection,rappui de ees chefs, 
il leur donna des terres dans le 
lieu designé sous le nom de Cuil- 
lotepec ; il y avait alors dix-neuf 
ans qu'était venu Tétéoc Téhuin- 
tzin. 



En cette méme annce, ils al- 
lérent poursuivre les armes á la 
main les Mexicains Aztéques de 
Culhuacan-Ticaapan oü ils étaient 
depuis vingt-cinq ans ; il y avait 
aussi le méme nombre d'années 
que Ténochtzin les commandaii; 
aussitót ils allérent s'établir á 
Mexicatzinco, il y avait déjá dix- 



1 . Passif de tete(jm, briser, couper á morceaux. — En marge du feuillet 9 
(Verso), on Ht : « Yn QuetzalcanauhtU hvc [ ] oyoll quihüallitotia 1. 

2. Voyez année 1336, á la fin du second paragraphe. 

3. Voyez Tannée 1305, oü il est dit que Ttteoc se mit sous la protection 
des chefs Yacahuetzcatzin et Chalchiuhtiatonac. 

4. Ténochtzin avait le titre de généralissime (Voyez année 1 299). 

$. L*abbé Brasseur de Bourbourg écrit Mexicaltzinco (Hist. des nations 
civilisées du Mexique, etc., t. II, p. 443). 



SEPTIÉME RELATION 



5$ 



yuh n[epa caxtolo]mome xihuiíl » 
ye ilahtocati yn Hue[hueteuhctli], 
Chichimeca teuhctli, Amaqueme- 
can[Ytztlaco^auhc]an tlahtohuani. 

I tecpatl x¡huit[I, 1324 años.] 
Ypan inyn ce tecpatl xihuitl, 
ihcuac motlahtocatl[alli] yn hue- 
hue Acamapichtli , tlahtohuani 
mochiuh C[ul]huacan. 

Auh yn Mexica ihcuac oncan 
hual mi[cua]nique yn Exticpac, 
oncan ce xiuhtique ; quinyac[ana 
Te]nuchtzin . 

Auh ca no yhcuac yn ipan in 
omo[te]neuh xihuitl, yn oquipe- 
hualtique xochiyaoyotl y[n] Chal- 
ca Acxoteca, yhuan Tlacochcalca ; 
can oc mixcahuiaya inpan yn 
tlahtoque Chichicuepotzin, teo- 
huateuhctli, ynehuan yn Caltzin, 
tlatquic. 

II calli xihuitl, I J25 años. Ypan 
inyn acico ynic motlallico atlitic 
Tenuchtitlan^ yn Mexica Chichi- 



sept ans que gouvernait Huéhué- 1323 
teuhctli, seigneur des Chichimé- 
ques, comme roi d'Amaquémécan- 
Itztlacocauhcan. 

Année i silex, 1324. En cette 1324* 
année i silex, fut installé Acama- 
pichtli, rancien, comme souverain 
deCulhuacan. 

Alors les Mexicains quittérent 
Exticpac, oü ils avaient séjourné 
pendant un an ; ils étaient sous le 
commandement de Ténochtzin. 

En cette dite année, fut entre- 
prise la guerre des fleurs par les 
Chalcas Acxotéques et les Tlacoch- 
calcas ; ils la firent heureusement 
sous les chefs Chichicuepotzin, 
teohuateuhctli, et Caltzin, tlatquic. 



Année 2 maison, 1325. Alors 1325 
vinrent se fixer dans la lagune á 
Ténochtitlan les Mexicains Chi- 



1. Voyez année 1307. 

2. Clavigero et A. de Humboldt ont adopté cette date de la fondation 
de Ténochtitlan; mais Siguenza et Boturini placent le fait en 1327. Le 
dernier s'appuie sur une Mappe relative aux premiers temps de la ville de 
Ténochtitlan-Mexico (Catalogue § VII, 1 4). Enfin, Juan de Torquemada indique 
1 341, c'est-á-dire 16 ans plus tard. Cet auteur, voulant expliquen le nom de 
Tenochtitlany raconte, dans sa Monarquía indiana, lib. II, cap. XI, lib. III, 
cap. XXII, que les Mexicains surpris de voir, au milieu de l'eau verte et 
stagnante de la lagune, un nopal sortant des interstices d'une roche et sur 
lequel s'abattait un aigle royal, entourérent cette plante de terre etde gazon, 
déposérent auprés d'elle Timage de leur dieu HuitzilopochtU, et construisirent 
des cabanes (xacalli) avec de la paille et du jone. De lá serait venue Texpres- 
sion de Ténochtitlan ■ auprés, autour (tlan) du nopal (tenochtli) •. Onconnalt 
les armoiries de México ; leur origine se rattache sans doute á cette légende 



56 

meca ; ye iuh nepa cenpohuallon- 
chicome xihuitl» quinhualyacana 
Tenuchtzin ; auh yn Amaquemeque 
ye iuh nepa onpohualloncaxtolli 
ypan orne xihuitl omotlallico yn 
Amaquemecan 2; ye iuh nepa 
caxiollonnahui xihuitl tlahtocati 
yn intlahtocauh Huehueteuhctli, 
Chichimeca teuhctli?, auh ya iuh 
yexihuitl tlatocati Chichicuepo- 
tzin, teohuateuhctli, yn Tlacoch- 
calco Chalco Ateneo 4, yn inehuan 
ye yuh nauhxihuitl tlahtocati yn 
Caltzin, tlatquic YtzcahuacanJ. 

III tochtli xihuitl, i32Óaños. 

IIII acatl xihuitl, 1327 años. 

V tecpatl xihuitl, 1328 años. 

VI calli xihuitl, 1 329 años. 

VII tochtli xihuitl, 1 330 años. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



chiméques; il y avait vingt-sept 1325 
ans que Ténochtzin les comman- 
dait ; cinquante-sept ans que les 
Amaquéméques s'étaient établis á 
Amaquémécan ; dix-neuf ans que 
gouvernait leur souverain Hue- 
hueteuhctli, seigneur des Chichi- 
meques ; il y avait trois ans que ré- 
gnait Chichicuépotzin , teohua- 
teuhctli, á Tlacochcalco-Chalco- 
Atenco, et enfin quatre ans que 
gouvernait Caltzin comme tlatquic 
á Itzcahuacan. 



Année 3 lapin, 1 326. 1326 

Année 4 rosean, 1 327. 1327 

Année 5 silex, 1328. 1328 

Année 6 maimón, 1329. 1329 

Année 7 lapin, 1330. 1330 



VIII acatl xihuitl, 1331 años. Année 8 roseau, 1331. Encette 1331 

Ypan inyn ic chicuexihuitl, yn huitiéme année, on abusa des 
inca necahcayahualoc Tlacoch- Tiacochcalcas, on leur coupa les 

qu*a reproduite Brasseur de Bourbourg, dans son Hist. des nalions civilisées 
duMexlque, t. II, p. 446. Quoi qu'il en soit, le simple exposé du faitdans 
Chimalpahin esl bien préférable et plus rigoureux. II laisse voir clairemenl 
qu'aprés s'étre arrété dans un ilot de la lagune, Ténochtzin groupa autour 
de lui ses compagnons d armes et donna son nom á la ville naissante. 

1 . Voyez année 1 299, dernier paragraphe. 

2. C'est en Tannée XI calli, 1269 (24* année du cycle), qu'eut lieu cet 
établissement (Voyez la 6« Relation). La 7* Relation ne pouvait mentionner 
lefait, attendu qu'elle commence seulement en l'année I tecpatl, 1272. 

3. Huehueteuhctli commenga son régne en 1307. 

4. Chichicuépotzin prit le pouvoir en 1323. 

5. Caltzin commenga á régner en 1322. 



SEPTIÉME RELATION 



57 



calca, quinmamihmictiaya, quin- 
cuamomotzohuaya, yhuan yn inpil- 
huan yn onmocuahcuahuiliaya ym- 
icampa tietica quinmomlemini- 
liaya yn incuauhtzin yn Chalca 
Acxoteca. 

IX tecpatl xihuitl, 1332 años. 
Ypan in momi[quilIico in] Chichi- 
cuepotzin, teohuateuhcili, [tlah- 
tohu]ani Tlacochcalco Opochhua- 
can, yn tlahtocat ma[tlactli xi- 
huitjl ' ; yn oyuh momiquilli yn 
oc nauhxihuitl [in ayactlahjtocat 
Opochhuacan*. 

Auh 9a no yhcuac yn ¡[pan 
xih]uitl omoteneuh, [yn ompa 
cjatca Yacapichtlan Cohuatepec in 
Tecpan tlaca, Tlacochcalca, ihcuac 
yah yn teoma[ma Quetza]lca- 
nauhtli quihuicac yn diablo 
Te[zcatI¡poca] yn ompa Coyo- 
huacan, ompa leíyacapiquito] ynic 
axcan motocayotia Yacapichtlan K 

Auh no yhcuac peuh yn ipan 
in xihuitl yn aocmo quiyauh inpan 
Chalca, nauhxihuitl yn amo qui- 
yauh. 

X calli xihuitl, 1333 años. 

XI tochtli xihuitl, 1 334 años. 

XII acatl xihuitl, 1335 años. 
Ypan inyn ic nauhxihuitl yn amo 



mains, rasa la tete, et leurs enfants 1331 
fiírent faits bácherons pour mcttre 
en se retirant le feu aux bois des 
Chalcas-Acxotéques. 



Année 9 silex, 1332. Alors 
mourut Chichicuépotzin, teohua- 
teuhctli, souverain de Tlacoch- 
calco-Opochhuacan, il avait gou- 
vemé durant dix ans; pendant 
quatre ans á partir de sa mort nul 
ne gouvema Opochhuacan . 

Alors aussi en cette dite année, 
étaient á Yacapichtlan Cohuatepec 
les gens de Tecpan, les Tlacoch- 
calcas, et le porte-idole Quetzal- 
canauhtli accompagna le diable 
Tezcatlipoca á Coyohuacan, oü ¡1 
alia orner les nez, aussi le lieu se 
nomme maintenant Yacapichtlan. 

C*est aussi alors que commen- 
cérent les quatre années pendant 
lesquelles il ne plut pas dans le 
pays des Chalcas. 

Année 10 maison, 1333. 

Année 1 1 lapin, 1334. 



Í32* 



'333 
Í354 



Année 12 roseau, 1335. C'est 1335 
la quatriéme année durant laquelle 



1. De 1323 á 1332. 

2. Voyez année 1337. 

3. Le faít étant aussi rapporté dans la 6« Relation, il nous a été possiblede 
rétablir ¡c¡ le texte quí a en partie dispara par suite d'une déchirure. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



58 

quiyauh 3m inpan Chalca ; auh qo 
mach amo quiyahuilloque, ca ^an 
iyoca yn quiyahuiloc yn ¡nmilpan 
Tlacochcalca yn canin tetzallan 
cahcatca; ynauhxihuixti yn in 
mayanalloc ynic motlamauhtilli 
yn diablo Tezcatlipoca. 



XIII tecpatl xihuitl, 1336 años. 
Ypan inyn ompa macuilxiuhti 
diablo Tezcatlipoca ynic ompa 
catea Yacapichtlan, yhuan Tec- 
pan tlaca, Tlacochcalca » . 

Auh ^a no ypan inyn ixquichlin 
Chalca yyehui yn canazque yn qui- 
notzazque in diablo; auh yn oqui- 
celtihque, ye niman ye quihuica- 
tze, oncan quiquixtico yn tzacual- 
tzintli yhtic; ixpan Xoyac tepetl 
yn Amaquemecampa quimama- 
tihuitz yn Quétzalcanauhtli*; co- 
lolhuitihuitze yn Chalca, auh ye 
omihtoya ynecuepyan yn Ama- 
quemeque oncan connamicque yn 
tzacualli yhtic ynic quinmonan- 
tique, quinmottatique yn Tecpan 
tlaca, Tlacochcalca; oc cenca 
yehuatl quen quimolhui yn tlah- 
tocapilli yn ¡toca Temizteuhctli, 
¡nin ypiltzin in Huehueteuhctli, 
Chichimeca teuhctli, tlahtohuani 
Amaquemecan Ytztlaco^auhcan ; 
ye omihto oncan connamiquito yn 



¡1 ne plut pas chez les Chalcas ; 1 3 3 S 
mais on dit que pendant qu'ils 
furent sans pluie, il ne plut que 
sur les terres des Tlacochcalcas 
parmi lesquels ils étaient ; la fa- 
mine avait duré quatre ans au 
point que le diable Tezcatlipoca 
en fut effrayé. 

Année 13 silex, 1336. Il y 1336 
avait alors cinq ans que le diable 
Tezcatlipoca étaitá Yapachitlan, 
ainsi que les gens de Tecpan, les 
Tlacochcalcas. 

Alors aussi tous les Chalcas 
allérent prendre et appelérent le 
diable; ils Tentrainérent, Taccom- 
pagnérent aussilót et le tirérent 
d'une petite cage; Quetzalca- 
nauhctli se háta de le porter devant 
le mont Xoyac du cóté d'Amaqué- 
mécan ; les Chalcas s'empressérent 
de Tentourer et Ton dit qu'au re- 
tour les Amaquéméques le re^urent 
dans une cage et se mirent sous 
la protection des gens de Tecpan, 
des Tlacochcalcas; ce fut sur- 
tout le prince nommé Temizteuhc- 
tli, fils de Huehueteuhctli, seigneur 
des Chichiméques, roi d'Amaqué- 
mécan-Itztlacogauhcan qui parla ; 
on dit qu^il alia recevoir le diable 
dans une petite cage, el qu^en 
allant le recevoir il lui remit le 



1. Voyez année 1332, deuxiéme paragraphe. 

2. On üt en margedu feuillet 10 (verso): « [Yn]mat¡actii on[nahui]xiuhtico 
yn Que!:alcanaahtUj teoma[may yn Nochhuitec]pan Acahuitecpan •. Quetzalca- 
nauhtli, porte-idole, avait passé quatorze ans á Nochhuitecpan-Acahuitecpan 
(Voyez année 1323). 



SEPTIÉME RELATION 



59 



tzacualtzintli yhtic [injdiablo, ynic 
quinamiquho yn conmacac chal- 
chi[uiil] cuauhyahuallolli; cenca 
quitla^ocama yn diablo, oncanqui- 
macac yn tlahtocayotl, yn teuhc- 
tzont[li], ye oncan conometilli- 
que yn tlahtocayotl, [ynic] con- 
macaque yn teohuateuhcyotl yn 
Tem[izteuhctli] » yhuehue tocaytl 

Tlacochcalco mochi qu[ ] 

yn Amaquemeque, Tlayllotlaque. 
Oncan [ompeuh,] ontziniic ynic 
macuilli tlahtocayotl [yn Amaque]- 
mecan ; auh ye yahqui yn diablo 
yn [Tlacochcaljco, auh yn Temiz- 
teuhctii ye nim[an ahcijco yn 
ipetlapan, yn icpalpan [yn oncan] 
Amaquemecan , ynic ye teohua- 
te[uhetli; yhcujac yn oyuh ye 
matlacxihnitl [ipan nauhxijhuitl 
huitza yn Tepetlixpan tlahtohuani 
Xoctzin, teepane[catlj teuhcili^. 
Auh ca no ypan ¡nyn omiquico 
huehue Acamapichtli, tlahtohuani 
catea Culhuaean, yn tlatocat ma- 
tiaetlomey xíhuitl J ; auh ca ni- 
man, ipan inyn xihuitl, oncan hual 
motlahtocatlalii yn Culhuaean yn 
Achitometl 4, telpochtii. 



brillant báton arrondi ; le diable le 1 33^ 
remercia extrémement et lui attri- 
bua la souveraineté, la seigneu- 
rie, ainsi les Amaquéméques et 
les Tlayllotlaques divisérent la 
royauté en deux parties et donné- 
rent á Témizteuhetli la dignité de 
teohuateuhctli, ancien nom usité á 
Tlacochcalco. Lá commen^a, prit " 
naissanee la einquiéme souverai- 
neté d'Amaquéméean; le diable 
alia á Tlacochcalco, et Témiz- 
teuhetli partit immédiatement 
pour venir prendre le gouverne- 
ment d'Amaquémécan , comme 
teohuateuhctli : il y avait alors 
quatorze ans qu'était venu á Te- 
petlixpan le souverain Xoctzin, 
seigneur tecpanecatl. 



Alors mourut Acamapichtli , 
rancien, souverain de Culhuaean, 
qui avait gouverné durant treize 
ans ; aussitót aprés, en cette méme 
année, fut installé á Culhuaean 
Achitometl, lejeune. 



I calli xihuitl, 1 337 años. Ipan 
in oncan hual motlahtocatlalii yn 



Année i maison, 1337. Alors 1337 
fut installé Xolhuahuacantzin, il 



1. Voyez les années 1342 et ijji, oii ce prince est nommé Temiztzin. II 
est regrettable que le passsage ici soit obliteré; mais il porte deux fois écrit: 
Tcmiz'euhctU. 11 se pourrait que les deux noms fussent donnés á ce prince. 

2. Voyez année 1325, quatriéme paragraphe. 

3. De 1324 á 1336. Brasseur de Bourbourg ne donne á ce prince que 
onze ans de régne {Histoire des naíions civUisées du Mcxique, tome II, p. 451). 

4. Le ms. porte : • Achitomecath . Brasseur de Bourbourg dit que ce prince 
Áchitomeil était frére et meurtrier d 'Acamapichtli {Ibidem^ méme page). 



m 



6o 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 

fut fait teohuateuhctli á Opoch- »3^7 
huacan-Tlacochealco. 



Xolhuahua^antzin, teohuateuhctli 
mochiuh yn Opochhuacan Tlaco- 
chcalco». 

Auh 9a no yhcuac yn ipan in 
moxelloque yn Mexica yye mote- 
nehua Tenuchca, ynic cequintin 
. ompa motlallito yn Xaltilulco ; ^an 
ompa ontlamatlahuiaya ontlatla- 
maya, ynic tlachiato ompa quin- 
mottiti Ytzcuauhtli », ompa tla- 
huelmatito yn axcan ye mihtohua 
Tlatilulco'. 

II tochtli xihuítl, 1338 años. 
Nican ypan in momiquillico yn 
tlacatl Cuahuitzatzin, tlayllotlac 
teuhctli, tlahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco Amaquemecan , ynic 
tlahtocat Tzacualtitlan Tenanco 
Amaquemecan epohuallonmatlac- 
tli xihuitU yn 9an oncan onmana 

1 . Xalhuahuagantzin succéda á Chichicütfotzin^ aprésun interrégnede quatre 
ans ( Voyez année 1332). 

2. Ytzcuauhtli ou YzquauhlU • grand aigle noirou brun », que Ton apprí- 
voisait et entretenait pour la chasse des souverains (Voyez Hernández, 
2«part¡e, p. 34). 

3 . Compris dans Tenceinte méme de Tenochtiilan, le petit État de Tlaúlulco 
naquit de la séparation des habitants dont une fraction occupait la región 
septentrionale de la ville. Ce quartier nommé d'abord Xaltilulco ou colline de 
sable, puis TlatilulcOj se peupla rapidement et devint un centre de commerce 
importante en méme temps qu'un foyer ardent de démocratie. Aussi, douze 
ans á peine aprés leur établissement sur la lagune , les Mexicains formérent 
deux fractions, les Ténochcas et les Tlatilulcas qui étaient reputes pour leur 
bravoure. Gomara prétend que Tlatilulco dut étre habité avant Tenochútlan, 
á cause de sa situation sur une colline. Généralement on donne á ce nom de 
Tlatelulco ou Tlatilulco le sens d'élévation de terre ; mais Bétancourt le fait 
dériver soítde tlatelU t tréteau, banc de vente >, soit de tlatia « brüler •, 
parce que, selon lui, ce lieu aurait été reservé á la combustión des cadavres. 
Juan de Torquemada af firme que de son temps on y pendait les mal- 
faiteurs (Monarquia indiana, lib. III, cap. XXIV). 

4. De 1269 á 1338. 



Alors aussi les Mexicains appelés 
Ténochcas se séparérent et une 
partie alia s'établir á Xaltilulco ; 
c'est lá qu'iis faisaient sécher leurs 
filets aprés avoir peché ; Itzquauh- 
tli vit et reconnut qu'ils seraient 
bien dans ce lieu appelé aujour- 
d'hui Tlatilulco. 



Année2lapin,i338. Alorsmou- 1338 
rut le noble Cuahuitzatzin , juge 
assesseur, souverain de Tzacual- 
titlan-Ténanco- Amaquemecan, de 
sorte qu'il avait gouverné Tza- 
cualiitlan-Ténanco-Amaquémécan 
durant soixante-dix ans á partir 
du moment oíi il était arrívé et 



SEPTIÉME RELATION 



6l 



ynic acic, ynic quit[la]ll¡to altepetl 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mec[an]; auh ynic mocenpohua 
ynic tlahtocat nohuiyan ohtlipan 
ynic huallaque macuilpohualxi- 
huitl ¡pan ce xihuitP pie on- 
momiquilli chapantica, yn qui- 
tlahtocatlallico yn Ateneo Ayo- 
tzinco Tapalcatetelco. 

III acatl xihuitl, 1339 años. 
Nican ypan in momiquillico yn 
Caltzin, tl[at]quic teuhctli, yn 
tlahtocat Ytzcahuacan caxtoll[i 
i]pan exihuitl '. 

Auh 5a no ypan in motlahto- 
catlalli y[n] yNochhueuin, tlayl- 
lotlac teuhctli mochiuh yn Tza- 
[cualjtitlan Tenanco Amaqueme- 
can } ; auh qan tlaco xihuit[l y]n 
ontlahtocat, ^an niman ¡pan inyn 
xihu¡tl mo[m¡]qu¡ll¡. 

mi tecpatl x¡hu¡tl, 1 340 años. 
In ¡pan in ayac tlahtocat, yn¡[c] 
ipanin mo[tlahto]catlalli yn cihua- 
p¡llahtohuan¡ X¡uhtoztz¡n, tlay[l- 
lotlalc teuhctli mochiuh yn Tza- 
cualtitlan Tenanco Ama[que]me- 
can ; ynin ychpochtzin catea yn 
tIahtohu[ani] Cuahu¡tzatz¡n, tlayl- 
lotlac teuhctl¡4. 



avaít fondé la ville de Tzacualti- 1338 
lian - Tenanco - Amaquémécan ; 
mais on compte qu'il gouvema en 
tout cent un ans, depu¡s qu'üs 
s'éta¡ent m¡s en marche jusqu'au 
moment oü il mourut d'une chute, 
lorsqu'on vint Tinstailer roi á 
Ateneo- Ayotzineo-Tapaieatételco. 



Année 3 roseau, 1339. Alors 1339 
mourut Caltzin, seigneur tlai(]uic, 
qui ava¡t gouverné Itzeahuacan 
durant dix-huit ans. 

Alors aussi fut installé Noch- 
huetzin, il fut fait juge assesseur 
á Tzaeualtitlan-Ténaneo- Amaqué- 
mécan; ma¡s il ne gouvema que 
pendant la moit¡é d'une année ; au 
tx)ut de ce temps, ¡1 mourut en 
cette méme année-lá. 

Année4silex, 1340. Alors nul 1340 
ne régna, car fut ¡nstallée la prin- 
cesse X¡uhtoztzin, qui eut le titre 
de juge assesseur á Tzacualtitlan- 
Ténanco-Amaquémécan ; elle était 
filie du monarque Cuahuitzatzin , 
juge assesseur. 



V calli x¡[hu¡tl,] 1 341 años. Année 5 ma¡son 1341. Alors 1341 



1. De 1238 á 1338. 

2. De 1322a 1339. 

3. Nochhuetzin succédait á Cuahuitzatzin mort Tannée precedente. II fut 
remplacé par Xiahtoztzin, filie de Cuahuitzatzin (Voyez année 1340). 

4. Cuahuitzatzin était mort en 1338. 



62 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Ipan in motlahtocatlalli yn Cua- 
teotl, tl[atqu¡c te]uhcili mochiuh 
yn Itzcahuacan. 

Auh ga no ypan yn xihuitl, mo- 
miquillico yn Itzcuauhtzin,atlauh- 
tecatl teuhctli, ynic teomeca yn 
iuhqui yntoca, ynyn tlahtocaí 
Atlauhtlan Amaquemecan onpo- 
huallonmatlactli ypan onxihuitl > ; 
auh ^an no niman, ihcuac yn ipan 
in moteneuh xihuitl, oncan hual 
motlahtocatlalli ynTlotli, tlatquic, 
atlauhtecatl teuhctli mochiuh yn 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan, ynic occan tlahtolloyan 
catea Tenanco. 

VI tochtli xihuitl, 1342 años. 
Ypan in ihcuac tlahtocati yn Xol- 
huahua;antzin , teohuateuhctlíTla 
cochcalco Ateneo, yhuan Cua- 
teotzin, tlatquic , tlahtohuani 
Opochhuacan , ihcuac tlah^ol) i 
quichiuhque , moxipeuhque yn 
Tenanca ; auh yn ya momauhcayt- 
tah, yhcuac ce quitlanque ytoca 
Chinancoca ypiltzin yniquin- 
nan^, yntha yez yn Tenanca, Aten- 
pan tlaca. Auh ye quinmacac yn 
ipiltzin yn Chinancoca ytoca Ca- 
camatl Totee. Auh in ye momauh- 
caytta in Tenanca, quihtoque ca 
oncate yn tlahtoque yn Tlacoch- 
calca, cuix yehuanti quintemachia 
yn. Auh niman quimixpantito yn 
tocolhuan tlahtoque omoteneuhque 
Xolhuahua^antzin, teohuateuhctli. 



fut installé Cuatéotl, il fut fait '34» 
seigneur tlatquic á Itzcahuacan. 

En cette méme année, mourut 
Itzcuauhtzin, seigneur atlauhtecatl, 
il était deuxiéme de nom, et avait 
gouverné Atlauhtlan-Amaquémé- 
can durant cinquante-deux ans; 
aussitót aprés, en cette méme 
année, fut installé Tiotli, tlatquic, 
il devint seigneur atlauhtecatl á 
Tzacualtitlan - Tenanco - Amaqué - 
mécan de sorte qu'on régnait sur 
deux points á Tenanco. 



Année 6 lapin, 1342. Tandis 1342 
qu'en ce moment régnait Xolhua- 
hua^antzin, teohuateuhctli, á Tla- 
cochcalco-Atenco, et que Guateo- 
tzin, tlatquic, était roi d^Opoch- 
huacan, les Ténancas firent une 
faute, ils se divisérent; mais ils 
s'en effrayérent de suite et de- 
mandérent le fils d'un nommé 
Chinancoca pour qu'il fút le pro- 
tecteur des Ténancas et des habi- 
tants d'Atempan. Chinancoca leur 
donna done sonfils nommé Caca- 
matl Totee. Mais les Ténancas s'ef- 
frayérent aussitót et lui dirent 
qu'ils avaient des chefs tlacochcal- 
cas et qu'ils devaient s'en remet- 
tre á eux. Immédiatement ils se 
rendirent auprés des chefs de nos 
ancétres, les nommés Xolhuahua- 



1. De 1290 á 1341. 

2. Yniquinnan est mis pour ynic innan. 



SEPTIÉME RELATION 



6? 



ybuan Cuateotziii) tlatquic, auh 
quimilhuique: macamo ximote- 
quipachocan ca nel ye oamechma- 
caque yn Totee Cacamatl, auh yn 
tehuanlin titlahtoque, ticmaca yn 
teohuateuhcyotl yn Totee Caca- 
matl. Auh ymochiuh yn oyuh ye 
chiconxihuitl quitlahtocatlallique 
yn Amaquemecan Tlayllotlacan 
yn Temiztzin», teohuateuhctli. 

VII aeatl xihuitl, 1343 años. 



^antzin, teohuateuhctli, etCuaiéo- 1342 
tzin, tlatquic, qui leur dirent : Ne 
soyez pas en peine de ce qu'on 
vous a donné Totee Cacamatl, 
nous qui sommes les chefs, nous ac- 
cordons la dignité de teohuateuhctli 
á Totee Cacamatl. Cela se passa 
sept ans aprés l'installation á 
Amaquémécan -Tlayllotlacan de 
Témiztzin, teohuateuhctli. 

Année 7 roseau, 134}. 1 343 



VIH tecpatl xihuitl, 1 344 años. Année 8 silex, 1 344. 



IX calli xihuitl, 1 345 años. 

X toehtli xihuitl, 1 346 años. 

XI aeatl xihuitl, 1347 años. 
Ypan in miquieo yn Achitometl * 
ynic teomeca yn iuhqui ynioca yn 
yn ilahtoque Culhuaean ; yn tlah- 
tocat matlaetlomome xihuiíl 5 yn 
Culhuaean; auh 9a niman ipan in 
onean hual motlah[to]eatlalli yn 
Auhyotl, teuhetlamacazqui, tlah- 
tohuani [m]ochiuh yn Culhuaean. 

Auh 5a no yhcuae ypan in 
yancuica aehtopa oquiíiaque yn 
Tlaeochcalea Chalca opopocae yn 
tepetl yn axcan motoeayotia Po- 
pocatepetl4, yn [acjhtopa ^an qui- 



Année 9 maison, 1345. 
Année 10 lapin, 1346. 



'344 



'34S 



1346 



Année 11 roseau, 1347. Alors 1347* 
mourut Achitometl, deuxiéme 
de nom, comme on disait pour 
désigner les souverains de Cul- 
huaean ; il avait gouverné durant 
douze ahs Culhuaean; aussitót 
aprés fut installé Auhyotl, grand- 
prétre, il fut fait souverain de 
Culhuaean 

C*est alors aussi que pour la pre- 
miére fois les Tlaeochealeas Chai- 
cas virent ftimer la montagne nom- 
mée aujourd'hui Popoeatépetl, 
qui autrrfois était appelée Xalli- 



1. Voyez Tannée 1336^ oü Chimalpahin a écrit Temizleuhctli. 

2. Le ms. porte bien ici : • Achitometl » (Voyez la note 4 de la page 59). 

3. De 1336 á 1347. — Brasseur de Bourbourg regarde Achitometl 
comme le dernier prince de Culhuaean (Voyez Histoire des nations civilisées 
du Mexique, tome II, p. 4^^). 

4. Voyez la 6« Relation, méme année. 



64 

tocayotiaya XalÜquehuac catea;, 
[yn ¡]uhqui matque Tlacochcalca 
quin ¡uhii opopocac; auh ca ye 
amo ca miecpa in huecauhtica 
[yn] cahuaya yn amo popoca. 

XII tecpacil xihuitl, 1 548 años. 
Ypan in momiquillico yn tlacatl 
cihuapiltlahtohuani Xiuhto^tzin , 
tlayllotlac teuhclli ; yn ichpochtzin 
tlahtohuani Cuahuitzatzin, y n ilah- 
tocat Tzacualtitlan Tenanco Ama- 
quemecan ch¡uhcnauhxihuitli;auh 
9a niman, ipan inyn xihuitl, oncan 
hual motlahtocatlalli yn iconetzin 
Xiuhtoztzin, yn itoca Yiztlotzin, 
tlayllotlac teuhctli mochiuh yn 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan. 

XIII calli xihuitl, 1 349 años. 

I tochtli xihuitl, 1350 años*. 

II acatl xihuitl, 1351 años. 
Ypan in yancuican oquilpique yn 
inxiuh yn huehuetque Mexica yye 
yntoca Tenuchca yn oncan atlihtic 
Tenuchtiilan , oncan otlecuauh- 
tlazque yn huehuetque ; ynic on- 
can oquicuico yancuic tietl yntech 
yahualotoc tlacatl macehualtin. 
Yn ihcuac yn ye iuh onpohual- 
lo[n]matlactli ipan exihuitl ye 
quinyacana yn Tenuchtzin? yn 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quéhuac ; ainsi les Tlacochcalcas »547* 
ont assuré que c'était la premiére 
fois qu'elle fumait; mais ancien- 
nement elle ne restait pas long- 
temps sans faire éruption. 

Année 12 silex, 1348. Alors '34^ 
mourut la noble reine Xiuhtoztzin, 
Juge assesseur; elle éiait filie du 
monarque Cuahuitzatzin, et avait 
gouvemé Tzacualtitlan-Ténanco- 
Amaquémécan durant neuf ans; 
aussitót aprés, en cette méme an- 
née, fut installé le jeune fils de 
Xiuhtoztzin, appelé Itztloizin, il 
fut fait juge assesseur á Tzacual- 
titlan - Tenanco- Amaquémécan. 



Année 13 maison, 1349. 1349 

Année i lapin, 1350. '35° 

Année 2 roseau, 1351. Alors ^5$* 
pour la premiére fois les anciens 
Mexicains appelés Ténochcas 
firent la ligature des années dans 
la lagune á Ténochtiilan, c'est 
lá que les anciens allumérent du 
feu avec le tU(¡uauitl; dans le 
lieu oü ils prirent.le feu nouveau, 
ils étaient entourés des gens du 
peuple. Il y avait alors cinquante- 
irois ans que Ténochtzin com- 



1. De 1340 á 1348. 

2. Commencement du 6« cycle (1350-1401). A la suite de cette date, le 
manuscrit porte biíFées deux lignes et demie , qui sont reproduites en 
Pannée 1 3 5 1 , demicr paragraphe. 

3. Tcnuchtzin avait été élu en 1299. 



SEPTIÉME RELATION 



Mexica-Tenuchca, ipan yn mo- 
chiuh. 

Auh 9a noypan ín momiquillico 
yn Temiztzin, teohuateuhctli, yn 
tlahtocat Tlayllotlacan Amaque- 
mecan caxtolli once xihuitl». 

III tecpatl xihuitl, 1352 años, 
¡pan in motlahtocatlalli yn huehue 
Cacamatzin, teohuateuhctli mo- 
chiuh yn Tlayllotlacan Amaque- 
mecan Chalco ; yp[¡I]tzin inyn 
tlahtohuani Temiztzin , teohua- 
teuhctli ; [yece] yn oc cequintin 
huehuetque yn iuh quihtotihur ye- 
huatl ypiltzin inyn tlahtohuani 
Huehueteuhctli, Chichimeca teuhc- 
tli, Yiztlaco^auhcan Amaqueme- 
can tlahtohuani catea. 



65 

mandait les Mexicains-Ténochcas, 1351 
c'est sous luí qu'eut lieu la céré- 
monie. 

Alors aussi mourut Temiztzin, 
íeohuateahctU, qui avait gouvemé 
Tlayllotlacan -Amaquémécan du- 
rant seize ans. 

Année 5 silex, 1352. Alors fut 1352 
installé Cacamatzin, Tancien, il 
fut fait teohuateuhctli de Tlayllo- 
tlacan - Amaquémécan • Chalco ; il 
était fils du roi Temiztzin, teohua- 
teuhctli; mais quelques ancicns 
prétendent qu'il était fils du 
roi Huehueteuhctli, seigneur des 
Chichiméques, qui était souverain 
d'Itztlaco^auhcan-Amaquémécan. 



IIII calli xihuitl, 1353 años. 
Ni[can] ypan in momiquillico yn 
Tlotli, tlatquic, atlauht[ecatl] 
teuhctli; yn tlahtocat Atlauhtlan 
Tzacualtitlan Te[nanco] Amaque- 
mec[an] matlacxihuitl omey*. 

V tochtli xihuitl, 1354 a[ños.] 
Nican ypan in motlahtocatlalli yn 
itoca Hueco[ntzin] J ; atlauhtecatl 
teuhctli mochiuh yn Tzacualt[i- 
tlan] Tenanco Amaquémécan. 



Année 4 maison, 1353. Alors 1 3 $ 3 
mourut Tlotli, tlatquic, seigneur 
atlauhtecatl; il avait gouvemé 
Atlauhtlan-Tzacualtitlan-Ténanco- 
Amaquémécan durant treize ans. 



Année 5 lapin, 1354. Alors fut 1354 
installé le nommé Huécontzin ; il 
fut fait seigneur atlauhtecatl á 
Tzacualtitlan -Ténanco - Amaqué- 
mécan. 



VI acatl xihuitl, I35[5 años.] Anjiée 6 roseau, 1 3 5 5 . 



»5S5 



1. De 1336 á 1351. 

2. De 1341 á 1353. 

3. Le manuscrit porte ici le]mot : c teuhctli t, qui est inutile. Voyez Tannée 
1 3 $9, oü l'auteur a mentionné la mort de Huécontzin. 

5 



66 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



VII tecpati xihuitl, 1356 años. 
Nican ipan in ino[mi]quill¡co yn 
tlacatl huehue Cuateotzin,tlatquic; 
yn tlahtocat Ytzcahuacan Tla- 
cochcalco Chalco caxtolli once 
xihuitl I . 



Année 7 silex, ijjó. Alorsij$6 
mourut le noble Cuatéotzin, Pan- 
cien, tlatt¡mc; il avait gouvemé 
Itzcahuacan -Tlacochcalco - Chalco 
durant seize ans. 



VIII calli xihuitl, IJ57 años. 
Nican ipan in motlahtocatialli 
yn Chahuatlahtohuatzin ahno^o 
MilnacazizinS tlatquic mochiuh 
yn Itzcahuacan Tlacochcalco 
Chalco. 



Année 8 maison, 1557. Alors 1357 
fut installé Chahuatlahtohuatzin 
ou Milnacaztzin, il devint tlaí^ 
quic á Itzcahuacan-Tlacochcalco* 
Chalco. 



IX tochtli xihuitl, 1)58 años. Année 9 lapin, 1358. 



X acatl xihuitl, 1359 ^^^^* ^¡' 
can ypan in momiquillico in Hue- 
contzin, ailauhtecatl teuhctli, yn 
tlahtocat Atlauhtlan Tzacualtitlan 
Tenanco Amaquemecan chicua- 
cenxihuith. 



1358 



Année 10 roseau, 1359. ^'^^'^ '3 59 
mourut Huécontzin , seigneur 
ailauhtecatl, qui avait gouvemé 
Atlauhilan-Tzacualtitlan-Ténanco- 
Amaquémécan durant six ans. 



XI tecpati xihuitl, 1360 años. 
Nican ypan in motlahtocatialli yn 
O^omatzin, atlauhtecatl teuhctli 
mochiuh yn Tzacualtitlan Tenanco 
Amaquemecan Chalco. 

XII calli xihuitl, 1 361 años. 
Ypan in momiquillico yn Xolhua- 
huacantzin, teohuateuhctli ; yn 
tlahtocat Opochhuacan Tlacoch- 
calco Chalco cenpohuallonmacuilli 



Année 11 silex, 1360. Alors 1360 
fut installé Ocomatzin, il devint 
seigneur atlauhtecatl á Tzacualti- 
tlan - Tenanco - Amaquemecan - 
Chalco. 

Année 12 maison, 1361. Alors 1361 
mourut Xolhuahua^antzin, teohud" 
teuhctli; il avait gouvemé Opoch- 
huacan -Tlacochcalco -Chalco du- 
rant vingt-cinq ans. Pendant 



1. De 1341 á 1356. 

2. Le manuscrit porte par erreur : 
nom est fort bien écrit Milnacaztzin, 

3. De I354ái359. 



a Miltzin ». Voycz Tannée 1380, oü ce 



SEPTIÉME RELATION 



xihuitl ' . Auh oc nauhxiuitl p 
ayac tlahtocat Opochhuacan*. 



67 

quatre ans nul ne régna á Opoch- i j6i 
huacan. 



XIII tochtii xihuitl, 1 362 años. Année i } lapin, 1 362. 



1362 



I acatl xihuitl, 1363 años. Ni- 
can ypan in momiquillico yn 
Huehueteuhctli, Chichimeca teuhc- 
tli, yn tlahtocat Ytztlaco^auhcan 
Amaquemecan onpohualloncax- 
tolli ipan ce xihuitl J ; ynin ypiltzin 
catea yn tlahtohuani Atonaltzin. 
Auh qa. niman, ipan inyn ornóte- 
neuh xihuitl, oncan hual motlah- 
tocatlalli yn itiacopiltzin yn itoca 
Ypantlacualoctzin , Chichimeca 
teuhctli mochiuh yn Itztlacocauh- 
can Amaquemecan. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh ce acatl xihuitl, yn momi- 
quillico yn Tenuchtzin México 
Tenuchtitlan ; yn cuauhtiahto ynic 
teyacan Tenuchtitlan cenpohual- 
loncaxtolli ypan nauhxihuitU, auh 
yye mochi ye mo[ce]npohua yn 
ompa Culhuacan Ti^aapan ye 
quitlalli[qu]e Mexica yn ixquich- 
cauh ynic oquinyacan Me[x]ica 
epohuallonmacuilli xihuitU. 

No yhcuac yn oqui[tt]aque yan- 
cuican yn Mexica yn Popocatepetl 
[y]n opopocac, yn iuh quimatque 
quin iuhti opopocac; [au]h yn 



Année i roseau, 1363. Alors 1363 
mourut Huehueteuhctli, seigneur 
des Chichiméques, qui avait gou- 
verné Itztiaco^auhcan-Amaquémé- 
can durant cinquante-six ans; il 
était fils du monarque Atonaltzin. 
Aussitót aprés, encette diteánnée, 
fut installé son fils nommé Ipan- 
tlacualloctzin comme seigneur des 
Chichiméques á Itztlacocauhcan- 
Amaquémécan. 



En cette dite année i roseau, 
mourut Ténochtzin á Mexico-Té- 
nochtitlan ; il avait gouverné 
comme chef militaire Ténochiitlan 
durant trente-neuf ans, mais on 
compte en tout, á dater de Tépoque 
oü les Mexicains le prirent pour 
chef á Culhuacan-Ti^aapan, qu'il 
avait commandé pendant soixante- 
cinq ans. 

Alors aussi les Mexicains virent 
pour la premiére fois fumer le 
Popocatepetl, ils ont assuré que 
c'étaii la premiére fois qu'il fu- 



1. De 1337 á 1361. 

2. Le manuscrit porte : • Opochuacan i, orthographe qui est aussi admise. 
Voyez Tannée 1366 pour la fin de Tinterrégne. 

3. De 1307 á 1363. 

4. De 132^ á 1363. 

5. Tenuchtzin avait été élu généralissime en 1299. 



68 

Tlacochcalca Chalca ye iuh nepa 
caxtollo[mo]me xihuill oquitlaque 
yye popoca'. 

Auh yn oyuh mic Tenuchtzin 
exihuiíl yn ayac teyacan Tenuch- 
titlan*. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 

maii ; mais les Tlacochcalcas 1363 
Chalcas Tavaieni vu fiímer dix-sept 
ans auparavant. 

Aprés la mort de Ténochtzin 
durant irois ans nul ne gouvema 
Ténochtitlan. 



II tecpatl xihuitl, 1 364 años. 

III calli xihuitl, 1365 años. 

IIII tochtii xihuitl, 1 36Ó años. 
Nican ypan in motlahiocatlalli 
yn Cuateotzin Miccacalcail, leo- 
huateuhctli mochiuh yn Opoch- 
huacan Tlacochcalco Chalco 
Ateneo?. 

V acatl xihuitl , 1367 años. 
Nican ypan in yye ompa Techixco 
caiyacac* Ytziapallapan ye aci- 
tihuia yaoyotl yn itepehualiz; 
yhuey yaotiyacauh catea huehue 
Cacamatzin, teohuateuhctli, yn 
tlahtohuaniTlayllotlacan Amaque- 
mecan Chalco ; quincenyacanaya 
in ixquichtin ye cen mochi Chalca 
yn quinnamiquia Mexica Ytzta- 
palapaneca Tepaneca. Yn cemil- 
huitl quitlania tlalli Cacamatzin 
cennetlalloli, auh oncan hual mo- 
cuep yn omoteneuh Techixco í, 



Année 2 silex^ 1364. 1364 

Année 3 maison, 1365. 1365 

Année 4 lapin, 1366. Alors fut 1366 
installé Cuateotzin Miccacalcatl, 
il devint teohuateuhctli d^Opoch- 
huacan - Tlacochcalco - Chalco - 
Ateneo. 



Année 5 rosean, 1367. Alors á 1367* 
Techixco, á 4'entrée d*Itztapalla- 
pan , éclata la guerre ; le general 
en chef fut Cacamatzin, Tancien, 
teohuateuhctli, qui était roi de 
Tlayllotlacan-Amaquéméean-Chal- 
co ; il commandait tous les Chalcas 
qui lutiaient contre les Mexicains, 
les Itztapallapanéques et les Tépa- 
néques. Un jour Cacamatzin soumit 
une lieue de pays, puis il retourna 
audit Techixco oh les Tépanéques 
Tatteignirent en combattant. C'est 
lá que mourut Cacamatzin, l'an- 



1. Dans la 6" Relation, Chimalpahin n'a point indiqué cette éniption de 
1 363, tandis qu'il y a mentionné celle de 1347. 

2. Voyez l'année 1 367, 2« §, oíi i! est dit qu'Acamapich fut élu rol. 

3 . Ce prince succéda á Xolhuahuafantzín aprés un interrégne de quatre 
ans. (Voyez année 1361.) 

4. Litt. á Textrémité des maisons dTtztapallapan. 

5 . Le manuscrit porte : • Techichco • ; mais Techixco est plus corrcct. 



yaoyotl oncan cacique Tepaneca. 
Oncan miquito yn huehue Caca- 
matzin , teohuateuhctli , teinac 
huetZ; oncan mic, yn ipan miquito 
yteocuitlapan yn íchimalteocuitla 
anahuayo ' ; yn ilahtocat caxtollon- 
ce xihuitl^ yn Tlaylloilacan Ama- 
quemecan. 

Auh .^a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yhcuac oncan hual 
motlahtocatlallique yn Acama- 
pichtliJ, telpochtli, achto tlahto- 
huani mochiuhyn México Tenuch- 
titlan, atlihtic contzintito yn tlah- 
tocayotl; ynin oncan canaco yn 
Mexica yn Cohuatiychan yn oncan 
mozcaltico ychan yn tlahtohuani 
Aculmiztli. Auh ce huel Culhuacan 
ychan oncan motlacatilli; ypiltzin 
in ^an ce mexicatl chichimecatl 
macehualtzintli ytoca Opochtií 
Yztahuaizin*; auh yn inantzin 
tlahtocacihuapilli ytoca Atotoztli, 
ychpotzin in catea yn tlahtohuani 
Culhuacan Coxcoxtli. Auhyhuehue 
Acamapichtli ytlatzin; ye iuh nepa 
cenpohuallonmatlactli yhuan orne 
xihuitl omomiquili yn ueue Aca- 



SEPTIÉME RELATION 69 

cien, teohuateuhctli, il fut pris et 1367* 
tué ; il mourut sur son riche dra- 
peau etsonbouclier gamide metal 
précieux ; il avait gouverné durant 
seize ans Tlayllotlacan-Amaqué- 
mécan. 



En cette dite année, ful ¡nstallé 
Acamapichtli, le jeune, qui fut le 
premier souverain de Mexico-Té- 
nochtitlan et qui établit la royauté 
dans la" lagune; les Mexicains 
vinrent le prendre á Cohuatiychan 
oü il avait été elevé chez le roi 
Aculmiztli. Mais Culhuacan était 
son pays natal ; il était fils d'un 
simple sujet mexicain chichiméque 
nommé Opochtli Iztahuatzin; sa 
mere était la princesse nommée 
Atotoztli, filie du souverain de Cul- 
huacan, Coxcoxtli. Acamapichtli, 
rancien, était son onde ; il y avait 
trente-deux ans qu'était mort Aca- 
mapichtli, rancien. Ily avait alors 
soixante et un ans qu'était mort 
Coxcoxtli, qui avait été souverain 
de Culhuacan. 



1 . On lit sur le manuscrit : t ichimalUo anahuayo i ; ce dernier mot est 
écrit en marge du feuiilet 13 (recto). Voyez la 6« Relation, méme année, qui 
porte : « Yn ipan miquito yteocuitlapan yn íchimalteocuitla anahuayo 1 . 

2. De 1552 á 1367. 

3. Acamapichtli el quelquefois Acamapichy par abréviation, signifie : qui 
tient ipiá) des roseaux (acatl) á la main (maitl)'. Suivant Sahagun, ce prince 
fut élu en 1384; ce qui fait une diíférence de dix-sept ans. (Voyez Histoire 
des Chosesde la Nouvelle-Espagne, traduction Jourdanet et Simeón, p. $05.) 

4. D*aprés Bétancourt, Opochtli était un seigneur ténochca tres puissant 
(Teatro mexicano^ p. $2). Uabbé Brasseur donneá Acamapichtli une généalo- 
gie toute différente. li le fait fils d' Acamapichtli, l'ancien, roi de Culhuacan, 
(Voyez Histoire des nations civilisées du Mexique, tome II, p. 469 et $99). 



70 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



mapichili'. Ynicuacp ye ¡uh 
nepa epohualH ypan ce xihuitl 
momiquilli» yn Coxcoxtli tlahto- 
huani catea Cuihuacan. 

Auh ynic omentin moilahtoca- 
tlallique tlahtoque yn ipan in 
xihuitl yehuatl yn huehue Te^o- 
^omoctliJ, tlahtohuani mochiuh 
Azcapotzalco Mexicapan ; yhcuac 
yn caquique yn icpac copilli ; ynin 
ypiltzin Aculnahuacatl, pilli teya- 
canqui yn ompa Azcapotzalco. 

VI tecpatl xihuitl, 1368 años. 
Ypan in oncan macuiipoh[ual]- 
xiuhtico yn Itztlaco^auhque yhuan 
Tzacualtitlan Tenanca Amaque- 
meque Chalca ynic ye oncan cate 
Amaquemecan4. 

Auh ^a noypaninynomoteneuh 
xihuitl, oncan hual moilahtoca- 
tlalli yn itla^opiltzin huehue Ca- 
camatzin, teohuateuhctli ocatca, 
yn ¡toca Chahuatlahtohuatzin , 
teohuateuhctli mochiuh yn Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan. 



1367* 



Le second des princes que 
Ton installa en Cette année fut 
Tegocomoctli, Pancien, qui fut Éaít 
roi d'A'zcaputzalco-Mexicapan; on 
lui posa sur la tete le diadéme; 
il était fils d*Aculnahuacatl, sei- 
gneur chef d^Azcaputzalco. 



Annéeósilex, 1368. II yavait 
alors cent ans que les Itztlaco- 
cauhques, les Tzacualtitlan-Té- 
nancas, les Amaquéméques Chai- 
cas étaient á Amaquémécan. 

En cette dite année, fut installé 
le fils de Cacamatzin, Tancien, 
teohuateuhctli, nommé Chahua- 
tlahtohuatzin, qui fut fait teohua- 
teuhctli á Tlayllotlacan-Amaqué- 
mécan. 



368 



Vil calli xihuitl, 1369 años. 
Nican ypan in ymomiquillico yn 
Ocomatzin, atlauhtecatl teuhctli; 
yn tlahtocat Tzacualtitlan Te- 



Année 7 maison, 1369. Alors 1369 
mourut Oqomatzin , seigneur 
atlauhtecatl; ¡I avait gouverné Tza- 
cualtitlan-Ténanco-Amaquémécan. 



1. En 1336. Ces derniéres Ügnes, á partir de Auh yhuehue, sont écritesen 
marge du feuillet 1 3 (recto). — Tel fut le commencement de cette monarchie 
mexicaine qui dura un siécle et demi (i 367-1 ^20) et tomba pour faire place 
á la domination espagnole, aprés avoir compté neuf monarqties. 

2. Coxcoxtli était mort en 1307. 

5. Ce roi fut élu, suivant Sahagun, en Tan 1348. (Voyez Histoirc des 
Choses déla Noavelle-Espagne, traduction Jourdanet et Simeón, p. 505.) 
4. Voyez la 6« Relation, année 1269. 



SEPTIÉME RELATION 



71 



naneo Amaquemecan Chalco ma- 
tlacxihuitP. Aub^animan^ihcuac 
yn ¡pan in xihuiti, oncan hual 
motlahtocatlalli yn ipiltzin yn 
¡toca Huetzin, atlauhtecatl teuhc- 
ll¡ mocbiuh yn Tzacualtitlan Te- 
nanco Amaquemecan Chalco. 

VIII tochtli xihuitl, 1 570 años. 

IX acatl xihuitl, 1371 años. 

X tecpatl xihuitl, i } 72 años. 

XI calli xihuitl, 1 57} años. 



Chalco durant dix ans. Aussitót H69 
aprés, en cette méme année, fut 
installé son fils nommé Huetzin, il 
devint seigneur atlauhtecatl á Tza- 
cualtitlan -Ténanco - Amaquémé - 
can-Chalco. 



Année 8 lapin, i )7o. 
Année 9 roseau, 1571. 
Année 10 silex, i}72. 
Année 11 maison, 137}. 



XII tochtli xihuitl, i}74 años. Année 12 lapin, 1574. 



XIII acatl xihuitl, 1375 años. 

I tecpatl xihuitl, 1376 años. 
\^pan inyn acito xochiyaoyotl yn 
ompa Chalco Ateneo, yn iuh qui- 
toa Amaquemeque, chicuexihuitl 
ygan oc xochiyaoyotl yn manca *. 
Yn quimacia in Mexica pipiltin 
can oc quincahuaya in Chalca, 
mocuepaya yn inchan México. 
Auh no yhui yn quimacia yn 
Chalca pipiltin ^an oc quinca- 
huaya yn Mexica, mocuepaya yn 
inchan Chalco. Ca ^an oc yn 
celtin yn macehualtin yn mi- 
quia^. 



Année 13 roseau, 137$. 



1370 

«37» 
1372 

«373 
«374 
«375 



Année i silex, 1376. Alors la «37^* 
guerre des fleurs se fit á Chalco- 
Atenco, comme disent les Ama- 
quéméques, ily avait huit ans seu- 
lement que cette guerre durait. 
Lors'que les seigneurs Mexicains 
avaient atteint les Chalcas, ils les 
laissaient et retournaient chez eux 
á México. De méme lorsque les 
chefs Chalcas avaient atteint les 
Mexicains, ils les laissaient et re- 
tournaient chez eux á Chalco. Ce 
n'était que les vassaux seuls qui 
périssaient. 



1. De 1360 á 1369. 

2. Voyez année 1367, premier paragraphe. 

3. On lit en marge du feuillet 13 (verso) : * [Ye iuh nepa m]atlacxihuitl 
momiqüilUto Techixco yn huehüe Cacamatzin, yn ipan in ce tecpatl xiuitl » . II y 
avait dix ans qu'était mort á Techixco Cacamatzin, l'ancien, en Tannée i silex. 



72 ANNALES DE CHIMALPAHIN 

II calli xihuitl, I J77 años. Année 2 maison, i jyy. 1 377 

ni tochtli xihuitl, I $78 años. Année 5 lapin, 1378. Peut- 1378 

Ah^o ypan in poliuhque yn Xo- étrealorsfurenldétruitslesXochi- 

chimilca ypan in tlahtohuani Acá- milcas sous le roi de Ténochtitlan, 

mapichlii Tenuchtitlan, oc mone- Acamapichtii, comme il est in- 

nehuili cen cana. dique quelque part. 

ini acatl xihuitl, 1379 años. Année 4 roseau, 1379. Avene- 1379 
CuacuauhpiízahuacTlatiluIco'. ment de Quaquauhpitzahuac á 

Tlatilulco. 

Ah^o no ypan in pehualloque Peut-étreaussialorsfurent sou- 
in Xillotepeca, oc cana monene- mislesXillotépéques, comme ilest 



I . Cest évidemment le commencement du régne de Cuacuauhpitzahaac {voyez 
année 14 10). Chimalpahin ayant été obligé ici de surcharger pour donner 
cette indication n*a pas pu, faute de place, employer la forme ordinaire: 
Ypan inyn motlahtocatlalli Cuacuauhpitzakaac Tlatilulco. Alors ful installé 
Quaquauhpitzahuac á Tlatilulco. Sahagun écrit le nom de ce prince de la 
maniere suivante : Quaquapitzaoac, (Voyez Histoin des Choses de la Nouvelle- 
Espagru, p. 501.) 

Certains historiens, au dire de Bétancourt (Teatro mexicano, 2« parte, 
cap. xi) ont place Félection de ce prince en Tannée qui preceda ou pendant 
'celle qui suivit l'avénement d'Acamapich, premier monarque de Ténochtitlan, 
Mais si Ton considere que Teio^omoc, roi á'Ázcaputzalco, pére de Qua- 
quauhpitzahuaCy prit le pouvoir la méme année qu'Acamapich, on est forcé 
d'admettre que ce fut seulement quelques années aprés cet avénement que 
les Tlatilulcas purent demander pour roi á Te(0(omoc son fils Quaquauh- 
pitzahuac, La date indiquée par Chimalpahin est done la plus exacte. En 
effet, dans l'espace de douze ans (1367-1379) Te^ogomoc avait eu le temps 
d'affermir et d'étendre sa puissance. On sait qu'il rendit les Mexicains tribu- 
taires et que souvent il exigea d'eux des secours en armes pour accomplir 
ses projets ambitieux. Cest ainsi qu'il parvint á renverser le premier empire 
tezcucan. II mourut en 1426, aprés un long régne de soixante ans.' 

UÉtat de Tlatilulco dura un peu moins d'un siécle (i 379-147 j) et compta 
quatre rois : Quaquauhpitzahuac, Tlacateotl, Quauhtlahtohua et Moquihuix. 
Les trois premiers se succédérent sans difficultés ; mais le demier dut son 
élévalion au souverain de Ténochtitlan, Moteuhcgoma I, dont il était le neveu 
par sa mere. Cette intervention montre la dépendance sous laquelle se 
trouvait TÉtat de Tlatilulco ; aussi n'est-on pas surpris de voir, en 1473, 
Moquihuix mis á mort et son royanme replacé sous la souveraineté mexicaine 
par Axayacatl, successeur de Moteuhgoma I. 



SEPTIÉME RELATION 



73 



huiliz in ypan yn tlahtohuani 
Acamapichtli ; yece ypan inyn 
quinellilia Tlacochcalca Chalca. 



encoré dit quelque part, sous le 1379 
roí Acamapichtli ; mais les Tla- 
cochcalcas Chalcas affirment que 
c'est bien sous lui. 



V tecpatl xihuitl, 1380 años. 
Oncan ipan in momiquiliico yn 
Chahuatlahtohuatzin ahno;o .Mil- 
nacaztzin, ilatquic; yn ilahtocat 
Ytzcahuacan Tlacochcalco Chalco 
cenpohualionnahui xihuitl'. Yn 
oyuh momiquilli yn oc exihuitl yn 
ayac tlahtocat Ytzcahuacan». 

VI calli xihuitl, 1 381 años. 
Ypan inyn conpehualtique in Te- 
paneca yhuan yn Chalca yn xo- 
chiyaoyotl, yn iuh quihtohua ye- 
huantin Tlacochcalca Chalca yn 
itecb ynxiuhtlapohual. 

VII tochtli xihuitl, 1382 años, 

VIII acatl xihuitl, 1383 años. 

IX tecpatl xihuitl, 1384 años. 
Ypan inyn motlahtocatlalli Yxmac- 
paltzin ahno^o Mapehualloctzin, 
tlatquic teuhctli mochiuh in Itz- 
cahuacan Tlacochcalco Chalco ; 
exihuitl yn ayac tlahtocat, ^an 
centlapachohuaya in Miccacalcatl 
Cuateotzin, teohuateuhctli, tlahto- 
huani Opochhuacan^ 



Année 5 silex, 1380. Alors 1380 
mourut Chahuatlahtohuatzin ou 
Milnacazlzin, tlatíjaic; il avait gou- 
verné Itzcahuacan -Tlacochcalco- 
Chalco durant vingt-quatre ans. 
A parur de sa mort et pendant 
trois ans nul ne gouverna Itzca- 
huacan. 

Année 6 maison, 1381. Alors 1381 
les Tépanéques et les Chalcas en- 
treprirent la guerredes fleurs, ainsi 
que Pindiquent les Tlacochcalcas 
Chalcas dans ieurs annales. 



Année 7 lapin, 1382. 1382 

Année 8 roseau, 1383. 1 383 

Année 9 silex, 1384. Alors fiít 1384 
installé Ixmacpaitzin ou Mape- 
hualloctzin, il devint seigneur 
tlat¿iuic d'Itzcahuacan-Tlacochcal- 
co-Chalco; durant trois ans nul 
n'avait régné, seulement Tadmi- 
nistration avait été confiée á Mic- 
cacalcatl Cuatéotzin, teohuateuhc- 
tli, roi d'Opochhuacan. 



1. De 1357a 1380. 

2. Voyez année 1384. 

3. Cet interrégne a déjá été indiqué en 
Ytrmii O pochhuacan átpms 1366. 



380 ; Miccacalcatl Cuatéotzin gou- 



74 ANNALES DE CHIMALPAHIN 

X calH xihuitl, 1 385 años. Année 10 maison, 1 38 j. 1385 



XI tochtii xihuitl, 1386 años. 
Ypan in quinmomacehualtica yn 
Chalca yn Matlatzinca, yn ¡uh 
quihtohua Tlacochcalca Chalca. 

XII acatl xihuitl, 1387 años. 
Ypan in momiquillico yn Acama- 

> pichtli teomeca, achto tlahtohuani 
México Tenuchiitlan ; yn tlahtocat 
cenpohualxihuitl ipan ce xihuitl'. 
Auh yn oiuh momiquilli yn oc 
exihuiti yn ayac tlahtocat Tenuch- 
titlan». 



Année 1 1 lap¡n,i 386. Alors les 1 386 
Chalcas firent des Matlatzincas 
leurs vassaux, selon le témoi- 
gnagedes Tlacochcalcas Chalcas. 

Année 12 roseau, 1387. Alors 1387* 
mourut Acamapichtli II, premier 
roi de Mexico-Ténochtillan ; il 
avait gouverné durant vingt et un 
ans, A partir de samoriet durant 
trois ans nul ne gouverna Ténoch- 
titlan. 



XIII tecpatl xihuitl, 1388 años. Année 13 silex, 1388. 1388 

I calli xihuitl, 1 389 años. Année i maison, 1389. 1389 

II tochtii xihuitl, 1390 años. Année 2 lapin, 1390. 1390 



III acatl xihuitl, 1391 años. 
Ipan in motlahtocatlalli yn Hui- 
tzillihuitl ynic teomeca ynyn iuh- 
qui yntoca; yn tlahtohuani mo- 
chiuh Tenuchtitlan ; ynin ipiltzin 
p tlahtohuani Acamapichtli yn 
achto ot lahtocat Tenuchtitlan 3 , y n • 
in yxhuiuh yn Acacitli cerne yehu- 
antin yn achto acico México Chi- 
chimeca, ychpoch yn oquichiuh. 



Année 3 roseau, 1391. Alors 
fut installé Huitzilihuitl II comme 
on dit ; il fut fait roi de Ténoch- 
titlan; il était fils du monarque 
Acamapichtli qui le premier avait 
régné á Ténochtitlan, et petit-fils 
d'Acacitli, l'un des Chichiméques 
venus les premiers á México, et 
dont la filie fut la mere de Huitzi- 
lihuitl. 



39» 



IIII tecpatl xihuitl, 1 392 años. Année 4 silex, 1 392. Alors mou- 1 392 
Nican ypan in momiquillico yn rut Ipantlacualloctzin, seigneur 

1. De 1367 á 1387. 

2. Voyez année 1391. 

3. HuitzilUhuitísuccéáúi á son pére, Acamapichtli, aprés un interrégne de 
trois ans. (Voyez année 1387.) 



SEPTIÉME RELATION 



75 



Ipantlacuallocuin , Chichimeca 
teuhali; yn tlahtocat Ytztlaco- 
^auhcan Amaquemecan Chalco 
cenpohuallonmatlactli xihuitl * ; 
ye ytlamian yn ipan in xihuitl 
momiquilli. Auh ;a niman ipan 
in oncan hual motlahtocatlalli in 
itla^opiluin yn itoca yn hue- 
hue Quetzalma^atzin, Chichimeca 
teuhctli mochiuh yn Itztlaco^auh- 
can Amaquemecan Chalco. 

Auh ;a no ypan inyn omoteneuh 
nahui tecpatl xihuitl, yn momi- 
quillico yn Huetzin, atlauhtecatl 
teuhctli; p tlahtocat Tzacualii- 
tlan Tenanco Amaquemecan Chal- 
co cenpohualxihuitl ypan nauhxi- 
huitín 

V calli xihuitl, 1393 años. 
Ypan in motlahtocatlalli yn Mac- 
tzin, atlauhtecatl teuchtii mochiuh 
yn Tzacualtitlan Tenanco Ama- 
quemecan Chalco. 

VI tochtli xihuitl, 1 394 años. 
Vllacatl xihuitl, 139J años. 

VIII tecpatl xihuitl, 1 396 años. 

IX calli xihuitl, 1 397 años. 

X tochtli xihuitl, 1398 años, 
ipan in, yn iuh quimachiyotia 
huehuetque Mexica, yn tlacatque 
huehue Moteuhccoma Ylhuicami- 



des Chichiméques ; il avait gou- 1392 
verné Iiztlacocauhcan - Amaqué - 
mécan-Chalco durant trente ans ; 
ce fiít á la fin de cette année qu'il 
mourut. Aussitót aprés fut ¡ns- 
tallé son fils nommé Quetzalma- 
^atzin, Pancien, qui fut fait sei- 
gneur des Chichiméques á Itztla- 
co9auhcan- Amaquemecan- Chalco. 



C'est aussi en cette dite année 
4 silex, que mourut Huetzin, sei- 
gneur atlauhtecatl; il avait gou- 
verné Tzacual titlan -Tenanco - A - 
maquémécan- Chalco durant vingt- 
quatre ans. 



Année 5 maison, 1393. Alors 1393 
fut installé Mactzin, il devint sei- 
gneur atlauhtecatl á Tzacualtitlan- 
Ténanco-Amaquémécan-Chalco. 



Année 6 lapin, 1 394. 1 394 

Année 7 roseau, 1 395. 1 395 

Année 8 silex, 1 396. 1 396 

Année 9 maison, 1397. 1397 

Année 10 lapin, 1398. Alors, 1398 
comme Tindiquent les anciens Me- 
xicains, naquirent Moteuhccoma, 
rancien , Ilhuicaminatzin Chal- 



1. De 1363 á 1392. 

2. De 1369 á 1392. 



76 

natzin Chalchiuhtiatonac, motz* 
callohua ye onmopillohua to* 
natiuh tlacat, Cuauhnahuac ci* 
huapilli yn inantzin ytoca Míya- 
huaxiuhtzin, auh yTlacaelleltzin 
motlacatilli yohuatzinco hual mo- 
mana tonatiuh, yn tiquihtohua, 
hualqui^a tonatiuh, ynic mitoa 
tetiachcauh tlacat; Teocalhuiya- 
can cihuapilli yn inantzin ytoca 
Cacamacihuatzin ; cecen nanti, 
auh 9a centatli yehuatl yn teo- 
meca Huitzillihuitl, tlahtohuani 
Tenuchtitlan. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



chiuhtiatonac, qui vint au monde 1398 
au moment oü le soleil était déjá 
elevé, et dont la mere nommée 
Miyahuaxiuhtzin était princesse 
de Quauhnahuac, et Tlacaelleltzin 
qui naquit le matin au moment 
oü, comme nous disons, le soleil 
allait se lever, de sorte qu'il fut 
Tainé ; sa mere nommée Cacama- 
cihuatzin était princesse de Téo- 
calhuiyacan; ainsi ¡Is n'élaient 
pas de la méme mere, mais avaient 
le méme pére qui était Huitzili- 
huitl II, roi de Ténochtitlan. 



XI acatl xihuitl, 1599 años. 
Ypan in momiquillico yn Cua- 
teotzin Miccacalcatl, teohuateuhc- 
tli; yn tlahtocat Opochhuacan 
Tlacochcalco Chalco Ateneo cen- 
pohuallonmatlactli ypan nauhxi- 
huitP. Auh 9a niman ipan in 
oncan hual motlahtocatlalli yn To- 
ganteuhctli *, teohuateuhctli mo- 
chiuh yn Opochhuacan Tlacoch- 
calco Chalco Ateneo. 



Année 11 roseau, 1399. ^l^^s 1399 
mourut Cuatéotzin Miccacalcatl, 
teohuateuhctli; il avait gouvemé 
Opochhuacan-Tlacochcalco- Chal- 
co-Atenco durant trente-quatre 
ans. Aussitót aprés fut installé 
Tocanteuhctli, il devint teohua- 
teuhctli d'Opochhuacan-Tlacoch- 
calco-Chalco-Atenco. 



XII tecpatl xihuitl, 1400 años. 
Ypan in ahcic ynic etzontli ypan 
matlacpohualxihuitl omotlacatil- 
litzino totecuyo Jesu Christo. 

XIII calli xihuitl, 1 40 1 años. 



Année 12 silex, 1400. II y 1400 
avait alors quatorze cents ans 
qu'était né Notre-Seigneur-Jésus- 
Christ. 



Année 13 maison, 1401. 



1401 



I tochtli xihuitl, 1402 años). Année i lapin, 1402. Alors na- 1402 



1. De 1366 á 1399. 

2. A la suite de ce nom Chimaipahin avait mis les mots: • ahnoío Techal- 
¡otzin teuhctli », qu'il a biffés. 

3. Commencement du 7* cycle (1402-14^3). 



SEPTIÉMB RELATION 77 

Nicanypan in tlacat yNecáhual- quit á Tetzcuco Negahualcoyotzin, 1402 

coyotzin yn Teizcuco», ypiltzin ¡1 était fils de Ixtlilxochitzin, 

in yhuehue Yxtlilxochitzin, tlah- rancien, roi de Tetzcuco ; ii na- 

tohuani Tetzcuco ; yn tlacat ypan quit le jour un magatl. Ne^a- 

cemilhuitonalli ce manatí. Auh hualcoyotzin était petit-fils de 

yNecahualcayotzin ca ye ixhuiuh Huitzilihuitl, souverain de Té- 

yn Huitzilihuitl y Tenuchtitlan nochtitlan, dont la filie avait 

tlahtohuani, ychpochtzin^ ompa épousé le roi de Tetzcuco. 
oquichihuato yn Tetzcuco. 

1. Dans les 6«et 7* Relations, Chimalpahin n'a rien écrit touchant les 
premiers temps de la monarchie tetzcucane, dont il na méme pas mentionné 
les cinq premiers rois: Amacui ou Xolotl, Nopal, Tlotli, Quinatzin cu Tlal- 
tecatl et Tuhotlala. Cest pourtant sous ce dernier prince que les Mexicains 
irmtrtni ádins Y Anahuac et s*établirent á Tenochtitlan (1525). L'annaliste 
indien ne commence á parler de Tetzcuco^ dans la 7' Relation du moins, qu'á 
partir du régne á'Ixtlilxochitl, fils et successeur de Tcchotlala. Nous dirons 
done quelques mots sur les premiers temps de Thistoire des Chichiméques. 

A une époque reculée difñcile á déterminer, des tribus nómades de Chi- 
chiméques et d'Acolhuas, conduites par Amacui ou Xolotl, s'arrétérent á 
Tena)ocan sur la rive occidentale de la lagune, puis passérent sur le bord 
oriental et s'établirent au pied des monts qui s'élévent á Test. Des cavemes 
furent leurs premieres habitations, de la les noms de lieu : Oztoticpac c sur 
la cáveme > ; Tzinacanoztoc • dans la cáveme de la Chauve-Souris » ; Tlal^ 
lanozíoc t dans la caverne souterraine 1; etc., etc. Mais bientót, gráce 
aux soins de Nopal et principalement de Tlotli, successeurs de Xolotl, la 
vie agricole et industrielle se développa parmi ees peuplades grossiéres, et 
un État important prit naissance ayant pour capitale Tetzcuco, qui fut aussi 
appelée Acolhuacan, 

Manuel Pérez dit que Tetzcuco est une corruption de l'expression tetzicoco 
• lieu oü s'arrétérent des gens », du verbe tzicoa, s'arréter. {Arte, p. 49). 

M. Aubin a donné deux étymologies du nom«de Tetzcuco: 1° dans le 
tetzcomitl, plante du genre des echinocactus, qui est représentée comme signe 
fíguratif du nom de Tetzcuco; — 2^ dans le vase (comí//) luisant (tetztli), en 
déclarant que les diverses étymologies produites avant lui ne sont point 
correctes. Quant au nom á* Acolhuacan, M. Aubin pense qu'il vient du mot 
acolli, baleine, et que les Acolhuas formaient une corporation de marchands 
baleiniers. (Mém. sur la peinture didactique, etc. Nouvelle édition, p. 57.) 
Nous avons appelé plusieurs fois l'attention sur les noms á' Acolhuacan et de 
Colhuacan, en montrant lintérét qu'il y aurait á en préciser rorigine, qui se 
rattache sans doute aux premiers temps de la civilisation mexicaine. Mais 
peut-étre ne faut-ii voir lá que des noms de chefs appliqués á des localités. 

2. Cette princesse s'appelait Matlalcihuatl ou Matlalcihuatzin (voyez ci- 



78 

II acatl xihuitl^ 140; años. Ni- 
can yn tecuatetzolzonque, tehui- 
huiteque cuauhtica yn Mizquica 
yhuan yn Cuiílahuaca, yn teacal- 
latlapanque yn oncan atlan moto- 
cayotia Tlatatacco. Yntech tía yn 
Chalcayn momatque yn Mexica 
Chalca yn otecuatetzotzonque; auh 
qa amo ca ^an yehuantin momic- 
tico yn Mizquica, yn Cuiílahuaca ; 
auh ye oncan yehuatl ¡pampa yn 
momauhcanecque yn Chalca ynic 
yahque Amohmollocco ' yHuitzi- 
lac, ompa chicuexiuhtito yn ma- 
cehualtin ompa mohuicaque, in 
gatepan yn omentin tlahtoque te- 
pan acilo yn Toganteuhctli», teo- 
huateuhctli, tlahtohuani Opoch- 
huacanTlacochcalco Chalco Aten- 
eo, yhuan Yxmacpaitzin ahno^o 
Mapehualloctzin, tlatquic, tlah- 
tohuani Ytzcahuacan Tlacochcalco 
Chalco Ateneo?. 

Yhuan yhcuac ynin momoya- 
huaque yn Tlayllotlaque, in campa 
yahyaque in tepan ceeen manque ; 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Année 2 roseau, 1403. Alors 140^ 
les Mexicains frappérent á la tete, 
chátiérent avec le báton des Miz- 
quicas et des Cuitlahuaeas, ils les 
firent naufrager dans la lagune 
appelée Tlatatacco. Les Chalcas 
se préoecupérent de ce que les 
Mexicains avaient frappé des 
Chalcas á la tete ; cependant les 
Mizquicas et les Cuitlahuaeas 
n'en moururent pas; mais les 
Chalcas en concurent de la erainle 
et se rendirent á Amohmolloeco- 
Huitzilac, oü les sujets passé- 
rent huit ans au bout desquels ils 
partirent, et aussitót aprés eux 
arrivérent les deux chefs To- 
^anteuchctli , Uohuateuhctli, roi 
d*Opoehhuaean - Tlacochcalco - 
Chalco -Ateneo, et Ixmacpaltzin 
ou Mapehualloctzin, tlatquic, roi 
d'Itzeahuacan - Tlacochcalco - 
Chalco-Atenco. 

Alors les Tlayllotlaques se dis- 
persérent, ils partirent pour s'é- 
tablir dans différentes loealités; 



aprés, année 143 12, 2* §). Brasseur de Bourbourg dit qu'elle était soeur de 
Huitzilihuitl et de Chimalpopoca {Hist, des nations civilisées da Mexique, t. III, 
p. no). C'est uneerreur d'autant plus grande que Huitzilihual, deuxiéme 
roi de Ténochtitlan, était le pére et le prédécesseur de Chimalpopoca. II na 
faut pas confondre la reine Mallalcihuatzin, mere de Negahualcoyotl, avec la 
filie de Totoqmhuatzin, qu¡ porta le méme nom et fut Tépouse de ce méme 
Ne(ahualco)Otl. (Voyez Torquemada, Monarquía indiana, lib. II, cap. xlv.) 

1. Amohmolloco, ville située au sud déla vallée de VAnahuac, prés de 
Yacapithtlan. 

2. Comme ci-dessus, p. 76, Chimalpahin a donné ici et plus loin un 
second nom á ce prince, maistoujours en Teífacant: t ahnofo Techallotzin 1. 

3. On lit ici deux lignes biffées: o jc cen ompa mobuicaque^ aocmo hual 
mocuepque yn intlahtocaíian ». Ils partirent ensemble et ne retournérent plus 
dans leur royaume. 



SEPTIÉME RELATION. 



79 



auh cequintin ompa motecato yn 
Amaquemecan Chalco yn axcan 
oncan ye motenehua Tlayllotla- 
can, ytech mopohuato yn teohua- 
teuhctli Chahuatlahtohuatzin > 
Mollanco ynchan yTiayllotlaque. 



quelques-uns allérent se fixer á 1403 
Amaquémécan-Chalco en un lieu 
nommé maintenant Tlayllotlacan 
et se donnérent au teohuateuhctli 
Chahuatlahtohuatzin á Mollanco, 
pays des Tiayllotlaques. 



III teq)atl xihuitl, 1404 años. Année 3 silex, 1404. 



IlIIcnlli xihuitl, 1405 años. 

V tochtii xihuitl, 1406 años, 
Ypan in momiquillico yn Cha- 
huatlahtohuatzin, teohuateuchtii ; 
yn tlahtocat Tlayllotlacan Ama- 
quemecan Chalco cenpohuallon- 
caxtolli ipan nauhxihuitl'. 

VI acatl xihuitlj 1407 años. 
Ypan in yyehui? in México Te- 
nuchtitlan in cuezconpiaya Ama- 
quemecan Chalco quinonotzato 
yn Huitzilihuitl ynic teomeca, 
yn iuhqui yntoca, yn tlahtohuani 
México Tenuchtitian ; auh ytlan 
tlacateccati yn tlahtocapilli Ytz- 
cohuauin auh tlacochcalcati 4 
ytloc yn Cuatlecohuatzin , ca 
ymeyxtin tlahtocati yn J ; auh ca 
yn ihcuac yn yyehuantin yn 
Amaquemeque yn Chalca ^an oc 
quinechicohuaya yn cintli, ytech 



Année 4 maison, 1 40 5 . 



1404 



1405 



Année 5 lapin, 1406. Alors 1406 
mourut Chahuatlahtohuatzin, teo- 
huateuhctli; il avait gouverné 
Tlayllotlacan - Amaquémécan - 
Chalco durant trente-neuf ans. 



Année 6 roseau, 1407. Alors 1407 
se rendirent á Mexico-Ténochti- 
tlan les intendants des greniers 
d' Amaquémécan- Chalco pour s'en- 
tretenir avec Huitzilihuitl II, 
selon leur expression , roi de Me- 
xico-Ténochtitlan ; il avait auprés 
de lui pour tlacateccati le prince 
Itzcohuatzin et pour tlacochcalcati 
Cuatlecohuatzin, ils étaient ainsi 
trois pour gouvemer; á cette 
époque les Amaquéméques-Chalcas 
étaient exclusivement occupés á re- 
cueillir lesépis de ma'isqui appar- 



1. Ce souverain régnait á Tlayllotlacan-Amaquémécan-Chalco depuis 
1368. II mourut en 1406. 

2. De 1368 a 1406. 

3. Yyehui cst mis pour}7i ye ihui • ainsi •. (Voycz aussi année 1336, 2^ §.) 

4. De tlacochcalcati, capitaine supérieur, généralissime (Torquemada, Mo- 
narquia indiana, iib. II, cap. xvi, xvii). 

5. Le manuscrit porte par erreur: c tlacati > ; aussi M. Aubin a ¿crit au- 
dessus du mot la syllabe to, pour le completen. 



8o 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quipohuaya yn Huitzilihuitzin , 
yehuatl yn quipiaya yn cuezcon- 
pixque eyntin yn cuezcon- 
piaya, ynic ce ytoca Macuex, 
ynic orne ytoca Xocuahue, ynic 
ey ytoca Tlaltecatl; yehuantin 
¡nyn quiztlacahuito yn quinono- 
tzato yn tlahtohuani Huitzilihuitl, 
ca ^an quiniemlapiquito yn Chal- 
ca yn tlahtoque : yehuatl yn hue- 
hue Quetzalmagatzin, Chichimeca 
teuh[ctli,] tlahtohuani Amaque- 
mecan, auh yn Itztlotzin, tlayllo- 
tlac teuhctli, tlahtohuani Tza- 
cualiitlan Tenanco, yhuan in 
Ecatzin teuhctli , Chichimeca 
teuhctli, tlahtohuani Huixtoco 
Tecuanipan Amaquemecan Chal- 
co, yhuan Mactzin, atlauhtecail 
teuhctli, tlahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco Atlauhtian ; amo teñe- 
huallo cuix no tehuanme quimiz- 
tlacahuito yn México. Auh yhuan 
yehuatl yn intlatocauh Chalca 
Acxoteca yn quiteyztlacahuito yn 
itoca Toteociteuhctli, yn tecuach- 
cauhtli, yn oncan catea yn 
Acxotlan Calnahuaccochtocan yn 
oncan axcan ye mani ycal Diego 
Davila español ; huelloncan ymi- 
yahuayocan catea yn Chalcayotl 
ynic nauhcan : Tlalmanalco Ama- 
quemecan, Tenanco Tepopolla, 
yhuan Xochimilco Chimalhuacan, 
yn tzontecompa catea yn oncan 
Acxotlan Chalco ; auh yn Togan- 
teuhctli, teohuateuhctli, tlahto* 
huani Opochhuacan Tlacochcalco 
Ateneo Chalco, yn oquinmoten- 
potica in cuezconpixque, yhuan 



tenaient á Huitzilihuitzin et que ce 1407 
demier avait confies á la garde de 
trois intendants desgreniers, nora- 
més, le premier Macuex, le second 
Xocuahue et le troisiéme Tlalte- 
catl; les intendants trompérent 
dans leur entretien le roi Huitzi- 
lihuitl, car ilsaccusérent leschefs 
chalcas : Quetzalma^atzin, ran- 
cien, seigneur des Chichiméques, 
souverain d'Amaquémécan, Itztlo- 
tzin, jugeassesseur,ro¡ deTzacual- 
titlan-Ténanco, Ecatzin, seigneur 
des Chichiméques, souverain de 
Huixtoco-Técuanipan-Amaquémé- 
can-Chalco, et Mactzin, seigneur 
atlauhtecatl, roi de Tzacualtitlan- 
Ténanco-Atlauhtlan ; il n'a pas été 
dit s'ils avaient aussi trompé ceux 
de México. Mais ce fut le chef des 
Chalcas Acxotéques qu'ils allérent 
surtout tromper, le nommé Toteo- 
citeuchctli, le premier des sei- 
gneurs, qui était á Acxotlan Cal- 
nahauccohtocan oü est aujour- 
d*hu¡ la demeure de Tespagnol 
Diego Davila ; c'était bien la fleur 
de PÉtat de Chalco qui formait 
quatre parties : Tlalmanalco- Ama- 
quemecan y Tenanco - Tepopolla , 
Xochimilco-Chimalhuacan et Ac- 
xotlan-Chalco qui était á la tete ; ils 
trompérent aussi To^anteuhctli, 
teohuateuhctli, souverain d'Opoch- 
huacan - Tlacochcalco - Ateneo - 
Chalco, qui donnait des ordres 
aux gardiens des greniers, et Ix- 
macpaltzin ou Mapéhualloctzin, 
tlatquic, souverain d'Itzcahuacan- 
Tlacochcalco - Ateneo - Chalco. 



SEPTIÉMB RELATION 



8l 



yn Ixmacpaitzin ahno^o Mape- 
hualloctzin, tlatquic, tlahtohuani 
Yucahuacan Tlacochcalco Ateneo 
Chalco. Auh yn oquicacque Mé- 
xico Tenuchtiilan tlahtohuani , 
Huitzillíhuitl, yhuan Itzcohuatzin, 
tlacateccatl, yhuan yn Cuatleco- 
huatl, tlacochcalcatl, niman ic ye 
quinhuallihua yn acbcacauhti 
quinnahuatique in Mexica ynic 
quinmictiquihui yn Chalco tlah- 
toque. Auh conma yn Toteoci- 
teuhctli ', yn tecuachcauhtli, ynic 
ye huitze quinmictizque, quihtoyn 
Toteociteuhctli : Maca oc achitzin 
tlalli nocontoca? Cuix nican nic- 
nochieltihtiez yn miquiztli ? Ynic 
ompa yahqui yn itocayocan To- 
tomihuacan Amilpampa mocho- 
loltito. Auh conmatqui in hue- 
hue Quetzalmaqatzin, Chichimeca 
teuhctli, yn tlahtohuani Ytztlaco- 
^auhcan Amaquemecan, ye niman 
quihto : Oyahqui yn Toteociteuhc- 
tli, yn tecuachcauhtli, auh yn 
nehuatl cuix ye nican nehua- 
tiaz? Ca tonehuan yn tícpia yn 
Chalcayotl; auh ca omomiquilli 
yn Chahuatlahtohuatzin , teohua- 
teuhctli , ynotextzin , maca oc 
no achi tlalli nocontoca ? Ye ye 
ompa yah yn Acahualuinco no 
Amilpampa, ompa momaquixtito. 
Auh no yhui yn oconmatque yn 
moteneuhque yn oc omentin tlah- 
toque yn To^anteuhctli, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani Opoehhuacan 



Lorsque le roi de Mexico-Ténoch- Moj 
titlan, Huitziiihuitl, Itzcohuatzin, 
tlacateccatly et Cuatléeohuatl , f/a- 
cochcalcatl, eurent entendu cela, ils 
envoyérent aussitót des commis- 
sairespourordonnerauxMexicains 
de mettreá mort les chefs de Chal- 
co. Mais Toteociteuhctli, le pre- 
mier des seigneurs , apprit qu'on 
allait les tuer, il dit: Mon parent 
n'a-t-il pas encoré unpeu de terre? 
Attendrai-je ici la mort? De sorte 
qu'il alia se réfugier dans le lieu 
nomméTotomihuacan, du cóté d'A- 
milpan.Quetzalmaqatzin, rancien, 
seigneur des Chichiméques , roi 
d'Itztlaco^auhcan-Amaquémécan , 
ayantsu cela dit aussitót: Toteo- 
citeuhctli, lepremierdes seigneurs, 
s'est enfui, est-ce que moi je res- 
terai ici P Nous avons tous deux 
gardé TÉtat de Chalco ; mon beau- 
frére, Chahuatlahtohuatzin, teo» 
huateuhctU , cst mort, mon parent 
n'a-t-il pas encoré aussi un peu 
de terre? Et il alia á Acahualtzineo, 
aussi du cóté d'Amilpan, oü il se 
refugia. Cela ayant été également 
connu des deux chefs nommés 
To^anteuhctli, teohuateuhctli, sou- 
verain d'Opochhuacan - Tlacoch- 
ealco-Ateneo, et Mapéhualloctzin 
ou Ixmacpaitzin, tlatquic, souve- 
rain d'Itzcahuacan -Tlacochcalco - 
Ateneo, ils se rendirent á Amoh- 
moloceo-Huitzillac, qui est aussi 
dans le sud, prés de Yacapichtlan, 



1. Le manuscrít porte ici et deux lignes plus loin : t Tociteachctli >. C'est 
une erreur. 

6 



82 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Tlacochcalco Ateneo, ynehuan yn 
Mapehualloctzin » ahnogo Yxmac- 
palizin, ilatquic, in tlahtohuani 
Yizcahuacan Tlacochcalco Ateneo, 
ompa yahqueyn Amohmolocco yn 
Huitzillac, 9a no tonayampa, yna- 
huac Yacapichtlan, ompa moma- 
quixtito ynin omentin tlahtoque. 
Ye cen ompa mohuicae; aoemo 
huel momati ahgo hual mocuep 
in Tocanteuhctli yn itlahtocatian 
yn Tlacochcalco Ateneo Chalco; 
yn tlahtocat Tocanteuhcili , teo- 
huateuhctli , yn Opochhuacan 
Tlacochcalco chiuhcnauhxihuitl * ; 
auh yn Ixmacpaltzin anoeo Ma- 
chimalle ahno;o Mapehualocuin, 
tlatquic, in gatepan 24 años ca 
hual 5 mocuepea yn Itzcahuacan 
oncan momiquillico. Auh yn 
oyuh mohuicaque, oc nauhxihuitl 
yn ayac tlahtocat Tlacochcalco 
Ateneo. 

Auh ca ye oyahque yn izqui- 
can omoteneuh Chalco tlahtoque, 
yhuallaque in Mexiea yn quin* 
mictizquia tlahtoque ; ca ontlatla- 
chiaco, aocaque in tlahtoque. Auh 
yyehuatl yhuehue Quetzalma- 
gatzin, Chichimeca teuhctli, yn 
¡heuac mohuicae Acahualtzinco, 
9an quicauhtehuac yn icihuapil 
yn Tiacocihuatzin yhuan yn itla- 
^opiltzin ytoca Cohua^acatzin. 
Auh yn Chahuatlahtohuatzin, teo- 
huateuhctli, yn ihcuac momiquilli 



oü les deux chefs trouvérent un 1407 
asile. lis y allérent ensemble ; on 
ne sait pas bien si Tocanteuhctli 
retourna dans son royaume de 
Tlacochealeo-Ateneo-Chaleo ; To- 
canteuhctli, teohualeuhctU , avait 
gouverné Opochhuacan -Tlacoch- 
calco durant neuf ans ; quant á 
Ixmacpaltzin ou Machimallé ou 
Mapehualloctzin, tlatquic, ^u bout 
de vingt-quatre ans, il revint á 
Itzcahuacan oü il mourut. Aprés 
qu'ils furent partis, durant quatre 
ans nul negouverna Tlacochcalco- 
Ateneo. 



Lorsque les chefs de Chalco 
s'en furent alies de tous cótés, les 
Mexieains partirent pour mettre á 
mort ees chefs ; ils examinérent de 
toutes parts et ne virent pas les 
chefs. Lorsque Quetzalmacatzin, 
Pancien, seigneur des Chichimé- 
ques, se rendit á Acahualtzinco, il 
laissa sa noble épouse Tiacocihua- 
tzin et son fils nommé Cohua^aca- 
tzin. Chahuatlahtohuatzin, teohad' 
teuchtliy en mourant, avait laissé un 
fils nommé Aoeuantzin que dans la 



1. Le manuscrit porte par erreur: c yn ¡xmapehuailoctzin 1. 

2. De 1399 á 1407. 

3. Voyez année 1384, date de Tavénement á' Ixmacpaltzin, 



SEPTIÉME RELATION 



8? 



qüicauhtehuac ce ypiltzin ytoca 
Aocuantzin ynin ^atepan quitoca- 
yotjque huehue Aoquantzin, Tla- 
yllotlacan tlahtocapilli. Auh yn 
Cohuaqacatzin ompa quihuicaque 
yn Mamalhuacocan ychan ytoca 
Cohuatl, yxuchipixcanh yn huehue 
Quetzalmal^atzin, Auh yn Aocuan- 
tzin quihuicaque yn ompa Ytz- 
tolloyhtic, ynahuac Atlauhtlan, 
yn incuaxochpan Amaquemeque, 
ompa quiílatito. Auh in México 
teuctitlanii yn ontlatlachiaco yn 
aocaque tlahtoque, oc mocuepca 
quinnonotzatoyntlahtohuani Hui- 
tzilihuitl yhuan yn Itzcohuatzin, 
tlacateccatl, yhuan yn Cuatleco- 
huatzin, tlacochcalcati ; auh yn 
oyuh quicacque México tlahtoque, 
niman ye yahque, yn quincahuato 
in cuezconpixque, quinllallito yn 
Amaquemecan ce tlacail Chichi- 
meca teuhctic, ce tlacatl teohua- 
teuhctic, auh yyehuatl yn itoca 
Tialtecatl tecuachcauhtic, ypacca 
mochiuh yn Toteociteuhctli yn 
Chalco tlahtoani Acxotlan'. Yye- 
huantin inyn cuezconpixque ca 
amo Amaquemeque, ca Tlaelpan 
tlaca, yn ielpan chiconquiauh» 
tepeil yn inepantla actia ome alte- 
petl Amaquemecan yhuan Tenanco 



suite on appela Aocuantzin, l'an- 1407 
cien, prince de Tlayllotlacan. On 
conduisil Cohuagacatzin á Mamal- 
huacocan dans la demeure du 
nommé Cohuatl, intendant des jar- 
dins de Quetzalma^atzin, l'ancien. 
On mena Aocuantzin á Itztolloyh- 
tic, prés d'Atlauhtlan, sur lesfr'on- 
tiéres des Amaqueméques, et on Ty 
cacha. Les messagers de México 
ayant examiné de tous cótés et 
n'ayant pas trouvé les chefs revin- 
rent en conférer avec le roi Huitzi- 
lihuitl, Itzcohuatzin, tlacateccatl, 
et Cuatlécohuatzin, tlacochcalcati; 
des que les chefs de México eurent 
appris cela, ils partirent, aban- 
donnérent les intendants des grains 
et alléreni installer á Amaqueme- 
can une personne comme seigneur 
des Chichiméques, une autre avec 
le titre de teohuateuhctU, le nommé 
Tialtecatl fut fait chef des sei- 
gneurs et Toteociteuhctli fut élu 
roi de Chalco- Acxotlan. Ces inten- 
dants des greniers n'étaient pas 
des Amaqueméques, c'étaient des 
gens de Tlaelpan, qui, le septiéme 
jour du cinquiéme signe avaient 
établi, au milieu des montagnes, 
deux villes, Amaquemecan et Té- 
nanco-Tépopolla ; les Tlayllotla- 



1 . On remarquera que Chimalpahin ne dit pas ce que devinrent cu firent les 
souverains Itzílotzin, Ecatzin et Mactzin, dont il est parlé ci-dessus, p. 80. 
Itzilotzin mourut en 1417, Ecatzin en 141 3 et Mactzin en 1441. 

2. Chimalpahin a voulu sans doute diré ici que ce fait avait eu lieu en un 
jourheureux; le 7* du 5* signe ct acatl, c*est-á-dire cA/co/í^üwmf/ • sept 
pluie », était reputé comme tel. (Voyez Sahagun, Histoire genérale des Choses 
de la Nouvelle-Espagne, traduction Jourdanet et Simeón, p. 2$i.) 



84 

Tepopolla; Tlayllotlaque yn iztla- 
catque yhuan ye tlahiocatlallilo- 
que; auh yyehuantin in ornóte- 
ne.uhque yn cuezconpixque ynic 
quintentlapiquique yn Chalco 
tlahloque cenca ye motlamauhii- 
lique; auh yn ixquichiin yn ixila- 
matque, yn achcacauhti, yn te- 
quitlahtoque, yn tiacahuan, yn 
ompa pipiltin, mochi tlacatl yn- 
huic cetiaque. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ques qui avaient usé de supercherie 1 407 
furent installés souverains ; lesdits 
gardiens desgreniersayant trompé 
les seigneurs de Chalco furent 
pleins de crainte ; tous les savants, 
les commissaires, les collecteurs 
d'impóts, les chefs, les seigneurs, 
les nobles, tous s'unirent contre 
eux. 



VII tecpatlxihuitl, 1408 años. Annééy silex, 1408. 1408 

VIII calli xihuitl, 1409 años. Année 8 maison, 1409. 1409 



IX tochtii xihuill, 1410 años. 
Ypan in, yn iuh quihtohua Coyo- 
huaque, yn motlahtocatlalli Max- 
tlaton, tlahtohuani mochiuh achto 
yn oncan Cuyohuacan ompa 
hualla, ompa canato yn Azcapo- 
tzalco ; ypiltzin inyn huehue Te- 
gocomoctli, tlahtohuani Azcapo- 
tzalco; huel yehuatl quitlanillito 
yn itatzin ' yn Cuyohuaque ynic 
yntlahtocauh yez yn mochintin 
Cuyohuaque; ynic oncan contzin- 
tico tlahtocayotl, ca yn achtopa 
ayayac tlahtohuani catea, ^an 
cuauhtiahtohuaya * yn Cuyohua- 
que. Yn iheuac yn ye iuh cenpo- 
huallonmatlactli ypan orne xihuitl 
nepa ye tlahtocati 3 yn itiachcauh 



Année 9 lapin, 1410. Alors, 1410 
comme disent les Cuyohuaques, 
fut installé Maxtlaton, il devint 
le premier roi de Cuyohuacan, on 
alia leprendre á Azeaputzalco ; il 
était fils deTé^ogomoctli, Tancien, 
roi d'Azcaputzalco ; les Cuyo- 
huaques allérent le demander á 
son pére, pour qu'il fút le souverain 
de tous les Cuyohuaques; ainsi 
commenga cette royauté, car nul 
d'abord n'avait été roi et les Cu- 
yohuaques n'avaient eu qu'un chef 
principal. Il y avait alors trente- 
deux ans que son frére alné nom- 
mé Quaquauhpitzahuae régnait á 
Tlatilulco, c'était aussi un fils de 
Técocomoctli. 



1. Chimalpahin avait mis : c Tc(0(omoctU • qu'il a eíTacé comme inutile. 

2. Cuauhtlahtohuani ou Cuauhtlahto^ui est untitre de gouvemeur dont tes 
fonctions ne sont pas parfaitement déñnies. C'était probablement un chef 
militaire supérieur, un généralissime. 

3. Son avénement eut, en effet, lieu en 1379. (Voyez ci-dcssus, p. 72.) 



SEPTIÉME RELATION 



85 



yn itoca Caacuauhpitzahuac yn 
oncanTlaiilulco, yn 5a no ypiltzin 
Te^ocomoctli. 

Auh <¡2í no ypan inyn omote- 
neuh xihuul , yn momiquillito yn 
huehue Quetzalma^atzin, Chichi- 
meca teuhcili, yn tlahtohuani Ytz- 
tlacogauhcan Amaquemecan Chal- 
coyn tlahtocat 19 años '. Ompa 
yn momiquillito yn Acahualtzinco, 
ye nauhxihuiíl yn cactoya* ilahto- 
cayotl, yn ayac tlahtocat Ytztla- 
co^auhcan Amaquemecan- yhuan 
yn izquican huehueycan Chalco. 
Auh macihui in tlahtocatque yn 
cuezconpixque, ca can macehual- 
tin, ca can quichtecque yn tlah- 
tocayotl, Auhyn omoteneuh tlah- 
tohuani huehue Quetzalmacatzin, 
Chichiraecateuhctli,yn quincauh- 
tia ypiihuantzitzin nahuintin, y- 
tech quinchiuh yn cihuapilliTlaco- 
cihuatzin : ynic ce ytoca Tomi- 
yauhtzin, ynic orne yloca Huetzi- 
tzinJ, ynic ey ytoca Maquiztzin, y- 
nin yahqui México Tenuchtitlan, 
quimocihuauhti yn tlahtocapilli 
Tlacaeleltzin, yn ipiltzin Huiltzilli- 
huitl teomeca, tlahtohuani Tenuch- 
titlan; ynic nahui ye omoteneuh4 
ytoca Cohua^acatzin oc huel pil- 
tzintli yn quicauhtia, Mamalhua- 
50can quitlatito ychan Cohuatl. 
Auh yn iuh oquicacque, yn oqui- 



1410 



En cette méme dite année, 
mourut Quetzalma^atzi n , rancien , 
seigneurdes Chichiméques, souve- 
rain d'Itztlacocauhcan - Amaqué- 
mécan-Chalco, qui avaít gouverné 
durant dix-neuf ans. I i mourut á 
Acahualtzinco, et durant qu:itre 
ans la royauté fut abandonnée, 
nul ne gouverna Itztíacocauhcan- 
Amaquemecan et tout ] 'ancícn pays 
de Chalco. Bien que les inten- 
danis des greniers adminisirassent, 
ils n'étaient que de simples sujets 
et avaient usurpé le pouvoir. Ledit 
souverain Queizalmacatzin, ran- 
cien, seigneur des Chichi maques, 
laissait quatre enfants qu'il avait 
eus de la princesse Tlacocihuaizín : 
le premier nommé Tomiyauhizin, 
le second Huetzitzin, le troisíéme 
Maquiztzin qui alia h Mexíco- 
Ténochtitlan épouser le prince 
Tlacaeleltzin, fils de Huiízilihuítl 
ÍI , souverain de Ténochtitlan ; le 
quatriéme, dont on a déjá parlé, 
était le nommé Cohuacacatzin qu'il 
laissaitencoretoutjeuneetquei'on 
était alié cachera Mamalhuacocan 
dans la maison de CohuaiL Des que 
cela fut connu, les Chololit^ques de 
Totomihuacan, les Tlaxcaliéques 



1. De 1392 á 1410. 

2. Cactoya est le parfait de cactoc, étre libre, vide, abandonné. 

3. Le manuscrit porte ici : t Huetzintzin >. Mais partout ailleurs on Ht 
Huetzitzin. (Voyez les années 1448 et 1486.) 

4. Voyez ci-dessus, p. 82. 



86 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



matque yn Chololteca in Toto- 
miuacan, ¡n Tlaxcalteca, in Tlil- 
uilquitepeca yHuexotzinco, yn 
Cuauhquecholteca ', yn Iiztzocan, 
yn Tetzcuco, yn Xochimilco, yn 
Totollapan, yn Cuauhnahuac, yn 
Culhuacan, yn Tullocan , yn Az- 
capotzalco, yn Tenanyocan, yn 
Cuauhtitlan, Teocalhuiacan, Ma- 
tlatzinco, Macahuacan, Xiquipilco 
yn ilahtoque cenca cuallanque, 
quihtoque : Ma titononotzacan 
ypan yn Mexicatl, ma licyaoma- 
nilican tie ay quen mochihua yn 
oquichololti yn Chalco tlahtoque; 
cuix amo tonan, cuix amo totha 
yn Chalcatl? Auh yn intlahtol 
ynic mononotzaya ynohuían tlah- 
toque Anahuaca^ . Auh niman qu¡- 
mah, quicac yn Huitzillihuitzin, 
tlahtohuani Tenuchtitlan, yhuan 
yn itiachcauh Ytzcohuatzin, tla- 
cateccatl, yhuan yn Cuatlecohuatl, 
tlacochcalcatl, yn iuh quihtohua yn 
Anahuaca, auh yniquiuh quihto- 
huaya ynin tlahtoque yn Anahua- 
ca : Ynionan, yn totha yn Chalcatl, 
anca co ¡n ye huecauh mochi tla- 
catl nican hual motlahtocatlaliaya 
in tlahtoque cenpohuallonmacuilli 
altepetl yn itlatiiitzal catea Chal- 
catl ; yn ihcuac yn oquic ayemo 
macocuia, yn ayemo tlailalpatla- 
huaya, yn ayemo tepehuaya Me- 
xica ; yn ^an occate. Auh ypampa 



les Tliluilquitépéques de Huexo- 1410 
tzinco, les Quauhquecholtéques, 
les seigneurs d'Itztzocan, de Tetz- 
cuco, de Xochimilco, de Totolla- 
pan, de Quauhnahuac, de Culhua- 
can, de Tullocan, d'Azcaputzalco, 
de Tenanyocan, de Quauhtitlan, de 
Teocalhuiacan, de Matlatzinco, de 
Macahuacan et de Xiquipilco se 
fáchérent extrémement et dirent: 
Concertons-nous contre les Mexi- 
cains, déclarons-leur la guerre 
pour avoir fait fuir les seigneurs 
de Chalco ; les Chalcas ne sont- 
ils pas nos protecteurs ? Par cette 
parole les seigneurs de TAnahuac 
s'invitaient de toutes parts. Mais 
cela fut aussitói connu de Huitzili- 
huitzin, souverain de Ténochti- 
tlan, ainsi que de son frére ainé, 
Itzcohuatzin, tlacateccatl , et de 
Cuatlecohuatl, tlacochcalcatl, et 
ils surent aussi que les seigneurs 
de l'Anahuac disaient : Les Chalcas 
soni nos protecteurs, autrefois ils 
étaient nombreux dans le pays 
et avaient des seigneurs installés 
dans vingt-cinq villes formant 
rétenduede Tempirechaica; alors 
les Mexicains ne s'étaient pas en- 
coré eleves, n'avaient pas conquis 
du pays, ni soumis des tribus ; 
ils existaient á peine. Comme on 
s'était concerté dans toutes les 
villes, les chefs dirent : Q.u'¡l en- 



1 . Les Quauhquecholtéques, ou habitants de Qaaühqücchollan^ furent les 
premiers Indiens, avec ceux d' Iiztzocan, qui plus tacd accueillirent favorable- 
ment les Espagnols et devinrent les alliés fidéles de Cortés. 

2. Anahuaca t habitants de ia vallée de VAnahuac; sing. Anahuacatl. 



SEPTIÉME RELATION 



87 



ynohuiyan ymononotzque altepetl 
ypan ilahtoque quihtoque : Ma 
quicaqui yn totlahtol yn Huitzi- 
lihuitl, teuhctli, yhuan yn Itzco- 
huatl, ma ye hual motlalli, ma 
yhuihui, ma mítica, machimal[ti- 
ca] yn techiita yn tahuaque yn 
titepehuaque.* Oyhuin yn cuallan- 
que yn Anahuaca tlahtoque yn 
inpampa yn Chalco tlahtoque. 
Auh yn oquicac yn Huitzilíhuitl 
yhuan yn Itzcohuatzin yn ¡uh quih- 
tohua yn Anahuaca , in ye quin- 
yaoyahuallozque in yaoyotica, ye 
cenca momauhtique yn Huitzi- 
lihuitzin yn inehuan yn Itzcohua- 
tzin, quihtoque: Amo ticmati ynic 
oyahque yn Chalco tlahtoque, 
ca 9an oneehiztlacahuieo, ma co 
huillohua, ma quimanati yn tlah- 
toque, ma motlaliqui yn oncan 
yn inchantzinco, auh yyehuantin 
yn oneehiztlacahuieo yn tlapal- 
popol, ma quinmihmietiti yhuan 
yn quexquichtin yn imochintin yn 
omotlahtolmaeaque ma mochintin 
quinmictiti, ayac mocahuaz. Auh 
niman iuh quicacque yn Anahua- 
ca tlahtoque, ye moyoleehuique, 
ayoemo quichiuhque in yaoyotl 
in quihtohuaya in quichihuazquia 
yn inpan Mexica ; auh niman ye 
onehuaque yn Mexica yn achca- 
cauhti, yn quinmjctieo yn cuez- 
conpixque, auh yn cacalloc 
yn quincuatetzotzonaco mochintin 
ynpipilhuan yn inhuayolque. Auh 
in yehuatl yn Toteociteuhetli, yn 
tecuachcauhtli, tlahtohuani Acxo- 
tlan Chalco, anoto, caxitique 



tende notre parole, le seigneur 141 o 
Huitzilihuitl, ainsi qu'Itzcohuatl, 
qu'ils partent pour s'installer, 
qu'ils viennent nous voir nous ei- 
tadins avee fleches et boucliers. 
Ainsi les seigneurs de l'Anahuae 
furent irrites á cause des chefs de 
Chalco. Mais lorsque Huitzilihuitl 
et Itzcohuatzin eurent eniendu les 
Anahuacas disant qu'ils iraient 
faire la guerre, lis furent Tun et 
Tautre extrémement effrayés et 
dirent : Nous ne savons pas oü 
sont alies les seigneurs de Chalco, 
mais ils sont venus nous tromper, 
qu'on parte, qu'on aille prendre 
ees seigneurs, qu'ons'installe dans 
leurs demewres, que ees ma- 
nants, qui sont venus nous trom- 
per, soient mis á mort, et que 
tous les autres qui se sont laissés 
entrainer par eux soient tués, 
qu'il n'en reste aucun. Des que 
les seigneurs de TAnahuac eurent 
entendu cela, ils se ealmérent et 
ajournérent la guerre qu'ils di- 
saient devoir faire contre les Me- 
xicains ; aussitót les commissaires 
mexicains partirent, vinrent tuer 
les gardiens des greniers et frap- 
pérent dans leur berceau tous les 
jeunes enfants de leurs parents. 
Toteociteuhetli, principal chef, roi 
d'Acxotlan-Chalco , fut pris et 
conduit á México- Ténochtitlan. 
Quant á Tocanteuhctli, teohua- 
teuhctli, roi d'Opochhuacan-Tla- 
coehcaleo - Ateneo , on ne sait 
pas s'il revint ou s'il mourut á 
AmohmoUoceo - Huitzillac oü il 



88 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yn México Tenochtitlan. Auh yn 
To^anieuhctli, yn teohuateuhctli, 
tlahtohuani Opochhuacan Tla- 
cochcalco Ateneo, amo raomati 
cuix hual mocuep, cuix no ce 
ompa raomiquillito yn Amohmo- 
locco Huitzillac yn ompa moma- 
quixtito yn ^an ¡pampa yn oquin- 
moienpotica cuezconpixque. Auh 
yhuel momati ca no anoto yn 
¡toca Yxmacpaltz¡n ahnogo Ma- 
pehualoctzin,tlatqu¡c, tlahtohuani 
YtzcahuacanTlacochcalco Ateneo, 
ocmotlalüco. 



s'éta¡t réfug¡é, parce qu'il ava¡t 1410 
donnédes ordres aux gardiens des 
gren¡ers. Ma¡s on sa¡t parfaitement 
que le nommé Ixmacpaltz¡n ou 
Mapéhualloctzin, tlaiquic, ro¡ d'I- 
tzcahuacan-Tlacochcalco- Ateneo , 
fut aussi pris et qu'il vint encoré 
régner. 



X acatlxihuitl, 141 1 años. Huel 
¡pan ¡nyn oncan omoteneuh yn 
Amohmolocco yn Huitzüac yn 
xexeüuhque yn Chalca, yncampa 
cequ¡ntin yahyaque, yn aocmo, 
quinecque hual mocuepazque yn 
oncan ynchan Chalco. Huel ¡pan 
inyn xihuitl pol¡uht¡ca yn Togan- 
teuhctll yn Huitzillac ; yn ihcuac 
yn yematlactlonnahui x¡hu¡ilqui- 
pia ynic otlacatque' Tlacaelel- 
u¡n yn ¡nehuan yteyccauh hue- 
hue Moteuhccoma Ylhu¡camina- 
tzin Chalchiuhtlatonac, yn ipilhuan 
tlahtohuani Huitzilihuitl Tenuch- 
titlan. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh matlactli^ acatl xihuitl, 
yhcuac oncan huallatocatlalliloque 
yn Aocuantzin, Chichimeca teuhc- 
tli, mochiuh tlahtohuani Ytzlla- 
cogauhcan Amaquemecan Chalco; 



Année 10 roseau, 1411. C'est 141 1 
bien alors qu'en ce dit lieu Amoh- 
molloco-Huitzillac les Chalcas se 
séparérent, quelques-uns partirent 
et ne voulurent plus retourner á 
leur demeure de Chalco. C'est 
bien en cette année que périt 
Toganteuhctli á Huitzillac ; il y 
ava¡t alors quatorze ans qu'éta¡ent 
nés Tlacaeleltz¡n et son frére 
puiné Moteuhccoma, Tancien, 
Ilhuicaminatzin Chalchiuhtlato- 
nac, fils de Huitzüihuitl, souve- 
ra¡n de Tenochtitlan. 



En cette méme dite année, 10 
roseau, on installa Aocuantzin, sei- 
gneur des Chichiméques, comme 
souverain d'Ilzlaco^auhcan-Ama- 
quémécan-Chalco ; il était fils de 
Chahuatlahtohuatzin, teohuateuhc' 



1. Voyez année 1398. 

2. Le manuscrit porte par erreur: c macül >, qui est un barbarisme. 



SEPTlfeME RELATION 



ynin ypiltzin yn Chahuatlahto- 
huatzin, teohuateuhctli, tlahto- 
huani catea Tlayllotlacan Ama- 
quemecan Chalco ; ynic omentin 
tlahtocatlalliloque yehuatl yn 
Cohua;acatzin y teohuateuhctli , 
mochiuh tlahtohuani Tlayllotlacan 
Amaquemecan, ynin ye omihto 
ypiltzin huehue Quetzalma^auin, 
Chichimeca teuhctli catea, auh 
macihui yn ^an oc yehuatl ynan- 
tzin Cobua^acatzin yn cihuatlah- 
toca macocyn itocaTlacocihuatzin 
yn ichpochuin catea huehue 
Cacaroatzin, teohuateuchtli'. 

Yhuan ye oppa oncan tlahtoca- 
tlalliloc yn Toteociteuhctli , yn 
tecuachcauhtii, tlahtohuani Acxo- 
tlan Chalco; ye niman quinca- 
huaco yn Mexica yn ioccanixti 
Chalco ^ 



89 

í/z, qui avait été roi de Tlayllo- 1411 
tlacan-Amaquéméean-Chalco ; on 
installa un second.prince Cohua- 
^acatzin , teohuateuhctli, comme 
souverain de Tlayllotlacan-Ama- 
quémécan, et qui a déjá été dii fils 
de Quetzalma^atzin, Tancien, se¡- 
gneur des Chichiméques, quoique 
en ce moment Cohua^acatzin fát 
encoré confié á sa mere la prin- 
cesse nommée Tlacoeihuatzin qui 
était la filie de Cacamatzin, ran- 
cien, teohuateuhctli. 



Alors fiít installé une seconde 
fois Toteociteuhctli , principal 
chef, roi d'Acxotlan-Chalco ; aussi- 
tót il abandonna les Mexicains 
pour ees deux points de Chalco. 



XI tecpatl xihuitl, 141 2 años. 
Ypan in momiquillico Cuacuapi- 
tzahuac yn tlahtocat []]4 años ^ 
Auh ;a niman ypan in motlato- 
catlalliyn ipiluin Tlacateotzin4. 



Année 11 sílex, 1412. Alors 1412 
mourut Quaquauhpitzahuae qui 
avait gouvemé durant trente- 
quatre ans. Immédiatement aprés 
fut installé son fils Tlacatéouin. 



XII calli xihuitl, 1 41 3 años. 
Ypan in momiquillico yn Ixmac- 
paltzin ahnogo Mapehualoctzin, 
tlatquic, tlahtohuani Ytzcahuacan 



Année 12 maison, 1413. Alors 1413 
mourut Ixmacpaltzin ou Mapé* 
hualloetzin , tlatquic , souverain 
d'Itzcahuacan-Tlacochcalco-Aten- 



1. Voyez les'années 1410 et 1419. 

2. Ce prince avait été conduit á México en 1410. (Voyez ci-dessus, p. 87.) 

3. De 1379 á 1 41 2. (Voyez la fin du premier paragraphe de l'année 1410.) 
Un peu plus loin, année 1418, ^^ JJ, Chimalpahin donne á Quaquauhpi- 
tzahuae 40 ans de régne au lieu de 34. Sahagun dit qu'il gouverna 62 ans. 
(Voyez Histoirc des Chases de la Nouvelle-Espagne, p. 501.) 

4. Chimalpahin n'avait d'abord mentionné que l'année. II a ensuite écrit 
le paragraphe en sarchargeant et en utilisant la marge du feuillet 18 (recto). 



90 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Tlachocalco Ateneo Chalco. Maci- 
huí ynauhxihuitl aocmo yehuantin 
tlahtocaique «, ga yehuantin tlah- 
tocatque yn cuezconpixque. Yece 
ca yntech catea yn tlahtocayotl 
ymanel mochololtica yn omote- 
neuhque tlahtoque Chalco. Auh 
ynic mocenpohua yn tlahtocat 
Ytzcahuacan yn omoteneuh Yx- 
macpaltzin, tlatquic, cenpohual- 
lonmactlactli xihuitl *. 

Auh 5a no ypan in motlahto- 
catlallique in Teciuhtzin, teohua- 
teuchctli mochiuh yn Opochhua- 
can Tlacochcalco Chalco Ateneo ; 
ynic omentin motlahtocatlallique 
yehuatl yn Cuateotzin, tlatquic, 
ynic teomeca , yn iuhqui ynioca 
ynyn tlahtoque Yucahuacan 
Tlacochcalco Chalco Ateneo. 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuh xihuiíl, yn momiquillico yn 
Aubyotzin , teuhetlamacazqui , 
tlahtohuani Culhuaean, yn tlah- 
tocat epohualli ypan chicóme 
xihuitl 3 ; auh ye niman hual mo- 
tlahtocatlalli 4 

Auh 9a no ypan in yXII ealli 
xihuitl, 141 } años, momiquillico 
9a mietiloe yn Ecatzin, ^an mie- 
tiloc telzan mié; yn tlatocat Te- 
cuanipan 26 años s. 



co-Chalco. Bien que pendant 1413 
quatre ans il n'y eút pas de sou- 
verains, néanmoins les intendants 
des greniers administrérent. Mais 
ils exer5aient le pouvoir puisque 
les dits souverains de Chalco 
avaient fui. Ainsi on compte que 
ledit Ixmacpaluin, tlatquiCy avait 
gouvemé en tout Itzeahuacan du- 
rant trente ans. 

Alors aussi furent installés 
Téciuhtjin quí fut íait teohuateuhc^ 
tli d'Opoehhuacan-Tlacochcaleo- 
Chalco-Atenco, et Cuateotzin, 
tlatquic, deuxiéme de nom, ainsi 
que Ton designe les souverains 
d'Itzcahuaean-Tlacochcalco-Chal- 
co- Ateneo. 

En cette dite année, mourut 
Auhyotzin, grand prétre, souve- 
rain de Culhuacan, qu'il avait 
gouvemé durant soixante-sept 
ans; immédiatement aprés fut 
installé 

En cette année, 12 maison, 
141 3, mourut assassiné Ecatzin, 
il périt aífreusement ; il avait gou- 
vemé Técuanipan durant vingt- 
six-ans. 



1. Voyez année 1407, p. 82. 

2. De I3$4á 1413. 
5. De 1347 a 1413. 

4. 11 y a lá une lacune regrettable ; Tauteur n'a pas designé le successeur 
á'Auhyo'.l ou Auhyotzin et a laissé toute une ligne en blanc. 

5. De 1388 á 141 3 ; seuleroent Chimalpahin n'a pas indiqué Tavéneinent 
á' Ecatzin, Ce paragraphe est écrit en haut du feuillet 18 (verso) et porte ré- 
pétés, aprés Técuanipan, les mots : c yn tlatocat > qui sont inútiles. 



SEPTlfeME RELATION 9 1 

XIII tochtli xihuitl, 1414 años. Année 1 3 lapin, 1414. 1414 



I acatl xihuitl, 141 5 años. 
Ypan ¡n momiquillico yn Huitzi- 
lihuitl, tlahto[hua]ni Tenuchtitlan, 
yntlahtocaicenpohualxihuitl ypan 
m[a]cuilxihuitl ' ; auh 5a niman 
ipan in oncan hual moilah[to]ca- 
llalli yn itlagopiluin yn itoca Chi- 
malpopoca', tlahtohuani mochiuh 
Tenuchtitlan ; auh yn iilatzin yn 
lucohuauin ytlan tlacateccati , 
auh yn ¡toca Teuhtiehuac ytlan 
tlacochcalcati . Auh ye ¡pan ¡nyn 
hualloUn yaoyotl yn Ateneo, ¡n 
yequene cen motlaü cuallantlí yn 
cocolt¡c yaoyotl ; oncan poliuh 
¡n xochiyaoyotl, yn aocmo ye- 
quene qu¡ncahuaya ¡n Mexica p¡- 
piltin yn quimacia Chalca, auh no 
yhui yehuantin yn Chalca pipil- 
tin yn quimacia yn Mexica aocmo 
quincahuaya ; oncan ¡n poliuh in 
motenehua xochiyaoyotl yn manca 
onpohualxihuitl). Auh macihm 
yn ¡uh yehuantin quihtohua Tla- 
cochcalca Chalca yn manca xo- 
chiyaoyotl ^an cenpohualloncax- 
tolU xihuitM, yn ¡uh ypan in qui- 
machiyotia in ynueuexiuhtlapo- 
hualamauh. 



Année 1 roseau, 1415. Alors 1415 
mourut Huitzilihuitl, souverain de 
Ténochtitlan, qu'il avait gouverné 
durant vingt-cinq ans; aussitót 
aprés fut installé son fils nommé 
Chimalpopoca comme souverain 
de Ténochtitlan ; ii avait auprés de 
lui son onde Itzcohuatzin pour 
tlacateccati et le nommé Teuhtie- 
huac pour tlacochcalcati, Alors eul 
lieu la guerre d'Atenco, qui fut 
aussi une guerre furieuse et meur- 
triére; lá finit la guerre des fleurs, 
les selgneurs mexicains ne lais- 
saient plus les Chalcas qu'ils at- 
teignaient; de mémeles selgneurs 
chalcas quand ils atteignaient les 
Mexicains ne les laissaient plus ; 
lá finit ladite guerre des fleurs qu¡ 
avait duré quarante ans. Quoique, 
d'aprés le témoignage des Tlaco- 
chcalcas-Chalcas, la guerre des 
fleurs aurait eu une durée seule- 
ment de trente-cinq ans, comme 
il est indiqué dans leur anclen 
llvre d'annales. 



1. De 1391 á 1415. Sahagun dit que ce prince a régné vingt et un ans. 
(Voyez Histoire des Choses de la Noavellc-Espagne, p. 497.) 

2. Suivant I'opinion genérale des historiens, Chimalpopoca serait le frére et 
non le fils de Huitzilihuitl; mais nous croyons que Chimalpahin est dans le vrai. 

3. De 1376 a 1415; mais, daprés les Annales d'Amaquémécan , cette 
guerre aurait méme commencé en 1 367 (voyez ci-dessus p. 68 et 71) et aurait 
ainsi duré quarante-neuf ans. 

4. De 1381 á 141$. 



92 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Auh ca no ypan in ce acatl x¡- 
huitl, ymotlahtocatlali Mizquitzin 
teuhctli yTecuanipan; ypiltzin 
ynEcatzin". 

II tecpatl xihuitl, 141 6 años. 

III calli xihuiti) 1 41 7 años. 
Ypan in momiquillico yn tlacatl 
Ytztlotzin , ilayllotlac teuhctli , 
tlahtoani Tzacualtitlan Tenanco 
Tlayllotlacan Amaquemecan, yn 
tlahtocat epohuarxihuitl ypan ma- 
tlacxihuitl > ; ynin itelpochtzin yn 
tlacatl cihuatlahtohuani Xiuh- 
toztzin, tlayllotlac teuhctli; yn 
quincauhtia Ytztlotzin ypilhuan- 
tzitzin omentin : ynic ce ytoca 
huehue Chimalpahintzin , ynic 
orne ytoca Cuauhtlehuanitzin. 

IIII tochtli xihuith, 1418 años. 
Ypan in momiquillico yn Teciuh- 
tzin, teohuateuhctli ; oliamalloyan 
yhtic tlachtli ollamaya yn oncan 
quimictique yn aquique ymo- 
chintin ollamaya, tleyca yn oncan 
quimictique ahco tlatlan ahnoce 
quitlanque ; atle quimachiyotique 
yn huehuetque Tlacochcalca ; yn 
tlahtocat Opochhuacan chicua- 
cenxihuitM. Auh 9a niman ipan 
in oncan hual motlahtocatlalli yn 
Totequixtzin, teohuateuhctli, mo- 



En cette année, i roseau, fut i4>S 
installé Mizquitzin comme seigneur 
de Técuanipan; il étaitfiis d'Eca- 
tzin. 

Année 2 sílex, 1416. 14»^ 

Année j maison, 141 7. Alors i4»7 
mourut le noble Itztlotzin, juge 
assesseur, souverain de Tzacual- 
titlan - Ténanco - Tlayllotlacan - 
Amaquémécan, qui avait gouvemé 
durant soixante-dix ans ; il était 
fils de la noble reine Xiuhtoztzin, 
juge assesseur ; Itztlotzin laissait 
deux fils nommés le premier Chi- 
malpahintzin, rancien, et le second 
Cuauhtlehuanitzin. 



Année 4 lapin, 141 8. Alors 1418 
mourut Téciuhtzin, teohuateuhc' 
tli; il jouait á la baile dans le lieu 
consacré lorsque tous les joueurs 
le tuérent parce que peut-étre il 
avait gagné ou qu'il avait perdu; 
les anciens Tlacochcalcas n'en ont 
rien mentionné ; Téciuhtzin avait 
gouverné Opochhuacan durant 
six ans. Immédiatement aprés fut 
installé Totequixtzin, teohuateuhc' 
tli, córame souverain d'Opochhua- 
can-Tlacochcalco- Ateneo. 



1 . Cet alinea cst écrit en marge du feuillet 1 8 (verso). — Ecatzin était mort 
en 141^ 

2. De 1348 á 1417. 

3 . Ce mot xihuitl a été omis sur le manuscrit. 

4. De 1413 á 1418. 



SEPTIÉME RELATION 



9? 



chiuh tlahtohuani Opochhuacan 
Tlahcochcalco Ateneo. 

Auh qa no ypan inyn motlah- 
tocatlalH Cuautlehuanitzin, tlayl- 
lotlac teuhctli, mochiuh tlahto- 
huani Tzacualtitlan Tenanco Ama- 
quemecan Chalco, ynin ipiltzin 
Ytztlotzin, tlayllotlac teuhctli; 
auh yehuatl tlahtocatizquia yn 
itiachcauh huehue Chimalpaintzin 
yacapantli, auh ahuel mochiuh; 
qsíTi mocauh ynic mihtohua huehue 
Chimalpaintzin mocauhqui, auh 
yeuati macoc yn omoteneuh yn 
iteyccauh tlahtocayotl Cuauhtle- 
huanitzin. 

Auh 5a no ypan inyn momi- 
quillico ynyn Cuacuapitzahuac, 
tlahtohuani Tlatilulco, yn tlah- 
tocat onpohualxihuitl ' ; ynin 
ypiltzin huehue Te^o^omoctli, 
tlahtohuani Azcapotzalco. Auh 
ga niman ipan in oncan hual mo- 
tlahtocatlalli yn Tlahcateotzin, 
tlahtohuani mochiuh Tlatilulco; 
ynin ypiltzin yn omoteneuh Cua- 
cuapitzahuac. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn quimictique hue- 
hue Ixtlilxochitzin, tlahtohuani 
Tetzcuco; yn iuh quihtohua yn 
quimictihque Chalca yhuan Te- 
paneca, ytencopa mochiuh yn 
huehue Te^o^omoctli, tlahtohuani 
Azcapotzalco. Auh yNecahualco- 
yotzin Aculmiztli 9a cuanmaxac 



1418 



Alors aussi fut installé Cuauh- 
tléhuanitzin, juge assesseur, com- 
me souverain de Tzacualtitlan- 
Ténanco - Amaquémécan- Chalco, 
il était fils d'Itztlotzin , juge 
assesseur; son frére ainé Chimal- 
pahintzin, Tancien, aurait dá 
régner, mais cela n'eut pas lieu ; 
il se retira, de sorte qu'il s'appela 
Chimalpahintzin, Tancien, le re- 
nonciateur, et c'est á son dit ¡eune 
frére, Cuauhtléhuanitzin, que fut 
donnée la royauíé. 

Alors aussi mourut Quaquauh- 
pitzahuac, souverain de Tlati- 
lulco, qui avait gouverné durant 
quarante ans; il était fils de Té- 
cogomoctli, Tancien, roi d'Az- 
caputzalco. Immédiatement aprés 
fut installé Tlacatéotzin comme 
souverain de Tlatilulco; il était 
fils dudit Ouaquauhpitzahuac. 



En cette dite année, fut assas- 
siné Ixtlilxochitzin, Tancien, sou- 
verain de Tetzcuco; ce furent, 
dit-on, les Chalcas et les Tépa- 
néques qui Tassassinérent d'aprés 
les ordres de Té^o^omoctli, Pan- 
cien, roi d*Azcaputzalco. Né^a- 
hualcoyotzin Aculmiztli se refugia 
sur le tronc d'un arbre et vit ainsi 



I. De 1379 á 1418. Voyez Tannée 1412, oü . Chimalpahin a déjá fait 
mourír ie roi Cuacua pitzahuac, Sahagun donne á ce prince soixante-deux ans 
de regne. (Voyez Histoire des Choses de la NouvclleEspagnc, p. 501.) 



94 



ANNALES DE 



yn momaquixti ynic quiltac ytha- 
tzin Yxtlilxochiizín yn iuh qui- 
mictihque ChalcayhuanTepaneca. 
Yn tlahtocat chicuacenpohualxi- 
huitl ¡pan nauhxihuitl '. Ah;o 
yuhqui ahno;o amtKa oc cecni 
cana monenehuiliiz yn xiuhpo- 
hualli ynic ompa tlahtocat Tetz- 
cuco Yxtliixuchitzin. 



CHIMALPAHIN 

sonpére Ixtlilxochitzin assassiné 141^ 
par les Chalcas et les Tépanéques. 
Ixtlilxochitzin avait gouvemé du- 
rant cent vingt-quatre ans. Ni 
ainsi ni autrement on ne trouvera 
nulle part le nombre d'années que 
Ixtiilxochitzin a régné á Tetzcuco. 



V acatl xihuitl, 141 9 años. 
Ypan in ye ixtlamati yn Cohuaca- 
catzin ye quihtohua : Aquin inyn 
ypan ca ynopetl ynocpal Tiayllo- 
llacan Amaquemecan yn Mamal- 
hua^ocatontli ? Yhcuac quimicti 
yn itoca Cohuatzin, teuhctli Ma- 
malhua^ocan ; ychan xochipix- 
qui chiuhcnauhxihuitM ynihuan 
üahtoque; cihuapilli yn inantzin 
Cohua^acatzin yn itoca Tlacoci- 
húatzin, teohuateuhctli, ychpoch- 
tzin inyn huehue Cacamatzin, teo- 
huateuhctlahtohuani catea Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan. 



Année 5 roseau, 141 9. Alors »4'9 
déjá le prudent Cohua^acatzin 
disait : Qu¡ a soin de mon petit gou- 
vemement de Tlayllotlacan- Ama- 
quemecan -Mamalhuaqocan? Alors 
il fít mourir le nommé Cohuatzin, 
seigneur de Mamalhuacocan ; il 
était depuis neuf ans dans la demeu- 
re de Tintendant des jardins avec 
des seigneurs ; la mere de Cohua- 
;acatzin était la princesse nommée 
Tlacocihuatzin, teohuateuhctli, filie 
de Cacamatzin, Tancien, qui avait 
été souverain teohuateuhctli de 
Tlayllotlacan-Amaquémécan. 



1. D*aprés ce calcul, Ixtlilxochiil aurait été installé en 1295. Cetavénemeot 
n'est mentionné ni dans la 6«, ni dans la 7« Relation. 

TeíOíomoc, roi de Azcaputzalco, renversa íxtlilxochitl et domina á Tetz- 
cuco. Son fils Maxtlaton hérita de cette puissance; mais, en 1431, Ne^ahual- 
coyotl, ñls de íxtlilxochitl, aidé des rois mexicains, rentra en possession de 
Théritage patemel, que regurent successiveraent Ncgahualpilli et Cacamatzin, 
Ce demier mounit assassiné par les Espagnols en 1 520. 

L'histoire de Tempire tetzcucan peut done se divisar en trois époques dis- 
tinctes. La premiére antérieure au xv« siécle comprend les teraps de l'indé- 
pcndance de Tetzcuco; la seconde est celle de Tusurpation des rois d' Azca- 
putzalco durant 13 ou 14 ans (14 18-143 1)» et la troisiéme embrasse les faits 
qui ont suivi la restauration des rois de Tetzcuco jusqu*á la conquéte espagnole 
(143 i-i 520). A partir de ce moment les Tetzcucans conservérent le privilége 
d'avoir des prínces á eux, mais l'autorité de ees rois fut purement nomínale. 

2. Voyez années^i407 et 141 1. 



SEPTIÉME 


RELATION 


9J 




VI teq)atl xihuitl, 1420 años. 


Année 6 silex, 1420. 




1420 


Vllcalii xihuitl, 1421 años. 


Annéey maison, 1421. 






VIII tochtli xihuitl, 1422 años. 


Année 8 lapin, 1422. 






IX acatl xihuitl, 1423 años. 


Année 9 roseau, 1423. 






X tecpall xihuitl, 1424 años. 


Année 10 silex, 1424. 






XI calli xihuitl, 142$ años. 


Année 1 1 maison, 1425. 


Alors 





Ypan in quihualtzacque yn tlah- 
toque yzquican Chalco yn tley 
conitlania Mexica ; aocmo quin- 
tlacamati, aocmo quincahuaya 
ompa onacizque, oc onacic inyn 
tlahtoili. 



les seigneurs de toui le pays de 
Chalco cachérent ce que deman- 
daient les Mexicains ; ils ne leur 
obéissaient pas encoré, ils ne les 
laissaient pas encoré arriver chez 
eux, comme Ta montré cette his- 
toire. 



XII tochtli xihuitl, 142Ó años. 
Ypan in momiquillico yn huehue 
Te^o^omoctli, thahtohuani Azca- 
potzalco, yn tlahtocaí epohual- 
xihuitl ' ; auh qz niman ipan in 
oncan bual motlahtocatlalli yn 
ipiltzin ytoca Maxtlaton, teuhc- 
tli, Cuyohuacan tlahtohuani ach- 
topa catea, yn ompa tlahtocatito 
caxtollomome xihuitl'; yn Co- 
yohuacan ompa huallehuac ynic 
motlahtocatlallico Azcapotzalco, 
yxiptla mochiuh yn itatzin omo- 
miquilli; gan temicca tlapalloco 
ynic onmotlallitihuetzico. 

Auh yn ompa quihuallatocatla- 
litehuac Cuyohuacan yehuatl yn 
ipiltzin ytoca Tecolotzin K 



Année 12 lapin, 1426. Alors 1426 
mourut Té^o^omoctli, Tancien, 
souverain d'Azcaputzcalco, qui 
avait gouverné durant soixanie 
ans; imniédiatement aprés fiít 
installé son fils nommé Maxtlaton, 
seigneur, qui d'abord avait été roi 
de Cuyohuacan, oü il avait gou- 
verné durant dix-sept ans; -de 
Cuyohuacan il se rendit á Azca- 
pulzalco oü il fut installé comme 
successeur de son péredécédé; 
il ne craignit pas de faire périr des 
gens pour étre plus vite installé. 

De lá il alia immédiatement 
installer á Cuyohuacan son fils 
nommé Tecolotzin. 



1. De 1367 á 1426. 

2. Date de son avénemeot, 1410. 

3. Cette phrase est écrite en marge du feuillet 19 (recto). 



96 

Auh ;a no ypan inyn xihuitl, 
yn quimictico Chimalpopocatzin, 
tlahtohuani Tenuchtillan ; Tepa- 
neca yn quimictico ; yn tlahiocat 
matlacilomome xihuiti', telpoch- 
tli ayemo miec xihuiti quipia in 
ihcuac conmiciico. 

Yn iuh nepa omomiquili yn 
itatzin Huitzilihuitl ye 1 2 años ' ; 
oc cequintin quitoa ypan in ompa 
in Azcapotzalco quintlauhtique 
Mexica ychcueytl ychhuipili J. 



ANNALES DE CHIMALFAHIN 



En cette mime année, mourut 1426 
assass¡néChimalpopocatzin,roi de 
Ténochtitlan; ce furent les Tépa- 
néques qui le tuérent; il avait 
gouvemé durant douze ans, il 
était encoré jeune lorsqu'il fut 
mis á mort. 

II y avait douze ans qu'était 
mort son pére Huitzilihuitl ; quel- 
ques-uns disent que sous lui les 
Mexicains donnérent á Azcapu- 
tzalco des corselets et des cottes 
de maille. 



XIII acatl xihuiti, 1427 años. 
Ypan in motiahtocatlalli yn Itz- 
cohuatzin, tlahtohuani mochiuh 
yn Tenuchtitlan. Auh ytlan tla- 
cateccati yn imach huehue Mo- 
teuhcgoma Ylhuicaminatzin Chal- 
chiuhtlahtonac, auh yn Tlacaelel- 
tzin atecpanecatl mochihua, ^an 
no ymach inyn Itzcohuatzin 4. 

Auh 5a no ypan in quipehual- 
tihque yn Tepaneca in yaoyotl, 
ye quimi^namiqui $ Mexica Te- 
nuchca. 

Auh 5a no ypan inyn xihuiti, 
mictilloc yn Tlahcateotzin, tlah- 
tohuani Tiatilolco, yn tlahtocat 



Année 13 roseau, 1427. Alors 1427 
fut installé Itzcohuatzin comme 
souverain de Ténochtitlan. II 
avait auprés de lui á titre de tía- 
cateccatl son neveu Moteuhc^oma, 
rancien , Ilhuicaminatzin Chai- 
chiuhtiatonac , et comme atecpa- 
necatl Tlacaeleltzin, qui était éga- 
lement un neveu d'Itzcohuatzin. 

Alors aussi les Tépanéques en- 
trepVirem la guerre et en vinrent 
aux mains avec les Mexicains-Té- 
nochcas. 

En cette méme année, ñit assas- 
siné Tlacatéotzin, souverain de 
Tiatilolco, qui avait gouvemé 



1. De 1415 á 1426. Suivant Sahagun, ce prínce aurai/ régné dix ans. 
(Voyez Histoirc des Choses de la Nounlle»Espagney traductioo Jourdanet et 
Simeón, p. 497.) 

2. Voyez l'année 141 5, oü il est aussi dit que Chímalpopoca est le ñis de 
HuitzilihaitL 

3. Cet alinea est écrít aa bas et au haut da feuillet 19 (recto et verso). 

4. Ces deux princes Moteuhcgoma et Tlacaeleltzin étaient fils de HmtzilihmL 

5. Au lieu du présent de Findicatif, le parfait c qulmixnamicque » serait 
pcut-étre préférable. 



SEPTIÉME RELATION 



97 



matlacxihuitl*. Atzompa ynqui- 
quechmecanique yhuan cuauhtica 
quicuahuitecque ; ;a no yehuamin 
yn Tepaneca Tlacopaneca quimic- 
tico. Yehuantin inyn inpampa 
peuh yaoyotl in ye mani yye m¡- 
calli yn imochintin Mexica yhuan 
Tepaneca. 

I tecpatl xihuitl, 1428 años. 
Ypan in motiahtocatlaili yn 
Cuauhtlahtohuatzin ^, tlahtohuani 
raochiuh Tlatilulco; ynin ypil- 
tzin in tlahtocapilli Acolmiztzin 
Tlatilulco chañe, yn ipiltzin Tlah- 
cateotzin; yn ipan quicuic yn 
itlabtocayo yn cemiihuitlapohual- 
li 1 ce CQzcaoiauhtii. 

Auh^ no ypan inin peuh yye- 
quene huel cocoltic yaoyotl yn 
Tepanohuayan yn Azcapotzalco ; 
yhcuac pehualloque in Tepaneca ; 
ihcuac quichololtique yn itoca 
Matlacxochitl oncan ychan on- 
tlahtohuani catea yn Tepanohua- 
yan; yehuantin quichololtique 4 - 
yn Tepaneca. Auh yn oquic ayemo 
polihuia Tepaneca Azcapotzalca, 
yn ayemo cacia altepetl Azca- 
potzalco ( Mexica. 



durant dix ans. On lependit et on 1427 
lui fracassa la tete á coups de bá- 
ton ; ce sont aussi les Tépanéques 
Tlacopanéques qui le tuérent. C'est 
á cause d'eux qu'éclata la guerre 
qui eut lieu entre les Mexicains et 
les Tépanéques. 



Année i silex, 1428. Alors fut 1428 
installé Quauhtlahtohuatzin, córa- 
me souverain de Tlatilulco ; il étáii 
fils du prince Acolmiztzin , habi- 
tant de Tlatilulco, qui était fils de 
Tlacatéotzin ; il prit le pouvoir le 
jour un cozcaquauhtli. 



Alors aussi commen;a la guerre 
terrible de Tepanohuayan et 
d'Azcaputzalco; les Tépanéques 
furent vaincus ; on chassa de chez 
lui le nommé Maxtlaxochitl qui 
était souverain de Tepanohuayan; 
ce furent les Tépanéques qui le 
chassérent. Les Tépanéques d'Az- 
caputzalco n'avaient pas encoré 
été détruits, et les Mexicains ne 
s'étaient pas rendus maUres de 
la ville d'Azcaputzalco. 



1. De 1418 á 1427. Sahagun fait régner ce prince durant trente-huit ans. 
(Voyez Histoiredes Chases de la Nounlie-Espagne, p. 501.) 

2. Le manuscrit porte par erreur: c Cuaühtlatohuani >. Voyez, pour l'or- 
thographe de ce nomj'année 143 1, premier paragraphe, et l'année 1460, date 
de la mort de ce prince. M. Aubin, reconnaissant qu*il y avaitlá une faute, a biffé 
la terminaison ni et mis c Cuauhtlatohüaí > Sahagun donne Quauhtlahtoa, 

3. Chimalpahin a écrít ici le chiífre 1 que nous avons supprimé comme 
faisant doubie emploi avec le mot ce. 

4. Le manuscrit porte par errear: c qnicholtiqut >. 

5. Azcapotzalco, ville située au N.-O. de Tenochtitlan, fut le siége d*une 



98 

Ihcuac ypan inyn omoteneuh 
ce tecpatl xihuitl, yn ompa Chalco 
Acxotlan ycuauhcalco Toteoci- 
teuhctli, yn tecuachcauhtii , yl- 
pilloca yn huehue Moteuhc^oma 
Ylhuicaminatzin yhuan Tepollo- 
miuin, Tenuchtitlan tlahtocapi- 
piltin, yhuan Tolopillantzin, Tla- 
tilulco tlahtocapilli, yhuan ce ^an 
mexicatl tenuchcatl ytoca Tel- 
pochchilliücatl ; ompa mictiloz- 
quia yn Chalco yn cate centlalH, 
yn Toteociteuhctli cenpohuallon- 
macuilli altepetl yn itiatititzai 
Chalcail yn tlahioque yn quinne- 
chicoca, yn imixpan miquizquia ; 
auh ^an hualcholloque yn Mexica 
tlahtocapipiliin ; yehuatl quintlapo 
yn cuauhcalco, quinquixii yn 
Cuateotzin, tlatquic, tlahtohuani 
YtzcahuacanTlacochcalco Ateneo. 
Yhuan telzauhcuacuilli yhuan 
tonalhuacqui, cuauhcalpixque, ye- 
huantin ynpampa tlatzacque, mic- 
tilloque ymixpan ynohuian tlah- 
toque cenpohuallonmacuilli. 

Auh yn oyuh poliuh Azcapo- 
tzalcatl, auh yn Tlacaeleltzin on- 
motlalmacac yn Azcapotzalco. 

Auh ;a no ypan in motlahto- 
catlalli yn huehue Chimalpilli, 
tlahtohuani mochiuh yn Ecatepec ; 
co^oltica onoc ymotlahtocatlalli. 

II calli xihuitl; 1429 años. 
Ypan in cuapallon quicuaque yn 
Azcapotzalca ; cuauhtla motecato^ 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



En cette diteannée i silex, á 1428 
Chalco- Acxotlan Toteociteuhctli , 
principal chef, mit en prison Mo- 
teuhc9oma, Tancien, Ilhuicami- 
natzin et Tépollomitzin, princes 
de Ténochtitlan, ainsi que Toto- 
pillantzin, prince de Tlatilulco, 
et un Mexicain-Ténochca appelé 
Telpochchiliilicatl ; on devaii les 
mettre á mort á Chalco oü ils 
étaient réunis, et Toteociteuhctli 
avait rassemblé les chefs des vingt- 
, cinq villes de la región de Chalco, 
en présence desquels ils devaient 
étre tués ; *mais les princes me- 
xieains s'échappérent ; ce fut 
Cuatéotzin, tlatquic, souverain 
d'Itzcahuacan-Tlacochcalco- Aten- 
eo, qui les délivra et les tira de 
prison. Le ministre preneur de 
tetes et le tonalhuacqui, gardiens 
de la prison, payérent pour eux 
et furent tués en présence des 
vingt-cinq seigneurs. 



Lorsque succombérent les Az- 
caputzcalcas, Tlacaeleltzin s'em- 
para du pays d'Azcaputzalco. 

Alors aussi fut installé Chimal- 
pilli, rancien, comme souverain 
d 'Ecatepec; il était encoré au ber- 
ceau quand il fut installé. 

Année2 maison, 1429. Alors (429 
les Azcaputzalcas mangérent des 
tetes plates ; ils s'établirent dans 



souveraineté que possédaient les Tépanéques, longtemps ennemis des habi- 
tants de Ténochtitlan. 



SEPTlfeME RELATION 



99 



gan cuauhtentli conana ; yn on- 
micalli Mexica, hual mocnoy- 
tohua yn Tepaneca ; amo cia yn 
Mexica, ynic yequene huel poliuh 
altepetl, yhcuac quimomamaca- 
que yn tlalH Mexica yn Azcapo- 
izalco. Auh niraan ielellacic yn 
Maxtlaton quihto : ma niauh yno- 
chan yn Cuyohuacan. Oncan 
hualla, no niman oncan ypan 
momanaco yaoyotl. Yn tlatocat 
Azcapotzalco nauhxihuill ahno^o 
exihuitl. Auh yn Maxtlaton, teuhc- 
tli, ye niman ompa yah yn 
Amaquemecan Chalco , ychan 
yaotlahtoto yn huehue Ayocuan- 
tzin, Chichimeca leuhctli, tlahto- 
huani YtztIaco9auhcan , yhuan 
ychan yn Cohuagacatzin, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani Tlayllotlacan; 
ompa quincenquixtiio ynohuian 
altepetl ipan tlahtoque, ompa 
quinnonotzato ynic quipalehuizque 
yaoyotica yn inpampa Mexica 
Tenochca. Auh yece yn Chalca 
tlahtoque ^an quihualnahuatique 
amo quinecque yn quipalehuizque. 
Auh ^anayuh quitoque ynohuian 
tlahtoque altepetl ipan amo qui- 
necque yn quipalehuizque, ynic 
can hual mocuepato ompa Ama- 
quemecan Chalco, motlallico yn 
oncan Cuyohuacan. Auh ye niman 
ye quinhualcohuanotza yn Itzco- 
huatzin, tlahtohuani Tcnuchtitlan, 
yhuan yn Tlacaeleltzin , atecpa- 
necatl, yhuan yn huehue Moteuhc- 
^oma Ylhuicaminatzin , yhuan yn 
oe cequintin tenuchca pipiltin, 
can yehuantin yn ompa yahque ye 



les bois, dont ils neprirentque la «429 
lisiére ; les Mexicains s'armérent, 
les Tépanéques allérent s'excuser; 
les Mexicains ne voulurent pas 
les écouter, de sorte que la ville 
fut détruite et que les Mexicains 
se partagérent la terre d'Azcapu- 
izaleo. Aussitót, plein de tristesse, 
Maxtlaton dit: allons á notre de- 
meure de Cuyohuacan. Il s'y ren- 
dit et immédiaiement la guerre 
y éclata. Maxtlaton avait gouver- 
né Azcaputzalco durant trois ou 
quatre ans. Le seigneur Maxtlaton 
se rendit aussitót á Amaquémécan- 
Chalco preparar la guerre chez 
Aocuantzin, Tancien, seigneur 
des Chichiméques, souveraind'Itz- 
tlaco^auhcan, et chez Cohuaca- 
catzin, teohuateuhctlí, souverain 
de Tlayllotlacan; il alia rassem- 
bler les chefs de toutes les villes 
et les excita á Taider dans la 
guerre contre les Mexicains-Té- 
nochcas. Mais les chefs chalcas 
lui firent savoir qu'ils ne voulaient 
pas lui préter du secours. Des 
que les chefs des diverses villes 
lui eurent dit qu'iis ne voulaient 
point Taider, il revint d'Amaqué- 
mécan - Chalco et alia se fixér 
á Cuyohuacan. Immédiatemeni 
ordonnérent la guerre Itzcohua- 
Izin, souverain de Ténochtitlan , 
Tlacaeleltzin, atecpanecatl , Mo- 
teuhcgoma, Tancien, Ilhuicami- 
natzin, ainsi que les autres sei- 
gneurs ténochcas, qui partirent, 
distribuérent des corselets, des 
cottes de maille afm d'engager la 



100 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ihcuac yn ompa quintlauhtique 
ychcueytl, ychhuipilli ynic quipe- 
hualtique yaoyoll oncan Cuyo- 
huacan, ynic ^atepan amo hue- 
cauh yn opoliuh altepetl. 

Auh 9a no ypan in quinpe- 
hualtique yaoyotica yn Xochimil- 
ca in Mexica ye quimonicalli. 

III tochtii xihuitl, 1430 años. 
Ypan in pehualloque in Xochi- 
milca ; ypan yn Itzcohuatzin ynic 
ompa tepehuato Mexica. Auh yn 
Coyohuaque ypa[n] yn ompa mo- 
tecato Texcalla ; ^an yaoc tehuan 
yn Maxtlaion, ynic no ceppa om- 
pa quinpehualo Axochco yn quin- 
tlaxillito ; nahualli yn cacic Mo- 
teuhc^oma Ylhuicaminauin oton- 
tlamacazqui , niman ye choca yn 
Maxtlaton. 

Auh qa no ypan in tlacatyn 
ilahtocapilli Yaotzitzin, ynipiltzin 
huehue Ayocuantzin, Chichimeca 
teuhctli , tlahtohuani Ylztlaco- 
^auhcan Amaquemecan; ye yuh 
cenpohualxihuitl tlahtocati yn 
Ayocuantzin'. 

Yhuan ¡pan inyn 3 tochlli xi- 
uitl, 1430 años, yhcuac canaco 
Yutapaliapan yn huehue Cuitla- 
huatzin, ompa contzintito yn 
tlahtocayotl ; ynin ipiltzin Ytzco- 
huaizin». 

Ypan j tochtii, hual calacque 
Tenuchtillan Tlacopaneca, Tlaca- 



lutte contre Cuyohuacany de sorte 1429 
que bientót aprés la ville fut 
prise. 



Aiors aussi les Mexicains com- 
mencérent la guerre contre les 
Xochimilcas et les combattirent. 

Année 3 lapin, 1430. Aiors i41<> 
furent soumis les Xochimilcas; 
ce fut sous Itzcohuatzin que les 
Mexicains les vainquirent. Les 
Cuyohuaques allérent se fixer á 
Texcalla ; seulement Maxtlaton, 
en guerre avec eux, les vainquit 
une premiére fois á Axochco, oü 
il les rencontra; Moteuhgcoma 
Ilhuicaminatzin prit le grand de- 
vin des Otomis, et Maxtlaton en 
pleura. 

Aiors aussi naquit le prince 
Yaotzitzin , fils d'Aocuantzin , 
rancien, seigneur des Chichimé- 
ques, souveraind'Itztlaco^auhcan- 
Amaquémécan; il y avait déjá 
vingt ans qu'Aocuantzin gouver- 
nait. 

En cette année 3 lapin, 1430, 
Cuitiahuatzin, Tancien, vint s'em- 
parer d'Itztapallapan, oü il fonda 
un État; il était fils d'Itzcohua- 
tzin. 

En Tannée 3 lapin, entrérent 
dans Ténochtitlan les Tlacopa- 



1. L'avénement á' Ayocuantzin avait eu líeu en 141 1. 

2. Voyez année 1440, page 107. — Ce paragraphe cst écrit en marge du 
feuillet 20 (recto). 



cuitlahua yhuan Aculnahuacatl 
Tzacualcatl > tlahtohuani Tlaco- 
pan'. 



SEPTIÉME RELATION 101 

ñeques, les Tlacacuitlahuas et 1430 
Aculnahuacatl Tzacualcatl, sou- 
verain deTlacopan. 



IIII acatl xihuitl, 1431 años. 
Ypan inyn quinpeuhque Tlati- 
lulca, yhcuac oncan tlahtocatia 
yn Cuauhtlahtohuatzin; yn ihcuac 
yn ye ceppa pehualloque yn Tla- 
tílulca; yehuantin tepeuhque yn 
Tenuchca. 

Auh 9a no ypan inyn motlah- 
tocatlalli yn Ne^ahualcoyotl Acol* 
miztli Yoyontzin , tlahtohuani 
mochiuh yn Tetzcuco Aculhua- 
can; yn ihcuac yn ye iuh cenpo- 
huallonmatlactli xihuitl quipia 
ynic ye nemi tlalticpac»; ynin 
ipiltzin yn huehue Yxtülxochitzin 
Nopalteuhctli, tlahtohuani catea 
Tetzcuco, auh no yconetzin inyn 
Matlalcihuatzin ; yn ichpochtzin 
Huitzillihuitl teomeca, tlahtohuani 
catea Tenuchtitlan ; ca yeixhuiuh- 
tzin in Huitzilihuitl yNe^ahual- 
coyotl. Yn ihcuac jm ye iuh 
macuilxihuitl tlahtocati yn Itz- 
cohuatzin Tenuchtitlan', yhuan 
yn ihcuac yn ye oyuh pehualloque 



Année 4 roseau, 14^1. Alors 143 1 
les Mexicains vainquirent les Tla- 
tilulcas qui étaient en ce moment 
gouvemés par Quauhtlahtohua- 
tzin ; les Tlatilulcas furent alors 
battus pour la premiére fois; ce 
furent les Ténochcas qui triom- 
phérent. 

En cette méme année, fut ¡ns- 
tallé Né^ahualcoyotl Acolmiztli 
Yoyontzin, comme souverain de 
Tetzcuco - Acolhuacan ; il avait 
alors trente ans; il était fils de 
Ixtlilxochitzin , Tancien, Nopal- 
teuhctli, qui avait été roi de 
Tetzcuco, et de Matlalcihuatzin, 
filie de Mfftzilihuitl H, qui avait 
été souverain de Ténochtitlan ; 
ainsi Né^ahualcoyotl était le pe- 
tit-fils de Huitzilihuitl. Il y avait 
alors cinq ans que Itzcohuatzin 
régnait á Ténochtitlan et que les 
Tépanéques Azcaputzalcas avaient 
été vaincus ; il y avait un an que 
les Tlacopanéques étaient en- 
tres dans Ténochtitlan et un an 



1. Ce paragraphe est écrit aa hautdu feuillet 20 (verso). Le méme verso 
porte en marge les deux annotations suivantes: c Auhfa no ihcuac ylno](juitia' 
meo Cuauhtitlan yTcgogomoctli ypiltzin Cua ...1. Alors aussi vint occuper 
Quaahtitlan le fils de Tcíofomoctli, Puacuapitzauac, — c Ihcuac mochiuh cihua- 
cohuatl yn TlacacUltzin >. Alors TlacacUltzin devint vice-roi. — Cette der- 
niére annotation paratt appartenir á Tannée 1431, tandis que la premiére se 
rapporte á la precedente. Paute de place, Tauteur n'a pas achevé d'écrire le 
nom de Cuacuapitzauac. 

2. Negahualcoyoll était né en 1402. 

3. Date de ravéoemeot dV/zcoAutfrzfn, 1427. 



102 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yn Tepaneca Azcapolzalca » ; auh 
ye iuh ce xihuitl ohualcallacque 
Tenuchtitlan yn Tlacopaneca , 
yhuan ye ce xihuitl opehualloque 
yn Xochimilca». 

Auh qa no yhcuac ypan in 
pehualloque yn Acolhuaque Tetz- 
cuca; auh macihui pehualloque 
ca ^an llaco tonatiuh yn onmaca 
yaoyotl, ynic ceuh can tlacualiz- 
pan 5 ; yhualcallacque yn Tetzcu- 
ca ; ^an yehuatl quichichiuh yNe- 
^ahualcoyotzin ynic pehualloque, 
yehuanlin tepeuhque yn Mexica 
Tenuchca. 

Auh yn ¡pan in omoteneuh xi- 
huitl, cenca ye choca Maxtlaton, 
niman ic ya yn tlachco, ^an mo- 
yohualpollo, quinhuicac in teyol- 
locuanime. Auh yn oyuh yah 
Maxtlaton, niman ic hualcaliacque 
yTepaneca Cuyohuaque yn Mé- 
xico Tenuchtitlan, quihtoque : ma 
tiquinmiltican, ma tiquincaltican 
yn Mexica. Ca nel yeotechacique, 
auh ynic hualcaliacque, ychcueytl, 
ychhuipilli, ychmaxtlatl, chalchi- 
huitl, ^an oc tepitoton teocuitlatl. 
Auhyn tlahtohuani Maxtlaton om- 
pa miquito yn tlachco, ynic aoc can 
nez. Auh yn ontepehuato Coyo- 
huacan Mexica pipiltin yn ohual- 
mocuepque, yhuehuentin otiya- 
cauhtito, niman ye moteuhctoca- 
macaco : yn Tlacaeleltzin tlacoch- 
calcatl mochiuh yn itiahtocatoca ; 



que les Xochimilcas avaient été 1431 
vaincus. 



Alors aussi furent vaincus les 
Acolhuas-Tetzcucans ; pour étre 
battus , la lutte ne dura que la 
moitié d'une journée et cessa au 
moment de manger ; les Tetzcu- 
cans rentrérent chez eux ; ce fut 
Né^ahualcoyotzin qui causa leur 
défaite, et ce furent les Mexicains- 
Ténochcas qui l'emportérent. 

En cette dite année, Maxtlaton 
s'affligea extrémement, alia aus- 
sitót dans le jeu de baile, se dé- 
roba dans la nuit et accompagna 
les sorciers. Des que Maxtlaton 
fut parti, les Tépanéques Cuyo- 
huaques pénétrérent dans Mexico- 
Ténochtitlan et dirent : travail- 
lons les champs, construisons les 
maisons des Mexicains. Ainsi ils 
obtinrent, aprés étre entres, des 
corselets, descottes demaille, des 
cuissards, des émeraudes et au- 
tres menus objets en metal. Le roi 
Maxtlaton mourut dans le jeu de 
baile, de sortequ'onne levitplus. 
Aprés avoir triomphé á Cuyohua- 
can, les seigneurs mexicainsrevin- 
rent, les grands se mirent á la tete 
dejs afFaires et s'aitribuérent aussi- 
tót des titres : Tlacaeleltzin prit le 



1. En 1428. 

2. Voyez année 1430. 

3 . Le manuscrit porte répétés les mots : 



ga/t tlacualizpan *. 



SEPTIÉME RELATION 



103 



yn huehue Moteuhc^omalzin 
Ylhuicamina ytoca tlacateccatl 
mochiuh yn itlahtocatoca ; auh 
yn huehue Tlacahuepan ytoca 
yezhuahuacatl yn itlahtocatoca-, 
yn Cuatlecouatl ytoca' tlillancal- 
qu¡ yn itlahtocatoca; yehuantin 
inp tlahtoque nahuintin yn qui- 
nanamiquizque tlahtohuani Ytz- 
cohuauin. Auh yn oc caxtoltin 
ornóme tlahtocapipiltin, yn hue- 
hueyntin tiacahuan, mochcecen- 
tlamantli yntocaytl oquinmacaque 
yn intiacauhtoca. 

V tecpatl xihuitl, 1432 años. 
Ypan in quinpeuhque yn Cuauh- 
quecholteca, yaoyotl ynpan mo- 
chiuh ynic poliuhque. Auh no 
yhcuac ypan in quinpeuhque in 
Mizquic tlaca ynic poliuhque; 
ypan mochiuh yn Itzcohuatzin. 

VI calli xihuitl, 1433 años. 
Nican poliuhque yn Cuitlahuaca 
Chalca; yehuantin quinpolloque 
yn Mexica. 



titre de tlacochcalcatl ; Moteuhcqo- 
matzin, l'ancien, Ilhuicamina eut 
celui de tlacateccatl; Tlacahuepan, 
Fancien, se donna le nom de yez- 
huahuacatl; Cuatlecouatl prit celui 
de tlillancal¿¡uí; ees quatre princes 
furent les assesseurs du souverain 
Itzcohuatzin. Dix-sept autres 
princes, grands capitaines, re^u- 
rent chacun un titre de bravoure. 



1431 



Année 5 silex, 1432. Alors les 1432 
Mexicains vainquirent les Quauh- 
quecholtéques, si bien que ceux-ci 
disparurent dans la lutte. Alors 
aussi les Mexicains vainquirent les 
gens de Mizquic et les détruisirent ; 
cela se passa sous Itzcohuatzin. 

Année 6 maison, 1433. Alors 143 3 
périrent les Cuitlahuacas-Chalcas ; 
ce fiírent les Mexicains qui les dé- 
truisirent. 



VII tochtli xihuitl, 1434 años. Année 7 lapin, 1434. 



«434 



VIII acatl xihuitl, 1435 años. Année 8 roseau, 1435. Alors 143 S 
Ypan in motlahtocatlalli yn Que- fut installé Quetzalmamalitzin, 
tzalmamalitzin, achto tlahtohuani comme premier souverain de Téo- 
mochiuh Teotihuacan, oncan in tihuacan, oü il laissa le titre qu'il 
quicauh ynic atecpanecatl catea '. avait d'atecpanecatl. 

IX tecpatl xihuitl, 1436 años. Année 9 silex, 1436. Alors 143^ 



I . Cet alinea est écrit en marga du feuillet 2 1 (recto) et les derniers mols, á 
partir de c oncan in quicauh », sont intercales dans le texte. 



104 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Ypan inyn Acolhuaque, yCohua- 
tlichan tlaca jhuan Cohuatepeca 
yn Tetzmollocan nrotecato ye 
ompa yahqoe. 

X calli xihuitl, 1437 años. 

XI tochtii xihuitl, 1438 años. 
Auh nican hualla yNe9ahualcoyotI 
Acolmiztli ' Yoyontzin, in tlahto- 
huani Tetzcuco Acolhuacan, ynic 
quitotocaque yn ¡tlatlahuan» yn 
Tepaneca, ynic contzalhuique yn 
¡izonteco, yn ielchiquiuh yn Tec- 
pan tlaca, yn Tlacochcalca , yn 
Totequix, teohuateuhctli, tlahto- 
tohuani Opochhuacan ; yhuan Cua- 
teotl, tlatquic, tlahtohuani Ytz- 
cahuacan ; yhuan ToteociteuhctH, 
tlahtohuani Acxotlan Chalco Cal- 
nahuac ; yhuan Cohuagacatzin, 
teohuateuhctli, tlahtohuani Tlayl- 
lotlacan ; yhuan huehue Ayocuan- 
tzin, Chichimeca teuhctli; y- 
huanCuauhtlehuanitzin,tlaylIotlac 
teuhctli, yhuan Mactzin, atlauh- 
tecatl teuhctli ; ynin omentin Tza- 
cualtitlan Tenanco tlahtoque, ynin 
nahuintin Amaquemecan tlahto- 
que?. Yn ihcuac yn ye iuh nepa 
macuilpohualli ypan caxtollonce 
xihuitl 4 ye cate yNonohualca, yn 
Teotlixca yn oncan Nochhuitec- 
pan Acahuitecpan Chalco Ateneo. 
Huitza yNe^ahualcoyotzin ynic 



les Acolhuas, les gens de Cohua- 1436 
tlichan et les Cohuatépéques se 
rendirent et se fixérent á Tetzmol- 
locan. 



Année lomaison, 1437. 



«437 



Année 11 lapin, 1438. Alors 1438 
vint ici Né^ahualcoyotl Acolmiztli 
Yoyontzin, souverain de Tetzcu- 
co- Acolhuacan, il était suivi de ses 
oncles, les Tépanéques, et accom- 
pagné par ses proches les habi- 
tants de Tecpan, les Tlacochcal- 
cas, savoir Totequix, teohuateuhc- 
tli, roi d'Opochhoacan ; Cuatéotl, 
tlatquic, souverain d'Itzcahuacan ; 
ToteociteuhctH , roi d'Axotlan- 
Chalco-Calnahuac ; Cohuajaca- 
tzin, teohuateuhctli, souverain de 
Tlayllotlacan ; Aocuantzin, Tan- 
cien, seigneur des Chichiméques ; 
Cuauhtléhuantzin, juge assesseur, 
et Mactzin, seigneur atlauhtecatl ; 
cesdeux demiersétaientseigneurs 
de Tzacualtillan-Ténanco, et les 
quatre autres étaient seigneurs 
d'Amaquémécan. Il y avait alors 
cent seize ans que les Nonohual- 
cas et les Téotlixcas étaient á . 
Nochhuitecpan • Acahuitecpan - 
Chalco-Atenco. Né5ahualcoyotzin 
vint visiter les grands seigneurs nos 
ancétres pour qu'ils poriassent les 
engins de guerre , c'étaient Toté- 



1. Le manuscrit porte á tort : c Acozmiztli •. 

2. ¡tiatlahuan est le plur. de tlatli, onde, préc. de I'adj. poss. (,son,sa, ses. 

3. Aprés avoir designé 7 personnages, l'auteurn'en compte plus ici que 6. 

4. Voyez année 1323, deuxiéme paragraphe. 



SEPTIÉME 

qu¡nbuaIm[o]tta tachcocolhuan yn 
Uahtoque ynic conollinique y[n o]- 
tlanamitl, yn tehuehuelli, yn To- 
tequixtzin, teohuateuhctli, yhuan 
yn Cuateotl, tlatquic; ihcuac yn- 
tlan teuhtlahtohua, ynic ce ytoca 
Aquetzqui, ynic orne ytoca Teuhc- 
xolotl, ynic ey ytoca Tlaltenan, 
ynic nahui ytoca Tenuch ahno^o 
Tecac, Tlalmanalco tlaca yn. 

Auh 9a no ypan in momiquil- 
lico yn Mizquitzin, teuhctli, 
tlahtohuani Huixtoco Tecuanipan 
Amaquemecan Chalco, yn tlahto- 
cat cenpohuallonnahui xihuitl >. 
Auh qaL niman, ihcuac yn ipan in 
omoteneuh xihuitl, yn ocuauh- 
tlahto yn tlahtocapilli Yaopaintzin 
yn oncan Huixtoco Tecuanipan 
Amaquemecan Chalco. 

XII acatl xihuitl, 1439 años. 
Ypan in poliuhque 301 Cuauhna- 
huaca», quinpehuato yn Mexica; 
yn oyuh quimonpeuhque, ce xi- 
huitl yn tequitque tlacallaquique 
yn ichan Ytzcohuatzin, tlathto- 
huani Tenuchtitlan. 



RELATION 105 

quixtzin, teohuateuhctli , et Cua- 1438 
téotl, tlatquic; ils avaient alors 
auprés d'eux des administrateurs 
nommés, le premier Aquetzqui, 
le second Teuhcxolotl> le troisiéme 
Tlaltenan I le quatriéme Ténoch 
ou Técac, gens de Tlalmanalco. 



Alors aussi mourut le seigneur 
Mizquitzin, souverain de Huix- 
toco -Tecuanipan - Amaquémécan- 
Chalco, qui avait gouverné durant 
vingt-quatre ans. Aussitftt aprés, 
en cette dite année, le prince 
Yaopaintzin administra Huixtoco- 
Tecuanipan- Amaquémécan-Chal- 
co. 



Année 12 rosean, 1439. ^'^^s i439 
tombérent les Quauhnahuacas, 
vaincus par les Mexicains ; apréf^ 
leur défaite, ils portérent pendant 
un an des tributs á la demeure 
d'Itzcohuatzin, souverain de Té- 
nochtitlan. 



XIII tecpatl xihuitl, 1440 años. 
Auh nican ypan in ynic nican 
Tlacochcalco Ateneo huitza ypan 
matlactlomey tecpatl xihuitl, ynic 
nican huitza in tlahtocapilli yn 
huehue Moteuhc$oma Ylhuicami- 
natzin, tlacateccatl, ynic quin- 
hualmatia yn tachcocolhuan yn 



Année 13 silex, 1440. Alors en X440 
Tahnée i j silex, vint ici á Tla- 
cochcalco-Atenco le prince Mo- 
teuhc^oma, l'ancien, Ilhuicamina- 
tzin, tlacateccatl, yisiieT les grmds 
seigneurs nos ancétres pour qu'ils 
transportassent les engins de 
guerre,c'étaientTotéquix, teohua^ 



1. De i4i( á 1438. 

2. Cuauhnahuacaj habitants de Caauhnahaac. 



io6 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tlahtoque, ynic conollinique yn 
otlanamitl, yn tehuehuelli yn 
Totequix, teohuateuhctli , yhuan 
tlatquic Cuateotl, yn Toteocí- 
teuhctli, yn tecuachcauhtli, yhuan 
oc cequintin tlahtoque Amaque- 
mecan. Auh nican yn huitza tla- 
tocapilli yn huehue Moteuhc^oma 
Ylhuicaminatzin, tlacateccatl, ynic 
polihuizquia yn Mexica, ynic 
acan Tenuchtitlan yezquia , auh 
pie gan no yehuan yn Totequix, 
teohuateuhctli, yhuan yn tlatquic 
Cuateotl ynic conolinique yn otla- 
namitl, yn tehuehuelli ynic opo- 
poliuh yn Tepanecatl ypan inyn 
matlactlomey tecpatl xihuitl. 

Auh 9a no ypan ynin momi- 
quillico yn Itzcohuatzin, tlahto- 
huani Tenuchtitlan, yn tlahtocat 
matlactlonnahui xihuitl » ; ynin 
huel oquipiltzin» bastardo yn 
Acamapichtli yhuel achtotlahto- 
huani catea Tenuchtitlan; ^an 
quilnamacac Azcapotzalco Cuauh- 
ealtitlan hualla yn cihuatl yn 
inantzin, yece macihui in jan 
ichtaca conetzintli yhuan yn 9a 
huehuentzin Ytzcohuatzin. Yn 
i ihcuac yn ye iuh nepa onponhual- 
lonmatlactlí ypan nauhxihuitl 
omomiquilli J yn itatzin catea 
Acamapichtli ; yn oquipehualtique 
yaoyotl oc cenca yehuatl ynehuan 
yn imachtzin Tlacaeleltzin yn 
oquitzintique yaoyotl, ynic oquin- 



Uuhctli, Cuateotl, tlai^juic, Toteo- 1 440 
eiteuhctli, principal chef, et quel- 
ques autres seigneurs d'Amaqué- 
mécan. Le prince Moteuhcjoma, 
rancien, Ilhuicaminatzin, tlaca- 
teccatl, vint ici pour ne pas étre á 
Ténochtiilan , dans le cas oü les 
Mexicains viendraient á succom- 
ber, et en méme temps afin que 
Totequix teohuateuhctli, et Cua- 
teotl, tlatquic, transportassent les 
engins de guerre pour renverser 
les Tépanéques en cetie année i } 
silex. 



Alors aussi mourut Itzcohua- 
tzin, souverain de Ténochtitlan, 
qui avait gouverné durant qua- 
torze ans ; il était le fils illégitime 
d'Acamapichtli , qui avait été le 
premier roi de Ténochtitlan; sa 
mere était venue á Azcaputzalco- 
Q^uauhcaltitlan simple marchande 
d'herbes comestibles, et quoique 
son fils füt illégitime, il n'en fut 
pas moins le puissant Itzcohua- 
tzin. II y avait alors cinquante- 
quatre ans qu'était mort son pére 
Acamapichtli. Il fit la guerre 
avee Taide surtout de son neveu 
Tlacaeleltzin; ils soumirent les 
Azcaputzalcas, les Cuyohuaques, 
les Xochimilcas et; les habitants 
de Cuitlahuacan ; ce fut Tlacaélel- 



1. De 1427 á 1440. 

2. Oquipiltzin estmis pour ocipiltzin. 

3. En 1387. 



SEPTIÉME RELATION 



107 



peuhque Azcapotzalca , yhuan 
Cuyohuaque, yhuan Xochimilca, 
Cuitlahuacan ytlaca ; mo huel ye- 
huatl Inoquichquetzani achto yao- 
yotica yn tepehualiztica y Tlaca- 
eleltzin, yn iuh ^atepan oqui- 
nextico ca ayc ohueyyazqqia 
yn altepetl Tenuchiitlan, auh ca 
ypal yn otlahtocatico, yn omo- 
cuiltonoco, yn omotlamachtico. 
Yn catepan otlahtocatico oc ma- 
cuiltin huehueyntin tlahtoque 
México Tenuchtillan : yn huehue 
Moteuhc^oma Yihuicamina, yn 
Axayaca», yn Tijocic, yn Ahui- 
tzotl, yn xocoyotl Moteuhc^oma, 
yn ipan acico Españoles. Ca 
cenca huehueyntin tlahtoque cat- 
ea nohuian otlamamauhtico, auh 
aquin iuhqui oquichihuin yn 
achtopa ye ohueyx , ohuecapanix 
yn ¡ntlahtocayo, ca yehuatl 
yhuey yaotachcauh , yhuey oqui- 
chtli Tlacayeleltzin, yn ¡uh niman 
ye onneciz yn ipan in xiuhpo- 
hualli. Yhuan huel no yehuatl 
oquichiuhtinen» yn tlacatecolotl 
Huitzilopochtli yn ¡nteouh Me- 
xica, yn oquinnotztinen. 

Auh yn ihcuac omomiquilli yn 
tlahtohuani Ytzcohuatzin yn 
oquincauhtia ypilhuantzitzin yhuel 
momati yntoca : ynic ce ytoca 
huehue Cuitlahuatzin ynin ompa 
quitlanicoyn Iiztapallapan ompa 
tlahtocatito, contzintito tlahtoca- 



tzinqui combattit d'abord vaíl- 1440 
lamment et avec succés, puis ii ne 
chercha jamáis á étre puissant dans 
la ville de Ténochtitlan , mais il 
gouvema noblement, vécut dans 
Tabondance et fut heureux. En- 
suite régnérent cinq autres grands 
monarquesáMexico-Ténochtitlan : 
Moteuhccoma, Tancien, Ilhuica- 
mina, Axayacatl, Tigocic, Ahui- 
tzotl et Moteuhccoma, le dernier, 
sous qui arrivérent les Espagnols. 
Ce fíirent de tres grands rois qui 
se firent craindre de toutes parts, 
mais celui qui fut le plus coura- 
geux, le plus ¡Ilustre dans TÉtat, 
ce fut le grand capitaine, le grand 
guerrier Tlacaéleltzin, ainsi qu'on 
le verra bientót dans les Annales. 
C'est aussi lui qui sut faire du 
diable Huitzilopochtli le dieu des 
MexicainSy qu'il sut persuader. 



Quand mourut le souverain Itz- 
cohuatzin il laissait des enfants 
dont les noms sont bien connus. 
Le premier se nommait Cuitla- 
huatzin, rancien, qui s'établit á 
Itztapallapan, oü ¡1 gouvema et 
fonda un royaume ; le second avait 



1 . Axayaca est une abréviation á* Axayacatl qui, avec la forme révérentielle, 
fait Axayacatzin, Fréquemment on supprimait la terminaison des noms propres. 

2. Par erreur Chimalpahin a écrit c oqaichiuhúnc ». 



io8 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yotl ; ynic orne y toca Ytztacmix- 
cohuatzin, ynin ompa quitlanico 
yn Xillotepec, ompa tlahtocatito, 
contzintito tlahtocayotl ; ynic ey 
ytoca Chalchiuhtlahtonac ynin 
ompa quitlanico yn Apan, ompa 
tlahtocatito , contzintito tlahto- 
cayotl ; ynic nahui ychpoch amo 
huel momati ; ompa yn Atotonilco 
ompa 9an ce ellimicqui macehual- 
tzintlí yn ompa quimonamictito ; 
yn inamic manel macehualtzintli 
ypampa tlahtocat yn Atotonilco, 
ynic yehuantin contzintique tlah- 
tocayotl. Ynachtoynconeuh qui- 
chiuhque oquichtli quitocayotique 
Ytzcohuatzin, tlahtocat yn qate- 
pan yn ompa Atotonilco, Ynic 
macuilli ypiltzin Ytzcohuatzin 
ytoca huehueTegogomoctzin, ynin 
yhuan omoteneuh huehue Cuitla- 
huatzin Ytztapallapan tlahtohua- 
ni, ca ytech quinchiuh yn Tlaco- 
pan cihuapilli Huitzilxochitzin , 
yn ichpochtzin huehue Cuitla- 
huatzin, tlahtohuani Tiliuhcan, yn 
axcan ytocayocan Sanctosco. Auh 
yn omoteneuh huehue Tego^omoc- 
tzin, tlahcocapilli, ca ayc oilahto- 
cat yn Tenuchtitlan, auh yece 
yehuatl oquinchiuh yn eyntin ypil- 
huantzitzin, in» ^atepan otlahto- 
catico Tenuchtitlan : yn Axayaca, 
yn TÍ90CÍC, yn Ahuitzotl ; ca yx- 
huiuhtzitzinhuan yn tlahtohuani 
Ytzcohuatzin. 

Auh yn oyuh momiquilli , yn 
auh $a niman, ipan inyn omete- 



pour nom Iztacmixcohuatzin , 1440 
qui s'établit á Xillotépec , oü il 
régna et fonda un État; le troi- 
siéme s'appelait Chalchiuhtlato- 
nac, qui s'établit á Apan, oh il ré- 
gna et fonda un royaume; le 
quatriéme était une filie qui n'est 
pas bien connue ; elle était á Ato- 
tonilco, oü elle avait épousé un 
simple cultivateur ; bien que son 
mari fút un simple sujet, il régna 
á Atotonilco á cause d'elle, de 
sorte qu*ils y fondérent un État. 
Le premier enfant qu*ils eurent 
fiít un garlón qu'ils appelérent 
Itzcohuantin et qui dans la suite 
régna á Atotonilco. Le cinquiéme 
enfant d'Itzcohuatzin se nommait 
Téjogomoctzin, Tancien, qu'il eut 
ainsi que Cuitlahuatzin, Tancien, 
roi d'Itztapallapan, de la princesse 
de Tlacopan Huitzilxochitzin, filie 
de Cuitlahuatzin, Tancien, sou- 
verain dcTiliuhcan, aujourd'hui 
díppáé Santos. Ledit prince Tégo- 
5omoctzin, Panden, ne régna pas 
á Tenochtitlan, mais il eut trois 
fils, qui dans la suite régnérent 
á Tenochtitlan : Axayacatl, Ti- 
50CÍC et Ahuitzotl; ils étaient 
done les petits-fils du monarque 
Itzcohuatzin. 



Lorsque ce prince ñit mort, 
immédiatement aprés, en ladite 



I . L'auteur a omis ees deux mots : c jpilhaantzitzin, in i . 



SEPTtÉMB RELATION 



109 



neuh matlactlomey teq)atl xíhuitl, 
oncan hual motíahtocatlalli yn 
imachtzin yn itoca huehueMo- 
teuhc9oma Ylhuicaminatzin, ynin 
ipiltzin yn Huitzilihuitl teomeca, 
tlahtohuani catea Tenuchtitlan ; 
auh in ihcuac orootlahtocatlaili 
huehue Moteuhc9oma9 ye iub nepa 
onpohualli ypan exihuitl yn nemi 
tlalticpac». 



année i ; sílex, futinstallé son ne- 1440 
veu nommé Moteuhc^oma, Pan- 
den, Ilhuicaminatzin, ñis de Hui- 
tzilihuitl II, qui avait été roi de 
Ténochtitlan ; quand fut installé 
Moteuhc^oma, Pancien, il éuit 
ágé de quarante-trois ans. 



P caili xihuitl, 1441 años. 
Ypan in momiquiiiico yn Mactzin, 
a^uhtecatl teuhctli, yn tlahtocat 
Atlauhtian Tzacualtitlan Tenanco 
Amaquemecan Chaico onpohual- 
xihuitl onchiuhcnahui xihuith. 
Ynin Mactzin, teuhctli, omentin 
yn quincauhtia ypilhuantziuin : 
ynic ce ytoca Yxtliltzin, ynic orne 
ytoca Quetzalpahintzin. 

II tochtli xihuitl, 1442 años. 

III acatU xihuitl, 1443 años. 
Ypan in 5an itecpanchan mictilloc, 
huihuitecoc yn Totequixtzin5, 
tlahtohuani Opochhuacan Tla- 
cochcaico Chaico Ateneo, amo 
huel momati jm tleyca ; a^o ypam- 
pa yn quimocniuhtiaya yn huehue 



Année i maison, 1441. Alors 1441 
mourut Mactzin, seigneur atlauh- 
tecatly qui avait gouverné Atlauh- 
tlan-Tzacualtitlan -Ténanco-Ama- 
quémécan-Chalco durantquarante- 
neuf ans. Ce prínce Mactzin lais- 
sait deux ñls nomroés, le premier 
Ixtliltzin et le second Quetzalpa- 
hintzin. 



Année 2 lapin, 1442. 



1442 



Année 3 roseau, 144;. Alors 1443* 
fut tué, massacré dans son palais 
Totéquixtzin, souverain d'Opoch- 
huacan - Tlacochcalco - Ghalco - 
Ateneo, on ne saít pas bien pour 
quel motif ; c'est que peut-étre 
il avait lié amitié avec Moteuhc- 



1. Moteuhcíoma nsLquii en 1398. Brasseur de Bourbourg dit ce prínce 
fils de Chimalpopoca (Voycz Histoire des nations cmlisies da Mexiqíu et de 
VAmirique céntrale^ tome II, p. 599). 

2. Le manuscrit porte ici € I ce calli t. Cetsi une répétitlon inutile. 

3. De 1393 á 1441. 

4. Le manuscrít porte par erreur: c /// catl >. 

5. Cest á tort que le manuscrit porte ici : c Teciaktzin ». Ce prínce était 
mort en 1 41 8, époque de Pavénement de son successeur ro/^fuixfín. D*ailleurs, 
quelques lignes plus loin l'auteur a fort bien écrít Totéquixtzin. 



lio 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Moteubcqoma Ylhuicaminatzm , 
tlahtohuani México, yhuan Nega- 
hualcoyotzin Acolmiztli, tlahto- 
huani Tetzcuco. Yn tlahtocat 
Opochhuacan Tlacochcalco cen- 
pohuallonchicuacenxihuitl ' yn 
Totequixtzin, teohuateuhctli. 

Auh qan no yhcuac yn ipan in ey 
acati xihuitl, yn motlahtocatlalli 
yn Popocatzin, atlauhtecati teuhc- 
tii, mochiuh tlahtohuani Tzacual- 
titlan Tenanco Amaquemecan 
Chalco ; ynin ^an cuauhpiili, amo 
huel tlahtocapilli, yece tlatlametl 
catea, auh yn ipampa ytiatlameyo 
ye quitecpancallaquitehuaque yn 
omentin tlahtocapipiltin Atlauh- 
tlan, yn itoca Yxtliitzin yhuan 
Quetzalpahintzin, yn ipíihuan 
tlahtohuani Maetzin*, atlauhte- 
cati teuhctli. Auh yn omoteneuh 
Popocatzin, macihui yn ^an ma- 
cehualli, yece ipampa yn itlatla- 
meyo, eonittili yn Cohuacaeatzin, 
teohuateuhctli, tlahtohuani Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan, conmacac 
yn ichpochtzin ytoca Cohuanen- 
tzin, yn tlahtocacihuapilli yci- 
huauh mochiuh yn Popocatzin, 
atlauhtecati teuhctli. Ynic oncan 
motlacatili ynic orne ytoca Caca- 
matzin, xocoyotl ; ompa Cuatecui- 
cuilco Atlauhtlan motlacatilli, yn 
ipan in omoteneuh ey acatl xihuitl. 
Auh yehuatl ypampa yn tlahtoca- 
cihuapilli Cohuanentzin yn tlah- 
tocat Popocatzin Atlauhtlan Tza- 



5oma, rancien, Ilhüicaminatzin , 1443* 
roi de México, et avec Né^ahual- 
coyotzin Acolmiztli, souverain de 
Tetzcuco. Totequixtzin , teobüa- 
teuhctli,2íwaí\X gouvemé Opochhua- 
can -Tlacochcalco durant vingt- 
six ans. 

En cette année 3 roseau, fut 
installé Popocatzin, seigneur 
atlauhtecati, comme souverain de 
Tzacualtitlan -Ténanco - Amaqué- 
mécan-Chalco ; il n'était que grand 
seigneur et nullement prince, 
mais il était tres riche, et á c^se 
de ses richesses il avait été intro- 
duit dans le palais par deux princes 
d'Atlauhtlan, nommés Ixtliltzin 
et Quetzalpahintzin, qui étaient 
fils du roi Maetzin, seigneur 
atlauhtecati Le dit Popocatzin, 
quoique simple sujet, mais á cause 
de ses richesses, alia visiter Co- 
huacaeatzin, teohuateuhctli, roi de 
Tlayllotlacan-Amaquéméean, qui 
lui donna sa filie nommée Cohua- 
nentzin , laquelle princesse devint 
l'épouse de Popocatzin, seigneur 
atlauhtecati. De lá naquit Cacama- 
tzin II ou le dernier; il vint au 
monde á Cuatecuicuilco Atlauh- 
tlan, en ladite année 3 roseau. 
C'est á cause de la princesse Co- 
huanentzin que régna Popocatzin 
á Atlauhtlan-Tzacualtitlan-Ténan- 
co ; des qu'il eut été installé, les 
habitants de Tzacualtitlan-Ténan- 
co-Atlauhtlan tuérent, en ladite 



1. De 1418 á 1443. 

2. Ce prince était mort en 1441. 



SEPTlftME RELATION 



III 



cualtitlan Tenanco ; auh yn oyuh 
ommotlatocatlalli , auh ye niman 
quinmictique, yn ¡pan ¡n omote- 
neuh xihuitl, yn Tzacualtitlan Te- 
nanca Atlauhteca yn omentín 
omoteneuhque tlahlocapipiltin yn 
Ixtlillzin yhuan Quetzalpahíntzin, 
ypilhuantzitzin yn tlahtohuani 
Mactzin, atlauhtecatl teuhctli ; 
pin tla^opipiltín ca yehuantin 
yntech pohuía, huel ymaxca calca 
yn tlahtocayotl Atlauhtlan, yn 
quimoncuilli yn aocmo yn huan- 
yolqui Popocatzin. Auh ynic 
tlacuallanique tlahlocapipiltin , 
cenca tlahueliloque catea ynic 
conmocahuilique tlahtocayoil, ^an 
quintzonhuique ynic momiquil- 
lique. Oncan cotonico ynin Chi- 
chimeca in tlahtocatlacamecayotl 
Allauhllan ytech yMacizin, teuhc- 
tli. Auh quemaca ompa teyxhuiuh 
yn huehue Chimalpahintzin, mo- 
cauhqui, yca ynantzin ynic ompa 
Atlauhtlan yntech hualqui^a Chi- 
chimeca tlahtoque auh yn itatzin 
tlahtohuani Ytztlotzín, tlayllotlac 
teuhctli, ca Tzacuatitlan Tenanco 
Tlayllotlacan chañe. Yn ihcuac ye 
iuh nepa nauhxihuiíl tlahtocati 
yn huehue Moteuhcgoma Ylhuica- 
minat. 

Q3L no yhcuac yn ipan in xihuitl 
yn acito yaoyotl yn Tlalmanalco, 
yn Itztompatepec tlalpoloco yn 
Mexica ; oncan micque Chalchiuh- 
teuhctli yhuan Cuayahuinuin , 



année, les deux prínces designes 1443* 
Ixtlillzin el Quetzalpahintzin, íils 
du' souverain Mactzin, seigneur 
atlauhtecatl ; c'était á ees princes 
qu'appartenait, que revenait la 
souverainetéd'Allauhtlan, que ieur 
enleva Popocatzin avant d'éire 
Ieur parent. Córame les princes 
avaient élé extrémement violents 
el irrites de ce qu'on Ieur avait ra- 
vi le pouvoir, on les fu mourir en 
les assommant. Ainsi se termina la 
dynasiie des princes chichiméques 
d'Ailauhtlan en la personne du 
seigneur Macizin. Mais il y avait 
un petit-fils Chimapahintzin, ran- 
cien, le renonciateur, dont la mere 
établie á Atlauhtlan descendait 
des chefs chichiméques el dont le 
pére, le roi Itzilozin, juge asses- 
seur, résidaii á Tzacualtitlan-Té- 
nanco- Tlayllotlacan. II y avait 
alors quatre ans que régnait Mo- 
teuhc5oma, Tancien, Ilhuicamina. 



En cette année aussi les Mexi- 
cains allérent poner la guerre á 
Tlalmanalco el s'emparérent du 
pays d'Ilztompatépec ; lá mou- 
rurent Chalchiuhteuhctli el Cua- 



1. Date de son avénement, 1440. 



112 ANNALBS DB CHIMALPAHIN 

Chalca jmomextin. Auh Huexo 
tzinca > yn temictique. 



phuintzin, tous deux Chalcas. 1445* 
Les Huexotzincas les tuérent. 



IIII tecpatl xihuitl, 1444 años. 
Ypan in momiquillicoynCuateotl, 
tlatquic; (an ipan quitlatillique 
yn itecpancaly ynic quiyahuac 
quihualquixtique ; quimamaylpi- 
que, quicxiylpique, yxicpan qui- 
tzotzopinique, quÍ9aco yn ¡cui- 
tlaxcol ; huel yaoyotica , mac- 
quauhtica, chimaltica yn quin- 
mictique ynehuan yn Tlaltenan * 
9an quihuihuitecque ; amo no huel 
momati tleyn quítzauhctiaque. 
Yn ihcuac jn quin oyuh ye ma- 
cuilxihuith ompa onhuia Tla- 
cochcalco Chalco yn huehue Mo- 
teuhc;oma Ylhuicaminatzin, yn 
a9o yehuatl ypampa yn quinmoc- 
niuhtiaya, amo momati. Yn tlah- 
tocat Cuateotzin, tlatquic, yn 
Itzcahuacan cenpohuallonmatlac- 
tli ypan onxihuitU. Auh yhuel 
yehuantin temictique, ynic ce 
ytoca Tohto, ynic eme ytoca 
Quecholmitl, ynic ey ytoca Ha- 
hua. Auh yn omoteneuh Cuateo- 
tzin, tlatquic, yn icihuauh catea 
ytoca Matlalxochitzin , ychpoch- 
tzin ynin Acamapichtii, yn achto 
tlahtohuani mochiuh México Te- 
nuchtitlan; oncantlacatqueeyntin 
ynpilhuantzitzin : ynic ce itoca 



Année 4 silex, 1444. Alors 1444 
mourut Cuatéotl, tlatíjuic ; on mit 
le feu á son palais et on Ten fit sor- 
tir; on lui lia les mains et les pieds, 
on le frappa sur le ventre, au 
point que ses entrailles sortirent. 
Ce fut brutalement, cruellement 
et avec férocité qu'on le tua, ainsi 
que Tlalténan, en les rouant de 
coups ; on ne sait pas bien ce qu'iis 
avaient fait. II y avait alors cinq 
ans que Moteuhcgoma, Tan- 
cien, Ilhuicaminatzin était alié 
áTlacochcalco- Chalco, peut-étre 
pour s'y creer des amis, on Pi- 
gnore. Cuateotzin, tlatíjuic, avait 
gouvemé Itzcahuacan durant 
trente-deux ans. Ses meurtriers se 
nommaient, le premier Tohto, le 
second Quecholmitl et le troi- 
siéme Hahua. L'épouse dudit 
Cuateotzin, tlat¿iuiCf était appelée 
Matlalxochitzin , filie d'Acama- 
pichtli, qui avait été le premier 
souverain de México - Ténochti- 
tlan ; de lá naquirent trois en- 
fants nommés, le premier Tlahuan- 
caxochitl, le second Téoquizqui 
et le troisiéme Huetzin, petits- 
fils d' Acamapichtii. Cent vingt 
ans s'étaient alors écoulés depuis 



1 . Haexotzinca, plur. de Huexotzincatl, habitant de la villa cu de TÉtat 
de Huexotzinco, 

2. Tlaltenan était Tun des conseillers de Cuateoti (Voyez année 1458, 
p. 105.) 

3. Voyez année 1440, premier paragraphe. 

4. De 1413 a 1444. 



SEPTIÉME RELATION 



'M 



Tlahuancaxochitl, ynic orne ytoca 
Teoquizqui, ynic ey ytoca Hue- 
tzin, yxhuihuan inyn Acamapich- 
tli. Auh no ihcuac ypan in oncan 
chicuacenpohualxiuhtique jm Me- 
xica Tenuchtitlan ye cate». 

V calli xihuitl, 1445 ^ños. 

VI tochtli xihuitly 1446 años. 
Ypan yn tlachapolcualoc temoque 
chapoltin » ; yhcuac no mayanaloc 
mochi quicuaque yn tonacayotl. 

Auh no yhcuac yn ¡pan in 
omoteneuh xihuitl, yn iuh quih- 
tohua cequintin huehuetque Me- 
xica, yn tzintic huey yaoyotl 
Chalco ; auh cenpohualxiuitl yn 
tzauhcticatca Chalco', yn aocmo 
huel ompa oncallaquia Mexica, 
no yhuin Chalca aocmo huel hual- 
callaquia yn México Tenuchtitlan. 
Ye ihcuac ynyn conitlania huehue 
Moteuhc^omatzin Ylhuicamina y- 
huan cihuacohuatl yn teti ynic 
quiteocaltizque ynteouh Huitzilo- 
pochtii yn ayemo yn Tepehualpan 
Mexica. Auh yehuaii ipampa yn 
ynic cuallanque Chalco tlahtoque. 



que les Mexicains étaíent établis 1444 
á Ténochtitlan. 



Année 5 maison, 1445. 144S* 

Année 6 lapin, 1 446. Alors tom- i ^^6 
bérent des sauterelles qui firent des 
ravages ; ily eut disette, elles man- 
gérent tous les fruits de la terre. 

En cette dite année, ainsi que 
le disent quelques anciens Mexi- 
cains, commen^a la grande guerre 
de Chalco ; durant vingt ans on 
avait été en repos á Chalco, les 
Mexicains n'étaient pas encoré 
entres dans Chalco, et les Chalcas 
n'avaient pas non plus penetré 
dans México -Ténochtitlan. Déjá 
alors Moteuhc^omatzin, Tancien, 
Ilhuicamina et le vice-roi avaient 
demandé des pierres afin que les 
Mexicains élevassent bientót un 
temple á leur dieu Huitzilopoch- 
tli á Tépéhualpan. C'est pour cela 
que les seigneurs de Chalco s'ir- 
ritérent. 



1. Les Mexicains s'étaient établis dans la lagune en 1525. 

2. Chapoltin, plur. de chapolin ou chapulín. La sauterelle (jcnVmm migra- 
toñütn) se reproduit au Mexique, particuliérement dans TÉtat de Tabasco, 
avec une rapidité extreme et cause des ravages terribles á des époques á peu 
prés péríodiques. Du moins, quand le fléau survient, il dure ordinairement 
quatre ans. (Voyez Jnfluence de la pression de l*air sur la v'u de l'homme, par 
D. Jourdanet. París, 1875, ¡n-8*, tome 2, p. 397). 

3. Cette tréve était due sans doute aux occupations qu'avaient eues les 
Mexicains á cause de leur lutte avec les Tépanéques, entrepríse en 1427. 

8 



114 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



VII acatl xihuitl, 1447 años. 
Ypan in motlahtocatlallique yn 
¡toca Chalchiuhtiahtonac, teohua- 
teuhctli, mochiuh tlahtohuani 
Opochhuacan yTlacochcalco Chal- 
co; ynic eme ytoca Amihuatzin, 
tlatquic , tlahtohuani mochiuh 
Ytzcahuacan Tlacochcalco Chal- 
co; exihuitl yn ayac ilahtocat 
Opochhuacan, auh yn Itzcahuacan 
onxihuitl yn ayac tlahtocat». 

VIII tecpatl xihuitl, 1448 años. 
Ypan ¡n motlacatilli yn tlahtoca- 
pilli Toyaotzin tlacoyehua, ynin 
catepan tlahtocaiico yn Itztlaco- 
^auhcan Amaquemecan ; ynin 
ipiltzin yn tlahtocapilli yn Hueui- 
tzin. Yn omoteneuh Toyaotzin ca 
yxhuiuhtzin yn huehue Quetzal- 
maíatzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani catea Ytztlaco9auhcan 
Amaquemecan. 

IX calli xihuitl, 1449 años. 
Ypan in motlacatilli yn tlahtoca- 
pilli yn Huitzilpopocatzin , yn 
ipiltzin Yaotzitzin, tlahtocapilli 
Tlayllotlacan Amaquemecan Chal- 
co; yn Huitzilpopocatzin ca ye 
ixhuiuhtzin yn huehue Ayocuan- 
tzin, Chichimeca teuhctli, tlahto- 
huani Ytztlaco^auhcan Amaque- 
mecan. 

Yhuan yn ipan in cehuetzico 
9an oc quexquich. 



Année 7 roseau, 1447. Alors 1447 
furent installés le nommé Chai- 
chiuhtlatonac, teohuateuhctli, com- 
me souverain d'Opochhuacan-Tla- 
cochcalco-Chalco, et le nommé 
Amihuatzin, tlatíjuic, comme sou- 
verain d'Itzcahuacan-Tlacochcal- 
ca-Chalco ; pendant trois ans nul 
n'avait gouverné Opochhuacan, et 
durant deux ans nul n'avait régné 
á Itzcahuacan. 

Année 8 silex, 1448. Alors na- 1448* 
quit le prince Toyaotzin qui était 
le cadet et qui dans la suite vint 
régner á Itztlacogauhcan-Amaqué- 
mécan ; il était fils du prince Hue- 
tzitzin. Ledit Toyaotzin était done 
petit-filsdeQuetzalmacatzin, Tan- 
cien, seigneur des Chichiméques, 
qui avait été roi d'Itztlacogauhcan- 
Amaquémécan. 



Année 9 maison, 1449. Alors 1449 
naquit le prince Huitzilpopocatzin, 
fils de Yaotzitzin, prince de Tlayl- 
lotlacan - Amaquemecan - Chalco ; 
Huitzilpopocatzin était done le pe- 
tit-fils d'Aocuantzin, Tancien, sei- 
gneur des Chichiméques, souverain 
d'Itztlaco^auhcan - Amaquemecan. 



Alors il gela quelque peu seu- 
lement. 



I . Le prédécesseur de Chalchiuhüahtonac, Totequixtzin était mort, en eífet, 
en 1 443 , et Cuateoil, qui régna avant Amihuatzin, avait été assassiné en 1 444. 



SEPTlfeME RELATION 



'5 



X tochtii xihuitl, 1450 años. 
Ypan in cenca chicahuac cehuetz, 
ynic mayanaloc macuilxihuitl, yn 
atle mochiuh yn cualloni ye ce 
xihuitl in I . 

Auh ca no ypan in momiquil- 
lico yn Chalchiuhtlahtonac, teo- 
huateuhctli, teomeca, tlahtohuani 
Opochhuacan Chalco Tlacochcal- 
co, yn tlahtocat nauhxihuitl a. 

Auh ca no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn quinpeuh yn Tol- 
iantzinco tlaca yn Ne^ahualco- 
yotzin Acolmiztli , tiahtohuani 
Tetzcuco Acolhuacan, ymacehual- 
huan mochiuhque. 

XI acatl xihuitl, 145 1 años. 
Ypan in motlahtocáilalli yn Hui- 
tzilpopocatzin , teohuateuhctli , 
mochiuh tlahtohuani Opochhua- 
can Tlacochcalco, 

Auh yn ipan ye oxihuitl yye 
mayanalo; no yhcuac ypan in 
peuhque in ye tecuaque J cocoyo 
yhuan tzouopillo yn ompa Chal- 
co ; yhuan ynic nohuian altepetl 
ipan, yn 5a nohuian cuauhtla, ^a- 
catla4 ynmimiquitoyntelpochtii, 
yn ychpochtii ; catea yn innacayo 
ca yuhqui huehue nacayotl mo- 
chiuh ynic xoxollochauh ; cenca 
chicahuac mayanaloc. 

1. M. Aubin a traduit sur le manuscrit la fin de cet alinea de la maniere 
suivante : « Cest la premiére année (des cinq) ■. 

2. De 1447 a 1450. 

3. Le manuscrit porte Ucua; il faut le pluriel tecuaqat comme ci-aprés, 
p. 116, année 1454. 

4. M. Aubin a écrít sur le manuscrit : c zacatla 1. Ce qui ne change ríen, 
le f et le 2 étant employés iodifféremment. 



Année 10 lapin, 1450. Alors il 1450 
gela extrémement, de sorte qu'il 
y eut disette durant cinq ans et 
que cette premiére année-lá il n'y 
eut rien á manger. 

Alors aussi mourut Chalchiuh- 
tlatonac II, teohuateuhctli, sou- 
verain d'Opochhuacan - Chalco - 
Tlacochcalco, qu'il avait gouverné 
durant quatre ans. 

En cette dite année, Nécahual- 
coyotzin Acolmiztli, roi de Tetz- 
cuco-AcoIhuacan , vainquit les 
habitants de Tullantzinco, qui 
devinrent ses vassaux. 



Année 11 rosean, 14$ i. Alors 14S1 
fut installé Huitzilpopocatzin, 
teohuateuhctli, comme souverain 
d'Opochhuacan-Tlacochcalco. 

Ce fiít la deuxiéme année de 
famine; alors aussi parurent á 
Chalco des bétes feroces et des 
zopilotes qui dévorérent des per- 
sonnes ; de sorte que partout, dans 
les villes, dans les bois, dans les 
campagnes moururent des jeunes 
gens, des jeunes filies ; leur chair 
devcnue semblable á une vieille 
peau était pleine de rides ; la fa- 
mine fut extreme. 



ii6 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



XII tecpatl xihuhl, 1452 años, 
Yn ipan in mayanailo. 

XlIIcalli xihuitl, 1453 años. 
Yn ipan in atle mochiuh yn cual- 
loni ; ye nauhxihuitl ymayanaloc. 

Auh no ypan in ynic cenpeuh 
yaoyotl, yn qa mochipa micallia 
yn Chalca yhuan Mexica, ynic 
moyaotlaya. 



I tochtli xihuitl, 1454 años'. 
Ypan in ymotenehua necetoch- 
huilloc * ye oncan in huel mico- 
huac, amimicohuac. Yhuan oncan 
mochiuh yn tecuaque coco[yo] J, 
yn tecuanime, yn tzoizopillo yn 
Chalco. Auh y[pan in] oc cenca 
chicahuac yn inpan mochiuh ma- 
y[anallo], ynic monamacaque 
yhuehuetque yn Mexica, ynic 
motenehua cuahuitl onactiaque, 
yn cuauhcozquiyetia , ynic hui- 
coque ; ynohuian yn altepetl ¡pan 
huel nauhxihuitl yn atle mochiuh 
cualloni, ynic monamacaque yn 
huehuetque Mexica, yhuan ynic 
ontlamantli motenehua netotona- 
cahuiloc. Auh yehica ipampa ca 



Année I2silex, 1452. II yeutMS' 
alors disette. 

Année 13 maison, 1453. Alors 1433 
¡1 n'y eut rien á manger ; ce fiít la 
quatriéme année defamine. 

Depuis que la guerre avait 
commencé, les Chalcas et les Me- 
xicains n'avaient jamáis tant com- 
battu qu'alors ; ils étaient toujours 
en guerre. 

Année i lapin, 1454. On dit 1454 
que cette année i lapin fut ex- 
trémement fiíneste ; ily eut grande 
mortalité, on mourait de soif. II 
arriva qu'á Chalco des renards, 
des bétes feroces, des zopilotes 
mangérent des gens. La famine 
fut tellement grande que les an- 
ciens Mexicains se vendirent, se 
réfugiérent dans les bois, oh ils 
vécurentmalheureux, faibles; par- 
tout dans le pays durant quatre 
ans il n'y eut rien á manger, de 
sorte que les anciens Mexicains 
se vendirent, et que deux parties, 
dit-on, sedonnérent en servitude. 
C'est pour cela que lesTotonaques 
principalement vinrent acheter 



1. Cest le commencement du 8« cycle (14S4-1 505). 

2. Necetochuiiloc signiñe au figuré : on tombe en servitude. Quand la famine 
survenait en l'année ce tochtli, les pauvres gens, hommes et femmes, se ven- 
daient eux-mémes et vendaient leurs descendants; cetesclavage était perpetué!, 
pour punir les parents imprévoyants. Sahagun prétend que necetochuiiloc est le 
nom de la grande famine qui dura quatre ans; tandis que c'est un verbe ser- 
vant á exprimer Tétat malheureux de cette année, ce tochtli, un lapin. ^Voyez 
Histoire des Choses de la Noavelle-Espagne, p. 498.) 

3. M. Aubin a écrit sur le manuscrit: icocoyo^ >. II n'y a pourtant pas de 
doute á avoir, bien que le manuscrit soit déchiré en cet endroit. 



SBPTlftME RELATION 



117 



oc cenca yehuantin jn Totonaque 
yn quincohuaco tlaoltica yn Me- 
xíca, yhuan ompa yn Cuextlan yn 
tlaolmamatoMexica ; yhuan ihcuac 
yn acah aocmo conmomacaya yn 
itlamatzohual ; ;an íhtic a*ctoc yn 
momiquiliaya cana, tzotzopillome 
quinquaque, aocac quintocaya. 
Yhuan oncan pahtihuac oncan 
quiyauh. 

Auh 5a no ypan in aohtii qui- 
chihuaco quin ic quipehualtico yn 
Tetzcuca yn oncan Chapoltepec. 
Yehuatl quichiuh ipan tlahtoco 
yNe^ahualcoyotzin, tlahtohuani 
Acolhuacan, ynic México Tenuch- 
titlan huallaz atl ytech monequiz 
yn itiatzin huehue Moteuhcgoma 
Ylhuicaminatzin tlahtohuani > . 



des Mexicains avec du mals, et 1454 
c'est á Cuextlan qu'ils portérent 
du mais aux Mexicains ; jusque-lá 
nul n'avait encoré fait usage du 
pain de mais; ils se mettaient 
dans des trous et mouraient n'in- 
porte oü, les zopilotes les man- 
geaient, car il n'y avait personne 
pour les enterrer. On fiít sain et 
sauf lá oü il plut. 

Alors aussi les Tetzcucans 
vinrent commencer la construction 
de Taqueduc á Chapultépec. Ce 
fut Né^ahualcoyotzin, souverain 
d'Acolhuacan, qui donna l'ordre 
de le faire, pour que Feau arrivát 
á Mexico-Ténochtitlan et servlt á 
son onde le roi Moteuhccoma, 
rancien, Ilhuicaminatzin. 



II acatl xihuitl, 1455 años. 
Ypan in toxíuh molpilli ; ye chi- 
cuexpa in quilpique yn inxiuh in 
huehuetque Mexica Chichimeca 
yye ixquichcauh ompa ye hualla- 
que ynchan Aztlan* ; ycpac hueiz 
yn tlecuahuitl yn Huixachtecatl, 
Ytztapallapan tepetl. 



Année 2 roseau, 145 j. Alors 1455 
eut lieu la ligature des années ; 
cMtait pour la huitiéme fois que 
les anciens Mexicains Chichimé- 
ques renouaient leurs années de- 
puis qu'ils avaient quitté leur de- 
meure d'Aztlan; ce fut sur le 
Huixachtecatl, montagne d'Itz- 
tapallapan, que se ñt le feu. 



1. Enmarge du feuiliet 24 (verso) on lit: « Auh fano ipan inyn omofeneuh 
ce tochtli xihuitl, yquipchualnco aohtii Chapoltepec Te'zcoca^ ye quichiua yehuatl 
quichihaaco ypan tlatoco Negahualcoyotzin >. En cette díte année i lapin, les 
Tetzcucans vinreot commencer laqueduc de Chapultépec, ce fut Negahual- 
coyotzin qui donna l'ordre de le faire. ~ Cette addition étant une répétition 
de ce qui precede, nous Pavons rejetée dans les notes. 

2. Aztlan, tie voisine des cotes de la mer Vermeille ou golfe de Californie, 
souvent appelée Aztlan-Chicomoztoc, est le point de départ des tribus aztéques 
qui se mirent en marche vers Tan 1064 et vinrent á la ñn du xiii« siécle se 
fixer dans la vallée de YAnahuac. 



ii8 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Yhuan yn ipan in cenca qui- 
yauh ye mochiuh yn tonacayotl. 

No yhuan yhcuac yn ye ceppa 
pehualloque yn Chalca. 

III tecpatl xihuitl, 1456 años. 
Yn ipan in cenca mochiuh yn cual- 
loni yn tonacayotl, yhuan cenca 
micohuacyn cocoliztica. 

Yhuan no ypan in ynic tialpol- 
loto Mexica yn Panohuayan, ynic 
yaoyotl quichihuato yn ^an oc 
caiyacac ' Amaquemecan Chalco ; 
;an oc oncan hual mocuepque yn 
Panohuayan, ayamo acito yn 
ihtic altepetl Amaquemecan. 

Yhuan no yhcuac yn cenca 
tlaquimichcualloc, huelioncatca yn 
quimichtin. 

IIII calli {ihuitl, 1457 años. 
Yn ipan in ye huitziizilmetla 
yhcac in diablo yn quiíocayoiiaya 
Tezcatlipoca ; yn inteouh catea 
Tlacochealca Nonohualca [Teo- 
tlixc]a y yaoyotl quintoca. 

V tochtli xihuitl, 1458 años. 
[Yn ipan] in quimanque temalla- 
catl yn Mexica yn ipan [yn te- 
mi]ciizque. Yhuan yhcuac lepeuh 
yCohuayxilahuacan yn huehue 
Moteuhe^oma Ylhuieaminatzin ; 
yhuan no yhcuac ypan in quin- 
peuh yn Tepozcollollan tlaca. 

Auh 9a no ypan inyn xihuitl 
macuilli tochtli, ynic mecahuil- 



Alors il plut beaucoup et il y 14SS 
eut abondance de vivres. 

Alors aussi les Chalcas furent 
vaineus une premiére fois. 

Année 3 silex, 1456. Alors il 1456 
y eut une tres grande abondance 
de vivres, et la peste sévit extré- 
mement. 

Alors aussi les Mexícains allérent 
soumettre le pays de Panohuayan 
et portérent la guerre jusqu'á 
Tentrée d'Amaquémécan-Chalco ; 
ils retournérent de suite á Pano- 
huayan n'ayant pas pu pénétrer 
dans la ville d 'Amaquemecan. 

Alors aussi les souris dévoré- 
rent beaucoup de choses, il y en 
avait extrémement. 

Année 4 maison, 1457. Alors i4S7 
parut au milieu des magueys le 
diable qu'on appelait Tezeatlipo- * 
ca ; c'était le dieu des Tlacophcal- 
cas-Nonohualcas -Téotlixcas qu'il 
accompagnait á la guerre. 

Année 5 lapin, 1458. Alors les 1458 
Mexicains établirent le temalacaü 
sur lequel ils devaient immoler 
les captifs. Alors Moteuhc^oma, 
rancien, Ilhuicaminatzin conquit 
Cohuayxtlahuacan ; il soumit 
aussi alors les habítants de Tepoz- 
collollan. • 

En cette année 5 lapin, les 
princes d'Amaquémécan, Aocuan- 



I . Nous avons déjá consideré caiyacac comme un substantif commun et tra- 
duit : « au bout, á rextrémité des maisons >. (Voy. la note 4 de la page 68). 



SBPTIÉME RELATION 



119 



tecque jn Amaquemecan tlahto- 
que, ynic maceuhque huehue 
Ayocuantzin, Chichiraeca teuhc- 
tli, yhuan Cohua^acatzin, leohua- 
teuhctli. 

VI acatl xihuitl, 1459 años. 
Ypan in ihcuac quitlailauhtito 
yhuehue Moteuhc^uma Ylhuica- 
minatzin, tlahtohuani México 
Tenuchtitlan, yn tocolhuan yn 
¡toca Necuametzin, yn ¡loca Hue- 
huehtepoztli, p¡piltln Tlalmanal- 
co, yn ¡pampa altepetl yn Chal- 
cayotl, ynic quiíepotztocaque yn 
cenixcalÜ, yn tlamatzohualli, qu¡- 
toznequ¡ yaoyotl, yn quitlal- 
ütehuaque yn oment¡n ilahtoque 
yn lachcohcolhuan , yn Totequ¡x- 
tzin, teohuateuhctli, yhuan yn 
Cuaieotl', tlatquic, teomeca; yn 
ynif amo no contlamiz yn cen¡x- 
calli, yn tlamatzohualli yn huehue 
Moteuhc^oma Yihuicaminatzin, 
ymc qu¡cnei¡z yn altepetl yn 
Chalcayotl. . 

Auh ca ye ¡pan ¡nyn omote- 
neuh xihuitl, yhcuac analloque 
yn Chichicuepotzin yhuan Necua- 
metzin, ynic ey ytoca Totomihua- 
tzin, ynic nahui ytoca Omacatzin, 
ynic macuilli ytoca Macu¡lu¡n, 
ynic chicuacen ytoca Tlacochin- 
tz¡n, yn ompa motetequito yn 
.Amaquemecan, ynic ynca in» 
Chalca nonotzalloc, ynic contla- 



tzin, rancien, se¡gneur des Ch¡- 1458 
ch¡méques, et Cohua9acau¡n, teo- 
huateuhctli, se frappérentde verges 
et firent pén¡tence. 



Année 6 roseau, 1459. Alors 1459 
nosancétres nommés Nécuameuin 
et Huéhuétopoztli, seigneurs de 
Tlalmanalco, allérent demander á 
Moteuhcgoma, Pancien, Ilhuica- 
minatziñ, roi de Mexico-Ténoch- 
titlan, á cause des villes de TÉtat 
de Chalco, de préparer le pain et 
les tortüles, c'est-á-dire la guerre, 
que deux chefs de nos pr¡nc¡paux 
ancétres, Totéquixtzin , teohua- 
teuhctli, et Cuatéotl II, tlatquic, 
s'étaient háté d'ordonner; ma¡s 
Moteuhc^oma , Tancien , Ylhu¡ca- 
minatzin n'alla pas consommer le 
pain, les tortilles, afin de proteger 
les villes de TÉUt de Chalco. 



En cette dite année, fiírent pris 
Chichicuepotzin, Necuametzin, le 
troisiéme nommé Totomihuatzin, 
le quatr¡éme, Omacatzin, le cin- 
quiéme, Macuiltzin, le sixiéme, 
Tlacochintzin, qu¡ furent ¡mmolés 
devant les ¡doles á Amaquemecan; 
ils payérent pour les Chalcas, 
parce qu'iis avaient persuade ledit 
Moieuhcqoma , Pancien , Ilhuica- 



1. Toteguixtzin ti Cuatéotl éXikni morís assassinés, le premier en 1443 
et le second en 1 444. 

2. Le manuscril porte : • /i« 1, au Üeu de in. 



120 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tlahtolmacaya yn omoteneuh hue- 
hue Moteuhc^oma Ylhuicamina- 
tzin, ynic onyayaocallaquia in 
México Tenuchtiilan , auh yn 
tetetec ytoca Totomitlca Conte- 
ca yn ; auh yn teuhctlahto ytoca 
Huehuetepoz can chollo yn ompa 
ytztia México. Auh ynic quinte- 
tecque ynin macuiltin ahno^o 
chicuacemintin > pipiltin Tlalma- 
nalco ; in cecen tlacatl ca mama- 
cuilcan quinquixtihque in intlac, 
ynic quintetecque oncan in to^ah- 
caliuhyan, yn toquechtlan quin- 
quehquechcotonque yhuan yn ne- 
necoc yn molic9aliuhyan, yhuan 
yn nenecoc yn tlancua^aliuhyan * 
quincocotonque yn intlac nacayo; 
auh ca huel ycpac in tepe[tl] Ama- 
queme yn icaya ynteocal, yn 
intlacatecolocal Ytztlacogauhque 
Amaquemeque. Auh yn tlahtoque 
yn inca in Chalca nonotzque ynic 
ce ytoca Yztaccoyotl, tecua^ch]- 
cauhtli, tlahtohuani Acxotlan 
Chalco ; ynic ome ytoca H[ui]tzil- 
popoca, teohuateuhctli , tlahto- 
huani Opochhuacan Tlaco[ch]caI- 
co Chalco ; ynic ey ytoca Amihua- 
uin, tlatquic, tlahto[hua]ni Ytz- 
cahuacan, yn ^an ye oncan Tía- 
cochcalco Chalco; ynic nahui yto- 
ca huehue Ayocuantzin, Chichi- 
meca teuhctli, tlahtohuani Ytztla- 
co^auhcan Amaquemecan Chalco ; 
ynic macuilli ytoca Cohuacacatzin^ 



minatzin de les laisser entrer en 1459 
armes dans la ville de Mexico- 
Ténochtitlan et immoler des gens 
nommés Totomilcas Contécas ; 
mais le gouvemeur principal 
appelé Huéhuétépoz prit la fuite 
et se retira á México. On mutila 
cinq ou six seigneurs de Tlalma- 
nalco , du corps de chacun d'eux 
on fit cinq morceaux, en coupant 
les articulations , on leur trancha 
le cou, les deux bras aux coudes 
et les jambes aux genoux ; c'est 
bien sur le mont Amaquémé oü 
était le temple, la demeure du 
diable des Itztlocagauhcas-Ama- 
quéméques, que cela eut lieu. 
Les seigneurs qui payérent pour 
les Chalcas furent le premier, 
Itztaccoyotl , principal chef, roi 
d'Acxotlan - Chalco ; le second , 
Huitzilpopoca, teohuateuhctli, «roi 
d*Opochhuacan - Tlacochcalco - 
Chalco; le troisiéme, Amihua- 
tzin, tlatquic, roi d'Itzcahuacan, 
ou bien seulement de Tlacochcal- 
co-Chalco; lequatriéme, Aocuan- 
tzin, rancien, seigneur des Chi- 
chiméques, souverain d'Itztlaco- 
gauhcan-Amaquémécan-Chalco ; le 
cinquiéme, Cohua^acatzin, teohua- 
teuhctli, roi de Tlayllotlacan-Ama- 
quémécan ; le sixiéme, Cuauhtlé- 
huanitzin, juge assesseur, souve- 
rain de Tzacualtitlan - Ténanco- 
Amaquémécan ; le septiéme, Po- 



1. Plus loin, Chimalpahín ne mentionne absolument que cinq victimes. 
(Voyczannéc 1465, p. 124). 

2. Le manuscrit porte : • tiacuafaliuhyan >. 



SEPTlftMB RELATION 



121 



teohuateuhcili, tlahtohuani Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan ; ynic chi- 
cuacen ytoca Cuauhtlehuanitzin, 
tlayllotlac teuhctlí, tlahtohuani 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan ; ynic chicóme ytoca Po- 
pocatzin, atlauhtecatl teuhctli , 
tlahtohuani Atiauhtlan TzacuaU 
titlan Tenanco Amaquemecan; 
ynic chicuey ytoca Yaopayntzin, 
5an teuhctlato, yuhquin tlahtoca- 
pouhticatca Huixtoco Tecuanipan 
Amaquemecan ; ynic chiuhcnahui 
ytoca Quetzaltototzin, tlahtohuani 
Pochtlan Tecuanipan Amaque- 
mecan; auh ynic matlactli ytoca 
Cohuauin, tecpanecatl teuhctli, 
tlahtohuani Tepetlixpan Chimal- 
huacan ; ynic matlactlonce yto- 
ca Cuahuatlapal , teohuateuhctli , 
tlahtohuani Xuchimilco Chímal- 
huacan; ynic matlactlomome y- 
toca Cuecuentlatlancuanochhuetl, 
tlayllotlac teuhctli, gan teuhctlah- 
tohuaya yn Tenanco Tepopolla 
Chalco, amo tlahtohuani catea. 
Yn ihcuac mochiuh yn oquiuh 
chiconxihuitl polihuiz yn altepetl 
Chalcayotl «. 



pocatzin, seigneur atlauhtecatl, 1459 
souverain d'Atlauhtlan-Tzacualti- 
tlan- Tenanco -Amaquemecan; le 
huitiéme, Yaopayntzin, seulement 
grand gouverneur, mais véritable 
souverain de Huixtoco- Técuani- 
pan-Amaquémécan ; le neuviéme, 
Quetzaltototzin, roi de Pochtlan- 
Técuanipan - Amaquemecan ; le 
dixiéme, Cohuatzin, seigneur tec- 
panecatl, souverain de Tépetlix- 
pan-Chimalhuacan ; le onziéme, 
Quahuatlapal, teohuateuhetliy sou- 
verain de Xochimilco-Chimalhua- 
can ; le douziéme, Cuecuentlatlan- 
cuanochhuetl, juge assesseur, seu- 
lement gouverneur principal de 
Ténanco-Tépopolla-Chalco et non 
roi. C'est sept ans aprés que devra 
tomber TÉtat de Chalco. 



VII tecpatl xihuitl, 1460 años. 
Ypan in motlahtocatlalli yn ueue 
Xihuitltemoc , tlahtouani Xochi- 
milco Tecpan». 

Ypan in momiquillico yn Cuauh- 
tlahtohuatzin, tlahtohuani Tlati- 
lulco; yn ipiltzin Aculmizizin, 



Annéey sílex, 1460. Alors fut 
installé Xihuitltemoc, Tancien, 
comme souverain de Xochimilco- 
Tecpan. 

Alors mourut Quauhtlahtohua- 
tzin, souverain de Tlatilulco; il 
était fils d'Acolmiztzin, prince du 



460 



1. Voyezannée 146). 

2. Cet alinea, moins la date, est écrít en marge du feuillet 25 (verso). 



122 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tlahtocapilü yn omoteneuh Tlati- 
lulco; yn tlahiocat Cuauhtlah- 
tohuatzin cenpohuallonmatlactli 
ypan exiuitl ' . Tenuchtitlan yn 
momiquillito Cuauhtiahtohuatzin. 
Auh 9a niman ipan oncan hual 
motlahtocatlalli yn Moquihuix^, 
tlahtohuani mochiuh Tlatilulco; 
yyehuatl, inyn iuh conitohua hue- 
huetque Tlatilulca , qan hualla 
amo ompa chañe, yehuatl yn 
huehue Moteuhc^oma Ylhuicami- 
natzin ompa contlahtocatlalli 
ypampa ymach, yhueltiuh qui- 
chiuh K Auh yn ipan quicuic 
ytlahtocayo Moquihuix yn cemil- 
huitlapohualli 13 ogomahtli. 

VIII calli xihuitl, 1 46 1 años. 
Yn ¡pan inihcuac tepeuh yn Atez- 
cahuacan, poliuhque yn ompa 
tiaca; quinpeuh yn huehue Mo- 
teuhc^omatzin. Auh yn Chalco 
man in yaoyotl. 

IX tochtii xihuitl, 1462 años. 
Ypan ín ihcuac Mexica pipiltin 
quincuanmamatlahuique in tlah- 
toque Amaquemeque : ynic ce 
y toca Cuamitzin, ynic ome ytoca 
Xochitzin, ynic ey ytoca Ceaca- 
tzin, ynic nahui ytoca Macuiltzin, 
ynic macuilli ytoca Cuahuintzin, 
ynic chicuacen ytoca Yaotzin, 



dit Tlatilulco; Quauhtiahtohuatzin 1460 
avait régné durant trente -trois 
ans. C'est á Ténochtitlan qu'alia 
mourir Quauhtiahtohuatzin. Aus- 
sitót aprés vint s'installer Moqui- 
huix comme souverain de Tlati- 
lulco ; les anciens Tlatilulcas di- 
sent qu'il vint á Tlatilulco oü il 
n'habitait pas, et que ce fut Mo- 
teuhcgoma, Tancien, Ilhuicami- 
natzin qui alia Ty installer parce 
qu'il était son neveu par sa soeur 
ainée. Moquihuix prit possession 
du pouvoir le jour i ) ogomatli. 



Année 8 maison, 1461. Alors 1461 
fut vaincu Atezcahuacan, et ses 
habitants périrent; ce fiít Mo- 
teuhccomatzin, Tancien, qui les 
vainquit. La guerre de Chalco 
avait lieu. 

Année 9 lapin, 1462. Alors les 1462 
chefs Amaquéméques firent pri- 
sonniers des seigneurs mexicains 
nommés le premier, Cuamitzin, le 
second, Xochitzin, le troisiéme, 
Céacatzin, le quatriéme, Macuil- 
tzin, lecinquiéme, Cuahuintzin, le 
sixiéme, Yaotzin, leseptiéme,Cui- 
cacacatzin, le huitiéme, Tozma- 



1. De 1428 á 1465. Sahagun dit que ce prince régna trente-huit ans. 
(Histoire des Choses de la NauvelU-Espagne, p. ^01.) 

2. Sahagun écrit le nom de ce prince: c Moqumixlli i; mais dans les 
noms propres on retranche souvent la derniére syllabe. 

3 . Litt. : Sa soeur alnée lui donna le jour. 



ynic chicóme ytoca Cuica^acatzin, 
ynic chicuey ytoca Tozraacuex- 
uin, ynin Amaquemecan Chalco 
yn miailloque. Auh maní yaoyotl 
Chalco ; yn imochtín Mexica mi 
calli. 



SEPTlfeME RELATION 12^ 

cuextzin, qui fiírent tués á Ama- 1462 
quémécan-Chalco. La guerre de 
Chalco continué; tous les Mexi- 
cains y prennent part. 



Xacatl xihuitl, 1463 años. Yn 
ipan in mani yaoyotl Chalco. 

XI tecpati xihuitl, 1464 años. 
Ypan in yancuican in ahcito yn 
Mexica yn Araaqueme ycpac, yn 
quimiminato yn ical tlacatecolotl 
yn quimoteotiaya huehuetque 
Amaquemeque Chalca ; yhuan 
Tzacualtitlan ycal tlacatecolotl 
Nauhyoteuhctli quimiminaco ; ;an 
oc oncan in ahcico yn ipan ipeuh- 
yan omoteneuh tecpati matlactli 
oce xihuitl ' ; yn cactimanca, amo 
necallíhuac 

Auh ;a no yhcuac yn ipan in 
tonalhuacohuac ahno^o tonaltle- 
quiauh, ayac tocac , ehecatica 
motzitzineuh in huehuey cua- 
huitl, etc. 



Année 10 roseau, 1463. Alors 1463 
continué la guerre de Chalco. 



Année 11 silex, 1464. Alors 
pour la premiére fois les Mexicains 
allérent sur le mont Amaquémé 
et lancérent des fleches contre la 
demeure du diable qu'adoraient 
les anciens Amaquéméques-Chal- 
cas ; ils vinrent aussi á Tzacualti- 
tlan lancer des fleches contre la 
demeure du diable Nauhyoteuhc- 
tli ; ils arrivérent dans ce lieu au 
commencement de ladite année^ 
1 1 sílex ; tout éuit calme, on ne 
combattait pas. 

Alors aussi il y eut une extreme 
sécheresse, il fit des chaleurs ar- 
dentes, on ne sema pas, et le vent 
fit tomber de grands arbres, etc. 



464 



1. Au lieu de mactlatli occ xihuiú, le manuscrít porte: c xihuitl ce xihuitl ». 
C'est une erreur evidente. 

2. II y a íci huit lignes raturées; elles ont été transportées á la fin de 
l'année 1465 (p. 127), avec de légéres vanantes. Aussi avons-nous cru devoir 
reproduire ici le premier texte afín que Ton puisse comparen, t Auh gan no 
yhcuac yn ipan in xihuitl, yn tlacat Negahualpilli Acamapichtli, yn ipiltzin 
Ntgahualcoyotl Acolmiztlif tlahtohuani Tctzcuco Acolhuacan, itech quichiuh 
yn Huitzilxochtzin in ichpoch Temictzin, tlahtocapilli Tcnuchtitlan, ytlatzin yn 
Negahualcoyotzin, ca gan ittyccauh ontlamanpa yn quihuaUitlan yn quimocihua- 
huati, ynic oncan omotlacatilli omoteneuh Negahualpiltzintli >. (Feuillet 26, 
recto.) 



124 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



XII calli xihuitl, 1465 años. 
Ypan ¡n pehualloque yn Chalca, 5a 
ynca mocahuato ¡hcuac yahque • 
yn altepell yn Amaquemecan yn 
connalquixtique ¡n Mexica ynic 
techpeuhque ; auh yehuantin ¡nyn 
tiecoque yn ompa yahque Huexo- 
izinco yn tlahtoque Chalco ynic 
moilapallotehuaque yn taltepeuh ; 
ynic nauhcan Chalco ynic quice- 
mitquique tlahto[ca]yotl ; yn oiuh 
ye chiconxihuitl * ynic quimonie- 
tectehuaque yn tachcohcolhuan yn 
Omacatzin, yn Chichicuepotzin , 
yn Macuiltzin, yn Totomihuatzin, 
yn Tlacochintzin ynic quicnellique 
altepetl. Auh yzquiniin inyn te- 
tetectehuaque yn quinteteciehua- 
que yn tachcochcolhuan? : ynic ce 
yehuatl in Huitzilpopocatzin, teo- 
huateuhctli, tlahtohuani Opoch- 
huacan Tlacochcalco ; ynic orne 
yehuatl yn Amihuatzin, tlatquic, 
tlahtohuani Ytzcahuacan qa no 
Tlacochcalco; ynic ey Ytztacco- 
yotzin,tecuachcauhtli, tlahtohua- 
ni Cihuateopan Acxotlan Chalco; 
ynin eyntin tlahtoque Tlalmanal- 
co. Auh ynic nahuintin yehuatl yn 
Ayocuantzin, Chichimeca teuhc- 
tli, tlahtohuani Ytzltaco^auhcan 
Amaquemecan; ynic macuilli yto- 
ca Cohua^acatzin , teohuaieuhc- 
tli , tlahtohuani Tlayllotlacan ; 



Année 12 maison, 1465. Alors 14^5 
les Chalcas furent détruits ; ceux 
qu¡ survécurent partirent pour la 
ville d'Amaquémécan que traver- 
sérent les Mexicains aprés qu'ils 
nouseurentvaincus; les seigneurs 
de Chalco qui partirent allérent á 
Huexotzinco et se hátérent de se 
réfügier dans notre ville; ainsi 
TÉtat de Chalco fut régi sur tous 
les points ; il y avait sept ans que 
Pon avait mis en piéces nos grands 
ancétres Omacalzin, Chichicue- 
potzin, Macuiltzin, Totomihua- 
tzin, Tlacochintzin qui avaient 
favorisé TStat. Mais tous ceux 
de nos grands ancétres que Ton 
mit en piéces furent : le premier, 
Huitzilpopocatzin, teohuateuhctliy 
souverain d'Opochhuacan -Tla- 
cochcalco; le second, Amihuatzin, 
tlatquic, souverain d'Itzcahuacan 
ou de Tlacochcalco ; le troisiéme, 
Itztaccoyotzin, principal seigneur, 
souverain de Cihuatéopan-Acxo- 
tlan-Chalco ; c'étaient trois sei- 
gneurs de Tlalmanalco. Le qua- 
tríeme était Aocuant^in, seigneur 
des Chichiméques, souverain 
d'Itztlaco9auhcan-Amaquémécan ; 
le cinquiéme se nommait Cohua- 
gacatzin, teohuateuhctli , roi de 
Tlayllotlacan; le sixiéme était 
Cuauhtléhuanitzin, juge assesseur, 



1. Le manuscrít porte : c yahgui i. 

2. Voyez année 1459, deuxiéme paragraphe. 

3. Chimalpahin a omis ici une victime, Necuametzin, mentionnée en Pannée 
1459 (page 119); mais il compte Teuhctlacoíauhcatzin, qui ne ñgure pas dans 
la premiére liste, page 1 20. Ce qui fait toujours dix-huit victimes. 



SEPTlfeME RELATION 



125 



ynic chicuacenyehuatl yn Cuauh- 
tlehuanitzin, tlayllotlac teuhctli, 
tlahtohuani Tzacualtitlan Tenanco 
Chiconcohuac; ynic chicóme ytoca 
Popocatzin, atlauhtecatl teuhctli, 
tlahtohuani Atlauhtlan Tenanco; 
ynic chicuey Quetzaltototzin , 
tiahtohuani Pochtian Tecuanipan; 
ynic chiuhcnahui Yaopayntzin, 
gan ' teuhctlahtohuaya yn oncan 
Huixtoco Tecuanipan ; ynic ma- 
tlactli Teuhctlaco^auhcatzin, tía- 
maocatl teuhctli , tlahtohuani 
Panohuayan; ynin chicomentin 
Amaquemecan tlahtoque. Ynic 
matiactlonce ytoca Cohuatzin , 
tecpanecatl teuhctli, tlahtohuani 
Tepetlixpan; ynic matlactlomome 
Quahuatlapal, teohuateuhctli, tlah- 
tohuani Xochimilco Chimalhua- 
can; ynic matlactlomey yto- 
ca Cuehcuentlatlancuanochhuetl , 
tlayllotlac teuhctli , teuhctlahto 
Tenanco Tepopolla ». Yn tlahtocat 
Huitzilpopocatzin, teohuateuhctli, 
Opochhuacan Tlacochcaico cax- 
tolxihuith; auh yn Amihuatzin, 
tlatquic, yn tlahtocat caxtollonna- 
hui xihuitl4 yn Itzcahuacan; auh 
Yaopayntzin yn cuauhtlahto Te- 
cuanipan Huixtoco cenpohuallon- 
chicuey xihuitlJ. Auh yn ihcuac 



sou verain de Tzacualtitlan-Ténan- 1 46 $ 
co-Chiconcohuac ; le septiérae, 
Popocatzin, #eigneur atlauhtecatl, 
roi d'Atlauhtlan-Ténanco ; le hui- 
tiéme, Quetzaltototzin, roi de 
Pochtian - Tecuanipan ; le neu- 
viéme, Yaopaintzin, seulement 
gouverneur principal de Huixtoco- 
Técuanipan; le dixiéme Teuhc- 
tlacocauhcatzin, seigneur tlamao^ 
catl, souverain de Panohuayan; 
c'étaient sept seigneursd'Amaqué- 
mécan. Le onziéme se nommait 
Cohuatzin, seigneur tecpanecatl, 
souverain de Tepetlixpan; le dou- 
ziéme Quahuatlapal , teohuateuhc- 
tliy roi deXochimilco-Chimalhua- 
can; le treiziéme Cuécuentlatlan- 
cuanochhuetl, juge assesseur, gou- 
verneur principal de Ténanco-Té- 
popoUa. Huitzilpopocatzin , teo- 
huateuhctli, avait gouvemé Opoch- 
huacan - Tlacochcaico pendant 
quinze ans ; Amihuatzin, tlaiquic, 
avait gouvemé durant dix-neuf ans 
Itzcahuacan ; Yaopaintzin avait 
administré Tecuanipan -Huixtoco 
durant vingt-huit ans. II s'était 
elevé en allant á Huexotzinco ; il 
laissait une filie nommée Xiuh- 
toztzin qui devint Tépouse de 
Tlilpotoncatzin, prince de Ténoch- 



1 . Le manuscrít porte par erreur : c can r. 

2. Ces trois demiers personnages étaient des seigneurs de Chalco. 

3. De 1451 á 1465. 

4. De 1447a 146S. 

5. De 14)8 á 1465. ~ Ici le feuillet 26 porte au verso cinq lignes d'an- 
DOtations lexicographiques n'ayant absolument aucun rapport avec le texte 
des Annales. On doit méme les lire en retoumant le feuillet que Chimalpahin 



126 



.ANNALES DE CHIMALPAHIN 



panhuetz ynic ya Huexotzinco; 
ce ychpoch quicauhtia ytoca Xiuh- 
toztzin canato yn Tlüpotoncatzin, 
tlahtocapilli Tenuchtitlan, quimo- 
cihuahuati [hujaila nican México, 
ynic nican quichihuaco Miccacai- 
cail Tlaltetecuitzin', yn ^atepan 
ompa tiahtocatito yn Huixtoco Te- 
cuanipan Amaquemecan Chaico. 
Ynin mochiuh yn ipan yahque 
tlahtoque ypan matlactli ornóme 
calli xihuitl, ca huellihcuac tzon- 
quiz in yaoyotl ; yn oyuh tlecoque 
yn omotocaieneuhque tlahtoque 
huel icuac ceuh yn yaoyotl, yh- 
cuac moman yn mitl, chimalli yn 
inpampa tachcohcolhuan yn Tec- 
pan tlaca, yn Tlacochcalca. 

Yn ihcuac yn techpeuh yn Me- 
xicatl yhuel noncua yn Amaque- 
mecan titlaca, hualqui^a tonatiuh 
yn techpeuh, auh can tlacualiz- 
pan yn tocnihuan mochiuhque yn 
Mexica ; ye omihto yhcuac tlah- 
tocaii yn huehue Moteuhc^oma 
Ylhuicaminatzin, auh yn itiach- 
cauh Tlacaeleltzin, cihuacohuatl 
ytloc mochiuhtica, ynic tlatzon- 
tecticatca yaoyotica miquiztica. 

Auh yn oiuh moman mitl, chi- 



titlan, et vint á México oü elle 14^5 
donna le jour á Miccacalcatl 
Tlaltétécuintzin qui dans la suite 
alia régner á Huixtoco-Técuani- 
pan-Amaquémécan-Chalco. Il ar- 
ríva que les chefs étant partís en 
Tannée 1 2 maison, la guerre prít 
réellement fin ; des que les sei- 
gneursdénommésfurent partís, la 
guerre cessa, on déposa les ar- 
mes á cause de nos grands aneé- 
tres, les gens de Tecpan et les 
Tlacochcalcas. 



Alors les Mexicains nous atta- 
quérent en particulier nous, ha- 
bí tants d'Amaquémécan, au lever 
du soleil, et, á peine á Theure du 
manger, les Mexicains étaient de- 
venus nos amis ; on a déjá dit 
que leur souverain était Moteuhc- 
(oma, rancien, Ilhuicaminatzin 
qui avait auprés de luí son firére 
ainé, Tlacaeleltzin, pour vice-roi, 
chargé des fonctions de juge mí- 
litaire et criminel. 

Aprés que la guerre eut cessé, 



a voulu símplement utiliser. Nous reproduisons ees lignes, á cause des 
quelques mots mexicains qu'elles renferment ; 

Cancelario, quihtozne(jui Secretario. 

Armario, (¡uihtoznegui Cuauhpctlacaltlatlaliltzacualloyan, 

Prothonotario, quihtozne^ui Notario achto ye huecahua. 

Pax vobis, quihtoznequi Pax sea con vosotros. 

Gualdrapas, yehuatl in muías ytech pilcatiuh paño in clérigos. 

I. Ce prince naquit en 1483 et fut élu roi en 1492. 



SEPTIÉME RELATION 



127 



malli, 9a nauhxihuitl yn oncatca 
yn omoteneuh huehue Moteuhcgo- 
ma Ylhuicaminatzin'. 

Auh 5a no ypan ¡nyn omote- 
neuh xihuitl ypan momiquillico 
yn huehue Chimalpillí, tlahto- 
huani Ehcatepec; yn tlahtocat 
cenpohualloncaxtolli ypan orne 
xihuitl 2. 

Auh nican yn moman yn mitl, 
yn chimalli , ynic conicxitocaque 
yn íncenixcal yn intlamatzohual 
yn Tecpan tlaca, yn Tlacochcalca 
yn ihuic yn huehue Moteuhc^oma 
Ylhuicaminatzin. Auh yn ipampa 
ynic ce tianquiztli quimommaca- 
que yn tachcocolhuan, yn tote- 
chiuhcahuan yn Totolimpa yn 
cuahuitl yTempa tlaca, ynin tlah- 
tolli yntlahtoi yn Tlalmanalca. 
Auh macihui yn iuh quihtohua yn 
Tlalmanalca , yece yyehuantin 
Amaquemeque oc centlamamli yn 
quimati, yn iuh conitohua, yn 
tianquiztli Amaquemecan mani, 
huel imaxca yehuantin in Nono- 
hualca, Poyauhteca, Panohuayan 
tlaca; ompa canato yn Tollan- 
tzinco, quintlanillique, quincuilli- 
que yaoyotica yn ompa tlaca, 
ypampa cenca chicahuaque, tla- 
paltique catea yn oc ye huecauh 
Panohuayan tlaca. 

Auh 9a no ypan in motlacatilli 
yn Ne^ahualpilli Acamapichtli, yn 
ipiltzin Negahualcoyotzin Acol- 
miztli Yohyontzin , tlahtohuani 



Ton eut encoré pendant quatre 1465 
ans seulement ledit Moteuhc^oma, 
l'ancien, Ilhuicaminatzin. 

En cette dite année, mourut 
Chimalpiili , Tancien , souverain 
d'Ecatépec ; il avait gouvemé du- 
rant trente-sept ans. 



Lá finit la guerre, de sorte que 
les gens de Tecpan eilesTlacoch- 
calcas recherchérent leur pain, 
leurs tortilles pliées auprés de 
Moteuhc^oma , rancien , Ilhuica- 
minatzin. C'est pour cela que nos 
grands ancétres, nos chefs, donné- 
rent le premier marché aux Toto- 
limpas, et les bois aux gens de 
Tempa, comme 11 est dit dans Phis- 
toire des Tlalmanalcas. Quoique 
les Tlalmanalcas aient ainsi parlé, 
les Amaquéméques savaient, di- 
sent-ils, qu'il y avait un autre 
marché á Amaquémécan, qui était 
la propriété des Nonohualcas, 
des Poyauhtéques et des gens de 
Panohuayan; ils étaient alies le 
prendre á Tullantzinco , ils Ta- 
vaient reclamé et enlevé de forcé 
aux gens de ce pays, parce que 
les habitants de Panohuayan 
étaient de longue date extréme- 
ment forts et vaillants. 

Alors aussi naquit Né^ahual* 
pilli Acamapichtli, fils de Néga- 
hualcoyotzin Acolmiztli Yoyon- 
tzin, roideTetzcuco-Acolhuacan, 



1. MoUuhcfoma mourut, en eíFet, en 1468. 

2. De 1428 á 1465. 



128 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Tetzcuco Aculhuacan, ytech qui- 
chiuh yn Huitzilxochiuín , yn 
ichpoch Temictzin, tlahtocapilli 
Tenuchtitlan , ytlauin yn omo- 
teneuh Ne^ahualcoyotzin Acol- 
mizili , ca can ontlamanpa 
yteyccauh yn qu¡huallitla[n] ci- 
huapilli quimocihuahuati , ynic 
oncan omotlacatilli omoteneuh 
Ne^ahualpilli*. 

XIII tochtii xibuitl, 1466 años. 
Ypan ¡n caxitico México yn atl 
Chapultepec, Tetzcoca yn cohui- 
teco ypan tlatoco yNe^hualcoyo- 
tzin ; matlacilomeyxiuhtica yn 
tlamico aohtii mochiuh *. 

Ypan in pehualloque Tepeya- 
cac tlaca. 

I acati xihuili, 1467 años. N¡- 
can peub ynic coppahuique yn 
¡cal yn diablo yn Huitzillopochtli, 
yn quichiuhque yn Mexica Te- 
nuchca. 



qui Teut de Huitzilxochitzin, filie U^S 
deTémictzin, prince de Ténoch- 
titian, et onde dudit Négahualco- 
yotzin Acolmiztli, dont le jeune 
frére alia demander la princesse 
que Né<;ahualcoyotz¡n épousa, et 
de lá naquit ledit Né^ahualpilli. 



Année 13 lapin, 1466. Alors 1466 
arriva á México Teau de Chapul- 
tepec, les Tetzcucans Py condui- 
sirent sur Tordre de Né^ahualco- 
yotzin ; Taqueduc avait été terminé 
au bout de treize ans de travail. 

Alors fiírent soumis les gens de 
Tépéyacac. 



Année i roseau, 1467. Alors 
commenga la reprise des travaux 
de construction de la demeure du 
diable Hüitzilopochtli, qu'élevé- 
rent les Mexicains-Ténochcas. 



467 



II tecpatl xihuitl, 1468 años. 
Ypan in momiquillico yn hue- 
hue Moteuhcíoma Yihuicamina- 
tzin Chalchiuhtiahtonac, yn tiahto* 
cat Tenuchtitlan cenpohualxihuitl 



Année 2 silex, 1468. Alors 1468 
mourut Moteuhccoraa, Tancien, 
Ilhuicaminatzin Chalchiuhtlato- 
nac, qui avait gouvemé Ténochti- 
tlan durant vingt-neuf ans; 11 



onchiuhcnahui ) ; quibtotia oc ye avait dit que d'abord régneraitson 



1 . Ici suivent trois lignes et demie raturées, qui sont relatives á la mort 
de Chimalpilli, ro¡ á*Ehcaíepec; elles forment le 4» § de la présente année 
1465, p. 127. 

2. Voyez année 14^4, 2« §. — Ce paragraphe est écrit en marge du 
feuillet 27 (verso). 

j. De 1440 á 1468. Sahagun dit trente ans. (Voyez Histoire des Choscs de 
la NoavcUe^Espagne, p. 498.) 



SEPTIÉME RELATION 



129 



achto tlahtocatiz yn xocoyotl yn 
ixhuiuh Axayaca, yn ayemo ye- 
huantin omeniin yliachcahuan T¡- 
50CÍC yhuan AhuilzotP, yehica 
ypampa ca buey oquichtli tiacauh 
tepehuani. Auh can nauhxihuitl 
yn timacehualhuan ticatca huehue 
Moteuhcgoma, yn liChalca yn oyuh 
techpeuh» ynic niman onmomi- 
quilli. 

III calli xihuitl; 1469 años. 
Ypan in moilahtocatlalli yn Axa- 
yacatzin, tlahtohuani Tenuchti- 
tlan ; auh quimixquetzaya omentin 
ypilhuan yn huehue Moteuhcgo- 
ma Ylhuicaminatzin, ce tlacatl 
ytoca Machimalle, ynic orne ytoca 
Yquehuac, tlacateccatl ; auh ynic 
amo yehuantin otiahtocatque, ni- 
man no quicocollique yn Axaya- 
catzin, oquinamicque yn iliaca! - 
laquii ycohua yxtlahuaque. 

Auh 5a no ypan inyn Moqui- 



plus jeune petít-cousin Axayacatl, 14^8 
avant ses deux fréresainés Ti^ocic 
et Ahuitzotl, parce qu'ilétaitgrand 
guerrier et illustre capitaine. II 
n'y avait que quatre ans que nous 
étions les sujets de Moteuhc^oma, 
rancien, et que nous autres Chai- 
cas avions été soumis, lorsqu'il 
mourut. 



Année j maison, 1469. Alors 1469 
fut installé Axayacatzin, roi de Té- 
nochtitlan ; il donna des fonctions 
á deux fils de Moleuhc^oma, Tan- 
cien, Ilhuicaminatzin , nommés : 
le premier Machimalle, le second 
Iquéhuac, tlacateccatl; mais, com- 
me ees princes ne régnérent pas, 
ils déteslérent Axayacatzin et fi- 
rent opposition aux collecteurs 
d'impóts. 

Alors aussi Moquihuix, souve- 



I . Ces trois princes étaient fils de Tegogomoc et petits-ñls áHtzcoalL (Voyez 
année 1440). Ci-joint la généalogie des rois mexicains, d'aprés Chimalpahin. 

Opoehtli I^iaJmat^n 
I. Acamapicbf le jeone 



2. Huil^libuitl 
3. Cbimalpopoca $. Moteubcfoma I 



4. Iticoatl 
TefOfomoctxin 



6. Axayacatl 7. Tifocic 8. Abuit^tl 

9. MoUuhcfoma II 10. Ciullahuat^in. 11. Cuauhltmocl{ÍH 

Suivant Clavigero, le troisiéme monarque, Chimalpopoca, et le princc 
Tcgofomoctzin seraient les fils et non les petits-fils d'Acamapich. Par contre, 
Cuauhtemoctzin, au lieu d*étre le ñis du roí Ahuitzotl, serait le petit-ñls 
á* Axayacatl, par son pére appelé aussi Ahuitzotl, qui ne régna pas. Nous 
croyons que la généalogie donnée par Chimalpahin est plus exacte et qu'il y 
a lieu sur ce point de s*en rapporter á lui de préférence. 

2. Voyez année 1465, deuxiéme paragraphe. 

9 



IJO 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



huix, tlahtohuani Tlaiilulco, qu¡- 
monihua nahuiniin yn iteuhcti- 
tlanhuan yn moyaotitlanito Chal- 
co, oncan ontlamatiaque yn Ci- 
huateopan Acxotlan yn ichan cat- 
ea Yztaccoyotzin, tecuachcauhtli, 
tlahtohuani; ce pilli oncan tlapiaya 
yn tecpan ; yehuatl yhuan ce ce- 
quintin tlacopipiltin Chalca quin- 
yaotlalhuito yhuan quinilahuiz- 
macato, yizmaecuahuiíl , yhuan 
chimalli, yhuan xihuehuatl yn 
quinmacato. Auh yn oyuh qui- 
caeque Chalca pipiltin yn iyao- 
tlahtol , quichihuaznequi ynpan 
Tenuchca Moquihuix, yye quinpe- 
huaznequi; auh amo quinecque 
yn Chalca pipiltin yn izquican 
nauhean Chalco tlapiaya, yn Ama- 
quemecan tlapiaya ; ynic ce ytoca 
Quetzalpoyomahtzin , ynin ypil- 
izin huehue Quetzalma^atzin, 
Chichimeca teuhctli; ynic orne 
ytoca Cuauhtlaltzin, ynin ypiltzin 
yn Temiztzin, achto teohuateuhc- 
tli ; ynicey ytoca Yaotzitzin, ynin 
ypiltzin huehue Aocuantzin, Chi- 
chimeca teuhctli ; ynin ca yuhquin 
tlahtocapouhticatca Amaqueme- 
can. Auh yn Tzacualtitlan Tenan- 
co tlapiaya omentin yn tlacopipil- 
tin : ynic ce ytoca Xiuhtzin, tlat- 
quicatzin, ynin ypiltzin ynCuauh- 
tlehuanitzin, tlayllotlac teuhctli; 
ynic ome ytoca Caeamatzin teo- 
meca, yn iuhqui yntoca yn, ynin 
ypiltzin yn Popocatzin, atlauhte- 
catl teuhctli ; amo quinecque yn 
quipallehuizque Moquihuix ynic 
quinpehuazque Tenuchca, ynic n¡- 



rain de Tlatiluleo, envoya quatre 1469 
grands ambassadeurs qui allérent 
á Chalco ordonner de faire la 
guerre et entrainérent Cihuatéo- 
pan-Acxotlan qui était la rési- 
denee d'Iztaccoyotzin, principal 
seigneur, souverain ; un noble y 
avait la garde du palais ; c'est lui 
et quelques autres seigneurs chai- 
cas que les ambassadeurs engagé- 
rent á faire la guerre, et á qui ils 
donnérent des armes, telles que 
massues garnies d'obsidienne, bou- 
cliers et xihueímail. Des que les 
chefs chalcas eurent entendu Tor- 
dre de combattre, Moquihuix vou- 
lut attaquer les Ténochcas et les 
soumettre; mais les seigneurs 
chalcas qui avaient la direetion 
des affaires dans tout le pays de 
Chalco et dans Amaquémécan s'y 
refusérent ; le premier se nommait 
Quetzalpoyomatzin et était fils de 
Quetzalma^atzin, Tancien, sei- 
gneur des Chichiméques ; le second 
était Quauhtlaltzin, fils de Temiz- 
tzin, premier teohuateuhctli ; le 
troisiéme s'appelait Yaotzitzin, fils 
d'Aocuantzin, Tancien, seigneur 
des Chichiméques; ils étaient 
comme les véritables souverains 
d'Amaquémécan. Deux princesad- 
ministraient Tzacualtitlan -Ténan- ' 
co : le premier se nommait Xiuh- 
tzin, tlalquicaiziriy fils de Quauh- 
tléhuanitzin, juge assesseur; le 
second était Caeamatzin II, sui- 
vant leur expression, qui était fils 
de Popocatzin, seigneur atlauhte- 
catl; ils refusérent de préter se- 



SEPTIÉME RELATION 



M» 



man ye ompa quimonanque, qui- 
miylpique yn Tlatilulco titlanti ; 
ye niman quimamaylpique, acalco 
qu¡hual¡yxtlapachtecaque,toltapa- 
yolli yn camac quihualaaquique^ 
cenyohual yn quinhuallanelhuique 
Chalca ; ypan,cemilhuitonalIi chi- 
cóme oceloil yn ipan quimanque 
Chalco, ye quimonaxiiico yn Mé- 
xico Tenuchiitlan yxpan yn tlah- 
tohuani Axayacatzin ; quihual- 
quehquechmecanitiaque yn ixpan 
tlahtohuani ynic quinnexticoypan 
cemilhuitonalii ce cuetzpalli. Auh' 
ye niman quimonmictique, can 
quintenque yn Tlatilulca ynic 
quinpahuazque yn quinhualhui- 
caque Chalco. Ye niman quin- 
cohuanotzato yn tlahtohuani Mo- 
quihuix yhuan yn oe cequintin 
Tlatilulca ynic can no yehuantin 
quincuaco yn intitlanhuan, amo 
quimatia oquinmictilique in Te- 
nuchca ;yn ihcuacynypan cemil- 
huitonalii ce ollin. Auh huel yyo- 
mah yn tlahtohuani Axayacatzin 
yn quitzotzon ce nequetzalhue- 
huetl, yhuan yn tecuicati, yn te- 
macehuiti; yxiuhtilmah yeticaya 
centlapal yeecatla quiquixtihti- 
caya yn ixiuhtilmah ^an ixquich 
ynee yn quitlaliticaya, auh ynoc 
cequi ytlaeapan necia ano^o nez- 
ticaya yn inacayo. Auh yn ihcuac 
omochihuin ca oc macuilxihuitl yn 
omoyaochiuhque Tenuchca yhuan 
Tlatilulca; oc macuilxihuitl yn 
omanca yaoyotl ynic catepan ye- 
quene huel popolihuico Tlatilulca, 
yn iuh niman ye onneciz ynic 



coursá Moquihuix pour soumettre «4^9 
les Ténochcas, saisirent et garro- 
térent les ambassadeurs de Tla- 
tilulco; ils leur liérent aussitót 
les mains, les mirent péle-méle 
dans un vaisseau, leur introdui- 
sirent dans la bouche un tampon 
de. jone et toute la nuit les tour- 
mentérent; le jour 7 oceloíl, ils 
les emmenérent de Chalco et les 
conduisirent á Mexico-Ténochti- 
tlan devant le monarque Axaya- 
catzin. Ils les pendirent sous les 
yeux du monarque lorsqu'il se pre- 
senta á eux, le jour 1 cuetzpallin. 
Des qu'iis eurent tué les Tlatilul-. 
cas, ils les lavérent et les porté- 
rent á Chalco pour les faire cuire. 
Aussitót ils allérent convier á un 
festín le roi Moquihuix et quel- 
ques autres Tlatilulcas qui eux 
aussi vinrent manger leurs am- 
bassadeurs, ignorant que les Té- 
nochcas les eussent fait mourir; 
c'élait le jour i ollin. Le monarque 
Axayacatzin lui-méme joua du 
tambour, donna un concert et un 
bal ; il portait un vétement magni- 
fique qui le couvrait presque en- 
tiérement, seulement sur Tun de 
ses cótés il était déeouvert et lais- 
sait voir un peu de sachair. Alors 
il s'ensuivit que durant cinq ans 
les Ténochcas et les Tlatilulcas se 
firent encoré la guerre; aprés ees 
cinq années de lutte les Tlatilul- 
cas furent entiérement subjugués, 
ainsi qu'on le verra, quand Axaya- 
catzin et Chimalpopoca, prince de 
Tlacopan, les soumirent. 



132 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quinpeuh Axayacatzin yhuan 
Chimaipopoca, tlahtocapilli Tla- 
copan'. 

Auh yn oyuh motlahtocatlalli 
Axayacatzin, yz cate yn tocolhuan 
yn ¡pan pillahtoque altepetl Tlal- 
manalco Chalco nahuintin: ynic 
ce ytoca Yacacoltzin, ynic orne 
ytoca Macuilxochitzin , ynic ey 
ytoca Huilotzin, ynic nahui ytoca 
Yqualtzintli, yehuantin inyn qui- 
hualchixticatca yn itlahtocatlah- 
tol tlahtohuani Axayacatzin, ynin 
yntlahtol yn Tlaimanalca. 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuh III calli xihuitl, yn motlah- 
tocatlalli yn ¡toca Acamapichtli, 
tlahtohuani mochiuh yn ompa 
Tenanyocan. 

IIII tochtli xihuitl, 1470 años. 
Ypan in motlahtocatlalli yn Ch¡- 
malpopoca'^ tlahtohuani mochiuh 
Tlacopan ; ynin ipiltzin yn huehue 
Toioquihuaztli, tlahtohuani Tla- 
copan. 



1469 



Depuis Pinstallation d'Axaya- 
catzin, ¡1 y eut quatre de nos an- 
cétres qui gouvernérent TÉtat de 
Tlalmanalco-Chalco : le premier 
nommé Yacacoltzin,' le second, 
Macuilxochitzin, le troisiéme, Hui- 
lotzin et le quatriéme, Iqualtzintli, 
lesquels étaient alies recevoir les 
ordres du monarque Axayacatzin, 
suivant le récit des Tlalmanalcas. 

En cette dite année j mai- 
son, fut installé le nommé Aca- 
mapichtli, comme souverain de 
Tenanyocan. 



Année 4 lapin, 1470. Alors fut 1470 
installé Chimalpopoca, comme roi 
de Tlacopan ; il était fils de Toto- 
quihuaztli, Tancien, roi de Tlaco- 
pan. 



V acatl xihuitl, 1471 años. 
Ypan in tepeuh Michhuacan yn 
Axayacatzin yhuan yMa9ahuaque. 



VI tecpatl xihuitl, 1472 años. 
Ypan in momiquillico yn Ne^a- 
hualcoyotzin Acolmiztli Yoyon- 



Année 5 roseau, 1471. Alors 1471 
Axayacatzin soumit les habitants 
de Michhuacan et les Ma;ahua- 
ques. 

Année 6 silex, 1472. Alors 1472 
mourut Nécahualcoyotzin Acol- 
miztli Yoyontzin, souverain de 



1. Chimalpopoca devint roi de Tlacopan Tannée suivante, 1470, et ce fut 
en 1473 que les Tlatilulcas furent soumis. 

2. Suivant Sahagun, Chimalpopoca fut élu en 1489. (Voyez Histoire des 
Choses de la Nouvelle-Espagncj p. 505.) 



SEPTIÉME RELATION 



in 



tzin», tlahtohuani Tetzcuco; yn 
tlahtocat onpohualxihuiíl ¡pan on- 
xihuill*. Auh^a niman, ipan inyn 
omoteneuh xihuitl, oncan hual 
motlahtocatlalli yNe^ahualpiltzin- 
tli Acamapichtli, tlahtohuani mo- 
chiuh yn Aculhuacan Tetzcuco. 

VII calli xihuitl, 1473 años. 
Ypan yn pehualloque yn Chiapan 
tlaca, no ypan ¡n pehualloque 
Tlatilulca, yhcuac quihualteopan- 
calhuique yn MoquihuixJ, tlahto- 
huani Tlatilulco ; no yhuan oncan 
mic yn ¡toca Ehcatzitzimitl, tlati- 
luIcatU. Auh yn omoteneuh tlah- 
tohuani Moquihuix yn tlahtocat 
matlactlonnahui xihuith. Auh yn 
Tepecoca yhuan Teconal quinco- 
tzicuilotia yn tlahtohuani Axaya- 
catzin ypampa tetlanenque catea ; 
machiyotiloque yn ¡mixhuan ayc 
yntech polihuiz chahuapoliuhque 
yn Tlatilulca. Yhcuac oncan ¡n ye 
cenpoHhuico yn tlahtocayotl Tla- 



Tetzcuco; ¡1 avait gouvemé du- 1472 
rant quarante-deux ans. Aussitót 
aprés, en cette dite année, fut ins- 
tallé Né§ahualpiltzintl¡ Acamapi- 
chtli, comme souverain d'Acol- 
huacan-Tetzcuco. 



Année 7 maison, 1475. Alors '473 
furent soumis les habitants de 
Chiapan, ainsi que les Tlatilulcas, 
et Ton enferma dans le temple Mo- 
quihuix, souverain de Tlatilulco f 
alors aussi mourut le nommé Eca- 
tzitzimitl, tlatilulca. Ledit souve- 
rain Moquihuix avait gouvemé du- 
rant quatorze ans. Le monarque 
Axayacatzin fit inseriré les noms 
de Tépécoca et de Téconal parce 
qu'ils étaient des sentinelles ; ils 
furent designes á leurs descen- 
dants pour que ceux-ci n'oublias- 
sent pas que les Tlatilulcas avaient 
péri misérablement. Alors tomba 
tout á fait TÉtat de Tlatilulco; 



1. Le manuscrit porte par erreur: • Yoyohtzin •. Sahagun dit que ce prince 
régna soixante et onze ans {Hist. desChoses de ¡a Nouvelle-Espagne^ p. 503.) 

2. De 1431 á 1472. 

3. Les historiens, Torquemada entre autres, racontent que Moquihuix, 
assiégé dans le temple du haut duquel il excitait les siens au combat, fut pre- 
cipité sur les marches et expira peu de temps aprés. Ehcatzitzimitl, Tun des 
principaux auteurs de la guerre, fut pris, jugé et mis á mort sur la place du 
marché. {Monarquia indiana, lib. II, cap. lviii.) 

4. Le manuscrit porte le pluriel tlatilulca, parce que l'auteur avait d'abord 
inscrit deux noms de personnes mortes : c no yhujn oncan micquc yn itoca 
Ehcatzitzimitl yhuan Teconal, tlatilulca ». Alors moururent le nommé Eca- 
tzitzimitl et Teconal, tlatilulcas. Chimalpahin a corrige micque en eífagant 
que; mais il a négligé dajouter // á tlatilulca pour en faire un singulier. 

5. De 1460 á 1473. Sahagun dit que ce prince régna neuf ans. (Voyez 
Histoire des Choses de la NouvellC'Espagne, p. 502.) 



'H 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tilulco ; ca can ic nahui yn otiah- 
tocatque omoteneuh Moquihuix, 
teuhctli, yn otlahtocatque, ynic 
yehuatl yiech opolihuico. Oyuh 
ye macuilxihuitl motlahtocatlalli 
yn Axayacaizin yn ¡hcuac ymo- 
yaotlaque ynihuan ' yn Moquihuix, 
teuhctli, tlahtohuani Tlatilulco. 
Auh yehuantin yn otiquinteneuh- 
queyn pipiliin yn lachcocolhuan* 
yn intech acico yn itlahtocailahtol 
yn Axayacatzin ynic quinpalehuito 
Chalca yn Mexica Tenuchca ; gan 
ye nocuel yehuantin Chalca yn 
quipopoloto J yn Tlatilulcayotl yn , 
ipan in omoteneuh xihuitl. Auh 
yn Amaquemecan Chalco yn om- 
pa huia México yn quinyacanato 
Amaquemeque yaoquizque ye- 
huatl yn tlahtocapilli yn ¡toca Que- 
tzalpoyomatzin yn quichihuato 
yaoyotl, ynin tlahtolli yntlahtol yn 
Tlalmanalca Chalca. 



quatre princes seulement y avaient 1 473 
régné jusqu'audit seigneur Mo- 
quihuix en qui finit la souverai- 
neté. II y avait cinq ans qu'avait 
été installé Axayacatzin lorsqu'il 
en vint aux mains avec le seigneur 
Moquihuix, souverain de Tlati- 
lulco. Ce soni les nobles nos an- 
cétres, que nous avons fait con- 
naitre, qui, sur Tofdre du roi Axa- 
yacatzin, vinrent demander aux 
Chalcas de porter du secours aux 
Mexicains-Ténochcas Aussitót les 
Chalcas allérent détruire TÉtat de 
Tlaltilulco en ladite année. C'est 
d'Amaquémécan-Chalco que partit 
pour se rendre á México et se mettre 
á la tete des bataillons amaqué- 
méques le prince nommé Quetzal- 
poyomatzin qui alia faire la guerre, 
ainsi qu^il est raconté dans This- 
toire des Tlalmanalcas-Chalcas. 



VIII tochtli xihuitl, 1474 años. 
Ye quin ipan inyn oc centetl hue- 
hue xiuhpohuallamatM quipohua, 
quihtohua ytech yn poliuhque yn 
Ma^ahuaque; ynic ompa temac 
huetzito, ompa maltica yn tlahto- 
huani Axayacatzin yn yaoc ; auh 
yehuatl ompa quimaquixti, quipa- 



Année 8 lapin, 1474. Dans un 1774 
autre anclen livre d'annales il est 
rapporté, il est dit qu'alors péri- 
rent les Macahuaques ; que , dans 
la lutte, le monarque Axayacatzin 
fut pris el fait prisonnier; mais 
qu'il fut secouru et délivré par 
Quetzamamalitzin, souverain de 



1. Chimalpahin avail d'abord mis : « ynihuan yn imochtin yn Tlatilulca », 
avec tous les Tlatilulcas. — Axayacat:in avait été installé en 1469. 

2. Voyez ci-dessus, page 132. 

3 . Le manuscril porte : « qmnpopoloto > ; mais le complémenl Tlatilul- 
cayoü étaat un singulier, il faut le pronom relatif qui au lieu de quin. 

4. On dit ordinairement xiuhtlapohuallamitl, de xihuitl, année, tlapo- 
hualli, compte, et amatl, livre. 



SEPTIÉME RELATION 



ns 



lehui yn Quetzalmamalitzin, tlah- 
tohuani Teotihuacan ; ymatitech 
canato yaoc quiquixtito. 

Auh 9a no ypan in pehualloque 
yn Tullocan tlaca yMatlatzinca. 

IX acatl xihuitl, 1475 años.* 
Auh yequin ipan inyn oyuh poliuh 
altepetl Tlatilulco, yn conpehualti 
oncan hual motlalli yn Itzcuauh- 
tzin', tlacochcalcatl , yye cuauh- 
tlahtohua, aocmo tlahtohuani mo- 
chiuh ; aoctle copilli quitlalilique, 
yece yuhquin ilahtocapouhticatca, 
quincenpachoticatca yn Tlatilulca; 
yehüatl quitlalli yn Axayacatzin. 

X tecpatl xihuitl, 1476 años. 
Ypan in tlalpolloto yn tlahtohuani 

.Axayacatzin yn Ocuillan yhuan 
Tenantzinco. 

Auh no yhcuaccualloc tonatiuh, 
qan achiton yn mocauh ; huel 
nezque yn cicitlaltin ynic cenca 
nemauhtilloc. 

Auh ca yhcuac momiquilli yn 
tlahtocapilli Cahualtzin, yn iach- 
cauhtzin tlahtohuani Toyaotzin 
Nonohualcatl ; gan yehuatl qui- 
micti yn omoteneuh Toyaotzin, 
ipampa ye tlapinauhti yn cenca 
ye tlahuanaya yntencópatic yn 
huehuetque yn tlacopipiltin yn 
tlapiaya, yn Quetzalpoyomahtzin, 
yn Cuauhtlaltzin, y Yaotzitzin ; 
yehuantin in yntencópatic ynic 
conhuihuitec yn itiachcauh To- 
yaotzin. Auh ye yca ypampa in 



Teotihuacan ; il alia Tarracher aux 1474 
mains de Tennemi et le sauva. 

Alors furent vaincus les gens 
de Tullocan et les Matlatzincas. 

Année 9 roseau, 1475. Des 147$ 
lors, PÉtat de Tlatilulco ayant 
succombé, on commen^a á instal- 
ler le tlacochcalcatl Itzquauhtzin, 
comme gouverneur general, et 
non comme roi ; on ne luí mit 
point le diadéme, mais il avait le 
pouvoir d'un souverain et gou- 
vemait tout á fait les Tlaiilulcas ; 
ce fut Axayacatzin qui Tinstalla. 

Année losilex, 1476. Alors le 147^» 
monarque Axayacatzin alia con- 
querir le pays d'Ocuillan et de Te- 
nantzinco. 

Alors aussi il y eut eclipse de 
soleil presque totale ; les étoiles 
furent parfaitement visibles et Ton 
eut extrémement peur. 

C'est alors que mourut le prince 
Cahualtzin, frére ainé du souve- 
rain Toyaotzin Nonohualcatl; ledit 
Toyaotzin Tassassina, parce qu'é- 
tant ivre son frére Tavait insulté 
en présence des anciens seigneurs 
qui géraient les affaires, Quetzal- 
poyomatzin, Quauhtlaltzin et Yao- 
tzitzin ; c'est devant eux que To- 
yaotzin frappa son frére ainé. 
C^est pour cela qu 'alors persónne 
ne s'enivrait, bien que les anciens 
fussent idolatres ; mais ils redou- 



I . Ce gouverneur vit arriver les Espagnois qui le tuérent en 1 5 20. 



i}6 

ihcuac ynca ayac tlahuanaya, ma- 
cihui tlateotocanime catea hue- 
huetque; yece cenca quimacacia 
yn tlahuanaliziH. Auh ynic nen 
tlalticpac Cahuaitzin cenpohual- 
lonmactlactli ypan orne xíhuitl', 
auh yn Toyaolzin quin cenpohual- 
lonchiuhcnahui xihuitl quipia ynic 
nemi tlalticpac. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn motlacatilli tlah - 
tocacihuapilli Tlacocihuatzin, yn 
imichpochtzin yn omoteneuh tlah- 
tocapilli Toyaotzin yhuan tlahto- 
cacíhuapilli Cihuatla[co]lIotzin. 

XI calli xihuitl, 1477 años. 
Ypan in poliuhque Poctepeca, 
yhuan Cozcacuauhtenanca, yhuan 
Ycpatepeca, yhuan Metepeca. 

Auh 9a no ipan in momiquilli 
yn cihuapilli yn itoca Cohuanen- 
tzin Amaquemecan, yn inantzin 
tlahtocapilli Toyaotzin Nonohual- 
catzin; yn omoteneuh cihuapilli 
Cohuanentzin ycihuauh^ catea yn 
tlahtocapilli Huetzitzin. 

Auh 5a no ypan in tlamico ma- 
tlactlome xihuitl J ynic cuauh- 
tlahtolloc yn Ehcatepec yn oyuh 
momiquilli huehue Chimalpilii, 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



taient extrémement Fivresse. Ca- 
huaitzin avait vécu trente-deux 
ans, et Toyaotzin était ágé de 
vingt-neuf ans. 



[476* 



En cette dite année, naquit la 
noble princesse Tlacocihuatzin ; 
elle était filie dudit prince Toyao- 
tzin et de la noble princesse Ci- 
huatlacollotzin. 



Année 11 maison, 1477. Alors 1477* 
succombérent les Poctépéques, 
les Cozcaquauhténancas, les Icpa- 
tépéques et les Métépéques. 

Alors aussi, mourut la noble 
dame nommée Cohuanentzin d'A- 
maquémécan, mere du prince 
Toyaotzin Nonohualcatzin ; ladite 
noble dame Cohuanentzin était l'é- 
pouse du prince Huetzitzin. 

Alors finirent les douze années 
de la capitainerie d'Ecatépec, qui 
avaient commencé á la mort de 
Chimalpilli, Tancien, souverain 



1. On lit sur lemanuscfit : t ypan nome xihuitl ». — Cahuaitzin était né 
en 1445 et Toyaotzin en 1448. Torquemada cite un capitaine du nom de Ca- 
huaitzin á qui le monarque Axayacatl confia, en 1473, la garde de la chaus- 
sée de Ttptyacac dans la lutte centre les Tlatilulcas. C'était sans doute le 
malhéureux frere de Toyaotzin^ chef des Chalcas, qui étaient alors sous la dé- 
pendance des Mexicains. (Voyez Monarquía indiana, lib. II, cap. LVin.) 

2. Le manuscrit porte par erreur : • yciuh 1. Aussi M. Aubin a écrit au- 
dessus : • icihuauh >. 

}. Voyez année i465,quatr¡éme paragraphe. 



SEPTIÉME RELATION 



>J7 



tlahtohuani catea yn ompa Ehca- 
tepec. Auh quín ¡pan inyn motlah- 
tocatlalli yn Matlaccohuatzin, ye 
orne tlahtohuani mochíuh yn om- 
pa Eheatepee ' . 

Auh 9a no ipan in poliuhque 
Callimayan tlaea, Matlatzinca ; 
buel yyomah ompa huia yn tlah- 
tohuani Axayaeatzin micallito 
ynicquinpeuh Matlatzinca; ypan 
ce tecpatl yn eemilhuitonalli yn 
poliuhque. 

Auh 5a ypan inyn omote- 
neuh XI ealli xihuitl, yn omomi- 
quiilico yn huehue Xihuitltemoc, 
tlahtohuani Tecpan Xochimilco, 
Anahuac tepehuani ; yn tlahtocat 
eaxtoUomey xihuitl >. Auh 5a ni- 
man, ipan inyn omoteneuh xihuitl, 
oncan hual motlahtocatlalli yn 
Ilhuicaminatzin tlahtohuani Tec- 
pan Xochimilco ; yn ihcuac yn ye 
quin ye yuh chiuhcnauhxihuitl 
tlahtocati yn Axayaeatzin J. 



d'Ecatépee. C'est aprés cet inter- 1477* 
valle de temps que fut installé 
Matlaecohuatzin comme second 
souverain d'Ecatépec. 

Alors aussi succombérent les 
habitants de Callimayan et les 
Matlatzineas ; le roi lui-méme 
Axayaeatzin alia combattre pour 
soumettre les Matlatzineas ; ce fut 
lejour I silex qu'ils succombérent. 

En cette dite année i i maison, 
mourut Xihuitltemoc , Tancien, 
souverain de Tecpan-Xochimilco, 
conqu'^rant de PAnahuae ; il avait 
gouverné durant dix-huit ans. 
Aussitót aprés, en cette dite an- 
née, Ilhuicaminatzin fut installé 
souverain de Tecpan-Xochimilco ; 
il y avkit alors neuf ans que ré- 
gnait Axayaeatzin. 



XII toehtii xihuitl, 1478 años. 
Ypan in poliuhque Xiquipilea ; 
huel yyomah ompa yah yn huey 
tlahtohuani Axayaeatzin yyaotito, 
yn micallito Xiquipileo; yn iila- 
huiz yetia, yopihuehuetl yn qui- 
mamatia, quetzalli ypan mantia 
yhuel xopalehuac yuhqui yn 
ixachi xexeliuhtihuia quetzalli. 



Année 12 lapin, 1478. Alors 1478 
succombérent les Xiquipileas ; 
c'est lui-méme le grand monarque 
Axayaeatzin qui alia attaquer et 
combattre Xiquipileo; il était 
chargé d'armes, tenait au bras un 
tambour et portaitune belleplume 
verte qui se divisait et faisait un 
immense panache. D'aprés les 



1. Le manuscrit porte ici: a Hecatepcc 1, tandís que partout ailleurs on lit 
Ehcfltepcc, 

2. De 1460 á 1477. 

5. Axayaeatzin élúi, en effet, roi de Tenochtithn depuis 1469. 



i}8 

Auh yn cemilhuitonalpohualli » 
yn ¡pan poHhuico allepetl Xiqui- 
pilcoipan ce ecatl», auh yn on- 
can mictilloque yaoc Xiquipilca 
caxtoltzontli ypan centecpantli 
tlacatl, auh yn quimacique yn 
maltique cenxiquipilli yhuan ma- 
cuiltzontli. Auh yehuatl y pampa 
yn ye quin ihcuac yn oquitocayo- 
tique Xiquipilco yn altepetl ; auh 
yn ompa Xiquipilco oncan hui- 
huitecoc , quimetzhuitecque yn 
tlahtohuani Axayacatzin, cenca ye 
quimahuiztlalli yn altepetl Xiqui- 
pilco. Yn quimetzhuitec Axaya- 
catzin ytoca Tlilcuetzpal -ompa 
chañe macehualli J, yn oncan con- 
chix Tlilcuetzpal yn Axayacatzin 
mehmetla ytocayocan Huactepec- 
cillan, yn oncan conmetzhuitec 
Tlilcuetzpal ; yn Axayacatzin qui- 
tocatihuia ce ytepotzo, quihto yn 
Tlilcuetzpal : Tía ca huel niquitta 
quenami yn oconpollo taltepeuh 
nican. Auh yn omoteneuh Tlil- 
cuetzpal yn oyuh conmetzhuitec 
Axayacatzin, ye chollohuaya , yn 
oquihuallittac Axayacatzin yn 
ochapantihuetz tlalpan, oc ceppa 
hual mocueptihuetz, conhuihuite- 
quico yn tepotzotli, ^an icel mic; 
auh yn ihcuac yn oyuh quimetz- 
huitecque, Axayacatzin quilhui 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



éphémérides, ce fut le jour un 1478 
ecatl que succomba la ville de Xi- 
quipilco, «que périrent dans la 
lutte six mille vingt Xiquipilcas 
et que furent pris des prisonniers 
au nombre de dix mille. Voici 
pourquoi on donna un nom á la 
ville de Xiquipilco ; c'est lá que Pon 
frappa, que Ton blessa á la cuisse 
le monarque Axayacatzin, ce qui 
rendit illustre la ville de Xiqui- 
pilco. Axayacatzin fut blessé á la 
cuisse par le nommé Tlilcuetzpal, 
simple habitant, qui découvrit 
Axayacatzin en un lieu couvert de 
maguey, designé sous le nom de 
Huactepeccillan , et le frappa á la 
cuisse; un bossu suivait Axaya- 
catzin, Tlilcuetzpal lui dit : Je 
vois bien comment il a détruit 
notre ville. Lorsque Axayacatzin 
eut été frappé á la cuisse par ledit 
Tlilcuetzpal, il se mit áfuir; Tlil- 
cuetzpal le vit aussitót tomber á 
terre, se háta de retourner á lui 
et frappa le bossu qui seul mou- 
rut; aprés qu'on Teut ainsi blessé 
á la cuisse, Axayacatzin dit á son 
bossu : Esclave, qui m'a designé ? 
Il répondit de suite disant : Noble 
monarque, ils ne sont pas habi- 
tants de ees lieux. 



1. CemilhuitonalpohuiíUiy c*est-á-dire compte (pohüalli) de chaqué jour 
(ccmilhuilonalli). 

2. Ecatl est le deuxiéme jour de chaqué mois. 

3. Torquemada dit que ce Tlilcuetzpal cu TUlcuetzpalln était le seigneur 
de Xiquipilco, et (\\i'Axa)acatl, par suite de cette blessure á la cuisse, resta 
boiteux toute sa vk, {Monarquía indiana, lib. II, cap. lix.) 



SEPTlfeME RELATION 



139 



yn ¡tepotzo : Teache, aquin onc- 
chonicuillo ? Ye niman quinan- 
quilli quilhui : Tlacatle tlahtohua- 
nie, amo nican chaneque. 

Auh ;a no ihcuac yn cualloc 
tonatiuh, mochi nezque yn cici- 
tlaltin; yn mochihuin ipan ce- 
milhuitlapohualli ce ollin. 

Auh 9a no yhcuac yn nezque 
yn tecuanime, tzitzimime, hual- 
temoque yn cuauhtia. 

XIII acatl xihuitl, 1479 años. 
Ypan in ilaollin, mochi xixitin 
yn calli, yn tepantli, miec xixitin 
yn tepetl. 

Auh ca no yhcuac yn pehual- 
loque yn Tochca!co tlaca. 

Auh ca no yhcuac yachto yan- 
cuican cuicaio yn México yn 
Amaquemeque yhuan yn Tlalma- 
nalca Chalca; yehuatl quehuato 
yn Chalca cihuacuicatl ' quicuica- 
tito yn tlahtohuani Axayacatzin; 
yn peuh cuicatl yhuan macehua- 
liztli tecpan ythualco. Yhcuac yn- 
tlan catea yn icihuahuan Axaya- 
catzin yn callihtic; auh ye tlatla- 
conem ¡n cuicatl ce pilli Tialma- 
nalco yn tlatzotzonaya tlatlacoco 
yn tlatzotzonaliztica, ^otlahuac 
ypan yn cen nequeizalhuehuetl, 
9a huai tollo ypan yn huehuetl, 
aocmo quimati; auh oncan hue- 



1478 



Alors aussi ¡1 y eut eclipse de 
soleil, les étoiles furent tout á fait 
visibles ; cela eut lieu le jour un 
ollin. 

Alors aussi parurent des bétes 
feroces, des monstres, qui s'abat- 
tirent dans les bois. 

Année 13 roseauj 1479. Alors 1479 
la terre trembla, les maisons, les 
murs s'écroulérent, ainsi que beau- 
coup de montagnes. 

Alors aussi furent soumis les 
gens de Tochcalco. 

Alors aussi pour la premiére 
fois allérent chanter á México les 
Amaquéméques et les Tlalmanal- 
cas-Chalcas; ce fut au souverain 
Axayacauin que les Chalcas firent 
entendre le chant guerricr; la- 
musiqueet la danse eurent lieu 
dans la cour du palais. Axayaca- 
tzin était alors au milieu de ses 
femmes á Tintérieur ; mais un 
noble de Tlalmanalco gata le chant 
et la musique en jouant d^un 
instrument, il se trompa sur un 
tambour elevé, et baissa la. tete 
sur le tambour, il n*y entendait 
plus rien ; mais lá prés du tam- 



!. Cihuacuicatl, litt. : chant féminin, c*est-á-dire composé par une femme 
sans doute; mais ce chant était si bien fait pour exciten les guzrriers au com- 
bal que, plus loin (p. 143), nous trouvons pour ledésigner Texpression signi- 
ficative de yaocibuacuicútlj c'cst-á-dire chant féminin pour la guerre {yaoyotl) 
ou contre l'ennemi (yaotl). 



140 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



huetiilan ycaya yn ¡toca Quechol- 
cohuatzin, Amaquemecan pilli, 
huey cuicani yhuan tlatzotzonqui; 
yn oquiítac ye tlatlacahuí tlatzo- 
tzonaliziica, cuicatica yhuan ma- 
cehualiztica , ye niman yehuail 
onmoquetztihuetz yn huehuetiilan, 
quicuitihuez yn huehuetl, qui- 
pahti yn nehtotiliztli, ynic amo 
necahualoc ye ye tecuicatia, ye te- 
maeehuiíia yn Queeholcohuatzin. 
Auh yn Tlalraanalco pilli qa hual 
tollo yn otecuieaiiaya, auh yn 
Axayaeatzin eallihtic huallacacti- 
eatca ; auh yn ihcuac ye quihual- 
caqui yn eenea mahuiztie ye ye 
tlatzotzona yhuan ynic ye tecuica- 
tia omoteneuh Queeholcohuatzin, 
yyollotlahto, moyoleuh, ye niman 
moquetz, niman callihticpa yn- 
tlan yn icihuahuan hualehuac, 
y ye mitotitihuitz ; yn oahcico yn 
oncan macehualloyan, centlapal 
cacoctihuitz yn ¡cxi Axayaeatzin, 
cenca paqui yn quicaqui euicatl 
ynic ye no mihtotia, ye tlatlaya- 
huallohua. Auh yn ihcuac ontlan ■ 
yn macehualiztli, quihto yn tlahto- 
huani Axayaeatzin : Noene ynon 
tlapalpol nican annechhualhuiqui- 
üzque *, yn otiatzotzon, yn ote- 
cuieati amo anquicahuazque. Con- 
ilhuique : Ca ye cualli, tlaeatle 
tlahtohuanie, ma yuhqui mochí- 
huaz. Auh yn oyuh tlanahuati yn 
Axayaeatzin, ye cenca momauh- 



bour se tenait debout le nommé 1 479 
Queeholcohuatzin, seigneur d'A- 
maquémécan, grand chanteur et 
musicien ; lorsqu'il vitque la musi- 
que, le chant et la danse allaient 
étre perdus, il se háta de s'appro- 
cher du tambour, le saisit et ré- 
tablit le bal, de sorte que Fon ne 
cessa pas tant que Queeholcohua- 
tzin conduisit la musique et fit 
danser. Mais le seigneur de Tlal- 
manaleo baissait la tete pendant 
ce temps, et á Tintérieur Axaya- 
eatzin avait tout compris; lors- 
qu'il entendit avec quel taleni 
merveilleux le dit Queeholcohua- 
tzin jouait et eonduisait la mu- 
sique, il fut satisfait, enchanté, 
il se leva aussitót, sortit immé- 
diatement de ehez lui, laissant ses 
femmes et alia de suite se mélerau 
bal ; lorsqu'il fut dans la salle de 
danse, il se mit vite sur un cóté 
pour entendre, il fut tres satisfait 
du chant et lui aussi se mit á dan- 
ser et á tourner. Lorsque le bal 
fut terminé, le monarque Axaya- 
eatzin dit : Ce grand maladroit 
que vous m'avez amené ici, vous 
ne le laisserez plus jouer de la mu- 
sique, ni conduire le chant. On 
lui répondit: C*est bien, noble 
monarque, il sera fait selon voire 
désir. Des que Axayaeatzin eut 
donné eet ordre, tous les seigneurs 
chalcas qui Tavaient entendu 



1. Le manuscrit porte : • ontla 1; ce parfait ontlan vienl de tlarri, finir, 
cesser, precede de la particule on, 

2. De uica, accompagner, conduire. 



SEPTlfeWE RELATION 



141 



tíque mochintin yn Chalca tla^o- 
pipiltin moottatlatollihui, cenca 
huel momauhtique yn iuh momat- 
que yn achiopa otiatzotzonaya 
yhuan otecuicatiaya Tlalmanalco 
pilli ; yn iuh quihtohua huehuetque 
ytoca Cuateotzin catea, no ah^o ce 
pilH yuhqui ytoca, yn ypampa yn 
¡hcuac yn ye oyuh cenpohuallon- 
matlactli ipan nauhxihuitl momi- 
quilli • ynic orne tlahtoque yntoca 
catea Cuateotzin yn otlahtocatico 
Tlalmanalco, Yn ihcuac yn aocmo 
ymixpan auh yn iuh onomatca 
Chalca ah^o quitlatlatiz ahco qui- 
tetzotzonazque in tecuicatiani, yn 
tlatzotzonqui, quihtoque yn p¡- 
piltin Chalca : Otechoncahuilli, 
otlatlaco yn tocuicacauh, tleyn 
ticchihuazque? Amone! ye titla- 
tlatillo nican ? Auh yye oiuh cal- 
lac calihtic tecpan tlahtohuani 
Axayacatzin, yntlan motlallito 
cihuapipiltin yn icihuahuan, ye 
niman ye hualla titlani yn canaz- 
que, yn quinotzazque yn Que- 
cholcohuatzin yn oquihtoti, yn 
oquicuicati Axayacatzin ; ye qui- 
tohua yn titlanti ye quimilhuia 
yn Chalca pipiltin: Catliaynamo- 
cuicacauh, yn amotlatzotzoncauh 
quimonochilia yn tlaeatl yn tlah- 
tohuani ? Ticanaco oncallaquíz cal- 
lihiic. Ye niman quinnanquillique 
quimilhuique: Ca nican catqui, ma 



furent extrémement effrayés, ils 1479 
furent surtout épouvantés quand 
ils surent que c'était pour la pre- 
miére fois que le seigneur de Tlal- 
manalco avait joué et fait de la 
musique; d'aprés le diré des an- 
ciens, il s'appelait Cuateotzin, ou 
c'était un seigneur de ce nom, 
parce qu'il y avait alors déjá 
uente-quatre ans qu'était mort le 
second des princes appelés Cua- 
teotzin, qui avaient régné á Tlal- 
manalco. Lorsque les Chalcas ap- 
prirent que ce ne serait pas en leur 
présence que serait brülé ou la- 
pidé le chanteur, le musicien, les 
nobles chalcas dirent : II nous a 
laissés, il a manqué notre chant, 
que ferons-nous ? Ne serons-nous 
pas brúlés ¡ei? Aprés que le mo- 
narque Axayacatzin fut rentré dans 
Finiérieur du palais et qu'il fut. 
installé au milieu des princesses 
ses femmes, il envoya aussitót 
chercher et mander Quecholco- 
huaizin qui avait fait danser Axa- 
yacatzin; on raconte que les mes- 
sagers dirent aux seigneurs chal- 
cas : Qui done par votre chant, 
par votre musique a fait réjouir le 
noble monarque? Nous venons le 
chercher pour Tintroduire dans le 
palais. Immédiatement ils leur ré- 
pondirent en disant : Il esi ici, 
qu'il se montre. Aussitót les sei- 



I. Le ms. porte : c Cuateotzitzin ». Cuateotzin moumi en 1444; ce qui fait, 
non j 4, mais 3 5 et méme 3 6 ans, suivant la maniere de compter de Chimaípahm . 
Cuateotzin I avait régné de 1341 á 13^6, ti Cuateotzin //de 1413 á 1444. 
C'est done bien ce demier prince que l'auteur a voulu désigner ici. 



142 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quimottilli yn tlacatl. Ye niman 
connotzque yn telpochtli Quechol- 
cohuatzin yn Chalca pípiltin ; 
huel iuh momatque ca ompa qui- 
miquiztlatzontequiliz yn tlahto* 
huani Axayacatzin, quitlahtlatiz. 
Vnic ye callaqui quitlatenmachilia, 
quiyahuac quichia yn quenma ye 
qui^aquiuh ytlahtol tlahtohuani ; 
yuhqui tetl oquiloloque Chalca ' 
ynic momauhtia. Auh yn ihcuac 
onacic Quecholcohuatzin yn ix- 
pan Axayacatzin, niman ontlalcua, 
moilancuaquetz, conilhui : Tlacatle 
tlahtohuanie, ma xinechmotlatilli 
nican, yn nimomacehualtzin, ca 
otillai[....] yn mixpantzinco. Auh 
ynin tlahtolli amo quin[equi] qui- 
caquiz yn tlahtohuani Axayaca- 
tzin, ye niman quimilhui yn ci-. 
huapipiltin ycihuahuan : Cihuaye, 
ximoquetzacan , xicnamiquican , 
amotlan xictlalican, nican huitz 
yn amochauh, huel xiquittacan, 
xiquiximatican, ca onicxapotlac, 
ma amoyollo ye pachihui, cihua- 
ye, ca oquichiuh ca onechitoti, 
onechcuicati ynin Quecholcohuatl 
aycceppa. Aquin yuh nechibua 
callitic? nechquixtia, nechitotia, 
yn iuhqui omochiuh ca amochauh 
yez mochipa, axcan noconana 
nocuicacauh yez. Ye niman ye 
quitlauhtia yn quimacae tilmahtli 
yhuan maxtlatl, huel ye yn itonal 
Axayacatzin; yn xiuhtilmahtli, 
yhuan xiuhmaxtlatl, xiuheaetli, 
auh yn quetzaltlalpilioni, yhuan 



gneurs chalcas appelérent le jeune 1479 
Quecholcohuatzin; iis pensérent 
bien que le monarque Axayacatzin 
le condamnerait á mort et le ferait 
bróler. Des qu'il entra onl'informa; 
ilattendit sur la porte que Tordre 
du monarque fut donné; on parla 
si durement aux Chalcas qu'iis 
furent effrayés. Lorsque Quechol- 
cohuatzin fut arrivé en la présence 
d'Axayacatzin, il baisa aussitót 
la terre, se prosternaetdit: Noble 
souverain, fais-moi bráler ici, je 
suis ton humble vassal, tu [m'as 
mandé] en ta présence. Le mo- 
narque Axayacatzin ne voulut pas 
s'arréter h cette parole et dit aussi- 
tót aux princesses ses femmes : 
Femmes, levez-vous, recevez, pla- 
cezau milieu de vous votrecorapa- 
gnon que voici,considérez-le bien, 
estimez-le, car je Tai entrainé, que 
votre coeur se réjouisse, femmes, 
puisque c^est Quecholcohuatl qui 
m*a fait danser, m'a donné de la 
musique non pour une seule fois. 
Qui me Ta ainsi envoyé chez moi? 
Il m'afait sortir, m'a fait danser, íl 
s'ensuit qu'il sera pour toujours vo- 
tre eompagnon, je le prendsmain- 
tenant pour qu'il soit mon chan- 
teur. Aussitót il ordonna qu'on lui 
remh un habit, un pagne, pris 
dans la provisión d 'Axayacatzin; 
un beau vétement, un riche pagne, 
une chaussure magnifique, des liens 
éclatants, un paquet de mantés 
et du cacao furent la recompense 



1. Le manuscrít porte : f Chai >. 



SEPTlfeME RELATION 



14? 



quezqui quimilli cuachtii yhuan 
cacahuatl yn inetlauhtil mochiuh 
Quecholcohuatzin ; cenca quiíla- 
collac yn ipampa ycoquitoti, auh 
huel quimotonalti yn Axayacatzin 
ynic ga ycel ycuicacauh yez, aoc- 
mo gan ilihuiz canin tecuicatiz. 
Ye niman quinahuati yntlahtohua- 
ni ye ye hual quica Quecholco- 
huatzin cencauhiihuitz yn ixiuh* 
tilmah, yn ixiuhmaxtli, yn ixiuh- 
cac ; yhuan quihuiquilitze yn ine- 
tlauhtil cuachtii, yn cacahuatl tla- 
mamallo. Yn oquitiaque Chalca, 
cenca ye mopahpaquiltique, yn 
momatia ah^o cuauhcalco oncon- 
tzacque ahnoce ocontlatlatique ; 
quitlapaiohua yehuapan nemauh- 
tillo. Auh yn tlahtohuani Axaya- 
catzin cenca quelehui, quipacca- 
cae yn Chalca yaocihuacuicail oc 
ceppa, no yehuantin quinhualte- 
notzalla yn mochintin Chalca pi- 
piltin, quintlatlauhti, quimitlanilli 
yn cuicatl, oc cenca yehuantin 
yn Amaquemeque ypampa huel 
yehuantin yn T[lay]llotlaque 
yncuie, ymaxca yn Chalca yaoci- 
huacuicatl; ompa ytlatlatilyn ce 
pilli ytoca Quiyauhtzin Cuauh- 
quiyahuacatzintli, huey cuicapi- 
quini, ynican ypan tenehualloya 
cuicatl yehuatl yn itoca tlahto- 
huani huehue Aoquantzin ', Chi- 
chimeca teuhctli , tlahtohuani 
catea Ytztlaeocauhcan Totollimpa. 
Auh ynic quitlan Axayacatzin, 
yhuan ye quicuepque cuicatl, qui- 



donnée á Quecholcohuatzin ; Axa* 1479 
yaeatzin Taima extrémement parce 
qu'il Tavait fait danser et lui ae- 
corda la faveur d'étre seul son 
maitre de musique, ainsi jamáis 
plus il ne donnera de la musique 
inconsidérément. Aussitót le roi 
ordonna á Quecholcohuatzin de 
sortirparé de ses beaux habits, 
de son pagne et de sa chaussure 
magnifiques ; il le fit accompagner 
pour qu'on portal sa recompense 
en mantés et cacao. Des que les 
Chalcas virent cela, ils se réjoui-' 
rent extrémement, car ils s'étaient 
imaginé qu'on le mettrait en prison 
ou qu'on le ferait bráler ; ils le 
saluérent tandis que naguére ils 
étaient pleins de crainte. Le mo- 
narque Axayacatzin désirait vi- 
vement entendre une autre fois le 
chant guerrier des Chalcas, il 
appela tous les seigneurs chalcas 
et leur demanda avec priére leur 
chant, surtout aux Amaquéméques 
parce que c'était le chant des 
Tlayllotlaques et que le chant 
guerrier était la propriété des 
Chalcas ; c'était le secret d'un no- 
ble nommé Quiyauhtzin Quauh- 
quiyahuacatzintii , grand musicien, 
qui avait rendu célebre le chant, 
sous le roi nommé Aoeuantzin, 
rancien, seigneur des Chichimé- 
ques, qui était souverain dltztiaco- 
cauhcan-Totollimpa. Des qu'Axa- 
yacatzin eut demandé, on changea, 
on transporta le chant tel qui était 



!• Aoquantzin était mort en 1459. 



144 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quixtique, quipoloque yn ipan yn 
itoca tlahtohuani catea huehue 
Ayoquantzin ; auh oc yehuatl ye 
yn itoca Axayacatzín yn ipan con- 
callaquique cuicatl oncan in ypan 
inyn omoteneuh xihuitl ; quimax- 
cati, quimotonalti yn cuicatl yn 
omoteneuh tlahtohuani Axayaca- 
tzin ; ye tecuicatiaya yn itecpan- 
chan yn ihcuac connequia pahpa- 
quiz, yhuan mochipa yehuatl ye 
quicuicatiaya yn tlacpac omoto- 
cateneuh Quecholcohuatzin , yn 
catepan ytoca Don Jerónimo, 
cenca quitia^otlaya, quihualeui- 
catiaya México. Auh ynin cuicatl 
ca no yehuantin quimaxcatique yn 
ipillzin Axayaeatzin yn itoca Te- 
^ocomoctli Acolnahuacatl , yhuan 
yn ipiltzin, yxhuiuh yn Axaya- 
eatzin, yn itoca Don Diego de 
Alvarado Huanitzin, tlahtohuani 
mochiuh Ehcatepec, auh ^atepan 
governadortico México Tenuchti- 
tlan, ca no yehuantin inye tecui- 
catiaya, ye temacehuitiaya yn in- 
teepanchan México, ypampa ca 
cenca mahuiztic yn cuicatl yhuan 
ynin ytenyo yn altepetl Amaque- 
mecan yn axcan ye neztica ca ;a 
altepetepitzin. 



au temps du monarque appelé 1479 
Aocuantzin, l'ancien; c'est sous 
le roi lui-méme Axayaeatzin, que 
le chant fut introduit en cette dite 
année; ce chant devint le bien, 
la propriété dudit monarque Axa- 
yaeatzin ; il donnait des concerts 
dans son palais lorsqu'il voulait 
se réjouir, et toujours le maítre 
de chant était celui qui a été nom- 
mé plus haut Quecholeohuauin, 
dans la suite appelé Don Jeróni- 
mo, qu'il aimait beaucoup et qui 
était venu faire de la musique á 
México. Ce chant devint aussi la 
propriété du fils d' Axayaeatzin, 
nommé Te^o^omoetli Acolnahua- 
catl, et du fils de ce dernier, 
petit-fils d^Axayacatzin , appelé 
Don Diego de Alvarado Huanitzin, 
souverain d'Ecatépec, qui plus 
tard fut gouvemeur de Mexico- 
Ténochtitlan, lesquels donnaient 
aussi des concerts et des bals 
dans leur palais de México, parce 
que le chant était extrémement 
beau et qu'il faisait la gloire de la 
ville d'Amaquémécan qui aujour- 
d'hui ne parallqu'une petite ville. 



I tecpatl xihuitl, 1480 años. 
Ypan in tlalli quixotlac, quellimic 
yn tlahtohuani Axayaeatzin yn om- 
pa Amaquemecan Chaleo oncan yn 
quiíocayotia Xocoyoltepec, yhuan 
oncan yn itoeayocan Oztoticpac ; 
yhcuac yntech pouhqui, yntonal 
mochiuh yn México Tenuchtitlan 



Année i silex, 1480. Alors le 1480 
monarque Axayaeatzin laboura, 
cultiva le pays d'Amaquémécan- 
Chalcoaux lieux appelés Xoco- 
yoltepec et Oztoticpac ; ce fut la 
propriété, l'apanage des seigneurs 
de Mexico-Ténoehtitlan, qui de- 
puis lors y gouvernérent. 



SEPTIÉME RELATION 



145 



tlahtoque catea yn quin tepan 
otIahto[ca]tico. 

Auh ca no ypan inyn omote- 
neuh [xihuitl] yhcuac tlamato 
Ahuillicapan yaoc yn N[e9a]hual- 
pilli Acamapichtli, tlahtohuani 
Tetzcuco Acolhuacan; yn imal 
mochiuh yn cacito ompa tlahto- 
huani yn Ahuilliqapan '. 

Auh qa no ypan ynin ornóte- 
neuh xihuitl, yn momiquillico yn 
Tlacoiyaotzin, tlahtohuani Hue- 
xotla 2 ; auh 9a niman ihcuac J yn 
ipan in oncan hual motlahtoca- 
tlalli yn ¡toca Cuitiahuatzin, tlah- 
tohuani mochiuh Huexotla. 

Auh qa no ypan inyn ornóte- 
neuh xihuitl, yhcuac ompa yn 
Tlacotepec Matlatzinco teyohual- 
pacho yn tlahtohuani Axayaca- 
tzin; yn quimacic mozcohuaya, 
yn oncan quimeytzitzqui yyao- 
huan : ce ytoca Pinahuiztli , ynic 
orne cihuatl ; ce yn yyecampa- 
mah ynic quitzitzqui, auh yn oc 
ce yn iyopochcopamah ye qui- 



1480 



En cette dite année, Né^ahual- 
pilli Acamapichtli , souverain de 
Teucuco- Acolhuacan, alia s'em- 
parer d'Ahuiliqapan ; il fit prison* 
nierle princequi régnait á Ahuili- 
qapan. 

En cette dite année, mourut 
Tlagolyaotzin, souverain de Hue- 
xotla, et aussitót aprés fut ¡ns- 
tallé le nommé Cuitiahuatzin com- 
me souverain de HuexoiJa. 



En cette dite année, le roi 
Axayacatzin surprit de nuit les 
habitants de Tlacotépec-Matla- 
tzinco ; il les attaqua pendant 
qu'ils se chauffaient et prit trois 
de ses ennemis : le premier s'ap- 
pelait Pinahuiztli , le second était 
une femme; il tenait Tun de la 
main droite et Tautre de la main 
gauche, ainsi que le troisiéme 



1. Cette victoire d'Ahuillifapan^ auj. Orizaba, esl attribuée par Tégogo- 
moc exclusivemcnt á MoUukcfoma I qui voulut venger des messagers mexi- 
cains massacrés á rinstigation de chefs tlaxcaltéques, et obtínt ainsi la sou- 
mission du pays de la cote répondant á l'État de Vera-Cruz et celle des 
habitants de Caetlaxtlan et de Ctmpoallan {Crónica mexicana, cap. xxxi et 
xxxii). Torquemada parle á cette occasion d*une ligue des Tlaxcaltéques, des 
Huexotzincas et des Chololtéques, en vue de défendre le pays attaqué par les 
Mexicains. Moíeuhcfoma ¡, pour mieux la combatiré, se serait assuré du 
concours de Negahualpilli et de Totoquihuatzin, roi de Tlacopan; mais il 
aurait conservé le role principal dans cette expédition faite, d'aiileurs, á son 
profit. {Monarquia indiana, lib. II, cap. xlix.) 

2. Contrairement á son habitude, Chimalpahin n'a point indiqué ici lada- 
rée du régne de ce prince dont rinstaliation a, d'aiileurs, été omise. 

3. Le manuscrít porte : « icuac •• 

10 



146 

uitzqui, ynic teyeca yn ¡toca Ce- 
cuauhtli yn oquichtii ; qan no ye 
¡pan yn iilahu¡z Axayacatz¡n yopi- 
huehuetl yn qu¡mamaya, yn ¡pan 
¡n tlaeyahcic yohualtíca. 

II calH x¡hu¡tl, 1 48 1 años. 
Ypan ¡n momiquilüco yn Axayaca- 
tzín, tlahtohuani Tenuchtíilan, yn 
tlahtocat matlactlomey xihuitl » ; 
auh ca no ypan ¡n niman oncan 
hual motlahtocatlain yn ¡tíach- 
cauhtz¡n Axayacatzin, yn ¡toca T¡- 
9oc¡catz¡n>, tlahtohuan¡ mochiuh 
Tenucht¡llan, Auh yn lonacayotl 
yn qu¡tocatehuac Axayacatz¡n yn 
ompa Amaquemecan Chalco, yn 
oncan omoteneuh ytocayocan Xo- 
coyoltepec yhuan Oztot¡cpac; 
ayocmo yehuatl qu¡cua, yn mo- 
ch¡uh ya yehuatl qu¡cua yn Tico- 
c¡catz¡n. 

Auh yn ¡zquintin qu¡ncauht¡a 
yp¡Ihuantz¡tz¡n Axayacatzin ni- 
can teneuhticate : ynic ce ytoca 
Tlacahuepantzin , yn¡n Atlixco 
moyaomiquillito; ynic orne ytoca 
Y[xtlil]cuechahuac, ynin tlahto- 
huani mochihuati [yn om]pa Tul- 
lan, ypampa ompa c¡huap¡lli yn 
¡[nan]tz¡n yn ¡toca M¡zqu¡xahual- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



qu¡ éta¡t un homme nommé Cé- 1 480 
quauhtii ; Axayacatz¡n porta¡t 
méme, en plus de ses armes, un 
tambour, et en outre il fa¡sa¡t 
b¡en nuít. 

Année 2 ma¡son 1481. Alors 14B1 
mourut Axayacatz¡n, souvera¡n 
de Ténocht¡tlan , qu¡ ava¡t gou- 
verné durant tre¡ze ans ; ¡mmé- 
d¡atement aprés fut ¡nstallé le 
frére ainé d*Axayacatz¡n, nommé 
TÍ9oc¡catz¡n, comme souvera¡n de 
Ténocht¡tlan. Axayacatz¡n était 
alié ensemencer, dans le pays 
d'Amaquémécan-Chalco, les Heux 
appelés Xocoyoltépec et Oztotic- 
pac ; mais ce ne fut pas lu¡ qu¡ 
mangea la récolte, ce fut Tlcoci- 
catz¡n. 



Voic¡ les noms de tous les en- 
fants que lalssa Axayacatz¡n : le 
prem¡er s'appelait Tlacahuepantzin 
qui mourut en combattant devant 
AtHxco ; le second était Ixtlilcue- 
chahuac qui devint ro¡ de Tullan, 
parce que sa mere, nommée M¡z- 
qu¡xahualtz¡n, éta¡t une noble dame 
de ce l¡eu ; elle épousa le ro¡ Axa- 



1. De 1469 á 1 48 1. Sahagun donne á cesixiéme roi de Tenochtitlan un 
régne de quatorze ans. (Voyez Histoire des Choses de la NouveUi-Espagne, 
p. 498.) Axayacatl mourut jeune et fut vivement regretté. On peut lire, dans 
la Chronique de Tégogomoc , chap. liv et lv, les honneurs spiendides qui 
furent rendus á ce grand monarque. 

2. L'orthographe de ce nom a varié souvent. Chimalpahin Ta écrit Tigocic 
ou Tifocicatzin. Dans Tégogomoc, on trouve Tizoczic; Ixtlilxochitl donne 
Tifotiicaltzin et Sahagun, Tigoc ou Tízoc, 



SEPTlfeME RELATION 



M7 



tzin ; ompa cono[quichii] yn tlah- 
tohuani Axayacatzín , ynic nican 
México qu[in]chihuaco yn omo- 
teneuh huehue Tlacahuepantzin 
yn inehuan Yxtlilcuechahuacalzin, 
ynin ^atepan no ompa moyaomi- 
quillito yn Ailixco. Auh ynin 
omoteneuhque omentin yn omo- 
teneuh yn innantzin yn itoca Miz- 
quixahualtzin, Tullan cihuapilli, 
ca ytechcopa quiga, ca ytlacame- 
cayo yn aquin itoca catea Cui- 
tlachtzin, yn achto ompa tlahto- 
catito ' Tullam ; yuh mihtohua ca 
ipiltzin in catea yn Acamapichtli 
yn achto tiahtohuani mochiuh ni- 
can Tenuchtitlan ; ompa quitlanico 
yn Tullan yn Cuitlachtzin ynic 
ompa contzintito ilahtocayotl, yn- 
ic ompa omopilhuatito, omotla- 
camecayotito, ynic ompa tetech 
hualqui^a omoteneuh cihuapilli 
Mizquixahualtzin. Ynic ey ypil- 
huantzitzin tiahtohuani Axayaca- 
tzin ytoca Tecogomoctzin Acol- 
nahuacatl, yn inantzin in Cui- 
tlahuaí!» cihuapilli; ynic nahui 
ypilhuantzitzin Axayacatzin ytoca 
Macuilmalinaltzin ; ynic macuilli 
ypilhuantzitzin Axayacatzin ytoca 
Cuetlahuatzin ; ynic chicuacen 
ypilhuantzitzin Axayacatzin yto- 



yacatzin qui en eut á México ledit 14^1 
Tlacahuepantzin, Tancien, et Ixtlil- 
cuechahuacatzin qui plus tard alia 
aussi mourír en combattant devant 
Atlixco. Ces deux princes avaient 
pour mere la nommée Mizquixa- 
hualtzin, noble dame de Tullan, 
qui descendaitdu nommé Cuitlach- 
tzin, qui avait été le premier sou- 
verain de Tullan ; on dit que ce 
dernier était fils d'AcamapichtIi, 
qui fut le premier souverain de 
Ténochtitlan ; Cuitlachtzin obtint 
Tullan et y fonda un État, d'oü 
sortirent des seigneurs de méme 
origine, et d*eux vint la dite noble 
dame Mizquixahualtzin. Le troi- 
siéme des enfants du roi Axayaca- 
tzin se nommait Téco^omoctzin 
Acolnahuacatl et sa mere était une 
noble dame de Cuitlahuac ; le qua- 
triéme enfant d'Axayacatzin s*ap- 
pelait Macuilmalinaltzin ; le cin- 
quiéme, Cuetlahuatzin ; le sixiéme 
était Moteuhccomatzin , le jeune, 
qui, avcc Cuetlahuatzin, avait 
pour mere une noble dame dMtzta- 
pallapan ; le septiéme des enfants 
d' Axayacatzin se nommait Matla- 
tzincatzin dont la mere était une 
noble dame d'Acallan ; le hui- 
tiéme s'appelait Coyoltzillin ; le 



1 . Le manuscrít porte par erreur : c tlahtlahtocaúto > . 

2. Cuhlchuac, villa importante siluée á 2^ kilométres S.-E. de Tenochti- 
tlarif entre les lacs de Chalco etde XochimilcOy aujourd'hui Tlahuac. II a été fait 
une chroníque dite de Cuitlahuac qui a probablement dispaní, mais que cite 
souvent Tautcur anonyme du Codex Chimalpopoca. (Voyez Histoin des na- 
tions civiUsies du Mexique et de rAmérique céntrale, par Brasseur de Bour- 
bourg, t. Ilf, p. no.) 



148 

ca xocoyotl Moteuhccomaizin yn 
in omentin ' ynihuan Cueilahuaizin 
yn innantzin Yiztapallapan cihua- 
pilli; ynic chicóme ypilhuantzi- 
tzin Axayacatzin ytoca Matlatzin- 
catzin, ynin Acallan cihuapilli yn 
¡nantzin; ynic chicuey ypilhuanizi- 
tzin Axayacatzin ytoca Coyoltzil- 
lin ; ynic chiuhcnahui ypilhuantzi- 
tzin Axayacatzin ytoca Cecepatic ; 
ynic matlactli ypilhuantzitzin A- 
xayacatzin ytoca Teyohualpacho- 
huatzin. Auh yn oc macuiltin yn 
tlahtocapipiltin yn ipiihuantzitzin 
Axayacatzin [am]o huel momati 
yn intoca. Ynic caxtollonce [ypi]- 
Ihuantzitzin Axayacatzin cihua- 
pilli om[pa] quihuallitlanque yn 
Tecamachalco ; amo huel momati 
ynitoca cihuapilli. Ynic caxtollo- 
mome ypilhuantzitzin Axayacatzin 
^a no cihuapilli amo momati yn 
itoca, ompa quihuallitlan ce tlah- 
tohuani yn Ocuillan ; ynic cax- 
tollomey yn ipiihuantzitzin Axa- 
yacatzin ^a no cihuapilli > ompa 
quihuallitlanca yn Acolhuacan 
Tetzcuco yNecahualpilli Acama- 
pichtli, ynin ^an quimicti ypampa 
quitlaxin; ayac piltzintli oncan 
tlacat. Ynic caxtollonnahui ypil- 
huantzitzin Axayacatzin ytoca 
Achicatzin Huitznahuatl, ynin 9a- 
tepan mocuatequi ytoca mochiuh 
Don Juan Garcia Achicatzin. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



neuviéme, Cécépatic; le dixiéme, 1481 
Téyohualpachohuatzin. Pour les 
cinq autres princes fils d'Axaya- 
catzin, on ne connait pas bien 
leurs noms. Le seiziéme des en- 
fants d'Axayacatzin est une prin- 
cesse qu'allérent demander les 
gens de Tecamachalco ; le nom de 
cette princesse n'est pas bien 
connu. Le dix-septiéme des en- 
fants d'Axayacatzin est aussi une 
princesse dont on ne sait pas le 
nom et qu'alla demander un roi 
d'Ocuillan; le dix-huitiéme en- 
fantest aussi une princesse que 
demanda le roi d'Acolhuacan- 
Tetzcuco, Nécahualpilli Acama- 
pichtli, et qu'il fit mettre á mort 
pour crime d'adultére ;il n'en avait 
point eu d*enfant. Ledix-neuviéme 
des enfants d 'Axayacatzin se nom- 
mait Achicatzin Huitznahuatl, qui 
fut ensuite baptisé sous le nom de 
Don Juan Garcia Achicatzin. 



1 . Le manuscrit porte : c in nomentin • . 

2. Cette filie á' Axayacatzin se nommait Chakhiuhnenelzln. On peut lire 
dans VHistoire des Chichimlques , par Ixtlilxochitl, les détails relatifs au crimc 
et á la mort de la reine. (Traduction Temaux-Compans, chapitre lxiv.) 



SEPTIÉME RELATION 



149 



III tochtii xihuitl, 1482 años. 
Ypan ¡n mohuiton, panhuetz yn 
teocalli » yn ¡cal Huitzillopochtli ; 
yehuatl quihueylli ypan tlahto yn 
tlahtohuani Ti^ocicatzin. 

Auh no yhcuac yancuica tech- 
tequiuhti tlahuillantli yn tiChalca 
yn tlahtohuani Ti^ocicaizin, yn 
manato yn huey cuahuitl ompa 
mohuillanato yn Popocatepetl 
ynacaztla, yn itocayocan Xochi- 
quiyauhco. Ynin ye omihto huel 
huey cuahuitl ymohuillanato ynin 
huey^ quahuiíl, yehuantin ypan 
tlahtoque yn tlacpac omoteneuh- 
que yn tlagopipiltin yn quipiaya 
altepetl yn izquican Chalco. 

Auh ;a no yhcuac yn callalilo- 
que yn Huexotzinca, ypampa 
cenca tlahuelliloque. 

IIII acatl xihuitl, 1483 años. 
Ypan inyn oyxpolihuito yn Cuauh- 
nahuaca yn ompa Atlixco', cenca 
miequintinyn ompa yaomiquito; 
^an inneyxcahuil mochiuh yn 
Cuauhnahuaca yyaoyotl Atlixco. 

A[uh] no yhcuac ypan intlacat 
yn Cacamatzin, telpochtli, Tía- 
maoco; yn ipiltzin Toyaotzin No- 
nohualcatl, tlahtocapilli Amaque- 
mecan Chalco. 

Auh no yhcuac tlacat yn itoca 
Necua[me]tzin, yn ipiltzin tlahto- 
capilli yn itoca Ytzca[hua]tzin, 
yn ompa Tlalmanalco. 



Année 5 lapin, 1482. Alors 1482 
fut elevé, exhaussé le temple con- 
sacré á Huitzilopochtli ; ce fut par 
ordre du roi TÍ9ocicatz*n qu'il fut 
agrandi. 

Alors aussi pour la premiére fois 
le monarque Ticocicatzin s'appro- 
visionna de boís chez les Chalcas, 
et c*est dans la forét qui est sur 
le flanc du Popocatepetl, au lieu 
nommé Xochiquiyauhco, qu'il alia 
en prendre. C'est bien, en effet, 
dans cette forét qu'il alia s'appro- 
visionner de bois, sous les princes 
designes plus haut et qui étaient 
chargés d'administrer TÉtat de 
Chalco. 

Alors aussi furent enfermes chez 
eux les Huexotzincas, á cause de 
leur grande perversité. 

Année 4 roseau, 1483. Alors 1483* 
les Quauhnahuacas allérent rava- 
ger Atlixco, beaucoup y mouru- 
rent en combattant ; cette guerre 
d 'Atlixco ne fut que le fait parti- 
culier des Quauhnahuacas. 

Alors aussi naquit á Tlamaoco 
Cacamatzin, le jeune ; il était fils 
de Toyaotzin Nonohualcatl, prin- 
ce d'Amaquémécan-Chalco. 

Alors aussi naquit le nommé 
Nécuametzin, fils du prince ap- 
pelé Itzcahuatzin, á Tlalmanalco. 



1. II s*ag¡t du grand temple de México, qui fut achevé et inauguré sous 
Ahaitzotl, frére et successeur de Ticocicatzin. (Voyez année 1487, p. 1 58.) 

2. Atlixco, auj. Atrisco. 



150 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Auh no yhcuac [tlacat] yn Mic- 
cacalcatl Tlaltetecuintzin yn om- 
pa México Tenuchtitlan ; yn ipil- 
tzin tlahtocapilli Tlil[po]toncatzin; 
auh yn inantzin omoteneuh Mic- 
cacalcatl Tlaltetecuintzin, y toca 
Xiuhtoztzin, ompa cihuapilli yn 
Tecuanipan Amaquemecan Chal- 
co, ychpotzin yn tlahtocapilli Yao- 
payntzin yn cuauhtlahtohuaya 
Tecuanipan, yn panhuetz mohui- 
cae Huexotzinco. Yn ihcuac yn ye 
nepa caxtollonnahui xihuitl' yn 
ihcuac yah Chalcayotl ynic ompa 
callacque huehue Moteuhccoma 
Ylhuicaminatzin yhuan ytiach- 
cauhtzin huehue Tlacaeleltzin, c¡- 
huacohuatl. 



Alors aussi naquit Miccacal- 
catl Tlaltetecuintzin, á Mexico- 
Ténochtitlan ; ilétaitfilsdu prince 
Tlilpotoncatzin ; la mere du- 
dit Miccacalcatl Tlaltéiécuinuin, 
nommée Xiuhtoztzin, était noble 
dame de Técuanipan-Amaquémé- 
can-Chalco et filie du prince Yao- 
payntzinqui commandait á Tecua- 
nipan et qui s'éleva en se ren- 
dant á Huexotzinco. II y avait 
alors dix-neuf ans qu on éuit 
alié dans l'État de Chalco oü 
avaient penetré Moteuhccoma, 
rancien, Ilhuicaminatzin et son 
fréreainé Tlacaeleltzin, Pancien, 
vice-roi. 



1483* 



V tecpatl xihuitl, 1484 años. 
Ypan in yhcuac nican huaicallac 
yn itoca Chimalteuhctli, tlahto^ 
huani Callixtlahuacan ; nauhxiuh* 
tico yn México. Auh 5a no yehuatl 
oquihuaque yn México Tenuchti- 
tlan tlahtoque, yn ono cacito yn 
imaltepeuh, quin yehuatl quitle- 
quechito yn inteocal catea Callix- 
tlahuaque. 

Auh qa no yhcuac yn ipan in 
xihuitl, tlamato Huexotzinco yn 
Ne^ahüalpilli Acamapichtii, tlah- 
tohuani AlcolhuacanTetzcuco ; yn 
ompa cacito yehuatl yn tlahtoca- 
pilli yn itoca yn xocoyotl Hue- 
huetzin, yn iteyccauh yn itoca Tol- 
tecatl, tlahtocapilli Huexotzinco ; 
ynin omentin Amaquemecan Chal- 



Année 5 silex, 1484. Alors se 1484 
rendit icite nommé Chimalteuhc- 
tli, souverain de Callixtlahuacan; 
il vint passer quatre ans á México. 
Ce sont les seigneurs de Mexico- 
Ténochtitlan qui Tenvoyérent , 
lorsqu'on alia prendre la ville des 
Callixtlahuaques, et lui-méme mit 
le feu á leur temple. 

Alors aussi Né^ahuapilli Aca- 
mapichtii, souverain d'Acolhua- 
can-Tetzcuco, alia occuper Hue- 
xotzinco ; il y prit le prince nom- 
mé Huéhuetzin, le dernier, qui 
était le jeune fréredu nommé Tol- 
técátl, prince de Huexotzinco; 
tous les deux étaient petits-fils 
du roi d*Amaquémécan-Chalco, 



I. Voyez année 1465. 



SEFTI¿MB RELATION 



151 



co yxhuiuhti, ypampa yn innantzin 
oncan cihuapilli ' . Auh yn omote- 
neuh Ne^ahualpilli Acamapichtii 
yn itiahuiz hual mochiuhtia teocui- 
tlahuehueil. Auh qz no leocuitla- 
huehuetl yn itiahuiz hual mochiuh- 
tihuia yn Huehuetzin, tlahtocapilli 
Huexotzinco, yn ipan maltic. 

Auh 5a no ypan inynomoteneuh 
macuilli tecpatl xihuitl de 1484 
años, yn ocallac yn intlahtocatec- 
panchantzinco yn huehueyniin 
tlahtoque Don Fernando yhuan 
Doña Isabel, reyes Casiiílan, yye- 
huatl ytoca Don Christoval Co- 
[lo]n' ynin callac tecpan amo Es- 
pañol, amo huel oncan ychan yn 
España ; auh ye huel ompa chañe 
huel ompa huallehuac yn itlahuilla- 
nalpan yn imapan, yhueycan yn 
altepetl yn motenehua Genova; 
yhuel oncan yaltepeuh ytocayocan 
NervyJ huel oncan in ychan yn 
Christoval Colon, yyehuatl in 
huey tlalmatini, yhuan huey teoa- 



parce que leur mere était une noble 1 484 
dame de ce lieu. Ledit Né^ahual- 
pilli Acamapichtii portait avec ses 
armes un tambour précieux. Hué- 
huetzin, prince de Huexotzinco, 
avait aussi avec ses armes un 
tambour fort riche lorsqu'il fut fait 
prisonnier. 

En cette díte année 5 silex, 
1484, serendit dans la demeure 
royale des grands souverains Fer- 
dinand et Isabelle, rois de Cas- 
tille, le nommé Christophe Colomb 
qui n'était pas Espagnol et n'ha- 
bitait pas en Espagne; sa patrie, 
d*oii il était venu en traversant la 
mer, était dans TÉtat de Genes; 
c'est dans la localité appelée Nervi 
qu'était véritablement la patrie de 
Christophe Colomb, grand géo- 
graphe et tres habile marin, auss¡ 
était-il appelé cosmographe; il 
guidait parfaitement bien les ma- 
rins, les navigateurs. En cette 
dite année, il commen^a á implo- 



1. Voyez Tannée 1499 pour la généalogie de ees deux princes. 

2. Ce n'est qu'en 1486 que Christophe Colomb se rendit auprés des sou- 
verains espagnols qui étaient alors á Cordoue, occupés de la guerre contra 
les Maures. L'année 1 484 marque la sortie de Colomb du Portugal oíi il ve- 
nait d'échouer auprés du roi Jean. 

5. On abeaucoup discute sur la patrie du célebre navigateur, et pendant 
longtemps on a cru qu'il était né dans un village des environs de Genes, tels 
que Boggiasco, Cogoleto, Finale, etc. Mais de savantes recherchcs ont ré- 
cemment permis d étabiir défmitivement que Ch. Colomb naquit á Calví 
(Corsé). Le 30 mai 1886, une plaque commémorative a été placee sur la 
maison oíi il re^ut le ¡our. Elle porte ees mots : c lei est né, en 1441, 
Christophe Colomb, immortalisé par la déeouverte du Nouveau-Monde, alors 
que Caivi était sous la domination génoise. Mort á Valladolid, le 20 mai 
1 506 1. La municipalité de CaIvi se propose d'élever dans la vílle un monu- 
ment digne du grand navigateur. 



^5^ 



ANNALES DE GHIMALPAHIN 



matini ylhuicaamatiní, ynic ytech 
mihtohuaya raotenehuaya cosmo- 
grapho; huel mochintin quin- 
machtiaya yn atlaca, yn atlan 
nemini, yn marineros. Ipan inyn 
omoteneuh xihuitl, yn quipehual- 
ti yye quimitlanilia ynhuelitzin 
yhuan yn intepalehuilitzin yn 
tlahtoque Don Fernando yhuan 
ynamictzin, Doña Isabel, ynic 
huallaz nican ypan Nueva Es- 
paña, ynic quinextiquiuh yancuic 
tlalli yn intechtzinco pohuiz tlah- 
toque España ' ; oc chiuhcnauh- 
xihuitl ynic onen quitlantimanca 
España, camo niman ye iuh ca 
omacoc yhuelitiliztli , ynic niman 
ye chiuhcnauhxiuhtica, yn oncan 
ohualla ; ye achto oncan omotlal- 
lico yn ayhtic yn omotenehua Es- 
pa[ño]la, yhuan ylocayocan Sanc- 
tiago Cuba, [yjhuan oc cecni yn 
oncan ytocayocan Sancto Domin- 
go; moch ayhtic, ylhuicaalteohuatl 
yhtic. 



rer l'appui, la protection des sou- 1484 
verains Ferdinand et Isabelle, son 
épouse, pour pouvoir se rendre 
ici dans la Nouvelle-Espagne et 
venir découvrir de nouvelles terres 
qui appartiendraient aux souve- 
rains d'Espagne ; pendant neuf 
ans il resta en Espagne sollicitant 
inutilement, mais aprés ees neuf 
années ¡I obtint protection et partit 
immédiatement ; il s'établit d'a- 
bord dans Tile appelée Hispanio- 
la, puis dans le lieu nommé San- 
tiago-de-Cuba et dans une autre 
localité appelée Saint- Domingue; 
tous ees points sont sitúes au mi- 
lieu de la mer. 



VI calli xihuitl, 1485 años. 
Ypan in momiquillico yn ¡toca 
Cuauhpopocaizin, tlahtohuani Co- 
huatlychan ^ ; auh ca niman, ypan 
inyn xihuitl , oncan hual moilah- 
tocatlalli yn itoca Xaquintzin, 
tlahtohuani mochiuh yn Cohuatl- 
ychan. Nican motlahtocatlallique 
Amaquemecan Chalco tlahtoque 
yhuan Tlalmanalco tlahtoque. 



Année 6 maison, 1485. Alors 1485 
mourut le nommé Quauhpopoca- 
izin, souverain de Cohuatlychan ; 
immédiatement aprés, en cette 
méme année, fut installé le nommé 
Xaquintzin, comme souverain de 
Cohuatlychan. Ici furent installés 
des seigneurs d'Amaquémécan- 
Chalco ainsi que des seigneurs de 
Tlalmanalco. 



1 . L'auteur avait écril ici : t ynic niman ye achtopa oncan ohualla ayhtic ■ ; 
ees mots ont été biffés et portes, avec variantes, quelques lignes plus loin. 

2. Chimalpahin n'a pas indiqué le commencement du régne de ce prínce. 



SEPTIÉME RELATION 



«5} 



VII tochtli xihuitl, 1486 años. 
Oncan ypan ¡n ye cenpohuallo- 
mome xihuitl ■ quichichuaco > yn 
cactimanca, yn ayaque tlahtoque 
catea; can ocuauhtiahtolloc yn 
Amaquemecan yhuan ynoquexcan 
Chalco: yn Tlalmanalco, yn Te- 
nanco TepopoUa, yn Xochimilco 
Chimalhuacan. Cenpohualxihuitl 
ypan orne xiuitl ynic otiamico yn 
piilahtoque yn tachcohcolhuan, yn 
oyuh poliuh Chalcayotl ahno^o 
;an nalquiz, auh yehica ypampa 
ca acan ceuh yyaoyotl. Yn inpan 
Chalca ayac tlahtocat ; ca ^an auh 
;omach ^an yehuantin yn omo- 
teneuhque tlacpac in eyntin ' tla- 
^opipiltin yn quipiaya altepetl 
Amaquemecan, yn ixquieheauh yn 
ayaque tlahtoque catea ye omihto : 
ynic ce ytoca Quetzalpoyomatzin, 
ypiltzin ynin huehue Quetzalma- 
^atzin, Chichimeca teuhctli ; ynic 
orne ytoca [Cuajuhtlaltzin, ypil- 
tzin in Temiztzin, teohuateuhctli ; 
ynic ey ytoca Yaotzitzin, ypiltzin 
inyn huehue Aoquantzin, Chichi- 
meca teuhctli. Auh yn Tlalmanalco 
yn iuhqui tlahtocapouhticatca yn 
quipiaya altepetl : ynic ce itoca 



Annéey lapin, 1486. II y avait 1486 
alors vingt-deux ans que la paix 
avait été faite et qu'il n'y avait 
plus de souverains ; on avait établi 
simplement des gouvemeurs á 
Amaquemecan et dans trois au- 
tres localités de Chalco, á Tlal- 
manalco, á Ténanco-TépopoUa et 
á Xochimilco-Chimalhuacan. II y 
avait vingt-deux ans qu'avait pris 
fin Tautorité des princes, nos 
grands ancétres, alors qu'était tom- 
bé l'État de Chalco ou qu'il avait 
entiérement disparu, car la guerre 
n'avait épargné aucune localité. 
Nul ne régna sur les Chalcas; on 
dit que seulement les trois sei* 
gneurs designes plus haut furent 
chargés d'administrer Amaqueme- 
can et que durant ce méme temps 
il n'y eut point de rois ainsi qu*il 
a été dit : le premier se nommait 
Quetzalpoyomatzin, fils de Que- 
tzalma^atzin, Tancíen, seigneur 
des Chichiméques ; le second était 
Quauhtlaltzin , fils de Temiztzin, 
teohuaUuhctli; le troisiéme, Yaotzi- 
tzin, fils d'Aocuantzin, Tancien, 
seigneur des Chichiméques. A 
Tlalmanalco, il y avait eu de méme 



1. Voyez année 1465. 

2. Le manuscrit porte ici cinq lignes biffées, qui oot été immédiatement 
reproduites avec quelques variantes : • yn ocuauhtbhtollo: yn Amaqaemccan 
yhuan oquexcan Cheleo : Tlalmanalco, Tenanco TepopoUa, yhuan Xochimilco 
Chimalhuacan, yn oyuh poliuh Chalcayotl, ahnogo gan nalquiz, in acan ceuh 
yaoyotl Chalco >. On avait établi des gouvemeurs á Amaquemecan et daos 
trois aulres localités de Chalco : Tlalmanalco, Ténanco-Tépopolla et Xochi- 
milco-Chimalhuacan, lorsque tomba ou disparut TÉtat de Chalco, la guerre 
n'y ayant épargné aucun lieu. 

3. Le manuscrit porte : c in ncyntin 1. — Voyez année 1469, p. 130. 



«54 



ANHALES DE CHIMALPAHIN 



XaItemoctz¡n,tlacuilloteuhctli;yn- 
ic orne ytoca Yaolentzin ; ynic ey 
ytoca Yacacoitzin; ynic nahui 
ytoca Macuiizochitzin ; ynic ma- 
cuilli ytoca Huillotzin ; ynic chi- 
cuacen ytoca Ycualtzintli, yehuan- 
tin inyn quipixticatca Chalcayotl 
yn ¡xquich ica cenpohuallomome 
xihuitl». Auh yn Ticocicatzin, 
tlahtohuani Tenuchtitlan, oc ye- 
huatl quilnamic yn itlahtocayotl 
yn izquican Chalco; oc yehuatl 
quinterno yn tlahtocatepilhuan yn 
izquican Chalco, quintenotzalla 
yn tla^opipiitin, ynic oc yehuatl 
quintlahtocatlalliiehuac yn ornen- 
tin Amaquemecan tlahtoque : ynic 
ce ytoca Toyaotzin Nonohualcatl, 
Chichimeca teuhctii, tlahtohuani 
mochiuh Ytztlaco^auhcan; ynin 
ypiltin yn Huelzitzin, tlahtoca- 
pilli Ytztlacocauhcan ; ynin 
omentin quintlahtocatlalli yehuatl 
ynitoca Cacamatzin, teohuateuhc- 
tli mochiuh Tlayllotlacan ; ynin 
ypiltzin Popocatzin, atlauhtecatl 
teuhctli, Tzacualtiilan Tenanco 
Atlauhtian tlahtohuani catea ; ^an 
oc yehuantin inyn omentin qui- 
montlahtocatlalli Amaquemecan 
yn Ticocicatzin, yhuan ynic tlah- 
tocat oc excan Tzacualtitlan Te- 
nanco, Tecuanipan, Panohuayan ; 
oc po[lihuia] tlahtoque ynic tlah- 
ocatque, yhuan yehuantin yn- 
tencopa yn tlacpac omoteneuhque 
yn huehuetque yn [e]yxtin qui- 
piaya altepetl; ynic yehuantin 



des seigneurs pour administrer le '4^6 
pays : le premier s'appelait Xalté- 
moctzin, tlacuilloteuhctli ; le se- 
cond, Yaotentzin; le troisiéme, 
Yacacoitzin ; le quatriéme, Macuil- 
xochitzin; le cinquiéme, Huillo- 
tzin; le sixiéme, Iquaitzintli, les- 
quels avaient administré TÉtat de 
Chalco pendant ees vingt-deux 
années. Mais Ticocicatzin, souve- 
rain de Ténochtitlan, se souvint 
de la royauté qui était établie 
dans tout le pays de Chalco, re- 
chercha les princes du pays, ap- 
pela les seigneurs legitimes et alia 
installer deux souverains á Ama- 
quemecan : le premier nommé 
Toyaotzin Nonohualcatl, seigneur 
des Chichiméques, qui fut fait roi 
d'Itztlaco^auhcan ; il était fils de 
Huetzitzin, prince d'Itztlacojauh- 
can; le second qui fut installé 
était Cacamatzin, qui fut fait 
teohuateuhctU á Tlayllotlacan; il 
était fils de Popocatzin, seigneur 
atlauhtecatl f qui avait été roi 
de Tzacualtitlan-Ténanco-Atlauh- 
tlan; il n'y eut que ees deux 
princes qui furent installés á Ama- 
quemecan par Ticocicatzin, de 
sorte qu'il régna encoré sur trois 
pointsTzacualtitlan-Ténanco, Te- 
cuanipan et Panohuayan; il n'y 
eut plus de princes pour gouver- 
ner et, suivant la volonté des an- 
ciens nommés plus haut, trois sei- 
gneurs administrérent le pays; 
les princes designes exercérent le 



1. De 1465 á 1486. 



SEPTIÉME RELATION 



155 



tlahtocatque yn omotocateneuhque 
tlahtoque ypampa ca can inroach- 
huan. Auh yTlalmanalco Tlacoch- 
calco Opochhuacan quintlahtoca- 
tlalli: ynic ce y toca Yaotentzin, 
teohuateuhcili, tlahtohuani » mo- 
chiuh yn Opochhuacan; ynic orne 
ytoca Ytzcahuatzin, tlatquic, 
tlahtohuani mochiuh Ytzcahua- 
can. Yhuan nahuintin ynteuhctlah- 
tocahuan quinhuallalli : ynic ce 
ytoca Tlacateuhctli , ynic orne 
ytoca Teuhcxolotl, ynic ey ytoca 
Tetzauhcuacuilli, ynic nahui ytoca 
Xochpoyo, yehuantin inynTlalma- 
nalco quipixque altepetl. Auh yn 
Tenanco Tepopolla quihuallahto- 
catlalli Tigocicatzn ytoca Cuauh- 
ehcahuaztzin, tlayllotlac teuhctli, 
tlahtohuani mochiuh. Auh yn Te- 
petlixpan Chimalhuacan quihual- 
lahtocatlalli Ti^ocicatzih ytoca 
Quetzaltototzin. Auh yn Acxotlan 
Cihuateopan quihuallahtocatlalli 
Ticocicatzin ytoca Huitznecahual, 
tecuachcauhtli, tlahtohuani mo- 
chiuh; ynin ipiltzin yn itoca 
Atlauhlzin, tecuachcauhtli, auh 
ye ixhuiuh ynToteociteuhctli cat- 
ea ; auh ca yxiptla mochiuh ynin 
yn Iztaccoyolzin, tecuachcauhtli^; 
ocan oc yehuantin inyn quinhual- 
tlahtocatlalli Ticocicatzin yn iz- 
quican Chalco. Auh yn oyuh 
quintlahtocatlallique ynin Chalco 



pouvoir parce qu*ils étaient leurs 14S6 
descendants. A Tlalmanalco-Tla- 
cochcalco - Opochhuacan , Ticoci- 
catzin installa deux princes : le 
premier se nommait Yaotentzin,- 
teohuateuchtli, qui devint souve- 
rain d 'Opochhuacan; le second 
était Itzcahuatzin , tlatquic , qui 
fut roi diucahuacan. De plus 
il installa quatre principaux gou« 
verneurs nommés : le premier Tla- 
cateuhctli, le second Teuhcxolotl, 
le troisiéme Tétzauhcuacuilli et le 
quatriéme Xochpoyo, lesquels ad- 
ministrérent TÉtat de Tlalma- 
nalco. A Ténanco-Tépopolla, Ti- 
cocicatzin alia installer le nommé 
Quauhehcahuaztzin , juge asses- 
seur, comme souverain. A Tépe- 
tlixpan- Chimalhuacan , Tigocica- 
tzin alia installer le nommé (Que- 
tzaltototzin. A Acxotlan-Cihua- 
téopan, Ticocicatzin alia installer 
le nommé Huitznecahual, princi- 
pal chef, comme roi ; il était fils du 
nommé Atlauhtzin, principal chef, 
et petit-fils de Totéociteuhctli ; il 
remplaza Iztaccoyotzin, chef prin- 
cipal. Tels sont les princes que Ti- 
cocicatzin alia installer dansles di- 
verses parties de Chalco. Des que 
les seigneurs de Chalco eurent été 
installés, ils passérent quatre jours 
á México, sans user de leur digni- 
té ; au bout de ce temps ils par- 



1 . Le manuscrit porte : t tlahtoani 1 , qui est également adrois ; seulement 
nous avons préféré la forme ordinairement adoptée par l'auteur. 

2. Cas cinq lignes i partir des mots : c jnin ypiltzin > sont écrites en 
marge du feuillet 36 (recto). 



156 ANNALES DE 

tlahioque, oc nahuilhuitique yn 
México yn moteuhc^auhque ; ye 
niman huallehuaque, oc quihual- 
cauhtiaque yn tlahtohuani Ticoci- 
catzin; auh ^an imicampa yn 
Chalco ilahioque, yn onmomiquilli 
Tiíocicatzin, yn tlahtocat Tenuch- 
titlan chicuacenxihuitP. Auh ye 
acalco huitze yn Chalco tlahto- 
que yn conmatque omomiquilli 
yn tlahtohuani Ti^ocicatzin. Auh 
atle quimachiyotia yn huehuetque 
cuix niman ye mocuepque yn 
Chalco tlahtoque, cuix quitocato 
yn Ti^ocicatzin ; cuix no 50 amo' 
huel momati ; yece ca huey tlah- 
tohuani catea yn Ti^ocicatzin, 
amo ;o 9a quitocato yn Chalcai. 
Auh yn oyuh momiquilli yn 
tlahtohuani Ti^ocicatzin, auh ;a 
niman, ipan inyn omoteneuh VII 
tochtii xihuitl, oncan hual motlah- 
tocatlalli yn iteyccauh nepantla 
ehua, yn itoe[a Ajhuitzotzin, tlah- 
tohuani mochiuh Tenuchtitlan ; 
[yn] ^a no ypiltzin yn Te^ogomoc- 
tzin, tlah[toea]pilli Tenuchtitlan. 
Auh nican motocatenehu[a ce]- 
quintin4 quineauhtia ypiihuantzi- 
tzin tlahtohuani Ticoeieatzin : 
ynic ce ytoca Yaotzin ; ynie ome 
ytoca Amaquemetzin ; ynic ey 



CHIMALPAHIN 

tirent et quitlérent le monarque «486 
Tigocicatzin ; aprés le départ des 
chefs de Chalco. mourut Ticoeiea- 
tzin, qui avait gouverné Ténochti- 
tlan durant six ans. Les chefs de 
Chalco vinrent dans une embarca- 
tion quand ils apprirent la mort 
dusouverain Ticoeieatzin. Lesan- 
ciens n'ont pas indiqué si les chefs 
de Chalco retournérent immédiate- 
ment, ou s'iis enterrérent Ticoei- 
eatzin ; cen'est pas bien su ; mais 
Ticoeieatzin était un grand mo- 
narque; les Chalcas ne Tenter- 
rérent pas. 



Aprés que le roi Ticoeieatzin 
fut mort, immédiatement, en cette 
dite année 7 lapin, fut installé 
son jeune frére, qui était le cadet, 
nommé Ahuitzotzin, comme souve- 
rain de Ténoehtitlan ; il était aussi 
filsdeTécocomotzin, prineedeTé- 
nochtitlan. lei sont mentionnés les 
noms de quelques-uns des enfants 
que laissa le monarque Ticoeieat- 
zin : le premier était appelé Yaot- 
zin, ledeuxiéme,Amaquémetzin; le 
troisiéme, Imaetlacuieizin; lequa* 
triéme, Mauheaxoehitzin ; le cin- 



1. De 1481 á 1486. Sahagun dit que ce prince régna quatre ans. (Voyez 
Histoirc des Chosts de la Noavelle-Espagne, p. 498.) 

2. Cette négation amo a élé répétée par erreur sur le manuscrit. 

3. Chimalpahín a mis, entre parenthéses, la fin de ce paragraphe á partir 
de : c Auh atle >. Nous n'en comprenons pas la raison. 

4. On pourrait lire aussi izquinún c tous • ; mais le mot cequinún « quel- 
ques-uns ■ nous a paru préférable, car, sur douze enfants laissés par Tiío- 
cicatzin^ cinq seulement sont ici nommés par Chimalpahin. 



SEPTIÉME RELATION 



'57 



y toca Ymactlacuietzin ; ynic nahui 
ytoca Mauhcaxochitzin ; ynic ma- 
cuilli ytoca Tezcatlpopocatzin; 
yehuaniin inyn tlahtocapipiltin 
yhuel momati yntoca ; auh yn oc 
chicomentin tlahtocapipiltin amo 
momati yn intoca. 

Auh yyehuantin omoteneuhque 
omentin tlahtoque yn Toyaotzin 
NonohuaIcatzin,Chichimeca teuhc- 
tli, yn inehuan ymon Cacamatzin, 
teohuateuhcili, yn ihcuac omo- 
tlallico ceceyacan ynin tlahtoca- 
tian yn Amaquemecan Chalco; ye 
niman ye mononolza yn aquique 
tlahtocatizque yn oc excan ye 
Tzacualtitlan Tenanco, yn Atlauh- 
tlan yTecuanipan, yn Panohua- 
yan ; auh yye omononotzque yn 
omoteneuhque omentin tlahtoque 
yhuan yn mochintin Amaqueme- 
que, yn oquinpepenque yn aqui- 
que yn tla^opipiltin yn tlahtoca- 
tizque yn oncan ypan omoteneuh 
yzqui tlayacatl, yn can iyocan 
ypan altepetl Amaquemecan Chal- 
co. Auh ye niman oc onxiuhpan 
yn quintitlanque yn México yn ix- 
pan tlahtohuani Ahuítzotzin, ynic 
quimittaz yhuan quinmacaz tlah- 
tocayotl, yn iuh niman ye onmot- 
taz, ye onneciz yn intoca. 



quiéme, Tezcatlpopocatzin; les 1486 
noms de ees princes sont parfeíte- 
ment connus ; mais on ignore ceux 
des sept autres princes. 



Les deux souverains déjá nom- 
més, Toyaotzin Nonohualcatzin, 
seigneur des Chichiméques, etson 
gendre Cacamatzin, teohuateuhc- 
tli, vinrent alors s'établir chacun 
dans un État d'Amaquémécan- 
Chalco; ils se concertérent aussi- 
tót au sujet de ceux qui devaient 
régner sur les trois points de Tza- 
euaItitlan-Ténanco,Atlauhtlan-Té- 
cuanipan et Panohuayan. Ces deux 
princes se concertérent ainsi que 
tous les Amaquéméques et choisi- 
rent les seigneurs qui devaient 
gouverner le pays dit le plus im- 
portant et formant á lui seul TÉtat 
d'Amaquémécan-Chaleo. Pendant 
deux ans ils les envoyérent á Mé- 
xico auprés du roi Ahuítzotzin, 
afín qu*il les vltet leur accordát la 
royauté, comme bientót on le 
verra , et on indiquera leurs 
noms. 



VIII acatl xihuitl, 1487 años. 
Yn ipan in huel yn yomah mito 
yn tlahtohuani Ahuitzotzin yyao- 
tito, ynmicallitoyn ompa Tziuh- 
eohuac; ypan cemiihuitonalli ce 
miquiztli poliuh altepetl. Auh yn 
itlahuiz mochiuhtia Ahuitzotzin 



Année 8 roseau, 1487. Alors 1^87 
on dit que le roi Ahuitzotzin lui- 
méme alia attaquer et combatiré 
Tziuhcohuac; la ville succomba le 
jour un miquiztli, Ahuitzotzin 
avait des armes garnies de plumes 
de xiuhtototl, qu'il avait données; 



158 

xiuhtotoyehuatl yn quimaquitia ; 
auh ^a no yopihuehuetl yn qui- 
mamatia, yn ítlahuiz quetzalli yn 
ipan mantia yuhquin xexeliuhtia, 
yn huel xopalehuac. 

Auh ytlemamalque yn tlecua- 
huitlquitlazqueMexica, [yn] y pan 
cemilhuitlapohualli nahui acatl<. 

Auh 5a no ypan inyn omo- 
mamal, yn omochalli yn teocalli^ 
yn ical [cjatca tlacatecolotl yxip- 
tlaHuitzilopochiii.Huelhueylhuitl 
yn quichiuhque yn Mexica Te- 
nuchca, auh yn oncan omicque 
mamal[ti]n yn inca momamal 
teocalli; quinnechicoque Tziuh- 
cohuaca yhuan Ma^ateca yhuan 
Tlahpaneca5, ynohuian yn alte- 
petl ipan yn' otzetzeliuhtoca ; yn 
oquinpiaya yn nican México , 
cequintin Tlalhuactlipan , cequi 
Chinampa 4, cequi Acolhuacan, 
cequi Mailatzinco yn oquinpiaya 
yn mamaltin, yye raochi quin- 
nechicoque, yn quincentlaliique ; 
yn quincenpouhque onxiquipilli 
Tzapoteca, exiquipilli ynTlahpa- 
neca , onxiquipilli yn Huexotzin- 



ANNALES DB CHIMALPAHIH 



il portait aussi un tambour et sur 1 487 
ses armes s'élevaient des plumes 
magnifiques qui se partageaient et 
étaient d'un beau vert. 

Les Mexicains allumérent du 
feu avec le tUquauiil, le jour 
quatre rosean. 

Alors aussi fut ouvert, fut inau- 
guré le temple , la maison de Ti- 
dolé représentant Huitzilopochtli. 
Les Mexicains -Ténochcas firent 
une grande féte et immolérent des 
capiifs á Toccasion de Tinaugura- 
tion de ce temple ; ¡Is rassemblé- 
rent des Tziuhcohuacas, des Ma- 
catéques et des Tlapanéques, qui 
étaient répandus sur tous kspoints 
de la ville. Les prisonniers que 
Ton gardait á México, á Tlalhuac- 
tlipan, á Chinampa, á Acolhuacan 
et á Matlatzinco, furent tous réu- 
nis, mis ensemble et comptés ; il 
y avait en tout seize mille Zapo- 
téques, vingt-quatre mille Tlapa- 
néques, seize mille Huexotzincas 
et vingt-quatre mille six cents 
Tziuhcohuacas ; ils furent tués et 



1. Ce paragraphe est inscrít en marge du feuillet 36 (verso), senlement 
avec un renvoi aprés les mots du premier alinea : c poUuh altepetl 1, lequel 
renvoi ne nous parait pas exact; aussi avons-nous transposé le paragraphe. 

2. II s'agit sans doute de Tédiñce designé par Sahagun sous le nom de Tia- 
catecco. (Voyez Histoire des Choses de la NoavelU-Espagne, p. 266 et 796.) 

3. Ces prisonniers étaient des habitants de Tziuhcohuac, Magatlan et 
Tlahpan, 

4. Chinampa, localité voisine de México, était la résidence principale des 
tribus chinampanéques répandues dans les bourgs de Xochimilco, Cuitlahüac, 
Miz^uic, Itztapallapan, Mexicatzinco, etc. (Voyez Sahagun, Histoire des 
Choses de la Noavelle^Espagne^ p. 828.) 



SEPTIÉME RELATION 



159 



ca, auh exiquipilli Tziuhcohuaca 
ipan centzontli ipan mailacpo- 
hualü; yn mictilloque yn inca 
quitiahuenchihuiliquetlacatecolotl 
yxiptla Huitzilopochtli » ; ca yx- 
quichtin inyn izetzeliuhtoca yn 
pieloya ynohuian altepeti ipan, 
yntech yahualloticate, 

Chicuacenxiuhiica tlamico teo- 
call¡2, oc cequintin quimachiyoiia 
chicueyxiuhtica tlamico?. 



donnés en oflfrande á Tidole repré- 1487 
sentant Huitzilopochtli ; tous ceux 
qui avaient été rassemblés étaient 
gardés dans la ville oü ils étaient 
répandus et Ton se tenait tout au- 
tour d'eux. 



Le temple avait été achevé 
au bout de six ans ; quelqaes-uns 
ont indiqué que ce fut au bout de 
buit ans. 



IXtecpatl xihuitl, 1488 años. 
Ypan in yyahque yn quinhuicaqne 
México nahuintin pipiltin, yn cha- 
neque nican Amaquemecan Chalco, 
yn Tzacuaititlan Tenanco pipiltin 
yn quinhuicaque México eyntin : 
ynic ce ytoca Xiuhtzin, tlatquica- 
tzin, ynin yehuatl achto quihui- 
caque yn México ynehuan yn 
itoca Tetlatzin, Atlauhtlan chañe ; 
ynic nahui 4 yehuatl quihuicaque 
in México yn itoca Cuauhcece- 
cuintzin, pilli Panohuayan. Yn 
quimixpantito, quimittaz yn tlah- 
tohuani Ahuitzotzin ynic yehuan- 
tin quinmacaz tlahtocayotl yn 
oncan tlahtocatizque; oc excan 
polihuia tlahtoque Tzacuaititlan 



Année 9 silex, 1488. Alors on 1488 
accompagna á México quatre sei- 
gneurs, habitants d'Amaquémé- 
can-Chalco , et trois seigneurs de 
Tzacualtitlan-Ténanco : le pre- 
mier se nommait Xiuhtzin, tlat^ 
quicatziny qui fut le premier con- 
duit á México avec Tetlatzin, ha- 
bitant d'Atlauhtlan ; le quatriéme 
qui fut accompagné á México 
s'appelait Quauhcécécuintzin, sei- 
gneur de Panohuayan. Le roi 
Ahuitzotzin leur avait exprimé le 
désir de les voir afm de leur don- 
ner des États á gouvemer ; en trois 
endroits les chefs n'existaient plus, 
á Tzacualtitlan-Ténanco, á Atlauh- 
tlan et á Panohuayan. Des que le 



1 . Ce sacrifice comprit done 80,600 victimes. On ne Irouve certainement 
pas dans toute l'antiquité palenne un holocausto aussi considerable. 

2. Voyez année 1482. 

3. Cet alinea figure au haut du feuiilet 37 (recto) ct porte en abrégé : 
€ 8 xiuhtica ». 

4. Chimalpahin avait d'abord écrit: c ynic ey », le troisiéme, qui est plus 
exact, puisqu'il n'y a que trois personnes désignées ici. Ce passage présente 
un ccrtain désordre et manque absolumcnt de ciarte. 



160 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Tenanco,yhuanAtlauhllan, yhuan 
Panohuayan. Auh yn oyuh quimit- 
tac yn tlahtohuani Ahuitzotzin, 
in Panohuayan oncan quihuallah- 
tocatlalli yn Cuauhcececuintzin, 
tlamaocatl teuhctli, tlahtohuani 
mochiuh Panohuayan. Auh yn 
Tzacualtitlan Tenanco tlahtocayotl 
yehuatl quimacazquia yn omote- 
neuh Xiuhlzin, tlatquicauin, ye- 
hica ypampa ynin quicauhteuac 
ca yila^opiltzin yn panhuetzymo- 
huicac Huexotzinco, ¡n icuac po- 
liuh Chalcayotl ; yn Cuauhtlehua- 
nitzin, tlayllotlac teuhctli, tlahto- 
huani catea Tzacualtitlan Tenan- 
co. Auh can quicauhque yuhquin 
ma ca in quitelchiuhque ynic ye- 
huatl ypan roantia, ypan poliuh 
Chalcayotl ye ittatzin catea yn 
omoteneuh yn itoca Cuauhtlehua- 
nitzin, tlayllotlac teuhctli ; yn iuh 
mihtohua ye moteuhccauhtoca yn 
ompa México yn omoteneuh Xiuh- 
tzin, tlatq[ui]catz¡n, ynic yehuatl 
tlahtocatizquia Tzacualtiil[an] Te- 
nanco. Auh nocuele ompa ipan 
conaxitique in México yn Ama- 
q[uemeque] yn itoca huehue Yo- 
tzintli, ypiltzin inin tlacpac omo- 
teneuh yn Cacamatzin, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani Tlayllotlacan. 
Yninhuel ipan tlahtoque ynehuan 
yn Toyaotzin, Chichimeca teuhc- 
tli, ynic yehuatl macoc tlahtoca- 
yotl huehue Yotzintli, tlayllotlac 
teuhctli, tlahtohuani mochiuh yn 
Tzacualtitlan Tenanco ; yece ynin 
can tlanepantla quihuallalli yn 
tlahtohuani Ahuitzotzin, yehuatl 



roi Ahuitzotzin les eut vus, il alia 1488 
á Panohuayan installer Quauhcé- 
cécuintzin, seigneur tlamaocatl, 
qui fut fait roi de Panohuayan. 
Quant á la royauté de Tzacualti- 
tlan-Ténanco, il aurait dá la don- 
ner audit Xiuhtzin, tlatquicatzin, 
parce que Quauhtiéhuanitzin Ta- 
vait laissée á son fils quand il 
s'éleva en se rendant á Huexo- 
tzinco et que tomba TÉtat de 
Chalco; Quauhtiéhuanitzin, juge 
assesseur, était alors souverain de 
Tzacualtitlan -Tenanco. Mais on 
mit de cóté, on méprisa Xiuhtzin 
parce que celui sous qui tomba et 
fiít détruit TÉtat de Chílco, était 
son pére, ledit Quauhtiéhuanitzin, 
juge assesseur; ainsi on dit que 
le nommé Xiuhtzin, tlatquicatzin , 
parut laisser son titre de noblesse 
á México parce qu'il aurait dü ré- 
gneráTzacualtitlan-Ténanco. Mais 
les Amaquéméques firent venir de 
México le nommé Yotzintli, ran- 
cien, filsdudit Cacamatzin, íeoAu^- 
teuhctliy souverain de Tlayllotla- 
can. Ce fut bien sous ce prince et 
sous Toyaotzin, seigneur des Chi- 
chiméques, que la royauté fut don- 
née á Yotzintli, Tancien, juge 
assesseur, qui fut fait roi de Tza- 
cualtitlan-Ténanco ; mais Ahuit- 
zotzin n'alla établir dans ees loca- 
lités qu'un roi en faisant un seul 
État deTzacualiitlan-Ténanco ; il y 
en avait eu deux, car un roi était á 
Atlauhtlan; Ahuitzotzin le sup- 
prima et installa comme gouver- 
neur le nommé Tetlatzin, qui fiít 



SEPTIÉME RELATION 



161 



quihualcetilH yn tlahtocayotl Tza- 
cualiitlan Tenanco; ca omentin 
catea, ce Atlauhtian catea tlahto- 
huani ; quihualpollo yn Ahuitzo- 
tzin^ ca teuhctlahto yn quihuallalli 
ytocaTetlatzin, atlauhtecatl teuhc- 
tli mochiuh, aoctle copilli quitlalli. 
Auh ynic orne ytloc huehue Yo- 
tzintli quihuallalli yehuatl yn orno- 
teneuh Xiuhtzin , tlatquicatzin , 
tlayllotlac teuhctli mochiuh; ye 
omihto ynic ca ce quitlalli Ahui- 
tzotzin yn tlahiohuani Tzacualti- 
tlan Tenanco, yehica ypampa ca 
canicceyn altepetl yn Atlauhtian 
^an ce tecpancalli quipiaya, yn 
achtopa yn omentin. Ye huecauh 
ohualyetiaque tlahtoque ypan Te- 
nancayotl. Auh ye omihto yehuatl 
quipohpollo yn Ahuitzotzin yn 
Atlauhtian tlahtocayotl, yn oncan 
omotlahtocatillico chicueyntin Chi- 
chimeca tla^otlahtoque, Atlauhte- 
ca tlahtoque, ynic oncan ca ce 
teuhctlahto oncan quihuallalli, 
yhuan Tlayllotlacan ca can tlane- 
pantla • motlallico yn tlahtohuani 
huehue Yotzintli. Auh ynin omo- 
teneuh huehue Yotzintli ytla oc 
motlalliani tlahtohuani Atlauhtian, 
ca ye ompa tlahtocatizquia ; camo 
yehuatl ynemac yninemactic tlah- 
tocayotl Tlayllotlacan ; ye omihto 
huel yehuatl oncan nemaque 
yezquia yn omoteneuh Xiuhtzin, 
tlatquicatzin ; auh ca ^an quichte- 
quillique ynic quicuillique, auh ye 
omihto ynic yehuatl tlahtocatlal- 



fait seigneur atlauhtecatl, et ne 1488 
recut pas le diadéme. Le second 
gouverneur mis auprés de Yotzin- 
tli Pancien, fut le nommé Xiuh- 
tzin, tlatquicatzin, qui devint juge 
assesseur; on a dit qu'Ahuitzo- 
tzin n'avait établi qu'un seul roi 
á Tzacualtitlan- Tenanco, parce 
que dans TÉtat d'Atlauhtlan il 
n'y avait plus qu'un palais, tandis 
que primitivement on en comptait 
deux. Depuis longtemps les sou- 
verains étaient alies résider dans 
TÉtat de Tenanco. On a déjá dit 
qu'Ahuitzotzin supprima la royau- 
té d'Atlauhtlan, oü huit chefs chi- 
chiméques et atlauhtéques étaient 
venus exercer le pouvoir, de sorte 
qu'Ahuitzotzin n'y pla^a qu'un 
gouverneur, et qu'á Tlayllotlacan 
vints'installer le roi Yotzintli ran- 
cien. Si ledit Yotzintli Tancien, 
s'était établi roi á Atlauhtian, il 
aurait pu y régner; mais il n'avait 
nullement le droit de s'attribuer la 
royauté de Tlayllotlacan ; on a vu 
qu'elle devait revenir audit Xiuh- 
tzin, tlatquicatzin; seulement on la 
lui enleva, et ce fut ledit Yotzin- 
tli rancien, quePoninstalla comme 
roi. Cela se passa ainsi, gráce 
á la demande de son pére Ca- 
camatzin, teohuateuchtli , et de 
Toyaotzin, seigneur des Chichi- 
meques, qui devaient leur puis- 
sance au grand monarque Ahui- 
tzozin ; car c'est lui qui le premier 
leur avait donné la royauté. II 



Le manuscrit porte : c tlatlanepantla 



II 



\62 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



liloc omoteneuh huehue Yotzinili ; 
ynic huel mochiuh ca yn tlaytla- 
nilizlica yn iiatzin Cacamaizin, 
teohuateuhctli, yn inehuanToyao- 
tzin, Chichimeca teuhcili, canel 
huelitia yn ¡huicpa huey tlahtohua- 
n¡ Ahuitzotzin ; canel achto oquin- 
macac yn tlahtocayotl. Auh no 
yehica ypampa ynic 9a ce motlalli 
tlahtohuani Tzacualtitian Tenanco, 
ca tlaco xeiiuh yn macehualli yya- 
oc yn ¡hcuac nican tepehuaco yn 
tlahtohuani huehue Moteuhc^oma 
Yihuicaminatzin ; yxquich yn míe, 
auh no yxquich yn quinhuicaque 
omentin tíahtoque Cuauhtlehua- 
nitzin, tlayllotlac teuhctli, yhuan 
Popocatzin, atlauhtecatl teuhctli, 
ynic ompa mohuicaque Huexotzin- 
co; auh ca 5a yuhqui yn altepete- 
pitzin ye mocauh Tzacualtitian 
Tenanco, ynic ^a ce tlahtohuani 
oncan omotlalli yn achtopa oncan 
ocatca omentin tíahtoque yhuan 
no omentin teuhctlahtoque, ce 
tlapiaya Tlacatecpan yn iteuhcto- 
ca tlacateuhctli, ynic ome tlapiaya 
Amilco yn iteuhctoca amilcatl 
teuhctli. Ynin omentin teuhctlah- 
toque quinpolloco yn Ahuitzotzin, 
ynic aocmo motlallique. Auh yn 
ihcuac yn motlahtocatlallique omo- 
teneuhque huehue Yotzintli yhuan 
Cuauhcececuitzin, ye iuh nepa 
cenpohualxihuitl ipan exihuítl yah 
ynic poliuh ChalcayotP, ynic 5a 
ocactimanca yn Tzacualtitian Te- 
nanco, yn aocac otlahtocat yhuan 



n'installa aussi qu'un roí á Tza- 1488 
cualtitlan-Ténanco, parce que le 
peuple' avait été divisé en deux 
parties par la guerre iorsque le 
monarque Moteuhc^oma, Tancien, 
Ilhuicaminatzin vint soumettre le 
pays ; tous moururent ou accom- 
pagnérent les deux chefs, Quauh- 
tiéhuanitzin, juge assesseur, et 
Popocatzin, seigneur atlauhtecatl, 
lorsqu'ils se rendirent á Huexo- 
tzinco ; ainsi Tzacualtitlan-Ténan- 
co fut consideré comme une pe- 
titeville, desorte queTonn'instalIa 
plus qu'un roi lá ou il y avait 
d'abord deux souverains et deux 
gouverneurs, dontTun gérait Tla- 
catecpan avec le titre de tlaca- 
teuhctliy et Tautre adminisirait 
Amilco avec le titre de seigneur 
amilcatl. Ahuitzotzin supprima ees 
deux gouverneurs qui ne furent 
jamáis rétablis. Lorsque furent 
installés lesdits princes Yotzintli 
l'ancien, et Quauhcécécuitzin, il 
y avait vingt-trois ans qu'était 
tombé l'État de Chalco, qu'on avait 
abandonné Tzacualtitlan-Ténanco 
et que personne n'avait régné lá pas 
plus qu'á Panohuayan. II y avait 
alors trois ans que régnait Ahui* 
tzotzin. Lorsque ce monarque eut 
installé les deux souverains de 
Chalco, Yotzintli Fancien, juge 
assesseur, et Quauhcécécuitzin, 
seigneur tlamaocatl, ainsi que les 
deux gouverneurs, Xiuhtzin, tlat- 
qmcatzin, juge assesseur, et Te- 



I . Voyez année 1465. 



SEPTIÉME RELATION 



165 



Panohuayan». Yhuan yn ihcuac 
yn quin oyuh exihuiíl tiahtocaii yn 
Ahuitzotzin. Auh yn oyuh qui- 
huallahtocatlalli Ahuitzotzin yn 
omoteneuhque omentin Chalco 
tlahtoque, huehue Yotzintli, tlayl- 
lotlac teuhctli, yhuan Cuauhcece- 
cuitzin, tlamaocatl teuhctli, yhuan 
yn omoteneuhque omentin teuhc- 
tlahtoque Xiuhtzin, tlatquicatzin, 
tlayllotlac teuhctli , yhuan Tetla- 
tzin, atlauhtecatl teuhctli, ynic 
huallaque Chalco, ca quincahuaco 
ynohuian altepetl ypan tlahtoque 
yn Tlacopan, yn Cuyohuacan, yn 
Cuihuacan, yn Xochimilco, ynic 
cen chinampanecatl * quincahuaco 
yn Chalco tlahtoque ynic quinma- 
huiztillique. 

Auh no yhcuac yn chapolcualoc 
toctli yn nican Chalco. Yuhqui yn 
mixayahu[itl], ahnoco yuhqui yn 
mixtli ynic tetzahuac ynic huia ; 
yn iuh momatque, yuh quihtoque 
yn huehuetque, ycpac hualquizque 
yn Popocatepetl. 

X calli xihuitl, 1489 años. 
Ypan in yhcuac ye no quinpeuh- 
que ye oppa yn Tlapantzinca, 
yhuan Totoltenanco tlaca, yhuan 
Atlchayahuacan tlaca; ynon xi- 
huitl macuilcan yn tepeuhJ yn 
Ahuitzotzin. 



tlatzin, seigneur atlaahtecatl, ils 1488 
partirent pour Chalco et quittérent 
tous les chefs des villes de Tlaco- 
pan, de Cuyohuacan, de Cuihua- 
can et de Xochimilco, de sorte 
que les souverains de Chalco 
abandonnérent tous les Chinam- 
panéques qu'iis honoraient. 



Alors aussi des sauterelles man- 
gérent les tiges de maís á Chalco. 
Elles formaient tantót des nuages 
légers, tantót des nuées épaisses ; 
ainsi que Tont ditlesanciens, elles 
s'élevérent au sommet du Popo- 
catepetl. 

Année 10 maison, 1489. Alors 1489 
les Mexicains vainquirent aussi 
pour la deuxiéme fois les Tlapan- 
tzincas, les gens de Totoltenanco 
et ceux d' Atlchayahuacan; cette 
année-lá, Ahuitzotzin triompha 
en cinq endroits. 



1. Le manuscrit porte par erreur c aocat ■. M. Aubin a écrit au-dessus : 
c aucac » ; de méme que pour Panohuayan, écrit á tort Ponohuayan^ i! a mis 
la syllabe pa. 

2. Voyez la note 4 de la page 158. 

3. Le manuscrit porte: • yn teuh ■• 



164 

Yhuan no yhcuac ypan ¡n mo- 
nexti p diablo yn quitocayotique 
huehuetque Moyohuallitohuatzin. 

XI tochtli xihuitl, 1490 años. 
Ypan ¡n teciuh in México ; moch- 
micque yn mimichtin yhuan yn 
ixquichtin atlan chaneque, yn 
atlan onoque. 

Auh no yhcuac quinpeuhque 
Cuauhtepec tlaca. 

Auh no yhcuac yn ¡pan in omote- 
neuh xihuitl, tlamatoyn Necahual- 
pilli Acamapichtii , tlahtohuani 
Acolhuacan Tetzcuco, no yhuan 
tlamatoyn Totollapaneca, yn Hue- 
xotzinco yn mochintin Huexotzin- 
ca yhuan (Jogolteca ; yn mamaltin 
quintemacac yn tlahtohuani Ahui- 
tzotzin, yn ompa Cuauhnahuac 
ynca momomal yn ical diablo. 

Auh 9a no yhcuac ypan inyn 
moyaomiquillito Atlixco yn Ilhui- 
caminatzin, tlahtohuani Tecpan 
Xochimilco, yn tlahtocat XIIII 
xihuitl ' ; auh ca niman ihcuac, yn 
ipan in omoteneuh xihuitl, oncan 
hual motlahtocatlalli yn Tlicoyo- 
hualtzin, tlahtohuani mochiuh 
Tecpan Xochimilco. 

Auh 5a no yhcuac yn motlaca- 
tilli yn Xochipantzin xocoyotl; 
yn ipiltzin yn Toyaotzin Nono- 
hualcatzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani Ytztiacogauhcan Ama- 
quemecan Chalco. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Alors aussi se montra le diable 1489 
que les anciens appelaient Moyo- 
huallitohuatzin. 

Année 11 lapin, 1490. Alors il 1490 
tomba de la gréle á México ; tous 
lespoissons moururent ainsi que 
les divers habitants des eaux. 

Alors aussi les Mexicains vain- 
quirent les habitants de Quauhté- 
pec. 

En cette dite année, Né^ahual- 
pilli Acamapichtii , souverain 
d'Acolhuacan -Tetzcuco, alia com- 
battre les Totollapanéques , tous 
les Huexotzincas et les ^colté- 
ques ; il donna les prisonniers au 
monarque Ahuitzotzin, et c'est á 
Quauhnahuac qu'ils furent sacri- 
fiés dans la demeure du diable. 

Alors aussi alia mouriren com- 
battarít devant Atlixco Ilhuica- 
minatzin, souverain de Tecpan- 
Xochimilco, qui avait gouvemé 
durant quatorze ans; aussitót 
aprés, en cette méme année, fut 
installé Tlicoyohualtzin , comme 
souverain de Tecpan-Xochimilco. 

Alors aussi naquit Xochipan- 
tzin le demier ; il était fils de To- 
yaotzin Nonohualcatzin, seigneur 
des Chichiméques, souverain d'ltz- 
tlaco^auhcan-Amaquémécan-Chal- 
co. 



I. De 1477 á 1490. En toutes lettres, Chimalpahin aurait écrít: t ma- 
tlactlonnahui xihuitl >. 



SEPTIÉME RELATION 



165 



XII acatl xihuitl, 1491 años. 
Ypan in quinpeuhque Yztactlal- 
locan tlaca yhuan Huexotzinca. 

No ypan in motlahtocatlalii yn 
Tehuehueltzin, tlahtohuani mo- 
chiuh Cuauhnahuac, yhuan quih- 
tohua quin ¡pan in momamal yn 
ompa diablo ycal yn Cuauhna- 
huac. 

XIII tecpatl xihuitl, 1492 años. 
Yhcuac ipan ¡nxyxitin' ynquito- 
cayotia Yxmatlatepell ; cenca miec 
yn qui^aco all, ynic apachiuh al- 
tepetl Amaquemecan Chalco. 

No yhuan cenca miequiniin yn 
nezque yn tecuanime, cenca mie- 
quiniin quincuaque yn pipiltzi- 
tzinti. 

Yhuan 5a no yhcuac motlaca- 
tilli ynic orne ytoca Quetzalmaca- 
tzin ; yn ipilizin Cacamatzin, teo- 
huateuhctli, tlahtohuani Tlayllo- 
tlacan Amaquemecan. 

No yhcuac motlacatilli ynic 
ome ytoca Aocuantzin ; yn ipiltzin 
yn Toyaotzin, Chichimeca teuhc- 
lli, tlahtohuani Yizilacogauhcan 
Amaquemecan; ynin tlahtohuani 
no yhcuac yn ompa yaoc Atlixco 
quicauhca. 

Auh 5a no yhcuac, nican Ama- 
quemecan Huixtoco Tecuanipan, 
quihuallahtocatlaiii yn tlahtohuani 
Ahuitzotzin yn Miccacalcatl Tial- 
tetecuintzin, Chichimeca teuhctli 
mochiuh; quin icel yn iuhqui 



Année 12 roseau, 1491. Alors 149» 
les Mexicains vainquirent les ha- 
bitants d'Iztactlallocan et les Hue- 
xotzincas. 

Alors fut installé Tehuehueltzin 
comme souverain de Quauhna- 
huac, et i'on dit que Pon immola 
dans la demeure du diable á 
Quauhnahuac. 



Année 13 silex, 1492. Alors 1492 
tomba le mont appelé Ixmatlaté- 
petl ; il en sortit une grande 
quantité d'eau qui inonda la ville 
d'Amaquémécan-Chalco. 

Alors aussi parurent en tres 
grand nombre des bétes feroces 
qui dévorérent beaucoup de jeunes 
enfants. 

Alors aussi naquit Quetzalma- 
^atzin, deuxiéme du nom ; ¡1 éiait 
fils de Cacamatzin, teohuateühctli, 
souverain de Tlayllotlacan-Ama- 
quémécan. 

Alors aussi naquit Aocuantzin, 
deuxiéme du ^om ; il était fils de 
Toyaotzin, seigneur des Chichi - 
meques, souverain d'Iiztlacogauh- 
can-Amaquémécan ; ce roi quit- 
tait en ce moment Atlixco oü il 
faisait la guerre. 

Alors aussi, á Amaquemecan 
Huixtoco-Técuanipan, le souverain 
Ahuitzotzin alia installer Micca- 
calcatl Tlaltétécuintzin comme 
seigneur des Chichiméques ; celui- 
ci fut le seul qui re^ut le titre de 



Le manuscrit porte : c in yxxitin > . 



1 66 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yteuhctoca mochihuin ; yn ipiltz- 
in Tlilpotoncatzin , tlahtocapilli 
Tenuchtitlan. Auh ynic nican 
tlahtocatico Tecuanipan ypampa 
ynantzin, yn ¡toca Xiuhtoztzin, ni- 
can cihuapilli Amaquemecan, om- 
pa quihuallanca yn México. Oyuh 
ye chiuhcnauhxihuitl motlacatilli 
yn ihcuac motlahtocatlallico '. 

No yhcuac yn tlalpolloque yn 
Mexica yn Tlallocatepec, yhuan 
Acallan 2 poliuhque. 

I calli xihuitl, 149; años.Ypan 
in momiquillico yYaotentzin, teo- 
huateuhcili, tlahtohuani Tlacoch- 
calco Opochhuacan Tlalmanalco 
Chalco; yn tlahtocat chicuexi- 
huitlJ. 

Auh 9a no ypan inyn xihuitl, 
oncan momiquillico yYaotzitzin, 
tlahtocapilli Tlayllotlacan Ama- 
quemecan Chalco; yn ypiltzin 
huehue Aocuantzin, Chichimeca 
teuhctli, tlahtohuani Ytztlaco^auh- 
can Amaquemecan ; yn monemilii 
tlalticpac epohualli ^pan nauhxi- 
huitl, ynin ce yn ipiltzin quicauh- 
tia y toca Huitzilopopocatzin4. 

No yhcuac ypan in poliuhque 
yn Xaltepeca yhuan Totomihuaque 
yhuan Xicochimalco tlaca. 



chef; ¡1 était fiis de Tlilpotonca- 1492 
tzin, prince de Ténochtitlan. II 
fut installé' á Tecuanipan parce 
que sa mere, nommée Xiuhtoztzin, 
était noble dame d'Amaquémécan, 
et était allée se fixerá México. 11 y 
avait neufansqueTlaltétécuintzin 
était né lorsqu'il fut installé. 

Alors aussi les Mexicains con- 
quirent lepays de Tlallocatepec, et 
les gens d'Acatlan succombérent. 

Année i maison, 1493. Alors 149 3 
mourut Yábtentzin, teohuateuhctli, 
souverain de Tlalcochcalco- Opoch- 
huacan - Tlalmanalco - Chalco ; 11 
avait gouverné durant huit ans. 

En cette année aussi, mourut 
Yaotzitzin , prince de Tlayllotla- 
can-Amaquémécan-Chalco ; il était 
fils d'Aocuantzin Tancien, sei- 
gneurdes Chichiraéques, roi d'Itz- 
tlaco^auhcan - Amaquemecan ; il 
était ágé de soixante-quatre ans 
et laissait un fils nommé Huitzil- 
popocatzin. 

Alors aussi succombérent les 
Xaltépéques, les Toiomihuaques 
et les habitants de Xicochimalco. 



II tochtli xihuitl, 1494 años. Année 2 lapin> 1494. Alors (494 



1. Voyez année 1483, quatriéme paragraphe. 

2. II faut sous-entendre ¡ci le mot tlaca a habitants >. 

3. De 1486 á 1493. 

4. Ce prince Haítzilpopocatzin était né en 1449. Son pére n'avait alors 
que dix-neuf ans. (Voyez cidessus, page 114.) 







SEPTIÉME RELATION 



167 



Ypan in ocuauhtiahto, qz ycel oqui- 
tlamellahual[ti] yn Xochpoyon- 
tzin [yn] Tlacochcalco Opochhua- 
can Chalco Tlalmanalco; a[mo] 
tlahtohuani mochiuh, 9a no teuhc- 
tlahto», atle copilli quipia, yn 
¡uh quicuillohua huehuetque. 

Auh no yhcuac pehualloque 
Mizquitlan tlaca yhuan Quahpil- 
lollan tlaca yhuan Tlapotlan tlaca. 

III acá ti xihuitl, 1495 años. 
Ypan in miequintin oyaomiquito 
ynTetzcuca yn ompa Tliliuhqui- 
tepec. 

No yhcuac ypan in ynic mo- 
yaomiquillito Huexotzinco yn 
Tlacahuepantzin , tlacochcalcatl , 
tlahtocapilli Tenuchtitlan ; yn, 
ypiltzin inyn tlahtohuani Axaya- 
catzin. 



Xochpoyonizin devint gouverneur i494 
et administra seul Tlacochcalco- 
Opochhuacan- Chalco-Tlalmanal- 
co; il ne fut pas roi, il était seu- 
lement gouverneur et ne portal t 
pas la couronne, d'aprés ce qu'ont 
écrit les anciens. 

Alors aussi fürent soumis les 
habitants de Miquiztlan, de Qua- 
pilloUan et de Tlapotlan. 

Année 5 roseau, 1495. Alors i49S 
beaucoup de Tetzcucans périrent 
en combattant contre Tliliuhqui- 
tépec. 

Alors aussi allamourir, en com- 
battant devant Huexotzinco, Tla- 
cahuepantzin, généralissime, prin- 
ce de Ténochtitlan; il était filsdu 
monarque Axayac^tzin. 



IIII tecpatl xihuitl, 1496 años. 
Ypan in cualoc yn tonatiüh, huel- 
lamimoman, yhuan cenca tlayo- 
huatimoman, huel nezque yn cici- 
tlaltin. 

No yhcuac tlallolin, cenca to- 
tocac, mochi tzatzayan yn tlalli. 



Année 4 silex, 1496. Il y eut 1496* 
alors eclipse loiale de soleil, il fit* 
complétement nuit, et les étoiles 
se virent parfaitement. 

Alors aussi la terre trembla, les 
secousses furent tres fortes et le 
sol se crevassa entiéremem. 



V calli xihuitl, 1497 años. 
Ypan in poliuhque yn Xochitlan 
tlaca, yhuan Amaxteca, yhuan 
Tecuantepec. 

Q3L no yhcuac momiquilli yn 
tlahtocacihuapilli Cihuatlacollo- 
tzin, yn ichpoch Atlpopocatzin; 



Année 5 maison, 1497. Alors 1497* 
succombérent les habitants de 
Xochitlan, les Amaxtéques et les 
gens de Técuantépec. 

Alors aussi mourut la princesse 
Cihuatlacollotzin, filie d'Atlpopo- 
catzin ; ladite Cihuatlacollotzin 



I. Le manuscrít porte par erreurj c teühctlah i. 



1 68 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yn omoteneuh Cihuatiacollotzin 
ycihuauh catea Toyaotzin Nono- 
hualcatzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahiohuani Ytztlacogauhcan Ama- 
quemecan Chalco. 

Yhuan ' no yhcuac yn motlaca- 
tilli in Icnoxochitzin xocoyotl, yn 
ipiltzin Huitzilpopocatzin. 

VI tochtii xihuitl, 1498 años. 
Ypan ¡n tlacat yn Tecuanxaya- 
catzin, yn ipilizinyn Cacamaizin, 
teohuateuhctli, tlahiohuani Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan Chalco. 

Auh no yhcuac quimanque te- 
mallacatl yn Tenuchca. 

Auh no yhcuac ypan in 
momiquillico yn Chiyauhcohua- 
tzin, tlahtohuani catea Chiyauh- 
tzinco yn Huexotzinco. 

Auh 9a no ypan inyn xihuitl, 
momiquillico yn Matlaccohuatzin, 
tlahtohuani Ehcatepec, yn tlah- 
tocat cenpohualli ypan orne xi- 
huitl -. Auh ca niman yhcuac on- 
can hual motlahtocatlaíli ynic 
orne yuhqui yn ytoca [Chijmal- 
pilli telpochtIiJ, tlahtohuani 
mochiuh E[hca]tepec; yn ipan 
motlahtocatlaíli ypan cemLiFhui- 
tonalli ce ocelotl. Ynin omote- 
neuh Ma[tIac]cohuatzin omentin 
quinpiaya4 yn ichpochhuan : ce 



était Tépouse de Toyaotzin Nono- 1497* 
hualcatzin, seigneur des Chichimé- 
ques, souverain d'ítzco9auhcan- 
Amaquémécan- Chalco. 

Alors aussi naquit Icnoxochi- 
tzin le demier, fils de Huitzilpo- 
pocatzin. 

Année 6 lapin, 1498. Alors 1498 
naquit Técuanxayacatzin, fils de 
Cacamatzin, teohuateuhctli, souve- 
rain de Tlayllotlacan-Amaquémé- 
can-Chalco. 

Alors aussi les Ténochcas firent 
des sacrifices. 

Alors aussi mourut Chiyauh- 
cohuatzin qui était souverain de 
Chiyauhtzinco-Huexotzinco. 

En cette année aussi, mourut 
Matlaccohuatzin, souverain d*Eca- 
tépec, qui avait gouverné durant 
vingt-deux ans. Immédiateraent 
fut installé Chimalpilii le jeune, 
deuxiéme du nom, comme souve- 
rain d'Ecatépec ; ¡1 fut installé le 
jour un ocelotl. Ledit Matlacco- 
huatzin avait deux filies : la pre- 
miére épousa le prince Moteuhc- 
gomatzin qui était alors tlacateccatl 
et qui devint dans la suite souve- 
rain de Ténochtitlan ; la seconde 



1 . Le manuscrit porte á tort : t -jhuac » . 

2. De 1477 a 149S. Chimalpahin aécritici: • onpohualli ypanomexihui *y 
c'est-á-dire quarante-deux ans. M.ula¿cohuat2in avait succédé, en 1477, á 
Chimalpilii I''^ ou rancien, aprés un interregno de douzeans; i! eut pour suc- 
cesseur Chimalpilii II ou le jeune. 

3. On litsurie manuscrit: t techpochtli », qui estun barbarisme. 

4. Le manuscrit porte par erreur : c quinpíayaya * . 



SEPTIÉME RELATION 



169 



conan, quimocihuahuati yn tlah- 
to[ca]pill¡ tlacateccatl Moteuhc- 
gomatzin, yn 5atepa[n] tlahtohua- 
ni mochiuh yn Tenuchtitlan ; auh 
ynic orne ychpochhuan Matlac- 
cohuaizin conan, q[ui]mocihua' 
huati yn Te^ogomoctli Acolna- 
huaca[tl] ynehuan tlacati yn 
yMoteuhcgomatzin, ca yq[ui]mo- 
mextin in ypilhuan yn tlahtohuani 
Axayac[a]tzin'. 

VII acatl xihuitl, 1499 ^^^s. 
Ypan ¡n yhcu[ac] nican Ama- 
queraecan Chalco hualcaliac yn 
ilahtocapi[lli] Huexotzinco yn 
itoca Toltecatl ; yaotitlan yhual- 
callac; cenca [mijequintin yn 
quinhualhuicac yn pipiltin yhuan 
cih[ua]p¡p¡ltin yhuan ymace- 
hualún yn quinhualh[ui]cac om- 
pa ynchan yn Chiauhtzinco Hue- 
xotzinco. [Y]n oraoieneuh Tol- 
tecatl ypiltzin yn Chiauhcohua- 
tzin, tlahtohuani Chiauhtzinco. 
Auh nican Amaquemecan ychan 
yn inantzin ytoca Tomiyauhtzin, 
ychpotzin yn huehue Aoquan- 
tzin», Chichimeca teuhctli, tl[ah]- 
tohuani Ytztlacocauhcan Ama- 
quemecan. Auh yeintin tlaca- 
tito : ynic ce yehuatl quitocama- 
ma yn icoltzin ytoca Aocuantzin 
teyacapan; ynic ome ytoca To[l]- 
tecatl ynin tlacoyehua ; ynic ey 
ytoca Huehuetzin ynin qa xoco- 



fille de Matlaccohuatzin épousa 149^ 
Té^o^omoctli Acolnahuacatl qui 
était de méme naissance que Mo- 
teuhc^omatzin , car tous deux 
étaient fils du monarque Axayaca- 
tzin. 



Année 7 roseau, 1499. ^'^rs 
vintdans Amaquémécan-Chalco le 
princede Huexotzinco nommé Tol- 
tecatl ; il y entra comme messager 
de guerre ; il avait avec lui beau- 
coup de seigneurs, de nobles dames 
et de simples sujets qui résidaient 
á Chiyauhtzinco-Huexotzinco.Le- 
ditToltécatlétaitfilsdeChiyauhco- 
huatzin, souverain de Chiyauhtzin- 
co. Sa mere, qui habitait Amaque- 
mecan, se nommait Tomiyauhtzin, 
et était filie de Aocuantzin Tan- . 
cien, seigneur des Chichiméques, 
roi d'Itztlacogauhcan - Amaque- 
mecan. Trois enfants en étaient 
issus : le premier porta le nom de 
son aieul Aocuantzin Tainé, le 
second fut appelé Toltecatl le ca- 
det, et le troisiéme Huehuetzin 
le dernier. Aprés étre arrivé chez 
lui, Toltecatl se háta d'ordonner la 
guerre contre les gardiens des ido- 
Íes ; dans Tun des quartiers il y eut 



499 



1. TefOfomocÜi était le troisiéme et Moteuhcgomatzin le sixiéme enfant 
á'Axayacatzin, (Voyez année 1481.) 

2. Le manuscrit porte á tort : c Ao^uanteuhctU ». 



170 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yotl. Auh ynic ompa hualla yn 
¡chan yn Toltecatl quihualyao- 
raanilitehuac yn ¡tlacatecollopix- 
cahuan ; ^an ce calpoliin yn mix- 
namicque; ;^ ipilhuan, ^an itla- 
huan • ynimochtin yn moyaotla- 
que ; y n Toltecatl ^an itlahuan, ^an 
¡achcahuan yn quinhua[l]m¡ctiie- 
huac. Ynic hualla, auh niman om- 
pa tlamellauh yn México yn ixpan 
yn tlahtohuani Ahuiuotzin ; auh 
quenin quilhuitoca qan tlapictli 
p quihuaitlahtocatlalli yn nican 
yn Amaquemecan, auh ca 9a ni- 
can ynmac huetzico yn iilahuan, 
yn tlahtoque yn To[ya]otzin No- 
nohualcatl, Chichimeca teuhctli, 
yhuan [yn] Cacamatzin, teohua- 
teuhctli; nican conmi [etique] *yn 
Toltecatl yhuan mochintin nican 
[yn Amaquemecan yn] quinhual- 
huicaca yn pipiltin yhuan ymace- 
[hu]altin ; oyhuin yn mochiuh yn 
itechpa Toltecatl [y]nic tzonquiz 
ynemiliz. 

Auh no yhcuac yn ipan in xí- 
huitl, momiquilli yn Toyaotzin, 
Chichimeca teuhctli ; yn tlahtocat 
Ytzilaco^auhcan matlactlon[n]a- 
hui xihuitl '; auh ynic mochi mo- 
cenpohua ynic monemiti tlalticpac 
onpohuallonmatlactli ypan ome xi- 
huitl ynic onmomiquillico4. Auh 
can niman ihcuac, yn ipan in xi- 
huitl omoteneuh, oncan hual mo- 



lutte; ses enfants et ses oncles se 1499 
firent tous la guerre ; Toltecatl se 
háta de faire mourir ses oncles et 
ses fréres. II partit et de suite ex- 
posa le fait á México devant le 
monarque Ahuitzotzin; ensuiteil 
feignit de diré qu'il était venu ins- 
taller une créature á Amaqueme- 
can, mais ¡1 tomba aussitót entre 
les mains de ses oncles, les princes 
Toyaotzin Nonohualcatl, seigneur 
des Chichiméques, et Cacamatzin, 
teohuateuhctli; ceux-ci tuérent To- 
ltecatl ainsi que touf^ les nobles et 
gens du peuple qui Tavaient ac- 
compagné á Amaquemecan; ainsi 
se passérent pour Toltecatl les 
choses qui causérent sa mort. 



En cette année, mourut Toyao- 
tzin, seigneur des Chichiméques-, 
il avait gouverné Itztlaco;auhcan 
durant quatorze ans; mais on 
compte en tout qu'il avait passé 
sur cette terre cinquante-deux ans 
lorsqu'il mourut. Immédiatement 
aprés, en cette dite année, fut 
installé le fils de Toyaotzin, Ao- 
cuantzin, deuxiéme du nom, sei- 



1 . Le manuscrit porte : • (an ithahuan ■ . 

2. La premiére syllabe de ce mot est répétée á tort sur le manuscrit. 

3. De 1486 á 1499. 

4. Voyez année 1448. 



SEPTIÉME RELATION 



171 



tlahtocatlalli yn ipiltzinToyaotzin, 
ynic orne « yuhqui ytoca Aocuan- 
tzin, Chichimeca teuhctli, tlahto- 
huani mochiuh yn Itztlaco^auh- 
can ; chiconxiuhtia^ ynihcuac oc 

quihuapauhque yn 5 quitlahtO' 

catlallique Aocuantzin telpochtli. 

Auh 9a no yhcuac yn motlaca- 
tilli yn Tecuanxayacatzin 4, yn 
ipiltzin Cacamatzin, teohuateuhc- 
tli. 

Auh 5a no yhcuac yn ipan in 
xihuitl, apachiuhque ynMexica; 
yhcuac quiz, mollon yn oncan 
Cuyohuacan yn acuecuexatl ; auh 
yn oncan tlahtohuani Cuyohuacan 
yn ¡toca Tzotzomatzin, achi tla- 
matini yhuan tlaciuhqui catea, 
amo ciaya ynic yaz México acue- 
cuexatl, yn ihcuac quihuallitlanilli 
Ahuitzotzin. Auh yn ihcuac qui- 
cac Ahuitzotzin yn iuh quihtohua 
Tzotzomatzin, tlahtohuani Cuyo- 
huacan, yn iüh momah Ahuitzo- 
tzin ahgo can ye amo quimacaz- 
nequi yn ati, ye niman nocuele 
yehuatl connotzyn Huitzillopoch- 
co J tlahtohuani, yn ¡toca Huitzil- 
latz¡n, yn ohualla México. Niman 



gneur des Chichiméques, qu¡ fut 1499 
fait souverain d'Itztlaco9auhcan; 
ilavaitseptans, on le laissagran- 

d¡r en age , aprés quoi on ¡ns- 

talla Aocuantzin le jeune. 



Alors aussi naquit Técuanxa- 
yacatzin, fils de Cacamatzin, í<?o- 
huateuhctlí. 

En cette méme année, les Me- 
xicains essuyérent une inonda- 
tion; une grande crue d'eau eut 
lieu á Cuyohuacan ; mais le sou- 
verain de Cuyohuacan, nommé 
Tzotzomatzin, quelque peu savant 
et astrologue, ne voulait pas que 
la crue atteignit México, et il 
alia prevenir Ahuitzotzin. Lorsque 
ce demier eut entendu ce que di- 
sait Tzotzomatzin, souverain de 
Cuyohuacan, ¡1 crut sans doute 
qu'il ne voulait pas donner l'eau, 
et immédiatement il appela le 
roi de Huiízilopochco, nommé 
Huitzillatzin, qui se rendit á 
México. II lui fit aussitót savoir 
qu'il voulait que la crue vint á 



1. Aocuantzin II est aussi dit le jeune, comme on le voit quelques lignes 
plus loin. 

2. Voyez année 1492, quatríéme paragraphe. 

5. Ici, le manuscrit renvoie á une note margínale qui a disparu, le bord 
du feuillet étant quelque peu déchiré. II y a lieu 3e croire qu'elle indiquait le 
nombre d'années qui s*écoulérent entre l'année de la mort de Toyaotzin (1499) 
et celle de Tavénement véritable de son fils Aocuantzin (i 504). 

4. Chíroalpahin a déjá mentionné la naissance de ce prínce en 1498 (pre- 
mier alinea). 

5. Huitzillopochco^ localité voisine de Tenochtitlan, située prés du lac de 
Chalco. 



172 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quinextilli yn quenin quinequi 
huallaz México yn acuecuexatl, 
yhuan quinextilli yn iilahtoi yn 
iuh oquihuallito Tzotzomauin yn 
ca huelli huallaz México acuecue- 
xatl tlahueliloc. Quilmach na- 
huallatl quitiacilhuitehuac oncan 
yNeaaltiayan > catea; yn aquin 
hueynahualli catea ytoca Cuecuex, 
[y]n achto yntlalmaceuhcauh mo- 
chihuaco yn [Chi]chimeca Cuyo- 
huaque, yniquin quemma ahcico 
ynic oncan motlallico Cuyohu- 
[acan]. 

Auh yn oquicac ynin tlahtolli 
yn Huitzillatzin, [nijman ye tía - 
nanquilli quilhui yn tlahtohuani 
[Ahuijtzotzin : Tlacatle tlahtohua- 
nie, aquin quihtohu[a y]n amo 
huel huallaz acuecuexatl ? amo 
9an mocfojco, mocahcayahua yn 
Tzotzoma; cuix ye momi[hto] 
momaquiliznequi ynin yauh ca 
ytlalpan y[nic] mani ? Queraaca 
huel huallaz yn Tenuchtitlan. 
[Ye] niman cuallan yn Ahui- 
tzotzin ytencopa moehi[uh] ynic 
conmictito, conquechmeeanito yn 
Tzotzomatzin, ymellahuacot[lah]- 
to. Ye niman quihualhuicaque 
yn México. yn afcuejcuexatl, cen- 
ca chicahuac mollon, macoe, y- 
nic t[la]apachoco México, chol- 
lolohuac, Auh yn icuac yn ot[tac] 
apachiuh México yn Ahuitzotzin, 
nieuelle cen[ca) huel ytechcopa 
cuallan, yn Huitzillatzin no yte- 



Mexico et lui communiqua les i499 
paroles de Tzotzomatzin qu¡ pré- 
tendait que Teau conduite á 
México serait funeste. On dit qu'il 
se háta d'aller consulter un hy- 
droscope qui était á Néaaltiayan ; 
c'était un grand devin nommé 
Cuecuex, qui avait été d'abord 
sous la dépendance des Chichimé- 
ques-Cuyohuaques, lorsqu'íl vint 
s'établir á Cuyohuacan. 



Lorsque Huitzillatzin eut en- 
tendu cette parole, il répondit de 
suite en disant au monarque Ahui- 
tzotzin: Noble souverain, qui done 
a dit que la crue d*eau ne viendra 
pas bien? Tzotzoma n'est pas 
seulement malade, il se moque; 
peut-étre veut-il se réserver Teau et 
désire-t-il qu'elle reste sur ses ter- 
res? Mais assurément elle viendra 
biená Ténochtitlan. Aussitót Ahui- 
tzotzin devint furieux au point 
qu'il fit mourir Tzotzomatzin en 
le pendant, pour avoir parlé sincé- 
rement; puis tout aussitót on con- 
duisit á México la crue d'eau qui 
fut extrémement forte et se répan- 
dit tellement qu'elle inonda Mé- 
xico, et que Ton dut fuir. Des 
qu'Ahuitzotzin vit México inondé, 
il devint de nouveau plein de co- 
lére et ordonna la mort de Hui- 
tzillatzin, qui fut aussi pendu á 



I. Néaaltiayan, t lieu oi Ton se baigne i, de aaltia, se baigner, precede 
du prono.Ti ré.léchi as et suivi de yan, sufáxe de noms de lieu. 



SEPTlfeME RELATION 



173 



[nco]pa mochiuh ynic no conmic- 
tito, conquech[me]canito yn ompa 
Huitzilopochco ynic nellica [yej- 
huatl oyztlacat. Yniquimomextin 
¡n tlahtoq[uel ypampa mictilloque 
yn acuecuexatl. Yhcuac q[ui]tlan- 
que» yn Mexica acalli, yhuan 
cuauhtzotzo[n]ili, yhuan tetl qu¡- 
cahuato yn Chalca. 

Auh no yhcu[ac] p pehuallo- 
que Chillan tlaca. 

VlIItecpatl xihuiíl, 1500 años. 
Ypan in temictique yn Xaltepeca, 
quinm¡ci[iquejyn Mexica; ye op- 
pa pehualloque, ye cenpoliuhque 
yn Xaltepeca*. 



Huitzilopochco parceqn'il lui avait 1499 
caché la vérité. Ainsi deux sou- 
verains furent mis á mort á cause 
de la crue d'eau. Alors les Mexi- 
cains demandérent des barques, 
des pieux et des pierres que trans- 
portérent les Chalcas. 



C'est aussi alors que furent 
vaincus les habitants de Chillan. 

• 

Année 8 silex, 1500. Alors les ijoo 
Mexicains massacrérent les Xal- 
tépéques; vaincus pour la seconde 
fois, les Xaltépéques furent com- 
plétement détruits. 



IX calli xihuitl, 1501 años. Année 9 maison, 1501. 



i$oi 



^X tochtli xihuitl, 1502 años. 
Ypan in momiquillico yn Ahui- 
tz[o]tzin, tlahtohuani Tenuchti- 
tlan, yn tlahtocat caxtolli ornóme 
xihuitb ; auh 9a niman ihcuac on- 
can in hual motlahtocallalli yn 
Moteuhccomatzin xocoyotl, tlah- 
t[o]huani mochiuh Tenuchtitlan ; 
ynin ypiltzin Axay[a]catzin, auh 
yn inantzin Ytztapallapan cihua- 
pilli; auh ytlan tlacateccatic 
y Macuilmalináltzin 4. 



Année 10 lapin, 1502. Alors 1J02 
mourut Ahuitzotzin, souverain de 
Ténochtitlan, qui avait gouvemé 
durant dix-sept ans. Immédiate- 
meni aprés ful installé Moteuhc- 
comatzin le dernier, comme sou- 
verain de Ténochtitlan ; il était 
fils d'Axayacatzin, et sa mere était 
une noble dame d'Itztapallapan ; 
auprés de lui était comme flaca- 
teccatl Macuilmalináltzin. 



{ . Parfait, sans l'augment, du verbe itlani, demander. 

2. Les Xaltépéques avaient été vaincus une premiére fois en 1493. 

5. De 1486 á 1502. Sahagun donae á ce prince dix-huit ans de régne. 
(Voyez Histoire des Choses de la Noavelle-Espagne, p. 498.) 

4. Macuilmalináltzin était le quatriéme fils á^Axayacatl, tandis que Moteuli» 
foma n'était que le sixiéme; nais les deux fréres n'étaient pas de la neme 
mere. (Voyez année 1481.) 



174 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



XI acatl xihuitl, 1503 años. 
Ypan in yaomiquito Huitzillihui- 
tzin yhuan Macuilmalinaltzin, tía- 
cateccatl ; Atlixco momiquillito 
tlahtocapipiltin Tenuchtitlan '. 
Ypan in momiquillico y[n] Tlil- 
potoncatzin, cihuacohuatl, tlah- 
tocapilli Tenuchtitlan ; ynin ypil- 
tzin ¡n huehue Tlacaeleltzin, ci- 
huacoua[tl] ^. 

No yhcuac yn tonalhuacohuac. 

No yhcuac pehualloque yVo- 
piuinca. 

XII tecpatl xihuitl, 1 504 años. 
Ypan ¡[n] peuh yn pochtecayotl 
México, ynic Anahuac J [onajcia 
Mexica pochtecaynic qmpa quin- 
hu[alnamacaya cochorae tozn[ene 

] 

[A]uh [ca no yhcuac ypan in 
mo]miquillico yn iloca Tehue- 
hueltzin, tlahtohuani Cuauh[na]- 
huac ; yn tlahtocat matlactlonna- 



Année 11 roseau, 150}. Alors 1503 
moururent á la guerre Huiuilihui- 
tzin et Macuilmalinaluin, tlaca- 
teccatl; c'est devant Atlixco qu'al- 
lérent périr ees princes de Té- 
nochtitlan. Alors mourut Tlilpo- 
toncatzin, vice-roi, prince de 
Ténochtitlan ; il était fils de Tla- 
caeleltzin rancien, vice-roi. 

Alors aussi il y eut grande sé- 
cheresse. 

Alors aussi furent vaincus les 
Yopitzincas. 



Année 12 silex, 1504. Alors 
commenga le commerce de Mé- 
xico; les marchands mexicains 
allaient dans TAnahuac et y ven- 
daiefit des perroqueis parleurs. 

Alors aussi mourut le nommé 
Téhuéhueltzin , souverain de 
Quauhnahuac; il avait gouverné 
durant quatorze ans. Aussitót 



504 



1 . Cette premiére partie de l'alinéa cst écrite en marge du feuillet 4 1 
(recto). 

2. Le manuscrit porte bien : c cihuacouatl 1, variante orthographique par- 
faitement admise. 

3. On désignait sous ce nom di^ Anahuac tout pays couvert ou environné 
d'eau et principalemsnt la grande vallée occupée au centre par la lagune de 
Tetzcuco et formant un quadrilatére de 108 kilom. du nord au sud et de 75 ki- 
lom. de Test á Touest. Elle comprenait en outre les lacs de Xochimilco et de 
Cha Ico au sud, ceux de Xaltocan et de Zampanco au nord. 

Dans legolfe du Mexique, la partie du rivage appelée aujourd'hui c6te d'Al- 
varado portait le nom á'Ánahuac Xicalanco, et sur lOcéan pacifique, le ri- 
vage compris entre le golfe de Téhuantépec et le Rio dulce s'ippehii Anahuac 
Ayotlan. C'est dans ees deux contrées éloignées que se rendaient les mar- 
chands mexicains. (Voyez Sahagun, Histoire des Choscs de la Noüvelle- 
Espagne, livre IX, ch. iv, p. jjS ) 



SEPTIÉME RELATION 



«75 



huí xihuitl ', auh [^a n]iman, ypan 
inyn omoteneuh xihuitl, oncan 
hual [mjotlahtocatlalli yn itoca 
Ytzcohuaizin, tlahtohuani [m]o- 
chiuh yn Cuaubnahuac. 

No yhcuac p pehualloque yn 
Totollan tlaca. 

Auh ca no yhcuac ypan ¡n, yn 
iuh cequin[ti]n quimachiyotia hue- 
huetque Amaquemeque , yn mo- 
[tljahtocatlalH yn Aocuantzin, Chi- 
chimeca teuhctli, tlahtohuani mo- 
chiuh yn Itztlaco^auhcan Ama- 
quemecan Chalco; ye mozcalia 
macuilxihuitl yn ayac Chichimeca 
teuhctic [ye] quizcaltique , auh 
yo chicuacenxihuitl ypan yn mo- 
tlah[t]ocatlalI¡co2 ye yxtlamati 
yn Aocuantzin telpochtii. Yn 
ihcuac yn ye matlactloraey xihuitl 
nemi tlalticpac yn on[ca]n conan 
ytlahtocayo Aocuantzin ; ye omih- 
to tlacpac, ypiltzin inyn Toyao- 
tzin, Chichimeca teuhctli ; ma[ci]- 
hui noraihto J yn ye chicuacenxi- 
huitl raotlahtocatlalli, [a]yemo 
niman quitlallilique yn teuhc- 
tzontli yhuan [c]opilli ; ca ye quin 
ipan inyn mochi quitlallilique 4. 

Auh 9a no ypan in oyuh ya 
yexihuitl 5 motlahtocatlalli yn 
Moteuhc^omatzin, tlahtohuani Te- 



aprés, en cette dite année, fut 1504 
installé le nommé Itzcohuatzin, 
comme souverain de Quauhna- 
huac. 

Alors aussi succombérent les 
habitants de Totollan. 

Alors aussi, comme l'ont indi- 
qué quelques anciens Amaqué- 
méques, fut installé Aocuantzin, 
seigneur des Chichiméques, com- 
me souverain d'Itztlaco^auchcan- 
Amaquémécan-Chalco ; on rétablit 
le titre de seigneur des Chichi- 
méques , que nul n'avait porté de- 
puis cinq ans, et ce fut la sixiéme 
année que fut installé le prudent 
Aocuantzin le jeune. II était ágé de 
treize ans lorsqu'il prit possession. 
du souverain pouvoir; ainsi qu'il 
a déjá été dit plus haut, Aocuan- 
tzin était fils de Toyaotzin, sei- 
gneur des Chichiméques; bien 
que Ton ait dit que ce fut en la 
sixiéme année qu'il avait été ins- 
tallé, on ne lui posa pas immé- 
diatement la couronne sur la tete; 
ce ne fut que dans la suite qu'on 
la lui mit. 

II y avait alors trois ans qu'a- 
vait été installé Moteuhc^omatzin, 
souverain de Ténochtitlan, lors- 



1. De 1491 á 1504. 

2. Voyez année 1499, second paragraphe. 

3. II y a ¡c¡ une elisión; nomihío est pour no omihto •. 

4. Ici le manuscrit indique un renvoi á une note margínale qui a dispaní 
et dans laquelle était sans doute indiquée la date du couronnement á* Aocuan- 
tzin. 

S- Voyez année 1502. 



176 

nuchtitlan, yn nican Tlalmanal- 
co Chalco quihuallahtocatlalli yn 
Necuametzin, teohuateuhctli, tlah- 
tohuani mochiuh yn Opochhua- 
can Tlacochcalco ; ypiltzin inyn 
Itzcahuatzin, tlatquic, tlahtohuani 
Itzcahuacan Tlalmanalco; yhuan 
omentin pipiltin yteuhctlahtoca- 
huan quinhuallalli yMoteuhc^o- 
matzin yn ¡tloc Nequametzin : 
ynic ce ytoca Cuauhtilmahtzin , 
tlacochcalcatl teuhctli ; ynic orne 
yioca Toiomihuatzin, tetzauhcua- 
cuilli, Auh ^a no yhcuac ypan 
in oncan chiuhnauhpohualxiuhii- 
co yn Mexica yn Tenuchiiilan 
ye cate'. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



qu'il alia á Tlalmanalco-Chalco 1^04 
installer Necuametzin, teobuateulic- 
tli, comme roi d'Opochhuacan- 
Tlocochcalco ; il était fils d'Itz- 
cahuatzin, tlatquic, souverain 
d*Itzcahuacan-Tlalmanalco. Mo- 
teuhcqomatzin alia aussi établir 
deuxseigneurs comme grands gou- 
verneurs auprés de Necuametzin, 
nomraés, le premier, Quauhtilma- 
tzin, seigneur généralissime, et 
lesecond, Totomihuatzin, grand 
sacrificateur. II y avait alors cent 
quatre-vingts ans que les Mexi- 
cains étaient établis á Ténochti- 
tlan. 



XlIIcalli xihuitl, 1505 anos. 
Ypan in pehualloque Pipiyoltepec 
tlaca. 

I tochtii xihuitl, 1506 años >. 
Ypanin yhcuac yancuican yaoc 
tlamato Huexotzinco ynic ome 
ytoca Quetzalma^atzin, yn ipiltzin 
Cacamatzin, teohuateuhctli, tlah- 
tohuani Tlayllotlacan Amaque- 
can; yn cacito ytoca Tenyotzin. 

No ipan in pehualloque Teuhc- 
tepeca, yhuan poliuhqueCuexteca. 

No yhcuac ypan in momiquil- 
lico yn Tlicoyohualtzin, tlahto- 
huani Tecpan Xochimilco; yn 
tlahtocat caxtoilomome xihuith. 



Année 15 maison, 1505. Alors 1505 
furent vaincus les habitants de 
Pipiyoltepec, 

Année i lapin, 1 506. Alors 1 506 
pour la premiére fois Huexotzinco 
fut attaqué par Quetzalmacatzin, 
deuxiéme du nom, fils de Caca- 
matzin, teohuateuhctli, souverain de 
Tlayllotlacan - Amaquémécan ; il 
s'y empara du nommé Tenyotzin. 

Alors furent vaincus les Teuhc- 
tépéques, et succombérent les 
Cuextécas. 

Alors aussi mourut Tlicoyo- 
hualtzin, souverain de Tecpan- 
Xochimilco; il avait gouverné 
durant dix-sept ans. Aussitót 



1. Voyez année 132$. 

2. Commencement du 9* cycle (1 506-1 5 $7). 
X. De 1490 ü 1506. 



SEPTIÉME RELATION 



177 



Auh [9a niman] ihcuac oncan 
hual motlahtocatlalli yni[c orne 
ytoca Xihuitltemoc] ', tlahtohuani 
mochiuh yn Tecpan Xochimilco. 

II acati xihuitl, 1507 años. 
Ypan in toxiuh molpilli Huixach- 
tecatl yn icpac huetz tlecuahuitl ; 
ye nauhtetl yn quilpillico Mexica 
yye ¡xquichicacate Tenuchtitlan*; 
huel icpac in Huixachtecatepetl 
Ytztapallapan yn tlemamallihuac; 
yn oncan ynca momamal yn mal- 
tin Tecoqauhtepeca, auh gatepan 
oc cequintin yn inca momamal 
(Jocolteca ye matlacpohualtica yn 
inca momamal ynic huetz tle- 
cuahuitl ; yhuan oc cenca yehuan- 
tin yn Teuhctepeca yn inca mo- 
mamal yn oncan Huixachtlan; 
yuh quihtohua yn oncan noncua 
yxcoyan quimlalli, yn quintema- 
cac Moteuhc^omatzin J yn maltin 
centecpantli ynquinmictihque, no 
centecpantli quintlalli yn Ne^a- 
hualpilli Acamapichtii 4 ; ynic 
oncan ynca teuhctlahtoque yn 
tlemamalque,ypan cemilhuitonalli 
nahui acatl. Auh ynic mocenpo- 
hua, yn ipan in xihuitl, oquilpillico 
yn Mexica ye chiuhcnauhtetl ynic 
ye ompa ohuallehuaque ynchan 



aprés fut installé Xihuitltemoc, 1^06 
deuxiéme du nom, comme souve- 
rain de Tecpan-Xochimilco. • 



Année 2 roseau, 1507. Alors 1507 
eut lieu la ligature de nos années 
sur le Huixachtécatl oü fut al- 
lumé le feu ; c'était la quatriéme 
ligature que faisaient les Mexicains 
depuis qu'iis étaient á Ténochtí- 
tlan ; c'est bien sur le mont Hui- 
xachtécatl á Itztapallapan qu'on 
fit le feu, et que furent immolés 
desprisonniers Técoqauhtépéques, 
puis des prisonniers (Jo^oltéques 
au nombre de deux cents qui 
furent sacrifiés á l'occasion du feu 
nouveau ; de plus des Teuhctépé- 
ques furent immolés á Huixach- 
tlan ; on dit que pour sa part Mo- 
teuh^omatzin donna vingt prison- 
niers qui furent mis á mort, et 
que Néqahualpilli Acamapichtii en 
fournit également vingt ; c'est pour 
eux que les grands gouverneurs 
allumérent le feu, le jour quatre 
roseau. On compte, en cette an- 
née, que les Mexicains avaient fait 
en tout neuf ligatures depuis qu'iis 
étaient pañis de leur demeure 
Aztlan-Chicomozloc. Lá, á Hui- 



1 . Le manuscrít est obliteré ou rogné précisément dans les deux pass4ges 
qui sont relatifs á ravéneraent et á la mort de ce prince. Nous avons pu 
cependant en rétablir ici le nom. 

2. Les Mexicains s'étaient ñxés á Tenochtitlan en 1325. 

3. II s'agit ici de Moteuhcgoma II, roi de Tenochtitlan, dont le régne avait 
commencé en 1502. 

4. Negahüalpilli Acamapichtii étaitroi de Tctzcuco,áepüis 1472. 

12 



178 

Aztlan ChicomoztoC. Auh yn 
oncan Huixachtian mochtin oncan 
huitza yn Mexica nohuian, ompa 
cuihualloio yyancuic tietl, ynic 
cemanahuac tlaca yntech yahual- 
lotoque. 

Auh ynnican huehuetque Ama- 
quemecan ye chicoppa quilpilH- 
que yninxiuh». 

Auh ca no ypan in momiquil- 
lico yn Cuitlahuatzin, tlahtohuani 
Huexoila; yn tlahtocat cenpo- 
huallonchicuey xihuitlJ. 

III tecpatl xihuitl, 1 508 años. 
Ypan in motlacatilli yn cihuapilli 
Ylhui^olcihuatzin xocoyotl, ych- 
pochtzin yn Cacamatzin, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani Tlayllotlacan 
Amaquemecan ; ynin cihuapilli 
yn catepan quihualjitlan Yaca- 
pichtlan yn tlahtohuani Telpoch- 
teuhctli, ompa omopilhuatito. 

Auh no yhcuac, ynyn iuh quih- 
tohua huehuetque Amaquemeque, 
yn quixotlac tlalli Malinaltepec 
yn tlahtohuani Moteuhc^omatzin 
Tenuchtitlan, yhcuac quincuilli 
yn Tlalmanalca yn intlal. 

IIII calli xihuitl, 1509 años. 
Ypan inynahui4 calli xihuitl, yn 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



xachtlan les Mexicains accouru- 1507 
rent de tous cótés et prirent du 
feu nouveau ; des gens du pays 
les environnaient. 



A Amaquémécan, les anciens 
firent pour la septiéme fois la li- 
gature de leurs années. 

Alors aussi mourut Cuillahua- 
tzin, souverain de Huexotla; il 
avait gouverné durant vingt-huit 
ans. 

Année 3 silex, 1508. Alors 1508 
naquit la noble dame Ilhui^olci- 
huaizin la derniére, filie de Ca- 
camatzin, teohuateuhctli, souverain 
de Tlayllotlacan-Amaquémécan ; 
cette noble dame fut dans la suite 
demandée par le roi de Yacapich- 
tlan, Telpochteuhctli, qui en eut 
des enfants. 

Alors aussi, selon le récit des 
anciens Amaquéméques, le roi 
Moteuhc^omatzin de Ténochtitlan 
cultiva la terre de Malinaltepec et 
s*empara du pays des Tlalma- 
nalcas. 

Année 4 maison, 1509. En 1509 
Tannée 4 maison, on alia á Me- 



1. D'aprés cecalcul, le départ des Mexicains auraít eu lieu entre 1038 et 
1090. Cest, en eífet, en 1064 quil est généralement fixé, c est-á-dirc á la 27» 
année ( i tecpatl) du cycle courant. 

2. Chimalpahin ne dit pas á partir de quel ¿vénement eut lieu cette sep- 
tiéme ligature chez les Amaquéméques. 

3. De 1480 á 1 507. 

4. Inynahui est mis pour inyn nahui. 



SEPTIÉME RELATION 



179 



quintetoquillito, yn quinteyztlaca- 
huito México yn tlahtoque Tlal- 
manalco, yn Itzcahuatzin, tlatquic, 
tlahtohuani YtzcsJiuacan, ynehuan 
yn ipiltzin yn ¡toca Necuame- 
tzin, teohuateuhctli , tlahtohuani 
Opochhuacan Tlacochcalco, ynic 
quinonotzato yn Moteuhc^omatzin, 
tlahtohuani Tenochtitlan ; yz cate 
nahuintin yn huia México yn 
Chalca : ynic ce ytoca Pachtii, 
Acxotlan ychan ; ynic orne ytoca 
Hahuatlahtohua, Mihuacan, ychan; 
ynic ey ytoca YoUocuani, ychan 
Chalman; ynic nahui ytoca Te- 
cocohua, ychan Tlalpican Tlama- 
pan ; quilhuique p Moteuhc^o- 
matzin : Tlacatle tlahtohuanie, 
nopiltzitzine, aoc quen mitzmot- 
tilia yn Itzcahua, tlatquic, yhuan 
, yn ipiltzin Necuametl '; yyequite- 
tlauhtia yn tlahuiztli, yn chimal- 
li ; auh yn ihuiyo tilmahtli ; auh 
yya iuh can yn inchan yn tegon- 
calli mahmani, auh yya tlaquilli, 
yn pehpepetlacatimani ; quen qui- 
mati ? Cuix amo timopehualhuan P 
Auh onohuac yn atlipan tepetlipan; 
ma quiteittititi, connequi toyollo ; 
ma xiquinmomictiili ca omono- 
notzque yn Chalca ynic mitzhual- 
mocaquitilia, tlacatle tlahtohuanie. 
Auh quimilhui in tlacatl Moteuhc- 
^omauin : Ca ye cualli, oniccac 
yn amotlahtol, ma oc ximocehui- 
can, ma ximotlalican. Auh ynin 
macihui yn iuh quimilhuica, gan 



xico pour attaquer et accuser les 1 509 
princes de Tlalmanalco, Itzcahua- 
tzin, fZ¿í/^[i/c,souverain d'Itzcahua- 
can, et son fils nommé Nécuame- 
tzin ^teohuateuhctliyXOi d 'Opochhua- 
can-Tlacochcalco ; onalla prevenir 
Moteuhc^omatzin, roi de Ténuch- 
titlan; c'étaient quatre Chalcas 
qui se rendirent á México : le pre- 
mier se nommait Pachtii, habitant 
d'Acxotlan ; le second était Ha- 
huatlatohua, de Mihuacan ; le troi- 
siéme, YoUocuani, de Chalman, et 
le quatriéme, Técocohua, de Tlalpi- 
can-Tlamapan ; ils dirent á Mo- 
teuhcgomatzin: Noble monarque, 
cher seigneur, Itzcahua, tlatquic, 
et son fils Necuametl ne font plus 
de cas de toi ; déjá ils distribuent 
des armes, des boucliers; leurs 
habits sont garnis de plumes ; leurs 
demeures sont en pierre, enduites 
et toutes brillantes ; que méditent- 
ils ? Ne sommes-nous pas tes su jets ? 
On s'est réuni dans les villes; 
qu'on aille le voir, nous le souhai- 
tons ; fais mourir les Chalcas qui 
se sont concertés pour venir t'en- 
tendre, noble monarque. Le grand 
Moteuhc^omatzin leur dit : C'est 
bien, j*ai entendu vos paroles, cal- 
mez-vous, soyez tranquilles. Bien 
qu'il leur eút ainsi parlé, le 
monarque Moteuhccomatzin n'en 
fut pas moins irrité et se dit 
pourquoi il ferait mettre á mort 
Itzcahua, tlatquic, et Necuametl. 



I. Le lecteur remarquera que les orateurs ont soin de ne point employer 
la forme révérentielle en désignant les deux princes de Tlalmanalco. 



1 8o 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ic quicuallancuitito, quihto yn 
tlahtohuani Moteuhc^omatzintley- 
ca ynic mictiz yn Itzcahua, tlat- 
quic, yhuan yNecuametl. Cuix xe 
ye niquimictiz ye ymaxca yn al- 
tepetl, ca oncayncenixcal, yntla- 
matzohual yn incolhuan, yn imach- 
tonhuan ? Auh yn inca nel nech- 
pepehualtia a^a oc ya noconcui 
yn llalli ca naxca ? Cuix can nel 
cana ceuh yyaoyoil, ca nalquiz? 
Auh ^an ye ypan inyn omoteneuh 
nahui calli xihuitl, huallaque yn 
ititlanhuan Moieuhc^omatzin na- 
huiniin yn Mexica : ynic ce ytoca 
TezcatecoIIolzin, ynic orne ytoca 
Cuauhnochili, ynic ey ytoca Tla- 
cateuhctli, ynic nahui ytoca Tec- 
panecatl teuhctli; quimilhuique 
yn Itzcahuaizin, tlatquic, yhuan 
ypiltzin Necuametzin: Otechhual- 
mihualli yn amotlatocauh, yn Te- 
tzahuitl ' yn Huitzillopochtli, yn 
tolihlic, yn acatlihtic yn ihiyotl, 
yn quimati conmihtalhuia : Xi- 
quilhuican ynocol yn Itzcahua 
yhuan yn Nequametl, ca oc achi 
ye noconcui yn incococauh 
yn Mexica yn Tenuchca, mach 
can nel cana ceuh yyaoyotl, ca 
nalquiz. Auh niman ye tlanan- 
quillique quihtoqueyn tlahtoque 
yn Itzcahuatzin yhuan Necuame- 
tzin, ca oquimihtalhui yn tiacatl 
ca yyaxcatzin. Ye niman yhcuac 
quixotlaque yn Tenayocan tlalli 
yn Mexica, ye acito yn Tlacuillo- 
can yteneopa Moteuhccomaizin, 



Est-ce que je les tuerai pour avoir 1 509 
leur État oü il ya lepain, les tor- 
tilles de leurs aleux et bisaieux? Et 
parce qu*ils m'ont réellement fá- 
ché dois-je prendre la terre comme 
mon bien ? Est-ee que la guerre 
n'est pas finie, n'est pas passée? 
En cette méme année 4 maison, 
partirent quatre Mexieains envo- 
yés par Moteuhccomaizin : le pre- 
mier senommaitTezcatéeollotzin, 
le second, Quauhnochtli, le troi- 
siéme, Tlacateuhctli, lequatriéme 
était le seigneur Tecpanécatl ; ils 
dirent á Itzcahuatzin, tlat(]üic^ et 
á son fils Necuametzin : Votre sou- 
verain, le terrible Huitzilopoch- 
tii, nous a envoyés, sa voix quí 
est dans Jes jones, dans les ro- 
seaux, vient de se faire entendre 
ainsi : Dites á mon aieul Itz- 
cahua et á Nécuametl, que je 
prends encoré un peu de bien pour 
les Mexieains-Ténochcas, mais la 
guerre est certainement finie, 
bien terminée. Immédiatement 
les princes Itzcahuatzin et Ne- 
cuametzin répondirent disant que 
les personnes étaient sa véritable 
propriété. Aussitói les Mexieains 
cultivérent le champ dé Ténanyo- 
can, allérent á Tlaeeuillocan sur 
Tordre de Mo- teuhcgomatzin et 
s'emparérent des Tlalmanalcas ; 
quatre chefs principaux d'Itzca- 
huatzin et de Necuametzin dési- 
gnérent la terre de Malinaltépec , 
de Ténanyocan et de Tlacuillo- 



I . Ce nom donné au dieu HuitzilopochtU signifie t épouvante, effroi 



SBPTIÉME RBLATION 



l8l 



yhcuac quincuillique ynTlamanal- 
ca yn Mexica ; yhuan nahuintin 
yn teuhcilahtocahuan yn Itzca- 
huatzin yhuan Necuametzin, yn 
quittcyttitique tlatli Mallinaltepec, 
Tenanyocan, Tlacuillocan : ynicce 
tetzauhcuacuilli, ynic orne tlaco- 
chcalcatl leuhctli, ynic ey teuhc- 
xolotl, ynic nahui tlacateuhctli. 
Auh yye oyuh quicuic yxquich 
tlalli yn tlahtohuani Moteuhc^o* 
raatzin Tenuchtitlan, ye niman ce 
ychpochtzin quihualmacac yn Ne- 
cuametzin, teohuateuhctli, yhuan 
orne tlaxillacaltin yn Otomi, quin- 
hualhuicac cihuapilli, ynic nican 
Tlalmanalco quitlaecoltíco, quin- 
hualtitlan yn Moteuhc^omatzin, 
ca ymacehualhuan catea achtopa 
yn Otomi. 

Auh ca no ypan inyn omoteneuh 
xihuitl, yn quimachiyotia hue- 
huetque Amaquemeque yn peuh 
yn ilhuicatl yiech huel moquetza- 
ya yn tetzahuitl ; yuhqui yn eca- 
mallacotl cenca tlillic yn mixpa- 
nitl ynepantla yn ilhuicatl yhual- 
lacia^ nohuian oyttoc yn cemana- 
huac. 



can, le premier était terrible sa- 1509 
crificateur, le second, seigneur 
généralissime, le troisiéme, grand 
guerrier, et le quatriéme, grand 
feudataire. Des que Moteuhc^o- 
matzin, monarque de Ténochti- 
tlan, se fut emparé de toute la 
terre, il donna sa filie á Nécua- 
metzin, teohuateuhctlíy et envoya 
les Otomis de deux quartiers pour 
accompagner la princesse á Tlal- 
manalco et lui obéir, car les Oto- 
mis étaient tout d'abord ses sujets. 



En cette dite année, les anciens 
Amaquéméques ont indiqué qu'un 
prodige effrayant se manifesta 
dans le ciel ; un nuage extréme- 
ment sombre s'éleva comme un 
tourbillon de vent jusqu'au milieu 
du ciel et fut vu de tous les points 
du monde. 



I . Ce phénoméne extraordinaire est consideré comme le premier signe ou 
pronostic que les anciens Mexicains remarquérent avant Tarrivée des Espa- 
gnols. Voici ce que dit Sahagun á ce sujet : c Dix ans avant que les Espa- 
gnols vínssent dans ce pays, apparut au ciel une chose merveilleuse^ épou- 
vantable : c'était comme une grande flamme tres resplendissante. Elle semblait 
s'étendre sur le ciel lui-méme, tres largc á sa base et se terrainer á sa partie 
supérieure, ainsi que cela arrive dans un foyer vulgaire, par une pointe qui 
paraissait atteindre le milieu du ciel. Elle se Icvait en Orient, vers Ihcure 
de minuit, en répandant une telle lueur qu'on se serait cru en plein ¡our. La 
flamme durait ainsi ¡usqu'au matin et, des lors, elle échappait á la vue. Au 
lever du jour elle brillait encoré á Tendroit oü le soleil se trouve á midi. Ce 



l82 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



V tochtii xihuitl, 1 5 10 años. 
Ypan ¡nyn quineltilia Mexica yn 
hualnez ylhuicatitech yn mixpa- 
nitl, yhual moquelzaya yn tlanex- 
tli yn iuhqui mixpanitl ; auh no- 
huian ohuallitoc yn cemanahuac ; 
yntech ahuallotoc, nohuian one- 
tetzahuilloc yn tlanexili yn iuhqui 
yn ayauhcogamailotl yhual mo- 
quetzaya. 

VI acatl xihuitl, ijii años. 
Ypan inyn moyaomiquillito Hue- 
xolzinco yn Aoquantzin, Chichi- 
meca teuchclli, yhuan miquilo 
yn itoc[a] Xollotzin, teotlatlauh- 
qui; ompa quincuaque. Auh yn 
Aocuant[zin] yn ihcuac moilah- 
tocatlalli, oyuh ye chiconxihuitl 
motlac[aii]lli, auh ^an matlacxi- 
huiíl omey * yn tlahtocat Ytztla- 
coc[auh]can Amaquemecan Chai- 
co ; auh ymocenpohua monem[il- 
ti] tlalticpac ^an huel cenpohual- 



Année 5 lapin, 1510. Les Me- 15*0 
xicains affirment qu'alors apparut 
au cié! un gros nuage, qu'une 
ciarte s'éleva comme un nuage; 
de tous les points de la terre on 
Taper^ut; elle enveloppait les 
Mexicains, et partout on fut ex- 
trémement eífrayéde cette flamme 
qui s'élevait comme l'arc-en-ciel. 



Année 6 roseau, 1511. Alors 1511 
mourut, en combattant devant 
Huexotzinco , Aocuantzin , sei- 
gneur des Chichiméques, ainsi que 
lenommé Xollotzin, teotlatlauh¿jui ; 
on les mangea. Lorsque Aocuan- 
tzin fut installé, il était ágé de sept 
ans, et il ne régna que treize ans 
á Itzlaco^auhcan-Amaquémécan- 
Chalco ; on compte done qu'il 
vécut en tout vingt ans seule- 
ment, au bout desquels il alia 
mourir en combattant contre Hue- 



phénoméne fut visible chaqué nuit pendant une année. La flamme commenga 
á se voir en l'année douze maison, Quand on la voyait apparaitre á minuit, 
tout le monde poussait des cris en signe d'épouvante, se figurant que c'était 
lannonce de quelque grand malheur ». (Histoire des Choscs de la NauvelU- 
Espagne, p. 796.) On volt que Chimalpahin et Sahagun sont assez bien d'ac- 
cord pour la description du phénoméneet Tépoque de son apparition(i509), 
c'est-á-d¡re dix ans avant Tarrivée des Espagnols. Seulement ils différent sur 
un point^ la désignation de l'année mexicaine. Chimalpahin á'ii quatre maison 
et Sahagun douze maison^ ce qui correspond á l'année 1517. II y a évidem- 
ment, dans Sahagun, une erreur matérielle de copie ou de lecture ; on aura pris 
//// calli pour xa calli. Cortés arriva au Mexique en l'an ce acatl, 1 rosean 
(i 5 19) qui est la quatorziéme année du io« cycle mexicain. 

1 . On écrit de préférence : yahualotoc ou yaualotoc, de yaaaloa ■ cerner, 
envelopper » , et de onoc • étre conché, étendu • . — Nous avons vu que les 
Amaquéméques pla^ient l'apparition de ce phénoméne des l'année 1 509. 

2. De 1499 a 1511. 



SEPTIÉME RELATION 



r8j 



xihuitl», pie niman [mojyaomi- 
quillito Huexotzinco. Auh ce yn 
ipiltzin in oq[u¡ca]uhi¡a ytoca 
Cihuayllacatzin, co^oltiaca onoc 
y[n oquijcauhtia yttalzin ; auh iga 
niman ihcuac oc co;oI[tiaca] yn 
piltzintli yn oquimacac Ytztlaco- 
^auhcan tlahtocayotl yn Moteuhc- 
9omatz¡n; yece oc oquihuapauh- 
que yn Amaquemeque. 

Ypan in poliuhque Tlauhqui- 
yauhco tlaca, yhuan Ycpatepec 
tlaca, yhuan Nopallan tlaca, yhuan 
yzqui Xochitepeca. 

Auh ca no ypan inyn Queizal- 
macatzin, tlahtocapilli Amaque- 
mecan, yhcuacyc oppa otlamato» 
yaoc y Huexotzinco, ypan yXiuh- 
cohuanahuai. 



xotzinco. II laissait un fils nommé 1511 
Cihuayllacatzin, qui était encoré 
au berceau ; immédiatement Mo- 
teuhc^omatzin donna á cet enfant 
encoré au berceau la royauté d'Itz- 
tlacocauhcan ; mais les Amaqué- 
meques le laissérent grandir en 
age. 



Alors succombérent les habi- 
tants de Tlauhquiyauhco, d'Icpa- 
tépec, de Nopallan et tous les 
Xochitépéques. 

Alors aussi Quetzalma^atzin, 
prínce d'Amaquémécan, alia 
pour la seconde fois combatiré 
Huexotzinco, sous Xiuhcohuana- 
hual. 



VII tecpatl xihuitl, 1 5 1 2 años. 
Ypan in momiquillico yn itoca 
Ytzcohuatzin, tlahtohuani Cuauh- 
nahuac, yn tlahtocat chiuchc- 
nauhxihuitl ^ ; auh yexihuitl yn 
ayac tlahtocat Cuauhnahuac. 

Auh no yhcuac ypan inyn ni- 
can México hualcallacque yn 
Huexotzinca^ yhcuac yyaomayah- 
que ymoyaochiuhticatca ymochtin 
Tlaxcalteca, yn Chololteca; yn 
Huexotzinca nican nauhxiuhtico 
yn México Tenuchtitlan yhuan 
ynic nohuian altepetl ypan ; auh 
yn ocallaquilloque, ye no ceppa 
oquihualtzacque yn Huexotzinca. 



Année 7 silex, IJ12. Alors 1512 
mourut le nommé Itzcohuatzin , 
souverain de Quauhnahuac, qui 
avait gouverné durant neuf ans ; 
pendant trois ans nul ne régna á 
Quauhnahuac. 

Alors aussi se rendirent á Mé- 
xico les Huexotzincas ; ils fuyaient 
la guerre que se faisaientles Tlax- 
caltéques et les Chololtéques ; les 
Huexotzincas passérentquatre ans 
á México - Ténochtitlan et dans 
tout le pays; lorsque les Huexo- 
tzincas furent enfermes, ils se 
révoltérent encoré. 



1. Aocuantzin était, en effet, né en X492. 

2. Voyez année 1506, premier paragraphe. 

3. De 1504 á 1 5 12. 



1 84 

Auh no ypan ¡n poliuhque 
Chichihualtatacallan tlaca. 



ANNALBS DE CHIMALPAHIN 



Alors aussi succombérent les 1512 
habitants de Chichihualtatacallan. 



VIII calli xihuitl, 1513 años. 
Ypan in poliuhque yn Allotepeca. 

IX tochtlixihuitl, 1 5 1 4 años. Ye 
quin ipan in yhuel quitlahtoca- 
tlallique Amaquemeque Chalca 
yn Cihuayllacatzin, Chichimeca 
teuhctli mochiuh yn Itzllaco^auh- 
can; ypiltzin in Aocuantzin; 
nauhxihuitl yn oc quihuapauh- 
que ; oyuh ya nauhxihuitl > momi- 
quilli yn Aoquamzin, Chichimeca 
teuhctli, yn ihcuac yn quitlahto- 
catlallico Amaquemeque yn omo- 
teneuh ypiltzin yn itoca Cihuayl- 
lacatzin. 

No yhcuac yn poliuhque Que- 
tzaltepeca yhuan Yztactlallocan 
tlaca. 

X acatl xihuitl, IJ15 años. 
Ypan in momiquillicoyNegahual- 
pilli Acamapichtli, tlahtohuani 
Aculhuacan Tetzcuco ; yn tlahto- 
cat onpohualli ypan nauhxihuitl*. 
Yn oyuh momiquilli, ^an ce xi- 
huitl yn ayac tlahtocat Tetzcuco. 

No yhuan ypan in pehualloque 
TlatlauhquitepecaJ. 

No yhcuac yn [mohua]llapouh 
yn Huexotzinco ye tzauhcticatca, 
yh[cua]c ynycnihuan mochiuhque 



Année 8 maison, 1 5 1 3 . Alors 1513 
succombérent les Allotépéques. 

Année 9 lapin, 1514. C'est 1514 
bien alors que les Amaquéméques- 
Chalcas installérent Cihuayllaca- 
tzin comme seigneur des Chichi- 
meques á Itztlaco^auhcan ; il était 
fils d^Aocuantzin ; ils Tavaient 
laissé grandír quatre ans; il y 
avait, en effet, ce méme laps de 
temps qu'était mort Aocuantzin, 
seigneur des Chichiméques, quand 
les Amaquéméques vinrent insial- 
1er son dit fils nommé Cihuaylla- 
catzin. 

Alors aussi succombérent les 
Quetzaltépéques et les habitants 
d'Itztactlallocan. 

Année i o roseau, 1 5 1 5 . Alors 1515 
mourut Négahualpilli Acamapich- 
tli, souverain d'Acolhuacan-Tetz- 
cuco; il avait gouvemé durant 
quarante-quatre ans. Aprés sa 
mort, il y eut un an d'interrégne 
á Tetzcuco. 

Alors aussi ñirent vaincus les 
Tlatlauhquitépéques. 

Alors aussi Huexotzinco cessa 
d*étre enfermé, les Huexotzincas 
firent cause commune avec les 



1 . Voyez année 1 5 1 1 . 

2. De 1472 a 15 15. 

3. Onlit ici trois lignes biíFées, qui sont reproduites au paragraphe suivant. 



SBPTlfiMB RELATION 



185 



yn Mexica; yhcuac» yn nlcan 
hualcallacque M[exico] cequintín 
Huexotzinca tetlan nemico, yuh 
[mihlohua] yhcuac ye nauhxihuitl 
momayanalh[uique; yhjcuac ypan 
tlahtoto yn Huexotzinca yniqui- 
yao[huan] * mochiuhque yn Mexi- 
ca yn Tlaxcalteca. 

No yhcuac oc cequintin Hue- 
xotzinca hualcallacca nican Ama- 
quemecan Chalco ; Tlaxcalteca 
quinhualtocaque, ypan Xicoten- 
catl, tlahtohuani. 



Mexicains; lorsque les Huexo- 1515 
tzincas entrérenl dans México, ils 
vécurent chez les autres, et Ton dit 
que pendaní quatreansiis souffri- 
rent de la faim ; alors les Huexo- 
tzincas se mirent du parti des 
Mexicains contre leurs ennemis 
les Tlaxcaltéques. 

Alors aussi les Huexotzincas 
allérent s'enfermer dans Amaqué- 
mécan-Chalco ; ils étaient pour- 
suivis par les Tlaxcaltéques, sous 
le roi Xicotencatl. 



XI tecpatl xihuitl, 1516 años. 
Ypan in motlahtocatlalli yn Caca- 
matzim, tlahtohuani mochiuh yn 
Aculhuacan Tetzcuco ; ypiltzin 
inyn Ne^ahualpiltzintli Acama- 
pichtli. 

XII calli xihuitl, IJ17 años. 
Ypan in moyaomiquillito Cholol- 
lan yn Xonecuiltzin Mixcohua, 
tlayllotlac, Tecuanipan Amaque- 
mecan pilli. Auh ^an iquexiuhti- 
co4 yn ipan inyn Huexotzinca yn 
nican Amaquemecan Chalco, ynic 
nemico ypan in yahque yn ma- 
tlactlomome calli xihuitl yn in- 
chan Huexotzinco. 

Auh 9an no yhcuac yn ipan in 
moyaomiquillito Tlaxcallan Me- 
xica, ynic ce ytoca Motlahtoca- 



Année 11 silex, 1516. Alors 1516 
fut installé Cacamatzin comme 
souverain d'Acolhuacan-Tetzcuco; 
il était fils de Né^ahualpiltzintli 
Acamapichtii. 



Année 1 2 maison, 1517. Alors 1 5 17 
alia mourir, en combattant contre 
Cholollan, Xonecuiltzin Mixcohua, 
juge assesseur, noble de Técua- 
nipan-Amaquémécan. Les Hue- 
xotzincas avaient passé seule- 
raent trois ans á Amaquémécan- 
Chalco, au bout desquels ils 
allérent, en Fannée 12 maison, 
dans leur demeure de Huexotzinco. 

Alors aussi allérent mourir, en 
combattant contre Tlaxcallan, des 
Mexicains nommés, le premier, 



1. Le manuscrít porte par erreur: c yhcua >. 

2. Yniqaiyaohuan estmis pour c ynic iyaohuan 1. 

3. On dit aussi : Cacamatl ou C acama. 

4. Iquexiuhtico est mis pour tic txiuhúco %, Voyez année 151$, 
paragraphe. 



demier 



i86 



ANNALES DB CHIMALPAHIN 



mogomatzin, ynic orne ytoca Yx- 
papalotzin. 

XIII tochlli xihuitl, 1 5 18 años. 
Ypan in yhcuac ye no ceppa 
yyaohuan mochiuhque yn Mexica 
yhuan Huexotzinca, moyaoma- 
nilique; yhcuac quimictihqueyaoc 
yn ¡toca Toto^aca, tlacateccatl, 
Tlaiilulco ychan. Auh 5a nocuel 
ypan inyn quinhualtocac Tlaxcal- 
tecatl yn Huexotzinca, ^an ye 
nocuel yehuatl.yn Xicotencatl yn 
quinhualtocac; auh ynic moyao- 
manillique, ye omihto, oncan mic 
yn Toto^aca, tlacateccatl, Tlati- 
lulco ychan. Yhcuac yn ye cemi 
pehualloque yn Huexotzinca. 

Auh 9a no ypan inyn orno- 
teneuh xihuitl, yn momiquillico 
yn Huitzilpopocatzin, tlahtocapilli 
Tlayllotlacan Amaquemecan Chal- 
co; ypiltzin in yYaotzitzin, ymo- 
nemilti tlalticpac epohualxihuitl 
yp[an] chiuhcnauhxihuitl». 

I acatl xihuitl, 15 19 años. 
Ypan inyn a[cicoJ yn Españoles 
yn ipan Nueva España ; auh [yh- 
cuac y]nin capitán general hual 
moch¡uhti[a yejhuatl yn Hernando 
Cortes, ayemo ma[rques]. Yn ih- 
cuac yn ynic huallaque yancuican 
ompa [yn onjoque yn Tzompan- 
tzinco yhuan Tecohuac ; cenca 
[miec] yn quinmicti yn imacehual- 
huan yn Tlaxcalteca, ye niman 
momauhtihtique yn Tlaxcalteca ye 



Motlahtocamogomatzin, et le se- 1 5 ' 7 
cond, Ixpapalotzin. 

Année 13 lapin. 15 18. Alors 15 18 
les Mexicains et les Huexotzin- 
cas devinrent de nouveau en- 
nemis et se firent la guerre ; ils 
tuérent dans la lutte le nommé 
Totocaca, tlacateccatl, habitant de 
Tlatilulco. Une fois Tlaxcaltécatl 
poursuivit les Huexotzincas, et á 
son tour Xicotencatl attaqua les 
Mexicains; c'est en se faisant 
ainsi la guerre que périt, comme 
il a été dit, Totogaca, tlacateccatl, 
habitant de Tlatilulco. Alors les 
Huexotzincas furent complétement 
vaincus. 

En cette dite année, mourut 
Huitzilpopocatzin, prince de Tla- 
yllotlacan - Amaquémécan - Chai - 
co ; il était fils de Yaotzitzin et 
était ágé de soixante-neuf ans. 



Année i roseau, 1519. Alors 1519 
arrivérent les Espagnols dans la 
Nouvelle-Espagne; ils avaient 
pour capitaine general Fernand 
Cortés, qui n'étaii pas encoré 
marquis. Des leur arrivée ils se 
fixérent á Tzompantzinco et á 
Tecohuac ; on tua un tres grand 
nombre de simples sujets tlaxcal- 
téques, et les autres furent aussi- 
t6t eífrayés et ne combattirent 
plus les Espagnols ; les chefs tlax- 



I. Huitzilpopocatzin était né en 1449. 



SEPTlfiME RBLATION 



187 



aocmoyaoyotica quinnamicque yn 
Españoles ; ;a yhuian ontenamic- 
que ynihtic ymaltepeuh Tlaxcalle- 
ca yn tlahtoque: ynic ce yloca 
Maxizcatzin, tlahtohuani oncan 
yn Ocotelolco, ynic cecean; ynic 
orne ytoca Xicotencatl, tlahto- 
huani oncan yn itocayocan Tica- 
tla, ynic ontlayacatl ; ynic ey ytoca 
Tlehuexollotzin, tlahtohuani on- 
can Tepeticpac;ynic nahui ytoca 
Citlalpopocatzin, tlahtohuani on- 
can yn Quiyahuiztlan», yehuantin 
inyn oncan Tlaxcallan ontenamic- 
que tlahtoque amo yaoy ótica. 

Ye niman oncan huallehuaque, 
ahcico Chollollan yn Españoles. 
No yhcuac cenca miequintin quin- 
mictique yn Chololteca ynic ya- 
oyotica quin^micque capitán ge« 
neral Hernando Cortes. 

Ye niman oncan huallehuaque, 
ahcico Amaquemecan Chalco^ yn 
oncan inyn ontenamicque tlahto^ 
que 9an eyntin : ynic ce ytoca 
Cacaraatzin ; ynic orne Cuauhce- 
cecuitzin, tlamaocatl teuhctli, 
tlahtohuani Panohuayan ; ynic ey 
ytoca Cihuayllacatzin, tlahtohuani 
Ytztlaco^auhcan, yece yn ihcuac 
yn oc piltzintli, ayemo quimaii 
quin chiuhcnauhxihuitl quipia, 
ayemo cenca conpohuaya». Auh 
yn oc omentin tlahtoque amo mo- 
nextique : yn huehue Yotzintli, 
tlahtohuani Tzacualtitlan Tenanco, 
motlati, auh yn Miccacalcatl Tlal- 



caltéquesles re9urent paisiblement 1519 
dans rintériear de leur ville : le 
premier se nommait Maxixcatzin, 
souverain d'Ocotélolco, premier 
Étai ; le second s'appelait Xicoten- 
catl, souverain du lieu nommé Ti- 
catlan, qui était le deuxiéme État; 
le troisiéme se nommait Tléhuexol- 
lolzin, souverain de Tépéticpac; 
le quatriéme éuil Citlalpopoca- 
tzin, souverain de Quiyahuiztlan, 
lesquels chefs accueillirent les Es- 
pagnols dans Tlaxcallan sans les 
combattre. 

Les Espagnols partirent bient6t 
el se rendirent'á Cholollan. lis 
firent périr aussi un tres grand 
nombre de Chololtéques qui 
avaient re^u en combattant le 
general en chef Femand Cortés. 

En quittant ce lieu, les Espa- 
gnols se rendirent directement á 
Amaquémécan - Chalco oü trois 
chefs seulement les re^urent : le 
premier se nommait Cacamatzin ; 
le second, Quauhcécécuitzin, sei- 
gneur tlamaocatl, souverain de 
Panohuayan; le troisiéme était 
Cihuayllacatzin, souverain d'Itz- 
tlacogauhcan, mais encoré tout 
jeune alors, qui passait pour 
n'avoir pas tout á fait neuf ans, 
et ne les comptait pas en effet. 
Deux autres chefs ne se montré- 
rent pas : Yotzintli Tancien, roi de 
Tzacualtitlan -Ténanco, qui se ca- 



1 . Cesquatre endroits étaient, suivant Clavigero, les quartiers de Tlaxcallan. 

2. Cihuayllacatzin naquit, en effet, en 1511. (Voyez ci-dessus, p. 183.) 



1 88 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tetecuíntzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani Tecuanipan, ye Méxi- 
co callac ynic amo tenamic nican 
Amaquemecan. Oc no ypan acico 
yn tlacpac omotocateneuh Xiuh- 
tzin, tlacquic, ilaylloilac teuhctli, 
leuhctlahto, yn ypiltzin Cuauhtle- 
huanitzin, tlahtohuani catea Tza- 
cualtitlan Tenanco ; oc no tenamic. 
Auh yn Tlalmanalco Chalco yn in- 
pan acico tlahtoque omentin : ynic 
ce yehuatl yn Itzcahuatzin, tlat- 
quic, [t]lahtohuani Ytzcahuacan; 
ynic ome yehuatl yn ipiltzin yn 
¡toca Necuametzin, teohuateuhc- 
tli, [tlahjtohuani Opochhuacan 
Tlacochcalco ; yn[in quihjtoque 
quezquipa yn mixtlatiz yn macc- 
hualli. Auh yn aquin oqui^aco yn 
teotl, tonantiz, tothatiz, auh yn- 
tencopa ynin tlahtoque ynic na- 
micoto yn ompa Cuauh[i]chcac, 
yn tzallan yn Iztactepetl yhuan 
Popocatepetl, ynic oncan mah- 
macoto cozticteocuitlatl yn ca- 
pitán general Hernando Cortes. 
Auh yn Tenanco Tepopolla yn 
¡pan acico tlahtohuani ytoca Tla- 
cayaotzin, tlayllotlac teuhctli, yn 
tenamic». 

Auh yn acico nican México Te- 
nuchtitlan yn capitán general 
Hernando Cortes, ynic connamic- 
que tlacatl Moieuhcgomatzin xo- 
coyotl, yhuan Cacamalzin, tlah- 
tohuani Tetzcuco, yhuan Tetle- 
panquetzatzin, tlahtohuani Tía- 
copa, ypan cemilhuitlapohualli 



cha, et Miccacalcatl Tlaltétécuin- 1519 
tzin, seigneur des Chichiméques, 
roí de Tecuanipan, qui se refu- 
gia á México el ne re^ut pas les 
Espagnols dans Amaquémécan. 
Alors aussi arriva celui qui a été 
nommé plus haut Xiuhtzin, tlat- 
quic, juge assesseur, et grand gou- 
verneur, fils de Quauhtléhuanitzin 
qui avait été souverain de Tza- 
cualtitlan -Tenanco ; il accueillit 
les Espagnols. Puis vinrent deux 
chefs de Tlalmanalco-Chalco : le 
premier était Itzcahuatzin, tlat- 
quic, souverain d'Itzcahuacan ; le 
second était son fils nommé Ne- 
cuametzin, teohuateühctliy souve- 
rain d'Opochhuacan-Tlacochcalco; 
ils dirent les malheurs auxquels 
le peuple serait exposé. Mais celui 
qui était arrivé était le dieu, notre 
protecteur, et, sur Tordre des 
chefs, on alia le recevoir á (^uauh- 
ichcac, entre Tlztactépetl et le 
Popocatepetl, oü Ton presenta 
de Por au capiíaine general Fer- 
nand Cortés. Enfin se presenta le 
souverain de Ténanco-Tépopolla, 
nommé Tlacayaotzin, juge asses- 
seur, qui recut les Espagnols. 

Le general en chef Fernand 
Cortés arriva á Mexico-Ténochti- 
tlan, oü il fut recu par le noble 
Moteuhccomatzin le demier, par 
Cacamatzin, souverain de Tetz- 
cuco, et par Tétiépanquetzatzin, 
roi de Tlacopan, le jour 8 ecatl 
(vent), et, d'aprés le compte des 



I . Cctte derniére phrase est entre parenthéses dans le manuscrit. 



SEPTlftME RELATION 



189 



chicuey ehcatl, auh yn ipan yn 
inmetztlapohual catea huehuetque 
chiuhcnahuilhuitia quecholli >. 
Auh yn oyuh ahcico nican 
México amo yaoyotica, auh ynic 
niman quimonilpique, quimoncal- 
izacque, tepoztli ymicxic contla- 
tlallique yn Moieuhccomatzin, yn 
inehuan Cacamatzin, tlahtohuani 
Tetzcuco, yhuan Ytzcuauhtzin, tla- 
cochcalcatl, teuhctlahto Tlatilulco. 

Auh yn oquic México Tenuch- 
titlan omotlallito capitán general > 
Hernando Corles, ^an icampa yn 
onmomiquilli Cacamatzin, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani Tlayllotlacan 
Amaquemecan Chalco ; yn tlahlo- 
cat cenpohuaixihuitl onmatlactli 
ypan nauhxihuitl J; ilaylli yn qui- 
huicac; auh ynic mocenpohua 
ynic monemiltic tlalticpac epo- 
hualloncaxtolli ypan orne xihuitl, 
77 años 4. 

Auh 5an no ypan in momiquil- 
lico yn Cuauhcehcecuitzin, tlah- 
tohuani Panohuayan Amaqueme- 
can, yn tlahtocaí cenpohuallon- 
matlactli ypan ome xihuiíl J. 



mois des anciens, c'était le neu- 1519 
viéme jour de (¡uecholli. Des que 
les Espagnols furent entres dans 
México sans combattre, ilsliérent, 
mirent en prison et chargérent de 
fers Moteuhc^omatzin, ainsi que 
Cacamatzin, souverain de Tetz- 
cuco, et Itzquauhtzin, généralis- 
sime, gouverneur de Tlatilulco. 



Au moment oü s'installait á 
Mexico-Ténochtitlan le general en 
chef Fernand Cortés, Cacamatzin, 
Uohuateuhctli, souverain de Tlayl- 
lotlacan - Amaquémécan - Chalco, 
mourut immédiatement ; il avait 
gouverné durant trente-quatre 
ans ; une hémorrhagie Pemporta ; 
ainsi, Ton compte qu'il était ágé 
de soixante-dix-sept ans. 



Alors aussi mourut Quauhcé- 
cécuitzin, souverain de Panohua- 
yan-Amaquémécan, qui avait gou- 
verné durant trente-deux ans. 



1. Le mois de quecholli s'étend, d'aprés Sahagun» du 20 octobre au 8 
novembre; J. de Torquemada le fait commencer au 23 octobre, Gama au 
$ novembre et Clavigero au 1 3 du méme mois, pour finir le 2 décembre. II 
s'ensuit que les Espagnols seraient arrívés á México le 28 ou le 3 1 octobre, 
ou bien le 1 3 ou le 21 novembre. Selon Bernal Diaz del Castillo, cctte 
entrée aurait eu lieu le 8 novembre, qui est précísément la date intermédiaire 
entre les deux jours extremes indiques ci-dessus. (Voyez Histoire vindique de 
la Conquitede la Nounlle-Espagne. Traduction Jourdanet, p. 230.) 

2. Lemanuscrit porte parerrcur: c neneral 1. 

3. De 1486 á 1 5 19. 

4. Voyez année 1443. 

5. De 1488 a 1 5 19. 



190 ANNALES DE 

II tecpatl xihuitl^ 1520 años. 
Ypan ¡n momanaco yn huey ca- 
huatl, ye micohuac. No ypan inyn 
momiquillico yn huehue Yotzintli, 
tlayllotlac teuhctli, tlahtohuani 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan; ye momiquilli yn ^ahuatl, 
yn tlahtocat cenpohuallonmatlac- 
tliypanexihuitl*. 

Auh 9a no yhcuac momiquilli 
yn iteuhctlahtocauh catea yn itoea 
Xiuhtzin, tlatquieatzin, tlayllotlac 
teuhctli ; yn ipiltzin Cuauhtlehua- 
nitzin, tlayllotlac teuhctli catea. 

No yhcuac yn momiquilli yn 
Tlacocihuatzin, yn innantzin Que- 
tzal[ma]5atzin, y[huan] Tecuan- 
xayacatzin, yhuan Ylhuigolcihua- 
tzin; [9a no] momiquilli yn ná- 
huatl yn omoteneuh cih[ua]p¡lli 
Tlacocihuatzin ; ycihuauh catea 
ynyn Cacamatzin, teohuateuhetli, 
yn inthatzin omoteneuhque Que- 
tzalma9atzin yhuan Tecuanxaya- 
catzin. 

No yhcuac oncan in momiquil- 
lique yn omentin tlahtoque Tlal- 
manalco : yn Uzcahuatzin, tlat- 
quic, tlahtohuani Ytzeahuacan, 
yn mollahtocatilli cenpohuállon- 
caxtolli xihuitl», auh yn ipil- 
tzin no yhcuac momiquilli yn ito- 
ea Necuametzin^ teohuateuhctli , 
tlahtohuani Opochhuacan Tía- 
eochcaleo; ymontzin in catea yn 
Moteuhc^omatzin, yn motlahtoca- 



CHIMALPAHIN 

Année 2 sílex, 1520. Alors 1520* 
éclata la varióle qui fit des victi- 
mes. Alors aussi mourut Yotzin- 
tli rancien, juge assesseur, sou- 
verain de Tzacualtitlan-Ténaneo- 
Amaquémécan; il mourut de la 
varicie, aprés un régne de trente- 
trois ans. 

Alors aussi mourut legrand gou- 
verneur nommé Xiuhtzin, tlatqui- 
caiziriy juge assesseur ; il était ñls 
de Quauhtléhuanitzin, qui avait été 
juge assesseur. 

Alors mourut également Tla- 
cocihuatzin, mere de Quetzalma- 
^atzin, deTécuanxayacatzinetd'Il- 
hui^olcihuatzin ; ce fut aussi la 
varióle qui emporta eetle noble 
dame Tlacocihuatzin; elle était 
Tépouse de Cacamatzin, teohua" 
ieuhctliy pére desdits Quetzalma- 
^atzin et Técuanxayaeatzin. 



Alors aussi moururent deux 
souverains de Tlalmanaleo : Uzca- 
huatzin, tlatíjuic, roi d'Itzcahua- 
can, qui avait gouverné durant 
trente-cinq ans, et son fils nommé 
Nécuametzin, Uohuateuhctli , roi 
d'Opochhuacan -Tlacoehealco; il 
était gendre de Moteuhc^omatzin 
et avait gouverné durant seize 
ans; ils furent aussi emportés 
par la varióle. 



1. De 1488a 1520. 

2. De 1486 á 1520. 



SBPTIÉMB RELATION 



191 



tilli caxtolxihuitl once» ; 5a no ye 
ye momiquillique in cahuatl. 

Auh ca no ypan inyn omole- 
neuh orne tecpatl xihuitl, oncan 
momiquillico ynic orne ytoca Chi- 
malpilli telpochtii , tlahtohuani 
Ehcatepec, yn tlahtocat cenpo- 
hualli ypan ey xihuiíl*; ynin 
ypiltzin yn Ahuitzotzin, tlahto- 
huani catea Tenuchtillan, ypampa 
ynamzin in ynic ompa contlahto- 
catlallica ythatzin Ahuitzotzin. 
Yn momiquillico yn omoteneuh 
Chimalpilli oc yoltica, yn Mo- 
teuhc9omatzin, tlahtohuani Te« 
nuchtitlan, conilhuico yn quenin 
omomiquilli Chimalpilli Ehcate- 
pec. Auh yn oquicac tlahtohuani 
Moteuhc^omatzin, ye niman, ipan 
inynxihuitl, ompa contlahtocaüal- 
li yn imachtzin oc ceppa ymon- 
tzin yn ¡toca Huanitzin, tlahto- 
huani mochiuh Ehcatepec ; ynin 
ypiltzin yn Teco^omoctli, tlahto- 
capilIiTenuchtitlan, ynehuanehua 
yMoteuhc^omatzin. 

Auh ypan tecuilhuitontli?, yn 
quimictique Españoles yMoteuhe- 
^omatzin quiquechmatillotehua- 
que, yn ihcuae yohualtiea chol- 
loque Españoles; yhuan quinmic- 
titehuaque yn Cacamatzin, tlahto- 
huani Tetzcuco, yu[an] Ytzcu- 



l$20* 



En cette dite année 2 silex, 
mourut Chimalpilli II le jeune, 
souverain d'Ecatépec, qui avait 
gouverné durant vingt-trois ans ; 
¡I était fils d'Ahuitzotzin, qui avait 
été souverain de Ténochtitlan, et, á 
cause des droits de sa mere, il 
avait été installé lá par son pére 
Ahuitzotzin. Quand mourut ledit 
Chimalpilli encoré pleindevie, on 
alia prevenir Moteuhc^omatzin , 
souverain de Ténochtitlan, que 
Chimalpilli était mort á Ecatépec. 
Des que le roi Moteuhc^omatzin 
sut cela, il alia, cette méme année, 
installer son neveu et gendre, 
nommé Huanitzin, comme roi 
d'Ecatépec; il était fils de Té^o- 
^omocili, prince de Ténochtitlan, 
et frére de Moteuhc^omatzin. 



Dans le mois de Ucuilhuitontli, 
les Espagnols tuérent Moteuhe- 
qoma en l'éiranglant et prirent la 
fuite pendant la nuit ; ils se háté- 
rent aussi de tuer Cacamatzin, roi 
de Tetzcuco, et Itzquauhtzin, gé- 
néralissime, gouvemeur de Tlati- 



1 . De 1 504 á 1 5 20. Pour le mariage de Necuametzin, voyez ci-dessus, p. 1 8 1 . 

2. De 1498 a 1520. 

3. Le mois de tecailhuitontlí était le septiéme de i'année mexicaine et 
s'étendait du 2 au 2 1 juin ; on y célébrait la petite féte (Uhuitontli) des 
seigneurs (teuhctli). (Voyez Sahagun, Histoire des Choses de la NouvelU- 
EspagtUy p. 52, 6461 1 1 5.) D'aprés Gama, c'étaitle neuviéme mois (18 juin- 
7 juillet). 



192 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



[aubjtzin, tlacochcalcatl, teuhc- 
[tlahtoTla]t¡lulco; ym eyxtin quin- 
quechmat¡llotehua[que] yn Espa- 
ñoles. Auh yn motlahtocatilli Mo- 
teuhc9omatzin yn Tenuchtitlan 
caxtoUonnahui xihuitl > ; auh yn 
Cacamatzin, tlahtohuaniTetzcuco, 
yn motlahtocatilli macuilxihuitl' ; 
auh yn Itzcuauhtzin, tiacochcal- 
catl, yn ocuauhtiato Tlatilulco 
onpohualli ypan chicuacenxi - 
uith. Auh yn oyuh mictilloc Mo- 
teuhccomatzin, yn oquic oyaque 
Españoles Tlaxcallan; quintoca- 
que, auh ^aii imicampa contlahto- 
catlalliqueTenuchcayn itiachcauh 
Moteuhc^omatzin, yn ¡toca Cue- 
tlahuatzin4, tlahtohuani mochiuh 
Tenuchtitlan; auh am*. huecauh 
jn ontlahtocat, ;an nauhpohualil- 
huitl, niman momiquilli yca toh- 
tomonaliztli 5 momanaco ; ynin 
9an no ypiltzin yn Axayacátzin. 



lulco; tousles trois furent étran- 1520* 
glés parIesEspagnoIs.Moteuhc9o- 
matzin avait gouvemé Ténochti- 
tlan durant dix-neuf ans ; Caca- 
matzin, souverain de Tetzcuco, 
avait régné cinq ans, et le géné- 
ralissime Itzquauhtzin avait ad- 
ministré Tlatilulco durant qua- 
rantesix ans. Aprés qu'eut été 
mis á mort Moteuhcgomatzin, les 
Espagnols se rendirent á Tlaxcal- 
lan. Les Ténochcas les poursui- 
virent et installérent immédiate- 
ment le frére ainé de Moteuhcco- 
matzin, nommé Cuetlahuatzin , 
comme souverain de Ténochtitlan ; 
mais il ne gouverna pas longtemps, 
á peine quatre-vingts jours, au 
bout desquels il mourut de la va- 
rióle qui régnait ; il était aussi le 
fils d'Axayacatzin. 



1. De 1502 á 1 520. Oo Ht difficilement en marge du feuillet 45 (verso) : 

« Auh ynic momiquilli Moteuhcfomatzin achtopa quic [ ] Españoles 

choque yn Mexica, yhuan yyeccancopa ycxi tomahuayan ycxi yn quiminilique 
ynpampa, — Cortés dit que Moteuhcgoma mourut daos la vingtiéme année 
de soo régne, vers le 29 juin 1 5 20. 

2. De 1516 á 1520. 

3. De 1475 ^ M20. 

4. Ou Cuitlahuatzin et sans révérentiel Cuitlahua ou Cuitlaua, 

5 . Sahagun dit tres bieo que c'était la petite vérole ■ mortandad o pesti- 
lencia de viruelas 1 (Hist, general de las cosas de Nueva España, lib. 8, cap. i). 
Lioo Fabregat a également écrit : • il quale (Cuitlahuac) morto poco dopo di 
vajolo 1 (// códice Borgiano Messicano, v!* 64). II n'y a done aucun doute á 
avoir sur la véritable signiñcation du mot totomonaliztli qui derive du verbe 
totomoni, avoir des ampoules. De plus, si, comme rapporte Sahaguo daos le 
passage cité, la maladíe n'avait ¡amáis été observée antérieurement daos la 
Nouvelle-Espagne,il serait permis de supposer que ce mot totomonaliztli est 
de créatioB moderna. Le méme auteur s'accorde avec Chimalpahin pour ne 
donner á Cuetlahuatzin que quatre-vingts ¡ours de régne. 



SEPTIÉME RBLATION 



«9? 



III calli xihuitl, 1 521 años. 
Ypan in ynic topan hualcallacque 
yn Mexicail yn liChalca, ymatian 
Totomihuauin , gan cuauhllalo- 
huaya. 

No ypan yn motlahtocatlalH yn 
Cuauhtimoctzin^ ilahtohuani mo- 
chiuh Tenuchtiilan ; ynin ypiltzin 
Ahuitzotzin. Ye yhcuac peuh yya- 
oyotl México; ye ihcuac techpe- 
hualtique, ;a no yhcuac ypan 
toxcatl yn acico Nonohualco^; 
ypan cemilhuitonalli ce cozca- 
cuauhtli yn techpehualtihque Es- 
pañoles, yye techicalli México; 
auh huel nauhpohualilhuitl ypan 
matlaquilhuitl 5 yn manca yaoyotl, 
yn techicalque; yhcuac oncan 
tlamaco yn Tecuanxayacafzin , 
pilli Amaquemecan; quinpalle- 
huico yn Españoles yn ca5ic4 



Année ^ maison, 1 521. Alors 1521 
les Mexicains vinrent chez nous 
autres Chalcas, du temps de To- 
tomihuauin, qui n'était qu'admi- 
nistrateur. 

Alors aussi fut installé Quauh- 
témoctzin, comme souverain de 
Ténochtitlan; i! était fils d'Ahui- 
tzotzin. Alors commen^a la guerre 
de México; les Espagnols nous 
attaquérent et au mois de toxcatl 
arrivérent á Nonohualco ; le jour 
un coicaqiiauhtliy ils nous assailli- 
rentet luttérent contre México; 
pendant quatre-vingt-dix jours 
que dura la guerre, ils nous com- 
battirent ; alors Técuanxayacatzin, 
noble d'Amaquémécan, vini pren- 
dre part á la lutte ; les Espagnols 
eurent Tappui du cacique nommé 
Tenpe^o et de deux femmes, la 



1 . Bemal Díaz del Castillo, qui a tronqué á peu prés partout les noms 
de personne et de lieu, écrit celui de cet infortané monarque, Guatcmuz, 
négligeant en partie la terminaison révérentielle tzin que les Espagnols avaient 
pourtant adoptée, puisqu'ils nous ont laissé le mot Guatimozin. Bemal Diaz 
dit d'abord que ce prince était neveu ou proche parent de Montézuma, 
et qu'il avait 25 ans ; puis il n^hésite pas á écrire qu*il était son neveu et 
son gendre, en ne lui donnant plus que 23 ou 24 ans. (Voyez Histoire vin- 
dique de la conquéte de la Noavelle-Espagne, p. 388 et 534.) Sahagun ¿crit 
Quauhtemoc ou Quanhlemoctzin, et Gomara donne Quahutimoc, 

2, Nonohualco était un faubourg de la ville de Ténochtitlan. Le mois de 
toxcatl éuit, suivant Gama, le sepliéme de Tannée (du 9 au 28 mai). 

j. Bemal Diaz del Castillo dit (p. 5J4) que le siége dura quatre-vingt- 
treize jours. Ainsi Tattaque aurait commencé le 1 3 mai et, daprés Chimal- 
pahin, le 16. Cortés donne le jo mai (troisiéme lettre á Charles-Quint). 

4. Cacique ou casique^ roi ou chef supréme d*un État indien, qui ¡ouissait 
d*un pouvoir absolu. Aujourd'hui on donne ce nom dans quelques parties 
orientales de Tile de Cuba au regidor decano, regidor casiqucy et par ex- 
tensión á la personne principale, la plus vieille et la plus respectable de 
l'endroit. {Diccionario provincial casi-raionado de vozes cubanas, por el audi- 
tor hon<> de Marina, D. Esteban Pichardo. Habana, 1862.) 

»3 



194 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ytoca Tenpe^o yhuan orne cihua : 
ce ytoca Matlalcihuatzin, ynic 
orne ytoca Xahualtzin. Auh yye 
ohuacic nauhpohuallonmatlaquil- 
huitl yn otechicalque tlaxochi- 
maco yye[quene]» ye tixitinque. 
Yhcuac canque yn ila[h]iohuani 
Cuauhtemoctzin, ypan cemilhui- 
tonalli ce cohuatl ». Yn ¡pan tla- 
mico, cehuico yaoyotl ¡c matlac- 
tlomey maní metztli agosto, ypan 
ylhuitzin S. Tipolito, martyr; 
Tlatilulco yn cehuito yaoyotl. 
Auh ynic tepeuh México yn capi- 
tán general Hernando Cortes qui- 
palehuique yn Chalca pipiliin 
yhuan macehualtin •, ye omihto, 
yehuatl yn tlahtohuani Cuauhti- 
moctzin ypan mochiuh yaoyotl, 
ynic moyahuac Mexicayotl Te- 
nuchcayoth. Auh yn omotecac 



premiére, appelée Matlalcihuatzin^ 1521* 
et la seconde, Xahualtzin. Aprés 
quatre-vingt-dix jours de luite, 
nous succombámes enfin au mois 
de tlaxochimaco. On prit alors le 
monarque Quauhtémoctzin, le ¡our 
I serpent. Lá fmit, cessa la guerre, 
le 1 3 du mois d'aoüt, jour de la 
féte de saint Hippolyte, martyr; 
c'est á Tlatilulco que se termina 
lecombat. Dans la conquéte de 
México, le general en chef Fer- 
nand Cortés eui pour auxiliaires 
les seigneurs et les sujets chalcas; 
c'est, avons-nous dit, sousle mo- 
narque Quauhtémoctzin, qu'eul 
lieu la lutte et que ful renversé 
l'empire des Mexicains-Ténochcas. 
Des que Toneut déposé les armes, 
les boucliers, les chefs furent ras- 
semblés á Acachinanco : le pre- 



1. Le manuscrit est endommagé á cet endroit; M. Aubin y a lu et écrit 
avec un signe de doute: c qucnef >, que nous avons adopté. On pourrait aussi 
admettre • quin > sans que le sens de phrase füt sensiblement changé. En 
eíTet, cela voudrait diré : nous tombámes seulement au mois de tlaxochimaco. 

2. Ce ful Garcia Holguiír, commandant d'un brígantin^ qui s'empara de 
la personne de CuauhUmoctzin et mit ainsi ñn au siége de México. (Voyez 
Bernal Diaz del Castillo, Histoirc vérídi^ue de la Conquéte de la Noüvclle- 
Espagne, Paris, 1877, p. 532.) 

3. Sahagun dit aussi que c'est en Tan 3 maison et le ¡our 1 serpent que 
les Mexicains vaincus se rendirent aux Espagnols ; mais il ne designe pas le 
mois. (WoyeiHistoiredes Chosesde la NouvelU Espagne, p. 838.) Cependant, 
d'aprés la liste des mois qu'il a donnée, pages 53 et 824, le mois de tlaxo- 
chimaco s'étendait du 12 au 31 juillet; ce qui ne concorde guére. La prise 
de México aurait done eu lieu pendant le mois de xocohuetzi qui venait aprés 
celui de tlaxochimaco et que Sahagun fait commencer le i«'' aoüt. II y a lá 
une différence assez sensible qui s'explique d'autant moins qu'il s'agit d'une 
date relativement récente et par conséquent facile á établir. Femand Cortés 
et Bernal Diaz del Castillo ont bien donné cette méme date, 1 3 aoüt 1 5 2 1 , 
mais ils n'ont nullement indiqué sa concordance avec le calendrier mexicain. 
(Voyez troisiéme lettre á Charles-Quint, et Histoirc vindique de la Conquéte 



SEPTIÉMB RELATION 



<9J 



yn tlahuiztli yn espada, yn omo- 
man chimalli, niman yhcuac yn 
quincentlaliique tlahtoque Aca- 
chinanco: ynic ce Cuauhtimoc- 
tzin, tlahtohuani Tenuchtitlan ; 
pie orne ytoca Tlacotzin, cihua- 
cohuatl ; ynic ey ¡toca Oquiztzin, 
tlahtohuani Azcapotzalco Mexi- 
capan; ynic nahui Panitzin, 
tlahtohuani Ehcatepec; ynic ma- 
cuilli ytoca Motelchiuhtzin, cal- 
pixqui, amo pilii, yn yece huey 
yaotiacauh catea. Ynin maeuiltin 
huel quinterno yn capitán Her- 
nando Cortes, ylpitiaque, yn 
quinhuicaque Cuyohuacan ; ;an 
icel amo ylpitia yn Panitzin. Om- 
pa tzacualloto, ompa ylpitoca » yn 
Cuyohuacan yn icxitlatilloque * ; 
yhuan teohua Cuauhcohuatl yhuan 
Cohuayhuitl Tecohuatzin Tetlan- 
mecatlquintemolli. Yn poliuh yn 
Tolteca Acalloco, yn teocuitlatl 
yn tecpan quinechico chicueolotl 
motlami, auh yehuatl quicuic yn 
¡toca Ocuiltecatl, calpixqui catea. 
Auh yn ¡hcuac yn omic, ye qu¡- 
micti yn tohtomonaliztü manca ; 
auh ca ypiltzin yn quinexii yn 



mier était Quauhtémoctzin, sou- iS2i* 
verain de Ténochtitlan; lesecond, 
Tlacotzin, v¡ce-roi; le troisiéme, 
Oquiztzin, souverain d'Azcapu- 
tzalco-Mexicapan ; le quatriéme, 
Panitzin, roi d'Ecatépec; et le 
cinquiéme, Motelchiuhtzin, inten- 
dant, qui n'était pas noble, mais 
chef supérieur des troupes. Le ca- 
pitaine Fernand Cortés les déposa 
tous les cinq, les fit enchainer et 
conduireá Cuyohuacan; Panitzin 
seul ne fut pas enchalné. lis furent 
enfermes, garrottés á Cuyohuacan 
et chargés de fers aux pieds ; on 
déposa le ministre Quauhcohuatl 
et Cohuayhuitl Tecohuatzin Té- 
tlanmécatl. Lorsque succomba 
Acalloco des Toltéques, on ras- 
sembla dans le palais huit lingots 
de metal, et c'est Tintendant nom- 
mé Ocuiltecatl qui les prit. Mais 
il mourut alors emporté par la va- 
rióle qui régnait ; son fils, á qui 
avaient été donnés les huit lin- 
gots, n'en montra que quatre, et 
prit immédiatement la fuite. C'est 
pour cctte raison que les princes 
furent réunis et conduits á Cuyo- 



de la NouvelU'EspagnCyp, 533.) Le calcul de Gama serait done plus exact, 
le mois de tlaxochimaco allant, selon lui, du 28 juillet au 16 aoát. 

1 . Le manuscrit porte : t ylpitotoca » . 

2. Onlit en marge du feuillet 46 (verso): • Yn quintlalolú Capitán yhuan 
Malintzin Cuauhtemoctzin, Tlacotzin, Oíjmztzin, Motelchiuhtzin yn tzacualloto, 
yn ilpiioca Cuyohuacan; ynicxi tlatilloque ompa tepoztli ymicxic quitlaüalique , 
y pan ce ocelotl cemilhuitonalli 9 , Le Capitaine et Malintzin ordonnérent que 
Cuauhtemoctzin, Tlacotzin, Oquiztzin et Motelchiuhtzin fussent enfermes, gar- 
rottés á Cuyohuacan; ils eurent les pieds lies et chargés de chaines, le ¡our 
I ocelotl. — Sur le manuscrit, le derni^r mol de celle annotalion margínale 
estécrit: c cemilhuitotonali •. 



196 

quitemacac chicueolotl catea, 9a 
naolotl yn nez, auh niman ye 
ehollo yn ipilizin. Auh yca tomal- 
loque ' [yn onean quinhuicaque 
Cujyohuacan. Auh ynic ontla- 

ma[ntli y]n Cuyohuacan 

yn capitán Hernan[do Cortes 
yehuantin qujinyaotlac Mexica; 
yn ihcuac yIpitoc[a macuiltin ynj 
México ilahtoque : yn Cuauhte- 
moctz[in, yn Tlacotzin, cihujaco- 
huati, yn Oquiztzin, yn Huani- 
tzin^, [yn Motelchiuhjtzin ; niman 
quimilhui yn capitán [Cortes on- 
ca]n Cuyohuacan, quihtoque yn 
nahuatiahtoque Jeron¡[mo de A- 
gu]¡Iar5yhuan Malintzin. Quimih- 
talhuia yn tlahtohuani capitán : 
Tía niquiítacatlia yn itlal yn Me- 
xicatl yn ¡pan yn otiaecoltiiloya 
quexquich yn Tepanohuayan, auh 
yn Aculhuacan, yn Xochimilco, yn 
Chalco. Auh yyehuantin yn Mé- 
xico tlahtoque niman ye nepanotl 
omohiitaque4, ye niman ye qui- 
huallitohua yn Tlacotzm, eihua- 
cohuati : Nopiltzintze, tía quimo- 
caquiti yn teotl ach tleyn niquih- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



huacan «S^»* 

Le capitaine Fernand Cortés fit 
mener á Cuyohuacan les Mexi- 
cains qu'il avait combattus, el 
on lia les cinq princes de México : 
Quauhtémoctzin, Tlacotzin, viee- 
roi, Oquiztzin, Huanitzin et Motel- 
chiuhtzin; aussitót le capitaine 
Fernand Cortés leur parla á Cuyo- 
huacan, et ses paroles furent tra- 
duites en mexicain par Gerónimo 
de Aguilar et Malintzin. Le gene- 
ral leur disait : Voyons les terres 
des Mexicains sur lesquelles 
obéissaient les populations de* 
Tepanohuayan, d'Acolhuacan, de 
Xochimilco et de Chalco. Aussitót 
les chefs de México s*entendirent 
entre eux et dirent á Tlacotzin, 
vice-roi: Noble seigneur, que Ton 
fasse savoir au dieu les paroles 
suivantes : je suis Mexicain, je 
n'ai ni terre, ni champ, je me suis 
simplement introduit parmi les 
Tépanéques, les Xochimilcas, les 
Acolhuas et les Chalcas, qui ont 
des champs, des terres ; c'est en 
combattant que j'ai commandéaux 



1. Ici commence le feuillet 47 qui a dans le haut, ainsi que le feuillet 48, 
une échancrure assez Urge descendant jusqu'á la huitiéme ügne. Aussi, ne 
nous a-t-il pas été possible ¡c¡ de rétablir complétement le texto. 

2. Lemanuscrit porte tantót: c Huanitzin >, tantót ■ Panitzin*. 

3. Ce Gerónimo Aguilar ou de Aguilar avait été fait prisonnier dans le 
Yucatán avec un autre Espagnol, Gonzalo Guerrero, qui ne voulut pas, aprés 
la délivrance, rejoindre Cortés, parce qu*¡l avait épousé une Indienne dont il 
eut trois beaux enfants. Aguilar parlait le maya que connaissait aussi Malin- 
tzin. lis s'entendaient done entre eux, et Aguilar traduisait en castillan á 
Cortés. (Bernal Diaz del Castillo, Histoire vcridi^uc de la Conquéie de la 
Nouvelle-Espagnc, p. 58 et 84.) 

4. Le manuscrit porte: « omohottaque v. 



SEPTIÉME RELATION 



»97 



toz: Yn niMexicatl, camo nitlalle, 
camo nimille, ca gan itzallantzin- 
co yn noncallaquico yn Tepane- 
catl, yn Xochimilcatl, yn Aculhua, 
yn Chalcatl, ca mille, ca tlalle ; 
auh ca ;an mitica, chimaltica yn 
oniteyacantinen, ynic oniccuic yn 
milli, yn llalli, yn iuhqui tehua- 
tzin ynic olihualmohuicac yn mi- 
tica, chimaltica, ynic olicmottilli 
yn ixquich yn altepeil ; auh ynic 
oiimaxitico yn nican, a^a noyuh- 
qui yn niMexicati yn mitica, 
chimaltica yn oniccuic yn tlalli. 
Auh yn oquicac- capitán Cortes, 
niman motlanahuatilli yn Tepa- 
nohuayan, yn Aculhuacan, yn 
Xochimilco, yn Chalco, ynic qui- 
mihtalhui : Xihualhuian, yyehuatl 
yn Mexicatl mitica, chimaltica yn 
amechcuilli yn amoilal, auh yn 
oncan yn oanquintlaecoltiaya;auh 
axcan ^an no mitica, chimaltica 
quicahua, aocmo oncan anquin- 
tlaecoltizque, xiccuican yn tlalli. 
Oycuaquin motlanahuatilli yn 
capitán general Hernando Cortes, 
yhcuac yxquich quicauh yn itech 
pohuia yn Mexicatl. 

Auh nican ca yntlahtol yn Tlal- 
manalca Chalca ; quihtohua ypan 
yn III calli xihuitl yn ihcuac 
otzonquiztepehualiztli yn México 
ynic yaotl ' capitán general Her- 
nando Cortes. Auh yn oyuh onte- 
peuh, niman oncan motecaco y[n 
Cuy]ohuacan, auh oncan yn quin- 
teuhctlalli, yn [quin]tlahto[caiIalli 



autres, que j'ai pris des champs, M^i* 
des terres, ainsi que tu as agi toi- 
méme en venant faire la guerre, 
de sorte que tu as conquis tout le 
pays; depuis que tu es arrivé ici, 
ce n*est pas moi, Mexicain, qui ai 
pris le pays par les armes. Quand 
le capitaine Cortés eut entendu ees 
paroles, il envoya aussitót á Té- 
panohuayan á Acolhuacan, á Xo- 
chimilco et á Chalco pour diré 
aux habitants: Allez, les Mexi- 
cains vous avaient enlevé vos 
terres par les armes, et vous leur 
avez obéi ; mais maintenant ils 
cessent de combattre, vous ne 
leur obéirez plus, reprenez les 
terres. Lorsque le general en chef 
Fernand Cortés eut donné cet or- 
dre, il laissa tout ce qui appar- 
tenait aux Mexicains. 



Mais voici le récit des Tlalma- 
nalcas-Chalcas; ils disent qu'en 
Tannée 3 maison, fut faite la 
conquéte de México par Tennemi, 
le capitaine general Fernand Cor- 
tés. Des qu'il eut vaincu, il vint 
s'établir á Cuyohuacan oü il crea 
et installa deux seigneurschalcas, 
Don Hernando de Guzman Oma- 



I. Le manuscrit porte par erreur: • yaot ». 



198 

yn omeniin llah]ioque Chalca, yn 
Don Heman[do Guzman Oma]ca- 
tzin, teohuateuhctli mochiuh [yn 
Tlalmanalco, yhuan Don Fra]n- 
cisco de Sandoval Acacilzin, tlat- 
q[u¡c, tlahtohuani moc]h¡uh yn 
Itzcahuacan» ; quimilhui y[. ... 
yn n]ahuatlahtohuaya : Yn ihcuac 
tlaht[ohuani] motlalilia yn capitán 
yn amotecu[yo ; auh oc yz] cate 
yn amotechiuhcahuan, yn tetzau[h- 
cuac]u¡ll¡, yn xochpoyo, yn cac- 
eóle, ahuinteuhcxolotl, ahuintla- 
catecpanecatl^; ma xiccualchix- 
tiecan yn iilahtoluin, yn tleyn 
conmonequiltiz ma xoconchibua- 
can. Auh ca conmihtalhuia : Ma 
xiquimilhui yn nopilhuan tlahto- 
que yhuan yn imachhuan ca ni* 
quinnomaquiliaca ynmac ; nictlalia 
ynic quitzontequizque, ynic qui- 
xexellozque yn tlalü yyaoyotica, 
yn mítica, chimaltica quincuiiica 
yn Mexicatl yn Tenuchcatl. Auh 
yn iuh quincuilli yyaoyotica yn 
Mexicatl yn Tenuchcatl, ca on 
pyuh niquincuilli ; auh ynin ca ye 
naxca, ca ye nomac ca, auh ni- 
quimaca yn nopilhuan yn tlah- 
toque; auh no ymixpan niquin- 
nahuatia yn intechiuhcahuan, ma 
achto quimamacan yn oyoca yn 
oncan qui^az yn tlaoltzintli, auh 
niman ya yehuan yn tlahtoque ma 
quinmanilican yn inyocayn nopil- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



catzin, comme teohuaUuhctli de 1521* 
Tlalmanalco, et Don Francisco de 
Sandoval Acacitzin, üatqüicatzin y 
comme souverain d*Itzcahuacan ; 
il leur dit ees paroles qui furent 
traduites en mexicain : Mainlenant 
slnstalle comme souverain le ca- 
pitaine votre seigneur; mais vous 
conservez vos chefs, le tezauhcua- 
cuilli , le xochpoyo , le cacgole , 
Vahuinteuhcxolotl et Vahuintldca- 
iecpanecatl; écoutez ses paroles , 
faites ce qu'il voudra. Or il avait 
dit: Dites á mes ñls les seigneurs 
et á leurs neveux que je leur donne 
ce qu'ils possédent; j'ai decide 
qu*ils diviseront, qu'ils partage- 
ront les ierres que les Mexicains- 
Ténochcas leur avaient enlevées 
par la forcé des armes. Ainsi, 
ce que les Mexicains-Ténochcas 
avaient pris en combattant, 
je le leur ai enlevé de méme; 
c'est mon bien, c'est ma part, et 
j'en fais don á mes fils les sei- 
gneurs ; j'ai aussi mandé en leur 
présence les gouvemeurs, qu'ils 
leur donnent d'abord le bien oü 
poussera le mais, qu'immédiate- 
ment les seigneurs présentent leurs 
biens á mes fils les deux chefs, 
puis ensuite aux nobles et aux 
vassaux. Lorsque cela eut lieu 
il y avait. déjá un an qu'étaient 
morts Itzcahuatzin, tlaí¿]uicy et 



1 . Pour les noms de ees deux prínces, on peut voir la sixiéme Relation. 

2. 11 s'agit ici de fonctions suprémes qu'il est difñcile de bien determinar, 
maisdont ilaétédéjá question.année 1 509, p. 181. On peut rapprocher les deux 
passages qui s'éclairent mutuellement. (Voyez aussi ci-aprés, p. 202, le 2'' §.) 



SEPTIÉME RELATION 



199 



huan yn tlahloque yn imomextin, 
auh niman ya yehuantin yn ipil- 
lohuan yhuan macehualiin. Ymo- 
chiuh yn oyuh ye ce xihuitl mo- 
miquillique yn Itzcahuatzin, tlat- 
quic, yhuan Necuametzin, teo- 
huateuhctli, tlahtoque catea Tlal- 
manalco. Auh yn oyuh onmochiuh 
yn ixquich tlamantli omoteneuh 
omochiuh México yhuan Cuyo- 
huacan, ye niman hual mocuep- 
que yn omoieneuhque yn omentin 
tlahloque Tlalmanalco, yn Acaci- 
tzin, tlatquic, yhuan Omacatzin, 
teohuateuhctli, onmotlallico. No 
yhuinican Amaquemecan onmo- 
tlallico yn Quetzalma^atzin yhuan 
Tecuanxayacatzin yn omihtoquin- 
palleh[uique yn] Españoles ynic 
mical[ique yn Mexica Tenuchca.] 
Auh yn ipan in om[oteneuh x¡- 
huijtl yn ipan III calli xihuitl, 
ayac iIa[htocat yn' oncan Tza- 
cua]Ititlan Tenanco Amaqueme- 
can. Y[hcuac yn poyomicjtillo- 
que^ omentin tlacopipiltin: yni[c 
ce ytoca ...]huacatzin, ynic orne 

ytoca Que[ ], ynin ypilhuan 

yn Xiuhtzin, tlatquic[atzin; can 
tectljapictica yn quinpoyomicti- 
que ye yn [huel ye]huantin yn 
Quetzalmacatzin yhuan ytey[c- 
ca]uh Tecuanxayacatzin, quice- 
panhuiqueJ yn Tlalmanalco tlah- 



Nécuametzin, teohuateuhctli, qui M^»* 
étaient souverains deTlalmanalco. 
Quand tout ce que Ton vient de 
diré eut été accompli á México et 
á Cuyohuacan, immédiatement les 
deux princes de Tlalmanalco, Acá- 
citzin, tlat¿]uic, et Omacatzin, 
teohuateuhctli , retournérent et 
s'installérent. De méme furent 
installés ici á Amaquémécan Que- 
tzalmacatzin et Tecuanxayacatzin 
qui, dit-on, avaienl favorisé la 
cause des Espagnols en combattaní 
contre les Mexicaíns-Ténochcas. 



Pendaní cette dite année 3 
maison, nul ne gouverna Tzacual- 
titlan - Ténanco - Amaquémécan. 
Alors furent mis á mort les deux 

princes nommés, le premier , 

... huacatzin et le second, Que... 

, qui étaient fils de Xiuhtzin, 

Hatquicatzin; ils furent assassinés 
secrétement par Quetzalmacatzin 
et son jeune frére Tecuanxayaca- 
tzin, qui furent aidés par les sei- 
gneursde Tlalmanalco, Omacatzin 
teohuateuhctli, et Acacitzin, tlat* 
quigatzin ; on les assassina secré- 



1. Bien queM. Aubin aitmis ici sur le manuscrita • tocat inic •, cela ne 
nous a pas paní correct. 

2. M. Aubin a écrit sur le manuscril ■ poyomic ». Le motse reproduisant 
deux íois quelques lignes plus loin, il n'y a pas de doute á avoir. 

3. Quice panhuique est mis pour quin-cepanhuiquc. 



200 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



toque yn Omacatzin, teohuateuhc- 
tli, ybuan Acacitzin, tlatquicatzin, 
^an tectlapictica yn quinpoyomic- 
tique; coztic teocuitlatl quintemo- 
liaya atle quinextique. Yn ihcuac 
yn ayemo maco yn tlahtocayotl 
yn omoteneuhque Quetzalma9a- 
tzin yhuan yteyccauh Tecuanxa- 
yacatzin, oc telpopochti; quimoc- 
niuhticayn capitán general Cortes, 
ynic huellonmomanca huelitia * ; 
nican quintemolitinenca coztic 
teocuitlatl yn Españoles ynic tie 
no quichiuhque nican. Auh yn 
ipilhuantzitzin omoteneuh Xiuh- 
tzin, tlatquicatzin, ca macuiltin 
catea, mochtin oquichti, ye orno- 
tocateneuhque^ yn omentin mic- 
tilloque, yn ipan in omoteneuh 
xihuitl; auh ca yeintin yn omo- 
cauhque ynteteyccahuan, yn amo 
quinmictique: ynicceytoca Ahuil- 
li^atzin; ynicome ytocaMoxochin- 
tzetzeliohuatzin, ynin catepan ye 
mocuaatequi ytoca mochiuh Don 
Diego Hernández; ynic ey yto- 
ca Cuetzpaltzin, ynin ^atepan ye 
mocuaatequi ytoca mochiuh Don 
Francisco , tlayllotlac teuhctii ; 
yxhuiuhtzitzinhuan inyn Cuauh- 
tiehuanitzin, tlayllotlac teuhctii, 
tlahtohuani catea nican Tzacual- 
titlan Tenanco Amaquemecan 
Chalco, yehuatl yn mohuicac Hue* 
xotzinco yn ipan mantia Chalca- 



tement; on leur avait reclamé de i 
Por et ils n'en avaient point pre- 
senté. Alors la royauté ne fut pas 
donnée de suite aux dits Quetzal- 
ma^atzin et á son frére cadet Té- 
cuanxayacatzin, qui étaient encoré 
fortjeunes; ils avaient Tamitié du 
general en chef Cortés et pou- 
vaient bien attendre; les Espa- 
gnols qui étaient á la recherche de 
Por voulurent aussi s'en procurer 
ici. Les enfants dudit Xiuhtzin, 
tlatquicatzin, étaient au nombre 
de cinq et tous des gar^ons, dont 
deux, qui ont déjá été nommés, 
ñirent assassinés en ladite année ; 
mais leurs trois jeunes fréres rcs- 
térent et ne furent pas mis á mort : 
le premier se nommait Ahuilli^a- 
tzin; le second était Moxochin- 
tzetzellohuatzin, qui dans la suite 
fut baptisé sous le nom de Don 
Di^o Hernández; le troisiéme 
s'appelait Cuetzpaltzin et re^ut 
plus tard le baptéme sous le nom 
de Don Francisco, avec le titre 
de juge assesseur; ils étaient pe- 
tits-fils de Quauhtiéhuanitzin, juge 
assesseur, qui avait été souverain 
de Tzacualtitlan -Ténanco - Ama - 
quémécan- Chalco et s'était trans- 
porté á Huexotzinco quand exis- 
tait encoré TÉtat de Chalco. II y 
avait alors cinquante-sept ans que 
les Chalcas avaient succombé. 



52r 



1. Ces deux princes furent, en efFet, installés, le premier en 1522 et le 
^econd en 152$. (Voyez ci-aprés, pages 201 et 208.) 

2. Malheureusement une partie du feuillet a été arrachée, et nous o'avons 
pu rétabjlir les deux noms. (Voyez cidessus, p. 199.) 



SBPTIÉME RELATION 



201 



yotl. Yn ¡hcu[a]c yn ye iuh nepa 
onpohualloncaxtolli ypan orne x¡- 
huitl. opoliuhque yn Chalca». 

Auh c[a no] ypan ¡n raomiquil- 
lico ynic orne Xihu¡tli[emoc]tzin 
telpoc[chtl¡, tlahtohuan]¡ Tecpan 
Xochimilco, yn [tlahtocat cax]- 
tolli oncexihuitl*. 



1521 



Alors aussi raourut Xihuitlté- 
moctzin II le jeune, souverain de 
Tecpan - Xochimilco , qui avait 
gouverné duranl seize ans. 



IIII toch[tii xihuitl, 1 522 añ]os. 
Ypan in motlahtocatlalIico[yn Don 
Thomas de S.] Martin Quetzalma- 
^atzin, tlayllotlac teuhc[tli, Chi- 
chimeca teuhcili] mochiuhca yn 
Tzacualiitlan Tenanc[o Amaque- 
mecan] Chalco; ye omihto tlac- 
pacJ ynin ypiltz¡[n yn Cacama]- 
tzin, teohuateuhctli, tlahtohuani 
catea [Tlayllo]tlacan Amaqueme- 
can. Auh ^an nauhpohualilhuiti 
yn ontlahtocatito Tzacualtitlan 
Tenanco. Auh yn oc cequintin 
huehuetque, yn iuh quimachiyo- 
tihtihui, yn iuh conitohua chiuhc- 
nauhpohualilhuitl yn ontlahtoca- 
tito Tzacualtitlan Tenanco, ynic 
niman conanaco yn Itztlacocauh- 
que, yn Amaquemeque ynic ye no 
ye ompa tlahtocatito. No yehuatl 
yn capitán Don Hernando 4 Cortes 
ompa comlahtocatlalli yn omote- 
neuh Don Thomas de S. Martin 
Quetzalmacatzin, nocueile Chichi- 
meca teuhtli mochihuato, yn iuh 
niman ye onneciz tlani tlayxpan. 



Aunée 4 iapin, 1522. Alors fut M22 
installé Don Thomas de S. Mar- 
tin Quet2alma9atzin, juge asses- 
seur, comme seigneur des Chichi- 
meques á Tzacualiitlan-Ténanco- 
Amaquémécan- Chalco; il était^ 
comme on a déjá dit plus haut, 
fils de Cacamatzin, teohuateühctli, 
qui avait été roi de Tlayllo- 
tlacan-Amaquémécan. Mais il ne 
gouverna que quatre-vingts jours 
á Tzacualtitlan-Ténanco. Cepen- 
dant quelques anciens ont indiqué 
et dit qu'il avait gouverné durant 
cent quatre-vingts jours á Tza- 
cualtitlan-Ténanco, et qu'aussi- 
tót aprés les Itztlacocauhques et 
les Amaquéméques vinrent lecher- 
cher pour qu'il allát aussi régner 
chez eux. C'est encoré le capitaine 
Fernand Cortés qui insialla ledit 
Don ThomasdeS. Martin Quetzal- 
macatzin, lequelfut une seconde 
fois nommé seigneur des Chichimé- 
ques, ainsi qu'on le verra au com- 
mencement de l'année suivante. 



1. Voyez année 1465. 

2. De 1506a 1521. 

3. Voyez année 1492. 

4. Le manuscrit porte ici: t Fernando i. 



202 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Auh ga no ypan m momiquílli- 
co yn Miccacalcatl Tlaltetecuin- 
tzin, Chichimeca teuhctli, tlahto- 
huani Huixtoco Tecuanipan Ama- 
quemecan Chalco; ompa tehuan 
momiquilli yn México Tenuchti- 
tlan ; yn tlahtocat cenpohuallon- 
matlactli ypan ce xihuitl', auh 
chiuhcnauhxiuhtia ypan tlacoxiuh- 
tia» yn motlahtocatlalli Tecuani- 
pan, auh ynic mocenpohua ynic 
monemilti tlalticpac onpohualxi- 
huitl canhuel ixquich. 

Auh ga no ypan ínyn nahui 
tochtli xihuitl, ypan quineltillique 
yn Don Hernando de Guzmah 
Omacatzin, teohuateuhctli, yn 
inehuan Don Francisco de Sando- 
val Acacitzin, tlatquic, tlahtoque 
Tlalmanalco, yn iilahtoltzin yn 
capitán general Don Hernando 
Cortes, ynic xexeliuh in tlalli Te- 
nanyocan yhuan Tlacuillocan , 
Tlalmanalco pouhqui; huel iuh 
mochiuh, yn iuhqui mihtalhui, 
Cuyohuacan, auh no yehuantin 
yn matian mochiuh chicuacem in 
teuhctlahtoque yn oncan Tlalma- 
nalco : ynic ce ytoca Tetzauhcua- 
cuilli, ynic orne ytoca Xochpoyo, 
ynic ey ytoca Caceóle, ynic nahui 
ytoca Teuhcxolotl, ynic macuilli 
ytoca Aquetzqui, ynic chicuacen 
ytoca Xocoteca ti J. 

Auh ;an matlactlonnahui xi- 
huitl yn conpixque Mexica tlalli 



Alorsaussimourut Miccacalcatl is^^ 
Tlaltétécuintzin, seigneur des Chi- 
chiméques, souverain de Huix- 
toco-Técuanipan - Amaquémécan- 
Chalco ; c'est á Mexico-Ténochti- 
tlan qu'il mourut; il avalt gou- 
verné durant trente et un ans, 
et, comme il était ágé deneufans 
et demi lorsqu'il fut installé á Te- 
cuanipan, on compte qu'il avait 
vécu quarante ans tout au plus. 



En cette année 4 lapin, Don 
Hernando de Guzman Omacatzin, 
teohuateuchtU, et Don Francisco 
de Sandoval Acacitzin, tlat¿]uicy 
souverains de Tlalmanalco, exécu- 
térent les ordres du general en 
chef Fernand Cortés en divisant 
les terres de Ténanyocan et de 
Tlacuillocan, qui dépendaient de 
Tlalmanalco; celaeut parfaitement 
lieu, comme il a été dit, á Cu- 
yohuacan et aussi du temps des 
six gouverneurs de Tlalmanalco 
nommés, le premier, Tetzauhcua- 
cuilli, le second, Xochpoyo, le 
troisiéme, Caceóle, le quatriéme, 
Teuhcxolotl, le cinquiéme, Aquetz- 
qui et le sixiéme, Xocotécatl. 



Les Mexicains ne gardérent que 
pendant quatorze ans les terres 



1. De 1492 á 1 522. 

2. En 1492, Chimalpahin ne donne á Miccacakatl que neuf ans. 
] . Voyez années 1 509 et 1521. 



SEPTIÉME RELATION 



20J 



yn Tenanyocan yhuan Tlacuillo- 
can, pie niman axcan ocuepilli- 
loque Chalca'. 

Auh ca no y pan inyn I II I toch- 
lli xihuitl, yn mocuepque yn Me- 
xica Tenuchtitlan, yn ipan acique 
ynchachan; 9a[n] ca omití tepeuh- 
toc, ca yuh mamani calli, quima- 
mal[que] yn intlatlatqui yn ci- 
buatzitzinti} tlamamallo yn inpih- 
pilhuantzitzin. 

V acatl xihuitl, 1523 años. 
Ypan in yhcuac motlahtocatlalli 
yn omoteneuh tlacpac Don Tho- 
mas de S. Martin Quetzalma^a- 
tzin, ynic Chichimeca teuhctli 
yn ¡toca mochiuh yn oncan Ytzila- 
co^auhcan Amaquemecan. Yehuatl 
quitlahtocatlalli yn capitán general 
Don Hernando Cortes ; ye yuh cen- 
pohuallonmatlactli ypan onxihuitl 
ye monemitia tlalticpac yn mo- 
tlahtocatlalli Quetzalmacatzin ^ ; 
matlacxihuitl omome yn ayac Chi- 
chimeca teuhctic J , ye matlactlo- 
mey xihuitl 4 yn ¡pan motlahto- 
catlalli yn Quetzalmacatz¡n, ymn 
ye om¡hto yp¡lu¡n yn Cacamatzin, 
teohuateuhctli. Auh macihui yn 
omoteneuh tlacpac nauhxiuhtiaya 
yn Don Hernando Cortes Ci- 
huayllacatzin, yn qmtiatocatlalü- 
que Ytztlacocauhcan, Ch¡ch¡meca 



de Tenanyocan et de Tlacuillocan, 1522 
et aussitót aprés eües firent retour 
aux Chalcas. 

Alors aussl en cette année 4 
lapin, les Mexicains retournérent 
á Ténocht¡tlan et rentrérent dans 
leurs demeures; tout y éta¡t en 
ordre, les ma¡sons étaient ¡ntac- 
tes, leurs femmes avaient régi les 
blens, et leurs jeunes enfants 
éta¡ent eleves. 

Année 5 roseau, 152J. Alors 1523* 
fut installé Don Thomas de S. 
Martin Quetzalmacatzin, qui a 
été nommé plus haut et qui fut 
élu avec le titre de seigneur des 
Chichiméques á Itztlacocauhcan- 
Amaquémécan. Ce fut le general 
en chef Fernand Cortés qui Tins- 
talla; Quetzalmacatzin était déjá 
ágé de trente-deux ans lorsqu'il 
prit le pouvoir; pendant douze 
ans nul n'avait été seigneur des 
Chichiméques, et ce fut la trei- 
ziéme année que fut installé Que- 
tzalmacatzin qui a déjá été dit fils 
de Cacamatzin , teohuateuhctli. 
Bien que Don Hernando Cortés 
Cihuayllacatzin, qui a été designé 
plus haut, n'eút que quatre ans, 
on Tavait néanmoins éubli á ItZr 
tlacocauhcan comme seigneur des 
Chichiméques ; il était fils d'Ao- 



í . Cet alinea est inscnt en marge du feuillet 48 (verso). Voyez année 1 509. 

2. Qactzaimacatzin naquit, en eífet, en 1492. (Voyez ci-dessus, p. 187.) 

3. Ces douze années comptent á partir de la mort á'Aocuantzin (1511). 

4. Le manuscrit ne porte que: s ye omcy xihuitl 1 la troisiéme année. Ce 
qui est une erreur evidente. 



204 

teuhctli mochiuh ; yn ypiltzin Ao- 
cuantzin, Chichimeca teuhctli. Ye- 
ce ca 00 pitzintli in ihcuac yn oc 
mohuapahuaya, ayemo cenca con- 
pohuaya yn Itztlacocauhque , yn 
Amaquemeque, ynic niman cona- 
naco Tzacualtitlan Tenanco yn 
omoteneuh Quetzalmacatzin yn 
oncan tlayllotlac teuhctli y ezquia; 
niman quihuicaque yn Amaque- 
mecan ynic Chichimeca teuhctli 
mochiuh , compatlato yn omote- 
neuh Don Hernando Cortes Ci- 
huayliacatzin, Chichimeca teuhctli 
ocatca; macihui yn ayemo quimati 
matlallomeyxiuhtia, yn ihcuac yn 
quipatillique yn itlahtocayo yca 
yn tlahtocayotl Tzacualtitlan Te- 
nanco, gan niman, ipan inyn omo- 
teneuh macuilli acatl xihuitl, ypan 
motlahtocatlallico yn omoteneuh 
Don Hernando Cortes Cihuaylla- 
catzin, nicuelle tlayllotlac teuhc- 
tli, tlatoani mochihuaco yn Tza- 
cualtitlan Tenanco Amaqueme- 
can ' ; chicuexihuitl yn itech catea 
Chichimeca teuhcyotl Ytztlaco- 
gauhcan'; auh ynic quicuillito 
Quetzalmacatzin ca ^an lexixico- 
liztica, camo huel yyaxca, yn 
ompa tlahtocayotl, ca can Nici- 
huachan, oncan cihuapilli catea yn 
inantzin yn itoca Tlacocihuatzin. 
Auh yn omoteneuh Don Hernando 
Cortes Cihuayllacatzin ca huel 
yehuatl oncan tepilizin oquichtla- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



cuantzin, seigneur des tíhichimé- M23* 
ques. Mais comme il était tout 
enfant ei qu'il grandissait encoré, 
les Itztlacoqauhques et les Amaqué- 
méques ne le respectaient pas du 
tout, de sorte qu'ils vinrent aussi- 
lót chercher ledit Quetzalmacatzin 
á Tzacualtitlan-Ténanco oü il de- 
vait étre juge assesseur; on le 
conduisit immédiatement á Ama- 
quémécan pour étre fail seigneur 
des Chichiméques et remplacer le- 
dit Don Hernando Cortés Cihuayl- 
lacatzin qui était seigneur des Chi- 
chiméques; bien que pendant 
treize ans. Ton n'ait pas connu ce 
dernier, on changea alors son 
royaume poui* TÉtat de Tzacual- 
titlan-Ténanco, et aussitót, en 
cette méme année cinq roseau, le- 
dit Don Hernando Cortés Cihuayl- 
lacatzin, juge assesseur, fut ins- 
tallé comme souverain de Tza- 
cualtitlan - Tenanco - Amaquémé - 
can; depuis huit ans il avait la 
dignité de seigneur des Chichi- 
méques á Itztlaco^auhcan ; mais 
Quetzalmacatzin alia en prendre 
possession par ruse, car ce n'étaii 
pas absolument sa propriété, son 
royaume étant á Nicihuachan, oü 
résidait sa mere la noble dame 
nommée Tlacocihuatzin. Ledit 
Don Hernando Cortes Cihuayl- 
lacatzin était certainement bien 
jeune pour agir en homme, mais 



1. Ici le manuscrit a deux mots biffés 
quatre ans. 

2. Voyez année 1514. 



c fan nauhxihuitl > seulement 



SEPTlfcME RBLATION 



205 



chibualiztica, auh yehica ypampa 
ca ¡piltzin » yn Aocuantzin, Chi- 
chimeca teuhctli, tlahtohuani cat- 
ea yn oncan Ytztlacocauhcan 
Amaquemecan, yn moyaomiquil- 
lito Huexotzinco*; yece ca tel 
huellinehuan ehuaya yn Aocuan- 
tzin yn Tlacocihuatzin, yn ¡nantzin 
Quetzalmacatzin; ca huel yhua- 
yolqui yhueltiuh yn Aocuantzin. 

Ypan in 1523 años, yhcuac ce 
español quipiiio Cuyohuacan Mar- 
ques?. 

VI tecpatl xihuitl, 1524 años. 
Ypan in maxitico yn matlactlo- 
momentzitzin 4 Padreme S. Fran- 
cisco teopixque, ompa motlamela- 
hualtique yn ipan huey altepetl 
México Tenuchtitlan ; ompa yn 
achtopa maxitito, yn quinhualmo- 
pachilhuitia yn custodio huai mo- 
chiuhtzinotia yehuatzin yn itlaco- 
tzin Dios, yn huel mihtoz, mote- 
nehuaz, yn México yhuan ynic 
nohuianypan Nueva España após- 
tol, yn Sánelo fray Martin de Va- 
lencia, ynin quinhualmoyacanilli 
yn matlactlomome apostóles teo- 
pixque. Auh yn oyuh maxitico, 
niman ye tzintie yn teoyotl, yhcuac 
yn peuh yye moiemaehtilia Padre 
México, Tetzcuco, Huexotzinco, 
Tlaxcallan. 



il était le fils d'Aocuantzin, sei- 1523* 
gneur des Chichiméques, qui avait 
été souverain d'Itztlaco^auhcan- 
Amaquémécan et était alié mourir 
en combattant devant Huexotzin- 
co; d'un autre c6té Aocuantzin 
avait les mémes parents que Tla- 
cocihuatzin, mere de Quetzalma- 
catzin ; elle était parfaitement la 
soeur ainée d'Aocuantzin. 

En Tannée 1 523, le Marquis fit 
pendre un Espagnol á Cuyohua- 
can. 

Année 6 silex, 1524. Alors ($24 
arrivérent les douze moines fran- 
ciscains qui se rendirent directe- 
tement á la grande cité de Mexi- 
co-Ténochtitlan ; des qu'ils y fií- 
rent arrivés , ils se donnérent un 
supérieur qui fut le gardien et, 
comme on lappellera, Tapótre 
du bon Dieu á México et dans 
toute la Nouvelle-Espagne: ce fut 
le pieux frére Martin de Valencia 
qui eut pour missiondedirigerles 
douze religieux. A peine arrivés, 
Tapostolat commen^a tout aussi- 
tót, et le Pére se mit á précher 
á México, á Tetzcuco, á Huexo- 
tzinco et á Tlaxcallan. 



1. Le manuscrit portant : ^ca piltzin f, M. Aubin a écrit icl : t sync. 
de Vi ». Cest plutót une omission de Tauteur. 

2. Voyez année 1511. Onlit sur le manuscrit, á la iignesuivante: <inchuayan, 

3. Ces deux lignes sont écrites en marge du feuillet 49 (recto). 

4. Le manuscrit porte : « matlactlactlomomentzitzin 1. 



io6 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Auh ca no ypan in huillohuac, 
nican onpeohuac' México, ompa 
huillohuac yn Hueymollan ; moch 
ompa mohuicaque yn México tlah- 
loque. 

No yhcuac tlapix yn quitoca- 
yotiaya yn Pacotl; yn México 
quiílallitehuac yn capitán general 
Don Hernando Cortes quicalpiaya, 
auh ^anquimictihque^. Auh ompa 
momiquillito yn tlacatl Don Her- 
nando de Alvarado Cuauhtemoc- 
tzin, tlahtohuani Tenuchtitlan, yn 
tlahtocat nauhxihuitl 5 ; ytencopa 
ompa quipiilo yn capitán general 
Don Hernando Cortes, pocho- 
cuauhtitech yn quipilloque Espa- 
ñoles; ye yuhqui ye christianoyo- 
tica momiquiili, cruz ymac qui- 
tlalilique, auh yn icxicrilIos4 te- 
pozmecatl ycxi canticaya ynic pil- 
caticatca pochocuauhtitech. Cenca 
ye tlaocoxque, motequipachoque, 
quichoquillique yn quinhuicac 
Mexica tlahtoque, yn Don Juan Ve- 
lasquez Tlacotzin, cihuacohuatl , 
yn Don Carlos Oquiztzin, yn Don 
Andrés Motelchiuhtzin, yn Don 
Diego de Alvarado Huanitzin. 
Auh yn pilloloque ymochtin: 
Cuauhtimoctzin yehuatl, yn Don 



Alors aussi on partit de México i $24 
et Pon se rendit á Hueymollan; 
tous les seigneurs de México y 
allérent. 

Alors aussi on garda le nommé 
Pacotl ; le capitaine general Fer- 
nand Cortés se háta de le taire 
conduire á México el de le teñir 
enfermé, mais on le tua. C*est 
alors que mourut le noble Don 
Hernando de Alvarado Quauhté- 
moctzin, souverain de Ténochti- 
tlan, qui avait gouverné durant 
quatre ans; le general en chef 
Fernand Cortés donna Tordre de 
le pendre, et les Espagnols lepen- 
dirent á un fromager ; il mourut 
en quelque sorte chrétiennement, 
on lui mil dans les mains une 
croix, des chaines defer lui liaient 
les pieds et le tenaient attaché á 
Parbre. Les princes de México, Don 
Juan Velasquez Tlacotzin, vice- 
roi, Don Carlos Oquiztzin, Don 
Andrés Motelchiuhtzin, Don Diego 
de Alvarado Huanitzin qu'il avait 
amenes furent pleins de tristesse, 
de douleur, et pleurérent. On les 
pendittous: Quauhtémoctzin, Don 
Pedro Cortes Tetlépanquetzatzin, 



1. On lit sur le manuscrit : c nican nonpeohuac >. 

2. En marga du feuillet 49 (verso), on lit: « Yhcuac motcuhctlaHi yn Pacotl, 
auh gan conmictiqut ». Alors Paioü fut creé seigneur, mais on le tua. — Cette 
annotation parait se rattacher á Pannée 1524; seulemenl, pourlamortde 
Pafollf voyez année 152$, avanl-dernier paragraphe. 

3. De 1 521 á 1524. 

4. Ce mot icxicrillos est composé de icxitl c pied » et de crillos mis pour 
grillos, fers, carcans, en latin compedes. 



SEPTIÉMB RELATION 



207 



Pedro Cortes Tellepanquetzatzín, 
tlahtohuani Tlacopa, yhuan Don 
Pedro Cohuanacochtzin, tlahto- 
huani Tetzcuco ' ; yehuatl quichiuh 
yn ¡toca Cotztemexi, tlatilul- 
catl, quimiztlacahui yn tlahtoque 
yhuan pipiltin ynic piloloque. Auh 
yn oiuh piloloc Cuauhtimoctzin, 
oc yeuatl yn Don Juan Velasquez 
Tlacotzin , cihuacohuatl , ompa 
Hueymollan quitlahtocatlalli, tlah- 
tohuani mochiuh yn Tenuchtitlan ; 
yn capitán Cortes quiespañolchi- 
chiuh >, espada quimacac, yhuan 
daga yhuan ce cavallo yztac qui- 
macac yn ipan yetinemiz Tlaco- 
tzin. Auh yhuan yn Don Carlos 
Oquiztzin yn ompa momiquillito 
Hueymollan, auh yn Don Juan 
Velasquez Tlacotzin, ye ye hual 
necuepallo Hueymollan, yn.oncan 
omomiquillico Nuchiztlan; ;an co- 
coliztica momiquillique yn ine- 
huan omoteneuh Don Carlos 
Oquiztzin. Auh ye niman oncan 
hual motlalli yNochiztlan yn 
Don Andrés Motelchiuhtzin ynic 



souverain de Tlacopan, et Don 
Pedro Cohuanacochtzin, roi de 
Tetzcuco; ees exécutions furent 
faites par le nommé Cotztemexi, 
de Tlatilulco, qui avait conseillé 
de pendre les princes et les sei- 
gneurs. Des que Quauhtémoctzin 
eut été pendu, Don Juan Velas- 
quez Tlacotzin, vice-roi, fut ins- 
tallé á Hueymollan comme souve- 
rain de Ténochtitlan ; le capitaine 
Cortés le para á la mode espa- 
gnole, lui donna une épée, une 
dague et un cheval blanc que 
devait monter Tlacotzin. Mais 
Don Carlos Oquiztzin mourut á 
Hueymollan, et Don Juan Velas- 
quez Tlacotzin, comme on reve- 
nait de Hueymollan, mourut á 
Nochiztlan ; il fut emporté par la 
la peste ainsi que le dit Don Car- 
los Oquiztzin. Immédiatement fut 
installé á Nochiztlan Don Andrés 
Motelchiuhtzin comme gouverneur 
general de Ténochtitlan ; ce fut 
aussi le capitaine Fernand Cortés 
qui i'installa. 



524 



1 . Cuauhtimoctzin ne laissa point d'enfant; sa veuve, filie de Moteuhc^oma II, 
doña Isabel Tecuichpo, ou plus exactement Tccuichpochtliy épousa d'abord 
le guerrier Pedro Gallego, puis rhidalgo Thoan Cano. (Oviedo, Historia de 
las Indias.) 

Teüepanquctzatzin est appelé Tctepanquezat! par Gomara qui designe Co- 
haanacochtzin, ou plus correclement Cohuanacotzin et Coanacoizin, sous le 
nom de Couanacochcin ou Cocnacoyocin. {Crónica de la Nueva-España.) Cortés, 
dans sa troisiéme lettre á Charles-Quint, nomme le prince de Tetzcuco Gua^ 
nacacin. II est évident qu'au point de vue orthographique, loutesces expres- 
sions sont défectueuses et qu'il faut leur préférer les formes données par Chi- 
malpahin ou par les autres écrivains indiens. 

2. M. Aubin a traduit ce mot sur le manuscrit de la maniere suivante : 
c Tarma á Tespagnole 1. 



208 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



oquauhtiahto Tenuchtitlan ; ^an no 
ye quitlalli yn capitán Hernando 
Cortes». 



MM 



VII calli xihuitl, 1525 años. 
Ipan in miquico Cetochtzin ', 
tlahtohuani Cuyohuacan. 

Ypan in motlahtocatlalliyn Don 
Juan de Sandoval Tecuanxayaca- 
tzín, teohuateuhctli, tlahtohuani 
mochiuhynTlaylIotlacanAmaque- 
mecan ; chicuacenxihuitl yn ayac 
teohuateuhctic, ic ye chiconxihuitl 
yn ipan motlahtocatlallicoTecuan- 
xayacatzin, ynin ipiltzin yn Caca- 
maizin, teohuateuhctli; cenpo- 
hualli ipan chiconxihuitl ye nemi 
tlalticpacynicmotlahtocatlallico?. 

Auh ca no ypan in yhcuac tla- 
tlatlatico Padre S. Francisco yn 
Amaquemecan yhuan Tlalmanalco 
yhuan Tenanco teocalli ; quitlatlati 
yntlatlacatecollo yncal, mochi xih- 
xitin yn incal tlatlacatecollo yo- 
huatzinco yn tlatlac yn incal yn 
diablosme. 

No yhcuac ypan in achto 
peuhqui yn necuaatequiliztli yn 
ompa motlallitzinoque S. Fran- 
cisco teopixque. 



Année 7 maison, 1525. Alors iS^S 
mourut Cetochtzin, souverain de 
Cuyohuacan. 

Alors fut installé Don Juan de 
Sandoval Técuanxayacatzin, teo- 
haateahctli, comme souverain de 
Tlayllotlacan-Amaquémécan ; du- 
rant six ans nul n'avait exercé 
les fonctions de teohuateuhctli, et 
la septiéme année fut installé Té- 
cuanxayacatzin, íils de Cacama- 
tzin, teohuateuhctli; il avait vingt- 
sept ans lorsqu^il fut installé. 

Alors le Pére des franciscains 
vint brúler les teocalli d'Amaqué- 
mécan, de Tlalmanalco et de Té- 
naneo ; il incendia ees demeures du 
diabla, qui furent toutes détruites, 
dévorées par les flammes au lever 
du jour. 

Alors aussi pour la premiére 
fois fut donné le baptéme dans le 
lieu oü s'étaient établis les moines 
franciscains. 



1. Le manuscrit oífre ici (feuiliet 50) les deux tiers seulement de la pre- 
miére page écrits, le reste est en blanc, et le feuiliet 5 1 commence par le mot 
Mexícúf puis vient immédiatement la date « VII calli xihuitl y etc. 1. On pour- 
rait craindre une lacune et la perte de quelque feuille; mais le feuiliet 50 dé- 
butant aussi par Mexica, il y a tout lieu de supposer que c'est une addition 
qui s'étend ici de la ligne 24, page 206, á la ñn de ralinéa, et s^xplique 
par rimportance des faits qu'elie conlient. 

2. Chímalpahin n'a indiqué ni Tavénement de ce prince, ni la durée de 
son régne. 

3. Técuanxayacatzin naquit, eo eífet, en 1499, etson pére mourut en 1 520. 



SEPTIÉMB RELATION 



209 



No yhcuac ypan in temiquiz- 
tlatzontequilli yn quitocayotiaya 
Palor, yehuatl químicti yn Pa^otl. 

Ypan in moteuhctlalli Pator, yn 
VII calli». 

VIII tochtli xihuitl, 1 526 años. 
Ypan ¡nyn axihuaco México ynic 
ompa huillohuaya Hueymollan; 
ypan inyn oncan omoteneuh No- 
chiztlan momiquillico yn tlacpac 
omoteneuh Don Juan Velasquez 
Tlacotzin, cihuacohuail ; exihuiíl * 
yn ¡tech catea tlahtocayotl Te- 
nuchtitlan yn oiuh momiquillico. 
Qan niman, ypan inyn xihuitl, on- 
can hual moteuhctlalli yNochiz- 
tlan yn Don Andrés Motelchiuh- 
tzin ; auh ypampa, yn iuh mih- 
tohua, yn oiuh axihuaco México 
quin oncan in compehualti yye 
cuauhtlahtohua Motelchiuhtzin yn 
Tenuchtitlan?. 

Auh 9an no ypan in motlahtoca- 
tlalli yn Don Hernando Cortes 
Yxtlilxochitzin, tlahtohuani mo- 
chiuh yn Aculhuacan Tetzcuco. 

Auh ca no ypan inyn xihuitl, 
yn quimopehualtillique yn teopix- 
que S. Francisco yye motemach- 
tilia México yye quimoteylhuilia 
Sancto Evangelio. 

Auh 9a no ypan ynin maxitico 
no mailactlomomentin yn S*® 
Domingo teopixque, yehuatzin 



Alors aussi le nommé Pator ^S^S 
prononca une condamnation á 
mort contre Pacotl, qui futexé- 
cuté. 

Pator fut creé seigneur, en Tan- 
née 7 maison. 

Année 8 lapin, 1526. Alors on 1526 
arriva á México de retour de 
Hueymollan; c'est á cette époque 
que mourut, au lieu nommé No- 
chiztlan, celui qui a été designé 
plus haut sous le nom de Don Juan 
Velasquez Tlacotzin, vice-roi; il 
y avait trois ans qu'ii avait le 
gouvernement de Ténochtitlan 
lorsqu'il mourut. Aussitót aprés, 
en cette méme année-lá, fut ins- 
tallé seigneur á Nochiztlan Don 
Andrés Motelchiuhtzin ; mais , 
comme il a été dit, c*est lorsque 
Ton fut arrivé á México que com- 
menca le gouvernement de Motel- 
chiuhtzin á Ténochtitlan. 

Alors aussi fut installé Don 
Hernando Cortes Ixtlilxochitzin , 
comme souverain d'Acolhüacan- 
Tetzcuco. 

En cette méme année, les moi- 
nes franciscains commencérent á 
précher á México et á expliquer 
les Évangiles. 

Alors aussi arrivérent douze 
moines dominicains qui avaient 
pour prieur le P. Fr. Thomas Or- 



1. Cet alinea est écrit en marge du feuillet 5 1 (recto). 

2. Voyez année i$2i,p. 195. 

3. Voyez année 1524 p. 207. 



14 



210 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quinhualmopachilhuitia prior hual 
mochiuhtia yn Padre Fray Tho- 
mas Ortis; España hual mo- 
huicaque, ^an oc Tetzcuco mo- 
ttallico. 

Auh ^a no ypan in motlahto- 
catlalli yn Don Juan de Guzman 
Ytztlollinqui, tlahtohoiani mo- 
chiuh Cuyohuacan ; cap[itan] ge- 
neral Don Hernando Cortes qui- 
llalli; ynin ypilizin y[n Cuajuh- 
popocatzin, tlahtohuani catea 
Cuyohuacan. 

IX acatl xihuitl, 15 27 años. 
Ypan in quitocaque yn Don Her- 
nando Cortes Cihuayllacatzin, 
tlayllotlac teuhctli, tlahtohuani 
catea Tzacualtitlan Tenanco; yn 
tlahtocat can macuilxihuitP. Ye 
oncan in cotonico yn tlahtocayotl 
Tzacualtitlan Tenanco, cenpohual- 
lomome xihuitl yn ayac tlahto- 
huani moilalli ; yece oncatca mie- 
quintin yn tla9opipiltin, yhuel 
cerne tlahtocatlalilozquia oncan 
Tzacualtitlan Tenanco yntla qui- 
nequi in omentin tiahtoque Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
catzin yhuan Don Juan de San- 
doval Tecuanxayacatzin ; ^an ye- 
huantin mochi quimaxcatique, yn 
ixquichcauh cenpohuallomome xi- 
huitl, yn oncan in Tenanco tlahto- 
cayotl, yhuan Tecuanipan, yhuan 
Panohuayan. 

No yhcuac yahqui yn España 
Don Hernando Cortes, capitán 



tis ; ils venaient d'Espagne , et ils 1526 
s'établirent á Tetzcuco. 



Alors aussi fut installé Don Juan 
de Guzman Itztloliinqui, comrae 
souverain de Cuyohuacan ; ce fiít 
le capitaine general Femand Cortés 
qui rinstalla ; Itztloliinqui était ñls 
de Quauhpopocatzin qui avait 
été roi de Cuyohuacan. 



Année 9 roseau, 1527. Alors 1527 
on déposa Don Hernando Cortes 
Cihuayllacatzin, juge assesseur, 
qui était souverain de Tzacualti- 
tlan-Ténanco ; il avait gouvemé 
durant cinq ans seulement. Avec 
lui prit fin la royauté de Tzacual- 
titlan-Ténanco, et pendant vingt- 
deux ans nul ne fut installé 
comme roi ; mais il y avait beau- 
coup de seigneurs, et Tun d'eux 
aurait régné á Tzacualtitlan-Té- 
nanco si les deux souverains Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
catzin et Don Juan de Sandoval 
Tecuanxayacatzin y avaient con- 
senti ; seulement ceux-ci leur don- 
nérent, pendant toute la durée de 
ees vingt-deux années, le gou- 
vernement de Tenanco, de Tecua- 
nipan et de Panohuayan. 

Alors aussi partit pour l'Espagne 
Femand Cortés, general en chef ; 



I. De 1525 á 1527. 



SEPTIÉME RELATION 



211 



general; oropa quimixnamiquito 
yn itecocolicahuan. 

No yhcuac yn maxitico yn Don 
Fray Julián Carees, obispo Tlax- 
callan, S^® Domingo teopixqui. 

No yhcuac moquetz ¡n huehue 
teopancalli S. Francisco yn oxi- 
tin ; ypatca, yn axcan yhcac yan- 
cuic teocali!. 

X tecpatl xihuitl, 1528 años. 
Ypan in macoc yn emperadoryotl 
Roma yn Don Carlos Quinto, rey 
España, ymlahtocauh mochiuh 
yn Roma tlaca; ye temacuilca 
mochihui yn iuhqui yntoca ynyn 
emperadores; ompa yn itocayo- 
can Boloña yn quiteocuillaycpac- 
coronatique ynic emperador mo- 
chiuh ; auh ye niman ompa mo- 
tlalliuinoto yn itocayocan Allema- 
nia. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn motlacaiilli ypil- 
tzin yn iiocatzin Don Felipeh se- 
gundo», rey mochiuhtzino yn 
España; tohueytlahtocauh omoeiz- 
ticatca yn España ; ye oyuh nican 
ypan Nueva España matlaexi- 
huitl» hualla yn capitán general 
Don Femando Cor[tes]. 

Auh ca no ypan in maxitico 
Don Fr. Juan de (Jumaraga yhuel 
achto obispo mochiuhtzinoco Mé- 
xico Tenuehtitlan, S. Francisco 
teopixqui. 

Ypan in X tecpatl, moteuhc- 



il y alia pour combaitre ses dé- 1S27 
tracteurs. 

Alors aussi arriva Don Fr. Ju- 
lián Carees, évéque de Tlaxcallan, 
moine dominicain. 

Alors' aussi on releva le vieux 
temple de S. Fran^ois qui éuit 
tombé; il fut refait, et aujour- 
d'hui il existe un nouveau teocalli, 

Année losilex, 1528. Alors la ^S^S 
dignité impériale fut donnée á 
Charles-Quint, roi d'Espagne, qui 
fut fait roi des Romains ; il était 
le cinquiéme des empereurs qui 
portérent ce nom; c'est á Bologne 
qu'on posa la couronne impériale 
sur la tete de Charles-Quint ; et 
aussitót aprés il alia dans le pays 
d'Allemagne prendre possession 
du pouvoir. 

En cette dite année, naquit son 
fils nommé Philippe II, qui devint 
roi d'Espagne ; c'est notre grand 
monarque résidant en Espagne ; il 
y avait alors dix ans qu'était ar- 
rivé dans la Nouvelle-Espagne le 
general en chef Fernand Cortés. 



Alors aussi arriva Don Fr. Juan 
de Zumarraga qui fut le premier 
évéque de Mexico-Ténocbtitlan ; il 
était religieux de S. Fran90is. 

En l'année 10 silex, fut in- 



1. Philippe II naquit áValiadolid, le 21 mai 1527. 

2. Voyez année 1519. 



212 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tlalH yn tesorero México teocui- 
tlapixqui'. 

XI calli xihuitl, 1529 años. 
Ypan in yhcuac peuh yye neno- 
notzallo México ynic huillohuaz 
Teoculhuacan, ynic yaz ompa» 
yn Guzman, ynic mochiuh. 

Yhuan ihcuac moquetz yn aoh- 
tli Chapoltepec yn México hualla- 
mellahua. 

No yhcuac ypan in yahque 
yNecatzinca ynic nican tequiíia 
Amaquemecan, ynic nican tema- 
cehualhuan catea roacuiipohual- 
xihuiíl ypan matlacilomey xihuitl. 
Ynic ompa yehuantin omentin 
Amaquemecan tlahtoque quinpe- 
huato huehue Aocuanizin, Chichi- 
meca teuhctli, yhuan Cohuacaca- 
tzin, teohuateuhctli, quinmomace- 
hualtica '. 

No ypan in yhcuac tzintic yn 
nenamictiliztli. Yyehuatzin Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
catzin, Chichimeca teuhctli, ye 
matlactlonce tlahtohuani mochiuh 
yn Itztlacogauhcan Amaquemecan 
Chalco, cenca miequinlin yn quin- 
pieya cihuapipiltin yn icihuahuan 
mochihuaya yn iiecpanchan quin- 



stallé le trésorier principal de Me- 1 S28 
xico. 

Année 11 maison, 1529. Alors 1^29 
on commenca á prevenir dans Mé- 
xico qu'on irait á Teoculhuacan, 
et que Guzman s'y rendrait ; ce 
qui eut lieu. 

C'esi alors que fut construit 
Taqueduc allant directement de 
Chapul tépec á México. 

Alors aussi les Nécatzincas 
alléreni porter le tribut á Ama- 
quemecan dont ils étaient les su- 
jets depuis cent treize ans. Ce sont 
les deux princes d'Amaquémé- 
can, Aocuantzin Tancien, seigneur 
des Chichiméques, et Cohuacaca- 
izin, teohüateülictliy qui les avaient 
vaincus et en avaient fait des su- 
jets. 

C'est de cette époque aussi que 
date rinstitution du mariage. Don 
Thomas de S. Martin Quetzal- 
magatzin, seigneur des Chichimé- 
ques, onziéme roi d'Iiztlacocauh- 
can-Amaquémécan-Chalco, avait 
pour femmes un grand nombre de 
nobles dames qu'ii gardait dans 
son palais et qui sont bien con- 



1. Cet alinea est écrit en marge du feuillet 5 1 (verso). Le manuscrit porte 
par erreur : « teocuipixijui ». 

2. On lit ici quatre mots rayes : « yn capitán general yhuan 1; de lá, au 
lieu de yaz, le pluriel yazque^ que Chimalpahin a négligé de corriger. Ce 
Guzman se nommait Don Manuel de Guzman et était président du tribunal 
royal de México. (Voyez ci-aprés, p. 221.) 

3. Voyez année 1417. Aocuanizin et Cohuagacatzin avaient commencé 
leur régne en 141 1. 



SEPTIÉME RELATION 



213 



pieya, yhuel momati : ynic ce y toca 
Quetzalpetlatzin, México Tenuch- 
tillan cihuapilli, Tlilpotoncatzin, 
cihuacohuat!,ychpoch, ynininan- 
tzin mochiuh yn Don Juan de 
Sancto Domingo de Mendoca 
Tlacaeleltzin ; ynic orne yioca 
Doña Magdalena de S. Pedro 
Xiuhcacaltzin, ynin gan imach- 
tzin' yn cihuapilli, ychpochtzin 
yn huehue Yotzintli, tlayllotlac 
teuhctli, tlahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco ; ynin ynantzin mochiuh 
yn Don Juan Maldonado Mihiga- 
huitzin, yhuan oc ce cihuapilli; 
ynic ey cihuapilli quipiaya Que- 
tzaimacatzin amo huel momati 
yn itoca; no Tenuchtitlan cihua- 
pilli, ychpochtzin Totomochtzin ; 
ynin ynantzin mochiuh yn Don 
Martin Mo^oquineliohuatzin ; ynic 
nahui quipiaya Quetzalmacatzin • 
Cuauhtitlan cihuapilli, amo no 
huel momati yn itoca cihuapilli ; 
ynin ynantzin mochiuh yn Don 
Thomas Chihchincallehuatzin; ynic 
macuilli quipiaya Quetzalma^atzin 
yhuepoitzin, [yn] Tlalmanalco ci- 
huapilli, ytoca Doña Catalina Chi- 
malmantzin, ychpochtzin catea yn 
Itzcahuatzin, tlatquic, tlahtohuani 
Itzcahuacan, ynehuan ehua ynyn 
Necuametzin. Yhuan occequintin 
cihuapipiltin yn quinpiaya Que- 
tzalmacatzin, amo huel momati yn 
intoca. Auh yn ihcuac yn ye mo- 
tecihuacahii^ltilia matlactin omo- 



nues: la premiére se nomma¡tiS29 
Quetzalpetlatzin, noble dame de 
Mexico-Ténochtiilan, filie de Tlil- 
potoncatzin, vice-roi, etqui futía 
mere de Don Juan de Santo Do- 
mingo de Mendoza Tlacaeleltzin ; 
la seconde était Doña Magdalena 
de S. Pedro Xiuhcacaltzin,' niéce 
de la noble dame, filie de Yotzintli 
rancien, juge assesseur, roí de 
Tzacualtitlan-Ténanco ; elle fut la 
mere de Don Juan Maldonado 
Mihicahuitzin etd'uneautre noble 
dame; la troisiéme femme qu'a- 
vait Quetzalmacatzin n'est pas 
bien connue par son nom ; elle 
était aussi noble dame de Ténoch- 
titlan, et filie de Totomochtzin; 
elle fut la mere de Don Martin Mo- 
^oquinellohuatzin ; la quatriéme 
femme qu'avaii Quetzalmacatzin 
était une noble dame de Quauhti- 
tlan, qui n'est pas bien connue 
non plus par son nom ; elle fut 
la mere de Don Thomas Chichin- 
calléhuatzin; lacinquiéme femme 
de Quetzalmacatzin était sa belle- 
soeur, noble dame de Tlalmanalco, 
nommée Doña Catalina Chimal- 
mantzin, filie d'Itzcahuatz'n, tlat- 
quiCy souverain d'Itzcahuacan et 
frére de Necuametzin. Quetzalma- 
catzin avait encoré quelques autres 
nobles dames dont le nom n'est 
pas bien connu. C'est alors que 
les douze moines franciscains 
firent répudier les femmes et que 



I . Chimalpahin avait d'abord écrit : « ynin Tzacualtitlan Tenanco cihuapilli » , 
noble dame de Tzacualtitlan-Ténanco. 



214 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



mentin teopixque S. Francisco, 
ynic yancuican peuh teoyotica sa- 
cramentotica nenamictiliz. Maci- 
hui mochintin quinpilhuati tlahto- 
huani Quetzalmacatzin, yece can 
quincauh mochintin, amo quinnec 
cerne quinmonamictiz teoyotica. 
Qa no quincauh mochintin, auh 
^an yehuatzin huel oquinecoytech 
huetz in iyollo yn omoteneuh 
yhuel yhuepoltzin ynic teoyotica 
sacramentotica quimonamictiz yn 
itocatzin Doña Catalina Chimal- 
mantzin, yn Tlalmanalco Chalco 
cihuapilli, yn icihuauh ocatca 
yyachcauhtzin Quetzalmacatzin, 
yn ¡toca huehue Yotzintli, yn amo 
mocuaatequitiuh , yn oc tlateo- 
toquilizpan omomiquilli. Ye ma- 
tlacxihuitl yn ihcuac momiquilli 
huey tlahtohuani Moteuhccoma- 
tzin Tenuchtitlan'. Qa no yhcuac 
momiquilli yn omoteneuh huehue 
Yotzintli; can icel itech quichiuh- 
tehuac ypiltzin yn Doña Catalina 
Chimalmantzin, yn itoca Don Jo- 
sepeh del Castillo Ehcaxoxouhqui. 
Auh machitzin nican Toconito- 
can yn quenin ihuepoltzin Que- 
tzalmacatzin yn sacramentotica 
oquimonamicti ; yn tepalehuilizti- 
catzinco oquimonemililique, oqui- 
mochipahuilique yn mallactlomo- 
mentintzitzin teopixque S. Fran- 
cisco yn achto hual mohuicaque 
España, oc cenca yehuantzitzin yn 
sancto Fray Martin de Valen- 
cia yhuan Fray Toribio Motolinia, 



Ton institua le mariage religieux. i S29 
Quoique le souverain Quetzalma- 
gauin eut eu des enfants de ses 
diíférentes femmes, il les repudia 
toutes et ne vouluten avoir qu'une 
pour Tépouser religieusement. II 
les laissa done toutes et ne choisit 
que celle qui était selon son cceur, 
c'est-á-dire sa belle-sceur, pour 
Tépouser religieusement; elle se 
nommait Doña Catalina Cbimal- 
mantzin, noble dame de Tlalma- 
nalco-Chalco, et avait été Tépouse 
du frére ainé de Quetzalmaca- 
tzin, nommé Yotzintli Tancien, 
qui ne se fit pas baptiser et mou- 
rut dans Tidolátrie. Il y avait déjá 
dix ans qu'était mort le grand 
monarque de Ténochtitlan, Mo- 
teuhccomatzin, A cette mémeépo- 
que était également mort ledit 
Yotzintli rancien; il ne laissait 
qu'un fils qu'il avait eu de Doña 
Catalina Chimalmantzin et qui se 
nommait Don Joseph del Castillo 
Ehcaxoxouhqui. 

On dit que c'est á Toconitocan 
que Quetzalmacatzin épousa reli- 
gieusement sa belle-sceur; il fut 
examiné et purifié par les soins 
des douze moines franciscains qui 
étaient venus les premiers d'Es- 
pagne et surtout par le pieux Fr. 
Martin de Valencia et Fr. To- 
ribio Motolinia, qui s'employérent 
pour lui; enfin Don Fr. Juan de 
Zumarraga, premier évéque de 



I . Voyez année 1 5 20. 



SEPTIÉME RELATION 



215 



yhuel ypan motlahtoliique; ye- 
quene yehuatzin 5a cemi quimo- 
tzontequilli yn Don Fray Juan de 
^umaraga, achto obispo México, 
ynic huel oquinmonamictitzino 
yhuei yhuepoltzin ; ca yuhqui 
ynyn omochiuh. [Yn] yehuatzin 
yn tlacati Cacamatzin, teo[hua]- 
teuhctli, tlahtohuani mochihuato 
Tlayllotlacan Amaquemecan, ye 
ye [temacuilca yn iuhjqui yntoca, 
ynauhye ye temacuilca tlahioque 
yn [Tla]ylIotlacan, yece in ' omo- 
teneuh Cacamatzin Tzacu[al]titlan 
Tenanco Atlauhtlan Cuatecuicuil- 
co chañe catea; ^an quitlanque 
yn Tlayllotlaque ynic ompa mo- 
tlahtocatillito Tlayllotlacan, y pam- 
pa ynantzin ompa cihuapilli, auh 
yhuel yyacapan Cacamatzin. Yn 
nican Tzacualtitlan Tenanco Ama- 
quemecan quimochihuiliteuac yto- 
ca huehue Yotzintli yn inantzin 
in can tlaxillacalleque pahuaque, 
ymichpoch yn quichiuh ytoca 
Yztacxochitzin . Auh yn oyuh 
mohuicac yn oc tlateotoquilizpan 
Cacamatzin yn Tlayllotlacan yn 
ompa quimocihuahuatitacic cihua- 
pilli ytoca Tlacoc[i]huatzin, ych- 
pochtzin yn Toyaotzin NonohuaU 
[cajtzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani catea Itztla[co]cauh- 
can Amaquemecan Chalco ; oncan 
motlacati[que] * yn oc eyntin yn 



México, donna la permission de 1529 
lemarieravec sa belle-soeur; ce 
qui fut fait. Quand le noble Caca- 
matzin, ieohüateuhctli, devint sou- 
verain de Tlayllotlacan-Amaqué- 
mécan, cinquiéme du nom (c'était 
en effet le rang qu'il avait parmi 
les princes de Tlayllotlacan), il ré- 
sidait á Tzacualtitlan -Ténanco- 
Atlauhtlan-Cuatécuicuilco ; mais 
les Tlayllotlaques le demandérent 
pour qu'il allát régner á Tlayl- 
lotlacan, atiendu que sa mere 
était noble dame de ce lieu et que 
Cacamatzin était son filsaíné. A 
Tzacualtitlan -Tenanco - Amaque- 
mecan, le roi nommé Yotzintli 
trompa sa mere qui en eut une 
filie appelée Iztacxochitzin. Caca- 
matzin s'étant rendu á Tlayllotla- 
can, au temps encoré de ridolátrie, 
y avait épousé une noble dame 
nommée Tlacocihuatzin, filie de 
Toyaotzin Nonohualcatzin , sei- 
gneur des Chichiméques, qui était 
roi d'Itztlacocauhcan-Amaquémé- 
can-Chalco; de ce mariage na- 
quirent encoré trois enfants nom- 
més, le premier, Don Thomas 
de S. Martin Quetzalmacatzin, 
seigneur des Chichiméques; le se- 
cond, Don Juan deSandoval Té- 
cuanxayacatzin, seigneur des Chi- 
chiméques, et le troisiéme, la noble 
dame Ilhuicolcihuatzin, qu'un roi 



1 . Le manuscrít porte : c yecen m > . 

2. A partir de ce passage le manuscrít est extrémeraent endommagé; les 
deux feuillets 53 et 54 sont déchirés á la fois sur les bords et dans la partie 
intéricure. 



2l6 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



pilhuantzitzin : yníc ce ya ye- 
[huatzjin [yn] Don Thomas de S. 
Martin Quelzalmaca[tzin, Chichi- 
mjeca teuhctli ; ynic orne yehua- 
tzin [yn Don Juan] de Sandoval 
Tecuanxayacalzin , [Chichimeca 
teuhcjtli ; ynic ey cihuapilli Ylhui- 
colc[ihuaizin, in oncan Yac]apich- 
tlance tlahtohuani < quihua[llitlan, 
yn ijnanizin inyn eyntin; yece 

^an [ ] n ca yehuatzin yn 

Cacamatzin a [ ] mochiniin 

ypilhuantzitzin in mocenpohua 
yuan ca nau[hpohuaIli ypan]* 
matlacili, yece yn mochintin ¡n 

[ ] otiacatque oc cecen te- 

nanhuan ynin [ ]. Auh ca 

^an yehuantin nican tiquini[ene- 
huazque] omjentin: huehue Yo- 
tzintli yhuan yt[oca Qujetzalma- 
catzin, yn ypampa ce cih[uapill¡ 
yn Doña] Catalina Chimalmantzin 
oqui[mona]micti yhuan oquipil- 
huatique yyocanix[tin], ynic huel 
macicacaquiz ma huel ompa t[. . 

] hualtican yn inenamic- 

tilizpan huehue Y[otzintli.] Yn 
iuh mochiuh yn omoteneuh hue- 
hue Yo[tzinJtl¡, tlayllotlac teuhc- 
tli, tlahtohuani mochiuh Tzacual- 
ti[tlan Tjenanco, yehuatl quihual- 
lahtocatlalli J yn A[hu¡]tzotzin, 



de Yacapichtlan fit demander et qui i $ 29 
fut la mere de trois enfants; mais 
Cacamatzin eut beaucoup d'autres 
enfants el le nombre complet s'en 
éléve á quatre-vingt-dix, lasquéis 
naquirent de diíférentes méres. 
Nous en mentionnerons ici seu- 
lement deux : Yotzintli Tancien, 
et le nommé Quetzalma^atzin , 
parce qu'iis épousérent la noble 
dame Doña Catalina Chimalman- 
tzin et qu'ils en eurent des en- 
fants Tun et Tautre ; on compren- 
dra tres bien que ... á Tépoque 
du mariage de Yotzintli Tancien. 
Lorsque ledit Yotzintli Tancien, 
juge assesseur, devint souverain 
de Tzacualtitlan-Ténanco, il fut 
installé par Ahuitzotzin, monarque 
de Ténochtitlan ; cela fut fait sur 
la demande de son pére Cacama- 
tzin, ieohuateuhctUy pour qu'il 
gouvernái Ténanco. Des qu'il fut 
roi de Tzacualtitlan-Ténanco, Yo- 
tzintli rancien, juge assesseur, 
demanda la dite noble dame de 
Tlalmanalco- Chalco, nommée 
aussi Chimalmantzin, filie dudit 
Itzcahuatzin, tlatquic, roi dudit 
lieu Itzcahuacan - Tlacochcalco. 
D'aprés ce que disent les anciens, 
la princesse Chimalmantzin avait 



1. Ce rol se nommait Telpochteuchtli; la princesse Ylhuifolcihuatzin était 
née en 1508. (Voyez p. 178.) Yotzintli étiii mort en 1520 ainsi que Tlaco- 
cihuatzin. (Voyez p. 190.) Cacamatzin était mort I'année precedente. 

2. Nous donnons cette demiére restitution comme douteuse. 

3. Yotzintli rancien fut installé en 1488, par les soins á'Ahuitzotl qui 
avait commencé son régne deux ans auparavant. 



SEPTIÉME RELATION 



217 



tlahtohuani Tenuchtitlan ; ynic 
huel mochiuh ytlaytlanilizlica yn 
ithatzin Cacamatzin, teohuateuhc- 
tl¡, ynic tlahtocat Tenanco. Auh 
yye yuh tlahtocati Tzacualiitlan 
Tenanco yn huehueYotzintli, tlayl- 
lotlac teuhctliy ye niman conitlan 
yn omoteneuh Tlalmanalco Chalco 
cihuapilH yn can oc ytoca Chima!- 
mantzin, yn ichpochtzin omote- 
neuh Ytzcahuatzin, tlatquic, tlah- 
tohuani yn oncan omoteneuh 
Ytzcahuacan Tlacochcalco. Yuh 
quihtotihui yn huehuetque , ch¡- 
conxiuhtia yn cihuapilli Chimal- 
mantzin yn ihcuac conan, quimo- 
cihuahuati huehue Yotzintli ; yece 
ayemo niman ytlan raotecac, oc 
quizcalti, quihuapauh, auh quin 
ihcuac yn omozcalti, yn ohueyx 
cihuapilli Chi[mal]mahtzin, oc 
quilhuito yn ithatzin tlahtohu[a- 
ni Ytzjcahuatzin. Yn ihcuac ytlan 
coch, [ytlajn m[otecac] ynic qui- 
pilhuati; oncan tlacat ^an yn 
[ypiltzin ye omihto] tlacpac Don 
Joseph del Castillo Heca[xoxouh- 
qui, y]nin ^atepan onotlahtocat 
ynTz[acualtitlanTe]nanco, yhuan 
yuh mihtohua y[n .... cjemil- 
huitl Jiican Tzacualtitlan Te[nan- 

co ] loco cihuapilli Chi- 

malmantzin [ ]htiquizque yn 

Tlalmanalca Ch[alca ti]- 

quizque yhuehue Yotzintli. 

A[uh ynic orne] ychpochhuan 
tlahtohuani Ytz|;cahuatzin, tlat]- 
quic, quinhuicaque ce quihua[l- 
lito, quicahuato, quimajcato, qui- 
mocihuahuati yn Tlaco[. . . . , 



sept ans lorsque Yotzintli l'ancien 
la prit pour épouse; mais il n'eut 
pas de suite des rapports avec 
elle; il la laissa grandir en age et 
des que la princesse Chimalman- 
tzin eut été formée, il alia la de- 
mander de nouveau á son pére le 
roi Itzcahuatzin. Alors il coucha 
avec elle et la rendit grosse; 11 
naquit un enfant qui a déjá été 
nomméplus haut, Don Joseph del 
Castillo Ehcaxoxouhqui, lequel 
régna dans la suite á Tzacualti- 
tlan-Ténanco, et Ton dit que pen- 
dant une année la noble dame 

Chimalmantzin á Tzacual- 

titlan-Ténanco et que les Tlama- 

nalcas-Chalcas Yotzintli 

l'ancien. 



1529 



La seconde filie du monarque 
Itzcahuatzin, tlatquic, fut con- 
duite, pré'sentée et donnée pour 
épouse á Tlaco . . . ., juge asses- 
seur, souverain de Tenanco, qui 



2l8 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tla]yllotlac teuhctli, ilahtohuani 
[Tenanco Xo]yac lepeil ycampa ; 
oncan ca [ce ypiltzin] motlaca- 
tilli yn Don Juan Ytzllit[entzin], 
ynin gaiepan no oncan omotlah- 
[tocatijlli yn Tenanco Chalco. 

Auh ynic e[y yn[ychpochhuan 
tlahiohuani Ytzcahuatzin , tlat- 
quic, q[uimacato, quijcahuato oc 
ce quihuallito [onjquimocihua- 
huaii quimacalo yn Mamalhuaz- 
;ocan tlahtohuani, amo huel mo- 
mati yn itoca ; ynic oncan omotla- 
catilli Don Carlos, ynin ^atepan 
no moilahiocatilli yn oncan Ma- 
raalhuazcocan. Yn omoteneuh 
Ytzcahuatzin, tlatquic, c[a] yhue- 
xiuh mochiuhca yn Moteuhcgo- 
[ma]tzin,tIahtohuaniTenuchtitlan, 
ce ychrpo]chtzin quihualmacaca 
y tlacpac omoteneuh ynNecuarae- 
[tzin,] teohuateuhctli, tlahtohuani 
Opochhu[acan], ypiltzin inyn Itz- 
cahuatzin, auh yyach[tzinj yn 
Doña Catalina Chimalmant[zin], 
h[uel] ynehuan ehuaya. 

Auh ye o[ncan yn omoteneujh 
tlacpac, y pan orne tecpa[tl xi- 
huitl]', yn momiquillico huehue 
Yo[tzintIi, tlayljlotlac teuhctli, ye 
momiquil[ii yn huey ^ahujatl mo- 
raanaco ; yn tlahtocat [Tzacualti]- 
tlanTenanco cenpohuallonfmatlac- 
tli] ypanexihuitl^.Oquipan [ahcico 
yn cap]itan general Don Hernan- 
do [Cortes, y]c niman momiquil- 
li; amo m[atlacx]iutia cexiuhtica 



est au delá du mont Xoyac; de ce 1 529 
mariage naquit un enfant seule* 
ment, Don Juan Itztiitentzin, qui 
dans la suite gouvema aussi á 
Ténanco-Chalco. 

La troisiéme des filies du souve* 
rain lucahuatzin, tlai(juic, fut 
conduite, présentée etdonnée pour 
épouse au roide Mamalhuazcocan, 
dont on ne connait pas le nom ; 
de ceite unión naquit Don Carlos 
qui plus tard régna également á 
Mamalhuazcocan. Ledit Itzcahua- 
tzin^tlatquiCf était le beau-frérede 
Moteuhccomatzin , souverain de 
Ténochtitlan, qui avait donné une 
de ses filies au prince nommé plus 
haut Nécuametzin, teohuateuhctli y 
souverain d'Opochhuacan, fils 
d'Itzcahuatzin et frére ainé de 
Doña Catalina Chimalmantzin; ils 
étaient bien issus de mémes pa- 
rents. 



En la dite année 2 silex, indi- 
quée plus haut, mourut Yotzintli' 
rancien, juge assesseur, emporté 
par la petite vérole qui régnait; 
¡1 avait gouverné Tzacualtitlan- 
Ténanco durant trente-trois ans. 
C'est tout de suite aprés Tarrivée 
du general en chef Fernand Cortés 
que mourut Yotzintli; il n'y a pas 
tout á fait onze ans qu'avant lui 
Cacamatzin, teoliuateuhctli de 



1. C'est-á-dire i $20. 

2. De 1488 á 1 520. — Le mot oquipan est mis pour oc ipan. 



SEPTlfeME RELATION 



219 



quitztia y[n Tlayllotlacan] Caca- 
matzin, teohuateuhctli, ca achto 
mo[miquilli] ynon tlaylli yn qui- 
huicac. Auh y[n yhcuac yn omo- 
ten]euh huehue Yotzintli coniC" 
nocih[uatiI¡]tehuacyn icihuauh yn 
omoten[euh c¡]huap¡ll¡ Doña Ca- 
talina Chimairmantzin]; yn ico- 
netzin quimohuapabu[allí yhujan 
conhuepollo, conan yn ih[uepol- 
tzin] Don [Thomas] de S. Martin 
Quetzalmacatzin, ye ynpan inyn 
Españoles yconancanocquipieya. 
Canel mochiuhque catea yye hue- 
cauh tlahtoque mieca cihuahua- 
que catea ; auh, ye omihto, yn ih- 
cuac otecihuacahualtique matiac- 
tin omOmentin teopixque S. Fran- 
cisco, yn Don Thomas de S. Martin 
Quetzalmacatzin oquincauh mo- 
chintin yn omoteneuhque yzquintin 
cihuapipiltin quinpiaya , auh ca 
[yjehuatzin omoeauh yn omote- 
neub yn ihuepol[t]zin, Tlalmanal- 
co cihuapilli, Doña Catalina Chi- 
malmantzin huellitech ohuetz yn 
¡yollo Quetzalmacatzin, ynic qui- 
monamictitzinoz teoy[oti]ca. Auh 
ynic huel omochiuh oquinmoma- 
[eh]tilli yn matlactlomomentin S. 
Francisco teop[ixque] oc cenca ye- 
huantzitzin yn San[cto Fr. Martin] 
de Valencia yhuan Fr. Toribio 
M[otolinia' yhuel] ypan omotlah- 



Tlayllotlacan, fut emporté par une 1 5 29 
hémorrhagie. Ledit Yotzintli Pan- 
cien laissa veuve son épouse, la- 
dite noble dame Doña Catalina 
Chimalmantzin; Don Thomas de 
S. Martin Quetzalmacatzin eleva 
son jeune enfant et prit avee lui 
sa belle-soeur, qu'il garda sous les 
Espagnols. II était autrefois admis 
chez les souverains d'avoir beau- 
coup de femmes; mais alors, 
eomme il a été dit, les douze 
moines franciseains firent répudier 
les femmes, et Don Thomas de S. 
Martin Quetzalmacatzin renvoya 
toutes les princesses désignées 
qu'il avait pour ne conserver que sa 
dite belle-soeur, la noble dame de 
Tlalmanalco, Doña Catalina Chi- 
malmantzin qui lui plaisait extré- 
mementet qu'il devait épouser re- 
ligieusement. En conséquenee il se 
fit instruiré par les douze religieux 
de S. Fran^ois et principalement 
par le pieux Fray Martin de Va- 
lencia et Fray Toribio Motolinia, 
qui s'employérent pour Don Tho- 
mas de S. Martin Quetzalmafatzin, 
rinstruisirent et le purifiérent afin 
qu'il pút épouser convenablement 
sa belle-soeur, qui avait été la 
femme de son frére ainé Youintli 
rancien, raort idolatre et non en- 
coré devenu chrétien. Aprés que 



I . Ce Pére franciscain, Toribio de Benavente, fut ainsi appelé Motolinia, 
ou le pauvre, par les Indiens qui avaient été touchés de son humilité et de 
son dévouement pour eux. Motolinia a laissé une Historia de los Indios de la 
Nueva-España, qui a été publiée par M. Icazbalceta dans sa Colección de do- 
cumentos para la Historia de México, t. I, México, 1858. 



220 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



toltique , oquimo[nemililique] , 
oquimochipahuilique yhuan Don 
T[homas de S. Martin Quel¿alma- 
galzinj ynic huel o[quimonamic]- 
tilzino yhuepoitzin yn inamiclzirn 
catea yn] iachcauh huehue Yo- 
tzintli, yn oc tl[ateotocani yn] 
omomiquilli, yn ayemo christia- 
no [ mochiuh. ] Auh yn oyuh 
monamictique Don Tho[mas de S. 
Martin Quetzalmalcatzin yn ¡ne- 
huan Doña Catalina [Chimalma]n- 
tzin, yuh mihtohua, 5a omentin 
y[n pilhuantziizin] oncan omoila- 
catiíique : ynic ce [ytoca] Don 
Luis Cohuaxayaca,yninquicu[aa- 
tequi yhuan leo]yotica yihatzin 
mochiuh yn Don [Hernando] Cor- 
tes, marques achto del Valle • ; 
y[nic orne yto]ca Doña Ágata 
Maria ca xocoyoti. [Auh yn Do]n 
Gregorio de los Angeles Tepoztli- 
x[ayacatzin yn] ca achtopan qui- 
chiuhque, ayemo y[n mochiuh] 
teoyotica ynnenamictiliz DonTho- 
|mas de S. Martin Quejtzalmacatzin 
yhuan Doña Catali[na Chimal]- 
mantzin. Auh yn xocoyoti Doña 
[Ágata] Maria > oquimo[namicti] 
ce español [ytoca Ju]an de Alca- 
lan; onc[an otIaca]t Maria [de 
Alcala]n mestiza, ynin o[quimo- 
na]micti oc ce español ytoca Gas- 
pardo [Dom¡ngue]z; oncan otla- 



Don Thomas de S. Martin Que- 
tzalmacatzin et Doña Catalina 
Chimalmantzin furent mariés, 
comme íl a été dit, deux enfants 
naquirent seulement: le premier 
se nommait Don Luis Cohuaxaya- 
catl, qui fut baptisé et eut pour 
parrain Fernand Cortés, premier 
marquis del Valle ; le second en- 
fant fut Doña Ágata Maria la ca- 
dctte. Mais Don Gregorio de los 
Angeles Tepoztlixayacatzin était 
né avant la célébration du ma- 
riage religieux de Don Thomas de 
S. Martin Quetzalmacatzin avec 
Doña Catalina Chimalmantzin. La 
cadette, Doña Ágata Maria, épou- 
sa un Espagnol nommé Juan de 
Alcalan; de C3 mariage naquit 
Maria de Alcalan, métisse, qui se 
maria également á un Espagnol 
appelé Gaspardo Dominguez; de 
lá naquirent premiérement. Mag- 
dalena Dominguez, puis Andrés 
Dominguez et enfin Jacinto Do- 
minguez. 



529 



1. C'est en 1^25 que l'empereur Charles-Quint donna á Cortés ce titre de 
marquis del Valle; íl s'agit ici de la belle vallée situéeá l'occidentde la ville 
de Oaxaca. 

2. Lcsfeuillets ^$ et 56 sont déchirés dans la partie supérieure; de lá les 
nombrcuses restitutions que Ton remarquera ici. 



SEPTIÉME RELATION 



221 



calque Magdalena Domínguez, 
[yni]c orne Andrés Domínguez, 
yníc ey Jacin[lo] Domínguez. 

Ypan inyn XI callí moteuhc- 
tlallí Matencío; exíhuitl tlatocat 
México ' 



1529 



En l'année 1 1 maison, fut ins- 
tallé Matencío; ii gouverna Mé- 
xico durant trois ans. 



XII tochtlí xíhuítl^ 1530 años. 
Ypan in hualla Amaquemecan 
Chalco yn quitocayotía Almonie 
teatehuítequíco ; químatehuítequí- 
co yn Don Hernando Cortes Cí- 
huayllacatzín, tlahtocapilli Ytztla- 
co^auhcan Amaquemecan, yhuan 
Don Pedro Tlahuancatzín, llahto- 
huaní Panohuayan ; yn omoteneuh 
Almonte yníc teatehuítequíco ye 
quitemoco yn íntlatquiynic quín- 
llaecoltíaya yn llatlacatecollo yn 
inteotlatquiyo. 

Auh 5a no yhcuac ypan inyn 
omoteneuh xihuí ti, ypanquípehual- 
líque yn inneteylhuítl yn Ama- 
quemecan tlahtoque, Don Tho- 
masdeS. Martín Quetzalmaqatzin, 
Cbíchímeca teuhctlí, yhuan yteyc- 
cauh Don Juan de Sandoval Te- 
cuanxayacatzin , teohuateuchtlí , 
yhuan Tenanco tlahtoque, Don 
Juan Yutlitentzín, tlayllotlac, 
yhuan yn Don Andrés Aocneitzín, 
amilcatl teuhctlí, ypampayntlatlal, 
ypan Don Manuel * de Guzman, 
govemador audiencia real Mé- 
xico, yehuatl quinnahuatlahtalhui 
yn Malintzin yníc quincahuilique 
quichihuaya Mexica. 



Année 12 lapin, 1530. Alors 1530* 
vint á Amaquémécan-Chalco le 
nomroé Almonte pour chátíer les 
personnes ; il punit Don Hernando 
Cortes Cíhuayllacatzin , prince 
d'Itztlaco9auhcan -Amaquemecan, 
et Don Pedro Tlahuancatzín, roí 
de Panohuayan; ledít Almonte, 
pour chátíer les gens, rechercha 
leurs richesses parce qu'íls ser- 
vaient les démons dans leur cuite. 



En cette dite année, on com- 
men9a le procés des princes d'A- 
maquémécan, Don Thomas de S. 
Martín Quetzalma^aizín, seigneur 
des Chichiméques, et son jeune 
frére Don Juan de Sandoval Té- 
cuanxayacatzin , teohuateuchtli , 
ainsí que des seigneurs de Tenan- 
co, Don Juan Itztlíientzin, juge 
assesseur, et Don Andrés Aoc- 
neitzín , seigneur amilcatl , á 
propos de leurs terres, devant Don 
Manuel de Guzman, président du 
tribunal royal de México, á quí 
Malintzin servit d^interpréte pour 
luí faire connaiire ce qu'avaíent 
fait les Mexicains. 



1. Cet alinea cst en marge du feuillet 32 (recto). 

2. Le manuscrit porte ici en surcharge: • ango donmin 



222 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn onpeohuac ynic 
ompa huillohuac Teoculhuacan ; 
yxquichtín ompa yahque ynohuian 
altepetl ipan tlahtoque, ye omih- 
to, yehuatl ytencopa mochiuh yn 
Guzman, ye tlatlaco amoynahua- 
til yyaoyotl quichihuato; can mo- 
pic ye ompa eanato yehuatl yn 
itoea Tésala ye ilpitia in Castillan 
ompa omiquito, ypampa amo yna- 
huatil yyaoyotl quichihuaz; auh 
yn omoteneuh Tésala yehuatl 
oquihuieae yn España ynie ompa 
oraiquito Guzman. Auh ynie ompa 
huillohuaya Teoculhuacan ompa 
momiquilliio oncan yn itocayocan 
Aztatlan yn Don Andrés Motel- 
ehiuhtzin, huitznahua ilayllotlac ; 
maaltiaya yn oncan quimin [yn] 
ce Chichi[mecatl], ye hual ne- 
cuepallo[co, ynic] tlahto Teno- 
[chtitlan] yniuhqui tlahtocap[illi; 
yece] ^an mac[ehualli calca] ye 
omihto' ynin am[o pilli, qa]n 
achtopa [yn calp]ixqui catea ; ce 
ynin yp[iltzi]n quicauhtia y[n 
Don HJernando de Tapia. 

Auh ca no ypan inyn xi[huit]l 
hual mocuep Don Hernando Cortes 
ye marques del Valle; yn huia 
España ompa exiuhtito; yhcuac 
yn quinhuicaya México Tenuchti- 
tlan tlahtoeapipiltin, oc cenca 
yehuantin yn tlacatl Don Pedro 
de Moteuhe^oma Tlacahuepan 
Yohualycahuacatzin,ypiltzin inyn 



Encette díte année aussi, on iS3o* 
partit et Ton sé rendit á Teocul- 
huacan; tous les seigneurs des 
différentes villes s'y rendirent, et, - 
comme il a été dit, par l'ordre de 
Guzman, paree qu'on avait com- 
mis la faute de faire la guerre sans 
sa permission ; il prit ce pretexte 
et alia s'emparer du nommé Té- 
sala pour le faire enfermer en Cas- 
tille oü il mourut, parce qu'il 
avait fait la guerre sans son ordre ; 
ledit Tésala fut accompagné en 
Espagne par Guzman qui y mou- 
rut. Comme on se rendait á Teo- 
culhuacan, Don Andrés Motel- 
chiuhtzin, juge interprete, mourut 
dans le lieu appelé Aztatlan ; il se 
baignait lorsqu'il fut blessé par 
un Chichiméque, et revenait pour 
gouverner Ténochtitlan comme 
prince; c'était un simple sujet; 
il a déjá été dit qu'il n'était pas 
noble, raais seulement intendant; 
il laissait un fils, Don Hernando 
de Tapia. 



Alors aussi en cette dite année, 
arriva Femand Cortés, marquis 
del Valle ; il était de retour d'Es- 
pagne oü il avait passé trois 
ans; il était accompagné des 
princes de Mexico-Ténochtitlan 
et principalement du noble Don 
Pedro de Moteuhe^oma Tlacahue- 
pan Yohualycahuatzin, fils du 



I. Voyez ci-dcssus, p. 195. 



SEPTIÉME RELATION 



223 



hviey tlahtohuani Moteuhc^oma- 
tzin, ynic orne Don Francisco de 
Alvarado Matlaccohuatzin , ynin 
ypiluinynTecogomoctzin Aculna- 
huacatl, ynin huel ynehuan ehuaya 
yn omoieneuh Motcubc^omaizin. 

XIII acatl xihuitl, 1531 años >. 
Ypan in ybcuac Amaquemecan 
motlallitzinoto yn sancto Fray 
Martin de Valencia, teopixqui S. 
Francisco, ynic oncan motlama- 
cehuilli cecni texcaico ; inic cate 
inpampauinco, yn axcan oncan 
catqui ysepulturatzin totecuyo 
DiosJ. C, yhuan oncan conmo- 
toquilia yn ipan Viernes Sancto, 
yhuan oncan conmanilia yn inez- 
calilitzin yn ipan Pasqua de Re- 
sureccion. Auh yn omoteneuh- 
tzino yn sancto Fr. Martin de 
Valencia ynic ompa mohuetzitito 
Amaquemecan ca ytecpanchan- 
tzinco yn tlacatl Don Thomas de 
S. Martin Quetzalmacatzin, Chi* 
chimecateuhctli, yn motlalitzinoto 
yn oncan axcan motenehua Tex- 
calyacac, oncan ce teopancaltepi- 
tzin quimoquecbiiica tlahtohuani 
yn isanctotzin* Thomas, apóstol; 
oncan yhtic yn missa quimochi- 
huiliaya, auh ^an yohualtica yn 
ompa onmotlamacebuiliaya tex- 



grand monarque Moteuhc^oma- 1530* 
tzin, et en second iieu de Don 
Francisco de Alvarado Matlacco- 
huatzin, fils de Té^ogomoctzin 
Aculnahuacatl, qui était frére 
dudit Moteuhc^omatzin. 

Année 1^ roseau, ijji. Alors 1531* 
alia s'établir á Amaquemecan le 
pieux Fr. Martin de Valencia , 
moine franciscain, afín de faire 
pénitence au milieu de rochers 
isolés ; comme les franciscains ont 
été dans ce Iieu, on y voit aujour- 
d'hui le tombeau de N. S. J.-C, 
on Ty enterre le Vendredi-Saint 
et on y représente sa résurrection 
le jour de Paques. Ledit pieux 
Fr. Martin de Valencia, aprés 
étre arrivé á Amaquemecan, dans 
le palais du noble Don Thomas 
de S. Martin Quetzalmacatzin, 
seigneur des Chichiméques, alia 
s'établir dans le iieu nommé au- 
jourd*hui Texcalyacac oü le sou- 
verain avait dressé une cbapelle 
dédiée á saint Thomas, ap6tre. 
C'est lá que Martin de Valencia 
disait la messe, et, la nuit, fai- 
sait pénitence, au milieu des ro- 
chers au sommet du petit mont 
Amaquémé; deux sacristains Tac- 
compagnaient et le gardaient en 



1 . On lit en marge du feuillet 5 5 (verso) : t Ynic gaUpa ypampatzinco 
ycuatzinfr, Juan Paez dominico omotlachichihuilU >, de sorte que dans la 
suite Juan Paez se fít dominicain. 

2. Le manuscrit porte ici : « yn isanctotzin S^o Thomas >. Ce mot S^ 
est ioutile. 



224 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



calco yn icpac tepetzintli Ama- 
queme; omentin yn pipiltin sa- 
cristanti conmohuiquiliaya, yn 
conmopieliaya texcaitenpa yyo- 
hualtica. Auh yn otlathuic, ye n¡- 
man hual moquixliaya oc moce- 

huitzinohuaya ie[ ]ytz¡n 

[ ] ahuacuahuitl ynic oncan 

[quimonjochiliaya huitzitziltome, 
hual iem[oya ¡cp]actz¡nco, yya- 

colpanlzinco, hual mo[ ] — 

ya oncan quimomahuitzalhuiay[a, 
auh yn oyuh] quimonmomahuí- 
^alhui, ye niman quinm [....] ^ 
aliaya patlania; ye niman hual mo- 
temohu¡a[ya] yn oncan lecpan yn 
ichantzinco Don Thomas de S. 
Martin Quelzalma^aizin, ye niman 
quitziliniaya ce campana oncan 
pileaya ymaxaloc ce ahuacuahuitl 
ycaya, celizticaya tepeyacac; yn 
can huel ynahuac yn oncan missa 
quimochihuiliaya, yn oconmochi- 
huilli missa niman quinmomach- 
tiliaya cartilla pipiltotonti. Mo- 
moztlae yhui quimochihuiliaya. 
Auh ynepantla tonatiuh tlacual- 
tzintli quimomaquiliaya tlahtohua- 
n¡ Don Thomas de S. Martin Que- 
tzalma^atzín ynacacualizpan tle- 
molli totolli yn quimomaquiliaya ; 
yn oncan motlapaloltiaya tlacual- 
caxic oncan nextli conmotemilia 
ypan pohuia yztatl, oncan motla- 
paloltiaya; mochipa yuh quimo- 
chihuiliaya. Auh yn ixquichtin 
Amaquemecan tlahtoque, yhuan 
tla^opipiltin, cihuapipiltin, yhuan 
macehualtin, niman mochintin, 
yuh quihtohuaya, yn sánelo Fr. 



se tenaní touie la nuit á l'entrée «53»* 
de la roche. Desque Taube pa- 
raissait, il se retirait et allait se 

reposer sous un 

chéne oíi il appelait les oiseaux- 
mouches qui descendaient sur sa 
tete, sur ses épaules, .... les ^ 

caressait et aussitót aprés qu'il les 
avait caressés, il les faisait envo- 
1er; puis il descendait dans la de- 
meure royale de Don Thomas de 
San Martin Quetzalma^atzin et 
sonnaitd'une cloehe qui étaitsus- 
pendue á Teníourchure d'un chéne 
venu au bout de la montagne ; 
c'est prés de cet endroit qu*il di- 
sait sa messe, aprés quoi il ensei- 
gnait la leeture aux jeunes en- 
fants. Chaqué matin il faisait ainsi. 
A midi, le souverain Don Thomas 
de S. Martin Quetzalmagatzin lui 
donnait un peu de nourriture, et, 
au temps oü ¡I est permis de man- 
ger de la viande, il lui faisait servir 
un mets de poulet ; le moine trem- 
pait son pain dans une éeuelle oü 
¡I avait mis de la cendre et du 
sel; c'était sa constante habitude. 
Les souverains d'Amaquémécan, 
les princes , les grandes dames et 
les simples sujets, tous, en un 
mot, vénéraient, respectaient ex- 
trémement le pieux Fr. Martin de 
Valencia. II y avait alors huit ans 
qu*¡l était arrivé d'Espagne, lors- 
qu'il vint s'établir á Amaqueme- 
can. 



SEPTIÉME RELATION 



225 



Martin de Valencia cenca qui- 
momahuiztililiaya , quimimacaxi- 
liaya. Yn ihcuac yn ye quin ye 
iub chicuexihuitl ohual mohuicac 
España, ynic nican Amaquemecan 
mohuetzitico. 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuhxihuitl, yhcuacquimonanque 
yn Tenanca Texocpalca, yn Ayo- 
tzinca, ynic yntlahuillanalhuan 
mochiuhticate axcan; catel yeppa 
yntlahuillanalhuan yn Tenanca 
[Te]xocpalca, yn Ayotzinca ' , huel 
achto oncan ym[at]ian mochiuh 
yn tlahtoque Chichimeca, Te- 
nanca, Cuixcoca, Temimilolca, 
Yhuipaneca, Qacanca. 

Auh ca n[o] ypan [inyn om]ote- 
neuh xihuitl, ymaxitico Me[xico 
yn] pres[idenle] Don Sebastian 
Ramírez, clérigo, yancuic tlahto- 
hu[ani , ye]huatl quipehualtico , 
quicaxanico te[quill, a]uh quipe- 
hualtico mellahuac justic[ia yn] 
México ; yehuail achto quiíemaca- 
co [top]illi, ^an oc alguaziles yn 
quintlallico ^an oquioque yn Me- 
xica. Auh nauhxihuitl ypan tlaco 
xihuitl yn tlahtocatico audiencia 
real yn presidente. 

Auh 5a no ypan in cahuatihuac, 
momanaco pitzahuac cahuatl, mo- 
chiuh ye momiquillique pipiltzi- 
tzinti. 

No yhcuac popocac ce citlalli, 
onxihuitl ynin huel neltiliztli ypan 
in polihuico ynic popocaya. 



iS3t 



En cette díte année, les Mexi- 
cains prirent les Ténancas-Texoc- 
palcas et les Ayotzincas, de sorte 
qu'iis sontaujourd'hui subjugués; 
déjá les Ténancas-Texocpalcas et 
les Ayotzincas Tavaient été une 
premiére fois du lemps des sci- 
gneurs Chichiméques, Ténancas, 
Cuixcocas, Témimilolcas, Yhuipa- 
néques et ^acancas. 

En cette dite année, arriva á 
México le président Don Sebastian 
Ramírez, prétre, nouveau gouver- 
neur, qui commenca á diminuer 
les impótset organisa parfaitement 
la justice á México; c*est lui qui, 
le premier, donna la baguette de 
justice et qui établit des alguazils 
choisis parmi les Mexicains seuls. 
Pendant quatre ans et demi, ¡1 
dirigea comme président le tri- 
bunal royal. 

Alors aussi éclata la varióle qui 
se répandit et fit mourir les petits 
enfants. 

Alors aussi parut une comete, 
qui fiít visible pendant deux ans, 
au bout desquels elle cessa de 
brillen 



I. Le manuscrit porte par erreur: ■ Áyotzinco •. 



«5 



226 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



No ypan inyn xihuitl, yhcuac 
momiquilli yn Don Hernando Cor- 
tes Yxtliixuchitzin, tlahtohuani 
Tetzcuco, yehuail in yuel quin- 
paleui Españoles ynic cacique 
México ; yn ilahtocat chicuacen- 
xihuitl'. Auh ca niman ipan in 
oncan hual motlahtocatlalli yn 

Don Carlos* , tlahtohuani mc- 

chiuh yn Tetzcuco; yyehuantin 
in ymomexiin ypilhuantzitzin yn 
Necahualpilli Acamapichtii. 

Auh ^a no yhcuac yn yztac tü- 
mahtica motlapachoque yn cihua 
yn ihcuac teopan callaqui. 

Yhuan no yhcuac quinxincue 
yn Mexica Tenuchca yn huehue- 
yniin yaotiacahuan catea; quin- 
tlaxilliqueynintequihuacatzon, yn 
cuachic yn Otomiti catea ; yn iuh 
tlamania ye nepa mochi poliuh. 



En cette année aussi, mourut 1531' 
Don Hernando Cortes Ixtlilxo- 
chitzin, souverain de Tetzcuco, 
qui avait aidé les Espagnols lors- 
qu'ils s'étaient emparés de Méxi- 
co; il avait gouverné durant six 
ans. Immédiatement aprés fiít ins- 
tallé Don Carlos ,comme sou- 
verain de Tetzcuco; tous lesdeux 
éiaient fils de Nécahualpilli Aca- 
mapichtii. 

Alors aussi les femmes se cou- 
vrirent de vétements blancs lors- 
qu'elles entraient dans le temple. 

Alors aussi les Mexicains-Té- 
nochcas détruisirent leurs grands 
ennemis ; ils rejetérent les capi- 
taines, les guerriers qui étaient 
Otomis; ainsi ce fut fmi^ tous 
ayant disparu. 



I tecpatl xihuitl, 1532 años. 
Ypan inyn axihuaco México ynic 
huíllohuaya Teoculhuacan ; exiuh- 
licaí necuepalloco; ynic ompa 
huia Guzman, ompa quilpito in 
Tésala ynic quihuicac España, 
ompa miquito Guzman. Auh yn 
oyuh ahxihuaco Tenuchtitlan, ni- 
man onmotlalli yn Don Pablo Xo- 
chíquentzin4 ocuauhtlahto yn iuh- 
qui tlahtohuani ypan pouhticatca 



Année 1 silex, IJ32. Aloraron 1532 
arriva á México de retour de Teo- 
culhuacan; on revenaitau boutde 
trois ans; Guzman s^y était rendu 
et avait pris Tésala qui fut con- 
duit en Espagne, oü alia mourir 
Guzman. Des que Ton fut rentré 
dans Ténochtitlan, on installa Don 
Pablo Xochiquentzin qui fut con- 
sideré comme un souverain et 
gouverna effectivement les Té- 



K De 1526 á 1531. 

1. Chimalpahin a laissé en blanc le nom de ce prince qui était Yoyontzin. 
(Voyez Sahagun, Histoire des Chosts de la NouveHc-Espagne, p. 504.) 

3. Voyez année 1 530, troisiéme paragraphe. 

4. Ou Xochiquen, 



SEPTIÉME RELATION 



227 



ynic oquincenpacho Tenuchca ; 
yninamo pilli, ^ancalpixqui catea 
México yn achtopa, yn iuhqui 
omitoc tlacpac « ytechpa Don 
Andrés Motelchiuhlzin; ^ancuauh- 
pipiltin amo yte[ch qjuiga yn Te- 
nuchlitlanllahtocayoil; yn iuhqui 
oc cequintin tla^opipiltin tetech 
moquixtia, yhuel nezticate pillo- 
tica; yn omoteneuhque Don Andrés 
Motelchiuhtzin yhuan Don Pablo 
Xochiquentzin ca ymomextin 
oncan chaneque catea yn ¡pan ye 
ce tlayacatl motenehua Teopan, 
yn axcan ye S. Pablo. 

Yn ipan in micohua Chalco yn 
ica cahuatl totomonaliztli, no ye 
micque yn huehue yn tlaca Tlal- 
manalca yhuan ynic -nohuian Mé- 
xico. 

Yhuan quimachiyotia yhuel ye- 
huantin Tlalmanalca Chalca ypan 
inyn omoteneuh xihuitl yecahuico 
ynteocal. 

II calli xihuitl, 1533 años. 
Ypan inyn Amaquemeque Chalca 
quihtohua, yhuan quimachiyotia 
yn ipan ynxiuhtiapohuallamauh , 
yyecahuico yn teopantli S. Luis, 
obispo, Tlalmanalco, yn quichiuh- 
que Amaquemeque, yhuan Xochi- 
milca Chimalhuaque, yhuan Te- 
nanea Texoepalca. 

No yheuaeyn moman tianquiz- 
tli Santiago Tlatiluleo México ; oe 
cequintin quihtohua oncan yn 



nocheas; il n'étaii pas noble, 1532 
mais simple intendant á México, 
comme il a été dit plus haut au 
sujet de Don Andrés Motelchiuh- 
tzin. Lesgrands seigneurs ne des- 
cendaient pas des rois de Téno- 
chtitlan ; ils p'araissaient étre issus 
d'autres princes et se montraient 
d*une maniere véritablement no- 
ble. Les dits Don Andrés Motel- 
chiuhtzin et Don Pablo Xochi- 
quentzin habitaient tous deux 
dans la principale loealité nommée 
Téopan, aujourd'hui San-Pablo. 

Alors on mourut á Chalco de la 
petite vérole, qui emporta méme 
les personnes ágées de Tlalma- 
nalco et de tout México. 

Les Tlalmanaleas-Chalcas ont 
parfaitement indiqué qu'en cette 
dite année leur teocalli fut achevé. 



Année 2 maison, 1533. Les 1533* 
Amaquéméques-Chalcas ont dit 
et mentionné dans leurs livres 
d'annales qu'alors fut achevée á 
Tlalmanalco, Téglise de S. Louis, 
évéque, qu'avaient eonstruite les 
Amaquéméques, les Xochimilcas- 
Chimalhuaques et les Ténancas- 
Texocpaleas. 

Alors le marché se tint á San- 
tiago de Tlatilulco-Mexico ; quel- 
ques-uns disent aussi que c'est 



1. Voyez année 1530, troisiéme paragraphe. 



228 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ixpan Sánelo Domingo moman 
tianquizili. Ach catlehuail ymo- 
neltocaz? 

Auh ca no yhcuac ynyn mo- 
chiuh yneyxcuitilli yn ompa San- 
tiago Tlatilulco México yehuatl 
ynic tlamiz cemanahuatl ; cen[c]a 
quimahuicoque ye micahuique yn 
Mexica. 

Auh no yh[e]uae ynyn mope- 
hualti ye moeocotzinohua yn 
itiagotzin [D]ios Fr. Martin de 
Valencia yn nican Amaquemecan 
[onjcan moezticatca, [ijtecpan- 
chan yn tlahtohuani Don Thomas 
de S. Martin [Qjuetzalmagatzin, 
Chichimeca teuhctli. Yn oquimot- 
ti[lli] ye moeocotzinohua, cenca 
momauhii yn tlahtoa[ni, yjhuan 
yn oc cequintin tlacopipiltin ynic 
macuilcan [yn Amjaquemeque 
quihtoque : Nican ye mococotzi- 
no[hua Fr.] Martin de Valencia ' ; 
cuix nican tictotztilitiaz[que yn 
njican momiquilli? Tleyn tictay- 

tilizque? Ma ytla[ ]? Ma 

niman quimocahuilliti yn Tlalma- 
[nalco] cmpa quimopahtilizque. 
Ye niman tlapechti[que ynic] mo- 
cahuillico yntech quihualmoca- 
hui[llique Tlajlmanalco tlahtoque; 
yuh mihtohua, can no mo [. . . . ] 
quimomauhcayttilique yn sancto 
Fr. Martin [de Valencia] ; mohuel- 
loncan eonmohuecahuillique mo- 

no[ llah]toque Don 

Hernando de Guzman Omaca- 
tzin, [teohuateuhctli], tlahtohuani 



devant S. Domingo qu'eut lieu le 1533* 
marché. Qui £aut-il croire? 

Alors aussi fut donnée á San- 
tiago de Tlatiluleo-Mexico une re- 
présentation de la ñn du monde ; 
les Mexicains furent extrémement 
étonnés et émerveillés. 

Alors aussi commenga á tomber 
malade le bien-aimé de Dieu, Fr. 
Martin de Valencia, á Amaqueme- 
can oü il résidait, dans le palais 
du roi Don Thomas de S. Martin 
Quetzalma^atzin , seigneur des 
Chichiméques. Lorsque le souve- 
rain vit qu*il éuit malade, il 
s'effraya beaucoup, el quelques 
autres princes de cinq localités 
d'Amaquémécan dirent :Fr. Mar- 
tin de Valencia est ¡ci malade; 
est-ce que nous Ty verrons mou- 
rir? Que lui ferons-nous boire? 
Avons-nous quelque chosePll faut 
le transponer de suite á Tlalma- 
nalco oú on le soignera. Aussi tót on 
fit un lit pour le transporter et les 
seigneurs de Tlalmanalco le por- 
térent. C'esl ainsi, dit-on, qu'ils 
honoréreni et trailérent avec res- 
pect le pieux Fr, Martin de Valen- 
cia; les seigneurs qui prirent ce 
soin furent Don Hernando de Guz- 
man Omacatzin, teohuateuhctli, roi 
d'Opoehhuacan -Tlaeochcalco, . et 
S. Francisco de Sandoval, tlat^jui- 
catzin, souverain d'Itzcahuacan. 
Aussitót ils firenl savoir qu'on le 



I . Le manuscrit porte par erreur .v ValUcia > . 



SEPTIÉME RELATION 



229 



OpochhuacanTlacochcalco, y[huan 
S. Fr]ancisco de Sandoval, tlat- 
quicatzin, tIahioa[ni Itzcahu]a- 
can ; ;an no niman quimotitlanique 
tlape[chtique ynic] ompa México 
S. Francisco monasterio mo- 

[ ]zqu¡a. Oncan Ayotzin- 

co neacallaquillo y[huan] ye ocon- 
macallaquillique yn oqui[mo]ma- 
chiltica ye momiquilia ; ye ni- 
man motlanahuatilli ynic oc cep- 
pa quimoquixtilizque yhlic acalli, 
tlalhuactenpa quihualmotequiliz- 
que yxpanizinco oc ce totha- 
tzin; yuhqui mochiuh tlalhuac- 
pan quihualmotequilique ye qui- 
mihialhui lalincopa teotlahtolli, 
ynic oncan onmomiquilli ateneo 
9a miccatzintli , ynic oc ceppa 
oncan quihualmohuiquillique Tlal- 
manalco; 5a mixcahuique yn Tial- 
manalca, quimotoquilique yn on- 
can yancuic ynteopan S. Luis, 
obispo. Auh yn Amaquemeque 
aocmo queninpa aocmo conmat- 
que yn quenin quimotoquillique 
ynacayotzin sancto Fr. Martin de 
Valencia ' ; can ixquich nican 
Amaquemecan quimocahuillitia 
ynic missa quimochihuiliaya in ca- 
sulla tlaxcaltecayotl tochomiti tla- 
tzoizontli ; yn can nican cihua- 
tzitzinti quichihuaya. Yehuati yn 
casulla yhuan ce ymisalizin gan 
ixquich [yn] nican Amaquemecan 
quimocahuilli. 

Auh catepa[n y]pan Tlalma- 



transporlait et qu'on irait á México «533* 
le déposer dans le couvent de 
San-Francisco. A Ayotzinco, on 
le mit dans une embarcation etdés 
qu'on Ty eut ínstallé on s'aper^ut 
quMi allait rendre le dernier soupir; 
immédiaiement on donna encoré 
l'ordre de le retirer de Tembarca- 
tion, et on le déposa sur le bord 
d'une lie en présence d'un autre 
Pére; ainsi on le placa dans une 
He et les príéres furent dites en 
laiin, de sorte qu*il mourut lá 
sur le bord de Teau comme un 
simple fidéle et qu'on le reprit 
pour le transponer á Tlalmanalco ; 
les Tlalmanalcas agirent seuls et 
Tenterrérent dans leur nouvelle 
église de S. Louis, évéque. Les 
Amaquéméquesne connurent point 
Tendroit oü avait été déposé le 
corps du pieux Fr. Martin de Va- 
lencia ; seulement il avait laissé á 
Amaquemecan une chasuble qu'il 
metiait pour diré la messe et qui 
était faite avec un lissu de poil de 
lapin provenant de Tlaxcala; ce 
sont des femmes qui la lui avaient 
tíssée. Cette chasuble et un mis- 
sel, c'est tout ce qu'il avait laissé 
á Amaquemecan. 



Dans la suite on montrait, á 



I. Martin de Valencia n'a pas écrit d'ouvrage important; on n'a conservé 
de lui que des lettres. 



2}0 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



nalco, necito xillahuipilli cilicio 
y[n] mollamacehuiliaya cavallo- 
izontli ompa hua[. . j ; ynic ni- 
can yhuan mopia quimoiemolimo- 

[ ] yehuatzin in Fr. Juan 

Paez, vicario, nican [moetzjticat- 
ca Amaquemecan S^° Domingo 
tot[hatzin] , yn iuh neciiiuh t'.ani 
yn ipan xihuitl' de [15.. y]n 
ihcuac mochichiuh tlacencahua- 
loc ie[petl ¡c]pac Amaqueme yn 

itlamacehuayan tz[ 

sancio] Fr. Martin de Valencia ; 
auh 9a yxquich y[n aocmojtle nez. 
Auh ^atepan omachiztic nio[piaya 
yn ci]uhdad Xochimilco monas- 
terio S. [Francisco yn] ompa qui- 
mocahuililia yehuatzin [Fray Ge- 
ronijmo de Mendieta*; auh cam 
exiuhti[hiique moetzjticatca ni- 
can Amaquemecan, auh ynic 
[....] ynic nohuian motemachii- 
litinenc[o ypan Nueva] España, 
ynic hual mohuicaque España 
[momatIac]xiuhtillico. 

III tochtii xihuitl, 1534 a[ños. 
Ypan in] momiquillico yn Don 
Hernando de Guz[man Omaca]- 
tzin, teohuateuhctli, tlahtohuani 
Opochh[uacan Cha]lco, yn tlahto- 
cat matlacilonnahui xihu[itl]J. Auh 
5a niman, /pan inyn omoteneuh 
xihuitly niman oncan hual motlah- 

1. C'est sans doute Tannée 1^88. 

2. On doit á ce moine une Historia eclesiástica indiana qui contient des 
renseignements extrémement précieux. II mourut dans le couvent des Francis- 
cains, á México, le 9 ma¡ 1604; il avait vécu plus de 55 ans au Mexiquc. 
(Voyez Torquemada, Monarquia indiana, lib. XX, cap. lxxiii.) 

3. De 1521 á 1534. 



Tlalmanalco, le cilicequi lui ser- 1533* 
vait á faire pénitence et qui était 
fait avec du crin de cheval. Ici 
ongarde le üeu oü Fr. Juan Paez, 
vicaire, moine dominicain, rési- 
dant á Amaquemecan, découvrit 
ees reliques, ainsi qu'on va le 
voir,á la fin de Tannée 15,., apo- 
que oü Fon orna, on para sur le 
mont Amaquémé le lieu de péni- 
tence du pieux Fr. Martin de Va- 
lencia ; c'est tout ce qu'on pouvait 
montrer. Plus tard on sut que ees 
reliques étaient conservées dans la 
ville de Xochimilco, au monastére 
des Franciscains, á qui les avait lé- 
guées Fr. Gerónimo de Mendieta ; 
les religieux ne séjournérent que 
trois ans á Amaquemecan et se ré- 
pandirent pour évangéliser dans 
toute la Nouvelle-Espagne ; il y 
avait alors dix ans qu'ils étaient 
venus d'Espagne. 



Année 3 lapin, 1534, Alors 1534* 
mourut Don Hernando de Guz- 
man Omacatzin, teohuateuhcíli, 
roi d'Opochhuacan-Chalco, qui 
avait gouverné durant quatorze 
ans. Aussitót aprés, encette dite 
année^ fut installé son fils nommé 
également Don Hernando de Guz- 



SEPTIÉME RELATION 



231 



tocallalH yn ¡piltzin ytoca » qan 
no Don Hernando de Guzman Chi- 
chicuepoll, teohuateuhcili, tlahto- 
huani mochiuh Opochhuacan Tla- 
cochcalcoTlalmanalco Chalco. 

Auh ca no ypan inyn ornóte- 
neuh ey tochtlixihuitl, ypan peuh- 
que yn mihuaque yn Don Juan 
Tenchimaitzin yhuan Don Pedro 
Baptista Ehcatecolotl yhuan Mar- 
tin Collomochcatl ; yhuan yn mo- 
chintin mihuaque yn ipampa tlalli 
ynmoch quimaxcatiaya yxpan pre- 
sidente audiencia real, ilahtohuani 
Don Sebastian Ramirez, obispo 
mochiuh catepan Ayhticcopa. Auh 
ynic quintentzauhc, ynic quintla- 
cahualti, ynic aocmo ceppa ytlah 
quihtozque, quinmacac tlalli yto- 
cayocan Qacamoltetelco ynic hue- 
yac etzonili yhuan caxtol[p]ohual- 
li, auh ynic patlahuac macuilpo- 
hua[Ili]*. Auh ynic tehuantin to- 
lencopa yn tillah[to]que niDon 
Francisco de Sandoval, yhuan ne- 
huatl [yn] Don Hernando de Guz- 
man Chichicuepotl , yhuan [mo]- 
chintin pipiltin Tlacochcalco ti- 

quinmaca y[ q]ue tlalli 

maní ^cámoltetelco. 

[Ypa]n inyn 3 tochtli xihuiíl J, 
1534 años, yhcuac yancuican 
motlalico PadremeS. Francisco yn 
Amaquemecan; oyuh ye cexihuitl 
momiquilli Fr. Martin deVaIencia4. 

1. Le manuscrit porte par erreur: « ytocan ». 

2. Nous croyons qu'il s'agit ici de vara comme unité de longueur. 

3. Le manuscrit ne porte pas ce mot xihaitl. Nous avons cru devoir Tin- 
troduire pour maintenir runiformité adoptée par Tauteur. 

4. Cet alinea est écrit en marge du feuillet 57 (verso). 



man Chichicuepotl, teohuateuhctlh M34* 
comme souverain d'Opochhuacan- 
Tlacochcalco-Tlalmanalco - Chal- 
co. 

En cette dite année 3 lapin, 
partirent en message Don Juan 
Tenchimaitzin, Don Pedro Bap- 
tista Ehcatecolotl et Martin Collo- 
mochcatl ; ils allérent réclamer les 
biens qui leur appartenaient au- 
prés du président du tribunal ro- 
yal, le gouverneur Don Sebastian 
Ramirez, qui dans la suite devint 
évéque d'Ayhticcopa. Pour leur 
fermer la bouche, pour les forcer 
á se taire el á ne plus adresser de 
réclamations, il leur donna le 
pays appelé Qacamoltételco, qui 
avait quinze cents varas de long 
et cent varas de large. Ce fut par 
Pintermédiaire de nos souverains, 
Don Francisco de Sandoval, Don 
Hernando de Guzman Chichicue- 
potl et de tous les- nobles de Tla- 
cochcalco que nous leur donnámes 
et qu*ils occupérent la terre de 
^acamoltételco. 



En cette année 3 lapin, 1534, 
les Peres Franciscains vinrentpour 
la premiére fois s'établir á Ama- 
quémécan ; íl y avait un an qu'é- 
tait mort Fr. Martin de Valencia. 



ÍJ2 

[Auh 5a no] ypan ¡nyn omote- 
neuh xihuitl, yhcuac [yn tlacat] 
Don Juan Baptista de Sandoval 
Toyaotzin >, y[pilizin in] Don Juan 
de Sandoval Tecuanxaya[catzin]. 

[No] yhcuac yn tlacat yn Xo- 
chitlhua[tzin y]n cihuapilli. 

No yhcuac yn tlacat [Don An- 
drés] de Santiago Totococtzin, 
ypiltzin in [Don Dojmingo de San- 
tiago Ycnoxochitzin, [tlahtocapil- 
1¡] Tlayllotlacan Amaquemecan. 

Noyh[cuac ypan injyn omote- 
neuh xihuitl, yn qui[xixiiiniqu]e 
nohuian ypan Nueva Espa[ña yn 
in]teocal yhuan yn imixiptla yn 
[tlacatejcollo yn quinmoteoiiaya 
hue[hueique] tocolhuan; ye yuh 
nican matlacxihuitl ypan ce xi- 
huitl* moetziicate yn mailactlo- 
mome S. Francisco teopixque ynic 
motla:rixitinilique nohuian ; auh 
ye yuh caxtolli once xihuitl J 
ohuacico yn Españoles yn ihcuac 
tlaxixitin nohuian. 

IIII acatl xihuitl, 1535 años. 
Ypan in maxitico hual mohuicac 
yn Don Antonio de Mendoza, 
yhuel achiopa visurrey mochiuh- 
tzinoco México, yhuan ynic moch 
ipan Nueva España; yehuatl 
oquihueychihuaco yn mellahuac 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 

En cette dite année, naquit Don 1 s 34* 
Juan Baptista de Sandoval Toyao- 
tzin, fils de Don Juan de Sandoval 
Técuanxayacatzin. 



Alors aussi naquit Xochitlhua- 
tzin, noble dame. 

Alors aussi naquit Don Andrés 
de Santiago Totococtzin, fils de 
Don Domingo de Santiago Icno* 
xochitzin, princede Tlayllotlacan- 
Amaquémécan. 

En cette dite année, on renversa 
partout dans la Nouvelle-Espagne 
les temples et les images des ido- 
les qu'adoraient les anciens nos 
ancétres. II y avait onze ans que 
les douze religieux franciscains 
étaient ici lorsque cette destruc- 
tion eut lieu sur tous les points ; 
et il y avait seize ans qu'étaient 
arrivés les Espagnols lors de cette 
destruction genérale. 



Année 4 roseau, 1535. Alors 1 53 s 
arriva Don Antonio de Mendoza 
qui fut le premier vice-roi de Mé- 
xico et de toute la Nouvelle-Espa- 
gne; il organisa parfaitement bien 
la justice á México, donna tout ' 
ce qui s'y rapporte, introduisit 



1. Le manuscrit porte : Don Juan de Sandoval Toyaotiin, mais plus loin, 
année 1 548, on lit : « Don Juan B^ de Sandoval Toyaotzin. Dans la 6« Re- 
lation ce personnage est nommé: ■ Don Juan Bap^^ Toyaotzin ». Ce qui 
permet de h distinguer d: son pére. Aussi n'avons-nous pas hesité á ajouter 
ici le prénom de Baptista. 

2. Voyez année 1524. 

3. Voyez année 15 19. 



SEPTIÉME RELATION 



2JJ 



justicia yn México^ quin yehua- 
tzin oquitemacaco juezyotl; 
yhuan oquitemacaco cavallotin, 
oquinmacaco govemadores [yn] 
onmotlallico yn México. 

Auh niman ycon[pe]uh yn pre- 
sidente Don Sebastian Ramire[z 
mo]huicac España; ;an moma- 
cuilxiuhtillico I [Mejxico audiencia 
real. 



les chevaux dans le pays et crea 1535 
des gouyemeurs qui furent instailés 
á México. 



Alors partit le président Don 
Sebastian Ramirez pour se rendre 
en Espagne ; ¡1 n*avait tenu que 
cinq ans Taudience royale á Mé- 
xico. 



V tecpatl xihu¡t[l, 1536] años. 
Ypan in motlacatilli Don Martin 
[de Sanjdoval Quetzalmagatzin, 
ypiltzin in T[ecuanxa]yacatzin, 
teohuateuhctli, tlahtohu[ani Tlayl- 
lojtlacan Amaquemecan. 

Auh ca no ypa[n inyn omo]te- 
neuh xihuitl, oncan momiqui[lli yn 
Don] Pablo Xochiquentzin, yn 
ocuauh[tlahto Tenujchtilian ma- 
cuilxihuitl*, yn iu[hqui tlahtohua- 
ni ypan] pouhticatca. Yn oyuh 
momiquilli [oncan y]n ayac tlah- 
tocat Tenuhctitla[n]. 



Année 5 silex, 1 536. Alors na- 
quit Don Martin de Sandoval 
Quetzalmacatzin, fils de Técuan- 
xayacatzin, teohuateuhctli, souve- 
rain de Tlayllotlacan-Amaquémé- 
can. 

En ceite dite année aussi, mou- 
rut Don Pablo Xochiquentzin, qui 
avait administré Ténochiitian du- 
rant cinq ans, et avait été consi- 
deré comme un souverain. Aprés 
sa mort nul ne régna pluss á Té- 
nochtitlan. 



1536 



[VI calli] xihuitl, 1537 años. 
Ypan in onca[n aheleo] 3 yn Ama- 
quemeque ynic ompa tequiti[que 
yn S. Domingo Me]xico ynic 
mochiuh teopancalli ; [yn yhcuac 
onca]n in techcauhque in Padreme 



Année 6 maison, 1537. Alors 1537* 
arrivérent les Amaquéméques pour 
apporter un tribut destiné á la 
construction de Téglise de S. Do- 
mingo de México ; alors les Peres 
religieux de S. Francois nous quit- 



1. Dei53i á 1535. 

2. De 1 532 á 1 536. Sahagun fait régner ce prince durant trois ans et luí 
donne trois successeurs : D. Diego Uaniíi, D. Diego Tcuetzquiíi et D. Cris- 
tóbal Cccepatitl [Hist. des Choses de la Nouvelle-Espagne, p. 501); mais lis 
n'eurent plus que le titre de gouverneur. Voyez année 1538, 2« paragraphe. 

3. A l'aide de la 6« Relation nous avons pu rétablir ici une partie du 
texte qui a disparu. 



234 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



teop¡xqu[e S. Francisco] ; nican S«> 
Thomas moetzticatca yn ¡t[ecpan 
yn] omoteneuh tlahtohuani Don 
Tho[mas de S. Martin] Quetzalma- 
^atzin, Chichimeca t[euhctli ; can 
e]xiuhtique > ynic oncan moetzti- 
c[atca] Amaquemecan. Yn ihcuac 
ynamocualli ye catea, ynom[enj- 
tin tlahtoque yn Don Thomas de S. 
Martin Quetzalmacatzin, Chichi- 
meca teuhctli, tlahtohuani Ytztla- 
co^auhcan Amaquemecan, yn ine- 
huan yteyccauh Don Juan de 
Sandoval Tecuanxayacatzin , teo- 
huateuhctli, tlahtoani Tlayllo- 
tlacan, mixnamiquia; oc cenca 
yehuatl inyn Don Juan dé Sando- 
val Tecuanxayacatzin yn oc cenca 
moyehuaiiliaya yhuel tlacpac mo- 
tlaliznequia ymahuicotica ; huel 
quixixicohuaya yn itiachcauhtzin, 
Don Thomas de San Martin Que- 
tzalmacatzin , yn iuh connequia 
Don Juan de Sandoval Tecuanxa- 
yacatzin yn oc excan cecen tlaya- 
catl ypan yn tlagopipiltin yn Tza- 
cualtitlan Tenanco, yn Tecuani- 
pan, yn Panohuayan, mochintin 
ompa tecpanozquia yn itecpan- 
chanTlayllotlacan, yhuan yn ma- 
cehualtin ompa > quitlaecoltizquia ; 
auh yn Itztlacocauhcan yn iiecpan- 
chan tlahtohuani Don Thomas de 
San Martin Quetzalmacatzin, ayac 
ompa tecpanozquia ; yn omote- 
neuhque excanme pipiltin quinmo- 
cuicuiliaya yhuan ymacehualtin 



térent; ils étaient á S. Thomas 15 37* 
dans le palais dudit souverain Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
catzin, seigneur des Chichimé- 
ques ; ils n'avaient passé que trois 
ans á Amaquemecan. II ne faisait 
pas bon d'y rester alors, car les 
deux princes Don Thomas de S. 
Martin Q^uetzalma^atzin, seigneur 
des Chichiméques, souverain d*Itz- 
tlaco^aubcan - Amaquemecan , et 
son jeune frére Don Juan de San- 
doval Tecuanxayacatzin, teohua- 
teuhctU, souverain de Tlayllotla- 
can, étaient en rivalité; Don Juan 
de Sandoval Tecuanxayacatzin 
suriout se faisait extrémement re- 
marquer et aspirait á s'élever tres 
haut en dignité ; il se jouait de son 
frére ainé, Don Thomas de S. Mar- 
tin Quetzalmacatzin, et voulaitque 
les seigneurs, qui avaientsousleur 
autorité legitime les trois États de 
Tzacualtitlan-Ténanco, de Técua- 
ñipan et de Panohuayan, vinssent 
tous vivre dans son palais de 
Tlayllotlacan el que les simples 
su jets fussentsous son obéissance; 
tandis qu'á Itztlacocauhcan, nul 
n'aurait vécu dans le palais du 
souverain Don Thomas de S. Mar- 
tin Quetzalmacatzin. Lesdits prin- 
ces des trois localités auraient été 
tenus en vasselage et leurs sujets 
auraient obéi á Tecuanxayacatzin; 
il détruisait ainsi la royauté sur les 
trois points de Tzacualtillan-Té- 



1. Les Franciscains s^étaient établis á Amaquemecan en 1534. 

2. Le manuscrít porte : 1 onpa >. 



SEPTIÉME RELATION 



2J5 



ynic quintlaecoltizque ; quipopol- 
hualoya yn oc excan tlahtocayotl 
Tzacualtitlan Tenanco, yhuan Te- 
cuanipan , yhuan Panohuayan , 
ynic amo quintlaliaya tlahtoque; 
ga oncatca yn tlahtocaiepilhuan. 
Auh yequene yyehuatl Don Juan 
de Sandoval Tecuanxayacatzin yn 
iteopan quichiuh yn ompa Tlayl- 
lotlacan quitocayoti S.Juan, evan- 
gelista. Auh yn oncan missa qui« 
huallittitiaya yehuantzitzin yn 
Sancto Domingo teopixque ompa 
quimonmonochiliaya yn Xochi- 
miico Chimalhuacan Chalco ; cen- 
ca quinmotlagotiliaya yhuan quin- 
mahuiztiliaya. Auh yn itiachcauh- 
tzin, Don Thomas de S. Martin 
Quetzalmacatzin,S. Francisco teo- 
pixque yn quimottitilia missa on- 
can yteopantzinco Sancto Thomas; 
yhuei ycnotlacatzitzinti yhuel mo- 
tolinicatzitzinti ycatzinco tote- 
cuyo Jesu-Christo, ypampatzinco 
huel motlamacehuilitinemi ynic 
quimotemolia ylhuicacayotl glo- 
ria; omachtzatzayan yn imauito[n] 
yhuan yn imicxitzin otzatzayan, 
ca yuh quihtoiihui yn huehuetque 
yequene catepan yehuatzin qui- 
moneltililitiuh yn Don Feliciano 
de la Sumpcion Calma^acatzin, 
piili ocatca Tzacualtitlan Tenanco, 
yn omomiquillico ypan xihuitl ' 
. . . . , yn ipampa teoyotica yn 
tlamacehualiznetoliniliztzin yn tla- 
^omahuizteopixque S. Francisco 



naneo, de Técuanipan et de Paño- » 5 57* 
huayan, de telle sorte qu'il n'y 
créait pas de souverains; seule- 
ment ¡1 y avait de nobles sei- 
gneurs. Enfin, Don Juan de San- 
doval Tecuanxayacatzin fit cons- 
truiré á Tlayllotlacan une église 
qui fut mise sous Tinvocation de 
S. Jean, évangéliste. C'est lá que 
se rendaient pourcélébrer la messe 
les religieuxdominicainsqu'il avait 
fait venir de Xochimilco-Chimal- 
huacan-Chalco; il les aimait et 
honorait extrémement. Quant á 
sonfrére ainé, Don Thomas de 
S. Martin Quetzalmaqatzin, il en- 
tendait la messe des moines fran- 
ciscains dans Téglise de S. Tho- 
mas ; ees religieux étaient lAal- 
heureux et tres pauvres pour 
Tamour de Notre Seigneur J.-C, 
et s'occupaient á faire pénitence 
afin d'obtenir la gloire celeste; 
ils mutilaient sans cesse leurs 
mains et leurs pieds, ainsi qu'au 
diré des anciens, cela sera plus 
tard attesté par Don Feliciano de 
la Assuncion Calmacacatzin, sei- 
gneur de Tzacualtitlan-Ténanco, 
qui mourut en Tannée . . . ., et 
qui, á cause du voeude pénitence 
formé par les venerables moines 
franciscains, viendra diré : Mon on- 
de Don Juan de Sandoval Tecuan- 
xayacatzin, nouveau chrétien, ne 
sait pas ce qu'il a dit touchant les 
religieux de saint Fran^ois; il a 



I. Chimalpahin a laissé la date en blanc, et nous n'avons pas trouvé plus 
loin trace de ce qu'il annonce ici. 



236 

ca quimitalhuitiuh 1 : Ynotlatzin 
Don Juan de Sandoval Tecuanxa- 
yaca, canel yancuic christiano, 
amo quimati yn lleyn oquihtoco yn 
intechpatzinco teopixque S. Fran- 
cisco ; ochicotlahtoco , oquihto : 
Tleyque on yn iteopixcahuan no- 
tiachcauh Don Thomas Quelzalma- 
catl ? tzotzomacuicuitlame, omach- 
xotetzatzayanque ; ma quinhual- 
lita ynoteopixcahuan Sancto Do- 
mingo, mahuiztique, yn in- 
mauitochipahuac ; amo tzatzayan- 
qui, tlapachihui yn imicxi yca 
^apatos, Oyehuatl ¡nyn ichico- 
tlahtol euh in tel, yn caiepan 
oquimotlatzacuiltilli yn totecuyo 
Dios ; oquipleytohuique yn Teo- 
pantlaca, yhuan México cárcel de 
corte quitzacuato, yhuan quiquix- 
tilique yn governacion ytech cat- 
ea Amaquemecan ytencopatzinco 
tlahtohuani Don Antonio de Men- 
doza, visurey; ynic ce juez hualla 
quinjuezhuico ynehuan ytiach- 
cauhtzin Don Thomas Quetzalma- 
^atzin ; yn juez ytoca Andrés de 
Santiago Xochitotoizin , ychan 
Xochimilco, yn iuh niman ye on- 
necitiuh tlayxpan. Oyhui ynyn 
moquixtique Amaquemecan yn 
S. Francisco teopixque ; ayac yn- 
catzinco mochihuaya , motolini- 
izinohuaya ; cuix yehuatl ipam- 
pa yn ymoquixtique amo cenca 
huel momati, cuix no ce 9a9an 
quimonequiltique yn moquixtiz- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



mal parlé en disant : Que sont les i S37* 
moines de mon frére ainé, Don 
Thomas Quetzalma^atl ? des gens 
couverts de haillons, des boiteux; 
qu'il aille voir mes religieux do- 
minicains, qui sont honores et qui 
ont des mains con venables; ils ne 
sont pas estropiés et portent des 
chaussures á leurs pieds. Celui qui 
tint ce langage malveillant fut 
plus lard puni par Dieu Notre-Sei- 
gneur; les gens de Teopan porté- 
rent plainte contre lui, et on l'en- 
ferma dans la prison royale de Mé- 
xico, en méme temps qu'on lui re- 
tirait le gouvernement qu'il avait á 
Amaquemecan par decisión du 
puissant vice-roi Don Antonio de 
Mendoza. Un juge vint décider du 
différend que Técuanxayacatzin 
avait avec son frére ainé Don 
Thomas Quetzalma^atzin ; ce juge 
se nommait Andrés de Santiago 
Xochitototzin, habitant de Xochi- 
milco, comme on le verra bientót. 
Les religieux franciscains quitté- 
rent aussitót Amaquemecan; nul 
ne s'occupait d'eux, et ils étaient 
pauvres; on ne sait pas bien si 
c'est á cause de cela qu'ils parli- 
rent ou bien s*ils voulurent quitter 
de bon gré. 11 y avait alors qua- 
torze ans que les moines domini- 
cains étaient venus rivaliser avec 
eux dans ce pays-ci, oü ils sont 
encoré aujourd'hui. 



I. Le manuscrit porte ¡c¡ quelques raots biffés : « ye ynUchpatzinco ochico- 
tlahtoco I, qui sont reproduits quatre iignes plus loin. 



SEPTlfeME RELATION 



m 



que. Yn ibcuac ynca oquiuh ma- 
tlactlonnahui xibuitii nican mo- 
centlallitzinoquihui yn Sancto Do- 
mingo teopixque, yn axcan oncan 
moetzticate. 

No yhcuac yn nez yn iztac teo- 
cuitlatl tomines. 

Auh gan yhcuac ypan in yaoyotl 
quichihuaznequía yn tliltique; ni* 
man quimanque, quinchihuilique 
justicia, quinxexelloque quin iuhti ; 
yuh mochihuinye ypanizinco tlah- 
tohuani Don Antonio de Mendoca, 
visurrey. 

VII tochtli xihuitl, 1538 años. 
Ypan inyn moxello macehualH yn 
Amaquemecan; yehuatl quinxello 
yn Luaysa, oydor, huellinomah 
yn tlacuillo ynic ye Tlayllotlacan 
tlapachohua yn Don Juan de San- 
do val Tecuanxayacatzin; Ytztla- 
cogauhcan pohuia yn Tlayllotla- 
que ; ^an cencatca , macihui yn 
ome tlahtocayotl quipiaya. 

Auh no yhcuac ypan in motlah- 
tocatlalli yn Don Diego de Alva- 
rado Huanitzin, yehuatl in huel 
achto governador mochiuh yn 
Tenuchtitlan; yehuatzin quitlalli 
yn tlahtohuani Don Antonio de 
Mendoza , visurrey, quin icel yti- 
tulo quimomaquilli, ynic governa- 
dor mochihuaco México. Ompa 
canato yn Tenuchca yn Ehcatepec, 
ompa tlahtocatia ypampa yn 
tnantzin ompa cihuapilli. Auh 



«S37* 



Alors aussi parurent des piéces 
d'argent. 

Alors aussi les négres voulaient 
faire la guerre; on s'empara d'eux 
aussitót, on les jugea et les dis- 
persa pour la premiére fois; cela 
se passa sous le gouverneur Don 
Antonio de Mendoza, vice-roi. 



Année 7 lapin, 1538. Alors 1538 
le peuple d'Amaquémécan se di- 
visa ; ce fut le conseiller Loaysa 
qui fit la répartition et écrivit lui- 
méme que Tlayllotlacan devait 
obéir á Don Juan de Sandoval 
Tecuanxayacatzin, ; les Tlayllo- 
tlaques dépendaient d'Itztlaco- 
^auhcan; mais cela ne faisait 
qu'un, bien qu*¡l y eút deux États. 

Alors aussi fut installé Don 
Diego de Alvarado Huanitzin, qui 
fut le premier gouverneur de Té- 
nochtitlan; il fut installé par le 
chef supréme Don Antonio de 
Mendoza, vice-roi, qui lui donna 
un seul titre, celui de gouverneur 
de México. Les Ténochcas allérent 
le chercher á Ecatépec, oü ¡1 ré- 
gnait parce que sa mere était noble 
dame de ce lieu. II y avait gou- 
verné durant dix-neuf ans, et c'é- 



1. Les Dominicains étant arrivés en 1 5 26, deux ans aprés les Franciscains, 
Chimalpahin aurait dá diré ici : c maüactlomome xihuitl i, douze ans. 



2}8 

ynic ompa tlahtocat caxtollonna- 
hui xihuiíl', oc yehuail ompa 
contlahtocatlallica yn itlatzin huey 
tlahtohuani Moteuhccomaizin; yye 
¡uh oquilpique Españoles, ca om- 
pa quitlatito yn inantzin Ehca- 
tepec, ynic ompa quitlahtocatlal- 
lique no yehuaniin Ehcatepeca»; 
ynin ipiltzin ynTeqocomocili Acul- 
nahuacail, tlahiocapilli Tenuch- 
tillan. Auh no ypan in cenpohual- 
xiuhtique J yn Españoles ynic acico 
nican ypan Nueva España. 

VIII acatl xihuitl, 1539 años. 
Ypan ¡n momiquillico yn huey 
cihuapilli emperatriz^, yn ¡namic- 
tzin catea Don Carlos Quinto, 
emperador, ynantzin yn tohuey- 
tlahtocauh, Don Felipeh segundo, 
rey España; miectlamantli ma- 
chiyotl hualnezqui yn ühuicati- 
tech yn ompa España ; yn intech 
tonatiuh yhuan metztli, yuh mih- 
tohua, yztica maaltiquel. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tait son onde, le grand monarque iSS^ 
Moteuhccomatzin, qui l'avait in- 
stallé roi ; aprés que les Espagnols 
se furent emparés de ce demier, 
la mere de Huanitzin alia cacher 
son fils á Ecatépec, et les habi- 
tants eux-mémcs Tinstallérent roi ; 
il était fils de Técoqomoctli Acul- 
nahuacatl, prince deTénochtitlan. 
II y avait alors vingt ans que les 
Espagnols étaient arrivés dans la 
Nouvelle-Espagne. 



Année 8 roseau, 1539. Alors 1539 
mourut la noble impératrice, 
épouse de Tempereur Charles- 
Quint, et mere de notre grand sou- 
verain, Philippell, roi d'Espagne. 
Divers prodiges se montrérent 
dans le ciel en Espagne ; le soleil 
et la lune, comme on dit, se con- 
fondirent. 



1. De 1520 á 1538. 

2. Ehcatepeca^ pluriel á'Ehcatepecati, habitant d' Ecatépec. — C'est par 
erreur que Chimalpahin a écrit ¡c¡ : « ca ompa quinüa'.ito yn innantzin ». II 
faut le singuiier et non le pluriel, puisqu'il ne s*ag¡t que de Hujnitzin. 

3. Voyez année 15 19. 

4. Elisabeth de Portugal, qui mourut en couches á Toléde, le premier mal. 

5. Ici, Chimalpahin a mcntionné á tort la mort d'Alvaradp. Aussi avons- 
nous cru devoir rejeter dans les notes le paragraphe qui est souiigné dans le 
manuscrit etainsi concu : t Ykuan no )hcurc mic yn Don Pedro de Alva- 
radoy capitcn ykuan conquistador tepehuani yn nican ipan Nueva España, yn 
(juitocayoíique huchuetque Tonatiuh ». Alors aussi mourut Don Pedro de 
Alvarado, capitaine et conquistador de la Nouvelle-Espagne, que les an- 
ciens avaient appelé Tonatiuh, — Ce surnom de Tonatiuh ou Soleil avait 
été dcnné á Alvarado á cause de Téclat de son teint et de sa chevelure 
blondc. Voyez année 1541, date exacte de la mort d'Alvarado. 



SEPTIÉME RELATION 



2}9 



Auh no yhcuac ypan in om- 
peuhque yn ChalcayhuanTenuch- 
ca ynic yahque yancuic Tlalpan 
tepehuato. 

Auh no yhcuac ypan in momi- 
quillico, quiílatique yn Don Carlos 

, tlahiohuani Teizcuco Acul- 

huacan; yn tlahtocat chicuexi- 
huiíl ' ; ynin qa no ypiltzin yNe^a- 
hualpilli Acamapichtii ; ytencopa- 
tzinco mochiuh yn Don Fr. Juan de 
^umaraga, achto obispo México, 

ynic ilaiiloc Don Carlos , fiscal 

catea yn ompa Tetzcuco. Yn ihcuac 
yn ytech tlan llateotoquilizlli ; yuh 
moneltilli, yn amo quicahuaya; 
quinmoteotiaya yn diablosme te- 
cuacuiltin, yye huecauh quinmo- 
teotiaya huehuetque catea ; quil- 
mach yhuertatenco quintetecpa- 
naya, quinnenechicohuaya. 

Auh 5a no ypan inyn, iuh qui- 
machiyotia Chalca huehuetque, 
yn popocac citlalli. 

IX tecpatl xihuitly 1 540 años. 
Ypan in tohtocoque pipiltin Ama- 
quemecan, Pablo Mocuatlahuitec, 
ypiltzin in Toyaotzin, Chichimeca 
teuhctli, yhuan oc cequintin pi- 
piltin Tlayllotlaque ; yehuatl quin- 
totocac yn Don Juan de Sandoval 
Tecuanxayacatzin, ypampa ychta- 
ca tlacuilloque ytechcopa ynic 
tlahuelliloc tlahtohuani ye quiteyl- 
huique, yn iuh neztica ypan 



Alors aussi partirent les Chalcas 1 5 39 
et les Ténochcas pour aller soü- 
mettre les habitants du nouveau 
Tlalpan. 

Alors aussi mourut et fut br&lé 

Don Carlos , souverain de 

Tetzcuco - Acolhuacan ; il avait 
régné durant huit ans. C'était 
aussi un fils de Né9ahualp¡lli Aca- 
mapichtii; ce fut sur Tordre de 
Don Fr. Juan de Zumarraga, pre- 
mier évéque de México, que fut 
brúlé Don Carlos... qui était pro- 
cureur general de Tetzcuco. Avec 
lui finit ridolátrie; car il ne Tavait 
pas encoré abandonnée, ainsi qu'il 
a été attesté; il adorait les dé- 
mons qui depuis longtemps étaient 
Tobjet de la dévotion des anciens; 
on dit qu'il les avait rassemblés 
et disposés autour de son jardin. 

Alors aussi, d'aprés ce qu'ont 
mentionné les anciens Chalcas, 
parut une comete. 

Année 9 silex, 1540. Alors 1540 
s'enfuirent les seigneurs d'Araa- 
quémécan, Pablo Mocuatlahuitec, 
fils de Toyaotzin, seigneur des Chi- 
chiméques, et quelques autres sei- 
gneurs tlayllotlaques ; ce fut Don 
Juan de Sandoval Tecuanxayaca- 
tzin qui les fit fuir, parce qu'ils 
avaient écrit secrétement sur son 
compte et qu'ils Tavaient accusé 
d*étre un roi cruel, ainsi qu'il a 



I. De 1S31 á i$39. Nous avons déjádit, p. 226, note 2, que ce prince 
s'appelait Yoyontzin, 



240 



ANNALES DE 



xiuhpohualH Amaquemecan, ompa 
mottaz yn aquin quinequi. 

Auh ;a no yhcuac motlabtoca- 
tlalli yn Don Antonio Pimentel 
Tlahuitohzin, tlahtohuani mochiuh 
Tetzcuco Acuihuacan; ynin qa 
no ypiltzin yn Necahuapilli Aca- 
mapichtli. 

X calli calli xihuitl, 1 541 años. 
Ypan in momoyahuaque Teopan 
tlaca Amaquemecan, yn quixna- 
micque Don Juan de Sandovai 
Tecuanxayacatzín , tlahtohuani 
Tlayllotlacan Amaquemecan. 

No yhcuac ypan ¡n onpeuh yn 
Zaynos, oydor, mohuicac España. 

No yhcuac ypan in momiquil- 
liqueteopixqueS. Francisco yhuan 
Don Pedro de Alvarado yn Tona- 
liuh ' quitocayotique huehuetque; 
oncan mic ynTlacotlan», miequin- 
tin Michhuaque yhuan Mexica. 
Auh yn oyuh momiquillique teo- 
pixque yhuan tlahtoque, niman 
ye yaollahto yn tlahtohuani Don 
Antonio de Mendoca, visurrey yn 
México. Yn ipan ye cen tlaco- 
moUi yhuan yn tlatepoizco ynic 
nohuian altepetl ypan tlaca na- 
huatilloque ynic huillohuaz Xochi- 
piilan ynic ilalpollotihui. 

Auh ca no ypan in momiquillico 



CHIMALPAHIN 

été indiqué dans les annales d'A- 1 54^ 
maquémécan, oü l'on peut le voir 
si Ton veut. 

Alors aussi ñit installé Don 
Antonio Pimentel Tlahuitoltzin, 
comme souverain de Tetzcuco- 
Acolhuacan ; c'était aussi un fils 
de Né^ahualpilli Acamapichtli. 



Année 10 maison, 1541. Alors 1541 
se révoltérent les habitants de 
Téopan-Amaquémécan et luttérent 
contre Don Juan de Sandovai Té- 
cuanxayacatzin, souverain de 
Tlayllotlacan-Amaquémécan. 

Alors aussi le conseiller Zajmos 
partit et se rendit en Espagne. 

Alors aussi moururent des 
raoines franciscains et Don Pedro 
deAlvaradoque lesanciensavaient 
appelé Tonaiiuh ; il mourut á Tla- 
cotlan, ainsi que beaucoup de . 
Michhuaques et de Mexicains. 
Aussitót aprés la mort des reli- 
gieux et des seigneurs, le gouver- 
neur Don Antonio de Mendoza, 
vice-roi de México, declara la 
guerre. 11 y eut lá et ailleurs une 
grande émotion, lorsque les habi- 
tants de toutes les villes re^urent 
Tordre de partir pour aller con- 
querir le pays de Xochipillan. 

Alors aussi mourut Don Diego 



1. Voyezannée 1539 (note 5), oíi Chimaipahin a déjá fait mourir Pedro 
de Alvarado. 

2. Tlacotlan est une localité située sur la cote de l'État de Michoacan, 
oü Alvarado fut jeté par les vents et obligé de lutter contre les habitants. 
Mais ce fut une simple chute de cheval qui causa sa mort. 



SBPTIÉME RBLATION 



241 



yn Don Diego de Alvarado Hua- 
nitzin, tlahtohuani governador 
Tenuchtitlan ; yn momiquillico 
ypan nextli mocui, ypehuayan 
quaresroa ; yn tlahtocat ;an nauh- 
xihu¡tl^ Auh qa niman, ipaninyn 
omoteneuh xihuitl, oncan hual 
motlahtocatlalli tlacateccatl yn 
Don Diego de S. Francisco Te- 
huetzquititzin, ynic orne gover- 
nador mochiuh yn Tenuchtitlan. 
Huel yhcuac yn onpeohuac Xo- 
chipillan, ompa yn motlahtocapa- 
cato ynin ypitlzin yn Tetzcatlpo- 
pocatzin, tlahtocapilli chañe S. 
Pablo Teopan Tenuchtitlan. Yhuan 
mohuicac yn Don Antonio de 
Mendoza, visurrey, quinpehuato 
Xochipilteca, yhcuac yntiahtocauh 
mochiuhticatca yn quitocayotia 
Tenamaztli.Nohuianhuiyayn om- 
pa yn altepetl ypan tiaca ynic 
tocemanahuacatian, ynic huel po- 
liuhque yn Xochipilteca yn cen 
Chichimeca yn Tototlan, ynNuch- 
tlan. Auh no ompa huiya yn tlah- 
toque ynpilhuan Amaquemecan oc 
telpopochtin : ynic ce Don Juan de 
Sancto Domingo de Mendoza Tla- 
caeleltzin, ypiltzin Quetzalmaca; 
ynic ome yehuatl yn Don Luren- 
90 de Sandoval Aoquantzin, ynin 
ypiltin Don Juan de Sandoval Te- 
cuanxayacatzin ; ynic ey yehuatl 
yn Don Joseph de Sancta María > 
Panohuayan, cihuatica yxhuiuh 



de Alvarado Huanitzin, gouver- i$4> 
neur de Ténochtitlan ; il mourut 
le jour des Cendres, au commen- 
cement du caréme ; il n'avait gou- 
verné quequatreans. Immédiate- 
ment aprés, en cette dite année, ftit 
installé le généralissime Don Die- 
go de S. Francisco Téhuetzquiti- 
tzin, commesecond gouvemeurde 
Ténochtitlan. C'est bien alors que 
Pon partit pour Xochipillan oü alia 
gouvemer paisiblement le fils de 
Tezcatlpopocatzin, prince résidant 
á S. Pablo Téopan-Ténochtitlan. 
En méme temps partit Don Antonio 
de Mendoza, vice-roi, qui alia sou- 
mettre les Xochipiltéques, dont le 
roi d'alors senommait Ténamaztli. 
Les habitants des diverses villes 
de notre pays prirent part á I'ex- 
pédition, de sorte que les Xochipil- 
téques succombérent ainsi que les 
Chichiméques de Tototlan et de 
Nochtian. Lá aussi se rendirent 
les fils des souverains d'Amaqué- 
mécan, qui étaient encoré jeunes : 
lepremier senommait Don Juan de 
Santo Domingo de Mendoza Tía- 
caéieltzin, fils de Quetzalmagatl ; 
le second était Don Lorenzo de 
Sandoval Aocuantzin, fils de Don 
Juan de Sandoval Técuanxayaca- 
tzin; le troisiéme s'appelait Don 
Joseph de Santa Maria de Pano- 
huayan, petit-fils par les femmes 
du roi Quauhcécécuitzin, seigneur 



1. De 1538 á i$4i. 

2. II y a ici nne omission evidente; on devrait lire, comme á la fin de 
Tannée 1 564 : « Don Joseph de Sancta Maria Teuhctlacogauhcatzin >. 

16 



242 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yn tlahtohuani catea Cuauhcece- 
cuitzin, tlamaocatl teuhctli ; quin- 
huicaya pipiltin nohuiyan huiilo- 
huayayn tocemanahuacatían. Auh 
ynoyuh pehuailoque Xochipilteca, 
yn maltique ye tlacochihualloque 
matlacxihuitl. 



tlamaocatl; ils accompagnaient le 
souverain partout oü il allait dans 
noire pays. Aprés que les Xochi- 
piltéques eurent été vaincus, les 
prisonniers furent esclaves duraní 
dix ans. 



$4» 



XI tocbtli xihuitl, 1542 años. 
Ypan ¡n nez yn quarto' tepozto- 
mines, ynic netlacohuilloya Mé- 
xico. 

Auh cequintin huehuetque Me- 
xica, yn iuh quimachiyotia, ye 
quín huel ypan ¡nyn poliuhque 
Xochipilteca ynic quinpehuato. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn itetlaecolticatzin 
Dios Gregorio López Sancta Fee 
omoetzticatca, ynin nahuac Cha- 
pultepec México; yn motlacatilli 
ypan ye 4 mani metztli julio de 
1542, ypan ylhuitzin S. Grego- 
rio, thaumaturgo; macihui yn 
axcan omicuani ynin ylhuitl, ypan 
ye 17 mani metztli noviembre, 
huel ompa motlacatilli huel yquiz- 
can yyolcan yn ipan altepetl villa 
Madrid España, 301 oncan moetzi- 
notíca tohueytlahtocatzin rey Don 
Felipeh quarto. 

XII acatl xihuitl, 154) años. 
Ypan in teuhtli moquetz ye ma- 
yanalloc; titonalhuacque, aoctle 
mochiuh yn cualloni tonacayotl ; 



Anné 1 1 lapín, 1 542. Alors pa- i $42 
rut le cuarto, monnaie de cuivre, 
que l'on avait frappé á México. 

Quelques anciens Mexicains ont 
mentionné que ce fut bien alors 
que succombérent et furent sou- 
mis les Xochipiltéques. 

En cette dite année, le serviteur 
de Dieu Gregorio López vint ha- 
biter Santa-Fe, qui est prés de 
Chapultépec-Mexico ; il était né 
le4dumois de juillet 1542, le 
jour de la féte de Saint Grégoire, 
thaumaturge; bien qu'il eüt été 
transporté icien cette année, le 17 
du mois de novembre, il était né 
et avait re^u le jour dans la ville 
de Madrid, en Espagne, oü reside 
notre grand monarque Philippe 
IV. 



Année 12 roseau, 1545. Alors 1543 
s'éleva de la poussiére qui causa 
la famine; les moissons furent des- 
séchées, et ¡1 n'y eut ríen pour 



1. Le cuarto valait alors quatremarayédis,c'est-á-d¡reun huitiéme environ 
d'un real de vellón. 



SEPTIÉME RELATION 



24J 



yeipan ylhuítzin S. Juan Baptista 
yn quiyahuico. 



manger; le jour de saint Jean- 
Baptiste il plut. 



I $45 



XIII teq)atl xihuiti,i 544 años*. Année 1 ; silex, 1 544. 



«$44 



I calli xihuitl, 1 545 años. Ypan 
in yhcuac ye micohuac; yn eztli 
cocoliztli tocamac, tixco*, toya- 
cacpa, totzinco quiz ; cenca yquix- 
poliuhqueJ ynpipiltin, yn cihua- 
pipiltin, yhuan yn macehualt¡n4. 

Yhcuac tecuaque chichime yhuan 
cocoyo yn Chalco. 



II tochtli xihuitl, 1546 años. 
Ypan in hualla Andrés de Santia- 
go Xochitototzin, juez mochihua- 
co yn Amaquemecan Chalco; 
yhcuac residencia quichihuaco yn 
ihtíc altepetl Amaquemecan^ yh- 
cuac ypampa pie mixnamícque 
yn tlahtoque Don Thomas de S. 
Martín Quetzalmagatzin, Chichi- 
meca teuhctli, tlahtohuani Ytztla- 
co9auhcan, yhuan yteyccauh Don 
Juan de Sandoval Tecuanxayaca- 



Année 1 maison, 1545. Alors il «54$ 
y eut roortalité; le sang coulait 
par la bouche, parles yeux, le 
nez et le fondement ; il périt extré- 
mement de nobles, hommes et 
femmes, ainsi que des gens du 
peuple. 

Alors les chiens et les chacals 
mangérent des personnes á Chal- 
co. 

Année 2 lapín, 1546. Alors ar- 1546 
riva Andrés de Santiago Xochito- 
totzin pour étre juge á Amaqué- 
mécan-Chalco ; ¡I fixa sarésidence 
dans la ville d'Amaquémécan, 
parce qu'en ce moment étaient en 
rivalit^lessouverains Don Thomas 
de S. Martin Quetzalma^atzin, 
seigneur des Chichiméques, roi 
d'Itztiaco^auhcan, et son jeune 
frére Don Juan de Sandoval Té- 
cuanxayacatzin , teohuateuhctli , 



1 . Cette année, qui est la trente-nenviéme du 9* cycle, n*a pas été men- 
tionnée snr le manuscrít. Nons Tavons indiquée pour suivre le plan adopté 
par l'auteur. 

2. Taco est mis pour to4xco, denos yeux, des yenx en general. 

3. Yquixpol'mhqüe est mis pour ye ixpoliuhque, 

4. Sahagun dit á propos de cette épidémie : « Un nombre inñni d*habitants 
furent victimes. Comme il n*y avait personne dans les maisons pour soigner 
les malades, ils mouraient de faim. 1 Plus loin, il ajoute : c De grands 
centres restérent dépeuplés sans que la population y soit ¡amáis revenne. » 
{Histoirc des Choscs de la NouveUe-EspagiUf p. 501 et 793.) Juan de Tor- 
quemada evalué le nombre des victimes á hnit cent mille {Monarquía indiana, 
lib. V, cap. xxn). 



244 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



tzin, teobuateuhctli, tlahtohuani 
Tlayllotlacan. Auh yn omoteneuh 
juez Andrés de Santiago Xochito- 
totzin hualla ompa ychan yn calli 
Xochímílco; quihualmihualli yn 
tlahtohuani Don Antonio de Men- 
doza, visurey; yehuatl quiyectil- 
lico yn altepetl yn oc excan ypan 
cecen tlayacatl, quitemoco tlah- 
tocatlacamecayotl^ yn iuh niman 
ye onneciz». 

III acati xihuitl, 1547 años. 
Ypan ¡nyn peuh huey teopantli 
ye inochihua Amaquemecan, yn 
gatepan ye tlatocayotiloc Sancta 
Maria Assumpcion. 

Auh 9a no yhcuac momiquil- 
lico yn Don Thomas de S. Mar- 
tin Quetzalma9atzin , Chichimeca 
teuhctli, tlahtohuani Ytztlacocauh- 
can Amaquemecan; yn tlahtocat 
cenpohualxihuitl ypan chicuacen- 
xihuitlS auh ynic mocenpohua 
ynic nen tlalticpac XXXXXVI xi- 
huitl K 

Auh no yhcuac quiz yn omo- 
teneuh tlacpac4 yn juez Andrés 
de Santiago Xochitototzin, yn 
Amaquemecan ye huitza ; yehuatl 
quinteneuhtehuac yn aquique tlah- 
tocatizque Ytztlaco^auhcan, Tza- 
cualtitJan Tenanco, Tecuanipan, 
Panohuayan, yn iuh niman ye on- 
neciz mottaz. 



souverain de Tlayllotlacan. Ledit 1546 
juge Andrés de Santiago Xochi- 
tototzin vint de sa demeure de 
Xochimilco ; il était envoyé par le 
gouvemeur Don Antonio de Men- 
doza, vice-roi; il vint maintenir 
la división du pays en trois États 
principaux, et rechercher la gé- 
néalogie des princes, comme bien- 
tót on le verra. 



Année 3 roseau, 1547. Alors 1547 
fut commencée la grande église 
construite á Amaquemecan, qui 
dans la suite fut appelée Sainte- 
Marie de l'Assomption. 

Alors aussi mourut Don Tho- 
mas de S. Martin Quetzalmagatzin, 
seigneur des Chichiméques, roi 
d'Itztlaco^auhcan- Amaquemecan ; 
il avait gouvemé durant vingt-six 
ans, et Ton compte qu'il avait 
vécu cinquante-six ans 



Alors aussi partit le juge, 
qui a été nommé plus haut, Don 
Andrés de Santiago Xochitototzin, 
il vint á Amaquemecan ; il desi- 
gna ceux qui devaient gouvemer 
á Itztlacogauhcan, á Tzacualtitlan- 
Ténanco, á Tecuanipan et á Pa- 
nohuayan, ainsi que bientót on le 
verra. 



1. Voyez année 1548, oü Tauteur mentionne quatre installations. 

2. De 1522 á 1547. 

3. Quetzalmafatzin était né en 1492. 

4. Voyez année 1546. 



I _ 



^d'_ 



SEPTlfeME RELATION 



245 



Auh 5a no ypan ¡nyn omote- 
neuh xihuitl, oncan hual motlahto- 
catlalli yn Don Diego Cuauhpo- 
tonqui, tlahtohuani mochiuh yn 
Ehcatepec; ynin ypiltzin» 

IIII tecpatl xihuitl, 1 548 años. 
Ypan in motlahtocatlallique tlah- 
toque Amaquemecan yn oquinma- 
chiyoteneuhtehuac juez Andrés de 
Santiago Xochitototzin , ychan 
Xochimilco: ynic ce Don Juan de 
Sancto Domingo de Mendoza Tla- 
caeleltzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani mochiuh Ytztlaco^auh- 
can ; ynin ypiltzin Don Thomas de 
S. Martin Quetzalmacatzin ; ynic 
orne motiahtocatlalli Don Joseph 
del Castillo Ehcaxoxouhqui^ tlayl- 
lotlac teuhctli, tlahtohuani mo- 
chiuh Tzacualtitlan Tenanco ; 
ynin ypiltzin huehue Yotzintli, 
tlaylloilac tcuhctli ; ynic ey mo- 
tiahtocatlalli Don Juan Baptista 
de Sandoval Toyaotzin, teohua- 
teuhctli, tlahtohuani mochiuh Te- 
cuanipan; ynin ypiltzin Don Juan 
de Sandoval Tecuanxayacatzin, 
yn ipampa ompa contlahtocatlalli 
ythatzin, ypampa ynantzin ompa 
cihuapilli, ompa ychan; ynic na- 
hui motiahtocatlalli Don Joseph de 
Sancu Maria^ tlamaocatl teuhc- 
tli, tlahtohuani mochiuh Panohua- 
yan ; ynin yxhuiuhtzin yn Cuauh- 
cececuitzin, tlamaocatl teuhctli. 



En cette dite année, fat aussi M47 
installé Don Diego Quauhpoton- 
qui, comme souverain d'Ecatépec ; 
ilétaitfilsde.... 



Année4silex,i548.Alorsfurent 1548 
installés dessouverains d'Amaqué- 
mécan que designa pour leurs fonc- 
tions le juge Andrés de Santiago 
Xochitototzin, habitant de Xochi- 
milco: le premier était Don Juan 
de Santo Domingo de Mendoza 
Tlacaéieltzin, seigneur des Chichi- 
meques, qui futfait souverain d'Itz- 
tlaco;auhcan ; il était fíls de Don 
Thomas de S. Martin Quetzalma- 
gatzin; le second était Don Joseph 
del Castillo Ehcaxoxouhqui, juge 
assesseur, qui devint roi de Tza- 
cualtitlan-Ténanco; il était fils de 
Yotzintli rancien, juge assesseur ; 
letroisiéme était Don Juan Bap- 
tista de Sandoval Toyaotzin, teo^ 
huateuhctli, qui fut souverain de 
Técuanipan ; il était fils de Don 
Juan de Sandoval Técuanxayaca- 
tzin, et avait été installé par 
son pére á Técuanipan, parce 
que sa mere était une noble dame 
du lieu et y demeurait; le qua- 
triéme prince élu était Don Jo- 
seph de Santa María, seigneur 
tlamaocatl, qui fut fait souverain 
de Panohuayan; il était petit- 
fils de Quauhcécécuitzin, seigneur 



1 . Cet alinea est resté inachevé. 

2. Il était aussi nommé Tcuhctlaco(auhcatzin (Voyez année 1 564). 



246 

(¡sai cen mochintin motlahtocatlal- 
lique. 

Auh ;a no ypan in momiquil- 
lico yn Don Fray Juan de ^umar- 
raga, yn achto obispo México, 
ypan ye j mani meztli junio, do- 
mingo ypan; teopixqui S. Fran- 
cisco, yn teoyotica motlahtocatilli 
Tenuchtitlan cenpohuailonce xi- 
huitl>. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ilamaoeatl. Voilá tous ceux qui 154^ 
fiírent installés. 

Alors aussi roourut Don Fray 
Juan de Zumarraga, premier évé- 
que de México, le dimanche } du 
mois de juin ; íl était religieux de 
Tordre de saint Fran;ois et avait 
administré spirituellement Ténoch- 
tillan durant vingt-un ans. 



V calli xibuitl, 1 549 años. Ypan 
inyn momiquillico Don Domingo 
de Santiago Ycnoxochitzin , tla- 
cochcalcatl; yninypiltzin yn Hui- 
tzilpopocatzin, tlahtocapilli Tlayl- 
lotlacan Amaquemecan, yn mone- 
milti tlalticpac XXXXXII xihuitl^ 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, oncan huai motlah- 
tocatlalli yn Don Diego de Men- 
doza Ymauhyantzin, tlahtohuani 
mochiuh Tlatilulco. 

Yhcuac momanaco ' quechpo^a- 
hualiztli ahno^o quechxiquipili- 
huiztli. 

VI tochtii xihuitl^ 1550 años. 
Ypan in ynic huel achtopa hual 
mohuicaque Padreme Sancto Do- 
mingo ynic nican mocentlallitzino- 
co Amaquemecan; yehuatl Fr. 
Francisco de Loaysa uala oncan yn 
S. Juan, evangelista, yteopan yn 
Don Juan de Sandoval Tecuanxa- 
catzin, teohuateuhctli. Yn ihcuac 



Année 5 maíson, 1549. Alors 1549 
mourut Don Domingo de Santiago 
Icnoxochitzin, capitaine ; il était 
fils de Huitzilpopocatzin , prince 
de Tlayllotlacan - Amaquemecan , 
et éuit ágé de cinquante-deux 
ans. 

En cette dite année, fut aussi 
installé Don Diego de Mendoza 
Imauhyantzin, qui fiít foit souve- 
rain de Tlatilulco. 

Alors il y eut des angines mali* 
gnes ou des tuméfactions á la 
gorge. 

Année 6 lapin, 1550. Alors les 1550* 
Peres Dominicains partirent pour 
la premiére fois el vinrem s'é- 
tablir ensemble á Amaquemecan ; 
le frére Francisco de Loaysa vint 
á S. Jean, évangélisie, église de 
Don Juan de Sandoval Técuanxa- 
yacaizin, teohuateuhctli, Il y avait 
alors quatorze ans qu'éiaient par- 



1. De 1528 ái548. 

2. Ycnoxochitzin était né en 1497. 

3. Le manuscrít porte par erreur: c moñaco ». 



SEPTIÉME RELATION 



H7 



yn ye oyuh matlactlonnahui xi- 
huitl « oncan moquixiique yn teo- 
pixque San Francisco ynic ^an qui- 
mocahuillique altepetl Amaque- 
mecan yn oncan mohuetzitica yvi- 

caríotzin Sancto Padre >de 

Roma, yn Fray Martin de Valencia, 
yn teyacancatzin hual mochiuh- 
tzinotia yn matlactlomomentin 
ylhuicac cicitlaltin tla^omahuiz- 
teopixque S. Francisco, yn topan 
quimocenmanilico Sancto Evange- 
lio ytlahtoltzin totecuyo Dios, jn 
ipan ye nohuian Nueva España. 
Yntla quimonequiltiani ye huel yz 
motlaliuinoquia Amaquemecan yn 
oncan omoilamacehuilH yntzonte- 
cotzin teoyotica yn S. Francisco 
teopixque, ynic oc cenca tlacpac 
quimotlalilizquia ymahuizgo alte- 
petl'; atle ynicnopil ymacehual 
yn altepetl yntlatlacol yn omentin 
tlahtoque. Yn amo cualli catea 
Don Thomas4 yuan Don Juan de 
Sandoval Tecuanxayaca yehuatli 
yntlacallaquilhuan yn Sancto Do- 
mingo teopixque yn axcan oncan 
moezticate. 

Auh qa no yhcuac yn quechna- 
natziohuacquechpo^ahualiztli, ye 
mícohuac. Yhcuac momiquillico 
yn Don Juan Ytztlitentzin, tlayl- 
lotlac teuhctli, tlahtohuani Tenan- 
co Texocpalco. Auh no yhcuac 



tis les religieux franciscains eti$$o* 
qu'iis avaientquitté la villed^Ama- 
quémécan oü s'était établi le vicaire 

du S. Pére de Rome, Fray 

Martin de Valencia, supérieur des 
douze respectables religieux de 
saint Frangois, astres brillants qui 
vinrent répandre parmi nous Té- 
vangile ou la parole de Notre Sei- 
gneur Dieu, dans toute la Nou- 
velle-Espagne. Si les religieux 
franciscains avaient voulu rester á 
Amaquémécan oü ils humiliaient 
pieusement leur front dans la pé- 
nitence, ils auraient bien elevé plus 
haut la gloire de la ville ; mais il 
n'y avait pour eux ni recompense, 
ni avantage á cause des fautes des 
deux souverains. Don Thomas 
n'était pas bon ni Don Juan de 
Sandoval Técuanxayacatl dont 
étaient tributaires les fréres domi- 
nicains qui aujourd'hui résident 
en ce lieu. 



Alors aussi régnérent des an- 
gines malignes qui firent des vic- 
times. Alors mourut Don Juan Itz- 
tlitentzin, jugeassesseur, souverain 
de Ténanco-Texocpalco. Alors 
aussi mourut Don Carlos, souve- 



1 . Voyez année i s 3 7. 

2. II s*agit sans douteici de Paul III qui fut pape de 1534^ ^549 ^^ ^"^ 
pour successeur Jules III (1 $50-1^55). 

3. Le manuscrit porte parerreur: c aitetl ■. 

4. De S, Martin QaitzalmaiatL 



248 

roomiquillico yn Don Carlos >, 
tlahtohuani Mamalhua;ocan, so- 
jecto Chimaihuacan. 

Auh ;a no ypan, in domingo 
ypan, yn mohuicac yn onmope- 
hualti, moquixti, ynic quitlalcahui 
huey altepetl ciudad México yn 
tlahtohuani Don Antonio de Men- 
doza, visurey, mohuicac Perun; 
yn tlahtocatico México caxtollonce 
xihuitl'. Auh ye niman hualla^ 
ypan domingo, jmic 12 mani 
meutli noviembre ypan, hual callac 
México yn huehue Don Luis de 
Velasco, visurey. Auh yn Ama- 
quemequeoc ompa Chollollan qui- 
namiquito ; ;an iceltin macehuato 
Chalca, cihuacuicatl yn quehua- 
to, ynic quinamiquiío visurrey. 

Yhcuac yaoyotl quihtohuaya yn 
Españoles, ye quechcotonalloque, 
tepiloiquauiítitech qui^a^alloca yn 
intzonieco Españoles, ypan VI 
tochtli xiuitl 5. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



rain de Mamalhua^ocan, dépen- 1 
dant de Chimaihuacan. 

Alorsaussi, le dimanche, legou- 
verneur Don Antonio de Mendoza, 
vice-roi, partit et quitta la grande 
ville de México pour se rendre 
au Pérou ; il avait gouverné Mé- 
xico durant seize ans. Immédiate- 
ment arriva, le dimanche, 1 2 du 
mois de novembre, et entra dans 
México Don Luis de Velasco ran- 
cien, vice roi. Les Amaquéméques 
allérent le recevoirá Chollolan ; les 
Chalcas seuls dansérent et firent 
entendre leur chant guerrier, quand 
ils allérent á la rencontre du vice- 
roi. 

Alors on fut en lutte avec les 
Espagnols, on leur coupa le cou, 
et leur tete fut plantee á un poteau, 
en l'année 6 lapin. 



i$$o* 



VII acati xihuitl, 1551 años. 
Ypan in conpehualti yn itlamani- 
tiliz huehue Don Luis de Velasco, 
visurey yn México. 



Année 7 roseau, 1551. Alors 1551 
Don Luis de Velasco Tancien, vice- 
roi de México, commenga á donner 
ses réglements. 



VIII tecpatl xihuitl, 1552 años. 
Ypan inyn atl quiz ynic polihuiz- 
quia altepetl Amaquemecan Chal- 
co ; cenca miec yn quigaco ynic 
cenca nemauhtilloc, ompa nema- 



Année 8 silex, 1552. Alors il y 1552 
eut tantd'eauqu'elleendommagea 
la ville d'Amaquémécan-Chalco; 
la quantité fut si grande que Pon 
fiít extrémement eífrayé et que 



1. Chimalpahin n*a pas indiqué lenom mexicain de ce personnage, oi la 
durée de son gouvernement (Voyez p. 218). 

2. De 153SÍ MSo- 

3. Cet alinea est écrit en marge du feuillet 62 (verso). 



SEPTlftME RELATION 



249 



quixtilloc yn iq)ac tepetzintli 
Amaqueme. 

Auh no ypan in yhcuac mona- 
micti yn Don Andrés de Santiago 
Totococtzin, yn quimonamicii 
y toca Anatlaocolxochitzin, ych- 
pochtzin yn Don Domingo Yxteo- 
calletzin, pilli Tecuanipan,ynipil- 
tzin tlahtoHuani Miccacalcatl TlaN 
tetecuintzin, Chichimeca teuhctli. 
Auh yn Andrés de Santiago Toto- 
coctzin ca ypiltzin yn Don Do- 
mingo de Santiago Ycnoxochitzin, 
tlacochcalcatl , pilli Tlayllotlacan 
Amaquemecan. 

Auh 9a no ypan in hualla tlah- 
toili yn Perun yn quenin ompa 
omomiquilli Don Antonio de Men- 
doza, visurrey. 

IX calli xihuitl, 155; años. 

X tochtli xihuitl, 1554 años. 
Ypan inyn huillohuac yancuic 
teopan, ypan yn ilhuitzin Sancta 
Maria Assumpcion, ynic oncan 
huel achto missa mihto. No yh- 
cuac huel achto oncan vicario 
mochiuh yn Padre Fray Diego de 
Soria, ynic oncan monasterio 
omochiuh yn axcan oncan moetz- 
ticate Dominigos ; mocauh yn teo- 
calli S. Juan, evangelista, Tlayllo- 
tlacan, ye yuh nican macuilxihuitl ' 
cate in Padres Dominigo, ynic 
hual micuanitzinoque yancuic teo- 
pan Assumpcion. 

Auh ;a no ypan in momiquillico 



Ton se refugia sur la colline d'A- 15^2 
maquémé. 

Alors aussi se maria Don An- 
drés de Santiago Totococtzin, il 
épousa la nommée Anatlaocolxo- 
chitzin, filie de Don Domingo 
Ixtéocalletzin, noble de Técuani- 
pan, quiétait fils du roi Micca- 
calcatl Tlaltétécuintzin , seigneur 
des Chichiméques. Andrés de San- 
tiago Totococtzin était fils de Don 
Domingo de Santiago Icnoxochi- 
tzin, capitaine, noble de Tlayllo- 
tlacan-Amaquémécan. 

Alors aussi parvint du Pérou 
la nouvelle que Don Antonio de 
Mendoza, vice-roi, y éuit mort. 



Année9 maison, 155;. 



«S53 



Année lolapin, 1554. Alors on ,,j^ 
se rendit á la nouvelle église, le 
jour de la féte de TAssompiion, 
et Ton y dit pour la premíére fois 
la messe. Le premier vicaire de 
ce lieu fut le P. Fray Diego de 
Soria, de sorte qu'on y fit un cou- 
vent oü résident aujourd'hui les 
Dominicains ; ils laissérent le tem- 
ple de S. Jean, évangéliste, de 
Tlayllotlacan, oü ils étaient depuis 
cinq ans, pour venir occuper la 
nouvelle église de TAssomption. 



Alors aussi mourut á Tlalma- 



Voyez année 1550. 



250 



ANNALES DE 



yn Tlalmanalco Chalco Don Fran- 
cisco de Sandoval Acacitzin, tlat- 
quicatzin, tlahtohuani Ytzcahua- 
can Tlacochcalco, yn ilahtocat 
cenpohuallonmatlacili ypan nauh- 
xihuill » . 

Auh 9a no ypan in pie 23 ma- 
ní metztli junio, vísperas, ypan 
yvigiliatzin S. Juan Baptísta, yn 
momiquillí Don Diego de S. Fran- 
cisco Tehuetzquititzin, governa- 
dorTenuchtitlan, yn tlahtocat cax- 
tollomome xiuítl » ; yn ipiltzin 
Tezcatlpopo[catzin]. Viernes yn 
molocac ynacay[otzin]. 

Auh huel yhcuac hual mocalla- 
qui, yn ipan omoteneuh S. Juan 
Baptísta ynic [XXIV] in metztli 
junio, ipan vísperas, yn teoyotíca 
tlahtohuani Don Fr. [Alonso] de 
Muntufar, achto arzobispo mo- 
chiuhtzinoco Mex[ico ;] ynin teo- 
píxqui Sancto Domingo. Yn ihcuac 
yn ye oyuh chiconxihuitl momi- 
quillí J yn DonFr. JuandeZumar- 
raga, yhuel achto obispo mochiuh- 
tzinoco México. 



CHIMALPAHIN 

nalco-Chalco Don Francisco de ISS4 
Sandoval Acacitzin, tlatquicatziriy 
souverain d'Itzcahuacan-Tlacoch- 
calco, qui avait gouverné durant 
trente-quatre ans. 

Alors aussí, le 23 du rooísde 
juin, au soir, veílle de la Saínt- 
Jean, mourut Don Diego de S. 
Francisco Téhuelzquititzin, gou- 
verneur de Ténochtitlan, qui avait 
administré durant dix-sept ans; 
il était fils de Tezcatlpopocatzín. 
On Penterra le vendredi. 

Alors fit son entrée, ledít jour 
de Saint Jean-Baptiste, au soir, 24 
du mois de juin, le prélat Don Fray 
Alonso de Montufar, qui ñit le 
premier archevéque de México; il 
était moine dominicain. Il y avait 
alors sept ans qu'était mort Don 
Fray Juan de Zumarraga, premier 
évéque de México. 



XI acatl xihuitl, 1555 años. 
Ypan in martes ynic 20 maní 
metztli noviembre, yhcuac oquich- 
tacamicti yn inamic yn Don Juan 



Année 11 roseau, 1555. Alors, 
le mardi 20 du mois denovembre, 
Don Juan Baptísta Toyaotzin, roí 
de Técuanipan, tua secrétement 



$5S 



1. De 1521 á 1SS4. 

2. II y a ici uneerreur. Tehuctz^uititzin n'ayantété ¡nstallé qu'en 1541 n'a 
pu gouverner que 13 ou 14 ans. Pour qu'il eüt gouverné 17 ans, il faudrait 
remonter á Tannée 1538 qui est la date de rinstallation du premier gouver- 
neur, Don Diego de Alvarado Haanitzin. Sahagun indique positivement treize 
ans. (Voyez Histoirc des Choscs de la NouvelU^Esp:¡gnCf p. 501). 

j. Voyez année 1548. 



SEPTIÉME RELATION 



251 



Baptista Toyaotzins tlahtohuaíii 
Tecuanipan, yn ¡namic catea ytoca 
Doña Juana, Cuitlahuaccihuapilli; 
yehuati quinnamiai yn tothatzin 
Fray Diego de Soria. Auh ^an on- 
cexiuhlique, yhuan chicuacentetl 
inetztli, yhuan cenpohualilhuitl 
ynihuan oncatca, ynic oquimictico 
yeypan Fray» Pedro del Castillo, 
ynic orne vicario mochiuh Ama- 
quemecan ; yn tlahtocat Tecuani- 
pan 8 años). 

Auh ^a no ypan in momiquilli- 
co, yn ipan ye 17 mani metztli 
setiembre, yn Hernando de Tabia, 
tiatolnahuatlahto catea ; ynin ipil- 
tzin catea yn Don Andrés Motel- 
chiuhtzin, S. Pablo chañe catea 
yn Tenuchtitlan. 

Auh 5a no ypan in yheuae ynic 
17 mani metztli setiempre, ypan 
peuh yye quiahui ynic tapachiuh- 
que México miec tlaeatl, yn xitin 
yn incal ; cequintin apachiuhque, 
quitlaleahuique yn incal. 

Yheuae peuh ynic motecae, 
yn moquetztetenamitl, ypan peuh 
yn metztli deziembr^. 

XII tecpatl xihuitl, 1556 años. 
Ypan in yheuae chicahuac peuh 
yn tetenamith ye moquetz; yn 
México nohuian huitza ; yn onean 
yn altepetl ypan tlaea tlahtoque 



sa femme qui se nommait Doña 1555 
Juana, noble dame de Cuitlahuac; 
e'estnotrePére Fray Diego de Soria 
qui les avait mariés. Us n'avaient 
passé ensemble qu'unan, six mois 
et vingt jours, lorsqu'eut iieu le 
meurtre, sous le Fr. Pedro del Cas- 
tillo, second vieaire d'Amaquémé- 
can ; Toyaotzin gouvemait Tecua- 
nipan depuis huit ans. 



Alors aussi mourut, le 17 du 
mois de septembre, Hernando de 
Tapia, interprete mexicain; il 
était fíls de Don Andrés Motel- 
ehiuhtzin, habitant de San-Pablo 
á Ténochtitlan. 

Alors aussi, le 17 du mois de 
septembre, il commenga á pleuvoir 
au point que beaucoup de gens de 
México furent inondés, leurs mai- 
sons s*éerouIérent; quelques-uns, 
étant tout á fait dans l'eau, aban- 
donnérent leu];s maisons. 

Alors fut eommencée, au mois 
de décembre, la construction du 
mur d'enceinte. 

Année 12 silex, 1556. Alors 1556 
commen^a á bien s'élever le mur 
d'enceinte; il fit tout le tour de 
México. Ses habitants s'y prétérent 
et la construction en ftit faite 



1. Ce prince était appelé Don Juan Baptista de Sandoval Toyaotzin. 

2. Le manuscrit porte : o Fra ». 
j. Voyez année 1548. 

4. Le manuscrit porte par erreur: « yn tetenamic ». 



252 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



yn quichihuaco mocemanahuaca- 
hui, ytencopa mochiuh yn tlahto- 
huani Don Luis de Velasco, visu- 
rey. Yhcuac yn niman tlan yn te- 
tenamitl. 

Auh 9a no ypan in yhcuac roo- 
nextitzino yn totlagonantzin sáne- 
la María Guadalope ynTepeyacac. 

Auh qsí no ypan in tlacat Doña 
Pedronilla, yn ichpoch Don Mi- 
guel de Santiago Yaotlapantzin, 
pilli Ytztlacogauhcan AmaquemC' 
can. 

XIII calli xihuitl, 1557 años. 
Ypan in ynic 5 mani metztli ene- 
ro, yhcuac quinahualique yn Don 
Christoval de Guzman Ceceuin 
ahno^o Cecepaticatzin', ynic go- 
vemador mochiuh Tenuchtitlan ; 
ynin ypilizin Don Diego de Alva- 
rado Huanitzin. Auh yn quicauh 
y[ie]quiuhyn juez Don Estevande 
Guzman, ypan ye 1 5 mani metztli 
enero ; yehuatl ymachiz ynic mo- 
tlalii yn tasación yn omonamicti 
X yhuan medio yhuan matlactetl 
cacahuatl ; can cenyauh yn ixquich 
tlacatl Mexicoj tencopa tlahtohua- 
ni huehue Don Luis de Velasco, 
visurey, ynic jueztico Tenuchtitlan 
yn Don Estevan de Guzman exi- 
huitM, ynic niman yah ychan Xo- 
chimilco. 

Auh 9a no ypan inyn ornóte- 
neuhxihuitl, yhcuac mochiuh ynic 
mocentlallique tlahtoque ynohui- 



sans interrupiion, par les ordres 15$^ 
du gouverneur Don Luis de Ve- 
lasco, vice-roi. Cette année-Iá 
méme le mur fut achevé. 

Aíors aussi eut lieu l'apparition 
de notre digne mere sainte Marie 
de Guadalupe, á Tépéyacac. 

Alors aussi naquit Doña Petro- 
nilla, filie de Don Migu:l de San- 
tiago Yaotlapantzin, seigneur 
d'Itztlacogauhcan -Amaquémécan. 



Annéei) maison, 1557. Alors, 15 $7 
le 5 du mois de janvier, on envoya 
Don Christoval de Guzman Cécé- 
tzin ou Cecepaticatzin pour étre 
gouverneur de Ténochtitlan ; il 
étaitfilsde Don Diego de Alvarado 
Huanitzin. Le juge Don Estevan 
de Guzman resigna ses fonctions, 
le 1 5 du mois de janvier ; c'est 
d'aprés ses indications que la 
taxe fut fixée á dix mesures et 
demie et dix grains de cacao. Tout 
le monde de México alia, par ordre 
de Don Luis de Velasco Tancien, 
vice-roi, demíind:r que Don Este- 
van de Guzman vínt juger á Té- 
nochtitlan durant trois ans, et 
qu'aussitót aprés il retournát chez 
lui á Xochimilco. 

Encettediteannée ilarrivaque 
les grands et les gens de toute la 
ville se rassemblérent et se con- 



1 . Sahagun appelle ce gouverneur : 

2. Voyczannée i$6o. 



D. Cristóbal Cecepatitl 



SEPTl&ME RELATION 



^5? 



yan altepetl ypan tlaca ynic tla- 
tennamicoc yn ¡pampa ynic qui- 
mocahuilili yn itiahtocayo yn 
reyno España yn huey tlahtohuani 
Don Carlos Quinto, yn emperador 
Romas motzauhctzino yntlan' 
tzinco teopixque S. Jerónimo >; 
quimomaquilli yn tlahtocayotl 
España yn itla^opiltzin Don Fe- 
iipeh segundo, ynic rey mochiuh- 
tzino España yhuan tohueytiah- 
tocauh mocbiuhtzino yn nican 
titlaca ypan Nueva España yn 
motenehua Yndias. 



certérent parce que le grand sou- 
verain Charles-Quint, empereur 
des Romains, avait abandonné son 
tróne d'Espagne pour se retirer 
chez les religieux desaint Jérome; 
ii avait donné le royanme d'Es- 
pagne á son digne filsPhilippe II, 
qui fut roi d'Espagne et souveraín 
supréme des peuples de la Nou- 
velle-Espagne appelée Indes. 



I5S7 



I tochtli xibuitl, 1558 años). 

II acatl xihuitl, 1559 años. 
Ypan inyn quitenehuaya yn hue- 
huetque toxiuh molpilli. 

Aub ;a no ypan in machiztico 
hualla tlahtoUi yn España omo- 
miquilli yn huey tlahtohuani Don 
Carlos Quinto, emperador Roma4. 
Yhcuac moquetz, motlalli quauh- 
teocalli monumento yn oncan ca- 
pilla S. Joseph S. Francisco Mé- 
xico, ynic oncan ypampa micca- 
tlatlatlauhtilloc, oncan ypampa 
missa mihto yn emperador Don 
Carlos Quinto, ypan ylhuitzin S. 
Andrés, apóstol; ynic tlahtocat 



Année 1 iapin, 1558. 



1558 



Année 2 rosean, 1559. Alors, 1559 
suivant Texpression des anciens, 
eut lieu la ligature de nos années. 

Alors aussi se répandit la nou- 
velle parvenue d'Espagne que le 
grand souverain Charles-Quint, 
empereur des Romains, était mort. 
Alors on eleva un monument dans 
la chapelle de S.-Joseph á S.-Fran- 
cisco de México afín d'y faire les 
obséques et de diré la messe pour 
Tempereur Charles-Quint, le jour 
de la féte de saint André, apfttre. 
On ne sait pas bien combien d'an- 
nées ce prince gouvema comme roi 



1. Cetteabdicatíon eut líea en 1556; seulement la oouvelle ne parvint 
que Pannée suivaote au Mexique. 

2. L'ordredes Hiéronymites d'Espagne, établisá Saint-Just (Estramadure), 
avait étéfondé en 1 570, par Thomas de Sienne, dutíersordredesaintFranQois. 

3. Commencement du io« cycle (1 558-1609). 

4. Charles-Quint mounit en 1558; la nouvelle parvint au Mexique l'année 
siiivante seulement. Cest ce que dit Chimalpahin. 



254 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ynic rey catea España amo huel 
momati yn quezqui xihuitl; auh 
^an yehuatl yn huel momati yn 
izqui xihuitl ynic emperador catea 
Roma, cenpohuallonmatlactli ypan 
ce xihuitl I. Yhcuac mochi tlacatl 
quicuic tlilpalli yn Castilteca 
tlahtoque yhuan ynic cen mo- 
chintin Españoles. Auh ynic qui- 
xohuac palacio tecpan, ynic huil- 
lohuacS. Joseph, ynic netecpanoc, 
nahui vandera ahnoqo guión 
quiz, yehuantin quihuicaque yn 
nican titlaca quinapallotiaque : 
ynic ce yhuel quiacatitia yehuatl 
yn guión Mex[ico] Tenuchtitlan, 
ynic orne yehuatl yn guión Tla- 
[copan,] ynic ey yehuatl yn guión 
Tetzcuco, ynic n[ahui] yehuatl yn 
Tlaxcallan guión; oyhui yn ynic 
netecpanoc yn ihonrrastzin ye mo- 
chiuh emperador yn México. 



d'Espagne; maís en connaU fort 15 59 
bien le nombre d'années qu'il ré- 
gna comme empereur des Ro- 
mains ; ce fut pendant trente et un 
ans. Tout le monde prit des habits 
de deuil, les grands de Castille et 
tous les Espagnols. On partit du 
palais et Ton se rendit á S.-Josepb 
en rang et avec quatre banniéres 
ou drapeaux qui furent portes par 
nous les indigénes; le premier 
drapeau qui était en tete était le 
drapeau de Mexico-Ténochtitlan, 
le second était celui de Tlacopan, 
le troisiéme, celui de Tetzcuco et 
le quatriéme, celui de Tlaxcallan; 
on forma ainsi ce cortége á Mé- 
xico en Phonneur de Tempercur. 



III tecpatl xihuitl, i;6o años. 
Ypan in oncan peuh yn govema- 
cion yn Amaquemecan; acbto 
yehuatl governador mochiuh yn 
Don Juan de Sandoval Tecuan- 
xayacatzin, teohuateuhctli, tlah- 
tohuani Tlayllotlacan > ; auh yn 
qsLTí oc alcaldesme otlapixque ma- 
tlactlomome xihuitl. 



Année 3 silex, 1560. Alors i s^o 
commen^a Tadministrationd'Ama- 
quémécan ; le premier gouvemeur 
fut Don Juan de Sandoval Técuan- 
xayaeatzin, UohuateuchtU, souve- 
rain de Tlayllotlaean ; les aleades 
n'exercérent encoré leurs fonctions 
que durant douze ans seulement. 



1. Chiinalpahin pouvait ignoren le nombre d'années que Charles-Quint 
avait passé sur le trdne d'Espagne; mais ¡1 se trompe en disant qu'il fut 
empereur pendant 3 1 ans. Charles-Quint succéda á Ferdinand le Catholique 
en 1 5 16 et á Tempereur Maximilien en 1 5 19. II abdiqua en 1 556^ ce qui faít 
40 ans de régne comme roi d Espagne et 37 ans comme empereur d'AIle- 
magne. 

2. Tecuanxayacatzin ne fut établi goavemeur que Tannée suivante. 



SEPTlfeME RELATION 



255 



Auh 9a no ypan in ynic 4 maní 
metztli noviembre y yhcuac mo- 
tlalli juez govemador jn Santiago 
Tiatilulco ytoca Don Estevan de 
Guzman, Xochimilco ychan; yn 
ibcuac yn quin oyuh nepa nauh- 
xihuitP quicauh yn ijueztequiuh 
Tenuchtitlan ynic oncan jueztico^ 

Auh ca no ypan in motlacatilli 
yncibuapilli Doña María Jeroni- 
ma, yn ichpochtzin Don Domingo 
Hernández Ayopochtzin, pilliTza- 
cuaititlan TenancoAmaquemecan. 

Auh qa no ypan in peuh ynic 
ye occan teuhctlahtohua audien- 
cia México yn oydores, ca can oc 
cecean catea yn achtopa. 

IIII calli xihuitl, 1561 años. 
Ypan in ynic xihuitl govemador 
mochiuh Amaquemecan yn Don 
Juan de Sandoval Tecuanxayaca* 
tzin, teohuateuhctli. 

Auh ;a no ypan in motlah- 
tocatlalli yn Don Augustin Bap- 
tista Cuitlachihuitzin, Chichimeca 
teuhctli mochiuh yn Tecuanipan ; 
ynin ipiltzin yn tlahtohuani catea 
Miccacalcatl Tlaltetecuinuin. 

Auh 9a no ypan in motlacatilli 
yn Don Lucas Pedro de Santiago 
Chahuatlahtoatzin, yn ipiltzin 
Andrés de Santiago Totococtzin, 
pilli Tlayllotlacan Amaquemecan. 
Auh ynic ytoca mochiuh Don Lu* 
cas Pedro de Santiago ynic Cha- 



Aiors aussi, le 4 du mois de no- 1 560 
vembre, fut établi juge gouver- 
neur á Santiago-Tlatilulco le nom- 
mé Don Estevan de Guzman, ha- 
bitant de Xochimilco; il y avait 
alors quatreans qu^il avait resigné 
ses fonctions de juge pour venir 
les exercer á Ténochtitlan. 

Alors aussi naquit la noble dame 
Doña Maria Geronima , filie de 
Don Domingo Hernández Ayo- 
pochtzin, seigneur de Tzacualti- 
tlan-Ténanco-Amaquémécan. 

Alors aussi les conseillers de 
México commencérent á teñir au- 
dience en deux endroits; ils n'en 
tenaient d'abord que dans unseul. 

Année 4 maison, 1 561 . En cette 1 561 
année, Don Juan de Sandoval Té- 
cuanxayacatzin, Uohuateuhctliy fut 
fait gouverneur d'Amaquémécan. 

Alors aussi fut installé Don Au- 
gustin Baptista Cuitlachihuitzin, 
comme seigneur des Chichiméques 
á Tecuanipan ; il était fils du souve- 
rain Miccacalcatl Tlaltétécuintzin. 

Alors aussi naquit Don Lucas 
Pedro de Santiago Chahuatlah- 
toatzin, fils d'Andres de Santiago 
Totococtzin, seigneur de Tlayllo- 
tlacan- Amaquemecan. Don Lucas 
Pedro de Santiago fut appelé 
Chahuatlahtohua, parce que Don 



1. Voyez année 1557. 

2. Le manuscrít porte ici six lignes rayées, 
Tannée 1561, troisiéme paragraphe. 



qui sont reproduites en 



256 



huatlahtohua, yehuatl quitocayoti 
yn Don Juan de Sandoval Tecuan- 
xayacatzin, teohuateuhctli, ca 
oquipan' yn motlacatilli. 

Auh ^a no ypan in ynic 17 
mani meftztli] deziembre, yhcuac 
otlaocoliloc yn Don Juan Baptista 
de Sandoval Toyaouh^ yniquipan 
hual callaquiz nican altepetl Ama- 
quemecan, ypan vicario Fray Pe- 
dro ^ yhuan alcalde mayor Alonso 
Carino. 



ANNALCS DE CHIMALPAHIN 

Juan de Sandoval Técuanxayaca- » S^» 
tzin, Uohuateahctli, luí avaitdonné 
ce nom le jour de sa naissance. 



Alors aussi, le 17 du mois de 
décembre, on pardonna á Don Juan 
Baptista de Sandoval Toyaouh, de 
maniere qu'il vint dans la ville 
d'Amaquémécan, sous le vicaire 
Fr. Pedro et Talcade principal 
Alonso Carino. 



V tochtii xihuitl, 1562 años. 
Ypan in yhcuac yecauh, panhuetz 
yn huey teopantli yn nican Ama* 
quemecan ; yhcuac nican vicario 
Fray Pedro del Castillo yehuatl 
tlacencauh, auh ynoncantemach- 
ti y toca Fray Francisco de Loaysa. 

Auh 5a no ypan inyn, quitoa 
Tlatilulca, ynic XI mani metztli 
octubre, ihcuac momiquiilico yn 
Don Christoval de Guzman Cece- 
paticatzin, tlahtohuani govemador 
catea Tenuchtitlan ; yn tlahtocat 
chicuacenxihuitl4, ynin, yeomihto 
tlacpac, ypiltzin catea Don Diego 
de Alvarado Huanitzin. Auh yn 
Tenuchca quitohua ypan yn 25 
mani abril yn momiquill¡5. 



Année 5 lapin, 1562. Alors fiít 1S62 
achevée la grande église d'Ama- 
quémécan ; ce fiít le vicaire Fray 
Pedro del Castillo qui Poma et 
Fray Francisco de Loaysa qui y 
précha. 

Alors aussi, disent les Tlatilul- 
cas, mourut, le 1 1 du mois d'oc- 
tobre, Don Christoval de Guzman 
Cécépaticatzin, qui éuit gouver- 
neurdeTénochiitlan; il avait ad- 
ministré durant six ans, et, com- 
me il a été dit ci-dessus, il était 
fils de Don Diego de Alvarado 
Huanitzin. Mais les Ténochcas 
disent qu'il mourut le 25 du mois 
d'avril. 



1 . O^aipan est mis pour oc ipan, 

2, Toyaouh ou Toyaotzin, souverain de Técuanipan. 

}. Cesl Fray Pedro del Castillo. (Voyez année 1555 et le premier para- 
graphe de l'année 1562.) 

4. De i5S7á 1562. 

5. Cette phrase a été intercalée dans les premieres lignes de ce paragraphe, 
sans aucun signe de renvoi. Aussi avons-nous cni devoir la placer á la fin 
du paragraphe. 



SEPTIÉME RELATION 



257 



Auh qa no ypan ¡nyn ornóte- 
neuh xihuitly ynipan ye 20 maní 
raetztli de deziembre', yhcuac 
omomiquillico yn Don Diego de 
Mendoca Ymauhyantzin, yn tlah- 
tocat matlactlonnahui xihuitl'yn 
Santiago Tlatilulco. 

Auh 5a no yhcuac ypan in tla- 
tlallanoc yn oncan pehuaz, mo- 
quetzaz yn iglesia mayor México; 
yhcuac nez yn tepetlatl, huel 
tlani tepetlatitech acito yn tlatlal- 
lantli, niman oncan motlateochi- 
huilli yn teoyotica tlahtohuani 
Don Fray Alonso de Muntufar, 
arzobispo, yhuan oncan mohüi- 
catza yn tlahtohuani huehue Don 
Luis de Velasco, visurrey; onca 
tlayahuallo, ce cruz quiquetzque, 
tlani yn oncan quitocaque yn iuh- 
qui tepetlacalli, ypan motetlapa- 
cho, motenexten. 

VI acatl xihuitl, 156; años. 
Ypan inyn momiquillico yn ipil- 
uin Don Thomas Quetzal ma^a» 
tzin, yn itoca yn Don Juan de 
Sancto Domingo de Mendoza Tla- 
caeleltzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani Ytztlaco^auhcan Ama- 
quemecan, yn tlahtocat caxtolxi* 
huitl once J ; ya yehuatl ye momi- 
quilli [yn] matlaltotonqui moma- 
naco, yhcuac huel quipehualti cano 
cenca mie[quint¡n] momiquillique 
yn macehualtin yhuan pipiltin. 



En cettedite année, le 20 du 1562 
mois de décembre, mourut aussi 
Don 'Diego de Mendoza Imauh- 
yantzin, qui avait gouvemé du- 
rant quatorze ans á Santiago*Tla- 
tilulco. 

Alors aussi on creusa un fossé 
sur Templacement oü devait s'éle- 
ver Féglise principale de México ; 
lorsque parut la pierre, et que le 
fossé eut été creusé assez bas dans 
le roe, immédiatement le chef 
spirituel Don Fray Alonso de Mon- 
tufar, archevéque, enfit la consé- 
cration, á laquelle assista le vice- 
roi Don Luis de Velasco Tancien; 
on fit une procession et Ton porta 
une croix que Ton déposa dans le 
fossé comme dans un tombeau et 
qui fut scellée avec de la pierre 
et de la chaux. 

Année 6 roseau, 1563. Alors 1565 
mourut le fils de Don Thomas 
Quetzalmagatzin, nommé Don 
Juan de Santo Domingo de Men- 
doza Tlacaéleltzin , seigneur des 
Chichiméques, souverain d'Itz- 
tlacogauhcan-Amaquémécan , qui 
avait gouvemé durant seize ans. 
Lorsqu'il mourut régnait la pleu- 
résie, qui frappa et détruisit un 
tres grand nombre de sujets et de 
seigneurs. 



1 . Le manuscrit porte : t dizumbrt » , 

2. De 1549 á 1562. 

3. De 1548 á 1565. 



^1 



2J8 

[Auh no yhjcuac quimixnamic 
Teopap tlaca yn Don Juan [de San- 
doval] Tecuanxayacaizin, teohua- 
teuhctli, quinmeca[ni ; auh] ^ate* 
pan oquiteylhuito México yxpan- 
tz¡n[co tlahtohuani, omjpa oquil- 
pico corte México ; aoc tie ypan 
opouh, yn ayc ceppa yuhqui ipan 
omochiuh, yhuan yn ayac hue[l] 
quixicohuaya yn tlahtohuani ; auh 
yniquilpiticatca ca can fiagatica > 
ynic quiz, auh yn Teopan tlaca 
Amaquemeca niman ichuallaque^. 
Auh ynin yhcuac opeuh yye tlaya- 
huallohua yn governadoyotl yn 
ipan ye macuiltlayacati : Amaque- 
mecan, Ytztlacocauhcan, Tzacuai- 
titlan Tenanco, Tecuanipan, Pa* 
nohuayan ; yuh mocaquia ca ^an 
quimocemacatiaya yn tlahtohuani 
yn governacion, ca nauhxihuitl yn 
can yehuati governador catea J. 

No yhcuac, ypan in sábado 
ynic 29 mani metztli mayo, yn 
omicuani yn audiencia real yn 
ichan marques del Valle, Don Fer- 
nando Cortes, yn oncan huey 
tecpan oncan motlallico visurrey, 
oncan hual micuani yn axcan on- 
can audiencia real. Ypan mochiuh 
yn cmoteneuh tlahtohuani ueue 
Don Luis de Velasco, visurrey. 

Auh no yhcuac, ypan lunes ynic 
17 mani metztli setiembre, yhual 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Alors aussi Don Juan de San- 1 563 
doval Técuanxayacatzin, Uohua^ 
teuhctli, attaqua les habitants de 
Téopanetlespendit; bientótaprés 
on alia porter plainte prés le souve- 
rain de México, oü il fut retenu á 
la cour ; on n'en tint aucun compte 
pour que la méme chose ne se re- 
produisit pas, et que nul ne s'avisát 
de railler le souverain; Técuan- 
xayacatzin était seulement gardé 
sous caution, aussi s'enfuit-il, et 
les habitants de Téopan-Amaqué- 
mécan partirent aussitót. Alors la 
dignité de gouverneur commen^a á 
s^etendre sur cinq points princi- 
paux: Amaquémécan, Itztlaco^auh- 
can, Tzacualt¡tlan-Ténanco,Técua- 
ñipan et Panohuayan ; ainsi le sou- 
verain était occupé á agrandir son 
administration, et il y avait á peine 
quatre ans qu41 était gouverneur. 

Alors aussi, le samedi, 29 du 
mois de mai, le tribunal royal fut 
transiere dans la demeure du 
marquis del Valle , Femand Cor- 
tés, dans le grand palais oü était 
établi le vice-roi, et c'est lá que 
fut transiere et que se tient actuel- 
lement le tribunal royal. Cela eut 
lieu sous le gouverneur Don Luis 
de Velasco Tancien, vice-roi. 

Alors aussi, le lundi 17 du mois 
de septembre, arriva á México l'in- 



1. Fiaíaiica est mis pour fiaaíaiica, de Tespagnol fianza, caution. 

2. Le manuscrit porte par erreur : c niman nic huallaqae ». C'est la liaison 
qui a conduit Fauteur á écrira me, au lieu ds ic; procede que nous avons déjá 
obser\'é plusieurs fois. 

3. Voyez les années 1560 et 1 561. 



SEPTIÉME RELATION 



2$9 



callac México visitador yn ipan 
Nueva España, yn ¡toca doctor 
Balderrama, yn quintlatetemollico 
visurrey, huehue Don Luis de Ve- 
lasco, yhuan oydores. 

No yhcuac acico Don Martin 
Cortes. 

Auh no yhcuac, ypan in ytla- 
mian ynic XXXI maní metztli 
agosto, miércoles, ypan yn qui- 
hualmonahuatilli visurey yn Don 
Luis de Sancta Maria, yn quito- 
cayotique Nanacacipactzin, ynic 
governador mochiuh México Te- 
nuchiitlan. Yuh ye ce xihúitl mo- 
miquilii yn Don Chrisioval de 
Guzman Cecepatic ' . 

VII tecpatl xihuitl, 1(64 años. 
Ypan inyn, iuh quimachiyoiia 
Tenuchca, ypan ye XXI mani 
metztli julio, momiquilli yn tlah- 
tohuani huehue Don Luis de Ve- 
lasco, visurrey, Auh yn Tlalilulca 
quimachiyotia ypan ytlamian ynic 
XXXI mani omo[tejneuh metztli 
momiquilli, ompa toctitoc yn ina- 
[cayo yn] Sancto Domingo; yn 
tlahtocat matlactlonnahui xihuitl 
[ypan] ce metztli yhuan tlaco». 

Auh 9a no ypan in y[nic] VIII 
mani metztli setiembre, yhcuac 

otzintic [ y]n tlacallaquilli 

yn cecen tlacatl omonamictique 
yn quimana IIII tomin^ nauhtetl 
metztica yn momantiuh ; yehuatl 



specteur de la Nouvelle-Espagne, > 5^3 
le docteur nommé Valderrama, qui 
vint contróler les actes du vice- 
roi, Don Luis de Velasco Tancien, 
ct des conseillcrs. 

Alors aussi arriva Don Martin 
Cortes. 

Alors aussi, le mercredi, 3 1 du 
mois d'aoút, le vice-roi donna 
Tordreá Don Luis de Santa Maria, 
que Ton nommait Nanacacipactzin , 
d*exercer les fonctions de gouver- 
neur á Mexico-Ténochtitlan. II y 
avait un an qu'était mort Don 
Christoval de Guzman Cécépatic. 



Année 7 silex, 1564. Alors, «5^4 
suivant les indications des Té- 
nochcas, le 21 du mois de juillet, 
mourut le gouvemeur Don Luis 
de Velasco Tancien, vice-roi. Mais 
les Tlatilulcas ont indiqué que ce 
ñit á la fin dudit mois, le 3 1 , qu'il 
mourut et que ses restes furent 
déposésá Santo-Domingo; il avait 
gouverné durant quatorze ans et 
un mois et demi. 

Alors aussi, le 8 du mois de 
septembre, fut établi Timpót que 
chaqué personne eut á payer; il 
était de quatre réaux, et au bout 
de quatre mois il devait augmen- 
ter ; ce fut le docteur Valderrama, 



1. Voyez année 1 562, second paragraphe. 

2. De 15S0 á 1564. 

3. Le mot tomin servait i indiquer la píéce de monnaie appelée real, Aíosi 



200 



^NNALES DE CHIMALPAHIN 



oquitlalii yn doctor Balderrama^ 
visitador, yxquích ti acá ti oquite- 
quimacac ; yn Mexica Tenuchca ye 
ytechtzinco pohui in rey España. 
Ye yhcuac yn ti a tetep achoque yn 
tecpan S, Juan yn Mexica yn lo- 
quichlí yhuan yn cihua; yn amo 
ciaya tlacallazquizque, cuallania, 
hud tlahtohuaya* Auh yn Tlati- 
lulca yn iuh ypan quihtohua yn 
inxiuhpohual ca quihtohua ypan 
inyn Vil tecpatl xihuitl oncan 
otzintic yilacallaquillicecen peso^ 
ypan oorae tomín yn mochi tlacatl 
yn Tlatiluico, ypan ye XI maní 
metztli octubre, yn oyx na mi coque 
yn a I cal des me ote tepach olí oque. 

Auh no yhcuac can centequian- 
que yn Cha lea yn Mexica yn 
¡techpa tlacallaquílli ynlc quin- 
tlatlalili yn doctor Balderrama^ 
visitador, chicóme tomin VÍI 
yhuan medio yhuan oncuahuacalll 
tlaolíi, ce anega ^ 

Auh ca no ypan inyn omote- 
neuh xihuiíl, yhcuac oquimope- 
hualtilli yn ilacomahuizychpochiü 
sancta Theresa de Jesús, descalsa 
cihuateopixqui, yn oquimopah^ 
patilli, yn oquimoyancuíliÜ yye 
ohuetztihuia ymaca can ye oyco- 
liühtihuia yn teopixcayotl yn 



¡nspecteur, qu¡ fixa la part d'im- 1564 
pótque chacun avait á donner; 
les Mexicains-Ténochcas étaient 
les sujets du roi d'Espagne. 
Alors les Mexicains, hommes et 
femmes, jetérent des pierres centre 
le palais de S.-Jean ; ils ne vou- 
laient pas payer de tribut, ils 
étaient furieux et le disaient ou- 
vertement. Les Tlatilulcas ont 
également indiqué dans leurs an- 
nales que ce fut en Tannée 7 silex 
que rimpót fut fixé á un écu et 
deux réaux pour chacun des habi- 
tants de Tlatilulco, et que, le 1 1 
du mois d'octobre, les alcades fu- 
rent attaqués et assaillis de coups 
de pierres. 

Alors aussi les Chalcas et les 
Mexicains portérent ensemble le 
tribut qu^avait exige d'eux le doc- 
teur Valderrama, inspecteur, et 
qui était de sept réaux et demi et 
de deux mesures de mais cu d'une 
fanégue. 

En cette dite année, la vénérée 
vierge sainte Thérése de Jésus, 
religieuse déchaussée, entreprit de 
réformer et de refaire Tordre reli- 
gieuxtombé et vieilli, qui avait 
été consacré á notre venerable 
mere sainte Marie des Carmes; 
elle établit de nouveau la base 



Ignacio de Paredes traduit la phrase suivante : onimacoc orne tomin^ dos reales 
me fueron dados. (Voyez son Compendio, p. 64.) 

r* Le peso est une monnaie espagnolequi vaiait quatre francs environ. 

j. Anfga esi mis pour fanígjj le son / n'existant pas en náhuatl. Le cua- 
húacalU ouqunahacúilt, valsseau {acalli) en bois {quauitl), est une mesure de 
capacité qui équivautá uae demi-fanégue. 



SEPTIÉME RELATION 



261 



itetzinco pohui yn totla;omahuiz- 
nantzin sancta María Carme ; oc 
ceppa ytzinecan quimaniliio yn 
teopixca tlatecpannahuatilli regla 
ynic huel mopiez, mochi monel* 
tiliz, atle polihuiz, mochi machiltiz 
yn teopixca nemiliztica ; yn sancta 
Theresa de Jesús ynehuantzin omo- 
tlayancuililique yn Padre maestro 
Fr. Antonio de Heredia yn ipan 
provincia Castülan, ynic oquin- 
motlallilique teopixque yn mocxi- 
petlahuiititínemi frayles yhuan 
monjastin moteneuhtzino descal- 
zos ; quin oncan in otzintique ; ca 
yyeppa onmoetzticate teopixque 
Carme yhuan monjastin, yehuan- 
tzitzin yn motiatzapatoxhuilia on- 
can, inyc oontlamantique yn des- 
calzos; y ece 5an ic cemeynin teo- 
pixca yeliztzintica, amo oc cecen 
tlamamintzitzin ypan machozque. 

Aub no yhcuac ypan in huillo- 
huac la China, yn ipan ye i; 
mani metztli setiembre, miérco- 
les. Yhcuac onpeuh yn Miguel 
López de Lecaspi, capitán; ^^ 
quintzacuitia y[n ajchtopa oyah- 
que a la China, <¡aí ye ocentlanque 
ynic oyahque. 

Auh 9a no ypan in mo[mi]qu¡l- 
lico yn Don Antonio Pimentel 
Tlahuitoltzin, yn tlahtocat cenpo- 
buallonmacuilli xihuitl yn Tetz« 
cuco». 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl VII tecpatl, no yhcuac 
yn chollo teylpilloyan, yehuac 



d'un réglement religieux qui devait 1 564 
étre exactement observé, appliqué 
á tous, dont ríen ne serait négligé 
et que Ton expliquerait dans la vie 
religieuse; sainte Thérése de Jésus 
et le P. Fray Antonio de Heredia 
renoHvelérent le réglement dans la 
province de Castille et établirent 
des religieux et des religieuses qui 
ne portaient point de chaussures 
et qu'on appela déchaussés; ils 
débutérent albrs ; car auparavant 
il y avait des moines et des reli- 
gieuses des Carmes, qui portaient 
des chaussures, ils furent done les 
uns et les autres déchaussés ; seu- 
lement ceux qui étaient selon la 
regle de Tordre et ceux qui ne 
Tavaient point été furent égale- 
ment estimes. 



Alors aussi on partit pour la 
Chine, le mercredi, i } du mois de 
septembre. A ce moment partit le 
capitaine Miguel López de Lecaspi ; 
il accompagna ceux qui pour 
la premiére fois* se rendirent en 
Chine et qui s'étant réunis firent 
route ensemble. 

Alors aussi mourut Don Anto- 
nio Pimentel Tlahuitoltzin, qui 
avait gouvemé durant vingt-cinq 
ans á Tetzcuco. 

En cette méme année 7 silex, 
s'échappa de prison, oü il avait 
été enfermé comme coupable de 



1. De 1540 á 1564. 



262 



ANNALBS DE CHIMALPAHIN 



cihuatica, ynemecaiiliztica tlatlaco 
ylpilloca, yn Don Joseph del Cas- 
tillo Ehcaxoxouhqui, tlayllotlac 
teuhctlij tiahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco Amaquemecan Chalco 
governador catea ; yn ihcuac chol- 
lo Chalco Atencopa ytztia, huel 
ypan mochintzitzin ymilhuitzin 
Sanctos yn chollo. Auh ^atepan 
ompa quiteylhuito yn Amaqueme- 
que yxpan alcalde mayor Jorge 
Zeron, ypampa miec tlamantli ye 
oquintollini < ; ompa quilpito, 
yhuan yn itloc manca alcaldesme, 
amo cenca tlatlacolleque yn al- 
caldesme ypampa ;an niman amo 
quimontlahtollania. Auh yn ih- 
cuac chollo omoteneuh Don Joseph 
del Castillo Ehcaxoxouhqui, tlayl- 
lotlac teuhctli, yn tlahtocat Tza- 
cualtitlan Tenanco caxtolxihuitl 
omome». 

Auh 9a no ypan in momiquil- 
lico yn Don Joseph de Sancta 
Maria Teuhctlacocauhcatzin, tla- 
maocatl teuhctli, tiahtohuani Pa- 
nohuayan Amaquemecan ; yn tlah- 
tocat ^an no yxquichcauh yn cax- 
tolli omome xihuith. 

Auh ca no ypan in motlahtoca- 
tlallique yn omentin tlahtoque 
Amaquemecan : ynic ce Don Gre- 
gorio de los Angeles Tepoztlixa- 
yacatzin, tiahtohuani Chichimeca 
teuhctli mochiuh yn Itztlacocauh- 



concubinage, Don Joseph del Cas- » 5^4 
tillo Ehcaxoxouhqui, juge asses- 
seur, gouverneur de Tzacualtitlan* 
Tenanco - Amaquemecan- Chalco ; 
il s'enfuit de Chalco qui est prés 
d'Atenco, et cefut le jour de la féte 
de la Toussaint qu'il prit la fuite. 
Mais ensuite les Amaquéméques 
allérent porter plainte á Talcade 
principal Jorge Serón, parce qu*on 
avait maltraité beaucoup de per- 
sonnes ; on l'enferma ; des alcades 
restérent auprés de lui, et se 
gardérent de ne pas instruiré tout 
de suite Taífaire. Quand s*échappa 
ledit Don Joseph del Castillo Ehca- 
xoxouhqui, juge assesseur, il y 
avait dix-septansqu'il gouvemait 
Tzacuallitlan-Ténanco. 



Alors aussi mourut Don Joseph 
de Santa Maria Teuhctlacocauhca- 
tzin, seigneur tlamaocatl, souve- 
rain de Panohuayan-Amaquémé- 
can ; il avait gouverné également 
durant dix-sept ans. 

Alors aussi furent installés deux 
souverains d'Amaquémécan : le 
premier, Don Gregorio de los An- 
geles Tépoztlixayacatzin, fut fait 
souverain avec le titre de seigneur 
des Chichiméques á Itztlaco^auh- 



1. J. de Torquemada parlant de Jorge Serón, dit qu'il fut alcade principal 
de Tetzcuco et de Tepeaca. {Mon. indiana, iib. xix, cap. viii, ix.) 

2. De 1548 a 1564. 

3. Voyez année 1548, p. 245. 



SBPTIÉMB RELATION 



26j 



can Amaquemecan ; ynin ypiltzin 
yn Don Thomas de S. Martin 
Queizalma9aiz¡n ; jnic orne mo- 
tlahtocatlallique yehuatl yn Don 
FeÜpeh Paez de Mendoza, tlamao- 
catl teuhctli, tlahtohuani mochiuh 
Panohuayan; ynin ypillzin yn 
omoteneuh Don Joseph de Sancta 
Maria Teuhctlacocauhcatzin. 



can-Amaquémécan ; il était fils de 1 5^4 
Don Thomas de S. Martin Que- 
tzalma^atzin ; le second que Ton 
installa était Don Felipe Paez de 
Mendoza, seigneur tlamaocatl, qui 
fut fait souverain de Panohuayan ; 
il était fils dudit Don Joseph de 
Santa Maria Teuhctlacocauhcatzin. 



VIII calli xihuitl, 1565 años. 
Ypan in oncan momiquiilico yn 
tlacatl Don Juan de Sandoval 
Tecuanxayacatzin, teohuateuhctli, 
tlahtohuani Tlayllotlacan Ama- 
quemecan; yn ipiltzin Cacama- 
tzin, teohuateuhctli; ye ytlamian 
yn xihuitl, yn motlahtocatilli on- 
pohualxihuitl ypan ce xihuitl >. 
Auh niman oncan conan yn itlah- 
tocayo yn ipiltzin ytoca Don Juan 
Baptista de Sandoval Toyaotzin, 
teohuateuhctli, tlahtohuani mo- 
chiuh Tlayllotlacan Amaqueme- 
can; ynin achtopa Tecuanipan 
tlahtocatito chicuexihuitl*, auhyn 
otlahtocahuetzca ynic tlatlaco' 
ynic quichtacamicti ynamic; yn 
;a opiltia matlacxihuitl, ynic ni- 
man, ypan in omoteneuh xihuitl, 
nicudle oncan oteohuateuhctic?. 

Auh ca no ypan inyn xihuitl, 
yn ipan jueves ynic 27 mani metz- 
tli deziembre, yn momiquiilico 
Don Luis de Sancta Maria Nana- 
cacipactzin, govemador México 



Année 8 maison, 1565. Alors 156$ 
mourut le noble Don Juan de San- 
doval Tecuanxayacatzin, í^oAuíi- 
/^uAcí//,souveraindeTlayllotlacan- 
Amaquémécan; il était fils de Caca- 
matzin, Uohuateuhctli. C'était á la 
fin de Tannée et 11 y avait quarante 
et un ans qu'il avait été installé. 
Immédiatement aprés, le pouvoir 
fut pris par son fils, nommé Don 
Juan Baptista de Sandoval Toyao^ 
tzin, teohuateuhctli-^ (\m fut fait roi 
de Tlayllotlacan-Amaquémécan. 11 
avait d'abord gouverné Tecuanipan 
durant huit ans, mais il avait per- 
du sa puissance parce que secré- 
tement il avait commis la faute de 
tuer sa femme; ilfut retenu en pri- 
son durant dix ans; puis, en cette 
dite année, il fut de nouveau élu 
teohuateuhctli. 

Alors aussi en cette année, le 
jeudi, 27 du mois de décembre, 
mourut Don Luis de Santa Maria 
Nanacacipactzin, gouverneur de 
Mexico-Tenochtitlan , qui avait 



1 . Voyez année 1525. 

2. De 1548a 1555. 

3 . Voyez le premier paragraphe de l'année 1555. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



264 ' 

Tenuchtitlan, yn tlahtocat ^an 
huel exihuitl'. Ynic y toca mochiuh 
Nanacacipac, ^an temahuizpolo« 
liztica ynic cahuillocayotique Me- 
xica, can ipampa yn quiceli ynic 
tlacallaqullli quimana Mexica, 
ynic alie coniradicion quichiuh; 
yece quemach nen tjapaliic chica- 
huac yezquia ynila oc achí huey 
llacpac catcaya yn ¡tlahtocayo Mo- 
teuhc^omauin ; yn amo huel quim- 
ixnamic Españoles, ye conilpico, 
con te lepo 50 tico yn ^a no ychan ; 
yn atíe ychicahualiz mochiuh. 
Auh yn omoteneuh Don Luis de 
Sancta Maria Nanacacipactzin 
ca ypiltíin yn iioca Acamapich- 
l!¡, tlahiocapilii Tenuchtitlan, 
ypiltzln inyn huey tlahtohuani 
Ahuiízotzinj ynic chicuey tlahto- 
huani mochiuh Tenuchtitlan. Auh 
yn omoteneuh Don Luis de Sanc- 
ta Maria Nanacacipactzin yehuatl 
oytech tlamico yníc Mexica Te- 
nuchca tlacopipiitin; ynic can oc 
yehuantin ynepa ohual governa- 
dortitiaque* yye ynpan Españoles 
yn ixquichca ye oacico México yn 
tlahioca oquichtiachihuaki yhuel 
oquimeícohuan, yntlapallohuan 
yn chiuhcnahuíntin huehueyntin 
tlahtoque yn omotlahtocatillico 



administré seulement durant trois i s^S 
ans. Ce nom de Nanacacipac était 
un sumom que les Mexicains lui 
avaient donné par mépris, parce 
qu'il avait laissé imposer un tribut 
aux Mexicains et qu'il n'avait fait 
aucune opposition; mais on dit 
que sa bravoure aurait été inutile 
si la royauté de Moteuhccomatzin 
eüt été de plus longue durée ; il 
ne lutta pas du tout contre les 
Espagnols, car il fut de suite en- 
fermé et retenu chez lui; son 
courage ne servit á rien. Ledit 
Don Luis de Santa María Nana- 
capicactzin était fils du nommé 
Acamapichtii , prince de Ténoch- 
titlan, qui était lui-méme fils du 
grand monarque Ahuitzotzin, hui- 
tiéme souverain de Ténochtitlan. 
Ledit Don Luis de Santa Maria 
Nanacacipactzin fut le dernier des 
princes Mexicains-Ténochcas; en 
eífet, ceux qui furent créés gouver- 
neurs sous les Espagnols depuis 
Tarrivée de ees derniers á México 
et qui furent chargés d'exercer 
Tautorité étaient bien les descen- 
dants des neuf grands monarques 
qui régnérent á Mexico-Ténochti- 
tlan, dans la lagune, au milieu 
de Teau, des jones, des roseaux, 



1 , De 103 á I 0^. Le nom de NanacacipactU, rév. Nanacacipactzin, vient 
de njnac¿ítlj champígnont el de cipactli, tiburón, poisson vorace; cipací ii esi 
aussL le nom d un signe du calendrier divinatoire, ainsi que du premier jour 
de chaqué mois. 

2, Celtc Itgnc est répétée sur le manuscrit avec une légére variante au 
debut : 1 ynic oc ^an », On remarque, en outre, sept lignes biffées dont le 
texle est reproduil au haut de la page, recto du feuillet 67. 



SBPTIÉME RELATION 



265 



México Tenuchtitlan, yn atlihtic, 
atlixicco, yn tultzallan, yn aca- 
tzallan, in cuauhtHynequetzayan, 
yn cuauhlli ypatlanian, yn cuauh- 
tli ypipitzcayan, yn cohuall jqo- 
mocan, yn michi ypatlanian ' ; yn 
oquipieco, yhuel ymixcoyan ypan 
omoyomatlahtalhuico, yn oteuhc- 
tico Mexica Tenuchca. 

Yn huel yxquichcauh chiuhc- 
nauhpohualxihuitl ypan matlac- 
tlonnahui xiuitl ynicoyecoTenuch- 
titlan ynic niman ohuacico Es- 
pañoles, yn ipan ce acatl xihuitl ^ 
Auh yn oyuh acíco Españoles 
México oc no chicomentim, yye 
ynpan Españoles, otiahtocatico yn 
imez^obuan, yn tlapaliohuan yn 
omoteneuhque tlacpac chiuhcna- 
huintin huehueyntin ilahtoque y- 
huanomentin^an Mexica ; ocuauh- 
tlahtoque ye chiuhcnahuintin : 



dans les lieux oü s'élévent, vo- is^S 
lent, crient les aigles, oü sifflent 
lesserpents, oü nagent les pois- 
sons; ils étaient les gardiens de 
ees lieux, se faisaient estimer par 
leur mérite persohnel et gouver- 
naient comme chefsdes Mexicains- 
Ténochcas. 

II y avait cent quatre-vingt- 
quatorze ans qu'avait été fondé 
Ténochtitlan lorsqu'arrivérent les 
Espagnols, en l'année i ro^au. 
A partir de Tarrivée des Espagnols 
á México, gouvemérent encoré, 
sous eux, sept princes du sang 
royal, descendants des neuf grands 
monarques nommés plus haut, et 
deux simples Mexicains. Il y eut 
ainsi neuf gouverneurs : le pre- 
mier ñit Cuetlahuatzin, qui gou- 
verna Ténochtitlan durant quatre- 



1. Cette tournure poétique pour dépeindre la situation de Ténochtitlan 
n'est pas une création particuliére de Chimaipahin. Elle se trouve dans divers 
écrits mexicains; nous citerons notamment un passage de TeíOíomoc, re- 
latif á réiection d'Ahuitzoti, huitiéme rol de México, oü l'image est repro- 
duite á peu prés dans les mémes termes. 

« Con esto fueron despedidos muchos mensageros á todos los pueblos su- 
getos hasta la mar del Oriente, para que nuevamente vengan estos al recono- 
cimiento de lo que es México Tenuchtitlan entre tulares y cañaverales, en el 
lugar y asiento adonde se escalienta el águila, y adonde come su manteni- 
miento de el manjar de la culebra, y lugar que silba la gran culebra, y ronca; 
y adonde los peces de la gran laguna vuelan por cima del agua, y es menes- 
ter que la planten, como está ahora plantada la zeiba puchotl^ y el ahuchuetl 
6 ciprés que da sombra y cobija, que así este nuestro rey y señor nuevo 
el Ahuitzoíl, » (Crónica mexicana, cap. lx.) 

2. Cest en l'année 132$ que fut fondee la ville de Ténochtitlan, et Tarrivée 
des E.^pagnols eut lieu en 1 P9, c'est-á-dire 194 ans aprés. 

3. Cest par erreur que le manuscrit porte: « chicuacemintin », c*est-á-d¡re 
6 au lieu de 7; attendu qu'avec les deux gouverneurs, qui étaient de simples 
sujets, on doit en compter neuf, comme il est dít quelques ligues plus loin. 



266 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ynic ce yehuatl yn Cuetlahuatzin 
yncan napohualilhuitl ontlahtocat 
Tenuchlitlan; ynin yliachcauh 
catea yhuey tlahtohuani Moteuhc- 
gomatzin; ypilhuan in ymomexiin 
yn huey tlahtohuani Axayacatzin. 
Ynic orne otlahiocat, ye ynpan 
Españoles, yehuatl yn Don Her- 
nando de Alvarado Cuauhtimoc- 
tzin, yehuatl in oypanmantia yn 
Mexicayotl Tenuchcayoil ynic 
opoliuh, ynic otechmomacehual- 
tique Españoles; yn oquixquich 
ytlapal quichihuaya yaoyotica, 
quimanahuiaya México, yn quin- 
tocaznequia yn Españoles, aoc 
huel oquichiuh ynmac oquitlaz 
yn altepetl ; ynin ypilizin yn 
huey tlahtohuani Ahuitzotzin. 
Ynic ey tlahtohuani mochiuh Te- 
nuchtitlan Don Juan Velasquez 
Tlacotzin, yxhuiuhtzin ¡nyn», yye 
ynpan Españoles; yhuan ya ye- 
huatl yn capitán general Don 
Hernando Cortes quitlahtocatlal- 
lica ompa Hueymollan; yn ih- 
cuac ompa quinhuicaya Mexica 
ynic tlaltemoto exiuhpa ; auh ^an 
onmomiquillico Nuchiztlan yn 
Don Juan Velasquez Tlacotzin 
ynic hual necuepalloc México, 
aocmo acico*. Auh ynic nahui 
^an cuauhtlahtohuani omochiuh 
Tenuchtitlan qan Mexica yehuatl 
yn Don Andrés Motelchiuhtzin, 
oncan hual motlalli yn omoteneuh 



vingts jours seulement; ii était H^S 
le frére ainé du grand monar- 
que Moteuhc^omatzin ; tous deux 
étaient fils du grand souverain 
Axayacatzin. Le second gouver- 
neur, sous les Espagnols, fut Don 
Hernando de Alvarado Quauhté- 
moctzin, qui gérait TÉtat de Me- 
xico-Ténochtitlan lorsqu'il fut dé- 
truit et que nous devinmes les su- 
jets des Espagnols. II fut extréme- 
ment courageux, lutta bravement 
pour la défense de México, s'effor^a 
d'anéantir les Espagnols, et c'est 
quand il ne put plus teñir qu'il 
leur ceda la ville ; il était ñls du 
grand monarque Ahuitzotzin. Le 
troisiéme souverain de Ténochti- 
tlan, sous les Espagnols, fut Don 
Juan Velasquez Tlacotzin, petit- 
fils du roi Ahuitzotzin ; ce fut le ge- 
neral en chef Fernand Cortés qui 
rinstalla á Hueymollan; il était 
alors á la tete des Mexicains et 
faisait des conquétes depuis trois 
ans; mais Don Juan Velasquez 
Tlacotzin mourut á Nochiztlan en 
revenant á México oü il ne put 
pas arriver. Le quatriéme chef 
supréme des Mexicains á Ténoch- 
titlan fut Don Andrés Motelchiuh- 
tzin, qui ñit installé au dit lieu 
de Nochiztlan oü il était alié pour 
conquerir; il n'était pas cepen- 
dant noble parmi les Mexicains, 
mais c'était un tres grand homme 



1. Nous croyons qu'il faut sous-entendre ici : • tlahtohuani Ahuitzotzin ». 

2. Voyez Tannée 1^24, p. 207, oü Chimaipahin a déjá indiqué la mort 
de ce prince. 



septiIme relation 



267 



NuchisUan ynic ílahemoto, ynin 
tnacihüi yn amo pillican Mexica, 
yece huey ya 01 i acá u ti caica yaoc 
nemíni, Yníc macuiiii ca no 
cuauhíiahtohuani omochiuh jnTe* 
nuchiitian, yye inpan Españoles, 
yehuail yn Don Pablo Xochiquen- 
izin. yncalpixcauh caica Tenuch- 
lilian ilahíoque; ynin ga no Me- 
xica amo pijli, yece huel chañe' 
caica México, Ynic chicuacen y[n 
acjhio governador omochiuh Te- 
nuchtiiUn, yye inpan Españoles, 
yehuail yn Don Diego de Al varado 
Huanitzin comziniico gobernación 
Tenuchtitlan ; ya yehuai^Jn qui- 
governadortJalíi yn tlahtohaani 
Don Amonio de Mendoi^a, yn 
achto visurey mochihuaco Meicico. 
Yq omo:eneuhiz:ino Don Diego 
de Alvarado Huaniízin» tnacihüi 
yn achto ilahiocaúio Ehcatepec ; 
yece ynin ypiltzin yn Tegocomoc- 
tli Acolnahüacail, tlahtocapüli 
Tenuchtitlan, yhuel ynehuan 
ehuaya tlacatia yn huey tlahto- 
huani Moteuhccomatzin xocoyoil ; 
ytlacopilhüan yn huey lUhto- 
huaní Axayacatzin. Ynic chicóme 
governador omochiuh Tenuchti- 
tlan, yye y npan Españoles, yehuatl 
yn Don Diego de S, Francisco 
Tehuet2quiiit?-in, tlacaieccall ; y- 
nin ipilizinyn Tezcailpopocatzin, 
tlahtocapilli Tenuchtitlan, yiíaco- 
piluin inyn huey tlahtohuaní Tico- 
cicauin, Ynic thicuey governador 



de guerre, Lecinquiéme chef su- 
préme de Ténochtitlan, sous lea 
Espagnois, fut Don Pablo Xochi* 
quenizin^ qui avait éié intendant 
pour les prínces de Ténochtitlan; 
¡1 n^était pas non plus noble me- 
xicain, mais ii était habitanl de 
México. Le sixiéme chef fut le pre- 
mier gouvernetir de Ténochtitlan, 
sous les EspagnoíSj Don Diego de 
Alvarado Huanitzin, avec quí 
commenija Tadministration de Té- 
nochtitlan; il ful insialié comme 
gouverneur par le regen t Don An* 
Ionio de Mendoza, premier vice- 
roi de México, Ledit Don Diego de 
Alvarado Huaniízin avait gouverné 
précédemment k Ecaiépec ; mais il 
éiaii fils de Teco9ümoctlí Acolna- 
huacati , prince de Ténochtitlan, 
qui était le fr&re du grand monar- 
que Moteuhccomatzin ledernier; 
lis étaient tous deux íi!s do grand 
souverain Axayacatzin. Le sep- 
liéme gouverneur établi á Ténoch- 
titlan, sous les Espagnois, ful Don 
Diego de S. Francisco Téhüetí- 
quiíitzin, généralissime; il était 
fils de Tezcatlpopocatzin, prince 
de Ténochtitlan , qui lui-méme 
é:ait llls du grand monarque Ti- 
cocicatzin. Le huitiéme gouver- 
neur de Ténochtiilan, sous les 
Espagnois, fui Don Christoval de 
Cuzman Cécétzin ; il était fils du- 
dit premier gouverneur de México, 
Don Diego de Alvarado Huanitzin, 



ií6i 



1- Le maouscrit porte : * chaneque r, qui est un pSuriel fit forme ici un 
solecismo 




268 



AHHALES DE CHIMALPAHIN 



omocbiuh Tenuchtitlan, yn ¡npan 
Españoles, yehuatl yn Don Chris- 
toval de Guzman Cecetzin ; ynin 
ypiltzin yn omoteneuhtzino achto 
governador México Don Diego de 
Alvarado Huanitzin. Ynicchiuhc- 
nahui governador mochiuhtzino 
Tenuchtitlan ya yehuatl in tlacpac 
omoteneuh Don Luis de Sancta 
Maria Nanacacipactzin , yn ix- 
huiuhtzin huey tlahtohuani Ahui- 
tzotzin ; auh yn ihcuac ypan ¡n xi- 
huitl omomiquillico yn omoteneuh 
Don Luis de Sancta María Nana* 
cacipactzin. Ca oyuh ye nepa ma- 
tlacpohualxihuitl ypan onpohual- 
xihuitl ypan ce xihuitl ye cate Te- 
nuchtitlan yn Mexica ', yn iccuac 
yn ipan onmomiquillico, auh y- 
nic acico Españoles México quin 
oyuh nepa onpohualli ypan chicon- 
xihuitl 3 yn ipan in omomiquillico 
yn omoteneuh Don Luis de Sancta 
Maria Nanacacipactzin. 

Auh macihui, yye ynpan Es- 
pañoles, yn otlahtocatque chi- 
cueyntin yn chrisiianos yn on- 
moteneuhque tla^otlahtocapipiltin 
Tenuchtitlan, yhuan yn achtopa 
ce oc tlateoiocani, yn ayemo 
christiano yetiuhca, yehuatl yn 
Cuitlahuatzin J, techiuhcnauhca yn 
otlahtocatico. Macihui yye ynpan 
Españoles yn otlahtocatico, yece 
huel oc yehuantin chaneque Te- 
nuchtitlan, yn oquipiaco yn imal- 



Le neuviéme gouverneur de Té- 1^65 
nochtitlan fut celui qui a été 
nommé ci-dessus, Don Luis de 
Santa Maria Nanacacipactzin , 
petit-fils du grand monarque 
Ahuitzotzin ; c'est en cette année 
que mourut ledit Don Luis de 
Santa Maria Nanacacipactzin. II 
y avait deux cent quarante et un 
ans que les Mexicains étaient á 
Ténochtitlan et quarante-sept ans 
que les Espagnols étaient arrivés 
á México, lorsque mourut ledit 
Don Luis de Santa Maria Nanaca- 
cipactzin. 



Parmi les princes qui ont été 
nommés et qui, sous les Espa- 
gnols, gouvemérent Ténochtitlan, 
huit étaient chrétiens, et le premier 
était encoré idolatre, et ne s'était 
pas convertí, c'était Cuetlahuatzin 
le neuviéme de ceux qui gouver- 
nérent. Bien que ees princes admi- 
nistrassent sous les Espagnols, ils 
n'habitaient pas moins Ténochti- 
tlan et veillaient á la garde de 
leurville de México; et quoique 



1 . Voyez année 1325. 

2. De 1519a 1565. 

5. Ondit aussí Cuetlahuatzin, Cuctlahua ou Cmtlahaa. 



SEPTIÉME RELATION 



269 



tepeuh México; macihui ;a coco- 
cayotica, yece ynic mocenpohua 
yn huehueyntin tlahtoque yn oc 
no chiuhnahuintin tlateotocanime, 
motenehua gentiles, temailaca yne- 
coc yn acico yhualteyacan Tenuch, 
yn achtopa otlapachoco, yn oilah- 
tocaiito Tenuchtitlan yn ayemo 
ynpan Españoles, ynic mocenpo- 
hua caxtollonnahui yn oquipa- 
choco, yn oquipieco yn huey al- 
tepetl México Tenochtitlan, yhuel 
oquitimaloco, oquimotlamachtico, 
oquimocuiltonoco yn tlalticpac 
netlamachtilli. 

Auh amo yhuan nican tiquima* 
quia, tiquintenehua ' yn oc chi- 
cueyntin yhual mopapatlaiiaque 
ynic hual teyacanque, ynic no- 
huian ohtiipan hual nentiaque 
yn oc oual motlatlilitiaque Mexica 
ynic ompa huallehuaque ynchan 
Aztlan Chicomoztoc. Yn ompa 
quinhuallehualti yn iuhqui yntlah- 
tocauh ohual mochiuhtia ynic ce 
Huitzilton ynin yn ^atepan oqui- 
tocayotique Huitzilopochtli ; yn 
ohualcuauhtiatotia ynic oncan 
omiquico Cohuatepec yn ihuicpa 
Tullan; yn oquinyacan 55 años. 
Auh yn oyuh mic, quin oncan in 
quiteomatque yn Mexica, ye ni- 
man oncan yehuatl oquipatlac yn 
Cuauhtlequetzqui ocuauhtlahto;yc 
ome yn iuhqui ynilahtocauh omo- 
chiuh Mexica, ynin oncan mopa- 
tlaco Tullan, ynic quinyacan Me- 



les Mexicains eussent été réduits 156$ 
á la soumission, ils n'en avaient 
pas moins eu neuf grands monar- 
ques idolatres, autrement dits 
gentils, plus un dixiéme souve- 
rain, Ténoch, qui conduisait les 
Mexicains á leur arrivée et qui 
le premier se fixa et gouverna á 
Tenochtitlan, bien avant la ve- 
nue des Espagnols, de sorte que 
Ton compte entoutdix-iftufprin- 
ces qui gouvernérent et gardérent 
la grande ville de Mexico-Ténoch- 
titlan qui devint tres étendue, 
puissante et maitresse des riches- 
ses de ce monde. 

Mais nous n'avons pas ajouté 
ici les noms des huit autres chefs 
qui se succédérent pour conduire 
et guider les Mexicains sur toute 
la route qu'ils eurent á parco;jrir 
aprés étre partis de leur demeure 
Aztlan-Chicomoztoc. Le premier 
qui organisa leur départ et semita 
leur tete fut Huitzilton que plus 
tard on appela Huitzilopochtli ; il 
eut le commandement supréme et 
mourut á Cohuatepec, prés de 
Tullan ; il avait guidé les Mexicains 
pendant cinquante-trois ans. Des 
qu'il fut mort, les Mexicains le re- 
connurent pour dieu, et immédia- 
tement Quauhtiéquetzqui le rem- 
plaza et prit le commandement; il 
fut ainsi le second chef choisi par 
les Mexicains, et c'est á Tullan 
qu'on le remplaca ; il avait guidé 
les Mexicains durant trenie-huit 



1. Le manuscrit porte : • tiquintenehuan >. 



270 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



xica 38 años. Auh niman oncan 
hual motlalli yn Tullan yn Acaci- 
tli ynic ocuauhtlahto, oquinyacan 
Mexica ; ynin oncan mopailaco yn 
Atliilallacyan , ynic quinyacan 
Mexica caxtolxihuiíl. Auh ynic 
nahui oncan hual motlalli Atli- 
tlallacyan yn iuhqui yntlahtocauh 
mochiuh Mexica yehuail yn Cillal- 
litzin, ynin oncan quipatlaco yn 
Atotonitfco ' ; yn quinyacan Mexica 
caxtolloncexihuitl. Auh ynic ma- 
cuilli oncan Atotonilcoquitlallique 
Mexica yn inteyacancauh yehuatl 
yn Tzimpan, ynin oncan quipa- 
tlaco yn Apazco; yn quinyacan 
Mexica onxihuitl. Auh ynic chi- 
cuacen oncan Apazco quitlallique 
Mexica yn inteyacancauh yehuatl 
yn Tlagotzin, ynin ^an ye oncan 
yn Apazco quipatlaco ; yn quinya- 
can Mexica macuilxihuitl. Auh 
ynic chicóme ^anye oncan Apazco 
quitlallique Mexica yn inteyacan- 
cauh yehuatl yn Tozcuecuextli, 
ynin oncan miquico yn Cohuati- 
tlan*; yn quinyacan Mexica on- 
pohualxihuiíl, Auh ynic chicuey 
oncan Cohuatitlan quitlallique 
ynteyacancauh Mexica yehuatl 
yn tlahtocapilli Huitzillihuitl hue- 
hue, ynin huel achto yancuica 
yntlahtocauh omochiuh yn Me- 
xica, auh yehica ypampa ca Tzom- 
panco cihuapilli yn inantzin on- 
can tlahtohuani Tlahuizcalpoton- 
qui teuhctli ychpoch yn itoca 



ans. Aussitót aprés, fut instalié á 1565 
Tullan Acacitli, pour commander 
et diriger les Mexicains; c*est á 
Atlitlallacyan qu'il fut remplacé, 
aprés avoir conduit les Mexicains 
pendant quinze ans. Le quatriéme 
chef, qui fut instalié á Atlitlallac- 
yan comme chef des Mexicains, 
fut Citlallitzin, qui fut remplacé á 
Atotonilco ; il avait guidé les Me- 
xicains durant seize ans. Le cin- 
quiéme chef, que les Mexicains élu- 
rentá Atotonilco, fut Tzimpan, qui 
fiít remplacé á Apazco; il avait 
commandé les Mexicains durant 
deux ans. Le sixiéme chef, que les 
Mexicains choisirent á Apazco, fut 
Tla9otzin, qui fut aussi remplacé 
á Apazco; il avait dirige les Mexi- 
cains durant cinq ans. Le septiéme 
chef, que les Mexicains choisirent 
encoré á Apazco, fut Tozcuecuex- 
tli qui mourut á Cohuatitlan; il 
avait guidé les Mexicains durant 
quarante ans. Le huitiéme chef, 
que les Mexicains élurent á Co- 
huatitlan, fut le prince Huitzili- 
huitl rancien, qui fut véritable- 
ment le premier souverain des 
Mexicains, parce que sa mere, 
noble dame de Tzompanco, était 
filie du roi Tlahuizcalpotonqui et se 
nommait Tlaquil ; mais le pére de 
Huitzilihuitl n'était méme pas 
noble chez les Mexicains-Chichi- 
méques. Ledit souverain Huitzili- 
huitl rancien fut fait prisonnier 



1. On litsur le manuscrit : c Atolomilco >. 

2. Le manuscrit porte ici, par erreur: c Conhuatitlan ». 



SEPTlfeME RELATION 



271 



Tlaquil»; auh yece yn iiatzin 
Huitzillihuitl ^an Mexica Chichi- 
meca amo pilli. Auh ynin orno- 
teneuh tlatoani > huehue Huitzil- 
lihuitl oncan yn Chapul tepec 
maltic, cacique yn Cuihuaque yn 
iccuac quínyaoyahualloque Me- 
xica nauhcampa. Yn oyuh cacique 
Cuihuaque huehue Huitzilihuitl, 
oncan quihualhuicaque yn Cul- 
huacan, oncan quimictique yn 
Cuihuaque ynehuan yn ihuelii- 
huatzin Chimallaxochtzincayhuan 
maltic5. Yn intlan tlahtocat Me- 
xica Chichimeca epohuailonma- 
tlactli ypan exihuitl. 

Ynin huehue Huitzilihuitl ^an 
itech polihuico, tlamico yn tlahto* 
cayotl pilloil, yéhica ypampa ^an 
icel yn oquichtii tlacatca ytech 
Tlaquilxochtzin, Tzompanco ci- 
huapilli ; auh yn oc omentin ci- 
huatzitzinti yhuan maltique mic- 
tilloque; amo mopilhuatique, ynic 
can opolihuico pillotl. Auh yn 
oiuh mictilloque, 9an niman yh- 
cuac ye niman onmicuanique yn 
Mexica yn Ti^aapan Culhuacan, 
ye oncan ynic chiuhcnahuiniin 



á Chapultépec; les Culhuas le pri- 
rent lorsqu'ils attaquérent les Mexi- 
cains de quatre cótés. Aprés que les 
Culhuas se furent emparés de Hui- 
tzilihuitl rancien, ils le conduisi- 
rent á Culhuacan oh ils le tuérent 
avec sa soeur atnée Chimallaxo- 
chitzin qui était aussi prisonniére. 
Huitzilihuitl avait régné sur les 
Mexicains-Chichiméques durant 
soixante-treize ans. 



1565 



Avec Huitzilihuitl Tancien, prit 
fin cette seigneurie, parce qu'il 
avait été le seul enfant mále issu 
de Tlaquilxochitzin, noble dame 
de Tzompanco ; deux autres fem- 
mes également prisonniéres furent 
mises á mort ; elles n'avaient point 
eu d'enfant, de sorte que la sei- 
gneurie disparut. Aussitót aprés 
leur mort, les Mexicains partirent 
pour Ticáapan-Culhuacan , oü ils 
élurent un neuviéme chef qui les 
commanda sans étre noble; il 



1. Quelques lignes plus loín on lit : a Tlaquilxochtzin 1. Obligé de sur- 
charger pour donner ici le nom de cette princesse, lauteur Ta sans doute 
écrit en l*abrégeant, faute de place. — Les deux mots « Tlahuizcalpotonqui 
íeuhclli » sont inscrits en marge du feuillet 68 (verso). 

2. Le manuscrit porte bien : « tlatoani » qui est aussi adopté. 

3. Le rol des Culhuas était alors Coxcoxtli, Cette défaite essuyée par les 
Mexicains, en Tan 2 roseau (1299), a été représentée sur leurs peintures 
figuratives, notamment sur la belle mappe qui est déposée au musée de México, 
que Boturini a décrite dans son Catalogue, § VII, i, p. 10, et dont une 
reproduction a été donnée par Kingsborough dans sa magnifique collection : 
Antiquitics oj México, etc., Londres, 1830. 



272 



AHNALES DE CHIMALPAHIN 



quitlallique Mexica yn inteyacan- 
cauh mochiuh aocmo pilli, ;an ce 
tienamacac ; yehuatl yn Tenuch- 
tzin ocuauhtlato, ynic oncan 
oquinyacan Mexica cenpohuallon- 
macuilü xihuitl Tigaapanjynic^a- 
tepan oncan quinhuallehualti^ ynic 
oquinhualyacan , oquimaxitico , 
oquinllallico yn atlihlic, yn ipan 
orne calli xihuitl; ynic oncan 
oquitziniique, oquitlailique, oqui- 
nelhuayotique yn huey altepeil 
México Tenuclilitlan. Yn izquinlin 
in chiuhcnahuintin ohtlipan yn 
nenemiiizpan Mexica oquinhual- 
yacanque, oquinhualpachotiaque 
yhuel yxquichca matlacpohualxi- 
huid ypan epohualxihuitl ypan 
onxihuitl^ ynic oncan ohuacico 
atlihtic, Tenuchtitlan, yn ipan orne 
calli xihuitl, ynic oncan omocen* 
tlallico Mexica Azteca. Aub ynic 
roochintin in ynic mocenpohua 
yn intepachocahuan omochiuhque 
Mexica cenpohuallonchicome* yn 



n'était que ministre; ce fiít Té- «S^S 
nochtzin qui eut le commande* 
ment et guida les Mexicains du- 
rant vingt-cinq ans á Ti^aapan, 
au bout desquels íl les 6t partir, 
les mena et les établit sur la la- 
gune, en Pannée 2 maison; c'est 
lá qu'ils fondérent, construisirent 
et élevérent la grande ville de 
México -Ténochiitlan. Les neuf 
chefs, qui furent á la tete des 
Mexicains durant leurs pérégri- 
nations, commandérent ensemble 
pendant un espace de deux cent 
soixante-deux ans, aprés lesquels 
les Mexicains-Aztéques arrivérent 
dans la lagune, á Ténochtitlan, en 
l'année 2 maison, oü ils se fjxérent 
tous ensemble. On compte done 
en tout vingt-sept chefs mexicains 
qui gouvernérent l'État de México, 
le vingt-septiéme fut ledit Don 
Luis de Santa María Nanacacipac- 
tzin. 



I . Voici la liste de ees neuf chefs avec la durée de leur commandement : 



Huitzilton 53 

Cuauhtlequetzqui 38 

Acacitli 15 

Citlaliitzin 16 

Tzimpan 2 

124 



124 

Tlacotzin $ 

Tozcuecuextli 40 

Huitzílihuitl 73 

Tenuchtzin 25 



267 



Chimalpahin ayant rhabitude de compter toujours Tannée de rinstallatíoo 
et celle de la mort comme si elles étaient completes, il n'est ríen d'étonnant* 
que le chííTre total de 267 ans se réduise á celuí de 262, ce qui place le dé- 
part d'Aztlan en Tan i tecpatl (1064), ainsi que nous ravonsdéjá indiqué. 

2. Ces 27 souverains forment trois catégories d'un nombre égal, savoir : 
neuf chefs militaires, neuf monarques et neuf gouvemeurs. 



SEPTIÉME RELATION 



27? 



otepachoco ypan Mexicayotl ; ca 
yehuatl ye cenpohualü ontechi- 
conca yn omoteneuh Don Luis de 
Sancta María Nanacacipactzin. 

Auh yn óyuh momiquilli oncan 
inyc niman opeuh yn aocmo nican 
chaneque México ye hual juez 
goveraadorti,yye quihualpachohua 
altepetl México Tenuchtitlan, yn 
aocmo ymez^ohuan, yntlapallo- 
huan yn tlacpac omoteneuhque 
huehueyntin tlahtoque, yhuan tla- 
^otlahlocapipiltin Tenuchca; ca 
campa altepehuaque, cequintin p¡- 
piltin, cequi aocmo pipiltin, ye- 
quene cequintin mesticotín. Auh 
ynin mesticotin aocmo ticmati yn- 
techcopa Españoles yn quenami 
yntlacamecayo qui[peuh], ahco 
pipiltin ahnoco macehualti yn in- 
colhuan. Yn cihua yn ompa Es- 
paña yn intechcopa hual quiga [yn 
om]pa ohuallaque inthahuan mes- 
ticos yno nican quinmonamictico 
ypan Nueva España tlaca, ymich- 
pochhuan cequintin tla^opipiltin, 
cequintin macehualtzitzinti ymich- 
pochhuan yn oquinmonamictico 
Españoles ; ynic oncan otiacatque 
yhuan tiacati mochipa mestizos 
mestizos, yhuan cequintin ^anne- 
mecatiiiztica ychtacaconeyotica, 
ynic totechcopa nican titlaca qui- 
ca mestizos másticos yn mahuiz- 
tique tlaca mestizos mestizos tech- 
mocuitia ynic totechcopa quiga, 
auh yn cequintin yllihuiztlaca 
mesticos mestizos amo techmo- 
cuitiznequi ynic tequitez^oto lla- 
palloquipia ; ^an huel moespañol- 



156S 



Aussitót aprés sa mort, ce ne 
furem plus des habitants de Mé- 
xico qui furent gouverneurs et 
administrérent la ville de Mexico- 
Ténochtitlan, ce ne furent pas non 
plus des descendants des grands 
monarques designes plus haut, ni 
des princes ténochcas ; ce furent 
seulement des habitants du pays, 
les uns nobles, les autres non et 
les autres enfin métis. Quant á ees 
derniers nous ne savons pas quelle 
était leur origine espagnole, et si 
leurs ancétres étaient nobles ou 
simples sujets. Des femmes ve- 
nues d'Espagne dans ce pays, oü 
étaient les peres des métis, épou- 
sérent des gens de la Nouvelle- 
Espagne, et les filies de quelques 
princes ou de quelques simples 
sujets épousérent des Espagnols ; 
de ees unions naquirent et naissent 
toujours des métis, quelques-uns 
avee une origine secrete, de sorte 
que sont issus de nous, gens de ce 
pays, des métis honores qui nous 
reconnaissent comme leur ayant 
donné naissance, mais quelques 
métis bátards ne veulent pas nous 
reeonnaitre pour leur avoir donné 
notre sang ; ils se disent espagnols, 
ils nous causent de la peine, nous 
tournent en ridieule et nous mé- 
prisent. Cependant des Espagnols, 
á qui Notre-Seigneur Dieu a donné 
un sang noble, nous honorent, nous 
18 



274 



AHNALES DE CHIMALPAHIN 



nehnequi, techtolinia, no toca 
mocahcayahua yn iuh telchihua * 
cequintin Españoles. Auh yn ce- 
quintin Españoles, yn mahuiztic 
eztli ypan oquinmochihuilli tote- 
cuyo Dios, no techmahuiztilia, 
techmotIa5otilia,ymanelcamo tic- 
pia eztli tlapalli yn nahuac, yece 
yn iquixtlamati quilnamiqui yn 
ipan ytzinecan, ytzinpeuhyan ce- 
manahuatl ca qa ce yn achto to- 
thatzin Adam yhuan ce tonantzin 
Eva yn intech otiquizque ; maci- 
hui yn excan quiztica tonacayo, 
auh quenmach huel yehuantin 
tlalticpac cayotica. 

Yn quimocuitia eyntin ypil- 
huan huey tlahtohuani Moteuhc- 
comatzin xocoyoll, yn Don Pedro 
Tlacahuepan, Doña Isabel, Doña 
Leonor, yn imechcopa oquizque 
yn intlacamecayohuan mesticos 
mestizos yequene ymixhuihuan 
yye castigos castigos yn quimo- 
cuitia y mezco, yntiapalloynitech- 
copa ye quica Moteuhcgomatzin 
ye momahuizcotia, yn can quitel- 
chihua cequintin Españoles yn 
quicaqui ytoca Moteuhcgomatzin 
ytlahuelitini ytechcopa oquinmo- 
quixtiliani totecuyo Dios, no ye 
momahuiztilizquia yn itoca Mo- 
teuhcgomatzin. Auh ynoquicamo 
ytechcopa quiga canquitelchihua, 
quichicha yn itoca Mahuiztic*, 
tlalticpac cayotica, yn oncan 
oquizque macuiltin monjastin : ce 



aiment, bien que nous n'ayons is^S 
pas conservé un sang noble á cóté 
d'eux, seulement ils sont raisonna- 
bles et se rappellent qu'á Torigine 
et au commencement du monde il 
y eut Adam pour notre premier 
pére et Eve pour notre mere d'oü 
nous sommes issus ; bien qu'il y 
eát uois races, les hommes n'en 
furent pas moins tous des habi- 
tants de la terre. 



Le grand monarque Moieuhc- 
gomatzin le demier reconnut trois 
enfants, Don Pedro Tlacahuepan, 
Doña Isabel, Doña Leonor, dont 
descendirent des enfants métis et 
des petits enfants qui se gloriñaient 
d'étre de bonne race^ du sang 
noble de Moteuhcgomatzin, que 
méprisaient seulement quelques 
Espagnols en entendant diré que 
Notre-Seigneur Dicu les avait fait 
sortir dunommé Moteuhcgomatzin, 
prince tout puissant, qui s'en serait 
lui-méme enorgueilli. Ce n'est pas 
de lui que vint le nommé Ma- 
huiztic qui fut pourtant méprisé, 
dédaigné et eut pour descendants 
d'abord cinq religieuses nommées : 
la premiére Doña Catalina S. Mi- 
guel de Moteuhcgoma, la seconde 
Doña Isabel de la Encamación de 



1. Le manuscrit porte : • techihua ». 

2. Mahuiztic signlüe : estimé, honoré. 



k. 



SEPTIÉME RELATION 



275 



ytoca Doña Catalina de S. Miguel 
de Moteuhc^oma, ynic orne Doña 
Isabel de la Encarnación de Mo- 
teuhc^oma, ynin omentin monjas 
de la limpia Consepcion ; auh yn 
oc no om[emi]n, Doña Ana Sotelo 
de Moteuhc^oma, ynic orne Doña 
Leonor de la Trinidad de Moteuhc- 
^oma^ ynin omentin monjas sanc- 
ta Clara ; ynic macuilli ytoca Doña 
Ana del Espíritu Sancto de Mo^ 
teuhccoma, ynin monja S. Jeró- 
nimo, yhuan ce clérigo ytoca Don 
Diego Sotelo de Moteuhc^oma, 
yhuan ome comendadores omo- 
chiuh Santiago, Don Pedro de Si- 
fon de Moteuhccoma, visconde de 
Tullan, ynin moetztica España la 
corte, yhuan Don Diego Cano de 
Moteuhccoma, ynin nican ca Mé- 
xico, yhuan oc cequintin ^an pil- 
chihua teuhcchihua, yn amo nican 
tiquintocatenehua, yn itechcopa 
qui^a momahuiz^otia Moteuhc^o- 
matzin. Oncan tlami ynyn intlah- 
toUo yn teyacanque, yn otepacho- 
co ypan Mexicayotl Aztecayotl 
Chicomoztocayotl. 

IX tochtli xihuitl, 1 566 años. 
Ypan inyn, ipanyc 25 mani metz- 
tli margo, yhcuac quitlalcahui yn 
hueyaltepeil ciudad México Te- 
nuchtitlan yn doctor Balderrama, 
visitador, yn quintlatetemolico 
tlahtoque visurrey , oydores, nauh- 
xiuhtico ' yn México ; ymochintin 
yahque yn Castillan yn oydoresme 



Moteuhccoma, toutes les deux 1565 
religieuses de l'Imroaculée-Con* 
ception; les deux autres Doña 
Ana Sotelo de Moteuhccoma et 
Doña Leonor de la Trinidad de 
Moteuhccoma furent religieuses 
de sainte Claire; la cinquiéme 
nommée Doña Ana del Espiritu 
Santo de Moteuhccoma fut reli- 
gieuse de saint Jérome, puis un 
clerc nommé, Don Diego Sotelo 
de Moteuhccoma, et deux com- 
mandeurs de Saint-Jacques, Don 
Pedro de Sifón de Moteuhccoma, 
vicomte de Tullan, résidant á la 
cour d'Espagne, et Don Diego 
Cano de Moteuhccoma, qui est ici á 
México, enfm quelques autres qui 
n'étaient que chefs et seigneurs, 
dont nous ne donnons pas ici 
les noms et qui se glorifiaiem 
d'étre issus de Moteuhccomatzin. 
Lá finit rhistoire des chefs et 
des souverains de l'empire de 
México- Aztlan-Chicomoztoc. 



Année 9 lapin, 1 56o. Le 25 du 1 566 
mois de mars, partit de la grande 
ville de Mexico-Ténochtiilan le 
docteur Valderrama, inspecteur, 
qui était venu contróler les actes 
du vice-roi et des conseillers, et 
avait passé quatre ans á Mé- 
xico ; tous les conseillers, les doc- 
teurs Colida, Vasco de Poca et 



I . De 1 563 á 1 566. Le vice-roi était alors Don Luis de Velasco 1. 



276 

ytoca doctor Ck)lida yhuan doctor 
Vasco de Poca yhuan doctor Villa- 
nueva. 

Auh no ypan in yhcuac, ypan 
ye 16 maní metztli julio, martes, 
ye yohua, yn quimanque Don 
Martin Cortes, marques del Valle, 
yhuan yn itiachcauh Don Luis 
Ck)rtes, ypilhuan inyn huehue Don 
Femando Ck)rtes, marques del 
Valle ; yhuan anoque yn Alonso 
Davilla yhuan yn iteyccauh Gil 
Gonzales, caltzacualloque. Auh 
yehuantin teylpique oydoresme, 
presidente Zaynos yhuan Doctor 
Velarovos yhuan doctor Corozco ; 
ye yhcuac yn mocaltzacque, mo- 
centiallique, caltzauhctimanca , 
roocencaltilique yn oncan tecpan 
yn teuhctlahtohuaya. 

Auh ypan ye 4 mani metztli 
agosto, sábado, ypan ylhuitzin to- 
tlagothatzin sancto Domingo , ye 
yohua ypan VII hora , yn quech- 
cotonalloque tlahtoque Alonso 
Davilla Alvarado yhuan yteyc- 
cauh Gil Gonzales Davilla Alva- 
rado; gan caxtollonnahui tona- 
tiuh' yn ilpiticatca;yuh intech mo* 
neltilli macocuiznequia , yaoyotl 
quichihuazquia ; yni[n Don Mar]- 
tin, marques del Valle, yece amo 
mic yn marques. AuFh] yn omo- 
teneuhque oc omentin ca oquitz[a- 
cuil]tiaque pmomiquillique, ye- 
huantin quinmiquiztl[atzonte]quil- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Villanueva se rendirent en Cas- 1 s66 
tille. 

Alors aussi, le mardi, 1 6du mois 
de juillet, au soir, on saisit Don 
Martin Cortes, marquis del Valle 
et son frére alné Don Luis Cortes, 
fils de Femand Cortés Tancien, 
marquis del Valle ; furent égale- 
ment prís Alonso Davila et son 
jeune frére Gil González, qui furent 
mis en prison. Les conseillers, 
Zaynos, président, le doaeur Vil- 
lalobos et le docteur Corozco, les 
firent enfermer, puis ils se réunirent 
et tinrent leursséancesdans le'pa- 
lais oü résidait le gouvemeur. 



Alors, le samedi, 4 du mois 
d'aoát, jour de la féte de notre 
bien-aimé Pére saint Dominique, 
á sept heures du soir, on trancha 
la tete aux seigneurs Alonso Da- 
vila Alvarado et á son jeune frére 
Gil González Davila Alvarado; 
ils n'étaient restes en prison que 
dix-neuf jours ; on constata qu'iis 
avaient voulu se révolter et faire 
la guerre. Don Martin, marquis 
del Valle, ne fut pas mis á mort ; 
mais les deux autres déjá nommés 
avaient été jugés á mort et con- 
damnés á avoir la tete tranchée 
par les conseillers, Zaynos, prési* 



I. Du 16 juillet au 4aofit. 



SEPTIÉMB RELATION 



277 



liqueyn oydoresme, Zaynos, pre- 
sidente, yhuan doctor Velarovos 
yhuan doctor Corozco. 

No ypan in ynic 21 mani metz- 
tli octubre, lunes, yn mocallaqui- 
co México tlahtohuani Don Gastón 
de Peralta, marques de Falses, 
conde de Sanctistevan, visurrey ; 
yehuatl in quitlapoco ynic tzauhc- 
ticatca yn ilahtoque yn tlacpac 
omoteneuh yn intoca <. 

X acatl xihuitl, 1567 años. Ye 
ypan inyn, ipan ye 2 1 mani metz- 
tli febrero, viernes, yhual quiz 
Don Manin Cortes, marques del 
Valle, yn tzauhcticatca yn oncan 
tlahtocan ^an oquicel. Auh yn 
ipan martes, ynic XI mani metz- 
tli marco, ye yohua, yn onpeuh- 
que yn Don Martin Corles, mar- 
ques del Valle, ynehuan yniliach- 
cauh Don Luis Cortes ; mohuica 
yn inchan España. 

Auh yn ipan, ynic } i mani metz- 
tli octubre, yhcuac callac México 
yn juez pesquisidor licenciado Mu- 
ñoz; tetlatehtemollico yn itechpa 
Alonso Davilla', yhuan oc cequi 
miecilamantli yn huehuey tecoco 
tetoneuh yn quichihuaco licen- 
ciado Muñoz. 

No ypan in ynic 6 mani meiz- 
tli noviembre, jueves, yn quimil- 
pique yn conquistadoresme yn 
oyntechtiatlan. 



dent, les docteurs Villalobos et M^^ 
Corozco. 

Alors aussi, le lundi, 21 du mois 
d'octobre, arriva á México le gou- 
vemeur Don Gastón de Peralta, 
marquis de Falces, comte de Saint- 
Etienne, vice-roi ; il vint délivrer 
les seigneurs qui étaient prison- 
niers et dont les noms ont été 
indiques plus haut. 

Année 10 roscan, 1567. Le,j6y 
vendredi, 21 du mois de février, 
partit Don Martin Cortes, marquis 
del Valle, qui avait été enfermé 
seul dans le palais. Le mardi, 
1 1 du mois de mars, au soir, par- 
tirent Don Martin Cortes, marquis 
del Valle, et son frére alné Don 
Luis Cortes ; ils se rendirent en 
Espagne, leur patrie. 



Alors, le 3 1 du mois d'oaobre, 
arriva á México le licencié Muñoz, 
juge inspecteur; il informa de Taf- 
faire d^Alonso Davila et s'occupa 
de beaucoup d'autres condamna- 
tions plus anciennes. 



Alors aussi, le jeudi, 6 du mois 
de novembre, les conquérants en- 
fermérent ceux qui les avaient 
accusés. 



1. II s'agit ici des deux fils de Fernand Cortés. (Voyezci-dessus, p. 276.) 

2. Voyez année 1566. 



a?» 

XI tecpatl xihuitl, 1568 años. 
Ypan in ynic 9 maní metztli ene- 
ro, viernes, yn omentin quinquech- 
cotonque México ynioca Don Pe- 
dro de Quesada yhuan ytiachcauh 
Don Bartasar de Quesada Pérez, 
Españoles. Auh yn imoztlayocyn 
ipan ye 10 mani metztli enero, 
sábado, yn quiquechcotonque » yn 
itoca Sotero; yehuatl quintlatzon- 
tequilli yn licenciado Muñoz. 

Auh no ypan inyn, ipan ye 19 
mani metztli enero, lunes, yhualla 
yn callac Mexixo yn itoca Don 
Francisco Ximenez, juez mochi- 
huato Tenuchtitlan ; quin ic ce 
juez ynin Tecamachalco ychan. 
Ye ye onpehuaynyn juez governa- 
dortin ye quihualpia huey altepetl 
ciudad México. 

Auh no ypan inyn, ipan ye IIII 
mani metztli mar^o, miércoles, 
yn ihcuac nextli mocui, yn on- 
peuh, monexhuitiquiz totlaconan- 
tzin Tepeyacac Guadalope, yn 
tiahiohuani Don Gastón de Pe- 
ralta, marques de Falses, conde 
de Sanctistevan, visurrey, ynin co- 
mendador Santiago, yn tlahtoca- 
tico 9an c[e xihujitl yhuan maeuiU 
tetl metztli * yn México ; mohui- 
cae España. 

Auh ypan ynic 1 7 m[a]ni metztli 
abril, Viernes Sancto, ynonpeuh, 
quitlalcahui yn huey altepetl Mé- 
xico yn juez pesquisidor licencia- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Année 11 sílex, 1568. Leven- is^S 
dredi , 9 du mois de janvier, on 
decapita á México deux Espagnols 
nommés, Don Pedro de Quesada 
et son frére ainé Don Baltasar de 
Quesada Pérez. Le samedi matin, 
10 du mois de janvier, on decapita 
le nommé Sotelo ; c'est le licencié 
Muñoz qui avait prononcé leur 
condamnation. 

Alors aussi, le lundi, 19 du 
mois de janvier, arriva á México 
le nommé Don Francisco Xime- 
nez qui fiít juge de Ténochtitlan ; 
c'est le premier juge qui eut sa 
résidence á Tecamachalco. Ces 
juges gouverneurs partaient aprés 
avoir administré la grande ville 
de México. 

Alors aussi, le mercredi, 4 du 
mois de mars, jour des Cendres, 
partit, aprés avoir recu les cendres 
á Notre-Mére de Tépéyacac Gua- 
dalupe, le gouverneur Don Gastón 
de Peralta, marquis de Falces, 
comte de Saint-Eiienne, vice-roi, 
chevalier de Saint-Jacques , qui 
n'avait administré México que du- 
rant un an et cinq mois ; il se 
rendit en Espagne. 

Le Vendredi-Saint, 17 du mois 
d'avril, le licencié Muñoz, juge ins- 
pecieur, partit et quitta la grande 
ville de México ; il se rendit en 



1 . Le manuscrit porte : • (¡uirKjuechcoton^uc 

2. Du 2f octobre i^óóau 4 mars 1568. 



SEPTIÉME RELATION 



279 



[do] Muñoz ; mohuicac España, 
qan macuiltetl meuuc[o] yhuan 
tlaco ' Mgcico. 

No ypan ¡n ynic i cemilhuitl 
maní metztli noviembre, lunes, 
huel ypan imilhuiuin Sanctosme, 
yn mocallaquico, yn maxitico Mé- 
xico tlahtoani Don Martin Enrri^ 
quez Almansa, visurrey, ynin atle 
encomienda quipiaya. 

No yhcuac hualla yn Don Juan 
de Acles, yn general hual mochíuh- 
tía Yngleses, Ynglatera tlaca. 

Yhcuac comoniliztli mochiuh 
yn México. 

No ypan in ynic 1 2 mani metz- 
tli deziembre^ sábado, yhcuac 
momiquilli yn doctor Zaynos, 
presidente audiencia real México ; 
motocac yn inacayo S. Francisco. 

XII calli xihuitl, 1569 años. 
Ypan inyn, ipan ye 7 mani metz- 
tli junio, centecpantli yhuan chi- 
cuey tlacatl yn Tenuchca yn quim- 
ilpique yn cárcel de corte, ypam- 
pa ytlacallaquilli México yn amo 
yciuhca ypan tlahtohuaya. 

No ypan in ynic 14 mani metz* 
tli julio, jueves, yhcuac onpeuh, 
yah yn ichan Tecamachalco yn 
Francisco Ximenez, jueztico Mé- 
xico ;an ce xiuhtico yhuan ma- 
cuiltetl meizuco Tenuchtíilan^. 

No cuel yhcuac, yn ipan ye 1 5 
mani metztli agosto, lunes, yh- 
cuac quimanque yn alcaldesme 



Espagneaprés avoir passé á México ' $68 
cinq mois et demi seulement. 

Alorsaussi, le lundi, i'^ du mois 
de novembre, jour de la Toussaint, 
arriva á México le gouverneur 
Don Martin Enriquez Almansa, 
vice-roi, qui n'avait pas re^u de 
recommandation spéciale. 

Alors aussi vint Don Juan de 
Acles, qui était general des An- 
glais. 

Alors un soulévement eut lieu 
á México. 

Alors aussi, le samedi, 12 du 
mois de décembre, mourut le doc- 
teur Zaynos, président du tribu- 
nal royal de México ; on Tenterra 
á San-Francisco. 

Année 12 maison, 1569. Le 7 1569 
du mois de ¡uin, vingt-huit habi- 
tants ténochcas furent enfermes 
dans la prison de la cour, parce 
qu'ils ne s'étaient pas prétés de 
bonne gráce au prélévement de 
rimpót á México. 

Alors aussi, le jeudi, i4du mois 
de juillet, partit pour se rendre 
á sa résidence de Tecamachalco 
Francisco Ximenez, qui fut juge á 
Mexico-Ténochtillan et y séjourna 
seulement un an et cinq mois. 

Alorsaussi, le lundi, 1 5 du mois 
d'aoüt, les alcades de Ténochu- 
tlan, Don Pedro Dionisio et Juan 



1. Du 31 octobre 1567 au 17 avril 1^68. 

2. Voyez année 1 568, second paragraphe. 



28o 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Tenuchtitlan Don Pedro Dionisio 
yhuan Juan García, ;an ye no 
ytechpa yn tlacallaquilli ; ompa 
quintlallito yn cárcel de corte, auh 
ymochiniin Mexica quincahuato 
teylpilloyan Tlatilulco. Yhcuac 
cactihuez, aocac tlapiaya. 

No ypan in ynic i8 mani metz- 
tli noviembre», sábado, yn acico 
México yn alcalde de corte Mal- 
donado, yehuatl quincuillico yn 
oydoresme yn intopii, doctor Vil- 
lalovos yhuan doctor Basqua de 
Poca, doctor Villanueva, doctor 
Cruzco 2. 

Auh no ypan inyn omoteneuh 
xihuitl, yn momiquillico yn hue- 
hue Don Juan de Guzman Ytztlol- 
linqui, tlahtohuani Cuyohuacan, 
ypan ylhuitzin yvisperastzin Sa- 
cramento; yn tlahtocat onpohual- 
xihuitl ypan nauhxihuith. Auh ca 
niman ihcuac, yn ipan in omote- 
neuh xihuitl, oncan motlahtoca- 
tlalli yn ipiltzin ytoca Don Juan 
de Guzman telpochtli , tlahtohua- 
ni mochiuh Cuyohuacan. 



García, furent emprisonnés égale- M^9 
ment i cause de Pimpót; on les 
enferma dans la príson de la cour, 
et on laissa tous les Mexicains 
dans celle de Tlatilulco. Le calme 
fut parfait, il n*y eut personne 
pour garder. 

Alors aussi, le samedi, 18 du 
mois de novembre, arriva á Mé- 
xico Talcade de cour Maldonado, 
qui enleva la baguette de justice 
auxconseillers, les docteurs Villa- 
lobos, Vasco de Poca, Villanueva 
el Corozco. 

En cette dite année, mourut 
Don Juan de Guzman Itztlollinqui 
rancien, souverain de Cuyohua- 
can, le soir de la féte du Sacre- 
ment; il avait gouverné durant 
quarante-quatre ans. Aussitót 
aprés, en cette dite année, fut 
installé son fils nommé Don Juan 
de Guzman le jeune, comme sou- 
verain de Cuyohuacan. 



XIII tochtii xihuitl, 1 570 años. 
Ypan inyn hualla Amaquemecan 
Don Joseph del Castillo Ehcaxo- 
xouhqui, tlahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco, yehuatzin quihualmo- 
callaquilli yn totlagothatzin Fray 
Juan Paez, yhcuac Tetella vicario 
catea ; ompa quihuallehualti ynic 



Année i } lapin, 1 570. Alors vint 1 5 70* 
á Amaquémécan Don Joseph del 
Castillo Ehcaxoxouhqui, souverain 
de Tzacualtitlan-Ténanco, qui fiít 
introduit par notre bien-aimé Pére 
Fray Juan Paez, en ce moment, 
vicaire á Tétella ; il Tamena et 
demanda avec instance aux Ama- 



1 . Le manuscrit porte : « nobumbre t . 

2. Partout ailleurs on trouve écrit : « Corozco ». 

3. De 1 526 á 1 569. On lit ic¡ sur le manuscrit ; « YtztoUinqüi. • 



SEPTIÉME RELATION 



281 



quimocahuillico cenca quinmotla- 
tJauhtilli yn Amaquemeque yn 
tothatzin Fr. Juan Paez. Auh mo- 
cW tlacatl yn Amaquemeque aoc* 
mo quinequia ynic hual callaquiz 
oc ceppa, ytlacamo ca yehuatzin 
tothatzin quimotlacamachitique yn 
altepehuaque, ynic ceiiloc chicon- 
xihuitl yn altepetl ypan nemito 
ye ye no onmotlallico Tzalcualti- 
tlan Tenanco ye tlahtocati ; qui- 
cellique oc ceppa Tzacualtitlan 
Tenanca Amaquemeque, Auh yn 
icihuauh cihuapilli 9a onmictacico 
Xopantla ; yn itoca Doña María 
Yumiquilxochitzin, Tenanco Te- 
xocpalco cihuapilli, ychpuchtzin 
inyn tlahtohuani Don Juan Ytztli- 
tenuin, ilayllotlac teuhctli. 

No yhcuac ypan inyn on oni- 
cuel ceppa hual callacque, hualla- 
que, hual mocuepque Amaqueme- 
can ; yn Tlapechhuaque yn Tlal- 
manalco ocallacca ompa onemito, 
ompa omopouhca; yxpantzinco 
mochiuh yn tothatzin Fray Luis 
Regino, presidente. Auh yn ih- 
cuac yn ya yehuatl vicarío Ama- 
quemecan yn Fray Luis de Uñate 
ya yehuatl in quiman yn Tlapech- 
huaque, auh yehuatl quintlatzon- 
tequilli yn bachiller Martinez, 
alcalde mayor Chalco ; ynin ompa 
mochiuh yn Tlacochcalco Aten- 
eo. 

Auh 5a no ypan inyn, ipan ye 
XI mani metztli setiembre, yhcuac 
momiquilli yn tlacatl Don Pedro 
de Moteuhecoma Tlacahuepan 
Yohualycahuaeatzin , tlatocapilli 



quéméques de le recevoir. Mais 1570* 
tous les Amaquéméques ne vou- 
laient pas qu'il rentrát, et les 
habitants reiusérent d*obéir á 
notre Pére, de sorte que Ehca- 
xoxouhqui fut admis á aller s'ins- 
taller et á passer sept ans dans 
la ville de Tzacualtitlan -Tenanco 
oú il avait déjá régné ;, les habi- 
tants de Tzacualtitlan -Ténanco- 
Amaquémécan le re^urent de 
nouveau. Son épouse vint mourír 
á Xopantla ; elle se nommait Doña 
María Itzmiquilxochitzin, noble 
dame de Ténanco-Texocpalco, et 
était filie du souverain Don Juan 
Itztlitentzin, juge assesseur. 



Alors aussi pour la seconde fois 
les Tlapechhuaques revinrent á 
Amaquémécan ; ils étaient alies á 
Tlalmanalco oh ils avaient séjour- 
né et oü ils étaient consideres; 
cela se passa sous notre Pére Fray 
Luis Regino, président. En ce 
moment il y avait pour vicaire á 
Amaquémécan Fray Luis de Uñade 
qui s|iisit les Tlapechhuaques, et 
ce fut le bachelier Martinez, alcade 
príncipal de Chalco, qui les jugea; 
cela eut lieu á Tlacochcalco- 
Atenco. 



Alors aussi, le 16 du mois de 
septembre, mourut le noble Don 
Pedro de Moteuhc9oma Tlacahue- 
pan Yohualycahuaeatzin, prince 
de México.; c'était encoré un fils 



282 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



México; ynin huel oquipiluin» 
yn huey tlahtohuani Moteuhc^o- 
matzin xocoyotl. 

No ipan in yhcuac mocenilallí 
yn ixquich tlacallaquilli México 
Tenuchtitlan , yye mochi cenxi- 
quipilli ypan etzontli ypan cax- 
tolpohuaili ypan epohualli ypan 
caxtolli pesos ypan orne pesos 
ypan nahui tomin, yn monechico 
tlacallaquilli yn ^an iyo oncan 
Tenuchtitlan, yn itechtzinco pouh- 
qui tohueyílahtocatzin rey moetz- 
tica España. 

Auh no yhcuac hualla yn intla- 
callaquil Chalca yn namiqueque, 
quimanque VII tomin yhuan me- 
dio yhuan ontetl tlaolli. 

Auh no yhcuac ypan in ye no 
ceppaynmicuanialtepeil Tenanco; 
yn ompa yeppa yyeyan Texoc- 
palco Tepopolia macuilpohualli 
ypan chicuacenxiuhtica >, yn mo- 
cuepco yyeyan huehue altepetl 
Tenanco Texocpalco ; yhc[uac] 
ompa micuanica yn techpeuh ti- 
Chalca yn huehue M[ote]uhc9oma 
Ylhuicaminatzin, tlahtohuani Mé- 
xico Tenu[ch]titlan; huel ixquich- 
cauh ompa ocatca yn altepetl 
Yt[zte]potzco, ynahuac Xoyac te- 
petl yhuan ynahuac Atzo[m]pa; 
yn iuh mochiuh altepetl Tlacoch- 
calco Chalco Aten[co] huel oncan 
achto catea yn axcan ye Tlalma- 



du grand monarque Moteuhc5o- 1570* 
matzin le demier. 

Alors aussi fut réuni tout Tim- 
p6t de Mexico-Ténochtitlan, com- 
prenant en toutneuf mille cinqcent 
soixante-dix-sept pesos et quatre 
tomines, qui furent recueillis dans 
le seul lieu de Ténochtitlan, com- 
me revenant á noire grand monar- 
que qui tient sa résidence en Es- 
pagne. 



Alors aussi les époux Chalcas 
vinrent avec leur tribut, ils don- 
nérent sept tomines et demi et 
deux mesures de mais. 

Alors aussi on se rendit de nou- 
veau á la ville de Tenanco ; aprés 
avoir séjoumé durant cent six 
ans dans la localité de Texoc* 
palco-Tépopolla, on revint dans 
la résidence de Tancienne ville 
deTénanco-Texocpalco ; on Tavait 
quittée lorsque Moteuhccoma i'an* 
cien, Ilhuicaminatzin, souverain 
de Mexico-Ténochtitlan, nous eut 
soumis, nou6, les Chalcas; il y 
avait le méme laps de temps que 
Pon était dans la ville d'Itztépo- 
tzco, prés du roont Xoyac et d'Atz- 
ompan. Ainsila ville qui était pri- 
mitivement Tlacochcalco-Cbalco- 
Atenco est aujourd'hui la ville de 



1. Oquipiltiin est mis pour oc ipUtzin, Voyez année 1 565, p. 274, oü ce 
prince est simplement appelé Don Pedro Tiacahuepan, 

2. Voyez année 146$. 



SEPTIÉME REUTION 



283 



nalco altepe[tl]. No yhcuac om- 
micuaní yn Tlalmanalticpac, yn 
ihcuac t[e]chpeuh tiChalca yn 
Moteuhccoma Ylhuicaminatzin ; 
yece aocmo huel omicuani yn al- 
tepetl Tlalmanalticpac ca ompa 
huel omotlalli. Auh yn oncan 
achto ocatca altepetl, ca 9a tlaca 
nechicolti, yn onoque, yn oncan 
omotlallíqueTlacochcalco Ateneo, 
yn tlaaltepetilia. Auh yn Tenanca 
Texocpalca gan onmacuilpohual- 
xiuhtilo ypan chicuacenxihuíil, 
yn onemito ^an tel ye no yn Tlal- 
pa yn cuaxochtenco yn oyaca: 
ynic niman no mocuepque yn 
axcan, ypan omcteneuh ye ytzon- 
quizyan yn xihuitl, yn huel oncan 
Texocpalco TepopoUa. 

Auh yn teopixque sancto Do- 
mingo ca 9an oc oncan motlalli- 
tzinoto yn San Maleo Calienco ; 
auh ye quin ^atepan yn onmicua- 
nitzinoque yn axcan oncan mo- 
yetzínoticate yhtic altepell S. Juan 
Baptista Tenanco. 

Auh no ypan ¡nyn omoteneuh 
xíhuhl, yn hualla México Tlati- 
lulco oncan tlatocatico yn Don 
Luren^o del Águila, ynic oncan 
juez governador mochiuh Tlatilul- 
co; ynin ychan Tetzcuco Chi- 
yauhtla. 

No yhcuac ynyn xitin momuz- 
tli catea yn ompa Tlatilulco. 



Tlalmanalco. A cette méme épo- 1570* 
que Moteuhc9oma Ilhuicaminatzin 
se transporta á Tlalmanalticpac, 
aprés qull nous eut soumis, nous, 
les Chalcas ; mais il ne se rendit pas 
encoré á la ville de Tlalmanalticpac 
pour s*y fixer réellement. Des qu'il 
fut dans cette localité, les gens 
se rassemblérent et s'établirent á 
Tlacochcalco-Atenco pour fonder 
une ville. Les Ténancas-Texocpal- 
cas avaient seulement passé cent 
six ans sur les frontiéres de Tlal- 
pan oü ils s'étaient rendus ; immé- 
diatement aprés ce temps, et á la 
fin de ladite présente année, ils 
revinrent dans le lieu de Texoc- 
palco-TépopoUa. 

Les moines dominicains allérent 
alors seulement s'établir á San- 
Mateo Caltenco; plus tard ils se 
rendirent á Téglise de saint Jean- 
Baptiste dans la ville de Ténanco, 
oü ils résident aujourd'hui. 

En cette dite année, vint á Me- 
xico-Tlatilulco Don Lorenzo del 
Águila pour exercer en qualité de 
juge gouverneur de Tlatilulco; il 
fixa sa résidence á Tetzcuco-Chi- 
yauhtla. 

Alors aussi tomba Tautel qui 
était á Tlatilulco. 



I acatt xihuitl, 1 571 años. Ypan 
in ynic 2 mani metztli noviembre, 
viernes, yhcuac maxitico yn Don 
Pedro Moya de Contreras, ynqui- 



Année 1 roseau, 1571. Leven- 1571 
dredi, 2 du mois de novembre, 
arriva Don Pedro Moya de Con- 
treras, inquisiteur et grand justi- 



284 

sidor yhuan fiscal», yn quimope- 
hualtillico ynquisidon yn México; 
yn quihualmihualli * Sancto Padre 
yhuan rey España. 

No yhcuac yn ipan ¡n cenca 
huey ynic tlapanahuique tlaxico- 
que yn ehristianos yn leoapan yn 
ilhuicaapan yn ompa España 
yhuan Turquía, yaopan xicoloc, 
panahuilloc yn huey Turco ; yehua- 
tzin quichiuh yn huel cenca tla- 
pactic, chicahuac tlahtocapilli 
principe, Don Juan de Austria, 
ynin iteyccauhtzin yn tohueyílah- 
tocauh Don Felipeh segundo, rey 
España, ynin yaoyotl ne[c]aliliztli 
mochiuh motenehua la batalla 
navah. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



cier, qui éiablit Tinquisiiion á iS7' 
México; il était envoyé par le 
Saini-Pére et le rol d'Espagne. 

Alors aussi un tres grand nom- 
bre de chrétiens traversérent la 
mer et se rendirent en Espagne el 
de lá en Turquie pour combattre et 
vaincre le grand Ture; ce fut le 
vaillant, le courageux prince, Don 
Juan d'Autriche, jeune frére de 
notre grand monarque Philippe II, 
roi d'Espagne, qui livra cette ba- 
taille appelée combat naval. 



II tecpatl xihuitl, 1572 años. 
Ypan in momiquilli, yn ipan ye 
8 mani marcos, yn teoyotica tlah- 
tohuani Don Fray Alonso de Mun- 
tufar, arcobispo México, teopix- 
qui sancto Domingo ; viernes, yn 
motocac ynacayotzin ompa teopan 
Sancto Domingo. Yn teoyotica 
motlahtocatilli México caxtollon- 
nahui xihuith. 

No ypan in momiquilli yn Fray 
Pedro de Gante Cuate^ontzin, 
teopixqui S. Francisco, yn maes- 
tro catea yn cantores Mexica; 



Année 2 silex, 1572. Alors 1572* 
mourut, le 8 du mois de mars, le 
chef spirituel Don Fray Alonso de 
Montufar, archevéque de México, 
moine dominicain ; le vendredi, il 
fut enterré dans Téglise de Santo- 
Domingo. II avait gouvemé spi- 
rituellement México durant dix- 
neuf ans. 

Alors aussi mourut Fray Pedro 
de Gante (¿uateconuin, moine 
franciscain, qui était maitre de 
chant á México; on Tenterra, le 



1. C'est le magistral qui remplil les fonclionsde ministhre public. 

2. Le manuscrit porte : c quinhüalmihuaUi »; mais il faut le relatif singu- 
lier qui^ puisquil ne s'agit que de Don Pedro Moya de Conlreras. 

3. Bataille de Lepante (y octobre 1571). 

4. C'étail un samedi; de Montufar fut done entérrele 14 mars. 
S- De isS4á IS72. 



SEPTIÉME RELATION 



285 



auh yn quimotoquillique ynacayo- 
tzin, ypan domingo, ynic 20 mani 
metztli abril, oncan motoquiltitoc 
yn capilla S. Joseph S. Francisco. 
Auh ynin omoteneuhtzino totla- 
cothatzin macihui 9an Cuate^on- 
tzin' moezlicatca, yece oppayn 
quihualmotlatitlanililica Don Car- 
los Quinto, emperador Roma, 
ynic arzobispo México quihual- 
mochihuiliaya, auh yyoppa yxti 
amo quimocelili yn itlanahuatil- 
tzin emperador, 9an ipan no tla- 
cenmachilti ynic Cuate^ontzin 
moezticaica tollacotatzin Fray Pe- 
dro de Gante. 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn ¡pan ye 23 mani 
metztli junio, ompa hual mehual- 
tique yn España, quinhualmihualli 
yn tohueyllatocauh rey Don Feli- 
peh segundo ynic nican ypan 
Nueva España hual mohuicaque, 
matlactlonnahuintin teopixque de 
la Compañia de Jesús, ynic ontla- 
mantli yn can quinmocuitiIia,quin- 
tocayotia Teatinos'. Ca yehuatzi- 
tzin yhuel achto nican México 
omocallaquico, auh yn quihual- 
mohuiquillique ynin provincial 
hual mochiuhtzinotia yehuatzin 
yn Padre Doctor Pedro Sánchez, 
ynin achtopa rector omochiuh- 
tzíno yn oncan hueycan nemach- 
tilcalco Universidad yn ipan huey 



dimanche, 20 du mois d'avril, il 
ñit déposé dans la chapelle de S. 
Joseph de S. Francisco. Quoique 
notre dit cher Pére ne fut que 
Quatecontzin, néanmoins pardeux 
fois Tempereur Charles-Quint, em- 
pereur des Romains, avait donné 
Tordre de le faire archevéque de 
México, mais deux fois notre cher 
Pére Fray Pedro de Gante refusa 
de se conformer á la volonté de 
Tempereur et s'en tint á la seule 
distinction de Quatecontzin. 



En cette dite annéé, le 23 du 
mois de juin, partirent d'Espagne, 
envoyés par notre grand monarque 
Philippe II pour se rendre dans la 
Nouvelle-Espagne, quatorze moi- 
nes de la Compagnie de Jésus, 
qui obéissaient á deux religieux 
appelés Théatins. En arrivant á 
México, ils accompagnaient leur 
provincial le Pére Pedro Sánchez, 
qui fut le premier recteur de la 
grande Université établie dans la 
grande cité d'Alcala ; il se fit alors 
prédicateur et enseigna la religión; 
il entra en méme temps dans la 
Compagnie de Jésus qui existait 
depuis quelques années. Immé- 
diatement 



IS72* 



1. Cuategontzin cu Quatcíontzin veutdire tonsuré et répond á rexpression: 
frére iai. 

2. Ordre religieux fondé en 1^4 par Jean-Pierre Caraffa, évéque de 
Chieti (autrefois Theate), qui devint pape sous le nom de Paul IV. 



286 ANNALES DE CHlMALPAHtN 

altepetl Alcalá; auh yn ¡hcuac 'S?^* 

oncan temachtiani tlamachiliztica 

mochiuhtzino catredatico; niman 
omocallaqui yn teopixcan la Com- 
pañía de Jesús ye quexquichcauh 
quezqui xihuitl. Auh ye niman 
oquin» 

ynic teochihualloc, ynic arzobispo on fit des priéres, et il devint ar- 1 574* 

mochiuhtzino Me[xico] Tenuchti- chevéque de Mexico-Ténochlillan ; 

tlan » ; yn ihcuac yn oyuh ye nepa il y avait alors neuf mois qu'avaii 

ch¡uhcnauht[eil] metzili quimo- été rendue une sentence genérale 

chihuilli yn auto general, yn ipan pendant qu'il éuit inquisiieur. 
y[n ynjquisidor moetzticatca. 



V acatl xihuitl, 1575 años. 
Ypan in momiquillico yn Don 
Pablo de Sancta Maria Cuitlaqui- 
michtzin , Chichimeca teuhcili, 
tlahtohuani Tecuanipan Amaque- 
mecan, yn tlahtocat ^an exihuitl 3; 
ynin ypiltzin yn Don Augustin 
Baptista Cuetlachihuitz¡n4. Auh 
5a niman, ypan inyn omoteneuh 
xihuitl, oncan hual motlahtocatlalli 
yn imontzin Don Pablo de Sancta 
Maria Cuitlaquimichtzin, ytoca 
Don Eslevan de ía Cruz de Men- 
doza, tlahtohuani mochiuh yn 



Année 5 roseau, 1575. Alors 1575 
mourut Don Pablo Santa Maria 
Cuitlaquimichtzin, seigneur des 
Chichiméques, souverain deTécua- 
nipan-Amaquémécan, qui n'avait 
gouverné que durant trois ans ; il 
était fils de Don Augustin Bap- 
tista Cuetlachihuitzin. Aussitót 
aprés, en cette dite année, fut ins- 
tallé le gendre de Don Pablo de 
Santa Maria Cuitlaquimichtzin, 
nommé Don Estevan de la Cruz 
de Mendoza, qui fut fait souverain 
de Tecuanipan. Ce fut le 3 du 



1. La fin de cette année manque ainsi que les années 1 573 et 1 574; il ne 
reste de cette derniére que quelques lignes. Un ou plusieurs feuillets ont été 
détachés du manuscrit et sont peut-étre á ¡amáis perdus. 

2. II s'agit sans aucun doute ici de Don Pedro Moya de Contreras qui oc- 
cupa le siége archiépiscopal de 1 574 á 1 586. 

3. De 1573 á 1575. L'année 1573 manquant, il est difficile de controlen 
ees dates. 

4. Cuetlachihuitzin était mort en 1 5 72, aprés avoir été, pendant onzc ans, 
seigneur des Chichiméques á Tecuanipan, (Voyez ci-dessus, année 1561, 
p. 25 5 et 6* Reiation, année 1 572.) 



SEPniME RELATIOM 



287 



Tecuanipan. Ypan ye 3 maní 
metztli de deziembre, yn motlali- 
tocatlalli, yehuatl quimodiíhuilli 
quixquetz in Fr. Joan Paez, vica- 
rio catea Ainaquemecan; ypampa 
yn iiumiíc Don Estevan de la Cruz 
de Mendo9a yn tlahtocat Tecua- 
nipan ; ynin yxhuiuhtzin ytechpa 
yn inantzin yn Don Sancho Toc- 
tecontzin, ilahtocapilli Tzacualti- 
tlan Tenanco. 

No yhcuac ypan in motlalH* 
tzinoto yn teopixque sancto Do- 
mingo yhuel ompa yhtic yancuic 
teocalli omochiuh S. Juan Baptista 
yn ihtic aliepetl Tenanco Texoc- 
palco Tepopolla, yn axcan oncan 
catqui ; auh ^an chicuacenxiuhti- 
que» yn oncan San Mateo Calten- 
co yn teopixque moetzticatca yn 
inteopa[n] yn inmahuan Tenanca, 
yn Xochitepeca yn axcan yeo[...]- 
ni omaltepetlallique Xochitepeca ; 
ca yehuantin ynpampa Xoch[i]te- 
peca ynic hual micuani altepetl 
yn oncan axcan T[e]nanco Texoc- 
palco ynic oncan motecaco Te- 
nanca ynin tlalli quicuiznequia 
oncan hual maltepetlaliznequia yn 
Xochitepeca; can ic quintzacuil- 
lico ynic oncan maltepetlallico 
Tenanca, Cuixcoca, Temimilolca, 
yhuipaneca, ^canca. 

No yhcuac ypan in ynic 30 ma- 
ní ytlamian yn metztli julio, sá- 
bado, yn mocallaquique S. Pablo 
teopan México yn teopixque S. 
Augustin, niman oncan missa qui- 



OKMS de décembre, qu'il fot ins- iS7$ 
tallé par les soins de Fray Juan 
Paez, qui était vicaire d'Ama- 
quémécan ; c'est á cause de son 
épouseque Don Estevan de la Cruz 
de Mendoza gouvema á Tecuani- 
pan ; il était par sa mere petit-ñls 
de Don Sancho Toctécontzin, 
prince de Tzacualtitlan-Ténanco. 



Alors aussi les moines domini- 
cains allérent s'établir dans la ville 
de Ténanco-Texocpalco-TépopoUa 
oü fot élevée une nouvelle église á 
Saint Jean-Baptiste, qui existe en- 
coreaujourd'hui.Ilsn'avaientpassé 
que six ans á San-Mateo Caltenco 
oh ils occupaient une église ap- 
partenant aux Ténancas et oü les 
Xochitépéques avaient voulu cons- 
truiré une ville; á cause done des 
Xochitépéques ils ont quitté la 
ville pour le lieu oh est mainte- 
nant Ténanco-Téxocpalco parce 
les Ténancas vinrent s'établir sur 
cette terre dont les Xochitépéques 
voulaient s'emparer pour y batir 
une ville; seulementles Ténancas, 
les Cuixcocas, les Témimilolcas, 
les Ihuipanéques et les ^caneas 
vinrent s'y réfogier et bátirent une 
ville. 

Alors aussi, á la fin du mois de 
juillet, lesamedi jo,entrérentdans 
réglise de Saint-Paul, á México, 
les moines augustins et y dirent 
aussitót la messe; ils abandon- 



Voyez année 1 ^70. 



288 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



mochihuillique; yhcuac quimoca- 
huíllique ¡n teocalH yn oncan mo- 
tlapialliaya teopixque clérigos. 

VI tecpail xihuitl, i J76 años. 
Ypan in momamal, mocballi yn 
teocalli Sancto Domingo México, 
ynic yecahuico. 

No ypan inyn opeuh cocolízili 
yn nican ypan altepeil Amaqueme- 
can Chalco, yehuail yn iloca pes- 
tilencia; auh yn opeuh cocolizili 
ypan meiztli agosto, ayemo 
cenca [hu]el nez yn ¡pan ; in ye 
quin yehuatl yn ipan metztli se- 
[tie]mbre quihualhuica XXX 
ylhuitl; ye quin huel ypan inyn 
peuh huey cocoliztli, momanaco 
matlaltotonqui ; yn eztli momana- 
co tocamac, toyacac paquihquiz, 
ye micohuaz ; aoctle pahtii omo- 
chiuh, ye huel miectzontli llacatl 
macehualli momiquillique ynic 
nohuiyan ypan Nueva España. Ca 
huel yyeleltzin quiz yn totecuyo 
Dios, techocti yn topan quimochi- 
huilli ; nican titlaca ohuapizmico- 
huac> yhuel tlanqui macehualli 
ynic ye nohuiyan yn tlaxcaltecatl 
ypan yn Cuetlaxcohuapan, yn 
Cholollan, yn Tetzcuco, yn Méxi- 
co, ynic ye nohuiyan yhuan yn 
nican Amaqueraecan. Yhuañ yh- 
cuac cehuetzico ye iuh caxtolil- 
huitl mani yn omoteneuh metztli 
septiembre, niman hual moman 
yn metztli XXXI quihualhuica yn 



nérent leuréglise qui était confiée 1575 
á la garde des clercs. 



Année 6 silex, 1576. Alors fiít 157^ 
ouverte, fut inaugurée Féglise de 
Santo-Domingo á México, qui 
venait d'étre achevée. 

Alors aussi éclata dans I'État 
d'Amaquémécan-Chalco une épi- 
démie appelée la peste ; la maladie 
commen9a au mois d'aoút et ne fut 
pas alors tres forte ; mais elle fut ex- 
trémement grave pendant le mois 
de septembre oü elle sévit durant 
trente jours ; tant que dura cette 
grande épidémie, régna la pleu- 
résie ; le sang sortait sans eifort 
par la bouche, par le nez et entra!* 
nait la mort; il n'y avait point de 
remede, aussi un tres grand nom- 
bre de gens du peuple moururent 
dans toute la Nouvelle-Espagne. 
C'était certainement une manifes- 
tation *de la puissance de Dieu 
Notre-Seigneur qui nous acca- 
blait affreusement ; nous mourions 
ici de faim et le peuple fut épuisé 
dans tout le pays de Tlacallan, á 
Cuetlaxcohuapan, Cholollan, Tetz- 
cuco, México etpartoutdansTÉtat 
d*Amaquémécan. Alors il gela 
pendant quinze jours dudit mois 
de septembre et cela continua 
pendant les 31 jours du mois 
d'octobre; la mortalité régnait en 
méme temps. En cette année, 



I. Frét. de Timpers. apizmicoa ou huapizmicohaüy á*apizmiqui, mourir de 
faim. 



SEPTIÉME RELATION 



289 



octubre; yyequene y pan in míco- 
huac '. Yn ihcuac ypan in xihuitl 
omomiquillique tlahtoque yn ni- 
can Amaquemecan Chalco, ynic 
ce yehuatl yn Don Joseph Ehca- 
xoxouhqui del Castillo, tlayllotlac 
teuhctli, tlahtohuani Tzacualtitlan 
Tenanco, yn motlahtocatillico 5a 
chiconxihuitl , yn oyuh hualmo- 
cuep ynic totococa ; auh ynic mo- 
cenpohua yn achtopa ye tlahtocat 
yn ayemotohtocoya caxtollomome 
xihuitl, yn tlahtocat ye mocenpo- 
hua cenpohuallonmey xihuitl» yn 
Tzacualtitlan Tenanco; ye cen 
oncan in cotonico tlatocayotl; 
ynin ypiltzin yn tlahtohuani hue- 
hue Yotzintli, ynin ceyn ichpoch 
quicauhtia ytoca Doña Maria ompa 
quinamictito Chalco Ateneo ce ^an 
macehualtzintli yuh mitoa Tlatla- • 
macatzintli, atlacatl; ynic ompa 
tlacatito ce yxhuiuh, ;a no cihuatl 
ytoca Doña Maria yn ohualmo- 
cuep yhui tlahuic nican Tzacual- 
titlan Tenanco. 

Auh 5a no yhcuae yn ipan in 
omoteneuh xihuitl, yn ipan ye 19 
mani metztli octubre, viernes, 



moururent des seigneurs á Ama- 1576 
quémécan-Chalco, le premier fut 
Don Joseph Eheaxoxouhqui del 
Castillo, juge assesseur, souverain 
de Tzacualtitlan -Tenanco, qui 
avait gouverné seulement durant 
sept ans depuis son retour aprés sa 
fuite; maiscomme il avait d'abord 
exercé le pouvoir pendant dix- 
sept ans avant de s'enfuir, on 
compte en toui qu'il gouvema du- 
rant vingt-trois ans á Tzacualti- 
tlan-Tenanco ; lá finit entiérement 
ce régne. Eheaxoxouhqui était fils 
du roi Yotzintli Tancien et láíssait 
une filie nommée Doña Maria qui 
alia épouser á Chaleo-Atenco un 
simple sujet appelé Tlatlamaca- 
tzintli, marin ; de cette unión na- 
quit au second degré un enfant du 
sexe féminin nommé Doña Maria 
qui fut transportée á Tzacualti- 
tlan Tenanco. 



En cette dite année, le vendredi, 
19 du mois d'octobre, á neuf heu- 
res du matin, mourut Don Juan 



1 . Sahagun fut témoin des ravages que causa cette épidémic dans un grand 
nombre de villes et de viliages. Aussi a-t-il dit: t Le mal est déjá conside- 
rable ct, s'il dure trois ou quatre mois avcc la méme intensité, il ne restera plus 
personne b. Histoire des Choses de laNouvelle~Espagne,p, 793. D'aprés Juan 
de Torquemada, le fléau cmporta plus de deux millions depersonnes; les 
Indiens surtout furent atteints. {Monar(¡uia indiana, lib. V, cap. xxn.) 

2. Ce prince régna d'abord de 1 548 á 1 564, époqueá laquelle ¡1 futobligé 
de fuir. II ne reparutá Tzacualtitlan-Ténanco qu'en 1570 et gouvema ¡us- 
qu'en 1 $76. Ce qui fait en tout un espace de 2 j ou 24 ans. Aussi Chimal- 
pahin avait écrit d'abord : « cenpohaallonnahui xihuitl f>, viflgt-quatrc ans. 

19 



290 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



ypan 9 hora yn tlacah, momiquilli 
yn Don JuanBaptistadeSandoval 
Toyaotzín, teohuateuhctli, tlah- 
tohuani Tlayllotlacan Amaqueme- 
can, yn motlahtocatilli matlactlo- 
mome xihuitli; ynin ipiltzin in 
ilahtoani yn Don Juan de San- 
doval Tecuanxayacatzin, teohua- 
leuhctli. Ynic tlahiocatito Tecua- 
nipan [ch¡cue]xihu¡tl *, ynic mo- 
cenpohua ce[npohualxi]huitl yn 
tlah tocata 

Auh 9a no ypan inyn ornóte- 
neuh xihuitl, yhcuac momiquilli 
yn Don Luren^o de Guzman, 
tlahtohuani Cuyohuacan; yehuatl 
ye momiquilli [yn] cocoliztli ma- 
nia matlaltotonqui ; motlahtoc[a« 
tillij Cuyohuacan ^an nauhxihuitl4; 
ynin ypiltzin yn tlahtohuani hue- 
hue Don [Juan] Ytztlollinqui. Auh 
;a niman), ipan inyn omoteneuh 
xihuitl, motlahtocatlalico Cuyo- 
huacan Don Hernando de Guz- 
m[an], 5a no ypiltzin inyn omo- 
teneuh tlahtohuani huehue Don 
Juan de Guzman Ytztlollinqui. Auh 
ga niman yhcuac yn momiquilli, 
amo ma ohuecahuac. Auh yehuatl 
govemadorti Don Baltasar de León 
Cuyohuacan yn ipan in xihuitl. 



Baptista de Sandoval Toyaotzin, 1576 
teohuaUuhctlif souverain de Tlayl- 
lotlacan-Amaquémécan, qui avait 
été installé douze ans auparavant; 
il était fils du souverain Don Juan 
de Sandoval Tecuanxayacatzin, 
Uohuaieuhctli. II avait régné á Té- 
cuanipan huit ans, ce qui lui faít 
en tout vingt ans de régne. 



En cette dite année, mourut 
aussi Don Lorenzo de Guzman, 
souverain de Cuyohuacan; il 
mourut de la maladie qui régnait, 
la pleurésie; il avait gouverné á 
Cuyohuacan durant quaue ans 
seulement; il était fils du souve- 
rain Don Juan Itztlollinqui Tan- 
cien. Aussitót aprés, en cette 
dheannée, fut installé á Cuyo- 
huacan Don Hernando de Guzman 
qui était aussi le fils dudit souve- 
rain Don Juan de Guzman Itztlol- 
linqui l'ancien. II mourut aussi- 
tót aprés et ne régna done pas 
longtemps. Don Baltazar de León 
fut gouvemeur de Cuyohuacan 
cette année-lá. 



1. Voycz Tannée 1 56$, époque de ravénement de Toyaotzin, 

2. De 1548 á I ^^5. 

3. Cette fin, á partir de Ynic tlahtocatito, est ccritc en marge du fcuillet 7} 
(verso). Elle se rapporte évidemment á Toyaotzin, car on lit intercalé, entre la 
quatriéme et la cinquiéme ligne du feuillet en remontant, ees raots t aah ynic 
mocenpohua ». 

4. De 1573 a 1576. 

5. On lit á tort sur le manuscrít : • ga niniman •. 



SEPTIÉME RELATION 



291 



Auh yn ihcuac yn moiniquilli- 
que Cuyobuaque chicontzontli 
ypan matlacpohualli, ye momi- 
quilliqueyn cocoliztli, yn matlal- 
totonqui; niman ypan metztli 
noviembre XXX quihualhuica ne- 
cocollo, micohua; niman ypan 
metztli de deziembre XXXI qui- . 
hualhuica necocollo, micohua. 
Aüh yn México Tenuchtitlan, qa 
oncan yn teylpilloyan S. Juan, yn 
tetlaceliltilloya cumulgar mochi- 
huaya; yhcuac govemadorti yn 
huehue Don Antonio Valleriano 
yn Tenuchtitlan. 

No yhcuac ypan in quinhualli- 
cuanique yn Tzacualtitlan Tenan- 
ca yn nican Amaquemecan yhuan 
Panohuayan tlaca; yhcuac qui- 
chiuhque y[n] teopan Santiago yn 
Tzacualtitlan Tenanca, yhuan yn- 
[teojpan S. Felipeh yn Panohua- 
yan tlaca. 

VII calli xihuitl, 1577 años. 
Yn ypan inyn ipan metztli enero, 
XXXI quihualhuica, necocolloc, 
micohuac ; yn ipan metztli febrero 
XXVIII quihualhuica, necocolloc, 
micohuac; yn ipan metzii mar^o 
XXXI quihualhuica ; y^ quin ipan 
inyn achi cehuico yn cocoliztli. 

Auh no yhcuac yn ipanin omo- 
teneuh xihuitl, yn ipan ye 6 mani 
metztli abril, ye teotlac, yn mo- 
miquilli tlacatl Don Domingo Her- 
nández Ayopochtzin Xiuhtezcatl, 
Chichimeca tlahtocapilli TzacuaU 



Alors moururent trois mille is?^ 
Cuyohuaquesemportés parla peste 
et la pleurésie; pendant les trente 
jours du mois de novembre que 
régna le mal, il y eut mortalité, 
ainsi que durant tout le mois de 
décembre. A Mexico-Ténochtitlan, 
dans la prison de San-Juan, on 
donna la communion ; il y avait 
alors pour gouvemeur á Ténoch- 
titlan Don Antonio Valeriano Tan- 
cien. 



Alors aussi on conduisit ici á 
Amaquémécan des gens de Tza- 
cualtitlan-Ténanco et de Pano- 
huayan; les gens deTzacualtitlan- 
Ténanco construisirent Téglise de 
Santiago, et les gens de Panohua- 
yan íirent celle de San-Felipe. 



Année 7 maison, 1577. Alors 
pendant tous les mois de janvier, 
févrieret mars, Pépidémie conti- 
nua á sévir et fit beaucoup de 
victimes ; aprés ce temps le mal 
diminua un peu. 



En cette dite année, le 6 du 
mois d'avril, au soir, mourut le 
noble Don Domingo Hernández 
Ayopochtzin Xiuhtezcatl, prince 
des Chichiméques á Tzacualtitlan- 
Ténanco ; il était le petit-fils au 



S77 



1. Le manuscrít porte par erreur: c ye toctla ». 



4:4- 



292 

titlanTenanco; ynin ye chicontla- 
manpa yxhuiuhtzin yn tlacatl 
tlahtohuani Cuahuitzatzin, tlayl- 
lotlac teuhctli, yn quitzintico, 
quitlallico aliepetl Tzacualtitlan 
Tenanco Amaquemecan. Ypan in 
metzlli abril, yn cehuico cocolizili, 
aub yn ixquichcauh yn ipan omo- 
teneuh yzquitetl metztli hue[I] 
ixquichcauh ye micohuac yn ma- 
tlaltotonqui ; yn ipan ye cen no- 
huiyan Nueva España timicque 
yn timacehualtin yhuan tliltique; 
auh [;an] quexquich yn Españoles 
momiquillique. 

Yhuan no ypan in huellonez, 
yn ipan metztli noviembre, yn 
peuhqui citlalli ye popoca, ynic 
popocaya huel iuhqui yn och- 
pantli moquetzaya; ynic cenca 
chicahuac opopocaya tlanextli, 
ytech moquetz tonatiuh ycalla- 
quiyampa; huel temamauhti ynic 
popocaya ylhuicatitech oc achi 
tlacayn pehuaya. Auh ypan metz- 
tli de deziembre yn mocahuaco. 

VIII tochtli xihuiíl, 1 578 años. 
Ypan in ilayahualoloc yn teopan 
de la Compañiade Jesús yn mo- 
tenehua Teatinos yn México ; on- 
can oneohuac yn iglesia mayor 
ynic ompa motlalliloyn inecauh- 
catzin, yn iyomiyotzin S. Pedro, 
apóstol, yhuan oc cequi miec yn- 
necauhcatzin ymomiyotzin sanc- 
tosme ompa motlallito. La Com- 
pañia de Jesús ompa hualla yn 
Roma, ymaxcaizin yn teopixque 
Teatinos. Auh ynin ynic tlaya- 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



septiéme degré du noble souverain 1 S77 
Cuahuitzatzin, juge assesseur, 
qui avaitfondé, organisé la villede 
Tzacualtitlan - Ténanco - Amaque- 
mecan. Au mois d'avril, la peste 
cessa, mais pendant toute la du- 
rée de ce dit mois la mortalité 
continua sous Tinfluence de la 
pleurésie ; dans toute la Nouvelle- 
Espagne moururent des gens du 
peuple et des gens de couleur; 
il n'y eut que quelques victimes 
parmi les Espagnols. 



Alors aussi parut, au mois de 
novembre, une comete qui brillait 
et ressemblait á un chemin ; elle 
jetait une lumiére éclaiante et se 
montrait du cóté du couchant ; on 
était extrémement effrayé parce 
qu'elle brillait tellement dans le 
ciel que, le matin, elles'apercevait 
encoré. Mais au mois de dé- 
cembre elle disparut. 



AnnéeS lapin, IJ78. Alors on 1S78 
fit une procession dans l'église de 
la Compagnie de Jésus, dite des 
Théatins á México ; on se rendit á 
Téglise méuopoliuine oü furent 
déposés les reliques, les osse- 
ments desaint Fierre, apotre, ainsi 
que beaucoup d'autres reliques et 
ossements de saints. La Compa- 
gnie de Jésus était venue de Rome 
et dépendait des moines théatins. 
On fit une procession extrémement 
belle, et nous omámes avec beau- 



hualoloc cenca buey tlamahuiztili- 
liztica, ticanahuacahuique yn tía- 
chichihualiztica yn oncan ya tla- 
yahualloliztli caltzallan México. 

Auh no ypan in callao, hualla 
Cuyohuacan Don Francisco Pla- 
cido, juez governador, yhcuac 
mochíuh presidencia yn Cuyohua- 
can. 

IX acatl xihuitl, 1579 años. 
Ypan inyn, ipan ye 26 mani 
metztli mayo, martes, ye yohua, 
yohualnepantla yohualli xellihui, 
yn otiacat yn Domingo Francisco 
de S. Antón Chimalpayn Cuauh- 
tlehuanitzin, yn inconeuh yn in- 
piltzin Juan Augustin Yxpintzin 
yhuan María Jeronima Xiuhtoz- 
tzin, huehue Chichimeca pipiltin 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan Chalco. Yhuallathuic, miér- 
coles, ynic ye 27 mani metztli 
mayo, ypan netjacotlaliztli mote- 
nehua signo geminis, ye chicua- 
cemilhuitia, yn ihcuac otiacat 
omoteneuh Domingo de S. Antón, 
ypan yvisperastzin yn totecuyo 
Jesu Christo, ynin motenehua as- 
censio ylhuitl, ynic moyomatleca- 
huitzino ylhuicac ; yn otiacat yn 
omoteneuh Domingo Francisco 
de S. Antón Chimalpahin Cuauh- 
tlehuan[itzin mo]chiuh nauhtla- 
mampa yxhuiuhtzin yn cenca huey 
chi[cahuac], tlapaltic Chichimecatl 
Cuahuitzatzin, tlayllotlac [teuhc- 
tli], yn incentlahtocateyacancauh 
hual mochiuhtia, yn ecoque yn 
acico achto yn Tenanca, Cuix- 



SEPTIÉME RELATION 29 J 

coup de soin les rúes de México i $7^ 
par oü passa la procession. 



Alors aussi se rendit á Cuyo- 
huacan Don Francisco Placido, 
juge gouverneur, qui eut la pré- 
sidence de Cuyohuacan. 



Année 9 roseau, 1579. Alors, '579 
le mardi, 26 du mois de mai, au 
milieu de la nuit, naquit Do- 
mingo Francisco de San Antón 
Chimalpahin Quauhtléhuanitzin , 
fils de Juan Augustin Ixpintzin et 
de María Geronima Xiuhtoztzii?, 
anciens nobles Chichiméques 
de Tzalcualtitlan-Amaquémécan- 
Chalco. Ce fut á l'aube, le mer- 
credi, 27 du mois de mai, sous le 
signe des gémeaux ou de Tamour 
mutuel, qui avait déjá six jours 
de date, que naquit ledit Domingo 
de San Antón, la veille de l'As- 
cension, féte de Notre-Seigneur 
Jésus-Christ, qui monta au ciel. 
Ce dit Domingo Francisco de 
San Antón Chimalpahin Quauh- 
tléhuanitzin était, au quatriéme 
degré, le petit-fils du courageux et 
vaillant Chichiméque Cuahuitza- 
tzin, ¡uge assesseur, qui avait le 
supréme commandement quand 
arrivérent autrefois les Ténancas, 
les Cuixcocas, les Témimilolcas, 
les Ihuipanéques et les Qacancas, 
et qu'ils jetérent les fondements de 
deux villes : Tzacualtitlan-Ténan- 
co-Amaquémécan et la ville de 



294 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



coca, Tem[¡]m¡Iolca, Yhuipaneca, 
^canca, yn quitlallico, quitzin- 
tico orne altepetl nican Tzacualti- 
tlan Tenanco Amaquemecan, ax- 
can ye caxtolpohualxihuitl ypan 
matlacilonce xihu¡[tl] ' yhuan yn 
altepetl Texocpalco Tepopolla; 
yeh[Qatl] quihuallalitiquiz, hualla- 
tocamacatiquiz ynic oncan Te- 
nanco mochiuh. Auh yn aquin 
quinequi quimatiz yn quenin uel 
catqui ytlah[to]catlacamecayotl 
Tzacualtitlan Tenanco Amaque- 
mecan, nican motecpana yn itlah- 
tollo yn iuhca ytlacamec[ayo] Do- 
mingo de S. Antón, yn itech hual- 
peuhtica. Ynic ce y toca Cuahui- 
tzatzin, tlayllotlac teuhctli, tlah- 
tohuani nican ahcico Tlalmace- 
huaco; ynic orne ychpuchtzin 
ytoca Xiuhtoztzin, tlayllotlac 
teuhctli , cihuatlahtohuani mo- 
chiuh, yhuan ynamictzin ytoca 
Nochhuetzin, tlayllotlac teuhctli, 
no tlahtohuani mochiuh; yehuan- 
tín in quichiuhque yn inconeuh 
ytoca Ylztlotzin, tlayllotlac teuhc- 
tli, no tlahtohuani mochiuh, ynin 
oquiñchiuh omentin ytla^opil- 
huan: ynic ce ytoca huehue Chimal- 
payntzin, ynin tlahtocapilli amo 
tlahtocat, ^an piltic; ynic ome 
ytoca Cuauhtlehuanitzin, tlayllo- 
tlac teuhctli, ynin ye onponhuallon- 
chicome xihuitl tlahtocati Tzacual- 
titlan Tenanco yn ihcuac tepehua- 
co Chalco yn huehue Moteuhc;oma 



Texocpalco-Tépopolla, il y a au- i J79 
jourd'hui trois cent onze ans; 
c'est lui qui se háta d'établir et 
de donner la royauté á Tenanco. 
Mais pour celui qui veutconnahre 
quelle est réellement la généalo- 
gie de la souveraineté de Tzacual- 
litlan - Tenanco - Amaquémécan, 
voici, dans Pordre, Texposé de cette 
généalogie de Domingo de San 
Antón, depuis le commencement. 
Le premier nommé Cuahuitzatzin, 
juge assesseur, vint ici comme 
souverain de Tlalmacéhuaco ; la 
seconde personne était sa filie 
nommée Xiuhtoztzin, juge asses- 
seur, qui fot reine et dont Tépoux 
nommé Nochhuetzin, juge asses- 
seur, fiít aussi roi ; lesquels eu- 
rent un enfant nommé Itztlotzin, 
juge assesseur, qui fut également 
roi et eut deux fils : le premier 
nommé Chimalpahintzin l'ancien, 
prince qui ne régna pas et fut seu- 
lement suzerain; le second qui se 
nommait Quauhtiéhuanitzin, juge 
assesseur, et qui avait déjá régné 
quarante-sept ans á Tzalcualtitlan- 
Ténanco lorsque Moteuhc^oma 
rancien Ilhuicaminatzín, souve- 
rain de Mexico-Ténochtitlan, fit la 
conquéte de Chalco. Ledit prince 
Chimalpahintzin Tancien eut deux 
enfants : le premier nommé Coxa- 
natlteuhctli , prince, le second 
était la noble dame appelée Iztac- 
xochitzin. Ledit Coxanatlteuhctli 



1 . Voyez 6« Relation, année 1 269, époque de l'arrivée des Chichiméques 
au pied du mont Amaquémé. 



SBPTIÉME RELATION 



295 



Ylhuicaminatzin, tlahtoani Mé- 
xico Tenuchtitlan. Auh yn [o]mo- 
teneuh huehue Chhnalpayntzin, 
tlahtocapilli, oquichiuh omentin 
ypilhuantzitzin: ynic ce yicoa 
huehue Coxanatlteuhctli, tlahtoca- 
pilli, ynic orne cihuapilli ytoca 
Yztacxochitzin. Auh yn omote- 
neuh huehue Coxanatlteuhctli 
oquichjuhtia yn Don Luis Yxpin- 
tzin, tlahtocapilli, ynin no ce 
ychpochtzin oquichiuhtia ytoca 
Doña Luis[a] Xochiquetzaitzin, 
ynin oquimonamictitzíno yn Bar- 
[lo]lomeizin, cuauhpilli, tlacoch- 
calcapilli; oncan omotlaca[ti]Ili 
yn Juan Augustin Yxpinizin yn 
ithatzin omochiuh Domingo Fran- 
cisco de S. Antón Chimalpayn 
Cuauhtl[ehuani]tzin. 

Yn tlacpac omoteneuh tlahto- 
huani Cuauhtlehuani[tzin], tlayl- 
lotlac teuhctli, no' oquimochi- 
huilli ce ypiltzin ytoca Xiuhtzin, 
tiatquicatzin, tlayllotlac teuhctli, 
ynin 9a teuhctlahto moeuticatca, 
caocmo tlahtocat; ynin oquimo- 
cihuauhti yn ontlamanpa yteyc- 
cauh ahno^o yhueltihuatzin yn 
¡toca Yztacxochitzin, yn ichpoch- 
tzin tlacpac omoteneuh huehue 
Chimalpayntzin, tlahtocapilli ; on- 
can omotlacatilli yn Don Diego 
Hernández Moxochintzeizellohua- 
tzin, ynin ce ypiltzin oquimochi- 
huilli ytoca Don Domingo Her- 
nández Ayopochtzin Xiuhtezcatl; 



rancien eut Don Luis Ixpintzln, 1 579 
prince, qui fiít le pére d'une filie 
nommée Doña Luisa Xochique- 
tzaitzin, laquelle épousa Bartolo- 
metzin, grand seigneur, noble 
généralissime; de cette unión na- 
quit Juan Augustin Ixpintzin qui 
ñit le pére de Domingo Francisco 
de San Antón Chimalpahin Quauh- 
tléhuanitzin. 



Le souverain nommé plus haut, 
Quauhtléhuanitzin, juge assesseur, 
eut aussi un fils nommé Xiuhtzin, 
tiatquicatzin, juge assesseur, qui 
ne fut que grand suzerain et ne 
gouverna pas non plus. II épousa 
sa cousine au second degré, la 
nommée Iztacxochitzin, qui était 
la filie du prince nommé plus 
haut, Chimalpahintzin rancien ; de 
lá naquit Don Diego Hernández 
Moxochintzetzellohuatzin, qui eut 
un fils nommé Don Domingo Her- 
nández Ayopochtzin Xiuhtezcatl ; 
celui-ci fut le pére d'une filie nom- 
mée Maria Geronima Xiuhtoztzin, 
qui épousa son parent au quatriéme 



I. Le manuscrít porte: 1 o/io », en surcharge; ce qui est complétement 
Mutile. 



20 

ynin no ce ychpochtzin oquimo- 
chihuilli ya yeuatl ytoca María 
Jeronima Xiuhloztzin, yn oquimo- 
namictico ynauhtlamampa yhua- 
yolcatzin yn omoteneuh yn itoca- 
tzin Juan Augustin Yxpintzin; 
ynic oncan omoilacatilHco Domin- 
go.Francisco de S. Antón Chimal- 
payn Cuauhilehuanitzin', ynic 
orne Lucas Miguel de Castañeda^ 
oyehuatl inyn imellahuaca yn 
itlahtollo yn intlacamecayo yn 
iuh pipiltin, yn iuh tepilhuan, 
teyxhuihuan, tepiptonhuan, teyx- 
quamolhuan, temintonhuan, te- 
tentzonhuan, yn iuh mochi tlacatl 
quimati Amaquemeque Chalca>. 

Auh ^a no ypan inyn omote- 
neuh IX acatl xihuitl, yn momi- 
quillico México yn totlagothatzin 
Fray Alonso de Molina, teopixqui 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



degré, ledit Juan Augustin Ixpin- iS79 
tzin; de lá naquirent Domingo 
Francisco de San Antón Chimal- 
pahin Quauatléhuanitzin et Lucas 
Miguel de Castañeda, qui complé- 
tent le tableau de la généalogie 
des seigneurs, des enfants, des 
petits-enfants, des arriére-petits- 
enfants, et de tous les parents, 
ainsi que le savent beaucoup de 
gens parmi les Amaquéméques- 
Chalcas. 



En cette díte année 9 rosean, 
mourul á México le venerable Pére 
Fray Alonso de Molina, moine 
franciscain, qui était grand pré- 



1. Dans la 8« Relation, Chímalpahin se nomme de la maniere suivante: 
Don Domingo de S. Antón Muñón Chimalpahin Quauhtlehuanitzin. Mais 
nulle part il ne se donne les prénoms de Juan Bautista que Carlos Maria 
Bustamante a mis en tete de son édition de la Historia de las Conquistas de 
Hernando Cortes, par Gomara. 

2. Voici le tableau de cette généalogie: 

Ctuhuitzatzín 

Xinhtortzin, ép. Nochhaetziii 

Itztlotzin 



Giiixuüpahin rancien 

Coxanatlteuhctli 

D. Luis Ixpintzin 

Doña Luisa Xochiquetzaltzin, qui 
épouse Bartolometzin 

Juan Augustin Ixpintzin 

Domingo Francisco de San Antón Muñou 
Chimalpahin Qtiauhtléhuanitzin 



Iztacxochitzin 



Qjuuhtléhuanitzin 
Xiuhtzin 



D. Diego Hernández Moxochintzetzellohuatzin 
D. Domingo Hernández Ayopochtzin Xinhtezcatl 



Maria Geronima Xiuhtoztzin 

Lucas Miguel de 
Castañeda 



SEPTIÉME RELATION 



297 



san Francisco, temachtiani huey 
catea S. Joseph S. Francisco, huey 
ocotl tlahuilli oquimoquechillitia 
yn intloctzinco, ynnahuactzinco 
matlactlomome teopixque san 
Francisco yn achtopa hual mohui- 
caque yn España yhuan yn ^ate- 
pan nican omoteopixcatillique yn 
itechcopa tonahuatlahtol. Yhuan 
no yhui yn tohuicpa, lotechcopa 
nican tiilaca quin huel yehuaizin 
in neltiliztica, tlamellauhca, tla- 
tecpanaliztica otechmamoxtlacuil- 
huililitia yn itechcopa yn letras es- 
pañoles, yhuel cuaili ye oquimo- 
nanamictilli tonahuatlahtol, ynic 
Mexicopa oquimotlallili huey bo- 
capolario • yn itech momachtitzi- 
nohua nepapan teopixque, yntech 
momachtilia tonahuatlahtolcopa; 
yhuan oc cequi miec tlamantli yn 
oquimicuilhuítia [temachtilizjtli 
doctrina, yhuan oc cequi tlamantli 
teotlahtolli nahu[atlah]tolcopa yn 
ticpia, ticpohua nican titlaca 
Nueva España. 

No yhcuac ypan in ye no ceppa 
necocoloc yn México, hu[el] to- 
tocac yn cocoliztli, yeztli toyacac 
paquiz, miec tlacatl yn momiquil- 
lique macehualli. 

Auh no yhcuac ypan in xihuitl, 
ypan Pasqua natividad^, yhual 
mohuicaque m[on]jastin yn itla- 
^opilhuantzitzin sancta Clara, 



dicateur á S. Joseph de San-Fran- i S79 
cisco, et qui fut une grande lumiére 
auprés des douze religieux fran- 
ciscains venus les premiers d'Es- 
pagne et dans la suite ordonnéspar 
lui dans notre langue mexicaine. 
Pour nous, habitants de ce pays, 
il écrivit avec exactitude, vérité et 
méthode, des livres á Taide des 
caracteres espagnols , traduisil 
parfaitement notre langue náhuatl 
et composa un grand vocabulaire 
mexicain dont se servaieni pour 
s'instruire tous les religieux; ils y 
apprenaient á traduire notre lan- 
gue; un tres grand nombre d'autres 
écrivaient la doctrine chrétienne, 
et d'autres enfin conservaient dans 
la langue mexicaine et nous expo- 
saient la parole de Dieu, á nous 
gens de la Nouvelle-Espagne. 



Alors aussi Tépidémie sévit de 
nouveau á México, le sang sortait 
par le nez, et beaucoup de gens 
du peuple moururent. 

Encette méme année,á Paques, 
partirent les religieuses, filies de 
sainte Claire ; elles vinrent se fixer 
dans le lieu oü elles sont aujour- 



1. Ce Vocabulaire publié á México, eo 1555, fut reimprime en 1571. II 
se compose de deux parties: le Vocabulaire espagnol-mexicain, i22feuillets, 
et le Vocabulaire mexicain-espagnol, 162 feuillets; petit in-fol. á deux colonnes. 

2. Le manuscrit porte par erreur: 1 navidad ». 



*^^g^. 



298 

moh[uc]t2¡tico oncan yn axcan 
oncan moyetzticate Tepetla[can], 
oncan hual mehualtique yn sane- 
tissima Trinidad yn[. . .]to; oncan 
moyctzticatca clérigos yn teopix- 
que oncan q[ui]mopachilhuiaya. 
Auh yn axcan oquimonmanilique 
ynteopixqueS. Francisco, yehuan- 
tzitzin quinmopielizque teoyotica. 

X tecpatl xihuitl, 1580 años. 
Ypan in momiquillico yn Don 
Gregorio de los Angeles Tepoz- 
tlixayacatzin, Chichimeca teúhc- 
tli, tlahtohuaní Ytztlaco^auhcan 
Amaquemecan ; yn ipiltzin Don 
Thomas deS. Martin Quetzalma- 
;atzin, yn motlahtocatilli caxtol- 
lomome xihuitl ' . 

Auh 5a no ypan inyn moquixti, 
mohuicac, quitlalcahui yhuey al- 
tepetl ciudad México Tenuch[ti]- 
tlan yn tlahtohuani Don Martin 
Enrriquez Almansa, visurrey, mo- 
huicac Perun ; yn tlahtocatico ma- 
tlactlomey xihuitl cualli ynic tla- 
pachoco México*. 

Auh 9a no niman, ihcuac yn 
ipan in xihuitl, yn ipan ye 4 ma- 
ní metztli octubre, martes, ypan 
ylhuitzin S. Francisco ?, yn maxi- 
tico ynic mocallaqijico México 
Tenuchtitlan yn tlahtohuani Don 
Luren^o Xuarez de Mendoza, 
Conde de Coruña, visurrey, ynin 
atle encomienda quipiaya. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



d'hui, á Tépctlacan. Elles vinrent > $79 
s'y réfugier le jour de la tres 
sainte Trinité ; il y avait lá des 
moines clercs qui étaient mattres 
des lieux. Aujourd'hui, elles se 
sont mises sous la protection des 
moines franciscains qui doivent 
les diriger spirituellement. 



Année 10 silex, 1580. Alorsi$Bo 
mourut Don Gregorio de los An- 
geles Tépoztlixayacatzin, seigneur 
des Chichiméques, souverain d'Itz- 
tlaco;auhcan - Amaquémécan ; il 
étaitñlsde Don Thomas de San 
Martin Quetzalma;atzin et avait 
gouverné durant dix-sept ans. 

Alors aussi partit de la grande 
ville de Mexico-Ténochtitlan le 
gouvemeur Don Martin Enriquez 
Almansa, vice-roi, pour se rendre 
au Pérou ; il avait vu treize an- 
nées pendant le temps qn'il avait 
gouverné México. 

Aussitót aprés, en cette méme 
année, le mardi^ 4 du mois d'oc- 
tobre, jour de la fétedesaint Fran- 
50ÍS, arriva á Mexico-Ténochtitlan 
le gouvemeur Don Lorenzo Juárez 
de Mendoza, comte de Corogne, 
vice-roi, qui n'avait pas re^u de 
recommandation spéciale. 



1. De 1564a 1580. 

2. De 1568 á 1580. 

3. Saint Frangois d'Assjse. 



SEPTIÉME RELATION 



299 



Auh ^a no yhcuac ypai\ in rna* 
xiiico yn tla^omahuizteopixque S. 
Francisco descalcos yn motlalli- 
tzinoco achtó S. Cosme Huerta, 
yhuan cequintzitzin motlallitzi- 
noco' Sancta Maria Pochilan Hui- 
tzillopochco. Auh yn omoteneuh- 
tzinoque motiallitzinoca oncan S. 
Cosme Huerta, yn ^atepan oncan 
bual micuanitzinoque yn S. Diego 
yn axcan oncan moetzticate yn 
inahuac Sant Ipolito tiyanquizten- 
co, oncan oquinmoteocaltilli yn 
Don Mateo Moleon, yn iuh niman 
ye onnecitiuhtlani». 

Yhuan quihtohua no ypan in oc 
ceppa, domingotica, yn ipan ye 9 
maní metztli octubre, yn [on]peuh 
popocaya citlalli, 9a cenca nohui- 
yampa oyttoc, cenca huey yn 
ipocyo mochiuh; ompa yn mo* 
tlalli yn t[onati]uhycaIIaquiampa. 

XI calli xihuitl, 1581 años. 

XII tochtii xihuitl, 1582 años. 
Ypan in cenca chicahuac yn ilallo- 
linjyhcuac xitin teopantzintli Sanc- 
ta Cruz, yn icpac yhcaca tepetzintli 
Amaqueme, ypan metztli mayo. 

Yhuan no yhcuac ypan ¡nyn, 
ipan ye 2 mani metztli julio, yn 
ipan ylhuitzin totlaconantzin Vi- 
sitación, yhcuac onahuatilloc yn 
Don Thomas telpochtii, Chichi- 
meca teuhctüJ, ynic tlahtocatiz 



Alors aussi arrivérent les vé- 1580 
nérés moines franciscainsdéchaus- 
sés qui vinrent d'abord se fixer á 
San-Cosme Huerta ; quelques-uns 
s'établirent á Santa-Maria Poch- 
tlan-Huitzillopochco. Ceux qui, 
avons-nous dit, s'étaient établis á 
San-Cosme Huerta se transporté- 
rent dans ia suite á San-Diego oü 
ils sont aujourd'hui, á Saint-Hippo- 
lyte prés du marché, et oü Don 
Mateo Moleon leur 6t élever une 
égüscy ainsi qu'on va bientót le 
voir ci-aprés. 

On dit aussi que, le dimanche, 
9 du mois d'octobre, parut de 
nouveau et brilla une comete, que 
Ton aper^ut de toutes parts, 
tellement sa ciarte était grande; 
elle était placee du cóté du cou- 
chant. 



Année 1 1 maison, 1581. 



1581 



Année 1 2 lapin, 1 582. Alors eut 1 582* 
lieu un grand tremblement de terre; 
la petite église de Santa-Cruz, qui 
était sur la hauteur d'Amaquémé^ 
s'écroula, au mois de mai. 

Alors aussi, le 2 du mois de 
juillet, jour de la féte de notre 
vénérée mere de la Visitation, on 
donna á Don Thomas le jeune, sei- 
gneur des Chichiméques, Tordre 
d'aller gouverner Itzilaco^auh- 



1. L6 manuscrit porte par erreur: 1 motíaííitzinco >. 

2. Voyez année 1591, second paragraphe. 

}. Le manuscrit ne porte (]ue: c Chichi ». Nqiis avons supposé que, 



300 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Ytztlaco^auhcan Amaquemecan ; 
pin ypiltzin yn Don Gregorio de 
los Angeles Tepoztlixayacatzin, 
Chichimeca teuhctli. 

XIII acá ti xihuitl, 1583 años. 
Ypan ¡nyn, ipan ye 20 mani 
metztli junio, yhcuac omochiuh 
huel tlamahuicoltlachihuaiiztica yn 
sancto sepulcro yn texcalco yn 
icpac tecpetl chalchiuhmomoztli 
Amaqueme ; oc mach quitocayoti 
ynic chalchiuhmomuztli yn oncan 
quimocahuillito yxiptlatzin Chris- 
to, yn oncan monolütoctepetlacal- 
co, yn oncan motlamacehuilli yye- 
huatzin huey sancto Fray Martin 
de Valencia, leopixqui san Fran- 
cisco ; ynin teyacancatzin mailac- 
tlomome cicitlaltin apostolesme 
teopixque totemachticatzitzinhuan 
mochiuhtzinoco achto yn itechpa 
sancto evangelio ye techmotla- 
nextililico nican titlaca Nueva 
España, yn ohual mohuicaque Es- 
paña, axcan epohualxihuitl'. Auh 
yn omomiquilli yehuatzin omote- 
neuhtzino huey sancto, ynic nican 
mopehualti ye mococotzinohua 
Amaquemecan; axcan ye onpo- 
huallonmatlacili xiuhtica ypan ce 
xiuitP yn otiamahuizchichihual- 
loco yn oncan otlamacehailli. Auh 
yehuantziizin ypan omotlahtolti- 
que yn totlacotaizin Fray Juan 



can-Amaquémécan ; ¡1 était fils 1582* 
de Don Gregorio de los Angeles 
Tepoztlixayacatzin, seigneur des 
Chichiméques. 

Année 13 roseau, 1583. Alors, is8j* 
le 20 du mois de juin, fut fait 
d*une facón merveilleuse le saint 
sépulcre dans le rocher au sommet 
du mont Amaquémé ; on dit qu'on 
Tappela autel magnifique parce 
qu'onvint y déposer Timagedu 
Christ, á Tendroit méme oü s'en- 
sevelit et vécut dans la reiraite le 
grand saint Fray Martin de Valen- 
cia, moine franciscain. II avait 
dirige les douze brillants apotres, 
qui furent nos instructeurs et nous 
enseignérent les premiers les vérités 
du saint évangile á nous, habitants 
de la Nouvelle-Espagne, et qui 
étaient venus d'Espagne, il y a 
aujourd'hui soixante ans. Lorsque 
mourut ce grand saint, on venait 
de lui faire quitter Amaquemecan 
oü il était tombé malade; il y a 
maintenant cinquante et un ans 
qu'il était venu embellir grande- 
ment le lieu oü il fit pénitence. 
Ceux qui le secondérent furent 
nos chers Peres Fray Juan Paez, 
vicaire d'Amaquémécan, moine 
dominicain , Don Felipe Paez de 
Mendoza Pancien , gouverneur de 
Panohuayan et les alcades Juan 



faute de place, Chimalpahin avait voulu donner en abréviation les mots Chi- 
chimeca teuhctli. 

1. Voyez année 1524. 

2. De 1^33 á 1)83. 



SEPTIÉME RELATION 



301 



Paez, vicario Amaquemecan, teo- 
pixqui sancto Domingo, yhuan 
ueue Don Felipeh Paez de Men- 
do^a, governador tlahtohuani Pa- 
nohuayan, yhuan alcaldesmeJuan 
de la Cruz, Tlayllotlacan chañe, 
yhuan Don Bartolomé de Santiago 
Auhtenetzin, Tzacualtitlan Tenan- 
co chañe, ynin huel ypan mochi- 
cauhtzinoque ynic tlacencahual- 
loni tlacuicuihuac yn icpac Ama- 
queme texcalco. 

AuIt 9a no ypan in quimohui- 
quillique yn sancto crucifixo Mé- 
xico yn ompa monextitzino S. 
Guilelmo Totollapan ; yn quima- 
xitillique México c[an] yuh huip- 
tla domingo de Ramos. Xolloco 
matadero yn quim[o]namiquillico 
yn ixquichtin nepapan teopixque 
augustinos, dominigos, franciscos^ 
clérigos tothatzitzinhuan de la 
Compañía de Jesús Teatinos. Auh 
^an oc oncan maxiti yn teopan S. 
Pablo, auh ye quin ^atepan qui- 
mohuiquillique yn teopan S. Au- 
gustin, yn axcan oncan moyetz- 
tica. 

No yhcuac ypan in yancuican 
motlayahualhuique, yn ipan Vier- 
nes Sancto, yn teopixque ypil- 
huantzitzin sancto Domingo 
yhuan Españoles ; yhcuac quimo- 
chihuillique yn inetoquiliztlayhi- 
yohuiliz pasiontzin totecuyo Jesu 
Christo entierro huel mahuiztic 
ynic motecpan yn itlayhiyohuiliz- 
tonehuiztzin totecuyo Dios; yn 
aya ye yuh mochihuani México 
yn izquican teopan. 



déla Cruz, habítant de Tlayllo- 1583' 
tlacan, et Don Bartolomé de San- 
tiago Auhtenetzin, habitant de 
Tzalcualtitlan-Ténanco, qui s'ef- 
forcérent de disposer et d'appro- 
prier avec soin les choses au 
sommet du rocher d'Amaquéraé. 



Alors aussi on transporta á Mé- 
xico le Saint crucifix qui avait été 
découvert á San-Guillermo Totol- 
lapan; on le transféra á México 
le suriendemain du dimanche des 
Rameaux. C'est á Tabattoir de 
Xolloco que vinrent le recevoir 
tous les religieux augustins, domi- 
nicains, franciscains^ et les cleros 
théatins, nos Peres de la Compa- 
. gne de Jésus. On le déposa dans 
Téglisede San- Pablo, et plus tard 
on le transporta dans Téglise de 
San-Augustin, oíx il est encoré 
aujourd'hui. 

^ Alors aussi, le Vendredi-Saint, 
les religieux dominicains et les 
Espagnols firent de nouveau une 
procession ; on celebra la passion 
deNotre-SeigneurJésus-Christ, et 
Pon fit un enterrement magnifique 
aprés avoir exposé toutes les souf- 
frances de N.-S. Dieu dans la 
passion. Jamáis il ne s'était fait 
pareille chose dans les diversa*!? 
égiises de México. 



302 



ANNALES DE ÚHIMALPAHIN 



No yhcuac ypan in motlallique 
yn beatatin señoratin sancta Mo- 
nica yn oncan Huitzillan yn can 
oncan mopia ychpopochtin yn ax- 
can ye sancta María de Gracia, 
ynic oncaltiticate yehuantin yna- 
miqueque señorati oncan quin- 
tzauhctihui yn innamichuan yn 
yhcuac oc ca nahui altepetl ypan 
yxquichica quinhualquixtitaci, 
ynic hual mocuepa ynchan. 

Auh no yhcuac ypan inyn, ipan 
ye 27 mani junio, vísperas ypan, 
omomiquilli yn Don Baltasar de 
León, achto governador catea 
Cuyohuacan quijuezhui*. 

Auh no yhcuac ypan inyn, ipan 
ye 29 mani metztli junio, ypan 
ymilhuitzin S. Pedro yhuanS. Pa- 
blo, apostóles, yohuan ipan ey 
hora ey tlathui, yn omomiquilli 
tlahtohuani Don Lurenqo Xuarez 
de Mendoza, Conde de Coruña, 
visurrey, teopan S. Francisco yn 
tocato 2 ynacayotzin ; yn motlah- 
tocatillico México onxihuitl, ypan 
chiuhnauhtetl metztli, ypan yeil- 
huitl', no ;o tiquihtocan nauh- 
xitluitl cualli ynic oquimopachil- 
huico Nueva España; oc cequintin 
quimachiyotia niman yhcuac yn 
governador visurei mochiuh ar;o« 
hispo yn oiuh momiquilli Don 
Lurengo. 



Alors aussi les pieuses dames iS^5' 
de sainte Monique s'établirent á 
Huitzillan oü sont aujourd'hui 
retirées les filies de sainte Mane 
de Gráce; ees dames y font cons- 
truiré des maisons oü viendront 
habiter leurs époux qui résident 
dans diverses villes jusqu'á ce 
qu'ils puissent en sortir pour 
retourner chez eux. 

Alors aussi, le 27 du mois de 
juin^ au soir^ mourut Don Balta> 
zar de León, premier gouverneur 
de Cuyohuacan. 

Alors aussi, le 29 du mois de 
juin, jour de la féte des apotres 
saint Pierre et saint Paul, á trois 
heures du matin, mourut le gou- 
verneur Don Lorenzo Juárez de 
Mendoza, comte de Corogne, 
vice-roi, qui fut enterré dans 
réglise de S. Francisco ; il avait 
gouverné México durant deux ans, 
neuf mois et trois jours, ou, 
comme nous disons, il avait vu 
quatre années pendant le temps 
qu'il avait administré la Nouvelle- 
Espagne. Quelques-uns ont indi- 
qué que Tarchevéque fut fait vice- 
roi aussitót aprés la mort de Don 
Lorenzo. 



1. Cet alinea est écrit en marge du feuillet 77 (recto), avec renvoi au mot 
ynchan qui termine le paragraphe précédent. 

2. Le manuscrít porte par erreur: c tocoto b. 

3. Du 4 octobre 1580 au 29 juin 1 583, ce qui fait 2 ans, 8 mois et 2$ 
jours. Chimalpahin a voulu diré que cet espace de temps comprenait quatre 
millésimes. 



SEPTIÉMB RELATION 



303 



I tecpatl xihuitl, 1584 años. 
Ypan in omochiuhtzino visitador 
general yn ¡pan Nueva España 
yyehuaizin teoyotica tlahtohuani 
Don Pedro Moya de Conireras, 
arzobispo México". Niman gover- 
nador visurrey omochiuhtzino ; 
yhuan ynquisidor mayor mochiuh- 
tzinotica ; yn ihcuac omomiquilli 
tlahtohuani Don Luren^o Xuarez 
de Mendoca, visurrey, ynic niman 
yyeyampantzinco omocallaqui oc 
yehuatzin yn arzobispo governa- 
dor visurrey omochiuhtzino. 

No ypan inyn, ipan meutii 
setiembre, yn peuh ye [mo]yan- 
cuilia^ mopahpati yn oytlacauhca 
huehue teopancalli ygl[esia] ma- 
yor. 

Ypan in 1584 años, yn ipan 
Viernes Sancto, oquimotoquillique 
totecuyo Dios Amaquemecan*. 

II calli xihuitl, 1585 años. Yn 
ipan lunes ynic 15 enero, [yn] 
quexquichton coro yn oxitin ygle- 
sia mayor, oncan mochihuazquia 
Concilio). 

Ypan in ynic 20 mani [metz]tli 
enero, ypan ylhuitzin S. Sebas- 
tian yn [omochiuh] México yn 
teotlaneltililiztli Concilio provin- 
cial. [Yehujantzitzin nican mohui- 
catza ynohuiyanobisposmequimo- 
cepanhuilique y[hcu]ac mochiuh ; 
oc cequintin huehuetque Mexica 



Année 1 siiex, 1584. Alors ñit 1584 
fait inspecteur general de la Nou* 
velle-Espagne lechefspirituel Don 
Pedro Moya de Contreras, arche- 
véquede México. II devint aussiiót 
vice-roi ; il avait éié nommé an- 
térieurement inquisiteur principal; 
aussitót aprés la mort du gouver- 
neur Don Lorenzo Juárez de Men- 
doga, vice-roi, Tarchevéqueoccupa 
immédiatement un troisiéme siége 
en devenant gouverneur avec le 
titre de vice-roi. 

Alors aussi, au roois de sep- 
tembre, on commenga de refaire 
ou de réparer les parties endomma- 
gées de Téglise métropolitaine. 

En 1584, le Vendredi-Saint, 
on fit le tombeau de Notre-Sei- 
gneur Dieu á Amaquémécan. 

Année 2 maison, i$8$. Le 1585 
lundi, 1 5 janvier, tomba une partie 
du choeur de l'église métropoli- 
taine, oü devait avoir lieu le 
Concile. 

Le 20 du mois de janvier, jour 
de la féte de saint Sébastien, eut 
lieu á México le Concile provincial. 
Les évéques vinrent de tous cótés 
et se rassemblérent ici ; quelques 
anciens Mexicains ont indiqué que 
ce fut pour la féte de la Vierge 
venerable, notre mere sainte Marie 



1 . Pedro Moya de Contreras était arrivé á México tn 1 571. 

2. Cet alinea est écrít en marge du manuscrit, feuillet 77 (recto). 

3. Le texte de ce paragraphe est en marge du feuillet 77 (verso). 



304 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



quimachiyotia y pan ytla^oylhui- 
tzin yn ila^omahuizychpochili to- 
tlaconantzin sancta María Can- 
delaria yn otlayahualoloc yn ¡pam- 
pa teotlaneltililiztli sancto Con- 
cilio, omochiuh yn teoyotica ne- 
centlaliliztli Sancto Domingo teo- 
pan, yhual pehualloto oncanhual- 
huillohuac yn teopan Sant Augus- 
tin. Yhuan yn izquintintzitzin 
chicuacemintintzitzin in teoyotica 
teopixcatlahtoque obisposme yhu- 
an yn ixquichtintzitzin teopixque 
mochintzitzin motlayahualhuique. 
Auh yz catqui yn intocatzin yn 
teoyotica teopixcatlahtoque obis- 
posme: 

Ynic ce Don Fray Bartolomé 
de Ledesma, obispo Huaxacac, 
teopixqui sancto Domingo; 

Don Fray Domingo de Albura, 
obispo Xalisco Guadrasara, teo- 
pixqui sancto Domingo ; 

Don Fray Gregorio Montalvo ' , 
obispo Campech, teopixqui sancto 
Domingo ; 

Don Diego Romano, obispo 
Tlaxcallan, teopixqui S. Pedro 
clérigo ; 

Don Fray Juan de Medina, 
obispo Michhuacan, teopixqui S. 
Augustin ; 

Don Fray Alonso Gómez de la 
Cueva de Cordova, obispo Quauh- 
temallan, teopixqui S. Jerónimo. 

Yn izquintzitzin in ^an moch 



de la Chandeleur qu'eut lieu la is^s 
procession á Toccasion du saint 
Concile, que la reunión se fit dans 
l'église de Santo-Domingo, et que 
Ton partit de lá pour se rendre á 
Téglise de Saint- Augustin. Six 
évéques et tous les religieux pri- 
rent part á la procession. Voici 
les noms des évéques: 



Le premier Don Fray Bartolomé 
de Ledesma, évéque de Oaxaca, 
moine dominicain ; 

Don Fray Domingo de Algura, 
évéque de Xalisco-Guadalaxara, 
moine dominicain; 

Don Fray Gregorio Montalvo, 
évéque de Campeche, moine do- 
minicain ; 

Don Diego Romano, évéque de 
Tlaxcallan, moine clerc de saint 
Fierre ; 

Don Fray Juan de Medina, évé- 
que de Michuacan, moine augus- 
tin; 

Don Fray Alonso Gómez de la 
Cueva de Cordova, évéque de 
Guatemala, moine hiéronymite. 

Tous ees évéques portaient une 



I. Le manuscrit porte avec un signe abréviatif: t Montano •. Juan de 
Torquemada appellece prélat: ■ DonFr. Gregorio de Montalvo ». (Monar* 
quia indiana^ líb. XIX, cap. xxxn.) 



SEPTIÉME RELATION 



JOJ 



capa yn quimotlalilitiaque yn 
obisposme, yhuan yn intotopiltzin 
ynmactzinco ye motlaquechiizi- 
notíaquc yhuan yn intlahiocayo- 
tzin xihuitzolli mitra quimaaqui- 
tzinotiaque yn imicpactzinco. 

Auh 9a hual motlatzacuilitia 
yyehuatzin Don Pedro Moya de 
Contreras, argobispo yhuan gover- 
nador visurey México ; casulla yn 
quihualmaquitzinotia, yhuan yn 
iteopixcailahtocatopiltzin ymac- 
tzincoyc hual motlaquechitzino- 
tia, yhuan yn ixihuitzoltzin njitra 
quihualmaquiuinotia. 

Auh yn otzonqui^aco yn teo- 
tlaneltililiztli Concilio pro[v]incial 
ypanyc 18 mani metztli octubre, 
ypan ylhuitzin sant Lucas, evan- 
gelisto; 9a no yuh tlayahualoloc 
eylhuitl, yn ipan viernes, sábado, 
domingo. 

Auh 5a no ypan inyn omoteneuh 
xihuitl, yn ipan ye 1 5 mani metz- 
tli agosto, yhcuac otlamico ynic 
omochichiuh, ynic moyancuilli 
huehue teocalli, yglesia mayor 
México, yn oytlacauhca oncan 
mochihuazquia Concilio , ahuel 
oncan mochiuh. 

Auh 5a no ypan' inyn omote- 
neuh xihuitl, yn ipan ye 17 mani 
metztli noviembre, domingo, yn 
maxitico , mocallaquieo México 
yn tlahtohuani Don Alvaro Manr- 
rique de Quñiga, marques de villa 
Manrrique, visurrey ; quihualmo- 
huiquilli ynamictzin marquesa 
yhuan quinhualmohuiquilli yn 
tla^omahuizteopixque totla^onan- 



cape; ils avaient á la main une 1^35 
crosse sur laquelle ils s'appuyaient 
et, comme signe de leur puissanee, 
étaient coiffés d'une mitre. 



La marche était fermée par Don 
Pedro Moya de Contreras, arche- 
véque et vice-roi de México ; il 
portait une chasuble, tenait á la 
main une crosse sur laquelle il 
s'appuyait et était coiffé d'une 
mitre. 



Le Concile provincial prit fin 
le 18 du mois d'octobre, jour de 
la féte de saint Luc, évangéliste ; 
il y eut procession durant trois 
jours, le vendredi, le samedi et 
le dimanche. 

En cette méme année, le 1 5 du 
moisd'aoát, on acheva d'arranger 
et de restaurer Pancien temple, 
Téglise métropolitaine de México, 
dans les parties qui avaient été 
endommagées et oü devait se teñir 
le Concile, mais ii n'eut pas lieu 
lá. 

En cette méme année, le di- 
manche, lydu mois de novembre, 
arriva á México le gouverneur 
Don Alvaro Manrique de ?uñiga, 
marquis du bourg de Manrique, 
vice-roi ; il était accompagné de la 
marquise son épouse et des vené- 
rabíes religieux de notre mere 
Notre-Damedu Carmel, déchaus- 
sés ou qui vont sans chaussure. 

20 



306 ANNALES DB CHIMALPAHIN 

tzin de nuestra Señora del Carme, 
yn motlacxipanhuilianime ahnogo 
mocxipetlahuiltihtinemi descalzos. 



1585 



III tochtli xihuitl, 1586 años. 
Ypan inyn, ípan ye 20 mani metz- 
tli enero, domingo, yn ipan ylhui- 
tzin S. Sebastian, yn ompa yteo- 
panchantzinco Atzacualco México 
quinmaxcatillique possesion ma- 
coque yn tlacomahuizteopixque 
totla^onantzin nuestra Señora del 
Carme yn mocxipetlahuiltihtinemi 
descalzos ; tlayahualloliztica ynic 
mocaliaquique teopan S. Sebastian 
ye quimocuilique ynic cemihcac 
oncan moetztiezque ; oncan oneo- 
huac yn teopan S. Domingo ynic 
quinmocahuillito. 

No ypan inyn omoteneuh xi- 
huitl, yn ipan ye 1 1 mani metztli 
junio, miércoles, yn ipan ylhui- 
izin Sant Bernabé, apóstol, ye 
teotlac, yn México onmopehualti 
yn teoyotica tlahtohuani Don Pe- 
dro Moya de Contreras, arzobispo 
México yhuan govemador visur- 
rey, omoetzticatca ; mohuicac 
España ynic ompa presidente del 
Consejo de Indias mochiuhtzinoto 
quihualmonochilli yn rey; ma- 
tlactlónce xihuitl ypan chicuacen- 
tetl metztli « yn arzobispo moetz- 
ticatca México. Auh achtopa exi- 
huitl ypan ome metztli ynquisidor 
mayor mochiuhtzinotícatca Mé- 
xico ; ye niman arcobispo omo- 



Année 3 lapin, 1 586. Alors le 1 586 
dimanche, 20 du mois de janvier, 
jour de la féte de saint Sébastien, 
réglise d'Atzacualco á México fut 
donnée en toute propriété aux ve- 
nerables religieux de notre mere 
Notre-Dame du Carmel, qui sont 
déchaussés ; ils se rendirent en 
procession dans l'église de S. 
Sébastien, et en prirent possession 
pour toujours ; on était parti de 
l'église de Santo- Domingo que 
Ton quittait. 



En cette méme année, le mer- 
credi, 1 1 du mois de juin, jour de 
la féte de saint Bamabé, apotre, 
partit, le soir, de México le chef 
spirituel Don Pedro Moya de Con- 
treras, archevéque et vice-roi, en 
résidence á México ; il partit pour 
TEspagne oú il ñit fait président 
du Conseil des Indes d'aprés 
Tordre du roi. II avait été pen- 
dant onze ans et six mois arche- 
véque de México. D'abord il avait 
été inquisiteur principal durant 
trois ans et deux mois á México; 
aussitót aprés il fut archevéque, 
puis inspecteur general et vice- 
roi de México durant trois ans, 
deux mois et dix jours. Ainsi on 



I. De 1574 á 1586. De Contreras avait été nommé ioquisiteur principal 
en 1571, archevéque en 1574, inspecteur general et vice-roi en 1584. 



SBPTIÉME RELATION 



JO7 



cbiuhtzino, ye niman gatepan vi« 
sitador general omochiuhtzino, 
niman goveraador visurrey omo- 
chiuhtzino yn México exihuitl ypan 
II metztli ipan 10 tonatiuh; ye 
moch ipan in mocenpohua yn 
omotlahtocatillico México matlac- 
tlonnahui xihuitl ypan chicuetetl 
metztli ypan matlactli tonatiuh, 
ymellahuac cuenta < ; ynic niman 
omohuicac España, auh yn nican 
México yn ixiptiatzin yn igoverna- 
dortzin conmotlalilitehua [y]pam- 
patzinco yn quimopachilhuiz yn 
quimopieliz sancta yglesia, yehua- 
[tzin] yn cenca huey tlamatinitzin 
doc[tor Don] Sancho Sanc[hez] 
de Muñón, maestres[cuela, gover- 
nador yhuan vijcario [gejneral 
mochiuhtzino yn sanaa yglesia 
catedral México yhuan ynic mochi 
arzobispado, yn icatzinco omote- 
neuhtzino Don Pedro Moya de 
Contreras, arzobispo México. 

IIII acatl xihuitl, 1587 años. 
Ypan inyn, ipan ye i cemilhuitl 
mani metztli mayo, yhcuac omo- 
miquilli yn Don Thomas telpoch- 
lli, Chichimeca teuhctli, tlahto- 
huani Ytztlacocauhcan Amaque- 
mecan, yn omotlahtocatilli chi« 
cuaeenxihuitl»; ynin ye omihto 
ypiltzin yn Don Gregorio de los 
Angeles Tepoztlixayacatzih, Chi- 
chimeca teuhctli. 

No ypan inyn omoteneuh xihuitl, 



compte en tout qu'il administra is86 
México durant quatorze ans, huit 
mois et dix jours, compte exact ; 
immédiatement aprés, il partit 
pour TEspagne, aprés avoir ins- 
tallé ici á México le représentant 
du gouverneur, chargé d'adminis- 
trer et de garder la sainte église, 
le grand docteur Don Sancho Sán- 
chez de Muñón, qui fut fait 
écolátre, gouverneur et vicaire 
general de la sainte église cathé- 
drale de México et de tout Tar- 
chevéché, gráce audit Don Pedro 
Moya de Contreras, arehevéque 
de México. 



Année4roseau, 1587. Alorsle 1587 
premier du mois de mai, mourut 
Don Thomas le jeune, seigneur 
des Chichiméques, souverain d*Itz- 
tlaco^auhcan-Amaquémécan, 'qui 
avait gouverné durant six ans ; il 
était fils, avons-nous dit, de Don 
Gregorio de los Angeles Tépoztli- 
xayaeatzin, seigneur des Chichi- 
méques. 

En cette méme année, eut lieu 



1. De 1571 á 1586. 

2. De 1582 á 1587. 



3o8 

yhcuac yancuican mochiuh, yn 
ipan Viernes Sancto, yn inetoqui- 
liz passiontzin totecuyo Jesu 
Christo entierro yn Cuyohuacan. 

No yhcuac ypan in huallacallac 
yn Don Estevan Enriquez, juez 
govemador mochihuaco Cuyohua- 
can. 

V tecpatl xihuiíl, 1588 años. 
Yn ipan in ohualla ce juez español 
yn Amaquemecan, canato yehuatl 
yn Juan Baptista de Abendaño, 
Tecuanipan chañe, qan cuauhpilli. 
Auh yn omoteneuh juez yhcuac 
quilpitacico yn Don Estevan de la 
Cruz de Mendoca, Chichimeca 
teuhctli, tlahtohuani Tecuanipan, 
yhcuac fiscaltia, no yhcuac qui- 
cauh yn iilahtocayo, yn tlahiocat 
matlactlomey xiuiíl ' ; ynin yx- 
huiuhtzin ciuatica yn Don Sancho 
Toctecontzin, ilahtocapilli Tza- 
cüaltitlan Tenanco. 

No yhcuac quimoquixtillique 
yn totla^othatzin Fray Juan Paez, 
vicario, moeizticatca yn Amaque- 
mecan achí quezqui xihuitl ; qui- 
moteylhuilli yn omoteneuh Juan 
Baptista yhuan cequintin mace- 
hualti ynic quimoquixtillique plei- 
totica, auh yehuatzin conpatlaco 
totlacothatzin Fray Francisco Ju- 
rado, vicario mochiuhtzinoco Ama* 
quemecan. 

No ihcuac hualla juez govema- 
dor, Don Andrés Francisco de 
Sancta Maria, Callaoco chañe. 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



de nouveau, le Vendredi-Saint, á 1587 
Cuyohuacan, Tenterrement ou la 
passion de Notre-Seigneur Jésus- 
Christ. 

Alors aussi arriva Don Estevan 
Enriquez, qui fut juge gouvemeur 
de Cuyohuacan. 



Année 5 silex, 1588. Alors vint 1588 
un juge espagnol á Amaquémécan, 
il fut accompagné par Juan Bap- 
tista de Abendaño, habitant de 
Tecuanipan, simple gentilhomme. 
Ce juge fit incarcérer Don Estevan 
de la Cruz de Mendoza, seigneur 
des Chichiméques, souverain de 
Tecuanipan, alors grand justicier, 
qui laissa le pouvoir aprés avoir 
gouverné pendant treize ans ; il 
était par les femmes petit-fils de 
Don Sancho Toctecontzin, prince 
de Tzacualtitlan-Ténanco. 

Alors aussi on renvoya notre 
cher Pére Fray Juan Paez, vicaire, 
qui résidaitá Amaquémécan dépuis 
quelques années ; il fut cité par 
ledit Juan Baptista et des gens 
du peuple de sorte que Ton pro- 
nonca son renvoi, et il fut rem- 
placé par notre cher Pére Fray 
Francisco Jurado, comme vicaire 
d' Amaquémécan. 

Alors aussi vint le juge gouver- 
neur, Don Andrés Francisco de 
Santa Maria, habitant de Callaoco. 



I. De i$7S á 1588. 



VI calli xihuitl, 1589 años. 
Ypan ¡n motlahtocatlalli yn Don 
Miguel Baptista de Gauna, Chi- 
chimeca teuhctli, tlahtohuani mo- 
chiuh Tecuanipan Amaqueme- 
can; ynin yxhuiuhtzin yn tlah- 
tohuani Miccacalcatl Tlaltetecuin- 
tzin. 

No ypan inyn omoteneuh xi- 
huitl, yhcuac yn ipan ye 22 mani 
metztli mayo, yn ipan ye omii- 
huitl Pasqua del Spiritu Saneto, 
yyehuatzin Diego López, español, 
ytetlaeeolticatzinynlotecuyo Dios 
ompa omohuicac, ompa motlalli- 
tzinoto yn tlaepae Sancta Fe Tlal- 
cauhyan, orne legua quitztica yn 

México ; ynic ompa [ ]lmo- 

tlac[ ] omotlamacehuilli 

oquimo[t]laeeolti[lli ]hica 

ynic omomiquiliico ; ynin ^an hual 
mohuicac España, ychantzinco 
Madrid. 

Auh ca no ypan inyn xihuitl, 
sábado, yn ¡pan ye 5 mani metz- 
tli agosto, yn ipan ylhuitzin quiz 
yn omoteneuhtzinohua sancta Ma- 
ría de las Nieves ceppayauh, 
cihuapilli yhcuac quimollalilique 
yn tlagomahuizychpuchtii totlaco- 
mahuiznantzin Nuestra Señora de 
Monserate, oncan quimoteocaltil- 
lique yn ipan tlaxillacalli S. Juan 
Tcquixquipan. 

VII tochili xihuitl, 1590 años. 
Ypan inyn ipan ye i eemiihuitl 
mani metztli enero, yancuic xi- 
huitl ypehuayan, yhcuac momi- 
quilli, teotlac ilahca, yn totla^p- 



SEPTIÉMB REUTIOX 309 

Année 6 maison, 1589. Alors 1589 



fut installé Don Miguel Baptista 
de Gaona, seigneur des Chichimé- 
ques, comme souverain de Tecua- 
nipan- Amaquémécan; il était pe- 
tit-fils du monarque Miccacalcatl 
Tlaltétéeuinuin. 

En cette dite année, le 22 du 
mois de mai, le second jour de 
Paques de TEsprit-Saint, TEspa- 
gnol Diego López, serviteur de 
Notre-Seigneur Dieu, vint et s'é- 
tablit dans le lieu designé plus 
haut, á Santa- Fe Tlaleauhyan, 
qui est situé á deux lieues de 
México. Lá il se livra á la péni- 
tence et s'imposa tant de pratiques 
qu'il mourut; il arrivait á peine 
d'Espagne, de Madrid, sa rési- 
dence. 



En cette année aussi, le samedi, 
5 du mois d'aoút, jour de la féte 
de sainte Mane des Neiges, ainsi 
nommée parce qu'il avait neigé, 
on installa la noble Vierge, notre 
vénérée mere Notre-Dame de Mon- 
serate, dans le quartier de San- 
Juan Téquixquipan, oü Ton avait 
construit une église. 



Année 7 lapin, 1590. Alors le 1 
premier du mois de janvier, au 
commencement de Tannée, mou- 
rut, sur le soir, notre cher Pére 
Juan Gonzalo, chanoine, qui de- 



S90 



)|0 AHNALBS DB CHIMALPAHIN 

thatzin Juan Gonzalo^ canónico S meurait á Huehuetlan oü il servait 1 59o 



Notre-Seigneur Dieu á Téglise de 
Notre Mere de la Visitation ; il ne 
fut que trois jours malade á Me- 
xicO) oü il mourutdans lademeure 
de rinquisiteur. On Tenterra dans 
Téglise métropoiitaine, c'était 
vraiment un digne pécheur. 



yn moetzticatca yn oncan quimo- 
tlaecoltilli totecuyo Dios totla;o- 
nantzin Visitación Huehuetlan; 
^an eylhuitl yn mococotzino ni- 
can México, yn momiquillico 
ychantzinco ynquisidor. Auh 
yglesia mayor yn quimotoquilli- 
que caxatica, huel tlamaceuhca- 
tzintli moetzticatca. 

Auh 9a no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl^ yn ipan ye 18 mani 
metztli enero, yhcuac onmopeualti 
México mohuicac España yn tlah- 
tohuani Don Alvaro Manrrique de 
^ñiga, marques de villa Manr- 
rique, visurrey, quimohuiquilli yn 
inamictzin; yn motlahtocatillico 
México yhuan ye mochi ypan 
Nueva España nauhxihuitl ypan 
ome metztli». 

Auh 5a no ypan inyn omote- 
neuh metztli, ynic 25 mani enero, 
jueves, ypan ylhuitzin yn inene- 
milizcuepaiiztzin la conversión S. 
Pablo, apóstol, yhcuac maxitico, 
mocallaquico México yn tlahto- 
huani ynic teomeca ytoca Don 
Luis de Velasco, visurrey J; ynin 
ypiltzin yn huehue Don Luis de 
Velasco, ynic ome visurrey mo- 
chihuaco México, yn oyuh mo- 
quixti tlahtohuani Don Antonio 
de Mendoza, visurey achto mo- 
chiuhtzinoco. 

1 . Le manuscrít porte • ganonico t . 

2. De 1585 á 1S90. 

3. Ce fut le huitiéme vice-ro¡, aui gouvema de i ^90 á 159$. Ses prédé- 
cesseurs étaient : Antonio de Menaoza, Luis de Velasco I^^ Gastón ae Pe- 
ralta, Martin Enriquez, Juárez de Mendoza, Pedro Moya de Contreras et 
Alvaro Manrique de ^uñiga. 



En cette dite année, le 18 du 
mois de janvier, partit de México, 
pour se rendre en Espagne, le gou- 
vemeur Don Alvaro Manrique de 
(^uñiga, marquis du bourg de 
Manrique, vice-roi, accompagné 
de son épouse; il avait gouvemé 
México et toute la Nouvelle-Es- 
pagne durant quatre ans et deux 
mois. 

En ce méme mois aussi, le 
jeudi, 25 janvier, jour de la féte 
de la conversión de saint Paul, 
apotre, arriva á México legouver- 
neur Don Luis de Velasco, deu- 
xiéme du nom, vice-roi; il était 
fils de Don Luis de Velasco ran- 
cien, qui avait été fait second 
vice-roi de México, aprés le dé- 
part du gouverneur Don Antonio 
de Mendoza, premier vice-roi. 



SEPTIÉME RELATION 



311 



Yn ipan ye 5 maní de febrero ', 
yhcuac momiquilli yn toilacota- 
tzín Fray Bernardino de Sahagun, 
S. Francisco teopixqui, Tlatilulco 
moetzticatca ; auh nican callihtic 
S. Francisco motocaizino, mo- 
chintin huallaque yn tlahtoque 
Tlatilulco quimotequillico^. 

Domingo, ynic XI mani febrero, 
yhcuac moieochiuh yn llatlallatli 
capilla yez yn oncan pehuaz teo- 
calli S. Francisco yancuic mochi- 
huaz). 

Auh 9a no ypan in yhcuac, yn 
ipan ye 24 mani metztli febrero , 
ypan ylhuitzin S. Matia, apóstol, 
omochiuh auto yn México, mie- 
quintin yn quintlamacehuaiizma- 
caque yn Españolti, yn quimlali- 
lique S. benitos yn quechquemitl 
eoztic paño. 

Auh domingotica, ynic 26 mani 
metztli agosto, yhcuac om[otza] - 
uhc yn huehue teocalli S. Fran- 
cisco, yn intlaquetzaitzin matlac- 
omomentzitin achto hual mohui- 
caque España teopixque [S.] Fran- 
cisco ; yn aocmo oncan missa mo- 
chihuaz. 

Auh ypan domingo, ynic 14 
mani metztli octubre, yhcuac on- 
can capilla S. Joseph tlamayec- 
cancopa S. Francisco in México, 
oncan quimotlaliiique yn sanctis- 
simo sacramento teopixque, oncan 



Le 5 du mois de février, mou- ' $90 
rut notre bien aimé Pére Fray 
Bernardino de Sahagun, moine 
franciscain, qui habitait Tlatilulco; 
il y fut enterré dans la maison des 
Franciscains, et tous les seigneurs 
se rendirent á Tlatilulco pour as- 
sister á son inhumation. 

Le dimanche, 1 1 février, on fit 
des priéres dans la chapelle cons- 
truite sur Templacement oü de- 
vait s'élever la nouvelle église de 
San-Francisco. 

Alors aussi, le 24 du mois de 
février, jour de la féte de saint Ma- 
thias, apotre, il y eut une sen- 
tence qui obligea beaucoup d'Es- 
pagnols á faire pénitence et en 
vertu de laquelle on recouvrit les 
condamnés de sanbenitos ou vé- 
tements jaunes. 

Le dimanche, 26 du mois d'aoút, 
on ferma Tancienne église de S. 
Francisco, qui avait été si utile á 
la mission des douze religieux 
franciscains venus les premiers 
d*Espagne; on ne devait plus y 
diré la messe. 

Le dimanche, 14 du mois d'oc- 
tobre, dans la chapelle de S. Jo- 
seph á droite dans Téglise de S. 
Francisco á México, les religieux 
placérent le Tres Saint Sacrement, 
tous y dirent la messe et les priéres 



1 . Le 5 février tombait, cette année-!á, un lundi. 

2. Ce paragraphe est intercalé dans les lignes du manuscrit, et les demiers 
mots, á partir de huallaíjue, sont rejetés en marge du feuillet 79 (recto.) 

3. Cet alinea est aussi écrit en marge du feuillet 79 (recto). 



JI2 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



missa mochintzitzin ye quimochi- 
huilia yhuan yn ¡xquich yo teote- 
quitzin vísperas, maytines; ye 
cenpeuh yye oncan missa quina 
Castilteca, yhuan yhcuac ye ni- 
man peuh ynic inoxitiní huehue 
teoealli S. Franeiseo. 



eonsacrées á vépres et á matines; i $90 
lorsque les Espagnols eurent en- 
tendu la messe, aussitót commen- 
5a á s'écrouler Tancienne église 
de San Francisco. 



VIII acatl xihuitl, 1591 años. 
Ypan in motlahtocatlalli « yn 
tlacatl Don Juan Maldonado Miy- 
^ahuitzin, Chichimeca teuhctli, 
tlahtohuani mochiuh yn Itztlaco- 
^auhcan Amaquemecan ; yninypil- 
tzin yn tlahtohuani Don Thomas 
de S. Martin Quetzalma^atzin. 

Martes, ynic 5 mani metztli 
febrero, yhcuac quinmomaquilli- 
que possesion yn tla^omahuizteo- 
pixque S. Francisco ymocxipetla- 
huiltitinemi moteneuhtzinoa des- 
calzos in México oncan yn Sant 
Ipolito hospital quiyahuac yhuan 
tiyanquiztenco , ytencopatzinco 
visurrey yhuan ciudad tlaca ; ye- 
huantin possesion quinmomaquiN 
lique yn alcaldesme ordinarios» 
yhuan regidores, ynic oncan mo< 
teocaltitzinozque omoteneuhtzi- 
noque teopixque, auh yehuatl 
ynehtol quichiuh yn quinmoteo- 
caltiliz ce español pilli ytoca Don 
Mateo de Moleon ; yn quintlalco- 
hui yhuan matlactlomome mil 
pesos yn teocuitlatl quihuenchiuh 
ynic mochihuaz teoealli yhuan 
monasterio yn oncan ^atepan yn 



Année 8 roseau, 1591. Alors i$9í 
fut installé le noble Don Juan 
Maldonado Miy^ahuitzin, seigneur 
des Chichiméques, comme souve- 
rain d'Itztlaco^auhcan- Amaque- 
mecan ; il était fils du souverain 
Don Juan de S. Martin Quetzal- 
macatzifl. 

Le mardi, 5 du mois de février, 
les venerables moines franciscains 
dits déchaussés furent mis en pos- 
session á México de Thópital de 
Saint-Hippolyte, qui est situé prés 
du marché, en présence du vice- 
roi et des habitants de la cité ; ce 
furent les alcades ordinairesetles 
chefs de la pólice qui les mirent en 
possession de ce local, oü lesdits 
religieux devaient construiré une 
église, et ce fut un seigneur es- 
pagnol, nommé Don Mateo de 
Moleon, qui prit Tengagement de 
la leur faire batir; il acheta la 
terre et leur donna douze mille 
pesos pour construiré Téglise et 
un monastére dans le lieu oú plus 
tard fut achevée Téglise mise sous 
rinvocation de San Diego. 



I. Le manuscrit porte: t motlahtocatlatlalli 
;i. On iit sur le manuscrit: c hordinario 1. 



SEPTIÉME RELATION 



3M 



ihcuac oyecahuico teocalli ye otla- 
. tocayotilloc S. Diego. 

Auh ga no ypan inyn omote- 
neuh xihuitl, yn ipan ye 1 2 maní 
metzili abril, Viernes Saneto, yh- 
euae peuh, tzintic in Mexieo 
yyancuie eofradia motenehua So- 
ledad ; yhcuae yaneuican oquizque 
ometzillini teotlae ; cruztiteeh qui- 
motemohuillique yn toteeuyo Jesu 
Chrísto, quimotoquillique Saneta 
Clara; otlayahualloque yn Mexica 
cofrades yn itetzinco pohui totla- 
;onantzin de la Soledad, yn oncan 
motlalli teopan capilla S. Joseph 
S. Francisco ynicomochiuh yhuel 
ililizticatzinco yl¡[ce]nciaticatzin- 
co yn doctor Don Sancho Sánchez 
[de] Muñón, maestrescuela, go- 
vemador yhuan vicario general 
yn ipan ic mochi arzobispado 
[Mejxico ; yehuantin quimiilanique 
ygovernador yhuan pipiltin yhuan 
macehualti nican ciudad México 
chaneque, Don Antonio Valeriano, 
governador, Thomas de Aquino, 
alcalde, Francisco Sandoval, regi- 
dor mayor. 

Auh ynin licencia yhuel achtopa 
quiquixiique yn arcobispo ygo- 
vernador, ypan ye 20 maní metz- 
tli julio', yn ipan ye ce xihuitl 
de 1590 años, yehuantin Miguel 
de los Angeles, alcalde, yhuan 
Juan de Santiago, regidor, yhuan 
Andrés Garcia, alcaide; ynic niman 
opeuh ynin saneta eofradia Sole- 
dad, yhcuae vicario mochiuhtzino- 
tieayn oncan capilla S. Joseph yn 
totla^othatzin Fray Francisco de 



1591 



En cette dite année, le Ven- 
dredi-Saint, 12 du mois d'avril, 
prit naissanee á México la nou- 
velle confrérienomméede la Sole- 
dad ; alors aussi on sortit pour la 
premiére fois, le soir; ondescendit 
de la croix Notre-Seigneur Jésus- 
Christ, et Ton fit Tenterrement á 
Santa-Clara ; les confréres Mexi- 
cains appartenant á notre bien- 
aimée mere de la Sotedad firent une 
procession , on Tinstalla dans 
la chapelle de S. Joseph á S. 
Francisco, d'aprés la permission 
du docteur Don Sancho Sánchez de 
Muñón, éeolátre, gouverneur et 
vicaire general dans tout Tarche- 
véché de México ; cela lui avait été 
demandé par le gouverneur, les 
seigneurs et les habitants de la 
ville de México, par Don Antonio 
de Valeriano, gouverneur, Thomas 
de Aquino, aleade, et Francisco 
Sandoval, premier chef de pólice. 



Cette licence avait été d'abord 
obtenue de Tarchevéque-gouver- 
neur, le 20 du mois de juillet 
de Tannée 1590, par Miguel de 
los Angeles, aleade, Juan de San- 
tiago, chef de pólice, et Andrés 
Garcia, aleade. Lorsque commen^a 
cette sainte confrérie de la Sole- 
dad, il y avait pour vicaire á la 
chapelle de S. Joseph notre bien 
aimé Pére Fray Francisco de Gam- 
boa, qui avait pour acolyte notre 



J«4 



ANNALES DE CHIMALPAHIN 



Ganboa yhuan ytehuicaitzin mo- 
chiuhtzinotica yn totla^othatzin 
Fray Juan de Torquemada. 

Auh ca yuhqui ynyn opeuhque 
yyemicuillohua ypan libro yn co- 
frades yhuan yn tlatzíntileque 
fundadores, huel ypan yn achto 
ycemilhuiyoc ynic opeuh quares- 
ma yn ipan omoteneuh xihuitl de 
1 591 años. 

Fundador, Fray Francisco de 
Ganboa, Fray Jerónimo de ^rate», 
Fray Juan de Torquemada, Fray 
Juan de Soto, Fray Antonio délos 
Ríos, Fray Jerónimo de Castro. 

Governador, Don Antonio Vale- 
riano, Pedro Jacobita. 

Fiscal, Miguel de los Angeles. 

Yn nenonotzalizticatzinco mo- 
chiuh yn teopixca tlahtocateyacan- 
que Fray Domingo de Arisaga, pro- 
vincial, yhuan Fray Bonaventura 
Varedes >, guardián S. Francisco, 
yhuan tivinidorcsí, yehuantin yn 
macehual mochiuh yn Mexica, 
yn amo Españoles; huel ypan 
motlahtoltihque yn Fray Fran- 
cisco de Ganboa yhuan Fray Je- 
rónimo de ^rate. 



bien-aimé Pére 
Torquemada. 



Fray Juan de iS9i 



Ainsi on commen^a á inseriré 
sur le livre le nom des confréres 
et des fondateurs. Pon en fit 
pour la premiére fois la lecture 
au commencement du caréme de 
laditeannée 1591. 

Fondateurs : Fray Francisco de 
Gamboa, Fray Gerónimo de Zarate, 
Fray Juan de Torquemada, Fray 
Juan de Solo, Fray Antonio de los 
Ríos, Fray Gerónimo de Castro. 

Gouverneurs : Don Antonio Va- 
leriano, Pedro Jacobita. 

Grand justicier, Miguel de los 
Angeles. 

C'est d'un commun accord que 
gouvernérent religieusement Fray 
Domingo de Arisaga, provincial. 
Fray Bonaventura Varedes, gar- 
dien des Franciscains, et les défi- 
niteurs, qui furent pris parmi des 
Mexicains, et non parmi les Es- 
pagnols ; ils furent secondés par 
Fray Francisco de Gamboa et 
Fray Gerónimo de Zarate. 



1 . II ne faut pas confondre ce religieux avec son homonyme D. Juan 
López de Zarate qui fut premier évéque de Oaxaca (1535). Cet évéché avait 
été pourtant donné précédemment á D. Francisco Ximenez, qui moorutavant 
d'avoir pu étre consacré. 

2. Nous croyons que Varedes est mis pour Paredes. 

3. Ct moi tivinidores tsi mis pour difinidores, religieux qui assistent le 
general ou le provincial dans radministration des aífaires de l'ordre. 



TABLE DES MATIÉRES 



AbendaSo (Juan Baptista), seigneur 
de Técuanipan, 508. 

AcACHiNANCO, t dans renceinte {chi- 
namitl) de roseaux (acatl) n, lieu 
oü Cortés réanit les chefs mexi- 
cains aprés la prise de Ténochti- 
tUn, 195. 

AcAaTLi ou AcAciTziN, f liévre 
(ci///) des roseaux (flCJí/) », chef me- 
xicain, aieul du roi Huitzilihuitl II, 
74» 270. 

AcAaTziK, petit-ñls de Quauhcécé- 
cuitzin, 18. 

AcACiTziN (Don F«> de Sandoval), 
roí de Itzcahuacan-Tlacochcalco. 
Son installation, 10, 198; divise 
les Ierres de Ténanyocan et de Tla- 
cuillocan, 202; sa niQrt, 250. 

AcAHUALTZiNCO, « au milicu des 
broussailles {acahualli) s, localité 
voisine d'Amilpan, oü mounit 
Quetzalmaoatzin l'ancien, 82, 85. 

Acallan, c parmi les vaisseaux 
{acalli)y ville de PAnahuac, 148. 

AcALLOCo, « sur la voie (o///) des 
navires (acalU) 1, localité soumise 
par Cortes, 195. 

ACAMAPICH ou ACAMAPICHTLI, n qui 

tient (pia) dans la main (maitl) des 

roseaux (acatl) »,roi mexicain, 5. 

AcAMAPicHTLi l'ancien, roi de Col- 

huacan. Son installation, 55, sa 



mort, 59 ; était Toncle d* Acama- 
pichtii le ¡eune, 69. 

AcAMAPicHTLi II OU le jeune, i^roi 
de Ténochtitlan. Son installation, 
69 ; soumet les Xochimilcas, 72 ; 
sa mort, 74. 

AcAMAPicHTLi, foi de Ténanyocan. 
Son installation, 132. 

AcAMAPicHTLi, fils du roi Ahuitzotl, 
264. 

AcAMAPiCHTLi. L'uH dcs uoms de 
Négahualpilli. 

AcAXLAN, c parmi les roseaux (tfctf//)», 
V. conquise par les Mexicains, 166. 

AcATLAXo, c au pied (xotl) garni de 
roseaux (acalla) >, (Le mont), 22. 

AcHicATziN, « faible, débile (achi— 
cauac) n (Don Juan Garcia), 1 9* en- 
fant d*Axayacatl, 148. Autrement 
dit Huitznahuatl. 

AcHiTOMETL II, ■ pclit (ackUon) ma- 
guey (metí) », roi de Colhuacan. 
Son installation, 59; sa mort, 63. 

AciHUATLMicHiTLACo, statiott des 
Nonohualcas-Tlacochcalcas, 38. 

AcLES (Don Juan de), general anglais, 
279. 

AcocoLCO-AzTACALCo, ^ dans les 
acocotli, et dans la maison (calli) du 
héron (aztatl) •, stationdes Mexi- 
cains, 45. 

AcoLHUA. Voyez Acolhuaqjüe. 



TABLE DES MATIÉRES 



ji6 

AcoLHUACAN, « pays dcs i4coMiij i, 
víUe plus connue sous le nom de 
Tetzcuco. 

ACOLHUAQ.UE, á'acolU, épaule, ba- 
leine (?) , peuples vaincus par les Me- 
xicaíns, 102 ; se fíxent á Tetzmollo- 
can, 104. On ditaussi Acolhua. 

AcoLMizTUOu AcuLMizTLi, t épaulc 
(acolli) de lion (miztli) », roi de 
Cohuatlychan, 69. 

AcOLMIZTUOU ACOLMKTZIN, priflCe 

de Tlatilulco, 97. 

ACOLNAHUACATL OU ACULNAHUA- 

CATL, • qui a de grosses {nauac) 

épaales (acolli) lySetgneurd'Azca- 

putzalco, 70. 
AcoLNAHUACATL, ro¡ de Tlacopan, 

101. Autrement dit Tzacualcatl. 
AcxrrzíN, souvcraínd'Araaquémécan- 

Itztlacogauhcan. Son installation, 

49; sa mort, 50. 
AcxoauAUHTLi, « aigle ((juauhtlí) 

des acxoyatl », chef des Tlacochcal- 

cas, s. 
AcxoTECA, tribus venues d'Acxo- 

tlan, élisent un ro¡, 27 ; endurent 

la faim, 28; font la guerre des 

fleurs, 55. 
AcxoTLAN, • parmiles anoyatl{?) •, 

localité occupée par d'anciennes 

tribus acxotéques, 27. 

AcXOTLAN - ClHUATEOPAN , siége 

d*une seigneurie, 1^5. 
Ágata Maru, filie de Quetzalmaga- 

tzin, épouse Juan de Alcalan, 220. 
Águila (Don Lorenzo del), ¡uge gou- 

verneurde Tlatilulco, 283. 
Aguilar (Gerónimo de), interprete 

de Cortés, 196. 
AhuilliCapan, « dans Teau (apan) 

agréable (ahaia)t^ auj. Orizaba.vílle 

conquise par Négahualpilli, 145. 
AHUiLLigATZiN, « qui se réjouit 

(ahuia) •, fils de Xiuhtzin, 200. 



Ahuitzotl ou Ahuitzotzin, nom 
d'un quadrupédeamphib¡e,8'roi de 
Ténochtitlan ; était fils de TegoQO- 
moctzin, 108; petit<ousin de 
Moteuhcgoma I, 129; son installa- 
tion, ij6; sempare de Tziuhco- 
huac, 1S7; inaugure le temple de 
Huitzilopochtli, 1)8; installe des 
princes, 1 59;détruitrÉtatd'Atlauh- 
tlan, 160; y organise l'administra- 
tion, 16 i; ses conquétes, 163; 
immole des prisonniers ^golté- 
ques, 164; installe Miccacalcatl 
Tlaltétécuintzin, 165; saconduite 
á Toccasion d'uneinondation, 172 ; 
sa mort, 173. 

Ayocuantzin. Voyez Aocuantzin. 

Ayopochtzin, t bouillon (ayott) en 
ébullition (poíoní)É^ (Don Domingo 
Hernández) , seigneur de Tzacual- 
titlan, 255; sa mort, 291; était 
parent de Chimalpahin , 295. Au- 
trement dit Xiuhtezcatl. 

Ayotzikca, habitants d'Ayotzinco, 
soumis par les Mexicains, 1 1, 225. 

Ayotzinco, c dans la calebasse (ayo- 
tli) >, localité de l'Anahuac, 61 . 

Alcalan (Juan de), épouse Ágata 
María, 220. 

— (Marie de), filie du précédent, 
épouse Gaspardo Dominguez, 220. 

AtguRA (Fray Domingo de), évéque 
de Xalisco-Guadalaxara, 304. 

Allotepeca, f sur le mont (tepctl) 
des perroquets (alo ou alio) ■, peu- 
ples soumis par les Mexicains, 1 84. 

Almokte (Le ¡uge), 10, 221. 

Alvarado (Don Pedro de), surnom- 
mé Tonatiuh ou le Soleil. Samort, 
240. 

Amaqjüeme, f qui est couvert(^ü«/n/) 
de papier (amatl) 1, mont sur lequel 
séjoumérent les Chichiméques, 4 ; 
retraite de Fray Martin de Valen- 



TABLE DES MATIÉRES 



3>7 



cia, 223; chute de la chapelle de 
Santa-Cfuz, 299 ; on y erige un 
saint sépulcre, 300. 

Amaojuemeca, habitants d*A maqué- 
mécan. Leur arrivée dans l'Ana- 
huac, 56, 70; vont á la rencontre 
de Don Luis de Velasco 1, 1 2, 248. 

Amaqjjemecan, viile située prés du 
mont Amaquémé. Sa fondation, 
83 ; est soumise par les Mexi- 
cáíns , 126; inondation qu'elle 
subit, 165; septiéme ligature des 
années, 178; les Franciscains 
s'établissent dans cétte ville, 231; 
fondation de Téglise de l'Assomp- 
tion, 244 ; inondation, 248 ; cons^ 
truction des églises de Santiago et 
de San Felipe, 29 1 . 

AMAQ.UEMETZIN, ■ qu¡ est recouvcrt 
{quemi) de papier (amatl) », fils du 
roi Ti^ocicatzin, 156. 

Amaxteca, habitants d'Amaxtlan, 

167: 

Amaxtlan, ville soumise par les Me- 
xicains, 10, 167. 

Amihuatzin, « chasseur (ami) », roi 
ditzcahuacan - Tlacochcalco- Chai- 
co. Son installation, 114; samort, 
120, 124. 

Amilcatl teüuctli, titre que por- 
taient les princes de Ténanco et les 
admínistrateursd'Amilco, 162,221. 

Amilco, ■ dans lechamp arrosable {a- 
milli) HjSiéged'uneseigneurie, 162. 

Amiztlahtocopetl, defl/niz/Zi, lion, 
tlahto^ui, chef, et copctl ou copitly 
ver luisant, chef de tribus, 47. 

AmohmollocoHuitzillac,« dans le 
lieuoül'eau bouillonne (^moma/octi), 
dans l'eau (atl) qui murmure (hui' 
tzilin) », localité voisine de Yaca- 
pichtian, oü se réfugiérent Togan- 
teuhctli et Mapéhualloctzin, 82; 
les Cbalcas s'y divisent, 88. 



Anahuac (Les seigneursde T), t prés 
(nahuac) de l'eau (atl) 1, se iiguent 
contre les Mexicains, 86; com- 
merce des Mexicains dans T Ana- 
huac, 174. 

Anahuaca, habitants de PAnahuac, 
86. 

Anatlaocolxochitzin, * fleur (xo- 
chitl) qui inspire [anú) compassion 
(tlaocolli) », filie de Ixtéocalletzin , 
épouse Totococtzin, 249. 

Aniga, descendant de Quauhcécécui- 
tzin, 20. 

Antonia, filie de Juan de Ojeda 
Quauhcécécuitzin, 17. 

Anunciación (Martin), petit-fils de 
Quauhcécécuitzin, 18. 

— (Sebastian), fils du précédent, 18. 

AocNELTZiN, « véritable(/ií///) hydro- 
mel (aocili) •, (Don Andrés). Son 

prOCés, 22!. 

AocuANTZiN ou A0Q.UANTZIN l'an- 
cien, I mangeur (^uani) de cale- 
basse ( ayoíli ) » , roi d'Itztlaco- 
cauhcan-Amaquémécan-Chalco, fils 
de Chahuatlahtohuatzin, 83 ; son 
installation, 88 ; accompagne 
Négahualcoyotl, 104; fait péni- 
tence, 119; sa mort, 120, 124; 
avait vaincu les Nécatzincas, 212. 
On écrit aussi Ayocuantzin ou 
Ayoquantzin. 

AoCUANTZIN ou AoaUANTZIN II, fiis 

de Toyaotzin. Sa naissance, 9, 
165; son installation, 171, 175; 
sa mort, 182. 

AoCUANTZIN ou AOQUANTZIN (DoU 

Lorenzo de Sandoval), prend part 

á Texpédition de Xochipillan, 241. 
AOCUANTZIN, petit-fils de Aocuan- 

tzin rancien, 169. 
A0Q.UANTEUHCTLI, méme personnage 

que AoCUANTZIN Tancien. 

AOQUANTZIN. VoyeZ AoCUANTZIN. 



3i8 

AoTLAN c prés (tlan) de l'aqueduc 
(aotli) t, ville vaincue par Quetzal- 
canauhtli, 5, 44. 

Apan, • sur (pan) Teau («//) •, siége 
d'unÉtat, 108. 

Apazco, • dans le plat (apaztli) », 
station des ancLens Mexicains, si- 
tuéeau N.-O. deTénochtitlan, 270. 

AoxjETzaui, • qui leve la tete {aéjue- 
tza) 1, gouverneurdeTlalmanalco, 
105, 202. 

ÁQjüiNO (L'alcade Thomas de), 313. 

Arisaga (Fray Domingo de), 314. 

Atecpanecatlteuhctu, « seigneur 
qui conduit (tecpana) les eaux (aíl) • , 
officier supérieur de la cour de Té- 
nocbtitlan, 96; titre queportaient 
les princesdeTéotihuacan, deTépe- 
tlixpan-Chimalhuacan, 103, 121. 

Atempan, « surlebord (tentli) de )*eau 
(atl) 9 y localité de TAnahu^c^ 62. 

Atempakeca, tribus de la famille des 
Chalcas, habitant Atempan et se 
livrant á I'art divinatoire, 2. 

Atengo, • sur le bord (tentli) de Pcau 
(atl) > , nom de plusieurs localités, i . 

Atezcahuacan, « lieu oü il y a des 
flaques d'ean (alezcall) 1 , ville con- 
quise par MoteuhcQoma I, 122. 

Atlauhteca, habitantsd*Atlauht¡an, 

Atlauhtecatlteuhctli, « seigneur 
qui prend soin {teca) des courroies 
á lancer les dards (atlatt), titre 
porté par les rois d'Atlauhtlan- 
Amaquémécan et de Tzacualtitlan- 
Ténanco-Amaquémécan, 41. 

Atlauhtlan, « au milieu des fon- 
áúhvis (atlauhtli) », ville de lAna- 
huac, capiule d'unÉtatdecenom, 

4»- 
Atlauhtzin, « fondriére(<i//fliiA//í) », 

pére du roi Huitznécahual, 1^5. 
Atlchayahuacan, f lieu oü Ton ré- 



TABLE DES MAT1ÉRES 



pand (cha)ahüa) de l'eau (att) •, 

ville vaincue par les Mexicains, 163. 
Atlitlallacyan, t lieu oü s'engouf- 

fre (tlallaqui) Teau (att) >, station 

des anciens Mexicains, située au 

N.-O. de Ténochtitlan, 270. 
Atlixco, • á la surface (ixco) de l'eau 

(att) », ville attaquée par les Quauh- 

nahuacas, 1 49 ; par les Mexicains, 

174. 
Atlpopocatzin, • cau (atl) fniiúiQte 

(popoca) > , pére de Cihuatlacollo- 

tzin, 167. 
Atonaltzin, t soleil (tonalli) de Fcau 

(atl) >, chef des Chichiméques, 4, 

5; fonde Amaquémécan-Itztlaco- 

gauhcan, 48 ; sa mort, 49. 
Atotonilco, « dans Teau chande 

(atotonilli) 1, siége d'un État, 108; 

station des Mexicains, 270. 
Atototzin, 4« filie de Quauhcécé- 

cuitztii, 18. 
Atotoztu, fiHc de Coxcoxtli, et 

mere d'AcamapichtIi le ¡eune, te' 

roi de Ténochtitlan, 69. 
Atzacüalco, f oü Ton retient (fnr- 

qua) l'eau (atl) 1 (Église d) á 

México, 306. 
Atzinco, ■ dans une petite quantité 

d'eau (atzintli) », localité voisine 

de Xocoyoltépec, 16. 
AuGUSTiN Baptista (Doh). Voyez 

CUETLACHIHUrrZIN . 

AuGUSTiNS (Les moines) á México, 
287. 

AuHYOTL ou AuHYOTZiN, roi de 
Culhuacan. Son installation, 63 ; 
sa mort, 90. 

AuHTENETziN (L'alcade Don Barto- 
lomé de Santiago), 301. 

AXAYACA, AXAYACATL OU AXAYA- 

CATZiN, « face (xayacatl) d'eau 
(j//)», roi de Ténochtitlan. Fils 
de Tégogomoctzin Tancien, 108; 



TABLE DBS MATIÉRES 



V9 



est designé par Moteuhccoma com- 
me devant luí succéder, 129; son 
avénement, 1 29 ; fait pendre des 
ambassadeurs de Tlatilulco, 131; 
soumet Michhuacan et les Maga- 
huaqueS) 132; met fin au royanme 
de Tlatilulco, 133; est fait pri- 
sonnier par les Magahuaques, 134; 
installe Itzquauhtzin, 135; prend 
Ocuillan etTénantzinco, 135; com- 
bat les Matlatzincas, les Xiqni- 
pilcas, 137; est blessé á la cuisse, 
138; adopte le chant guerrier des 
Chalcas, 139; s^empare de Xocoyol- 
tépec et de Oztoticpac, {44; sur- 
prend Tlagotépec-Matlatzinco, 14$; 
samort, 1 46; ses enfants, 146-148. 

AxocHCO, c dans les fleurs (xochitl) 
d'eau (all) 1, lien célebre par une 
victoire de Maxtlaton, 100. 

AzcAPUTZALCA, habitants d'Azcapu- 
tzalco. Leur défaite, 97. 

AzcAPUTZALCX), ■ dans la fonrmil- 
liére {azcaputzaili) 1, ville soumise 
par les Mexicains, 99. 

AzTACALCO. Voyez Acocolco. 

AzTATLAN • prés du héron (aztatl) ■, 
lieuoíi mourut Motelch¡uhtzin,222. 

Azteca, habitants d'Aztlan, 43. 

AzTLAN, f parmi les hérons [aztatl] », 
He du golfe de Californie, patrie 
des Aztéques, des Mexicains, des 
Chichiméques et autres tribus qui 
peuplérent l'Anahuac ; souvent ap- 
pelé Aztlan-Chicomoztoc ou Téo- 
cuIhuacan-Aztlan, 117, 178,269. 

Bartolometzin, épouse Taieule de 
Domingo Chimalpahin, 295. 

Beatriz, filie de Bonifacio de S. Be- 
nito, 20. 

CACAMAaHUATZiN, • femme (cihuatl) 
d'épi de mals (cacamatl), épouse de 



Huitzilihuitl et mere de TlacaéleU 
tzin, 76. 

Cacamatlou Cacamatzin I^ < épi de 
mais 1, roi de Tlayllotlacan. Son 
installation et sa généalogíe, 6 $ ; 
samort, 7, 68. 

Cacamatl ou Cacamatzin II, roi de 
Tlayllotlacan. Sa naissance, 8, 1 10; 
administre Tzacualtitlan-Ténanco, 
130; son installation á Tlayllotla- 
can, 1 54; estgendre deToyaotzin, 
157; fait tuer Toltécatl, 170; sa 
mort, 189. 

Cacamatl ou Cacamatzin, fils de 
Négahualpilli, roi de Tetzcuqo. Son 
installation, 185; regoit Cortés, 
1 88 ; est emprisonné, 1 89 ; sa mort, 
191. 

Cacamatl ou Cacamatzin, fils de 
ToyaoLzin. Sa naissance, 9, 149. 

Cacamatl ou Cacamatzin, chef 
d* Amaquémécan, regoitCortés, 187. 

Cacamatl Totec, roi des Ténancas, 
62. 

^acamoltetelco, localité dont les 
terres furent rendues aux Indiens, 
231. 

Qacanca (Les tribus), 225. 

Qacapechco, f sur le lit (pcpechíU) 
de paille (gacatl) >, localité célebre 
par le séjour des Chichiméques. 
Son origine, 3. 

^acatepec ou Qacatlan, ■ sur le 
mont (tcpetl) de paille (gacatl) , ou 
au milieu de la paille •. L'une des 
stations des Nonohualcas, des Téo- 
tlicas et des Tlacochcalcas, 39. 

CAcgoLE, ■ qui a de vieilles (golli) 
chaussures (cacíli »), gouverneur de 
Tlalmanalco, 202. 

Cahüaltzin, tabandonnéícflAttíi) •, 
frére de Toyaotzin. Sa naissance, 
8; sa mort, 9, 135. 

Cahüetzcatzin ou Cahuetzciui. 



320 



TABLE DES MATIÉRES 



c qui tombe (uetzi) •, autrement 
dit Chalchiuhtlatonac ou Yacahue- 
Izcatzin. Voyez ce dernier nom. 

Callayoco ou Callaoco, t dans le 
canal (aotli) des maisons (calii) >, 
localité de l'Anahuac, 15, 308. 

Callimayan, • lieu oii Ion dispose 
(imatí) les maisons (calH) *, ville 
conquise par Axayacatl, 137. 

Callixtlahuacan, f lieu oíi ¡I y a 
des maisons (calli) desertes (ixtla- 
huatl) I, siége d'une souveraineté, 
150. 

Caluxtlahuaciüe, habitantsde Cal- 
lixtlahuacan, 150. 

CALMAgACATZiN , f écurie {maga- 
calli) de la maison (calli) », (Don 
Feliciano de la Assunc¡on),seigneur 
de Tzacualtitlan-Ténanco, 235. 

Calmimilolca, « qui renverse {mi- 
miloa) les maisons (calli) t , tribus 
coramandées par Ghalchiuhtlato- 
nac, 46. 

Caltecoyan, ■ lieu oü Ion place (íí- 
ca) les maisons {calli) >, siége 
d'une souveraineté, 18. 

Caltenco, t au bord [tentli) des mai- 
sons (calli) >, (San Mateo), pre- 
miére résidence des Dominicains, 
283, 287. 

Caltzin, rév. de calli, maison, roi 
d'Itzcahuacan. Son installation, 5 3 ; 
commande lesChalcas, 5 5; sa mort, 
61. 

Campeche (Évéchéde), 304. 

(^AQjüANTLAPALTZIN t plume(ftffüJ/í) 

coloriée (tlapalli) , 1 2* filie de 

Quauhcécécuitzin, 17. 
JARATE. Voyez Zarate. 
Carino (Alonso), premier alcade, 

256. 

Carlos (Don\ roi de Mamalhuaco- 
can. Sa naissance, 218; sa mort, 
12, 248. 



Carlos (Don). Voyez Yoyontzin. 

Carmes (Les) arrívent á México, 
30 $ ; re^oivent Téglise d'Atzacual- 
co, 306. 

CastaSíeoa (Lucas de), 14, 18. 

— (Lucas Miguel de), frére de Do- 
mingo Chimalpahin, 296. 

Castillo (Fray Pedro del), 2« vi- 
caire d'Amaquémécan, 2 $6. 

Castro (Juan Chrisostomo), 18. 

Castro (Fray Gerónimo de), 314. 

Ceacatzin, ■ un (ce) rosean (acatl) », 
seigneur mexicain fait prísonnier, 
122. 

Cecepatic, f froid,ou horrible », 9« 
enfant d' Axayacatl, 148. 

Cecepaticatzin ou Cecetzin (Don 
Christoval de Guzman), 8« gou- 
verneurdeTénochtitlan, 252,268; 
sa mort, 256. 

CEQ.UAÜHTLI, c uu (ce) aigle {quauh- 
tli) I , est fait prísonnier par Axa- 
yacatl, 146. 

Cetochtzin, f un (ce) lapin (toch- 
tli) ■, roideCuyohuacan. Samort, 
208. 

Chahuatlahtohuatzin, * qui parle 
(tlatoa) en matrone (chahuatl) », 
souverain d'Itzcahuacan-Tlacoch- 
calco-Chalco. Son installation, 66; 
sa mort, 73. Autrement dit Mil- 
nacaztzin. 

Chahuatlahtohuatzin, roi de 
Tlay I lotlacan-A maq uémécan-Chal- 
co. Son installation, 70; sa mort, 

79- 
Chahuatlahtohuatzin ou Cha- 

HUATLAHTOATZIN (Don LucaS Pc- 

dro de Santiago). Sa naissance, 255. 
Chalca, habitants de Chalco, s'a- 
donnaient particuliérement á l'art 
divinatoire, 1,25; éprouvent qua- 
tre années de sécheresse, 57; sou- 
meltent les Matlatzincas, 74; ré- 



TABLE DES MATIÉRBS 



PI 



sistent aux Mexicains, 95; sont 
vaincus une premiare fois, 1 18 ; et 
obligas de se soumettre, 1 24. 

Chalchiühhecatzin, • roseau {ecatl) 
á^émenuát (chalchiuitl) •, gendre 
de Quauhcécécuitzin, 19. 

Chalchiühkenetzw, ■ poupée(M- 
netl) d'émeraude (chalchiaiti) t , filie 
d'Axayacatl, femme de Né^hual- 
pilli, 148. 

Chalchiuhteuhctu, € seigneur 
{teuhctli)d'tmtniuáe{chalchmit[) », 
sa mort, 1 1 1 . 

Chalchiuhtlatonac, f qui brille 
(iona) comme Téméraude {chal^ 
chiuitl) •, roi d'Itzcahuacan. Son 
¡nstallation^ 46 ; declare la guerre 
á Tlacochcalco, 47 ; va á Xinpa- 
coyan, 48; sa mort, 50. 

Chalchiuhtlatonac,, seigneur. Sa 
mort, 54. 

Chalchiuhtlatonac, fils d'Itz- 
coatl, roi d'Apan, 108. 

Chalchiuhtlatonac II, roi d'Opo-, 
chhuacan-TlacochcalcQ-Chaico-A- 
U n c o . Son installatíon, 114; sa 
mort, 115. 

Chalchiuhtlatonac. L'un des 
noms de Moteuhcgoma I. 

Chalco, « dans Tonverture, Torifice 
(challi) », villesituée sur le lac de 
ce ñora, capitale d'un État, 80. 

Chalman, localité de TÉtat de Chal- 
co, 179. 

Chapultepec, • sur le mont (tepett) 
des sauterelles (chapulín) », sta- 
tion des Tlacochcalcas et des Me- 
xicains, 5, 45; les Tetzcucans y 
commencent Taqueduc qui doit 
amener de Teau á Ténochtitlan, 
117; son achévement, 128; sa 
nouvelleconstniction, 2i2;défaite 
des Mexicains, 271. 

Charles-Qüint, couronné * erape- 



reur, 211; son abdication et sa 
mort, 255. 

Chiafan, ville conquise par Axaya- 
catl, 133. 

Chiauhcohuatzin ou Chiyauhco- 
HüATZiN, de chiauitly vipére, et 
cohuatl^ serpent, roi de Chiyauh- 
tzinco-Huexotzinco. Sa mort, 168. 

Chiauhtzinco ou Chiyauhtzinco, 
localité voisine de Huexotzinco, 
168. 

Chichicuepotl (Don Hernando de 
Guzman), roi d'Opochhuacan-Tla- 
cochcalco-Tlaimanalco-Chalco.Son 
installation, 231. 

Chichicuepotzin, roi de Tlacoch- 
calco -Opochhuacan. Son instal- 
lation, 54 ; commande les Chalcas- 
Axcotéques et les Tlacochcalcas, 
55 ; samort, 57. 

Chichicuepotzin immolé devant les 
idoles, 1 19, 124. 

Chichihualtatacallan, • lieu oh 
Ion se déchire (tatacaliui) les ma- 
melles (chichihualli) >, ville vain- 
cue par les Mexicains, 184. 

Chichimeca. Leur arrivée á Tépetlic- 
pac, 2; leur établissement á Quauh- 
xayacatitlan, 3 ; et sur le mont 
Amaquémé, 4. 

Chichimeca teuhctli, ■ chef, sei- 
gneur des Chichiméques 1. Le 
roi de Telzcuco et celui d'A- 
maquémécan-ItztlacoQauhcan por- 
taient particuliérement le titre 
de Chichimecatl teuhctli. 

Chichincallehuatzin, • qui a la 
peau [ehuatl) écorchée (chichincali" 
ai) » (Don Thomas), fils de Que- 
tzalmagatzin, 213. 

Chicomoztcc, • dans les sept (ckt- 
come) cavernes (oztoíl) », lieu de 
départ des tribus venues dans TA- 
nahuac, appelé aussiQuifiéhuayap 
21 



P2 



TABLE DES MATIÉRES 



Tzotzompa, 29, ou Tlapallan-No- 
nohualco, 37. 

Chiconcohuac, • dans les sept (chi- 
cóme) serpents (cohuatl)^ ville prin- 
cipale de TÉtat de Tzacualtitlan, 
125. 

Chiyauhcohuatzin. Voy. Chiaüh- 

COHÜATZIN. 

Chillan, « au milieu du piment 
(chiili) », ville conquise par les 
Mexicains, 173. 

Chilmoltzin, • sorte de sauce (/no//i) 
au piment (chiili} », gendre de 
Quauhcécécuitzin, 18. 

Chimalco, ■ sur le bouclier (chi- 
malii) », station des Nonohualcas 
et des Tlacochcalcas, 39. 

Chimalhuacan, ■ lieu oü il y a des 
maítres de bouciiers (chimalli) », 
ville de TÉtat de Chalco, 80. 

CHiMALHUAauE, habitants de Chi- 
malhuacan) 11, 227. 

Chimallaxochitzin, de chimalli^ 
bouclier, et xochitl^ fleur, soeur 
alnée de Huitzilihuitl l'ancien. Sa 
mort, 271. 

Chimalmantzin, « qui donne (mana\ 
des bouciiers (chimalli) •, 3» filie 
de Quauhcécécuitzin, 18. 

Chimalmantzin, 6« filie de Quauh- 
cécécuitzin, 19. 

Chimalmantzin, (Doña Catalina), 
épouse dabord Yotzinlli l'ancien, 
puis Quetzalma^atzin, 213, 216. 

Chimalpahin ou Chimalpahintzin, 
f bouclier (chimalli) qui court 
(pahina) », l'ancien, fils d'Itztlo- 
tzin, 92; renonce au pouvoir, 93, 
111; ses descendants, 295. 

Chimalpahin Quauhtlehüanitzin 
(Domingo Francisco de San Antón 
Muñón). Sa naissance, 293, 296. 

Chimalpilli i, c seigneur {pilli) du 
hoMcYxtT (chimalli) •, roi d'Écaté- 



pee. Son installation, 98 ; sa mort, 
127, 136. 

Chimalpilli II, roi d Écatépec. Son 
installation, 168; sa mort, 191. 

Chimalpopoca ou Chimalpopoca- 
TZíN, c bouclier (c/r/ma///) qui fanM 
(popoca) •, fils de Huitzilihuitl, roi 
de Ténochtitlan. Son installation, 
91 ; sa mort, 96. 

Chimalpopoca, fils de Totoqui- 
huaztli, s'allieavec Axayacatl con- 
tre les Tlalilulcas, 131; devient 
roi de Tlacopan, 132. 

Chimalteuhctli,* seigneur (/¿ii/rc//i) 
du bouclier (chimalli) •, roi de 
Callixtlahuacan, 1 50. 

Chinampa, de chinamitl, cloison en 
roseaux, iles flottantes dans les lagU' 
nes de Tetzcuco et de Chalco, 1 jf . 

Chinancoca, pére de CacaoMül-To- 
tec, 62. 

Cholollan, « lieu d'ófi Fon fuit 
(cboloa) I, capitjied'un État, 18$. 

Chololteca, kHrt)ítants de Cholol- 
lan, leur rifalité avec les Tlaxcalté- 
ques, 1S3 ; regoivent mal Cortés 
qui en fait massacrer un grand 
•wnbre, 187. 

Christan (Don), premier alcade, 16. 

Cihuayllacatzin, ■ qui rccherche 
(yllacatziui) lesfemmes (cihuatl) 1, 
(Don Hernando Cortes), fils de 
Aocuantzin le jeune. Son instal- 
lation comme roi d'Itztlaco^auhcan, 
183, 184; re^oit Cortés, 187; est 
remplacé par Quetzalma^atzio et 
nommé roi de Tzacualtitlan-Té- 
nanco, 204; sa déposition, 210; 
est .chátié, 10, 221 ; sa mort, 13. 

Cihüateopan, de cihuatl, femme, et 
tcopantli, temple, Tune des princi- 
pales villes de TÉtat de Tlalma- 
nalco, 124, 130. 

Cihuatlacollotzin , tfemme(«Atftf //) 



TABLE DES MATIÉRES 



32J 



couTbhe (colloa) i, filie d'Atlpopo- 
catzin, épouse de Toyaotzio. Sa 
mort, 10, 167. 

CiTLALLiTZiN, rév. dc citlalH, étoile, 
4« chef des Mexicains, 270. 

CiTLALPOPOCATZiN, • cométc, étoilc 
(ciilaUi) qui fume (popoca) •, sou- 
verain de Quiyahuiztlan, accueille 
les Espagnols, 187. 

Claire (Les religieuses de saínte), 
297. 

CocoLCA, de cocolli, charge ou que- 
relle, classe de devins, 2. 

QogoLTECA, de íogolli, ordures, 
sont vaincus par Nécahualpilü , 
164; prísonniers immolés á Huí- 
xachtlan, 177. 

CoHUAgACATZiN, t herbé (gacail) de 
serpent {cohuatl) n, souverain de 
Tlayllotlacan, fils de Quetzalroa- 
^tzin, 82; est conduit á Mamal- 
huagocan, 83 ; son installation, 89; 
fait mettre á mort Cohuatzin, 94 ; 
accompagne Négahualcoyotl, 104; 
donne sa 611e en mariage á Popo- 
catzin, lio; fait pénitence, 119; 
est prís et mis en morceaux, 120, 
124; avait rendules Nécatzincas 
tributaires, 212. 

CoHUAYHüiTL, f plume (yhuitl) de 
serpent (cohuatl) t , est déposé par 
Cortés, 195. Autrement dit Téco- 
huatzin Tetlanmécatl. 

CoHUAYXTLAHUACAN, ■ lieu qu¡ n'a 
pas (ixüahuatl) de serpent (fo- 
huatl) I, ville conquise par Mo- 
teuhcgoma I, 118. 

CoHUANACOCHTZiK, c pendauts (na- 
cochtli) de serpent (cohuatl) *, (Don 
Pedro), roi de Tctzcuco, est pendu 
par ordre de Cortés, 207. 

CoHUAMENTZiN, • qu¡ vit (ncmi) en 
serpent (cohuatl) •, épouse de Po- 
pocatzin, lio. 



CoHüANENTZiN, mere de Toyaotzin. 
Sa mort, 9, 136. 

CoHüATEPEC, • sur la montagne (te- 
petl) du serpent (cohuatl) •, loca- 
lité voisine de Tullan, oü station- 
nérent les Nonohualcas-Tlacoch- 
calcas, 39; et oü mourut Huitzilo- 
pochtli, 269. 

CoHüATEPECA, habitauts de Cohua- 
tépec, tribus qui s'établirent á 
Tetzmollocan, 104. 

CoHüATnxAN, prés du serpent 
(cohuatl) 1, station des Mexicains, 
270. 

Cohuatl ou Cohuatzin, • serpent 
(cohuatl) t, intendant des ¡ardins de 
Mamalhuagocan, 83 ; sa mort, 94. 

Cohuatl ou Cohuatzin, roi de Té- 
petlixpan-Chimalhuacan. Sa mort, 
121, 125. 

CoHUATLYCHAN, « dcmeurc {chantlí) 
du serpent (cohuatl), ses habi- 
tants se fíxentá Tetzmollocan, 104; 
devient le siége d'un État, 152. 

CoHUAXAYACA, • face (xajacatl) de 
serpent (cohuatl) 1 (Don Luis), 
fils de Quetzalmagatzin, 220. 

COYOHUACAN. Voyez CUYOHUACAN. 

CoYOLTZiLLiN, • greiot (coyolli) qui 

sonne (t:illiní) », 8« enfant du 

roi Axayacatl, 148. 
CoYOTEPEc, t sur le mont (tepetl) des 

chacals [coyotl) » , station des No- 

nohualcas-Tlacochcalcas, 39. 
CoLiDA (Le docteur}, 276. 
CoLiLiCA, peuplades qui se mirent 

sous la proteclion du prince Ya- 

cahuetzcatzin, 46. 
CoLLOMOCHCATL (Martin), 231. 
CoLOMB (Christophe), 151. 
Cometes (apparitions de), 13, 225, 

239i 292, 299. 
CoNCiLE provincial de México. Son 

ouverture, 303; sa clóture, 30$. 



3^4 



TABLE DES MATIÉRES 



Conteca, tribus, arrivent á Tlalma- 
nalco et se donneot aux chefs tía- 
cochcalcas, 28. 

CoNTRERAS (Don Pcdro Moya de), 
inquisiteur. Son arrivée á México, 
283 ; devient archevéque et vice- 
roi, 303 ; assiste au concite de 
México, 305 ; son retour en Espa- 
gne, 306. 

CoRAPiTZAC (Le prétre), 4. 

CoROzco(Ledocteur), 276, 277, 280. 

Cortes (Hernando). Son arrivée au 
Mexique, 186; á Mezico, 188; 
s'empare de la ville^ 194; empri- 
sonne cinq princes, 195; installe 
Quetzalma^atzin á Tzacualtitlan- 
Ténanco, 10,201 ; divise les terres 
de Ténanyocan et de Tlacuillocan, 
202; installe Quetzalmagatzin á 
Itztlacogauhcan, 203 ; fait pendre 
un Espagnol, 205 ; emprisonner 
Pagotl et pendre Quauhtémoctzin, 
206; installe Tlacolzin et Motel- 
chiuhtzin, 207; Itztlollinqui, 210; 
se rend en Espagne, 210; son re- 
tour au Mexique, 222. 

Cortes (Don Luis), fils de Hernando 
Cortes, est mis en prison, 276; 
son retour en Espagne, 277. 

Cortes (Don Martin), fils de Her- 
nando Cortes. Son arrivée, 259; 
est pris et mis en prison, 276; 
son retour en Espagne, 277. 

C0TZTEMEXI, de Tlalilulco, allié de 
Cortés, 207. 

CoxANATLTEUHCTLi, fils de Chimal- 
pahin rancien, 295. 

CoxcoxTLi, « espécede faisán •, roi 
de Culhuacan. Son installation, 
40; sa mort, 49. 

COZCAQJÜAUHTENANCA, dc COZCatl, 

collier, quauitlj bois, et ienamitl, 
enceinte, tribus soumises par les 
Mexicains, 136. 



CuAcuiLCA, tribus guidées par Ya- 

cahuetzcatzin, 46. 
CuAHüATLAPAL,f qu¡alatéte(^fltfi7/) 

coloTiét {tlapalli) », roideXochi- 

milco-Chimalhuacan, 121. 
CüAHüiNTZiN, seigneur mexicain 

pris et mis á mort, 122. 

CUAHUITZATZIN. Voyez QüAHUI- 
TZATZIN. 

CuAYAHuiNTZiN. Sa mort, 111. 
CuAMTTZiN, « levier {quamitt) », sei- 
gneur mexicain fait prisonnier, 122. 

CUAPOLOCATL OU QUAPOLOCATL, de 

quaitl, tete, et polocatl, pellicules, 
souverain d'Itzcahuacan et d'Opo- 
chhuacan. Son installation et sa 
mort, 51. 
CuATECüicuiLco, « licu oü l'on se 
lave (aUquia) la tete {quaill) 1, 
lieu de naissance de Cacamatzin II, 
1 10. 

CUATEOTL OU CUATEOTZIN I, SOUVe- 

rain d'Itzcahuacan. Son installa- 
tion, 62 ; sa mort, 66. 

CuATEOTZiN, roi d'Opochhuacau. 
Son installation, 68; administra 
l'État d'Itzcahuacan, 73 ; sa mort, 
76. Autrement dit Miccacalcatl. 

CuATEOTZiN II, roi d'Ilzcahuacao. 
Son installation, 90; délivre des 
princes mexicains, 98; accompa- 
gne Négahualcoyotl, 104 ; sa mort, 
1 12. 

CUATEOTZIN, seigneur de Tlalmanal- 
co, 141. 

CUATLECOHUATL OU CüATLECOHUA- 

TZíN, de quaitl, tete, et tlecahuatl, 
espéce de serpent dangereux, gé- 
néralissime, 79, 83. 
CuAUH. Pour les noms commengant 
ainsi, voyez par Quauh. 

C ÜECU ENTLATLANCU ANOCHHUETL, 

gouverneur de Ténanco-Tépopolla- 
Chalco. Sa mort, 121, 123. 



TABLE DES MATIÉRES 



J25 



CuECUEX (Le devín), 172. 

CUETLACHIHUrrZIN ou CunXACHI- 

HurrzíN, • qui fait (chiaa) de l'ex- 
créroent (cmtlatt) >, (Don Augus- 
tin-Bapw), seigneurdeTécuanipan. 
Son installation, 255; samort, 13. 

CUETLAHUATZIN OU CuiTLAHUATZIN, 

• embreñé, qui est souillé d'excré- 
ment {cuitlatl)n, 5«enfantd'Axaya- 
catl, 147; son installation et sa 
mort, 1 92 ; durée de son gouver- 
nement, 266. 

CüETLAXCOHUAPAN OU CuiTLAXCO- 

HüAPAN, • sur la peau (cuetlaxtli) 
du serpent (cohuatl) • , ou ■ entrailles 
(cüiUaxcolH) sur Teau (aü) 1 , loca- 
lité auj. occupée par Puebla, 20; 
fort éprouvée parla famine, 288. 

Cuetlaxtli, « peau tannée » (Le 
prétre), 4. 

CuETZPALTZiN, rév. de cuclzpallin, 
espéce de petit lézard, (Don Fran- 
cisco), fils de Xiuhtzin, 200. 

CuEXTECA, tribus vaincues par les 
Mexicains, 176. 

CuEXTLAN. Localité oíi des Mexi- 
cains se vendírent pour avoir du 
mals, 117. 

CüicAgACATZiN, de fü/cfl//, chant, et 
;acatl, paille, seigneur mexicain 
pris etmis á mort, 123. 

CUICUITZCAMAXTLATL, de CUlCUitZ- 

catly hirondelle, et maxtlatly cein- 
ture, pagne, (Le chef), 4. 
CuiLLOTEPEC, • sur le mont (lepctl) 
élancé (cuillotic) », 54. 

CüYOHUACAN0uCOYOHUACAN,t HeU 

oü il y a des chacals (coyotl) b (État 
de). Installation de son i*"" sou- 
verain, 84; prise de la ville, 100. 
CuYOHUAauE, habitants de Cuyo- 
huacan, décimés par la peste, 29 1 . 

CUITLACHIHUITZIN. VoyCZ CüETLA- 
CHmUITZIN. 



CüiTLACHTEPEC, f sur le mont (te- 
pett) des chiens {cuitlachtli) 1 , sta- 
tion des Tlacochcalcas, 39. 

CuiTLACHTZiN , fév. de cuitlachtli, 
chien, fils d^Acamapichtli, roi de 
Tullan, 147. 

CuiTLAHUAC, t dans un lieu de souil- 
iure (cüitlatl) •, ville située au sud 
de México, 147. 

CuiTLAHUACA, pcupladcs chalcas 
chátiées par les Mexicains, 78 ; 
puis vaincues, 103. 

CuiTLAHUACAN, • lieu oü ¡I y 3 dcs 
excréraents (cüitlatl) », ville con- 
quise par Itzcohuatzin, 107. 

CuiTLAHUATZIN, « qui a des excré- 
ments(fü///tf//)», rancien, fils d'Itz- 
cohuatzin,s'empared'Itztapallapan 
et yfonde un État, 100. 

CuiTLAHUATZIN, foi de TiHuhcan, 
108. 

CuiTLAHUATZIN, roi de Huexotla. 
Son installation, 1 4 5 ; sa mort, 178. 

CuiTLAHUATZIN. VoyCZ CUETLA- 

HUATZIN. 
CuiTLAaUIMICHTZIN, ■ SOUris (^üí- 

michin) des souillures (cüitlatl) 1, 
(Don Pablo Santa María), roi de 
Técuanipan. Sa mort, 286. 

CüITLAXCOHUAPAN. Voy. CUETLAX- 
COHUAPAN. 

CuixcocA, tribus qui s*établirent á 
Amaquémécan, 225. 

CUIXTECATLYCOYAN, SUtioO deS 

Tlacochcalcas, 39. 
CuLHUACAN, « lieu OÜ ¡1 y a des 

aíeux [culhua) », (Capitainerie de), 

¡nterrégne de seize ans, 49, 53. 
CuLHUAQjüE, habitants de Culhua- 

can, 44. 
CuLHUA TEUCHTLi, seigueur culhua; 

titre que portait le roi de Ténoch- 

tillan parce qu'il régnait sur les 

Toltéques-Cuihuas. 



Ji6 

Davila (Alonso) et (Gil (jonzalez), 

pris et mis á mort, 276. 
Davila (Diego), 80. 
DiEGuiLLOp descendant de Quauh- 

cécécuitzin, 20. 
Dionisio (Don Pedro), alcade de 

Ténochtitlan, 280. 
Domínguez (Gaspardo), 220. 
— (Magdalena) 



TABLE OES MATIÉRES 



—• (Andrés) 



i 



enfants 



-(Jacinto) jd«P^¿«d«t,"o. 

DoMiNiCAiNS (Les). Leur arrivée á 
Tetzcuco, 209; s'établissentd'abord 
á Amaquémécan, 12, 246, 249; 
puis á San-Mateo Caltenco, 283 ; 
et enfin á Ténanco, 287; grande 
procession á México, 301. 

Dominica (María), épous3 de Lucas 
de Castañeda. Sa naissance, 14, 18. 

EcATZiN, rév. de ecatl, vent, roi de 
Huixtoco-Técuanipan-Amaquémé- 
can-Chalco, est accusé aupres de 
Huitzilihuitl, 80; sa mort, 90. 

ECLIPSES de soleil, 8, 9, 135, 139, 
167. 

Ehcatecolotl, de ehcatly vent, et 
tccoloü, hibou (Don Pedro Bapt»), 
231. 

Ehcatepec, sur la montagne (te- 
petl) du vent (eheatl) », capitale 
d'un État de ce nom, 98. 

Ehcatefeca, habitants d'Ehcatépec, 

238. 

Ehcatzitzimitl, • diabie (tzitzimitl) 
des vents (eheatl) • . Sa mort, 133. 

EHCAXOXOuHQ.üi,t vcnt (eheatl) frais 
{xoxouh^ui) » (Don Joseph Del 
Castillo), roi de Tzacualtitlan-Té-r 
naneo. Sa naissance, 214, 217; 
son installation, 245 ; s'échappe de 
prison, 262 ; se rend á Amaqué- 
mécan, 280; sa mort, 289. 



Eytlacochtepec, c sur le mont [te- 
petl) des trois (cy) dards (tlaeoch- 
tli) », station des Tlacochcalcas, 

39- 
EusABETH de Portugal, épouse de 

Charles-Quint. Sa mort, 238. 
Enriciuez (Don Martin), 4© vice-roi. 

Son arrivée á México, 279; son 

départ pour le Pérou, 298. 
Enriciuez (Don Estevan), gouver- 

neur de Cuyohuacan, 308. 
ÉPiDÉMiEs, 118, 225, 243, 246, 

288, 291, 297. 
ExTicPAC, station des Mexicains prés 

de la lagune, $5. 

Ferdinand, roi d'Espagne, i ^ 1 . 

Franciscains (Les) arrivent á Mé- 
xico, 205 ; brflilent les teoealli d'A- 
maquemécan, de Tlalmanalco et de 
Ténanco, 208 ; commencent á pré- 
cher, 209; instituent le maríage 
religieux, 212; s'établissent á 
Amaquémécan, 11, 231 ; leur dé- 
part, II, 233 ; mort de plusieurs 
moines, 240; dirígentles reügieu- 
ses de sainte Claire, 298. 

Franciscains déchaüssés (Les). 
Leur arrivée á San-Cosme, 299; 
recoivent l'hópital de Saint-Hippo- 
lyte et fondent Téglise de San- 
Diego, 312. 

Gamboa (Fray Francisco de), 313, 

3>4- 
Gante (Pedro de). Voyez (Juate- 

gONTZIN. 

Gaona (Don Miguel Baptista de), 
souverain de Técuanipan. Son ins- 
tallation, 309. 

Garces (Don Fray Julián), évéque 
de Tlaxcallan, 211. 

García (L*alcade Andrés), 313. 

García (L'alcade Juan), 280. 



TABLE DES MATIÉRES 



327 



Geronima (Doña Maria). Sa nais- 

sanee, 255. 
Gerónimo. Voyez Quecholcohua- 

TZIN. 

Gómez de la Cueva de Cordova (Fr. 

Alonso), évéque de Quauhtémol- 

lan, 304. 
González (Gil). Voyez D avila. 
Gonzalo (Le chanoine Juan). Sa 

mort, 510. 
Guadalupe (Apparition de Sainte 

Marie de}, 252. 
Guzman (Don Estevan de), ¡uge de 

Ténochtitlan, resigne ses fonc- 

tions, 252; devient ¡uge-gouver- 

neurá Santiago-Tlatilulco, 255. 
Guzman (Don Hernando de), roi de 

Cuyohuacan. Soninstallation, 290. 
Guzman (Don Juan de) l'ancien. 

Voyez iTZTLOLUNaUI. 

Guzman (Don Juan de) le jeune. Son 
¡nstallation á Cuyohuacan, 280. 

Guzman (Don Lorenzo de), roi de 
Cuyohuacan. Sa mort, 290. 

Guzman (Don Manuel de), président 
du tribunal royal, juge diverses 
causes, 221; se rend á Téocuihua- 
can, 222; sa mort, 226. 

Hahua, meurtríer de Cuatéotl 11, 
1 12. 

Hahuatlahtohua, ambassadeur 
chalca, 179. 

Hecaxayacatzin, • face (xayacatl) 
de tempéte (ecatl) », roi d'Itzca- 
huacan. Son installation et sa 
mdrt, 52. Autrement dit Itzomi- 
tenxayacatzin. 

Heredia (Fray Antonio de). Ses re- 
formes, 261. 

HuACTEPECciLLAN, f parmi les co- 
quillages (cillí) des montagnes (te- 
pcti) desséchées (/tutf cf u<) >, localité 
oü fut blessé Axayacatl, 138. 



HüANrrzíN ou Panitzin, rév. de pa- 
nitl, drapeau, (Don Diego de Alva- 
rado), petit-fils d'Axayacatl, 144; 
est installé roi d'Écatépec, 191; 
déposé par Cortés et conduit á 
Cuyohuacan, 195; assiste á la 
mort de Quauhtémoctzin, 206; est 
le premier gouverneur de Ténoch- 
titlan, 237, 267; sa mort, 241. 

HuAXACAC, • au bout (yacail) du 
haaxiny espéce d'arbre >, au¡. Oa- 
xaca. Siége d'un évéché, 304. 

Huecontzin, souverain de Atlauh- 
tlan -Tzacualtitlan -Ténanco-Ama- 
quémécan. Son installation, 65 ; 
sa mort, 66. 

Huehuetepoz ou Huehuetepoztli, 
€ vieux (huehue) metal (tepoztli) », 
seigneurdeTlalmanaico, 1 19, 120. 

Huehueteuhctu, • vieux (huehue) 
seigneur {tcuhctli) », roi d*Ama- 
quémécan-Itztlaco^auhcan. Son 
installation, 50, 55, 56; sa mort, 
67. 

HüEHUETLAN, t Heu 2inúque(huehue) ■ , 
localité voisine de México, 310. 

HuEHUETOPOZTU, 1 19, aecol., j^ li- 
gue, lisez HUEHUETEPOZTU. 

HuEHUETZiN, rév. de huehue, vieux, 
prince de Huexotzinco, estfaitpri- 
sonnier, 1 50. 

Hueymollan, de huej, grand, et 
moUi, ragoilit, localité ob Cortés 
fit exécuter les princes mexicains, 
206. 

HuETZiN, roi de Tzacualtitlan-Té- 
nanco-Amaquémécan. Son instal- 
lation, 71 ; sa mort, 75. 

HuETZiN, fils de Cuatéotl II, 112. 

HüETziTZiN, f quitombe (huetzi) t, 
üls de Quetzalma^atzin, 85 ; avait 
épousé la príncesse Cohuanentzin, 
ij6. 

HuEXOTLA, a saussaie, lieu planté de 



,i8 



TABLE DES MATIÉRES 



saules {kuexotl) i , localité prés de 
Tetzcuco, auj. San-Luis-Huexotla. 

HuEXOTZiNCA, • habitants de Huexo- 
tzinco >. Seize mille sont ímmolés 
á Huítzilopochtli, 158; sontvain- 
cus parNécahualpilli, 164; par les 
MexicainS) .165; se réfugient dans 
Ténochtitlan, 183; s'unissent avec 
les Mexicains contre les Tlaxcal- 
téques, 185; passent trois ansa 
Amaquémécan-Chalco, 185; leur 
soumission, 186. 

HuExoTziKco, • au milieu des sau- 
les (huexotl) •, capitale de l'État 
de ce nom. 

HuiLOTziN, • pigeon (kuilotl) ■, gou- 
verneur de Tlalmanalco, 132, 154. 

HurrzíLiHUiTL l'ancien, • plumes 
(ihuitl) d'oiseau-mouche {huitzilin) » , 
pontife ou chef, 5, 43, 270; sa 
mort, 44, 271. 

HuiTZiUHUiTL II, roi de Ténoch- 
titlan. Son installation, 74; ses 
relations avec les prínces d'Ama- 
quémécan-Chalco, 79 ; sa mort, 9 1 . 

HuiTziLiHUiTziN, prince de Ténoch- 
titlan. Samort, 174. 

HuiTZiLLAC. Voyez Amohmolloco. 

HuiTziLLAN, de huitzilin, oiseau- 
mouche, localité oü s'étabiirent les 
dames de sainte Monique, 302. 

HurrzíLLATziN, c eau (atl) de l'oi- 
seau-mouche {huitzilin) >, roi de 
Huitzillopochco, 171. 

HuiTziLOPOCHCO, de Huitzilopochtli, 
ville située prés de Ténochtitlan, 
siége d'un État, 171. 

HurrzíLOPOCHTLi, de huitzilin, oi- 
seau-mouche, et opochtli, cóté 
gauche, 26; est pris pour dieu, 
107; Moteuhcgoma I luí eleve un 
temple á Tépéhualpan, 113, 128; 
agrandissement du temple de Mé- 
xico par TÍQocicatzín, 149; son 



inauguration, 1 58; durée des tra- 
vaux d'agrandissement, 159; Hui- 
tzilopocbtli surnommé Tetzahuítl 
ou le terrible, 1 80 ; appelé d'abord 
Huitzilton, fut le premier chef des 
Mexicains, 269. 

HuirzíLPOPOCA ou Huitzilpopoca- 
TZíN, « petit oiseau (huitzilin) qui 
fume (popoca)9, souverain d*Opoch- 
huacan-Tlacochcalco. Son ins- 
tallation, 1 1 5 ; sa mort, 1 20, 1 24. 

HuiTziLPOPOCATZiN, fils de Yaotzi- 
tzin, prince de Tlayllotlacan. Sa 
naissance, 114, 166; sa mort, 186. 

Huitzilton. Voyez Hüitzilopoch- 

TU. 

HurrzíLXOCHiTZiN, de huitzilin, oi- 
seau-mouche, et xochitl, fleur, 
filie de Cuitlahuatzin, épouse d'Itz- 
cohuatzin, 108. 

HurrzíLxocHiTZiN, filie de Témic- 
tzin, épouse de Né^ahualcoyotl, 
128. 

HuiTZNAHUATL, « épine (hüiztlt) fine 
(náhuatl) iffilsd'Axayacatl. Voyez 

ACHICATZIN. 

HuiTZNECAHUAL, souvcrain d'Ac- 
xotlan-Cihuatéopan, 155. 

HuiXACHTECATL, de huixachin, mi- 
mosa, et teca, ranger, montagne 
voisine d'Itztapallapan, sur la- 
quelle les Mexicains faisaient la cé- 
rémonie dufeu nouveau, 117, 177. 

HuiXACHTLAN, localité située prés 
du mont Huixachtécatl, 177. 

HuiXTOco, siége d'une souveraineté 
dans le pays des Chalcas, 80. 

Yacacoltzin, « nez, pointe (jacatl) 
courbe (colli) •, seigneur de Tlal- 
manalco, 132, 154. 

Yacahuetzcatzin, • tombé (uetz^ui) 
sur le nez (yacatl) », chef des Tla- 
cochcalcas, s'établit á Tullan, 2 5 ; 



TABLE DES MATIÉRES 



P9 



puis á Xalliypitzahaacan, 44 ; perd 
une partie de ses sujets, 46 ; s'éta- 
blit á Xinpacoyan, 48; sa mort, 
50. Autrement dít Cahuetzcatzin . 

Yacapichtlan, de yacapitzaua, af- 
filer, ou de piqui, former, et yacatl, 
le nez, ville de l'Anahuac. Son ori- 
gine, 6, 57. 

Yacatomahuac, • dont le nez (ya- 
catl) est gros (tomahaac) >, chef de 
tribusquis'établitáPanohuayan,6. 

Yaopaintzin, c qui court (paina) á 
la guerre (jaoyotl) », souverain de 
Huixtoco-Técoanipan - Amaquémé- 
man-Chalco. Soninstallation, 105; 
sa mort, 121, 125. 

Yaopoltziuhtecatzin, f grand en- 
nemi (yaopol) qni range les tur- 
quoises {xiuhuca) •, roi d*Ama- 
quémécan, 42. 

Yaotentzin, de yaotly ennemi, et 
UntliylhvTty bord, administre Tlal- 
manalco^ 154; est fait roi d'Opoch- 
huacan, 15^ ; samort, 166. 

YAOTEauíHUA, chef supréme, com- 
mandant müitaire, qui regle, les 
exercices, qui prend soin, a la 
charge (tcquitl) des aífaires de la 
guerre [yaoyotl). 

Yaotlapantzin, • qui détruit {tía- 
pana) Tennemi {yaott) i, (Don Mi- 
guel de Santiago), seigneurd'Itztla- 
cogauhcan, 252. 

Yaotzin, rév. de yaoü, ennemi, seign. 
mexicain pris et mis á mort, 122. 

Yaotzin, fils de Tigocicatzin, 1 56. 

Yaotzitzin, fils d'Aocuantzin Tan- 
cien, 100; refuse du secours á 
Moquihuix, 130; est témoin du 
meurtre de Cahualtzin, 135; ad- 
ministre AmaquémécaU) 154; sa 
mort, 166. 

IcNOYXTZiN, « face (yxlli) d'orphelin 
ijicnotl) •, ñls de Milnacaztzin, 19. 



IcNOXOCHiTZiN, t fleur (xochitl) d'or- 
phelin (icnotl) f (Domingo de San- 
tiago), ñls deHuitzilpopocatzin. Sa 
naissance, 10, 168 ; sa mort, 246. 

IcPATEPEC^ c sur la montagne (tepetl) 
du fil (icpatl) 1, ville vaincue par 
les Mexicains, 183. 

IcPATEPECA, habitants d'lcpatépec, 
soumis parles Mexicains, 136. 

ICUALTZINTLI OU IqUALTZINTLI , 

seigneurdeTlalmanalco, 132, 1 54. 

Yezhuahuacatl, titre que portaient 
certains ofñciers supérieurs á la 
cour de Ténochtitlan, 103. 

Ihuipaneca, tribus établies non loin 
d'Amaquémécan, 294. 

Ilhuicaminatzin, i qui lance des 
dards (mina) contre le ciel {ilhui- 
catl) », roi deTecpan-Xochimilco. 
Soninstallation, 1 3 7; sa mort, 1 64. 

Ilhuicaminatzin. Voyez Moteuhc- 
goMA I. 

iLHuigoLaHUATZiN, filie de Caca- 
matzin. Sa naissance, 178, 216. 

Illancueytl ou Illancuetzin, « ¡u- 
pe [cacyü) de vieille (iilantli) •, 
quitte son royanme d' Ateneo et se 
rend á Cohuatlychan, 4r. 

Imactlacuietzin, fils du roi Tico- 
cicatzin, 156. 

Imauhyantzin (Don Diego de Men- 
doza). Son installation, 246; sa 
mort, 257. 

Y0HUALYCAHÜACATZIN, t qui chante 
iycahuaca) la nmi(yohaaUi) •. L'un 
des noms de Don Pedro de Mo- 
teuhcQoma. 

YoYONTziN (Don Carlos), de yo- 
yoma (crissare), fils de Negahual- 
pilli, roi de Tetzcuco. Son instal- 
lation, 226; samort, 239. 

YoYONTZiN. L'un des noms de Né- 
cahualcoyotl. 

YoLLOCUANí, € qui mange (caá ou 



JJO 



TABLE DES MATIÉRES 



qua) des coeurs (yollotli) », am- 
bassadeur chalca, 179. 

YopiTziNCA, peuples vaincus par les 
Mexicains, 174. 

YoTziNTLi, souverain de Tzacualli- 
tlan-Ténanco. Son installation, 
160 ; se cachea rarrivée de Cortes, 
22, 187; sa mort, 190, 2i8;ava¡t 
été installé par Ahuitzotzin, 216. 

Ipaktlacualloctzin, roi de Itztla- 
co^uhcan- Amaquémécan -Chalco . 
Son installation, 67; sa mort, 74. 

IQ.UALTZINTLI. Voyez ICÜALTZINTU. 

IciUEHAC, fils de Moteuhccoma I, 
129. 

Isabel (Doña), filie de Moteuhcco- 
matzin II, 274. 

Isabelle, reine d'Espagne, 151. 

Itzcahuacak, i lieu oíi l'on laisse 
{cahua) les fleches (itztli) • (£ut 
d% 46. 

Itzcahuatzin, roid'Iizcahuacan. Son 
installation, 155; estácense auprés 
de Moteuhcgoma II, 1 79 ; accueille 
favorablement Cortés, 188; sa 
mort, 10, 190. 

Itzcohüatl ou Itzcohuatzin, de 
itztli t obsidienne, etco^í/, serpent, 
4« roi de Ténochtitlan, estd'abord 
tlacatucatl, 79, 91 ; puis roi, 96 ; 
soumetles Xochimiicas, 100; rend 
les Quauhnahuacas tributaires, 
105; sa mort, 106; liste de ses 
enfants, 107. 

Itzcohuatzin, pctit-fils d Itzcohüatl, 
et souverain d'Atotonilco, 108. 

Itzcohuatzin, roi de Quauhnahuac. 
Son installation, 175; sa mort, 

I8^ 

Itzcoteca, tribus commandées par 

Yacahuetzcatzin, 46. 
Itzcuauhtzin. Voyez Itzquauhtzin. 
Itzmiquilxochitzin, € fleur (xochitl) 

de pourprier {itzmiquilitl) > (Doña 



María), époose d'Ehcaxoxouhqui. 
Sa mort, 281. 

Itzomitenxayacatzin, dei/2omw, se 
ncttoyer, tentli, lévre, bord, et xaya- 
fní/, face. Voyez Hecaxayacatzin. 

Itzquauhtzin ou Itzcuauhtzin II, 
« aigle (cuaahtli ou qaauhtli) noir 
comme l'obsidienne (itztli) >, roi 
d'Atlauhtlan. Son installation, 41; 
sa mort, 62. 

ITZQ.UAUHTZIN, gouvemeur de Tla- 
tilulco. Son installation, 1 3 s ; est 
emprísonné par Cortés, 189; sa 
mort, 191. 

Itzciuiyaühtzin, • pluie (quiyauitl) 
sombre, noire (itztli) >, roi de Cal- 
técoyan, 18. 

Itztapallapan, « cadette (itztapalli) 
sur l'eau {atl) > , localité au sud de 
México oü Cuitlahuatzin fonda un 
État, 100. 

Itztapallapaneca, habitaiits d'ltz- 
tapallapan, 68. 

Itztepotzco (?), localité de TÉtat de 
Chalco, 282. 

Itzjxacoqauhcan, siége d'une royan- 
te, 237. 

iTZTLAcogAüHauE, habitauts d*Itz- 
tlaco^uhcan. 

Itztlitentzin, de itztli, obsidienne, 
et tentli, lévre (Don Juan), roi de 
Ténanco-Texocpalco. Sa naissance, 
218; son procés, 221 ; sa mort^ 
12,247. 

iTZTLOLLiNaui, • obs¡dienne(i7zí/i)en 
,mouvement(o//mij) • (Don luán de 
Guzman), roi de Cuyohuacan. Son 
installation, 210; sa mort, 280. 

Itztlotzin, • épervier (tlotli) noir 
(itztli) i, roi de Tzacualtitlan-Té- 
nanco-Amaquémécan. Son instal- 
lation, 64; est acensé auprés de 
Huitzilihuitl, 80 ; sa mort, 92 ; sa 
généalogieetsa descendance, 294. 



TABLE DES MATIÉRES 



JJI 



Itztolloyhtic, • dans llntérieur 
ijktic) de loeil (ixtololotU) t. Loca- 
lité oü Ion cacha Aocuantzin, 85. 

Itztompatepec, ville conquise par 
les Mexicains, 8, 111. 

Itztzocan, ville de TAnahuac üguée 
contre les Mexicains, 86. 

Ixcxnx (Le prétre), 4. 

IxMACPALTZiN, de ixtli, face, et 
macpalH, paume de la main, sou- 
verain d'Itzcahuacan. Son installa- 
tion, 73; est acensé auprés de 
Huitzilihuitl, 81; se refugie á 
Amohmolocco-Huitzillac, 82; sa 
mort, 89. Autrement dit Machi- 
mallé ou Mapéhualloctzin. 

IxMATLATEPETL, de ix//i, face, ceil, 
matlatl, fiiet, et tepetl, montagne. 
Sa chute, 165. 

IxPAPALOTZiN, € face, ceil (ixtli) de 
papillon (papaloü) ». Sa mort de- 
vantTIaxcallan, 186. 

IxpiNTZiN (Leprince Don Luis), 29 5. 

IxpiNTZiN (Juan Augustin), pére de 
Domingo Chimalpahin^ 293, 295. 

IxTEOCALLETZiN, de ixtcoll, prunelle 
de Toeil, et calle ^ maitredemaison, 
(Don Domingo), seigneur de Té- 
cuanipan, 249. 

IXTLILCÜECHAHUAC OU IXTULCUE- 

CHAHUACATZiNjC qui est barbouillé 
(cuechahua) de noir (//<///) au visage 
(ixtli) 1, roi de Tullan, 146; sa 
mort devant Atlixco, 147. 
IxTULTZiN, • noir du visage (ixllil- 
tic) » , fils de Mactzin, 1 09 ; favorise 
Popocatzin, 110; sa mort, iii. 

IXTLILXOCHm ou IXTULXOCHITZIN, 

€ fleur [Xóchitl) á face (ixtli) noire 
(tliltic) », roi de Tctzcuco, pére 
de Négahualcoyotzin, 77, loi ; sa 

. mort, 95. Autrement dit Nopal- 
teuhctli. 

IXTULXOCHITZIN (Don Hernando 



Cortes), roi de Tetzcuco. Son 
installation, 209; sa mort, 226. • 

IZTACCOYOTL OU IZTACCOYOTZIN, 

• chacal (coyotl) blanc (iztac) •, 
roi d'Acxotlan-Chalco. Sa mort, 
120, 124. 

IZTACMIXCOHÜATZIN, • tOUrbilloU 

(mixcohuatl) blanc {iztac) >, ñls 

d'Itzcoatl, roi de Xillotépec, 108. 
IzTACTEPETL, « moutagne (tepetl) 

blanche (iztac) 1, située non loin 

du Popocatépetl, 188. 
IzTACTLALLocAN, • lieu oü l'ou place 

(tlalia) deschoses blanches (iztac) 9^ 

ville vaincue par les Mexicains, 

165, 184. 
IzTACxocHiTZiN, « fleur (xochitl) 

blanche (iztac) 1, femmedeXiuh- 

tzin, 295. 
IzTACXocHiTZiN, filie de Yotzintli, 

215. 
IzTAHUATZiN, t quia du sel (iztatl) •. 

L'un des noms d'Opochtli. 

Jacobita (Pedro), 314. 

Jésuites. Leur arrivée au Mexique, 

285. 

JosEPH DE Sancta Maria. Voycz 

TEUHCTLACOgAUHCATZIN. 

Juan [..Jacanotl, fils de Quauhcé- 

cécuitzin, 21. 
Juan d'Autriche (Don), 284. 
Juan, de Mihuacan, 17. 
Juan de la Cruz (L'alcade), 301. 
Juana (Doña), épouse de Don Juan 

Baptista de Sandoval Toyaotzin. 

Sa mort, 251. 
Jurado (Fray Francisco), vicaire 

d'Amaquémécan, 308. 

Lecaspi (Le capitaine Miguel López 
de) se rend en Chine, 261. 

Ledesala rFray Bartolomé), évéque 
de Oaxaca, 304. 



332 



TABLE DES MATIÉRES 



León (Baltazar de), gouverneur de 

. Cuyohuacan, 290 ; sa mort, 302. 

Leonor (Doña), filie de Motcuhc- 

gomatzin II, 274. 
LEPANTE (Bataille de), 284. 
LoAYSA (Le conseüier), 257. 
LoAYSA (Fray Francisco de) s'établit 

á Amaquémécan, 246, 2 $6. 
López (Diego), son arrivée et sa 

mort, 309. 
López (Don Gregorio), 242. 

Macahuacan, « lieu oü íl y a des 
mailres de cerfs {magatl) *, resiste 
aux Mexicains, 86. 

Macahuaque, habilants de Maga- 
huacan, soumis par Axayacatl, 

«32, 134- 
MAgATECA (Prisonniers) immolés á 

Huitzilopochtli, 158. 
Machimalle, t qui a un bouclier 

(chimálU) á la main (maitl) «, fils 

de Moteuhcgoma I, 129. 
Machimalle. L'un des noms d'Ix- 

macpaltzin. 
Mactzin, roi d'Atlauhtlan-TzacuaU 

titlan - Ténanco - Amaquémécan - 

Chaico. Son installation, 75 ; est 

accusé auprés de Huitztlihuitl, 

80; accompagne Négahualcoyotl, 

104; sa mort, 109. 
Macuex, apócope de macarxíli, bra- 

celel, intendant des greniers, 80. 
Macuilmallinaltzin, « cinq (ma- 

cuilli) lianes (malinalli) », fils d A- 

xayacati, 147; est généralissime, 

173 ; sa mort devant Atüxco, 1 74. 
Macuilmallinaltzin. Voyez Mal- 

linaltzin. 
Macuiltzin, de macmlli, cinq, sei- 

gneur amaquéméque, pris et mis 

á mort, 1 19, 124. 
Macuiltzin, seigneur mexicain mis 

á mort, 122. 



Macuilxochitzin, « cinq (macuiUí) 
fleurs (xochitl) », gouverneur de 
Tlalmanalco, 132, 154. 

Mahuiztic, personnage mexicain, 

274- 
Maldonado (Miguel), fils de Pa- 

payohuatzin, 20. 
Maldonado (Maria), filie du précé- 

dent, 20. 
Maldonado (L'alcade), 280. 
Malinaltepec, « sur le mont (tepett) 

des lianes (malinalli) >, ville sou- 

mise par Moteuhcgoma II, 178, 

181. 
Malintzin, c qui tord (malina) », 

interprete de Cortés, 196; et de 

Manuel Guzman, 221. 
Mallinaltzin, rév. de mallinalli^ 

liane, roi de Tlacochcalco. Son 

installation , 50; sa mort, 51. 

Autrement dit Macuilmallinaltzin. 
MAMALHUAgocAN, de mamalhuaztliy 

nom d'une constellation , localité 

oü fut caché Cohuagacatzin, 83. 
MANRIQ.UE de Quñiga (Dou Alvaro), 

7« vice-roi. Son arrivée á México, 

305 ; son rctour en Espagne, 310. 
Mapehualloctzin. Voyez Ixmac- 

PALTZIN. 

MAQ.UIZTZIN, rév. de maqüiztlif bra- 

celet, filie de Quetzalmagatzin, 

épouse Tlacaéleltzin, 85. 
Marcos, fils de Papayohuatzin, 20. 
María, filie de Miguel de San Mateo, 

18. 
María, filie de Christoval Tlalpitza- 

tzin, 18. 
María (Dona Ágata). Voyez Ágata 

María. 
María (Doña), filie d'Ehcaxoxouh- 

qui, 289. 
— (Dona), filie de la precedente, 

289. 
Martin de Valencia (Le franciscain). 



TABLE DES MATIÉRES 



?3} 



Son arrivée au Mexique, 20$; 
decide Quetzalmagatzin á répudier 
ses femmes, 214, 219; s'établit 
á Amaquémécan, 12, 223; tombe 
roalade et meurt, 228. 

Martínez, premier alcade, 281. 

Matencio (?), gouverneur de México, 
221. 

Matlaccohuatl ou Matlaccohüa- 
TZíN, de maílactUy dix, et cohuati, 
serpcnt, roi d'Écatépec. Son ins- 
tallation, (37;samort, 168. 

Matlaccohuatzin (Don Francisco 
de Al varado), fils de Tegogomoc, 
223. 

Matlacxochitl, de matlactli, dix, 
et Xóchitl, flcur, roi de Tépano- 
huayan. Son expulsión, 97. 

Matlalcihuatl ou Matlalcihua- 
TZíN, • femme (cihuatl) verte (ma- 
tlalin) >, ñlle de Huitzilihuitl II et 
femme di xtlilxochitl, 101. 

Matlalcihuatzin, alliée de Cortés, 
194. 

Matlalxcx:hitzin, • fleur (xochitl) 
verte (maüalin) • , filie d' Acamapich- 
tli, épouse de Cuatéotl II, 112. 

Matlatzinca, habitants de Matla- 
tzinco, soumis par les Chalcas, 74; 
vaincus par les Mexicains, 135, 

Matlatzincatzin, 7« enfant d'Axa- 
yacatl, 147. 

Matlatzinco, • dans les filets (ma- 
tlaü) >, villede la vallée de Toluca, 
liguée contre les Mexicains, 86. 

Mauhcaxochitzin, • flcur (xochitl) 
craintive (mauhqui) •, enfant du 
roi Ti^ocicatzin, 156. 

Maxixcatzin, de maitl, main, et 
xixtf, aller du ventre, roi d'Ocoté- 
lolco, 187. 

Maxtlaton, dim. de maxtlatl, pa- 
gue, ñls de Técogomoctli. Son ins- 



tallation á Cuyohuacan, 84; de- 
vient roi d'Azcaputzalco, 95; est 
chassé par les Mexicains, 99; 
lutte contre eux, loo; sa mort, 
102. 

Maxtlaxochitl, 97, 2C col., i7«li- 
gne, lisez et voycz Matlacxo- 
chitl. 

Medina (Fray Juan de), évéque de 
Michhuacan, 304. 

Mendieta (Fray Gerónimo de) legue 
aux Franciscains de Xochimilco 
les reliques de Fray Martin de 
Valencia, 230. 

Mendoza (Don Antonio de), icr 
vice-roi. Son arrivée á México, 
232; dépose Técuanxayacatzin, 
236; instalie Huanitzin, gouver- 
neur de Ténochtitlan, 237; ordonne 
l'expédition de Xochipillan, 240 ; 
envoie Xochitototzin á Amaqoé- 
mécan, 244; se rend au Pérou, 
248; sa mort, 249. 

Mendoza (Don Lorenzo Juárez de), 
5 «vice-roi. Son arrivée á México, 
298; sa mort, 13, 302. 

Mendoza (Don Estevan de la Cruz 
de) , roi de Técuanipan. Son 
installation, 286; sa déposítion, 
308. 

Mendoza (Don Felipe Paez de), 14. 
Son installation á Panohuayan, 
263, 300; sa mort, 1 5. 

— (Don Franco Paez de) \ ^, , 

- (Don Pedro Paez de) ( **'V;" 

— iDon Diego Paez de) \/, 

- (Don Felipe Paez de) )^^"^' '9- 
Mendoza (Don Juan de S»» Domin- 
go de). Voyez Tlacaeleltzin. 

Metepeca, habitants de Métépec, 
soumis par les Mexicains, 136. 

Mexica (Les). Leur arrivée á Cha- 
pultépec, 5; font la guerre aux 
Chalcas, 7; soumettent Itztompa- 



n4 



lABLE DES MATIÉRES 



lipcftilLCkiúUan,S;prettKtt les 
Ayotzincas ct te TlMitns ii; 
leur défaite á Chapultépec, 44; a» 
ñxent á Cuihuacan-Ticaapan 45; 
quittent Exticpac et s'établissent á 
Ténochtítlan, 5 5 ; forment deux 
fractions, 60 ; fontpourla premiére 
fois le feu nouveau á Ténochtitlan, 
64 ; attaquent les temples d'Ama- 
quémé et de Tzacualtitlan, 123; 
pénétrent chez les Chalcas, 193 ; 
soumettent les Ténaocas et les 
Ayotzincas, 225. 

Mexicafan, Tune des principales 
villes de l'£tat d'Azcaputzalco, 70. 

Mexicatzinco, localité voisine de la 
lagune, occupée par les Mexicains, 

$4- 
Mexitin, nom primitif des Mexi- 
cains ; leur défaite á Chapultépec, 

44- 
MiccACALCATL. L'uti des noms du 
roi Cuatéotzin. 

MiCCACALCATL OU MiCCACALCATZIN, 

roi de Huixtoco-Técuanipan- 
Amaquémécan-Chalco. Sa nais- 
sanee, 9, 126, 150; son installa- 
tion^ 165 ; se refugie dans México 
á Tapproche de Cortés, 187; sa 
mort, 202. Autrement dit Tlalté- 
técuintzin. 

MiCHUACAN, c lieu oü il y a des pos- 
sesseurs de poissons (michin) », 
villesoumise par Axayacatl, 132. 

MicHHUAciuE, habitants de Mich- 
huacan, 240. 

Miguel DE S. Juak, 18. 

Miguel de S. Mateo, fils de Tzi- 
huacatzin, 18. 

Miguel de los Angeles (L'alcade), 

Vh 3«4- 
MiuicAHuiTZiN, « étonné, scandalisé 
(i^huiá) • (Don Juan Maldonado), 
ñls de Quetzalmacatzin, 213 ; son 



installation comme roi d'Itztlaco- 

(auhcan, 312. 
MmuACAN, c lien oü il y a des pos- 

9C9KKS de fleches {mihua ou mi- 

hua(jue)>yyiiMút l'Anahuac, 17. 
MiHUAQUE, c posstsMm de fleches 

(mitl) », habitants de MikniGtt. 

Leur arrivée, 27. 
MiYAHUAXiUHTZiN, • herbé (xtnEf) 

de répi de mals (miyahuatl) 9, 

mere de Moteuhcgoma I, 76. 
Milnacaztzin, « oreille, bord {na- 

caztli) du champ (milli) », riche 

habitant du Panohuayan, 19. 
Milnacaztzin. L'nn des noms du 

roi d'Itzcahuacan, Chahuatlahlo- 

hoatzin. 

MldUIZTLAN, p. 167, 2ecol. 9 llgnC, 

lisez MizauíTLAN. 

Mizauíc, de miz^uitl, arbre á gom- 
me, ville de l'empire tetzcucan, 
vaincue par les Mexicains, 103. 

MiZQUiCA^ habitants de Mizquic, 
maltraités par les Mexicains, 78. 

MizauíTECATL, € qui prcud soin 
(ieca) du mizqmtl ou mimosa cird- 
nalis I, dignité que portaient les 
seigneurs tlaltécahuaques, 20. 

MizauíTLAN, c au milieu des miz- 
quitl », ville soumise par les Mexi- 
cains, 167. 

MizaurrzíN, rcv. de mizqmtl, arbre 
á gomroe, roi de Huixtoco-Técua- 
nipan-Amaquémécan-Chalco. Son 
installation, 92; sa mort, 105. 

MizQuiXAHUALTZiN, • parure (xa- 
hualli) de mizqmtl •, épouse du 
roi Axayacatl, 146. 

MogoQuiNELLOHUATZiN, • quí se 
vautre (nellohua) dans la boue (go- 
quitl) ou dans le vice % (Don 
Martin), ñls de Quetzalma^atzin, 
213. 

MocuATLAHuiTEc, de cütf, mauger, 



TABLE DES MATIÉRES 



?35 



tiuitequi, broyer, égrener (Pablo), 
239. 

MoYOHUALLTTOHUATZiN, « qui parle 
(itohua) la nuit (yohaalli) >» diw' 
nité mexicaine, sorte ér ééticn, 
d'esprit, 164. 

MoLEON (Do» Iferteo), fait batir une 
ég^w fOnr les Franciscains dé- 
dbirassés, 299, 312. 

MouNA (Fray Alonso de), francis- 
cain. Sa mort et ses oeuvres, 296. 

MoLLANCo, localité du pays des 
Tlayllotlaques, 79. 

M0NIQ.UE (Les dames de sainte) seta- 
blissent á Huitzillan, 302. 

MoNSERATE (Notre-Dame de) ¡ns- 
tallée á Téquixquipan, 309. 

MoNTALVo (Fray Gregorio), évéque 
de Campeche, 304. 

MoNTUFAR (Don Fray Alonso de), 
i«r archevéque de México. Son 
arrivée, 250; consacre Téglisemé- 
tropolitaine, 257; sa mort, 284. 

MoauíHüix, 4^ roí de Tlalilulco. 
Son installatíon, 122; envoie des 
ambassadeurs á Chalco, 130; est 
invité á un festin, 131; assiégé 
dans le temple, 133. 

MoTBLCHiUHTZiN, • qui se méprise 
(ielchiua) » (Don Andrés), chef 
mexicain jeté en prison par Cor- 
tés, 195 ; voit pendre Quauhtémo- 
ctzin, 206 ; son installation comme 
gouverneur de Ténochtitlan, 207, 
209, 266; sa mort, 222. 

MOTEUHCgOMA OU MOTEUHCgOALA- 

TZíN I, • qui se fáche {(oma) gran- 
dement, en seigneur [teuhctli) •, 
5c roi de Ténochtitlan. Sa nais- 
sance, 75 ; est nommé tlacateccatl, 
96 ; mis en prison á Chalco, 98 ; 
est maintenu tlacateccatl, 103; se 
rend á Tlacochcalco, 105; son 
installation, I09;s'empare de Co- 



huayxtlabuacan et de Tépniroito 
lan, 118; iailaAr Itofarfnrfx á 
TlaáWnv ^ ^^t les habitants 
«TAtezcahuacan, 122; s'empare 
d'Amaquémécan, 126; sa mort, 
1 28. Autrement dit Ilhuícaminatzin 
et Chalchiuhtlatonac. 

MOTEUHCgOMA, MOTEUHCgOMA- 

TZíN 11, 9* roi de Ténochtitlan, 
fils d'Axayacatl, 147; épouse 
une princesse d'Écatépec, 168; 
son installation, 173; installe á 
Chalco Nécuametzin, 176; im- 
mole 20 prisonniers, 177; prend 
le pays de Malinaltépec et de Tlal- 
manalco, 178; donne á Cihuaylla- 
catzin la royautéd'Itztlacogauhcan, 
183; accueille Cortés, 188; est 
mis en prison, 1 89 ; sa mort, 191. 

MOTEUHCGOMA (Don Pedro de), fils 
de Moteuhcgoma II, 222, 274; sa 
mort, 281. Autrement dit Tlaca- 
huépan Yohualycahuacatzin. 

MoTEUucQOMA ( Dou Diego Cano 
de), 275. 

MoTEUHcgoMA (Don Diego Sotelo 

de), 275- 
MoTEüHcgoMA (Don Pedro de Sifón 

de), vicomte de Tullan, 275. 
MoTEUHCQOMA (Doña Catalina de 

S. Miguel de), 

— (Doña Isabel de la Encamación 
de), 

— (Doña Ana Sotelo de), 

— (Doña Leonor de Trinidad de), 

— (Doña Ana del Spiritu Sancto de), 
filies de Mahuiztic, 275. 

MOTLAHTOCAMOCOMATZIN, « qui Se 

fáche {(oma) en roí (tlahtoqui) •. 
Sa mortdevant Tlaxcallan, 185. 
MoTOUNiA OU le pauvrc (tolinia)^ 
(Fray Tbribio), 214, 219. 

MOXOCHINTZHTZELLOHUATZIN, c qui 

s'agite {tzetzellohua) comme les 



n6 

fleurs (xochitl) » (Don Diego Her- 
nández), fílsdeXiuhtzin, 200, 295. 

Muñón (Don Sancho Sánchez de), 
écolátre, 307, 313. 

Muñoz (Le juge). Son arrívée au 
Mexique, 277; son retour en Es- 
pagne, 278. 

Nanacacipac ou Nanacacipactzin, 
de nanacatly champignon, et cipac- 
///, tiburón, (Don Luis de S» 
María), ñls d'Acamapichtli. Son 
installation comme gouverneur de 
México, 259: sa mort, 263, 268. 

Nauhyoteuhctu. Divinité adorée 
áTzacualtitlan, 123. 

Neqahualcoyotl ou Necahualco- 
YOTZiN, » chacal (co^oí/) qui jeCinc 
{fahua) 1, roi de Tetzcuco. Sa 
naissance, 77 ; voit assassiner 
son pére, 93; son installation, 
101 ; sa défaite, 102; se rend á 
Amaquémécan, 104; soumet Tul- 
iantzinco, 115; ordonne la cons- 
truction de Taqueduc de Chapul- 
tépec, 117; sa mort, 132. Autre- 
ment dit Acolmiztli et Yoyontzin. 

Necahualpilu ou Neciahualpil- 
TZiNTU, « seigneur {pilli) qui jeüne 
igahua) >, roi de Tetzcuco. Sa 
naissance, 127; son installation, 
133; s'empare d'Ahuilligapan, 
145; fait mettre á mort la reine 
adultere, 148; occupe Huexotzin- 
co, 150; combat les Totollapané- 
ques, les Huexotzincas et les ^0- 
goltéques, 164; immole 20 pri- 
sonniers, 177; sa mort, 184. Au- 
trement dit Acamapichtli. 

Necatzikca, populations tríbutaires 
d'Amaquémécan, 212. 

Necuametzin ou Nequametzik, 
rév. de nc^uameti, espéce de ma- 
guey, roi d'Opochhuacan. Sa 



TABLE DES MATIÉRES 



naissance, 9, 149 ; son installation, 
176; est accusé auprés de Mo- 
teuhc^omatzin 11, 179; devient 
son gendrc, 181; recoh Cortes, 
188; sa mort, 10, 190. 

Necuametzin, seigneur de Tlal ma- 
na Ico, immolédevant le^idúles,! 19. 

NiciHUACHAN (?), localiié apparlé- 
nant á Quetzalma^aUin^ 204, 

NocHHUETZiN, • qui a des nopals 
inochüi) ijCheídes Nonohualca5,4S, 

NocHHUETZiN, roi de T^acüalütlan- 
Ténanco. Son installation et sa 
mort, 61 ; est un des ancélres de 
Domingo Chimalpahin, 294. 

NOCHHUITECPAN-ACAHL JTECPAN , lo- 

calité oü s'établirent les Nono- 

huaicas, les Téotlixcas et les Tla- 

cochcalcas, 53. 
NocHizTLAN, localité de MAnahuac 

oü mourut Tlacotzin» 207, 
NocHTLAN ou NuciiTLAN^ i parmí 

les nopals (noc/t//í} », viiEe soumise 

par Antonio de Mendoza ,241, 
NoNOHUALCA, ancicnnes tribus. Leur 

origine, 2$. 
NoNOHUALCO, localité primiliveinent 

appeléeTlapallan, 29, 37. 
NoNTiACO, localité occupée par les 

Tlacochcalcas, 29. 
NoNTiACiuE. Nom prímítif des Tla^ 

cochcalcas, 29. 
NoPALLAN, c au milieu des cactus 

(nopalli) », ville vaincue par les 

Mexicains, 183. 
NoPALTEUHCTU, t seigneuf {Uükeüí} 

du nopal (nopalli) t.Vm des noms 

du roi IxtlilxochitL 

Oqomatzin, rév. de o^omatli, singe, 
guenon, souverain de Tzacualtt- 
tlan-Ténanco-Araaquémécan. Son 
installation, 66; sa mort, 70. 

OcoTELOLCO, de ocotlj espece de 



TABLE DES MATIÉRES 



W 



pin, et tiaulli, élévation, Tune des 

quatre fractions de Tlaxcallan, 1 87. 
OcuiLLAN, • au milieu desvers (ocui- 

Un) », pays de la vallée de Toluca 

conquis par Axayacatl, 8, 155, 
OcüiLTECATL, a qui range (uca) les 

vers (ocuilin) >, ¡ntendant de Té- 

nochtitlan» 195. 
Ohtlatepec, € sur le mont (tepetl) 

des roseaux (ohtlatt) •, station des 

Tlacochcalcas, 4, 42. 
OjEDA (de). Voyez Quauhcececui- 

TZIN. 

Omacatzin, c deux {pmc) roseaux 
{acaü) », cst immolé, 1 19, 124. 

Omacatzin (Don Hernando de Guz- 
man), roí d'Opochhuacan-TIacoch- 
calco. Son instailation, 10, 198; 
son mariage avec Papaloxochi- 
tzin, 17; divise les terres de Té- 
nanyocan et de Tlacuillocan, 202; 
prend soin de Fray Martin de 
Valencia, 228; sa mortpi, 230. 

Omehuitztepec, « sur le mont {tepett) 
des deux {orne) piquants (huitztli) >, 
station des Tlacochcalcas, 39. 

Omexahüactepec, t sur le mont (/í- 
pcti) des deux (orne) parures {xa* 
hualli) », station des Tlacochcal- 
cas, 39. 

Opochhuacan, local ité voisine de 
Chalco, siége d*une souveraineté, 
46. 

Opochtu, c gauche i, pére du i«f 
roi de Ténochtitlan, Acamapichtii 
le jeune, 69. Autrement dit Iz- 
tahuatzin. 

OQ.UIZTZIN (Don Carlos), roí d'Az- 
caputzalco, assiste á Tentrevue 
d'Acachinanco, 195; est saisi et 
conduit á Cuyohuacan, 196; voit 
pendre Quauhtémoctzin, 206; sa 
mort, 207. 

ORTis(Le prieur Thomas), 210. 



Otomi, tribus sauvages dépendant 

des Chichiméques etdes Mexicains, 

181. 
OzTOTicPAC, 1 au sommet (icpac) de 

la cáveme (oztotl) », ville conquise 

par Axayacatl, 144. 

Pachtli, t espéce de plante para- 

site », ambassadeur chalca, 179. 
Pacotl est enfermé et mis á mort, 

206, 209. 
Paez (Le dominicain Fray Juan), vi- 
caire d*Amaquémécan, 280, 287, 

300; est remplacé, 308. 
Panitzin. Voyez Huanitzin. 
Panohuayan, f gué, lieuoü l'onpasse 

un cours d'eau (paño) », localité 

soumise par les Mexicains, 1 18. 
Papayohuatzin, fils de Quauhcécé- 

cuitzin, 20. 
Papaloxochtzin, • fleur (xochitt) du 

papillon (papalott) », i>rc filie de 

Quauhcécécuitzin et femme d*Oma- 

catzin, 17. 
Pator condamne Pacotl et est ins- 

tallé seigneur, 209. 
Peralta (Don Gastón de), y vice- 

roi. Son arrivée á México, 277; 

son retour en Espagne, 278. 
Petronilla (Maria), filie de Miguel 

de S. Mateo, 18. 
Petronilla (Juana Baptista^, 20. 
Petronilla, filie de Don Miguel de 

Santiago Yaotlapantzin, 252. 
Phiuppe II, roi d'Espagne. Sa nais- 

sance, 211; perd sa mere Elisa- 

beth de Portugal, 238; son avéne- 

ment, 253. 
Philippe IV, roi d'Espagne, 242. 
PiNAHUizTLi, espéce « d'escarbot », 

fait piisonnier par Axayacatzin, 

145. 
P1HY0LTEPEC, « sur le mont [Upctl) 

des abeilles sauvages (pipi)olin) », 
22 



JJ8 

viile vaincue par les Mexicains^ 

176. 
PLAaDO (Don Fran*»), gouverneur 

de Cuyohuacan, 293. 
Poca (Le D^ Vasco de), 276, 280. 
PoCANTZiN (Le roi), 47. 
PocHTLAN, • parmi les fromagers 

(pochotl) », viile situéeprésd'Ama- 

quémécan, siége d'une souverai* 

neté, 121. 
PoGTEPECA, peuples soumis par les 

Mexicains, 136. 
PoYAUHTECA, tribus quís'établissent 

á Panohuayan, 48. 
PopocATEPETL, « montagnc (tepcti) 

fumante (popoca) ». Ses éruptions, 

6, 63, 67. 
PopocATZiN, t fumant {popoca) », roi 

d'Atlauhtlan-Ténanco-Amaquémé- 

can-Chalco. Son installation et 

son maríage avec Cohuanentzin^ 

1 1 o ; sa mort, 121, 12$. 

QüAHELOTL OU QUAHELOTZIN, « tete 

(quaitl) de Tépi de mais (clotl) 1, 
gendre de Quauhcécécuitzin, 20. 

QuAHELOTL (Dicgo), arriére-petit- 
ñls du précédent, 20. 

QuAHPiLLOLLAN, « parmi les tetes 
(quaitl) suspendues (pilloa) ■, viile 
soumise par les Mexicains, 167. 

QuAHUATLAPAL, roi de Xochimilco- 
Chímalhuacan. Sa mort, 125. 

QUAHUITLYTECHOMITLPILCAYAN, 

c arbre (quahuilt) aprés lequel 
(ylech) on pend {piloa) les os ou 
poingons (o/ni//) §, stationdesTla- 
cochcalcas, 39. 

QUAHUITZA ou QUAHUITZATZIN, fol 

de Tzacualtitlan-Ténanco-Ama- 
quémécan. Son arrivée á Ténanco, 
4 ; marie sa ñlle Tomiyauhtzin á 
Hécaxayacatzín, 52; sa mort, 60; 
estPancétre de Chimalpahin, 293. 



TABLE DES MATIÉRES 



QuAHUixcALTziN (Le chef), 6. 

QUAPOLOCATL. VoyeZ CUAPOLOCATL. 

QuAQUAUHPiTZAHUAC, « lance, ba- 
guette (quaquaaitl) déliée pitza- 
huac) i, icr roi de Tlatilulco. Son 
avénement, 72 ; sa mort, 89, 93. 

QuATEgoNTZiN, c qui a la tete (quaiti) 
tonsurée {tefonoa) > (Pedro de 
Gante). Sa mort, 284. 

QüAUHCALTiTLAN, • prés des cages 
en bois (qaaahcalli) », localité voi- 
sine d'Azcaputzalco, 106. 

Quauhcécécuitzin ou Cuauhcece- 
currzíN, c aigle (quauhtli) qui a 
froid {cecee ai) n^ roi de Panohuayan. 
Sa descendance, 17; son installa- 
tion, 1 60 ; donne des armes á Né- 
cahualpilli, 22; va á la rencontre 
deCortés, 22, 187 ;sa mort, 189. 

Quauhcécécuitzin ou Cuauhcece- 
cuiTziN (Don Juan de Ojeda), 
petit-fils du précédent, 1 7. 

— (Don Alexo de Ojeda), fils du 
précédent, 17. 

— (Don Luis de Ojeda), frére du 
précédent, 17. 

Quauhcécécuitzin ou Cuauhcece- 
cuiTZiN (Bonifacio), petit-fils de 
Quauhcécécuitzin, 18. 

Quauhcohuatl, « serpent {cohuatl) 
aigle {quauhtli) ou des bois 
{quauitl) 1, ministre déposé par 
Cortés, 195. 

Quauhehcahuaztzin, rév. de quau- 
hecahuaztU, échelle de bois, souve- 
rain de Ténanco-Tépopolla. Son 
installation, 155. 

Qüauhichcac, t dans le cotón (quauh- 
ichcatt) », localité voisine du Po- 
pocatépetl, oii les chefs de Tlal- 
manalco regurent Cortés, 188. 

Quauhyohuayan, t bois (quauit!) oü 
il fait sombre (yohua) •, station 
des Tlacochcalcas, 39. 



TABLE DES MATIÉRES 



339 



QuAüHKAHUAC, • prés {itakaac) des 

arbres (quaaiü) •, auj. Cuernavaca, 

siége d'une souveraineté, 76, 165. 
QuAUHNAHUACA, habiUnts de 

Quauhnahuac, vaincus par les 

Mexicains, 105; ravagent Atiixco, 

149. 
QuAUHNAHUACATL (Le prétre), 4. 
QuAUHNOCHTLi, de quauitl (bois) ou 

qaauhtli, aigle, et nochtli, nopal, 

messager de MoteuhcQoma 11 , 

180. 
QuAUHPOPOCATZiN, t bois (qüctmll) 

fumant (po/?ocj) », roi de Cohuatl- 

ychan. Sa mort, 152. 
QUAUHPOPOCATZIN, Foi de Cuyohua- 

can, 210. 
QuAUHPOTONCiüi, « aigle (quauhtli) 

qui répand mauvaise odeur {poto- 

m) • (Don Diego), roi d'Écatépec. 

Son installation, 245. 
QuAUH(iüECHOLLAN,de^íí<imí/, bois, 

quecholli, oiseau au beau plumage. 

Localité oh mourut le roi Acxi- 

tzin, 50. 
QuAUHCiuECHOLTECA, habitanls de 

Quauhquechoilan, vaincus par les 

Mexicains, 103. 
QuAüHTEMALLAN, • parmi les mon- 

ceaux de bois (quauhtemaUi) ■, 

villa et province, auj. Guatemala, 

siége d'un évéché, 304. 

QUAUHTEMOCTZIN OU QUAUHTIMOC- 

TZíN, « aigle (quauhtli) ou báton 
iquauitl) qui tombe (temoá) », roi 
de México, vulgairement Guati- 
mozin. Son installation, 193 ; est 

• fait prisonnier, 194; déposé, 19$; 
sa mort, 206 ; fut le second gou- 
verneur sous les Espagnols, 266. 

QuAUHTEPEC, • sur le mont {tepttt) 
des bois (quauitt), ville vaincue 
par les Mexicains, 164. 

QuAUHTiLMAHTZiN, áequauhtli(i\g\e) 



titUmatli (vétement), gouverneur 
d'Opochhuacan, 176. 
QuAUHTiTLAN, € auprés des bois 
(quauitl) ?, ville située au nord de 
Ténochtitlan, auprés des monts et 
des bois qui bordent á Touest le 
lac de Xaltocan, se ligue contre 
les Mexicains, 86. 

QüAUHTLAHTOHUATZIN OU CUAUH- 

TLAHTOHUATZIN, « qui parle (tlah- 
tohua) en aigle (quauhtli) •, roi 
de Tlatilulco. Son installation, 97; 
est vaincupar les Mexicains, 101 ; 
sa mort, 121. 
QuAUHTLALTZiN, úv. átquauhthlU, 
terre fertile, fils de Témiztzin, 
seigneur chalca, refuse de préter 
du secours á Moquihuix, 1 30; est 
témoin du meurtre de Cahualtzin, 
135; administre Amaquémécan, 

QuAUHTLAToauE, c chef dcs aigles 
ou généraüssime ». C'est le titre 
que portaient les capitaines qui 
commandaient les Mexicains avant 
leur établissement dans la lagune á 
Ténochtitlan. 

QUAÜHTLEHUANITZIN OU CUAUH- 

TLEHUANiTZiN, t qui attisc le 
feu (tUhuana) de bois (quauitl) •, 
fils d'Itztlotzin, 92; est installé 
roi de Tzacualtitlan-Ténanco- 
Amaquémécan-Chalco, 93 ; ac- 
compagne Négahualcoyotl, 104; 
sa mort, 121, 1 2 $ ; est un ancétre 
de Domingo Ghimalpahin, 294. 
QuAUHTLEauETzaui, « qui m2t b 
feu (tUqucchia) au bois (quauitl) * , 
chef mexicain, 269. 

QUAUHTLITLAQUAYAN-T E X C A L Y A- 

CAC, « lieu oü mangent (qua) les 
aigles {quauhtli), — á Textrémité, 
[yacatl) des rochers (texcalU), lo- 
calité voisine de Tlalpan, 22. 



340 



TABLE DES MATIÉRES 



QuAUHTZiNCO, f dans les bois 
(quauitl) •, station des Tlacochcal- 
cas, 42. 

QjüAUHXAYACATITLAK, • prés du V¡- 

sage (xayacúll) de bois {^uauitl)*^ 
origine de. cette localité, 2 ; les 
Chichiméques s'y établissent, 3. 

QuAUHXiuHTZiN, rév. de quauhxiaitl, 
branche d'arbre, (Lechef), 43. 

QuECHOLCOHtjATziN, € serpcnt (co- 
huatl) de plumes de quechoUi >, 
seigneur d'Amaquémécan, habite 
musicien, 140; regoit des hon- 
neurs de la part d'Axayacatl, 142 ; 
prend le nom de Gerónimo, 144. 

QuECHOLMiTL, • fléche (mitl) garnie 
de plumes de quechoUi t», meur- 
trier de Cuatéotl II, 112. 

QuESADA Pérez (Don Pedro de) est 
decapité, 278. 

— (Don Baltazar de) est decapité, 

278. 

QuETZALCANAUHTLi, c Canard (C4- 
nauhtU) á plumes de qaetzalli >, 
chef des Tlacochcalcas. Son arri- 
vée, 43; se fixe á Xalliypitza- 
huacan et s'empare de Ténantzinco 
et d'Aotlan, 5, 44; s'établit á 
Nochhuitecpan, 53; se rend á 
Cuyohuacan, 6, 57; donne Tez- 
catlipoca aux Chalcas, 58. 

QuETZALMAgATziN I, t cerf {magatl) 
emplumé (quctzalli) 1, roi d'Itztla- 
cocauhcan - Amaquémécan-Chalco. 
Son installation, 75; est accusé 
auprés de Huitzilihuitl, 80 ; se 
refugie á Acahualtzinco, 81 ; sa 
mort, 85. 

QuETZALMAgATZiN II (Don Thomas 
de S. Martin), roi de Tzacualti- 
tlan-Ténanco. Sanaissance, 16$; 
attaque Huexotzinco, 176, 183; 
son installation, 10, 199, 201, 
203; son mariage religieux, 212, 



214; son procés, 221; accueille 
Fray Martin de Valencia, 223; le 
fait soigner, 228; sa lutte avec 
son frere Técuanxayacatzin, 234; 
sa mort, 244; son caractére, 247. 
QuETZALMAgATZiN (Dou Martin de 
Sandoval), fils de Técuanxayaca- 
tzin. Sa naissance, 233. 

QUETZALMAMALITZIN, • qui portC 

(mamali) des plumes de quetzalii 1 , 
roi deTéotihuacan. Son installation, 
103; délivre Axayacatl, 135. 

QuETZALPAHiNTZiN,de^¿/í/rtf///, plu- 
mes riches, et pahina, courir, ñis 
de Mactzin, 109; favorise Popo- 
catzin, lio; et meurt assassiné, 
111. 

QuETZAUPETLATZiN • natte (petlatt) 
de plumes riches (quetzalii) », 
femme de Thomas de S. Martin 
Quetzalmagatzin, 213. 

QuETZALPOYOMATZiN, de quetzalU, 
belle plume, et poyomalli, íleur 
ressemblant á la rose, fils de Que- 
tzalmagatzin Tancien, refuse de 
donner du secours á Moquihuix, 
130; seconde Axayacatzin, 134; 
est témoin du meurtre de Cahual- 
tzin, 135; administre Amaqué- 
mécan, 153. 

QuETZALTEPECA, habitants de Que- 
tzaltepcc, c'est-á-dire t sur la mon- 
tagne (tepetl) de quetzalii •, vain- 
cus par les Mexicains, 184. 

QuETZALTOTOTZiN, rév. de quetzal" 
tototl, espéce de paon, roi de 
Pochtlan-Técuanipan-Amaquémé- 
cao. Sa mort, 121, 125. 

QUETZALTOTOTZIN, souverain de 
Tépetiixpan-Chimalhuacan. Son 
installation, 155. 

QüiYAHUizTLAN, de quiyahuitl, pluie, 
Tun des quartiers de Tlaxcailan, 
187. 



QUIYAÜHTZIN Q.UAUHQ.UIYAHUACA- 

TZiNTLi, grand musicien, 143. 

QUINEHÜAYAN. VoyCZ TlAPALLAN. 

Ramírez (Cornerio), fils de Topal- 
tz¡n, 19. 



Ramírez (Don Sebastian). Son ar- 
rívée á México, 22$; rend des 
terres á queiques Indiens, 231; 
son retour en Espagne, 233. 

Regino (Fray Luis), 12, 281. 

Ríos (Fray Antonio de los), 314. 

Romano (Don Diego), évéque de 
Tlaxcalian, 304. 

Sahagun (Fray Bernardino de). Sa 

mort, 311. 
Salazar (Don Fray Domingo de), 

évéque, 14. 
San Benito (Bonifacio de), fils de 

Quahélotzin, 20. 
Sánchez (Juan), 20. 
Sánchez (P. Pedro), provincial des 

Jésuites á México, 285. 
San-Cosme, localité oü se fixérent 

les Franciscains, 299. 
San-Diego, localité oii se fixérent 

les Franciscains déchaussés, 299. 
Sandoval (S. Francisco de). Voyez 

AcAarzíN. 
Sandoval (Le regidor Francisco), 

Vh 

San Fabia (Servador de), descen- 
dant de Quauhcécécuitzin, 21. 

— (Miguel), fils du précédent, 21. 

San-Francisco (Egiise de), á Méxi- 
co. Sa chute, 312. 

San Juan (Francisco de), 20. 

Santa-Fe. Voyez Tlalcauhyan. 

Santa María (Le ¡uge Don Andrés 
Francisco de), 1$, 308. 

Santiago (Juan de), 313. 



TABLB DBS MATlfcRBS ^41 

Santo-Domingo (L'église de). Son 

inauguration, 288. 
Santos. Voyez Tiliuhcan. 
Serón (L'alcade Jorge), 262. 
Soledad (Confrérie de la), 313. 
Soria (Fray Diego de), 2 49, 2$ i. 
SoTELO* Sa mort, 278. 
Soto (Fray Juan de), 3 14. 



Tapalcatetelco, € dans un lieu 
ardu (tettlld) plein de débris de 
vases {tapakatl) », localité voisine 
d'Amaquémécan, 61. 

Tapia (Hernando de), interprete, fils 
de Motelchiuhtzin, 222; sa mort, 
251. 

Tecac ou Tenoch (L'administra- 
íeur), 10$. 

Tecamachalco, i dans la máchoirc 
{camachalli) de pierre (Utl) ijville 
á Torient de México, 278. 

Techixco, localité oü mourut Caca- 
matzin Tancien, 7, 68. 

Teciuhtzin, rév. de íeciuitU, grélc, 
roi d'Opochhuacan-Tlacochalco- 
Chalco- Ateneo. Son installation, 
90; sa mort, 92. 

TECogAUHTEPECA, dc tecofauiti, 
ocre ¡aune, et tepec, sur la monta- 
gne, prisonniers immolés á Hui- 
xachtlan, 177. 

Tecocohua, • qui fait souffrir {coco- 
hua) », ambassadeur chalca, 179. 

TEgogoMOCTLi, roi d'Azcaputzalco- 
Mexicapan. Son installation, 70; 
est pére de Maxtlaton et de Qua- 
quauhpitzahuac, 84; fait assas- 
siner Ixtlilxochitzin, roi de Tetz- 
cuco, 93 ; sa mort, 95. 

TEQOgOMOCTLI OU TEgOQOMOCTZIN, 

prince mexicain ; fils d'Izcoatl et 
de Huitzilxochitzin, 108. 
TEgogoMocTLi Acolnahuacatl, 
fils d'Axayacatl, 144, 147; épouse 



342 



TABLE DES MATl^RES 



une princesse d'Écatépcc, 169; cst 
pére de Huanitzin, ro¡ d'Écatépec, 
191, et de Matlaccohuatzin, 223. 

Tecohuac, • dans le serpent (co- 
kuatl) de pierre {tetl) ■, lieu oü 
s'établirent les Espagnols^ 186. 

Tecohuatzin Tetlanmecatl.Nohis 
de Cohuayhuitl. 

Tecolotzin, rév. de tecololl, hibou, 
fiis de Maxtlaton, roi de Cuyo- 
huacan, 95. 

Teconal, 133. 

Tecpan, • palais fjSiége d*une sou- 
veraineté, dcpendant de TEtat de 
Chalco, 46. 

Tecpanecatl, envoyé de Moteuhc- 
Qomatzin II, 180. 

Tecpanecatl ou Tepanecatl te- 
üHCTU, • seigneur tépanéque », 
titre que portaient les rois de Tla- 
copan, d'Azcaputzalco et de Té- 
petlixpan-Xochimilco. 

Tecuanipan ou TEauANiPAN, a par- 
mi les bétes sauvages (tequani) •, 
ville de l'Etat de Chalco, siége 
d'une souveraineté, 80. 

Tecuantepec ou Tequantepec, 
« sur le mont (tcpetl) des bétes fe- 
roces (Uquani) », ville soumise par 
les Mexicains, 10, 167. 

Tecuanxayacatzin, • visage {xaya- 
catl) de béle feroce (tecuani) > sei- 
gneur d'Amaquémécan, 193. 

Tecuanxayacatzin (Don Juan de 
Sandoval}, ñis de Cacamatzin, roí 
deTlayllotlacan-Amaquémécan. Sa 
naissance, 168; son installation, 
199, 208; sa puissance, 210; son 
procés, 221; ses différends avec 
son frére S. Martin QuetzalmaQa- 
tzin, 2 3 4 ; passait pour cruel, 239; 
est ntimmé gouvemeur d'Amaqué- 
mécan, 254,255; attaque les habi- 
tantsdeTéopan, 2 58;samort,263. 



Tehuehueltzin, roí de Quauhna- 
huac. Son ínstallation, 165; sa 
mort, 174. 

Tehuetzquititzin, • plaisant, bouf- 
fon (huetzquitia) » (Don Diego de 
S. Francisco), gouvemeur de Té- 
nochtitlan. Son installation, 241, 
267; sa mort, 250. 

Teiiuintzin ou Teteoc, 48, 54. 

Teyohualpachohuatzin, « qui ad- 
ministre (pachohua) la nuit (yo- 
huallij », io« enfant d'Axayacatl, 
148. 

Telpochchillilicatl, Mexicain-Té- 
nochca, mis en prison á Chalco, 98. 

Telpochteuhctli, • seigneur [teuhc- 
tli) ¡eune (telpochtli) ou de la ¡eu- 
nesse (ulpochoü) *, roi de Yaca- 
pichtlan, 178. 

Temictzin, rév. de temictli^ songe 
ou ver á soie, prince de Ténoch- 
titlan, 128. 

Temimilolca, tribus soumises par 
les Mexicains, 225. 

Temizteuhctli ou Temiztzin, fils 
de Huéhuéteuhctli, souverain de 
Tlayllotlacan-Amaquémécan. Son 
installation, 59; sa mort, 65. 

Tenamaztli, « trépied », roi de 
Xochipillan, 241. 

Tenanca, habitants de Ténanco, 
soumis par les Mexicains, 11,225; 
se donnent un roi, 62. 

Tenanco, « dans l'enceinte [tena- 
mili) », ville importante de I'Ana- 
huac. 

Tenanyocan, da tenamill, mur, 
barriere, ville située au N.-O. de 
Ténochtitlan, se ligue contre les 
Mexicains, 86. 

Tenantzinco. Ses habitants sont 
vaincus par Quetzalcanauhtii, 5, 
44; puis soumis par Axayacatl, 



TABLB DBS MATlftRBS * 



Hi 



Tenchimaltzin, de tentli (bord), et 
chimalU (bouclier), (Don Juan), 
231. 

Tenyotzin, rév. de tenyotl, gloire, 
renommée, fait prisonnier par 
Quetzal magatzin, 176. 

Tenoch. Voyez Tecac. 

Tenochca ou Tenüchca, habitants 
deTénochtitlan. Fraction des Me- 
xicains, 60. 

Tenochtitlan ou Tenuchtitlan 
(México). Sa fondation, $5. 

Tenochtzin ou Tenüchtzin, rév. 
de Unochtli, nopal, chef des Mexi- 
cains, est élu genera lissime á Cul- 
huacan, 45, $4; se fixe á Tenoch- 
titlan, 56 ; y fait célébrer la céré- 
monie du feu nouveau, 64; sa 
mort, 67. 

Tenpe^o, allié de Cortés, 194. 

Tenuch. Voyez Tecac. 

Teocalhuiyacan ou Teocalhüia- 
CAN, patrie de la príncesse (Zaca- 
macihuatzin, 76. 

Teoculhuacah, c Culhuacan divin 
(icotl) •, loca lité oü se rendirent 
les Mexicains conduits par Guz- 
roan, 212, 222. 

Teoíhjateuhctli, « seigneur mi- 
nistre, ou qui a les dieux », équi- 
vaut, suivant Bétancourt, á vi- 
caire general. Ce titre était donné 
particuliérementau roí deTlacoch- 
calco-Ateneo. 

Teopan (Les habitants de) se révol- 
tent, 240. 

TEoauízaui, « sorti (quizqui) de 
dieu (ieotl) i, ñis de Cuatéotl II, 
113. 

Teotenanco, f dans Tenceinte (tena- 
mitl) sacrée (teoti) >, station des 
Tlacochcalcas, 39. 

Teotihuacan, « lieu oü Ton conduit 
{ihua) les dieux (teoti) •, antique 



cité au nord de México, siége 
d une royante, 103. 

TEOTLATLAUHaui, « dieu (tcot!) 
rouge, enflammé (tlatlauhqui) 9 , d¡- 
gñité ou peut-étre second ñora de 
Xollotzin, 182. 

Teotlyxacalycayak, • lieu oíi est 
la cabane(xtfctf//í;du ákü{tcotl) t, 
station des Tlacochcalcas, 39. 

Teotlixca ou Teutuxca, habi- 
tants de Teotlixco, c'est-á-dire á la 
face (ixtlt) du dieu (teoti), Leur 
origine, 2$, 38. 

Tepaneca, tribus établies á Azca- 
putzalco, font la guerre aux Mexi- 
cains, 96; sont vaincues, 97. 

Tepanecatl teuhctli. Voyez Tec- 

PANECATL teuhctli. 

Tepanohüayan, « lieu oü Ion passe 
(paño) des personnes (te) ■, ville 
rivale d'Atzcaputzalco, 97; Cortés 
luí rend sa liberté, 197. 

Tepecoca, habitanl de Tlatilulco, 

»33- 

Tepehüalpan. Localité oü Ton se 
rendait en dévotion, 3; les Mexi- 
cains y élevérent un temple á Hui- 
tzilopochtli, 113. 

Tepeyacac, • au bout (yacatl) de la 
mon tagne (tepetl) 1, auj. Guada- 
lupe, au nord de Tenochtitlan. Sa 
soumission, 128. 

Tepetlacan, localité oü s'établircnt 
les religieuses de sainte Claire, 
298. 

Tepetucpac, « au sommet (icpac) du 
mont (tepetl) 1. Localité oü sé- 
journérent les Chichiméques, 2. 

Tepetlixpan, c á la surface (ixtli) de 
la montagne (tepetl) •, ville dépen- 
dant de TÉtat de Chalco, siége 
d'une seigneurie, 121. 

Tepetlixpan-Xochimilco, • sur la 
face (ixtli) de la monU^ne (tepetl)w^ 



H4 



TABLE DES MATIÉRES 



— dans le champ (milli) de fleurs 
(xoch(tl) » (État de), 54. 

Tepollomitzin, prince de Ténoch- 
titlan, est mis en prison á Chalco, 
98. 
. Tepopolla, ville de TÉtat dé Chal- 
co, 121. 

Tepozcollollan, € dans le grillage 
de mkidi\ (tepozcollotli) ». Ville sou- 
mise par Moteuhcgoma I, 118. 

Tepoztlixayacatzin, « face (xaya- 
catl) de cuivre (tepoztli) » (Don 
Gregorio de los Angeles), fils de 
S. Martin Quetzalmacatzin, 220; 
son installation commeroid'Itztla- 
coQauhcan-Amaquémécan, 262 ; sa 
mort, 298. 

TEQ.UANIPAN. Voyez Tecuanipan. 

Teojüantepec. Voyez Tecuante- 

PEC. 

TEciuixauíPAN, « sur le natrón (U- 
qmxqmil) •, au). San-Juan, quar- 
tier de México, 309. 

Terre (Trembl. de), 139, 167. 

Tésala est conduit en Espagne, 222, 
226. 

Teteoc. Voyez Tehuintzin. 

Tetella, localité voisine d'Amaqué- 
mécan, 280. 

Tetlatzin, gouvemeur á Tzacualti- 
tlan-Ténanco, 161. 

TETLEPANauETZATZiN, • qui enchan- 
te, fascine {ihpanqüttza) 1 (Don 
Pedro Cortes), roi de Tlacopan, 
regoit Cortés, 188; sa mort, 207. 

Tetzahuitl. Voyez Huitzilopoch- 

TLI. 

Tetzauhcüacuilli, gouverneur de 

Tlalmanalco, 155, 202. 
Tetzcuca, habitants de Tetzcuco, 

102. Autrement dit Acolhuaque. 
Tetzcuco, « dans la vase (comitl) 

oíi Ton broie (teci) », capitale de 

l'empire chichiméque, située prés 



de la ríve oriéntale de la lagune. 
Autrement dit Acolhuacan. 

Tetzmollocan, lieu des chénes 
verts (tetzmolli), situé prés de Tetz- 
cuco, 104. 

Teuhctepeca, peuples vaincus par 
les Mexicains, 176; prisonniers 
immolés á Huixachtlan, 1 77. 

TEUHCTLACogAUHCATZiN, ■ seigneuf 
(teuhctU) qui ¡eüne {(aua) á moitié 
(tlaco) ■ (Le cheO, 6. 

TEUHCTLACogAUHCATZiN (DOU Jo- 

seph de S^ Maria), sa naissance, 
1 9 ; prend part á Texpédition de 
Xochipillan, 241 ; est installé roi de 
Panohuayan, 24^; sa mort, 262. 

Teuhcxolotl, de teuhctU^ seigneur, 
et kolotl, tige de.maís, adminis- 
trateur de Tlalmanalco, 105, 155, 
202. 

Teuhtlehuac, nommé tlacochcalcatl 
oü chef des troupes sous Chimal- 
popoca, 91. 

Texcalyacac, t á la pointe (yacatf) 
du rocher {texcalli) ■, point du 
mont Amaquémé, oü se fixa Martin 
de Valencia, 223. 

Texcalla, ■ précipice 1, localité 
voisine de Xochimilco, 100. 

Texocpalca, habitants de Texocpal- 
co, soumis parles Mexicains, 225. 

Texocpalco, de texocotl, espéce 
d'arbre, et palli, couleur noire, lo- 
calité dépendant de Ténanco, 282. 

Tezcatecollotzin, de tezcatl, mi- 
roir, et tecolloü, hibou, envoyé de 
Moteuhcgomatzin II, 180. 

Tezcatlipoca, ■ miroir (tezcatl) bril- 
lant ou qui fume (poca) », dieu des 
Tlacochcalcas, 2 5 ; leur sert de 
guide, 43 ; son apparition, 1 18. 

Tezcatlpopocatzin, • miroir {tez- 
catl) qui fume (popoca) ■, fils du 
roi Tiíocioatzin, IJ7, 267. 



TABLB DES MATIÉRES 



?45 



Théatins (Les). Leur arrivée á Mé- 
xico, 28$ ; ils recueillent les reli- 
ques des saints, 292 ; transportent 
uncrucifix, 501. 

Thérése de Jésus (Sainte). Ses re- 
formes, 260. 

Thomas (Don) le jeune), souverain 
d'Itztlacogauhcan. Son installation, 
13, 299; sa mort, 307. 

T1ANQ.UIZ0LC0, f dans le raouvement 
(oUn) du marché (tianquiztli) 1, 
localité de TAnahuac, 47. 

TigAAPAN, « sur l'eau (aü) blanche 
comme la terre dite tigaú b , station 
des Mexicains, voisine de Culhua- 
can, 45, 271. 

TigATLA ou TigATLAN, t lieu plein de 
la poudre blanche dite úgatl 1, Fun 
des quartiers de Tlaxcailan, 187. 

Tigocic ou TigociCATzm, 7» roi de 
Ténochtitlan. Son installation, 1 46 ; 
agrandit le temple de Huitzilo- 
pochtii, 149; nomme des souve- 
rains et gouverneurs, 154; sa 
mort, 156. 

TlCOMECATL TEUHCTLI, diguité qUC 

portaient les seigneurs de Pano- 
huayan, 18. 

TiuuHCAN, ville, auj. Santos, siége 
d'une souveraineté, 108. • 

Tlacacuitlahua, « personnes (tía- 

cali) embrenées (cuiüatl) », tribus 

. qui entrent dans Ténochtitlan, 101. 

Tlacaeleltzin, rév. de tlacaelelliy 
malheureux, fils de Huitzilihuitl W. 
Sa naissance, 76 ; épouse Maquiz- 
tzin, 85; regoit le titre á^aíecpane- 
cali par Itzcohuatzin, 96; s'empare 
d'Azcaputzalco, 98; est nommé 
vice-roi, 101; généralissime, 103; 
ses succés, 106. 

Tlacaeleltzin (Don Ju.in de Santo 
Domingo de Mendoza), fils de 
Quetzalmagatzin, 213; prend part 



á rexpédition deXochipillan, 241; 
son installation á Itztlacogauhcan, 
245 ; sa mort, 257. 

Tlacahuepan rancien, est nommé 
yczhuahaacatl, 103. 

Tlacahuepantzin, fils d*Axayacatl, 
146. Sa mort, 167. 

Tlacahuepan ou Tlacahuep antzin 
(Don Pedro de Moteuchccoma), 
fils de Moteuhccomatzin le ¡eune. 
Autrement dit Yohualycahuaca- 
tzin. Voyez MoTEUHcgoMA. 

Tlacayaotzin, f ennemi (yaotl) des 
gens (tlacatl) », roi de Ténanco- 
Tépopolla, regoit Cortés, 188. 

Tlacapan, f pente, versant », loca- 
lité voisine de Tépetlicpac, 2. 

Tlacateccatl, titre que portaient 
certains officiers supérieurs á la 
cour de Ténochtitlan. Cétait le 
mattre des camps, celui qui dis- 
pose (teca) les troupes {tlacaü), II 
était chargé de compter les pri- 
sonniers de guerre. 

Tlacatecpan, siége d'une seigneu- 
rie, 162. 

Tlacateotzin, de í/<ííj//, personne, 
eiteotif dieu, roi de Tlatilulco. Son 
installation, 89, 93 ; sa mort, 96. 

Tlacateuhctu, • seigneur, maitre 
(tíuhcüi) des personnes (tlacatt) », 
dignité que portaient les seigneurs 
de Panohuayan, 19. 

Tlacateuhctli, gouverneur deTlal- 
manalco, 155. 

Tlacateuhctli, envoyé de Moteuhc- 
gomatzin II, 180. 

Tlacochcalca, anciennes tribus. 
Leur arrivée á Chapultépec, 5, 25; 
Origine de leur langage, 29; leur 
départ de Tlapallan, 37; leur éta- 
blissement á Xinpacoyan, 48, 53. 

Tlacochcalcatl, capitaine, com- 
mandant des troupes; litt. celui 



J46 



TABLB DES MATIÉRBS 



qui prend soin des fleches (tlaco- 
cktli), II était chargé de compter 
les prisonniers de guerre, 79. 

Tlacochcalco, • dans la salle {calli) 
des fleches (ílacochtli) • (État de). 
Son démembrement, 46. 

Tlacochchimalpopocatzin, de tía- 
cochtlí, fleches, chimalli, bouclier, 
et popoca, fumant. Voyez Toyao- 

TZIN. 

Tlacochintzin, rév. de tlacochtli^ 
fleche. Sa mort, 1 19, 124. 

Tlacochqjüencatl teuhctli, • se¡- 
gneur qui a soin des véteraents 
{qucmiü) et des fleches (tlacochtli) ■ , 
dignité militaire que portaient les 
seigneurs de Panohuayan, 20. 

Tlacocihuatzin, de tlacoü, ba- 
guette, et cihuatl, femme, filie de 
Toyaotzin. Sa naissance, 9, 156; 
sa mort, 190; elle avait épousé 
Cacamatzin^ 215. 

TLACoaHüATziN, filie de Cacama- 
tzin I, épouse de Quetzalmagatzin, 
82 ; dirige son fils Cohuagacatzin, 
89, 94. 

Tlacoyahualco, • dans un lieu 
large, spacieux (coyahua), localité 
oü se refugia Yotzintli, 22. 

TLAgoLYAOYOTL, guerreorduriérc, 7. 

TLAgoLYAOTZiN, de tlagolli, ordure, 
et yaoü^ ennemi, roi de Huexotla. 
Sa mort, 145. 

Tlacopan, « sur les baguettes (tía- 
col!) », au¡. Tacuba, ville située 
prés du lac de Tetzcuco, capitale 
d'un État, 108. 

TLACOPANECA^habitants deTlacopan, 
entrent dans Ténochtitlan, 100. 

Tlacotepec Matlatzinco, « sur le 
mont (tepetl) des ordures (tlagolli), 
— dans le filet (matlaíl) », pro- 
vince conquise par Axayacatl, 145. 

Tlacotlan, • parmi les verges, les 



baguettes (tlacot!) •, ville du Pa- 
cifique, oü mourut Pedro de Alva- 
rado, 240. 

Tlacotzin, rév. de tlacotl, baguette 
(Don Juan Velasquez), vice-roi. 
Sadéposition par Cortés, 195; est 
témoin de la mort de Quauhté- 
moctzin, 206 ; son installation 
comme souverain de Ténochtitlan, 
207, 266; sa mort, 207, 209. 

Tlacotzin, rév. de tlafotU, précieux, 
chef mexicain, 270. 

Tlacüillocan, € lieu oü Ion écrit 
(cuiloa) 1, situé prés de Quauhna- 
huac, dont s'empara Moteuhc^o- 
ma H, 180. 

Tlacuilloteuhctu,! seigneur {í¿ii- 
hctli) écrivain, historien {tlacui- 
lolli) », titre de gouverneur que 
porta Xaltémoctzin á Tlalmanalco, 

'H- 
Tlaelpan, ■ dans les ordures (tlacl- 

/f)i,v. voisined'Amaquémécan,83. 
Tlahtoltzin, rév. de tlaktolli, pa- 
role, porte-idole, 43. 
Tlahuancatzin, rév. de tlahuanqui, 

ivre (Don Pedro), roi de Pano- 

huayan, 10, 18, 221. . 
Tlahuancaxochitl, • fleur {xochitl) 

qui enivre (ilahuana) », fils de 

Cuatéotzin II, 113. 
Tlahuitoltzin, rév. de tlahuitolü, 

are , arbaléte ( Don Antonio Pi- 

mentel), souverain de Tetzcuco. 

^n installation, 240; sa mort, 

261. 
TLAHuizcALPOTONaui, ■ aurore (tía- 

huizcaUi) qui répand mauvaise 

odeur (potoni) », roi de Tzom- 

panco, 270. 
Tlayllotlacan, localité voisine 

d'Amaquémécan, 237. 
Tlayllotlac teuhctu, « seigneur 

juge assesseur 1. Titre porté par 



TABLB DES MATlftRES 



?47 



le roi de Tzacualtitlan-Ténanco- 
Amaquémécan, p. 

Tlayllotlaclue, habitants de Tlayl- 
lotlacan. Leur arrívée, 28;' se 
donnent au roí Chahuatlahtohua- 
tzin, 78. 

Tlalcauhyan, ■ lieu vide, désert » 
(Santa-Fe), á deux lieues de Méxi- 
co, 509. 

Tlalhüactlipan, b sur Ule (tlalhaa- 
ctli) •, ville de l'Anahuac, 1 58. 

Tlaluyxco, « á la surface {ixtli) de 
la Ierre {tlalli) », station des Tla- 
cochcalcas, 59. 

Tlallocatepec, • sur le mont (tepetl) 
de Tlalloc^y ville conquise par les 
Mexicains^ 166. 

Tlalmanalca, habitants de Tlalma- 
nalco. Leur origine, 25. 

Tlalmanalco, de tlalli, terre, el 
manút donner, disposer, capitale 
d'un État. Construction d'une 
église, II, 227. 

Tlalmanalticpac, « au sommet 
(i(pac) de la terre (llalli)^ donnée 
(mana), locaiité conquise par Mo- 
teuhccoma II, 283. 

Tlalpan, • sur la terre (tlalli) », lo- 
caiité soumise par les Mexicains, 
2^9. 

Tlalpican Tlamapan, ■ lieu oü 
Ton enléve (pi) la terre {tlalli), — 
et sur le cóté (tlamaitl), situé 
dans PÉtat deChalco, 179. 

Tlalpitzatzin (Christoval), 18. 

Tlaltecahuacan , • lieu oü Ton 
dispose (teca) la terre (tlalli) », 
quartier de Tlalmanalco, 18. 

TLALTEGAHUAQ.UE, aucienues tribus. 
Leur arrivée á Tlalmanalco, 27. 

Tlaltecatl, intendanl des greniers, 
80; son installation á Amaqué- 
mécan, 85. 

Tlaltenan, apócope de tlaltenamitl, 



rempart, enceinte itcnamitl) de 
terre (//tf//ó,administrateur, 105 ; 
sa mort, 1 1 2. 

Tlaltetecuintzin. L*un des noms 
de Miccacalcatl. 

Tlamaocatl teühctu, titre que 
portaient les seigneurs de Pano- 
huayan, 17. 

Tlamaoco, lieu de naissance de Ca- 
camatzin le jeune, 9. 

Tlancocolhuacatepec, c sur le 
mont (tepctl) oü s'affaissent (uaqui) 
ceux qui ont des grosses dents 
(tlancocoltic) », station desTlacoch- 
calcas, 42. 

Tlapallan, patrie des tribus tlacoch- 
calcas qui vinrent peupler le pays 
de Tlalmanalco, 29; cette loca- 
lité est appelée aussi Nonohual- 
co, Chicomoztoc, Tzotzompa et 
Quinehuáyan, 37. 

Tlapakeca^ habitants de Tlapan; 
vingt-quatre mille sont immolés á 
Huitzilopochtli, 1^8. 

Tlapantzinca, peuplades vaíncues 
par les Mexicains, 163. 

Tlapechhuaque,! qui ont des estra- 
des [tlaptchtli » , anciennes tribus. 
Leur arrivée á Tlalmanalco, 12. 

Tlapotlan, ville soumise par les 
Mexicains, 167. 

TLAQ.UIL OU TLAQ.UILXOCHITZIN, 

• ^t\xT(xochitt)ti{á\i\\.t[tlaqüilli) «, 
mere de Huitzilihuitl, 271. 

Tlatatacco,« dans letrou, Texcava- 
tion [tlatatactli) • (Lagune de), 78. 

Tlatelolco ou Tlatilulco, siége 
dun État indépendant, 60; sa 
chute, 133; c'est par Tlatelo'co 
que les Espagnoiss'emparérent de 
México, 1 94 ; marché tenu á San- 
tiago, 227; représentation donnée 
á Santiago, 228. 

Tlatenco, locaiité oii les Chichi- 



^8 TABLE DES MATIÉRES 

meques aUaientfaire Icur dévotion, 



h 

Tlatilulca, habitants de Tlatilulco, 

vaincus par les Ténochcas, loi; 
sypplice de leurs ambassadeurs, 
t^i ; leur soumission, 133. 

Tlatilulco. Voyez Tlatelolco. 

Tlatlamacatzintli, de Chalco- 
Alcnco, 289. 

TLATLAUHauíTEPECA, « habítants de 
Tlatiauhquitépec, c'est-á-dire sur 
la moíiUgnt(upctl) rouge {tlatlauh- 
ijui) I, vaiticus par les Mexicains, 

TUTLAZCALMECAC, de tlátlaztU, re- 
jeté, et cálmecac, roaison d'éduca- 
tion, locaiité située prés de Té- 
nancOj 4. 

TlATCíUIC OU TLATQ.UIC TEUHCTLI, 

« seigneur qui gouverne, régit •. 

Le roi d'Opochhuacan portait ce 

titre, ainsi que le roi d'Itzcahua- 

can. Rév. llatquicatzin. 
Tlaühquiyauhco, € dans la pluie 

(qmyímitl) rouge (tlauUt) ■, ville 

vaincue parles Mexicains, 183. 
Tlaxcallan, « dans le pain de maís 

(tiaxcüUi) 1, capiUle de la répu- 

blique de ce nom. 
Tlaxcalthca, habitants de Tlax- 

callaíi, sont en lutte avec les Cho- 

lolteques, 183; accueillenlfavora- 

biemenl les Espagnols, 186. 
Tlaxcaltecatl, de Tlaxcallan , 

sa lutt? contre les Huexotzincas, 

186. 
Tlehuexollotzin, • coq {huexollotl) 

¿ñ feu lUtl) », roi de Tépeticpac, 

accueille ks Espagnols, 187. 
Tlicoyohualtzin, roi de Tecpan- 

Xocbimilco. Son installation, 164; 

53 morí, 176. 
Tliiccetzpal, apócope de Tlilcuetz- 

palin, i lézard (cuctzpaiin) noir 



(tUlli) •, blesse Axayacatl á la 

cuisse, 138. 
TLILIUHQ.UITEPEC, • sur la montagne 

(Upetl) noire {tUliuhqui) », ville oü 

périrent beaucoup de Tetzcucans, 

167. ' 
TuLiuHauíTEPECA, habitauts deTIi- 

liuhquitépec, se liguent contreMes 

Mexicains, 86. 
TLILLANCALQ.UI, titre que portaicnt 

certains officiers supérieurs á la 

cour de Ténochtitlan, 103. 
Tlillapan, • sur l'eau {att) noire 

{tlilU) », station des Tlacochcal- 

cas, 42. 
TuLPOTONCATZiN, de tliUi, noir, et 

potonqui, fétide (Le prince), 150; 

pére de Miccacalcatl, 166. 
Tlilpotoncatzin, fils de Tlacaélel- 

tzin, prince de Ténochtitlan, 140; 

sa mort, 174. 
Tliltecatzin, • qui range (uca) le 

noir (tlilli) •,chefchichiraéque, 2, 

4; sa mort, 5, 48. 

TLILÜILaUITEPECA, p. 86, ligUCS 2 Ct 

3, lisez Tliüuhquitépeca. 

Tlotli, • faucon, épervicr •, sou- 
verain d'Atlauhtlan-Tzacualtitlan- 
Ténanco-Amaquémécan. Son ins- 
Ullation, 62; sa mort, 65. 

Tlotliteuhctli, • seigneur(/íuAcí/i) 
de répervier (tlotli) •, 48. 

TogANTEPEc, « sur le mont (tepctl) 
de la taupe {tofan) >, station des 
Tlacochcalcas, 39. 

TogANTEUHCTLi, « stigütüT {teuhctli) 
de la Uupe {tofan) », roi dO- 
pochhuacan-Tlacochcalco-Chalco- 
Atenco. Son installation, 76; est 
acensé auprés de Huitzilihuitl, 
80; se refugie á AmohrooUoco- 
Huitzillac, 81; sa mort, 88. 

TocHCALCO, t dans la átmturt (calli) 



TABLE DES MATIÉRES 



H9 



da lapin (tochtli) •, ville soumise 
par les Mexicains, 1 39. 

TocTECONTZiN, de toctli, tige de 
roaís, et tecomatl, tasse, coupe, 
(Don Sancho), prince de Tzacual- 
títlan-Ténanco, 287, }o8. 

ToHTo, apócope de tototly oiseau, 
meurtrier de Cuatéotl II, 112. 

ToYAOTZiN, f notre (to) ennemí 
iyaotl) », ñls de Quapolocatl. Son 
installation á Opochhuacan, 52; 
s'établit á Nochhuitecpan-Acahui- 
tecpan, 5?; sa roort, 53. Autre- 
ment ditTlacochchiroalpopocatzin. 

ToYAOTziN, roi d'Itztlacogauhcan- 
Araaquémécan. Sa naissance, 8, 
114; tue son frére, 9, 135; son 
installation, 154, 157; assiége 
Atlixco, 165 ; sa mort, 170. Au- 
trement dit Nonohualcatl. 

ToYAOTziN ou ToYAOüH (Don Juan- 
Baptista de Sandoval), roi de Té- 
cuanipan et de Tiayllotlacan. Sa 
naissance, 11, 232; son installa- 
tion, 245 ; tue son épouse, 251 ; 
regoit son pardon, 2 $6 ; est nommé 
á Tiayllotlacan, 263 ;sa mort, 290. 

ToLLAN ou Tullan, c parmi les 
jones (tollin) », station des Tla- 
cochcalcas, 2$, 40. 

ToLLANTZiNco, locaüté voisine de 
Tollan, occupée par les Toltéques. 

ToLTECATL, o qui Tange (Uca) les 
jones (toliin) >, prince de Huexo- 
tzinco, 150; son caractére entre- 
prenantet sa mort, 169. 

TOLTITLAK ou TULTITLAN (Valléc 

de), 43. 
ToMiYAUHTZiN, • notre (to) fleur de 
maís (miyauatl) », filie de Qua- 
huitzatzin, épouse Hécaxayacatzin, 

$2. 
ToMrsfAüHTziN, filie de Quetzalma- 
catzin rancien, 85. 



ToMiYAüHTZiN, filie d'Aocuantziu 
rancien, 169. 

ToNALHUAcaui, c desséché {huaqui) 
par la chaleur (tonaili) •, nom du 
gardien des prísons á Chalco, 98. 

ToNATiUH. Voyez Alvarado. 

TONIZTALTZIN QUAHUIXCALTZIN (Le 

cheO, 6. 
ToPALTziN, rév. de topal, recherché 

dans sa toilette, gendre de Quauh- 

cécécuitzin, 19. 
ToRCLA (Doña Petronilla de), 19. 
ToRauEMADA (Fray Juan de), 3 14. 
ToTEc Cacamatl. Voyez Cacamatl 

TOTEC. 

ToTECNOCHHUETZiN (Le chcf), 6; 
ancétre de Quauhcécécuitzin, 19. 

Toteociteühctli, € seigneur {tcuhC' 
tli) aífamé (teoticiui) 1, est amené 
auprésde Huitzilihuitl, 80; se re- 
fugie áTotomihuacan, 81; est fait 
roi de Chalco- Acxotlan, 83 ; est 
pris et conduitá Ténochtitlan, 87; 
sa réinstallation, 89 ; fait jeter en 
prison des princes mexicains, 98 ; 
accompagne Nécahualcoyotl, 104. 

TOTEQjUIX ou ToTEaUIXTZIN, TOi 

d'Opochhuacan-Tlacochalco-Chal- 
co-Atenco. Son installation, 92 ; 
accompagne Nécahualcoyotl, 104; 
accueille Moteuhcgoma I, 106; 
sa mort, 109. 

ToTogACA, « qui porte (faca) des oi- 
seaux (tototl) >. Sa mort, 186. 

ToTococTziN (Andrés de Santiago). 
Sa naissance, 232; son mariage, 
249. 

Totollan, € parmi les poules {totoi- 
Un) >, ville soumise parles Mexi- 
cains, 175. 

ToTOLLAPAN (San-GuilIcrmo) t sur 
Teau [atl) des poules (totolin) •, 
localité voisine de México oü Ton 
découvrit un crucifix, 301. 



J50 



TABLE DES MATIÉRBS 



ToTOLLAPANECA, habiUnts de To- 
tollapan, vaincus par Négahual- 
pilli, 164. 

ToTOLTENANCo,« dans l'enceinte (te- 
namiü) des poules (totolin) « , ville 
vaincue par les Mexicains, 163. 

TOTOMIHUACAN OU TOTOMIUACAN, 

localité voisine d'Amilpan, oü se 
refugia Totéociteuhctli, 81. 
T0TOMIHUAQ.UE, habitants de Toto- 
mihuacan. Leurdéfaite, 166. 

TOTOMIHUATZIN CSt pris Ct IDÍS á 

mort, 1 19, 124. 
ToTOMiHUATziN, gouvemeur de 
Tlalmanalco, 176, 193. 

TOTOMlUACAN. Voyez TOTOMIHÜA- 
CAN. 

ToTOMOCHTziN, rév. de totomochül^ 
paille de mals, beau-pére de Que- 
tzalmagatzin, 215. 

ToTONAQUE, peuples de la province 
de Totonacapan, sur le golfe du 
Mexique, vendent du mais aux 
Mexicains^ 1 17. 

ToTOPiLLANTZiN, • qu'i preud (ana) 
des oisillons (tolopil) 1, prince de 
Tlatilulco, est mis en príson á 
Chalco, 98. 

ToToauíHUAZTLi lancien, roi de 
Tlacopan, 132. 

ToTOTLAN, f parmi les oiseaux (/o- 
toíl) », ville soumise par Don An- 
tonio deMendoza, 241. 

TozcuECUEXTLir chcf mexicain, 270. 

TozMACUEXTziN, « bracelet (macuex- 
tli) jaune (tozíli) » , seigneur mexi- 
cain, pris et mis á mort, 125. 

Tullan. Voyez Tollan. 

TuLLOCAN, ville conquise par les 
Mexicains, 13$. 

TzACUALCA, tribus qui se donoent á 
Chalchiuhtlatonac, 46. 

TzACüALCATL. L*un dcs noms 
d'Acolnahuacatl. 



TzACU ALTiTLAN , de tzacüa cu tiaqua , 
fenner, arréter, ville qui ful le 
siége d'une royauté puissante. 

TziHUACATZiN, de tzihuactii, arbuste 
sauvage, gendre de Quauhcécé- 
cuitzin, 17. 

TziMPAN, chef mexicain, 270. 

TZINCUETLAXCOHUATEPEC, • SUr le 

mont (Upctl) de la peau (cuetlaxtli) 
du fondement (tzintli) du serpent 
(cohüatl) », station des Tlacoch- 
calcas, 59, 

TziuHCOHUAC, 4 dans le serpent (co- 
huatt) d'herbe (xiuitl) •, ville con- 
quise par Ahuitzotzin, 1 57. 

TziuHCOHUACA, habitauts de Tiiuh- 
cohuac, vingt-quatre roille six 
cents prisonniers sont immolés á 
Huitzilopochtli, 1 59. 

TziuHcoHUATEPEC, « sur Ic mout 
(tepetl) du serpent (cohaatl) d'her- 
be {xiuitl) •, station des Tlacoch- 
calcas, 39. 

TzoMPAHüACA TEUHCTU, f seigneur 
qui a des pieux {tzompantli) lytitre 
porté par les souverains d'Ama- 
quémécan, 42. 

TzoMPANCo, « parmi les pieux (tzom- 
pantli) I, localité située au nord 
de Ténochtitlan, 270. 

TzoMPANTziNco, ■ daus les pieux 
{tzompantli) >, lieu oü s'établirent 
les Espagnols, 186. 

TzoKATZiN (Dofia María de Castilla), 
19. 

TzoNCOYAMETL OU porc-épic, de 
tzontliy poil, et coyametlj sanglier, 
(Le chef), 6. 

TzoTZOMATziN, rév. de tzotzomatli, 
haillon, roi de Cuyohuacan, refuse 
de livrer une source d'eau á Ahui- 
tzotzin, 171; est mis á mort, 
172. 

TzoTzoMPA. Voyez Tlapallan. 



TABLE DES MATIÉRES 



35» 



UÑADE (Fray Luis de), 1 2, 28 1 . 

Valderrama (Le docteur). Son ar- 
rivée á México, 259; regle les 
impdts, 260 ; son départ pour 
l*Espagne, 275. 

Valeriano (Don Antonio) l'ancien, 
gouverneur de Ténochtitlan, 291, 

3>3t 3»4. 

Varedes (Fray Bonaventara), 314. 

Velasco ¡(Don Luis de), second 
vice-roi. Son arrivée á México, 
12, 248; y fait construiré le mur 
d'enceinte, 251; établitle tribunal 
au palais, 258; sa mort, 259. 

Velasco II (Don Luis de), fils du 
precedente huitiéme yice-roi. Son 
arrivée á México, 310. 

Villalobos (Le docteur), 276, 277, 
280. 

ViuuANUEVA (Le docteur), 276, 280. 

Xahualtzin, rév. de xahualU, pa- 

rure, femme alliée de Cortés, 1 94. 
Xaluypitzahuacan, « lieu oíi il y 

adu sable (xalli) fin (pitzahuac) », 

situé prés d'Iztapallapan, 44. 
Xalliquehuac, « qui vomil (ehua) 

du sable {xalli) », volcan, noro 

primitif du Popocatépetl, 6, 64. 
Xaltemoctzin, « sable {xalli) qui 

tombe {temoa) •, administrateur 

de Tlalmanalco, 1 $4. 
Xaltefeca, habitants de Xaltépec, 

vaincus une premiére fois, 166; 

puis détruits, 173. 
Xalticpac. Voyez Xinpacoyan. 
Xaltilulco, « élévation de sable (xj/- 

//)». Nom primitif de Tlatilulco, 60. 
XAauíNTZiN, roi de Cohuatiychan. 

Son installation, 152. 
Xicco DU Xico, • dans le nombril 

{xictli) •, localité située dans une 

tledu lacde Chalco, i. 



Xicx>CALCA, tribus qui se donnent á 

Chalchiuhtlatonac, 46. 
XicocHiMALco, de xicotli, abeille, et 

chimalli, bouclier, ville soumise par 
* les Mexicains, i (>(>, 
XicoTENCATL, roi dc Ti^atUn, pour- 

suit les Huexotzincas, 185,186; 

accueille les Espagnols, 187. 
XiHUATLAPAL, apocope de xihuatla' 

palli, c feuille {atlapalli) d' herbé 

{xihüitl) » , femme célebre chez les 

Tlacochcalcas, 43. 

XlHUITLTEMOC OU XlHÜITLTEMOC- 

TzíN, « herbé, turquoise {xihuill) 

qui tombe (temoa), roi de Culhua- 

can. Sa mort, 40. 
XlHUITLTEMOC I, roi de Tecpan-Xo- 

chimilco. Son installation, 121; 

sa mort, 137. 
XlHUITLTEMOC II, roi de Tecpan- 

Xochimilco. Son installation, 177; 

sa mort, 20 1 . 
XiLLOTEPEC, « sur le mont {tepetl) 

des épisdemais (xillotl) >. Station 

des Tlacochcalcas, 39; siégc d'un 

État, 108. 
XiLLOTEPECA, habitants de Xilloté- 

pec, soumis par Acamapichtli, 72. 
XiMENEZ (Don Francisco), juge de^ 

Ténochtitlan. Son arrivée dans 

cette ville, 278; son départ pour 

Técamachalco, 279. 
Xinpacoyan ou Xalticpac, 48, 50. 
X1Q.UIPILCA, habitants de Xiquipilco, 

vaincus par Axayacatl, 137. 
XiauíPiLCO, f dans la gibeciére (xi- 

quipillí) •, capitale de TÉtat de ce 

nom, se ligue contre les Mexi- 
cains, 86. 
XiuHcACALTziN (Doña Magdalena 

de S. Pedro), femme de Quetzal- 

magatzin, 213. 
XiüHcoHUANAHUAL, « magicien 

(nahualli) déla fleche {xiuhcohuatl) 



ÍSí 



TABLE DES MATIÉRES 



du dieu HuitEÍlopochtli t, souve- 

rain de Huexotzinco, 183. 
XiuuFETLATLAN, i au milieu des 

n altes ípdiáíi} d herbes (xiuitl) •. 

Station át$ Tlacochcalcas, 39. 
XiuiiTízCATL, f miro ir (uzcatl) de 

turquoise {ximi!\ i. Voycz Ayopo- 

CHTZ[N. 

XiüHTOZTZiN, I perroquet (toztli) 
vfrt (xiiiiíl} «, filie de Quahuitza- 
Uirij gouverne Tzacualtitlan-Té- 
iianco*Amaqué[Déc3ii,6i ; sa mort, 

64. 

XiuHToZTziN, filie de Yaopaintzin, 
ép o use T I ilpoto nc atzi n , 126; est 
mérc! de MkcacDlcaU, 1 50, 166. 

XiUHT02TzrH tMaria Gcronima), 
mere de Domingo Chimalpahin, 

2^)3, :29<^' 

XruHTziN, íih át Qtiauhtléhuanitzin, 
ad ro i ni st re T zac u al t i t lan-Ténanco, 
I |o ; esl dépossédé, 1 ¿o ; accueille 
les EspagnoU, ¡88; sa mort^ 190; 
avait épousé une aleulede Domingo 
Chímaipahin, 29^. 

XocHiVAovoTL ou guerre {yaojoil) 
des fieurs {xochitíj^ 8, 71, 73; sa 
durée, gj. 

Xdchimilca, habitants de Xochimil- 
co, vamcus par k¿ Mexicains, 72, 
1 00 ; contribuent á la construction 
de j'églisc de Sainl-Louis de Tlal- 
manalco, 11, 227. 

XocHiMiLco, * dans le champ {milli) 
des ñeurs (xúchiil) >, ville au sud 
de México, siége dune souverai- 
netéj 47, 121. 

XoCHiPANTziN, dernier fiis de To- 
yiolm Nonobuakatl, 164. 

XocHiP¡LLAN% < lieu oü lofl cueüle 
ipij des ñeurs {toáit!) ■, ville 
conquise par Antonio de Mendoza, 

XocHiPiLTECA, habiíanü de Xochi- 



pilian, SGumis par les Espagnols, 
241, 242. 

XocHiQUENTZiN, • vétcment {que^ 
mitl) de fleurs (xochitl) *, (Don 
Pablo), gouverncur de Ténochti- 
tlan. Son installation, 226, 267; 
sa mort, 233. 

XocHiciUETZALTZiN, de xochitly fleur, 
et quetzallí, belle plume, (Doña 
Luisa), aieule de Domingo Chi- 
malpahin, 295. 

XocHiauíYAUHCO, c dans la pluie 
(qmyauitl) de fleurs (xochitl)^, lo- 
calité au pied du Popocatépetl, 
149. 

XocHiTEPECA, habitants de Xochi- 
tepec, c.-á-d. surlemontdes fleurs, 
leur soumission, 183; leur riva- 
lité avec les Ténancas, 341. 

XocHiTLAN, • parmi les fleurs (xo- 
chitl) >. Défaite de ses habitants, 
167. 

XocHiTLHüATZiN (Naissauce de), 
232. 

XocHiTOTOTziN, « oiscau {totott) úcs 
fleurs (Xóchitl) •, (Le juge Andrés 
de Santiago), est chargé de régler 
le diíférend de Técuanxayacatzin 
avec son frére Quetzalmacatzin, 
236; se rend á Amaquémécan, 
243, 244; y installe des souve- 
rains, 245. 

XocHiTziN, seigneur mexicain fait 
prisonnier, 122. 

XocHMECA, tribus établies á Tépctlic- 
pac, 2. 

XOCHPOYO cu XOCHPOYONTZIN, 

gouverneur de Tlalmanalco, 155, 

167, 202. 
XocHPOYON, titre porté par les 

princes de Tlacochcalco, 47. 
XocoYOLTEPEC, ville possédéc par 

les habitants de San-Miguel, 16; 

soumise par Axayacatí, 144. 



TABLE DES MATIÉRES 



555 



XocopiNCAN, auj. San-Christoval, 

station des Mexicains, 45. 
XocoTECATL, • qui placc (teca) les 

fruits (xocotl) i, gouverneur de 

Tlalmanalco, 202. 
XocTziN, rév. de xoctli^ marmite, 

roi deTépetlixpan-Xochimilco, 54, 

59- 
XocuAHüE, intendant des greniers, 

80. 
XoYAC (Lemont), 22, 58. 
XoLHUAHUAgANTZiN, dc xolhuakuaz- 

tli, sorte de balai, roi de Tlacoch- 

calco-Atenco. Son installation, 59; 

sa mort, 66. 
XoLLoco, * parmi les tiges de mais 

(xollotl) » (Abattoir de), 301. 
XoLLOTZiN, rév. de xollotl, tige de 

mais, pérít devant Huexotzinco, 

182. 
XoNECüiLTziN MixcoHUA, rév. de 

xonecuilli, serte de báton ou de 



pain, et apócope de mixcohuatl, 
serpent nébuleux, (Le seigneur), 
sa mort devant Cholollan^ 185. 

Zapoteca (Seize mille) sont ¡mmolés 

á Huitziiopochtii, I $8. 
Zaragoza (Le juge Francisco de), 

Zarate ou jarate (Fray Gerónimo 
de), 314. 

Zarate ou jarate (Miguel Baptista 
de), Sa mort, 14. 

Zaynos (Le conseiller) se rend en 
Espagne, 240; juge divers sei- 
gneurs, 276, 277; sa mort, 
279. 

Zümarraga (Don Fray Juan de), pre- 
mier évéque de México. Son arri- 
vée, 211; autorise le mariage de 
(^etzalma?atzin, 21$; fait brúler 
le corps de Don Carlos Yoyontzin, 
239; sa mort, 246. 



2? 



BIBLIOTHÉQUE LINGUISTIQUE AMÉRICAINE : 



Tome I. — URICOECHEA (E.). Gramática, Vocabulario, Catecismo i Con- 
fessonario de la lengua Chibcha, según antiguos mss. anónimos y inéditos 
aumentados y correjidos. París, 1871^ in-8, br., lx et 252 pp. 20 ir. 

Ce volume nous fait connaitreia langue Chibcha qui fut celle des anciens 
habitants du plateau de Bogotá, et en méme temps ridiome principal de l'un des 
trois centres de la civilisation américaine avant la conquéte. M. Uricoechea a mis 
á contribution, pour la partie grammaticale, trois manuscrits antérieurs á la 
grammaire du P. de Lugo, et pour la partie lexicographique, deux manuscrits 
copies sur le dictionnaire inédit composé par le méme religieux. 

Tome II. — CASTILLO I OROZCO (Eujenio, cura deTálaga). Vocabulario 
Paéz-Castellano, Catecismo^ Nociones gramaticales i dos Pláticas, con 
adiciones i un Vocabulario Castellano-Paez, por E. Uricoechea. Paris, 
1877, in-8, br., xxiv et 123 pages. 1 5 fr. 

Cette publication est le seul ouvrage qui existe maintenant sur ce dialecte 
parlé par les Indiens Paéces ou Pacs, qui vivent dans la Nouvelle-Crenade. — 
L'auteur de ce travail^ né á la Plata, vers 1710, fut secrétaire de Tarchevéché 
de Bogotá. II était curé de Talaga en 1735. 

Tome III. — BRETÓN (le P. Rayraond). Grammaire Caraibe, suivie du 
Catéchisme dans la méme langue. Nouvelle édition publiée conformémeot á 
Toriginale, par L. Adam et Ch. Leclerc. París, 1878, ¡n-8, br., xxxii- 
80 et ^6 pages. 1 \ fr. 

Les ouvrages de ce religieux, Tun des premiers missionnaires aux Antilles, 
sont devenus fort rares. lis sont d'autant plus précieux que la langue caraibe est 
aujourd*hui presque éteinte, et que ce sont les seuls livres qui nous la donnent 
telle qu'elle était parlée avant l'arrivée des Européens. 

Tome IV. — OLLANTAI, drame en vers Quechuas du temps des Incas. 
Texte original écrit avec les caracteres d*un alphabet phonétique spécial 
pour la langue quecha, precede d'une étude du drame au point de vue de 
Phistoire et de la langue, suivi d'un appendice en deux parties et d'un 
vocabulaire de tous les mots contenus dans le drame. Traduit et commenté 
par Pacheco Zegarra. París, 1878, in-8, br., clxxiv et 272 pp. 25 fr. 

Pubiication faite avec soin du plus précieux monument littéraire qui nous 
soit resté de l'ancienne civilisation péruvienne. C'est un document linguistique et 
historique de la plus grande valeur. 

Teme V. — CELEDÓN (R.). Gramática, Catecismo i Vocabulario de la 
lengua Goajira, con una introducción i un apéndice por E. Uricoechea. 
París, 1878, ¡n-8, br., lii et 179 pages, plus une carte de la province 
Goajira. 20 fr. 

La langue goajira est parlée par Tune des principales tribus indiennes de la 
Nouvelle-Crenade. 



Tome VI. — ARTE y VOCABULARIO de la lengua Chiquita. Sacados de 
manü^icritos inéditos del siglo XVIII, por L. Adam y V. Henry. París, 
1880, in-8,'br., XVI et 136 pages. 15 fr. 

Tome Vil. — MAGIO (Padre Antonio). Arte de la lengua de los Indios 
Baures de la provincia de los Moxos, conforme al manuscrito original del 
P: Antonio Magio, déla Compañiade Jesús, por L. Adam y Ch. Leclerc. 
Paris, (880, ¡n-8, br., de iii et i 18 pages. 15 fr. 

Keproduction d'un manuscrit appartenant á la Bibliothéque Nationale. En 
oiJirí de VArU du Pére Magio, écrit en 1749, les éditeurs ont reproduit le raa- 
nusfrii d'un autre missionnairc et un petit vocabulaire baurt-frangais y rédigé par 
le siivant alcide d*Orbicny. Le tout for'mant un seul manuscrit. 

Tome VIH. — GRAMMAIRES et VOCABULAIRES roucouyenne, ar- 
roua^ue, piapoco et d'autres langues de la región des Guyanes, par J. 
Crevaux, P. Sagot et L. Adam. París, 1882, in-8, br., iii et 288 pp. 

2$fr. 

Cei intéressant volume est dá en grande partie aux recherches du regretté 

Chevaux; íl renferme les documents linguistiques suivants: Vocabulaire fran- 

íaÍ5-roucouyenne, par le D*" Crevaux. — Grammaire roucouyenne, par L. adam. 

— Vocabulaire apalaí, par Crevaux. — Vocabulaire carijona, par le méme. — 
Qudques mots de la langue des Indiens Trios, par le mé.ne. — Langue des Indiens 
oyjmpis de TOyapoc, par le méme. — Vocabulaire fran?a¡s-oyampi (extraii de 
Marüus). — Sur la langue des Emérillons, par Crevaux. — Quelques mots de 
la Langue tama, par le méme. — Vocabulaire fran^ais-galibi, par le D' Sagot. 

— Vocabulaire fran^ais-arrouague, par le méme. — Arawakisch-Deutsches Woer- 
terbtich. — Grammatik der arawakischen Sprache. — Vocabulaires des langues 
píjpoto, caouiri, baré, baniva, puinavi, piaroa, guahiba, yoroura, otomaca gua- 
nsouna, cariniaca, yavitera (recueillis par le D' Crevaux dans son troisiéme 
voyage). 

Tome ÍX- — GRAMMAIRE et VOCABULAIRE de la langue Taensa, avec 
texies traduits et commentés par J. D. Haumonté, Parisot, L. Adam. 
Pañ$t 1882, in-8, br., xix et 113 pages. 15 fr. 

Tome X. — CELEDÓN (Rafael). Gramática de la lengua Koggaba, con 
Vocabularios y Catecismos (y un vocabulario Español, Guamaka, Chimila 
y Bjnlukua.) París, 1886, in-8, br., xxxiv et 129 pages. 1 $ fr. 

I.e^ Koggabas, indiens de la République de Colombie, habitent la Sierra Ne- 
vad j de Santa Marta. Les indigénes de la Nevada sont encoré designes sous 
íe nom générique de Arhuaco. — A la suite du glossaire Koggaba, sousformede 
supplément, l'auteur donne un vocabulaire comparé de trois autres dialectes de ce 
p^ys ; guamaka, chimila et bintukua. 

TOME XI. — PAREJA (P. Francisco). Arte de la lengua Timuquana com- 
puesto en 1614 y publicado conforme al ejemplar original único por Lu- 
ciE!< Adam y J. Vinson. París, 1886, ¡n-8, br., xxxi et 152 pp. i $ fr. 



r.liartrvs. — Impiinierie Dükaüu, ru« Fuibert. 



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