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Full text of "Annales de la Société scientifique de Bruxelles"

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SOCIETE SCIENTIFIQUE 

DE BRUXELLES 



BRUXELLES, POLLEUNIS ET CEUTERICK, IMPRIMEURS, RUE DES UR8ULINES, 37 
MtMR MAISON ▲ LOUTAIH, BUE DES 0RPHBLIR8, 82. 



ANNALES 



DE LA 



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SOCIETE SCIENTIFIQUE 



DE BRUXELLES 



^uWa unquam inter fidem et rationem 
ver a dissensio esse potes t. 

CoVBt. DE FiD. OATH., C. lY 



VINGT-HUITIÈME ANNÉE, 1903-1904 



LOTJ"VA.I3Sr 

SECRÉTARIAT DE LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE 

(M. J. THIRION) 

11, RUE DES RÉCOLLETS, 11 

1904 



PREMIÈRE PARTIE 



DOCUMENTS ET COMPTES RENDUS 



STATUTS 

Article premier. — Il est constitué à Bruxelles une association 
qui prend le nom de Société scientifique de Bruxelles, avec la 
devise : ** Nulla unquam inter fidem et rationem vera dissensio esse 
potest . (*), 

Art. 2. — Cette association se propose de favoriser, conformé* 
ment à Tesprit de sa devise, Tavancement et la diffusion des 
sciences. 

Art. 3. — Elle publiera annuellement le compte rendu de ses 
réunions, les travaux présentés par ses membres, et des rapports 
sommaires sur les progrès accomplis dans chaque branche. 

Elle tâchera de rendre possible la publication d'une revue 
destinée à la vulgarisation (*^). 

Art. 4. — Elle se compose d'un nombre illimité de membres, et 
fait appel à tous ceux qui reconnaissent Timportance d'une culture 
scientifique sérieuse pour le bien de la société. 



(*J GonstdeFid. cath.,c.IV. 

(•♦) Depuis le mois de janvier 1877, cette revue paraît, par livraisons trimes- 
trielJes, ious le titre de Rtmté des Questions scitnttfîqueë. Elle forme chaque 
année deux volumes in-S® de 700 pages. Prix de rabonnement : 20 francs par 
an pour loua les pays de FUnion postale. Les membres de la Société scientifique 
oui droit à une réduction de ^ pour cent. 



373803 



Abt. 5* — Elle est dirigée par un Conseil de vîn^t membres 
renouvelable annuelleoient par quart à la session de Pâques, Le 
Conseil choisit dans son sein, le Président, les Vice-PrésidentSt 
le Secrétaire, le Trésorier, Toutefois, il peut choisir en dehors du 
Conseil, le Président ou le premier Vica-Président. Parmi les 
membres du Bureau, le Secrétaire et le Trésorier sont seuls 
rééligibles. En cas de décès ou de démission d'un membre du 
Bureau ou du Conseil, le Conseil peut lui nommer un successeur 
pour achever son mandat (*). 

Art. 6. — Pour être admis dans TAssociation, il faut être 
présenté par deux membres. La demande, si^ée par ceux-ci, est 
adressée au Président, qui la soumet au Conseil L'admission n*est 
prononcée qu*à la majorité des deux tiers des voix. 

L'exclusion d'un membre ne pourra être prononcée que pour 
des motifs graves et à la majorité des deux tiers des membres du 
Conseil. 

Art. 7. — Les membres qui souscrivent, à une époque quel- 
conque, une ou plusieurs parts du capital social, sont mambres 
fondateurs. Ces parts sont de 500 francs. Les membre.'^ ordinaires 
versent une cotisation annuelle de 15 francs, qui peut toujours être 
rachetée par une somme de 150 francs, versée une fois pour toutes. 

Le Conseil peut nommer des membres honoraires parmi les 
savants étrangers à la Belgique. 

Les noms des membres fondateurs figurent en tète des listes 
par ordre d'inscription, et ces membres reçoivent autant d'exem- 
plaires des publications annuellep qu'ils ont souscrit de parts du 
capital social. Les membres ordinaires et les membres honoraires 
reçoivent un exemplaire de ces publications. 

Tous les membres ont le même droit de vote dans les as«em- 
blées générales. 

Art. 8. — Chaque année il y a trois sessions. La principale se 
tiendra dans la quinzaine qui suit la fête de Pâques, et pourra 



(•) Akciik art. 5. — Ella est dirigée ptr un Conseil de vingt membre», élusf 
aûDuellement dan» son seia. Le Présid^tit, lee Vica^ Présidents, le Secrétaire «l 
te Trésorier font partie de ce Coneeil. Pftrmi (es membree du Buretn le 
Secrétaire et le Trésorier sont seuls rééliglbles (Cf Awalm i>i u ttociirt 
SciwiTiriQUE» 1901, t XXV, U* partie, p. Î35), 



- y - 

durer quatre jours. Le public y sera admis sur la présentation de 
cartes. On y lit les rapports annuels (♦). 

Les deux autres sessions se tiendront en octobre et en janvier. 
Elles pourront durer deux jours, et auront pour objet principal de 
préparer la session de Pftques. 

Art. 9. — Lorsqu'une résolution, prise par l'assemblée générale, 
n'aura pas été délibérée en présence du tiers des membres de la 
Société, le Conseil aura la faculté d'ajourner la décision juiqu'à la 
prochaine session de Pâques. La décision sera alors définitive, quel 
que soit le nombre des membres présents. 

ART. 10. — La Société ne permettra jamais qu'il se produise 
dans son sein aucune attaque, même courtoise, à la religion catho- 
lique ou à la philosophie spiritualiste et religieuse. 

Art. il ^ Dans les siassiôns, la Société se répartit en cinq 
sections : L Sciences mathématiques. U. Sciences physiques. 
III. Sciences naturelles. IV. Sciences médicales. V, Sciences écono- 
miques. 

Tout membre de l'Association choisit chaque année la section à 
laquelle il désire appartenir. Il a le droit de prendre part aux 
travaux des autres sections avec voix consultative. 

Art. 12. •<*- La session comprend des séances générales et des 
séances de section. 

Art. 13. — Le Conseil représente l'Association. Il a tout pouvoir 
pour gérer et administrer les affaires sociales. Il place en rentes 
sur rÉtat ou en valeurs garanties par l'État les fonds qui consti- 
tuent le capital social. 

11 fait tous les règlements d'ordre intérieur que peut nécessiter 
l'exécution des statuts, sauf le droit de contrôle de l'Assemblée 
générale. 

11 délibère, sauf les cas prévus à l'article 6, à la majorité des 
membres présents. Néanmoins, aucune résolution ne sera valable 



(*) Ancien art. 8. — Chaque année, la Société tient quatre sessions. La 
principale en octobre pourra durer quatre jours. Le public y sera admis sur la 
présentation de cartes. On y lit les rapports annuels et Ton y nomme le Bureau 
et le Conseil pour Tannée suivante. Les trois autres sessions, en janvier, avril 
et juillet, pourront durer trois jours, et auront pour objet principal de préparer 
la session d'octobre (Cf. Annales, 1878, t. II, V» partie, p. 161 ; 1901, t. XXV, 
!'• partie, p. 235). 



- « - 

qu'autant qu'elle aura été délibérée en présence du tiers au moins 
des membres du Conseil dûment convoqué. 

Art. 14. — Tous les actes, reçus et décharges sont signés par le 
Trésorier et un membre du Conseil, délégué à cet effet. 

Art. 15. — Le Conseil dresse annuellement le budget des 
dépenses de l'Association et présente dans la session de Pâques le 
compte détaillé des recettes et dépenses de Texercice écoulé. 
L^approbation de ces comptes, après examen de l'assemblée, lui 
donne décharge. 

Art. 16. — Les statuts ne pourront être modifiés que sur la 
proposition du Conseil, à la majorité des deux tiers des membres 
et dans l'Assemblée générale de la session de Pâques. 

Les modifications ne pourront être soumises au vote qu après 
avoir été proposées dans une des sessions précédentes. Elles 
devront figurer à Tordre du jour dans les convocations adressées 
à tous les membres de la Société. 

Art. 17. — La devise et l'article 10 ne pourront jamais être 
modifiés. 

En cas dé dissolution, l'Assemblée générale, convoquée extraoN 
dinairement, statuera sur la destination des biens appartenant à 
l'Association. Cette destination devra être conforme au but indiqué 
dans l'article 2. 



- » - 



REGLEMENT 

ARRÊTÉ PAR LE CONSEIL POUR L'ENCOURAOEMENT DES RECHERCHES SCIENTIFIQUES 



1. — Le Conseil de la Société scientifique de Bruxelles a résolu 
d'instituer des concours et d'accorder des subsides pour encou- 
rager les recherches scientifiques. 

2. — Le Conseil peut, sur la proposition de la section compé- 
tente, accorder des encouragements pécuniaires ou des médailles 
aux auteurs des meilleurs travaux présentés par les membres de 
cette section. L'ensemble de ces récompenses ne peut dépasser 
annuellement mille francs. 

3. — Chaque année. Tune des sections désignera une question 
à mettre au concours. L'ordre dans lequel les sections feront cette 
désignation sera déterminé par le sort. Toute question, pour être 
posée, devra être approuvée par le Conseil, qui donnera aux 
questions la publicité convenable. 

4. — Les questions auxquelles il n'aura pas été répondu d'une 
manière satisfaisante resteront au concours. Le Conseil pourra 
cependant inviter les sections compétentes à les remplacer par 
d'autres. 

5. — Aucun prix ne pourra être inférieur à 500 francs. Une 
médaille sera en outre remise à l'auteur du mémoire couronné. 

6. — Ces concours ne seront ouverts qu'aux membres de la 
Société. 

7. — Ne sont admis que les ouvrages et les planches manuscrits. 

8. — Le choix de la langue dans laquelle seront rédigés les 
mémoires est libre. Ils seront, s'il y a lieu, traduits aux frais de la 
Société; la publication n'aura lieu qu'en français. 

9. — Les auteurs ne mettront pas leur nom à ces mémoires, 
mais seulement une devise qu'ils répéteront dans un billet cacheté 
renfermant leur nom et leur adresse. 



10. — Les jurys des concours seront composés de trois 
membres présentés par la section compétente et nommés par le 
Conseil. 

11. — Les prix seront décernés par le Conseil sur le rapport 
des jurys. 

12. — Toute décision du Conseil ou des sections relative aux 
prix sera prise au scrutin secret et à la majorité absolue des 
suffrages. 

13. — La Société n'a l'obligation de publier aucun travail cou- 
ronné; les manuscrits de tous les travaux présentés au concours 
restent la propriété de la Société. En cas de publication, cent 
exemplaires seront remis gratuitement aux auteurs. 

14. — Les résultats des concours seront proclamés et les 
médailles remises dans l'une des assemblées générales de la 
session de Pâques. Les rapports des jurys devront être remis au 
Conseil six semaines avant cette session. Le !«' octobre de l'année 
qui suit celle où a été proposée la question est la date de rigueur 
pour l'envoi des mémoires au secrétariat. 

15. — Pour être admis à demander un subside, il faut être 
membre de la Société depuis un an au moins. 

lA. --- Le membre qui demandera un subside devra faire 
QCOiinaltre par écrit le but précis de ses travaux, au moins d'une 
manière générale; il sera tenu, dans les six mois de l'allocation du 
subside, de présenter au Conseil un rapport écrit sur les résultats 
de ses recherches, quel qu'en ait été le succès. 

17. *^ Le Conseil, après avoir pris connaissance des diverses 
demandes de subsides, à l'effet d'en apprécier l'importance rela- 
tive, statuera au scrutin secret 

18, ^ Les résultats des recherches favorisées par les subsides 
de la Société devront lui être présentés, pour être publiés dans ses 
ÂNNALis s'il y a lieu. 



-Il 



Z^ETTRES 



DE 



S. S. LE PAPE LÉON XIII 

AU PRÉSlllENT ET AUX MEMBRES 
DE LA lOClÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES 



Dihctis Filii» Praesidi ac Membris Societafis scientificae 
Bruxellh constitutae 

LEO PP. XIH 

DiLECTI FlLlI, SALITTEM ET ApOSTOLICAM BEPflîDICTlONEM 

Grutae Nobis advenerunl litlerae veslrae uîia fiim Annalibiis et 
Quaestionîbus a vobîs editis, qtias in obsequeiitissimuni ergu Nos et 
Apostolicam Sedem pîetalis testimonium obtulistîs. Libenter sane 
agziôvimus Socieblem vestram quae a scientiis sibi nomen fecit, et 
quac IribiJS tantiioi abhînc annts Jaetis auspit^iis ae lesti Cliristî 
Vîi'aHi benediclione Bruxellis conslitula est, magnum iam înrrenien- 
tum nepisjie, et libères (Viickis pollîceri. Profecfo cum infcnsissimi 
relligîonisâc verîtatis hastes nunqiiani desistanl, imo magis magîsque 
stiitJeunt dîsâîdium ralionem inter ae (idem propugiiare, opportutium 

, eit ut praestantes scienlîa ac pielate viri ubîqite exurgant, qui Eccle- 
liae doctfînis ac documentis ex animo obsequentes, îii id cantendant, 
ut demonstrent nuUam unquam inter fidem et rationem veram diêsm* 
êionem esne poiu; queraadmodum Sacrosaticta Valicnna Synodus, 
constantem Ëcclesîae et Sanclorum Patrum doctrinara aflirmans, 
declura^it Constilutione IV* de fide cathdlica. Qyapropler gralula- 

I mur qaod SocielaB vestra iiunc primo finemsibî proposuerit, ilemque 



— 1» — 

in stâltilis legem dederît^ ne qiûd a sociis conira sanain christanae 
pliilosophîae doctrinam eommilttitur; simulque omnus iioiianiur ut 
niinquum de egregio eiusmodi laudis Iramite defleelant, attjiie ut 
toio animi nisii praestilum Societaiis finem praeclaris exemplis ac 
scriplis editis continuo assequi adnitaninr. Deum aiUem Optimoni 
Maximum precamur, ut vos omnes oeleslibiis praesîtliis coiirtrmet ac 
nrnniat; quorum auspicem et Nostrae in vos benevolentiae pigiuis, 
Apostolieain benedîtiionem vobis, dilecli lilii, et Socîelati veslrae ex 
animo impertimur. 

Datum Romae apud S. Petrum dîe la îanuarii 1879, Pontificatus 
Noslri Anno Primo. 

Léo pp. X|[[. 



A nos chers Fils le Président et les Membres de la Société 
scientifique de Bruxelles 

LÉON XIII, PAPE 

ChERS fils, salut et BÈniËDlCTlOM APUSTOLEQUfi 

Votre lettre Nous a élé agréable, ainsi que les Annales et les 
Questions publiées par vous el olTeilPS en loinoignagi* de voIre piété 
respectueuse envers Nous et le Siège Aposlûli(|ue. Nous avons vu 
réellemenl avec plaisir que voire Société, qui a adupté le nora de 
Société scientifique, el s'est eonsliliiée à Bruxelles, tlepuîs Irois ans 
seulement, sous d'Iieureux auspices avec la bèuédiction du Vicaire 
de iésus-Clirist, a déjà pris un grand développement et [jromet des 
fruits abondants. Certes, puisque les ennenns ucliarnés île la religion 
et de la vérité ne se lassent point et s'obslinent même de plus en 
plus à proclamer Topposilion entre ta raison el la foi» il est opportun 
que partout surgissent des hommes distingués pïu* lu scieure el la 
piété, qui, attachés de cieur aux doctrines et aux enseignements de 
rÉglise, s'appliquent ii démontrer qu'iï m peut jamais exister de 
désaccord réel entre la foi et la raison, comme Ta déclaré dans ta 
Constitution tV de ftde catholica^ le Saint Concile du Vatican aftinnàut 
la doctrine constante de FÉgiisc et des Saints Pérès. C'est pourquoi 



— 1» - 

Nous féï ici Ions votre SociéLé de ce qu'elle s*esl crabonl jiroposé celle 
(in, et aussi de ce qu'elle a mis dans ses statuts un arlicle rléfendant 
à ses membres toute atkKjue uux siiînes dortrines de lu |jhiloso|>Uie 
chrétienne; et en m^^mc temps Nous les exhortons tous à ne jamais 
s'écarler de la voie excellente qui leur vaut un tel éloge, et ù pour* 
suivre coutinuellenieul de tout leflort de leur esprit Tohjet assigné 
h la Société, par d*éclatants exemples et par leurs publications, Nous 
prions Dien 1res bon et très grand, qu'il vous soutienne tous et vous 
i'ortide du rélesle secours : en présage duquel, et romme gage de 
Notre bienveiHance envers vous, Nous accordons du fond du cœur h 
vous, chers lils, et h votre Soeiélé la bénédiction Apostolique, 

Dtjuné h liouie, à Saint-Pierre, le 15 Janvier 1879, FAn Un de 
Notre Pontirical. 

LtON Xlll, Pape. 



II 



DilecUs FiliiSj Sodalibm Consociatioim BruxcUensië a scienîm 
promhendis Bruxelïas 

LEO PP. xin 



DlLFCTI Fuji, SALITEM et ApOSTOLICAM HEWEniCTlONEH 

Quod, ponlificatu Nostro ineunte. de Sodalilate vestra fuîmus 
omînati, id^ elaftso inra ab instilulione einsanuo qninto et vicesimo, 
féliciter implctum veslris ex lilteris perspicimns. lu provebendis 
enini scienliarnm studiis, sive crudîtorum coetus lîabendo, sîve 
Annalium vofumiua edeudo, nunquum a projxisito descivislis, 
quod coeptnm fuerat ab iuilio, ostendendi videlicet nultam intcr 
fidem et rationem dmenstonem vtram esse poase^ Benevoîentiam 
Nostrum ob vesfras indusirias testamur; simnique hortaninr, ut 
cocptis insista tîs alacrcs, utpole lemporum necessilali opportunis 
admoflum. Naturae euîm cognitio, si recto quidem et vacuo praeîu- 
diciis animo [lerquiratur, ad divinaruni rcrnm nulî1i:im conférât 
necessc est, divinaeque revelationi tidem adstruat. Hoc ut vobis. 



— 1-4 - 

ve^traque operâ, quam multis accidat, Apostolicam benedictionem, 
muneram coelestium auspicem, Sodalitati vesirae amantissime 
idipertimuft. 

Dalum Romae apud S. Petrum die 30 Hartii Anno 1901, PontiB^ 
catus Nostri Vicesimo Quarto. 

Léo pp. XIII. 



A nos chers Fils, les Membres de la Société scientifique de Bruxelles^ 

à Bruxelles 

LÉON XnU PAPE 

Chers Fils, salut et bénédiction apostolique 

Ce qu'au début de Notre pontificat, Nous avions présagé de votre 
Société, aujourd'hui, vingt-cinq ans après sa fondation, vos lettres 
Nous en apprennent Theureux accomplissement. En travaillant au 
progrès des études scientifiques, soit par vos réunions savantes, soit 
par la publication de vos Annales, vous ne vous êtes jamais départis 
de votre dessein initial, celui de montrer que entre la foi et la 
raison, aucun vrai désaccord ne peut exister. Nous vous exprimons 
Notre bienveillance pour vos efforts et Nous vous exhortons en même 
temps à poursuivre avec ardeur votre entreprise si bien en rapport 
avec les nécessités actuelles. Car Tétude de Tunivers, si elle est 
menée avec droiture et sans préjugé, doit aider à la connaissance 
des choses de Dieu, et établir la foi ù la révélation divine. Pour que 
ce bonheur vous advienne et par vous à beaucoup d'autres, Nous 
accordons avec la plus vive sympathie à votre Société, la bénédiction 
Apostolique, gage des faveurs célestes. 

Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 30 Mars lOOi, TAn Vingt- 
quatrième de Notre Pontificat. 

Léon XIII, Pape. 



— 1» — 

DES 

■EIBRES DE LA SOCIÉTÉ SCIEITIFIQUE DE BRUXELLES 

ANNÉE 1904 

Liste des membres fondateurs 

S. É. le cardinal Dechamps {^), archevêque de Malines. 

François de Cannart d*Haiiale (^) . . . . Malines. 

Charles Dessain Malines. 

Jules van Havre {^) Anvers. 

Le chanoine Maes (^) Bruges. 

Le chanoine De Leyn (^) Bruges. 

Leirens-Euaert . . Âlost. 

Frank Gillis (^) Bruxelles. 

Joseph Saey Bruxelles. 

Le Ch" de Schoutheete de Tervarent . . . Saint-Nicolas. 

Le Collège Saint-Michel Bruxelles. 

Le Collège Notre-Dame de la Paix .... Namur. 

Le Duc d'Ursel, sénateur (^) Bruxelles. 

Le Pc« Gustave de Croy (^) Le Rœulx (Hainaut). 

Le C« DE T'Serclars (1) Gand. 

Auguste DuMONT DE Chassart (^) Mellet (Hainaut). 

Charles Hermite, membre de Tlnstitut (^) . . Paris. 

L'École libre de riMMACULÉE-CoMCEPTioN . Vaugirard-Paris. 

L'École libre Sainte-Geneviève Paris. 

Le Collège Saint-Servais • . Liège* 

Le C^ DE BxROETCR Beveren^Waei. 

L'Institut Saint-Ignacb ..... . . Anvers» 

Philippe GiLBftht (^), correspondant de l'Institut Louvain. 

(!) Décédé. 



— 1« — 

Le R. P. Provincial de la Compagnie de Jésus en 

Belgique Bruxelles. 

Le Collège de la Compagnie de Jésus. . . . . Louvain. 

Collège Saint-Joseph Alost. 

Le chanoine de Wouters (*) Braine-le-Comte 

Antoine d'Abbadie ('), membre de rinslitut . Paris. [(Hain.). 

S. É. le cardinal Haynald (*), archevêque de 

Kalocsa et Bùcs Kalocsa(Hongrie) 

S. É. le cardinal Séraphin Vannutelli .... Rome. 

S. Gr. Mgr Du Roussaux (*), évéque de. . . . Tournai. 

S. É. le cardinal Goossens, archevêque de. . . Malines. 

R. Bedel Aix, 

S. G. Mgr Belin (*j, évêque de Namur. 

Eugène Pécher Bruxelles. 

S. É. le cardinal Ferrata Rome. 

S. É. le cardinal Nava di Bontife Catane. 

S. Exe. Mgr RiNALDiNi, nonce apostolique. . . Madrid. 

S. Exe. Mgr Granito di Belmonte, nonce aposto- 
lique Vienne. 

Éd. Goedseels Uccle. 



Liste des membres honoraires 

S. A. R. Charles-Théodore, duc en Bavière . . Possenhofen. 

Antoine d'Abbadie ('), membre de Tlnslitut . . Paris. 

Amagat, membre de Tlnslitut, examinateur d'ad- 
mission à rÉcole polytechnique Paris. 

Mgr Baunard, recteur de l'Université catholique. Lille. 

Joachim Barrande (') Prague. 

A. Béchamp Paris. 

Àug. Béchaux, correspondant de l'Institut. . . Paris. 

Le Prince Boncompagni (*) de l'Académie des 

Nuovi Lincei Rome. 

(ï) Décédé. 



— ly — 

BoussiNESQ, membre de rinstitut Paris. 

L. DE BussY (^), membre de Tlnstitut .... Paris. 

Desplats Lille. 

P. DuHEu, correspondant de Tlnstitut .... Bordeaux. 

J.-H. Fabre Sérignan. 

Le dooleiir FoERSTER Âix-la-Chapelle. 

J. Gosselet, correspondant de Tlnstitut. . . . Lille. 

Haton de la Goupillière, membre de l'Institut . Paris. 

P. Hautefeuille ('), membre de l'Institut . . . Paris. 

D'^Heis(I) Munster. 

Charles Hermite (*), membre de Tlnstitut . . . Paris. 

G. HuMBERT, membredeTInslitut Paris. 

Le vice-amiral de Jo^quières (*), membre de 

rinstilut Paris. 

Camille Jordan, membre de l'Institut .... Paris. 

A. DE Lapparent, membre de Tlnslilut .... Paris. 

G. Lemoiise, membre de llnstitut Paris. 

F. Le Play (1) Paris. 

D'*W. Lossen Heidelberg. 

Le général J. Nevvton New- York. 

D.-P. OEhlert, correspondant de llnstitut. . . Laval. 

Louis Pasteur (*), membre de Tinstitut .... Paris. 
R. P. Perry, s. j. (^), de la Société royale de 

Londres Stonyhurst. 

É. Picard, membre de Tlnstitut Paris. 

Viclor PuisEux ('), membre de llnstitut .... Paris. 
A. Barré de Saint-Venant (*), membre de 

llnstitut Paris. 

R. P. A. Seccui, s. j. ('), de TAcadémie des Nuovi 

Lincei Rome. 

Paul Tannery Pantin. 

AiméWiTz Lille. 

WoLF, membre de llnstitut ....... Paris. 

R. Zeiller, membre de llnstitut Paris. 



(») Décédé. 
XX VIII 



— 1« - 

Le R. P. Provincial de la Compagnie de Jésus en 

Belgique Bruxelles. 

Le Collège de la Compagnie de Jésus. . . . . Louvain. 

Collège Saint-Joseph Aïost. 

Le chanoine de Wouters (*) Braine-le-Comte 

Antoine d'Abbadie('), membre de rinslitut . Paris. [(Haîn.). 

S. É. le cardinal Haynald ('), archevêque de 

Kalocsa et Bùcs Kalocsa(Hongrie) 

S. É. le cardinal Séraphin Vannutelli .... Rome. 

S. Gr. Mgr Du Roussaux (^), évéque de. . . . Tournai. 

S. É. le cardinal Goossens, archevêque de. . . Malines. 

R. Bedel Aix. 

S. G. Mgr Belin (*), évêque de Naraur. 

Eugène Pécher Bruxelles. 

S. É. le cardinal Ferrata Rome. 

S. É. le cardinal Nava di Bontife Catane. 

S. Exe. Mgr Rinaldini, nonce apostolique. . . Madrid. 

S. Exe. Mgr Granito di Belmonte, nonce aposto- 
lique Vienne. 

Éd. Goedseels Uccle. 



Liste des membres honoraires 

S. A. R. Charles-Théodore, duc en Bavière . . Possenhofen. 

Antoine d'Abbadie ('), membre de ITnstitut . . Paris. 

Amagat, membre de l'Institut, examinateur d'ad- 
mission à l'École polytechnique Paris. 

Mgr Baunard, recteur de l'Université catholique. Lille. 

Joachim Barrande (') Prague. 

A. Béchamp Paris. 

Aug. Béchaux, correspondant de l'Institut. . . Paris. 

Le Prince Boncompagm (^) de l'Académie des 

Nuovi Lincei Rome. 

(ï) Décédé. 



- ly — 

BoussiNESQ, membre de rinstitut Paris. 

L. DE BussY (*), membre de l'Institut .... Paris. 

Desplats Lille. 

P. DuHEM, correspondant de Tlnstitut .... Bordeaux. 

J.-H. Fabre Sérignan. 

Le dooleur Foerster Aix-la-Chapelle. 

J. Gosselet, correspondant de Tlnstitut. . . . Lille. 

Haton de la Goupillière, membre de Tlnstitut . Paris. 

P. Hal'tefelille ('), membre de l'Institut . . . Paris. 

D'^Hels(I) Munster. 

Charles Hermite (V), membre de l'Institut . . . Paris. 

<i. Hl'mbert, membre de rinslitut Paris. 

Le vice-amiral de Jo.>quières ('), membre de 

rinstilut . . . . * Paris. 

Camille Jordan, membre de Tlnstitut .... Paris. 

A. Di: Lapparknt, membre de Tlnstitut .... Paris. 

G. Lemokne, membre de rinstitut Paris. 

F. Le Play (*) Paris. 

D'*\V. LossEN Hcidelberg. 

Le général J. Ne>vton New- York. 

D.-P. OEiiLERï, correspondant de Tlnstitut. . . Laval. 

Louis Pasteur ('), membre de Tlnstitut .... Paris. 
R. P. Perry, s, j. (^), de la Société royale de 

Londres Stonyhurst. 

É. Picard, membre de l'Institut Paris. 

Victor PuisEux ('), membre de llnstitut .... Paris. 
A. Barré de Saint-Venant ('), membre de 

rinstitut Paris. 

R. P. A. Secchi, s. j. (*), de l'Académie des Nuovi 

Lincei Rome. 

Paul Tannery Pantin. 

AiméWiTz Lille. 

WoLF, membre de l'Institut ....... Paris. 

R. Zeiller, membre de l'Institut Paris. 



(») Décédé. 
XX VIII 



- !!• - 



UnU (i^^nérale des membres de la Société scientifique 
de Bruxelles 



\HHKUtOH (Mgr , /lorffîiir fin théologie, recteur magnifique émérite 
rifî rCriiverwté, 3, montagne du Collège. — Louvain. 

r/Ar,Y 'f:.;, >Mk l»oiilev;inl Mîile»lierl>e». — Paris. 

Aim:^ »»f, Yam/a fl(amon), ing/;riietir de» mines. — Lequeitio (Vizcaya 
F>|>agriC). 

it'AmikffiAn fV*" Mohfîrl), professeur suppléant aux Facultés calho- 
llqu^'S. 121, houlevarrl (Je la Liberté. — Lille (Nord — 

Ai.KxiH M. (i. iyri'rv), ^21 , nie Oiidinot. — Paris. 

Af.i.Aiih (François), irirliistriel. - ()li<^telineau (prov. de Hainaut). 

Anaoat, momhrn de ririslihil, examinateur d'admission à TÉcole 

|)olylerhniqii(s 19, avenue d'Orléans. — Paris. 
AnihU; (J.-li), iriHperleur général an Alinistére de TAgriculture. — 

(lléverlé - Louvain). 
h'Annoiix ((y IL), "4, boulevard Alexandre Martin. — Orléans 

(Loirel - France). 
Aiu.i'.MN (Adrien), secrétaire perpétuel de l'Académie de Màcon, 

tS, (piai des Messageries. — CliAlon-sur-Saône 

(Saùne-el- Loire - France). 
Aiuit'iN (alilié Alexis), i^ N.-l). (rAiguehelle, |)ar Grignan (Drôme — 

France^. 
liAc.i.i'., ingénieur, ancien élève de THcole (mlytcchnique, 87, rue de 

(éliAleaudun. ~ Paris. 
lluvY (\y /énon), place Saint -Auhain. — Namur. 
ll.u.iiAH \ThouinsK ingénieur des mines. — San-Sébastian ^Espagne)» 
HAUim(cluui.\, 17» rueSimonis. - Bruxelles. 

lu lUmtu.o (can. Salvalort^K 71, Ruggiero Setlimo. — Palermo 

^Sîcile^ 
U\tK\Ri> \Mgr\ ivcUnir de riniversité catholique, (U), boulevard 

Yauluuu - Lille vXonl — France^ 
lUxKt vAdrleuK SS, Nouveau Mareliê-aux-tîrains, — Bruxelles. 



- to — 

Beaujean (Charles), capitaine commandant d'État-Major, secrétaire du 
cabinet du Ministre de la Guerre, 8, avenue Nouvelle. 

— Etterbeek (Bruxelles). 
Beauvois (Eug.), à Corberon (Côte-d'Or — France). 
Béchamp (A.), 15, rue Vauquelin. — Paris. 

Béchaux (Aug.), correspondant de l'Institut, 56, rue d'Assas. — 

Paris. 
Beoel (abbé René), prêtre de Saint-Sulpice, directeur du Grand 

Séminaire. — Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône — 

France). 
Beernaert (Auguste), Ministre d'État, membre de l'Académie royale 

de Belgique et associé de l'Institut de France, H, rue 

d'Arlon. — Bruxelles. 
Belpaire (Frédéric), ingénieur, 48, avenue du Margrave. — Anvers. 
DE Bergeyck (C*«), château de Beveren-Waes (Flandre orientale). 
Brrleur (Adolphe), ingénieur, 17, rue Saint-Laurent. — Liège. 
Berlingin (Melchior), directeur des laminoirs de la Vieille- 
Montagne. — Penchot, par Viviers (Aveyron — 

France). 
Bertrand (Léon), 9, rue Crespel. — Bruxelles. 
Béthune (Mgr Félix), 40, rue d'Argent. — Bruges. 
Bibot(D'), place Léopold. — Namur. 
DE Bien (Fernand), 150, rue du Trône. — Bruxelles. 
Bleuset, s. J. (R. p. J.), Collège du Sacré-Cœur, 56, rue de Mon- 

tigny. — Charleroi. 
Blondel (Alfred), ingénieur, 1, place du Parc. — Tournai. 
BoBON (abbé), professeur au Collège Saint-Joseph. — Virton. 
de la Boêssière-Thiennks (M*»), 19, rue aux Laines. — Bruxelles ; ou, 

château de Lombise, par Lens (prov. de Hainaut). 
BoLSius, S. J. (R. P. Henri), A. 14, Kerkstraat. — Oudenbosch 

(Pays-Bas). 
BoRGiNON (D"* Paul), 58, rue Dupont. — Bruxelles. 
Bosquet (Fritz), propriétaire, administrateur de charbonnages. — 

Rhisnes (prov. de Namur). 
BouLAY (chan.), professeur aux Facultés catholiques, 80, rue Colbert. 

— Lille (Nord — France). 

Bourgeat' (chan.), professeur aux Facultés catholiques, 15, rue 
Charles de Muyssart. — Lille (Nord — France). 



- »o - 

BoussiNESQ, membre de rinslitiit, professeur à la Faculté des 

sciences de l'Université, 73, rue Claude Bernard. — 

Paris. 
DU Boys (Paul), ingénieur des ponts et chaussées, S4, rue du Mans. 

— Alençon (Orne — France). 
VAN DEN Bra>deis DE Reeth (S. Gr. Mgr), archevêque de Tyr, 82, rue 

du Bruel. — Malines. 
Branly (Edouard), professeur à flnstitut catholique, 21, avenue de 

Tourville. — Paris. 
Breithof (F.), 85, rue de Bruxelles. — Louvain. 
DE Brouweu (Michel), ingénieur, 24, rue d'Oslende. — Bruges. 
VAN DER Bruggen (B^" Mauricc), Ministre de rAgricullure. — 

Bruxelles. 
Bruylants (G.), professeur ù FUniversité, membre de PAcadémie 

royale de médecine, 32, rue des Récollets. — Louvain. 
Buisseret (Anatole), préfet des études à l'Athénée royal, 17, quai 

Van Cutsem. — Tournai. 
Cabeau (abbé Charles), professeur au Collège Saint-Joseph. —Virton. 
Cambolé, s. J. (R. p. Paul), missionnaire apostolique. — Tananarive 

(Madagascar). 
Capart (Jean), 17, avenue de la Station. — Auderghem (Brabanl). 
Capelle (abbé Éd.), 79, avenue de Breteuil. — Paris (XV*). 
Cappellen (Guillaume), commissaire d'arrondissement, 4, place 

Marguerite. — Louvain. 
Caratheodory (Costa), 101, avenue Louise. — Bruxelles. 
Carlier (Joseph), ingénieur, 10, rue Deslouvelles. — Bruxelles. 
Carrara, s. J. (R. P. B.), 98, via Beizoni. — Padoue (Italie). 
Çartlyvels (Jules), inspecteur général au Ministère de TAgricul- 

ture, 215, rue de la Loi. — Bruxelles. 
Casarès (Firmino), farmacia, 93, calle San Andrès. — La Coruna 

(Espagne). 
S. A. R. Charles-Théodore, duc en Bavière. — Possenhofen (Alle- 
magne). 
CiciONi (R. D. Giulio Prior), professeur au Séminaire de Perugia 

(Italie). 
Cirera y Salse (D"" Luis), profesor libre de eleclroterapia. 19, pràl, 

calle Fonlanella. — Barcelone (Espagne). * 
Cirera, S. J. (R. P. Richard), Lauria, 13. — Barcelone (Espagne). 



- » 1 -- 



CLAEimotiT (Cyrille), iiistitiiteiir, ronférenrier ngricole de l'État, ii 

PiUliem iFliintfre ori-iLlentalc). 
Clakrrout (îibhé J.), dîrcrlcitr des Écoles ealholiqiies de Pillhem 

(Flandre occidenlyle). 
Cloqiiet (L.), professeur i\ TUniversilé, 2, nie Saînl-Pîerre. — 

Cand, 
CûFFEY (Denis, J.), dorteiir en médecine, F. H. F. 1., professeur de 

physiologie h FEcole de médecine de rUniversité 

callioliqtie, Médical School, Cecilia Street. — Dublin 

(Irlande). 
CoGFxs (J.-B. Henri), 181, avenue des AHs. — Anvers. 
CoLEGio OE EsTUDios Sltpeuïorks i>e Deusto(R. p. i. Man. Obeso). 

— Bîlbao (Espagne). 
CotLANGETTES, S. L (R. P,j, professeiir de physique ii FUniversilé 

Saint- Joseph. — Beyroiitli (Syrie). 
OtLLEc.E r>K LA CoMPAGME DE Jèsi's, f 1» Tue dcs Récollets. — Louvain 
Collège Nothe-Dame de la Paix, 45, rue de Bruxelles. — Namur. 
Collège Saiî^t-Fiiançois-Xaviër, 10 and II, Park Street. — Calcutta 

(Indes anglaises, via Rrindisi). 
Collège Saint-Josepo, 13, rue de Bruxelles. — Alost, 
CoiLÈGE Saiwt-Micuél, 14, rue des Frsulines. — Bruxelles. 
Collège SAirsT-St:nvAis, 02, rue Saint-Gilles. — Liège. 
CoLoifRiEE, 18, rue des Fossés Saint-Jacques. — Paris (V^"). 
Co.>vENT (D'' Âlf.), a Woluwe-Saint-Lamhrrt iRrabant^. 
CoNWAY (Arthur, W.) M. A., F. B. F. F, professeur de physique au 

Collège de rUniversilé catholique, Cosy Uook, 100, 

Leînster Boad, — Balliinînes (Dublin-Irlande). 
Coo^iANs (Léon)» pharmacien, ,j, rue des Rrigitlines, — Bruxelles. 
CooMANS ! Victor), chimiste, 3, rue des Brigiltines. — Bruxelles. 
CooREMA?f (Frérard), i. place du Marais, — (iand. 
CopriETERS DE ST(icKHovE{nld>é Cil.), directeur des Dames de Flnslruc- 

lion chrétienne^ — Bruges. 
(jQSTANzo (R. P, Jean), biirnabite, membre de rAca'lémie des Nuovî 

Lincei, prolessonr de physique, directeur de TObser- 

vatoire du Collège Biam lii, Montesanto, 25. — Naples 

(Italie), 
CouRTôY (D""), place de lu Monnaie. — Namur. 
Cûusm (fj), ingénieur, 10, rue Simonis. — Bruxelles. 



CousoT (D' Georges), membre de la Chambre des Représentants. — 

Dinant. 
Cranincx (B°" Oscar), 51, rue de la Loi. — Bruxelles. 
DE Croy (Pc® Juste), 63, rue de la Loi. — Bruxelles; ou, le Rœulx 

(prov. de Hainaut). 
CuYLiTS (Jean), docteur en médecine, 44, boulevard de Waterloo. — 

Bruxelles. 
Daniels (D"^ Fr.), professeur à l'Université catholique de Fribourg 

(Suisse). 
Daubresse (Paul), ingénieur, 16, rue des Orphelins. — Louvain. 
Davignon (Julien), 41, avenue de la Toison-d'Or. — Bruxelles. 
De Baets (Herman), 11, rue des Boutiques. — Gand. 
Debaisieux (T.), professeur à TUniversité, 14, rue Léopold. — Louvain. 
De Becker (chan. Jules), professeur à FUniversité, 112, rue de 

Namur. — Louvain. 
De Bloo (Julien), ingénieur, 91, boulevard Frère- Orban. — Gand. 
De Brouvver (chan.), curé-doyen. — Ypres. 
De Buck (D** D.), médecin en chef de l'asile d'aliénés. — Froidmont 

(Tournai). 
Dechevrens, s. J. (R. p. Marc), directeur de l'Observatoire du 

Collège Saint-Louis. — Saint-Hélier (Jersey— lles-de- 

la-Manche — Angleterre). 
Degive (A.), membre de l'Académie royale de médecine, directeur de 

l'École vétérinaire de l'État, boulevard d'Anderlecht. 

— Cureghem (Bruxelles). 
De Greeff, s. J. (R. P. Henri), Collège Notre-Dame de la Paix, 

45, rue de Bruxelles. — Namur. 
Dehairs (Gustave), professeur au Collège Notre-Dame, 91, avenue des 

Arts. — Anvers. 
De Jaer (Camille), avocat, 56, boulevard de Waterloo. — Bruxelles. 
Dejaer (Jules), directeur général des mines, 73, avenue de Long- 
champs. — Uccle (Bruxelles). 
Delacre (Maurice), membre correspondant de l'Académie royale de 

Belgique, professeur à l'Université, 16, boulevard du 

Fort. — Gand. 
Delaire (A.), secrétaire général de la Société d'économie sociale, 

238, boulevard Saint-Germain. — Paris. 
De LANNOY(Stéphane), conservateur des étalons des poids et mesures, 

18, rue du Cornet. — Bruxelles. 



- «3 - 

De Lantsheere (D*^ J.), oculiste, 215, rue Royale. — Bruxelles. 

De Lamtsheere (Léon), professeur à l'Université de Louvain, membre 

de la Chambre des Représentants, 83. rue du Com- 
merce. — Bruxelles. 
Delattre, s. J. (R. p. A.-J.), ancienne abbaye. — Tronchiennes(Gand). 
Delaunois (D** g.), à Bon-Secours, par Péruwelz (prov. de Hainaut). 
Delcroix (D'" A), 18, chaussée de Louvain. — Bruxelles. 
Delemer (J.), 24, rue de Voltaire. — Lille (Nord — France). 
Delétrez (D' a.), 5, rue de la Charité. — Bruxelles. 
Deleu (L.), ingénieur aux chemins de fer de TËtat, 84, avenue de 

l'Hippodrome. — Ixel les (Bruxelles). 
Delvigne (chan. Adolphe), curé de Saint- Josse-ten-Noode, 18, rue 

de laPaciticalion.— Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles). 
Delvosal (Jules), docteur en sciences physiques et mathématiques, 

38, rue Verhulst. — Uccle (Bruxelles). 
Dehanet (chan. s.), docteur en sciences physiques et mathématiques, 

professeurà l'Université, 23, rue de Bériot. — Louvain. 
De Hoor (D**), médecin en chef de l'Hospice Guislain, 57, rue des 

Tilleuls. — Gand. 
De Munnynck, 0. P. (R. P.), couvent des RR. PP. Dominicains, 

rue Juste-Lipse. — Louvain. 
De MuYNCK(abbé R.), professeur à l'Université, Collège du Pape. — 

Louvain. 
Deinoël, ingénieur au Corps des mines, 86, avenue de Longchamps. 

— Uccle (Bruxelles). 
Denys (D^ J), professeur à l'Université, Institut bactériologique, 

68, rue des Orphelins. — Louvain. 
De Prêter (Herman), ingénieur, 59, rue du Marais. — Bruxelles. 
Deschamps, S. J. (R. P. Alfred), docteur en sciences naturelles, 

professeur à l'Institut Saint-Ignace, 47, Courte rue 

Neuve. — Anvers. 
Deschamps (Fernand), professeur à l'Institut supérieur de com- 
merce. — Anvers. 
De Smedt, s. j. (R. P. Charles\ président de la Société des Bollan- 

disles, correspondant de l'Institut de France, 14, rue 

des Ursulines. — Bruxelles. 
Desplats (D**), professeur aux Facultés catholiques, 56, boulevard 

Vauban. — Lille (Nord — France). 



- «41 - 

Dessain (Charles), libraire-éditeur, rue de la Blanchisserie. — 
JVJalines. 

De TiLLY (lieutenant général J.)» membre de l'Académie royale de 
Belgique, 162, rue Masui. — Bruxelles. 

De Vadder (Victor), avocat à la Cour d'appel, 5, rue de Ligne. — 
Bruxelles. 

De Veer, s. J., (R. P.), directeur der Vereenigingcn G. en W.» 
448, Singel. — Amsterdam. 

De Vuyst (P.), inspecteur de l'Agriculture, 22, avenue des Ger- 
mains. — Bruxelles. 

De Walque (François), professeur à l'Université, 26, rue des 
Joyeuses-Entrées. — Louvain. 

De Walque (Gustave), professeur à l'Université, membre de l'Aca- 
démie royale de Belgique, 16, rue Simonon. — Liège. 

De Wildeman (É.), conservateur au Jardin Botanique de l'État» 
10, rue du Soleil. — Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles). 

DiERCKX, S. J. (R. P. Fr.), Collège Notre-Dame de la Paix, 45, rue 
de Bruxelles. — Namur. 

DE DoRLODOT (cliau. H.), doctcur en théologie, professeur à l'Univer- 
sité, 44, rue de Bériot. — Louvain. 

DE DoRLODOT (Sylvain), château d€ Fioriffoux. — Floreffe (prov. de 
Namur). 

Dressel, s. j. (R. P.), professeur de physique au Collège Saint- 
Ignace. — Fauquemont (Limbourg hollandais). 

Drfon (B^" Adolphe), avocat. — Gosselies. 

Dubois (Ernest), directeur de l'Institut supérieur de commerce» 
36, rue de Vrière. — Anvers. 

DuFRANE (D';, chirurgicn à l'hôpital, 25, rue d'Havre. — Mons. 

DuHEH (Pierre), correspondant de l'Institut, associé de l'Académie 
royale de Belgique, professeur de physique à la 
Faculté des sciences, 18, rue de la Teste. — Bordeaux 
(Gironde — France). 

Dumas-Prihbault (Henri), ingénieur, château de la Pierre. — Cérilly 
(Allier — France). 

DuHONT (André), professeur à l'Université, 18, rue des Joyeuses- 
Entrées. — Louvain. 

Dupont (D"" Emile), médecin de bataillon, chef des laboratoires de 
bactériologie et de radiographie à l'Hôpital militaire^ 
12, rue Goffart. — Bruxelles. 



- ^» ^ 



DiiQUENNF. iD** Louis;, M, rue Lonliienne. — Lîége. 

DtsAusov (Clément), professeur ii l'Cuiversifé, 107, cliaussée ile 

Coiirtrai. — (iiiiKL 
Di SMET Y Alonso (J.-M,), tlocteur en sciences naturelles, 7, [>bza 

(le Santa-Cnjz. — Miuîrid, 
l>LTOKiN>tR (Hector), ingénieur en cltef, direcleur du service 

teclinirjne proviuciiil, 331), boulevaril du Chûteau. — 

(kiod. 
Ecole libuf, de l'Immacl Lt:i>Co>t:i:PTio>\ — Vaugirard-Farîs. 
Ecole libue Sainte-Geneviève, rue des Postes. — Paris, 
Egan, s. J, ([\, P. .>Jicl»el), M. A., P. II. V. f., professeur de mathéma- 

liijuesau Collège de rrniversité catholique, Steplien^s 

Creen, — Duldin i Irlande). 
EvNAUiï (L.), inspecleur général du Génie maritime, 19, rue du 

Colisée, — Paris. 
Fabre (J,-1L), naturalislc. — Sérignan, par Vat»cluse iVauckise — 

France), 
Fabry (Louis), docteur es sciences, aslronome à l'Observaloire, 

2, place de la Corderie. — Marseille (Bouehes-du- 

Hbône— France). 
Fagnaiit (Emile), dorleur en sciences physiques et mathématiques, 

liroiesscur a IXjjiversité de Gand, 42, rue des 

Patriotes, — Bruxelles. 
Faiduerbe (D'^ Alexauilre), 28, rue île rHospice. — Boubaix (Nord — 

France), 
DE Favebeac de Jei^nebet (B''"), Ministre des AIftiires étrangères. — 

Bruxelles. 
Fknaux (Edouard), direcieur de la Prison centrale. — Louvain. 
Fernandez Osuna (D' J- F.), caledrâtico de patologia médica, San 

Anton, 71. — Granada (Espagnei. 
Fernandez Sanchez (José), caledralico de liisloria uuiversal en la 

Universidad. — Santiago (Galice — Espagne), 
Ferrata (S. É. le cardinal), a Rome. 

B8 FiERLAWT (H"" AlberP. ingénieur, 206, rue du Trône, — Bruxelles* 
FtTA Y CoLOMÉ, S. J. (R, P. Fidel), 12, calle de Lsabel la Catolica. — 

Madrid. 
FoER&TEfi (D'), professeur d'iiistoire naturel le. — Aix-la-Chapelle 

(Allemagne). 



- «e - 

Folie (F.), membre de l'Académie royale de Belgique, 11, rue Rai- 

kem. — Liège. 
DE Fooz, 18, rue de Bériot. — Louvain. 
FouRNiER, 0. S. B. (Dom Grégoire), abbaye de Maredsous, par Mare- 

dret-Sosoye (gare ; Denée-Maredsous — prov. de 

Namur). 
DE FoviLLE (abbé), directeur du Séminaire Saint-Sulpice. — Paris. 
Francotte (Gustave), Ministre de l'Industrie et du Travail. — 

Bruxelles. 
Francotte (Xavier), docteur en médecine, professeur à l'Université, 

i5, quai de l'Industrie. — Liège. 
DE Garcia de la Vega (B°" Victor), docteur en droit, 37, rue du 

Luxembourg. — Bruxelles. 
Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins. — Paris (6®). 
Gautier (chanoine), 21, rue Louise. — Malines. 
Gelin (E.), docteur en philosophie et en théologie, professeur de 

mathématiques supérieures au Collège Saint-Quirin. 

- Huy. 

Georis (Edouard), avocat, boulevard Audent. — Charleroi. 

Gérard (Ern.), ingénieur en chef, inspecteur général au Ministère des 
Chemins de fer. Postes et Télégraphes, chef du cabinet 
du Ministre, 25, avenue des Arts. — Bruxelles. 

Gilbert (Paul), ingénieur à Heer-Agimont (Namur). 

Gillard, s. J. (R. P. J.), 41, rue des Rècollets. — Louvain. 

Gilles de Pélichy (B°" Ch.), membre de la Chambre des Représen- 
tants, château d'Iseghem (Flandre Occidentale). 

GiLSON, professeur à l'Université, 539, boulevard du Château. — Gand. 

Glibert(D^ D), inspecteur du travail. — Uccle (Bruxelles). 

Glorieux (D"^), 36, rue Jourdan. — Bruxelles. 

Goedseels (Edouard), administrateur-inspecteur de l'Observatoire 
royal de Belgique. — Uccle (Bruxelles). 

Gonzalez y Castejon, lieutenant colonel d'État-Major, professeur de 
S. M. le Roi d'Espagne, Real palacio. — Madrid. 

GoossENS (S. É. le cardinal), archevêque de Malines. 

GoossENS, S. J. (R. P. Fernand), à Kisantu (Bergeyck-Saint-Ignace. 

— Congo belge, via Banza Boma). 

GoRis (Charles), docteur en médecine, 181, rue Royale. — 
Bruxelles. 



GossELET (Jules), correspondant de l'Institut, docteur honoraire de 
l'Université de Louvain, professeur émérite de la 
Faculté des Sciences, 18, rue d'Antin. — Lille (Nord- 
France). 

Graffin (Mgr), professeur à l'Institut catholique, 47, rue d'Assas. 

— Paris. 

Grandmont (Alphonse), avocat. — Taormina (Sicile-Italie). 
Granito di Belmoiste (S. Exe. Mgr), nonce apostolique. — Vienne. 
Grégoire (abbé Victor), professeur à l'Université, 44, rue deBériot. — 

Louvain. 
Grikda (Jesûs), ingénieur des ponts et chaussées, Fuencarral, 74 y 76. 

— Madrid. 

DE Grossouvre (A.), ingénieur en chef des mines, 4, rue Petite 
Armée. — Bourges (Cher — France). 

GuELTON (Georges), attaché au Ministère de l'Intérieur et de l'Instruc- 
tion publique, H9, rue Marie-Thérèse. — Louvain. 

Guermonprez (D""), professeur aux Facultés catholiques, membre 
correspondant de l'Académie royale de médecine de 
Belgique et de la Société de chirurgie de Paris, 
63, rue d'Esqnermes. — Lille (Nord — France). 

Hachez (F.), professeur à l'Université de Louvain, 19, rue de Pavie. 

— Bruxelles. 

Hagen, s. J. (R. P.), Georgetown Collège Observatory. —Washington 
D.C. (États-Unis d'Amérique). 

Halot (Alex.), consul du Japon, secrétaire du Conseil supérieur de 
l'État indépendant du Congo, 318, avenue Louise* — 
Bruxelles. 

Hamoket (abbé), professeur à l'Institut catholique, 74, rue de 
Vaugirard. — Paris. 

Harmant (Eugène), lieutenant adjoint d'État-Major au régiment des 
Grenadiers, rue Dautzenberg. — Bruxelles. 

Haton de la GoupiLLiÈRE (J.-N.), membre de l'Institut, vice-président 
du Conseil général des mines, directeur honoraire de 
l'École des mines, 56, rue de Vaugirard. — Paris. 

Havenitii, lieutenant adjoint d'État-Major, 128, avenue de la Cou- 
ronne. — Bruxelles. 

DE LA Haye (Auguste), major au 13« régiment de ligne, 9, boulevard 
de Meuse. — Jambes (Namur). 



- »» - 



(EnREtvNCK (Mgr A.)> ret'teiir ningnifituie de rUniversité, MO, rue 

de Nîiiinir — Loiïvaiiu 
Hellrputte (G.), membre de la Chambre des Ueprésenlanls, profes- 
seur à rUnîversité de Lnnvain. — Vlierbeek (Loiivîiirx . 
DE Hëuptinne (Alexandre), professeur il l'I'iiîvprsité de Lotivaiii, 

56, me de la Vallée. — Gand, 
m: UÈsEtrE, ingénieur agricole, 7G, rue Hoyale-Sainte-Marie. — 

Bruxelles, 
HEMiAftn (D"^ Élienue;, 105, avenue du Midi* — Bruxelles* 
HENniiUï ([>'" Félixi, 516, boulevard du Hinnaut. — Bruxelles, 
Hrnhv (Alueht), avoial, 47* rue de la lUudie. — Bruxelles. 
Hknry (oomd^ J.), boulevard Dotez. — Mous. 
Hf->uy :Louis), |)rolesseur h TUniversité, membre de TAcadémie 

royale de Belgique» !2. rue du Mauf^^e. — Louvain. 
Hekky (Paul)» professeur ù IX'uiversilé, 11, vue des Joyeuses- 

Etifrées. — Louvain. 
HENSKVjiLfD'^ Mauriec:, 11, avenue tlu Vélodrome. — Ostende* 
ElERviEtt (abbé Joseplii, 31» Grande rue de la Bourse. — Saint- 

Êlionne Loire — France). 
Hervv (Charles), avocat, 4, rue Capouillet. — Bruxelles. 
Heylew (S. G. Mgr), évéque de Nauiur. 
Hevhans iJ. F.), docteur en sciences, professeur a rFuiversilé, 

81, boulevard de la Ciladelle. — Gand, 
Hevnën \\\\)t membre de la Chaml*re des {Vprésenianls, — 

Berlrix (prov. de Luxeml»ourg); ou. Ht}, rue du Com- 
merce, — Bruxelles. 
HuMBERT (G.), membre de l'InslituL ingénieur eu chef tîes mines, 

professeur;! l'Ecole |io!yferlmique, 10, rue Daubigny, 

— Paris. 
HLYBEuKcnTS [b' Tir), 10. rue Hôtel des Monnaies, — Bruxelles. 
Hv ;abbé), professeur aux Facultés cailioliques^^^T^rue La Fontaine. — 

Angers Maine-et-Loire — l'^aneei. 
Iniguez y LNi<;uiiz (FiiA^r.isco , catedrâtico de astronomia en la 

IJniversidad, direclor del Observalorio aslronomico. — 

Madrid. 
Institut Saint-Ic^nace, 47, Courte rue Neuve. — .\nvers. 
Jaciobs (Mgr)» curé-doyen émérite de Saiute-Gudule, ââti, avenue de 

ta Couroune. — Bruxelles. 



— :«o - 



jAr.oBï; (Fernaiid), président de h Société Ijelge d^astronomîe, 
21. rue des Clievaliers, — Krnxelles, 

Jaco»*ssew, s, J. (R. P, Raymomll, Collège Notre-Dame, 91, avenue 
des Arts, — Anvers. 

DE JoA^^Is (îd»l*é Josepli)» 7, rue Coëllogoii. ~~ Paris. 

JoLv (Albert), juge au Irîbunul de première inslance, 8, rue de la 
(jfOSse-Tour- — Bnixeïles- 

JfH.v (Léon}» avocîd» 56, avenue Brugrnaun. — Bruxelles, 

Joiu»A>t Camille), membre de rin&lîtut, professeur à TÉcole poly- 
lechfitijue, 48, vue de Varenne* — Paris. 

JùiimAiw (Louis;, ingénieur, 12, rue Moulagne-aux-Herbes-Pota- 
gères. — Briivelles- 

Kaisiis (F.\ professeur à rCniversité, 10, rue Sainl-Micliel. — 
Louvain. 

Kaïsei\ [Ci» ingénieur, inspecteur du travail au Ministère derimiustrie 
et du Travail, 10, me Cfiai'les-Marlel. — Bruxelles. 

Ke>'ms fGJ, ingénieur eivil, 1:2, rue de Uobiano, — Seliaerbeelv 
(Bruxelles). 

jii:nisTt:w (Joseph), ins[)ecteur général des fharlKmnuges patronnés 
[lar la Société Générale, 3, I\lonlagne du Parc. — 
Bruxelles. 

KiEFFER (abbé .1, Jac*pies), professeur au Collège Saint*Auguslîn. — 
Bilclie Lorraine — Allemagne). 

Kuus€M, C, s. C. (B. P. Alexandre-M.). Université de Noire-Dame 
llndiana — El aïs-Unis), 

Kiiiscn {Mgr J.-P-), [uofesseur a l'Université. — Fribourg (Suisse). 

i>E KiRWAN (Charles), ancien inspecteur des forêts, Villa Dalmassiëre. 
— Voiron (Isère- France). 

Kcni n (Godefroidu inend>re de rAcadémic royale de Belgique, pro- 
fesseur à rUniversilé, 6, rue Bonvroy. — Liège. 

I^FLAiiMe(MgrJ, L'nîversité LavaL — Uiïébei' (Canada). 

LAGASSt>DF, LocHT (Cliarlesi, ins|)ectcur général des ponls et cliaus- 
sées, président de ta Commission royale des monu- 
ments, J67. chaussée de Wavre. — Bruxelles, 

Laiiol'sse(D^), professeur l\ Il niversîté, 27, Coupure. — Gaud. 

Lamahcui-: (Emilci. 81, rue Louvrex. — Liège. 

LAMiiEirr (Cainillci, ingénieur en chef des chemins de fer de TÉtaL — 
Wuluwe-Saint- Lambert (prov. de Brabant), 



- 30 - 

Lambin, ingénieur des ponts et ciiaussées, secrétaire du cabinet du 

Ministre des Finances et des Travaux publics, avenue 

de la Brabançonne. — Bruxelles. 
LAMBiOTTE(Omer), ingénieur de charbonnages. — Ânderlues(Hainaut). 
Lambiotte (Victor), ingénieur, directeur-gérant des charbonnages, 

d'Oignies-Aiseau, par Tamines (prov. de Namur). 
Lambot (Oscar), professeur à l'Athénée royal, 20, rue Léon Caslil- 

lon. — Arlon. 
Lambrechts (Hector), 81, avenue de la Couronne. — Bruxelles. 
LAMiNNE(chan. Jacques), supérieur du Petit Séminaire. - Sainl-Trond. 
Lahmens, s. J. (R. p. Henri), professeur à TUniversilé Saint-Jnseph. 

— Beyrouth (Syrie). 
Lamy (Mgr), membre de l'Académie royale de Belgique, professeur 

émérite à l'Université, i53, rue des Moutons. — 

Louvain. 
DE Lappareist (A.), membre de l'Institut, membre corrcsponilant de 

la Société géologique de Londres, associé de l'Aca- 
démie royale de Belgique, professeur à l'Institut 

catholique, 3, rue de Tilsilt. — Paris. 
Laruelle (D"^), 22, rue du Congrès. — Bruxelles. 
Lebouteux (P.)- — Verneuil par Migné (Vienne — France) ; ou, 25, rue 

de Beauvau. — Versailles (Seine-et-Oise — France). 
Lebrun (D""), rue de Bruxelles. — Namur. 
Lebrun (D^ Hector), 31, rue Vauthier. — Bruxelles. 
Lechalas (G.), ingénieur en chef des ponts et chaussées, 13, (|uai de 

la Bourse. — Rouen (Seine-Inférieure — France) 
Leclercq (Jules), vice-président au Tribunal de i^^ instance, membre 

de l'Académie royale de Belgique, 89, rue de la Loi. — 

Bruxelles. 
Leconte (Félix), installations électriques, 1, rue des Arts. Lille 

(Nord-France); ou, 25, rue Royale. — Tournai. 
Lefebvre (Mgr Ferdinand), professeur à l'Université, 36, rue de 

Bériot. — Louvain. 
Lefebvre (abbé Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur 

au Collège Saint-Joseph. — Virton. 
Legrand (abbé Alfred), rue de Bruxelles. — Namur. 
Leirens-Eliaert, rue du Pont. — Alost. 
Lejeune de Schiervel (Charles), ingénieur des mines, 23, rue du 

Luxembourg ^ Bruxelles. 



— 511 - 



Lejeune-Simonis, cliAteau de Solian. — Pepinsler (prov, de Liège). 

LEMAiTnK(lK), nie de Moîifîgny. — CbarleroL 

LEMEnciKRJlieiiteiiâiit L.)» 2, Mîirrlié-anx-Grains. — Louvain, 

Lemoime (Georgess membre de Tlnstitut, inspecleur général des 
ponts et chaussées, professeur de eliimie ii TÉcole 
poïyteclîiiïqiie, 70, rue Noire-Dame des Cliîiitips. — 
F*aris. 

"^Lenoble, professeur aux F'af*ultés cntttoliques^ 28**% rue Négrier, — 
Lille (Nord- France). 

Le Paige(C.), membre de TAcailémie royale de Belgique, professeur 
i'k FCniversilé, Plateau de Coinle. — Liège 

Leplae(E.), professeurii rUniversîtéJO, place du Peuple, — Louvain. 

Lhoest (Henri), ingénieur, directeur des travaux des cUarbounages 
tiosson-Lagasse. — Montegnée fprow de Liège)* 

DE LiEDEitERKE DE pAii.HE (C** Éd,), 47, aveniie des Arts. — Bruxelles. 

i\v LiGONiiÈs (V**), colonel du 1G« régiment d'artillerie. — Clermont- 
Fcrrand (Puy-de-Dôme — France). 

DE LiuDURG-Simi H (C** Adolfvhe, memlire de la Chambre des llepré- 
sentants, 15, rue du (Commerce. — Bruxelles, 

LiMPEîs's (Emile), avocat. — Termonde. 

DE LocuT (Léon), professeur h TLnîversité de Liège, château de 
Trumly. — Trooz (prov, de Lîége). 

LossEN [Prof. [KWilhelm), A, Gaisbergslrasse. — Heidelberg (Alle- 
magne). 

Lucas, S, i. (R, P. J.-D,), docteur en sciences physiques el malhéma- 
tiijueîî, (Collège Notre-Dame de la Paix, 45» rue de 
Bruxelles. — Namur. 

Maes (abbé), curé de Saînt-Job, — Uccle. 

Maestuiaux (Valdor), professeur h rÉcole supérieure de commerce. 
51, rue Guillaume-TelL — Bruxelles. 

Mansion (Paul), professeur à rtjiiversîté, inspecteur des Eludes à 
rÉcole préparatoire du génie civil el ties Arts et Manu- 
factures, membre de TAcadémie royale de Belgique, 
0, quai des Dominicains. — Gand. 

MAirriw (D**), boulevard Ad aquam- — Namur. 

Martimez y Saez (Francisco de Paula), professeur de zoologie au 
Musée d*histoire naturelle^ 6, calle de San Quintin. — 
Madrid. 



Matagne (Henri\ docteur en médecine, 31, avenue des Courses. — 

Bruxelles. 
Mal'beut (Frère), des Frères des Écoles chrétiennes, au scolasticat de 

Jesu Placet. — Louvain. 
DE Maupeou (O"). ingénieur, directeur du Génie maritime, 1^'% rue 

Pasteur. — Lorient (Morbihan — France). 
Meessen iD"^ Wilhelm), 28, rue Froissard. — Bruxelles. 
DE Meeis (C^ Henri), ingénieur, rue du Vert-Bois. — Liège. 
Mercier (Mgr D.), professeur à TUniversité, 1, rue des Flamands. — 

Louvain. 
DE Mèrode-Westerloo (C*«), président du Sénat, rue aux Laines. — 

Bnixelles. 
Melmer (abbé Alph.), professeur 5 l'Université, Collège Juste-Lipse. 

— Louvain. 
Meunier Fernande 21, rue du Moulin. — Contich (prov. d'Anvers). 
Melrs, s. J. R. p. V.\ 11, rue des Récollets. — Louvain. 
MiCHA (J.), professeur à ITniversité, 108, rue Marie-Thérèse. — 

Louvain. 
MiRA>DA v BiSTUER (JuHan), dean de la S. L Catedral, 9, calle de 

San Agustin. — Segovia (Espagne). 
MoEixER (IKi, membre de TAcadémie royale de médecine, 1, rue 

Monloyer, — Bnixelles. 
MoELLER (ÏK Nicolas), 18, rue Ortélius. — Bruxelles. 
iME MoFTARTs (baton Paul), château de Botassart, par Noirefontaine 

(prov. de Luxembourg). 
Monchaiii' (Mgr Georges), membre de l'Académie royale de Belgique, 

vicaire général de TÉvéché. — Liège. 
i^E MoNTEssus DE Ballore (O® F.), Commandant le Bureau de recru- 
tement, âO, rue Boucher de Perlhes. — Abbeville 

(Som»e -France) , 
»€ Mo>'TE5î5;t^ DE Baiax^he (V** Robert), maftre de Conférences à l'Uni- 
versité catholique, tâl, boule\^rd de la Liberté, — 

Lille (Nord-France). 
DE MoREAi dWxdov (B''*), 11, ruc Archimède. — Bruxelles. 
MoREL-x (abbé Th.), professeur au Collège Saint-Célestin. — Bourges 

(Cher — France). 
MiTij^ENDERS iJosephi, ingénieur, 7, ruo Renkin. — Liège. 
DE Nadaillac (M'*), 18, rue Duphol. — Paris; ou, Rougemont par 

Cloyes (Eure-et-Loir — France). 




- aa ~ 



Naya di BoNnrÉ (S. É, le cardinal), archevêque de Gatane (Sicile — 

Italie). 
Neïuiscx (Alfred), professeur h rUniversilé de Louvaîn, secrélaire de 

rinslilul de Droit itilernatîonal, 8, rue Bosquet, — 

Sainl-Gilles (Bruxelles). 
Nëubehc (J,), membre de rAcadémie royale de Belgique, professeur 

à rUfiiversilé, (î, rue de Sclessin, — Liège. 
Newton (général John), 279, Adelphî streel. — Brooklyn (New- 
York. — Élats-rnis). 
NiCKERs (abbé), curé de Notre*Dame. — Namiir, 
NoLLÉK DE NoiMWEz, membre honoraire du Corps diplomatique 

de S. M. le Boi des Belges. 146, rue Boy a le* — 

Bruxelles. 
NvsSEWs (Julien), ingénieur, 44, rue iuste-Lijise. — Bruxelles. 
NvssENs (Pierre), di relieur thi laboratoire agricole de TÉtat, 16, rue 

du Jambon. — (iatuL 
D'UcA(i?<F- iMaurice), professeur à TÉcole des ponls et chaussées, 

répétileiir a l'École polytechnique, 50, rue de la 

Boi'tie. — Baris. 
DE Oi-AVAiiHL\ iMarciali, ingénieur en chef des mines, secrétaire 

de la Comuiissiou de la carie géologique ifEspagne, 

M, Huertas, — Madrid. 
ÛEnLEiiT (D,-B.), crirrespondaut de rinslilut, conservateur du Musée 

dliisloire nalitrelle, 4i>, rue de Bretagne, — Laval 

[ M a y en ne— Fr a n ce ) . 
pASijiJit:R (Alfred), docteur en médecine. — ChàteleL (Hainaul). 
PAsotfiKi^ (Ern.), professeur h PUniversité, Èû^ rue Marie-Thérèse. — 

Louvain. 
Patiiowi (Mgr Giuseppe), prelalo domeslico de Sua Sanlita. 4:2, via 

dei Cestari* — Rome. 
Pecber liEugènei, 379, avenue Louise. — Bruxelles. 
PEETEiks (docteur), professeur à rinstilul Saint-Louis, rue du Marais. 

— Bruxelles, 
pEETERS (Jules), docteur en droit, 51, rue Saint-Martin, — Tournai. 
Pei^ln (abbé Tliéophile), 15, rue Pierre CorneiL — Lyon (Bhone- 

France)* 
PicARTï (E.), membre de ITnstitui, professeur à la Sorbonne, 4, rue 

Bara. — i^aris (VI^). 
XXVIH S 



- a4l - 

PiERAERTs (chan.)» directeur de l'Instiliit Saint-Louis, rue du Marais. 

— Bruxelles. 

DE PiERPONT (Edouard), château de Rivière. — Profondeville (prov. de 
Namur); ou, 92, rue Souveraine. — Bruxelles. 

Pierre (abbé Oscar), professeur au Collège de Belle- Vue. — Dinant. 

Plissart (Nestor), 70, avenue d'Auderghem. — Bruxelles. 

PouLLET (Prosper), associé de l'Institut de Droit international, 
professeur à FUniversité, 28, rue des Joyeuses- 
Entrées. — Louvain. 

Prat (abbé Fr.), 7, rue Coëtlogon. — Paris. 

Proost (Alphonse), directeur général de l'Agriculture, 16, rue Anoul. 

— Bruxelles; ou, Mousty-lez-Oltignies (Brabant). 
Provincial (R. P.) de la Compagnie de Jésus, 165, rue Royale. — 

Bruxelles. 

PuLiDO GARCIA (José), 71, rua de San Mamede. — Lisbonne. 

QuAiRiER, 28, boulevard du Régent. — Bruxelles. 

Raghon (abbé Prosper), curé de Ilam, par Longuyon (Meurthe- 
et-Moselle — France). 

Raclot (abbé V.), aumônier des Hospices et directeur de l'Observa- 
toire. — Langres (Haute-Marne — France). 

Hanwez (Fernand), professeur à l'Université, 56, rue de Tirlemont. 

— Louvain. 

Rector (R. p.) del Colegio del Jésus. — Tortosa (Tarragona — Espagne), 
Renier (Armand), ingénieur au Corps des mines, 34, rue des 

Vieillards. — Verviers. 
de Reul (Gustave), ingénieur, directeur de l'École industrielle, 

10, boulevard Cauchy. — Namur. 
Recther (Guillaume), 12, avenue Brugmann. — Bruxelles. 
de Ribaucourt (C®), 27, rue de Loxum. — Bruxelles; ou, château de 

Perck, par Vilvorde (Brabant). 
RiCHALD (J.), ingénieur des ponts et chaussées, 69, rue Archimède. 

— Bruxelles. 

DE RiDDER (Paul), 96, rue Joseph IL — Bruxelles. 

RiNALDiNi (S. Exe. Mgr), nonce apostolique. — Madrid. 

RisuENo (Emiliano Rodriguez), catedrâtico de historia natural en la 

Universidad, 16, pral, calle Duque de la Victoria. — 

Valladolid (Espagne). 
RoBERTi (Max), notaire, rue de Namur. — Louvain. 



- 3^ - 

Roland (Pierre), ingénieur, 55, rue des Orphelins. — Louvain. 

DE RoMHÉE (C*«), château de Vichenet. — Le Mazy (prov. de Namur); 
ou 61, rue de la Loi. — Bruxelles. 

Roux (CL), professeur aux Facultés catholiques, 26, rue du Plat. — 
Lyon (Rhône — France). 

RuTTEN (D"^), médecin en chef de l'Institut Ophtalmique, 16, rue de 
rÉvêché. — Liège. 

RuTTEN (S. G. Mgr), évêque de Liège. 

Ryan (Hugh), M. A., F. R. U. L, membre de l'Académie royale irlan- 
daise, professeur de chimie à l'École de médecine de 
l'Université catholique, au Collège de l'Université de 
Dublin et au Collège Saint- Patrick de Maynooth, 
Médical School, Cecilia Street. — Dublin (Irlande). 

DE Salveht (V*«), professeur aux Facultés catholiques de Lille, 
39, rue des Missionnaires. — Versailles (Seine-et-Oisc 

— France); ou, château de Villebeton, par Châteaudun 
(Eure-et-Loir — France). 

Sanz (Pelegrin), ingeniero de caminos, 13 y 16 — 3'», calle de Lope 
de Vega. — Madrid. 

ScHAFFERS, S. J. (R. P. V.), doctcur en sciences physiques et mathé- 
matiques, 11, rue des Rècollels. — Louvain. 

ScHEUER, S. J. (R. P. P.), H, rue des Rècollets. — Louvain. 

ScHMiDT (Alfred), chimiste de la maison K. Leybold's Nachfolger, 
7, Bruderstrasse. — Cologne (Allemagne). 

ScHMiTz, S. J. (R. P. G.), directeur du Musée géologique des 
bassins houillers belges, 11, rue des Rècollets. — 
Louvain. 

ScHMiTZ (Théodore), ingénieur civil des mines, 31, rue Jordaens. 

— Anvers. 

ScHOBBENS, docteur en médecine, 49, Longue rue Neuve. — Anvers. 

ScHOLLAERT, président de la Chambre des Représentants, place Saint- 
Antoine. — Louvain. 

ScHOONjANs (D'" Albert), chef du laboratoire de Ch. Delacre et C*', 
23, rue de la Clef. — Bruxelles. 

ScHOONjANs, S. J. (R. P. Ch.), professeur au Collège Saint-Louis, 
61, quai de Longdoz. — Liège. 

DE ScHOUTHEETE DE Tervarent (Ch*"^). — Saint-Nicolas. 

ScHREiBER, agronome de l'État. — Hasselt. 



- 3e - 

DE Selliers de Moranville (comd* Ch*"^), chef d'État- Major h la 4* cir- 
conscription militaire, 46, chaussée de Charleroi. — 

Bruxelles. 
Sépulchre (Emile), ingénieur, château d'Awans. — Bierset-Awans 

(prov. de Liège). 
SiBENALER (N.), profcsscur à rUniversité, 106, rue de Namur. — 

Louvain. 
SiHONART (D'), 33*, rue du Canal. — Louvain. 
DE SirfÉTY, S. J. (R. P. Robert), maison Saint-Augustin. -- Enghien 

(Hainaut). 
SiRET (Henri), ingénieur, 27, avenue Brugmann. — Bruxelles. 
SiRET (Louis), ingénieur. — Cuevas (prov. Almeria — Espagne). 
Smerens (Théophile), président honoraire du tribunal de 1**^ instance, 

34, avenue Quentin Metsys. — Anvers. 
Smits (Eugène), ingénieur, rue Marie-Thérèse. — Bruxelles. 
DEL SocoRRo(M" José Maria Solano), professeur de géologie au Musée 

d'histoire naturelle, 41 , bajo, calle de Jacometrezo. — 

Madrid. 
SoissoN (G.), ingénieur, docteur en sciences, professeur à l'Athénée 

grand-ducal, 19, rue Joseph II. — Luxembourg (Grand- 
Duché). 
SoLVYNS (Albert), commissaire d'arrondissement. — Tronchiennes 

(Gand); ou, 138, Coupure. — Gand. 
SoMviLLE (Oscar), docteur en sciences physiques et mathématiques, 

368, chaussée d'Alsemberg. — Uccle (Bruxelles). 
SoREiL, ingénieur. — Maredret-Sosoye, par Anthée (prov. de Namur). 
DE Sparre (C*®), professeur aux Facultés catholiques de Lyon, 

château de Vallière. — Saint-Georges-de-Reneins 

(Rhône — France). 
Spina, S. J. (R. P. Pedro), Colegio del Sagrado Corazôn de Jésus, 

5, sacristia de Capucinas. — Puebla (Mexique). 
Springael (Auguste), ingénieur, 22, boulevard de la Toison d'or. — 

Bruges. 
Staelpaert (abbé), vicaire à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles). 
Stainier (Xavier), professeur à l'Université de Gand, membre de la 

Commission géologique de Belgique, rue Pierquin. — 

Gembloux. 
VAN DEN Steen de Jehay (C** Frédéric), conseiller de légation. 

Cercle d'Orient. — Constantînoplc. 



»y 



Stillemans (S. G. Mgr), évéqiie de Gand. 

STiNGLitAMBEH (Emile), docteur en droit, 3i, rue des Minimes — 
Bruxelles. 

Storms [abbé Camille), curédeGanslioren,par Jette (prov. de Brabanl). 

Stouffs (L)''), rue de Charleroi. — Nivelles. 

VAN t>Eii Strate?<-Ponthoz (O" François), 25, rue de la Loi. ^ 
Rruxellcs. 

Struele?*s (Allred), docteur en médecine^ 18, nie Hôtei des Mon- 
naies. — Saiiit-Cilles (Bruxelles). 

Le SupÉniEUR du CoHt'*ge des Josépliites, Vieux-Marctié. — t^ouvaîn. 

Sdttor, ingénieur honoraire des [>onts et chaussées, i9, rue des 
Bogards. — t. ou vain. 

SwoLFs (chan.), inspecteur diocésain, 46, avenue Henri Speecq. — 
Malines, 

Taknurv (Paul), ingénieur, directeur de la Manufacture des tabacs. 
^ Pantin (Seine — France). 

Taymans (Emile), notaire. — Tubize (Brabant). 

TiiÉiio» (Joseph), docteur eu sciences physiques et mathématiques, 
professeur ik TAthénée» 26, rue Marnix. — Gand. 

TniÉRv (chan, Armand), Institut des Hautes-Études, i, rue des Fla- 
mands. — Louvain. 

THILTGE.S, docteur en médecine, 46, rue Joseph IL — Bruxelles, 

TniiiHns, S. J. (B. l\ J.), ii, rue des Récollets. — t^ouvain. 

Thirv (Fr.), secrétaire de rAssocialion conservatrice cantonale de 
Templeuve, bourgmestre. — Pecq (prov, de Hatnaut). 

Tilman (Fîruiînl, ingénieur, — Anderlues (prov. de Hainaut). 

Tjm)ierma>s (François), ingénieur, directeur-gérant de la Société 
anonyme des ateliers de construction de la Meuse, 
22, rue de Fragnée. — Liège; ou, Seraing (prov. de 
Liège). 

TiTS (A.), médecin militaire, 49, rue des Joyeuses-Entrées» — 
Louvain. 

ToRROJA V Cauallé (Ed.), architecte, professeur à la Faculté des 
sciences de l'Université, 13 et 15, c^^ Z^ dra, calle de 
Lope de Vega. — Madrid. 

i>E Trazegniks (M"). — Corroy-le-tJhâteau, par Gembloux (prov, de 
Namur) ; ou, 25, rue de la Loi. — Bruxelles. 

DE T*Serclaes (Mgr Charles}, président du Collège belge. — IWme. 



DE T'Serclaes (C*« Jacques), lieutenant colonel d'État-Major, profes- 
I . seur à TÉcole de guerre, 34, rue Jordaens. — Ixelles 

f (Bruxelles). 

i TSebstevens (Gaston), château de Baudemont, par Virginal (prov. de 

\ Brabant); ou, 43, boulevard Bisclioffsheim. — Bruxelles. 

d'Ursel (P® Aymard), capitaine d'artillerie, château de Bois-de- 
Samme, par Wauthier-Braine (Brabant); oii, 25, rue 
de la Science. — Bruxelles. 

de la Vallée Poussin (Ch.-J.), correspondant de l'Académie royale 
de Belgique, professeur à l'Université, 58, rue Léo-^ 
pold. — Louvain. 

DE LA Vallée Poussin (Joseph), chef de cabinet du Ministre de la 
Justice, 52, rue du Cardinal. — Bruxelles. 

Van Aubel (Ch.), directeur de la Maternité Sainte-Anne, 43, rue 
Boduognat. — Bruxelles. 

Van Aubel (Edmond), professeur de physique à l'Université, 
136, «chaussée de Courtrai. — Gand. 

Van Ballaer (chanoine), curé du Sablon, 6, rue Bodenbroeck. — 
Bruxelles. 

Van Bastelaer (Léonce), 24, rue de l'Abondance. — Bruxelles. 

Van BiERVLiET (J.), professeur à l'Université, 5, rue Metdepenningen. 
— Gand. 

Van Caeneghem (abbé F.), directeur de l'École supérieure Commer- 
ciale et Consulaire. — Mons. 

Van de Casteele- Grosse (Jos.), 70, rue des Baudets. — Bruges. 

Van den Bossche (G.)» avocat, 31, rue Baudeloo. — Gand. 

Van den Ghevn (chan. Gabriel), supérieur de l'Institut Saint-Liévin. — 
Gand. 

Van den Gheyn, S. J. (K. P. Joseph), bollandiste, conservateur à la 
Bibliothèque royale, 14, rue des Ursulines. — Bruxelles. 

Vandenpeeheboom (E.), ingénieur, 15, rue d'Artois. — Liège. 

Vanderlinden, ingénieur en chef des ponts et chaussées, administra- 
teur-inspecteur de l'Université, 27, Cour du Prince. — 
Gand. 

Vanderlinden (E.), assistant au service météorologicjue de l'Obser- 
vatoire royal. — Uccle (Bruxelles). 

Van der Mensbrugcme G.), membre de l'Académie royale de Belgi- 
que, professeur â l'Université, 131, Coupure. — Gand. 



— 39 — 

Vanderryst, inspecteur adjoint de l'Agriculliire. — Tongres. 

Van der Smissen (Edouard), avocat, professeur ù l'Université de Liège, 
16, rue du Gouvernemenl Provisoire, — Bruxelles. 

Vanderstraeten (D^ a.), 68, rue du Trône. — Bruxelles. 

Vandevyver, chargé de cours à l'Université, 63, boulevard de la 
Citadelle. — Gand. 

Van de WoESTYNE(chan.), professeur au Grand Séminaire. — Bruges. 

Van Gehuchten (A.), professeur à l'Université, 36, rue Léopold. — 
Louvain. 

Van Hoeck(D"' Ém.), 11, rue Traversière. — Bruxelles. 

Van Keerberghen, docteur en médecine, 15, rue du Trône, — 
Bruxelles. 

Vannutelli (S. É. le cardinal Séraphin). — Rome. 

Van Ortroy (Fernand), professeur à l'Université, 37, quai des 
Moines. — Gand. 

Van Overbergh (Cyrille), directeur général de l'Enseignement supé-» 
rieur, 102, chaussée de VIeurgat. — Bruxelles. 

Van Overloop (Eugène), 132, rue Royale. — Bruxelles. 

Van Swieten (Raymond), 80, avenue de la Toison d'Or. — Bruxelles. 

Vaultrin, inspecteur des forêts, 2, rue de Lorraine. — Nancy 
(Meurthe-et-Moselle — France). 

Venneman(E.), docteur en médecine, professeur à rUniversité,35,ruc 
du Canal. — Louvain. 

Verhelst (abbé F.), professeur au Collège Saint-Jean-Berchmans, 
4, avenue Quentin Metsys. — Anvers. 

Vermeersch, s. J. (R. P. A), docteur en droit et en sciences poli- 
tiques et administratives, 11, rue des Récollets. — 
Louvain. 

Verriest (G.), docteur en médecine, professeur h l'Université^ 40, rue 
du Canal. — Louvain. 

Verschaffel (R. P.), chargé des travaux astronomiques à l'Observa- 
toire d'Abbadie. — Abbadia, par Hendaye (Basses- 
Pyrénées — France). 

Vervaeck (DO, 4, place de la Chapelle. — Bruxelles. 

VicENT, S. J. (R. P. Antonio), Colegio de San José. — Valencia 
(Espagne). 

ViGNON (Paul), préparateur de zoologie à la Sorbonne, 9, boulevard 
Latour-Maubourg. — Paris. 



- 40 - 



VisART i>F, BocARMK (C^ Amétîée), membre de la Chambre des Kepré- 

sentants, bourgmestre. — Bruges. 
VisART DE BocARMÉ, avocat, 10» rue Grandgagnage. — Namur. 
Volle:^ (E,), docteur en droit, rtie de Paris. — Louvain. 
DE VoRr.Es (Albert » i, avenue Thiers. — Cûiii|iiègiie (Oise — France)* 
DE VoRGES(C** E, Domet), 46, nie du Général Fo\\ — Paris. 
ViYLSTEKEfJ,), professeur à rLniversilé de Louvain, 31, me Belliard. 

— Bruxelles. 
Waffelaert (S. G, Mgr), évoque de Bruges. 
Walrave>s (S. G, Mgn, évéque «le Tournai, 

Wahlomomt iUené), docteur en itiédedne et eu sciences naturelles, 
médecin de régiment au i*^^ Guides, %^^ avenue de 
Cortenberg. — Bruxelles. 

Wasteels (C), répétiteur à Université, 17, nie d*Akkergem. — Gand, 

\V A ucQuEz [Victor), avocat, ^Vi, rue des Tanneurs. — Bruxelles. 

DE Wavriw (M''), château de Ronsele, [mr Somergem (Flandre orien- 
tale); ou, 5, place du Gomte de Flandre. — Gand. 

Wérv [IV Aug.). — Sclayn (prov. de Namur). 

Wéry (Vincent), président honoraire du tribunal de 1^' instance, 
4, rue des Telliers. — Mous, 

WiLLAME (Aimé). ingénieur, 13, rue Souveraine.— [xelles (Bruxelles). 

WiLMoriE (abbé), ù Saint-Servais (Namur). 

WiTz (Aimé), prol'esseur aux Facultés catholiques, 29 ^ rue d'An tin. 

— Lille [Nord — France). 

WoDo^i (Jules), ingénieur, rue de Bnixelles. — Namur. 
WoLF. membre de ITnstitul, ti, place de la Sorbonne. — Paris. 
Wni.TERS (Frédéric), |>roresseur à TUniversité, 53, rue du Jardin. — 

Gand. 
WoLTERSiG.i administrateur-inspecteur honoraire de TUniversité de 

Gand, inspecteur général honoraire des ponts et 

chaussées, 21, rue de TAvenir. — >!ont-Saint-Amand 

(Gand). 
DIS WoL'TERs i^'Ori.ïMKR (Cil"'' Femaud), 9» nie du (bmmerce, — 

Bruxelles, 
Zeilleu (Renés membre de llnstitut. professeur ;i TEcole supérieure 

des mines, 8, me du Vieux Colombier. — Paris. 



« 41 - 



Liste géûgraplixque des membres de la Société acleati&qae 
de BrExelles (1904) 



BELGIQUE 

FLArsiïRE occrDENTALE : Bruges : Mgr F. Bel 1 urne, — de Broo- 
wer (M,). — Cc>|)[>ielers de Stockhove (abbé CU.}. — Sprîiigael 
(Aug.}. — Vaa de Casteele (Jos-). — Vue de Woestyne (chan*). — 
Visart de Boranné (C*"^ A.). — S, G. Mgv Wadebei't. 

Iseghem : Gilles de Pélichy iB"" Cli). — Pitthem : Claerbout 
(Cyr,). — Claerhout (abbé J.). — Osteude : Henseval (D^ M,}. — 
Ypres : De Brouwer (chan.). 

Flandre orientali: : Gand : CloqueL (L). — Cooreman (G.). — 
De Baets (H,). — De Bloo (J;), — Delaere (M.). — De Moor (D^ — 
Dosausoy (CL). — Diitordoir (H.). — Gilsori. — de Hemptinne (A.). 

— Heymans (J. F.}* — Labousse (D'^). — Mansion (P»), — Nysseiis 
(P.). — Solvyns (A.)- — S. G. Mgr Stillemans, — Tbéron (J,)- — 
Van Aiibel (Edm*). — Vaii Biervliet (J ). — Van deii llossclie (G). — 
Vàii den Glieyn (cijan. G,). — Vanderliiiden. — Van der Mensbrngglie, 

— Vandevyver. — Van Ortroy (F.). — Wasleels (C.). — de Wavnn 
(M*»). — Wo!ters(F.). 

Alost : (^tdlège Saint-Joseph. — Leirens-Elîaert. — Beveren- 
Waes : de Bergeyck \0^}. — Mont-SaiEt-Amand (Gand) : Wol- 
tersi;(i ). — Saint-Nicolas : de Scboiillieetc de Tervarent (Cb"). — 
Somergem : de Wavrin \}V'), — Termonde : Limpens (Emile). — 
TronchieimesiGandj : Delutlre, S. J. iH. \K A.-J.). — Solvyns (A,)> 



Province d'Anvers : Anvers ; Belpaire (F.). — Cogels (J.-B-- 
Henri). — DeEiairs (G). — Desehamps, S. J, (R. P, A.). — Descbamps 
(F.), — Dubois (E,). ^ Institut Saint- Ignace. — Jacopssen, S. i. 



- 4L» ^ 

(R. P. R.). — Schmitz (Th.). — Schobbeiis. — Smekens (Th.). — 
Verhelsl (abbé F.). 

Contich : Meunier (F.). — Malines : S. G.Mgr van den Branden 
de Reelh. — Dessain (Ch.). — Gautier (chan.). — S. É. le cardinal 
Goossens. — Swolfs (chan.). 

LiMBOURG : Hasselt : Schreiber. 

Saint-Trond : Laniinne(chan.). — Tongres : Vanderryst. 

Luxembourg : Arlon : Lambot (0.). 

Bertrix: Heynen (W.). — Noirefontaine : de Moffarls(B«» P)- — 
Virton; Bobon (abbé). — Cabeau (abbé Ch.). — Lefebvre (abbé M.). 

Brarant : Bruxelles : Baltus (chan.j. •— Bayet (A.). — Beernaert 
^Aug.). -- Bertrand (L.). — de Bien (F.). — de la Boëssière- 
Thiennes (M'^). — Borginon (D"' P.). — van der Bruggen (B*'" M.). — 
Caratlieodory (C). — (larlier (J.). — Cartuyvels (J.). — Collège Saint- 
Michel. — (k)omans (L.). — Coomans (V.). — Cousin (L.). — Craninex 
B'" 0. . — de Croy iP" J.). — Cuyiits (D' J.). — Davignon (J.). — 
lie Jaer «C. . — De Lannoy. — De Lanisheere (D^ J.). — De Lants- 
heere L. . — Delcroix (Ir A.). — Delétrez (D' A.). — De Prêter (H.). 

— De Smedt S. J. /R. P. Ch.). — De Tilly (lient, génér. J.). - De 
Vadder 'V.,. — De Vuyst (P.). — Dupont (É.). — Fagnart (É.). — 
de Favereaii de Jennerel /B""). — de Fierlant (B°" Alb.). — Francotle 
•G.;- — de (iania de la Vega (B'" V. i. — Gérard (E.). — Glorieux (D'). 

— (ioris 'Ch. . — Hache/ (F.). — lïalot (A.) — Harmant (Eug.). — 
Havenith. — de lléneffe. — ilenrard (IK É.). — Henrard (D' F.). '— 
Henry A.;. — Hervy 'Ch.,. — Heynen (W). — Huyberechts (D-^Th.). 

— Mgr Jacobs. — Jarobs F... -- Joly (A.). — Joly (L.). — Jourdain 
L.j. — Kaïf^r (i./. — Kersten {}.). — Lagasse-de Cochl (Ch). — 
Umbin. — Lambrechts (H.). — Laruelle (IK). — Lebrun (D"^ H.). ^ 
\jti'\*tTVA\ J.i. — L**jeune de Schiervel (Ch.). — de IJedekerke de 
Pailhe C^ Ed.. — de Limburg-Stirum (C*« Ad.). — Maestriaux (V.). 

— Matagne W H.^. — .Meessen D' W.). — de Mérode-Weslerloo 
C** . - Mocller JK-. — Moeller 'D^ N.i. — de Moreau d'Andoy (B^"). 

— >ollée de .Norjuwe/.. — Nyssens J.;. — l*echer(E.). — Peelers(D'^). 

— Pieraerts «han. . — de Pierpont (Éri.;. — Plissarl (N.). — 
Proost 'A.;. — Proviniial \R. P. y de la (Compagnie de Jésus. — 



- 413 - 

Quairier. — Reuther (G.). — de Ribaucourt (C»*). — Richald (J.). — 
de Ridder (P.). — deRomrée (0«). — Schoonjans (D'A.) — de Selliers 
de Moranville (Cli"). — Siret (H.). — Smits (E.). — Stinglhamber 
(É.) — van der Siratcn-Ponthoz (0« F.). — Thiltges (D""). — 
de trazegnies (M''). — TSerstevens (G.)- — d'Ursel (O^ A.). — 
de la Vallée Poussin (J.). — Van Aubel (Ch.). — Van Ballaer 
(chan.). — Van Bastelaer (L.). — Van den Gheyn S. J. (R. P. J.). — 
Van der Smissen (Éd.). — - Vanderstraeten (D^ A.). — Van Hoeek fD' 
Ém.). — Van Keerberghen (D""). — Van Overbergh (Cyr.). — Van 
Overloop (E.). — Van Swieten (R.). — Vervaeck (D*^). — Vuylsteke. 

— Warlomonl (D"' R.). — Waucquez (V.). — de Wouters d'Oplinter 
(Ch^"^ F.). 

Auderg^hem : Capart (J.). — Gureghem (Bruxelles) : Degive (A.). 

— Etterbeek (Bruxelles) : Beaujean (comd* Ch.). — Ganshoren 
(Jette) : Storms (abbé G). — Gembloux : Stainier (G.). — de 
Trazegnies (M"). — Héverlé (Louvain) : André (J.-B.). — Ixelles 
(Bruxelles) : Deleu (L). — de TSerclaes (G** J.). — Willame (A.). 

Louvain : Mgr Abbeloos. — Breilhof (F.). — Bruylants. — 
Gappellen (G.). — Collège de la Compagnie de Jésus. — Dau- 
bressc (P.). — Debaisieux. — De Becker (chan. J.). — Demanet 
(chan.). — De Munnynck, 0. P. (R. P.). — De Muynck (abbé). — 
Denys (D"" J.). — DeWalque (F.), — de Dorlodot (chan. H ). — Dumont 
(A.). — Fenaux (Ed.). — de Fooz. — Gillard, S. J. (R. P. J.). — 
Grégoire (abbé V.). — Guelton (G.). — Mgr A. Hebbelynck. — 
Henry (L.). — Henry (P.). — Kaisin (F.). — Mgr Lamy. — Mgr F. 
Lefebvre. — Lemercier (L.). — Leplae (E.). — Maubert (Frère). — 
Mgr D. Mercier. — Meunier (abbé Alph.). — Meurs, S. J. (R. P. V.). 

— Micha. — Pasquier (Ern.). — Poullet (Pr ). — Ranwez (F.). — 
Roberti (M.).— Roland (P.). — Schaffers, S. J. (R. P. V.). — Scheuer, 
S. J. (R. P. P.). — Schmitz, S. J. (R. P. G.). — Schollaert. — Sibenaler 
(N.). — Simonart (D""). — Le Supérieur du Collège des Joséphiles. — 
Suttor. — Thiéry (abbé A.). — ïhirion, S. J. (R. P. J.). — Tits (D-^ A.). 

— de la Vallée Poussin (Ch.-J.). — Van Gehuchten. — Venneman (D»"). 

— Vermeersch. S. J. (R. P. A.). — Verriest (D^ G.). — Vollen (E.). 
Mousty-lez-Ottig^nies : Proost A.). — Nivelles : Stoufl's (D*^). — 

Perck (par Vilvorde) : de Ribaucourt (C*«). — Saint-Gilles 
(Bruxelles) : Nerincx (A.i. — Siruelons (D"^). — Saint- Josse-ten- 
Noode (Bruxelles; : Del vigne (chan. A.). — De Wildeman (E.). ^ 



^^4 



Stuelpaerl irtbbc). — Schaerbeek (Bruxelles) : Kf^nnis ((».), — 
Tubize : Taymaris (t.). — ITccle (Bruxelles) : Dej.ier (J,). — Del- 
vosîil {L'j. — Dénotai. — (ilibeii (l>^ O.i. — Goedseels (Éd.). — Maes 
(abbé). — Somville (A,). — Vainîerlrtideri (E.i. — Virginal: T'Serste- 
veiis (G.). — Vlierbeek (Loiïviiin) : Hellepulte (G.}. — Wauthier- 
Braine t dljsel (O^ A.). — Woluwe-Saint-Lambert : Coiiveiil 
(D^ A). -- Lamberl (C). 

l*nuvïM:K m\ Liège ; Liège ; Bcrleur (Ad,), — Collège Saint* 
Servais, — De Walqiie (G.). — nuque nue iD'' L,). — Folie (F.). — 
Fraru'otle iD-^ X.). — Kiulli (G.). - Laniarriie (E.). — Le I*aige (C). — 
deMeeiis (C*^ IL). — Mgr G. MonelKinij). — Mitlleiiders iJ.). — Neii- 
herg(J.). — iiiitteji \iY), — S. G. Mgr lliilleu. — Srïioonjans, S. L 
(B* I*. Ch.). — Timmermans (F»), — Varidenpeereboom (E,). 

Bierset-Awans : Sé|>idfbre (E.). — Huy : Gel in (abbé EJ. — 
MûDtegoée : LlioesL (IL). — Pepinster : Lejeune-Simonis. — 
Seraing : Timniernums (F.). — Trooz : de i^ocht (L). — Verviers ; 
Keïiier (A.), 

Hainaut : Mons : Ihil'raiie (D*"). — Henry (conid' J). — Van 
Caenegliem (abbé F.). — Wéry (V.). 

Anderlues : Lambiotle (0.). — Tihnun (F). — Charlerol : 
Bleuset, S. J, (H, P. J.). - Georis (Ed,). — Lemaîlre (D^)* — Châ* 
telet : l'asquier (D'' A.). — ChAtelineau r Allard (F.). — Enghien : 
de Sinély, S, j/^B. P. R.) -- Froidmont : De Buck {\Y D). — 
Gosselîes : Drion (B"" Ad.). — Pecq : Ihiry (Fr.). — Péruwelz : 
Delaiinois {}}' G,). — Tournai : Blondel -iA.). — Buisseret (A,). — 
Leconte (F.), — Peeters (J.). — S. G. Mgr Walraveiis. 



Pitovnci- i>E Nasiuiî : Namur : Baivy (D^). — Bibot (D*^). — 
Collège Noire-Dame de la Paix. — Gourloy (D^l — De GreeïF, S, l. 
(H. V. H.|. -- Dierckx, S. J, (U. P. Fr). -S. G. Mgr Heyien, — 
Lebrun (D''). — Legrand (abbé A,l, — Lueas, S. J. \{\. P. J.-i),), — 
Martin (D"^). — Nickers (abbé). — de Beid (G.). — Visart de 
Bocarraé. — Wodon (J.). 

Binant : Gousol i\V). — Pierre (abbé 0). — Florefife : de Dor- 
lodol iS ) — Gembloux : Sfainier(X/). — Heer*Agimont : (iilbert 
P.). — Jambes : de la Haye (A.) — Le Mazy : de Homrée (C*^). — 



- 4K - 

Maredret-Sosoye ; Founiier, 0. S. B. (Do m (îr). — Soreîl. — 

Profondeville : de l^ierpont (Éd.), — BJiisnes : Bosquet (F.). — 

Saiût-Servais : Wiliiiotle (abbé). — Sclayn : Wèry (D^ A,). ~ 
Tamlties : LimibioUe (V.). 



FRANCE 



Paris ; d'Acy (E.). — Alexis-M. G. (Frère). — Amagut. - Bâclé. — 
Béchanip (A.). — Bécliaiix. — Boussinesq — Briuil y (Etl,), ^ Capellc 
(abbé Éd.). — Colomliirr. — Delaire (A.). ^ Erolc lilire de l'Imma- 
culée- Conception. — Ecole libre de Sainte-iieneviève. — Eyiiaiid 
(L.), — de Foville (abbé). — (iautliier-Villars. — Mgr (irallJtK — 
Hamonet (abbé), — Hatoa de la (joupillière iJ^-iN.). — Humliert (G.), 

— de Joannis jabbé),^ — Jordan (C ). — de La(q»arent(A.). — l^eiiioine 
(G.). — de Nadaillae {W), — d^Ucague (M;). — Picard (É.). — Prat 
(abbé F.}, — Vignon (P.). — de Vorges (C*« E, Domel). — WolL — 
Zeiller (B). 

Départements : Allier : Cérilly : Ihimas-Primbault (H.). — 
Aveynm : Penchot (par Viviers) : Berlingin (iM). — Basses-Pt/rénèen : 
Abbadia (|)ar Hendaye) : V'erselia(lel(lt. P.)^ ^ Bimches-du-tthôn*' : 
Alx : Bedel (abbé B.l. — Marseille : Fabryi^L ).— f.her: Bourges : 
de Grossonvre (A.).— Moreux (abbé Tb.}. — Cûle-d'Or : Corberon : 
Beaiivoîs (Eug.). — Drômt^: Aii^uebelie ipar Griguan) : Ardnin (abbé 
A.). — Eure-et'Loire : Rougemont fpar Cloyes) : de Nadaillac (M*), 

— Villebeton (|>ar Cbàleaiidun) : de Salvert (V^). — Gironde : Bor- 
deaux : Duhem {?.), — Ihiule-Martiv : Langres : Haelot [abbé W). 

— Ime : Voiron : de Kirwari (Cb.i — îjnre : Sa lut -Etienne : 
Hervier (abbé IX — LoirH : Orléans : d'Arinoux (G*'' \\X — 
Maine-et' Loire : Angers : Hy (abbé). — Mfit/vnnf : Laval: OEblerl 
[D.-P-). — }fetir(/u*'ri'Most'lie : Ham i,f»ar Longuyon) : ïiaelion 
(abbé P.}. — Nancy ; Vaullrin. — Morbihan . Lorient ; tle Alau- 
peou (C*«}. — i\ord : Lille : d'Adliémar (V*^ B.). — Mgr Baunard. — 
Buulay iclian.). — Boiirgeal (chan.). — Beleraer (J.). — Despkds (LK). 

— Gcsselet (J.). — (iuermonpre/. (IV), — Leconle (F,), — Lenoble. — 
de Monkssus de Ballore (V^<^ B.u — Witz (A.). — Roubaix ; 
Faidlierbe [W Aj. — Oise : Gompiègne : de Vorges (A.). — Orne; 



-4ie- 

Alençon : du Boys. — Puy-de-Dôme : Clermont-Ferraiid : du 
Ligondès (V<«). — Rhône: Lyon : Pépin (abbé Th.).— Roux (CI.), — 
Saint-Georg^es-de-Reneins : de Sparre (C***). — Saône-et- Loire .• 
Gh&lon-sur-Saône : Arcelin (A.). — Seine : Pantin : Tannery (P.). 
— Seine-et-Oise : Versailles : de Salvert (V**). — Lebouteux (P.). — 
Seine-Inférieure : Rouen : Lecijalas (G.). — Somme : Abbeville : de 
Monlessus de Ballore (G*® F.). — Vauclusc : Sérig^nan (par Vauduse): 
Fabre (J.-H.). — Vienne : Verneuil (par Migné) : Lebouteux (P.). 



ESPAGNE 

Madrid : Dusmel y Alonso (J. M.). — Fita y Golomé, S. J. (R. P. F.)* 

— Gonzalez y Gaslejon. — Grinda (J.). — Iniguez y Iniguez (Fr.). — 
Martinez y Saez Fr.». — de Olavarria ^M.). — S. Exe. Mgr Kinaldini. 

— Sanz <P... — del Sororro iJ.-M.-S.). — Torroja y Gaballé (Ed.). 

— Barcelone : Cirera y Salse ^D' L.). — Cirera, S. J. (R. P. R.). — 
Bilbao : Colegio de Esludios Superiores de Deusto (R. P. J. Man. 
Obeso). — Guevas ^prov. Almeria) : Siret (L.). — Granada : Fer- 
nandez Osuna (D^ G. F.). — La Goruûa : Casarès (F.). — Leqpieitio 
(Vizraya) : Adan de Yarza (R.). — San Sébastian : Balbas (Th.). — 
Santiago (Galice) : Fernandez Sangliez (J.). — Segovia : Miranda 
y Bisluer(J.). — Tortosa (Tarragona) : R. P. Reclor del Colegio 
del Jesiis. — Valencia : Vicenl, S. J. (R. P.). — Valladolid : 
Risueno(E.-R.). 



PAYS DIVERS 

Allemagne: Aix-la-Chapelle : Foersler(IK). — Bitche (Lorraine): 
Kieffer (abbé J.-J.). — Cologne : Srhniidt (A.). — Heidelberg : 
Lossen (D*^ W.). — Possenhofen : S. A. R. Charles-Théodore, duc 
en Bavière. 

Angleterre : Saint-Hélier (Jersey — lles-de-la -Manche) : Deche- 
vrens, S. J. (R. P. M.). —Dublin (Irlande) : Colley ^l). J.). — Conway 
(A. W.). — Egan, S. J. (R. P. M.). — Kyan ^11.)." 

AtTKicuË : Vienne : S. Exe. Mgr Granito di Belmoiile. 



Italie : Rome : S. É. le cardinal Ferra ta. — Mgr G. Pîtfroni. — 
Mgr Ch. de T'Serclaes. — S. É. le cardinal S. Vannulelli. — Gatane 
(Sicile) : S. É. le cardinal Nava di Bonlifé. — Naples : Costanzo 
(R. P. J.). — Padoue: Carrara, S. J. (R. P. B.). — Palermo : di 
Bartolo (can. S.). — Perug^ia : Cicioni (R.-G.). — Taormina : 
Grandmont (Alph.). 



Pays-Bas : Amsterdam : De Veer, S. J. (R. P.). — Fauque- 
mont (Liinbourg hollandais) : Dressel, S. J . (R. P.). — Oudenbosch : 
Bolsius, S. J. (R. P. H). ' 

Grand-Duché de Luxembourg : Luxembourg^ : Soisson (G.). 

Portugal : Lisbonne : Pulido Garcia (J.}. 

Suisse : Fribourg^ : Daniels (D^ Fr.). — Kirsch (Mgr J.-P.). 

Turquie : Gonstantinople : van den Steen de Jehay (0« Fréd.). 

Canada : Québec : Mgr Laflamme. 

États-Unis : Brooklyn (New- York) : Newton (génér. J.). — Notre- 
Dame (Indiana) : Kirsch (R. P. Al. -M.). — TVashing^ton (Brookland, 
D. G.) : Hagen, S. J. (R. P.). 

Mexique : Puebla : Spina, S. J. (R. P. P.). 

Indes Anglaises : Calcutta : Collège Saint-François-Xavier. 

Congo belge : Kisantu (Bergeyck-Saint-Ignace) : Goossens, S. J. 
(R. P. F.). 

Madagascar : Tananarive : Camboué, S.J. (R. P.P.). 

Syrie : Beyrouth : Collangettes, S. J. (R. P.). — Laminens, S. J. 
(R. P. H.). 



- >۩ - 



Membres décédés 



L. DE BUSSY . . 
M. DUGNIOLLE. . 

Eue. Perron . . 

R. P. G. Hahn, s. J 

C** DE Sauvage . 

D' Simon . . . 

Ch. de la Vallée Poussin 



Paris. 

Gand. 

Luxembourg. 

Namur. 

Paris. 

Bruxelles. 

Louvain. 



- 4» 



Listes des membres inscrits dans les sections 



1" Section 



Mathématiqttet, Astronomie, Géodésie. — Mécanique, -- Génie civil et militaire 



MM. Adan de Yarza. 
¥*• d'Adhéinar. 
Bâclé. 
Balbas. 

Ghan. di Barlolo. 
Bel paire. 
Berlingin. 
de Bien. 
Bobon. 
Boussinesq. 
du Boys. 
F. Breithof. 
M. de Brouwer. 
Abbé Gabeau. 
Gai'atheodory. 

Abbé Coppielci's de Stockhove. 
R. P.J.Gostanzo. 
Gousiu. 
Daniels. 
Daubresse. 
De Bloo. 
Dehairs. 
Jules Dejaer. 
Dcleu. 
Delvosal. 
De Tilly. 
Dusausoy. 
Dutordoir. 
R. P. M. Egan, S. J. 
Eynaud. 
Fabry. 
Fagnart. 

B«" A. de FierlanU 
Folie. 
XXVIII 



MM. de Fooz. 

Gauthier-Villars. 

Abbé Gelin. 

Gilbert. 

R. P. Gillard, S. J. 

Goedseels. 

Gonzalez y Gastejon. 

Grinda. 

de Grossouvitî. 

Hachez. 

Hagen. 

Haton de la Goupillièi*e. 

Havcnith. 

de la Haye. 

Helleputte. 

Humbert. 

Iniguez. 

Fern. Jacobs. 

Gamille Jordan. 

Jourdain. 

Kaiser. 

Keunis. 

Kersteu. 

Charles Lagasse-dc Locht. 

Lainarche. 

Lambert. 

Lambin. 

Lechalas. 

Lemercier. 

Le Paige. 

V** du Ligondèb. 

Mansion. 

O* de Maupeou. 

G»« de Meeus. 



- no - 



MM. Micha. 

¥»• R. de Montessus. 

Abbé Moreux. 

Neuberg. 

J. Nyssens.^ 

Pierre Nyssens. 

d'Ocagne. 

de Olavarria. 

E. Pasquier. 

Abbé Pépin. 

Ê. Picard. 

Richald. 

de Ridder. 

V^deSalvert. 

Pelegrin Sanz. 

Sépuichre. 

Sibenaler. 

Smits. 

Soifison. 



MM. Soreil. 

C*« de Sparre. 

R. P. Spina, S. J. 

Suttor. 

Paul Tannery. 

Tbéron. 

Timmerinans. 

Torroja y Caballé. 

C^* Jacques de T'SercIaes. 

G*" Aymard d'Ursel. 

Gh.-J. de la Vallée Poussin. 

E. Vandenpeereboom. 
Vanderlinden. 

R. P. Verschaffel. 
Wasteels. 
Wodon. 
Wolf. 

F. Wolters. 

G. Wolters. 



2* Section 



Physiqtœ. — Chimie^ — Métallurgie, — Météorologie et Physiqite du globe 



MM. AUard. 
Amagat. 
André. 
Bayet. 

R. P.Bleuset, S.J. 
Blondcl. 
Branly. 
Bruylants. 
Abbé CapcUe. 
R. P. Carrara, S. J. 
Carlier. 
Casarès. 

R. P. Cirera, S. J. 
R. P. Collangelles, S. J. 
Conway, 

R. P. Dechevi-ens, S. J. 
R.P. DeGreeff,S.J. 
Delacre. 
De Lanuoy. 
Deleiner. 



MM. Chanoine Demanet. 
Abbé De Muynck. 
De Prêter. 

François De Walque. 
R. P. Dressel, S. J. 
Dubem. 

Dumas-Primbault. 
André Duinont. 
Chanoine Gautier. 
Gérard. 

R.P. F. Goossens,S.J. 
Abbé Hainonet. 
Harmant. 
de Heinptinne. 
Louis Henry. 
Paul Henry. 
R. P.Jacopssen, S. J. 
Abbé de Joannis. 
Orner Lambiotte. 
Victor Lambiotte; 



- <(l 



MM. Larnbot. 

Ghauoine Laminne. 

Leconte. 

Lemoine. 

Leuoble. 

LhoesL 

de Locht. 

Lossen. 

R. P. Lucas, S. J. 

Abbé Macs. 

Frère Maubert. 

R. P. Meurs, S. J. 

Mul leaders. 

Chanoine Pieraerts. 

Abbé Pierre. 

Abbé Raclot. 

Fern. Ranwez. 

de Reul. 

Roland. 

Ryan. 



MM R. P.Schaffers,S.J. 
R. P. Scheuer, S. J. 
Schmidt. 

R. P. Gh. Schoonjans, S. J. 
Somville. 
Springael. 
Abbé Staël paert. 
Chanoine Thiéry. 
R. P. Thirion, S. J. 
Thiry. 
Tilman. 

Edm. Van Aubel. 
E. Vanderlinden. 
Van der Mensbrugghe. 
Vandevyver. 
Van Overbergh. 
Abbé Verhelst. 
Willauie. 
Abbé Wi linotte. 
Witz. 



8* Section 



Géologie, Minéralogie, — Zoologie. — Paléontologie. — Anthropologie 
Ethnographie^ Science du langage. — Géographie 



MM. Mgr Abbeloos. 
d'Acy. 

Frère Alexis. 
Arcelin. 
Abbé Arduin. 
Chanoine Bal tus. 
Beauvois. 
Abbé Bcdel. 

M** de la Boëssière-Thiennes. 
R.P.H. Bolsius,S.J. 
Bosquet. 

Chanoine Boulay. 
Chanoine Bourgeat. 
Anatole Buisseret. 
R. P. Gamboué, S. J. 
J. Caparl. 
Cicioni. 



MM. Cyr. Claerbout. 
Abbé J. Claerhout. 
Cloquct. 
L. Cooinans. 
V. Cooinans. 
Chanoine De Brouwer. 
R. P. Delattre, S. J. 
Chanoine Del vigne. 
R. P. De Munuynck, 0. P. 
Denoël. 

R. P. A. Deschainps, S. J. 
Gustave De Walque. 
De Wildeman. 
R. P. Fr. Dierckx, S. J. 
Chanoine H. de Dorlodot. 
S. de Dorlodot. 
B»" Drion. 



»5^ — 



MM. Dusiuet y Aloiiso. 
Georis. 

Bo" Gilles de Pélichy. 
J.-H. Fabre. 
R.P.Fita,S.J. 
Doin Grég. Fournier, 0. S. B. 
Abbé (le Foville. 
Gosselet. 
Mgr Graffin. 
Abbé Grégoire. 
Mgr Hebbelynck. 
J. Henry. 
Henseval. 
Abbé Hervier, 
Hcynen. 
Abbé Hy. 
Kaisin. 
Abbé Kieffer. 
R. P. A.-M. Kii-sch. 
Mgr J..P. Kirsch, 
de Kirwan. 
Kurth. 
Mgr Laiiiy. 
R. P. Lainmens, S. J. 
A. do Lapparcnt. 
})' H. Lebrun. 
I^îclcrcii. 

Mgr Ferdinand Lcfebvre. 
Abbé Maurice Lefebvrc. 
Ij(fjeune dcScliicrvcI. 
O" Adolfdie de Liinburg-Stiruni. 
Martine/, y Saez. 
Mgr Merci(»r. 
Abbé Meunier. 
Fernand Meunier. 
Mgr Monclianip. 
(?• F. de Monlessus. 
M'« d<; Nadîiillacî. 



MM. Abbé Nickers. 

Nollée de Noduwez. 

D.-P. OEhlerl. 

de Pieri)onl. 

Abbé F. Prat. 

Abbé Rachon. 

Renier. 

G** de Ribaucourt. 

Risueno. 

Roux. 

R. P. SchmiU, S. J. 

Th. Schmitz. 

Schreiber. 

R. P. de Siuéty, S. J. 

H. Siret. 

L. Siret. 

Mi» del Socorro. 

Albert Solvyns 

Stainier. 

Abbé Stornis. 

Chanoine S\volf$. 

M»» de Trazegnies. 

G. T'Serstevens. 

Jos. de la Vallée Poussin. 

Van Bastelaer. 

Abbé F. Van Caeneghem. 

Chan. G. Van den Gheyn. 

R. P. Van den Gheyn, S. J. 

Vanderryst. 

Van Ortroy. 

Van Overloop. 

Vaultrin. 

U. P. Viconl, S. J. 

Vi^non. 

Albert de Vorges. 

M 'S de Wavrin. 

Cil' «^ F. de Wouters. 

/ciller. 



4* Section 



Atmlomie, Vhytiolofjie, — Hygiène, — Patholof/ic, Thérapeutique^ etc. 



MM. Huivy. 
Ilibot, 
B^irgiiion 



MM.L. Cirera y Sa Iso. 
Coffey. 
C<»nvenl. 



w. K3 - 



MMiCourtoy. 
Gousot. 
Ctiylits. 
Debaisieux. 
De Buck. 
Degive. 

J. De Lantshecre. 
Delaunois. 
Delcroix. 
Delétrez. 
De Moor. 
Denys. 
Desplats. 
Dufrane. 
Dupont. 
Duquenne. 
Faidherbe. 
Fernandez Osuna. 
X. Francotte. 
Gilson. 
Glibert. 
Glorieux. 
Goris. 

Guermonprez. 
Étieune Henrard. 
Félix Henrard. 
Heyinans. 
Huyberechts. 
Lahousse. 
Lamelle. 



MM. Lebrun. 
Lemaître. 
Martin. 
Matagne. 
Meessen. 
Moeller. 
Nicolas Moeller. 
A. Pasquier. 
Peeters. 
Proost. 
Rutten. 
Schobbens. 
A. Schoonjans. 
Simonart. 
Stouffs. 
Struelens. 
Thiltges. 
Tits. 

Gh. Van Aubel. 
Van BierYliet. 
Vanderstraeten. 
Van Gehuchten. 
Van Hoeck. 
Van Keerberghen. 
Van Swieten. 
Venneman. 
Verriest. 
Vervaeck. 
Warloinont. 
Aug. Wéry. 



5* Section 

Agronomie. — Économie sociale. Statistique. — Sciences commerciales 
Économie industrielle 



MM.C^d'Annoux. 
Beaujean. 
Béchaux. 
Aug. Beernaert. 
O" de Bergeyck. 
Berleur. 
Bertrand. 
Mgr Béthune. 



MM. Gappellen. 
Cartuyvels. 
Gooreman. 
Granincx. 
P'îc de Groy. 
Davignon. 
Herman De Baets. 
Chanoine De Becker. 



^ H^^ 



lOLGiiBUleDeJaer. 
Delaire. 

Léon De Linlsheere. 
Femand Descbainps. 
De Yadder. 
De VuTst. 
Eraest Dubois. 
Gnttdinont. 
Guelton. 
Feiaux. 
Albeft HeiuTT. 

Albert JoIt. 

Lêoo Joly. 

Lambrecfau. 

LeboQteox. 

Abbe Le^Tiiud. 

Leplae. 

O' Edouanl de Liedekerie. 

Limpeiks;. 

Ibeslràax. 

O* de Mefvde-Wcsierioo. 

^» de Morau dAadoj. 

Xerinci. 



MM. Joies Peeteis. 
PlissarC 
PoaUet 
Pulido Garcia. 
Reuther. 
Roberti. 
O de Romrée. 
Cb*' de Selliers de Moraniille. 
Smekens. 

O* Tan den Steen de Jehay. 
SUnglbamber. 

O* Fr. Tan aer Slraten-Ponlhoz. 
Tajmans. 

Van de Gasteele-Grossé. 
Van den Bosscbe. 
Van der Sinissen. 
R. P. Venneerseb, S. J. 
O' Amédée Visart de Bocaroié. 
Visart de Booanné. 
Vollen. 

O* Domet de Yorges. 
Vuylsleke. 
Waacquez. 
Vincent Werv. 



- H» - 



190i^l90S 

Président, M. le Chanoine Boolay. 

i*"' Vice-président, M. le Chanoine Dblyigne. 

2^ Vice-président^ M. le C* Fr. van der Stratbn-Ponthoz. 

Secrétaire^ M. P. Mansion. 

Trésorier^ M. Éd. Goedseels. 

MM. le Marquis db la BoRssiÈKB'^TmBNNBS. 

L. Cousin. 

Léon De Lantsheere. 

Lieutenant général De Tillt« 

Fr. De Walque. 

G. De Walque. 

D' A. DUMONT (1). 

Ch. Lagasse-de Locht. 
D' Lefebvre (^). 
E. Pasquier. 
A. Proost. 
Chanoine Swolfs. 
Ch.-J. de la VALLée Poussin. 
G. Van der Mensbrugorb. 
Éd. Van der Smissen. 



(*) Décédé. 



- tte-- 



11)03-1904 

l'fhuhni, M. I() (lIiHiloino Uklyicnk. 
1*"* Vtrs prvâùlml, M. lo C^ointe E. IkwBT de Vorges. 
t^ Vii'ti'préâidml, M. lo lioiilonant i^énénil De Tillt. 
SHnHuiTn, M I». Manmion. 

Mfmhff.n, MM. In Miir(|iiiH m i.a BoRssière-Tuemies. 

L. (loilMIN. 

L hK Laintniikkrk. 
Tr. hh NVaivi'k. 
(;. hK Walqiik. 

Oll. LAliANMKhK L(H.IIT. 

W A. Van (iKiiiiciiTRM. 

K. PAM0IIII''U. 
A. iMlOONT. 

(liiiiiltî Kr. VAN DKR Straten-Ponthoz. 

(Jllllioill» SWOLFS. 

()li.*J. HK LA Vallée Poussin. 
i\. Van dkr Mknsrrugghe. 
K<l. Van uku Smissrn. 
W \\. Warlomont. 



^ KT ^ 



bureaux: des sections 

1903-1904 

1^ Section 

Président, M. le lieutenant général De Tilly. 

Vice-PrésidenlSy MM. Ch. Lagassk-de Locht et le V*« R. d'Adhémar. 

Secrétaire^ M. H. Dutordoir. 

2* Section 

Président, M. l'abbé De Muynck. 

Vice-Présidents, MM. Louis Henry et G. Van der Mensbritgghe. 

Secrétaire^ Le R. P. Lucas, S. J. 

d« Section 

Président d'honneur, M. André Dumont. 

Président, M. le Chanoine Bourgeat. 

Vice-Présidents^ili. le M^* de Trazegnies et le R. P. Fr. Dierckx, S. J. 

Secrétaire, M. F. Van Ortroy. 

4* Section 

Président, M. Faidherbe. 

Vice-Présidents, MM. De Moor et Warlomont. 

Secrétaire, M. J. De Lantsheere. 

5* Section 

Président d'honneur, M. le C** Fr. van der Straten-Ponthoz. 
Président, M. Léon Joly. 

Vice-Présidents, MM. Edmond Leplae et Éd. Van der Smissen. 
Secrétaire, M. Alfred Nerincx. 



^Hm^ 



QUESTIONS DE CONCOURS PROPOSÉES EN 1903 



1^ Faire une étude approfondie des travaux de Simon Sievin sur 
la mécanique, en les comparant aux travaux antérieurs d'Archimède 
et aux travaux presque contemporains de Oalilée, de Pascal et. 
d* autres savanls de la même époque, 

2" Noui-elks recherches sur les décharges électriques dans les gaz. 

'A" Étude des caoutchoucs africains au point de vue scientifique et 
commercial. 

\jtH mémoires en réponse à ces questions doivent être envoyés 
an secrétariat avant le 1®^ octobre 1904 (art. 14 du règlement). 



SESSION DU 29 OCTOBRE 1903 

ANAMUR 

SÉANCES DES SECTIONS 

Prsmi^ section 

M. le secrétaire présente, au nom de M. le comte de Sparre, un 
Mémoire Sur la déviation des corps pesants dans la chute libre. 
Sont nommés commissaires pour examiner ce travail : MM. De 
Tilly et Pasquier. 

M. Folie fait la communication suivante : Sur la détermination 
purement physique de la masse de la Lune. 

La masse de la Lune n'est que très imparfaitement connue. 
Oppolzer, dont le Traité des orbites fait autorité, en assignant à la 

masse de la Lune ^ de celle de la Terre (t. I, p. 182) fait cette 

remarque : * Le dénominateur pourrait être erroné de plusieurs 
unités „. 

Nos réflexions sur un moyen propre à prouver physiquement la 
nutation diurne nous ont amené à penser qu'on pourrait de même 
déterminer la masse de la Lune. 

En désignant par g l'attraction de la Terre, par g" la compo- 
sante verticale de celle de la Lune, par k le coefficient de la résis- 
tance de l'air, qui, pour des vitesses très petites, sera pris 
proportionnel à la simple vitesse, on aura, pour le passage supé- 
rieur de la Lune : 

^ = jr — / _ 4î;, d'où Itfv = 1 — «-(^-^*^ 

k 
sans constante, puisque i; = pour ^ = 0, fe' est égal à > • 



- eo - 

Delà 



Vh = k- J' Ht = t +1 («-*' - 1) = I M - \ kH^ + 1 P<\ 

(I 

et 

(1) h = \(9-9') t^\\-\li + ^r-f + ... I • 

En appelant g\ Tatlraclion de la Lune à son passage inférieur, 
estimée suivant la verticale, on aura de même 

(2) h^\(g + g\)r-\\-\hf+yH--+...\- 
Faisant g + g\ = ^g'm , i — <' = Af, on trouve, par soustraction, 

(3) = g\,r' - (^ - g) ^' A/ - g (gt- + g\P) + \ g Ai {t' + tf + . 

en négligeant des termes tout à fait insensibles. 

On verra que /' ne diffère de t que de quelque O.OOl, même si t 
est égal à 20 minutes; quant à g\ il diffère également très peu de g'; 

nous pourrons donc écrire ^ kg\,P au lieu de ^ A- (g't^ + 9i^'% et 

IgAt r- au lieu de ^ kg Af (f - + tf + r). 

Nous obtiendrons ainsi, en négligeant g' vis-à-vis de g dans le 
dernier terme : 

(4) .■- - . ^ '~i"^i"'" = . ^ (< + ^'^ + 1 "'f' 

Avant de poursuivre, examinons s'il est possible d'instituer une 
expérience qui permette de déterminer la masse de la Lune. 

En nombre rond, on a ^ = ôtjôTxx)' ^^^^ approximativement 

A^ 1 

t ""300000" 



- et - 

Si Ton a un bon chronographe pouvant marcher 20 minutes 
et permettant d'apprécier exactement le 0,001, A^ sera égal à 

300000"" ^'^*- 

Soit maintenant q^^— — la masse de la Lune, et i + q, en 

millièmes de seconde, la valeur trouvée pour Af; on aura, en 
nombres ronds : 

d'où 

X = 3,333 - 20,833 q + 4,792 q^ — 1,25 q\ 

Comme x diffère probablement peu de 1, ç approchera de 0,1. 
En admettant qu'on ait trouvé pour q celte valeur, on aura a: = 1,3 
environ. 

L'expérience peut donc conduire au résultat cherché. Mais 
pour en déduire correctement celui-ci, il faut faire usage de 
l'équation complète (4), et, par suite, connaître exactement la 
valeur de k. 

Faisant la somme des équations (1) et (2), on a 

ou, en négligeant g[ — g' vis-à-vis de y, ainsi que la deuxième 
puissance de A^ : 

2A = gW - l hg (t'' + P) H- 1 k^g (<" + ^ , 
OU encore 



- n^ - 



«' -^ 



ri fiii \iin (ifM. hn it«mnn\ 4-, 

I f2^ 






st;-^V'-T-?f-^- 



£_ 2A 

. I .it-. r).«(fM4 .iii(ifi/i3/: iiiu: t = 1200 environ. 

»;« 1,'fii. |»M.ii/»n.T // */r", — Tj sera un peu plus grand que 

, ' . '"' '"'*' '''''*' ^''"' ^^' amplement suffisant de déter- 

n,in f A M '»" I jif^'^ K"ir pouvoir déterminer avec précision, SI 

I Ml II .|.'* i». ^1 iiri Uhii /Jironographe, le coefficient de la résistance 

'I- I iK 

i". '/»i.lli/i/.hl 'îlfiril /^orinu, Téquation (4) donnera exactement 
I 1' I »mIi'»m 7. |»rorliiiNî par la Lune : sa parallaxe étant bien 
I I intiu'* f»it rl/wliiii/f Mi masse par un calcul facile. 

\'l f* ,/. |./.<i|m I.iiI rjiritliitire et résume un travail sur la vraie 
i..,,iM .ih'.K t\i- li^.n.tir moyenne générale 



V"'-= 



/i 

„ , i.'.i.il.iiil .1 iiMi- «<'^rift d'équations linéaires 
'/.'■ I f>>U + ^s" '*'.- 

|. Il 1. iil |.MiMihn iImmh I<:« AsTROXOMisaiK Naciiiuchten. 

I, ,„ .,,1, . ,,,Hi I rlh- erreur moyonno m est rapproximalion 
„,,„,„,., .,„,. I ,„, ,.iii.:.:ï- HHsigner aux sm»nils uuMubres m„ sous 
,. h, I ,i.imIi(. iiihiKiriiiin* un radical (jui doil éhe ivol; de sorte 
j„ .., I ,„♦ .1 1 iili iilo lu valeur de uj, on est onlaiu d avoir oonunis 
,,i . MMi- t»iii'iii ulUîignant lu eu valour absolue. 



- a» - 

Le P, Bosmans, S* X, présente à la section V Apologie (*) publiée 
à Bruxelles, en 1660, par les ingénieurs Coeck, Mercx et Janssens, 
pour justifier les travaux qu'ils faisaient exécuter à Ostende, 
depuis 1654» en vue d'arrêter rensablement du chenal du port. 

Cette A})ologîe est un plaidoyer écrit par les intéressés pour 
répondre aux attaques dont leur travail était Tobjet de la part de 
Michel Florent van Langren, cosmographe et mathématicien du 
roi d'Espagne. Van Langren, se plaçant surtout au point de vue 
scieiilifique, les avait fortement critiqués dans plusieurs pelites 
brochures qui sont encore, même aujourd'hui, du plus haut 
intérêt. Les exemplaires originaux en sont malheureusement 
devenus à peu près introuvables ; mais plusieurs d'entre elles ont 
été rééditées intégralement, en 1893, par M, Bierens de Haan, dans 



(*) Apologie pour Par /^* Ingemaires c<^ Capitaines Jean Heffmemê. CQeck% 
Henry lanssenê <£* Pterfê Mercs* donner Batisfaction au yuhlicq contre Et êur 
le Libel diffamatoir mis au jour par le cosmographe Michel Floren» raw 
Langren sur ta nielioratioft de VHapre de la Vaille d^O étende* A Bruxelles. Chez 
Gille Stryckwant Imprimeur juré^ àVentriede la rut d'Anderlechi, êurle Pont 
de Baert à la Presse d'Imprimerie MM.C.LX, in4°, ^ pp. (Bibl. Boy, de 
Belgique, V, H. tmm). 

J*aî dèirit ce volonie dans k Revue des Bebliothéqurs et Archivis dc 
Belgique^ 1. 1, 1903» pp. ^7-^91. Il est diviàé en deux partieîs, La première est 
consacrée à la réfutation de fopascule de van Langren intitulé : 

Briefee description de la ville et havre d^Oosiendef et de et quê Miehael 
Fhrencio van Langren Cosmographe lÈ Mathématicien d^ Sa Majesté A repré- 
senté de^ l'an 1627, pour rendre ladite Ville plus forte, dr U Havre plus commode, 
pour pouvoir loger les Navires allang sur Mer, d' par conméquefU esiablir le 
Commerce universel en la Flandre, au moyen de la Navigation... A BrvjcelleSf 
chez Philippe Vlevgart, Imprimeur jur^, 1659 (BibL Roy, de Belgique» V. H. 24709 ; 
Bibl, de rUniv. de Gand, Hes, Util *; Arch. génér. du Royaume, S ex,, carton 
van Langren et BibL N» 1463), 

La seconde partie de TApologie est dirigée contre Topuscule intitulé : 

Primer Apendix^ van Langren cosmographo de so mag"^, Deseoso dedar enUra 
satisfaçion a la Curiosidad del ex**^"*. senor marques de Fromista^ y Caraeena 
Y adelantar A Servicio de Su Mag'^. y bien de estos Payses-Buxos^ y en 
defensa de su Profession ^ha puesto en sus manos un Modela de madera del Puerto 
y Villa de Ostende,y offreçido de dar très mil Escudos (delo que alcançn de su 
sueldo) si sus Contrnrios pudieran por Demonstraçion Mathematica refutar los 
Argumentas de su Mémorial Impreso, que el at'm passado M^-t9. embio a Su 
Mag^. y dio a Su Ex^. Sans lieu, ni date, ni nom dlmpriincur (Arcli. génér. du 
Royaume, carton van Langren.) 



- o^ - 

les Verhandelingen de l'Académie des Sciences d'Amsterdam (*] 
Il y a lieu de s'en féliciter» car cette réédition est un service signal 
rendu à Thistoire du génie civil et militaire dans notre pays. 



treitfi 

éàmm 



(*) VkHHANDELINOKN DER KoKINKLWKE AkADÊMIE van WETKHSCttAPPKIf T 

Amstkmpam, Eersle Sec Lie, Deel II, N, L Aniaterdam, 1893. Le mémoire es 
inliïulé : Bouustoffen voor de tjeêchiêdenië dtr wia- in Hatuurkundtge treitn 
êchappen itt tîe Nederianden dmr D, Bieren» de Haan* A'^^ XX XI IL Consta 
fin tf gens, ah Watierlmitwkumîigêj Mkhatl Florent', van Lungren. 

On y trouve : 

1» Une réédition complète de la Brhfve descripiion de la viU^ et 
d'Oùëtende, pp. 9-^7 ; mais Tordre des pièces n'est pas te même que dans TédiE 
originale. 

2" Une partie des pièces du Primer Aperidix, pp. 27-32. M, Bierens de Haan 
D'en avait à sa disposition qu'un exemplaire incomplet apparlenani à la Biblio 
thèque de rUniverâîlé de Leyde. Celui des Archives générales du Royaume, cit 
ci'dessus, est complet, 

3° Une lettre inédite de Constantin Huygens père, datée de La Haye 
12 août KkiO, pp. 32-a3, 

4*> La réédition de F opuscule intitulé : Copitê de în VL XI et XIII , lêitrê giti 
S. A. le Serem$8ime prince D, Ivan d'Avntriche a escrit de sa reifale mah 
A Mk'hel FiorenctQ van Langreti, Cosmographt et Mathematicieft de Sa Majesté 
pp. 33-38; d'après rexem plaire de la Bibliothèque de rUniveisité de Gand 
Rea. 1191*. 

5* Le Rapport sur l'état du port d*Ostende, adressé par van Lan gren au coxntl 
de Monterey, le 25 août 1670, pp. 3947. (Bihl. de TUniv. de Gand, 
génér du Royaumej carton vanLangren.) 

6f* La réédition de la DëHcrîptum partictdiere du grand changement qu 
Sable OH banc de Mardych fcest Portvs Iccivs selon Mon*\ Chifïtt) a fait depuù 
l'an î^2LJmqae3 au temps preunt 1653. — A la dernière page : A Bruxelles 
chez Françhois Schovctrdt» a la Mer $auuage, proche P Eglise de S. lêan; (Bibl 
de rUniv, de Gand. 1191 3.) pp. 5-8 

C'est le plus connu des opuscules de van Langren. L*au1eur Ta réédité lui 
même sous ïe titre de : Description particvtiere dv canal de Marianne Et df 
grand chattgernent que le Sable oh blanc (sic) de Mardifik (eut Portvs lecivi 
selon Mons>\ Chifiet) a fait depais Van lB2i,jusques au temps présent Î653^ sans 
lieu, ni date, ni adresse d'imprimeur (Arch. génér. du Royaume, carton 
Langren ; Arch. de la Ville de Bruxelles, bibl N* 4134). 

On le trouve aussi en entier dans : 

a) Description historique de Dunkerque... par M. Pierre Faulconnier,» A 
Bruges en Flandres. M.D.CC.XX, t. H, pp. 10-13. ^ 

h} Précis historique et statistique des canaux et rimer es navigables flj^| 
Belgique et dhtne partie de îa France.., par B, L. de Brre» Bruicelleâ, 1895^ 
pp*i>05-60â. 



Ar|| 



W 



Cependant» malgré son importance pour Thisloire des travaux 
du port d'Ostende et son incontestable mérite, le travail de 
M. Bierensde Haan est encore loin d e!re complet. C'est ainsi que 
tout en rayant cherchée, le savant hollandais n'est pas parvenu à 
retrouver un seul exemplaire de VApoh</ie de Coeck, Janssens et 
Mercx{*).On pourrait lui reprocher aussi de ne pas avoir réédité le 
premier en date des opuscules de van Langren sur Ostende» le Pro- 
fit eitjcken Mkidel om de Zee-Haven van Oostetjde te verheleren (**), 

Cette lacune est d'autant plus regretlable que le Frofijti'hjt'ken 
Middel est fort court, et que c'est dans cet opuscule que 
van Langren expose le plus claîrement ses idées (***), Enfin il eut 



(*) Voir ; p. 57, n. 49. 

(••) ProfgfeJycken Middel Om met in-dyckinghe van Landt \ de Zee-Haven 
van Oosiêndf te verhetertn \ Voor-gehouden aen st^ne Dour-htgitgt Ilmighetfdi 
den Àertslkrloçhe L^opoldvs WUhthnvs, ende ioe-geeygeni Aen de Eerueerdige 
Edele HeereUf de Gefi^teiift'ke, ende Vter Leden van Vlatndtrfn^ Aïs ntede aêH 
den Heere Goifrerneur, rnde de MagistratePt t?aw Oostevde : Ah een sithe \ daer 
dit van Vîaenderen retl aen gheUghen m. Met eetiklare Denwtuttatief dienende 
om te hewysêUf d<iifei' ivatër in de Zet is^ dut zich niei en bewecghl âoor Ebhe oftê 
Vhedt> Brditcht etnle htf feu ghedelt, dot/r Michael Fhrftitirs von Langren 
€o»magraphe ende Maihemattnts van zgne MajeMeift. Tôt BruifSfl, By Jnn 
Mommaert, acheter het Stttdt-huys in de Dtuckerye, 1650, In 4", 16 pp. et 2 pi, 
(Bibl. Roy, de Belgique, V, H. 25869 et II, 11347; Ardi. de la Ville de Bruxelles, 
biblN^4l34). 

L'ouvraefé débute par un rapport sur l'état du port d'Ostende adressé aux 
ecclésiasUques et quatre membres de Flandre : * Aen niyne eerweerdige ende 
edele heeren de Vier Leden van Vlaenderen ,, pp. 3-10. 

Suivent diverses approbations signées, don André Cantelmo, Jean LVnrichon, 
Bartb. Gaigne^ Jean de Bognee et Gérard Gutschoven, pp. 10-13. 

L'opuscuie se termine par * Bewys datter water ïn de Zee is, datzich niet en 
beweeght door de Mane-kracht , pp, 13 16. 

Les deux planches hors texte renferment, la première un plan d'Ostende et 
des environs, réédité plus tard au verso du litre de la Briefve description de la 
pille et harre d^OûetetHfe ; la deuxième, qualre petits |>lans des environs de 
Dunkerque, représentant les mêmes sujets que les plans publiés dans la Deêcrip- 
tioH particulière du canal de J/ar/a«n<?, mais ils sont gravés ditTéremmeuL 

(••♦) Cela tient à deux causes i 

La principale, c'est que van Langren écrit le Frofutelycken Mtddel dans 
sa langue maternelle qu*il maniait plus aisément que la langue française. 

Ensuite^ celte brochure étant la première en date, Vauteur y expose complète- 
ment son projet, tandis qu*il le suppose connu du lecteur dans les brochures 
subséquentes. 

XX VIII h 



- ee- 

été à souhaiter que M. Bierens de Haan traduisit, ou analysât du 
moins, les deux rapports sur les travaux du pKirt d'Ostende, écrits 
en 1660, par don Alonso de Zepeda y Adrada (*). Le Profytelyckm 
Middel de vanLangren,les rapports de Zepeda et surtout Y Apologie 
des trois ingénieurs, sont des pièces d'une' importance historique, 
au moins égale à celle des documents réédités par M. Bierens de 
Haan. 

Le P. Bosmans termine en résumant Tbistoire du premier 
ensablement du chenal nord du port d'Ostende (**). 



(•) Copia De un Papel que escrihib el Capitan Don Alonso de Zepeda y 
Adrada ayudante de sergento gênerai de hatalla, Per Orden de 8U Excf*, el Sefior 
marqves de Front ista y Caracena, <S:c, Sobre el remedio de el puerto de Ostende, 
Yassi miamo de una Carta que escrihib à el Sr, van Langren, Cosmographo de 
Su Mag^. En que responde à la Apologia que han escrito contra èl algunos 
Emulos suyos. Sans lieu, ni date, ni adresse dMmprimeur; in folio, 34 pp. non 
numér. (Bibl. de TUniv. de Gand, Res. 1191 ^; Bibi. Roy. de Belgique, secU des 
MS. 16648.) 

L'ouvrage de don ^onso de Zepeda a été probablement imprimé en 1660. U 
est formé par la réunion de deux rapports ; 

Le premier daté d'Ostende, 15 juillet 1660, est adressé au marquis de Caracena 
sous le titre : * Copia de un papel. Que escribio el Capitan Don Alonso de 
Zepeda y Adrada, Ayudante de Sargente gênerai de batalla, a el Ex™<> Senor el 
Marques de Caracena „ pp. (3H10). Le rapporteur s'y exprime très favorable- 
ment au sujet du projet exposé par van Langren dans sa Briefve description de 
la ville et du havre d'Oostende, Il fait néanmoins quelques réserves, notamment 
à propos des vues théoriques de van Langren dans la question particulière de 
rimmobilité partielle des eaux de la mer, pendant le flux et le reflux. 

Le second rapport, daté de Bruxelles 16 septembre 1660, est une réfutation, 
point par point, de V Apologie. Zepeda Tintitule : * Respuesta De el Capitan Don 
Alonso de Zepeda Ayudante de Sargento General de Batalla, à un Billete que le 
Escrivio el S', van Langren, sobre la Invectiva que sus Emulos havian escripto 
contra èl, sobre los remedios propuestos para el Puerto de Ostende, en que 
tambien responde à los punctos de la dicha Invectiva „ pp. (ll)-(23). 

(**) Les éléments principaux en ont été fournis par les opuscules du 17" siècle 
cités ci-dessus, auxquels il faut ajouter : 

Nauwkeurige beschryving der oude en beroemde zee-stad Oastende, gelegen 
in Oostenryksch Vlaenderen ; ... op de wyze van Jaer-hoeken^ Door wylent 
J*"* Jaccibus Bowens ... Tôt Brugge, by Josepli de Busscher, 1792. t I, passim. 

Histoire de la ville d' Ostende et du port précédée d'une notice des révolutions 
physiques de la côte de Flandre, tirée de M. Belpaire, et suivie du vade-mecum 
du voyageur à Ostende, Par J, ^.Pasquinij Bruxelles. Société Belge de librairie 
Hauman et C'«. 18i3. 

Et surtout la Notice sur l'histoire hydrographique du port d^ Ostende, par 



- er - 

Primitivement le port d'Ostende communiquait avec la mer par 
un chenal situé au sud de ta digue; quant au chenal du nord, il 
doit son existence à une rupture de celle digue qui eut le lieu 
en 1584. 

Pendant le long et mémorable siège de 1601 à 1604, les polders 
des environs de la place furent submergés et transformés en un 
marais immense, couvrant des lieues de terrain et s*étendant 
depuis Breedene au nord, jusqu'à Leffinghe et Snaeskerke au sud 
et à Test. 

En même temps le chenal du sud finit par être coniplèlement 
obstrué par les travaux d'approche de l'assiégeant, tandis que le 
chenal du nord, la Gueule comme on rappelait, constitua dès lors 
la seule communication qui existât entre les polders inondés et la 
mer. Sous Tinfluence du courant de marée qui la traversait quatre 
fois par jour, la Gueule s'était élargie et approfondie au point de 
s'être transformée en un petit bras de mer. 

Cependant Tendiguemeot du polder de GamerUncks au sud de 
Steene, vers Leffinghe, achevé en 1608 ; celui du polder de Breedene 
au nord, achevé en 160; et surtout celui du polder de Santvoorde 
à Test, achevé en 1626 (*), vinrent complètement changer les 



M, Âlp. Belpaire, publiée dans les Anecalrs dis Travaux pubucs de Belgique, 
t XII. Bruxelles, 1853-1854, pp. 271-314. 

Enfin, on trouve d'importants renseignements dans lea nombreQX mémoires 
et journaux conte ni porains dti siège de 1601 à 1604. Les principaux sont indiqués 
par le géDéral Henrard, dans son Histoire du siège (COsiffide, Bruxelles el 
Leipxig, librairie miiituîre, C. Mu(|uardf, 1890, p\\ 7 et 8. Voir auf«si Toufrage 
très documenté d'Edw, Vlietinck : Uei o«(ie Oo&imde tn ztjne DrUjarige 
Beleget'iny (160î'ie04), Uo^itende, Jos. Vlielint-k, Id^l ; paasim. 

{*} Tous tes auteurs contemporains altribueni rensablement du chenal à 
rendiguenient du polder de Santvoorde. Voici, par exemple, comment 
s'expriment Coeck^ Mercï et Janssens dans V Apologie : 

* La preuve ouUre ce en a oâté remarquable pendant l'absence du Marquis 
SpiDoia au siège de Breda» qui entendoit ceste affaire aussi bien que qui (|ue ce 
fut, lots que le Gouverneur d^Oostende Montero avoit consenty et periuis de 
dicquer le poidre de Santvoorde* par ou ledîl port perdoit beaucoup de Teau 
par le flux et le reflux de la mer, tellement que le port se remplissoit visible- 
ment, de manière que ledit S^ Marquis à son retour dudit siège s y lran.sporta 
avec plusieurs aultres de la Cour expressément p<*ur en f,iire visite, et trouvant 
ledit havre fort changé, et à l>asse marée secq prncbe le quuy* ou peu devant 
avoit ailé au fond un grand vaisseau de mer, dont on ne voyoii que le mast pour 
la grande profondeur qu'il y avoit avant le dîcquage^ icelluy Seigneur fâché de 



- e» - 

conditions d'existence du chenal. Par suite de la diminution du 
volume d'eau des courants de marée qui le traversaient il s'ensabla 
si rapidement qu'au bout de peu d'années la navigation y était 
devenue impossible à marée basse. 

Pour remédier au mal, Goeck, Janssens et Merx avaient com- 
mencé, en 1654, la construction d'une forte estacade en bois, 
doublée d'un brise-lame en maçonnerie, dans le but de rétrécir le 
chenal et de renforcer, par là mêtne, l'intensité du courant de 
marée. Ils espéraient que la passe s'approfondirait de nouveau et 
qu'elle serait bientôt rétablie dans son état primitif (*). 

Van Langren, tout en approuvant le rétrécissement du chenal, 
soutenait qu'appliqué seul ce moyen serait insuffisant. 

Il proposait donc de transformer en outre en un immense bassin 
de chasse (**), toutes les parties profondes des polders submergés. 
Il ne réussit pas à faire accepter cette manière de voir (***). 



ladite dicquage commanda audit Gouverneur de l'ouvrir pour la rendre Teaii 
qu'on avoit osté audit port, mesmes d'y demeurer nuict et jour avec menaces de 
la mort, jusques à ce que le tout seroit ouvert comme il avoit esté auparavant» 
ce que causa que par regret il mourut peu après, et que ledit havre reçeut tel 
changement et melioration qu'il fut remis au mesme estât qu'il avoit eslé du 
passé , p. 12. 

Cette situation dura peu. En 1628, le marquis de Spinola ayant été rappelé en 
Espagne, on profita de son départ pour relever aussitôt la digue et rétablir le 
polder de Santvoorde dans son état primitif. 

(*) • Il est tres-manifest que c'est par la quantité de l'eau, et estroitissant le 
havre qu'icelluy doibt estre melioré et entretenir en sa profondeur. , Apologie, 
p. 12. 

(**) Voir sur ce sujet la • Nouvelle manière de fortification par Escluses „ par 
Simon Stevin, dans Les Œuvres Mathématiques de Simon Stevin de Bruges, Ou 
sont insérées les Mémoires Mathématiques, Es quelles s'est exercé le Très-haut et 
Très-illustre Prince Maurice de Nassau, Prince d'Aurange, Gouverneur des 
Provinces des Païs-Bas unis, General par Mer et par Terre, dtc. Le tout reveu 
corrigé et augmenté Par Albei^t Girard Samielois, Mathématicien. A Leyde Chez 
Bonaventure et Abraham Elzevier, Imprimeurs ordinaires de V Université, 
Anno C lO, 10, C XXXIV, pp. 601-643. La traduction de cet opuscule n'est pas 
d* Albert Girard, mais de Simon Stevin lui-même. 

(***) Goeck, Janssens etMercx soutenaient que ce n'étaient pas là ' des remèdes 
suffisants, et proportionnez à un port de mer de semblable grandeur, ou il faut 
applicquer la bride conforme à la bouche du cheval „ (Apologie, p. 10). En 
d'autres termes, comme ils le disent un peu plus loin. (pp. 10 et 11) les écluses 
de chasse * ne pouvant estre que de 15 à 20 pied.s d'ouverture ne sçauroyent 
jamais recevoir au temps du flux la quantité de l'eau nécessaire pour inonder le 



Cependant le mal empira à ce point, qu'en 1663, le marquis de 
Caracena, gouverneur des Pays-Bas^ ne vit plus d'aulre remède à 
la situation que de faire raser la digue du polder de Santvoorde et 
de le remettre en libre communication avec la nier (*). 

Cetait une solution radicale, brutale même, mais efficace. Le 
chenal s'approfondit rapidement. Bientôt il redevint praticable à 
toutes les heures de la marée et pendant de longues années le port 
d'Ostende resta excellent {**). 

Le P. Bosmans le fait remarquer enfin en terminant, Y Apologie 
de Goeck et de ses amis, les pamphlets de van Langren, les docu- 
ments sur Tensablement du Zwin publiés par M. Gilliodls Van 
Severen (***), en un mol, toutes les pièces historiques récentes 



grand eitendu du pays, areccj ses Grecques, Dy le couvrir de 3. à 4. pieds d'eau 
comme il anive âouvent maintenant par les doubles marées et grands vents du 
Nort West, et par conséquent ne peuvent rendre par le reflux que ce qu'elles 
auront reçeu par le flux que sera peult estre la vingtième partie de ce que 
inainlenant entre. , La réponse était facile, comme Zepfda le til remarquer 
dans la Copia De un paprî (p. 18). Bien n'obligeait de donner aux écluses de 
chasse d'aussi faibles dimensions, que le supposaient Goeck et ses amis* 

Qyant à Constantin Huygens, il disait que * les eaux retenues et soudainement 
lâchées ne font pas ici (en Hollande) l'opération qn*on avoit accoustumé de s'en 
promettre» n'y ayant presque que la première cheule qui fasse quelque effect a 
fort peu de dislance : et se trouve que ce premier sabïe retombe tost après, et 
fait autant de mal en avant, ([uede lïien en arrière. , ApùÏQgie^ p. 28. 

t*} * De Mark Graeve De Caraeena berïgt bekomen hebhende,dat eene Zand- 
ptaele voor d'Haven dagelyks was aengroeyende, kvvam opden 4 Augustus 1663 
binnen Oostende, om de zelve te hezi^Ugen, en naer verscheyde lieraerningen, 
vond men geenen beteren raiiidel om dit kwaed te weeren, als dat m en ontrent 
de Parocbie van Zandvoorde Iwee duyzend acht honderd Gemeten Landszoude 
laeten overwateren, om ahoo de vorzeyde Zand-plaete te konnen scheuren. , 
Bowens Be^chryving der Zee-Stad Oùstende^ t. l, p, lâ7, 

{**} Voir : Pasquini, Histoire d'OHendef p. 191. 

AIp. Bel paire. Notice ^VI<^• V histoire hydrographique du port d' Ostêndèf A«hale3 
DES Travaux publics de Beloiqui:. t. XII, p, "279. Bowens, Beachr^m'ng deê Zee* 
Stad Oostende, i I, p, 166. 

Us décrivent aux endroits cités l'état du chenal et du port en 1698. 

(*•*) Bruges port de mer. Étude historique sur l'état de cette question princi- 
palement dans le cours dn seizième sièclfjd'après des documents inédits reposant 
aua: Archives de la ville de Bruges, par U Gilliodts Van Severen. Ce mémoire 
forme le XHY*» volume des Annales ns la Sociétk m l'Émulation pour létddk 
DE L'msTomt ïT DES A.'^TiQuiTÉs DE LA Flandre Année. 1894, Bruges, 1895, Chap. I, 
Section I, Le Zwin, pp, 43'186« 



concernant le régime des fleuves à marée, confirment la justess 
des idées émises, il y a un demi-siècle et davantage, par Ântoîn 
et Alphonse Belpairc, sur l'hydraulique de ces fleuves. La haub 
valeur de leur mémoire : De la plaine maritime depuis Boulogne 
jusqu'au Danemark (*), se trouve ainsi mise, une fois de pias 
en pleine lumière. 

M. Folie donne ensuite lecture de la notice suivante intitulée 
Preuve purement physique de la nutation diurne. 

Aussitôt après m'être assuré de Texistence de la nutation diurne. 
j'ai réfléchi au moyen de la vérifier par un procédé purement 
physique. De même que l'on peut, par des procédés semblables, 
démontrer la rotation de la Terre autour de son axe, de même 
il semble qu'on puisse constater physiquement la libration de 
Técorce terrestre, dont le coefficient est le même que celui de la 
nutation diurne. 

J'ai fait à ce sujet plusieurs tentatives infructueuses dont je me 
suis expliqué l'insuccès. 

G*est pendant l'été dernier seulement que je suis arrivé à 
imaginer un appareil propre à établir la démonstration si long- 
temps cherchée. 

Grâce à Taide ingénieuse et complètement dévouée de M. l'ingé- 
nieur Rounia, qui m'a fait Tamilié de monter cet appareil dans son 
atelier, avec les médiocres ressources qu'il avait à sa disposition, 
j'ai pu m'assurer, dès le 23 septembre, que le phénomène attendu 
concordait, d'une manière inespérée, avec mes formules et j'ai 
même publié cette constatation à la fin de mon travail intitulé : 
Trente-cinq années de travaux mathématiques et oatronomiqueB 
(Mem. della Pont. Acad. dei Nuovi Lincei, 1903). Le premier 
diagramme ci-joint reproduit la courbe obtenue le 23 septembre. 

Quelques heures d'observation suffisaient pour accuser des 
mouvements très réguliers, et absolument inexplicables]autrement 
que par la théorie du mouvement de ïécorce terrestre. 



(♦) Anvers, Schotrnans, 1855. 

Voir aussi : Notice nur les écrits d'Alphonse Belpaire concernant Us ripihiu 
à marée et sur les projHs qu'il a dressés pour V amélioration du Eupêi, pu 
M. Berger, publié dans les Annales des Travaux publics db Bkloiqui, U LII, 
Bruxelles, 18%, pp. 1-65. 



Une série d'observations, faites pendant plusieurs soirées du 
mois d'octobre, a donné des résultats identiques. 

Mais je tenais beaucoup à pouvoir poursuivre l'observation 
pendant une plus longue période, la théorie indiquant que ces 
mouvements doivent changer de sens après une fraction de jour 
0/4 à 1/3). 

Malheureusement, à proximité de l'atelier de M. Rouma, fonc- 



Heurti , 



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tionne pendant toute la journée une machine à vapeur; et il était 
à craindre que les trépidations qu'elle produit vinssent vicier les 
observations. 

Nous avons donc dû prendre nos mesures en vue de réaliser 
celles-ci un dimanche. Mais l'atelier devait être converti en 
chambre noire. Les observations, commencées le 24 octobre de 
20 h. à 24 h., n'ont pu être reprises le dimanche 25 qu'à 10 h , et 
même la première valeur obtenue a dû être rejetée à raison d'un 
léger accident survenu dans l'appareil. 

Elles ont été poursuivies de 1 1 h. à 24 h. 



— y« — 



Dans le diagramme ci-joint, les points isolés sont directement 
fournis par les lectures. Je les ai reliés par une courbe en Irait 
plein. La courbe pointillée a été tracée par estime. 

Les heures sont comptées sur la ligne des abcisses; les lectures, 
en millimètres, avec un agrandissement de 76, sur celles des 
ordonnées. 

Je ne décrirai pas l'appareil sommaire dont nous avons fait 

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usage, me réservant d'en construire un autre qui permette l'enre- 
gistrement photographique continu du phénomène, et la détermi- 
nation purement physique des constantes de la nutation diurne; il 
me suffira pour le moment de dire que les seules actions qui 
interviennent dans la production de ce phénomène sont celles de 
la gravité et de l'inertie, jointes à la libration de l'écorce 
terrestre (*), sans que personne agisse en rien sur l'appareil. 

M. Mansion fait enfin la comnmnication suivante Sur la loi des 
grands nombres de Poisson, 



{*) Voir Théorie des mouveniints diurne^ aunuel et séculaire de Vaxê du 
monde, 2« partie, p. 61, Bruxelles ISSi. 



-* T3 -^ 

1. Bertrand^ Bknaymêj Mmjer et Czuber sur la Loi des grands 
NOMBUEs de Poissotu La /'>/ des grands Hombres exposée par Poisson 
dans ses Recherches sur la probabiUU des jugements en matière 
cimleet criminelle (Paris, Bachelier, 1837) (♦) a été vivement criti- 
quée par Bertrand et Bîenaymé. 

'• Lorsque la probabilité iVnn événement est variable d'une 
épreuve à Tautre, dit Bertrand {Calcul des probabilités^ Paris, 
Gauthier-Villars et fils, 1889^ p. 94)» le tliéorème de Bernoulli 
n'est plus applicable. La généralisation proposée par Poisson sous 
le nom de loi des grands nombres manque non seulement de 
rigueur, mais de précision. Les eondîlions supposées dans l'énoncé 
échappent par le vague à toute appréciation mathématique. , 
Poisson, dit-il ailleurs (p. XXXII), " a, à peu près seul, Je crois, 
attaché une grande importance ^ à sa découverte • qui se 
distingue bien peu des lois connues du hasard „, 

Bienaymé a lu à TAcadémie des Sciences morales et politiques 
le 10 février 1855, et publié en 1870 (Paris, Anger) une note 
pédantesque de 12 pages in-8°, intitulée : Sur un jyrineipe que 
M. Poisson amit cru découvrir et qui! amtt appelé Loi des grands 
NOMBRES. Poisson, suivant Bienaymé, '* a simplement démontré le 
théorème de Jacques Bernoulli dans l'hypothèse où ia probabilité 
constante est la valeur moyenne d'un ensemble de probabilités 
variables qui peuvent s'offrir toutes à toutes les épreuves : hypo- 
thèse si évidente qu'il n'est pas nécessaire de la démontrer „ (p. 9), 
* L'identité d'une probabilité constante et de la probabilité 
moyenne d'un certain nombre de probabilités qui peuvent régir 
une épreuve quelconque, avait paru jusqu'à ces derniers temps 
d'une évidence complète. C'est même ainsi que Jacques Bernoulli 
a entendu sa probabilité unique. On peut s*en assurer en lisant ce 
quil en a dit dans le préambule de f on théorème „ (p* 6-7). 



(•) Voir surtout le Prénmbuîe Je rouvrage, pp. 7 à 29, '29, ch. II, n" 52 à 62, 
pp, 138461 et le ch. IV tout entier, pp. 246-317. L'ouvrage de Poisson a été 
traduit en allemand pur C. H* Schnuse sous le litre : Lehrbueh der Wahrêchein- 
HchkeiisrechnHwj und deren wiehsUgsien Anivendutigen, Braunschweig, 
Meyer, 1841» Le traducteur a ajouté à Torigintil la tmductioD d*un mémoire de 
Poisson sur lu probabilité des césultatâ des observations, puis d'autres supplé- 
ments sur Tespéranee morale, le calcul des rentes viagères et des assuraoces 
aur la rie. 




-T-«- 



Les deux géomètres qui, dans le dernier demi-sîècle, ont étudié 
le plus minutieusement, dans toute son étendue, le calcul des 
probabilités, A. Meyer et Czuber, ne jugent pas aussi durement les 
recherches de Poisson* 

A. Meyer {Cours de miad des probabilités publié par Foliê^ 
Bruxelles, Hayez, 1874; ou 2« série, t* IV des Métnoireu de la Société 
royale des Sciences de Liège, voir pp. 95-1 15) reproduit sans la criti- 
quer la démonstration de Poisson. 

Czuber analyse les recherches de Poisson dans son savant 
ouvrage : Die Entwicklung der Wahrscheinlichkeitstheorie und 
ihrer Anwendungen (Leipzig, Teubner, 1899, dans le 7* JahreS" 
bericht der Deutscken Mathematiker-Vereinigung; voir §§34-36, 
pp. 78-87) et en reproduit la partie essentielle dans son traité 
didactique récent (Wahrscheinligkeiisrechnung, Leipzig, Teubner, 
1903; voir §§82-88, pp. 120-138). Tout en reconnaissant avec 
Bienaymé et Bertrand que souvent la loi de^ grands nombres se 
confond avec le théorème de Bernoulli, il fait observer qu'elle ne 
conduit pas à la même valeur pour les écarts maxima qui peuvent 
se produire dans le cas d'un grand nombre d'épreuves (voir § 87, 
pp. 133-136). 

2, Objet de la présente note. Dans les applications du calcul 
des probabilités aux sciences d^observation, on ne peut presque 
jamais appliquer directement le théorème de Benioulli, mérne en 
y regardant la probabilité constante de révënement simple consi- 
déré, comme une probabililé moyenne déduite d'épreuves anté- 
rieures. On sait, en effet, que cette probabilité moyenne est 
elle-même variable dans des limites plus ou moins étendues 
suivant le genre d'événements considéré et c*est à cause de cette 
circonstance que les limites des écarts sont parfois très diflférentes 
pour un même nombre d'épreuves et pour une même probabilité 
moyenne absolue de Tévénement simple étudié. 

Nous avons essayé de tenir compte de la variabilité de la pro- 
habilité moyenne et d'établir rigoureusement la loi des grands \ 
nombres, dans une note publiée dans les Bulletins de l'âcadéiiis 
ROYALE DE BELGIQUE (janvier 1893, 3" série, t, XXV, pp. 11-13); 
malheureusement, dans nos formules finales, entre un nombre k 
qui ne peut être déterminé avec précision et nous nous appuyons 
sur une formule relative au théorème de Bernoulli qui est insuffi- 
samment démontrée. 



- y» - 

Dans la présente note, nous évitons la considération de ce 
nombre k et nous nous appuyons sur une démonstration complète 
du théorème de Bernoulli que nous avons publiée dans les Annales 
DE LA Société scisNTiFiQaE de Bruxelles (1902, t XXVI, 2* partie, 
pp. 191.205). 

3. Lemme. Posons 

1> + 2 = Il i^i + ?i — 1, l>t + ît •=- 1> 

|Li et T étant constants, /, Z^ l^ des fractions inférieures respecti- 
vement à p et ^1 Pi et g'i, jOj et q^. 

L'expression p — l croît ou décroît en même temps que p, 
comme on le voit, en écrivant 

L'expression p + ^ croît aussi avec p. Car 
p + l==\ ^ (î-0. 

Or, si j? croît, y = 1 — p et, par suite, q — l décroît ; donc p + l 
croît. 
Il résulte de là que Ton a 

Px—h^P — l-^Pt — h^ Pi+h^P + l^Pt + h 
et aussi 

\^ (Pi — ^) ^ M (p — ^ M (l>2 — lt\ 
\^{Px + h)^Vi{p + l)^\i(Pr + h\ 
Par suite, lorsque p varie de p^ à p,, V intervalle 

[M(i)-/), M(i) + 0] 



est toujours compris dans Vintervalle I plus grand 

[^ (Pi - 'i), M {P^ + hM 

4. Rappel du théorème de BernouUi, Nous avons démontré le 
théorème de Bernoulli sous la forme suivante : La probabilité que 
le nombre m de répétitions d'un événement A de probabilité con- 
stante/?, sur \x épreuves, est compris dans l'intervalle [m Cp — /), 
M (P + 0] surpasse la quantité 



2 Ç^ 



e-^^dt — 



moyennant ces conditions : 1° /> \ r/; 2° Z^^^; 3° )i est au 
moins égal à 10 et à ^ ; ^'^ T \l^i == l \/^. 
La probabilité dont il est question surpassera à fortiori. 



= — i 

» Il 



e'^'dt — 



2 C -f' .. 3 



V^WV/a 



si Psîa 6st le plus petit des produits />//i, p.,q^ définis au n® 3, si l 
est inférieur à la plus petite des quantités ^p^^ ^71, ^p,, 5 j,; 

enfin, si jli est au moins égal à 10 et à la plus grande des quantités 

(l:pî), (l:?ÎUt:i>IUl:# 

La probabilité que le nombre des répétitions m de Tévéne- 
ment A, sur jli épreuves, sera compris dans l'intervalle I, plus 
grand que [jli (p^ — Z^), \i (/>o + 'j)J surpassera évidemment P, 
ou sera de la forme P + et» ci étant une quantité positive. 

5. Loi des grands nombres. Supposons qu'un certain événe- 
ment A soit soumis ainsi que son contraire, à \x épreuves répétées, 
A; fois dans des circonstances qui font prendre successivement à 
sa probabilité p, k valeurs différentes, dont chacune est au moins 
égale à />,, au plus égale kp,,. 

D'après ce qui précède, dans chacune de ces séries de jli épreuves, 
la probabilité que le nombre m de répétitions de F événement sera corn- 
pris dans Vintervalle 1 est de la l'orme P + a, a étant positif, et, 
par suite, surpasse P, 



^ '1^ - 

C'est, au fond, dans ce théorème que consiste la loi des grands 
nombres. 

Il diffère du théorème de BernouUi en ce que rinlervalle I est 
plus grand et l'expression P est plus petite que sïp était constant, 
mais il est démontré avec la même rigueur et a la même valeur 
objective. 

Une note de M. Mansion relative à un ihèorème de la théorie 
des fonctions ellipfiqms est renvoyée à une session ultérieure, 
l'auteur n^étant pas parvenu à établir ce théorème dans toute sa 
généralité. 



OflifxrèntB sactfon 



La section se réunit au Lahoratoirc de Physique du Collège 
Notre-Dame de la Paix. 

M. Tabbé de Moyiick, professeur à l'Université de Louvain, 
expose des recherches Sur Vépuratton ékclHqne des diélectriques 
liquides. Voici le résumé de cette conHimnicaiion. 

Les liquides qui conduisent mal réleclricilé, comme le benzène, 
le toluène, etc., présentent, au point de vue de leur résistance 
électrique, plusieurs singularités. 

Celle dont nous allons nous occuper, consiste en ce que leur 
conductibilité électrique ne paraît pas être constante; elle semble 
diminuer sou5 l'action du courtmt, à tel point qu*on peut de cette 
manière provoquer une * épuration électrique „ du liquide, comme 
le tnonlra H. Hertz (*} pour le benzène. 

Warburg {**) a proposé une explication de ce phénomène. Il 
considère la conductibilité de ces liquides comme produite, en 
majeure partie, par des traces d'électrolytes qui s*y trouvent 
dissous, et il monlrc comment, par le passage du courant, ces 
substances dissoutes disparaissent eidre les électrodes. Il voit 



(*) WfED, Ann., XX, r L 

(•*) WlED, AfîN., LIV, i.x;u. IK 6m. 




oras 



dans ce mécanisme une iiiélhode d'épuration électrique 
pelle à ce sujet rexpérience décrite par Hertz. 

Il ne sera pas inutile de remarquer que nous n'entendoni 
pas parler ici de l'épuration électrique comme la pratique 
W. Spring (*) dans le but d'obtenir des liquides * optiquemeol 
vides ^ qui, traversés par un faisceau lumineux puissant, ne 
montrent pas de trace de lumière. Pour atteindre ce but, il faul 
enlever du liquide les particules suspendues et non les cori 
dissous* 

Une autre explication de la conductibilité éleclrique des lîquîi 
diélectriques est proposée par Egon von Schweîdler (**), qui croît 
trouver une ressemblance entre les propriétés de ces substances 
et celles des gaz ionisés* Mesurant la chute de potentiel entre deux 
électrodes en zinc juxtaposées dans du toluène, il croit pouvoir 
conclure qu'il existe dans ce liquide des charges électriques libres, 
positives et négatives, tout à fait analogues à celles qu'on admet 
dans les gaz ionisés. 

En présence de ces deux opinions, nous avons cru intéressant 
de reprendre expérimentalement l'étude de ce phénomène, mais 
nous Tavons fait par une méthode différente de celle de von 
Scbweidier. fl 

Car, comme nous ne nous proposions pas de mesurer exni 
tement la résistance électrique, mais plutôt d'observer rapidement 
ses variations, nous avons abandonné la méthode électromé- 
trique, longue et délicate, pour recourir à la méthode du galvano- 
mètre. La disposition des appareils était d'ailleurs fort simple : le 
courant d'une douzaine de piles Leclanché ou d'une batterie 
d'accumulateurs traversait un galvanomètre très sensible, du 
système Deprez-d'Arsonval, et le toluène que nous voulions 
examiner. Ce liquide était versé dans une cuve plate, où reposaient 
deux électrodes épaisses, en laiton doré (plus lard simplement 
poli) de 20 X 20 cm, de surface, horizontales et maintenues, par 
de menus fragments de verre, à une distance de 1,9 ou de 0,85 mm. 
On s'assurait, avant chaque expérience, que la conductibilité de 
ces fragments de verre était négligeable vis-à-vis de celle du 



(*) Bull. ac. boy. Bklg., 1889, p, 174. 
r*) AwN. DUR Phtsïk, IV. 1901, p. 307. 



If9 



liquide. Ensuite on versait le toluène, on fermait le circuit, et on 
lisait la déviation accusée par le galvanomètre. 

Un grand nombre de mesures furent ainsi faites, mais comme il 
est inutile de les détailler Je me contenterai d'indiquer les résultats 
généraux de chaque série. 

Une première série d'expériences fut faite avec des électrodes 
dorées. 

Un premier échantillon de toluène accuse une conductibilité 
initiale assez élevée. Le courant électrique Tépure, c'est-à-dire 
augmente sa résistance; le simple repos entre les électrodes, sans 
passage du courant, semble Tépurer aussi. Le repos en vase clos 
augmente la conductibilité. Le courant produit en outre un phéno- 
mène analogue à une polarisation^ peu prononcée d'ailleurs, des 
électrodes. 

De Tair, de Thydrogène, de Tazote, barbotant dans le liquide, 
n'ont pas d'autre effet que de détruire momentanément, sans 
doute par l'agitation qu'ils produisent, celte polarisation. Deux 
gaz ont une action très reoiarquable : l'anhydride carbonique, 
desséché, provoque une gi'aade augmentation de conductibilité, 
que Tanhydride sulfureux détruit complètement, alors que Tair, 
l'azote, r hydrogène ne produisaient aucun changement. 

Un autre échantillon du même liquide a une conductibilité 
pratiquement nulle, qui ne varie pas quand on y fait passer, à 
plusieurs reprises, de Tair, de Thydiogène, de la vapeur d'eau, ou 
quand on remplace les électrodes en laiton par des électrodes en 
zinc. 

Un autre échantillon encore a une conduclibilité pratiquement 
nulle, qui n'est pas altérée par un courant prolongé d'air sec ou 
humide, d air chargé de poussières, d'hydrogène sec ou humide. 

Enfin un dernier échantillon de toluène, distillé et examiné 
après plusieurs jours de repos, a encore une conductibilité sensi- 
blement nulle. Un courant d'air, d^hydrogène, de CUj, de SO... 
n'ont pas d'autre effet que d'enlever momenlanémeut la légère 
polarisation qui se produit toujours aux électrodes. 

Les expériences suivantes furent faites avec des électrodes en 
laiton, non dorées. 

Dans une première expérience le toluène présente une certaine 
conductibilité, qui est rapidement détruite par le courant. 




— ma - 

Un second échantillon a une conductibilité initiale assez consi- 
dérable; le simple repos entre les électrodes l'épure, et celte 
épuration n'est pas sensiblement accélérée par le courant. 

Un troisième échantillon a une conductibilité assez considérable, 
qui augmente par le simple repos entre les électrodes. Après 
fermeture du courant cette augmentation continue et cela avec la 
même vitesse, quel que soit le voltage employé (13, 45 ou 70 volts) : 
donc le courant n'épuro pas le liquide et d'aulre part n augmente 
pas non plus sa conductibilité. Si ce même toluène repose dans un 
récipient où il n'est pas en contact avec les éleclrodes, sa conduc- 
tibilité diminue. Entlo un dernier échantillon de toluène produit 
une déviation très faible; le repos en vase clos augmente légère- 
ment sa conductibilité; le courant lepure, en produisant une 
légère polarisation; Tagilation du liquide, le passage d'un courant 
d'air, de CO,., de SO^, n'ont pas d'autre effet que de dépolariser 
momentanément les électrodes. 

Les résultats des expériences précédentes sont si irréguliers 
qu'il paraît impossible d'en dégager une conclusion bien certaine 
sur la nature de l'épuration électrique. Cependant il semble que 
cette irrégularité tnéme constitue un argoment en défaveur de 
l'opinion de von Schweidler; et la conductibilité de ces liquides 
paraît relever plutôt d'impuretés, connue te pense Warburg* 
L'action des gaz barbotant dans le liquide, nolaiument de l'anhy- 
dride carbonique et de Tanhydride sulfureux, si différente dans des 
conditions en apparence identiques, semble porter à la même 
conclusion. 

Si dans quelques-unes des expériences relatées Tépuration 
électrique ne se produisit pas et si Taction du courant fut insen- 
sible* il faut remarquer que cela fut observé avec des électrodes 
non dorées : or, comme je Tai fait ressortir, ces électrodes semblent 
exercer une influence sur la conductibilité, probablement par une 
action chimique sur les traces d'impuretés contenues dans le 
liquide; en etïet, cette action ne fut pas toujours la même ; quel- 
quefois elle épurait, une autre fois elle produisit l'effet conlraîre. 
C'est sans doute cette influence des électrodes qui masque dans 
ces cas le phénomène de l'épuration. 

Amené par les considérations qui précèdent à regarder la 
conductibilité du toluène connue produite en grande partie par 




^ «1 - 



des impuretés, j*ai voulu rechercher si on ne pourrait pas provo- 
quer une augmentation de conductibilité en rendant systématique- 
ment le liquide impur» par exemple par une dissolution de gaz, de 
divers solides ou liquides. 

L'influence des gaz a déjà été exposée : on a vu que deux gaz 
seulement ont produit une variation marquée de la conductibilité, 
mais cet effet ne s^est pas reproduit dans d'autres essais : on peut 
donc conclure que Sa dissolution des gaz rlans le toluène n'exerce 
pas d'influence notable sur sa conductibilité: cela s'applique à 
H, 0, Az, SOj, air, et même à GO^ qui, comme on sait, modifie 
notablement la conductibilité de l'eau distillée. 

Quant à l'influence d'autres substances, j ai mélangé au toluène 
diverses substances solides ou liquides, électrolytes et non-électro- 
lytes. Le résultat fut que la plupart de ces substances n'altèrent 
pas la résistance éleclrique: il en est ainsi notamment des corps 
suivants ; acétone, salol, IhymoK iodure mercurique, chlorure de 
potassium, iodure de potassium, iodure de cadmium. Ceci est 
d'accord avec les résultats trouvés d'après upe autre méthode par 
di Cioramo (*). Une substance produisit un efifet très remarquable : 
dans un échantillon de toluène, de conductibilité pratiquement 
nulle, ou dissout quelques grammes d*hydrate de cbloral : aussitôt 
se manifeste une conductibilité très grande, avec une polarisa- 
tion notable des électrodes. Après l'expérience on constate que 
celles-ci (en laiton simplement poli, comme dans les expériences 
avec l'acétone et les autres corps solides et liquides) sont cou- 
vertes d'un léger dépôt solide, soluble dans Feau. Le cbloral 
anhydre seul ou leao distillée seule produisent séparément une 
certaine augmentation de conductibilité maïs : 1" elle n'est pas 
brusque : avec l'eau distillée p. e., elle ne se manifeste pas immé- 
diatement, mais au bout d*un certain temps assez notable; et 
augmente progressivement avec le temps; 2" elle est beaucoup 
moindre que celle donnée par l'hydrate; il faut donc attribuer 
l'augmentation donnée par l'hydrate de cbloral à ce corps comme 
tel, et non à l'eau ou au chloral anhydre qu'il renferme. Dans une 
précédente communication {**), j'ai montré que les solutions 

k(*) Phïsik. Zeitschr, t. Iir. p. 291 ,1903, 
(*♦) AnN. ©E Là Soc. SCÏKNTIF. L. XXVII, p. 186, I9U3. 
XXVI II, 6 
I 



- »» - 

aqueuses et alcooliques de Thydrate de chloral présentent, outre 
le phénomène de Taugmentation de conductibilité, une électrolyse 
bien nette, qui, provisoirement, semble devoir être attribuée à des 
traces de corps étrangers, p. e. d'acide chlorhydrique, que le 
courant décompose et qui réagissent sur le liquide. Dans le cas 
présent — hydrate en solution dans le toluène — il ne se produit 
pas d'électrolyse visible, mais toutes les circonstances semblent 
indiquer qu'ici encore l'augmentation de conductibilité peut 
s'expliquer par des phénomènes de décomposition électrolytique 
d'impuretés. 

D'autre part, une solution aqueuse de sulfate de sodium, agitée 
avec du toluène, produit une conductibilité très grande aussi, avec 
polarisation des électrodes et dépôt sur celles-ci : dès lors l'expli- 
cation donnée pour l'hydrate devient probable aussi pour la solu- 
tion de sulfate de sodium, et encore pour l'eau distillée et le 
chloral anhydre, et ces expériences aussi semblent apporter un 
argument considérable en faveur de la théorie de Warburg. 

Je dois ajouter que Egon von Schweidler, dans une communica- 
tion à l'Académie de Vienne, publiée pendant que le présent 
travail s'achevait, revient sur son interprétation pour en diminuer 
la portée. 

En résumé, sans décider entre les deux explications de Warburg 
et de von Schweidler exposées au début, les expériences ici 
décrites semblent apporter des arguments sérieux aux idées de 
Warburg. En outre, elles montrent par les détails de chaque obser- 
vation, qu'il s'agit ici d'un phénomène très complexe; si l'opinion 
de Warburg paraît la plus juste, 11 se peut qu'elle ne donne pas 
encore l'explicalion de tous les phénomènes, et que d'autres 
principes et d'autres observations, p. e. celle de Branly sur la 
variation de la résistance des liquides en couches minces, celle de 
Curie sur l'influence des rayons X sur la conductibilité devront la 
compléter et l'achever. 

Le P. V. SchalVi^rs, S. J., fait part des observations suivantes Sur 
les mucliiues Wlmshursf et Bonetti, 

J'ai signalé on 189t une modilication do ces deux machines et, 
en général, de tontes colles dites du second genre, par laquelle le 
débit devait être doublé. Dans un certain nombre de cas j'ai 



93 



obtenu effectivement ce rendement supérieur : mais il ne s'est pas 
manifesté d'une manière constante; et, au moment de publier mon 
mémoire sur la théorie des machines à influence, je n'avais pu 
déterminer encore les conditions précises où l'on doit se mettre 
•pour l'observer à coup sûr. De plus, certaines singularités s'étaient 
rencontrées dans le cours de ces essais, et n'avaient pu recevoir 
d'explication suffisante* 

Ayant repris dernièrement cette étude, je crois être en mesure 
aujourd'hui de donner une solution à ces difficultés. Je rappelle 
que la modification suggérée par moi consiste essentiellement à 




décaler les deux branches du fer à cheval des collecteurs. On peut 
se contenter de cela, ou bien on peut en outre échanger les positions 
des peignes et des balais, c'est-à-dire mettre les peignes sur les 
conducteurs diamétraux et les balais sur les collecteurs (*). 

Or, dans le premier cas, on ne peut pas arriver pratiquement au 
rendement double prévu par la théorie, parce que les peignes ne 
chargent pas les plateaux au potentiel correspondant à l'induction 
qu'ils subissent, mais à un potentiel notablement moindre. On sait 
en effet, aujourd'hui, que le " pouvoir des pointes » a souvent été 
considérablement exagéré par les auteurs anciens et qu en réalité 



(*) Essai sur la théorie des machines électriques à influence. Annales de la 
Sociéré SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES, XX II» année, 1897-1898. La figure reproduite 
ici est la fig. 18, p. 66 de ce mémoire. 



Técoulement s'arrête pour des différences de potentiel très 
éloignées de zéro. 

Le rendement ne serait doublé que si les pointes égalisaient 
rigoureusement les potentiels, ce qui est irréalisable. C'est une 
limite, dont on pourra approcher à peu près d'autant qu'on le * 
voudra en augmentant l'acuité des pointes et diminuant leurs 
distances aux plateaux. Ce réglage a donc ici une importance plus 
grande que dans les machines ordinaires, où le fonctionnement 
des fers à cheval produit toujours une quantité d'électricité sensi- 
blement équivalente à celle qui rendrait les plateaux neutres, 
parce que les deux branches qui embrassent les plateaux 
constituent plus ou moins parfaitement un conducteur fermé, à 
l'intérieur duquel l'électricité doit se décharger, d'après le principe 
de Faraday. En employant des pointes aussi fines que possible, et 
placées très près des plateaux, on peut donc, sur la machine 
modifiée, obtenir des résultats supérieurs à ceux que j'ai obtenus 
autrefois sans tenir compte de cette nécessité et qui ne dépassaient 
que d'assez peu ceux des machines ordinaires. 

En échangeant maintenant les peignes et les balais nous 
obtenons au contraire une forme de la machine qui a donné 
franchement le rendement double prévu par la théorie, du moins 
pour certaines longueurs d'étincelle et, dans tous les cas, un 
accroissement considérable (*). C'est qu'en effet les plateaux sont 
ici au contact des balais de recharge et, par conséquent, peuvent 
prendre le plein potentiel que comportent les conditions de 
l'induction. Seulement ce sont les conducteurs diamétraux, cette 
fois, qui ne peuvent communiquer aux plateaux la totalité du 
potentiel qui leur convient, d'où il résulte qu'ils ne commencent 
à être efficaces que lorsque la charge de la machine atteint une 
certaine valeur. Si cette valeur se trouve être supérieure à celle 
qui permet la marche régulière sans conducteurs diamétraux, 
il en résultera que sur une pareille machine on aura un 
fonctionnement très abondant et sans renversements pour des 
étincelles courtes, des inversions constantes pour certaines 



(*) Cet accroissement est un peu moindre sur la machine Bonetti, parce que 
le trop grand rapprochement des organes ne permet i^as de placer des balais 
aussi près de Taxe. 



^ mu - 



longueurs moyennes, puis encore une marche normale pour toute 
longueur d'étincelle supérieure à la valeur critique. C'est ce que 
j'avais constaté autrefois sans réussir à en pénétrer la cause. Une 
fois celle-ci découverte, le remède est tout indiqué. Il faut que les 
peignes des conducteurs diamétraux soient le plus efticaces 
possibles, c'est-à-dire que leur distance au plateau doit être réduite 
au minimum, et leurs pointes bien aiguisées. Si ces conditions sont 
mal remplies on n*aura pas nécessairement des inversions, tant 
qu'on ne s'en éloigne pas trop^ mais un affaiblissement du débit 
pour !es longueurs d'étincelle où les inversions se produiraient si 
on s'en écartait davantage. Sur une machine Wimshurst, une ou 
deux pointes tlnes suffîseot aux extrémilés des conducteurs dia- 
métraux; avec des plateaux sans secteurs il en faut une rangée 
complète couvrant toute la zone chargée. 

Gette forme de la machine présente encore des particularités 
remarquables au point de vue de l'amorçage. D'abord elle ne 
s'amorce pas et ne peut pas s'amorcer spontanément en présence 
de ses conducteurs diamétraux. On voit en effet sur le schéma que 
les charges produites sous un des balais iraient tout simpleineut 
se faire neutraliser aux pointe? des conducteurs diamétraux, avant 
d'avoir agi par inllueoce sur le plateau opposé (*), Il en est de 
même, et pour la même raison, quand on veut met Ire la machine 
en activité au moyen d'une autre^ si Ton se borne à charger une 
seule des bouteilles de Leyde, par les collecteurs, par exemple. 
Mais on réussit assez facilement si Ton charge les deux bouteilles 
ou les deux collecteurs en sens contraires. C'est une complication. 
Si l'on veut y échapper, on devra ou bien isoler ou bien enlever les 
conducteurs diamétraux. L'amorçage se fera alors ou par charge 
directe d'un collecteur, ou par influence sur une de ses branches. 

Le P. Lucas, S- J., secrétaire, donne lecture du rapport suivant 
de M, Delemer sur le mémoire de M. Willame intitulé : La capacité 
uniformément répariiH, 

Le mémoire de M. Willame a pour but d'étudier l'intensité du 
courant électrique et la valeur du potentiel aux divers points de 

(^) Ce fait vient à Tappui dé Thypotlièfe que fa charge spontanée est due au 
frottement. 



deux fils parallèles AB, CD, formant par le fait même de leur 
disposition une capacité électrique répartie sur toute leur lon- 
gueur. Entre A et C se trouve une f. e. m. variable. 

A c c j 



■fî 

JPJ IH 



Soit € la diflférence de potentiel entre deux points en face l'un 
de l'autre tels que E, pris sur le premier fil, et F, sur le second ; soit 
i l'intensité du courant en un point quelconque E de AB; i et e sont 
fonctions de x et du temps L 

Appelons r, L et c les résistances, coefficient de self et capacité 
du fil par unité de longueur. 

Sir William Thomson a établi les équations aux dérivées par- 
tielles. 

bH r . , b\be 



hH ( . , b\bi 



Soit l'o et E l'intensité en A et la /*. e. m. entre A et C; i^ et E sont 
les valeurs de i et € correspondant à a; = 0. 

M. Willame, se basant sur les diverses équations de Sir 
W. Thomson, notamment sur les équations précédentes, en tire 
des équations simplement diflférentielles, mais à un nombre infini 
de termes. 

Soit / la longueur AB d un des fils. Quand le point B est réuni 
au point D, la différence de potentiel e est nulle pour a? =» /. Dans 
ce cas l'équation différentielle qui détermine i^ est : 

■=-'('+''^)'.+a('+^^)f 



1.4.3 V ■ dtj dt 



-^ HT — 

L'auteur fait observer que la solution de cette équation peut 
être considérée comme composée de deux termes : le premier 
terme est li, solution générale de Téquation privée de second 
membre, c'est-à-dire en faisant abstraction des termes connus 
contenant E et ses dérivées; le second terme est Iq, solution 
particulière de l'équation avec second membre. 

M. Willame admet que la solution particulière Iq est la même 
pour le régime variable dont il s'agit que pour le régime per- 
manent. Cette partie de la démonstration demanderait à être un 
peu développée pour que la clarté fût complète. 

M. Willame recherche ensuite io en intégrant par une méthode 
élégante l'équation d'ordre infini en Iq ; i^ une fois trouvé, on passe 
aux valeurs générales de i et de e pour lesquelles on obtient 



piix 



i = I + I(A6-P'' + Be-P*0 cos^. 

Pi et P2 sont des constantes fonctions de Z, r, L, c. 

L'auteur discute ensuite les résultats et trouve entre autres 
conséquences intéressantes que, le plus généralement, dans le cas 
de la capacité uniformément répartie, il n'y a pas charge ou 
décharge oscillante sinusoïdale simple, mais l'oscillation fonda- 
mentale est accompagnée d'un très grand nombre d'harmoniques. 

Le mémoire est original et mérite l'impression dans les Annales 
de la Société. 

M. Witz, second rapporteur, se rallie aux conclusions de 
M. Delemer. La section décide que le rapport de M. Delemer sera 
communiqué à M. Willame avec prière d'ajouter à son mémoire le 
complément que souhaite le rapporteur ; elle vote l'impression du 
travail complété aux Annales. 

Le P. Schaflfers, après avoir rappelé les propriétés essentielles 
des courants oscillants, présente à la section les appareils de Seibt 
et réalise les expériences auxquelles ils se prêtent pour la démons- 
tration intuitive des ondes électriques. 



- mm — 

M. KrnesL Gérard, inspecteur général au ministère des chemins 
de fer» enlrelienl la section des essais de traction électrique à 
grande vitesse qui vienncnU d'avoir lieu entre Marienfeld et Zossen 
(Prusse) et auxquels il a assisté. 

Le P. SchalTers présente aux membres de la section fe spintha- 
riscope de Ci'ookes. 



Troilïftme section 



Le 8 octobre 1903, la troisième section a visité, sous la direction 
de M, De Wildeman, le Jardin cofo?iiai de LatkeiL Voici au sujet 
de cet établissement, la notice que M. De Wildeman a bien voulu 
renieilre au secrétaire de la section. 

Le Jardin colonial de Laeken a été créé en 1900 par le Départe* 
ment des Finances de TÉtat du Congo, dont dépend le service de 
r Agriculture, Ce jardin n'est pas créé dans le but de présenter au 
public une exposition des plantes ornementales du Congo, il a une 
tout autre signification et surtout une grande importance pour 
la colonie elle-même. C'est en effet de ce jardin, qui comporte 
actuellement sept serres mais qui sera prochainement agrandi, 
que sont parties de nombreuses plantes de grande culture destinées 
aux jardins d'essais établis au Congo* Parmi ces plantes, il faut «'iter 
les plantes à gutla-percha dont on trouve encore de nombreux 
exemplaires dans les sen-es. Le jardin colonial est également très 
riche en plantes utiles du Congo, caféiers indigènes, etc*, qui 
peuvent servir de spécimens d'échange avec d'autres jardins 
botaniques. Mais ce n*est point là le seul but que le jardin 
colonial s'efforce d'atteindre; les ordres donnés par M. Arnold, 
Directeur du service de rAgriculture, et M. Kindt, chei des cultures, 
ont amené à Laeken un très grand nombre de plantes rares qui 
donnent une valeur inappréciable à cette collection. Parmi les 
plantes endémiques au Congo, et que Ton ne rencontre pas encore 
dans les jardins botaniques de TEurope, on peut citer les Encé* 
phularioB Lemarinefianus et LaureidiafiuSf deux très reniai' 
quables Cycadées trouvées : la première d'abord par le capitaine 
Lemarinel, puis par M. Laurent, retrouvée ensuite par Gentil, la 



1 



- «» - 

seconde bien plus bpile encore qne la première el récollée unique- 
ment par M* Gentil qui en a importé do nombreux pieds vivants et 
des graines qni tooles ont germé. Oii remarque également jiartnî 
les introductions de ces dernières année?, outres les Musa Amol- 
dinna et OiUefu, tlont il a déjà été question dans les comptes 
rendus de nos séances, quelques Fougères, parmi lesquelles 
VAsplentum LaureniU a feuilles de Ginkgo est des pSus curieux, et 
une belle série d'Orchidées, nouvelles pour la science, qui n'ont 
pas encore fleuri en Europe, mais ont pu être déterminées grâce 
aux spécimens d'herbier qui accompagnaient les plantes vivantes, 

A uoler aussi la très riche série de lianes laticifères, parmi 
lesquelles toutes les bonnes lianes à caoutchouc et celles qui pro- 
duisent UTie niasse résineuse sans uMlité. Les divers types de 
Kickria ou Fonfumia, dont un seul le F, elasfica fournit du bon 
caoutchouc, sont représentés en nombreux échantillons d'âge 
divers. 

La plupart des fonctionnaires qui sont engagés par FÉlat pour 
le service des cultures passent par le jardin qui est ainsi une 
sorte d*école où les futurs agronomes coloniaux peuvent déjà se 
familiariser avec la connaissance de la plupart des plantes utiles 
du Congo ou qni y ont été introduites, 

Cest une des créations les plus utiles de FÉtat, qui a lanl fait 
pour le développement de ragricultuie au Congo et, qui d'ailleurs, 
a déjà été bien récompensé par les brillants résultats obtenus. 

M, F. Meunier présente les rapports suivants sur deux mémoires 
de M. rabbélJ. KielTer: 

1*» Rfirherrhes Hur les Cccidomffies (jaiUrolefi, — Dans ce mémoire 
notre confrère dorme lesdiaguoses do plusieurs nouveaux pygmées 
de cette famille. Ses descriptions, faites avec soin, prouvent que 
cet entomologiste est passé maître dans Tétude ingrate et si diffl- 
cile des Gecidomyidae. 

Son travail présente cependant une lacune iconographique 
empêchant de reconnaître à coup sûr ces formes inédites — malgré 
la minutie des diagnoses — de celles éparsément décrites dans les 
revues depuis quelques années. Pour remédier à cet inconvénient, 
AL l'abbé J. J.Kieffer ferait, me semble-t-il, chose utile en se conlbr- 
mant aux règles votées par les congrès zoologiques demandant de 




- 1M> — 

reproduire intégralement, par le dessin, les formes nonveDes oa do 
moins leurs parties morphologiques les plus caractéristiques. 

Je demande à la section de voter l'impression des Rediercbes 
sur les Cecidomyidae gallicoles dans les Ahnales de la Société 
scientifique. 

youtMes Cécidomijies xylophiles. — Dans ce travail M. Fabbé 
J. J. Kieffer décrit un certain nombre de nouvelles espèces de 
diptères orthorapba de cette famille. Il fait quelques remarques au 
sujet d'un Cecidomyidae que j'avais désigné en 1901 (♦) ccmmie 
Miastor du succin et qu'il considère comme devant former nn 
nouveau genre. Dans le mémoire cité (loc. cit^ pp. 7 et 8), j'ai aussi 
rapproché un autre fossile de Campylomjrza formosa, Breroi qae 
notre collègue range dans le genre Porrycondyla Rondanî en 
s'appuyant sur le caractère des longueurs respectives des deux 
premiers articles tarsaux antérieurs qu'il n'est pas toujours aisé 
de reconnaître chez les formes fossiles. De plus, ces parties 
d'organes n'existent généralement que chez un très petit nombre 
d'individus, la fossilisation, comme c'est le cas pour les diptères 
Tipulidae, ayant souvent fait disparaître les membres antérieurs 
présentant des caractères très critères pour le classement des 
genres et des espèces. 

Je prie la section de voter la publication de ce mémoire d'ento- 
mologie systématique dans nos âxnales ainsi que de la planche 
qui l'accompagne. 

Le second commissaire, M. l'abbé M. Lefebvre, se rallie aux 
conclusions de M. Meunier. La section vote l'impression aux 
Ahhales des deux mémoires de M. Kieflfer. 

M. Denoôl présente à la section une carte et un tableau synap* 
tique des profils des sondages de la Campine, dressés en vue : 
I® de condenser dans une représentation graphique tous les 
renseignements fournis par les sondages et intéressants pour 
l'étude du terrain houiller; 2^ de mettre en évidence les caractères 
qui permettent de raccorder les divers faisceaux de couches de 
houille et d'arriver à des déductions probables sur l'allure strati* 
graphique du bassin. 

(♦) Akii. Soc Sodct., t. XXV, p. 9. 



^Saa^jKBe. 



7^ -(800)^ 



X^A^ ^VW^S^Ta^O^tA^ 




- f>l — 



Lesproflls sont dressés à Téchel le de 1 : 1000; ils ne comprennent 
que le terrain houiller; les strates sont représentées avec les incli- 
naisons qui ont été relevées dans les sondages ; des cotes indiquent 
la hauteur de l'orifice du sondage au-dessus du niveau de la mer, 
la profondeur à laqiielîe on a atteint le houiller, les diverses 
couches de houille et le fond du sondage. L'épaisseur des coudies 
de houille, le nombre de lits de charbon qui les composent, et la 
teneur en matières volatiles sont également renseignés. Ces profils 
sont groupés de gauche à droite dans Tordre où oo les rencontre 
en allant de Touest à Test, mais ils sont placés au tableau à des 
hauteurs différentes, suivant la position assignée dans Téchelle 
stratigraphique, aux terrains traversés. 

La carte, à l'échelle de 1 : 160000, renseigne : la position des 
sondages avec les cotes du terrain houiller et la profondeur totale, 
les courbes du niveau de la surface de contact des morts-terrains, 
le nombre et ralîure des couches de houille représentées pai* leurs 
traces sur un plan de comparaison, la teneur en matières vola- 
tiles des charbons. 

L'orienialion adoplée pour la représentation des couches de 
houille sur la carte est hypothétique au même titre que l'assimi- 
lation des différents groupes de couches dans le tableau synop- 
tique. La synonymie ou la superposition des couches de deux 
sondages voisins étant admise, le raccordement a été tracé en ne 
faisant intervenir que des ondulations des strates, sans recourir à 
rhypothèse de failles. Si Texistence de cassures est incontestable, 
il subsiste une trop grande part d'arbitraire dans les suppositions 
relatives à Torientation et à Timportance de tels dérangements, et 
it est préférable, en Tétat actuel de nos connaissances, d'en faire 
abstraction. 

La comparaison des sondages voisins repose sur IVnsemble 
des caractères stratigraphiques, notamment de la grandeur des 
stampes, de la richesse des faisceaux de couches exploitables^ de 
la composition et de la puissance des couches, de la teneur en 
matières volatiles des charbons, des recherches paléontologiques 
de MM. Renier et Fourmarier. 

En ce qui concerne la teneur en matières volatiles, il n'a été tenu 
compte que des analyses ofîectuées à Tinstitut Meurice par les 
soins de radmtnîstration des mines. Ces analyses, dont on trouvera 



— »1^ - 



le détail dans 1^ AxNàLEs des Mines de Belgique J. \1II, 4* livraison, 
ont élé faites toutes par le niêine procéiié, en éliminant les cause&j 
d'erreor dues ao ni»îlange du charbon avec d'aulros corps ramené 
par la soode, et on peut en considérer les résultats comme compa^ 
raMes, Les chiffres adoptés comme élémeiits de comparaison' 
pour letude des couches sont les teneurs en matières volatiles 
da charbon supposé pur de cendres et en ne considérant que 
tes prises d essai suffisamment propres. Il résulte de ces analyses 
que te plos grand nombre des sondages ont rencontré des couches 
de charbon à gnz ayant de 32 à 45 ^^'^ de matières volatiles et que 
dans la partie supérieure surtout, on n'observe pas de décrois- 
sance régulière du haut en bas dans les teneurs en gaz. 

Il est donc difficile de tracer une démarcation entre les diffé 
vents groupes; on ne peut notamment pas considérer comme! 
appartenant au même horizon les couches de houille tenant plus 
de 40 * û de matièi^s volatiles, la distribution de ces veines étant 
de toutes la plus irrégulière. En outre, des variations de teneurs 
eoDstalées dans les couches séparées par 1^ grandes stampes 
stérites qui constituent le meilleur horizon dans la partie înférîeurej 
du bassin, de Taugmentatton progressive du nombre des couche 
à gax, des enseignements apportés par Télude des fossiles, on 
doit conclure à une an^menlation de la teneur en matières vola- 
tiles des couches dans la direction de Test à Touest. 

Aucun des élénients de comparaison fournis par les sondageà 
ne présente de certitude absolue et, snuf de rares exceptions, il ne 
se manifeste dans deux sondages voisins ni une telle similitude ni 
une telle différence que le classement puisse se faire sans hésita- 
tkNi. Mais si Ton tient con>pte de In pente des strates et des rela- 
Ikms de position dun groupe de sotidages, si Ton fait des coupes 
T^icales dans plusieurs dii'ectîons, on est amené» pour éviter des 
eontradictions, à éliminer des solutions qui au premier abor 
paraissaient ailmissibles. Telle v^i la nielhode qui a été suivie ( 
dont résulte le rticcordemenl proposé* 

La partie actuellement reconnue du ba^ssin houiller du nord de 
la Belgique compremlrait tM) mètre?» de terrains répartis comme 
suit de haut en bas : 

l" 500 mètres renfermant \> n>uôhe« exploitables, matières 
TOlaliles 35 à 40 "\^ ridie«î5:e en charlH>n J,6 ^\., rtHHinnus dans les 



&2i 



sondages n° 50, 10, 19 et 30, tous situés dans la partie nord du 
bassin et recouverts par près de 000 mètres de morts- terrains. 

2° 450 mètres renfermant 25 à 30 couches exploitables ; c'est la 
partie la plus riche du bassin^ la proporlïon de charbon est en 
moyenne de 3,5 pour 100 mètres de terrain traversé; elle atteint 
jusque 6 % dans la partie inférieure où Ton a rencontré une 
dizaine de couches sur une hauteur de 150 rnétres. La teneur en 
matières volatites varie de M à 34 *^'/o dans la vallée de la Meuse, 
mais elle augmente progressivement vers l'ouest et à la limite de 
la province d'Anvers, elle s'élève jusque 30"|o dans les veines infé- 
rieures, 

3*^ 200 mètres avec 5 couches exploitables et 2,3 «lo de charbon; la 
teneur en matières volaliles varie entre 18 et 25 ""U à l'est, et entre 
23 et 30 ^/o a Touest. Ce faisceau est suivi immédiatement d*une 
grande stampe stérile de ItiO â 200 mètre? qui constitue, comme il 
a été dit, un horizon ^(éologique de la i>artic inférieure du bassin, 

4^' En dessous de cette grande slauipe, se trouve un groupe de 
3 ou 4 couches suivi d'une nouvelle stampe stérile de 100 à 
140 mètres d'épaisseur, en dessous de laquelle on n'a phis recoupé 
que des couches minces ou des veinettes.L épaisseur reconnue de ce 
faisceau auquel appartiennent tous les sondages de la province 
d* Anvers et les sondages les plus méridionaux pratiqués dans la 
province de Linubourg est d'environ 450 mètres; la proportion de 
charbon exploitable n'est que 1,1 '*/„. La teneur en matières vola- 
tiles passe 12 à 24 o/o. 

Ces groupements coïncident en parlio avec les 5 zones fossili- 
fères décrites par MAL Renier et Fourmarier (Annales des Mines 
DE Belgique, t. VIII, ¥ livraison). 

Les veineltes anthraeileuses recoupées au sondage d'Opgrimby 
seraient, d'après une coupe normale, séparées de la partie infé- 
rieure du groupe précédent par une stampe d'au moins 800 mètres 
jusqu'ici inexplorée, (Juani à Tépaisseur du terrain houiller com- 
prise entre ce sondage et le houiller inférieur ou le calcaire car- 
bonifère de Lanaeken, il n'est pas possible de l'évaluer. Vers le 
nord, on ne paraît pas avoir rencontré Taxe du bassin, et il est 
vraisemblable qu'au-dessus des couches reconnues à la partie 
supérieure, il en existe d'autres qui ont été enlevées par Férosion 
dans les zones explorées jusqu'ici. 



94 - 



Sot la carte au IGO 000", on a raccordé par des Irails des 
coucha prises au même niveau dans chacun des quatre groupes 
CHdessus et recoupées dans un assez grand nombre de sondages. 
Ces traits représentent Tallure du bassin houilter sur un plan 
horizontal au niveau de — 600 mètres dans le Limbourg, de — 800 
dans la province d'Anvers; leur parallélisme est très satisfaisant. 
Ils présentent^ de Test à Touest, plusieurs inflexions successives 
qui ont pour effet de reporter les divers trains de couches du sud 
au nord, et dont les axes ont une direction générale S.W,-N.E. 
Ces axes peuvent être considérés comme ceux de ridemenls antî* 
clinaux séparant des fonds de bateau très aplatis. Cette allure des 
couches prises comme directrices est reproduite sur la carte, à 
Téchelle de 1 : 500000, annexée à cette notice* 

Les principaux plissements passent par : 1^^ Mechelen-Lanklaer ; 
2<* Zonhoven (18), Meeuwen; 3" Zolder-Helchteren; 4*» Heusden- 
Goursel; 5** Zittaerl-Baelen* Des ondulations d'ordre secondaire 
se présenteraient dans les bassins d'Asch et de Houthaelen com- 
pris respectivement entre les deux prenûers ridements principaux, 

A l'ouest, ranticlinat de Zittaert-Baelen, qui correspond à de 
véritables dressants et est accompagné de fractures importantes, 
sépare nettement le gisement du Lin4}onrgde celui de la province 
d*Anvers. Ce dernier, toutes réserves faites sur Tétat peu avancé 
des explorations, et s'il est permis de raisonner par analogie, peut 
être regardé comme un bassin faisant suite aux précédents» mais 
en partie fermé. On n'y connaît (luo les couches inférieures qui, se 
repliant sur elles-mêmes k Santhoven, se dirigeraient vers Test 
pour passer au midi de Vlinmieren et continuer au delà de ce 
village par un mouvejoent vers le nord. L'existence des couches 
supérieures dans cette région est rendue très problématique par 
suite de l'épaisseur croissante des morts-terrains et de la faible 
inclinaison des strates houillères qui sont restées sensiblement 
horizontales. 

A Test, le bassin de la vallée de la Meuse, coupé par In faille de 
Stockeim reproduite sur la carte d'uprés le Iracé de M. Forir, se 
continuerait sur le territoire hollandais par une nouvelle inflexion 
très prononcée des couchefl vern h surL 

I) est à remarquer enlln t|uc des plisHCiuents analogues à ceux 
qui résultent des liypothèHCs faitcn eur le raccurdeuient des 



- Ofil — 



couches, existent dans la partie reconnue du gisement du Lîm- 
bourg hollandais, qu'on en connaît également Téquivalent dans le 
bassin westphalien, où les mêmes phénomènes se présentent avec 
une intensité plus grande, 

M. De Wildeman dépose sur le bureau un exemplaire du 
premier fascicule de ses Etudes sur la Flore du Bas- et du Moyen- 
Congo; il fait ressortir les caractères d'un certain nombre des 
espèces nouvelles décrites dans ce travail et signale en particulier 
les planches des Encephalartos nouveaux, dont deux colorées 
représentent Tune le cône femelle de VEncLemarinefianus, l'autre 
le cône mâle et des folioles de VEnc. Laurenfianas, 

II présente éj^alement un exemplaire de la brochure intitulée : 
La vêifctation de V Afrique tropicale; à ce propos, il décrit rapide- 
ment les régions botaniques que Ton peut distinguer dans 
TAfriquo tropicale centrale, indique sommairement les régions les 
nn'eux connues du pays, au point de vue de la flore, et cite en pas- 
sant le nom de ceux à qui Ton est redevable de connaissances sur 
la dispersion des végétaux dans le centre du Congo, Une mention 
toute spéciale est faite du frère J. Gillet, S. J., de la Mission de 
Bergeyck-Saint-Ignace, qui, aidé de quelques collaborateurs, en 
particulier du R. P. Butaye, S. J,, est arrivé à réunir une collection 
de plus de 3400 numéros de plantes sèches, plus 300 à 400 plantes 
non numérotées, parmi lesquelles un très grand nombre sont nou- 
velles pour la science, 

M. A. Proost signale qu'il vient de découvrir dans les roches 
ardennaises noires de Mousty, un échantillon bien en place de 
quartz bleu cambrien de l'étage Révinien» Cet échantillon a été 
remis à M. le Professeur Stainier, qui s'est chargé d*en faire 
l'analyse. 

La réunion s'est terminée par la visite du Mn%ée archéologique 
de Namur, sous la conduite d'un des membres de la section, 
M. de Pierpont, dont on connaît la compétence dans les questiorjs 
archéologiques, et de M. Becquet, le très aimable et très érudil 
président de la Société archéologique de Namur, le créateur et 
Forganisateur de son riche Musée. 



— oe 



Ouatrièma stctlon 



Les membres de la quatrième section étaient convoqués à 
V Institut provincial de Bactériologie, rue Louise, à Namur. De 
nombreux médecins de la ville et des environs avaient répondu à 
rinvitation qui leur avait été adressée. 

M. le D"" Courlois, président de la Commission médicale et 
membre du Comité de surveillance de l'Institut de Bactériologie, 
souhaite la bienvenue aux membres de la Société scientifique. Il 
signale les services qu'une institution de ce genre est appelée à 
rendre à l'hygiène publique. L'œuvre est encore à ses débuts, ses 
installations sont modestes, mais il est hors de doute qu'elle saura 
acquérir bientôt une réputation méritée par les travaux de son 
jeune mais di\jà distingué directeur, M. le D' Haibe. 

M. le D^ llaibo donne ensuite une conférence très applaudie Sur 
qHfl(jiêes affections des pat^s chauds. 

En voici un rèsunio : 

Avant d'entrer dans son sujet, le D"^ Haibe donne quelques 
notions pratiques sur le Ct^fo-diagnostic de Widal. Il explique que 
cette méthode nouvelle s'applique aux épanchemenls de l'orga- 
nisme dans lesquels on recherche les éléments figurés du sang. Les 
meilleurs résultats sont obtenus pour le liquide des plèvres et du 
canal céphalo-rachidien. Ces epanchements sont centrifuges et on 
analyse le culot de contrifujration. Quand les formules cytologiques 
sont nettes, on tixnivo au mion>scope de nombreux Iffmphoc^es 
(lymphocytoso) ou de nombreux fHylunucicairrs (polynudéose). 

Pour mieux se faire comprendre, l'auteur donne en quelques 
mois la comjH>sition du sang et s'arrête principalement sur les 
différences n>orphologiques des globules nu>nonucîéaires et poly- 
nucléaires du sang. Il montrt^ tjue la lymphocytose se voit 
surtout dans les e|>iu\ihements dus au banlle de Kocli et la 
polynucleose dans les epaïuhenients c;uises ^\;\r les microbes 
pyogènes comme le staphyli>Ci>que, le streptocoque, le coliba- 
cille, etc, II ^oute que cette iwherohe donne de bons résultats dans 
certains cas et est, à coup sûr, un élément de plus pour le dia- 



^ »y - 



gnostic* Des iriîcroscopes installés dans le laboratoire nous ont 
familiarisés avec ces formules cylologiques qui nous ont paru 1res 
caractéristiques. 

Le D'^ Haibe aborde alors la question si intéressante des mala- 
dies des pays chauds dues aux protozoaires. Il avait^ au préalable, 
dressé» sur un tableau mural, la classification générale des proto- 
zoaires, marquant d'un trait les groupes dans lesquels se rangent 
les maladies dont il parlera. 

Les protozoaires sont des animalcules à organisation très pri- 
mitive, puisqu'ils ne sont composés que d'une seule cethile 
(protoplasme et noyau); ils possèdent la digestion phagocytaire 
et la faculté de se mouvoir. 

Il nous familiarise d'abord avec le premier groupe : les Hhidzo* 
podesy en nous faisant faire connaissance avec les amibes qui se 
rangent dans ce groupe. Des microscopes nous les montrent à Télat 
frais, dans des milieux de cultures, puis fixées et colorées. Nous 
voyons très bien leur protoplasme, leur noyau et leurs vacuoles 
dans lesquels sont emprisonnés des microbes, leur nourriture. 
L*orftteur dit que celte classe des amibes est importante, d'abord 
parce que certaines d'entre elles paraissent jouer un rôle impor- 
tant dans les dysenteries des pays chauds et puis parce que 
leur étude se confond avec celle de la phagocytose. Une plaque 
microscopique nous montre très bien des germes phagocytés par 
des amibes et emprisonnés dans les vacuoles de celles-ci. 

Le deuxième groupe est constitué par les Infusoîres, Ces animal- 
cules, que l'on trouve en très grande quantité dans certaines eaux, 
sont remarquables par la rapidité de leurs mouvements. Ils pos- 
sèdent de nombreux cils qui battent l'eau pour les faire progresser 
et également, parfois, pour introduire les aliments dans les 
vacuoles. Nous avons vu au microscope une culture d'infusoires 
dans une infusion de foin et nous avons admiré la rapidilé et la 
grâce de leurs mouvements. 

Le troisième groupe étudié fut celui des Flagellés, ainsi appelé 
parce que ces animalcules ne possèdent plus qu'un seul ou un très 
petit nombre de cils qui s'appellent flif^elleit. Ces cils sont toujours 
très développés. Ce groupe est important parce qu'il contient le 
genre t7\t/ijaNOSonte, agent probable de la mahulie du sommeiL Ces 
trypanosomes sont réellement très beaux, vus au microscope et 
XXVIH. 7 



— nm — 



colorés par la mélhode de Lavemn* Ils sont composés d'un corps 
allongé, possèdent un noyau proprement dit, une membrane flot- 
tante avec bord épaissi qui se termine en avant par le flagelle et 
en arrière par un petit point chromatique que Ton nomme centro- 
8om€ et qui paraît jouer un rôle important dans la multiplication 
de ces êtres, L'orateur explique que Néal et Novy viennent de 
publier une bonne méthode pour cultiver ces protozoaires : iU se 
servent de gélose nutritive dans laquelle ils incorporent du sang 
défibrimé de rat ou de lapin; ils ensemencent dans Teau de 
condensation. Les nombreuses maladies des animau]^ causées 
dans les pays chauds par ces trypanosomes sont alors étudiées ; 
le nagana ou maladie de la raooche tsetsé, surtout en Afrique; le 
surra, en Asie; le caderas, en Amérique; la dounne, dans la 
région circumméditerranéenne. 

Il arrive ainsi naturellement à la maladie du sommeil que Ton 
croit due à un trypanosome. 11 en décrit les symptômes cliniques 
puis rappelle les travaux de Duton» Manson, Castellani, Bruce et 
Bumpt. C'est ce dernier qui, à Foccasion du Congrès d'hygiène de 
Bruxelles, a télégraphié en cette vîlîe la nouvelle qu'il venait éga- 
lement de trouver douze fois sur quinze le Irypanosome spécifique 
et qui vient d'arriver à Paris en compagnie de trois nègres por- 
teurs de cette triste maladie. 

Le quatrième groupe est celui des Sporozoaires, dans lesquels 
nous trouvons d'abord les maladies à piroplasmes. Exemple : 
la fièvre du Texas ou maladie des bovidés, bien étudiée en ces 
derniers temps par Lignières. 

Puis le groupe INmamoehn, dans lequel se range \e paludisme. 
L'orateur nous montre la répartition géographique de cette 
maladie : Asie, Afrique, Europe {Italie, Corse, Grèce^ bords du 
Danube), Colonies françaises, entre au 1res Madagascar, ou la mor- 
talité par paludisme est de 33 ^'/oo* C'est aussi le paludisme qui, 
pendant la canipagne de Madagascar, a tué en six mois le quart 
de reffectîf lVan<;ais. Des microscopes nous montrent les principales 
formes que prend riiematozoaire de Laveran : les corps amiboïi- 
diens, en croissants, en rosace^ les flagelles* L'orateur nous 
explique alors la reproduction sexuée et asexuée de cet animal- 
cule, il nous montre lu nécessité du moustique pour la propaga- 
tion de la maladie et enûn nous dit un mot de la prophylaxie de la 



malaria : détruire les moustiques en asséchant les marais, se pro- 
téger contre sa piqûre au moyen de moustiquaires, enfin comme 
Koch le recommande surtout : guérir à fond les malades* 

L*orateur termine sa causerie en faisant quelques considérations 
sur les liens de parenté qui unissent toutes ces maladies. On les 
voit sévir surtout dans les pays chauds, causées par des animal- 
cules 1res peu organisés, qui infectent surtout le sang; donner, au 
moins au début, des symptômes peu alarmants; aboutir souvent 
à la cachexie et à la mort; et se propager, avant tout, par les 
insectes. Il souhaite que les essais de vaccination entrepris sur- 
tout par Lignières réussissent de mieux en mieux et expose tous 
les avantages qui découleraient de cette réussite. 



M. le D^ Martin, de Namur, explique, au moyen d'un tableau 
mural, la méthode bien pratique de MM. lianriot et Richet pour 
déterminer la grandeur des échanges respiratoires chez Thomme. 

D'après une théorie récente de MM. Robin et Binet, de Paris, 
le terrain tuberculisable se caractérise : 1^ par l'exagération des 
échanges respiratoires, c'est une vitalité exaspérée, les com- 
bustions or^^aniques sont trop intenses, le tuberculisable est un 
consomplif avant d'être un infecté; 2*" par la déminéralisation de 
Torganisme. 

Chez le tuberculeux, chez l'alcoolique, chez le surmené, chez 
60 ""U des descendants de tuberculeux, les échanges respiratoires 
sont presque doublés. 

Au contraire, chez les arthritiques, si peu prédisposés, si réfrac- 
taires à la phtisie, les échanges sont diminués. 

La conclusion pratique de cette théorie nouvelle, c'est quil faut 
chercher par des médications anti-déperditrices ou d'épargne à 
modifier le terrain tuberculisable. Parmi les agents physiques, le 
repos, i air libre, une alimentation rationnelle sont particulière- 
ment favorables pour diminuer les échanges respiratoires* 

Comme médicanients, Thuile de foie de morue et les arsenicaux 
jouent le même rôle; les phosphates sont des agents minera- 
Usateurs* 

En résumé, le tuberculisable est un surexcité qui s'use trop, il 
faut le calmer au lieu d augmenter son excitation. 



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- loi - 

• pif de clown ,. Chose bizarre, il n'existe aucune autre anomalie, 
soit bec de lièvre, soit gueule de loup. L'enfant, âgé maintenant 
de quatre ans à peu près, jouit d'une bonne santé; et la diflformîté 
telle que vous l'avez sous les yeux, vous donne la preuve qu'il est 
souvent prudent de ne pas intervenir trop vite pour réparer les 
malformations de naissance. En comparant la figure de l'enfant 
à son portrait fait à l'âge de cinq semaines^ on conviendra 




que la nature a déjà singulièrement amélioré son œuvre. La 
fissure n'est plus aussi profonde, le nez n'est plus si relevé, le 
nœvus a en grande partie disparu; l'amélioration s'étend même 
au petit tubercule qui a poussé, ce qui rendra notre intervention 
plus facile et plus complète au point qu'après l'opération on ne 
gardera de cette difformité que le souvenir fixé par la photo- 
graphie. 

Malgré toutes mes recherches, je n'ai pu trouver dans les 
Annales médicales d'exemple de semblable difformité. Elle parait 
causée par arrêt de développement de l'extrémité nasale, arrêt dû 
lui-môme au nœvus. 




- io« — 

Vous savez qu'on a imaginé une explication des colobomes qui 
les rattache aux brides amniotiques. Mon ami, le professeur Van 
Duyse de TUniversité de Gand, explique ainsi les colobomes pal- 
pébraux. Mais je me permettrai de faire remarquer que, s'il en 
était ainsi pour le cas qui nous occupe, cette difformité devrait être 
beaucoup plus fréquente. 

On pourrait en rapprocher les chiens à nez bifide ; mais ici 
chaque narine séparée est complète et par suite la cloison est 
dédoublée. Le nez bifide se présente parfois à Tétat vestigiaire 
chez Thomme; on constate une dépression au sommet du nez, de 
sorte que celui-ci est en réalité double, ce qui n*est pas le cas chez 
notre patient. 

Canal lacrymal insolite. — Le second cas tératologique concerne 
Torgane visuel et a fait le sujet d'une communication à la première 
réunion de la Société belge iV ophtalmologie, le 20 décembre 1896; le 
travail, fait en collaboration avec le professeur Van Duyse de 
Gand, a paru in extenso dans les archives d'Ophtalmologie sous le 
titre de Canal lacrymal insolite dans un cas de fente oblique 
incomplète de la face à gauche avec colobome double des 
paupières, bride oculo-palpébrale, etc. 

Les anomalies congénitales chez notre spjet, dont voici les 
photographies avant et après l'opération, sont multiples : elles 
portent à la fois sur l'œil, les paupières et les voies lacrymales 
d*une part, et sur une partie du système osseux de la face et de 
son revêlement cutané de l'autre. Nous glisserons rapidement sur 
les malformations qui ne sont pas du ressort des voies lacrymales. 

Remarquons d'abord le double bec de lièvre dont l'angle de 
gauche est relié à un colobome de la paupière inférieure, du même 
côté, par une cicatrice linéaire, une pseudo-cicatrice, passant 
obliquement en dehors de Taile du nez. Cette cicatrice répond à 
ce que Ion est convenu d appeler en tératologie •• une fente 
oblique de la face ,. 

L*aile corres^vondante du nez, la fosse frontale gauche, l'os de la 
pommette sont moins développés. 

Lœil gauche est conmie bridé, retenu dans ses excursions en 
dehors par le tissu cicatriciel saillant, ooou)>ant le niveau du 
segment déficient do la paupière inférieure, il existait là une véri- 
lahlo bride oouK>-j>;ïl|H4>rale, ressemblant à un ptérygion fibreux 



- 103 - 



que j'ai enlevé trois mois après la oaissance. Implantée d'une 
part sur l'espèce de nmqueuse qui remplace le tiers interne de la 
paupière et sur le bulbe, elle s'insérait d^autre part sui- le segment 
inférieur de la cornée» où subsiste une facette opaque. 

Les deux tiers externes de la paupière trop peu élevée, à cul- de- 
sac conjonctival peu profond, garnis de cils, se terminent en dedans 
par un rebord arrondi, juxtaposé à la cicatrice saillante de 
Tancienne bride. 

La paupière supérieure gauche est plosique et présente un 
colobome peu profond à l'union du tiers interne avec les deux tiers 
externes de son bord^ en regard de la partie colobomateuse du 
voile palpébral inférieur. 

Nous ne mentionnons que pour mémoire un pseudo-gérontoxon, 
la corectopie et une plaqtie mince, rélro-cornéenne avec filaments 
iriens venant de la surface de Tiris, au delà du petit cercle, pour 
se porter à la périphérie de ta membrane occupant la face posté- 
rieure de la cornée. Il s'agit probablement d'une membrane et de 
filaments persistants de l'iris. 

La moitié ^uche du maxillaire supérieur est moins développée : 
la voûte est plus élevée. 

Le canthus interne de Toeil gauche semble attiré vers la cica- 
trice de la bride oculo-palpébrale. 

La caroncule assez volumineuse occupe un niveau plus bas qu'à 
l'état physiologique. 

Si le point lacrymal supérieur est normal, le point lacrymal 
inférieur se trouve reporté en dehors, soit au milieu de la ligne qui 
sépare la caroncule de la cicatrice oculo-palpébrale saillante* 
Tandis que le palper démontre Fintégrité du rebord orbi taire 
supérieur» il permet d'établir l'existence d'une encoche dans le 
rebord intérieur au niveau de la bride palpébrale, toujours en 
regard de la " fente ^ oblique de la face. 

En dedans de la ligne cicatricielle on sent une dépression de Vos 
en forme de sillon ou de goutlîère. Cette solution de continuité 
s'arrête au-dessous du rebord orbitaire ainsi qu'au-dessus de 
l'arcade dentaire. Elle n'est représentée au bord alvéolo-denlaire 
que par une encoche profonde située approximativement au 
niveau de la canine future. 

Dans la fente osseuse, jugale, est logé un canal en communîca- 



— 104 - 



tien avec le sac lacrymal d'une part et» de Tautre, avec un conduit 
dont l'orifice occupe le bord muqueux de la lèvre. 

Le canal lacrymal jugal à trajet insolite paraît élargi. En efifet, 
en pressant sur le sac lacrymal, atteint de dacryocystite au degré 
purulent quand l'enfant était jeune, on fit sortir du muco-pus par 
les deux ouvertures des canalicules lacrymaux et par 1 ouverture 
de la lèvre supérieure, ouverture située sur le milieu du rebord 
muqueux de la lèvre, à 6 mitlim. en dedans de Tangle gauche du 
bec de lièvre. 

Or, si Ton met fin à TexpulsJon du pus en pressant sur le sac et 
st Ton appuie ensuite au milieu du sillon naso-jugal, on réussit 
encore à Taire sourdre par Torifice labial une grosse goutte de ce 
liquide. 

Par cet orifice, a passé le liquide des larmes, du sang, lors d'une 
iociskiD du canalicule lacrymal, et de l'eau injectée par cette voie. 

Une sonde fine introduite par le canal lacrymal inrérieur, devient 
sraslble au loucher, au niveau du sillon naso-jugaL 

Le sondage par l'ouverture de la lèvre inférieure n*a pu se faire 
qu*à deux centimèlres de hauteur, à cause de la douleur pro- 
voquée* 

Depuis un certain temps le liquide muco-punilent a disparu, la 
dacryocystite étant radicalement guérie, 

Le^ anomalies oculo-palpébrales sont, d'après le Prof. VTan 
Duyse, engendrées par des pressioiis ou des tractions dérivant des 
soudures de la vésicule oculaire avec lamnios. D après d*autres 
auteurs il faut attribuer ces occlusions incomplètes à un arrêt de 
développement de nature nerveuse. N*oubltons pas que dans la 
TÎe oléffine l'innervation est surtout et d'abord trophique. Les 
autres foucUons des nerfs, la sensibilité et la motililé, ne viennent 
que beaucoup phis tard. Mais une fois 1 enfant sorti du sein de sa 
mère, cses dernières premienl possession vie tout le tronc nerveux 
au point de ne plus Udsser place au moindre filet trophique d'après 
l'avis de quelques pitysiolociste& Néanmoins, le fait que le titme 
nerveux doit contenir ém fibres préposées A lu nutrition n*est pas 
douteux et a pu Mre constaté diniquement, comme je viens de le 
ptouter, par une note publiée sur un cas d hetiiiairophiê lactale. 

Conme on peut le constater sur la photographie, noire inler- 
veulioo cfairuigicaie a été counumée d'un plein succès au point 



— lOK — 



qu'il est difficile de reconnaître dans le dernier portrait la diffor- 
mité antérieure. 

Tumeur épUmlbaire. — S. F. de Ponlîllas, âgé de 56 ans, a eu 
en 1900 la conjonctive bulbaire de Toeil droit déchirée par un fétu 
de paille en son segment inféro-externe. Un fragment du corps 
étranger fut enlevé par un confrère. Quinxe jours plus tard, la 
sécrétion de la plaie éliminait une autre parcelle. Les douleurs 
furent assez, vives et IVeil ne se remit que lentement. 

Huit semaines après la cessation de la suppuratioUj on constate 
au niveau blessé une tumeur de la grosseur d'un pois. L'examen 
microscopique fait par Toculisle qui avait enlevé rexcroissance, 
décèle un sarcome. L'extirpation est suivie de guérison rapide. 

Un examen ophtalmoscopique et fonclionnel approfondi ne 
révèle aucune tare. Le sujet, assuré contre les accidents, prétendait 
être atteint à ce moment d'amblyopie de Tœil blessé; celle-ci 
disparut, une fois Tassurance réglée. 

De rinlervention chirurgicale il est resté une cicatrice tiraillée 
de la conjonctive, le long du muscle droit externe. Elle ne gène 
point les mouvements de l'œil 

Deux ans après Taccident survient une nouvelle excroissance à 
côté de l'ancien point d'implantation cl vers rinsertion do muscle 
di*oit inférieur. Le malade vient alors à mes consoUations, et je 
constate sur la sclérotique, au segment inférieur, une tumeur 
rougeàtre, sillonnée par des vaisseaux, qui transparaissent à 
travers la conjonctive; la tumeur est dure, de la grandeur d'une 
noisette et dessine une saillie de la paupière inférieure soulevée. 
En soulevant la paupière supérieure on note Texistence d'une 
petite tache rouge dans la conjonctive au-dessus delà cornée et 
une autre dans le segment înlerne du bulbe. Pour le reste, Toeil est 
normal. L'acuité visuelle est la même que de l'autre œil et le 
champ visuel n'est nullement vicié. 

Le sujet accuse une sensalion de pression au côté opposé de la 
tumeur, qui a mis huit à dix semaines à se développer. Elle a été 
facilement enlevée par une boutonnière de la conjonctive, d'autant 
plus qu'elle était pédiculée. Le point d'insertion se trouvait dans 
le voisinage du muscle droit inférieur. Le malade a pu quitter mon 
institut le lendemain. Guérison complète après cinq jours. 

La tache relevée au niveau du canlhus interne ne devait pas 




— loe — 

tarder à se développer; au bout de 4 mois, on note l'existence, an 
niveau de rinsertion du droit interne, d'une tumeur ayant même 
aspect et même consistance que la première tumeur enlevée. 
L'ablation de cette excroissance, plus diffusément répartie sur 
la sclérotique, fut moins aisée; un curetage dut être effectué. 
L'opération fut également couronnée d'un succès complet et 
rapide. 

L'examen des urines n'a décelé ni sucre ni albumine. L'analyse 
du sang n'a pas montré d'augmentation du nombre des globales 
blancs (*). La rate ne dépasse pas les limites normales. L'état 
général est excellent. Pas de traces de cachexie. On ne constate 
pas d'engorgements ganglionnaires. 

L'examen histologique qui est, croyons-nous, la partie intéres- 
sante de notre communication, révèle pour la dernière tumeur un 
leuco-sarcome. 

Au point de vue clinique, faisons d'abord remarquer que la 
liaison, tant de fois signalée, entre un traumatisme et l'apparition 
d'un sarcome, est confirmée ici par la pédiculisation constatée 
dans la deuxième tumeur — les carcinomes tendent à s'étaler de 
prime al)ord — et par cette particularité, propre aux sarcomes 
épibulbaires: l'extirpation d'un nodule de sarcome ne récidive pas 
sur place : mais une tumeur analogue peut apparaître au bord 
opposé de la cornée (AxenfeKî). 

Dans le cas aotuoK tandis que se développait une masse néo- 
plasique au voisinage de la première, une troisième se dessinait 
en un point diamétralement opposé et une quatrième survenait à 
un niveau presque opjwsé à celui du traumatisme. 

Rappelons ici que les saroonu^s épibulbaires, même pigmentés, 
forment un contraste avec les mélano- et les leuco-sarcomes intra- 
oculaires appartenant aux formes les plus redoutables de l'enko- 
logie. Leur allure est relativoiuent In^nigne. 

L,e Df Van Ihiyse a vu un mehuuKsarcome ivulaire récidiver 
jusqu'à six fois en Posj^aee de qnalor/e ans, jusqu'au jour où chex 
le sujet, âgé de 41) ans, retaloinent du UfMplasme sur la cornée 
devant la pupille divida k\o IVunolAntion. I.e sujet succomba 



(*) Voki \t vHmhkX \\t IVx^imon «tu %ti\\^ Tm\ \y^v \<^ IV lUilx' : hémof^o- 
bîD^ 9,$*«: plobul^» blancs 771K>Mi mm*; |rl<^bu)riii txnigtw 2)47ilXV) an mm*. 



- loi - 

dix-huit mois plus tard aux suites d'un typhus. J'ai enlevé un 
sarcome de la choroïde et de Torbite, qui n'a pas récidivé (*). 

Dans le cas actuel, le sarcome se distingue aussi de la plupart 
de ceux qu'on a décrits, par son éloignement du limbe scléro- 
cornéen (**). 

D'autre part, le processus a ici quelque chose d'étrange : alors 
que le sarcome ou le lymphome ont toujours une tendance à 
envahir les parties profondes de l'œil et l'orbite, nous ne voyons 
se produire rien de semblable malgré la longue durée de la 
maladie. C'est à tel point que j'ai cru un moment devoir attribuer 
la cause de cette excroissance anormale, surtout en l'absence 
d'engorgements ganglionnaires, à la présence d'un microbe patho- 
gène ; et, puisque l'origine du mal était la déchirure de la conjonc- 
tive par un brin de paille, je n'étais pas loin d'admettre la présence 
de l'actinomycète comme cause probable de la contamination. 
Tout le monde sait que l'actinomycose, nom donné par Ballinger 
a une maladie de l'espèce bovine, plusieurs fois observée chez 
l'homme, et plus fréquente en réalité qu'on ne l'a cru jusqu'ici, 
ressemble en général par son évolution à l'ostéo-sarcome et donne 
dans certains cas le syndrome de la tuberculose miliaire aiguë et 
de la syphilis, comme ici. Mais on n'a pas constaté la présence du 
champignon dans l'excroissance astériforme. S'agit-il d'un autre 
microbe? L'avenir nous l'apprendra, peut-être. 

Je n'insiste pas sur l'analyse microscopique détaillée des deux 
tumeurs. Ce travail sera publié in extenso dans les annales de la 
Société belge d'Ophtalmologie. 

Enfin, les membres et les médecins présents se rendent au 
nouvel hôpital civil de Namur, dont nous donnons ici une courte 
description. 

L'hôpital est situé hors ville, dans le faubourg Saint-Nicolas, à 
front de l'avenue de Hannut, bien plantée d'arbres, qui longe la 
Meuse. Il a été construit d'après les plans dressés par M. Charles 
Thirion, architecte à Verviers. 



(•) D' Hutten. Sarcome du globe. Opération. Guérison.CLimQVK Ophtalmo- 
logique, Paris, septembre 1902. 

(**) D' Rutten. Tumeur du limbe conjonetivaLSocitrÈ belge d*Ophtalmologik, 
1903. 



- 109 - 



Il occupe une superficie lolale de deux hectares et, étant divisé 
sur ce large espace en pavillons séparés, sans étages^ il reste enlre 
les divers bâtiments et à coté d'eux une étendue de terrain suffi- 
sante, occupée par des jardins et des pelouses, dont les malades 
peuvent jouir utilement en toute saison. Les bâtiments sont en 
outre abrités contre les vents* du nord et de Test par des mon- 
tagnes, et sont isolés de toutes autres constructions- Ces facilités 
de séjour à Tair pur, jointes encore au repos et à une bonne 
alimentation, doivent contribuer à achever rapidement la période 
de convalescence de ceux qui y subissent un trailenient médical 
ou chirurgical 

Disons même de prime abord que tout le monde a Taîr satisfait 
et content dans ce nouvel établissement : les malades et le per- 
sonnel dirigeant composé de Sœurs de la Charité de Namur. Cela 
n'a d'ailleurs rien détonnant, car si Tair et la lumière circulent 
largement dans les salles et dans les corridors, il règne en même 
temps partout une exquise propreté et une agréable fraîcheur. Il 
se dégage de tous les côtés un esprit d'ordre parfait au milieu de 
la tranquillité caliue qui semble présider régulièrement aux actes 
ordinaires de la maison* 

Il est vrai également de dire que peu d'administrations 
possèdent un homme aussi généreux, aussi dévoué que M. Kegel- 
jean, président de la Comoîission des Hospices civils de Namur. 
Le nouvel hôpital est son œuvre, d abord grâce à sa large inter- 
vention pécuniaire, ensuite par les études qu'il a consacrées à 
l'élaboration des plans, enfin par l'activité qu'il déploie encore 
journellement à assurer le bon fonctionnement de tous les services. 
Nous lui sommes très reconnaissants d*avoir voulu nous recevoir 
là chez lui et d'avoir voulu nou» guider personnellement ne laissant 
échapper à l'attention des visiteurs aucun détail de nature à les 
intéresser On est étonné de trouver sous la modeste bienveillance 
de ce véritable philanthrope des connaissances aussi approfondies 
et variées des sciences médicales et hygiéniques ; il n'ignore 
vraiment le pourquoi ni le comment d'aucune de ces questions. 

L'hôpital se compose d'un bâtiment principal à un étage avec 
façade vers la Meuse, comprenant la plupart des services admi- 
nistratifs. 

Au rez-de-cJiaussée : d'un côté la salle d*altente, le bureau de la 



direction, le vestiaire des médecins ; de Tautre côté, la pharmacie. 
Téconomat, la salle des infirmiers et des chambres pour malades 
payants. 

A Tétage se trouvent la lingerie, les magasins d'approvisionne- 
ments, Tatelier de couture, les logements des Sœurs hospitalières, 
des chambres particuh'ères pour femmes payantes, une petite salle 
de bains et les cabinets d'aisance. 

Une chapelle est située au rez-de-chaussée, dans laquelle les 
malades occupent une tribune circulaire qui les isole complètement 
du public. 

A Tune des extrémités se trouve une entrée à couvert des 
voitures amenant les malades. L'entrée du public se fait par le 
milieu du bâtiment : un large escalier de marbre placé à l'intérieur 
y donne immédiatement accès. Dans ce vestibule d'entrée se 
trouvent des plaques mentionnant les noms des nombreux bien- 
faiteurs de l'établissement. 

A l'entrée, dans l'aile gauche, se trouve le service de chirurgie 
comprenant deux salles d'opérations, l'une pour les interventions 
aseptiques, à laquelle sont jointes une salle de chloroformisation et 
une salle de préparation, l'autre pour les opérations septiques. Il 
existe en outre une salle de pansements. Leur mobilier, les appa- 
reils, les instruments répondent complètement aux exigences de la 
chirurgie moderne. A noter, qu'il n'existe aucune relation entre le 
service des septiques et celui des aseptiques. En face de l'entrée 
principale se trouve la salle des visites, puis un pavillon réservé 
aux enfants composé de deux salles de malades, d'une salle de 
repos, chambre de garde, bain, lavabo, cabinet d'aisance, etc. 

En arrière du bâtiment principal, aux deux extrémités, sont 
échelonnés huit pavillons affectés aux différentes catégories de 
malades, quatre à droite pour les hommes, quatre à gauche pour 
les femmes, dans l'ordre suivant : 1^ blessés ou opérés; 2° malades 
ordinaires; 3° tuberculeux; ¥ incurables. 

Ces pavillons sont reliés entre eux par de larges galeries vitrées 
s'élargissant en demi-cercle devant chacun d'eux, formant ainsi un 
salon de repos et de conversation muni de chaises, de bancs, de 
tables, pour permettre aux malades convalescents de séjourner 
plus agréablement et plus gaiement hors de l'atmosphère et du 
contact des salles. 



-^ IIO - 

Chaque pavillon comprend uoe salle principale renfermant 
douze lils; laquelle est séparée delà galerie intérieure par un 
corridor dans lequel se trouvent une chambre d'isolement, une 
chambre de garde, un vestiaire, une tisanerie; à rextrémité de 
la salle, vers l'extérieur, sont située un cabinet de bains avec 
lavabos et un cabinet d'aisance. 

Les deux ailes latérales sont reliées entre elles au centre par 
une galerie transversale comprenant les cuisines, les orfices, les 
installations de bains et d'hydrothérapie. 

La salle d'hydrothérapie mérite une mention particulière : la 
distribution des différentes applications de douches se faisant du 
haut d'une espèce de tribune à laquelle sont adaptés les appareils 
de mise en marche propres à chaque système. 

Les deux pavillons extrêmes se composent de deux salles situées 
de chaque côté de la galerie, ce qui permet d'avoir toujours en 
réserve une salle supplémentaire, une pour hommes et une pour 
femmes. 

Les salles sont largement éclairées et ventilées par des fenêtres 
à guillotine dont le venlail supérieur est à bascule. Les lits sont 
placés entre les fenêtres et vis-à-vis de chacune de celles-ci se 
trouve un radiateur en face duquel est ménagée une prise d'air 
extérieur : il y a en outre des ouvertures dans les parties supé- 
rieures des murs. 

Tous ces locaux sont chauffés par la vapeur, munis de nom* 
breux et larges moyens de ventilation, ils sont peints à Thuile^ 
parquetés en céramique, éclairés par le gaz. 

Les pavillons sont espacés de trente mètres, laissant entre eux 
une place suffisante aux malades pour se promener, tout en restant 
séparés suivant leur catégorie. 

Dans les sous-sols sont installés la boulangerie, la buanderie, le 
séchoir, la repasserie, les appareils de chauffage et les services 
accessoires. 

Divers autres bâtiments sont situés au fond de la propriété, et 
isolés de la construction principale. 

Il y a d'abord un pavillon d'isolement pour les malades atteints 
d'affections contagieuses. Ceux arrivant du dehors sont amenés 
par une entrée spéciale entièrement séparée, située à rextrémité 
des jardins; ils n*ont aucun contact avec les autres pensionnaires 



; 



- 111 - 

ni avec les bâtiments. Il est construit en pentagone et se 
décompose en cinq petits pavillons séparés les uns des autres, 
composés de chambres d'observation ou de garde et des services 
accessoires, et de salles de malades à six lits. Un d'eux renferme 
deux salles de bains destinés aux sortants pour se purifier complè- 
tement le corps avant de quitter et revêtir des vêtements désin- 
fectés; en outre, des places destinées aux médecins et au personnel 
de surveillance. Une petite pelouse occupe le centre de ces 
bâtiments. 

11 y a ensuite une autre construction destinée à la désinfection 
des objets des malades et de ceux apportés du dehors dans de 
petits chariots spéciaux à bras, complètement fermés. L'originalité 
consiste dans le fait que le préposé à la désinfection entre d'un 
côté pour déposer les objets dans une des extrémités de la chau- 
dière : cette besogne accomplie, il passe successivement par 
différentes petites cabines reliant ce côté à l'autre extrémité de 
Tappareil où il pourra retirer les objets. Dans ces petites cabines 
remployé procède successivement à différents soins de toilette : 
changement de vêtements, lavages, douche, etc., pour arriver 
frais, propre, nettoyé en contact avec les objets désinfectés. 

Il y a encore un pavillon pour le dépôt mortuaire avec une salle 
d*autopsies, et enfin un pavillon avec étage réservé au traitement 
des malades atteints d'affections vénériennes, renfermant en outre 
des cellules d'isolement servant de dépôt provisoire d'aliénés. 

L'hôpital renferme au total 150 lits pour malades. 

M, le D' Warlomont, de Bruxelles, s'est fait l'interprète de tous 
pour remercier, à l'Institut de bactériologie, M. le Gouverneur dç 
la province et M. le D'' Courtois de leur aimable hospitalité, et 
MM, les D" Haibe, Martin et Rutten de leurs communications. 
 rhôpital civil, il exprime à M. Kegeljean l'admiration de tous 
pour l'œuvre si bien conçue et si admirablement réalisée dans le 
nouvel hôpital de Namur. 



•- 1 1 » — 



ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 



L'assemblée générale a eu lieu au Cercle Catholique, sous la 
présidence d'honneur de Mgr Heylen, évêque de Namur, et sous 
la présideoco effective de M. le comte F. van der Straten-Ponthoz» 

La parole est donnée à M, Leplaë^ professeur à rUniversilé de 
Louvain, pour une conférence avec projections sur L'Agriculture 
ancienne et V Agriculture mùderne^ dont voici un résumé : 

C'est à FagricuUurc et aux produits de la ferme que nous 
demandons aujourd'hui nos alîmenls, et la chasse n'est plus qu\iu 
sport réservé aux privilégiés de la fortune. Il n'en fut pas ainsi 
pour les habilanls préhistoriques de la Belgique : lâchasse leur 
fournissait la base de leur alinieutation. 

Les découvertes anthropologiques du siècle qui vient de finir 
nous fonl connaître, avec certains détails, la vie des premiers 
habitants du sol européen et nolamnieut de la Belgique : ils n'ont 
connu fagriculture que très tard, lorsque des nécessités d'ordres 
divers leur eurent imposé la domesticalion des animaux et les 
cultures artificielles. 

L'aurore de l'agriculture dans nos régions remonte cependant 
au moins à 4000 ans, et bien plus ancien encore semble être son 
avènement chez les peuples orientaux qui bénéficiaient d'un 
climat plus favorable. Certaines civilisations étrangères très recu- 
lées ont connu une agriculture qui ne le cède en rien à celle du 
moyen âge : il nous faut même descendre le cours des siècles 
jusqu'à l'époque moderne pour constater en Europe des pratiques 
agricoles inconteslablemenl en progrès sur les procédés anciens. 

Par contre, si révolution de Tagricutture a marché lentement 
jusqu'à la fin du XVIII* siècle, elle a procédé à pas de géant depuis 
leconHuencement du XIX<^: 

L'orateur se propose de jeter un rapide coup d*œil sur Fhistoire 
de l'agriculture en insislaut surtoul sur ses origines dans noire 
patjSf mr son effinrescencr dans Vaudenue Égi/pfe^ sur tes mogens 
dont elle dispose aujourd'hui d les progrès quelle ti réalisés. 

h Agrimiture ancienne. — La préhistoire humaine se divise 



-113- 



généralement d'après la nature des matériaux dont nos ancêtres 
fabriquaient leurs armes et Imrs instruments. On y distingue IVî*;^ 
de la pierre et Vâge du méiai L'âge de la pierre, qui correspond aux 
temps les plus reculés, comprend Yâge de la pierre éclatée (période 
paléolitftfqtfe) et Vâge de la pierre polie (période néolithique). 

A Tépoque où Thomme chasseur s'armait de pierres grossière- 
ment taillées, vivaient en Belgique des animaux dont les espèces 
ont disparu et d'autres qui sont encore existantes de nos jours, 
mais ont émigré loin de notre pays. C'est à ces circonstances que 
Ton doit la subdivision de Vâge de la pierre éclatée en deux 
périodes : la plus ancienne, la première sur laquelle nous ayons 
quelques renseignements certains, est la période des animaux 
disparus; on la nomme plus souvent Vâffe du grand ours des 
cavernei^ ou du mammouth, parce que, à cette époque, ces deux 
animaux sauvages abondaient en Europe et notamment en Bel- 
gique. La seconde répond aux temps où les animaux peuplant nos 
régions étaient à peu près ceux que nous y voyons aujourd'hui, 
sauf quelques espèces des climats plus froids, tels que le renne, le 
renard bleu, le chamois; c'est la période des animaux émigrés 
appelée encore âge du renne. Ce ruminant parcourait, en troupes, 
le territoire actuel de la Belgique et les pays environnanïs. 

A l'âge du mammouth^ Thomme habitait les cavernes et vivait 
du produit de la chasse ; le manmioulh, le cerf du Canada, le grand 
cerf d'Islande, le chamois, îe bouquetin, Tanlilope, l'élan, le cerf 
commun, le renne, l'ours, l'aurochs, le cheval surtout, étaient les 
gibiers recherchés des premiers hommes. Ils les disputaient aux 
grands fauves des forêts. Non seulement, il n'existait pas d'ani- 
maux domestiques, mais toute culture était ignorée; aucun des 
ustensiles exhumés des cavernes n'a servi à écraser ou à moudre 
du grain, ce qui exclut la production des céréales. Les hommes 
primitifs étaient chasseurs et n'étaienl que cela, se nourrissant 
exclusivement de viande et de moelle, sans doute aussi de baies 
et fruits sauvages, des œufs des oiseaux, peut-être de certains 
mollusques et de balraciens; la pèche elle-même était inconnue, 
car aucun hameçon ni aucun os de poisson n'ont été retrouvés. 

A Vâge du renne, on retrouve le bœuf sauvage, le cerf, le cheval, 
le renne. Ces deux derniers surtout, très abondants, fournissaient 
à l'homme la chair dont il se nourrissait» les peaux doni il se 
couvrait^ les os et les cornes dont il fabriquait ses instruments. 

a 



1 14 -- 



L'industrie de ce peuple était en progrès à Tépoqne du renne. 
Sans nous y arrêter, disons seulement que toute notion d'agrîcul- 
lore ou d'élevage lui fait encore défautTout au plus peut-on émettre 
riiypothùse, d'après certaines traces de dents relevées sur des os 
rongés, que le chîen pouvait être déjà le compagnon de l'tiomme. 

L'étude des crânes et des ossements humains des époques du 
mammouth et do renne a démontré que tes populations de cet 
âge appartenaient au rameau mongoloïde. 

Uépoque de la piene poîte est caractérisée par de grands 
bouleversements géologiques et correspond à un stade d'évolution 
très appréciable. Les liabilants de l'Europe étaient encore pour la 
plupart^ seriible-t-il, des Mongoloïdes, formant une race jaune, de 
très petite taille, qui semble être restée réfractaire à tout progrès» 
Mais après le cataclysme qui se produisit au début de cette ère 
nouvelle, on voit apparaître une nouvelle race, les Aryens ou 
Indo-germains : on incline à leur attribuer tous les premiers 
progrès de la civilisation occidentale. 

L'homme ose s'aventurer dans les plaines et sur les plateaux où 
il se construit des huttes. Pour se mettre à l'abri des attaques des 
fauves, il se réfugie parfois sur l'eau et, a une certaine distance des 
rives, il construit ses demeures sur des planchers artificiels. Il 
forme ainsi des agglomérations lacustres ou palafiltes si abon- 
dantes dans les lacs de la Suisse, et qui étaient arrivées à un état 
de civilisation avancée; c'est chez elles qu'on a relevé les premiers 
vestiges de pratiques agricoles, de la production des céréales et de 
l'exploitation des animaux domestiques. On y cultivait Forge à six 
rangs et le froment; il en a été retrouvé des tas en épis et en 
grains battus, à nu ou renfermés dans des grands vases de poterie. 
On a découvert, mais plus rarement, des grains d'avoine, des pois, 
des lentilles et des glands. Le grain était écrasé, concassé entre des 
meules en grès ou en granit, découvertes en grand nombre par 
les archéologues : on pétrissait des galettes que Ton cuisait entre 
deux pierres chauffées. De grandes provisions de fruits, des 
réserves de pommes et de poires sauvages coupées en deux et 
séchées furent retirées du fond des lacs. Aucun instrument aratoire 
n'a été retrouvé, sauf cependant des pics en corne de cerf et 
quelques andouillers perforés qui peuvent avoir été emmanchés 
au bout d'un bâton pour former des pioches. Les charrues de 
cette époque (il en est encore de même de nos jours en Orient) 



« 1 IH — 



n'étaient que des branches crochues : elles ont été facilement 
détruites par le temps. La domestication des animaux devait cor- 
respondre à cet état de l'agriculture, s'il faut en croire les amon- 
cellements d'ossements retrouvés dans les palafitles : bœuf, porc, 
chèvre, mouton, chien et cheval. Ce dernier, si abondant aux âges 
du mammouth et du renne, était devenu relativement rare, mais 
on en décèle déjà deux races domestiques ; Tune forte et pesante, 
l'autre plus légère et plus élégante. 

A partir de Tâge des cités lacustres les progrès agricoles furent 
rapides^ grâce aux premières notions pratiques de métallurgie ; 
l'homme Ibrgea des faucilles de bronze ou de fer tout aussi tôt que 
des armes. L'agriculture avait été beaucoup plus rapidement 
développée en Orient, 

C'est ainsi que Vagriculture des Égyptiens avait atteint une 
grande perfection des milliers d'années a%^ant noire ère. Pour 
entretenir, en Egypte, sur un territoire aride, une population de 
cinq à six millions d'habitants, il fallait cultiver avec grand soin la 
seule partie du pays qui offrait quelque espoir de succès, Tétroile 
vallée du Nil Les Pharaons et leurs ingénieurs étaient portés vers 
les œuvres gigantesques. C'est dans cet esprit qu'ils assurèrent 
rirrigalion du sol. Des canaux de centaines de kilomètres condui- 
sirent les eaux du Nil dans des réservoirs, accumulant uue réserve 
pour le jour où Teau du fleuve venait à baisser. Nos iogénieurs 
modernes ont relevé de leurs ruines la plupart des travaux 
hydrauliques des Égyptiens, encore admirablement adaptés, de 
nos jours, aux conditions spéciales des rives du Nil. 

Les Égyptiens joiguaient au culte de la divinité le respect des 
morts, tout au moins des morts riches ; les temples de leurs dieux 
et les tombeaux de leurs rois rattestent. Ces monuments, élevés à 
grands frais au moyen de matériaux arractiés au roc vit'^ avaient 
leurs moraîlles couvertes de sculptures et d'inscriptions dont 
beaucoup retracent des scènes agricoles. 

Grâce à elles, nous connaissons Tagriculture qui se pratiquait 
au bord du Ni! il y a six à huit mille ans. 

Sans entrer dans tout le délai! des scènes d'agriculture que la 
gravure a vulgarisées, rappelons-nous que la méthode de culture 
des paysans de Bosnie, d'Herzégovine, de Turquie, est encore, de 
notre temps, presque identique à celle des anciens Pharaons. 

Les Égyptiens avaient d'immenses troupeaux de buffles, de 



— I I o - 



bœufs, de vaches et de veaux* Ils avaient réussi à domestiquer 
des espèces aujourd'hui sauvages : des gazelles, des antilopes, de 
grands échassiers. Tout cela nous est dépeint par des tableaux, 
admirables de nelieté et de vérité, fidèlement conservés par la 
pierre impérissable et le beau climat de FÉgypte, 

Nous en trouvons de plus un commentaire parfait dans les lois 
agricoles des Israélites. Avant leur captivité, les Juifs, comme la 
plupart des peuples d'Orient, étaient nomades; Us ne connais- 
saient que t'élevago des troupeaux et ne cultivaient qu'exception- 
nellement et pour peu de temps, les endroits fertiles où ils dres- 
saient leurs tentes. Mais par leur captivité en Egypte, ils apprirent 
à connaître une agriculture très perfeclionnée et, à leur arrivée 
dans la terre promise, ils devinrent pour la plupart agriculteurs 
sédentaires. Les lois de Moïse tinrent compte de cet état de 
choses : elles contiennent quantité de règlements évidemment 
copiés sur les usages en vigueur en Egypte. Il en résulte que, en 
combinant les renseignements fournis par les sculptures des nécro- 
poles et les lois mosaïques, nous pouvons reconstituer presque de 
toutes pièces ragricullure d'il y a plus de soixante siècles. 

Jusque dans les institutions agricoles, [Influence de la civilisa- 
tion égyptienne se fit sentir à Athènes et à Rome. De Rome, elle 
gagna la Gaule par la conquête romaine. Mais quelle qu*ait été la 
supériorité des agriculteurs gallo-romains comparativement à celle 
des hommes de l'âge de la pierre, il ne semble pas qu'ils aient 
dépassé ou même atteint la perfection de ragriculture égyptienne, 
plus vieille de milliers d'années. 

IL Agriculture moderne. — Esquissons-la à grands traits* 

Les Capitulaires de Charlemagne, les archives des monastères 
et quantité de documents nous font assister à de lents et rares 
progrès de la culture de la terre pendant le moyen âge : intro- 
duction de plantes nouvelles, développement de rhorticullure. Il 
faut atteindre toutefois le conmiencement du XIX* siècle pour voir 
les populations rurales sortir de la routine où elles s'étaient 
endormies depuis des siècles. En Orient, berceau des pratiques 
agricoles, la stagnation a persisté et l'Europe même n'a pas encore, 
de nos jours, abandonné entièrement ses vieilles coutumes. Parmi 
les contrées privilégiées qui prirent part à ce mouvement, la Bel- 
gique occupe le premier rang. Indiquons rapidement les prmci- 
paiix cmractères distmciifs de Tagriculture moderne. 



^^1 1> - 



C'est d*abord Vaccroissemmt continuel, par voie de défrichement 
ou par voie d'irrigation, de V étendue livrée à la culture. 

L'agriculture empiète peu à peu sur les bois et les landes* En 
bien des endroits» les plants que le colon met en terre sont encore 
ombragés par les arbres de la forêt primitive dont l'homme 
restreint sans cesse les limites. Les peuplades autrefois sauvages, 
se plient docilement, en général, à ces travaux et ne dédaignent 
plus de s'occuper des opérations agricoles les plus diverses. L'irri- 
gation permet d'utiliser des terrains innnenses que l'absence de 
pluies maintenait jusqu'ici à Tétat de désert. Des canaux de cen- 
taines de lieues de longueur sont creusés dans le seul but d'amener 
les eaux fécondantes et font croître des plantations superbes qui 
déversent leurs produits sur les marchés européens?* 

Le machinisme a fait réaliser des progrès considérables; Tusage 
de plus en plus courant des machines a facilité les exploitations 
de grandes étendues en réduisant le nombre des ouvriers et en 
abaissant de façon notable le prix des travaux agricoles. En 1867, 
il n'y avait en Allemagne une charrue à vapeur; en 1882, il y en 
avait 836 et en 1895, ce nombre avait doublé. Grâce à ces engins 
puissants, le labourage d'un champ à grande profondeur s'accom- 
plit à la vitesse de 10 hectares par jour et 1res économiquement. 
Tout aussi remarquable est la perfection des appareils modernes 
utilisés pour la récolte ou la préparation du sol; pour la destruction 
des insectes nuisibles, etc. 

Un troisième aspect de l'agriculture moderne c'est son caractère 
de pluîi en phts scientiffpie. Après bien des railleries, des oppo- 
sitions de toutes sortes, les théories nouvelles ont remporté une 
brillante victoire. Les champs d'expériences, les conférences, les 
associations agricoles ont puissamment contribué à modifier la 
culture et à l'amener à cet état merveilleux de perfection où nous 
la voyons aujourd'hui. Prenons des exemples dans notre pays : 

En 1880, la production moyenne du froment en Belgique était 
de 15 sacs à l'hectare; vingt ans après, elle est de 22 sacs. 

En 1880, l'avoine donnait en moyenne 16 sacs et 23, en 1901. 

11 y a vingt ans, les associations agricoles étaient presque nulles; 
on compte de nos Jours 8(X> syndicats, 300 caisses d'épargne et de 
crédit, 5O0 laiteries, 800 sociétés d'assurances du bétail et des 
chevaux. 

Il existe des caisses mutuelles d^épargne et de crédit qui ont 



— I I » - 

actiic^Ilonienl^ dans de simples villages, des dépôts de 50000, 
100000 cl même 500000 francs. Toutes ensemble, elles ont déjà 
prêté des millions de francs aux agriculteurs. 

Il laut le reconnaître, ces brillants résultats sont dus en grande 
partie à Tapplication des méthodes scîentitiques dans la solution 
des problèmes agricoles. Il n*est donc pas étonnant que les gou- 
vernements soient tous unanimes à reconnaître la nécessité d*orga- 
niser des institutions nombreuses destinées aux études agricoles, 

L'Allemagne, au tout premier rang, FAotriche, la France, les 
Étals-Unis ont donné la plus grande extension à leurs établisse- 
ments d enseignement agricole. 11 en est de même, de plus en plus, 
pour tous les pays civilisés. 

L'orateur projette pendant sa conférence une centaine de clichés 
reproduisant les habitations, les chasses et les înslruments des 
temps primitifs; les sculptures agricoles des Égyptiens, des irri- 
gations et défrichements d'Egypte, des Indes et d'Amérique, des 
types remarquables des machines agricoles modernes, des photo- 
graphies des Instituts supérieurs agricoles des principaux pays 
d'Europe et des États-Unis. 

M. le Président félicite et remercie Torateur. 



Mgr Heylen adresse alors à rassemblée Tallocution suivante : 

Je remercie la Société Scientifique de Bruxelles d^avoir choisi 
Namur comme lieu d*une de ses réunions annuelles; et je suis 
heureux d'avoir cette occasion d'exprimer publiquement tout 
rinlérêt que je porte à cette institution, Thonneur de notre 
pays: comme le désir que j'ai de voir un grand nombre de mes 
diocésains, prêtres et laïques, s'inscrire au nombre des membres 
de la Société et s'abonner à son excellente Revue, 

Vous avez placé en léte de vos statuts cette belle devise : NuUa 
mnquam tnitr fidetn et ratioftem vera dissensto esse pote^f. Combien 
elle me plail, cette devise, et combien opportune elle m'apparail, 
en nos jours où des savants, disons plutôt de prétendus savants, 
aOinnent qu'il y a un abîme entre la science et la foi, abîme qui 
ne se comblera jamais! Vous, au contraire, vous dites ouverte- 
ment : Non, il n'y a pas d*abîme, car jamais lu foi et la science ne 
peuvent être en désaccord ; elles sont faites pour s aimer et se 
prêter un mutuel concours. 



— 1 1» - 



Lorsque je suivais le cours de TUniversUé Grégorienne, j'eys 
rijonneur et le bonheur de recevoir de S. S. Timmorlel Léon XIIl, 
une magnifique médaille, frappée en souvenir de l*encyclique 
Aeterni Pair h. Elle représenle Tangélique Thomas cFAquin, placé 
entre deux figures symboliques, la foi et la science, et étendant ses 
mains vers Tune et l'autre. Elle porte celte inscription : Reno- 
vatum divhiae hiimanaeque ."identine foedits. Alliance renouvelée de 
la science divine et de la science humaine. Telle a été Tœuvre de 
sainl Thomas et de Léon XIII, telle est la vôtre, ainsi que vous en 
rendait témoignage ce grand Ponlife ; vous montrez, vous prouvez 
ralliance entre la foi et la science* 

Celte alliance» vous êtes cerlains de la trouver toujours vérifiée ; 
car, la foi el la science sont deux lumières, venues du même foyer 
qni est Dieu; et ce Dieu ne peut se nier lui-même; il ne peut» par 
les vérités de l'ordre naturel, donner un démenti aux enseigne- 
ments de l'ordre surnaturel 

*" Les principes gravés dans la raison naturelle, dit saint Thomas, 
sont manifestement 1res vrais, et vrais à ce point qu'on ne peut 
pas même les imaginer faux. D'autre part, les enseignements de la 
foi élant établis sur des preuves si évidemment divines, il serait 
impie de les croire faux. Et comme le faux peut seul être opposé 
au vrai, ainsi qu'il appert de la définition même des mots, il est 
impossible qu'une vérité de foi soit jamais contraire aux principes 
naturellement connus de la raison. „ 

Il s'ensuit que, si entre les vérités révélées, c'est-à-dire les 
dogmes de foi ou les enseignements de l'Église, et les données de 
la raison on de la science, il semble y avoir contradiction, ce n'est 
et ce ne peut jamais être qu'une apparence. Et la cause principale 
de cette apparente contradiction est, ou bien que l'on prend pour 
vérité de foi et doctrine de l'Église ce que TÉglise n'enseigne pas 
réellement, ou qu'on Tenlend et qu'on l'explique autrement 
qu'Elle; ou bien c'est qu'on prend pour une vérité de raison ou un 
fait démontré de la science ce qui n'est qu'une opinion particulière, 
une hypothèse et une fausse conclusion d'esprit. 

Nous devons donc nous mettre en garde de substituer nos 
opinions à la doctrine de rÉglise, et de défendre comme doctrine 
révélée ce qui, de fail, n'est qu'une opinion, fût-elle même 
enseignée par de grands docteurs et d'éminenls théologiens. Cette 
opinion, quelque vénérable qu'elle soit, reste opinion, et peut être 




- I «o - 



ïausse. Que si des fails ceftaiiis vitînrient la contredire, elle doit 
être abandonnée» mais la doctrine de TÉglise restera îidacte. 

Nous pouvons donc et nous devons quelquefois abandonner des 
opinions respect iibles; jamais nous ne pouvons abandonner la 
doctrine de l'Église, ni le sens qu'Elle-înènie y allache. Et ici nous 
devons nous mettre en garde contre une tendance à laquelle même 
des catlioliques cèdent trop facilement. Sous le spécieux prétexte 
d'interpréter la doclrioe catholique et plus spécialement la Sainte- 
Écriture en conformité avec les découvertes modernes et avec les 
progrès des études, ils sacrifient nos livres sacrés et ne nous 
laissent plus qu'un squelette informe au lieu du livre de vie que le 
SainUEsprit nous a donné. Loin de nous cette tendance; profitons 
sans doute des travaux des savants, même des savants rationa- 
listes; mais gardons renseignement traditionnel selon le sens que 
l*Ëglise lui a loigours reconnu. 

Une autre cause d'apparentes contradictions entre la foi et la 
science, c'est que Ton donne comme certain ce qui n'est qu'une 
opinion, une hypotlièse. Que de fois Messieurs, n avons-nous pas 
entendu vanter des découvertes, prôner des systèmes, qui devaient 
renverser la doctrine de TÉglise, le dogme catholique ! Or, les 
systèmes ont passé, les hypothèses ont été renversées, et ce qui 
est reste d<^bout. ce qui a été démontré avec évidence a rendu 
témoignage aux doctrines de TËglise. 

Ainsi en a-t-il été dans le passé, ainsi en sera-t-il dans FavenÎT. 
Vous eontinuerex, Messieurs, voire oeuvre; elle est belle et inéri- 
toîre; elle rend gloire à Dieu et honore notre sainte religion. 

Quant à nous, Messieurs, favonsons la Soci^é ScimHfifuê^ 
répandous ses annales, sa revue; et nous aussi nous aurtMis 
contribué au succès de cette entreprise qui, selon la parole de 
Léon Xllli 0$i j»i éifn m mpp^ mmc Im n 4 m ml é9 mHmUi$. 

M. le Présidant rmaitia Mgr lle>ien du prâ^eux encoanH 
(imtnl qu'il a bien voulu accorder à la Société^ en se Gusanl 
inserlre parmi ses membres, en pn>sidant aijgouid*hm son 
aasamhMe génteale et ea louant, cuuuue il vient de le faire, 
rtsNivra qu*etta poumdt 

L' ass t i i Mé » tl4 U^hê^ à 4 I I heure$. 



SESSION DU 28 JANVIER 1904 

A BRUXELLES 
SÉANCES DES SECTIONS 

Première section 

M. Pasquîer signale à la section un article de M. Anspach, pro- 
fesseur à l'Université de Bruxelles, intitulé La Terre tourne-Uelle? 
Cet article a paru dans les n*'^ de novembre et de décembre 1903 
de la Revue de l'Université de Bruxelles. M. Pasquier fait con- 
naître à grands traits la réponse qu'il a préparée à cet article et 
qu'il compte publier ailleurs. 

M. Kennis fait connaître à la section quelques erreurs scientifiques 
en matière de ventilation des édifices. Depuis longtemps, le général 
Morin a prouvé qu'il fallait établir la ventilation renversée et, de 
fait, ses idées ont été appliquées dans une foule d'édifices en 
Amérique,* et aussi en Europe (salle du Reichstag, à Berlin, hôpital 
de Nuremberg, etc., etc.) ; aux portes de Bruxelles, à Forest, dans 
la fabrique de M. Frans fils, la ventilation renversée fonctionne 
depuis plusieurs années. M. Kennis fait remarquer les avantages 
de ce système au point de vue hygiénique. 

Le R. P. Bosmans fait une communication sur les manuscrits 
d'Adrien Romain conservés à la Bibliothèque de r Université de 
Louvain. Il soumet à la section une note intitulée : La méthode 
d'Adrien Romain pour effectuer les calculs des grands nombres. 
M. Mansion est nommé commissaire pour examiner ce travail. 
XXVIII 9 



— 1«« — 

M. de la Vallée Poussin expose un procédé dHntégration d'un 
système d'équations différentielles linéaires à coefficients constants, 
dans le cas général où l'équation algébrique correspondante n'a 
pas de racines égales. Il espère compléter ce travail pour la pro- 
chaine session, en étendant le procédé à tous les cas. 

M. Mansion fait connaître une méthode simple pour déterminer 
la vie moyenne dans une grande ville. Elle consiste à noter jour 
par jour, au moyen des renseignements fournis par les bureaux de 
Tétat civil, le nombre des personnes décédées, la somme de leurs 
âges, et à diviser le second nombre par le premier, pour une 
semaine, un mois, une année. La méthode habituelle est basée 
sur les tables de survie ; celles-ci, comme on le sait, sont calculées 
au moyen des listes mortuaires et des données des recensements 
que l'on combine d'une manière plus ou moins plausible pour 
trouver les coefficients de mortalité aux différents âges. 

Au fond, dans la méthode simple, on calcule la vie moyenne 
des personnes qui meurent la même semaine, le même mois ou la 
même année, pour une ville, une province ou un pays déterminé. 
Dans la méthode habituelle, grâce aux hypothèses utilisées, on 
essaie au contraire d'obtenir la vie moyenne de ceux qui sont nés 
la même année. 

Il est difficile de savoir si la méthode simple basée uniquement 
sur les listes mortuaires est aussi bonne que la méthode habi- 
tuelle; mais elle fournit aisément des renseignements démogra- 
phiques précieux, comme on va le voir par un exemple. 

Voici pour 37 jours les résultats relatifs à la ville de Gand pour 
les décès des personnes âgées de 7 ans au moins : 



1. 

2. 
3. 
4. 
5. 


Semaines 1 

du l^'^au 9 janvier (*) 
du 10 au 16 janvier . 
du 17 au 23 janvier . 
du 24 au 30 janvier . 
du 31 janv. au 6 févr. 


Sfombre des morts 

78 
41 
44 
44 
43 


AgetoUI 

4850 ans. 
2580 , 
2537 , 
2688 , 
2511 , 


Vie moyenne 

62,2 ans. 
62,9 . 

57,7 , 
61,1 , 

58,4 , 




250 


15166 ans. 


60,7 ans. 



(•) Nous avons ajouté le !•' et le 2 janvier à la première semaine. A la section, 
nous n'avons pu communiquer les résultats de nos calculs que pour 11 jours. lis 
étaient déjà presque aussi caractéristiques que ceux qui se rapportent à 37 jours. 



- i!5^a - 

Les renseignements dont nous disposons pour les enfants ne 
sont pas assez précis pour peroietire de calculer exactement la 
vie moyemie à partir de la riaissmice, mais on peut en trouver une 
limite supérieure de la manière suivante : lorsque Tétat civil ren- 
seigne parmi les morts du 12 février» par exemple, 3 enfants 
au-dessous de 3 ans, on leur attribue à tous les trois cet âge 
maximum de 3 ans qu'ils n'ont pas atteint. 

Voici comment le tableau précédent est modifié quand on y 
introduit de cette manière tes ctiiffres relatifs aux enfants : 

Seniftinea 

1. du l^^au 9 janvier 

2. du 10 au 1 G janvier 

3. du 17 au 23 janvier 

4. du M au 30 janvier 

5. du 31 janv. au 6 févr, 

En 1890, d'après les tables de Leclerc, la vie moyenne en Bel- 
gique» pour les personnes qui atteignent au moins 7 ans, était 
59,95 ans; à Gand, en janvier 1904, elle était de 60,7 ans. En 1890, 
d'après Leclerc, la vie moyenne, en Belgique, à la naissance^ était 
45,06 ans; à G and, en janvier 1904, elle était inférieure à 38,7 ans. 
Le rapprochement de ces quatre chiffres prouve qu*il y a eu, à 
Gand, en janvier et février 1904, une mortalité infantile très consi- 
dérable. 



Kombretlismorb 


Ag« toUl 


Vie n«y«iiDe 


119 


4993 ans. 


42 ans. 


75 


2744 , 


36,6 , 


66 


2594 , 


39,3 . 


76 


2809 , 


37 , 


71 


2614 , 


36,8 „ 


407 


15754 ans. 


38,7 ans. 



Oeuilèin« section 



Le P. Schaffers communique à la section un mémoire sur une 
nouvelle théorie des machines électriques à influence. En voici un 
résumé. 

Les théories publiées jusqu'à présent sont tout à fait insuffi- 
santes. 

1" Elles ne peuvent expliquer Vautjmentation des charges. En 
effet, elles essaient de le faire au moyen de la production conti- 
nuelle de nouvelles quantités d'électri^^ité par les réactions réci- 
proques. Or, un corps éleclrisé ne peut accroître sa charge que si 



- 1»41 



réleclricilé lui est présentée à un potentiel supérieur au sien 
propre, sauf dans le cas du cylindre de Faraday. On n*a jamais 
monlré que cette condition est remplie. 

2" On ne trouve dans les théories ordinaires, aucune raison 
suffisante de la Umitation de raccroissement. En effet, Taccroîsse- 
ment résultant de la situation relative des divers organes, el cette 
situation étant invariable, le processus, une fois amorcé, devrait 
durer indéfiniment. Les déperditions, qui sont invoquées d*ofdi- 
naire, n'en sont pas la vraie cause, puisque la présence d'un 
conducteur diamétral augmente la longueur d*élîncelle, alors 
qu'elle n'a aucun rapport avec Timportance des fuites. 

Ces difficultés disparaissent quand on considère les variations 
de la capacité et du potentiel par unité de surface dans la rotation 
des plateaux. 

Les plateaux des machines à inducteurs fixes atteignent leur 
capacité maximum devant les armatures. Au delà, la capacité 
décroît rapidement et, par conséquent, le potentiel s*y élève en 
raison inverse. Or, c'est précisément dans cette région de potentiel 
maximum que sont placés les organes de recharge des arma- 
tures opposées, et voilà pourquoi les charges de ces armatures 
augmentent. 

Si elles n'augmentent pas indéfiniment, c'est que les charges de 
signe contraire fournies au plateau par les collecteurs se portent 
au devant de rélectricttéque leur amène la rotation, et s'avancent 
d'autant plus loin que les potentiels déjà atteints sont plus élevés. 
Mais cette avance des nappes d'inversion modifie la distribution, 
et fait en particulier rétrograder la région de potentiel maximum. 
Les organes de recharge des inducteurs finissent alors par se 
trouver à un potentiel égal ou inférieur à celui de leurs armatures 
et la charge devient statîonnaire ou décroit. Le conducteur diamé- 
tral, en reportant plus loin les changements de signe, ramène les 
potentiels maximums devant les organes de rechange des arma- 
tures, el les y maintient ensuite. 

Le cas des machines à rotations inverses peut être assimilé, au 
point de vue de Taccroissement des charges, à celui d'un conden- 
sateur incomplet^ c'est-à-dire formé de deux armatures de surface 
inégale, La petite armature aura, par unitt' de surface, une charge 
plus forte que l'autre, et, par suite, quand on les séparera, on 



- l!^ît - 

potentiel de valeur absolue plus élevée. Or, c'est précisément la 
petite armature dun condensateur incomplet que chargent les 
conducteurs diamétraux des machines du second genre, et les 
charges sont entraînées de manière à constituer, aussitôt après, la 
grande armature du condensateur incomplet suivant, 

La limite, ici encore, est due à Tavance des nappes dlnversion. 
Quand les extrémités de ces nappes arrivent en regard Tune de 
Tautre, les deux armatures du condensateur incomplet considéré 
plus haut, sont devenues égales en surface. Les densités se sont 
égalisées aussi, et raccroîssement se trouve enrayé. 

Il est encore une troisième question que les théories courantes 
négligent complètement, c*est celle des charges qui se manifestent 
sur les faces en regard des plateaux par de nombreuses étincelles. 
Cette question, d'importance secondaire, est également traitée en 
détail ; mais il serait difficile de la résumer ici sans figures. 

Enfin, de nombreux résultats de mesures, soit de courants, soit 
d'étincelles, sont annexés au mémoire, et réduits en diagrammes. 
Les méthodes qui les ont fournis sont décrites et discutées, 

La section vote Timpression de ce mémoire dans les Annales. Il 
paraîtra dans le troisième fascicule du tome XXVIII en cours de 
publication. 



Le R. P. Lucas, secrétaire, donne connaissance à la section, au 
nom du P, Cirera, S. J., du programme des recherches à instUuer au 
nouvel Observatoire de VEùre (Catalogne, Espagne), 

L*obJet principal des travaux sera Pétude du magnétisme ter- 
restre en lui-même et dans ses rapports avec les variations 
électriques, ractivîté solaire, les raouvements microsismiques du 
sol, etc. 

Les appareils, pour la plupart enregistreurs, distribués dans cinq 
pavillons distincts, seront à Tabri de leurs perturbations mutuelles 
et placés dans toutes les conditions requises pour un fonctionne- 
ment irréprochable. 

La pureté habituelle do ciel, l'éloignement de toute cause de 
perturbation magnétique (telle que tramways électriques), lacon- 
stitulioû du sous-sol, assurent à ce nouvel établissement une 
situation de choix. 11 se trouve — circonstance heureuse pour un 
début — dans la zone de totalité de Téclipse de soleil de 1905* 



L'Observatoire de l'Èbre servira, en outre, d'école pratique pour 
les observateurs destinés à Tobservaloire de Manille, fondé et 
dirigé par les Jésuites espagnols. 

D est à souhaiter que les travaux et les éludes du nouvel Obser- 
vatoire puissent être publiés dans un Bulletin régulier. 

M- le D"" Albert Schoonjans entretient la section de la fabrication, 
de la constitution et des propriétés hygiéniques du lait m poudre. 

M, G. Van der Mensbrugghe communique la note suivante, inti- 
tulée : Quelques mots sur la théorie des veines liquides, 

A Tépoque déjà lointaine (1849), où J. Plateau a publié ses 
belles recherches sur la constitution des veines liquides lancées 
par des orifices circulaires et soustraites à toute influence étran- 
gère, Hagen a présenté à l'Académie de Berlin un mémoire (*) 
où il décrit de nombreuses expériences sur le même sujet A ce 
propos, il cite Thypothèse du déchirement produit dans une veine 
descendante par Taccélération due à la pesanteur, mais il combat 
rhypothèse en question dans les termes suivants : 

• M. La même veine, qu'elle soi! lancée verticalement de bas 
en haut ou verticalement de haut en bas, se résout en gouttes à 
fort peu près à la même distance de l'orifice. Dans le premier cas» 
la vitesse du liquide peut être déjà en grande partie détruite par 
Taction de la gravité, tandis que dans le second, elle peut être 
doublée, et cependant le phénomène ne diffère pas essentielle- 
ment La chose est plus frappante encore dans les veines horizon- 
talcs où Teffet de la gravité est presque nul; sous de fortes 
charges et avec de petits orifices, cet effet est insignifiant dans la 
partie de la veine que nous considérons, et par suite il en est de 
même des variations de la vitesse et du diamètre; on conclurait 
de là que la veine doit présenter un état tout à fait unirorme, et 
néanmoins elle se résout en gouttes à une distance déterminée. „ 

Celle remarque du physicien allemand suggère immédiatement 
ridée d'une autre cause qui doit produire la résolution en gouttes 
dans les veines ascendantes ou horizontales. Peut-on invoquer 



(*) Asm*i>iPooo.,?q]. LXKVIltp.45l. 



rinstabilité des cylindres liquides d'une grande longueur et d'un 
petit diamètre, instabilité dont J. Plateau a donné tant de preuves 
expérimentales pour les figures cylindriques réalisées à Tétat de 
repos? Je n'hésite pas à avancer le contraire; car si celte insta- 
bilité était la cause réelle de la production des gouttelettes, il 
devrait se former des renflements et des étranglemeuts jusqu'au 
moment de la séparation en masses isolées. Or, c'est ce qui n^a 
pas lieu dans bien des cas. En voici deux qui me paraissent bien 
frappants. 

Le premier est relatif à l'expérience que j'ai décrite en 1897 {*) : 
avec un appareil qui permettait de faire varier la pression de 
Fair ambiant» j'ai réalisé un jet aseeiidanl d'eau distillée sortant 
d'un orifice de 1 millimètre de diamètre sous la charge de 38 cen- 
timètres; à l'air libre, le jet avait une hauteur de 27 centimètres; 
de plus^ on voyait s'en détacher latéralement de nombreuses 
gouttelettes et se former vers le haut une véritable gerbe de glo- 
bules liquides. J'ai diminué alors graduellement la pression de 
l'air renfermé dans Tappareil; d'abord le jet s'éparpillait comme 
à l'air libre, mais la division en gouttelettes devenait p!us faible 
quand la pression était réduite à 30 centimètres de mercure; 
pour une pression de 25 centimètres et surtout de 20 centimètres, 
les globules détachés étaient très peu nombreux; enfin pour la 
pression de 14,6 centimèlres, le jet ne se divisait plus du tout; il 
demeurait cohérent dans toute sa hauteur. 

Chose remarquable, la hauteur totale du jet n'était pas plus 
grande qu'à l'air libre. 

Je crois pouvoir conclure de ce qui précède, que réparpillement 
du liquide à l'air libre était dû, non pas à Tinstabilité d'une figure 
hquide fort allongée, mais bien à la compression de Teau sous la 
triple action de la tension superficielle, du choc d'une couche 
quelconque du jet contre celle qui la précédait avec une vitesse 
nécessairement moindre, et surtout de la pression atmosphérique. 

Le second genre de faits que je veux signaler concerne les 
veines lancées horizontalement par des orifices circulaires sous 
des pressions assez fortes : alors qu'on s'attendrait à voir se 



(•) Bull, de l*Acaî>. Roï. »ê Belg., t. XXXI V, p. 248. 



former ainsi des cylindres liquides Iransparents et continus sur 
une longueur très notable, ou est tout étonné de voir se produire 
une veine dont la partie continue est très réduite; qu'il suffise de 
rappeler Tobservation de Tingénieur allemand Weîsbach qui 
avait fait jaillir une veine horizontale par un orifice de 1 centi» 
mètre carré et sous la pression d'une colonne d'eau de 122 mètres 
de hauteur; la veine ainsi réalisée n'était continue que sur une 
longueur de 20 centimètres; au delà le liquide s'éparpillait en 
gouttelettes, La raison en était que, à cette petite distance de 
Torifice, le liquide était tellement comprimé qu'il ne pouvait pas 
demeurer cohérent. 

Si je reviens sur ces preuves de la compression des liquides et 
sur ses effets inaltendus, c'est que je désire vivement que désor- 
mais la force élastique des liquides soit prise toujours en sérieuse 
considération par tous les physiciens. 



Trois lèmo soçtJon 

Sur ravis du R. P. H. Bolsius, S, J,, rapporteur, la section vote 
l'impression aux Annales d'une note de M. F. Meunier, intitulée : 
Contribution à la Faune des Acalyptères de Vambre, 

M. F. Meunier présente quelques remarques sur une aile de 
Cicadines du Kimméridijmi de la Sierra del Montsech (Catalogne), 
qui lui a été communiquée par M, Louis Mariano Vidal, membre 
de l'Académie des Sciences de Barcelone. 

Sur renipreinte et la contre-eoipreinle on peut étudier le détail 
de la topographie des nervures* Sur le schiste se trouve aussi un 
tibia orné d'épines émergeant d'une même ligne longitudinale 
comme c'est généralement le cas chez les homoplères Jassides. 

La taille présumée de cet auchenorynches ne devait guère 
dépasser 5 à 6 millimètres, tandis que celle de Palaeontina 
Vidali (*), Meun. a 15 millimètres. 



(•) Una nuepa cieada del Kimeridffense en et Montseckf MiM. Heal. Acâd, bï 
ciENGiAs r ARTKs, tercera epoca, vol IV, Num* 18 (converdôn francesa). Barce- 
lona, 1903. 



A en juger d'après la nervation du champ de Taile, les carac- 
tères du tibia et de la taille, ce fossile se range vraisemblablement 
dans le groupe des Jassides Acocéphalines. 

Cette découverte est très intéressante, les Cicadariae n'ayant 
été que rarement observés dans les terrains secondaires et ter- 
tiaires (*), 

11 est donné lecture d*un mémoire de M. E. Beauvois, intitulé : 
Les notions des Zeno sur les pafjs transatlauUques, NouveUes 
preums de leur véracité. Le R. P. Van den Gheyn, S. J., qui a 
examiné ce mémoire en propose Tinsertion dans la Revue des 
Questions scientifiques. Cette proposilion est adoptée par la 
section* 

M* Tabbé Claerhout fait une communication sur U origine des 
Celtes. En voici le résumé : 

On est toujours préoccupé, dans le monde anthropologique, du 
problème de Torigine des Celtes. 

La question a été soulevée récemment à Toccasion d'une con- 
troverse entre M. Laîoy, qui regardait les Celtes comme des Mon- 
goloïdes, et M. Salomon Reinach» qui a vivement critiqué celte 
opinion. 

L'Anthropologie a soumis le débat aux savants et M. Wilser a 
répondu à Tappel et a tenté de résoudre la question (**). 

Il y a lieu de discerner les Celtes de Broca et les peuples qui 
ont parlé le cellique et auxquels on peut attribuer le nom histo- 
rique et ethnologique de Celtes, 

Les Celtes de Broca constiluent une race; elle est caractérisée 
par le crâne brachycéphale, le visage large, la chevelure brune, 
les yeux foncés et la lailte moyenne et trapue. 

M* Broca a eu le tort d'appliqoer à cette race nettement déter- 
minée, une dénomination ethnique qui a suscité beaucoup de 
discussions stériles. 

Cette race a des affinités asiatiques; tous les auteurs semblent 



(*) L'aoteur donnera prochainement une notice délaîUée de la nervation 
alàîre de ceL tiamoptère jurassique. 
(•*j L'AitTBïiOPOLOQiE, l. XIV, p. 493. Paris, 1903. 



— lao — 

l'admettre et M. Ripley en convieot; on peut s'en convaincre 
quand on considère qoe tindice céphalique moyen s'élève d'autant 
plus qu'on s'approche du centre de TAsie; c'est sans doute pour 
ce motif que quelques auteurs ont envisagé ces prétendus Celles 
comme des Mongoloïdes. 

La confusion prendra fin si l*on abandonne ce vocable ethnique 
pour adopter le terme de race Alpine. 

C'est la solution proposée par M, Wilser et il est d'autant plus 
opportun de la mettre en évidence qu'il n'y a pas si longtemps 
que M, Taylor, qui a cependant étudié à tond rorigine des peuples 
indo-européens, regardait les Celtes de Broca comme les vérita- 
bles Celtes ("♦*); M. Ripîey a signalé la controverse, sans résoudre 
la question (**); d'ailleurs, lui-même fait quelquefois coïncider les 
Celtes avec les représentants du type brachycéphale. 

Autant il est aisé de présumer l'origine des brachycéphales de 
la race Alpine, autant il semble difficile de répondre à la question : 
quelle est l'ethnogénie des Celtes? 

M. Wilser a dit un mot de cette seconde question, sans fournir 
une réponse satisfaisante. 

La question de Torigine des Celtes se rattache au problème de 
l'origine des peuples indo-germaniques, appelés d'un nom que les 
Français afïéctent de ne pas comprendre et qui désigne les Aryens 
par les noms des deux groupes que l'on rencontre de part et 
d'autre aux confins de l'immense région occupée par cette multi- 
tude de peuples. 

La question aryenne reste toujours ouverte. 

L^on peut considérer la population de l'Europe comme le 
résultat du remous d'un grand nombre de tribut, qui paraissent 
et disparaissent, qui se croisent et s'enchevêtrent dans leurs 
migrations continuelles, qui se séparent ou s'absorbent et 
s'adonnent tantôt à la conquête^ tantôt à la colonisation* 

Elle est vraisemblablement issue de trois races : la race Nor* 
dique, dolichocéphale et blonde, la race Alpine, brachycéphale et 
brune et la race Méditerranéenne, dolichocéphale et de couleur 



(•) Isaac Taylor. V Origine des Aryens (U^ad. de H, de Varigny), p. 80. Paris, 

tsm. 

(••) W. Ripley. The Eaces of Europe, p. tli. London, 1900. 



-13 1-^ 



foncée, dont on a réussi à reconstituer l'ensemble des caractères 
physiques héréditaires, malgré des croisements multiples et des 
métissages variés; les dolichocéphales semblent représenter un 
type aFricanoïde et les brachycéphales paraissent dériver des bra- 
chycéphales de l'Asie. 

Gomment concilier ces données avec le fait de l'existence des 
peuples aryens, dont les langues apparentées semblent dénoter 
une origine commune? 

A l'opinion de ceux qui admettent Tunité et la commimauté 
d'origine on peut opposer la diversité des races. 

A ceux qui se basent sur les caractères physiques, pour démêler 
les types de races différentes, on demandera toujours d'où pro- 
vient la similitude, par laquelle on peut comparer les peuples 
aryens aux rameaux d'un arbre généalogique. 

Voici comment nous envisageons la question : 

Dans les temps néolithiques les dolichocéphales primitifs et les 
brachycéphales provenant des infiltrai tons asiatiques se sont 
mélangés en proportions diverses, pour former un grand nombre 
de tribus, vivant de cette vie dont les découvertes préhistoriques 
nous permettent d'entrevoir et de tracer un tableau assez, exact. 

A notre humble avis, il n'y a pas eu de peuple aryen primitif, 
ce que les Allemands appellent, das indogermanische Urvolk, 
souche de tous les peuples ai7ens; il est donc inutile de recher- 
cher le berceau des Aryens; il ny a pas eu non plus une race 
dolichocéphale ou brachycéphale quelconque qui ait aryanisé tous 
les autres peuples. 

Le plm grand nombre de ces tribus parlaient des dialectes appa- 
rentés, 

La théorie des ondes de Schmidt peut expliquer le fait de la 
diffusion de ces dialectes. 

Quelle fut la cause motrice? D'où est parti le mouvement 
initial? 

Nul ne peut l'indiquer, 

La question reste ouverte : comme la découverte du sanscrit a 
révélé Taffinité des langues, un autre fait nous fera peut-être un 
jour toucher du doigt Torigine du mouvement qui a donné lieu à 
l'expansion des dialectes indo-européens. 

On sait comment se sont formés les peuples néo-latins et com- 



- laî^ 



ment les idiomes néo-latins sont issus des dialectes latins, parlés 
par les habitants de l'empire romain. 

D'une façon analogue les douze groupements indo-germaniques, 
avec leurs langues propres, sont issus des innombrables tribus, 
parlant des dialectes apparentés. 

Quelle est la source ethnique des Celtes? 

Nous appelons Ceites un ensemble de tribus, mélangées de 
dolichocéphales et de brachycéphales, parlant des langues celti- 
ques et habitant les vallées du Rhin et du Mein, les régions du 
Danube supérieur, une partie du bassin de TEIbe, la Belgique, 
les Iles Britanniques et certaines portions de la France, de la 
Suisse et du Nord de Tltalie; un fait curieux à noter et propre 
à dérouter beaucoup de gens, c*est que la tribu des Teutons était 
probablement une tribu celtique. 

C'est par Tétude de la toponymie que Ton parvient le mieux à 
délimiter le domaine des Celtes, que les migrations des peuples 
primitifs ont tantôt élargi et tantôt rétréci; c'est ainsi qu'en Alle- 
magne, les Celles ont reculé devant la poussée des peuples ger- 
maniques. 

Un usage, un degré de culture ne sont pas Tapanage d'un 
peuple; nous croyons que les coutumes et les civilisations se 
répartissent plutôt par régions et se transmettent aux peuples les 
plus divers; la théorie des ondes n'explique pas seulement Tex- 
tension des langues; elle peut rendre compte de l'expansion de^ 
modes d'habitation, du mobilier des peuples préhistoriques, des 
objets en pierre et en métal, de leurs formes et de leurs orne- 
ments. Nous croyons cependant que la civilisation des Celtes 
atteignit son apogée à Tépoque de la Tène; nous en possédons la 
preuve tangible et classique dans la similitude de Vappidum de 
Bibracte et du hmdisckt de Stradonic. On peut aussi attribuer 
aux Celtes la civilisation néolithique et la civilisation de Tâge du 
bronze, dans les régions qu'ils ont occupées, car nous ne possé- 
dons aucune preuve, comme quelques auteurs le présument, que 
c'est seulement à Tâge du fer que les Celtes sont arrivés dans nos 
contrées. Nous cmyons que tous les groupements, qui forment la 
population de TEurope, les Celles t»t les Germains, comme les 
peuples ilaliq 'mitiues et slaves, ont passé successivement 

par toutes les ^ île la culture préhistorique. 



- i^d — 

Le R P. Van den Gheyn présente, à propos de cette communi- 
cation, les observations suivantes. 

Il fait remarquer d'abord que M.rabbé Claerhout a eu parfaite- 
ment raison de dénoocer l'influence néfaste qu'a exercée, dans la 
question de Torigine des Celtes, Topinion de Broca, Le type celte 
de FanOiropologisle français est tout local; il ne saurait d'aucune 
façon prétendre à fournir une caractéristique de race. Du reste, 
cette opinion se rattachait au système préconçu des Aryas brachy- 
céphales bruns, dont on voulait faire des Aryas purs. C^est ainsi 
également que les Celtes étaient rapproctiés intimement des 
Galtchas de TAsie centrale. 

On ne peut pas oublier non plus que les Celtes ne se présentent 
pas avec le caractère d'unité anthropologique qu'on leur atlribue 
trop souvent. Il y a eu divers rameaux celtiques, somatologique- 
ment assez différents les uns des autres. 

Comme pour plusieurs autres groupements ethniques, la ques- 
tion des Celtes se confond avec le point de savoir où s'est formé 
l'idiome celtique. Dès lors, la philologie et Thistoire ont aussi leur 
mot à dire. Le R. P. Van den Gheyn croit devoir signaler le récent 
ouvrage de M. d'Arboîs de Jubainville, Les Celtes^ Paris, 1904. Le 
savant professeur du Collège de France établit, dans ces leçons, 
que le centre de formation des langues celtiques doit être recherché 
dans tes régions de rAllemagne occidentale, dont Mayence forme 
le centre. C'est de là aussi qu'ont essaimé, dans toutes les direc- 
tions, les Celles de la Grande-Bretagne, de la France, de TEspagne 
et deFItalie, 

Mais avant ce groupement en Germanie, où étaient les Celtes, 
d*où venaient-ils? Si l'on peut poser ce problème, on est loin d avoir 
en mains la solution, et c'est en ce sens quon peut dire, avec 
M, Tabbé Claerhout, que la question de Torigine des Celtes se 
confond probablement avec celle du berceau des Aryas, 



M, De Wildemann attire l'attention des membres de la section 
sur diverses cartes géographiques très utiles pour Fétude de la 
géographie économique. 11 entretient ensuite la section des Plantes 
aearophyies. Voici un résumé de sa communication : 

MM. 0, Penzig et C. Chîabrera ont publié, en 1903, une inté- 
ressante étude intitulée : Contribulo alla conoscenza délie pianie 



la^ 



acarofiU, L'élude des acarophyles n'a pas été faite avant eux 
d'une façon 1res détaillée; Tattention des auteurs s^étant plus 
spécialement portée sur les mirinecopbytes. 

Nous n'avons pas à discuter ici la structure des lo^etles creusées 
dans les feuilles et il nous paraît certain, comme le supposent 
également les deux auteurs, que les domaties n'ont d^autre fonction 
que celle de servir de refuge et de domicile aux acariens foliicoles. 

L'utilité des acariens pour les plantes qui leur donnent asiJe 
consisterait, d'après M. Lundstroeni, dans renlèveinent de la sur- 
face des fuuilles, de matières étrangères et en particulier de spores 
et d'hyphes de champignons qui pourraient infecter la plante. 

Les auteurs italiens confirment cette appréciation et consi- 
dèrent que Faction des acariens toliicoles est surtout dirigée vers 
Fenlèvenient des épiphytes qui, dans les régions tropicales, 
recouvrent les feuilles et pourraient par leur grand développement 
intercepter la lumière et diminuer les fonctions assimilati'ices, 
diminution qui retentirait sur la végelation de tout Torganisme, 

Dans trois cas seulement, sur quatre-vingt-trois espèces exami- 
nées parles deux auteurs, c'est-à-dire chez AguHsunthes javanka, 
CtmsitUa curviflora ei sSuprosma dlspm%le^ feuilles habitées par des 
acariens se montrent parfois encore couvertes d'une dense végé- 
tation cryptogamique; dans tous les autres cas, les feuilles étaient 
nettes et privées d'épiphytes et de parasites. Cependant, à notre 
avis, il existe bien des cas où des plantes acarophytes, très nettes, 
sont envahies par des épiphytes qui peuvent occasionner des 
dégâts assez considérables dans les plantations. Il suffit de citer 
le cas des caféiers attaqués par le MycoiiUa parasitica^ algue 
superficielle dont on a pu suivre le développement à Java et dans 
FÉtat Indépendant du Congo, dans des caféeries se trouvant 
probablement dans de mauvaises conditions d'éclairage. Les 
acarodomaties peuvent dans certains cas être transformées en 
mirmécodomaties et une plante acarophyte peut amsi se trans* 
former en plante mirmécophyle. D'un autre côté, nous avons 
observé qu'une même plante peut être sinmltaoément mirméco- 
phyte et acarophyte. Des rameaux d'une plante congolaise qui 
nous ont été envoyés récemment d'Afrique et qui n'ont pu être 
déterminés montrent très nelteuient les mirmécodomaties occu- 
pant les tiges et des acarodomaties localisées à laisselle de la 



^ 132S — 



nervure principale el des nervures secondaires des feuilles, pro- 
tégées par une forte louffe de poils. 

Sans entrer dans les considérations sur Torigine des acarodo- 
niaiies et les rapports de ces organes avec les nectaires extra- 
nuptiaux, nous croyons que ces douiaties sont formées exclusive- 
nienl à Fusage des acariens, et Ton peut dire que pour les voir 
atteindre leur maxioium de développement, il faut le concours 
actif des acariens propreuient dits. 

Les auteurs, et en particulier MM, Penzig el Cliiabrera, croient 
que la solution de la question, à savoir si vraiment il faut la pré- 
sence des acariens pour amener la formation des doniaties ou 
bien si celles-ci se produisent spontanément par hérédité, n'est 
pas encore résolue. Ils ont remarqué qoll existe une grande 
différence de développement entre les acarodomaties d'une 
feuille donnée et celles d'une feuille de même âge et de même 
grandeur, et ils ont observé aussi sur une acarophyte des feuilles 
totalement privées de domaties. 

Nous avons observé le même fait tant sur des plantes sèches 
que sur des plantes vivantes cultivées en serres. De cette consta- 
tation, MM. Penzi^^ et Giiiabrera tirent la conclusion que la pré- 
sence des acariens est d'une certaine importance pour le déve- 
loppement complet des domatîes et voire même indispensable 
pour leur formaliori. Nons ne croyons pas pouvoir souscrire à la 
seconde partie de cette conclusion. Que la présence des acariens 
soit nécessaire pom' le développement complet d'une domalie, 
nous Tadmettons volontiers, mais nous avons observé la for- 
mation des doniaties sans le concours des acariens et on peut 
facilement, dans tous les jardins botaniques où Ton peut cnlliver le 
Funiumkt elastkaj observer la formation des domaties très carac- 
téristiques, sans le secours d'acariens. 

Parmi les 430 plantes relevées à la fin du travail des deux 
auteurs précités, un petit nombre appartient à la flore de l'Afrique 
tropicale. Faut-il en conclure, comme on l'a prétendu, que le 
continent africain est pauvre en mirmécophytes et acarophytes? 
Nous ne le croyons pas, cette pauvreté n'est que relative et 11 est 
certain qu'une élude approfondie des plantes de ces régions per- 
mettra d'en relever un très grand nombre chez lesquelles les 
domulies pour acariens sont fréquentes et bien développées. 



- lae - 

Nous aurons peut-être un jour Toccasion de revenir plus en 
détail sur cette question. 

Pour le continent africain, MM. Penzig et Chiabrera indiquent 
les espèces suivantes : 

Agarophttes africaines 

Lauraceae 
Areodaphne buUata, Nées Afrique australe. 

Rhamaceae 
Ceanothus africanus, L Afrique tropicale. 

Tiliaceae 

Gretoia occidentcUis, L Afrique tropicale. 

, populifolia, Vahl .... ^ ^ 

Bixaceae 
Kigelaria africana, L Afrique australe. 

Oleaceae 

Jasminum angulare, Vahl .... Afrique australe. 

Nathusia alata, Ilachst « , 

OUa foveolata, E. Meyer .... , , 

Bignoniaceae 
Tecoma capensis, Don Afrique australe. 

Rubiaceae 

Cauthium pyrifoUum, Kl Afrique australe. 

Coffea arabica, L „ tropicale. 

, Uberica, Bull , , 

Feretia apodanthera, Del Abyssinie. 

Oardenid lutea, Fres „ 

Orumilea cymosa, E. Meyer . . . Afrique australe. 

Mordia Senegalepisis, Rich. ... „ tropicale. 

Paretta cafra, L „ australe. 

„ lanceolata, Eckl „ „ 

Plectronia ventrosa, L , , 

Sarcoce^Hilus esculentus, Afz. . . , tropicale. 

Compositaceae 
Vemonia mespilifolia, Lcss. . . . Afrique australe. 



- lay - 

A celte liste relativement courte, nous tenons à ajouter deux 
espèces très particulières; sur la première, dont nous avons déjà 
parlé antérieurement, le Funiumia elnsllca (Preuss) Stapf, fatten- 
lion a été attirée par M. le D^ Otto Stapf, qui a donné une figure 
des domaties dans la planche qu'il a consacrée à cette espèce 
dans les Icônes plaularum de Hooker. C'est même sur le carac- 
tère fourni par ces domaties qu'il a pu baser un caractère diffé- 
rentiel infaillible pour distinguer celte bonne espèce caoutchou- 
tifère des autres espèces du même genre dont le latex fournit, 
après coagulation, une masse poisseuse et résineuse sans valeur 
industrielle. Les domaties se montrent sous forme de fentes allon- 
gées, disposées en sécante dans la plupart des angles formés par 
les nervures latérales et la nervure médiane. 

Des domaties s'observent également dans le genre 3/alo(ief<a; 
nous les avons remarquées dans le Mtdoueiia Ileudehfu et dans 
certaines espèces américaines qui ont avec cette plante africaine 
de grandes affinités» 

Mais, tandis que chez le Kickxia ou Ftmtnmia, la pochette 
creusée dans le tissu foliaire s'ouvre par une fente longitudinale 
située près de la naissance de la nervure latérale, dans le 
Maloueiki l'ouverture de la pochette est circulaire ou presque 
circulaire, petite et assez éloignée du sommet de Tangle formé par 
les nervures. 

Les acarophytes sont certes plus nombreuses en Afrique qu'on 
ne le croit et Ton pourra, nous en sommes persuadé, trouver des 
types acarophytes dans presque toutes les familles végétales 
représentées dans la flore forestière de l'Afrique centrale; ce 
genre de plantes est particulièrement bien représenté parmi les 
Rubiacées, et nous aorons l'occasion de revenir probablement 
bientôt sur cette question (*). 

M. Tabbé Kieffer présente deux mémoires intitulés : 1. Descrip^ 
lion de nouveaux Froetfdrfjpides exotiques; 2. Etude sur de nouveaux 
insectes et phijtêptides gallkohsdu Bengale. Le R. P. F. Dierckx^S. J. 
et M- F, Meunier sont nommés rapporteurs. 



(•) Cf. De Wilde m an. Notes sur quelques Apocynacées laiicifères de la flore 
du Congo, 1W)3, p. 10, 

XXVill 10 



— 138 - 

M. A. Dory, ingénieur des mines à Tolosa (Espagne), présente 
un mémoire étendu sur VEspag7ie minière et métallurgique. Le 
R. P. G. Schmitz, MM. Th. Schmitz et H. Siret sont nommés 
rapporteurs. 



Quatrlèmo section 



Au début de la séance, M. le D*" Faidherbe, président de la 
section, rend un hommage ému à la mémoire du R. P. G. Hahn, S. J. 

La mort qui avait déjà attrisié notre section en 1902, dit-il, ne 
nous a pas épargnés davantage en 1903 : elle a frappé un collègue 
qui nous était particulièrement cher par le caractère sacré dont il 
était revêtu, et par la science étendue et indiscutable qu'il 
possédait. 

Le R. P. G. Hahn, de la Compagnie de Jésus, formé par desohdes 
études, perfectionné à Técole du savant Huxley, le modèle des 
physiologistes, habitué dans son long professorat à exposer 
et à développer les problèmes relatifs à Tanatomie générale, était 
bien préparé aux discussions scientifiques et pourtant sa modestie 
était si grande, sa volonté de ne point se mettre en avant était si 
forte qu'il fallait Tobserver et l'écouter attentivement pour se 
rendre compte de sa haute valeur. Qui l'eût vu parmi nous, la tête 
légèrement penchée entre ses épaules voûtées, ses yeux si fins 
voilés par l'éclat des verres, les mains croisées dans les manches 
de sa soutane, gardant sans cesse un air de véritable bonhomie, 
n'aurait pu se faire une idée de sa grande et belle intelligence. 

Quand il parlait, l'impression changeait de suite. Profondément 
versé dans les éludes d'anatomie et de physiologie où il était 
certainement notre maître, uniquement absorbé par les spécula- 
tions théoriques, le R. P. Hahn apportait dans nos discussions des 
questions nettes et précises, des observations judicieuses qui 
prouvaient sa grande connaissance des sujets abordés, la pénétra- 
tion de son esprit et la justesse de son sens critique. 

On peut juger encore mieux de ces qualités par les savants 
articles de didactique et de polémique et par les revues générales 
de physiologie qu'il a publiés dans la Revue des Questions 

SCIENTIFIQUES. 



- 1 30 — 

Tantôt il aborde simplement les questions d'analomîe, de phy- 
siologie, de biologie générale, comme dans ses mémoires sur les 
axolotls et leurs métamorphoses, sur les mouvement i^ chez les êtres 
organisés^ sur la celhde vmfnte et la division cellulaire^ sor la trans- 
mission de r influx nerveux dan^ V organisme ^ sur V électricité et la 
viej sur les plantes carnivores^ sur V induction probalAe^ sa valeur et 
sofi ulUité, et ses exposés sont remarquables de précision et de 
clarté. Tantôt il porte la critique dans les études des biologistes 
contemporains et examine leurs théories et les conséquences qui 
en découlent, passant successivemenl en revue Tœuvre de Claude 
Bernard, d'Huxley, de Gharcot, ou les idées et les travaux de 
Carooy, de Jules Soury et d'Errera. Abordant un problème plus 
élevé et plus scabreux qui devait doublement Tintéresser, comme 
prêtre et comme biologiste» il étudia la vie d'une grande mystique 
et publia un important mémoire sur tes Phénomènes ht/stériques 
et les Eévélations de sainte Thérèse, Cette élude, récompensée 
à Salamanque, fut désapprouvée par Rome. Le P. Hahn se soumit 
avec sa douceur habituelle et reporta son attention sur d'autres 
études. 

Ses quahlês et sa science nous Tavaient fait hautement estimer. 
Aussi regretterons-nous longtemps sa disparition d'entre nous et 
c'est avec un souvenir ému que nous le chercherons souvent du 
. regard dans nos rangs, éclaircis de nouveau. 



^ 



M, le D'' Faidherbe fait la communication suivante sur une 
tentative de suicide par la slrgchnine, suivie deguérison. 

Si les empoisonnements par la strychnine sont fréquents 
en Angleterre, ils sontj d'après Chapuis (♦), assez rares en ï'rance 
puisqu'on n'en a signalé que dix de 18G0 à 1880 et, bien que la 
quantité en ait augmenté depuis cette dernière date, les cas n'en 
sont pas encore très nombreux : aussi nous a-l-il semblé inté- 
ressant de reproduire Thistoire d'une tentative de suicide par la 
stiychnine que nous avons observée récemment, d'autant que la 
guérison a pu être obtenue. 

Le 8 décembre, à 9 heures du matin, nous sommes appelé à voir 



(•j A Chapuis* Traité de lexicologie, \^%p,olX 



l'sa 



un homme qu*on vient de Iroover en proie à de violentes douleurs 
et à des convulsions désordonnées. 

A notre arrivée, le malade est couché; le corps entier est agité, 
au moment de notre entrée, de secousses continues» avec extension 
des membres, paraissant accompagnées de crampes fort pénibles ; 
les muscles des membres sont durs et contractés. Les yeux sont 
hagards, légèrement convulsés en haut; la tète se porte en exten- 
sion forcée sur la nuque. Les efforts que le patient fait pour parler, 
aggravent la contracture des masséters et amènent une forte 
striction des mâchoires, sauf à de légers intervalles où elles 
s'eiîtr 'ouvrent avec tremblement rapide et claquements de dents 
en bruit de castagnettes. Un peu d'écume sanguinolente autour 
des lèvres. 

La peau est glacée dans la partie supérieure du corps, d'une 
chaleur un peu exagérée au contraire dans les parties ioférieures, 
seules couvertes. Le pouls est rapide, 130 p., petit, mais ne donne 
pas une impression de faiblesse, ni de dépression. Les pupilles 
sont moyennement dilatées, Tœil est légèrement injecté de sang. 

Le ventre est [normalement tendu, sonore et souple en tous 
points; rien à noter du côté du foie; un peu de sensibilité au creux 
épigastrique. Brusquement, en même temps que les membres se 
convulsent en extension, les grands droits de Tabdomen se 
raidissent et se tendent fortement, ne permettant plus l'explora* 
tion; les muscles intercostaux se contracturent en même temps et 
la respiration semble suspendue un instant. 

L'idée d'un empoisonnement par la strychnine nous parut de 
suite vraisemblable, car Tétat de connaissance parfaite du malade 
n'autorisait pas à croire à des crises subintrantes d'hystérie, ni 
à une attaque d'urémie convulsive qui n'eussent point provoqué 
d'ailleurs cette extension et cette raideur tétanique exagérée des 
muscles du tronc et des membres. L'idée de tétanos ne semblait 
guère probable non plus, en l'absence de plaie apparente et de 
fièvre, d'autant que les occupations du malade n'eussent point 
expliqué une infection de ce genre* 

Une piqûre de morphine calma légèrement les contractions du 
malade qui, pendant réloignement des assistants, put parler un 
peu et confirmer notre diagnostic ; il avait pris à 5 h. 1/4 un cachet, 
contenant myè centigrammes de stryclmine. 



141 



La contracture des mâchoires ne cédant que faiblement, nous 
luî versâmes lentement dans la bouche quelques cuillerées de 
café noir où nous avions délayé 2 grammes d'ipéca. Nous lui 
faisons ensuite une piqûre de 20 centigrammes de caféine pour 
lutter contre la fatigue nerveuse, déterminée par les secousses 
continuelles. 

Les secousses tétaniques se répètent, moins fréquentes et moins 
longues et l'expression d*angoisse et d'efifroi disparaît progressive- 
ment du visage dû malade. A la onzième minute, une secousse 
nouvelle se produit, accompagnée de quelques hoquets, et un 
efifort de vomissement ramène quelques gorgées d'un liquide 
noirâtre, mêlé de quelques glaires, de matières polvérulentes et de 
quelques débris qui nous paraissent des fragments du cachet 
précédemment ingéré. 

Deuxième injection d*un centigramme de morphine, une demi- 
heure après la première. Les contractions des muscles du tronc 
sont beaucoup moins accentuées ; au contraire, ropisthotonos, le 
trismus et la raideur des membres persistent davantage et le 
malade ne peut encore boire, malgré la soif ardente qu'il accuse. 
Nous lui faisons donner quelques cuillerées de Champagne glacé, 
et nous le faisons couvrir fortement pour le réchauffer. 

Le malade éprouve le besoin d'uriner, mais ne peut y réussir : 
nous le sondons et nous retirons environ 200 grammes d'une urine 
fortement colorée et trouble. Troisième injection de morphine 
à 10 heures. 

A partir de ce moment, l'état général devient sensiblement 
meilleur ; les secousses, de plus en plus faibles, ne se renouvellent 
guère que de dix en dix minutes; le malade se plaint beaucoup 
moins et vers 10 h. 1/2 peut boire avec assez de facilité. 

A 11 h. 1/4, le pouls est à 110 p., plus fort qu'à notre arrivée, 
grâce à une seconde injection de caféine que nous lui avons faîte. 
Un peu de raideur des membres; sensation violente d'abattement, 
de fatigue extrême et de courbature généralisée; céphalée très pro- 
noncée contre laquelle nous prescrivons des compresses d'eau 
glacée; douleur aiguë de brûlure au creux épigastrique; salivation 
difficile. 

A 12 h. 3/4, état satisfaisant. T. : 37^6; P. : 104. Nous per- 
mettons de donner du lait, coupé d'eau de Vichy, frictions au 



l^-Sft — 



baume de Fioravantî chloroformé sur les membres toutes les deux 
heures ; potion avec 

Teinture de belladonne , , . , XX gouttes 

Eau chloroformée 60 grammes 

Sirop d'écorces d'oranges amères 40 „ 

une cailler à bouche d'heure en heure, pour calmer les douleurs 
d'estomac qui persistent et incommodent fortement le malade, 

A 6 h. 1/2, les spasmes ont cessé, mais la sensation de courbature 
est beaucoup plus accentuée que le matin ; la sensibilité de 
r estomac est encore fort vive. Le lait et le Champagne coupés et 
glacés sont bien supportés* T. : 38^,7 ; P* : 1 10. Injection de vingt 
centigrammes de caféine. 

Le 9, T. : 37^8; P. : 96. La nuit a été assez mauvaise; le sommeil 
était entrecoupé de cauchemars et de réveils subits, dus en partie 
à des élancements douloureux dans la partie gauche du cou, dans 
Tépaule et le membre supérieur correspondant. 

En appuyant sur le trajet du plexus brachial, du nerf circonflexe 
et du nerf médian, nous provoquons une vive douleur caractéris- 
tique. La langue est très chargée. 

Nous prescrivons des frictions laudanisées et un enveloppement 
chaud do cou et de la racine du membre : 30 grammes d'huile de 
ricin. Diète lactée. 

Le soir, T, : 37%4; P. : 90 ; même état. 

Le 10, la nuit a été meilleure; la sensation de courbature 
a notablement diminué et la douleur du cou et de Tépaule est 
supportable. Le malade demande à manger, bien qu'il éprouve 
encore une sensibilité assez vive de Testomac. La langue est 
moins chargée. T. : 37^; R : 88. 

Potages, œufs, lait. Massage général deux fois par jour. 

T. du soir : 36%6; P. : 96. État salisfaisant. 

Le 11, la nuit a été très bonne; la névralgie scapulo-humorale 
a presque entièrement disparu et la courbature a fait place à une 
simple sensation de lassitude. L'estomac est moins douloureux, 
bien qui! y ait eu quelques vomissements glaireux au réveil, 
T. :36o;7;P. :82. 

Même régime alimentaire; massage. 

Le 12, Fétat est aussi satisfaisant que possible, à part une sensa- 



— i^a — 



tîon générale de Faiblesse et de fatigue* Nous permettons de manger 
de la viande; massage. Deux cachets par jour avec 



Glycérophosphate de chaux 
Poudre de Kola 

'de cejou 



ââ gr. 25. 

rétablissement fut de plus en plus rapide 
et nous permîmes au malade de partir quelques jours après se 
reposer à la campagne. 

Il y a lieu de s'étonner que l'absorption d'une dose de vingt 
centigrammes de strychnine n'ait pas déterminé la mort dans les 
quatre heures où le malade est resté sans secours, bien qu'on ait 
cité des cas où riodividu a guéri, malgré rinjection de 24 et même 
de 50 centigrammes de poison : ordinairement en effet une dose de 
4 à 8 centigrammes suffit à tuer un adulte et, dans la plupart des 
cas, la mort se produit dans tes deux heures qui suivent la prise 
de ratcaloïde. Nous croyons qu'il faut chercher la cause de cette 
heureuse issue dans les conditions où s'est produite la tentative de 
suicide. 

Notre sujet, préoccupé par de graves embarras financiers, avait 
soupe légèrement le 6 décembre, et, après avoir passé la soirée 
avec des amis qui avaient cherché à le distraire, s'était couché fort 
tard. Il ne dormit point de la nuit, tant à cause de ses soucis que 
de douleurs d'estomac, dues à une dyspepsie d'ancienne date. 
Le 7, il passa toute la journée chez lui, en grande partie au lit et 
sans manger; très fatigué il se coucha à 7 heures, ne put trouver le 
sommeil et, à 5 h. 1/4 du matin, exaspéré à la fois par ses idées 
sombres et par rinsomme^ prit cette fatale décision qu'il exécuta 
de suite. 

Dans ces conditions, Testomac se trouvait en état de vacuité 
complète ou peu s'en faut, ne renfermant que quelques matières 
glaireuses et dans les plus mauvaises conditions pour détruire le 
cachet et absorber le toxique. Quand la sensation de brûlure 
gastrique se produisit, au bout d'environ une heure, à l'estimation 
de notre malade, il n'avait point sous la main d'eau ou d'autre 
boisson et les convulsions qui se manifestèrent peu après, ne lui 
permirent point de se lever. La pénétration de la strychnine dans 
rintestin ne put se faire qu'avec lenteur et, malgré la force et la 
persistance des accidents, la dose effectivement utile fut relative- 




- 1-44 ^ 



ment minime; c'est ce qui explique que, malgré la violence, la 
répétition et la durée des accès tétaniques, le malade put encore 
être secouru à temps. 

Pour que la strychnine ingérée puisse agir, il faut certaines 
conditions qui rendent son effet moins sûr que celui des autres 
poisons, malgré sa haute toxicité; n'étant soluble en effet que dans 
6667 parties d'eau à lO, à peine plus à la température du corps, 
elle exige la présence d'une assez forte proportion de liquide dans 
Testomac et si les sécrétions gastriques sont peu abondantes, s'il 
s'y trouve des matières glaireuses, formant un mauvais milieu de 
dissolution, Taclion toxique se trouve fortement enrayée et 
retardée. 

Nous rappellerons à ce sujet Tempoisonnement criminel, 
accompli à Paris, il y a quelques années, sur ta personne d'une 
enfant à qui une inconnue fit avaler un cachet, contenant de la 
strychnine. La victime de l'attentat put jouer un moment avec ses 
compagnes et retourner chez elle, sans présenter aucune douleur, 
aucun symptôme morbide, mais dès qu'elle eut absorbé une 
quantité d'eau assez notable, les accidents débutèrent et ame- 
nèrent rapidement une issue fatale. Le même fait se serait certai- 
nement présenté dans notre cas, si le sujet avait eu sous la main 
un liquide quelconque. La persistance de la vacuité de l'estomac 
et les mauvaises conditions où il se trouvait par suite de sa gastrite 
d'ancienne date Tont au contraire protégé. 

Nous n'avons pu, par suite de la maladresse d'un domestique, 
faire d'essai chimique sur les matières vomies; nous aurions 
voulu chercher à doser la strychnine qui s'y trouvait encore 
contenue, pour évaluer celle qui avait été effectivement absorbée 
par l'estomac. Quant aux urines que nous avons fait conserver 
elles présentaient la composition suivante : 

Coloration rouge foncée. 

Limpidité normale. 

Odeur • normale. 

Réaction très acide. 

Densité ....... 1,039 

Dépôt très abondant . . rouge sombre. 

Albumine néant. 

Glycose néant. 



Urée .,.-.... 56 (♦). 

Acide urique ..... 1,17. 

Chlorure de sodium . , 14,20. 

Acide phosphorique, • * 4,10 (*♦), 

~ëe qui est en rapport avec le travail musculaire énorme, donné 
pendant les crises. Il faut cependant noter la proportion, relati- 
vement faible de chlorure, en rapport sans doute avec l'affection 
gastrique de noire malade. 

Eu ce qui concerne le traitement, nous avons fait de la thérapeu- 
tique d'urgence, utilisant ce que nous avions sous la main; il 
semble que la morphine soit toujours dans ce cas le médicament 
de choix, parce qu'elle agit plus rapidement que tout autre, parce 
que son administration est plus tacile et parce que le médecin en 
a ordinairement à portée, et dans tous les cas d'intoxication 
strychnique, il y a urgence à agir vite. Seul le chloroforme peut 
entrer en ligne de compte, mais nous nous demandons s*îl est bien 
prudent d'en administrer à un malade qui se trouve déjà en état 
d'asphyxie et par suite sous le coup d'une syncope; nous ferons la 
même observation pour le chloraL 

Nous avons donné de l'ipéca dans du café pour répondre 
à l'indication la plus pressante qui était d'évacuer au plus tôt le 
contenu de l'estomac afin d'enrayer l'absorption du poison, mais 
nous eussions employé Tapomorphine si nous en eussions eu sous 
la main. 

Après avoir apaisé les phénomènes convulsifs, dus à la strych^ 
nine, et qui mettaient immédiatement la vie en danger, nous 
gardions encore des inquiétudes sérieuses pour l'avenir, au point 
de vue des poumons et de l'estomac de notre malade. Le long 
refroidissement, subi avant qu'on lui portât secours, les troubles 
circulatoires et respiratoires provoqués par le poison, Tamoindris- 
semenl de la sécrétion urinaire, constaté le jour même, justifiaient 
quelques craintes de complications pulmonaires qui ne se sont 
point réalisées. Le froid a seulement produit ou du moins favorisé 
la névralgie du plexus brachial que nous avons signalée. 



(*) Ramené à 1000 centimètres cubes. 

(**) Noos n'avons point recherché la présence de la strychnine^ rélimination 
parruriixe ne con*mençant que tartiivement. 



— 1^« — 

Le long séjour de la strychnine dans Festomac, les vives 
douleurs qu'accusait llntoxiqué, nous firent craindre avec plus de 
raison des lésions de ce côté. On a en effet signalé des cas de 
gastrite aiguë et notamment Cloquel a noté une observation, 
reproduite par Orfila (*), où, senib!e-t-il, les lésions stomacales 
ont été pour beaucoup dans l'issue fatale. Les accidents convulsifs 
avaient entièrement cédé au bout de douze lieures; " lorage s'est 
pour ainsi dire dissipé, et tout semble annoncer une heureuse 
terminaison „ : seules la faiblesse et la douleur générales persis- 
taient, mais, quarante huit heures après Tingeslion du poison, 
la douleur semble se concentrer au creux épigastrique où se mani- 
festèrent des battements, en même temps que des phénomènes 
généraux graves apparaissaient et amenaient la mort le lendemain 
matin. L'autopsie montra que le maximum des lésions siégeait 
dans Festomac, le duodénum et la vessie. 

Avant de terminer, il nous faut faire une observation sur la 
facilité remarquable avec laquelle, malgré la législation, on arrive 
à se procurer les poisons les plus violents. Nous n'avons pu obtenir 
de notre sujet de renseignements sur la manière dont la strychnine 
employée était venue en sa possession, mais il est cerlain que, 
pharmacien ou droguiste, le vendeur a commis une faute grave; 
malheureusement la répression de semblables pratiques est fort 
difficile parce que la plupart du temps les faits restent ignorés ou 
que la preuve en est impossible à établir, 

M. le D'^ Matagne présente deux lépreux et fait, à cette occasion, 
la communication suivante sur la lèpre : 

J'ai cru être de quelque utilité à mes confrères en leur montrant 
deux cas d'une maladie que nous avons rarement l'occasion 
d'observer en Belgique; d^autant plus que les deux cas que j*ai eu 
la rare fortune de pouvoir rencontrer réalisent précisément les 
deux formes cliniques si différentes de la même maladie. 

Le premier malade que je vous présente est âgé de 69 ans; >1 y 
a une douzaine d'années qu'il a du quitter le Brésil où il exerçait le 
métier de terrassier, atteint de sa triste maladie. Nous constatons 



(*) OrlUa. Leçons de Médecim légale, %• éd, 1. 111, pp« 305 et suiv. Paris, 1828. 



- 14> - 

chez lui un cas de lèpre tuberculeuse classique; rînspectîon de la 
face seule do malade suffit pour imposer !e diagnostic. H présente 
un peu ce que les Grecs appelaient le faciès léonin, parce que le 
front et les joues présentent des plis épais qui rappellent quelque 
pen les plis de la face du lion. La peau du visage, dont le teint est 
cuivré, est parsemée de ci de là de gros tubercules : ce sont des 
lépromes, tubercules analogues à ceux que Ton rencontre dans la 
tuberculose. Le front, le nez, les lèvres, la langue en sont infiltrés ; 
les poils de la face ont disparu. Le tronc et les membres pré- 
sentent dans toute leur étendue une infiltration pachydermique 
d*où émergent de nombreuses nodosités lépreuses. Voyez quelle 

[épaisseur de derme, lorsque Ton veut faire un pli dans la peau. 

■ C'est cette infiltration cutanée qui avait fait donner à la maladie 
le nom d'éléphantîasis qu'il ne faut pas confondre avec Téléphan- 
tiasis des Arabes, qui est une tout autre affection. 

H Voyez sur le dos de la main cet épidémie qui s'est soulevé en 
formant unevasle phlyctène, simulant une lésion consécutive à 
une brûlure; c'est le pemphigus lépreux ou lépride huileuse, lésion 
trophonévrotique; vous voyez encore une petite bulle grosse 
comme un pois sur Tun des doigts ; le malade présente une série 
continuelle de ces léprides huileuses sur le dos des mains et des 

Bpieds; celle que vous voyez aujourd'hui et qui envahit la moitié 

^ du dos de la main est la plus vaste qu*il ait eue jusqu'à ce jour. 
Un curieux symptôme sur lequel j'attire votre attention, c'est 
Tanesthésie rubanée, absolument caractéristique de la lèpre. Un 
ruban de peau depuis le creux de l'aisselle jusqu'à l'extrémité du 
petit doigt est complètement anesthésié; c'est le domaine du 
cubital qui est ainsi frappé, La sensibilité thermique aux avant- 
bras, aux mains, aux pieds, aux jambes a disparu. Les mains sont 
cyanosées, comme engelées. Les nerfs du bras» particulièrement le 

I médian et le cubital sont considérablement grossis, et peuvent 
être facilement palpés, infiltrés quits sont de lépromes. 
Le bacille de Hansen a été décelé dans un nodule de la 
langue. 

J'avais eu l'occasion déjà de voir ce malade, il y a quatre ans, à 
la Socïéié mèdicù'chlrurgkale du Bmhant^ où il fut présenté par le 
D' Hicguet, qui a soumis le malade au traitement par Thuile de 
Chaulmoogra ; les tubercules étaient alors beaucoup plus nom- 




— l-«*l 



breiix qu'aujourd'hui; la face en était littéralement couverte; ce 
traitement, qui n'a pas été curatîf, semble cependant avoir eu une 
efficacité réelle. Il est intéressant de remarquer également que 
chez ce malade, TafTection subit une évolution et paraît devoir se 
transformer, de tuberculeuse qu'elle a été jusqu'à présent, en 
forme anesthésique que nous voyons réalisée dans toute sa pureté 
cheg notre second malade (p. 149). 

Celui-ci est âgé de 46 ans; il a séjourné pendant treize ans aux 
Indes Néerlandaises, d'où il est revenu depuis onze ans, il s'est 
marié il y a neuf ans et est père de deux enfants. 

Comme antécédent remarquable, nous notons une atteinte de 
heri-beri en 1888, A son retour des Indes, il ne présentait encore 
aucune manifestation appréciable de Taffection qui nous intéresse; 
ce n'est qu un an après, que de grandes taches rosées lui ont 
envahi le visage, et de là se sont étendues sur toute la surface du 
tronc. Ces taches, auxquelles on a donné !a dénomination de lèpre 
maculeuse, persistent encore aujourd'hui. 

L'inspection du dos décèle une vaste tache de pigmentation 
brune, dont le centre un peu blanchâtre rappelle quelque peu le 
vitiligo. Mais remarquez ici l'aspect de la face et l'expression qui 
se décèle de son visage; combien il diffère de l'autre malade, et 
cependant cet aspect est aussi parfaitement caractéristique de la 
lèpre anesthésique ou trophonévrolîque. Cet énorme ectropion et 
cet épiphora qui lui font des yeux comme des billes de billard 
donnent à sa physionomie un aspect effrayant. Ce nez épaté et 
ces quelques plis du front semblent un très léger vestige de la 
forme tuberculeuse. Ici la teinte du visage n'est plus cuivrée, mais 
terreuse. 

Voyez maintenant quelle épouvantable déformation ont subie 
les mains ; c'est la main en griffe dans son acception clinique la 
plus accentuée ; les muscles des éminences Ihénar, hypothénar, et 
les interosseitx ont subi une atrophie complète; les muscles des 
avant-bras sont en voie de disparition; les fléchisseurs seuls 
peuvent encore imprimer quelques légers mouvements aux doigts; 
les ongles se déforment; des ulcérations péri-unguéales d'origine 
trophonévrotique existent à tous les doigts; les douleurs épouvan- 
tables de la névrite lépreuse commencent à se manifester, et le 
pauvre malade demandait même récemment qu'on lui amputât ses 




i»a 



brùlé le genou en le chauffant dans le four; il fallut plusieurs 
semaines pour le guérir de celte brûlure. Aux pieds la même atro- 
phie musculaire commence à se manifester, et le malade éprouve 
de la peine à marcher. A la plante du pied existe un mal perfo- 
rant qui, il y a un an, traversait le pied de part en part, mais que 
de bons soins ont mis en voie de guéri sou. On retrouve autour des 
ongles les mêmes ulcérations qu'aux mains. Les lésions des nerfs 
sont les mêmes que celles que nous avons constatées chez le 
lépreux tuberculeux; on sent parfaitement le nerf cubital gros 
comme une corde derrière l'épitrochiée. 

Diagnostic, — Le diagnostic de !a lèpre anesthésique est souvent 
fort difficile, surtout dans les pays comme le nôtre oii la maladie 
est importée. En effet, à part les macules du dos, tous les 
symptômes que présente notre malade» sont également ceux de la 
syringomyélie, el c'est précisémeni ce dernier diagnostic qui avait 
été posé d'abord. Mais les manifestations cutanées du dos» Tectro- 
pion et le séjour dans un pays à lèpre devaient laisser planer un 
doute. Ce doute, Texamen microscopique des sécrétions nasales 
permit de le lever, en y décelant la présence du bacille de 
Hansen. 

Vous aignorez pas d'ailleurs qu'il existe une école qui identifie 
avec la lèpre, la syringomyélie et la maladie de Morvan, en consi- 
dérant ces deux dernières affections comme des formes atténuées 
de la lèpre, maintenue dans les pays d'Occident, où elle exerça 
ses ravages autrefois. En eiîet, la maladie de Morvan est relative- 
ment commune en Bretagne, ou la lèpre est précisément en voie 
de complète disparition. 

Dénomination, — La dénomination spéciale de lèpre s*appli- 
quant à une entité morbide nettement définie est de date relative- 
vement récente; le mot lèpre sans doute est bien ancien, mais il 
désignait une foule d'affections absolument diftcrentes et une 
grande partie des éruptions chroniques de la peau était classée 
sous cette rubrique. 

Les auteurs du Compendium décrivent sous le nom de lèpre cette 
affections! commune, si bien connue et si caractérisée que nous 
appelons aujourd'hui le psoriosis. Quant â la lèpre vraie, elle y 
porte encore toujours le nom de elephantiasis des Grecs, et 
le Compendium reflétait le dernier mol de la science médicale il y 




— 1^1 - 



* 



a une soixantaine d'années. La maladie était d'ailleurs très bien 
connue des Grecs qui lui donnaient le nom de léontiasis, à cause 
de l'aspect léonin du visage du lépreux, ou de elephantiasis, à 
cause de répaississoment et de la rugosité pachydcnnique de la 
peau du malade. Il n'y a pas de doute qoe la maladie n'ait été très 
bien connue des Romains et dans tout le moyen âge; les descrip- 
tions médicales qui en ont été faites sont absolument décisives, et 
la maladie, lorsqu'elle règne à l'état endémique, est très facile à 
diagnostiquer. 

' Distribution géographique, — Europe : elle occupe des foyers 
isolés en Islande^ en Norvège et sur les bords de la Baltique» 
envahit toute la péninsule balkanique et les côtes de la mer Noire 
et de la mer Caspienne. En Islande, Ehlers comptait en 1895, 
200 lépreux sur 73 000 habitants, plus de 500 en Norvège, 60 à 
70 en Suède, 800 en Russie, sur les côtes de la Baltique ; la Prusse 
en a un foyer au voisinage de la frontière russe. La Bosnie, 
d'après Ehlers, posséderait 7 à 800 lépreux. La Turquie est très 
éprouvée : un demi pour cent des habitants serait atteint de la 
terrible maladie; à Constantinople, il y en aurait 5 à 600; le 
Monténégro est aussi contaminé que la Turquie, En Italie, ils sont 
surtout réparlis en Sicile et aux environs de San-Remo. La 
Grande-Bretagne et l'Irlande paraissent indemnes. En Espagne, il 
existe d*assez nombreux foyers sur les côtes méditerranéennes et 
sur la côte des Asturies. Le Portugal est très éprouvé aussi dans 
toute son étendue. En France, la côte d'Azur présente quelques 
foyers, parliculièrement aux environs de Nice; en Bretagne, on en 
rencontre quelques cas à Tétat sporadique. La Belgique paraît 
indemne ; les quelques cas qu'on y a signalés viennent tous des 
pays exotiques. 

En Afrique, toute la côte de la Méditerranée comprend des 
fo)^ers lépreux, particulièrement abondants en Egypte, qui est 
probablement le plus ancien pays à lèpre; ici la maladie s'étend 
tout le long de la vallée du Nil jusqu'au fond du Soudan. Les côtes 
de la mer lîouge, TAbyssinie, le Mozambique, Madagascar, sont 
forlenient contaminés. L'Afrique centrale compte de nombreux 
lépreux; on a donné le chiiîre de 8000 pour le Gap seul, La côte 
occidentale d'Afrique est beaucoup moins éprouvée. A Madère, 
sur 134000 habitants, on signale 5 à G(XJ lépreux. La maladie existe 



lî«-« — 



au Congo, particulièrement dans le bas Congo; toutefois noire 
colonie paraît n'être pas fortement éprouvée; cependant on signale 
la maladie dans toute Fétendue de TÉtat du Congo jusqu*aux 
grands lacs, et jusqu'aux vieux foyers du Nil. 

G*est en Asie que la lèpre paraît exercer les plus grandâ 
ravages. Toutes les côtes du continent asiatique sont conta- 
minées; elle sévit avec intensité en Palestine, en Arabie, en Perse. 

L'Hindouslan est la contrée oij Tendémie atteint les plus vastes 
proportions; sur 200 millions d'habitants, le dernier recensement 
officiel accuse 130000 lépreux; l'Indo-Chine, ^5000; à Bangkok, 
il y a au moins un millier de lépreux ; i'endémie est très répandue 
en Chine, surtout dans la Chine méridionale: Canton contient 
250O lépreux. La Corée et le Japon sont très infectés; dans la baie 
de Yeddo, des villages entiers sont presque exclusivement habités 
par des lépreux- 

En Océaoie, les Indes Néerlandaises sont très contaminées; à 
Java, il y a près de 2Î800 lépreux; plus de 5000 aux Philippines; la 
côte orientale de TAuslralie est parsemée de divers foyers. Les 
îles du Pacifique contiennent des foyers célèbres, et avant tout 
celui des îles Hawaï où un quinzième de la population est atteint; 
le dévouement du Père Damien, notre compatriote, qui fit le 
sacrifice de sa vie pour le soulagement des lépreux de ces îles est 
suffisamment connu. En Nouvelle-Calédonie, la lèpre fait des 
progrès inquiétants : on a dit que dans certaines tribus indigènes 
le nombre des lépreux allait jusqu'à 25 et 75 p. c. 1 Les blancs ne 
sont pas épargnés, et, depuis le premier cas signalé en 1888, 
132 ont été reconnus atteints. Ces deux derniers foyers sont assez 
récents, ils datent Tun et Tautre d'une quarantaine d'années. La 
maladie semble y avoir été importée par les Chinois. 

En Amérique, nous trouvons des foyers isolés au Canada, aux 
États-Unis, plus nombreux au Mexique, particulièrement sur les 
hauts plateaux. Les Antilles sont fortement éprouvées; à la 
Jamaïque on compte 450 lépreux, aux Barbades 156, à la Tri- 
nité 2^5, La Colombie est peut-être la contrée la plus ravagée du 
globe, on y compte plus de 3O0O0 lépreux sur une population de 
4 millions dliabitanls; à la Guyane Anglaise, 900 lépreux pour 
28 000 habitants. Au Brésil, où l'on signale 5000 cas sur 10 mil- 
lions d'habitants, la lèpre parait assez uniformément répartie. 



irS3 



Comme vous le voyez» la tnaladie existe sons toutes les latî- 
ludes, elle atteint toutes les races; elle s^accommode des circon- 
stances topographiques les plus diverses, littoral ou intérieur des 
terres, marais^ plaines arides ou montagnes. C/est bien le type de 
la maladie sans attache avec le sol; la contagion se fait d'homme 
à homme. De vieux foyers s'ëfeignenl, de nouveaux se forment. 
Les causes adjuvantes de son éclosion sont la misère, la promis- 
cuité» la malpropreté, Talimentation insuffisante. 

Origine, — La lèpre esl originaire de TOrient; les plus anciens 
documents connus la relatent dans les vallées du Gange et du Nil, 
où elle exerçait d'affreux ravages. En Europe, elle atteignit d*abord 
la Grèce; les légions de Pompée, durant le siècle qui précède l'ère 
chrétienne» revenant de Syrie et d' Egypte, Tintroduisent en Italie, 
d'où elle s'infillre dans la Lombardie, TEspagne» la Gaule, la 
Grande-Bretagne et tout rOccident. Aux XII^ et XIII^ siècles, à 
l'époque des Croisades, elle sévit dans tout TOccident avec violence 
et contamine la Batavie, la Scandinavie, Tlsiande et la Russie. 
A cette époque, on comptait en France 2000 léproseries; au 
XI* siècle, le pape Damase II avait fondé TOrdre de Saint-Lazare, 
spécialement affecté au service des ladres; le grand-maître lui- 
même devait être lépreux. Chaque léproserie se composait de 
cabanes isolées, comprises dans une enceinte commune; les 
malades faisaient ordinairement vœu d'obéissance, de pauvreté et 
de chasteté; ils pouvaient sortir à condition d'être revêtus de leur 
housse et de leurs gants et d'agiter leurs cliquettes. 

Au XV* siècle, la lèpre apparut en Amérique et commença à 
diminuer en Europe; au XVIl* siècle, elle semble avoir presque 
disparu de l'Europe occidentale. 

En Belgique, la première léproserie dont on constate l'existence, 
est celle des Grands-Malades, aux portes deNamur; elle fonction* 
nait probablement déjà en 1118 et peut-être avant, Gand fonda 
une léproserie en 1 147 ; Bruxelles en possédait une aussi au milieu 
du XIÏ" siècle; Thôpitat de Cornillon, destiné aux lépreux, à Liège, 
fut fondé en 1180; la léproserie de Moos existait en 1216; les 
seigneurs de Beau fort en établirent une près de Huy, en 1258, Au 
Bois de la Cambre, à Bruxelles, on retrouve encore des vestiges 
d'une ancienne léproserie. 

Le microbe. — Le bacille de la lèpre ou bacille de Hansen, 

xxviii a 



— It54 — 

ressemble étonntiniment au bacille de la tuberculose, La méthode 
de coloration est ta raèiiie, mais on ne parvient pas à le cuUiver 
conmxe celui de la tuberculose. On le trouve eo exlrême abondance 
dans les Lubercules lépreux, dans le mucus nasal; le lépreux en 
répand abondamment autour de lui^et l'on peut à bon droit s'éton- 
ner de la faible contagiosité de la maladie. Le bacille est plus 
court, plus mince, moins pointu, plus rectiligne que celui de la 
tuberculose, 

La préparation que je vous présente provient des sécrétions 
nasales du malade atteint de lèpre anesthésique. 



M. le D»* Thiltges présente quéques considérations à propos d^un 
cas dliysiéro-traumatisme infantile. 

Les différents troubles nerveux qui se manifestent chez certains 
individus à la suite d*un accident et que Oppenheim a décrits 
sous le nom de Névrose traumaliqfte ont suscité déjà de nombreuses 
discussions dans le corps médical et ont parfois entraîné des 
conflits retentissants au point de vue médico-légal. 

Ignorés jusqii^il y a trente ans, ces syndromes névropathiques 
furent d'abord observés par des médecins anglais et américains 
chez des individus, victimes d'accidents de chemin de fer, et 
décrits sous le nom de EaMwat/ spine et de Ballwai/ brain. Rare au 
début, cette affection est devenue de nos jours assez commune. 
Dans les pays, où rassurance sur les accidents du travail est régle- 
mentée par la loi, sa fréquence tend à s*accroître de plus en plus 
et de\ient vraiment alarmante. 

Ces phénomènes nerveux, fort complexes, ne se présentent pas 
seulement à la suite d accidents graves et d'injures violentes, mais 
les traumalismes les plus anodins peuvent provoquer leur appa- 
rition. • Ici, dit Bouveret, Teffet produit n'est pas en rapport avec 
la cause, ^ 

La névrose traunia tique exisle-t-elle comme entité morbide 
spéciale, ou bien ces troubles nerveux consécutifs aux trauraa- 
tismes sont-ils purement des manifestations de rhystérie et de la 
neurasthénie ou de rhystéro-neurasthénie? Question fort conlro- 
yersée. Actuellement, Taccord tend à se faire et la dernière théorie 
est admise par la généralité de neurologistes. 

Malgré les moyens d'investigation dont la science dispose 



- \nn - 



aujourd'hui, on n'est pas encore parvenu à trouver les causes de 
ces perturbations nerveuses, on n'a pas encore décelé une allé* 
ration anatoinique permettant de les expliquer. On admet qu'elles 
sont dues à un trouble fonctionnel de la substance nerveuse, et 
qu'elles sont d'origine purement psychique. 

Différents facteurs semblent jouer un rôle manifeste dans leur 
étiologîe. Outre les émotions morales précédant ou accompagnant 
raccidenl, la crainte d'une maladie incurable, d'une incapacité 
permanente de travailler, de gagner sa vie, l'affiliation à une caisse 
de secours ou à une société d^assurances, l'espoir d'obtenir une 
rente viagère ou une forte indemnité; rinfluence néfaste de l'entou- 
rage, les examens médicaux répétés, les agitations provoquées par 
les démarches et les conflits si fréquents en ces occasions, faits que 
les auteurs anglais ont qualifiés si justement de LUigaiion 
Sfjmptoms ; tout cet ensemble de causes a dans l'espèce une 
importance capitale. 

Il est difficile de déterminer avec précision le rôle exact de 
chacun de ces facteurs. On ne sait guère discerner la part réelle 
qui revient au traumatisme, de même nous ne possédons aucune 
donnée précise du rôle joué par la suggestion et Fauto- suggestion ; 
enfin, il est presque impossible de savoir dans beaucoup de cas si 
le malade exagère uniquement ou s'il est un simulateur* 

Dans Tétude des troubles nerveux post-traumatiques, on ne 
s'est borné pour ainsi dire qu'à l'âge adulte, maïs ces manifestations 
morbides ne sont pas l'apanage exclusif de cet âge. Elles se rencon- 
trent aussi dans l'enfance* 

A ce point de vue, l'enfant offre aux chercheurs un champ 
d'observation excellent et moins compliqué. 

Le cas suivant, que j*ai observé, présente sous ce rapport diffé- 
rentes particularités fort curieuses. 

Observai imu Jean V , âgé de 8 ans, sans hérédité nerveuse, 
d'une constitution forte, d'une intelligence précoce, fait une chute 
de vélo et subit une contusion à la jambe gauche. Quelques per- 
sonnes, témoins de Taccident, le relèvent et le transportent dans 
une pharmacie voisine où il reçoit les premiers soins. 

A mon arrivée, je trouve une simple contusion siégeant au tiers 
inférieur de la jambe gauche; pas d'ecchymose, mais un léger 
gonflement. 



- iiiê — 



Pas de signe de fracture. Les mouvements actifs de tout le 
membre étaient conservés; ceux du pied un peu douloureux. 

Après quelques jours de repos, les troubles s^amendèrenl et le 
gonflement disparut A part une certaine douleur à la pression de 
la région lésée, il n'y avait rien de spécial. 

Malgré la bonne marche de la guérison, le petit malade semblait 
de jour en jour plus affecté et j'ai pu assister au développement de 
certains phénomènes morbides. 

Le premier jour, quoique très émotionné, le blessé était loquace 
et me raconta toutes les péripéties de sa chute ; mais bientôt son 
caractère se modifia complètement. Il devint triste, morose, grin- 
cheux, très irritable, éprouvant des crises de colère et de sanglots 
sans raison. En même temps, il fut pris d'insomnie et d'inappétence. 

La jambe contusionnée devint le siège d'une sensibilité exagérée; 
le moindre attouchement arrachait des cris au malade. Cette hyper- 
esthésie s'étendait depuis le pied jusqu'au genou. 

Je n'attachais cependant aucune importance à cette aUération 
et j'invitais le malade à marcher. 

Les premiers mouvements furent un peu pénibles; il put cepen- 
dant faire quelques pas en se servant d'une canne. L'usage de la 
jaînbe semblait lui être rendu, quand d'autres phénomènes se 
présentèrent. 

En procédant à un nouvel examen objectif, une dizaine de jours 
après l'accident, je fus très étonné de voir que ïe petit malade 
tenait maintenant le membre inférieur gauche légèrement fléchi 
sur le bassin et en abduction, avec contraction de tous les membres; 
bref, son attitude était celle d'un coxalgique. 

Tous les mouvements passifs étaient possibles et indolores. 
Quant aux mouvements actifs, lorsque le malade était couché ou 
assis, il savait déplacer la jambe très facilement et exéculer les 
mouvements les plus divers qu on lui commandait. Mais il lui était 
impossible de se tenir debout sans appui, de même, il ne savait 
soulever le pied ni faire un pas sans être soutenu. 

L'articulation de la hanche était saine. 

Du côté de la sensibilité, a part l'hyperesthésie signalée, le sens 
du toucher et celui de la température étaient conservés non seule- 
ment à la jambe, mais sur tout le corps. 

Le réflexe rolulien était plus accentué à gauche qu*à droite. Un 



- lîîT - 

examen minutieux put me convaincre que cette attitude vicieuse 
était uniquement de nature nerveuse ; j'étais en présence d'une 
pseudo-coxalgie provoquant une véritable paralysie psychique. 

Cette impuissance affectait beaucoup le malade, car il se rendait 
bien compte qu il ne satyait jdus vouloir. Il pleurait et se lamentait 
sans cesse parce qu'il désirait vivement être guéri pour pouvoir 
retourner en pension et reprendre ses études. 

Malgré les diverses médications employées, Télat resta station- 
naire. Au bout de six semaines, la pseudo-coxalgie persistait 
toujours et le moral était de plus en plus affecté. 

Je décidai de faire changer le malade de milieu et le fis trans- 
porter chez ses grands parents oii il était plus tranquille. Ce chan- 
gement eut une influence très salutaire. Dès le lendemain Je parvins 
à lui faire exécuter quelques pas sans appui. Il paraissait très 
étonné lui-même de ce progrès, mais la confiance était revenue; le 
troisième jour, il circulait déjà dans la place sans canne en tirant 
légèrement la jambe. Les progrès furent très rapides; bientôt, il 
put faire de longues promenades sans fatigue. La position vicieuse 
de la jambe avait disparu ; la sensibilité était redevenue normale. 

Le caractère se modifia à vue d'oeil, la bonne humeur revint et, 
huit jours plus lard, il put partir en pension où il partage tous les 
Jeux de ses compagnons d'étude sans le moindre inconvénient. 



Chez cet enfant sans hérédité nerveuse, il a suffi d'un choc 
physique en réalité peu grave pour faire éclore rapidement des 
troubles nerveux. Ces derniers étaient manifestement de nature 
hystérique. 

On sait que le traumatisme intervient souvent dans le dévelop- 
pement de l'hystérie infantile, 

A la clinique du professeur Mendel, sur 35 enfants atteints de 
cette névrose, 5 devaient leur origine à cette cause. Quelquefois 
ce traumatisme n'aura pas éveillé Tattention des parents, qui ne 
se le rappelleront que lorsque le médecin sollicitera leurs souvenirs 
sur ce point. 

Il n'est pas toujours facile de détenniner la nature des accidents 
rencontrés chez Tenfaot. Le médecin, insuffisamment renseigné 
sur les causes et le début de ces derniers, s'expose à commettre 
de graves erreurs. Souvent il n'existe pas d'autres signes révéla- 



— 1»» - 



teurs de Thystérie et, même si les stigmates existent^ leur 
recherche est entourée d'assez grandes difficultés. 

L'hystérie trauinatîque est le plus souvent monosymptotiiatique; 
elle se manifeste parfois sous des formes trompeuses simulant 
d'autres maladies spéciales à Tenfance, telles que la pseudo- 
coxalgie, les pseudo-arlhrites, les paralysies, les contractures, 
lastasie-abasie» le pseudo-mal de Pott, la pseudo-méningite, la 
pseudo-paralysie infantile, etc., etc. 

L'hystérie traumatique est moins fréquente chez Tentant que 
chez Tadulte ; fait assez curieux surtout si on considère que 
Tenfant aussi bien que les grandes personnes subit fréquemment 
des traumatismes multiples et variés. Cet âge est très impression- 
nable, la commotion ressentie est très vive, le système nerveux, 
doué d*une excessive fragilité, cède au moindre choc. L'enfant est 
de plus facilement suggestible. 

Toutes ces prédispositions semblent, de prime abord, devoir 
faciliter le développement de troubles nerveux. 

Il en est cependant tout autrement en réalité. 

Comment expliquer cette différence V La solution de ce problème 
nous sera donnée, en partie du moins, si nous étudions ce qui se 
passe au moment d'un accident, ; 

Dans tout accident, suivi de manifestations nerveuses, on doit 
considérer trois éléments bien distincts. Outre la lésion corporelle 
provoquée par la force extérieure, il y a une commotion morale 
plus ou moins marquée, une excitation psychique plus ou moins 
forte. L^accident produit un choc physique et un choc moral. C'est 
à ce dernier qu'il faut attribuer cet état cérébral particulier 
observé chez les accidentés, état se manifestant de diverses 
manières : pâleur, frayeur, cris, perte de connaissance, syncope, 
hébétude, immobilité, paralysie générale des membres, excita- 
tions particulières, troubles automatiques, etc. On attribue ces 
manifestations à une commotion violente de la moelle épinière du 
cerveau. 

Ces troubles du choc traumatique peuvent se dissiper très vite 
au bout de quelques heures ou de quelques jours. Parfois ils per* 
sistent assez longtemps, La rapidité de leur disparition ne dépend 
nullement de leur intensité. 

A côté de ces troubles nerveux inséparables de Faccident, il en 



■ 




i»o 



* 



est di*autres, non moins importants et beaucoup plus complexes. 

Us se développent un peu plus tard, ordinairement quand les 
premiers ont à peu près disparu. Rarement on les voit éclater 
immédiatement après Taccident. Ces troubles tardifs post-trauma- 
tiques dépendent d'une autosuggestion favorisée par Tétat mental 
particulier de raccidenté. De plus les convoitises, les " Begehrungs- 
vorstellungeo ,^ suivant l'expression de Strumpel, aident puissam- 
ment à leur éclosion. 

Tels sont les faits observés chez l'adulte. 

Chez l'enfant on ne constate généralement que les deux 
premières phases de Taccident. L'enfant qui fait lUie chute est 
d'abord saisi, pris de frayeur; ensuite il pleure et accuse des 
douleurs plus ou moins vives suivant la gravité de rinjure reçue. 
Mais l ébranlement moral est relativement de courte durée. De 
suile après la disparition des symptômes douloureux, le calme 
renaît, et la guérison se fait sans entraves. L'enfant ne se 
préoccupe nullement des conséquences tardives qui peuvent 
résulter pour lui du traumatisme. L'insouciance est une des carac- 
téristiques de cet âge. 

Ce n'est que très rarement que des manifestations secondaires 
se font jour, et si elles apparaissent, c'est qu*elles ont été préparées 
par une forte prédisposition. Les enfants qui ont une hérédité 
nerveuse chargée, dont la force de résistance du système nerveux 
est par conséquent peu développée, peuvent fléchir sous le poids 
du choc moral ressenti, et la névrose, généralement l'hystérie, 
rarement la neurasthénie, éclate. 

Mon malade ne présentait pas d'antécédents névropathiques 
héréditaires ; mais plusieurs circonstances ont concouru chez lui 
au développement des phénomènes nerveux. 

Le rassemblement de nombreuses personnes au moment de la 
chute, l'arrivée de sa mère, le retour dans sa famille, la crainte 
d*ètre réprimandé et de se voir privé de son vélo, voilà autant de 
circonstances qui ont provoqué un ébranlement psychique plus 
violent que la chute même. 

Je dois ajouter que le petit patient était doué d'une intelligence 
très vive; or, comme dit Beriilon, la suggestibilité chez l'enfant est 
en rapport direct avec le développement intellectuel du sujet. 

C'est donc par pure autosuggestion que la pseudo- coxalgie s'est 



— IK» - 

leurs de Thystérie et, même si les stigmates existent, leur 
recherche est entourée d'assez grandes difficultés. 

L'hystérie traumatique est le plus souvent monosymptomatique; 
elle se manifeste parfois sous des formes trompeuses simulant 
d'autres maladies spéciales à l'enfance, telles que la pseudo- 
coxalgie, les pseudo-arthrites, les paralysies, les contractures, 
l'astasie-abasie, le pseudo-mal de Pott, la pseudo-méningite, la 
pseudo-paralysie infantile, etc., etc. 

L'hystérie traumatique est moins fréquente chez l'enfant que 
chez l'adulte ; fait assez curieux surtout si on considère que 
l'enfant aussi bien que les grandes personnes subit fréquemment 
des traumatismes multiples et variés. Cet âge est très impression- 
nable, la commotion ressentie est très vive, le système nerveux, 
doué d'une excessive fragilité, cède au moindre choc. L'enfant est 
de plus facilement suggestible. 

Toutes ces prédispositions semblent, de prime abord, devoir 
faciliter le développement de troubles nerveux. 

Il en est cependant tout autrement en réalité. 

Comment expliquer cette dilBférence? La solution de ce problème 
nous sera donnée, en partie du moins, si nous étudions ce qui se 
passe au moment d'un accident, j 

Dans tout accident, suivi de manifestations nerveuses, on doit 
considérer trois éléments bien distincts. Outre la lésion corporelle 
provoquée par la force extérieure, il y a une commotion morale 
plus ou moins marquée, une excitation psychique plus ou moins 
forte. L'accident produit un choc physique et un choc moral. C'est 
à ce dernier qu'il faut attribuer cet état cérébral particulier 
observé chez les accidentés, état se manifestant de diverses 
manières : pâleur, frayeur, cris, perte de connaissance, syncope, 
hébétude, immobilité, paralysie générale des membres, excita- 
tions particulières, troubles automatiques, etc. On attribue ces 
manifestations à une commotion violente de la moelle épinière du 
cerveau. 

Ces troubles du choc traumatique peuvent se dissiper très vite 
au bout de quelques heures ou de quelques jours. Parfois ils per- 
sistent assez longtemps. La rapidité de leur disparition ne dépend 
nullement de leur intensité. 

A côté de ces troubles nerveux inséparables de l'accident, il en 



— lel 



La parole est donnée à M. de Montessus de Ballore, pour une 
conférence sur les Visées de la Sismologie moderne. Cette confé- 
rence paraîtra in-exienso dans la Revue des Questions scientjpiques 
(livraison du 20 avril 1W4). En voici un résumé : 

Le récit des tremblements de terre et des catastrophes qu*ils 
entraînent ont dès longtemps trouvé place dans les annales de 
tous les peuples, en même temps que les conceptions les plus fan- 
laisistes sur les caoses de cet épouvantable fléau. 

Plus près de nous, la météorologie s'est chargée de compulser 
les faits de ce genre et s'est efforcée de les soumettre à des lois 
périodiques ou d'y découvrir des relations avec la température, la 
pression, les saisons, voire même avec les phases de la lune, der- 
nière et universelle panacée scientifique à laquelle n'a échappé 
.aucune connaissance humaine. 

f Le résultat de ces efforts a été très net : les tremblements de 
terre se dérobent à toute statistique et à tout rapprochement de 
ce genre; ils ne sont soumis à aucune influence extérieure à notre 
planète :ce sonldes"* manifestations delà vie intérieure du globe,. 
Dès lors, une science nouvelle s'est formée^ la Sismolojjief qui 
étudie ces manifestations dans des observatoires spéciaux, avec 
des instruments nouveaux, des méthodes qui lui sont propres. 

Elle veut savoir pourquoi la terre tremble et metlre les édifices 
à l'abri de ces frissons, elle prétend même arriver à les prévoir. 

Après avoir rappelé que les grands séismcs sont parfois accom- 
pagnés de bouleversements considérables de la surface du globe, 
l'orateur insiste sur ce fait que les tremblements de terre appa- 
raissent aussi comme le résultai des grands mouvements de 
déformation de Técorce terrestre et sur l'influence de son refroi- 
dissement séculaire, ce qui amène à traiter la " géographie , des 
tremblements de terre ; " les pays ébranlés se trouvent générale* 
ment au pied de hautes chaînes de montagnes ou au bord des 
abîmes océaniques les plos profonds; partout les tremblements 
de terre sont en relation avec l'histoire géologique passée et future 
des pays qu'ils ébranlent „, 

Un des plus récents et des plus curieux résultats de la réparti- 
tion de l'instabilité sismique à la surface du globe est celui qu'une 
statistique portant sur plus de 150000 tremblements de terre a 
permis de découvrir Tannée dernière : pour 95 p, c, c'est-à-dire 




— lOO - 



déclarée. Comme on voit, les causes, en apparence futiles, qui ont 
provoqué l'apparition de ces troubles morbides, ont eu la même 
valeur chez cet enfant, que les causes d'ordre matériel auxquelles^ 
on rattache Thystérie Iraumalique chez Tadulte. ^Ê 

Quelques médecins ne voient dans ces troubles nerveux post- 
Iraumatiques que le résultat d'une exagération volontaire ou de 
la simulation. Les fraudes sont fréquentes et malheureusement 
très difficiles, parfois même impossibles à dépisler chez laduUe. 
Chez Tenfaot on les rencontre très rarement, et leur existenc^^ 
prouve une nature maladive. ^^^1 

Le pronostic de Thystérie traumatîque infantile est ass^z 
variable. L*eofant ayant des tares héréditaires sérieuses peut 
contracter de cette manière une hystérie qui persistera toute la 
vie. Le traumatisme agit ici simplement comme cause occa- 
sionnelle. 

En général, ces troubles nerveux comportent un pronostic 
favorable. Leur disparition se fait an bout d'un temps très court, 
soit spontanément ou bien à la suite d une violente émotion, d'une 
frayeur ou d'un autre traumatisme* ^Ê 

Il ne faut cependant pas abandonner ces accidents à eux-^ 
mêmes» car ils peuvent devenir iocurables; il faut les traiter éner- 
giquement dès leur apparition. Jjes moyens auxquels on doit 
recourir sont purement psychiques. L'électricité, le massage, la 
mécanolhêrapie, Thydrothérapie rendront de grands services. 
Comme l' influence de l'entourage est souvent néfaste pour les 
névrosés, il convient de les soustraire assez rapidement au milieu 
dans lequel ils vivent. En cas d*insuccès des moyens cités plus 
haut, on n'hésitera pas à envoyer ces malades dans un institut 
spécial. La guérison y sera généralement très rapide* 



ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 



L'assemblée générale de raprès-raidi s*est tenue à THôtel 
Ravenstein, sous la présidence de M. le chanoine Delvigne, prési- 
dent en exercice de la Société. 





IP 



L M. de Montessus de Ballore, pour une 
conférence sur les Visées de la Sismologie mùderne. Celte confé- 
rence paraîtra in-extenso dans la Revue des Questions scientifiques 
(livraison du 20 avril 1904). En voici un résumé : 

Le récit des tremblements de terre et des catastrophes qu'ils 
entraînent ont dès longtemps trouvé place dans les annales de 
tous les peuples, en même temps que les conceptions les plus fan- 
taisistes sur les causes de cet épouvantable fléau. 

Plus près de nous, la météorologie s*est chargée de compulser 
les faits de ce genre et s^est efforcée de les soumettre à des lois 
périodiques ou d'y découvrir des relations avec la température, la 
pression, les saisons, voire même avec les phases de la lune, der- 
nière et universelle panacée scientifique à laquelle ua échappé 
aucune connaissance humaine. 

Le résultat de ces efforts a été très net : les tremblements de 
terre se dérobent à toute statistique et à tout rapprochement de 
ce genre; ils ne sont soumis à aucune influence extérieure à notre 
planète ;ce sont des ''manifestations delà vie intérieure du globe,. 
Dès lors, une science nouvelle s'est formée, la Sistnolo<jiej qui 
étudie ces manifestations dans des observatoires spéciaux, avec 
<Jes instruments nouveaux, des méthodes qui lui sont propres. 

Elle veut savoir pourquoi la terre tremble et mettre les édifices 
À Tabri de ces frissons, elle prétend même arriver à les prévoir. 

Après avoir rappelé que les grands séismes sont parfois accom- 
J3agnés de bouleversements considérables de la surface du globe, 
X'orateur insiste sur ce fait que les tremblements de terre appa- 
'ï-aissent aussi comme le résultat des grands mouvements de 
déformation de Técorce terrestre et sur Tinfluence de son refroî- 
«dissement séculaire, ce qui amène à traiter la " géographie ^ des 
"tiremblements de terre : " les pays ébranlés se trouvent générale- 
^*T[ient au pied de hautes chaînes de montagnes ou au bord des 
-abîmes océaniques les plus profonds; partout les tremblements 
^de terre sont en relation avec Phistoire géologique passée et future 
^es pays qu'ils ébranlent „. 

Un des plus récents et des plus curieux résultats de la réparti- 
tion de l'instabilité sismique à la surface du globe est celui qu'une 
statistique portant sur plus de 150 000 tremblements de terre a 
;^ermis de découvrir Tannée dernière : pour 95 p. c, c'est-à-dire 



le^ 



pour la totalité à peu près de ce nombre coosidorable, les centres 
d*ébranlement se distribuent presque égalemeût le long de deux 
xones étroites couchées sur deux grands cercles d'effondrement 
de la surface du globe nettement caractérisés. Est-ce par hasard 
que ces deux grands cercles d'instabilité sismique font entre eux 
un angle voisin de celui que mesure llnclinaison de i'écliptîque 
sur l'équateur? On ne sait. Peut-êlre cetle coïncidence ouvrira- 
t*eile un jour des horizons nouveaux et établira-t-elle un rappro- 
chement entre la sismologie el l'astronomie. 

Les manifestations sismiques ne se bornent pas aux secousses 
dévastatrices ou, au moins, immédiatement sensibles. Il s'en pro- 
duit une infinité d'autres accusées seulement par les instruments 
enregistreurs d'une sensibilité merveilleuse, appelés ** sismogra- 
phes ,, et répandus aujourd'hui sur toute la surface du globe, 
Parmi les vibrations sismiques qu'enregistrent ces appareils, les 
unes correspondent à des secousses locales^ les autres à des 
séismes lointains réellement constatés, quelques-unes à rien qui 
ait été ressenti quelque part. Les vibrations venant d'au loin sont 
au moins de trois espèces différentes et se propagent avec des 
vitesses inégales : 3, 5 et iO kilomètres environ à la seconde» Les 
plus lentes correspondent à la propagation à la ** surface , du 
globe autour du point d'ébranlement, el les plus rapides au che- 
minement à travers le globe de part en part, en sorte que leur 
étude peut fournir de précieuses données sur l'état intérieur de la 
Terre. Le nombre des vibrations ne correspondant à aucun trem- 
btenient de terre sensible quelque part, diminuera certainement à 
mesure que se resserrera le réseau des observatoires, mais il y a 
tout lieu de croire que l'on constatera en même temps qu'une 
part de ces vibrations trouve sa cause dans des phénomènes 
étrangers à la géologie : tels que la réaction de la pression atmo- 
sphérique sur la croûte terrestre, réchauffement solaire inégal des 
deux versants d*une chaîne de montagnes, l'action du vent, 
l'accumulation des neiges, la marche des marées, etc. 

* La possibilité d'observer les tremblements de terre d'un point 
quelconque de la surface terrestre a conduit à des résultats sur- 
prenants. Milne a pris les années 1898 à 1900 et les quelques 
250 séismes qui, pendant ce laps de temps, ont actionné les 
sismographes du monde entier el que, de ce chef, on pourrait 




lea — 



I on 
I de 
I de 



II 



appeler universel Des différences en Ire les temps auxquels ils 
ont élé signalés dans les divers observatoires, il a facilement 
déduit les coordonnées de leurs origines respectives. Ces points 
de départ des ébranleinenls ont déSni à la surface du globe un 

rtain nombre de régions d'où ils émanent, le reste de la surface 
'en possédant aucun. Ces régions sont placées le long des grandes 
lignes de relief, là où, au pied des grandes chaînes, les différences 
d^habitude et les pentes prennent une valeur considérable. Plu- 
sieurs sont tout entières océaniques, mais n'échappent point pour 
cela à la règle, car elles se rencontrent au voisinage des fosses 
sous- marines de grande profondeur. C'est ainsi que, par une 
méthode indirecte, le savant sismologue anglais a retrouvé entre 
le relief et la sismiciié, les lois de relation que l'observation 
directe avait permis d'énoncer dès 1895. „ 

Nous avons déjà dit que les tremblements de terre n'obéissent 
à aucune loi de périodicité. * Il n'est cependant pas tout à fait 
téméraire de supposer que dans un avenir, assurément très loin- 
tain, les sismologues arriveront à les prédire. En effet, les grands 
iéistnes n'arrivent pas inopinémenl, le plus souvent du moins. Us 
lonl préparés, signalés même un certain temps à l'avance par 
■des secousses prémonitoires plus ou moins fortes, mais, dans tous 
les cas, nettement anormales par rapport à la fréquence habi- 
tuelle dans la région considérée, par rapport à son régime 
sismique ordinaire, pourrait-on dire. Cette exacerbation des 
secousses s'accentue graduellement, quant au nombre et à l'inten- 
sité, puis, un beau jour, la catastrophe éclate... Après le tremble- 
ment de terre principal, tout rentre dans l'ordre, bien plus len- 
tement toutefois, de sorte que les secousses consécutives sont 
généralement plus nombreuses que les prémonitoires. Quelquefois 
même, des répétitions violentes complètent les ruines déjà pro- 
duites. Quoi qu'il en soit, on connaît très bien maintenant la rela- 
tion mathématique reliant le temps avec le nombre des secousses 
anormales consécutives. Cette même relation pour les secousses 
prémonitoires est encore à trouver. Rien n'empêche donc de sup- 
poser qu'une connaissance plus approfondie de cette marche ne 
permette un jour de prévoir à l'avance, et avec plus ou moins de 
précision, le temps nécessaire à son évolution pour atteindre le 

aximum, c'est-à-dire le moment où le désastre se produira 





— 1 o ^ - 



probablement. En outre, les secousses prémonitoires possèflent 
peul-êlre quelque caractère spécîal^ encore inconnu, mais recon- 
naissable aux sismogranimes de l'avenir et permettant de les 
distinguer des secousses ordinaires du pays, ^ 

L'orateur traite ensuite des rapports de la sismologie avec les 
déviations des latitudes. Il si^^^nale les coïncidences que présentent 
parfois les phénomènes sismiques et les perturbations magné- 
tiques. Enfin, il montre les services précieux que la sismologie est 
appelée à rendre à Fart de bâtir 

A cette occasion^ il rappelle l'application que les sismologues 
japonais, sous la direction d'Omori et de Tanakadate, ont fait du 
sismographe * à Tétude des mouvements communiqués aux ponts 
métalliques des chemins de fer par le passage des trains, lourds 
ou légers, lents ou rapides, de manière à voir, au moyen des 
sismogrammes enregistrés, comment travaillent leurs diverses 
parties, et en déduire ultérieurement les formes et les dimensions 
les plus favorables. 

j, Poursuivant cette féconde innovation» Omori et ses collabo- 
rateurs ont, en 1894, doté douze ponts de chemins de fer japonais 
de sismographes, installés en permanence pour suivre pas à pas 
le progrès de leur usure en service normal. Ils poorront, dans ces 
conditions, déterminer te moment précis ou il faudra les réparer 
et même, le cas échéant, les reiaire complètement pour la plus 
grande sécurité des voyageurs. Celte méthode intéressante a été 
suivie par Belar, en 1900, pour le pont de Moor, près de Laybach. 

, .*. Enfin la même méthode a servi en mai 11K)2 aux ingénieurs 
Bitter et Komoos pour étudier, à ce moment, l'état de 14 voies 
ferrées aux environs de Laybach, par la comparaison des sismo- 
grammes obtenus aux passages des trains avec ceux qu'aurait 
donnés une voie semblable mais neuve. 

, Un voit combien les services d'inspection d'État et les com- 
pagnies de chemins de fer elles-métiies auraient intérêt à généra- 
liser l'emploi d'un procédé assurant aussi complètement la sécurité 
de millions de voyageurs. , 

Le Président remercie et félicite l'orateur et déclare close la 
session du 28 janvier TJOi* 



SESSION DES 12, 13, U AVRIL 1904 

A BRUXELLES 
SÉANCES DES SECTIONS 

Prfuiièrt saction 

La section a procédé, le 12 avril, au renouvellement de son 
bureau. Sont élus : 

Président : M. E. Goedseels. 

Vice-Présidents : V*® R. de Montessus de Ballore. 

R. P. BOSMANS, S. J. 

Secrétaire : H. Dotordoir. 

La section a proposé, le 14 avril, comme sujet de concours, 
pour Tan prochain, la question suivante : Trouver les caractères 
distinctifs des maxima ou minima d'une fonction de trois variables 
f {^f y 9 ^); ^^'^^ ^ ^^^ ^^ V ensemble des termes du second ordre, dans 
le développement def{a-\-h,b'\-k,c-\-ï) — f{a,b,c) peut s'annu- 
ler sans changer de signe. 

D'après Tarticle 14 du règlement des concours, les mémoires en 
réponse à cette question doivent être envoyés au Secrétariat avant 
le l»"- octobre 1905. 

Mardi, 12 avril 1904. M. Mansion fait un rapport sur le Mémoire 
du R. P. Bosmans relatif aux manuscrits d* Adrien Romain et 
conclut à rimpression dans les annales de ce Mémoire qui fera 
connaître les procédés de calcul employés par cet habile géomètre. 
Adopté. 

M. Lagasse de Locht revient sur la communication faite par 
M. Eennis à la dernière réunion de la section, sur la ventilation 
des édifices. 

XXVIIi 12 



— leo — 

Il éïîiel Favîs que cette question ne peut être résolue par des 
raisonnements à priori^ mais que, seule, Texpérience peut en four- 
nir une solution péremploire. 

11 engage M. Kennîs à entrer dans celte voie et à faire connaître 
à la section les résultats de ses observalions : ceux-ci, vu l'impor- 
tance de la question soulevée, seraient cerlainemenl de nature à 
être insérés dans les Annales de la Société. 

M. Kennis énonce à nouveau les raisons pour lesquelles Tintro* 
duction de Tair neuf par le haut des appartements ou locaux lui 
semble devoir être préférée à la ventilation par le bas. 

Il a d'ailleurs l'intenlion de vérifier expérimentalement ses 
déductions; il expose les expériences qu'il a Tintention d'instituer 
pour élucider la question, et pour lesquelles il espère obtenir Taide 
des pouvoirs publics. 

Il élaie ses raisonnements de calculs relatifs au travail méca- 
nique à dépenser pour la ventilation par le système qu'il préconise. 

La section demande à M. Lagasse de Locht de surseoir au dépôt 
de son rapport sur les communications de M. Kennis jusqu'après 
Texécution des expériences annoncées par ce dernier. 



M. Mansion fait une communication sur une sommation d'inti-^ 
grales considérée m calcul des probabilités, dont voici le résumé. 
Soient m^ n^ m\ n\ jt, des nombres entiers ; m -|- n =^ ju, m' -\- n' = \ï\ 
(ip =s m^ )xq = Hy m' =^ yi!p + x\ x varie par unité de à ± yil^ 

l étant au plus égal à la plus petite des fractions a /^* â q^ Soient 

enfin B' et B les intégrales eulériennes B (w -f- m'-f- 1, n + «'+ 1)^ 
B (m + 1, n + 1), 

7^ D" ' P =^ s T ,. 



1.2.... m' 



^p^^j^x — i,2....mM.2....n^ B 



-\yl 



^|a'p+aF« 



Au moyen de la formule de Slîrling, on calcule assez aisément 
une limite inférieure fix) de T,^r. On a ensuite 

P : S Fr — i FO. 

* 



— ler — 

La dernière somme se ramène à celle que Ton renconlre dans la 
démonstration du lliéorème de Bernoulli (Annales de la Socuété 
SCIENTIFIQUE DE Bhuxelles, 1902, t* XXVI, 2*» partie, pp, 191-205). 
Par suite, on trouve sans peine P > 1 — a^ a étant une quantité 
très petite si pi et m' sont grands. 

M* Mansion expose ensuile la continuation de ses recherches 
sur îa vie moyenne à Gand, par la méthode exposée à la session 
de janvier dernier. 





SeiBftSjiBS Koabre dei morts 


Ag* total 


Vi» aormiw 


I-V 


11 - 


■ 611 


250-407 


15166-15754 


60,7-38,7 


VI 


711- 


13 11 


38-63 


2178-2289 


57,3-36,3 


vn 


14 II- 


20 II 


44-70 


2647-2745 


60,2-39,2 


VIII 


2111- 


27 11 


40-63 


2291-2353 


57,3-37,3 


IX 


2811- 


. 5 III 


41-81 


2324-2480 


56,7-30,6 


X 


6 m 


-12 m 


42-71 


2483-2613 


59,1-36,8 


Vl-X 


7 11 • 


.12 m 


205-348 


11923-12480 


58,2-35,9 


XI 


13 111- 


■19 111 


44-67 


2626-2714 


59.7-40.5 


XII 


20 111. 


. 26 III 


49-79 


2578-2665 


52,6-33,7 


XIII 


27 III ■ 


• 2 IV 


48-73 


3065-3181 


63,9-43.6 


XIV 


3 IV. 


. 9 IV 


39-69 


2285-2388 


58,6-34,6 


XV 


10 IV- 


■161V 


4y-74 


2817-2868 


57,5-38,8 


Xl-XV 


13 m • 


■ 16 IV 


229-362 


13371-13816 


58,4-38,2 


I-XV 


11 - 


-16 IV 


684-1117 


40460-42050 


59,2-37,6 



Dans les colonnes % 3, 4, le premier nombre se rapporte aux 
personnes qui atteignent au mohis Tâge de sept ans, le second 
nombre à ces mêmes personnes et de plus aux enfants morts 
avant sept ans. 

Nous rappelons qu'en 189U, la vie moyenne, en Belgique, à la 
naissance, était 45,06 ans, et, pour les personnes qui atteignent au 
moins sept ans, 59,95. 



- ■€»« — 



Le R. P. Bosmans, S. L, complète sa communîcalion antérieure 
rar Adrien Romain en faisant Tanalyse de son écrit intitulé Mathe- 
gis polemka. 

Mercredi, 13 atril 1904. M. De Tilly expose quelques consi- 
dérations sur le contrôle des approximations dans les questions de 
mécanique. Il en fera ultérieurement l'objet d'une communication 
plus développée. 

M* Goedseels fait la communication suivante sur ^organisation 
du Service de r heure de précision à TObservatoire royal de Belgique 
par M. Lecoinle, directeur scientifique du Service astronomique. 

Une des premières préoccupations de M. Lecointe après sa 
nomination, en 1900, fui de soumettre au gouvernement un projet 
complet d'organisation, conforme au dernier arrêté royal orga- 
nique du 30 août 1898. 

Ce projet comprenait une série de dispositions nouvelles rela- 
tives au Service de Theure de précision et qui intéressent au plus 
haut point la science astronomique. 

Nous nous proposons pour cette raison de tenir la première 
section de la Société scientifique au courant des résultats qui 
seront obtenus par M. le Directeur du Service astronomique, et 
nous commençons notre série de communications sur ce sujet par 
la lecture des détails suivants que M*. Lecointe a mis à notre dis- 
position, avec un empressement pour lequel nous tenons à lui 
exprimer ici nos remerciements. 

Ces détails sont indispensables pour rintelligence de nos com- 
munications ultérieures* 

" L'heure de précision de TObservatoire sert à assurer divers 
services publics, et à effectuer les observations astronomiques ou 
géophysiques. Pour Tobtenir nous comptons sur des pendules de 
choix placées dans des conditions exceptionnellement favorables. 

Ces pendules se répartissent comme suit dans la nouvelle 
installation : 

deux pendules de premier ordre en temps moyen, 
deux pendules de premier ordre en temps sidéral, 
deiDt pendules de second ordre, 
des pendules de troisième ordre. 



_ 1 OR - 



Les pendules de premier ordre, remarquablement bien con- 
struites, sont placées dans le vide afin de soustraire leurs marches 
aux intluences de la variation de la pression atmosphérique. 

Le tube contenant chaque pendule est fixé à un massif en pierre 
de taille indépendant des autres niassifs* 

Le tout est enfermé dans une cave à température constante 
construite à proximité des salles méridiennes, dans un local dont 
la base est remarquablement stable, et Tépaisseur des murs très 
considérable. 

Outre ces murs, la cave est formée par cinq enveloppes concen- 
triques. Les deux premières enveloppes» en partant de rinlérieur, 
sont en briques de liège. La troisième et la cinquième sont deux 
murs épais en maçonnerie, La quatrième est constituée par un 
poussoir de liège versé entre ces deux murs. 

Entre la première et la deuxième enveloppe, le long du plafond 
et des parois latérales, sont disposés des tuyaux avec collecteur et 
circulation d'eau. 

La circulation est intermittente et produite par une turbine 
actionnée par un moteur électrique. Ce moteur fonctionne auto- 
matiquement grâce à un thermomètre de haute précision placé au 
milieu de la cave centrale. 

L^eau en mouvement s'échauflfe légèrement au cours de sa cir- 
culation et de la compression qu'elle subit, et cette chaleur est 
suffisante pour maintenir dans la salle la température pour 
laquelle on l'a construite, 

Dès que cette température est atteinte, le thermomètre de pré- 
cision coupe le courant jusqu'au moment où il est de nouveau 
nécessaire de produire la circulation. 

En prévision du cas où la circulation seule serait insuffisante 
pour maintenir la constance de la température, nous avons prévu 
rinstallation, contre les tuyaux, de radiateurs électriques, com- 
mandés eux aussi par le relai du thermomètre fondamental. 

Une petite porte donne accès dans la cave. Mais elle ne sera 
ouverte que très rarement : 1** parce que les huiles des pendules 
dans le vide s*épaississent très lentement; 2" parce que les pen- 
dules sont remontées électriquement de l'extérieur, que les compa- 
raisons sont prises à Taide d'un chronographe, et que la tempéra- 
ture et le degré de raréfaction des tubes contenant les pendules 



— i^o — 

sont observées à l'aide de lunettes traversant les parois ; 
3^ parce que des dispositifs extérieurs permettent de maintenir le 
vide dans ces tubes à dislance. 

Les pendules de second ordre^ quoique étant synchronisées par 
les pendules du premier ordre, sont néanmoins, elles aussi, de 
bonnes pièces d'horlogerie. Elles servent de relai afin que le 
courant éleclrique circulant dans les pendules de premier ordre 
soit excessivement faible. 

Ces pendules, de même que celles du troisième ordre, sont 
placées dans les salles d*observalion. 

Les pendules du troisième ordre actionnent 

1** Un premier relai qui fait marcher trois chronographes, dont 
Tun sert à comparer avec précision les heures fournies par les 
quatre pendules de premier ordre, par les deux pendules de 
second ordre, et enfin par la pendule réglant elle-même le relai 
du chronographe ; 

S»* Urr second relai synchronisant la pendule fondamentale de la 
(jw Normal Zeii installée dans la ville de Bruxelles. 

A côté de chaque pendule de troisième ordre se trouve un par- 
leur électrique, et un milliampèreinètre» à Taide duquel on peut 
voir si lu pendule est d'accord avec sa directrice de premier ordre. 

Toutes les pendules ont un dispositif spécial supprimant hs 
iHncelles résultant des interruptions de courant, 

M. Goedseels fait ensuite une autre communication sur le niveau 
à bulle, 

La plupart des auteurs qui s^occopent du niveau à bulle consi- 
dèrent kl surface intérieure do cet instrument comme étant engen- 
drée par un arc du cercle de grand rayon tournant autour de sa 
corde. Nous avons adopté celle manière de voir dans l'élude que 
nous avons faite du niveau, et dans nos communications sur ce 
sujet à la première section de la Société scientifique de Bruxelles. 

La considération d*un axe de figure de la surface interne du 
niveau, c'est-à-dire d*une droite dont rinclinaison / est égale à la 
lecture / faite sur Tinstrument (*) permet non seulement d'exposer 



(*) Nous entendaiiâ par lecture et notiâ désigoons pari, la demi-somme dea 
lectures faites aux deux extrémités de la bulle. 



— 1>1 - 

en toute rigueur la théorie du niveau^ mais elle est de plus en com- 
plète harmonie avec les procédés mécaniques en usage dans la 
fabrication des bonnes fioles pour niveaux. Malgré ces raisons 
quelques auteurs et observateurs persistent à considérer la sur- 
face intérieure d une fiole de niveau comme faisant partie d*yn 
tore dont le cercle générateur a un petit rayon, celui de la section 
transversale du tube, tandis que Téquateur et le cercle de gorge 
ont des rayons considérables. 

Nous avons cherché à faire rentrer cette hypothèse dans la 
théorie générale que nous avons publiée dans les Annales de la 
Société scientifique de Bruxelles, et à déterminer à cette fin une 
droite invariablement liée au tore, et dont Tinclinaison i est égale 
à la lecture /. Soient le centre du tore, OD un des deux rayons 



D' 



de 1 equateur qui sont parallèles à la tangente menée à cette ligne 
par le zéro de la graduation, OX le rayon horizontal de Téquateur 
voisin de OD. 

OD' la position qu'irait occuper le rayon OD, si Ton faisait 
tourner le niveau autour de OX jusqu'à ce que ce rayon arrive 
dans te vertical de OX. 

i rinclinaison dOD de 00 sur Thorixon, /' rinclinaison 
XOD' = XOD de OD' sur rhorizon. 

Il est facile de montrer, par suite de la symétrie du tore, que la 
lecture / ne changerait pas pendant le mouvement de rotation du 
niveau autour de OX et que i' ^ ;. 

On a de plus, dans le trièdre OXrfD, rectangle sur Tarête Od^ 
en désignant par e, l'angle dont a tourné la face XOD pour venir 
en XOD' : 



sîn DOd 
sin DQX 



= cos €, sin i = cos ê sîn /', sin i =^ cos e sin ?, 



— 17» — 

d'où, en négligeant les termes en €, de degrés supérieurs au 
premier : 

sîn i ^=1^ ï = l. 

Le rayon OD est donc une droite invariablement liée au niveau 
et dont rinclinaison est égale à la lecture, pourvu que le plan de 
réquateur du tore soit assez voisin de la direction verticale pour 
que les puissances supérieures de l'écart € puissent être négligées. 

Cette condition peut être remplie en dotant la fiole d*un petit 
niveau transversal; mais, même sans cette précaution, elle Test 
suffisamment dans la plupart des cas. 

Jeudi 14 avril 1904, — M. Folie fait une communication 
intitulée : Confirmation, par un phénomène physique nouveau, de 
la libration et de la nutation diurne de Vicorce terrestre. 

J'ai communiqué à la Société scientifique, au mois d'octobre 
dernier, les diagrammes des observations faites du 23 au 24 sep- 
tembre 1903 et du 24 au 26 octobre suivants. 

Ces observations ont été reprises pendant l'hiver; elles ont 
donné des résultats analogues, mais beaucoup moins accentués. 
C'est aux équinoxes, en effet, que la libration de l'écorce terrestre 
atteint son maximum. 

Aussi ai-je tenu à ce que le phénomène fût observé du 20 au 
21 mars. Je reproduis, ci-contre, le diagramme que je dois à 
l'obligeance de M. A. Rouma, qui a consacré deux veilles pénibles 
à l'observation. 

Les heures sont indiquées, en temps officiel, sur la ligne hori- 
zontale; les mouvements observés, en millimètres, sur la ligne 
verticale. 

On remarquera une grande similitude d'allure dans les dia- 
grammes des deux équinoxes. 

Seulement, tandis que le minimum survient à 19 h., le 23 sep- 
tembre, ce n'est pas à cette même heure, mais à 17 h. qu'il se 
présente, le 20 mars. 

Le 25 octobre 1903, comme on le voit dans le diagramme du 
1" fasc. du t. XXVIII des Annales de la Société scientifiqub (*), 

(*) Ce diagramme a été, par méprise, renversé .de haut en bas. 



— 1^» -^ 



c'est au contraire, à 16 h. qu'a lieu le minimum, qui aurait dû 
survenir à 17 h. si la libration de Técorce terrestre était la seule 
cause du phénomèno, 

La régularité des courbes ne permet pas d'admettre qu*il y ait 
une demi-heure d'erreur dans la détermination de rinstant du 
minimum. 

Il y a donc une autre cause, que nous soupçonnons, dans la 
production de ce phénomène inattendu. Mais de nouvelles expé- 
riences sont nécessaires pour permettre de la bien déterminer. 

Quoi qui! en soit, celles que nous avons poursuivies pendant 
six mois, et qui nous ont toujours montré les mouvements appa- 
renfs alternatifs très réguliers d'un corps qui n*est soumis à 



r tt 



aucune force extérieure autre que la pesanteur, démontrent Tirré- 
gutarité du mouvement de Técorce terrestre; par conséquent, 
d'abord, l'indépendance réciproque de celle-ci et du noyau, 
ensuite, la nutatîon diurne de Técorce, puisque le coefficient de 
cette nutation est le même que celui de Tirrégularité bien constatée 
de son mouvement. 

Elles prouvent aussi le mouvement de rotation de la Terre, plus 
irréfutablement que le pendule de Foucault, puisque plusieurs 
encore, après une plaisanterie d'un célèbre astronome, ont mis en 
doute ce mouvement. 

Car, s*il iVexiste pas, à quoi attribuer ceux que j'ai découverts, 
puisqu'aucunç force extérieure n'entre en jeu, autre que la 
gravité? 



— ■ T-€ - 



Un corps, abandonné à son inertie, ou restera en repos, ou, 
tout au moins, ne reviendra pas sur ses pas, comme c'est le cas 
dans mes expériences : aussi ai-je dit mouvements apparents. 

Ces apparences sont dues à la mobilité du point de repère, 
situé sur Técorce terrestre^ et dont le mouvement est tantôt en 
avance, tantôt en retard sur sa position moyenne. 

L'écorce terrestre se meut donc, et non pas uniformément, 
comme je l*affirmais, il y a vingt ans, dans ma Théorie des mou- 
vements diurne^ annuel et séculaire de l'axe du monde. 

Il n*e3t pas inopportun qu*à la Société scientifique môme on 
ait coupé les ailes à Tidée anticopernicîenne qui semblait vouloir 
prendre de nos jours un nouvel essor. 

M. Ch* de la Vallée Poussin fait une courte communication 9ur 
Vexutence de VintégraU générale d'une équation diff'érefUieUe 

Il fait connaître un moyen nouveau pour former une fonction 
ayant une dérivée continue et qui vérifie cette équation avec une 
approximation aussi grande que Ton veut. Il publiera cette 
méthode dans le tome il de son Cours d*analy$e. 

il. Folie présente à la section un mémoire sur une détermina- 
tion nouvelle, indépendante du mouvement sgstématiquef de la 
constante de la j^f'écession , dont voici un aperçu. Le mémoire 
complet sera publié ultérieurement dans les Annales. 

Aucun des astronomes qui ont déterminé la constante de la 
précession n*a tenu compte du déplacement que subit chaque 
étoile en vertu du mouvement systématique* 

Il est vrai que ce déplacement a pour coeftîcient le produit de 
la parallaxe de l'étoile par la vitesse systématique, et varie, par 
conséquent, d'une étoile à une autre. 

Mais on peut tounier la diflBculté eu n'employant que des étoiles 
ayant à peu près la môme parallaxe. 

Dans ce cas, la somme des mouvements propres en AR de deux 
étoiles, projetés sur Téquateur, est indépendante du mouvement 
systématique, aux termes près du second ordre, si ces deux étoiles 
sont situées à 12 h. de distance l'une de laulre. 



C'est de celte manière que j'ai procédé. J'ai choisi, dans la 
Bevision du catalogue de Bradley, faîte pai* Auwers, 517 étoiles 
de 6^ à 7'\5 grandeur qui m'ont fourni 280 couples satisfaisant à la 
condition précédente et n ayant pas un mouvement propre attei- 
gnant 001 en AR. 

Pour ces étoiles, on peut estimer que le coefficient du déplace- 
ment systématique est égal à 0"05 environ ; mais ce terme, assez 
fort, est tout à fait éliminé par la combinaison des équations rela- 
tives aux deux: étoiles d'un même couple. 

En désignant par P la constante de Struve, adoptée par Auwers, 
par P (1 4- •^) lii valeur réelle de cette constante, les 280 couples 
m'ont donné a; = — 0,00052. 

De ces 280 couples, 58 seulement ont fourni pour x une valeur 
positive. 

La correction de la constante de Struve est donc négative, 
comme le pensaient la plupart des astronomes, sans en excepter 
M. Auwers; celle de Bessel lui est préférable, mais encore trop 
forte. 

Notre valeur est 5r^210 (1810). 

Les termes du second ordre, dont je n'ai pas tenu compte, ont 
pour coefficient 0"0005, au moins. 

C'est pourquoi je me sois borné au 0"001 dans ma détermina- 
tion, malgré l'exiguïté de Terreur probable. 

Enfin, M. C. Caralhéodory expose à la section un exemple d'une 
fonction discoHiinue de deux variables x et y, continue le long de 
toute courbe analytique du plan des xy. 



Deuxième section 



Mardi f 12 avril 11)04, La section procède à Téleclion de son 
bureau pour Tannée 1901-1905. Sont élus : 

Président : Chanoine Demanet, 

Vice- Présidents : M. Delacre. 

R. P. De Greeff, S, h 
Secrétaire : R. P, Lucas, S. J. 



— ire - 

Questions de concours, La section remet en concours la question 
déjà posée : Nouvelles recherches sur la relation qui existe entre la 
pression extérieure et la transformation de corps solides en liquides 
ou en gaz. 

Elle y ajoute cette seconde question : Recherches nouvelles sur 
les rayons N. 

M. Louis Henry entretient la section de la volatilité des hydrures 
normaux Ho-R (*) dans les diverses familles des éléments négatifs 
et particulièrement de Vétat physique de Veau. 

U commence par rappeler que dans chaque famille naturelle la 
volatilité va en diminuant à mesure que s'élève le poids atomique 
des éléments. 

Groupe du chlore 

Poids atomiqno Poiiit d'ëbuDitioB 

Fluor 19 — 187« 

Chlore 35,5 — 33» 

Brome 80 +60» 

Iode 127 +184^ 

Groupe de Voxyghne 

Oxygène 16 — 184*> 

Soufre 32 + 448o 

Sélénium 79 vers 660» 

Tellure 127 vers 1390» 

Groupe de Vazoie 

Azote 14 — 194» 

Phosphore 31 + 287» 

Arsenic 75 vers 450" pour 1 atm« 

Antimome 120 150»>àl700» 

Bismuth 210 



(*) TappeUe h^rurts normaux ceux qui renferment dans leur molécule — 
fixé sur l'atome cmique de Télément négatif R — un nombre d atomes dlijdro- 
gène égal au chiffre qui représente la valence babitueUe de cet élément 
négatif R. 




^^ n n'y a aucune indicalion à donner en ce qui concerne le groupe 

^i du carbone (C, Sî, Ti, Zr, etc.), 

^H On voit que dans chacune de ces trois familles principales, et 

particulièrement dans la deuxième et la troisième ^ le premier des 

termes occupe une place à part et se fait remarquer par une vola* 

tiUté relativement considérable. 

Le point d'ébuUilion de Y hydrogène, le gaz par excellence, est 

situé à — 238» sous la pression d'une atmosphère. 
Tout cela étant, les points d'ébullitton des hydrures normaux 

dans les diverses familles sont les suivants : 



Famille des halogènes 

HFL . . 20 

H CI. 36,5 

HBr 81 

HI , 128 

Famille des amphigènes 

H,0 18 

H, S. , 34 

H, Se 81 

H, Te 129 



(*) Tous ces poiots d*ébiitiîlîoti coDceroeDt la pression d'uoe ;itmo9phère 
en?iroD. 

(♦*) Th, Ëstreicher. Voir ZirrscHiiifT rQR PHTSuuLiscHS-CHEittE, t. XX, p. 605, 
année 1896. Travail fait chez M. Olaewskl 

On troove a) dans BerUielo^ Thermo chimie (Paris, 1897)> t. U, Do$inéfs H 
lùi$ t^périntêntaleê^ p, 48 : 

HO, Températyre d'ébulMon —35*. 

h) Dans rÂnNUAiAK du Bureau des Longitudes poar 1904, p. 610, le même 
chiffre — W* peur la température d'ébuUilion normale. 

Si l'on se rappelle que Cl gaz bout à — 33*, H à -- 338% qtae la formation 
de H Cl gaz, à Taide de ses éléments dans leur état naturel, »*accom pagne d'un 
dégaffêment de chaleur de + 21 C, on jugera combien ce chiffre - 3ô» est 
ia?raUembIable* 



Êbaîîitioa 


+ 


ig-n 


— 


SS»? (*•) 


— 


6409 


^ 


34<>14 


+ 


100» 


— 


62- 


— 


42» 


± 


0» 



— 180 - 

température où s'écroule et s'émiette, moléculairement parlant, 
cet édifice complexe (HjO)^, au minimum. 

Ce caractère exceptionnel de Teau, due à la nature de l'hydro- 
gène, métal gazeux, qui en fait une sorte à! oxyde métallique, nous 
rend compte de la différence que Ton constate, au point de vue 
physique, notamment de la volatilité, dans le remplacement de H 
pour les radicaux hydrocarbonés équivalents CnH2n+i, niéthyle 
CH3 tout d'abord, suivant qu'il s'opère dans l'eau HoO ou dans les 
autres hydrures. 

Poids molëcnlaire Éballitlon 

^> 2ou(lx2) — 238» 

H» 9 30ou(15x2) — 82» 

H3C 

Le remplacement de H par CH, détermine dans la généralité 
des hydrures une diminution de volatilité. 

Poids oioltoilain ÉkoUition 

HCl 36,5 — 83° 

H,C-C1 50,5 —230 

H,N 17 — 33» 

(HaQNHj 31 — 6» 

H^C 16 — 152» 

(HjQCH,. 30 — 8^ 

Opérée dans la molécule de l'eau cette substitution détermine 
au contraire une augmentation de volatilité et un abaissement dans 
le point d'ébullition. 

Poidi molëcnlaire ÉkalUUon 

H OH 18 +100» 

CH3-OH 32 +66» 

Alors que, par une substitution totale, l'hydrogène disparaît 
totalement, cette influence se fait plus vivement sentir. 

Poids mol^alsire Ëkallition 

HjC-OH 32 +66» 

H,C-0-CH, 46 — 23» 



- Ifftl — 

Ce fidt est d'autant plus significatif que les mêmes modificatioiis 
opérées dans la molécule de Yh^drogèm salfHrê, chimiquement 
équivalente de celle de Feau, déterminent des modifications d'ordre^ 
inverse. 

H-S-H 34 — 6i» 

H3C-S-H 48 + 6* 

H3C-S-CH3 62 + 87» 

Ces modifications déterminées dans la volatilité de Teau par la 
disparition progressive de Thydrogène et son rempiacoment par 
CH, et C^Hs s'accompagnent d'une diminution progressive aussi 
dans le coefficient d'association à Tétai liquide de la molécule 
gazeuse H fi (*). 

EauH.O 4,67 (♦•) 

Alcool méthylique H3G - OH U,17 

Alcool éthylique HA- OH i,ll 

Éther ordinaire (H5C,), 1,13 

Aussi tandis que les densités à Tétai gazeux augmentent pro- 
portionnellement à Taugmentation des poids moléculaires, les 
densités à Vétat liquide diminuent. 

Poids Den a ité» 

molëevlaire à l'état gaxenx à l'ëtat lifoido 

liiuHjO 18 0,622 1 (à4^) 

alcool éthylique HsCj - OH . 46 1,58 0,793671 5o/4° 

]Élherélhylique(H5Cj)jO. . 74 2,55 0,73128 40/40 



(•) Go lira arec intérêt, sous ce rapport, Tarlicle de M Vaubel, Sur la gran* 
€ieur moléculaire des combinaisons à Vétat liquide (Journal fur praktisuhk 
CHCM», t. LXIX, p. 138, année 1904). 

(*^) Ces chiffres sont -ceux qui résultent des déterminations de M. Longlneiuu, 
de rUniversité de Bucarest, qui s'occupe depuis quelques années avec autant il# 
science que d'habileté de cette question {générale, d'après une méthode ipétlalê, 
des déterminations concordent généralement d'une manière que Ton fMMi 
regarder comme satisfaisante avec celles de ses devanciers, ^M» H^miH^jf* 
Shields, EotwOs, Ti*aube et Yaubel. 

XXVIII If 



- 1S« - 

Les groupements -OH et -NH.^, tous deux monovalents, ont 
à peu de chose près le même poids. 

-OH 17 

-NHj 16 

Les dérivés hydroxylés ou les alcools CnHgn+i-OH ont donc 
presque le même poids moléculaire que les aminés correspon- 
dantes C„ HîM+i - NHj . Mais - OH est le fragment de H - OH l'eau, 
composé relativement peu volatil, alors que - NH, est le fragment 
de Xammoyiiaque NHg, composé relativement très volatil, ébullition 
— 33^. Aussi constate-t-on une différence considérable entre les 
aminés et les alcools correspondants, différence d'autant plus 
considérable que le poids moléculaire de ces composés est moins 
élevé et que les radicaux - OH et - NH2 représentent une fraction 
plus considérable du poids de la molécule totale. 

KbnlUtion Diffërance 

H3C-NH, - ^% 4- 780 

H3C-OH + 66<"^ "^ '* 

HA-OH 78»-^ ^ ''^ 

H7C3-OH 97»-^ ^ ** 

H«C,-NH, 760 

H„C,-OH 116»^ ^ *^ 



C=.H,.-iNH, 1^3» 

CsHi.-OH 137»^ ■*" ** 



,0 



Des difTérences du même ordre existent entre les alcools et les 
mereaptans. 

Kbnllitioii DUHiaae. 

H3G-OH + 660^ _^ 

HjC-SH + .6»^ ^ 

HA-OH 780 

H,C,-SH 36°^ *^ 

HA-OH 970 

H,Cg-SH 680^ ^^ 

etc., etc. 



TJH^ 



— 1«3 - 



A l'étage C, toute différence a presque complètement disparu. 
C7H15-OH. : . . . . Éb. 1750.1780 



C7H15-SH. 



1740.1750 



> ^0. 



Un fait qui montre bien l'influence de la nature de H dans Veau 
et les dérivés hydroxylés des radicaux positifs CH3, CgH^, etc., 
c'est la différence que l'on constate au point de vue de la volatilité 
entre les éthers simples d'une part et les imines ou ammoniaques 
bi-alcooliques correspondantes (CnHjn+Oa NH d'autre part. 

De même que -OH et -NH2, les radicaux -0 et -NH ont à peu 
près le même poids et sont quantitativement équivalents, 



>0 . 
>NH 



16 
15 



bivalent 



= H, 



bivalent HN = H, 



mais leur différence de volatilité doit être considérable 



= 0. 
HN = NH 



Éb. — 1840 



mconnu. 



L'oxygène, O seul, doit être beaucoup plus volatil que le radi- 
cal HN= fragment de la molécule de NHg, ébul. — 33o. Aussi les 
oxydes (CnH2n+i)2=0 se font-ils remarquer par une volatilité beau- 
coup plus grande que les imines correspondantes (CnH2n+i)2=NH, 
la différence est d'autant plus grande, comme il arrive toujours, 
que les composants et NH représentent une fraction plus consi- 
dérable de la molécule totale, c'est-à-dire que l'on est moins haut 
dans l'échelle de carburation, jusqu'en Gg. 



(HgCXO. 

(H3G),NH 

(H5CAO 
(H,C2)NH 

(HA).0 
(HA)NH 

(HA)0. 
(H,C,),.NH 



Ebullition Différence 

35° 



+ 



55» 

90» 
110» 

140» 
160» 



> 20» 

> 20» 

> 20» 




- 19» — 

Les groupements -OH et -NH.^, tous deux monovalents, ont 
à peu de chose près le même poids. 

-OH 17 

-NHj 16 

Les dérivés hydroxylés ou les alcools C^ Hj^+i - OH ont donc 
presque le même poids moléculaire que les aminés correspon- 
dantes C». Hï,... 1 - NHj . Mais - OH est le fragment de H - OH l'eau, 
composé relativement peu volatil, alors que - NHg est le fragment 
de Vammoniaque NH3, composé relativement très volatil, ébuliition 
— 33®. Aussi constat e-t-on une différence considérable entre les 
aminés et les alcools correspondants, différence d'autant plus 
considérable que le poids moléculaire de ces composés est moins 
élevé et que les radicaux - OH et - NH^ représentent une fraction 
plus considérable du poids de la molécule totale. 

KbnlUtion Différance 

H3C-NH, - ^°>4-72o 

H3C-OH + 66»-^ ^ '* 

HA-NH, 190 

HA-OH 78»-^ "^ '^ 



HA-NHj 49» 



H-C,-OH 9T 



■^3 



., > + 48' 



o 



H,A-NH. 760 

H,,C,-OH 116»-^ "^ *^ 

(^^:.H„-xNH ^^30 

C^H^-OH 137»^ ■*■ *** 

Des difTérences du même ordre existent entre les alcools et les 
Miercaptana. 

KbnlUtion DiKnae. 

H,C-OH -I- 66- V, _ «V, 

H,C-SH -1- .6»^ ^ 



H,C,-OH 78» 



^2 



H,a-SH 36° 



> - 42» 



HA-OH 970^ _îq» 

H,C,-SH 68»-^ ^ 

etc., etc. 



— 1^3 - 

 l'étage C7 toute différence a presque complètement disparu. 

C7H15-OH. : . . . . Éb. 1750-1780 . ^ 
C,Hj5.SH 1740.1750 •> "• 

Un fait qui montre bien l'influence de la nature de H dans Veau 
et les dérivés hydroxylés des radicaux positifs CH3, CgH^, etc., 
c'est la différence que l'on constate au point de vue de la volatilité 
entre les éthers simples d'une part et les imines ou ammoniaques 
bi-alcooliques correspondantes (C„ Hjn+Og NH d'autre part. 

De même que -OH et -NH2, les radicaux -0 et -NH ont à peu 
près le même poids et sont quantitativement équivalents, 

>0 16 bivalent = H^ 

>NH . . . . 15 bivalent HN = H, 

mais leur différence de volatilité doit être considérable 

= Éb. — 1840 

HN = NH .... inconnu. 

L'oxygène, O seul, doit être beaucoup plus volatil que le radi- 
cal HN= fragment de la molécule de NHg, ébul. — 33o. Aussi les 
oxydes (CnH2n+i)2=0 se font-ils remarquer par une volatilité beau- 
coup plus grande que les imines correspondantes (CnH2n+i)2=NH, 
la différence est d'autant plus grande, comme il arrive toujours, 
que les composants et NH représentent une fraction plus consi- 
dérable de la molécule totale, c'est-à-dire que l'on est moins haut 
dans l'échelle de carburation, jusqu'en C3. 

Ébullition Différence 

(HaC^O _ 230 

(H3C),NH + 7»^ ^"^ 

(H5GAO 35» 

(HA)NH 55»^ ^"^ 

(H,C3),0 900 

. (H,Cs) NH 110» '^ "^ 

(HA)0 l*^->20o 



- ll»4 - 

On se rappellera que des rapports inverses existent entre les 
alcools C,,Hî„+[ - OH, et les aminés correspondantes -NH,. 

M» L, Henry fait remarquer encore que j'acîde bronihydrique et 
l'hydrogène sulfuré ont à peu de chose près, malgré la différence 
de leur poids moléculaire, le même point d'ébuUitîon, 



HBr. 



Ha S. 



FaidtnoMciilAi» 


EbnUition 


. 81 


— 6409 


34 


— 62" 



Aussi constate- l-on que les bromures C„ H*,,^! Br et les hifdrosul' 
fures C„H2„^i - SH correspondants ont des points d'ébullition fort 
rapprochés. 





KbïlUtUin 




EbDlIltfan 


CH,Br. . 


. . 4» 


CH-SH . 


. . 6» 


C^H.-Br . 


. . 38»3 


C,H,-SH. 


. . 36» 


C3H, Br (*) 


. . 7007 1 


C,H--SH. . 


. 68» 


C,H„Br. . 


. . 100' 


C.H„-SH. . 


. 98» 


C,II,,Br . 


. . 178» 


C,H.,.SH. . 


. 175» 


C,H„Br . 


198»-200" 


C»H,7-SH. 


198»-200<' 



M. L. Henry termine son exposé par des considérations sur 

rimpor tance de la iwlailUfé ao point de vue de Vétat moléculaire 
des corps en général II se félicite d'avoir, dès 1878, attiré Fatten- 
tion des chimistes sur ces questions qui sont devenues de véri- 
tables questions actveltes. 

M. Goedseels expose les raisons qui exigent, d'après lui, qu'on 
distingue, dans chaque lunette topographique, Vaxe optique de la 
llf/he de visée. Voici le résumé de cette communication. 

Lorsqu'on pointe une lunette topographique sur un point exté- 
rieur A, on enfonce le tube porte-rélicule dans le corps de lunette 
et on dirige celui-ci, de manière que le centre réticulaire coïncide 
avec rimage a du point A. 



(*) Dérivés primaires el normaux à parUr de Cg. 



- lÉ*t5 — 

Lorsqu'oD veut recommencer cette opération pour d'autres 
points B, G^.,. situés à des distances inégales de Tobjeclif, on doit 
modifier le tirage du porte-réticule pour amener successivement la 
croisée des fiïs en coïncidence avec les images 6, c,.... 

Si Taxe de figure du cylindre porte-réticule était confondu 
avec l'axe optique de l'objectif, et si la croisée des fils se trouvait 
sur cet axe de figure, te Heu géométrique a, h, c,.., de cette croisée, 
le lieu géométrique correspondant A, B, C,... Taxe de figure du 
cylindre porle-réticule, et Taxe optique de la lentille formeraient 
une seule et même ligne droite. 

On peut démontrer facilement que, si ces conditions ne sont pas 
remplies, et si, par suite, le centre réliculaire décrit une droite 
quelconque a^ &, «?.... ; le lieu géométrique correspondant A, B» G,.., 
est aussi une ligne droite, laquelle est invariablement liée à la 
lunette. 

Cette ligne droite est, en réalité, la Upie de visée de la lunette. 

Les lunettes ne possèdent aucun dispositif permettant de recon- 
naître la position relative de la In/ne de visée et de Taxe optique. La 
connaissance de cette position n*a du reste auc|ine importance : 
les lopographes ne s'en occupent pas, ils cherchent uniquement : 

\^ Dans les niveaux, à faire coïncider la ligne de visée, telle que 
nous venons de la définir, avec Taxe de figure de la surface exté- 
rieure du corps de la lunette; 

2^' Dans les éclimolres, à lui donner une direclion telle que 
Terreur du zéro (*) soit nulle, etc. 

Malgré le fait de la distinction théorique et pratique entre la 
ligne de visée et Taxe optique, il n'en est pas tenu compte, que nous 
sachions, dans les traités d'astronomie, de géodésie ou de 
topographie. Par suite le mot •* axe optique „ est exclusivement 
employé. 

Il y a là une petite faute pédagogique sur laquelle nous avons 
tenu à appeler Tattenlion, et dont il y a probablement lieu de tenir 
compte, vu la possibilité pour le lieu géométrique des points 
A, B, G.... de passer à une distance très appréciable de Taxe de 
rotation de la lunette et d'affecter ainsi un inslrument d^une 
erreur d'excentricité systématique considérable. 



(*) CeUe erreur reçoit parfois le nom d'erreur di eoUmation en topographie. 



A propos de V ad ion du magnétisme sur la phosphorescence ^ 
M* A. de Hemptiniie fait une communication dont voici le résamé. 

II y a quelques années déjà, j'ai trouvé que des substances 
phosphorescentes placées dans un champ magnétique puissant ne 
variaient pas d'éclat (*). 

Je me suis servi pour faire ces expériences d'on phospho- 
roscope de grandes dimensions; cet instrument permet de faire 
certaines mesures. J'ai été amené à employer le phosphoroscope 
après m'être rendu compte qu'il est difficile d'apprécier, sans 
autre aide que celui de l'œil, les différences d'intensités lumi- 
neuses plus ou moins faibles que peuvent présenter les substances 
phosphorescentes. M. Gutton (**) a trouvé récemment que dans 
un champ magnétique même très faible mais non homogène l'éclat 
de la lueur émise par les substances phosphorescentes semble 
diminuer. 

Mes expériences antérieures ayant été faites dans un champ 
homogène j'ai cherché à les répéter dans un champ non homogène. 
Les résultats obtenus ont été de nouveau négatifs. Je les aï d'abord 
attribués au manque de sensibilité de mon sulfure de calcium, 
mais de nouvelles expériences faites avec un écran au sulfure que 
m'a obligeamment envoyé M. Gutton n'ont pas eu plus de succès, 
Jusqu'à présent je n'ai rien pu observer, et d'autres personnes à 
qui j'ai cherché à montrer le phénomène ne l'ont pas vu 
davantage. 

Je ne nie pas les effets observés par M- Gutton juais je croîs 
pouvoir dire qu'il n'est pas donné à tous les yeux de pouvoir les 
constater, et qu^il faut même probablement une certaine éducation 
de l'organe visuel pour y arriver. 

Mercredi, 13 avril 1904, Le P. Schaffers complète sa communi- 
cation du 28 janvier dernier sur une nouvelle théorie des machines 
électriques à influence, en étudiant les charges des faces internes des 
plateaux. L'ensemble du mémoire est publié dans la seconde 
partie de ce volume des Annales. 



(•) BtTLL, DE t*ACAD. DE BfLO., 1900, p, 356. 

{**) CoMPTfiâ RIItDtîâ DE L*ACAD. DES Sc, 1901^ p. 754. 



* 1«T — 

M. Willamme esquisse la tbéùrie matbémaflque du soufflage 
automatique de Vétincdk dans le dispositif d'Arsonval-Gaiffe. 

Le P. LucaSf S. J,, résume les redierches de Blondlot et de 

Charpentier sur les rayons N. Cette communication est publiée 
in extenso dans la Revue des Questions scientifiques, 3*^ série, t. V 
(tome LV de la collection), pp, 686-699. 

M. G, Lemoine expose le résultat général de ses analyses d^eai^ 
de Madagascar, 



Tmlilèma section 

Mardis 12 avril 1004. Sur la proposition de M. H. Siret, la 
section propose comme question de concours : La confection d'une 
carte de l État indépendant du Congo- Les réponses doivent être 
envoyées au Secrétariat avant le 1" octobre 1905 (art, 14 du 
règlement). 

Le R. P. Fr. Dierckx, S. J», et M. F. Meunier présentent les rap- 
ports suivants sur deux notes présentées par M. Tabbé J,-J, Kieffer : 
L Description de nouveaux Proctotrypides exoti(pies, et IL Étude 
sur de nouveaux insectes et pkt/toptides gallicoles du Bengale, 

Happort du P. Dierckx. Dans le premier travail, M. l'abbé 
Kieffer décrit une vingtaine d^espèces nouvelles originaires de 
TAsie, de rAmérîqoe ou de TAfrique, et se rattachant à la famille 
provisoirement admise des Proctotrypidae. L'auteur répartit ces 
types en une quinzaine de genres différents, la plupart établis 
par lui. 

Le second mémoire est consacré à des insectes et phytoptides 
gallicoles provenant de Kurseong, village du Bengale, situé sur le 
versant sud de rHimalaya* Il renseigne 34 formes non signalées. 

L'étude des divers types est conduite avec la méthode, la clarté 
et le soin minutieux dont M, Kieffer est coulnmien L'accueil fait 
par les spécialistes aux travaux antérieurs de notre honoré 
confrère, notamment à la Monographie des Cgnipides d'Europe et 




- 18^ - 



d' Algérie, est la nieilleure garanlie de sa parfaite compétence et 
de la valeur des deux présents mémoires. 

Leur insertion aux Annales ne peut qu'honorer la Société scien- 
tifique de Bruxelles. 

Rapport de M, F, Meunier. J'ai examiné très attentivement le 
travail de M. Tabbé J.-J, Kieffer sur les Proctotrypidae exotiques, 
C'>mme on le sait, ces hyménoptères terebrantia ont déjà fait 
l'objet d'études de la part de Brullé, Blanchard, Haliday et de 
quelques autres entomologistes, mais c'est surtout depuis les 
minutieux travaux de F'oerster et de Marshal (pour les formes 
européennes) et de Ashniead (pour celles des États-Unis), que 
la systématique de ces gracieux êtres a fait de réels progrès. 

Cependant, le catalogue de faunes locales est encore à faire 
(pour plusieurs pays du moins), et il reste beaucoup a glaner au 
point de vue de la biologie de ces articulés. Il n'en est pas de 
môme pour ce qui concerne les icbneumonides, les pimplides 
et les cryptides qui ont été étudiés avec tant de soin par 
Gravenhorst, Wesmael» Thomson, Berthouraieni Tosquinet , 
Jacobs, etc. 

L'examen approfondi des espèces exotiques fera mieux saisir 
les relations phytogéniques des formes actuelles et de celles 
incluses dans le succin de la Baltique. 

Les diagnoses du mémoire de M. rabbé J,-J. Kieffer sont rédi- 
gées avec le plus grand soin et la planche qui accompagne le 
travail permet d'apprécier les caractères morphologiques des 
espèces qui y sont citées. 

Le savant professeur de Bitche décrit, dans un autre mémoire, 
de nouveaux genres et de nouvelles espèces de cécidomyides 
(diptères), d'hémiplères psyllides (il a soiji de résumer la nomen- 
cfature de la topographie alaire de ces phytopthires proposée par 
H. Loew et Froggatt), de cynipides, de braconides, de proctotry- 
pides, de chalcidides (hyménoptères) et de phytoptides (hémip- 
tères phytopthires ou guîaerostres sternorhyoches). 11 donne aussi 
la description d'un certain nombre de galles et fait quelques 
remarques sur les parasites et les commensaux de plusieurs 
espèces, La belle planche annexée au mémoire prouve de la part 
de leurs auteurs (MSL Lamberton et Kieffer) un certain goût 
artistique. 



— I mn — 

Pour ce qui concerne les figures à intercaler dans le texte, elles 
faciliteront de beaucoup les déterminations de ces minuscules 
articulés. Le mémoire de M. Kîeffer constitue une nouvelle contri- 
bution à la faune des pygmées exotiques où le terrain à explorer 
est encore si vaste! 

Je partage entièrement les appréciations du rapport de notre 
savant confrère, le R. P, Dierckx et, comme lui, je propose à la 
section de voter Tinipression de ces deux travaux d'entomologie 
systématique et biologique dans les Annales de la Société. 

La section vote l'impression aux Annales des deux notes de 
M. rabbé Kieffer. 

Conformément aux conclusions déposées par le R. P. Schmitz» 
M, Th, Schmitz et par M. H. Siret, la section vote le renvoi à 
M. Dory de son travail sur V Espagne minière et métaUurgiquef^wez 
prière de compléter la première partie et de condenser la 
seconde. 

M, J. Lcclercq fait une communication sur la géographie du 
Spitsherg, qu'il a visité au cours d'un récent voyage. Cette étude 
est publiée dans la Bévue des Questions sciENTiFigyEs (juillet 1904), 



La permanence des types anlhropohgîques fait l'objet d'une 
communication du R. P. Van den Gheyn, et donne lieu à une 
discussion entre Fauteur, M. l'abbé M. Lefebvre, MM, Leclercq et 
É. De Wildeman. 

Voici le résumé de la communication du P, Van den Gheyn. 

Parmi les critères invoqués par l'elhnologîste pour déterminer 
les races humaines, celui que fournil la variété des types 
anthropologiques a toujours été considéré comme un des plus 
convaincants. 

La division si connue des crânes en dolichocéphales, mésaticé- 
phales et brachycéphales est devenue en n^éme temps un prin- 
cipe de classification ethnique. Dans une région donnée, exhumer 
dans les sépultures un crâne de telle conformation ou constater 
sur le vivant tel indice céphalique, c'était du même coup établira 
quelle race appartenaient les restes découverts de l'individu 
étudié- 



Pour en donner un exemple, dans notre pays, les dolichocé- 
phales sont presque d'instinct rattachés aux Germains, tandis que 
les brachycéphales sont inscrits dans la race des Francs. 

La détermination des races par les formes anthropologiques, et 
en particulier par la conformation crânienne, était basée sur le 
fait que les types anthropologiques deineurrnt fixes, aussi long- 
temps que des ionuences étrangères, les croisements par exemple, 
ne viennent point la modifier, et réciproquement dès que I on 
constatait des variations dans le type anthropologique, on 
concluait ipao fado à l'action d'une race étrangère. Ainsi, que dans 
certaine région on vît tout à coup des brachycéphales surgir au 
milieu d'une population, composée jusque-là en moyenne partie 
de dolichocéphales, on croyait pouvoir inférer de ce fait Faction 
d'une race où dominaient les brachycéphales. 

La valeur de ce raisonnement dépend tout entière de la perma- 
nence et de la fixité des types anthropologiques au sein d'une 
môme population. On conçoit dès lors de quelle importance capi- 
tale il est pour la certitude des principes de la critique ethnolo- 
gique de constater jusqu'à quel point la permanence de la 
conformation crânienne est chose absolue et incontestable. 
Jusqu'en ces derniers temps, cette fixité n était mise en doute 
par personne, el, depuis Retzius, elle avait passé à Félat d'axiome 
indiscuté. Les réserves isolées, qui s'étaient produites de temps 
en temps, n'avaient guère eu d'écho. 

Mais voici que ce dogme scientifique commence à être battu en 
brèche, et nous pensons qu'il n'est pas sans intérêt de signaler ici 
l'importante transformation qui se prépare dans les travaux 
ethnologiques. 

Il y aura bientôt trois ans, M. le Dr Antoine Nystrom, de 
Stockholm, a publié dans VArchiv fitr Anthropologie, un travail 
intitulé: Ueher die Fonnenveranderumjen des meHscMichen Sehddels 
und deren Vrsachen, Eht Beitrag zur Rassenlehre (*), sur les 
variations de forme du crâne humain et leurs causes. 

Voici les principales conclusions qui se dégagent des recherches 
de M. Nystrom. 

Aucune race, ou plutôt aucun groupement de populations, tant 



(•} T. XXVU, pp ân-î31, 317-336, 623-641 



• 

aux épocpies préhistoriques que de nos jours, ne se présente 
comme exclusivement dolichocéphale ou brachycéphale. Dans 
toutes on retrouve les trois types de conformation crânienne, des 
doHchocéphales» des mésocéphales et des brachycéphales. 

L'auteur signale deux actions principales qui agissent pour la 
conformation du crâne, il appelle l'une la loi dynamique et l'autre 
la loi statique, La première force réside dans les muscles du cou, 
qui, tendus habituellement de telle façon plutôt que d'une autre, 
peuvent agir sur la dilatation ou le rétrécissement du cou* La loi 
statique n'est autre que le principe d*hydrostatique de Pascal, en 
vertu duquel le contenu du crâne, plus ou moins liquide, presse 
sur les parois du récipient pour en augmenter ou diminuer la 
sphéricité et déterminer la dolichocéphaUe plutôt que la brachy- 
céphalie. 

Ces deux actions une fois reconnues, M. Nysïrôm a été amené 
à conclure que si les occupations auxquelles se livrent certains 
peuples favorisent davantage le jeu de la force dynamique, ces 
peuples seront surtout dolichocéphales. Au contraire, la brachy- 
céphalie domine chez les individus dans lesquels agit surtout te 
principe statique. Voilà pourquoi les peuples qui travaillent 
beaucoup le corps penché en avant auront le crâne dolichocéphale, 
la station droite favorise plutôt ta brachycéphalie. 

Ce sont les professions libérales qui semblent favoriser la prédo- 
minance de la brachycéphalie. Cette conséquence va directement 
à rencontre d*un des dogmes de la fameuse école anthropo-socio- 
logique, pour laquelle les dolichocéphales sont des euffénîqueSj les 
brachycéphales au contraire des êtres inférieurs. 

On peut rapprocher de celte conclusion du travail deM,Nystrôm 
celles analogues des recherches de M. Da Costa Ferreira sur La 
capacité du crâne et la profession chez les Portugais, M* Da Costa 
Ferreira établit que les plus grandes capacités crâniennes 
s'acquièrent, soit par un grand travail intellectuel, soit par une 
supériorité manifeste de niasse organique et d^exercice physique, 
tandis que le manque d'instruction, la misère et Toisivelé favo- 
risent la formation de petits crânes (*)* 



{*) Voir Bulletins et Méuoihcs de tk Société D'ÀNTHROPOLOotïc de Paris, 
V série, t, ÏV, 1903, p. 417-422. 



— 1 %f^^ — 

Dans le même ordre d'idées rappelons que MM. Lesbre et 
Porcherel ont essayé de démontrer qoe ralimentation peut, elle 
aussi, exercer une réelle influence sur les Iransformalîons du 
crâne (♦). Tels aliments exigeant des efforts plus ou moins coïisi- 
dérables de la manducalion, modifieront dans un sens ou dans un 
autre la forme de la tête. Diaprés MM, Lesbre et Porcherel, cette 
action est puremenl mécanique. Mais M. le D^ Lacassagne, à 
propos des recherches des mêmes auteur?, a assigné pour cause 
à ces variations céphaliques la minéralisation du système osseux 
provenant du changement de régime alimentaire et favorisant 
ainsi certaines défonnations. A Tappui de celte manière de voir, 
M. Lacassagne a fait remarquer combien le rachitisme, provenant 
surtout d'alimentation insuffisante, est le grand modificateur du 
crâne. 

Jusqu^à ce jour on expliquait la lixilédes types anthropologiques 
par rhérédité, et Ton pensait que ces types étaient invariablement 
transmis par les pères à leurs enfants. Il résulte des observations 
faites à cet égard par M. Nystrôm que rien n'est moins établi que 
le rôle de Thérédité. D'après lui, on ne saurait assigner de rapport 
constant entre Tindex céphalique des parents et celui de leurs 
descendants. 

*M, Nystrom a examiné 84 individus de la même famille. A peine 
la moitié avaient le n\ême indice céphalique que les ancêtres ; les 
autres accusaient des divergences variant de 3 à 9J, Il a été 
constaté que niême lorsque le père et la mère avaient le crâne 
d^identique conformation, il n'était point rare de rencontrer chez 
les enfants des différences très marquées. Ainsi également des 
descendants à formation crânienne identï(|ue peuvent provenir 
d'un couple de dolichocéphale et de bracliycéphale. 

II n*est pas besoin djosister sur Timportance considérable que 
peuvent avoir pour rorientation de Tethnologie les recherches de 
M. Nystrom. Aussi ont-elles de toutes parts attiré l'attention. 
M. Lîssauer, qui depuis la mort de Virchow, est la plus haute 
autorité en Allemagne pour les questions d'anthropologie, nliésite 
pas à écrire que les idées de M. Nystrôni marqueront, comme 



[*] Vit rifit iOHê morphologiques de ht trfr soua Vittftuence du régimt alimentaire 
dans BuLLEîiNS de la Société d'Amhroi'oiogïe de Lïon, 1903. 



celles de Ritzius qui ont dominé jusqu'à ce jour, une date dans 
les études elhnoiogiques et qu'elles exerceront sur celles-ci une 
influence tout aussi grande (*). 

M. Salomon Reinaoh fait écho à cette appréciation et met les 
historiens en garde pour qu^ils n'acceptent point, sans les 
contrôler, toutes les assertions des anthropologistcs (**), 

Si les principes posés par M. Nystroin se vérifient, ii en résultera 
que pour la détenninalion des races, Tethnologisle perdra un des 
principaux critères auquel il faisait appel jusqu*â présent. En 
effet, dans ce système, les différenciations crâniennes ne sont plus 
des caractères de races, ce sont de simples divergences indivi- 
duelles, qui n*ont rien de stable ni d'héréditaire, mais que toutes 
sortes de circonstances extérieures arrivent à produire aisément. 

Voilà aussi comment le concept de la race en ethnologie semble 
de plus en plus se dérober aux investigations, A mesure que la 
science progresse et que les observations se multiplient, il devient 
plus malaisé de formuler les conditions précises qui différencient 
les races humaines. 

Mercredi, 13 avril 1904, Le R, P, H, Bolsius, S. J,, professeur 
d*histoire naturelle au Collège d'Oudenbosch {Hollande), fait à la 
section Texposé sommaire de la manière dont il a pu arranger son 
cours, grâce à Tacquisition d'un nombre suffisant de microscopes 
de laboratoire. 

Ce nombre actuellement lui permet d*utiliser ^n microscope 
pour deux ou trois élèves. Autrefois le nombre trop restreint 
d'instruments Tobligeait à faire d'abord la leçon orale, aidée de 
quelques planches ou de figures tracées au tableau : après, quand 
la matière était suffisante pour occuper le temps d'une classe, 
suivait une leçon de démonstrations- Les élèves passaient succes- 
sivement devant une série de cinq ou six microscopes montrant 
chacun une préparation typique d'un objet Irailé préalablement 
et décrit en classe- 

C'était certes déjà une façon de fournir aux élèves l'occasion de 



{•) Zkitschrift fur Ethholooie, t. XXXIV, p. 159, 

(•♦J RcvuK ÂRCttÉOLooiQUK, 4« séric» t. (Il, 190i, p. 152-154. 



- 104I - 



voir bien des choses en nature, et non seulement par des figures 
schématiques ou des planches plus ou moins correctes. 

Pour un élève de J.-B. Carnoy cependant, c était encore bien loin 
de ridéal Quand on se souvient de ces cours du Maître, où deux à 
deux nous avions à notre disposition un bon microscope — nous 
étions environ 120 élèves avec 60 microscopes appartenant non 
pas à nous mais au laboratoire — on désire mieux que ce passage 
rapide devant une rangée de préparations* 

Car enlre autres difficultés il y avait celles-ci : 1^ tous les élèves 
ne pouvaient être occupés à la fois; 2*^ c*était bien difficile de 
donner des explications sur les objets vus aux microscopes, les- 
quelles cependant sont presque toujours nécessaires pour des 
élèves : mais les cinq ou six observateurs occupés à la fois 
voyaient des objets différents^ et une explication pour Tun d'eux 
ne disait rien pour les autres; 3'' les objets étaient ainsi souvent 
mal observés, imparfailement compris, et encore, faute de temps, 
trop rapidement parcourus. L'idéal du cours de Carnoy était 
encore bien loin de là. 

Aujourd'hui un grand pas est fait vers cet idéal dans le labo- 
ratoire d'Oudenbosch. Une douzaine de microscopes permet 
d'occuper à la fois tous les élèves au nombre de trente et plus. 
A trois par microscope, ils se tirent convenablement d'affaire, 
regardant alternativement, revenant à robservation du même 
objet, s*entr'aidant et s'indiquant mutuellement leurs observations, 
toujours, bien entendu, sous la direction du professeur. 

Maintenant les explications portent sur les objets que tous ont 
réellement et simultanément sous les yeux. On leur explique ce 
qu'ils voient, et non ce qu'ils ont vu ou ce qu'ils verront, comme 
autrefois. 

Il n'y a plus qu'une grande difficulté à vaincre : c'est que les 
objets doivent être assez semblables dans tous les microscopes 
pour que les explications conviennent à tous à la fois. 

Au laboratoire de Carnoy c'était plus facile, et en même temps 
plus instructif encore. Le Maître nous indiquait sommairement 
l'objet à étudier, décrivait à grands traits ce qu'il fallait voir; 
puis les matériaux étaient distribués, et chacun de se mettre en 
besogne pour faire lui-même les préparations. Le Maître alors, 
avec un escouade d'assistants, parcourait la salle, regardant aux 



- lO^ - 



înicroscopcs, aidant, expliquant, etc» Mais ces cours-là duraient 
toujours trois heures pleines ! On avait le temps de faire quelque 
chose de bon. 

Impossible d^imîter cette façon d'agir dans un cours qui ne dure 
chaque fois qu'une demi-heure. 

Ici, impossible de faire faire à chacun sa cuisine à part : il faut 
que les plats soient servis tout prêts. 

Et voici comment la difficulté a été tournée autant que possible. 
C*est le professeur qui s'est mis à préparer des objets, toujours en 
séries d'une douzaine, tâchant de les rendre semblables, presque 
identiques, au moins pour le détail visé dans chaque série. 

Au moment de celte communication, le laboratoire d'Ouden- 
bosch était déjà en possession d'une soixantaine de séries pour 
Tanatomie botanique. Et puisque plusieurs préparations contien- 
nent divers détails utiles, ces séries représentent un cours d'ana- 
tomie contenant deux cents figures environ, non des figures 
imprimées mais des figures en nature. La plupart de ces prépara- 
tions peuvent être conservées, et servir encore à Ta venir. 

En guise de spécimen^ quelques-unes de ces séries étaient pré- 
sentées aux membres de la section. On se persuade facilement que 
de cet arrangement il sort un grand avantage pour les élèves qui ne 
jouissent que d*on temps si excessivement restreint pour les cours. 

Sur deux séries de préparations Tattention était attirée plus 
spécialement : Tune appartient à un objet botanique, Tautre à un 
objet zoologique. Mais tous les deux possèdent un intérêt 
biologique général. 

La première série contient des préparations de tissus en voie 
d'accroissement, qui dans un champ unique de microscope, au 
grossissement d'environ 240, possèdent toutes, lorsqu'on cherche un 
endroit convenable, toutes les phases nécessaires pour représenter 
très exactement la division du noyau et de la cellule : dans toutes 
on peut passer du noyau unique au noyau double avec plaque 
cellulaire entre les deux, par Fintermédiaire des figures cinétiques 
aussi typiques que possible. 

Cette série est intéressante pour un cours? mais il n'est pas si 
difficile de se la procurer. 

L'autre série est d'un intérêt plus grand, et il faut plus de labeur 
pour se la procurer. 



- i»0 — 

Celle série contient une vingtaine de préparalions choisies entre 
plusieurs centaines. Ce sont des coupes de roviducte d^ Ascaris 
megahvephala faites à IVndroit où s'accomplit la pénélration du 
spermatozoïde dans Tovule. Chacune de ces vingt préparations 
contient, parmi les centaines d'ovules, un ovule présentant un 
spermatozoïde en voie d^entrer mais partiellement encore en 
dehors. 

Quoiqu'il soit absolument évident que pour chaque ovule 
fécondé il faut qu'il y ait de toute nécessité un moment où le 
spermatozoïde soit entré à moitié seulement, vu que la pénétration 
ne s'accomplit pas in iNsfanti^ il ne manque pas d'întorôt d'être en 
possession d'un si grand nombre de préparations présentant 
toutes ce moment unique. 

Deux préparations, tirées de cette même série de plusieurs 
centaines de coupes, montrent un détail de fécondation qui n'est 
pas nécessairement présenté dans le cours régulier de la nature. 
C'est le cas de deux spermatozoïdes pénétrant dans le même ovule. 
Ce qui rend nos deux précieuses préparations encore plus intéres- 
santes est que dans toutes les deux, les deux spermatozoïdes sont 
en voie d'entrer seulement et ont encore la partie dtstale en 
dehors de la membrane de l'ovule. 

La section vote Tinsertion aux Annales d'un II* suppUmmt aux 
chasses dipférohgiques des environs de Bnu-elles, présenté par 
M. F. Meunier* 



M. F, Meunier fait passer sous les yeux des membres de la 
section un éîatéride inclus dans la résine jambrite (groupe du 
Copal) provenant du pin Kawli d'Auckland (Nouvelle-Zélande). 
Toute ia bibliographie de la question relative aux articulés du 
copal sub-fossile ou de formation récente se résume au travail, 
déjà ancien, de Dalman, à ceux de Hope, Quedenfeldt et aux 
courtes notes qu1l a publiées sur quelques insectes du copal de 
Zanzibar et de la Côte d'Or. 

M. F. Meunier dit qu'il ne sera possible de comparer, avec soin, 
les espèces du copal sub-fossile avec celles de la faune actuelle que 
le jour où on aura des données exactes sur l'échelle stratigra- 
phique des copals provenant de divers pays. 



M. De VVilderaan dépose sur le bureau un excmplîîrëde Télndt'^ 
qu'il vient de publier avec M. le Prof.O. Warburg de rUniversilé de 
Berlin, sur les Ficus de VÉtat Indépendant du Cùmjù. Ce fascicule 
fait partie des Annales du Musée de Terviveren el, comme luules 
les publications de lÉtat» il est superbement illustré. Cinq graniles 
planches lithographiées reproduisent des rameaux fouîltos et 
fructifères d'une trentaine d'espèces de ce genre si polymorphe 
pour lequel M. le Prof. Warburg est un spécialiste incontesté. 



M, De Wildeman entretient les membres de la section des 
études botaniques^ qui se poursuivent à Berlin, 

Berlin est devenu dans ces dernières années \iv\ centre unique 
pour l'étude de la botanique systématique généndo. Cotle ori(?n- 
tation a été donnée au Musée botanique de la capitale allemande 
par M. le Prof, Ad Engler qui a fait ressortir l'imporlance de ces 
études, dont découlent toutes les autres branches» par .ses nom- 
breux travaux de systématique et de géographie botaniques. 

Fréquemment on a méconnu rimportancc de la systémati(|ue 
en botanique et actuellement^ tout en revenant sur les o[Mnions 
émises il y a quelques années, on attache souvent, fi rioîr*' a vin, 
une trop grande valeur à la classification elle-même* 

Beaucoup de botanistes cherchent, en effet, uniquomeul iu'tubltr 
une classitication générale qu*ils estiment naturelle, dont familhSf 
BOUS' familles, genres sont les points de repère importants. C^esl 
là, nous semble-t-îl, une erreur, car ces trois groupénienls et tou« 
ceux qui sont intermédiaires sont artificiels, ils sont des créa lion 8 
de notre esprit et vaiient non seulement d'après les observateur», 
mais aussi avec Tétat de la science; une seule chose exi^ile 
vraiment, c*est Tespèce, et celle-là cs^t souvent considérée comîne 
de peu de valeur. Là est le nœud capital, malheureatemeni lei 
botanistes nombreux qui s'occupent de déterminer te« groupe» 
d'organismes auxquels on a accordé le nom d^espèeee son! loin 
d*ôlre arrivés à un accord parfait, 

La botanique systématique, que Ton a cru arrivée à ?ion apogéfs 
après les travaux célèbres de Linné, est, on peut le dirr, encore 
dans Fenfance et tous les travaux accumulés jusqu'à ce Jour mn\ 
encore proTisoires, 

Qtie conoaisaons^nocB en effet des eipéees végétales qdi 

XXVIH 14 



— lOtl - 



peuplent le globe? C'est à peine si les types de nos flores tempé- 
rées sont plus ou moins détinis. 

Combien de lois le botaniste qui étudie avec soin les formes 
végélates d'une région européenne semblant bien connue, ne se 
irouve-t-il pas embarrassé, combien de ibis n'éprouve-t-il pas des 
difficultés pour rapporter une plante à ime espèce plutôt qu'à une 
autre? 

Faut-il voir dans ce faiti comme on a cru pouvoir l'admettre 
souvent, le résultat de croisements, ou la preuve de lexislence de 
formes intermédiaires ou de races dérivées par sélection et reliant 
les divers types les uns aux autres? 

A moins que Ton ne possède la preuve certaine du croisement 
ou des données indiquant d'une manière nette et précise qu*ily a 
eu transformation, il nous faut, dans la plupart de ces cas, plutôt 
reconnaître notre profonde ignorance de Tespèce et essayer, par 
des recherches approfondies, de résoudre la question. 

L'étude des flores tropicales, à peine ébauchée» demandera 
naturellement encore plus de prudence» Ici tout est à faire et le 
botaniste systemalicien, créateur d'espèces nouvelles, que des 
recherches ultérieures feront passer en synonymie^ aura cepen- 
dant rendu des services à la science, en attirant inattention des 
naturalistes sur des formes qui, dans i'état auquel était arrivée la 
connaissance de ces espèces^ ne pouvaient être rapportées avec 
cerlitude à un type connu anciennement et souvent représenté 
dans un seul lierbier, par mi écliantillon unique décrit sommai- 
rement. 

Le botaniste désireux d'entreprendre l'étude d'une flore régio- 
nale doit faire un travail de dégrossissement, le nionographe qui 
le suivra devra réunir les données ainsi accumulées, les coor- 
doimer et comparer entre cites les diverses espèces qui se pré- 
sentent dans le groupe dont il a entrepris Tétude. 

Après un tel travail de synlhèse, qui ne peut encore être fait 
très utilement, on pourra seulement essayer de déduire les lois de 
la distribution géographique des végétaux et tirer des conclusions 
biologiques de valeur certaine. 

Les nombreux systématiciens de rÉcole de Berlin ont compris 
que les botanistes descripteurs ont besoin de se rencontrer plus 
fréquemment pour discuter les résultats de leurs études. Sous 



- Ii»d 



rimpalsioii du regreUé Prof. K. Schuiuann, do Musée de Berlin» 
il s'est fondé daus cette ville une association internationale de 
botanistes s'occupant spécialemenL de systématique et de géo- 
grapkie végétales, dans ïc but de réunir annucllenient les systé- 
nialicienjs dans un des grands centres botaniques de TEurope et 
de soumettre à la discussion l'une ou l'autre question intéressant 
cette partie de la botanique» de montrer par des expositions ou 
des conféi^enees, les résultats des expéditions scientifiques à 
Vétranger. 

Grâce aux nombreux matériaux amenés au Musée de Berlin par 
les collectionneurs allemands qui ont séjourné dans diverses 
régions du globe et grâce aux acquisitions nombreuses faites par 
cet établissement, on trouve réunis dans cet herbier, mieux peut- 
être que partout ailleurs, les types de la plupart des espèces 
végétales actuellement connues. 

L'accroissement de cet herbier a été tel que le bâtiment cepen- 
dant assez spacieux qui Tabritait à Berlin est devenu beaucoup 
trop petit j il a fallu faire enlever de la galerie actuelle de nom- 
breuses familles végétales pour les transporter soit dans des locaux 
provisoires au Jardin botanique en construction à Dalhem (près 
Berlin), soit dans des immeubles loués aux environs du Jardin 
botauique à Berlin même. 

Berlin est sans coolredit le centre le mieux outillé pour l'étude 
de la flore de TAfrique tropicale. LMierbier possède desuperbeS; 
collections de TÂngola, non seulement la collection classique de 
Welwitsch représentée presque entièrement, mais encore de belles 
séries de récoltes plus récentes de Dekindl, Baum, Buttner, 
Buchner, von Mechow/reusz, provenant en grande partie du terri- 
tûiie de TÉtat Indépendant du Congo ou des régions attenantes. 

La flore de l'Afrique tropicale est encore représentée dans cet 
herbier par la inagniiique série d'échantillons récoltés au nord du 
Congo par le botaniste-voyageur ScLweinfurth; celle de T Afrique 
orientale allemande est représentée par de nombreuses collections 
qui s'accroissent constamtuenl, tous docutnents de valeui' inesti- 
mable pour celui dont le désir est d étudier la flore de TËtat Indé- 
pendant du <Jongo. Ce vaste pays, enclavé entre les colonies des 
diverses grandes puissances européennes, possède des zones 
florales variées dont les rapports avec les zones botaniques dm 



- !^00 — 



régions limitrophes sont indéniables et facilement démontrés par 
la dispersion de certaines espèces végétales. 

Les matériaux botaniques réunis au Jardin botanique de 
Bruxelles^ grâce à rinterventioo de l'État Indépendant du Congo, 
et qui constituent pour le Jardin une richesse considérable, ne 
peuvent être déterminés tous si on ne peut les comparer aux types 
jalousement conservés à Berlin* 

En 1%2» nous avons eu roccasion de faire un premier séjour à 
Berlin, dans le but d'étudier une partie de nos collections afri- 
caines, en particulier celle formée au Katanga par le commandant 
Verdict Les résultats des études que nous y avons poursuivies, 
nous ont permis de publier nos Études sur la pore, du Katanga^ 
éditées par TËtat do Congo dans les Annales du Musée de 
Tervoeben. 

Afin de poursuivre nos études, nous nous sommes rendus de 
nouveau à Berlin, en 1903, pour examiner surtout les formes de 
deux groupes de végétaux, les Léguminosacées et les Âsclépiada- 
cées» deux familles assez embrouillées pour lesquelles les échan- 
tillons de comparaison faisaient entièrement défaut dans riierbier 
de Bruxelles. 

Grâce à ramabiiité de MM. Harms et Schîechter et de notre 
regretté confrère le professeur K. Schumann, nous avons pu 
déterminer un grand nombre d'échantillons parmi lesquels plu- 
sieurs constituent des espèces nouvelles pour la science, 

La notable proportion de nouveautés ne doit pas nous étonner 
fortement, car la flore de l'Afrique tropicale est encore peu 
connue. Aucune région, pas plus le Congo que les pays qui Fentou- 
rent, n*a été explorée complètement au point de vue botanique et 
Ton peut affirmer sans la moindre exagération, que les espèces 
végétales nouvelles sont légion dans ces pays. 

Un fait prouve d'ailleurs clairement que les nombreux bota- 
nistes et voyageurs belges ayant herborisé au Congo n*en ont pas 
encore rapporté toutes les plantes, c*est que certains végétaux 
trouvés vers l^embouchure du fleuve, lors de la première expédi- 
tion du commandant Tuckey au Congo-Zaïre, par Christian 
Smith^ n'ont plus été retrouvés et que Fherbîer des Jardins royaux 
de Kew est seul encore actuellement à en posséder des exem- 
plaires. 



Dans un très prochain fascicule, actuellement sous presse, nous 
décrirons en détail les espèces nouvelles déterminées pendant notre 
dernier séjour à Berlin, 



Après quelques considérations émises par M. Fabbé M. Lefebre 
sur la découverte de nombreux spécimens de crinoMes fossUeii qu'il a 
faite à Montmédy» et après une étude de l\rt(f de Jungia auren- 
tiaca avant la fécondation faîte par M. H. Lebrun, la section reçoit 
communication d'une note de M» Tabbé Glaerhoul sur un crité- 
rium ethnologique. En voici le résumé. 

Plusieurs savants allemands se sont livrés à une enquête inté- 
ressante; ils ont fait le relevé des types des habitations rurales; la 
Société d'Anthropologie de Bruxelles a volé également un projet 
d'enquête sur les bâtiments agricoles en Belgique et elle espère en 
faire voir les premiers résultats à Texposition des sciences à Liège. 

L'ethnographie peut y trouver son bénéfice; si César nous avait 
fourni la description exacte des maisons des Gaulois et des 
Germains, qu'il a dû observer dans ses multiples expéditions, il ne 
faudrait pas tant de recherches pour reconstituer la vie et la civi- 
lisation de nos ancêtres. 

Cette étude ethnographique éminemment utile et attrayante 
peut-elle, par la survivance d'anciennes formes, par le caractère 
archaïque des demeures rurales, nous apporter des renseigne- 
ments ethnologiques? Pourra-t-elle contribuer à mettre en lumière 
Tethnogénie de nos provinces? 

La question est sujette à controverse. 

Certains auteurs demeurent sceptiques, tandis que d'autres ont 
puisé dans ce relevé ethnographique certaines données sur Tori' 
gine des peuples qui occupent certaines contrées* 

Jusqu'à quel point ces données sont-elles fondées? 

Occupons-nous du type franc. 

Le type que l'on désigne comme franc, à savoir Taménageiïieilt 
carré des bâtiments de la ferme, cette disposition si caracté- 
ristique, qui se voit dans tant de régions, peut-il constituer un 
critérium ethnologique? 

Pour déduire de l'étude et de robservalion du type, considéré 
comme franc, une conclusion strictement logique, il nous semble 
que deux conditions devraient pouvoir se vérifier. 



Il faudrait que le type fût usité chez les Francs à Torigine et îl 
faudrait en outre qu'on ne puisse rencontrer le type dans les pays 
où les migrations des Germains n'ont pas amené de colonies 
franques* 

Examinons la première condition. 

Les textes de la loi salique nous font connaître l'aménagenient 
-de la maison fraoqoe, jusque dans ses moindres détails, mais la 
loi est muette sur la disposition des bâtiments de la ferme. 

Les potyptiques de plusieurs abbayes nous procurent des ren- 
seignements sur les fermes des colons francs dans le nord de la 
France. 

, Tous les bâtiments de la ferme sont mentionnés; ils sont 
^entourés dune clôture; mais nous ne parvenons pas à savoir si la 
, maison, la grange, les étables et récurie entourent une cour inté- 
rieure fermée. 

Nous pouvons le présumer^ parce que cette disposition paraît 
très ancienne et qu'elle se perpétue dans de multiples fermes qui 
sont encore bâties en torchis comme les fermes de nos ancêtres 
■ Saliens, mais nous ne pouvons Taffirmer avec certitude parce 
qu'aucun document ne nous fait connaître cette disposition. 

Même si le fait était prouvé, pouvons-nous attribuer ces habita- 
tions aux Francs? 

Les Francs ne se sont-ils pas approprié les demeures des peuples 
auxquels ils sont venus se mêler? N ont-ils pas procédé ainsi dans 
les pays rhénans oij ils ont succédé aux populations celtiques? 
N*ont-ils pas agi de la même façon en Belgique et dans le nord de 
Ja France? 

Le paysan gallo-romain devait céder aux vainqueurs une portion 
de ses terres et une partie de sa maison ; les portes des maisons 
étaient marquées à la craie; c*est ainsi que les Visigoths ont 
procédé, d*après le système de Veinquarlierun^j qui projette un 
jour si curieux sur l'invasion des barbares (*). 

Dans ce cas les fermes ne pourraient être envisagées comme 
Tranques et les conclusions qu'on essaierait de tirer de leur étude, 
n'auraient qu^uoe médiocre valeur ethnologique. 
i On s'explique ainsi le scepticisme de certains auteurs. 



(*) Augusl M&iiien, Siedelnntf undAijmrwfSen detWeatt/ermanen u»d Ostgtf 
naneu, dev Kelien^ Romer, Finnen tivd Slawen, 1 1, |>p. b^iOel suiv. Berlin, 1895.1 



K«03 *- 

Ils voient les Tenctères et les Usîpètes, d'après le témoignage de 
César, occuper les maisons des Ménapîens et pour ce motif ils 
hésitent à faire coïncider les frontières d'im peuple avec les 
limites de Taire d^expansion d'un type d'habitations rurales (*)» 

Examinons à présent la seconde condition. C*est un fait indé- 
niable que la Westflandre a été peuplée par les Francs et que cet 
élément ethnique domine à mesure qu'on s'avance vers le sud de 
la province; c'est aussi dans la partie méridionale qu'on remarque 
dans les fermes le type appelé franc; les plus beaux spécimens se 
voient dans les vallées de TEscaut et de la Lys, aux environs de 
Courtrai, de Warneton et dTpres* 

Nous avons fréquemment relevé le môme type dans les autres 
provinces de la Belgique où la population dWigîne franque est 
plus dense encore que dans la Flandre Occidentale; la Hesse est 
une contrée franque, qui a été particulièrement étudiée par 
Arnold dans son précieux ouvrage : Ansiedelungen und Wande- 
rungen deutscher Stamnte^ narh Hessischen Ortmamen, La dispo- 
sition d'un grand nombre de fermes vient corroborer les données 
de, la toponymie et de la linguistique. D'autres régions de l'Alle- 
magne, peuplées ou colonisées par les Francs, nous montrent le 
même aménagement dans le corps des bâtiments, dont la ferme se 
compose. 

Quel ne fut pas notre étonnement, lors d'un récent voyage en 
Danemark, d*y rencontrer mainte ferme tout à fait analogue aux 
habitations de la Flandre et des provinces rhénanes ! 

Nous traversions l'île de Seeland en chemin de fer et nous ne 
pouvions d'abord en croire nos yeux; bientôt le doute ne fut plus 
possible ; les exemplaires se succédaient en nombre suffisant et il 
nous fut même donné, au cours de nos excursions, de visiter, aux 
environs de Copenhague, une ferme du type franc le plus authen- 
tique. 

Des auteurs allemands avaient déjà signalé le fait, sans pouvoir 
l'expliquer. 

Le Danemark fut la patrie des Hérules, qui cédèrent leur terri- 
toire aux Danois; jamais une tribu franque ne parait avoir mis le 



(♦) Otto Bremer, Ethnographie der Qermanischm Stâmme^ p. 40. Stras- 
bourg, 1900, 



pied en Danemark ; les moines francs, qui y ont prêché rÉvangile 
ont-ils importé ce type ou les Normands onl-its appris à le 
connaître et à rimîter par leui's incursions dans les pays francs? 

Qui peut le savoir V 

La seconde condition ne se vérifie donc pas et il nous semble 
que cette constatation atténue singulièrement la portée ethnolo^ 
gique de la diffusion de certains types d'habitations rurales* 

Ces considérations nous suggèrent une autre hypothèse : les 
bâtiments ont peut-être été disposés en carré autour d\me cour 
fermée pour défendre Taccès de la ferme et proléger la demeure 
et les biens du paysan. 

Ce mode de construction s'est ensuite propagé en certaines 
régions, indépendamment des limites de race ou de nationalité ; 
on emprunte facilement une coutume avantageuse à un voisin, 
fut-il d'une autre origine. Les usages nous semblent appartenir 
plus particulièrement à certaines régions, qa*à certains peuples et 
s'enraciner phis facilement dans le sol que dans les traditions 
d*une race ou d*un peuple. 

Nous en trouvons un exemple frappant dans le type dit sajûon; 
rien de plus original qu'une ferme saxonne, qui abrite sous le 
même toit la grange, les étables et Thabitalion du cultivateur; ce 
type est confine au nord de rAllemagne ; s'il était plus particu- 
lièrement national que régional, les Saxons l'auraîent amené avec 
leurs migrations en Angleterre el dans les régions connues sous le 
nom de litius S(xtoni€um en Gaule. 

Quelle sera notre conclusion? 

Continuons à amasser les matériaux, à multiplier les obser- 
vations, à noter les anciennes formes, qui se maintiennent avec 
une rare persistance et il sera peut-être loisible mi jour d'en 
dégager la synthèse scientifique et de puiser dans les résultats de 
l'enquête, certains indices pour Tethnogénie de nos provinces. 



La section procède au renouvellement de son bureau pour 
Texercice 1904-1905. Sont élus : 

Président : M. le marquis de Trazegnies* 

V ice- Présidents : M. Tabbé Kieffer. 

R. P, Van den Gheyn. 
Secrétaire : M» F. Van Ortroy. 



Jeudi, 14 avril 1904, M. V. Lanibiotte fait parvenir une note sur 
Vair comprimé à haute tension comme moyen de transport méca* 
nique souterrain. Après une discussion, à laquelle prennent part le 
R. P. Schmitz, S. J., M. le Marquis de Trazegnies et M. Dumoni, 
il est décidé que la note paraîtra dans la Bevuc des Questions 

SCIENTIFIQUES. 

i 

Le Houiller en Campine fait l^objet d\ine discussion à laquelle 

prennent activement part M. le professeur André Dumont et le 

R. R Schmitz, S. J. 

Le R, P. Schraitz s'occupe des gymnospermes à l'époque houillère' 

En 1891, à propos de la flm*e de Valenciennes publiée par 
M. Zeiller, le P. Schmitz avait entretenu la section du progrès 
réalisé dans la classification des Filicînées fossiles, grâce à Tétude 
microscopique des fructifications. 

Tout un groupe cependant (les Névropféridées, les Alelhoptéri- 
dées, les Odontopléridées et quelques Sphénoptéridées) restait 
revêche à cette marche en avant, parce qu1l avait toujours dérobé 
aux investigateurs son appareil fructificateur. 

D'autres considérations amenèrent petit à petit les auteurs à se 
rapprocher de la vérité. Les conclusions prirent même pied jusque 
dans les manuels. Ainsi M. Potonié (1897) groupait sous !e terme 
de Ct/cadofitices les Nmagerathia et diverses tiges à organisation 
consenrée. Dans ses Éléments de Paléobotanique, notre confrère, 
M. Zeiller (1900), adoptait cette classification pour les stipes déjà 
plus nombreux qui affirment Torganisation des Cycadées* Il est 
même particulièrement intéressant de relire aujourd'hui Thypo- 
Ihèse par laquelle l'auteur fermait ce chapitre. 

Enfin, voilà que M, Kidston, F- R. S., vient de publier (*) la 
description d'une pînnule de Nemopteris heteropkylla terminée 
naturellement par un Bhahdocarpus, Plus de doute, les Névroptérl- 
déessont des gymnospermes. En rapprochant cette sensationnelle 
découverte des études de MM. Oliver et Scott sur le Spkenoptêris 
llœninghuusi et des judicieuses observations de MM. Grand^Eury 



^ Onîhê fructitic^ttion of SerropieriM heUroph^ila, Brougt (PHa. Ekaoiagî^ 
OFTSK R. S. OF LovDOii; ser. B, voL 197» p|». l-o aod 1 pkl«). 



el Zeiller^ publiées dans les Comptes rendus, il semble évident 
que la plus grande partie des fougères houillères.,, vont devenir 
des gymnospermes! Il fiiudra donc en rabattre du nom pompeux 
d'Ère des Vrypfoffames rmeuiaires que les traités donnent depuis 
toujours à Tère primaire. La flore primitive est bien plus complexe 
que nous ne nous l'étions imaginé. 



M. Mansion fait une communication sur Venquêie anthropologique 
behje de 1S78 dont voici le résumé : 

Objet de cdte note, IJ enquête anthropologique sur la couleur des 
yeur et des cheveux en Belgique faite sur plus de 600000 enfants 
des écoles primaires, en mars et avril 1878, et publiée en 1879, 
par M. Vanderkindere (Bulmîtin i>e la Société HEr-cE de géographie, 
II!, pp. WJ-44'9), a fourni^ pour chaque canton, et, par suite, pour 
chaque arrondissement judiciaire et cliaque province^ des données 
précises, que nous nous proposons de résumer dans celte note 
préliminaire, sous une forme plus nette qu'on ne l'a fait jusqu'à 
présent. 

Notations, Nous désignons par la lettre P les types pwrs, savoir; 
I^ PC, le type clair, caractérisé par des yeux bleus ou gris et des 
cheveux blonds ou roux. 2« PF, le type fmicé, caractérisé par des 
yeux brims ou noirs et des cheveux bruns ou noirs. 

Nous désignons par M les types mixtes, savoir : 1" MYC, carac- 
térisé par des yeux clairs et des cheveux foncés. 2*» MYF, carac- 
térisé par des yeux foncés et des cheveux clairs. 

Nombres inscnts dans le tableau. Dans le tableau, nous donnons 
pour chaque province et pour chaque arrondissement judiciaire : 
1<J PC» le nombre des enfants du type clair, sur 1000 enfants des 
itfpes purs. 2*^ M, le nombre des enfants des types mixtes sur un 
nombre total de ÎOOO enfants. 3° MYC, le nombre des enfants ayant 
des yeux clairs et des cheveux foncés sur 1000 mfants des ijfpw 
mixtes. 

On a P - 1000 — M, PF = 1000 — PC, MYF = 1000 — MYC 
et, par suite, il est inutile d'inscrire, dans le tableau, les nombres 
P, PF, MYF. 

Nous divisons le Brabant en Brabant flamand et Brabant 
wallon. Les noms des arrondissements qui touchent la frontière 
linguistique sont en italiques. Les chiflfres qui précèdent les 



vor - 



PC-lOOO-PF M-^lOOO-P MYC = 1000-MYP 

BELGIQUE 606 . . . 302 . . . 623 

Belgique flamande .... 654 ... 290 ... 559 

Belgique wall. et allem. . . 548 ... 317 ... 691 

1. Anvers 693 . . . 281 . . . 548 

1. Turnhout 724 ... 275 ... 520 

3. Malines 687 ... 293 ... 526 

5. Anvers 682 ... 277 ... 567 

2. Limbourep 661 . . . 291 . . . 522 

4. Hasselt 685 ... 288 ... 500 

10. Tangrea 638 ... 293 ... 543 

8. Flandre orientale 660 . . . 298 . . . 533 

2. Termonde 711 ... 285 ... 463 

8. Gand 64i ... 303 ... 594 

13. Audenarde 615 ... 3a5 ... 508 

4. Flandre occidentale. 640 . . . 287 . . . 544 

6. Bruges a58 ... 279 ... 516 

7. Furnes 651 ... 278 ... 514 

11. Courtrai 637 ... 304 ... 566 

14. Ypre8 598 ... 288 ... 552 

5. Brabant flamand. . 624 . . . 288 ... 591 

9. Lauvain 638 ... 291 ... 605 

12. Bruxelles 617 ... 286 ... 577 

6. Namur 569 . . . 315 . . . 676 

17. Namur 574 ... 314 ... 681 

18. Dînant 563 ... 316 ... 674 

7. Bral>ant wallon . . 557 . . . 304 . . . 648 

20. Nivelles 557 ... 304 ... 648 

8. Uéfipe 557 . . . 318 . . . 701 

15. Verviers 580 ... 309 ... 654 

%i. Liège 556 ... 319 ... 712 

n, Huij 542 ... 3-23 ... 721 

9. Luzembourep . . . 554 . . . 315 . . . 651 

16. Marche 575 ... 310 ... 635 

19. Arlon 558 ... 312 . . 662 

25. Neufchâleau 529 ... 323 ... 656 

10. Hainaut 529 . . . 320 . . . 708 

24. Charleroi 535 ... 309 ... 693 

23. Mans 535 ... 317 ... 702 

26. Tournai 51i ... 3:^ ... 719 



— V09 - 

noms des provinces et des arrondissements les classent d'après le 
nombre décroissant des clairs purs sur 1000 purs. 

Conclusions. 1° La ligne de séparation de la région flamande, 
d*avec la région wallonne est marquée par une différence de 8 à 
13 clairs en plus au nord, sur 100 purs. La province de Namur et 
r arrondissement de Marche contiennent plus de clairs sur 100 purs 
que les arrondissements wallons situés près de la frontière lin- 
guistique. Gela s'accorde assez bien avec les faits historiques 
connus : l'invasion des Francs saliens ou Flamands dans le nord 
de la Belgique; l'infiltration de Francs ripuaires et de Francs 
saliens dans le sud du pays et surtout dans les parties les moins 
fertiles et les moins habitées. 

2® Mais, tout considéré, il y a peu de différence entre le nombre 
des clairs purs (ou des foncés purs) des deux côtés de la frontière 
linguistique : 65 à 66 p. c. au nord, 54 ou 55 au sud; des diffé- 
rences aussi fortes s'observent d'ailleurs entre les cantons de 
chaque province. En moyenne, il y a 60 à 61 clairs purs sur 
100 purs pour la Belgique entière, tandis qu'il y en a 80 en 
Allemagne ; le nombre des clairs purs l'emporte sur le nombre 
des foncés purs dans les 203 cantons de la Belgique, sauf dans 
huit : Antoing, Enghien, Flobecq, Chièvres, Celles, Ath(Hainaut); 
Waremme (Liège); Paliseul (Luxembourg). 

3<> Le nombre des types mixtes est de 30 environ sur un total 
de 100 mixtes ou purs, comme en Allemagne. Il varie peu, de 28 
à 32 seulement. Mais le nombre des mixtes à yeux clairs sur 
100 mixtes est plus élevé, de 13 en moyenne, au sud qu'au nord 
de la frontière linguistique; on peut tracer celle-ci, en comparant 
le nombre de ces MYG dans les arrondissements adjacents. 

Le section vote l'impression dans la Revub des Questions 
SCIENTIFIQUES d'uuc uotc dc M. E. Beauvois sur les Cnlnc^s ou 
Croisiers de V Amérique précolombienne et une étude de M. le pro- 
fesseur J. Fabre sur la toile des ipeires. 

Un travail de M. l'abbé Bourgeat sur l'histoire géologique du 
Jura et des régions voisines depuis la formation de la chaîne est 
envoyé à l'examen du R. P. Schmitz et de M. Kaisin. 



•> 



— !s^oa 



OuttfièiAê soelion 



Mardi, 12 avril 1904, M. le Dr Warloniont donne lecture du 
rapport suivant sur la Société médicak française de Saini-LuCf 
Saint'Côme et Saint^Damietu 

Mëssiecrs, 

Lors de sa dernière réunion — celle de janvier — notre section 
a décidé que désormais, chaque année» un rapport vous serait 
présenté sur les travaux de la Société médicale française de Saint- 
Luc, Satnt-Côme et Saint-Damien. Notre président, M. le D^ Faid- 
herbe vous a, à cette occasion, fait connaître très succinctement le 
but et les tendances de cette association, dont il est un membre 
assidu d'ancienne date; il a bien voulu me laisser le soin de vous 
entretenir aujourd'hui, pour la première fois, de son liistoire, de 
son action, de son organisation et des résultats qu'elle a réalisés (*), 

La Société médicale de Saint- Luc, Saint-Cùme et Saint' Dam im 
a été fondée au Mans, le 26 septembre 1884. A cette époque 
IHdée était venue à quelques médecins français de faire un appel 
à leurs confrères en vue de la création, dans la magnifique basi- 
lique de Montmartre, d'une chapelle dédiée a Tévangeliste saint 
Luc qui fut, dans les âges de foi, avec saint Côme et saint 
Damien, le patron des Facultés et collèges de médecins et des 
corporations de chirurgiens; la souscription réunit bientôt 
80 (XX) francs. Ce fut une révélation, qui suggéra tout naturel- 
lement la pensée de grouper en une association permanente les 
médecins catholiques français. Le vénéré D^ Le Bêle (du Mans) 
fut surtout Hnïtialeur de cette fondation : attentif aux besoins de 
son temps et éclairé par une belle intelligence unie à la foi la plus 
vive et à la plus ardente charité, il avait compris d'emblée tout 
le parti qu'il était possible de tirer de la reconstitution, sur des 
bases appropriées à notre époque, d'une de ces antiques corpora- 



{*) Nos confrères et corêUgioanaîres de Saint-Luc se tôot, k leur toar, 
gracieusement engaigés k faire connaître pérîodiquemeati dans rune de leurs 
réonioiis, les travaux de la seeUoa médicale de la Société scienlifique. 



— » lO — 



lions dont la disparition doit êlre comptée parmi les criminelles 
folies de la Révolution française. Revenir à ces groupements, à un 
moment où la crise sociale qui nous élreint amène de plus en 
plus tous les travailleurs — travailleurs du cerveau et travailleurs 
des bras — à se rapprocher pour la poursuite du même but et la 
défense des mêmes intérêts; appliquer ce principe fécond de 
Fassociation à notre belle prolession, dans la pensée d'une action 
à la fois scientifique et religieuse à exercer dans la société où 
nous vivons, telle est Tidée fondamentale qui présida à la création 
de la Société SainU Lu (\ Suint- Corne et Saint-Damieft. 

Laissons ici la parole aux statuts eux*mêmes, ils définiront, 
mieux que nous ne le pourrions taire, le dessein poursuivi par nos 
contrères de Saint-Luc : 

" Article premieu» — Un groupe de médecins catholiques 
français, dariS le but d'établir entre eux une union coofraternelle 
propre a renouer et à mairrtenir les anciennes traditions chré- 
tiennes de la corporation, décident de tonder une Société qui prend 
le nom de Soeiéié Sainl-LuCf Sahif-Vôme d Saint-lhtmietL 

Aht. S2. — La Société a particulièrement pour objet : 

1" L'application des vertus chrétiennes dans l*exercice de la 
médecine et la ciiarité professionnelle; 

2^^ L'étude et la discussion des questions médicales, particu- 
lièrement de celles qui louchent à renseignement catholique, à la 
déontologie et à Tapologelique. 

Art, 3. — La Société encourage et soutient tout enseignement 
médical spiritualiste et chrétieju 

Aht. 4. — La Société s'interdit toute discussion politique. » 

Il est impossible, Messieurs, lût-on refractaire à toute idée 
reUgieuse, de ne pas rendre hommage aux sentiments élevés qui 
ont dicté un tel programme. Nous y voyons exprimé le désir de 
faire participer la profession médicale à cet épanouissement et 
a cette fécondité que la religion seule donne à la vertu. Le rôle du 
médecin, répète-t-on valontiers, est un sacerdoce ; n'est-ce pas 
affirmer que, chrétienneuieut compris, il est un des plus beaux 
champs d'action de la charité? 

Outre celte tâche de perfectionnement mutuel et d'effusion 
charitable vis-à-vis des malades, la Société Saint-Luc, nous 
venons de le voir, s'est imposé comme objectif Tétude dea 



-«Il 



I 

I 



lestions médicales louciuinL à l'enseignement catholique, à ia 
déontologie et â l'apologétique. Non qu'elle prétende orienter dans 
celle voie toute la science médicale; telle n'a pas été rinleution 
des médecins groupés sous Tégide de saint Luc, telle n*a pas été, 
non plus, la pensée des fondateurs de la Société scientifique elle- 
méine : pas plus que toute autre science, la médecine ne doit 
être ia servante et comme Tinstrument passif de Tapologétique ; 
Venlendr^ de la sorte serait verser dans une exagération fâcheuse 
contre laquelle une voix autorisée préuiunissait naguère les 
savants catholiques (*); toute vérité, nous le savons, vient de Dieu 
et conduit à Dieu, et nous avons Tassurance ** que la Révélation 
n'a rien à redouter des contlils et des complications des opinions 
humaines {♦*) „. Mais, a côté de la vérité scientitique d'ordre pure- 
ment médical, il y a encore une large place pour Télude de ces 
nombreuses questions mitoyennes qui débordent la médecine et 
mtéressent, en même temps, la philosophie, le dogme et la morale 
religieuses. 

Ces questions, à qui appartiendra-t-il de les aborder et de les 
résoudre, si ce n'est au médecin chrétien, à la foi éclairée, 
toujours prêt à s'aider des lumières et à accepter les enseigne- 
ments de l'Eglise et de ses docteurs? Et si ces éludes conscien- 
cieuses et désintéressées Tamenent à constater les harmonies qui 
unissent la Science et la Foi, de quel droit lui inlerdirait-on de les 
proclamer et de s'en réjouir? * La Science et la Foi sont deux 
iiUes du Ciel, a dit êloquemment Téminent et regretté professeur 

n Mffr Mercier, président de rinslitut supérieur de philosophie, de Louvain, 
dâos une lettre à rixoépiNDANCE belge, iasérée par ce journal le 17 avril 1903» 
rappelait les paroles qu'il pronaoc^uit en 1891. devant le Congrès calholique de 
Blalioes: * Il régne en certains milieux, une idée préL'ongue i on se persuade 
qne le savant catholique n'est qu'un soldEit au service de la foi, et que la science 
ne peut être en ses mains qu*uiie arme pour la défense de son * credo ^, La 
meilleure réponse h faire à ce préjugé, c'est de cuUiverla science pour elle- 
même, sans y chercher directement aucun intérêt d'apologélique. Lh prolession 
\ la foi ctirétîeuue ne doit pas faire obâtaele aux généreuses initiatives» même 
. hardiesses du savant* L'erreur peut être la devancière et esl souvent la 
^compagne de la vérité et, pour arracher une parcelle de vérité â î'inconau, 
lesprit humain doit souvent passer par de lon^^s et pénibles sentiers où it 
àemhle a première vue qu'il s'égare. , 
[**) Cardinal iNewman, cité par Mgr Mercier {hc, et/.). 



- « 1 « - 

Lefebvre (*); oiie fois descendues parmi les hommes, elles 
finissent toujours par se renconlrer, se reconnaître et s'em- 
brasser* „ 

A côté de cette science sereine et calme, il en est une autre, 
faite de préventions et dVi priori, qui voudrait accréditer comme 
on axiome celte thèse que l'édifice des connaissances médicales 
repose sur Tatheisme et le matérialisme, comme sur une base 
nécessaire. Aux médecins croyants il appartiendra de réfuter ce 
sophisme et de démontrer qu'il est en opposition avec les faits 
bien observés et qu'il a contre lui l'autorité des vrais savants, 
nous n'en citerons qu'un, glorieux entre tous, Pasteur. 

La première partie de Tceuvre de Saint-Luc — lâche de per- 
fectionnement mutuel et de rayonnement charitable — n'est pa^ 
la moins importante ni la moins efficace; elle répond même aux 
légitimes préoccupations de l'heure présente. Certes, la source du 
dévouement médical est loin d'êtie tarie, et bien des héroïsmes 
continuent les traditions des plus beaux jours de Thistoire de 
notre profession; el pourtant, il faut bien reconnaître que çà et là 
des tendances fâcheuses et des signes inquiétants se manifestent, 
qui mettraient en péril, si Ion n'y prenait garde, le renom qui nous 
est cher. Une concurrence effrénée amenée par un engouement 
excessif pour les professions libérales, Taniour désordonné du 
luxe et du confort, qui est bien Tune des plaies de notre temps, et 
surtout un scepticisme philosophique et religieux engendrant fata- 
lement une morale dépourvue d'appui et de sanction; voilà plus 
qu'il n'en faut pour disposer les caractères à des défaillances et a 
des compromissions qui répugnent à une conscience droite et à 
des mains pures. 

Le médecin chrétien, en possession de la notion complète du 
devoir, se meltra en garde contre ces écueils, mais comme il se 
sait faible et fragile, il songera a s'associer à des confrères qui 
partagent avec lui le trésor de ses croyances et de son idéal. 
Ensemble, il s'attacheront a la pratique des vertus chrétiennes, 
non seulement dans leur vie privée, mais dans * l'exercice de la 
médecine et de la charité professionnelle , ; munis des secours 



(*J Diâcours prononcé à la séance ioaugurale de la Société sciealifiquê, Je 
18 novembre 1875. 



- 5^13- 

divins dont TÉglise catholique a le dépôt, ils entreprendront, sans 
trêve ni merci, cette lutte contre les assauts des instincts mauvais, 
qui s'impose à tout homme de foi et d'honneur, et ne leur permet- 
tront pas d*usurper la noble place du dévouement et du sacrifice. 
Ils sèmeront ainsi la semence toujours fertile du bon exemple^ 
gagnant les âmes en soulageant les corps, et payant généreuse- 
ment leur tribut à la régénération sociale et au rapi»:ochement 
des cœurs. 

Comment nos confrères français ont-ils réalisé ce programme ? 
Vous allez le voir : la Société Saint- Luc compte plus de 
800 membres pour la France, elle a aussi un certain nombre 
d'adhérents étrangers. Elle est dirigée par un conseil général 
siégeant à Paris, mais elle a établi des comités — treize actuel- 
lement — dans les divers départements, comités ayant chacun 
leur bureau et leurs réunions spéciales; celles-ci ont lieu une fois 
par mois. Une assemblée générale se tient une fois chaque année, 
à Paris, le dimanche qui suit le 18 octobre, fête de saint Luc. 

La Société met en pratique, sans faiblesse ni respect humain, 
les principes de foi religieuse, vivante et agissante, qui font sa 
raison d'être : en des temps où ce sophisme trouve encore trop de 
crédit, qui fait de la religion une chose intime, bonne pour le foyer 
domestique et pour la vie privée, mais sans action légitime ou 
utile dans la vie publique, elle affirme ouvertement ses croyances, 
en proposant à ses membres des pratiques de piété dont elle ne 
s'est jamais départie; elle comprend et, ce qui est mieux, elle 
réalise cette action sociale de la prière dont la haute portée ne 
saurait être trop envisagée et proclamée. 

Ses séances s'ouvrent donc et se terminent par la prière; tous 
les ans, une messe ^t célébrée pour les confrères défunts. Elle 
célèbre la fête du Sacré-Cœur de Jésus, fête majeure de la Société, 
et elle a restauré le culte ancien des patrons des médecins, saint 
Luc surtout, saint Côme et saint Damien ensuite, dont elle célèbre 
les anniversaires (fêtes patronales) ; c'est ainsi que le 18 octobre a 
lieu, dans la basilique de Montmartre, à la chapelle de Saint-Luc 
fondée par les médecins catholiques de France, la messe de Saint- 
Luc, pendant laquelle une allocution de circonstance est adressée 
à l'assemblée par un prêtre ami de la Société. Elle recommande 
même certains pèlerinages, celui, par exemple, de Luzarches 
XXVIII 15 



— » 14 — 



(Seine-el-Oîse), où l'on vénère les reliques des sainls martyrs 
Cônie et Damien; le 27 septembre, fête de saint Gôme, nne dépu- 
talion déléguée par le comité de Paris se rend à Lnzarches, pour 
y renouer une tradition touctiante, cinq fois séculaire ; après la 
messe, elle donne une consultation gratuite aux pauvres du can- 
ton, suivant l'exemple dllluslres devanciers qoi ont nom Laënnec, 
Récamier, Cruveilhier, Tardieu, Maisonneuve. Est-il besoin d'in- 
sister sur llntimité des liens qui doivent unir des confrères animés 
de tels sentiments? Le jour de la Saint-Luc est pour eux la grande 
fêle de lamille, et le banquet qui la termine doit, ce semble, faire 
songer à ces agapes des premiers cbrétiens, où les convives ne 
formaient tous qu'on cœur el une âme, cor ufwm et anima una. 

La Société médicale de Saint-Luc édite un bulletin dont le format 
est modeste et prendra, on Tespère, plus de développement dans 
la suite, de manière à reproduire plus complètement les travaux 
des membres; on y trouve le compte rendu des séances, la rela- 
tion des iêtes de la Société, des analyses d'ouvrages importants 
et actuels, et des articles originaux où sont abordées des questions 
en rapport avec le programme de l'Association : études médicales 
ou chirurgicales dans leurs rapports avec la morale religieuse et le 
dogme, problèmes de déonlologie^ recherches historiques quant 
aux nianiteslations religieuses des anciennes institutions médi- 
cales et au cuite des patrons de la Société, etc. 

Un nombre considérable de sujets de ce genre ont été déjà creu- 
ses et discutés; j'en citerai quelques-uns parmi les plus saillants ; 
L'Église Saint-Corne de Farts (1212 à 1836) et l' Amphithéâtre 
iVanaiomie de Saint-Côme (1691), par le D' Dauchez, de Paris, 
secrétaire de l'Association (Bulletin, mars-avril 1904), La Morale 
scientifique (article non signé, même numéro du Bulletin), Note 
sur le baptême des embryons^ par le D' Le Bec (Bulletin, avril 1903), 
Delà Dichotomie f\mv les U" Cl. Petit et d'Ayrenx (ibid.), A propos 
du secret médical en médecine mentale, par le D"" Favereau (Bulle- 
tin, juillet 19tj3). De l'emploi de la morphine au point de ime dr la 
conscience religieuse , par le D^ Gouraud (Bulletin, janvier 1904), 
r Évolution et la Vie, à propos du livre de M. Denys Ck>ehin 
(article non signé, ibid.), JStatuts de la Confrérie de Saint-Luc, 
à Bruges, en JfMJù communiqué par le D^ AL Faidherbe (Bulletin, 
mars-avril 1904). dette dernière trouvaille, due à notre laborieux 



- î» I k;- 

président, aussi claîrvoyanl fareleur d'archives que judicieux 
clinicien, suffit à témoigner de la vitalité et de rimportance des 
anciennes corporations médicales de notre propre pays. 

La Société médicale de Saint-Luc a compté et compte encore 
dans son sein des membres dont le nom jouit d'une légitime consi- 
dération : son premier président général fot le D' Ferrand, 
membre distingué de l'Académie de médecine de Paris et médecîji 
des hôpitaux; son président actuel est le D*^ Gooraud, médecin 
des hôpitaux. Son secrétaire général est le D"^ Dauchez, de Paris, 
adjoint de la Faculté, ancien interne des hôpitaux^ dont les travaux 
sur la médecine infantile sont connus et appréciés; il est la cheville 
ouvrière du pèlerinage des médeciiis catholiques à Rome qui tient, 
en ce moment même, dans la Ville Éternelle, des assises dont 
Fobjet n'est autre que Tetude de questions médico-religieuses, 
la constatation des guérisons d'ordre surnaturel (notamment à 
Lourdes) et Torganisation projetée d'une " Fédération internatio- 
nale des médecins catholiques (*) ,. 

L'exposé que je viens de vous faire, Messieurs, suffira, je pense, 
à vous faire voir la commmiauté de vues, d'action, d'idéal, qui 
nous rapproche, nous membres de la Société scientifique de 
Bruxelles, de nos confrères français de la Société de Saint-Luc, 
Saint-Côme et Saint-Damien; de part et d'autre, c'est la même 
soumission à TÊglise catholique, notre mère commune, c'est aussi 
le même souci de cultiver et d'approfondir la science médicale, 
sans commettre Terreur insensée de dédaigner et de repousser 
le secours de cette Religion séculaire qui éclaire et complète notre 
raison, si impuissante devant les redoutables problèmes de nos 
origines et de nos destinées. 

A la vérité, notre section de médecine n'est qu'une branche de 
ce bel arbre, plein de sève et déjà ployant sous les fruits, qui 
s'appelle la Société scientifique de Bruxelles, et notre rôle est 
d'apporter notre contribution à son œuvre en favorisant, comme 
le veulent ses statuts, l'avancement et la diffusion des sciences, 



(^) La créalioa de càlte Fédération, sous la forme de Sociélés niédicales de 
SiUoULiUC à inâtallar ilaûs les difTéreats pays, a élé décidée par les médecins 
caUioUqnea réunis à Home, le 8 avril 1904, ^ur la propoâitioo de M. le U^ Le Bec, 
vice-présideQl de la Société de Saiul-Lac, de Farb. 



- « 1 « - 

sans perdre de vue sa devise, enipruotée aux décisions du Concile 
du Vatican : Nuila unquam infer fidem et rationem vera dissensio 
essepofesf. Mais nous ne saurions rester indifférents devant une 
louable tentative de relèveoienl chrétien de la profession médicale, 
tentative d*une conception bien hasardeuse, semble-t-îl, à une 
époque comme la nôtre, et pourtant déjà réalisée chez nos voisins, 
grâce à la puissance d'expansion de cette * foi qui transporte les 
montagnes „. Qui sait, mes chers collègues, si nous ne nous déci- 
derons pas un jour — pour ma part J'en accepte Taugure — à nous 
grouper aussi, nous médecins cathoh^ques belges, en une phalange 
semblable. Nous répondrons ainsi au noble vœu qu'exprimait 
Sa Sainleté Pie X en montant sur le trône pontifical, et qui est 
comme l'explication lumineuse de toute sa conduite : Inslaurare 
omnia in Christo, 

En attendant, vous saurez gré, je n'en doute pas, au bureau 
qui vous rend aujourd'hui ses pouvoirs, d'avoir voulu, avec voire 
agrément, nouer des relations sociales et durables, et établir un 
commerce de scientifique et chrétienne confraternité avec des 
compagnons de notre art qui doivent être et seront toujours pour 
nous des amis. 



M. le D^ A. Faidherbe donne lecture du rapport suivant sur 
le se^^rei médical et les maladies vénériennes, 

La question du secret proléssionnel est une des plus épineuses 
et des plus angoissantes qui s'imposent à raltention du médecin : 
facile peut-être à résoudre d'une manière absolue en théorie, elle 
présente dans la pratique tant de difficultés d'application, elle 
touche à tant d'intérêts contradictoires que la conscience la plus 
droite et Tesprit le plus clairvoyant peuvent hésiter souvent au 
moment de prendre une décision et de régler la conduite à tenir 
dans un cas particulier. 

Cette question est plus scabreuse encore quand il s'agit des 
maladies vénériennes auxquelles le sentiment public attribue, non 
sans raison dans beaucoup de cas, une grave signification 
spéciale; elle présente d'autant plus d'intérêt que les circonstances 
où le médecin peut être interrogé à ce sujet, sont plus nom- 
breuses, et que seule la tuberculose met à des épreuves aussi 
fréquentes que la syphilis la discrétion du praticien. 



- »1T — 

Nous ne considérons point cependant la syphilis seule, mais les 
affections vénériennes dans leur ensemble : bien que les affections 
non spécifiques soient moins souvent en cause, il peut cependant 
arriver et il arrive assez souvent que le médecin subisse des inter- 
rogatoires à ce sujet ; aussi croyons-nous devoir examiner la 
question d^une manière générale. 

n faut cependant créer plusieurs espèces, car le secret profes- 
sionnel doit être envisagé à plusieurs points de vue qui peuvent 
amener des solutions différentes. Nous discuterons donc successi- 
vement la question des maladies vénérienne : 

1** au point de vue du mariage; 

2«* entre époux; 

3° entre parents et enfants; 

4^ entre maîtres et salariés; 

5" en cas de médecin imposé, par exemple dans les pensionnats, 
les communautés, les sociétés de secours mutuels, à Tarmée, etc; 

6* au point de vue des assurances sur la vie. 



L — Au point de vue du mariage 

De tous les cas à considérer au point de vue du secret profes- 
sionnel, celui-ci est sans contredit le plus difficile et le plus 
discuté. Le médecin se trouve pris en effet entre deux devoirs 
également impérieux et de premier ordre : d*une part, ne point 
trahir le secret d'un client qui s*est confié à lui ; d'autre part, éviter 
une mauvaise action, un crime même que cet honune se prépare 
à commettre. 

Le secret professionnel, d'après le droit naturel et d'après la loi 
dvile, impose au médecin Tobligation de ne point abuser des 
renseignements qui lui ont été fournis et des constatations quHl 
a faites à l'occasion de Texercice de sa profession; c'est-à-dire que 
nous regardons, comme couvert par ce secret, non seulement tout 
ce qui a été confié au médecin, mais encore tout ce qui est venu 
à sa connaissance en tant que médecin, et que noïis lui refusons 
la possibilité de s'en servir pour nuire aux intérêts et à la réputa- 
tion de son client 

Ceci posé, peut-on admettre qu'un devoir supérieur, qu'un 
intérêt plus général et d'ordre plus élevé, impose dans certains cas 



^ »l» - 

au médecin Tobligation de révéler ce qu*îl a appris ? Peul-il 
notamment se servir de la connaissance qu'il a, de Texistence 
d'une maladie vénérienne transmîssible chez son client, pour faire 
échouer un projet de mariage, si le malade^ dûment averti, refuse 
d'y renoncer spoîilanément? 

Diday (*) ne cache point que pour lui la confidence, faite par le 
client, n'est pas assez explicite dans la plupart des cas pour le lier 
au secret absolu et sans oser affirmer que le médecin ait le droit 
de parler, il admet que ** cette prétendue obligation légale du 
secret n'existe point de façon absolue pour un homme de cœur „. 
Le cas échéant, il n'hésiterait point à mettre la famille de la future 
au courant de l'impossibilité morale où elle se trouve^ de donner 
suite aux pourparlers en cours, sans compromettre la santé et la 
vie de la jeune fille. Peut-être ne le déclarerait-il point ouverte- 
ment, afin de ne point compromettre une violation formelle, 
avouée du secret professionnel ; mais le moyen qu'il préconise, de 
réclamer une ordonnance, relative au malade, et de déclarer 
à quel genre de maladie elle s'applique, serait une manière hypo- 
crite de transgresser l'obligation du secret. 

Il croit du reste que rien ne pourrait l'empêcher d'agir ainsi et 
écrit ; " Que j'aie ou non Toccasion d'user de ces ménagements, 
sûr de mon droit moral, j'attends, en règle avec ma conscience, 
ce que peut contre moi le droit légal, et j'attends assez tranquille» 
Car, que peut-il contre moi? Rien ou fort peu de chose, „ 

Le D^ Gaide (**) allait plus loin en 1863» puisqu'il écrivait : 
" Jamais je ne me sentirais le courage d'obéir à la loi en pareille 
circonstance; ma conscience parlerait plus haut qu'elle, et sans 
hésiter je dirais : Non, ne donnez pas votre fille à cet homme. Je 
n'ajouterais pas un mot; j'aurais la prétention de ne pas avoir 
trahi mon secret. , 

Des médecins légistes et des déontologistes des plus estimés, 
comme Tardieu, Amédée Lalour, Brochin, Legrand du Saulle» 
approuvèrent les idées du D^ Gaide, en faisant toutefois quelques 
réserves. 



{*) P. Diday, La Pratiqué deê Maîadieê pénérienneâf 3* édition^ Paria, 1890. 
pp. 516 et suîv. 
(•*) Gaide, ia Gaîeitk des HôriTAUXt 1863* 



- «lO - 

D'autres médecins repoussent au confraîre cette manière de 
voir. Les D" Caiffe et Piogey déclarent que * le médecin doit 
s'interdire toute sorte de renseignements sur la santé de son 
client à (^occasion d*un mariage ^ et leurs raisons entraînèrent 
Tadhésion des sociétés dont ils faisaient partie* 

Dechambre, dans son traité de déontologie (*), repousse de 
même toute violalion du secret professionnel en celle matière, 
car pour lui aucun intérêt général ne peut prévaloir contre 
rintérêt spécial du malade d^être traité avec discrétion et de ne 
point confier son secret à un médecin qui pourrait en abuser ou 
même en user â son défrirnenL 

Le professeur Brouardel {*•) est tout aussi aftîrmatif et, se 
plaçant sur le terrain de la légalité pure, repousse toute violation 
direcle du secret par le médecin traitant; il déclare qu*aucune 
considération ne peul lutter contre cette obligation que la loi et 
la tradition médicale nous imposent, quelque peu intéressant 
même que puisse être le sujet en cause- Il rappelle et s'approprie 
à cette occasion celle phrase de M, Hémar : ** L'exigence des 
devoirs ne flécliit pas devant l'infamie d'aulrui (***). „ 

Mais le professeur Brouardel recommande Temploi d'un moyen, 
destiné à faire échouer le mariage^ c'est d'engager la famille de la 
future à exiger Fexamen du jeune homme en vue de contracter 
une assurance sur la vie. Que celui-ci recule devant cette dange- 
reuse expérience ou qu'il soit refusé par le médecin examinateur, 
la situation sera déblayée; mais s'il ne présente aucun signe actuel 
de syphilis — cas 1res admissible — la famille de la future aura, 
du fait du médecin consulté, reçu une fausse sécurité. 

D'ailleurs cette suggestion, faite à des étrangers, n*est-elle pas, 
quoi qu'en dise le professeur Brouardel, une violation indirecte 
du secret professionnel? Sans doute vous n'avez point déclaré 
ouvertement que votre client était malade, mais vous vous êtes 
servi de la connaissance que vous aviez de son état, pour faire 
échouer ses projets de mariage et par suite vous lui avez porté un 
préjudice. 



(*) Dectiambre, Le Médecin. Paris, 1883, p. Î9t 

(**} Brouiirdel, Le Secret médical Paris, 1887, pp. 41 et miv. 

{•♦♦) Hémar, Bulletins de la SociiTÉ de médecime légale, 1869| p* 150. 



— îsiîira — 

Ceci prouve qu'au fond les défenseurs apparents du secret 

absolu font fléchir dans la pratique la rigueur de leur théorie, et 
qu'en fait la règle générale est siyette à des exceptions. Tous les 
médecins sont d'accord sur celte donnée générale : d'une part il est 
absolument interdit de révéler la nature de la maladie dont nous 
avons connaissance dans Texercice de notre profession; d'autre 
part, nous avons le droit d'employer tous les autres moyens en 
notre pouvoir pour empêcher une action mauvaise et certainement 
préjudiciable à un tiers. 

MM. Moureau et Lavrand, dans leur traité de morale médi- 
cale (*), émettent formellement cet avis. * Si l'on interroge la 
morale, elle exige le respect du secret, à moins quHI n'en résulte 
pour autrui, et cela par la faute du client, un dommage sérieux, 
impossible à éviter autrement que par la révélation du secret, „ 
Ils admettent même que ** sans spécifier la maladie „, le médecin 
peut " non seulement répondre, comme il a été dit, à une demande 
de renseignements venant de la famille de la future, mais encore, 
s'il connaît cette famille, la prévenir, sans attendre qu'elle le 
consulte ,, 

Pratiquement, nous croyons que le médecin pourra toujours, 
dans un cas semblable, répondre de manière à éviter une févé* 
lation inutile et à prévenir en même temps les graves conséquences 
qui découleraient de son silence. 

II. — Entre époux 

Quelle doit être la conduite du médecin lorsqu*il constate un 
cas de maladie vénérienne chez une personne mariée? 

L'obligation du secret est ici d'autant plus stricte, semble-t-il, 
que tout mot imprudent peut éveiller les soupçons du conjoint et 
par suite désunir le ménage et provoquer parfois un scandale 
public. D'autre part, il est nécessaire de prendre les mesures 
propres à prévenir la contamination de la personne indemne, 
chose bien difficile, si le silence, observé à son égard, ne permet 
pas d'exiger des précautions spéciales. 



(*) Moureau elLavraud^ Le Médecin chrétien. Leçons pratiquée di DéotUolûffiê 
Médicale, Paria, 1901, pp, 127 etauiv. 



- It^ïï - 



La situation da médecin se Irouve donc fort délicate et légitime 
toutes les perplexités : cependant il ne peut parler en aucun cas 
sans rasscntiment du client, et son rôle doit se borner strictement 
à obtenir du conjoint malade remploi de toutes les précautions 
qui peuvent mettre l'autre personne à Tabri du danger. 

Si la contamination existe, la situation change : les deux 
membres de la famille étant également malades, tous deux ont 
droit de se soigner également, et ils ne peuvent le faire que s'ils 
connaissent la maladie dont ils sont atteints, faute de quoi le 
traitement qui doit être si rigoureux et si long, est mal fait et suivi 
trop irrégulièrement et trop peu de temps* 

M. le professeur Fournier, dans son ouvrage intitulé Sffphilië et 
Mariage, n'est point de cet avis et dit : " Dans l'énorme majorité 
des cas, la femme ignore le nom et la nature de l'affection dont elle 
est atteinte^ et c'est le devoir moral du médecin de la tromper à ce 
sujet : situation singulière qui exige les qualités d'un diplomate, 
dont nous ne sommes pas responsables, mais que nous subissons 
dans une intention louable et bienfaisante. , 

Si la situation n'était que délicate pour le médecin, il n'y aurait 
rien à objecter, mais elle est dangereuse pour la femme qui est 
exposée à se soigner fort incomplètement, faute de connaître 
exactement le danger auquel la maladie la prédispose, 11 faut donc 
avertir le coupable qu'il est indispensable de mettre son conjoint 
au courant de la situation, mais qu'il est possible de le faire sans 
l'incriminer, 

Diday relève, en effet, avec beaucoup de raisons, que les craintes 
du professeur Fournier sont dangereuses parce qu'elles amènent à 
cacher aux malades la part de vérité qu'ils ont besoin de connaî- 
tre, parce qu'elles les endorment dans une inconscience redoutable 
du péril, ou parce qu'elles les exposent à une révélation brutale, 
s'ils vont consulter un autre médecin. 

Sans doute, il faut beaucoup de doigté et de tact pour mettre la 
personne contaminée au courant de son état sans éveiller ses 
soupçons contre le conjoint fautif, mais c'est au médecin à juger 
dans chaque cas particulier de ce qu'il doit et peut dire et comment 
il peut expliquer la genèse de l'affection. 

Toute différente sera la situation si, le genre de maladie élant 
connu, l'un des époux intente un procès en séparation ou en 



divorce contre son conjoint, en se basant sur le fait de l'existence 
ou de la transmission d*une maladie vénérienne. Le devoir da 
médecin, en ce cas, est de se taire d'une manière absolue en se 
retranchant derrière le secret professionnel, qu'il ait donné ses 
soins à l'une seulement des parties en cause ou à toutes les 
deux. 

Comme le dît le professeur Brouardel (*), si vous êtes le médecin 
d'une seule partie, •* vous acceptez son dire parce qu'il ost probable, 
je le veux bien, mais vous n'avez bien souvent aucun moyen de 
contrôle pour en déterminer le bien-fondé „ et par suite vous ne 
pouvez faire de ce que vous savez la base d'une déposition impar- 
tiale en justice. Si, au contraire, •* vous avez donné vos soins aux 
deux époux, vous avez reçu leurs confidences réciproques, vous ne 
pouvez, sans trahir le secret de l'un deux, dire sur la demande de 
l'autre ce que vous savez ,, 

Des arrêts de justice ont du reste consacré ce droit du médecin 
au silence le plus absolu, et la Cour de Grenoble notamment, dans 
un jugement en date du 23 août 1828(**), déclare " que ce ne serait 
pas moins trahir un secret important, un secret à la conservation 
duquel la femme et le mari étaient également intéressés; 

^ Attendu que le sieur R,,. aurait pu, de diverses manières» 
prendre part à la confidence faite par sa femme au médecin, et que 
sous ce rapport le secret de la dame R..» aurait aussi été celui du 
mari. , 

Il n'y a donc point de doute que le médecin ne doit point déposer 
dans des cas semblables, même s'il ne semble avoir été mis au 
courant de la situation que par la partie requérant sa déposition, 

A plus forte raison doit-il refuser de la manière la plus formelle 
de répondre, si quelque proche d'un des conjoints vient lui 
demander des renseignements sur la nature de la maladie, même 
en invoquant des motifs d'utilité personnelle, de prophylaxie. Ce 
serait trahir au profit de tiers un secret qui doit rester la propriété 
des parties en cause. 



(♦) Op^cit.pp. 54 et 55. 

(♦•) Dubrttc, Traité de juriëprudence médicale. Paris, 188î»p. 167; 



- ^«a - 

IIL — Entre parmis et enfants 

Le médecin doit-il révéler aux parents les aflFections vénériennes 
dont peuvent être alteints leurs enfants? Si Tenfant est mineur, le 
médecin doit sans nul doute répondre à la demande des parents 
qui, ayant la responsabilité de leur enfant et robligalion de veiller 
sur sa santé, ont le droit d'èlre mis au courant des constatations 
faites, La chose va de soi, surtout si le médecin a été appelé à 
domicile et a procédé à Texamen en présence des parents. 

Au cas où le malade se présenterait chez le médecin même, 
celui-ci devrait-il avertir les parents s'il les connaissait ? Peut- 
être la chose serait-elle nécessaire s'il était à craindre que le 
malade ne suivît un traitement incomplet ou ne fût une source de 
dangers pour le reste de la famille par suite de son inexpérience et 
de sa légèreté. 

Si Tenfant était majeur, le médecin ne pourrait sans doute 
transgresser sa volonté au cas où il réclamerait !e secret absolu. 



IV. — Entre matires et salaries 

La dépendance dans laquelle les salariés de tout ordre se trou- 
vent par rapport à leurs maîtres^ libère-t-elle le médecin de Tobli- 
gation du secret professionnel? En thèse générale, non; tel est 
l'avis de M. le professeur Brouardel, avis que nous retrouvons 
dans Touvrage de MM. Moureau et Lavrand, 

Le salarié majeur est maître de sa personne et par suite le 
maître ne peut exiger la révélation d'un fait de nature à porter 
atteinte à sa réputation et à ses intérêts. Cependant le médecin 
pourrait être obligé de provoquer rexclusion du salarié malade 
s'il jugeait que sa présence constituât un danger de contamination 
certain et qu1l fût impossible de prendre d'autres mesures de 
protection. Du reste si le médecin est appelé par le maître, afin 
de renseigner celui-ci sur la nature de la maladie, il doit toujours 
demander au salarié, préalablement à Texamen, sHl consent à s'y 
soumettre et s'il permet la révélation du diagnostic porté» quel qu'il 
soit. Dans ces conditions, le médecin se trouvera à l'abri de toute 
critique, tant au point de vue de sa conscience qu'au point de vue 
de la loi, et son avis aura plus de poids auprès du maître même 
qui ne craindra point de restrictions inquiétantes. 



Nous avons employé ce moyen à trois reprises différentes, rela- 
tivement à des employés que leurs patrons nous avaient chargés 
d'examiner : nous avons pu les faire conserver dans les bureaux 
aux€(uels ils étaient attachés, en leur imposant certaines mesures 
prophylacliqûes a l'exécution desquelles les patrons veillèrent eux- 
mêmes, pour prémunir le resle de leur personnel 

Ces mesures ont une grande importance dans certains ateliers 
où les outils de travail sont communs à de nombreux ouvriers et 
où la contamination peut facilement s'exercer par leur intermé- 
diaire. Tourdes remarque notamment (*) qu'il y a un devoir pour 
les médecins^ attachés aux verreries, de signaler les ouvriers 
syphilitiques; l'emploî de la canne des souffleurs a été souvent le 
moyen de transmission de la maladie quand des ouvriers étaient 
atteints de plaques muqueuses de la bouche. 

Parmi les diverses catégories de salariés, il en est une chez qui 
la question des maladies vénériennes atteint un haut degré d'im- 
portance; ce sont les nourrices. Ici la question est double, car il y a 
pour le médecin un égal devoir à Tégard du salarié et de l'emplo- 
yeur» S'il est tenu à surveiller la santé de la nourrice pour éviter 
qu'elle ne contamine Tenfant, il doit réciproquement la sauve- 
garder en la prémunissant contre une infection, venant du nour- 
risson. Ne sera-t-il point obligé, dans ces conditions, de révéler 
parfois à la nourrice la maladie dont est atteint le nourrisson 
qu'on veut lui confier? 

La doctrine médicale, la législation civile et la jurisprudence 
semblent bien établir qu'il en est ainsi. Sans doute la situation du 
médecin sera des pins délicates et sa conscience se trouvera dans 
ce fait en opposition avec ses intérêts, car il blessera sûrement ses 
clients et s'exposera à les perdre, mais il ne semble pas qu*il 
puisse hésiter; nous nous trouvons en présence d'une espèce de 
même ordre qu*en cas de mariage projeté, et il s agit ici aussi 
d empêcher un particulier de commettre une action mauvaise et 
profondément dommageable pour autrui. 

Le devoir du médecin, sollicité par une famille syphilitique de 
procurer une nourrice à un enfant en puissance de maladie, doit 



(♦) Toardes» DicnofrxAiRi Enctclopédiqok. Artide S§crH Médical^ 3"* série, 
L Vin, p. 155. 



chercher à détourner les parents de leur projet et exiger que Ten- 
fant soil nourri au biberon, si toutefois la mère n'est vraiment pas 
en état de l'allaiter. En cas d^échec, il ne doit faire un choix qu'à 
la condition expresse d'avertir la nourrice que l'enfant est atteint 
d'une grave maladie transmissible et que par suite elle expose 
sérieusement sa santé en acceptant de le nourrir : une surveillance 
minutieuse de la part du médecin et une collaboration attentive 
de la nourrice dûment prévenue peuvent en effet dans bien des 
cas prévenir les accidents. 

Noos croyons qu'en agissant ainsi nous aurons satisfait à notre 
double devoir de médecin et aux obligations contractées à la fois 
envers les parents et envers la nourrice ; un arrêt de la Cour de 
Dijon en date du 14 mai 1868, déclare en effet que " le médecin 
est comme tout citoyen responsable du dommage causé par son 
imprudence, sa légèreté, son impéritie notoire, en un mot, par sa 
faute personnelle; qu'ainsi le médecin qui laisse ignorer à une 
nourrice les dangers auxquels Texpose rallaitement d*un enfant 
atteint de la syphilis congénitale peut être déclaré responsable du 
préjudice causé par sa réticence (*) „. 

Le professeur Brouardel (**) professe pour sa part que le 
médecin ne doit jamais accepter de choisir une nourrice pour un 
enfant syphilitique, *^ car la nourrice, même prévenue, ne peut 
savoir à quel danger elle s'expose, elle et sa famille ^. C'est un 
moyen d'esquiver les responsabilités, tout en blessant les clients en 
cause, considération dont nous ne pourrions tenir compte si nous 
étions seuls intéressés. Or il est certain que, dans ces cir constances, 
la famille abandonnerait son médecin et en prendrait un autre qui, 
n'ayant pas rexpérience du passé et la connaissance des lares 
familiales, s'empresserait de faire choix d'une nourrice et nepren- 
drait aucune des précautions, signalées plus haut* Il ne s'aper- 
cevrait sans doute de son involontaire bévue qu'après une 
catastrophe. 

Il va sans dire que par réciprocité, le médecin, constatant chez 
une nourrice des signes de syphilis, devrait en avertir immédiate- 
ment les maîtres, atîn d'écarter le danger que renfant peut courir. 



(*) Dubrae, TraUé de Juristprudencif pp. 125 et suit, 
(♦♦) Oi>. ciL, p. \U, 



— ^«e - 

V* — En cas de médecin imposé 

Le devoir du médecin ne semble pas changer quand le malade 
est obligé de subir un choix, fait en dehors de lui, et non de 
s^adresserà un médecin en qui iï a plus particulièrement confiance, 
ToutefoiSj nous croyons qu'il y a quelques restrictions à faire, 
suivanl les divers cas à examiner. 

Le médecin d'un pensionnai peut recevoir d*un des élèves la 
confidence d'une maladie vénérienne : doit-il le révéler au direc- 
teur? En principe il est tenu à garder le secret, maiS| en raison de 
la jeunesse et de rinexpérience du sujet» en raison aussi de la 
promiscuité, le malade peut devenir dangereux pour ses cama- 
rades. N'y a-t-il point dans ce cas une raison suffisante dinformer 
le directeur pour le mellre à môme de prendre les mesures prophy- 
lactiques oécessaîres ? 

Le professeur Brouardel avance qull suffirai! d'avertir le père, 
avec l'assentiment préalable du malade (*). Soit, mais le père n'a 
ni rautorité, ni les moyens nécessaires pour veiller sur le Iraite- 
nient de son fils, sur les précautions qu'il doit prendre, et s'il 
refuse de le retirer de Félablîssement, on expose au danger per- 
manent de la conlamination les autres élèves qui se trouvent en 
contact permanent avec le sujet infecté. MM. Moureau et 
Lavrand(**) admettent qu'en cas de refus du père dûment prévenu 
de retirer son fils, le nïédecin pourrait aviser le directeur de la 
situation; nous croyons en efl'et que c'est le parlî le plus sage au 
cas où le médecin reconnaît Timpossibilité de prémunir le reste du 
personnel par un autre moyen, 

La même règle de conduite nous semblerait devoir être tenue 
dans une communanté au cas où Tun des membres serait atteint 
d*une affection vénérienne transmissible : s'il est possible de le 
soigner discrètement sans qu'il constitue un péril pour les autres 
sujets, le médecin doit garder le silence; si un danger de contami- 
nation existe, au contraire, soit du fait même des circonstances, 
soit par suite de l'imprudence du malade, le médecin cherchera à 
obtenir la retraite volontaire de l'infecté et, en cas d'échec, sera 



(♦•J O/J, eiL, p. 14a 



- «ST - 



aoïSnse a en provoquer le renvoi. 11 ne sera du reste pas néces- 
saire le plus souvent de révêler la nature exacte de la maladie et 
le praticien trouvera facilement des raisons plausibles de justifier 
sa décision pour raisons de lempérament ou d'hygiène générale. 

Le médecin de sociéiê de secours mutuels n'aura jamais les 
mêmes raisons de dévoiler le secret professionnel; en aucun cas, 
en effet, il n*aura à spécifier la nature de la maladie, fùt-cUe véné- 
rienne, constatée chez un des membres de la société* Les raisons 
de statistique, de justification d'incapacité de travail, mises en 
avant par les sociétés j:our obtenir un diagnostic formel du méde- 
cin traitant, sont nulles et de nul effet; si d'auti^e part, les statuts 
prévoient que les maladies vénériennes n'ouvrent pas droit aux 
allocations diverses, le médecin pourra en faire la remarque au 
sociétaire en cause, mais ne pourra jamais justifier prés du prési- 
dent ou de tout autre membre de la société son refus de soigner 
le malade, en excipant de cet article du règlement. 

Un jugement du Tribunal correctionnel de Lille, datant de 1886, 
établit cette interdiction et fixe la jurisprudence. Chose piquante 
d*ailleurs : le médecin traitant avait fait une erreur de diagnostic 
et un spécialiste, désigné comme expert, avait établi que Taffection 
n'avait rien de vénérien; malgré cela, le Tribunal a porté une 
condamnation parce que Tintention délictueuse avait bien existé. 

Dans Varmét^ la situation semble toute différente et le médecin 
peut observer plus difficilement le secret professionnel; la publicité 
des visites médicales, la tenue des registres de visite, d'infirmerie 
et d'hôpital, rétablissement des ficlies, les visites d'incorporation 
et de santé, font connaître d'une manière constante la nature des 
maladies dont certains hommes peuvent être al teints. Cette 
manière de faire présente de grands inconvénients; elle ne limite 
pas, en elîet, la divulgation du secret à une seule ou même à 
quelques personnes qui ont qualité pour le savoir, soit en raison 
de leur aulorité sur le malade, soit en raison de leur intervenlion 
dans le traitement; elle rend, au contraire, la chose publique, et 
peut fournir des armes pour l'avenir à des camarades mal inten- 
tionnés. 

J;st-îl possible aux médecins militaires d*éviter cet écueil? Nous 
ne le savons, mais il serait à souhaiter que les moyens d*y remé- 
dier fussent sérieusement étudiés. Les simples soldats el les gradés 



inférieurs devraient être sur ce point aussi bien traités que les 
otTiciers, et, en France do moios^ les instructions ministérielles 
reconnaissent que les médecins militaires sont astreints au secret 
professionnel envers les officiers, comme tout médecin Test envers 
ses clients. La décision du 4 avril 1845 (*) spécifie que robligation 
de faire connaître au colonel la nature de la maladie, en rendant 
compte de l'état des officiers, " ne saurait nullement être imposée 
aux officiers de santé dont les fonctions purement médicales par 
les règlements, se trouveraient par là dégénérer en un moyen 
supplémentaire de police ,. 

VL — Au point de vue des assurances sur la vie 

Malgré les clauses spéciales inscrites dans leurs contrats, les 
compagnies d'assurances sur la vie demandent rarement des 
renseignements aux médecins traitants sur le compte de ceux de 
leurs clients qui veulent s'assurer. Pour notre part, nous n'avons 
encore reçu de demande de ce genre que d'une compagnie prus- 
sienne à qui nous avons opposé un refus formel de répondre, car 
le médecin ne doit jamais fournir de renseignements de ce genre 
sur les personnes qu'il a eu occasion de soigner* De même, en cas 
de décès, le médecin peut et doit toujours refuser de donner des 
indications quelconques sur la cause du décès et les circonstances 
diverses qui ont pu raccompagner, La jurisprudence est d'accord 
sur ce point avec la conscience médicale pour repousser de sembla- 
bles prétentions. 

Un cas difficile peut cependant se présenter : quelques rares 
compagnies obligent leur médecin à faire subir, même à leurs 
clients, la visite préliminaire de la signature du contrat. Que doit 
faire dans ce cas le médecin qui connaîtrait son client pour un 
syphilitique avéré, soit que la chose lui ait été confiée sous le 
sceau du secret, soit qu'il en ait constaté des I races indiscutables? 
Doit-il continuer à observer le secret auquel il est tenu envers 
cette personne qu*il a soignée, et sur qui il a recueilli ces rensei- 
gnements à Toccasion de Texercice de sa profession? Doit-il au 
contraire se regarder exclusivement comme expert de la compa- 



(*) D après Brouartiel, op, cit*, p. 1^7. 



gnie el taire état de toutes les sources d'informations dont il 
dispose? 

La question est difficile à trancher : d'une part le médecin est 
exposé à abuser des secrets de son client, même consentant à cette 
révélalion; d*autre part il est exposé à mentir à la compagnie et 
à l'induire en erreur, s'il ne fait pas usage des renseignements qu'il 
possède et s'il cèle la vérité sur Tétat constitutionnel de son client. 
Il faut d'ailleurs remarquer que le fait pour le médecin de se 
récuser pourrait sembler suspect à la compagnie et créerait par 
suite un courant de défiance envers la personne intéressée. 

Nous avons étudié les divers points sur lesquels le médecin peut 
être amené à envisager les rapports du secret professionnel avec 
la question des maladies vénériennes. Il lui faut beaucoup de 
tact, de prudence et de fermeté pour se créer une ligne de 
conduite, et les inspirations que donnent la morale chrétienne et 
le sentiment du devoir supérieur, sont des plus utiles pour guider 
la conscience du médecin dans la voie que lui tracent le droit 
naturel, la législation civile et la tradition médicale. 

Le principe du secret est absolu et intangible dans tous les cas 
où sa violation nuirait à la réputation et aux intérêts du client; il 
peut fléchir quand une nécessité plus haute et plus grande, la 
nécessité de sauvegarder la santé et la vie d'autrui, justifie Tinter- 
vention du médecin. 

Conclusion 



En régie générale, le secret professionnel doit toujours être 
gardé au point de vue des maladies vénériennes et, même dans les 
cas où le médecin croit avoir à intervenir, il s'abstiendra de révé- 
ler la nature de la maladie en cause. 

1** Avant le mariage, le médecin doit refuser tout renseignement 
eur les futurs; cependant s'il croit que l'état de santé de l'un peut 
être une cause certaine et grave de danger pour la sauté et la vie 
de l'autre personne en cause; il pourra chercher à empêcher le 
mariage, même par une action prudente et directe auprès des 
familles intéressées, 

2° Entre époux, le médecin gardera le secret, mais, s'il croit 
indispensable à la protection ou au traitement du conjoint indemne 
xxvni 16 



la révélation de la nature de la maladie, il s'efforcera d*en provo- 
quer Taveu par le sujet alteint. En cas de comparution devant les 
tribunaux, le secret sera absolu puisque aucune considération 
sérieuse d'ordre médical ne peut le laire leven 

3° D'entant mineur à parent, le secret ne doit être gardé, que si 
les parents n'exigent pas d'être mis au courant de l'état de santé 
de leur entant, et si le sujet est dans les conditions voulues pour 
se soigner sérieusement et ne pas constituer un danger pour 
Tentourage, 

4" De même pour les domestiques, sauf pour les nourrices» la 
révélation de ia maladie est réciproquement obligatoire. 

5° Le médecin imposé doit le secret absolu au malade, s'il n'y 
a pas nécessite de révéler la nature de la maladie au point de vue 
de la prophylaxie du milieu où il vit. 11 en est ainsi pour le méde- 
cin d établissement d'éducation, de communauté quelconque, de 
fabrique, etc. Le médecin de société de secours mutuels ne peut 
en aucun cas révéler le secret. 

6^ Le silence envers les compagnies d'assurance est de la plus 
stricte nécessité, aucun intérêt moral ou matériel des tiers ne 
pouvant être invoque dans ce cas. 

Cette lecture est suivie d*une discussion. 



M. le D' Lamelle déclare hautement ne pouvoir accepter toutes 
les conciusions de l'honorable rapporteur. 

A son avis, le secret médical doit rester absolu, coûte que coûte, 
et la situation du médecin dans ce cas n'est guère ditïerente de 
celle des confesseurs. Si le silence peut éventuellement causer un 
préjudice, les médecins n*ont pas le droit de trahir la conliance 
que les malades mettent en eux. 

En ce qui le concerne persounellemenl, M. le D'' Lamelle se 
prive plutôt d'honoraires, que de trahir les enfants vis-à-vis des 
parents. Il estime que ce serait déshonorer Tentant vis-à-vis des 
parents et, en y apportant des sacrifices, le médecin doit mettre 
tout en œuvre pour taire échapper Tentant aux conséquences de 
la maladie. 

Le D^ Laruetle ne fera jamais fléchir le principe de défendre 
de donner une nourrice à un enfant syphilitique. 



Il pense que la crainte d'accidents par contamination familiale 
est toujours exagérée, principalement lorsqu'il s'agit de malades 
intelligents et dans les bonnes famiïles. 

M. le D' Huyberechts distingue les cas selon qu'il s'agit de 
mineurs sans parents ou dont tes parents vivent encore. 

A son avis, les tuteurs ne doivent pas être avertis, et dans 
l'autre cas il faut tenir compte du degré de sévérité du père et de 
son caractère. En toute circonstance, il faut obtenir l*autorîsatïon 
du malade, en se basant sur cette considération qu'eu prévenant 
Tautorité paternelle, le traitement sera mieux suivi et plus régu- 
lièrement appliqué. 



CImiulème 



Mardi, 12 avril 1904, M, Van der Smissen s'est occupé de 
quelques aspects nouveaux de la question d'Extrême-Orient, et 
particulièrement des compétitions pour le marché chinois. L'achè- 
vement du Transsibérien a donné aux Russes une sérieuse 
avance, mais l'Angleterre projette un Iransasiatique anglais 
(an ail britisk imltcaff) qui aurait son point de départ à Alexan- 
drie, son terminus à Schanghaï ou en quelque grande ville sur 
le Yang-tsé-Kiang, lequel à partir de Su-tchéou-fou ou Tchoung- 
Kîng serait la continuation Ouviale de la voie ferrée. Le tracé 
projeté, à l'étude depuis plus de vingt ans, utilise les chemins 
de fer de Flnde et de la Birmanie. La grosse difficulté technique, 
— d'aucuns la déclarent insurmontable ^* sera la construction 
du tronçon qui doit réunir Kunloung à Talifou, c'est-à-dire la 
frontière orientale de la Birmanie à la Chine, en franchissant les 
monts PatkoL Ce gigantesque effort, s'il s'accomplit, ne fera que 
marquer un moment du conflit des intérêts en présence en 
Extrême-Orient. La guerre sino -japonaise, l'installation des 
Américains à Manille, Toccupation par l'Allemagne de plusieurs 
archipels du Pacifique et sa volonté bien arrêtée d'avoir une part 
du gâteau chinois ont rendu la question d'Extrême-Orient plus 
complexe en accroissant singulièrement le nombre des Puissances 
dont les intérêts et les besoins de débouchés constituent les fac- 



teors du problème. Car ceci explique cela, La question d*Extrème- 
Orient doit être étudiée à la lumière de raphorisme de Chambcr* 
lain : ** La politique c'est le commerce ^. 

Si la sphère d'action civilisatrice et coniinorciale de certains 
Étals en Extrèïne-Orient est tout itidiquée, pour d'autres des 
difficultés sont à prévoir. C'est ainsi que des " frottements » entre 
Anglais et Allemands sont probables, le lion britannique préten- 
dait englober dans sa part d'influence le bassin du fleuve Bleu, 
vraie part du lion, l'aigle allemand ayant bâti sou aire à Kiao- 
ichéou, jetant les voies ferrées à travers le Chantoung, isolant 
Weï-haï-vveï.., 

La question d'Extrême-Orient» en ce xx* siècle qui sannonce 
comme devant continuer les gros armements dont le monde 
civilisé a pris Thabitude à la suite de la guerre franco-allemande, 
ne pourra être résolue qu'empiriquement» par te système de 
Téquilibre, système mécaniste et matérialiste qui domine la poli- 
tique internationale depuis la Réforme. 



ASSEMBLÉES GÉNÉHALES 



ASSEMBLÉE GÉPTÉRALE UV MARDI 12 AVRIt 1904 

La séance s'ouvre à deux lieures et demie sous la présidence de 
M. le ctianoîne Delvigne, Président de la Société. 

M. R Mansion, secrétaire général, fait le rapport suivant sur les 
travaux de la Société pendant Tannée 1903-1904 : 

Mesdames, Messieurs, 

La Société scientifique de Bruxelles s'est associée au deuil du 
monde catholique, quand le Père Céleste a rappelé à lui 
S. S. Léon XIll, ce bon et fidèle serviteur qui, depuis plus d'un 
quart de siècle, présidait aux destinées de rÉglise. Qu'il nous soit 
donc permis, au début de ce rapport annuel, de satisfaire au 



devoir de la reconnaissanre, en rappelant brièvement ici, comme 
nous Tavons déjà fait ailleurs, ce que ce grand Pape a fait pour 
noire modeste Société, 

Fondée pour montrer Tharmonie des sciences de la nature avec 
les enseignements de la philosophie chrétiemie et de la religion 
révélée, la Société sciemifique répondait trop bien aux desseins du 
Saint Père, tels qu'il sont exprimés dans l'encyclique Aeterni 
Patrie, pour ne pas recevoir ses éloges et ses encouragements. 

Aussi, dès la première année de son pontificat» le 15 janvier 
Ï879, il adressa à la Société une lettre où il en approuve la pensée 
fondamentale ef où il engage les membres à poursuivre de tout 
TefiFort de leur esprit le but qu'elle s'est assigné. 

Onze ans plus lard, la morl du P. Carbonnelle amena une crise 
qui mit en péril Texistence même de la Société; c'est grâce aux 
conseils et à Tinfluence personnelle du Souverain Pontife qu'elle 
surmonta les difficultés du moment. 

Enfin, en 1901, qu^ind la Société célébra son jubilé de vingt-cinq 
ans, Léon XIII lui envoya une nouvelle lettre d'encouragement où 
il lui rend ce précieux témoignage qnelk ne s'est jamais départie 
de son dessein initiaL II nous y exhorte de nouveau à poursuivre 
avec ardeur une entreprise si bien en rapport avec les nécessités 
actuelles; car l* étude de V Univers^ si elle est menée avec droiture et 
sans préjugé j doit aider à la connaissance des choses de Dieu et 
établir la foi à la révélulion divine, 

La Société scientifique de Brurelles gardera toujours avec recon- 
naissance le souvenir du grand Pape qui, au milieu de travaux et 
de soucis sans nombre, a bien voulu tourner son regard vers elle 
et lui faire entendre deîî paroles aussi encourageantes. 

En même temps, elle adresse à S. S. le Pape Pie X, qui tient, 
après Léon XIH, le gouvernail de la barque de Pierre, Thommage 
de son respectueux dévouement et de son obéissance filiale. 



Publications. 1^ Annales, La Société a fait paraître les trois 
dernières livraisons du tome XXVII des Annales correspondant à 
l'année sociale 1902-1903 et un fascicule do tome XXVIII de 
Tannée 1903-19Q4, 

Le tome XXVII comprend 545 pages, c'est-à-dire 65 de plus que 
le précédent, Quatre-vingt-cinq pages renferment des documents 



- «a-* - 



slalîstîques ou historiques. Les 460 pages restantes sont consacrées 
aux travaux des cinq sections à peu près dans le rapport 
suivant. 

L Sciences mathématiques* . . ♦ » . 220 pages» 

II. Sciences physiques. . , 45 , 

IIL Sciences naturelles 145 „ 

IV, Sciences médicales * . 46 „ 

V. Sciences économiques 5 » 

Comme les autres années, un certain nombre des travaux 
présentés dans les diverses sections ont été publiés dans la 
RiTUE DES Questions scrENTïFiQUES, parce qu'ils sont intéressants 
non seulement pour les spécialistes, mais aussi pour toutes les 
personnes instruites qui sintéressent aux progrès des sciences. 

Un rapport important sur le fcdicide médical ^ avec le résumé des 
discussions auxquelles il a donné lien à la section de médecine, 
paraîtra plus tard en un fascicule spécial comme supplément au 
lome XXVII des Annales, 

2« Revue des Questions scientifiques. Depuis notre dernière 
session de Pâques, nous avons publié, comme les années précé- 
dentes, quatre livraisons de la Revue des Questions scientifiques, 
celte d'avril 1903, qui termine le tome Lltl, puis le tome LIV en 
entier, enfin la première livraison du t* LV (janvier 1904). Nous 
donnons plus bas la liste des articles principaux de ces quatre 
livraisons. Signalons en particulier ceux que MM. Pasquier et 
Lechalas ont fait paraître à propos du pendtde de Foucault A ' 
l'occasion du cinquantenaire de la célèbre expérience de Tingénieux 
physicien français, on a répété cette expérience à Paris et à 
Bruxelles. Les commentaires dont on a accompagné la relation des ' 
nouvelles expériences, soit dans des brochures spéciales, soit dans 
ta presse quotidienne, ont prouvé que les organisateurs mêmes de 
ces expériences, en France et en Belgique, nVn connaissaient pas 
la vraie interprétation. Nos savants confrères ont remis les choses 
au point autant qu'on peut le faire, quand on n'a pas recours à 
l'analyse mathématique. Si Ton voulait d'ailleurs traiter d'une 
manière complète la question du pendule de Foucault, il faudrait 
tenir compte, non seulement de la rotation de la Terre, comme on 
Ta fait jusqu'ici, mais aussi de Tattraction du Soleil et de la Lune. 



Cest assez dire qu'il sera à jamais impossible de mettre la question 
à la portée de ceux qui ne connaissent pas ou qui connaissent mal 
la mécanique analytique. 
Voici la liste des articles dont nous avons parlé plus haut : 

1. P. Mansiofh Léon Xm. 

L Mathématiques et astronomie» 

1 J. Thirlon, S. J. H. Taye, 

3. E, Pasquier et G. Lechalas. A propos du pendule de 
Foucault. 

4. H, BosmanSf S. J. La carte lunaire de Van Langren 
conservée aux Archives générales du royaume. 

5. P,G, Le XXV* anniversaire de la mort du P. Angelo Secchî* 

6. P, Dtihem, Les origines de la statique* 

7. CL Beau Jean, Une page de Thistoire de la fortification. Le 
lieutenant général Brîalmont. 

8. V^ de Ligondès. Les dimensions de TUnivers. 

IL Sciences physiques. 

9. J. Costanzo. L'influence du vent sur les mouvements 
tromom étriqués. 

10. G. Van der Menshrugghe, Sur une triple alliance naturelle. 
IL 0. Sommlle, La perturbation magnétique du 31 oct. 1903. 

12. M. d'Ocagne, L'art de bâtir chez les Égyptiens. 

in-IV. Sciences naturelles et sciences médicales, 

13. H. Lebrun. L^enseignement des sciences biologiques aux 
États-Unis. 

14. P* de Ligondh. Le Soleil des temps primaires. 

15. G. Lecùinfe, Vers le pôle Sud. 

16. G. Hahn, S. /. L'art de manger d'après les physiologistes 
modernes. 

17- P. 2¥aws/ow. Charles de la Vallée Poussin. 

18. J. H. Fabre. Exode des araignées. 

19. A, de LapparenL Les cirques terrestres. Le problème du 
Ries. 

20. if'* de Nadaillac, Le transafricain. 



- aao - 

21. C^ F. de Montessus de Ballore, Les animaux prévoient-ils 
les tremblements de terre? 

22. C, de Kirwan. Les arbres et les bois. Essai d'esthétique 
forestière. 

23. F. Kaisin. Charles de la Vallée Poussin, sa vie, ses 
travaux. 

24. H. L. L'individualité dans le règne organique. 

25. C. de Kirwan. De la restauration des montagnes pasto- 
rales. 

26. G. Lemoine. La vie et les travaux de P. Hautefeuille. 

27. M^ de Nadaillac. Uganda et Est-Africain. 

28. J. Thirion, S. J. Le R. P. G. Hahn, S. J. 

29. M. Lefebvre. Le Sang. 

V. Sciences économiques. 

30. E. Van der Smissen. L'impôt sur le revenu selon le 
système de l'income-tax britannique. 

3L ... Alphonse Proost. 

VL Philosophie des sciences. 

32. H. Bosmans, S. J. La nouvelle édition des pièces du 
procès de Galilée par A. Favaro. 

33. O. Lechalas, Les confins de la science et de la philosophie 
au Congrès international de 1900. 

34. C. de Kirwan. Le commencement et la fin de toutes 
choses. 

La Revue des Questions scientifiques de l'année écoulée 
contient, outre les articles que je viens d'énumérer, une revue 
analytique des recueils périodiques relatifs à l'histoire des mathé- 
matiques et de l'astronomie, à la physique, à la botanique, à 
l'entomologie, à la physiologie, à l'hygiène, à l'électrotechnie, à la 
géologie, à la géographie, à l'agriculture et à la sylviculture. 

Cent et cinq ouvrages y ont été analysés, cinquante-deux som- 
mairement, les autres d'une manière détaillée. Quelques-unes de 
ces analyses critiques, particulièrement celles qui se rapportent 
aux ouvrages de philosophie scientifique ou d'apologétique, sont 
de vraies études sur les questions traitées. 



- «3> - 

3<* Table analytique des cinquante premiers volumes de ia Revue 
DES Questions scientifiques. Le R. P. Thirion, S. J., à qui la Société 
scientifique de Bruxelles est déjà redevable à tant de titres, parce 
que c'est lui qui, en réalité, porte tout le fardeau du secrétariat, 
s'est acquis de nouveaux droits à notre reconnaissance en publiant 
cette année la table analytique des cinquante premiers volumes 
de la Revue des Questions scientifiques. Nous l'avons dit bien des 
fois, notre Revue est un vrai arsenal scientifique et apologétique; 
mais il faut un guide pour trouver, dans les trente-cinq mille 
pages de ses cinquante premiers volumes celles dont on a 
besoin ou qu'on veut relire et étudier. Nous avons maintenant 
ce guide. Le R. P. Thirion a classé en soixante-sept para- 
graphes les innombrables renseignements contenus dans la Revue 
sur les mathématiques, l'astronomie, la physiqtie, la chimie, les 
sciences industrielles, les sciences zoologiques, les sciences anthro- 
pologiques, la botanique et la sylviculture, les sciences agricoles, 
l'hygiène et la médecine, la sociologie, les sciences géologiques, 
la géographie et la colonisation, l'histoire des sciences, la philoso- 
phie, la controverse. La table du R. P. Thirion est l'auxiliaire 
indispensable du théologien, du philosophe et de l'apologiste qui 
veut avoir rapidement des renseignements sûrs touchant les 
questions où la lutle est engagée entre l'incroyance et la foi : 
évolutionnisme, antiquité de l'homme, physiolpgie cérébrale, hyp- 
notisme, etc., etc. Il en est de même pour tout spécialiste qui a 
besoin de s'instruire des progrès des sciences voisines de celle 
qu'il cultive. Je pense donc être l'interprète de tous les lecteurs 
de la Revue en adressant au R. P. Thirion nos remerciements et 
nos félicitations pour la publication de cette table si bien faite et 
si ingénieusement disposée. 

Avant la fin de cette année, notre infatigable secrétaire-adjoint 
espère publier une autre table non moins précieuse, celle des 
vingt-cinq premiers volumes des Annales, avec une histoire docu- 
mentaire de la Société scientifique et la liste complète de tous ses 
membres depuis son origine. 

Sessions. Notre vénéré président de l'année 1902-1903, M. le 
chanoine Boulay, nous a fait, le premier jour de la session de 
Pâques de Tan dernier, une savante conférence sur les Hépatiques 



- »30 — 



2L O* F. de Montessus de Bulhre, Les animaux prévoient-ils 
les tremblements de terre? 

22. C, de Kirwan, Les arbres et les bois. Essai d*esihétique 
forestière. 

23. F, Kaisin. Charles de la Vallée Poussin^ sa vie, ses 
travaux. 

24. -Éf. L. L'individualité dans le règne organique. 

25. C de Kirwan. De la restauration des montagnes pasto- 
rales, 

26. O. Lemoine. La vie et les travaux de P. Hautefeuille. 

27. M^ de NadaiUacV^BnàR et Esl-Afrieain. 

28. /. Tkirion, S, X Le R. P, G. Hahn, S, J, 

29. M, Lefebvre. Le Sang. 

V, Sciences économiques. 

30. E. Van der Smissen. L'impôt sur le revenu scion le 
système de rincome-tax britannique. 

3L ... Alphonse Proost. 

VL PmLOSOPHfE DES SCIENCES. 

32, H, Bosmans, S, J, La nouvelle édition des pièces du 

procès de Galilée par A. Favaro. 
33- G. Lechalm. Les confins de la science et de la philosophie 

au Congrès îoternational de 1900. 
34. C. de Kirwan. Le commencement et la fin de toutes 

choses. 

La Revoe des Questions scientifioues de Tannée écoulée 
contient, outre les articles que je viens d enumérer, une revue 
analytique des recueils périodiques relatifs à l'histoire des mathé- 
matiques et de rastronomie, à la physique, à la botanique, à 
Tentomologie, à la physiologie, à Thygiène, à l'électrotechnie, à la 
géologie, à la géographie, à Tagriculture et à la sylviculture. 

Cent et cinq ouvrages y ont été analysés, cinquante-deux som- 
mairement, les autres d'une manière détaillée. Quelqnes*unes de 
ces analyses critiques, particulièrement celles qui se rapportent 
aux ouvrages de philosophie scientifique ou d*apologétique, sont 
de vraies études sur les questions traitées. 



^ va7 - 

3" Table analytkiue des cinqua nie premiers volumes de la Revue 
DES Questions sciENTfFfQUEs. Le R P. Thirion, S, J.» à qui la Sociéié 
scientifique de Bruxelles est dt^jâ redevable à tant de litres, parce 
qui* c'est lui qui, en réalité, porle tout le fardeau du secrétariat, 
s'est acquis de nouveaux droits à notre reconnaissance en publiant 
cette année la table analytique des cinquante premiers volumes 
de la Revue des Questions scientifiques. Nous Tavons dit bien des 
fois, notre Revue est un vrai arsenal scientifique et apologétique; 
mais il faut un guide pour trouver, dans les trente-cinq mille 
pages de ses cinquante premiers volumes celles dont on a 
besoin ou qu'on veut relire et étudier. Nous avons maintenant 
ce guide. Le R. P. Thirion a classé en soixante-sept para- 
graphes les innombrables renseignements contenus dans la Revue 
sur les mathématiques, rastronomie, la physique, la chimie, les 
sciences industrielles, les sciences zoologiques, les sciences anthro- 
pologiques, la botanique et la sylviculture, les sciences agricoles, 
rhygiène et la médecine, la sociologie, les sciences géologiques, 
la géographie et la colonisation, l'histoire des sciences, la philoso- 
phie, la controverse. La table du R. P. Thirion est Tauxiliaire 
indispensable du théologien, du philosophe et de Tapologiste qui 
veut avoir rapidement des renseignements sûrs touchant les 
questions où la lutte est engagée entre Fîncroyance et la foi : 
évolutionnisme, antiquité de l'homme, physiologie cérébrale, hyp- 
notisme, etc., etc. Il en est de même pour tout spécialiste qui a 
besoin de s'instruire dos progrès des sciences voisines de celle 
qu1t cultive. Je pense donc être Tinterprète de tous les lecteurs 
de la Revue en adressant au R, P, Thirion nos renierciements et 
nos félicitations pour la publication de celle table si bien faite et 
si ingénieusement disposée. 

Avant la fin de cette année, noire infatigable secrétaire-adjoint 
espère publier une autre table non moins précieuse, celle des 
vingl-cinq premiers volumes des Amutlea^-àxec une histoire docu- 
mentaire de la Société scientifique et la liste complète de tous ses 
membres depuis son origine. 



Bessioiia. Notre vénéré président de Tannée 1902-1903, M, le 
chanoine Boulay, nous a fait, le premier jour de la session de 
Pâques de Tan dernier, une savante conférence sur les Hépatiques 



— »ae — 



au point de vue historique, biologique et philosophique. Il y a fait 
ressortir les harmonies providentielles que présente cette classe 
intéressante de cryptogames quand on Tétudie comme i! Ta fait 
avec rϔl d'un savant et d'un philosophe. 

Le lendemain, après un rapport éloquent sur les travaux de la 
Société bibliographique de Paris, dû au R. P. Dom Besse, 0, S. B., 
c'est encore an professeur de TUniversité catholique de Lille, qui 
a eu les honneurs de la séance. M. le D' Leniîère nous a parlé des 
moifens de défense de Vorganisme contre les agents pathogènes. Des 
projections lumineuses permettaient de suivre avec la plus grande 
facilité les explications do savant hygiéniste, données d'ailleurs 
dans une langue imagée à laquelle nous ne sommes pas habitués 
en Belgique. 

Dans la conférence finale de la session de Pâques, le R, P* Lucas 
nous a exposé la théorie de Varc chantant et de Varc-téléphom, 
avec sa clarté habituelle. Il faut bien avouer que les expériences 
admirablement réussies qui accompagnaient la conférence» ont 
plus d'une fois détourné l'attention de rauditoîre : au lieu d'écouter 
le conférencier, on écoutait cette mystérieuse flamme électrique 
qui parlait, qui reproduisait devant nous, avec une fidélité absolue, 
toutes les notes de la mélodie chantée par l'assistant du 
R. P. Lucas, dans les combles de l'hôtel Ravenstein. 

A (a session de janvier dernier, M. le comte R de Montessus de 
Ballore nous a initiés, avec une rare compétence, à une science 
nouvelle, dans sa remarquable conférence sur les Visées de la 
sismologie moderne. J'ose dire que cette savante étude a été une 
révélation même pour beaucoup de ceux qui avaient entendu l'an 
dernier M. de Lapparent nous parler de la catastrophe de la Mar- 
Unique et le R. F, Dierckx des volcmis de JatHt. M. de Montessus 
nous a exposé les vues générales des savants sur les séismes : ce 
sont des manifestations de la vie intérieure de la terre, qui se 
produisent presque toutes aux environs des deux grands cercles 
d'effondrement de la surface du globe. Les appareils enregistreurs 
notent toutes les vibrations séismiques avec une telle précision 
qu'ils permettent d'en trouver le centre d*ébranlement et que 
bientôt ils nous donneront le moyen de prédire les tremblenienls 
de terre. Ils peuvent d'ailleurs servir et servent déjà à noter les 
secousses produites par le passage des trains ou par d'autres 



— •^30 — 

causes sur les ponts métalliques et deviennent ainsi des instru- 
ments auxiliaires de la science de Tingénieur. 

La session d'octobre de la Société scientifique s'est tenue à 
Namur comme dix ans auparavant, et a été Tune de nos meilleures 
sessions de province. Toutes les sections y ont fait de très bonne 
besogne. En outre, la quatrième section a pu visiter Tlnstitut 
provincial de bactériologie et le nouvel hôpital civil; la troisième, 
le Musée archéologique (*); la seconde, le laboratoire de physique 
du Collège R'D* de la Paix, L'après-midi, M. Leplaë, de l'Univer- 
sité catholique de Louvain, a fait, devant une salle comble, une 
conférence sur V Agriculture ancienne et V Agriculture moderne. Il 
nous a fait passer de Tépoque préhistorique et de l'Egypte pharao- 
nique, à la période moderne où ragricullure, tout en envahissant 
sans cesse de nouvelles régions, devient à la fois plus scientifique 
et plus industrielle. 

S. G. Mgr Heylen, évoque de Namur, qui avait bien voulu 
accepter la présidence d'honneur de rassemblée, avec M, le Baron 
de Montpellier, gouverneur de la province (**), nous a adressé, à la 
fin de la séance, une remarquable allocution sur les rapports de la 
science et de la foi et sur les précautions à prendre dans rinlerprë- 
lation de la Bible là où elle semble présenter des points de contact 
avec les découvertes scientifiques» Nous remercions bien vivement 
Mgr Heylen de ses conseils si précieux. Nous remercions aussi tous 
ceux qui ont contribué au succès de la session de Namur : M. le 
gouverneur, la direction de l'Institut provincial de bactériologie, 
celles de l'hôpital civil et du Musée d'Archéologie, le Collège N.-D. 
de la Paix et le Cercle catholique qui ont donné Thospitafité à nos 
sections, enfin TAmi de l'oedbe qui nous a gracieusement prêté le 
secours de sa publicité. Je crois devoir ajouter à ces noms celui du 
Tétéran de notre Conseil, M. le Comte Fr. van der Straten-Ponlhoz 
qui à Namor, en 1903, comme à Liège, en 1902, a suppléé à la 
présidence effective de la session, les Présidents et Vice-Présidents 
de la Société empêchés d'y assister 



l*) Rappelons à cette occasion, que la Iroisième section» au eomiiiencemenl 
d'octobre^ avait eu une réunion extruordtnaire au Jardin coîomaî de Laeken, 

(**) Une indisposilion a empêché M. le gouverneur d^assidter à Tatsemblée 
générale. 



- «40 — 



État actuel de la Société. Le nombre de nos membres s'élevait 
au 1*^ janvier 1904 à 484, soit 28 de plus qu*au I^^ janvier 1903. 
Le nombre des abonnés à la Revue s^est également accru de 
manière que nous pouvons envisager l'avenir avec quelque 
confiance. 

Malheureusement, nous avons eu, récemment encore, quelques 
démissions et désabonnements à enregistrer. Pendant Tannée 
écoulée, la mort a frappé bien cruellement dans nos rangs en 
nous enlevant des confrères dévoués. Je n'en citerai que deux, 
M. Louis de Bussy, membre de rinslitnt de France» inspecteur 
général du Génie maritime en retraite, qui, selon le mol si juste 
de M. Guyou, * a su discipliner entre les mains du constructeur, 
ce mêlai indocile qu*olait Taeier „; il avait é4é heureux d'inscrire 
son nom depuis longtemps parmi ceux des membres de la Société 
scienlifique, parce qu'il était profondément attaché à la Science 
comme à la Foi; puis le R. P. Hahn, S. J., que nous avons perdu 
inopinément, le 10 décembri^ dernier, la veille du jour où il croyait 
prendre la plurae pour achever un article destiné à la Revue. 

Le R. P. Hahn était né à Verviers le 22 avril 1841. A Tâge 
de 16 ans, il entra dans la Compagnie de Jésus. Après de solides 
éludes scientifiques et philosophiques, il professa les mathéma- 
tiques pendant cinq ans au Collège Saint- Michel à Bruxelles 
(1864-1869), 11 fit sa théologie au scolasticîal de Louvain de 1869 
à 1873, puis y enseigna la philosophie pendant un an. Il étudia 
ensuite la biologie sous Huxley à Londres et sous Carnoy à 
rUniversité de Louvain, pour l'enseigner ensuite pendant un quart 
de siècle, soit au Scolasticat de la Compagnie de Jésus a Louvain 
(18784890), soit à rUniversiié calholiqoe de Dublm (1890-1892), 
soit enfin à la Faculté des Sciences du Collège N,-D. de la Paix à 
Namui\ 

Le R. P. Hahn a été Tun des membres les plus dévoués et les 
plus aciifs de la Société scientifique et aussi l'un des plus savants : 
il avait étudié la théologie, la philosophie, les sciences naturelles 
et les sciences nialhématiques et connaissait très bien les langues 
modernes. Il a fait maintes fois dans nos assemblées générales de 
savantes conférences; il a écrit pour la Revue un grand nombre 
d'articles de vulgarisation et d'innombrables bulletins de physio- 
logie. Gomme vous le savex, il a publié sur sainte Thérèse, une 



- «>« I - 

savante étude qui, bien que couronnée par un jury composé de 

théologiens distingués de Salamanque, a été mise à Tlndex. Le 
R P, Hahn, dont la modestie surpassait le savoir, se soumit de 
tout cœur à l'autorité qui jugeait quil s'était trompé ou qu'il avait 
manqué de prudence. Il a donné ainsi à nous ses confrères de la 
Société scientifique et à ses élèves un exemple ti une leçon plus 
utiles que les dissertations ou les recherches les plus savantes, 

* Ce fut le seul événement qui traversa cette vie tout entière 
consacrée a l'étude et à renseignement ,» dit le R. P. Thirion, à 
qui nous empruntons les détails qui précèdent. ^ Il en troubla à 
peine la surface, sans porter la moindre atteinte à sa fécondité. 
Le souvenir du maître qui, aux dons de rintelligence imposant le 
respect et la coniiance, joignait la bonté qui subjugue, vivra pour 
ses élèves entouré de reconnaissance; celui de Farni loyal et 
dévoué, à l'âme droite et sincère, au cœur ouvert et chaud, ne 
cessera d'évoquer de profonds regrets. Le savant chrétien se 
survit dans les écrits et les exemples qu*il nous a légués. ^ 

Pour achever ce rapport, il me resterait suivant Tusage à vous 
parler de nos joies après vous avoir parlé de nos douleurs et vous 
énumérer les distinctions honorifiques accordées aux membres de 
la Société, Mais elles ont été si nombreuses que je crois qu'il vaut 
mieux, cette année, nous borner à les signaler dans les notes de 
ce rapport (*) quand il sera publié dans les Annales. Je me 
contenterai de vous dire que la Société s*est associée par des 
télégrammes de cordiales félicitations à deux fêtes jubilaires, celle 
de notre cher président, M, le chanoine Delvigne, comme curé de 
Saint-Josse-ten-Noode, celle de notre président d'il y a deux ans, 
M. Alphonse Proost, comme professeur d'agriculture depuis 
vingt-cinq ans à TUniversité catholique de Louvain. 

Nous leur réitérons nos félicitations et nous leur répétons, au 
nom de la Société entière, le souhait traditionnel : Ad muUos annos. 



(*) Ont été nommés commaadeurB de l^ordre de Léopold, Al. Lagasdè, 
Mgr ÏMiu^t M, Maosion; ofriciers, MM. Bruylandts, Oebaisieux, Le Faif^e, 
Mgr Mercier, MM. Micha, N^uberg, Pa&qmer ; chevaliers, MM, de Lochl, 
Uusttusoy, X. Francotte, P. Poullet, Van Gehuchten, Van Oiiroy. M, Van Oi U'oy 
a éLé nommé protesseur extraordinaire à la Faculté de^ Scieticeâ de Gand« Le 
H. P. De SmedL, MM. iCnrUi et MaHâiun ont éLé nommés membres d'bonneur 
de la Société bibliùgraphiqu4. 



— 12^^ - 



La parole est ensuite donnée à M. Van Caenegem, direcleur de 
l'École supérieure commerciale et consulaire du Hainaut,pour une 
conférence sur la portée sociale des études supérieures commer- 
ciales et eonsidaires. En voici un résumé, 

, Cest probablement la première fois, dit rorateur, que la ques- 
tion du • mercantilisme „ trouve sa place dans le programme de la 
Société scienlitique; ce fait lui-même renferme en soi un portée 
sociale ioconteslabîe. C'est un programme scientifique jeune et 
nouveau faisant son entrée timide et inattendue dans l^aréopage 
où siègent depuis longtemps les sciences consacrées par l'araour 
de tous les temps et par le culte de tous les peuples civilisés. 

Qu'est-ce donc que les sciences commerciales et consulaires? 
Leur programme mérite-t-il droit de " laissez passer , parmi les 
sciences modernes? 

Les Allemands n'hésitent pas à l'aftirmer; dès le principe ils ont 
baptisé leurs Ecoles supérieures commerciales du nom d*Univer- 
sité, Ilandelshochschtilen; les Américains et les Italiens font de 
même ; les Autrichiens les appellent des Académies; Belges et 
Français les désignent sous des noms divers. 

Sans être coulés dans des moules uniformes, les programmes de 
toutes ces écoles se composent de branches qui relèvent sans 
conteste du haut enseignement. 

L'étude approfondie et pratique des principales langues du 
monde jusqu'au persan et au chuiois; Télude technologique 
descriptive et analytique des produits commerçabïes tirés des 
trois règnes de la nature; la géographie économique du globe 
appuyée sur des connaissances étendues des lois économiques et 
de leurs relations avec les faits; letude attentive de la statislique 
en vue de Tappréciation intelligente du cliitïre des fluctuations 
commerciales et iridustrielles chez tous les peuples et de Tessor 
comparatif des grandes nations; l'organisation raisonnée et pra- 
tique d'un bureau d'affaires auquel doit aboutir tout renseigne- 
ment Ihéorique pour être passé au creuset de la pratique et de 
Tapplication; à celte organisation du bureau se rattache une 
bonne dose do science juridique, en ce qu'elle a de commun avec 
Torganisation et la marche d'une maison d'affaires, et avec les 
transactions qu un y réalise dans tous les domaines de Tactivité 
commerciale; un cours d'histoire du commerce et de Tindustrie; 



- !^415 - 



cours d'hisloire diplomatique; un cours d'armements mari- 
limes; Vélude de Tassiette des tarifs de transports par terre et par 
eau et la vérification des calculs de ces tarifs. Voilà dans les 
grandes lignes ce que comporte un programme minimum de 
sciences commerciales et consulaires, voilà les connaissances 
qu*on exige du futur grand commerçant, sans compter pour cer- 
taines écoles des cours de culture générale très intéressants et 
hautement scientifiques. 

L'importance donnée à ces sciences nouvelles, du moins dans 
leur plan d'ensemble, cette poussée vers ce que les Anglais 
appellent les " Universités modernes „, ce besoin d'hommes 
nouveaux qu'on appelle déjà les ingénieurs commerciaux, résulte 
de Torganisation nouvelle de l'état social au xx« siècle. Une popu- 
lation toujours plus dense dans des frontières trop étroites, des 
capitaux de plus en plus abondants, les richesses naturelles mieux 
connues, mieux exploitées, un mécanisme perfectionné, les com- 
munications internationales plus faciles et plus nombreuses, la 
menace d*une crise d'abondance dans les produits fabriques, 
voilà les principaux facteurs de la situation que nous apporte le 
siècle qui s^ouvre, situation que Carnegie, dans son style concis 
et pittoresque de boursier, appelle ** a boom in brains „, un 
appel fiévreux, une demande impatiente pour des cerveaux 
capables et éclairés. 

L'esprit général de nivellement qui a sévi un peu partout à la 
fin du dernier siècle, Taccès vers les positions élevées rendu plus 
facile, rinstruction plus répandue dans toutes les classes ont 
contribué également à détourner nombre d'hommes des carrières 
libérales encombrées, pour s'engager plutôt dans les carrières 
libres et lucratives des affaires. 

C'est entre nations civilisées des deux mondes une rivalité 
ardente, une bâte fébrile d'armement scientifique, c'est à qui 
arrivera le plus vite et le mieux à outiller la jeunesse commer- 
ciale de Tavenir, suivant les besoins nouveaux d'une ère nouvelle. 
Gladstone a prédit avec raison : *" Woalth is the business ofthe 
world „ la richesse deviendra la grande affaire du monde, et 
M. de Goluchowski a dit avec non moins de justesse : * Le 
xx*" siècle sera le siècle du strug^fe for Vife sur le terrain écono- 
mique. „ Toutes les nations semblent se souvenir en ce moment 
xxvni 17 



— i^^e — 



de la parole de Jules Simon : * Le peuple qui a les meilleures 
écoles est le premier des peuples; s*îl ne l'est pas encore, il ne 
tardera pas à le devenir. „ 

M. Tabbé Van Caenegem nous montre ensuite comment chaque 
nalion s'est mise à l'œuvre dans celle organisation de l'enseigne- 
ment commercial supérieur. Depuis le Japon jusqu'au Brésil, 
depuis l'Asie jusqu'aux États-Unis, depuis l'Espagne jusqu'à la 
Russie, partout des écoles surgissent; ceux qui en étaient privés 
jusqu'ici se sont organisés en 1903. L'Espagne projette l'organisa- 
lion d'une École navale de commerce; la France, déjà si richement 
dotée, réforme ses méthodes et ses programmes, et se décide à 1^ 
spécialisation; la Russie convoque des congrès d'enseignement 
commercial; l'Italie crée des établissements nouveaux; PAngle- 
terre, lente et conservatrice, emboîte le pas sous la menace d*une 
crise commerciale inattendue* 

Les États le mieux organisés sont : l'Allemagne, qui depuis 
1871 se montre si courageuse, si active, si énergique dans le 
domaine de la concurrence commerciale; c'est elle surtout qui 
offre aux commerçants les programmes d'études les plus larges et 
les plus élevés, faisant sienne la parole de son poète favori : ** Ich 
ums8te keiuer dessen geisi gehildeter sein musste als der eines echtm 
kaufmans. Je ne connais personne dont l'esprit doive être mieux 
cultivé que celui du vrai commerçant. , 

Les États-Unis ont fait des sacrifices non moins considérables ; 
lorateur nous fait ressortir la portée sociale du système d'édu- 
cation donnée en Amérique aux jeunes étudiants destinés au haut 
commerce. ** Ail about dollar ^ tout par le dollar et pour le dollar, 
voilà la devise ullra moderne d'un business Collège en Amérique; 
elle résume le programme de l'éducation outrancière donnée au3t 
jeunes hommes d'Oulre-mer ; en Europe une telle devise paraîtrait 
cynique î ... Cependant pour l'apprécier il faul en juger à U 
lumière des idées courantes en Amérique où chacun est persuadé 
qui! n*est pas honteux de naître pauvre, pourvu qu'on ne le 
demeure pas longtemps. Aux Élals-Unis la pauvreté est immorale 
parce qu'elle résulte du manque d'énergie, de volonté, de travail, 
parce qu'elle est le honteux apanage de l'homme mûr qui manque 
de self'fontroL 

La Belgique est à juste titre le berceau de renseignement 



commercial supérieur ; c'est là l'honneur de notre vieille école 
d* Anvers, qui fut, je crois, la première en Europe, 

Pendant longtemps elle resta le seul établissement En 1896, 
La Louvière ouvrit un institut similaire sur un plan admirable, 
trop beau pour être réalisé. En 1899, La Louvière fut remplacée 
par rÉcole supérieure commerciale et consulaire de Mons qui 
compte actuellement près de 90 élèves : nous avons en outre 
Louvain, Bruxelles, Gand, Liège avec ses deux écoles, en un mot 
une abondance extrême d'écoles.— L'orateur formule en leniiînant 
le vœu de voir l'éducation commerciale s'élever en Belgique au 
niveau des programmes. Nous sommes un peuple aux limites 
restreintes, mais notre activité, notre énergie, notre science, mie 
audace doublée de prudence peuvent faire de nous un grand 
peuple. 



M. P. Mansion, secrétaire général, propose» au nom du Conseil 
de la Société, Tenvoi de Tadresse suivante à Sa Sainteté le Pape 
Pie X. 

Très Saint Père, 

La Société scientifique de Bruxelles, réunie, pour la première fois 
depuis ravènement de Votre Sainteté au trône pontifical, en 
assemblée plénière de Pâques, est heureuse d'offrir au Vicaire de 
Jésus-Christ Thommage de son plus profond respect et de son 
entière et tlliale soumission» 

Fondée en 1875, avec ta bénédiction apostolique de Sa Sainteté 
Pie IX ; encouragée, quatre ans plus tard, par Sa Sainteté 
Léon XIII qui daigna la féliciter de nouveau en 1901, après vingt- 
cinq ans d'existence, la Société scientifique de Bruxelles s*est 
efforcée, sans défaillance et non sans fruit, de prouver, par sa 
soumission aux enseignements de l'Église et par les travaux de 
ses membres, publiés dans les vingt-huit volumes de ses âknalcs 
et les cinquante-cinq volumes de sa Revue des Questions scienti- 
fiques, que, suivant sa devise empruntée aux Constitutions du 
Concile du Vatican, il ne peut jamais exister de désaccord réel entre 
la foi et la n tison. 

Prosternée aux pieds de Votre Sainteté, elle demande humble- 
ment que Votre bénédiction, Très Saint Père, la soutienne dans 



rœuvre importante à laquelle elle sVst vouée, encourage ses efforts 
el en assure rheureiise fécondité. 
L'envoi de cette adresse est volé par acclamation. 



II 



ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU MERCREDI 13 AVRIL 1904 



La séance s'ouvre à deux heures et demie sous la présidence de 
M. le chanoine Delvip^ne. 

La parole est donnée au R. P. Dom G, de Darlein, 0. S* B,» 
délégué de la Société bibUotjraphique de Paris pour la lecture du 
rapport suivant de M. le comte Aymer de la Chevalerie sur les 
travaux de cette Société dont il est !e président. 

Messieurs, 

C'est un vrai bonheur pour le Président de la Société bibliogra- 
phique d'entrer en communication plus intime avec les sociétés 
savantes catholiques étrangères toutes les fois que roccasion s*en 
présente. Vous nous montrez la grande place que vous voulez bien 
nous faire dans la Société scientifique de Bruxelles puisque dans le 
programme de votre session de cette année, vous réservez à notre 
délégué les honneurs de la séance de l'après-midi du mercredi 
13 avril. Cela nous montre les Hens de confraternité qui ne cessent 
de nous unir. Puisque vous m'invitez à vous parler des innova- 
lions que nous avions projetées et qui sont actuellement en pleine 
voie d'exécution, je le ferai d'autant plus volontiers, que je 
m'adresse à des amis qui s'intéressent à nos travaux. 

L*année dernière, dans le rapport présenté par notre délégué, 
il a été parlé d'un prix de 500 fr, qui, sous le nom de Prix Beau* 
courtf a été institué par la Société bibliographique^ pour être 
attribué au meilleur ouvrage destiné à être donné en prix aux 
élèves des écoles primaires libres. Je suis heureux de vous dire 
que ce premier concours a pleinement réussi. 

De nombreux écrivains y ont pris part. 

66 ouvrages ont été déposés dans les délais voulus. 



— It^O -- 



Ils ont été distribués, lus et analysés par nos sociétaires. 

Ce travail terminé, je vais réunir la Commission, pour statuer 
sur les moyens d'arrêter le classement et présenter ao Conseil, 
par ordre de raérite, le nom des auteurs qui ont composé le 
meilleur livre. Après un dernier examen, le Conseil désignera le 
lauréat, et le prix sera donné à rAssemblée générale du mois de 
juin de cette année. 

La Société bihliograpbkjtfe ne s'est pas arrêtée dans cette voie. 
Désireuse, comme elle Ta toujours été, de tavorîser le développe- 
ment des sciences historiques parmi la jeunesse studieuse, elle a 
décidé, dans sa séance du 2 avril 1903, qu'on prix de tnille francs 
serait décerné à rassemblée générale de 1906, au meilleur ouvrage 
manuscrit composé par un jeune écrivain français n'ayant pas 
dépassé lage de trente ans à la date du l^"" janvier 1906, sur un 
sujet se rattachant à Thistoire de France, dans la période comprise 
entre l'année 1789 et Tannée 1830. 

Mais il reste encore à envisager le domaine de la liltérature 
populaire* Les hommes de lettres et les hommes d'œuvres se 
plaignent de rinsuffîsance qu'ils constatent, au point de vue de la 
forme ou de la pensée dans un grand nombre de livres destinés au 
peuple. Tous appellent de letips vœux les publications d'une réelle 
valeur intellectuelle, morale et sociale, vraiment utiles à la propa- 
gation de la vérité, objet principal de nos efforts. 

Aussi, la Société bibliographique, grâce à la générosité de ses 
Dames palronnesses, a-t-elle décidé qu'un prix de 500 francs 
intitulé : Prix des Dumes patronnesses de la Société bibliographique 
et des Publications populaires, serait attribué à la fondation d'un 
prix décerné, après mi concours, au meilleur ouvrage destiné aux 
Bibliothèques populaires. 

A chaque assemblée générale, un de ces prix sera donc attribué, 
le prix Beaucourt en 1904, le prix de nos Dames patronnesses en 
1905, et le prix de la Société bibliographique en 1906. 

La situation difficile qui est faite en France aux œuvres catho- 
liques ne permet pas, pour le moment du moins, d'organiser des 
congrès provinciaux. Aussi, désireux de faire connaître notre 
Société, d'en étendre l'action bienfaisante, de resserrer les liens 
qui nous unissent à nos confrères, avons-nous pensé qu'il serait 
utile de prendre l'initiative d*un travail demandé depuis longtemps 



jmr lui lîvôqudM «t les catholîfjues français. Nous rendant à ce 
déilr, »i fiiiianl a|n*f*l A lou** nos amis, nous avons conçu le projet 
dp (inlilier un uuvruiçi» ayani pour litre : VÉpiscopat français au 
XIX* êiMe, iifptih le Concordat* 

iMU} Umvdv (Arlitt a bpsoîn» pour t^tre menée à fin, d'une coUa- 
biU'alMMi yi ^faniKiM' oL (|ui nini en mènic temps nombreuse et home- 
U6nt% l'ai" la nalnn? d*^ m-s t'h'ouînls, par son existence déjà longue» 
fritr l*0)spcrience lin«^nyn* et lii^slorique do ses membres, la Société 
hMiùgrtfiéîqut^ peut pn^tmidrc h tenter cette entreprise» Ses 
inombi'i^H «ont n^pamliis dans tous les diocèses, les uns pourvtis 
iraptiludr^îK appruprires, les autres tout désignés par leurs rela- 
timiH pour nourt prucuror, lUiMuc en dehors de la Société, de 
prtU'irux auxiliairesi. 

IH»» co]lul)oratcurs nombreux ont repondu à notre appel avec 
un enipr<»«8einênt dont nous sommes virement touchés. Les 
Kv^qui^it, lo clergt*, les laïques, tous nous ont assuré leur concours. 
Nous avon» trouvfi dans tous les diocèses de France, des hommes 
érudiht qui ont bien voulu se chargi^r de la part de travail qui leur 

La Sik^Aé mtHti/iifH* d$ Bruxiêll^s sera heureuse d'appreodre 
qvi« lei tuoirraphies dos Êvéquas appartenant à la métropole de 
M^lino?( qui iHnnpmui les évAehés de Gand, AiiTers, Tounsai, 
Kaiuur ti iÀ^^ ^ont (Nfmftéea à la plume énidite de IL Paul 
Vlfliai«M. 

Dèi makiIffMititi ou peut pcéfoir qu'un rolume, grand uh»^ 
dt dnq à ala cmls paf^ tonim à notre olyel, c'est-à-dire à 
à mmn ém bkftmphi^ à la fois oonôses et caiaelértsliciiies, sus 
^iMNÉirà rtvuKiir a?tc lia hJngrapliifm fpiriaJr^ nrriinritn im 
iia Mmata a wawjei le ledeuir* 

Jtaiiu'k*, h JMM èMuffj^ifmt D'ai«it denaodé à «s 
mtwfctn ^|«» te MtWNE MteMMb : c*«st la |iiii»ifii fais 
4(ii vilt' $ «raMeaa a ivaMiaMe «te aas conoreies eC i^prese les i 
à iM4U^ kw$ eflbita ail eoMwiaa pMr une anie cl 1 




d'eux sera inscrit à la suite de chaque diocèse et la liste de tous 
sera donnée à la fin du volume. 

Nous osons espérer que les catholiques du monde entier regar- 
deront avec faveur une œuvre qui contribuera à l'honneur de 
rÉglise et de TÉpiscopat français, et lui accorderont le concours 
de leur active et bienveillante sympathie. 

Dans le rapport de Tannée dernière, notre délégué avait adressé à 
la catholique Belgique nos chaleureux remerciements pour Thospi- 
talité qu'elle a offerte si généreusement à nos proscrits de France. 

Pour répondre à cette même idée, le Conseil de la Société 
bibliographique a été particulièrement heureux de proclamer 
membres d'honneur le R. P. de Smedt, pour rendre hommage 
à sa grande science, et pour honorer la Congrégation à laquelle 
il appartient, M. Godefroy Eurth, pour sa haute érudition, et le 
précieux concours qu'il n'a cessé de nous accorder, enfin M. Man- 
sion, votre distingué secrétaire général, pour ses connaissances si 
étendues et les services exceptionnels qu'il a rendus à la Société 
scientifique de Bruxelles en développant de plus en plus le mouve- 
ment intellectuel et scientifique catholique. Nous avons voulu 
saluer ces trois hommes, qui personnifient la science, la religion, 
la fidélité et l'honneur, dans ce pays qui nous a montré tant de 
sympathies dans 1^ crise douloureuse que traverse l'Église de 
France. 

La parole est donnée à M. A. Witz, professeur aux Facultés 
catholiques de Lille, pour une conférence sur la température 
thermodynamique et le zéro absolu. Cette conférence paraîtra 
in-^xtenso dans la Revue des Questions scientifiques. En voici un 
résumé : 

On a longuement discuté sur l'existence et sur la position dans 
l'échelle des températures du zéro absolu, c'est-à-dire du point 
où la chaleur est nulle et où par suite il n'y a plus de tempéra- 
ture. Un sujet aussi grave et aussi ardu ne convient guère à une 
conférence, mais le professeur de physique de la Faculté des 
sciences de l'Université catholique de Lille n'a pas craint de le 
proposer à ses savants collègues de la Société scientifique et il a 
trouvé un auditoire qui a suivi avec une bienveillante attention 
ses abstraites démonstrations. 



- «K« ^ 

Après avoir fait rhistoire du thermomètre, qui n'a été longtemps 
qu'un thermoscope, attendu qu'il repérait les températures plutôt 
qu'il ne les mesorait, M. Witz a exposé la théorie des lempéra- 
lures absolues; empruntant tour à tour ses arguments à la théorie 
cinétique des gaz et à la Ihermodymanique, il a montré comment 
on a pu rendre Tévaluation des températures indépendante du 
corps thermométrique employé et du choix d'une origine arbi* 
traire. La notion d'un zéro absolu étant acquise, li a été facilo de 
déterminer sa position théorique. Mais ce zéro existe-t-il réelle- 
ment, ou en d'autres termes est-il réalisable? M. Witz Fa consi- 
déré comme une limite inabordable. Toutefois il est certain qii*on 
pourra en approcher plus ou moins. M. Dewar est déjà parvenu à 
*— 258*», soit à 15" du zéro absolu théorique placé à — 273'* : le 
chemin à parcourir est assurément bien réduit, mais il faut recon- 
naître que ces difficultés deviennent de plus en plus grandes, au 
fur et à mesure qu'on approche de la limite. C'est qu'en effet, le 
bain d^hydrogène liquide, bouillant dans le vide, ne donne encore 
que — 252*' et cet hydrogène se solidifie vers — ÎSS**. L'hélium seul 
pourra permettre d'aller plus loin. De nombreux et savants phy- 
siciens se préoccupent aujourd'hui de la réalisation des très basses 
températures et de grands corps scientifiques ont consacré à ces 
Iravaux des fonds considérables ; on peut espérer que ces efforts 
ne seront pas vains et que la science réalisera dé nouveaux progrès 
dans cette voie. 

BANQUET DU MEHGREDl 13 AVRIL 1904 



Nous reproduisons ici le toast de M. le chanoine Delvigne, 
Président. 

Messieurs et chers Confrères, 

Je demeure fidèle aux traditions de la Société scientifique de 
Bruxelles en portant la santé de Sa Sainteté le Pape Pie X. 

Ce fut pour nous tous un deuil de famille que la disparition de 
Sa Sainteté Léon XIII. Ce pontife, Tnn des plus savants qui aient 
illustré la chaire apostolique, a été gratifié de tous les genres de 
gloire. Dans la longue série des 258 papes, il ne s'est vu dépassé 
que par Pie IX par la durée de son règne à Rome. Léon XIII avait 



bënî nos débuts. Sa généreuse et aflfectueuse sympathie nous sera 
continuée par son successeur. 

Le monde entier se demandait avec anxiété qui recueillerait 
cette succession. Une fois de plus le Christ n*a point manqué à la 
parole donnée à son Église. Nos habitudes d'esprit, les tendances 
mêmes de Tépoquo ne sauraient se prêter à cette lojigue attente 
de conclaves délibérant pendant trois mois avant d'élire le chef 
de rÉglise catholique* Les progrès delà science moderne nous ont 
valu les fils télégraphiques et téléphoniques pour la prompte 
transmission des nouvelles; et la navigation à vapeur pour le 
transport des cardinaux électeurs. 

Après trois jours de délibérations et six scrutins, le premier des 
cardinaux diacres a proclamé Télection du cardinal Sarto, désor- 
mais Pie X. 

Le nouvel élu s'est placé au gouvernail de la barque de Pien*e 
avec une résolution surprenante; il a déjà posé des actes qui lui 
attirent la gratitude des fidèles. Comme son prédécesseur, il aime 
la science et l'entoure d'un culte spécial, ainsi qu'il Ta prouvé dans 
ses institutions diocésaines de Mantoue et de Venise. La philo- 
sophie de S, Thomas sera encore plus en honneur qu'auparavant. 
Comme direction générale de gouvernement dans l'Église, nous 
avons la magnifique encyclique sur S. Grégoire le Grand, cet 
homme incomparable dont la journée de lundi a rappelé le dou- 
zième centenaire de sa glorieuse mort. 

Il ne saurait être question» Messieurs, d'établir un bilan complet 
de cet espace de six mois écoulés depuis l'élection du 3 août. 
Spectateur de ce beau mouvement d'activité déployé autour de 
Sa Sainteté Pie X, activité dont lui-môme donna Texemple, nous 
ne pouvons qu'applaudir à tant d'efforts n'ayant pour but que la 
propagation du bien, de la vérité, de la justice, de la religion. Noue 
lui souhaitons du plus profond du cœur longue vie et santé. 
Jamais il n'y eut époque comme la nôtre remarquable par la 
longue durée du règne des papes. Pie VI avait déjà régné vingt- 
quatre ans quand Pie VII recueillit sa succession à l'expiration du 
XVIII* siècle. Le XIX« siècle n'a compté que six pontifes y compris 
Léon XIII décédé en plein épanouissement du XX* siècle. Sa 
Sainteté Pie X paraît jouir d'une vigueur d'esprit et de corps qui 
légitime de glorieuses espérances. Ad multos annos ! 



— m%s^ — 



Messieurs, 

La Société scientifique ne sépare point en cette circonstance 
solennelle les hommages qu'elle doit à Sa Majesté le Roi des 
Belges de ceux qu*elle rend au chef de FÉghse. 

Le Roi Léopold II a sa place très distinguée dans la série des 
souverains de notre époque. Un long règne lui a permis de réaliser 
bien des choses* Le mouvement des sciences, des lettres, des arts 
a besoin de temps; d'obscures recherches, des faits accidentels 
remarqués par un homme ayant la flamme do génie, amènent au 
moment opportun des découvertes considérables changeant la face 
de la terre. Il suffirait de citer la locomotion à vapeur et la 
téléphonie. 

Que dirons-nous, Messieurs, de Tactivité de notre Roi et de sa 
vaillante initiative pour les découvertes géographiques? Où en 
étions-nous, il y a quelque trente ans? A peu près aussi avancés 
qu*à l'époque où les anciens ici présents recueillaient de la bouche 
de leurs maîtres que le centre de TAfrique était une immense mer 
de sable et que les côtes seules étaient habitées. Depuis lors, sous 
l'impulsion d'une volonté persistante et d'une grande efficacité, 
toutes les nations civilisées se sont mises en mouvement, une 
grande ardeur de prosélytisme a gagné les âmes, le commerce 
mondial a vu s'ouvrir des voies nouvelles et les ondes d'un fleuve 
gigantesque ont leurs flots sillonnés par des vaisseaux de toutes 
les nations. 

On a compris cette idée géniale et le monde a rendu justice à 
une royale initiative. 

A notre tour, fiers et heureux d'avoir vu se réunir ici dès 1876 
quelques hommes de science convoqués par notre souverain pour 
mettre le premier la main à une œuvre de haute civilisation, de 
progrès réel, scientifique, religieux et moral, nous acclamerons le 
Souverain que les détails de gouvernement nont point détourné 
de son objectif, rafl*ranchissement du continent noir. Saluons-le de 
nos unanimes acclamations : 

Vive Léopold II, roi des Belges I 



— »tt!K - 



XII 

ASSAMBLÉE GÉNÉRALE DU JEUDI 14 AVRIL 1904 

L'assemblée générale s'ouvre à deux heures et demie sous la 
présidence de M* le chanoine Delvigne. 

M. P. Mânsîon, secrétaire général, soumet à l'assemblée les 
conclusions des commissaires chargés d'examiner les comptes de 
la Société relatifs à l'année 1903. Ces comptes sont ratifiés par 
rassemblée. 

En voici les détails et le résumé : 

Recettes et dépenses de la Société sciENTtPiguE 

PENDANT l'année 1903 

RECETTES DÉPENSES 

Revue 

Praduit des aboanem. *fr. 10902,00 Impression et expédttion. fr. 54S0^â 
VeDte d^anclânnes tÎTrai- Collabaration, ..... 4155,5â 

aons 530,00 AdmJ ni si ration eL propa* 

lii^ *î*°^** ' ^'^^ 

10230,75 
Annaleê 

Produit des cotisations • « 5562,00 Impresâion et expédition , ^7S$,87 

Vente d^anciens volumes , 249,00 ÏDclemnité des secrétaires . 2500,00 

Subside de la Société . . . ^46,65 Frsis de bureati, de sessions, 

-— — T location des locaux . . 92ÔJ8 

Dlo7,OD ' 

I, 615W 

Société 

Produit des toupona . . . 3720,47 Subside aux Ânttalti . . , i46,Q5 
Intérêts du compte courant. 351,76 Subside pour recherches 

Une part de membre à vie . 150,00 scientifiques lOOOjQO 

^^223 ^""^^ décerné 500,00 

1746,65 
Résumé 

Recettes 21811,88 

Dépenses. , 18135,06 

Excédent des recettes , 3676,83 



M* P. Mansiop^ secrétaire général, annonce que le Conseil de la 
Société scientifique, sur les rapports des commissaires nommés 
par la troisième section, a décerné un prix de 500 francs et la 
médaille de la Société à M. Fernand Meunier pour le mémoire 
qull a envoyé en réponse à la question du concours proposée par 
la troisième section : On demmide des recherches originaks et un 
travail d* ensemble sur les hisedes fossiles de V ambre. Le mémoire 
couronné sera publié iV* extenso dans le tome XXVIII des Annales, 

M. Fernand Meunier reçoit des mains du président la médaille 
de la Société sur laquelle est gravée l'inscription suivante : 
Fernando Meunier qui suas aiiorumque incestii/ationes de insecUs 
fossilibus succini composite exposuit. 



La parole est donnée à M. le D'' J. Cuylits pour une conférence 
sur la médecine mentale au mot^en âge. En voici on résumé. 

II est malaisé de donner on aperçu de ce que fut la médecine 
mentale au moyen âge, d'une part, parce qu*à cette époque cette 
science n'était pas spécialisée et, d'autre pari, parce que ceux qui 
en ont traité ne se sont documentés qu*auprès d'auteurs qui ont 
caractérisé le moyen âge par ses possédés, ses démoniaques, ses 
bûchers et ses inquisiteurs. 

On a dit que le moyen âge avait été une période de recul pour 
la civilisation et d'obscurantisme. 

On a fini par reconnaître que le moyen âge avait réalisé d'im- 
menses progrès, dans Tordre politique et social, dans les arts, 
dans la littérature. 

Continuera-t-on à prétendre que scientifiquement, en médecine 
mentale surtout, ce ne fut que barbarie, ignorance et superstition, 
conséquence naturelle de la domination de TÈglise? 

La campagne qui date de 1845, quand Cahneil publia sa 
Description des grandes épidémies de délire qui ont atteint les 
populations d'autrefois et régné dans les monastères^ se poursuit 
encore aujourd'hui, sans qu on se donne la peine de chercher 
ailleurs, de contrôler, de se faire une conviction sérieuse. 

' Procès de tendance et plagiat ,, ces deux mots résument 
toute cette littérature touffue et fastidieuse sur la médecine men- 
tale au moyen âge. 

Est-il vraisemblable que des peuples d'une mentalité si haute, 



— VSfi'T — 



aujourd'hui établie et reconnue, soient restés plongés dans la bar- 
barie quand il s'agit de science, de médecine mentale surtout, à 
une époque où Tétode de Tâme, où les controverses philoso- 
phiques préoccupaient tous les esprits? 

De telles prétentions ne peuvent être que paradoxales. 

Si Ton veut se rendre compte de ce que furent ces épidémies de 
possédés, de démoniaques ou de théomanes, il suffit de se rendre 
en Russie. Ces épidémies psychiques y sont constantes. Dans la 
province d'Orel, sur 10 000 habitants, de 16 à 20 se disent possédés 
ou théomanes. Qu'en fait-on? On les colloque, on les exile, on les 
condamne. 

Les uns, prêtres, médecins ou magistrats, croient que ce sont 
des aliénés, d'autres y voient des natures perverses. 

Personne pourtant ne proclame, en France surtout, que la 
Russie passe par une période de barbarie et d'obscurantisme. 

Au moyen âge, l'Égiise a pris une position très nette dans la 
question. Elle engageait les médecins à la prudence; des Pères de 
l'Église et des saintes comme sainte Hildegarde, femme-médecini 
publiaient des traités sur Thystérie et Tépilepsie qui peuvent, 
encore aujourd'hui, être lus et médités avec fruit* 

Que Ton se souvienne aussi de Thyrœus, de Hecquet, de Jean 
Yperman, de Van Helmont, de Boerhaeve, de Plater, de Para- 
celse, d*Avicenne. 

Prenons au hasard deux auteurs, Tun et Taulre étrangers à la 
médecine mentale, mais donnant Fun et l'autre la mesure des idées 
ayant cours alors, Tun dans les rangs les plus humbles de la 
société, l'autre au premier rang des intellectuels. 

Le modeste Frère convers de Rouge-Cloître, Oflmys, décrivant 
et paraphrasant la folie du grand peintre Hugo Vander Goes, 
mort à Rouge-Cioïlre et Shakespeare qui dans à peu près tous ses 
drames met en scène des aliénés hallucinés, maniaques, persé- 
cutés, mélancoliques. 

Le Frère Ofhuys décrit avec une naïveté et un charme exquis 
les phénomènes observés chez Vander Goes, les analyse avec 
une pénétration inouïe, digne d*un maître de la science. 

Et il reflétait les Iraditions populaires! 

Shakespeare, en relation avec les médecins, au courant des 
doctrines en cours, donne l'empreinte de son génie à des descrip- 
tions de cas pathologiques, jusquUci inégalées. 




D'un pôle à l'autre, du plus humble au plus grand, leur science 
est digne de leur époque. 

On peut dire avec Kurth que le moyen âge marcha d'un pas 
lent et sûr à la conquête de tous les progrès, progrès scientifiques, 
progrès politiques et sociaux, progrès dans les arts et la littérature. 

Il est au surplus antiscientîfique de prétendre que dans l'histoire 
de rhumanité, il puisse y avoir des arrêts subits, de longues 
périodes d'obscurité et d'anéantissement, 

La science ne saurait vivre et progresser sans se souvenir du 
passé et sans se nourrir de son expérience vivifiante. On touche 
à rinconscience quand on médit du moyen âge, 

M, Mansion donne lecture des questions de concours et fait 
connaître le résultat des élections des membres du Conseil et des , 
Bureaux des différentes sections, 

La composition du Conseil pour rannée 1904-1905 est la 
suivante (♦) : 

Prérident : M. A, de Lapparent (1905). 

1^ Viee-Fi'ésidepit : M. le Lieu tenant- Général J. De Tilly (1908). 

l^ Vic€'Prémlent: M. Éd. Van der Smissen (1907), 

Sécréta ire : M. P. Mansion ( 1 907) , 

Trésorier : M. Éd. Goedseels (1908). 

Membres : MM, le Marquis de la Boëssière Thiennes (1906), 

UCo(jsiN(1905). 

L. De Lantsheere (1906). 

Chanoine Del vigne (1907). 

Fr. De WALguE(1906). 

G, De Walque (1908). 

Ch. La6asss-de Locht (1905), 

E. Pasquier (1905). 

A. PROOST(1906), 

Comte Fr. van der Straten-Pohthoz (1908). 

Chanoine Swolfs (1905), 

Ca,-J, DE la V' allée Podssln (1906). 

G. Van der Mensbrugcîhê (1907). 

D' A. Van Geupchtbn ( 1908). r 

D^ R, Wablomont (1907). 



(*) Le Qom de chaque membre est saivi de rindication de Tajuiée où 
ton iQâttdât* 




APPENDICE 



L*adresse au Saint Père a été remise, par le Conseil de la Société, 
le 29 avril 190tȈSon Excellence Mgr Vico, Nonce apostolique 
près Sa Majesté le Roi des Belges, qui voulut bien la transiiietlre 
à Sa Sainteté* 

Quelques jours plus tard, M, le chanoine Delvigne, président en 
exercice de la Société scientifique, recevait de Son Êminence le 
Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'État, la lettre dont nous 
donnons ici le texte original et la traduction. 

• Illmo Signôre, 

, Trasmesso da Mons. Nunzio di Bruxelles, è pervenuto al 
Santo Padre il nobile indirizzo délia Società scienlifica, di cui la 
S. V, lllma è degno Présidente. Per încarico quindi dell' Augusto 
Pontifice mi è grato signîficarle che Sua Santità si è vivamenle 
conipiaciuta dell' omaggio reso alla Sua Venerata Persona da 
cotesto illustre sodalizio, il quale stimo suo precipuo dovere di 
umiliare ossequio ed osservanza al Vicario di Chrtsto fin dalla 
prima assemblea tenuta soUo il novello Pontificato. La Santità 
Sua, bene apprezzando siffatto officio, e rilevando d'altra parte 
con alla soddisfazione il retlissinio ed onorevole programma délia 
sullodata Società, la cui divisa è îspirata ai principii sanciti anche 
nel Concilio Vaticano, lia Iributato assai volontîeri un particolare 
encomio a Lei ed a tutti i socii, e mentre ha espressi i più caldi 
ringraziamenti per un atlo cosl cortese, non ha indugiato a dichia- 
rare che intégra ed anzi di gran lunga accresciuta perdura neir 
animo Suo la benevolenza, onde il detto Sodalizio fu onorato da 
Pio IX e da Leone XHI, di sa : nie : Il Santo Padre confida inoltre, 
che i singoli sociî, del cui sapere ama nutrire la stinia più lusin- 



ghiera» si studieranno încessantemente di merilare scmpre meglio 
della Religione e dello scienze, e mentre ha îovocati su di loro gli 
aiuli celeslî, li ha di gran cuore benedeUi. 

„ Colgo poi con piacere ropportunità per dichiararnii coû sensi 
di distinta sUma^ 

, Dî V. S. Illraa 

» Affmo per scrvîrla 
j, R. Gard. Merry del Val 
, Roma, 5 maggio 1904. 

, Itmo Adolfo Delvigne, 
„ Présidente della Soeietà scientifiea di Bruxelles. „ 



' IlLUSTHISSIME SEIONfEDHi 

, La noble adresse de la Société scientifique, dont Votre 
Seigneurie illustrissime est le digne Président, est parvenue au 
Saint Père par Tcntremise de Mgr le Nonce de Bruxelles, Il m'est 
agréable de vous faire savoir, au nom de l'Auguste Pontife, que Sa 
Sainteté a reçu avec grande joîe l'hommage rendu à Sa Personne 
Vénérée par cette illustre association qui s'est fait un impérieux 
devoir de témoigner son humble et respectueuse soumission au 
Vicaire du Clu'ist dès sa première assemblée tenue sous le nouveau 
Pontificat. Sa Sainteté appréciant justement cet hommage et consi- 
dérant d*aulre part avec une vive satisfaction le programme, si 
sage et si honorable, de votre Société, dont la devise s'inspire des 
principes mêmes sanctionnés par le Concile du Vatican, vous a très 
volontiers accordé, à vous et à tous les membres, nii éloge spécial; 
et en même temps qu'Elte exprimait ses remercîments les plus 
clialeureux pour votre aimable attention, Elle n'a pas hésité à 
déclarer que la bienveillance dont Votre Société a été honorée par 
Pie IX et Léon XIII, de sainte mémoire, demeure entière et qu'elle 
s'est même de beaucoup accrue dans son cœur. Le Saint Père a 
Tespoir fondé que tous les membres, pour le savoir desquels II 
aime à nourrir l'estime la plus flatteuse, s'efforceront sans trêve 
de mériter toujours davantage de la Religion et des sciences, el 



J^ 



tandis qu'il invoquait pour eux les secours célestes, Il les a bénis 
de grand cœur. 

^ Je saisis avec plaisir cette occasion de me déclarer, avec des 
sentiments de considération distinguée, 

„ De Votre Seigneurie illustrissime 

„ le très affectionné serviteur, 
„ R. Gard. Merry del Val. 
9 Rome, le 5 mai 1904. 

„ Au Révérend Monsieur Adolphe Delvigne 
„ Président de la Société scientifique de Bruxelles. » 



La Société scientifique reçoit avec la plus vive reconnaissance ces 
félicitations pour le but qu'elle s'est proposé, et cette bénédiction 
apostolique qui lui présage de nouveaux succès. Cette lettre, si 
pleine d'affectueuse bienveillance, est, avec les témoignages 
d'estime, les éloges réitérés et les paternelles exhortations de 
Pie IX et de Léon XIII, le plus précieux encouragement qu'elle ait 
reçu. 

C'est de tout cœur qu'elle redoublera d'efforts pour s'en montrer 
digne. 



XXVlll 18 



LISTE DES 0U¥BAail8 

OFFERTS A LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES 

du 1" mai 1903 au 1'^ mai 1904 



1. Livres et brochures 



R. d'Adhémar. La [>bi]oï;ophie dee sciences eL le problème reli^eux. Un vol. 

petit in-8'> (Collection Sdencv et lleUgiott) de G4 pages. Paris» Bloud, 1904, 
Iiouis Aguillon. Législation des Mines en France ( Encjfchpédie hutustrirUe 

foHiU't par M. C. Leclmîas), Ua vol gr, in-S" de 101 1 pages. Fitris, Ch. Béran- 

gei% I90:i. 
Louis Banneux. L*induatrie de la cordonnerie dans ragglomëration bruxel- 
loise (Étude monograpbique présentée à la Commission nationale de la petite 

Bourgeoisie). Gand, Plantyn, 1903, 
Emile Boulanger. GerminatioD de Tascospore de la trufle. Une brocb. in-^' 

de 20 pages avec planches* Rennes-Paris, Oberthur, lîKB. 
G. et Ad. BrauD, fils. Dictionnaire de cbiniie pbotographique. 3 fascicules 

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PMivr. (1903), Liège. 
Annales de la Société royale malacologique de Belgique, t. XXXVTI (1902), 

Bruxelleg; 
Annales de Philosophie chrétienne (1904), Paris, 

Annuaire astronomique de rObservatoire royal de Belgique pour 1904. Bruxelles. 
Annuaire météorologique de TObserfatoire royal de Belgique pour 1904. 

Bruxelles. 
Annuaire pour Tan 1904 publié par le Bureau des Longitudes. Paris, 
L'Anthropologie, L XV (1904). Paris. 
Bulletin de la Société astronomique de France (1904)» Paris. 
Bulletin de la Société bibliographique et des publications populaires {190B). 

Paris. 
Bulletin de la Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie. 

17* année, fasc. 3à 6 (1904). Bruxelles. 
Bulletin de la Société centrale forestière de Belgique (1904). Bruxelles. 
Bulletin de la Société niathématiqne de France, t XXXIl (1904). Paris. 
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BoUetin de la Société royale belge de géographie (1903). Bruxelles. 



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logique de Nancy, 3* série, t. III, fasc. 3 el4; t. IV, fasc. 1 à 3. Nancy. 

Bulletin des séances de la Société rrani^aise de physique (1903). Paris* 

Bulletin du Jardin botanique de TEtat, vol. I, n'^ 4. Bruxelles. 

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Bulletin météorologique de TObservatoire royal de Belgique (19Q3). Bruxelles. 

Ciel et Terre ( iy(>34904j. Bruxelles* 

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L'Enseignement mathématique (1904). Genève. 

Études (Revue fondée par les Pères de la Compagnie de Jésus, 1904). Paris. 

Journal de l'École Polytechnique, 2* sériet 8« cahier (1903). Paris. 

Journal de Psychologie normale et pathologique (19(M). Paris. 

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Le mois scientifique et industriel (1903)» Paris. 

La Nouvelle-France (1904), Québec (Canada). 

Polyhiblion, Partie littéraire et Partie technique (1904). Paris. 

Le Progrès médical (1904). Paris. 

La Réforme sociale (1904). Paris. 

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Revue Néo-Scolastique (1904). Louvain. 

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Procès-verbaux des séances, années lîiOÎ-1903. Bordeaux. 

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L'Univeraité catholique (1904), Lyon. 

Revue semestrielle des publicatiofis mathématiques, t. XI, 2« partie, t. XII, 

1" partie (19tï3). Amsterdam, 
Nieuw archief voor Wisktmdc, tweede reeks, zesde deel, eerste en Iweede st. 

(1904), Anislerdam. 
Nieuwe opgavent negende deel, n^ 88^1 S8 (1904). Amsterdam. 
Programma van jaarlijksche Prijsvragen U904), Amsterdam. 
Wiskundige opgaven met de oplossingen, nieuwe reeks, negende deel, eerste st 

Amsterdam. 



Aiti délia Pontîficta accademia Homana deî Nuovi Lincei (1871-1904). Borne. 

Giviltà caltolica (1904). Rorna, 

Le matematiche pure ed applicate (1903).Tenipîo (Sardaîgne). 

Memorie délia Pontîficia Accademia Romana deî Nuovi Liaceî ( 1887-1903)w 

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Rirista dî Fîsîca, Matemaliea eScienze naturali (1904). Pavia. 
Rivîsia internazionale di Scienze sociali e discipline ausrtiarie (t904). Homa. 
La Scuola caUoliea(1904), Milano* 



- s-r 1 - 



Anales del Mu9«o nacîonal di MonteTÎdeo^ publicados bajo la direecion du 

3, Ârechavaleta, t IL MoDtevideo. 
Anuarîo del Observatoria astronâmico nacioDal de Tacubaya para el aûo de 

1904, Mexico* 
BoleUn del Observaiorio asironomico de Granada (1903). Grenade. 
Boletin de la Sociedad Aragonesade Ciencias naturales (1903). Barcelone. 
BoIeUn mensual de la direccion gênerai de la esladlslica de la Provincia de 

Bue nos- Aires (1903). Buenos- A 1res* 
BoleUn mensual del Observatario meteorologio del Colegio Pic de villa ColuA, 

aûo XV, n" 7-12, XVI, 1 à 6. Montevideo. 
La Gîudad de Dios (m>4), Madrid. 

El criterio calélico en las Ciencias medicas (tn04). Barceïona. 
Memorias y Hevista de la Sociedad cienb'tica ** Antonio Alzale ,, l. XIIJ, n*' 5 

et 6; t XVU, n" 4,5 et6; t. XVIU, n'* 1 à 6; t XIX, n*»' 1 a 7 ; L XX, û« 1 à4. 

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Razôn y Fe (1904). Madrid, 

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Anno XIX. liio de Janeiro (Brésil). 
Boietîn mensal do Observaiorio do Rio de Janeiro (1903). Rio de Janeiro (Brésil). 
Joroal de aeienciaa malberaaticas et aatronomicaa publicado pelo D"^ F. Goraes 

Teixeira, vol. XV, n" 2 et 3. Goimbra. 

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Geology, vol. 11, n^ 1 ; 

Mathem.-Phya., vol I, n* 8 ; 

Zoology» vol. 111 p n** 5 et G. San Francisco. * 

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ProceediDgâ and Transactiona of the Nova Seotia InatiLule of Science, voL X, 

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Annual report, 19aj-1901 (p. 1 à IV); U*ÔM1)02. 

Bulletin ; n" 191 ; n»' 195 à 307 ; n"' 2l>9 à :217. 

Minerai Ressources of the U.S., 1901. 

Monographa XLIl k XLV. 

Professional Papers, n"' MO; n'« 13 à 15. 

Water-Supply Paper, n*» G5 à 87. 
U. S. naval Qbaervatory. Report of the su péri n tendent for the fiscal Tear ending 

June 30, 1903. Washington. 

Archiv der Mathemalik und Physik. 3. Reihe. 4. Bfind (I[»03). Leipzig. 
Bibliolheca matbeniatica (1903). Leipzig. 
Matheinatïsch-naturwissenschallliche Mitteilungen begrûndet von Di-CBOklen 

im Auftrag des mathematisch-naturwissenschafthchen Vereins in WQrleiU' 

berg. herausgegeben von D"^ A. Schmidt, D^ A. Haas, D' E, Wolflng (1904). 

Stuttgart. 
Monatschrifl fur christliche Sozial-Reform (19031 Basel (Scbweîz). 
Sitzungabenclvte der Bediner mathematischen Geseîlschaft. Herausgegeben 

vom Vorstande der Gesellschaft (IL Jabrg.). Sonderal>druck aus dem Archiv 

DKit MiTii£iiAT. u. PuYsm (1903). Lelpzîg. 

Journal de la Société physico-chimique russe de TUniversité impériale de 
Saînt-Pélersbourg (1904). Saînl-Pètersbourg. 



FIN nt: LA PRI.MIlilîK Ï»\|1T1E 



SECONDE AKTIE 



:v.£É:ynoiK.ES 



UE LINFLEENCE DES RIDES lIKRCYi\IENi\ES 

SUR LE JURA 



PAR 



M. le Chanoine BOUHGEÂT 



Chacun sait que la grande chaîne du Jura, qui s'étend en forme 
de croissant de ScliafTouse à Chanibéry, ou à peu près de la chute 
du Rhin à la perte du Rhône, doit son relief actuel à la poussée 
<jaî a fait surgir le massif Alpin vers la fin du Miocène, 

Mais longtemps avant cette date géologique, la même région fut 
affectée d'un aulre plissement, le plissement hera/men^par lequel 
se termine Tâge du Primaire. Cet ancien plissement y détermina 
des rides analogues à celles qu'y a produites le second; et si l'on 
veut en connaître quelques-unes, il n'y a qu a se porter à la bor- 
dure orientale do plateau central, où on les voit s'enfoncer sous les 
dépôts plus récents de la vallée de la Saône. L'une d'entre elles, 
malgré des interruptions étendues, se suit très bien du bassin de 
Blanzy à celui de Ronchamp du S.-O. au N,-E., par le pointement 
primitif de la Serre* Les autres, orientées de la même façon, ne 
peuvent se suivre au-dessous de la plaine bressanne que par les 
déviations qu'elles font encore subir maintenant aux cours d'eau 
ou par les atUeurements triasiques qui en jalonnent la direction. 

Ce sont du nord au sud : 

lo Celle qui a donné lieu au synclinal carbonifère du Beaujolais 
par Saint-Symphorieo, Thizy et Cluny. 

XXVllI. I 



2 

2° Celle qoi a engendré la dépression également carbonifère de 
Sainte-Foy TArgenHère vers Trévoux, 

30 Celle enfin qui a donné naissance à la grande cuvette houil- 
lère de Saint-Étienne et à ses prolongements vers Givors et Fron- 
tenay de l'autre côté du Rhône, presque au pied du Jura. Toutes 
les quatre ont été bien mises en lumière en 1890 par M, Michel 
Levy, au lome XVIIl de la 3* série du Bulletin de la Sogîété 
GÉoLOGiQDE DE Frange, à l'occasion de la réunion extraordinaire de 
cette société à Glermont-Ferrand. J'ai eu, de mon côté (*), à les 
étudier à un autre point de vue, dans un travail sur Texistence de 
la houille au Jura. Or, c'est de rinfluence que ces rides me 
semblent avoir eue dans la région que je nie propose de dire ici 
quelques mots. Et, comme elle me paraît avoir été double, strati- 
graphique d^abord, orographique ensuite, j'examinerai successive- 
ment chacun des deux points en m'appuyant sur les documents 
les plus connus. 



Influence stratigrapkique 

L'influence slratigraphique des rides hercyniennes sur le Jura 
apparaît très nettement dans les caraclères que présentent les 
sédiments visibles depuis le commenceuient du Trias jusqu*à la 
fin des dépôts Iriasiques, Elle serait assurément beaucoup plus 
manifeste, si les affleurements de ces dépôts étaient continus, ou 
tout au moins plus nombreux; mais, bien qulls soient en grande 
partie cachés, ce que nous en connaissons suffit pour nous la 
révéler. 

Ce n*est évidemment que par des différences dans le fond de la 
mer qui recouvrit le Jura au début du Secondaire qu'on peut 
expliquer les différences si sensibles d'épaisseur et de constitution 
que présentent les marnes keupériennes? Pourquoi le gypse, le 
sel gemme et les lignites se montrent-ils plus spécialement en 
certains points qu'en d'autres, si ce n*est parce qu'il y avait alors 
des seuils émergés favorables à la végétation et des bassins fermés 



(*) Y ori'U de la houilU dans le Jura f Bull, t»E la Soc. d*Aoric. de PoLtonr^ 



— 3 — 



S 



Tévaporation s'effectuait jusqu'au dépôt du sel (*)? Comment 
expliquer autrement que par une faible profondeur des mers et 
par la persistance de saillies émergées les couches à insectes de 
rinfralîas de T Argovîe, les dépots gréseux si variés d'épaisseur et de 
grain que Ton trouve à cette date sur tant de points du Jura(**) ? 
Comment, sinon par la même influence, rendre compte de la 
présence des grés supraliasiques, surtout sur le prolongement 
présumé des rides, et de la découverte du gigantesque Dimodo- 
saurns au voisinage de Polîgny, précisément sur le trajet que 
semble avoir eu la ride du Beaujolais? 

Avec le Jurassique proprement dit Tinfluence hercynienne ne 
cesse pas et s'accuse encore ires nettement par les variations de 
faciès, les conglomérats et autres dépôts délritiques que Ton 
observe dans îe Bajocien, Les conglomérats ont été signalés, en 
effet, par Max Muhlberg (***) dans la zone à Am, Murchisonae du 
Jura septentrional, par M. Girardot (rv) aussi bien que par moi (v), 
dans la zone à Am, Smissei des environs de Poligny. Quant 
aux variations de faciès elles ont été mises en lumière par presque 
tous les géologues qui se sont occupés sérieusement du Jura : 
présence ou absence des Cmicellophyms ; présence, absence, rareté 
ou abondance du minerai de fer; variations dans les niveaux des 
chailles; variations dans la distribution et la fornie des construc- 
tions à polypiers qui terminent cet étage bajocien en plusieurs 
points. 

Au Balbonien la même influence persiste, mais elle commence 
à prendre un autre caractère qu'elle conservera jusqu*au début 
du Crétacé (vr). 

Si Ton veut bien jeter les yeux sur la petite carte A qui accom- 
pagne cette note, et qui n'est guère que la reproduction de celle 



(*) Frère Ogérien, Géologie dt4 Juta, 18G7; Mahcou, Le Jura salinois, 1848. 

<♦*) Henry, Vlttfratia» dam te Jura, 1878. 

(•*♦) Stratigraphie du Jurassique mot/en dans la Suisse septentrionale^ ârch. 

DES SCIKNGKS PHÏSIQWES ET NATURELLES DE GeSÈVB, 1896. 

(iv) Les Étages du Jurassique inférieur dans les envif*ons de Lons-le^SaunieTt 

MÉMOmBS DE LA SoCtKTÉ d'EmULATÎOM DU JuRA, 1896. 

(vj Histoire géùlugique tft* Jura méridional^ Soc. dVAcric. db Poliqmy, 1888. 
(vij Bîrhe, Étude stratigraphique aur le Jurassique inférieur du Jura méri* 
diemal, 1893. 



_ 4 — 

de M, Michel Levy dans le travail déjà cité, on verra que !e pli 
hercynien n" 4 a subi des cassures et des décrochemenis dans iioc 
direction à peu près normale à son parcours. Prolongées vers le 
S -E., ces lignes de cassure et de décrochement viennent atteindre 
le Jora dans sa pointe méridionale. Or, à partir de Télage Batho- 
nien, toute la portion du Jura qu'elles semblent affecter vers le 
sud va présenter on faciès spécial. Elle tranche par la nature de 
ses dépôts sur le reste de la chaîne. C'est d'abord le calcaire 
siliceux, dit ciret, dont Fanalogue ne se rencontre que vers le 
xMâconnais, puis un calcaire compact à ramifications tortueuses 
désigné sous le nom de choin ei terminant le Bathonien. Puis à 
l'époque du Callovien ce sont des couches oolithiques ferrugi- 
neuses, difîérenles de celles du reste de la chaîne, puis à TOxfor- 
dicn, des dépôts d'eaux profondes comme ceux de rintérieur de 
la chaîne et riches en Ammonites ainsi qu*en Hexactinelles, puis 
au Jurassique supérieur des calcaires encore ammonitifères, puis» 
enfin, des niarno-ealcaîres bilumineux à végétaux et à poissons. Il 
sulfit de jeter les yeux sur les cartes du Jurassique inférieur de 
M, Riche, sur celles du Jurassique moyen de M. Uhoffat (*), sur 
celle do Jurassique supérieur que j'ai publiée moi-même (♦*), pour 
se convaincre du fait. Il est donc tout naturel de croire que les 
décrochements visibles plus au nord sur les flancs du Plateau 
Central se sont poursuivis au sud et y ont manifesté leur influence 
durant tout le dépôt du Jurassique. 

Oans le reste de la chaîne, Finfluence des rides hercyniennes 
n'est plus aussi nette dans le détail, mais elle se manifeste par ile 
grands changements de faciès qui ne permettent guère de la 
révoquer en doute. Il semble que celles de ces rides qui s'allon- 
geaient au sud comme celle de Saînt-Étienue et celle de Sainte-Foy 
se soient effondiées parallèlement à leur direction alors que celles 
du nord se relevaient dans le môme sens. Sur le contour N,-W, du 
Jura, en effet, toutes les formations ont un caractère liMoraK 
tandis que vers la Suisse ou du côté S.-E., elles affectent un 
caractère plus pélagique. 



(*) Esquisif du Callorien et de VOxforditn danê U Jm^n oceidetUal et hJ»ra 
mériditmai, 1878. 
(**) Sur Itê foi^mutiOHÊ cùi^alligènet du Jura méridional, 1S$7. 



Carte A 

Principaux, accidents hercyniens et tertiaires 
a l'est du Plateau Centra/. 




Pits h^r^ynt^ffs ou jûf^fi^^fres 

hercynt^rfnes )<ers fé J'urs. 






La différence s'accuse dès leBalhonien qui esl surlout oolîthique 
et semi-coraliigène du côté de Besançon, de Salins et de Lons-le- 
Saunier et qui est au contraire plutôt marneux vers la Suisse. 

Elle se continue au Callovien qui se présente en assises ferrugi- 
neuses à rexlérieur du croissant jurassien, avec une faune très 
riche en ammonites, et qui. vers Fintérieur, c'est-à-dire dans les 
régions helvétiques, est à Tétat de calcaire en dalles minces et 
cri noïliq lies, qo on a appelé la Dalle nacrée. 

A l'Oxfordien inférieur elle se révèle mieux encore par la suc- 
cession des bancs à spongiaires qui s'alignent à peu près du N.-E* 
au S*-W. suivant la direction des plis hercyniens, sans égard pour 
les massifs des Vosges et de la Forêt-Noire, et qui se déplacent 
ensuite progressivement vers les Alpes, comme si une force les 
chassait du Jura. 

A rOxfordien supérieur et au Corallien des aneieus géologues {*\ 
c'est encore même phénomène : un faciès marneux pélagique vers 
la Suisse, un faciès oolilhiqoe à polypiers plus au N*-W* 

Enfin, au Jurassique supérieur, les polypiers à leur tour se 
me! lent en marche vers les Alpes, se portant de Textérieur de la 
chaîne ou de Touest vers le milieu à Tépoque du Virgulien, du 
milieu vers les rides qui bordent la Suisse au Portlandien, de ces 
rides aux premiers cliaînons alpins vers le début du Crélacè {**), 
En avant d'eux, vers les Alpes, ce sont des couches à faune péla- 
gique, dont le domaine se resserre à mesure que les polypiers 
s^avancent. Et ce qui prouve que c'est bien un soulèvement venti 
du N.-W. qui refoule ainsi ces derniers, c'est que les dépôts qui se 
forment derrière eux ont un caractère saumâtre pour devenir 
lacuslres, lorsqu'à la limite du Jurassique et du Crétacé les poly- 
piers ont reculé jusqu'aux Alpes. 

M. Choffat, à qui nous devons tant de belles observations sur 
ce sujet, est peut-être le premier qui ait remarqué leur parallélisme 
par rapport à la chaîne, lorsqu'il a dit dans son admirable 
Eaqume du CaUovten et de VOxfordien : ** Il n'est pas sans intérêt 



(•) Albert Giranlot, Le système ooUiHiqHe dtina la Franche Comté septentrh' 
naît. Pari», 1S9G (Cartes, pages 2^4 et 4u2). 

(•*) GholTat et Bourgeat, Bulletiîidk la Socikté géologique dk FhaucEi 1885. 
— Bourgeat, Sur Uf^ formations coraliîgtnesdu Jura méridiotml, 1887. 



6 



— 6 - 



de remarquer que la ligne qui joint les deux contrées précitées 
(celles à faciès différenls durant rOxfordien) est dans la direction 
de Vaxe de la chaîne et que les autres principaux changements de 
faciès ont aussi lieu suivant le même axe (*), Comme !a chaîne 
n'existait pas alors, ce n'est assurément pas elle qui les a déter- 
minés, mais c'est quelque chose de plus ancien dont elle présente 
sensible njent la direction dans son développement vers le nord. 
Ce quelque chose ne peut être assurément que le grand plissement 
hercynien dont la direction N*E.-S,W. est précisément celle de la 
chaîne dans la région dont parle M. Choffat. 

Retrouve-t-on à l'âge crétacé rinfluence du même pli? Elle se 
montre encore au Néocomien, qui semble ne s'être déposé que sur 
le bord interne du croissant jurassien, c'est-à-dire du côté de la 
Suisse; mais elle n'est plus visible durant le Gault et le Crétacé 
supérieur qui paraissent s'être déposés dans une mer traversant 
en écharpe la partie méridionale du Jura, Tant de périodes se 
sont écoulées, tant d'assises se sont déposées depuis le premier 
afifaissement des rides hercyniennes, qu'il n'est pas étonnant de 
n'en plus retrouver la trace stnUigraphique,à cet âge retativement 
récent. Mais lorsque la région se plissera à la fin du Miocène, la 
production des nouveaux plis nous révélera, à sa façon» l'exiEtence 
des anciens. C'est de cette intluence tectonique qull reste à dire 
maintenant quelques mots. 



11 



Influence tecionitjue 

S'il est une proposition qui soit passée presque à l'étal d'axiome, 
c'est assurément celle qui définit le Jura comme une montagne 
formée de plis parallèles et à peu près réguliers. De même que 
beaucoup d'axiomes, celui-là exprime un fond de vérité et cache 
une collection d'erreurs* Que les plis du Jura soient réguliers dans 
certaines régions et qulls offrent parfois une certaine continuité 



(•) Voir carte d'Ornan?^ et le travnil de M. RolUer, Relations stratiffraphiques 
€t orogritphiquêâ des fades du Malm dans le Jura^ 1897* 



dans leur Irajel, personne, parmi les géologues qui ont visité la 
chaîne, ne s'avisera de le conlesler; mais il est loin d'en être tou- 
jours ainsi. Ni dans leur pendage, ni dans leur trajet, la plupart des 
plis du Jura n'ont cette régularité prôuée dans les petits manuels : 
Souvent ils sont renversés, brisés, décrochés, ramifiés, transfor- 
més en failles, avec une complexité plus ou nioios grande suivant 
les régions. 

Tout au N.-E. vers Schaffouse ou mieux vers Waldshut, à la 
pointe amincie du Jura, constituée surtout par la chaîne du 
Lagern, te Jura paraît assez régulièrement plissé, lorsqu'on 
Faborde par le sud ou du côté de la Suisse; mais, si on s*avance 
davantage vers la ForeUNoire à travers la chaîne, ou constate un 
chevauchement du sud sur le nord avec formations par endroits 
de véritables klippei^ de recouvrement (*), Celles-ci sont formées, 
ou bien par des lambeaux du liane sud, ou bien par des paquets 
arrachés au flanc nord et entraînés par la masse chevauchante, et 
ont été ensuite séparés du flanc sud par une érosion intense* 

Fins à l'ùuent, sur le méridien de Liestal ou d'Olten, on peut 
trouver à travers le Jura, plus sensiblement élargi, trois zones 
tectoniques différentes : une zone sud assez régulière, une zone 
moyenne où les recouvrements sont nombreux et entin une zone 
nord qui constitue le Jura tabulaire et où les failles sont la loi 
presque à Texclusion des phs {**). Nous reviendrons bientôt sur 
cette dernière zone qui présente un intérêt spécial 

Si nous poursuivons notre marche, plus au iSVIF. eneorej nous 
voyons ces trois zones, se continuer jusqu'à la hauteur de Bâle, Là 
finit le Jura tabulaire: seules les deux zones plus raéridionales,celle 
des recouvrements et celle des plis se poursuivent du côté de 
Porentruy et de Détémont. 

A cette liauteur la zone des recouvrements s^amincit et s'efface 



(*) F. Mulhberg, Leè phénomènes de récouvremétit et leâ kltppes de recouvré- 
ment dans le Jura et spécialement dans le Lœgern (Société helvétique des 
ScixiVGES HATURELLEs, réuilie stî séance à Berae^ 3 aoùl 189S). 

(**) Steinroan, in Archives des Sciences naturelles de Genève, 18%,— Mulh- 
berg, Berichi uher die Excursion in den Bailen und Solûthûnter Jwra, Eclooae 
OÉOL. HiLv., 1893. — Von Hueoe. Geologische Beuhreibung der Gegend von 
Liestal im Schweizer Taftl Jura^ 19C0. 



a 



8 ^ 



presque ett d'un bord h Tautre, la chaîne jurassienne, devenue 
déjA 1res t'paiss<\ tie présente guère que les plissements si réguliers 
reproduits par Thurman {*). 

rim tm S.' W,, les plis conservent longtemps encore une grande 
régularité de pendage et do direcliorr. Entre Bienne, Neuchûtel et 
Morteau, c'est-à-dîre vers l*est, ce sont de longues saillies anti- 
clioales parallèles séparées par des synclinaux réguliers sans 
apparition sensible de failles. Entre Morteau, Saiot-Hippolyte, 
Montbéliurd et Ueaume-les-Dames (**), ce sont de légers bombe- 
ments faiblement accusés, laissant à la région la physionomie d'un 
plateau, mais assez continus dans leurs prolongements. 

PhiH au !*ud encore, sî les renversements restent rares, les plis se 
ramifient et Ton voit apparaître les failles. On n'en obser%^e encore 
qu*un petit nombre au nord des feuilles géologiques françaises 
d'Ornaus et de Besançon, mais au sud des mêmes feuilles, sans 
compler les plis plus ou moins réguliers, ces failles sont au nombre 
de neuf dans une section transversale au Jura. Ce sont : 

!• Sur Onmn» : la faille de Grandfontaine. 

2* Snr Bfnançon : la faille de Malbrans vers Alaise, la faille de 
Goux sur Barllierans, celle du Mont vers Néchaux, celle de 
Vorges, celle d'Abbans-Dessus, celle de Byans, celle d'Abbans- 
Dessous et enfin celle de Villars-Sainl-Georges et Rozet, Par place, 
CCS failles et surtout celle de Vorges, prennent une allure singu- 
lière, comme l'a remarque M, Bertrand (♦**). Elles isolent de 
Vi4 V / " paquets ou les couches sont tantôt fragmentées «ft 
biv . tantôt bien stratifiées, mais alors très tourmentées 

et souvent renversées. Beaucoup de ces failles viennent converger 
aa Mont Poupet, qui apparaît ainsi comme un centre d*étoitemenL 
Notons que c*esl à partir du même Monl Poupel que les accidents 
orographiques de rextérieur de la chaîne quittent la direction 
N,t*SAV^ pour affecter la direction X.-S. 

Si on s'avance toujours phis an sud, dans la rêgkm que coin* 
pftniieiit les feuilles de Pontariier et de L.ons-le-Saunier, on tojI 



{*} U»! wfi s yi rm § r mf à9 fmm et U i 
te«iânai»im)L 



mmÊ dm Jmrm^imû. 
1 4C4r0^iaM, 



9 



le Jura suisse de Neuchâtel présenter quelques renversements de 
plis, accompagnés de glissements (*), Dans le Jura français de 
Pontarlier, deux faits sautent aux yeux {**) : ce sont la rencontre 
des plis avec rapparition des décrochements horizontaux de la 
Cluse à Vallorbes près de Pontarlier, et de Rondefontaine près de 
Moulhe (***). Dans le Jura de Lons-le-Saunier ou du voisinage de 
la Saône, ce qui frappe le plus c est la multiplicité des failles. L'une 
d'entre elles en particulier court de Salins par Arbois, Poligny. 
Voïteur, jusqu'au Levant de Lons-le*Saunier, sur le bord de la 
grande saillie bajocienne, que Ton nomme la falaise bressaniie. 
Elle est remarquable par les glissements horizontaux et les renver- 
sements qu'elle jalonne. Mais les renversements ou recouvrements 
sont encore rares dans celte section du Jura* 

Cest plus au sud, sur la feuille de Saint-Claude (iv) qu'ils se mul- 
liplieot et que les plis se brisent pour donner naissance à une 
multitude de failles obliques. 

Bien qu'en cette région le massif jurassien se rétrécisse de plus 
en plus à rnesore que Ton se porte vers le sud, on %^oit de plus en 
plus vers le sud les accidents tectoniques se multiplier. Toute la 
région de la feuille qui s'approthe do la cluse de Nantua est beau- 
coup plus fragmentée dans la partie haute que celle qui la précède 
au nord. C'est là qu'on rencontre les grandes failles obliques de 
Ghezery, de Champformier^ de Geizia, de Samogna, de la Mon- 
tagne d'Olipherne avec décrochements dans les cluses des Crozets, 
de Moirans, et de Véria. Il est bon de noter en passant que c'est 
sur cette feuille de Saint-Claude que la plupart des plis des hauts 
sommets se resserrent et s'infléchissent dans la direction du sud, 
comme précédemment les failles des régions basses sur la feuille 
de Lons-le-^Saunîer, 

Enfin lorsqu'on s'approche de la pointe tout à fait méridionale 
du Jffrft dans la région des feuilles de Nantua et de Chambéry, 
deux faits frappent siu^toiit : la déviation des accidents vers l'est 



(') Scliordt, Comptes rendus des excursiorts géologiques du 30-31 juilJett 
2 H 3 août, KcLORAE qèql. helv.. 1899, 
(**) BertrAnd, Feuille de Pontarlier, 
{*♦*! Fenilh de Fùtiiarlier et légende de cette feuille, 
(IV) M. Bourgeat, Feuille et légende de la feuille de SainUCÎauâe, 



iO 



— m — 



presque normalement au reste de la chaîne et Tabondance des 
décrochements. M. Hans Schardt {*), dans one intéressante élude, 
a très bien mis en lumière celui du Mont Vuache, qui est la cooli- 
nuation de décrochements analogues observés ao Salève. L'auteur 
de la feuille de Nantua (**) a signalé des décrochements analogues 
ou tout au moins des torsions dans la cluse de la Semine qui 
contient le charmant petit lac de Silan; tout montre que les nom- 
breuses failles du voisinage de Saiiit-Rambert et de Lagneu sont 
en très grande partie des décrochements horizontaux. 

Ainsi le Jura, dans son ensemble^ présente une complexité plus 
grande vers le S.-W. que vers le N,*E.. Vers le N.-E*, sa direction 
générale est à peu près celle des plis hercyniens ; vers le S,-W., c'est 
une direction qui s en écarte de plus en plus jusqu'à lui devenir 
sensiblement perpendiculaire. Or, c'est quand les plis ont atteint 
cette dernière direction, c'est-à-dire tout au sud de la chaîne, que 
les décrochements sont le plus nombreux. C'est quand ils com- 
mencent à s'éloigner des plis hercyniens qu*its passent aux failles, 
ou qu'ils présentent les phénomènes de renversements. C'est 
quand ils s'accordent avec eux qu'ils présentent la plus grande 
régularité. H est bien diflScile devant de tels faits de ne pas recon- 
naître ce que certains géologues appellent Vinfiumce tectonique 
fMissivê du sol : Tinfluence d'un modelé antérieur sur le modelé sui- 
vant. Cette influence tectonique passive paraît même si grande, 
que vers la pointe N.-E. du Jura, c'est aux points où les plis récents 
s'écartent à nouveau des plis anciens, par une inflexion vers le 
sud, que Ton observe les phénomènes de recouvrement signalés 
près de Liestal. A quelle cause faut-il attribuer maintenant ces 
failles qui sur la carte B se montrent, soit au sud de Bàle, soit 
surtout au sud de Vesoul? F. Muhlberg et Huene, qui ont étudié 
beaucoup celles des environs de Bâie, les attribuent à l'effon- 
drement qui se fit à l'époque oligocène dans la vallée du Rhin. 
Elles seraient simplement le résultat d'un afifaîssement d'ensemble 
du massif de la Forêt-Noire et des Vosges. Et la preuve en est, 
pour ces savants géologues, dans le fait que le Miocène, qui est 



(*) Audêt f éo i0g iqmf4 êur t extrémité méridiamaU de la prÉmière dtaine du 
Jurent 189K 
(**) Lé0*néê 4ê la fêuilU de Nantua. 



- 11 - 



11 



antérieur au soulèvement du Jura, les recouvre et les masque 
souvent Tout ce qu*a pu faire le plissemenl do Jura au Miocène a 
été de déterminer la réouverture de quelques-unes d'entre elles. 

Quant à celles des environs de Vesoul, elles ont à peu près le 
même âge que celles du voisinage de Bâle et sont dues probable- 
ment à la même cause. Leur apparition se rapporte aux effon- 
drements qui ont déterminé tes dépôts du tertiaire antémiocône 
dans les environs de Vesoul et de Gray* La preuve qu'elles ne 
sont pas dépendantes des accidents tectoniques du Jura, c'est 
qu'elles n'en ont nullement la direction et que ceux-ci s'arrêtent 
tout à coup dans leur voisinage. 

Il résulte de cela que ni le môle Vosgien, ni celui de la Forèt- 
Koire n'ont eu grande influence directive sur le modelé du Jura, 

Comme on a depuis quelques années découvert dans les Alpes 
de grands lambeaux de poussée, il n'est pas sans intérêt de savoir 
quelle;influence ces lambeaux peuvent avoir eu sur le Jura. Les 
plus voisins sont assurément ceux du Chablais et des Préalpes 
fribourgeoises qui ont amené le front des Alpes en saillie vis-à-vis 
le Jura de Gex etdeNeuchâleL Or, lorsqu'on examine la chaîne 
jurassienne en regard de cette avancée des Alpes, on voit qu'elle 
ne semble pas en avoir subi Finfluence si ce n'est peut-être dans 
la production des lacs que M, Schardt attribue à cette cause (*). 

Quoi qu'il en soit de ce dernier point, îa chaîne du Jura n'est 
pas dans les conditions d'une ride née sur un sol vierge. Si le 
grand plissement des Alpes Ta engendrée dans son relief actuel, si 
les massifs de la Forêt-Noire, des Vosges et du Plateau Central ont 
pu contribuer à en circonscrire la courbe, les terrains qu'elle 
laisse voir dans ses déchirures portent les traces de rides anté- 
rieures, et les accidents tectoniques, qui t'affectent; s'expliquent 
sans peine par l'influence des mêmes rides. 



(*) Schardl, Origine des liic^ du pied du Jura suisêe, Archives des Sciences 

PHYSIQUES ET NATURELLES DE GeNÈVS, 1898, 



des Cecidomyidae, des Sciaridae, des Mycetophilidae 
et des Chironomidae 

DE L'AMBRE DE LA BALTIQUE 

PAR 

Fernand MEUNIER 



INTRODUCTION (*) 

Dans son travail, Ueber den Bernstein und die Bernsteinfauna, 
Loew a publié, en 1850, une magistrale nolice sur les diptères du 
succin. 

Le manuel paléontologique de Giebel, Fauna der Vorwelt, t. U, 
Leipzig, 1856, reproduit la liste des genres et des espèces 
observés par le naturaliste de Meseritz et donne les diagnoses de 
quelques nouvelles formes spécifiques. 

En 1861, Loew a fait de remarquables observations synthétiques 
sur les fossiles de cet ordre. 

Ces savants ont décrit très brièvement plusieurs mouches ter- 
tiaires, mais sans faire accompagner leurs descriptions de figures 
permettant de les déterminer soigneusement. 

Les diptères types de Loew, en grande partie chimiquement 
altérés, sont conservés au Musée Provincial de Koenigsberg et au 



— 15 — 

paléonlologîque de l^Unîversîtë de Berlin (*). Les docy- 
rnents soumit' à mon examen par M. le Prof, D'' R. Klebs me per- 
metlent, quarante-deux ans après la mort de Loew, de donner la 
monographie des Cecidoniyidae, des Sciaridae, des Mycelophi- 
lidae et des Ghironomidae d'après Texamen de 9000 inclusions» 
dont la plupart sont admirablement conservées (**). 

Pour facililer ia tâche aux chercheurs, j'aî fait précéder les dia- 
gnoses de tableaux synoptiques des familles, des genres et des 
espèces de ces groupes. 

Les tableaux de l'évolution hypothétique de ces êtres, rédigés 
d'après leurs caractères morphologiques, ne donnent qu'une idée 
imparfaite de leur développement phylogénic|ue. En effet, les 
inclusions de la Baltique ne représentent qu'une partie de leur 
fawnole tertiaire, une multitude de diptères Orthorapha et Cyclo- 
rapha, de calypterae et d'acalypterae n'ayant pas été englués par 
la résine des Finites succinifera de la célèbre île ou du territoire 
ambrifère (***). De plus, les espèces néarctîques de ces familles 
sont encore trop peu connues pour fournir des données concer- 
nant la distribution géographique des formes vivantes et fossiles et 
indiquer la place systématique probable de ces articulés dans nos 
classifications actuelles. 

L'index bibliographique donne la liste chronologique complète 
des travaux sur les diptères fossiles dusuccin. 



(♦) Dana un premier mémoire sur les mouches de Tanibre, Loew avait 
annoncé la publication de la monographie des fossiles de cette résine. Ni à 
MeseriU, à Posen, à Koenigsberg, ni à Berlin, je u*ai pu savoir où se trouvent 
les notes mannscnleîi de cet ériiinent diplériste, 

(**| Les inclusions d'ambre simplement nuinérolées font partie de ta Collec- 
tion Royale de l'ambre de Koenigsberg, 

(•*■) Tous les dessins ont été faits avec le plus grand soin par ma digne com- 
pagne et disLinguée élève, qui a bien saisi tesplu'i délicates variations morpho- 
loïficjuea des diptères faisant l'objet de ces monographies. 



— i4 ^ 



TABLEAU DES FAMILLES 

A. Antennes des cf et des 9 verticillées 

ou ciliées. 

a) Antennes des çf et des 9 verticillées. 

Tibias dépourvus d'éperon .... 1. Gecidomyidae. 

b) Antennes des çf et des 9 ciliées. 
Tibias pourvus de longs ou de très 

longs éperons. 

Hanches peu allongées 1. 

Hanches distinctement allongées . . 2. 

1. Fourche de Taile toujours très longue- 

ment pétiolée 2. Sciaridae. 

2. Fourche de Taile pétiolée ou un peu 

pétiolée 3. Mycetophilidae. 

B. Antennes des cf plumeuses ou ornées 

d'un pinceau de poils, celles des 9 

ordinairement longuement ciliées. 4. Ghironomidae (*). 



(*) Les ailes des Ghironomidae sont pourvues de faibles mais nombreuses 
nervures longitudinales. Avec un peu d'habitude, on déterminera facilement 
les 9 de cette curieuse famille. 



- 15 — 



1. CECIDOMYIDAE 

(Gallmacken) 



En 1850, le Prof. D'R Loew (*) a brièvement signalé quelques 
Cecidoniyidae de l'ambre de la Baltique. 

L*ëtude de ces pygmées offre de très grandes difficultés : les 
caractères des palpes, des crochets tarsaux (**) et de leurs pelotes, 
enlevés ou altérés par la fossilisation, eitipêchent souvent de 
reconnaître exactement le genre qoe Ton a sous les yeux, 

A défaut de ces caractères, on étudiera le détail de la morptio- 
logie des antennes et la disposition des nervures sur le champ de 
raile. 

PourTexamen des formes fossiles en bon étal de conservation, 
j'ai suivi la classification de Kieffer, Rûbsaamen et Ostcn-Sacken. 

Quand on ne peut observer la morphologie des antennes et des 
ailes ou si quelques organes seulement sont bien distincts, i! est 
prudent de se borner à suivre le groupement systématique de feu 
Winnertz (***). 

En comparant les diagnoses des espèces décrites dans ce travail 
aux courtes descriptions publiées antérieurement, on appréciera 
rimportance des progrès réalisés en Cécidologie fossile. 

Le tableau ci-dessous donne Tëtat actuel de nos connaissances 
sur les Gecidomyidae de diverses formations géologiques (iv). 



(*) Ueher den Bernstein und die Bernsteinfauna, Meserilz, 1850, S, 33. 

(*^) Si dans uiie diagDose je meDlioDoe que tes crochets Urssiux parai^ent 
simples, cela implique qu1l m*a été ÎQipossîble de constater s'ils sont bifides, 
dentelés ou h'îIs orit un autre aspect morptiologique. 

(♦♦♦) Beitrag 2h einer Monographie dev GallmUckm, Lmif. Eut., Berlin, 1853, 
Bd. Il, VHI, SS. 15*-32i, Taf, 1-4, 

(ly) A moins de revoir le type de Westwood, on ne peut accepter queâous 
toutes réserves la présence de Cecîdomium (Uampylomyia) gmndaevum dans 
les schistes du Purlieckien moyen deNorleston Bay en Angleterre. 



- 16 - 



Tableau des Gecidomyidae 
des diverses formations géologiques 



Terrains Quaternaires 



Quaternaire moderne 
(Copal) (*) 



Cecidomyia, Meun. (s. 1.) (**) 
Neostenoplera(Stenoplera)Kieflferi,Meun. 



Tortonien 
(Oeningien) 

Âquitanien 
(Rotl) 

Ambre silicien i 

(Simétite) < 

Miocène ( 

Sestien (Aix-France) j 

Oligocène 
(s. désignation d'étage) 



Ambre de la Baltique 

(Faune éocène 

supérieure) 



Terrains Tertiaires 

( Cecidomyia Bremii, Heer (**) (Cecido- 
\ myia ?). 

Cecidomyia dubia, Heyden (**) (Cecido- 
myia?). 

Cecidomyia, Guérin (**) (Cecidomyia?). 

Cecidomyia protogaea, Heer (**). 

Lasioptera recessa, Scudder (Cecido- 
myia ?). 

Lilhomyza condita, Scudder (Cecido- 
myia ?). 

Campylomyza, Berendt, Giebel. 

Campylomyza monilifera, Loew. 

Cecidomyia, Berendt, Burmeister (**). 

Diplosis, Loew. 

Epidosis incompleta, Loew, Giebel. 

Epidosis minutissima, Loew, Giebel. 

Monodicrana terminalis, Loew. 

Asynapta, Loew. 

Lasioptera, Burmeister (Cecidomyia?). 



(*) Échelle stratigraphique non déterminée. 

(**) Ce nom signifie qu'il m'a été impossible d'identitier à quel groupe se 
rapporte Tinsecte en question, Cecidomyia?, Meun. (du Copal), soit à cause 
de la fossilisation ou par suite d'une diagnose trop sommaire. 



17 — 



6 



F. Meunier 1901 (*) 



F. Meunier 1903 



Colpodia, Winn. (1 espèce). 
Golomyia, Kieflf.(l espèce). 
Rûbsaamenia, Kieff. (1 espèce). 
Winnerizia, Rond. (2 espèces). 
Campylomyza, Meig. (3 espèces). 
Lestremia, Macquart (1 espèce). 
Miastor, Meinert (1 espèce). 
Miastor, Meun. (1 espèce, forme parais- 
sant propre au succin). 
Palaeospaniocera, Meun. (1 espèce). 

Bryocrypta girafa, sp. nov. 
„ capitosa, sp. nov. 

„ vetusta, sp. nov. 

„ elegantula, sp. nov. 

„ fagioïdes, sp. nov. 

Palaeocolpodia eocenica, sp. nov. 
Colpodia xylophaga, sp. nov. 
» curvinervis, sp. nov. 
„ brevicornis, sp. nov. 
Dicroneurus magnificus, sp. nov. 
n elegantulus, sp. nov. 

Epidosis gibbosa, sp. nov. 
„ minuta, sp. nov. 
» noduliformis, sp. nov. 
„ titana, sp. nov. 
Camptomyia sinuosa, sp. nov. 
Winnerizia radiata, sp. nov. 
» cylindrica, sp. nov. 

» afflnis, sp. nov. 

, separata, sp. nov. 

Monardia submonilifera, sp. nov. 
Campylomyza crassitarsis, sp. nov. 
Joannisia monilifera, Loevv (Meun.). 
Lestremia pinites, sp. nov. 



(*) Dans mon travail, Nouvelles recherches sur quelques Cecidomyidae, etc. 

(ÂlfNALES DE LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES, t. XXV, 2* partie, 1901), je 

me suis borné à étudier, d'une manière générale, les Gecidomyies du Musée 
Provincial de Koenigsberg. 

xxvm. s 



— 18 - 

Frirenia eocenica, sp. nov. 
Heteropeza pulchella, sp. nov. 
Ledomyiella succini, sp. nov. 
F. Meunier 1903 ( „ rotundata, sp. nov. 

, eocenica, sp. nov. 

, pygmaea, sp. nov. 

„ crassipes, sp. nov. 

Terrams Secondaires 

Purbeckien ( Gecidomium grandaevum, Westwood 

(Angleterre) | (Campylomyza grandaeva, Giebel). 



Tableau des genres de Gecidomyidae fossiles (*). 

I. Tarses de cinq articles^ 
1 . Métatarse dictinclement 
plus court que le deu- 
xième article. 

Trois nervures longitudi- 
nalesja troisième bifur- 
quée. 

Base de la deuxième ner- 
vure longitudinale pres- 
que droite \.Bryocnjpta,]\\Q^Qr{**). 

Base de la deuxième nervu- 
re longitudinale droite. 

Nervure transversale droite 2. Palaeocolpodia, mihi (***). 



(*) Pour Fétude de la topographie des nernires alaires de ces orthorapha, 
OD consultera les mémoires suivants : 

Winnertz, Joh. Beitrag zu einer Monographie der GaUmiicken, Loin. Eut, 
Bd. Vm, SS. 154-32i. Taf. 14. 

Kiefifer, J. J., Monographie des Cicidomyides d*Europe et d'Algérie, Ami. 
Soc. Eut. db Frahce, t LXIX. 2», 3* et 4* trimestres. Paris, 1900. 

(^) Ailes comme chez les Oligoirophus et les Diplosis, antennes comme chtt 
les Epidoside». 

i^**) Ce genre se distingue des Epidosis et des Dicroneurus par Tabdomeii 
très allongé, aminci en arrière et recourbé en hameçon (J. J. Kieffer). 



- 19 — 



8 



Base de la deuxième ner- 
vure longitudinale un 
peu sinueuse. 

Nervure transversale obli- 
que . 3. Co/;)odia, Winnerlz. 

Trois nervures longitudi- 
nales, la troisième non 
bifurquée 4. Colomyia, Kieffer. 

Articles des antennes sub- 
sphériques, et ceux de 
la femelle doubles, c'est- 
à-dire contractés au 
milieu • 5. -ÉJpirfosiS; H. Loew. 

Articles des antennes cylin- 
driques dans les deux 
sexes » 6. Dicroneurus, Kieflfer. 

Articles des antennes ses- 

siles 7. Camptomyia, Kieflfer (*). 

Quatre nervures longitudi- 
nales. 

Troisième et quatrième 
nervures longitudinales 
simple et atteignant la 

base de Taile .... 8. Winnerfzia, Rondani. 
. Métatarse plus long que le 
deuxième article. 

Quatrième nervure longi- 
tudinale bifurquée vers 
le milieu du champ 
alaire. 

Antennes de 14 articles glo- 
buleux (cf ) et de 12 à 
25 sub-globuleux ( 9 ) • 9- Campylomyza, Meigen. 

Antennes de 14 articles (cf ) 
et de 11 articles (9); 



(*) Ce genre est voisin de HoloneuruSj KiefTer, chez qui la base de cette 
nervure est droite. 



9 



— 20 — 



ces articles globuleux ou 
ellipsoïdaux et à long 
col. 

Crochets des tarses sim- 
ples 

Antennes à articles sub- 
coniques ou sub-ovoï- 
daux. 

Crochets des tai-ses munis 
d'une dent en dessous . 

Cinq ou six nervures longi- 
tudinales, la troisième 
bifurquée. 

Deuxième longitudinale 
aboutissant loin de 
lextrémité alaire. . . 

3. Métatarse plus court que le 

deuxième article. 

La troisième nervure lon- 
gitudinale s'évanouit 
avant lextrémité de 
l'aile 

Nervation alaire semblable 

à celle des Perrisia . . 

II. Tarses de quatre articles. 

4. Métatarse plus long qu< 

deuxième article . . . 
IIL Tarses de trois articles. 

Deux nervures longitudi- 
nales aux ailes . . . 



10. Joannisia, Kieffer. 

(Gampylomysa, ancL) 



11. Monardia, Kieffer. 

(Campylomyza, anct) 



li Lestremia, Macquart. 



le 



13. Frirenia, Kieffer. 

14. Ledomyiella, milii (♦). 

15. Miastor, Meinert (♦*). 

16. Heteropez'i, Winnertz (***). 



1.^ Voir les obserratioiis relatives à ce geore. 

{^) Voir les observatloos relatives à ce genre et celles concernant le genre 
Miastor mibi espèce paraissant propre au succin). Neostenoptera du Gopal 
sub-fossile a les ailes n*ayant qu'une seule nervure longitu iinale. 

(*^.i Suivant G.ebel, Cecidomium fmndaevum Westwood appartient en 
genre Campylomyia s latiori . — Par ses iarses de quatre articles. Monodi* 
cnuda termioalis p^raii devoir se ranger dans ia s jus-familie des Ueieropeiinae, 



— 21 — 10 



Tableau des Bryocrypta fossiles (*) 

MÂLES 

I. Articles des antennes réunis entre 
eux par de longs cols. 

1. Antennes très longues. 

Les deux derniers articles des 
antennes comme soudés entre 
eux, arrondis l, B. fagiotdes,sp,noy, 

2. Antennes longues. 

Dernier article des antennes amin- 
ci à rextrémité 2. 5. girafa, sp. nov. 

II. Articles des antennes réunis entre 

eux par des cols assez courts . 3. B. vetusta, sp. nov. 

FEMELLES 

1. Articles des antennes entièrement 

sessiles 4. i^. elegantula, sp. nov. 

II. Articles des antennes sub-sessiles. 

1. Dernier article des antennes amin- 

ci à l'extrémité B. girafa^ sp. nov. 

III. Articles des antennes réunis entre 
eux par de courts cols. 

2. Dernier article des antennes un 

peu aminci à l'extrémité . . b, B. capitosa, sp. nov. 



(*) Les genres suivants ne sont représentés que par une seule espèce fossile : 
Palaeocolpodia, mihi; Camptomyia, KiefT.; Monardia, Kieff.; Campylomyza, 
Mei|^.; Joannisia, KiefT.; Lestremla, Macq.; Frirenia, Kiefif. et Heteropeza, 
Winn. 



11 - 2^ - 



Tableau des Coïpodia fossiles 

MALES 

I. Articles des antennes réunis entre 

eux par de longs cols . . . 1. C curtinervis, sp. nov. 
II. Articles des antennes réunis entre 

eux par des cols assez courts. 2. C. xylophaga, sp. nov. 

FEMELLES 

I. Articles des antennes sessiles. 
1. Antennes de 12 articles. 
Articles des antennes près de 
deux fois aussi longs que 

larges 3. C brericomis, sp. nov. 

IL Articles des antennes sub-sessiles. 
S. Antennes de 12 à 13 articles. 
Articles des antennes plus de 
trois fois ou trois fois aussi 

longs que larges i\ x^lofhaga, sp. nov. 

3. Antennes de 13 articles. 
Articles des antennes plus de 
deux fois aussi longs que 
larpes C. cmrrinerriSy spu nov. 



Talleau des Dicroneurms fossiles 

MVLES 

1. Palpes très longs Ih maçmificms^ sp. nov. 

2. Palpes longs 1\ flfi^$ttuims, sp. nov. 

Tabltii9t df^ Kftidùsis fossihs 

MALE 

l. Articles des antennes i^unis entre 

eux par de longs cols ... 1. E, fibbos>a^ sp. nov. 



23 — 



12 



FEMELLES 

I. Articles des antennes réunis entre 
eux par d'assez longs cols. 
Cubitus un peu courbé à Tapex . 
Cubitus bien courbé à Tapex . . 
II. Articles antennaires ornés de nodo- 
sités. 
Verticilles émergeant de points 
se trouvant à la ba3e et à 
Tapex de chaque article . . 
III. Articles antennaires noa ornçs de 
nodosités. 
Verticilles émergeant directe- 
ment de la surface de chaque 
article . A:,E.noduUformis,sp.noY. 



2. E, minuta, sp. nov. 
E. gihbosa, sp. nov. 



3. E. titatta, sp. nov. 



Tableau des Winnertzia fossiles 



MALE 



I. Antennes à articles pétioles. 
I. Articles des antennes réunis 
entre eux par de longs cols . 



1. W. radiata, sp. nbv. 



FEMELLES 

2. Articles des antennes réunis 

entre eux par des cols assez 
courts. 
aj Articles des antennes deux 

fois aussi longs que larges. . 2. W. separata, sp. nov. 

3. Articles des antennes réunis 

entre eux par de courts cols. 
bj Articles des antennes trois fois 
aussi longs que larges . . . 
II. Antennes à articles sessiles ou sub- 
pétiolés. 

1. Antennes robustes 8. TF. ctjlindrica, sp. nov. 

2. Antennes assez robustes . . . 4. TF. affinis, sp. nov. 



W. radiata, sp. nov. 



15 



- 24 — 



Tableau des LedomyieUa fossiles 



MÂLES 

Articles des antennes réunis entre 
eux par des cols bien appré- 
ciables. 

1. Articles des antennes deux fois 

aussi longs que larges . . . 

2. Articles des antennes un peu 

plus longs que larges . . . 

FEMELLES 



1. L. succini, sp. nov. 

2. L, pygmaea, sp. nov. 



II. Articles des antennes sub-sessiles 
ou sessiles. 
a/ Lamelles des organes géni- 
taux non amincies à Textré- 
mité. 

1. Articles des antennes sub-sessiles. 
Articles des antennes deux fois 

aussi longs que larges . . . 

2. Articles des antennes sessiles. 
Articles des antennes un peu 

plus longs que larges . . . 

Palpes assez longs ..... 3. L. rotundata, sp. nov. 

Palpes assez courts 4. L. crassipes, sp. nov. 

b) Lamelles des organes géni- 
taux épaissies à la base et 
amincies à l'extrémité. 

3. Articles des antennes sub-pétio- 

lés et environ aussi longs que 

larges 5. L. eocmica, sp. nov. 



L. succini, sp. nov. 



L. pygmaea, sp. nov. 



— 25 - 14 



CECIDOMYIDAE 



I. Cecidomyinae 



EPIDOSINAE 



1. Genre Bryocrypta, Kieff. 

1. BRYOCRYPTA GIRAFA, Sp. nOV. (*) 

9. Antennes de 15 articles, cylindriques, deux fois aussi longs 
que larges et réunis entre eux par des cols à peine appréciables; 
article apical visiblement aminci à l'apex et plus long que le 
préapical. Premier article des palpes très court, le'deuxième plus 
long que le troisième, le quatrième article paraissant à peine plus 
long que le deuxième. La partie antérieure des lamelles biarticu- 
lées, rectangulaire, la postérieure ovoïde. Ailes visiblement plus 
longues que l'abdomen. Cubitus se terminant au milieu de l'extré- 
mité alaire. 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

N*» 3766. 

Observation : Les points d'où émergent les verticilles des 
antennes sont peu distincts. 

cf. Tête plus large que le thorax, cou bien distinct (ce carac- 
tère est aussi très appréciable chez les formes vivantes : Kieffer, 
Monographie des Cécidomyides, Ann. Soc. Ent. de France, t. LXIX. 
Paris, 1900, pi. 17, fig. 10) (**). Antennes aussi longues que le corps 
et composées de 15 articles réunis entre eux par de longs cols : le 
premier article cupuliforme, le deuxième arrondi, plus court que 
le précédent, le troisième longuement ovoïde et sMnsérant direc- 
tement au deuxième; les articles suivants plus de deux fois aussi 



(*) Les dlagnoses ne mentionnent pas les organes peu visibles ou fruste- 
ment conservés. 
(**) Bremia aphidisuga, cT) selon Rûbsaamen. 



13 - 24 - 



Tableau des Ledomyiella fossUes 

MALES 

I. Articles des antennes réunis entre 
eux par des cols bien appré- 
ciables. 

1. Articles des antennes deux fois 

aussi longs que larges . . . 1. L. succini, sp. nov. 

2. Articles des antennes un peu 

plus longs que larges . . . 2. L. pygmaea, sp. noT. 

FEMELLES 

n. Articles des antennes sub-sessiles 
ou sessiles. 

a! Lamelles des organes géni- 
taux non amincies à Textré- 
mité. 
1. Articles des antennes sub-sessiles. 

Articles des antennes deux fois 

aussi longs que larges ... L. succmi, sp. noT. 
i Articles des antennes sessiles. 

Articles des antennes un peu 

plus longs que larges ... L. pyQmafa^ sp. noT. 

Palpes assez longs a. L. rotundata, sp. dot. 

Palpes assez courts 4. L. rni^tjfi/i^, sp. nov. 

h Lamelles des organes géni- 
taux épaissies à la base et 
amincies à rextrémitè. 

3. Articles des antennes sub-pétio- 

lés et envùx^n aussi îongs que 

larges â L. a>.y«*>j, sp. nov. 



— as- 



ti 



CECIDOMYIDAE 



I. Cecldomyinae 



EPIDOSINAE 

1. Genre Brfjocnjpfa^ Kieiï, 

1, BRYOCRITTA GIRAPA, Sp. DOV. (*) 

Ç. Antennrs de 13 articles, cylindriques, deux fois aussi longs 
que larges et réunis entre eux par des cols à peine appréciables; 
article apical visiblement aminci à Tapex et plus long que le 
préapîcaL Premier article des palpes très court, le'deuxième plus 
long que le troisième, le quatrième article paraissant à peine plus 
long que !e deuxième. La partie antérieure des lamelles biarticu- 
lées, rectangulaire, la postérieure ovoïde. Ailes visiblement plus 
longues que l'abdomen. Cubitus se terminant au milieu de Fextré- 
mité alaire. 

Longueur du corps, 1 3/4 millîm. 

N° 3766, 

Observation : Les points d'où éraergenl les verticilles des 
antennes sont peu distincts. 

cf. Tête plus large que le thorax, cou bien distinct (ce carac- 
tère est aussi très appréciable chez les formes vivantes ; Kieffer, 
Monographie des Cécklomt/ides^ Ann. Soc, Ent. de France, t* LXIX. 
Paris, 1900, pL 17, fig. 10) (**). Antennes aussi longues que le corps 
et composées de 15 articles réunis entre eux par de longs cols : le 
premier article cupuliforme, le deuxième arrondi, plus court que 
te précédent, le troisième longuement ovoïde et s'insérant direc- 
tement au deuxième; les articles suivants plus de deux fois aussi 



(*) Les diagnoseï ne mentionnent pas les oi^anes peu visibles ou frnale- 
ment conservés, 
(**) Bremia aphidisuga, cf » selon Hûbsaamen, 



15 — 26 — 

longs que larges, longuement ovoïdes. D'un côté des antennes, les 
Terticilles sont un peu plus longs que de l'autre. D*après Kieffer, 
les verticilles sont * extrêmement prolongés d'un côté seulement ,. 
Article apical am'mci à l'extrémité. Palpes de 4 articles : le 
deuxième moins long que le troisième qui est plus court que ie 
quatrième article. Ailes assez longues, larges et couvertes de petits 
poils couchés. Nervure transversale (base de la nervure cubitale) se 
trouvant entre la première et la deuxième nervure longitudinale 
bien appréciable, fourche de la troisième longitudinale nettement 
accusée. Crochets tarsaux bifides, assez longs (358 d.). Forceps 
ayant la forme de deux longues tigelles assez grêles, amincies à 
l'extrémité et ornées de quelques longs cils. 

Longueur du corps, 3 4 à 2 millim. 

X" 2330, 8085, 7752, 2362, 4529. 

OhserratioH : Par la curieuse morphologie de Torganecopulateur, 
ce fossile se classe irrécusablement parmi les Bryocrypta, Kieff. 

. 2. BRYOCRYPTA CAPITOSA, Sp. UOV. 

C . Antennes de 15 articles et paraissant aussi longues que 
Tabdomen, les articles sub-cylindriques, réunis entre eux par de 
courts cols, deux fois aussi longs que larges et ornés de quelques 
verticilles : article apical? épaissi à la base et aminci à Textrémité. 
Palpes à premier article court, le deuxième moins long que le 
troisième, le quatrième aussi long que les deuxième et troisiàne 
réunis. Ailes longues et couvertes de petits poils. Cubitus attei- 
gnant le milieu de l'extrémité. Lauîelles antérieures des organes 
génitaux quadrangulaires. les postérieures longuement ovoïdes. 

Longueur du corps, 1 à 1 2 millim. 

X« 5251, 4495, 1221. 

Ot*sfrT<ition : Par les longs cils qui ornent le vertex et Toccipul, 
cette espèce se distingue de Diplosis vetusta avec qui elle paraît 
avoir plusieurs traits de ressemblance. 

:f. Tête beaucoup plus large que le thorax. Antennes aussi 
longues que le corps, à articles réunis entre eux par de longs cols 
et à verticilles émergeant de poils épars à la surface des articles. 
Premier et deuxième articles sensiblement d'égale longueur, 
sessiles: les suivants longuement ovoïdes, très saillants. Palpes 
robustes, le premier article peu visible, It s deuxième et troisième 



— 27 



le 



enviroû égaux entre eux, le quatrième un peu plus long que le 
troisième. Ailes longues, larges, courleraent ciliées. Base de la 
nervure cubitale bien distincte. Apex du cubitus arrondi et légère- 
ment éloigné de rextrémité alaire. Fourche de la troisième 
nervure longitudinale bien appréciable. Pli alaire bien accusé. 
Organes copulateurs robustes, les parties basales des forceps un 
peu plus larges que les apicales qui sont courbées et amincies à 
l'extrémité. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 niillim, 

N^" 4306, 5213. 

3. BRYOCRYPTA VÉTUSTA, Sp. OOV. 

cf. Vertex et occiput non orné de cils (*). Apex du cubitus 
arrondi. L'extrémité des troisième et quatrième articles des tarses 
antérieurs dilatée. Aux tarses postérieurs, le premier article est 
court, le deuxième aussi long que les articles suivants réunis, le 
troisième plus long que les deux derniers, le quatrième plus long 
que le cinquième article* Croctiets tarsaux longs, simples. Forceps 
robustes : la partie basale deux fois aussi large que Tapicale qui a 
la forme d'une tigelle un peu courbe et à peine amincie à 
Textréniité. 

Longueur du corps, 1 millini. 

No 1287, 

Observation : On ne pourra compléter la diagnose de cette 
espèce qu*après le visu de plusieurs spécimens. 

9 . Inconnue, 

4. BRYOCRYPTA ELEGANTtJLA, Sp. UOV, 

9. Antennes à articles sessiles, verticillés de chaque côté, 
atteignant le milieu de rabdomen et composées de 14 articles non 
pédicellés : le premier article cupulilorme, le deuxième godiforme, 
grand, arrondi; les articles suivants sub-cylindriques et environ 
deux fois aussi, longs que larges. Palpes comme chez D. vetusta. 
Tarses médians très caractéristiques : le premier article court, le 



(♦) Les articles des atitennes soot deux fois aussi longs que larges et réunis 
entre eux par de très courts cois. 



n 



deiizièiiie extrêmement long, le boisième visiblement pins ailongé 
que les deux deniers et le quatrième plus de deux fois plus loôp 
que le ctoquième article. Crochets tarsaux simples (358 d.). 
Lamelles antérieures des oiiganes génitaux aussi larges que les 
apicales qui soot OTmdes et alloiigées* 
Longueur du corps, 11/3 millim. 

Obsenuihm : Les aites de ce fossile ne présenteol rien de carac- 
tértstîque. Elles sont poilues et la fourcbe de la troisîème nerrure 
hmgttudiD^ est peu Tisible. 

3l aatOGRIFTÂ WASK&MS^ SpL QOT. 

cf. Tête beaucoup plus large que le tborax* Antennes aussi 
kmcaes que l'abdomen et oonipos^ de 16 articles looguement 
verlkillés et réunis entre eux par de longs cols. Les deux premiers 
artkles du funîcule soudés entre eux^ 1^ articles suivants sub* 
ofuides et un tiers plus longs que larges. Denûer article des 
antennes orné i rextrémité d*un otgane conique. Bi apparence» 
l'artide apkal parait être formé de deux arlides, comme c'est le 
cas ehex Dnoiieorus (Epidosîs) graeSis, Winn. et Eîeff. (CroU- 
më€km. p, 99S, pL IV. fig.3>. Palpes de quatre articles^ alloiigés : 
le pfemier court, le deuxième un tiers plus court que le traisièiiie 
qui est Tisiblemenl plus hmf que le quatrième artide. Tborax un 
peugîbbeux. IVtes ornées de fangs dk. Les ailes ont la mocpho^ 
lope générale de MikioiaCHonMimjia Winn.) bgi Bart%. Bies en 
JMBiirt par la nenruie cubitale peu éhrignée de rexftiénié de 
eet ocfane et par une intermptioti, bien risibie, au point ou la 
nerrure eubiUde se réunit au bord costal Par le fines des 
antennes ee Ceddomjidae se dasse arec les Brjneiypta, KieC ; 
par la morpholope ahiie, 9 parait raisin de Milàola. Kieffl (Bor- 
OMHBjia et 0%olropbns« Winn. et Lat et Diplodsv Roodant 
et LalrK I^ hs antemies, il s'éloigne des Diploniae du genre 
firania, Raodn les irertidBes étant aussi hmgs d\iii côté que de 
fNire. Kiefler (. ^^ B i i fn, p* GO^ signale qm Bonnem jta eoraifex, 
DeC a deraflWlé aieeks DiplosiàM. Je smk ewin àcroire cjoe 
eeONidowyidbefassileestim deschatans refiant ks Asplmi* 
é^flmmt aux Kptdnrinae, Si on ne consi ii k e qw le 



— 29 — 



18 



CLibitas, il paraît avoir quelque ressemblance (assez éloignée) avec 
les Cecidomyia, Rond, et Kielt 
Longueur du corps, 1 mitlim, 

9 Inconoue, 



2. Genre Palaeùcolpodia, niilii. 

Ce genre est voisin de Holoneurus, Kieff, Il en diffère par la 
nervure transversale des ailes qui est droite et non oblique, 

1. PALAEOCOLPODJA EOCEKJCA, Sp. nOV. 

Ç. Antennes de 16 articles, sub-cyîindrîques et atteignant les 
premiers segments de rabdonien (ces organes étaient vraisembla- 
blement bien verticillés de chaque côté). Les deux premiers articles 
soudés» bien distincts; le troisième plus long que le qoatrièïue; 
ces articles et les suivants réunis entre eux par de courts cols. Aux 
trois derniers articles, ils sont peu appréciables. Seizième article 
(apical) conique^ tronqué à Textrëmité. Palpes à prenaier article 
court, le deuxième plus long que le troisième, le quatrième plus 
long que le cinquième. Ailes à peine pîus longues qoe l'abdomen. 
La nervure cubitale sinueuse et aboutissant au delà de rextrémité 
de Taiie sur le même plan horizontal que la troisième nervure Ion- 
gitudmale qui est simple, La base de la deuxième longitudinale, 
au lieu d'élre courbée en S comme chez Colpodia angustipennis, 
Winn., est simplement sinueuse. Lamelles antérieures des organes 
génitaux longues, les postérieures sub-cylindriques bien distinctes. 
Les tarses antérieurs un peu plus grêles que ceux des pattes 
médianes et postérieures : le premier article très court, le deuxième 
plus long que les articles suivants pris ensemble, le troisième 
plus long que le quatrième, le cinquième visiblement plus court 
que le quatrième. 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

N'^ 7147. 

Variété 9 comme le type, mais la nervure cubitale n'étant pas 
parallèle à la troisième nervure longitudinale et la lamelle apicale 
de lorgane génital disciforme. L'avenir nous apprendra sM y a lieu 
de considérei* cette variété comme espèce distincte. 



23 ^ 56 — 

Longueur du corps, 1 à 1 34millim. 
N« 1601,3963.1418. 

cf. Inconnu. 

5. Genre Camptomyifij Kieflf. 

1. CAMPTOMnA sixuosA, sp. nov. 

9 . Antennes atteignant les premiers segments de l'abdomen et 
composées de 17 articles : les deux premiers assez godiformes. le 
troisième cylindrique et visiblement plus long que large. les 
suivants aussi cylindriques, sessiles et plus longs que larges. Tons 
les articles distinctement verticillés de chaque côté. Palpes parais- 
sant être composées de 4 articles, le premier vraisemblablement 
très court, le deuxième de la moitié de la longueur du troisième, 
le quatrième distinctement plus petit que le troisième. Ailes 
comme chez Epidosis nodicomis, Winn. {Gallmûcken, p. 900). 
Abdomen assez allongé et recourbé en hameçon. 

Longueur du corps. 

X-8164. 

cf. Inconnu. 

6. Genre Winnert^ia^ Rond. (Eieff.) 
Asjfnaptay Winn. (Pr. p.) 

L WnCXEBTZU RADIATA, Sp. nOV. 

9- Antennes composées de 14 articles à cols assez courts, à 
articles plus allongés et à verticillés moins longs que chez le cf • 
Nervure transversale appréciable. Lamelles antérieures des 
(H'ganes génitaux rectangulaires, assez longues: les postérieures 
ovoïdes assez larges, ciliées à Textrémité. 

Longueur du corps, 2 1 2 millim. 

X* 3190. 

Obàerraiion : Les palpes de cette espèce sont densément ciliées. 

cf. Tète plus large que le thorax. Antennes n'atteignant pas 
l'extrémité de Tabdomen et composées de 13 articles (les A>ynapta 
H- Loew ont plus de 14 articles. Winnertzia (Asynapta) lugubris^ 
Winn. a 14 articles). Les deux articles de la base du funicule 



— 51 - 



SO 



espèce • est muni d*un prolongement sur le dessous ^. Malgré 
l*emploi de forts grossissements, je n'ai pu constater la présence de 
ce caractère chez l'espèce fossile* La deuxième nervure longitudi- 
nale est faiblement recourbée à la base et la troisième nervure 
atteint l'exlréniité de Taile. Premier article tarsal des pâlies posté- 
rieures court, le deuxième très long, le troisième plus long qoe le 
quatrième qui est plus de deux fois aussi long que le cinquième. 
Les pattes sont éparsémeot ornées de longs cils. Organes génitaux 
à lamelles antérieures rectangulaires, les postérieures ovoïdes et 
ciliées à Tapex. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 1/2 millitn. 

N«^3112, 1005,765, 

cf. Antennes composées de 18 articles : les deux premiers 
soudés, les suivants sub-cylindnques,ceux du milieu et de Texlré- 
mité du funicule plus arrondis. Tous les articles réunis entre eux 
par des cols bien appréciables. Ailes plus larges que chez la 9 - Les 
organes copulateurs(assez altérés) ont Faspeel d'une petite tenaille. 

Longueur du corps, l millim. 

N^* 7785. 

Observation : C'est d'après la morphologie comparée des 
antennes que je considère ce pygmée comme étant le cf de Col- 
podia xylophaga. 

2. COLPODIA CURVINERVIS^ Sp. UOV* 

Ç, Antennes atteignant le milieu de la longueur de Fabdomen 
et composées de 13 articles ovoïdes, un peu allongés, sessiles. 
Nervure transversale bien distincte. Lamelles postérieures des 
organes génitaux petites, ovoïdes. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N-^ 8577. 

cf. Antennes plus longues que le corps et composées de 
14 articles : les deux basiques soudés» le troisième uni directement 
au deuxième, les suivants peu dilatés et anastomosés entre eux 
par d'assez longs cols. Tous les articles sub-cylindriques et ornés 
de verticilles de chaque côté. Le funicule a Taspect d'un coude à 
faibles nœuds. Ailes longues, étroites. Nervation alaire voisine 
de G, angustipennîs, Winn., mais la base de la deuxième nervure 
longitudinale à peine sinueuse. Nervure transversale assez dis- 



?m} 



^ 36 - 



LongtiPur du corps, 1 à 1 3/4niînim* 
N''^ 1G01,3%3, 14ia 
cf. Inconnu. 

5. Genre Caniptonujiaj Kieff. 



L CAMPTOMYIA 



nov. 



SINUOSA, Sp. 

9. Antennes atteignant les premiers segments de Tabdonien et 
composées de 17 articles : les deux premiers assez godiformes» le 
troisième cylindrique et visiblement plus long que large, les 
suivants aussi cylindriques, sessiles et plus longs que larges. Tous 
les articles distinctement verticillés de chaque côté. Palpes parais- 
sant être composées de 4 articles, le premier vraisemblablement 
très court, le deuxième de la moitié de la longueur do troisième, 
le quatrième distinctement plus petit que le troisième. Ailes 
comme chez Epidosis nodicornis, Winn, {GaUniuckeHj p. 300), 
Abdomen assez allongé et recourbé en hameçon. 

Longueur du corps. 

cf. Inconnu. 

6. Genre Whinertzia, Rond. (Kieff.) 
Asynaptaf Winn. {Pr. p.) 

1, WINNERTZIA RADIATA, Sp. nOV. 

Ç. Antennes composées de 14 articles à cols assez courts, à 
articles plus allongés et à verticillés moins longs que chez le çf * 
Nervure transversale appréciable. Lamelles antërieures des 
organes génitaux rectangulaires, assez longues; les postérieures 
ovoïdes assez larges, ciliées à rextrémité. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

N* 3190, 

Observation : Les palpes de cette espèce sont densément ciliées, 

cf. Tête plus large que le thorax. Antennes n^atteignanl pas 
l^extrémité de rabdomen et composées de 13 articles (les Aî^ynapta 
H, Loew onl plus de 14 articles^ Winnertzia (Asynapla) luguhris, 
Winn. a 14 articles). Les deux articles de la base du funicule 



22 



court qae le troisième, le quatrième article un peu plus long que 
les trois précédents pris ensemble. Ailes plus longues que l'abdo- 
men. Deuxième nervure longitudinale éloignée de la première, 
courbée et réunie à la base alaire à la troisième nervure. Base de 
la nervure cubitale (nervure transversale) très inclinée. Cubitus 
arrondi à rextréûiilé et dépassant Tapex de Taile, Fourche de la 
troisième nervure longitudinale bien appréciable. Pattes posté- 
rieures très allongées : le premier article tarsal assez court, le 
deuxième très long, le troisième long, le quatrième trois fois plus 
allongé que le cinquième qui est dilaté à l'apex. Crochets tarsaux 
simples, robusleSp 

Longueur du corps, 2 1/2 millini. 

N*> 5019. 

2. DICRONEURUS ELEGANTULUS, Sp. UOV, 

9. Antennes environ aussi longues que le corps et composées 
de Ifi articles diminuant un peu de longueur du milieu à l'apex. 
Les deux premiers articles du fonïcuïe soudés, les suivants réunis 
entre eux par de longs cols. Les verlîcilles aussi longs d'un côté 
que de l'autre* Cou un peu distinct. Palpes de quatre articles : le 
premier court, les deuxième et troisième environ d égale longueur^ 
le quatrième un peu moins long que les deux précédents. Carac- 
tères alaires comme chez les Epidosis, Le rameau supérieur de la 
fourche peu appréciable. Pattes garnies de cils soyeux comme 
chez Bryoerypta fagioïdes. 

Longueur du corps, 1 1/4 à l 1/2 millim, 

N°M343 1,5528. 

Observation : Cette espèce se sépare de la précédente, avec qui 
elle a plusieurs traits de ressemblance, par les caractères des 
antennes, des pattes et des ailes. 

b) Sous-genre Epidosis, PL Loew, 

1. EPJDOSIS GIBBOSA, Sp. DOV. 

9. Antermes environ aussi longues que Tabdomen et compo- 
sées de 12 à 13 articles réunis enlre eux par des cois peu allongés. 
Les deux premiers articles du funicule soudés, les suivants 
sub-cylindriques, garnis de verlicilles assez longs de chaque côté 
XXVHL 3 



Î3 — 54 — 

et deux fois ou plus de deux fois aussi longs que larges. Article 
apical à morphologie comme chez Epidosis dorsalis, Winn. {Gall- 
mncLtH, p. i97, pi. IV, fig. 4, Ç)- Palpes de 4 articles, allongés ; le 
premier court, les deuxième et troisième sensiblement égaux entre 
eux, le quatrième plus long que le troisième article. Thorax assez 
gibbeux. Ailes poilues. Nervation comme chez Epidosis nodicomis, 
\Mnn. (GallmûckeNy pi. Il, fig. 12). Pattes fortement ciliées. Le 
premier article tarsal de la paire postérieure est court, le deuxième 
très long, le troisième plus long que les articles quatre à cinq pris 
ensemble, le quatrième plus de deux fois aussi long que le 
cinquième qui est un peu dilaté. Crochets tarsaux simples. 
Lamelles postérieures des organes génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps. 3 4 à 1 14 millim. 

N« 2678 (typeV 57i 3425, 8034. 

C'- Je suis enclin à considérer comme -'' de cette espèce un 
Epidosis dont les articles des antennes sont sub- cylindriques, 
contractés au milieu et réunis entre eux par de longs cols. La 
nervure cubitale est plus rapprochée du bord costal alaire que 
chez la V ^^ moins sinueuse à Textrémité. Le rameau supérieur 
de la fourche est très faiblement accusé. Aux pattes médianes, le 
premier article tarsal est très court, le deuxième long, le troisièine 
un peu plus long que le quatrième, le cinquième article légère- 
ment dilaté et les crochets tarsaux simples. 

Longueur du corps, 1 millim. 

X*6595. 

2. EPIDOSIS MINTTA, Sp. DOV. 

i . Cette espèce a beaucoup d'affinité avec la précédente. EMe 
en diffère par la taille et la morphologie âe> antennes et des ailes. 
Antennes composées de 13 articles n'atteignant pas rextrânité de 
Tabdomen. Les deux basiques et le^ deux apicaux soudés, les ools 
réunissant les articles entre eux un peu plus allongés et les articles 
plus globuleux que chez E, gibbosa. Paîpes de 4 articles : le pre- 
mier court, le deuxième moins long que le troisième qui est phis 
court que le quatrième. Les ailes un peu plus courtes que cbe* 
l'espèce citée mais plus larges et plus arrondies à rextrônité. 
Base de la nervure cubitale peu distincte. Cubitus moins courbé à 
Tapex que chez E. gibbosa. Pattes ciliées. 



— 3S — 



34 



Longueur du corps, 1/2 millim. 
N« 5226. 
(3^. Inconnu. 

3. EPIDOSIS NODUIJFORMIS, Sp. DOV, 

Ç , Antennes composées de 13 articles et atteignant le milieu de 
la longueur de Tabdomen : les deux articles de la base soudés entre 
eux, les quelques suivants ont Taspect de nœuds allongés, ceux du 
milieu et de rextrémité ont la forme des nœuds plus épais; les cols 
unissant les articles entre eux un peu allongés, Tarticle apical 
ovoîde à rextrémité. Palpes de 4 articles :1e premier court, les 
deuxième et troisième environ d'égale longueur, le quatrième 
vlsibleoient plus long que le troisième article. Surface alaire 
paraissant peu poilue. Les autres caractères des ailes comme chez 
E. nodicornis, Winn. (GaUmitcken, pi II, fig. 12). Lamelles posté- 
rieures des organes génitaux petites, ovoïdes. Hanches et tro- 
chanlers distinctement ciliés. Fémurs et tibias ornés de cils plus 
épais que chez £. gibbosa et minuta. 

Lonpieur du corps, 1 1/4 millim. 

N" 3577. 

cf. Inconnu. 

4, EPIDOSIS TITANA, Sp, nOV. 

9 . Tête plus large que le thorax et occiput orné de quelques cils. 
Antennes environ aussi longues que l'abdomen et composées dé 
13 arf ides. Les deux basiques soudés entre eux, les suivants réunis 
par des cols bien appréciables et distinctement arrondis. A tous 
les articles, il y a quelques vertîcilles émergeant de points situés à 
la base et vers l'apex de chaque article. Partie ovoïde de l'article 
apical bien séparée (t418^ 3963) ou délimitée par îa suture. Palpes 
de 4 articles, assez longs : le premier court, le deuxième un peu 
moins long que le troisième, le quatrième visiblement plus long 
que le troisième. Thorax gibbeux. Ailes longues, larges, poilues. 
Nervation comme chez E* nodicornis, Winn., mais la fourche de 
la troisième nervure longitudinale peu appréciable. Pattes éparsé- 
ment ornées de petits cils. Tarses postérieurs à premier article 
court, le deuxième très long, le troisième deux fois aussi long que 
le quatrième qui est plus de deux fois plus long que le cinquième; 
ce dernier dilaté. Crochets tarsaux simples, assez robustes. 



iA^ 



27 



— 38 ^ 



3. WINNEBTZIA AFFiNlS, Sp, IlOV, 

9. Celle espèce a beaucoup d'affinité avec la précédente. Elle] 
en diffère par des aotennes moins robustes» par la nervure trans- 
versale qui est plus disliocte et par les tarses dont le premier 
article est très court, le deuxième long, le troisième seulement 
deux fois aussi long que le quatrième et le cinquième un peu 
dilaté. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N^* 3952, 5899, 2143. 8436. 

Observation : Chez un des exemplaires observés (8436)» les 
antennes ont 14 articles, chez les autres seulement 13 articles, 

cT. Inconnu. 



4, WINNERTZIA SEPARA TA, 



nov. 



Ç. Tête plus large que le thorax. Antennes de 13 articles : les 
deux basiques soudés, les suivants réunis entre eux par des cols 
peu allongés. Tous les articles, à l'exception des deux premiers, 
environ deux fois plus longs que larges et ornés de longs vertî- 
cilles émergeant de points se trouvant principalement à la partie 
médiane de chacun des articles. Article apical aussi long que le 
préapîcal et réuni à celui-ci par un col bien distinct. Chez un des 
individus examinés Tarticle apical est plus long que le préapical 
(3612). Palpes de 4 articles : le premier très courl^ le deuxième 
moins long que le troisième ; le quatrième plus long que le 
troisième* Ailes larges, poilues et arrondies à Textrémité. La 
nervure transversale bien appréciable. Tarses médians à premier 
article très court, le deuxième long, le troisième plus long que les 
deux derniers réunis qui sont visiblement dilatés. Aux tarses pos- 
térieurs le cinquième article est seul dilaté. Lamelles postérieures 
des organes génitaux ovoïdes, assez grandes. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 millim. 

N*^ 3638, 5404, 3612. 

Observation : Chez un individu les deux derniers articles des 
antennes sont soudés entre eux. L'extrémité de Tabdomen étant 
altérée par la fossilisation, on ne peut décider si on doit considérer 
ce pygmée comme le çf de cette espèce. 

Ijongueur du corps, 3/4 millim. 

N^ 100. 



59 — 28 



II. Lestreminae 



JPremieir Groupe 



CAMPYLOMYZIDES 



7. Genre Monardia, Kieflf. 

1. MONARDIA SUBMONILIPERA, Sp. nOV. 

9 . Antennes atteignant les premiers segments de l'abdomen et 
composées de 14 articles ; les, deux basiques soudés, les suivants 
nodi formes, saillants et réunis par des cols bien appréciables ; tous 
les articles verticillés de chaque côté; article apical piriforme. 
Palpes de 4 articles : le premier très court, le deuxième plus long 
que le troisième qui est à peu près de même longueur que le 
quatrième. Ailes poilues et dépassant l'extrémité de Tabdomen, 
larges. Les deux premières nervures longitudinales bien séparées 
Tune de Tautre par la nervure transversale. La troisième longitu- 
dinale, qui est simple, naît à quelque distance en deçà de la 
nervure transversale, la quatrième fourchue au delà du milieu 
de sa longueur. Tarses à premier article plus long que les 
deuxième et troisième articles qui sont un peu plus allongés que le 
quatrième et le cinquième. Crochets tarsaux courbés, distincts, 
unidensés. 

Lamelles biarticulées des organes génitaux à parties antérieures 
tubulaires, les postérieures ovoïdes, allongées, ciliées. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 millim. 

Nos 3853, 745. 

cf. Comme la 9 î lirais les antennes un peu plus robustes. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 millim. 

No« 1444, 3065, 1880, 7370, 7520, 8348, 8199. 



8* Genre Campiflomtjza, Meig, 



ïtan- 

4 



1 . CAMPYLOMYZA CHASSITARSiS, Sp, HOV. 

Ç. Antennes atteignant le milieu de Tabdomen et composé 
de 14 articles. Les deux premiers en partie soudés, les suivan 
saillants, presque ronds et réunis entre eux par des cols bien 
distincts; tous les articles ornés de ehaque côté de vertîcilles: 
article apical contracté en son milieu et paraissant être formé de 
deux divisions. Ailes bien poilues, moins arrondies à Texlrémité 
que chez G. submonilifera. Pattes robustes, fémurs aussi longs que 
les tibias, premier article tarsa! plus long que les deux suivants^ 
qui sont égaux entre eux, le troisième le plus petit de tous, le 
cinquième fortement dilaté, ovoïde. Crochets tarsaux simples 
courbés, forts. Lamelles antérieures des organes génitaux rectan- 
gulaires, les postérieures ovoïdes. * 

Longueur du corps, 1 millim. 

N^ 873. 

Ç. Vm\ î : Les pattes un peu plus longues, mais uniformément 
dilatées. La contraction du dernier article des antennes plus 
saillante que chez le type. 

Longueur du corps, 1 niilUni. J 

N»6747- " 

9- Vm\ 2 : Antennes à articles plus tronqués à leur apex, la 
partie contractée de Tarticle apical visiblement moins accusée 
que chez le type. Articles tarsaux (surtout le cinquième) distincte- 
ment moins dilatés. 

Longueur du corps, 3/4 h 1 1/4 mîUim. 

N°« 6362, 3666, ^834, 8327. 

9. Var. 3 : Gomme ta var, 1, mais les articles tarsaux à peine 
dilatés. 

Longueur du corps, l miïlim. 

NM13. 

(f. Vat\ 4 : Articles tarsaux moins dilatés que chex la var- 
mais îa contraction de Tarlicle apical des antennes environ aussi 
longue que la partie basique. 

Longueur du corps, 3/4 nnllîm. 

No* 4945, 601. 



I 

cjLie 

4 



— 41 — ^ 



30 



Observation : Le visu do plus nombreux spécimens de ces 
Canipyloinyzides permettra de décider s'il y a lieu de les démem- 
brer eiî plusieurs espèces. 



9. Genre Joamiisia, Kîeff< 

1. JOANNisiA MONiLTFERA (Loew)^ Meunîer 

9^ Antennes paraissant être composées de 14 articles et aussi 
longues que TabdoTnen. Les articles sont globuleux, tressaillants 
et fortement ornés de verticilles émergeant de leur base. Les 
trois premiers articles soudés, les suivants, réunis entre eux par 
de long? cols; article préapical globulaire, lapical assez ovoïde 
et distinctement moins long que le préapical. Pattes robustes, 
métatarse un peu plus long que le deuxième article, ce dernier 
et les trois suivants sensiblement égaux entre eux. Organes 
génitaux à lamelles antérieures rectangulaires, les postérieures 
ovoïdes. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 millini, 

N»« 5275, 501, 4^48, 1970, 2243, 3879, 7464. 

Ohsenaiion : Chez aucun des types observés, il ne m'a été 
possible de voir la morphologie des palpes. Le rameau inférieur de 
la quatriènie nervure longitudinale est court. Nervure transversale 
plus oblique chez les espèces précédentes. 

9 . Vfir. ' Articles globuleux des antennes plus petits. 

Longueur du corps, 1/2 à 3/4 mîllim, 

N°M 351, 8794. 

cf. Antennes un peu plus robustes que chez la variété 9 • Ailes 
moins larges. Organes copulateurs paraissant robustes. 

Longrueur du corps, 1/2 mîllini. 

N^'' 2507, 8244, 699L 

Observation : J*ai observé un Carnpylomyza, trop altéré pour le 
décrire spécifiquement, se distinguant des formes précédentes par 
des antennes à peine pédicellées et très courtes. La longueur de la 
fourche de la quatrième longitudinale se rapproche de celle des 
Micromyia. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N-* 549. 




us» le 
iiple»H 



8. Genre Campylomyza, Meig. 

K CAMPYLOMVZA CRASSITARSIS, Sp. IIOV. 

9. Antennes atteignant le înilieii de Tabdonien et compol 
de 14 articles. Les deux premiers en partie soudés, les suivants 
saillants, presque ronds et réunis entre eux par des cols bien 
distincts; toos les articles ornés de chaque côté de verticîlles: 
article apical contracté en son milieu et paraissant être formé de 
deux divisions. Ailes bien poilues, moins arrondies à rextrémit^H 
que chez G. subrnonilifera. Pattes robustes» féinnrs aussi longs que^ 
les tibias, premier article tarsal plus lon^ que les deux suivants» 
qui sont égaux entre eux, le troisîènie le plus petit de tous» le 
cinquième forlement dilaté, ovoïde. Crochets tarsaux simple? 
courbés, Porls, Lamelles antérieures des organes génitaux rectat 
gutaires, les postérieures ovoïdes. 

Longueur du corps, 1 miMinu 

N<» 873. 

9 . y^r- 1 : Les pattes un peu plus longues, mais uniformément 
dilatées, La contraction du dernier article des antennes plus 
saillante que chez le type. 

Longueur du corps, 1 millinh J 

N^ 6747. ' 

Ç. Vm\ 2 : Antennes à articles plus tronqués à leur apex, la 
partie contractée de rarticle apical visiblement moins accusée 
que chez le type. Articles larsaux {surtout le cinquième) distincte- 
ment moins dilatés. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 t/4 millim, 

N«> 6362, 3666, 2834, 8327. 

9. Var, S : Gomme la var. 1, mais les articles tarsaux à peine 
dilatés. 

Longueur du corps, 1 millim. 

NM13, 

cf. Var, 4 : Articles tarsaux moins dilatés que chez la var. 
mais la contraction de Tarticie apical des antennes environ aussi^ 
longue que la partie basique. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N*>* 4945, 601. 



I 

jeme 

4 



_ 41 — 



50 



Observation : Le visu de plus nombreux spécimens de ces 
Campylomyzides permettra de décider s'il y a lieu de les démem- 
brer en plusieurs espèces. 



9, Genre Joamiisia, KieflF, 

1. JOANNisiA MONiLTFERA (Loew), Meuiiler 

9- Antennes paraissant être composées de 14 articles et aussi 
longues que Tabdomen. Les articles sont globuleux, 1res saillants 
et forlement ornés de verlîcilles émergeant de leur base. Les 
trois premiers articles soudés, les suivants, réunis entre eux par 
de longs cols; article préapical globulaire, lapical assez ovoïde 
et distinctement moins long que le préapical. Pattes robustes» 
métatarse un peu plus long que le deuxième article, ce dernier 
et les trois suivants sensiblement égaux entre eux. Organes 
génitaux à lamelles antérieures rectangulaires, les postérieures 
ovoïdes. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 miïlîrn, 

N''" 5!^75, 501, 4948, 1970, m%)i, 3879, 746i-. 

Ohsenatkm : Chez aucun des types observés, il ne m'a été 
possible de voir la morptiologie des palpes. Le rameau inférieur de 
la quatriènie nervure longitudinale est court. Nervure transversale 
plus otiliqae chez les espèces précédentes. 

Ç . Vat\ : Articles globuleux des antennes plus petits. 

Longueur du corps, 1/2 à 3/4 millini- 

N«M 351, 8794. 

cf. Antennes un peu plus robustes que chez la variété 9 • Ailes 
moins larges. Organes copulateurs paraissant robustes, 

Longrueor du corps, 1/2 niîllim. 

N«« 2507, 8244,6991. 

Obsermiion : J'ai observé un Canipylomyza, trop altéré pour le 
décrire spécifiquement, se distinguant des formes précédentes par 
des antennes à peine pédicellées et très courtes. La longueur de la 
fourche de la qualrièuie longitudinale se rapproche de celle des 
Micro myia. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N'* 549, 



31 — 42 — 

Deuxième Gi*oiipe 

LESTREMIDES 

10. Genre Lestremia^ Macq. 

1. LESTRBMIA FINITES, Sp. nOV. 

9 . Antennes n'atteignant pas rextrémité du thorax et com- 
posées de 11 articles : les deux basiques soudés, les suivants assez 
ovoïdes, à peine pédicellés et ornés de chaque côté de verticilles 
d'égale longueur. Les quatre derniers articles tarsaux fortement 
dilatés. Surface alaire faiblement poilue. Lamelles postérieures 
des organes génitaux paraissant larges. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 1926. 

9 . Vcir. : Articles tarsaux seulement dilatés. 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

No« 6287, 8320. 

(^. Antennes aussi longues que l'abdomen et composées de 
16 articles : les deux premiers soudés, les suivants ovoïdes, réunis 
entre eux par des longs cols et ornés de chaque côté de quelques 
verticilles, émergeant de points se trouvant principalement vers le 
milieu des articles. Chez un des spécimens observés, le col réunis- 
sant l'article préapical à l'apical est plus court qu'aux autres 
parties du funicule. Chez un autre exemplaire, les trois derniers 
articles à cols très courts. Protubérance de l'article apical petite, 
ronde. Palpes de quatre articles : le premier court, distinct; le 
deuxième plus saillant mais moins long que le troisième, le 
quatrième un tiers plus long que le précédent. Ailes comme chez 
L. defecta, Winn. (Die Gruppe der Lestretninae, Verh. d. k. k. bot. 
GESELLSCH., Bd. XX, Wieu, 1870, S. 33, Taf. 2, fig. 2). Cubitus 
éloigné de l'extrémité alaire. Troisième longitudinale fourchue, les 
deux autres longitudinales se réunissant à la base de l'aile. 
Nervure transversale moins appréciable que chez la 9- Les 
parties basales et apicales des forceps très robustes. Pattes vigou- 
reuses. Tibias plus longs que les fémurs; métatarse long, le 
deuxième article un peu plus long que le troisième, les quatrième 



— 43 — 

et cinquième articles sensiblement égaux entre eux* Crochets 
tarsaux simples, assez saillants. 

liongueur do corps, 1 3/4 millîm. 

N°^ 1883, 3367, 7852, 7865. 

HETER0PE2:iNAE 



I 



11, Genre Frirenia^ Kieff. 

1. FRJHENIA EOCENICA, Sp. nOV. 

cf. Antennes atteignant les premiers segments de Tabdomen 
et composées de 12 articles ; les deux basiques soudés, les troi- 
sième et quatrième ovoïdes allongés, les suivants moniliformes. 
A Texception des deux premiers articles, les autres sont réunis 
entre eux par des cols bien distincts; les deux derniers articles 
soudés. Deuxième et troisième nervure longitudinales se terminant 
à quelque distance de rexlrémité de Taile. Balanciers paraissant 
avoir été assez longs. Tibias plus longs que les fémurs, métatarse 
court, le deuxième article tarsal plus de deux fois aussi long que 
ce dernier, les troisième, quatrième et cinquième sensiblement 
égaux entre eux. Crochets tarsaux très petits. Organes copulateurs 
paraissant robustes. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N*>« 3138, 8796, 7723. 

Ç. Inconnue. 

Observation : Par les caractères tarsaux et ceux de la deuxième 
nervure longitudinale, ce fossile semble devoir se ranger dans le 
genre Frirenia, Kiefi. Pour établir les véritables affinités des 
formes hétérogènes de Heteropezinae et les comparer aux indi- 
vidus de cette sous-famille, inclus dans Tambre, il faut attendre 
que nous ayons des idées plus complètes sur la faune des Gecido- 
myidae de l'Asie et de l'Amérique du Nord. 



12. Genre Heteropeza^ Winn. 

1. HETEROPEZA PULGHELLA, Sp. UOV. 

Ç. Tête plus large que le thorax. Antennes n'atteignant pas 
rextrémité du thorax et composées de 10 articles : les deux t>asi- 



55 



— U — 



laires soudés, les suivants submonili formes, à peine pôdicellés et 
garnis de quelques verticilles assez courts de chaque côté; article 
apical ovoïde. Ailes spaluliformes, allongées^ paraissant ornées 
sur toute leur surface de petits poils et possédant deux nervures 
longitudinales comme chez Heteropeza pyginea, Winn. Thorax et 
abdomen allongés, balanciers longs. Tarses da trois articles : le 
premier un peu plus long que le deuxième^ le troisième plus long 
que les deux précédents réunis; crochets tarsaux simples, distincts^ 
Lamelles antérieures des organes génitaux paraissant tubulaires, 
les postérieures ovoïdes, petites, ciliées. 

Longueur du corps, 3/4 niillim* 

N<> 3967. 

Observation : Par les caractères tarsaux» Heteropeza pulchella se 
dislingue immédiatement de H. pygmaea, Winn, Kieffer (Siffiopse, 
p. 54) dit que chez cette espèce • le premier article est le plus 
long ,. Van der Wulp signale que ce même article est plus long 
que le suivant et que les deux derniers sont extrêmement courts 
de manière que les tarses ne paraissent être composés que de trois 
articles (Diptera Neerlandica, p. 74). D'après Winnerlz (Stettin, 
Ent. Zbit., L VII, pp. 11-20, pL I-II), il y aurait cinq articles aux 
tarses dont le ti*oisième est très long et les quatrième et cinquième 
très courts. Je n'ai pas trouvé dans le succin Monodicrana ternii* 
nalis, Loew, /or. cit,^ p. 32, se plaçant vraisemblablement parmi 
les Heleropezinae. 



13. Genre Ltdomyiellaj mihi. 

Ce genre diffère de Ledomyia, Kieff, et Brachyneura, Rond., par 
les caractères suivants : 

g L Métatarse plus long que le 

^'1 I deuxième article. . . . L Xé^/omyia, Kiefil 

"^ t: 1 II. Métatarse plus court que le 

lo ^ deuxième article. 

•g ,g I a) Troisième nervure longitu- 

g g I dinale simple 2. BrorAyiièiira, Rond. 

I i^ f b) Troisième nervure longitu- 

H dinale bifiirquée. ... 3. Ltdf^mgieUa, rnihi. 



— 45 — 



34 



1, LEDOMYIELLA SUCCINÏ, Sp. HOV, 

9* Antnnîios composées de 14 articles et plus longues que la 
léte et le thorax réunis, les arficles cylindriqoes, sessileS; parais- 
sant triverticillés et deux fois aussi longs que larges; tes deux 
articles de la base fortement soudes entre eux, le troisième visi- 
blement plus long que le deuxième, l'article apîcal aussi long que 
le préapical. Palpes indistincts. Thorax un peugibbeux. Ailes plus 
longues que rabdomen, arrondies à rextrémité et densément 
ciliées. Deuxième nervure longiludiïiales'nnastornosant près de la 
pointe de Taile. Pattes très robustes et forteoient poilues. Tibias 
plus longs que les fémurs. Tarses de cinq articles : le premier 
court, les articles deux à cinq environ d'égale longueur. Pelotes 
larsales paraissant simples. Lamelles des organes génitaux assez 
oviformes. 

Longueur do corps, 3/4 millirn. 

N» 3506. 

cf. Antennes plus longues que la tête et le thorax pris ensemble, 
les articles prolongés en cols et paraissant être triverticillés (ce 
caractère est peu visible, les verticilles étant assez enclicvélrés les 
uns dans les autres)* On distingue 12 articles aux antennes, mais 
il a dû en exister encore d'autres, la partie apicale du fuuieule 
étant enlevée. Crochets copulateurs paraissant vigoureux. Les 
autres caractères comme chez la Ç. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N- 6197. 

2. LEDOMYIELLA HOTUNDATA, Sp. nOV. 

9. Antennes à articles subcylindriques, sessiles, bien verti- 
cillées de chaque côté; les articles un peu plus longs que larges. 
Les deux premiers soudés, Tarticle apîcal assez ovoïde. Les 
antennes atteignent l'extrémité du thorax. Palpes à premier article 
invisible, le deuxième plus court que le troisième qui est moins 
long que le quatrième article. Ailes aussi longues que Tabdomen, 
larges et arrondies comme chez Perrisia iteophila H.Loew (Kieflfer. 
Sjffiopse, p. 10) et couvertes de poils bien appréciables. Le bord 
cosL^l et la nervure cubitale n'atteignent pas entièrement Textré- 
milé alaîre. Lamelles des organes génilaux ovitbruies. Pattes 



35 



— 46 — 



robustes : tarses antérieurs à premier arlîcle court, le deuxième 
long» les troisième et quatrième environ d'égale longueur, le cin- 
quième un tiers plus court que te précédent. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N^ 7047, 

cf. Inconnu. 

3, LEDOMTIELLA EOCENICA, Sp, nOV. 

9* Antennes à articles sessîles et un peu plus longs que larges' 
(les autres caractères indistincts). Palpes de trois articles : le pre- 
mier plus long que le deuxième, ce dernier plus court que le troi- 
sième article. Ailes arrondies à Fapex, la deuxième ner\njre 
longitudinale se terminant loin de l'extrémilé alaire, troisième 
nervure longitudinale fourchue. Tarses paraissant être composés 
de cinq articles : le premier court, Je deuxième plus long que les 
articles 3 à 5 qui semblent être égaux entre eux. A 358 d., on ne 
peut distinguer s'il y a trois pelotes tarsales. Lamelles des organes 
génitaux épaissies à la base et amincies à l'extr'émité. 

Longueur du corps» 1/2 millim. 

No 5210. 

4 LEDOMTIELLA PYGMAEA, Sp. UOV. 

9» Antennes composées de 14 articles, sessiles, les articles 
environ un peu plus longs que larges ; article apical aussi long que 
le préapîcal. Première et deuxième nervures longitudinales bien 
distinctement éloignées Tune de Fautre, la nervure transversale 
{base du cubitus) appréciable. Deuxième nervure longitudinale 
s'anastomosant au bord costal assez loin de rextrémité alaire. 
Troisième nervure longitudinale fourchue. Tarses de 5 articles : 
le premier court, le deuxième plus long que les articles H à 5 
réunis, les troisième et quatrième articles de même longueur, le 
cinquième plus long que le premier article. Lamelles des organes 
génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps, 1/2 à 3/4 millim. 

N*''» 3457, 8613. 

cf. Antennes paraissant être composées de 14 articles, sub- 
ovoïdes (les douze premiers sont seuls visibles) réunis entre eux 
par des cols et ornés de quelques verlicilles à chaque article. 



- 47 — 



36 



Caractères alaires et articles tarsaux comme chez la 9- Crochels 
copulateors petits, robustes. 

Longueur du corps, 3/4mîlIim. 

K^ 5491, 935. 

5. LEDOMTIELLA GRASSIPES, Sp. DOV, 

9. Antennes très robustes et paraissant être composées de 
10 articles : les deux premiers soudés, les suivants sub-cylîn- 
driques, un peu plus longs que larges et sans cols les réunissant 
entre eux. Fémurs, tibias et tarses très robustes. Lamelles des 
organes génitaux grandes, assez disciformes. Ailes arrondies à 
l'extrémité et présentant la nervation normale des Perrisia (Rond,) 
Kieff. Par la morphologie des antennes et des pattes, cette bestiole 
se distingue immédiatement des espèces précédentes. 

Longueur du corps, 3/4 millim, 

N^* 769:2 (exemplaire altéré), 5499 (ailes bien poilues). 

cf. Inconnu, 

Observatiam sur le genre Ledomyiella, mihi : Au premier abord 
et en ne considérant que les caractères alaires de ces bestioles, 00 
serait tenté de les placer parmi les Dasyneura Rondani, qui se 
séparent des Ledomyia, Kieff. et des Ledomyiella mîhi ** par le 
dernier segment abdominal de la femelle qiii est rétréci à la base 
et forme» avec le premier segment de roviducte, un renflement 
ellipsoïdal „ (*), alors que chez les deux derniers genres cités 
{forme actuelle et fossiles), les lamelles des organes génitaux sont 
simples. 



Dans un travail antérieur {Nouvelles recherches sur quelques 
Ceeidotmjidae, etc., Ann. Soc, sciekt. de Bruxelles, t. XXV, 
2" partie, pp. 8-10, du tiré à part, Bruxelles, 1901), j'ai brièvement 
signalé trois Miaslor dont une forme paraît être propre au succin» 
Ces trois types ont été classés comme suit : 

** I. Antennes de 11 articles dans les deux sexes. Miastor 
metraloas Mein. (type actuel). ^ 



(•) J, J. Kieûer, Sgnopsef p. lÔ. 



39 — «0 — 

Sciarinae ayant encore conservé quelques traits de parenté avec 
les Lestreminae (*). 

Je n'ai pas trouvé dans le succin le genre Zygoneura signalé en 
1850 par H. Loew (loc. ciL, p. 32). L'avenir nous apprendra si les 
genres Metengela, Odontonyx, Hybosciara et Rhynchosciara ont 
aussi été inclus dans la résine éocène. 

Pour finir, je rappellerai qu'en 1862 Hagen avait déjà fait 
remarquer que les empreintes de Sciara prisca Munster du Port- 
landien de Solnhofen (E. Haug = Kiméridgien, Renevier) appar- 
tiennent au genre Ephemera Linné. 

Le tableau de la page suivante permet de se faire une idée de 
révolution hypothétique des Sciarinae (**). 



(*) L*étude des formes vivantes et fossiles semble indiquer que les Sciaridae 
sont proches parents des Mycetophilidae. C'est avec raison que Winnertz, se 
basant sur Texamen des espèces actuelles, pensait, dès 1867, quMl était impos- 
sible de réunir ces deux groupes d'orthorapha. 

* Sie geben den Sciarinen einen Typus, welcher von dem der Pilzmûcken 
so verschieden ist, dass eine Vereinigung dieser beiden Gruppen als unstati- 
haft erscheinen muss , (Loc. cit., S. li;. 

{**) Sciarinae Winnertz = Sciaridae auct. 



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r^t'intittni* ff/nf»> ftifot*^ fort^f'r7/'. qij^;lrjij^:îî traita de parenté avec 

.1/. ff fil frfi.» Ufiti^t^ 'liiri^ 1^ sJi/rin l'î j/:^'rinî Zygoneura signalé en 
|MMr|Mif II tiOhw (/fit ///., p. î{;5;. Ii';iv<!riir nous apprendra si les 
^hhihn Mi\i'n^,h\ii,ih\tin\niiy%, JlyhriHriiira ft Hhynchosciara ont 
Mil'fil ^h* iMfiMudfitiq lu ii'tÇiirM' f'orï'tM*. 

l'un» lliili, |m »M|i|M«llnriil ipri-n IH(î2 IhiKcn avait déjà fait 
ii<»iiitii|iiii i|Hi' li»q i'm|iip|nli'H dn Sriani prisca Munster du Port- 
lithillMt lin f^nlhliiiriiM (M. lliniK KinuM'idKirn, Konevier) appar- 
lli*Hnt*nl HM tfiMtn» lOpluMnfM'u Linnô. 

Itt* IhlilnitM di» Im pn^o Miiviintf' piMMuoI do so faire une idée de 
IVti^hdhM» hvpolhiMiipio do» Sri«riimo (♦♦). 



\^\ \ \^\\\\\\*^ \\^'à I^NU^N»"* \»\AWÏv^« ot l\v\v\îi^m it<«u\b)o wuii^juor qu^ les Sciaridae 
\^A«MSi *s^\ ^VNAWvw >^''« l'^v^v» Avt«,^'.>v, iv«Nfc.:, ,*>:ji i>^^:. ^uV. eu:: impc«- 

' ^"^ ^JN-^VV^ A^iN ^.Jf^ -î^.^i* V^V.V»» tN\%ïv ttv\-h,' x,*.:i ,•.?;-.• .*■;•: J^'rr*-\-^Jwy 



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41 



— 52 — 



TftMeaa des Sciaridae fossiles 



Terrains Ttrtiaires 



Oeningien (Bade» 
(Allemagne) 



Radobey (Croatie) 
(Autriche) 



c 
c 

c 



Rolt 
(Prusse rhénane) 



Krottensea 
\ (Bohême) 

Sestien 
Aix (France) 

Oligocène 
(s. design, d'étage) 
Green River 
(Wyoming) / 

Ambre de la Baltique i 

(Faune éocène < 

supérieure) f 



F. Meunier (1903) 



Scîara deleta, Heer. 

Sciara acuminata, Heer. Giebel (Sciophila 

ead. Giebel). 
Sciara hirtelJa, Heer, Giebel (Sciophîla 

ead. Giebel). 
Sciara minutula, Heer. Giebel (Sciophila 

ead. Giebel). 

Sciara atavina v. Heyden. 
, defossa, v. Heyden. 
, Janassa. v. Heyden. 
, RoUensis, v. Heyden. 
, Winnertzii. v. Heyden. 

Sciara Martii. Novak. 

Sciara. Serres. 

troglodytes, Heer. 



Sciara scopuli, Scudder. 



Sciara. Berendt, Loew, Burnieister. 
Sciara hirticornis, Loew. 
(Heterotricha hirta, Loew.) 

Palaeoheterotriolia grandis, sp. nov. 

Heterotricha hirta. Lœw (Meun.). 

Sciara splendida, sp. nov.; S. errans, sp. 
nov.: S. villosa, sp. nov,; S. botuli, sp. 
nov.; S. Sendelina, sp. nov.: S. difficilis, 
sp. nov. : S. verticillata, sp. nov. : S. varia- 
bilis, sp. nov.; S. eocenica. sp. nov.;S. 
diabolica, sp. nov.; S. orientalis, sp, nov.; 



^ 



— 53 



42 



F. Meunier (1903) 



S. rara, sp. nov.; S. bella, sp. nov,; S. 

ignorata, sp. nov. ; S. preciosa, sp. nov. ; 

S. Klebsii, sp. nov.; S. proliflca, sp. nov.; 

S. Rûbsaamenia, sp. nov.: S. tertiaria, 

sp. nov. ; S. robusta, sp. nov. ; S. morosa, 

sp. nov.; S. Palmnickii, sp. nov.; S. 

minuscula, sp. nov.; S. villosoïdes, sp. 

nov. 
Bradysia curiosa, sp. nov. ; B. electra, sp. 

nov. ; B. morosoïdes, sp. nov. ; B. infer- 

nalis, sp. nov.; B. agilis, sp. nov.; B. 

umbrosa, sp. nov.; B. Contwentzii, sp. 

nov. 

Corynoptera dubia, sp. nov. 
Willistoniella magnifica, sp. nov.; Hee- 

riella bifurcata, sp. nov. ; Cerato longi- 

palpis, sp. nov.; Palaeognoriste sciari- 

forme, sp. nov.; Sciara defectuosa, sp. 

nov.; Sciarella mycetophiliformîs, sp. 

nov. 



Terrains Secondaires 



Portlandien (*) 
Solnhofen (Bavière) 



Sciara prisca, Munster (Ephemera ead. 
Hagen). 



Tableau des genres de Sciaridae fossiles (**), 

I. Nervure discoïdale fourchue (***). 
A. Article apical des antennes 
simples. 



(*) E. Haug, Kiméridgien de Renevier et de plusieurs stratigraphes. 

(•*) Pour les genres Cerato et Palaeognoriste voir le supplément des Sciaridae. 

(*•♦) Pour Tétude des nervures alaires voir : Winnerlz, Joh., Beitrag, zu 
einer Maiwgraphie der Scian'nen, Vbrhandl. k. k. Zool. Bot. Grsellsch., Wien, 
1867, pp. 811. 




45 



- 56 — 



Tableau des Sciara fossiles 



MALES (*) 

I. Antennes atteignant les premiers 
segments de l'abdomen. 

A. Première nervure longitu- 
dinale anastomosée au bord 
costal alaire au-dessus (ou 
un peu en deçà du dessus) 
du point où commence la 
fourche (fig. i Winnertz), 

1. Antennes à articles cinq fois 

aussi longs que lai^s . . 

i. Antennes à articles quatre fois 

aussi longs que larges. 

Antennes assez robustes. . . 

Antennes robustes 

B. Première nervure longitu- 
dinale anastomosée au bord 
costal alaire toijyours bien 
en deçà du point où com- 
mence la fourche de Taile 
(fig. 3 Winnertz et figure de 
passage entre i et 3). 

Antennes grêles, faiblement ci- 
uees • ..f.... 

Antennes robustes, densément 

ciliées 

3. Antennes à articles trois fois 
aussi longs que larges. 

Antennes très robustes . . . 



S. splendida, sp. nov. 



S. errans, sp. nov. 
S. rillosa^ sp. nov. 



5. boluli, sp. nov. 
S. Sendetina, sp. nov. 

^. difficilis, sp. nov. 



1*^ Oq appréciera facilement les caractères spécifiques des Sciara diabolica, 
preciosa et orientatis après le Ttsa de plusieurs spécimeos. Si on ne possède 
qu*nn unique exemplaire, le détail des diagnoses permettra i.«e déterminer 
ri^nreusemenl l'espèce que Ton aura sous les yeux. 



87 — 



46 



Antennes à articles bien dis- 
tinctement pétioles. 

Antennes densément ciliées . 

Antennes à articles faiblement 
ciliés. 

Article apical des antennes 
conique, assez gros . . . 

Article apical des antennes 
cylindrique, allongé . . . 

Antennes nues ou faiblement 
ciliées, sessiles. 

Article apical des antennes à 
peine plus long que le préa- 
pical ........ 

. Antennes à articles deux fois 
aussi longs que larges. 

Antennes robustes 

Antennes grêles 

Antennes grêles à l'extrémité 
et épaisses à la base . . . 

Antennes assez robustes. 

Antennes atteignant seulement 
le premier segment de Tab- 
domen. 

Première nervure longitudinale 
courtement prolongée après 
la transversale 

Première nervure longitudinale 
assez longuement prolon- 
gée après la transversale . 

Antennes distinctement ciliées, 
pétiolées. Première nervure 
longitudinale courtement 
prolongée après la trans- 
versale 

Antennes peu ciliées, à peine 
pétiolées. Première nervure 
longitudinale assez longue- 



S. verticillata, sp. nov. 

S. variabilis. sp. nov. 
S. eocenica, sp. nov. 

S. orientalis, sp. nov. 



S. diabolica. sp. nov. 
S. rara, sp. nov. 

S. bella, sp. nov. 



S. ignorata, sp. nov. 
S. preciosa, sp. nov. 

S. Klebsii, sp. nov. 



— 60 — 



m. 



Antennes robustes. 
Antennes sessiles, nues . . . 
Antennes pétiolées, ciliées. 
Antennes assez pétiolées. . . 
Antennes un peu pétiolées . . 

4. Antennes à articles moins de 

deux fois aussi longs que 

larges. 
Antennes pétiolées, ciliées. 
Première nervure longitudinale 

assez courtement prolongée 

après la transversale. . . 
Première nervure longitudinale 

courtement prolongée après 

la transversale 

Antennes plus courtes que la tête 

et le thorax pris ensemble. 

5. Antennes à articles aussi longs 

que larges. 
Antennes à articles monili- 
formes, sessiles ou peu pé- 
tiolées 



S. preciosa, sp. nov. 

S. Klehsii, sp. nov. 
S. morosa, sp. nov. 



S, Palmnickii, sp. nov. 
S, minuscula, sp. nov. 



S. liûbsaametiia,sp.noy. 



Tableau des Bradysia fossiles 



MALES 

Antennes à article apical obu- 

siforme B. umbrosa, sp. nov. 

Antennes à article apical co- 
nique B. Comcentzii, sp. nov. 

Antennes à articles trois fois 
aussi longs que larges. 

Troisième article des antennes 

normal B. electra^ sp. nov. 

Troisième article des antennes 

très saillant B, açilis, sp. nov. 

(type et variété). 



61 



50 



FEMELLES 



I. Ailes étroites et atteignant seule- 
ment le premier segment 
de Tabdomen 

IJ. Ailes assez étroites et visible- 
ment moins longues que 
l'abdomen. 

1. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex plus de deux 
fois aussi longs que larges. 

a) Antennes distinctement pé- 
tiolées 

Antennes peu pétiolées . . . 

2. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex deux fois aussi 
longs que larges .... 

3. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex un peu plus 
longs que larges .... 

4. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex aussi longs que 
larges 



B, curiosa, sp. nov. 



B. electra, sp. nov. 
B. morosoïdes, sp. nov. 



B. infernalis, sp. nov. 



B, ayilis, sp. nov. 



B. agilis, sp. nov. (var.). 



49 



— 60 



Antennes robustes. 
Antennes sessiles, nues . . . 
Antennes pétiolées, ciliées. 
Antennes assez pétiolées. . . 
Antennes un peu pétiolées . . 

4. Antennes à articles moins de 

deux fois aussi longs que 

larges. 
Antennes pétiolées, ciliées. 
Première nervure longitudinale 

assez courtement prolongée 

après la transversale. . . 
Première nervure longitudinale 

courtement prolongée après 

la transversale 

III. Antennes plus courtes que la tête 

et le thorax pris ensemble. 

5. Antennes à articles aussi longs 

que larges. 
Antennes à articles monili- 
formes, sessiles ou peu pé- 
tiolées 



S. preciosa, sp. nov. 

S. Klebsii, sp. nov. 
S. morosa, sp. nov. 



S. Palmnickii, sp. no 
S, minuscula, sp. noi 



S. l{ûbsaametiia,spA 



Tableau des Bradysia fossiles 



MALES 

Antennes à article apical obu- 

siforme B, umbrosa, sp. nov 

Antennes à article apical co- 
nique B, Conwentzii, sp. n 

Antennes à articles trois fois 
aussi longs que larges. 

Troisième article des antennes 

normal B, eledra, sp. nov. 

Troisième article des antennes 

très saillant B, agilis, sp. nov. 

(type et varii 



61 



FEMELLES 



L Ailes étroites et atteignant seule- 
ment le premier segment 
de Tabdomen 

IL Ailes assez étroites et visible- 
ment moins longues que 
l'abdomen. 

1. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex plus de deux 
fois aussi longs que larges. 

a) Antennes distinctement pé- 
tiolées 

Antennes peu pétiolées . . . 

2. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex deux fois aussi 
longs que larges .... 

3. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex un peu plus 
longs que larges .... 

4. Antennes à articles du milieu 

et de l'apex aussi longs que 
larges 



B. curiosa, sp. nov. 



B, electra, sp. nov. 
B. morosoides, sp. nov. 



B. infernalis, sp. nov. 



B. agilis, sp. nov. 



B, agilis, sp. nov. (var.). 



81 



SCIARIDAE 

I. Nervure {*) discoYdale fourchue 

1. Genre Palaeoheterotricha, gen. nov. 

Afif. Trichosia, Winn. 

Les fossiles de ce genre se séparent des Heterotricha, H. Loew 
(Trichosia, Winn.) par les différences alaîres indiquées plus haut 
et par les palpes très saillantes, à premier article plus court que le 
deuxième, le troisième article plus long ou environ aussi long que 
les deux basiques pris ensemble. Ces caractères rapprochent les 
Palaeoheterotricha des Rhynchosciara, Rûbsaamen. 

1. Palaeoheterotricha grandis, sp. nov. 

cf. Antennes à articles courtement pétioles et atteignant le 
milieu de la longueur de Tabdomen. Les articles quatre à six fois 
plus longs que larges et ornés de courts cils raides de chaque côté, 
qui sont plus forts à la base. Premier article godiforme, le deu- 
xième cupuliforme, ces deux articles petits ; le troisième plus long 
que le quatrième, Tapical un peu plus long que le préapicaL 
Pipette large. Palpes de quatre articles : le premier court, le 
deuxième moins long que lé troisième, le quatrième dépasse en 
longueur les deux précédents réunis. Bord costal alaire non pro- 
longé au delà du cubitus comme c'est le cas chez les Uetero- 
tricha. Rameau supérieur de la fourche sinueuse, rinférieur 
presque droit. Le pétiole de la fourche s'anastomose à peine ea 
deçà de la transversale chez le fossile du succin et bien en deçiu 
chez les Heterotricha. Cinquième et sixième nervure longitudinales 
comme chez les espèces de ce dernier genre. Épines des tibias 



(*) Die aussereuropàischen Trauermiicken d. KôniyL Muséums fUr NoÊUT" 
kundê zu Berlin, Berl. £nt. Zeitschr., Bd. XXXIX, 1894, HeR. I, p. 29. 




— 63 -^ 



82 




environ d'égale longueur. Fémurs ciliés de deux côtés, méta- 
tarse et articles tarsaux éparsément ciliés d'un côté et épineux de 
Tautre; métatarse postérieur aussi long que les articles 2 à 5 pris 
ensemble. Crochets (Krallen) relativenient petits. Partie basale des 
forceps large, très robuste, ciliée; l'apicale courbée» du quart de 
diamètre de la partie basale, aussi ciliée et pourvue extérieure- 
ment près de la base d'une forte épine. 

Longueur du corps, 3 1/2 à 43;4 millim. 

N'^' 3006, 1742, 1355, 234^, 3481, 947, 5647, 5800; Pys. Oek. Ges. 
n«*4718, VI, 2745; n- 2507, VI, 1337. 

9. Inconnue, 

Observation : Rùbsaarnen figure à la planche II de son travail, 
les palpes de Rhynchosciara vîllosa paraissant être composées de 
quatre articles. En réalité le premier article s'anastomose à une 
sorte de protubérance se trouvant à la base de la pipette. Chez le 
fosàile les palpes sont distinctement composées de quatre articles* 

2. Genre Heterotricha, H. Loew (*) 
(Bernsteinfauna SS. 33-34} 
• Trichosia, Winn, (^); Sciarinen S. 173 

1, HETEROTHiCHA uiRTA, Locw (Meunîer) 

9 . Antennes bien ciliées, à peine pétiolées, ne diminuant pas 
de diamètre vers Fapex et paraissant aussi longues que la tête et 
le thorax réunis; les articles environ deux fois aussi longs que 
larges, le troisième environ aussi long que le quatrième article, 
Tapical un tiers plus long que le préapicaL Premier article des 
palpes paraissant être très petit, le deuxième plus long, plus 
saillant, le troisième dépassant en longueur les deux précédents 
pris ensemble. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Première nervure longitudinale s'anastomosant au bord 
costal en deçà du dessus du point où commence la fourche. Champ 



(•) Winnerla a créé ce genre en 1867 ignorant que Loew lavait déjà trouvé 
en 1850 dam le succio. Le nom de Tridjosia, Wino. devient donc âynonynia 
de Heterotricha, IL Loew, 



53 



^ tî4 - 



alaire poilu. Métatarse postérieur aussi long que les articles 2 i" 
5 réunis* 

Musée provincial de Koenigsberg, u«* S 103, VI, 933. 

Longueur du corps, 3 millini. 

N» 2134. 

çf. Inconnue. 

Observation : Les Palaeohoterotricha et les Heterotricha parais- 
sent être rares dans Tambre, 

3. Genre Sctara, Meigen (*) 

L SCIABA SPLKNDrDA, Sp, DOV. 

cf. Antennes robustes et atteignant les premiers segments de 
Tabdomen. Tous les articles assez distinctement ciliés, à peine 
pétioles et (à Texceplion des deux premiers) cinq fois plus longs que 
larges. Premier article cupulifonnef le deuxième godifonne^ tel 
troisième environ de la moitié de la longueur du quatrième qui i 
aussi long que le cinquième article ; fapical un quart plus ion| 
que le préapical Premier article des palpes court, le deuxième 
saillant, le troisième de moindre diamètre mais deux fois at 
loDg que le préapical Bord costal alaire très longuemept proh 
apfès le cubitus. Première nervure longitudinale réunie au bord^ 
costal en deçà du dessus du point où commence la fourche qui est 
longue et large. Organes copulateurs paraissant robustes. Meta* 
tarse postérieur distinctement plus long que les articles S à 
5 réunis. 

LoïKgiieur do corps^ 3 miUtm. 

Ç.lDeonnae. 

Q fairpu lipw : Les Sciara errans^ villosa et spletHtida api>artieii- 
neol à hi fig. S des espèces de ce genre décrites par Winjôerts. Je 



'*} Leâ espèces sont daoBèefApfis les 4 
, la CrieQ|jO|iBi et les 



t^Mtaii 



êtUtuuÊ 



— 65 - 



54 



n'ai pu observer aucun individu de la fig, î de cet aateur. Les 
Sciara de la flg. 3, composés pour la plupart d'espèces miouscules, 
habitaient vraisemblablement les sombres parties de la forêt de 
File ambrifère, tandis que celles de la fig. 2 ne fréquentaient 
que les clairières. Les espèces de la tig. 1 avaient, selon toote pro- 
babilité, une tendance plus marquée à vivre aux endroits quelque 
peu éloignés des Finîtes succinifera. Ce dernier fait explique pour- 
quoi on ne trouvera probablement pas de Sciara de ce groupe dans 
la résine éocène se trouvant par transport (Geschiebe) dans 
Toligocène inférieur du Samland, 

2. SCtARA EHHANS, Sp. UOV* 

cf. Antennes à articles sessîles, diminuant de diamètre vers 
Tapex et atleignanl les premiers segments de l'abdomen; l'article 
de la base godiforme, le deuxième cupuli forme, le troisième plus 
long que le quatrième article, Vapical à peine plus long que le 
préapicaK Tous les articles faiblement ciliés. Premier article des 
palpes plus saillant que le deuxième, ce dernier plus distinct que 
le troisième qui est allongé. Bord costal, longuement prolongé 
après le cubitus. Première nervure longitudinale réunie au bord 
marginal un peu en deçà du point où commence îa fourche. 
Organes génitaux robustes. Partie basaie des forceps un peu plus 
forte que l'apicale. Métatarse postérieur un peu plus court que les 
articles 2 à 5 réunis (n« 21^7). 

Longueur du corps, 2 à 2 1/4 miîlim, 

N«- 3682,439, 1127, 3256, 79, 2B7. 

9. Semblable au cfi n^^is les antennes plus grêles et ordinai- 
rement un peu plus ciliées. Première nervure longitudinale anas- 
tomosée au bord cristal au-dessus du point où commence la 
fourche de l'aile qui est longue chez les deux sexes (n^" 1040, 206t). 

Longueur du corps, â à 3 millioi. 

N-H 1040, 1721, 1206, 2022, 1500, 1786, 777, 1334, 5448, 1944, 
2696, 206L 

3. SCIARA VILLOSA, Sp, UOV, 

cf. Antennes robustes et seulement un peu péliolées vers l'apex 
et atteignant les premiers .segments de Tabdoraen. Tous les 
articles faiblement ciliés ; le premier godiforme, le deuxième 
XXVltL 5 



S5 — 66 - 

cupuliforme, le troisième distinctement plus long que le quatrième 
article qui est un peu plus de deux fois aussi long que large ; 
Tapical cinq fois plus long que large. Bord costal longuement pro- 
longé après le cubitus. Première nervure longitudinale anasto- 
mosée au bord marginal un peu en deçà du point où commence 
la fourche qui est large et longue. Métatarse postérieur aussi long 
que les articles 2 à 5 pris ensemble. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 1485. 

9 . Inconnue. 

4. SGIAHA BOTUt.1, Sp. nOV. 

cf. Antennes à articles quatre fois aussi longs que larges et 
atteignant les premiers segments de Tabdomen. Tous les articles 
un peu pétioles et ayant la forme de boudins, ciliés. Premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième plus court 
que le quatrième, l'article préapical moins long que Tapical. 
Premier article des palpes plus long que le deuxième qui est sub- 
oviforme et plus saillant, le troisième dépassant en longueur les 
deux premiers réunis (n^ 23!81). Bord costal alaire se terminant 
bien au delà du cubitus. Première nervure longitudinale assez 
courtement prolongée après la transversale. Fourche de Taile 
longue, assez large. Partie basale des forceps deux fois aussi large 
que l'apicale. Métatarse postérieur environ aussi long que les 
articles 2 à 5 pris ensemble {n"^ 1 198, 660). 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N<« 1161, 2220, 3672, 1967, 2683, 3833, 995, 3848, 2297, 719, 
3959, 1775, 2373, 1784, 2500, 2336, 3907, 1321,559,3417,2426, 
8224, 2238, 3702, 3482, 2067, 3148, 2828, 2522, 1651, 2652, 570, 
1245, 2728, 3496, 2443, 2281, 1198, 660. 

Var. : Première nervure longitudinale assez longuement pro- 
longée après la transversale. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N«' 3678, 466, 3535, 2419. 

Observation : Cette espèce est peu variable. Chez tous les indi- 
vidus observés, le troisième article des antennes est plus court que 
le quatrième. Le caractère de l'article préapical et apical parait 
assez constant. 



— 67 — 56 

9. Antennes plus grêles que chez le cf et atteignant le premier 
segment de Tabdomen. Tous les articles à peine pétioles, plus de 
deux /ois aussi longs que larges et faiblement ciliés. Premier 
article cupuiiforme, le deuxième godiforme, le troisième plus court 
ou à peine plus court que le quatrième; article apical un tiers 
plus long que le préapical. Premier article des palpes un peu plus 
long que le deuxième, ces deux articles assez robustes ; le troisième 
allongé et un peu moins saillant que les deux précédents réunis 
(n^" 3308). Bord costal se terminant bien au delà du cubitus. Pre- 
mière nervure longitudinale assez courtement (type) ou assez 
longuement (var.) prolongée après la transversale. Fourche de 
Taile longue, assez large. Organes génitaux ne présentant rien de 
particulier (*). Métatarse postérieur aussi long que les articles 2 
et 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 1/4 millim. 

N<» 3118, 1867, 3880, 1426, 1518, 1896, 2074, 1851, 1575, 3199, 
2064,3791,1963,3961. 

Var. : Première nervure longitudinale assez courtement pro- 
longée après la transversale. 

Longueur du corps, 1 à 2 millim. 

No» 3923, 1663, 8308, 3553, 2784, 3643. 

5. SCIARA SENDELINA, Sp. UOV. 

cf. Antennes à articles quatre fois ou plus de trois fois aussi 
longs que larges et atteignant les premiers segments de Tabdomen. 
Tous les articles sessiles et densément ciliés. Premier article 
cupuiiforme, le deuxième godiforme, les troisième et quatrième 
sensiblement d'égales longueurs ; Tapical un peu plus long que le 
préapical. Premier article des palpes plus court que le deuxième 
qui est plus robuste, le troisième aussi long que les deux premiers 
pris ensemble (n® 554). Bord costal aîaire se terminant bien au 
delà du cubitus, première nervure longitudinale assez longuement 



(*) Ces organes donnant de bons caractères pour Tétude des formes vivantes 
peuvent rarement être décrits dans les diagnoses d'espèces fossiles, leurs parties 
étant sonvent altérées on en partie cachées dans le dernier segment abdominal. 
Rf^bsaamen est le premier auteur, à ma connaissance du moins, qui ait figura 
ei^aotement le3 organes générateurs de quelques Sciaridae paléarcliques. 



57 — 68 — 

prolongée après la transversale. Fourche de l'aile longue assez 
large. Partie basale des forceps deux fois plus large que Tapicale. 
Organe médian atteignant Tapex de la partie basale. Métatarse 
postérieur plus long que les articles 2 à 5 pris ensemble. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

No- 554, 2388. Coll. D' R. Klebs, n^ 118. 

9- Antennes à articles deux fois aussi longs que larges et 
atteignant le premier segment de Tabdomen. Tous les articles 
sessiles, légèrement ciliés et plus grêles que chez le cf. Métatarse 
postérieur plus court que les articles 2 à 5 réunis. Les autres 
caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N» 2939. 

Cette espèce est dédiée à feu Sendel, auteur de travaux sur 
Fambre. 

6. SCIARA DIFFICILIS, Sp. UOV. 

cf. Antennes robustes à articles trois fois ou environ trois fois 
aussi longs que larges et atteignant les premiers segments de 
l'abdomen. Tous les articles sessiles, aussi larges à là base qu'à 
l'apex et faiblement ciliés. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième plus long que le quatrième 
article, l'apical aussi long que le préapîcal. Palpes à premier 
article aussi long que le deuxième, ces deux articles plus gros que 
le troisième (relativement court) qui est aussi long que les deux 
premiers. Bord costal àlaire se terminant bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale courtement prolongée après la 
transversale. Fourche de l'aile de moyenne longueur, large. Organe 
copulateur vigoureux. Métatarse postérieur aussi long que les 
articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/2 à 2 millim. 

N~ 317, 2770. 

9 . Antennes moins robustes que chez le cf à articles deux fois 
aussi longs que larges et atteignant à peine les premiers segments 
de l'abdomen. Tous les articles sessiles et assez densément ciliés. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième, article apical un tiers plus long que 
le préapical. Palpes à premier article paraissant aussi long que le 



- 69 — 



m 



* 



deuxième qui est plus gros que le précédent, le troisième de 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal alaire se 
terminant à peu de distance du rameau supérieur de la fourche. 
Première nervure longitudinale longuement prolongée après la 
transversale. Par ce caractère, ce Sciara fait la transition entre les 
espèces de la figure 3 et celles de la figure 2 de Winnertz. I^'ourche 
de Taile longue, large. Métatarse postérieur à peine plus long que 
les articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 2 à 2 1/2 millini. 

N<« 3192, 3977- 

7* SCIARA VERTIGILLATA, Sp. nOV, 

cf. Antennes à articles trois fois aussi longs que larges et 
atteignant les premiers segments de l'abdomen. Tous les articles 
bien distinct ement pétioles et densément ciliés. Premier article 
cupoliforrae, le deuxième godiforme, le troisième à peine plus 
long que le quatrième article, Tapical un tiers plus long que le 
préapical. Premier article des palpes plus long que le deuxième 
qui paraît assez arrondi, le troisième n'atteignant pas la longueur 
des deux précédents pris ensemble. Bord costal alaire se terminant 
assez bien au delà du cubitus; première nervure longitudinale 
courtement prolongée après la transversale. Par ce caractère et 
celui des palpes» ce fossile se rapproche des Bradysia, Winn. 
Fourche de Taile de moyenne longueur, assez large. Partie basale 
des forceps robuste, Tapicaie environ un tiers moins large. Méta- 
tarse postérieur aussi long que les articles 2 à 5 réunis (N** 248Q), 

Longueur du corps, 1 à l 1/2 millim» 

N-» 2207, 3381, 465, 3220, 2004,2486. Coll. D'R, Klebs,N« 121. 

9. Inconnue. 

8. SCIABl VARIABIUS, Sp. UOV. 

cf. Antennes à articles trois fois aussi longs que larges et 

atteignant les premiers segments de Fabdomen. Tous les articles 
faiblement ciliés, ceux de la base sessiles, ceux du milieu et de 
Tapex pétioles. Premier article cupuliforme, le deuxième godi- 
forme, le troisième à peine plus long que le quatrième, article 
apical conique et un tiers plus long que le préapical. Premier et 
deuxième articles des palpes gros, le troisième plus long que les 



89 — tO — 

deux basiques pris ensemble. Bord costal alaire se terminant 
assez loin du cubitus ; première nervure longitudinale assez cour- 
tement prolongée après la transversale. Fourche de l'aile assez 
courte, large. Métatarse postérieur aussi long que les articles 
2 à 5 pris ensemble. Organes copulateurs à parties basâtes très 
larges, les apicales amincies. 

Longueur du corps, 1 à 1 1/2 millim. 

No« 1617, 3691, 3593, 3660, 3603, 3720, 3878, 3798, 2011, 786, 
1027, 1499, 3406, 762, 3092. Coll. D"- R. Kleb6,N^ 87. 

Var. A, Antennes un peu moins longues que chez le type. 
Première nervure longitudinale courtement prolongée après la 
transversale. Partie basale des forcieps robustes et environ trois 
fois aussi large que Tapicale; organe médian n'atteignant pas 
Tapex de la branche basale (N<> 3187). Chez le type, la lamelle 
basale de cet organe est aussi longue que Tapicale. La taille de cette 
variété est inférieure à celle du type. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 1/4 millim. 

N°« 2148, 1968, 3897, 3592, 3187. 

Var, B. Cette variété a des antennes à articles un peu pétioles 
à la base et plus grêles que chez le type et la variété A. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N»- 1987, 3664, 2477, 3374. Coll. D' R. Klebs, N« 214. 

Var, C. Antennes très robustes et ciliées de la base à l'apex. 
Première nervure longitudinale longuement prolongée après ta 
transversale. 
. Longueur du corps, 1 1/4 millim. 

No 1672. 

9 . Taille plus grande que chez le cf et première nervure longi- 
tudinale assez longuement prolongée après la transversale. Parties 
basâtes des organes génitaux quadrangulaires, les apicales 
ovoïdes. 

Longueur du corps, 2 à 3 1/5 millim. 

N" 3228,3442, 1478, 2135, 1556,2780. 

Var, : Antennes plus grêles. Première nervure longitudinale un 
peu moins longuement prolongée après la transversale que chez 
le type. 

Longueur du corps, 1 1/4 millim. 

No» 8268,1240,905. 



— 74 - 



Observation : Chez une 9 (allérée il est vrai), les antennes sont 
aussi longues que le thorax, à articles sessîles de la base au delà 
du milieu de leur longueur, pois pétioles. De plus, la première 
nervure longitudinale est assez courtement prolongée après la 
transversale. 

N" 558 (1 1/4 millim.). 

9. SCIARA EOCENIGA, Sp. nOV. 

cf. Antennes assez grêles, faiblement ciliées et atteignant les 
premiers segments de Vabdomen. Les articles trois fois plus longs 
que larges, ceux de la base à peine pétioles, ceux du milieu et de 
Tapex le sont très distinctement. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforine, les troisième et quatrième presque égaux 
entre eux, les articles suivants plus longs que chez S, variabilis 
avec qui cette espèce à plusieurs traits de ressemblance. Article 
apical un tiers plus long que le préapîcaL Palpes à premier 
article plus long que le deuxième, le troisième paraissant aussi 
long que les deux basiques réunis. Le faciès de ces organes 
rappelle celui du genre Bradysia, Winn, Bord costal alaire se 
terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale courtement | prolongée après la transversale. Fourche de Taile 
assez longue, large (chez un individu, n^ 3794), la fourche d'une des 
ailes, plus petite que l'autre, paraît avoir subi un arrêt de 
développement. Parties basales des forceps deux fois aussi larges 
que les apicales. Organe médian se terminant avant rextrémîté de 
la partie basale. Métatarse postérieur aussi long que les ^articles 
2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 à 1 l/4millîm. 

N<« 3794. 1280,3095. 

Ç . Antennes plus grêles et un peu moins longues que chez le 
cf. Lamelles apicales des organes génitaux petites, assez ovoïdes* 
Les autres caractères comme chez l'autre sexe. 

Longueur du corps, 1 1/4 rniltim. 

N~3095, Ï777. 

10. SCIARA DIABOLICA, Sp. UOV. 

(f. Antennes atteignant le premier segment de Tabdomen. 
Tous les articles sessiles et à peine ciliés. Premier article cupuli- 



- 66 - 



cupiilî forme, le troisième distinctemenl plus long que le qualnènie 
article qui est un peu plus de deux fois aussi long que large ; 
rapicai cinq fois plus long que large. Bord costal longuement pro- 
longé après le cubitus* Première nervure longitudinale anasto- 
mosée au bord marginal un peu en deçà du point où commence 
la fourche qui est large et longue. Métatarse postérieur aussi long 
que les articles 2 à 5 pris ensemble. 

Longueiu' du corps, 3 miUim. 

NM485, 

9 •Inconnue. 

4 SCIAHA BÛT13U, Sp. UO?, 

<5^, Anlûnnes à arlicle^ quatre fois aussi longs que larges 
atleignant les premiers segnieots de Tabdoinen. Tous les articl^r' 
un peu pétioles et ayant la forme de boudins, ciliés. Premier 
article cuputiforme^ le deuxième godi forme, le troisième plus court. 
que le quatrième, L'article ptéapical moins long que rapicaUf 
Staniier article des palpes plus long que le deuxième qui est sub* 
avifonoe et plus saillant, le troisième dépassant en longueur les j 
deux premiers réunis (n'' 3i81)> Bord costal alaire se termiiianl : 
bien au delà du cubitus. Première nervure longitudinale assez 
courtement prolongée après la transversale. Fourche de Faite 
longue^ assex large. Partie basale des forceps deux fois aussi large ' 
que Tapicale. Métatarse postérieur environ aussi long que les 
articles i2 à 5 pri^ ensemble (n'- 1 198, 660), 

Ljongueur du corps. 1 3 i à 2 millim. 

H^ 1161, iiâO, a«>7£, 1967, 2683, 3833, 996, 3848» 2Î97, 719, 
sua, 1770, 3373, 1784, 2500, 3336^ ^907, 1321, 559, 3417, ^±6,: 
lll&»li3S,37tH,3igi, 3067, 3148, iStm, 2521, 1651, 265^, 570,] 
l»l&, a7i8. 3(96, 3443, 2281, 1198, 66a 

Var. : Première nervure longitudiiiale assex kniguement pro- 
ksigée après Im transTersale, 

Lottgueur du corps, 1 34 à 2 millini. 

N»»78,466,^35,£419. 

OhÊttwtiiûm:Ceiie espèce est peu rariable. Cheoc tous les iiidi«1 
fMMOtotftés, le tronièiiit irUde des anleoiies est plus court que] 
1t mnlrièiiîp Le caiMlère de rariiele préapkal et apioU panlt 



— 87 - 



56 



Ç. Antennes plus grêles que chez le çf et atteignant le premier 
segment de l'abdoïïjen.Toiis les articles à peine pétiole?, plus de 
deux fois aussi longs qm larges et faiblement ciliés. Premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième plus court 
ou à peine plus court que le quatrième; article apical un tiers 
plus long que le préapicaL Premier article des palpes un peu plus 
long que le deuxième, ces deux articles assez robustes; le troisième 
allongé et un peu moins saillant que les deux précédents réunis 
{n** 2308K Bord costal se terminant bien au delà du cubitus. Pre- 
mière nervure longitudinale assez courtement (type) ou assez 
longuement (var.) prolongée après la transversale. Fourche de 
Taile longue, assez large. Organes génitaux ne présentant rien de 
particulier (*). Métatarse postérieur aussi long que les articles 2 
à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 1/4 millini. 

N^ 3118, 1867, 3880, 1426, 1518, 1896, a)74, 1851, 1575, 3199, 
2064,3791,1963,3961. 

Var. : Première nervure longitudinale assez courtement pro- 
longée après la transversale. 

Longueur du corps, 1 à 2 millim. 

N^ 3923, 1663, 2308, 3553, 2784, 3643. 

5. SCIARA SENDELINA, Sp. UOV. 

cf. Antennes à articles quatre fois ou plus de trois fois aussi 
longs que larges et atteignant les premiers segments de l'abdomen. 
Tous les articles sessiles et densément ciliés. Premier article 
cupulilbrnie, le deuxième godiforme, les troisième et quatrième 
sensiblement d'égales longueurs ; l'apical un peu plus long que le 
préapicaL Premier article des palpes plus court que le deuxième 
qui est plus robuste, le troisième aussi long que les deux premiers 
pris «ensemble (n« 554). Bord costal alaire se terminant bien au 
delà du cubitus, première nervure longitudinale assez longuement 



(*) Ces organes donnant de boD« caractères pour rétude des formes vivantes 
peuvent rarement être décrits dans les dîagnoses dVapèces fosi^ilesîjeurs parties 
étant snavent altérées ou en partie cachées dan» le dernier seg^ment abdomina!. 
H<\bsi|amen eni le premier auteur, à ma eonnai^ï^Hnce du nH^ms, «pi ail tiguré 
exactemeni \e^ orgaoes générateurâ de quelques Sciaridae jialérii cliques. 



n5 



- 66 -- 



cupuliforme, le troisième distinctemetil plus long que le quatnènii 
article qui est un peu plus de deux fois aussi long que large | 
l^apical cinq fois plus long que large» Bord costal longuement pro- 
longé après le cubitus. Première nervure longitudinale anasto- 
mosée au bord marginal un peu en deçà du point où comnaence 
la fourche qui est large et longue. Métatarse postérieur aussi long 
que les articles ^ à 5 pris ensemble. 

Longueur du corps, 3 raillim. 

N» 1485. 

9 . Inconnue. 

4, SGIAHA BÛTCU, Sp, UOV. 

cf. Antennes à articles quatre fois aussi longs que larges et 
atteignant les premiers segments de l'abdon^en. Tous les articles 
un peu péliolês et ayant la forme de boudins, ciliés. Premier 
article cupulitbrine, le deuxième godifornie^ le troisième plus court 
que le quatrième, l'article préapical moins long que rapical. 
Premier article des palpes plus long que le deuxième qui est sub- 
oviforme et plus saillant, le troisième dépassant en longueur les 
deux premiers réunis (n^2il81). Bord costal alaire se terminant 
bien au delà du cubitus, I^remîère nervure longitudinale assez 
courtement prolongée après la transversale. Fourche de Taile 
longue, assez large. Partie basale des forceps deux fois aussi large 
que Tapicale. Métatarse postérieur environ aussi long que les 
articles !2 à 5 pri.^ ensemble (n^' 1 tyS, 660). 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N^- 1161, âiâO, ^672, 1967, 2683, 3833, 995, 3848, 2297, 719, 
3959, 1775, 2373, 1784, Î25O0, 2336, b907, 1321,559,3417,2426, 
2224, 2238, 3702, 3482, 2067, 3148, 2828, 2522, 1651, 2652, 570, 
1245, 3728, :3496, 2443, 2281, 1198, 660. 

Vat\ : Première nervure longitudinale assez longuement pro- 
lûngée après la transversale* 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N- 3678, 466, 3535, 2419. 

Observation : Celle espèce esl peu variable. Ghe7, tous les indi- 
vidus observés, le Iroisièuie arlicle des antennes est plus court que 
le quai riè nie. Le caractère de rarticle préapical et apical paraît 
u»ez constant. 



— m - 



56 



Ç. Antennes plus grêles que chez le çf et atteignant le premier 
segment de Tabdonien. Tous les arlicles à peine pétiole?, plus de 
deux fois aussi longs que larges et faiblement ciliés, Prenûer 
article cupuliforme, le deuxième godirornie, le Imisième plus court 
ou à peine plus court que le quatrième; article apical un tiers 
plus long que le préapical. IVnnier article des palpes un peu plus 
long que le deuxième, ces deux articles assez robustes; le troisième 
allongé et un peu moins saillant que les deux précédents réunis 
(n** 2308), Bord costal se terminant bien au delà du cubitus. Pre- 
mière nervure longitudinale assez courtenient (type) ou assez 
longuement (var.) prolongée après la transversale. Fourche de 
l'aile longue, assez large. Organes génitaux ne présentant rien de 
particulier {*). Métatarse postérieur aussi long que les articles 2 
à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 l/4niillim. 

N«* 3118, 1867, 3880, 1426, 1518, 1896, ^74, 1851, 1575, 3199, 
2064,3791,1963,3961. 

Var. ; Première nervure longitudinale assez courlement pro- 
longée après la transversale. 

Longueur du corps, 1 à 2 millim. 

N^^ 3923, 1663, 2308, 3553, 2784, 3643. 

5. SGUHA SENDELINA, Sp. nOV. 

cf. Antennes à articles quatre fois ou plus de trois fois aussi 
longs que larges et atteignant les premiers segments de Tabdomen. 
Tous les articles sessiles et densément ciliés. Premier article 
cupulitbrme, le deuxième godiforme, les troisième et quatrième 
sensiblement d'égales longueurs ; l'apical un peu plus long que le 
préapical. Premier article des palpes plus court que le deuxième 
qui est plus robuste, le troisième aussi long que les deux premiers 
pris ensemble (n" 554). Bord costal al aire se terminant bien au 
delà <]u cubitus, première nervure longitudinale assez longuement 



(•| Ces organes dûanant de boDS caractères pour Tétuiie des formes vivantes 
^leuvenl ra renient être décrits dans les diatrnoses trespêces fos!«i testeurs parties 
élantsoavent altérées ou en partie cactiées dans le dernier segment abdominal. 
R(&bsjiamen est le premier iiuleur, à ma uonuaitïsaDce iJu moins, qui ait ftguré 
«xacieiiienl le^s organes ifénéra leurs de quelques Sciaridae paléarctiques. 



57 — 68 — 

prolongée après la transversale. Fourche de l'aile longue assez 
large. Partie basale des forceps deux fois plus large que Tapicale. 
Organe médian atteignant Tapex de la partie basale. Métatarse 
postérieur plus long que les articles 2 à ô pris ensemble. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N--554, 2388. Coll. D' R. Klebs, n^ 118. 

9- Antennes à articles deux fois aussi longs que larges et 
atteignant le premier segment de l'abdomen. Tous les articles 
sessiles, légèrement ciliés et plus grêles que chez le cf. Métatarse 
postérieur plus court que les articles 2 à 5 réunis. Les autres 
caractères comme chez le çf. 

Longueur du corps, 2 millim. 

No 2939. 

Cette espèce est dédiée à feu Sendel, auteur de travaux sur 
Tambre. 

6. SCIÀRÀ DIFFIGILIS, Sp. nOV. 

cf. Antennes robustes à articles trois fois ou environ trois fois 
aussi longs que larges et atteignant les premiers segments de 
l'abdomen. Tous les articles sessiles, aussi larges à là base qu'à 
l'apex et faiblement ciliés. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième plus long que le quatrième 
article, Tapical aussi long que le préapical. Palpes à premier 
article aussi long que le deuxième, ces deux articles plus gros que 
le troisième (relativement court) qui est aussi long que les deux 
premiers. Bord costal àlaire se terminant bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale courtement prolongée après la 
transversale. Fourche de l'aile de moyenne longueur, large. Organe 
copulateur vigoureux. Métatarse postérieur aussi long que les 
articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/2 à 2 millim. 

No- 317, 2770. 

9* Antennes moins robustes que chez le cf à articles deux fois 
aussi longs que larges et atteignant à peine les premiers segments 
de l'abdomen. Tous les articles sessiles et assez densément ciliés. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième, article apical un tiers plus long que 
le préapical. Palpes à premier article paraissant aussi long que le 



_ 17 — 



Première nervure longitudinale moins prolongée après la trans- 
versale. Fourche de l'aile ordinairement plus large. Lamelles 
basales des organes génitaux quadrangulaires, petites; les apicales 
ovoïdes. Les autres caractères comme chez le cf (N^ 2216)* 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millîm. 

N<^ 2216, 2475, 1160, 2590, 2357, 3707, 3623, 3263, 2183, 591. 

Observation : Chez un individu (N^ 1044), les antennes sont bien 
distinctement ciliées. 

18. SGJARA Ri^ÎBSAAMENlA, Sp, nOV. 

cf. Antennes fortes, nues, atteignant la longueur de la tête et 
du thorax réunis» entièrement sessiles et à articles deux fois aussi 
longs que larges. Premier article cupiili forme, le deuxième godi- 
forme, le troisième plus long que le quatrième. Tapi cal un tiers 
plus long que le préapical. Palpes à premier article plus long que 
le deuxième, qui est plus saillant, le troisième aussi long que les 
deux premiers réunis. Bord costal se terminant assez bien au delà 
du cubitus. Fourche de Taile longue, assez large. Première nervure 
longitudinale assez longuement prolongée après la transversale. 
Parties basales des forceps environ trois fois aussi larges que les 
apicales qui sont aussi robustes. Métatarse postérieur comme chez 
s. prolifîca. 
^ Longueur du corps, l 1/4 à 1 3/4millim. 

B . N"« 1720, 3679, 3298, 2895, 3277, 862. 

^^ 9 • Antennes atteignant Fapex du thorax. Tous les articles nus, 

I à peine pétioles, sub-moniliformes et aussi longs que larges. 

I Troisième article plus long que le quatrième, 

^K Longueur du corps, 1 à 1 3/4 millim. 

^^^ N«^ 3419, 3491 (?). 

^^^^ 19. SCI ARA TERTIARTA, Sp. UÛV, 

" cf. Antennes atteigoani l'apex du thorax. Tous les articles 
faiblement ciliés, peu pétioles et un peu plus longs que larges, le 
troisième dépassant en longueur le quatrième article, l'apical un 
tiers plus long que le préapicaL Palpes à deuxième article saillant, 
le Iroisième assez allongé. Bord coslal se terminant assez loin 
au delà du cubitus. Première nervure longitudinale assez longue- 
ment prolongée après la transversale. Fourche de l'aile longue, peu 



65 



— 76 - 



Parties basales des forceps plus de deux fois aussi larges que 1^ 
apicales, organe médian atteignant l'apex des branches basales. 
Métatarse postérieur comme chez S. preciosa. 

Longueur du corps, 1 à 1 1/2 millim. 

N^- 297, 3890, 3056, 1404, Gi8, 3534, 3398, 725, 730, 1156. 3899, 
3601 , 322, 936, 2863, 1 673, 2296, 3109. 

Ç. Antennes atteignant k- premier segment de Tabdomen. Tous 
les articles un peu plus longs que larges, bien ciliés; ceux de la 
base, sessiles; les autres, un peu pétioles; article apical une fois 
aussi long que le préapical. Métatarse postérieur un peu plus 
court que les articles 2 à 5 réunis. Les autres caractères comme 

cheîtlecf. 

Longueur du corps, 1 3,4 millim. 

N« 3076. 

Je dédie cette espèce à M. le Prof. R. Klebs, le savant directeur 
de la Collection royale de Tambre de Koenigsberg. 



17. 



nov. 



mme 

-^r 

I 



SGIAHA PROLÎPICA, Sp. 

cf. Antennes atteignant les premiers segments de l'abdomen*' 
Les articles deux fois ou plus de deux fois aussi longs que larges, 
ceux de la base et du milieu sessiles, les autres à peine pétioles. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième, l'apîcal ordinairement un tiers plus 
long que le préapical. Palpes assez longues, le premier article, 
paraissant un peu plus long que le deuxième, qui est plus saillant, 
le troisième de longueur égale aux deux précédents pris ensemble. 
Bord costal alaire se terminant assez bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale longuement prolongée après la^^ 
transversale. Fourche de l'aile assez longue, assez large. Pdrtied^| 
basales des forceps seulement un peu plus robustes que les api- ^ 
cales. Organe médian se terminant à l'apex des branches basales. 
Mélatarse postérieur aussi long que les articles 2 à 5 réunis 
(N^ 1458). 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

N^* 2975, 3926, 2560, 1458. 

Ç. Antennes faiblement ciliées, plus grêles que chez le çf et 
atteignant la longueur de la tête et du thorax pris ensemble. Les 
articles deux fois ou plus de deux fois aussi longs que larges. 



éunis^ 




— 77 — 



66 



N 




N 



Première nervure longitudînalo moins prolongée après la trans- 
versale. Fourche de Taile ordinairemonl plus large. Lamelles 
basâtes des organes génitaux quadrangolaires, petites; les apicales 
ovoïdes* Les autres caractères comme chez le çf (N** 2216). 
Longueur du corps, 1 34 à 2 millim, 

N*« 2216, 2475, 1160, 2590, 2357, 3707, 3623, 3263, 2183, 59L 
Observation : Chez un individu (N° 1044), les antennes sont bien 
distinctement ciliées. 

18. SCIARA RÛBSAAMENIA, Sp. nOV» 

çf * Antennes fortes, eues, atteignant la longueur de la tête et 
du Ihorax réunis, entièrement sessiles et à articles deux fois aussi 
longs que larges* Premier article cupuliforme, le deuxième godi- 
forme, le troisième plus long que le quatrième, l'apical un tiers 
plus long que le préapical. Palpes à premier article plus long que 
le deuxième, qui est plus saillant, le troisième aussi long que les 
deux premiers réunis. Bord costal se terminant assez bien au delà 
du cubitus. Fourche de Taile longue, assez large. Première nervure 
longitudinale assez longuement prolongée après la transversale. 
Parties basâtes des forceps environ trois fois aussi largos que les 
apicales qui sont aussi robustes. Métatarse postérieur comme chez 
s. prolifica. 

Longueur du corps, 1 1,4 à 1 3/4miltim. 

N'^^ 1720, 3679, 3298, 2895, 3277, 862. 

9 . Antennes atteignant l'apex du thorax. Tous les articles nus, 
à peine pétioles, sub-nioniti formes et aussi longs qiie larges- 
Troisième article plus long que le quatrième. 

Longueur du corps, 1 à 1 3/4 millini. 

N*>^ 3419, 3491 (?). 

19. SCrABA TERTIARîA,Sp. nOV. 

cf. Antennes atteignant Tapex du thorax. Tous les articles 
faiblement ciliés, peu pétioles et un peu plus longs que larges» le 
troisième dépassant en longueur le quatrième article, Tapical un 
tiers plus long que le préapical. Palpes à deuxième article saillant, 
le troisième assez allongé* Bord costal se terminant assez loin 
au delà du cubitus. Première nervure longitudinale assez longue- 
ment prolongée après la transversale. Fourche de l'aile longue, peu 




- 19 ^ 



se terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez longuement prolongée après la transversale, fourche de 
Toile longue, assez large. Métatarse postérieur plus long ou environ 
aussi longue que les articles 3 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/S à 2 millini. 

N-« 2111, 1818, 3706, 146, 3111, 1157, 2407, 

cf. Inconnu. 

22. SGIARA PALMNICKIl, Sp. nOV* 

Ç. Antennes presque nues et aussi longues que la lête et le 
thorax réunis- Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de 
Tapex un peu pétioles et un peu plus longs que larges. Palpes à 
premier arlicle plus long que le deuxième, le troisième court, de 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal alaire se 
terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez courtement prolongée après la transversale. Fourche 
de l'aile longue, assez étroite. Lamelles génitales courtes : la 
basale rectangulaire, l'apicale spatuliformc* Métatarse postérieur 
ordinairement un peu plus court ou environ aussi long que les 
articles 2 à 5 pris ensemble (N° 3342). 

Longueur du corps, 1 1/4 à 2 millim* 

^^ 3342, 3ï>18, 3391 , 1317, 2379, 2469, 845, 1252, 2053, 479, 7 10, 
3936, 2474, 3834, 854, 855, 3814, 2236. 1780,3157, £464, 1211. 
Co1LD'RKIebsNc>M15,70. 

Vat\ : Chez un individu (N° 3834) la première nervure longitu- 
dinale est assez longuement prolongée après la transversale, 

Oùservation : Par le faciès de leurs palpes, ces Sciara se rap- 
prochent des Bradysia, Winn. 

çf. Inconnu. 

23. SOIAHA MUiUSCOLA, Sp. nOV. 

Q. Antennes nues et aussi longues que la léle el le thorax 
réunis* Les articles près de deux lois aussi longs que larges, 
sessïles; ceux du milieu et de l'apex peu pétioles. Premier article 
cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième un peu plus long 
que le quatrième^ Tapical uu tiers plus long que le préapical. 
Palpes courtes ; premier article paraissant moins long que le 
deuxième, qui est saillant, le troisième un peu plus couii que les 



«V 



^ 18 - 



large. Parties basâtes des forceps deox fois plus robustes que le? 
apicatos. Organe médian atteigûimt l'apex des branches basâtes. I 
MiHatarse postérieur un peu plus court ou à peine plus court que 
les artïciea iô à 5 réunis (N" 5156). 

Longueur du corps, 1 à 1 3/4 millim. 

Un ÎI689, 3G76, 3769, 1015» 338, 3903, 1 174, 2156. 

ObMrvation: Ce fossile a des traits de parenté avec le s. Hûbsim^ 
menia. 

9. Inconnue. 

20. SCIARA ROBUSTA, Sp. nOV* 

cf. Antennes nues robustes et aussi longues que la iête et 
tbcirax réunis. Tous les articles diminuent de diamètre du milieu 
à r&pex où Us sont pétioles. Premier article cuputirorme, le 
deuxième godifonne, le troisième pins long que le quatrième, 
l'apical un tiers plus long que le préapicaK Palpes à premier 
arlicJe aussi long que le deuxième, qui est saillant, le troisième de 
loilfimir miUe aux deux premiers réunis* Bord costal se temii* 
iMUit rniÛÊUmni à quelque dislance du cubitus. Première nervure 
longitudinale assex longuement prolongée après la transversal^. 
Plirim bisâlefi dea forceps trots fois plus robustes que les aptcales 
qui sont assez distinctes. Métatarse postérieur aussi long que les 
artides S à 5 rtHuiis (N*^ ^903). | 

LoDCUeurdu corps, 1 à i millim. 

n^ SISIK 1693;, SOfi, â466, 3489, 3801, 4SI, 3890^ 789, 1950, 
Sni,87a^tSi7,990t, 

: L^aTeiiir nous apprendra si ces dipières doivec 
co«in>e var»été du s. Rûbsaameoia. 

SI. acuM iiûao6A« sp. ik>t. 

Q. AiilMoestomicUiéeselauMlûiigoes queklétaal le thorax 
iiMM. Lm artielas de la base eeseike» ceux du luitie» et de Tapex 
piimpt M éê . Tous lis artidee deus fois au» loiifeque larie% 

pWÀBT napliifcmm, le deuxième fodtfonne, le tmisième plus 
mK file taaliiè^ii» raptoil un IJcrsplus lenj qy le pf^pjqj 



losif quelesdtail 



8otd eosUl alaiffr 



- 79 - 



68 



se lerminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez longuement prolongée après la transversale, fourche de 
Taile longue, assez large, Métatarse postérieur plus long ou environ 
aussi longue que les arUcles i à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/^à 2 millim. 

N^« 2111, 1818, 3706, 146, 3111, 1157, 2407, 

cf. Inconnu. 

22. SCIARÂ FALMNICEII, Sp. nOV. 

Ç. Antennes presque nues et aussi longues que la tète et le 
thorax réunis. Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de 
TapeK un peu pétioles et un peu plus longs que larges. Palpes à 
premier article plus long que le deuxième, le troisième court, de 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal alaire se 
terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez courtement prolongée après la transversale. Fourche 
de Faite longue, assez étroite. Lamelles génitales courtes : la 
basale rectangulaire, l'apicale spatulifornie* Métatarse postérieur 
ordinairement un peu plus court ou environ aussi long que les 
articles 2 à 5 pris ensemble {N° 3342). 

Longueur du corps, l 1/4 à 2 millim. 

N*« 3342, 3618, 3391, 1317, 2379, 2469, 846, 1252, 2053, 479, 710, 
3936, 2474, 3834, 854, 855, 3814, 2236, 1780,3157, £464, 1211. 
CoIl.D'R. KlebsN«^115,7a 

Vat\ : Chez un individu (N** 3834) la première nervure longitu- 
dinale est assez longuement prolongée après la transversale. 

Observation : Par le faciès de leurs palpes, ces Sciara se rap- 
prochent des Bradysîa, Winn. 

cf. Inconnu. 

23. SGIÂRA MJNUSCULA, Sp. nOV. 

Q. Antennes nues et aussi longues que la tête et le thorax 
réunis. Les articles près de deux fois aussi longs que larges, 
sessiles; ceux du milieu et de Tapex peu pétioles. Premier article 
cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième un peu plus long 
que le quatrième, Tapical un tiers plus long que le préapical. 
Palpes courtes : premier article paraissant moins long que le 
deuxième, qui est saillant, le troisième un peu plus couil que les 



67 



— 78 — 



large. Parties basalos des forceps deux fois plus robustes quel 
apicales. Organe médian atteignant Tapex des branches ba 
Métatarse postérieur un peu plus court ou à peine plus cou 
les articles 2 à 5 réunis (N^* âl56). 

Longueur du corps, 1 à 1 3/4 millim. 

N^^ 3689, 3676, 3769, 1015, 338, 3903, 1 174, 2156. 

Observation: Ce fossile a des trails de parenté avec le s. Rû 
menia. 

9- Inconnue. 



d 



W. SCURA ROBUSTA, Sp. nOV. 

C?. Aniennes nues robustes et aussi longues que la lête et, 1 
thorax réunis. Tous les articles diniimienl de diamètre du mille 
à l'apex où ils sont pétioles. Premier article cupuli forme, j 
deuxième godi forme, le troisième plus long que le quatrième 
Tapical un tiers plus long que le préapical. Palpes à premîe 
article aussi long que le deuxième, qui est saillant, le troîsièiue d 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal se termi 
nant seulement à quelque distance du cubitus* Première nerTiir 
longitudinale assez longuement prolongée après ia transversal* 
Parties basâtes des forceps trois fois plus robustes que les apîeale 
qui sont assez distinctes. Métatarse postérieur aussi long que le 
articles 2 à 5 réunis {N'' 3902). 

Longueur du corps, 1 à 2 millim. 

N"« 3150, 1693, 806, 2466, 3489, 3801, 48^, 3630, 789, 1950, 
3292,879,1327,3902. 

Observatimi : L'avenir nous apprendra si ces diplères doîven 
être considérés comme variété dus. Hûbsaamenia. 

9, Inconnue. 



I 



21. 



SGIARA MOROSA, Sp. DOV. 



d 



Q. Antennes bien ciliées et aussi longues que la tête et le thorai 
réunis. Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de Tapex 
à peine pétioles. Tous les articles deux fois aussi longs que larges^ 
le premier cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième plus 
court que le quatrième, Tapical un tiers pius long que le préapical 
Les deux articles basiques des palpes environ d égales longueurs, 
le Iroisièmc aussi long que Jes deux premiers. Bord costal alalj^ 



-- 79 - 



se lerminanl bien au delà du cubitus» Première nervure longitudi- 
nale assez longueiîieni prolongée après la transversale, fourche de 
Taile longue, assez large. Métatarse postérieur plus long ou environ 
aussi longue que les articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/2 à i2 millini. 

N«* 2111, 1818, 3706, 146, 3111, 1157, 2407. 

cf. Inconnu- 

22. SCIAHA PALMKJOKII, Sp, nOV. 

9. Antennes presque nues et aussi longues que la tète et le 
thorax réunis. Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de 
Tapex un peu pétioles et un peu plus longs que larges. Palpes à 
premier article plus long que te deuxième, le troisième court, de 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal alaire se 
terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nate assez courlement prolongée après la transversale. Fourche 
de Taile longue, assez étroite. Lamelles génitales courtes : la 
basale rectangulaire, l'apicale spatuliforme. Métatarse postérieur 
ordinairement un peu plus court ou environ aussi long que les 
articles 2 à 5 pris ensemble (N° 3342). 

Longueur du coi-ps, I 1/4 à 2 mil li m. 

N«» 3342, 3GI8, 3391, 1317, 2379, 2469, 845, 1252, 2053, 479, 710, 
3936, 2474, 3834, 854, 855, 3814, 2236, 1780,3157, £464, 121 h 
Coll. D^R. KlebsNoM15,70. 

Vur, : Chez on individu (N** 3834) la première nervure longitu- 
dinale est assez longuement prolongée après la transversale. 

OlsertKition : Par le faciès de leurs palpes, ces Sciara se rap- 
prochent des Bradysia, Winn. 

cf. Inconnu* 

23, SQIARA MINUSCULA, Sp. UOV. 

$. Antennes nues et aussi longues que la tète et le thorax 
réunis. Les articles près de deux fois aussi longs que larges, 
sessiles; ceux du milieu et de Tapex peu pétioles. Premier article 
cupuli forme, le deuxième godifornie, le troisième un peu plus long 
que le quatrième, Tapical un tiers plus long que le préapical. 
Palpes courtes : premier article paraissant moins long que le 
deuxième, qui est saillant, le troisième un peu plus coiut que les 




67 



— 78 — 



large* Parties basales des tbrceps deux fois plus robustes que 
apicales. Organe médian atteigoatit Tapex des branches ba 
Mélalarse postérieur un peu pïus court ou à peine plus cou 
les articles 2 à 5 réunis (N" 5îl5f>)* 

Longueur du corps, 1 à l 3/4 miiliin, 

N«» a689, 3676, 3769, 1015, 338, 3903, 1174, 2156. 

Observation: Ce fossile a des traits de parenté avec le s. Rtï 
menia. 

Ç. Inconnue- 

20, SCIARA ROBUSTA, Sp. nOV. 

cf. Antennes nues robustes et aussi longues qqe la lête el,'] 
thorax réunis. Tous les articles diminuent de diamètre du raUîe 
à l'apex où ils son! pétioles. Premier article cupuliTorme, 1 
deuxième godiforme, ïe troisième plus long que le quatrième 
Tapical un tiers plus long que le préapical. Palpes à premie 
article aussi long que le deuxième, qui est saillant, le troisième d 
longueur égale aux deux premiers réunis* Bord costal se lâfl 
nant seulement à quelque dislance du cubitus. Première ner^i 
longitudinale assez longuement prolongée après la transversal 
Parties basales des forceps trois fois plus robustes que les apicale 
qui sont assez distinctes. Métatarse postérieur aussi long que le 
articles 2 à 5 réunis (N" 3903). 

Longueur du corps, 1 à â millim. 

N^^' 3150, 1693, 806, 2466, 3489, 3801, 48â, 3630, 789, 1950, 
3292,879,1327,390^. 

Obseriation : L'avenir nous apprendra si ces diptères doivcîl| 
être considérés comme variété dus. Rilbsaamenia, 

Ç. Inconnue. 



I 

i 



21. saAHA MORosA, sp. nov. 

Q. Antennes bien ciliées et aussi longues que la tète et le thorax 
réunis. Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de Tapei 
à peine pétioles. Tous les articles deux fois aussi longs que larg^s^ 
le premier cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième plus 
court que le quatrième, l'apical un tiers plus long que le préapical 
Les deux articles basiques des palpes environ d'égales longuet^r^, 
le Iruisièuic aussi long que jes deux premiers. Bord costal ala^f 



^ i9 - 



se terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez longuement prolongée après la transversale, tourche de 
l'aile longue, assez large. Métatarse postérieur plus long ou environ 
aussi longue que tes articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 1 1/2 à i2 mîllîm. 

N«* 2111, 1818, 3706, 146, 3111, 1157, 2407. 

(f . Inconnu. 

22* SGIARA PALMKJCKII, Sp. nOV. 

9 . Antennes presque nues et aussi longues que la tête et le 
thorax réunis. Les articles de la base sessiles, ceux du milieu et de 
Tapex un peu pétioles et un peu plus longs que larges. Palpes à 
premier arlicle plus long que le deuxième, le troisième court, de 
longueur égale aux deux premiers réunis. Bord costal alaire se 
terminant bien au delà du cubitus. Première nervure longitudi- 
nale assez courtement prolongée après la transversale. Fourche 
de Taile longue, assez étroite. Lamelles génitales courtes : la 
basale rectangulaire, Tapicale spatuliforme. Métatarse postérieur 
ordinairement un peu plus court ou environ aussi long que les 
articles 2 à 5 pris ensemble (N** 3342), 

Longueur du corps, 1 1/4 à 2 millim. 

No* 3342, 3(>t8, 3391, 1317, 2379, 2469, 845, 1252, 2053, 479, 710, 
3936, 2474, 3834, 854, 855, 3814, 2236, 1780,3157, 5:464, 1211, 
ColLD'R, KlebsNoM15,7a 

l'ar, : Chez un individu (N^ 3834) la première nervure longilu- 
dmale est assez longuement prolongée après la transversale. 

Observation : Par le faciès de leurs palpes, ces Sciara se rap- 
prochent des Bradysia, Winn. 

cf. Inconnu, 

23. soiAHÂ MiNUscaLA, sp* nov. 

Q. Antennes nues et aussi longues que la tète et le thorax 
réunis. Les articles près de deux fois aussi longs que larges, 
sessilea; ceux du milieu et de l'apex peu péliolés. Premier article 
cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième un peu plus long 
que le quatrième, Tapical un tiers plus long que le préapical. 
Palpes courtes ; premier article paraissant moins long que le 
deuxième, qui est saillant, le troisième un peu plus court que les 



?4 — 82 - 

Observation : C'est d'après les caractères des palpes que je range 
ces fossiles dans le genre Bradysia, Winn.Par les ailes, ces diptères 
paraissent devoir se classer avec les Sciara. Ils ont cependant des 
caractères de transition entre plusieurs espèces de ce genre et les 
Bradysia. De plus riches documents permettront de discuter les 
affinités de ces curieux Sciarinae. 

cf. Inconnu. 

4. BRADYSIA INFERNALIS, Sp. UOV. 

9 . Antennes faiblement ciliées et aussi longues que la tête et le 
thorax réunis. Tous les articles deux fois aussi longs que larges et 
pétioles à l'exception de la base. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième plus long que le quatrième, 
Tapical un tiers plus long que le préapical. Deuxième article des 
palpes aussi long que le premier, le troisième peu allongé, ovoïde. 
Bord costal alaire se terminant assez bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale assez courtement prolongée après 
la transversale. Fourche de l'aile assez longue, large. Métatarse 
postérieur plus court que les articles 2 à 5 pris ensemble (N° 3823). 

Longueur du corps, 1 1/4 à 2 millim. 

No« 3823, 3753, 1355. 

cf. Inconnu. 

5. BRADTSIA A6ILIS, Sp. nOV, 

9 . Antennes aussi longues que la tête et le thorax réunis, et à 
articles près de deux fois aussi longs que larges ; tous les articles 
ciliés, sessiles à la base et pétioles du milieu â l'apex. Premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, très saillant ; le 
troisième plus long que le quatrième, l'apical un tiers plus long que 
le préapical. Palpes à troisième article ovoïde et plus long que le 
deuxième. Bord costal alaire se terminant bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale assez courtement prolongée après 
la transversale. Fourche de l'aile assez longue, large. Métatarse 
postérieur comme Bradysia infernalis. 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, N<>8 1990, VI; 820, 1501, VI; 
331,2200, VI; 1030. 

No» 522, 517. 

Var. 1 : Antennes à articles plus longs que larges. Chez un 



^ 83 — 



individu (N^ 1453) la preinière nervure longitudinale est relalive- 
ment assez prolongée après la transversale. 

Longueur du corps, 1 à 1 3/4 millim. 

N°« 1565, 3711, 2871, 2837, 1453. 

Var, 2 : Première nervure longitudinale courtement prolongée 
après la transversale. Métatarse postérieur environ aussi long que 
les trois articles suivants réunis. 

Longueur du corps, 1 à 1 1/2 millim. 

N^ 476, 2562, 3950, 3465, 3507. 

Vm\ 3 : Tous les articles des antennes sessiles. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N- 3155, 3812. 

0*. Comme la 9 niais les antennes à articles près de trois fois 
aussi longs que larges. Palpes très courtes : le premier article 
paraissant très petit, les deuxième et troisième oviformes. 
Première nervure longitudinale courtement prolongée après la 
transversale. Parties basales des organes copulateurs plos de deux 
fois aussi larges que les apicales. Organe médian se terminant 
à peu de dislance de Tapex de la branche basale. Métatarse 
postérieur comme chez les variétés 1 à 3 9* 

Longueur du corps, 1 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, N*** 2087, VI; 917. 

6* BRADYSIA UMBROSA, Sp. nOV. 

cf. Antennes atteignant les premiers segments de rabdomen. 
A l'exception de ceux de ta base tous les articles sont pétioles et 
assez distinctement ciliés. Premier article cupuliformeje deuxième 
godiforme, sailtantîle troisième plus long que le quatrième; Tapical 
obusiforme et un tiers plus long que le préapicaL Les deux articles 
basiques des palpes environ d'égales longueurs, le troisième petit, 
ovoïde. Bord costal se terminant assez bien au delà du cubitus. 
Première nervure longitudinale assez courtement prolongée après 
la transversale. Fourche de Taile assez longue, large. Parties 
basales des forceps deux fois aussi larges que les apicales. Organe 
médian se terminant à peu de distance de la branche basale. 
Métatarse postérieur plus court que les articles 2à 5 pris ensemble 

Longueur du corps, 1 millim. 

N--* 1871, 386, 18QL 

9. Inconnue. 



73 



- 84 — 



7. BRADTSIA CONWENTZII, Sp. nOV. 





cf. Antennes robustes, nues et alteignanl les premiers segmé 
de rabdomen. Tous les articles pétioles et deux fois aussi loi 
que larges- L'apîcal conique, un peu plus long que le préapi^ 
Bord costal alaire se terminant assez bien au delà du cubtl 
Première nervure longitudinale courtement prolongée après 
transversale. Fourche de Taile assez longue, large. Organes 
lateurs robustes. Métatarse postérieur un peu plus court 
articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 1/4 millim. 

N^ 901, 3G07. 

9. Inconnue. 

Observations sur le gmire Corynoptcra, Winn. : Un cf , asj 
altéré, semble appartenir à ce genre. Il a des antennes à artîc 
plus de trois Èbis aussi longs que larges, bien pétioles, verttcilléfi 
beaucoup plus longs que Tabdoinen, Chez ce fossile, les lib 
postérieurs sont garnis de chaque côté de petites épines. Les ail 
distinctement plus longues que rabdomen, paraissent être cun 
formes (keilfôrmig) à la base. Les palpes et les organes copu 
leurs sont trop altérés pour reconnaître les caractères c 
différencient ce diptère des Bradysia, Winn. Métatarse postérie 
aussi long que les trois articles suivants réunis. Je propose dg 
nommer provisoirement Corynoptera dubia,sp. nov. 

Longueur du corps, 1 millini. 

Musée Provincial de Koenigsberg. N^' 1823, VI; 653. 

Un autre ç^ (aussi altéré) signalé comme Corynoptera dans 
travail antérieur (Nouvelles recherches, etc., Ann, Soc. Scient* 
Bruxelles, t, XXV, pp. 199 et 200) paraît devoir être classé parmi I 
Sciara.Un nouvel examen m'a permis de constater que les ailes c 
des * Flûgellappen „ et que les antennes de ce fossile sont poilu 
et non ornées de verlicilles comme chez les Corynoptera, Winç 

Longueur du corps, 1 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg. N"^ 1481, VI; 311, 

Un troisième spécimen, signalé également comme appartena 
à ce genre {ht\ ctt», p. 18), se classe d'après ses ailes avec 1 
Bradysia, Wînn. De plus, il dilTère des espèces de ce genre par 
métatarse postérieur qui est seulement aussi long que les arlid 
2 à 3 pris ensemble. 



s de 

I 



i ng. 



- 85 - 



74 



I 



Longueur du corps. 1 mitlim. 

Musée Provincial de Koenigsberg. N^^ 1636, VI ; 466. 

Dans son mémoire " Sur quelques Sciarinae exotiques du 
Musée d'Histoire naturelle de Berlin ,, M, Rûbsaamen (*) men- 
tionne qu'il n'a pu trouver aucun caractère bien distiocl entre les 
Bradysia et les Corynoplera, Winn. 11 est difficile de se prononcer 
en faveur ou contre la véracité de la thèse du savant berlinois, les 
Corynoptera paraissant très rares dans le succin. Par la forme et 
la longueur des articles tarsaux les Bradysia cf ^t 9 lïie semblent 
devoir former un genre typique parmi les Sciarinae. 

6. Genre JVîUisionieUa^gen, uoy. 

Antennes paraissant composées de 14 articles et à article apical 
orné d*une minuscule protubérance (**). 

Première nervure longitudinale longuement prolongée après la 
transversale et s'anastomosant au bord costal alaire bien au delà 
de la base de la fourche dont le pétiole commence en deçà de la 
nervure transversale. Cinquième et sixième nervures longitudi- 
nales se terminant respectivement avant et à la base de Taile ; ces 
deux nervures très rapprochées, Nervule axilaire s' anastomosant 
à la première longitudinale en deçà de la transversale. Palpes 
à articles robustes : le premier dilaté, le deuxième de moindre 
diamètre mais plus long et tronqué à Tapex, le troisième parais- 
sant aussi long que le deuxième. 

L WJLLlSTONrELLA MAGNÎFICA, Sp. nOV* 

cf. Antennes moins longues que la tête et le thorax réunis, 
à articles légèrement ciliés, plus larges que longs, coupés à angles 
droits et pétioles; ceux de la base presque sessiles, le troisième 
article (les deux basiques peu distincts) aussi long que le 
quatrième, Fapical obusiforme et deux fois aussi long que le 



(♦) DU ausaereHropttisehert Trauermtleken des K(/L 3iuêeums f. yaturkunde 
zu Berlin, Berl. Ent. Zeitschr, Bd, XXXÏX, Heft T, p. 18, 1894. 

(•*) Par ce caractère et la forme dea articles des antennes, ce diptère semble 
avoir des traits de parenté avec les My«:etoptiiHdae Ceroplattnae du genre 
Asinduliim, Bosc. 



75 



— m — 



prëapical. La petite protubérance bien distincte à 121 d* Champ 
alaire très finement cilié. Bord costal alaire se terminant bien 
au delà du cubitus. Pattes robustes, fémurs assez dilatés et épines 
des tibias fortes; les articles larsaux médians et postérieurs plus 
vigoureux que les antérieurs. Métatarse postérieur plus court que 
les articles 2 à 5 réunis. Organes copulaleurs robustes. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N*^ 377K 

9. Inconnue* 



II. Nervures dlscoYdale et postieale fourchues 



6. Genre Heeriella, gen. nov. 

Antennes composées de 16 articles comme chez les Sciara. 
Première nemire longitudinale courtement prolongée après la 
transversale. Pétiole de la première fourche (formée par la nervïu*e 
discoïdak") long et partant à peu de distance de la base de la 
deuxième nervure longitudinale. La seconde fourche (formée par la 
nervure postieale) commence en dessous du point où se trouve la 
nervule transversale, 

1. HEEEIËLLA BJFURGATA, Sp. UOV* 

cf. Antennes assez ciliées et aussi longues que la tête et te 
thorax réunis. Tous les articles carrés, sessiles à la base et pétioles 
à partir du milieu jusqu'à Tapex. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième à peine plus long que le 
quatrième; Tapical obusiforme et un tiers plus long que lepréapi- 
cal. Organes copulateurs paraissant robustes, ciliés. Pattes fortes : 
les fémurs poslérieurs plus dilatés que les antérieurs et les 
médians. Métatarse postérieur plus court que les articles 2 à 5 
réunis. Bord costal alaire se terminant bien au delà du cubitus* 
Première fourche de Taile longue et très étroite. 

Longueur du corps, 2 à 2 1/2 millim. 

N^* 795, 627, 74^7. 



— 87 — 



s 11 i>p> 1 éme ot 



Dans un nouvel envoi de M, le Prof. D"^ Klebs, f ai trouvé les 
rares Sciaridae décrits ci-dessous. 



$ 



I 



1. Genre Cerafo, gen. nov. 

Télé concave et plus large que le thorax, occiput perpendicu- 
laire. Palpes à deuxième article dilaté (le premier est invisible), 
le troisième allongé, le quatrième très long. Tous les articles des 
antennes (à lexception des deux basiques et de rapical)plus larges 
que longs et à angle aign à leur partie externe, Nervole assistante 
bien distincte mais peu éloignée de la base de Taile. Hanches très 
longues et fémurs dilatés. Crochets tarsaux très grêles (358 d,)- Les 
autres caractères comme che?: les Sciara, Winn. 

CEBATO LONGIPALPIS, Sp, UOV. 

9. Antennes à articles un peu pétioles et aussi longues que la 
tête et le thorax réunis. La partie médiane de îa tète detisément 
ciliée. Premier article cupuliforrae, le deuxième godiforme, le 
troisième aossi long que le quatrième; cet article et les suivants, 
à Texceplion du dernier, plus larges que longs et cérati formes au 
bord supérieur externe, article apical conique. Thorax un peu 
gibbeux. Abdomen cylindrique. Lamelles apicales des organes 
génitaux ovoïdes. Première nervure longitudinale longuement 
prolongée après la transversale. Rameaux supérieur et inférieur 
de la fourche discoïdate respectivement très longuement et cour- 
tement effacés à la base* Mélatarse postérieur plus long que les 
articles 2 a ^ réunis. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N"' 59, 2715. 

2. Genre Palaeognoriste, gen. nov. 

Ce genre serapproche des Gnoristes par la longueur de la pipette 
et s'en éloigne par les caractères alaires. Par ta forme de ia cellule 
humérale ce fossile a de Taffînilé avec les Mycetophilidae, mais il 
s'écarte de ces diptères par la fourche discoïdale et par les 



— 87 — 



Su p p 1 ém en t 

Dans un nouvel envoi de M. le Prof* D*" Klebs, j'ai trouvé les 
rares Sciaridae décrits ci-dessous. 



L Genre Cerato, gen, nov. 

Tète concave et plus large que le thorax^ occiput perpendicu- 
laire. Palpes à deuxième arlicle dilaté (le premier est invisible), 
le troisième allongé, le qualrième très long. Tous les articles des 
antennes (à Fexception des deux basiques et de rapical)plus larges 
que longs et à angle aigu à leur partie externe. Nervule assistante 
bien distincte mais peu éloignée de la base de Taile, Hanches très 
longues et fémurs dilatés. Crochets larsaux très grêles (358 d.}- Les 
autres caractères comme chez les Sciara, Winn. 

GERATO LONGIPALPIS, Sp. nOV. 

Ç. Antennes à articles un peu pétioles et aussi longues que la 
tête et le thorax réunis* La partie médiane de la tète densénienl 
ciliée. Premier article cupuliforme, le deuxième godîforme, le 
troisième aussi long que le quatrième; cet article et les suivants, 
à Texceplion du dernier, plus larges que longs et ccrati formes au 
bord supérieur externe, article apical conique. Thorax un peu 
gibbeux. Abdomen cylindrique. Lamelles apicales des organes 
génitaux ovoïdes. Première nervure longitudinale longuement 
prolongée après la transversale. Rameaux supérieur et inférieur 
de la fourche discoïdale respectivement très longuement et cour- 
tement effacés à la base. Métatarse postérieur plus long que les 
articles 2 a 3 réunis. 

Longueur du corps, 2 millim. 
_ N^-- 59, 2715. 

2. Genre Falaeognorislef gen. nov. 

Ce genre se rapproche des Gnoristes par la longueur de la pipette 
et s'en éloigne par les caractères alaires. Par la forme de la cellule 
huméralece fossile a de Taffinité avec les Mycetophilidae, mais il 
s'écarte de ces diptères par la fourche discoïdale et par les 



77 — 88 — 

cinquième et sixième nervures longitudinales se réunissant à la 
base de Taile comme chez les Sciaridae. A en juger d'après le faciès 
de ce curieux orthorapha, on est enclin à croire qu'il représente une 
des formes de passage reliant les Sciaridae aux Mycetophilinae. 

PALAEOGNORISTE SCIARIFORME, Sp. UOV. 

9. Tête aplatie. Antennes n'atteignant pas l'extrémité du 
thorax, ciliées, à articles distinctement plus larges que longs. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
un peu plus long que le quatrième, l'apical un peu plus long que le 
préapical. Pipette plus longue que la tête et le thorax réunis. Der- 
nier article? des palpes lancettiforme (chez les Gnoristes, ils sont 
insérés vers l'apex de cette pipette). Thorax gibbeux. Bord costal 
bien prolongé après le cubitus. Nervure assistante courbée et 
anastomosée au bord costal bien au delà du dessus de l'extrémité 
de la cellule humérale qui est très courte. Première nervure longi- 
tudinale réunie au bord costal au delà du dessous de la base de 
la fourche discoïdale (par ce caractère, ce diptère se rapproche 
des Sciara de la fig. 1 de Winnertz). Les cinquième et sixième lon- 
gitudinales, réunies à la cellule humérale. Nervure axilaire bien 
visible. Nervure anale peu éloignée de la base de l'aile. Tiges et 
boutons des balanciers forts. Lamelles apicales des organes géni- 
taux paraissant spatuliformes. 

Longueur du corps, 2 millim. 

No 5125. 

cf. Antennes dépassant le miUeu de la longueur du thorax et à 
articles ornés de quelques cils raides de chaque côté. Tous les 
articles un peu plus longs que larges; l'apicale comme tronqué au 
bout. Organes copulateurs très saillants, robustes; la partie basale 
des forceps large, l'apicale moins vigoureuse et non amincie au 
bout. Apex des fémurs et tibias ornés de cils épineux. Les autres 
caractères comme chez la 9 • 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

No 6630. 

Observation : Ce diptère se distingue de toutes les espèces 
décrites dans ce travail par la longueur de la pipette. Le genre 
Gnoriste a déjà été trouvé dans le Ligurien d'Aix en Provence et 
dans les schistes oligocènes de Wyoming et de l'Utah. 




— 89 ^ 



78 



3. SCURA DEFECTUOSA, Sp, OOV. 

Ç. Antennes n'atteignant pas la longueur du thorax et tous les 
articles un peu plus larges que longs. Lamelles basales des organes 
génitaux rectangulaires, assez longues, les apicales arrondies, 
ciliées. 

Longueur du corps, 2 1/4 millini. 

No- 4607, 6292,6011, 

cf. Inconnnu. 

4. Genre Sdarellay gen, nov. 

Par la morphologie alaîre cette espèce a de Taffinité avec les 
Sciara de la fig, 1 de Winnerlz. Elle en diffère par le faciès de la 
cellule hiimérale et par la fourche posticale qui, au lieu de partir 
de la base de l'aile, commence en dessous de la fourche discoïdale* 
Par son aspect bizarre, ce diptère paraît avoir des traits de parenté 

Eavec les Sciarinae et les Mycetophilidae, 
SGIARELLA MYCETOPHtLlFOilMIS, Sp, nOV, 
9. Antennes faiblement ciliées et n'atteignant pas le milieu de 
la longueur du thorax : le premier article cupuliforme, le deuxième 
godiforrae» le troisième un peu plus long que le quatrième* Thorax 
un peu gibbeux. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Cellule humer aie étroite mais plus large que chez 
Heeriella bifurcata. Fourche discoïdale à pétiole assez long, la 
posticale commençant en dessous de la discoïdale. Pattes assez 
robustes» tibias postérieurs éparsément garnis de petites épines, 
Lamelles apicales? des organes génitaux cylindriques. 
Longueur du corps» â raillim. 
No 4853 (*). 
<j*. Inconnu. 



{*) Parmi les empreintes du Sestieo d*ÂiX| soumises à mon examen par M. le 

^Prof.E. Renevieriîe Lausanne,] ai trouvé un Orlhorapha du genre Sciarella.Les 

'caractères alaires permettent d^identîfîer rigoureusement ce diptère, mais les 

antennes et les pattes sont trop mal conservées pour te décrire »pécifiquement« 



79 ^ 90 — 



III. MYOETOPHILIDAE 

(Pilzmûcken) 



Les Mycetophilidae sont bien représentés dans l'ambre de la 
Baltique. En 1850, le regretté D"^ H. Loevv a donné un tableau 
synoptique de ces Orthorapha fossiles. Depuis la publication du 
beau mémoire de Winnertz, la classification de ces articulés est 
établie d'après des caractères très appréciables. C'est avec raison 
que cet éminent diptériste a démembré le genre Mycetophila où 
se trouvaient primitivement réunies des formes assez hétérogènes. 
A en juger d'après la morphologie alaire des Sciophilinae, il est 
permis de croire que ces bestioles étaient en pleine évolution 
vers la fin des temps éocènes. La cellule médiane de leurs ailes 
peut être grande, assez petite, petite ou même à peine indiquée. 
Par la disparition presque totale de cette cellule, plusieurs 
Loewiella se rapprochent des Syntemna. La présence de ces 
caractères semble indiquer que les Sciophilinae passent aux 
Mycetophilinae par l'intermédiaire des Loewiella (Sciophila, auct.). 
L'examen de matériaux de comparaison, en bon état de conser- 
vation, m'autorise à croire que les Empheria, les Empalia, les 
Polylepta et autres genres de cette tribu, à l'exception des 
Tetragoneura, qui forment vraisemblablement un groupe plus 
différencié de Sciophilinae, ne sont que des sous-genres des 
Sciophila, Meig. Les Mycetophilidae exotiques sont relativement 
encore trop peu connus pour permettre d'esquisser les affinités 
morphologiques des formes vivantes et fossiles. La faunule de 
la Baltique se caractérise par un grand nombre de formes à 
faciès paléarctique et par quelques types de la faune néarctique. 

Les tableaux ci-dessous donnent l'état actuel de nos connais- 



- 9! — 80 

sances des Mycetophilidae (*) fossiles et révolution probable 
de ces articulés basée sur les caractères de leur morphologie 
générale. 



(*) Pour Fétude de la topographie alaire des diptères actuels de cette famille, 
t>n consultera les ouvrages suivants : 

Winnertz, Joh., Beitrag zu einer Monographie der Pilzmûeken, Verhandl. d. 
k. k. ZooL. Bot. Gesellsch., Wien, 1863, t. XIII, pp. 637-964, pi. XVIIl-XXI. 

Van der Wulp, F. -M., Diptera Neerlandica. De tweevleugelige insecten van 
tffderland, *s Gravenhague, 1877. 



81 



— 92 - 







4 



•s 



I- 



> 




— 95 - 



Tableau des Mycetophllidae fossiles 



I 



Oenîngîen 

(Bade) 

Tortonien 
(Parschlug, Styrie) 



Terrains Tertiaires (*) 

INecromyza pedata Scudder = 
Mycelophila (**) orci, Heer. 
, pusiliimana» Heer. 




Mayencîen 
(Badoboj., Croatie) 



Aquitanien 

(Rott) 

Oligocène moyen 
(Brunstadt, Alsace) 

i 

K Sextien 

H (Aix, France) 

r 



I 



Oligocène 

étage indéterminé 

(Amérique du Nord) 



Scîophila velusta, Heer. 

Mycetophila amoena, Heer et Gîebel ; 
M, antiqua, id.; M. latipennis, Heer; 
M. Meigeniana, id. ; M, nana, Heer et 
Giebel ; M. nigrilella, id, ; M. pulchetla, id. ; 
M. pumilio, îd. ; Sciophîla acuminata, 
Giebel; S. hîrtella» id.; S. minutula» id. 

Mycetophila, Oustalet (Auvergne). 
} Boleiina philhydra» Heyden; Cordyla 
vetusta, id-; G.subaptera,ld.;C.antiqiia, 
id,; G. renoda, id.; G. luminaria, id. 

Mycetophila, Foerster» 
Boletina, Foerster* 

Mycetophila, Gurtis, Mantell; M. crassa, 
Giebel; M. dubia, id.; M. Meigenîana, 
Heer; M. morio, id.; M* pallipes, id.; 
Gnoriste, Curtis. 

^^ l Boletina paludovaga, Scudder ; B. 

^ ^ \ umbralica, Scudder; Seiophila 

2 g I hyattii, Scudder ; Diadocidia ? 

g g, i terrîcola, Scudder. 

£ ^ i Gnoriste, Scudder. 

^ f Sackenia, Scudder. 



(*j Legiaementstrâtigraphîque de Boletina sepuita Scudder est tnconinii 
(^^) Sensu bUori, c'est-à-dire d'après la dasaîReation de niiustre Meigen. 
XXVIIL 7 




83 



— 94 — 



Oligocène 

étage indéterminé 

(Amérique du Nord) 



5 { Sackenia, Scudder. 



Mycetophila occulta, Scudder. 
Gnoriste dentoni, Scudder. 
Sackenia arcuata, Scudder. 



Ambre de la Baltique 

(Faune éocène 

supérieure) 



F. Meunier (1903) 



Mycetophila compressa, M. lepto- 
cera, M. macrostyla, Dianepsia 
hissa, Leja frequens, L. interrupta, 
L. platypus; L. Macrocera; Diado- 
cidia parallela, Platyura conjuncta, 
Platyura Ehrhardti; Aclada, Sciobia 
PB peduncularis, S. spinosa, S. sub- 
quadrangularis, Sciophila dilatata. 

Mycetobia callida, sp. nov.; Macrocera 
longicornis, sp. nov.; M. abundare, sp. 
nov.; M. ciliata, sp.nov.; M. filiforniis, sp. 
nov. ; M. elegantissima, sp. nov. ; Platyura 
Ehrhardti, Loew (Meun.); P. Eûnowi, sp. 
nov.; P. Verrali, sp. nov.; P. graciosa, 
sp. nov.; P. moniliformis, sp. nov.; P. 
Ectorsii, sp. nov.; P. Mikii, sp. nov.; P. 
disUncta, sp. nov.; P. ceroplatoïdes. sp. 
nov.;P.ceroplatites,sp. nov.; P. conjuncla, 
Loew (Meun.) ; Asindulum longipalpis, sp. 
nov.; A. Girschneri, sp.nov.; A. curvipal- 
pis, sp. nov. ; A. elegantulus, sp. nov. ; 
Sciophila Helmi, sp. nov.; S. subqua- 
drata, sp. nov. ; S. crassicornis. sp. nov. ; 
Empheria minor, sp. nov. : E. major, sp. 
nov. ; Polylepta filipes, sp. nov. ; Palaeo- 
empalia crassipes, sp. nov.: P. Bron- 
gniarti, sp. nov.; P.succini, sp. nov.; P. 




- Ô8- 



F. Meunier (1903) 



mutabilis, sp. nov.; P, Broeckii, sp. nov,; 
Empalîa subtriangularis, sp. nov.; Loe- 
wiella indislincta, sp. nov,; L. încom- 
plela, sp, nov.; L. tenebrosa, sp, nov.; L. 
ciliata, sp. nov.; L mucronata, sp. nov»; 
L. asinduloïdes, sp. nov.; L. enipalioïdes, 
sp. nov.; Lasiosoma curvipetiolata, sp. 
nov.; Tciragoneiira elongatissima^ sp, 
nov.; T. elongala» sp. nov.; T. rectangu- 
lala, sp. nov.; T. glabra, sp. nov.; T, 
Borussia, sp* nov,;T, nainuia, sp. nov.; 
T. gracilis, sp. nov.;Synlenina elongala, 
sp. nov.; S. piniles, sp. nov.; S. com- 
pressa^ sp. nov. ; S. subcylindrica, sp, 
nov,; S. Subquadrala, sp, nov.; S, scio- 
pbïliFormis, sp. nov, ; Palaeoanaclinia 
curvîpetiolata, sp. nov,; P. dîstincta^ sp, 
nov,; P, affiïiis, sp* nov.; Proanadinia 
Giebeli^ sp, nov.; P. gibbera, sp. nov.; 
Anaclileia aûaclinilbrmis, sp. nov,; A. 
Gazagnairej, sp. nov,; A. dissimilis, sp. 
nov. ; Palaeophthinia aberrans, sp. nov. ; 
Archeobolelina tipuliforniis, sp. nov.; 
Palaeobolelina grandis, sp. nov.; P. elon- 
gatissima, sp. nov.; Probolelina syntem- 
niformis, sp. nov.; Boletina anaclini- 
fonnis, sp. nov.; B. Oustabetî, sp, nov. ; 
B. pilosa, sp, nov.; B. firabriala, sp. nov; 
B. hirta, sp. nov.; B. hîiiella, sp, nov.; 
B. subhtrla, sp, nov,; B. conspicna, sp. 
nov.; B.serrata, sp.nov,; Diane psia hissa, 
Loew( Meun. ); Proneoglaphyroptera eoce- 
nica, sp. nov. ; Neoglapbyroptera curvi- 
peliolata, sp. nov.; N. longipetiolata, sp* 
nov.; N. crassïpalpîs, sp. nov.; N. longi- 
palpis, sp, nov. ; Acneniia, Winn; Palaeo- 
docosia brachypezoïdes, sp. nov.; Doco- 
sia petiolata, sp. nov.; Docosia varia, sp. 
nov. ; D. subtilis, sp, nov.; Allodia fungi- 



85 



— 96 - 



F. Meunier (1903) 



cola, sp. nov.; Allodia succinia, sp. nov.; 

A. separata, sp. nov.; A. brevîcomîs, sp. 
nov.; Brachycampta extincta, sp. nov.; 

B. anliqua, sp. nov. ; B. procera, sp. nov.; 
B. lomenlosa, sp. nov,; Palaeotrichonta 
brachycamplides, sp. nov. ; Trichonla 
brachycamploïdes, sp. nov.; T. crassi- 
pes, sp. nov.; Phronia ciliata, sp. nov.; 
Palaeoepicypta longicalcar, sp. nov.; 
Mycolhera cordyliformis, sp. nov.; Dyna- 
losoma crassicornis, sp. nov.; Ceroplatus 
major, sp. nov.; Palaeoempalia cylin- 
drica, sp. nov. ; Azana rarissima, sp nov.; 
Acneroia Bolsiusii, sp. nov. 



Terrains Secondaires 



Purbeckien 
(Angleterre) 



Adonia Filtoni, Giebel. 

Thiras, Weslwood, Giebel. 

Thimna defossa, Giebel. 

Sama rustica, Giebel (Macrocera rusticai 

Brodie). 



Tal>leau des genres de Mycetobinae, Macrocerinae 
et Geroplatinae fossiles 



I. Nervure cubitale non fourchue(*). 
II. Nervure cubitale fourchue. 
A. Article apical des antennes 

simple. 
Antennes assez filiformes ou 

filiformes, allongées . . . 



1. Mycetobia, Meigen. 



2. Macrocera, Meigen. 



(*) Chez les Mycetobinae des genres Plesiastina, Ditomyia Winnertz et le 
Bolitophilinae du genre Bolitophila, Hfgg, la nervure cubitale est longuement 
fonrchue. Les Macrocerinae et les Geroplatinae ont une fourche cubitale. 



97 — 



Antennes assez robustes, ro- 
bustes ou très robustes, de 
moyenne longueur . . . 
B. Article apical des antennes 
orné d'une petite protubé- 
rance (*) 4. Asindtdum, Bosc. 



3. Platyura, Meigen. 



Tableau des Mycetobia et des Macrocera fossiles 



I. Nervure cubitale non fourchue. 

Antennes aussi longues que la 
tête et le thorax réunis . . 
II. Nervure cubitale fourchue. 

Antennes plus de trois fois 
aussi longues que le corps. 

Articles des antennes déme- 
surément longs .... 

Antennes atteignant à peu 
près Tapex de l'abdomen. 

Articles des antennes six fois 
plus longs que larges. . . 

Antennes aussi longues que 
la tête et le thorax réunis 
ou atteignant les premiers 
segments de l'abdomen. 

Articles des antennes trois ou 
quatre fois plus longs que 
larges. 

Antennes faiblement ciliées. 

Articles de l'extrémité des 
antennes distincts . . . 

Articles de l'extrémité des 
antennes peu distincts . . 



1. Mycetobia callida, 

sp. nov. 9 ? 



1. Macrocera longicomis, 
sp. nov. cf. 



5. M. elegantissima, 

sp. nov. cf. 9 . 



3. M. ciliata, sp. nov. çf. 



2. Jf. abundare, 

sp.nov. cf. ô. 
4. M, filiformis,sp,no\, cf. 



(*) Avec Winnertz, on peut considérer cette protubérance comme étant le 
dix-septième article des antennes. 



87 



Tableau des Flafyura fossiles 



MALES 

A. Antennes à articles non aplatis, 

aussi longs ou plus longs 

que larges. 
I. Antennes à articles arrondis ou 

moniliformes. 
Antennes à articles arrondis. 
Antennes n'atteignant pas le 

milieu du thorax. 
Antennes de même diamètre 

à la base et à Textrériiité . 
Antennes dépassant le milieu 

du thorax. 
Antennes à articles à peine 

de moindre diamètre à 

l'extrémité ...... 

Antennes un peu amincies 

vers l'extrémité. 
Antennes à articles serrés, 

arrondis 

Antennes à articles normaux, 

moniliformes 

II. Antennes à articles allongés ou 

assez allongés. 
Antennes dépassant le milieu 

du thorax. 
Antennes distinctement amin- 
cies du milieu à l'extrémité 
Antennes un peu amincies du 

milieu à l'extrémité . . . 
IIL Antennes à articles sub-carrés. 
Antennes atteignant le pre- 
mier segment de l'abdomen 

B. Antennes à articles aplatis et 

beaucoup plus larges que 
longs. 



1. P. Ehrhardti, Loew 

(Meun.). 



4. P. graciosa, sp. nov. 



6. P. Ectorsii, sp. nov. 
5. P. moniliformis, sp. nov. 



2. P. Kunowi, sp. nov. 
8. P. distincta, sp. nov. 

3. P. Verrait, sp. nov. 



— 99 — 



«8 



IV. Antennes à articles sub-rectan- 
gulaires . . . . . . . 



9. P. ceroplatoïdes, sp. nov. 



FEMELLES 

Â. Antennes à articles aussi longs 
ou plus longs que larges. 
1. Antennes robustes, assez ro- 
bustes ou un peu robustes, 
non aplaties, 
aj Antennes non amincies ou 
distinctement amincies de 
la base à Textrémité. 

Antennes distinctement amin- 
cies de la baseàTextrémitë. 

Antennes non amincies de la 

base à Textrémité. . . . 

aoj Antennes un peu amincies 

ou amincies de la base à 

Textrémité. 

Antennes un peu amincies dé 
la base à Texti^émité. 

Antennes robustes. . . ." . 

Antennes à articles assez 
carrés 

Antennes à articles assez mo- 
niliformes 

Antennes amincies de la base 
à Textrémîté. 

Antennes un peu robustes. . 
B. Antennes à articles beaucoup 
plus larges que longs. 

Antennes très robustes, apla- 
ties 



6. P. Ectorsii, sp. nov. 
1. P. Ehrhardti, sp. nov. 



7. P. Mikii, sp. nov. 

4. P. graciosa, sp. nov. 

5. P. moniliformiSfSp. nov. 



2. P. Kilnowi, sp. nov. 



10. P,ceroplatites{%sp.noy. 



(*) Le Platyura conjuncta Loew (Meun.) ne peut être confondu avec aucune 
espèce, le rameau supérieur de la fourche cubitale se réunissant à la sous- 
costale et non au bord costal comme c'est le cas pour les autres espèces (p. 103). 



— 1* — 



TmùitCA ùi^ jMàimk^fm ' 




3CIL josB. jmçneifr s. 3iiv. 

r^miBiw 4 jL «dwoictfJitf. 

TtfirffT'invHiBii"i nnfiffir^i 

i, rtnoàisnai!^ fimsxnair? -us.- 

incoî 1 ^ MiiisMÙw. 



- ÎOl - 



90 



MYCETHOPHILIDAE 



MYCETÛBINAE 



k 



Genre Mycetobia, Meigen, 

1. MYCETOBIA CALLIDA, Sp. DOV. 

Antennes à articles un peu pétiolées du milieu à Tapex, aussi 
longues que la tête et le thorax réunis et paraissant être composées 
de 16 articles (le Mycetobia pallîpes a 17 articles). Tous les articles 
ciliés de chaque côté, le premier court, le deuxièoae saillant, ces 
articles cupuliformes, les articles 3 à 6 de même diamètre, les 
articles 7 à 10 moins gros que les précédents, les suivants légère- 
ment amincis jusqu'à Tapex; l'apical conique, arrondi au bout et 
un tiers plus long que le préapical* D'après Winnertz, le 
dix-septième article est rudimentaire. Il m'a été impossible de 
constater s*il existe, même à 358 diamètres. Surface alaire faible- 
ment ciliée, bord costal un peu prolongé au delà du cubitus qui est 
distinctement sinueux. Nervule assistante (Hilfsader) longeant la 
nervure soos-costale et anastomosée au bord marginal à peine en 
deçà de Tapex de la cellule humérale qui est plus large que chez 
Fespèce actuelle. Fourche de l'aile large et commençant un peu 
en deçà du point où la sous-costale se réunit au bord marginal 
alaire. Contrairement à ce qui existe chez la plupart des Mycetho- 
philidae, le pétiole de la fourche n'est pas plus long chez l'espèce 
fossile que chez la forme actuelle {*), 

Longueur du corps, 2 1/4 à 2 1/2 millim. 

N"2304 9?î 3299 9?; 211, 6457. 



(*J Je n*aî pas retrouvé dans l'ambre le Mycetobia defecbva Iioew (in Un.) se 
distinguant de Tespèce décrite cî-desaus par le manque de oervuJe assistante aui 
ailes. 



95 



^ m\ — 



fémurs. Crochets larsaux robustes. Abdomen assez grêle et forte- 
ment cilié de chaque côté. Organes copulateurs paraissant relati- 
vement petits pour une espèce de cette taille. 
Longueur du corps, 6 millim. 

Ç. Taille un peu plus petite que le cf. Palpes robustes : le pre- 
mier article court, le deuxième plus saillant que le troisième; ces 
deux articles paraissent être d'égales longueurs, le quatrième 
deux fois plus long que le troisième article, Nervule assistante 
réunie au bord costal en deçà du dessous de rextrémité de la 
cellule humérale. Fourche cubitale moins longue que chez le cf - 
Fourche discoïdale commençant en deçà du point où la nervure 
sous-costale se réunit au bord marginal. Nervures axilaire et 
anale atteignant le bord postérieur alaire. Lamelles apicales des 
organes génitaux grandes, spatuliformes. Les autres caractères 
comme chez le cf - 

Longueur du corps, 5 millim, 

N^^ 244, 3002 (variété à taille plus petite : 4 millim.). 

Var. : Antennes moins robustes que chez le type. Pétiole de 
fourche discoïdale plus long. Lamelles apicales des organes géni-^J 
taux ovoïdes, assez petites. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N^ 57âL 

Observation : Ces Macrocera paraissent être très rares dans le 
succin. 

CEROPLATINÂE 



Genre Platyura, Meig. 

L PLATYURA EHRHARDTI, LoeW. (MeOn.) 

B^msteinfauna. S. 35 {in UiU) 

cf. Antennes à articles un peu pétioles, à partir du milieu^ii 
atteignant la partie médiane du thorax et composées del4articles :- 
le premier très petit, le deuxième très saillant, goditbrme, le troi- 
sième plus long que le quatrième, les suivants aussi longs que 
larges; tous les articles en carré arrondi, Tapical conique et à 



— 105 - 



93 



médians et postérieurs respectivement plus courts et beaucoup 
plus courts que leurs tibias. Les fémurs, les tibias et les articles 
larsaux bien distinctement ciliés. 

Longueur du corps, 2 1/4 à 3 millim. 

N" 3521, 2747, 594, 2492, 3701, 1247, 1141, 240, 3031, 2018, 
2686, 1417, 1610, 2673, 

9- Lamelles basâtes des organes génitaux paraissant courtes, 
les apîcales longues et spatuliformes. La partie inférieure de la tête 
et celle où se trouvent bs ocelles proéminentes (*), Les caractères 
alaires comme chez le cf. 

Longueur du corps, 2 1/2 à 3 millim. 

N^ 3820, 3805, ^2098, 2710, 1636. Coll. D^ R. Klebs, N* 106. 
Vaf\ çf, 

1" Abdomen plus grêle que chez le type. Fourche discoïdale 
commençant en deçà du point ou au delà du dessous du point où 
la nervure sous-costale se réunit au bord de Taile. 

Longueur du corps, 2 1/2 à 3 millim. 

N^ 87, 2345, 388, 3063» 3723, 3262, 2680. 

2** Fourche discoïdale commençant distinctement en deçà du 
point où la nervure sous-costale se réunit au bord antérieur de 
raile. 

Longueifr du corps, 2 1/2 à 2 3/4 mitlim. 

N"1582, 1163, 

3** Articles de la base et de rextréniilé des antennes respective- 
ment quatre et cinq fois plus longs que larges. Fourche discoïdale 
commençant en dessous du point où la sous-costale se réunit au 
bord antérieur alaire* 

Longueur du corps, 3 millim. 

N^ 1425. 

Var. 9. 

l'' Antennes à articles deux fois aussi longs que larges. 

Longueur du corps, 2 à 3 millim, 

N«« 331, 1696, 2942, 500, 537, 3584, 3280, 2399, 637, 1195, 3835, 
2090,2714. 



(*J 11 est rarement possible de décrire la diapositinn tûpographique des 
ocelles sur le verlex. Comme on le sait ^ ces organes rournissent d'importants 
caractères pour Tétude des genres et des ^pëceâ actaeUes de M^cetaptiiiidae. 



93 — 104 — 

â"" Fourche discoïdale commençant à peine au delà du dessous 
du point où se réunit la nervure sous-costale. 

Longueur du corps, 2 3/4 à 3 millim. 

Nos 2748, 1031, 2635, 3709. Coll. D^ R. Klebs, No 39. 

30 Fourche discoïdale commençant distinctement en deçà du 
point où la nervure sous-costale se réunit au bord antérieur de 
Taile. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 2079. 

Observation : On appréciera bien le polymorphisme de cette 
espèce après le visu d'un grand nombre d'individus. 

3. MACROCERA GILIATA, Sp. nOV. 

cf. Antennes atteignant le premier segment de Tabdomen. 
Tous les articles densément ciliés et trois fois plus longs que 
larges. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le 
troisième un peu plus long que le quatrième, Tapical à peine plus 
court que le quatrième. Troisième article des palpes plus court 
que le quatrième. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Rameau supérieur de la nervure cubitale (Brachialader 
de Winn.) court, anastomosé au bord costal et assez éloigné de 
Textrémité de la nervure sous-costale. Fourche discJïdale com- 
mençant en dessous ou à peine en deçà du dessous du point où la 
nervure sous-costale se réunit au bord antérieur alaire. Abdomen 
assez grêle, cylindrique. Tibias antérieurs aussi longs que les 
fémurs. Métatarses médians et postérieurs respectivement une fois 
et près de deux fois plus courts que les tibias de ces paires de 
pattes. Épines des tibias distinctement ciliées. 

Longueur du corps, 2 3/4 millim. 

NoB 2450, 13, 84, 226, 3153, 3322. 

9 . Inconnue. 

4. MAGROGERA FJLIFORMIS, Sp. UOV. 

cf. Antennes filiformes, finement ciliées et amincies à partir de 
la partie médiane jusqu'à Textrémité, plus de trois fois aussi longs 
que larges et atteignant le milieu de la longueur de l'abdomen. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus court que le quatrième, Tapical et le «préapicai paraissent 



^ 109 — 



98 



plus loog que le troisième, le quatrième cylindrique et aussi long 
que les deux précédents pris ensemble (n** 3359). Bord costal alaîre 
longuement prolongé après le cubitus. Nervule assistante anasto- 
mosée au bord marginal un peu au delà du dessus du milieu delà 
cellule humérale. Hameau supérieur de la fourche de la nervure 
cubitale assez court et anastomosé au bord costal à quelque 
distance de la nervure sous-costale. Fourche discoïdale commen- 
çant en deçà de Textrémité de la nervure sous-costale. Nervure 
axilaire n^atteîgnant pas le bord postérieur de Faile. Tibias anté- 
rieurs plus courts que les fémurs* Métatarses antérieurs aussi 
longs que les tibias, les médians plus courts et les postérieurs 
beaucoup plus courts que ces organes (n° S314), Parties basales 
des forceps paraissant deux fois aussi larges que les apicales; 
organe médian atteignant à peu près l'extrémité des parties 
basales (n'' 2130). 

Longueur du corps, 3 à3 3/4millim* 

N«« 2130, 3359, 3808, 2314, 1893, 3368, 2805. 

9 ? Antennes atteignant seulement le milieu de la longueur du 
thorax et à articles dnninuant de diamètre à partir de leur milieu 
et augmentant de longueur jusqu'à Tapex. 

Longueur du corps^ 3 millim. 

N-2169. 

4» PLATYUBA GHACIOSA, Sp. DOV. 

cf. Antennes à articles sessiles, robustes, diminuant de diamètre 
à Tapex et atteignant le milieu de la longueur du thorax* Premier 
article 1res court, le deuxième cupuliforme, le troisième goditbrme, 
saillant et plus long que le quatrième; les autres articles en carré 
arrondi et à peine plus longs que larges. Tous les articles pourvus 
de quelques cils raides de chaque côté; Tapical assez ovoïde et un 
peu plus long que le préapîcal Dernier article des palpes long. 
Bord costal alaire longuement prolongé après le cubitus. Nervule 
assistante (Hilfsader) anastomosée au bord costal au-dessus du 
milieu de la cellule humérale. Rameau supérieur de la fourche cubi- 
tale assez court et réuni au bord marginal. Fourche discoïdale com- 
mençant bien en deçà de Textrémité de la nervure sous-costale* 
Tibias antérieurs plus longs que les fémurs. Métatarses antérieurs 
plus longs que les articles 2 à 3 réunis, les médians et les posté- 
XMUI. 8 



95 — i06 — 

fémurs. Crochets tarsaux robustes. Abdomen assez grêle et forte- 
ment cilié de chaque côté. Organes copulateurs paraissant relati- 
vement petits pour une espèce de cette taille. 

Longueur du corps, 6 millim. 

N«244. 

9 . Taille un peu plus petite que le cf. Palpes robustes : le pre- 
mier article court, le deuxième plus saillant que le troisième; ces 
deux artides paraissent être d'égales longueurs, le quatrième 
deux fois plus long que le troisième article. Nervule assistante 
réunie au bord costal en deçà du dessous de Textrémité de la 
cellule humérale. Fourche cubitale moins longue que chez le cf. 
Fourche discoïdale commençant en deçà du point où la nervure 
sous-costale se réunit au bord marginal. Nervures axilaire et 
anale atteignant le bord postérieur alaire. Lamelles apicales des 
organes génitaux grandes, spatuliformes. Les autres caractères 
comme chez le cf * 

Longueur du corps, 5 millim. 

Nos 244^ 3002 (variété à taille plus petite : 4 millim.). 

Var. : Antennes moins robustes que chez le type. Pétiole de la 
fourche discoïdale plus long. Lamelles apicales des organes géni- 
taux ovoïdes, assez petites. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 5721. 

Observation : Ces Macrocera paraissent être très rares dans le 
succin. 



CEROPLATINAE 

Genre Platyura, Meig. 

1. PLATYURA. EHRHARDTI, LOCW. (Mcun.) 

Bernsteinfauna. S. 35 (in litL) 

cf. Antennes à articles un peu pétioles, à partir du milieu, 
atteignant la partie médiane du thorax et composées del4articles : 
le premier très petit, le deuxième très saillant, godiforme, le troi- 
sième plus long que le quatrième, les suivants aussi longs que 
larges; tous les articles en carré arrondi, Tapical conique et à 



— Mi — 



100 



9 . Antennes de même fades mais à articles en carré arrondi et 
ceux de rextrémité moins moniliformes que chez le cf. Lamelles 
apicales des organes génitaux grandes. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

N"^ 2350. 

6, FLATYURA EGTORSll, Sp. noV, 

cf. Antennes composées de 17 articles, sessiles et diminuant 
visiblement de diamètre de la base à Fextrémité. Premier article 
très court, le deuxième cupuliforme, le troisième godiforme, sail- 
lant et aussi long que le quatrième, les articles de la base plus 
larges que longs, ceux du milieu aussi longs que larges, les sept 
derniers près de deux fois aussi longs que larges et Tapical un 
tiers plus long que le préapical Palpes à deuxième article plus 
gros mais paraissant moins long que le troisième, le quatrième 
plus long que les articles 2 à 3 pris ensemble. Bord costal alaire 
longuement prolongé après le cubitus. Nervule assistante parais- 
sant se terminer à peine en deçà du milieu de la cellule humérale* 
Rameau supérieur de la fourche cubitale assez court et anasto- 
mosé au bord marginal Fourche discoïdaïe commençant bien en 
deçà de rextrémité de la sous-costaie. Tibias antérieurs plus longs 
que les fémurs; métatarses antérieurs aussi longs que les articles 
2 à 3 réunis, les médians plus courts et les postérieurs beaucoup 
plus courts que les tibias de ces paires de pattes. Parties basales 
des organes copulateurs deux fois aussi larges que les apicales qui 
sont bidentées. 

Longueur du corps, 2 3/4 millim, 

N''2541. 

Ç . Antennes plus amincies à rextrémité que chez le cf. Palpes 
à deuxième article à peine plus long que le troisième. Les autres 
caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps, 3 1/4 à 3 3/4 millim, 

N^- 2779, 1200. 

Je dédie cette espèce au distingué docteur V. Ectors, de 
Tervueren. 

Observation : On ne pourra décrire plus rigoureusement les 
palpes de cette mouche qu'après le visu de meilleurs spécimens. 



99 



— MO — 



1 



rieurs respeclîvenient plus courts et beaucoup plus 
leurs tibias. 

Longueur du corps, 3 3/4 mîUim. 

N-« 1792, 4247, 

Observation : Tous les segments de fabdomen sont bien; 
tement ciliés de chaque côté. 

Ç. Antennes de même forme, mais les articles de la ba^ 
larges que longs et les suivants plus longs que larges. Palpes 
distincts : le premier article petit, le deuxième plus long el 
saillant, le troisième dépassant en longueur le précédent 
quatrième un peu plus long que les articles deux et trois ré 
Lamelles apicales des organes génitaux paraissent discifoi 
Les autres caractères comme chez le cf < 

Longueur du corps» 3 1/2 m illira, 

N^» 1009. 



5. PLATHJRA MONILIFORMIS, Sp» nOV, 



à 



cf ? Antennes à articles monîliformes, assez courtes, et coj 
sées de 17 articles à peine amincis à Tapex. Les articles de la 
sessiles, ceux du milieu et de rextrémité très peu pétiole 
n'atteignant pas la partie médiane du thorax. Premier article 
court, le deuxième cupuliforme, le troisième godiforme et 
grand que les autres. Tous les articles à peu près aussi longs 
larges; Tapical fusiforme et une demi-fois plus long que le | 
pîcal. Il existe quelques cils aux côtés latéraux de tous les art] 
Contrai remenl à ce qui existe chez les espèces de Plalyura fosi 
le troisième article des palpes est visiblement plus long qt 
quatrième. Bord costal akire longuement prolongé apH 
cubitus. Nervule assistante anastomosée au bord marginal à | 
au delà du milieu de la cellule humérale. Rameau supérieur i 
fourche de la nervure cubitale court et réuni au bord costal à 
peu de distance de la nervure sous-costale. Fourche discoi 
commençant bien en deçà de l'extrémité de la nervure s 
costale. Tibias antérieurs aussi longs que les fémurs. MétatE 
antérieurs seulement aussi longs que les articles 2 à 3 
ensemble, les médians plus courts et les postérieurs beaucoup 
courts que les tibias de ces paires de pattes. 

Longueur du corps, 4 niillim. 

N"»* 241, 4103, 



^ iii — 



♦00 



9 , Antennes de même faciès mais à articles en carré arrondi et 
ceux de l'extrémité moins moniliformes que chez le cf. Lamelles 
apicales des organes génitaux grandes. 

Longueur du corps, 3 3/4 niillim, 

N'^ 2350. 

6. PLATÏURA ECTORSir, Sp. n07. 

cf. Antennes composées de 17 articles, aessiles et diminuant 
visiblement de diamètre de la base à Fextrémité. Premier article 
très court, te deuxième cupuliforme, le troisième godiforme, sail- 
lant et aussi long que le quatrième, les articles de la base plus 
larges que longs, ceux du uiilieu aussi longs que larges, les sept 
derniers près de deux fois aussi longs que larges et Tapical un 
tiers plus long que le préapicaL Palpes à deuxième article plus 
gros mais paraissant moins long que le troisième, le quatrième 
plus long que les articles 2 à 3 pris ensemble. Bord costal alaire 
longuement prolongé après le cubitus, Nervule assistante parais* 
sant se terminer à peine en deçà du milieu de la cellule humérale. 
Rameau supérieur de la fourche cubitale assez court et anasto- 
mosé au bord marginal. Fourche discoïdale commençant bien en 
deçà de l'extrémité de la sous-costaie. Tibias antérieurs plus longs 
que les fémurs; métatarses antérieurs aussi longs que les articles 
2 à 3 réunis, les médians plus courts et les postérieurs beaucoup 
plus courts que les tibias de ces paires de pattes. Parties basâtes 
des organes copulateurs deux fois aussi larges que les apicales qui 
sont bidentées. 

Longueur du corps, 2 3/4 millim. 

N'>254L 

9. Antennes plus amincies à l'extrémité que chez le cj* Palpes 
à deuxième article à peine plus long que le troisième. Les autres 
caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps, 3 1/4 à 3 3/4 mîllim. 

N^^ tTi% 1200, 

Je dédie cette espèce au distingué docteur V. Ectors, de 
Tervueren. 

Observation : On ne pourra décrire plus rigoureusement les 
palpes de cette mouche qu'après le visu de meilleurs spécimens. 



99 — MO — 

rieurs respectivement plus courts et beaucoup plus courts que 
leurs tibias. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

N°« 1792, 4247. 

Observation : Tous les segments de Tabdomen sont bien distinc- 
tement ciliés de chaque côté. 

9 . Antennes de même forme, mais les articles de la base plus, 
larges que longs et les suivants plus longs que larges. Palpes très 
distincts : le premier article petit, le deuxième plus long et plus 
saillant, le troisième dépassant en longueur le précédent et le 
quatrième un peu plus long que les articles deux et trois réunis. 
Lamelles apicales des organes génitaux paraissent disciforraes. 
Les autres caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps, 3 1/2 millim. 

N*> 1009. 

5. PLATYURA MONILIFORMIS, Sp. UOV. 

cf ? Antennes à articles moniliformes, assez courtes, et compo- 
sées de 17 articles à peine amincis à l'apex. Les articles de la base 
sessiles, ceux du milieu et de l'extrémité très peu pétioles et 
n'atteignant pas la partie médiane du thorax. Premier article très 
court, le deuxième cupuliforme, le troisième godi forme et plus 
grand que les autres. Tous les articles à peu près aussi longs que 
larges ; l'apical fusiforme et une demi-fois plus long que le préa* 
pîcal. Il existe quelques cils aux côtés latéraux de tous les articles. 
Contrairement à ce qui existe chez les espèces de Platyura fossiles, 
le troisième article des palpes est visiblement plus long que le 
quatrième. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante anastomosée au bord marginal à peine 
aa delà du milieu de la cellule humérale. Rameau supérieur de la 
fourche de la nervure cubitale court et réuni au bord costal à très 
peu de distance de la nervure sous-costale. Fourche discoïdale 
commençant bien en deçà de l'extrémité de la nervure sous- 
costale. Tibias antérieurs aussi longs que les fémurs. Métatarses 
antérieurs seulement aussi longs que les articles 2 à 3 pris 
ensemble, les médians plus courts et les postérieurs beaucoup plus 
courts que les tibias de ces paires de pattes. 

Longueur du corps, 4 millim. 

N«« 241, 4103. 



— H3 — 



102 



Métatarses médians plus courts que leurs tibias, les postérieurs 
très longs, plus courts que leurs tibias. Abdomen allongé. Organes 
copulateurs à parties basalcs deux fois aussi larges que les apicales 
qui sont bîdentées au bout. 

Longueur du corps^ 2 1/2 à 3 millini. 

N«« 2320, 2658. 

9» Inconnue. 

9. PLATTURA CEROPLATOÏDES, Sp, HOV. 

çf. Antennes composées de 17 articles et atteignant le milieu 
de la longueur du thorax* Tous les articles un peu pétioles, ceux 
de la base et de la partie médiane du funicule deux fois aussi larges 
que longs; ceux de Textrémité aussi longs que larges; Tapical 
conique est deux fois aussi long que le préapical. Palpes à premier 
article plus court que le deuxième, qui est plus saillant et plus 
long que le troisième, le quatrième plus long que les articles 2 et 3 
pris ensemble. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante anastomosée au bord marginal au delà 
du milieu de la cellule humérale* Rameau supérieur de ta fourche 
cubitale (Brachialader de Winnertz) court, plus près de Tapex du 
cubitus que de la sous-costale et réuni au bord costal Fourche 
discoïdale commençant à peine en deçà de l'extrémité de la sous- 
marginale. Les ailes sont assez cunéiformes à la base et plus 
étroites que chez les Platyura» Meig, Parties basai es des forceps 
deux fois aussi larges que les apicales qui ne semblent pas être 
bidentées au bout. Crochets des tarses petits, unideotés. 

Longueur du corps, 2 millim, 

N«« 3286, 4320. 

9- Antennes plus grêles que chez le rf et atteignant seulement 
le commencement de la longueur du thorax. Métatarses médians 
et postérieurs respectivement plus courts et beaucoup plus courts 
que leurs tibias. Lamelles apicales des organes génitaux ovoïdes, 
assez grandes. Les autres caractères comme chez le cf ♦ 

Longueur du corps, 2 1/2 millim, 

N« 3286. 

Observations : Par la forme des antennes, ce fossile se rapproche 
du genre Geroplatus, Bosc, mais il en diffère par la morphologie 
des palpes. 



104 — 112 - 

7. PLATYURA MIKII, Sp. DOV. 

9 ? Antennes n'atteignant pas la longueur du thorax, com- 
posées de 17 articles et un peu amincies vers l'extrémité. Les 
basiques sessiles, ceux du milieu et de l'apex un peu pétioles. 
Premier article très petit, le deuxième cupuliforme, le troisième 
godiforme, ces deux articles saillants, de même forme, mais 
distinctement moins longs que le quatrième. Tous les articles 
environ aussi longs que larges, l'apical un tiers plus long que le 
préapical. Deuxième article des palpes plus saillant et plus long 
que les deux précédents réunis. Bord costal alaire longuement 
prolongé après le cubitus. Nervule assistante se terminant au 
bord marginal au-dessus du milieu de la cellule humérale. Rameau 
supérieur de la fourche assez court et anastomosé au bord costal 
à égale distance de l'extrémité de la sous-costîile et de l'apex du 
cubitus. Foui'che discoïdale commençant bien en deçà de l'extré- 
mité de la nervure sous-marginale. Tibias antérieurs aussi longs 
que les fémurs, métatarses antérieurs plus longs que les articles 2 
à 3 réunis, les médians plus courts et les postérieurs beaucoup 
plus courts que les tibias de ces paires de pattes. 

Longueur du corps, 3 1/2 à 4 millim. 

No» 1665. Coll. Dr R. Klebs, N» 5. 

cf. Inconnu. 

8. PLATYURA DISTINCTA, Sp. UOV. 

cf. Antennes composées de 17 articles et diminuant de diamètre 
vers l'extrémité. Les articles sessiles et environ deux fois plus 
longs que larges à l'exception de ceux de la base. Le deuxième 
article cupuliforme, le troisième godiforme, très saillant, plus large 
et plus long que le quatrième; l'apical cylindrique est une demi- 
fois plus long que le préapical. Les articles pourvus aux côtés de 
quelques cils raides. Bord costal alaire longuement prolongé après 
le cubitus. Nervule assistante (Hilfsader) anastomosée au bord 
costal un peu au delà du milieu de la cellule humérale. Rameau 
supérieur de la fourche cubitale assez long et réuni au bord anté- 
rieur de l'aile assez près de la sous-costale. Fourche discoïdale 
commençant assez bien en deçà de l'extrémité de la sous-mar- 
ghiale. Tibias antérieurs à peine plus longs que les fémurs. 



-^ 115 _ 



104 



Premier article cupoliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
un peu plus long que le quatrième; Tapical conique est plus long 
que le préapicaL Palpes robustes : le deuxième article plus court 
que le troisième, ce dernier moins long que le quatrième article. 
Bord costal alaire peu prolongé après le cubitus. Nervule assistante 
anastomosée au bord costal au-dessus de rextrémité de la cellule 
humérale. Rameau supérieur de la fourche cubitale court et 
anastomosé à la sous-marginale. Fourche dîscoïdale commençant 
bien au delà de rextrémité de la nervure précédemment citée. 
Tibias antérieurs aussi longs que leurs fémurs, tes médians et les 
postérieurs respectivement p!us longs et beaucoup plus longs que 
leurs fémurs. Organes génitaux à lamelles apicales largement 
ovoïdes. 

Longueur du corps, 7 à 8 millim. 

No^ 1526, 8482. 

cf. Inconnu. 



ASINDULUM 



Genre Asîndulmn, Bosc. 

1. ASINDULUM LQNGIPALPIS, Sp. nOV. 



Antennes aussi longues que ta tête et le thorax réunis et 



composées de 17 articles qui sont seulement à peine pétioles 
vers rextrémité. Premier article cupuliforme, sailtant, le deuxième 
godiforme, le troisième aussi long que les précédents et deux fois 
aussi long que le quatrième, les articles suivants environ aussi 
larges que longs, les derniers plus longs que larges; Tapical un 
tiers plus long que le préapical. La protubérance (le dix-septième 
article) bien distincte. Troisième article des palpes visiblement 
plus court que le quatrième qui est assez long. Bord costal alaire 
assez longuemetJt prolongé après le cubitus. Nervule assistante 
anastomosée au bord costal au delà du milieu de la cellule humé- 
raie. Rameau supérieur de ta fourche cubitale assez court et un 
peu éloigiié de la nervure sous-costale. Fourche discoïdale (cubi- 
taalader, Van der Wulp) commençant bien en deçà de l'extrémité 
de la nervure précédemment citée. Nervure axilaîre atteignant le 
bord postérieur de tViile* Abdomen robuste, aplati. 





103 - 114 — 

10. PLATYURA CEROPLATITES, Sp. HOV. 

9 . Antennes atteignant le milieu de la longueur du thorax et 
composées de 17 articles; le troisième godiforme et moins long que 
le quatrième. Les articles de la base et du milieu deux fois plus 
larges que longs; les trois derniers aussi longs que larges; Tapical 
gros, conique et un tiers plus long que le préapical. Les antennes 
sont ornées de chaque côté de quelques cils. Palpes robustes : le 
premier article très court, le deuxième saillant et plus long que le 
troisième, le quatrième moins long que les deux précédents réunis. 
Bord costal alaire paraissant longuement prolongé après le cubitus. 
Nervule assistante anastomosée au bord marginal un peu au delà 
du milieu de la cellule humérale. Rameau supérieur de la fourche 
cubitale assez court et réuni au bord costal à très peu de distance 
de la sous-costale. Fourche discoïdale commençant bien en deçà 
de l'extrémité de la nervure sous-costale. Tibias antérieurs aussi 
longs que les fémurs. Lamelles apicales des organes génitaux 
ovoïdes, grandes. Ongles tarsaux petits, unidentés. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 1173. 

cf. Inconnu. 

Observation : J'ai remarqué un Platyura (trop altéré pour le 
décrire rigoureusement), dont les articles médians des antennes 
sont deux fois et ceux de Tapex trois fois aussi longs que larges. 
Tous les articles sessiles; Tapical un tiers plus long que le 
préapical. Palpes de quatre articles : le premier court, le deuxième 
plus saillant, mais paraissant aussi long que le troisième, le qua- 
trième plus long que les deux précédents réunis. Rameau supérieur 
de la nervure cubitale long et nervure axilaire se terminant à 
quelque distance du bord postérieur de l'aile. Parties basales des 
forceps trois fois plus larges que les apicales qui ont la forme de 
crochets recourbés. 

Longueur du corps, 3 1/2 millim. 

No 1884. 

11. PLATYURA GONJUNGTA, LOCW. (Mcun.) 

Bernsteinfauna, S. 35. 

9. Antennes robustes, ciliées, à articles deux fois aussi longs 
que larges et atteignant le milieu de la longueur du thorax. 



- 117 - 



106 



sinueux et anastomosé au bord costal à peu de distance de 
Textrémité de la nervure sous-costale. Fourche discoïdale com- 
mençant un peu en deçà de rextrémité de la nervure sons-cos- 
tale. Nervure axilaîre éloignée du bord postérieur de Taile. 
Forceps des organes copolateurs bien distinctement ciliés. Tibias 
antérieurs aussi longs que les fémurs. 

Longueur du corps, 2 1/2 millini. 

No« 1614, 1559, 3289. 

9. Antennes à articles sessîles et n*atleignant pas Textrémité 
de la longueur du thorax. Fourche discoïdale commençant bien 
en deçà de Tapex de la nervure sous-costale. Abdomen aplati» 
Tibias antérieurs plus longs que leurs fémurs. Les autres carac- 
tères comme chez le çf. 

Longueur du corps, 3 mîllim. 

N« 112. 

4. ASINDULUM ELEGANTULUS, sp, nOV. 

9. Antennes n^atteignant pas Textrémité du thorax. Tous les 
articles à peine pétioles et un peu plus longs que larges. Premier 
arlicle cupuliforme, te deuxième godifonne, saillant; le troisième 
aminci à la base et plus long que le quatrième; f apical un tiers 
plus long que le préapical. La protubérance très petite» mais 
visible. Morphologie des palpes comme chez Tespèce précédente. 
Bord costal alaire assez longuement prolongé après le cubitus. 
Rameau supérieur de la fourche de la nervure cubitale (Brachîal- 
ader de Winn.) court, et près du point où celle-ci se réunit au 
bord de Taile. Fourche discoïdale commençant à peine en deçà de 
rextrémité de la nervure sous-marginale. Tibias antérieurs aussi 
longs que les fémurs. Métatarses antérieurs et médians visiblement 
plus courts que leurs tibias. Abdomen aplati. 

Longueur du corps» 2 millim. 

N- 2746. 

cf. Inconnu, 

Observation : Par la morphologie des organes copulateurs les 
Asindulum se distinguent immédiatement des Sciarinae, des 
Macrocerinae et des Ceroplatinae, Ces organes sont encore très 
imparfaitement connus chez les espèces vivantes de ce genre. 



108 — H6 — 

Longueur du corps, 3 à 4 millim. 

N°* 2140, 107, 3184, 890, 353. Musée provincial de Koenigsberg. 
N» 1514, VI; 344. Coll. D^ R. Klebs, n- 43. 

9- Lamelles apicales des organes génitaux ovoïdes, petites, 
ciliées. La taille plus forte que chez le cf. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

Coll. D' R. Klebs, n» 20. 

Observation : Un Asindulum à troisième article des palpes aussi 
long que A. longipalpis a des antennes moins longues, à articles 
plus aplatis et visiblement plus larges que longs (n°* 1618). Chez 
un autre spécimen tous les articles des antennes sont plus longs 
que larges (n*» 134). L'avenir nous apprendra s'il y a lieu de con- 
sidérer ces fossiles comme variétés de A. longipalpis ou de les 
décrire comme formes spécifiques distinctes. 

2. ASINDULUM GlRSGHNERl, Sp. nOV. 

9 . Antennes assez grêles et atteignant seulement le milieu de 
la longueur du thorax. Tous les articles assez cubiques, plus 
larges que longs et à peine pétioles du milieu à l'extrémité. Les 
deux premiers articles saillants, le troisième plus court que les 
basiques, mais un tiers plus long que le quatrième; l'apical un 
peu plus long que le préapical. La protubérance petite, mais 
appréciable. Les caractères alaires et ceux des organes génitaux 
comme chez A. longipalpis. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

N« 2097. 

cf. Inconnu. 

3. ASINDULUM CURVIPALPIS, Sp. UOV. 

cf. Antennes atteignant le premier segment de Tabdomen et à 
articles à peine pétioles du milieu à l'extrémité. Premier article 
cupuliforme, le deuxième godiforme; ces deux articles bien sail- 
lants. Le troisième plus long que le quatrième; tous les articles 
plus longs que larges; l'apical un tiers plus long que le préapical; 
la protubérance petite, mais distincte. Palpes à premier article 
plus petit que le deuxième, qui est plus long que le troisième, le 
quatrième assez petit, ovoïde. Bord costal longuement prolongé 
après le cubitus. Rameau supérieur de la fourche cubitale court, 



^^^^^^^^^^^- 


^^* ^^H 


^^^^^^^^^ Tableau ds8 Sciophila fossiles ^H 


^Ê L Antennes à articles deux fois ou 


■ 


^B plus de deux Tois aussi 


■ 


^P longs que larges (*)... 


1 . S, Hdmiij sp, no v, cf . 9 . ^H 


f IL Antennes à articles un peu plus 


■ 


1^ longs ou deux fois plus 


■ 


^^^ longs que larges. 


■ 


^^^^ Antennes robustes ou assez 


■ 


^^^H robustes . 


2. S, suhfjuadrata, ^H 




sp* nov. cf. 9 * ^1 


^^^■^ Antennes très robustes. . . 


3. S. crassicorniSf ^H 




sp. nov. 9 - ^H 


^^^^^ Tableau des Empheria fossiles ^H 


H^ I, Bord antérieur alaire assez Ion- 


■ 


^B guenient prolongé après le 


■ 


^^^^ cubitus. 


■ 


^^^B Cellule médiane de moyenne 


■ 


^^^B grandeur 


■ 


^^^H Nervule assistante anastomo- 


■ 


^^^B sée au bord costal en deçà, 


■ 


^^^H à rintersection ou au delà 


■ 


^^^H du point où commence la 


■ 


^^^H première nervule transver- 


■ 


^J sale de la cellule médiane . 


1. E. minor, sp. nov. 9 . ^M 


H IL Bord antérieur alaire longue- 


m 


H^ ment prolongé après le 


m 


^m cubitus. 


V 


^^^H Cellule médiane très grande. 


■ 


^^^B* Nervule assistante anastooio- 


■ 


^^^H sée à la sous -costale au mi- 


■ 


^^^^ lieu de la cellule médiane . 


2. E, major, sp. nov. 9. ^H 


^m [*) Par ce caractère cette espèce a de l'affinilé avec le S. incisurata Winn, Elle ^H 


^B eu difïère par le bord costal qui est disUncte ruent prolongé au delà du cubitus, ^H 



107 



- H8 - 



Tableau des genres de Sciophilinae fossiles 

A. Fourche discoïdale à pétiole 

long, assez long ou assez 

court. 
I. Cellule médiane grande ou de 

moyenne grandeur. 
l.Bord costal alaire non pro- 
longé après le cubitus . . 1. Sciophila, Meig 
IL Cellule médiane très grande ou 

grande (*). 
2. Bord costal alaire plus ou 

moins longuement prolongé 

après le cubitus. 

a) Nervule assistante anastomo- 

sée au bord costal alaire. . 2. Emphena,Wmn, 

III. Cellule médiane assez petite. 

1. Apex du cubitus et du rameau 

supérieur de la fourche dis- 
coïdale éloignés l'un de 
Tautre 3. Polylepta, Winn. 

2. Apex du cubitus et rameau 

supérieur de la fourche dis- 
coïdale très éloignés Tun 
de Tautre 4. Palaeoempalia, Meun. 

IV. Cellule médiane petite .... 5. Empalia,W\ïm. 

b) Nervule assistante anastomo- 

sée à la nervure sous- 
costale. 

V. Cellule médiane très petite ou pres- 

que entièrement effacée . 6. Loewiella, Meun. 

B. Fourche discoïdale à pétiole 

très court 7. Lasiosoma, Winn. (**). 



(*) D'après Winnertz, elle est petite chez Empheria pictipennis (PiîzmUcken, 
pl.XIX,fig.9»>). 

(**) Je n'ai pas trouvé le genre Staegeria, Van der Wulp (Monoclona Mik.) 
dans Tambre. 



— 121 -- iiO 

Troisième article des anten- 
nes à peine plus long que 

le quatrième P. Broeckii,sp.noY. Ç. 

2. Tarses antérieurs très longs, 
assez grêles. 
Antennes à articles 4 à 5 fois 
plus longs que larges . . 5. P. Brotigniarti, 

sp. nov. cf. 

Tableau des Empalia fossiles 

Cellule médiane petite, bien 
distincte. 

Fourche posticale commen- 
çant un peu au delà du des- 
sous de la cellule médiane. 1. E. subtriangularis, 

sp. nov. cf. 

Tableau des Lasiosoma et Loewiella fossiles 

Pétiole de la fourche discoï- 

dale très court 1. Lasiosoma curvipetio- 

A. Cellule médiane distincte. lata, sp. nov. 9« 

a) Cellule médiane assez petite. 
I. Nervule assistante anastomosée 
à la sous-costale avant la 
cellule médiane. 
Deuxième et troisième arti- 
cles des tarses antérieurs 

échancrés et épineux. . . 1. Loewiella mucronata, 
Deuxième et troisième arti- sp. nov. cf. 

clés des tarses antérieurs 

normaux 2. L. asinduloides, 

6j Cellule médiane assez grande. sp. nov. cf. 9. 

IL Nervule assistante anastomosée 
à la sous-costale bien avant 
la cellule médiane. ... 3. L. empalioides, 

sp. nov. cf. 



m 



— 122 



B. Cellule médiane presque effa- 

III. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale bien avant 
la cellule médiane. . . . 

IV. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale avant la 

cellule médiane. 
Cellule médiane ayant la 

forme d'un petit y . . . 
V. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale au milieu 

de la cellule médiane. 
Pétiole de la fourche discoï- 

dale assez long 3. L. tetiebrosa, sp. nov. c^ ? 

Pétiole de la fourche discoï- 

dale assez court .... 4. L. ciliata, sp. nov. 9 • 



3LL. 


ùteompleta. 








sp. 


nov. 


9 


l.L. 


indistincta. 








sp. 


nov. 


cf. 



TaUeau de^ Tetragoneura fossiU^ (*) 



Â. Antennes atteignant environ 
Tapex de Tabdomen. 

Antennes à articles six fois 
plus longs que larges . . 

Antennes à articles quatre 
fois plus longs que larges . 

Antennes atteignant le pre- 
mier segment de l'abdo- 
men. 

Antennes à articles près de 
deux fois aussi longs que 
larges 3. 2'. red<ingulata, 



1. T. dongatissimay 

sp. nov. cf. 
i r. dongata, sp. nov. cf. 



sp. nov. cf. $. 



(*t Les Tetragoneura paraissent être sortis d^in rameau des Mycaetophilidae 
ajiBl donné naissance anx Sciophilînae et aux Tetragoneaiinae. 



- 123 - 112 

B. Antennes aussi longues ou en- 
viron aussi longues que la 

tête et le thorax réunis. 
Antennes assez robustes. 
Antennes à articles à peine 

plus longs que larges. . . 4. T. glabra, sp. nov. cf. 
Antennes à articles un peu 

plus longs que larges. 
Antennes à articles sessiles 

ou à peine pétioles ... 5. T. Borussica, 
Antennes assez grêles. sp. nov. 9- Cf • 

Antennes à articles un peu 

pétioles 6. T.gracUis, sp.noy.Ç. 

G. Antennes n'atteignant pas le 

milieu du thorax. 
Antennes à articles un peu 

plus larges que longs . . 7. T. minuta, sp. nov, 9-' 



fil 



— 122 



B. Cellule médiane presque effa- 
cée. 

III. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale bien avant 
la cellule médiane. . . . 

IV. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale avant la 

cellule médiane. 
Cellule médiane ayant la 

forme d'un petit y . . . 
V. Nervule assistante anastomosée 

à la sous-costale au milieu 

de la cellule médiane. 
Pétiole de la fourche discoï- 

dale assez long 

Pétiole de la fourche discoï- 

dale assez court .... 



2. L. incompleta, 

sp. nov. 9 . 



l.L. indistincta, 

sp. nov. cf. 



3. L. tenebrosa, sp. nov. ç? ? 

4. L. ciliata, sp. nov. 9 . 



Tableau des Tetragoneura fossiles (*) 



1. T, elongatissima, 
sp. nov. cf. 

2. T. elongata, sp. nov. cf. 



A. Antennes atteignant environ 

Tapex de l'abdomen. 
Antennes à articles six fois 

plus longs que larges . . 
Antennes à articles quatre 

fois plus longs que larges . 
Antennes atteignant le pre- 
mier segment de Tabdo- 

men. 
Antennes à articles près de 

deux fois aussi longs que 

larges 3. 2'. rectangulata, 

sp. nov. cf. 9 



(*) Les Tetragoneura paraissent être sortis d*un rameau des Mycetophilidae 
ayant donné naissance aux Sciophilinae et aux Tetragoneurinae. 



— 125 — 



114 



2. SGlOPillLA SUBQUADHATA, Sp, IlOV. 

cf , Antennes robustes, dépassant à peine la longueur de la lête 
et du thorax réunis, et à articles un peu plus longs ou deux fois 
plus longs que larges, le basique cupuliforme» le deuxième godi- 
forme, le troisième plus long que le quatrième article; les suivants 
un peu plus longs que larges, ceux de rextrémité deux fois aussi 
longs; Tapical un peu plus long que le préapical. Bord costal 
alaire non prolongé après le cubitus. Nervule assistante réunie au 
bord costal et à la sous-costale à quelque distance de la base de 
la cellule médiane. Pétiole de la fourche discoïdale long, celui de 
la posticale commençant à peine avant rextrémité de la cellule 
humérale. Nervures axilaire et anale respectivement éloignées et 
assez près du bord postérieur de Taile. Forceps robustes : stîpes 
larges, lacinia non amincis à rextrémité» squania hacheltitbrme, 
sagilta tigellitorme, spatha cylindrique et moins long que les 
sagitta; les lacinia densément ciliés extérieurement et courteraent 
intérieurement. Tibias antérieurs, médians et postérieurs respec- 
tivement plus longs, visiblement plus longs et beaucoup plus 
longs que leurs fémurs. 

Longueur du corps, 3 1;2 millim. 

N° 3434. 

Var.r Chez un cfi les tibias antérieurs sont un peu plus longs 
que leurs fémurs. 

Longueur du corps, 3 1/2 millim. 

N^2642. 

9. Comme chez le çf, mais les antennes moins robustes et à 
peine pétiolées. La nervule assistante anastomosée au bord costal 
et à la sous-costale un peu au delà de la base de la cellule 
médiane. Parties basales des organes génitaux longues, tubulaires, 
les apicales arrondies, ciliues et de moitié aussi longues que les 
basales. 

Longueur du corps, 3 1/2 à 5 millim. 

N-^ 1513, 5C9. ColL D' R. Klebs, n*'' 41, 48. 

3. SCIOPHILA CRASSIGORNIS, Sp. nOV. 

Cf, Antennes très robustes et atteignant rextrémité du thorax. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforrae, le troisième. 
XXVJH. 9 




m - 126 - 

un peu plus long que le quatrième; les articles suivants à peine 
plus longs que larges et ceux de Textrémité près de deux fois 
aussi longs que larges; Tapical ovoïde allongé et plus long que le 
préapical. Palpes très robustes. Bord costal non prolongé après le 
cubitus. Rameau supérieur et inférieur de la nervule assistante 
respectivement anastomosé au bord costal et à la sous-cosiale au 
delà du dessus du milieu et au milieu de la cellule médiane qui 
est très grande. Fourche discoîdale à pétiole assez long et com- 
mençant au delà du dessous de l'extrémité de la cellule médiane, 
la posticale partant bien avant Textrémité de la cellule hunaérale. 
Tibias antérieurs, médians et postérieurs un peu plus longs, et 
beaucoup plus longs que leurs fémurs. 

Longueur du corps, 6 millim. 

N*>3039. 

Ç. Inconnue. 

2. Genre Empheria, Winn. 
Sciophila^ Meig. {in jHti't.) 

1. EMPHERU MINOR, Sp. UOV. 

Ç . Antennes assez grêles, aussi longues que la tête et le thorax 
réunis et à articles trois fois aussi longs que larges, le premier 
article cupuliforme. le deuxième godiforme, ces deux articles plus 
saillants que tous les autres: le troisième un tiers plus long que le 
quatrième, Tapical distinctement plus long que le préapicaL 
Pâilpes à premier article très petit, le deuxième saillant, le troi- 
sième un tiers moins long que le quatrième. Bord costal alaire 
assm longuement prolongé après le cubitus^ Cellule médiane de 
movenne grandeur. Nervule assistante anastomosée à la soos- 
ix>stale en de^^ô. à rinterseotion ou au delà du point où commence 
la pr>Mu:ère nervule transversale de la cellule médiane. (Ce carae» 
tèr>? est p^?ut-^tre aliérê par la fi>ss:lisaîior, car chez les espèces 
actuelles la ::erTure citée se r^ur.it à la costale.^ Fourche discoi» 
dale à pétiole ass«:i !:r^ ou lor.^ £: jon::.:er.^M::: a>s<:i bien au delà 
du dessous dr la o-ellue ::.e.i:ir.e. la posticale se :n?uvant à peine 
au deLa eu îrl^T. au icl.i iu d:sscus de Icx:rï:r.:lte de la cellule 
h'JLiiierxlc. La::'.rïts i:asal£'? di< .ruines ^r.iiaux tubclaires» 



— 127 — 



H6 



longues; les apîcales courtesi spatuliformes. Épines des tibias 
antérieurs courtes, épaisses. 

Longueur du corps, 3 1/2 à 5 millim. 

N"* 3017, 3264 (alléré). Musée Provincial de Koenigsberg. 
N-^-Siia, VI; 1Î45. 

S. EMPHERIA MAJOR, Sp, nOV. 

Ç. Antennes aussi longues que la tète et le thorax réunis, tous 
les articles deux fois aussi longs que larges. Premier article cupu- 
liforme, le deuxième godi forme, le troisième un peu plus long que 
le quatrième; Tapical à peine plus long que le préapical Bord 
costal alaire longuement prolongé après le cubitus* Cellule médiane 
très grande; nervule assistante anastomosée à la sous-costale au 
milieu de la cellule médiane. Fourche dîscoïdale à pétiole long et 
commençant à peine au delà du dessous de la cellule médiane. 
Fourche posticale paraissant partir en deçà de l'extrémité de la 
cellule humérale. Lamelles apîcales des organes génitaux grandes, 
arrondies. 

Longueur du corps, 5 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, N^« 38, VI; 8 Ç ; 2466, VI; 
1296 (sexe indéterminable), 

cf. Inconnu. 

Observation : L'aile de cette espèce a déjà été figurée, Nouvelles 
recherches sur les Cecidomijidae et les MycetophlUdae de l'ambre. 



3. Genre Pùhjlepta, Winn. 

L POLYLEPTA FILIPES, Sp. nOV. 

cf. Antennes faiblement ciliées et atteignant les premiers seg» 
ments de Tabdomen. Premier article cupulîforme, le deuxième 
godîforme; ces deux articles plus saillants que les autres, le troi- 
sième distinctement plus long que le quatrième, les articles de la 
base et du milieu plus de deux fois et ceux de rextrémilé trois 
fois aussi longs que larges; Tapical un peu plus long que le 
préapîcal. Premier article des palpes très petit, le deuxième sail- 
lant, le troisième moins long que le quatrième. Nervure cubitale 
fortement sinueuse, Nervule assistante réunie au bord costal au 



IIP — 126 ^ 

un peu plus long que le quatrième ; les articles suivants à peine 
plus longs que larges et ceux de Textrémité près de deux fois 
aussi longs que larges; Tapical ovoïde allongé et plus long que le 
préapical. Palpes très robustes. Bord costal non prolongé après le 
cubitus. Rameau supérieur et inférieur de la nervule assistante 
respectivement anastomosé au bord costal et à la sous*costale au 
delà du dessus du milieu et au milieu de la cellule médiéine qu» 
est très grande. Fourche discoïdale à pétiole assez long et com- 
mençant au delà du dessous de l'extrémité de la cellule médiane^ 
la posticale partant bien avant Textrémité de la cellule humérale. 
Tibias antérieurs, médians et postérieurs un peu plus longs, et 
beaucoup plus longs que leurs fémurs. 

Longueur du corps, 6 mlllim. 

N^3039. 

9. Inconnue. 

2. Genre Empheria, Winn. 
Sciophila^ Meig. (in part) 

1. EMPHERIA MINOR, Sp. UOV. 

9. Antennes assez grêles, aussi longues que la tête et le thorax: 
réunis et à articles trois fois aussi longs que larges, le premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, ces deux articles plus 
saillants que tous les autres ; le troisième un tiers plus long que le 
quatrième, Tapical distinctement plus long que le préapical. 
Palpes à premier article très petit, le deuxième saillant, le troi- 
sième un tiers moins long que le quatrième. Bord costal alaire 
assez longuement prolongé après le cubitus. Cellule médiane de 
moyenne grandeur. Nervule assistante anastomosée à la sous- 
costale en deçà, à Tintersection ou au delà du point où commence 
la première nervule transversale de la cellule médiane. (Ce carac- 
tère est peut-être altéré par la fossilisation, car chez les espèces 
actuelles la nervure citée se réunit à la costale.) Fourche discoï- 
dale à pétiole assez long ou long et commençant assez bien au delà 
du dessous de la cellule médiane, la posticale se trouvant à peine 
au delà ou bien au delà du dessous de Textrémité de la cellule 
humérale. Lamelles basâtes des organes génitaux tubulaires,. 




— 129 — 



118 



^ 
^ 
^ 






2. PALAEOEMPALU BRONGNURT!, Sp. DOV. 

çf. Antennes atleîgnarit les premiers segments de Tabdomen 
et laihlement ciliées. Premier article copiilitbrme, saillant, le 
deuxième godiforme, le troisième un tiers plus long que te qua- 
trième, tous ies articles suivants 4 à 5 fois plus longs que larges; 
Tapical plus long que le préapical. Palpes à quatrième article 
distinctement plus long que le troisième. Bord costal alaire visj- 
bïement prolongé après le cubitus. Nervule assistante réurïie au 
bord costal alaire au-dessus de l'apex de la cellule médiane qui 
est assez petite et subtriangulairc, La nervule transversale anas- 
tomosée à la sous-costale en deçà ou à peine en deçà de la cellule 
médiane. Fourche discoïdale à pétiole peu long et commençant 
en dessous de rextrëmité de la celluïe médiane, la posticate 
partant un peu en deçà de rextrëmité de la cellule humérale. 
Nervure axilaire éloignée du bord postérieur de Taile, Organes 
copulateurs extraordinairement saillants. La partie dorsale de ces 
organes pourvue d'une sorte de bouclier protégeant les forceps 
qui sont bien distinctement ciliés et dont les parties apicales sont 
seulement un peu plus longues que les basâtes. Tarses antérieurs 
longs, assez grêles. 

Longueur du corps, 5 1/2 à 6 1/2 mîllim. 

N<»« 2451, 1121, 3540, ^573, 2104, 6817, 

9- Inconnue. 

3. PALAEOEMPALrA SUCCJNI, Sp. UOV. 

cf. Antennes atteignant les premiers segments de l'abdomen. 
Les articles de la base trois fois et ceux de Textrémité quatre fois 
aussi longs que larges. Premier article cupuîiformc, le deuxième 
godiformeje troisième visiblement plus long que le quatrième; 
Taptcal à peine plus long que le préapical Bord costal bien pro- 
longé après le cubitus. Nervule assistante réunie au bord costal 
au-dessus du milieu de la cellule médiane. La petite nervule 
réunissant la sous-marginale et ta nervule assistante à peine en 
deçà de la cellule précédemment citée. (Ce caractère, ordinaire- 
ment assez variable, ne pourra élre rigoureusement indiqué 
qu'après le visu de plus nombreux spécimens.) Fourctie discoïdale 
à pétiole long, et commençant bien au delà du dessous de la 
cellule médiane. La posticale partant à peine en deçà du dessous 



J 



117 — 128 — 

delà du dessus de la cellule médiane qui est petite et triangulaire. 
Tarses grêles, très longs. 

Observation : Les caractères du cubitus et des fourches sont trop 
altérés pour les décrire rigoureusement. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

No 2593. 

4. Genre Palaeoempalia (*), Meun. 

1. PALAEOEMPALIA CRASSIPES, Sp. nOV. 

cf. Antennes courtement mais densément ciliées et atteignant 
les premiers segments de l'abdomen. Premier article cupuliforme; 
le deuxième godiforme, saillant, le troisième plus long que le 
quatrième et l'apical un peu plus long que le préapical. Les 
articles de la base deux fois, ceux du milieu et de Textrémité 
trois fois aussi longs que larges. Palpes longs. Le premier article 
très petit, le deuxième plus court que le troisième qui est moins 
long que le quatrième. Nervule assistante réunie au bord costal et 
à la sous-costale un peu en deçà de la cellule médiane qui est 
triangulaire. Nervure cubitale distinctement sinueuse. Fourche 
-discoïdale à pétiole assez long et commençant assez bien au delà 
du dessous de la cellule médiane. Fourche posticale partant à 
peine au delà du dessous de Textrémité de la cellule humérale. 
Abdomen cylindrique. Organes copulateurs grands, indistincts. 
Hanches bien ciliées. Tarses de moyenne longueur, larges. 

Longueur du corps, 5 millim. 

No« 1710, 4755,4845. 

9 . Les articles des antennes sont à peine plus longs que larges 
à Texception du préapical qui est deux fois plus long que large et 
de Tapical seulement un peu plus long que le préapical. Lamelles 
basales des organes génitaux rectangulaires, larges, les apicales 
arrondies et éparsément ciliées. Tarses antérieurs dilatés. Les 
autres caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps, 5 millim. - . - 

NM256. 



(♦) Bull. Soc. Ent. de Fr4nce, p. 218. Paris, 1897. 



— ISl — 



120 



» 



I 



le troisième un tiers plus long que le quatrième; les articles de la 
base deux fois aussi longs que larges» ceux du milieu et de l'apex 
trois fois aussi longs que larges; Tapical distînclement plus long 
que le préapîcal. Palpes vigoureux. Bord costal alaire peu pro- 
longé après le cubitus. Nervure cubitale sinueuse. Nervule assis- 
tante anastomosée au bord marginal au-dessus du milieu de la 
cellule médiane* Nervule transversale réunissant la sous-costale 
et la nervule assistante en deçà de la cellule médiane. Fourche 
discoïdale à pétiole assez long et commençant au delà du dessous 
de la cellule médiane, la posticale partant en deçà de rextrémité 
de la cellule huraérale. Nervule axilaire éloignée du bord posté- 
rieur de Taile. Abdomen cylindrique. 

Longueur du corps, 5 millim. 

N*»» 2204, 3483. 

9* Antennes atteignant le premier segment de Tabdomen, à 
articles de la base un peu plus longs que larges et ceux de 
l'extrémité deux fois aussi longs que lai'ges. Fourche discoïdale 
commençant à peine au delà du dessous de la cellule médiane 
qui est plus grande que chez Tautre sexe* Tarses antérieurs de 
moyenne longueur. Deuxième article des palpes saillant, le troi- 
sième un tiers plus court que le quatrième. Les autres caractères 
comme chez le cf • 

Longueur du corps, 5 milUm* 

N* 3238. 

5. Genre Empalla, Winn. 




]. EMPALIA SUBTRIANGULARIS, Sp. nOV. 

cf. Antennes à articles un peu pétioles, bien ciliés et atteignant 
le premier segment de l'abdomen. Premier article cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième un tiers plus long que le qua- 
trième, les suivants deux fois et ceux de l'extrémité trois fois aussi 
longs que larges; Fapical un peu plus long que le préapical. 
Palpes à troisième article allongé, filiforme. Bord costal alaire 
assez longuement prolongé après le cubitus, Nervule assistante 
anastomosée au bord marginal au-dessus de la base de la cellule 
médiane. Nervule transversale réunissant l'assistante à la sous- 
costale à quelque distance de la cellule médiane. Fourche discoï- 




H9 — iSO — 

de la cellule précédemment citée. Tarses antérieurs de moyenne 
longueur. 

Longueur du corps, 4 à 5 millim. 

N^ 8484, 1358, 5700 (c^ et 9 ?). Coll. D' R. Klebs, n^ 50. 

4. PALAEOEMPALIA MUTABILIS, Sp. nOV. 

cf. Antennes densément ciliées, atteignant les premiers seg- 
ments de Tabdomen et diminuant visiblement de grosseur vers 
Tapex. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troi- 
sième un tiers plus long que le quatrième; Tapical un tiers plus 
long que le préapical. Tous les articles deux fois, plus de deux fois 
ou trois fois plus longs que larges. Deuxième article des palpes 
un tiers moins long que le troisième, le quatrième plus allongé 
que les deux précédents réunis. Bord costal alaire distinctement 
prolongé après le cubitus. Nervule assistante réunie au bord 
marginal en deçà de la cellule médiane qui est subtriangulaire, 
pétiolée ou triangulaire. Fourche discoïdale à pétiole assez court 
et commençant à quelque distance du dessous de la cellule 
médiane, la posticale partant en deçà de l'extrémité de la cellule 
humérale. Nervure axilaire éloignée du bord postérieur de Taile. 
Organes copulateurs dilatés. Chez un çf, les parties apicales des 
forceps sont très longues. Tarses antérieurs de moyenne longueur. 

Longueur du corps, 4 à 5 millim. 

N«« 2684, 2494, 3317. 

Var, : Antennes plus faiblement ciliées. Cellule médiane presque 
carrée. Nervule assistante, aboutissant au point dlntersection de 
la première tiervure transversale de la cellule citée et ne s'anas- 
tomosant pas au bord costal alaire. (Ce caractère est probablement 
altéré par la fossilisation.) 

Longueur du corps, 5 millim. 

No 3752. 

9. Inconnue. 

Observation : Le visu de nouveaux matériaux d'études permettra 
peut-être de démembrer cette espèce. 

5. PALAEOEMPALIA BROEGKU, Sp. UOV. 

cf. Antennes robustes et atteignant les premiers segments de 
Tabdomen. L'article basique cupuliforme, le deuxième godiforme. 



— 155 — 



Fourche discoïdale à pétiole long et commençant bien au delà du 
dessous de la cellule médiane qui est presque eiïacée. Nervule 
assistante, assez éloignée de la cellule médiane, se terminant 
brusquement un peu au delà de sa nervufe transversale réunis- 
sant la nervule assistante a la nervule sous-costale. Fourche posti- 
cale commençant un peu au delà du dessous de la minuscule 
cellule médiane. Abdomen cylindrique, assez robuste. Lamelles 
basales des organes génitaux longues, les apicaîes ovoïdes et 
éparsément ciliées. 

NM213. 

(f. Inconnu. 

3. LOEWiELLA TENEBROSA, Sp. nOV., 

cf ? Antennes robustes, densément ciliées et atteignant le pre- 
mier segment de Tabdomeo. Le basique cupuliforme, le deuxième 
godiforme, le troisième un peu plus long que le quatrième; tous 
les articles un tiers plus longs que larges; Tapical un peu plus 
long que le préapical Bord costal disitincteoient prolongé après 
le cubitus, Nervule assistante anastomosée à la sous-costale au 
milieu de la cellule médiane. Fourche discoïdale à pétiole assez 
long et commençant bien au delà de la cellule citée qui est 
très petite. La posticale partant un peu en deçà de la cellule 
médiane. 

Longueur du corps, 2 millim. 

Musée provincial de Koenigsberg, n^» 2488, VI, 1318. 

9. Inconnue. 

4. LOEWIELLA CILIATA, Sp. UOV. 

Ç. Antennes n'atteignant pas Textrémîté du thorax. L'article 
basique cupuliforme, le deuxième godîtbrme, les Iroïsièmeetqua- 
trième d'égales longueurs. Les articles de la base un peu plus 
longs que larges, ceux du milieu et de Tapex près de deux fois 
aussi longs que larges; les derniers uri peu pétioles; Tapica! un 
peu plus long que le préapical Deuxième article des palpes du 
quart de la longueur du troisième, le quatrième un tiers plus long 
que le précédent, Ttiorax gibbeux. Bord costal alaire un peu pro- 
longé après le cubitus, Nervule assistante longeant la sous-costale 
et anastomosée au milieu de la cellule médiane qui est très petite 
et a la forme d*on Y. Fourche discoïdale à pétiole très court et 




421 



— 152 — 



date à pétiole long, commençant bien au delà du dessous delà 
cellule médiane qui est subtriangulaire; la posticale partant à 
peine au delà du dessous de la cellule citée. Nervure axilaire 
n atteignant pas le bord postérieur de Faîle. Tibias antérieurs, 
médians et postérieurs respectivement un peu plus courts, plus 
courts et beaucoup plus courts que les tibias. Abdomen cylia- 
drique, assez grêle. Organes copulateurs robustes- 
Longueur du corps, 4 millim. 
No* 3928, 
9. Inconnue. 

Observation : Par les caractères alaires ce fossile a des tr.iîts ih 
ressemblance avec Empalia vitripennis, Meig. 

6. Genre Loewiellu (*), Meun* 

L LOEWIELLA INDISTINCTA, Sp. 00 \r. 

cf. Antennes assez robustes (altérées par la fossilisation), et 
atteignant le premier segment de Fabdomen» Le troisième article 
un tiers plus long que le (|uatrième. Palpes à troisième article à 
peine plus long que le deuxième, le quatrième plus long que 1» 
deux précédents réunis. Bord costal alaire longuement prolongé 
après le cubitus. Fourche discoïdale à pétiole assez court et coin» 
mençant au delà du dessous du milieu de la cellule médiane qui 
est très petite et triangulaire. Nervule assistante anastomosée à la 
sous-costale au point où commence la cellule médiane. Fourche 
posticale partant en dessous de la cellule médiane. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

N° 1789. 

9- Inconnue. 

2. LOEWJELLA INGOMPLETA, Sp. UOV. 

Ç. Antennes ciliées : le premier article cupuliforme,le deuxièioe 
godiforme, le troisième un tiers plus long que le quatrième; toos 
les articles deux fois aussi longs que larges, Tapical un peu plus 
long que le préapical Bord costal assez prolongé après le cubitus. 



(*) Bull. Soc. Ekt* ds France, p. ex et cxi, Paris, 1894, 



155 



122 



^ 



Fourche discoïdale à pétiole long et commençant bien au delà du 
dessous de la cellole médiane qui est presque effacée. Nervule 
assistante, assez éloignée de la cellule médiane, se terraioant 
brusquement un peu au delà de sa nervule transversale réunis- 
sant la nervule assistante a la nervule sous-coslale. Fourche posti- 
cale commençant un peu au delà du dessous de la minuscule 
cellule médiane. Abdomen cylindrique, assez robuste. Lamelles 
basâtes des organes génitaux longues, les apicales ovoïdes et 
éparsément ciliées* 

No 1213. 

cf. Inconnu. 

3. LOEWIÊLLA TENEBROSA, Sp. nOV., 

cf ? Antennes robustes, densément ciliées et atteignant le pre- 
mier segment de rabdomen. Le basique cupuli forme, le deuxième 
godiforme, le troisième un peu plus long que le quatrième; tous 
les articles un tiers plus longs que larges; Papical un peu plus 
long que le préapical Bord costal distinctement prolongé après 
Je cubitus. Nervule assistante anastomosée à la sous-costale au 
milieu de la cellule médiane. Fourche discoïdale à pétiole assez 
long et commençant bien au delà de la cellule citée qui est 
très petite. La posticale partant un peu en deçà de la cellule 
médiane. 

Longueur dn corps, 2 millim. 

Musée provincial de Koenigsberg, n*** 2488, VI, 1318. 

9. Inconnue. 

4. L0EWIELL.\ CILIATA, sp. UOV. 

Ç. Antennes n'atteignant pas Textrémité du thorax. L'article 
basique cupulifonne, le deuxième godiforme, ies Iroisième et qua- 
trième d'égales longueurs. Les articles de la base un peu plus 
longs que larges, ceux du milieu et de Tapex près de deux fois 
aussi longs que larges; les derniers un peu pétioles; Tapical un 
peu plus long que le préapical Deuxième article des palpes du 
quart de la longueur du troisième, le quatrième un tiers plus long 
que le précédent. Thorax gibbetix. Bord costal alaire un peu pro- 
longé après le cubitus. Nervule assistante longeant la sous-costale 
et anastomosée au milieu de la cellule médiane qui est très petite 
et a la forme d'un Y. Fourche discoïdale à pétiole très court et 



123 —154 — 

commençant à peine au delà du dessous de la cellule médiane, la 
posticale partant bien en deçà de la cellule citée. Tarses anté- 
rieurs très dilatés. Tibias médians et postérieurs respectivement 
ornés d'assez forts et de très forts cils. Épines apicales des tibias 
postérieurs longues. Abdomen assez robuste. Lamelles basales des 
organes génitaux assez longues, les apicales spatuliformes et épar- 
sèment ciliés. 

Longueur du corps, 5 millim. 

No 2971. 

Observation : Par le court pétiole de la fourche discoïdale, cette 
espèce a de Taffinité avec le Lasiosoma curvipalpis, sp. nov. 

5. LOEWIELLA MUGRONATA, Sp. UOV. 

C^. Antennes ciliées et atteignant le premier segment de Tab- 
domen. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le 
troisième plus long que le quatrième; Tapical à peine plus long 
que le préapical. Tous les articles deux fois aussi longs que larges. 
Troisième article des palpes assez long. Thorax, un peu gibbeux. 
Bord costal alaire distinctement prolongé après le cubitus. Ner- 
vule assistante anastomosée à la sous-costale un peu en deçà de 
la cellule médiane. Fourche discoïdale à pétiole assez long et com- 
mençant assez bien au delà du dessous de la cellule médiane. La 
posticale partant en deçà du dessous de la cellule citée. Nervure 
axilaire n'atteignant pas le bord postérieur de Taile. Deuxième 
et troisième article des tarses antérieurs échancrés et épineux 
(n° 245). 

Longueur du corps, 3 à 3 1/2 millim. 

No» 245, 1512. 

9. Inconnue. 

6. LOEWIELLA ASINDULOÏDES, Sp. UOV. 

cf. Antennes faiblement ciliées, plus grêles que chez L. mucro- 
nata, à articles de Texlrémité faiblement ciliés et atteignant le 
premier segment de l'abdomen. L'article basique cupuliforme, 
le deuxième godiforme, le troisième visiblement plus long que le 
quatrième, les suivants deux fois et ceux de l'extrémité plus de 
deux fois aussi longs que larges; l'apical plus long que le préapical 
et muni d'une protubérance petite et bien distincte. Troisième 



— 138 — 



124 



article des palpes assez long. Bord costal alaJre bien prolongé 
après le cubitus. Nervule assistante anastomosée à la sous- costale 
en deçà de la cellule médiane. Fourche discoïdale à pétiole assez 
long et comoiençant assez bien au delà du dessous de la cellule 
citée, la poslîcale partant un peu au delà de la cellule humérale. 

Longueur du corps» 3 à 3 1/2 millim, 

N"»« 688, 122, 4924, 6263. Musée provincial de Koenigsberg 
Nû2424, VI, 1254. 

9- Thorax plus gibbeux. Fourche posticale commençant en 
deçà de Textrémité de la cellule humérale. Lamelles basales des 
organes génitaux, larges, les apicales grandes, sphéroïdales. Les 
autres caractères comme chez ie çf. 

Longueur du corps, 4 millim. 

N- 2265. 



7. LOEWIELLA EMPALIOÏDES, Sp, UOV. 

cf , Antennes atteignant le premier segment de l'abdomen et à 
articles de la base sessiles, ceux du milieu et de Tapex un peu 
pétioles. Article basique cupuliforme» le deuxième godiforme, le 
troisième aussi long que le quatrième, ce dernier et les suivants 
environ deux fois aussi longs que larges et ceux de rextrémité 
près de trois fois aussi longs que larges; Tapical distinctement 
plus long que le préapical Bord costal alaire assez prolongé après 
le cubitus. Nervule assistante anastomosée à la sous-costale bien 
avant la partie du champ de Taile où se trouve la cellule médiane 
qui est aussi grande que chez les Palaeoempalia. Pétiole de la 
fourche discoïdale court. Fourche posticale commençant au-des- 
sous du milieu de la cellule humérale. Pattes robustes, bien 
ciliées. Épines des tibias postérieurs longues. Organes génitaux 

I ciliés. Lamelles basales paraissant être larges. 
Longueur du corps, 5 millim. 
N*^ 6454. 






7. Genre Lasioaoma^ Winn. 

L LASIOSOMA CURVIPETIOLATA, Sp. nOV. 

■9. Antennes assez grêles, diminuant de diamètre vers Tapex, 



faiblement ciliées et aussi longues que la tête et le thorax réunis» 



125 — 156 — 

Premier article cupuliforme, assez long, le deuxième godiforme, 
le troisième aussi long que le quatrième, les suivants deux 
fois aussi longs que larges, Tapical à peine plus long que le 
préapical. Palpes à dernier article assez long. Bord costal alaire 
distinctement prolongé après le cubitus. Nervule assistante 
anastomosée au bord costal bien au delà du dessus de la cellule 
médiane. Nervule transversale réunissant la nervule assistante et 
la nervule sous-marginale anastomosée à la base de la cellule 
médiane. Fourche discoïdale très longue, son pétiole très court. 
Fourche posticale commençant bien après la base de la discoï- 
dale. Abdomen un peu rétréci à la base (cet organe est distendu 
par les œufs ayant rempli la cavité splanchnique). 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 2718. 

cf. Inconnu. 

8. Genre Tetragoneura, Winn. 

1. TETRAGONEURA ELONGATISSIMA, Sp. nOV. 

cf. Antennes densément ciliées, atteignant environ l'apex de 
Tabdomen et près de six fois aussi longs que larges; le basique 
cupuliforme, le deuxième godiforme, Tapical à peine plus long que 
le préapical. Bord costal alaire longuement prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante anastomosée à la sous-costale aune* 
certaine distance de la cellule médiane qui est rectangulaire. 
Fourche discoïdale commençant en dessous de la base de la cel- 
lule médiane. Les cinquième et sixième nervures longitudinales 
fortement rapprochées vers la base de l'aile. Organes copulateurs 
robustes, ciliés. Forceps se présentant sous la forme de deux 
crochets. 

Longueur du corps, 5 1/2 millim. 

Coll. D' R. Klebs, n» 27. 

9. Inconnue. 

2. TETRAGONEURA ELONGATA, Sp. nOV. 

cf. Antennes atteignant environ Tapex de Tabdomen et à arti- 
cles quatre fois plus longs que larges; le premier cupuliforme, le 
deuxième godiforme, le troisième plus court que le quatrième; 



l'apical environ aussi long que le préapicai. Deuxième article des 
palpes court, le troisiênie plus long et plus saillant que le qua- 
trième. Bord costal alaire diçtinctement prolongé après le cubitus. 
Ner%'ule assistante anastomosée à la sous-costaïe à une certaine 
distance de la cellule médiaue qui est rectangulaire. Fourclie dis- 
coïdale commençant en dessous de la base de la cellule médiane* 
Les cinquième et sixième nervures longitudinalement rappro- 
chées à la partie basale de Faile. Nervure axilaire bien éloignée 
du bord postérieur. Organes copulateurs comme chez T. elonga- 
tissima. 

Longueur du corps, 4 mtUim. 

N^ 1059. 

9. Inconnue. 

3. TETl\AGONEURA RECTANGULATA, Sp. nOV, 

çf. Antennes atteignant le premier segment de Tabdoroen, à 
articles ciliés et près de deux fois aussi longs que larges. Le 
basique cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième environ 
aussi long ou à peine plus long que le quatrième, Tapical un peu 
plus long que le préapicai. Deuxième article des palpes court, le 
troisième un tiers moins long que le quatrième (n^ 248). Bord 
costal alaire distinctement prolongé après le cubitus. Nervule 
assistante anastomosée à îa sous-costale à assez peu de distance 
de la cellule médiane qui est parfaitement bien rectangulaire. 
Fourche diseoïdale et cinquième et sixième nervures longitudi- 
nales comme chez l'espèce précédente. Organes copulateurs 
robustes, les forceps ayant la forme de deux forts crochets» 

Longueur du corps, 3 à 3 1/2 millim. 

N-' S248, 295, 1633, 819, 1G06, 3327, 2123, 2229, 749. ColL D^ R. 
Klebs, n° 42. 

9. Lamelles apicales des organes génitaux largement ovoïdes. 
Les autres caractères comme chez le c:^ . 

Longueur du corps, 3 millim. 

N^- 2724, 2622. 

4. TETRAGONEUBA GLABRA, Sp. nOV, 

cf. Antennes assez robustes, ciliées, à articles à peine plus longs 
que larges et n*atteignant pas rexlrémité du thorax. Premier 



â ii 



487 -^ 158 ~ 

article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième environ 
aussi long que le quatrième, Tapical un peu plus long que le préa- 
pical. Troisième article des palpes plus saillant, mais moins long 
que le quatrième. Les caractères alaires comme chez T. rectan- 
gulata. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

No 3697. 

9. Inconnue. 

5. TETRAGONEURA BORUSSJGA, Sp. UOV. 

cf. Antennes assez robustes, ciliées, à articles un peu plus longs 
que larges, sessiles ou à peine pétioles, et aussi longues ou un peu 
plus longues que la tête et le thorax réunis. Premier article cupu- 
liforme, le deuxième godiforme, le troisième, environ aussi long 
ou à peine plus long que le quatrième, Tapical un peu plus long 
que le préapical. Deuxième article des palpes saillant, le troisième 
moins saillant et un tiers plus court que le quatrième. Caractères 
alaires comme chez l'espèce précédente. Organes copulateurs 
robustes, les forceps paraissant ne pas avoir la forme de crochets. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N^ 273, 316*. 

Var. : Chez un spécimen, les antennes ne sont pas aussi longues 
que la tête et le thorax réunis. Les forceps ont Taspect de minces 
et longues tigelles. Ce fossile sera peut-être démembré, par la suite, 
du T. Borussia. 

Longueur du corps, 2 millim. 

No 348. 

9 . Antennes plus fortement ciliées et moins robustes que chez 
le cf • Lamelles basâtes des organes génitaux rectangulaires, les 
apicales arrondies. Les autres caractères comme chez l'autre sexe. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N<» 3164. 

6. TETRAGONEURA GRAGILIS, Sp. UOV. 

9 . Antennes assez grêles, faiblement ciliées, à articles sessiles, 
un peu plus longs que larges et aussi longs que la tête et le thorax 
réunis. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le 
troisième visiblement plus long que le quatrième; Tapical un peu 



— 159 ^ 



128 



plus long que le préapicah Deuxième article des palpes assez 
court, le troisième saillant et un tiers plus court que le quatrième* 
Fourche discoïdale commençant au delà du dessous de rextrémité 
de la cellule médiane, les autres caractères comme chez Tespèce 
précédente. 

Longueur du corps, 2 à 2 1/2 millîm. 

N'>«2843,8L 

cf. Inconnu. 

Observation : Un des deux fragments d'ambre (n° 81) renferme 
aussi un Sciara, Meig. 

7. TETBAGONEURA MINUTA, Sp, UOV. 

9» Antennes faiblement ciliées, à articles plus larges que longs 
et n'atteignant pas le milieu de la longueur do thorax. Premier 
article cupulîforme, le deuxième godi forme et cilié à Tapex, le 
troisième a peine plus long que le quatrième, les derniers articles 
assez moniliformes, Tapicai distinctement plus long que le préa- 
pical. Nervule assistante anastomosée à la sous-costale près de la 
cellule médiane. Fourche discoïdale commençant en dessous du 
point où se termine la cellule médiane. Les autres caractères 
comme chez les précédentes espèces. 

Longueur du corps, 2 millim, 

N*» 3122. 

cf. Inconnu. 

Observation : Par le faciès des antennes celte espèce se rap- 
proche du Plalyora Ehrhardti Loew (Meunier). Parmi 9000 dip- 
tères, je n'ai pu retrouver le genre Scudderiella décrit en 1894. 
(WiEN. Ent. Zejt., p. 63, fig, 3.) 



129 — 140 — 



Tableau des genres de Myeetophilinae fossiles 

A. Une nervule ou pas de nervule 
transversale entre la ner- 
vule assistante et la sous- 
costale. 
a) Pas de nervule transversale. 
1. Nervule assistante anastomo- 
sée au bord costal alaire. 

Base de la nervule cubitale 
aussi longue ou à peine 
plus longue que la petite 
transversale. 

Rameau supérieur de la four- 
che discoïdale non effacé 
à la base 2. PalaeoanacUnia, 

Rameau supérieur de la four- gen. nov. 

che discoïdale effacé à la 
base 3. Proanaclinia, gen. nov. 

Base de la nervure cubitale 
plus longue que la petite 
transversale. 

Nervule assistante anastomo- 
sée au bord costal au delà 
ou un peu au delà du des- 
sus de l'extrémité de la cel- 
lule humérale. 

Rameau supérieur de la four- 
che discoïdale effacé à la 

base 4. Anaclileia (*), gen. nov. 

h) Une nervule transversale. 

Pétiole de la fourche discoï- 
dale très long 6. Archaéboletina, gen. nov. 

Pétiole de la fourche discoï- 
dale long 8. Probohtina, gen. nov. 

(*) Elle est aussi large chez les Palaeoboletina que chez B. anacliformis, cf. 



- 141 — 



130 



Nervule assistante anastomo- 
sée au bord costal à peu de 
distance ou au-dessus de 
rextrémité de la cellule 
humérale. 

Pétiole de k fourche discoï- 
dale assez court. 

Cellule humérale large . . , 

Cellule hum érale peu large (*) 

Nervule assistante plus rap- 
prochée de la base de Faîle 
que de rexlrémité de la 
cellule humérale. 

Fourches dîscoïdale et postî- 
cale d'égales longueurs. 

Pétiole de la fourche discoï- 
dale assez long 

Fourche discoïdale plus courte 
que la posticale. 

Cellule cubitale large, nervure 
cubitale non sinueuse , . 

Gellole cubitale assez étroite, 
nervure cubitale sinueuse . 
B. Pas de nervule transversale 
entre la nervule assistante 
et la sous-costale. 
± Nervule assistante anastomo- 
sée à la sous- costale à peine 
en deçà du dessus de Tex- 
trémité de la cellule humé- 
rale , 

Fourches discoïdale et posti- 
cale d'égale longueur. . . 



7, Palaeoboletina, 

gen. nov. 
9. BoUiina Staeger, 



10. Dktnepsidf Loew. (Meu- 
nier). 



11. Proneogluphyropteraj 

gen. nov. 

12. Neùglapktjr optera^ 

Osten-Sacken (Winn.). 



1. Spîtemna, Winn, 
14. Docosia^ Winn. 



(•) Par rabsencede nervole IransTersale le PalaeopbUiinia (n* 5) se range 
dans cette dÎTision. Ce fossile a la cellule humérale très longue et étroite (voir 
la di&gnose). 

xxvin. 10 



131 



— 142 — 



Fourche posticale distincte- 
ment plus longue que la 
discoïdale 

3. Nervule assistante anastomo- 

sée à la sous-costale au mi- 
lieu ou au delà du dessus 
du milieu de la cellule 
humérale. 
Cellule humérale très large . 

Cellule humérale large . . . 

4. Nervule assistante anastomo- 

sée à la sous-costale très 
près de la base de Taile. 

Fourche posticale distincte- 
ment plus longue que la 
discoïdale 

Fourche posticale distincte- 
ment aussi longue que la 
discoïdale 

Fourche posticale plus courte 

que la discoïdale .... 

. Pas de nervule assistante et de 

transversale entre le bord 

costal et la sous-costale. 

Fourche posticale plus courte 
que la discoïdale. 

Articles des antennes plus 
larges que longs .... 

Articles des antennes plus 
longs que larges .... 

Fourches posticale et discoï- 
dale d'égale longueur . . 



13. Palaeodocosia, gen. nov. 



1 7. Palaeotrichanta, 

gen. nov 

18. Trichonta, Winn. 



16. Brachycampta, Winii. 



15. Allodia, Winn. 

22. Dynatosoma, Winn. 



21. Mycothera, Winn. 

19. Phronia, Winn. 

20. Palaeœpieypta (*), 

gen. nov. 



(^) Tous les caractères mentionnés ci-dessns ont été vns sur des indiTidns 
de premier choix. Pour les fossiles altérés, il est pmdent de se borner à i 
détermination c^nérique. 



— 143 - 132 

Tableau des Syntemna fossiles 

A. Nervule assistante réunie à la 

sous-costale en deçà de 
Textrémité de la cellule 
humérale. 
I. Antennes à articles deux fois 
aussi longs que larges. 

1. Antennes atteignant les pre- 

miers segments de Tabdo- 
men ou plus longues que le 
thorax \,S. elongata, 

II. Antennes à articles un tiers plus sp. nov. cf. 9- 

longs que larges. 

2. Antennes atteignant le pre- 

mier segment de Tabdomen. 
Épines des tibias assez grêles, 
assez courtes 2. S. pinites, sp. nov. 

3. Antennes n'atteignant pas (var. cf). 

l'extrémité du thorax. 
Épines des tibias fortes, lon- 
gues 2. S. piniteSf sp. nov. 

III. Antennes à articles plus larges ou (type) 9 • cf • 

aussi larges que longs. 

4. Antennes dépassant le milieu 

du thorax. 
Tarses antérieurs dilatés. 

Antennes robustes .... 6. S. sciophiliformis, 

sp. nov. 9 • 

Antennes peu robustes. . . 3. S. compressa, Loew. 

Tarses antérieurs non dilatés. (Meunier). 9 • 
Derniers articles des antennes 

sub-cylindriques .... 4. S. subcylindrica, 

Derniers articles des antennes sp.nov. 9-cf« 

sub-carrés 5. S. subquadrata, 

B. Nervule assistante réunie à la sp. nov. cf. 

sous-costale au delà de 
l'extrémité de la cellule 
humérale S. prolongata,sp.noY.{*) 

(*) Cette espèce est bnèyement signalée à la page 153. 



435 



— 144 - 



Tableau des Falaeoanaclinia et des Proanaclinia fossiles 



I. Rameau supérieur de la fourche 
discoïdale non effacé. 

Nermle assistante anastomo- 
sée au bord costal en deçà 
du dessus de l'extrémité de 
la cellule huroérale. 

Nervure cubitale sinueuse . 

Nervule assistante anastomo- 
sée au bord costal en 
eçà du dessus de l'extré- 
mité de la cellule humé- 
raie. 

Nervure cubitale droite . . 

II. Rameau supérieur de la fourche 

discoïdale effacé à la base. 

Nervure cubitale fortement 
sinueuse. 

Thorax assez gibbeux . . . 
m. Rameau supérieur de la fourche 
discoïdale peu effacé à la 
base. 

Nervure cubitale assez si- 
nueuse. 

Thorax très gibbeux. . . . 



1. Palae^anaclinia curvipe' 
tiolata, sp. nov. çf 



2. P. distincta, sp. nov. cf 



\. Proanaclinia Oiebeli, 
sp. nov, 9. (3040). 



2. Pr, gibbosa, sp. nov. 

Cf. (6201), (9.93). 



Tableau des Anaclileia fossiles 



I. Antennes à articles environ deux 
fois aussi longs que larges. 

1. Antennes dépassant les deux 

premiers segments de Tab- 
domen. 
a) Antennes robustes .... 

2. Antennes atteignant l'extré- 

mité du thorax. 



1. A, anacliformis, 

sp. nov. çf. 



^^^^^^^^^^^* — 145 


^^^ ^^M 


^m 6J Antennes robustes (cf) ou 


^m 


■ grêles (9) 


2, A, s^lvafica, ^1 


H IL Antennes à articles un peu plus 


sp. nov. 9 . cf. ^^^J 


H longs que larges. 


^^^Ê 


H a) Antennes robustes .... 


3. A* Oazafjnairei^ ^^^H 




sp. nov. cf • ^^H 


^M b) Antennes un peu robustes 


4. A, dîssimiUsy sp.no v. cf ? ^^^H 


^M c) Antennes assez grêles * . . 


A. dissimUis, sp. nov. 9 < ^^^H 


^^^^^H Tahleau des ÂrchaebokHna 


^ Paiaeoboletina, ^^^M 


^^^K^r Proboletina et BoUiina fossiles ^^^^H 


H L Base de la nervure cubitale visi- 


^H 


H blenient plus courte que la 


^^^Ê 


H petite nervule transversale. 


1. Archaebofetlna fipuUfor- ^^^H 


H II Base de la nervure cubitale un 


miSf sp. nov. cf. ^^^H 


H peu plus longue que la 


^^H 


^H petite transversale. 


^^^M 


^^^H Pétiole de la fourche discoï- 


^^^H 


^^H dale court. 


^^^H 


^^H Articles des antennes près de 


^^^M 


^^H trois fois aussi longs que 


^^^H 


^^H larges. ....... 


1 . Falaeoboletina grandis^ ^^^H 


^^^B Articles des antennes quatre 


sp. nov. cf. 9* ^^^1 


^^^B à cinq fois aussi longs que 


^^^H 


^^^H larges 


2. P. elonf/atissima, ^^^H 


^^H Pétiole de la fourche discoï- 


sp. nov. cf * ^^^1 


^^^ dale long 


1 . Proboletina sijtitemn if or- ^^^H 


III, Base de la nervure cubitale visî- 


mis, sp. nov. 9 . ^^^H 


^L blement plus longue que la 


^^^Ê 


^m petite transversale. 


^^^H 


H 1. Nervure cubitale sinueuse. . 


1. Boletina anacliniformis, ^^^H 


^B 2. Nervure cubitale droite . . 


sp. nov. cf. ^^^M 


^m a) Antennes à articles trois fois 


^^H 


^■^ aussi longs que larges. 


^^^M 


^^^ Antennes atteignant les pre- 


^^^1 


^^^V miers segments de l'abdo- 


^^^M 


^^^■^ men 


2. £. Oustaleti, sp. nov. cf. ^^H 



136 — 146 — 

Antennes atteignant seule- 
ment le premier segment 
de l'abdomen 3. B.jrilosa, sp. dot. cf. 

b) Antennes à articles deux fois 

ou près de deux fois aussi 
longs que larges. 
Antennes aussi larges à la 

base qu'à l'extrémité. 
Antennes robustes .... i. B. fimbriata, 

sp. nov. cf. 
Antennes assez robustes . . 5. B. hirta, sp. nov. cT- 
IV. Antennes amincies vers l'extré- 
mité B. hirta, sp. nov. Ç • 

c) Antennes à articles moins de 

deux fois aussi longs que 
larges. 

Antennes atteignant l'extré- 
mité du thorax 6. B.hirtella,sp. nov. cf. 

Antennes dépassant le milieu 
du thorax. 

d) Antennes à articles un peu 

plus longs que larges . . 7. B. subhirta, sp. nov. 9 . 

eMntennes à articles un peu 

plus larges que longs . . 8. B, conspicua, sp. nov. 9 

f) Antennes à articles distincte- 
ment plus larges que longs. 9. B. serrata, sp. nov. 9 . 



Tableau des Dianepsia fossiles 

L Antennes un peu plus lon- 
gues (cf ) ou aussi longues 
que le thorax (9). ... D, hissa, Loew. (Meu- 

II. Antennes n'atteignant pas Tex- nier) cf. 9. 

trémité du thorax (cf ) ou 
dépassant le milieu de cet 

organe />. hissa, Loew. (Meu- 

nier) cf- 9-var. 



— 147 — 136 



Tableau des Proneoglaphyraptera et des Neoglaphyroptera fossiles 

I. Bord costal alaire prolongé après 

le cubitus. 

1. Antennes à articles pétioles. 

Cellule cubitale, large, droite. 1. P. eocenica, 

2. Antennes à articles sessiles. sp. nov. cf . 9 • 
Cellule cubitale étroite, si- 
nueuse 1. N.jcurvipetiolata, 

II. Bord costal alaire non ou à peine sp. nov. 9 • 

prolongé après le cubitus. 
Antennes à articles un peu 

plus longs que larges. 
Antennes assez grêles . . . 2. N. longipetiolata,si>.nov. 
Antennes robustes .... 3. N. crassipalpis, 

sp. nov. 9 • 

Tableau des Palaeodocosia et des Docosia fossiles 

I. Antennes à articles deux à trois 

fois plus longs que larges. 

aj Tarses antérieurs fortement 

dilatés 1. P. brachypezoïdes, 

II. Antennes à articles deux fois ou sp. nov. 9 • 

près de deux fois plus longs 
que larges. 
Cubitus étroit, 
i^ Tarses antérieurs non forte- 
ment dilatés. 
Antennes à articles robustes, 

un peu pétioles \. D.petiolata, 

m. Antennes à articles un tiers plus sp. nov. cf • 9 • 

longs que larges. 

a) Métatarses antérieurs longs . 2. D. varia, sp. nov. cf . 9 • 

b) Métatarses antérieurs assez 

courts Z>. t?ana, sp. nov. cf. 9* 

IV. Antennes à articles distincte- 
ment plus larges que longs. 3. D. subtilis, sp. nov. 9 • 



145 



— iU — 



assistante anastomosée à la sous-costale au-dessus de la nervur 
transversale limitant rexlrémité de la cellule humérale. La partie 
supérîeore do la nervure transversale dilatée et rappelant vague* 
ment, il est vrai, par sa morphologie le caractère des Loewîella 
Péliole de la fourche discoïdale assez courl; fourche posticaie 
distinclemenl plus longue que la discoïdale. Organes génitaux à 
lamelles basales rectangulaires, les apicales assez ovoïdes, ciliées. 
Tarses antérieurs dilatés comme chez S. compressa. Métatarses_ 
de cette paire de pattes aussi longs que les articles 2 à 3 
ensemble. 

Longueur du corps, 4 3/4 milljm. 

N*" 5002. 

cf. Inconnu. 

Obs^ration ginéritU : Chez les Syntemna fossiles, la nervule 
assistante se termine à angle droit, comme chez l'espèce décri| 
par Wiim, (Pilznulcken, p. 768), ou est arrondie. 





SL Genre Palaeoanadinia, sp, nov, 

1. ?ALA£0ANACL1NIA CUBVlPSTiaLATA, Sp. QOV 

cf. Antennes robustes, atteignant les premiers s^menls de 
Tabdomen et à articles plus de deux fois aussi longs que larges. 
Article basique cupuliforme, le deuxième godiforme^ le troisième 
plus long que le quatrième; Tapical plus long que le préapical. 
Palpes paraissant vigoureux. Bord costal alaire prolongé après le 
cubitus, Nervule assistante anastomosée au bord costal aa deli 
du dessus de rextrémité de la ceilule humérale. Pas de nervule 
liMVPimlt entre l'asnstante et la nemue soos-eostate. Nerrare 
wMIal» tàBBOÊUÊÊL Pbmdie dîscotdale i nunani supémnr mat 
aflkcé, son pétiole court et seulement aussi long que k base du 
cubiltts. Pourcbe posiicale ccNiiiiiefiiçaat en deçà du dessous de 
rexlréaiîlé de la cdhde fanmârale Oifanes copuUiteurs { 
très robustes et oroés de quelfMScAs laides btea apf 

Loofiieiir du eorps^ 3 l/I nàfint 

N» 17Q& 

9- 



^^^^^^^^^^^'^ 149 


^^^ ^^H 


^^^Thbleau des Palaeotrichonta, Trichonta, Phronia, Palaeoepicîfpiaf ^H 


Mtfcothera et Dpiaiosoma fossiles ^H 


H L Antennes à articles plus longs que 


■ 


H larges. 


^H 


H A* Troisième article des antennes 


^H 


H uo peu plos long que le 


^M 


^1 quatrième. 


^H 


H 1. Pétiole de la fourche discoi- 


^H 


H dale très court. 


^1 


H a) Tarses antérieurs simples . . 


i, Palaeotrichonta bracÂp" ^H 


H 2. Pétiole de la fourche discoï- 


camptUes, sp. nov. 9 - ^| 


^1 dale court. 


^H 


H aa; Tarses antérieurs dilatés. 


^M 


H Antennes à articles deux fois 


^1 


H aussi longs que larges , . 


1. Tr.brachifcamptotdes, ^H 


B Antennes à articles un tiers 


sp. nov. 9 • ^H 


■ plus longs que larges , . 


% Tr. crassipeSf sp.nov, 9 • ^H 


H B. Troisième article des antennes 


^^ 


H visiblement plus long que 


^M 


H le quatrième ..... 


1. Pbronia eiUataf ^H 


H 


sp. nov. 9 . ^H 


B Épines des tibias très longues. 


l.Paîaeoepkypta longical- ^H 


f II. Antennes à articles plus larges 


car^ sp* nov. 9. ^| 


^ que longs. 


^H 


B A* Antennes assez robustes. 


^H 


^ft a) Fourche posticale un peu plus 


^1 


^Ê courte que la discoïdale. . 


] . Mycothera cordijUfor- ^H 


^B^ b) Fourche posticale beaucoup 


mis^ sp. nov. 9 * ^H 


^^^^ plus courte que la discoï- 


^H 


^^^» dale 


2. i¥. ugilisj sp. nov. 9 * ^| 


B B. Antennes robustes 


L Dynaimoma crassicor- ^H 


^ 


nis, sp. nov. 9* ^| 


1 



14S 



— 156 — 



3, Genre Proanadinia, gen. nov. 



L 



nov. 



PB0ANACLIN1A 6IEBELI, Sp. 

$ . Antennes assez robustes, atteignant le premj^ segment de 
Tabdomen et à articles environ deux fois aussi toogs qoe larges; 
le basique copalifornie, le deuxième godiforme, le troisième 
quatre fois aussi long que large et un tiers plus long que le qua- 
trième; Tapical distinctement plus long que le préapical. Deuxtème 
article des palpes saillant, le troisième cinq fois aussi long que le 
précédent, le quatrième plus d*un tiers plus long que le troisième 
article* Bord costal alaire à peine prolongé après le cubitus. Nei^ 
Tole assistante anastomosée au bord marginal bien au delà du 
dessus de Textrémité de la cellule humérale. Pas de nerrule 
transversale entre l'assistante et la nervure sous-costale* Nervure 
cubitale fortement sinueuse. Base du cubitus aussi longue que la 
petite transversale. Rameau supérieur de la fourche discoldale 
effacé vers la face* Pétiole (imaginaire) long. Fourche posticale 
commençant en dessous de Textrémité de la cetlule bamérale. 
Métatarses des pattes antérieures un peu moins longs que les 
tibias. Lamelles basâtes des organes génitaux rectangulaires, les 
apicales ovoïdes, allongées. 

Longueur du corps, 5 miltim. 

N°* 3040, 6138. (Chez ces individus, le rameau supérieur de la 
fourche discoïdale est seulement un peu effacé à la base.) 

cf. Inconnu. 

Observation : Dans le même fragment se trouve inclus un 
Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyroptera, Wînn*). 

2. PEOANÂGLINU GIBBOSA, Sp. UOV. 

9* Antennes assez robustes, atteignant le premier segment 
abdominal et à articles deux fois aussi longs que larges. Premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième parais- 
sant plus long que le quatrième; article apical un peu plus long 
que le préapicaL Thorax très gibbeux. Bord costal un peu pro- 
longé après le cubitus. Nervule assistante anastomosée au bord 
costal alaire au delà du dessus de l'extrémité de la cellule humé- 
rale. Pas de nervule transversale entre Fassislante et la nervure 
sous-costale. Base du cubitus aussi longue que la petite trans- 



— is: — 



U6 



¥ 



Tersale. Nervure cubitale assez sinueuse. Rameau supérieur de 
la fourche discoïdale effacé à la base. Fourche poslicale com- 
mençant à peine au delà du dessous de rextrémité de la cellule 
humcrale. Organes génilaux à lamelles apicales grandes, ovoïdes. 
Articles tarsaux comme chez Tespèce précédente. 

Longueur du corps^4 millim. 

N- 93, B, M. 

cf. Antennes robustes et diminuant de diamètre du milieu à 
Fapex. Les articles de la base plus de deux fois, ceux du milieu et 
de rextrémité plus de trois fois aussi longs que larges. Abdomen 
plus grêle. Orgaoes copulateurs vigoureux. Lamelle impaire de 
Torgane languettiforme, longuement ciliée. 

Longueur du corps, 3 3/4 millini. 

N*^ 6201. 

Observation : Dans le fragment renfermant celte espèce se 
trouve aussi un vrai Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyrop- 
tera^ Winn*). 

4. Genre AnacUleia^ gen. nov. 

Par la forme de la cellule humérale et l'absence de nervule 
transversale entre rassistante et la sous-costale, les fossiles de ce 
genre paraissent faire le passage des Anaclinia aux Leia^ Win- 
nerlz. Ils semblent cependant avoir plus d'affioité avec le premier 
qu'avec le second de ces genres, la nervure cubitale étant un peu 
sinueuse^ le rameau supérieur de la fourcbe discoïdale effacé à la 
base et la fourche posticale commençant bien au delà du dessous 
de rextrémité de la cellule humérale, au lieu de partir en deçà, 
comme c'est le cas chez les Leia actuels. Dans un travail anté- 
rieur {Bull, Soc. Ent. de Frange, séance du 9 janvier» pp. xm-xiv, 
Paris, 1895), j*ai considéré ces diptères comme des Leia de 
Tambre. Le visu de nouveaux matériaux d'études m'autorise à 
croire que les Leia éocènes, actuellement connus, ne sont pas les 
représentants tertiaires des espèces actuelles de ce genre. Le genre 
Leia (sensu Winnertz) n'a pas encore été trouvé à l'état fossile. 

L ÂNÂCLU.MÎÂ ANACUNIfORMIS, Sp, UOV. 

Cf* Antennes faiblement ciliées, atteignant les deux premiers 
segments de l' abdomen et à articles deux fois aussi longs que 
xxvm. Il 




145 



— 156 — 



3. Genre Prùanadinia, gen, nov, 

1, PROANAGLIKIA GIEBELI, sp, nOV. 

9 . Antennes assez robustes, atteignant le premier segment de 
Tabdomen et à articles environ deux fois aussi longs que larges; 
le basique cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
quatre fois aussi long que large et un tiers plus long que le qua- 
Irième; Tapical distinctement plus long que le préapical. Deuxième 
article des palpes saillant, le troisième cinq fois aussi long que le 
précédent, le quatrième plus d'un îiers plus long que le troisième 
article. Bord costal alaire à peine prolongé après le cubitus. Ner- 
Yule assistante anastomosée au bord marginal bien au delà du 
dessus de rextrémité de la cellule humérale. Pas de nervule 
transversale entre Tassistante et la nervure sous-costale. Nervure 
cubitale fortement sinueuse. Base du cubitus aussi longue que la 
petite transversale. Rameau supérieur de la fourche discoïdale. 
effacé vers la face* Pétiole (imaginaire) long. Fourche posticale 
commençant en dessous de Textrémîté de la cellule humérale. 
Métatarses des pattes antérieures un peu moins longs que les 
tibias* Lamelles basales des organes génitaux rectangulaires, les 
apicales ovoïdes, allongées. 

Longueur du corps, 5 millim. 

N*»« 3040, 6138. (Chez ces individus, le rameau supérieur de la 
fourche discoïdale est seulement un peu effacé à la base.) 

cf , Inconnu, 

ObêervatioH : Dans le même fragment se trouve inclus un 
Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyroptera, Winn,). 

2. PROÂNAGLINIA GIBEOSA, Sp. UOV. 

9* Antennes assez robustes, atteignant le premier segment 
abdominal et à articles deux fois aussi longs que larges. Premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième parais- 
sant plus long que le quatrième; article apical un peu plus long 
que le préapical. Thorax très gibbeux. Bord costal un peu pro-j 
longé après le cubitus. Nervule assistante anastomosée au bord" 
costal alaire au delà du dessus de Fextrémité de la cellule humé- 
rale. Pas de nervule transversale entre Tassistante et la nervure 
sous-coslale. Base du cubitus aussi longue que la petite trans- 



— 187 - 



as 



versale. Nervure cubitale assez sinueuse. Rameau supérieur de 
la fourche dîscoïdale effacé à la base. Fourche posticale com- 
mençant à peine au delà du dessous de l'extrémité de la cellule 
humorale. Organes génitaux à lamelles apicales grandes, ovoïdes. 
Articles tarsaux comme chez Tespèce précédente. 

Longueur du corps, 4 miliim. 

N- 93, B. M. 

cf. Antennes robustes et diminuant de diamètre du milieu à 
Fapex. Les articles de la base plus de deux fois^ ceux du milieu et 
de Textrémité plus de trois fois aussi longs que larges. Abdomen 
plus grêle. Organes copulateurs vigoureux. Lamelle impaire de 
Forgane languetti forme, longuement ciliée. 

Longueur du corps, 3 3/4 miliim. 

N« 6201. 

Oùsermtion : Dans le fragment renfermant celte espèce se 
trouve aussi un vrai Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyrop- 
fera, Winn.). 

4, Genre Anaclileta^ gen. nov. 

Par la forme de la cellule humérale et l'absence de nervule 
transversale entre Tassis tante et la sous-costale, les fossiles de ce 
genre paraissent faire le passage des Anaclinia aux Leia, Win- 
nerlz. Ils semblent cependant avoir plus d*affinité avec le premier 
qu^avec le second de ces genres, la nervure cubitale étant un peu 
sinueuse, le rameau supérieur de la fourche dîscoïdale effacé à la 
base et la fourche posticale commençant bien au delà du dessous 
de l'extrémité de la cellule humérale, au lieu de partir en deçà, 
comme c'est le cas chez les Leia actuels. Dans un travail anté- 
rieur (Bull, Soc. Ent, de France, séance du 9 janvier, pp. xm-xiv, 
Paris, 1895), j'ai considéré ces diptères comme des Leia de 
Tambre. Le visu de nouveaux matériaux d'études m'autorise à 
croire que les Leia éocènes, actuellement connus, ne sont pas les 
représentants tertiaires des espèces actuelles de ce genre. Le genre 
Leia (sensu Winnertz) n*a pas encore été trouvé à l'état fossile, 

L ANÂCLILEJÂ ANACilNIFORUIS, Sp. HOY. 

cf. Antennes faiblement ciliées, atteignant les deux premiers 
segments de l'abdomen et à articles deux fois aussi longs que 
xxvm. u 



145 



— 156 - 



3. Genre Froanacîinia, gen. nov. 

1. PROANACUNIA 61EBEL1, Sp. DOV. 

Ç. Antennes assez robystes, atteignaot le premier segment i 
rabdomen et à articles environ deux fois aussi longs que large 
le basique cupoliforme, le deuxième godiforme, le troisièn 
quatre fois aussi long que large et un tiers plus long que le qui 
trîème; rapical distinctement plus long que le préapical. Deuxièn 
article des palpes saillant, le troisième cinq fois aussi long que 
précédent, le quatrième plus d'un tiers plus long que le troisièn 
article. Bord costal alaire à peine prolongé après le cubitus. Ne 
Tule assistante anastomosée au bord marginal bien au delà c 
dessus de rextrémité de la cellule humérale. Pas de nervu 
transversale entre Tassistante et la nervure sous-costale. Nervui 
cubitale fortement sinueuse. Base du cubitus aussi longue que 
petite transversale. Rameau supérieur de la foui'che discoïda 
eÊfacé vers la face. Pétiole (imaginaire) long. Fourche postica 
commençant en dessous de rextrémité de la cellule humerai 
Métatarses des pattes antérieures un peu moins longs que l 
tibias. Lamelles basâtes des organes génitaux rectangulaire 
apicales ovoïdes, allongées. 

Longueur du corps, 5 millim. 

N*»* 3040, 6138. (Chez ces individus, le rameau supérieur 
fourche discoïdale est seulement un peu efifacé à la base.) 

(^. Inconnu. 

Obsermiion : Dans le même fragment se trouve inclt 
Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyroptera, WinnJ. 

2, PROANACUNIA GIBBOSA, Sp. nOV. 

9* Antennes assez robustes, atteignant le premier se^^mej 
abdominal et à articles deux fois aussi longs que larges. Premî 
article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième parai 
sant plus long que le quatrième; article apical un peu plus loi 
que le préapical. Thorax très gibbeux. Bord costal un peu pr< 
longé après le cubitus. Nervule assistante anastomosée au boi 
costal alaire au delà du dessus de Textrémité de la cetlule humi 
raie. Pas de nervule transversale entre l'assistante et la nervu] 
sous-costale. Base du cubitus aussi longue que la petite Iran 



'— 187 - 



m 



versale. Nervure cubitale assez sinueuse. Rameau supérieur de 
la fourche discoïdale effacé à la base» Fourche posticale com- 
mençant à peine au delà du dessous de rextrémité de la cellule 
humérale. Organes génitaux à lamelles apîcales grandes, ovoïdes. 
Articles tarsaiix comme chez l'espèce précédente. 

Longueur du corps, 4 millim, 

N'> 93, B. M. 

O^. Antennes robustes et dîminoant de diamètre du milieu à 
Tapex. Les articles de la base plus de deux fois, ceux do milieu et 
de rextrémité plus de trois fois aussi longs que larges. Abdomen 
plus grêle. Organes copulateurs vigoureux. Lamelle impaire de 
l'organe langueitiforme, longuement ciliée. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

N- 620L 

Observation : Dans le fragment renfermant cette espèce se 
trouve aussi un vrai Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyrop- 
tera, Winn.). 

4, Genre Anaclikia^ gen. noy. 

Par la forme de la cellule humérale et l'absence de nervule 
transversale entre l'assistante et la sous-costale, les fossiles de ce 
genre paraissent faire le passage des Anaclinia aux Leia, Win- 
nertz. Ils semblent cependant avoir plus d'affinité avec le premier 
qu'avec le second de ces genres, la nervure cubitale étant un peu 
sinueuse, le rameau supérieur de la fourche discoïdale efifacé à la 
base et la fourche posticale commençant bien au delà du dessous 
de rextrémité de la cellule humérale, au lieu de partir en deçà, 
comme c'est le cas chez les Leia actuels. Dans un travail anté- 
rieur (Bull. Soc, Ent. de Frange, séance du 9 janvier, pp. xui-xiv, 
Paris, 1895), j'ai considéré ces diptères comme des Leia de 
Tambre. Le visu de nouveaux matériaux d'études m'autorise à 
croire que les Leia éocènes, actuellement connus, ne sont pas les 
représentants tertiaires des espèces actuelles de ce genre. Le genre 
Leia (sensu Winnertz) n'a pas encore été trouvé à l'état fossile. 

L ANAGLILEIA ANACUNIFORMIS, Sp. nOV. 

cf. Antennes faifalenïent ciliées, atteignant les deux premiers 
segments de l'abdomen et à articles deux fois aussi longs que 
XXVUl. Il 



i4B 



— 156 — 



3. Genre Proanadinia, gen. nov. 

l. PROANAGUNIA QlEBELl, Sp, HOV. 

Ç. Antennes assez robustes, atteigoant le premier segment i 
Tabdomen et à articles environ deux fois aussi longs que large 
le basique cupulî forme, le deuxième godiforme, le troisièo 
quatre fois aussi long que large et un tiers pins long que le qu 
Irième; l'apical distinctement plus long que le préapicaK Deuxièn 
article des palpes saillant, le troisième cinq fois aussi long que 
précédent, le quatrième plus d'nn tiers plus long que le troisièn 
article. Bord costal alaire à peine prolongé après le cubitus. Ne 
vule assistante anastomosée au bord marginal bien au delà c 
dessus de Textrémité de la cellule huraérale. Pas de nervu 
transversale entre Fassistante et la nervure sous-costale. Nervu 
cubitale fortement sinueuse. Base du cubitus aussi longue que 
petite transversale. Rameau supérieur de la fourche discoïàa 
effacé vers la face. Pétiole (imaginaire) long. Fourche postîca 
commençant en dessous de rextrémité de la cellule humerai 
Métatarses des pattes antérieures un peu moins longs que 1 
tibias. Lamelles basâtes des organes génitaux rectangulaires^ 
apicales ovoïdes, allongées. 

Longueur du corps, 5 miliim. 

N'»» 3040, 6138, (Chez ces individus, le rameau supérieur! 
fourche discoïdale est seulement un peu efifacé à la base.) 

cf. Inconnu. 

Observation : Dans le même fragment se trouve inclus_ 
Neoglaphyroptera, Osten*Sacken (Glaphyroptera, Winn.). 



nov. 



es^ 

I 



2. PROANACLINIÀ GIBBOSA, sp. 

9. Antennes assez robustes, atteignant le premier segme 
abdominal et à articles deux fois aussi longs que larges, Premi 
article copuliforme, le deuxième godîforme, le troisième parai 
sant plus long que le quatrième; article apical un peu plus loi 
que le préapical. Thorax très gibbeux. Bord costal un peu pr 
longé après le cubitus. Nervule assistante anastomosée au boi 
costal alaire au delà du dessus de rextrémité de la cellule hum 
raie. Pas de nervule transversale entre Tassistanle et la nervu, 
sous-costale. Base du cubitus aussi longue que la petite tran 



à u« 

— 10/ — 



U6 



versale. Nervure cubitale assez sinueuse. Rameau supérieur de 
la fourche discoïdale effacé à la base. Fourche posticale com- 
mençant à peine au delà du dessous de rextrémité de la cellule 
humérale. Organes génitaux à lamelles api cales grandes, ovoïdes. 
Articles tarsaux comme chez Tespèce précédente. 

Longueur du corps, 4 millim. 

N- 93, B. M. 

cf. Antennes robustes et diminuant de diamètre du milieu à 
Tapex. Les articles de la base plus de deux fois, ceux du milieu et 
de rexirémîté plus de trois fois aussi longs que larges. Abdomen 
plus grêle. Organes copulateurs vigoureux. Lamelle impaire de 
l'organe languetti forme, longuement ciliée. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

N^ 620L 

Obsermiion : Dans ie fragment renfermant cette espèce se 
trouve aussi un vrai Neoglaphyroptera, Osten-Sacken (Glaphyrop- 
tera, Wiun,). 

4, Genre Anaclileia^ gen. nov. 

Par la forme de la cellule humérale et l'absence de nervule 
transversale entre Tassis tante et la sous-costale, les fossiles de ce 
genre paraissent faire le passage des Anaclinia aux Leia, Win- 
nerlz, I!s semblent cependant avoir plus d'affinité avec !e premier 
qu'avec le second de ces genres, la nervure cubitale étant un peu 
sinueuse, le rameau supérieur de la fourche discoïdale effacé à la 
base et la fourche posticale commençant bien au delà du dessous 
de Textrémité de la cellule humérale, au lieu de partir en deçà, 
comme c*est le cas chez les Leia actuels. Dans un travail anté- 
rieur (Bull. Soc, Ent. de Frange, séance du 9 janvier, pp, xiii-xiv, 
Paris, 1895), j'ai considéré ces diptères comme des Leia de 
Tambre» Le visu de nouveaux matériaux d'études m'autorise à 
croire que les Leia éocènes, actuellement connus, ne sont pas les 
représentants tertiaires des espèces actuelles de ce genre. Le genre 
Leia (sensu Winnertz) n'a pas encore été trouvé à l'étal fossile. 

1. ANAGLILBIA ANAGLINIFORMIS, Sp. nOV. 

cTt Antennes faiblenient ciliées, atteignant les deux premiers 
segments de Tabdomen et à articles deux fois aussi longs que 
XX vm. Il 



Ul 



— i58 — 



larges. Premier article cnpuliforme, le deuxième godîforme, le 
troisième dislinclement plus long que le quatrièuie; Tapical un 
peu plus long que le préapical. Bord costal alaire prolongé après le 
cubitos. Nervule assistante anastomosée au bord costal alaire au 
delà du dessus de la cellule huméraie qui est assez courte. Pas de 
nervure transversale entre cette nervule et la sous-costale. Base 
de la nervure cubitale un peu plus longue que la petite transver- 
sale. Nervure cubitale un peu sinueuse. Pétiole de la fourche 
discoïdale. Fourches dîscoïdale et postif:ale commençant à peu 
près Tuoe en dessous de l'autre. Rameau supérieur de la fourche 
dîscoïdale effacé à la base. Abdomen assez long, assez grêle. Méta- 
tarses des pattes antérieures un tiers moins longs que les tibias. 
Forceps paraissant assez larges. 

Longueur du corps, 2 millim. 

N«* 1465, 1815. 

Ç* Inconnue, 

2, ANACLTLEU SYLVATÏCA, Sp. nOV. 

Ç. Antennes ciliées (wirtelharig), atteignant rextrémité du' 
thorax, grêles et à articles deux fois aussi longs que larges. Pre- 
mier article eu puli forme, le deuxième godi forme, le troisième à 
peine plus long que le quatrième; Tapical un peu plus long que le 
préapical Palpes assez courts : le deuxième article saillant, le 
quatrième plus long que le troisième. Partie inférieure de la face 
ciliée. Caractères alaires comme chez l'espèce précédente. Organes 
génitaux paraissant appartenir à ce sexe. 

Longueur du corps, 1 1/2 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n^ 1685, VI; 515, 

(f. Antennes robustes, ciliées, les troisième et quatrième arti- 
cles environ d'égales longueurs. Les autres caractères comme 
chez la Ç . 

Longueur du corps, 2 1/4 millim. 

N-4403. 



3. ANAGLILEU 0A2AGNAIREI, Sp. UOT. 

cf. Antennes bien ciliées, assez robustes, atteignant rextrémité 
du thorax et à articles un peu plus longs que larges : le premier 
cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième aussi long que 



148 



le quatrième, l'apical plus long que le préapical. Nervation alaire 
voisine de A. sylvatica» mais la base de la nervure cubitale un peu 

tplus longue que la petite transversale. 
Longueur du corps, 2 m il lira • 
Musée Provincial de Koenigsberg, n» 2248, VI; 1078. 
9 . Inconnue, 
i Obsermiion : Ce fossile a été classé comme Anaclinia dans le 
travail des Mycetophilidae du succio (Ann. de la Soa scient, de 
Brux., 1900, p. 14). Je le place parmi les Anaclileia à cause de la 
morphologie de la cellule huniérale et de la nervule assistante. 

4. ANÂCLILfiJÂ DISSIMILIS, Sp, DOY. 

cf ? Antennes un peu robustes, faiblement ciliées, atteignant 
Textrémité do thorax et à articles un tiers plus longs que larges. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godifornie, le troisième 
distinctement plus long que le troisième, Tapical un peu plus long 
que le préapical. Nervule assistante anastomosée au bord costal 
alaire bien au delà du dessus de rextrémité de la cellule humé- 
raie. Base de la nervure cubitale visiblement plus longue que la 
petite transversale. 

Longueur du corps, 3 1/4 millim. 
i N- 1615. 

Ç. Antennes un peu plus courtes que chez le çf, à articles du 
milieu et de Tapex plus longs ou un peu plus longs que larges. 
Thorax bien gibbeux. Métatarses aussi longs que les ti*ois articles 
suivants réunis. Lamelles apicales des organes génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps, 2 millim, 

N^ 1912. 

Chez une autre Ç , que je considère comme variété de cette 
^ espèce, les articles des antennes, à Texception du ti^oisième, sont 
égaux entre eux. 

Longueur du corps, 2 milUm. 

N^ 7312, 



140 



— i60 - 



5, Genre Palaeophthinia^ gen. nov, 

1. PALAEOPHTHIKÏA ABERBANS, Sp. HOV. 

9* Tôle visiblement arrondie. Anlennes peu ciliées et atlei- 
gnaiiL les preniiers segments de Tabdomen. L'article basique 
|>araissant cylindrique, le deiixiènic cupuliforme, arrondi, le troi- 
sième quatre fois aussi long que large, les suivants diminuant 
de longueur de la base àrextrémité; l'apical à peine plus long 
que le pi'éapicaL Quatrième article des palpes deux fois aussi long 
que le troisième. Bord costal alaire distinctement prolongé après 
le cubitus, Ncrvule assistante anastomosée au bord costal au* 
dessus de la cellule humérale. Pétiole de la nervure discoTdale 
long (il est assez court chez Phthinia humilis, Winn.). Fourche 
postieale plus courte que la discoïdale. Lamelles basales des 
organes génitaux quadrangulaires, assez longues, les apicales 
ovoïdes. Pattes assez longues (elles sont très longues chez 
P. humilis). Fémurs postérieurs longuement ciliés. 

Longueur du corps, 4 3 4 niillim. 

ColL I> H. Klebs, n* 65. 



6, Genre ArthaeiolèiiHa, gen, nov, 

L AHCHCOBOLETINA TP*UUFOBHIS» Sp. DOV. 

^. Antennes atteignant les premiers segments de i'abdoii 
tt à articles de la base et du milieu cinq à six fois phis longs qot 
laifaB» ceux do Textt iviron quatre lois plus loogs que 

lutfes. Le premitr eu; o, le deuxième fodiforme^ le 

iitalMl distinctement plus long que le quatrième; lapical plus 
qw It préapieal et orné d'une prolnbi^nce. Dernier artide éff 
ptifÊê dAoii(é. Bord eoistal alaire non proloogé après le a^tni* 
Kertule UwnsYersale brusquement intenrompue après rextrénitté 
4» la œHnb h/gaumh (ce caracUn est peut-être iHéré par la 
ItasilisatiMV Basa da cobOiis de moiiie moins knfw que 
petite nenrule traosT^rsale qui est forlemenl oUiqQeL Ne 
P^Kliofe de la foyitfae diacnidale tiès 
landsIàdûdeaaoïBderc 
de la eettule hiwrtndg. Abdocnen étroit, 
aBtta|ih fvtas iirtlas^ liia iosiiMa z les 1 




— Ifil — 



130 



K 



fémurs et les tibks longs, les tarses deux fois aussi longs que les 
tibias. Métatarses antérieurs aussi longs que les articles tarsaux 
suivants réunis. Organes copulateurs très robustes : forceps à 
parties basâtes rectangulaires, allongées, les aplcales de même 
forme, mais seulement de moitié aussi longues. 

Longueur du corps, 7 millim, 

N« 1497. 

Ç, Inconnue, 

Observation : Par le faciès des pattes et des organes copulateurs 
ce fossile semble avoir des traits de parenté, éloignés il est vrai, 
avec les diptères Tipulidae* 



7. Genre Palaeobolethia^ sp. nov. 

\. PALAEOBOLETJNA GRANDIS, Sp. OOV, 

cf. Antennes robustes, faiblement ciliées el atteignant les pre- 
miers segments de Tabdomen, Tous les articles, à rexception du 
dernier et du troisième, trois fois plus longs que larges, Le pre- 
mier article cupuliforme, le deuxième godî forme, le Iroisième 
distinctement plus long que le quatrième; Tapical plus long que 
le préapical et orné d'une minuscule protubérance. Palpes parais- 
sant être très vigoureux. Bord costal alaire prolongé après le 
cubitus, Nervule assistante anastomosée au bord costal à peine 
en deçà du dessus de rexlrémité de la cellule humérale et réunie 
à la sous-coslale par une petite nervule transversale à une cer- 
taine distance de la cellule citée. Base du cubitus plus longue 
que la petite nervule transversale. Cellule cubitale large, nervure 
cubitale droite. Pétiole de la fourche discoïdale assez court. 
Fourche posticale commençant à peine en deçà du dessous de 
l'exlrémilé de la cellule humérale. Organes copulateurs densément 
ciliés. Pattes très robustes. Métatarses antérieurs un peu moins 
longs que les tibias. 

Longueur do corps, G millira. 

N°35a6(cf et Ç). 

9- Antennes moins longues que chez le cf. Troisième article 
seulement un peu plus long que le quatrième. Tous les articles 
deux fois aussi longs que larges. Palpes à premier article court, les 
deuxième et troisième très saillants et presque égaux entre eux, le 



f 



IM — 162 — 

quatrième deux fois aussi long que le troisième. Lamelles basales 
des organes génitaux très longues, les apicales largement et lon- 
guement ovoïdes. Dernier segment abdominal fortement cilié. 

Longueur du corps, 6 millim. 

No 3536 (cT et 9). 

2. PALAEOBOLETINÂ ELONGÂTISSIMA, Sp. UOV. 

cf. Antennes ciliées et atteignant les premiers segments de 
Tabdomen. Article basique cupuliforme, le deuxième godiforme, 
le troisième visiblement plus long que le quatrième; tous les 
articles quatre à cinq fois aussi longs que larges; Tapical (à petite 
protubérance de l'extrémité bien visible) un peu plus long qne le 
préapical. Bord costal alaire un peu prolongé après le cubitus. 
Nervure cubitale un peu sinueuse. Nervule assistante anastomosée 
à la costale à quelque distance de l'extrémité de la cellule humé- 
rale. Base de la nervure cubitale environ aussi longue que la 
petite transversale. Pétiole de la fourche discoïdale assez court. 
Fourche posticale commençant un peu au delà du dessous du 
milieu de la cellule humérale. Pattes robustes : les tibias garnis 
de fortes épines, celles des tarses plus faibles. Organes copulateurs 
très vigoureux. 

Longueur du corps, 6 millim. 

No 6447. 

9 . Inconnue. 

Observation : Cette espèce se distingue immédiatement de 
P. grandis par la morphologie des antennes et de Boletina 
anacliniformis, avec qui elle a plusieurs traits de ressemblance, 
par la grandeur de la cellule humérale, par une longueur sensi- 
blement égale de la base de la nervure cubitale et de la transver- 
sale. C'est en considérant cette morphologie, que je range cette 
espèce parmi les Palaeoboletina. 

8. Genre Proholetina, gen. nov. 

1. PROBOLETINA STNTEMNIFORMIS, Sp. UOV. 

9. Antennes assez robustes, très faiblement ciliées, à peine 
plus longues que le thorax et à articles un tiers plus longs que 
larges. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le 




— 165 — ^^^ 152 

troisîèrae aussi long que le quatrième; Tapical plus long que le 
préapical. Quatrième article des palpes très long. Thorax forte- 
ment gibbeux. Bord costal alaire prolongé après le cubitus, Ner- 
vule assistante anastomosée au bord marginal à peine au delà du 
dessus de l'extrémité de la cellule humérale» Nervule assistante 
réunissant l'assistante et la sous-costale à peu de distance de la 
cellule citée. Base de la nervure cubitale plus longue que la 
petite transversale. Fourche discoïdale à pétiole long; fourche 
posticale un peu plus longue que la fourche discoïdale. Nervures 
axillaire et anale à peine indiquées. Métatarses des pattes anté- 
rieures aussi longs que les deux articles suivants réunis. Lamelles 
basâtes des organes génitaux rectangulaires, les apicales assez- 
grandes, ovoïdes, ciliées. 

Longueur du corps, 4 millim, 

N^ 4055, 

9. Genre Boletina. 

1, BOLETINA ANAGLINÏFORMIS, Sp, UOV, 

cf. Antennes ciliées^ épaisses à la base, diminuant de diamètre 
du milieu à Tapex et atteignant les premiers segments de Tab* 
domeo. Les articles basiques moins de deux fois, ceux du milieu 
deux fois, et ceux de Textrémilé trois fois aussi longs que larges. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième; Tapical plus long que le préapicah 
Palpes à deuxième article saillant, le troisième une fois plus long 
que le précédent, le quatrième distinctement plus long que le 
troisième. Bord costal alaire prolongé après le cubitus. Nervule 
assistante rëimie au bord costal avant le dessus de T extrémité de 
la cellule humérale. Il existe une petite nervule reliant l'assistante 
et la sous-costale. Base du cubitus plus longue que la transver- 
sale. Cellule cubitale large, mais la nervule cubitale sinueuse 
comme chez les Anaclinia. Pétiole de la fourche discoïdale (le 
rameau supérieur n'est pas effacé) assez long. Fourche posticale 
commençant en dessous de rextrémité de la cellule humérale. 
Articles tarsaux robustes, crochets bien distincts* 

Longueur du corps, 5 millim. 

N- 3590. 

9 • Inconnue* 



153 — 164 - 

2. BOLETINA OUSTALETI, Sp. nOV. 

cf. Antennes ciliées, atteignant les premiers segments de 
Tabdomen, à articles de la base environ deux fois et ceux du 
milieu et de l'extrémité près de trois fois aussi longs que larges. 
Bord costal prolongé après le cubitus, Nervule assistante dépas- 
sant à peine la petite nervule qui la réunit à la sous-costale à 
quelque distance de l'extrémité de la cellule humérale. Base du 
cubitus deux fois aussi longue que la transversale. Cellule cubi- 
tale large, nervure cubitale droite. Pétiole de la fourche discoïdale 
long. Fourche posticale à peine plus longue que la discoïdale. 
Parties apicales des forceps larges, robustes. 

Longueur du corps, 3 1/4 millim. 

No» 1225, 6493. 

9. Inconnue. 

3. BOLETINA PILOSA, Sp. UOV. 

cf. Antennes robustes, bien ciliées, à articles environ deux fois 
aussi longs que larges, à peine pétioles et atteignant seulement 
l'extrémité du thorax. Premier article des antennes cupuliforme, 
le deuxième godiforme, le troisième un tiers plus long que le qua- 
trième, l'apical plus long que le préapical. Bord costal alaire peu 
prolongé après le cubitus. Nervule assistante anastomosée au 
bord costal au-dessus de l'extrémité de la cellule humérale. La 
petite nervule réunissant l'assistante à la sous-costale à peu de 
distance de l'apex de la cellule humérale. Cellule cubitale assez 
large, nervure cubitale droite. Pétiole de la fourche discoïdale 
long. Fourche posticale un peu plus allongée que la discoïdale. 

Longueur du corps, 4 1/2 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n® 2551, VI; 1381. 

9 . Antennes assez robustes et à articles près de trois fois aussi 
longs que larges. Bord costal alaire plus prolongé après le cubitus 
que chez le cf. Lamelles basales des organes génitaux rectangu- 
laires, assez larges, les apicales ovoïdes. 

Longueur du corps, 5 millim. 

Coll. D' R. Klebs, n« 17. 

4. BOLETINA FIMBRIATA, Sp. UOV. 

cf. Antennes ciliées, atteignant le premier segment de l'abdomen 
et à articles près de deux fois ou un peu plus longs que larges. 



— 165 — 



iU 



Premier article cupuliforme, le deuxième godifonne, le troisième 
un peu ou à peine plus long que le quatrième; Tapical plus long 
que le préapical. Premier et deuxième articles des palpes courts, 
le troisième plus long que le quatrième. Bord costal alaire pro- 
longé après le cubitus, Nervule assistante anastomosée au bord 
costal à peine en deçà du dessous de rextrémité de la cellule 
homérale. Nervule transversale réunissant Tassistante à ta sous- 
costale à peu de distance de l'apex de la cellule citée. Pétiole de la 
fourche dîscoïdale assez long, fourche posticale à peine plus longue 
que la discoïdale. Forceps paraissant très robustes (n** 4147). 

Longueur du corps, 3 à 3 1;'2 mil 11 m, 

N«- 77, 233, 3267, 1410, 1380, 4181, 4147. 

9- Inconnue. 

5. BOLETINA HIBTA, Sp. nOV. 

cf. Antennes ciliées à articles deux fois aussi longs que larges 
et atteignant rextrémité du thorax. Premier article cupuliforme, 
le deuxième godifomie, le troisième un peu plus long que le 
quatrième, Tapical plus long que le préapical. Premier article des 
palpes court, le deuxième un peu plus long, le troisième de la 
moitié de ta longueur du quatrième* Bord costal alaire prolongé 
après le cubitus. Nervule assistante réunie au bord costal au-dessus 
de la cellule humérale (elle paraît être quelquefois interrompue). 
Nervule transversale réunissant Tassistante à la sous-costale à peu 
de distance de Tapex de la cellule citée. Pétiole de la fourche 
discoïdale long. Fourche posticale un peu plus longue que la 
discoïdale. Organes copulateurs à forceps paraissant robustes. 

Longueur du corps, 2 miltim. 

N«>« 2424, 2MI. 

9. Antennes amincies à l'extrémité. Quatrième article des 
palpes plus de deux fois plus long que le troisième. Lamelles 
basâtes des organes génitaux rectangulaires, assez longues, les 
apicales ovoïdes* Les autres caractères comme chez le cf* 

Longueur du corps, 3 millim* 

N*« 1806, 2717. 

Vat\ : 9* Antennes à peine amincies au bout. Quatrième 
article des palpes seulement un tiers plus long que le troisième. 

Longueur du corps, 3 millim, 

N-^^ 2986, 3957, 



158 



- i66 -- 



6» BOLETINA HIRTELLA, Sp. HOV. 

cf. Antennes ciliées, alteignant rextrémité da thorax et 
à articles un pou plus loîigs que larges* Le basique cupuliforme, le 
deuxième goditoruie» le troisième un peu plus long que le 
quatrième, Tapical plus long que le préapical Palpes à premier 
article rudimentaire, le deuxième presque godiforme, le troisième 
un peu moins long que le quatrième. Bord costal alaîre pro* 
longé après le cubitus. Nervulc assistante anastomosée au bord 
coslal au-dessus de rextrémité de la cellule humérale. Nervule 
réunissant Tassistante et la sous-costale à peu de dislance de 
Tapex de la cellule précédemment citée. Base du cubitus un tiers 
plus longue que la petite nervule transversale. Pétiole de la fourche 
riiscoïdale assez long. Fourche posticale aussi longue que la 
discoïdale. Nervure axillaire atteignant la moitié de la longueur de 
la fourche posticale. Nervure anale se terminant près du bord 
postérieur de Taile, 

Longueur du corps, 3 millim* 

llusée Provincial de Koenigsberg, n^ 2599, VI; 1429, Coll. 
D^R. Klebs,m7a 

9. inconnue, 

7. BOLKTINA SUBHIBTA» Sp. DOV. 

9* Antennes ciliées, dépassant le milieu de la longueur du 
Iborax et à articles un peu plus longs que larges. Premier article 
cupuUrorme, le deuxième godiforme, le troisième à peine plus long 
que le quatrième, Tapical un peu plus long que le préapical. 
Quatrième article des palpes plus allongé que le troisième. Bord 
costal alaire prolonge après le cubitus. Nervation comme chez 
Tespèce précédente, mais la fourche posticale un peu plus longue 
que la dtsooldale. Nervure axillaire un peu plus longue que la 
nerrure anale; ces deux nervures éloignées du bord postérieur de 
Taile, Lamelles basales des organes génitaux quadrangulaires, 
asses kiiigaes; les apicales longuement ovoïdes, ciliées* 

Loiigiieur du corps, 3 millim. 

N* 1*71 

Var. : Antennes âublem^il eiliées et un peu plus grêles 
à rextrémité que ebea le type. 

UiQliMfir du eorps, i lit miUiiiL 

N»9a 



— 167 — 



tse 



Observation : Chez une 9 (altérée) les antennes sont plus 
courtes que ctiez B. subhirta et Ips lamelles apîcales disciformes. 
Par la suite, ce fossile sera peut-être démembré de cette espèce. 

Longueur du corps, 2 3/4 millim, 

JN^ 2676. 

8. BOLETINA GONSPIGUA, Sp. HOV. 

9. Antennes garnies de cils assez forts, dépassant le milieu de 
la longueur du thorax, à articles un peu plus larges que longs et 
sub-péliolés. Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, 
le troisième cylindrique et un peu plus long que le quatrième; 
Tapicai conique est plus allongé que le préapîcal. Troisième article 
des palpes un peu plus long que le quatrième. Nervation alaire 
comme chez respèce précédente, mais la fourche posticale à peine 
plus longue que la discoïdale* Nervure axillaire faiblement tracée, 
Tan aie n'atteignant pas le bord postérieur de Faite, Lamelles 
basales des organes génitaux rectangulaires, assez allongées; les 
apicales ovoïdes, ciliées. 

Longueur du corps, 2 3/4 millim. 

N« 123. 

Observation : Cette espèce se distingue immédiatement des 
Boletina hîrta, hirtella et subhirta, 

cf * Inconnu. 

9. BOLETINA SEHRATA, Sp. nOV. 

9» Antennes fortement ciliées et à articles distinctement plus 
larges que longs; le basique cupuliforme, le deuxième godiforme, 
le troisième aussi long que le quatrième; Tapical paraissant plus 
long que le préapical. Troisième article des palpes un peu plus 
court que le quatrième. Nervation alaire comme chez Tespèce 
préctidente. Lamelles basales des organes génitaux assez longues 
et assez larges; les apicales ovoïdes, ciliées. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

Musée Provincial de Koenîgsberg, n^ 2454^ VI; 1284. 

C?. Inconnu. 



m 



- 168 — 



10* Genre IHanepsiaf Loew (Meunier)* 

AtT, Bolelina, Winn. 
AIT. NeourlâiihyropLera, Oslen-Sacken (Glaphyroptera, Wtnn.). 

Par les caractères aliaires, les fossiles de ce genre paraissent 
devoir être rangés entre les Bolelina et les Neoglaphyroptera, 
Contrairement à Topinion de feu le D^ H» Loew, je ne puis admettre 
leur parente avec les Leia (sensu Winn*)» le rameau supérieur de 
lu fourclie discoîdale irétanl jamais eflacé comme c est toujours le 
cas chei les vrais Leia. Les fossiles intermédiaires entre les Boletina 
et les Kv< ' ' roptera n*ont pas encore été observés dans le 
succin» Lr nsia ont le cubitus comme chez les Boletina, ils se 

rapprochent des Neoglaphyroptera par les caractères de la nervule 
assistante et de sa petite transversale. 

L uiANsrsiA Hi^Ai Loew (Meim.). 

cf « Anlemies ciHées, un peu plus longues que la tête et le thorax 
réunis e( i arlieies un tiers plus longs que larges. Premier article 
cupuUforme» le deuxième godifbnne et orné à Tapex d*un oa de 
quelques loncsdiâ» le troisièBseuiipeii plus long que le quatrième, 
rapicAl un peu plus attonié quels pcéapîcal. Palpes assez eoorts i 
le prettiter ariide rudimentaire, le deu^ème plus saSIanU le tioi* 
sMHia on pin |Aia Iwf qne fe pttejdeiiV te qua^^ 
un pm plus hma «pue te traisiëiiie (u* 1S87V Boid eostal alaire 
disliKlssieiit prokocé aptes le cubitus. Nemite asastante et sa 

s au bocd costal aa-éessas du miHeii 

îdedeoz 

qoe la petite trausTerale. Celhde cnfaftate laife. 

ill"4tihtete laisSiiSOii péfiote knc; te p o sti ea te h 

pw «M k «seafelile.Nefft«csai9rire et aiafe 

àà bo(4p«tériew de TaSe cl «raran «f^ilei 

1111 iiyJiliMii ifriimii inlutin 

X» nt. tur. nsft. 9m issT. t9oe< tm. SS71 odb. iK iuadis. 

à 



— 169 - 



188 



petites, disciformes, ciliées. Les autres caractères comme chez 

le cf. 

Longueur du corps, 2 1/2 inillim. 

N-« 3532, 821, 2595, 3036, 217L 

Vai\ ; cf * Anleones n'atteignant pas l'extrémité du thorax. 

Longueur du corps, 2 à 2 1/2 niilïim. 

No^ 228, 3108, J094, 3884, 2163. 

Vaf\ : 9 . Antennes dépassant le milieu du thorax. 

Longueur du corps, 2 1/4 à 2 1/2 niillim. 

N^« 74, 2445, 3768, 3662, 906, 1847, 3418. 

Observation :L^ 9 ^^ cette espèce se distingue imniédialement 
par la petitesse de la lamelle apicale des organes génitaux. 



IL Genre Proneoglaphyropiera, gen» nov, 

L PRONEOGLAPHTRDPTEHA EOGENUU, Sp. UOV. 

cf. Antennes faiblement ciliées, atteignant les premiers segments 
de l'abdomen et à articles près de trois fois aussi longs que larges. 
Le basique cupuliforme, le deuxième godiforme et pourvu de longs 
cils à Tapex, le troisième distinctement plus long que le quatrième, 
Fapical plus allongé que le préapîcal. Bord costal longuement 
prolongé après le cubitus. Nervure assistante réunie au bord costal 
au delà du dessus du milieu de la cellule humérale. Nervule trans- 
versale réLmissant l'assistante à la sous-costale se trouvant en deçà 
du milieu de la cellule citée qui est très longue et assez étroite. 
Base du cubitus trois fois plus longue que la nervule transversale. 
Cellule cubitale large. Fourche discoïdale à pétiole assez long, la 
posticale commençant au delà du dessous du milieu de la cellule 
humérale. Forceps bidentés à rextrémité. 

Longueur du corps» 2 1/2 millim. 

N<*4090. 

9. Antennes à peine aussi longues que la tête et le thorax 
réunis et à articles deux fois aussi longs que larges. Lamelles 
apicales des organes génitaux ovoïdes, ciliées, assez larges. Les 
autres caractères comme chez le cf. 

Longueur du corps» 3 millim. 

Coll. D^ R. Klebs, n-^ 89, 



12. Genre Neo^laphyroptera (*), Oslen-Sacken. 

(Glaphyroptera, Winn.) 

1* NEOGLAPHYROPTERA G0RVIPETIOLATA, Sp* DOV* 

9 . Antennes à articles deux fois aussi longs que larges et attei* 
gnant rextrémité du thorax. Palpes à deuxième article saîllanl» le 
troisième de plus fort diamètre, mais moins long que le quatrième. 
La partie inférieure de la tête est ornée de cils très distincts. Pre- 
mier article des antennes cupuliforme, le deuxième godiforme, ces 
deux articles courlement mais assez densément ciliés; le troisième 
un peu plus long que le quatrième, Tapical un peu plus long que le 
préapical. Bord costal alaire bien distinctement prolongé après le 
cubitus, Nervule assistante (allérée par la fossilisation) se trouvant 
vraisemblablement à la même place que chez les Neoglaphyrop- 
tera de la faune actuelle. Base du cubitus quatre fois aussi longue 
que la petite transversale. Cellule cubitale étroite, longue, sinueuse. 
Fourche discoïdale à pétiole court, son rameau supérieur courbé ; 
la posticale paraissant commencée bien en deçà du dessous de la 
cellule humérale qui est longue. La lamelle apicale des organes 
génitaux semble assez disciforme. 

Longueur du corps, 3 1/2 mil!im« 

N* 1695. 

cf. Inconnu. 

i. HEOGLAPHTROPTERA LONGIPETIOLATA, 5p. DOV. 

Antennes faiblement ciliées, n'atteignant pas Textrémîté du 
thorax et à articles un peu plus longs que larges. Le basique cupu* 
lifonne, le deuxième gôdifomie et orné de quelques cils à Tapex^ 
le troisième un peu plus long que le quatrième, Tapical un peu plus 
loog que le preapical Bord costal alaire non prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante et sa transversale comme chezN. eurvî-> 
peltotata. Cellule humérale longue, assez étroite. Base de la ner- 
vure cubitale six fois plus longue que la petite transversale* 



C) C« &om a iMê proposé par rémiiient dipCéhste d^Hddelbêif . le genre 
, WiML ajmiil été donné anlérieiiraiieat par Oswald Heer à aa 



— 171 — 



160 



P 



Fourche discoïdale à poliole long, la posUcale commençant en deçà 
du dessous de la cellule huniérale. (Sexe indéterminable.) 

Longueur du corps, 2 1/2 à 3 3/4 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n-^ 124, VI; 24, 1649, VI; 479, 
2482, VI; 1312. 

N°« 5967, 5222, 635. 

3. NEOGLAPHYROPTERA CRASSIPALPIS, Sp. nOV. 

9 . Antennes très robustes et atteignant le milieu de la longueur 
du thorax. Le premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, 
saillant ; ces deux articles ornés de quelques cils très appréciables; 
le troisième article plus long que le quatrième, les suivants un 
peu plus longs que larges; Tapical assez ovoïde et plus allongé 
que le préapical. Palpes très robustes, le deuxième articte plus 
court que le troisième, le quatrième plus long que le précédent. 
Bord costal alaire non prolongé après le cubitus* Cellule humérale 
longue, étroite. Base de la nervure cubitale environ cinq fois plus 
longue que la petite transversale. Fourche discoïdale à pétiole 
long, la posticale peu distincte. Lamelles apicales? des organes 
génitaux paraissant longuement ovoïdes, grandes. 

Longueur du corps, 5 millira. 

N*»6693. 

cf. Inconnu. 

Observation : Par la morphologie des palpes, cette espèce se 
dislingue immédiatement des Neoglaphyroptera curvi- et longipe- 
tiolala. 

4. NEOGLAPHYROPTERA LONGIPALPIS (*), Sp. nov. 

Ç. Antennes assez robustes et n'atteignant pas rextrémité du 
thorax, les deux articles basiques saillants et ornés à Tapex de 
quelques cils, le troisième à peine plus long que le quatrième, les 
suivants un peu plus longs que larges, cylindriques, sessiles; 
rapical un tiers plus long que le préapical. Palpes très allongés, 
ciliés, le deuxième article dilaté, le troisième un peu plus long que 
le précédent, le quatrième environ trois fois aussi long que le troi- 



(*) Ce Myceioptiiîittae ne figure pas datts le Lableau parce qu'il m'a été envoyé 
après le groupement des espèces de ce genre. 



161 



— m — 



sième. Bord costal alaire non prolongé après le cubitus* Cellale 
humérale longue, étroite. Base de la nervure cubitale plus de trois 
fols aussi longue que la petite transversale. Fourche discoîdale à 
pétiole long. Rameau supérieur de la fourche postîcale partant 
assez loin de la base de l'aile et non réuni au rameau inférieur. ' 
Tibias postérieurs ornés alternativement d'assez longs et de cils 
assez robustes. Lamelles apicales des organes génitaux grandes. 

Longueur do corps, 5 millini. 

Coll. D^R, Klebs, nM32. 

Observation : A part de légères variations morphologiques, le 
dessin fig. 21 de la pi. XII s'applique aussi au N. crassipalpis^ loti- 
gipeliolata et eurvipetiolata. 

Genre Acfmniaf Winn. 

J*ai observé un M> celophilidae (trop altéré pour le décrire) i 
la nervation est semblable à celle des espèces paléarctiques de 
genre (A. nilidicollis, Meig. amoena et longipes, Winn.). 

Longueur du corps, 3 millîm. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n<* 1333, VI; 163 (*). 

13. Genre Paioeodoeosia, gen. nov. 

1. PALAEODOCOSIÂ BRACHTPeZOÎDES, Sp. UOV. 

Q. Antennes diminuant de diamètre du milieu à Tapex, ciliées 
à articles un peu péliotés et dépassant l'extrémité du thorax. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième, les articles suivants près de deux fois 
ou deux fois, ceux du milieu et de Tapex trois fois aussi longs 
que larges; Tapical assez grêle et distinctement plus long que le 
préapieaL Les trois premiers article des palpes saillants, courts, 
le quatrième plus loôg et plus grêle que les articles deux et trois 
pris ensemble. Bord costal alaire prolongé après le cubitus. Ner- 
Tuk assislaDie anastomosée à la sous-costale au delà du milieu 
de k œlliile bmiiéiale qui est loogoe et asses larige. Base de la 
Benmre cubitale deux fois plus longue que la petite transversale. 



^*f Vcu.' d^^âski k soppknieiU, p. I9k 



— 173 — 



162 



Cellule cubitale droite, assez large. Fourche discoîdale à pétiole 
très court, la posticale commeoçanl bien en deçà du dessous de 
rextrémité de la cellule humérale. Les articles 2 à 5 des tarses 
antérieurs fortement dilatés. Lamelles basâtes des organes géni- 
taux assez longues, rectangulaires, les apicales extraordinairement 
petites, assez arrondies, ciliées. 

Longueur du corps, 4 à 5 millini. 

N«^ 198, 1713, 2168. 

cf. Inconnu. 

Ohservaihn : Par la forme du cubitus et de la fourche posticale 
ce fossile a de raftînilé avec les espèces du genre Brachycampta, 
Winn. 



h 



* 



14. Genre Docosia, Winn. 

L DOCOSlA PETÏOLATA, Sp. nOV, 

cf. Antennes ciliées et atteignant les premiers segments de 
rabdomeo, à articles de la base environ deux fois, ceux du milieu 
deux fois et ceux de Textrémité plus de deux fois aussi longs que 
larges. Premier article cupuli forme, le deuxième godl forme, le 
troisième plus court que le quatrième, Tapical plus long que le 
préapicaU Bord costal alaire assez longuement prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante anastomosée à la sous-costale au-dessus 
du milieu de la cellule humérale. Base de la nervure cubitale cinq 
fois plus longue que la petite transversale, l^étiole de la fourche 
discoîdale assez court; fourches discoîdale et posticale d'égale 
longueur. Parties apicales des forceps robustes. Extrémité abdo- 
minale deiïsément ciliée. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

Musée Provincial de Koenigsfaerg, n*" 4510, VI; 2537. 

9. Antennes seulement aussi longues que la tête et le thorax 
réunis, à articles ciliés, un peu pétioles et près de deux fois aussi 
longs que larges. Palpes à deuxième article court, assez saillant; 
le troisième plus long que le précédent, le quatrième plus grêle et 
visiblement plus long que le troisième. Tarses antérieurs assez 
robustes. Les caractères alaires semblables au cf .Organes génitaux 
paraissant appartenir au sexe cité. 

Longueur du corps, 2 1/2 millim. 

N^ 3265. 

XXVIIL 11 



463 



— 174 — 



Observation : De nouveaux matériaux de comparaison permet- 
troïit de donner une plus minutieuse diagnose de cette espèce, 

2. DOOOSIÂ YARJA, Sp. DOV. 

cT? Antennes ciliées, robustes, atteignant Textréniité du thorax 
et à articles un tiers plus longs que larges. Premier article cupu- 
tiforme, le deuxième godiforrae, le troisième plus court que le 
quatrième; l'apical distinctement plus long que le préapical. 
Partie inférieure de la face bien ciliée. Palpes à deuxième article 
saillant, le troisième plus long que le précédent, le quatrième 
visiblement plus long que le troisième. Caractères olairos comme 
chez Docosia petiolata. Extrémité abdominale densément cilié 
Tibias antérieurs plus courts que les fémurs, métatarses ausst^ 
longs que les articles 2 à 5 réunis. 

Longueur du corps, 4 millim. 

N« 126. 

9. Antennes n'atteignant pas rextréraité du thorax. Troisième 
et quatrième articles des antennes d'égale longueur. Les autres 
caractères comme chez l'autre sexe. 

Longueur du corps, 3 à 3 l;2 millim. 

N-^ 4032, 1522, 

Va$\ 1 : Q, Métatarses antérieurs assez longs. 

Longueur du corps, 3 1/2 millim* 

N<» 1236. 

Var, 2 : cf. Métatarses antérieurs assez courts. Les aniennc 
et les autres caractères comme chez le type. 

LûQgneur du corps, 2 miUim. 

9* Ciouune le cf. 
Longueur du corps, 2 millim. 

l'ar. ^ : 9* Antennes un peu amincies à rextrémilé. 
Loogueiir du coq>s, 1 3;'4 millim. 
N*I06S. 

3, OOOOSIA SOBTIUS, Sp. IK>T. 

9. ADtennes cifiées, à articles Tisiblement plus larges que 
loi^ el aUasnaiii k milieu du thorax. Premier article cupuli- 



— 175 — 



164 



orme, le deuxième godiforme, ces deux articles plus saillants et 
plus longs que chacun des suivants; le troisième aussi long que le 
quatrième, l^apical plus long que le préapical. Bord costal alaîre 
longuement prolongé après le cubitus. Base de la nervure cubitale 
quatre fois aussi longue que la petite transversale. 
Longueur du corps, 2 miilim, 

IN- 475. 



15. Genre Allodia, Winn. 

1. ALLODIA FUNGIGOLA, Sp. UOV. 

cf. Antennes ciliées, atteignant les deux premiers segments de 



Tabdomen et à arlicles plus de deux fois aussi longs que larges. 
Premier article eu puli forme, le deuxième godi forme, le troisième 
paraissant un peu plus long que le quatrième, Tapical distincte- 
ment plus long que le préapical. Bord costal alaire non prolongé 
après le cubitus. Nervule assistante anastomosée à la nervure 
sous-costale près de la base de laile. Base de la nervure cubitale 
Irois fois plus longue que la petite transversale. Pétiole de la 
fourche discoîdale assez court; fourche poslicale un peu plus 
longue que la discoîdale. Nervure axillaîre atteignant le milieu du 
rameau inférieur de la fourche posticale. Nervure anale non pro- 
longée jusqu'au bord postérieur de Taile. Organes coputateurs 
paraissant robustes. 

Longueur du corps, 5 miilim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n** 13, VI ; 5. 

9. Inconnue. 

2, ALLODIA SUGCINEA, Sp. HOV. 

Q . Antennes faiblement ciliées, aussi longues que la tête et le 
thorax réunis et à articles un tiers plus longs que larges. Le 
basique cupuli forme, le deuxième godi forme, le troisième un peu 
plus long que le quatrième; Tapical à peine plus long que le 
préapical. Thorax fortement gibbeux. Nervule assistante à peine 
Indiquée. Base de la nervure cubitale plus de deux fois aussi 
longue que la petite transversale. Pétiole de la fourche discoîdale 
court* Les articles 2 à 4 des tanses antérieurs distinctement 



16S 



— 176 — 



dilatés; le métatarse et le cinquième article simples. Les autres 
caractères comme chez A. fungicola. 

Longueur du corps, 2 1/4 miltim, 

N* 106. 

cf. Inconnu» 

3. ALLÛDIÂ SEPÂRATA, Sp, nOT. 

cf. Antennes ciliées, atteignant l'extrémité du thorax et a 
articles un peu plus longs que larges. Le basique cupuliforme, !e 
deuxième godiCorme et orné do quelques cils à Tapex, le troisième 
distinctement plus long que le quatrième, Tapical plus allongé 
que le préapical. Thorax rortemenl gibbeux. Bord costal alaire 
fortement prolongé après le cubitus. Nervule assistante à peine 
indiquée. Base de la nervure cubitale deux fois aussi long^ue que 
la petite transversale. Les autres caractères alaires comme chez 
respèce précédente. Tarses simples» Abdomen grêle. Parties 
basales des forceps larges, courtes; les apicales styliformes; 1^ 
côtés assez longuement ciliés. 

Longueur du corps, 2 1/4 millim. 

Musée Provincial de Koenigsberg, n*» 2337, VI; 1167, 

Ç. Antennes ciliées, amincies du milieu à rexti'émité, attei- 
gnant Tapex du thorax, à articles de la base aussi longs que larges 
et ceux du bout un peu plus longs que larges. Premier article 
cupuliforme, le deuxième godiforme, saillant et cilié à Tapex, le 
troisième un peu plus que le quatrième; Papical distinctement 
plus long que le préapical. Thorax fortement gibbeux. Base de la 
nervure cubitale trois fois aussi longue que la petite transversale. 
Les autres caractères alaires comme chez le cf. Tous les tarses 
régulièrement dilatés. Lamelles apicales des organes génitaux 
ovoïdes, assez longues, ciliées. 

Longueur du corps, 3 millim. 

4. ALLODIA BREVICOKNIS, Sp. DOY. 

9. Antennes n'atteignant pas le milieu du thorax, ciliées, a 
articles serrés et visiblement plus larges que longs. Le basique 
cupuliforme, le deuxième godiforme, ces deux articles ciliés à 
Tapex; les troisième et quatrième d'égale longueur. Les articles 
diminuent sensiblement de diamètre du milieu à Textrémité, Bord 




costal alaire non prolongé après le cubitus. Nervule assistante 
anastomosée à la soys-costale à peu de distance de la base de 
Taile. Base de la nervure cubitale plus de deux fois aussi longue 
que la petite nervule transversale. Cellule cubitale longue, assez 
étroite. Fourche posticale à peine plus courte que la discoïdale. 
Nervure axillaire se terminant à quelque distance de la base de la 
I fourche posticale. Nervure anale bien distincte» mais n'attei^ant 
pas le bord postérieur de l'aile. Tous les articles tarsaux simples. 
Lamelles basâtes des organes génitaux assez larges, courtes; les 
apicales rudimentaires et comme enchâssées dans les lamelles 
basâtes qui sont ciliées (n° 57rî), 

Longueur du corps, 2 1/4 à 4 niillim. 

N«' 573, 131, 2092, 3114, 1296. 

cf. Inconnu, 

Observation : Par la forme en fuseau des antennes celte espèce 
se rapproche de Allodia crassicoruis, Stânnius, Winn. {loc, cit, 
_ p. 828). 

^K 16. Genre Brachyeampta, Winn. 

^^^H 1* BRÀCHYCAMFTÂ EXTINCTÂ, Sp. DOV. 

^^^^cf . Anleones ciliées, atteignant l*apex du thorax et à articles 
^H plus de deux fois aussi longs que larges. Le premier cupuliforme, 
^P le deuxième godiforme, le troisième à peine plus long que le qua- 
trième; Taptcal un peu plus long que le préapical. Palpes à 
deuxième article court, saillant, le troisième un peu plus long et 
plus grêle que le précédent, le quatrième mince et assez allongé. 
Thorax fortement gibbeux. Bord costal alaire à peine prolongé 
après le cubitus, Nervule assistante anastomosée à la sous-costale 
à la base de raile. Base de la nervure cubitale trois fois plus large 
que la petite transversale. Pétiole de la fourche discoïdale assez 
court. Fourche posticale commençant bien en deçà de l'extrémité 
de la cellule humérale qui est allongée. Nervure axillaire se ter- 
minant vers le milieu du rameau inférieur de la fourche posticale. 
Tarses antérieurs longs, simples, les postérieurs dilatés. Organes 
copulateurs densément ciliés extérieurement. 
Longueur du corps, 3 1/4 millim. 
No* 2014, f 19. 
9- Inconnue. 



m 




noT. 



% BRAGKYCAMPTA ANTIQUA, Sp, 

cf. Antennes faiblement ciliées, dépassant Fapex du thorax d 
à articles un tiers plus longs que larges. Le premier cupuliformet 
le deuxième godiforme et cilié à Tapex, le troisième distinctemeol 
plus long que le quatrième; rapical plus long que le préapidL 
Thorax fortement gibbeux. Nervule assistante à peine indiquée. 
Les autres caractères comme chez Brachycarapta exsiincta. 

Longueur du corps, 2 1/4 à 2 1/2 mîllim. 

N^ 3788, 357a 

9. Inconnue. 

3. BRACHTCAMPTA PHOCERA, Sp. nOV. 

<f î Ajîtennes atteignant rextrémilé du thorax, le Iroisième 
article un peu plus long que le quatrième. Organes copuiateurs 
robustes, ciliés. 

Longueur du corps, 2 mitlim. 

N« 4077, 1459,877, 



Ç. Inconnue* 



EK)?. 



4. BRAcJncAiirTA TonsrrosA* sp 
cf. Antennes dépassant le milieu de la longueur du th 






Ëublemeni ciliées, à articles de la base et du milieu plus larges 
qiie bugs, ceux de Kapex (trois derniers) en?iron aussi longs que 
larges ou un peu plus longs que larges. Preoiier article cupuli- 
forme, le deuxièiiie godiforme, ces deux articles saillants^ ciliés, 
le troisièiiie disiÈnctenient phis loQg que le qoatrièaie, Tapical 
plos loof que le préapical. Deoxîèsiie artide des palpes court, 
mais saillant, le troisième plus dilaté, mais Ti^btenient plus court 
que le qoilrièiiie qui esl assex gràe. Base de la nemire cubitale 
trob ftib aussi loogm qoe la petite nervule tnosiernle. Organes 
eopnlateurs paraissant robustes. Les autres caractères comme 
l^sDèfie nfécédenteL 

* on COPpS, V BUiBDI, 

Pronnàal d« Koenpbetf, a* M97, VI; 1317 (altérê). 
9. 



-- 179 — 



168 



17. Genre Paîaeotrîchontaf nov. gen, 

1. PALAEOTHICHONTA BRACHyCAMPTITKS, Sp» nOV* 

Ç. Antennes atteignant rextrémité du thorax, à articles 
robustes un peu pétioles et diminuant de diamètre du milieu à 
l'apox (les articles de la base un peu plus longs que larges, ceux 
du milieu et ceux de rextrémité deux fois aussi longs que larges). 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
plus long que le quatrième. Troisième article des palpes saillant, 
le quatrième robuste, mais seulement un tiers plus long que le 
précédent. Thorax assez gibbeux. Bord costal un peu prolongé 
après le cubitus, Nervole assistante anastomosée à la sous-costale 
au delà du milieu de la cellule humérale qui est longue, large. 
Base du cubitus {formant un angle droit avec la nervure cubitale) 
plus longue que la petite transversale qui est oblique. Cellule 
cubitale longue, assez large. Fourche discoïdale à pétiole très 
court, la posticale commençant en dessous du milieu de la cellule 
humérale. Pattes robustes, les tibias et les articles tarsaux forte- 
ment ciliés. Lamelles basâtes des organes génitaux rectangulaires, 
les apicales petites, assez arrondies, ciliées. 

Longueur du corps^ 5 millim. 

N«- 4238, 5890. 

cf. Inconnu. 



18. Genre Trichonta, Wînn. 



L 

^^^^ L TBICHONTA BRACHTCAMPTOÏÛES, Sp. UOV. 

^m ^Ç. Antennes ciliées, atteignant Textrémité du thorax, à articles 
^ un peu pétioles et deux fois aussi longs que larges; le premier 
cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième distinctement 
plus long qtte le quatrième; Tapical plus long que le préapîcal. 
Palpes assez longs, les deuxième et troisième articles environ 
égaux entre eux, le quatrième plus long, mais seulement plus 
grêle que les deux précédents. Bord costal alaire un peu prolongé 
après le cubitus* Nervule assistante anastomosée à la sous-costale 
en deçà du dessous du milieu de la cellule humérale qui est assez 
longue, large. Base delà nervure cubitale deux fois aussi longue 
que la petite transversale. Pétiole de la fourche discoïdale court. 



m 



— 180 — 




Fourche posticale commençant en dessous de Vextrémité de la cel- 
lule humérale. Nervures axillaire et anale n'atteignant pas le bord 
postérieur de Faile. Lamelles basales des organes génitaux parais- 
sant être assez allongées, les apicales petites, arrondies. Tibias 
antérieurs un peu dilatés à rexlrémilé. Articles larsaux deux et 
trois fois, qualre et cinq, respectivement très dilatés et dilatés. 

Longueur du corps, 3 niillini. 

N« 582. 

cf. Inconnu. 

2. TEICHONTA CRASSIPES, Sp. nOV. 

9. Antennes ciliées, assez robustes, peu pétîolées, atteignant 
Textrémité du thorax et à articles un tiers plus longs que larges. 
Le premier cupuliforme, le deuxième godilornie, le troisième un 
peu plus long que le quatrième; Tapical plus long que le préa- 
picaL Bord costal alaire non prolongé après le cubitus. Nervule 
assistante anastomosée à la soos-costale au delà du dessus du 
milieu de la cellule humérale qui est assez longue, mais moins 
large que chez Trichonta brachycamptoïdes avec qui cette espèce 
a plusieurs traits de ressemblance. Pétiole de la fourche discoi- 
dale court. Lamelles basales des organes génitaux assez allongées, 
les apicales ovoïdes ciliées. Les autres caraclères comme chez 
T. brachycamptoïdes. 

Longueur du corps, 3 millira. 

N-« 839, 4389. 

<J. Inconnu. 

Observation : Par la suite, les T. brachycamptoïdes et crassipes 
ne formeront peut-être qu'une seule espèce. La forme des articles 
tarsaux est la même que chez ces deux Mycetophilinae. Us se di 
tinguent l'un de l'autre par la longueur des articles antennaires 
par la morphologie de Tappareil génital. 




19. Genre Phronia^ Winn. 

1, PHRONIA ClLUTà, Sp. nOV. 

9. Antennes faiblement ciliées, peu robustes, atteignant^ 
rexlrémilé du thorax, à articles sessiles et près de deux fois aua 
longs que larges. Le premier cupuliforme^ le deuxième godifori 





— 18i — 



et orné à Tapex d'un long cil; ces deux articles distincts; le 
troisième distinetement plus long que le quatrième; Fapical plus 
allongé que le préapîcal Deuxième et troisième articles des palpes 
saillants; le troisième un peu plus long que le deuxième article, 
le quatrième plus grêle mais plus long que le troisième* Thorax 
fortement gibbeux. Bord costal alairc non prolongé après le 
cubitus. Nervule assistante indistincte (elle est à peine indiquée 
chez les Phronia de la faune actuelle). Base de la nervure cubitale 
plus de deux fois plus longue que la petite transversale. Cellule 
humérale longue, assez large. Pétiole de la fourche discoïdale 
assez court. Fourche posticale commençant bien au delà du 
dessous de la base de la fourche discoïdale. La morphologie des 
pattes antérieures caractérise bien cette espèce. Tibias plus longs 
que les fémurs, les épines longues. Tarses simples; métatarses 

I aussi longs que les tibias, le troisième article plus long que le 
quatrième, le cinquième le plus petit de tous. Ongles petits. 
Longueur du corps, 4 millim. 
N° 1603. 
cf. Inconnu. 



N 



20, Genre Palaeoepictfpta^ gen, nov. 

L PALAEOEPICYPTA LONGICÎALGAR Sp. nCïV, 

9 . Antennes ciliées, atteignant Textrémité du thorax, à articles 
sessiles et près de deux fois aussi longs que larges. Le premier 
article cupuliforme, le deuxième godiforme; ces deux articles très 
saillants et ornés de quelques cils assez longs, le troisième 
distinctement plus long que le quRtriènie, l'apical un tiers plus 
long que le préapical. Palpes longs : le deuxième article le plus 
saillant, le troisième moins gros mais plus long que le précédent» 
le quatrième assez robuste et un tiers plus long que les arlicles 
deux et trois réunis. Thorax gibbeux, large et orné de cils très 
appréciables. Bord costal alaire non prolongé après le cubitus. 
Cellule humérale longue, assez large. Base du cubitus quatre 
fois plus longue que la petite transversale (chez les Epicypta 
actuels, elle est seulement deux fois aussi longue que cette ner- 
vure). Cellule cubitale longue, étroite et un peu plus courbée à 
Tapex que chez les Epicypta. Fourche discoïdale à pétiole court, 



171 



~- \m — 



la postîcale à peine plus longue que la discoTdale. Nervure anale 
aussi marquée que chez les Epicypta et par conséquent peu 
éloignée du bord postérieur de Taite. Hanches antérieures ornées 
de longs cils. Épines des tibias antérieurs, médians et postérieurs 
respectivement longues et extraordinairement longues. Tibias à 
deux rangées d'épioes. Métatarses très longs. Articles tarsaux 
longs à toutes les paires de pattes. Lamelles apicales des organes 
génitaux longuement ovoïdes, ciliées» 

Longueur du corps, 7 niiliioi. 

N°2821. 

cf. Inconnu. 

Obsermiion rCes diptères paraissent être très rares dans rambre_ 
de la Baltique. 



21. Genre Mtfcothera, Wion. 

1. MYGOTHERA CORDYLIFORMÏS, Sp. OOV. 

9- Antennes ciliées, atteignant à peine le milieu de la longueur 
du thorax et composées d'articles subsessiles et distinctement 
plus larges que longs. Le premier copoliforme, le deuxième godi- 
forme; ces deux articles ciliés; Tapical conique et plus long que le 
prëapical. Palpes assez courts, les deuxième et troisième articles 
saillants, le quatrième paraissant un peu plus long que les deux 
précédents réunis. Nervation voisine des Mycothera actuels. Ces 
fossiles diffèrent de ces diptères par les caractères suivants : cubi- 
tus un peu plus étroit, base de la nervure cubitale plus longue et 
pétiole de la fourche discoîdale plus appréciable. Chez un des îndivi^ 
dus observés la branche inférieure de la fourche discoîdale n'atteint 
pas le bord apical de Faite. Épines des tibias longues. Lamelles api- 
cales des organes génitaux paraissant petites et el ellipsoïdales* 

Longueur du corps, 2 1/2 à 4 millim. 

N*^^ 41, 1637,2391, 1698, 3116, 2950, 2149,6314, 6131. 

cf. Inconnu. 

2. MTCOTH£RÂ ÂGILIS, Sp. ÛOY* 

Antennes n'atteignant pas le milieu du thorax, à articles petits, 
serrés, plus larges que longs. Les articles de la base peu distincts, 
Tapical un peu plus long que le préapical. Caractères ala ires 



— 183 — 



ns 



voisins des Mycothera, mais la fourche poslicale très petite (sexe 
indistinct). 

Longueur du corps, 1 3/4 mîllim, 

N« 45216. 

Observation : Par le caractère de la seconde fourche alaire ce 
fossile se rapproche du genre Coelosia Winn. Il en diffère par les 
antennes à faciès rappelant celui des Mycothera, Il s'éloigne des 
Cordyla Winn. par la fourche poslicale comniençanl au delà et 
non en deçà de la base de la fourche dîscoïdale. 

22» Genre Dynatosoma, Winn» 

1. DYNATOSOMA GRASSIGORNIS Sp. HOT. 

9- Antennes robustes diminuant de diamètre vers l'apex, 
n'atteignant pas le milieu du thorax, à articles plus larges que 
longs et subsessiles. Le premier cupuli forme, le deuxième godi- 
forrae; ces deux articles saillants et bien distinctement ciliés; le 
troisième à peine plus long que le quatrième, i'apical paraissant 
être envkoo aussi long que le préapicaL Bord costal alaire non 
prolongé après le cubitus. Nervute assistante anastomosée à la 
sous-costale à peu de distance de la base de Taile. Les autres 
caractères comme chez les Dynalosoma actuels à l'exception du 
pétiole de la fourche discoïdale qui est plus long. Hanches anté- 
rieures ciliées, féjiiurs assez dilatés. Épines des tibias longues. On 
ne peut apprécier si les tibias ont deux ou trois rangées d'épines. 
Lamelles apicales des organes génitaux paraissant petites, 

Longueur du corps, 3 millim. 

cf. Inconnu. 

Observation générale : Je n*ai pas trouvé dans l'ambre le vrai 
genre Mycetophila Winn. 

Su p p 1 é me n^ 



1* CEROPLATUS MAJOH, Sp. UOV. 

cf ? Antennes très robustes, de seize articles et atteignant le 
milieu de la longueur du thorax. Premier article cupuli forme, le 



178 — 184 — 

deuxième godiforme, les suivants deux fois aussi larges que longs, 
ceux de Textrémité environ aussi longs que larges, Tapical 
conique est plus long que le préapical. Palpes robustes, le premier 
article court, les deuxième et troisième dilatés et environ égaux 
entre eux, le quatrième plus court que les deux précédents réunis. 
Bord costal alaire prolongé au delà du cubitus. Crochets tarsaux 
petits, unidentés. 

Longueur du corps, 6 millim. 

Coll. D'R. Klebs,n<»72. 

9. Inconnue. 

2. PALACOEMPALU GTUNDRIGA, Sp. nOV. 

9* Antennes atteignant le premier segment de l'abdomen. 
Premier article cupuliforme, le deuxième godiforme, le troisième 
un i>eu plus long que le quatrième; tous les articles cylindriques, 
deux fois et demi plus longs que larges et environ de même 
diamètre de la base à l'extrémité; ceux de la base sessiles et ceux 
de Tapex à peine pétioles. Dernier article des palpes très long. 
Ailes comme Palaeoempalia succini, mais la fourche posticale plus 
rapprochée de la base de Taile. Lamelles apicales des organes 
génitaux grandes, ovoïdes. 

Longueur du corps, 4 34 millim. 

.V 76S3^ 

o''» Inconnu. 

Ohstrt\MoH : Par la longueur des articles des antennes ce 
Sciophilinae se sépare immédiatement du P. succini, sp. dot. 

3. AZANA RARISSIMA, Sp. nOT. 

Anteiuies assez robustes, aussi longues que le thorax et à 
articles un peu plus largos que longs. Premier article cupuliforme, 
le deuxième godiforme et oilie à l'apex, le trolsièine un peu phis 
loog que le quatrième: l apical un peu plus long que le prèapicaL 
Tho«x un peu gibN?ux. Ailes à quatre nervures longitudinales 
d\>ût la première et la deuxième sont remues ectr? eues par une 
petite nervu.e trun^Tersale. Lassistante à pein-e visible. la trans- 
versale de «i base de Taile b;ei; distincte. Xecvu:^ c^sc^dle assez 
loG^ueutent prvîccgee après le cubîrws qui es: ass^s ekic^ae dn 
bccvî pc^erjecT aLare. Feuiurs ec ùbîas asseï d-aie?^ v.trs ienieis 



— 185 — 



174 



garnis d'épines très appréciables* Tarses grêles, bien ciliés (sexe 
indistinct). 
Longueur du corps, 2 millini, 

4. AGNEMIA BOLSIUSI, Sp. ttOT. 

9 . Antennes n'atteignant pas rextrëmité du thorax et à arlîdes 
un peu plus longs que larges et dinVinuaot de diamètre de la base 
àrextrénrité. Premier article cupuliforme^le deuxième godiforme 
et cilié à lapex ; le troisième à peine plus long que le quatrième ; 
Tapical un peu plus allongé que le préapical. Vertex et Ihorax 
garnis de longs cils. Nervure costale prolongée après le cubitus. 
Nervule assistante anastomosée au bord costal alaire bien au delà 
de Textrémité de la cellule humérale et sa petite transversale 
avant Tapex de la cellule citée qui est peu allongée. Pétiole de la 
fourche discoîdale court* Pas de fourche posticale, la cinquième 
nervure longitudinale est seule visible. Tibias plus longs que les 
fémurs et garnis d'une rangée de cils raides. Épines des tibias 
assez fortes. Lamelles basâtes des organes génitaux rectangu- 
laires, longues, les apicales petites, arrondies, ciliées. 

Longueur du corps, 2 raillim. 

N«4538. 

Musée Provincial de Kœuigsberg, n" 1333, V! ; 163. 

cf. Les auteunes à articles un peu plus longs que chez la 9 et 
Tapical visiblement plus long que le préapical 

Longueur du corps, 2 millim. 

N-7291. 

Observation : J'ai vu dans la collection de diptères du succin du 
Musée géologique de Lausanne, qui m'a été communiquée par 
M. le Prot E, Renevier, un Anaclileia 9 se distinguant des espèces 
décrites par des antennes robustes, à articles plus larges que 
longs, et par la cellule humérale plus longue et plus losangique. 

De nouveaux matériaux d'éludés permet Iront de préciser les 
caractères morphologiques de cette espèce qui a 4 millimètres de 
longueur. 



175 



— 186 — 



IV. CHIRONOM ID AE {*) 



(Gtlâenf5rmig6 Mûcken) 



L'élude des Chîronomidae est très difficile. Les caractères des 

articles tarsauxet des antennes des femelles pernietteut cependant 
de reconnaître les espèces affines. L'étude des mâles est plus 
laborieuse que celle des femelles si on ne possède pas de bons 
matériaux de comparaison. Toutefois, il esl possible de les déter- 
miner rigoureusement en examinant la longueur du métalarse des 
pattes antérieures et des articles 2 à 5 de cette paire de pattes. Les 
caractères du cubitus ont aussi une certaine valeur, mais cette 
partie du champ de l'aile n'est malheureusement pas toujours bien 
appréciable. Dans les cas douteux, on notera avec soin la taille 
des individus ayant ordinairement une assez grande stabilité. Les 
figures, dessinées d'après des exemplaires bien conservés, 
aideront à apprécier Timportance des détails indiqués dans les 
tableaux ou les diagnoses. 

Je n'ai pas trouvé dans l'ambre les gejires Diamesa, Coryno- 
neura, Hydrobaena, et le genre Clunio qui paraît être une forme , 
aberrante parmi les Ghironomidae. 

Les tableaux ci- dessous résument l'état actuel de nos connais- 
sances concernant les Chironomidae des formations géologiques 
et le degré de l'évolution hypothétique de ces minuscules diptères 
Orthorapha. 



{*) Pour le geare Sendelia Duisburg, voir Pbts. Oik. GisKtLscH. IX, 23, 
Koenigaberg, type S« mirabilis, Duisbarg. 



187 — 



176 



4 



4 




4 



i^ 




477 



— 188 



Tableau des Ghironomidae fossiles 



Tortonien 
(Oeningen) 

Mayencien 
Radoboj (Croatie) 



Aquitanien 
(Rott) 



Ambre sicilien 
(Miocène) 

Oligocène 
(s.désignation d'étage) | 

Sexlien 
Aix (France). 



Ambre de la Baltique | 

Oligocène inférieur 

(Samland) 

Faune 

éocène supérieur 



F. Meunier (1903). 



Terrains Tertiaires 

( Ghironomus gandini, Heer; Ch. obsoletus, 
j Heer et Giebel; Gh. oeningensis, id. 

Ghironomus sepultus, Heer et Giebel. 

Ghironomus, Heyden (pupe). 
Ghironomus antiquus, Heyden; Gh. bitu- 

minosus, id.; Gh. decrepitus, id.; Ch. 

dorminans, id. ; Gh. palaemon, id. ; Ch. 

perditus, id. 

Geratopogon, Rondani, Erichson, Guérin 
(Dasypogon). 

Ghironomus, Scudder. 
Ghironomus depletus, Scudder; Ch. pa- 
ïens, id. ; Gh. septus, id. 

Geratopogon, Serres. 

Ghironomus, Loew, Berendt, Burmeister. 

Ghironomus brevirostris, Giebel; Ch. 
Meyeri, Heer, Giebel, Scudder; Gh. mi- 
crocephala, Giebel. 

Geratopogon, Burmeister, Ehrenberg. 

Geratopogon anomalicornis, Loew et Gie- 
bel; G. clunipes, id.; G. escheri, Giebel; 
G. spinigera, Loew et Giebel. 

Ghironomus vagabundus, sp. nov.; Ch. 
tenebrosus, sp. nov. ; Ch. elegantulus, sp. 
nov. ; Ch. umbraticus, sp. nov.; Gh. meti- 
culosus, sp. nov.; Gh. umbrosus, sp. nov. ; 
Ch. inglorius, sp. nov.; Gh. subobscurus, 
sp. nov.; Ch. caliginosus, sp. nov.; Ch. 
tenebricosus, sp. nov.; Ch. abietarius, 



— 189 — 



178 



F. Meunier (1903). 




sp. nov.; Ch. paludosiis, sp. nov,; Ch. 
uliginosus^spaiov,; Ch. laconus, sp.nov,; 
Gh, lacus, sp. nov.; Cricotopus crassicor- 
nîs, sp. nov.; Cr. antiquus, sp. nov.; Cr. 
arnniculus, sp. nov.; Cr, alluvtonis, sp. 
nov. ; Gr. pygmaeus, sp. nov. ; Cr. delica- 
tus, sp. nov, ; Cr. robusius, sp, nov. ; Cr. 
permutabiiis, sp. nov, ; Gr, variabilis^ sp. 
nov.; Cr. pulchelhîs, sp. nov.; Cr. ambi- 
guus, sp. nov.; Cr. dilapsus, sp. nov.; Cr. 
abiegnus, sp. nov.; Gr, paganus,sp. nov.; 
Cr. insolilus, sp, nov.; Cr. saltuosus, sp. 
îiov.; Cr. coniferus, sp. nov.; Cr. exslinc- 
lus, sp. nov.; Cr. nemorivagus» sp. nov.; 
Gr. minulissîmus, sp. nov.; Cr. minutas, 
sp, nov.; Tanytarsus insularis, sp. nov.; 
T. Van der Wulpi, sp. nov.; T> mariti- 
nnus, sp. nov.; Eurycnemus vulgaris, sp. 
nov.; E. stagnum, sp. nov.; E. lenellus, 
sp. nov.; E. appendiculatus, sp. nov.; 

F. hyalînus, sp. nov.; E. pilosellus, sp. 
nov.; Camplocladius flexuosus, sp. nov.; 
C. sinuosus» sp. îiov,; Tanypus fusifor- 
mis, sp. nov.; T. porrectus^ sp. nov.; 
T. compactus, sp. nov.; T. subrotunda- 
Los, sp. nov, ; T. eridanus» sp, nov. ; T. 
longicorriîs, sp, nov.; T. parvus,sp.iiov.; 
Palaeotanypus filiformis, sp, nov,; Cera- 
topogon turbinatus, sp. nov.; C. unculus, 
sp. nov. ; C. piriformis, sp. nov. ; G. pro- 
minulus, sp. nov.; C. eminens, sp. nov.; 
C. defeclus, sp. nov. ; C. speciosus, sp. 
nov.; G. flagellatos^ sp. nov.; C. elonga- 
tus, sp. nov.; C. coUiurnatus, sp. nov,; 
C. cothurnatulus, sp, nov.; C. spiniger, 
Loew (Meuii.); C, lacus, sp. nov.; G. fal- 
catus, sp, nov.; C. sinuosus, sp. nov.; C, 
clunîpes, sp. nov. ; C, spinosus, sp, nov. ; 

G. forcipiforrais, sp, nov. ; C. oblusus, sp, 
nov.; C. gracîUtarsis, sp. nov. 



XXViU. 



la 



179 ~ 190 — 



Terrains secotidaires 



Chironomus arrogans, Brodie et Giebel. 
Chironomus exstinclus, id. 
Purbeckien ) Macropeza (Chenesia) prisca, Giebel. 

(Angleterre) { ^anypus dubius, Brodie (Asuba brodiei), 
' Giebel. 
Corethrium pertinax, Westwood, Giebel, 
Scudder. 

Lias 1 

Dobbertin | Macropeza liasina, Geinitz. 

(Mecklenburg) f 



Tableau des genres de Ghironomidae fossiles {*) 

I. Antennes composées de cinq à 
sept articles chez les 9 » de 
quatorze chez les cf. 

1. Métatarses antérieurs plus 

longs ou au moins aussi 
longs que leurs tibias. 
Ailes nues 1. Chironomus, Meigen. 

2. Métatarses antérieurs plus 

longs que leurs tibias. 
Ailes poilues 3. Tanytarsus, V. d. Wulp. 

3. Métatarses antérieurs tou- 

jours plus courts que leurs 
tibias. 
Ailes nues. 
a) Partie postérieure de la four- 
che posticale de l'aile non 
sinueuse 2. Cncofo/)M5, V.der Wulp. 



(*) Pour le détail des nervures aiaires de ces diptères, voir : Winnertz Joh. 
Beitrag MurKenntniss der GaUung Ceratopogon, Meigen, Loin. Ent., Bd. VI, 1851 ; 
Va5 dkr Wulp F. M., Dipiera Neerlandica, 'S Gravenhage, 1877. 



— 191 — 180 

b) Partie postérieure de la four- 
che poslicale de Taile dis- 
tinctement sinueuse ... 5. Camptocladius, 

Van der Wulp. 

Ailes poilues i. Eurycnemus,Y.d.W\ilp. 

II. Antennes composées de douze à 
quinze articles chez les 
deux sexes. 

Ailes nues ou poilues. 

Antennes de treize à quatorze 
articles (*). 

Dernier article des palpes 
plus ou moins allongé . . 6. Tanyptis, Meigen. 

Antennes de douze à quinze 
articles (**). 

Dernier article des palpes 
plus court ou aussi long que 
le deuxième 7. Ceratopogon, Meigen. 



Tableau des Chironomus fossiles 

FEMELLES 

I. Métatarses antérieurs et tibias 
d'égale^longueurs. 
1 . Antennes très robustes, à arti- 
cles ovoïdes, sessiles ; le der- 
nier article long (7 articles). 
a) Articles tarsaux antérieurs 
très longs. 
Palpes très longs l. Ch.vagabundus,sp.nov. 



{*) Les Tanypus de la faune actuelle ont quinze articles. 

(*♦) D'après Winnertz et Van der Wulp, les Geratopogon ont quatorze 
articles. L*exainen de nombreux spécimens vivants permettra de constater, au 
microscope, si le nombre d'articles des antennes est stable ou instable chez ce 
genre de Ghironomidae. 



187 



198 — 



. Articles tarsaux antérieurs 
courts. 

Deuxième et troisième arti- 
cles tarsaux antérieurs en- 
viron d'égale longueur . . 
6. Antennes à articles ovoïdes, 
sessiles, le dernier article 
ovoïde et plus long que 
l'avant dernier (7 articles). 

Deuxième article tarsal anté- 
rieur un peu plus long que 

le troisième 

H. Antennes à articles réunis entre 
eux par des cols assez 
courts, le dernier article un 
peu plus long que le préa- 
pical (7 articles). 

Deuxième et troisième arti- 
cles tarsaux antérieurs réu- 
nis environ aussi longs que 

le métatarse 

V. Métatarses antérieurs moins de 

la moitié de la longueur de 

leurs tibias. 

A. Antennes à articles arrondis, 

sessiles, courts (6 articles). 

Articles tarsaux antérieurs 
courts. 

Les cinq articles tarsaux an- 
térieurs réunis à peine plus 
courts que les tibias. 

Fémurs dilatés outrés dilatés. 

Les cinq articles tarsaux an- 
térieurs réunis à peine plus 
longs que les tibias. 

Fémurs simples ou à peine 
dilatés 



17. Cr, coniferus, sp. nov. 



18. Cr. exstinctus, sp. nov. 



19. Cr.netnorivagu8,sp. nov. 



ÎO. Cr, minutissimus, 

sp. nov. 



îl. Cr. minutus, sp. nov. 




- m — 



MALES 

A. Métatarses antérieurs à peine 
plus courts que leurs tibias. 

1, Articles tarsaiix antérieurs 
longs , 

2. Articles tarsaux antérieurs 
très longs 

} B. Métatarses antérieurs un quart 

plus courts que leurs lîbias. 

1* Articles tarsaux antérieurs 

assez longs 

2. Articles tarsaux antérieurs 

longs 

3. Articles tarsaux antérieurs 

très longs 

(1 Métatarses antérieurs un tiers 
plus courts que leurs tibias. 

1. Articles tarsaux antérieurs 

de moyenne longueur. 

Les deux derniers articles 
tarsaux antérieurs d'égale 
longueur* 

Le cinquième article tarsal 
un peu plus court que le 
quatrième 

2. Articles tarsaux antérieurs 

longs. 
Le deuxième article tarsal 
un tiers plus court que le 
métatarse. ...... 

3. Articles tarsaux antérieurs 

très longs. 
Le deuxième article tarsal 
environ de la moitié de la 
longueur du niélalarse. . 
D. Métatarses antérieurs de la 
moitié de la longueur de 
leurs tibias, 



1. C'r. orassicorniSfSp, nov, 

2. Cr. anUquuSf sp. nov* 



5, Cr. pfjgmaeuSf sp, nov. 
7. Cr. rôbustîiSj sp. nov. 
4. Cr. alluvioniê, sp. nov. 



8. Cr, permufahili8,sp»noy. 

9. Cf\ variabilia^ sp. nov. 

11, Ct\ amhiguuSf sp, nov. 
10. fV. pukhdlm, sp. nov. 



189 — 200 - 

1. Articks Ursaiix antérieurs 

courts. 
Les trois premiers articles 
tarsaux enriron aussi longs 
que le tibia. 12. Cr. dUapsus, sp. dot. 

2. Articles tarsaux antérieurs 

assez courts. 
Les detox premiers articles 

tarsaux «[iTiroo aussi longs 

que le tibia. 
Trèspetiteespèoe;asseigrêle. 13. Cr. oAtii^iutf, sp. dot. 
Les deux premiers articles 

tarsaux distinctement plus 

courts que le tibia. 
Petite espèce, assex robuste. 1& C>. «lAiMcn», spL dot. 
R Métatarses antérieurs moins de 

la moitié de la kt^poKor de 

krarstibiasL 
Articles tarsaux antériems 

courte 
Féanrs anleneus fbiés. . 9QL Cr. ■■■irfiinf—ii^ 

. St. !>. fun^KiL ^ 



Tmi'^ÊPb à^s Tatfttian^i* n: im Emrpnmimmf '^amSm. 



One iioc^ rihiaN. 

:?«§ koips. i. Tismnartmê WmqiaL 

<x:raar*âmaimiiu«r): j;ii^ f.. T. n*o^c»muk. ^ 
ouf iMT^ :ihia>^. 



— 201 - 



190 



1. Métatarses antérieurs un lîers 
plus courts que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
assez longs. 

Dernier article des antennes 
ovoïde, allongé (7 articles)* 

Dernier article des antennes 
ovoïde, arrondi. . . . , 
% Métatarses antérieurs envi- 
ron de la moitié de la lon- 
gueur des tibias* 

Dernier article des antennes 
allongé. . 5, E. htjalinuSf sp. nov. 

Dernier article des antennes 
ovoïde 6. E. pilosellus, sp. nov. 



2. Eunjcfmnus stagnumf 
sp. nov. 

3. E, teneUus, sp. nov. 



MALES 

I. Métatarses antérieurs plus longs 

que leurs tibias. 

1. Métatarses antérieurs uo tiers 

plus longs que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 

très longs. ,..,.. 1. Tanytar$u$ insulariSj 



IL Métatarses antérieurs plus courts 
que leurs tibias. 
L Articles tarsaux antérieurs 
longs. 

2. Métatarses antérieurs un 
quart ou à peine plus 
courts que leurs tibias. 

Cinquième article tarsal en- 
viron un tiers plus court 
que le quatrième. . . . 

3. Métatarses antérieurs un tiers 
plus courts que leurs tibias, 

1. Articles tarsaux antérieurs 
très longs 



sp. nov. 



1. Eurycnemus vulgarisa 
sp. nov* 



185 



- 196 — 



E. Deuxième article tarsal anté- 
rieur un tiers plus long que 

le troisième 

m. Métatarses antérieurs un tiers 
plus courts que leurs tibias. 

A. Antennes à articles ovoïdes, 

sessiles (7 articles). 
I. Tibias antérieurs et fémurs 
d'égale longueur. 
Articles tarsaux antérieurs 
de moyenne longueur. 
a) Les deux derniers articles 
antérieurs d'égale longueur. 
tjLe cinquième article tarsal 
antérieur un peu plus court 
que le quatrième .... 

B. Articles des antennes longue- 

ment ovoïdes (7 articles). 
IL Tibias antérieurs plus longs que 
les fémurs. 

2. Articles tarsaux antérieurs 

très longs. 

a) Deuxième article tarsal anté- 

rieur environ de la moitié 
de la longueur du méta- 
tarse 

III. Tibias antérieurs et fémurs 

d'égale longueur. 

3. Articles tarsaux antérieurs 

assez longs. 

b) Deuxième article tarsal anté- 

rieur un tiers plus court que 
le métatarse 

IV. Métatarses antérieurs de la moi- 

tié de la longueur de leurs 
tibias. 
A. Antennes courtes, à articles ar- 
rondis, sessiles (5 articles). 



7. Cr, robustm, sp. nov. 



8. Cr.permutabilis, sp. nov. 



9. Cf. variabilis, sp. nov. 



10. Cr. pulchellus, sp. nov. 



11. Cr. ambiguus, sp. nov. 



— 205 - 



Articles tarsaux 2 à 4 réunis 
environ aussi longs que le 
tibia. • . . 



2. C. sinuosus, sp. nov. 



Tableau des Tanypus fossiles. (*) 



A. Une cellule radiale aux ailes. 

Palpes longs ou assez longs. 

I. Métatarses antérieurs et tibias 

d'égale longueur. 

Articles tarsaux antérieurs 

très longs. 
Antennes à articles ovoïdes 

un peu allongés. 
Antennes de douze articles. 

Antennes de quinze articles. 

IL Métatarses antérieurs un quart 

plus courts que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
très longs. 

Antennes de treize articles. 

III. Métatarses antérieurs un tiers 

plus courts que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
assez longs. 

Antennes à articles distincte- 
ment arrondis. 

Antennes de quatorze articles 

Antennes à articles fusiformes 

Antennes de treize articles. 

Articles tarsaux antérieurs 
longs 



T. fusiformis, 

sp. nov. 9- cf« 
T.porredus, 

sp. nov. 9« cf« 



T. compactas f 

sp. nov. Ç . 



T. subrotundatus, 

sp. nov. 9 • 



5. T. eridanus^ sp. nov. 9 • 



(*) Le Tanypus filiformis (8) n'a pu être placé dans ce tableau, les pattes 
.antérieures étant enlevées par la fossilisation. 



191 — 202 — 

Cinquième article tarsal envi- 
ron la moitié de la longueur 
du quatrième i, E. appendietditus, 

2. Articles tarsaux antérieurs sp. nof 

longs. 
Cinquième article tarsal envi- 
ron de la moitié de la lon- 
gueur du quatrième. . . d.E. teneUus, sp. nov. 

3. Articles tarsaux antérieurs 

assez longs. 
Quatrième et cinquième arti- 
cles tarsaux environ d'éga- 
le longueur 6. ^. pilosellus, sp. nov. 



Tableau des Camptocladius fossiles. 

I. Métatarses antérieurs un cin- 
quième plus courts que 
leurs tibias. 

A. Antennes à articles ovoïdes et 
réunis entre eux par des 
cols bien distincts (7 arti- 



1. Articles tarsaux antérieurs 

très longs. 
Articles tarsaux 2 à 4 réunis 
environ aussi longs que le 

tibia • . . 1. C flexuosus, sp, nov. 

IL Métatarses antérieurs un quart 
plus courts que leurs tibias. 
B. Antennes à articles ovoïdes 
et réunis entre eux par des 
cols bien distincts (6 arti- 
cles). 

2. Articles tarsaux antérieurs 

longs. 



— 205 - 



192 



Articles tarsaux 2 à 4 réunis 
environ aussi longs que le 
tibia. • . . 



2. C, sinuosus, sp. nov. 



Tableau des Tanypus fossiles. (*) 



A. Une cellule radiale aux ailes. 

Palpes longs ou assez longs. 

I. Métatarses antérieurs et tibias 

d'égale longueur. 

Articles tarsaux antérieurs 

très longs. 
Antennes à articles ovoïdes 

un peu allongés. 
Antennes de douze articles. 

Antennes de quinze articles. 

IL Métatarses antérieurs un quart 

plus courts que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
très longs. 

Antennes de treize articles. 

III. Métatarses antérieurs un tiers 

plus courts que leurs tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
assez longs. 

Antennes à articles distincte- 
ment arrondis. 

Antennes de quatorze articles 

Antennes à articles fusiformes 

Antennes de treize articles. 

Articles tarsaux antérieurs 
• longs 



1. T. fusiformis, 

sp. nov. 9'Cf« 

2. T.porrectus, 

sp. nov. 9« cf' 



T. compactus, 

sp. nov. 9 • 



T, subrotundatus, 

sp. nov. 9 • 



5. T. eridanus^ sp. nov. 9 • 



(*) Le Tanypus filiformis (8) n*a pu être placé dans ce tableau, les pattes 
antérieures étant enlevées par la fossilisation. 



193 



— 204 — 



Antennes à articles sub-cylin- 
driques. 

Antennes de quinze articles. 
B. Pas de cellule radiale. 

Palpes très courts. 
IV. Métatarses antérieurs de la moi- 
tié de la longueur de leurs 
tibias. 

Articles tarsaux antérieurs 
courts. 

Antennes à articles arrondis. 

Antennes de quinze articles. 



6. T, lonfficamis, 

sp. noF. Ç . cf. 



7. T. parrus, sp. nov. Ç . cf. 



Tableau des Ceratopogon fossiles. 



FEMELLES 



A. Cubitus se terminant vers le 

milieu du bord costal alaire. 

L Articles de la base des antennes 

arrondis, ceux du milieu et 

de Textrânité coniques. 

Métatarses postérieurs à peine 
plus longs que le deuxième 

article. 

IL Articles de la base des antennes 
piriformes, ceux du milieu 
et de rextrémité obusifor- 
mes. 

Métatarses postérieurs envi- 
roQ un tiers phs court ou à 
peine plus longs rar. que 
le deuxième article . . . 

Métatarses postérieurs plus 
de deux fois aussi looipsi que 
le deuxième article . . . 



1. Cer. tuMmatus, sp. dot. 



2. (.V. ummlus^ sp. dot. 



3L CV. jMfiftMrmiSy sp. dot. 



194 



III. Articles de la base des antennes 

assez ovoïdes, arrondis ; 
ceux du milieu et de Texlré- 
mité coniques ou sub-cylin- 
driques. 

Cinquième article tarsal envi- 
ron un tiers plus long que 
le quatrième. 

Crochets larsaux assez longs, 
un peu robustes. 

1. Les cinq derniers articles des 

antennes sub-cylindriques, 
un peu plus longs que larges. 

2. Les quatre avant derniers 

articles des antennes deux 
fois aussi longs que larges. 

Extrémité des tibias médians 
et postérieurs garnis de cils 
disposés en peigne. . . . 

Extrémité des tibias médians 
et postérieurs non garnis de 
cils disposés en peigne. . 

3. Les cinq derniers articles des 

antennes trois fois aussi 
longs que larges. 
Crochets tarsaux très petits, 

grêles 

B. Cubitus se terminant au delà du 
milieu du bord costal alaire. 
Crochets tarsaux petits, ro- 
bustes 

IV, Articles de la base des antennes 

sub-ovoïdes, ceux du milieu 
et de l'extrémité sub-cylin- 
driques, assez longs, 
l. Cinquième article tarsal un 
tiers plus long que le qua- 
trième. 
XXVIII. 



4. Cer.prominulus, sp.nov. 



5. Cer, eminens, sp. nov. 



6. Cer. defectus, sp. nov. 



7. Cer. speciosus, sp. nov. 



8. Cer. flagellus, sp. nov. 



14 



194 



5. Cer. eminens, sp. nov. 



III. Articles de la base des antennes 

assez ovoïdes, arrondis ; 

ceux du milieu et de Textré- 

mité coniques ou sub-cylin- 

driques. 
Cinquième article tarsal envi- 
ron un tiers plus long que 

le quatrième. 
Crochets tarsaux assez longs, 

un peu robustes. 

1. Les cinq derniers articles des 

antennes sub-cylindriques, 

un peu plus longs que larges. 4. Cer. prominulus, sp.nov. 

2. Les quatre avant derniers 

articles des antennes deux 

fois aussi longs que larges. 
Extrémité des tibias médians 

et postérieurs garnis de cils 

disposés en peigne. . . . 
Extrémité des tibias médians 

et postérieurs non garnis de 

cils disposés en peigne. . 6. Cer. defedus, sp. nov. 

3. Les cinq derniers articles des 

antennes trois fois aussi 
longs que larges. 

Crochets tarsaux très petits, 

grêles 7. Cer. speciosus, sp. nov. 

B. Cubitus se terminant au delà du 
milieu du bord costal alaire. 

Crochets tarsaux petits, ro- 
bustes 

IV, Articles de la base des antennes 

sub-ovoïdes, ceux du milieu 
et de l'extrémité sub-cylin- 
driques, assez longs. 

l. Cinquième article tarsal un 
tiers plus long que le qua- 
trième. 

XXVIII. 14 



8. Cer. flagellus, sp. nov. 



195 



— 206 — 



a) Les deux crochets tarsaux 
d*égale longueur, assez 
courts, assez robustes. 

Fémurs postérieurs un peu 
dilatés, ciliés en dessous. . 

Articles de la base des anten- 
nes sub-cylindriques, ceux 
de Textrémité ornés de quel- 
ques cils assez soyeux. 

Cinquième article tarsal envi- 
ron deux fois aussi long 
que le quatrième. 

Crochets tarsaux petits, assez 
robustes 

Cjrochets tarsaux longs, ro- 

buste< 

b Un des crochets tarsaux des 
pattes postérieures très 
lon^. très robuste, Tautre 
trvs court, gréle ou assez 
gn^Ie, 

Fémurs postérieurs dilatés, 
épineux en dessous. . . 

Fémurs antérieurs dilatés* 
épineux en dessocs. . . . 

Un des deux i:rochets tarsaux 
asseï Icrx. très rcccste. 
I iatr^ isseï v^^urt. r:'tii5te. 

Fémurs posc-erieurs asseï di- 
jÂ.esw ........ 

C Cubitus se t^îmiiranc i ;.ip-:x 
ielilie. . 



9. Cer. élongatus, sp. noT. 



10. Or. cotkHmatuSfSp.Tio^. 

sp. DOT. 



li (.Vr. spt'HHifr. Loew. 

(Mamier>. 
13, CV *. 'r.'urf. spc noT. 



14. C<r, -^fir-M. sp. noT. 



15. C^r ?«> l'jiHM. sp* OQT. 



^c 



ilair*. 



— 207 — 



196 



a) Les deux crochets tarsaux 

petits et d'égale longueur 

Fémurs postérieurs simples. 

Cinquième article tarsal envi- 
ron aussi long que le qua- 
trième. 

Onzième article des antennes 
très long 

Cinquième article tarsal envi- 
ron un tiers plus court que 
le quatrième. 

Deuxième article des anten- 
nes arrondi et de même 
grosseur que les suivants. 

Onzième article des antennes 
assez long, cylindrique, les 
trois derniers sensiblement 
égaux entre eux, assez longs 

Deuxième article des anten- 
nes ovoïde et distinctement 
plus gros que les suivants. 

Onzième article des antennes 
assez courte sul>conique,les. 
derniers articles sensible- 
ment égaux entre eux. . . 
B. Cubitus se terminant au delà du 
milieu du bord costal alaire. 

b) Les. deux crochets tarsaux ro- 

bustes et d*inégale longueur 
Fémurs postérieurs seulement 

dilatés. 
Cinquième article tarsal envi- 
ron deux fois aussi long 
que le quatrième. 
Fémurs postérieurs longue- 
ment ciliés 



3. Cer. piriformis, sp. nov. 



2. Cef\ unculus l*);.sp. nov. 



7. Cer. speciosus, sp. nov. 



16. Cer. clunipes, sp. nov. 



(*) Pour la variété, voir la diagnose. 



495 



— 206 — 



a) Les deux crochets tarsaux 

d'égale longueur, assez 
courts, assez robustes. 

Fémurs postérieurs un peu 
dilatés, ciliés en dessous. . 

Articles de la base des anten- 
nes sub-cylindriques, ceux 
de l'extrémité ornés de quel- 
ques cils assez soyeux. 

Cinquième article tarsal envi- 
ron deux fois aussi long 
que le quatrième. 

Crochets tarsaux petits, assez 
robustes 

Crochets tarsaux longs, ro- 
bustes 

b) Un des crochets tarsaux des 

pattes postérieures très 

long, très robuste, l'autre 

très court, grêle ou assez 

grêle. 
Fémurs postérieurs dilatés, 

épineux en dessous. . . 
Fémurs antérieurs dilatés, 

épineux en dessous. . . . 
Un des deux crochets tarsaux 

assez long, très robuste, 

l'autre assez court, robuste. 
Fémurs postérieurs assez di- 

laies* ■.••*••• 
C. Cubitus se terminant à Tapex 

de l'aile 



9. Ce>\ elongatus, sp. nov. 



10. Cer. cothurnatu3,sp.noY, 

11. Cer, cothurnatulus, 

sp. nov. 



12. Cer. spinigerj Loew. 

(Meunier). 

13. Cer. lacus, sp. nov. 



14. Cer. falcatus, sp. nov. 

15. Cer. sinuosus, sp. nov. 



MALES 



A. Cubitus se terminant environ 
au milieu du bord costal 
alaire. 



207 — 



196 



a) Les deux crochets larsaux 

petits et d'égale longueur 

Fémurs postérieurs simples. 

Cinquième article larsal envi- 
ron aussi long que le qua- 
trième. 

Onzième article des antennes 
très long 

Cinquième article tarsal envi- 
ron un tiers plus court que 
le quatrième. 

Deuxième article des anten- 
nes arrondi et de même 
grosseur que les suivants. 

Onzième article des antennes 
assez long, cylindrique, les 
trois derniers sensiblement 
égaux entre eux, assez longs 

Deuxième article des anten- 
nes ovoïde et distinctement 
plus gros que les suivants. 

Onzième article des antennes 
assez courte sul>conique,le& 
derniers articles sensible- 
ment égaux entre eux. . . 
B. Cubitus se terminant au delà du 
milieu du bord costal alaire. 

b) Les. deux crochets tarsaux ro- 

bustes et d'inégale longueur 
Fémurs postérieurs seulement 

dilatés. 
Cinquième article tarsal envi- 
ron deux fois aussi long 
que le quatrième. 
Fémurs postérieurs longue- 
ment ciliés 



3. Cer. piriformis, sp. nov. 



2. Cer. unculus (*);.sp. nov. 



7. Cer. speciosus, sp. nov. 



16. Cer. clunipes, sp. nov. 



(*) Pour la variété, voir la diagnose. 



197 



— 208 — 



Cinquième article tarsal près 
de trois fois aussi long que 
le quatrième. 

Fémurs et tibias dilatés et 
garnis d'épines 

Cinquième article tarsal aussi 
long que le quatrième. 

Fémurs postérieurs seulement 
dilatés et garnis d'épines. 

Fémurs postérieurs simples. 

Organes génitaux extraordi- 
nairement saillants. . . . 

Cinquième article tarsal un 
tiers plus long que le qua- 
trième. 

Articles 12-14 des antennes 
d'égale longueur, sub-cylin- 
driques,le 11« article cylin- 
drique, assez long. 

Quatrième article tarsal dis- 
tinctement arrondi. . . . 

Quatrième article tarsal 
cylindrique 



17. Cer. spinosus^ sp. nov. 



12. Cer. spiniger, Loew. 

(Meunier) 

18. Cer. forcipiformis^ 

sp. noT. 



19. Cer. obtusus, sp. nov. 

20. Cer. gracUitarsis, sp. noT. 



209 



198 



1, Genre Chirômmus, V. à, Wulp (*). 
Chironomus, Meigen {in parL), 

I, — Métatarses antérieurs et tibias d égrale longueur 

L GHmONOMUS VAGABUNDUS, Sp. HOV, 

9* Antennes très robustes, longuement ciliées et composées de 
7 articles. Les divisions deux à six ovoïdes, sessiles; le deuxième 
article plus de deux fois aussi long que le sixième* Palpes très 
vigoureux : le premier article court, le deuxième un quart moins 
long que le troisième, le quatrième un tiers plus allongé que le 
précédent* Pipette saillante. Fémurs, tibias et métatarses anté- 
rieurs d*égale longueur. Métatarses médians et postérieurs 
environ de la moiiié de la longueur de leurs tibias. Les deuxième, 
troisième et quatrième articles tarsaux environ d'égale longueur, 
le dernier article près de la moitié de l'avant-dernier. Extrémité 
de la nervure sous-costale (formant le cubitus) se terminant à 
Tapex de Taile; les nervures médiane, axillaire, anale, les intermé- 
diaires, les transversales, basale et du champ costal (Randrelque- 
rader), connue chez les Chironomus Meigen. Épines des tibias assez 
petites. Crochets tarsaux minuscules, pas de pulvilles. Lamelles 
apicales des organes génitaux ovoïdes, larges. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N«« 4S32, 5589. 
' cf. Comme la 9» ïïisiîs les antennes plumeuses. Les parties 



(♦) Pour faciliter Télatle, très laborieuse, des Glijronainidae du succin, j'ai 
suivi le classement de M. Van der Wulp (D»>l. Nitriandica^ pp. 224-255, 
S'Gravenhague, 1877). Luodheck {Diptera GroenlandicOf Sabrthyk op Vidensk, 
Meddel* fra der Natuhls. FoREN.Kbhn, lS9S,pp. 271 et suivantes), considère les 
Carnptocladius; les Etiryenemgs, les Melriocnemus et les Taaytarsus comme 
des 80us-genres du grand genre CliîroDomus Meîgen. Les genres créés par 
M. Van der Wulp se distinguent par les crochets tarsaux et leurs pelotes. Tou- 
tefois ce caraclt^^re (ordinairement peu visible) est peu critère pour Tétude des 
ChiroDomidae fossiles. 



Ml — 212 — 

prolongée après le cubitus qui est arrondi. Épines des tibias assez 
fortes. Crochets tarsaux assez petits. Lamelles apicales des 
organes génitaux paraissant ovoïdes. Pattes robustes : les 
deuxième et troisième articles tarsaux réunis un peu plus courts 
((uc le métatarse, le cinquième de la moitié de la longueur du 
((uatrième. 

Longueur du corps, 3 34 millim. 

N" 5396. 

C?. Inconnu. 

6. ClURONOMUS CMBROSUS, Sp. UOV. 

9. Antennes robustes, assez longues, de 7 articles ciliés de 
chaque i*ôté; les articles sessiles, ovoïdes; le dernier article long; 
les articles deux et trois assez soudés entre eux. Palpes assez 
robustes. Aux jvaltes antérieures les articles tarsaux sont très 
longs. Deuxième article un quart plus long que le troisième qui 
est un quart plus long que le quatrième, ce dernier deux fois aussi 
long que le cinquième. Crochets tarsaux petits, distincts. Lamelles 
apicales des organes génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N* 5783. 

o"*» Inconnu. 

7. CHIROXOMCS IXOLORIUS. Sp. UOV. 

C- Antemies très robustes. longues, de 6 articles sessiles, 
ovoidos et oilîes de chaque oôtè: le dernier article allongé. I^es 
article:? deux et trois, entièrement soudés entre eux. peuvent être 
coitsideres comme no formant plus qu un seul article (pi. XIV» 
tîg. lt>\ Palpes très robustes. Thorax fortement gibbeox. Aux 
jattes antérieure? les articles tarsaux soct très longs. le deuxième 
article un tiers plus loo^ que le troisième, ce dermer un quart 
^Jus long que le quatrième: le cinq^iièriie de !a :::oîtîê de la k»- 
gueur du quatrtèî::e article. Crochets tarsaux assci petits^ sans 
pulvules^ Cpir.es des tibias oitt^ri^ur? à reir.-? Tî^ibles. celles des 
:ueviiaiis et ^vs:-:rir-,:r^ r.'CListt's. cifc i:s::rc:es. LarLf Lies apocales 
des oirç^'ies per.itaux ovo:,ies. 

Loci^ueur du corrs. 4 n::!!::::. 

-'*. L::«-vr:::*a. 



— 215 — 



202 



8, GHIRONOMUS SUBÛBSGCRUS, Sp. IlOV* 

9- Antennes assez robustes, de moyenne longueur» composées 
de 6 articles ciliés de chaque côté; les articles ovoïdes, sessiles, 
La coalescence des articles deux et trois est presque complète. 
Le dernier article est ovoïde et un peu plus long que le précédent. 
Palpes assez robustes. Ailes beaocoiip plus longues que le corps, 
larges. Nervure costale un peu prolongée après le cubitus qui 
n*atteint pas rextrémité de Taile. Articles tarsaux des patles anté- 
rieures très longs, le deuxième article on qoart plus long que le 
troisième qui est un quart plus long que le quatrième, le cinquième 
environ de la moitié de la longueur du quatrième. Crochets tarsaux 
petits^ pas de pulvilles. 

Longueur du corps, 1 millîm. 

N»*» 7194, 8815. 

cf. Antennes plumeuses. Ailes un peu plus courtes que le corps 
mais aussi larges que la Ç . Organes copulateurs assez robustes. 
Les autres caractères comme chez la Ç, 

Longueur du corps, 1 1/4 millhii. 

N» 7015. 

Observation : Le caractère du métatarse et la taille sont critères 
pour la détermination de cette espèce. 



III. — Métatarses antérieurs un tiers plus longs que leurs 

tibiaB 

~ 14'. cmaoNOMus uliginosus, sp. nov. 

vj. Antennes plumeuses. Palpes longs, robustes. Le premier 
article assez court, le deuxième un peu plus long que le troisième 
qui est distinctement plus court que le quatrième. Ailes longues. 
Nervure costale non prolongée après le cubitus qui n'atteint pas 
Vextrémité de Taile. Articles tarsaux des pattes antérieures longs, 
le deuxième article un liers plus long que le troisième qui est un 
tiers plus long que le quatrième, le cinquième moins de la moitié 
de la longueur du quatrième. Crochets tarsaux petits, pas de 
pulvilles. Forceps robustes. 

Longueur du corps, 2 millim* 

N^« 5753, 5483, 8818. 

Ç. Inconnue» 



201 — 212 — 

prolongée après le cubitus qui est arrondi. Épines des tibias assez 
fortes. Crochets tarsaux assez petits. Lamelles apicales des 
organes génitaux paraissant ovoïdes. Pattes robustes : les 
deuxième et troisième articles tarsaux réunis un peu plus courts 
que le métatarse, le cinquième de la moitié de la longueur du 
quatrième. 

Longueur du corps, 3 3/4 millim. 

N<> 5396. 

cf. Inconnu. 

6. GHIRONOMUS CMBROSUS, Sp. UOV. 

9. Antennes robustes, assez longues, de 7 articles ciliés de 
chaque côté; les articles sessiles, ovoïdes; le dernier article long; 
les articles deux et trois assez soudés entre eux. Palpes assez 
robustes. Aux pattes antérieures les articles tarsaux sont très 
longs. Deuxième article un quart plus long que le troisième qui 
est un quart plus long que le quatrième, ce dernier deux fois aussi 
long que le cinquième. Crochets tarsaux petits, distincts. Lamelles 
apicales des organes génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 5783. 

cf. Inconnu. 

7. GHIRONOMUS INGLORIUS, Sp. UOV. 

9. Antennes très robustes, longues, de 6 articles sessiles, 
ovoïdes et ciliés de chaque côté; le dernier article allongé. Les 
articles deux et trois, entièrement soudés entre eux, peuvent être 
considérés comme ne formant plus qu'un seul article (pi. XIV, 
fig. 16). Palpes très robustes. Thorax fortement gibbeux. Aux 
pattes antérieures les articles tarsaux sont très longs, le deuxième 
article un tiers plus long que le troisième, ce dernier un quart 
plus long que le quatrième; le cinquième de la moitié de la lon- 
gueur du quatrième article. Crochets tarsaux assez petits, sans 
pulvilles. Épines des tibias antérieurs à peine visibles, celles des 
médians et postérieurs robustes, bien distinctes. Lamelles apicales 
des organes génitaux ovoïdes. 

Longueur du corps, 4 millim. 

No 6128. 

cf. Inconnu. 



215 — 



204 



V. — Métatarses antérieurs deux fois aussi longs que 
leurs tibias 

11. GHIRONOMUS PALUDOSUS, Sp. nOV. 

9* Antennes assez coortes, peu robustes, ciliées de chaque 
côté, de 7 articles ovoïdes, arrondis, sessîles; le dernier ai*ticle 
ovoïde et un peu plus long que ravant-deroier, Ailes assez allon- 
gées, arrondies à Text rémité, larges. Nervure costale paraissant 
ne pas être prolongée après le cubitus. Aux pattes antërieiu*es les 
articles tarsaux sont longs et assez grêles, le deuxième article un 
quart plus long que le troisième qui est un quart plus long que le 
quatrième; ce dernier un tiers plus long que le cinquième article. 
Crochets tarsaux très petits, sans pulvyies. 

Longueur du corps, 3;4 millim. 

N° 5750. 

cf. Inconnu. 

12. CHIRONOMÏÏS OLÏGINOSUS, Sp. nOV, 

Ç. Antennes longues, très robustes, composées de 7 articles 
sessiles; les deuxième et troisième assez soudés entre eux, les 
rticlcs quatre à six bien distincts, le septième près du double de 
Ha longueur du sixième; tous les articles longuement ciliés de 
chaque côté. Palpes très robustes. Ailes longues, arrondies à 
rextrémité, larges. Nervure costale non prolongée après le cubitus 
qui est arrondi. Aux pattes antérieures les articles tarsaux sont 
très longs et assez longuement ciliés; le métatarse plus dç deux 
fois aussi long que le tibia, le deuxième article un tiers plus long 
que le troisième qui est un quart plus long que le quatrième, le 
cinquième moins de la moitié de la longueur de ce dernier. Cro- 
chets tarsaux petits, pulvilles nuls. Organes génitaux à lamelles 
apicales arrondies, grandes. 

Longueur du corps, 1 à 1/2 millim. 

N«« 7162 (type), 8724. 

cf. Antennes plumeuses. Métatarses antérieurs plus de deux 
fois aussi longs que leurs tibias* Parties apicales des forceps 
robustes, sagitia assez coui'ts et arrondis. Les autres caractères 
comme cliez la 9* 

Longueur du corps, l à 1/2 mîllim. 

N" 8361 (type), 8347, 6826, 5859, 8303, 



203 



— 214 -- 



IV. — Métatarses antérieurs près de deux fols aussi longs 
que leurs tibias 

9. CUIRONOMUS TENEBllïCOSUS, Sp. UOV. 

9. Antennes longues^ robustes, de 7 articles bien distincts etl 
ciliés de ehaque côté; les articles deux à six ovoïdes, sessiles; le! 
dernier article un tiers plus long que l'avant-deroier. Palpes très] 
saillants, botuliformes : le premier article très court, les deuxième 
et troisième environ d'égales longueurs, le quatrième à peine plus 
long que le troisième. Ailes longues, assez larges. Nervure costale 
paraissant à peine prolongée après le cubitus. Articles tarsaux des 
pattes antérieures très longs, les deuxième et troisième articles 
environ d'égale longueur, le quatrième un quart plus court que le 
troisième, le cinquiènio environ de la moitié de la longueur 
du quatrième article. Crochets tarsaux petits, pas de pulvilles. 
Lamelles apicales des organes génitaux arrondies, assez grandes. 

Longueur du corps, 3 millira. 

N« 6849. 

cf. Antennes pkmieuses. Nervure costale non prolongée aprèsl 
le cubitus c^ui n'atteint pas le bord postérieur de l'aile. Organes 
copulateurs robustes : les parties basales des forceps un peu 
moins longues que les apicales qui sont arrondies à rextrémilé. 
Les autres caractères comme chez la 9* 

Longueur du corps, 3 1/2 à 4 1/2 millim. 

N«« 4712, 6811,4818. 

10. CHÏROHOMUS ABIETARICS, Sp. DOV, 

9 . Antennes assez robustes, de 7 arliclcs bien distincts, et ciliés 
de chaque côté; tous tes articles ovoïdes, sessiles; le dernier un peu 
plus long que Tavant-dernier (pU XIV, fig, 12). Palpes assez 
robustes : ailes assez longues, assez larges. Aux pattes anté- 
rieures les articles tarsaux sont très longs : le deuxième article un 
quart plus long que le troisième, le quatrième un tiers plus long 
que le cinquième article. Lamelles apicales des organes copula- 
teurs arrondies. 

Longueur du corps, 1 1/4 miltim. 

N« 7633, 

cf. Inconnu, 



— 215 — 



204 



V. — Métatarses antérieurs deux fois aussi longs que 
leurs tibias 

IK CHIRONOMUS PALUDOSUS, Sp. HOV. 

9. Antennes assez courtes, peu robustes, ciliées de chaque 
côté, de 7 articles ovoïdes, arrondis, sessiles; le dernier article 
ovoïde et un peu plus long que i 'avant-dernier Ailes assez allon- 
gées, arrondies à Textrémité, larges. Nervure costale paraissant 
ne pas être prolongée après le cubitus. Aux pattes antérieures les 
articles tarsaux sont longs et assez grêles, le deuxième article un 
quart plus long que le troisième qui est un quart plus long que le 
quatrième; ce dernier un tiers plus long que le cinquième article. 
Crochets tarsaux très petits, sans pulvilles. 

Longueur du corps, 3,4 millim. 

W 5750. 

cf. Inconnu. 

12. CHIRONOMUS UUGINOSUS, Sp, nOV* 

9* Antennes longues, très robustes, composées de 7 articles 
sessiles; les deuxième et troisième assez soudés entre eux, les 
articles quatre à six bien distincts, le septième près du double de 
la longueur du sixième; tous les articles longuement ciliés de 
chaque côté. Palpes très robustes. Ailes longues, arrondies à 
rextrémité, larges. Nervure costale non prolongée après le cubitus 
qui est arrondi. Aux pattes antérieures les articles tarsaux sont 
très longs et assez longuement ciliés; le métatarse plus dç deux 
fois aussi long que le tibia, le deuxième article un tiers plus long 
que le troisième qui est un quart plus long que le quatrième, le 
cinquième moins de la moitié de la longueur de ce dernier. Gro- 
cbets tarsaux petits, pulvîUes nuls. Organes génitaux à lamelles 
apicales arrondies, grandes. 

Longueur du corps, 1 à 1/2 millim, 

N«» 7162 (type), 8724. 

cf* Antennes plomeuses. Métatarses antérieurs plus de deux 
fois aussi longs que leurs tibias. Parties apicales des forceps 
robustes, sagitta assez courts et arrondis. Les autres caractères 
comme chez la Ç . 

Longueur du corps, 1 à 1/2 millim, 

N«- 8361 (type), 8347, 6826, 5859, 8303. 



â05 — 216 — 

13. GHIRONOMUS LACimUS, Sp, BOV, 

Ç. Antennes assez robustes, à articles ovoïdes, sessiles et lôn^ 
guement ciliés de chaque côté; les deuxième et Iroîsiême articles 
soudés entre eux, le dernier un peu plus long que Favant-demier 
(pi XIV, fig. 19). Palpes robustes. Ailes longues et bien arrondies au 
bord postérieur Nervure costale non prolongée après le cubitus 
qui est arrondi, mais qui n'atteint pas le bord postérieur de Tatle* 
Articles tarsaux des pattes antérieures très longs, le métatarse plus 
de deux fois aussi long que le tibia, le deuxième article un quart 
plus long que le troisième qui est un cinquième plus long que te] 
quatrième; ce dernier, du double de la longueur du cinquième. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N*^ 7323. 

cf. Inconnu. 

VI. — Métatarses antérieurs trois fois aussi longs que 
leurs tibias 

15. GHIRONOMUS LACUS, Sp. 110 V. 

cf. Antennes plumeuses et un peu plus robustes à l'exlrémlté" 
qu'au milieu et à la base. Cubitus comme cliez Ch, caliginosus.. 
Tibias antérieurs du tiers de la longueur du métatarse, le cinquième! 
article environ de la moitié de la longueur du quatrième. Crochets 
tarsaux très petits, sans polvilles. Forceps assez robustes. 

Longueur du corps, 2 à 3 1/i milïim. 

No^ 4347, 8ML 

2. Genre Crieotojnis, Van der Wulp 

Ghironomus, Meigen 
Ghironomus, Schiner, Lundbeck et auctorum 



I. — Métatarses antérieurs à peine plus courts que 
leurs tibias 

1, CRIGOTOPUS CRASSICORNIS, Sp, nOV. 

9 ' Antennes robustes, assez longues, ciliées de chaque côté et 
à articles ovoïdes et sessiles; les deuxième et troisième articles 



— 217 — 



206 



presque soudés entre eux, le septième un peu plus long que le 
précédenL Palpes robustes. Ailes longues et arrondies à Textré- 
mité. Nervure costale longuement prolongée après le cubitus. 
Articles tarsaux assex longs. Deuxième article tarsal des paUes 
antérieures un tiers plus long que le troisième, ce dernier un liers 
plus long que le quatrième, le cinquième un tiers plus court que 
l^avant-dernier. Les trois derniers articles tarsaux aussi longs que 
le métatarse, Crochets tarsaux petits^ pas de pulvilles. Lamelles 
basâtes des organes génitaux paraissant très petites, les apicales 
ovoïdes. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N^^ 8749, 8892, 7207 ? 

(f . Antennes plumeuses. Nervure costa!e peu prolongée après 
le cubitus. Ailes plus longues que chez la 9* Crochets copulateurs 
robustes. Les caractères des palpes et des articles larsaux sem- 
blables à l'autre sexe. 

Longueur du corps, 1 1/2 millini, 

N^ 6506, 672L 

± GRIGOTOPUS ANTIQUUS, Sp, nOV. 

9* Antennes composées de 7 articles ovoïdes, réunis entre 
""eux par de courts cols et ciliés de chaque côté; les articles deux 
et trois soudés entre eux, le septième distinctement plus long que 
le sixième article (pL XIV, fig. 16), Palpes robustes. Ailes assez 
longues, larges, arrondies à rextrémilé. Nervure costale un peu 
prolongée après le cubitus qui n'atteint pas le bout de l'aile. 
Articles tarsaux des pattes antérieures longs, le deuxième article 
un ïiers plus long que le troisième qui est un tiers plus long que 
le quatrième, le cinquième environ de la moi lié de la longueur 
du précédent* Les deuxième et troisième articles tarsaux réunis 
environ de la longueur du métatarse. Crochets tarsaux petits, sans 
pylvilles. 

Longueur du corps, 2 à 2 1/4 millim. 

No> 5681, 4185, 4399, 4869, 6574, 5397, 6295. 

cf • Antennes plumeuses. Crochets copulateurs robustes. Les 
autres caractères comme chez la 9» 

Longueur du corps, 2 à 2 1,4 millim. 

N'»» 7262, 4898, 5108, 4778, 7638, 5727. 



207 — 218 — 

II. — Métatarses antérieurs un quart plus courts que 

leurs tibias 

3. CRICOTOPUS AMXICULUS, Sp. HOV. 

9 . Antennes robustes, de moyenne longueur et composées de 
5 à 6 articles ovoïdes, sessiles et ciliés de chaque côté; les 
deuxième et troisième articles presque entièrement soudés entre 
eux, le dernier deux fois aussi long que le cinquième article. 
Palpes assez robustes. Ailes longues, assez larges. Nervure oostale 
à peine prolongée après le cubitus qui se termine à quelque dis- 
tance du bout alaire. Articles tarsaux des pattes antérioires 
courts, le deuxième article un tiers plus long que le troisième qui 
est un tiers plus long que le quatrième, les deux derniers enYiroa 
d'égale longueur. 

Longueur du corps, 1 millim. 

X« 6998, 6564. 

cf. Inconnu. 

4. CRICX)TOPUS ALLUTIONIS, Sp. UOY. 

9 • Antennes très robustes, longues et composées de 7 articles 
ovoïdes, sessiles et ciliés de chaque côté: les deuxième et troi- 
sième articles presque soudés entre eux, le dernier un peu plus 
long que le sixième (pi. XIV, fig. 21 (♦)). Palpes très robustes, 
longs. Ailes longues, larges. Nervure costale peu prolongée après 
le cubitus qui se termine à quelque distance du bout de l'aile. 
Articles tarsaux des pattes antérieures longs, le deuxième article 
un tiers plus long que le troisième qui est un tiers plus long que 
le quatrième, ce dernier et le cinquième article environ d'égale 
longueur: fémurs et tibias de cette paire de pattes égaux entre 
eux. longs: crochets tarsaux petits. 

Longueur du corps, 13 4 millim. 

Coll. D^ R. Klebs de Koenigsberg. N- 126. 

C*. Antennes plumeuses. Ailes plus longues, mais moins larges 
que chez la J . Organes copulateurs ayant l'aspect d'une main dont 



* Les renvois de ce ^nre indiquent que U mime figure s'applique parfois 
à di^érentes espèces. Exemple : Le cricotopus allurionis a la même mori^o- 
iOpie antennaire que le Or. orassioornis. 



— 2!9 — 



^08 



le pouce s'appuie sur les doigts médians. Arlicles tarsaux des 
pattes antérieures longs. Les autres caractères comme chez la 9 * 

Longueur du corps, 2 millim. 

N- 5744, 

5, CRICOTOPUS PYGMAEUS, Sp» 00?. 

9. Antennes robustes, longues et composées de 7 articles 
ovoïdes, allongés, sessiles et ciliés de chaque côté; les deuxième 
et troisième articles soudés entre eux, le dernier un peu plus long 
que lavant-dernier. Palpes assez robustes et de moyenne lon- 
gueur* Ailes longues, assez larges. Nervure costale paraissant à 
peine prolongée après le cubitus qui se termine à quelque dis- 
tance du bout de Taile. Articles tarsaux des pattes antérieures 
assez longs, le deuxième article un tiers plus long que le troisième, 
ce dernier un tiers plus long que le quatrième; les quatrième et 
cinquième articles environ d'égale longueur. Crochets tarsaux 
assez petits, peu robustes. 

Longueur du corps, 1 millinh 

iN- 7154. 

çf. Antennes plumeuses et un peu dilatées à rextrémîté. Tibias 
et articles tarsaux longuement ciliés. Les autres caractères comme 
chez la 9 - 

Longueur du corps, 1 3/4 millim, 

N^ 5208, 

6. CRIGOTOPUS DELICATUS, Sp, OOV. 

9t Antennes robustes, longues, composées de 6 articles 
ovoïdes, réunis entre eux par des cols et ciliés de chaque côté; 
les deuxième et troisième articles soudés en Ire eux, le dernier 
article près de deux fois aussi long que Tavant-dernier, Palpes 
assez robustes, assez courts. Ailes assez longues, larges, bien 
arrondies à rextrémité. Nervure costale à peine prolongée après 
le cubitus qui se termine à quelque distance du bout de Taile, 
Articles tarsaux des pattes antérieures assez courts, les deuxième 
et troisième articles environ d'égale longueur (il en est de même 
des articles quatre et cinq). Crochets tarsaux très petits. 

Longueur du corps, 3/4 millim, 

K" 5535, 5905, 

cf , Inconnu. 



209 




— âiO — 



7, cBicoTOPUs noBtJSTtjs» sp, nov, 

9. Antennes très longues et composées de 7 articles, les 
deuxième et Iroisièine soudés entre eux, les suivants ovoïdes, 
assez allongés, ciliés de chaque côlé et réunis par de courts 
pétioles, le dernier article un tiers plus long que Ta vant- dernier 
(pK XIV, fig. 16). Palpes robustes, assez longs. Ailes longues, 
assez larges. Nervure costale prolongée après le cubitus et se ter- 
minant à quelque distance du bout de Taile. Articles tarsaux des 
pattes antérieures longs, le deuxième article un tiers plus long 
que le troisième qui est un tiers plus long que le quatrième; ce 
dernier un tiers plus long que le cinquième article. Crochets tar- 
saux assez petits, peu robustes, pas de pulvilles. 

Longueur du corps. 1 3/4 à 2 3/4 millim. 

N<^ 4683, 8200, 6008, 8403, 8109, 4011, 6417. 

cf. Antennes pi limeuses et un peu dilatées au bout. Parties 
basâtes des forceps larges, les apicales de ta moitié de la loii- 
gueur des précédentes, assez étroites. Les autres caractères comme 
chez Taulre sexe. 

Longueur du corp&, 2 milUm. 

N<^ 6109, 8768, 5637, 5537. 



m. — Métatarses antérieurs un tiers plus courts que 
lears tibias 

S. CBICOTOPrS PKI^HITAEILIS, 5p. HOV. 

9* Antennes robustes* assez longues ei composées de 
7 articles ; les deuxième et troisième soudés, le dernier mi peu 
plus long que le précédeDt; tous ces articles (à Texceplioii du 
premief qui est un peu cupuii forme cbejt toutes les espèces) 
0V«iides et ciliés de chaque côté (pL XIV, fig. 21). Palpes peu 
rolMistes, peu alloDgés. Ailes longues, asses luges, assez arrondies 
au bout. Nervure costale à peine prolongée après le cubitus qui 
se termine à quelque distance de l*extieniîté de Taile (chez Iroii 
indÎTidos 4146, 63GQ, 6877, que je cousidëfe comme rariété de 
celte espèce, cette métiie nerrure est asses pttdongée après le 
cabilus et distiiideiKiefil âo%née de Tapex de FaUelL Aux pattes 
antérieures les fémurs et les tibias sont euTiron d'égale Ion* 



— 221 — 



âlO 



gueiin Articles tarssrux' assez longr, le deuxième article mrqtnirt 
plus long qoe le troisième, les deux derniers environ égaux entre 
eux. Crochets larsaux petits, sans pulvilles. Lamelles apieales des 
organes génitaux paraissant assez arrondies. 

Longueur du corps, 3/4 à 1 l/4mîllim. 

No^ 6877, 7674, 4146, 6360, 4395, STOS, 8889, 5414, 8790, 5775, 
€734,7891,6648. 

Coll. D^ R. Klebs. N« 37. 

cf. Antennes plnmeuses. Nervure costale non prolongée après 
le cubitus qui est un peu éloigné du bout de Taile. Organes 
eopulateiirs comme cliex Gricotopiis roboslus, la partie apieale 
des forceps bidentée à l'apex. Les autres caractères comme chez 
la 9. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N<^« 8649, 6398, 4204, 6404, 5769, 7067. 

CoIlD'^R. Klebs,m«61,24. 

9. GRiGOToPus vAmABrus, sp. nov. 

Ç, Cette espèce est voisine de Cr, permutabilis. Elle en diffère 
principalement par la taille qui est un peu plus grande et par le 
cinquième article tarsal un peu plus court que le quatrième 
(pI.XlV,flg.21). 

Longueur du corps, 1 à 1 1/2 millim, 

N<>« P»15S, 4658, 4373, 8046, 6660, 5689, 8638, 5557, 5828, 8596, 
4416, 7503, 5132, 5188, 7796, 5306, 4213, 5224, 5277, 7776. 

cf. Antennes plumeuses. Parties apieales des forceps non 
bidentées à Tapex. Les autres caractères comme chez la Ç- 

Longueur du corps, 1, 1 1/2, 1 3/4 ou 2 millim. 

N-* 4939, 8386, 4757, 8862, 7562, 8578, 5292, 8633, 5170, 4276. 

10, CRIGOTOPUS PULCHELLCS, sp. ÛOV. 

^Antennes robustes, à articles longuement ovoïdes, sessiles 
"ët~ciliés de chaque côté, les articles deux et trois entièrement 
soudés, les quatre suivants bien distincts, le dernier un peu plus 
long que Tavant-dernier. Palpes robustes, longs. Ailes larges, 
longues. Nervure costale à peine prolongée après le cubitus qui 
atteint rexlrémité ataire. Tibias antérieurs distinctement plus 
longs que les fémurs. Articles tarsaux de cette paire de pattes 

XXVHI. 15 



211 — 222 — 

très longs, métatarses environ deux fois aussi longs que le 
deuxième article qui est un tiers plus long que le troisième, ce 
dernier un tiers plus long que le quatrième, le cinquième un tiers 
plus court que le quatrième article. Crochets tarsaux assez petits; 
robustes. Lamelles apicales des organes génitaux rondes, longue- 
mont ciliées. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N« 4879. 

cf. Antennes plumeuses. Nervure costale à peine prolongée 
après le cubitus qui est un peu éloigné du bout de l'aile. Méta- 
tarses antérieurs distinctement moins de deux fois aussi longs que 
le deuxième article. Les autres caractères comme chez l'autre sexe. 

Longueur du corps, 3 à 3 1/4 millim. 

N'» 4417, 4156, 7938. 

11. CRICOTOPUS AMBIGUUS, Sp. nOV. 

9. Antennes assez robustes, assez longues, formées de 
7 articles ovoïdes et ciliés de chaque côté: les articles deux et 
trois soudés, le septième ovoïde et à peine plus long que le 
sixième (pi. XIV, fig. 21). Palpes assez robustes, assez longs. 
Ailes assez longues, larges. Nervure costale un peu prolongée 
après le cubitus. Aux pattes antérieures, les fémurs et les tibias 
sont environ d égales longueurs, le deuxième article un tiers plus 
court que le métatarse, le troisième un tiers plus long que le qua- 
trième qui est aussi un tiers plus long que le cinquième article. 
Crochets tarsaux petits, assez robustes. 

Longueur du corps, 2 millim. 

X^^ S370, S674. 

Coll. D^ R. Klebs. .V 44. 

:j'. Antennes plumeuses et ordinairement un peu claviformes à 
Tapex. Articles tarsaux longs. Organes copulateurs robustes : les 
parties basales des forceps quatre t'ois aussi larges que les apicales. 

Longueur du corps, i millim. 

N * 4003, 6575. 4451, 71S3. 7c>n 7S71. 0277. OfôS, 3938, 7366, 
So6ô,456S, 5?.U. 6151. 



— 225 — 



212 



I 



IV. — Métatarses antérieurs de la moitié de la longueur 

des tibias 

12. CRÏCOTOPUS DILAPSDS, Sp. ÏIOV. 

9- Antennes courtes, assez robustes et composées de 
5 articles : les quatre premiers arrondis, sessites, le cinquième 
sub-conique àrextrémilé et arrondi à la base; tous les articles 
ciliés de chaque côté (pL XV, fig. 1), Palpes courts, peu robustes. 
Ailes assez longues, larges, arrondies au bout. Nervure costale un 
peu prolongée après te cubitus qui est assez éloigné de l'apex de 
raile* Articles tarsaux des pattes antérieures courts, les trois der- 
niers articles aussi longs que le métatarse. Crochets tarsaux très 
petits, grêles. Lamelles apicales des organes génitaux arrondies^ 
petites. 

Longueur du corps, 3/t à 1 millim. 

N^- 7440, 8886, 7349, 8271, 5747. 

Coll. D^ R. Klebs. N^- 86, 83. 

cf. Antennes pluraeuses. Organes copulateurs assez robustes; 
les parties basales des forceps deux fois aussi larges que les 
apicales. Les autres caractères comme chez la 9- 

Longueur du corps, 1 millim, 

}i^^ 5428, 5722, 6885. 

13, CRIGOTOPUS ABIEGNUS, Sp. UOV. 

9- Antennes de moyenne longueur, assez robustes et com- 
posées de 6 articles ciliés de chaque côlé, le deuxième et le troi- 
sième soudés, les articles suivants ovoïdes, le sixième article 
longuement ovoïde. Palpes assez robustes. Ailes assez longues, 
larges. Nervure costale un peu prolongée après le cubitus qui est 
un peu éloigné de la pointe de Taile. Articles tarsaux des pattes 
antérieures courts, le deuxième article environ de la moitié de la 
longueur du métatarse, le troisième un quart plus court que le 
deuxième^ les articles quatre et cinq environ d'égale longueur. 
Crochets tarsaux très petits, grêles. Lamelles apicales des organes 
génitaux arrondies, petites. 

Longueur du corps, 1 à 1 1/4 millim. 

N^* 8261, 5675, 5764, 8743, 460L 

cf. Antennes plumeuses. Abdomen grêle. Articles tarsaux des 



S13 



— 224 — 



pattes antérieures assez courts, les deux premiers articles un peft 
plus courts que le tibia. Ailes un peu plos longues que chez la Q. 
Organes copulateurs assez robustes, les parties basâtes des for- 
ceps deux fois aussi larges que les apicales. Les autres caractères 
comme chez l'autre sexe. 

Longueur du corps, 1 a 1 1/4 mîllim, 

N-^ 7461, 8030, 7340. 

14. GRIGOTOPUS PAGANUS, Sp. DOV. 

9- Antennes de moyenne longueur, assez robustes et com- 
posées de 7 articles ciliés de chaque côté, les deuxième et troi- 
sième soudés, les articles deux à six ovoïdes, le septième aussi 
ovoïde, mais un peu plus long que le précédent (pL XV, fitr ^ 
Palpes assez courts, assez robustes. Ailes assez longues, laiv - 
Nervure costale peu ou point prolongée après le cubitus qui se 
termine à peu de distance du bout de raile. Articles tarsaux des 
pattes antérieures courts, le deuxième article environ de la 
moitié de la longueur du mélatarse, le troisième un peu plus 
court que le deuxième, les deux derniers articles environ dV^ii 
longueur. Crochets tarsaux très petits, grêles. Lamelles apit\. 
des organes génitaux assez ovoïdes. 

Longueur du corps, 3,4 à 1 millim. 

N«^ 5497, 5439, 6870, 8856, 5370. 

o^. Inconnu. 

Observation : Cette espèce est voisine de Cr. abiegnus. Elle 
dilïèie par la morphologie du dernier article des antennes. 

15. CBIGOTOPDS INSOLITUS, Sp, nOV. 

9- Antennes assez longues, assez robustes et composées de 
7 articles de même forme que chez Cr. paganos (pi XV, fig. 2). 
Palpes assez longs, assez robustes* Ailes plus longues que Tespèce 
citée, larges. Nervure costale peu prolongée après le cubitus qui 
se termine à peu de distance du bout de raile. Pattes robustes, 
les antérieures à articles tarsaux de moyenne longueur, le 
deuxième article plus de la moitié de la longueur du métatarse, 
le troisième un tiers plus court que le deuxième, le quatrième un 
quart plus long que le cinquième. Fémurs postérieurs un peu 
dilatés. Crochets tarsaux petits, assez robustes. 



— 225 — 



2U 



Longueur do corps, 1 li'2 millim> 
N<^^ 7369. 
cf. Inconnu. 

16. CRICOTOPDS SALTOOSUS, Sp, nOV. 

9. Anlennes de moyenne longueur et composées de 6 à 7 arli- 
cles arrondis, sessiles et ciliés de chaque côté; les deuxième et 
troisième soudés, le dernier ovoïde, le septième aussi ovoïde, 
mais un peu plus long que ravant-dernîer. Palpes assez courts, 
assez robustes, les deuxième et troisième articles dilatés, le qua- 
trième visiblement plus grêle que les trois précédents. Ailes 
allongées, assez larges, bien arrondies à rexlrémité. Nervure cos- 
tale non ou peu prolongée après le cubitus qui se termine environ 
à la pointe de Taile (ce caractère paraît variable). Aux pattes 
antérieures, les articles larsaux sont de moyenne longueur, les 
deuxième et troisième articles environ aussi longs que le méta- 
tarse; les quatrième et cinquième articles environ d'égale lon- 
gueur. Lamelles apicales des organes génilaux assez arrondies, 
petites. Cette espèce diffère du Cr* abiegnus par les articles des 
antennes qui sont arrondis et non ovoïdes* Le dernier article est 
seulement un peu plus long que ravanl-dernier (il est longuement 
ovoïde cliez l'espèce citée). 

Longueur du corps, 1 a 1 1/4 millim. 

N«« 4578, 5901, 8396, 5166, 7101, 7388, 5372, 7970, 5099. 

^, Antennes plumeuses. Nervure costale non ou à peine pro- 
longée après le cubitus qui se termine à quelque distance du bout 
de Faile. Les deux premiers articles tarsaux des pattes antérieures 
distinctement plus courts que leurs tibias. Parties basaïes des 
forceps deux fois aussi larges que les apicales. 

Longueur du corps, 1 1/4 millim. 

No« 8213, 8316, 8574. 

17, CRIGOTOPUS CONIFERTJS, Sp, UOV, 

9. Antennes de moyenne longueur et composées de 6 articles 
ovoïdes, ciliés de chaque côté et réunis par de courts cols; les 
deuxième et troisième articles aussi distincts que les suivants, le 
dernier plus de deux fois aussi long que Tavant-dernier, sub- 
cylindrique (pL XIV, fig, 17), Palpes de moyenne longueur» peu 



215 — 226 — 

robustes. Ailes bien arrondies, larges. Nervure costale peu pny 
longée après le cubitus qui se termine à une petite distance de 
rextrémité de laile. Pattes courtes. Articles tarsaux des anté- 
rieures courts, les deuxième, troisième, quatrième et cinquième 
articles environ d'égale longueur, mais les deux derniers moins 
longs que les deux premiers. Crochets tarsaax minuscules. 
Lamelles apicales des organes génitaux ovoïdes, petites. 

Longueur du corps, 3 4 millim. 

Xo* 7767, S769, 6333, 5910, 7992, 8346, 5560, 7055, 6445. Ibtë. 
4309, 7918, 7GS0. 

C*. Inconnu. 

18. CRICOTOPCS EXSTKCTUS, Sp. DOV. 

^ . Antennes assez courtes et composées de 7 articles ovoides 
et ciliés de chaque côté: les deuxième et troisième soudés, le 
dernier article ovoïde et plus long que Tavant-demier. Palpes 
robustes, assez courts. Ailes assez longues et bien arrondies à 
rextrémité. Nervure costaîe à peine prolongée après le cubitus 
qui se termine à quelque distance de la pointe de Taile. Articles 
tarsaux des pattes antérieures courts. le deuxième article un quart 
pLus ioK^ que le troisième. les articles quatre et cinq environ 
d'erale longueur. Crochets tarsaux petits, grêles. 

Longueur du corps, l milîiru. 

N-»43ô5.42l7. S64i 

c'. Inconnu. 

19. CillCOTOc'JS SEJlOtUVAGCS. Sp. UOV. 

C- An:r:::.es '.or.jrues. composées de 7 articles longuement 
ovoïies. 01 îrs d-f -jaiiue co'.e et reunis p;ir des coU assez courts, 
les ieuxiêt::-? et troisième ar'.icles seulet^ent un peu soudés^ le 
septi-tne un Leu r!us lon-^ ^ue Tavant-demier «pL XIV, fig, 19). 
Pa pe< jLSî?ei ^:c^. asseï robust~s. Ai^es assez longues^ larges. 
N-^rvjr- .-^stdie non cr:l':r.;^fo ji^t-ts !e :nbi:.:s qui atteint environ 
!tf rcii: ie "a:!:?. Aux i\i::.^< j-'::er.eures les tarses sont de 
nicy-ifLie .of:-^ueur. Les à-f^uxiejne e: troisième articles environ 
l'jssi loc^s 4ue e ni-ecitorse ■ :e< Ar'.:':ies i'u:e^ales longueurs), le 
Oîcquieîiie zn^rrH: 1-i i :\i:i\.: i-e '.a .=:c^uev:riu quatrième. 

LcL;r:eur iu :':rps. 1 î 4 :::.! ■::. 

' . Jicccnu. 



^ 227 — 



216 



Observa Hon : Ce cricolopiis a le dessus de la tête assez saillant 
et orné d'une touffe de poils (Knebelbart,) comme c'est le cas 
chez la plupart des diptères asilidae. 



V. — Métatarses antérieurs moins de la moitié de La 
loD^eur des tibias 

20. CRICOTOPUS MINUTISSIMUS» S]D. ÏIOV. 

9^ Antennes courtes et composées de 6 articles arrondis, 
sessiles; les articles deux et trois soudés entre eux» le dernier 
article longuement ovoïde et deux fois aussi long que ravanl- 
dernier (pi. XV, fig. 1). Palpes courls» peu robustes. Ailes assez 
longues, larges. Nervure costale non ou à peine prolongée après 
le cubitus qui se leriiiine à quelque distance de ta poinle de 
l'aile. Aux pattes antérieures et postérieures, les fémurs sont 
dilatés ou très dilatés (var.). Articles tarsaux de cette première 
paire de pattes courts, les cinq articles pris ensemble à peine plus 
courts que le tibia. Crochets tarsaux 1res petits, grêles. Lamelles 
apicales des organes génitaux arrondies. 

Longueur du corps, 3/4 millim, 

N<»« 8707, 489L 5882, 8334, 7401, 3994, 4222, 5308, G872, 7730, 
5259, 7012, 8896, 7327, 8893. 

Var. : 8718, 5360, 4782, 

cf. Antennes plaraeuses et un peu plus dilatées à rextrémité. 
Chez le type, les fémurs antérieurs et postérieurs moins dilatés que 
chez la 9 • Les autres caractères comme chez ce sexe. 

Longueur du corps, 1 millîm. 

N^* 8632, 7806. 

Va)\ : Fémurs antérieurs et postérieurs très dilatés. 

Longueur du corps, 1 millim. 

N- 6515. 

21. caicoTOPUs MJNUTUS, sp. nov* 

9. Cette espèce ne diffère de la précédente que par les fémurs 
•qui sont simples ou à peine dilatés et par les cinq articles tarsaux 
réunis qui sont à peine plus longs que les tibias (pi XV, fig. 1), 

N^' 4993, 4458, 6222, 4205, 5661, 6127, 8448, 5334, 6178, 8559» 
5090, 7386, 6916, 7895, 7771, 5106. 




1217 -^ 228 — 

cf. Antennes plumeuses et un peu claviformes à Tapex. Les 
autres caractères comme chez la 9 • 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N- 4987, 5543, 8357, 7463, 8419, 6818. 

Obi^ervation : J*ai rencontré un Gricotopus 9 se distinguant 
des espèces décrites ci-dessus par les ailes qui sont courtes, 
ovoïdes et bien arrondies à l'extrémité. Les antennes sont com- 
posées de 6 articles : les deuxième et troisième et les suivants 
bien distincts, ovoïdes; le sixième article plus de deux fois aussi 
long que le cinquième et très visiblement cilié de cliaque côté. 
Palpes courts, peu robustes. Fémurs antérieurs un peu dilatés, 
tibias de cette paire de pattes un cinquième plus longs que leurs 
métatarses. xVrticles tarsaux très courts. Lamelles apicales des 
or^ranos génitaux arrondies. 

lAMigueur du corps, 3 4 millim. 

N^^ 7397. 

Jv pn^[X)so do nommer provisoirement ce singulier orthorapha, 
Crîootopus eridanus. 

(^nyitii/io«v< ljôir'f\ih;< ; Sur les dessins, les antennes des Crico- 
toptiîî onis^icornis (pl. XIV, fig. il), amniculus (pL XV, fig, 1), 
pvvrniaeus (pL XV, %. f^, delicatus ^pl. XV, Sg. 3). abiegnos 
(pL XV. %. 5^ et celui de Camptocladius flexuosus (pi. XV. fig. 11) 
semblent n*avoir que 6 articles. Ils en ont en réalité 7 comme 
rindiquont les dia^noses. les articles £ et 3 étant fuiîionnés ou 
\vnlraotos, de manière à donner l'illusion d'un seul article. L*exa- 
luon mîcrv>scopiquo permettra d'apprécier ce caractère trop subtil 
ixnur ètrv roprodui: sur !es tîpires mais indiquant que ces articles 
otatent pr:mî::veïuo::: b:^:i soparrs.La r.:-3r.ie Démarque s^applique 
pariiois aux esp^ws de Ci:::v::omus. 

i Gecr^ l'.:'<'i:,*'<%s. V, d. Wulp, 

NîCTurv .vstJÙ-f varJL:555xi": u:: jv.: rr:.:Ziri'e irres le catktiB. 
nr5îf:$ vtv?- AvA vjl::î< ,v:::fr:f ,:rv< U' :":::i:ir5*î ^<t u& tiers 



— 2â9 — 



318 



environ d'égale longueur, le cinquième du tiers de la longueur du 
quatrième, Crocbets larsaux petits, grêles. 

Longueur du corps» 4 millim. 

N^ 508L 

9. Inconnue. 

2. TANYTARSUS WULPII, Sp. DOV, 

9. Antennes longues, robustes et composées de 7 articles 
ovoïdes, un peu pédicellés et bien ciliés de ctiaque côté; les articles 
deux et trois soudés, seulement un peu coudés, le septième un tiers 
plus long que le sixième (pi, XIV, fig. 16). Palpes longs, les trois 
premiers articles longuement ciliés. Aux pattes antérieures les 
articles tarsaux sont longs, leur métatarse deux fois plus long que 
le tibia, le quatrième article trois fois aussi long que le cinquième* 
Articles tarsaux des pattes médianes et postérieures assez longs. 
Les fémurs et les tibias assez îonguement ciliés. Crochets tarsaux 
petits, grêles. Ailes longues, larges, poilues. Nervure costale non 
prolongée après le cubitus qui atteint le bout de Taile, 

Longueur du corps, 1 1/4 millini. 

N«^ 4909, 5633, 

cf. Inconnu. 

3. TANYTARSUS MARITIMUS, Sp. ÛOV. 

9. Cette espèce diffère deT, Wuipi par la taille, par les ailes 
plus allongées et par les articles tarsaux des pattes antérieures 
qui sont extraordinairement allongés. Le quatrième article tarsal 
est aussi plus de trois fois aussi long que le cinquième. 
Longueur du corps, ^ mîllîm. 
N-4958, 
► Cf , Inconnu. 

4. Genre Eurycnemus^ Van der Wulp 

I. — Métatarses antérieurs un quart ou à peine plus 
courts que les tiltias 

1. EURYCNEMUS VULGARIS, Sp, UOV. 

Cf, Antennes plumeuses, longues. Palpes assez longs, assez 
robustes. Abdomen cylindrique, allongé. Ailes longues, assez 



219 — 230 — 

larges, poilues. Nervure cubitale un peu prolongée après le 
cubitus. Articles tarsaux des pattes antérieures longs. Cinquième 
article tarsal environ de la moitié de la longueur du quatrième. 
Crochets tarsaux assez petits, assez grêles. 

Longueur du corps, 2 1/2 à 3 millim. 

N^=* 5619, 7903, 4131, 6242, 8728, 4505, 6866. 

9. Inconnue. 

II. — Métatarses antérieurs un tiers plus courts que 

les tibias 

2. EURYCNEMUS STAGNUM, Sp. nOV. 

9- Antennes assez longues et composées de 7 articles, les 
deuxième et troisième soudés, les suivants ovoïdes; le septième 
article plus allongé que le sixième (pi. XV, fig. 16). Palpes de 
moyenne longueur, peu robustes. Ailes poilues, assez longues, 
larges. Nervure costale un peu prolongée après le cubitus. Articles 
tarsaux des pattes antérieures longs. Crochets assez petits, peu 
robustes. 

Longueur du corps, 13 4 millim. 

N^^ S443. 

C*. Inconnu. 

3. EURYCNEMUS TEXELLUS, Sp UOV. 

C . Antennes assez longues et composées de 7 articles ovoïdes 
et ciliés de chaque côté, les deuxième et troisième soudés, le sep- 
tième article ovoïde, arrondi. Palpes assez longs, robustes. Ailes 
assez longues, lar\:es. poilues. Nervure costale non ou peu pro- 
longée après le cubitus. Articles tarsaux des pattes antérieures 
assez longs, !e cinquième article un peu p!us court que le qua- 
trième. Crochets tarsaux petits, un peu robustes. Lamelles apicales 
des orçanes génitaux petites, arrondies. 

Longueur du convs. i millim. 

X"* SécS, 761 1. ^7tJ3. C7S3. 6474. 6437. 5919, 53x>3. 8362. 

-". Ar.:er.:::s piur/.euses. Pattes longuement ciliées. Articles 
tiTSJiux ic< ;var:es antérieures longs, le cinquième article environ 
de ii nic'itie de '.a longueur du quatrième. Organes copulateurs 
assci r.^i:us:e< Parue basale des lorcvjxs deux fois aussi larges 



- 231 — 220 

Longueur du corps, 2 millim. 
No« 8400, 8117, 6758. 

4. EURTGNEMUS APPENDIGULATUS, Sp. nOV. 

(2f . Antennes plumeuses. Palpes assez longues, robustes. Ailes 
poilues, longues, larges. Nervure costale à peine prolongée 
après le cubitus. Abdomen cylindrique, long. Pattes robustes : le 
cinquième article tarsal moins de la moitié de la longueur du 
quatrième. Crochets tarsaux bien distincts, assez robustes. Parties 
basales des forceps très larges. 

Longueur du corps, 3 millim. 

No 6546. 

9. Inconnue. 

III. — Métatarses antérieurs de la moitié de la longueur 

des tibias 

5. EURTGNEMUS HTALINUS, Sp. UOV. 

9 . Antennes assez longues et composées de 7 articles ovoïdes, 
sub-sessiles et ciliés de chaque côté, le septième article allongé 
(pi. XIV, fig. 19). Palpes de moyenne longueur, peu robustes. 
Ailes assez longues, larges, poilues. Nervure costale un peu pro- 
longée après le cubitus. Articles tarsaux des pattes antérieures 
assez longs, le cinquième article un peu plus court que le qua- 
trième. Crochets tarsaux petits^ grêles. 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

No 6256. 

cf. Inconnu. 

6. EURTGNEMUS PILOSELLUS, Sp. UOV. 

9. Cette espèce diffère de E. hyalinus par le dernier article 
des antennes qui est ovoïde et un peu plus long que le sixième 
(pi. XV, fig. 2). (Chez l'espèce citée, le septième article est presque 
cylindrique.) Les ailes sont plus larges et plus poilues. 

No* 7518, 6845, 4524. 

cf. Antennes plumeuses. Les quatrième et cinquième articles 
tarsaux des pattes antérieures environ d'égale longueur. Poilure 



221 



— 252 ^ 



des ailes comme chez la 9 • Les autres caractères semblables a 
Tautre sexe. 

Longueur du corps, 1 millini. 

No 8065, 

Observation : Par la suite, il y aura peut-être lieu de considérer 
les E, hyalinus et pilosellus comme appartenant à la ménie 
espèce (*). 

7. Genre Camptodadius^ Van der Wulp 

I. — Métatarses antérieiirs un cinquième plus courts 

que les tibias 

1. CAMPTOCLADIUS FLEXUOSUS, Sp. DOV. 

9 . Antennes longues, assez robustes et composées de 7 articles 
ovoïdes, réunis entre eux par des cols bien distincts et ciliés de 
chaque coté, les deuxième et troisième articles soudés, le septième 
plus long que le sixième. Palpes assez longs, assez robustes. Ailes 
nues, assez longues^ assez larges. Nervure costale un peu pro- 
longée après le cubitus. Fourche postérieure de l'aile à rameau 
mférieur (Hinterader, Winn.) distinctement sinueux, le supérieur 
(Achselader, Winn.) droit. Articles tarsaux des patles antérieures 
très longs, les articles deux à quatre réunis environ aussi longs 
que le métatarse, le cinquième article de la moitié de la longueur 
du quatrième. Crochets tarsaux 1res petits, grêles. 

Longueur du corps, È 1/5 millim. 

N«^ 7783. 

cf. Inconnu. 

II, — Métatarses antérieurs un quart plus courts que 

les tibias 

2. GAMPTOGLADIUS SINUOSUS, Sp. HOV, 

9. Antennes longues, assez robustes et composées de 7 articles 
ovoïdes, ciliés de chaque c6té et réunis entre eux par des cots 



(•) A l'exception du caractère de la fourche postérieure de Taile, ces deux 
espèces présentent le faciès morpiiologîque des Cricotopus, Van der Walp, 



— 233 — 2-22 

bien drstincls, le scpliôme article un peu plus long que le sixièine 
(pL XIV, fig. 14). Palpes assez longs, assez robustes. Ailes nues, 
bien arrondies à rexlrémilé* larges. Nervure costale bien distinc- 
tement prolongée après le cubitus. Caractères de la fourche conime 
chez C- flexuosus, mais la sinuosité de la " Hinterader „ moins 
appréciable. Aux pattes antérieures les rémurs et les tibias longs 
et environ d^égale longueur* ArHctcs tarsaux de cette paire de 
pattes longs, les articles deux à quatre pris ensemble environ 
aussi longs que le métatarse. Crochets tarsaux 1res petits, grêles. 

Longueur du corps, 1 1/4 à 1 1;2 millim, 

N- 5063, 5513. 

cf. Inconnu. 



iN 



6. Genre TamjpiiSf Meigen 
I. — Métatarses antérieurs et tibias dégale longueur. 

1. TANYPUS FUSIFOBMIS, Sp. UOT. 

Ç. Antennes longues et composées de 12 articles» le premier 
godiforme, les deuxième et troisième assez soudés, les suivants 
ovoïdes et un peu allongés, le douzième article (apical) conique, 
allongé et deux fois aussi long que le onzième ; tous les articles 
longuement et courtement ciliés de chaque côté. Palpes longs, 
très robustes. Ailes longues, larges, poilues. Nervure costale à 
peine prolongée après le cubitus et assez éloignée au bout de 
l'aile qui est arrondi. Nervure radiale (radiaal-ader, Van der 
Wulp) formant une cellule radiale ovoïde bien distincte. Les 
deux nervures transversales de la base de l'aile bien visibles. 
Articles tarsaux des pattes antérieures très longs, le cinquième 
article environ de la moitié de la longueur du quatrième. Crochets 
tarsaux très petits, grêles. 

Longueur du corps, 2 millim, 

N'^* 5091, 4841 

cf. Antennes plmneuses, robustes et à extrémités coniques bien 
distinctes. Parties basâtes des forceps quatre fois aussi larges que 
les apicales qui ont la forme de crochets. Ongles tarsaux petits, 
assez grêles. Les autres caractères comme chez la 9 • 

Longueur du corps, 3 millim. 

N<» 5457. 




2Î3 _ 234 — 

2. TANYPUS PORRECTUS, Sp. HOV* 

9* Antennes longues et composées de 15 articles ciliés de 
chaque côté, le premier godiforme, les deuxième et troisième 
sub-ovoïdes, arrondis, les suivants ovoïdes et environ aussi longs 
que larges, le quinzième article sub-conique, arrondi et environ 
trois fois aussi long que le quatorzième. Palpes longs, robustes. 
Ailes longues, larges, poilues. Nervure costale prolongée après le 
cubitus qui atteint à peu près le bout de l'aile. Nervure radiale 
(radiaal-ader) formant une cellule radiale ellipsoïdale bien 
distincte. Les deux nervures transversales très appréciables : 
ranlêrioure oblique, la postérieure droite. Articles tarsaux des 
pattes antérieures longs. Cinquième article de la moitié de la 
longueur du quatrième. Épines des tibias robustes. Crochets 
tarsaux petits, peu vigoureux. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N^^ 8702, 6415, 

O^. Antennes plumeuses, robustes, les extrémités dilatées 
(pi. XV, tig. 13). Parties apicales des forceps paraissant moins 
robustes que chez T. fuscifonnis. Les autres caractères comme 
chei Tautre sexe. 

Longueur du corps, 4 millim. 

.V 7659. 

III. — Métatarses antérieurs on quart plus ooorts qoe 

les tihias 

3, TANTFTS COMPACTVS* Sp^ UOV. 

C . Anteiuies asso:: longues et composées de 13 articles dtîés 
vie chaque cvMê, le premier très court, les deuxième, troisième et 
quatrième ass^r arrv>ndis. les suivants ovoïdes: le dernier artide 
plus de deux foi< au>s; long que i avant-vîemier. Palpes longs, 
rv^bustes. Aiîesi jH>i!ues, asseï îon^^ies, ass?ei larçes et distincte- 
Uîent Arror.viie:? à rexttvrnîte. N\Tv::re co:staIe à peine proloDgée 
AV^^s > oubi:v^ Nervure radiale reu marquée. Les deux nervures 
:ra:isver5ale^ très apprx-iabîe^. obi^ues et se tnruvant sur la 
suècie Irjne. Articles tarsaux ies pat-.^s ar.:rr::eur?> très lon^ le 
qiutrlètrte article un tL^r? i\U5 !cc^ qu:? ^^^ cirqu'erue. Croehets 
torsiui Lvètii, reu n:cu;s:es. 



— 235 — 



224 



Longueur du corps,! 1/2 millini. 
N-^^ 6C66, 4149. 
cf. Inconnu. 

IV. ~ Métatarses antérieurs un tiers plus courts que 

les tibias 

4. TANTPUS SUBROTUNDATUS, Sp. nOV. 

9- Antennes longues, à articles distinctement arrondis, ciliées 
de chaque côté et composées de 14 articles : le premier godi- 
forme, les deuxième, troisième et quatrième assez soudés, le 
dernier article environ deux fois aussi long que l'avant-dernier, 
dilaté. Palpes assez longs, assez robustes. Ailes assez allongées, 
larges, poilues et bien arrondies au bout. Nervure costale pro- 
longée après le cubitus qui se termine à peu de distance de 
l'extrémité alaire. Nervure radiale formant une cellule radiale 
ovoïde un peu allongée. Les deux oervules transversales très 
appréciables, l'antérieure oblique, la postérieure droite. Articles 
tarsaux des pattes antérieures assez longs, les deuxième et troi- 
sième articles un peu plus courts que le métatarse, le cinquième 
article un tiers plus court que le quatrième. Crochets tarsaux 
assez petits, peu robustes. Lamelles apicales des organes génitaux 
disciformes. 

Longueur du corps, 1 1/4 millim. 

No 7453. 

cf. Inconnu. 

5. TANYPUS ERIDANUS, Sp, nOV. 

9* Antennes longues, à articles fusiformes, ciliées de chaque 
côté et composées de 13 articles : tes deuxième et troisième 
soudés, les suivants deux fois, ceux du milieu et de Textrémilé 
environ trois fois aussi longs que larges, le dernier article 
conique, pointu et deux fois aussi long que ravant-dernîer. 
Palpes longs, très robustes. Ailes longues, larges, poilues. Nervure 
costale paraissant non prolongée après le cubitus. Articles tarsaux 
des pattes antérieures très longs, les deuxième et Iroisiènie 
articles plus courts que le métatarse, le cinquième un tiers plus 
court que le quatrième. 



22S 



— 256 - 



Longueur du corps, 1 1/2 millini* 
N° 4405. 
cf , Inconnu. 

Observation : La description de celte espèce ne pourra 
complétée qu'après le visu de nouveaux spécimens. 

6, TANYPUS LONGICORNIS, Sp. nOV. 

9. Antennes plus longues que chez les espèces précédentes et 
composées de 15 articles longuement ciliés de chaque côté (ces 
cils peuvent êlre enlevés chez quelques individus), le premier 
godi forme, le deuxième assez arrondi ; les autres articles 
sub-ovoïdes; ceux de la base, du milieu et de rextrémité 
deux fois ou plus de deux fois aussi longs que larges, Tapical un 
tiers plus long que le préapicaL Palpes longs, robastes. Ailes 
longues, larges, poilues. Nervure costale prolongée après le 
cubitus et atteignant le bout de l'aile. Nervure radiale ellipsoïdale 
Les deux transversales bien distinctes; Tanténeure oblique, la 
postérieure droite. Articles tarsaux des pattes antérieures longs, 
les deuxième et troisième articles plus courts que le métatarse, le 
cînquîènie un tiers plus court que le quatrième. Crochets tarsaux , 
petits, robustes. 

Longueur du corps, 3 à 3 1/4 millim. 

N«* 6276, 9471, 6040, 6463. 

cf. Antennes plumeuses, longues, dilatées aux extrémités. Lïîs! 
doux nervures transversales, lantérieure fortement oblique et la 
postérieure droite, assesfi éloignées Tune de Fautre. Organes copu- 
lateurs robustes. Parties basâtes des forceps très dilatées, les 
apicales minces et ayant la forme de crochets. Les autres carac- 
tères comme chez la Ç. 

Longueur do corps, 4 millim. 

N^« 4395, 6266, 7688, 5035. 

7, TANTl^CS PAUVUS, Sp. UOV. 

9, Antennes assez courtes, ciliées de chaque côté et composées 
de 15 articles : le premier godîforme, les suivants arrondis et à 
peine plus longs que larges, le dernier article ovoïde et légère- 
ment plus long que le préapical. Palpes paraissant assez petits. 
Ailes bien arrondies, poilues. Nervure costale bien prolongée 



— 237 — 



326 



après le cubitus et dépassant le boul de Taile, Pas de cellule 
radiale. Les deux nervures transversales obliques et environ 
situées sur te même plan. Articles larsanx des paltes antérieures 
courts^ les deuxième et troisième articles plus courts que le 
métatarse. Crochets tarsaux petits, assez grêles. 

Longueur du corps, 1 millîm. 

N'> 6081, 

<f . Antennes plunieuses et à peine un peu dilatées aux extré- 
mités. Palpes très courts, le premier article rudimentaîre, les 
deuxième et troisième environ d'égale longueur, arrondis, courts, 
le quatrième ovoïde et à peu près aussi long que les deux précé- 
dents. Parties basalcs des forceps robustes, les apicales ayant la 
forme de crochets assez courts. Les autres caractères comme chez 
la femelle. 

Longueur du corps, 1 1/2 millini. 

No' 4610, 5742. 

Obsenmiion : Cette espèce se distingue immédiatement des 
autres Tanypus par la morphologie des palpes. 

8. TANYPUS FILIFORMIS, Sp. HOV. 

9. Antennes très longues, grêles, bien distinctement ciliées de 
ciiaque côté et composées de 16 articles, le premier godiforme, 
saillant; les suivants cylindriques, un peu dilatés à Tapex et 
quatre fois aussi longs que larges; Tarticle prcapical un peu plus 
dilaté à Tapex que les précédents; l'apical petit, ovoïde. Palpes 
assez longs, robustes. Ailes longues, larges, poilues. Bord costal 
prolongé après le cubitus et atteignant le milieu du bout de Taile. 
Pas de cellule radiale. Nervures transversales bien appréciables, 
Tantérteure oblique et plus large que la postérieure qui est 
presque droite. 

Longueur du corps, 3 millim. 

N^' 4036, 

cf. Inconnu. 

Observation : La diagnose de cette curieuse forme de Chirono- 
midae ne pourra être complétée qu'après le visu de nouveaux 
spécimens. 



XXVllL 



16 



227 — 238 — 

7. Genre Ceratopogon, Meigen. 

I. — Cubitus se terminant vers le milieu du bord costal 

de raile 

1. CERATOPOGON TURBINATUS, Sp. nOV. 

9. Antennes composées de 14 articles ciliés de chaque côté; 
les premiers articles arrondis, les suivants coniques, Tarticle 
apical botuliforme et un peu plus long que le préapical. Ailes bien 
distinctement arrondies, poilues (*). Nervures faiblement accusées- 
Nervure discoïdale seulement visible à partir du milieu de l'aile, 
Pattes robustes. Crochets tarsaux simples, petits et paraissant 
ornés de quelques cils. Métatarse à peine plus long que le 
deuxième article. 

Longueur du corps, 1 1/4 millim. 

No 5613. 

cf. Inconnu. 

2. CERATOPOGON UNGULUS, Sp. UOV. 

9. Antennes longues, ciliées de chaque côté et composées de 
14 articles, le premier godiforme, saillant; les suivants piriformes, 
les cinq derniers obusiformes; article apical plus long que le 
préapical et arrondi à Tapex. Palpes de quatre articles : le pre- 
mier court, le deuxième dilaté et assimilé à Textrémité, le troi- 
sième un peu plus long que le quatrième qui est arrondi (4148). 
Ailes larges, poilues. Nervure discoïdale peu indiquée. Métatarse 
postérieur environ un tiers plus court ou à peine plus long (var.) 
que le deuxième article. Crochets tarsaux simples. 

Longueur du corps, 1 à 1 1/4 millim. 

N^» 5062, 6714, 6717, 8-259, 6214 (var.). 

Exemplaires à pattes altérées : 6134, 4148, 5546. 

cf. Antennes longues, composées de 14 articles fortement ciliés 
de la base au delà du milieu du funicule, les trois derniers articles 



(*) Chez les fossiles, il est ordinairemenl impossible de constaler si Taile est 
poilue en tout ou en partie. Ce caractère a été minutieusement observé par 
feu Winnerz pour les espèces de la faune actuelle. 



^ 239 — 



228 



courtemenl ciliés. Le premier arlicle godifornie, très saillant; les 
suivants arrondis, le onzième assez long, les trois derniers sensi- 
blement égaux enlre eux, mais chacun d*entre eux plus court que 
le onzième article. Ailes poilues. Nervures peu prononcées. Méta- 
tarse postérieur un tiers plus court que le deuxième article, le 
cinquième un liers plus court que le quatrième. Crochets larsaux 
simples, petits. 

Longueur du corps, 1 ];4 à 1 3|'4 millim, 

N**» 5701, 6650, 7458. 

Exemplaires à pattes altérées : 6905* 5057, 

cf. Var, Métatarses poslérieurs un tiers plus longs que le 
deuxième article. Cinquième arlicle environ aussi long que le 
quatrième. 

Longueur du corps, 1 1/4 milîim, 

N^ 6586. 

3, CERAPOTOGON PmiFORMIS, Sp, nOV. 

Q. Antennes et palpes comme chez Ceralopogon unculus 
(pi. XV, fig. 24). Ailes densément poilues. Métatarse postérieur 
plus de deux fois aussi long que le deuxième arlicle, les qua- 
trième et cinquième environ d'égale longueur. Crochets tarsaux 
simples, peu robustes, les put vil les peigniformes (ces caractères 
peuvent être allérés par la fossilisation). 

Longueur du corps, 1 1/2 millim. 

N«^ 5998, 6061, aS27, 

cf. Morphologie antennaire comme chez C, unculus, mais le 
onzième article très long. Les autres caractères comme la $, 

Longueur du corps, 2 millim, 

N- 8344, 7804, 7089, 6987, 

4* GERATOPOOON PROElNtJLtJS, Sp, nOV, 

9. Antennes assez courtes et composées de 14 articles peu 
ciliés de chaque côté, les arlicles de la base arrondis, ceux du 
milieu et de Tapex coniques ou sub-cylindriques; le dernier article 
ovoïde et non terminé par une minuscule protubérance, comme 
c'est le cas chez les C. unculus et piriformis. Palpes très petits, le 
premier article rodimentaire, les deuxième et troisième environ 
d'égale longueur, le quatrième un peu allongé et cilié à Tapex. 



239 — 240 — 

Ailes courtes, larges, bien arrondies à rextrémité et paraissant 
nues. Mêlalarso postérieur environ deux fois aussi long que le 
deuxième article. Crochets tarsaux assez courts, simples, peu 
robustes; pas de pulvilles. 

Longueur du corps, 3/4 millim. 

N^»* &")50. 546y, 4282, 5711. 

o"^. Inconnu. 

5. CERATOPOGON EMINENS, Sp. OOV. 

9 . Antennes de moyenne longueur et composées de 14 articles, 
le premier oupuliforme, le deuxième ovoïde; les articles suivants 
arrondis; les quatre avant-derniers ovoïdes et deux fois aussi 
longs que larges: larticle apical trois fois plus long que large 
(pi. WK tig. 3). Palpes courts. Ailes bien arrondies à Textrémité 
et (Kiraissant nues. Nervure discoïdale partant de la base de la 
* ruoklaufende Ader , (*). Extrémités des tibias médians et surtout 
celles des postérieurs ornées de cils disposés en peigne. Métatarse 
lH>stt'rieur environ deux fois aussi long que le deuxième article, 
le cinquième deux fois aussi long que le quatrième. Crochets 
tarsaux assex longs, courbés, simples ; pas de pulvilles. Lamelles 
apîcalos dos organes génitaux arrondies, assez petites. 

Longueur du corps. 1 l 2 millim. 

N'* tkifS, 4374, 752S, 4M6. S671, 49S9, 5066, 4003, 5Uo. 

j*^. Inconnu. 

t>. «.'BKATX^POvîOX DEFECTUS, Sp. UCV. 

C . Oo::e es^vce diffère de la précédente par Tabsence de dis 
vi;s^\>;5vs c:i poij:::e a rextrémité des tibias médians et posténeors. 
Longueur du corps, 3 4 iiùLam. 
N'* 4f^36, So76 ^aiten?). 
j-^. luconuu. 

7. osiiArop.^^ox sFBaosjs. sp. EOV. 

C . A:::ç::::^5 ,cc*lws e: .vai:vs<:iS vii^ 14 articles ciliés de 
ccx^Uï* stOC:: 1 1-' LCt-iiLir j^i^'U i.^r.-.iie, iicc disùact. le deuxième 
ovoïde. sa..^Ji::: .^s suiyjli.s .^vc.ir^. irroîiiis: les cinq derniers 



■ Ser*-i« :^*!xrT^Hi.d. 



— 241 — 



250 



trois fois aussi longs que larges. Palpes courts. Ailes assez 
longues, larges, poilues. Nervure discoïdale partant de la base de 
la * rûckïaufende Ader „, Deuxième article larsal des pattes 
postérieures environ un tiers plus court que le métatarse. Qua- 
trième et cinquième articles environ d'égale longueur. Crochets 
tarsauxlrès pelils, grêles; pas de pulviiles. 

Longueur du corps, 1 à l 1/2 millim. 

N<^« 8120, 8873, 3799, 4620, 5758, 7957, 5577, 7867, 5893. 

^. Antennes composées de 14 articles, le deuxième plus sail- 
lant que les suivants qui sont sub*ovoïdes, le onzième article assez 
court, sub-conique ; les trois derniers environ d' égale longueur, les 
douzième et treizième arrondis à la base, le quatorzième obusi- 
fornie. Les longs cils de la plume des antennes partent de la base 
et se terminent au onzième article, les derniers seulement ornés de 
quelques cils. Parties basales des forceps un peu plus larges que 
les apicales qui sont courtes et assez épaisses* 

Longueur du corps, 1 à 1 3/4 milïim. 

N^ 6909, 8379, 5607, 5017, 5190, 7042,8732, 8644, 8755, 491 3,7766. 



II, — Cubitus se ternimant au delà du milieu du bord 
costal de l'aile 

8» GERATOPOGON FLAGELLUS, Sp. noV. 

9 . Antennes longues et composées de 14 articles assez cour- 
tement ciliés, le premier cupuliforme, les articles deux a neuf 
ovoïdes et les cinq derniers trois fois aussi longs que larges. 
Palpes courts. Ailes assez longues, assez larges, nues. Cubitus 
plus rapproché de rextrémité que du milieu du bord costal 
alaîre» Nervure discoïdale partant de la base de la * rficklaufende 
Ader ^. Métatarse des pattes postérieures deux fois aussi long que 
le deuxième article, le quatrième environ de la moitié de la 
longueur du cinquième article. Crochets tarsaux petits, robustes 
(pi. XVI, fig. 4), 

Longueur du corps, 11/2 millim. 

N- 6897. 

cf • Inconnu, 



231 — 242 - 

9. CERATOPOGON ELONGATUS, Sp. HOV. 

9 . Antennes comme chez C. flagellatus, mais les articles de la 
base du funicule plus arrondis. Palpes courts. Cubitus visiblement 
plus rapproché du milieu que de l'extrémité du bord costal 
alaire. Nervure discoïdale partant de la base de la ** rucklaufende 
Ader „. Fémurs postérieurs un peu dilatés et ciliés en dessous. 
Métatarse de cette paire de pattes environ deux fois aussi long 
que le deuxième article, le cinquième un tiers plus long que le 
quatrième. Crochets tarsaux petits, peu robustes. 

Longueur du corps, 2 millim. 

Nos 4970, 5043. 

cf. Inconnu. 

10. CERATOPOGON COTHURNATUS, Sp. nOV. 

9. Antennes longues et composées de 14 articles ciliés de 
chaque côté, le premier très saillant, les articles de la base sub- 
cylindriques et deux fois aussi longs que larges, ceux du milieu 
et de l'extrémité cylindriques et cinq fois aussi longs que 
larges. Palpes courts. Ailes longues, assez larges. Cubitus assez 
rapproché de Textrémité alaire. Nervure discoïdale partant de la 
base de la * rucklaufende Ader „. Deuxième article tarsal des 
pattes postérieures environ de la moitié de la longueur du méta- 
tarse. Le quatrième près de la moitié de la longueur du cinquième 
article. Crochets tarsaux petits, assez robustes (pi. XVI, fig. 4). 

Longueur du corps, 1 à 1 1/2 millim. 

No» 8270, 7715, 5236. 

cf. Inconnu. 

11. CERATOPOGON COTHURNATULUS, Sp. UOV. 

9 . Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec le C. cothur- 
natus. Elle en diffère principalement par le cubitus qui est un peu 
plus éloigné du bout de Taile et par les crochets tarsaux qui sont 
longs et robustes (pi. XVI, fig. 10). 

Longueur du corps, 1 1/2 millim. 

No» 7825, 4154. 

cf. Inconnu. 




— 245 — 

12. GERATOPOGON spïNiQER, Loew* (Meunier), 

9- Anlenoes longues et composées de 14 articles, le premier 
saillant, godiforme, les suivants sob-cylindriques et un peu plus 
longs que larges; ceux du milieu et de rextrëmilé nyltndnques et 
quatre tbis aussi longs que larges (pi XVI, fig, 8). Palpes courts. 
Ailes longues, assez larges, nues. Nervure discoïdale partant de 
la base de " rûcklaufende Ader ^, Fémurs postérieurs dilatés, 
épineux en dessous; tibias très robustes» Métatarse deux fois 
aussi long que le deuxièrBe article. Crochets tarsaux des pattes 
antérieures et médians petits, assez robustes; un des crochets 
tarsaux des pattes postérieures très long, Fautre court, peu 
robuste. Lamelles apicales des organes génitaux arrondies. 

Longueur du cor4>s, l 1/2 millim. 

Nos 6895^ 5355^ 6662. 

(f. Antennes plunieuses : le premier article cupiili Forme, les 
suivants cylindriques et un peu plus longs que larges, les trois der- 
niers longs, cylindriques. Aux trois paires de pattes les crochets 
tarsaux sont petits, robustes et d*égale longueur. Partie basale 
des forceps distinctement plus large que celle des apicales. Les 
autres caractères comme chez la 9- 

Longueur du corps, 1 3/4 à 2 millim. 

N^ 4340, 6035, 5354, 7760, 5163. 

13, GERATOPOGON LACUS, Sp. nOV. 

9. Antennes longues et ciliées de chaque côté : le premier 
article cupuiiforme, le deuxième ovoïde^ les suivants ovoïdes, 
allongés, les quatre derniers environ d'égale longueur. L'article 
apical un peu plus long que le préapical (pi. XVI, fig. 10). Palpes 
de moyenne longueur : le premier article à peine plus court que 
le deuxième, le troisième plus court que le quatrième. Ailes 
longues, très larges, nues. Celte espèce diffère des Ceralopogon 
de Winnertz (Beltrag zur Kennfnis der Gattnng Ceratopoyon) 
par les caractères suivants : la nervure intermédiaire * Zwischen- 
ader ^ au lieu de s^anastomoser directement à la " rûcklaufende 
Ader „ se réunit à la nervure sous-costale. De plus, les nervures 
médiane et discoïdale se réunissent par un court pétiole à la cel- 
lule cubitale. Fémurs antérieurs très dilatés, épineux en dessous; 
tibias de celle paire de pâlies dilatés et terminés par une épine 



233 — 244 ~ 

très distincte. Métatarse un tiers plus long que le deuxième 
article, les troisième et quatrième environ d'égale longueur, le 
cinquième aussi long que les trois précédents et orné d*un angle 
très long et d'un autre assez court. Tibias médians et postérieurs 
mutiques à l'extrémité, un peu dilatés et garnis de forts cils en 
dessous; métatarses de ces paires de pattes plus longs que les 
articles deux à cinq pris ensemble. 

Longueur du corps, 1 3/4 millim. 

No 9551. 

cf. Inconnu. 

Observation : Par la morphologie des palpes, des ailes (cette 
dernière est peut-être anormale) et par la forme des tibias anté- 
rieurs, ce fossile s'éloigne des autres espèces de Ceratopogon. Par 
les crochets tarsaux, il a quelques traits de ressemblance avec 
les Mochlonyx, Loew. 

14. CERATOPOGON FALCATUS, Sp. UOV. 

9 . Antennes longues et bien ciliées de chaque côté, le premier 
article cupuliforme, le deuxième cylindrique et trois fois aussi 
long que large, les articles trois à six sub-cylindriques et d'égale 
longueur, les septième, huitième et neuvième environ égaux 
entre eux; les cinq derniers environ six fois aussi longs que 
larges. Palpes de moyenne longueur, le premier article très 
court, le deuxième long, le troisième court, le quatrième un tiers 
plus long que le précédent. Ailes assez longues, larges, nues. 
Crochets se terminant à quelque distance du bout de l'aile. 
Nervure discoïdale partant de la base de la *• rûcklaufende 
Ader ,. Tibias postérieurs ciliés à l'extrémité. Deuxième article 
tarsal de la moitié de la longueur du métatarse, le cinquième 
trois fois aussi long que le quatrième. Un des crochets tarsaux 
long, l'autre petit. Lamelles apicales des organes génitaux parais- 
sant ovoïdes. 

Longueur du corps, 2 millim. 

No 5889. 

cf. Inconnu. 

Observation : Par la morphologie du dernier article tarsal 
cette espèce a quelques traits de ressemblance avec Mochlonyx 
sepultus, Loew, de la famille des Gulicidae. 



— 248 — 234 

15. CERATOPOGON SINUOSUS, Sp. DOV. 

9 . Antenne de moyenne longueur, le premier article cupuli- 
forme, le deuxième plus long que le troisième, ce dernier et les 
suivants cylindriques et un peu plus longs que larges; les articles 
de l'extrémité deux fois aussi longs que larges (pi. XVI, fig. 3). 
Ailes arrondies, nues. Cubitus sinueux et se terminant au bout 
de Taile. Nervure discoïdale assez faiblement indiquée, mais 
partant de la base de la " rùcklaufende Ader ,. Deuxième article 
tarsal trois fois plus court que le métatarse, les troisième et 
quatrième articles environ égaux entre eux, le cinquième aussi 
long que les deux précédents pris ensemble. Crochets tarsaux 
petits. 

Longueur du corps, 1 millim. 

No« 5459, 7972. 

cf. Inconnu. 

16. CERATOPOGON CLUNiPES, Loew. (Meunier.) 

cf. Antennes plumeuses, le premier article cupuliforme, le 
deuxième un peu plus long que le troisième; les suivants ovoïdes, 
les trois derniers articles d'égale longueur et ornés d'un ou 
deux longs cils de chaque côté (pi. XVI, fig. 13). Palpes courts. 
Nervure cubitale se terminant un peu au delà du milieu de l'aile. 
Pattes robustes. Fémurs postérieurs dilatés, bien ciliés. Extré- 
mités des tibias garnies de quelques cils raides. Tarses posté- 
rieurs plus robustes que les antérieurs et les médians, le méta- 
tarse de cette paire de pattes cilié en dessous, le deuxième article 
tarsal de la moitié de la longueur du métatarse, le cinquième 
environ deux fois aussi long que le quatrième. Crochets tarsaux 
assez petits, peu robustes. 

Longueur du corps, 1 1/2 millim. 

No« 6686, 4642. 

9. Inconnue. 

17. CERATOPOGON SPINOSUS, Sp. UOV. 

cf. Antennes plumeuses, le premier article cupuliforme, le 
deuxième un peu plus long que le troisième, sub-cylindriques, les 
suivants sub-ovoïdes, le douzième article assez long, les treizième 
et quatorzième longs et égaux entre eux. Palpes assez courts. 



^2Z6 



— 246 - 



Aîles assez longues, assez larges. Cubitus se terminant au delj 
du milieu du bord costal aîaire. Tous les fémurs et les tibia 
assez dilatés et garnis d'épines. Deuxième article larsal envlr 
de la moitié de la longueur du métatarse, le cinquième près 
trois fois aussi long que le quatrième. Crochets larsaux robusle 
assez longs et égaux entre eux. Organes copulaleurs robustes. 

Longueur du corpj^, 2 1/2 millim. 

N^-7604, 6132,4285. 

Ç. Inconnue. 

18* CERATOPOGON FORGIPIFORMIS, Sp, nOV. 

cf. Cette espèce se reconnaît immédiatement à ses organe 
copulateurs démesurément longs et extraordinairement vigoureut? 
Parties basâtes des forceps très dilatées et deux fois aussi longues 
que les apicales qui sont un peu courbées. Cîrochels tarsâux asse 
petits, peu robustes» 

N^«6533, 5716, 5951, 5523, 

Ç. Inconnue. 

Observation : Winncrtz a décrit une fornïc vivante, voisine ^ 
l'espèce du suecin, à laquelle il a donné le nom de Ceralopogolj 
forcipatus. Beifrag znr Kenutniss der Gattung Ceratopogen, Meigei: 
s. 30, n"21îtaf. IV, fig. 2. 



19. 



nov. 



CERATOPOGON OBTUSUS, Sp. 

cf. Antennes plumeuses et de moyenne longueur, le onzième 
article cylindrique et plus long que les précédents. Palpes courts. 
Fémurs et tibias un peu dilatés, ce dernier organe légèrement 
épaissi et cilié à l'extrémité. Quatrième article tarsal distinclc 
ment arrondi et visiblement moins tong que le cinquième. Crochet^ 
larsaux petits, assez robustes (pi. XVI, fig. 4). 

Longueur du corps, 1 millîm. 

ts^ 6505. 

9- Inconnue, 

20. CERATOPOGON GRAGILITABSIS, Sp, HOV. 

cf. Cette espèce est voisine de la précédente. Elle en diffèr 
par le quatrième article tarsal qui est cylindrique et par les tibiaff' 
non épaissis à l'extrémité. De plus, les cils, au lieu de former un 



— 247 - 236 

demi-cercle autour de ces organes, se dirigent vers le deuxième 
article tarsal. Organes copulateurs à parties basales distinctement 
plus larges que les apicales qui sont un peu plus courtes (pi. XVI, 
flg. 6 et 21). 

Longueur du corps, 1 millim. 

No 5732. 

9. Inconnue. 

Observation : Dans une collection d'articulés du copal quater- 
naire (réchelle stratigraphique en est inconnue) qui m'a été donnée 
par M. le conservateur Kûnow de Koenigsberg, j'ai observé un 
Ceratopogon 9 présentant plusieurs traits de ressemblance, pour 
ce qui concerne les caractères morphologiques des antennes et 
des pattes, avec les G. prominculus et eminens. Il sera décrit 
ultérieurement. 



237 ~ 248 



Index bibliographiiiue complet sur les diptcrcjs du siiccin (*) 



17S8. BreyD, J. P. Observatio de succinea gleba, planiae cujusdam foiio impre- 

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(*) Cette liste est une mise au point du catalogue de Scudder de 1890 {}) et de 
celui [»aru en 1895 dans les Annales de la Société scientifique de Bruxelles. 



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— Note sur les Syrphidae fossiles de V ambre. Bull. Soc. ent. de France. 

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— Note sur les Syrphidae fossiles de Vambre, Bull. Soc. Ent. de France, 

pp. CCXLlX-CÇL. 

— Note sur les Platypezidae de Vambre tertiaire, Bull. Soc. Zool. de France, 

pp. 230-234. 

1894. — Note complémentaire sur quelques diptères fossiles de Vambre. Bull. 

Soc. Ent. de France, pp. ix-x. 

— Note sur les Mycetophilidae fossiles de Vambre tertiaire.WiKH. Ent. Zeituno, 

pp. 62-64. 

— Note complémentaire sur les Platypezidae de Vambre. Bull. Soc. Zool. de 

France, pp. 22-24. 

— Note sur les Mycetophilidae, les Chironomidae et les Dolichopodidae de 

Vambre. Ann. Soc. de France, p. 21. 

— Note sur un singulier Dolichopodidae de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France, 

p. CXI. 

— Note sur les Mycetophilidae fossiles de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France^ 

pp. cx-cxi. 

— Note sur les Tipulidae fossiles de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France, 

pp. clxxyh-clxxvui. 

1895. — Note sur quelques Enpidae et Mycetophilidae et un curieux Tipulidae 

de Vambre, Bull. Soc. Ent. de France, pp. xni-xv. 
1897. — Sur un Mycetophilide de Vambre. Bull, Soc. Ent. de Francs, p. 218. 

1899. — Sur les Dolichopodidae de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France, 

pp. 322 et 323. Paris. 

— Études de quelques diptères de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France, 

pp. 334 et 335; pp. 358 et 359; pp. 392-399. Paris. 

— Sur les Conopaires de Vambre. Bull. Soc. Ent. de Franck, pp. 145 et 146. 

Paris. 

1900. — Études de quelques diptères de Vambre. Bull. Soc. Ent. de France, 

pp. 111 et 112. Paris. 

— Ueber die Mycetophiliden (Sciophilinae) des Bernsteins. Illustrierte Zkit- 

scHRiFT F. Entomolooie, ss. 68-70. Neudauim. 

— Revision des diptères fossiles types de Loew conservés au Musée Provincial 

de Koenigsberg. Miscellanea Entomolooica, Narbonne, pp. 161-165; 
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239 — 260 - 

1901. Meunier, Fernand. Nouvelles recherches sur quelques Cecidomyidae et 
Mycetophilidae de Vambre, etc. Ann. Soc. scient, de Bbuxbllis, 
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1901 — Description de quelques diptères de Vamhre, ktm. Soc. scifht. di 
Bruxelles, pp. 96 104. 

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Padoya, pp. 100103. 

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1903. — Tjes Pipuneulidae de Tambre, mtD., pp. 148-150, 1 pi. Moulins. 

— Études de quelques dipth'es de Vamhre. ânn. des Se. nat. Zoolooh, pp. 395- 

405, 1 pi. Paris. 

— Un nouveau genre de Sciaridae de Vamhre. Hbv. sgibrt. du BouRBOnuis n w 

Centre de la France, pp. 165-167 et 3 filtres. Moulins. 

— Beitrag zur Syrphiden-Fauna des Bernsteins. Jahrbugh dbr KômOL. Pmbbi. 

Geologischen Landesanstalt fQr 1903 (paru en 1904) ss. 201-210, 1 tiL 
Berlin. 

1904. — Sur un Corethra de Vamhre de la Baltique. Bull. Soc. Eut. de Frabcb, 

pp. 89-91 et 3 figures. Paris. 

— Beitrag zurFauna der Bibisniden, Simuliden und Rhyphiden des Benuiêins. 

Jahrbuch der KOnigl. preuss. geologischen Landesahstalt (en cours 
de publication). 



— 251 - 240 



EXPLICATION DES FIGURES (*) 



Flanche I 

1. Antenne de Bryocrypla girafa, sp. nov. cf (40 d.). N*» 2362. 

2. Organes génitaux de cet insecte (66 d.). N<*4529. 
. 3. Organes génitaux de B. capitosa, sp. nov. (f (66 d.). N^ 5213. 

4. Aile de B. capitosa, sp. nov. cf (40 d.). N« 4306. 

5. Antenne de B. elegantula, sp. nov. $ (66 d.). N*^ 3216. 

6. Antenne de B. capitosa, sp. nov. Ç (66 d.). N^ 4495. 

7. Antenne de B. girafa, sp. nov. 9 (66 d.). N^ 3766. 

8. Base de Tantenne de B. capitosa, sp. nov. cf (66 d.). N° 521 3. 

9. Antenne de Ledomyiella pygmaea, sp. nov. çf (66 d.). N** 5491. 

10. Antenne de L. succinea, sp. nov. cf (66 d.). N° 6197. 

11. Patte de L. crassipes, sp. nov. 9 (66 d.). N« 7692. 

12. Antenne de L. pygmaea, sp. nov. 9 (66 d.). N« 8613. 

13. Aile de L. succinea, sp. nov. cf (66 d.). N*» 6197. 

14. Aile de L. eocenica, sp. nov. 9 (66 d.). N*»5210. 

15. Organes génitaux de ce sexe (66 d.). N° 5210. 

16. Aile de L. rotundata, sp. nov. 9 (66 d.). N'» 7047, 

17. Antenne de L. succinea, sp. nov. 9 (66 d.). N<> 3506. 

18. Aile de L. pygmaea, sp. nov. 9 (66 d.). N^ 8613. 

19. Antenne de L. rotundata, sp. nov. 9 (40 d.). N*> 7047. 

20. Antenne de L. crassipes, sp. nov. 9 (40 d.). N^ 7692. 



(*) Les diagnoses mentionnent très exactement le nombre des articles 
antennaires et les dessins donnent une fidèle reproduction de leur morphologie. 
A cause de leur taille, souvent non entièrement visible dans le champ de la 
chambre claire d'Abhe, les dessins de ces organes ont fréquemment du être 
faits en deux parties raccordées ensuite entre elles. C'est donc par suite d*une 
erreur qu'ils ont parfois un article de plus ou de moins que le nombre cité dans 
les descriptions. 



Ui — 252 — 



Planche II 



1. Colpodia curvinervis, sp. nov. cf (20 d.). N» 5231. 

2. Antenne de cet insecte, sp. nov. cf (60 d.). N» {5231. 

3. Aile de Palaeocolpodia eocenica, sp. nov., var. 9 

(20 d.). N«7Î09. 

4. Aile de P. eocenica, sp. nov. cf (40 d.). N** 3968. 

5. Antenne de P. eocenica, sp. nov. çf (66 d.). N® 3968. 

6. Antenne de P. eocenica, sp. nov. 9 (66 d.). N*» 7147. 

7. Antenne de Colpodia xylophaga, sp. nov. 9 (66 d.). N<» 31 12. 

8. Antenne de G. xylophaga, sp. nov. çf (66 d.). N« 7785. 

9. Antenne de Dicroneurus magnificus,sp.nov. cf (66d.). N® 5019. 

10. Aile de Colpodia curvinervis, sp. nov. çf (40 d.). N*> 5231. 

11. Palpe de Dicroneurus magnificus, sp. nov. çf (66 d.). N* 5019. 

12. Palpe de D. elegantulus, sp. nov. 9 (66 d.). N« 5528. 

13. Palpe de Bryocrypla fagioïdes, sp. nov. çf (66 d.). N*>5811. 

14. Apex de Tantenne de Epidosis noduliformis, sp. nov. 

9 (66 d.). N"3577. 



-^ 263 — 242 



Planche III 



1. Antenne de Joannisia monilifera, Loew (Meun.) 9 

(66 d.). No 501. 

2. Antenne de Lestremia pinites, sp. nov. cf (66 d.). N® 1883. 

3. Apex de l'antenne du même insecte (66 d.). N^ 3367. 

4. Aile de Joannisia monilifera, Loew (Meun.) 9 (*0 d.). N® 7464. 

5. Aile de Lestremia pinites, sp. nov. 9 (20 d.). N^ 6287. 

6. Antenne du même insecte (66 d.). N^ 6287. 

7. Aile de Frirenia eocenica, sp. nov. (f (40 d.). N® 8796. 

8. Antenne de F. eocenica, sp. nov. çf (66 d.). N^ 8796. 

9. Tarse du même insecte (66 d.). N^ 7723. 

10. Antenne de Heteropeza pulchella, sp. nov. 9 (66 d.). N^ 3967. 

11. Heteropeza pulchella, sp. nov. 9 (40 d.). No3967. 

12. Tarse du même insecte (144 d.). N^ 3967. 

13. Aile de Palaeoheterotricha grandis, sp. nov. cf (10 d.). N^ 3006. 

14. Palpes du même insecte (20 d.). N^ 3006. 

15. Partie apicale de Tantenne du même insecte (40 d.). N® 3006. 

16. Partie apicale de Tantenne de Heterotricha hirta, 

Loew (Meun.) 9 (66 d.). N^ 2134. 

17. Base de Tantenne de Sciara errans, sp. nov. çf (96 d.). N^ 2127. 

18. Apex de Tantenne de S. villosa, sp. nov. cf (96 d.). N® 1485. 

19. Base de Tantenne de S. splendida, sp. nov. cf (96 d.). N® 985. 



XX VIII. 17 



245 — 284 



N»8034. 


N«6595. 


N-2678. 


N» 5226. 


N0 58I1. 


N« 1418. 


N»2205. 


N»3190. 



Planche IV 



I. Antenne de Epidosis gibbosa, sp. nov. 9 {^ d.). 
i2. Aile de Epidosis gibbosa, sp. nov. cf (40 d.). 

3. Apex de I antenne de E. gibbosa, Ç (66 d.). 

4. Antenne de Epidosis minuta, sp. nov. 9 (66 d.). 
8. Aile de Bryocrypta fagioïdes, sp. nov. çf (40 d.). 

6. Apex de 1 antenne de Epidosis titana, sp. nov. 

(66 d.). 

7. Apex de Tanlenne de Winnertzia radiata, sp. nov. 

(40 d.). 

8. Palpe de Winnertzia radiata, sp. nov. 9 (66 d.). 

9. Apex de l'antenne de W. cylindrica, sp. nov. 9 (66 d.). N* 1835. 

10. Aile du même insecte, 9 (40 d.). N« 1835. 

11. Apex de l'antenne du même insecte, var. (66 d.). N*» 83îi 

12. Antenne de W. affinis, sp. nov. 9 (66 d.). N*> 3951 

13. Apex de Tantenne de W. separata, sp. nov. 9 (66 d.). N*» 3611 

14. Apex de l'antenne de Monardia submonilifera, sp. 

nov.cf (66d.). N<»8199. 

15. Tarse antérieur de Campylomyza crassitarsis,sp. nov. 

9, type (66 d.). N*> 873. 

16. Antenne du môme insecte, type (66 d.). N*» 873. 

17. Tarse antérieur de C. crassitarsis, sp. nov., var. 1 9 

(66 d.). No 6747. 

18. Apex de l'antenne de C. crassitarsis, var. 3 9 (66 d.). N" 1 13. 

19. Apex de Tantenne de C. crassitarsis, var. 4 cf (66 d.). N" 601. 

20. Apex de Tantenne de C. crassitarsis, var. 2 9 (66 d.). N« 8327. 

21. Apex de Tantenne de Joannisia monilifera, Loew 

(Meun.) 9 (66 d.). No3879. 

22. Antenne de Colpodia brevicornis, sp. nov. 9 (66 d.). N* 5884. 



— 258 — 244 



Planche V 



1. Base do l'antenno de Sciara botuli, sp. nov. cf (96 d.). N® 1321. 

2. Apex de Tantenne de cette espèce, 9 (96 d.). N« 2074. 

3. Apex de l*antenne de S. Sendelina, sp. nov. cf (96 d.). N<> 2388. 

4. Antenne de S. difficilis, sp. nov. c^ (96 d ). N» 2770. 

5. Antenne de S. verticillala, sp. nov. cf (96 d.). N^ 2485. 

6. Antenne de S. variabilis, sp. nov. çf (96 d.). N<> 1499. 

7. Apex de l'antenne de S. eocenîca, sp. nov. çf (96 d.). N<^ 3794. 

8. Apex de Tantenne de S. diabolica, sp. nov. cf (96 d.). N® 1560. 

9. Apex de l'antenne de S. orientalis, sp. nov. cf (96 d.). N° 3971. 

10. Antenne de S. rara, sp. nov. çf (96 d.). N^ 2945. 

1 1. Apex de l'antenne de S. ignorata, sp. nov. çf (96 d.). N<> 3251. 

12. Apex de Tantenne de S. preciosa, sp. nov. (f (96 d.). N<* 3789. 

13. Antenne de S. Rûbsaamenîa, sp. nov. çf (96 d.). N<* 3298. 

14. Apex de l'antenne de S. prolifica, sp. nov. cf (96 d.). N® 



245 — 256 — 



Planche VI 



1. Antenne de S. bella, sp. nov. cf (96 d.). N^ 2359. 

2. Antenne de S. Klebsii, sp. nov. cf (96 d.). N^ 618. 

3. Antenne de S. tertiaria, sp. nov. cf (96 d.). N® 3769. 

4. Antenne de S. robusta, sp. nov. cf (96 d.). N» 482. 

5. Antenne de S. Palmniokii, sp. nov. 9 (96 d.). N^ 2474. 

6. Antenne de S. minuscula, sp. nov. 9 (96 d.). N» 2180. 

7. Antenne de S. morosa, sp. nov. 9 (96 d.). No3111. 

8. Apex de Tantenne de S. villosoïdes, sp. nov. 9 

(96 d.). Nos 1527, VI; 357. 

9. Bradysia curiosa, sp. nov. 9 (*5 d.). N<» 343. 

10. Antenne de B. eleclra, sp. nov. 9 (96 d.). N» 3566. 

11. Apex de Tantenne de B. infernalis, sp. nov. 9 (96 d.). N® 3753. 

12. Antenne de Bradysia agilis, sp. nov. 9» ^YP^ (96 d.). N® 522. 

13. Apex de Tantenne de B. umbrosa, sp. nov. (f (96 d.). N® 1801. 

14. Apex de Tantenne de B. Contv^enzii, sp. nov. cf (96 d.). N° 3607. 



246 



Planche VII 



1. Antenne de Bradysia morosoïdes, sp. nov. 9 (96 d.). N*> 1258. 

2. Aile de Willistoniella magnifica, sp. nov. çf (40 d.). N« 3771. 
^3. Antenne du même insecte (96 d.). 

4. Aile de Heeriella bifurcata, sp. nov. çf (40 d.). N*> 627. 

5. Apex de l'antenne du même insecte (96 d.). 

6. Cerato longîpalpis, sp. nov. 9 (10 d-)- N*» 59. 

7. Antenne du même insecte (96 d.). 

8. Aile de C. longîpalpis, sp. nov. (40 d.). 

9. Palaeognoriste sciariformis, sp. nov. 9 (10 d.). N» 5125. 

10. Organe copulateur de P. sciariformis, sp. nov. cf (40 d.). N^ 6630. 

11. Aile du même insecte 9 (40 d.). N" 5125. 

12. Antenne du même 9 (96 d.). N« 5125. 

13. Antenne du même cf (96 d.). N« 6630. 

14. Aile de Sciara defectuosa, sp. nov. 9 (40 d.). N** 6011. 

15. Aile de Sciarella roycetophilîformis, sp. nov. 9 (40 d.). N® 4853. 

16. Apex de Tantenne du même insecte. (96 d.). N^" 4853. 



247 — 258 — 



Planche VIII 



1. Antenne de Mycelobia callida, sp. nov. 9 ? (40 d.)- N® 211. 

2. Aile du même insecte (15 d.). No3299. 

3. Antenne de Macrocera abundare, sp. nov. cf , type 

(40 d.). N0 362U 

4 Antenne de Macrocera abundare, sp. nov. 9 > typ© 

(40 d.). N«209a 

5. Macrocera longicornis, sp. nov. cf (15 d.). N® 8194. 

6. Antenne de M. ciliata, sp. nov. cf (40 d.). N® 84. 

7. Antenne de M. filiformis, sp. nov. cf (40 d.). N^ 1106. 

8. Base de Tàntenne de M. elegantissima, sp. nov. 9 

(40 d.). No 3002. 

9. Antenne de Platyura Kunowi, sp. nov. (40 d.) coll. 

Klebs. No 109. 

10, Antenne de P. Ehrhardi, Loew (Meun.) cf (96 d.). No 2406. 

11, Apex de Tantenne de P. Verrali, sp. nov. cf (40 d.). No 2314. 

12, Antenne de P. Ectorsii, sp. nov. cf (96 d.). No 2541. 

13, Apex de Tantenne de P. Mikii, sp. nov. 9 ? N© 1665. 



— 259 — 248 



Planche IX 



1. Antenne de Piatyura graciosa, sp. nov. çf (96 d.). N» 1792. 

2. Antenne de P. moniliformis, sp. nov. cf (96 d.). N® 241. 

3. Antenne de P. distincta, sp. nov. çf (96 d.). N° 2658. 

4. Antenne de P. ceroplatoïdes, sp. nov. cf (96 d.). N** 4320. 

5. Aile de P. conjuncta, Loevjr (Meun.) 9 (30 d.). N^ 8482. 

6. Apex de Tantenne du même insecte 9 (96 d.). N^ 1526. 

7. Palpes de Asindulum longipalpe, sp. nov. cf ? (40 d.). N® 3184. 

8. Palpes de A. curvipalpe, sp. nov. cf ? (40 d.). N<^ 1614. 

9. Antenne de A. longipalpe, cf ? (*0 d.). N^ 3184. 

10. Antenne de A: Girschneri, sp. nov. 9 (96 d.). N^ 2097. 

11. Apex de Tantenne de A. curvipalpe, cf (96 d.). N°3289. 

12. Antenne de A. elegantulum, sp. nov. 9 (96 d.). N° 2746. 

13. Partie antérieure de l'aile du même insecte (20 d.). N° 2746. 

14. Partie antérieure de Taile de A. Girschneri 9 (20 d.). N^ 2097. 
16. Aile de Sciophila Helmii (*), sp. nov. cT (30 d.). N^ 3007. 

16. Apex de Tantenne de S. Helmii, çf (40 d.). N^ 2679. 

17. Apex de l'antenne de S. subquadrata, sp. nov. cf 

(40 d.). N^2642. 

18. Apex de l'antenne de S. crassicornis, sp. nov. cf (40 d.). N° 3039. 

19. Apex de Tantenne de Empheria minor, sp. nov. 9 

(40 d.). No 3017. 

20. Apex de l'antenne de E. major, sp. nov. (40 d.). 

No» 2466, VI; 1296. 



(*) Ce dessin s*applique aussi aux S. subquadrata et crassicornis. 



249 — 260 — 



Planche X 



1. Antenne de Polylepta filipes, sp. nov. cf (40 d.). N« 2593. 

2. Aile de Paleoempalia Brongniarti, sp. nov. cf (30 d.). N^ 2451. 

3. Apex de Tantenne du même insecte. 

4. Apex de Tantenne de P. succinea, sp. nov. (96 d.) 

coll. K. N« 58. 

5. Organe copulateur de P. Brongniarti cf (20 d.). N^ 2451. 

6. Partie apicale de l'antenne de P.mutabilis, sp. nov. cf 

(96 d.). No 2684 

7. Partie apicale de l'antenne de P. Broeckii, sp. nov. cf 

(96 d.). No 2204. 

8. Partie antérieure de l'aile de Empalia subtriangularis 

sp. nov. çf (20 d.). No 3928. 

9. Aile de Loewiella incompleta, sp. nov. 9 (20 d.). No 1213. 

10. Base de l'antenne du même insecte. 

11. Apex de l'antenne de L. tenebrosa, sp. nov. cf ? (96 d.). 

N«8 2488,VI; 1318. 

12. Apex de l'antenne de L. ciliata, sp. nov. 9 (96 d.). No 2971. 

13. Apex de l'antenne de L. mucronata, sp.nov. (f {9& d.). No 1512. 

14. Apex de l'antenne de L. asinduloïdes, sp. nov. çf 

(96 d.). No 6263. 

15. Partie antérieure de l'aile de L. empalioïdes, sp. nov. 

cf(20d.). No 6454. 

16. Aile de Lasiosoma curvipetiolata, sp. nov. 9 (20 d.). No 2718. 

17. Base de l'antenne de Tetragoneura elongata, sp. nov. 

Cf (40 d.). No 1059. 

18. Antenne de T. rectangulata, sp. nov. cf (40 d.). No 2327. 

19. Aile du même insecte (20 d.). 

20. Organes génitaux de T. elongatissima, sp. nov. cf 

(40 d.) coll. K. N« 27. 



^^^^^^^^H^ ^^V 


^^^H 


^^^^^^^^^^^^^» Flanche XI 


^ 


1. Base de l'antenne de Tetragoneura elongatissîma» 


H 


sp. nov. cf (40 d.) coll. K. 


N» 37. ^M 


2. Antenne de T* gracilis, sp. nov. 9 (40 d.). 


N«2843. ^M 


3. Antenne de T. minuta, sp. nov. 9 (W d.). 


No 3122. ^M 


4. Antenne de T. borussica, sp. nov. cf (40 d.). 


No 273. ^M 


5. Apex de rantennedeSyntomna elongata, sp. nov. 9 


^H 


(W d.). 


N°2152. ^H 


6. Aile du même insecte (20 d.). 


^H 


7, Apex de Tantenne de S. pinites, sp. nov. çf (66 d.). 


N^2641. ^M 


8. Apex de l'antemie de S. compressa, sp. nov. 9 (66 d.). 


N» 2144. ^M 


9. Apex de l'antenne de S. subcylindrica, sp. nov. 9 


^^Ê 


(66 d.). 


No 3123. ^M 


10. Apex de Tantenne de S. siibquadrata,sp. nov., van cf 


^H 


(66 d.). 


No 1388. ^M 


IL Apex de l'antenne de S. seiophiliformis, sp. nov. 9 


^1 


(66 d.). 


No 5002. ^M 


12. Aile du même insecte (20 d.). 


^H 


13. Apex de Tanlenne de Palaeoanaclinia affinis, sp. nov. 


^H 


Cf (40 d.) coll. K. 


No ^H 


14, Apex de l'antenne de P. curvipetiolata, sp. nov. cf 


^H 


(40 d.). 


N° 1705. ^M 


15. Apex de Tanteime de P. distincta, sp. nov. cf (40 d.). 


No 2337. ^M 


16. Aile du même insecte (20