(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Biodiversity Heritage Library | Children's Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Annales de géologie et de paléontologie"






HARVARD UNIVERSITY. 







LIBRARY 

OF THE 

MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOLOGY 
GIFÏ OF 

ALEXANDER AGASSIZ. 



Qjf/ûl "îl (, , im- ^Jl^M^iw 



JUN 12 1896 



ANNALES DE GEOLOGIE 






II.LJI 



ET DE PALEONTOLOGIE 



PUBLIEES SOUS LA DIRECTION 



DU 



MARQUIS ANTOINE DE GREGORIO 



13 Livraison 
(Septembre) 



CHARLES CLAUSEN 
TURIN — PALERME 



1895. 



189S 



ANNALES DE GEOLOGIE ET DE PALEONTOLOGIE 

PUBLIÉES À PALERME SOUS LA DIRECTION 

DU MARQUIS ANTOINE DE GREGORIO 
19. Livraison. — Septembre 1895. 



DESCRIPTION 



DE QUELQUES FOSSILES TERTIAIRES 



(surtout miocènes) 



IDE MALTE 



PAR LE 



MARO. ANTOINE DE GREGORIO 



<&Q$P*»r 



CHARLES CLAUSEN 

TURIN-PAL/5RME 



L895. 



Tip. Boccone del Povert» 



PRÉFACE 



Quelques mois après avoir publié ma note " Su tulune specie e forme nuove degli strat. terz. di Malta , avant 
l'intention de faire une étude de synchronisation entre certaines assises du tertiaires du Sud de la Sicile avec ••clins 
de Malte, j'allai à Valletta et je fis une rapide excursion dans l'intérieur de Pile jusqu'à Citta Vecchia. En suite j'allai 
à Siracuse, à Auguste, Noto, Pachino etc. Comme j'étais (ris pressé, car je devais retourner à Païenne à cause d'af- 
faires très importants, je n'eus pas le loisir de faire des recherches de fossiles. Néanmoins mon excursion suffit bien 
à me convaincre du parallélisme des assises ou pour mieux dire à me convaincre que c'est une unique formation géo- 
logique celle qui s'étend de Malte jusqu' à Syracuse. 11 est vraiment étrange que tan lis que les assises du tertiaire 
(hormis celles du pliocène supérieur et du quaternaire) dans la province de Païenne et de Messine sont bouleversées 
et presque caothiques ou bieu elle plongent avec des grandes pentes, dans la province de Syracuse elles sont au 
contraire très régulières, toujours presque horizontales. Malheureusement elles sont très pauvres de fossiles, mais il y 
en a assez pour nous faire convaincre que la base des montagnes est souvent crétacée et que toute la série tertiaire 
est superposée régulièrement jusqu'aux sommets. Or le " faciès , de la roche aussi bien que dos fissiles correspond à 
celui de Malte de sort qu'on peut bien assérer que la mer tertiaire se continuait de part et d'autre et que les condi- 
tions de vie étaient à peu près les mêmes. Il faut bien avouer qu'on a retrouvé dans certains endroits de Malte des 
fossiles spéciaux et caractéristiques, mais il n'est pas difficile que des ultérieures recherches dans les assises de Syra- 
cuse, Auguste, Modica et Noto feront retrouver les mêmes espèces. Mais comme j' ai dit, les fissiles chez nous sonl 
plutôt rares et on n'a pas fait de souffisantes recherches. Certes nos localités fossilifères ne sont pas bien exploitées 
et il est très probable qu'on découvrera d'autres localités fossilifères. En effet (par exemple) j'en ai retrouvé une dans 
les voisinages d'Auguste. Mais je parlerai de cela dans un autre ouvrage. 

Les fossiles, que je décris dans ce mémoire, en partie m'ont été envoyés par mon regretté ami M 1 ' le prof. Guvino 
Gulia; je les étudiai et je les lui renvoyai tout de suite. 11 me dit qu'ils appartenaient à l'université de Vallette. 
Les autres fossiles m'ont été envoyés dans le mois d'Avril par mon ami le prof. G. Di Stefano, qui m'écrivit de les 
avoir reçus du prof. Kook. Je les lui renvoyai tout de suite que j' eus le loisir de poivoir les étudier. Dans ce mé- 
moire je passe en revue les uns et les autres. Les planches sont exécutées sur des dessins pris sur les originaux. 

Certes n'est pas celles-ci une monographie des fossiles de Malte, mon matériel scientifique n'est pas suffisant. .1" 
crois qu'il serait très utile que quelque paléontogue veut se dédier à compiler une monographie paléontologique de 
cette ile en faisant des nouvelles recherches et référant tout ce que les différents auteurs on dit à propos des formations 
de cette ile et à propos de ses fossiles. Je voudrai bien le faire, mais je n'en ai pas le temps. Auparavant j' espérai 
de pouvoir le faire, mais je dus en suite y renoncer. Pourtant je donne ici un petit catalogue des ouvrages géologiques 
sur Pile de Malte. Je crois qu'il présente un certain intérêt; car ces notes sont publiées par ci par la, et plusieurs d'< 
ne sont pas connues. J'ai dû faire une longue recherche pour cette bibliographie. Néanmoins je ne suis pas sûr qu'i 
soit complète, car il est probable que quelques notes m'ont pu échapper. 

(?) Spratt Thomas A. B. On the geology of Malta and Gozo (Literary and Scientific Society). Je possède le texte 
manuscrit sans date. C'est une brochure extrêmement rare, qui m'a été prêtée du prof. Gulia et que 
j'ai fait copier, ("est une étude stratigraphique qui parait très soignée. 
1843-14. Spratt Thom. On the geology of the Maltese Islands (Proc. of Geol. Soc. of London p. 225-230). 



4 AXXAI.ES DE GEOLOGIE ET DE PALEONTOLOGIE 

18 13-4: t. Forbes. Note on the fossils found by Spratt in tbe several beds of tert. Form, of Malta an Gozo (Proc 

of Geol. Soc. of London p. 230-231). 
1843-44. Spratt J. and Miss Attersol Report on tbe collections of tert. foss. Malta and Gozo (Idem p. 231-232). 
1852-53. Ducie. Geol, Map. of the island. of Malta. 

1855. Wright. On fossil. echinoderms from the isl. of Malta (London) avec 4 pi. 
1857. „ Malta fossils lithographed fur distribution with the viw to eue. furth. invest. Yalletta reprinted (A nu. 

and Magaz. of Nat. Histor v. 15). 
1857. Edwards. Flaigue Corals of maltese mioc. (Ann. rnag. Nat. Hist. v. 15). 
1860. Gulia Guv. Geologist Notes and queries p. 421. 

1864. Adams. Oathne of tbe Geol. of. Malt. Isl. (Ann. and magaz. Nat. Hist. v. 14). 
1864. Wright an] Adams Malt. Echin. (Proc. Geol. Soc. p. 470). 
1864. Davdson. Outline of the geology of the Maltese islands. 
1866. Parker. On foss. bird. Malta. 

1866. Gulia Guv. and Hutton Sketches of Malt. geol. (Geol. Magazine p. 145-152.) 

1867. Adams. On a foss. Myoxus Malta. 

1868. Busk. On the rem. oi extint Eleph. a fuss. Myoxus Malta. 
1870. Adams. Not. of a naturalist in the Val Nile and Malta. 
1874. Fuchs. Alt. tert. von Malta (Sitz. d. Kais. Ahad. Wissensch.) 

1874. f LYtà degli strati tert. Malta (Boll. Corn. Geol. it. p. 377. 

1875. , Ub. d. ait. d. tert, Malta (Ver. d. k. k. Geol. Ueicli.) p. 314. 
187$. Adams. On dent, a ost. of malt. fuss. Eleph. 

1876. Fuchs. Ub. d. sog. badner teg. Malta avec un catal. de furaminifères par llantkcn (Akad. d. Wiss. v. 73). 

1877. Adams. On fortois ossif. cav. of Malta. 

1879. , On rem. of Mas tond, a vert, mioc bed of Malta Isl. 

1882. De Gregorio. Su talunt' specie e forme nuove degli strati terz. Malta e Sicilia (Nat. Sicil.). 

1890. Murray J. The Maltese islands with spec refer. to their geol. struct. (Scot. geugr. mag. v. 6). 

1891. Gregory J. W. The Malt. foss. echinoidea and their evid. correl. (Trans. Roy. soc. Edw. v. 36). 

1891. Cooke. Notes on the Pleist. beds of Gozo (Geol. Magaz.). 

1892. Cooke J. The marie and clays Malt. isl. (Quart, journ. Geol. soc.) v. 49, p. 117). 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 5 



DIAGNOSES DES ESPÈCES 



Pisces 
Lamna sp. (elegans Ag.?) 

Pi. l, f. 15 a rf 

J'ai examiné deux vertèbres ayant une forme discoïdale, de couleur jaunâtre; une desquelles (fog. 15 a Vj d) ovato- 
orbiculaire, tronquée aux extrémités âorsaîes et ventrales; l'autre 15 h c suborbiculaire un peu plus épaissie, tronquée 
seulement du côté ventral. Les surfaces interarticulaires sont striées concentriquement, elles sont très concaves comme 
des entonnoirs ; dans le centre il parait qu' elles s' abaissent plus encore qu'un pourrait le supposer. Les surfaces 
extérieures latérales sont concaves, leurs bords sont un peu réfléchis. La face dorsale dans 1' exemplaire 15 a, 15 d 
est presque aplatie et la partie interposée entre les trous des apophyses un peu concave; dans 1' exemplaire 15 S c 
elle est au contraire bombée et cette dernière partie est plus étroite et proéminente, Les trous par où sortout les 
nenroapopbyses sont ovato-rertangulaires. La face ventrale en tous les deux exemplaires est plus élargie , à peine 
concave et presque tronquée ayant les trous des ématoapophyses semblables aux premiers mais plus étroits avec la 
surface intermédiaire presque égale à un trou et demi. 

Le diamètre est 12""", l' épaisseur 0-10'"'". Les deux exemplaires probablement appartiennent tous les deux à. la 
même espèce. Je crois en effet que les différences dont j'ai parlé dépendent de leur différente position. 

Ces vertèbres ressemblent beaucoup à certains exemplaires figurés par Scilla (Corporibus marinis lapidescentibus 
tav. XVIII). Elles ressemblent en outre beaucoup aux figures 7-8, pi. 03 Schaf. (Kressemberg) rapportées par Schafautl 
à la Lamna elegans Ag. et même aux figures de Brander (Brander Foss. Haut. f. 108, pi. 9 , et à celle de Dixon 
(Susses pi. 10, f. 25). Dans l'ouvrage de M r Sismonda (Tesci e Crost. Piemonte pi. 2, f. 50-51) on retrouve des fi- 
gures qui ressemblent aussi à nos échantillons. 

Certes s'il est difficile de déterminer l'espèce d'une Lamna d'après une seule dent, car chaque dent (même d'un seul 
exemplaire) diffère de l'autre, il est encore plus difficile déterminer une espèce d'après une vertèbre. 

Cirripeda 
Scalpeilum magnum Darw. 

PI. 1. f. 1-2, 4-5. 

1*51. Darwin Foss. Lep. p. 1*, pi. 1, f. 1. 

Je rapporte à cette espère plusieurs fragments de carènes que j' ai examinées. Elles présentent toutefois quelques 
-différences entre elles. Le caractère commun entre elles consiste en deux sillons larges et profonds , ou pour mieux 
dire à deux affaissements, qui ont leur origine près du crochet en se prolongeant jusqu'au bord. Ces affaissements sont 
souvent limités par des côtes plus ou moins marquées. la carène change souvent de caractères: pies pue chaque indi- 
vidu présente quelques différences. M r De Alessandri a rapporté à la même espèce le S. molinianum Seg. (1876 Se- 
guenza Cirr. ter/. Messina p. 8, pi. 6, f. 2). J'ai distingué les variétés suivantes: 

1. Amjusium De Greg. (PI. 1, f. a-e). Carène t:è; étroite; stries d'accroissement saillantes sur le dos et ondulées; 
cannelure interne très étroite presque linéaire. 



6 ANNALES DE GÉOLOGIE ET DE PALÉONTOLOGIE 

2. Radiation Dï Greg. (PI. 1, f. 4) Carène avec beaucoup de petits cordonnets rayonnant du crochet. 

3. Ornatum Pe Greg. (pi. 1, f. 5). Carène avec les flancs pourvus de stries longitudinales plus marquées que les ra- 

diales avec les bords du dos marginés, car la côte qui gît le long de l'angle est bordée par un très petit siîloiu 

4. Equisignatum De Greg. (PI. 1, f. 2). Carène ayant le dos marqué par des rares stries d'accroissements espacées 

et profondes. 

Scalpellum Melitense De Greg. 
PI. l, f. 6-11. 

Je propose ce nom pour les pièces suivantes, qui probablement appartiennent à la même espèce, mais je ne puis pas- 
l'assérer, car il y a aussi la possibilité qu'on doive les rapporter à des espèces différentes. Mais ayant égard à leur 
ornementation, leur développement, leur taille, il y a lieu à croire qu'elles appartiennent à la même espèce, et c' est 
pour elle que j'ai proposé le nom de melitensis. 

Scutum (PI. 1, f. 10). C'est un pièce longue 22 mm avec une extrémité large 10""", l'autre 3 millimétré. C'est une 
forme étrange qui rappelle beaucoup celle du Scalpellum Lavisatoi De Al. (De Alessandri Contr. stud. cirrip. p. 2G2, 
pi. 1, f. 5 a-h) fossile de Sardaigne. Elle en diffère par plusieurs caractères, mais surtout n'ayant pas la cavité mu- 
sculaire prolongée jusqu' à 1' extrémité (musculi abductoris cavitate usque ad apicem extensa); le bord de la base ne 
forme pas avec le bord latéral un angle droit mais un angle aigu. 

Carina (PI. 1. p. 8). Elle ressemble à celle du Se. michelottianum Seg. (Seguenza Cirrip. Prov. Messina p. 13, 
pi. 6, f. 15). Elle est assez allongée, plutôt aplatie, pourvue de stries d'accroissement et de quelques rares sillons- 
rayonnants. Ce qui plus la caractérise est sa forme droite presque pas du tout recourbée, tandis que ces congénères 
l'ont ordinairement plus ou moins arquée. Comme j'ai dit, elle ressemble beaucoup à celle du Se. michelottianum, mais 
elle est plus étroite. Je n'en ai examiné que des fragments malheuresement cassés tout près du crochet, certains d'eux 
consistent en la partie antérieure, d'autres en la partie postérieure. 

Latus carinale (latus carino-laterale Darw. PI. 1 , f. 11). Cette plaque ressemble aussi à la pièce analogue du 
Se. Lovisatoi De Al. dont j'ai parlé plus haut. Elle est très crochue, aplatie, carénée, pourvue destries d'accroissement, 
de quelques sillons rayonnants presque effacés et d'une costule rayonnante. Elle se distingue de celle de l'espèce citée 
par sa forme plus raccourcie, plus large et plus crochue, aussi bien que par la côte radiale et par la carène. 

Bostrum PI. 1, f. 9. Cette pièce ressemble beaucoup à celle analogue du Se. majninn Darw. (1851 Darwin Mon. 
foss. Lep. p. 18, pi. 1, f. 1) elle est étroite, allongée, aplatie sur le dos et anguleuse aux côtés. Elle diffère surtout 
de l'espèce citéi3 n'ayant pas le bord basai tronquée comme celle-ci. 

Scalpellum venustum De Greg. 

PI. I, f. 8. 

Je ne connais de cette espèce qu'une simple carène, qui me paraît différente de toutes les autres carènes des espèces 
congénères, ("est 1' ornementation qui la fait distinguer. Elle est en effet pourvue d' une multitude de côtes rayon- 
nantes, très marquées. Sur lo dos elle est ornée par des st:ies d'accroissement anguleuses, saillantes, subimbriquées. La 
ferme est étroite, la cannelure interne est aussi assez étroite. 

Scalpellum sp? 
PI. 1. f. 12. 

Je rapporte avec doute à ci- genre une petite plaque qui pourrait être rapportée à un * scutum , elle est pourvue 
d'une jolie ornementation qui consiste en des petites costuîes oncfculeuses concentriques eu des filets radiaux . et une 
côte radiale très marquée. 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 7 

Scalpellum sp. 
PI. 1, f. 13. 

Une valve très aplatie de la forme d'une Pandora (P. obtusa Leach.) qui rappelle beaucoup le " tergum „ du 
Scalpellum magnum D'Arch. mais qui ne peut pas être identifiée avec celui-ci. 

Cirripedum n. gen. 
PI. 1, f. 14. 

J'ai examiné une plaque di cirripède (peut être un tergum) qui probablement appartient à un nouveau genre. Elle 
a la forme de la valve d'une Avicula. Elle est très inéquilatérale avec deux appendices latérales. Son ornementation 
consiste en des côtes radiales qui sont très marquées dans la région plus enfoncée, elles sont treillissées par des ondula- 
tions concentriques d'accroissement. 

Cephalopoda 

Aturia Aturi Bast. 

PI. 4, f. 14. 

1825. Nautilus Aturi Bast. Bordeaux p. 17. — 1842 Miehelutti Et. Mioc. p. 15, f. 3-5 Clymenia MorrisL— 1847 
D'Orbigny Agamdes Aturi Tabl. Ceph. — 1870 D'Orb. Prodr. Fucbs Malta p. 2, pi. 1, f. 8-0. 

Je n'en ai examiné qu'un seul exemplaire ayant un diamètre de 20""". 11 est rougeàtre ferrugineux. Je ne suis 
pas sûr si on doive le rapporter à l'A Aturi, ou bien à l'A zic-zac car il n'est pas bien conservé et car les limitas 
de ces deux espèces ne sont pas bien tranchées. 

Gasteropoda 

Natica Hortensis Bayan 

PI. 3, f. 11. 

Je rapporte à cette espèce une gros moule qui m'a été envoyé par le prof. Gulia dont la détermination n'est pas cer- 
taine. Il est globulaire, ayant la spire courte et un peu canaliculée, le dernier tour bien développé et ombiliqué. Cette 
espèce ressemble à Vangnstata Grat. et la vampicana D' Orb. Ayant comparé mon exemplaire avec un autre que je 
possède provenant de Via degli Orti près de Possagno (Vicentin) qui est la JV. hortensis typique , j' ai observé une 
frappante ressemblance. 

Turritella gradata Menke ? 

Je n'en ai examiné qu'un moule dont la détermination est douteuse. Il m'a été envoyé par le prof. Gulia. 11 pro- 
vient d'un calcaire jaunâtre friable et léger. 

Turritella turris Bast.? 

Ce sont trois moules dont le développement de la spire ressemble beaucoup à celui de la turris. Ils m' ont été' 
envoyés par le prof. Gulia. 

Scalaria scaberrima Michtti 

PI. 2. f. 47 a h 

J'ai parlé de cette espèce dans l'ouvrage cité, auquel je renvois le lecteur. Notre figure 47 paraît avoir les côtes 
■un peu plus nombreuses que l'original. 



8 ANNALES DE GÉOLOGIE ET DE PALEONTOLOGIE 

Scalaria re:usa Brocc. 
PI. ?, f. 49 a c. 

1814. Turbo retusus Brocc. BroccM Conch. foss. sub. p. 280* 

1821. Scalaria retusa Brocc. Borson Ont. Piem. p. 338, p!. 2, f. 10. 

1831. „ , „ Bronn. It. Tert. p. 66. 

1831. , „ „ Bellardi Michelotti Saggio oritt^graf. p. 70, pi. 6, f. 14-15. 

1847. B „ » Michelotti Foss. Mioc. It. Sept. p. 160. 

1857. „ „ „ Forbes Xote on the fo3s. foand. Malta. 

1861. „ „ „ Michflutti Et. mioc. inf. p. 44. 

1873. , „ „ Coceoni Bïoll. Parma e Hac. p. 120. 

1879. „ , . Segnenza Reggio p. 186. 

1881. „ „ , Coppi pal. moden. p. 73. 

1889. „ » „ De Gregorio Icon. inédit, p. 10. pi. 1, f. 20. 

C'est une des scalaria plus singulières et plus caractéristiques. Elle est ovalaire, solide, pourvue de eûtes très dé- 
veloppées et élargies, mais qui ont mie tendance à devenir lamelleuses : certaines d' elles deviennent très variqueuses 
atteignant une épaisseur de 7""". L \s intsrspaces des côtes suit ornés par des faibles stries spirales. 

J'ai examiné quatre exemplaires de cette espèce, qui m'ont été envoyés par M* Gulia. Trois d'eux provenaient des 
assises d'un calcaire jaunâtre friable et léger; l'autre d'une espèce de grès rougeâtre. 

La Scalaria pernobilis Fischer (Descr. esp. non?. 1856 Journ. Conch. pi. 8, f. 3) ressemble beaucoup à la retusa. 
elle en diffère seulement car les intervalles des côtes sont lisses. Cette espèce provient de Marie Galante de mers de 
G il ad a lu] "'. 

Scalaria Duciei Wrigt. 
PI. 2, f. 44-46, 4s (var. varicosa De Greg.) 

1855. Wright An. Mag. Not. Hist. v. 15, pi. 274. pi. 7. f. 3. 
1870. Aûams Not. of a nat. Malta pi. K». f. 9. Se. Swanni. 
1889. De Gregorio Icon. conch. inédit, p. M, pi. 1. f. -T>. 

C'est une espèce tn>s élégante et très caractéristique. J'ai examiné cotte espèce dans mon ouvrage cité, auquel je 
renvoie le lecteur. D'ailleurs les figures que j'en donne suffisent bien pour la faire reconnaître. La solidité des côtes, 
leur structure lamelleuse et la forme de leur extrémité postérieure, qui est très marginée et courbée aussi lieu l'appla- 
tissement et la carène de la base du dernier tour se sont des caractères très spéciaux. Le nombre des cordonnets 
spiraux est de quatre à chaque tour, mais il y en a 5 dans le dernier. 

Parmi les espèces analogues j'ai cité la laméllosa Brocc. var. fimbriosa Wood et var. rugosa Math. Je duis ajouter 
la Se. intermediaria Fuchs (1879 Fuchs tert. Pers. pi. 1, f. 12-13). 

Loc. J'en ai examiné deux esemplaircs de Signe. Je dois faire noter une variété (varicosa) qui diffère un peu du 
type ayant quelques varie.; plus marqués qu'à L'ordinaire et l'angle spiral un peu plus large. 11 m'a été envoyé par la 
prof. Gulia. 

Haliotis tubercuîata L. 
PI. 3, f. 10. 

J'ai examiné quatre moules de cette espèce, le plus grand desquels a une longueur de 85 m "'. Ils ressemblent beaucoup 
aux exemplaires vivant dans nos mers . ils en diffèrent seulement par la firme un peu plus allongée et par le bord 
droit moins arrondi. Je me rappelle que lorsque je reçus ces exemplaires M r Jeffreys était chez moi et je les lui montrai. 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 9 

Sun opinion était la même que la mienne. La roche, il.' laquelle ces - proviennent, ; ible sans do 

du niveau .1 de Spratt. 

Je possède quelques exemplaires fossiles dans 1" calcaire de Païenne, appartenant à une variété voisine de la mo- 
nilifcra Michtti. — Philippi 'lit que la tubercnlata se tro • ignana et Milazzo. 

Patelîa Melitensis De Greg. 
PI. 2, f. A2-A') grand, nat. et gr< 

Coquille très déprimée qui ressemble à cause de ses ornem i Fissurclla gracca. Le crochet esl subcentral 

primé, petit, en le regardant à la loupe il semble crochu. Li surface est ornée par 20 :ôtes (plus on moins), assez 
marquées, et par des cordonnets concentriques, qui forment avec les côtes un réseau très élégant. 

Cette espèce nous rappelle la P. kîipsteini Michtti de la colline de Turin (Michelotti Etud. Mioc. It. p. l-i4.pl. [6, 
f. 14). Mais la description donnée par cet auteur est très ■. Il dit en outre que la coquille 

lisse tandis que dans la figure de son atlas on voit des côtes rayonnantes : mais dans celle-ci on ne voit aucun 
cordonnet concentrique. 

Strombus sp. 
PI. 4. f. 11-10. 

Je rapporte à ce genre «Lux moules, que j'ai eu par l'entremise du Prof. , un I ihocolat 

grésiforme; l'autre provient d'an calcaire blanchâtre. On y dis s quelqu is de cordonnets spiraux. 

Fiïsus !on;jirostris Brocc. 
Var. Hossi Partsch afî. 
PI. 2, f. 5 

J'ai examine trois moules qui rappellent beaucoup l'esj comme ils manquent du test on ne 

peut pas les identifier. Néanmoins ils mo semblent plus voisins de la variété H issi que de vrai type de Brocchi. 
M r Hoernes et Hauinger (1890 Die Gasterop Medet. f. 9, p. 253) considèrent le Hossi comme une espèce différente, 
mais eu égard à la plasticité de l'espèce de Brocchi, je crois qu 1 il vaut mieux la considérer comme une ra- 

mifications. Ces messieurs nous font observer que le nom de Hossi doit être préféré à celui de aequistriaius Bell., car ce 
nom avait été adopéré préalablement par M r Speyer. Ces trois moules in' on* été envoyés par M r le prof. Gulia. On 
d'eux, qui est cassé , dut avoir rejoint une taille très considérable , même plus grande que celle des exemplaires 
Vienne. Les empreintes des sillons spiraux sont marquées tandis que celli es sont faibl : missant dans 

le dernier tour. Le F. Schwanni Fisch vivant dans la Guadeloupe me parait analogue du longirost 

Cassidaria echinophora (L. Lamk. 

Var. Modicaensis De Greg. 

PI. 4, f. 1-2. 

J'ai observé plusieurs moules de cette espèce certains I Is conservent le- empreintes de l'on m (pi. 4, 

f. 11. Dans le calcaire de Modica et Pachinc en Sicile j'ai trouve que tiplaires identiques, qui appartiennent 

à notre variété Modicaensis; c'est pour ça que j'ai considéré les exemplaires, qui m'o I par le prof. Gulia, 

comme référabl*>s à la même espèce. Six moules sont des nodules de grès ferrugineux, un autre provient d'un calcaire 
marneux jaunâtre. 



10 ANNALES DE GÉOLOGIE ET DE PALÉONTOLOGIE 

Cassis? Guliai Db Greg. 

PI. 4, f. 8- lu. 

C'est une espèce très intéressante à cause de la grande taille qu'elle atteint. Comme je n' en ai observe' que des 
moules je n'eu suis pas sûr; mais il est très probable que c'est une nouvelle espèce. J'ai beaucoup de doutes qu'elle 
soit un Strombus au lieu qu' un Cassis; mais je l'ai rapporté à ce genre eu égard aux analogies qu'elles présentent 
avec certains autres exemplaires que j' ai examinés provenant de la province de Syracuse , et à cause de la grande 
varice dont je parlerai en suite. 

Le deux moules figurés m'ont été envoyés par le prof. Guvino Gulia. Le plus grand a une longueur de 95"""; sou 
angle spiral est de 135°. Sa forme est globeuse; ses tours sont plutôt aplatis, le dernier est turgide, pyriforme, rac- 
courci, pourvu de trois rangées de tubercules la première desquelles est sur 1' angle périphérique et elle doit former 
une carène sur le test. Du côté opposé à l'ouverture on voit une empreinte très profonde avec 9 fossettes. Il est donc 
probable que le test doit avoir 9 rangées de eûtes spirales. La C. mammillaris Grat. paraît appartenir au même 
groupe de Cassis. 

Un des deux moules provient d'un calcaire marneux jaunâtre, l'autre est un nodule grésiforme ferrugineux. 

Cypraea fabagin» Lamck. 

l'I. 4, f. 3 ■:.. 

1810. Lamnrck Ann. Mus. p. 109. - 1840. Grateloup. Adour pi. 41, f. '20.— 1847. Michelotti Descr. mioc. It. 

sept. p. 328 etc. etc. — 1856. Hornes Midi. Wien p. 65, pi. 7, f. fi. 

J'ai entre mes mains plusieurs exemplaires (19) qui m'ont été envoyés par le prof. Gulia , mais comme ils sont 
tous des moules je ne suis pas sûr de leur détermination. Ils proviennent des assises de calcaire jaunâtre. — Il faut 
ajouter que les espèces de cypnea sont difficiles à reconnaître, car à cause de leur test lisse sans ornements elles n'ont 
pas de caractères bien tranchés. Si on pense que je n'en ai que de moules on comprendra aisément que leur déter- 
mination est une hypothesis. Néanmoins il faut avouer que ces moules présentent des grandes analogies avec la C. 
fdbngina, pour le contour , la forme de l'ouverture et par les impreintes des dents qui sont 20. Le plus grands de 
ces exemplaires a une longueur de 35 mm . 

Cypraea amigdalum Brocc. ? 

PI. 4, f. 4. 

La détermination de cette espèce est encore plus incertaine que celle de la précédente. Je n' en ai examiné que 
deux moules noirâtres, qui m'ont été envoyés par le prof. Gulia. 

Voluta ficulina Lamk. 

PI. 4, f. 6. 

M 1 ' Homes Mull. Wien p. 92, pi. 9, f. 11 -12. 

Quoique de cette espèce je n'ai examiné que deux moules je suis presque sûr de leur détermination. Un de ces 
moules laisse voir l'empreinte des plis columellaires. Ils m'ont été envoyés par le prof. G. Gulia. 

Xenophora incertissima De Greg. 

PI. 4. f. 13. 

J'ai reçu du prof. Gulia plusieurs moules de grès chocolat provenant des assises de grès jaunâtre en lequel ils 
étaient interposés. Je crois qu' ils appartiennent à une nouvelle espèce analoque à la X. cumulans Brongt et a la 
X. Dcshai/csi Michtti, mais ils diffèrent de toutes les deux. J'espère d'en avoir d'autres exemplaires pour en donner 
• les renseignements. 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 11 

Trochus patulut Brocc? 

PI. 4, f. 7. 

Le mémo professeur m'a envoyé, en outre, un moule provenant d'un calcaire détritique jaunâtre qui ressemble beaucoup 

à l'espèce de Broccbi à la quelle je l'ai référé. 

Conus Puschi Michtti 
PI. 3, f. 4. 

1826. Borson Borson Orit. Piem. pi. 1, f. 4 (elongatus Bors.). 

18-17. Micbelotti Foss. Mioc. p, 340, pi. 14, f. 6. 

1856. Homes Moll. Wien p. 34, pi. 4, f. 6-7. 

1866. Pereira da Costa Portugal p. 25, pi. 8, f. 3 4. 

1880. Seguenza Reggio p. 50. 

1884. De Gregoiïo Studi su tal. concb. médit, p. 375. 

1893. Sacco Moll. Piem. p. 59, pi. 5, f. 39. 

L'exemplaire que j' ai eu par mon ami le prof. Gulia ressemble beaucoup à l'exemplaire typique figuré par Mi- 
cbelotti et à celui de Hornes p. 7. Il a une longueur de 28"" n . un angle spiral de 35. La spire a une longueur il»' 
18. — La figure de Borson n'est pas mal faite et elle est reconnaissable. Mais son nom ne peut pas être retenu car 
(comme non ami le prof. Sacco a observé) C. elongatus Chemn. (1786) a la priorité. Mais M r Sacco rapporte don- 
gains Bors. comme un synonyme de elatus Michtti. — MM r Dautzenberg, Bucquoy, Dollfus ont proposé le nom elon- 
gatus pour une variété du conus méditerraneus. 

Conus sp. 

PI. 3, f. 5. 

C'est une variété intermédiaire entre Conus mditosiculus et C. Puschi. Je n'en ai examiné qu'un moule que j'ai 
eu du prof. Gulia et je ne puis rien ajouter la dessus. La plus part des exemplaires que j'ai examinés proviennent 
d'un grès ferrugineux; quelques uns d'un calcaire marneux jaunâtre. 

Conus betulinoides (Lamck.) Hornes 

PL 3, f. 3. 

Comme Lamarck n'a pas figuré cetto espèce j' ai proposé de retenir come son type la figure de M r Hornes Moll. 
Wien. (Do Gregorio Conch. raed. vir. e foss. p. 352-353). Mon ami le prof. Sacco (1893 J. Moll. Piem. p. 4) donne 
pour type de l'espèce sa figure 1 (pi. 1) et propose le nom de var. pervindobonensis pour 1' exemplaire de Wien. 
Dans ce cas il me parait nécessaire de prouver les différences entre le type de Lamarck et celui de Hornes. Par règle 
générale je crois que lorsque une espèce n'est pas bien définie par l'auteur qui l'a proposée et ensuite un autre auteur 
en donne des renseignements suffisant et des bonnes figures , il me paraît juste de réunir les deux initiales, ce que 
j'ai fait. S' il y a quelques différences inapreciables, je crois mieux de n'en tenir pas conpte. 

Conus Mercati Brocc. 

Var. melitensis De Greg. 
PI. 3, f. 1-2. 

1814. Brocc. Concb. foss. sub. p. 287, pi. 2, f. 6. 
1893. Sacco J. Moll. Piem. p. 14, pi. 2, f. 1. 

C'est la forme plus répandue dans le tertiaire de Malte, j'en ai examiné 74 exemplaires; certes elle est analogue 



12 annai.es de géologie et de paléontologie 

de l'espèce de Brocchi à laquelle je l'ai référée, mais elle présente des différences marquées. Il suffit de regarder la 
figure pour s'en convaincre. C'est la var. compressicauda Sacco (loc. cit. pi. 2, f. 18j celle qui est plus voisine de 
notre imitation. 

J'en ai examiné plusieurs moules qui m' ont été envoyés par le prof. Gulia. Ils atteignent une grande taille. Le 
plus grand a un diamètre de 60""". une longueur de 75 mm . Le dernier tour antérieurement est étranglé lequel ca- 
ractère est très caractéristique; la columelle antérieurement est tordue. Certains des exemplaires ont la spire tout h fait 
aplati", certains d'antres a peine proéminente. — Au. mu d'eux conserve le test; en un d'eux seulement un voit quelques 
traces de sculpture comme dans la flgnre; nuis ce sont des lignes effacées. 

Conus melitosiculus De Greg. 
ri. 3. f. 6-8. 

= 1848. Die von Russeger aus Africa und Asien mitgebrachten fossilien (Freund Nature 4 Band p. 313. — 
Pereira da Costa C. Puschi Midi, partim p. 26, pi. s. f. 56. — Tchihatcheff Geol. As. Min. v. 3, p. 61 (Conus sp.) 
-Fuchs Nota sugli strati terziari Malta 1S74 (Conus sp.). — Coppi Fol. le. Mod. p. 28, .pi. 2, f. 52 (antilluvianus 
Brug.). — De Gregorio Conch. Malta c Sicilia Vuuwa Russeggori Hauer. 

.l'avais proposé de reprendre pour cette es;, cri' le riom de Russeggeri Hauer, mais en suite j'ai cru mieux de lui 
donner un nom particulier, car l'espèce de Hauer n'est absolument reconnaissab'.e. 11 ne dit que deux mots que j' ai 
reproduit dam-; mon ouvrage cité n'en donnant aucun renseignement et aucune figure. Quant aux caractères de notre 
tonne je n'ai rien a ajouter à ce que j'ai dit dans l' ouvrage cité. Certes c'est un des Conus plus caractéristiques de 
Malte et de Syracuse. C'est 1.' grand développement de la spire et 1' étroitesse du dernier tour qui sont plus remar- 
cables. Malheureusement je n'en ai examiné (pie des moules. Comme j'ai dit, j'ai vu dans l'Université de Cutané un 
exemplaire identique provenant de tuf' calcaire de Melilli. 

Parmi les espères connues je crois que cette forme se rapproche davantage de certaines variétés du C Puschi 
Michtti. La var. scalarahila Sacco (I Moll. pi. 5, f. 48) est voisine du même type ou plutôt elle va se réunir a la 
même forme. Les exemplaires figurés proviennent de la collection Gulia. 

Conus sp. 

c'est un moule qui rappelle le raridriatus Bell. 11 m'a été envoyé par le prof. Gulia. 

Peiecypoda 

Pecten scabreilus Lamck.) Desh. 

ri. 2, f. -i-i-n. 

Cette espèce a été proposée par Lainarck (Au. s. vert. Pectinides N. L'4) pour des exemplaires fossiles d'Italie; il 
ne cite aucune figure mais il donne simplement cette définition: P. testa suborbiculari, radiis qulndecim longitudina- 
liier suicatis, squamoso-denticulatis; auriculis inaequalibus- — Quoique ces caractères sont les mêmes de Yostrea du- 
bia L. in Brocc. qui est un pecten très répandu en Italie et présentant un intérêt très marqué , nous ne pourrions 

être surs de cette identification, car plusieurs autres formes de pecten présentent le même " faciès „. Mais nous 
avons une figure de Goldfuss Petref-Germania (Pecten scabreilus Lamck. p. 62, pi. '.»■">, f. 5). Nous avons en suite l'opi- 
nion de Deshayes (in Lamarck an. sans vert.j qui a ajouté la citation de la figure de Goldfuss et celle de Brocchi 
(Ostr. dubia L. Conch. Sut. pi. 10, f. 16-17). En comparant la figure de Brocchi a relie de Goldfuss je trouve que 
la figure 1»; de Brocchi est identique à celle de Goldfuss. Mais la figure 17 de Brocchi est un peu plus renflée et 
ses cotes sont plu- espacées. Plus tard ( M 1 ' Wood a Crag. Moll. pi. 4, f. 3) a figuré cette espèce adoptant le nom de 
dubius Brocc. 11 en a figuré une intéressante variété (pi. 6, f. 3) dont je parlerai plus tard. 

En étudiant le Pecten opercularis L. type, on pourrait bien croire qn' il soit une espèce très différente du sca- 
brellus; mais en ayant sous mes yeux plusieurs variétés de celui-ci je me suis convaincu que les limites de fopercularis 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 13 

vivant dans nos mers et celles du scabrellus ne sont pas bien définies, mais que dans nos mers on ne trouve pas le 
vrai type du celui-ci mais certaines variétés qui lui ressemblent beaucoup. 

Dans notre post-pliocène c'est le type opercularis qui est très développé , on ne trouve pas les scabrellus. Dans 
notre pliocène (Astien typique) on trouve le pecten scabrellus très développé dans (vs mêmes assises on trouve aussi 
1" pecten opercularis L. typique qui se présente comme une variété du pecten scabrellus. Nous avons donc ici un 
beau exemple de philogénie de cette espèce, qui dans le pliocène se présente comme une variété de scabrellus, pendant 
que dans nos mers le scabrellus disparait, et que l'opercularis gagne tout domain. Il arrive pourtant que quelquefois 
certaines variétés de celui-ci rappellent beaucoup l'ancien type. Tout cela paraît très simple mais si on commence à 
étudier les types du miocène et même de l'éocène on se trouve bien embarassés , car le type opercularis vient repa- 
raître sous plusieurs faciès avec quelques modifications. C'est à peu près ce qui arrive pour Vostrea edulis L. espèce très 
plastique el de très ancien type M. Manzoni (Saggio conch. foss. sub.) considère le scabrellus comme une variété 
de l'opercularis. — - M r Coceoni croit que c'esl une espèce tout a l'ait différenl • (Cocconi Moll. Parm. e Piac p. 336). 

De tout ce que j'ai dit on voit bien qu'on doit retenir le scabrellus comme une ancêtre ou bien comme une an- 
cienne ramification de l'opercularis. 

Je dois ici noter que le Pecten Zitteli Fuchs (Fuchs Libysche Wust) me paraît une simple forme du scabrellus 
ou pour mieux dire le scabrellus même. Non s°uleraent les caractères de l'espèce sont à peu près identiques mais aussi 
les variétés. La fig. 12 in Fuchs correspond à la var. partimimbricatus Wood el la fig. 8 a quelque ressemblance 
avec notre bifidocostutus (1895 De Greg. Not. conclu med.) de Altavilla. Je ne sais pas commen l' illustre professeur 
n'a même cité le 1'. scabrellus. 

C'est a cette espèce que je rapporte quelques exemplaires de Malte que j'ai examinés, qui correspondent parfaite- 
ment aux jeunes exemplaires de Altavilla (plioc. astien près de Païenne). Ils ont une petite taille de sorte qu' ils 
n'ont pas atteint le degré de développement nécessaire de tous leurs caractères el ils parai-,- eut appartenir a une autre 
espèce; mais on ne peut pas le faire car on ne pourrait pas en faire qu'une * varictas nana „. Toutefois, comme les 
peignes sont très variables en ne peut pas être sûr de cette détermination si on ne trouve des exemplaires adultes. 
Mais comme les jeunes exemplaires se ressemblent en tous leurs caractères, il y a lieu a croir qu'ils doivent appartenir 
à la même espèce. 

Je passerai maintenant en revue les variétés ou pour mieux dire toutes les mutations que j'ai examinées. 

Var. gibbosulus De Greg. 

PI. 2. f. 24. 

Elle diffère du type car elle est un peu plus renflée et elles est pourvu de filets concentriques intercostaux plus serré--: 

tandis que (comme j'ai dit) dans le jeune âge ceux-ci sont plus espacés. La valve est symétrique. (Une valve droite). 

Loc. Mellebe, Signe. 

Var. arcaeopsis De Greg. 

PI " f 2° 

Cette mutation diffère de la précédente par la l'orme asymétrique et transverse. Elle ressemble beaucoup à certaines 
espèces de Arca de notre postpliocène. (Une valve droite). 

Cette variété n'est pas bien délimitée de la précédente: j'ai examine une autre valve droite qui est intermédiaire 

entre les deux. PI. 2, f. 23. 

Loc. Mellebe. 

Var. postscabriusculue De Greg. 

PI. 2. f. 25. 

Cette variété a la valve gauche avec une côte située dans le côté p istérieur pourvue de crénelures lamelleuses subimbriquées 
et subcôchléariformes. Cette côte est ordinairement l'avant dernière. Quelquefois auprès de celles-ci il y en a quelques 
autres, qui présentent le même caractère. Ce sont des formes de passage a la varié!'' suivante. Le type en a un 
seulement présentant ce caractère. 

Loc. Mellebe. 



14 ANNALES DE GÉOLOGIE ET DE PALEONTOLOGIE 

Var. costatoscabriusclus De Greg. 
PI. 2. f. 26. 

Les aspérités des eûtes de la variété précédante s'étendent sur tontes les côtes de la valve gauche. 
Loc. Signe. 

Var. partimimbricatus Wood 

PI. 2, f. 27. 
(1850 Crag. Moll. pi. 6, f. 3). 

Les aspérités, de la valve gauche, dont j'ai parlé plus haut, sont limitées sealement à quatre (quelquefois cinqueV 
cites. Ces côte* ne sont pas situées dans un côte, mais symétriquement. Entre deux côtes aspérulées il y en a deux 
ou trois qui ne le sont pas. Cette variété est très intéressante non seulement par son élégance , mais par son 
étendue. Je l'ai trouvé même à Altavilla près de Païenne. Cette variété est identique à la figure dp Wood (Crag. 
Moll. pi. G, f. 3) rapportée par cet auteur comme une variété du P. dublus Brocc. c' est à dire a P. scabrellus Larack. 
M r Cocconi (Moll. Piac.) croit que celle-ci est une autre espèce mais je crois qu'il n'a pas tort. M r Wood dans le texte 
de sou ouvrage ne donne pas le nom de cette variété, et il parait la considérer cjmme jeune âge du P. dublus; mais 
dans l'explication des planches il donne le titre que j' ai adopté. Le Pectcn radians Nyst (1878 Conch. terr. tert. 
Eelg. pi. 15, f. 3) me parait très voisin de cette forme et probablement identique. 



Loc. Sisrnè. 



o' 



Pecten Haveri Michtti 

PL 1, f. 19 a b grand, nat. et détail. 



n' 



Michelotti Et. Mioc. off. p. 88, pi. 3, L. 13. 

Notre exemplaire est identique de l'espèce de Michelotti il en diffère seulement par les côtes qui dans celle de 
Turin et de Montferrat s'effacent près du bord, tandis que dans notre exemplaire elles ne s'affaiblissent pas mais cela 
dépend de l'âge, car notre exemplaire est plus jeune. Le P. Camarctensls Font. (1875 Fontannes Rhône p. 40, pi. 3, 
f. 2) ressemble beaucoup à cette espèce; mais ses oreilettes sont développées beaucoup d'avantage. 

Dans mon ouvrage sur les argille scagliose e Mioc. di Nicosia p. 38 (1831) j'ai considéré le P. Haveri Michtti 
comme un synonyme de P. spinulosus Mùnst. Certes il appartient au même groupe et je crois qu' on peut bien le 
considérer comme une variété ou une mutation de ce dernier. La différence consiste en les ornements , qui dans le 
spinidosus consistent en des séries d' épines très érigées et marquées (il suffit de donner un coup d'oeil à la figure 
de Goldfuss), tantis que en celle de Michelotti ses séries sont des écailles serrées. Par ce caractère le P. Haveri a 
plus de rapport avec le P. Hocninghausii (Defr.) Goldf. Cette espèce a été proposée par Defrance (Dict. se. nat. v. 38, 
p. 250) et illustrée par Goldfuss (Fetr. Germ. p. 60, pi. 94, f. 10). M r Goldfuss dit qu'elle provient " ex arena ma- 
rina recentiori Belgiae ,. 

Dans l'exemplaire de Malte,, que j'ai examiné (valve gauche) les écailles dans le côté antérieur se trasforment en 
des petites épines. Ce qui prouve encore davantage l'affinité de l'espèce de Michelotti avec celle de Goldfuss. D'ailleurs 
j'ai observé dans plusieurs espèces qu' il arrive souvent que les écailles érigées deviennent cochléariformes, ensuite elles 
s'enroulent donnant lieu à des aiguillons qui se transfoment en des vraies épines. 

Var. Koeni (Fuchs) De Greg. 

PL 1, f. 18 a c de deux côtés et détail gross. 

Fuchs Ueb. sogen Badner tegel Malta p. 1, pi. 1, f. 1-2. 

J'ai examiné une valve gauche de cette espèce de M r Fuchs que je considère comme une variété de celle de Mi- 
chelotti. En effet elle diffère seulement de celle-ci par les écaillées qui n'occupent pas toute la surface de la coquille, 
mais se retrouvent seulement dans la région umbonale. Dans notre exemplaire ces écailles sont subépinenses. La surface 
in'erne ressemble à celle du Pecten cristatus Bronn comme M 1 " Fuchs a bien observé. Je considère comme var. Koheni 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 1 ."> 

la valve (pi. 1, f. 1 in Fuchs) et pas la fig. 2, car vraiment j'ai quelques doutes que ses deux valves n'appartiennent 

pas à la même espèce ou au moins à la même mutation. Je crois que la valve droite de cette variété soit 1' exem- 
plaire figuré par Fucus pi. 1, f. 1 et que la valve gauche soit notre exemplaire et pas celui de Fuchs (pi. 1, f. 2) qui 
me paraît une autre espèce ou plutôt une autre mutation. Mais je ne puis pas l'assérer. Certes il arrive souvent que 
les ornements des deux valves soient très différents; mais lorsque une fies deux valves est ornée de cotes bien mar- 
quées tandis que l'autre est ornée par des côtes moins marquées et par des écailles, ordinairement la première est une 
valve droite et la seconde une valve gauche. C'est pour <ja que je crois que la valve fig. 2 de Fuchs ne soit pas une 
valve gauche de la même forme mais une valve gauche d'une autre forme. Probablement elle est une valve gauche du 
Pecten melitcnsis De Greg. tandis que la valve gauche du Koheni est précisément l'exemplaire que j'ai sous mes yeux. 

Pecten melitensis De Greg. 

(an Pecten spinulosus Mi'inst var. melitensis De Greg. V) 
PI. 2, f. 20-21 (f. 20 valve gauche, f. 21 valve droite) 

C'est une jolie variété ou peut être une espèce qui tient de Vopercuîaris du cristatus et plus encore du spinulosus. 
Elle présente des différences bien marquées avec le P. Huoeri var. Koheni. J'en ai examiné une valve droite et un 
fragment. Voila les caractères : 

C'est une valve arrondie applatie avec le oreillettes érigées qui ressemblent beaucoup à celle de Y Âmvssium cri- 
statum; elles sont aussi pourvues de crête sur le berd, leur surface est ornée de quelques petits filets treillissés; l'oreillette 
droite manque du sinus caractéristique. La surface de la valve est lisse, ornée par 1:.' côtes bien marquées, arrondies 
qui dans la région umbonale sont plus étroites que les interstices; tandisque dans la région médiane et ventrale files 
sont égales; dans les régions antérieures et postérieures tout près des bords les côtes manquent et elles sont substituées 
par un très élégant raiseau de cordonnets rayonnants qui sous la loupe apparaissent très écailleuses. Lorsque on re- 
garde les interstices des côtes près du bord ventral , on voit quelques rides très denses et effacées. Je dois ajouter 
que les côtes ne s'affaiblissent pas près du bord. Elle ressemble beaucoup a. la figure 3 c de Hôrnes (1 S7(> Moll. 
Wien pi. 66) delaquelle elle diffère par le plus grand développement des mu>> et par le manque de la rangée mé- 
diane des épines. 

J'ai examiné en outre un petit fragment de valve gauche, mais je ne puis pas me prononcer là dessus. 

Loc. Mellebe. 

Pecten Kooki De Greg. 

PI. 1, f. 17 a c un exempl. avec les oreilettes gross. et un détail de la surface gross. 

Elégante coquille dont la valve droite est pourve de côtes très développées très larges et très arrondies. Elles sont 
six, aussi larges que les interstices. Il y en a en outre une autre plus petite dans le côté antérieur et une autre dans 
le côté posiérieur. La surface est ornée par de très petits sillons écailleux granuleux, qui passent par les interstices et 
sur les côtes; à chaque côte il y en a environ 14-, près du bord ils deviennet plus serrées sur les entes que dans les in- 
terstices. L'oreillette gauche est sillonnée et finement granuleuse; sur le bord cardinale elle est pourvu de crêtes. L'oreil- 
lette droite est pourvue de petites côtes granulo-écailleusos, son échancrure (sinus i n'est pas trop profonde, mais ré- 
gulière; dans le bord antérieur tout près de l'oreillette ou pour mieux dire dans le bord de l'érhancrure il y a quelqu ss 
petites crêtes. 

Cette espèce me rappelle le P. rotundatus Larack. (1.S79 Fuchs Tert. Pers. pi. 2, f. 12) mais il en diffère par 
les oreillettes inoins larges et par les petites ('railles de la surface. Elle est aussi analogue du P. Rollei llôrn. (1870 
Hôrnes Moll. Wien. pi. .">9 f. 5) mais elle s'en distingue par les petites écailles de la surface. C est même par ce 
caractère qu'elle se distingue du P. Davidi Font. (1875 Rhône v. 1. p. 77, pi. 1, f. 1). 

Loc. Signe. 



16 ANNALES DE GÉOLOGIE ET DE PALEONTOLOGIE 

Pecîen pusio L. 

PL 2, f. 28. 

C'est un des rares exemplaires de bivalves qui conservent le test. En effet la plupari de bivalves fossiles de Malte- 
que j'ai examinés ne sont que des moules. Cet exemplaire consiste en la valve inférieure. Il ne présente aucun ca- 
ractère spécial mais ses eûtes sont plus lisses et régulières qu'à l'ordinaire; leur nombre est de 50. Elles sont pourvues 
de quelques rides concentriques. Seulement près des oreillettes elles son! pourvues de quelques écailles. Cot exemplaire 
provient d'un calcaire jaunâtre. — Il M r Boacquoy Dantgenbarg Dollfus adoptent le nom de mulùistriatus Poli qui est 
un synonyme de pusio L.; mais je préfère ce nom, car il est plus généralement connu. On peut objecter que Linnée 
réunissait plusieurs espèces sous ce titre, mais cela n'est pas prouvé et la plupart des aucteurs retiennent ce nom 
comme classique. — W D'Archiac (Pal. Asie Min. p. 272) affirme que le P. pusio dans l'océan se transforme en un 
Hinnites. 

L'exemplaire dont il est question m'a été envoyé par M r !" prof. Gulia. 

Cardita crassicosta Lamk.? 
C'est une exei ire très douteux, la roche duquel est un grès jaunâtre. Il m'a été envoyé par M r Gulia. 

Cardita Jeuanneti Bast. ? 

Je rapporte à cette espèce avec beaucoup de doute deux moules qui m'ont été envoyés par le prof. Gulia. Ce serait 
très intéressant que de constater la présence do cette espèce si caractéristique dans les assises de Malte. Ces deux 
moules sent formés d'une roche grésiforme de couleur chocolat. 

Ostrea serrodentata De Greg. 
PL 2, f. 29-30 deux exemplaire de deu: 

Coquille plutôt petite, ovalaire, lisse, ayant tous les bords pourvu de dents pliformes très marqués! l'impression 
muscolaire ovoïdale, très profonde; la lame cardinale triangulaire, médiocrement développée. 

Cette espèce nous rappelle YO. granensis Font. (1875 Rhône p. 57, pi. 4, f. 1-3) par sa tonne et sa taille. Elle en 
diffère ayant celle-ci la charnière plus large et les bords dépourvus de dents. 

C'est par les mêmes caractères qu'elle diffère de Y Ostrea tunetana Mun. Chalm. (1881 M 1 ' Chalmas Chotts tunisiens- 
p. G8. pi. 1, f. 1-5) de laquelle elle est très analogue. 

L'ostrea sp. ind. figurée par Fuchs (1884 Fuchs Aegypt. und Lib. Wûstew pi. 14, f. f~i-7 tantum) ressemble beaucoup 
à notre espèce mais la lame cardinale de celle-ci est plus développée. 

Pirmuia n. s. g. 

Je propose se sic:- genre pour l'espèce suivante: quoique plusieurs caractères me font rapprocher les individus que- 

j'ai examinés au genre ostrea . il y a des caractères qui sont assez distingués: 1" on ne voit aucune impression 
muscolaire; je crois donc que celle-ci dût avoir été extrêmement superficielle, 2° la fossette ligamentaire de la charnière 
est à peine ,;c:-nsée et souvent manque, 3° la surface du test est lisse et sa structure ressemble beaucoup à celle du 
gen. Anomia, 4° le crochet est très petit pointu, conique. 

Le genre Aethcreu Lam. Lam. (A. Caillaudi Lam.) a quelque ressemblance avec notre genre. 



FOSSILES TERTIAIRES DE .MALTE 17 

Ostrea (Pirmuîa) perminuta De Greg. 
ri. 2, f. 31-36. Six exemplaires en grand, nat. et gross. 

C'est une très petite espèce fragile, ovalaire, lisse!, avec une charnière extrêmement petite. Le crochet est très petit 
érigé pointu. Les -valves équilatérales paraissent appartenir à des térébratules cassées , les valves inéquilatérales 
ressemblent à certains petits hipponyx éocéniques. L'impression muscolaire n'est pas visible dans aucun des exemplaires 
que j'ai examinés; en un seulement on en voit une trace douteuse. 

Cette espèce nous rappelle YOstrca Ncttelbladti Koch Wicehm. (1878 Koch Wicchmanu Muklemb. p. 135. — 1884 
Speyer Koenen Cassel. tort. pi. 23, f. 3 5, pi. 25, f. 1). Celte espèce n'a pas été figurée par Koch. Les individus do 
Speyer sont douteux et probablement ce sont des jeunes individus de la callifera Lamck. 

Leda cfr. niUda Brocc. 
PL 2, f. 38-39 deux moules. 

Je me sers de ce nom pour dénoter plusieurs petits exemplaires, qui rappellent beaucoup la nitida Brocc. quoique 
on ne peut pas les identifier. Comme ils sont tous en l'état de moule on ne peut pas se prononcer là dessus. 

M 1 ' Fuchs (Ueb. sogen. Badner Tegel Malta p. 3) a cité la L. fragllis Chemn. Peut-être c'est à celle-ci qu'on doit 
référer nos exemplaires; mais comme ils sont des munie:; on no peut pas le faire. 

Teredina sp? 

PL 2; f. 40-41 deux fragments. 

Je rapporte à ce goure deux petits fragments de forme arrondie qui pourraient être le cloison terminal d' une 
teredina. 

Brachiopoda 

Terebaîula Costae Seg. 

var. parumlobata De Grée;. 

PL 2, f. 37 un exemplaire de quatre côtes 

= 1894. Ânomia biblicata Brocc. Conch. Foss. sub. p. 409, pi. 10, f. S. — 1871. Seguenza Stud. pal. p. 67, pi. 5, 
f. 9-13, an. G, f. 1. 

Je propose d'adopter le nom di Costae en substitution de biplicata Brocc. car ce nom fait double emploi ave.- la. 
T. biplkata Sow., qui a le droit de priorité. Ce nom a été proposé par Sowerby (1812 Min. Conch. v. 1 . p. 201 , 
pi. 90, v. 5, p. 53, pi. 437, f. 1-2). M r D'Orbigny (1850 Prodr. p. 314) adopte le nom de bicanaliculata Zieten. 
Mais le nom do Sowerby a le droit de priorité, car le nom de Zieten a été propesé en 1830; (Zieten Die Verstein. 
Wûrttemlerg p. 54, pi. 40, f. 5) et ce nom a été proposé préalablement par Schlotheim (1813 Terebratulites bica- 
naliculatus Petref. v. 104). La Terébratula biplkata Sow. est une espèce crétacée provenant du Gault de Cambridge. 
M 1 ' D'Orbigny donne une large étendue à la biplkata Sowerby mais au lieu de ce nom il adopte celui de Defrance. 

Le prof. Seguenza (Soc. cit. p. 71) en parlant de Ter. sinuosa Brocc. donne plusieurs figures représentant des 
différentes variétés. Il cite parmi ces provenences même Pile de Malte. En décrivant la T. costae (p. 72) var. planata 
dit qu'elle paraît être commune à Malte. Il rapporte à la Costae plusieurs formes qui présentent des différences bien 
marquées entre elles certaines desquelles ressemblent beaucoup à certaines variétés de la sinuosa Erocc. de sorte qu'on 
ne peut pas bien les reconnaître. 

Notre variété parumlobata ressemble à la var. planata Seg. , mais celle-ci est beaucoup plus arrondie tandis la 



18 ANNALES DE GEOLOGIE ET DE PALÉONTOLOGIE 

nôtre est plus ovalaire comme le type de Brocclii. La commissure frontale est caractéristique, elle est langueforme, à 
peine sinueuse dans son milieu. La valve umbonalc se prolonge sur la valve criptumbonale en forme de langue coupée; 
elle n'a aucune selle. La valve criptumbonale est pourvue de deux selles et deux affaissements, dont le médiane est très 
peu marqué. 

Echinodermata 

Cidaris melitensis Forb. 

PI. 4, f. 15. 

1854. Ann. Mat, Nat. Hist, v. 15, pi. 4, f. 1. 
1863. Adams Descr. of. mioc of. Malta p. 474. 

J'ai examiné un exemplaire de cette espèce qui m' a été envoyé par M 1 ' Gulia ; il a un diamètre de 25 mi ", il est 
bien conservé. C est une espèce très intéressante, car elle a la plus grande analogie avec la C. itala Laub. (Vicent. 
Echin. p. !», pi. 1, f. 3. — Lejocidaris in Dames p. 10, pi. 1, f. 7). — Le Cidaris Sandbcrgeri Miclitti est aussi très 
analogue. Les limites de ces espèces ne sont par bien définies. 

Radiata 

Flabellum avicula Michtti aff. 

l'I. 1, f. 16 a (tantum) 

1770. Oaryophyllia Guet. Mém. dif. part. se. mit. t. 11, p. 385, pi. 21, f. 2. 

1827. „ cuneata Sas. Sassi Giorn. Ligust, 

1827. Turbinolia „ Goldfuss Petr. Germ. pi. 37, f. 17 a (partim). 

1838. „ avicula Miclitti Micbelotti Spec. zoopb. p. 58, pi. 3, f. 2. 

1841-47 Flabellum „ „ Michelin le. zoopb. p. 44, pi. 9, f. 11. 

1847. „ „ „ Sismonda Seg. p. 4. 

1847. „ cuneatum Micbelotti Foss. Mioc. p. 51. 

184--. „ avicula Michtti Edwards An. Se. nat. 3 sér. v. 9. p. 263. 

1858-61 „ „ „ Fromentel Intr. pol. f. 51, p. 88. 

1861. „ intermedium Micli. partim. Micbelotti Foss. Mioc. p. 31. 

1866. „ avicula Miclitti Giebel Kepert. Goldf. p. 11. 

1868. „ „ „ D'AcchUrdi Stud. comp. p. 0. 

1871. , „ „ Sismonda Prot. e Col. p. 93. 

Je rapporte avec doute l'exemplaire que j'ai sous mes yeux qui m' a été envoyé par M'" Gulia à l'espèce de Mi- 
cbelotti. Son mauvais état de conservation me laisse très douteteux. C est une détermination par approximation. Le 
calice de notre exemplaire est un peu plus élargi que dans le type de l'espèce, mais Michelin dit d'en avoir examiné 
de semblables variétés. Les lamelles primaires paraissent 18 seulement, elles devaient être assez épaissies. Il semble 
que les cycles devaient être trois. L'angle basilaire de l'ouverture est de 115", de côté seulement 70". Cette espèce e:-i 
certaine façon nous rapelle F. messanense Seg. (1894 Seguenza Cor. foss. p. 89 , pi. X , f . 3 a b). Elle ressemble 
davantage à FI. affine Edw. (Cor. foss. p. 274, pi. 8, f. 10) et à Roissyanum Edw. (1848 Loc. cit. p. 368. pi. 8. 
f. 1) mais elle en est suffisamment distincte. Tout près de Pachino en Sicile j'ai retrouvé un flabellum qui ressemble 
beaucoup à la même espèce. 

L'exemplaire dont il est question m'a été envoyé par M 1 " Gulia, il est ferrugineux. 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 19 

Flabellum melitense De Greg.? 

PI. 1, f. 1(5 b (tantum) 

Fucbs Bail. Teg. Malta Flabellum sp. p. 5, pi. 1, f. 5. 

C'est une autre espèce mais ressemblant beaucoup à l'espèce précédente, .l'avais proposé pour elle le nom de me- 
litense, et c'est avec ce nom que je l'ai renvoyé à M 1 ' Gulia. Mais je ne l'aurais pas fait maintenant, car je la con- 
sidère comme une espèce très douteuse dont les caractères ne sont bien tranchés. Elle paraît analogue de Vextensum 
Mich. mais pas identique. La forme est subcirculaire un peu comprimée. Son calice est très convexe. Les lamelles 
primaires son 18, elles sont un peu sinueuses. Celui-ci est le caractère par lequel elle différent de la préecédente. Je 
crois que c'est à la môme espèce qu'on doive rapporter la variété notée par Michelin (Icon. zooph. p. 45). 

Cet exemplaire, ferrugineux aussi que le précédent, m'a été même envoyé' par M'" Guïia. 

Rhizipoda 

Nodosaria bacillum Defr. 

Je n'en ai examiné qu'un exemplaire. C'est une nodosaria dont on ne peut apercevoir que les 5 premières loges 
qui sont identiques à celle de la N. bacillum; on ne voit que 4 côtes droites et saillantes. La longueur de ce fragment 
est de 5 mm. C'est par sa forme cylindrique que je l'ai référé à la bacillum plutôt qu'à 1' affinis ; car sa première 
loge n'est pas plus développée que les autres. J'ai observé cet exemplaire attaché à une des coquilles qui m'on été 
envoyées par M 1 ' Gulia; si je me rappelle bien est celle qui est représentée par la figure (pi. 4, f. 6) c'est à dire à 
la Vol u ta ficidina Lamk. 



EXPLICATION DES PLANCHES 



PI. I. 

Fig. 1 a b c Scalpellum magnum Darw. V. angustum Do Grog. (Carène) fig. a en grand, nat. de côté, fig. ?; ideiri 

en dessous, fig. c de côte gross. p. - r >. 
Fig. 2 u b c Scalpellum magnum Darw. V. cquislgnatmn De Greg. (Carène) f. a en grand, nat.; f. b gross. en dessus 

/" c gross. de côté p. G. 
Fig. 3 a b c Scalpellum venustuœ De Greg. (Carène) fig. 3 a b grand, nat. de côte' en dessous; fig. c de côté gross. p. 
Fig. 4 a b Scalpellum magnum Darw. Yar. radiatum (Carène) fig. a grand, nat.; f. b gross. p. 
Fig. 5 a Scalpellum magnum Darw. Yar. omnium De Greg. (Carène) fig. 5 a grand, nat. de côté; f. b gross. en 

dessus p. 6, 
Fig. 6-8-9-10-11 Scalpellum melitense De Greg. fig. 6 « b c (Carène) en grand, nat. de trois côtés et gross. — f. 7 

a c (carène) de côté et on dessus, en grand, nat. et en dessus gross. — f . 8 autre carène de côté, grand. 

nat. et gross. — f. 9 a d (rostrum) fig. a b en grand, nat. de côté et en dessous; f. 9 c d c gross. de 

trois côtes— fig. 10 a c (scutum) de deux côtés en grand, nat. et gross. en dessus. — f. il Côté carino 

latéral de deux côtés grand, nat. et gross. p. G. 
Fig. 12 Scalpellum sp. (scutum?) fig. a gr. nat. fig. b c gross. en dessus et en dessous p. G. 
Fig. 13 Scalpellum sp. (tergum) fig. a b c grand, nat. en dessus en dessous et en section, fig. 13 en dessus gross. p. 7. 
Fig. 14 Cirripedum n. gross. gen. p. 7. 
Fig. 15 Lamna sp. p. 5. 

Fig. 16 a Flabellum avicula Micht. sp. dub. p. 18. 

Fig. 10 b c Flabellum melitense De Greg. deux exemplaires (Coll. Gulia) p. 19. 

Fig. 17 a c Fecten Cooki De Greg. fig. a grand, nat. f. b oreillettes gress. f. c détail de la surface gross. 15. 
Fig. 18 a c Fecten Haveri Fuchs var. Kobeni Fuclis; fig. a b grand, nat. en dessus et on dessous; fig. c deux côtés 

gross. p. 14. 
Fig. 19 a b To?ten Haveri Michtti un exemplaire grand, nat. avec détail p. 14. 

PI. 2. 

Fig. 20 Pecten melitensis De Greg. valve gauche p. 

Fig. 21 Pecten melitensis De Greg. valve droite grand, nat. et gross. p. 

Fig. 22 a d Pecten scabrellus var. arcieopsis De Greg. fig. a b grand, nat. de deux côtés; f. b idem gross. ; f. d 

détail de la surface p. 13. 
Fig. 23 a d Idem Mutation intermédiaire entre gibbosuïus et arcaeopsis fig. a b grand, nat.; f. c gross.; f. d détail 

de la surface p. 12. 
Fig. 24 a d Idem gibbosuïus De Greg. fig. </ b grand, nat. en dessus et de côté; f. c gross. en dessus, f. d oreillette 

droite gross. p. 13. 
Fig. 25 a b Idem var. postscabriusculus De Greg. Un exemplaire de deux côtés p. 13. 



FOSSILES TERTIAIRES DE MALTE 21 

Fig. 2G a b Idem var. costatoscàbriusculus De Greg. Tin exemplaire grand, nat. et gross. p. 13. 

Fig. 27 Idem var. partimimbrkatus Wood. Un exemplaire grand, nat. et gross. p. 13. 

Fig. 28 Pecten pusio L. (Col). Gulia) Calcaire jaunâtre p. 16. 

Fig. 29-30 Ostrea serrodentata De Greg. Deux exemplaires de deux côtés p. 16. 

Fig. 31-36 Ostrea (Pirmula) perrainuta De Greg. Six exemplaires grand, nat. et gross. Fig. 31 a b grand, nat. f. 33 
c d le même exemplaire gross. de côté et en dessus. Fig. 32 a b un exemplaire de deux côtés , f. 32 
c d le même exemplaire gross. en dessous et de côté. Fig. 33 a un petit exemplaire, f. 33 & c le même 
exemplaire gross. Fig. 34 un exempl. grand, nat. Fig. 35 un petit exemplaire grand, nat. et gross. Fig. 
36 a grand, nat. f. 36 b c d le même exemplaire gross. p. 17. 

Fig. 37 Terebratula Costae Seg. Un exemplaire de quatre côtes p. 17. 

Fig. 38-39 Leda cfr. nitida Brocc. deux moules p. 17. 

Fig. 40-41 Teredina sp. deux fragments p. 17. 

Fig. 42-43 Patella Melitensis De Greg. Deux exemplaires en dessus et de eûtes en grand, nat. et gross. en dessus p. 9. 

Fig. 41-46-48 Scalaria Duciei Wright. Quatre exempl. grand, nat. et gross. Fig. 44 a b grand, nat. f. 44 c le même 
exempl. gross. f. 45 a b un autre exemplaire grand, nat. et gross. f. 46 autre exempl. grand, nat. de 
deux côtes avec dêfail des eûtes (Coll. Gulia) f. 48 autre exemplaire (Coll. Gulia) var. varicosa p. 8. 

Fig. 47 Scalaria scaberrima Michtti (Coll. Gulia) p. 7. 

Fig. 49 Scalaria retusa Michtti. Un exemplaire de deux côtés avec détail des odes d' un autre exemplaire ayant les 
côtes plus espacées (Coll. Gulia) p. 8. 

Fig. 50. Fusus longirostris Brocc (Coll. Gulian p. 9. 

Pi. 3. 

Fig. 1-2 Conus Mercati Brocc. Mut. melitensis De Greg. moule couleur de chocolat (f. 2 détail de la surface) p. 11. 

Fig. 3 Conus betulinoides Lamk. Moule blanc jaunâtre p. 11. 

Fig. 4 Conus Puschi Michtti exemplaire ferrugineux p. 10. 

Fig. 5 Conus sp. moule d'une forme intermédiaire entre C. Puschi et melitosiculus De Greg. p. 11. 

Fig. 6-8 Conus melitosiculus De Greg. Moules couleur de chocolat p. 12. 

Fig. 9 Conus ? p. 

Fig. 10 Haliotis tuberculata L. (moule) p. 8. 

Fig. 11 Natica Hortensis Bayan p. 7. 

PI. 4. 

Fig. 1 Cassidaiia echinophora (L.) Lamk F. modicaensis De Greg. (moule coulur de chocolat) p. 9. 

Fig. 2 Idem var. (idem) p. 'A 

Fig. 3,5 Cipryea fabagina Lam. Deux exemplaires provenant du calcaire marneux idem p. lu. 

Fig. 4 Ciprœa amigdalum Brocc. Moule noirâtre p. 10. 

Fig. 5 Voyez f. 3 p. 

Fig. 6 Voluta ficulina Lam. moule couleur di chocolat p. 10. 

Fig. 7-9 Trochus patulus Brocc. calcaire blanchâtre p. 11. 

Fig. 8-10 Cassi? Guliai De Greg. (9-10 deux moules de Malta un desquels noirâtre, l'autre jaune marneux) Fig. 10 

du Calcaire de Siracuse p. 10. 
Fig. 11-12 Strombus sp. p. 9. 

Fig. 13 Xenophora incertissima De Greg. moule noirâtre p. 10. 
Fig. 14 Aturia zic-zac Sov,'. (ferrugineux) p. 7. 
Fig. 15 Cidiris melitensis Wright p. 18. 



INDEX DES ESPÈCES ET DES MUTATIONS DÉCRITES OU CITEES 



Aganides Aturi 7. 
Anomia biplicata Brocc. 17. 
Aturia Aturi Bast. 7! 
Cardita crassicosta Lamk. 16. 

„ Jouamieti Bast. 16. 
Caryophyllia cnneata Sass. 18. 
Cassidaria echinophora (L.) Lamk. 9. 
, Modicaensis De Grog. 9! 

Cassis Guliai De Greg. 10! 

„ mammiliaris Grat. 10. 
Cidaris ruelitensis Forb. 18! 
„ itala Laub. 18. 
,, Sandbergeri Mich. 18. 
Cirripedum n. gen. 7. 
Clymenia Morrisi 7. 
Cypraea fabagina Lamck. 10 ! 
„ amigdalum Brocc 10! 
Conus betulinoides Lamck. 11 ! 
s elatus Michtti 11. 
, coinpressicauda Sacc. 11. 
, elongatus Chemn. 11. 
„ melitensis De Grog. 11 ! 
„ melitosiculus De Greg, 12 ! 
., Mercati Brocc. 11 ! 
„ pervindobonensis 1 1 . 
, Puschi Michtti 11 ! 
„ raristriatus Bell. 12. 
„ scalaratula Sacc. 12. 
„ Conus sp. 
Flabellum affine Edw. 18. 
avicula Mich. 18! 
extensum Micb. 19! 
intermediura Mich. 18. 
, melitense De Greg. 19 ! 
„ messanense Seg. 18. 
a Roissyanum Edw. 18. 
Fissurella graeca 9. 

„ klipsteini Michtti 9. 
Fusas longirostris Brocc. 9 ! 
„ Hossi Partsch. 9! 



Haliotir tuberculata L. 8 ! 

„ monilifera Michtti 9. 
Lamna sp. (clogans Ag.?) 17! 
Leda fragilis Chemn. 17. 

„ nitida Brocc. 17. 
Natica Hortensis Bayan 7 ! 
Nodosaria bacillum Defr. 19! 

B affinis Lamk. 19. 

Ostrea callifera Lamk. 17. 

„ edulis L. 13. 

, granensis Font. 

,, perminuta De Greg. 17 ! 

„ Nettelbladti Koch 17. 

„ serrodentata De Greg. 16 ! 

„ tunetana Mun. Ch. 16. 
Patella Melitensis De Greg. 9. 
Pecten arcaeopsis De Greg. 1313! 

„ costatoscabriusculus De Greg. 1 3! 

„ bifidocostatus 13. 

„ Camaretensis Forch. 14. 

B cristàtus Bronn. 14, 15. 

„ Davidi Font. 15. 

„ dubius Brocc, 12, 14. 

„ gibbosalus De Greg. 13 ! 
Haveri Michtti 14! 

, Hoeningbausii Defr. 14. 

B Eoeni Fuchs 14 ! 

„ Kooki De Greg. 15! 

„ raelitensis De Greg. 15 ! 

„ multistriatns Poli 16. 

„ opercularis L. 12. 

„ partimbricatus Wood 13, 15! 

„ postscabriusculus De Greg. 13. 

„ pusio L. 16! 

„ radians Nyst. 

, Rollei Hum. 15. 
Pecten rotundatus Lamk. 15. 

„ scabrellçs Lamck. 12 ! 

„ spinulosus Munst. 14, 15. 
Zitteli Fuchs 13. 



Pirraula perminuta Do Grog. 17!' 
Duciei Wright 8 ! 
„ fimbriosa Wood 8. 

interraediaria Fuchs 8. 
„ lamellosa Brocc. 8. 
, pernobilis Fisch. 8. 
B rugosa Math. 8. 
Scalaria retusa Brocc. 8 ! 
., scalarina Michtti 7 ! 
„ Swanni 8. 
Scalaria varicosa Wrigt 
Scalpellum angustum De Greg. 5 ! 
„ oquisignatum De Greg. 6 ! 

, Lovisatoi DA1. 6. 

„ melitense De Greg. 6! 

„ Michelottianum Seg. 6. 

„ magnum Darw. 5 ! 6. 

, molinianum Seg. 5. 

, ornatum De Greg. 6 ! 

, radiatum De Greg. 6 ! 

sp, 7. 
Strombus sp. 9. 

Terebratula bicanaliculata Ziet. 17. 
, biplicata Brocc. 17. 

., Costae Sog. 17 ! 

B parumlobata 17. 

, planata Seg. 

„ parumlobata De Greg. 1 7 ! 

, sinuosa Brocc. 17. 

Teredina sp. 17. 
Trochus patulus Brocc, 11. 
Turbiuolia cuneata Sas. 18. 
Turritella gradata Menke 7! 

, turris Bast, 7 ! 
Voluta fîculina Lamk. 10 ! 
Xenophora cumulans Brongt. 10. 
., Deshayesi Michtti 10. 

, incertissima De Greg. 10 ! 






v 



pl. n 



2i 




28 ^gfr 



a La 32 




i ^ 3P 

33 4*,.-, 



&-. h . 



m : 8 



• 3" 



« C 







50 



*'."v 

















y, 







47 



4-S 









V. 



PL.flf 









■M> 



\ 



10 



^ --*.&■ -■'< 




W.:'. 



sp 





/ 






r «y 




•r 



PL. IV. 




Les Annales de Géologie et de Paléontologie paraissent par livraisons à intervalles pendant 
l'année. Le prix de chaque livraison dépend du nombre des planches. 

Pour les souscripteurs il est de 3 fr. à planche, c'est à dire qu'une livraison, qui aura 2 pi. 
coûtera 6 fr., si elle aura 3 pi. coûtera 9 fr. et ainsi de suite. — Si la livraison ne contiendra 
aucune planche, son prix sera de 1 fr. chaque 8 pages. 

Pour les non souscripteurs le prix de chaque livraison est de 4 fr. à G fr. à planche , selon 
l' importance de la livraison. Si la livraison ne contiendra aucune planche, son prix sera de 2 fr. 
chaque 8 pages. 

Une fois par an sera publié un bulletin où seront annoncés tous les ouvrages envoyés au 
directeur (à Païenne, Rue Molo) et il sera délivré gratis aux donateurs. 

Les planches seront exécutées toujours avec grand soin et tirées sur de très-beau papier in 4.° 
S' il y en aura in folio (c'est a dire doubles) le prix sera proportionnément doublé. 



Depuis le 1 er Janvier 1886 jusqu' à Septembre 1895 dixneuf livraisons ont été publiées: 

1. Monographie des fossiles du sous -horizon ghelpin De Greg., avec 5 pi. 

Prix : 15 fr. pour les abonnés, 20 fr. pour le public. 

2. Monographie des fossiles du sous-borizon grappin De Greg., avec 6 pi. 

Prix : 18 fr. pour les abonnés, 25, pour le public. 

3. Nouveaux fossiles des « Stramberg Schichten » de Roveré di Vélo, avec 1 pi. in folio. 

Prix : 6 fr. pour les abonnés, 10 fr. pour le public. 

4. Essai paléontologique à propos de certains fossiles da la contrée Casale-Ciciù, avec 1 pi. 

Prix : 3 fr. pour les abonnés, 5 fr. pour le public. 

5. Monographie des fossiles de S. Vigilio du sous-borizon grappin De Greg., avec 14 pi. 

Prix : .42 fr. pour les abonnés, 60 fr. pour le public. 

6. Iconografia Conchiologia Mediterranea gen. Scalaria, avec 1 pi. 

Prix : 3 fr. pour les abonnés, 5 fr. pour le public. 

7. Monographie de la Faune éocéuique de l'Alabama. — l. rc Partie. — Pag. 15-16, pi. 1-17. 

Prix : 51 fr. pour les abonnés, 68 fr. pour le public. 

8. Idem 2. mc Partie. — Pag. 157-316, pi. 18-46. 

Prix: 87 fr. pour les abonnés, 116 pour le public. 

9. Iconografia Conchiologia Mediterranea gen. Fissurella, Emarginula, Rimula avec 3 pi. 

Prix: 9 fr. pour les abonnés, 12 fr. pour le public. 

10. Description de certains fossiles extramarins du Vicentin avec 2 pi. 

Prix : 6 fr. pour les abonnés, 8 fr. pour le public. 

11. Iconografia Conchiologia Médit, viv. e terziaria, Muricidae l. le Partie, Tritoninae l. re Partie, 

avec 5 pi. 
Prix : 15 fr. pour les abonnés, 20 fr. pour le public. 

12. Notes complémentaires Faune Alabama avec 2 pi. 

Prix : 6 fr. pour les abonnés, 8 fr. pour le public. 

13. Description des faunes tert. Vénétie: Fossiles des environs de Bassano avec 5 pi. 

Prix : 15 fr. pour les abonnés, 20 fr. pour le public. 

14. Description des faunes ter. Vénétie: Monogr. foss. éoc. M* Postale avec 9 pi. 

Prix: 27 fr. pour les abonnés, 36 fr. pour le public. 

15. Descriptions de quelques ossements des cavernes des environs de Cornedo et Valdagno dans 

le Vicentin avec 3 pi. 
Prix: 9 fr. pour les abonnés, 12 fr. pour le public. 

16. Appunti zoolog. e paleont. sull'isola di Levanzo (Conch. terrestr. viv. e foss. e avanzi pa- 

letnolog.) avec 1 pi. 
Prix: 3 fr. pour les abonnés, 5 fr. pour le public. 

17. Note sur un astéride et un cirripède du postplioc. de Sicile des genres Astrogonium et Co- 

ron ula avec 1 pi. 
Prix: 3 fr. pour les abonnés, 5 fr. pour le public. 

18. Description des faunes tertiaires de la Vénétie. Note sur certains crustacés ( brachiures ) 

éocéniques avec 6 pi. 
Prix: 18 fr. pour les abonnés, 24 fr. pour le public. 

19. Descr. de quelques fossiles tertiaires de Malte surtout miocènes avec 4 pi. 

Prix: 12 fr. pour les abonnés, 20 fr. pour le public. 



Date Due 



TÎCT — -4970 



SET 1973n 





3 2044 093 338 101