(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Annales des mines, ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rattachent"

This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 
to make the world's books discoverable online. 

It bas survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 
to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that 's often difficult to discover. 

Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book' s long journey from the 
publisher to a library and finally to y ou. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying. 

We also ask that y ou: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain from automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web 

at http : //books . google . com/| 




Annales des mines 



France. Commission des 
Annales des mines 




i 



gitized by 



Google 



UrimBKienu 

T/S 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 




J 



ANNALES 

DES MINES 



Digitized by 



Google 



Les ÂNNÀtBs DBS Mines sont publiées sous les auspices de TÂdminis- 
tration des Mines et sous la direction d*une Commission spéciale, nom- 
mée par le Ministre des Travaux publics. Cette Commission, dont font 
partie le directeur des routes, de la navigation et des mines et le direc- 
teur du personnel et de la comptabilité, est composée ainsi qu'il suit : 



MM. 



Uatom de la Goupillièrb, insp. gén., 

président. 
LoRiBuz, inspecteur général. 
AouaLON, insp. gén., professeur à 

l'Ecole supérieure des mines. 
Carkot, insp. gén., directeur de 

TEcole supérieure des mines. 
Reller, insp. gén., secrétaire de la 

Commission de la statistique de 

rindustrie minérale. 
WoRMS DE RoMiLLY, insp. gén. 
NivoiT, d* 

Delafond, d* 

DUPORCQ, d" 

Cheysson, insp. gén. des ponts et 
chaussées, professeur À TEcole 
supérieure des mines. 



MM. 



Potier, ingénieur en chef, prof, 
à l'Ecole supérieure des mines. 

DOUVILLÉ, d* 

Bertrand, d* 

Le Ch atelier, d* 

Loi>iN, d* 

Pelletan, ing. en chef, inspecteur 

de l'Ecole supérieure des mines. 
Sauvage, ingénieur en chef, prof. 

à l'Ecole supérieure des mines. 
Chesneau, à* 

HUHIBERT, d* 

Termier, d* 

Beauqby, d* 

De Launay, d^ 

Lebrbton, d* 

Zeiller, ingénieur en chef, secré- 
taire de ta Commission. 

L'Administration a réservé un certain nombre d'exemplaires des 
Annales des Mines pour être envoyés soit, à titre de don, aux principaux 
établissements nationaux et étrangers consacrés aux sciences et à 
l'art des mines, soit à titre d'échange, aux rédacteurs des ouvrages 
périodiques, français et étrangers, relatifs aux sciences et aux arts. 

Les lettres et documents concernant les Annales des Mines doivent 
être adressés, sous le couvert de M. le Ministre des Travaux publics, à 
M. l'ingénieur en chef, secrétaire de la Commission des Annales des 
Mines. 

Les auteurs reçoivent gratis 20 exemplaires de leurs articles. 

Ils peuvent faire faire des tirages à part, à raison de 9 francs par 
feuille jusqu'à 50, 10 francs de 50 à 100, et 5 francs en plus pour chaque 
centaine ou fraction de centaine à partir de la seconde. — Le tirage à 
part des planches est payé 10 francs par planche et par cent exemplaires 
ou fraction de centaine. Les ptanches extraordinaires sont payées au prix 
de revient. 

Le brochage, y compris couverture imprimée et faux frais, est payé, 
pour une feuille seule ou une fraction de feuille, 3 francs le premier 
cent et l',25 pour chaque centaine ou fraction de centaine en plus. 
Pour chaque planche, ou chaque nouvelle feuille de texte, il sera payé 
0',25 par chaque centaine d'exemplaires. 

La publication des Annales des Mines a lieu par livraisons, qui paraissent 
tous les mois. 

Les douze livraisons annuelles forment trois volumes, dont deux con- 
sacrés aux matières scientifiques et techniques, et un consacré aux 
actes administratifs et à la jurisprudence. Ils contiennent ensemble 
120 feuilles d'impression et 24 planches gravées environ. 

Le prix de l'abonnement est de 20 francs pour Paris, de 24 francs pour 
les départements et de 28 francs pour l'Etranger. 

Tours. — Imprimerie Dbslis Frères. ' 



Digitized by 



Google 



ANNALES 

^ MINES 

OU 

RECUEIL 

SUR L'EXPLOITATION DES MINES 

NCES ET LES ARTS QUI S'Y RATTACHENT 

PUBLliB8 
TION DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS. 



DIXIÈME SÉKIE. 



MOIRES. — TOME I. 



PARIS 

iH. DUNOD, ÉDITEUR 

liai des Orands-Augustins, 49 
1902 



Digitized by 



Google 



Digitized by CjOOQ IC 



r 



ANNALES 

DES MINES 

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

SDR 

ÉCOULEMENT DE LA VAPEUR D'EAU 

PAR DES mim C0NTER6EHTES ET DES ORITICES EN MINCE PAROI 

Par M. A. RATEAU, Ingénieur au Corps des Mines. 



1. Le fonctionnement des turbines à vapeur repose sur 
récoulement à grande vitesse de ce fluide. Il est donc 
nécessaire, pour calculer ces machines convenablement, 
de connaître à fond le phénomène de l'écoulement des 
vapeurs. Comme on ne trouve sur ce sujet, dans les 
ouvrages de mécanique et de thermodynamique, que des 
notions succinctes et incomplètes (et môme quelquefois er- 
ronées), j'ai dû entreprendre des recherches expérimen- 
tales étendues et précises, pour vérifier les données de la 
thermodynamique. 

C'est le résultat de ces recherches, faites en 1895-96, 
que je vais donner ici. On verra que les formules théo- 
riques, correctement interprétées, sont très exacte- 
ment vérifiées, et même que les résultats expérimentaux 
permettent de déterminer à quelques unités près l'équi- 
valent mécanique de la calorie. 

Avant de décrire la méthode employée, je rappellerai 
sommairement la théorie du phénomène. 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 

2. Théorie. — L'écoulement des fluides élastiques par 
s tuyères diffère considérablement- de Técoulement des 

[uides dès que le rapport ^ de la pression d'aval p à la 

ession d'amont P est notablement inférieur à l'unité. 
Soient : 

s, la section transversale de la tuyère en un point quelconque ; 

V, la vitesse d'écoulement du fluide en ce point ; 

Q, le débit en volume du fluide dans la section s ; 

ET, le poids spécifique moyen du fluide à l'état où il se trouve 

Dmogène ou hétérogène) en traversant la section s. 

On a tout d'abord pour expression du débit Q : 

le débit en poids I, égal à cjQ, est lié à la section s 
à la vitesse V par la formule ci-après : 

{\) K:--rTVs. 

Si o est constant, ce qui est le cas des liquides, la sec- 
)n s est inversement proportionnelle à V, et V augmente 
ujours, par conséquent, quand ^ décroît. Mais il n'en est 
us de même avec les fluides élastiques : à mesure que la 
ession s'abaisse, ci décroît pendant que V croît, en sorte 
le le produit rrV, d'abord croissant, passe par un maxi- 
Lim pour décroître ensuite. Dans le cas des gaz, le maxi- 

um a lieu pour un rapport ^ des pressions égal à 0,52: 

, avec la vapeur d'eau, il a lieu quand ce rapport est 
âsin de 0,58, quelle que soit la pression P d'amont (*). 
ï donnerai plus loin le calcul de ce maximum. 
Ainsi, lorsque la pression d'aval /> est plus basse que 



*) La valeur de ce rapport ^ qui rend ciV maximum semble cepen- 
Qt dépendre un peu, dans le cas des vapeurs, de la grandeur de P. 



Digitized by 



Google 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 7 

0,58 P, il est nécessaire que la tuyère d'écoulement, 
d'abord convergente, devienne ensuite divergente, si 
Ion veut que la vapeur continue de s'y détendre de ma- 
nière que la vitesse atteigne la valeur qui correspond à la 
chute de pression de P à /) ; et le rapport de la section 
finale 5| de la tuyère à la section s^ au col(*) devra va- 
rier avec le rapport ^ des pressions. Dans le col, la 

pression est toujours égale à 0,58 P, et la vitesse (qui ne 
dépend que de P) ne diffère pas, ainsi qu'Hugoniot Ta 
établi (**), de la vitesse du son dans le fluide à l*état oii 
il s y trouve. 

Si, la tuyère étant construite, on abaisse la pression 
d'aval p au-dessous de la valeur py qui correspond 

au rapport -^ des sections de sortie et du col, la pression du 

fluide à la fin de la tuyère n'est pas />, mais/),, laquelle est 
dans un rapport fixe avec la pression d'amont P. A la 
sortie de la tuyère, le fluide, entrant brusquement dans 
une enceinte où la pression est plus basse que la sienne, 
fait en quelque sorte explosion ; c'est pourquoi on voit la 
veine fluide se renfler en forme de paraboloïde. Le renfle- 
ment de la veine cesse dès que la pression d'aval atteint la 
valeur p^ . 

Quant au débit de vapeur, il eçt indépendant de 
la pression d'aval dès que celle-ci est inforieuro 
à 0,58 P, tandis qu'il en dépend, au contraire, quand p est 
plus grand que 0,58 P. Il y donc lieu de distinguer deux 
cas très différents. Dans le premier, le calcul du débit ne 
dépend que de P et la formule est simple; dans le 
deuxième, il dépend k la fois de P et de p. 

Pour les deux cas, d'ailleurs, c'est la section la plus 

{*) J*appeUe « col y> de la tuyère convergente-divergente, la partie la 
plus rétrécie. 

(•♦) Comptes Bendus de V Académie des Sciences, t. CIII, 1886, p. 100. 



Digitized by 



Google 



8 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 



rétiécie de la tuyère (au col, si elle est convergente-di- 
vergente, ou à la sortie, si elle est seulement convergente) 
qu'il faut faire intervenir dans le calcul du débit. 

Ce qui précède ne s'applique, bien entendu, qu'aux 
tuyères proprement dites. S'il s'agit d'orifices en mince 
paroi, le coefficient de contraction K, qui varie beaucoup 

avec le rapport ^ des pressions, complique le phénomène. 

Nous verrons plus loin les valeurs expérimentales de ce 
coefficient. 



3. Pormule de la vitesse. — La vitesse V de la vapeur 
peut se calculer par deux voies dilTérentes : ou bien par la 
mécanique ordinaire, quand on connaît la relation entre le 
volume spécifique v et la pression />, ou bien par la thermo- 
dynamique, quand on dispose des constantes calorifiques de 
la vapeur, c'est-à-dire des tables de Regnanlt pour la 
vapeur d'eau. 

La première méthode donne la formule générale <lite 
de Weisbach : 



(2) 



V2 .P . 



(déjà indiquée par Wantzcl et de Saint- Venant, en 1839), 
que Ton pourra intégrer si l'on a la relation entre v et p. 

Il faut toujours supposer, dans l'écoulement des fluides 
par les tuyères, que la détente est adiabatique, car le 
fluide reste si peu de temps dans la tuyère (quelques dix- 
millièmes (le seconde) qu'il ne peut céder ou recevoir une 
quantité de chaleur appréciable. Or, on sait que, pour le 
cas do la détente adiabatique de la vapeur d'eau initiale- 
ment saturante, Zeuner a montré (*) qu'on avait approxi- 

(•) Théorie mécanique de la chaleur Traduction Arnthal et Cazin, 
p. 331. 



Digitized by 



Google 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 9 

mativement dans de larges limites de pression : 

(3) pv^ ^= constante, 

comme pour les gaz, mais avec 7 = 1,1 35 au lieu de 1,41. 
En portant v, tiré de cette relation, dans la relation 
précédente, on obtient V en fonction de P et p. Tenant 
compte, d'autre part, de la formule empirique, indiquée 
par Zeuner (rj = 0,587 p^^'^), qui donne le poids spéci- 
fique de la vapeur en fonction de la pression, on trouve 
pour formule du débit, lorsque p égale 0,58 P : 

(4) 1 = 15,26 PW, 

1 étant le débit de vapeur en grammes par seconde et par 
centimètre carré d'orifice. 

Cette formule a été donnée par le D"" Grashof {Théo- 
retische Maschinenlehrey t. I, § 111). 

D'après la deuxième méthode, développée par Zeuner, 

l'énergie cinétique — de Tunité de poids du fluide doit, 

quand la détente dynamique s'est effectuée de P àjo, être 
égale à Ténergie représentée par le diagramme entro- 
pique. 
Soient : 

To la température de vapeur saturante correspondant à P, 
T| celle qui correspond à la pression p. 

Traçons le diagramme d'entropie (fig, 1), avec l'entro- 
pie S en abscisse et la température absolue T en ordon- 
née. AE et DF sont les isothermes de ces températures 
Tq et Tj. AD est la courbe d'entropie de l'eau et EF la 
ligne de la vapeur saturante. Soit Ble point qui correspond 
à l'état de la vapeur en amont de la tuyère au moment 
011 elle va y pénétrer. On sait que les poids relatifs du 
liquide et de la vapeur, dans le mélange fluide représenté 
par le point B, sont entre eux comme les deux segments 



Digitized by 



Google 



10 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 



BE et BA (Nous supposons ici, pour plus <le généralité, 
que le fluide peut, à Torigine, ne pas être à Tétat de 
vapeur saturante). BC est la ligne de détente du fluide 
dans lia tuyère ; si cette détente est adiabatique, BC est 
une <lroite parallèle à Taxe des températures. 




Fio. 1. 

L'énergie mécanique totale dé^ eloppée par le fluide pen- 
dant sa détente complète do la pression P à la pres- 
sion p est représentée sur le diagramme par Taire du tra- 
j)èzo ABCl). Cette aire a pour expression simple OL, en 
appelant 6 sa hauteur, c'est-à-dire la chute de tempéra- 
ture de Tq à Tj, et en représentant par L sa largeur 
moyenne MN. 

Quand la chute de température est faible, cette 
largeur moyenne L peut être, en pratique, prise égale à 
la moyenne des deux bases AB et Cl). Mais, si Ton veut 
la formule exacte, il faut décomposer le trapèze dans le 
rectangle ABCG égal à . AB, et dans le triangle, à hypo- 
ténuse curviligne, AGI). Si la vapeur est initialement 

saturante, AB égale — ^ /• étant la chaleur de vaporisa- 

tion de Teau à la température T^. 



Digitized by 



Google 



SDR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 

La formule de la vitesse est donc, en introduis 
coefficient E, équivalent mécanique de la calorie, 

(n) V3==:2^E0L. 

Quand la vapeur est initialement saturante, or 
écrire : 

C étant la chaleur spécifique du liquide, et T' étant 

1 

de la moyenne arithmétique - (Tq -\- T^) des ter 

tures extrêmes. 

Telle est, sous son expression la plus simp 
formule qui sert à calculer la vitesse d'écoulemeni 
vapeur. On voit qu'elle suppose la connaissance : 
températures qui correspondent aux pressions; ! 
chaleurs de vaporisation du liquide; 3" de la c 
spécifique du liquide. Ces renseignements sont d< 
en ce qui concenie TeaUjpar les tables de Regnault 
une approximation plus que suffisante pour la prati( 

4. Calcul du débit en poids. — Pour calculer le 
en poids, il faut d'abord avoir calcule la vitesse 
évaluer le poids spécifique de la vapeur dans la sect 
la tuyère considérée, enfin tenir compte dé la quan 
liquide qui s'est formée pendant la détente adiabati 
qui est entraînée dans la vapeur, en faisant ave 
un mélange probablement homogène. 

Le poids spécifique u de la vapeur d'eau se 
des tables de Regnault, à Taide de la formule d 
peyron. Il a été calculé une fois pour toutes et se 
habituellement dans une colonne supplémentaire des 
tirées de celles de Regnault. Quant à la quant 



Digitized by 



Google 



12 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

liquide formée, il faut la calculer d'après le diagi*amiiic 
d'entropie, ou la relever sur un abaque tracé une fois 
pour toutes, comme celui que j'ai donné dans mon rap- 
port au Congrès International de mécanique appliquée. 
Ainsi s'obtient la proportion d'eau ] — x. 
Si on néglige le volume spécifique du liquide vis-à-vis 
de celui de la vapeur (qui est plusieurs centaines de fois 
plus grand), on aura pour le débit en poids, 

X 

Inversement, étant donné un poi<ls I de fluide coulant 
par une tuyère, on peut, par cette formule, calculer la 
section transversale nécessaire à récoulement de ce 
poids I quand la pression a pris une valeur quelconque/;. 
Nous allons voir un exemple de ce calcul. 

Auparavant, nous devons remarquer que les deux mé- 
thodes employées pour calculer la vitesse et le débit de 
vapeur, différentes dans la forme, sont identiques au fond, 
parce que c'est précisément des tables de Regnault que 
Zeuner a tiré la formule empirique reliant à la pression 
le volume spécifique du mélange de vapeur et de liquide 
pendant la détente adiabatique ; en sorte que c'est tou- 
jours, en définitive, aux tables de Regnault, c'est-à- 
dire aux données de la thermodynamique, qu'il faut en 
venir. 

6. Profil des tuyères à vapeur. — Voici dans le tableau 
ci-après, à titre d'exemple, le calcul des vitesses d'écou- 
lement de la vapeur initialement saturante, à partir de 
la pression P = 10 kilogrammes par centimètre carré. 

La première colonne de ce tableau donne la pression/) 
pour laquelle on veut calculer la vitesse. 

La seconde colonne indique la chute de température. 



Digitized by 



Google 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



13 



c'est-à-dire la différence des températures qui corres- 
pondent aux pressions P et /). 

La troisième colonne donne la valeur de ce que nous 
avons appelé précédemment L, c'est-à-dire la somme 

9* fi 

- + ^^ OÙ r = T — -î approximativement. 

La quatrième colonne exprime alors la vitesse d'écoule- 
ment V en mètres par seconde, calculée d'après la formule 
précédente (6). 

Calcul des vitesses et des sections théoriques d'écoulement rfe la vapeur 
d'eau saturante. — Pression initiale, 10 kgjcm^. 

À ett le rapport du rayon de la section d'écoulement correspondant à la pression indiquée dans la 
première colonne, an rayon de la section du col de la tuyère. 



p 




\ 


^ + oJ 


V 


CI 


niV 


X 


1.000 — 


X 


kp/cms 






T^2T-e 


m /sec 








ctV 




1 


2 


:i 


4 


5 


6 


7 


8 


9 


10 




















9 


4» 


,521 


1,0673 


200,554 


4,6160 


925,757 


0,9933 


1,0730 


1,2358 


8 


9 


,427 


1,0728 


290,347 


4,13;M 


1.20O,a32 


0,9858 


0,8*215 


1,0813 


7 


14 


,862 


1,0791 


365,629 


3,6467 


1.333,338 


0,9767 


0,7325 


1,0210 


6 


2t) 


,m 


1,0860 


435,417 


3,1558 


1.374,012 


0,9673 


0,7041 


1,0009 


5,9 


21 


,596 


1,0868 


442,330 


3,1065 


1.374,100 


0,9661 


0,7031 


1.00024 


5,8 


22 


,258 


1,0875 


449,188 


3,0570 


1.373,169 


0,9650 


0,70276 


\. 


5,75 


22 


,594 


1,0879 


452,650 


3,(KV>2 


1.372,523 


0,ÎK>46 


0,70279 


1,00007 


5,7 


22 


,929 


1,088:J 


456,076 


3,0075 


1.371,aV) 


0,9642 


0,702î)5 


1,00015 


5,« 


2:i 


,610 


1,0892 


462,991 


2,9580 


1.369,5-28 


0,9a32 


0,70:i3l 


1 ,00042 


5,4 


24 


,999 


l,09f>8 


476,765 


2.8589 


1.. 36:^,024 


0,9(M)7 


0,70483 


1,0015 


5 


27 


,899 


1,0942 


504,445 


2,6596 


1.341,620 


0,9562 


0,71272 


1,0071 


4 


3fi 


,078 


1,10:^8 


576,152 


2,1572 


1.2'i2,875 


0,9432 


0,75885 


1,0392 


.3 


46 


,088 


1,1159 


a>4,753 


1,6466 


1.078,116 


0,9279 


0,86067 


1,1066 


2 


59 


,:«6 


1,1328 


748,580 


1,1250 


842,150 


0,9068 


1,0768 


1,2.378 


î 


79 


,808 


1,1591 


878,121 


0,5860 


514,579 


0,875h 


1,7016 


1,5563 


0,8 


85 


,8H4 


1,1673 


914,152 


0,4749 


434,131 


0,8654 


1,9934 


1,6S',2 


0,6 


93 


,404 


1,1775 


957,4tH) 


0,3021 


346,707 


0,85.35 


2,4617 


1.8718 


0,4 


ia3 


,425 


1,1014 


1.013,470 


0,2470 


250,328 


0,8374 


3,3'.,52 


2,1820 


0,3 


ito 


148 


1,2011 


1.050,140 


0,1882 


197,6:i7 


0.82,59 


4,1789 


2,4:i86 



Dans la cinquième colonne, on trouve la valeur du 
poids spécifique ci, qui correspond à la pression /;. 

La sixième colonne contient le produit nV. 

Dans la septième colonne, se trouve indiqué le titre x 
en vapeur du mélange qui s'écoule quand il est parvenu 
à la presion p, adiabatiquement. C'est à l'aide du dia- 



Digitized by 



Google 



CHERCHES EXPERIMENTALES 

)ie que ce titre x est calculé, ou, ce qui 
5, par la formule de Zeuner : 

T, - To "^'""^To 

me colonne, est indiqué le quotient de x 
t, pour éviter d'écrire beaucoup de zéros, 
e fois ce quotient : 

1.000-^. 

'écoulement d'une tuyère devant débiter 
iné de vapeur, seraient proportionnelles 

X 

1.000 -rrz* Pour les avoir en valeur 
ctV 

ait se donner un débit I de vapeur déter- 

les nombres inscrits dans cette colonne, 
\ les sections d'écoulement, d'abord dé- 
u*à/? = 0,58 P, vont ensuite en croissant 
st pour déterminer aussi bien que possible 
inimum que nous avons resserré les in- 
essions p dans le voisinage de la va- 

\ traçant la courbe de la quantité ^ 

pression jo, on détermine, avec une ap- 
si grande que le permettent les tables 
position et la valeur du minimum, 
péter les mêmes calculs en pai'tant d'une 
quelconque; je me suis livré à ce fasti- 
urquelquespressions initiales échelonnées, 
rs que la position du minimum varie légè- 
pression P, autour de la valeur 0,58 P. 

:ine carrée de la quantité ■' ^ et for- 



Digitized by 



Google 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



15 







Digitized by 



Google 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 

i rapport de cette racine carrée à sa plus petite 

nous avons alors une quantité que nous appel- 

^ et à laquelle seraient proportionnels les rayons 

diamètres d'une tuyère, à sections circulaires, 

lelle Técoulement de la vapeur aurait lieu. Les 

de X sont inscrites dans la dernière colonne du 

En portant en abscisse soit />, soit une fonction 

que de p (par exemple le logarithme de/?), et, en 

ie, la valeur de X, on peut représenter le profil 

linal des tuyères servant à Técoulement des vapeurs. 

2 donne cette courbe, qui nous sert effectivement 

1er rapidement les tuyères dès turbines à vapeur 

laque cas particulier. 

tilise cette courbe de la manière suis^ante : Ayant 
;ron initiale P et la pression finale ;>, à laquelle la 
doit se détendre, on relève l'ordonnée de lacourbe 
espond à l'abscisse marquée par la valeur du rap- 

• Cette ordonnée indique le rayon de la section 

e la tuyère, la section au col ayant pour rayon 
îce minimum de la courbe. 

mrbe serait, il est vrai, un peu différente suivant 
ion initiale; mais, pour les besoins delà pratique, 
,tion peut être négligée. 



ormule pratique du débit. — Lorsque la tuyère 
3ment est convergente, et que la pression d'aval p 
\ petite que 0,58 P, le débit ne dépend que de P, 
[u'alors la pression /9 à la sortie de la tuyère est 
s égale à 0,58 P. Si l'on fait le calcul du débit I 
té de section de l'orifice de sortie de la tuyère, ou 

le calcul du rapport- qui varie peu, on trouve des 

s tels que ceux indiqués dans le tableau ci-après. 



Digitized by 



Google 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



17 



— »û. 



o 



2 
•O 



Mû, 



S3 55 ^^ 2 

vw" »^ w^ iO 



m 



^ ^ J2 2 
s' ?f ^* d 



o o" 



-^ o 



c 2 o Gs| «:* 

o ■^ 00 ««flj^ o 

-»- os 05 oc o 

a ^-ï" co c^ c^ 

B» VF» V* »* Vî< 






00 r- o o 
În ff^ cô ^ 

Ç4 o ce V- 



B 






tf: 


30 




oo 


o 
















&: 


»o 


■?< 


■^ 


O 



.o C"^ -^ 






Tome I, 1902. 



I 



Digitized by 



Google 



18 RECHERniKS KXPKRIMEXTALES 

Cherchons la foiirtion qui relie la valeur de ce rapport 
H la pression P; pour cela, portons en ahscisses, non pas 
<les longueurs proportionnelles àP, mais des longueurs pro- 
portionnelles à logP, et en ordonnées, lesvaleursdu rap- 
port p trouvées d'après les tables de Reguault. Nous remar- 
quons que les points ainsi obtenus viennent se ranger 
presque rigoureusement sur une ligne droite depuis 
P = l kilogramme par centimètre carréjusqu'à P = 13 kilo- 
grammes par centimètre carré. Les écarts ne dépassent 
pas 1 millième, ainsi qu'on le voit sur la figure de la 
PL II, où les points théoriques calculés sont marqués 
par des points entourés de cercles. L'on peut donc écrire 
la formule empirique très simple suivante : 

(7) iz^a-6IogP, 

a et b étant deux constantes dont les valeurs les plus 
convenables sont : a = 15,20 et A =^ 0,96, le débit étant, 
nous le répétons, estimé en grammes par seconde et par 
centimètre carré de rorifice de sortie delà tuyère. 

Cette formule peut être aussi remplacée par la suivante, 
qui lui est à peu près équivalente en pratique, comme Ton 

sait ( - étant petit \ : 

(8) I--aP*-^^^^ 

e étant la base des logarithmes naturels; ou bien, en 
chiffres, 

(9) I =i: r;,20 PO'372"'. 

Cette forme est celle de Grashof (la formule de Grashof 
est I = 15,20 po-"»''^, quand on suppose le coefficient de dé- 
pense égal à Tunité) (*). 

(*) Dans cert lins onvratjes a.lenjimJs, on donne comme formule 
(\c Grrshnf nie fnniuilo dont le coenhicnt est un peu plus faible 
iMio In, 20 ;^ile I p. iOO eiiviroii pour tenir compte de la contraclion <le la 
>\ inc. 



Digitized by 



Google 




Tisr 



SDR l/ÉCODLEMENT DE LA VAPEUR D^EAU 19 

Pour les applications, la proinière forme est la plus 
commode. C'est celle que je préconise. 

Nous verrons que nos expériences conduisent à aug- 
monter un peu le coefficient 15,20 et aie porter précisé- 
ment à la valeur 15,26 adoptée par Grashof . 

EXPÉRIENCES. 

7. Bipériences précédentes. — Avant le travail que je vais 
maintenant exposer et dont je donnerai les résultats com- 
plets, on possédait quelques séries d'expériences sur 
l^écoulement de la vapeur d'eau : notamment, en France, 
celles de Minary et Résal (*) en 1861, puis, plus récem- 
ment, celles de M. H. Parenty (**) en 1891 ; en Amérique, 
celles de NapierC**) en 1866, puis celles de Peabody et 
Kunhard (***') en 1888-1890, Miller et Read (*"***) en 
1895; en Angleterre, celles toutes récentes de Rosen- 
hain (******) en 1899. Tous ces auteurs ont opéré avec la 
même méthode, consistant à recueillir la vapeur, après 
qu'elle a traversé la tuyère en essai, dans un condenseur 
de surface oii elle se réduit à Tétat d'eau, et à peser 
l'eau qui se trouve ainsi condensée pendant un certain 
laps de temps. 

Mais cette méthode, qu'on peut appeler méthode directe, 
présente plusieurs inconvénients: 

1" On ne peut sans difficulté opérer sur de grandes 
tuyères, car il faudrait alors un condenseur relativement 
énorme pour (les expériences, et pourtant il y a utilité à se 
servir de grandes tuyères, d'abord pour se rapprocher 



(*) Annales des Mînes^ 5" série, t. IX. 

{•*) Annales de Chimie et de Physique, mai 18% 

(*•*) On the velodty of steam and otherqases, Spon, 18G6. 

(****) American Society of Mechanical Enyineevs, 1890. 

(••***) Technology quaterly de Boston, 189.;, vol. VIII. 

(*••♦•♦) Experimenls on steam-jets [Proc. ofthe Civil Engineers^ 1900). 



Digitized by 



Google 



20 RECHERCHES EXPERIMENTALES 

des conditions de la pratique, et ensuite afln do diminuer 
Tinfluence dos frottements et l'influence thermique des 
parois ; 

2° La durée des séries d'essais est nécessairement 
longue, puisque, pour chaque mesure, il faut attendre que 
Ton ait un poids d'eau condensée suffisant, ce qui conduit 
à faire durer chaque essai dix à quinze minutes ; 

3° La méthode comporte peu de précision, à cause des 
variations incessantes de la pression aux chaudières. Il est, 
en effet, bien difficile de tenir la pression d'une chaudière 
à peu près constante pendant une dizaine de minutes, et 
les variations se répercutent jusqu'à la tuyère. On doit dès 
lors prendre des moyennes, ce qui complique et devient 
peu précis; 

4** Enfin, on pèse avec la vapeur écoulée Teau qu'elle 
entraîne, et la mesure est alors faussée d'une quantité 
relative presque égale à la proportion d'eau. C'est pour- 
quoi les résultats obtenus sont généralement exagérés. 
Ainsi, on voit sur le diagramme de la PI. II, où j'ai 
marqué par des triangles les résultats des expériences 
*de Résal, que ces expériences ont donné en moyenne 
une exagération de 3 p. 100. Celles de Rosenhain et des 
autres auteurs donnent des résultats analogues. 

8. Expériences actuelles. — Pour s'affranchir de ces 
causes d'erreur, il faut s'arranger de façon à exécuter 
toutes les lectures dans un instant très court, lorsque le 
régime permanent de l'écoulement est suffisamment éta- 
bli. Les expériences deviennent alors rapides et précises. 
Je suis parvenu à ce résultat par l'application d'une 
méthode nouvelle, indirecte, consistant à condenser la 
vapeur qui s'est écoulée par la tuyère dans un couran t 
d'eau très froide et à mesurer simultanément le débit total 
du courant et l'élévation de température de l'eau. Cette 
méthode est fondée sur l'emploi d'un éjecto-condenseur 



Digitized by 



Google 



SUR L^ÉCOULEMENT DE LA VAPEUR d'eAU 21 

Le débit total du courant d eau, après condensation de 
la vapeur, est évalué par l'écoulement de ce courant à 
travers une tuyère conique, sous une hauteur de charge 
que Ton mesure avec soin. Connaissant le débit Q total et 
rélévation de température 6, on en déduit le débit X de 
vapeur en poids, d'après la chaleur spécifique C et la cha- 
leur totale de formation X de la vapeur d*eau, par la foi*- 
raule: 

/q étant la température initiale de Teau. 

Les avantages de cette méthode sont évidents. La durée 
de chaque essai individuel n'excédait pas deux à trois 
minutes. Il suffisait d'une minute environ pour que le 
régime permanent fût établi; et, lorsque tous les appa- 
reils de lecture étaient devenus stables, on avait fait 
en quelques secondes le relevé de leurs indications ; puis 
on changeait les conditions de pression, et ainsi de suite. 
Quant à l'exactitude, voici sur quoi j'estime pouvoir 
Compter. 

9. Ustimation de la précision des mesures. — Les écarts 
de température étaient en moyenne de 20"* et la mesure 
de chacune des. températures à l'amont et à l'aval de 

\ 
Téjecto-condenseur était faite à ^ de degré près, d'où 

1 
une erreur moyenne de t-t-t- Toutefois, il s*est introduit, 

ainsi que je le dirai plus loin, une cause d'erreur assez 
importante : le déplacement du zéro du thermomètre de 
Taval pendant le cours des mesures. Ce déplacement a pu 
atteindre 2 dixièmes de degré, soit près de 1 p. 100, ou 
un demi pour cent en plus ou en moins. Les pressions 
d amont et d'aval étaient estimées par différents mano- 



Digitized by 



Google 



22 RECHERCHES EXPERIMENTALES 

mètres : d'abord des numomètres motalliques, et ensuite 
un manomètre à mercure pourvu de robinets k trois voies de 
manière h pouvoir mettre les branches du manomètre en 
communication, soit avec l'atmosphère, soit avec Tinté- 
rieur des tuyaux, lorsque la pression, ou la différence 
des pressions, ne dépassait pas 1 kilof^ramme par centi- 
mètre carré ; je pouvais donc mesurer par le manomètre à 
mercure soit la pression d'amont, soit la pression d'aval, 
soit la différence de ces pressions. La lecture principale 
était celle de la pression d'amont P; je la faisais ordi- 
nairement à Taide d'un grand manomètre niétallique de 
Boiu'don, fabriqué tout spécialement pour mes expériences 
et donnant le centième de kilogramme, ce qui, pour 5 kilo- 
grammes de pression moveime, correspond à une approxi- 
mation moyeime de 2 millièmes. 

La hauteur de charge H sur la tuyère d'écoulement de 
l'eau s'élevait en moyenne à 450 millimètres ; comme l'er- 

1 
reur de lecture était inférieure à - millimètre, on voit 

que Terreur d'appréciation sur le débit ne pouvait dépas- 

1 

ser en moyenne. 

Pour évaluer le débit d'après cette hauteur H, il a fallu 
préalabiement faire le jaugeage de la tuyère à eau; 
j'estime à quelques millièmes au plus Terreur qui a pu 
s'introduire dans ce jaugeage, qui sera décrit plus loin. 

Le diamètre des tuyères à vapeur a été relevé avec 
grande précision à l'aide de mandrins calibrés au cen- 
tième de millimètre. Conmie le diamètre moyen était 
de 15 millimètres. Terreur sur le diamètre peut atteindre 

1 1 

et, sur la section, — ^- 



1.501) ' ' 750 

Une cause d'erreur assez difficile à élinuner est la dila- 
tation des tuyères pendant que la vapeur les traverse. 
On sait que le coefficient de dilatation du bronze est de 



Digitized by 



Google 



=-*Tr 



SUR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



23 



1 

6U0* 



La température de rextrémité de la tuyère ne peut 



pas être connue avec certitude, mais on peut l'évaluer, 

certainement, à une quarantaine de degrés près, et cela 

est suffisant, car Terreur qui en résulte est moindre de 

1 1 

sur le diamètre ou rpr: sur la section. 

On voit donc, en résumé, que toutes les erreurs indivi- 
duelles des différentes lectures, le déplacementdu zéro du 
thermomètre d'aval mis à part, sont de Tordre de 1 k 
2 ou 3 millièmes. En s'ajoutant, elles ont pu donner 
lieu à des erreurs accidentelles totales, sur les résultats 
calculés, dépassant 1 p. lOC), mais, dans Tensemble, si 
Ton prend la moyenne, cette moyenne doit être très proba- 
blement exacte à moins de quelques millièmes près . 

Deux causes d'erreurs systématiques doivent être exa- 
minées: 1° l'eau entraînée; 2'' Tinfluence du rayonnement 
des appareils. 

En ce qui concerne Teau entraînée, il faut remarquer* 
que notre méthode restreint autant que possible cette 
cause d'erreur, car, en effet, s'il y a, par exemple, 1 p. 100 
d'eau entraînée, cette quantité va réduire un peu la 
vitesse d'écoulement delà vapeur à travers l'orifice ; elle 
tendra , par conséquent, à diminuer la quantité totale écoulée 
par seconde ; mais, par contre, cette eau apporte avec 
elle de la chaleur qui remplacera, en partie, dans le cou- 
rant, celle qui manque par suite de la réduction du débit 
de vapeur; de sorte que, au total, si Ton fait le calcul, on 
trouve que le déficit relatif réel de chaleur ne sera que la 
moitié environ de la proportion d'eau ; cette méthode, on 
le voitj si elle n'élimine pas complètement Tinfluence de 
Teau entraînée, réduit cette influence à la moitié, et, 
d'ailleurs. Terreur est en sens contraire de celle de l'autre 
méthode; au lieu d'être en plus, elle se présente en moins. 

Au surplus, je me suis arrangé pour avoir très peu 



Digitized by 



Google 



r RECHERCHES EXPERIMENTALES 

eau entraînée, et même pour mesurer cette eau entraînée, 
ir le parcours du tuyau d'amenée de vapeur, un peu 
ant la tuyère, j'avais placé un séparateur d^eau, et, 
lire ce séparateur et la tuyère, j'effectuais une prise 
échantillon de vapeur, laquelle était analysée dans un' 
•pareil permettant de mesurer l'humidité de la vapeur, 
•pareil spécialement conçu pour cet objet. En pratique, je 
ivais plus dans le courant de vapeur, après le sépara- 
ur, que 2 à 3 millièmes d'eau au plus, en sorte que l'er- 
ur de mesure causée par rentraînement d'eau devait être 
férieure à 1,5 millième. 

Quant à Tinfluence du rayonnement, bien que les appa- 
ils n'étaient pas enveloppés, elle était relativement 
3s faible à cause du grand débit de vapeur. Pour me 
ndre compte de l'importance de la perte de chaleur 
r rayonnement, j'ai fait passer dans l'appareil un 
tit courant de vapeur à la pression atmosphérique, et 
1 recueilli l'eau condensée par le refroidissement des 
rois. La quantité ainsi obtenue a été de 2,3 kilo- 
ammes dans une heure. Comme la température moyenne 
s diverses parties exposées au rayonnement entre la 
yère à vapeur et le thermomètre en aval était, pendant 
i expériences, généralement très inférieure à 100°, on 
ut admettre que le rayonnement n'équivalait pas à 
3 kilogramme par heure, alors que le débit était en 
)yenne de 500 kilogranmies, d'où une perte relative de 

On observera, au reste, que cette influence du rayon- 
3nt, de même que celle de Tcau entraînée, n'aurait pu 
e causer un déficit dans la quantité do vapeur évaluée. 
' nous verrons que les résultats expérimentaux donnent 
s chiffres de débit un peu plus élevés que le calcul 
éorique fondé sur les tables de Rei^nault. 
Une difficulté s est présentée pour le jaugeage du dé- 



Digitized by 



Google 



^r DE LA VAPEUR D EAU 25 

enu dans le courant d'eau. Sous 
jecto-condenseur, cet air, d'abord 
u, s'est mis à J'état libre, et il 
qu'à la tuyère de jaugeage. En 
i pas de précautions, il sort par 
ulsionnée d'air. Dans ces condi- 
d'eau aurait été faussée. Cette 
ue en disposant dans la cuve qui 
Lin séparateur, grâce auquel l'air 
)artie supérieure de la caisse. Il 
r une petite tuyère de 3 milli- 
vant à le mesurer, tandis que 
i bulle d'air, par la tuyère prin- 



entale. — C'est pendant Thiver 
iences ont été faites dans les 
int-Etienne,oii on avait obligeam- 
•n un générateur de vapeur sus- 
kilogrammes de pression, beau- 
grammes à l'heure. J'ai opéré 
iliser de l'eau froide à 6** envi- 
[)rs, obtenir un échauffement de 

jntes ont été successivement sou- 
un orifice en mince paroi ; enfin 
ir une tuyère convergente-diver- 
ergentes sont représentées dans 
espectivement un diamètre final 
5,19 millimètres et 24,20 mil- 
e ordinaire de ib". Quant àTori- 
'ésenté aussi dans la PI. II, son 
lillimètres. 

outes les lectures utiles, la dis- 
tait nécessairement compliquée. 



Digitized by 



Google 



26 RECHERCHES EXPERIMENTALES 

On voit Tensemble de cette disposition en perspective à 
gauche de la PI. I, et elle est représentée schématique- 
ment à droite de cette planche. 

T est la tuyère en expérience, disposée dans le joint I, 
entre le tuyau d'arrivée de vapeur N et le tuyau d éva- 
cuation B. 

N, tuyau d'arrivée (diamètre intérieur, 60 millimètres). 

B, tuyau d'évacuation (diamètre intérieur, 120 milli- 
mètres), pourvu d'une plaque p formant masque pour le 
courant de vapeur sortant de la tuyère, de manière à 
briser le jet. 

A, éjecto-condenseur recevant Teau froide par le 
tuyau C et l'évacuant par le tuyau D. 

S, tuyère à eau de l'éjecto-condenseur, que Ton peut 
approcher ou éloigner du col de Téjocto au moyen de la 
manivelle^. Grâce à cette tuyère, il est possible d'étran- 
gler le courant de vapeur dans Féjecto. 

K est un robinet sur le tuyau d'arrivée de vapeur que 
Ton manœuvre par la poignée 18. Au moyen de ce robinet, 
on peut faire varier à volonté la pression P en amont de 
la tuyère, tandis que, par la tuyère S de l'éjecto, on 
modifie à son gré la pression d'aval p. 

i est le séparateur d'eau, à force centrifuge. L'eau 
séparée est évacuée par le robinet 1 et par le tuyau 2. 

L est l'appareil servant à mesurer l'humidité restante 
de la vapeur. La description de cet appareil est donnée 
dans les Annales des Mines [*). Il se compose d'un ser- 
pentin 4, chauffé au moyen du fourneau 5 et d'un mélan- 
geur 6, où se réunissent les deux moitiés en lesquelles 
on a séparé la prise d'échantillon traversant le robinet 3. 
L'une des moitiés va directement au mélangeur, tandis 
que l'autre est surchauffée dans le serpentin 4. Le mé- 



(*) A. Râteau, Appareils servant à mesurer l humidité' (V une vapeur 
{Annales des }tines^ a\Til 1897). 



Digitized by 



Google 



SDR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



27 



lange est évacué par le robinet 7 à pointeau do ré- 
glage 9. 

La surchauffe dans la moitié du courant qui passe par 
le serpentin 4 est mesurée par le thermomètre Z^, et la 
surchauffe du mélange est mesurée par le thermomètre t<^ ; 
la pression dans le mélangeur se mesure par le mano- 
mètre M3. Des indications de ces deux thermomètres et 
du manomètre, on déduit Thumidité de la vapeur. 

E est la caisse en tAle servant à séparer Tair de Teau 
chaude issue de réjecto-condenseur. Cette caisse est cou- 
pée vers son milieu par une tôle cintrée i:{, sous laquelle 
les bulles d'air. viennent se rassembler. Ces bulles montent 
à la partie supérieure de la caisse par le tuyau 14 et 
Tair s'écoule dans Tatmosphèro par la petite tuyère J. On 
mesure la pression sou? laquelle son écoulement a lieu 
par le manomètre à eau 19. 

F est la tuyère pour le jaugeage de Teau, ayant une 
section finale de 10,î)9 centimètres carrés à 15**. La 
charge sous laquelle Técoulement se faisait était mesurée 
au moyen du manomètre à eau hh, A côté du manomètre 
à eau, est im thermomJ'tre A, permettant de mesurer la 
température du manomètre et, par suite, de faire la cor- 
rection de densité de IVan. 

G est un tonneau, do ir^O litres do capacité, dans 
lequel s'écoulait Teau de la tuyère, et servant au jau- 
geage de cette tuyère. Ce tonneau est pourvu d'un tube 
de cristal latéral KK, permettant de lire exactement le 
niveau de l'eau, et d'un robinet d évacuation 10. De plus, 
nue t(>le 17 cintrée en arc de cercle recevait le jet d'eau 
pour l'étaler en nappe mince, de telle sorte qu'il tombe 
dans le tonneau sans rejaillir et sans trop troubler la 
surface libre du hquide. 

M^, M.,, M3 sont les manomètres métalliipies sei'vant 
à mesurer les pressions en amont et eu aval de la tuyère 
à vapeur T. 



Digitized by 



Google 



28 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

cd est le manomètre à mercure dont Tune des branches c 
communique soit avec Tamont de la tuyère, soit avec 
l'atmosphère par le robinet à trois voies 1 1 , et dont l'autre 
branche d communique soit avec Taval de la tuyère, soit 
avec l'atmosphère, par le robinet à trois voies 10. Grâce 
à ces robinets^à trois voies, je pouvais mesurer, suivant 
les cas, la pression amont, la pression aval, ou encore la 
différence de Tamont à Taval. En outre, pour évaluer 
ces pressions en grandeur absolue, j'avais soin de relever 
la hauteur barométrique, ainsi du reste que la tempé- 
rature ambiante autour du manomètre à mercure. 

^, / sont les thermomètres permettant de mesurer 
les températures /q, t^ du courant d'eau avant Téjecto- 
condenseur et après réjecto-condenseur. Ces thermo- 
mètres, à mercure, étaient gradués en vingtièmes de 
degré ; ils ont été préalablement comparés très soi- 
gneusement avec un thermomètre étalon Baudin, et j'ai 
fait aussi la réduction du thermomètre à mercure à 
l'échelle du thermomètre à air, en sorte que, sauf le 
déplacement du zéro sur lequel je vais revenir tout à 

1 
Theure, les températures sont évaluées à — de degré près 

ou tout au moins à t-t de degré près au plus, avec l'échelle 
du thermomètre à air. 

11. Remarques. — Quelques observations sont néces- 
saires au sujet de la mesure des pressions et des tempéra- 
tures principales. 

La lecture des manomètres métalliques, pour la mesure 
des pressions, ne présentait aucune difficulté. Pour les 
pressions inférieures à 10 kilogrammes par centimètre 
carré, j'ai utilisé le manomètre de précision Mi, et, pour 
les pressions supérieures, c'est le manomètre étalon M., 
qui me servait. Mais c'est le maniement du manomètre 



Digitized by 



Google 



>CLEMENT DE LA VAPEUR d'eAU 29 

présenté des difficultés. La vapeur, eu 
condenser dans le tube au-dessus de la 
îure et y formait assez souvent des 
ipues par des bulles d'air. Il fallait donc 
a due à ces colonnes d'eau en chapelet, 
inconvénient, les mesures par le mano- 
n'ont pu être toujours aussi exactes que 
Cependant, lorsque les colonnes d eau 
ntinuité, ce qui s'est présenté quelque- 
idans ce cas était certaine, 
res c, f plongeaient dans de petits dés 
\ l'intérieur des tuyaux oii coulait l'eau, 
caution de mettre du mercure dans ces 
[ue la transmission de chaleur aux ther- 
5e très rapidement. En fait, l'équilibre 
thermomètres était atteint en quelques 
it se demander si la température indi- 
ermomètres était bien la température 
s courants d'eau. En ce qui concerne le 
acé sur le courant d'eau froide, il ne 
doute, parce que la température de ce 
3u ; mais il aurait pu ne pas en être de 
îrmomètre /*, qui plongeait dans un cou- 
mt peu homogène, à la sortie immédiate 
lont la température, d'ailleurs, variait 
spérience à l'autre. Je pense, toutefois, 
ures relevées sont bien à très peu de 
npératures moyennes véritables, car, en 
)mètre dans le courant d'eau, à la sortie 
où la température était évidemment 
) dans toute la masse d'eau, j'ai constaté 
tre donnait toujours la même indication 

1 

tre / à — de degré près, tantôt en 

plus ; et cette différence peut être attri- 



Digitized by 



Google 



30 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

buée au retard dans rétablissement de Téquilibre des 
températures (après le changement de régime) occa- 
sionné par les parois de la caisse en tôle E. 

Les thermomètres que j 'ai emplo vos étaient faits avec 
du verre ordinaire. Je les avais soigneusement comparés, 
ainsi que je viens de le dire, avec un thermomètre de 
précision de Baudin, de manière à faire les corrections 
nécessaires et à obtenir, si possible, rappré<nation du 
vingtième de degré. 

Malheureusement, je me suis aperçu, après coup, que 
j'avais eu bien tort de ne pas me servir, pour la mesure 
de la température de Teau chaude, d un bon thermomètre 
en veiTe dur. Je pensais que, jusqu'à 50**, le déplacement 
du zéro du thermomètre, occasionné par le recuit du verre, 
aurait été négligeable. Mais il n'eu a pas été ainsi. 

Mes premiers calculs ayant accusé une diflférence de 
plus de 1 p. 100 entre les résultats expérimentaux et les 
chiffres théoriques, j'ai soupçonné le thermomètre d'avoir 
été infidèle, et j'ai dû le vérifier de nouveau. J'ai cons- 
taté alors que son zéro se déplaçait facilement de 2 à 
3 dixièmes de degré, quand on le soumettait à une tem- 
pérature de 50°, température qui a été quelquefois dépas- 
sée dans mes expériences ; puis il revenait progressive- 
ment à sa position initiale. Cette fâcheuse variation du 
zéro est de nature à fausser jusqu'à plus de 1 p. 100 
certains de mes résultats. 

Pour réduire au minimum cette influence, j*ai cherché 
la position moyenne du zéro, lors iroscillations de tempé- 
rature pendant phisieurs jours de suite, et, ayant vu que 
cette position moyenne différait de 0**,15 de celle que 
j'avais tont d'abord adoptée, il m'a fallu corriger de cette 
quantité les résultats que j'avais obtenus tout d'abord. 
C'est pourquoi le graphique et la conclusion que je donne 
définitivement ici, quant à la formule du débit, ne sont 
paî5 identiques à ce qui se lit sur cette question dans 



Digitized by 



Google 



rjT^- 



SUR l'êcodlemknt de la vapeur d'eau 31 

mon Rapport au Congrès de Mé(îanique appliquée, en 1900, 
sur les « turbines à vapeur «(*). 

12. Tarage de la tuyère à eau. — La détermination du 
poids total d'eau débité repose sur le coefficient de 
dépense de la tuyère à eau. Il était donc essentiel de 
mesurer d'abord ce coefficient de dépense avec la plus 
grande exactitude possible. C'est ce que j'ai fait à plusieurs 
reprises. Le diamètre de sortie de la tuyère est de 
37"", 4 à 15°. 

J'avais fixé deux repères sur le niveau d'eau en verre 
du tonneau dans lequel s'écoulait l'eau sortant de la 
tuyère, et j'ai pesé l'eau contenue dans le tonneau entre 
ces deux repères. A deux mois d'intervalle, la pesée a 
donné les deux chifi'res de 278*^^,2 et 278'**^,05 à la tempé- 
rature de 15** environ; l'erreur à craindre sur cette mesure 

1 
ne peut pas atteindre ^^ ■ 
)c.000 

Pendant que la charge H sur la tuyère, évaluée au 
manomètre à eàu AA, restait bien coustante, je comp- 
tais, avec un bon chronomètre à secondes, le temps que 
mettait le tonneau à se remplir entre les deux repères. 
Pour donner une idée de l'approximation obtenue, je repro- 
duirai ci-après les mesures de tarage faites les 27 et 
30 janvier 1896 (Voir le tableau, à la page 31). 

Comme on le voit, ces mesures donnent, d'une expé- 
rience à l'autre, des diff*érences de quelques millièmes. 
Quel que soit le soin que j'aie apporté au maniement du 
chronomètre, on comprend qu'il m'a été difficile d'éviter 
des erreurs dépassant un quart de seconde, ce qui, sur 
ime durée de 80 secondes environ, correspond à une er- 
reur relative de 3 millièmes. 



(*) Ce rapport a été rédi:(é rapidement quelques jours avant le Gon- 
errès La partie relative h ri^coulfîTient des vapeurs renferme quelques 
erreurs déchiffres, qui sont rectifiées ici. 



Digitized by 



Google 



[lECHERCHES EXPERIMENTALES 

Iculs des débits, j'ai adopté le coefficient 
'50, peut-être un peu trop élevé. Il est 
e coefficient de dépense ait atteint une 
oisine de Tunité; mais c'est le résultat 
> ; il me faut le prendre tel que je Tai 

beaucoup de n'avoir pas pu remplacer le 
I litres par une cuve beaucoup plus grande, 
s cubes de capacité, do manière à compter 
int une dizaine de minutes. J'aurais alors 
lu Tapproximation du millième. 



PLES DE TARAGE DE LA TUYERE A EAU. 

uyère, 37™™,4. — Contenance du tonneau, 278', 5. 



TEMPKRATUnE 

t 

du 

manomètre 

à eau 


DURÉE 

du 

remplissage 

du 

tonneau 


22» 


lecondes 
79,0 


17 


79,6 


17 


77,3 


18 


78,2 


19 


84,7 


23 


83,0 


16 


86,0 


21 


87,2 



DU nés 




COEFFICIENT 


réduite à 


MOYEN Nies 


de 


^- 478- 




dépense 


.Hecondes 
8'«,6 


secondes 
j 




86,1 
85,4 


85,2 
i 


0,9711 


84,8 


1 




84,7 


\ 




84,7 
84,9 


84, 75 
i 


0,9763 


84.6 


) 





Résultais des expériences. 

ossivement opéré sur trois tuyères -conver- 

un orifice en mince paroi. Ces tuyères et 

étaient faits en bronze, sont représentés 



Digitized by 



Google 



ENT DE LA VAPEUR D EAU 33 

fis la PL II. Les tuyères conver- 
que je Tai déjà dit, un diamètre 
ectivement, à lO'^'^/tO, 15'""»,19 
ifice en mince paroi avait un dia- 
5**. Ces diamètres ont été relevés 
1, au centième de millimètre, et 
arisé les orifices en y passant des 
manière à les rendre aussi par- 
ue possible. 

ériences et les calculs sont donnés 
îcés à ce mémoire. Les expériences 
i 152 ; onze seulement d'entre elles 
3s, parce qu*elles m'ont paru enta- 
telles trop fortes : ce sontlos numé- 
61, 82, 83, 84, 91 et 92; il con- 
rimer le n° 47. 

I des tableaux est celle des numé- 
ons absolues à Tamont et à Taval 
nées dans les colonnes 2 et 3, et, 
.ns la colonne 4, on trouve le rap- 

. Bien entendu, les chiffres inscrits 

; bruts relevés sur les instruments, 

•rigés de manière à avoir les pres- 

ur la pression d'amont P, j'ai dû 

lue sur le manomètre une petite 

)ur d'un centième de kilogramme, 

ourant de vapeur dans le tuyau N 

Le manomètre, en effet, ne mesure 

e dans le tuyau ; tandis que ce qu'il 

pression totale obtenue en ajoutant 

du courant à sa pression statique. 

la hauteur H de charge sur Taxe 

le chiffre inscrit a été ramené à la 

roulant par la tuyère . 

3 



Digitized by 



Google 



Si RECHERCHES EXPERIMENTALES 

Les colonnes 6 et 7 indiquent les températures /q ^t /j 
de Teau avant et après réjecto-condenseur. Ainsi que je 
Tai expliqué précédemment, ce sont les températures 
ramenées au thermomètre à air ; la différence des chiffres 
de ces deux colonnes donne Télévation de température 
t^ — Iq de Teau inscrite dans la colonne 8. 

Le débit d'eau en volume s'obtient par la formule : 

(11) Q^Ksy/^gW, (K =: 0,975), 

dans laquelle il faut corriger la section s de la tuyère de 
la quantité qui correspond à la dilatation du laiton (car la 
tuyère était en laiton) à la température du courant d'eau 
chaude. Du débit en volume, on en déduit immédiatement 
le débit en poids en multipliant par le poids spécifique de 
Teau à la température t^. Ce débit, exprimé en kilo- 
grammes par seconde, est inscrit dans la colonne 9. 

La quantité de vapeur écoulée par seconde se calcule 
maintenant à Taide de ce débit total d'eaa et des tempé- 
ratures /q et /j . Appelons X la chaleur totale de la vapeur 
depuis O"* centigrade, et C la chaleur spécifique moyenne 
de Teau entre les températures l^ei /j. SoitX le poids de 
vapeur s'écoulant par seconde par la tuyère, et Q — X 
celui de Teau affluant à réjecto-condenseur. L'eau qui 
résulte de la vapeur condensée est ramenée à la tempéra- 
ture /, ; alors la quantité de chaleur qu elle cède est égale 
à X (X — C/,) (*), tandis que la quantité d'eau Q — X est 
échauffée de /q ^ ^» ^^ absorbe (Q — X) C {t^ — /^). On a, 
dès lors, la fonnule ci-dessous : 

(*) Pendant la délente de la vapeur dans la tuyère, une certaine quan- 
tité <le chaleur est transformée en énergie mécanique ; mais cette quan- 
tité est immédiatement et intégralement reconstituée par Panéantisse- 
ment de la force vive du jet, en sorte que c'est bien l'expression 
X(X — G^i) qu'il faut prendre pour quantité de chaleur cédée par la 
vapeur. 



Digitized by 



Google 



r DE LA VAPEUR D*EAU 35 



Q ^' 



X est donnée par la formule ou 
; et la chaleur spécifique C de 
3n bien connue : 



•'* ^ + «'« w 



de vapeur ainsi obtenus, expri- 
econde, sont inscrits dans la 

n de la tuyère, on a les chiffres 
Té inscrits dans la colonne 1 1 . 
t ici nécessaire. Quelle valeur 
section d'une tuyère ? Le dia- 
3suré à froid (15°), tandis que, 
ie vapeur, la tuyère s échauffe 
e. Il est impossible de savoir 
?mpérature que prend la paroi 
'ant de vapeur ayant, pendant 
ère, une pression variable, a 
•iable ; et, de plus, la paroi est 
à des températures différentes. 
;oire de chercher à évaluer la 
uyère dans chaque expérience, 
re moyenne de 120" et basé les 
orrespondants. C'est là une dif- 
sur l'écoulement des vapeurs, 
l'écoulement des gaz. Pour bien 
Bur, il conviendrait de se servir 
faible coefficient de dilatation, 
iages du fer et du nickel. A 
:es ont été faites, ces aUiages 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES EXPIÎRIMENTALES 

pas encore connus. Il ne faut pas cependant 

îr l'importance de cette cause d'erreur. La tem- 

vraie de la tuyère ne pouvait pas s'écarter de 

1-0° environ de la température moyenne adoptée 

t, pour le bronze, 40° correspondent à une dila- 

1 
éaire de , ^^^ ^ en sorte que Terreur sur la section 
1.500 ^ 

\ 
pas être supérieure à r^? soit un peu plus de 

le. 

la dernière colonne du tableau donne soit le rap- 
Jébit de vapeur I k la pression d'amont P, quand 
rouve dans le cas où P est plus petit que 0,58 P, 
apport du débit I au débit maximum I^, quand le 

^ est plus grand que 0,58. Je distingue, d'ail- 

ms des tableaux différents, ces <leux cas, car, en 
ns le premier cas, le débit ne dépend que de la 
d'amont (il est constant, quel que soit />), tandis 
is le deuxième cas, il dépend aussi de la pression 

inons maintenant ces résultats et comparons-les à 
onnela théorie. 

jrères convergenteB. — Le rapport - est peu variable, 

autour de la valeur 15. On peut dès lors faire un 
le très clair en portant en ordonnée la valeur de ce 

C'est ce qui se trouve fait sur la PI. II, où j'ai 
r abscisse le logarithme de la pression d'amont P. 
présentation graphique est excellente parce que 

des coordonnées se trouve très loin en dehors 
éuille, si bien que des petites variations de 

seulement correspontlent à une hauteur relative- 
risidérahle. Pour bien montrer l'amplification des 
es, j 'ai marqué, au-dessus et au-dessous de la droite 



Digitized by 



Google 



SUR l'Écoulement de la vapeur d'eau 37 

théorique AB, les droites ab et ah\ qui s'eu écartent 
de 1 p. 100. 

On voit que les points expérimentaux se trouvent en 
majorité au-dessus de la droite théorique AB. Quelques 
points seulement s'éloignent de cette droite de plus 
de 2 p. 100. Si Ton prend, pour chaque tuvère, la moyenne 
des écarts entre les points expérimentaux et la droite 
AB, on trouve les résultats ci-après : 

Pour la tuyère de 10"", 49 (21 expériences), Técart 
est de 11,7 millièmes en plus ; 

Pour la tuyère de 15°"", 19 (19 expériences), Técart 
moyen est de 6,9 millièmes en plus ; 

Et pour la tuyère de 24'"'",20 (19 expériences), Técart 
moyen est de 2,5 millièmes en plus. 

Ce sont là des différences assez faibles, qui montrent 
bien l'accord satisfaisant entre Texpérience et la théorie. 

Si Ton trace la courbe moyenne des résultats expéri- 
mentaux, on voit qu'elle a bien Tallure de la droite 
théorique AB, tout en se tenant à quelques millièmes au 
dessus. Cet écart entre rexpérience et la théorie peut 
provenir de diverses causes. 

D'abord, dans les calculs théoriques, j'ai pris pour 
équivalent mécanique do la calorie, E = 425, ce qui est 
un peu faible, on le sait bien aujourd'hui. Or E entre à 

la puissance - dans l'expression de la vitesse de la vapeur. 

/^ 

Si Ton prend 428 au lieu de 425, les chiffres du débit 
théorique se trouveront augmentés de 3,5 millièmes et 
rérart moyen entre Texpérience et la théorie ne sera plus 
que de 3,5 millièmes. 

Ensuite, nous avons vu que le tarage de la tuyère à 
eau n'était pas aussi précis que nous l'eussions désiré ; 
peut -être y a-t-il lieu de craindre là une certaine erreur. 
Toutefois, je ne crois pas qu'elle puisse dépasser 3 mil- 
lièmes. 



Digitized by 



Google 



REOUERCHES EXPERIMENTALES 

1, il y a eu, dans le cours des expériences, un dépla- 

du zéro i)Our le thermomètre mesurant la tempé- 

de Teau chaude. C'est certainement là la cause de 

:• la plus importante. J'ai indiqué précédemment 

»s avoir soigneusement examiné les variations du 

mètre, j'ai été conduit à modifier de 0^,15 son 

V étalonnage. Néanmoins, il se peut que la position 

le du zéro pendant les expériences ait différé 

nent de celle que j'ai finalement adoptée. Il suffi- 

1 
nie différence d^ moins de j-r de degré pour occa- 

' l'écart de 3,5 millièmes qui nous reste, 
marqué sur le graphique les points qui corres- 
t aux anciennes expériences de Minarv et Résal. 
nts sont entourés d'un triangle ; l'un d'eux n'a pu 
icé; il se trouve en dehors des limites de la figure, 
on le voit, ces expériences ont donné des résul- 
)tablement plus exagérés que les nôtres, ce qui 
jue, ainsi que je l'ai déjà indiqué, par la méthode 
ée, laquelle ne permettait pas de se débarrasser de 
ice de Teau entrahiée. L'écart atteint jusqu'à 
100, et il est, en moyenne, de 2,5 p. 100. 
nême, les expériences de Rosenhain donnent une 
ation (tuyère IV) atteignant 3 à4 p. 100. 
1 verrons bientôt, en analysant les expériences de 
ur Técoulement de Tair, qu'il en a été de même 
vec ce fluide. 

[, en résumé, il y â accord assez satisfaisant entre 
ience et la théorie; mais le débit expérimental 
un peu plus élevé qu'on ne le calcule par la théo- 
it-il, dans les applications, suivre la formule théo- 
ou plutôt adopter les coefficients que donnent les 
nces précédentes? Si l'on veut la formule théorique, 
prendre pour coefficient 15,20 avec E = 425, ou 
Lvec E = 428; et, si Ion veut suivre l'expérience, 



Digitized by 



Google 



StJR L*ÉCOULEMENT DE LA VAPEUR D*EAD B9 

il faut prendre pour coefficient 15,32 au plus. La formule 
pratique serait donc : 

(13) ^ ^i5,20 à 15,32 — 0,96 logP, 

dans les limites de nos expériences, c'est-à-dire entre 
P= 1 et P = 12 kilogrammes par centimètre carré. 

J'avais doaaéy dans mon rapport au Congrès de Méca- 
nique appliquée^ pour premier terme du second membre, 
15,42, qui résultait d un aperçu sommaire des expériences, 
et, pour second terme, — log P. Depuis, j'ai indiqué, au 
Cengrès International de Glasgow, la valeur 15,20, qui 
résulte de la formule théorique dans laquelle on fait 
E = 425. Ce sont là les deux limites entre lesquelles on 
peut faire flotter ce terme. Actuellement, j'estime que la 
valeur la plus probable est 15,26, avec une erreur relative 
possible inférieure à 4millièmes. C'est précisément là le coef- 
ficient de la formule de Grashof , qui est déduite du calcul 
théorique par la première méthode indiquée page 17. Mais, 
par contre, cette formule de Grashof donne une décrois- 
sance trop rapide pour le rapport — ? ainsi qu on le constate 

sur la figure de la PL II, où la ligne CD correspond à cette 
formule. 

Le coefficient à mettre dans la formule devant log P est 
compris entre 0,96 et l'unité. J'avais tout d'abord pris 
l'unité à cause de la simplification qui en résulte. Néan- 
moins, il vaut mieux prendre 0,96, qui est probablement plus 
exact, car il est donné par le calcul thermodynamique. 

15. Remarques. — L'accord entre Texpérience et la 
théorie, à moins de i p. 100 près, nous permet de conclure 
qu'il n'y a pas de retard sensible dans la condensation de 
la vapeur d'eau, contrairement à l'opinion émise quelque- 
fois. En eftet, le calcul tient compte de la condensation 
pendant la détente, et la proportion de vapeur conden- 



Digitized by 



Google 



40 



RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 



sée, quand la pression est devenue égale à 0,58 P, atteint 
de 30 à 35 millièmes suivant la valeur de P. Si donc il 
y avait retard à la condensation, rexpérience révélerait, 
sur la quantité écoulée, un déficit pouvant atteindre 30 à 
35 millièmes. Or. au lieu d'un déficit, nous trouvons plu- 
tôt un supplément. On peut donc affirmer que, s'il y a 
retard à la condensation, ce retard est extrêmement 
faible, de Tordre du cent millième de seconde. 

D'un autre côté, l'on voit aussi que le coefficient de 
dépense des tuyères convergentes ayant la forme de 
celles que j'ai employées est très voisin de l'unité pour 
p <C 0,58 P, puisque le débit expérimental est trouvé 
plutôt supérieur au débit théorique. C'est également la 
conclusion qui résulte des expériences de Hirn sur Tair. 
Nous allons voir qu'il n'en est plus de même pour 
p > 0,58 P. 

Enfin, si, renversant la question, l'on suppose a priori 
que le coefficient de dépense est égal à l'unité et que 
Ton cherche à évaluer le coefficient E de l'équivalent 
mécanique de la calorie en égalant le débit expérimental 
au débit théorique, l'on trouve pour E la valeur 431, qui 
ne diffère que de 7 millièmes de la valeur 428 généra- 
lement admise. 

16. Expériences avec p plus grand que 0,58 P. — Quand 
la pression d'aval est plus grande que 0,58 P, l'écoule- 
ment ne dépend pas seulement de la pression d'amont P, 
mais aussi de la pression d'aval p. On peut présenter les 
résultats sous une forme facile à discuter en prenant le 
rapport du débit constaté I au débit maximum I^, qui 
a lieu quand la pression d'aval est inférieure à 0,58 P. Ce 

rapport r- no dépend plus alors, à très peu de chose près, 
que du rapport ^ entre les pressions. On peut donc por- 



Digitized by 



Google 



8DR l'Écoulement de la vapeur d*eau 41 

ter les points sur uu graphique et construire la courbe 

de r- eu fonction de ^* 

Les tableaux donnent, pour les expériences ohp a été 
supérieur à 0,58 P, dans la colonne 12, le débit théo- 
rique I„ calculé par la formule précédemment indiquée : 

(i4) U i=P (15,26- 0,96 logP), 

et, dans la colonne 13, le rapport :jr-. 

Puis, dans la PI. III, j'ai porté les points qui ré- 
sultent de ces expériences, en distinguant, d'ailleurs, ceux 
qui se rapportent à chacune des trois tuyères conver- 
gentes soumises aux essais. 

On voit que ces points se rangent assez bien sur une 
courbe de forme elliptique, comme Ta signalé M. H. Pa- 
renty(*). Toutefois, nous constatons des écarts assez no- 
tables ; c'est qu'en effet, ainsi que je l'ai fait remarquer, 
il y avait une assez grande incertitude quelquefois pour 
la mesure des différences de pressions au manomètre à 
mercure, quand la colonne d'eau surmontant la colonne de 
mercure était interrompue par des bulles d'air. La lecture 
des manomètres métalliques ne donnait aussi qu'une 
médiocre approximation pour les basses pressions. Aussi 
est-ce principalement la grande tuyère de 24°°*, 20 de dia- 
mètre qui présente les écarts les plus forts. Les résultats 
donnés par la petite tuyère sont beaucoup plus réguliers. 

Pour comparer les résultats obtenus avec la théorie, j'ai 
tracé la courbe AB qui résulte du calcul thermodynamique. 
On obtient aisément cette courbe en prenant les rapports 

de la fonction — » définie à la page 12, à la valeur maxi- 

miun de cette fonction. Cela revient simplement à pren(h-e 



(*) Annales de Chimie et de Physique^ mai 1896. 



Digitized by 



Google 



42 RECHERCHES EXPERIMENTALES 

l'inverse des rapports des nombres de la colonne 8 du ta- 
bleau de la page 13 au plus petit de ces nombres : 0,70276. 

On remarque que la courbe expérimentale se tient, 
comme elle le doit, un peu au-dessous de la courbe théo- 
rique et qu'elle se raccorde avec Thorizontale un peu 
après le point de raccordement de cette courbe théo- 
rique; c'est-à-dire que le déhit maximum expérimental 
n'est pas encore atteint quand la pression d'aval s'est 
abaissée à 0,58 P ; il faut abaisser encore un peu plus 
cette pression pour avoir le maximum. Si Ton prend le 
rapport entre les ordonnées des courbes, expérimentale 
et théorique, on a le coefficient de dépense des tuyères 
convergentes. On constate alors que ce coefficient de 
dépense, d'abord peu difi'érent de 0,94, quand le rapport 
des pressions est voisin de l'unité, s'accroît peu à peu 
pour tendre vers la valeur 1 . 

La courbe expérimentale comme la courbe théorique 
sont très sensiblement des ellipses. On pourrait donc, 
d'après cela, exprimer par une formule simple le rap- 
port r- en fonction du rapport ^ des pressions. Mais il 

me semble inutile d'insister. 

Nous verrons que les courbes pour l'air sont aussi très 
voisines de quadrants d'ellipses. 

17. Orifice en mince paroi. — L'orifice en mince paroi ne 
se comporte pas de la même manière que les tuyères con- 
vergentes. Le débit ne devient pas maximum pour p égal 
ou un peu inférieur à 0,58 P ; il croît constamment à 
mesure que p s'abaisse. 

Les chifi'res d'expériences sont donnés dans les tableaux 

soit avec le rapport -» soit mieux avec le rapport z-' 

Sur la PI. III sont aussi traduits graphiquement les ré- 
sultats relatifs à cet orifice en mince paroi, jusqu'à la 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



44 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES 

nous avons relevés nous-mêmes avec la vapeur d'eau. 

La méthode de Hirn était directe. Il laissait écouler, 
dans un récipient où il avait préalablement fait le vide, 
de lair venant d'une cloche gazométrique. Par un pro- 
cédé particulier <renregistrement, il mesurait les abais- 
sements du gazomètre à des intervalles de temps égaux, 
ainsi que les pressions d'amont et d'aval. Ses résultats 
numériques sont donnés dans les Annales de Chimie et 
de Physique^ mars 1886. Nous allons les analyser. 

Auparavant, remarquons que Hirn n'a pas tenu compte, 
dans ses calculs, de la légère contraction de Toriflce occa- 
sionnée par l'abaissement de température dû à la détente 
de l'air. Mais il est facile de faire la correction. D*autre part, 
il me semble avoir à tort desséché lair a^rès sa sortie du 
gazomètre et avant son passage à la tuyère. Car, en effet, 
c'est deTair sec que débitait la tuyère, tandis que le gazo- 
mètre mesurait de l'air humide. Comme le débit des gaz 
en volume (ramené à la pression et à la température 
initiales à l'amont) est le môme pour tous les gaz, à la 
même température, et que celui de la vapeur ne peut en 
différer beaucoup, il eût mieux valu, à mon avis, ne pas 
dessécher l'air. L erreur qui en serait résultée n'aurait été 
que d'une fraction de la proportion de la vapeur d'eau. 
Quelle est l'erreur à craindre, de ce chef, dans les expé- 
riences de Hirn? A 10**, température moyenne des expé- 
riences, la tension de la vapeur d'eau est de 0'"^,0125 
par centimètre carré, et son poids spécifique est égal à 
0,00915 ; l'erreur des résultats due k cette cause serait 
donc de 2 p. 100 environ en plus. 

Les mesures de Hirn ont été faites sur deux tuyères 
convergentes — l'une de O** d'ouverture, l'autre de 13** — 
sur une tuyère conico-cylindrique et sur deux orifices en 
mince paroi. En ce qui concerne les tuyères, ces expé- 
riences ont bien montré que le débit devient maximum 
quand la pression d'aval s'abaisse légèrement au-dessous 



Digitized by 



Google 



SUR l'Écoulement de la vapeur d'eau 45 

du chiffre théorique pour les gaz permanents (0,526P). Si 
l'on rapporte le débit à l'unité de section de Torifice de 
sortie, on a les chiffres ci-après : 

19"', 80 par centimètre carré et par seconde pour la 
tuyère convergente de 9**, à la température initiale 
de 15%75 ; 

19' '',77 par centimètre carré et par seconde pour la 
tuyère convergente de 13° à la température de 8° ; 

18'",85 par centimètre carré et par seconde pour la 
tuyère conico -cylindrique, à la température de 6**,5; 

Tandis que le débit théorique maximum, qui se calcule 
par la formule Q = 1,164 v^T oii T est la température 
absolue à Tamont et où Q est exprimé en litres par centi- 
mètre carré et par seconde, était respectivement de 
19*",77, 19,50 et 19,47. On voit donc que, pour la 
tuyère conico-cylindrique, le débit expérimental est infé- 
rieur au débit théorique, ce qui doit être à cause des 
pertes par frottements dans la partie cyHndrique. Mais, 
pour les tuyères convergentes, le débit mesuré est supé- 
rieur au débit théorique, de 0,75 p. 100 en moyenne. Nous 
trouvons là le même fait que nous avons déjà rencontré 
pour la vapeur d'eau." Remarquons, toutefois, que cette 
exagération du débit mesuré peut provenir, ainsi que je l'ai 
expliqué précédemment, de ce que Hirn a desséché Tair. 

Sur la PI. IV, j'ai porté les points expérimentaux en 

prenant pour abscisse Te rapport ^ des pressions et pour 

ordonnée le rapport ^ du débit observé au débit maxi- 

mum. J'ai marqué aussi quelques points résultant du cal- 
cul théorique. 

On voit que, avec la tuyère convergente de 13** et 
avec la tuyère conico-cyJindrique, la courbe expéri- 
mentale AB suit très bien la courbe théorique, sauf dans 
la partie voisine du maximum ; mais, 'pour la tuyère con- 



Digitized by 



Google 



46 RECHERCHES EXPERIMENTALES 

vergente de 9"*, la courbe expérimentale CD s'écarte beau- 
coup de la courbe théorique, particulièrement du côté de 
Torigine. Il semble qu'il y a eu dans la série de mesures 
relative à cette tuyère une cause d'erreur systématique. 

Les résultats accusés par les deux orifices en mince 
paroi se laissent assez bien grouper autour de la courbe EF 
tracée sur la PI. IV. Si on prend le rapport entre les or- 
données de cette courbe et celles de la courbe AB relative 
aux tuyères convergentes, ainsi que nous Tavons fait pour 
la vapeur d'eau, on trouve des chiffres qui croissent linéai- 
rement, c'est-à-dire que les points qui représentent ces 
rapports et qui sont marqués sur la figure se rangent très 
exactement sur une ligne droite GH tangente à la 
courbe EF de l'orifice en mince paroi. L'ordonnée à 
l'origine de cette droite est de 0,629, tandis que Hirn a 
trouvé, par l'expérience directe, que le coefficient de 
dépense des orifices en mince paroi pour de faibles chutes 
de pressions était de 0,633. 

Si maintenant Ton compare les courbes ainsi tracées 
pour l'écoulement de l'air à celles que j'ai obtenues pour 
l'écoulement de la vapeur d'eau, on constate -que ces 
courbes sont tout à fait analogues, et elles se superposent 
presque. Il y a toutefois cette différence que le maximum 

des courbesaliou théoriquement, avec l'air, pour ^=0,526, 

tandis que, avec la vapeur d'eau, il se présente pour 

:^ = 0,58 ; on remarque aussi que la droite qui représente 

le rapport du coefficient de dépense des orifices en mince 
paroi à celui des tuyères convergentes se tient, pour la 
vapeur, à 2 p. W) au-dessus de la droite correspondante 
pour l'air. Cette différence est-elle due aux erreurs d'ex- 
périences, ou tient-elle à la différence des natures des 
fluides? Il ne semble pas actuellement possible de répondre 
à cette question. 



Digitized by 



Google 



SDR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



47 



r^ 


^ 


%) 




M 


o 


o 












*^ 


oo 










o 




!.. 




-g 


^ 






;s 


— * 


o 


'« 


1 


s; 


ft. 


Xj 






1 


V3 


o 


1 


O 










g 


S 


«> 


o 


c 


~* 


2 


ara 


H 


"^ 


^ 


«> 




2. 


1 


-*> 


^ 


.2 


■fe 


Q 


s. 


, 


s 


1 


è 


fis 




^ 




■** 


1 


s: 




^ 


«o 


^ 


es 


^. 


00 


«3 



"•1 

o e^ 



2 - 



jû. ^ 



fc g ^ S g 

•# lO «o f 05 



■<*••* -^ 




g ^ 



OQ co go 

** co O 

^ S3' Sf 



o> ^ o 



8 2 



0> 00 «o 



i s 



I § t S S § s ^' = i 



S *« cy — 
•o <o «o co 



c! co co ce es co ce ce ce re 



I « 



5 S - 



2 13 j.'î '.2 8 .^^ S ?| S^ ô 

• e o o •<:> -I^ co «-T i-T »J c-J 

*fl" ^f" «;? ce ce e^ c-y — • c« c* 



35o«oovj'rOïOi.e 

o<Oio-^i-^çeoocét^oo 

iQ Vf Vf .<»< ce ce (?< c^î c* c< 



I .= 



s S5 S S S S P S S S 



g 53 I ^ 
^ 1 









o o s o ^^ s § s gs î? 

oooooooooo" 



a 



<f t^ «* -* ^* ee es ce <p •« 
>4?àO«^'<i<i4ioaoocc^ 

ooooooooo*^ 



I |.|„ 



ïpcecec5ooc^oo<i«^o 
ooooor*îOio«»ce»s"*» 



ce vr âo 



oc o ^ 



Digitized by 



Google 



48 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 









I 






I ^ 



S 






2 ^ 



I I 



«© 


Çr> 


o> 


Jk 


00 


^ 




Si 




C! 


1^ 


O 


.2i 


u 




s? 


*:t 


2j> 


-»*• 


ê 





































1 






S^ 


2 


^ 


os 


o 
Vf 


Vî« 


?2 


8 


eo 


(N 


co 


f2 


î^ 


1 -lû. 

et 






ifi 


tO 


o 


»iO 


•o 


»* 


<5» 


^ 


UO 


Vf 


•* 


»* 




^ g 


S 




o 


^ 


o 


s 


§8 ^ 


^ 


?;i 


00 


i 


^ 


î^ 




ce 


\li 


« 








co 


VJ« 




(N 


co 


co 




lO 


t- 


S 


te 


"^ 


n 


^ 


S3 


r- 


00 


<>* 


s? 


s$ 


2§ 


KO 


5 


s? 


5 


2Î 


S 
































g ^ 


































- i 


■3 






s 


S 


s 


S 


Î2 


s 


g 


s 


?ï 


s s 


s 




*â 


l 




s 


S 


g s $ 


g 


s 


s 


i 


^ 


i 


^ 


i 


< 


1 




o> 


s 


§ 


s 




§ 




g 


Vf* 




§ 


i 


s 


g 






&> 
































•« 




co 


ce 


co 


co 


PO 


co 


co 


co 


co 


co 


c^ 


co 


f>i 


"M 




J< 






























O 




































£ 
































< 




S - 


1 


00 


8 


^ 


s 


^ 


s s? 


00 


lo 


g 


•5 


^ 3 




> 


a 






g 


c^ 


o> 


** 


•o 


g1 ï^ 


•* 
»* 


5 


c^ 


:? 


s 


:§ 




'Ë 






èÔ 


8 


co 


?s 


o 


o 


00 

co 


s g 


s? 


S? 


^ 


?î 


2 
g 


1 


■** 


t^ 


5 


c:? 


^ 


25 


Si 


s 


^ 


s s 


00 


S 


s 


S 


1 ' 


































































g 


•2 


© 




(>1 


S i3 


o 


s 




î; 


c; 


c^ 


s 


R 


f^ 


^ 




cS 








































o 


o 


o 


ce 


«o 


co 


ce 


co 


co 


âiO 


»rî 


tfi 






































s 






























(C 




S 
















tO 


àO 


lO 


•o 










































5 


a 


a 


iO 


co 


ce 


s 


40 


00 




r- 


în 


^ 


s 


o 


^ 


S 


•< 




53 

9 




»i^ 






»o 


•o 


lO 


lO 




U5 


m 


co 


Vf 


co 




i 






^ 


00 


8 s 


o 


R sî; 


co 


r* 


s 


^ 


„ 


o 




l ojû. 


•* 


É 


8 




^ 


3 




8 


5 


S 


co 


vf< 


« 


r;; 




2 






o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


O 


o 


s 


1.1 


eo 


2 g § 


s 




g 


p 


2 


s 


co Vf 


i 


i 


i 


< ~ 


1 




o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


-- 


o 


- 


•< 


































































g 


































s 
S 


I-' 


c* 




g s? 


lO 


?i s g 


î;? 


8 8 8 S; 


îS 


B 


-< 


& 




• c^ 












<>♦ 


co 


•# 




co 


<N 


c^ 




^ 


































o 


































ai 




^ 


c:3 


?. 


ç; 1? ^ 


^ 


co 


^ 


u 


co 


^ 


^ 


?; 




o 


































K 



































































Digitized by 



Google 



ww^^- 



SUR l'Écoulement de la vapeur d'eau 



49 



Je 



il f^ 

i 2 



•^ 00 

5 © 

« o 
O O 

C -^ 

M 



? o 

II- 



II 
S < 






t -10- 



I os ■^ îr ^ c^ 

1 Ç5 o o «^ i* 

I co ^a* •* **• »« 



o o ( 



I -^ ^ o 
■ r- » eo 
> in C4 o 



.<f.^*a««*«*"«*-a»«a"»*«fl<vr»dii.*«fl«. 



jS s 

^1 fc 



3 

O 
H 



îSP2S$SSSRSS^SSS2iSSSô 






3 . 8 



I Ci co oo co co co cQ co co co 00 co co es 






vfCs<o>>«ïOOdO)inoac4os^A(ecc( 
oo©<ooOîeo-*-«'«o»ocor-055*«>p^O( 



1 -- 


r- 


§5 ç; i ^ ^ s §5 R É d u ^ «" â n s? 



I .» 



r» C4 •* -* "«a* r* I 

r^ooaoçoîo co eoco«ocoçoco^«oeoco< 




iO lA >A aO >0 






OstOSOO»0-r-OSl~«.u^OCt^t>.«0-^00^-' 
»rtCOvJ<«<î<'»9'ir3«^.0»OCO«©ÇOCO*iî'(NCO 

oooooooooo ooo o o o 
oooooo ooooocToooo 




co o os lO lO »0 «<?< ^S* « Cl C; Oi «o lO éf5 t'î 

ooooooooooocoooo 

«0(M«0«*^-00Clp0SO'.TC^«"l'<-S»«0'«!î»vj« 

^-"■^i^t— •*os-««O5**co-fl»'<r"»--«a"00â.'5 
oïoor*ooo>o>oooo^r»^^^«^-iO*~»* 



- ?î§S^SSoS8gggSSgS;gS- 



Tome 1, 1902. 



Digitized by 



Google 



50 



RECHERCHES EXPERIMENTALES 



Il fc 

S S 
S ■S 



7"^ 


cO 




i 


•^ 


o 


g 








&, 




n 










^^ 


;j 


-« 


o 






s? 


% 


.2 




o 


1 


1 


1 

o 
O 


1 


(M 


S 


S^ 


«? 






Ç5 ^ 



2 «|CU £J 

5 






eu a 



.o o »ft s *3« 






!isi 



<uot'>*c*o* 



•s. ' 



B2?f32 



OÎÔ.^v-V^ 



Oï Cï 3ï 03 O) 

àOiCi'î.'; .o 



.o.ri.'5.'5»o 

ce f5 C*5 rt C*3 



f;?£^§85 









e« 






ss 


-3 








s?;5^g 










n 




1 


< 




te 




vT.-:.o.-;.-5 


>< 


































o 












1 i 


o 
o 
B 


a. 


g 


o* 


îî:S5^S 






r 




ooooo 




< 




j« 








S 

4g 








sssss 




a 
























e 











CD 



1^ 



•?îe 



Icg 



C 'M 



1 5 



c 






-Iflu Zi 



.C»OtOO-*4-5 



^ te 






^ 'è - 



^SSziz:^ 



"•»»*«» eo eo co 

00 CO 00 CO CO 00 



5 ^ 

I I 

B C 



00^^ «o o** CD 

5o??<?< 






i3 ^ o 

c3 



co t/o tA i/o 40 »n 



a * a 



tiO lO tiO àTS «4* u 



V* o <»• 5» »g' ?o 
oooooo 



- e 



o'o'oo'oo 



a 



.'î.fSgSS 



»« ç>* 52 ** i2 r» 



Digitized by 



Google 



'^""'^•^ 



SUR L*ÉCOULEMENT DE LA VAPEUR d'eaD 51 



X • 






I' 



^ 



%f 00 



.<a s: 

'•C Cl 






•s I 



« 
&« 



i r 



: o 



H 




























1 


"— 'lû. 


(N 


'4 


g 


^ 


^ 


o 


s 


^ 


3 


;: 


S 


< 

te 








"?< 


(M 


Of 


co 


Oi 


c^» 


(?< 


O* 


"^ 




^1 


























^ 


S 




i 


** 

:? 


i 


ce 


s 


i 


s; 


S 


s 


g 


^ 1 
^ 1 


& 


^^ 


o 


!o 


î^ 


s 


« 


?5 


?f 


?f 


K 




> 1 

" f 


§ 




















































1 


"* 


1 


O 


S 


s 


3 


S2 


r: 


-r* 


s 


35 


s 


S 


M 


^ 


& 




g 


i 


15 


2 


g 


s 


i 


§ 


S5 


S 


i 


3 


s 


OS 


:^ 


Si 

V3» 


i 




f2 

.-5 


i 


g 


cî 


g 


§s 


1 


=b 


JêS 




00 


co 


« 


00 


CO 


co 


co 


00 


co 


co 


a 




























R 


£ 

3 


© 
























1 ' i 
- 1 


1 


OC 


r2 


?5 


•o 

« 


1:3 


^ 

«^ 




§5 








[ 


■2 






â 


^ 


:S 


c< 


s 


So 


î^ 


« 


o 


uo 


M 


o 
en 


** ' 


r* 


^ 


^ 


î;; 


?s 




cl 


s 


^' 


si 


S5 


5 . 




























■S 




























M 


i 


^ 


o 


' ^ 


c* 


s 


^' 


c< 


(N 


s^ 


c« 


Oi 


G^ 


f 


u 










o 


;o 


<o 


co 


«/o 


:o 


ce 


O 


c 




s 








































00 


O 


«o 


;o 


C' 




S 


3 


s 


lO 




2 


g 


12 


t^ 


î^ 


5v^ 


f^ 


^5 


f? 






•JS 








•<î" 


** 






Vf 


VJ" 


^^ 




s 




a 
























a. 


RUC- 


•s? 


i 

^1" 


2 

00 


00 


00 




i 


00 


i 


Tri 


i 


c 








o 


o 


o 


o 


O 


o 


o 


o 


O 


o 


§i 


1 

< 


7» 

G 


« 


§ 




i 


i 


i 




1 


QO 


§ 


oc 


il 




-^ 


-^ 


•«^ 


o 


o 


o 


o 


•r- 


«i- 


«i- 




























" \ 




























2 1 




9^ 
























i 


a S 
fi ^ - 


(>* 


s 


^. 


^. 


s 


vr 


S 




«o 


ç: 


5? 


* 1 


< 


1 




•<r 


"■■^ 


co 


co 


<X 


(>* 


es» 


c^ 


c< 


?* 


\ 


























le 




























^ 




^^ 


1^ 


2 


2 


?5 


o« 


?i 


?5 


c^* 


CN 


^ 




5 
























"^ 




je 























































Digitized by 



Google 



EXPERIMENTALES 



il 

o •§ 



^ — 

's: « 
"S ^ 
s •• 

«•« 

.2 sî 



• s 

" 6 

si 
|s 

tas 

00 o 
te 

1^ 







eo ce c -- O -^ oc ;r 
r- »o «* c œ ^5 1^ ce 



o ^ ^ CD to lO o> .rî 



I « 



I -" 



cocî co 00 ce Cî CO Cî 



iQOCiXXiooççr-c^ 

■<f 0Ô«* «o p «D «D «r^ 



S ^ 






4î 

a ^ 



îO «o » «o .rTiO lO •« 



1^ tO o o >0 tri 40 »Q 



oooooooo 



oooooooo 



CO « ©< »0 ^ «*5 «C «fl- 

oo5-»-iosvfc}o5r^ 
Gv«ooo5co»a"*fl«»a>-Jï« 

o ce c^ «/î <? c^ tn <^ 



-^.OîOl^OQCiQ^-i 

^3" «* "fl* •><J' «fl» ^S" «5 »0 



Digitized by 



Google 



ww ^ 



SDR L ECOULEMENT DE LA VAPEUR D EAU 



53 



o '3 •-- ^ "" 



*- 



I ^ 



"S *« 
S 



te 



•s. 

s -r 

s 



I « 


















82 5 S 









- 


H 












a. 


a.|a. 


<î* 


?iii 




s 








oooo 


i s 


( 


-a 


i 






J 


1 


V 


O. "^ 


« 


S 

■< 
1 


1 


-< 


s 




c««eo-* 


S 


9» 




SS^SS 


f 


f 


s 


""î 




ffCCO^âO 



s 5 



^ i 

o 






2. s 

S I 



00 ^ 



ce 



I -IJ 



oc C< C o ?« 35 — «fl- 1^ 
ç^ rc i^ <T . -; ^ .r: <?« as 

0000 O O cTo O 









s I ^ 



s .« 



ào Vf •^ co vfoTc^ o lî^ 

vi'COCOiOv?«^?OCr3.0 



^0-<r C ï^co vT» -- (JÎ 






coeoc^cos*5cocc^-'Cy 



S o ec 06 S 53 ^ 08 S 
CD cy -^-r occ os -- •^o 



fe '^ »- 



î< c^ es «O çy •^t^t'- <p 



S ri 8 §3 Sî o S ^ S 
o »o .0 «o o «o .0 .0 o 






OOOiOOOOOiOSC. os^ 

0000 00 000 



S 



< n 



§v- — rc I?/ eu co 2 ço 
o 00 — co p rQ es 3i 
^ Û5 ^ — i-- <?* Ç^ ^i* 



c>< •-?'•.': t^ .':'>* ^^ •<?" c5 



;o r- » os o -^ ç* r? •-* 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



SUR l'Écoulement de la vapeir d'eau 



55 



OS 



S 


f 


s 


■** 


t^ 


S 


n 


«« 


t^ 


{S 




^ 


«> 


O 


2 

•r 


« 

r- 




îO 


g 


** 










w 


o 


iO 


O 




'^ 


s: 


^* 


o 


•« 


$ 


s: 


to 


ç< 


&. 




e. 


ts 



3 O 

8^ 



1. 



g. 



.5 u 



^ s: 

o 

(v «^ 



CL 5* 















eo 


èi. S ^^ S g S5 4 3 sô d 5 i ;; q 8 2 2 
00 0000000000000c 


> 

2 

t 

o 


Théorique 

maximum 

Im 

gr/sec 


Cv» 


2£ 22 é ^ ^ S ^' gj ;5 £?' s' Se' S 8 Sf <2 a? 


Ml 
1' 


^ 


î: îf 12 -' ^ ^ ?; j; s; ^; 'i ;:' si gj 2 d -1 


II 

^ te 


o 


81,46 
79,68 
71,29 
67,16 
55,86 
112,72 
112,-20 
98,11 
97,22 
92,78 
163,19 
146,54 
127,11 
106,77 
88,47 
71, 'i8 
59,71 


1 

t 

1 


3 1 


os 


« co ec ce m' ce" î^ ce co rc" c^ ç* c^ «>♦ ce oc rf 


i 

•< 
1 


1 -" 


X 


d -' d Zi £ s:;'' gj £ 2 £ 3 s; ^ gf 22 -' = 


S 

e: 

1 


• 


t^ 


g ^' 2 îi 2 gf si ^' é ?; i ^' ^' i é 2 2 


1 ^v 


îC 


• Si Si 5 q q 5 q ^^ S^ 9^ S S S g ?1 ?t S 

àe te »o .e lie iTs »o o iO o iO lO te tc o .e o 


«e 


1 

S 1 
S 


•-Î 


.e .e i.^ .e o le ce r- »-e 

?:' 2 ?; 2 sf î^ Si s s: ?: 3 S î^^ § ^* 35 g 

.e .e »o »e «e vj* ^fl- «* ^* »* ee ce ce ce ->* •* <T« 




• 

! ajo. 


- 


«c f- r^ t- X »o o ^ «' o6 C5 o C5 o et C-. Ci 
oooooood"oo'"ooooooo 


s 

■< 

O 
f 


li4 


ÏC 


o" o o o" — o — — -^ — .é lé lé «e eo :o o 


M 


c^ 


?: ?: s 2 2 s s s ?i 2 s -a ^^ s^ s ?{ 5 

— .^.^r^^.^— ^ ^<c« «e «0<D CD<OCO<0 


, 


1 

•M 

M 

v: 


- 


'^ f^- 2g .^ s s s § ^ ?: fi ?2 ^ îS îe î^ s 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



SUR l'ÉC0ULEB4ENT DB LA VAPEUR d'eAD 



57 



X 

Il S 






■re 



^.1 



co 






5i S 

S. 2 

«Ci 

I' 








































-l 


S 


CO 


CD 


ë 


S 


ë 


^ 


^ 


i 


i 


33 


^ 


g 


o> 


































•< 
es 








o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


o 


O 


o 


o 


/ 


II 

1*5 

PB 






^ 


o 


o 


?i 


s 


p 


CD 


^ 


â 


co 


S5 


s 


. 




S 


s 


2? 


^ 


^ 


1» 
co 


?? 


?8 


s? 


^ 


S5 


g? 


































n 


^1 


.1 




^ 


•SJ' 


â 


iS 


s 


s 


i2 


r;; 




co 


cS 


§ 


g { 

*- 


•^ 


IS 


lo 


^ 


o» 


M 


^ 


^ 


^ 




s; 


^ 


g 


43 


S 






























a - 


1 


s 




?i 


os 


^ 


îé 


î^ 


<N 


â 


^ 


g 


s? 


S 


8 




5 


o 


ïS 


â 


S 


^ 


8 


S 


O 


s 


ss 


^ 


^ 


S 


\ 


H 




























1 


§ 


1 


ns 


g 


i 


g 


5 


?2 


i 


g 


S 


i 


g 


2 


22 


1 


73 






co 


m 


co 


co 


eo 


eo 


00 


co 


eo 


co 


co 


co 


i . 


S 


s 




f2 


Sî 


."o 


î3 


05 


8 


^ 


s 


n 


s? 


5 


o 


1 - i 


1 


00 


?$ 


^ 


co 


u 


t- 


2 


8 


8 


t^ 


t^ 


»«- 


co 


j 


1 


■*• 




























' 


1 






^ 


r« 


:{? 


^ 


?? 


So 


eo 


s 


40 


t5 


îg 


§4 


S 


** 


r- 


^^ 


^' 


^ 


?c 


^ 


•cl3 


8 


s 


g5 


g5 


^ 


a> 


^1 
































1 


s 


CO 






co 


«o 


«o 


Si 


s; 


es» 
«O 


CD 


o* 

«» 


«o 




1 


u 
































C0in«O5O<NCJ_C^00 

PoooS«>Seo«-o 



^ îK ï"* 2^ » ** s ** SJ l2 s 

5-*^c<'^'xco^«ootor^ 

oooooo o oo ooo 



h 




1 




?2; 


n 


s 


s 


5 


r^ 


5 


s 


s 


n 


n? 


c^ 


o. 




C4 


Vî« 


<ï« 


co 


co 


c^ 


<N 


<?< 


o* 


<N 


C^ 


!?< 


c-t 


S 
■S 








t^ 


00 


o» 


s 


?ï 


« 


s 


s 


^ 


s 




§5 






























































K 

































Digitized by 



Google 



58 RECHERCHES SUR L'ÉCOULEMENT DE LA VAPEUR d'eAD 



art . 



8 -î^ 

^ 00 



■^ 



CO 



.2 s: 

i-2 



t I 

e 

CO fi 

2: <M 

5 S 



I Ci. 

s -S 

2 s 




































l -li 


ec 




2 g 

00 36 


g 


s 


»§§ 


i^ 


Vf 


2 


i 


o 00 




< 




o 


o o 


o 


o 


o o o 


o 


o 


o 


o 


o 


o o 




|I4 




s 


ss 


S 


t2 


s 8 ^ 


o 


t5 


!? 


2 


s 


SP 




•^ 


s s s 


'2 




:î 5?? 


•* 


1^ 


o 


î;; 


s 


s fi 


ce 


es 


























fi. 


2 
































r- 


:r ^ 


<N 


00 


•o »o «o 


r* 




00 


r» 


on 


■^ ë 








c^ 


05 »n 


-a» 






àfS 


Vf 


■^S" 


.-5 


.o 




























"•1 b 


"" 


tO 


Si5 


^J" 
** 


^ 


S5 ÎS s §5 gJ 


^ 


S3 


53 


Sï 




s 






















































11 




rS 


S?? 


i^ 


s:; 


S o 32 


SB 


S 


v* 


§3 


SS S 






S S i5 


«^f 


c^» 


S S S S 


90 


?2 


î2 


S S ÎS 








-I- »- 


" 


" 
















5 


1 1 


o» 


i 


il 


i 


i 


Il g S g 


ôo 


g g 


§i 




=b S, 




oc 


<N C^ 


<>* 


ffC 


co c* « 


cr> 


eo 


co 


co 


OO 


co 00 


43 


jt 


























§ 

5 
^ 


-1 ~« 

^ i L 


00 




Sa 




3 ?5?§ ^S §5 
g5 g5 si 2 2 2 


* 

o 


OO 




00 — 


^ 


s -^ 
5 


























S 


.2 


1^ 


s § s ?? 


?:3 


2 s 2 


i8 î^ S S 


s 


rt g 


c 

s 


1 ^ ' 




s 


S 5; 


«« 


§î ?5 §5 ;>! 


?i 


f>i 


?3 


g 


os 


oc t^ 


1 J.' 


<o 


00 


g^^SJ 


§0 


g g U S 


5 


S 




?2 


^ 


^ ^ 




" 












lO .o t-5 


•o 


o 


•c 


»n 


o 


âO .«0 


X 


1 












«D CD 


• "5 


•o 


l-î 


•o 


00 


es* 


s 


= 1 


i^i 


?5 


§ S 


P 


*>♦ 


S S Ç3 


Î2 


:2 


s fS 


3 


^ 8 


•< 
s 
















Vf 






vr 


•<*< •* 






•* 


i 


il 


S S 


ils 


g 


S 


i 


i 


i 


§i 




? 




o 


o o 


o 


o 


O O O 


o 


O 


o 


o 


o 


o o 


s 




co 


:5 


%% 


L2 


i 


g 12 ?2 

« o «o 


eȔ 


l^ 


§ 


2 


2 


3 oc 


O 


< s> 


























a 
< 

î 

K 

a. 




'^ 








— o* ^ 


c^ 


G^* 


ce 


00 


-* 


^ <*• 


Il î 


c^ 






1 


1 


co « c^ 




co rc eo ^a» 


si 




1 

3 


- 


1 


2 ^ 


2 


S 


2 « ^ 


2 


00 


i 


s 


** 


s §■ 































Digitized by 



Google 



NOTE SUR l'Écoulement de l'eau chaude 59 



NOTE 

SUR 

LÉCOULEMENT DÉ LTAU CHAUDE 

PAR LES TUYÈRES 

Par M. A. RATEAU, Ingénieur au Corps des Mines. 



Dans cette courte note, je nie propose d'analyser le 
phénomène de récoulement de Teau chaude par une 
tuyère convergente et trexpliquer les résultats, assez 
singuliers au premier abord, obtenus par MM. Sauvage et 
Pulin dans les expériences qu'ils ont faites, en 1892 (*). 

La théorie que j*ai développée dans le travail précédent 
à propos de Técoulement de la vapeur s'étend sans (Hf- 
ficulté au problème un peu plus complexe de Teau chaude, 
qui se vaporise partiellement pendant la détente. 

Le cas le plus simple, que je traiterai d'abord, est celui 
où on suppose que Teau se trouve initialement, dans le 
récipient d'amont, exactement à la température Tq de la 
vapeur qui correspoml à sa pression Pq, c'est-à-dire juste 
sur le point de se vaporiser. Dès lors, elle se vaporisera 
effectivement en partie dès que sa pression et sa tempé- 
rature s'abaisseront. 

Une circonstance remarquable donne au phénomène 
une allure très spéciale. Cette circonstance est que la 
quantité vaporisée, d'une part, et la \itesse d'écoulement 

(*) Ed. Salvaoe, Ecoulement de Veau des chaudières {Annales des 
Mines, 9* série, t. II, p. 192). 



Digitized by 



Google 



60 



NOTE SUR l'Écoulement de l'eau chaude 



du mélange d'eau et de vapeur formé, d'autre part, sont 
Tune et l'autre sensiblement proportionnelles à l'abais- 
sement de température. 

Reportons-nous, en effet, au diagramme entropique 

Soit AD la courbe d'entropie de l'eau, EF la courbe de 
la vapeur saturante ; 

Soit A le point figuratif de l'eau chaude à la tempéra- 
ture Tq sous la pression correspondante Pq. 




T 




Fio. 4. 

Pendant la détente dans la tuyère, il se produit une 
petite quantité de vapeur qui forme avec l'eau restante un 
mélange plus ou moins homogène. On doit admettre, en 
raison du très court espace de temps que le fluide reste 
en contact avec les parois de la tuyère, que la détente est 
adiabatique. Cette détente adiabatiquo est alors figurée 
sur le diagramme d'entropie par la parallèle AG à l'axe 
des températures. Quand le mélange est parvenu k la 
température Tj différant de To de la quantité 0, la pro- 
portion X de vapeur formée est donnée par le rapport (hi 



(*) Je rappeUe que rutilisation du diagramme entropique pour 
Tétude (le la vapeur d'eau a fait Tobjet d'articles remarquables de 
M. le Prof. Boulvin dans la Hevue de Mécanique en 1897 et |901, 



Digitized by 



Google 



rW 



t>AR LES TUYÈRES 61 

segment de droite DO k DF. Or la courbe AD d'entropie 
de l'eau se confond sensiblement avec sa tangente au 
point A, tant que rabaissement de température 6 n'est pas 
grand ; DG est donc proportionnel à cet abaissement de 
température (avec une tendance, cependant, à croître un 
peu plus vite que 0), et Ton peut écrire que le rapport 
de DG h DF est à peu près proportionnel à 0, c'est- 
à-<Hre : 

X -r ad, 

a étant un coefficient qui dépend de la température ini- 
tiale Tq et dont la valeur numérique se trouve aisément 
à Taide du diagramme d entropie tracé à grande échelle. 
D'un autre côté, la vitesse d'écoulement V, au moment 
oîi la température est devenue T^, est donnée par la sur- 
face du triangle AGD. La base de ce triangle est 

r 
approximativement égale à a: =-> r étant la chaleur de 

vaporisation de Teau ; on a donc la relation suivante : 



d'où 



2g 2'''^ To 2^" V 



(1) \ = B^gEaY' 



Calculons maintenant la section de tuyère nécessaire 
pour faire écouler l'unité de masse d'eau quand la tem- 
pérature s'est abaissée de 6. Cette section est égale au 
volume spécifique v du mélange d'eau et de vapeur divisé 
par la vitesse V. 

Le volume spécifique v est égal kl — a: + 7' Y étant 

le poids spécifique de la vapeur saturante k la tempéra- 
ture T| = Tq — ; ou, en remplaçant x par sa valeur aô, 

(2) tf = 1 — aO + ^^ 



Digitized by 



Google 



62 NOTE sOR l'êcodLement de l*eau chaude 
En divisant v par V, on déduit 5 : 

Pour Tq donné, a ainsi que r sont déterminés ; il n'y a 
donc de variable dans a que rabaissement de tempéra- 
ture et le poids spécifique 7 qni est fonction de Tq — 6. 
Dès lors, 5 croît ou décroit en même temps que la quan- 

1 a 
tité - H — > et, puisque a est très petit, s est sensible- 
ment proportionnel à cette quantité. Or, quand 6 croît, 

- décroît ; mais, d'autre part, le poids spécifique y dimi- 
9 

nue et, par conséquent, le second terme - croît. Il arrive 

Y 
un moment où Faugmentation du second compense la 

1 a 
diminution du premier. La quailtité - H — passe donc par 

un mininmm. 

Pour résoudre analytiquement cette question du mini- 
mum, il faudrait savoir exprimer y en fonction de la tem- 
pérature. 

A défaut d'une relation simple entre ces quantités, on 
peut résoudre le problème à Taide des tables de Regnault. 
Je donnerai un exemple. 

Supposons le cas oii P = 10 kilogrammes par centi- 
mètre carré, auquel correspond Tq = 178%8864-273°. 

On trouve par le diagramme d'entropie a = 0,00216; 
et les tables donnent le poids spécifique y- Il faudra faire 
attention que y <levra être exprimé en kilogrammes par 
décimètre cube. 

Voici les valeurs de la quantité 7^ + - pour des 6 crois- 
sants autour de la valeur qui donne le minimum. 



Digitized by 



Google 



PAR LES TUYÈRES 6! 

Pour =: 60 ^ + -= 0,6501 

70 0,6374 

8° 0,6300 

90 0,6274 

10' 0,6293 

iio 0,6325 

i2o 0,6355 



En traçant la courbe, on voit que le minimum a liei 
pour 8 = d'',2 approximativement. A cette valeur de 
correspond une valeur de la pression absolue égale ; 
S^^fiiir par centimètre carré. Par conséquent, dès que 1; 
pression est tombée au-dessous de 80 p. 100 de la près 
sion d'amont, environ, il faudrait que la tuyère devin 
divergente pour tjue le mélange d'eau et de vapeur conti 
nuàt de s'y détendre. 

Si la tuyère est seulement convergente, la pression 
la dernière section de la tuyère sera précisément égale ; 
la valeur que nous venons de dire, et le fluide entran 
dans une enceinte où la pression est beaucoup plus bass 
— par exemple dans Tatmosphère — fera explosion ei 
tous sens (sauf vers l'amont), beaucoup plus fortemen 
que dans le cas de l'écoulement de la vapeur seule ; c'es 
pourquoi on voit la veine s'élargir brusquement et prendr 
la forme d'un paraboloïde très évasé, comme le montren 
les reproductions photographiques données dans l 
mémoire de M. Sauvage. 

Le gonflement latéral de la veine est énorme dès 1 
sortie de la tuyère, parce que, ainsi que nous allons 1 
voir, la \itesse d'écoulement du mélange fluide n'est pa 
grande. Il est d'autant plus accusé que la pression dan 
l'enceinte d'aval est plus basse, au-dessous de la près 
sionp du maximum de débit. 

Le débit par unité de section de la dernière tranch 
de la tuyère se calcule en le faisant correspondre à 1 



Digitized by 



Google 



64 NOTE SUR l'Écoulement de l*eau chaude 

1 a 

pression p qui donne à la quantité t + " son minimum 

En faisant ce calcul, nous trouvons d abord que la quan- 
tité X de vapeur formée est égale k 1,99 p. 100, puis 
que le volume spécifique du mélange atteint la valeur 
5,78, c'est-à-dire que, à la sortie de la tuyère, la va- 
peur occupe un volume de 4,78 fois celui de Teau. La 
vitesse V du mélange à la sortie est égale à 28"*,55 
par seconde. Enfin, le poids de fluide écoulé est égal à 
494 grammes par centimètre carré d'orifice et par seconde. 

Il est intéressant de comparer ce dernier chiffre à celui 
qui aurait lieu si c'était de la vapeur initialement satu- 
rante qui coulait par Torifice. Dans ce dernier cas, la 
quantité débitée serait égale à 143 grammes par centi- 
mètre carré et par seconde. Avec Teau chaude, le débit 
est donc 3,5 fois plus grand. 

Si Ton voulait continuer la détente dans la tuyère, il 
faudrait donner à celle-ci, après la partie la plus rétrécie, 
une forme divergente. On voit en CMD [fig. 2) la courbe 
des sections (en ordonnées) en fonction de la chute de 
température ô, pour le cas où P^ =6 kilogrammes par 
centimètre carré, Teau étant toujours supposée initia- 
lement saturante. 

Quand il s'agit de l'écoulement de la vapeur initialement 

saturante, on trouve que la valeur du rapport -^j quicorres- 

pond au minimum de section (c'est-à-dire aussi au maxi- 
mum du débit), est égale à 0,58 et qu'elle est sensiblement 
indépendante de la pression initiale Pq. Ici, aYec l'eau 
chaude, nous venons de trouver que, lorsque Pq = 10 ki- 
logrammes par centimètre carré, la valeur du rapport-^» 

qui correspond au minimiun de section, est égale à 0,804, 
valeur beaucoup plus grande que la précédente. En répétant 
les mêmes calculs pour des pressions initiales différentes, 



Digitized by, 



Google 




PAR LES TUYÈRES 65 

on verrait que la valeur du rapport qui correspond au mi- 
nimum varie beaucoup avec la pression d'amont. Elle se 
rapproche de l'unité à mesure que la pression Pq décroît. 
Ainsi, pour P^ = 6 kilogrammes par centimètre carré, on 
trouve que rabaissement de température 6 qui donne le 

minimum de - + - est égal à 7M5, puis que^ =^ 0,829 ; 

la vitesse d'écoulement à la sortie de la tuyère n'est plus 
que de 22",o3 par seconde, et le débit 344 grammes par 
seconde. 

Supposons maintenant que l'eau se trouve initialement 
à une température inférieure de / à celle T, qui corres- 
pond à la vaporisation sous la pression Pq. Il y aura alors 
retard à la vaporisation pendant la détente. Tant que 
l'abaissement de pression ne sera pas suffisant, l'eau 
restera entièrement à l'état liquide et coulera à la manière 
ordinaire des liquides; puis, à une pression plus basse, il 
y aura vaporisation partielle, et il arrivera encore un 
moment où l'augmentation du volume spécifique compen- 
sera l'augmentation de \itesse. A ce moment, la section 
d'écoulement passera par un minimum. Le retard / de la 
température a donc pour efl*et d'accroître rapidement le 
débit possible par unité de section d'une telle tuyère. 
Nous allons voir d'ailleurs, par un exemple, que, sauf 
pour de très petits retards de température, le minimum 
de section correspond précisément au point où la vapori- 
sation commence à se faire. 

Si on appelle P' la pression qui existe au i)oint où la 
vaporisation commence (c'est la pression qui correspond 
à la température Tq — / pour la vapeur saturante), puis 
rabaissement de température à partir de ce point, la vi- 
tesse d'écoulement est donnée par la relation : 

Tome I, 1901 S 



] 



Digitized by 



Google 



66 NOTE SUR l'Écoulement de l'eau chaude 

n étant le poids spécifique du liquide, et a ayant la 
signification déjà dite ; quant au volume spécifique du 
mélange, il a toujours pour expression : 

T 

La discussion analytique est ici encore plus impossible 
que précédemment. Mais on peut traiter des cas détermi- 
nés au moyen des tables de Regnault. On voit alors qu'il 
suffit de quelques degrés d'écart pour augmenter énor- 
mément le débit. Ainsi, par exemple, pour obtenir sans 
vaporisation le débit de tout à Theure, 494 grammes par 
seconde pour la pression de 10 kilogrammes par centi- 
mètre carré, il suffit que la vitesse V s'élève seule- 
ment à 4'",94f et, à cette valeur, correspond d'abord 
Pq — P' = 0,124, puis t = 0%54. Cette faible valeur 
montre bien TinHuence considérable que le retard de 
température exerce sur le débit par une tuyère conver- 
gente. 

Or la température de Teau d'un générateur, dans les 
difl'érents points, a toujours un retard sur la tempéra- 
ture de vaporisation. Ce retard s'élève facilement à plu- 
sieurs degrés, et il est d'ailleurs très variable, non seule- 
ment d'unpoint à l'autre du générateur, mais encore d'un 
moment à l'autre, suivant l'état des courants intérieurs 
et suivant l'activité de la vaporisation. On doit donc s'at- 
tendre à trouver des débits extrêmement variables, ainsi 
qu'il a été constaté dans les expériences de MM. Sau- 
vage et Pulin. L'accroissement du débit par rapport à 
celui qui aurait lieu s'il n'y avait aucun retard de tempé- 
rature donne en quelque sorte la mesure du retard de 
température. 

A mesure que ce retard augmente, l'écoulement tend 
de plus en plus à se rapprocher de celui du simple 
liquide. Il n'en difiere plus du tout quand la température 



Digitized by 



Google 



PAR LES TUYÈRES 67 

initiale Tq — t de Teau est égale ou inlérieure à celle 
de la vapeur qui correspond à la pression Pj dans l'en- 
ceinte d'aval. Le débit atteindrait alors la valeur 



\/' 



^î^ 



par centimètre carré et par seconde. 

Le débit réel constaté doit être toujours compris entre 
cette dernière valeur et celle que nous avons appris à cal- 
culer quand l'eau se trouve initialement à la tempéra- 
ture Tq. Par exemple, pour la pression initiale de 6 kilo- 
grammes par centimètre carré, l'écoulement ayant lieudans 
l'atmosphère, le débit par seconde et par centimètre carré 
doit être compris entre 3.130 grammes et 344 grammes, 
chiffre indiqué précédemment. Dans leurs expériences, 
MM. Sauvage et Pulin ont trouvé des débits irrëguliers 
variant, pour cette pression de 6 kilogrammes par centi- 
mètre carré, autour de 1,350 grammes, ce qui semblerait 
indiquer que, dans les conditions où ils ont opéré, l'eau se 
trouvait à une température de 6° environ inférieure à 
celle de la vapeur pour la même pression. 

A titre d'exemple, je donne dans la fig. 2 les sections 
d'écoulement de Teau chaude, pour une pression initiale 
de 6 kilogrammes par centimètres carré, et avec dos 
retards de température £ croissant de degré en degré. 
La chute totale / -f- 6 de température est portée en abs- 
cisse pendant que les ordonnées indiquent les sections 
d'écoulement en centimètre carrés poiu* un débit de 1 kilo- 
gramme par seconde. La courbe AB est celle do Técoule- 
ment de l'eau froide (sans vaporisation") ; CMD, 'Celle de 
l'eau chaude initialement saturante (/ = o) ; les courbes 
3, 4, ..., 9 correspondent aux cas ou le retard est de 1**, 
2^, etc. 

Pour 2" de retard, par exemple, Teau s'écoule d'abord 
sans vaporisation, et les sections décroissent jusqu'en c ; 



Digitized by 



Google 




68 



NOTE SUR L ECOULEMENT DE L EAU CHAUDE 



puis, dès qu'il y a vaporisation, les sections doivent aug- 
menter. On voit donc que, si la tuyère est convergente, 




Teau chaude sortira sans s'être aucunement vaporisée, 
avec sa température initiale et à la pression qui corres- 
pond à cette température pour la vapeur saturante. 



Digitized by 



Google 



PAR LES TUYÈRES 69 

Toutefois, ceci n'est pas absolument général. Si on trace 
les courbes de sections pour des retards inférieurs à 1^* 
environ, on constate qu'elles présentent deux minima 
successifs, comme la courbe 2. Le premier minimum a 
est un point anguleux, Tautre se trouve dans le voisinage 
du point M de la courbe CD. De plus, quand t est plus 
petit que 0**,395, le premier minimum est plus grand que 
le second, ainsi qu'on le voit sur la courbe 1 . Il résulte de 
cette forme singulière de la courbe des sections que 
Técoulement, quand il a lieu dans une tuyère convergente, 
doit subir une discontinuité , car il est impossible que le 
fluide prenne les états qui correspondent à la partie de la 
courbe comprise entre les points m et w. Puisque les sec- 
tions de la tuyère vont toujours en décroissant, il est 
nécessaire qu'il y ait un saut brusque de m en n, c'est-à- 
dire une vaporisation partielle instantanée, et d'autre part, 
ce qui est bien curieux, une augmentation de vitesse éga- 
lement instantanée. 

Ce phénomène remarquable d'une variation brusque 
dans la vaporisation et dans la vitesse demanderait à être 
soumis à un examen approfondi. Il peut sembler, à priori, 
incompatible avec les lois de l'inertie des corps matériels ; 
mais, en y réfléchissant, on peut voir, je crois, que des 
discontinuités ne sont pas impossibles quand il s'agit de 
corps fluides pouvant être décomposés en réalité, et non 
pas seulement par la pensée, eu masses élémentaires infini- 
ment petites. 

Je me bornerai ici à ces quelques considérations, qui 
suffisent pour montrer que l'écoulement d'un liquide 
chaud présente des particularités très dignes d'attirer 
l'attention. 



Digitized by 



Google 



REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 



REVUE 

DE LA 

)NSTRUCTION DES MACHINES 

EN L'AN 1900 

Par M. Eu. SAUVAGE, Ingénieur en Chef des Mines, 
ofesseur à l'École Nationale Supérieure des Mines. 

[Suite] n. 



ADDITIONS AUX CHAPITRES PRÉCÉDENTS. 

jiï indicateur d'ordonnée moyenne, pour les cylindres 
machine à vapeur, a été récemment décrit par M. Wil- 
II Ripper, dans les Proceec/ings of ihe Institution of 
chanical Engineers (1899, p. 569). L'appareil plus 
ien de M. Janet est décrit dans la Machine à vapeur. 

Ed. Sauvage (t. I, p. 97). 
Sn ce qui concerne la mesure du pouvoir calorifique 

combustibles, le Co?igrès international de Mécanique 
iliquée, tenu à Paris en t90(^, a émis le vœu suivant 
II, p. 72] : 
[ Que le pouvoir calorifique d'un combustible soit dé- 

comme il suit : c'est le nombre de calories que dégage 
Lilogramme de combustible complètement brftlé sous 
ssion constante, les éléments et les produits de la 
iibustion étant ramenés à 0"* et k la pression de 0",76 
mercure. » 

Sur les machines marines, on lira avec grand intérêt 
\ conférence de M. L.-E. Bertin, dans le Bulletin de 
Société d* encouragement pour l industrie nationale 
née 1899, p. 1404). 



) Voir Annales des Mines, 9" série, t. XIX (6* livraison 1901), 
79 à 620, et XX (8- livraison i901j, p. 103 à 112. 



Digitized by 



Google 



EN L*AN 1900 



n 



CHAPITRE YI. 
DÉTAILS DE CONSTRUCTION DES MACHINES A VAPEUR. • 

Une étude sérieuse des détails de construction des 




Fio. 46. — Machine compound Merz : coupe vv et wv\ 

machines à vapeur exigerait des développements fort 



Digitized by 



Google 



72 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

étendus : on lUi peut signaler ici que quelques points spé- 
ciaux. 

On recherche, surtout dans les machines rapides, les 
moyens de supprimer ou d'atténuer les vibrations, non 



FiG. 47. — Machine Merz : coupe xx. 

seulement pour les machines marines, mais aussi pour 
les moteurs fixes. Plusieurs dispositions étudiées à cet 
effet ont déjà été indiquées. On peut signaler encore celle 
des machines de Merz, qui figuraient à TExposition de 1900. 



Digitized by 



Google 



EN l'an d900 73 

Les fig, 46 à 52 représentent, (raprès la Revue de 
Mécanique {iS9S, 2* sem., p. 678), une des dispositions 
adoptées par M. Merz ; chacun des cylindres de cette 
machine compound contient deux pistons à mouvements 



FiG. 48 et 49. — Machine Merz : coupe par le petit cylindre et //y. 

opposés, commandant des manivelles calées à 180° Tune 
de l'autre ; les manivelles des deux groupes sont à 90°. On 
équilibre ainsi les pièces en mouvement, et la marche est 
très douce. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



EN L AN 1900 75 

pistons inférieurs attaquent une bielle triangulaire médiane ; 




Ffc. 51. — Machine Merz : détail du régulateur. 

les pistons supérieurs, deux bielles triangulaires, agis- 
«mtsur des manivelles calées à 180° 
de celle que commande la bielle mé- 
diane. Les pistons ne sont pas tous 
en même temps à fond de course, de 
sorte que la machine n'a pas do 
points morts. 

Pour la constniction des machines, 
l'emploi des pièces coulées en acier 
se répand de plus en plus. En rem- 
plaçant par l'acier la fonte, on obtient 
une pièce beaucoup plus résistante, 
ou bien, si on ne tient pas à aug- 
menter dans de fortes proportions la 
résistance, on aune pièce bien phis Fjo.o^. — Machine Merz: 

légère. L acier moulé a été quelque- ''^**" **'""^ P""®^^®- 
... 1 T garniture, 

fois, mais rarement encore, employé 

pour les cylindres, ayant d'ailleurs des chemises en fonte 




Digitized by 



Google 



76 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

rapportées. Les pistons des grandes machines fixes cora- 
niencent à se couler en acier, comme ceux des machines 
marines. 



Fio. 53. — Machine Wigzell à bieUes triangulaires et à pistons opposés 
{Revue dé Mécanique, 1899, !•' sem., p. 559). 



L'acier moulé remplace aussi, dans certains cas, des 
pièces forgées: notamment dans les locomotives, cet emploi 
est Tissez fréquent. Il est probable que cette substitution 
de Tacier coulé au métal forgé deviendra prochainement 
de plus en plus fréquente. 

Les coussinets sont fréquemment revêtus de métal blanc 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 77 

antifriction, de sorte que l'emploi du bronze n'est plus 
indispensable. Dans certains cas cependant, on conserve 
quelques parties en bronze, pour maintenir les pièces en 
place dans le cas de fusion du métal blanc. 

Le graissage doit être très soigneusement étudié : il y 
a certainement des progrès à réaliser de ce côté, et la 
question est, du reste, Tobjet d'études et de recherches 
importantes. Pour graisser les tiroirs et les pistons, sur- 
tout lorsqu'on emploie la vapeur à très haute tempéra- 
ture, il faut se servir d'huiles minérales qui ne se dé- 
composent pas ou ne deviennent pas trop fluides à cette 
température. Parmi les appareils graisseurs des cylindres, 
les meilleurs sont ceux qui consistent en une pompe 
injectant l'huile régulièrement et en quantité bien dosée. 

Pour les mécanismes, le graissage est souvent encore 
fait d'une manière un peu rudimentaire. On obtient un 
graissage continu par l'emploi des lécheurs, employés 
depuis longtemps dans les machines marines, ou à l'aide 
de tuyaux articulés qui relient les godets fixes aux 
pièces mobiles. Les boutons de manivelle sont graissés à 
l'aide d'un tuyau formant contre-manivelle, recevant 
l'huile sur l'axe de rotation et la distribuant par des ca- 
naux percés dans le bouton de manivelle et débouchant 
au milieu de la surface frottante. 

Pour lubrifier les mécanismes des machines rapides, 
souvent on les enferme dans une enveloppe hermétique- 
ment close, à travers laquelle sort Tarbre moteur. Cette 
enveloppe contient une quantité d'huile assez grande, qui 
est atteinte et projetée en tous sens par la manivelle. 

Un moyen très efficace pour assurer lo graissage con- 
siste à réfouler l'air sous pression entre les surfaces 
frottantes, à l'aide d'une pompe. Les applications de ce 
système logique sont encore assez rares. 



Digitized by 



Google 



78 



REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 



CHAPITRE VII. 
CONDENSATION. 

Les condonseurs des machines à vapeur s^installent 
de bien des manières différentes, et les dispositions an- 




Fio. 54. — Pompe à air Edwards (d'après le mémoire de M. Nadal dans 
la Hevue de Mécanique, juin 1901, p. 614). 

cieniies continuent à être employées. On munit encore 
le plus souvent chaque machine importante de son con- 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 79 

denseur avec a pompe a air; parfois même on voit, dans 
les machines horizontales à deux groupes de cylindres, 
deux condenseurs séparés, un pour chaque groupe, sans 
que les avantages de cette complication soient bien appa- 
rents. Cependant, on peut citer un certain nombre d'ins- 
tallations de condenseurs centraux desservant plusieurs 
moteurs. 

M. J. Nadal a publié récemment, dans la Revue de 
Mécanique (1901, 1" sem., p. 129 et 609), une étude 
détaillée des condenseurs, où il expose la théorie et donne 
la description des appareils. 

Dans les condenseurs centraux munis d'un moteur 
spécial à vapeur, il est important que ce moteur ne dé- 
pense pas trop de vapeur : on fait parfois usage, par la 
commande des pompes de ces condenseurs, de moteurs à 
action directe, pour lesquels cette condition importante 
n'est pas satisfaite. 

Certaines pompes à air n'ont pas de clapets d'aspira- 
tion, ce qui simplifie l'entretien : l'eau et l'air pénètrent 
dans le corps de pompe par des orifices que le piston dé- 
masque dans sa course. Par exemple, dans la pompe 
verticale Edwards {fig. 54), le piston au bas de sa course 
découvre des orifices, et, en môme temps, chasse IJeau 
accumulée dans la chambre 4, qui pénètre dans le corps 
(le pompe en entraînant l'air logé en 5 et en 7. Dans la 
pompe horizontale Eastwood et Smith {fig, 55), les ori- 
fices sont au milieu du corps de la pompe, qui est à 
double effet; mais, comme ils n'existent qu'à la partie 
supérieure, toute l'eau qui y pénètre y reste sans être 
renvoyée au condenseur pendant la première moitié de la 
course de refoulement. 

Les dispositions qui permettent de refroidir l'eau qui a 
servi à la condensation, lorsqu'elle n'est pas abondante, 
sont assez fréquentes. L'eau chaude, élevée à quelques 
mètres de hauteur, tombe sur une série de chicanes qui 



Digitized by 



Google 



80 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

la divisent en gouttelettes et la mettent en contact avec 
Tair. En entourant Tappareil d'une hotte rectangulaire 
tronconique assez élevée, on se débarrasse des buées 



T. 






§-.3 

2-2. 



a-S" 



g 

c 



gênantes, qui sont rejetées par une cheminée à une assez 
grande hauteur, et, de plus, on crée un tirage qui fait 
circuler Tair. 



Digitized by 



Google 



ÏT^TTV 



EN l'an 1900 81 

Dans certaines installations, un ventilateur (*) active la 
circulation de Tair. 

Les condenseurs vaporisateurs paraissent assez répan- 
dus, notamment en Angleterre, lorsque Teau est rare et 
lorsqu'on ne dispose pas d'espace suffisant pour les appa- 
reils refroidisseurs d'eau de condensation. Ils consistent 
en faisceaux de tubes, dans lesquels pénètre la vapeur, et 
qui sont arrosés d'eau à Textérieur; cette eau s'évapore 
avec ou sans le concours d'un ventilateur. Pour augmen- 
ter la surface, on fait parfois usage de tubes ondulés ou 
tordus. L'eau est guidée sur la surface extérieure par une 
hélice ou un treillis en fil de fer ou grâce à diverses dis- 
positions. 

Ces appareils ont été décrits dans la Revue de Méca- 
nique (1899, d" sem., p. 524), d'après une communica- 
tion de M. Oldham à Y Institution of Mechanical Engi- 
neers de Londres. La dépense totale d'eau n'est guère 
que les 7 dixièmes de ce qu'elle serait sans la C/Onden- 
sation. 

Par exemple, un condenseur Ledward, installé à 
Londres (usine électrique de Kensington) pour condenser 
9.000 kilogrammes de vapeur à l'heure, se compose de 
tubes longs de 1",50 avec un diamètre de 1J5 mm à Tinté- 
rieur. Le vide est de 580 à 680 mm de mercure. Un con- 
denseur Fraser, installé à Londres pour le chemin de fer 
électrique de Waterloo, se compose de tubes longs de 
5", 45, avec diamètre de 75 mm, arrosés d'eau et rece- 
vant l'air de ventilateurs. Un condenseur Thiesen, pouvant 
condenser par heure 6 mètres cubes d'eau, occupe, d'après 
le constructeur, 9,3 mètres carrés, sur une hauteur de 
4", 20, emploie 10 mètres cubes d'eau de circulation par 
heure et absorbe une puissance de 10 chevaux. . 



{*) Voir notamment iîevi/crfe Mécanique, i8în,p. 813, et 1899, !•' sem.. 
p. 225. 

Tome I, 1902. t> 



Digitized by 



Google 



82 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

D'une manière générale, l'auteur du mémoire sur ces 
appareils conseille une surface de 6 mètres carrés pour 
condenser par minute 1 kilogramme de vapeur. 

Dans Taéro-condenseur Fouché, cité à propos de 
TExposition do i8Sd{Annal€sdes Mines, S"" sérieyi, XVIII, 
p. 475), Tair seul était employé au refroidissement des 
tubes; mais Tappareil était destiné, en outre, à servir au 
chauffage des ateliers. 

Les applications des condenseurs à jet, tels que celui 
de Kœrting, paraissent assez limitées, sans doute parce 
qu'elles exigent beaucoup d'eau et ne donnent pas un très 
bon vide. 

On trouvera dans le travail déjà cité de M. Abraham 
{Annales des Mines, 9* série, t. XIX, p. 323) quelques 
détails sur ces appareils, ainsi que sur le condenseur Weiss, 
à pompe à air seul, déjà cité dans la notice faite à la suite 
de l'Exposition de 1889 [Annales des Mines, 8* série, 
U XVll, p. 544)(*). 

Il ne semble pas qu'il y ait de dispositions nouvelles 
importantes à signaler au sujet des condenseurs à sur- 
face, employés en mer et quelquefois à terre, quand on ne 
dispose que d'eau impropre à Talimentation des chau- 
dières. 

Le condenseur porte habituellement un indicateur de 
vide, qui montre la différence entre la pression de l'at- 
mosphère à l'extérieur et la pression à l'intérieur de 
l'appareil. Cette indication est incomplète, car il faudrait 
mesurer, en outre, la pression atmosphérique, pour con- 
naître la pression réelle dans le condenseur; en pratique, 
c'est surtout quand une machine est installée dans une 
station d'altitude élevée que la pression atmosphérique 



{*) Cet appareil est décrit dans un récent ouvrage de M. Weiss, Kon- 
densation (Berlin, J. Springer), qui existe à la bibliothèque de TÉcole 
nationale supérieure des Mines. 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 83 

s'écarte notablement de la moyenne admise d'habitude. 

Ce mode de mesure est, d*ailleurs, peu clair pour beau- 
coup de personnes, et il ne correspond plus au mode de 
fonctionnement des machines, où l'atmosphère ne joue 
aucun rôle. 

n serait préférable de monter sur les condenseurs de 
simples manomètresL indiquant la pression absolue qui y 
règne ; ces manomètres devraient, d'ailleurs, être gradués 
en grammes par centimètre carré et non en millimètres 
de mercure. 

On peut objecter que la même observation s'applique 
en principe à la mesure de la pression effective des chau- 
dières ; cela est exact ; mais, en pratique, l'effet des va- 
riations de la pression atmosphérique est insignifiant à 
cMé de la pression des chaudières. 

Le Congrès de Mécanique appliquée, tenu à Paris 
en 1900, a émis le vœu « que, dans les moteurs à pres- 
sion, les pressions qui s'exercent sur les faces du piston, 
tant à l'admission qu'à Téchappement, soient exprimées 
dans l'unité métrique, c'est-à-dire en kilogrammes abso- 
lus par centimètre carré (*). » 

CHAPITRE VIII. 
PRODUCTION DE LA VAPEUR. 

Dans la transformation du pouvoir calorifique des com- 
bustibles en puissance motrice, la production de la va- 
peur reste toujours la partie la plus difficile à bien régler : 
des écarts assez considérables peuvent se produire dans 
l'utilisation du combustible sans qu'il soit facile de les 
éviter. La mesure des quantités de combustible consom- 

(•) Congrès intei-nalional de Mécanique appliquée (en 190dj, t. 11 
[Séances du Congrès)^ p. 81. 



Digitized by 



Google 



84 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

mées et de vapeur d'eau produite permet seule de bien 
contrôler la marche des générateurs. 

Sur les essais de chaudières et la comparaison des 
divers types, on consultera utilement l'ouvrage de M. Bryan 
Donkin, the Heat Efficiency of steam hoilers : land, 
marine, and locomotive (Londres, 1898) (*). 

DéBig^ation des ohaudièreB. — Il existe trois grandes 
catégories de chaudières, celles à grands corps, à tubes 
parcourus par les gaz chauds et à tubes chauffés exté- 
rieurement, auxquelles s'ajoutent des appareils intermé- 
diaires. PUisieurs noms différents sont employés couram- 
ment pour désigner les chaudières à tubes, suivant qu'ils 
sont chauffés intérieurement ou extérieurement. Pour 
faire cesser l'incertitude de ces désignations multiples, le 
Congrès international de Mécanique appliquée, tenu à 
Paris en 1900, a émis lo vœu : 

« Que les dénominations ci-après soient généralement 
adoptées : on désignerait sous le nom de « chaudières à 
tubes de fumée » les générateurs à tubes baignés par 
Teau à l'extérieur et parcourus intérieurement par les gaz 
de la combustion (type locomotive) ; 

« Chaudières à tubes d'eau », les générateurs formés 
de tubes contenant Teau à l'intérieur et léchés extérieu- 
rement par les gaz; on les distinguera, s'il y a lieu, en 
chaudières à gros tubes d'eau (types Belleville, de Naeyer, 
Babcock et Wilcox, etc.) et chau(Uères à petits tubes 
d'eau (types Thornycroft, Normand, etc.). 

« Les chaudières comportant à la fois des tubes à eau 
et des tubes à fumée (ancien type Roser) ou composées 
d'éléments divers, serontdénommées« chaudières mixtes. » 

On consultera avec fruit, sur les chaudières, la Méca- 
nique à l'Expositioîi de 1900, 2'' livraison {les Chatidières 

(*) Bibliothèque de l^École nationale supérieure des Mines. 



Digitized by 



Google 



BN l'an 1900 85 

à vapeur pour rindustrie et la marine^ par Ch. Bellens) 
et 1" livraison {les Installations mécaniques de r Exposi- 
tion, par G. Eude) ; die Dampfkesselaufder Weltaustel- 
iung in Paris 1900, par le professeur von Dœpp {Protokol- 
len des St-Petershurger Polytechnischen Vereins^ n** 8, 
1900); L.-E. Berlin, Chaudières marines {2* éàiiion^ Paris, 
1902); une communication de M. Walckenaer au Congrès 
international de Mécanique appliquée en 1900 (t. III, p. 41) 
sur te Chaudières à tubes d^eau^ étudiées surtout au point 
de vue de la sécurité ; les Chaudières à petits éléments^ 
classification^ rendement, fonctionnement, par M. Brillié 
[Congrès international de mécanique appliquée, 1900, 
t. I, p. 387). 

Chaudiôres à grands corps. — La chaudière à bouilleurs, 
généralement employée autrefois en France pour les ins- 
tallations fixes, se construit rarement aujourd'hui, ou du 
moins on en augmente la surface de chauffe par des tubes 
à fumée (générateurs dits 5^mi-/wAi//ai>ev; voir ci-après). 

Parmi les 151 chaudières exposées à Paris, en 1900, 
figurait une seule chaudière à bouilleurs, construite par 
Crépelle-Fontaine, et composée de deux corps cylindriques 
reliés par un réservoir de vapeur transversal, et portant 
chacun un bouilleur. Des émulseurs y étaient disposés 
pour fah'e circuler l'eau. 

La chaudière à un foyer cylindrique intérieur (chaudière 
de Cornouailles), ou à deux foyers (chaudière de Lanca- 
shire), et même à trois foyers, se construit encore souvent, 
notamment en Angleterre, en Allemagne, en Russie. Pour 
lespressions élevées, on emploie parfois les foyers ondulés 
de la marine. L'Exposition de 1900 renfermait, dans la 
section russe, de tels générateurs d'une exécution extrê- 
mement remarquable. Les tubes Galloway, placés dans 
les tubes foyers, augmentent la surface de chauffe. 

A TExposition de 1900, la maison allemande Pauksch 



Digitized by 



Google 



86 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

et C*' avait présenté deux chaudières de Cornouailles 
accouplées avec carneau commun entre elles, pour une 
pression de 12 atmosphères. Avec une pression élevée, 
cette combinaison présente certains avantages sur la 
chaudière unique à deux foyers intérieurs. 

La fabrique russe de Fitzner et Gamper avait exposé 
une chaudière de Lancashire fort bien construite, tra- 
vaillant à 12 atmosphères, avec tubes d*eau cintrés 
présentant quelque analogie avec les tubes Galloway. Les 
foyers étaient construits en tôle ondulée, les ondulations 
étant obtenues en chauffant suivant un cercle une virole 
cylindrique remplie d'air comprimé à 6 atmosphères et 
soumise à l'action d'une presse hydraulique dirigée sui- 
vant son axe. Pour régulariser la chauffe circulaire, la 
virole reçoit un mouvement de rotation. 

Les générateurs Galloway, fonctionnant à la pression 
de 10*'"',5, se retrouvent à l'Exposition avec leur disposi- 
tion ancienne de deux foyers intérieurs prolongés par un 
conduit de forme aplatie, traversé par une série de tubes 
d*eau. 

Comme exemple de chaudière à trois foyers intérieurs, 
on peut citer celle qu'avait exposée en 1900 E. Ber- 
ninghaus, de Duisburg. 

Chaudières à tubes de fumée. — La chaudière tubidaire 
ou à tubes de fumée continue à être seule employée pour 
les locomotives, qui ne sont pas étudiées dans la présente 
revue (*). Dans la marine, on a renoncé au type locomotive 
après l'avoir employé pour des torpilleurs. Comme géné- 
rateur fixe, la chaudière type locomotive est quelque- 
fois employée ; mais elle est un peu trop compliquée et 



(*) Une chaudière de locomotive à tuhes d'eau vient d'être proposée 
en Angleterre par M. Drummond, ingénieur du lonc/on and South West- 
ern Ry. (Voir Revue de Mécanique^ décembre i901, p. 705). 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 87 

coûteuse pour cette application. Cette forme convient bien 
pour des locomobiles. Mais, pour cet emploi, surtout quand 
les dimensions sont un peu grandes, on préfère, en général, 
les chaudières cylindriques à foyer intérieur, avec tubes 
à la suite du foyer ou bien en retour. 

Avec cette dernière disposition, les tubes étant fixés 
à une extrémité sur la chambre que prolonge le foyer, 
et, à l'autre, sur la tôle de façade de la chaudière, tout 
le système intérieur peut être relié seulement à cette 
tôle de façade. Cette tôle étant réunie à Tenveloppe exté- 
rieure par une couronne de boulons faciles à démonter, 
l'enlèvement du système intérieur, pour la visite et le 
nettoyage, est rendu facile. C'est la disposition de Thomas 
et Laurens, souvent encore imitée. 

Comme grand générateur fixe, on emploie souvent en 
France la chaudière dite semi-tubulaire, construite no- 
tamment par Meunier, par la C* de Fives- Lille, composée 
d un corps cylindrique traversé par les tubes, et de deux 
bouilleurs placés au-dessus de la grille. On obtient ainsi 
une grande surface de chauffe sans dimensions excessives. 

Les courts-circuits du foyer à la cheminée et les ren- 
trées d'air peuvent encore se produire avec ce type de 
chaudière. 

La fig, 56 est une chaudière à foyer intérieur, avec 
tubes dans le prolongement, chauffée au gaz de haut 
fourneau. 

Dans le type représenté fig. 57, le foyer intérieur est 
supprimé. 

La disposition allemande de Tischbein, peu connue en 
France, était présentée à l'Exposition de 1900 par les 
constructeurs Berninghaus et Petzold : elle se compose 
d'une chaudière à foyers cylindriques intérieurs sur- 
montée d'un corps tubulaire, la chaudière inférieure et 
le corps supérieur ayant souvent des plans d'eau séparés. 
La vapeur produite dans la chaudière inférieure est ame- 



Digitized by 



Google 



LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

supérieur par un tuyau qui en traverse 






te ^ 



9 






^ 2 

u I 






idisquejl'eau coule du corps supérieur, 
tation, dans le corps inférieur, par un 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 89 

tuyau qui affleure le plan d'eau supérieur. On peut dire 
que le corps supérieur agit en grande partie corame ré- 
chauffeur. 

Dans la marine, la chaudière cylindrique à foyers inté- 
rieurs avec tubes en retour, dite souvent chaudière 
écossaise, continue à être largement appliquée. Elle est 
considérée corame la plus sûre et la plus commode, et on 
la préfère encore généralement lorsque le poids et Ten- 
roulement admissibles le permettent. Même avec de 
grands diamètres, cette chaudière se construit pour de 
hautes pressions. Par exemple, les chaudières du Detctsch- 
land {fig, 58 et 59) ont un diamètre de 5"',050; Fépais- 
seur de Tenveloppe est de 37 mm et le timbre de 15 kg; 
cela correspond à un effort d'un peu plus de 10 kg par 
mm^ dans la tôle. On ne pourrait guère obtenir, avec 
ce type de chaudière, les pressions extrêmement élevées, 
atteignant 20 kg par cm^, qu'on commence à employer 
aujourd'hui. 

La chaudière renferme quelquefois quatre foyers cylin- 
driques, le plus souvent trois, parfois deux et même un 
seul; ces foyers débouchent dans des chambres de com- 
bustion, ou boîtes à feu, dont les faces latérales sont en- 
tretoisées entre elles et avec l'enveloppe extérieure ; par- 
fois les parois voisines des différentes boîtes à feu sont 
supprimées, tous les foyers débouchant dans une boîte 
unique. Le ciel horizontal est raidi par des armatures ou 
maintenu par des tirants. Des boîtes à feu partent des 
tubes en retour, placés au-dessus des foyers et débou- 
chant dans une boîte à fumée rapportée contre la façade. 
Le nombre des foyers est justifié par la préférence qu'on 
donne aux diamètres modérés, compris entre 0",90 
et l-,20. 

Les chaudières à double façade dérivent de deux chau- 
dières pareilles accolées dos à dos, dans lesquelles on a 
supprimé les deux fonds contigus, qui deviennent inutiles. 



Digitized by 



Google 



•^w 



RUCTION DES MACHINES 

)r les parois parallèles voisines 
n, une même chambre servant 



n cr 



6^ 



00 J 42 

• - -^ 




ron 
dis 



Digitized by 



Google 



EN l'an 1900 91 

plats étant plus grande, la fatigue de Tenveloppe cylin- 
drique peut être un peu plus grande. 

Comme exemples de constructions récentes de ces types 
de chaudières, les fx(j, 58 et 59 représentent les chau- 
dières à quatre foyers, type simple et type double, du 
paquebot Dentschland, 

Le montage des tubes à fumée se fait généralement 
par mandrinage ou dudgeonnage(*) dans des trous légère- 
ment coniques vers Textérieur des plaques. La conicité 
correspond à celle de la broche du dudgeon. On peut 
aussi monter les tubes dans les trous cylindriques, en 
employant des galets coniques qui compensent la conicité 
de la broche centrale. 

Souvent on complète l'assemblage en rabattant la por- 
tion du tube qui dépasse la plaque, à Textérieur. Enfin, 
raddition de viroles ou bagues consolide le montage, et 
permet de resserrer les tubes si des fuites se produisent. 
La conicité des trous est utile pour le bon fonctionne- 
ment des viroles. Les bagues ont le défaut de réduire la 
section de passage des gaz k Textrémité des tubes ; mais 
il est souvent assez difficile de s'en passer pour les 
assemblages fortement chauff*és. Quelquefois on a dis- 
posé la virole do sorte qu'elle forme vers Textérieur une 
sorte de chapeau, protégeant l'extrémité du tube contre 
laction trop vive des flammes. 

Pour augmenter la surface de chauffe des tubes, on les 
munit d'ailettes intérieures : tels sont les tubes Serve, Il 
con\ient que lé diamètre de ces tubes ne soit pas trop 
petit, et ne descende pas au-dessous de 60 ou 70- mm : 
autrement ils s'obstrueraient trop facilement. Certaines 
expériences sur les locomotives montrent que la surface 



(*) Le dudgeon, ainsi désigné par le nom du constructeur anglais de 
cet appareil, est un mandrin où une broche légèrement conique écarte 
et fait tourner des galets en acier qui laminent le tube contre laplaque 
tabulaire. 



Digitized by 



Google 



)2 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

le chauffe intérieure, comptée suivant le développement 
les ailettes, est à peu près aussi efficace qu'une même 
iurface de tubes lisses. 

Chaudières à tubes d'eau. — Les chaudières à tubes 
l'eau sont très fréquemment employées dans les installa- 
ions fixes, et sur mer, parles marines militaires ; pour les 
lâtiments de commerce, c'est encore la chaudière dite 
écossaise qu'on préfère généralement. Les chaudières à 
ubes d'eau étaient en grande majorité à TExposition de 
^aris, en 190(). 

La chaudière Belleville continue à être souvent applir 
[uée. Dans la marine, elle est habituellement surmontée 
l'un réchauffeur qui abaisse la température des gaz re- 
etés dans la cheminée (*). Elle se range dans la ratégorie 
les chaudières à circulation /imitée, car il semble que 
eau qui pénètre dans les tubes chauffés s y vaporise à 
>eu près en totalité. La solidité et la bonne construction 
le cette chaudière en rendent l'emploi assez commode, 
linsi que dans toutes les chaudières à tubes d'eau, les 
ubes sont parfois exposés à une détérioration assez ra- 
pide, surtout dans le service à la mer(**). 

Dans les autres chaudières à gros tubes rectilignes, les 
lifférents tubes sont parcourus par des courants paral- 
èles au lieu de former des serpentins, comme dans le gé- 
lérateur Belleville ; ils sont aussi généralement plus 
angs que dans ce générateur, où les tubes sont tout 
ntiers au-dessus de la grille. Les diverses chaudières de 



(*) On trouvera dans le Bulletin de la Société d'encouragemenf^ Année 
899, p. 1370 et 1483, des exemples d'inslaUations de chaudières BeUe- 
ille sur des bateaux. 

(**) L'emploi 1res étendu de la chaudière Belleville par la marine bri- 
mnique a donné lieu récemment à des discussions prolongées dans la 
resse technique anglaise. Voir notamment Engineering (1901, 1*" sem., 
. 341, et 2' sem., p. 121, etc.) eiThe Engineer (1901, 1" sem., p. 673; 
• sera., p. 70, 231, etc., etc.). 



Digitized by 



Google 



feN L AN 1900 Ô3 



a. 



(sa 

s 

0) 



n 



Digitized by 



Google 



94 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

ce genre sont, en outre, caractérisées par la nature des 
pièces de communication, sur lesquelles s'assemblent les 
deux extrémités des tubes, par la dimension plus ou moins 
grande du corps cylindrique supérieur et par les divers 
détails de construction. Parmi les appareils de ce genre, 
on peut citer les générateurs de NaE^yer, Babcock et Wil- 
cox [fig. 60), Roser; dans les générateurs Btittner, Ma- 
thot, de la Société française de constructions mécaniques, 
Pétry-Dereux, Simonis et Lanz, Steinmliller, Fitzner et 
Gamper, les tubes réunissent deux caisses plates formant 
lames d'eau. Cette disposition paraît actuellement en 
faveur ; elle permet d offrir à Teau et à la vapeur des 
passages plus grands que les communications formées 
d'assemblages de pièces multiples. Dans les chaudières 
Bary, les tubes, réunis par groupes de 19, sont asemblés 
aux deux extrémités sur deux tambours en tôle(*). 

Les chaudières à tubes fermés à une extrémité avec 
tube intérieur pour diriger la circulation, imités du tube 
Field, sont assez nombreuses. A ce genre appartiennent 
les générateurs Collet, Durr, Niclausse, Montupet (décrits 
dans le Bulletin de la Société iV encotiragement^ 1901, 
p. 317; voir aussi, sur le générateur Niclausse, iôtrf., 
1899, p. 169), le générateur de la Société des chau- 
dronneries du Nord de la France. Ces générateurs sont 
employés non seulement dans les installations fixes, mais 
largement par les marines militaires, notamment le géné- 
rateur Niclausse. 

Les générateurs à petits tubes de fumée droits ou cin- 
trés ont été créés pour les besoins des marines militaires ; 
ils ont été employés d'al)ord pour les torpilleurs, puis pour 
de grands bâtiments. On les désigne sous le nom de 
chaudières express. Quelques applications en ont été 

(*) Voir Bellens, Chaudières à vapeur pour Vindaslrie et la marine 
(dans la Mécanique à r Exposition de 1900, *2' livraison, p. 60). 



Digitized by 



Google 



EN l\n 1900 



95 



faites à terre. A ce genre appartiennent les chaudières 
Yarrow (yî^. 61), Normand, Thornycroft {fig. 62), Du- 




FiG. 61. — Chaudière Yarrow (d'après la Revue de Mécanique, juin 1898, 

p. 642). 

temple [fig, 63). Ces générateurs se composent d'un 
collecteur supérieur et de deux collecteurs inférieurs, 



Bll^ 








\x' 



F 10. 62. — Chaudières Thornycroft, à une griUe et à deux grilles ; coupes 
x-x, y-y, x''x\ A-X, et B-B (d'après la Revue de Mécanique j jan- 
vier 1898, p. 102). 

réunis par les tubes chauffés, et aussi par de gros tubes 
de retour soustraits à Faction du foyer. Dans la chau- 



Digitized by 



Google 



REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINÉJ> 

ie Thornycroft, les tubes chauffés débouchent 
us du plan d'eau, dans le collecteur supérieur. 




■ I XX^ \^\ )t^^!'r^''r^'^^ 



53. — Chaudière Dutemplc (d'après la Revue de Mécanique, 
février 1898, p. 209). 

diôres mixtes. — Les chaudières Meunier et Tisch- 



— Chaudière mixte Mac-Donald (d'après la Revue de Mécanique^ 
février 1898. p. 240). 

3(Tites dans le paragraphe des générateurs tubu- 



Digitized by 



Google 



EN L AN 1900 97 

laires, rentreraient plus exactement dans la catégorie des 
générateurs mixtes. La chaudière Mac Donald [fig, 6t) 
présente des tubes à fumée, parcourus par les gaz à la 
" "^* ' ^ ^ des tubes d'eau, placés sur le parcours 

citer certaines chaudières où de gros 
averses par des tubes à fumée concon- 



\Vi dans les chaudières. — La circula- 
les chaudières, surtout dans les chau- 
u, est d'une grande importance. Les 
urent une circulation active, de sorte 
ccorapagne la vapeur formée et rafraî- 
t les surfaces métalliques, ont évidem- 
iérêt ; mais ces dispositions sont loin 
\i réalisées dans tous les types do 

années, la question a été l'objet de 
léoriques et expérimentales. On peut 
le série d'articles dans le journal the 
!Î96, des travaux de M. Brillié dans le 
bro 1897 à octobre 1899) et dans sa 
citée au Congrès de Mécanique appli- 
[. Walckenaer dans la Revue de Méea- 
7, p. 143), de M. Chasseloup-Laubat 
e la Société des Ingénieurs civils de 
), de M. Bêlions dans son Traité des 
\r et dans la Revue de Mécanique (en 

484). 

é expérimentalement la ch'culation à 
tube de Pitot engagé dans la chaudière, 
tie^ janvier 1902, p. 60). Dans le type 
i essayé, il a trouvé que la circulation 
variait beaucoup avec l'activité du feu. 

7 



Digitized by 



Google 



DES MACHINKS 

) assez petit pour que 
nt complètement, en 
liquides, provoquent 
s sont employés dans 
applique à différents 



ludiére 
Lnvier 



luit la production de 
uhes à des avaries par 



pocialeraent disposées 
nus et de qualité infé- 
s'accumulent dans la 
un certain intérêt, et 
s grilles n'ont que do 
ont souvent une insuf- 
11 par ventilateur. On 
Ludliczet Meldrum. 
ils sans qu'on cherche 
tives, reçoit quelques 



Digitized by 



Google 



r 



EN LAN 190<J 



99 




applications. Le système Pratt consiste en une trompe 
{fi(j. 66) alimentée par un ventilateur : moyennant une 
faible dépense de puissance motrice, il permet de substi- 
tuer à une grande cheminée en briques une 
cheminée en tôle beaucoup plus petite. 

Dans la marine, le tirage par aspiration 
d'un ventilateur que traversent les gaz 
chauds a été assez souvent appliqué depuis 
quelques années : c'est ce qu'on appelle le 
tirage induit. 

Une disposition d'un grand intérêt consiste 
à échauffer Tair destiné à la combustion 
aux dépens de la chaleur perdue des gaz de 
la combustion. Au point de vue de l'écono- 
mie de combustible, il importe que les gaz 
soient rejetés à une température aussi basse 
que possible : déjà le chauffage méthodique 
de l'eau, c'est-à-dire l'emploi de réchauffeurs 
d'eau d'alimentation, est un moyen pour 
abaisser la température* des gaz plus qu'à 
l'aide d'une même surface totale de chau- 
dière proprement dite. Pour chauffer l'air, il 
suffit de surfaces métalliques très minces, 
parce qu'elles n'ont pas de pression à supporter ; ces sur- 
faces paraissent d'ailleurs souvent plus efficaces que ne 
l'indiquent les coefficients ordinairement admis pour la 
transmission des calories, coefficients d'ailleurs peu précis. 

Sous réserve des difficultés pratiques qui pourraient 
provenir de l'emploi de l'air très chaud, il semble qu'il y 
aurait économie, surtout au point de vue du poids total 
des appareils, à réduire la surface de la chaudière et des 
réchauflFeurs en développant suffisamment la surface de 
chauffe de l'air. 

En pratique, les systèmes Howden et Ellis, appliqués 
dans la marine, ont procuré une certaine économie de 



Fio. 66. 

Tirage par 

aspiration 

Pratt 

(Voir le Génie 

civil du 

29 janv, 1898, 

p. 213). 



Digitized by 



Google 



ACHINES 

l'air est refoulé 
5 s'être chauffé, 
ivers Tappareil 
)ar un ventila- 
air Fraser, ap- 



sr 

198, p. 44). 

les gaz chauds 
de leur trajet, 
pes extérieures 
peuvent donner 
courtS'circuits 
En outre, il se 
mportantes, air 
lis des produits 
int surtout dans 
titrées d'air ont 
e l'Association 
a Somme et de 

■ On trouve aux 
de distribution 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



2 REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

ue, bien qu'aucun des nombreux appareils essayés n'ait 
nné des résultats complètement satisfaisants. 
La Bévue de Mécanique (*) a publié le compte rendu, 
r M. Hirsch, de ce concours; ce compte rendu décrit 
grand nombre d'appareils, ainsi que les essais auxquels 

ont été soumis. Il indique un procédé fort simple 
ur Tappréciation des fumées, classées en cinq catégo- 
is. Un tableau résumant les principaux essais de la 
mmission a été dressé par M. Bryan Donkin (Voir 
vue de Mécanique, décembre 1898, p. 663). Le môme 
teur a publié dans le journal the Engineer (1901, 

sem.) un intéressant résumé de la question de la fumi- 
rité(**). 

Surchauffeurs. — Les appareils pour surchauffer la 
peur sont quelquefois installés à côté des machines, 
oc un foyer spécial. Cette disposition peut évidemment 
oir quelque- avantage quand les moteurs sont fort éloi- 
és des chaudières; mais l'addition d'une chauffe spé- 
ile est une bien grande sujétion. Le plus souvent, le 
rchauffeur fait corps avec le générateur de vapeur, 
irfois il est chauffé par les chaleurs perdues des gaz, à 
suite de la chaudière proprement dite ; mais cette dis- 
sition est critiquable, puisqu'on place en contact avec les 
z les moins chauds l'appareil oùla vapeur doit atteindre 
température la plus élevée. En principe, il comient 
e le surchauffeur soit entouré de gaz encore bien chauds, 
is toutefois que la température en soit assez élevée 
ur le détériorer. 

On trouvera de nombreux détails sur ces appareils 
ns Tétude importante sur la siu-chauffe que M. Sini- 



*) 1898, i" sem., p. 337 et 605 ; 2- sem., p. 283 et 648. 

**) Ce résumée éU> réimprimé en une brochure spéciale (Bibliothèques 

1 École nat. supérieure des Mines, du Conservatoire des Arts et Métiers). 



Digitized by 



Google 



I 



EN l'an 19()0 

gaglia a publiée dans la Revue de Mécanique (*) ei 
un travail tout récent de M. Abraham, dans les An 
des Mines (juillet 1901, p. 59). La chaudière Babcc 
Wilcox, représentée fig, 60, est munie d'un surchau 

Tuyauteries. — Surtout quand elles desservent d'il 
tantes batteries de chaudières, et spécialement à bor 
navires, les tuyauteries demandent à être étudiées e1 
culées avec grand soin, car la rupture d'un tuya 
fort dangereuse et a parfois causé de terribles ( 
Irophes. 

On trouvera dans la Bévue de Mécanique (avril 
p. 416) l'analyse d'une note do M. Milton sur les ti 
teries des machines marines : l'auteur y préconise 
ploi du fer ou de l'acier doux de préférence au ci 
Le Bulletin de la Société d'encouragement pour /'?'; 
trie nationale (mai 1898, p. 633) donne d'intéres 
détails sur l'altération de la brasure des tuyaux 
trouvera dans la Zeitschrift des Vereines deutscher 
nieure (27 octobre 1900) les règles tracées pou: 
tuyauteries de vapeur par l'Association des Ingér 
allemands (**). 

Alimentation. — L'alimentation des chaudières est 
vent assurée par des petits chevaux, auxquels s'ap} 
trop souvent l'observation faite relativement aux mo 
des condenseurs indépendants : ces moteurs consom 
une quantité exagérée de vapeur. Les injecteurs 
dans bien des cas, plus avantageux; mais il faut rc 
quer qu'ils ne donnent toute leur économie que si 
d'alimentation est refoulée dans une chaudière pr 



(*y Année 1897, p. 213,333, :i36,721, 941, 1136; année 1898, 1- 
p. 43, 233, 445. 

(**) Le Génie civil en adonné un résumé (numéro du 15 décembn 
p. 112). 



Digitized by 



Google 



iO'lr 



REVUE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 



ment dite, non munie de réchauffeur : en effet, Tinjecteur 
consomme beaucoup de vapeur; mais cette vapeur échauffe 
Teau d'alimentation : dans une cliaudiëre sans réchauffeur, 
il n'en résulte aucune perte, et il est même préférable, 
au point de vue de la conservation des tôles, d'introduire 
Teau déjà chaude dans la chaudière. Mais on dépense 
moins de combustible en échauffant Teau dans un ré- 
chauffelir à l'aide de la chaleur perdue. En outre, pour 
qu'on puisse se servir de Tinjecteur, Teau d'alimentation 
doit être froide ou, du moins, ne pas être à une tempéra- 
ture de plus de 40 à 50°. L'injecteur empêche donc le 
réchauffage préalable de l'eau à l'aide de la vapeur 
d'échappement des machines sans condensation. 

Bien que les injecteurs soient presque toujours exé- 
cutés en série par des constructeurs spéciaux, il n'en 
existe pas moins un très grand nombre de types diffé- 
rents. On construit aujourd'hui des appareils, un peu 
compliqués peut-être, mais d'une manœuvre extrêmement 
facile, et refoulant l'eau à des pressions très élevées, tels 
que ceux de Sellers, deFriedmann IJig. 68). 




Fio. G8. — lajecteur Friedrnanri (d'après la Reuue de M'canique^ 
décembre 1898, p. 683). 

L'injecteur à vapeur d'échappement, connu depuis 
longtemps, continue à recevoir quelques applications, mais 
sans que l'emploi s'en répande beaucoup. Cela tient sans 



Digitized by 



Google 



?^ ' 



EN t/an 1900 105 

doute à ce que la inauœuvre de l'appareil est un peu 
moins simple que celle de certains injecteurs ordinaires, 
et à ce que la vapeur d'échappement seule ne suffit pas 



Fio. 69. — Injecleur à vapeur d'échappement Melcalfe. 

dès que la pression dépasse 4 ou 5 kilogrammes par cen- 
timètre carré, ce qui est le cas de presque toutes les 



FiG. 70. — Tnjecteur h vapeur d'échappement Metcalfe, double (d'après 
la Bévue de Mécanique, juin 1900, p. 747). 

chaudières. Les fig, 69 et 70 représentent deux tvposde 
ces appareils. 



Digitized by 



Google 



JE DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES 

in de la Sociéfr d' encouragement pour Fin- 
onale a publié (février 1900, p. 297) la des- 
appareil pour.ressai des injecteurs, installé au 
de rinstitut technologique du Massachusetts, 
i dans la Revue de Mécanique (octobre 1899, 
note de M. Desgeans sur les injecteurs eni- 
la Compagnie des chemins de fer de TEst, 
très intéressants résultats d'essai. On remar- 
imont la température très élevée qu'atteint 
lis cas Teau refoulée à la chaudière. Cette 
( monte jusqu'à 124°, pour une pression au 
de 15 kilogrammes par centimètre carré, 
d'alimentation est prise à 45'*. On voit qu'on 
er de beaucoup la limite de 85** parfois indi- 
es injecteurs Giffard. 

IX d'alimentation des chaudières débouchent 
3nt au-dessous du niveau de l'eau. Mais, depuis 
nées, on applique de plus en plus la disposi- 
isiste à envoyer l'eau d'alimentation dans la 
tto disposition paraît de nature à diminuer la 
es tôles. Une circulaire du Ministre de la 
7 juillet 1891, Ta rendue réglementaire. Elle 
lient de donner lieu fréquemment à des chocs 
aux : la question a été étudiée en détail dans 
des Mines (9*' série, t. XII, p. 513 et 533), 
)ritz et Raymond. 

divers. — M. Râteau a étudié un intéressant 
ur-réfjénêraleur pour emmagasiner les vapeurs 
3nt (le moteurs à marche intermittente, tels 
Lchines d'extraction des mines. Les vapeurs 
}nt, à la pression voisine de celle de l'atmo- 
rendent dans un récipient contenant des 
talliques convenablement divisées, qui per- 
mmagasiner une grande quantité de calories. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



108 BULLETIN 



BULLETIN. 



SERVICE DES LOCOMOTIVES PAR ÉQUIPES BANALES 
Par M. GILNICKI, Elève à l'École Nationale supérieure des Mines (*). 



Le service des locomotives est une question des plus intéres- 
santes dans l'exploitation des chemins de fer. Savoir si les équipes 
banales sont oui ou non préférables aux équipes spéciales est un 
point qui continue à diviser les ingénieurs européens. Les opi- 
nions émises sont assez diverses ; c'est pourquoi nous avons 
pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de résumer l'avis de 
quelques ingénieurs américains, qui ont récemment discuté la 
question. 

Dans la réunion duiVor//t West Railuay Club de septembre 1901, 
M. Van Alsline, du Chicago Great Western^ fait un examen dé- 
taillé du service banal. Pour cet examen, dit-il, on peut se placer 
à trois points de vue : la commodité, le rendement, et les dé- 
penses qu'il occasionne. 

Pour ce qui regarde la commodité, M. Van Alstine pense que 
les équipes banales sont de beaucoup supérieures aux équipes 
spéciales, en ce sens que les mécaniciens prennent leur service 
sans qu'on ait à leur confier de locomotive spéciale. La machine 
qui est prête la premi«';re sort, pourvu quelle soit d'une catégorie 
convenable, et, de plus, pendant les périodes de fort trafic, on 
peut parcourir plus de kilomètres avec le même nombre de loco- 
motives en employant des équipes supplémentaires. 

Quant au maintien du bon état du matériel, il semble tout 
naturel qu'il y ait plus d'avaries de machines avec les équipes 
banales qu'avec les équipes attachées à une locomotive. Bien 

(*) D'après la Railroad Gazelle du 25 octobre 1901. Voir, dans les 
Annales des Mines^ une note de M. E. Sauvage sur le même sujet 
(8- série, t XIX, p. 649). 



Digitized by 



Google 



BULLETIN 

que l'on admette que les visites des machim 
banal, faites par des inspecteurs qui exan 
au dépôt, soient exécutées aussi soigneu 
mécaniciens (et M. Van Alstine déclare n'a^ 
égard), il y a dans les locomotives des défi 
les hommes qui les conduisent peuvent d» 
ciens ne s'intéressent pas, à beaucoup pr 
chine dans le service banal que dans le 
régulières ; dans ces conditions, ou ne ' 
pourrait éviter d'avoir plus d'ennuis avec 
Toutefois, avec des conditions favorables < 
une double voie, de la bonne eau et du b( 
systèmes se valent à peu près. 

Pour ce qui est des frais, la surveillan( 
pense occasionnée par les contremaîtres 
ciens, est, sans aucun doute, supérieure 
équipes banales. Mais la surveillance est ui 
d«''pense totale. En huile, en approvisionr 
M. Van Alstine doute qu'il y ait une au 
Comme main-d'œuvre, il y a un petit supph 
pecteurs, et des hommes qui remplisse 
fanaux; cela amène un petit supplément 
ce supplément est difficilement appréciai 
des réparations, on n'a jamais pu établir c 
penses pour l'entretien des machines en 
senice régulier. La locomotive conduite pa 
en moyenne assez de milles pour ((uo le tai 
mille parcouru soit diminué. D'après soi 
Alstine ne croit pas que les réparations p; 
au contraire, il incline plutôt à penser qi 
croissent et, autant qu'il a pu en juger, les 
banal parcourent à peu près la même distar 
générales pour réparations, que les machin( 

M. Van Alstine n'a pu recueillir que peu 
à la consommation de combustible, toutefois 
conduit à penser qu'il y a une différence 
eu faveur des locomotives à équipes spé( 
cette différence est plausible, et il croit qu( 
Mais, même en admettant cette différence ( 
pense de charbon, si on considère que les 
parcourir une distance plus longue de 50 p. 
banales, l'intérêt du coût d'acquisition de i 



Digitized by 



Google 



110 BtLLETLS 

taires, pour permettre d'en donner une à chaque mécanicien, 
ferait plus que compenser Téconomie de combustible. 

M. Van Alsline conclut en ces termes: « Si je me place au point 
de vue d'un ingénieur de traction, qui désirerait avant tout la 
tranquillité et la facilité du service, je préférerais que chaque 
mécanicien eût sa machine. Mais, pour un directeur qui regarde 
de près les dépenses, il suffit d'avoir assez de locomotives pour 
faire le service quand ce dernier est le plus intensif. >» 

M. John Tonge dit ensuite que, sur le réseau du Minneapolis 
and S^ LouiSy auquel il appartient, on a employé depuis un peu 
plus de trois ans des locomotives conduites par équipes banales ; 
pour ce qui regarde les avaries de toutes sortes, on ne peut pas 
dire, déclare-t-il, qu'il y en ait eu plus avec les équipes ba- 
nales qu'avec les autres ; et, quant à lui, il ne croit pas que les 
relards ou les détresses soient plus nombreux avec le service 
banal qu'avec le service régulier. 

M. A. Level, du Northern Pacific^ prend ensuite la parole. Il 
déclare que, sur ce réseau, on emploie quelque peu le service 
banal par nécessité. Mais il ne croit pas que, s'il avait à choisir, 
il prendrait ce genre de service. La plupart des lignes ne pos- 
sèdent que le nombre de locomotives nécessaires pendant 
l'époque de fort trafic, époque durant laquelle toutes les machines 
doivent être mises en service. Mais, quand le trafic se ralentit, 
il ne paraît y avoir aucune nécessité à maintenir les équipes 
banales. Quand ce système est en vigueur, certaines locomotives 
sont maintenues constamment en service ; il y en a, par contre, 
d'autres qui ne circulent pas du tout; cela n'est pas bon. Il est 
évident qu'il est préférable, dans ce dernier cas, d'avoir des 
hommes régulièrement attachés à la même locomotive, faisant 
chacun une partie du service avec leur machine, plutôt que 
d'avoir un certain nombre de ces machines mises de côté et ne 
servant pas. 

Des conditions locales peuvent changer beaucoup les règles à 
adopter. 

Par exemple, si l'on est dans une région où l'eau est très mau- 
vaise, les chaudières doivent être lavées souvent, après chaque 
voyage aller et retour : avec les grandes machines qui sont en 
service sur quelques lignes, il faut bien huit à dix heures pour faire 
échapper la vapeur, refroidir la chaudière, en vider l'eau et ral- 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



ITIN 

irgh, on espère, avec le service 
chine jusqu'à 13.000 et même 
ila était nécessaire. Dans ces 
réalisées, M. Van Alstine con- 
banales ne peut qu'être écono- 
ul à employer, que le trafic 
'ce qu'il en résulterait un réel 



de, que la question de la con- 

)ins controversée en Amérique 

l a paru intéressant de faire 

ingénieurs américains sur la 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DE MINERAI DE FER DE LA LORRAINE llî 



LE 
GISEMENT DE MINERAI DE FRR OOLITHIQUI 

DE LA LORRAINE 

Par M. Fhançois VILLAIN, Ingénieur au Corps des Mines. 

AVANT-PROPOS. 

Le but que nous nous proposons en publiant cette otu(b 
est de résumer, en les groui)ant d'une façon méthodique 
les connaissances (^u'on possède k rhoure actuelle su: 
le gisement du minerai de. fer oolithique de la Lorraine 

La région minière que nous examinons en détai 
embrasse environ 90.000 hectares, tant dans l'arrondisse 
ment de Briey, en France, que dans les régions limitrophe: 
du gi-and-duché de Luxembourg et de la Lorrain( 
allemande. 

Nous avons laissé de côté le bassin de Nancy, déji 
très connu, et dans lequel il n'a été fait que peu d( 
découvertes intéressantes dans ces dernières années. 

Le bassin de Briey, au contraire, n'est bien connu ([lu 
depuis la dernière campagne de recherches de 1894-1 8î)i) 

Chargé du service des mines en Meurtlie-et-Moselk 
depuis 1896, nous avons pu suivre personnellement ur 
grand nombre d'explorations. Avant nous, M. ringénieuj 
en chef Cousin avait déjà réuni quantité de documenta 
relatifs aux recherches effectuées de 1883 à 1890, e 
commencé Tétude de la topographie souterraine de h 
couche grise. Nous n'avons fait que continuer les travaux 
qu'il avait engagés et leur donner une conclusion. Ces 

Tome 1, 2* livraison, 1902. h 



Digitized by 



Google 



SEMENT DE MÎNERAl DE FER OOLITHIQtJE 

çréable pour nous de rcconnaitre tout ce que 
fc^ons dans la circonstance et de lui exprimer 
!n vive gratitude. 

ns aussi les plus grandes obligations à notre 
Luxembourg, M. Tingénieur Dondelinger, et 
orateur, M. le garde-mines Limpach, qui ont 
avec une complaisance à toute épreuve, nous 
sur les mines du grand-duché, 
étions géologiques ou paléontologiques fort 
lous ont été procurées par M. l'Ingénieur en 
1, MM. les professeurs Bleicher et Nicklès, et 
préparateur du Cours de géologie de la Faculté 
3 de Nancy. 

udrait enfin citer presque tous les maîtres de 
Est pour remercier ceux qui ont bien voulu 
' des renseignements sur les travaux d'exploi- 
lines. Nous devons mentionner d'une façon 
ulière le concours très utile que nous avons 
fi : 

Wendel et leurs directeurs de mines, 
r et Bosment ; 

ier, directeur de la Société de Pont-à-Mousson, 
, directeur des mines de cette Société ; 
' de Levait, directeur des forges de Jarville, 
, chef des laboratoires desdites forges, et 
[igénieur des mines de Chavigny. 
r adressons, ainsi qu'à tous ceux qiu ont bien 
îdre à nos demandes de renseignements, nos 
nts bien sincères. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



H6 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Plappe ville (5 kilomètres à Touest de Metz), Ars-sur- 
Moselle et Novéant. La ligne jalonnée par ces localités 
est à peu près Nord-Sud et suit le pied des falaises 
oolithiques du versant gauche de la Moselle. Les frontières 
française et luxembourgeoise forment, au Sud, à l'Ouest 
et au Nord, les autres limites du gisement allemand, dont 
rétendue ainsi délimitée représente environ 43.<XX) hec- 
tares. Il contiendrait, d'après les auteurs allemands, 
un peu moins de 2.200.000.000 de tonnes de minerai. 
Cette estimation, qui tient compte des minerais siliceux 
peu recherchés de la partie méridionale, se décomposerait 
comme suit : 

Partie septentrionale (au nord de la Fentsch) : Tonnes. 

Couche grise i .045.000.000 

Couche brune 280.000.000 

(d'après M. Kohlmann.) 
Partie centrale, entre la Fentsch et Saint-Privat. 605.895.000 

(d'après M. Hoffmann). 
Partie méridionale, entre Rombas, Saint-Privat 

et Novéant : Couche noire 250.000.000 

Total 2.480.895.000 

Le gisement français se divise en deux parties bien 
distinctes, désignées communément sous les noms de bassin 
dn Briey et bassin de Nancy, Ce dernier, le moins impor- 
tant, est séparé du premier par une zone à peu près stérile 
d'environ 40 kilomètres. 

Il a été concédé, dans la région de Nancy, 18.536 hec- 
tares de terrains miniers, pouvant renfermer 200.000.000 
de tonnes. 

Dans le gisement de Briey, une étendue de 43.186 hec- 
tares a été concédée (y compris la région de Longwy- 
Villerupt). Les ressources qu'elle renferme peuvent s'éva- 
luer à 2.300.000.000 de tonnes. 

La région concédée est limitée, à l'Est et au Nord, par 
les frontières allemande, luxembourgeoise et belge; à 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 117 

rOuest, sa terminaison (autant qu'on peut l'apprécier au- 
jourd'hui par les explorations faites) est marquée par 
une ligne ondulée présentant des parties très saillantes, 
vers rOuest, à Brainville, Baroncourt, Bazailles et Gorcy. 
Le second de ces saillants pénètre dans le département 
de la Meuse (arrondissement de Montmédy) ; mais, à part 
cette enclave dans la Meuse, de 1.200 hectares environ, 
tout le bassin de Briey est compris dans Tarrondissement 
du même nom (département de Meurthe-et-Moselle). 

Ainsi, en résumé, le gisement lorrain embrasse une 
étendue de plus de 100.000 hectares de terrains miniers, 
et renferme approximativement, tant en Luxembourg qu'en 
Allemagne et en France, un tonnage de minerais qu'on 
peut évaluer à 5.000.000.000 de tonnes. 

Nous nous proposons, dans ce qui va suivre, de faire 
l'inventaire méthodique de cette richesse, qui intéresse à 
un si haut degré Tindustrie sidérurgique. 

§ 2. — Situation géographique et premier aperçu 
géologique. 

La région occupée par le gisement fait partie géogra- 
phiquement et géologiquement du bassin parisien, dont la 
ceinture Nord-Est est constituée pai* les massifs pri- 
maires de l'Ardenne, l'Eifel, le Hundsrlick et les Vosges. 

Sur ces terrains anciens, on voit s'étager d'abord les 
trois termes du trias, puis les formations du lias, et en- 
suite celles del'oolithe inférieure et de la grande oolithe. 
C«ux de ces terrains que nous aurons à mentionner par- 
ticulièrement sont : le lias (toarcien), le bajocien, le batho- 
nien et le callovien. 

Relief de la région septentrionale du gisement et carac- 
tères hydrographiques. — Au pied des coteaux où se 
trouvent les affleurements du minerai de fer, s'étendent 



Digitized by 



J2^ 



Google 



L^ GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQDE 

aines formées par les assises marneuses du lias 
leur et moyen). 

jlaine du Gutland^ au pied de la cùte Rouge, dans 
tembourfi^, est à la cote 300 environ (291 à la 
i de Petange, 307 à Differdange, 292 à Esch), 

que le plateau solis lequel se trouve le minerai est 
auteur moyenne de 430 (cote 426 à Westenhof, 
Differdange et Godbrange, 421 à Redange, 425 à 
fny, 443 à Tiercelet, 434 à Bréhain). 
plateau est désigné communément, dans la région 
igwy, sous le nom de Pays-Haut. En Lorraine aile- 
, il se continue sous le nom de Plateav d'Amnetz 

449 et 426 de part et d'autre d'Ottange, 400 à Au- 

De ces plateaux descendent plusieurs cours d'eau, 
igeant vers le Nord, et tributaires de la Moselle, 

: TAlzette, le ruisseau de Rumelange (Kaylbach) et 
sseau de Dudelange. A TOuest, coulent la Chiers 
doulaine, qui se rejoignent à Longwy, et sont tribu- 

de la Meuse. Plus au Sud, et grâce au pendage 
il du Pays-Haut, qui se fait, dans la partie française, 
le Sud-Ouest, on trouve la Crusnes, coulant, comme 
ulaine, vers TOuost, et se jetant dans la Chiers à 
yon. 

s la partie allemande, grâce à la dépression trans- 
e profonde de Fontoy, les eaux de la Fentsch 
nt se diriger, au contraire, vers la Moselle, dans 
le elles se jettent à Thionville. 

ief et caractôres hydrogpraphiques de la ré^on méri- 
B. — Dans le versant français, au Sud de la vallée 
Crusnes, le bassin de la Meuse englobe encore les 
Je la Pienne et de TOtbain. Ce dernier ruisseau est 
i du versant de la Moselle par les hauteurs de Nor- 
-Sec, au Sud desquelles commence le bassin de 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 119 

Ce cours d'eau est le plus important de toute la région 
minière, qu'il traverse entièrement de l'Ouest à TEst, 
pourconfluer finalement dans la Moselle, entre Richemont 
et Uckange. 

Le Longeau et l'Yron, affluents de rive droite do 
rOme, dans lequel ils se jettent à Conflans, arrosent la 
région située à la pointe Sud-Ouest du gisement. 

Les eaux tributaires de la Moselle ne peuvent arriver 
à ce fleuve qu'en passant par des vallées plus ou moins 
encaissées recoupant des terrains dont la surface géné- 
rale présente une pente inverse de celle des eaux. Le 
sol est, en effet, près de BrainviUe, à la cote 200. Il re- 
monte jusqu'à 260 au voisinage de Briey. La rivière du 
Woigot, affluent de rive gauche de l'Orne, charrie ses 
eaux, depuis Mance, entre deux lignes de hauteurs 
abruptes. A Briey, la vallée est très profondément en- 
caissée. 

En continuant toujours vers l'Est, le plateau de Briey 
remonte encore jusqu'à l'altitude 300, qu'il atteint à la 
frontière; puis on franchit un autre affluent de rive 
gauche de l'Orne, le Conroy, qui forme frontière sur une 
assez grande longueur. Enfin, lorsqu'on se rapproche en 
poursuivant vers le Nord-Est de Thionvilie, on gravit le 
plateau qui s'étend entre Moyeuvre et Hayange, à une 
altitude voisine de 350 (cote 341 au Sud de Rangue- 
vaux, 358 à la ferme de Moreaux, 2 kilomètres au Sud 
d'Hayange). 

Entre Hayange et Brainville-en-Woëvre, la distance à 
vol d'oiseau est de 30 kilomètres. La pente générale du 
sol est donc, d'après les cotes que nous venons de donner, 
de 1/2 p. 100. Le gisement de minerai a une pente 
moyenne environ 2 fois plus forte entre les mômes points 
(cote 220 près d'Hayange, cote — 70 à l'Ouest de Brain- 
viUe), soit près de 1 0/0 (PI. V). 



Digitized by 



Google 



DE MINERAI DE FER OOLITIllQUE 

)rt8- terrains. — Sous le bois d'Havange, 

le grise est à 130 mètres sous le sol; 

près de Briey, à 200 mètres à Conflans 

i^rainville. 

n'ains peut être résumée comme suit 

âuts : 



30 mètres. 

80 — 

i35 ~ 

u'au mur de la couche 
ia ~ 

Total 260 m. 



65 mètres. 

i20 — 

u'au mur de la couche 
i5 — 

Total 200 m. 



rieur 30 mètres. 

100 — 

u'au mur de la couclie 
20 — 

Total t:;o m. 

ayango : 

rieur ir» mètres. 

iOO — 

u'au mur de la couche 
15 — 

T(»TAL 130 m. 

écroissantes du rallovien et du batho- 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 121 

nien, dans ces différentes coupes, sont la conséquence 
des érosions que la contrée a subies ; tandis que le bajo- 
cien subsiste à peu près complet, le bathonien et le callo- 
vien sont limités à une surface d'abrasion qui les fait finir 
en biseau vers l'Est. 

Que ces deux étages aient existé autrefois en entier à 
l'aplomb du gisement de Briey, c'est une chose à peu 
près sûre, car Toxfordien lui-même (dont les couches en 
place ne se retrouvent aujourd'hui que beaucoup plus à 
l'Ouest) a recouvert une partie de la région ferrifère. Ce 
fait est attesté par des résidus de sa dénudation, consis- 
tant en gros cailloux siliceux, qu'on retrouve çà et là 
dans la campagne, et qu'on a pu rattacher à l'oxfordien, 
en raison de la présence d'empreintes de Cidaris flori- 
gemma qui ont été observées dans des témoins ana- 
logues recueillis auprès de Nancy par M. le professeur 
.Bleicher. 

Une coupe qui serait faite d'Ottange à Baroncourt 
donnerait des résultats analogues à ceux de la coupe 
Hayange-Brainville. La couche grise, qui est à l'altitude 
250 à proximité d'Ottange, descend graduellement vers le 
Sud-Ouest jusqu'à la cote zéro, à Baroncourt. La distance 
entre les deux points étant, à vol d'oiseau, de 27 kilo- 
mètres, la pente moyenne de la couche est encore ici, 
de 1 p. 100 environ. 

La surface du sol, constituée par le bathonien inférieur 
sur les hauteurs d'Ottange, est à peu près à 170 mètres 
au-dessus de la couche grise. A Baroncourt, où le sol est 
formé par le bathonien supérieur, le recouvrement atteint 
240 naètres. 

§ 3. — Choix des procédés d'extraction. 

Nécessité des puits d'extraction. -^ Cette rapide esquisse 
stratigraphique nous permet de voir que des puits de 200 à 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



nien, dans r*-^ :::••• 

des érosiujj- «,'- . 

cien sul)<i>k a j»*-. : • 

vien soDi iiii.:î*r- . :.. - - 

en biseau verr VL- 
Que ce^ (i-ii:. • __ 

l'apUnub OL ::■- - 

près sûre, '-a: . : . 

place ne m n- - 

rOuest a r+-' •• • • . 

fait est aîu-^i* ; . 

tant en irro- a.... 

dans la cau-i ^^' - • 

en raison a« i: :• - - 

gemma ^ui «.•: / - 

logues recul, ^ 
. Bleicher. 

Une COUT»- ^ 

donnerait ô-- :— 

Hayange-braiL- . _ 

250 àjHTjximi*- 

Sud-Ooei-î ju- 

entre les o^m i. .. ^N 

mètres, la p«i> 

de 1 p. 1<»«» tîiî- i\ ai- 

des 
■ •pré), 
r, (les 
)(»s par 

willée du 

, la Société 

rain d'établir 

H^ction utile de 



U'S 



Digitized by 



Google 



\ LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

• mètres de profondeur sont indispensables en beaucoup 
points pour extraire le minerai. 

usqu'à ces derniers temps, toutefois, l'extraction par 

ts était tout à fait inconnue en Lorraine. 

Lctuellement, sept sociétés françaises exploitent ou se 

parent à exploiter par puits. Ce sont : 

° La Société do Vézin-Auinoye, à Homécourt ; 

° MM. de Wendel et C'% à Jœuf ; 

• La Société de Pont- à-Mousson, à Auboué; 
" La Société de Moutiers, àMouticrs; 

•° La Société des aciéries de Longwy, à Tucque- 

eux ; 

1° La Société des aciéries de Micheviile, à Landres; 

° La Société des aciéries du Nord et de TEst, à Pienne 

îs Landres). 

3n Allemagne, les puits en exploitation ou enprépara- 

L sont ceux de : 

** La Société des hauts fourneaux de Rumelange, à 

ange; 

:° La Société d'Angleur, à Audun-le-Riche ; 

!" La Société d'Aumetz-la-Paix, à Aumetz ; 

"* La Société Krupp, à Aumetz ; 

° La Société de la mine Reichsland, à Boulange ; 

1° La Société Rœchling et C'% à Angevillers; 

° La Société de Ronibas, à Montois; 

i° La Société de la Moselle, à Sain te-Marie-aux-Chênes. 

ixploitation à oiel ouvert ou par galeries à flancs de 
lau. — Tout le minerai produit par les gisements de 
ît avant le fonçage des puits dont nous venons de 
1er était extrait à ciel ouvert ou sorti à flancs de 
eau par des galeries partant des affleurements. 
)'est encore uniquement par ces deux procédés que le 
Lembourg arrive à produire annuellement 6 millions de 
nés. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 123 

Toutes les mines du groupe de Longwy-Villerupt sont 
également exploitées de cette façon (vallées du Coulmy, 
de la Chiers, de la Moulaine, de la côte Rouge et 
de TAlzette). Les couches de minerai étant situées au- 
dessus des thalwegs de ces différentes vallées, il est facile 
d'extraire le minerai sans être gêné par les eaux. Trois 
mines cependant (Godbrange, Tiercelet et Bréhain), dont 
le pendage ne se fait pas vers le thalweg, ont dû instal- 
ler des pompes électriques pour assécher les travaux. La 
traction électrique est également employée dans les deux 
premières de ces entreprises. Elle Test aussi dans les mines 
de Miche ville et Bréhain. 

En Allemagne, les affleurements du minerai se ren- 
contrent dans les vallées de TAlzette, d'Ottange, de Vol- 
merange, de la Fentsch, de TOrne et de la Mance. Les 
coteaux de rive gauche de la Moselle qui se développent 
entre ces trois dernières rivières montrent également 
les affleurements de la formation ferrugineuse. C'est dans 
la partie méridionale de cette ligne de coteaux que se 
trouvent les mines d'Ars-sur-Moselle, qui étaient déjà 
exploitées au moment de la possession française. 

Dans la vallée de TOrne, des extractions considérables 
ont lieu par galeries, aux mines de Moy ouvre, de l'Orne, 
Lothringen, Saint-Paul et Rosselange. 

Les deux premières sont obligées, en raison d'un aval- 
pendage qui ne peut s'assécher par galeries, d'avoir des 
puits d'exhaure (à Moyeuvre Petite et à Franchepré), 
munis de pompes très puissantes. On a eu à tirer, des 
travaux de lamine « Orne », jusqu'à 30 mètres cubes par 
minute. 

Il existe aussi des affleurements dans la vallée du 
Conroy, qu'on a exploités quelque peu autrefois. 

Dans la vallée de la Fentsch, à Knutange, la Société 
des Hauts Fourneaux de Fontoy est en train d'établir 
une galerie à grandes dimensions d'une section utile de 



Digitized by 



Google 



124 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

12 mètres carrés (qui avait 2.150 mètres de longueur au 
1" janvier 1901), pour exploiter la mine d*Havange. Cette 
galerie, destinée aussi à servir à l'écoulement des eaux, 
est munie sous radier d'une conduite en béton, de 1 mètre 
de diamètre utile. 

Un autre travail en galerie considérable, digne aussi 
d'être signalé, est celui de la Société Rœchling et C*% par- 
tant de Beuvange pour rejoindre la mine d'Angevillers. Le 
développement total de la galerie sera de 5.500 mètres, 
dont 4.250 étaient déjà faits au 1" janvier 1901. Les 
dimensions de louvrage sont : 2" ,50 de hauteur, 3'",20 
de largeur. 

Non moins important est le travail du même genre que 
la Société Stumm a attaqué près d'Entrange pour aller 
rejoindre la mine de Rochonvillers. Il est déjà terminé 
sur un développement de plus de 4 kilomètres. 

§ 4. — Altérations des couches aux affleurements. 

Les affleurements des couches ayant subi profondément 
Taction des agents atmosphériques sont loin de représen- 
ter l'état originel des minerais. Comme les régions d'affleu- 
rement sont, d'autre part, très morcelées par des dia- 
clases sans nombre, il est fort difficile de se représenter 
ce qu'était le gisement à son origine, si on prend, pour 
localités d'éludés, celles qui ont vu naître les premières 
exploitations de la Lorraine. La région de Nancy, en 
particulier, et celle du Luxembourg, y compris le bassin 
de Longwy, ne pouvaient donc fournir que de mauvais 
champs d'expérience à quiconque se proposait de systé- 
matiser les faits relatifs à l'allure et à la composition des 
couches. 

Au contraire, les recherches en profondeur, exécutées 
tant en territoire allemand qu'en France, dans ces vingt 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 125 

dernières années, ont donné sur les couches, conservées 
pour ainsi dire à l'état vierge, une foule de renseigne- 
ments généralement concordants, dont il nous a paru 
possible de dégager une loi. Nous avons été amené à 
penser que la plupart des particularités qu'on rencontre 
dans le gisement pouvaient être expliquées par deux 
ordres de considérations, savoir : 

1° L'emplacement de certaines failles ; 

2" Le relief du mur des dépôts. 

Ce sont ces considérations que nous allons exposer, en 
parlant principalement des nouvelles découvertes du 
Bassin de Briey. 

§ 5. — Consistance de la formation ferrugineuse. 

Nous commencerons par donner quelques indications sur 
la consistance de la formation ferrugineuse et sur les ter- 
rains encaissants. 

La formation occupe la partie tout à fait supérieure du 
toarcien, et elle est recouverte par le bajocien, qui débute 
généralement par une puissante assise de marnes dites 
marnes micacées. Ces marnes ont jusqu'à 30 mètres 
d'épaisseur, et même plus. 

A la base, la formation ferrugineuse repose sur des 
marnes vertes gréseuses et pyriteKses^ qui sont suffisam- 
ment caractéristiques pour avoir servi, dans la pratique 
des sondages, d'horizon final. 

Ces marnes gréseuses, presque entièrement dépourvues 
de restes organiques, surmontent directement les marnes 
à ovoïdes du lias supérieur. 

Elntre le toit des marnes gréseuses et le mur des 
marnes micacées, s'étend la formation ferrugineuse, qui 
comprend plusieurs couches exploitables, séparées par 
des intervalles plus ou moins stériles, marneux ou calcaires. 



Digitized by 



Google 



[ENT DE MINERAI DE FEÈ OOLItHIQUÉ 

nce de l'élément marneux est assez géné- 
est bien plus prononcée dans le Sud que 



Mars-la-Tour (DV) au Sud du bassin de 
si le sondage DV de Mars-la-Tour a 
Formation ferrugineuse (très pauvre) de 
imposée : 

5C taches de calcaires 15",22 

arneuse ferrugineuse (dont la 
ipérieure est zonée de calcaire). . 7 ,01 

'âtre : 3 ,62 

nâtre ferrugineuse avec pyrites. . . 2 ,10 



Total 27°»,95 

reconnue par ce sondage était d'ailleurs 
re (12 à 25 0/0 de fer seulement) qu'elle 
d'aucune demande en concession. 

oineville (AC) au centre du bassin de TOme. 
AC de Moine ville, on a obtenu la coupe 



rrugineux avec veines sableuses. 1"»,00 

ige brunâtre (pauvre) 2 ,38 

rrugineux (pauvre) 4 ,13 

ige jaunâtre (pauvre) 2 ,12 

risâtre avec lit de minerai de 

a base 5 ,05 

le micacée compacte 1 ,33 

s à graiu fin (de bonne qualiU;).. 3 ,02 

rrugineux veiné de minerai 2 ,22 

îs marneux 2 ,62 

verdâtre 1 ,60 



Total 25'»,47 



Digitized by 



Google 



r 



t)E LA LORRAINE 



i27 



Sondage de Mairy (BC) au centre du bassin de Tuoque- 
gnieux. — Dans le sondage BC de Mairy, où la formation 
présente une grande épaisseur, la succession des terrains 
peut se résumer comme suit : 

Calcaire ferrugineux brunâtre 5"*,55 

Marne stérile ,30 

Calcaire plus ou moins ferrugineux 4 ,55 

Calcaire gris marneux presque stérile 3 ,70 

Calcaire ferrugineux à veines coquillières. . ^ ,95 

Minerai rouge ,90 

Calcaire ferrugineux brunâtre 1 ,10 

Marne ferrugineuse 7 ,95 

Calcaire coquillier ,70 

Minerai gris de bonne qualité 3 ,70 

Calcaire ferrugineux (pauvre) 3 ,98 

Marne gris noir stérile 7 ,94 

Marne gréseuse peu ferrugineuse 2 ,30 

Minerai brun verdâtre siliceux ,86 

Total 44",48 

La composition de la mine rouge et do la mine grise 
de ce dernier sondage est la suivante : 



Mine rouge. 
Mine grise.. 



Fer 



30 p. 100 
36 



Chaux 



13 p. 100 
11 



Silice 



9 p. 100 
9 



Alumine 



8 p. 100 
9 



Sondage de Briey (FL) au Nord du bassin de TOrne. — 
La coupe suivante, du sondage FL, de Briey, représente 
un des plus riches spécimens de la formation, au point de 
vue du nombre des couches exploitables. 



Digitized by 



Google 



USEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 
SOiNDAGE DE BRIEY (FL). 





ÉPAISSEUR 

des 
couches 


MGR UES CODCHBS 




COMPC 


>8ITI0.>( 

Silice 


Alumine 


)n 


ProfoiideBr 


Altitude 


Fer 


Chaux 


ion.. 


» 


122-,40 


13 5- .98 


- 


» 


» 


» 


ux.. 


6-, 58 


128 ,98 


129 ,40 


» 


" 


» 


■ 




3 ,40 


fSi ,38 


1S6 ,00 


43,38 


8,99 


6,i0 


5,73 


ux.. 


,97 


133 .35 


125 ,03 


> 


» 


» 


M 




2 ,67 

3 ,38 


136 ,0S 


lîi ,36 


34, Si 


15.00 


6,58 


4,96 


ux.. 


139 ,40 


II8 ,98 


» 


M 


» 


• 




i ,.W 


Nf ,73 


U6 ,65 


37,06 


1i,09 


7,08 


5,08 


ux.. 


6 ,87 


148 ,60 


100 ,78 


n 


« 


s 


* 




/ ,7? 


fôO ,3i 


fOS ,06 


31,94 


4,35 


29,46 


7,81 




4 ,43 


154 ,7,) 


W3 ,63 


i9,56 


19,18 


18,79 


S,i4 




32-,35 















Qes séparant les couches de minerai propre- 
sont rarement dépourvus complètement de 
contiennent fréquemment de iO à 15 p. 100. 
la coupe du sondage de Valleroy (Y) mon- 
iiposition moyenne des divers bancs de la for- 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



130 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

séparé d'une façon tranchée dos marnes micacées qui le 
recouvrent. 

Quoi qu'il en soit, dans la pratique, la démarcation des 
couches et des stériles est souvent une affaire de convenance 
pour l'exploitant. S'il désire obtenir un produit contenant 
beaucoup de chaux, il n'hésitera pas à exploiter, avec le 
minerai riche, un banc calcaire, plus pauvre, mais non 
marneux ; si, au contraire, c'est la silice qu'il recherche, 
il extraira avec le minerai un banc contigu moins riche, 
mais d'une teneur élevée en silice, tel le banc de l"*,9o, 
mentionné dans la coupe précédente, au mur de la couche 
grise. 

Les couches dont la teneur moyenne en fer s'élève 
à 30 p. 100 sans atteindre 20 p. 100 de silice mérite- 
raient seules, en général, le nom de minerais; mais, en 
réalité, on tire parti de couches ne tenant pas plus de 
20 à 25 p. 100 do fer, surtout quand elles contiennent 
beaucoup de chaux, la production de la fonte Thomas 
exigeant des lits de fusion calcaire. Nous croyons donc 
prudent de nous abstenir de définir la couche exploitable ; 
il suffira d'une façon générale de dire qu'une couche offre 
des chances d'utilisation quand elle remplit les trois con- 
ditions suivantes : teneur en fer de 30 p. iOO, teneur en 
silice inférieure à 20, épaisseur de 1 mètre environ. 

Minières .d'Hussigny. — On exploite, aux minières 
d'Hussigny et dans celles de Redange (Lorraine annexée), 
par travaux à ciel ouvert, la formation dont la coupe 
figurée ci-après renferme un calcaire ferrugineux (n** 2), 
qui a été utilisé quelquefois malgré sa pauvreté. 



Digitized by 



Google 



r^^--. 



DE LA LORRAINE 

1 . Calcaire gris pauvre 0^,75 

Calcaire ferrugineux 2 ,00 

Calcaire pauvre 3 ,50 

Banc coquillier 1 ,50 

2. Calcaire ferrugineux avec liLs 

de mine fine 2 ,00 

Calcaire ferrugineux compact, 
parfois très pauvre 2 ,00 

3. Couche rouge avec lits de 

mine tine intercalés entre 
des bancs plus compacts ... 5 ,00 
Calcaire marneux stérile 3 ,50 

4. Couche grise, jaunâtre et fria- 

ble à la partie supérieure, 
gris verdâtre et compacte 
en bas (elle nécessite un 

triage des 2/5) 3 ,00 

Marnes micacées vertes 1 ,00 

5. Couche noire en grande partie 

friable 2 ,50 

Calcaire marneux 2 ,00 

6. Couche verte (inexploitée et 

mal déterminée en raison 

de l'affluence des eaux) 1 ,25 ? 

Total.... 30"» .00 



131 



Fer 30 
Chaux 16 
Silice 12 



Fer 21 
Chaux 26 
Silice 10 

Fer 39 
Chaux 6 
Silice 13 



Fer 36 
Chaux 6 
Silice 18 



Fer 41 
Chaux 1 
Silice 13 



Terminologie usuelle pour la désignation des couches de 
minerais. — Les couches 1 , 2,3 de la coupe précédente 
(calcaires et couche rouge) forment un faisceau qui pré- 
sente dans son ensemble une grande similitude, etjl_est_ 
rationnel de les ranger en un étage tmTqué'"qurserait 
Vétage supérieur. La couche grise (4) formerait Vêlage 
moi/en, et la noire et la verte (5 et 6), Y étage inférieur. 

Dans le bassin de Nancy, on n'emploie pas d'autres 
dénominations que celles de couches supérieu7*e^ moyenne 
Qi inférieure , 



L. 



Digitized by 



Google 



IINERAI DE FER OOLITHIQUE 

ly, la série complète des couches 

Calcaires ferruginoux 
Couche rouge 
Couche jaune 
Couche grise 
Couche brune 
Couche noire 
Couche verte 

ns le Luxembourg, les étages 
es mêmes qu'en France ; mais on 
ige supérieur et on y distingue de 



câbleuse 
5 ferrugineux 
rouge siliceuse 
rouge calcareuse. 

izons pouvait donner lieu à une 
'n aurait donc à considérer, en 
, en Luxembourg et Allemagne, 

le dans les exploitations à ciel 
, par le mode même d'extraction, 
les couches pauvres et les couches 
se rapprocher de ce maximum. 

HES PRATIQUEMENT EXPLOITABLES. 

souterraines, on n exploita pas, 
couches. 

Dans la mine de Micheville, par 
chantiers d'abatage simultané- 
ires ; 2° dans la couche rouge ; 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 






134 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Calcaires jaunâtres rougeâtres, plus ou 

moins coquilliers 3", 35 

Calcaire marneux 5 ,75 

Minerai rouge pauvre (Fer, 24 — Chaux, 

20 — Silice, 16) i ,55 

Marnes avec rognons calcaires 7 ,15 

Banc calcaire coquillier à éléments 
grossiers (toit bien net de la couche 

grise) ,32 

Couche grise {Fer, 42 — Chaiar, 9 — 

Siliccy 5) 5 ,68 

Calcaire marneux et marnes 8 ,65 

Couche de minerai brunâtre pauvre ... ,40 
Marnes verdâtres gréseuses, avec py- 
rites à la base 8 ,00 

Total . . . 40"»,85 



§ 8. — Épaisseur de la formation ferrugineuse. 

Dans son complot développement, elle oscille entre 
25 et 50 mètres. Sur les bords du gisement, elle diminue 
graduellement jusqu'à zéro. Au contraire, dans certaines 
parties, notamment dans la région de Sancy, en France, 
et de Ludelange, en Allemagne, elle atteint plus de 
50 mètres. Ces épaisseurs extrêmes ne sont pas toujours 
un indice de richesse, les sédiments pauvres pouvant y 
jouer un rôle prédominant. 

Dans Je bassin de Nancy, Tépaisseur totale de la for- 
mation n'est jamais supérieure à 10 mètres; celle des 
marnes micacées qui la surmonlent n'excède pas 5 mètres. 
Il y a donc un amincissement très sensible des étages 
dans le sud du gisement. 

Conime le montrent les divers exemples cités plus 
haut, les minerais exploitables figurent pour une propor- 
tion très variable dans la formation. Cette proportion 
atteint 1 /2 dans les minières exploitées à ciel ouvert ; 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 135 

mais elle reste en dessous de 1/6 et descend fréquem- 
ment jusqu'au 1/10 dans les mines souterraines. 

Composition des minerais. — Nous reviendrons, au cha- 
pitre VII, sur la constitution physique et chimique des 
minerais. 

Bornons-nous, pour le moment, à citer la composition 
moyenne que les maîtres de forges rccherclient le plus : 

Peroyde de fer 47 i fer métal- 

Protoxyde de fer i'Z \ lique = 42 

Chaux 9 

Silice 6 

Allimine 6 

Acide phosphorîque . . 2 

Corps divers. . .'. 1 

Perte au feu 17 

Total 100 

Des échantillons choisis contiennent quelquefois beau- 
coup plus de fer, jusqu'à 60 p. 100; mais ils ne repré- 
sentent pas la teneur pratique des couches, qui reste 
comprise généralement entre 30 et 40 p. 100. 

§ 9. — Aperçu paléontologique. 

Avant de décrire les failles qui servent de base à la 
théorie de la répartition des minerais, il convient de 
s'appesantir un peu plus que nous ne l'avons fait jusqu'ici 
sur les formations géologiques qu'on rencontre dans la 
région et de dire un mot des données palëontologiques qui 
servent à les reconnaître. 

Toarcien supérieur. — Le soubassement du gitc est 
formé, comme nous l'avons dit plus haut, par les /ftarnes 
à ovoïdea calcaires du toarcien supérieur, ([ui ont pour 
fossUe caractéristique : Grammoceraii fallaciosam. Au- 



■^^. 



Digitized by 



Google 



HSEMENT DE MINERAI DE FËR OOLITHIQtE 

ces marnes viennent les marnes vertes gré- 

c pyrites, sur lesquelles repose directement la 

ferrugineuse^ caractérisée paléontologique- 

des Dumprlieria^ Grammoceras aalense et 
vrias rnactra, 

t demandé si la formation ferrugineuse ne 
1 être rattachée en partie au toarcien et en 

bajocien. Cette question semble devoir être 
ians le sens de la négative. Une collection 

retirée de Texploitation des mines de Tier- 

Ton n'extrait que les minerais des couches 
s, a été reconnue comme ne renfermant que des • 
Lsiques (vertèbres de reptiles, Grammoceras 
7/2, Branco, Duniortieria sp., Gi^yphea ferru- 
quem, Arca sp., Beleynnites sp., Trigonia^ 
'urotomaritty Lima^ Pholadomya fidiada Sow., 
^a sp., Pecteîi sp.). La partie supérieure de la 
ferrugineuse coïnciderait donc avec la fin des 
rciens. 

— Le bajocien vient ensuite, mais avec une 
i semble indiquer un exhaussement, tout au 
tiel, de la région sous-marine dans laquelle 
u les dépôts. 

îs à Lîoceras opalinitm et à Harpoceras Mur- 
>ar lesquelles débute le bajocien dans les loca- 
est complet, font défaut en nombre de points, 
de aux environs de Nancy, où le contact du 
rec le bajocien se fait par la zone à Lioceras 
, représentée à Marbache, en particulier, par un 
onglomérat ferrugineux contenant une faune 
[Lioceras concavinn, Lioceras Bradfordense^ 
cornu, Ludwigia rudis,.,), 
icontre, de plus, des fragments de fossiles toar- 
smcnt usés, roulés, et QndôhnH{Gra?nmoceras). 



Digitized by 



Google 



I)K LA LORRAINE 

Dans le bassin de Longwy, le même nivea 
reconnu par M. Authelin, qui y a recueilli les fo; 
groupe de Lioceras concaviun^ immédiatement au 
des marnes micacées, comme à Nancy. 

M. Authelin pense que les formes qui ont et 
précédemment sous le nom de Harpoceras Mw 
appartiennent au groupe de Lioceras concaviim, 
contre également dans le bassin de Longwy, dam 
à concaviim, des formes d'ammonites du groupe d 
qui ont été certainement roulées. 

Le conglomérat n'a jamais qu'une faible é{ 
0",50 au plus; mais il est rare qu'il ne soit pas rep 
C'est au-dessus de cet horizon que viennent les 
micacées appartenant encore à la zone à Liocera 
vum. Ces marnes sont à leur tour surmontées < 
calcaires compactes, dans lesquelles on troi 
espèces du genre Somiinia. Ces calcaires ont 
80 et 90 mètres d'épaisseur dans le bassin de B 
se terminent par les roches à Polypiers^ qui for 
niveau très caractéristique par sa dureté (Ca 
texture saccharoïde). Latéralement on trouve de 
avec Cœloceras du groupe Humphriesianus . 

Bathonien. — Le batlionien débute par un( 
marneuse connue sous le nom de marnes de Lo 
Cosmoceras Longovicensœ et formes voisines). 

Ensuite vient une assise calcaire, très compai 
tout à la partie supérieure donnant Isl pierre de < 
pays [oolithe de Jaumont). 

Avec cet horizon se termine le bathonien infér 

Le bathonien moyen débute par une assise de 
assez puissante, dites de Gravelotte^ que surmoi 
caillasses à Anabacia orbulites et Oslrea costata 
très caractéristique, fort utile pour les détern 
géologiques sur le terrain, 



Digitized by 



Google 



DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Dérieur vient ensuite avec les marnes 
ita sp. et quelques bancs calcaires 
iguliers, avec Rhynchonella varians, 
nalis^ etc. Au-dessus se trouve une 
Ostrea Knorri et une formation peu 
sistance marneuse ou calcaire (dalle 



callovien inférieur intéresse seul la 
après les études de M. Nicklès, il se 
'ons de Brainville-en-Woëvre, avec 
naniim et de nojnbreuses Trigonies 
fenm et Trigonia elojigata), 
anné précédemment les épaisseurs 
Térents terrains qui viennent d'être 
en revue. Nous avons, en outre, donné 
pes de la formation ferrugineuse pour 

lecteur; nous pouvons donc aborder 
des failles et exposer la théorie de la 



CHAPITRE IL 
lES FAILLES NOÏÏBBIGIÉBES. 



RETROSPECTIVE DES TRAVAUX PUBLIES 
SUR LE GISEMENT. 

larquablc que tous les auteurs qui ont 
lorrain ont insisté énormément sur les 
peut. Cependant tous ont admis expli- 
tement qu'elles ne jouaient aucun rôle 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 

dans la répartition des minerais. En cherchant 
trer le contraire aujourd'hui, pour certaines de 
que nous appelons « failles nourricières » , n 
beaucoup moins l'ambition de faire œuvre de s 
de fournir aux praticiens (exploitants de mines 
de forges), une méthode simple et logique, qui 
mette d'expliquer et de prévoir les faits dan 
jusqu'à ce jour, le rôle du hasard avait été exa 

L'élément nouveau que nous faisons entrer 
relief du mur des couches, n'avait jamais été 
Or, selon nous, on ne peut se rendre compt( 
quement de la répartition des minerais que pa 
dération simultanée de ces deux éléments : 
reliefs. C'est pour* avoir négligé les seconds 
qui lie la richesse des couches aux directions 
est restée ignorée pondant longtemps. 

On la pressentait cependant d'une manièn 
moins confuse, quand on disait que les minen 
plus riches le long des vallées que sous les pla 
vallées de la jrégion sont, en effet, des vallées ( 
qui marquent presque toujours des directions 

Le bassin de TOrne, dont rallongement Ou 
fait comme la vallée de ce nom, avait déjà in 
géologues, qui se refusaient à voir, dans cotte ce 
un cas fortuit. 

Travaux de MM. Braconnier et Daubrée. — I 
mettait en évidence, dans son ouvrage paru i] 
de vingt ans (Description des terrains de M 
Moselle^ Nancy, 1879), les deux principaux sy 
failles N.E.-S.O. et N.O.-S.E., qui découper 
trée suivant deux directions sensiblement ortl 
Il montrait que les méandres de TOrne, dans la 
cours de cette rivière qui suit des vallées do 
sont dirigés suivant ce double système de cassi 



L. 



Digitized by 



Google 



r DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

^ribue, toutefois, aucun rôle aux failles 
n des minerais. Dans sa Description 
rrains de Meurthe-et-Moselle (p. 207; 
exprime ainsi, à propos des variations 
puissance et la richesse des couches 
accidents de la surface du sol et les 
emnient sans influence sur ces varia- 
it postérieurs au dépôt du minerai. » 
idant, à la page 333 du même ouvrage, 
avant certaines directions^ Ton peut 
3 sur des étendues considérables ; dans 
culaire, on observe des amincissements 
vent très rapides. Les lits stériles ont 
lenticulaire. » 

l , parlant de la faille de Godbrange : 
> système N.E.-S.O. la faille de God- 
, rOuest, le bassin des riches minières 

î aucune conséquence au sujet de la 
jches de minerais, attendu qu'il n'avait 
écise sur les reliefs des couches, qui 
par la considération du rôle joué par 
rminer les directions suivant lesquelles 
)uvé porté de préférence, 
du rôle des failles dans la formation du 
5 Briey, a pris pour exemple du creuse- 
fracture, suivant les diaclases et para- 
lême qui nous intéresse, et Ton trouve, 
564 de son Traité de Géologie expéri- 
879), une carte qui fait ressortir les 
itions qui ont affecté le plateau de 



[offtnann. — Les auteurs allemands qui 
ent de la Lorraine ont tous donné, dans 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 141 

leurs mémoires, une grande place à la description des 
failles. Étudiant la répartition des minerais dans la région 
comprise entre Fontoy et Saint-Privat, M. Hoffmann 
[Stahl nnd Eiseriy 1896, n° 2i) fait la constatation sui- 
vante : 

<c La puissance des minerais et des couches interca- 
w laires décroit du Nord au Sud et croît do l'Est à l'Ouest. 
« On peut observer toutefois des variations locales; 
« mais Taugmentation ou la diminution de puissance se 
« fait toujours graduellement. Des renflements brusques, 
u comme des rétrécissements subits sont choses absolu- 
« ment inconnues. 

(( La teneur en fer des couches, et, par suite, leur 
« degré d'exploitabilité, est très variable. On observe des 
« zones allongées du Sud-Ouest au Nord-Est dans les- 
« quel/es la teneur en fer est maximum. » 

Si nous notons dès maintenant que les failles de Neuf- 
chef, de 1 Orne, do Rombas, affectent précisément cette 
même direction, on conviendra qu'il est assez naturel de 
faire un rapprochement entre Texistence des failles et la 
distribution des zones de richesses. 

Nous verrons plus loin qu'on explique, en effet, la 
formation des couches riches du bassin de l'Orne en fai- 
sant intervenir les failles précitées, que nous rangeons 
dans la catégorie des nourricières. 

Travaux de M. Oreven. — A la suite de M. Hoffmann, 
qui ne s'était occupé que de la partie centrale du gise- 
ment lorrain, M. Greven a étudié les couches do la 
région méridionale de la Lorraine allemande [Das Vor- 
komnien des oolithischen Eisenerzes im sudlichen Theile 
Deutsck Lothringens, — Stahl und Eisen^ 1898, n"* 1). 

Les failles ne sont mentionnées, dans son mémoire, 
qu'au point de vue stratigraphique. La portion de gise- 
ment qui fait l'objet du travail de M. Greven est 



Digitized by 



Google 



142 LE GISEMENT DE BCINERAI DE FER OOLITHIQUE 

d'ailleurs, à tous égards, la plus ingrate de tout le gise- 
raent. Elle ne renferme pas ou presque pas de couche 
grise. La couche noire y est seule représentée, mais, la 
plupart du temps, avec une teneur élevée en silice qui 
diminue considérablement sa valeur. La puissance de la 
couche est d'ailleurs peu importante, 1 à 2 mètres ; c'est 
à cause de cette pauvreté de gisement que les anciennes 
usines de NoA^éant, d'Arset les premiers hauts fourneaux 
de Maizières ont eu une destinée plutôt malheureuse. 

Travaux de M. Kohlmann. — Tout autre est le cas de la 
région Nord de la Lorraine, confinant au Luxembourg. 
M. Kohlmann a publié une étude très documentée de 
cette partie du bassin, sous le titre ; Die Minette Forma- 
tionDeiitsch-Lothringen Nôrdlich der Fentsch [Stahliind 
Eise7i, 1898, n** 13), dans laquelle les failles sont 
minutieusement décrites. 

L'auteur a joint à son mémoire deux coupes que nous 
reproduisons sans en changer Téchelle (coupes I et 11) 
(Voir PI. VII). On voit très nettement, sur la première, 
Tenrichissement des couches inférieures au voisinage de la 
faille de Crusnès (faille de Deutsch-Oth des Allemands) et 
Tinfluence de la faille médiane et de la faille d'Ottange sur 
le dépôt des couches moyennes dans un fond de bateau à 
pentes douces. Très suggestive aussi est l'indication des 
dépôts lenticulaires, séparés en deux parties inégales par la 
faille (le Fonto y, dans la coupe II, la partie la plus importante 
se trouvant en aval de la faille. On remarque, enfin, dans 
les deux coupes, ramincissement graduel de la formation 
vers TEst. Les affleurements sur les hauteurs de la rive 
gauche de la Moselle sont, en effet, tout à fait inexploi- 
tables. 



Digitized by 



Google 



LINE 



DES 
3t (Il 

l'est 
raco 
fond 
Il tr 
jeté 
!, p, 
xact 
féné 
ou ( 
ons 1 
e L 
ant 
infus 
ceu: 
rapp 
forn 
roseï 
sioni 
ents 
très 
les 
iont 
qu a 
;t ce 
aille 



tes d 
\. — 
ande 



Digitized by 



Google 



144 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQDE 

le Luxembourg. Les érosions qui ont fait disparaître 
Toolithe inférieure et une partie du lias, au nord de la 
frontière française et allemande, ont mis à jour les riches 
gisements de Differdange, d'Esch et de Rumelange(*). 

Les noms de ces localités, qui sont ceux qu'on emploie 
communément dans le pays pour désigner les centres 
miniers les plus importants, sont aussi ceux qui servent 
à nommer les trois failles principales qui découpent la 
formation. 

La faille de Differdange n'est autre que celle qui est 
désignée en Franco sous le nom de Godbrange. 

La faille de Rumelange porte le nom d'Ottange en 
Allemagne et celui d'Audun-le-Roman en France. 

Enfin, celle d'Esch, qui s'appelle Deutsch-Oth en Aile- 
magne et Crusnes on France, jalonne précisément la 
limite occidentale de la zone riche des minières luxem- 
bourgeoises du bassin d'Esch. 

§ 3. — RÉCURRENCE DES ACTIONS DE PLISSEMENT. 

On est donc amené à penser que certaines failles sont 
antérieures à la formation des minerais et que c'est à elles 
qu'on doit rattacher en partie la constitution du gisement. 

Sans doute, les formations plus récentes sont affectées 
aussi par ces failles, et le bajocien et le bathonieu, en 
particulier, sont fréquemnient dénivelés sur leur par- 
cours; mais cela ne prouve qu'une chose, c'est que les 
cassures de l'écorce se sont renouvelées à différentes 
époques suivant les mêmes directions. 

Rien de plus naturel, d'ailleurs, et, comme on sait, do 
plus constamment observé en géologie. Les remarquables 

(*) Il est fort probable que l'existence des minerais de fer de la 
Meuse et des Ardennes, dans les niveaux du callovien, de l'oxfordien, 
et des sables verts, dérive de ces érosions. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

lés à la surface par des rentrants que forme, vers 

>st, la limite des teirains bathoniens supérieurs. 

1 troisième anticlinal courant de Serrouville à Preutin 

îssine encore très nettement sur la topographie sou- 

line de la PI. V. 

itre cet anticlinal et celui de Gondrecourt se trouve 

mclinal de Landros-Joudreville, que nous désigne- 

par le nom de la première de ces localités. 

i voit encore le bathonien supérieur dessiner dans ce 

linal un bombement vers TEst, jusqu'à Pienne. 

ifin, tout au Sud, de Vernévilie à Mars-la-Tour, un 

rième anticlinal se dessine de nouveau dans la topo- 

hie de la couche. Il est reproduit à la surface parles 

urements du bathonien inférieur, qui reculent vers 

îst jusqu'à Hannonville. 

§ 4. — Divisions du gisement en bassins. 

>us les anticlinaux que nous venons de citer sont des 
)ns pauvres. Les régions riches se trouvent, au con- 
e, dans les synclinaux. Telle est la grande loi, indépen- 
e de toute théorie, qui domine la répartition des 
^rais. 

3 mot bassin,, qui sert dans la langue courante à dési- 
' les régions minières, est donc bien approprié à la 
ition réelle des choses. Les quatre anticlinaux énu- 
'»s plus haut délimitent cinq bassins, savoir : 

Au Nord-Ouest, le bassin de Lomjxmj-D'ifferdange- 
^rupt^ limité à TEst par la grande faille de Crusnes et 
iclinal de Serrouville-Preutin. 

est la région des mines rouges et grises, plutôt sili- 
es que calcarcuses ; 

Le bassin (ï Ottange'Tucqitegnieiix^ limité au Nord- 
ît par la faille de Crusnes, Tanticlinal de Preutin, les 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 

failles de Bonvillers et de Norroy et Tanticlinal c 
drecourt; et /au Sud-Est, par les failles de Neuf 
d'Avril ; 

3** Le bassin de Landres^ limité à TEst et au I 
par les failles de Bonvillers et de Norroy et Tai 
de Grondrecourt. Au Nord-Ouest, ce bassin n'a pas 
minaison bien nette, faute d'anticlinal dans cette dii 
La formation qui s'y étale en plateure renferme d( 
on raoins de fer et de plus en plus de sédiments j 
(quartzeux principalement) ; 

4** Le bassin de ÏOnie, limité au Nord par lef 
de Neuf chef et d'Avril, et au Sud par l'anticlinal ( 
né ville, Mars-la-Tour ; 

5** Le bassin de Saint-Privat-Novéant^ situé 
de celui de l'Orne, et s'étendant jusqu'à la frôntièr 
çaise à hau.teur de Novéant. 

C'est la région des mines noires siliceuses. 

Les meilleurs minerais sont ceux qu'on trouve d 
deuxième, troisième et quatrième bassins ; ce sont 
la couche grise riche et calcaire qui ont été recl 
récemment par les métallurgistes avec beaucoup d' 
en raison des avantages qu'ils présentent pour la J 
tion de la fonte Thomas. 

§ 5. — Nature et degré d'authenticité des doc 
utilisés dans cette étude. 

La couche grise est celle que l'on connaît le miei 
le gisement. 

C'est sa topographie que nous avons figurée sur 1; 
et c'est d'elle que nous parlerons principalement ( 
qui va suivre ; mais, avant de passer à la descripi 
taillée de cette couche, quelques brèves indication 
nature des documents qui ont servi de base à notr 
sont nécessaires. 



Digitized by 



Google 



>E MINERAI DE FER OOLTTHIQDE 

\oire français. — Les nombreux son- 
ance, dans ces dernières années, ont 
\ grand soin par TAdministration des 
de la formation ferrugineuse a été 
lantilions. Les carottes retirées des 
3, en général, parfaitement réussies, 
rais, trop friables, se désagrégeaient 

vice des Mines ont inspecté toutes 
itillons ainsi formées, et ont établi 

do chaque sondage, d'accord avec 
x-ci ont fourni à T Administration, 
e, un dossier comprenant une coupe 
is traversés, au 1/200% et une coupe 
on ferrugineuse, au 1/50% Cette der- 
[• répaisseur et la composition des 
ont les éléments étaient déterminés 

ainsi que les cotes d'altitudes inté- 

) faisait connaître remplacement du 
cularités du ti-avail, notamment les 
es. 

mnexe, à titre de modèle, la repro- 
es A|, Ao, A3, constituant le dossier 
mile (CB) do MM. de Wendel et C'\ 
s dépouillements, nous avons établi, 
, une coupe résumée dont la pièce 
<es analyses moyennes qui figurent 
léduites décolles qui ont été portées, 
sur la coupe au 1/50**. 
ces dossiers, qui a été préconisée par 
f Cousin, dès 1894, a facilité beau- 
ents des données fournies par les 

des différences de procédés suivis, 



Digitized by 



Google 



DE LA lorrain: 

soit dans les prises d'échantillons, s» 
d'analyse, d'une soriéto à une autr 
d'une façon générale, les résidtat 
cherchesd'une même région, maigre 
gine, sont homogènes. Il faut cèpe 
réseiTOs sur la limitation des couc 
a été interprétée plus ou moins étr 
sociétés. 

Dans YA?inexe A3, on trouvera le r 
données obtenues, sur le gisement i 
dages ou puits exécutés dans ces vi 

Recherches en Lorraine allemande 
effectuées en Lorraine allemande or 
sées et, par suite, moins uniformisée 

L'institution des concessions de 
Allemagne, sur le droit d'inventioj 
indispensable pour Texplorateur de 
est exploitable. L'essentiel pour lu 
concurrence, est d'arriver à démonf 
sible l'existence du gite. Cela fait, 1 
richesse des couches ne présente pli 
éloigné, qui ne redevient d'actualité 
exploitation des mines ou leur amoc! 

La plupart des reclierches ou r 
Lorraine sont rapportées dans les 
Stahl nnd Eiscn, déjà mentionnées 
y avons puisé les renseignements qu 
Ag, sauf quelques données obtenues 
publications de Stahl iind Eiseiiy eti 
ressants sondages de la maison de W 
d'Ottange. Nous avons recueilli, en 
en exploitation, nombre de données < 
V€>r place dans le tableau résumé do 



Digitized by 



Google 



LE GiSEMÈNt DE MtNÉRAÎ DÉ F*ER OOLÎTHlQCE 

^on du Luxembourg. — Pour le grand-duché de 
mbourg, c'est à notre collègue de Luxembourg, 
ondelinger, et à M. Limpach, garde-mines à Rume- 
, que nous sommes redevable des renseignements, 
lous est agréable de reconnaître ici, d'une façon 
spéciale, la grande complaisance et Tempressement 
ont mis à répondre à nos enquêtes. 

-Principes de la théorie des failles nourricières. 

us nous proposons maintenant d'expliquer comment 
artition des minerais est réglée d'après les failles et 
ïliefs. 

[if à y revenir plus loin et à les justifier par les faits 
lous décrirons, nous énoncerons d'abord les principes 
tiels de la théorie des failles nourricières. 
Le minerai de fer a été amené dans le fond de la 
)ar des fissures de l'écorce terrestre livrant passage 
sources thermales véhiculant le fer principalement 
at de carbonate. Ce carbonate s'est décomposé dans 
de la mer et a donné naissance à un précipité d'oxyde 
rulentqui a enrichi les sédiments contemporains; 
Lorsque le dépôt a été abondant, une couclie de 
'ai s*est formée non seulement au voisinage de 
rgence de la source, mais jusqu'à une distance plus 
)ins grande de celle-ci, distance qui dépendait non 
ment de Tabondance du produit ferrugineux, mais 
du relief du fond de la mer et des courants, 
transport du fer s'effectuait à la fois par charriage 
écipité ténu et par entraînement des eaux ferrifères 
mcore décomposées ; 

Sur le rôle des courants d'autrefois, on sera toujours 
t à faire des hypothèses ; mais, sur celui des failles 
îrgence et sur celui des reliefs, on peut jeter 



Digitized by 



Google 



^^P^^rçj^ 



DE LA LORRAINE 

quelque lumière en partant des faits que no 
même d'observer actuellement. 

En effet, parmi les failles qui s'étaien 
Tépoque toarcienne, un certain nombre ont , 
veau, depuis cette époque ; et nous les retrou 
d'hui, affectant la régularité des dépôts pluî 
bajocien ou du bathonien. 

On doit admettre toutefois : V que toute 
toarciennes ne nous sont pas décelées aujour 
dérangements observables à la surface du so 
failles qui produisent de tels dérangements i 
cément existé toutes à Tépoque toarcienne ; 
les failles toarciennes n'ont pas été nourricièi 

Cependant on conçoit que les failles non 
plus importantes, autrement dit celles par 1 
émissions les plus abondantes ont pu se pi 
précisément celles qui présentent aujourd'h 
les plus grands. 

En effet, ces failles, qui devaient être très 
ouvertes pour livrer passage aux sources fe 
ont dû être les premières à se rouvrir dans 
de recouvrement, par suite des lignes de m 
tance qu'elles constituaient dans leur soubass 
nous apparaissent donc aujourd'hui avec de 
ou moins considérables ; ce sont, par exemp 

1° D'Escli-Crusnes (125 mètres à Audun-1 

2^ D'Ottange-Audun-le-Roman (20 à 40 m 

S** De Neufchef (50 mètres à Neufchef) ; 

4° D'Avril (60 mètres à Avril) ; 

5" Du Woigot (20 mètres à Briey) ; 

6** De l'Orne (30 mètres à Au boue) ; 

7" De Rombas (30 mètres à Montois) ; 

8** De Bonvillers (60 mètres à Bonvillers] 

En ce qui concerne les reliefs que les couc 
rai affectaient au moment de leur dépôt, il ù 



L 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

it être très réservé sur ceux qu'on observe au voi- 
ge iînmédiat des failles, puisque leur rejet s'est 
idement modifié depuis Tépoquc toarcienne. Mais, 
? Vensemble d'une région délimitée par deux ou plu- 
rs failles nourricières, il est légitime de supposer que 
elief que nous trouvons aujourd'hui est non pas iden- 
0, mais semblable à celui de la mer toarcienne. En 
iculier, les synclinaux et les anticlinaux déjà esquissés 
noment du dépôt du minerai n'ont fait que s'accentuer 
Liis cette époque ; 

^ Les émissions ferrugineuses sous-marines étaient 
irties le long des failles nourricières, d'une façon que 
s ne connaissons pas avec précision. Elles étaient 
iportance inégale et irrégulièrement espacées. Chacune 
les, considérée en particuHer, a dû subir des varia- 
s d'intensité corrélatives des diverses phases par les- 
iles passait la dislocation do l'écorce terrestre. La 
jation des émissions marque en même temps la fin de 
dislocations et le début de l'ère bajocienne, dont le 
ae se traduit par le dépôt uniforme et puissant des 
nés micacées (souvent plus de 30 mètres) qui 
iuvrent toute la formation ferrugineuse. 
h\ peut se demander si des émissions se sont produites 
lelà du rivage de la mer toarcienne, dans une région 
Tgée, qui aurait été découpée par une ou plusieurs 
es nourricières. Il n'est pas possible de répondre à 
e question. Tout ce qu'on peut dire, c'est que, si des 
ôts de minerais s'étaient formés sur des terrains émer- 
, il n'en resterait aucune trace aujourd'hui, par suite 
érosions considérables qui ont décapé le lias sur tout 
lourtour du gisement. 

i ne peut donc être question ici que des minerais for- 
i sur le toarcien immergé. Leur texture oolithique, 
ce d'une formation par voie chimique, vient à l'appui 
l'hypothèse d'une production de l'oxyde de fer par 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 

l'altération du carbonate, qui ne po 
son instabilité bien connue, séjourne 
eaux de la mer sans se décomposer. 

§ 7. — Premier cas. — DÉ 

SUR SOUBASSEMENT HOR 

Supposons qu'une faille nourricii 
[fiO- 1)» débouche dans le fond de la 
plat et si, en dehors de l'agitation on 
règne aucun courant spécial dans le 

L. M 




F 

Fio. 1. 



gence, le dépôt ferrugineux affecte: 
laire, telle que ABCD. 

La lentille ABCD sera d'autant pli 
plus étendue que rémission aura é 
des émissions distinctes et contemp 
samment voisines pour confondre lei 
au lieu dé former une lentille isob 
d'une nappe continue, présentant 



Digitized by 



Google 



DE MINERAI DE FKR OOLITHIQUE 

jressifs, et ce n'est qu'à rextréiuité du 
rouvera la terminaison en biseau telle 
la figure. Le flux ferrugineux se dépo- 
tât de pureté, attendu qu'il ne fait que 
pports ordinaires des eaux de la mer ; 
Il dépôt subira une loi de décroissance 
î expression pouvait être employée, 
ï ralentissement de rémission, la sédi- 
eprenant Tavantage, le dépôt de mine- 
d'une couche plus ou moins stérile jus- 
ôts marneux ou calcaires qui séparent 
nerai proprement dites ne sont jamais 
ittendu que, même en admettant Tarrèt 
ûons pendant leur formation, les pro- 
antérieurement constitués étaient par- 
)ar la sédimentation pour s'incorporer 
écoutes. 

igineuse vient-elle à renaître ou à 

grande intensité? une seconde couche 

se forme au-dessus de la première, et 

les morts-terrains de recouvrement 
LMNO ; si une vallée de fracture telle 
uvre par la suite et se creuse suivant 
faille nourricière jusqu'au niveau des 
ses, la partie centrale des dépôts, qui 
e et la plus riche, disparaît, et il ne 
i les parties périphériques des lentilles 
^observation, souvent faite dans les tra- 
loitées en partant des affleurements à 
, que la puissance et la richesse des 
is s'amoindrissaient au fur et à mesure 
3 l'axe de la vallée et qu'on pénétrait 
sous les plateaux, 
ssin de Nancy, toutes en affleurement, 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



156 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

façon plus ou moins abrupte, par une falaise qui marque 
la limite des érosions. 



§ 8. — Deuxième cas. — Formation des dépôts 

SUR soubassements INCLINÉS. 

La pesanteur intervient ici pour donner au dépôt lenti- 
culaire, par rapport au point d'émergence, une forme 
excentrée, telle que ABCD (/?r/. 2), la partie AB d amont 
étant moins puissante que la partie CD située en aval. 




Fm. 2. 

Si la pente, au lieu d'être régulière, comme AFD, 
est variable, les zones d'aplatissement relatif CD, suc- 
cédant aux parties redressées BC, se trouveront avan- 
tagées [fig, 3). 

Nous donnerons plus loin des coupes de la couche grise 
qui reproduisent fidèlement cette allure. 

La fig, 3, dans laquelle nous n'avons figure qu'une 
seule faille nourricière, du côté gauche, montre que les 
synclinaux sont forcément dos régions privilégiées pour 
le rassemblement des dépôts feri'uginoux. 

Il est clair que si, au lieu de ne figurer qu'une faille 
nourricière, nous en avions imaginé une autre à droite, 
le dépôt ferrugineux, qui finit en biseau du côté du point D, 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



158 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOUTHIQUE 

de façon à déterminer un rejet appréciable VF dans 
les dépôts existants. Si une nouvelle émission ferrugi- 
neuse se fait jour par la faille, elle ne peiit former 
qu'une couche CDEK, localisée uniquement du côté qui 
a été enfoncé. De l'autre côté, les sédiments ordinaires 
peuvent continuer à se déposer et former une couche 
stérile ou pauvre, telle que GH ; mais la zone richement 
minéralisée ne s'étendra jamais, de ce côté, bien loin de 
la faille. Ce cas se rencontre : V aux failles de Bonvillers 
et d'Audun-le-Roman, dont le rejet a permis la forma- 
tion d'une couche rouge confinée dans Tangle affaissé 
entre ces deux failles ; 2° aux failles de TOrne et du 
Woigot (régions de Jœuf et Briey), où Ton voit des 
couches jaune et rouge, confinées au voisinage de ces 
failles, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, suivant les 
afl'aissements inégaux dos lèvres, lors des mouvements 
de dislocation qui ont successivement affecté la région. 
Dans les chapitres suivants, nous allons passer en 
revue les faits qui viennent à l'appui de cette théorie. 

CHAPltRE m. 
BASSIN DE LONOWT, 

On doit distinguer, avons-nous dit, dans le gisement 
lorrain, cinq bassins distincts (outre celui de Nancy 
que nous n'étudions pas), dont les deux extrêmes, situés 
au Nord et aU Sud, sont les plus anciennement connus. 
Leur description offre par cela même un intérêt assez 
médiocre, et nous ne nous y appesantirons pas longue- 
ment. 

Dans le bassin septentrional de Longwy-Differdange- 
Yillerupt^ des actions de toute nature, physiques, chi- 
miques et dynamiques, ont si profondément modifié l'aspect 



Digitized by 



Google 



f ^- 



DE LA LORRAINE If 



la nature et ralliire des conciles postérieurement à lei 
dépôt qu'il est extrêmement difficile d'en reconstituer 
genèse. 11 serait n^^cessaire, en tous cas, si Ton voula 
y parvenir, de pousser beaucoup plus loin que nous r 
l'avons fait l'étude de la topographie souterraine. 

La PI. V ne donne les courbes de niveau que de 20 c 
20 mètres pour la couche grise, qui n'est pas la pli 
importante du bassin. 11 faudrait baser une étude détaille 
de la région sur l'allure de la couche rouge qu'on exploii 
(avec des calcaires ferrugineux superposés), sur des haï 
teurs considérables atteignant jusqu'à 7 mètres (mines c 
Saulnes, Herserange, Hussigny). Pour l'étude d'ensemb 
des différents bassins que nous avions spécialement e 
vue, la topographie de la couche grise était la plus int< 
rossante à envisager. Cette couche a été très bien étudie 
par nivellements et par analyses, dans les trois bassii 
de Landres, d'Ottange-Tucquegnieux et de l'Orne, 
nous avons pu en établir dos coupes d'ensemble ans 
exactes que possible. Mais, pour le gisement de Longw, 
la topographie figurée sur la PI. V n'a d'autre prétentic 
que d'indiquer grossièrement l'allure générale du bassi 

En examinant les courbes de niveau, on voit que 
direction des couches est a peu près Est-Ouest, av( 
pendage au Sud. La cote supérieure est atteinte ent 
Differdange et Belvaux, aux environs do l'altitude iO 
Les parties les plus basses qu'on ait exploitées se trouve 
à Lexy, cote 270 à 260. 

En dessous de cette cote, et dans tout le rentra 
délimité par Lexy, Haucourt, Tiercelet et Ville-au-Mo 
tois, on est mal fixé sur la consistance de la formatic 
ferrugineuse; il no serait donc pas inutile d'y faire di 
travaux de recherche. On n'y a pas été beaucoup onco 
ragé jusqu'à ce jour en raison de l'appauvrissement d 
hinterlands des mines concédées et do la nature siliceu 
de leurs minerais. La contrée est d'ailleurs mal dessorv 



Digitized by 



Google 



160 L^ GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQrE 

les voies de communication, et aucun haut-fourneau 

est établi (*). 

ous proposons d'établir trois subdivisions dans le 

ipe de Longwy ; 

' Subdivision occidentale, à TOuest de la faille de 

g] a ville; 

' Subdivision centrale, entre les failles de Longlaville 

le Godbrange; 

" Subdivision orientale, entre la faille de Godbrange et 

e de Crusnes. 

. — Subdivision occidentale. — Mines de Lexy 
ET de Mont- Saint-Martin. 

[ n'y existe qu'une couche exploitable, la grise, 
li-dessous deux coupes prises dans la mine de Lexy. 

TOIT DE LA FORMATION. 



MAnMRg MICACKBS. 

Formation ferrugineuse constituée comme suit : 

Marnes ferrugineuses, avec mine friable 

Marne bleue ferrugri neuse 

Intervalle schislo-marneuz avec mélange de mine 

Mine rouge friable, très pauvre cl bancs schiste-ferrugi- 
neux , 

Aline grUc, avec rognons pauvres, à trier 

Mur de la formation 



roiTS 


PDITS 


no 1 


n-2 


0-65 


0-65 


l . 


1 - 


3 90 


3 10 


95 


6:. 


S . 


s 50 



ANALYSE DU MINERAI. 

Fer 34,52 

Chaux 2,46 

Silice 23,40 

Alumine 7,43 

Phosphore 0,58 



) Il a été fait tout réceaimenl (1901) un sondage à Basiicux qui a 
lontré que la puissance de la foruiation ferrugineuse diminuait sen- 
ement. Elle n'est plus que de 13 à 16 mètres, comprenant trois 
ches de minerai bien distinctes. 



Digitized by 



Google 



\r' 



DE LA LORRAINE 161 

La coupe suivante est prise dans la mine de Mont- 
Saint-Martin (puits n° 10) : . 

Alternance de bancs calcaires et de mine très 

siliceuse 2,30 

Banc coquillier 0,60 

Mine rouge friable très pauvre et banc schisto- 

ferrugineux 1,60 

Banc marneux coquillier 0,30 

Mine grise^ dont le mur est formé par un grès 

sableux.. i JO 

ANALYSE DL* MINERAI. 

Fer 41,3 

Chaux 3,34 

Silice 17,83 

Alumine 7,iO 

Phosphore 0,60 

Dans les mines de Mexy et de Mont-de-Chat qu'on 
exploite, entre les failles de Mont-Saint-Martin et de 
Longlaville, les conditions sont à peu près les mômes, 
sauf que la teneur en chaux est un peu plus élevée 
(7 à 8 p. 100 dans le minerai de Mont-de-Chat). 

Le fait le plus saillant de ces exploitations, c'est Tamin- 
cissement de la formation et Tabsence de toute couche 
rouge exploitable. 

§ 2. — Subdivision centrale. — Mines de Sadlnes 
ET Herserange. 



Au contraire, à TEst de la faille de Longlaville, la 
couche supérieure apparaît et augmente graduellement 
de puissance, de façon à donner dans lamine de Saulnes, 
avec le calcaire ferrugineux du toit, des chantiers de 
7 mètres de haut* En dessous de cette couche exception- 
nellement puissante, on trouve, 4 mètres plus bas, une 
Tome 1, 1902. 11 



Digitized by 



Google 



162 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER ÔOLITHIQOE 

couche jaune de 2 mètres et, en dessous encore, la 
couche grise. Ces deux couches sont séparées par un banc 
calcaire stérile de 0°,50 environ. La première mérite une 
mention spéciale. Elle est exploitable, près de la frontière 
franco-luxembourgeoise, sur 1°,90 d*épais<5eur, avec une 
composition de 35 à 40 de fer, 2 de chaux et 14 de 
silice. On Texploite aussi, en Luxembourg, dans les 
mines de la Madelaine et de la Sauvage, où elle est 
réunie à la grise. L'intervalle qui la sépare du mur de la 
rouge est de 10 mètres en moyenne. 

Même consistance à peu près pour la formation exploi- 
tée dans les mines d'Herserange et de Moulaine, sauf 
qu'on ny trouve pas de couche jaune exploitable. L'épais- 
seur des chantiers de la couche rouge y varie de 4 à 
7 mètres. On en retire un mélange de mine fine, sans 
cohésion, et de petits bancs de calcaire ferrugineux, 
dans la proportion de 15 à 40 p. 100 de mine et 85 à 
60 p. 100 de calcaire (dans la mine de Saulnes, on 
obtient souvent 60 p. 100 de mine fine). La mine fine 
contient : 

Fer de 35 à 40 

Chaux de 6 à 10 

Silice de 10 à 14 

et les calcaires: 

Fer de 17 à 27 

Chaux de 20 à 35 

Silice de 6 à 9 

§ 3. — Subdivision orientale. — Mines d'Hussigny 

ET DE ViLLERUPT. 

C'est dans cette région que se trouvent les minières 
d'Hussigny, ainsi que la mine de Micheville dont nous 
avons fait connaître précédemment les coupes et les 



Digitized by 



Google 



DE LA LÔRR.UNE 163 

analyses. Outre la couche rouge, la grise et la noire sont 
aussi exploitables dans la région d'Hussigny. 

Pour la région luxembourgeoise, voici ce qu on peut 
dire de la couche noire. Elle finit à très peu de distance à 
rOuest de la faille de Godbrange. Son plus grand dévelop- 
pement est à TEst de la faille ; elle diminue de valeur 
à mesure qu'on s'en éloigne. A Buschenthal-Obercorn, 
elle a une puissance de 2 mètres avec la composition 
suivante : fer, 40; chaux, 4; silice, 16. 

La couche rouge, qui atteint son apogée à Saulnes et 
Hussigny, décroît vers Villerupt. Dans la concession de 
ce nom, elle ne dépasse guère 2 mètres de puissance, et 
nécessite du triage. Dans le Nord de la concession de 
Crusnes, au Sud de celle de Villerupt, un puits d'aérage, 
qui a trouvé le mur de la couche grise à l'altitude 337,93, 
a reconnu les couches rouge, grise, noire et verte, avec 
les épaisseurs suivantes : 

Couche rouge 1,93 exploitable avec 4 bancs 

calcaires intercalés, me- 
surant ensemble 0,53. 

Calcaire gris marneux i,H inexploitable. 

Couche grise 1,71 dont 0,75 au toit d'assez 

bonne qualité, le reste 
marneux. 

Calcaire très marneux 2,90 

Couche noire 1,20 minerai brun, marneux, 

pauvre. 

Calcaire gris dur 0,20 

Couche verte 1,13 avec 2 rognons de cal- 

rr TTT^ caire, contient beaucoup 

Total 10,18 , * ^ p • i • 

de pyrite de fer, mexploi- 

table. 
Le sondage H, dans la concession de Fillières, adonné : 

Epaisseur Fer Chaux Silice Alumine 

Couche rouge 1,72 37 8 17 6 

Couche grise 1 ,72 33 9 19 8 

Couche verte 1,15 35 10 16 10 



Digitized by 



Google 



l64 LE GISEMENT DE mInERAI DE FER OOLITHIQDE 

La teneur élevée de ces minerais en silice se retrouve 
dans la plupart des recherches des environs; d'où Topi- 
nion généralement admise que le prolongement méri- 
dional du bassin de Longwy est siliceux. Nous verrons 
plus loin que les sondages de Bazailles (FG) et de Ville- 
au-Montois (FB) ne sont pas de nature à modifier cette 
appréciation (*). 

Entre Fillières et Errouville, les courbes 260 et 240 
dessinent un synclinal secondaire, orienté vers TOuest, 
dans lequel deux sondages I et K sont tombés. La 
couche grise de ces deux sondages est tout à fait 
remarquable et dénote un enrichissement exceptionnel. 
En effet, on a : 

Au sondage I, une puissance de 2°,40, avec : fer, 41; 
chaux, 4; silice, 15; 

Et au sondage K, S'^jSO, avec : fer, 37 ; chaux, 8 ; 
silice, 14. 

Plus au Sud, sur le revers du synclinal, le sondage M 
n'a donné qu'une couche très médiocre de 2",80, avec : 
fer, 28 ; chaux, 9; silice, 18. 

§ 4» — - Failles nourricières du basslv. 

Pour les raisons déjà développées précédemment, il est 
difficile de préciser les circonstances de la genèse dos 
minerais dans le bassin de Longwy. D'une façon générale, 
la détermination des points d'émergence sera d'ailleurs 
un problème toujours très difficile à résoudre pour les 
raisons suivantes : 

Les cheminées qui servaient, le long des failles, à l'as- 
cension des eaux chargées de fer, sont relativement peu 
nombreuses et peu étendues ; leurs emplacements occupent 

(*} Le sondage de Basiieux (FK) Ta coaûrmée de nouveau récemment. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 165 

donc un espace tout à fait restreint comparativement au 
développement des failles. Ainsi, par exemple, la faille 
d'Audun-le-Roman-Ottange est connue sur une longueur 
de plus de 20 kilomètres. En supposant qu'elle ait donné 
naissance à dix émissions occupant chacune un espace de 
10 mètres en moyenne, il faudrait des circonstances 
exceptiomiellement favorables, et qui ne se rencontre- 
ront peut-être jamais dans la pratique, pour qu'on puisse 
obsen-er une de ces émergences. Il paraît bien évident 
cependant que, si Ton pouvait, par des travaux de mines, 
rejoindre une des cheminées ascensionnelles, on ne man- 
querait pas d'être frappé par l'aspect particulier dos dé- 
pôts Y contenus, qui ont dû s'effectuer dans des conditions 
de chaleur et d'agitations exceptionnelles. Ce n'est que le 
hasard qui pourrait amener une pareille rencontre, puisque, 
sur plus de 20 kilomètres, il n'y aurait en tout qu'une cen- 
taine de mètres occupés par les cheminées ascensionnelles. 
D'ailleurs, il y a une raison qui s'oppose à ce que les failles 
soient explorées souterrainement. Elles sont accompa- 
gnées d'une quantité d'eau tellement considérable que les 
exploitants de mine cherchent à les éviter le plus pos- 
sible. 

Les régions oîi Ton s'est le plus approché jusqu'ici dos 
failles nourricières sont celles d'Audun-le-Tiche et d'Ho- 
mécourt ; mais, dans l'un comme dans Tautre cas, on n'a 
pas percé dans la faille principale. On n'a fait que recou- 
per des diaclases parallèles ou perpendiculaires. 

En ce qui concerne le bassin de Longwy, on y connaît 
une faille importante, celle de Differdange-Godbrange, qui 
occasionne un rejet de 35 mètres environ du côté de l'Ouest. 
Elle n'a malheureusement pas pu être explorée en terri- 
toire français, la partie occidentale de la concession de 
Godbrange qu'elle traverse étant sous l'eau. L'opinion des 
exploitants, basée sur les recherches faites, il y a environ 
vingt-cinq, ans en vue de l'obtention delà concession, est 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DE MTNKRAl DE FER OOLH'HIQUE 

contraire à l'idée (rnii eiiricliissenient des couches 
sinage de la faille. Ou semble être d accord pour 
)r que les couches les plus riches sont situées dans 
ion comprise entre Hussigny, Belvaux et Redange 
:oupe des minières d'Hussigny, donnée au chapitre I", 
iuote Texistence d'une formation ferrugineuse de 
îtres, et celle des mines de Saulnes, qui est à peu 
iquivalente, laisseraient supposer d'après cela que 
missions ferruginenses étaient situées, d'une part, 
Redange et Differdange, et, d'autre part, entre cette 
îre localité et Saulnes. 

n'a pas encore signalé de failles passant entre ces 
tés ; mais il se peut que les ouvertures ayant livré 
ge aux sources n'aient pas donné lieu ultérieurement 

rejets appréciables. Deux faits permettent de re- 
r comme assez plausible l'hypothèse de doux failles 
icières, situées de part et d'autre de la faille de 
range : 

A l'Est de cette dernière, sur la limite orientale de 
icession d'Hussigny, on a trouvé des fissures large- 
ouvertes, qui absorbent les eaux circulant dans les 
ux du voisinage. C'est dans cette région de la mine 
a couche exploitée est la plus belle et donne des 
^iers de 6 mètres de hauteur; 

A l'Ouest (le Cîodbrange, au hameau de la Sau^^age, 
s te une crevasse qui a livré passage autrefois h une 
e incrustante ayant formé un dépôt de tuf considé- 
. C'est encore dans cette région que la couche rouge 
j calcaires feiTugineux réunis donnent des chantiers 
à 7 mètres. 

s exploitations à ciel ouvert, situées à proximité de 
lille de Godbrange, dans le Lux-emboiirg, n'ont pas 
lé de différence de composition de part et d'autre de 
dent. 

formation ferrugineuse présente, à l'Est comme à 



Digitized by 



Google 



0» 


,50 


2 


50 


3 


00 


4 


00 


3 


00 


2 


00 


4 


50 


2 


-?0 


i 


80 


2 


00 


Total.. 25" 


',50 



DE LA LORRAINE i( 

l'Ouest, la coupe ci-après : 

Calcaire compact. 

Calcaire ferrugineux supérieur. 

Calcaire marneux stérile. 

Calcaire ferrugineux inférieur. 

Stérile. 

Couche rouge. 

Calcaire marneux un peu ferrugineux. 

Couche grise. 

Calcaire marneux stérile. 

Couche noire. 



En résumé : V Taugmentation de richesse de la coud 
rouge à la Sauvage et à Hussigny ; 

2* L'existence de la couche noire dans la dernière c 
ces localités et celle de la couche jaune dans la premièi 
(Voir délimitation de la PI. V); 

3** L'amincissement en biseau de la formation vers TEs 
à Villenipt, et vers TOuest, à Longlaville, sont autai 
d'argmnents qui militent en faveur de Thypothèse d( 
deux émissions dont il vient d'être question. 

Si on considère spécialement la couche grise, on f 
trouve, en outre, amené à faire intervenir les failles c 
Mont-Saint-Martin et de Crusnes. 

La première a donné naissance à la vallée de la Cliier 
qui est profondément encaissée dans sa partie située ? 
Sud de Longwy. Il en est tout autrement au Nord, où U 
érosions ont ouvert très largement la plaine entre P( 
tange et Halanzy, et ont détruit complètement le gîte. 

Une émission ferrugineuse a pu exister sur le traj< 
de la faille, dans le triangle formé par Longwy, Halan? 
et Pétange, sans qu'aucune trace en subsiste de nos jour 

Un raisonnement analogue s'applique k la faille c 
Crusnes. Si Ton suppose qu'une émission ferrugineuse 
existé autrefois près de l'emplacement actuel de la vil 



Digitized by 



Google 



68 LE GISKMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

*Esch, on est dans Timpossibilité do la détorminer au- 
Durd'hui. 

Les érosions qui ont décapé le gîte dans le Luxem- 
ourg, sur le passage des failles de Mont-Saint-Martin et 
'Esch, ne laissent donc place qu'à des suppositions. 

Ce n'est que dans la région Sud-Est du bassin de 
lOngwy qu'on peut reconstituer d'une façon plus précise 
emplacement d'un groupe d'émissions d'où seraient 
Drtis les minerais de la région de Bréhain, Errouville, 
illières. 

Nous avons relaté précédemment les résultats satisfai- 
ants donnés par les sondages I et K. Si on en rapproche 
eux de la région située à TEst do la faille (région de 
Irusnes-Aumetz), on arrive à conclure que des sources 
?rrugineuses se trouvaient sur la faille de Crusnes, non 
)in de remplacement de cette localité. La faille devait 
tre en ce point très franchement ouverte puisqu'elle a 
ris ultérieurement un rejet d'une centaine de mètres. 

A l'Est comme à TOuest de la faille, les minerais sont 
iliceux on couches inférieures (verte, noire ou brune), 
lela tendrait à prouver que les deux lèvres de la cas- 
Lire étaient peu dénivelées à cette époque, puisque, d'un 
ôté comme do l'autre, les couches se constituaient d'une 
içon identique. 

Au contraire, la couche grise est complètement diffé- 
onte d'une lèvre à l'autre. Elle est siliceuse et peu 
paisse dans la direction du Sud-Ouost (Crusnes-Filliores) ; 
lie n'a plus que l'",62 au sondage H, et, au sondage J, 
lie n'est plus discernable, tandis qu'aux points G et K 
Ile a, au contraire, :r,3() et 3"',80 avec 37 p. 100 de fer. 

Du côté de l'Est (région de Crusnes-Aumetz), elle est 
uissante et calcaire; aux points E et L, elle a 3", 24 et 
',42; elle croît jusqu'à 6 et 8 mètres vers le Sud-Est, 
5st-à-dire dans la région située en contre-bas du poin^ 
émergence. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



1 



Il résulte de laque la faille, en jouant de nouveau pc 
former la couche grise, adonné lieu à un rejet vers TE 

L'effet inverse a dû se produire à Tépoque de la couc 
rouge, attendu qu'elle est meilleure à TOuest qu'à TE 

§ 5. — Considérations générales sur les minerai 
du bassin de longwy. 

D'une façon générale, le bassin de Longwy ne don 
donc que des mines siliceuses, sauf dans les couches 
calcaires ferrugineux, qui ont un autre grave défaut, ce 
d'être pauvres en métal. 

Les analyses suivantes, empruntées à la notice 
M. l'Ingénieur des mines Dondolinger (Exposition Univc 
selle de 1900), montrent que les couches du district 
Differdange, en Luxembourg, méritent les mêmes c 
tiques. 

DISTRICT DE DIKFERDANCIR. 



DISTRICT DE DiFPRRDANOB 



ri •»•« i Mine fine el friable. . 
f ;«.JS„?.% { Olcaircs frrnigineux 
ferrugrineux J eompacl.. .' 

Coaehe roupre 

(>>uche grise 

Coacbe noire 



41, -iO 

18,17 
37,71 
40.10 
811, ÎO 



33,32 
G, 94 
5,20 
5,30 



11,03 

8,48 
14,76 
15.08 
10.1(1 



5,79 

2,28 
5,78 
6.63 
0,43 



PHOSPHORE 



0,79 

0,53 
0,80 
0,83 
0,81 



Les minerais du bassin de Longwy conviennent parf 
tement pour la fabrication des fontes de moulage ; m; 
ils sont trop sihcieux pour la production de la fonte Tl 
mas. Les aciéries étaient donc obligées jusqu'ici, pc 
obtenir un produit convenable, d'augmenter la proportî 
de la chaux, en faisant entrer dans leurs lits de fusion ii 
quantité considérable de calcaires ferrugineux; malhc 
reusement, la faible teneur en fer de ceux-ci abaiss 
beaucoup le rendement du haut-fourneau. 



Digitized by 



Google 



170 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLTTHIQUE 

Pour y reiuédior, los niaitres de forges français ont dû 
acheter dans le Luxembourg des minerais riches et non 
siliceux, tels que ceux d'Esch et de Rumelange, dont 
ci-dessous la composition : 



Fer Chaux 

Couche rouge triée d'Esch . 40,98 7,40 

Couche jaune de Rumelange. 36,03 15,60 

Couche grise de Rumelange. 33,24 ^6,34 



Silice Alumine Phosphore 
8,4i 4,85 0,77 
7,50 5,44 0,85 
6,84 5,23 0,80 



§ 6. — Historique rapide des travaux de recherches, 

DE 1883 A 1899. 

C'est pour répondre à ce besoin de minerais riches et 
calcaires que les métallurgistes ont procédé à une pre- 
mière série de recherches, en 1883, dans le bassin de 
rOrno. La raison qui leur avait fait choisir cette région 
était Texistence, en Lorraine annexée, des mines de 
Moy ouvre, proches de la frontière, qu'on connaissait 
depuis longtemps comme très riches en bons minerais. 

Mais, si les mines de TOrne convenaient assez bien, en 
raison de leur situation topograpliique, aux usines des 
environs de Nancy, elles étaient moins bien situées pour 
celles du groupe de Longwy. Des recherches qui auraient 
permis de découvrir un gisement calcaire au Nord de 
celui de TOrne auraient donc eu une importance décisive 
pour ces usines, qui se seraient trouvées ainsi moins éloi- 
gnées de leurs matières premières. 

Pour quelles raisons et par suite de quelles circons- 
tances malheureuses les sondages de Sancy, Trieux et 
Avril, qui furent exécutés, en 1883, au Nord de la faille 
d'Avril, furent-ils considérés comme négatifs, c'est ce 
que nous expliquerons un peu plus loin. Toujours est-il 
que ce n'est que dix ans plus tard qu'un groupe d'explo- 
rateurs eut l'idée de recommencer, à Saint-Pierremont, 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 

une nouvelle tentative, qui fut cette fois coui 
succès. Ce fut le signal d'une nouvelle canipag 
cherches très active qui amena la découverte du 
Tucquegnieux, en 1894-1896. 

Progressant de l'Est à l'Ouest, la série des 
de recherches fut poussée jusqu'à la voie ferrée 
à Longwy et même au delà. C'est de cette deux 
de travaux que résulta la découverte du bassin di 
en 1895-1898. 

Les concessions instituées à la suite de ces n 
qui ne comportent pas moins de quatre-vingt- 
dages pour les seuls bassins de Tucquegnii 
Landres, ont fait l'objet de décrets datant 
et 1900. 

Si nous suivions l'ordre chronologique, nouî 
donc décrire tout d'abord le bassin de l'Orne, 
de Tucquegnieux, et en dernier lieu celui de L 

Le procédé inverse nous parait plus commo( 
clarté de l'exposition. Nous allons donc décrire 
vement : 

V Le bassin de Landres; 

2** Le bassin de Tucquegnieux; 

3° Le bassin de l'Orne. 

Nous utiliserons, pour cela, la topographie s 
de la PI. V et différentes coupes d'ensemble s 
directions marquées par les chiffres romains I, Il 
jusqu'à XII sur cette même planche. 

Nous croyons utile, à ce propos, de faire 
une fois pour toutes que les régions situées dar 
nage immédiat des failles, et surtout des cruis( 
failles, étant très disloquées et très dérangées, 
pas s'attendre à ce que la représentation qui en < 
dans notre carte et dans nos coupes soit d'une < 
absolue. C'est un fait bien connu que les 
découpent la formation ferrugineuse sont non p£ 



Digitized by 



Google 



NT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

les cassures, sensiblement parallèles, qui 
'me accident, occasionnent des rejets suc- 
3 sens ou de sens inverse, qui donnent 
séparation des couches une allure en 
T, qu'on observe surtout sur le flanc des 
iboulements ont encore accentue le phe- 

soit, nous ne considérons, dans chaque 
, que la direction mère, et nous faisons 
rejets partiels qui se produisent dans le 
iat de Taccident. 

-nière remarque qui explique la grande 
î distribution de la couche grise. Les 
lesquelles se produisaient les émissions 
uis les premiers temps de la fonnation 
dos dénivellations peu importantes. La 

des formations keupériennes et liasiques 
artie supérieure de l'écorce terrestre à 
lit, en effet, compati))le avec des phéno- 
ment et de simple crevassement ; tandis 
us Tinfluence de mouvements orogéniques 
aison de la nature cassante des terrains 

assises du bajocien et du bathonicn se 
avec des rejets assez considérables. Les 
Li voisinage des failles, n'ont donc acquis 
ortance qu'après les dépôts ferrugineux. 



Digitized by 



Google 



r-î-^î**:? ■■ 



DE LA LORRAINE 

CHAPITRE IV. 
BASSIN DE LANDBSS. 



lt3 



§ 1. — Coupes longitudinale et transversale 
du bassin. 

On se rendra compte de la consistance de ce bassin en 
examinant les courbes de niveau de la PL V et les 
coupes III et IV de la PI. XI. 

La faille de Bonvillers est celle qui a livré passage aux 
émissions ferrugineuses. Celles-ci étaient probablement 
localisées en grande partie à l'extrémité méridionale de 
la faille, près du point CH. Si Ton fait abstraction, pour 
le moment, de la coulée qui descendait sur Mairy, dans 
le bassin de ïucquegnieux, le minerai du bassin de 
Landres, formé par ces émergences, était entraîné de 
préférence le long de la pente du fond de la mer dans la 
direction du Sud- Ouest. La terminaison de la couche en 
biseau est visible aux sondages de Dommary (CO) et 
d'Eton (FA). A ce dernier, on ne trouve plus qu'une couche 
de 2"*,24 contenant 30 de fer, tandis que, dans toute la 
région concédée, Tépaisseur de la couche oscille entre 5 et 
7 mètres, et la teneur en fer entre 40 et 42 p. 100. 

L'aplatissement d'Amermont correspond à une suré- 
paisseur qui porte la puissance de la couche à 7"", 21 
(Voir coupe III, PL XI). Le comptage de la hauteur des 
couches n'ayant de valeur qu'autant que l'analyse des 
différents bancs a été faite d'une façon détaillée, nous 
croyons utile de reproduire ci-dessous les analyses d^s 
différentes carottes retirées du sondage BW. 



Digitized by 



Google 



174 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



COMPOSITION DE LA COUCHE GRISE DU SONDAGE d'aMERMONT (BW). 

(Epaisseur totale de la couche, '7™,21.) 



DéNIONATlON 

des carottes 



Numéros 
d'ordre 



74 



53 


m. 
0,30 


54 


0,30 


55 


0,28 


56 


0,33 


57 


0,22 


58 


0,33 


59 


0,30 


60 


0,34 


61 


0,30 


62 


0,32 


63 


0,30 


64 


0,35 


65 


0,28 






m 


0,30 


67 


0,38 


68 


0,30 


69 


0,38 


70 


0,40 


71 


0,37 


72 


0,32 


73 


0,38 



HAUTBUR DES 
CAnOTTKS 



battues 



0,47 



retirées 



0,17 



0,18 



0,24 



0,33 



0,22 



0,32 



0,28 



0,21 



0,32 



0,28 



0,25 



0,11 



0,29 



0,37 



0,29 



0,37 



0,40 



0,37 



0,31 



0,35 



0,47 



Fer 



40,60 



41,44 



44,10 



42 



42,19 



44,99 



45,13 



45,55 



40,23 



44,01 



39,48 



42,89 



31,69 



45,64 



26,29 



41,63 



43,73 



41,91 



40,09 



35,19 



3.S. 30 



34,35 



32,34 



Chaux 



7,20 



5,08 



6.80 



6,28 



4,28 



4,08 



3,68 



11,28 



7,28 



8,88 



4,80 



18,08 



5,28 



24,68 



6,48 



4,08 



8,68 



8,40 



11,92 



11,28 



13,70 



16,08 



Silice 



7,-20 
7 • 



6,60 



6,30 



6,30 



7,04 



6,60 



6,28 



5,92 



6,80 



7,16 



6,24 



6,80 



5,10 



6,08 



5,18 



6 » 



6,6i 



5,84 



6,46 



6,60 



iUiiii« 



6,72 



7,21 



7,15 



6,49 



6,33 



6,77 



7,26 



6,52 



6,46 



7,04 



7,59 



7,20 



7,46 



7,90 



6,43 



7,07 



7,51 



0,39 



7,53 



7,39 



7,73 



7,14 



7,06 



Pkdspkore 



0,630 



0,C83 



0,711 



0^822 



0,667 



0,617 



0,606 



0,6i0 



0,670 



0,639 



0,556 



0,606 



0,572 



0,733 



0,417 



0,695 



0,556 



0,430 



0,806 



0,778 



0,528 



0,455 



0,511 



Digitized by 



Google 



fw«- 



DE LA LORRAINE 



175 



Altitude du mur de la couche : 33'",22 ; profondeur du 
mur : 225",92. 

La coupe IV montre la répartition transversale des 
minerais dans le synclinal, et leur disparition sur l'anti- 
clinal de Xorruy. La limite méridionale du bassin exploi- 
table coïncide, en réalité, avec la naissance de Tanticli- 
nal Norroy-Gondrecourt, dont les courbes de niveau de la 
PI. V montrent nettement Tallure. 

La limite septentrionale du bassin n'est pas formée par 
un anticlinal ; aussi la formation ferrugineuse se continue- 
t-elle de ce côté bien au-delà de la zone concédée, mais 
avec une teneur en fer peu élevée et une proportion de 
silice qui ôte toute valeur aux minerais. C est ainsi, par 
exemple, que la couche grise a la composition suivante, à 
Bouvigny, Avillers, Domprix, Higny. 



COMPOSITION DE LA COUCHE GRISE. 



BouTi^ny (EB) 
AriUers (EN).., 
Domprix (OU) . 
Higny (Ef)..., 



2«,15 
1 .62 

3 ,40 

4 ,66 



rsR 


CHAOX 


SILICB 

42 


26 


6 


24 


9 


34 


21 


11 


31 


24 


12 


30 



La couche grise est donc inexploitable dans ces diffé- 
rents points. Le (lux ferrugineux qui y parvenait, par la 
dispersion en éventail du produit des émergences de 
Landres, était en trop faible quantité relativement à 
rapport de matières pauvres par la sédimentation ordi- 
naire. Cet apport consistait à Tépoque en sable quartzeux 
à peu près pur ; c'est ce qui explique la proportion de 
silice de 30 à 40 p. 100 dans la couche. L'élément sili- 
ceux n'étant pas incorporé chimiquement au minerai et 
s'y trouvant simplement à l'état de mélange, il en résulte 
que les produits sont d'une grande friabilité. 

Au terminus d'Eton, c'est par défaut de matière ferru- 



Digitized by 



Google 



ENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUÉ 

couche s'amincit en même temps qu'elle 
is toute la région de Landres, Dommary, au 
3st formée à peu près exclusivement par 

i couche, en pente continue depuis la cote 
[ju'à à Dommary, s'accorde avec ce fait 
s purs sont distribués, suivant une zone 
e sens de la plus grande pente. 
) de 120 mètres qui existe aujourd'hui 
ux de la couche, entre les deux points 
dont et de Dommary, n'est pas évidem- 
existait au moment du dépôt ; la pente 
s forte ; elle s'est augmentée lors des mou- 
leurs. 



^^ AILLE NOURRICIÈRE DE BoNVILLERS. 



la faille de Bonvillers montre, sur sa lèvre 
bathogien inférieur à un niveau plus élevé 
n moyen sur sa lèvre orientale, ce qui 
1 rejet d'une cinquantaine de mètres vers 
imine les courbes de .niveau (PL V) de la 
le part et d'autre de la faille, on constate 
tion est en concordance avec cette obser- 
a qu'à comparer, d'autre part, les coupes 
uR et DH, d'une part, et CS, de l'autre 
oir combien est sensible la différence de 
la formation ferrugineuse de part et 
ille. 

roy-le-Seci — Il convient de rattacher à la 
1ers la faille de Norroy, qui se reUe elle- 
linal de Norrov-Gondrecourt. Elle a dû 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE Vi 

être nourricière aussi, mais moins abondamment que cel 
de Bonvillers. Car, si le sondage CF est excellent, i 
sondage DA est médiocre. 

A CF, on trouve 5", 80 de couche grise (Fe, 41 ; CaC 
12; Si02, 6), et, à DA, on ne trouve que 1",80 ave 
Fe, 33; CaO, 14; SiO^, 6. 

Le rejet de la faille de Norroy dans le voisinage d 
cette localité est inverse do celui de la faille Bonvillers 
il paraît être également un peu plus faible. 

Cet abaissement inverse explique rallure des courbes 8 
et 100, dont Técartement grandit de plus en plus de pai 
et d'autre de CE et CF, au fur et à mesure qu'elles s 
rapprochent de la faille. 

Cette irrégularité dans l'allure du mur de la couch 
est la conséquence des mouvements que le sol a subis pos 
térieurement au dépôt du minerai. Ils ont contribué 
refouler davantage vers le Sud-Ouest l'anticlinal d 
Norroy-Gondrecourt, et, par contre-coup, ont altér 
quelque peu la régularité du synclinal adjacent, notammen 
près du sondage de Dommary (CO), où la courbe 20 dessine 
dans la direction de TOuest, un crochet qui peut surprendr 
à première vue. 



§ 3. — Couches accessoires dans le bassin de Landres 
Couche noire de Xfvry-Circourt. 



Dans le bassin de Landres proprement dît, si riche ei 
couche grise, les couches inférieures (brune, noire, verte 
sont insignifiantes et absolument inexploitables. Il en es 
de même des couches supérieures (couches jaune, rouge 
et calcaire ferrugineux). 

Dans les nombreux sondages faits au Nord-Ouest di 
bassin, et notamment dans les environs de Domprix, Preu 

Tome L 1902. i2 



Digitized by 



Google 



[SEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

r-Circourt, on a trouvé, au contraire, en des- 
)uche grise, une ou deux couches, qui seraient 
i noire ou la verte. (Il est' difficile de bien 
es différents horizons, les bancs étant abso- 
és de fossiles et les minerais se présentant 
it avec un même aspect brun verdâtre.) 
)uest d'une ligne passant par Avillers et Ré- 
icun sondage n'a donné de bons résultats, 
montre le tableau suivant : 



FKH 


CBAUX 


SIUCB 


19 


10 


34 


20 


6 


43 


26 


4 


44 


26 


8 


35 


16 


14 


40 


23 


4 


46 



f DBS SONDAGES 



âPAisBBURdeieoicWt 
(loire M Tflrte) 



(BY) 



A). 



l-,80 

1 ,35 

2 ,55 
1 ,50 

3 ,80 
,45 



^e d'Avillers (EN), on commence à rencontrer 
)n plus riche, savoir : 
3ire : 5"',22. 

Fe 28 + CaO 2 + SiO» 37. 

3rtc: l'",(X). 

Fe 26 + CaO 3 + SiO» 27. 

ge d'Avillers (CM), on trouve une couche 
noire?) de l'",69 avec 40 de fer et 24 de 

région de Domprix, Preutin et Xi\TV-Circourt 
isée par les résultats suivants : 



Digitized by 



Google 



?^;- 



DE LA LORRAINE 



DtolGXATION DS8 S0NDA0I8 



Xirry-Circourl (EO) . 

Domprix (ET) 

Domprix (CU) 

Preotin (EP) 

Xirry-Cireourt (EE) . 
Xirry-ùrcourt (EU). 

Him(EF) 

Preatin (ED) 



ÉPAlBBEUn 


DES 




CO0CHB8 (atire 


,TWt«) 


PBI^ 


4-,66 




34 


1 ,20 




38 


,99 




35 


3 ,83 




39 


1 ,30 




31 


2 ,86 




26 


2 ,87 




39 


3 ,21 




33 


2 ,62 




38 


1 ,70 




40 


S ,00 
,61 




Non 


3 ,01 




30 , 



Hypothèse d'une faille nourricière entre h 
Pionne et la vallée de la Crusnes. — Si on ( 
cialement les sondages dans lesquels la t 
s'élève à 38 et 40 p. 100, c'est-à-dire ET, 
EU, on remarque qu'ils sont distribués sui^ 
allongée du Nord-Nord-Est au Sud-Sud-Ou( 
140 à 80. 

Il est donc probable que la minéralisat 
région dépend d'une faille nourricière située 
la courbe 140. Les émissions ferrugineuses 
cette faille ont dû être faibles pendant la j 
formation de la couche grise. Cette dernier 
en effet, inexploitable dans la région consi 
néanmoins intéressant de remarquer que c'o 
sondages ET et EU qu'elle atteint sa riches 

Ci-dessous le tableau des résultats dor 
sondages de la région, en couche grise. 



^Hh|^^^_ 



Digitized by 



Google 



180 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



DisiONATIOH DK« SONDAGES 



XiTry-Grcourt (EO) . 

Domprix (ET) 

Domprix (CU) 

Preulin (EP) 

XiTry-Circourl (BB) . 
Xivry-Oircoart (EU) . 

Higrny (EF) 

PreutiD (ED) 



iPAlSMUn DE LA 
COOCHB ORise 


FEB 


CHAOX 


SILICE 


2-,09 


19 


12 


43 


7 ,16 
1 ,45 


28 
35 


5 
6 


32 
25 


3 ,40 


21 


11 


31 


5 ,34 


20 


17 


18 


4 .11 


22 


6 


44 


1 .64 
1 ,85 


25 
35 


7 
4 


40 
25 


4 ,66 


24 


12 


30 


6 ,89 


19 


30 


15 



Nous verrons plus loin que certains faits topographiques 
nous conduisent à admettre l'existence d'une faille dite 
de Joppécourt, entre Boisinont et Mercy-le-Haut. 

Sous Domprix, où les flux ferrugineux émis par les 
failles de Bonvillers et de Joppécourt ont dû se rejoindre, 
la formation est extrêmement épaisse ; car, en dehors 
des couches mentionnées aux deux tableaux qui pré- 
cèdent, on y a remarqué une épaisseur de 7",68, occupant 
le niveau de la couche jaune et contenant en moyenne : 

Fe : 19; CaO : 26; SiO> : 30, 

avec des bancs beaucoup plus riches, où Ton remarque 
des teneurs de 27 à 31 en fer. 

(Une remarque du même genre est à faire pour le son- 
dage CD de Bouligny, où une couche située au-dessus de 
la couche grise a une puissance de 5",20, dont on reti- 
rerait, par triage, au moins 3 mètres d*un produit con- 
tenant 35 de fer et 12 de silice.) 

Ces deux sondages sont situés sur la région limite de 
la superficie exploitable, où Ton observe, comme nous le 
montrerons plus loin, un surépaississement très notable 
de la zone minéralisée. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



§ 4. — RÉGION RESTANT A EXPL^ 



Il resterait encore à explorer, auj ourdi 
pléter la reconnaissance du bassin de Lanc 
comprise entre Xivry-Circourt et la vallée 
en dessous de Bazailles. Il est très pro 
couches noire ou verte y existent dans de 
peu près identiques à celles qui se rencoi 
région de Xivry-Circourt, car les sondagei 
Bazailles et Ville-au-Montois, placés plus 
donné les résultats que voici : 

Sondage de Ville-au-Montois (FB), coi 
verte : 

Epaisseur : 2",17. 

Fer : 33; Chaux : 5; Silice : 

Sondage de Bazailles (FG), couche noin 
Epaisseur : 1",75. 

Fer : 38; Chaux : 5; Silice : 

La couche grise de ces deux sondages es 
par les données ci-après : 
Sondage FB : 4™,16. 

Fer : 38 ; Chaux : 3 ; Silice : 

Sondage FG : 3", 85. 

Fer : 37; Chaux : 4; Silice : 

Nous ne citerons que pour mémoire doiu 
ont été entrepris à Saint-Pierrevillers et No 
DQ et EH, ainsi qu'un troisième, BZ, à Am 
certainement arrêtés dans les calcaires f 



Digitized by 



Google 



lÔÔ LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQtJÉ 

l'ont pas atteint le niveau de la couche grise. Il ne 
'aut donc pas en faire état, et nous ne les citons ici que 
)our déclarer qu'on doit les considérer comme nuls et 
ion avenus (*). 

En définitive, les points où il serait intéressant aujour- 
l'hui d'entreprendre de nouvelles recherches pour déter- 
niner l'extension du bassin, si elle existe vers le Nord- 
Duest, sont ceux qui se trouvent de part et d'autre de la 
igné qui joint Xivry-Circourt à Pierrepont. La vallée de 
a Pienne s'allonge suivant cette direction, et son con- 
sent avec celle de la Crusnes en amont de Pierrepont 
lemble faire ressortir l'existence d'un groupe de frac- 
aires important. 

On connaît, à Boismont, un amas de tuf calcaire très 
considérable qui décèle l'existence d'une ancienne source 
ncrustante, dont l'abouchement sur la vallée de la 
>usnes correspond sans doute à l'ouverture d'une faille. 
1 n'y aurait rien d'impossible à ce qu'une formation de 
ninerai plus ou moins riche existât dans cette région, 
nsuffisamment explorée. Une couche jaune de qualité 
)assable, rencontrée aux sondages de Bazailles et de 
t^ille-au-Montois, viendrait à l'appui de cette supposition. 
>tte couche jaune a : 

Au sondage FG : 0",87 de puissance et : 

. Fer : 37; Chaux : 4; Silice : 21. 

Et au sondage FB : 2", 40 de puissance avec : 

Fer : 30; Chaux : 4; Silice : 30. 

Il est enfin intéressant de remarquer que les courbes 
le niveau, de 200 à 100 et, à un degré moindre, celles 

(*) Un sondage nouveau (FQ) a été exécuté récemment à l'Ouest de 
lercy-le-Haut et à l'Est du sondage EU. Ses résultats ne diffèrent guère 
le ceux qui ont été trouvés à ce dernier. Mais il a donné au point de 
ue topographique des renseignements d'un haut intérêt. 



Digitized by 



Google 



r^,-'^ 



DE LA LORRAINE 183 

de 100 à 0, dans leur tendance à s'infléchir vers l'Ouest, 
à lextrémité de la région explorée, ébauchent un syn- 
clinal très aplati (que nous proposons de désigner par le 
nom de Xivry-Circourt), dans lequel on aurait des 
chances de rencontrer un enrichissement. 

Faille de Joppécoort. — Il semble qu*on puisse déjà, 
sans trop s'aventurer, tracer la faille nourricière qui 
aurait donné naissance au bassin de Xivry-Circourt. Entre 
les sondages FQ et EU, il passe certainement une faille, 
car le mur de la couche grise est à la cote 185 dans 
le premier et à 132 dans le second, et il est tout à fait 
impossible, en conservant la continuité des courbes, de 
raccorder ces deux résultats sans admettre une faille 
entre les deux. D'autre part^ entre Joppécourt et Mercy- 
le-Bas, existe une perte d'eau très importante, qu'on 
appelle « le (ïrand-Bichet » et qui jalonne très proba- 
blement un second passage de Taccident. C'est en nous 
guidant sur ces deux observations que nous avons tracé 
sur la Pi. V la faille de Joppécourt. Elle viendrait se 
terminer, du côté du Nord, à la cassure deBoismont et, du 
côté du Sud, à la faille de Mercy-le-Haut. Sa présence 
expliquerait le relèvement du plateau sur lequel se trouve 
cette localité, dont le nom est caractéristique. 

§ 5. — RÉPARTmON DU FER, DU CALCAIRE ET DE LA SILICE 
DANS LES MINERAIS DU BASSIN DE LaNDRES. 



Partage du gisement en trois zones. — Si Ton com- 
pare les compositions de la couche grise aux son- 
dages CH, DB et KB, on constate des différences consi- 
dérables entre elles ; de CH à DB, la distance n'est 
pourtant, à vol d'oiseau, que de 3 kilomètres. Elle est de 
4 kilomètres entre DB et EB. 



Digitized by 



Google 



GUSEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 
COMPOSITION DE LA COUCHE GRISE. 



épAissBun 



6,25 
8,73 
2,15 



41 
32 
26 



12 
18 
6 



6 

6 

42 



idages correspondent à trois zones distinctes, 

lelles les minerais sont respectivement : 

riches et moyennement calcaires ; 

înnement riches et très calcaires ; 

res et siliceux. 

minant un par un les résultats de toutes les 

s du bassin de Landres, nous avons été amené 

rtiter comme l'indique la PL VI. 

lière zone comprend les régions marquées (1) 

ième zone, les régions (3) et (4) ; 

ième zone est désignée par le chiffre (5). 

(1) de la première zone. — Les minerais de 
! ont une texture très fine, dans laquelle on ne 

plus les oolithes. Leur couleur est rouge 
sang de bœuf. Dans le sondage DH, on a même 

banc dont la couleur est noir bleuâtre. Nous 
fis plus loin sur cette particularité. 

[2) de la première zone. — Les minerais de cette 
it oolithiques, et leur couleur est grisâtre comme 
re. 

jau suivant résume la composition de la couche 
emble de la première zone. On peut dire qu'elle 
orisée par le produit moyen : fer, 41 ; chaux, 
,6. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



86 LK GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHÎQtîÉ 





9%^xn3mn 


èo <N « 

o" o o" 


5i 

o 


3 

d 


3^ 
o 


d 


o d o d d d 


d" 


d 


8 

o 


ï 
g, 



E 

a 

a 

ï 
1 


m 
o 




9jjnos 


•^ co — 
o d" o 


8 

d" 


1 


d 


d" 


^ 8 8 8 S 8 

o d^ d 5 o 


d" 


d 


eo 
d 


d 


«» 
e 




«JoqdBoqn 


U îe âg 

c> o o 


d 


d 


î2 S 

d" «ï^ 


^ p: 5 8 2 ÎS 

G <::> i^ -^ ô 


8 8 8 

o o d" 


d 


o 
•• 
e 




J9J 


8 Si s 
?f 23 25 


d" 




CO 




iS S ï§ 8 5 
" îg 5 8 5 5 


i 


8 


8 


85 


•• 
•> 




l»|0X 


S :5 5 g 
S 8 i 1 


« 
^ 


8 


8 
8 


38sè;;s:;^8&^ 
- 8 8 8 8 8 S 8 8 8 


S 

o 




anbunjins 
appV 


§5 S ç; 

o o" d" 


o 


S 


eo 
d" 


d" 


2 S 2 g Si 

* d' d d" 5 o 


gS 8 8 8 

o o S o 


e 




9I89UÂVN 


•^ ^ o 


Î2 


d" 


§t 


o 


. ^. ^. n ^, ^, 


r^ 


8 


iS 


^. 




î 

ë 


xniqo 

/ 


s SI s §8 s 
ÎS « S R gf 




5 


. « ?: f^^ -. 8 8 

àO i-T eo ^ 00 C;X 


o 


d 


1— 

co 


rs 
«• 
« 




XLK9P 
8pAZ0)0J(I 


S5 8 S 

o' d d 


O 


88 g S 

eî <s <£ 


^ 8 ?{ :S 5 Se 

d o d o d" 


o 


8 

d 


o 


o 


5 


< 
5 


snbuoqdsoqd 
appV 


3 )^^ S 


% 


d 


S 




^ ?2 :S 5 ?2 î2 

•^'" '<-'" ^ cT ^ 


*. 


8 


8 


Î2 


m 
•• 




jajep 
apAxoiojj 


•* »* ^ 

^ <N iS 

âo d' d" 


35 


d 


00 d 


S 8 ç: 5 g 

* £ S5 s: ;f 2 


i2 


5 

UO 


r- 


12 

d 


in 




J9J 9p 
spAxoJdd 


r. ^. î^ 

5 lo co 


00 


00 


8 


8 


^ :^^ 5 SS g5 S^ 

»o eo eo •* «.T 


8 


§5 


co 




m 
m 




auimniv 


s H ^^ 

»0 c4" 00 


c^ 

•* 


!o s 8 

o -^^ «o 


^ S 8 f:: 8 S 

o d" •* eo *^ 


d" 




« 
•* 


00 






o^lUS 


5 cS ë?^ 

r^ d" co 


d" 


* 




C4 

d" 


^ 2 8 R 5 ?S 

r- CD »* PO •* 




d" 


d 


d" 


«» 
<• 
d 




n9j m aii^d 


s; â 5 


8 S g^ 3 
§f ^' ?f 2? 


^ t^ ^ ?5^ 00 

22 S 22 si ® 


t^ 




d" 


d 


m 



''-■c^c^c^^èoeo8?<8S§SU<8S8 
ooooooooooooooooo 

co«fl«8c4*-S88cs»8Sc^S<o§SS 

ooooooooooooooooo 



^àOCOr^OOCaO^-C^OOvfiACDt^OQOO 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



188 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQDE 

Dans la coupe suivante, prise dans la région (2), au 
sondage CE de Pienne, la constance de la teneur en silice 
des différents échantillons est remarquable. 

Deuxième zone. — La deuxième zone, qui comprend les 
régions (3) et (4), est celle des minerais très calcaires ; les 
rognons de calcaires ferrugineux incorporés dans la 
couche n'ont pas de délimitation bien nette; ils passent 
insensiblement au minerai riche ; leur triage constitue par 
cela même une opération très délicate. 

La région (3) est caractérisée spécialement par une 
accumulation insolite du calcaire, qui se traduit par un 
surépaississement de la couche dont la puissance excède 
8 mètres. 

Dans la région (4), l'épaisseur de la couche diminue 
ainsi que la teneur en fer; en outre, la concentration du 
calcaire en rognons tend à devenir moins nette : la 
chaux est disséminée dans la masse du minerai d'une façon 
plus uniforme. 

Le tableau ci-après donne la composition de la couche 
grise dans ces deux régions, qui correspondent au produit 
moyen suivant : fer, 34 ; chaux, 17; silice, 8. 



SONDAGES 


ÉPAIS8ECR 


KER 


CHAUX 


SILICE 


g ( EL 


8-,i3 
8 G4 
î) 20 
8 73 

3 78 
2 34 

5 91 

6 25 


33 

36 
36 
32 

28 
32 
31 
34 


17 
18 
14 
18 

20 
17 
20 
15 


8 

8 
7 
6 

8 
9 
7 
8 


fl CN 


® i DP 


•& DB. . 


2 ; CV 


a \ DK 


o 1 ex 


|(co. .::..:::: 



Dans la coupe détaillée du sondage EL, que nous re- 
produisons ci-contre, on a anahsé séparément : 1*" les 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



190 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



"H. 



ds^aBâavim 



ajjnog 



djoqdsoqtf 



wj 



l»1ox 



onbuojins 
aipiay 



2 

« S 






m .mm 



S .2 

u 

M >« 



fi 
o 

13 



a 

00 



C0 



•!i»«»»H 



xn»q3 



ON ap 
opAxoiojf] 



OpAtOlOJcJ 



iajop 

9pXzOJ9(i 



•nbuoqdsoqd 
'apuy 



aaiun(V 



»3H!S 



naj n« a^jaj 



. S s o S :2 S § ^^ §S So {5 q g ^, 1 

ooopoooooooooo J 

^^ ^ 55^ ï? £3 « :2 s: 2 i 2 1 i 2 S ' 

ooooooooooooooo " 

p:^ s s ?S 3 SS s î3 £ S5^ 3^^ P î3 S S i 

o o o o o o o o o o o o o o I 

^' ?g s sf 5 ss' s ?5 s ?f 2 U §5 ?f ?f ; 

.^ 52 s i g S2 s ^ s a B 5 s o 8 : 

8 s' g s s I s 8 § 8 8 8 S S S : 

1 g g I 57 ^^ jil ^^ ^^ §3 ^^ 2 :S g^^ g ! 

isoooooooooooooo " 

S@3§S;Sf^2^Sâ8S;?^îîS88 «^ 

r£ cj o <» cT £ rf aj 5; g g ^ ^ g[ o g ; 

S îî| 3 5 «^ :* ^^ S^ ^ ïo S H a H H i • 

oooocToooooooooo S' 

o ?i 2 s § s ^^ ;: 2S ?: ?: S S S 8 1 ! 
5 :î 3 5 S :? ^' ^ ^ gf 2 §f Sî 8 îi 

:î S^ {g ^ S ?î^ îS S^ 8 S Sî S ^^ 8 :5 ^ 

ôoooooooooooooo 
<poooooooooooooo 



ââ^SoS888o;^8^88SS 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



192 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQDE 
SONDAGE DE LANDRES (CX), COUPE DE LA COUCHE GRISE 

Epaisseur totale : 5™,94. 





DiSIQNATlOM 

des 
carottes 


HAUTBUR DR8 CAROTTES 


ANALYSES 


' 




battues 


reUrées 


Fer 

■ét&lUqie 


Chaux 


Silice 


Alumine 






44 


0-,50 


0-3 


34,36 


14,44 


7,74 


7,17 






45 


44 


44 


35,11) 


13,27 


6,85 


8,30 






46 


33 


33 


33,65 


15,18 


5,95 


6,67 






47 


50 


48 


35,83 


12,77 


5,90 


7,48 






48 


50 


50 


36,98 


10.35 


6,66 


8,85 






49 


48 


débris 


35,73 


11,83 


6,45 


7,85 






50 


28 


28 


30,60 


18,49 


5,78 


7,04 






51 


22 


22 


21,91 


24.36 


5,60 


7,02 






52 


50 


26 


39,97 


7,74 


7,58 


9,56 






53 


30 


30 


26,85 


22,38 


5,36 


6,68 






54 


20 


20 


35,14 


13.00 


7,14 


8,45 






55 


25 


25 


32,37 


18,39 


6,15 


5,61 






56 


30 


22 


30,79 


18,82 


6,71 


6,84 






57 


40 


08 


18,36 


33,32 


3,76 


3,37 






58 


30 


20 


20,73 


29,ÎJ7 


4,24 


5,34 






59 


30 


30 


26,75 


21,20 


8,16 


4,70 






60 


30 


débris 


24,87 


25,63 


6,15 


4,61 





La troisième zone ne comprend plus qu'une autre couche, 
pauvre et très siliceuse. 

Nous avons donné plus haut (p. 175 et 180) la composi- 
tion moyenne des sondages EB, EN, CU, EF, EO, ET, 
EP, EE, EU, ED. Pour préciser davantage, nous repro- 
duisons ici la coupe détaillée du sondage EP. 



Digitized by 



Google 



Ï)E LA LORRAINE 
COUCHE GRISB DU SONDAGE DE PREUTLN (EP). 

Epaisseur : 5™, 29. 



193 



RUMÉKOS 


battues 


ES cANoms 
retirées 


AHALYSK 


des 
carottes 


Fer 


Cbaux 


Silice 


Alumine 


81 


0-,lO 


0-/25 


21,00 


23,50 


18,68 


4,07 


82 


20 


20 


20,14 


21,90 


17,15 


4,04 


83 


16 


16 


18,04 


20,80 


22,42 


5,68 


84 


22 


22 


22,10 


16.01 


24,85 


6,25 


85 


32 


32 


23,57 


20,10 


20,80 


4,48 


86 


G 40 


40 


21,14 


20,60 


21,05 


5,05 


87 


22 


22 


23,41 


15,54 


23,65 


6,20 


88 


32 


32 


21,54 


17,32 


23,78 


6,32 


89 


52 


52 


20,48 


10,47 


34,39 


7,99 


90 


32 


32 


19,27 


10,13 


39,23 


7,15 ^ 


91 


60 


60 


18,00 


11,18 


44,16 


5,39 


92 


42 


42 


16,38 


19,44 


34,00 


1,77 


93 


53 


53 


19,80 


13,77 


36,28 


4,81 


94 


47 


47 


17,92 


13,26 


41,41 


3,93 


95 


37 


47 












10 
mams 





La teneur élevée en silice de ces produits et leur faible 
richesse en fer les rendent absolument inutilisables. 

§ 6. RÉACTIONS CHIMIQUES SERVANT A EXPLIQUER 

LA FORMATION DES DEUX ZONES EXPLOITABLES. 

L'existence des trois zones si différentes qui viennent 
d'être décrites montre, selon nous, que le carbonate de 
Tome 1, i902« 13 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DÉ MINERAI DE PER OOUTMÏQOE 

ux qui accompagne les composés du fer, dans le bassin 
Landres, a la même origine que ceux-ci. L'élément 
rtzeux, si abondant dans la troisième zone, est, au con- 
tre, dû à rapport des agents de sédimentation, 
^es minerais du sondage CE (p. 187), où la silice n'appa- 
, que dans la proportion de 5 à 6 p. 100, contiennent 
tainement une grande partie de cet élément à Tétat 
ttbiné avec le fer et Talumine. Le silicate de fer, en 
liculier (chlorite), est reconnaissable à la couleur verte 
il donne à la pâte, dans laquelle les oolithes d'hydroxyde 
it enchâssées. 11 se peut, en outre, qu'il y ait aussi de 
silice libre. 

Sone des minerais calcaires. — L'accumulation du car- 
late de chaux dans la deuxième zone (régions 3 et 4) 
it s'expliquer comme suit : 

Parvenues dans les eaux sous-marines par une émergence 
le que a située sur la faille nourricière de Bonvillers 
1. VI), les matières amenées de la profondeur à l'état de 
isolution, grâce à la haute thermalité des sources et à 
grande tension de l'acide carbonique, subissaient des 
rts différents, suivant la stabilité de leiu* combinaison : 
les silicates et les phosphates subsistaient dans leur 
at primitif et se laissaient entraîner, soit par la gravité, 
it par les courants, sans subir de modifications ; 2*" le 
rbonate de chaux subsistait partiellement tant qu'il ros- 
it assez d'acide carbonique pour le maintenir dissous à 
^tat de bicarbonate ; 3° le carbonate de fer, très instable, 
i contraire, se décomposait rapidement pour engendrer 
i peroxyde qui se précipitait. Des eaux riches en carbo- 
ite de fer pouvaient néanmoins, en raison de l'afflux 
cessant de cet élément (*), subsister jusqu'à une certaine 

(*) Les agents d'oxydation pouvaient devenir à certains moments in- 
ffisants et se trouver impuissants à transformer le fer au minimum 
peroxyde. 



Digitized by 



Google 



f 



DE La lorraine 



195 



distance de l'émergence et le cliarrier sur un grand 
trajet. 

Zone des minerais purs. — La région 1, qui est, comme 
nous l'avons dit, celle des minerais rougeâtres, constituait, 
pour rémission située au point a, le laboratoire principal 
où s'effectuait la décomposition du carbonate de fer. Cette 
région est allongée suivant la pente depuis le sondage CH 
jusqu'au sondage CB. D'une part, l'agitation de l'eau et la 
rapidité avec laquelle se précipitait l'oxyde de fer ne per- 
mettaient pas la formation de gi*osses oolithes ; d'autre 
part, la chaleur ambiante communiquait aux dépôts la 
couleur rougeâtre qui les caractérise. 

La chaleur du milieu n'était pas produite seulement par 
la dispersion dans la mer des produits liquides ougîizeux, 
à température élevée, que débitaient les sources, mais 
aussi par voie de réaction chimique. 

Phénomènes calorifiques attribuables à la décomposition 
du carbonate de fer. — On sait que la transformation du 
carbonate de fer en peroxyde est accompagnée d'un déga- 
gement de chaleur qui atteint, d'après les données de la 
thermochimie, 65 calories par kilogramme de carbonate. 
Cette quantité de chaleur est presque suffisante pour 
élever le carbonate de fer à la température de 400", qui est 
celle de sa dissociation. 

Cette propriété est mise à profit à Bilbao, comme on 
sait, pour calciner à très peu de frais le carbonate de fer 
de ce gisement. Le minerai de carbonate, transformé en 
oxyde parle grillage, a une texture homogène et un aspect 
noir bleuâtre, qui se retrouve dans le banc déjà signalé du 
sondage DH. En se reportant à la coupe de ce sondage 
donnée p. 186, le lecteur remarquera la teneur élevée en 
fer, 49,46 p. 100, et la faible perte au feu, 10,81 p. 100, de 
la carotte 46. Cet échantillon est celui qui oflfre d'une 



^*f^' 



Digitized by 



Googll 



196 LE GISEBIENT DB MINERAI DE FER OOLITHIQÙE 

façon si frappante Tanalogie qui vient d'être signalée 
avec le carbonate grillé de Bilbao. 

Pour les couches de Lorraine, la teneur de 49 p. 100 
est tout à fait une exception. Elle dénote qu'il s'est fait, 
dans les régions du sondage, une concentration anormale 
du produit ferrugineux, et, par suite, un dégagement de 
chaleur insolite. 

Dans la carotte 46 du sondage DH, la partie la plus 
foncée est véritablement analogue au carbonate grillé de 
Bilbao, car elle renferme 60,89 p. 100 de fer. C est la 
teneur la plus élevée qu'on ait jamais trouvée dans le gi- 
sement lorrain. L'analyse est absolument certaine, ayant 
été contrôlée par trois laboratoires différents {*). 

La couleur rouge et la couleur noir bleuâtre des mine- 
rais dont nous venons de parler n'ont rien de commun 
avec celle que prennent les minerais ayant subi l'action 
prolongée des eaux. Ces derniers sont ocreux; ils tachent 
les doigts en jaune très facilement. 

Dans la région avoisinant le sondage DP, on a reconnu 
récemment, en faisant un sondage de reconnaissance 
pour préparer le fonçage du puits de la concession- de 
Landres, qu'un courant d'eau circulait dans la couche 
grise sous une pression élevée (18 atmosphères). Les 
effets de ce courant d'eau sont décelés, au sondage DP, 

(*) Voici i'smalyse complète de ce très curieux banc de minerai qui 
offre une densité tout à fait exceptionnelle : 

Perte au feu.... 4,68 Contenant: 

Silice 3,70 per métallique. . . . 60,89 p. 100 

Alumine 4,30 Phosphore 0,61 — 

Chaux 2,10 Soufre 0,02 — 

Magnésie 0,17 

Protoxyde de fer 28 ,59 

Peroxyde de fer 65,21 

Oxyde de manganèse . . . traces 

Acide sulfurique. 0,06 

Acide phosphorique 1 , 40 

Total 100,21 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



197 



par l'aspect anormal des minerais de certaines parties de 
la couche. Notamment ceux de la carotte 35 ont une 
couleur ocreuse, très différente de la teinte grise des 
autres bancs, et en tous points analogue à celle des 
minerais d'affleurement. 



§ 7. — Action des courants. 

Ainsi, d'une part l'aspect spécial des minerais (texture 
et couleur), d'autre part la répartition du fer, du calcaire 
et de la silice, dans les trois zones que nous avons décrites, 
militent en faveur de la théorie des failles nourri- 
cières. 

n faudrait certainement, pour expliquer toutes les par- 
ticularités du gisement, tenir compte du rôle qu'ont pu 
jouer les courants contemporains. 

On ne peut faire, à cet égard, que des suppositions. 

Une de celles qui paraissent les plus vraisemblables 
consiste à admettre l'existence d'un entraînement des 
produits rejetés par les sources, vers le Nord-Ouest, soit 
du point a de la faille de Bonvillers, vers Domprix. 

La saillie que font les limites des zones 2 et 3 dans 
cette direction serait la conséquence de cet entraîne- 
ment. 

Dans les deux sondages CM et ET, on a trouvé des 
épaisseurs considérables de bancs minéralisés, sans zone 
exploitable bien nette. 

Au sondage CM, le niveau de la couche grise est repré- 
senté par une hauteur de 13°", 48, dont les différentes par- 
ties donnent à l'analyse des teneurs en fer, comprises 
entre 15 et 30 p. 100, en chaux 10 à 20, et en silice 20 
à 40. 

C'est la partie inférieure, sur 1",05, qui présente surtout 
les caractères ordinaires extérieurs de la couche grise ; 



Digitized by 



Google 



IMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

[ue, sur la coupe FV et à VAnîiexe A^^ le 
iguré avec une couche grise de 1",05 seule- 

! ET a été extrêmement curieux au point de 
éraination de la minéralisation, 
coupe résumée : 

K DOMPRix (ET). — Morts- terrains : 188^,50. 



ATIOR KBRnUOINBUSK 



UX 3-,90 

rneuse 1 .20 

r 1 

1 ,96 

t et marne 9 ,16 

(très mélang'ée de sté- 

7 , 

3 ,80 

r ,20 

( mélang-ée de ruf^nons;. 7 ,16 



i ;45 

3 ,05 

1 ,20 

errugineuse 3,15 

npacle ,99 

Total 46 ,59 



COMPQg lTIOWg MO YKWWBS 

Fer Chaux Silice 



30 
31 

19 

28 
35 
38 
35 



17 
16 

25 

5 
6 
3 

8 



14 
12 

:30 

32 
25 
21 
11 



r considérable de la formation de ce sondage 
mi aux sédiments pauvres qui se sont mêlés 
. Dans les couches de 7",68 et de 7", 16, où 
*e en moyenne pour 30 et 32 p. 100, Tirré- 
i composition est extrêmement grande, 
e l'élément minerai ou le sédiment prennent 
an ce, la teneur en fer dans la couche de 
de 18 à 38 p. 100; la teneur en chaux, de 
;elle de la silice, de 17 à 54. L'alumine est 
'aible quantité, soit de 2 à 7 p. 100. 
ésumer que, sur toute la lisière de la zone 2 
a consistance des couches traduit d'une façon 
rencontre des sédiments quartzeux avec les 
rais provenant de la faille nourricière. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 199 



§ 8. — Contact, a Murville, du bassin de Landres 

AVEC LE bassin DE TUCQUEGNIEUX. 



A la pointe Nord-Est du bassin de Landres, il existe 
un antagonisme du même genre non plus entre un flux 
ferrugineux et des sédiments pauvres, mais entre des flux 
ferrugineux de provenances diverses. A hauteur du son- 
dage DC, la limite du bassin de Landres fait, en effet, un 
rentrant vers TOuest qui est dû au flux ferrugineux 
fourni parla faille nourricière d'Audun-le-Roman. 

Les sondages CV et DK, qui sont tout à fait caractéris- 
tiques de la deuxième zone (région 4), sont en effet très 
différents du sondage DC. 

Au sondage DK, la couche grise a 6", 03 de puissance, 
avec une partie centrale excessivement calcaire. 

La partie supérieure, sur 2°, 34, a la composition sui- 
vante : 

Fer 32 

Chaux 17 

Silice 9 

et la partie inférieure, sur 1",50, la composition : 

Fer 27 

Chaux 19 

Silice 11 

Au sondage CV,les résultats sont à peu près similaires, 
savoir, couche grise de 6",89, avec partie centrale extrê- 
mement calcaire. 

La partie supérieure, sur 3", 78, a la composition 

moyenne : 

Fer 28 

Chaux 20 

Silice 8 



Digitized by 



Google 



200 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOUTHIQUE 

et la partie inférieure, sur i",56, la composition: 

Fer 20 

Chaux 22 

Silice 24 

L'augmentation de la silice dans les produits de son- 
dage CV tient à ce qu'il est tout près de la lisière de la 
région 4. 

. Le sondage DC^ au contraire, a rencontré une couche 
grise d'excellente qualité, soit : 



Epaisseur : 5™,94 



Fer 39 

Chaux... 10 
Silice 8 



Ce sondage est dans la première zone du flux prove- 
nant de la faille d'Audun-le-Roman, tandis que les deux 
précédents sont dans la deuxième zone du flux de Bon- 
villers. 

Pour compléter la description de la région, ajoutons 
enfin qu'au sondage DM, situé au Nord de la faille d'An- 
dun-le-Roman, la couche grise est très pauvre et n'a que 
1"',92 d'épaisseur. 

Il est incontestable que les environs de Murville, où se 
trouvent les quatre sondages que nous venons de passer 
en revue, constituent une région de transition, ce qui n'est 
pas pour surprendre, si Ton attribue aux failles nourri- 
cières un rôle décisif dans la répartition des rainerais, 
attendu qu'il y en a trois qui se terminent non loin de 
Murville, savoir : celle de Bonvillers, celle d'Audun-le- 
Roman et celle de Mercy-le-Haut. 



Digitized by 



Google 



>E LA LORRAINE 

ilSON DU BASSIÎ 
i/Aiio OA RÉGION MÉRIDI 

Nous n'avons parlé, dans tout ce qn 
limite septentrionale du bassin de La 
siliceux se montre de plus en plus p 
remarquer, à ce propos, que, depuis o 
affleurements de la couche grise dans 1 
cet élément ne cesse de jouer un { 
composition des assises. Il est probab 
la destruction des formations puis? 
existent dans le Luxembourg, dans le 
mm'ien), qui devaient être émergées 

Sur la lisière Sud du bassin de Land 
drecourt), il n'en est plus de même. 

Les sédiments sont surtout argileux 
sondage AX, par exemple, dans les ( 
neux jugés digne de Tanalyso, des 1 
variant de 10 à 20 p. 100. 

La deuxième zone parait insignifi^ 
méridionale de la zone exploitable. El 

1* Le sondage DA, où la couche 
d'épaisseur et 33 de fer, 14 de chau3 

2** Le sondage EM, oii elle a 3"' ,91 
rieur de l'*,35 avec : fer, 26; chai 
1 banc intermédiaire très pauvre d< 
inférieur de 1",43 avec : fer, 22 ; chî 

3** Le sondage CZ, où la couche a 5™ 
en fer variant de 16 à 25 et une teneui 
de 20 p. 100. 

La faible importance de cette zom 
de la région Nord du bassin, semble 
défaut de courant dans la direction du 



Digitized by 



Google 



SISEMENT DE MfNERAI DE FER OOLITHIQDE 

e quitter le bassin de Landres, une dernière 

robable que des dépôts de minerais plus ou 
caires se sont effectués dans les différents 
livant un processus analogue à celui qui vient 
lié en détail pour le bassin de Landres. Ce der- 
êtait d'autant mieux à une étude de ce genre 

exploré avec beaucoup de soin et qu'il est en 
•rte isolé des autres bassins. Le régime de la 
tion y est aussi, en raison de son éloignement 

de la mer toarcienne, plus régulier et plus 
lue dans les autres bassins trop rapprochés du 
ins ceux-ci, Tinfluence des courants venant des 
Londées, et charriant des sédiments de nature 
calcaires, argileux ou quartzeux, s'est fait 

sentir et masque plus facilement le rôle des 
irricières. 
3ra donc pas possible, dans ce qui va suivre, 

la répartition des minerais en aussi grand 
niveau de la couche grise, où les dépôts lenti- 
)urnis par plusieurs émergences se sont con- 
t celui qui offre le plus de complications à cet 
n'est que dans les horizons inférieurs ou supé- 
veaux des couches noires ou rouges) que le 
ent des zones de richesse aux failles nourri- 
a possible, parce que les émissions, beaucoup plus 
nt restées indépendantes et isolées. Nous aurons 
lire ressortir ces rapprochements dans la des- 
Bs deux bassins : 1° d'Ottange-Tucquegnieux ; 
ne, à laquelle nous allons maintenant procéder. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 2< 

CHAPITRE V. 
BASSIN FOTTÂNOE-TnCQUXONIEUZ. 



PREMIÈRE SECTION. 
Couche g^rise* 

1. — Faille d'Ottange-Audun-le-Roman envisag 
comme nourricière. 

La faille d'Ottange-Audun-le-Roman est certainem€ 

a nourricière la plus importante qu'il y ait lieu de con 

dérer dans ce bassin. Elle se distingue très nettemeni 

la surface du sol, où Ton suit sa trace depuis Runielan 

jusqu'à Murville. 

Dans son trajet sur le territoire français, sa direct! 
est sensiblement N. 63"* E. Dans la partie luxemboi 
geoise et allemande, comprise entre Rumelange et Lu( 
lange, elle est orientée N. 35** E. Entre Ludelange et 
frontière française, elle s'incurve vers le Nord en laissa 
Boulange au Sud. Le rejet se fait constamment sur 
lèvre orientale. Il est faible à Ottange, oii les courbes 
niveau de la couche n'indiquent qu'une dénivellation 
10 à 15 mètres. 11 augmente jusqu'à Ludelange oii 
atteint 40 mètres. A hauteur de Boulange, il est 
30 mètres environ; dans la partie française, il se réd 
à 25 ou 20 mètres. Auprès d'Audun-le-Roman, la fai 
met en regard le bajocien supérieur et le bathonien in 
rieur, celui-ci se trouvant sur la lèvre méridionale. 

A Boulange et Ludelange, les cartes allemam 
montrent les marnes de Gravelotte (du bathonien moye 
abaissées au niveau de l'oolithe de Jaumont (du bathon: 



Digitized by 



Google 



LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

3ur). Le tracé superficiel de la faille est, d'après 
parfaitement connu; il est, en outre, confirmé par 
sultats des sondages. 

dage de Ludelange (YU). — Celui qui a été exécuté, 
$98, par MM. de Wendel, à Ludelange (YU), est 
nement tombé dans la zone des brouillages de cette 

car, à différentes reprises, Teau et les produits 
s qui séjournent d'ordinaire dans le fond du trou de 
ont disparu complètement. 

1 résultats de ce sondage étant trqs intéressants, 
)n reproduisons ci-après la coupe, que nous devons à 
[eance de la maison de Wendel. 
puissance exceptionnelle de la formation (57",65) 
ue à Texistence de la couche rouge sableuse qui 
e la partie supérieure de la fonnation et à la facilité 
aquelle les sédiments pouvaient se rassembler dans 
id du synclinal. C'est à ce phénomène qu'il faut 
uer les épaisseurs considérables données pour la 
e grise dans les coupes jointes au mémoire de 
MmsLnii{St/ia/un(l Eisen^ 1898), dont quelques-unes 
'eproduites à la PI. VIIL 

[heureusement, ces coupes, qui ne sont accompagnées 
me analyse, ne permettent pas de se rendre compte 
nportance des bancs exploitables, 
jui paraît certain, c'est qu'on commettrait une grande 
:* en se basant sur les épaisseurs figurées dans ces 
ias pour en déduire les tonnages utiles, 
is le sondage de Rochonvillers (YM) — PI. VIII — 
xemple (n° 16 de la carte de M. Kohlmann), la 
e grise est figurée avec une puissance de 10",08, 
st la plus grande de toutes celles qui aient été 
es jusqu'à ce jour; mais rien ne fait connaître dans 

proportion le minerai pourrait en être utilisé. 



Digitized by 



Google 



>E LA LORRAINE 



205 



UE DK LUDKLANGE (YU). 

crfcrori/îce; 339,43. 



DisieXATIOR DB8 COUCHES 



ALTlTCDia 

du mur 



Toit d« U foriDatioD . . . . 
Coaeh« rouge sableuse . . 
Cdeaire feirugrineux . . . . 

TemÎD broyé 

Mhieni rougeâtre 

Marne 

Mine rouge 

Minerai rrisâtre 

Terrain broyé 

Mine jaune 

Marne et minerai 

Terrain broyé 

Couche grise 

Calcaire «t marne , 

Couche brune 

Marne 

Couche noire verdàtre 
Mur de la formation. . . . 



168,78 
149,:>8 

ri5,88 



129,03 



111,13 



7-,(iO 
11 ,60 

1 ,40 

2 ,30 

,39 



4 ,01 



1 ,75 
1 ,10 



3 ,80 



OBSRRTATIOJUS KT ANALYSES 



Sur une hauteur de 2",5(), on n'a 
pas eu besoin de curer le trou 
de sonde, les matières broyées 
étant entraînées dans les cre- 



[ 3 échantillons analysés : 
Fer. Chaux. 
; 1 23 20 

Il 46 j 

lui 29 25 



Silice. 
19 
7 
4 



I On n'obtiant ni carottes, ni curage. 
3 échantillons analysés: 
Fer. Chaux. 



,00 
,r)ô 



'IV 
V 
^ VI 



26 
24 
23 



14 
12 
15 



2 ,15 
7 ,35 



6 ,75 



,40 I 



Ni carottes, ni curage: 
Analyse d'un échantillon. 

Fer. Chaox. 
VU 47 3 



Analyses de divers échantillons: 
Fer. Chaux. Silice. 



Silice. 
24 
:so 
28 



Silice. 
8 



VIIl 

IX 

X 



XI 
XII 

Ixiii 

Epaisseur totale.. 



3 ,40 



38 
37 
15 

14 
33 
35 



4 
8 
17 

8 

9 
6 
57-,65 



22 
15 



34 
11 
11 



Sondage de Tressante (YV). — A défaut de renseigne- 
ments précis sur ce sondage (YM), nous pouvons citer ce- 
lui de Tressange (YV), exécuté, en 1899, parla maison 
de Wendei. Situé dans la partie centrale du synclinal, il 
accuse une couche grise de H™,65; mais, en réalité, il 
ny a qu'un banc de 2°*, 50 véritablement riche; le reste 
est du calcaire ferrugineux. 



Digitized by 



Google 



I.E GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



SONDAGE DE TRESSANGE (YV). 
Cote de Vorifice : 342,58. 

ONSISTANCE Dfi LA COUCHE JAUNE ET DE LA COUCHE GRISE. 



ONATIOIf 0E8 C0UCBS8 



de la couche jaune. . 
ehe jaune 



che gri»e . 



ALTITUDES 

du leur 



134,03 
128, î)3 



1IG,68 



i^PAIBSBURS 



5-, 50 



^ 6-, 75 
i. \ 1 ,'20 



OBSERVATIONS ET ANALYSES 



Analyses sur échantillons: 

Fer. Chaux. Silice. 
I 30 23 3 

Analyses de 8 échantillons: 
Fer. Chaux. Silice. 
19 IG 29 



VI 
2 ,50 ) VII 
/ VIll 
1 ,20 I IX 



25 
25 
15 
45 
47 
46 
25 



9 

23 

37 

5 

3 

4 

27 



31 
11 
5 
9 
8 
8 
5 



H. — La proportion des rognons calcaires mélangés à la mine dans la moitié 
rieure de la couche atteint à peu près 50 p. 100. 



— RÉGION OCCIDENTALE DU SYNCLINAL d'OtTANGE. 

District d'Aumetz. 

ns les sondages ZH, ZI, ZK, ZM, ZL de la région 
netz, voisine de la frontière, la couche grise aurait 
à 8 mètres, d'après les coupes de M. Kohlmann 
VIII). En réalité, la moitié seulement, soit 4 mètres 
•on ou 5 mètres au plus, peut être considérée comme 
dtable pratiquement, avec une teneur moyenne de: 
Î5; chaux, 14; silice, 8. 

sondage E de Crusnes, en France, séparé des pré- 
its par la faille médiane, est moins bon (PL X). 
n'a rencontré qu'une couche grise médiocre de 4"*, 39 
: fer, 28 ; chaux, 22; silice, 7. 
sultats analogues au sondage L d'Errouville, 3", 42 
30 de fer, 19 de chaux, 5 de silice. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 207 

Plus au Sud encore, à Serrouville, où la faille de 
Cnisnes et la faille médiane se rejoignent, la couche 
grise disparaît. Le sondage de Serrouville (N) (qui a été 
vérifié par un autre placé dans son voisinage immédiat) 
a donné des résultats complètement insignifiants en 
couche grise (on n y a rencontré qu'une couche noire de 
0"»,80) (PL X). 

Aux sondages et BU de Beuvillers la couche, exploi- 
table a de 3 à 4 mètres. Très calcaire, puisqu'elle con- 
tient près de 20 p. 100 de chaux, on n'est pas bien fixé 
sur sa teneur moyenne en fer. C'est la partie inférieure 
qui est la plus riche. On y trouve des teneurs de 38 à 
39 p. 100 au milieu d'autres à 23 et 25 p. 100. 

Ces résultats concordent avec ceux du sondage d'Au- 
dun-le-Roman (ER) (PL X), exécuté en 1899, où l'on a 
trouvé une couche grise de 3°*, 48, avec : fer, 32; chaux, 
17; silice, 10. 

Disons de suite qu'aux sondages do Malavillers (DN), 
Mercy-le-Haut (DL), MurviUe (DM) (PL X), la couche 
grise, pauvrement représentée, est inexploitable. Ils se 
trouvent dans la région de l'anticlinal Serrouville-Preutin. 



§ 3. — RÉGION ORIENTALE DU SYNCLINAL. 



Si nous passons maintenant sur le bord oriental du syn- 
clinal, entre Ottange et Entrange, par exemple, nous trou- 
vons encore un appauvrissement, dû cette fois à ce qu'il 
n'y a plus, de ce côté, de failles nourricières, ainsi que 
nous l'avons déjà fait observer en parlant précédemment 
de la coupe n** 1 de M. Kohlmann. C'est le cas représenté 
théoriquement par la yî^. 3, au chapitre ii (Voir, PI. VIII, 
les coupes des cinq sondages YE, YL, YN, YI, YK, 
que nous reproduisons d'après M. Kohlmann). 



Digitized by 



Google 



DE MINÈRAÎ t)E f'ÉR OOLtTHIQÙË 
RÉGION DU LuXEMBODRa. 

tion s'applique aux mines du Luxem- 
s sur le versant Est de la vallée de 
Bviennent meilleures sur le versant 
)t à mesure qu'on se rapproche de la 
ge. La faille de Dudelange, dont le 
. marqué sur la coupe XII (PL IX), 
é qu'un rôle très accessoire, dans la 
, Les deux coupes ci-après, relevées 
) et LC (Weich), donnent, en effet, 
se, des résultats très semblables de 
ille: 



ÉPAIHSBUR 


rsR 


CHAUX 


SILICE 




!• Hn amont de la faille 








3-,40 33.70 
3 00 32,38 


13,55 
15,08 


9,38 
8,64 




2* JSn aval de la faille. 








3-,30 
3 30 


31,60 
34,08 


13,52 
12,15 


10,80 
10,32 





ativement élevée de la chaux dans ces 
constamment dans la couche grise du 

m Kirchberg (LE et LF), on a 3'",50 
lie avec 33 de fer, 12 de chaux, 6 de 

LU Schlossbuch (points LG et LH), la 
5t 24 p. 100, le fer restant en dessous 
val et à Touest de la faille Mittel- 
un enrichissement accompagné d'une 
taux, que la coupe du point LI fait 



Digitized by 



Google 



DE LA LORKAINK 



2C 



ressortir. On y trouve, en effet, une couche de 3",S 
avec la composition suivante : 

Fer, 38,22; Chaux, 6,62; Silice, 15,52. 

D'après cela, il est vraisemblable que la faille médian 
est noiurricière. 

Son rejet est ici très important, soit une quarantaine d 
mètres vers TOuest. Au contraire, entre Crusnes e 
Aumetz, il diminue sensiblement et reste en dessous d 
10 mètres. 

En se rapprochant de la faille d'Esch, le calcair 
reprend l'avantage,, en même temps que la teneur en fe 
redescend aux environs de 30.' 

COMPOSITIOiN DE LA C0UCH8 GRISE D^BSCU ET d'aUDUN-LE-TICHK. 



i* A EKh.. 



2« A Audun-le- 
îlche ; partie sop'* 
«jr 2- ,00. 

Partie inf'* sur 
3-,40. 



30,84 

35,85 

24 » 



18,05 

,14,40 
26,40 



9,10 



5,87 



5,47 \ P*'8^*° 



D'après M. Doude- 
linf^r. 



D'après M. Ch. 



Il est fort difficile, d'après ces renseignements, d'u 
caractère trop vague, d'indiquer les points d'émergenc 
des minerais de la couche grise. 

De ce que la région du Luxembourg, au Nord, et cell 
de Beuvillers, au Sud, sont très calcaires, on sembl 
cependant en droit de conclure qu'elles appartiennent 
la deuxième zone, telle que nous l'avons définie en dé 
crivant le bassin de Landros. 

La première zone serait située entre les deux, de par 
et d'autre d' Aumetz. 

Les sondages ZH, ZI, ZK, ZL, ZP, oii 1 on voit 1 
couche grise figurer avec une puissance moyenne d 
8 mètres, seraient situés dans cette zone, qui dépendrai 
Tome l, ItfOi. 14 



L 



Digitized by 



Google 



210 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

d'une émission située selon toutes probabilités sur la faille 
médiane, entre Crusnes et Aumetz. 

Les épaisseurs exceptionnelles de 10 à 12 mètres qui 
ont été observées à proximité de la faille d*Ottange tien- 
draient à la superposition de la deuxième zone de l'émis- 
sion d'Aumetz et d'une ou plusieurs autres émissions 
(première zone ou deuxième zone, suivant les points) 
dépendant de cette faille. 

Le sondage YM de Rochon villers, oii Ton a trouvé une 
couche de 10 mètres, caractériserait la deuxième zone 
d'une émission de cette dernière catégorie, dont la troi- 
sième zone serait décelée par les sondages YI et YN, 
qui contrastent tant avec YM (Voir les coupes de la 
PI. VIII). 

Pousser plus loin cette analyse serait téméraire dans 
Tétat actuel des connaissances que Ton possède sur la 
consistance des couches. L'essai de systématisation qui 
précède indique simplement quel parti on peut tirer, au 
point.de vue pratique, de la théorie des failles nourricières 
pour classer les régions en première, deuxième ou troi- 
sième zone. Il va de soi que, selon qu'une mine sera éta- 
blie sur l'une ou l'autre des zones, sa valeur pourra dif- 
férer du tout au tout. 

§ 5. — RÉGION SEPTENTRIONALE DU SYNCLINAL Dfl 
TUCQDEGNIEUX (AODUN-LE-ROMAN, AnDERNY). 

Entre la frontière et Murville, la faille d'Audun-le- 
Roman sépare deux séries de sondages bien diflférents : 

Au Nord, ceux de Mercy-le-Haut (DL), de Murville 
(DM), de Malavillers (DN), ne contiennent qu'une couche 
grise sans aucune valeur ; 

Au Sud, les sondages de Murville (DC), de Bonvillers 
(OF), d'Anderny (DE), de Malavillers (BGJ,d'Audun(BK), 



Digitized by 



Google 



bE hX LORRAINE 



de Bazonville (BJ) (Voir, PI. X, la différence d 
sition des sondages DM et DC, ER et BK), sont 
traire, très bons, comme le montre le tableau ci- 



COUCHE GRISE. 



XOMS DES SONDAGES 



Marville (DG) . . . 
Bonviner8(DF) . 
Anderny (DE)... 
Malarillers (BG) 
Audun (BK) . . . . 
BazonviUe (BJ) . 



4- ,21 
4 ,35 
3 ,87 
2 ,45 
2 » 
2 ,70 



COTES 

du 
mur 



146 
101 
119 
145 
153 
118 



TENEURS B5 



fer 


chaux 


38 


10 


38 


12 


38 


10 


36 


14 


41 


9 


39 


12 



silice 



7 
7 
8 
8 
7 
10 



Nota. — Dans le dernier sondage, BJ, au-d( 
la couche riche de 2", 70, il existe un banc de 
les échantillons ont été très mal réussis, et qui 
en une alternance de minerai et de calcaire ferr 
probablement exploitable. Cela porterait la \ 
totale de la couche grise à 4",50, résultat pari 
concordant avec ceux des sondages ZX et ZY (I 
situés de Tautre côté de la frontière, oii l'on a trou 
eti",?!. 

Les résultats consignés au tableau qui précè 
cordent avec Thypothèse d'émergences situées, d*i 
sur la faille d' Audun, à hauteur de cette loc 
d'autre part, sur la faille de Bonvillers. 

§ 6. RÉGION OCCIDENTALE. — MaIRY-TuCQDEi 

C'est de cette dernière faille, et peut-être auss 
de Norroy, que proviendrait le rainerai de la r 
Mairy. Quant au thalweg du synclinal, qui s'al 
Sud-Ouest au Nord-Est, en passant par Tucqueg: 
un peu au Nord de Trieux, il devait recevoir ne 



Digitized by 



Google 



212 LE GISEMENT DE MINEEAI DE FER OOLITHIQDE 

ment les apports des failles de Bonvillers et d'Audim, 
mais aussi ceux des failles du Woigot, d'Avril, de Neuf- 
chef, du Che Villon et de Fontoy. Cette diversité de pro- 
venance ainsi que Téloignement relatif des centres 
d 'émission , est cause que le sondage de Tucquegnieux ( AW ) , 
très favorisé sous le rapport de Tépaisseur, présente des 
différences de richesse assez grandes. C'est probablement 
un sondage de deuxième zone. La coupe se divise ainsi : 

SOiNDAGE DK TUCJUEGNIEUX (AW). 

1** 0°*,89, bon calcaire ferrugineux (n'a été analysé 
qu'avec un banc supérieur de 0",38 beaucoup plus pauvre). 
Le mélange a donné : 

Fer : 28 — Chaux : H — Silice : 7 ; 
2* 2",61, minerai calcaire, contenant en moyenne : 

Fer: 32 — Chaux: 15 — Silice: 5; 
3* 2",59, excellent minerai, avec : 

Fer : 40 — Chaux : 8 — Silice : 6 ; 

4° 0°,60 analogue au premier banc (en dessous, se 
trouve encore un banc de 1"',16 notablement ferrugi- 
neux). 

11 convient de faire observer que, les échantillons 
ayant été mal réussis dans la traversée des parties 
riches, le produit analysé ne correspond peut-être pas 
tout à fait à la qualité de la couche, qui serait dès lors 
légèrement supérieure à celle qui résulte des chiflFres 
ci-dessus. 

Sondage de Mainville (BP). — Le sondage de Mainville 
(BF), plus près de l'émission ferrugineuse de Bonvillers, 



Digitized by 



Google 



DB LA LORRAINE 213 

donne une couche grise de 6", 03, dont la composition est 
la suivante : 

Fer : 4i — Chaux : H — Silice : 6 — Alumine : 5. 

La teneur en fer de certains échantillons, vérifiée au 
moyen d'essais par voie sèche, monte jusqu'à 46,5 p. 100. 

La partie supérieure de la couche, sur 2", 47 d'épaisseur, 
donne un produit à 44 de fer, 6 de chaux et 5 de silice. 
Ces résultats superbes tiennent à la situation de la région 
de Mainville, dans la première zone de rémission fournie 
par la faille de Bonvillers (Voir PL V et coupe n** V de 
la PL XI). 

Profil de la couche entre Bonvillers et la Malmaison 
(Coupe V, PL XI). — Entre le sondage CS de Bonvillers 
et le sondage BF de Mainville, la couche dessine un 
anticlinal assez accusé. Il est hors de doute qu'il était 
beaucoup moins prononcé à l'époque de la formation de 
la couche, et que son relief actuel est dû à Teffondre- 
ment des terrains contigus à la faille de Bonvillers, du 
côté de l'Est. Avant l'effondrement, la couche formait 
tout au plus une légère saillie en ce point, et elle devait 
se rapprocher d'une position telle que celle qui est indi- 
quée en pointillé entre le sondage Bl et la faille, sur la 
coupe VI. 

Dans la partie méridionale de ce profil, on remarque 
un appauvrissement très marqué de la couche à Man- 
cieuUes. Il existe là un anticlinal bien dessiné par les 
courbes 40 et 60, qui devait naturellement limiter la 
zone riche. Aucune concession n'a pu être établie sur cet 
anticUnaL 

Profil entre Âudun-le-Boman et Anoox. — Passons 
maintenant à la coupe VI, qui nous montrera le rôle de 



Digitized by 



Google 



214 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

la faille d'Audun-le-Roman. Elle montre la coulée régu- 
lière du minerai depuis la faille jusqu'à Tucquegnieux, 
point le plus bas où Ton constate le maximum de puis- 
sance ; puis la diminution graduelle de la couche sur la 
pente inverse d'Anoux, jusqu'au seuil situé à la cote 40 
environ, après lequel on arrive dans la région d'Oze- 
railles, complètement dépourvue de couche exploitable. 

§i7. — RÉGION PAtVRE d'OzERNILLES. 

Cette région, qui forme la troisième zone du bassin de 
Tucquegnieux, a été reconnue par les deux sondages 
d'Anoux (BE), et d'Ozerailles (EY), suivant Taxe du syn- 
clinal et par les sondages d'Immonvillo (BA) et de 
Lixières (EC), suivant une direction transversale. 

Voici, en résumé, les résultats de ces recherches. 

Sondage d'Anoux (BB) (exécuté en 1895). — On ne trouve, 
dans les diverses couches, que de minces lits de minerais 
peu riches; aucun banc n'est exploitable. La partie la 
meilleure de la formation ferrugineuse est encore la 
couche grise où un banc de O^iTô, compris entre les pro- 
fondeurs 218,65 et 219,40 (ait. 39,18 et 38,43) est 
assez bon et contient des filets de mine rendant 35 p. 100 
de fonte à l'analyse par voie sèche. 

Sondage d'Ozerailles (ET) (exécuté en 1899). — Aucune 
couche franchement délimitée; plusieurs zones minérali- 
sées à 25 p. 100 de fer environ, avec quelques filets de 
mine plus riches, à 30 ou 35. Les analyses moyennes 
de plusieurs tranches, ayant paru les moins pauvres, et 
qu'il est impossible de dénommer, faute de caractères 
distinctifs, sont les suivantes, de haut en bas : 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 





ÉPAUSBDRS 


rm 


CBAOX 


8IUCB 


OMERVATIC 




4-,06 


23 


24 


14 


Nireau de U coucl 
ou jaune ? 




1 ,24 


28 


21 


8 


Nireau de la coucl 




,80 


25 


21 


16 


Couche brune? 




2 ,20 


27 


18 


17 


Couche noire ? 



Sondage d'Immonville (BÂ) (exécuté en 1895). 
d utilisable. On a remarqué seulement, dans 1; 
rouge, un lit de 0",18, contenant : fer, 38; c 
silice, 9; sa faible épaisseur le rend inexploitab 
compris entre les profondeurs de 195,40 e( 
(ait. 53,30 et 53,12). La couche grise, dont le 
à l'altitude 46,44, ne contient que de la mari 
gineuse. 

Sondage de Lixières (EC) (exécuté en 1898). - 
couches nettement délimitées, plusieurs tranches 
20 p. 100 de fer ; résultats comparables à ceu5 
dage EY, mais encore plus mauvais. 

Du sondage EY, si Ton remonte aux sondages Ei 
on retrouve une richesse croissante, parce qu'oi 
proche de la faille du Woigot. On est alors dans 
de rOme. 



§ 8. — RÉGION MÉRIDIONALE ET ORIENTALE DU S 
DE TUCQUEGNIEUX. 

Pour rester dans le bassin de Tucquegnieux 
la coupe VIÏ qui passe : 1° entre Anoux et Tucqu 
2* près de Saint-Pierremont ; 3° au nord de î 
c'est-à-dire à peu près parallèlement aux failles 
Neufchef. 



I 

L 



Digitized by 



Google 



216 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLTTHIQUE 

La coupe montre Tappauvrissement sur les bords suré- 
levés de la cuvette (cote 260 dans la mine de Neufchef, 
où la couche, très calcaire, ne contient que 21 p. 100 de 
fer). L'amincissement en biseau ne se voit pas sur le 
profil; il aurait fallu le continuer encore plus loin, du 
côté de TEst, au-delà de la vallée de la Fentsch, pour 
trouver les anciens affleurements. Vers TOuest (côté 
Norroy), la coupe finit en dessous de la faille de Norroy, 
dans la deuxième zone, encore relativement riche, du gise- 
ment de Main ville. 

Les meilleurs minerais se trouvent, dans la coupe VII, 
au sondage BM de Saint-Pierrement (4°, 10, avec 37 de 
fer). 

Ce sondage est compris entre deux autres, BN (Avril) 
et BL (Sart), où Ton a trouvé : 



BN. 
BL. 



iPAlSSEOR 



3- ,78 
3 ,87 



37 
41 



12 
9 



La région d'Avril-Trieux, dans laquelle ces trois son- 
dages sont situés, s'étend juste entre les failles d'Avril, 
du Chevillon et de Fontoy, que nous considérons comme 
nourricières. C'est cette même région que les recherches 
de 1883 avaient fait considérer comme stérile. Nous 
décrivons ces recliorches plus loin. 

Passé la frontière, les travaux de reconnaissance ou 
d'exploitation manquent trop complètement pour que Ton 
puisse donner, sur la région de Lommerange, aucune indi- 
cation précise. 

Paille de Neufchef. — D'après les résultats des travaux 
(le mine situés au Nord de la faille de Neufchef, qui a 
relevé les terrains au Nord, il est probable que cette 



Digitized by 



Google 



'■^r 



DE LA LORRAINE 217 

faille n'a pas été très nourricière pour le bassin de Tuc- 
quegnieux ; elle Ta été davantage pour la région méri- 
dionale, située en aval, vers Moyeuvre, comme nous le 
verrons en étudiant le bassin de l'Orne. 

Son tracé, qui est bien connu à la surface, est indiqué 
sur la PI. V, tel qu'il figure sur les cartes allemandes. 
Son rejet à Neufchef est d'environ 50 mètres. Il n'est 
plus que d'une vingtaine de mètres auprès de la fron- 
tière, et il s'annule à la rencontre de la vallée du Chevil- 
lon. 

Faille du Chevillon. — DiflFérents puits ou sondages 
de recherches tentés dans cette vallée n'ont recoupé que 
des terrains bouleversés; il est donc naturel d'admettre 
qu'elle coïncide avec une faille d'une certaine impor- 
tance, et ce serait cette dernière qui délimiterait les failles 
d'Avril et de Neufchef. 

Taille d'AvrlL — Celle-ci offre un rejet inverse de 
celui de la faille de Neufchef. On voit, sur le côté Sud, 
l'oolithe de Jaumont (bathonien inférieur), relevée pour 
former le plateau d'Avril, et, sur le côté Nord, le batho- 
nien moyen fortement déprimé. Le rejet atteint jusqu'à 
60 mètres. Après la rencontre de la faille du Woigot, 
l'accident se continue encore sur Lantéfontaine avec un 
rejet de même sens, décroissant graduellement vers 
l'Ouest, pour disparaître finalement à Génaville. 

Anticlinal de Manoieulles-Anoax. — A l'intersection des 
failles du Woigot et d'Avril, la région de Mance-Lanté- 
fontaine a été déprimée pendant que se soulevait celle de 
Mancieulles, où l'on voit un anticlinal bien accusé par 
les courbes 60, 50 et 40 de la PI. V. 

Le flanc oriental de cet anticlinal se raccorde par un 
petit synclinal à la région de Bettainvillers. Cette ondu- 



Digitized by 



Google 



218 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLÏTHIQUE 

lation, qui découle nécessairement de la comparaison des 
cotes de niveau de la couche à TEst de Bettainvillers 
avec celles que Ton a trouvées à Mancieulles et la Mal- 
maison, est d'ailleurs figurée encore aujourd'hui à la sur- 
face par Tallure du toit de Toolithe de Jaumont, qu on 
peut suivre assez commodément, de part et d'autre de la 
vallée de la Mance. 



§ 9. — RÉOION CENTRALE. 

Paille de Pontoy. — Il nous reste à parler d'une faille 
qui est isolée dans l'intérieur du synclinal d'Ottange- 
Tucquegnieux ; c'est celle de Fontoy, dont la direction, 
toujours S. O.-N. E. dans l'ensemble, est légèrement 
retroussée vers le Nord, aux deux extrémités. 

La partie septentrionale vers Angevillers a été bien 
déterminée par les auteurs allemands, et nous la repré- 
sentons comme eux. Pour la partie située à l'Ouest de 
Fontoy, nous proposons un tracé nouveau qui a l'avan- 
tage d'expliquer un fait qui n'avait pas été bien éclairci 
jusqu'alors. 

Entre les sondages ZZ, d'une part, où la couche grise 
est à la cote 67, et XA et YZ, oii elle est à 146 et 130 
(Voir Annexe A^^ il y a une différence de niveau de 
70 mètres environ, que traduisent les courbes 70 et 140, 
sensiblement juxtaposées sur l'accident. Au Nord de la 
faille, l'allure concave des courbes 70, 80 et autres 
dessine, d'une façon continue, le syncHnal d'Ottange. 
Jusqu'à quel cote le thalweg de celui-ci descend-il au 
Nord de la faille de Fontoy ? C'est ce que le sondage YY, 
dit d'Elisabeth (dont nous avons eu connaissance par 
M. Engel, directeur de mines), permet de préciser. Le 
mur de la couche grise y a été rencontré à la profondeur 
de 199,55 et à la cote 41,20 {Annexe Ag). D'après cela^ 



Digitized by 



Google 




DE LA LORRA.INE 21 

nous sommes autorisé à continuer le synclinal d*Ottanj 
par les courbes 60 et 40, telles qu'elles sont repr6sent^»( 
sur notre carte; mais alors la branche occidentale de 
courbe 60 vient se terminer en regard de Taltitude ( 
environ du côté Sud; de sorte qu'à la frontière môme 
faille n'existe plus ; ce qui est bien conforme à la réalit 

Ce point méritait d*être éclairci pour répondre à 
remarque que M. Kohlmann faisait (1898, Stahl tir 
Eisen) à Toccasion du prolongement possible de la fail 
de Fontoy sur le territoire français. 

M. Kohlmann faisait observer qu'avec un accident aus 
important que la faille de Fontoy, il était tout à fait su 
prônant que le rejet constaté en Lorraine disparût à 
frontière française d'une manière tellement rapide qi 
les géologues français ne pouvaient plus le retrouver s 
leur territoire. 

Nous venons de voir comment la forme syncUnale d 
assises donnait l'explication de cette anomalie app 
rente. 

Pour apprécier le rôle de la faille de Fontoy au poi 
de vue de la genèse des minerais, nous n'avons que 1 
coupes publiées par M. Hoffmann, en 1896, dans S ta 
und Eisen. 

Les sondages XA et YZ, dans la région surélevée, et Z 
dans la région abaissée, sont à peu près identiques qua 
aux épaisseurs 5"^,30 à XA, 4"^ ,50 à YZ, 5"^,25 à ZZ (1 
renseignements sur les analyses manquent). Il faudr; 
conclure, d'après cela, qu'au moment de la formation 
la couche grise la faille n'était qu'une crevasse sans rej( 

L'enrichissement des minerais dans les régions qui av 
sinent la faille, tout au moins dans la partie orienta: 
semble se vérifier dès maintenant dans les travaux q 
la Société des Hauts-Fourneaux de Fontoy exécute pc 
mettre la mine d'Havange en exploitation. Dans la gai 
rie qui traverse la concession de Guido pour accéder 



Digitized by 



Google 



220 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER DE LA LORRAINE 

celle d'Havange, la couche grise avait une teneur de 37,5 
en fer et 12 de chaux. En se rapprochant de la faille, 
on a pénétré de nouveau dans la couche par un fonçage 
qui a donné des produits sensiblement meilleurs. Il est 
infiniment probable que le môme enrichissement se cons- 
tatera plus tard, de l'autre côté de la faille, entre les 
localités de Fontoy et d'Havange. 

[La suite à la prochaine livraison,) 



Digitized by 



Google 



BULLETIN 



221 



BULLETIN. 



STATISnOUE DE L'DIDUSTRIE MIIIÉRALB DE L'ESPAGNE EN 1900. 



1° PRODUCTION DES CONCESSIONS. 



Fer 

Fer argeDtirère....>. 

Wolfram 

Pjrile de fer 

Pyrite arsenicale... 

Ocre 

Ttrre aJamiDeuse. . . 

PkMBb 

Plo«b argentifère.. 

Sue 

Or 



»CBITAilCt8 MUléRALKS 



Argeol 

Cairre 

EUia 

îi«ïtare 

A&txBoine 

M*aganèac , 

^d commun 

^«iMtaoees aalinea., 
«Uate de bar y le. . 

Argile 

Spith-fluor 

Swfre , 

Pboephore 

R»olin 

^««Ule 

Jw 

Topaxe 

««aille 

•jfBile 



CONCKS- 
8IO.N8 



acUvité 



537 

8 

7 

15 

1 

3 

15 

469 

350 

75 

2 

6 

»305 

3 

25 

2 

35 

70 

j 
i 

8 

2 

1 

9 

4 

8 

6 

1 

1 

715 

53 

2 

5 



.744 



OUVRIERS 



Hommes 



21.372 

182 

236 

300 

70 

4 

26 

9.088 

7.438 

1.437 

92 

243 

8.638 

86 

i.7'i7 

31 

1.021 

1.444 

1 

24 

3 

3 

439 

60 

53 

97 

3 

3 

15,379 

847 

584 

46 



70.997 



Femmes 



220 



8 
173 
801 
165 



191 

45 

2 

32<i 
237 



1.077 
31 
12 



Enfants 



3.386 



1.814 
62 
15 
39 

n 

4 

8 

1.547 

1.016 

262 

» 

51 

1.034 

13 

200 

» 

143 
170 

n 

2 
5 

60 
3 
14 
19 



2.606 
108 
29 



9.224 



MACHINES A VaPBOR 


PRODUCTION 


. -^ 




•'•m^.'^^ , 


Nombre 


Force 

en 

chevaux 


Poids 


Valeur 
sur place 


175 


4.007 


tonnes 
8.675.749 


francs 
37.994.005 


4 


26 


26.348 


333.305 


2 


14 


1.958 


501.670 


7 


583 


34.638 


121.235 


» 


» 


515 


2.575 


n 


» 


58 


1.160 


• 


» 


420 


10.500 


208 


7. .382 


131.437 


27.248.138 


200 


6.550 


182.016 


34.376.448 


14 


223 


86.158 


3.088.254 


1 


5 


1.300 


39.000 


5 


139 


742 


655.340 


45 


876 


2.714.714 


46.230.067 


» 


» 


47 


35.815 


12 


312 


30.216 


5.521.185 


1 


8 


30 


4.500 


5 


68 


112.897 


1.901.607 


15 


153 


450.041 


4.172.494 


« 




18 


180 


» 




833 


7.840 


» 




770 


4.550 


» 




4 


300 


2 


10 


64.364 


549.733 


» 




4.170 


92.950 


. 




3.794 


40.171 


» 




8.109 


234.020 


■ 




2 


250 


• 




kiligr.95,4 


3.755 


168 


5.474 


2.514.545 


23.501.618 


4 


50 


91.133 


507.337 


4 


90 


68.427 


1.190.076 


» 


B 


4.193 


43.160 


872 


25.970 


» 


1S8,41I.838 



Digitized by 



Google 



?o 



BULLETIN 



5 S 









» • »- "«ce «ccr-cc» 



2 23^ f^ s 



o •^ — 



•« I s-'- 






'nm^ 



a 

o 
2: 



g ^'^, 



S? 2 



o 4. 1 



Î7? * ^^ 



OÔ O — 



t2 2^*^ 



«N r- «^O-'-iO-* 



ê -* £ 









E 

Ce 



"5 ® 

u tel., 



c u.î 



sas. 



.«3 c 






3^ -a s 



^ 3 5 £ c o . - 



O 



5 fc « -=^ ® û u'S s « à ô S "5 2 B to-S • 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



B F 



D 
RR 

|[éiii( 
fin) 

y\ 

SEC 

cqi 

is y 
5td 
ugi 
nan 

Les, 

jrei 

ÎOU( 

nté 
ires 
L m' 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



i 



DE LA LORRAINS 



225 



L*extraction des couches inférieures à Audun-le-Tiche 
présente de l'intérêt en raison de leur teneur élevée en 
fer, qui permet d'enrichir un lit de fusion constitué princi- 
palement avec la couche grise trop calcaire et insuffi- 
samment riche (33 p. 100 de fer, 15 de chaux). 

A rOuest de la faille de Crusnes, nous avons déjà dit 
que les couches inférieures dans les mines de Villerupt et 
de Crusnes n'étaient pas exploitables. 

Dans les différents sondages de A à J (sauf E et L, qui 
sont à l'Est de la faille) qu'on a exécutés de Bréhain à 
Fillières, on ne s'est pas toujours préoccupé de rechercher 
le faisceau inférieur. 

Les sondages G, F, H et J sont les seuls qui aient 
donné des résultats positifs, à ce point de vue. 

Ces résultats sont tous concordants. 

Pas d'horizon exploitable (ni même discernable quel- 
quefois) dans les couches brune et noire. Une couche 
verte pyriteuse bien formée et ayant la composition 
suivante : 



c 

F. 
U 
J. 



if>A188KCril 



2«,10 
1 ,55 
i .15 



31 
33 
35 



9 
11 

10 



11 
11 
Itt 
18 



10 

T 

10 
7 ' 



Nous avons vu aussi qu'au sondage N de Serrouville, 
la formation était presque nulle, la couche verte seule y 
est représentée par un banc riche de 0",80 avec : fer, 40; 
chaux, 4; silice, 10. 

A ER, cette même couche a 1 mètre avec : 26 de fer 
et 30 de silice. 

A BU, DN, DL, DM, les couches inférieures, extrême- 
ment siliceuses, ne renferment rien d'utilisable. 

Si nous revenons maintenant à TEst de la faille de 



Digitized by 



Google 



Ji?JtU 



; GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUB 

nous voyons d'abord, en territoire français, les 
} E et L donner, en mine noire : 

E : 3,75 avec fer 40, chaux 4, silice 16 

L : 2,34 avec fer 34, chaux 5, silice 19. 

ilte de tout ce que nous venons de dire que 
des mines noires doit se trouver sur la faille de 
entre cette localité et Audun-le-Tiche. 

de Orusnes. — C'est précisément là que la faille 
lus marquée; le rejet est de 100 à 120 mètres 
asnes et Audun-le-Tiche (Voir coupe XII, PL IX). 
cette dernière localité, on voit, en effet, sur la 
est, les formations supraliasiques en contact avec 
ires à polypier du bajocien supérieur sur la face 
rejet a donc une amplitude égale au moins à 
iir de l'étage bajocien. 

sion ferrugineuse de Crusnes étant admise, rien 
impie que d'expliquer la répartition des couches 
îUes se terminent dans le Luxembourg, sur le 
3vé de la faille médiane, et leur extension vers 
est assez limitée, parce que le mur de la couche 
►ntant. Au contraire, vers le Sud-Est, Tépanche- 
jne les points bas du synclinal d'Ottange, en des- 
sur la ligne de plus grande pente, qui passe 
umetz et Ludelange (Voir, p. 205, la coupe du 
YU) ; c'est de là que vient la richesse des son- 
[, ZI, ZM, ZL, 0, ZO, ZP, ZR, ZS, ZT, ZU, ZV 
), qui démontrent que le flanc occidental du 

est bien minéralisé. Dans la région d'Auraetz, 
e exploiter une couche de 5 mètreis avec 38 à 40 

à 4 de chaux, 16 à 17 de silice. 

flanc oriental du synclinal, les résultats sont tout 



Digitized by 



Google 



I. ^ 



DE LA LORRAINE . 

La coupe YM n'indique pas de couches inférieures, 
coupes YS et YT n'en indiquent qu'une de 2" ,22 et 2" 
sans nous dire quelle est sa composition. 

Mais nous pouvons combler cette lacune au moyen ( 
coupe du sondage d'Havange (YX), exécuté, en 1898, 
la maison de Wendel. 

Cette coupe e^t la suivante : on n'y trouve qu 
couche inférieure de 1"*,45 avec des teneurs, sur écl 
tillon choisi : en fer, 29,60; chaux, 8,40; silice, 21 

SONDAGE d'h AVANCE (YX). 



DiSICNATIOK DES COUCUBS 



Couche Mbleuse et calcaires mar- 
neux 

Coaebe rouge 

Baoes itériles oa pauvres 

Couche jaune 

Caleairei marneox 

Banc ferrugineux 

Bftnkling (toit de la couche grise) 

Couche grise 

Marnes grises 

Couche brune 

Marnes verd&trea siliceuses 

Couche rerle 



J&PAISSIUR 



3 ,40 
10 ,40 

2 ,40 

5 ,90 
,70 

,55 

1 ,25 

6 ,1.; 
1 ,45 

4 ,50 
,12 



Fer 



17 
17 



46 
24 



11 

4> 
4.1 
34 

30 



Chaux 



34 
32 

M 

5 
24 

M 

15 

41 

7 

4 

12 



- Silic 



9 
11 

II 
7 
11 

25 
4 

7 
7 
12 

« 
34 



Puissance totale de la formation 50»,82. 

Dans la partie méridionale du synclinal d'Ottange, 
auteurs allemands ne signalent pas de couches ii 
rieures exploitables. Si on utilise quelque peu la cou 
brune dans la mine de Neufchef, c'est uniquement [ 
servir de fondant siliceux à la couche grise trop calca 

Dans la région française, on connaît, au contra 
deux régions renfermant des couches inférieures exp 
tables. 



L 



Digitized by 



Google 



228 lb gisement de minerai de fer oolithiqub 

§ 2. — Couches inférieures au Sud de la faille 
d'Audun-le-Roman. 



En examinant an par un tous les sondages de ce bas- 
sin, nous sommes amenés à admettre une émission de 
minerais noirs près d'Audun-le-Roman, sur la faille du 
même nom. 

En effet, tandis que les sondages DM, DN, ER, BU, 
situés au Nord de cette faille, ne présentent dans cet 
horizon aucune couehe de quelque valeur, les son- 
dages BK et BJ, au contraire, situés au Sud de la 
faille, c'est-à-dire en aval, donnent : 



BK(AodiiB).... 
BJ (Bazoarille) . 



iTAIMIVft 



3-,60 

,75 
a ,i5 

1 ,05 



PEU 


CHAOX 


SILtCS 


ALOMWI 


41 


5 


13 


9 


42 


2 


21 


10 


39 


8 


15 


7 


34 


9 


17 


7 



Vers TEst, Tépanchement ferrugineux semble gagner 
à peine les sondages ZX et ZY, oU les coupes allemandes 
rie nous montrent que 1",47 et i",40 de couche (qualité 
non spécifiée). 

Si nous partons de rémission d'Audun pour descendre 
dans le synclinal vers les sondages BD, BH et BY, nous 
constatons que la couche s'y rencontre encore, mais avec 
une importance décroissante, savoir : 



BD (Sancy) 

BH (Grand-Bois) .. 
BV (Bois-la-Dane). , 



1-.07 
2 ,29 
1 ,48 
,77 
,99 



rca 


CIAUX 


8IUCB 


ALtjmifV 


32 


15 


11 


6 


33 


12 


12 


8 


28 


13 


20 


5 


39 


6 


H 


8 


34 


7 


14 


7 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 229 

A droite et à gauche de cette ligne, les sondages BQ, 
BP, BO, d'une part, BG, BB, DE, BC, d'autre part, ne 
fournissent plus que des traces des horizons inférieurS| 
-où Ton ne trouve absolument rien d'utilisable. 

Dans le voisinage de la faille de Bonvillers (sondages CS, 
BI, BF, AW), même pauvreté. Nous pouvons donc tracer 
la zone de richesse lenticulaire des couches inférieures 
•d'Audun-le-Roman, comme on le voit sur la PL V. 

:§3. — Couches inférieures au Nord de la faille d'Avril, 

On ne retrouve un lambeau de couches noires que 
^ans la région déjà mentionnéç comme riche en couche 
grise, à propos de la coupe VII au Nord de la faille du 
•CSievillon, 

Le sondage BL, à TEst de Trieux, a donné, en effet, 
*2»,78 avec : 

Fer : 37 — Chaux : 7 — Silice : 15. 

A BM, le niveau de la couche n'a pas été atteint par le 
trou de sonde, 

BR et BS ne donnent que 0'",40 et 0",80 de couche. 
BT ne donne rien, tandis que BN fournit : 

0"»,80 avec fer : 31 — chaux : 15 — silice : 11 
-et 

0»,75 avec fer : 37 — chaux : 9 — silice : 12. 

De même que pour la couche grise, nous sommes 
•donc amenés à admettre qu'il y a eu émission, de la 
faille de Chevillon et de la faille d'Avril, non loin de la 
localité du même nom. 



i 



I 



Digitized by 



Google 



230 le gisement de îdïnerai de fer oolithique 

§ 4. — Couche jaune de la faille d'Ottange 
(région de Rumelange, Tetange, en Luxembourg). 

La couche jaune n'est vraiment digne de retenir Tat- 
. tention des maîtres de forges que dans la seule région 
de Rumelange, en Luxembourg. 

Peut-être fournirait-elle quelques produits utilisables 

dans le thalweg du synclinal d'Ottange, près de Lude- 

lange, mais ce n'est pas prouvé. 

• La comparaison des trois sondages de la maison de 

Wendel à Ludelange (YU), à Tressange (YV) et à Ha- 

^ vange (YX) semble indiquer qu'il y a une couche jaune 

, utilisable à l'Est de la faille d'Ottange, c'est-à-dire sur 

. le côté abaissé. Toutefois, l'étude de cette couche est trop 

peu avancée pour qu'il soit possible d'en dégager une 

conclusion précise. 

Au contraire, la mine jaune de Rumelange est exploitée 
et appréciée depuis longtemps. 

La coupe XII nous indique qu'elle est située entiè- 
rement à l'Est de la faille médiane. 

Voici ce qu'en dit M. Dondelinger (note originale) : 
« La couche jaune est inconnue au-delà du Mittelsprung, 
« versant d'Esch. Elle est bien développée au fond de 
« bateau que forment les courbes de niveau entre cette 
« faille et la vallée de Rumelange, s'étend au-delà de la 
« faille d'Ottange et disparaît vers Dudelange. » A 
l'appui de cette assertion . M. Dondelinger nous a fourni 
les deux coupes suivantes, faites aux points LG, LI. Au 
pomt LG, à l'Est de la faille, la couche existe et commence 
à devenir exploitable. Elle manque au point LI, situé à 
l'Ouest du même accident. 

Il est probable que c'est à cause du relèvement des 
assises sur la lèvre occidentale que le dépôt de mine 
jaune est limité à la faille médiane. 



Digitized by 



Google 



PE LA LORRAINE 231 

La faille nourricière serait ici celle d'Ottange. 



COUPS LG 



Coaeb« rooge sableuse , 

Interralle stérile , 

Couche rouge, pauvre., 

Inlenralle stérile 

Couche jaune 

loterralle stérile 

Cooehe grise , 



iPAlSSBUR 


PB» 


CBAVl 


StMCB 


8-,00 


19 


7 


50 


10 ,90 


» 


m 




1 \m 


20 


31 




5 ,00 


• 


• 




•2 ,90 


31 


17 


lî 


1 ,60 


» 


» 




3 ,20 


29 


21 





COUPS LI 



Couche rouge pauTre. 
loterralle stérile : . . . . 

Couche grise 

Interralle stérile . . . . 
Couche bruoe 



Apaissbur 


FBR 


CHAUX 


SILICB 


2-,20 


» 


» 


m 


10 ,30 


1» 


» 


m 


3 ,90 


38 


7 


16 


7 ,30 


» 


» 


» 


2 ,26 


26 


14 


24 



Aux points LF et LE (Kirchberg et Steinberg), la 
couche jaune a été trouvée avec 3 mètres de puissance, et 
la composition : 

Fer : 33 — chaux : 12 — silice : 6. 

Au point LD (Tetingerberg), elle est divisée en deux 
bancs, savoir : 



Couche Jaune calcaire 

Calcaire marneux stérile 

Couche Jaune «toc rognons cal- 
caires ferrugineux 



ÉPAISSEUR 



1-.50 
1 ,50 

3 ,50 



21) 
35 



22 

» 

15 



ACIDE PROS- 
PRORIQUK 



1,57 



1,90 



Par triage, la dernière permet do constituer un pro- 
duit avec les teneurs suivantes : 

Fer : 44 — chaux : 6 — silice : 8 — acide phosphorique : 2,14. 

[Notice relative à raliénation des terrains miniers de 
la fondation Augustin^ par M. Limpach, garde-mines à 
Rumelange (1898).] 



L 



Digitized by 



Google 



1232 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Enfin, aux points LA et LC, versant occidental de la 
.vallée de Dudelange, la couche jaune a encore respec- 
tivement 2",46 et 3", 15, avec 

Fer j JJ Chaux j ^J Silice j J 

(Ban de Dudelange, mine de la Société des Hauts- 
Fourneaux de Dudelange.) 

Ces indications permettent de conclure que la mine 
jaune du bassin de Kumelange a été formée par une 
émission sur la faille d'Ottange, située à hauteur de 
Tetange (Voir I>1. V). 

§ 5. — Ck)ucHE JAUNE d'Avril. 

Au sondage BN, situé au Nord de la faille d'Avril, 
une couche jaune a été rencontrée, qui a la composition 
suivante : 

a Alternance de minerai marneux et de 

minerai riche, brun clair 0«,88 

6 Calcaire marneux ferrugineux ,20 

c Minerai brun riche ,40 

Ensemble i">,48 

Le banc inférieur, de 0",40, renferme 36 p. 100 de fer, 
•8 de chaux, 18 de silice et 6 d'alumine. 

Au sondage P, la même couche existe, mais plus riche 
•encore. 

Dans les autres sondages d'alentour, elle n'est repré- 
rsentée, quand elle existe, que par un banc très pauvre. 
Il est probable qu'elle ne constitue qu'une lentille très 
peu étendue de part et d'autre de la faille d'Avril. 

C'est surtout en raison de sa superposition à une len* 
tille de couche noire, déjà signalée précédemment, dans 
la même région, qu'il y avait intérêt à la mentionner. 



Digitized by 



Google 



r^ 



db la lorrainb 233 

§ 6. — Couche rouoe. 

Il nous reste maintenant à examiner la couche rouge 
dans le bassin d'Ottange-Tucquegnieux. 

Couche rouge de la région disch. — Il convient 
d'abord de citer la région du Luxembourg, où elle est 
connue de longue date, sous le nom de mine d'Esch. 
C'est elle qui faisait dire autrefois (il y a trente ans), à 
M. Habets, professeur à TÊcole des mines de Liège, que 
le canton d'Esch était appelé à devenir le Gleveland du 
continent. 

La limite d'exploitabilité de la couche rouge ne descend 
pas au Sud plus bas que la frontière allemande. 

Les coupes que nous avons données plus haut de la 
formation aux points LG et LI montrent que la couche 
rouge n'y est déjà plus exploitable. 

A Audun-le-Tiche, la couche semble encore utilisable, 
bien qu'on n'en tire parti que fort peu dans la mine de la 
Société des Aciéries d'Angleur. 

Par contre, àEscb, elle est d'une qualité exceptionnelle, 
M. Dondelinger s'exprime ainsi à son sujet : « La couche 
« rouge calcareuse, d'une puissance de 2 à 3 mètres, 
« est d'une composition parfaite pour la fusion sans aufre 
« mélange (minerai selfsmelting). Séparée des rognons 
« caleareux, la mine atteint 40 p. 100 de fer, 7 à 8 de 
« chaux et autant de silice. Elle a été la première à être 
» exploitée à Esch, ses affleurements s'étendant sur 
« une grande surface de cette commune. La couche se 
« termine en biseau vers le Nord-Est et devient inex* 
« ploitable à Dudelange. » 

M. Dondelinger nous fournit encore les trois analyses 
suivantes, pour la spécification des mines rouges de la 
région d'Esch : 



Digitized by 



Google 



^4 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



Rnug^ Mbleuse 

Rognons calcareux de la mine 

rouge 

Rouge triée 



27,63 
22,b8 

40,98 



CHAOX SIUCB ALUMIlfB 



4.03 
2:»,85 

7,40 



41. OG 
7,28 

8,41 



4,57 
4,46 

4,85 



0,72 
0,67 

0,77 



Dans la partie centrale du bassin d'Ottange, la mine 
rouge semble devoir être utilisable en quelques points* 
Nous mentionnerons en particulier le cas du sondage YU 
de Ludelange, où un échantillon a donné, a Tanalyse, de 
très bons résultats (Voir coupe de ce sondage, p. 205). 

A Ottange même, la Société des Hauts-Fourneaux de 
Rumelange exploite à la fois la couche rouge calcareuse 
et la couche rouge sableuse, concurremment avec les 
couches jaune et rouge, par un puits situé à TEst de la 
faille d'Ottange, tout près de celle-ci. Le minerai de la 
couche sableuse est très curieux à observer. Il n'est pas 
oolithique; Toxyde de fer ne fait qu*y enrober de petits 
grains de quartz. Tout près de la faille, la couche peut 
s'exploiter sur 3",50 de puissance avec 34 de fer et 32 
à 33 (le silice. Lorsqu'on s'en éloigne, la puissance et la 
teneur en fer diminuent ; on cesse d'exploiter les chantiers 
lorsqu'ils ne présentent plus qu'une couche de 2 mètres 
à ?",20 avec 23 à 25 de fer. 

•Le contour de la partie exploitable figure une lentille 
plaquée contre la faille d'Ottange, sur la lèvre orientale. 
Il est très remarquable que sur la lèvre occidentale, qui 
est relevée, le minerai n'est pas utilisable. D'une façon 
générale, les couches sont meilleures à l'Est de la faille 
qu'à rOuest. 

- Enfin, on trouve dans la couche rouge sableuse d'Ot- 
tange des minerais noir bleuâtre riches, qui rappellent 
l'aspect de ceux qui ont été signalés dans le bassin de 
Landres au sondage de Joudreville DH. 

Il est probable que, dans l'un comme dans l'autre cas, 



Digitized by 



Google 



DE LA LORKAINB 235 

la décomposition rapide d*un afflux considérable de car- 
bonate de fer a engendré ces colorations. 



§ 7. — Couche rouge d'Audun-le-Ro4ian 

ET DE BoNVILLERS. 



Les mines rouges siliceuses du bassin de Longwy ont 
éiè trouvées dans la partie méridionale de celui-ci, jus- 
qu'aux sondages I et K, ayant donné, le premier, 3*^,36 
avec 35 de fer ; le second, 2"',61 avec 30 p. 100. 

Le sondage J n*a fourni que des résultats douteux ; 
mais, plus à TOuest, FB et FG ont donné, Tun 1",83 avec 
19 de fer, l'autre 1",82 avec 16. La silice monte à 32 et 
43 p. 100 dans ces couches. Au sondage N, la couche 
o'existe pas; à ER, elle donne 2 mètres avec 18 de fer. 

D'après cela, il semble légitime de dire que le bassin 
de Long^y se termine à la vallée de la Crusnes. Nous 
l'avons interprété ainsi dans les délimitations faites sur la 
PL V. 

Ce n'est qu'aux sondages DL, DM et DN qu'on retrouve 
one bonne couche rouge (la seule qui puisse être utilisée 
dans ces sondages); elle offre la composition suivante: 



DL (Mercy-le-Haut) 

DM (MnrvUle) 

DN (MaUrilIcrs)... 



4-,08 
,î)7 

,1)3 stérile 

1 ,65 

2 ,85 



FEII 


CBAOZ 


BIUCB 


37 


!2 


10 


36 


14 


8 


m 


» 


■ 


3Ô 


12 


10 


30 


IG 


12 



Depuis DL, la couche se poursuit, en descendant, jus- 
qu'à DK par CV et DC. Mais elle diminue peu à peu de 
valeur. 

CV l»,35 — 33 de fer — 12 de chaux; 
DK i ,98 — 30 de fer — 21 de chaux. 



Digitized by 



Google 



236 LB OISEMBNT DE MINBRAI DE FBB OOLITUIQCB 

. Dans tout le bassin de Landres, elle n'a aucune valeur^ 
en particulier à EL, CR, CH, CF, 

A CR, elle n'a que 1",50 avec 2i de fer (Voir coupe^ 
PL X) ; mais il suffit de franchir la faille de Bonvillera 
pour la retrouver excellente aux sondages CS, DF, DK, 
oîi elle est représentée par : 



es 

DF 
DE 



2-. 30 

2 ,20 

3 ,06 



FER 


CHAOX 


SIUCI 


36 


15 


6 


33 


16 


6 


33 


13 


9 



Le sondage DG serait situé en deuxième zone par rap- 
port aux trois qui précèdent, si Ton en juge par répais- 
seur de la couche et Timportance des parties calcaires. 

Au total, elle a, en effet, 5" ,73 de puissance, avec : 
fer, 28; chaux, 18 ;' silice, 10. La répartition de la mine 
riche et du calcaire est très inégale. Dans la coupe 
détaillée de la formation, on remarque 3 carottes donnant 
33, 37 et 46 p. 100 de fer, intercalées malheureusement 
au milieu de bancs calcaires à 20 p. 100. 

Dans les sondages BI, BH, BP, BQ, qui sont tous- 
situés à peu près sur une même ligne de niveau, la 
couche est îasignifiante ; mais, à BD et à BB, elle rede- 
vient digne d'attention. Dans ce dernier sondage, elle a. 
0",75avec : fer, 35; chaux, 12; silice, 12. 

Enfin, en se rapprochant de la faille d'Audun-le-Rom an- 
aux sondages BG, BK, BJ, on a obtenu les résultats ci- 
après : 



BG (MalaTiUers) . . 
BR vAuduD-le-R.)- 
BJ (BazoDviiltf) . . . 



ÉPAIBtECR 


FER 


CHACX 


SIUCS 


l-,40 


38 


12 


8 


1 ,25 


39 


10 


11 


1 ,35 


35 


16 


12 


,66 


34 


23 


10 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 237j 

Chose extrêmement rare dans le bassin de Briey, le^. 
niveau des calcaires ferrugineux du sondage BK ren- 
ferme lui-même un banc très riche ainsi constitué : 

Fer Chaux Silice 

Partie supérieure. 2«»,15 37 i3 40 

Partie inférieure., i ,60 31 19 9 

n n'est donc pas douteux qu'il y a eu une émission sur 
la faille d'Audun-le-Roman, à proximité de BK. 

n est très probable aussi qu'il y en avait une non loin 
du sondage CS, sur la faille de Bonvillers. 

La première est d'autant plus certaine que, dans les- 
couches sous-jacentes (jaune, grise, noire, verte), c'est 
dans son voisinage qu'on trouve aussi le maximum de 
richesse. Et, si on compare la coupe du sondage BK, 
représentée sur la PI. X, à celle du sondage DN qui 
en est très voisin, on ne pourra manquer d'être frappé 
parles grandes divergences qui existent entre elles. Au 
sondage BK, la formation ferrugineuse a 50 mètres 
d'épaisseur et six horizons très bien minéralisés; en DN, 
au contraire, on ne trouve, daiis une formation de- 
40 mètres, qu'un seul horizon, celui de la couche rouge, 
convenablement minéralisé. 

La faille d'Audun-le-Roman, qui passe entre les deux, 
est la cause de cette différence. Ce sont les flux ferru- 
gineux qui descendaient la pente du synclinal qui ont- 
minéralisé et augmenté l'épaisseur des sondages d'aval, 
tels que BK, BJ. 

A BJ, la formation a 55 mètres d'épaisseur, tandis^ 
qu'à ER, de l'autre côté et en amont de la faille, elle n'a 
que 36 mètres. 

La faille de Bonvillers donne lieu à la même remarque ;. 
deux sondages très rapprochés, mais séparés par la cas- 
sure, CR et es (Voir pi. X), ont rencontré des épaisseurs- 
de formation ferrugineuse très différentes, 52 mètres à CS,. 



Digitized by 



Google 



B GISEMENT DE MINERAI DE PBR OOUTHIQUB 

5té de la faille qui s'est enfoncé, et 33 mètres seu- 

iCR. 

)lons que des différences analogues se constatent, 

n-le-Tiche, de part et d'autre de la faille de 

(Voir PL IX) et, à Avril, de part et d'autre de la 

A.vril (sondages BN et P de la PL X). 

aits ne peuvent s'expliquer qu'en admettant que 

^s et les plissements ont commencé à se former 

s dépôts de minerais. 



— €ODCHE ROUGE d'AnOUX ET DU ChEVILLON. 



trouve encore une couche rouge bien constituée : 

Nord-Est d'Anoux ; 
3S de la vallée du CheviUon. 
3mière s'explique par une émission venue par la 

Woigot, à son extrémité septentrionale, 
•me synclinale du fond de la mer, de Mancieulles 
oux, d'une part, et vers Bettainvillers, d'autre 
plique pourquoi les minerais se sont rassemblés 
t)as-fond. Tandis que AV, BE, BA ne donnent pas 
[ue pas de couche rouge, on trouve à EZ, AW, 
résultats suivants : 



«) 

:quegnieux) 
ainvillers) . 



.2-Jl 

,73 

1 ,25 
f .40 



VLh 


CRADX 


siLici: 


39 


10 


6 


33 


15 


11 


w 


N 


« 


35 


12 


8 



on trouve encore 2*", 45, avec : fer, 31 ;chaux,'10; 
t. A BT, BR, il n'y a plus rien d'appréciable, 
evillou, les sondages BL et BM ont donné les ré- 
uivants : 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



F"'' 



DE LA LORRAINE 

Coupe originale. 

Sable gris très un 

Calcaire très ferrugineux 

Sable brun très fin 

Calcaire marneux 

Minerai brun marneux inexploitabl 

de la couche rouge) 

Marne schisteuse micacée 

Calcaire ferrugineux et coquiliier . 
Minerai très marneux inexploitab 
Sable gris très fin {niveau de la cou 
Marne bleue compacte micacée . . . 
Minerai brun calcareux et alumine 

vre 

Minerai à grains très fins {niveau de 

noire) renfermant beaucoup de J 

siliceux 

Marne verddtre 

^ To 

Il n'y a aucun doute que toutes 1< 
rai ont été traversées entièremen 
exploré le mur de la formation si 
mètres. 

L'insuccès de la recherche doit è\ 
de surveillance du sondage, qu'on 
plein, sans prendre de carottes. Il es 
que, si on avait analysé les matières 
soit peu de soin, on n'aurait pas mam 
la composition de la couche grise. 

Sondage d'Avril (1883). — Prof 
était situé entre le sondïige BN et le 
mpe qui a été donnée : 



Digitized by 



Google 



242 LE GISEMENT D£ HINERAI DE FER OOUTHIQUB 

Calcaires ferrugineux très mar- \ 

Deux et inexploilaMes ô^^ySO i 

Calcaires ferrugineux S ,00 f 

Marne bleue avec rognons cal- i **"»•' 

calres..., 1 ^60 l 

■merai rougeâtre 2 ,55 J 

Sable ferrugineux très fin [niveau 
de la couche grise) 3 ,00 

Bancs de calcaire bleuâtre sépa- 
rés par des bancs de marne 
bleue 6 ,35 

Minerai gris {niveau de la couche 
reHe) 3 ,20 

Total.... 3i ,20 

Or, si nous nous reportons à la coupe du sondage BN, 
où le mur de la couche grise est à 20 mètres dans la 
formation, il ne peut y avoir aucun doute que le banc de 
3 mètres qualifié sable ferrugineux très fin représente la 
couche grise ; de même le banc qualifié minerai gris re- 
présente la couche verte rencoatrée à BN, à une tren- 
taine de mètres dans la formation. 11 est d*autant plus 
inconcevable que ce sondage n'ait pas retenu Tattention 
de la Société qui l'avait entrepris, que les analyses faites 
sur les produits retirés du trou de sonde étaient très 
encourageantes . 

En effet, la couche de 2", 55 (niveau de la couche 
jaime) a donné les résultats suivants : 

Fer 33,46 

Chaux , 12,30 

Silice 15,35 

et la couche inférieure, de 3", 20 : 

Fer 36,65 

Chaux 4,90 

Silice 23,25 

Malheureusement, faute de carottes, 1 echantillonprélevé 



Digitized by 



Google 



DB LA LORRAINE 243 

dans le banc de 3 mètres, qualifié sable ferrugineux très 
in (en réalité, la couche grise), derait être très impur, car 
il n'a donné à Tanalyse que : 

Fer 25,41 

Chanx 17,50 

Silice 20,50 

M. ringéaîeur en chef Ge&reau, appréciant les résul- 
tats de ce sondage, s'exprimait ainsi dans mi rapport du 
18 juillet 1883 : 

« Les résultats fournis par ce sondage sont assuré- 
ment d'an grand intérêt, et la formation ferrugineuse qui 
a été traversée semble présenter dans son ensemble des 
Tariatioas analogues à celles observées dans la région de 
ViUerupt et d'Hussigny, attendu qu'elle montre de 
même, dans sa partie supérieure, un étage puissant de 
cakakes ferrugineux ; dans sa partie moyenne, une bonne 
eouche de mine dont la gangue est principalement calcaire, 
et, à sa base, une assise plus riche en fer, mais de nature 
esseotielieniefit siliceuse. 

La paissafkce totale de la formation et les épaisseurs 
des <Iîverses couches de minerai sont assez considérables 
pour qu'il y ait grande probabilité que le gisement s'étend 
assez loin dans les environs du sondage ; mais, en l'état 
actuel des choses, on est loin d'être fixé sur l'allure de 
ee gisement, qui apparaît pour la première fois à nne 
grande profondeur au-dessous du plateau d'Avril, dans 
une région non encore explorée et à plus de 3 kilo- 
mètres, en ligne droite, de la zone des affleurements de 
la formation ferrugineuse dans la vaQéedu Gonroy. 

Cette région est d'ailleurs traversée par de nom- 
breuses failles dont une, ceUe qui va d'Avril à Neufchef, 
semble passer à peu de distance au Sud de ce dernier son- 



Digitized by 



Google 



244 LB GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

dage, et ces accidents statigraphiques, qu'il importerait de 
bien reconnaître, commandent nécessairement une grande 
réserve et font qu'un seul sondage est réellement insuffi- 
sant à éclairer sur Tallure des gisements. 

Les résultats encourageants d'un premier travail ne 
peuvent que stimuler de nouvelles recherches dans une 
région non encore explorée et qui semble promettre pour 
l'avenir; mais ils ne sauraient suffire, dès aujourd'hui, à 
motiver l'institution d'une concession de mine, qui serait 
octroyée sans que l'on connaisse rien encore de l'allure 
des gisements au-dessous du plateau d'Avril. 

Ces gisements des plateaux, situés loin des affleure- 
ments et à de grandes profondeurs, devront être exploi- 
tés sous l'eau et par puits, et ils nécessiteront dans l'ave- 
nir de grands frais de première installation ; il importerait, 
dès lors, que les concessions octroyées eussent de plus 
grandes étendues que sur la zone des affleurements, et il 
est de l'intérêt des concessionnaires eux-mêmes que l'al- 
lure des gisements soit bien reconnue par des recherches 
multipliées, pour que les concessions leur soient octroyées 
en connaissance de cause et ne les exposent pas à des 
dépenses considérables et improductives. La bonne règle 
serait donc, pour ces concessions de Tavenir, qui porte- 
ront sur les gisements des plateaux, situés sous Icau et 
à de grandes profondeurs, d'octroyer des superficies plus 
grandes, mais d'exiger, par contre, des recherches plus 
complètes, plutôt que d'accorder une concession res- 
treinte, d'après les données d'un seul sondage n'éclairant 
que sur l'allure des gîtes. 

Les résultats du sondage d'Avril sont assez encoura- 
geants pour que la société qui en est Tauteur n'hésite pas 
à poursuivre ses recherches dans la région d'Avril. » 

La Société intéressée n'a rien fait, malheureusement. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



24() LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

2"*, 75 de la coupe précédente représente la couche rouge. 
Des analyses faites sur des échantillons de cette couche- 
ont donné : 



Fer... 
Chtux 
SUio«. 



PAITIB ttfpftRIBCKK 



43,12 
3,88 
6,24 



PARTIB MOTMHB partis IHPÉRlEDRe 



44,90 
4,52 
10,04 



43,60 

4,à2 
5,96 



Ces résultats très beaux, et qui tendent à prouver que- 
la couche rouge de la région Avril-Trieux est d'autant 
meilleure qu'on se rapproche de la faille du Ghevillon^ 
fournissent un argument de plus pour la considérer 
comme nourricière. 

Gomment se fait-il qu'après ces recherches couronnées 
de succès le sondage du fond Gravin n'ait rien trouvé? 
Cela tient à ce que les niveaux géologiques ont été très, 
mal interprétés par le sondeur. 

La coupe entière du sondage a, en effet, été présentée^ 
comme suit : 



Coupe origîDale. 

30*,S^ Calcaires et marnes 

(morts-terrains). 
4 ,18 Marnes grises, consi- 
dérées comme toit 
de la formation. 

16 ,59 Marnes jaunâtres, 
considérées comme 
«place du gisement 
ferrugineux». 

29 ,35 Marnes liasiqnes. 

12 ,70 Argiles bleues qua- 
lifiées (c marnes mé- 
dioliasiques infé- 
rieures au gisement 

ferrugineux ». 



ObterTttioDS critiqaes. 

Ces assises appartien- 
nent toutes au Dajocien. 

Les 16"*,59 de marnes 
jaunâtres constituent la 
partie inférieure de cet 
étage, dont les bancs- 
sont toujours ocreux. 



Total.. 93»,70 



En réalité, marnes in- 
frabajociennes. 

Le sondage a été ar- 
i^té à la base des^ 
marnes micacées qui 
forment le toit de la 
formation ferrugineuse 
dans laquelle on n'a pas. 
pénétré. 



Digitized by 



Google 



I" Digitized by CjOOQ IC 



BtflNERAI DE FER OOLITHIQUE 

onsidérables, dont Texistence ne 
ar cette particularité topogra- 

ï de la faille de TOrne est N. 53*»E, 
lie direction que se développe le 
Losselange jusqu'à Brainville-en- 

iffecte une direction sensiblement 
derOrne, soit: N. 33" 0. 
rOrne et du Woigot, ainsi que 
b latéralement, ont formé les val- 
lours d'eau du même nom, dont 
ilignés suivant des lignes de frac- 

rneuses du bathonien moyen et 
rize-Conflans), le dessin des frac- 
s estompé par radoucissement des 
>st, au contraire, resté très net 
le; entre Moineville et Moyeuvre, 
riné dans les calcaires de Too- 



a faille de TOrne, dont le rejet 
;te bien visible à la surface jus- 
isignifiant à Rosselange, le rejet 
iiètres environ à la frontière. Il 
à hauteur de la faille de Moritois 
e d'une trentaine de mètres qu'il 
é. L'extension occidentale de la 
d'indécision. Nous Tavons arrêté 
la courbe 00 de la couche grise, 
de la faille sans dénoter dedénl- 
re la cassure est-elle ouverte en 
loin, jusqu'à Hatrize, sous forme 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



250 LE GISEMENT I>B BlTINERAI DE FER OOLITHIQUE 

dépression du sol très accentnée, au sud de Briey, à un 
peu moins de 2 kilomètres de cette ville, sur le parcours 
de la route de Longwy à Pont-à-Mousson. 

H renconke la faille de TOrne à l'extrémité occidentale 
du tunnel d'Auboué (ligne de Conflans à Homécourt). 

Il est bien établi que la faille ne passe pas dans la 
Tallée suivie par le Woigot à Moutiers, vaMée qui serait 
due simplement à Texistence d'une diaclase latérale à la 
faille principale. 

Le rejet de celle-ci se fait vers l'Ouest ; mais fl est 
difBcile de préciser exactement son in^artanoe. On sait 
seulement qu'il diminue du Nord au Sud. 

Nous appelons fîdlle de Sainte-Marie celle qui est située 
à peu près danà le prolongement' méri<Eonal 4e la faille 
du Woigot. 

Elle débute, au tunnel d^'Auboué, avec 2 ou 3 mètres de 
rejet. La dénivellation augmente vers Coinvîlle, où elle 
paraît atteindre une dizaine de mètres. La faille vient se 
terminer près de Sainte-Marie-^aux^Chènes, après avoir 
rencontré celle de Rombas à peu près à a«gle -droit. 



§ 2. — Digression sur le bassin 
DB Saint-Privat-Novéant- 



Failles de Boncovrt et de Flavigny-Montigoy. — Les 
failles de Roncourt et de Flavigny-Montigny sont décrites 
parles auteurs allemands avec des rejets, la première, 
d'une vingtaine de mètres vers le Nord ; la seconde, de 
15 à 20 mètres vers le Sud. 

Ces deux failles, qui font partie du système N.E.-S.O., 
sont reconpées par une faille du système N.O.-S.E., dite 
d'Amanvillers. 

La faille de Flavign^^-Montigny et celle d'Amanvillers 
n'intéressent pas la constitution du lassin de i'Orfte; 



Digitized by 



Google 



DE LA L0R1UJNE 



251 



«lies appartiennent au eio^uiëm^ bassin^ que nous avons 
désigné pins haut sou» le nom de bassin méridional ou de 
Saint-Privat-Noyéant, daos lequel on ne peut songer à 
exploiter <]^e les- eoucbes inférieures. M» Grevea a 
denné^ dan» sa description de ce bassin, parue en 1898 
dans StaU tuid Evteu, une coupe Est-Ouest, entre Pies- 
nôis et la frontière (coupe XI), que nous jugeons inté- 



Ouea 

GartcSchùlzr AlcxTWelcn 



Est. 




(langnours • Vsoooo 
^chollQ de» < 

("hauteurs V«.ooo 

Fio. 5 (d'après M*. Greven). 

ressaut de reproduire [fig. 5). Un coup d'œil jeté sur les 
couches qui y sont représentées conduit forcément à 
admettre que la faille de Flavigny a été nourricière. 

Mines de la région d' Ars-sur-Moselle [vallée de la 
Mance). — Dans la région inférieure de la vaUée de la 
Mance, non loin de la localité d'Ars-sur-Moselle, se 
trouvent les exploitations de Gorgimont et de Saint-Paul, 
d'où Ton a tiré autrefois les meilleurs minerais du bassin. 
On a exploité à Gorgimont une couche de 1",80, conte- 
nant de 37 à 42 de fer et une proportion très notable de 
chaux. Les mines sont situées de part et d'autre de la 



Digitized by 



Google 



■:*^-^^ 



252 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQDE 

Mance; on a observé que la qualité et la puissance des 
couches diminuaient au fur et à mesure que les travaux 
s'écartaient de la vallée. Il sem,ble logique d'en conclure 
qu'une émission ferrugineuse s'était produite en ce point 
par la fracture quia donné naissance plus tard à la dépres- 
sion qu'a. suivie le cours d'eau. Le mur de la couche fer- 
rugineuse affecte une allure nettement synclinale; les 
minerais d'affleurements, qui étaient les meilleurs, se 
trouvaient à la cote 220 envbon, aussi bien à Gorgimont 
qu'à Saint-Paul. Dans l'une et l'autre des mines, la couche 
remonte sous les plateaux d'une manière graduelle, jus- 
qu'à la cote 245, oii elle devient inexploitable. 

Nous bornons à ces quelques mots ce que nous voulions 
dire du bassin d'Ars-Novéant. Revenons maintenant au 
bassin de l'Orne. 

Nous no citons que pour mémoire la faille de Coin- 
ville, parallèle à celles de l'Orne et de Rorabas, et située 
entre elles. Elle ne joue qu'un rôle accessoire dans la 
répartition dos minerais ; son rejet maximum vers Coin- 
ville reste au-dessous de 10 mètres. 

Même observation pour la faille de Saint-Privat, qui 
serait située entre les parties des courbes 200 et 180 
comprises entre la faille de Roncourt et celle de Rombas. 

Pour ne pas compliquer la carte de la PI. V, nous ne 
les avons pas tracées. Nous avons figuré, au contraire, 
la faille « Lothringen », entre celles de l'Orne et de Rom- 
bas, entre les courbes 160 et 180, qui n'a qu'une impor- 
tance insignifiante (1",50 de rejet), mais qui complète la 
physionomie de la région d'Auboué-Jœuf, découpée par 
les failles de Sainte-Mme et de Montois, du même sys- 
tème. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



"254 LE GISEMENT UE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

§ 4. — RÉGION DE Moyeuyrb-Neufchef. 

La ligne qui joint ÂF, AN, AG se prolonge vers TEst 
par Moineville, Auboué, Homécourt, Jœuf, Moyeuvre et 
Rosselange, c'est-à-dire dans toute la vallée de rOrne, et 
ne jalonne que des sondages riches. 

Aux affleurements de Rosselange, la faille de TOme 
s évanouit; la couche grise n'y présente plus qu'une 
importance insignifiante. Par contre, lorsqu'on se dirige 
vers Moyeuvre en venant de Rosselange, elle augmente 
rapidement, en même temps que la faille s'accentu^. Les 
coupes aux points XS, XT, XU, aux niveaux 200, 180 
et 160 de la mine de Moyeuvre et de Gross-Moyeuvre, 
sont caractérisées par les condition^ suivantes. La couche 
noire est à peu près constante d'épaisseur (2 mètres), 
ainsi que les marnes qui la séparent de la grise (6 mètres), 
puis les couches grise, jaune et rouge présentent Jes 
-épaisseurs croissantes indiquées ci-dessous : 

Grise 2»,00-2«,50 et 4»,00 

Jaune 1»,90-2",00 et 2",< 5 

Rouge 0»,70-l",2O et 2-,80 

La qualité de la couche est également très différente 
entre les deux points extrêmes. En XS, elle est pauvre 
et siliceuse avec 20 à 25 p. 100 de silice, tandis qu'en XU 
elle est calcaire avec 39 p. 100 de fer. La mine de Ros- 
selange, à TEst de la courbe 200, ne trouve plus de 
couche grise à exploiter. Elle est obligée de se rabattre 
sur la brune à 26 p. 100 de fer environ, avec prédomi- 
nance de l'élément siliceux. 

Une recherche faite au Justement en XX n'a trouvé 
que 1 mètre de couche inférieure inexploitable (oolithes 
grossières, toujoiu's caractéristiques d'une couche pauvre). 



Digitized by 



Google 



^1. m» 



Digitized by 



Google 



256 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Mêmes résultats aux points V, FN et W, où la couche- 
a de 3" ,50 à 4 mètres. 

Il résulte de cette uniformité de répartition qu'il est> 
difficile d apprécier le rôle des trois failles d'Avril, du 
Woigot et de TOrne, dans la constitution de la couche 
^rise du plateau considéré. On peut dire toutefois que, 
sans la faille d'Avril, il est probable que la région septen- 
trionale serait appauvrie relativement à celle qui est voi- 
sine de la faille de l'Orne. Nous allons voir que, sur le 
versant Sud du synclinal, dont cette dernière constitue le- 
thalweg, la couche diminue et disparaît peu à peu, faute 
de faille nourricière (Voir à la PI. X les coupes P et BN, 
de part et d'autre de la faille d'Avril, qui montrent des- 
différences sensibles dans la composition de la formation 
ferrugineuse. Couches noires bien développées en P, qui 
démontrent que le rejet de la faille vers le Nord est pos- 
térieur à la formation de ces couches). 



§ 6. — RÉGION MÉRIDIONALE DU BASSIN. 



Sur le flanc Sud du synclinal, on constate, en effet, que- 
la limite d'exploitabilité dé la couche grise, du côté de 
Montois, s'infléchit vers le Sud-Ouest. 

Entre l'Orne et la faille de Rombas, c'est toujours ITio- 
rîion 200 qui limite la zone exploitable (couche grise^ 
de 1"*,20 de puissance). Mais, à la rencontre de cette faille, 
qui a donné un relèvement de 46 mètres sur la lèvre- 
méridionale, la pente du synclinal augmente rapidement; 
c'est alors l'horizon 180 d'abord, puis l'horizon 160, qui 
forment la limite d'exploitabilité. 

Le redressement du synclinal dans cette région (Malan- 
court-Roncourt), en même temps que le rejet septen- 
trional de la faille de Rombas, sont la cause de cetappan- 



Digitized by 



Google 



DB LA LORRAINE 257 

Trissement. C'est, en efiFet, sur le versant Nord de la 
faille de Rombas que la couche grise est la plus riche. 

Ce fait se yérifle non seulement dans la mine de Mon'- 
tois, oîi Ton a remarqué qu'un enrichissement sensible 
existait du c6té de la frontière, mais aussi dans celle de 
rOme. Tandis qu'en un point de l'horizontale 160, situé à 
égale distance des failles de Rombas et de Roncoqrt, on 
n'obtient qu'un produit à 33 ou 34 p. 100 de fer, 7 à 10 
p. 100 de chaux et 13 à 15 p. 100 de silice, dans l'angle 
formé par les failles de Montois et de Rombas la couche 
monte à 4",20 de puissance et 38 et 39 p. 100 de fer. 
On a remarqué qu'elle y présentait une couleur rougeâtre 
particulière, comme dans le voisinage de beaucoup de 
failles. 

Plus au Nord, près des affleurements dans la vallée de 
l'Orne, la même couche n'a plus que 2",20 et 33 à 34 
p. 100 de fer. 

L'influence de la faille de Rombas sur la partie abaissée 
est donc manifeste. 

Nous verrons plus loin que la même faille a donné nais- 
sance à une couche jaune, qui est exploitée de part et 
d'autre de sa direction, sur une certaine largeur, au-delà 
de laquelle la couche s'appauvrit et ne peut plus être 
utilisée. 

Si l'on examine maintenant ce qui se passe à l'Ouest 
de la faille de Montois, dans le quadrilatère effondré de 
Jœuf-Auboué, on constate que la couche grise est à peu 
près imiformément représentée par 3",50 à 4 mètres de 
minerai de très bonne quaUté (Voir la coupe VIII). Nous 
sommes certainement là dans une région de première 
zone, ce terme étant entendu comme nous l'avons défini 
en étudiant le bassin de Landres. 



Digitized by 



Google 



258 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 
§ 7. — RÉGION OCCIDENTALE. 

Le reste du bassin de l'Orne, c'est-à-dire la partie qui 
8é développe depuis les failles du Woigot et de Sainte- 
Marie jusqu'au terminus de Brain ville, est suffisamment 
expliqué par les coupes VIII, IX et X (PI. XII). ' 

Elles mettent bien en évidence l'augmentation de 
richesse de la partie centrale. A cet égard, le sondage AN 
de Jarny (Voir PI. X, coupes de AN et AM) est des plus 
caractéristiques. La coupe VIII et les courbes de niveau 
de la PI. V font ressortir sa position privilégiée à l'entrée 
dû synclinal de Brainville, au bas d'une pente assez pro- 
noncée. 

Au sondage du Porcher, AT, la couche est encore très 
bonne, puis elle se termine en biseau et cesse d'être 
exploitable un peu avant d'atteindre la limite dudéparte- 
irient de la Meuse, ainsi que Ta démontré une recherche FD, 
exécutée en 1899, et poussée jusqu'à plus de 300 mètres 
de- profondeur. Le sondage n'a traversé qu'une couche 
pauvre de O^ïÔS, à la profondeur de 277 mètres et à l'al- 
titude — 71. 

Les coupes transversales IX et X montrent comment le 
bassin de l'Orne se termine au Sud. Vers la frontière, le 
relèvement continu du flanc du synclinal coïncide avec 
une diminution progressive de la formation ferrugineuse. 

Dans les sondages DR et DU de Saint-Marcel, situés entre 
ces deux coupes, on n'a trouvé que des couches conte- 
nant moins de 30 p. 100 de fer et plus de 20 p. 100 de silice. 

§ 8. — RÉGION DE GÊNA VILLE. • 

La terminaison septentrionale du bassin, aux environs 
de Génaville, présente une particularité intéressante à 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



260 LB GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

tion traversée par le sondage AG, on a trouvé des échan- 
tillons de minerais à 48 p. 100 de fer et à teneur élevée 
en manganèse. 

DEUXIÈME SECTION. 

Couches aeoes8olreft« 

Il nous reste à examiner la répartition des couches infé- 
rieures et supérieures dans le bassin de l'Orne . 

§ 1. — Couches inférieures. 

Nous emploierons souvent le terme de couche noire pour 
désigner ce faisceau. 

Nous avons déjà dit que c'est la seule ressource des 
mines du bassin méridional, où la couche noire était exploi- 
tée à Ars, antérieurement à 1870. 

On Ta exploré aussi et exploité plus ou moins, dans ces 
derniers temps, à Marange, Pierrevillers, et enfin à 
Rombas. 

En ce qui concerne le bassin de l'Orne proprement dit, 
voici ce qu'on sait sur l'existence des couches inférieures. 

La couche brune se trouve souvent au mur même de 
la couche grise, où elle constitue un banc siliceux d'une 
puissance de 0",50 à 1",50. 

Il ne semble pas qu'on puisse l'utiliser en aucun point 
du bassin de TOme. 

On doit cependant prévoir le cas où les maîtres de 
forges, ayant besoin d'un fondant siliceux, pourraient être 
amenés h l'exploiter accidentellement avec la grise (c'est 
une raison de ce genre qui a motivé l'exploitation pen-r 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



261 



«dant quelque temps de la couche uoire, à Jœuf, par MM. de 
Wendel). 

Dans la mine de Moyeuvre, elle est de qualité médiocre ; 
mais elle s'améliore, à TOuest de la frontière. 

C'est ainsi que la mine Orne peut en tirer parti dans 
la région occidentale près de Jœuf . 

Elle a été signalée dans la région comprise entre Sainte- 
Marie et Auboué (sondages XM et XL, Prinz August II 
^t III). A la mine de Sainte-Marie-aux-Chènes, elle serait 
•exploitable, tandis qu'à celle d' Auboué elle ne vaut rien. 

En conséquence, elle doit être délimitée par un péri- 
mètre tel que celui qui figure sur la PI. V. La lentille 
exploitable aurait pour centre le point d'intersection des 
deux failles de Rombas et de Sainte-Marie. 

En examinant les résultats des sondages du plateau 
-compris entre les failles d'Avril, du Woigot et de l'Orne^ 
-on trouve que les couches inférieures y sont assez con- 
venablement représentées, savoir : 



PBK 


CIUOZ 


MUCS 


33 


7 


24 


35 


7 


17 


35 


7 


20 


32 


13 


9 


31 


5 


27. 


32 


14 


9 


» 


m 


» 


> 


• 


» 


32 


4 


29 


30 


19 


19 


a 


m 


• 


t» 


m 


» 


35 


5 


25 


30 


11 


22 


33 


5 


23 


34 


7 


16 



raiTS 00 SOKDAORS 



W (Jœuf) 

FP (Fond de U Noue) 

V — 



iPAlSSBOIl 



0,90 

1,20 

1,00 

2,26 (rerle) 

1,75 

2,05 (verte) 

0,72 

3.60 (rerte) 

1,72 

4,43 (verte) 

^i^O.*^^») I l;?? (rerte) 

P (Avril) 



FO (Moatieri). 
U (Moutiere) . . 



FL (Moatiert) . 



2,85 
1,70 



Q (Bois des Moines) j J'J| 



En dehors de ce plateau, les couches inférieures régnent 
-encore dans la partie centrale du bassin, mais elles dis- 
paraissent assez vite vers l'Ouest et le Sud. 

Ainsi, au soudage AN de Jarny, que nous avons déjà eu 
^occasion de citer et qui a été fait avec un très grand 



Digitized by 



Google 



' 262 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

"soin par la Société Schneider et C* duCreusot, elles sont 
notées, la couche noire avec O'^^bQ d'épaisseur, très 

* pauvre, et la couche verte avec 1",29 et la mention : 
« calcaire ferrugineux marneux très pauvre » ; maïs, aii 

■ centre, on trouve en AB, AH, des résultats très intéres- 
sants ; 

En AB, la couche a 4"',21 avec 34 de fer, 8 de chaux, 
6 de silice ; • 

En AH, elle a 2",75 et une analyse donne : fer, 40 ; 

• chaux, 9 ;' silice, 11. 

Ces résultats, qui remontent à 1883, ont été confirmés 
par des recherches plus récentes, dont nous avons exa- 
miné nous-même les carottes. Ainsi le sondage DS- a 
donné une couche de 3°,65 avec 36 de fer, 7 de chaux, 
19 de silice. 

Le sondage EAa donné un résultat analogue aVec une 
épaisseur réduite à 2", 75. 

Enfin, on retombe, avec le sondage EY, dans une région 
d'appauvrissement où la couche noire redevient inutili- 
sable (Voir délimitation de la PI. V). 

On peut donc dire que, dans Tensemble du bassin de 
rOrne, la zone la plus riche de la couche noire se trouve 
au centre du triangle Girauraont-Moineville-Génaville. 
•Elle dépendrait d'une émission située à l'extrémité 
Ouest de la faille de TOme. Quant à la lentille reconnue 
aux sondages P et Q, elle proviendrait de la faille d'Avril ; 
celle qui va de Briey à Jœuf serait formée par la réunion 
de deux dépôts, originaires l'un de la faille du Woigot, 
et l'autre de la faiUo de l'Orne (partie centrale) (Voir 
Pl.V). 

§ 2. — Couche jaune. 

Cette couche est représentée, danà beaucoup de son- 
dages, par un banc de calcaires ferrugineux" situé au toit 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



.E GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

m d'Avril. — Le sondage P a donné une couche 
ÎO, dont ci-dessous une analyse : 



\T 40 Chaux.. 



Silice. 



11 



)ndage Q, la couche jaune n'est plus utilisable (Voir 
mitations de la PI. V). 



§ 3. — Couche rouge. 



Lorraine allemande, la couche rouge exploitable 
été signalée, 
'rance, on la trouve : 

égion de Jœuf-Homéeourt. — Aux points W, X, FN 
avec la composition suivante : 



lONDAOlS DES PUITS 



lits de J(Buf).>*' 

uO 

Mil des Tapes) . . . 
ond de la Noue). 



iPAISftIUR 



2-, 05 

2 ,â3 
a ,40 

3 ,60 



PBR 


CHAUX 


SILICB 


38 


11 


7 


40 


6 


7 . 


36 


12 


6 


35 


14 


6 



ly FM, AD, la couche ne vaut plus rien. 

égion de Briey. — A TOuest de la faille du Woigot, 
rien de bon. Exemple : 



issot) 

lleroy) 

leroe) 

«s Bsroches). 



2-,63 
2 ,75 
1 ,45 
1 ,05 



rER 


CHAUX 


8ILICS 


23 


27 


6 


19 


24 


15 


28 


15 


16 


21 


22 


19 



lis qu'à l'Est de la faille les sondages U, FO, FL, 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



.E GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

des terrains préexistants ; 2* que, dans le voisinage 
lires d'émission, la précipitation du fer a atteint 
xiinum et a permis la constitution d'une zone de 
richesse; 3** que, sur la périphérie de cette pre- 
:one, il en existe une seconde où le carbonate de 
s'est précipité à son tour en grande abondance ; 
[u'enfln, au-deik de la deuxième zone, s'étendent 
•mations sédimentaires simplement enrichies par 
nt ferrugineux devenant de moins en moins abon- 

ra fort intéressant, pour les exploitants de mines^ 
laître ces différentes zones, dont dépend étroitement 
ur des produits. 

première et deuxième zones contiennent les mine- 
hes ou calcaires, presque purs. Ce n'est que sur 
ure extérieure de la deuxième zone que le mélange 
s sédiments pauvres devient très sensible, 
arge de cette limite, suivant que les sédiments 
porains étaient quartzeux, argileux ou calcaires, 
[luits présentent des compositions très disparates 
ilice, l'alumine ou la chaux atteignent quelquefois 
leurs considérables. 

;e qui concerne le traitement métallurgique, les 
is à teneur élevée en silice ou en chaux ne sont 
ijours à dédaigner. Grâce à la prédominance de 
de l'autre de ces éléments, et aussi parfois à celle 
imino, leur caractère réfractaire s'accentue et ils 
lent éminemment propres à la fabrication des 
de moulage, fabrication dans laquelle il faut réa- 
ne allure très chaude pour parvenir à introduire 
up do silicium dans la fonte. 

ehors de ce cas spécial, la présence de la silice à 
le quartz dans les minerais est plutôt un inconvé- 
t on cherche à l'éviter autant que possible, surtout 
que le procédé Thomas s'est répandu dans l'Est. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



268 LE GtSEHBNT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

M. Bieicher conclut ainsi : « La richesse du minerai 
« est en fonction directe du rapprochement des grains 
« oolithiques, qui sont les grands condensateurs de limo- 
« nite et en raison inverse de Tabondance du calcaire 
« sous forme de débris de coquilles et de Tabondance du 
a ciment, quelle que soit sa nature* » 

Théorie de la genèse par eubetitation. — Le squelette 
siliceux zone que signale M. Bieicher serait le résidu de 
la destruction de l'oxyde de fer libre et de celui qui exis- 
tait en combinaison avec la silice dans les oolithes. 

Des recherches récentes de M. Stanislas Meunier Tont 
amené à des conclusions notablement différentes. Le ré- 
sidu obtenu par l'action prolongée de l'acide chlorhydrique 
sur les oolithes serait non pas de la silice, mais un mé- 
lange de sable et d'un hydrate d'alumine, constituant une 
variété de bauxite. M. Stanislas Meunier part de cette 
constatation pour conclure à la formation des miner^ds 
par une épigénie progressive de dépôts précédemment cal- 
caires, sous Faction prolongée d eaux chargées de sels 
solubles de fer et d alumine. 

A l'appui de cette théorie, M. Stanislas Meunier cite 
les proportions anormales d'alumine qui ont été trouvées 
dans certains minerais (13 p* 100 pour des mines de la 
région de Nancy). 

L'indication d'une teneur en alumine aussi élevée est 
loin de correspondre à la généralité des cas ; dans la pra- 
tique courante, elle ne se rencontre que très rarement, 
pour ne pas dire jamais. Même dans ceux des minerais 
de la région de Nancy qui passent pour être assez 
alumineux, elle ne s'écarte guère du chiffre de 7 à 9 
p. 100. Témoin les analyses ci-dessous de trois nûnes 
différentes du bassin de Nancy. 



Digitized by 



Google 



V^^^' 



DE I^A LORRAINE 



nom DK 


pruts ao rsu 


rsn 


CMADX 


IILICB 


BoudQorille 


15,10 
15.62 
18,97 


35.50 
35,9? 
33,22 


5,00 

8,90 
12,05 


17,08 
14,60 
9,70 


Val -de-Fer 


Amance > 





Les minerais de la concession de Frouard utiiis 
les forges situées dans la même localité ont la comp< 
suivante : 

Fer.. 36; Chaux.. 7; Silice.. 13 à 14; Alumine.. 8 

En remontant aussi loin que possible dans lesrecli< 
relatives à l'obtention de cette concession, les expl< 
n'ont pu nous citer qu'un seul cas oîi la teneur en al 
ait été trouvée supérieure à 10p. 100. Il s'agit d'ui 
banc de 0",10 de la couche inférieure (qu'on n'e: 
d'ailleurs en aucune façon) qui aurait fourni, à Tan 
alumine : 11,50 p. 100. 

Les exploitants de la mine deChavigny sont égal 
convaincus que des teneurs en alumine aussi élevé< 
celles dont il vient d'être fait mention ne peuvent s 
contrer que dans d^s couches de mauvaise qualité ( 
tilisables. 

C'est encore dans la couche inférieure, très man 
qu'on a trouvé le maximum d'alumine, 10,77 p. 10< 

(Il est d'ailleurs prudent de ne pas trop se fie 
dosages d'alumine, qui se font, comme on sait, par 
rence, dans la plupart des laboratoires.) 

On peut voir, parles analyses détaillées reproduii 
dessous, que les teneurs en alumine des minerais deLs 
qui peuvent être considérés comme types d'excc 
produits restent comprises dans des limites bien plus fi 



Digitized by 



Google 



ly^- 



270- LE GISEMENT DE MINERAI DÉ FER OOLITHIQUE 



CE 


CH 


co •. 




SÀJVDAGEH 


es 


CT 


DA 

DB.. ».... 


DO '. 


DH 


DP 



41,94 
41,43 
33,62 



*>,23 
12,02 
15,02 



5,38 
, 6,02 
f 7,78 



5,94 
5,29 
5,67' 



FER 


CHAUX 


' IILICB 


ALt'MINK 


38,08 


15,40 


5,83 


.5,32 


37,33 


12,42 


5,82 


5,14 


32,96 


14,93 


6,33 


6,03 


31,80 


18,32 


6,12 


4,29 


40,21 


10,66 


' 5;66 


5,03 • 


39,78 


12,67 


5,60 


4,61 


. 3o,J»3 


13,97 


7,03 


4,44 



Dans le sondage DG, la couche grise se compose de 
bancs de mine riche et de bancs calcaires. Leur analyse 
séparée a donné les résultats suivants : 

1* Minerai riche à fines oolithes (partie supérieure de 
la couche) : 

Fer... 40,18; Chaux.. 10,78; ' Silice.. 4,76; Alumine.. ^H,37 

2* Minerai calcaire à grosses oolithes (partie médiane 
de là couche) :> i 

Fer... 31,69; Chaux.. 19,14; Silice.. 6,54; Alumine.. 3,57 

3° Minerai calcaire à fines oolithes (partie inférieure de 
la couche) : 

Fer.. 27,30; Chaux.. 20,87; Silice.. 7,54; Alumine.. 4,22 

Il semble qu'on puisse conclure de là que, dans les mi- 
nerais purs de première zone, Talumine est représentée- 
d'une façon * à peu près constante par une proportion 
variant de 4 à 6 p. 100(*). 

(*) En se reportant à l'analyse du banc de richesse exceptionnelle 
rencontré au sondage DH de Joudreville {p. 196), le lecteur s'assurera 
facilement que Talumine ne s'y rencontre que dans une proportion 
<'omprise dans les mômes limites. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 271 

Dans les minerais moins purs, c'est-à-dire mélangés 
<l'une quantité plus, ou moins considérable de sédiment» 
argilo-calcaires, Ja proportion s'élève un peu pour rester 
comprise entre 7 et 9 p. 100. En particulier, aucune des 
analyses publiées au sujet des couches du Luxembourg 
n'indique de proportions supérieures à cette teneur. 

M. Bleicher avait formulé autrefois une théorie qui 
reposait sur le pouvoir fixateur de la silice et de Talumine 
en présence du fer. 

M. Bleicher résumait comme suit les principes de cette 
théorie. 

Les conditions favorables à la formation du minerai 
oolithique sont : la présence simultanée, en un point : 
1** de fer dissous ou à 1 état de suspension; 2* de silice et 
<l'alumine. C'est parle jeu combiné de ces trois éléments, 
que l'eau de mer pouvait contenir en proportion variable, 
que le dépôt a pu s'effectuer. Il est possible que les choses 
se soient passées ainsi : sur certaines surfaces des fonds 
•de mer en forme de cuvettes peu profondes, se sont accu- 
mulées des vases fortement siliceuses et un peu alumi- 
neuses qui ont fixé^ au fur et à mesure, le fer des eaux 
qui passaient au-dessus ou au milieu d'elles. Il n'est pas 
nécessaire d'admettre que la proportion de fer entraînée 
par les eaux soit très considérable ; elle devait cependant 
J être plus que dans les eaux de mer normales, mais pas 
assez forte pour gêner la vie animale. 

L'alumine et la silice à l'état gélatineux fixent très 
bien, l'alumine surtout, le fer des solutions ferrugineuses 
et les éclaircissent rapidement par précipitation de 
loxyde de fer. , 

La silice et l'alumine auraient peu à peu englobé dans 
un réseau tout le « fer qui se présentait, et plus tard 
'V< seulement, dans cette sorte d'écume demi-solide, fer- 
« rugineuse et siliceuse, les oolithes se seraient formées 
^< par condensation de silice, de fer, d'alumine, en couches 

Tome 1, 1902. 18 



Digitized by 



Google 



^ 272 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

« concentriques autour d'un centre d'attraction, grain de 
« sable ou débris organiques. Les oolithes résultent, en 
« effet, (fune sorte de condensation, de concentration du 
(( fer dans la masse silico-ferrugîneuse (*) » . 

D'après la théorie récente de M. Stanislas Meunier, le 
rùle fixateur de Talumine interviendrait aussi, mais non 
plus h l'époque même où se déposaient les coiiches ; ce 
serait postérieurement, par métasomatose lente, que des 
formations, primitivement calcaires, se seraient trans- 
formées en limonite. 

La théorie métasomatique, qui est très en honneur en 
Allemagne, repose sur des observations qui sont sans doute 
fondées, et qui peuvent donner dans différents cas particu- 
liers la clef de certains phénomènes. Dans le cas spécial des 
minerais de la Lorraine, elle fournit l'explication de la fer- 
ruginisalion de fragments de roches primitivement stériles 
et de restes fossiles d'origine animale ou végétale. Mais 
il ne nous paraît pas possible de la mettre en cause pour 
expliquer la formation des couches oolithiques elles-mêmes. 

Etant donné le rôle protecteur que joue, par rapport à 
la formation ferrugineuse, au point de vue de la pénétra- 
tion des eaux, la puissante assise des marnes micacées qui 
la recouvrent, il faudrait admettre, pour justifier la genèse 
dos minerais par métasomatose, que les eaux forrugini- 
santes sont descendues de la surface par des cassures 
ou failles interrompant la continuité du banc imper- 
méable. 

Les failles que nous qualifions de nourricières auraient 
fourni, en particulier, des voies de pénétrations de ce 
gcni^fe. Le fer qu'elles auraient véhiculé leur aurait été 
fourni parla destruction des assises de l'oolithe moyenne, 



(*) Le Minerai de fer de Meurthe-et-Moselle, par M. Bleicher {Bulletin 
de la Société industrielle de VEst, 1894). 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 273 

Toxfordien notamment, peut-être aussi le corallien, qui 
recouvraient autrefois le gisement. 

Dès le principe, on est arrêté par l'immense quantité 
de terrain détruit qu'il faudrait admettre pour engendrer 
rénorme masse de fer rassemblée aujourd'hui dans l'étage 
toarcien. 

Mais une autre objection est plus grave. Si la minéra- 
lisation s'était faite per descensuni, elle aurait surtout 
porté sur les calcaires du bajocien inférieur, puisque les 
eaux d'infiltration s'y rassemblent fatalement au-dessus 
des marnes micacées. De fait, les calcaires de l'infra- 
bajocien sont très ocreux, et quelques explorateurs inex- 
périmentés les ont quelquefois confondus avec des hori- 
zons du minerai de fer. 

En admettant même que la minéralisation ait dû se 
localiser, pour une raison ou pour une autre, dans le 
toarcien, comment expliquer que certains horizons super- 
posés soient seuls riches en fer, tandis que d'autres, de 
nature calcaire cependant, n'aient pas été ferruginisés? 
que, dans une même couche, on rencontre des bancs cal- 
caires pauvres à côté d'autres constitués presque unique- 
ment d'oolithes riches ? 

En particulier, il est frappant de trouver, au toit de la 
couche grise, dans une notable portion du gisement, — 
dans le bassin de Landres, surtout, — un banc de calcaire 
blanchâtre grossier, lumachellique très souvent, extrême- 
ment pauvre en fer. 

Ce banc, qui a fréquemment de 0",40 à 0",50 d'épais- 
seur et se trouve régulièrement superposé à la couche 
grise, montre une accumulation de coquillages qui fait 
un contraste frappant avec la couche, complètement 
dépourvue de fossiles. 

Dans le voisinage des points d'émergence de l'élé- 
ment ferrugineux, on remarque, en effet, que non seule- 
ment les produits ont une couleur et une texture spd- 



Digitized by 



Google 



274 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE • 

ciales, raais encore qu'ils sont entièrement privés de 
restes organiques, tandis que ceux-ci apparaissent irès 
nombreux au toit de la couche ; les êtres vivants ne 
pouvaient sans doute revenir habiter les eaux de la mer 
que lorsqu'elles avaient repris leur régime normal. 

Dans les couches riches, c'est donc loin des émer- 
gences que se trouvent les fossiles, et bien souvent les 
apports de la sédimentation s'y reconnaissent par des 
placages de marne mélangés au minerai. D'une façon 
générale, on peut dire que, lorsqu'une couche est très 
fossilifère, elle annonce l'approche de la zone pauvre, 
celle que nous avons appelée la troisième zone, oîi la 
sédimentation ordinaire l'emporte sur le flux ferrugineux. 

En résumé, les minerais les plus riches ne corres- 
pondent nullement à des teneurs en alumine élevées, et 
il n'est pas rare de trouver des minerais à 40 p. 100 de 
fer n'ayant que 5 p. 100 d'alumine. 

§ 2. — Carbonates contenus dans le minerai. 

La remise en circulation du fer s'est faite fréquemment 
grâce à l'action dissolvante de l'acide carbonique, soit 
que celui-ci ait été amené par les eaux météoriques, soit 
qu'il ait été produit par des décompositions organiques. 

On trouve, dans des horizons pauvres de la formation 
ferrugineuse de Lorraine, notamment dans des bancs de 
calcaires coquilliers, d'assez gros grains de limonite qui 
n'ont pas d'autre origine. Cette reprise par l'acide carbo- 
nique produit un enrichissement et une purification du 
rainerai corrélatif de l'élimination partielle de la silice, 
de la chaux et de Tacide phosphorique. C'est pourquoi 
les minerais formés au détriment des couches toarciennes, 
par des redissolutions successives, sont de plus en plus 
purs. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



275 



Le minerai de fer fort, qu'on trouve supei'posé dans 
les dépôts diluviens de la Lorraine, au-dessus du gisement 
toarcien, provient très probablement de la destruction 
d'assises éocènes ferrugineuses, qui n'auraient dû elles- 
mêmes leur fer qu'à des reprises exercées sur les affleu- 
rements des couches toarciennes. 

Les dépôts de minerais de l'oxfordien et ceux des 
sables verts, qu'on a exploités autrefois dans les départe- 
ments de la Meuse et des Ardennes, devaient avoir une 
origine analogue à celle de ces formations tertiaires dis- 
parues. 

Il s'est formé aussi à leurs dépens, dans les Ardennes, 
des minerais d'âge récent que l'on recherchait beaucoup 
autrefois à cause de leur pureté. 

On les trouvait généralement dans des crevasses du 
terrain jurassique, et leur structuré bacillaire leur avait 
fait donner communément le nom de « minerais à clous » ; 
chaque baguette était formée de couches concentriques, 
et très souvent Taxe offrait un vide semblable à celui 
qui résulterait d'une épingle fine insinuée dans^ la masse. 
G^était, en somme, une formation de stalactite, dans 
laquelle, au lieu de carbonate de chaux, il s'agissait de 
carbonate de fer. 

La formation des stalactites de limonite suppose un 
apport continu et très faible de carbonate de fer, se 
transformant, au fur et à mesure de son arrivée, en 
oxyde. En opposition avec ces conditions, on peut concevoir, 
d'une part, que l'apport ferrugineux ait été abondant et, 
d'autre part, que le milieu où se faisait le dépôt n'ait pas 
été favorable aux actions d'oxydation ; dans ce cas, on ne 
devrait pas être surpris de rencontrer des amas de car- 
bonate de fer. 

S'il existe de tels amas dans les gisements de la 
Lorraine, ils doivent être extrêmement rares, car les 
auteurs n'en ont pas signalé jusqu'ici. Ils ne pourraient 



Digitized by 



Google 



276 LB GISEMENT DE MINERAI DB FER OOLITHIQUE 

ge trouver que dans des fentes ou des cavités dans 
lesquelles des eaux carbonatées seraient venues les dé- 
poser, sans les exposer aux agents d'oxydation. 

G'est d'une façon analogue que se seraient formés des 
àînââ de pyritede fer qu'on a découverts en quelques points 
du gisement lorrain. Dans ce cas, ce ne serait plus Tacide 
carbonique qui aurait été l'agent de reprise, mais Tacide 
sulfurique. Ce dernier dériverait directement de l'altéra- 
tion des pyrites contenues dans la partie inférieiu'e de la 
formation (couche verte notamment). 

La présence de ces pyrites constitue un caractère cons- 
tant de la base de la formation, à tel point que les re- 
cherches dirigées avec soin n ont jamais été considérées 
comme ayant atteint leur but que lorsqu'elles pénétraient 
dans cet horizon pyriteux. 

Le dépôt de ces minerais mélangés de pyrite n'a pu se 
faire que dans un milieu où il y avait lutte entre les ac- 
tions oxydantes et les actions réductrices. Il n y aurait 
rien d'étonnant a priori qu'il ait pu subsister, dans ces 
conditions, du carbonate non décomposé dans les couches 
à la fois les plus anciennes et les plus pyriteuses. 

Des recherches toutes récentes effectuées par M. Blum, 
d'Esch-sur-Alzette [Stahl tind Eisen, 1901, n*» 23), ont 
démontré qu'il en est bien ainsi. Les principaux résultats 
trouvés par M. Blum peuvent se résumer comme suit : 
' La proportion de protoxyde de fer dans les rainerais 
croit avec Tancienneté de la couche. Dans des minerais 
provenant de la minière de Hœhl( Luxembourg), la propor- 
tion du protoxyde de fer pour cent de minerai croît ainsi 
qu'il suit : 



Dans la couche rouge 0,93 p. 100 

— grise 4,01 — 

— brune 8,06 — 

— noire 14,38 — 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 277 

En dosant spécialement Tacide carbonique et le pro- 
toxyde de fer dans les trois minerais dont les analyses 
sont reproduites ci-après, M. Blum arrive, en combinant 
de la façon qui lui paraît la plus vraisemblable les acides 
et les bases en présence, à conclure que le carbonate de 
fer figure dans la proportion de 15,35 p. 100, de 26,99 
p. 100 et de 60,23 p. 100 respectivement dans les échan- 
tillons a, b, c, savoir : 

a Mine noire d'Algrange. 
6 — de DilTerdange. 

c — de la mine Friede. 

abc 

Silice 7,39 

Peroxyde de fer 31,29 

Protoxyde de fer 33,54 

Alumine 4,80 

Chaux 6,04 

Magnésie 1,22 

Oxyde de manganèse 0,46 

Acide phosphorique... .. 1,88 

Acide carbonique i 0,22 

Soufre » 

Déjà, en 1828, Berthier signalait, dans les Annales des 
Mines ^ la présence du carbonate de fer dans le minerai 
d'une couche inférieure d'Hayange. 

M. Blum a conclu de ses recherches que le fer du gise- 
ment lorrain provenait d'une série de décompositions dont 
les pyrites des schistes à posidonies du lias supérieur 
seraient le point de départ. C'est une variante de la 
théorie du charriage, dont plusieurs auteurs restent par- 
tisans. Nous avons montré qu'elle ne permettait pas d'ex- 
pliquer la pauvreté du gisement aux affleurements, ni la 
dissémination, en des points plus ou moins éloignés du 
littoral, de lentilles riches placées à proximité des failles. 
Nous ne pouvons donc pas suivre M. Blum dans toutes 
les conséquences qu'il tire de ses analyses, mais il n'en 



14,02 


6,98 


4,93 


10,31 


34,27 


37,36 


5,13 


3,77 


6,86 


4,08 


2,83 


2,16 


0,74 


0,79 


1,72 


1,95 


18,75 


26,69 


1,73 


» 



Digitized by 



Google 









27Ô LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

faut pas moins lui savoir grand gré d'avoir procédé à des 
dosages d'acide carbonique sur les minerais. Les maîtres 
de forges ont trop négligé jusqu'à ce jour de doser cet 
élément; ils se contentaient d'évaluer en bloc la perte au 
feu, ce qui est beaucoup trop sommaire. 

11 reste d'ailleurs beaucoup de problèmes intéressants 
à résoudre pour un chimiste qui voudrait étudier en détail 
la composition intime des minerais oolithiques. 

Dans le chapitre suivant, nous ne faisons qu'esquisser 
la solution d'une des questions qui pourraient rentrer 
dans une étude de ce genre, savoir : la nature des phos-^ 
phates contenus dans le minerai de la Lorraine. 



CHAPITRE VIII. 



LE PHOSPHOBB DANS LIS MINEBAIS OOLITHIQUIS^ 
Dl LORRAINE. 



On a cru longtemps que le phosphore des minerais 
oolithiques de la Lorraine avait une origine organique, et- 
qu'il provenait principalement des fossiles contenus dans 
les couches. Cette opinion ne peut plus se soutenir 
aujourd'hui, en présence des nombreuses analyses déce- 
lant le phosphore dans des échantillons absolument dépour- 
vus de fossiles. 

D'une façon générale, on peut dire que le phosphore 
est représenté dans les minerais oolithiques passés aux 
hauts-fourneaux par une teneur sensiblement constante. 

Un lit de fusion, composé à 30 p. 100 de fer, contient 
2 unités de phosphore environ p. 100 de fer, et comme^ 
dans la fonte Thomas, le fer n'est représenté que par la 
proportion de 90 p. 100 approximativement, le phosphore 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 279 

contenu dans les fontes de Lorraine ne s'élève lui-mêm^ 
qu'à 1,80 p. 100. 

Cette proportion est, d'ailleurs, convenable pour Taffi- 
nage en première fusion au convertisseur basique. Quand 
on opère en seconde fusion, on cherche à forcer la dose 
de phosphore, pour compenser la légère perte que donne 
le passage au cubilot et surtout pour produire un déga- 
gement de chaleur plus intense lors du sursoufflage. On 
y parvient en introduisant dans le haut-fourneau soit des 
castines phosphatées, soit des scories de puddlage phos- 
phoreuses ou de fours Martin basiques, soit enfin des 
déchets de moutures de scories de déphosphoration. 

On arrive ainsi à produire des fontes à 2,2 p. 100 de 
phosphore. 

La dissémination régidière du phosphore dans les mine- 
rais oolithiques est certainement une des raisons du suc- 
cès qu'ils ont obtenu dans la métallurgie de l'acier. Il fait 
vraiment partie de leur constitution même; aussi son 
dosage dans les lits de fusion n'est-il jamais nécessaire ; 
il est le corollaire obligé de la teneur en fer. 

Dans les minerais de Suède, ceux de Kiirunavaara, par 
exemple, il n'en est pas de même ; le phosphore s'y trouve 
distribué d'une façon parasitaire, à l'état d'apatite, en 
proportion très variable. 

On est obligé, dans l'exploitation, de faire des triages 
assez délicats pour composer des produits à teneurs en 
phosphore limitées. 

C'est ainsi qu'on livre aux hauts-fourneaux des pro- 
duits: 

1" Très peu phosphoreux à 70 p. 100 de fer et 0,01 
à 0,03 de phosphore ; 

2® Moyennement phosphoreux à 68 p. 100 de fer et 
0,a5 àl p. 100 de Ph; 

3* Très phosphoreux à 67 p. 100 de fer et 1 à 2,5 
p. 100 de Ph; 



Digitized by 



Google 



280 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER 00LITHIQ13E 

4** Extrêmement phosphoreux, depuis 2,5 jusqu'à 6 
p. 100 de Ph. 

On conçoit que l'emploi de ces produits à teneur très 
variable soit de nature à donner des fontes moins régu- 
lières que celles de Lorraine, où le chimiste du haut- 
fourneau peut se désintéresser complètement du dosage 
du phosphore. 

Les minerais oolithiques contiennent ce métalloïde à la 
fois sous forme de phosphate de chaux et de phosphate 
de fer. En valeur absolue, la quantité de phosphore con- 
tenue dans un minerai varie comme sa teneur .en fer, ce 
qui suppose nécessah-ement qu'il existe une combinaison 
de Tacide phosphorique avec le fer. 

Si Ton considère, par contre, un minerai très pauvre 
et très calcaire, il entre dans le lit de fusion une quan- 
tité considérable de phosphate de chaux qui s'ajoute au 
phosphate de fer. Le rapport du phosphore à 100 de fer 
n'est plus 2, comme nous le disions tout à Theure lors- 
qu'il s'agissait d'un lit de fusion à 30 p. 100 de fer, mais 
un nombre plus élevé. 

Le tableau suivant, dans lequel la teneur du phosphore, 
rapportée à 100 de fer, est mise en évidence, montre, en 
effet, que l\)n obtient les rapports les plus élevés, 3 et 
4 p. 100, pour des minerais à 18 et 16 de fei^; et les 
plus faibles, soit 1,9 p. 100, pour les produits riches à 
41 p. 100. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



282 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOUTHIQUE 
SONDAGE DE LANDRBS (DG). 



Moyenne 


i0,66 


40,21 


0,78 


1.95 


Couche brune 2 mètres 

Moyenne 


CHAUX 


FER 


PHOSPHORE 


RAPPORT 

à 100 de fer 


6,84 


24, 2i 


0,07 


2,80 





SONDAGE DE PIENNB (CE). 



Couche rouge 
Ctfottes 17 et 18 



Couche griie de la profon- 
deur 

207,27 4 212,95 

ou bien de la cote 

92,13 à 86,45 

Epaisseur : 5". 68 

Moyenne 



31 
32 
33 
34 
95 
36 
37 



20,29 



23,75 



5,18 
9,50 
10 • 
8,49 
6,24 
13,65 
12,44 
9,70 



9,23 



41,94 



0,61 



PHOSPHORE 



45.15 


0,95 


42,39 


1 . 


41,71 


0,97 


43,53 


0,95 


45,36 


0,86 


37,26 


0,68 


38,34 


0,81 


40,09 


0.89 



0,89 



RAPPORT 

du phosphore 
à 100 de fer 



2,53 



RAPPORT 

da 

phosphore 

à 100 de fer 



2,12 
2,38 
2,30 
2,16 
1,91 
1,84 
2,13 
2,22 



2,12 



Digitized by 



Google 



lage à c 

3 la quai 

maximu] 

le plus ncne, mais que, neanmoms, la proportion m 

est très peu différente. 



SONDAGE DE BOULIGNY (GQ). 



Couche grhe de la profon- 
deur 

227,50 4 233,75 

ou de Id coU 

54,71 448,46 

EpaiiMor : 6", 25 

MOYBNRB 



38 
39 
40 
42 
43 
44 
45 
46 
47 
48 



12,93 
15,12 
13.10 
15,41 
18,87 
11,14 
13, n 
14,39 
13,32 
19,03 



15,02 



32,20 
35.10 
37,76 
36,06 
32,03 
3:», 58 
32,38 
33,60 
34.80 
28,47 



33,62 



0,74 
0.85 
0,87 
0,75 
0,69 
0,78 
0,71 
0,78 
0.64 
0,60 



0,73 



ti 



On arrive au même résultat si on prend, au 
sondage CQ, le sondage DB. L'analyse moyenne 
dernier donne, en effet : 



18,32 



31,80 



PHOSPHORE 



0,69 



RAPPORT DU PH< 

à 100 de f 



2,10 



Cette constance du rapport de 2 p. KKJ enviroi 
les produits à teneur de 30 p. 100 et au-dessus, s'( 
encore même dans un minerai de troisième zone, 
celui du sondage EB, de Bouvigny, qui a donne : 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



286 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Au cours de fr. 215 l'unité d'acide phosphorique total 
{produit moulu, en sacs, toiles perdues), la tonne de sco- 
ries vaudrait donc 34 fr. 80. 

Les frais de mouture, de criblage et de mise en sacs 
s'élevant environ à 10 francs par tonne, le maître de 
forges retirerait finalement un bénéfice de 25 francs par 
tonne de scories vendues. 

A une tonne de fonte Thomas correspond, en moyenne, 
une production de 220 kilogrammes de scorie ; si le mine- 
rai employé donne un rendement au lit de fusion de 
30 p. 100, on voit que 1.000 kilogrammes de scories 

3 333 
exigent une consommation de ' ^ X 1.000 de rainerai, 

ou 15 tonnes en nombre rond. 

Le bénéfice de 25 francs rapporté à la quantité de 
minerai consommé donne donc un produit net de 1 fr. 66 
par tonne. Or, dans certains cas, le prix de revient du 
minerai se tient dans des limites voisines de ce chifi^re. 
On a donc pu dire que la vente des scories suffisait par- 
fois à payer, dans les usines lorraines, le minerai con- 
sommé. 

Le Gouvernement du grand-duché de Luxembourg, 
Hlepuis Tannée 1898, insère, dans les actes de concession 
de mines, une clause telle que la suivante, destinée à 
procurer à l'agriculture des avantages spéciaux au point 
•de vue de l'emploi des scories phosphatées. 

-CONVENTION DU 5 MAI 1898, APPROUVÉE PAR LA LOI DU 6 JUIN 1898, 
AU SUJET d'une concession MINIERE DE 141 HECTARES ACCORDÉE A 
LA SOCIÉTÉ DES HAUTS-FOURNEAUX ET FORGES DE DUDELANGE. 

Art. 8. — Pendant cinquante ans à partir de l'entrée en vigueur 
-delà présente, la Société concessionnaire mettra annuellement à 
la disposition de TÉtat 200 wagons de scories Thomas brutes de 
bonne qualité loyale et marchande, telles que Taciéiie les pro- 
duit, prises à Tusine, à raison de 100 francs par wagon (10 tonnes) 
•et au prix du jour, si celui-ci était inférieur à 100 francs, sans 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



288 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUB 

On peut admettre aassi, comme M. Camusat le propose* 
pour le gîte de Mazenay, que des variations du niveau 
hydrostatique d'une nappe d'eau souterraine logée dans- 
une formation calcaire légèrement ferrugineuse, opèrent 
à la longue une sélection du même genre, et parviennent 
à constituer à un certain niveau un véritable minerai. 

La genèse des minerais de fer par décalcification et par 
métasomatose est donc incontestable. 11 en est de mème^ 
de la formation par érosion et transport. 

On retrouve, dans le gisement lorrain, des manifestations- 
qui se rattachent certainement à ces divers procédés (*);: 
mais ils n'ont dû jouer qu'un rôle accessoire et n'ont fait 
que se greffer, pour ainsi dire, sur le phénomène prin- 
cipal des émissions thermales sous-marines. 

La superposition de plusieurs couches en un même- 
point et la concentration des minerais dans des bassins 
distincts (bassin de Briey, bassin de Nancy, bassin de* 
Franche-Comté), distribués sur la ligne de l'ancien rivage- 
de la mer toarcienne, découlent aisément de la théorie^ 
geysérienne. 

Les émissions sous-marines ne jouent-elles pas, d'ailleurs,, 
de nos jours, un grand rôle dans la formation des sédi- 
ments de certains océans ? Sur la plus grande partie des^ 
rivages du Pacifique, les éruptions volcaniques ne se 
comptent plus. On a constaté, au cours même du xix* siècle, 
que certaines d'entre elles avaient amené au jour des- 



(*) M. Emile Picard formule en termes exceUents, in fine de son rap- 
port sur les sciences (Rapport du Jury international de l'Exposition de 
1900. Introduction générale, 2* partie, Sciences, p. 113), les remarques 
suivantes, en manière de conclusion : « Les images par lesquelles nous 
cherchons à nous représenter les phénomènes du monde extérieur ne 
doivent jamais être regardées comme ayant un caractère définitif; de 
plus* elles ne sont pas nécessairement uniques ce qui peut permettre 
à plusieurs théories de se développer simultanément. Ce sont les 
théories qui constituent véritahlement la science. Sans elles, il n*y a 
que des catalogues de faits. » 



Digitized by 



Google 



DB LA LORRAINE 2S9 

milliards de ïnetres cubes de produits d*origine interne. 

Quelle raison empêcherait d'admettre que les sédi- 
ments toarciens ont été enrichis dans les régions métal- 
lifères de la Lorraine et de la Franche-Comté par le 
même procédé? 

Puisant le métal dans la profondeur, à Taplomb même 
des lieux de dépôts, les émissions thermales pouvaient 
en amener facilement des quantités très grandes sur des 
étendues limitées. 

La théorie éruptive s'accorde très bien avec la nature 
sulfureuse de la couche la plus ancienne et avec la pré- 
sence d'autres sulfures métalliques (blende, galène) 
trouvés accidentellement dans le minerai. 

Elle est, par ailleurs, complètement indépendante de la 
position du rivage de la mer, tandis que la formation par 
charriage suppose un dépôt essentiellement littoral, ce 
qui n*6at pas. 

Les zoaes de richesse situées, par rapport aux failles 
nourricière! , dans les régions synclinales qui les avoi- 
sinent, la localisation de ces zones dans divers étages 
superposés de la formation auprès de quelques failles, la 
distribution des rognons calcaires sur la périphérie des 
régions exploitables, sont autant de faits qui découlent 
nécessairement de U théorie des failles nourricière»; il en 
est de même de Tabsence de fossiles et des variatioiur de 
textures et de couleur des minerais constatées dans le 
voisinage de celles-ci. 

La concordance de toutes ces preuves nous donne l'es- 
poir que la systématisation que nous avons essayé de 
faire de la répartition des zones exploitables dans la PI. V 
de ce mémoire repose sur une base plausible. 

Les délimitations tracées sur cette planche sont, certes, 
encore incomplètes; mais il sera, sans doute, possible, dans 
l'avenir, qiiand on aura réuni de nouvelles observations 
sur la consistance des couches, de les rendre définitives. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 















e 


























r^ 












a 


' 










«-) 












^ 












p 




i 


ir 




oo 


«r» 




o 


r:: 




c^ 


t^ 


^ 


r- 






T-" 




r-i 








C3 




1 


cJ 


co 






^ 




«j! 


<^ 


o 


j 


, 


1 


. 




in 

, : : ! i*^ . ! . 1 




1 ! . 1 1 1 1 1 1 1 1 1 i 












... . j . . 












ve 




























<» 
























s 














1, 














co 










V-'i 


'''\ : '' 


n'i"H;;;,.;i,,;i::'..; 


■:i':,i:;,^':';.,':;i;iri::ii' 


;;o'.::i- /::i!n|ir;,ii;:,r:K:ii 




/" -' 


lll '' 


': ! ili'.l. 


'', i|'it.'.,;V^ [M 


:iv!,;,V':-:''l:^'-. 


'i::r;i!yiiiil:iiÉi-;!;,i;'! 












i 








:ni]|i;:!.;!'.i:i:ii;,:;;r;::i:',p'.:' 










1 ! . 1 1,1:., : ■. 


, ;'" ;■■ -'.'v '-ji'. 


:i|i'i:!Hi'!:ii:iL,i:i'T,iir„:'^ :'. 














tj 1 












ai ' 


OD 








(/) 










çi 
O o 




^ ! 


'■n 




o 




S ti 


0) 




CD 




o 


O 
















p-i 





8 S g 

Ils 

C o -S 

<^ j5 e 

L. Courtier, 43, rue de Dunkercrue, 



•0$ 
Paria 



Digitized by 



Google 



T- 



1'^ 






!> 



Digitized by 



Google 





— T . 


c£) 





CD 


iA 




1 


i 






ti: 


^ 




i 


.f 




a 


S 




c 

1 


fe 

u 


§ 




â 


ê 

c^ 






C 


r 


ï 







l 





CD 









co 


rO 


Kîi 






^, 


^ 




60 






^ 






ïSJ 


r-i 






4. 

C- 

no 




LO 


cSJ 


fO 








S 


S 




1 


rin 


fo 


r-^ 


T-» 


.^^PH 




c 
c 


r 




rO 


OD 


• 


1 — 

13 





3 


S 






c 

c 


te 


Tj 


y 


(T 


h ^^ 


:£^ 




fc? 











±^ _ __ 


00 


CP 






3 






00 
00 


C<3 







i 


S 


CD 



C3 


<>> 
00 




CD 


0) Q?^ 


i 


"t 


CD 


»x> 


«-:j 




cO 


"i^S 




"^ 


C» 


r:> 


G> 







<l>'tJ^ 


i 

M 




f^ 


K* 


co 




cSi 


^-rJ 


l3 




S 


s 






ë'^s 


i 
1 




CD 


^ 



c-3 







S s 


t 


a. 


?=î 




(SI 




CP 




f 


i 




p-1 


00 





Ï8 










^ 


00 


CD 




?: 




h> 1 ^ 


f; 


i/) 


\0 


1/5 


lO 


ID 


10 





\n 


CI? ' 


10 


u^ 


lO 





i/i 


in 


in 


lO 


o> 


1 


^i »*i^ 


^*. 


^ 


k3< 


i^ 


►^ 


r^^ 


lO 


^^ 


LO 


co 


31 


r* 


LO 


P* 


^ 


kH 


^^ 


xr> 


pri- 


c=> 














c:> 





CD 








c? 


C3 











to 





CZ) 


t-:^! ^ 


r-. 


10 


lO 


v/3 


^O 


ir> 


lO 


c> 


lT) 


C3 


lO 


v/) 


LO 





lO 


lO 


lO 


lO 





t> 


?^i f^^- 


►31 


^a^ 


r^ 


H* 


h^ 


r* 


vr> 


rJ' 


lO 


rO 


rJ^ 


rJ* 


in 


PH 


►J^ 


^ 


\^ 


vO 


p 


^i^=fe 


en 











C-3 









































n 










































«? 


-1 c^ 


^ 


C3 


co 


^ 


un 


c£> 


n 


00 


<n 





tH 


eO 


cO 


f* 


LO 


CD 


C^ 


OQ 


<n 


cJ 


[o,.. 





00 


00 


00 


00 


OO 


oO 


CO 


00 


Cî 


CP 


<P 


(P 


&» 


(D 


<J3 ffî ! 03 


o^ 




Iv 


"1-!^ 

^^: 


II!!'1:'!!'":;!:'hI^" 






i 11 


•r 








«■•■: 1 • 


•1- 


1 


":V; •'' ■,■• ,'•!!,; 


>;^ 


ilV'-' 'i:[;'l'' '-^.'-ilî^ :,'/■'' •^i!:'n;i!fi'ii\. 






y . 


^■:'.iii!|:"l'if;i!:il' 




\ !M, ^ *■'■ !'], ^'' ' '''r '• ^1 ,- '■■[ ■''i^.i-";iri'^ ' 


^: ,11 






'Il ' •• ' '!■' ■ 1 




•i,T ^lî'!'-'"'''' •-'•i!',';':^!'"''^" ':'mU;' -'i!''>-:'i! • 




aJ. 


iX^ 




^ 


S 


Jj 




d 




0) 


«^ i^ 


1 

1 r 






j 


c 


f ^ 


df 


fj M ^ 

ê 1 ^ "^ 
i2 & '-^ «^ 


il 
1 

Couch 




fo 

J 
] 


1 

i 

ci 

t. 


Si; 

r 

E 


1 1 1 1 

<^ ^ ë V^ 
<u cO C 

. ;! ^ s ^ 


•2 ci i'^ 
























L. C 


oar 


tier. 


43 


ru« 


1 de 


Du 


nk 


srq 


ue. P 


art* 



;^^^ 






Digitized by 



Google 



rn- 






"'il 



:^ 






,|3 



Digitized by CjO OQIC j 




L. Coarùer, 43. rue de Dunkerque. Pari* 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



291 



Annexe A3. — Renseignements divers sur le sondage 
DE Joudreville (CB) 

I. LfO fonçage de ravant-puits et Tinstallation de la 
baraque de sondage ont été commencés le l*** août 1895, 
et le 4 septembre, on commençait le battage au trépan. 

Arrivée à la formation ferrugineuse, à la profondeur de 
191-,80, le 31 octobre : 

1" Constatation de la couche rouge II, le 14 novembre, 
par Tadministration des mines, avec la carotte n® 19, à la 
profondeur de 201 ",35 ; 

2* Constatation de la couche grise IV, le 28 novembre 
par l'administration , avec la carotte n* 54, à la profon- 
deur de 215",53 ; 

3^ Constatation de la fin du sondage, le 30 décembre, 
avec la carotte n** 123, à la profondeur de 264", 90. 

Toutes les couches ont été traversées dans la formation. 

Pour plus de renseignements, on a poussé le trou de 
sonde jusqu'à 30", 80 en dessous du mur de la formation. 

II. Le sondage a été fait dans la commune de Joudre- 
ville (Meurthe-et-Moselle), canton « du Haut-de-Quercy », 
parcelle nM59. * 

. Sa position est donnée ci-dessous {fig. 6). 




rxr^ de tonde 
' CANTON DU\ \HAUT - DE- QUEKCY 

Si 

Fio. 6. 




Digitized by 



Google 



202 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUB 

III. Ci-après les diverses observations qui ont été 
faites sur les mouvements de Teau dans le trou de sonde 
pendant son exécution. 



PROrOVMOIIS 

du 
troa de sonde 



De 0- à 3-,40 
De 3-,40 à 28- ,50 
De 28-,50 à 90-,00 



De 90-,00 à 130-,00 
De t20-.00 à 154-,00 
De 154- ,00 4 19i-,80 
De 191*,80 à 205-,55 

De 205-.55 à 208*,30 
De 208-,30 à 214-,13 
De 214-.I8 à 220-.55 
De 220-,55 à 264». 90 



NITSADX DB L BAC 

aux 
diveraee profeodeun 



Paf d*eaa 
3-,40 
24-,00 



De 24-,00 à 17",00 
n-,00 
16-.00 
ll-,00 

De ll-,00 à 5-.75 

5-,75 
be 5-,75 à 2-.20 

2-,20 



OBSBRTATIOIIS 



Le nÎTeau est bien consUnl. 

Sn arrivant dans le calcaire, l'eau 
a baissé assez rapidement, pour 
se maintenir ensuite à 2 4* ,00. 

L'eao est montée lentement 4 17" ,00 

L'eau reste stationnaire. 
Id. 

A 191",80 Veau est montée rapi- 
dement jusqu'à 1I*,00 du Jour. 

L'eau a continué son ascension. 

L'eau reste stationnaire. 

L'eau a continué son ascension. 

L'eau est restée stationnaire jus- 
qu'à la fin. 



ESSAIS D EPUISEMENT. 

1* A 102",65 de profondeur, quand le niveau de Teau 
était à 17 mètres du jour, on a épuisé dans le trou de 
sonde jusqu'à la profondeur de 65 mètres, et on a 
maintenu Teaù à ce niveau en épuisant 150 litres à la 
minute; 

2* A 214",81 de profondeur, quand le niveau de Teau 
était à 5",75 du jour, on a épuisé dans le trou de sonde 
jusqu'à la profondeur de 80 mètres, et on a maintenu 
l'eau à ce niveau en épuisant 177 litres à la minute ; 

3* A 264", 90 de profondeur, quand le sondage était 
terminé et que l'eau se maintenait à 2",20 du jour, on a 
à nouveau épuisé l'eau dans le trou de sonde jusqu'à la 
profondeur de 90 mètres, et on l'a maintenue à ce 
niveau en épuisant 133 litres à la minute ; 

Nota. — Ces observations et ces expériences montrent 
que Ton a rencontré trois niveaux : un au-dessus des 



Digitized by 



Google 



".^:î 



DE Li 

marnes de la surface, un a 
la formation, et un troisiè 
nier niveau, comme dans L 
•été supérieur aux autres. 

On peut même ajouter 
mation jusqu'au jour, on 
artésien. 

IV. Renseignements si 
tubage : 

Avant-puits 1™,S 

Trou de sonde Diamètre 



Un tube de 435 millimc 
^eur 4 mètres, a été pis 
:guide à l'entrée du trou. 

Pour éviter aussi les éb 
de la formation, on a pla 
•de 380 millimètres de dia 
longueur. 

A l'intérieur de ce tube 
on a placé un tube de 3!: 
rieur, longueur 8",500, p 

Ce sondage s'est fait s; 
duit qu'un accident : 

A 208",85, Tinstrumer 
morceau de fer de 140 >< 
trou entre la carotte à n 
retiré sans peine au moye 

On a pu retirer le tub 
du fond, mais le tube de di 
ii*a pu être retiré, parce 
autour de lui. 



Digitized by 



Google 



294 LB GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Avant d'abandonner le trou de sonde, on Ta bouché de 
la façon suivante : 

' D'abord avec des matières argileuses jetées à la pelle 
et tassées au fur et à mesure avec une cuillère chargée, 
de la i)rofondeur de 264",90 à 203 mètres. 

Puis, afin d'isoler la formation ferrugineuse des ter- 
rains supérieurs, on a descendu à la cuillère un bouchon 
en mortier composé de : 

2 parties sable de rivière. 
1 partie chaux hydraulique. 
' i partie ciment Portland. 

Ce bouchon étanche existe de la profondeur de 
203 mètres à 178 mètres, soit sur 25 mètres de hauteur. 

Puis, de la profondeur de 178 mètres au jour, on a 
achevé de boucher le trou avec des matières argileuses 
tassées comme précédemment. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



<T DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



lENSEIGNEKBNTS DIVERS. 

du trou de sonde. — Lieu dit du « Haut- 
celle n* 159 de la commune de Joudre- 

I. — Pendant la traversée des marnes 
îg. 7), Teau était à 3",40 de profondeur, 
é dans le calcaire, Teau a baissé assez 
)st maintenue ensuite à 24 mètres, 
arrivé à la profondeur de 90 mètres, soit 
polypier (bajocien supérieur), Teau est 
îtres. Elle est restée stationnaire jusqu'à 
91",80, de la formation ferrugineuse en 
rnes micacées. A ce moment, elle est 
nentjusqu'à la profondeur de H mètres, 
forait, jusqu'à la profondeur de 208",30, 
au a continué jusqu'à S", 75. 
recommencé quand on est arrivé à forer 
couche grise de 21 4", 13 à 220", 55 ; le 
'est alors établià2",20et n'a plus varié, 
ms montrent qu'il existe trois niveaux : 
les marnes de Gravelotte ; 
des polypiers et au-dessus des marnes 
itant la formation ferrugineuse ; 
me dans la formation, au-dessus des 
les. 

'eau, comme la remarque en a été faite 
idages, est le plus artésien, sinon le plus 
y a lieu de penser qu'avec un trou de 
la formation jusqu'au jour, on aurait eu 
jaillissante. 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



TerralriLS 



Pr 



î^artic inférieure l Marner 

du < ào 

Bathonicn mojwfî (oravcloite 



Bathonicn Calcaires^s 
inférieur <P^*~"»«"* 



-marneux 



Calcaires 

dû 
Bajoden 



>âames micacées 



, _ncs cucaire&pus ou mGrtnft 
Terruqlnenx tananDâft p«rixn.^)«x\c 

Ctlcnre mameaji' ferrugineux 



rem 



îmcratr 






TtB 



Couche grise 



Mamcô 



^ 



i 



p 

I 

i 



Fio. 7. 



Digitized by 



Google 



TL^^'^r ' ^ ] 



1 



298 LB GISEBiBNT DE MINERAI DE FER OOUTHIQUE 

Annexe A5. — Tableau des résultats fournis 

PAR LES RECHERCHES EXÉCUTÉES DANS LA RÉGION FRANÇAISE. 



N. B. -^ Là qualité des couches a été exprimée de la façon 
suivante : 
La teneur en fer est définie par : 

4, si elle est égale ou supérieure à 35 p. 100 ; 
3, si elle est comprise entre 30 et 35 p. 100 ; 
2, si elle est comprise entre 25 et 30 p. 100 ; 
1, si elle est inférieure à 25 p. 100. 

Quand la teneur en chaux ou en silice dépasse 10 sans excé- 
der 20, on a ajouté les lettres G ou S ; 

Si la teneur en chaux ou en silice est supérieure à 20, on a 
ajouté ce ou SS. 

On a classé «ous les rubriques : 

Couches supérieures, les calcaires ferrugineux supérieurs et les 
couches rouges ; 

Couches moyennes^ les couches jaune et grise ; 

Couches inférieures j les couches brune, noire et verte. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 



ZtiueiiATlOX DO lOMDAOI 


14 

1 ^ 
S58,87 


*1 


aTITODtS 


* 1 

228,31 
205,03 


cocc 

8UP«RI 


AA 


AbbéTille 


- 7.76 


9,94 


» 




1 


» 


AB 


OuUDOQt 


181,05 


42.14 


57,00 




AC 


Moinerille 


164,00 


61.11 


80,14 


218,67 





— 




An 




149,55 


69.83 


9âi,06 


205,63 






AE 


Spelmail 


i36,00 


- 10.26 


2,48 


200,13 










AF 


Ubrr 


iOi,97 
i16,40 


18,62 


35,23 


203,56 





- 




AG 


Tichémonl.. 


23.99 


U,32 


223,42 
228,48 






*» 


BeaamMlt 


S1i,S6 


35.83 


54,48 




Ai 


Betilly. 


4H,^ 
m, Il 
199,i0 
m, 64 
SS4,6S 


60,57 


74,59 


239,52 
235,42 








Ai 


rieorv 


31,50 


50,39 








r 




115,59 


125,49 


300,19 
195,28 





; 




-41,22 


-26,67 




0,35 


17,13 


212,63 







Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



310 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



Di8IGNAnO?l OC 80XDAOI 



FH 



FK 



FL 



FM 



FN 



FO 



FP 



FQ 



Norroy-le-Sec. 



Lantefontaine. 



Baslieux 



Moatiers. , 



Auboué (puiU). 



Haut-des-Tapes (puiti). 
Homécourt 



Moatiers (puits). 



Fond de la Noue (puits) 
Homécourt 



Boudrezy.. 






iùS,65 



9/7,39 



Hi.SO 



I57,4S 



tS6,S0 



fS3,Sê 



iOO.Sl 



83,10 



fS6J6 






43,75 



24,03 



207,47 



116,65 



68,00 



90,43 



115,74 



116,84 



184,96 






60,17 



43,03 



217,12 



135,98 



91,83 



114,30 



135,41 



136,99 



205,78 



:2-^ 



259,92 



227,12 



350,50 



258,38 



194 



204 



201 



190 



350,38 



COUCHBII 
Sl'PÉRIIORBS 



'3 



3» ,40 



3», 40 



l-,46 



3-, 6 



2-,2fi 






4a 



4 C. 



4C. 



CO0CHB8 
MOYENNES 



COUCHKS 

inpinieoRBs 



3-, 12 



2-,95 



2-,67 
2-,33 



1-,90 
3»,96 



3-,£5 



1-,45 
3-,74 



2-,50 
3-,30 



2 es. 3-, 49 



-a 



i 

1 



2 



3C. 



3 0. 



4 S. 
4 SS. 



1-,87 



3SS. 



4 0. 
4 0. 



3 0. 
4 



4C. 



3 0. 

4 0. 



1-,72 
•,43 



0-,80 



1-,75 
2-,Ô5 



3 SS. 
3 0. S. 



2SS. 



3 SS. 
3 0. 



3 0. 

4 0. 



1-,20 



4 S. 



3 O.S. 



2-,79 



2ass, 



Digitized by 



Google 



DE LA LOI 



Annexe Ag. — Renseigni 

DES COUCHES DANS LA ] 



DiSI05ATI0N 

de la 
localité 



ZA 
ZB 

zc 
zo 

ZE 
ZF 
ZG 
ZH 
Zl 
ZK 
ZL 
ZM 
ZN 
ZO 
ZP 
ZQ 
ZR 
ZS 
ZT 

zu 
zv 
zx 

ZY 
ZZ 
YA 
YB 
YC 
YD 
YK 
YF 
YG 
YH 
YI 
YK 
YL 
YH 
YN 
YO 
YP 
YO 
YR 
YS 
YT 
YU 
YV 
YX 
YY 



ALTCTODB 

da mar de la 
eouohe 
yrise 



281,45 
269,20 
2ô0,20 
270,65 
2.V..17 
2â2,55 
23!),91 
230,02 
201.28 
213.9-2 
207,<H) 
190,70 
174.82 
170,12 
173,8'i 
165,62 
153,62 
140.03 
142,69 
136,36 
131.02 
78,97 
68.79 
67,16 
286.60 
282.00 
278,76 
25«.2:i 
240.08 
231.44 
226,9» 
2.M,UH 
2»i8.94 
286.08 
247,96 
182,20 
251.47 
141, 9-» 
129,66 
143,62 
140.58 
158,74 
98,84 
129,13 
115,68 
111.73 
41,20 



Les numéros de se 
ceux de la 



D'après M. Kohlmai 



D'après MM. de V 
il 
i( 

D'après M. En^el, 



N. B. — Lés indications d'altitade qui suive 
noire, situé à 8 ou 10 mètres en dessous é 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 

ANNEXE A7. 
Département de Menrthe-et-Moselle. 

NOMENCLATURE DES MINES DE FER. 



313 



sa 


1 

a 

B 

1 

2 
3 
4 

7 

8 

9 
10 

11 
12 

13 
14 

15 

16 
17 
18 

19 

20 
•21 
22 
23 
24 
25 
26 

27 
28 
29 
30 
31 

32 
33 

34 

35 


0IS14}.1ATI0Î( ,, 

des 
coneotaions 


t»ATB8 

d'instilotioD 


H 

i 
a 

S 


PBOPWfcTAIBW ... 
OU 

exploitants . 


Coalmy 


1* Bai 

26 joli. 1844. 
9 noT. 18S4. 
9 août 1848. 

24 jull. 1857. 

24 fér. 1864. 

27 juil. 188ÎI. 
30 août 1893. 
17 sep. 1864. 
27aTril 1881. 

6 arrU 1882. 

7 féT. 186(). 
14 août 18K7. 

7 noT. 1890. 
21 dée. 1867. 
21 déc. 1867. 

f'fétr. 1868. 
2 sep. 1868. 

!•' mai 1869. 
13 juil. 1870. 

25 fér. 1873. 
19 juin 1875. 

2Ô juin 1873. 

21 nof . 1874. 

10 oct. 1878. 

3janv.l875. 

19 juin 1875. 
iO;éT. 1882. 
17 août 1885. 
19 juin 1875. 

10 oct. 1878. 
l'>juin 1882. 
f'sep. 1883. 

17 mai 1884. 
H août 1884. 

11 août 1884. 

Il août 1884. 
10 mare 1886. 
10 mare 1886. 
10 mars 1881. 
10 mare 1886. 

18 juin 1Â86. 
18 juin 1886. 

18 juin 1886. 

18 juin 1886. 


Hect. 

uln d( 

62 

6 

140 

114 

784 

026 

230 

97 

469 
210 

371 
221 

343 
433 

326 

261 
400 
206 

1.312 

10 
. 95> 

55 
4.32 
720 
894 
671 

6% 
886 
373 
769 
475 

766 
800 

812 

808 


ïBrleyC). 

Société méUllurriqne de Gorcy. 
Boulmy et C««. 

Société métallargique de Oorcy. 
Comte de Ludre. 

Société des hauts-fourneaux de la 
Cbiere. 

Société des aciéries de Longwy. 

F. de Saintignon et C*. 

0. Raty et 0' et F. de SaioUgnon et C» 

Société des forces de ta Providence. 
Société des minières et hauts-fourneaux 

de Pulvenleux. 
Société des aciéries de Longwy. 
Société des hauU-f ourses ux de la 

Chiers. 

F. de Saintignon et C'*. 
Société des aciéries de Longwy. 

Société méUllorgiqne d'Aubrires-Vil- 
lerupt. 

G. Raty et 0«. 

Soeiété des aciéries de Micbeville. 

Société des forges de la Proridence et 
Soeiété des aciéries de Longwy. 

MM. de Wendel et C««. 

Société des aciéries d'Angleur. 

Société des mines de Godbrange. 

Société lorraine industrielle. 

Les pctiU-fils de F. de Wendel. 

Société des forges de Bré»iily. 

Société de Vetio-Aulnoye. 

Société des hauts-fourueaux et fonde- 
ries de Pont-à-Mou«soo. 

Société de Mouliors. 

Société des aciéries de Longwy. 

Société des aciéries de Mieheville. 

Syndicat des mines de Tiercelet. 

Société méUllurgique d*Aubrivc8>Vil- 
lerupt. 

F. de Saintignon et 0». 

O' des forges de Châlillon, Commentry 
et Neuves-Maisons. 

Société des hauU-fourneaux de Mau- 
beuge. 

Société des aciéries de Pompe y. 


Chatelel 


Romain 


Warnimont 

Sanalia 

Mont-Saiot-MarUn. 
Maxy 


Saoloes 


Lexy 


Pulventeux 

UoiilaiiM 


Menl-de-Chat. ... 
ReboD 


Here«range 

ViUeropl 

LooglaTiUe 

Mieberilla 

Hoaaigny 

Jœ.f. 




Godbraofa 

Cognes . 




Bois-d'Arril 

SerroaTille 

Homécoart 

Attboaé 


1 . 


Mooticrs 

Valleroy. 

Bréhaio 


Tiercalai 

Crosnes, i. 

MoineTille 

Giraumonl 

Jarnv 


Fleurv 





(*) Le» mimes numéros d'ordre ayani été inscrits sur la carte du bassin (PI. V), il sera 
facile, en s'y référant, de eonnattre i'emplaci>meDt des direrees concessions. 



Digitized by 



Google 



314 LE OISEMBNT PE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 



- 


1 

ai 
a 

T. 

36 
37 

38 
39 

40 
41 
42 

43 

44 

45 
46 
47 
48 
49 
50 
51 
52 

53 
54 

55 

56 
57 

58 
59 
60 
61 
62 

63 
64 

65 

66 
67 
68 
69 

69 

u* 

70 
71 


oisIGNATiOK 

des 


DATES 

d'iosUtuUon 


M 

ï 

o 


PBOPniiTAUllS 

ou 
exploitants 






Jouarille 

tabrf 


19 mars 1887. 

19 mars 1887. 

7 avril 1887. 
2;j mai 1887. 

5 août 1887. 
12 déc. 1887. 
27 août 1889. 

5 mars 1894. 
30tvril1895. 

8 mars 1894. 

30 arril 1895. 
8 DOT. 180.S. 

23 août 1896. 

31 mars 1899. 
31 mars 1899. 
31 mars 1899. 
31 mars 1899. 
81 mars l899. 
31 mars 1899. 

31 mars 1899. 
3 juin 1899. 

30 août 1899. 

20 mars 1900. 
20 mars 1900. 

20 mars 1900. 
20 mars 1900. 
20 mars 1900. 
20 mars 1900. 
20 mars 1900. 

20 mars 1900. 
20 mars 1^00. 

20 mars 1900. 
20 mars 1900. 


Hect. 

1.032 

858 

1.093 
688 

1.170 

820 

1.115 

589 

686 
948 

8a=. 

735 
390 
600 
805 
1.196 
1.092 

814 
723 

712 

732 
496 

425 

474 
436 
862 

501 
546 

475 

463 

1.048 

257 

325 

250 
842 
874 


0. Raty et €»•. 

0« des for^s de Châtillon, Commentry 
et Neuves-Maisons. 

Compagnie des forges de Châtillon, 

Commentry et NeuTes-Maisons. 
Schneider et 0«. 
Viellard-.\ligeon et C". 
Société des forges de la ProTÎdence. 

Société des bauts-fourneaox de la 

Chiers. 
Société des aciéries de Miehaville. 

Société lorraine industrielle. 

Société de ViUerupl-Lavai-Dien. 

G. Raty et C». 

E. Thomas. 

Société des aciéries de MicheTiUe. ' 

MM. de Weodel et 0*. 

Société des aciéries de Longwy. 

Société ^es bauU-foameaux et fonde- 
ries de Pont-à-Mousson. 

Société de Vezin-Aulnoye. 

Société des hauts-fourneaux de la 
Chiers. 

0* des forges et aciéries de la marine 
et des chemins de fer. 

Société de Denain et <l*Anrin. 

Société des hauts- fourneaux de Mau- 

Société de Sfnelle-Manbeuge. 

Société des aciéries de Michevilie. 

Société des aciéries de Pompey. 

A. Chappée. 

Société des forges et aciéries du Nord 

et de l'Est. 
Société de Commentry- Fo'urchambault. 
Société de la Providenea et F. de 

Saint-gnon et C". 
MM. Capilain, Gény et C». 
MM. J. Mar«>eilot et O». 
Société des forges de ( bampagne. 
Société métallurgique de Gorcy. ' 






Brisy 






Batilly 






Droitaumont 

Conflaos 






Brainyille 

Bellerue 






Génarille 

ErrouYiile 

Killières 






Sanoy 






Tneux 






BazoDTtUe 

Mance 






Tucqueg^ieux.... 
Mairv 






Andftmv 






4 i 11 i 

g 1 -Se ïî 

ffl 5 aa ffl- 






U Moarièrs 

Bouligny 

Pienoe. ......... 






Joudrerille 

Amermont 

Dommary. 

BetUinTillers.. .. 
VUia-au-Mootois . 
Adoux 




27 fév. 1902. 
27 féT. 1902. 
27 fév. 1902. 


Consortium de dÎTerses sociétés 
Consortium de diTcrses sociétés. 
MM. de Wendel et C". 






Saint- PierremoDt 

(Nord) 

Saint- Pierremont 

.. (Sud) 

Hatrize 






BniTiJle......... 








* 











Digitized by 



Google 



DE I^ LORRAINE 



315 



i 

« 
ai 


DtolGXATlOH 

dea 


DATES 

d'inatitutioa 


i 

S 


PBOPKitTAIRIS 

ou 
exploitants 


1 

2 

3 

4 


Champigneulles. . 

ChaTiimy - Van-j 
dœun-e.. ...... 

Marbaebe 

Frouard 


a* Bi 

3 août 1848. 

16 juin 1856. 
9jaoT.1867. 
20roaral!J00. 

16janr.l858. 
10 mars 1858. 

16 août 1859. 
*26 sept. 1859. 

17marsl860. 

20 mars 1900. 

28aTrH1860. 

20janT.1884. 

23 mai 1863. 
17 août 1864. 

17 août 1864. 
17 août 1864. 

>1 juil. 1866. 

16 août 1876. 

17 août 1888. 

13 août 1867. 

21 déc. 1867. 

14 mars 1868. 
10 fév. 1869. 

10 fév. 1869. 

26 juin 1859. 
3janT.l875. 

4 août 1869. 

9 août 1870. 

22 férr. 1872. 
f 3janT.1«75. 

29 afril 1872. 

20 sep. 1876. 

23 fév. 1874. 
29 mars 1874. 
29 mars 1874. 


UecL 
I89I0 de Nancy. 

1 Simon, Lemut et 0« Keller et Bour- 
427) geois. 

Société de Denaia et d'Anzin (amo- 
diataire). 

789 Société des forges et aciéries du Nord et 
de l'Est. 

588 Société des hauts-fouroeanx et fon- 
deries de Pont-à' Mousson. 

741 Société des forges et fonderies de 
MonUUire. 

322 Société dea forges et fonderies de 
MonUtaire. 

311 Compagnie de Chfttilion-Commentry et 
Neuves-Maisons. 

t nni Oompsgnie de Chfttilion-Commentry et 
'•^' Neuves-Maisons. 
Yivenot. 
414!Sociélé de Denain et d'Antin (amodia- 
1 l*ire). 

[Société des forges et fonderies de 
127^ IloDiataire. 


b 

6 

7 


Boaxiérea - aax - 
Oamea 

La VoU«triche... 
LirerdoD 

Hazotte 


^ 


POBMV 


10 
11 

12 
13 

14 

15 
Ifi 


Arant-Garde 

Butbgoémont. ... 

BoudonvIUe 

MaxériUe 

Croîaette-Lirerduo 

Cuatines 

Laxoa 


277 
301 

430 
295 

3r2 

201 
266 

223 
195 
382 

239 

233 
366 

186 

150 
282 

416 

20G 
152 
236 


Société de Veziu-Aulnoye (amodiataire). 

Société de Vezin-Aulooye. 

Société des bauts-fourneaux de ilau- 

beuge. 
Société de Vezin-Aulaoye. 
Soeiélé des mines du Luxembourg et 

des forges de Sarrobrûck. 
Compagnies de ChftUllon-CommeDtry et 

Neuves-Maisons. 
Société des hauls-fourneaux et fonderie» 

de Poot-à -Mousson. 
De Wetrich et C*'. 

Société des aciéries de Pompey. 
Durenoe. 

Maisons. 
Société des hauts-fourneaux et fonde- 
ries de Pont-à-Mousson. 

J. Marcellot et Or 

Société des aciéries de Pompey. 

Simon. Lemut et O*. 
>Socicté de Denain et d'Anzin (amodia- 
1 taire). 

Société des forges de Champagne. 

Société des hauts-fourneaux et fonde- 
ries de PonUà- Mousson. 
Société dea aciéries de Pompey. 

Société de Brousseval. 

Société des forges de Champagne. 

Grosdidier flls et gendre. 


17 


Lay-Saint-Cbristo- 
phe 


18 
19 

20 

21 

22 
23 


Sainte-GeneTièTe. 
Fond-de-Monvaox. 

Grande-Goutte. .. 

Boia-du-Four 

Le Monlet 

FonUineA-dea-Ro- 
• cbea 


24 

25 

26 

27 

28 
29 


Saint-Jean 

MakéTÎUe 

Lodrea 


Bois de Flavé- 
mont. 


Raute-Lay. 
Eulmont 





Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



TABLE DES MATIÈRES 



CHAPITRE I. 
Généralités. 

Pagrei. 
i. — Étendue et ressources du gisement. ii5 

2. — Situation géographique et premier aperçu géologique 117 

Relief des terrains dans la partie septentrionale des 
gisements et caractères hydrographiques. — Relief et 
caractères hydrographiques de la région méridionale. 
— Cobsistance des morts terrains 117 

3. — Choix des procédés d'extraction 121 

Nécessité des puits d'extraction. —Exploitation à ciel ou- 
vert ou par galeries à flanc de coteau 121 

4. — Altérations des couches aux affleurements 124 

5. — Consistance dé la formation ferrugineuse 125 

Sondage de Mara-la-Tour (DV). — Sondage de Moine- 
ville (AG).— Soudage de Mairy (BC). — Sondage de 
Briey (PL): — Sondage de Valleroy (Y) 126 

6. — Délimitation des couches exploitables 129 

Minières d'Hussigny. — Terminologie usuelle pour la 
désignation des couches de minerais 130 

7. — Nombre de couches exploitables ; 132 

Mine de Micheville. — Sondage de Pienne (CE) 132 

8. — Epaisseur de la formation ferrugineuse. — Composition des 

minerais 13i 

9. — Aperçu paléontologique 133 

Toarcien supérieur. — Bajocien. — Bathonien. — Gallo- 
vien 135 

CHAPITRE II. 
Théorie des failles nourricières. 

1. — Revue rétrospective des travaux publiés sur le gisement.. 138 

Travaux de MM. Braconnier et Daubrée. — Travaux de 
M. Hotîmann, de M. Greven, de M. Kohlmann 139 

2. — Ancienne théorie des affleurements 1^3 



Digitized by 



Google 



1 



318 LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE 

Ck>!acidence des affleurements riches du Luxembourg 
avec la direction des principales failles 143 

3. — Récurrence des actions de plissement 144 

Plis synclinaux et anticlinaux dans les différents étages 
de la région ferrifère '. 445 

4. -^ Division du gisement en bassins 1 46 

<5. — Nature et degré d'authenticité des documents utilisés dans 

cette étude 147 

Recherches en territoire français. — Recherches en Lor- 
raine allemande. — Région du Luxembourg 148 

^. — Principes de la théorie des failles nourricières 150 

1. — Premier cas : Dépôt lenticulaire sur soubassement horizontal . 1 53 

5. — Deuxième cas : Formation des dépôts sur soubassements 

inclinés 456 

^. — Troisième cas : Formation des dépôts sur soubassement 

rejeté 157 

CHAPITRE m. 
Bassin de Longwy. 

1. — Subdivision occidentale 160 

Mines de Lexy et de Mont-Saint-Martin : . 160 

5. — Subdivision centrale 161 

Mines de Saulnes et Herserange 161 

3. — Subdivision orientale 162 

Mines d'Hussigny et de Villerupt 162 

4. — Failles nourricières du bassin. 164 

^. — Considérations générales sur les minerais du bassin de 

Longwy. 169 

•6. ~ Historique rapide des travaux de recherches de 1883 à 1899. 170 

CHAPITRE IV. 
Bassin de Landres. 

1. — Coupes longitudinale et transversale du bassin 173 

Sondage d'Amermont (BW) 174 

2. — Faille nourricière de Bonvillers. — Faille de Norroy-le-Sec. 176 
Z. — Couches accessoires dans le bassin de Landres 177 

Couche noire de Xivry-Circourt. — Hypothèse d'une faille 
nourricière entre la vallée de la Pienne et la vallée de 

la Crusnes 177 

4. — Région restant k explorer 181 

Sondage de Ville-au-Montois (FB) et de Bazailles (FG).— 



Digitized by 



Google 



DE LA LORRAINE 319 

Pige». 

Faille de Joppécourt 181 

5. — Répartition ilu fer, du calcaire et delà silice dans les mi- 
nerais du bassin de Landres 183 

Partage du gisement en trois zones. — Couche grise des 

sondages DH, CE, EL, DB, CX et EP -483: 

6.— Réactions chimiques servant à expliquer la formation des ■- 

deux zones exploitables 493^ 

Zone des minerais calcaires. — Zone des minerais purs. 

— Phénomènes calorifiques attribuables à la décompo- - 

sition du carbonate de fer ^. 494 

1. — Action des courants. — Sondage ET 497 

8. — Contact àMurville du bassin de Landres avec le bassin de -. 

Tucquegnieux ! . . , 1 99 

9. — Terminaison du bassin de Landres dans sa région méridio- 

nale 201 



CHAPITRE V. 
Bassin d'Ottange-Tnc^pagnieux. 

pREMiÈiiB SECTION. — Couche gvisè, 

1. — Faille d'Oltange-Audun-le-Roman, envisagée comme nour- 

ricière *. 203 

Sondage de Ludelange (VU). — Sondage de Tressange 
(YV) 204 

2. — Région occidentale du synclinal d*Ottange. -- District d'Au- 

metz 208 

3. — Région orientale du synclinal 207 

4. — Région du Luxembourg 208 

3. — Région septentrionale du synclinal de Tucquegnieux (Au- 

dun-le-Roman, Anderny) 210 

6. — Région occidentale (Mairy-Tucquegnieux) , 211 

Sondage de Tucquegnieux (AW). — Sondage de Mainville 
(BF). — Profils entre Bonyillers et la Malmaison, entre 
Audun-le-Roman et Anoux 212 

7. — Région pauvre d'Ozeraillcs , 213 

Sondages d'Anoux (BE), d'Ozerailles (E)Y, d'Immonville 
(BA) et de Lixiéres (EC) 214 

8. — Région méridionale et orientale du synclinal de Tucque- 

gnieux 215 

(Trieux-Lommerange). — Failles de Neufchef, du Chevil- 

lon, d*Avril. — Anticlinal de MancieuUes-Anoux 21 G 

?. — Région centrale du bassin. — Faille de Fontoy -218 

Tome 1, 1902 21 



Digitized by 



Google 



^. LE OISB&tB^T DE MtlNEtUI DE I^R ÔOLITHIQÛE 
DbuxiAmb bbction. — Couches aceeuoireê. 

1. — Couches noires à TEst de la faiUe de Crusnes. — Faille de 

Crosnes .. ............ :.;...:............ 224 

Ôondage d'Havange (YX) '...............:.......... 227 

2.' ^— Couches inférieures au Sud de la faille d*Audun-te-Ronian. . 228 

3. — Couches inférieures afu Nord de la faille d* Avril 22Sf 

4. — Couche Jaune de la faille d'Ottange (région de Rnmelange, 

Tetange, en Luxembourg). ...;.. 230 

5. — Couche jaune d'Avril : 232 

6; — Couche rouge de la région d*Esch 233 

T.- — Couche rouge d*Audun-le-Ronian et de Bonvillers 235 

8. — Couche rouge d*Anoux et du Chevillon 238 

T|IOIRl6«re SECTION. 

Recherches infructueuses de 1882-1883 dans la région 

d'Avril-Trieux-Sancy 239 

Sondages de Sancy (1882); de Saint-Pierremont (1883); 
d'Avril (1883) ; du Fond Gravin (1883) 239 

CHAPITRE VI. 

Bassin de l'Orne. 

pRBMiÂRR sBCTioiv. — Coucke giHse, 

t: — Failles nourricières du bassin 247 

Failles de TOrne. de Rombas, de Neufchef, d'Avril, du 
Woigot, de Sainte-Marie 248 

2. — Digression sur le bassin de Saint-Privat- Novéant. — Failles 

de Roncourt« de Flavigny-Montigny. — Mines de la région 
d'Ars-sur-Moselle (vallée de la Mance) .* 250 

3. ~ Coupe longitudinale du bassni de rOme 253 

Synclinal de Brainville ... : 253 

4. — Région de Moyeu vre-NeuTchef 254 

Coupe au point XV de la mine d'Hayange , 255 

5. — Région d'Avril-Briey 255 

6. — Région méridionale du bassin 256 

7 . — Région occidentale , 258 

8. — Région de Génaville 258 

Deuxième section. — Couches accesss.oire 

1 . — Couches inférieures 260 

2. — Couche jaune. — Régions de Montois, d'Ilomécouri, de Briey- 

Valleroy et d'Avril 262 

3. — Couche rouge. — Régions de Jœuf-Homécourt et de Briey. 264 



Digitized by 



Google 



bÈU LOltRÀ»« Sâl 



CHAPITRE VII. 

C4NMidératlima généralM sv la eompothlott te admtrtii 
et lev genèse. 

1. — Silice et alumine contenues dans lesimineraîs 26l 

Théorie de la genèse par substitution de substances (épi* 
génie, métasomatose) 268 

2. — Carbonates contenus dans le minerai 274 

CHAPITRE VIII. 

Le phosphore dans Iss minerais oelithi^nes. 

Minerais du Luxembourg. — Sondages de Landres (DG), de Pienne 

(CE), de Bouligny (CQ), de Bouvigny (EB) 281 

Scories de déphosphoration »....) 283 

CH\PITRE IX. 
Résiutté et conclnsions 287 

ANNEXES. 

A|. — Sondage de Joudreville (CB). — Coupe de tous les terrains tra- 
versés. 

Aj. — Coupe de la formation ferrugineuse du sondage CB. 

A3. — Renseignements divers relatifs au sondage CB. 

A4. — Coupe résumée du sondage CB. 

A5. — Tableau des résultats fournis par les recherches exécutées dans 
la région française. 

A«. — Renseignements sur Taltitude des couches dans la région alle- 
mande. 

A7. — Nomenclature des concessions de mines de fer du département 
de Meurthe-et-Moselle. 

PLANCHES. 

PI. V. — Carte d*ensemble du gisement de minerai de fer oolithique 
de la Lorraine donnant la délimitation des couches exploi- 
tables, la topographie de la couche grise, remplacement 
des sondages, les limites des concessions françaises, etc. 

PI. V'I. — Carte du bassin de Landres donnant la répartition des mine« 
rais en différentes zones. 



Digitized by 



Google 



322 LB ÛISÉMENt Dfi MtNfiRAl DÉ ^BR DB LA LORRAINB 

PI. VU. — Coupes d'ensemble (I et II) du gisement en Lorraine alle- 
mande. 

PI. VIII. ~ Coupes de sondages en Lorraine allemande. 

PI. IX. — Coupe d'ensemble (XII) dans le graùd-duché de Luxembourg. 

PI. X. — > Coupes de sondages dans la région française. 

PI: XI. — Coupes d'ensemble de la couche grise (111, IV, V, VI et VII) 
des bassins de Landres et de Tucquegnieux. 

PI. XII. «^ Coupes d*ensemble de la couche grise (VIII, IX. X) du bassin 
■^ de rOmc. 



Digitized by 



Google 



STATISTIQUE 

de rindustrie minérale de la Franot 



TABLEAUX COMPARATIFS DE LA PRODUCTION DES GOXBUSTIBI 
DBS FONTES, FERS ET ACIERS, EN i900 ET EN 1901 

!• — Combustibles minéraux* 

PRODUCTION PAR DÉPARTEMENT. 




NATURE DU COMBUSTIBLI 



Ain., 

Allier. 

Alpes (Bastes-). 

Alpei (Haatet-J. 

Ardéehe 



Aveyron 

Booches-dtt-Rb6De . 

CanUl 

Corrèxe 

Corse 

Côle-d'Or 

Creuse 

Dordogne 

Drôme 

G«rd 



Hérault . 



Isère 

Landes 

Loire 

Loire (Haute-) 

Loire-Inférieure 

Loi 

Maine-et-Loiie 

Mayenne 

Nièvre 

Nord 

Pas-de-Calais 

Puy-de-Dôme 

Pyrénées-Orientales. , 
Rhône 



Saône (Haute-).. 
Saône-et- Loire. . 
SaToie 



Lignite 

Houille 

Lignite 

Anthraeitei 

Houille et anthracite. . 

Lignite 

Houille 

Lignite 

Idem 

Houille 

Idem 

Anthracite 

Houille et anthracite.. 

Houille 

Idem 

Lignite 

Idem 

Houille 

Lignite 

Houille et anthracite.. 

Lignite 

Anthracite 

Lignite 

Idem 

Houille et anthracite.. 

Houille 

Anthracite 

Houille 

Anthracite 

Idem 

Houille 

Houille et anthracite.. 

Houille 

Houille et anthracite . . 

Lignite 

Houille 

Idem. , 



Savoie (Haute-) . 
Sèvres (Deux-).. 

Tarn 

Var 

Vaocluse 

Vendée 

Vosges 

Yonne 



Lignite 

Houille et anthracite.. 

Anthracite 

Lignite 

Anthracite 

Houille 

Idem 

Idem.. 



Lignite 

Houille 

Lignite 

Idem , . 



lOOO 



tonnes 

863.870 
57.159 
11.389 
6-2.795 

1.03l!o34 

5.669 

563.704 

113.507 

687 

100 

1.820 

181.407 

2V5O 

1.352 

1.982.364 

25.840 

234.944 

80 

281.068 

287 

702 

3.951.022 

252.437 

21.440 

8.824 

15.204 

39.956 

176.941 

5.669.518 

14.594.575 

444.561 

2.439 

31.850 

244.884 

9.445 

1.775.986 

19.313 

5.050 

916 

19.165 

665.238 

2*903 

29.847 

5.072 

78 



Récapitulation j îînjl'..'^*" ";*;"' ^. ; ] ] 



Totaux 

Diminution . 



32.721.562 
682.736 



33.404.296 



(1) Ces tableaux ont été publiés, par ordre de M. le Ministre des Travi 
Jottmal officiel (numéros du 24 février et du 24 mars 1902). Les chiffres e 
Bée 1901 sont extraits des états temestrieU fournis par les ingénieurs det 
nite, provUoirti ; tandis que la atatisttqoa de l9Û0i résultant du dé( 
éUU annmtli, aoBltanl des chiffres définitifê. 



Digitized by 



Google 



324 



STATISTIQUE DE l'ïNDUSTRIE MINÉRALE 



f 5 - s 



iS s 

11 

Ë I 

- S 



s 



I • «- 






-s 



5 

9 





O 

H 



1 

! O 



a 
S 



§ 5-3 



I o e 



: s 



Or* o* oc* ^ ^" ^ t* fr* co ^ c* 0^ c* 







1 




B 


1 


g 


ii 


s 


s is 


1 


i 


• i 


i 


o 

o 


i 


S5 


s sg 


s 


' •«' 


«^ 


•^ 


Ci 


*- 







I I 



I. 

« 
« 

s 



-a 



& 



e 
a 

I 
I 



I 



Digitized by 



Google 



DE LA FRANCE 



325 



iS ?=ii 2« 




3 


i 


sas 


[i 


5 


o» 


• 


^ 


g 




s 


1 


1 


2 


m » 


5 


.^ 






» 



8 
î 

a 

» 

1 







?a Ils 3g8S§|s gg §s- 



Ci m 



£3 



«ai 






■T 



: :2 



s 



& 



.1^ 
Pli 

ascQ 



«^ 

11 

•S'a 
3Jo 



?5 



3 

_^î 

§ i 

Ci •" 






•: 1 



î?j 



I 



j 



i 

o 

i 



oc 
J. 



& H 

J I 

S. g 

I I 



I 

I 



e 

9 

I 

I 



s 



-a 



*a 

5 



L. 



Digitized by 



Google 



326 



STATISTIQUE DE l'iNDDSTRIE MINÉRALE 



S 


1 


4s 


£ 


1 




^ 


K 


*2 


C 


5 


b 




:3 


1 


1 



s I 

o 3 






fi 3 









£■•■••* • a •••• 












|2 - - 



H 
• C5 









« • « 



*•*• •r!«"' — w3?-r'^ 



t^ «ô-'*2S Vî'- 5s:s«g' 



4> « « 0) «> 

o o 



_ , 2 8 g gisi 8 8 2 gi S g S g^3 S S 8-S S^ S 



H 

z 



< 




Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



\ 



328 



STATISTIQUE DE L INDUSTRIE MINERALE 



i 25 






*n i COCOC4 c 



S 



• 00 * a » m m m OilO • » • ^^ » m n^r^-cfi^' » tt m «-t^K 



^C^- W 



« g" 






s 



î 



s 



liPTiTiTTrrTTr 









^ « S 5 



S 



O 



P 
Û 

o 


Al 



I- 



S 









fi ci»|PcêaCc4 04U)«Ô**««/ 2«^*'*^g îiS|"**^^"^ ec^** 



çg 



o 
< 



00 

û 
o 



ce 




Il §111 1 i s I I I 






Digitized by 



Google 



DE LA FRANCE 



5 ^ «r - rf S;i3«î5: 5 25 s 



Cl •■ os 



€>«•« eo C4 ©< 



g „_ g -^c *isssi5||g 






SCO gp — u> c» e^oi<i><» 1^ jij 



^ 



• «•• ■ • 

«00 -g 



fo •»-e«— 



ie 



II 



II 



fi 2 



eceec 

e M M M M M 

' S 9 S 9 3 S 

J8 .8.2 .2 .2 S 
;•§ > ► ► ►•? 

.a « o « «r « 






• 2 « 

' S 9 

:.2.2 

' «> * V • 






«25 «M 



e|?eg^:S^^e.s^^^ 

< flC a. < < a. s oc eu < ce ce ce flc a; CL tf eu as flc 






2 .S 



î;li 



S 



I. 



O 



< 



Digitized by 



Google 



STATISTIQUE DE l'iNDGSTRIE MINÉRALE 



2 3| is 

. r • o S-* »■? 



Il 

.2 3 



É îé 









cS 



oc •»'«*«Ae4 «»• 



n «* 



• • • X • • • ■ • 



• ■ • ■ • • • 



gS2ggS3|2S|â^ggg§g §S i22g25g| 



^s: 




Ses 



« « • • c 






S 



§ § 
il. 









Digitized by 



Google 



j 



DE LA FRANCE 



331 



5C50 •- 

00«*O *J 



sii^is ⧧^ il sii I s§ 






^£i"<S5 



33 






VF © 00 



- 35 •• — àO t^ »0 



«5$ fis coc5 



Il «•••■«as* 

-as 






•^-CN «^we*.» « 00— «»*«£ 






1-335 «» 6* fi 

• •••«•••««• 

•9 o ecii) C4co^« 



igis 



»'. .••««'•««••• •«••«••«•« 
"^otc* r^»* ^-ao»« or* 



1 %U 



r. . 



i S 









*•«•«. ««».«« ...a.. ««• •« ••««.«« 


«...«««•« • 


240 

062 

5.394 

12.950 

8.932 

5.033 

42.618 

2.139 

455 

11.177 

1.592 

1.190 

16.153 

10.291 

15.627 

153.671 

4.711 

965 

70 

3.198 

11.840 

19*848 

21 

36 

1.673 

59.551 

46.. 507 

297 

13.22H 

8.891 

17.483 

11.856 





^ 



.s :.= a . 

g s g a s « : 

b V t. « ». e * 



.3 -g î = 

1. . Si o.^ 



^Ï1 



s 2 



s s 
ca.£ 






S "2 S • • 'S *S '5 'S "O g ' 



J«2.2«2£ 



2-? 

T sr«« B ** ** *^ ^ Brf >i« ^1 Q K Mt «M h* »« " 

f 2 "2 S • • 'S *S '5 'S "O g 'S c *S 'S 'S 'J 









-lis 

2 o C 

■ •) a» 

n= £ S 

4) ^ « 
> J'f> 

O «> U 

•9 >.3 

.&& 

«Sas 
55.2.8 



il 

II 



e « 

s e 



Si 

iii 

9 el 3 3 9 3 9 

«le «««Sa 



Si 

il 

SE 



■r€ 



; e s è i e ié 



9 9* 9 « 3393! 
« « |)"*IC3 « « « 8 I 

.2 .2 "0 .2 .5 .S .2 .2 .2 .1 



.2£ 

s 3 



ise§s3§ 

M M .£ .2 M M -2 
3 >*>>9 9 >*>«9 . 

^ £ «2 12 12 «2 i2 «2 à 



: e e e s e I 



1*3*999999239999 



tt «fi 

s 9 



'3 '5 'S *5 'S 'S 9 '• 

9999gS9>S9 

U.&bU.Cs.h.U.CbOU. 



Il 



S 

2 



2 

3 



=2 i -fi s 






•S * 2 «, i .« .2 






en c/î cncn 



Digitized by 



Jitt. 



Google 



332 STATISTIQUE DE L^INDUSTRIÊ BiméRALE DE LA ^RAl^CË 



fi 

tn 



O 



O 



IMII-I1 



2 S 
•- 5 



il iS I 



^ fi -^ 



l§gipë 



1^ ^t 









S S 5 
2 P P 



S«^ •# 






.es 



II 



Si 



Où 

< 



o • 
P3 



CQ S 



o 6-e, 
3j|gs| 

es y-g a B S 

* "^ B '• SU 
9 a 43 9 ^ !S 

b. a. O b. u. OC 



H 

ce 

< 



a 



5 



IISSp«~r 



§lilil 



•A tf> 



ri* 



^ ■•» 04 



OÔb OTwSCO ^ 









i"» lO 00 *- © »o 



Digitized by 



Google 



feÛLi^EtlN* 



BULLETIN. 

ESmDBlIEHT GOMPAIÉ 088 KACHIIIM A TAPEUR 
ET DBS II0TBUB8 A OAX« 

M. Aimé Witz a publié, sous ce titre, dans VÉclai 
trique (numéros des 4 et 44 janvier 1902), une compara 
ressante des résultats obtenus dans les essais de mj 
vapeur et de moteurs à gaz. Outre Tintérét qui résulte d 
pafaison de ces documents, ils sont en eux-mêmes as 
breux et assez détaillés pour être, dans bien des cas, 
avec fruit. 

En ce qui concerne les chaudières, les meilleures u 
qu'a constatées M. Witz sont de 70 à 75,5 p. 100 des caior 
nibles dans la houille ; il regarde une utilisation de 
comme très bonne en pratique courante. 

Pour les machines à vapeur, le rendement thermique 
en rapprochant le nombre des calories contenues dans 
dépensée pour produire 1 cheval-heure, du nombre de 
(637) équivalentes à ce cheval-heure. Toutefois les cale 
tenues dans la vapeur semblent calculées en comptant 
totale à partir du zéro centigrade, c'est-à-dire à pai 
origine arbitraire qui ne correspond pas aux conditioi 
puisque la chaudière reçoit Teau à une température no 
supérieure (•). 

Dans les exemples cités, on trouve des rendements tl 
qui atteignent le maximum de 19 p. 100 (rendement ra[ 
puissance indiquée) et qui sont généralement 
moindres. Ce maximum est atteint par une machine à v 
chauffée. 

En prenant Tensemble constitué parla chaudière et la 



{*) Ck>n8ulter, sur la déûnition du rendement thermique 
proposées par les Civil Ëngineers de Londres {Bulletin de 
d'encouragement pour V industrie nationale ^ odohve 1898, p. 
VA^nerican Society of mechanical Ëngineers { Revue de Mécaniqi 
p. 118). Toutefois les règles manquent de clarté en ce qui c 
point particulier, telles qu elles sont données dans cette pul 



Digitized by 



Google 



334 BULLETIN 

on trouve un rendement thermique maximum qui ne dépasse 
guère 14 p. 100, et qui, en pratique courante, pour de très bonnes 
machines, n'est plus que de 9 p. 100. 

Les gazogènes sont supérieurs aux chaudières, car, dans les 
exemples cités, le pouvoir calorifique des gaz qu'ils fournissent 
atteint 80 à 84 p. 100 du pouvoir calorifique du combustible 
employé, et 62,9 p. 100 en marche prolongée. 

Pour les moteurs à gaz, on a constaté des rendements ther- 
miques de 30,0 p. 100 en travail indiqué et de 27 p. 100 en travail 
efTectif ; en marche courante, on obtient des rendements ther- 
miques, en travail efTectif, de 17,3 p. 100. 

On voit qu'en combinant le meilleur gazogène avec le meilleur 
moteur, on obtiendrait un rendement total de 26,5 p. 100, en tra- 
vail indiqué, et de 22 p. 100 en travail effectif. M. Witz cite, en ter- 
minant, des exemples de très faibles consommations de combus- 
tible réalisées en marche courante. 

E. Sauvage. 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÊRAILLKS 1)K M. CORNU 335 



DISCOURS 

PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES 

DE M. ALFRED CORNU 

MEMBRE DE L*INSTITUT, I.NOÉMEUR EN CHEF DES MINES 

le 16 avril 1902. 



DISCOURS DE M. MASCART 

Membre de l'Institut, 
AU NOM DE l'académie DES SCIENCES. 

Messieurs, 

Ce n'est pas à moi, suivant le cours naturel des choses, 
que devait un jour incomber la cruelle mission d'accom- 
pagner vers la tombe notre éminent confrère, et de rendre 
hommage à sa mémoire au nom de la section de physique 
de TAcadémie des Sciences. 

M. Cornu avait conquis la plus haute situation scienti- 
fique, consacrée par les suffrages des académies du monde 
entier ; il paraissait jouir d'une santé robuste ; il était 
entouré d'amis, il faisait l'honneur et la joie d'une famille 
prospère : tout semblait lui promettre encore une longue 
et heureuse existence. Un an après le profond chagrin 
que lui avait causé la porte de son frère, une catastrophe 
imprévue a interrompu son œuvre, brisé ses amitiés et 
plongé les siens dans les larmes. 

Nous ne pouvons offrir à sa compagne dévouée et à ses 
Tome l, 4- livraison, 1902. 22 



Digitized by 



Google 



336 DISCOURS PRONONCÉS AtX FUNERAILLES DE M. CORNU 

enfants que le témoignage de noire respectueuse sym- 
pathie et de notre douleur commune. 

La carrière de M. Cornu présente le noble exemple 
d'une vie entière consacrée à la science sans aucune inter- 
ruption. 11 fuyait, d'une manière systématique, toutes les 
circonstances capables de le détourner de ses travaux, 
qu'il a continués jusqu'à sa dernière heure, jusqu'au moment 
du moins où les forces lui ont fait subitement défaut. 

Dès sa sortie de l'École Polytechnique, dans les inter- 
valles de ses études d'élève-ingénieur à l'École des Mines, 
M. Cornu prit à tâche de reproduire toutes les expériences 
indiquées dans le célèbre Traité d'optique de Billet. Il 
acquit ainsi une connaissance approfondie et familière des 
phénomènes, en même temps qu'il en discutait avec un 
soin minutieux les interprétations théoriques. Doué d'une 
rare habileté manuelle, qualité précieuse pour un physi- 
cien, il pouvait réaliser les expériences les moins usuellea 
avec les ressources courantes des laboratoires et impro- 
viser, suivant son expression favorite, toutes sortes d'appa- 
reils ingénieux, pour lesquels on a trop souvent l'habitude 
d'attendre le concours des constructeurs de précision. 

Cette éducation scientifique peu commune explique sans 
doute comment M. Cornu a pu parcourir successivement 
toutes les branches de Toptique, améliorant en divers points 
les métho»lcs de calcul ou d'observation, redressant les 
erreurs devenues classiques et glanant, en mainte cir- 
constance, des trouvailles heureuses dont la science a 
tiré profit. 

Son premier travail sur la réflexion cristalline a vive- 
ment attiré Tattention des hommes compétents. Sans con- 
naître l'espèce de discipline qu'il s'était imposée, onjjouvait 
à bon droit s'étonner qu'un débutant eût le courage d'abor- 
der une des questions qui ont préoccupé les plus grands 
esprits, Fresnel, Cauchy, Neumann et Mac Cullagh. Le 
problème de la réflexion et de la réfraction est, pour 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AtJX FUNERAILLES DE M. COÎINO 33? 

ainsi dire, réi)rcuve cruciale des théories d*optique, et 
tout progrès dans cette voie est une contribution impor- 
tante à la science. 

On trouve déjà, dans ce mémoire de M. Cornu, les 
caractères qui distinguent son œuvre générale et la tour- 
nure de spn esprit. Sans négliger les ressources de l'ana- 
lyse algébrique, où parfois les idées ne se dégagent pas 
facilement des formules abstraites et des symboles, il pré- 
férait en traduire les résultats sous une forme géomé- 
trique plus palpable et plus propre à les fixer dans la 
mémoire. C'est ainsi qu'il a été conduit, pour les divers 
cas de réflexion et de réfraction, à une série de théorèmes 
élégants, auxquels son nom reste attaché. 

Ses excursions variées dans le domaine de l'optique 
ont été très fécondes. Je citerai, en particulier, ses re- 
cherches sur l'interprétation géométrique des formules de 
Fresnel relatives à la diffraction, la formation des images 
multiples dans les réseaux à traits circulaires ou recti- 
lignes de distances inégales, les polariseurs à pénombre, 
la détermination expérimentale de la surface d'onde dans 
les cristaux à deux axes optiques, la forme de la surface 
d'onde dans la polarisation rotatoii^e magnétique et l'achro- 
matisme des franges d'interférence ou de diffraction, idée 
originale et simple, dont les applications se sont ensuite 
étendues à un grand nombre de cas qu'il n'avait pas pré- 
vus. 

Les hommes de notre temps n'ont plus guère souvenir 
de l'époque mémorable ouArago, dontla vue s 'était affaiblie, 
abandonnant l'espoir qu'il avait conçu de mesurer la 
vitesse de propagation de la lumière par des expériences 
de laboratoire, laissa à des savants plus jeunes le soin de 
résoudre ce grand problème. 

Fizeau, qui avait imaginé la méthode devenue célèbre 
de la roue dentée, la mit aussitôt à exécution entre Mont- 
martre et Suresnes. Le succès de cette expérience fut 



Digitized by 



Google 



338 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

éclatant ; le résultat était conforme à celui qu'on n'avait 
déduit jusqu'alors que des observations astronomiques. 

Plus tard, Foucaultutilisa, dans le même but, la méthode 
du miroir tournant, qui se prête à une moindre distance 
entre les appareils. La valeur numérique ainsi obtenue fut 
sensiblement plus faible et paraissait plus voisine de la 
vérité, de sorte qu'il resta des doutes sur Texactitude que 
comportait l'emploi de la roue dentée. Fizeau n'avait eu, 
d'ailleurs, en vue que de mettre en évidence l'efficacité de 
sa méthode, et il désirait vivement que Texpérience fût 
réalisée dans de meilleures conditions. 

Les difficultés pratiques étaient plutôt de nature à sé- 
duire M. Cornu qu'à le décourager. Pendant de longues 
années, il s'appliqua à déterminer, par des essais préli- 
minaires, tous les éléments du problème, la marche des 
rayons à l'aller et au retour, la loi de distribution de l'éclai- 
rage, les apparences complexes de Textinction graduelle 
au moment des éclipses et la mesure de la vitesse do rota- 
tion do la roue dentée. Une fois en pleine possession de 
la méthode et de toutes les conditions accessoires, il fit 
les expériences définitives entre l'Observatoire et la tour 
de Montlhéry, malheureusement sous le climat de Paris, 
où l'atmosphère rarement claire et calme lui causa beau- 
coup de déceptions. Le mémoire magistral, qui contient 
l'ensemble de ces recherches, est un modèle, soit au point 
de vue expérimental, soit comme discussion minutieuse, 
des résultats et du degré do confiance qu'ils doivent ins- 
pirer. 

Le nombre final se rapprocha de la vitesse donnée par 
Foucault ; mais les travaux ultérieurs de divers savants, 
par l'emploi du miroir tournant, parurent fixer une valeur 
numérique intermédiaire aux précédentes. 

M. Cornu résolut alors de se remettre à la besogne 
sous un meilleur climat et avec do nouveaux perfection- 
nements dans les détails d'exécution. 



Digitized by 



Google 



-^r 



DIPCOURS PRONONCÉS AUX FUNERAILLES DB M. CORNU 339 

Grâce au concours de M. Perrotin, directeur de TObser- 
vatoire de Nice , qui s'associe à cette entreprise avec 
beaucoup de zèle, un grand nombre d'expériences ont 
déjà été faites à diverses distances. Le programme est 
plus vaste; nous avons la confiance qu'il sera pieusement 
rempli, pour mener à bonne fin le dernier travail scienti- 
fique, en partie posthume, de notre regretté confrère. 

Je no puis qu'indiquer brièvement d'autres recherches, 
sur la mesure de la densité de la Terre par la méthode 
de Cavendish, en commun avec M. Baille, sur diverses 
questions d'acoustique avec M. Mercadier, sur les pro- 
priétés optiques de Tatmosphère, les bandes d'absorption 
de la vapeur d'eau dans le spectre, l'absorption graduelle 
des radiations très réfrangibles de la lumière solaire en 
raison de l'épaisseur de la couche d'air traversée, la dis- 
tribution des groupes de raies appartenant à divers corps 
simples, en particulier à l'hydrogène, enfin la méthode si 
élégante qui permet de constater, par une sorte de balan- 
cement des raies, la vitesse inégale des difl'érents points 
de la surface solaire. 

M. Cornu prit une part importante aux préparatifs des 
expéditions organisées pour observer le passage de Vénus 
sur le Soleil. C'est à cette occasion qu'il étudia l'achro- 
matisme des objectifs et fit adopter l'écartement des 
verres pour améliorer les épreuves photographiques. Il 
apporta également une collaboration très active aux tra- 
vaux de la Commission française du mètre, où il fit toutes 
les mesures difficiles qu'exigeait la comparaison du mètre 
légal des Archives avec l'étalon devenu international déposé 
au Bureau de Breteuil. 

Ce genre de recherches l'amena aux questions de géo- 
désie et d'astronomie, et sa place était marquée au Bureau 
des Longitudes, où il a publié dans YAîinuaire de nom- 
breuses notices si remarquées pour leur précision et leur 
clarté. 



Digitized by 



Google 



340 DISCOURS PRONONCES AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

Dans cet ordre d'idées, je voudrais terminer en rappe- 
lant son beau travail sur la synchronisation des pendules. 
Le problème de Tuniflcation de Theure consiste, avec une 
horloge centrale dont la marche est connue et aussi régu- 
lière que possible, à transmettre les mômes indications à 
des mécanismes éloignés, ou imposer le môme mouvement 
à d autres horloges. 

Beaucoup de solutions ont été proposées et mises en 
pratique. Pour les horloges dont on modifie ainsi la marche, 
on peut môme ajouter que la question est résolue par des 
formules analytiques relatives au mouvement d'un pen- 
dule soumis à des perturbations périodiques. 

Ici encore, M. Cornu a remplacé les formules par leur 
traduction géométrique et réalisé pratiquement, par les 
méthodes les plus ingénieuses, des expériences de con- 
trôle qui reproduisent les diverses courbes déduites de la 
théorie. 

La conclusion est remarquable par sa simplicité. Pour 
qu'on puisse imposer à un système oscillant une période 
différente de celle qu'il aurait de lui-même, il faut que ses 
vibrations propres soient naturellement amorties. En 
d'autres termes, pas d'amortissement, pas de synchro- 
nisme. 

Une belle application en a été faite à l'Observatoire de 
Nice. Rien n'est plus impressionnant que d'y voir le grand 
pendule de 4 mètres décrire avec une majestueuse lenteur 
des oscillations qui, à chaque période, transmettent un 
ordre électrique à toutes les horloges de rétablissement et 
les maintiennent en concordance à la môme seconde. 

Par son œuvre considérable, M. Cornu restera une des 
gloires de la science française. Sa fin prématurée laisse un 
grand vide dans TAcadémie des Sciences, qui aimait à 
entendre sa voix claire et sympathique, et suivait volon- 
tiers ses avis, toujours inspirés par un sentiment élevé 
de la vérité et un respect des traditions. La section de 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 341 

physique, dans laquelle sa bonne grâce avait maintenu 
des relations de réelle cordialité au-dessus des divergences 
d'opinion passagères, en est vraiment décapitée. 



DISCOURS DE M. LE GÉNÉRAL BASSOT 

Membre de l'Institat, Président du Bureau des Longitudes, 
AU NOM DU BUREAU DES LONGITUDES. 

Messieurs, 

M. Cornu laisse un grand vide au Bureau des Longi- 
tudes. Il lui appartenait depuis seize ans; pendant seize 
ans, il n'a cessé de lui donner sa part de collaboration 
aussi dévouée que féconde. 

n aimait cette Compagnie, où géomètres, physiciens, 
astronomes, géographes, marins, militaires, artistes méca- 
niciens se confondent dans un commun effort pour remplir 
la haute mission qui lui est confiée. Le Bureau doit chaque 
année publier la Connaissance des Temps et Y Annuaire^ 
ouvrages indispensables aux marins, aux astronomes et 
aux géographes, et qui exigent de patientes études pour 
être constamment à jour et maintenus au niveau de la 
science. Mais son rôle est aussi et surtout d'exercer un 
patronage éclairé des grandes entreprises astronomiques, 
géodésiques et géographiques. Il s'y applique avec un 
légitime orgueil, et son histoire est pleine d'opérations 
mémorables qu'il a suscitées, encouragées et guidées. Pour 
une telle tâche, il n'est pas trop d'avoir réunies des com- 
pétences scientifiques très variées. Comme physicien. 
Cornu y a tenu une grande place. 

Partout, d'ailleurs, ses avis avaient une haute autorité. 



Digitized by 



Google 



m. 



342 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

11 était doué d'un don de vive pénétration qui lui permet- 
tait de faire ressortir très sûrement les difficultés d'ordre 
physique intervenant dans les problèmes. Par là, son 
influence a été considérable. Elle s'est exercée dans les 
assises des nombreuses commissions dont il a été appelé à 
faire partie : c'était à la Commission du passage de Vénus, 
au Comité international des poids et mesures, à l'Asso- 
ciation géodésique internationale ; ce fut aussi pour la carte 
photographique du ciel, pour la variation du p6le terrestre; 
c'était encore hier pour le magnétisme, dont une étude 
systématique était provoquée par le. Bureau, et déjà com- 
mencée avec le concours de nos officiers de vaisseau. Dans 
toutes ces réunions, ses suggestions éclairées ont ouvert 
la voie à de nombreux progrès. 

Au Bureau des Longitudes, Cornu s'était particulière- 
ment attaché à développer et à perfectionner 1*^4 wn^/atr^. 
Qui n'a pas eu entre les mains ce petit volume, qui est une 
véritable encyclopédie? On y trouve tout ce qui est utile 
au savant, au voyageur, à Tindustriel, au commerçant, à 
l'agriculteur même. Chacun le consulte, chacun en a 
besoin. Mais, s'il a de nombreux lecteurs, ces lecteurs 
veulent être tenus au courant des nouveautés : c'est à 
satisfaire cette légitime passion que s'applique le Bureau. 

Dès son arrivée. Cornu commence à reviser les articles 
qui sont de sa compétence, et, depuis, il ne se passe pas 
une année qu'il n'apporte une pierre neuve à l'édifice. 
L'énumération en serait trop longue, s'il fallait indiquer 
tous les chapitres qu'il a renouvelés, ajoutés pour mettre 
VAnrwaire à la hauteur de la science actuelle. Son pré- 
cieux concours a beaucoup aidé à maintenir à notre Recueil 
la faveur du piiblic. 

Mais c'est principalement dans sos notices scientifiques 
que Comu s'est révélé comme un maître. L'introduction 
des notices dans ri4/mwaeV^ remonte à 1810; les articles 
qu'on insère ont pour objet de vulgariser les progrès de la 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 343 

science ; leur collection depuis l'origine formerait un volume 
bien curieux et bien intéressant : ceux qu'a publiés Arago, 
de 1824 à 1853, sont restés célèbres. Depuis, la tradition 
s'est continuée avec Delaunay, avec M. Faye, avec Tisse- 
rand. Le Bureau tient à honneur de la maintenir chaque 
année. 

Les notices que nous devons à Cornu sont du domaine 
de lalumière et de Télectricité. L'une porte sur la méthode 
Doppler-Fizeau qui permet de déterminer par l'analyse 
spectrale la vitesse des astres dans la direction du rayon 
visuel; dans une autre, il décrit la mire lointaine de 
rObservatoire de Nice, qu'il avait imaginée lui-même en 
appliquant le principe de la réflexion d'un rayon lumineux 
parti de TObservatoire même sur un miroir convenable- 
ment orienté, placé à grande distance, et qui est ensuite 
renvoyé directement dans la lunette méridienne : c'est 
un appareil ingénieux qui avait déjà trouvé son applica- 
tion dans les expériences sur la vitesse de la lumière et qui 
rend de précieux services. Et, puisque je parle de l'Obser- 
vatoire de Nice, je ne saurais oublier de mentionner avec 
quelle passion Cornu se préoccupait de ce* magnifique 
établissement, qui fut longtemps placé sous la tutelle 
scientifique du Bureau des Longitudes, et recherchait les 
perfectionnements susceptibles d'être apportés à son ins- 
tallation; il le visitait chaque année ; il y a réalisé, en par- 
ticulier, une organisation merveilleuse de la distribution 
de l'heure dans tous les pavillons d'observation : pour 
cela, il a d'abord fait construire et installer par notre 
xîoUègue, M Gautier une grande horloge dont le balan- 
cier a 4 mètres de longueur et dont la marche diurne 
est si constante qu'elle varie à peine d'un dixième de 
seconde par jour; puis cette horloge est reliée électrique- 
ment aux difi'érents compteurs placés dans les pavillons, 
et ces compteurs sont rendus isochrones de Thorloge par 
un amortissement électro-magnétique ; grâce à cet artifice, 



Digitized by 



Google 



344 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

toutes les observations faites par les différents observa- 
teurs sont ramenées à un compteur unique. 

Frappé du développement prodigieux que rélectricité 
a pris dans ces derniers temps et dont l'extension paraît 
encore aujourd'hui presque indéfinie, Cornu a pensé qu'il 
serait utile de nous initier aux conquêtes déjà acquises 
et de nous familiariser avec les nouvelles unités élec- 
triques récemment créées. C'est un immense service qu'il 
a rendu ; car ceux qui ont quelque peu vieilli, aussi bien 
que ceux qui sont restés étrangers pendant quelques 
années au progrès de Télectricité pratique, se trouvent 
aujourd'hui déroutés complètement, lorsqu'ils cherchent 
à comprendre la description des applications actuelles et 
à les rattacher à leurs connaissances antérieures. Pour 
se remettre à flot, il suffit de lire les quatre notices qu'il 
a successivement fait paraître sur les phénomènes élec- 
triques, et qui constituent une magistrale enquête de 
rélectricité moderne : c'est un chef-d'œuvre, me disait 
encore hier son ami, M. Sarrau. 

Cornu professait un culte presque filial pour les grands 
maîtres français de la physique : c'est encore dans deux 
notices de VAnmmire qu'U a tenu à rendre Thommage 
qu'ils méritaient à deux de ses illustres devanciers, Fres- 
nel et Fizeau, dont les admirables découvertes ont renou- 
velé la théorie de l'optique et dont l'influence s'est étendue 
bien loin dans le domaine de la philosophie naturelle. 

11 n'était que juste de mettre en relief la fécondité de 
notre collègue dans les publications du Bureau des Lon- 
gitudes et le grand labeur qu'il leur a consacré; nous 
avons été les témoins de ses efforts constants pour main- 
tenir à notre Compagnie le prestige auquel elle doit pré- 
tendre d'une activité sans limites; il avait toujours sur 
chantier une nouvelle étude à laquelle il se consacrait avec 
ardeur : il y pensait toujours; ses notes ne le quittaient 
jamais; c'était un travailleur incomparable. Et quelle lim- 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

pidité dans son exposition, quel merveilleux talent 
mettre à la portée de tous la solution des problèmes 
plus ardus ! 

La mort nous Tenlève dans le plein épanouissemer 
ses hautes facultés ; elle nous prive d'un collègue aim 
et bienveillant, dun collaborateur ém*érite,d'un conse 
éclairé. Le Bureau des Longitudes déplore sa perte 
maturée et gardera sa mémoire avec un pieux respect 
les services éminents qu'il lui a rendus. 



DISCOURS DE M. LE GÉNÉRAL DEBATISSE 

CommaDdaot de l'École Polytechnique, 

AU NOM DE l'École polytechnique. 

Messieurs, 

J'ai la douloureuse mission de venir, au nom de TÏ 
Polytechnique, saluer d'un dernier adieu la dépo 
mortelle du savant distingué, de Téminent professeui 
nous pleurons aujourd'hui et dont la mort prémat 
met en deuil le monde savant tout entier. 

Alfred Cornu est entré à l'École Polytechnique en 1 
à Tàge de dix-neuf ans. Il en est sorti un des prem 
en 1862, et a choisi le Corps des Mines. Deux ans 
tard, en 1864, étant encore élève-ingénieur, ses pren 
travaux le signalèrent à l'attention des Conseils de l'ï 
et il fut nommé à l'emploi do répétiteur du cours de 
sique. En 1867, c'est-à-dire k l'âge de vingt-six ans, 
recueillait la succession de Verdet dans la chaire de 
sique, qu'il occupa depuis cette époque sans interrup 

Pendant Tannée terrible, dans Paris investi et af 
de nouvelles, alors qu'un intérêt si grand s'attach 



L^ 



Digitized by 



Google 



346 DiscorRS prononcés aux funérailles de m. cornu 

rétablisst^ment des communications avec rextérieur, Cornu 
sut trouver le moyen de déchiffrer, rapidement -et prati- 
quement, les dépêches microscopiques apportées par les 
pigeons voyageurs, et rendit ainsi à la défense nationale 
des services qui méritent d'être rappelés. 

Des voix plus autorisées que la mienne vous ont retracé 
sa carrière scientifique et vous ont rappelé les beaux tra- 
vaux qui l'ont classé, jeune encore, parmi les physiciens 
les plus distingués et lui ont ouvert à trente-sept ans les 
portes de l'Institut. 

Mais, si je suis moins qualifié pour parler de son œuvre, 
j'ai pu, par contre, au cours de ces deux dernières années, 
apprécier ses qualités personnelles, sa grande bienveil- 
lance et la conscience avec laquelle il s'occupait de toutes 
les questions concernant, non seulement son enseigne- 
ment particulier, mais aussi l'enseignement général de 
l'École. 

Comme professeur, il savait allier k une science pro- 
fonde un remarquable talent d'exposition. 

Dans les Conseils de l'École, nul ne savait mieux que 
lui résumer une discussion et, dans un langage plein de 
chaleur, défendre les mesures qui, dans son esprit, lui 
paraissaient intéresser l'avenir de TÉcole. 

Pourquoi faut-il que la mort cruelle soit venue Tarra- 
cher ainsi à ses travaux, à l'affection des siens, et briser 
cette existence si utile encore au pays et k la science? 

Aussi est-ce avec une bien vive émotion que j'adresse, 
au nom de l'École, k sa famille si cruellement éprouvée, 
l'expression de notre profonde et douloureuse sympathie. 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AOX FUNÉRAnXES DE M. CORND 347 

DISCOURS DE M. MERCADIER 

Directeur des Études à l'ÉeoIe Polytechnique, 
AD NOM DU CORPS ENSEIGNANT DE l'ÉCOLE POLYTECHNIQUE. 

Messieurs, 

Le corps enseignant de TÉcole Polytechnique, privé 
subitement et cruellement de son doj^en, a dans cette 
triste cérémonie sa place toute naturelle. C'est au nom de 
ses collègues et de ses collaborateurs, qui furent ses 
amis, que je viens adresser à Cornu le suprême adieu. 

Depuis 1864, il appartenait à TÉcole Polytechnique : pen- 
dant trente-huit ans, il lui a consacré la plus grande partie 
de sa vie. Il l'aimait profondément. Dans ses laboratoires, 
si remplis de son activité, et maintenant si vides, on a 
dit les beaux travaux qu'il avait accomplis; peut-être 
appartient-il de dire comment il les faisait à celui qui fut 
le plus ancien de ses collaborateurs, avant, pendant et 
après les jours et les nuits de l'année terrible. 

Dès son séjour à TÉcole des Mines, et jusqu'à ces 
derniers jours, ce fut un travailleur infatigable. La re- 
cherche scientifique fut sa grande passion : passion très 
désintéressée, car il aimait la science pour elle-même et 
non pour ce qu'elle peut rapporter. 

Dans les premières années, il passa sa vie au labora- 
toire; plus tard, il y vécut tout le temps que lui laissaient 
ses devoirs de famille. Son ardeur au travail ne s'apaisa 
jamais. Il avait toujours sur le chantier plusieurs œuvres 
commencées, se délassant de Tune, disait-il, en passant k 
l'autre. 

Le travail, qui, pour la plupart des hommes, est une 
peine, fut toujours pour lui une joie. Il travaillait avec 
allégresse : sans cesse on l'entendait se mettre à l'œuvre 



Digitized by 



Google 



348 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

en chantant, et, comme un bon ouvrier quia bien rempli sa 
journée, il chantait encore en finissant. 

Et d'aillem's c'était un ouvrier manuel remarquable : 
dès qu'il avait conçu un appareil, le plus souvent il en 
exécutait le modèle de ses propres mains, avec des fils 
métalliques, des lames de laiton, des morceaux de bois; 
armé d outils ordinaires, il construisait les machines les 
plus complexes, comme celle qui trace automatiquement 
des réseaux. En cela il était heureux, car il y gagnait du 
temps, et pour lui perdre du temps était une souffrance. 

Doué d'une patience inaltérable, d'une singulière péné- 
tration, il poursuivait ses expériences lentement, sûre- 
ment, ne laissant rien au hasard, et visant toujours à la 
perfection. 

En toutes ses recherches se manifestent les mêmes 
caractères : Tingéniosité originale d'un Foucault, la pré- 
cision d'un Fizeau, l'élégance des solutions et l'esprit géo- 
métrique de son idéal scientifique, l'illustre Fresnel. Les 
résultats en formules ne lui plaisaient guère; mais, quand 
il avait réussi à représenter géométriquement les phéno- 
mènes étudiés, il était pleinement satisfait. 

C'était véritablement un affamé de vérité, de précision, 
de clarté, de lumière. 

Avec un pareil état d'âme, un esprit si avisé, une intel- 
ligence si cornpréhensive, avec la conscience scrupuleuse 
qu'il mettait en toutes choses^ il devait être et il fut un 
professeur éminent. Les Conseils de l'École, en le nommant 
professeur à vingt-six ans, escomptèrent l'avenir : il 
dépassa toutes les espérances. Les milliers d'élèves qui 
suivirent ses leçons en peuvent témoigner ; quant à ceux 
qui ont préparé ses cours avec lui, qui les ont étudiés, 
modifiés avec lui, ils savent le labeur incessant et profond 
qu'ils lui ont coûté ! 

Pour lui, un cours était comme une sorte d'organisme 
vivant qui devait se transformer sans cesse, en suivant 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCES AUX FUNERAILLES DE M 

prudemmont les progrès de la science, tout 
simple et de plus en plus clair : être clair é 
et, s'il se donnait tant de peine pour y par 
pour en éviter à ses élèves. C'est ainsi c 
mençant pour chaque promotion son cours d( 
le remaniait chaque fois, et ne se déclarait jan 
c'est pourquoi il ne voulut jamais le publier 
pourquoi, jugeant cette tâche bien suffisante 
jamais d*autres fonctions d'enseignement. 

Père de famille modèle, parent dévoué, ; 
sûr, la droiture de son caractère, la noblesse 
timents, la fermeté de ses idées, faisaient 
privé régal du professeur et du savant. Ain 
ami des arts, il était aussi accueillant et géi 
ceux qui ont collaboré avec lui, les travaill 
qui ont eu besoin de son aide, savent combien 
sans réserve son temps, ses conseils et sa \ 

Hélas! il prodiguait aussi sa vie. Les ressc 
ment tendus se brisent un jour; en quelques i 
coup inattendu, la mort a fauché cette nobl 
Collègues, collaborateurs, amis de soit^ ûge, 
verons précieusement son souvenir; aux jei 
servira d'exemple et de modèle. L'École qu'il 
ne Toubliera jamais. Tout en conservant au f 
cette chère mémoire, sa famille pourra rece 
consolation (si l'on peut prononcer en ce jou 
à la vue de l'universelle sympathie dentelle < 
en songeant que celui qu'elle a perdu vivait c 
gloire scientifique, la plus pure des gloires ; 
nuera à vivre dans la mémoire des savant 
entier, et que des hommes tels que lui for 
l'humanité . 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNERAILLES DE M. CORNU 351 

cette grande École. Son enseignement fut tout de suite 
très goûté des élèves ; il inaugurait un mode nouveau 
d'exposition de la physique, et en particulier de la ther- 
modynamique. 

D'ailleurs, comme membre du Conseil de perfectionne- 
ment, il exerça, pendant plusieurs années, une grande 
influence sur l'évolution de TÉcole Polytechnique. 

En 1878, il fut nommé membre de l'Académie des 
Sciences. 

En 1886, il entra au Bureau des Longitudes, et on trou- 
vera, dans V Annuaire de ce Bureau, une série de notices 
que le public a beaucoup appréciées. 

M. Ck)mu était membre de la Société Royale de 
Londres, des Académies de Turin, Rome, Vienne, Saint- 
Pétersbourg, de celles de Suéde, de Belgique, de Bos- 
ton. 

Il fut président de la Société française de Physique et 
de la Société Astronomique de France. 

Il était membre du Conseil de l'Observatoire de Paris, 
oii il remplissait les fonctions de secrétaire, et du Conseil 
de rObservatoire de Nice. 

Récemment, quand il fallut, au Congrès de Physique, 
choisir un président pour recevoir dignement nos hôtes 
de 1900, c'est à lui que tout naturellement tous ont songé. 
Nul n'aurait présidé avec plus d'autorité ces débats, où 
nous avions convié tant d'illustres savants étrangers. 

Il était désigné par sa gloire incontestée, qu'avait con- 
sacrée le suffrage de tant d'Académies étrangères, par 
l'étendue et la sûreté de sa science, par la justesse de 
son esprit. 

Nous avons eu la primeur de presque toutes ses décou- 
vertes. Qui de nous ne se rappelle avec quelle limpidité il 
nous les exposait, avec quelle chaleur aussi, et surtout 
avec quelle élégance? Il était aussi jaloux d'une clarté 
impeccable en face de ses collègues qu'en face de ses 

. Tome I, 1902. 23 



Digitized by 



Google 



352 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNERAILLES DE M. CORNU 

élèves. Faire autrement eiit été pour lui une souffrance ; 
car ses goûts d'artiste en auraient été choqués. Et en effet 
Tartiste se retrouvait partout, chez le penseur, chez Tex- 
périmentateur, chez le professeur. 

Quand il imaginait ou qu'il construisait un appareil nou- 
veau, quand il en étudiait les derniers détails, quand il le 
décrivait surtout, on sentait que ce n'était pas seulement 
à ses yeux un instrument, mais un objet d'art, et qu'il ne 
se préoccupait pas uniquement d'aller au but par le che- 
min le plus sûr et le plus court. La moindre imperfection 
le faisait souffrir, non parce qu'elle était une gène, mais 
parce qu'elle était une tache. 

Aussi, quand il aborda l'étude de la diffraction, il eut 
bientôt fait de remplacer cette multitude rébarbative de 
formules hérissées d'intégrales par une figure unique et 
harmonieuse que Tœil suit avec plaisir et où l'esprit se 
dirige sans effort. M. Cornu débuta dans la 'science par 
une théorie de la réflexion cristalline ; il parvint à rame- 
ner ces lois si compliquées à des règles géométriques 
simples et élégantes et à construire géométriquement le 
plan de polarisation du rayon réfléchi à la surface d'un 
cristal. 

11 reprit ensuite la méthode de M. Fizeau pour la me- 
sure de la vitesse de la lumière ; il introduisit dans cette 
méthode d'importants perfectionnements et lui donna plus 
de précision. Il est certain maintenant que le chiffre défi- 
nitif ne pourra pas s'écarter beaucoup de celui qu'il a 
trouvé. 

J'ai déjà parlé de ses recherches sur la diffraction et 
les intégrales de Fresnel ; il n'abandonna jamais ce genre 
de recherches ; il a particulièrement étudié les réseaux, 
Tinfluenre des inégalités périodiques ou systématiques 
des instruments qui servent à les tracer et les propriétés 
focales qui résultent de ces inégalités. 

Les franges d'interférence lui ont fourni aussi loccasion 



Digitized by 



Google/ 



DISCOUBS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 353 

de fines études ; il a recherché les conditions d'achro- 
matisme de ces franges, et il s'est servi également de 
cet instrument si délicat pour étudier les déformations 
élastiques du verre. Rien de plus joli que les hyperboles 
irisées qu'il obtenait ainsi et qui montraient d'un coup 
d'œil tout lensemble de ces déformations infiniment 
petites. 

Dans cette région mixte où l'optique confine à Télec- 
tricité, il a étudié à plusieurs reprises la polarisation 
magnétique, et tout récemment encore il a fait faire à 
c^tte partie de la science un progrès signalé. C'était au 
moment oîi le phénomène de Zeeman venait d'être décou- 
vert. Tout le monde croyait que les raies spectrales et en 
particulier la raie D se décomposaient en un triplet. Le 
premier, il vit qu'il y avait quatre composantes et que le 
soi-disant triplet était un quadruplet. 

La spectroscopie le préoccupa beaucoup, et en parti- 
culier l'importante question du renversement des raies ; 
il montra clairement les conditions de ce phénomène si 
important en astronomie. Il a imaginé un procédé très 
ingénieux pour distinguer les raies telluriques des raies 
d'origine solaire. Il a étudié, en particulier, le spectre 
ultraviolet du soleil et son absorption par les parties 
supérieures de l'atmosphère. Ses études sur le spectre 
solaire, sur le spectre des étoiles nouvelles, sur celui de 
la couronne, sont appréciées vivement parles astronomes. 

Ce n'est d'ailleurs pas là le seul service qu'il ait rendu 
à l'astronomie ; il a inventé une méthode photométrique 
pour l'observation des éclipses de Jupiter. Nul ne connais- 
sait mieux que lui les instruments d'optique et, sur ce 
point, ses lumières ont largement profité à l'astronomie. Je 
citerai seulement une de ses dernières créations, cette 
lunette zénitho-nadirale, qui est une merveille de préci- 
sion et une application d'une élégance inattendue des lois 
les plus simples de l'optique géométrique. 



L 



Digitized by 



Google 



354 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

Je ne m'étendrai pas au sujet de ses recherches sur 
l'optique météorologique; mais je ne puis pas ne pas men- 
tionner une invention très simple pour laquelle son nom 
devrait être béni de nombreux praticiens, car elle nous a 
débarrassés des inconvénients du halo photographique. 

Puisque nous sommes sur les applications de Toptique, 
parlons encore du procédé stroboscopique si simple et si 
pratique qu'il a imaginé, il y a quelques semaines, pour 
déceler et mesurer les irrégularités de marche d'un al- 
ternateur. 

La délicatesse de ses sens et en particulier l'extraordi- 
naire finesse de son oreille lui furent précieuses dans 
d'autres recherches qu'il poursuivit en commun avec 
M. Mercadier. On discutait depuis longtemps sur les inter- 
valles musicaux ; les physiciens étaient partagés, les uns 
tenant pour la gamme dite de Platon, les autres pour 
celle de Pythagore. L'expérience conduisit M. Cornu à un 
résultat bien inattendu. Les musiciens emploient tantôt 
l'une, tantôt l'autre de ces deux gammes, suivant les cas. 
Ils ne s'en doutaient guère, et ils jetèrent les hauts cris 
quand on les en avertit ; mais le fait n'en est pas moins 
hors de doute. 

M. Cornu a repris la célèbre expérience de Cavendish 
pour la mesure de la densité moyenne du 'globe terrestre. 
Il a notablemont perfectionné les méthodes, il a éliminé 
de nombreuses causes d'erreur et il a obtenu un nombre 
beaucoup plus précis que ceux qu'on possédait avant lui. 

Tous les arts qui veulent de la précision l'intéressaient, 
et tous les ans il allait à Nice examiner Thorloge astro- 
nomique qu'il y avait installée d'après des principes tout 
nouveaux ; il y apportait des perfectionnements incessants 
et il approchait chaque jour de la perfection absolue. 

Dans le même ordre d'idées, il s'est occupé longtemps 
de la synchronisation électrique des horloges. Le problème 
semble facile; mais, en réalité, il exige bien des connais- 



Digitized by 



Google 



DISCOURS PRONONCES AUX ï 

sances diverses ; la preuve 
cipes introduits par M. Cor 
lion complète et définit! 
premier coup. 

Les derniers Ajinuaire 
contiennent une série d'éti 
aux machines dynamo-él( 
tinu qu'à courant alternî 
destinées au grand pu 
une foule d'aperçus intére 
mêmes, seront prochainen 
peu de domaines on pliysiq 
de la précision, où il ne 
modèle d'une perfection ac 

Mais Toptique Ta toujoi 
cesse, même quand cette 
mode. Les instruments d'o 
solaire, la vitesse de la lun 
tamment son attention. C 
qu'il avait débuté ; il y peu 
jours. Il avait conçu des pi 
lisation était commencée : 
rayon dont il devait mesun 
le mont Meunier, où est la i 
Nice. 

Comme il aimait cet Ob 
ans et où ses conseils étj 
comment ne pas évoquer le 
où nous l'avons vu, au somr 
dant la mer au-dessus de 1 
la lumière? Avec quelle co 
et qui de nous eût pu croi 
l'accomplissement ? 

C'est que, quand il croj 
regarder comme assiu'é. S 



Digitized by 



Google 



356 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. CORNU 

défiait de Tenthousiasme . Il savait de quelles embûches 
rexpérirnentateur est environné et à quel prix la préci- 
sion ou la certitude scientifique peuvent s'acquérir. Nul 
ne savait mieux que lui prévoir tous les pièges, et en lui 
donnant la main on était certain de les éviter. Il n'est 
pas un physicien à qui ses conseils n'aient épargné 
quelque mécompte. 

Aussi n'était-il pas dupe de ces modes passagères qui 
entraînent les foules scientifiques aussi facilement que les 
foules vulgaires. Toujours il attendait la preuve avant de 
croire. 

Il aimait les débutants et il cherchait à les encourager; 
mais, en même temps, il les prémunissait contre les écueils 
sur lesquels leur, ardeur juvénile aurait pu les entraîner. 
Ceux qui avaient accepté sa discipline ne tardaient pas à 
en reconnaître la sagesse. 

Tel est l'homme éminent que nous avons perdu. Mais 
ce n'était pas seulement l'élévation de sa pensée qui fai- 
sait le charme de son commerce; c'étaient encore sa 
bonté, sa modestie, sa simplicité. Ce savant, ce maître, 
ce guide était, en même temps, un ami sûr; et ce deuil, 
qui atteint notre Corps, atteint aussi chacun de nous. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



358 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

tement orientées dans le sens des théories allotropistes. 
M. Osmond a bien voulu prendre connaissance de notre 
travail et nous faire bénéficier de ses avis ; nous lui en 
exprimons notre vive reconnaissance. 

Ces recherches nous ont procuré le grand privilège 
d'un contact permanent avec les savants du Bureau inter- 
national (les Poids et Mesures. Nous aurons notamment 
Toccasion de signaler d'importantes contributions de 
M. Ch.-Ed. Guillaume à Tétude générale des aciers au 
nickel ; mais ce n'est pas à ces travaux que se limitent 
les résultats de nos rapports avec ce savant; sou influence 
plus ou moins latente s'est fait sentir dans nos recherches 
à peu près partout. 

Premières recherches d'Imphy. — Les premières re- 
cherches d'Imphy sur les aciers au nickel ont été entre- 
prises en 1894, sous la direction de M. Werth, alors 
directeur des Usines de Fourchambault et d'Imphy (*), pour 
répondre à une demande de l'Atelier de construction de 
l'artillerie à Puteaux; elles ont abouti à la préparation 
d'un acier de composition spéciale, dénommé à Imphv 
acier NC-4, qui, dans la suite, a été adopté par l'artil- 
lerie, et lui a été livré par Imphy et par d'autres aciéries 
en quantités très considérables. D'autres applications 
de cet acier ont aussi été étudiées pendant la même 
période, et quelques résultats intéressants ont été obtenus 
avec d'autres compositions d'acier au nickel, notablement 
différentes de celle de l'acier NC-4. 

Les divers résultats obtenus à Imphy pendant l'année i 895 
ont attiré l'attention de l'Administration de la Marine, 



(*) Les recherches ont été poursuivies à Imphy, à partir de Tan- 
née 1896, par les soins de M. Adenot, directeur, avec le concours de 
MM. Girin, ingénieur principal, Dauphin, Gineste, Coupeau, Meunier et 
Gay-Lussac, ingénieurs, et à Paris avec le concours de M. Delahroise, 
ingénieur. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

qui a prescrit aux Forges nationales de la Chaus 
Guérigny de faire une étude de ces nouveaux 
M. Abraham, ingénieur de la Marine, alors attacl 
Établissements de Guérigny, a ainsi été amené à 
certains travaux aux Aciéries d'Imphy; il en a 
compte dans un mémoire étendu, publié dans les A 
des Mines en 1898 (*), où il fait avec une grande 
un exposé très détaillé des résultats acquis antérieui 
à Tannée 1896. Nous n'avons rien à ajouter à ce i 
rendu très complet de toutes les constatations f 
cette époque ; aussi prierons-nous le lecteur de se n 
à ce mémoire pour Texamen du détail des essais p 
cette première période de nos recherches. 

Travaux du Bureau international des Poids et 1 
— Une impulsion nouvelle a été donnée, en 1895, 
travaux. C'est à cette époque que nos relation! 
le Bureau international des Poids et Mesures s 
établies, grâce à Taimable intermédiaire de M. le 
nant-colonel Hartmann, alors chef de l'atelier de 
sion de la section technique à Saint-Thomas-d' 
qui a bien voulu nous mettre en rapport avec M. ] 
l'éminent directeur du Bureau international. N 
cherches, encouragées par ce contact, ont abordé 
des aciers à haute teneur en nickel, mangan 
chrome, non seulement au point de vue de leurs p 
tés mécaniques, mais aussi au point de vue plus { 
(le leurs diverses propriétés physiques, et plus partie 
ment de leurs transformations allotropiques, caract 
notamment par l'apparition ou la disparition du ] 
tisme. 

M. Benoît, dans le premier entretien que nous 
eu avec lui à Saint-Thomas-d'Aquin, nous a fa 

(*) Annales des Mines^ t. XIV, p. 22.*>. 



Digitized by 



Google 



860 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

naître que la métrologie porte grand intérêt aux re- 
cherches relatives à des métaux ou des alliages conve- 
nables pour la construction des étalons de mesures dits 
secondaires, c'est-à-dire pouvant remplacer le platine, 
dont le prix est trop élevé. Les qualités indispensables 
pour des étalons secondaires sont, outre un prix de 
revient modéré, une grande homogénéité et une faible 
oxydabilité(*). Il était intéressant de rechercher, parmi 
les aciers au nickel, un métal satisfaisant à ces condi- 
tions. 

Des échantillons préparés par Imphy ont été étudiés 
successivement au Bureau international des Poids et 
Mesures par M. Benoit lui-même, et par MM. Chappuis et 
Ch.-Ed. Guillaume, physiciens adjoints au directeur du 
Bureau; la découverte, faite par M. Ch.-Ed. Guillaume, 
d'une remarquable anomalie de dilatation présentée par 
un acier à 30 p. 100 do nickel, a été l'origine d'une fruc- 
tueuse collaboration. 

M. Ch.-Ed. Guillaume a rendu compte, dans plusieurs 
publications, des importants travaux qu'il a entrepris au 
PaviUon de Breteuil sur les échantillons qu'Imphy a pré- 
parés sur sa demande ; ces travaux sont relatifs aux lois 
(le la dilatation et à d'autres propriétés physiques des 
aciers au nickel : magnétisme, élasticité, densité, résis- 
tance électrique, etc. Nous renverrons aux remarquables 
mémoires de M. Guillaume (**) le lecteur désireux de 
prendre connaissance du détail des travaux de haute pré- 

(*) M. Benoit a bien voulu nous adresser à ce sujet une lettre du 
13 rhars 1895, dont nous donnons ci-après un extrait : 

<i Si vous étiez disposé à nous aider dans cette recherche d'un 
métal bon marché, relativement au platine, et propre à construire des 
étalons peu altérables, recherche qu'on pourrait croire très simple, 
mais dans laquelle, après bien des tentatives, nous ne sommes arrivés 
encore à rien de satisfaisant, vous nous rendriez, aussi bien qu'à 
la science et aux constructeurs en général, un véritable service. » 

{**) Comptes Rendus de V Académie des SciVî7tce5, janvier, avril, juin et 
juillet 1897; Bulletin delà Société d* Encouragement ^ mars 1898, etc. 



Digitized by VjOOQIC 'i 

I I 



Digitized by 



Google 



CHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

ÉTÉS PHYSIQUES BT MÉCANIQUES 
DES ACIERS AU NICKEL. 

VISION DES ACIERS AU NICKEL 
IN QUELQUES GROUPES PRINCIPAUX. 

Basais de classification. — Une étude raétho- 
iifluence des additions progressives de nickel 
riétës mécaniques des aciers fait bientôt cons- 
lomalies difficilement explicables dans Tigno- 
lois particulières qui régissent ces phéno- 
Li la nécessité de grouper les échantillons 
ropriétés analogues, de manière à mettre ces 
nce. La classification admise à Imphy en 1895 
rois catégories d'aciers au nickel (*): 

à teneurs en nickel comprises entre 2 et 

L'addition du nickel relève la limite d'élasti- 

lente la résistance à la rupture. Ces aciers 

3t se laminent bien, et se travaillent à froid 

es-outils. 

à teneurs en nickel comprises entre 10 et 

— Ces aciers sont très fragiles, surtout après 
se forgent et se laminent bien; mais on ne 

; usiner à froid avec les machines-outils. 
à teneurs en nickel comprises entre 20 et 

- Ces aciers se font remarquer par une limite 
peu élevée, un allongement à la rupture très 
absence de fragilité remarquable. Le métal se 

lamine bien; Tusinage à froid est difficile, 
le. 
jigncnients dont nous disposons actuellement 

moire de M. Abraham {Annales des Mines^ septembre 1889, 



Digitized by 



Google 



ne permettent plu 
été basée sur un 
caractère trop géi 

Influence des élé 
était difficile de se 
période de recherc 
les propriétés phyî 
peu importantes < 
chrome et mangar 
considérable. 

Tous les aciers 
Maitiu ou au cr 
nickel, du carbone 
phoreet du soufre 

Le carbone, le 
par les matières ] 

On constatera < 
éléments les plus 
teneur en carboni 
toute particulière. 

Le phosphore < 
nickel comme poui 
très nuisibles, des 
ment réduits au i 
mières très pures 

Le silicium es 
par son contact î 
four. Sa teneur de 
que Tinfluence de 
très peu importan 

Le manganèse ( 
au nickel les qu 
puissent être forj 
tiens; ce résulta 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 




366 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKET. 



Table Ai: I. 



COMPOimON CHmiQUB p. 100 



itillont 
icier» 



0.166 
1.303 
1.6â0 
0.520 
1.137 
0.113 

o.i:* 

1.773 
0.126 
0.107 
1.370 
1.262 
0.312 
0.194 
0.169 
0.720 
1.100 
0.137 
0.1. SU 
0.960 
1.027 
0.170 

\.3m 

0.329 
0.257 
1.050 
I.IW 
0.162 
0.730 
0.5:J5 
0.397 
0.7(Ki 
0.505 
0.070 
0.193 
0.345 
0.2i»4 
0.158 
0.2X9 
0.135 
0.293 
0.105 
0.273 
0.095 
0.24H 
0.287 
0.455 
0.8."»0 
0.'i82 
1.4;),3 
0.300 
0.343 
0.'«15 
0.15! 
0.206 
0.185 
1.047 
0.640 



Silicium 


Phosphore 


0.058 


0.029 


0.256 


0.020 


0.292 


0.03V 


0.2'.3 


0.038 


non dosé 


non doié 


0.105 


0.018 


0.105 


0.015 


0.397 


non dosé 


0.117 


0.024 


0.093 


0.018 


O.'iOO 


0.010 


0.469 


0.032 


0.421 


0.037 


(».117 


0.016 


O.llV) 


0.013 


0.584 


0.0<i5 


0.338 


o.o:il 


0.082 


0.026 


0.070 


0.016 


0.4.33 


0.070 


0.373 


0.038 


0.292 


0.073 


0.551 


0.026 


0.210 


0.0*23 


0.^56 


0.031 


0.350 


0.023 


0.38:. 


0.026 


0.117 


0.026 


0.385 


0.015 


0.350 


0.048 


0.469 


0.043 


0.584 


0.048 


0.243 


0.048 


0.232 


0.040 


0.315 


0.026 


0.280 


0.038 


0.280 


0.044 


0.210 


0.024 


0.175 


0.02H 


0.186 


0.043 


0.243 


0.062 


0.210 


0.046 


0.232 


0.043 


0.09*3 


0.018 


0.2.32 


0.048 


0.21^2 


0.040 


0.350 


OMl 


0.469 


0.0,4 


0.292 


0.008 


0.350 


0.037 


0.232 


0.046 


0.221 


0.040 


0.232 


0.008 


0.152 


0.040 


0.232 


0.a37 


0.140 


0.063 


0.373 


0.025 


0.268 


0.011 



0.005 
O.Olil 
0.026 
0.040 

non doté 
0.016 
0.024 

non doȎ 
0.027 
0.016 
0.054 
0.a52 
0.045 
0.020 
0.0:i5 
0.059 
0.040 
0.018 
0.015 
0.042 
0.042 
0.045 
0.044 
0.048 
0.061 
0.063 
0.0:^5 
0.017 
0.0:^9 

o.a>2 
o.aM 

0.063 
0.053 
0.01)3 
0.062 
0.043 
0.06;î 
0.045 
0.048 
0.051 

o.or)4 

0.0.'.9 
0.052 
0.048 
0.0(vi 
0.088 
0.047 
0.026 

o.(m 

0.040 
0.031 
0.0.58 
non dogé 
non dosé 
0.079 
0.078 
0.058 
0.048 



0.026 
0.588 
2.022 
0.595 
0.932 
0.102 
0.409 
2.773 
0.256 
0.256 
2.713 
1.904 
0.466 
0.307 
0.338 
0.610 
0.915 
0.128 
0.102 
1.113 
1.-222 
0.819 
2.07Î 
0.595 
0.129 
1.106 
1.888 
0.128 
0.425 
0.828 
0.JW2 
1.170 
0.580 
0.957 
0.256 
0..375 

o.5:w 

0.435 
0.335 
0.375 
0..530 
0.320 
0.4.55 
0.2:i0 
0.480 
0.360 
0.6^M 
1.415 
0.453 
0.384 
0.267 
0..'>06 
0.107 
0.312 
0.266 
0.43:) 
0.512 
0.088 



0.727 
0.U5 
2.830 
3.124 



3.188 



2.786 
2.921 



2.700 
3.55 



3.102 



2.830 
2.800 
1.730 



3.020 
1.750 
2.025 
1.770 
2.740 
0.980 
0.875 
0.965 

0.712 
0.660 
0.715 
0.430 
0.560 

0.210 
0.588 
0.2H4 



2.715 
0.530 



Niekel 



1.16 
2.18 
4.ft5 
5.05 
5.5(i 
6.00 
7.28 
8.28 
9.92 
lO.Ou 
10.16 
10.20 
11.28 
11.36 
12.04 
13.34 
13.60 
14.00 
14.40 
14.44 
14.52 
14.80 
15.08 
15.36 
15.64 
15.88 
15.92 
15.92 
16.05 
16.06 
16.16 
16.68 
17.24 
17.50 
19.56 
19.88 
20.52 
20.74 
20.88 
21.16 
21.84 
22.08 
22.64 
22.80 
23.06 
23.26 
n.Zb 
23.40 
23 40 
23.73 
24.04 
24.05 
24.06 
24.20 
24.40 
24.52 
24.61 



Fer 



non doté 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



DiStO.XATIO?! 

des 

échantilloov 

d'aeiert 






COMPOSITIO,-"! 1 


:mMiQOB p. 


Carbone 


Silicium 


Phosphore 


Soufre 


Manganèse 


(57) 


0.415 


0.232 


0.008 


uoo dosé 


0.107 


(58) 


0.098 


0.1!7 


U.067 


0.066 


0.153 


(59i 


0.601 


0.282 


0.041 


0.038 


0.520 


{b\i bis) 


0.105 


0.210 


0.046 


0.059 


0.320 


(60) 


0.617 


0.409 


0.020 


0.024 


0.800 


(rtl) 


0.587 


0.140 


0.018 


0.019 


0.880 


h) 


0.328 


0.232 


0.016 


0.027 


0.430 


{m> 


0.079 


0.093 


0.075 


0.069 


0.280 


m) 


0.063 


0.aî8 


0.013 


0.019 


0.077 


HVù) 


0.233 


0.175 


0.016 


0.018 


0.182 


(W)) 


0.H26 


0.2'i3 


0.021 


0.047 


0.414 


(67) 


0.25! 


0.140 


O.Oltt 


0.038 


0.364 


m} 


1.509 


o.:m 


0.046 


0.049 


0.512 


(69) 


0.129 


0.315 


0.043 


0.052 


0.435 


(70) 


0.105 


0.186 


0.029 


0.043 


0..572 


h\) 


O.HO 


0.163 


0.073 


o.aM 


0.650 


{72) 


0.670 


0.315 


0.065 


0.061 


0.588 


(73) 
7'i 
75 


0.322 


0.292 


0.023 


0.043 


0.409 


0.209 


0.292 


non doflé 


non dosé 


0.537 


1.690 


0.409 


0.029 


0.046 


3.848 


76) 


0.093 


0.292 


0.016 


0.015 


0.315 


(77) 
(78 


0.155 


0.198 


0.024 


0.040 


0..358 


0.745 


0.350 


0.028 


0.049 


0.884 


(8A 6w) 


0.048 


0.221 


noD dosé 


non dosé 


0.702 


0.195 


0.175 


0.016 


non dosé 


0.190 


0.169 


0.198 


0.008 


0.039 


0.448 


8i) 
(82) 


0.215 


0.140 


0.015 


0.021 


0.563 


0.437 


0.292 


0.038 


0.049 


0.702 


(ai bit) 


0.104 


0.163 


0.031 


0.043 


0.388 


n] 


0.367 


0.350 


0.048 


0.050 


0.947 


0.272 


0.350 


0.028 


0.060 


0.5î>5 


(85 


O.Uih 


Ô.232 


0.035 


0.0S3 


0.156 


(«i 


0.823 


0.290 


0.065 


0.062 


0.281 


(87) 


0.135 


0.292 


0.03*2 


0.042 


1.254 


(88) 


0.329 


0.527 


0.031 


0.055 


1.066 


(89) 


0.400 


0.757 


0.031 


042 


1.690 


(90) 


0.270 


0.280 


0.024 


0.050 


0.414 


(91 


0.292 


0.304 


0.035 


0.056 


0.129 


(92 


0.306 


0.256 


0.034 


0.048 


0.233 


(93) 


0.363 


0.469 


0.031 


0.051 


0.600 


94) 


0.879 


0.232 


0.048 


0.046 


0.728 


(95; 


0.626 


0.397 


0.090 


0.050 


0.640 


(W>) 


0.184 


0.562 


0.040 


0.029 


8.388 


k 


0.253 


0.584 


0.040 


0.083 


6.425 


0.259 


0.886 


0.022 


0.022 


7.148 


f99j 


0.353 


0.562 


0.043 


0.032 


3.096 


(100) 


0.066 


' 0.492 


0.028 


0.040 


8.294 


toi. 


0.295 


0.606 


0.037 


0.045 


10.835 


(102) 


0.137 


0.350 


0.028 


0.037 


12.772 


103) 


0.559 


1.005 


0.060 


0.066 


18.460 


(104) 


0.087 


0.163 


0.018 


0.048 


0.753 


(105) 


0.168 


0.304 


0.032 


0.057 


0.546 


(1()5 bis) 


0.366 


0.315 


0.001 


0.021 


2.052 


(10«) 
(107) 


0.460 


0.527 


0.031 


0.048 


1.720 


0.965 


0.493 


0.016 


0.045 


1.456 


(108) 
109) 


0.110 


0.232 


0.032 


0.042 


0.703. 


0.675 


0.232 


0.032 


0.051 


1.275 


110) 


0.500 


1.198 


0.023 


0.033 


O.'iOO 


111) 


0.500 


0.262 


0.030 


0.060 


3.7:50 


112) 


0.308 


0.3.S5 


0.011 


0.067 


8.S.-)li 


113) 


0.350 


0.063 


0.018 


0.040 


13.5.Ô4 


(•) Teneur 


détermin 


ée par diff^ 


^rence . 







Digitized by 



Google 



368 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

Programme qui sera suivi dans Texposé des propriétés 
physiques et mécaniques des aciers au nickel. — Les pro- 
priétés physiques et mécaniques des aciers, dont les 
compositions chimiques sont données au tableau I, seront 
étudiées successivement dans des groupes constitués 
comme suit : 

1" Aciers au nickel ne contenant pas de chrome, et 
contenant des proportions de carbone et de manganèse 
très réduites ; nous les dénommons : aciers au nickel 
proprement dits; 

2** Aciers au nickel carbures, chromés et manganèses, 
qui se subdivisent en : 

a) Aciers carbures; 

b) Aciers chromés ; 

c) Aciers manganèses. 

Notre exposé s'achèvera par une revue rapide des 
propriétés des aciers ou alliages à proportions de nickel 
très élevées. 



PREMIERE PARTIE. 
ACIERS AU NICKEL PROPREMENT DITS. 



PROPRIETES MECANIQUES. 

Choix d'échantillons formant une série d*aciers au nickel 
proprement dits. — Les aciers au nickel, non chromés, 
peu carbures et peu manganèses, du tableau I, forment une 
série à teneurs en nickel croissantes, comprises entre 
6 et 43 p. 100, que nous considérerons comme échantil- 
lons types des aciers au nickel proprement dits. 

Les aciers à teneurs en nickel à 6 p. 100, à très faibles 
proportions de carbone et de manganèse, sont trèsrèfrac- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

taires et, par suite, difficilement obtenus au cre 
D'autre part, Imphy n'a pas eu roccasion de prépar 
four Martin, où il serait facile de les obtenir, des i 
réalisant ces conditions, à teneurs comprises entre 
T) p. 1()0 de nickel. Il en résulte une lacune au cora 
cernent de la série, mais elle n'entrave pas les roche 
dont nous allons rendre compte, puisqu'elles ont 
objectif principal les propriétés des aciers au nie 
hautes teneurs. 

Cette série d'aciers au nickel proprement dit 
comprend que des aciers à teneurs en nickel inféri 
à 50 p. 100, d'une part parce que, dans les acie 
alliages ^e fer et de nickel contenant plus de 50 p 
de nickel, les particularités révélées par l'étude 
aciers au nickel à teneurs moindres semblent dispar 
(le l'autre parce que les applications de ces alliaj 
hautes teneurs seront toujours restreintes, vu leur 
de revient élevé. Enfin, ces aciers ou plutôt ces ail 
se préparent difficilement sans des proportions noj 
de manganèse, ce qui les éloigne dos aciers au i 
proprement dits. 

Les échantillons de la série ainsi constituée or 
soumis à des essais mécaniques, dans les condi 
d'usagQ pour les réceptions par les contrôles de l'Et 
des Cx)mpagnies de chemins de fer : essais à la tra( 
essais de pliage, essais de choc. 

Propriétés mécaniques avant et aprôs recuit. — Est 
la traction avant recnit. — Les échantillons on 
essayés à la traction au sortir du laminage avant rc 
les résultats obtenus sont inscrits au tableau II : 



Digitized by 



Google 



370 RECHERCHES SUR LES ACIERS AD NICKEL 



!;■•/ 




Digitized by 



Google 



j 



A HAUTES TENEURS 
Tableau II. 



371 







RiHULTATH DBS B88AI8 A LA TRACTIOM I 


dAsiotiation 
des 


TB?IBL'n» 

en 






Allonjçcinents 




Limites 


Résistances 


strictions 


échantillon 8 


nickel 


d'élasticité 


à 
la rupture 


p. 100 


^'xioo 






par inm2 


par mmS 


à la rupture 


S 


(7) 


6.00 


40k.1l 


ri8k,H 


2:K4 


55.6 


(») 


H. 28 


.•>8 ,8 


<i:i ,4 


111. :i 


.S5.() 


10) 


î).in> 


07 ,4 


7:. ,1 


20.4 


5.1.7 


(1'^) 


11.28 


87 ,7 


104 ,4 


10.0 


ia.9 


17) 


1.S.60 


88 ,(î 


114 ,:> 


5.0 


U.O 


(26) 


i:..92 


107 ,0 


12a ,0 


J>.7 


16.4 


(••Mi) 


20.52 


t>2 ,8 


122 ,0 


14.0 


5.1.0 


(W) 


'22. (i4 


84 ,0 


114 ,(î 


15.0 


57.0 


(M) 


24.40 


«6 ,.•) 


108 ,2 


22.3 


51.0 


'J^) 


24 72 


40 ,7 


1-^2 ,0 


i:j.5 


22.0 


(«:i) 


2:). 84 


40 ,0 


114 ,0 


15.5 


45.0 


(71) 


27.72 


:\2 ,1 


hl ,8 


:i4.o 


.55.0 


28.82 


.i:i ,8 


.51 ,7 


:i4.0 


64.0 


(7«) 


;io.44 


22 ,2 


.51 ,2 


ao.o 


71.0 


(SU) 


H...(iO 


48 ,1 


iHi ,0 


28.6 


55.0 


(H'.) 


î:i.92 


4i) ,:i 


(i9 ,5 


2;j.5 


48.0 



Ces divers résultats ont été réunis dans le diagramme 
fig, 1, dont les abscisses sont les teneurs en nickel, et les 
ordonnées soit les limites d élasticité et les résistances 
à la rupture par millimètre carré en kilogrammes, soit 
les allongements à la rupture et les strictions en pour- 
centages. 

L'examen de ce diagramme amène à distinguer, tout 
d'abord, dans les variations des propriétés mécaniques 
des aciers au nickel, deux périodes, Tune caractérisée 
par des limites d'élasticité élevées, des résistances à la 
rupture considérables et des allongements à la rupture 
faibles, l'autre par des limites d'élasticité peu élevées, 
très inférieures aux résistances à la rupture, et par des 
allongements à la rupture considérables. C'est l'échan- 
tillon (67) de notre série, à 27,72 p. 100 de nickel, qui 
accuse le commencement de la seconde période. 

A ces deux périodes correspondent deux catégories 
d'aciers bien distinctes, la première comprenant des 
aciers à haute limite (f élasticité et petit allongement à la 



Digitized by 



Google 



372 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

rupture, la seconde des aciers à basse limite d'élasticité 
et grand allongement à la rupture. On voit sur le dia- 
gramme, à la fin de la première période, la limite d'élas- 
ticité et la résistance à la rupture faire une véritable chute, 
tandis que rallongement se relève rapidement; une trans- 
formation des plus considérables ae produit dans la 
nature même de Tacier sous Tinfluence des dernières 
augmentations de la teneur en nickel, lorsque cette 
teneur devient voisine de 27 p. 100. 

Cette transformation est mise en évidence non seule- 
ment par l'examen des résultats numériques et du dia- 
gramme, mais encore par Texamen des éprouvettes qui 
ont subi Tessai a la traction. L'acier, qui était devenu 
franchement dur, s'est transformé en une sorte d'acier 
doux, son grand allongement et sa limite d'élasticité peu 
élevée lui en donnent Tapparence, quoique sa résistance 
à la rupture reste plus élevée que celle de l'acier doux 
proprement dit. Pour abréger et pour mieux souligner le 
contraste qui existe entre leurs propriétés, nous aurons 
aussi recours quelquefois, dans la suite de cet exposé, pour 
distinguer ces deux types d'aciers si différents, aux dési- 
gnations acier dur et acier doux. 

Lorsque la limite d'élasticité est atteinte, l'acier du type 
dur soumis à la traction ne se déforme que dans la région de 
l'éprouvette où se produit la rupture, la striction ne se 
produit qu'en cette région, mais très forte relativement à ce 
que i)eut faire prévoir un allongement p. 100 aussi faible. 
Cet allongement provient tout entier d'une petite partie 
de la longueur de l'éprouvette ; c'est pourquoi, rapporté à 
toute la longueur de cette éprouvette, il apparaît peu 
important ; il est cependant considérable dans la région de 
la rupture et indique une ductilité remarquable. 

L'acier du type doux, au contraire, lorsqu'il est soumis à 
la traction, commence à se déformer sous ime charge très 
faible, 20 kilogrammes par millimètre carré et môme 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 373 

moins ; mais il a une tendance à Técrouissage très pro- 
noncée, d'où un relèvement rapide do la limite d'élasticité 
partout où une déformation se produit. Il en résulte que 
la région qui s'est allongée la première cesse bientôt 
de s'allonger pour laisser les autres régions de Téprouvette 
subir à leur tour une déformation qui relève de même 
leur limite d'élasticité. L'éprouvette s'allonge ainsi dans 
toute son étendue, même hors des repères et dans les 
tètes, malgré l'augmentation de la section, car le relève- 
ment de la limite d'élasticité peut être assez grand pour 
compenser une importante réduction de section. Des 
déformations se produisent en plusieurs points de l'éprou- 
vette, parfois simultanément, et se déplacent rapidement* 
Ce phénomène est encore beaucoup plus accentué pour 
certains aciers carbures et chromés, non magnétiques, que 
pour les aciers au nickel proprement dits. 

La hmite d'élasticité est basse, elle est même en réalité 
plus basse que ce qui est inscrit aux tableaux, car il 
est difficile de bien saisir le moment précis où commence 
la déformation permanente ; aussi les chiffres donnés pour 
cette limite sont-ils toujours un peu approximatifs. 

L'allongement à la rupture de ces aciers provient de 
l'éprouvette tout entière, ce qui explique pourquoi il est 
si considérable, rapporté à la longueur primitive de cette 
éprouvette ; le pourcentage est beaucoup plus grand que 
celui qui correspondrait à l'allongement produit seulement 
dans la région de la rupture ; il n'est donc pas très com- 
parable à rallongement p. 100 à la rupture, tel qu'il est 
relevé pour les aciers à haute limite d'élasticité. 

Par contre, la striction des aciers de ce dernier type 
n'est pas beaucoup plus iaible que celle de l'acier à basse 
limite d'élasticité ; le pourcentage de la striction est loin 
d'augmenter dans la proportion du pourcentage de l'allon- 
gement à la rupture; mais, ainsi que nous venons de le 
signaler, elle est très localisée. On voit que l'examen des 



Digitized by 



Google 



374 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

chiffres donnés par Tessaià la traction pour ces deux types 
d'aciers ne suffit pas pour donner une idée exacte de 
leurs ductilités relatives. Les conditions de l'essai sont 
à ce point de vue défavorables à l'acier à haute limite 
d'élasticité. 

Nous insisterons particulièrement sur la distinction sui- 
vante : l'acier à basse limite d'élasticité s'écrouit forte- 
ment, tandis que l'aciet* à haute limite ne s'écrouit pour 
ainsi dire pas. Le premier se comporte à la traction 
comme le laiton, le cuivre, l'aluminium et autres alliages 
ou métaux écrouissables, tandis que le second se com- 
porte comme l'acier au carbone demi-dur ou dur. On voit 
cx)mbien s'impose une première division des aciers au nickel 
en deux catégories. 

Dans la première de ces catégories, des variations de 
teneurs assez faibles produisent d'importantes modifica- 
tions des propriétés mécaniques ; ces propriétés subissent 
une véritable transformation lorsque la teneur en nickel 
se rapproche de 27 p. 100, transformation qui est bien 
mise en évidence par le diagramme [fig, 1) : 

Jusqu'à l'échantillon (26), à 15,92 p. 100 de nickel, 
la limite d'élasticité et la résistance à la rupture s'élèvent 
régulièrement et progressivement, à mesure que la teneur 
augmente; les allongements à la rupture et les strictions 
diminuent parallèlement. 

De l'échantillon (26) à 15,92 p. 100 de nickel à l'échan- 
tillon (36) à 20,52 p. 100, la résistance à la rupture se 
maintient très élevée, de même que la limite d'élasticité, 
qui s'abaisse cependant quelque peu ; la striction augmente 
rapidement. 

De l'échantillon (36) à 20,52 p. 100 jusqu'à l'échantil- 
lon (67) à 27,72 p. 100 de nickel, la limite d'élasticité 
et la résistance à la rupture font, ainsi que nous l'avons 
déjà fait remarquer, une chute, pendant que l'allongement 
à la rupture se relève rapidement, et que la striction 



Digitized by 



Google 



'•Wfnt^fHm^'-m^/'^ . ^-ftil^y^f^'^ i-r-^KJù^ \ » . 



A HAUTES TENEURS 375 

Continue à augmenter. La résistance k la rupture rede- 
vient ce qu'elle était à 6' p. 100 de nickel, et la limite 
d'élasticité s'abaisse plus bas encore. 

De réchantillon (67) à 27,72 p. 100 jusqu'à Téchan- 
tillon (83) à 43,92 p. 100 de nickel, catégorie que nous 
avons dénommée aciers à basse limite d'élasticité, les 
variations des propriétés mécaniques prennent une allure 
plus régulière, où s'accuse un relèvement lentement pro- 
gressif de la limite d'élasticité et do la résistance à la 
rupture, accompagné d'une diminution lente de l'allonge- 
ment à la rupture et de la striction, à mesure que la teneur 
en nickel augmente. 

On peut donc distinguer, dans la catégorie aciers du 
type à haute limite d'élasticité, trois groupes, parmi les- 
quels le troisième : 20,52 à 27,72 p. 100 de nickel, se fait 
remarquer par une variation extrêmement rapide des pro- 
priétés mécaniques, surtout à l'approche du groupe sui- 
vant. Aussi avons-nous eu soin de procéder à des essais 
plus nombreux dans cotte région particulièrement intéres- 
sante. 

Un examen attentif des résultats inscrits au tableau 
montre que l'influence des petites variations de teneurs 
en carbone et en manganèse est loin d'être négligeable; 
il y a, sans doute, lieu de leur attribuer en grande partie 
les petits accidents des courbes de notre diagramme. Ainsi 
notamment les échantillons (53) et (63), 24,72 et 25,84 
p. 100 de nickel, très peu carbures et peu manganèses, 
se font remarquer par leur dureté plus grande que celle 
de l'échantillon précédent (54), 24,40 p. 100 de nickel, 
notablement plus carburé et manganèse. On constatera 
plus loin, en étudiant des séries spéciales d'aciers au 
nickel carbures et manganèses, que les additions de car- 
bone et de manganèse adoucissent les aciers au nickel 
lorsque leurs teneurs sont peu inférieures à 26 p. 100. 

Par contre, la réduction do la proportion de carbone et 



Digitized by 



Google 



376 RECHERCHES SUR LES ACIERS AD NICKEL 

de manganèse à Textrôme minimnni peut durcir beau- 
coup les aciers au nickel dé ces mêmes teneui^. On en 
jugera par les résultats obtenus à Tessai à la traction 
avec l'acier (64) à 26,34 p. 100 de nickel, 0,063 de car- 
bone et 0,077 de manganèse. Nous ne les avons pas 
inscrits dans le tableau II, parce qu'ils ne sont pas d'ac- 
cord avec ceux que donnerait un acier au nickel norma- 
lement carl)uré et manganèse de même teneur en nickel. 
Ces résultats, obtenus avant recuit, sont : 

Limite d'élasticité 54,8 kilogrammes 

Résistance à la rupture 95,1 — 

Allongement à la rupture "7,0 p. 100 

S s 

.Striction —g— 36,0. 

Nous diviserons les aciers au nickel proprement dits 
en deux grandes catégories : aciers à haute et à basse li- 
mite d'élasticité ; puis en quatre groupes, dont les deux 
premiers, aciers de plus en plus durs, et le troisième, 
aciers à dureté atténuée, appartiendront à la première caté- 
gorie, tandis que le quatrième comprendra la deuxième 
catégorie tout entière. 

Ces quatre groupes seront délimités comme suit : 

1" groupe. — Teneurs en nickel à 15 p. iOO 

2« — — 15 à 21 — 

3" -- — 21 à 27 — 

4« — — 27 â 50 — 

On verra ces quatre groupes se constituer à nouveau, 
dans la suite de l'exposé de ces recherches, pendant 
l'étude des propriétés autres que les propriétés mécaniques. 

Essais à la traction après recuit. — Les résistances à 
la rupture et les limites d'élasticité sont pour certains 
échantillons très élevées ; il est intéressant d'essayer 
sur ces échantillons Tinlluence du recuit. 

Recuit à haute tenipêrature, — Les six premiers échan- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



tuions de la série ont été recuits an rouge cerise 
soit à 900** environ; ils ont donné les résultats suiv 

Tablkai: III. 



DBSIGMATIO:* 


TKNRURS 


des 


en 


échaotitlons 


nickel 


(') 


6.00 


^«J 


8.28 


(lÔ) 


9.itt 


(14) 


11.28 


(17) 


1H.60 


(•i«) 


l.î.l»2 



RéSOLTAW DE» E88AI» A LA TIIACTION 


Limites 


Hésislaoces 


Allongements 


Stricli( 


d'élasticité 
par mm* 


à 
la rupture 
par mm^ 


p. 100 
à la rupture 


^'x 


.S9S.-» 


:)2* ,0 


ao.5 


(w.l 


46 ,7 


IK) ,1 


26.5 


65.1 


f)3 ,8 


82 ,0 


Ki.O 


48.1 


59 ,0 


114 ,0 


11.0 


41.1 


Ô7 ,:{ 


120 ,7 


12.0 


39.1 


77 ,:i 


120 ,8 


10.:. 


42.1 



La comparaison de ces résultats avec ceux don 
été déjà rendu compte (tableau II) montre que le 
à 9(X)** abaisse les limites d'élasticité. Mais, s'il rédi 
résistances à la rupture lorsque la teneur en nickel 
inférieure à 9 p. 100, il les augmente notablement lo 
la teneur devient plus forte. Ce recuit augmente h\ 
les teneurs rallongement et la striction. 

Les Aciéries de Saint-Étienne ont exposé, en ii 
Lyon (*), une série très remarquable d'essais a la tr; 

{*) Nous extrayons de la notice publiée à l'E.xposition de Lyon 
Compagnie des Fonderies, Forges et Aciéries de Saint-Étier 
tableau de résultats d'essais auxquels nous Taisons allusion : 



MARQUES 



Al 
A2 
A3 
A4 
A5 
AO 
A7 
A» 
AU 
A 10 



TKNKL'M K.1 



Car- 
bone 



0.10 
0.09 
0.09 
0.08 
0.09 
0.08 
0.08 
0.09 
0.09 
0.10 



.Mao-, 
ganésé 



0.04 
0.04 
O.O'i 
0.0'i 
0.04 
0.04 
0.04 
0.04 
0.04 
0.04 



Nickel 



2.48 
b.'M 
7.:)4 
10.0(i 
12.42 
1.').09 
17.60 
19.96 
22.6:1 



rIsoltats ubs essaik a la traction 



i^n traction 


Limite 


Charge de 


AU 


^X 100 


élastique par 


rupture par 


p.l 


mm^ 


mm'i 


SUI 


72.7 


H3.7 


43.0 




71.5 


41.4 


.-.0..') 




69.7 


4.'). H 


(')0.0 




li2.0 


•.-.2.2 


77.0 




62.3 


86.9 


10î».8 




44. S 


98. 4 


118.6 




56.1 


88.0 


119.1 




61.0 


83.4 


11.k4 




51.0 - 


77.7 


112.3 




54. H 


.-.4.4 


102.4 





^Ê^jJ^^êàiH^y 



Digitized by 



Google 



,^Ti^n^ 



378 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NiCItEL 



d'aciers au nickel très peu carbures et peu manganèses re- 
cuits au rouge cerise mi-clair et refroidis dans le sable. Les 
résultats obtenus à Imphy concordent avec ceux qui ont 
été obtenus à Saint-Étienne ; la loi suivant laquelle les 
résultats des essais varient avec la teneur en nickel est 
la même de part et d'autre. La limite d'élastirité s'élëve et 
se rapproche de la résistance à la rupture, qui augmente 
très rapidement à mesure que la teneur en nickel aug- 
mente, de à 15 p. 100 de nickel; cette dernière teneur 
corresi)ond à rallongement à la rupture le plus réduit et 
à la striction la plus faible. La résistance à la rupture se 
maintient élevée jusqu'à 20 p. 100 de nickel, tandis que la 
limite d'élasticité commence à s'abaisser et que l'allonge- 
ment à la rupture et la striction commencent à augmenter. 
De 20 à 25 p. 100, la résistance s'abaisse lentement, la 
limite d'élasticité plus vite, et rallongement h la rupture 
et la striction augmentent sensiblement. Malheureusement 
la série des Aciéries de Saint-Étienne s'arrête à 25 p. 10(3 
de nickel, au moment où la grande perturbation allait se 
produire. 

Recuit à basse température, -^ Les huit premiers 
échantillons de notre série soumis à un recuit au bois 
étincelant, soit à i00° environ, ont donné les résultats sui- 
vants : 

Tableav IV. 



DKSlOJÎATIOr» 

des 
échantilloDi 


TBNBURS 

en 
nickel 


IIK8ULTAT8 DBS B88M» A LA TRACTIO.X 


Limites 
d <Waslicité 
par mro- 


Résistances 

à 
la rupture 
par ram- 


.MIoDgemrnts 

p. lue 

à la rupture 


Strictions 

^'xioo 


(7) 
('.») 
(10) 
(14) 

(17) 

m 

(3H) 


G. 00 

9.9'2. 
11. '.'8 
13. (K) 
15.92 
20.52 


40^,0 
.ni .a 
70 ,5 
l'A ,5 
75 ,2 
7H ,2 
89 ,2 
75 .8 


.W,0 
02 ,5 
70 ,H 
78 ,8 
80 ,8 
89 ,2 
92 ,(» 
88 .8 


28.0 
22.0 
18.0 
19.0 
19.5 
19.0 
18.8 
23. :i 


V2.0 
'i2.0 

o:i.o 

59.0 
59.0 
W.5 
01.0 
«>5.0 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



380 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

aciers des résultats d'essais à la traction très remarquables ; 
il diminue considérablement la résistance, à la rupture 
sans beaucoup abaisser la limite d'élasticité, qui reste 
très voisine de la résistance. Au contraire, le recuit à 
900° abaisse beaucoup la limite d'élasticité, et Téloigne 
de la résistance à la rupture, en relevant même la résis- 
tance à la rupture pour certaines teneurs, ce qui doit le 
faire considérer dans une certaine mesure comme dur- 
cissant. 

Le diagramme ^^. 2, qui réunit les résultats du tableau IV, 
fait ressortir la régularité avec laquelle, sous rinfluence 
de Taugmentation de la teneur en nickel, la résistance à 
la rupture et la limite d'élasticité se relèvent jus- 
qu'à féchantillon (26) à 15,92 p. 100 de nickel, et se 
maintiennent ensuite jusqu'à l'échantillon (36) à 40,52 
p. 100, tandis que l'allongement à la rupture diminue et 
reste faible. Aussitôt après, l'atténuation de la dureté 
commence à se produire; c'est donc bien vers 21 p. 100 
de nickel que commence le troisième des groupes que 
nous avons constitués, celui des aciers du type à haute 
limite d'élasticité, à dureté atténuée. 

Nous aurons à revenir sur l'importante question des 
effets produits par le recuit à diverses températures. 

Essais à la fraction en travers. — Les essais à la trac- 
tion dont il a été rendu compte sont des essais en long. 
Certains aciers à 12 p. 100, et même parfois à 5 p. IW 
de nickel, ayant accusé une tendance à prendre une tex- 
ture schisteuse, tellement prononcée qu'elle détruisait 
complètement la ténacité dans le. sens perpendiculaire à 
celui du laminage, il était intéressant d'essayer à l^ trac- 
tion des éprouvettes découpées dans le sens du travers 
dans des barres laminées. Des éprouvettes des six pre- 
miers échantillons de la série, recuites à 900°, or* donné 
les résultats ci-après : 



Digitized by 



Google 



A HAUTES 
Table.^ 





nÉsioxarioN 

des 
échantiUons 


TCNKl'nS 

en 
nickel 


ntBVLT 




Limites 
d'élasticité 
par mmS 


la 
F 




17) 
(26) 


fi.O 
8,28 
9.02 
11.28 
13.60 
15.92 


40^2 
46 ,8 
66 ,5 
101 ,0 
120 ,5 
98 ,9 





Ces résultats diffèrent peu 
avec des éprouvettes en long 
ils démontrent que ces aciers 
schistosité comme les aciers 
burés et chromés, des premie 

Essais de pliage statique, - 
quel que soit le groupe auquc 
bloc sans se rompre, à Tépais 

Pour les aciers du deuxièi 
convient do recuire à 400° av 
ces conditions, nous avons c 
gerçures d'éprouvettes do 2i 
sept premiers échantillons de 

On voit que les aciers au n 
certaines régions de la série, 
ticité et à résistances à la 
cependant tous très reniarqi] 
essais statiques. 

Essais fie pliage par choi 
choc, prescrit par rartillene 
constatation du nombre de < 
pour pli^tj; une barrette mai 
poids du -^uton est de 10 1 
chute, de O'",50. Il était inté 



Digitized by 



Google 



382 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

conditions les aciers au nickel les plus durs, pour lesquels 
la fragilité est particulièrement à redouter. 

Avec des barrettes de 25"" X 10"°, le résultat des 
essais a été le suivant : 

Tableau VI. 



DÈ8I0KATI0JI 


TENEURS 


des 


™ 


écbanlilloos 


nickel 


(7) 


6.00 


W 


8.28 


(10) 
14) 


9.02 


11.28 


(17 


13.60 


(201 


1Ô.92 


(36) 


20.52 



NOMBRK DR COUPS 

de mouton 

nécessaire pour plier 

U barretle à SO" 



40 coups 
40 - 
70 - 
80 - 
70 

200 



(rupture à 90*) 



Essais de choc sur barrettes entaillées, — .On voit que 
lessai de pliage par choc accuse, comme les essais à la trac- 
tion, une importante augmentation de la résistance à mesure 
que la teneur en nickel augmente. Mais les remarquables 
travaux de M. Frémont sur T essai au choc ont démontré que 
Teffet produit par des chocs relativement faibles, répétés un 
grand nombre de fois, est loin d'être le même que celui 
d'un seul choc assez violent pour rompre les éprouvettes 
d'un seul coup, quelle que soit leur résistance. On sait que 
l'essai au choc tel que le pratique M. Frémont se fait au 
moyen d'un appareil qui enregistre le nombre de kilo- 
grammètres nécessaire pour produire la rupture ; ce 
nombre mesure la fragilité beaucoup mieux que le nombre 
de coups do mouton. Les essais par chocs répétés se 
rapprochent sans doute trop des essais à l'état statique. 

Les aciers au nickel à haute limite d'élasticité donnent 
des résultats très remarquables aux essais statiques; 
cependant ils sont plus fragiles que les aciers doux ordi- 
naires de bonne qualité, quoique beaucoup moins fragiles 
que les aciers au carbone de môme dureté; c'est ce que 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 383 

démontrent les résultats des essais faits snr nos échantil- 
lons par la méthode de M. Frémont. 

Les résultats obtenus par M. Frémont sont les suivants : 

Tableau VU. 



DÉSIGNATION 

des 
échantillons 



(9) 
(14 bis) 
(17 bis) 

m) 

(76) 
(80 bi9) 
(82 Ai») 



nickel 



6.00 

8.28 

11.36 

14.00 

20.52 

:w.44 

35.20 
43.44 



TBAITBMBIfTS 

subis 



noD recuit 
non recuit 
recuit à 400« 
recuit à 400* 
recuit à 400" 
non recuit 
recuit à 800* 
i non recuit 
I recuit à 800* 
\ DOD recuit 
i recuit à 800» 



RÉSULTATS DBS RSSAtS DR CHOC 

sur barrettes entaillées 
de 8 X 10 X 30 mm. 



kiloffr&mmètres 
24 
22 
16 
21 
8 
38 
36 

40+xC) 
40-1- X 
30 
29 



(*) 40 -)- X kilo^ammètres signifie que l'appareil donnant son choc maximum, 
qui correspond à 40 kilofframmètres, n'a pas rompu la barrette, ce qui n'avait 
encore été obtenu par M. Frémont pour aucun acier et aueun métal. 



Pour faciliter la comparaison de ces résultats avec 
ceux que donnent les aciers ordinaires, nous rappellerons 
que les aciers doux de bonne qualité donnent 25 kilo- 
grammètres, et nous ferons connaître les résultats obtenus 
avec des aciers au carbone dans des mêmes conditions. 

Imphy a préparé des éprouvettes de trois aciers dont 
nous donnons au tableau VIII la composition chimique. 
Nous inscrivons au tableau VIII his les résultats qu'ils 
ont donné à Tappareil de M* Frémont. 









ÎABLEAU VIII. 








OÉSIONATIOM 

des 
échsitillNt 


Carbone 


COllPOSmON CHIMIQUE P. 100 




Silicium 


Phosphore 


Soufre 


Manf^anése 


Nicl(el 


Chrome 


(a) 
(bi 
(C) 


0.260 
0.320 
0.000 


0.202 
0.232 
0.304 


o.ooft 

• 0.0211 
0.105 


0.«)7 
0.030 
0.063 


0.508 
0.515 
0.665 


2M 

* 


0.010 



Tome 1, 1902. 



25 



Digitized by 



Google 



384 



RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 
Tableau VIH bis. 



Dé8ie;fATio!f 

des 
échantitloQS 



ià) 



TRAITKMBMTS 

subis par 
les échantilloas 



RÉSULTATS 

des essais 

de choc 

sur barrettes 

entaillées 



kilogram mètres 
3 

12 

3 
10 

2.5 



recuit à 850» 

•trempé à 8.M)*.... 

I et recuit à550».... 

recuit à 850* | 

trempé à 850« < 

et recuit à550* i 

recuit à 850* | 

trempé à 850» i 

et recuit àôôO* ( 

I 



Il est intéressant de comparer aux résultats des essais 
de choc les résultats donnés par ces aciers à Fessai à la 
traction. Us sont inscrits au tableau VIII ter. 

Tableau VIII ter. 



— 


DÉSIOlfATION 

de. 
échantillons 


TRAITBMBIITS 

subis par les écbantillons 


RÉSULTATS DBS ESSAIS A LA TRACTION 




ymitfls 
d'élasticité 

mm. carré 


Résistances 

à la rupture 

par 

mm. carré 


Allongements 

p. 100 
à la rupture 


StiicUons 




(a) 

(M 


non trempé, non recuit 

1 trempé à 85«« et recuit à 5ôO». . 

1 non trempé, non recuit 

1 trempé à R50« et recuit à âOO-. . 

, non trempé, non recuit 

» trempé à m)" et recuit à .SÔO». 
1 


kil. 
3() 
61 
37 

m 

4t 
8(» 


kil. 
56 

76 
C2 
8i 
70 


28 
15 
25 
12 
20 
8 


46 
59 
45 
55 
32 
35 



On voit que les aciers au nickel du type à haute limite 
d'élasticité sont beaucoup moins fragiles que les aciers au 
carbone de duretés correspondantes, mêmelorsqu'ilsontété 
trempés et recuits, et même lorsqu'ils contiennent 2 p. 100 
de nickel et un peu de chrome, comme l'échantillon (6). 
D'autre part, les aciers au carbone sont très fragiles, 
lorsqu'ils n'ont pas été trempés et recuits à basse tempéra- 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



386 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKELr 

Tableau IX. 



UltelONATION 


TtMtORS 


de« 




échaDtillons 


DÎckel 


(36) 


20. Ô2 


(V2, 


22.64 


(:»4) 


24.40 


m 


24.72 


m 


25. H4 


('i7) 


27.72 


(71) 


28.82 


(76) 


30.44 


(HO) 


.3,-). 60 


(H4) 


43.92 



RisdLTATS t»SK RMAI» A LA TRACTION 



Liroiten 
d'éiastirité 
par mm- 



61^,0 

36 ,6 

X^ ,3 

2i ,3 

18 ,4 

21 ,2 

'A6 ,4 

32 ,8 



R^tistancet 

à 
la rupture 
par rom- 



140^,8 
126 ,0 
123 ,5 
118 ,0 
112 ,0 
5.3 ,4 
47 ,0 
49 ,6 
58 ,1 
60 .8 



Allonfrcmenli 

p. 100 
à la rupture 



8 

15.5 
18.4 
10.0 
12.5 
40.0 
.T2.0 
.36.0 
31.7 
:i3.0 



StrictioDf 

^^xioo 



24.0 
11.0 
4.*».0 
13.0 
23.0 
57.0 
iib.O 
69.0 
48.5 
54.0 



La companiison de ces résultais avec ceux que donne 
le tableau II pour les mêmes échantillons, non trempés et 
non recuits, montre que la trempe durcit les aciers du 
troisième groupe, aciers durs à dureté atténuée, et adou- 
cit beaucoup les aciers du quatrième groupe, aciers à 
basse limite d'élasticité. 

Les Aciéries de Saint-Étienne ont donné parallèlement 
aux résultats dVssais après recuit, que nous avons rap- 
pelés ci-dessus, les résultats d'essais des mômes échantillons 
soumis à la trempe à l'eau vive après chauffage au rouge 
cerise mi-clair, et non recuits ultérieurement (*). Ces 

(*) Nous extrayons de la notice, déjà mentionnée ci-des8us, les résul- 
tats des essais obtenus à Saint-Étienne, sur des échantillons trempés : 





TR.1RCHI» IW 


MABQUEft 










Car- 
bone 


Mtn- 
ganèite 


Nickel 


Al 


0.10 


o.o; 


2.48 


A2 


O.OÎJ 


0.04 


h. ai 


A3 


0.(9 


0.0'. 


7.54 


A4 


0.08 


O.O'i 


10.06 


A5 


O.OÎ) 


04 


12.42 


A fi 


0.08 


0.04 


15.09 


A7 


0.08 


0.04 


17.60 


A8 


0.011 


0.04 


19.96 


A9 


0.09 


0.04 


22.63 


AlO 


0.10 


0.04 


25.15 



RisOLTAT» DKS >.S8AIK 4 LA TRACTION 



Contraction 
S — < 
S 



-xioc 



77.6 
62.7 
.')9.9 
.'».'i . 7 

:)7.7 
:>o.o 

'i6.8 
U.3 
41.9 
36.4 



Limite 

élastique par 

mm. carré 



46.1 
9:i.9 

110..') 
110.5 
114.2 
120.1 
112.5 
104.0 
80.1 
53.9 



(Jiflrgre de 
rupture par 
mm. carré 



.-»9.7 
106.3 
122.0 
120.5 
124.6 
126.0 
122.8 
120.6 
11.'..7 
112.6 



Allongement 
p. 100 mesuré 
Bur 100 mm. 



18.5 
10.(» 
9.0 
9.5 
9.6 
8.8 
8.3 
7.7 
8.6 
17.5 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

essais sont relatifs exclusivement à des aciers ( 
premiers groupes (pie nous avons constitués, ils n 
comme nos premiers résultats, que la t rem pi 
quelque peu les aciers à haute limite d'élasticité 

On peut admettre que la trempe produit sens 
le même effet que le recuit, c'est-à-dire que l\ 
de température qui précède la trempe, mais i 
action plus intense, sans doute parce qu'elle 
brutale. Pour les aciers à basse limite d'élasticité, 
y a lieu d'adoucir, par exemple entre des passes 
filage, on a généralement recoiu^s à la trempe d 
rence au recuit, parce qu'elle agit immédiatemen 
que le recuit exige du temps pour produire tout ! 

Ces diverses constatations démontrent que, 
complètement en cela des aciers au carbone, le 
au nickel se comportent à peu près de même à 1; 
qu'au recuit. Les phénomènes auxquels donnent 
traitements sont essentiellement différents de 
sont constatés avec les aciers au carbone. Pour l 
au nickel, l'action do la trempe parait être, conr 
du recuit, exclusivement d'ordre physique, contr 
à ce qui se produit pour la trempe et le recuit d 
au carbone. Dans le cas des aciers au carbone, 1 
tition du carbone, c'est-à-dire la composition c 
est considérablement modifiée par ces traitemen 
ce qui explique pourquoi l'effet de la trei 
immédiatement détruit par un chauffage à u 
pérature assez élevée pour permettre au car 
revenir à l'état qu'il avait avant la trempe, ta] 
l'état moléculaire résultant de la trempe est, 
aciers au nickel et paiiiculièrement pour les a 
type à basse limite d'élasticité, tellement sta 
résiste à des chauffages répétés, et môme s'acc 
plus en plus si on renouvelle le traitement plusie 
Imphy trempe généralement ces aciers deux ou t 



Digitized by 



Google 



i LES ACIERS AD NICKEL 

t par la trempe est mùnic difficile- 
reau laminage à section moindre, 
rempe sur ces aciers s'accuse à 
seulement par l'abaissement de 
le la résistance à la rupture, et 
allongement à la rupture, mais 
éprouvettes après qu'elles ont 
res des éprouvettes non trempées 
:t dômnmw en fraise , c'est-à-dire 
achements en lignes convergeant 
i section de Téprouvette est cir- 
;i*empe leur aspect est uniforme, 
lindriquedes éprouvettes d'aciers 
igueuse; son aspect rappelle celui 
e accuse des arrachements résul- 
3nt qui se produit avant la rup- 
)n n'observe pas sur les éprou- 
pés. 

le la trempe mettent encore bien 
es deux natures différentes des 
gnalés. La trempe agit sur Tacier 
rès comme sur l'acier ordinaire, 
acier du second type à peu près 
bronze ou des métaux tels que 
% l'argent, etc.. 

— Les aciers du type à basse 
IX du type à haute limite delas- 
'ent seuls être étirés à froid à 
rès haute limite d'élasticité ne 
relèvement de limite d'élasticité 
de l'écrouissage, puisque leur 
rès voisine de 'la résistance h 
eut, ils ne s'écrouissent presque 
onstaté en faisant l'examen des 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



389 



éprouvettes rompues à la traction; et nous avons signalé 
en même temps les aciers au nickel du type à très 
basse limite d'élasticité comme particulièrement écrouis- 
sables. Cette propriété donne lieu à des constatations 
intéressantes. 

Les effets de Técrouissage produit par l'étirage d'une 
barre à la filière s'accusent comme suit à Tessai à la 
traction pour réchantillon (07) à 27,72 p. 100 de nickel. 



Avant étirage. , 
Après étirage., 



d'élasticité 

par 
mm. carré 



32,1 
92,1 



BÉPI8TANCE 

à la rupture 
mm. carré 



kil. 
:>7,8 
92,1 



ALL0N0BME5T 

p. 100 

à la 

rupture 



34,0 
11,7 



xioo 



55,0 
03,5 



Le relèvement de la limite d'élasticité et la diminution 
de l'allongement à la rupture, qui sont les conséquences 
de la déformation à froid par étirage, se produisent 
aussi, quelle que soit la cause de cette déformation : 
compression, traction, forgeage par martelage ou à la 
presse, laminage, etc. Par ces traitements, la limite 
d'élasticité peut être élevée jusqu'à atteindre celle des 
aciers à haute limite d'élasticité et même à la dépasser 
en certains points. La constatation suivante le démontre : 
la résistance opposée à Tétirage à la filière par une barre 
à section carrée de 45 millimètres de côté, qui avait subi 
une première passe diminuant sa section de 1 millimètre 
environ, est devenue, à la seconde passe de même impor- 
tance, assez grande pour faire rompre les quatre boulons de 
30 millimètres de diamètre au moyen desquels s'exerçait 
l'effort de traction. La dureté était devenue à la sur- 
face semblable à celle des aciers au carbone trempés les 
plus durs. 

La déformation à froid a pour conséquence, pour ces 



Digitized by 



Google 



390 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

mêmes aciers, comme pom* tous les métaux et alliages 
écrouissables, la production de tensions intérieures ; mais 
elles peuvent prendre une intensité extraordinaire. Elles 
se révèlent notamment au rabotage des barres écrouies ; 
chaque enlèvement d'un copeau sur une face modifie les 
conditions de l'équilibre moléculaire, et cet équilibre se 
rétablit par un cintrage de la barre. Imphy a eu Toccasion 
de faire le rabotage d'une barre carrée de 40 millimètres 
écroule; elle se cintrait à chaque passe de Toutil avec 
une intensité telle qu'elle ne pouvait que très difficilement 
être maintenue sur la raboteuse. 

Ces tensions intérieures peuvent, par l'emploi d'un 
moyen de forgeage puissant, devenir assez fortes pour 
faire éclater le métal aux points les plus déformés, 
c'est-à-dire produire de véritables tapures, semblables à 
celles qui se produisent dans les aciers au carbone forte- 
ment trempés. Imphy a constaté ce phénomène en 
forgeant à froid à la presse à forger, sans recuits inter- 
médiaires, un carré de 35 millimètres en carré de 25 mil- 
limètres. 

Un recuit à 800°, d'une durée d'une heure environ, fait 
complètement disparaître ces tensions, et l'augmentation 
de la dureté disparaît en môme temps. Il résulte même 
de la déformation à froid combinée avec le recuit un 
adoucissement plus grand que celui qui est causé par le 
recuit seul. L'expérience suivante le démontre : 

Deux morceaux prélevés dans une barre de carré de 
35 millimètres de côté ont été transformés en carré de 
25 millimètres, le premier pai* un forgeage à chaud dans 
les conditions ordinaires du forgeage, le second par un 
forgeage à froid à la presse qui a été fait en quatre passes 
avec recuits intermédiaires au rouge cerise; ces quatre 
passes ont été reconnues nécessaii'es, le forgeage sans 
recuit intermédiaire faisant éclater le métal. Les deux 
carrés de 25 millimètres ainsi obtenus ont été recuits 



Digitized by 



Google 



A HAUTES ' 

ensemble au rouge cerise cla 
Ils ont donné les résultais 
traction : 



!•' barreau . 
2* barreau . 



LIMITE 

d'eUaticité 

par 
mm. carré 



kil. 

3ô à 40 

33,6 



On peut en conclure que la 
d'un recuit est un moyen pi 
aciers au nickel du type à bas 

La trempe produit cet effe 
même si elle n'est pas suivie 
cependant pas être assimilée 
elle produit des tensions ir 
intenses, il est vrai, que celle 
mais assez fortes pour se rév 
d'une barre longue. Le recuit i 

On voit qu'il est possible d 
nickel durs les aciers à limite 
nous avons dénommés parfois, 
doux. Mais, tandis que les i 
élevée, ou aciers du type dur 
c est-à-dire après disparitioi 
irrégulièrement distribuées, C( 
trempe dans les aciers au ( 
limite d'élasticité du type doui 
existence de tensions intérieu 
d'autant plus intenses que le di 

Comme la trempe, lorsqu'e 
des aciers au carbone, Técro 
couches superficielles; il est. 



Digitized by 



Google 



392 RECHERCHES ' SUR LES ACIERS AU NICKEL 

à produire un grand durcissement pour les pièces ayant 
quelque épaisseur. En outre, l'existence des tensions in- 
térieures favorise la fragilité ; cependant nous, avons cons- 
taté que ces aciers restent peu fragiles, même après une 
déformation permanente qui a relevé notablement leur 
limite d'élasticité. Ainsi Tessai au choc sur barrettes en- 
taillées de M. Frémont a donné plus de 40 kilogrammètres 
avec un acier au nickel du type à basse limite d'élasticité, 
qui avait subi une importante déformation à froid par 
compression. 

Ces constatations démontrent à nouveau que les pro- 
priétés mécaniques des aciers du type à basse limite 
d'élasticité ont beaucoup d'analogie avec celles des divers 
alliages ou métaux écrouissables ; ils peuvent exister, 
comme le laiton (*), par exemple, à une infinité d'états 
intermédiaires entre l'état doux et l'état dur, ces deux états 
extrêmes se caractérisant comme suit : 

État doux, — n s'obtient par le recuit à 800** ou 900° 
ou par la trempe à cette même température, suivie ou non 
d'un recuit, ou encore par l'écrouissage suivi d'un recuit. 
Le recuit, lorsqu'il est suffisamment prolongé, fait dispa- 
raître les tensions intérieures, ce que ne produit pas la 
trempe. SeiU le recuit ne paraît pas adoucir autant que 
lorsqu'il a été précédé d'une trempe ou d'un écrouissage. 

Etat dur. — Il s'obtient par un écrouissage intense. 
La dureté est locale, et peut, par conséquent, être bien 
différente d'une pièce à l'^^utre du môme acier, ou d'une 
région à l'autre de la même pièce. Elle est toujours 



(*) M. le commandant Pralon, dans un mémoire ^ur les Essais à la 
traction des cuivres et laitons (extrait de la Revue d'Artillerie, avril- 
juin 1898), rend compte (p. 14) d'essais à la traction d*une série 
d'éprouvettes de laiton soumises à des écrouissages de plus en plus 
intenses. On voit la résistance à la rupture et l'allongement à la rupture 
p. 100 passer progressivement de 30 kilogrammes par millimètre carré 
et 62,5 p. 100 & 64 kilogrammes par miUimétre carré et 2 p. 100. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



'"^^ 



4 RECHERCHES SIR LES ACIERS AU NICKEL 

[uillimètres d'épaisseur d'acier à 17 p. 1()(J de nickel 
'Imphv liii*a livrées. La résistance à la rupture a atteint 
kilogrammes par millimètre carré avec 16 p. 100 
lUongement à la rupture. Cette qualité remarquable 
lit due au corruyage à température relativement basse. 
s aciers au nickel paraissent très sensibles à cette 
ie d'écrouissage à chaud. 



TRANSFORMATIONS ALLOTROPIQUES 

Etats allotropiques différents des aciers à haute et basse 
lite d'élasticité. — Les variations des propriétés méca- 
|ues des aciers au nickel, qui se produisent lorsqu'on 
it varier leur teneur en nickel, sont une des mani- 
;tations d'ui) phénomène des plus remarquables, la 
msformation allotropique^ qui s'opère sous Tinfluence 
3 variations de la température. 

Vêtat allotropique des aciers au nickel se modifie 
squ'ils sont portés successivement à des températures 
;ez élevées et assez basses pour que leur point de 
msformation soit compris entre ces deux températures, 
point de transformation est la températiu*e à laquelle 
transformation commence à se produire sousTinflueiR^e 
refroidissement, ou cesse de se produire sous Tinfluence 
réchauffement. 

La position du point de transformation varie sur 
chelle des températures avec la teneur en nickel ; elle 
baisse à mesure que cette teneur augmente. C'est 
jrquoi Tétat allotropique des aciers au nickel de 
leurs diverses est différent, suivant que la tempéra- 
•e à laquelle il est constaté est inférieure ou supérieure 
elle du point de transformation. 

Nous avons rendu compte d'essais mécaniques qui ont 
' effectués à la température de + 15** environ, tempe- 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

on approche un aimant <lo cet échantillon, pendant 
se laisse ainsi usiner, on constate qu'il n*est pas 
ble, non plus que les copeaux qui s'en détachent, 
outre, on constate que ces copeaux, qui se refroi- 
it rapidement en raison de leur faible épaisseur, 
niient bientôt magnétiques. 

•pération du tournage se poursuit ainsi facilement 
int quelque temps, et se poursuivrait de même 
e pondant longtemps si on avait soin de maintenir 
npérature de Téchantillon au-dessus de 150**, par 
pie en le chauffant au moyen d'une lampe à alcool, 
si on laisse la température s'abaisser, on entend 
î)t un grincement produit par Toutil, qui devient 
Bment très fort; les copeaux deviennent cassants, le 
âge ne se fait plus dans de bonnes conditions, et ne 
plus être continué avec la même rapidité. L'acier 
3venu dur et sec ; en approchant Taimant, on cons- 
[u'il est devenu magnétique. 

passage de l'état doux ou non magnétique à l'état 
ou magnétique s'est fait vers 150", si la teneur 
îkel de l'échantillon est de 16 p. 100. 
.pparition ou la (Hsparition du magnétisme coïn- 
pour les aciers au nickel avec des modifications pro- 
s de leurs propriétés mécaniques ; c'est ce qui 
}uc comment les métallurgistes 'ont été amenés à 
rendre dans leurs recherches la détermination des 
S" de transformation magnétique^ c'est-à-dire des 
■; de l'échelle des températures où le magnétisme 
ait au refroidissement et disparait à réchauffement. 
Fet, la variation de l'état magnétique est beaucoup 
facile à constater que celle des propriétés méca- 
s. 

rVaux antérieurs. — La première publication rela- 
X ces transformations allotropiques est due à J. Hop- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES T] 

kinson ; il a fait connaître, e 
propriétés très remarquables d 
nickel à 25 p. 100 préparé par ] 
de la Société « Steel of Scotlan 
non magnétique à la tempér; 
magnétique lorsque la tempéra 
dessous de 0**, et très magnétique 
En revenant à la température o 
tique et ne cessait de Tètre qu' 
donc exister entre la tempéra 
deux états : l'état non magnéti 
La fig. 3 résume les constat; 



t. 



2«00 



3 
■g 







- 


- 


--. 




\ 














1 




















TotJ 


çç-m 


ïigneL 




















































<4 



100* 0* 100* zoo-î 

lemper 

Fio. 3. — Expériences é 



Dans une communication de j 
faisait connaître qu'à ces deux 
résistances électriques différent 
niques différentes l'écliantillon i 
tance à la rupture la plus éle) 
rupture le plus faible. 

A la même époque, M. H. I 
la même conclusion par Tétude d 

M. Osmond(***) déterminant, 

(*) Communication, du 2 décembre 
Londres. 
(**) Comptes Rendus, t. CX, p. 283, 10 
(*8*) Comptes Rendus, t. OXVIII, p. 5 



Digitized by 



Google 



398 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

d'aciers au nickel de teneurs diverses, préparés par 
M. R.-A. Hadfîeld, la position des points de transfor- 
mation qui se manifestent pendant le refroidissement, a 
constaté que la transformation subie vers 0*" par les aciers 
au nickel à 25 p. 100 de nickel, découverte par MM. Hop- 
kinson et H. Le Cliâtelier, n'est qu'un cas particulier 
d'une loi plus générale : les points de transformation des 
aciers au nickel s'abaissent à mesure que la teneur en 
nickel s'élève jusqu'à atteindre une température inférieure 
à 0°, ainsi que l'avaient déjà constaté MM. J. Hopkinson 
et H. Le Châtelier. 

M. Osmond signale aussi dans la même note qu'un 
échantillon à 09,07 p. 100 de nickel, presque non magné- 
tique à la température ordinaire, le devient notablement, 
mais seulement d'une manière temporaire, à — 70**. Un 
échantillon à 49,65 p. 100 de nickel est magnétique à la 
température ordinaire. 

M. Ch.-Ed. Guillaume, étudiant une série d'aciers au 
nickel préparée par Imphy à son intention, a déterminé les 
points de transformation au refroidissement et à réchauf- 
fement d'un grand nombre d'échantillons de teneurs 
comprises entre et 45 p. 100 de nickel. 

Il a établi définitivement que les points de transfor- 
mation des aciers au nickel s'abaissent progressivement 
à mesure que la teneur en nickel s'élève, mais seulement 
jusqu'à 25 p. 100 environ; au delà, les points de trans- 
formation se relèvent. Mais la transformation change de 
natiu*e ; après avoir été irréversible, elle devient réver- 
sible. De à 25 p. 100, à mesure que la teneur en nickel 
s'élève, le point de transformation au refroidissement 
s'abaisse beaucoup plus rapidement que le point de trans- 
formation à réchauffement, de telle sorte que ces deux 
points s'écartent de plus en plus l'un de l'autre. On voit 
ainsi s'augmenter de plus en plus l'étendue de la région 
de l'échelle des températures pendant laquelle l'acier peut 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 399 

exister à deux états allotropiques différents, comme l'ont 
signalé J. Hojrtvinson et M. H. Le Châtelier pour Tacier à 
25 p. 100 de nickel. Lorsque la teneur en nickel dépasse 
25 p. 100, la transformation allotropique devient brus- 
quement réversible d'une manière presque absolue. 

Les études de M. Guillaume sur diverses propriétés 
physiques des ariers au nickel, telles que la dilatation, la 
densité, Tout, aussi bien que ses études spéciales des 
propriétés magnétiques, amené à considérer comme fon- 
damentale la division des aciers au nickel en deux groupes, 
les irréversibles et les réversibles, c'est-à-dire ceux qui 
accusent la transformation irréversible et ceux qui 
accusent la transformation réversible. On remarquera 
que cette distinction fondamentale est précisément celle 
qui ressort de notre étude des propriétés mécaniques d'une 
série d'aciers au nickel à teneurs croissantes. Les aciers 
à haute limite d'élasticité et haute résistance à la rupture 
sont les irréversibles, et les aciers à basse limite d'élas- 
ticité et grands allongements les réversibles. On voit 
quelle est, pour le métallurgiste, l'importance de l'étude 
des transformations allotropiques, et notamment celle de 
la transformatiQU irréversible. Nous aurons à revenir sur 
les travaux de M. Guillaume relatifs aux conditions dans 
lesquelles se fait cette transformation irréversible. 

M. Osmond a formé une série complète d'aciers au 
nickel de teneurs variant de Oà 100 p. 100, on réunissant 
aux échantillons préparés par M. Hadfield, et déjà étudiés 
par lui, une partie de ceux (^ue nous avons préparés 
nous-mêmes à Imphv pour les études de M. Guillaume, 
et d'autres échantillons à teneurs en nickel supérieures 
à 50 p. 1(X) préparés à Denain par M. Werth. Il a déter- 
miné leurs points de transformation à réchauffement et 
au refroidissement (*). 

(♦) Comptes Rendus, t. CXXVIII, p. 306, janvier 1899. 

Tome 1, 1902. 26 



Digitized by 



Google 



DR LES ACIERS AU NICKEL 

nit tous les travaux antérieurs, a 
rnond dans un diagramme que nous 

«Sr. 4). 



V\ 



} 1*0 50 60 70 80 90 lÔO 

Nickel *'/o 
cpériences de M. Osmond. 

t très clairement en évidence 
ts de transformation du fer sous 
is de nickel, et la transformation 
le de plus en plus accentuée, k 
en nickel augmente. Au-delà de 
mation allotropique devient réver- 

Bidditionné au nickel relève rapide- 
ansformation du nickel jusqu'à ce 
b1 soit réduite à 70 p. 100 ; après 
transformation s'abaissent pour 
:sque la teneur en nickel se réduit 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 401 



RECHERCHES NOUVELLES 



Aciers subissant concurremment les transformations 
irréversible et réversible. — Les travaux que nous venons 
de résumer établissent xjue les aciers au nickel doivent 
être divisés en deux catégories, suivant que leurs teneurs 
en nickel sont inférieures ou supérieures à 26 p. 100, 
division qui s'impose non seulement parce que les pro- 
priétés mécaniques de ces aciers sre modifient lorsque 
leur teneur franchit cette limite, mais encore parce qu'il 
en est de même pour la plupart de leurs propriétés phy- 
siques. 

Mais pourquoi rabaissement du point de transformation 
au refroidissement, qui rend non magnétiques vers 0° Jes 
aciers dont la teneur en nickel atteint 26 p. 100, est-il 
suivi d'un relèvement immédiat du. point de transfor- 
mation au-delà de 26 p. 100, avec modification des condi- 
tions de la transformation allotropique, qui d'irréversible 
devient réversible ? C'est ce que nous avons cherché 
à élucider. 

Nous avons été mis sur la voie par une constatation 
que nous avons eu Toccasion de faire en procédant a des 
réfrigérations dans Tair liquide au laboratoire de M. d'Ar- 
sonval, à qui nous devons d'avoir pu abaisser la tempéra- 
ture dans nos expériences de refroidissement jusqu'à 
— 188*, ce dont nous lui exprimons notre vive gratitude. 
Un échantillon à 27,72 p. 100 de nickel a présenté cette 
particularité d'être successivement : à peu près non ma- 
gnétique à la température ordinaire, magnétique réversible 
dans la neige carbonique, et magnétique irréversible dans 
l'air liquide. Nous avons signalé ce fait dans une commu- 
nication à l'Académie des Sciences en juin 1899 (*j. 

(♦) Comptes Bendus, t. CXXIX, p. 42. 



Digitized by 



Google 



402 RECHERCHES SUR LES ACÎEtlS AD NICKEL 

D'autre part, nous avons remarqué que MM. Dewar et 
Fleming (*), et après eux M. Osmond(**), ayant immergé 
dans Tair liquide im acier à 29,07 p. 100 de nickel, ont 
constaté qu'il subissait la transformation irréversible. 
Or, cet échantillon avait été signalé antérieurement par 
M. Osmond (***) comme subisgant la transformation 
réversible à basse température. 

Il fallait en conclure que certains aciers, ayant une 
teneur en nickel supérieure à 26 p. 100, et appartenant 
par toutes leurs propriétés à la catégorie des aciers 
réversibles, deviennent cependant des aciers irréversibles 
lorsqu'ils sont soumis à un refroidissement suffisamment 
intense. C'est ce qui a attiré notre attention sur l'intérêt 
particulier que présente la recherche des positions des 
points de transformation allotropique des aciers au nickel 
dont les teneurs en nickel sont voisines de 26 p. 100, 
teneur considérée jusque-là comme la limite qui sépare 
les aciers réversibles des irréversibles. Nous avons déter- 
miné les points de transformation magnétique d'une série 
d'échantillons, encadrant la teneur de 26 p. 100, assez 
nombreux pour permettre d'élucider dans quelles condi- 
tions se fait le passage de la transformation irréversible 
à la transformation réversible. 

Procédés employés pour les déterminations de points de 
transformation allotropique. — L'apparition et la disparition 
du magnétisme se constatent facilement, lorsqu'elles se 
produisent à une température peu éloignée de la tempé- 
rature ordinaire, au moyen d'un aimant mis en contact 
avec Téchantillon porté dans un bain d'eau ou d'huile à 
une température déterminée qui peut être facilement 
constatée avec un therniomètre. Quelques tâtonnements 

(♦) Proc, Roy. Soc, t. LX, 1896. 

(•*) Comptes Rendus, t. CXXVIll, p. 1396. 

(*♦♦) Comptes Rendus, t. CXVIII, p. 632, mars 1894. 



Digitized by 



Google 



ont permis, en em 
avec une précision 
points de transforr 

Pour abaisser 1 
jusqu'à — 78% Im] 
par la neige carbo 
Ions étant toujours 
mant. La position c 
être établie à une 
néralement suffisar 

Entre — 78 et - 
par M. d'Arsonval 
les échantillons ila 
tioa intense a peri 
aciers qui ne soni 
nique, et en même 
mation se produit i 
et — 188°. Dans c< 
a dû, pour produin 
que dans d'autres 
transformation sep 
basse, c'est-à-dire ] 

Pour la déterm 
situés au-dessus d 
méthode employée 
M"" Curie. Nous £ 
peu, l'appareil déc 
classique Swr lespri 
pés (*), appareil qui 
électriquement de J 

L'installation d'I 
laine vernissée inl 
et 85 millimètres ( 

(*; Bulletin de la Soci 



Digitized by 



Google 



404 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

d'une spire en fll d*acier au nickel NC-4(*) d'Imphy, de 2mil- 
limètres de diamètre, d'une longueur totale de 7 mètres, 
formant un solénoïde de 64 spires. L'acier au nickel NC-4 
a sur le platine l'avantage de son prix beaucoup moindre, 
et sur le nickel pur, que nous avons aussi employé, con- 
formément aux indications de M"" Curie, l'avantage de 
n'ôtre pas magnétique, et d'avoir beaucoup plus de résis- 
ti vite électrique. Sa valeur moindre est aussi à considérer, 
car le maintien prolongé d'une haute température détruit 
la cohésion du nickel aussi bien d'ailleurs que de l'acier 
au nickel, d'oîi des ruptures du fil qui obligent à changer 
de temps en temps la spire. 

Cette spire reçoit un courant électrique qui produit le 
chauffage du tube et aimante le barreau placé dans le 
tube. 

Pour le chauffage, le tube entouré de la spire est dis- 
posé dans la rainure d'une boîte en cuivre remplie 
d'amiante, recouverte d'une feuille de carton d'amiante, 
ce qui permet de retirer facilement le tube et de l'exposer 
à l'air, lorsqu'on détermine le point de transformation au 
refroidissement. Pendant le chauffage, le tube est soi- 
gneusement recouvert avec de l'amiante, et les deux 
extrémités sont fermées par des tampons d'amiante. 

Le tube muni de la spire et la boîte en cuivre sont re- 
présentés fig, 5. 

Une petite aiguille aimantée, montée sur pivot, est 
placée k côté du four, qui est orienté parallèlement à la 
direction que prend cette aiguille sous l'action du champ 
terrestre. 

L'échantillon est introduit dans le tube sous forme de 
deux petites barrettes de 10"" X8"" X 2r)ir'" environ, 
entre lesquelles est placée la boucle d'un couple de pyro- 



[*) La composition chimique de Tacier NC-4 sera donnée ultérieu- 
rement. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



405 



mètre Le Châtelier ; elles sont liées ensemble au moyen 
de fils de cuivre ou de fibres d'amiante. On connaît ainsi 
la température à laquelle est porté l'échantillon beau- 







Fio. 5. — Four chauffé électriquement employé à Imphy pour les 
déterminations de points de transformation. 

coup plus exactement que si la boucle du pyromètre était 
placée à côté de l'échantillon. 



Plomb ftisible 



£ 



1 



(J> Ampèremètre. 

Bhéostat liquide . 
Plooibiuslble. 



Barreau essayé^ | Ç 



întemaptcur "bipolaj re . 



Four chauffé 



L m umnJ ^^^^'i'^^'^^ 

^' ^^MguillcaimwTtéft 

Fio. 6. — Schéma de l'ensemble de l'installation du foxir chauffé 
électriquement. 

Lsi fig, 6 donne le schéma de l'ensemble de l'instal- 
lation. 

On obtient avec un courant de 10 à 15 volts et *iiO am- 



Digitized by 



Google 



40() RECHERCHES SDR LES ACIERS AD NICKEL 

pôri's aux bornes de la spire réchauffement à 800** en 
vingt minutes. 

Le refroidissement de 800* à 50* se fait en trente-cinq 
minutes environ. 

Marche de r expérience , — Si, après avoir placé un 
échantillon dans le tube, on fait passer le courant, on 
observe une déviation de Taiguille aimantée produite par 
le champ magnétique du solénoïde. Ce champ magnétique 
ne produit qu'une déviation minime de l'aiguille lorsque 
le tube ne contient pas de barreau ou lorsque Téchantil- 
lon n'est pas magnétique, il est considérablement ren- 
forcé lorsque Téchantillon est magnétique ; Taiguille placée 
en face d'un des pôles du barreau dévie de plus en plus et 
s'oriente à angle droit du champ terrestre, cVst-à-dire 
du four auquel ce champ est pju'allèle, lorsque Téchan- 
tillon est nettement magnétique. 

Cet appareil permettant de constater l'état magnétique 
d'un échantillon à toute température comprise entre 200* 
et 1.100**, ou même 1.200*, on a pu observer comment se 
produit, dans ces limites de température, la transforma- 
tion magnétique des aciers au nickel, soit k réchauffe- 
ment, soit au refroidissement. Il suffît en effet de noter la 
température à laquelle une déviation de l'aiguille com- 
mence à se produire pour connaître la position d'un point 
de transformation, c'est-à-dire, suivant la définition de 
M. Osmond, le point de Téchelle des températures où 
le magnétisme commence à apparaître au refroidissement, 
ou achève de disparaître à réchauffement. 

En général, la transformation magnétique ne se produit 
pas brusquement, elle se produit môme parfois très len- 
tement et progressivement entre deux limites de tempé- 
ratures très éloignées; cette marche de la transformation 
peut, dans certains cas, être suivie, jusqu'à un certain 
point, par l'observation du mouvement de Taiguille aiman- 
tée, dont la déviation augmente avec l'intensité du champ 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



407 



magnétique du solénoïde, jusqu'à ce que cette intensité 
soit suffisante pour maintenir l'aiguille à angle droit avec 
le champ terrestre ; le champ du solénoïde est plus ou 
moins renforcé suivant Tétat magnétique de Téchantillon 
placé dans le tube. 

Résultats des déterminations. — Les résultats des déter- 
minations sont inscrits au tableau X, oii des colonnes dis- 
tinctes sont réservées pour les positions des points de 

Tableau X. 



bÛiOMATION 

des 
échantilioos 




TBNKt'BS KN 












Carbone 


Maaganèse 


Nickel 




0.166 


0.026 





0.113 


0.102 


5.56 


(IC) 


0.107 


0.256 


9.92 


(20 


0.170 


0.819 


14.52 


(3»J 


0.158 


0.435 


20.52 


(42) 


0.095 


0.2:^0 


22.64 


(50) 


0.343 


0.506 


24.04 


68 


0.0i»8 


0.153 


24.72 


m 


0.079 


0.230 


25.84 


(64 


0.0(i3 


0.077 


26.34 


0.233 


0.182 


27.12 


m 


0.251 


0.364 


27.72 


(71) 


0.110 


0.(>50 


28.82 


(73 


0.322 


0.409 


29.76 


(7(i 


0.093 


0.315 


30.44 


i"^^ 


0.155 


0.358 


31.04 


81 


0.215 


0.563 


36.88 


(Si) 


0.367 


0.947 


43.60 



POSITIONS DIS P0IKT8 DE TRANSPORMATIO.'V 



Irrérersible 


Béver 






■ - 


à l'échauf- 


uu refroi- 


à réchauf- 


fement 


dissement 


fement 


820» 


810-0 


, 


740* 


620* 


» 


680» 


440* 


» 


()20* 


145» 


M 


580» 


80» 


„ 


560* 


150» 


u 


550« 


(K)* 


H 


585» 


75* 


» 


540- 


25» 


60- 


530- 


75- 


M 


475- 


vers — 10» 


95- 


425« 


vers — 70- 


95- 


410- 


▼ers — 75» 


100- 


* 


• 


110- 


375« 


vers— 100» 


90» 




a 


110* 


■ 


n 


2(i5« 


• 


M 


355- 



au refroi- 
dissement 



50 

90* 
90- 
90- 
lOO» 
90» 
110- 
265« 
365- 



(*) L'aiguille aimantét* s'est mise en mouvement à 740* et a achevé son mouvement 
à kiO*. Au refroidissement, après échauffement à 880*, elle s'est mise en mouvement à 810*, 
et a aebevé son mouvement à 740*. En récbauiïant à plusieurs reprises à 850*, après avoir 
refroidi à (iôO*, il a été constaté que les points de transformation s'abaissent de plus en 
plus, à mesure que ropération est répétée. Les nouveaux résultats ont été les suivants : 

2* déterminaUon : à réchauffement 720* à 800* au refroidissement 800* à 720* 
3* — — 710* à 790* — 7*K}* à 710* 

4* — — 700* à 785* — 780* à 7(K3* 

Ces températures sont notablement plus élevées que celles qui ont été constatées pur 
M**Curie, à savoir: 745* à réchauffement et 741* au refroidissement, pour un acier à 
0.057 de carbone et 0.13 de manganèse; mais ce désaccord laisse à nos déterminations leurs 
valeurs relatives. 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 




S0JIU1BJ9cluiâX 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

transformation irréversible et celles des points de ti 
fonnation réversible. 

Cette distinction se fait facilement, même lorsque la ti 
formation réversible, se produisant la première 
Tinfluence du refroidissement, est suivie, à une temj 
ture un peu plus basse, de la transformation irréversilh 
produisant dans le même échantillon. En effet, il i 
d'unéchauffement de quelques degrés pour faire dispar 
le magnétisme provenant de la transformation révéra 
tandis qu'un relèvement de température de plusieurs 
taines de degrés est nécessaire pour faire dispar 
celui qui provient do la transformation irréversible. 

Le diagramme ci-contre (fig. 7), établi avec les n 
tats de nos déterminations, dans les mêmes conditions 
le diagramme de M. Osmond reproduit par nous (^y, 
permet de faire plus facilement que sur le tableau 
discussion et l'interprétation des résultats. Les résu 
relatifs aux aciers à teneurs en nickel supérieur 
50 p. 100 ont été empruntés aux mémoires de M. 
mond. 

Un diagramme particulier donne, à plus grande éch 
[fig. 7 bis), les positions des points de transform; 
allotropique des aciers au nickel de teneurs comp 
entre 20 et 30 p. 100, région dans laquelle les d< 
minations ont été faites beaucoup plus nombreuse! 
vue de suivre de très près les transformations qui, se 
duisent dans le même acier sous les deux formes, 
versible et réversible. 

On remarquera que les diagrammes sont tracés 
tenir compte des points de transformation réversible 
échantillons de teneurs en nickel inférieures à 30 p. 
Nous dirons plus tard pourquoi. 

Les. prolongations de courbes tracées en traits i 
rompus sur ces diagrammes ont un caractère hyp< 
tique; il convient de ne pas en tenir compte tout d'à) 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 411 

PositionB des points de transformation irréversible. — 
L'abaissement progressif et régulier du point de transfor- 
mation, à mesure que la teneur en nickel augmente, 
n'apparaît nettement à Texamen des résultats inscrits 
dans la première colonne du tableau (position des points 
de transformation à réchauffement) que si on tient compte 
de Tinfluence très considérable du carbone et du manga- 
nèse, toujours présents en quelque proportion dans les 
aciers au nickel. 

Nous rendrons compte ultérieurement de recherches 
relatives à des séries spéciales d'échantillons, destinées 
à mettre en évidence Tinfluence du carbone et du manga- 
nèse sur les positions des points de transformation magné- 
tique des aciers au nickel ; mais nous pouvons annoncer 
dès maintenant que ces recherches permettent bien d'at- 
tribuer à l'influence du carbone et à celle du manganèse 
l'abaissement relativement plus grand des points de 
transformation des échantillons (50), (()5), (67), (73) et 
(77). 

Ce sont, au contraire, leurs teneurs très réduites 
en carbone et manganèse qui expliquent le relèvement 
relatif des points de transformation des échantillons (42), 
(58) et (64). La position de ces points de transfor- 
mation montre que rinfluence des proportions les plus 
minimes de carbone et de manganèse est loin d'être 
négligeable. 

L'examen des résultats inscrits dans la seconde colonne 
du tableau, positions des points de transformation irré- 
versible au refroidissement, amène aux mômes conclusions 
que pour les points de transformation à réchauffement, à 
savoir l'abaissement progressif ;et régulier du point de 
transformation sous l'influence de l'augmentation de la 
teneur en nickel, déduction faite de rabaissement produit 
par le carbone et le manganèse. Mais l'abaissement pro- 
duit par les additions de nickel est beaucoup plus rapide 



Digitized by 



Google 



412 RECHERCHES SCR LES ACIERS AU NICKEL 

pour le point de transformation au refroidissement que 
pour le point de transformation à réchauffement ; cet 
abaissement est très considérablement accéléré lorsqu'une 
proportion importante de carbone ou de manganèse ajoute 
son influence à celles du nickel; c'est le cas des échantil- 
lons (50), (65) et (67); il est, au contraire, notablement 
retardé, relativement à ce qui est constaté pour les aciers 
à teneurs en carbone et manganèse courantes, lorsque 
ces teneurs sont exceptionnellement réduites ; c'est le cas 
des échantillons (42), (58), (64) et (76). 

On remarquera que Técart entre le point de transforma- 
tion à réchauffement et le point de transformation au 
refroidissement, écart qui mesure l'intensité de Tirréver- 
sibilité, augmente rapidement jusqu'aux environs de 
15 p. 100 de nickel, après quoi il se maintient à peu près 
constant. 

De l'examen des deux premières colonnes du tableau, 
il résulte que les aciers au nickel peu carbures et peu 
manganèses, c'est-à-dire ceux que nous avons dénommés 
aciexs au nickel proprement dits, accusent la transforma- 
tion irréversible à toutes teneurs comprises entre 25 et 
30.44 p. 100. Il est même bien vraisemblable que, si la 
transformation irréversible n'est pas produite par Timmer- 
sion de l'échantillon (77) à3i,0i- p. 10(3 (*) et des échan- 
tillons suivants dans Tair liquide, c'est, d'une part, que 
la réfrigération n'est pas assez intense (de l'hydrogène 
liquide serait nécessaire), et, de l'autre, que les teneurs 
en carbone et manganèse de nos échantillons sont trop 
élevées. 

On remarquera que l'échantillon (64), qui est exception- 
nellement peu carburé et peu manganèse (C= 0,0()3, man- 
ganèse = 0,077), subit la transformation irréversible au 
refroidissement à + 75°, quoique sa teneur en nickel soit 

(•} On verra plus loin que l'échantiUon (77) a pu être transformé. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS . 413 

de 26,34 p. 100; c'est nettement un irréversible. Ce n'est 
donc pas 25 p. 100 de nickel qui est la limite de la caté- • 
gorie d'aciers au nickel dénommés par M. Ch.-Ed. Guil- 
laume irréversibles; cette limite est plutôt voisine de 
27 p. 100 {*) lorsque le carbone et le manganèse sont 
réduits au minimum. 

Mais on a constaté que l'échantillon (64) est, au 
point de vue mécanique, de qualité médiocro et ne peut 
pas être considéré comme un produit métallurgique bien 
normal. C'est ce qui explique pourquoi, jusqu'ici, les expé- 
rimentateurs n'ont eu à étudier que des échantillons quelque 
peu carbures et manganèses, pour lesquels la limite de la 
catégorie des aciers irréversibles est bien de 25 p. 100 
environ. 

On remarquera que, dans nos diagrammes, les courbes 
AB, A'B', du diagramme de M. Osmond, sont prolongées 
au-delà de la teneur de 25 p. 100 de nickel jusqu'à la 
teneur de 30,44 p. 100 jusqu'en bb'. Nous les avons même 
prolongées au-delà en traits interrompus, en prévision 
des constatations que permettra peut-être de faire un 
abaissement de la température au-dessous de — 188*. 

Positions des points de transformation réversible. — Les 
deux dernières colonnes du tableau, consacrées à la trans- 
formation réversible, peuvent être examinées simultané- 
ment. En effet, l'écart accusé par le tableau pour le même 
échantillon, entre le point de transformation à réchauffe- 
ment et le point de transformation au refroidissement, 
est très faible, environ 10 degrés. 



(*) Cette limite doit môme être reportée au-delà de 30 p. 100 de nickel, 
si on en juf^e par le résultat obtenu par la Commission instituée parla 
Société d'Encouragement pour l'Industrie de Berlin, qui a obtenu un 
acier dur à 29,17 p. 100 de nickel et de 69,74 p. 100 de fer, grâce à 
Tabsence presque complète de carbone et d« manganèse (Voir Bulletin 
de la Société (VEncouragement, février 1897, p. 276). 



Digitized by 



Google 



414 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

Pour Texamen des résultats des déterminations de 
points de transformation réversible, nous suivrons les 
courbes du diagramme de droite à gauche, de manière à 
commencer par les points de transformation les plus éle- 
vés, ce qui équivaut à suivre Tordre du tableau de bas en 
haut. 

On sait que les points de transformation atteignent, vers 
70 p. 100 de nickel, un maximum constaté par M. Osmond, 
et qu'ils s'abaissent ensuite régulièrement, à mesure que 
la teneur en nickel diminue; nos constatations le con- 
firment. 

L'influence du carbone et du manganèse est bien loin 
d'avoir la même importance que pour la transformation 
irréversible ; elle n'est cependant pas nulle ; on consta- 
tera plus loin qu'elle tend à relever légèrement les points 
de transformation. Elle permet d'expliquer rabaissement 
du point do transformation de l'échantillon (76), 30,34p. 100 
de nickel, plus grand que celui des échantillons (73), (71), 
(67) et (65), 29,76, 28,82, 27,72 et 27,12 p. 100 de 
nickel, qui sont plus carbures et plus manganèses. 

L'échantillon (64) n'accuse pas la transformation réver- 
sible, ou, du moins, ne Taccuse pas au refroidissement 
avant l'apparition de la transformation irréversible; mais 
on remarquera que cet échantillon est exceptionnellement 
peu carburé et manganèse, ce quia pour conséquence un 
grand relèvement de son point de transformation irréver- 
sible au refroidissement, et tend, au contraire, à produire 
un abaissement de son point de transformation réversible.' 
Il y a donc lieu, croyons-nous, d'admettre que le magné- 
tisme produit parla transformation réversible est masqué 
par le magnétisme beaucoup plus intense do la transfor- 
mation irréversible, ce qui se produit pour les aciers à 
teneurs en nickel plus élevées lorsque, par un refroidisse- 
ment dans la neige carbonique ou l'air liquide, ils ont été 
transformés en subissant la transformation irréversible. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 415 

L'échantillon suivant (63) à 25,84 p. 100 de nickel, 
peu carburé et modérément manganèse, accuse la trans- 
formation réversible à + 50°, soit à une température un 
peu supérieure à celle à laquelle apparaît le magnétisme 
de la transformation irréversible. 

Nous devons cependant signaler que, de 28,82 à 
25,8i p. 100 de nickel, la transformation réversible se 
produit en deux phases : la première se manifeste par 
l'apparition d'un magnétisme très faible, qui ne permet 
pas la constatation bien précise de la position des points 
de transformation par les procédés employés à Imphy. 
La seconde phase, dont les points de transformation n'ont 
pas été inscrits au tableau, se manifeste par l'apparition 
d'un magnétisme beaucoup plus fort, quoique encore 
notablement plus faible que celui qui est produit par la 
transformation irréversible. Ayant principalement pour 
but de constater que, au-delà de 25 p. 100 de nickel, la 
transformation réversible et la transformation irréversible 
peuvent être produites successivement dans le même 
acier, lorsque la température varie entre des limites de 
températures étendues, nous n'avons pas cherché à pré- 
ciser, ce qui aurait exigé des mesures quantitatives du 
magnétisme, à quelle température commence la seconde 
phase. C'est peut-être plutôt le commencement de cette 
seconde phase qui doit être considéré comme le véritable 
point de transformation; c'est pourquoi les courbes du 
diagramme ont été tracées dans la région 25 à 30 p. 100 
de nickel plus bas que les températures inscrites au 
tableau, de manière à faire disparaître une sinuosité, 
d'aspect assez anormal, que les diagrammes accuseraient 
dans cette région. Cela revient à adopter, pour point de 
transformation, celui de la seconde phase et à ne pas 
tenir compte du premier. 

Ces constatations nous permettent, croyons-nous, 
d'admettre que les additions de carbone et de manga- 

Tom6 1, 1902. 27 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

Il abaissant les points de transformation irréver- 
ont pour ainsi (lire glisser le voile qui recouvre 
ts de transformation réversible, lorsque le premier 
points de transformation est atteint au refroidisse- 
vant le second. En effet, dans ce cas, la transfor- 

réversible ne peut se manifest^T que par une 
lugmentation du magnétisme de Téchantillon, ma- 
ie intense, produit par la transformation irréver- 
îette augmentation ne peut pas être mesurée par 
"édés auxquels nous avons eu recours. 
\n est ainsi, les aciers à teneurs en nickel infé- 

à 26 p. KX) doivent accuser la transformation 
ble, lorsque leur point de transformation irréver- 
t suffisamment abaissé par des additions de carbone 
nanganèse. Les échantillons qui suivent réalisent 
iditions. Ils ont donné aiix déterminations les ré- 
suivants : 

Tableau XI. 



TK.NKUUS Eîl 



CurboDe 



0..j9 
0.85 



Mangfanèse 



0..S8 
0.8S 
1.41 



Nickel 



•2.ô.î>7 



POHITIONS DBS P0I.NT8 DE TRANBPORaiATIO.N 



Irréversible 



à l'écbaur- 
fement 



au rerroidis- 
si'meDt 



non transforme à — 78» 
non IransForméà — 188" 
non Iransforiné à — 188* 



Réversible 



à l'écbaur- 
reraenl 



au ri'froi- 
dissement 



vers — 'Ab^i') 
- -lW)-t-) 

" — i;»o- 



n'avons pas tenu compte de la transformation réversible de très faible intensité 
uit à une icmpôrature plus élevée, -{- 7.'»* pour l'échantillon (u\], — 25' pour 
I (jii). est-à-dire des points de transformation de la première phase. 



ansformation réversihl » a pu être mise en évidence 
eur on nickel do 23,33 p. 100, grâce à Temploi de 
luide. A cette teneur réduite, la transformation 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 417 

n'apparaît qu'aune température très basse, — 150* environ. 
La neige carbonique suffit pour produire la transforma- 
tion de réchantillon (61) dont la teneur en nickel est 
25,27 p. 100. , 

Nous admettrons donc, quoique ce ne soit qu'une con- 
séquence indirecte de nos expériences, que les aciers au 
nickel proprement dits, comme aussi ceux qui contiennent 
des proportions plus fortes de carbone et de manganèse, 
peuvent subir la transformation réversible, lorsque leur 
teneur en nickel est supérieure à 23 p. 100. 

Cette teneur limite de 23 p. 100 serait vraisemblable- 
ment encore abaissée, si la réfrigération dans Taîr liquide, 
qui produit la température de — 188^*, était remplacée par 
une réfrigération encore plus intense, telle que celle de 
rhydrogène liquide. 

C'est pour tenir compte de ces constatations que nous 
avons prolongé en traits interrompus, vu leur caractère 
hypothétique, les courbes des points de transformation 
réversible de M. Osmond. 

Nous n'avons tracé dans cette région qu'une seule courbe, 
puisqu'il ne peut être question de distinguer, étant donnés 
les procédés de détermination employés, les points de 
transformation à réchauffement ou au refroidissement. 

M. Ch.-Ed. Guillaume a donné, pour le calcul des 
positions de points de transformation réversible au refroi- 
dissement des aciers au nickel réversibles contenant de 
27 à 40 p. 100 de nickel, la formule suivante : 

T m 34,1 (n — 26,7) - .0,80 (n — 26,7)», 

dans laquelle n indique la teneur en nickel en centièmes. 
Les positions de points de transformation calculées 
avec cette formule concordent très bien avec celles qui 
ont été constatées dans nos déterminations, même lorsque 
la teneur en nickel est inférieure à 26 p. 100. 



Digitized by 



Google 



418 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

LeB tranBformationB irréversible et réversible sont des 
phénomènes distincts. — Ces constatations établissent que 
Tune ou l'autre des transformations irréversible et réver- 
sible peut être produite sans que sa production entraîne 
nécessairement celle de l'autre transformation. 

Elles établissent encore que les positions de points de 
transformation ne dépendent guère, pour la transforma- 
tion réversible, que de la teneur en nickel, tandis que, 
pour la transformation irréversible, elles dépendent plus 
encore des teneurs en carbone et en manganèse. 11 en 
résulte que les deux sortes de transformations sont des 
phénomènes distincts et indépendants. 

L'allure des courbes du diagramme {fig, 7) permet, 
croyons-nous, de les prolonger indéfiniment, conformé- 
ment à notre tracé en traits interrompus, au-delà des 
points donnés par les déterminations. Les courbes des 
transformations irréversible et réversible atteignent ainsi 
des températures très basses, après s'être coupées. La 
position du point de croisement des courbes de points de 
transformation au refroidissement dépend des propor- 
tions de carbone et de manganèse que contiennent les 
aciers; elle ne peut donc pas être arrêtée avec précision, 
mais elle nous paraît être voisine de la teneur en nickel 
de 27 p. 100 pour les aciers à très faibles teneurs en élé- 
ments autres que le fer et le nickel. Les deux transfor- 
mations se produisent alors à la .même température au 
refroidissement. 

La position du point de croisement des courbes des 
points de transformation à réchauffement paraît devoir 
se produire à une teneur voisine de 38 p. 100 de nickel, 
et à la température de 280° environ ; mais, à cette teneur, 
la transformation irréversible ne pourrait être produite 
que par un abaissement de la température, qui ne paraît 
guère réalisable. 

Les modifications de propriétés mécaniques très consi- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 419 

dérables, qui ont été signalées comme des manifestations 
de la transformation allotropique, ne sont dues qu'à la 
transformation irréversible; la transformation réversible 
n'a pas d'influence bièh appréciable sur les propriétés mé- 
caniques des aciers. Il en résulte que le métallurgiste 
peut ne pas tenir compte de cette dernière transformation, 
qui n'a sur les propriétés mécaniques aucune action sen- 
sible, ni directement par elle-même, ni indirectement par 
une influence sur la transformation irréversible. Aussi 
consacrerons-nous la suite de cet exposé presque exclu- 
sivement à la transformation irréversible. 

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES RÉSULTANT 
DE LA TRANSFORMATION IRRÉVERSIBLE. 

Variations de l'état allotropique des aciers au nickel sous 
l'influence des variations de la température: — La trans- 
formation irréversible, qui transforme la nature même de 
Tacier au nickel tellement que, physiquement sinon chi- 
miquement, il devient un autre corps, ne se produit pas 
brusquement dès que la températur-e du point de transfor- 
mation est atteinte ; elle est progressive entre des limites 
de température éloignées. C'est un phénomène complexe 
qu'il importe d'analyser le plus possible. 

Cette transformation modifie la plupart des propriétés 
physiques autant que les propriétés mécaniques, à savoir 
l'état magnétique, la densité, la dilatation, la conductibf- 
lité pour la chaleur et l'électricité, etc.; elle peut donc 
être étudiée dans Tune quelconque de ses diverses mani- 
festations; et nous aurons recours tour à tour, pour la 
suivre, aux propriétés mécaniques, à l'état magnétique 
et à d'autres propriétés physiques. 

C'est par 1 étude des variations de volume que le 
phénomène est analysé dans une remarquable expérience 
de, M. Ch.-Ed. Guillaume, que nous rappellerons tout 



Digitized by 



Google 



r-^rïT- 



es 

ne 
e- 
lâ 



KT 



il; 

n. 
o- 
le 
ce 

311 

A- 
[ui 
lis 
îr, 
ie 
nt 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 421 

qui n'est pas le même qu'au point B. Semblable expé- 
rience, faite à des températures plus basses, accuse des 
coefficients de dilatation de plus en plus réduits à mesure 
que la température s'abaisse; il en est ainsi jusqu'en E, 
température de — 60°, limite de Texpérience. De B en E, 
le volume n'a pas cessé d'augmenter sous l'influence de 
la transformation allotropique. 

M. Guillaume a suivi, encore dans les mêmes condi- 
tions, entre les limites de température moins éloignées, 
la transformation d'un acier à 24 p. 100 de nickel. La 
marche de la transformation est semblable, mais elle a 
cela de particulier qu'elle subit par momerîts des retards; 
pendant que la température s'abaisse d'une quinzaine de 
degrés, on ne constate aucune transformation, puis le 
mouvement correspondant à cette baisse de température 
se produit brusquement, et, en quelques secondes, le vo- 
lume augmente de la même quantité que si l'augmentation 
s'était produite d'une manière continue. Nous reviendrons 
sur cet intéressant phénomène de la transformation par 
bonds ; il n'a été constaté qu'aux très basses températures 
avec l'acier à 15 p. 100 de nickel. 

Des coefficients de dilatation difi'érents ont été cons- 
tatés à des températures intermédiaires, pendant le cours 
de l'expérience, coefficients qyi correspondent à des 
densités difi'érentes ; on doit on conclure que la transfor- 
mation irréversible fait passer l'acier par une série 
d'états allotropiques intermédiaires, résultant du degré 
d'avancement de la transformation allotropique, qui se 
maintiennent lorsque la température se relève, d'où le 
qualificatif d'irréversible donné à cette transformation. 
M. Guillaume a constaté que, lorsque, par un relèvement 
de la température tel que celui qui est figuré au point B, 
lacier a augmenté de volume suivant les lois ordinaires 
de la dilatation, il revient exactement au point B, lorsque 
la température s'abaisse de nouveau. L'irréversibilité est 



Digitized by 



Google 



422 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

donc complète lorsque les relèvements de la température 
ne sont pas très onsidérables. 

Effets du refroidissement par la neige carbonique. — 
Il était donc intéressant de rechercher quelle est Tinfluence 
d'un refroidissement intense sur les propriétés méca- 
niques des aciers au nickel, ces propriétés mécaniques 
étant une des manifestations de Tétat allotropique. Nous 
avons eu recours à la neige carbonique pour refroidir 
des éprouvettes d'essais à la traction, prélevées dans la 
môme barre qu'une éprouvette non refroidie qui a été 
essayée à la traction comparativement. 

L'essai comparatif a été fait sur des aciers non trempés 
et sur des aciers trempés. L'échantillon (52) a aussi été 
essayé à l'état recuit et l'échantillon (67) à l'état écroui 
par étirage à froid à la filière. Les résultats obtenus sont 
inscrits au tableau ci-après. 

L'effet produit par l'immersion dans un bain refroidi 
par la neige carbonique est, pour tous les échantillons 
qui se sont transformés, un relèvement très considérable 
de la limite d'élasticité, une augmentation très grande 
de la résistance à la rupture et une grande diminution 
de l'allongement à la rupture. Le résultat est le même, 
que ces échantillons n'aient subi aucun traitement ou 
qu'ils aient été trempés, recuits ou transformés à froid. 
Tous les échantillons transformés accusent les propriétés 
mécaniques caractéristiques des aciers dont le point de 
transformation irréversible au refroidissement est situé 
au-dessus de la température ordinaire. 

On remarquera que les échantillons (50), (53) et (54), 
déjà notablement transformés à la température ordinaire, 
accusent, après refroidissement, une augmentation de du- 
reté considérable; le magnétisme est en même temps 
devenu plus intense ; la transformation allotropique a pris 
plus d'intensité. 

D'autre part, les échantillons (47) et (51), qui ne sont 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



X 
















/ 






• S 










B ^ 










1 X 


lO 00 o 








r:^2^^SS5*^S; 


1 






^rlr 




1 


& 




fn\ 






m 




1 


r* 




1 -b 




1 


1 




■^ i~-trîcoecoc--r«ow 




•<« 






^3*^22'* 2i2i2*^^22' 




_« 






"S 




^ 10 






.a 














< "" 






1 < 








/~ 


Ihf 






g 




C***« lOOCQO— kAtTîiTX 








2*f:sS55^2|g5^g! 










•J 




S « s 




K 






Sf s 




O 

5 


J 




•# 










< 






2 ■£ 




f 

2 






S"2 Ë 


•^ ** C5 c* ce -» ..-^ ^ o c< o ( 








J? i 


»*— ,^,-.^,,,-,- 


« 






'-0 B 














i< 












f 


ii 




S 






:L>^ 


— '? 


o 








p 






^T» 


1 


S 




co 






;s 




1 


1 




1 l8 


O t^ I^ ÎC ?e ce 00 « 








i-ri 


^si^^*c;;:^^85;;3g$^5 








â JS 






a 




-< 






1*" 


«1 ï 






o 
a 


1 


gi^S 


ooo»/5c^o»c» — oo:eo< 




c 




5el"; 


isjis^s^ssigs^s; 




_o 




• « a 






1 




s- s 
















s 




Il il 

=5 i 








00 


^ 








c 


C 




c 


s. 


o 


o a 


•V * ■«" * •« I •«* • s *4J • 




2 




C, . Q. . a. • O. .« O. . 


ai 


a 


u 


a : a : a : a -a : 




.s 

1 


aSaBBaoEacS 


H 




« 




ggogSgoggofi 






_4> 


£ 


az:ez:s.r:câucX3 




« 

Î 


C 


■5 


S S 8 5 ^ 




« 


*c 


cô -^ <^ ** vr 
c? c< e* (?< c< 




K 




(B 






C 




ç 










_o 
















•< 

r. 
e 


1 


1 


J ^ i? ?r î? 














c 




1 















Digitized by 



Google 



424 RECHERCHES SDR LES ACIERS AD NICKEL 

pas transformés par le refroidissement à — 78**, lorsqu'ils 
n'ont pas été trempés, sont transformés lorsqu'ils ont été 
trempés avant d'être refroidis. La trempe a produit un 
relèvement du point de transformation au refroidissement 
qui permet à la température de — 78° de produire la 
transformation. Cette constatation a été le point de 
départ de recherches dont nous rendrons compte bientôt. 

Nous nous bornerons, pour le moment, à faire observer 
qu'après la trempe il suffit d'abaisser la température 
quelque peu au-dessous du point de transformation pour 
qu'il se produise aussitôt une transformation intense, 
relevant les limites d'élasticité et les résistances à la 
rupture de plus de 20 kilogrammes par millimètre carré 
pour l'échantillon (47) et de plus de 40 kilogrammes par 
millimètre carré pour réchantillon (51). 

La transformation se produit à température plus élevée 
et plus rapidement que lorsque l'acier n'a pas été soumis 
à la trempe, mais seulement pour les aciers dont le point 
de transformation est très éloigné au-dessous de la 
température ordinaire. Les échantillons (52) et (53), qui 
ont déjà commencé à se transformer à la température 
ordinaire, ne subissent pas une transformation plus 
intense après trempe qu'avant trempe. La trempe n'a 
donc une influence considérable que sur les aciers dont 
le point de transformation a une situation semblable à 
celle des échantillons (47) et (51). 

Effets du refroidhsement par Fair liquide. — Grâce 
au bienveillant concours que M. d'Arsonval a bien voulu 
nous donner en mettant à notre disposition de l'air liquide, 
nous avons pu constater les effets produits par un refroi- 
dissement plus intense que relid qui est obtenu avec la 
neige carbonique. Nous avons soumis à cette réfrigéra- 
tion des aciers ayant des points de transformation situés 
à des distances variées de la température ordinaire, afin 
de mettre en évidence l'inHuonce de ce traitement à 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TE 

petite ou grande distance du 

Des éprouvettes provenant d( 
soumises à Tessai à la traction : 
2*" après refroidissement dam 
3° après refroidissement dans 1 
obtenus sont les suivants : 

Tableau X 





DÉSIGNATID» 

des 
MbutilUis 


TOEIIS 

en 
nickel 


l*0SITI01<> 

des points 

de 
tnithrittiei 


TRAITSHBIfTS lOBU 

par 
les échantillons 


1 1 g § 


il. 36 

14 

20.52 

24.06 


350-C) 

280* (•) 

80» 


non refroidi 


refroidi à — 78" 


refroidi à — 188« 

non refroidi 




refroidi à — 78* 

refroidi à — 188* 

non refroidi 




refroidi à — 78'» 

refroidi à- 188* 

^^^ (non refroidi 

tr.mn4 'fefroidi à - 78». 
^'^•'"P*- (refroidi à -188-. 

(non refroidi. ... 
trempé. /refroidi à — 7X» . 

(refroidi à — 188«'. 




Po»ili< 


>n du pi 


îiint de Iran» 


formation évaluée d'après 1 



Le refroidissement au-dessouî 
naire est à peu près sans a 
mécaniques deTacier à 11,36 p. 
dû, sans doute, à la grande di 
point de transformation au-d( 
ordinaire, et aussi probablemei 
relativement faible. 11 en est de 
(17 bis) à 14 p. 100 de nickel. 

L'échantiUon (36) à 20,52 p. 
formé beaucoup plus complétera 



Digitized by 



Google 



426 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

nique; la limite d'élasticité s'est relevée, la résistance 
à la rupture a augmenté, et rallongement à la rupture a 
diminué ; mais Tair liquide, loin d'augmenter l'intensité 
de la transformation, la diminue plutôt. 

11 en est de même pour Téchantillon (52) à 24,06 p. 100 
de nickel; la transformation est beaucoup plus intense 
après le refroidissement à — 78°; mais elle diminue de 
nouveau quelque peu après refroidissement à — 188°. On 
remarquera que, après refroidissement à — 188°, Teffetde 
la trempe sur la transformation de cet acier est complè- 
tement annulé. 

Il résulte de ces constatations que les aciers au nickel 
à haute limite d'élasticité sont transformés aussi complè- 
tement que possible à la température ordinaire, lorsque 
leur point de transformation au refroidissement est situé 
à plus de 200 degrés au-dessus de cette température; 
tandis que les aciers qui ont subi la transformation, dont 
le point de transformation n'est pas éloigné de la tem- 
pérature ordinaire de plus de KX) degrés, subissent une 
transformation considérable au refroidissement à —78°, 
mais qui n'est pas augmentée, et est même diminuée, par 
le refroidissement à — 188°. On peut en conclure que, 
même à ces teneurs en nickel relativement élevées, le 
phénomène de l'irréversibilité atteint son maximum d'in- 
tensité par un refroidissement d'environ 200 dégrés 
au-dessous du point de transfonnation. Nous arrive- 
rons ultérieurement à la même conclusion par une autre 
voie. 

Effets du relèvement de la température. — Les 
tableaux III et IV contiennent des résultats d'essais à la 
traction obtenus avec des échantillons recuits à 9(X)° et 
400°. Comparés avec ceux du tableau II, obtenus avec 
les mêmes échantillons non recuits, ils montrent que 
ces deux recuits produisent des effets différeirts suivant la 
teneur des aciers au nickel traités. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEl 

L'effet produit dépend de la posit 
formation à Vvchauffement, Lors( 
une température supérieure à celle 
formation, il passe à Tétat noi 
lorsqu'il est porté à une températun 
cependant ce point de transforma 
magnétique. Les résultats d'essais 
ci-dessus démontrent que, dans le ] 
de Tacier augmente, tandis que, dî 
s'atténue considérablement. Imphy 
cette propriété comme appartenant ï 
de nickel ; on voit qu'elle appartien 
oîitsubi la transformation irréversil 

M. Osmond a étudié ce phénomè 
la transformation sur deux échantill 
à 15,48 et 19,64 p. IDO, en sui\ 
magnétisme rémanent (*), après dei 
ratures croissantes. Ses expérienc( 
un diagramme que nous reprodiûson 
clairement en évidence l'influence ( 
de transformation à réchauffement 
dessous de ce point de transforma 
magnétisme rémanent atteint so 
l'atténuation de la dureté. 

Ces constatations établissent une 
les aciers au nickel ayant subi la 
sible et les aeiers au carbone trei 
d'autre, le recuit au-dessous du poi 
ou revenu, adoucit considérable 
détruire complètement la dureté. 

L'analogie est moindre pour les 



(*) ExpeiHments on alloys of iron and 
Proceedings of The InstiiuUon of Civil Em 
Comptes Rendus de V Académie des Sciences 
t. CXXVJII, p. 1313, juin 1899. 



Digitized by 



Google 



428 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



du recuit au-dessus du point de transformation, mais elle 
est plus grande qu'il ne paraît au premier abord. En effet, 
le nickel reste toujours uniformément réparti dans Tacier, 
quel que soit le traitement qu'il a subi ; c'est pourquoi 
l'artifice de la trempe, refroidissement brusque, est 
inutile, tandis qu'il est nécessaire pour maintenir unifor- 



iso 

S 11*0 

a 100 
H go 

l" %o^ 

20 


























tk 


f^ 








p 


^ 




^ 


f 


\ 








^ 


f* 


i^ 

^ 




/ 






l 




Ç^ 














f 














\ 


À 


? 














V 


\V 

































































800* MO» 600* SOC \00' 300t 200^ 100» 0* 

Tcmpcraliircs 
Fi(i. 9. — Expériences de M. Osmond. 



mément réparti le carbone, qui a tendance à se 
concentrer sur certains points, lorsque la température 
s'abaisse lentement. Pour l'acier au nickel, l'élévation de 
la température est presque suffisante pour produire le 
durcissement dont le métal est susceptible, par consé- 
quent la trempe fatigue assez inutilement le métal. Pour 
Tacier au carbone, un refroidissement brusque après le 
chauffage est indispensable à cause de cette propriété 
particulière du carbone, qui paraît être la seule différence 



Digitized by 



Google 



•c^LHIlUl^lfil. 



A HAUTES TENEURS 429 

vraiment fondamentale entre les natures de ces deux 
sortes d'aciers. 

La trempe durcit cependant très nettement sans les 
rendre secs les aciers au nickel dont le point de trans- 
formation est peu éloigné au-dessus de la température 
ordinaire. Cet effet particulier s'explique par l'action de 
la trempe sur la partie de l'acier qui n'est pas encore 
transformée. Nous avons déjà constaté que la trempe 
facilite beaucoup la transformation en relevant le point 
de transformation au refroidissement. La transformation 
n'est toujours produite que par l'abaissement de la 
température ; mais ce relèvement est parfois assez grand 
pour que la température ordinaire puisse agir. Nous 
reviendrons bientôt sur cette intéressante question. 

Variations de l'état allotropique des aciers au nickel 
résultant des variations de la teneur en nickel, r— Le point 
de transformation irréversible s'abaissant à mesure que 
la teneur en nickel augmente, il en résulte que l'aug- 
mentation do la teneur en nickel équivaut, dans une 
certaine mesure, à un relèvement de la température. 

Les aciers au nickel, en revenant à la température or- 
dinaire, peuvent soit ne pas subir la transformation, soit 
la subir plus ou moins complète, suivant que leur point de 
transformation au refroidissement est au-dessous de la 
température ordinaire ou au-dessus, et plus ou moins 
éloigné. Par conséquent, l'état allotropique des aciers à 
teneurs en nickel croissantes correspond successivement 
à la période de transformation irréversible complète, puis 
à celle de transformation incomplète, et enfin à celle où 
il ne s'est pas produit de transformation. 

Nous signalerons, à l'appui de ces considérations, que 
les résultats des essais à la traction sont à peu près les 
mêmes pour l'acier à 25 p. 100 de nickel refroidi à — 78° 
et pour l'acier à 21 p. 100 de nickel non refroidi; l'inter- 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

>mporature d'environ IX) degrés équivaut à 4 p. 100 
. Cependant cette comparaison ne doit pas être 
e plus bas que 15 p. KX) de nickel, teneur au- 
ie laquelle Firréversibilité devient rapidement 
e. 

riONS DE l'état ALLOTROPIQUE SOUS l'iNFLUENCE 
.A TREMPE, DE l'ÉCROUISSAGE ET DU RECUIT. 

1 des points de transformation allotropique. — Nous 
l'occasion de signaler deux échantillons d'acier au 
s échantillons (47) et (51) , à 23,40 et 24,05 p. 100 
, qui ne se transforment pas dans la neige car- 
lorsqu'ils n'ont subi aucun traitement particulier 
forgeage ou le laminage, mais se transforment 
t dans ce bain réfrigérant lorsqu'ils ont été, au 
, trempés dans Teau froide après chauffage au 
ise clair. La trempe a relevé le point de trans- 
i, puisqu'elle l'a fait passer d'une température 
s à — 78** aune température supérieure, 
onstatation a été le point dedépart de recherches 
res ; elles ont établi que ce relèvement est la 
lérale pour les aciers de la catégorie dont font 
1 aciers (47) et (51). Par conséquent, le dia- 
les positions des points de transformation, qui a 
( par M. Osmond, diagramme que nous avons repro« 
i-), et celui qui réunit à ceux de M. Osmond les 
de nos propres recherches [fie/. 7), ne donne- 
s des indications exactes si on les utilisait pour 
s au nickel ayant subi la trempe, 
ssi été constaté que ces mêmes échantillons, 
sont écrouis, soit par un étirage à la filière, 
n forgeage à froid, deviennent magnétiques à 
'ature ordinaire (*), tandis qu'ils sont magné- 

t que l'écrouissage ramène le magnétisme clans certains 
[nagnétiques a été signalé par M. André Le ChateUier. 



Digitized by 



Google 



A HAtTES TENEURS 

tiques à — 78" lorsqu'ils n'ont pas subi c 
L ecrouissage a donc relevé le point de t 
d'une température inférieure à — 78° à un 
supérieure à + 15°. Le relèvement produit 
sage est encore plus grand que celui qui e 
la trempe. Les diagrammes rappelés ci-d( 
pas davantage applicables aux aciers au 
subi un ecrouissage. 

11 a encore été constaté que, dans cei 
recuit seul produit le même résultat, à sav 
ment des points de transformation. 

Il convient donc de ne pas oublier que le 
précédemment établis ne donnent les positic 
de transfonnation des aciers au nickel ( 
aciers qui n*ont été ni trempés, ni écrouis, 

Nous avons entrepris de déterminer les 
points de transformation des aciers au nick 
dits, trempés ou écrouis, ou trempés d'abo 
ensuite, ou trempés, écrouis et recuits, ( 
recuits. 11 a été reconnu que la trempe et 
produisent sensiblement le même résultat 
vue de la position du point de transformati 
sage agit plus que la trempe, et la combii 
deux traitements agit plus encore que Vue 
ment. L'action du recuit est semblable, ma 
pas toujours à celle de la trempe et de Técn 

Déterminations de points de transformation, 
de transformation de la série d'échantillon 
fait Tobjet de nos expériences ont été détei 
veau : 1° après trempe ; 2° après écrouissaj 
trempe et ecrouissage. Nous avons rep 
rendre la comparaison plus facile, les d 
déjà données, obtenues avec les mêmes écha 
trempe et ecrouissage. 
Tome l, 1902. 



Digitized by 



Google 



'Vt 



432 



RECHERCHES SUR LES ACHSRS AU NICKEL 






•SB 



|S 



llllsllâlâêl^^llâlIl^lil-ÉlPêsl 



"3- 



i 1 I 



ri 

15 



te °> 
2 '5 
2 2 



s -s 5 



.2 « s I 

9 O.C> I 

g Si 



« S 0) S 

ri ri 



r- 

.2 "» 

^3 Ou 

B p e 
£ 5 £ 



si B 



fi>.2 
2 o 



s .2 « s « ._ _ _ 
0.9 o.e 0.9 0,0 






I3 



£i-i?l 



ci:«± s J 



!£«2 = £|S-s£||-sS 



S 



S s 



s ( 



l 



i I 



^ £ 



s 



o 



s 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



lîGKEL 



3 î2 



o 



•?• « 

^ "• -vo "o -o 2 "o "2 

a : 

o s. 

« B 
t % 

"sf g g S e 

« 2 g -5 g -5 

— oc •« i <i 

5^ p 1- p — 

£ ** S 3 

*« g« 5 3 
c5 S -5 



QJ .2 



■ «•^ «0 2^ • ^O •« -W • -C •« "O 

cj 2 ^ i >" •** ^ 

«* 1 

« |g s 

G > ^ 

63 es 

^ 1 

Od « 

— a» 

<-• o TS 



eu 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

Les résultats des déterminations sont ins< 
tableau XIV. 

Bxamen des réBultats obtenus. — Ces résuit 
résumés dans le diagramme (^y. 10), qui donne 
rativement : 1° en traits pleins, les courbes des j 
transformation des aciers au nickel proprement < 
trempés et non écrouis ; et 2° en traits interro 
mêmes courbes pour les mêmes aciers soumis c 
la trempe, puis à Técrouissage. 

On voit immédiatement que Teffet produit sur 
tions des points de transformation irréversible esi 
un abaissement qui reste peu considérable, puis 
vement qui devient de plus en plus important. 

L'examen des résultats obtenus permet de 
dans la série d'échantillons qui a fait Tolyet de n 
riences, plusieurs groupes distincts au point de 
Teffet produit par la trempe et Técrouissage sur 
tien des points de transformation. 

Un premier groupe est formé par les échantill< 
(20), c'est-à-dire pour les aciers au nickel dont 1 
en nickel est comprise entre et 14,52 p. 1 
aciers sont peu sensibles à l'influence de la trem 
l'écrouissage, au point de vue des positions m^ 
points de transformation. Le fer pur, échantilloi 
échantillons (6) à 5,56 et (10) à 9,92 p. 100 d 
accusent des abaissements des points de transf 
à réchauffement et au refroidissement qui ne d 
pas un petit nombre de degrés, et Téchantillon (2( 
p. 10<3 de nickel, n'accuse qu'un abaissement trè 

Un deuxième groupe est formé par les éch 
(36) à (63). L'effet produit par la trempe et l'écr 
est un relèvement des points de transformation, 
tillon (36) â 20,52 p. 100 de nickel n'accuse enco 
très léger relèvement; mais, àpartirdela teneur e 



Digitized by 



Google 



436 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

de 22,64 p. 100, échantillon (42), TinfluenceMe la trempe 
et de Técrouissage sur la position des points de transfor- 
mation devient considérable. 

Les échantiUons (42) à (63), 22,64 à 25,84 p. 100 
de nickel, se font remarquer par une particularité très 
intéressante : Lorsqu'on procède à la détermination du 
point de transformation au refroidissement, on voit Tai- 
guille aimantée se mettre en mouvement, et accuser ainsi 
la position de ce point de transformation à une tempéra- 
ture supérieure de plusieurs centaines de degrés, de 20(^)à 
400 degrés, à celle du point <le transformation de Téchantil- 
lon non écroui ni trempé. Mais, loin de s'orienter immédiate- 
ment à angle droit avec la direction du champ terrestre, 
Taiguille effectue son mouvement si lentement qu'elle ne 
prend cette orientation qu'après un abaissement de la 
température qui atteint et dépasse même 300 degrés. 

Le point de transformation à réchauffement est, en 
outre, notablement relevé. 

Ce groupe accuse donc des relèvements des points de 
transformation à réchauffement et au refroidissement, 
très considérables au refroidissement. En outre, la trans- 
formation devient très lentement progressive dans la 
zone de plusieurs centaines de degrés de Téchelle des 
températures sur laquelle s'est produit le relèvement. 

Les échantillons (lu troisième groupe [(65) a (71), 27,12 
à 28,82 p. 100 de nickel] se comportent autrement. La 
zone de transformation progressive très lente que 
nous venons de signaler a beaucoup diminué d'étendue, au 
point d'avoir presque disparu, et le point de transforma- 
tion au refroidissement est très fortement relevé, surtout 
après trempe et écrouissage. Le point de transformation 
à réchauffement est aussi relevé, mais quelque peu seu- 
lement, comme dans le groupe d'échantillons précédent. 

On remarquera que, avant d'avoir été trempés et 
écrouis, ces trois échantillons ne subissaient la transfor- 



Digitized by 



Google 



^ç^;^V3^^^^;^-■t«^i^lS.,VJ',l*W^.^.V5IP 



A HAUTES TENEURS 437 

mation irréversible qu'en étant immergés dans la neige 
carbonique. Après avoir été trempés et écrouis, ils su- 
bissent cette transformation à la température ordinaire. 
Cependant l'échantillon (71) à 28,82 p. 100 de nickel 
est à la limite, car il n*est pas transformé à la tempéra- 
ture ordinaire, lorsqu'il a été seulement trempé sans être 
écroui ; dans ce cas, on n'obtient la transformation qu'en 
refroidissant par la neige carbonique. Mais l'écrouissage 
suffit, sans l'intervention de la neige carbonique, pour re- 
lever le point de transformation jusqu'à la température 
ordinaire, c'est-à-dire pour permettre à cette température 
de produire la transformation. Tl en est de même pour la 
trempe et l'écrouissage combinés. On remarquera que 
cet échantillon est notablement manganèse ; d'où un abais- 
sement du point de transformation encore plus grand que 
celui qui correspond à la teneur en nickel de 28,82 p. 100. 

Les échantillons (73), (76) et (77) forment un quatrième 
groupe, dont le point de transformation est assez abaissé 
pour qu'il soit nécessaire de recourir à l'air liquide, et 
même (73) et (77) sont trop carbures et manganèses pour 
pouvoir être transformés sans avoir subi la trempe et 
l'écrouissage ; (76), qui est très peu carburé, a pu être trans- 
formé par une immersion dans un bain de neige carbo- 
nique, mais seulement après avoir été trempé six fois au- 
rouge cerise clair et avoir été écroui par forgeage à froid 
très intense. Ces traitements énergiques ont relevé le 
point de transformation au refroidissement au-dessus 
de — 78°, après quoi le point de transformation à réchauf- 
fement a pu être constaté à -H 435°, soit à 80 degrés au 
dessus du point de transformation correspondanl du 
même acier non trempé et non écroui, refroidi dans l'air 
liquide. 

Un second échantillon de ce même acier a été immergé 
dans l'air liquide après avoir été trempé et écroui moins 
fortement. Cet échantillon et les échantillons (73) et (77) 



^ DigitizedbyVjOOQlC 



438 RErHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

ont été transformés, et les points de transformation à 
l'échauffement ont été constaté8à480%400** et 425'; mais, 
au refroidissement, le magnétisme n'a reparu que par la 
transformation réversible. Nous signalerons que la posi- 
tion des points de transformation réversible de ces aciers 
est parfois notablement modifiée et qu'elle est souvent 
variable pendant quelque temps, à la suite de Tébran- 
lement moléculaire produit par la transformation irré- 
versible à très basse température ; nous ne décrivons 
pas le phénomène dans toute sa complexité. 

Les échantillons (81) et (83) à 36,88 et 43,60 p. 100 
(le nickel forment un cinquième {O'oupe qui ne subit pas 
la transformation irréversible dans l'air liquide, même 
après une trempe et un écrouissage énergiques. Le point 
de transformation irréversible au refroidissement paraît 
être situé trop bas pour pouvoir être atteint au moyen 
de Tair liquide. Quant aux points de transformation ré- 
versible, ils semblent très légèrement abaissés ; l'action 
de la trempe et de l'écrouissage sur ces points de trans- 
formation est presque négligeable et n'est nullement 
comparable à celle que ces traitements ont sur les points 
de transformation irréversible. C'est une nouvelle distinc- 
tion à faire entre ces deux sortes de transformation ; il 
est intéressant de la signaler. 

En résumé, à mesure que la teneur en nickel augmente, 
la trempe et l'écrouissage produisent successivement les 
effets suivants : 

V Fer pur. — Abaissement peu impartant des points 
de transformation. — L'action de l'écrouissage n'en a pas 
moins été considérable, car Taiguillo aimantée revient à 
la position à angle droit avec le champ terrestre beau- 
coup plus lentement qu'avant la trempe et l'écrouis- 
sage ; la transformation est devenue beaucoup plus pro- 
gressive ; 

2"* Teneurs en nickel comprises entre et 15 p. 100 : 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 439 

abaissement peu important des deux points de trans- 
formation, comme pour le fer pur; 

S*" Teneurs en nickel comprises entre 15 et 21 p. 100 : 
abaissement et relèvement presque nuls des deux points 
de transformation ; 

4* Teneurs en nickel comprises entre 21 et 27 p. 100 : 
relèvement notable du point de transformation à réchauffe- 
ment, et relèvement très considérable du point de trans- 
formation au refroidissement, mais avec échelonnement de 
la reprise du magnétisme sur une zone de température 
très étendue ; 

5° Teneurs en nickel comprises entre 27 et 29 p. 100 : 
relèvement notable du point de transformation à réchauf- 
fement, et relèvement très considérable du point de trans- 
formation au refroidissement, sans échelonnement de la 
reprise du magnétisme, sur une zone de température 
très étendue; la transformation s'effectue rapidement; 

6° Teneurs en nickel comprises entre 29 et 31 p. 1(X) : 
relèvement notable du point de transformation à réchauf- 
fement, d'autant plus grand que Técrouissage a été plus 
intense ; le point de transformation au refroidissement ne 
peut pas être constaté ; 

T Teneurs en nickel supérieures à 31 p. 100 : la trans- 
formation irréversible ne peut plus être produite, même 
en refroidissant à — 188'' au moyen de Tair liquide. Lès 
points de transformation réversible sont légèrement 
abaissés. 

Ces divers relèvements de points de transformation ne 
résultent pas précisément de Taction de la trempe et de 
récrouissage, mais plutôt de rabaissement de la tempéra- 
ture qui suit ces traitements, abaissement qui quelquefois 
n'est que le retour à la température ordinaire. 

Effets du recuit sur les positions des points de transfor- 
mation après trempe et écrouissage. — Les positions des 



Digitized by 



Google 



•X* 



440 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

points de transformation, résultant des effets de la trempe 
et de récrouissage, ne sont pas modifiées immédiatement 
par un échauffement peu prolongé ; mais des échauffenjents 
suivis de refroidissements, répétés à plusieurs reprises, 
les rendent de moins en moins perceptibles, et la tem- 
pérature de 800° maintenue pendant une demi-heure les 
fait disparaître complètement. 

Il faut en conclure que si, pour les aciers à teneurs 
en nickel de 21 p. 400 et plus, la trempe et Técrouissage 
tendent à relever considérablement le point de transfor- 
mation au refroidissement, et à Tamener à faible distance 
du point de transformation à réchauffement, une tempé- 
rature élevée, maintenue pendant un temps suffisant, 
tend à rétablir l'écart primitif entre ces deux points. 

C'est ce qui résulte de l'expérience suivante : un échan- 
tillon d^acier (65) à 27,12 p. 100 de nickel, trempé et 
écroui, a été introduit dans le four chauffé électrique- 
ment et maintenu à la température de SOO** pendant dix 
minutes. Le magnétisme avait disparu à réchauffement 
à 480"*; il a reparu au refroidissement à 460**. L'échantil- 
lon a été* ramené une seconde fois à la température de 800**, 
qui a été de nouveau maintenue pendant dix minutes ; après 
quoi le magnétisme a reparu au refroidissement à 450°. 
L'échantillon a été porté une troisième fuis à la tempéra- 
ture de 800°, qui a été maintenue quinze minutes; au re- 
froidissement qui a suivi, le point de transformation irré- 
versible n'a plus reparu; la transformation réversible a 
seule été constatée vers 80°. 

Cette expérience semble démontrer que les effets de la 
trempe et de l'écrouissage sont complètement détruits 
par un recuit à 800° suffisamment prolongé. Il n'en est 
cependant pas ainsi; Téchantillon qui a subi ce traitement 
. n'a pas été ramené exactement au même état qu'avant 
d'avoir subi la trempe et l'écrouissage; en effet, soumis 
au refroidissement à — 78°, il a accusé des points de 



Digitized by 



Google 



-'ZTWlS^f^"^ -^ ' *^ ^l-WtW)'»: n'^i|PVj^*'*^'fl|WBlW»V' 



A HAUTES TENEURS 441 

transformation irréversible à réchauffement à 480** et au 
refroidissement à 415'*. Or un échantillon de ce même 
acier non trempé et non écroui, refroidi à — 78°, accuse 
des points de transformation irréversible à réchauffement 
à 490*, et, au refroidissement au-dessous do 90** environ, 
point de transformation réversible. On voit que la trempe 
et Técrouissage suivis d'un recuit ont profondément mo- 
difié Tétat moléculaire de cet acier. 

Influenoe du recuit sur la position des points de transfor- 
mation. — Cette constatation conduit à rechercher quel 
est Teffet du recuit sur un échantillon n'ayant subi aucun 
traitement après le laminage à chaud. Un échantillon du 
même acier (65), non trempé et non écroui, a été main- 
tenu pendant vingt-cinq minutes à la température de 800" 
dans le tube du four chauffé électriquement; au refroi- 
dissement qui a suivi, il n'a pas accusé la transformation 
irréversible avant de subir la transformation réversible 
vers 100°. 

Le recuit semble n'avoir produit aucun effet notable; 
il n'en est pas ainsi, car, cet échantillon ayant ensuite été 
refroidi à — 78°, la transformation irréversible s'est ma- 
nifestée par un point de transformation k réchauffement 
à 480° et un point de transformation au refroidissement 
à 420°. Le recuit seul a produit un effet presque iden- 
tique à celui de la trempe et de l'écrouissage ; comme ces 
deux traitements, il ne produit un relèvement des points de 
transformation que lorsqu'il est suivi d'un abaissement de 
la température. 

Il semble que cet abaissement nécessaire de la tempé- 
rature soit plus grand pour le recuit que pour la trempe, 
et plus grand pour la trempe que pour l'écrouissage. 

Le retour à la température ordinaire constitue un abais- 
sement de la température suffisant pour produire la trans- 
formation, lorsque le point de transformation au refroidis- 



Digitized by 



Google 



442 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

sèment de Tacier est situé au-dessus de la température or- 
dinaire pour Tacier n'ayant subi aucun traitement après le 
laminage. C'est lé cas de Tacier (50) à 24,04 p. 100 de nic- 
kel, dont les points de transformation irréversible sont situés 
à 545"* et 60**. Un échantillon de cet acier, introduit au 
four chauffé électriquement, a été maintenu à la tempé- 
rature de 800* pendant quarante minutes, puis ramené à 
la température ordinaire. Un second chauffage a accusé 
le point de transformation à réchauffement à 565** et le 
point de transformation au refroidissement à 550°. Le re- 
cuit a suffi pour produire ce relèvement, parce qu'il a été 
suivi d'un abaissement de la température suffisant. 

Il est donc démontré que, au point de vue de la posi- 
tion des points de transformation, Tétat moléculaire pro- 
duit par le recuit n'est pas le même que celui qui existe 
au sortir du laminage à chaud. 

Ces constatations viennent s'ajouter à celles qui nous 
permettent de considérer comme peu différents les effets 
produits par la tremjpe et le recuit sur les aciers au nickel, 
effets qui témoignent d'une importante modification d'état 
moléculaire. 

On a remarqué que le groupe des aciers à 30 et 31 p. 100 
de nickel, dont le point de transformation est situé vers 
— 200**, accuse, lorsque la transformation irréversible a 
été produite, un point de transformation à réchauffement 
très fortement relevé, mais n'accuse pas, comme les 
aciers à teneurs en nickel un peu moindres, un point de 
transformation au refroidissement. Il paraît résulter de 
ce qui vient d'être exposé que le relèvement de la tempé- 
rature à une distance de plus de 600 degrés au-dessus 
du point de transformation au refroidissement agit comme 
un recuit, et atténue l'effet produit par la trempe et 
l'écrouissage assez pour rendre impossible la constatation 
de ce point de transformation au refroidissement. L'effet 
produit par la trempe et Técrouissage n'est cependant pas 



Digitized by 



Google 



A HAUTE 

complètement annulé, car u 
— 78* opère de nouveau la 
Ion à 30,44 p. 100 très fort 
formation caractérisée par 
à +435®, c'est-k-dire à la 
cédemment. 

HjTBtérèBe. — Ces consta 
versibilité est un phénomt 
semblable à la surfusion, la : 
est un frottement molécuh 
température s'abaisse, un et 
mesurée par Técart qui s'é< 
formation à réchauffement e 
la trempe et Técrouissage ( 
coup ce frottement molécu 
lorsque la température s'ab; 
ractérisé par un écart beau 
de transformation à Téchau 
et par une transformation 

Nous ferons observer qu 
tion de Thystérèse rapproch 
formation presque exclus 
point de transformation au 
le point de transformation 
moins éloigné <le sa positior 
règle générale des phénon 
sèment. 

Il en résulte que la r; 
rabaissement du point de 
nickel, lorsque la teneur 
cause principale le phénoi 
manifeste par un écart très 
de transformation à Téciiau] 
Nous avons déjà eu Toccasi 



Digitized by 



Google 



444 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

courbes des points de transformation à l'échaufTement des 
aciers au nickel, ou leurs prolongements, se coupent, sur 
le diagramme, vers 38 p. 100 de nickel à une tempéra- 
ture d'environ 280*. On voit que, sans l'intervention du 
phénomène de Thystérèse, il n'existerait pas d'aciers au 
nickel non magnétiques à basse température. 

L'hystérèse pouvant être fortement atténuée et presque 
complètement détruite à Taide du recuit, de la trempe ou 
de l'écrouissage, il est possible de produire la transfor- 
mation irréversible dans les aciers à teneurs en nickel 
très élevées, en combinant ces traitements avec des re- 
froidissements à très basse température. C'est ainsi que 
nous avons réussi à transformer un acier à 31,04 p. 100 
(le nickel notablement carburé et manganèse. Cette cons- 
tatation vient à Tappui de notre hypothèse du prolonge- 
ment des courbes des diagrammes de la ^^. 7. 

Le recuit, la trempe et Técrouissage peuvent non 
seulement relever le point de transformation au refroi- 
dissement, mais encore Tamener au-dessus de la position 
qu'occupait le point de transformation à réchauffement 
avant que l'acier ait subi ces traitements ; le point <Ie 
transformation à réchauffement est lui-même notablement 
relevé; on voit que, aux teneurs supérieures à 21 p. 100 
de nickel, il se produit sous l'influence de ces traitements, 
outre la suppression du retard, un relèvement des deux 
points de transformation. 

DistinctionB entre les aciers aa nickel de diverses teneurs 
résultant des effets de la trempe et de récroaissage. — Nous 
avons déjà fait constater que les aciers au nickel se com- 
portent très différemment au recuit et à la trempe, sui- 
vant qu'ik appartiennent à l'un ou l'autre des quatre groupes 
que nous avons constitués d'après les variations des pro- 
priétés mécaniques. Los aciers dos deux premiers groupes 
sont en particulier peu sensibles à la trempe, qui agit da- 



Digitized by 



Google 



vantage sur ceux à 
sur ceux du quatr 

Nous avons aussi 
subi complètement 
et deuxième grouj] 
sième qui Font subie 
ment, et que ceux 
subie du tout, s'éci 

La même distinci 
de la trempe et de 
de transformation, 
groupe trempent 
leurs points de tra 
positions primitive: 
Técrouissage. Les i 
bissent que f aiblem< 
sage au point de vi 
faiblement leur acti 
des points de tran 
quatrième groupe, q 
subissent fortement 
le rapprochement c 
formation qui est ci 

En résumé, Thys 
et de Técrouissage, 
en nickel n'a pour € 
cesse de résister à 1 
la teneur en nick 
c'est-à-dire dès qu 
d'être complète. La 
les divers procédé: 
de la transformatioi 
de la titans format k 
sur les diverses prc 
aciers au nickel. 

( 



Digitized by 



Google 



BULLETIN 



BULLETIN. 

QUE DE L'INDUSTRIE BIINÉRÂLE DE L'ITALIE EN 1900. 



I DE» PRODUITS 



QnAIfTITli» 



i* Production des mine». 



iganèse 

nan^anésifère. 



rre.. 



nb 

nb, zinc et cuivre, 
al 



nome. , 
■cure . , 



il de cuivre, 
oioérauz.. . . 
fre 



lire.. 



Totaux 

2" Production de» usine» miner alurgique». 



le charboD mlDéral.. 
le charbon vigéUl. . 



lé 

>udre. . 



ume . . 
le, etc- 



' goudron 

jeaux ammoniacales. . 
'sulfate d'aiEmouiaque\ 
iyanuru de calcium 

Tolaa» 



PRIX 

moyen 



N031BRI 

d'oiTriin 



tonnes 


francs 


247.278 


4.585.522 


6.014 


154.974 


26.80() 


335.000 


95.824 


3.169.842 


139.679 


16.408.481 


35. lo:^ 


7.238.965 


4.005 


112.997 


584 


398.870 


5.840 


266.284 


7.607 


362.342 


33.9:^0 


1.127.380 


6 


480 


71.6i(> 


1.480.270 


479.896 


3.542.355 


3.628.613 


41.701.381 


18.331 


276.387 


10.890 


366.519 


l.()83 


491.769 


1.400.338-3 


49.399 


27.707'- 


367.202 


100.775 


1.339.873 


963 


121.560 


5.200 


36.400 


2.491 


847.144 


9.720 


278.600 


» 


85.060.002 



fr. c. 
18,54 
25,76 
12,50 
33,08 

117,48 

206,22 
28,21 

683,00 
45,60 
47,63 
33,22 
80,00 
20,67 
7,38 
11,49 
15,07 
:i^,65 

2î)2,20 
0,035 
13,25 
13,30 

126,2:^ 
7,00 

340,08 
28,66 



2.1T3 
166 
270 

2.098 

16.133 

235 

523 

539 

394 

797 

4 

740 

3.683 

34.344 

343 

390 



95 
.380 
244 



tonnes 


francs 


2:^.990 


3.129.170 


18.5h1 


4.420.783 


100.518 


51.561.452 


115.887 


34.325.767 


10.000 


6.000.000 


10.405 


24.239.866 


547 


328.795 


23.763 


10.442.343 


31.168ki 


3.360.497 


57«^« 


199.933 


1,V- 


20.900 


1.174 


771.800 


260 


1.560.000 


703.740 


23.751.800 


17.500 


1.280.500 


554.119 


51.064.517 


157.957 


17.322.042 


167.466 


18.183.210 


338.034 


2.369.117 


33.127 


1.009.316 


11.973 


2.961.254 


193.980.279-3 


37.132.707 


487.8:il^»" 


18.026.515 


31.853 


1.051.731 


23.971 


229.922 


1.847 


537.031 


324 


55.152 


» 


315.336.120 



fr. c. 

130,4.S 

2:^7,92 

270,64 

2%, 20 

600,00 

2.329,64 

601,09 

439,44 

107,82 

3.477,09 

1.393,33 

657,41 

6.000,00 

33,75 

73,17 

92,15 

109,66 

108,58 

7,01 

30,47 

247,32 

0,191 

36,95 

33,02 

9,59 

290,70 

170,22 



65.243 

1.029 

14.714 

2.513 
30 

629 

16 
95 
179 

792 

6.339 

493 

1.159 

2.648 

266 

168 

4.915 



35.985 



ait de la Rivista del Servizio minerario nei 1900.) 



Digitized by 



Google 



Rëciikr 



ACIERS AU 

Par M. L. Dl 

Ingénieur-CuQseil. / 

de Coin 



ACIERS AU NIGK 

Influence des U 
les propriétés mé< 
tats pai^ticulièn 
Iniphy, aux esss 
dénommé à Torii 
moyenne est la s 

Nid 
Car 
Mar 
Chr 

Par ses propi 
les aciers au nie: 
transformation ii 
ment par sa lira 
tance à la ruptu 

(*) Voir suprà^ p. 
(**) Voir le ménn 
tembre 1898, page 24 

Tome I, 5' livi 



Digitized by 



Google 



448 ^EcrtEitcrtEs sur les aciers au nicReL 

temps que par son allon^^^mellt à la rupture beaucoup 
plus grand. C'est pour obtenir cette amélioration de la 
qualité qu'il a été fait une forte addition de chrome, et 
que les teneurs en carbone et en manganèse ont été 
considérablement augmentées. 

Le premier acier NC-4 ainsi défini ayant été obtenu 
par tâtonnements, nous avons cherché à nous rendre 
compte du mode d'action de chacun des éléments le cons- 
tituant, et, par extension, do Imfluence du carbone, du 
manganèse ou du chrome sur les propriétés physiques et 
mécaniques des aciers au nickel de toutes teneurs conte- 
nant de notables proportions de ces trois éléments. 

Influence des mômes éléments sur Tétat allotropique 
des aciers au nickel. — Le carbone, le manganèse et le 
chrome ont, tous trois, une influence considérable sur les 
conditions dans lesquelles se produit la transformation irré- 
versible au refroidissement, influence qui est même plus 
grande que celle du nickel lui-même. 

L'étude des aciers au nickel proprement dits a mis 
en évidence l'influence prépondérante de la position du 
point de transformation allotropique au refroidissement, 
et a particulièrement attiré l'attention sur les modifica- 
tions considérables que subissent les propriétés physiques 
( t mécaniques lorsque ce point de transformation s'abaisse 
au-dessous de la température ordinaire. Une étude des 
propriétés physiques et mécaniques de Tacier NC-4, sem- 
blable à celle que nous avons faite pour les aciers au 
nickel proprement dits, démontre qu'il doit la plupart de 
ses {)ropriétés particulières à la position très basse de son 
point de transformation irréversible au refroidissement. 

L'acier au nickel NC-4 n'est pas magnétique ; or les aciers 
au nickel proprement dits sont tous magnétiques, il en 
diffère donc notablement. Son très grand allongement et 
plusieurs autres propriétés mécaniques très accen- 



Digitizetl by 



Google 



A HAUTES TENEURS 449 

tuées réloignent aussi des aciers au nickel proprement 
dits ; il n'en doit pas moins être considéré comme faisant 
partie du même groupe que ceux de ces aciers qui n'ont 
pas subi la transformation irréversible ; une intéressante 
expérience nous Ta démontré dès le début de nos re- 
cherches. 

Nous avons pu, grâce à Tobligeant intermédiaire de 
M. Ch. -Ed. Guillaume, qui a remis à Londres des échan- 
tillons de notre acier NC-4 à M. J. Dewar, Tcminent pro- 
fesseur à la Royal Institution, profiter, dès le mois de 
mai 1897, du refroidissement intense produit par Tair 
liquide. A la température de — 188°, le magnétisme n'a 
pas apparu, si ce n^est dans un échantillon moins chargé 
que les autres en carbone, chrome et manganèse, qui 
s'est quelque peu transformé. Cette expérience a permis 
d'attribuer Tabsence du magnétisme et les propriétés mé- 
caniques particulières de cet acier à un abaissement très 
cansidérable du point de transformation irréversible au 
refroidissement. 

On est ainsi amené à admettre que le carbone, le man- 
ganèse et le chrome ont, comme le nickel, non seulement 
une action directe résultant de leurs propriétés particu- 
lières, mais encore une action indirecte résultant de leur 
influence sur l'état allotropique de l'acier, et que cette 
dernière action est généralement prépondérante. C'est 
pourquoi nous donnerons, dans la suite de notre exposé, 
la première place aux recherches relatives à Tétat allo- 
tropique. 

Il ne suffit pas de constater l'influence du carbone, du 
manganèse et du chrome agissant simultanément, il con- 
vient de mettre en évidence l'action particulière de 
chacun de ces trois éléments ; nous rendrons compte suc- 
cessivement de nos recherches relatives aux trois caté- 
gories d'aciers qui suivent : aciers au nickel carbures, 
aciers au nickel chromés et acier» au nickel manganèses. 



Digitized by 



Google 



450 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU N'iCKEL 



PREMIERE CATEGORIE. 

ACIERS AU NICKEL CARBURES. 

État allotropique. — Pour mettre en évidence Tin- 
fluence du carbone sur IVtat allotropique des aciers au 
nickel, il a été constitué des groupes dans lesquels la 
teneur en nickel varie peu. Chaque groupe commence 
par un acier au nickel très peu carburé, après quoi les 
échantillons sont classés par ordre de teneurs en carbone 
croissantes. 

L'ordre des groupes est celui des teneurs en nickel 
décroissantes, en commençant par la teneur do 31 p. 100, 
limite au-dessus de laquelle il n'a piis été possible de pro- 
duire la transformation irréversible. 

Position des points de Iran s format ion. — L'état allo- 
tropique des échantilhms a seulementété constaté aux trois 
températures qui suivent : 1*^+ 15°, température ordinaire ; 
2° — 78*, température produite au moyen de la neige car- 
bonique; S** — 188°, température obtenue par Timmer- 
sion dans Tair liquide. Le tableau XV donne l'état magné- 
ticpie à ces trois températures ; il est facile d'en déduire 
entre quelles limites est compris le point de transformation 
au refroidissement : sa position est soit supérieure à 
+ 15°, soit comprise entre -+- 15° et — 78°, soit comprise 
entre —78" et — 188°, soit inférieure à — 188°. 

Ces constatations suffisent pour mettre en évidence 
rinflucnce du carbone sur la position des points de trans- 
f«)rmation. 



Digitized by 



Google 



A HATTTE8 TENEURS 
Tablkau XV. 



451 



tiéSIONATION 

des 
groupes 



DiStHNATION 

des 
échanlilluns 



111 



IV 



M 



(76) 

(7:{) 
(6'.) 
Oi->) 

m 

(:.'2) 
(•?«) 

(27) 
(iîl) 

CM) 
\ (10) 

/ (II) 



Carbone 


Nickel 


0.093 


30.44 


0.155 


31.04 


O.llO 


2S.82 


n.:vA> 


21). 7G 


0.(k;3 


215. 3 'i 


0.:i2S 


25.38 


0.(117 


25.25 




24. (m; 
24.04 


o.u:. 


24.r.5 


O.ii'iO 


24.r,| 


o.h:.o 


2:^.3:. 


0.1(W 


15.i»2 


0.7:iO 


15.0 > 


\Ar2i 


14.44 


1.130 


15.88 


1.3JR) 


14.80 


0.107 


0.92 


1.370 


10. CO 




\ — 

« -f 

I — 

I + 

. + 

» — 

» + 

t — 
/ — 

\ + 

1 - 

iî 

k + 
( - 

\± 

I — 

« + 
\ — 
I 4- 
\ + 



15» 
78" 

188<' 
15- 
78» 

188'» 
1.5» 
78- 
15- 
78» 
15° 

i:.' 

78» 
15° 
78" 
15« 
1.5° 
15» 
78" 
15» 
78» 
l..- 
78" 

188° 
i:." 
15» 
78° 
15" 
78° 
15» 
78° 

188» 
15" 
78° 
1.5» 

i:.» 

78» 
188° 



1d. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 



Id. 

irréversible. 

réversible. 

Id. 

Id. 

Id. 

irréversible. 

réversible. 

Id. 
irréverHÏble. 
trèi raiblemenl magnétique, 
magnétique irréversible, 
tré» faiblement magnétique, 
magnétique réversible. 
Id. irréversible. 

Id. Id. 

non roagnéliquc. • 
magnétique irréversible (*^. 
non magnétique, 
magnétique irréversible (*). 
non magnétique. 

Id. 
magnétique irréversible. 

Id. Id. 

très raibtiemeut magnétique, 
magnétique irréversible. 
Irçs faiblement magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnétique. 

Id. 
magnétique irrévernble. 
non magnétique. 

Id. 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
très leiréremeul magnétique 
magnéliqu»* irréversible. 



("j L« transformation irréverhible ne se produit à — 7H° que loisque l'acier i 
été trempé. 



Danî* le groupe I, teneurs (mi nickel de 30 à :U p. 100, 
une très petite proportion de carbone, 0,155 p. 100, 
abaisse le point de transformation irréversible, assez pour 
qu'il ne puisse pas être atteint même si Ton a recours à 
l'air liquide. 

Une proportion de carbone notablement plus élevée, 
0,322 et 0,617 p. 100, est déjà nécessaire dans les 



Digitized by 



Google 



452 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

groupes II et III, teneurs en nickel de 29 et 26 p. ICK) 
environ, pour abaisser ce point de transformation au-des- 
sous de — 78°. 

Le groupe IV, teneurs en nickel de 24 p. 100 environ, 
met en évidence un mouvement rapide d'abaissement du 
point de transformation, qui, après avoir dépassé -+- 100'' 
pour Téchantillon {7yS} (Voir tableau IX), lorsque la pro- 
portion de carbone est de 0,151 p. 100, desc<end succes- 
sivement au-dessous de la température ordinaire lors- 
qu'elle atteint 0,415 p. 1(K), puis au-dessous de — 78*, 
et même de — 188** lorsqu'elle atteint 0,850 p. lOO. 

Ce mouvement d'abaissement est encore plus manifeste 
dans le groupe V, teneurs en nickel de 15 p. liX) envi- 
ron; les aciers deviennent non magnétiques à la tempé- 
rature ordinaire, lorsque la teneur en carbone dépasse 
1 p. 1<X); Téchantillon (25) est même non magnétique 
à — 78*", mais sa teneur en nianganèse est élevée, envi- 
ron 2 p. 100. 

Le groupe VI ne contient que deux échantillons, un 
acier magnétique à la température ordinaire et un acier 
non magnétique à cette température, ce qui suffit pour 
faire constater qu'il existe un acier au nickel à 10 p. 100 
non magnétique. Et même l'échantillon (11) à 1,37 p. 100 
de carbone et 2,713 p. 100 de manganèse ne subit net- 
tement la transformation irréversible que dans Tair liquide, 
c'est-à-dire que 10 p. KJO de nickel, 1,37 p. lOO de 
carbone et 2,713 p. 10(J de manganèse équivalent à 
30,4 1 p. KM) (le nickel, 0,093 p. 10(J de carbone et 
0,315 p. KK) de manganèse au point de vue de la po- 
sition (lu point d(^ transformation irréversible au refroi- 
dissement. 

Action du carbone. — Il résulte de ces constatations 
que quelques millièmes de carbone suffisent pour abaisser 
le point de transformation de plusieurs centaines de 
degrés. Le carbone joue le même rôle que le nickel au 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENE 

point de vue de rabaissement di 
tion ; mais son action est beaucou] 
é^ale. Il semble qu'une unité de car 
abaissement que 20 unités de nicl 

Cette propriété du carbone a dé^ 
par M. Osmond (*) dans ses expe 
Yauslénite, acier composé exclusif 
bone, non magnétique à la temp 
acier se transforme et devient m 
immergé dans Tair liquide, et resl 
à la température ordinaire ; la tran 
aussi, dans ce cas, par une augm 
de la dureté. 

Donc, le carbone seul peut, co 
à l'acier la propriété de subir la 
sible, avec abaissement du point 
refroidissement jusqu'à — 150° 
conserve cette propriété lorsque Vi 

Mais un artifice est nécessaire 
mément réparti, dans Tacier ne 
kel, la proportion de carbone q 
il. Osmond n'a pu y parvenir qu 
trempe, et n'a même pu obtenir p 
mélange d'acier non magnétique 
contenant environ moitié d'austén 

En présence du nickel, le carbo 
réparti dans l'acier, d'où l'obtentio: 
magnétique à la températiure ord: 
l'artifice de la trempe. Cependaii 
proportion de carbone élevée n'est 
d'une proportion notable de manj 
plus en plus forte à mesure que la 



(*) Comptes Rendus de r Académie des 
novembre 1895 ; — et Comptes Henftus, t. 



Digitized by 



Google 



454 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

augmente. Il en résulte que les aciers au nickel carbures 
deviennent en même temps, dans une certaine mesure, 
des aciers au nickel manganèses. C'est pourquoi nous 
n'avons pas poussé plus loin que 10 p. 100 rabaissement 
de la teneur en nickel sans faire intervenir un nouvel auxi- 
liaire, le chrome. 

Il n'en est pas moins démontré que, sous réserve de la 
difficulté qu'on éprouve à Tincorporer dans Tacier, le 
carbone doit être considéré comme pnxluisant, de même 
que le nickel et plus que lui, rabaissement du point de 
transformation au refroidissement; d'où la possibilité d'ob- 
tenir sans chrome des aciers au nickel non magnétiques 
à la température ordinaire, comme rNC-4, c'est-à-dire ne 
subissant la transformation irréversible qu'à température 
très basse, et ne l'ayant par conséquent pas subie à la 
température ordinaire. 

Action de la trempe et de l'écrouissage. — La trempe 
et la déformation à froid ont, sur les aciers au nickel car- 
bures, la même action que sur les aciers au nickel propre- 
ment dits; ces traitements tendent à détruire l'hystérèse. 

Les échantillons (57) et (56) (Voir tableau XV) ne 
subissent la transformation irréversible à — 78° qu'après 
avoir été trempés; la trempe relève leurs points de trans- 
formation. 

L'échantillon (47) à 23,40 p. 100 de nickel, o;482 
p. 100 de carbone et 0,453 p. 100 de manganèse, trempé, 
puis refroidi à — 78°, accuse la perte du magnétisme à 
525**. Le magnétisme reparaît à 310°, et augmente lente- 
ment d'intensité à mesure que la température s'abaisse ; 
l'aiguille aimantée ne s'oriente perpendiculairement à la 
direction du champ terrestre qu'à 160°. Cet acier non 
trempé ne subit pas la transformation irréversible au- 
dessus (le — 78°; le relèvement du point de transforma- 
tion au refroidissement, produit par la trompe, est très 
considérable. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 455 

Propriétés mécaniques. — Essais à la trac lion. — 
Des essais à la traction, auxquels a été soumise cette 
série d'échantillons, permettent de se rendre compte de 
Teffet produit par laugmentation de la teneur en carbone 
sur les propriétés mécaniques, dans chacun des groupes 
qui viennent d'être étudiés au point de vue de leur état 
allotropique. 

Les échantillons ont été essayés trempés et non trempés. 

Les résultats de ces essais forment le tableau XVI. 

Les échantillons des groupes I et II, teneurs en nickel 
de 30 à 31 p. 100 et de 28 à 29 p. 1(X), qui, à la tempé- 
rature ordinaire, n ont pas subi la transformation irréver- 
sible, sont des aciers du type métal doux à limite d'élas- 
ticité et résistance à la rupture peu élevée, s'abaissant 
encore considérablement par la trempe. Dans ces condi- 
tions, la variation de la teneur en carbone n'a pas d'in- 
fluence considérable. 

Dans le groupe III, teneurs en nickel de 25 à 2() p. 100, 
Tun, des échantillons (6i), exceptionnellement peu carburé, 
0,063 p. 100 de carbone, a subi la transformation irré- 
versible malgré sa teneur en nickel élevée; l'autre, (60), 
qui contient 0,617 p. 100 de carbone, ne Ta pas subie; 
les propriétés mécaniques de ces deux aciers sont fon- 
damentalement différentes. 

Non trempé, Téchantillon (64) n'accuse que 7 p. 100 
d'allongement à la rupture, tandis que Téchantillon (60), 
dans les mômes conditions, en accuse 40 p. 100. Après 
trempe, l'échantillon (64) devient, probablement par suite 
de tapures, tellement fragile (*) qu'il se rompt sous une 
faible charge, sans allongement, tandis que Féchantil- 

(*) Les résultats de l'essai à la traction de cet échanliUon après 
trempe n'ont pas été inscrits au tableau XVl, mais ce tableau donne 
ceux d'un essai à la traction de cet acier après recuit à 400», d'où il 
résulte que l'absence presque complète de carbone a pour consé- 
quence des relèvements très considérables de la limite d'élasticité et de 
la résistance à la rupture. 



Digitized by 



Google 



456 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



X 

< 



8 
J X 

w I 



•OàO — 



^ C5--«or^-»-eo - i^r'OCO*.-r-oo«JT'«ooïOc-<:r-3'oOîj: ^tOtner:ai .coco -o 



I8i 

2» '- ? 



o o o o o o o • -: o 00 c»5 îc o o o r-^o «^wf o t^c c o o o o lO o o«* c^o o 
^c»?ococc« **i'5'r*'?«5*C'#co«A-^u^«-a' •- •- csj — c^ec ^*« *■ 



2 : 



.'?»rci'OCsc*«fiOOr*C'*»-C'ir5Ç*050»-0»ooc^'7<«rtcr:eoo5ica'. rî'^oocs'* 
15 o .o -^r^f'^ or5>* -^25 ■r^ ÎT î* ~" TT •-'" ^ .o**" r;- o rf c: x'«* r^oo''^ct oc •■^•ctc r: — 



_. oceooc Vf »o»rt(»_if>ooooeoi^^*.-oeoecoec»-oc oc^acccoccs <»ooo 



B:3:e;6 B:e:e:s:e:s 

J3 a.<= o..' CL^.t:-^ 9..= eû-s a.^ a.iz o.z: a.w.t: 
cBj3SnSo?c9aScSo6c^c6cH 



s : et^e : s ^^ 

i.-v t'^ £!•«' £~5? £-« £"S 
i: ''.i: a.i: û.i: 6.h o.- o. 
cScScScBcSae 

o£c2iO£;ci:o£oJi 



5 1 I 



o 30 ci 5c .ri vr -K* vr ^- r? .o .'î 
ce *>* î< <?* C* C C^ ©* ■?* <S* ^- »- 



-.t" C3 O 



£ = ?? 8 



;,d S 



o co çy co 



•j;» t^ \i;' <»» «^ 

d «^ -^ ~ d -^ 



•^ — ce" -- Q C C; I^ -^ 

1^ 1^ I- c£ 2 .0 ..-: .- .n 






Digitized by 



Google 






A HAUTES TENEURS 

Ion (60) s'adoucit par la trempe, à tel point que 
gement à la rupture passe de 40 p. 1(X) à 59,. 1 
que sa limite d'élasticité descend de 50,8 ki 
par millimètre carré k 38,8 kilogrammes; sa r< 
la rupture, de 83 kilogrammes par millimètr 
72,7 kilogrammes. Il est difficile de mieux met 
dence Taction très considérable que peut avoii 
tains cas le carbone, accompagné, il est vrai, ( 
manganèse, sur les propriétés mécaniques de 
remarquera, notamment, que Tacier (64) esi 
devient encore davantage par la trempe, 
Tacier (60), i^elativement doux, devient encore 
par la trempe. 

Dans le groupe IV, teneurs en nickel de 
environ, les deux premiers échantillons, (52) < 
subi la transformation irréversible, mais leur 
transformation ne sont pas très éloignés de la t< 
ordinaire ; c'est pourquoi la trempe ne modifia 
coup les limites d'élasticité et les résistances à la 
augmente un peu les allongements p. 100 à lar 

Il n'en est plus de même lorsque la teneur 
continue à augmenter. Les aciers (57) et (56), 
carbone 0,415 et 0,640, non magnétiques à 1 
ture ordinaire, se font remarquer par leurs gi 
gements à la rupture; ils s'adoucissent nettei 
trempe. 

Le dernier échantillon du groupe (46), dor 
en carbone et la teneur en manganèse, 0,85( 
deviennent élevées, et qui ne subit pas la trai 
irréversible, même dans Tair liquide, s'adoucit 
la trempe, mais son allongement p. 100 à la 
moindre que celui dos échantillons précède 
limite d'élasticité est plus élevée. L'influence 
du carbone tend à se manifester ; il est vrai ( 
manganèse vient s'y ajouter. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



460 RECHERCHES StJR LES ACIERS AU NICIŒL 

Ces éprouveties ont été proaIa})leinent trempées, ou pas 
trempées. 

Si on compare ces résultats avec ceux qui ont déjà été 
obtenus avec les mêmes échantillons, et qui sont inscrits 
au. tableau XVI, on constate que le refroidissement a 
beaucoup augmenté la limite d'élasticité et la résistance 
à la rupture dés échantillons (52) et (50), en diminuant 
leurs allongements p. dOO à la rupture. Les essais à la 
traction de ces aciers, ainsi traités, donnent des résultats 
remarquables : haute limite d'élasticité, 120 kilogrammes, 
environ par millimètre carré; haute résistance, 140 kilo- 
grammes environ par millimètre carré, et bel allongenient 
à la rupture, 15 p. 100 environ. 

Un résultat semblable a été obtenu avec l'échantil- 
lon (57) trempé, tandis que ce même échantillon non 
trempé restait à peu près insensible au refroidissement ; la 
trempe a relevé le point de transformation irréversible 
au refroidissement au-dessus de — 78^. 

L'influence du refroidissement est à peu près nulle pour 
l'échantillon (56), dont le point de transformation reste 
au-dessus de — 78°. 

Les résultats constatés permettent d'admettre que les 
aciers au nickel carbures, au moins ceux qui sont modéré- 
ment carbures, se comportent au refroidissement comme 
des aciers au nickel proprement dits, dont le point de 
transformation a la même position sur l'échelle des tem- 
pératures. 



Digitized by 



Google 



À HAUTES TENBmiS 461 



DEUXIÈME CATÉGORIE. 
ACIERS AU NICKEL CHROMÉS. 

Utilité du chrome. — Les propriétés mécaniques mé- 
diocres de certains aciers au nickel fortement carbures 
paraissent avoir poui* cause principale la difficulté avec 
laquelle le carbone s'incorpore dans ces aciers. Le manga- 
nèse, qui dissout le carbone beaucoup mieux que le fer, ne 
donne de bons résultats que lorsque la teneiu* en carbone 
est inférieure à 0,5 ou 0,6 p. 100; c'est ainsi qu'on a été 
amené à employer le chrome, qui est un dissolvant du 
carbone beaucoup plus puissant que le manganèse. Il a été 
reconnu que, généralement, Fintroduction de 2 à 3 p. 100 
de chrome améliore les propriétés mécaniques ; ce métal a 
aussi été employé en proportions moindres et parfois en 
proportions plus fortes. 

État allotropique. — Position des points de transfor- 
malion allotropique. — Nous avons constitué des groupes 
de teneurs en nickel à peu près uniformes, dans lesquels 
nous avons inscrit les divers échantillons dans Tordre de 
la position de leurs points de transformation irréversible 
au refroidissement. On constatera que cet . ordre est 
presque exactement celui de la teneur en carbone, dont 
l'influence sur la position de ce point de transformation 
est prédominante. 

Nous n'étudierons pour le moment que les aciers au 
nickel chromés pouvant subir la transformation irréver- 
sible; aussi limiterons-nous notre examen aux teneurs en 
nickel inférieures à 29 p. 100. Nous inscrivons les résultats 
obtenus au tableau XVIII, en suivant pour les groupes 
Tordre des teneurs en nickel décroissantes Ce tableau 



Digitized by 



Google 



:hes sur les aciers au nicKêL 

celui que nous avons dressé pour les 
carbures. 

Tablrau XVIII. 




2. Mo 

0.430 
O.btiO 
O.ilO 
0.560 
0.712 

o.7i; 

0.1^ 
0.588 

o.:m 

0.87Ô 
0.28', 



2.481) 

2.71:» 

2.740 
0.980 

2.830 
1.750 

1.770 

3.020 
2.025 
2.i>2l 

2.700 

3.102 
3.550 
2.781 
3.188 
2.8.» 
3.1 

0.U5 



21.84 

20.88 
22.80 
22.08 
20. 74 

2l.HiJ 
19.88) 
23.06) 

"'•"; 

I9.:»(ij 

23.2f.l 



f - 

+ 



28.80) J 
27.10 - 



24.80 



I - 



2:{.40) 

17.241 
I7..)0| 

15.08) 
lG.O(i) 
10.68) 

1(5.05 
10.10 
10.20 

12.04) 

14.40 
13.34 
10. m 
7.28 
4.î)5 
5.05 

2.18 



15- 
78» 
15- 
78* 

188- 
15" 
15- 
l.V 
15- 
15* 
15- 
78- 
15- 
78- 
15- 
78» 
15» 
78- 
l.> 
78" 
78» 

188« 
15« 
78- 
15- 
78- 

15* 
78- 
15- 
15« 

i:.« 

78» 
l.i- 
78- 
!.')• 
78» 

188« 
78« 
15* 
1.> 
7S« 
78» 

188- 
78» 

188» 
l.> 
78- 
15» 
78» 



I 



raiblemfnlmag'Détique réTorsiblc. 
.iiaKoétiqiie irré»en»ible (*). 
Irès Taiblement magnétiqua réversible 
mag-ntUique réversible, 
magnétique réversible, 
magnétique irréversible. 
Id. 
!d. 
Id. 
Id. 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non map:aetique. 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique réversible, 
non magnétique, 
magnétique réversible, 
non magnétique, 
magnétique réversible, 
magnétiquf irréversible. 

Id. 
non magnétique, 
magnétique irréversible, 
non magnélique. 
magnétique irréversible ('^ 
non magnétique, 
mugnétique irréversible ('). 
non magnétique. 

Id. 
magnétique irréversible, 
non magnétique, 
magnétique irréversible ('). 
non magnélique. 

Id. 

Id. 

Id. 
magnêtiaue irréversible, 
très faiblement magnétique. 

Id. 
magnétique irréversible. 



ient magnétique irréversible, à — 78», que lorsqu'il a été trempé. 



Digitized by 



Google 



A HA 

Dans le groupe I, Vé 
mation irréversible à 
chrome, en faible propc 
aussi malgré la teneur 
contre, la teneur en car 
L'échantillon (66) ne sul 
dans Pair liquide, quoiqi 
les teneurs en carbone 
élevées. 

L'échantillon (70) ne 
sible dans la neige cari 
à la trempe ; ce traitera 
tion irréversible au ref 
carbone et du chrome. 

Le groupe II, teneurs 
comprend cinq échanti 
transformation raagnéti 
ordinaire. On remarqu( 
sont peu élevées, 0,105! 
teneurs en chrome atl 
qui montre que ce m^ 
peu considérable. 

Les cinq échantillons 
magnétiques à la tem] 
la transformation irrév 
la position du point de tr 
dissement est comprise 
carbone s'élève jusqu'à 

L'échantillon (45) n( 
sible que dans l'air liqui 
s'est abaissée à 0,284 
s'est élevée à 0,455 p. 

Les trois derniers € 
carbone et en chrome 
subissent pas la transfc 
Tome I, 1902. 



Digitized by 



Google 



46 i 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



jiit'" , ■ 



carbonique, mai» ils subissent la transformation réversible 
à — 78° ; le point de transformation réversible n'est pas 
abaissé par le chrome, dans le groupe II aussi bien que 
dans le groupe I. 

Les deux premiers échantillons du groupe III, teneurs 
en nickel de 15,08 à 17,50 p. 100, ont subi .la transfor- 
mation irréversible à la température ordinaire ; cependant 
la teneur en chrome de l'échantillon (32), 2,740 p. 100, 
est très élevée, mais la teneur en carbone est très faible : 
0,070 p. 100. 

Les trois échantillons qui suivent, (22) à (31), sont non 
magnétiques à la température ordinaire, mais subissent 
la transformation irréversible dans la neige carbonique; 
les deux derniers ne la subissent, à cette température, 
que lorsqu'ils ont été trempés, ce qui indique pour ces 
deux échantillons un abaissement du point de transforma- 
tion plus grand que pour le précédent. La teneur en car- 
bone atteint 0,505 p. 100 avec 1,770 de chrome. 

L'échantillon (28) est non magnétique, môme dans Tair 
liquide, quoiqu'il ne contienne que 16,05 p. 100 de nickel 
et 3,020 p. 100 de chrome et seulement 0,535 p. 10<J de 
carbone. On voit que les proportions de ces trois éléments 
que contient Tacier dénommé à Imphy à lorigine NC-4 (*) 
sont plus que suffisantes pour abaisser le point de trans- 
formation irréversible au-dessous de — 188"*. 

Le groupe IV, teneurs en nickel de 10,16 à 14,40p. 100, 
comprend un échantillon ayant subi la transformation 
irréversible, l'échantillon (13) à 2,921 p. 100 de chrome, 
ce qui est une proportion élevée, mais à 0,312 de car- 
bone, ce qui est une proportion faible. L'échantillon (15), 
dont la teneur en chrome est à peu près la môme et la 
teneur eu carbone à peu près double, 0,726 p. 100, est 
non magnétique à la température ordinaire, et subit la 



(*} Sa composition a ùlù donnée pa^e 447. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS . 465 

transformation irréversible dans l'air liquide, lorsqu'il a 
été trempé. 

L'échantillon (18), dont les teneurs en carbone et en 
chrome sont un peu plus élevées, est non magnétique 
dans la neige carbonique. L'échantillon (16), dont la 
teneur en carbone est de 1,100 p. 100 et la teneur en 
chrome de 3,550 p. 100, est non magnétique, même dans 
Tair liquide. 

Imphy a réussi à obtenir, groupe V, un acier au nickel 
à 7,28 p. 100 de nickel, non magnétique, môme dans l'air 
liquide. 

Le groupe VI, teneur en nickel de 5 p. 100 environ, 
contient deux échantillons, dont l'un a subi la transforma- 
tion irréversible à la température ordinaire, tandis que 
l'autre ne la subit que très faiblement à — 78**; le 
premier, (4), a une teneur en carbone beaucoup plus 
faible, 0,520 p. 100, que celle du second, (5), qui est de 
1,132 p. 100; les teneurs en chrome sont toutes deux de 
3 p. 100 environ. 

Les fortes additions de carbone et de chrome permettent 
d'obtenir des aciers non magnétiques à teneurs en nickel 
très faibles, mais elles durcissent beaucoup l'acier, quoi- 
qu'elles le rendent non magnétique, à tel point qu'il devient 
impossible de l'usiner, même pour obtenir la limaille néces- 
saire pour faire l'analyse. Aussi a-t-il fallu limiter la pro- 
portion de chrome dans les aciers à teneurs en nickel très 
faibles et à teneurs en carbone très élevées. Imphy a 
obtenu un échantillon, (3), à peu près non magnétique à 
la température ordinaire, qui subit la transformation irré- 
versible entre 0** et — 78^ II ne contient que 2,16 p. 100 
de nickel et 0,445 de chrome avec 1,650 de carbone. 

Action du chrome, — De l'ensemble de ces résultats, 
il se dégage que les abaissements de points de transfor- 
mation, dans le tableau qui vient d'être examiné, sont 
dus à l'action du carbone plutôt qu'à celle du chrome, 



Digitized by 



Google 



466 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

Taction du carbone devenant beaucoup plus intense en 
présence du chrome. 

Ce rôle joué par le chrome se manifeste nettement dans 
les trois échantillons modérément carbures et plus forte- 
ment chromés (90), (91), (92), qui contiennent respecti- 
vement : 15,48, 15,50 et 24,20 p. 100 de nickel; 0,27, 
0,29 et 0,31 p. 100 de carbone; 5,50, 9,05 et 5,29 p. 100 
de chrome. Au point de vue de la teneur en nickel, deux 
d'entre eux appartiennent au groupe III et Tautre au 
groupe II. Le premier de ces aciers est non magnétique 
à la température ordinaire et à — 78° ; le second est non 
magnétique à — 188**, et le troisième magnétique réver- 
sible à cette dernière température. 

Il est donc évident que le chrome abaisse le point de 
transformation irréversible au refroidissement d'autant 
plus qu'il est en proportion plus forte. Mais il est à remar- 
quer que, même s'il n'avait aucune action par lui-même, 
le chrome agirait déjà dans ce sens simplement parce qu'il 
réduit la proportion du fer par rapport à celle du nickel ; 
son action ne peut donc être constatée nettement que si 
le nickel est éliminé. 

Aciers an chrome sans nickel. — Le chrome seul 
abaisse-t-il les points de transformation irréversible ? 
Pour répondre à cette question, Imphy a préparé trois 
échantillons d'aciers à hautes teneurs en chrome, ayant 
des teneurs en carbone aussi faibles que possible et des 
teneurs en nickel à peu près nulles ; ce sont les échan- 
tillons (93), (94) et (95), dont les teneurs en chrome sont 
respectivement: 14,40, 21,06 et 29,21 p. 100. 

Ces aciers sont tous trois très magnétiques à la tem- 
pérature ordinaire. Imphy a déterminé au four chauffé 
électriquement la position de leurs points de transforma- 
tion à réchauffement et au refroidissement ; les résultats 
obtenus sont inscrits au tableau XIX : 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 
Tableau XIX. 



467 



OésiCMATION 

des 
échantilloDB 



m] 

(9:>: 



TBNKL'RS BR 



Carbone 



0.r,6 
0.87 
0.62 



Chromo 



POSITIOnt OBS POI.1IT8 DB TRANRFORMATIOK 



à réchauffement au refroidissement 



14.40 
21.06 
29.21 



71.> 
675» 
(i20- 



685* 
640- 
58.V 



On peut en conclure que les deux points de transfor- 
mation s^abaissent très lentement à mesure que la teneur 
en chrome augmente, et qu'il se produit entre ces deux 
points de transformation un écart très faible. La transfor- 
mation nous semble devoir être considérée comme étant 
du type irréversible, quoiqu'elle soit à très faible hysté- 
rèse. En effet, elle a les principaux caractères de la trans- 
formation irréversible des aciers au nickel, en particulier 
celui de se produire à des températures qui dépendent 
surtout de la teneur en fer. 

Iraphy a cherché à préparer des aciers contenant 
40 p. 100 de chrome, mais n'a obtenu que des aciers 
non forgeables. Il semble que la solubilité du chrome 
dans le fer ne permette pas d'obtenir des aciers à 
40 p. 100 de chrome dans les conditions réalisées au four 
à creuset. Nous avons dû, par conséquent, nous borner 
à suivre l'abaissement des points de transformation irré- 
versible jusqu'à 29,21 p. 100 de chrome, teneur qui est 
bien loin d'être assez élevée pour amener le point de 
transformation au refroidissement au-dessous de la tem- 
pérature ordinaire. 

L'abaissement très lent de ce point de transformation 
est en grande partie la conséquence du peu d'intensité 
de Thystérèse, contrairement à ce qui se produit avec le 
nickel et le manganèse. Mais, précisément parce qu'il ne 
se produit pas d'hystérèse notable, on doit, croyons-nous, 
attribuer à l'action du chrome seul l'abaissement des 



Digitized by 



Google 



468 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

points de transformation qui est constaté au tableau XIX, 
quoique les teneurs en carbone des trois échantillons soient 
de celles qui abaissent très fortement les points de trans- 
formation irréversible des aciers au nickel chromés. En 
effet, un écart très grand entre les points de transfor- 
mation à réchauffement et au refroidissement accom- 
pagnant toujours rabaissement produit par le carbone, il 
ne peut pas être considéré comme la cause d'un abaisse- 
mont des deux points de transformation se produisant 
sans écart notable entre ces deux points. 

Cet élément existe, par conséquent, à un état tout 
particulier dans les aciers à hautes teneurs en chrome. 
Cet état particulier a été étudié par M. Osmond, dans un 
important mémoire (*) rendant compte de recherches rela- 
tives à une série d'aciers contenant de 0,29 à 9,18 p. 100 
de chrome. Elles font connaître des modifications consi- 
dérables de la structure, produites par les recuits à très 
hautes températures, et détruites par le forgeage, qui 
rétablit la structure primitive. Ces modifications sont attri- 
buées par M. Osmond à des modifications de Tétat du 
carbone dissous de plus en plus dans Tacicr, à mesure 
que la température s'élève, tandis que, sous Tinfluence du 
forgeage, il se concentre en certains points par liquation, 
à rétat de carbure de fer et de chrome. 11 en résulte que 
les points de transformation au refroidissement de ces 
aciers s'abaissent sous Tinfluence d'échauffements à tem- 
pératures croissantes. Il convenait donc de se rendre 
compte de l'influence de ce traitement sur la position des 
points de transformation de nos aciers k teneurs en chrome 
plus fortes ; en conséquence, nous avons fait de nouvelles 
déterminations des points de transformation des échan- 
tillons (94) et (95) en les soumettant à des températures 



(*) Recherches sur les aciers chromés (Extrait du Mémorial de rAr- 
tillerie de marine^ 1893). 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



469 



de plus en plus élevées. Les résultats obtenus ont été 
inscrits au tableau XX. 

Tableau XX. 



désig:«ation 

des 
échantillons 



(94) 



(95) 



Carbone Chrome 



0.87 



0.H2 



Disparition 

du 
magnétisme 



21.06 



29.21 



«7.5" 
(ibO- 
liW)» 
«70» 
(>.30« 
(V>0« 
(»15« 
f)05- 
OI.V' 
f)2()- 
«20» 



Teifipérature 

atteinte à 
réchaufTeroenl 



720» 
WM)" 
IIOO- 
' 1000- 
llOO» 
700* 
800» 
1K)0» 
1000« 
1100» 
1200- 



nEPROIDISSKMKNT 




G20* 

filî* 

58d« 
.'>8.')» 

560« 
555» 

.lÔ.')' 



Tompé rature 

atteinte au 

refroidissement 



5W 
515* 
515« 
515» 

;>00« 
500* 
500» 
500- 
480« 



Ces échantillons se comportent comme les aciers à 
teneurs inférieures à 10p. 100 de chrome que M. Osmond 
a étudiés. Les points de transformation au refroidisse- 
ment s'abaissent bien de plus en plus, à mesure que le 
refroidissement se produit à partir d'une température plus 
élevée, tandis que les points de transformation à réchauf- 
fement restent à peu près flxes^ ce qui correspond à une 
augmentation de Thystérèse, augmentation d'ailleurs très 
faible. 

Ces constatations nous conduisent à admettre décidément 
que le chrome, par lui-même, sans l'aide du carbone, 
abaisse les points de transformation des aciers au chrome, 
mais les abaisse très lentement. 

Cette action directe du chrome sur les points de trans- 
formation s'ajoute probablement à celle du nickel lorsque le 
chrome lui est associé, mais elle est si faible qu'elle devient 
négligeable relativement k son action indirecte par l'in- 
termédiaii*e du carbone, action qui est accompagnée de 
beaucoup d'hystérèse. C'est donc presque exclusivement 



Digitized by 



Google 



470 REOHEUCHES SUR LES ACIERS AtJ NÎCKEL 

cette action indirecte qui rend le chrome si utile dans la 
préparation des aciers au nickel. 

L'action prépondérante appartient bien au carbone, car, 
pour qu'il y ait abaissement considérable du point de 
transformation au refroidissement, il est indispensable que 
la teneur de cet élément soit notable. Cela résulte nette- 
ment de la comparaison des deux échantillons suivants : 
1° Téchantillon (32), très magnétique à la température 
ordinaire, quoiqu'il contienne 17,24 p. 100 de nickel et 
2,74 p. 100 de chrome. Mais la teneur en carbone est 
extrêmement faible, 0,070 p. 100, et, quoique son acti\ité 
soit exaltée par la présence d'une forte quantité de chrome, 
elle est trop faible pour abaisser considérablement le point 
de transformation. 2"* Au contraire, l'échantillon (35), qui 
ne contient que 0,965 p. 100 de chrome et seulement 
19,88 p. 100 de nickel, est non magnétique à la tempé- 
rature ordinaire, parce qu'il contient 0,294 p. 100 de 
carbone, proportion peu élevée, mais suffisante, grâce à 
Faction du chrome sur le carbone. 

Positionnai des points de transformation des aciers au 
nickel chromés après trempe et écrotiissage. — Nous 
avons eu déjà l'occasion de signaler plusieurs échantil- 
lons qui, non trempés, ne subissent pas la transformation 
irréversible lorsqu'ils sont refroidis au moyen de la neige 
carbonique, et la subissent dans ces mêmes conditions 
lorsqu'ils ont été trempés. La trempe agit sur ces aciers 
au nickel chromés comme sur les aciers au nickel propre- 
ment dits. 

Imphy a déterminé au four chauffé électriquement la 
position des points de transformation à réchauffement et 
au refroidissement de quatre échantillons qui ont été 
soumis à la trempe ou à la trempe suivie de l'écrouissage. 

Le tableau XXldcmne les résultats de ces déterminations. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



471 



Tableau XXI. 



miGKATlOI 

des 
«thaitilUis 



(39) 
(35) 
(-29) 
(15) 



TENBURB E.\ 



Carboie 



0.204 
0.397 
0.726 



CkroM 



0.7! 
0.96 
1.7.1 
2.70 



lickd 



21.16 
19.88 
16.06 
12.04 



TRAITKME.'ÏTS 

subis 

par les 

échaoUUoDS 



trempé 

Id 

trempé et écroui. 
Id. 



PO'ilTlONS DBS POINTS DE 

traosrormation 



l'échauffement 



570- 
620« 
650» 



rerroidissemeot 



54:)' 
Ô40- 
280» 
:)90« 



Les échantillons (39) et (35) , qui ne subissent pas la trans- 
formation irréversible dans la neige carbonique, la subissent 
lorsqu'ils y sont immergés après avoir été trempés. La 
trempe a, en outre, pour effet d'annuler presque entière- 
ment le retard à Tapparition du magnétisme, qui est la 
mesure de Thystérèse; ce retard n'est plus que de 20 de- 
grés pour l'échantillon (39) et de 30 degrés pour l'échantil- 
lon (a">). 

La comparaison des résultats de ces déterminations 
avec ceux qui ont été obtenus avec les aciers au nickel 
proprement dits trempés et écrouis, inscrits au tableau Xll, 
montre que les échantillons (39) et (35), quoique ne con- 
tenant que 21,16 et 19,88 p. ÏOO de nickel, font partie 
de la catégorie des aciers les plus sensibles à l'action de 
la trempe ; le magnétisme reparaît très rapidement à la 
température du point de transformation au refroidisse- 
ment, relevé à peu de distance du point de transforma- 
tion à réchauffement. Or ces conditions ne se réalisent 
pour les aciers au nickel proprement dits que lorsque la 
teneur en nickel est d'au moins 27 p. 100. 

Il en est à peu près de môme pour l'échantillon (15); il 
appartient à cette môme catégorie d'aciers, (quoique ne 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SUR LES ACÎERS AU NICKEL 

. que 12,04 de nickel, mais avec 0,726 de car- 

itiUon (29) à 16,00 p. 100 de nickel, 1,75 de chrome 
). 100 de carbone, fait partie de la catégorie des 
i ne sont sensibles que partiellement à Taction de 

et de la déformation à froid ; l'aiguille aimantée, 
e Tapparition du magnétisme, se met en mouve- 
80° pour n'arriver à être perpendiculaire à la 

du champ terrestre qu'à 50°. Ces conditions 
r les aciers au nickel proprement dits, celles des 
omprises entre 21 et 27 p. 100. 
dernières constatations, comme des précédentes, 

que le carbone, accompagné de chrome, pro- 
meur égale, beaucoup plus d'hystérèse que le 

nd abaissement du point de transformation au 
emont, produit par Tensemble de ces deux 
est dû surtout à Técart énorme qui se produit 
rèse pour ces aciers entre le point de transfor- 
réchauffement et le point de transformation au 
oment. 

tés mécaniques. — lissais à la traction. — Nous 
miis à des essais à la traction les échantillons 
venons d'étudier au point de vue de la transfor- 
llotropique. Les résultats de ces essais sont 
u tableau XXII (p. 474-475). 
hantillons du groupe I n'ont pas subi la transfor- 
réversible à la température ordinaire ; ils sont 
ypo acier à grand allongement à la rupture. On 
ira l'influence favorable du chrome, qui, à faible 
*,555p. 100, dans Téchantillon (70), et à teneur 
,5135 p. 100, dans l'échantillon (66), relève la 
élasticité, la résistance k la rupture, et même 
nent à la rupture dans les échantillons trempés. 



Digitized by 



Google 



A lïAT'TRS TENEURS 47 

La haute résistance à la rupture de l'échantillon ^66) ps 
rait due aux teneurs en carbone et en chrome. 

Le groupe II forme un ensemble d'échantillons tri 
intéressant au point de vue des applications. Il est hei 
reux que nous ayons pu ne pas nous borner à les essaye 
à la traction ; en effet, les essais de choc sur barrette 
entaillées, suivant la méthode de M. Frcmont, metter 
encore mieux en évidence, on le verra plus loin, Tamélic 
ration de la qualité produite par Taddition d'une proportio 
faible ou forte de chrome. 

Les échantillons (40) et (37), qui ont subi la transfoi 
mation irréversible à la température ordinaire, former 
un premier sous-groupe bien caractérisé par sa haut 
limite d'élasticité et sa haute résistance à la rupture 
l'allongement est resté considérable, l'influence du chrome 
à la proportion de 5 k 8 millièmes, est évidemment favc 
rablo au point de vue des propriétés mécaniques. 

A mesure que la teneur en carbone augmente, c'est-î 
dire à mesure que le point de transformation se rapprocli 
de la température ordinaire, la transformation irrévei 
sible devient moins complète, et les propriétés mécî 
niques se modifient en conséquence. 

Les écha,ntillons (39) et (35) présentent cette partiel 
larité que les résistances à la rupture sont plus élevée 
après trempe qu'avant trempe, quoique ces aciers soiei 
du type acier à basse limite d'élasticité et à grand alloi 
gement, ce qui s'explique par le relèvement du point c 
transformation produit par la trompe. Leur qualité e 
bonne, quoique leur teneur en chrome soit un peu trc 
élevée. 

En effet, les opérations (44) à (45), qui forment i 
autre sous-groupe, accusent une qualité tout à fait remai 
quable comme aciers à grand allongement à la ruptun 
en môme temps que résistance à la rupture élevée. Leui 
teneurs en chrome sont moindres que celles des deu 



Digitized by 



Google 



ICHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



^,w. .,-, ,. - flS u-SîC*^ ..,, _. , . . , 

M-* emn cor: ccvi» — «» «'«•a^ •— — c^jcy •*«* »oa» 



'^ ce o>o r^o w" eco ooo o« «ooo ?50 •j'r» c»o or- «rt»^"-' 

- «0-- o— ^ToT rfw v^io o»^ .c» to— e*9.o aoo iCtn oce «« 2i; 
» c^-j" c*c^ c^*^ c^'?< <r/c< ^tC4 — c* '-c* ccco ec«* *-^-i ■<rv!" «« «: 



D cst-^ vj>o oc.o .-:àO c»^* ci-r* »o*^ «oo *-';« oo o*^ r-oo OJ^, *'•'• 

^r o.r^ f^i-^ t-^-^ «OO Q'^r ^^ r*^ cTi^T Q-^ oïoo sfc^r çTcî »cC l'V 
■5 C5» c^— — c>* — — oi <^o îro oci> o5t^ «oo os'^ t-cd xt- r.x 



- c*ac c^3C c«.- OI-- *s"— 00 ovf o^^- oos t^c* oeo or- c*ci C. 

-T osoi vrv^ I?*?* "><.-: eî-- «oco «c-- cî'^* ?co' rTçç -^r^ cn-o q'oc ^\, 
H vrco .':o «.T.o tn-<r iA»a< vrco eoec cc« «a-co coco ^ar"-* ï*?o ««e- •■•■' 



a a 



„ ^ ^^ -s. : -s. : -s. : -s. : :S.:1.: 
s:e:S:Ë:s:6-6:a:e: e-s:= 

cfi ©2: o£ o*| cgi o£ o£ o« o* ogot"" 



: w e il a il a zl 



ci c; 



o 


s 


SE 


8 


g 




i£ 


§g 


s 


?2 


s 


^ 


i 


?' 


?>: 


c* 


?f 


?î 


?î 


?4 


?< 


o 


§3 


§2 


o 


?3 


^ 


:< 


?;? 


ce 


ë 


- 


:^ 


1- 


t- 


g 


?h 


fs 


*oB 


25 


g 


X 


<?< 


o 


o 


^ 


o 


O 


O 


o 


o 


o 


o 


o 


c* 


_ 



c d o 



2Ç îJ çî 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



475 



*t^ COCO C*C^ Î*C5 «-Ci 



if?; si^ sçd" î^^rs *=•'=' '^'^ ^'^8 



<o eoeo 0«rt »co «r^ o** cco O»-* OîO 



OîC'0''î-*t*o«n*oo *- 



•OCO O^S" ^OS OO *-r- (NO 0-* «fïtO oo~* o»'î 2e 



•?f 2S ^'^' '"^'^"^ ^'^' ^^ ^^ ^^ ^^ ^^ ^^ §^ §^ ^^ ^^ §S |s ^^ 



in — «o cr-jj» cco c^ii ^-00 r*«o •# »«o 

» .o 0«0^ •«."î*o" C^<N OCX QO Opt^ 05 Oî OO 

o ç5c4 r**^ ^s-e^ <rc< o« oec «nco coco 



*^* :^^ sr: S'j? ?85 "îî? "gi - • ^g* 




^ 


S 


c? 


8 


s 


§ 


S 


ce 


â 


S 


o 


O 


« 


co 


?? 


'5 


3 


oc 


r^ 


r* 


»o 


tr> 


co 


tD 


-o 


- 


.o 


o 


C4 


•<r 


co 


o 


r» 


•JT 


o 


c^ 


«.- 


g 


§ 


S 


12 




â^, 


S 


f3 


s? 


Î5 


O 




?s 


00 


S2 


c* 


^» 


T» 


o 


c< 


Ci 


■^ 


■^ 


ce 


(N 


^ 


o* 


«M 


co 


CO 


<?* 


ec 


(M 


ec 


o 



r-- o 

o -^ 



c* co o o r* -ri co uî 
OO -^ -^ -^ o -^ -^ 



U n ?4 ^ ^ ^ 






Digitized by 



Google 



476 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

opérations précédentes ; Tune d elles, (45), n'a que 0,284 
de chrome avec 0,455 de carbone, 0,665 p. i 00 de 
manganèse et 23,26 de nickel ; elle peut cependant être 
signalée comme un excellent acier. On voit qu'une pro- 
portion de 0,3 à 0,4 p. 100 de carbone avec la quantité 
de chrome nécessaire pour l'incorporer améliore beaucoup 
la qualité des aciers au nickel à teneiu'sde 20 à 25 p. 100. 

Les échantillons (59) et (55) forment un autre sous- 
groupe, caractérisé par des teneurs en carbone plus fortes 
et des teneurs en chrome beaucoup plus élevées, 
2,5 p. 100 environ. Leurs limites d'élasticité et leurs 
résistances à la rupture sont plus élevées, leurs allonge- 
ments à la rupture un peu moindres ; ce sont encore d'ex- 
cellents aciers. L'acier quia été dénommé à Imphy NC-4 (*) 
fait partie de ce sous-groupe. 

Le groupe III, teneurs en nickel de 15,36 à 17,5 p. 100, 
comprend deux échantillons, (32) et (33), ayant subi la 
transformation irréversible, qui accusent des résistances 
à la rupture et des limites d'élasticité très élevées, jus- 
qu'à 150 kilogrammes et 125,5 kilogrammes par millimètre 
carré respectivement. Les allongements à la rupture sont 
faibles; ils ne dépassent pas de beaucoup 8 p. l(X). C'est 
ce que faisait prévoir la position de leur point de transfor- 
mation ; mais rinfluence du chrome est sensible, il relève 
beaucoup les résistances, surtout celle de l'échantillon le 
plus carburé, quoiqu'il soit peu chromé. 

L'échantillon (23) est très remarquable. Il est très ma- 
gnétique, d'où une limite d'élasticité et une résistance à 
la rupture élevées, surtout avant trempe; il accuse cepen- 
dant des allongements à la rupture très élevés. 

Les échantillons (22) à (30) sont non magnétiques à la 
température ordinaire, et accusent en conséquence de 
grands allongements à la rupture; mais rinlluence du 

(•) Voir, page 447, la compositioa chimique de Tacier NC-4k 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



78 RECHERCHES «UR LES ACTERS AU NICKEL 

férent; l'allongement est beaucoup plus localisé pour 
Tacier magnétique que pour Tacier non magnétique. 

Dans le groupe IV, teneurs en nickel de 10,16 à 14,4 
p. 100, un seul échantillon est magnétique : c'est Téchan- 
tillon (13), qui est très sec; la dureté produite par le 
chrome associé au carbone s'ajoute à celle que produit la 
transformation irréversible. 

Les échantillons (15) et (16) sont non magnétiques à la 
température ordinaire; ils accusent jusqu'à 35 p. 100 
d'allongement à la rupture après trempe ; ce sont des aciers 
du type NC-4, quoique de qualité nettement inférieure. 
Le meilleur est l'échantillon (16) à 13,34 p. 100 de 
nickel. 

La proportion élevée de carbone, de manganèse et de 
chrome de l'échantillon (12) ne compense pas suffisam- 
ment, au point de vue des propriétés mécaniques, la ré- 
duction de la teneur en nickel à l0,16 p. 100. 

Les échantillons des groupes V, VI et VII n'ont aucune 
valeur au point de vue métallurgique ; les résultats obte- 
nus avec les aciers non magnétiques, très chargés en 
carbone, en manganèse et en chrome, mais à teneurs en 
nickel très réduites, montrent qu'il ne suffit pas d'abaisser 
le point de transformation au-dessous de la température 
ordinaire pour obtenir de l'allongement à la rupture. Tous 
ces aciers sont secs, qu'ils soient magnétiques ou non 
magnétiques, l'influence durcissante du chrome associé 
au carbone est trop prédominante. Cependant il se peut 
qu'en ayant recours à des traitements particuliers on 
puisse en tirer parti; le résultat obtenu en recuisant à 
400" l'échantUlon (4) : 

Limite d'élasticité i'22,2 kilogrammes par ram. carré. 

Résistance à la rupture i27,5 — — 

Allongement à la rupture.. 12,i p. 100 

Striction ^-^ X iOO 44 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 479 

permet de Tadmettre ; quoique non trempé^ cet acier 
donne, après ce traitement, des résultats d'essais sem- 
blables à ceux d'un acier au carbone trempé. 

Les trois coulées à teneurs en chrome plus élevées, dont 
nous avons fait connaître Tétat magnétique, ont été aussi 
essayées à la traction. Les résultats obtenus sont donnés 
au tableau XXIIL 

Tableau XXIII. 



OéSIGRATION 

des 
edutillcis 



(90) 
(91) 
(92) 



TB.tBURS BIf 



Cirboie 



0.27 
0.29 
0.30 



Ghroie 



5.50 
9.05 
5.28 



liekel 



TR.VITlUfKNT8 

subis 

par les 

échanlilloDS 



jc eni noD tnsmpé. 

'^•^j trempé 

U 90» ^^^ trempé. 

'^*"^" trempé 



RÉSULTATS DKS ESSAIS A LA TRACTION 



Limites 
d'élaslicilé 

par 
mm. carré 



kil. 
50,8 
31,2 
74,7 
82,0 
61,5 
26,7 



Résistances 
à la rupture 

par 
mm. carré 



kil. 
79,7 
72,2 
124,2 
101,0 
76,2 
60,8 



ilUlgSMltS 

p. 100 

à la 
rupture 



32,5 

42,0 
2,0 
1,0 

22,5 

46 



Strictions 

~-Vioo 



40 
38 


47 
64 



A la teneur de 5 p. 100, ce qui est le cas des échantil- 
lons (90) et (92), le chrome, associé à 3 millièmes de car- 
bone, n'augmente que modérément la dureté du métal. On 
remarquera que la limite d'élasticité devient même très 
peu élevée après trempe. 

Il n'en est pas de même lorsque la teneur en chrome 
s'élève à 9 p. 100, échantillon (91); quoique la teneur en 
carbone reste faible, 0,29 p. 100, Tacier est dur et durcit 
encore par la trempe. 

Essais au choc. — Il no suffit pas de constater à Tos- 
sai à la traction les remarquables propriétés inécani(jues 
accusées par certains aciers au nickel carbures et chromés ; 
nous avons remis à M. Frémont des échantillons de ces 
aciers, pour être essayés au choc sur ban^ettes entaillées, 
Tome I, 1902. 31 



Digitized by 



Google 



480 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AD NICKEL 



suivant sa méthode. Les résultats qu'il a obtenus sont 
les suivants : 

Tableau XXIV. 



IiEMCNATlON 

des 
échantillons 



TKNECKS en 



Carbone 


Chrome 


0.52 


2.83 


0.26 


2.80 


0.10 


0.43 


0.72 


2.70 


1.10 


3.55 


0.33 


2.83 


0.29 


9.05 


0.9G 


3.10 


0.53 


3.02 


0.39 


1.75 


0.70 


2.02 


0.50 


1.77 



Nickel 



4.ÎI5 
15.36 
21.84 
12.04 
13.34 
15.08 
15.50 
14.40 

16.05 

16.06 
16.16 
16.68 



acier KC-\ 



TRAlTBIllJITb 

subis 
par les échantillons 



recuit à 400« 

non recuit 

id. 

trempé 2 fois à 900* 

id. 

id. 

id. 

id. 

non trempé 

trempé 2 fois à 9()C)* 

id. 

id. 

id. 

non trempé 

trempé 2 fois à 900* 



RESULTATS 

des essais 

sur barrettes 

entaillées de 

8X10X30 mm. 



kilo^rrammèlres 

4,5 

7 
13 

7 

27 
36 
38,5 
29 

40 -h X 
40+ J- 
40 4- X 
40-1- jc 
33,5 
40-1- J- 
40 -f X 



Les trois premiers échantillons ont subi la transforma- 
tion irréversible, c'est pourquoi ils n'ont pas été essayés 
trempés. On voit que la résistance au choc de ces échan- 
tillons est faible; la fragilité est d'autant plus grande que 
la teneur en nickel est plus réduite et la teneur en clirome 
plus grande. 

Les autres échantillons n'ont pas subi la transformation 
irréversible, d'où leur très grande résistance au choc, à 
l'exception d'un seul échantillon k teneur en nickel faible 
et à teneur en chrome assez élevée. 

Nous ne saurions trop attirer l'attention sur les résultats 
exceptionnels obtenus avec les aciers à teneur en nickel 
de 16 p. 100 onvii'on, non magnétiques, à fortes teneurs 
en carbone et en chrome, résultats dus à Tétat allotro- 
pique de ces aciers. 

L'appareil de M. Frémont ne pouvant développer plus 



Digitized by 



Google 



A HAUTES tENEDRS 481 

de 40 kilogrammètres, nous n'avons pas pu être fixés sur 
la valeur relative des aciers dont la résistance au choc 
dépasse ce nombre de kilogrammètres, d où Tindication 
40 + a: du tableau. 

Propriétés mécaniques des aciers au chrome sans 
nickel. — Les aciers au chrome sans nickel, qui ont été 
préparés en vue de Tétude de leurs transformations allo- 
tropiques, ont été essayés à la traction. Les résultats de 
ces essais sont inscrits au tableau XXV : 

Tableau XXV. 



MhuUlUis 



(H4) 



TKNBons tn 



CirtoM 



0.3« 
0.87 
0.6.» 



Ckroie 



15.40 
21.06 
20.21 



Xickel 



TRAITKMIirrS 

Kubis 

par les 

échantillons 



^ ,^ à non Irempé. 

"••'" \ irempé 

0.72 I non irerapô. 

. ,(. ^ non trempé. 

^•*" t trempé 



RÉSULTATS DM KS8AIB A LA TRACTION 




kil. 

lot;, G 

5'i,0 
41,3 
:n,3 



kil. 
119,8 
rompu sous la charge initiale. 



5!>,0 


0,5 


•i8,8 


3,0 


:)!»,7 


1,0 



Ces renseignements très sommaires sont intéressants 
comme indication, au sujet de la part d'influence du 
chrome dans les aciers au nickel. Il en résulte que le 
chrome n'est pas lui-même un élément durcissant aussi 
énergique que le faisaient supposer les résultats obtenus 
avec les aciers au carbone à très faibles teneurs en 
chrome. A mesure que la teneur en chrome augmente, 
Tinfluence d'une teneur en carbone, telle que 0,6 p. 100, 
s'atténue. 

C-es résultats, que nous avions déjà obtenus avant 
Touverture de l'Exposition de 1900, ont été confirmés 
par ceux que donne une série beaucoup plus complète 
d'échantillons qui a été exposée par la Société Jacob 



Digitized by 



Google 



482 



RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NÎCKEL 



Holtzer(*). Cette série accuse un relèvement progressif 
de la limite d'élasticité et de la résistance à la rupture, 
avec <lirainution de rallongement à la rupture, à mesure 
que la teneur en chrome augmente. Le chrome agit dans 
le môme sens que le carbone ou le nickel, mais moins 
énergiquement. 

On voit que le chrome seul ne rend pas le métal dur 
et sec, c'est plutôt le carbone, associé au chrome, qui 
produit les effets attribués souvent au chrome seul. 

Effets du refroidissement à — 78° sur les propriétés 
mécaniques des aciers au nickel chromés, — Nous donnons 
ci-après (tableau XXVI) les résultats d'essais à la 
traction qui ont été obtenus avec des éprouvettes de 
quelques-uns des échantillons déjà examinés, refroidies 
au moyen de la neige carbonique. Les échantillons sou- 
mis ail refroidissement étaient soit non trempés, soit 
trempés. 

L'échantillon (70) du groupe I ne se transforme dans 
la neige carbonique que lorsqu'il a été trempé; sa limite 
d'élasticité et sa résistance à la rupture augmentent et 
son allongement à la rupture diminue, mais la transfor- 



(*) Les résuUaU obtenus par cette Société sont les suivants : 




0.37 
O.ft) 
0.45 
0.38 
0.45 
0.49 



TMAITKliKNTS 

subis 

par les 

échaotilloDS 



L on M"®'^"'* 

^•^1 trempé *l recuit.,, 

*"®"j trempé et recuit... 

*^ '^/trempé et recuit .. 

90 fco»recuil 

'^•'"jtrvmpé et recuit.. 

ofi. 50»'^^"'^ 

/trempé uns recuit. 

30 10»^*^"'^ 

) trempe mos recuit, 

I 



RÉSULTATS OKS B88AI8 A LA TRACTION 


Limites 


Résistance 


Alltipinte 


Strictions 


d'élasticité 


à la rupture 


p. 100 


S' 


par 


par 


à la 




mm. carré 


mm. carré 


rupture 




28 


.50 


24 


0,240 


76,8 


86,9 


12 


0,370 


:^iS 


66,1 


21,5 


0,440 


06,8 


85,5 


12 


0,536 


40 


71,4 


18,5 


0,500 


70,8 


91,5 


11,5 


0,546 


33,4 


56,8 


21.5 


0,46:) 


'iJ,; 


63,4 


19,5 


o,:.i5 


46,1 


66,4 


18 


0,621 


43,4 


63,7 


20 


0,500 


48,2 


65,4 


19 


0,620 


45,4 


61,4 


19 


0,650 



Digitized by 



Google 



f 



A HAUTES TENEUI 



mation est loin d'être complète, car 
niques sont peu modifiées. 



Tahlkau XXVI. 















THAITEMBNT» 






DÉSIGNATIOrt 


DBBIUMATION 


TCNBIR» B.N 




.. 








^_ 


^ ^ ^ 


_^ 


subis 






d«8 


des 








par les 


Li 
d'él 




groupes 


échanlillons 


Garbaie 


Chroie 


Hidel 


échantillons 


mm 




I 


170) 


o.to 


0.55 


28.80 


non trempé 
trempé 






1 


(40) 


O.iO 


0.'i3 


21 8'.» "°° ^^'"P*^ 
^^•^^t irempé.... 


i 
i 






(38) 


0.13 


0.66 


-"■^1 trempé.... 


1 






(43) 


0.2'i 


0.21 


^-^•^'l trempé.... 








(41) 


0.>7 


0.56 


oo 08» non trempé 
^-'^1 trempé.... 


1 
1 






(37) 


0.?8 


0.71 


cu\ nr\ non trempé 
^^'*l trempé.... 


1 

i 




" \ 


(39) 


0.29 


0.71 


-'•*'N trempé.... 


1 
1 




(35) 


0.29 


0.96 


,^ f^^s non trempé 
^•'•^1 trempé.... 








('M) 


0.28 


0..-)8 


23.0«î ZIT."". 


1 

i 






(49) 


0.30 


0.53 


23.731 -»:r'' 


1 






(34) 


0.34 


0.87 


«■•■6Î tr^?"!':- 


1 






(45) 


0.45 


0.28 


•^3.2«î ?.T„r'' 








(59) 


0.60 


2.59 


«•«oj To.;^.?* 








1 (33) 


0.19 


0.98 


"••«1 ^ZT.'" 








1 C^) 


0.39 


1.75 


ta ne» non trempé 
*606, trempé.. . 






III é 


(31) 


0.50 


1.77 


ic PO» non trempé 
^^-^•«» trempé.. . 


' 






(28) 


0.5:^ 


3.02 


-!« n^» non trempé 
^^•^^i trempé..:. 








(30) 


0.70 


2.02 


4o ici non trempé 
^^•^^1 trempé.. . 








(24) 


1 .05 


1.73 


.. p, ^ non trempé 
^^>-^N trempé.. . 






IV 


(15) 


0.72 


2.70 


,,, ,,,» non trempé 
**•"*/ trempé 








1 (16) 


1.10 


3 . 55 


13.34 


\ non trempe 
trempé. . . . 





Au contraire, les échantillons (40 
teneurs en nickel de 20 à ïô p. 1( 



Digitized by 



Google 



484 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

neige carbonique une transformation très intense; la 
limite d'élasticité s élève jusqu'à 139,5 kilogrammes par 
millimètre carré et la résistance à la rupture jusqu'à 
159 kilogrammes, rallongement à la rupture restant supé- 
rieur à 3 p. 100 et la striction à 8. C'est un résultat très 
intéressant qui paraît de nature à être utilisé. On voit que 
la présence du chrome a une influence favorable sur la 
qualité des aciers durqis par refroidissement. 

Nous signalerons particulièrement les opérations (44) 
et (49), qui joignent à de hautes résistances à la rup- 
ture et de hautes limites d'élasticité des allongements 
à la rupture de 18 à 20 p. 100. Ce sont des aciers à 
23 p. 100 de nickel, 0,3 de carbone, 0,3 de manganèse 
et 0,5 de chrome. 

Les échantillons (45) et (59), qui ne subissent pas la 
transformation irréversible à — 78', donnent aux essais 
de traction les mêmes résultats qu'avant refroidissement. 

Les aciers du groupe III, teneurs en nickel de 15 à 
17 p. 100, accusent aussi un relèvement de la résistance 
à la rupture lorsqu'ils sont transformés par le refroidis- 
sement; mais ils deviennent beaucoup plus fragiles que 
ceux du groupe précédent, ce qui rend les résultats 
obtenus peu intéressants. Le meilleur est celui de l'échan- 
tillon (31) trempé, acier à 16,68 p. 100 de nickel. 

Los échantillons (28), (30) et (24) n'ont pas été trans- 
formés, et donnent à peu près les mômes résultats qu'avant 
transforniation. 

Dans le groupe IV, teneurs en nickel de 13 p. IW 
environ, un seul des échantillons a été transformé par le 
refroidissement, c'est l'échantillon (15) trempé; les ré- 
sultats de l'essai à la traction sont très médiocres. 
L'échantillon (16) donne les mêmes résultats qu'avant 
refroidissement. 

On peut conclure de ces constatations que le refroidis- 
sement ne donne des résultats intéressants au point de 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 485 

vue des applications que pour les aciers dont la 160610* 
en nickel est supérieure à 20 p. 100. 

Effets de V étirage à froid sur les propriétés des aciers 
au nickel chromés. — L'écrouissage, résultant de reti- 
rage à froid, a parfois une influence semblable à celle du 
refroidissement à — 78**; par l'étirage, les aciers dont 
le point de transformation au refroidissement n'est pas 
situé beaucoup au-dessous de 0° deviennent magnétiques, 
et même magnétipolaires, sous Tinfluence que le champ 
terrestre exerce pendant qu'ils sont étirés. 

Nous donnons comparativement, au tableau XXVII, des 
essais à la traction sur Tacier au nickel (44) après 
Tavoir soumis à divers traitements. Cet acier contient : 

Carbone 0,287 p. -100 

Manganèse 0,360 — 

Chrome 0,588 — 

Nickel 23,06 — 

Tableau XXVII. 



TnAITRMBNTR SUBIS 

par les échantillons 



.. „ *^^^r.\ '"00 refroidi 

non trempé , refroidi à - 78». . 

(non refroidi 

trempé /refroidi à — 78* 
(après la trempe . . 

trempé et étiréinon refroidi 

à 75 p. 100 j refroidi & — 78« 
de sa longueur/après écrouissage 



RÉSULTATS DK8 ESSAIS DE TM ACTION 


Limites 
d'élasticité 

par 
mm. carré 


Résistances 
à la rupture 

par 
mm. carré 


AlloD^ieots 

à 

la rupture 

p. 100 


Strictions 


kil. 
43,9 
n:i,8 
30,9 


kil. 
80,5 
13i,6 
71,8 


33,3 
18,3 
35 


47 
33 
41,5 


102, fi 
129,5 


137 
139 


20,3 
13,3 


21,5 
28,2 


I'il,5 


149,5 


12,7 


32,1 



Les effets produits par le refroidissement se superposent 
dans une certaine mesure à ceux qui sont produits par 
ré tirage. 

On remarquera que letirage, suivi du refroidissement, 
élève considérablement la limite d'élasticité et la résis- 



Digitized by 



Google 



RKrHEHCHES SUR LES ACIERS AL' NICKEL 

k la rupture, en maintenant un allongement p. 100 
ipture et mie striction encore très notables. 

TROISIÈME CATÉGORIE. 



ACIERS AU NICKEL MANGANESES. 

du man^nèse. — L'introduction du manganèse en 
? proportion est nécessaire, lorsque la teneur en 
e s'élève, pour donner à Tacier la qualité à chaud 
'nsable pour qu'on puisse le forger ou le laminer 
bonnes conditions. 

s avons eu déjà, en étudiant les aciers au nickel 
ent carbures, l'occasion de signaler des modifica- 
es propriétés physiques et mécaniques de ces aciers, 
,es par le manganèse associé au carbone. Nous 
alors attribué au carbone une influence tout à fait 
dérante, tout en reconnaissant que celle du man- 
n'est pas négligeable. En vue do mettre en 
:e cette dernière influence, Imphy a préparé 
3s échantillons peu carbures et fortement manga- 
qui ont été étudiés comme les aciers au nickel 
'S, au point de vue delà transformation allotropique 
oint de vue des propriétés mécaniques. 

allotropique. — Position des points de transfor- 
. allotropique, — Les résultats des déterminations 
icrits au tableau XXVIII : 

Tableau XXVÏII. 



TBNBDRS EN 



Manganèse 



3.88 
G. 42 
7.14 



Niekel 



6.09 
H.(J8 
5.32 



POSITIONS DES POINTS DE TRANSPOIUIATION 



avant trempe et écrouissage 



à l'échauf- 
fement 



au refroidis- 
sement 



725« 25.)« 

non transformé à — 78*. 



après trempe et écrouissage 



à réchauf- 
fement 



au refroidis- 
sement 



715- 280* 

280- «lo- 

tion transformé à — 78* . 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 487 

L'échantillon (96) accuse la transformation irréversible 
comme un acier au nickel proprement dit à 9 p. iOO de 
nickel pour le point de transformation à réchauffement, 
et comme un acier à 13 p. KX) de nickel pour le point de 
transformation au refroidissement. Or l'influence du car- 
bone est presque négligeable, vu sa teneur très faible, 
0,184 p. 100. 

L'échantillon (97) accuse la transformation irréversible 
comme un acier à 20 p. 100 de nickel pour le point de 
transformation à réchauffement, et comme un acier à 
25 p. 100 de nickel pour le point de transformation au 
refroidiss^ement. Nous tenons compte de la teneiu* en car- 
bone, qui est un peu plus élevée que dans Téchantillon 
précédent, 0,253 p. 100. 

L'échantillon (98) se comporte au refroidissement 
comme les aciers au nickel contenant au moins 29 p. 100 
de nickel ; mais sa teneur en carbone est un peu élevée : 
0,529 p. 100. 

Nous en concluons ce qui suit : 

Le manganèse, substitué à une partie du nickel, joue 
un rôle semblable à celui de ce métal au point de vue de 
rabaissement du point de transformation; mais, à teneur 
égale, il produit un abaissement un peu plus grand pour 
le point de transformation à réchauffement, et beaucoup 
plus grand pour le point de transformation au refroidis- 
sement. En effet, si on fait, pour chacun des trois échan- 
tillons que nous étudions, le total des éléments qui 
abaissent le point de transformation, à savoir le carbone, 
le manganèse et le nickel, on obtient respectivement 
9J09 p. 100, 18,358 p. 100 et 13,003 p. 100. Ce dernier 
total abaisse le point de transformation au refroidissement 
plus que le précédent, parce qu'il comprend 7,148 p. 100 
de manganèse contre 6,625 p. 100 dans Téchantillon 
précédent et 0,529 p. 100 de carbone contre 0,253 p. 100. 

Cet abaissement très rapide du point de transformation 



Digitized by 



Google 



488 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

au refroidissement est la conséquence du grand retard 
à la transformation allotropique que le manganèse produit 
par hystérèse, comme le carbone et le nickel ; on voit que 
le manganèse en produit à teneur égale beaucoup plus 
que le nickel. 

L'hystérèse considérable produite par le manganèse 
est mise en évidence, tout particulièrement, si on 
fait intervenir la trompe et l'écrouissage, car, plus grand 
est le retard de la transformation allotropique, plus 
grande est laction de la trempe et de Técrouissage sur 
la position du point de transformation au refroidissement, 
puisque ces deux traitements tendent à détruire Thysté- 
rèse qui s'oppose à la transformation allotropique. 

11 convient de signaler que, quoique le total carbone, 
manganèse et nickel ne soit que de 9,709 p. 100 pour 
réchantillon (96) et de 18,358 p. 100 pour réchantillon 
(97), la réapparition du magnétisme s'est faite lentement 
pendant un intervalle de température égal à 80 degrés pour 
réchantillon (96) et à 170 degrés pour réchantillon (97). Ce 
phénomène de réapparition lente du magnétisme n'a pas 
été constaté pour les aciers au nickel proprement dits 
sur des échantillons ayant moins de 22,965 p. 100 pour 
le total des mômes éléments. Il semble donc que le man- 
ganèse ait, plus que le nickel, tendance à produire ce 
phénomène de la réapparition lente du magnétisme. 

Aciers au mangawse sans nickeL — Pour mettre 
mieux en évidence le rôle du manganèse, nous avons 
préparé quelques échantillons d'aciers au manganèse 
sans nickel, semblables, par conséquent, à ceux que 
M.R.-A.Hadfleldaobtenus,ilya environ quinze ans, et dont 
il a décrit les propriétés physiques et mécaniques dans 
plusieurs importantes publications. M. Hadfield a signalé, 
en particulier, sans pouvoir à cette époque en faire con- 
naître la cause, la propriété d'être non magnétique, qu'il 
avait constatée comme appartenant aux aciers qui con- 



Digitized by 



Google 



'•^ 



A HAUTES TENET'RS 



489 



tiennent plus de 8 p. 100 de manganèse; il est mainte- 
nant facile d'expliquer ce phénomène de la disparition 
du magnétisme, conséquence de rabaissement du point de 
transformation au refroidissement, qui s*est produit sous 
l'influence du manganèse. 

Nous avons pu obtenir, grâce à l'emploi du manganèse 
pur, qui est produit maintenant par rélectrométallurgie, dos 
aciers au manganèse moins carbiu'és que ceux qui ont été 
préparés primitivement (*) par M. Hadfield, en additionnant 
le manganèse sous forme de ferromanganèse, ce qui nous 
a permis d'obtenir des aciers magnétiques contenant plus 
de 8 p. 100 de manganèse. 

Nous avons soumis les aciers au manganèse aux mêmes 
expériences de déterminations dépeints de transformation 
que les aciers au nickel ; nous avons obtenu les résultats 
contenus au tableau XXIX. 



Table Ai: XXIX. 



MSICUTHI 


TEJIB 


de« 




Matillm 


«::ârbone 


(09) 


0.3Ô3 


(100) 


0.066 


(101) 


0.2P5 


(102) 


0.137 


(103) 


0.559 



Manganèse 



3.09 
8.W 



10.83 



12.77 



18.44 



TRAITBME.MTB SUBIS PAR 

les échantillons 



m trempe ni écroaissafi^e 

i Id. 

/trempe 

/ni trempe ni écrouissage 

Urempe «ans refroidissement à — 78" 

Urempe et refroidissement à — 78» 

'trempe et écrouissage 

!ni trempe ni écrouissage 
trempe 
écrouissage 

(ni trumpe ni écrouissage 

« trempe 

(trempe et écrouissage 



POSITIONS DBS POINTS 

de transformation 



à réchaulTement 



fi72< 
660' 
1)75 



aa refroi - 
dissement 



425* 
17.> 



non transformé à — 78« 
non transformé à -f- Î5* 
ri20- I 510« 

055' I 560» 

non transformé à — 78' 

Id. 

m^y I 540* 

non transformé à — 78* 

Id. 

Id. 



Ce tableau démontre l'abaissement des points de trans- 
formation allotropique sous Tinfluence des additions de 

(*) Ultérieurement, M. Hadfield a préparé des ariers au manganèse 
à faibles teneurs en carbone. 



Digitized by 



Google 



490 RECHERCHES SUR LES ACIERS AD NICKEL 

manganèse, et rabaissement très rapide du point de trans- 
formation au refroidissement. Il suffit de 10,833 p. 100 
de manganèse et 0,29 de cafbone pour que le métal soit 
non magnétique même à — 78°. 

Ce tableau met aussi en évidence une propriété remar- 
quable de ces aciers, à savoir la facilité avec laquelle se 
modifie la position de leurs points de transformation sous 
l'influence de la trempe et de Técrouissage, suivis d'un 
refroidissement. Les relèvements considérables des points 
de transformation au refroidissement que nous consta- 
tons sont la contre-partie des abaissements très consi- 
dérables de ces mêmes points par retard à la transformation 
au refroidissement. On voit que le manganèse a au plus 
haut point la propriété de produire la transformation à 
grande hystérèse. 

Déjà, dans Téchantillon (99), 0,353 p. 100 de carbone 
et 3,096 p. 100 de manganèse suffisent pour produire 
un retard à la transformation au refroidissement de 
247 degrés. 

Avec Téchantillon (100), qui ne contient que des traces 
de carbone, 0,066 p. 100, et 8,294 p. 1(X) de manganèse, 
le retard à la transformation au refroidissement est de 
485 degrés. 

Mais la trempe seule relève le point de transforma- 
tion à réchauffement de cet échantillon de 15 degrés 
et son point de transformation au refroidissement de 
340 degî-és. La trempe fait, en outre, apparaître, pour 
cet acier qui ne contient que 8,360 p. 100, total du car- 
bone et du manganèse, le phénomène de la réapparition 
lente du magnétisme (*), qui n'a été constaté, pour les 
aciers au nickel proprement dits, que pour un total mini- 
mum de 22,965 p. 100 pour les trois éléments, carbone, 



(•) Période employée par l'aiguille aimantée pour se placer à angle 
droit (Je la direction du champ terrestre. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 4^^^ 

manganèse et nickel. I/intensité de l'action du niang 
nèse se montre déjà bien nettement. 

Avec les tenom^ de 10,830 p. 100 de manganè 
et 0,295 p. 100 de carbone, échantillon (101), Taba 
sèment du point de transformation au refroidissement ( 
assez grand pour que la transformation ne puisse f 
s'eflFectuer, même dans la neige carbonique. Mais il sui 
de tremper et de refroidir à — 78° pour obtenir la trai 
formation. On remarquera que le refroidissement à — 1 
est nécessaire pour produire la transformation une pi 
mière fois, après quoi elle disparaît à 620'* et reappar 
à 510*, avec période d'augmentation d'intensité sous Ti 
fiuence du refroidissement d'une étendue de 265 degn 
pendant laquelle on a pu suivre Taugmentation de Tinte 
site du magnétisme. La transformation ne s'est opérée q 
par l'action du refroidissement, la trempe n'a eu pour efl 
que de mettre l'acier dans un état moléculaire caract 
risé par une position du point de transformation au refn 
dissemont plus élevée que — 78°. 

Nous avons déjà constaté exactement le môme ph 
nomène dans nos recherches sur les effets de la trem 
et de l'écrouissage des aciers au nickel, pour les acie 
à 30,44 p. 100 de nickel trempés et écrouis, et pour 1 
aciers à 28,82 p. 100 de nickel trempés (*). 

Après trempe et écrouissage, le relèvement des poin 
de transformation est suffisant pour rendre inutile Tinte 
vention de la neige carbonique ; la température ordinal 
suffit pour produire le refroidissement nécessaire. 1 
effet, l'échantillon du même métal trempé et non écrc 
.accuse, sous Taction de Técrouissage seul, un point 
transformation à Téchauffement relevé jusqu'à 655°, 
un point do transformation au refroidissement rele 
jusqu'à 560°. Ce dernier point de transformation est 

(♦) Voir page 437. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



494 RECHERCHES SUR LES ACÎERS AU NÎCKEL 

déraille que faisait Tannonce des propriétés de ces métaux, 
propriétés très extraordinaires à cette époque. 

Essais à la traction. — Nous donnerons les résultats 
des essais à la traction auxquels nous avons soumis les 
échantillons dont nous avons donné la nomenclature, 
quoique ces résultats soient loin de représenter ce qui 
peut être obtenu de meilleur avec les aciers au manga- 
nèse. Pour s en rendre compte, il suffit de prendre 
connaissance des mémoires de M. Hadfield(*). 

Tableau XXXL 



DinjONATION 

des 
éelutillMt 



m 

(100) 
(101) 

(103) 



TBABOnS E5 



0.35 
0.06 

0.29 

0.55 



ItigMète 



THAITKMEIITS 

subis 
par les échtDUUond 



3 09 
8.29 

10.83 

18.46 



1 ni trempe ni recuit . . 

j recuit à 450* 

4 trempe à 450* 

i recuit à 400* 

( ni trempe ni recuit . . 

; trempe à 800» 

/ trempe et recuit à 400* 

y non trempé {') 

< trempé à 900* 

I 



RÉSULTATS DES ESSAIS A LA TRACnOH 



Limites 
d'élasticité 

par 
mm. carré 



kil. 

113,2 
82, :< 
93,7 



48,5 
32,5 



Résistances 
à la rupture 

mm. carré 



kil. 
130,2 
I'>2,0 
119,2 
125,0 
49,5 
42,8 
82,9 
104,5 
98,5 



ÀlloigMeiU 
p. .100 

à ia 
rupture 



1,0 

9,5 
11,5 
13,5 

2 

0,5 

4 

36,5 
68,0 



Strictions 

5=îxioo 



37 
25 
43 



62 



(*) Épronvette rompue hors repère». 

Ces résultats peu nombreux suffisent pour confirmer ce 
que nous venons de dire de Tinfluence prépondérante de 
la position du point de transformation. 

L'échantillon (100), très magnétique, c'est-à-dire ayant 
subi bien nettement la transformation irréversible, est un 
acier à haute limite d élasticité et haute résistance, qui 
s'adoucit par un recuit à basse température, comme les 
aciers au nickel irréversible. Cet acier, très remarquable, 



(*) Manganèse Steel, par R.-A. Hadfield, London, 1888. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 



495 



donne à la traction, après recuit à400°, presque exactement 
les mêmes résultats que racier(36)à20,52p. 100 de nickel. 

Nous ferons remarquer que cet adoucissement par un 
recuit à 400**, qui a été découvert à Imphy pour les aciers 
au nickel (*), a été signalé pour les aciers au manganèse 
longtemps auparavant par M. Hadfleld(**). 

L'échantillon (103), non magnétique, môme dans Tair 
liquide, est semblable aux aciers au nickel non magné- 
tiques. Il en a la limite d'élasticité peu élevée et le grand 
allongement à la rupture; il s'adoucit de même par 
trempe. 

L'échantillon (101), dont le point de transformation est 
voisin de la température ordinaire, est un métal très sec. 
La position de son point de transformation au-dessous de 
la températiu-e ordinaire, peu éloigné, est peut-être la 
cause de cette mauvaise qualité ; c'est cependant à véri- 
fier; il serait imprudent de tirer cette conclusion des 
résultats d'un seul échantillon. 

L'échantillon (99), quoique plus sec que l'échantillon 
(100), est cependant remarquable comme acier du type 
à haute limite d'élasticité. 

Essais de choc. — Les échantillons (100) et (103), 
très remarquables à l'essai à la traction, ont été essayés 
par M. Frémont au choc sur barrettes entaillées; les 
résultats obtenus sont les suivants : 

Tableau XXXII. 



DéSIONATlOH 

des échanliUons 



(100) 
(i03) 



TENBORS 

en maDganèse 



8.29 
f8.46 



TRArrBMBNTB SUBIS 

par les échantillons 



recuit à 400*. 
non trempé. . 
trempé 



RÉS0LTAT8 

des essais de choc 

sur barrettes entaillées 

de SX 10X30 mm. 



kilogrammètres 
5 

23 
29 



(*) ÀnnaUs des Mines, t. XIV, p. 315, septembre 1898. 
(**) Manganèse Sleel, London, 188», p. 13. 

Tome 1, 1902. 



Digitized by 



Google 



f RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

L'acier qui a subi la transformation irréversible est 
;ez fragile, mais Tacior qui ne Ta pas subie est très peu 
igilo. 

Ces résultats sont semblables à ceux que donnent les 
ers au nickel aux mêmes états allotropiques ; le dernier 
îst guère conforme <à la réputation de fragilité dumanga- 
se. Cependant la texture est à grain fin et non à arra- 
ements conmie celle des aciers au nickel. 



THOISIÈME PARTIE. 

CONCLUSIONS RELATIVES 
A LA TRANSFORMATION IRRÉVERSIBLE. 

Résumant les constatations que nous venons de faire 
ccessivement au sujet de la transformation irréversible, 
r des échantillons d*aciers choisis de manière à mettre 
L évidence l'action de chacun des éléments que nous 
ons mis k Tétude nous arrivons aux conclusions sui- 
Liites : 

V Les points de transformation irréversible des aciers 
ibaissent progressivement à mesure ' qu'augmente la 
neur de l'un des quatre éléments : carbone, manganèse, 
ckel et chrome ; 

2° Le point de transformation au refroidissement 
ibaissc généralement plus vite que le point de transfor- 
ation à récliauffement, en conséquence du retard à la 
ansformation allotropique dû à Thystérèse produite pai' 
présence de ces quatre éléments. La trempe et Técrouis- 
Lge, et aussi, dans certaines conditions, le recuit, tendent 
annuler cette hystérèse, c'est-à-dire à détruire le faux 
[uilibre moléculaire qui s'est produit, phénomène ana- 
gue à la surfusion ou la sursaturation ; 
3** L'importance du retard à la transformation allotro- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 497 

pique, c'est-à-dire de 1 écart entre les points de transforma- 
tion à réchauffement et au refroidissement, est d'autant 
plus grande que la proportion de certains éléments, parmi , 
ceux qui produisent rabaissement des points de transfor- 
mation irréversible, est plus grande; 

4° L'abaissement du point de transformation à réchauffe- 
ment se fait plus ou moins rapidement sous Tinfluence de 
ces divers éléments ; le plus actif est le carbone, les autres se 
rangent à ce point de vue dans Tordre suivant : manganèse, 
nickel, chrome. L ordre est le même pour la rapidité avec 
laquelle rabaissement du point de transformation au refroi- 
dissement se produit; mais le retard à la transformation 
allotropique étant beaucoup plus grand avec les premiers 
de ces éléments qu'avec les derniers, il en résulte qu'il 
suffit d'environ 1,5 p. 100 de carbone pour produire le 
môme abaissement du point de transformation au refroi- 
dissement qu'environ 10 p. KXJ de manganèse ou envi- 
ron 30 p. 100 de nickel, et que pareil abaissement du 
point de transformation au refroidissement ne peut pas 
être obtenu avec le chrome ; 

5*" Quel que soit l'élément qui a produit l'abaissement 
du point de transformation irréversible au refroidissement, 
on constate que, tant que ce point de transformation se 
maintient au-dessus de la température ordinaire, l'acier 
est du type à haute limite d'élasticité et haute résistance, 
et qu'il est du type à basse limite d'élasticité et grand 
allongement lorsque, la teneur de cet élément ayant 
augmenté, le point de transformation est abaissé au-des- 
sous de la température ordinaire ; 

6** Au point de vue de l'abaissement du point de transfor- 
mation et, sauf exceptions, au point de \uo des propriétés 
mécaniques, ces divers éléments peuvent se substituer 
l'un à l'autre, leurs actions se superposant sans se res- 
treindre mutuellement. 

Le diagramme (Jiff. 11) résume nos constatations rela- 



Digitized by 



Google 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

tives à la transformation irréversible ou à grande hysté- 
rèse en présence des trois éléments, manganèse, nickel 
et chrome. On remarquera que les courbes à Téchauffe- 




o o o 
o o o 



ment restent voisines; il n'en est pas de même des 
courbes au rt^froidissement, dont la position dépend sur- 
tout de l'intensité de l'hystérèse. Ce diagramme n'a pas 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 499 

pu résumer nos constatations relatives à Taction du car- 
bone, qui n'agit nettement que lorsqu'il est associé au 
manganèse, au nicl^el ou au chrome. 

QUATRIÈME PARTIE. 

ACIERS ET ALLIAGES A TRÈS HAUTES TENEURS 
EN NICKEL, CHROME ET MANGANÈSE. 

Influence du nickel, du carboné, du chrome, du manganèse 
et du fer sur la transformation réversible. — Il n'a 
guère été question de la transformation réversible que 
pour démontrer qu'elle n*est pas régie par les mêmes lois 
que la transformation irréversible, et que ces deux trans- 
formations se produisent en pleine indépendance Tune à 
côté de Tautre. Nous allons donner connaissance de 
quelques faits qui sont de nature à préciser les conditions 
dans lesquelles se produit la iransformation réversible. 

Nous constaterons tout d'abord que la transformation 
réversible n'apparaît que dans les aciers contenant au 
moins 23 p. IfX) de nickel. Les aciers au manganèse et 
les aciers au nickel carbures et chromés, contenant 
moins de 23 p. 100 de nickel, sont magnétiques par 
la transformation irréversible, ou restent non magnétiques, 
même lorsqu'ils sont refroidis dans l'air liquide. 

Les points de transformation réversible à réchauffe- 
ment et au refroidissement, qui ne sont éloignés sur 
l'échelle des températures que de quelques degrés, se 
relèvent tous deux, à mesure que la teneur en nickel 
augmente à partir de 23 p. 100, teneur pour laquelle les 
positions de lein*s points de transformation sont voisines 
de — 150**. M. Osmond a constaté que, lorsque le fer 
et le nickel sont seuls en présence, la position de ces 
points de transformation passe par un maximum, 500° et 
560", vers 70 p. 100 de nickel, après quoi, elle se rap- 
proche de la position du point de transformation du nickel 



Digitized by 



Google 



500 



RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 



pur, 340*. Nqus avons cherché à modifier la position de 
ces points de transformation, comme nous l'avons fait 
pour les points de transformation irréversible, en addi- 
tionnant du carbone, du chrome et du manganèse, et 
en faisant subir à Tacier la trempe et Técrouissage. 
Ces divers moyens n'agissent nullement sur les points 
de transformation réversible de la même manière que 
sur les points de transformation irréversible. 

Nous ferons observer que toute addition faite en pro- 
portion très considérable a une action notable comme 
modifiant les proportions <lu fer et du nickel, et que cette 
action doit être considérée, pour une teneur en nickel 
donnée, comme équivalente à une augmentation de la te- 
neur en nickel, c'est-à-dire comme produisant un relèvement 
des points de transformation. 

Nous avons cherché à abaisser les points de transfor- 
mation réversible des aciers au nickel de teneurs diverses 
en introduisant des quantités variées de carbone, chrome 
et manganèse, comme nous Tavons fait pour les points de 
transformation irréversible. Nous avons ainsi constitué 
une série d'aciers ou alliages intéressants par la position 
de leurs points* de transformation réversible, composée 
comme suit : 



uisiGNATIO» 




TBNKURti e.-« 




dcR 




^ ^-^ — >«■ 


^ 


écbaotillons 


Carbon»- 


Chrome 


Nickel 


(68) 


1.50 


Ô.42 


'28.16 


m 


0.12 


5.93 


28.28 


(72) 


0.67 


14.63 


29.30 


(*'•) 


0.20 


I.ÎK) 


29.88 


(7.-.! 


1.69 


1.52 


V.J.92 


(7«) 


0.74 


2.57 


31.:«) 


(l'.h 


0.04 


5.47 


3'*. 48 


(K>) 


0.43 


2.55 


V2.16 


(«•') 


0.16 


9.04 


49.92 


<S«ii 


0.82 


21.43 


5i.80 


(87; 


o.i:i 


14.20 


72.13 


,'8K* 


0.32 


3.69 


84.1M> 


m 


O.iO 


2.70 


84.70 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 501 

Les deux premiers échantillons de cette série ont à peu 
près la même composition chimique, sauf au point de vue 
du carbone, dont la teneur est de 1,509 p. 100 pour 
réchantillon (68) et de 0,129p. 100 pour réchantillon (69). 
Le premier est très magnétique à la température 
ordinaire, et le second seulement légèrement magnétique; 
nous devons en conclure que le carbone, en présence du 
chrome, relève les points de transformation allotropique 
réversible. On remarquera que Taugmentation de la teneur 
en carbone équivaut à une augmentation de la proportion 
du nickel par rapport au fer. 

L'échantillon (72), modérément carburé et très forte- 
ment chromé, n'est que légèrement magnétique à la tem- 
pérature ordinaire, tandis que l'échantillon (75), très car- 
buré et peu chromé, est très magnétique. 

L'échantillon (74), de même teneur en nickel que les 
deux précédents, peu chromé et peu carburé, est très 
magnétique. Nous devons en conclure que la présence du 
chrome, en forte proportion, tend à abaisser les points 
de transformation réversible. 

Les échantillons (79) à (85) sont tous très magnétiques 
à la température ordinaire ; cependant réchantillon (85) 
contient 9,042 de chrome, et Téchantillon (79) n'en con- 
tient que 5,478, et seule la teneur en carbone de l'échan- 
tillon (79) est un peu élevée : 0,745 p. 100. 

L'échantillon (86) est non magnétique. L'abaissement, 
jusqu'à une température inférieure à la température ordi- 
naire, des points de transformation a été réalisé par l'addi- 
tion de 21,430 p. 100 de chrome. La teneur en fer est de 
22,24 p. 100. Le nickel et le fer sont l'un par rapport à 
l'autre dans les proportions 71,1 et 28,8 p. 100, ce qui 
correspond à 550** pour les positions des points de trans- 
formation. 

L'abaissement du point de transformation au-dessous 
de — 78** a été obtenu pour l'échantillon (87), qui contient 



Digitized by 



Google 



502 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



7:^,13 p. 100 de nickol et 11,91 p. M) de fer, soit p. 100 
de nickel et de fer exclusivement 85,8 et 14,1 1 pour une 
teneur en chrome de 14,209 p. 100. La position des 
points de transformation qui correspond à cette teneur 
en nickel est 500° environ. Il apparaît donc que l'abais- 
sement du point de transformation s'obtient plus facile- 
ment à mesure que la teneur en nickel augmente, c'est- 
à-dire que la teneur en fer diminue. 

Les échantillons (88) et (89) sont très magnétiques ; 
les teneurs en chrome, 3,696 p. 100 et 2,706 p. 100, sont 
trop faibles pour abaisser jusqu'à la température ordinaire 
les points de transformation, qui, pour les teneurs de 
84 p. 100 de nickel et 10 p. 100 de fer, sont voisins de 500". 

Propriétés mécaniques de quelques aciers ou alliages à 
très hautes teneurs en nickel et chrome. — Nous donnons 
ci-après (tableau XXXIIl) les résultats des essais à la 
traction auxquels ont été soumis quelques-uns des échan- 
tillons que nous venons d'examiner au point de vue de 
leur état magnétique. 

Tableau XXXHI. 



Tl 


iHKVM fi 


:i 


Ctr»oi« 


Ckreie 


Hiekel 


i.:>o 


5. ',2 


2S.16 


0.12 


5.U3 


28.28 


0.20 


I.ÎK) 


20.88 


0.74 


2.. '.7 


31.30 


O.D'i 


:,.47 


3'i.48 


O.W 


2.5:, 


42.16 



DESIGNATION 

des 
«rkutiiloii 



(68) 
(69) 
(74) 
(78) 
(79) 
(82) 



TRAITEMENTS 

Bubii par • 

les 
échantillons 



non trempé. 

i trempé 

) non trempé. 

/ trempé 

i non trempé. 

j trempé 

( non trempé. 

/ trempé 

\ non trempé. 

I trompé 

( non trempé. 

f trempé 

I 



RÉSULTATS DES ESSAIS A LA TRACTION 



Limites 
d'élasticité 

par 
mm. carré 



kil. 
52,7 
39,3 
41,3 
23,2. 

î 
23,9 
46,9 
23,7 
69,6 
48,9 
77 , .') 
36,8 



Résistances 
à la rupture 

mm. carré 



kîL 
86,5 
73,1 
62,1 
52,4 
59,4 
50,6 
63,4 
52,8 
96,2 
86,4 
95,8 
77,2 



illoBgeieiti 


Strictions 


p. 100 


^-'yioo 


à la rupture 




5,0 


6 


3,5 


7 


25,0 


52 


4.-,,0 


(i4 


29,0 


57 


42,5 


66 


31,5 


52 


38,0 


62 


21,0 


21 


37,5 


a.» 


28,0 


43 


42,5 


54 



Digitized by 



Google 



A m 

La forte teneur en 
nettement nuisible au 
l'échantillon (69), qui 
carbone, est un excellen 
est sec. 

On remarquera la bf 
qui contient 5,478 p. 1 
de carbone. On peut en 
forte proportion, exerc 
propriétés mécaniques 
nickel. 

Les résultats des écl 
cette constatation. 



Alliages nickel-chromi 
nuant à augmenter la p 
nickel ne contenant plu 
de fer qui doivent être 
mes, ou alliages nickel 

Les déterminations f 
formation de ces alliî 



SI 


nvent 






Ta 




D&SIO.'VATION 


TENBOnS 1 




échantillons 


Chrome 


Nickel 




(104 
106 
106 
(107 
(108 
(109 




2.673 

9.4U0 
9. «24 
9.871 
9.030 


91. 2( 
91. 8( 
8<).0( 
8...9i 
87.3! 
8Ô.9 


Ces résultats mettent 


point de transformatior 


ai 


igmen 


te. 







Digitized by 



Google 



504 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



Ils montrent aussi que Tinfluence de la teneur en car- 
bone sur la position du point de transformation est sen- 
siblement nulle, car le magnétisme apparaît dans les 
mêmes conditions, à Timmersion dans Tair liquide, pour 
les 4 échantillons qui contiennent de 9 à 10 p. 100 de 
chrome, quoique leiu's teneurs en carbone varient de 
0,110 à 0,965 p. 100. 

L'alliage nickel-chrome (106) est intéressant au point de 
vue métallurgique ; M. Ch.-Ed. Guillaume propose de rem- 
ployer pour certains appareils de précision. Il est assez dur, 
résistant , prend un beau poli, est peu oxydable et non magné- 
tique, ce qui le fera préférer au nickel pur pour bien des 
usages, notamment pour la fabrication des poids de pré- 
cision. 

Il donne aux essais à la traction les résultats sui- 
vants : 

Tablkau XXXV. 



TRAITKMENTS 

Kubis ptr 
les échantillons 



Non trempé. 
Trempé 



LIMITES 

d'élasticité par 
mm. carré 



kil. 
57,2 

36,8 



RtelSTANCEH 

à la rupture 
par mm. carré 



kil. 
82,5 
7b, G 



ALLONGRMENTa 

p. 100 
à la rupture 



27 



STRICTIONS 



35 
32 



M. Frémont a obtenu avec réchantillon (105 Aw), à 
87,23 p. 100 de nickel et 6,81 p. 100 de chrome, à l'es- 
sai de choc sur barrette entaillée : 34 kilogrammètres, 
résultat qui accuse une résistance au choc exception- 
nelle. 

I/alHage nickel-chrome se comporte comme les aciers 
au nickel n'ayant pas subi la transformation irréversible ; 
il est du type à faible limite d'élasticité et grand allonge- 
ment, qui s'adoucit par la trempe. Cette constatation 
confirme Tanalogie très grande des aciers au nickel, 



Digitized by 



Google 



'^p>' - 



A HAUTES TENEURS 

n'aj^ant pas subi la transformation 
le nickel pur, ou du moins les alliages è 
contenant pas de fer. 

Alliages nickel-manganèse. — Il re^ 
Tinfluence du manganèse sur la positioi 
formation des alliages à base do nickel 
le fer qu'en très petites proportions, a 
être dénommés : nickels manganèses, 
manganèse , 

Imphy a préparé quelques alliages 
nèse, de teneurs en manganèse croissan 
de suivre le mouvement des points i 
conséquent des variations de la teneur 

Les positions de leurs points de traii 
suivantes : 



Tableai: XXXVI. 



UltSiG.VATION 

des 
écbanlilioDS 



(HO) 

nii) 

(112) 
(113) 



TENEURS EK 



Manganèse 



0.46 
:^.73 
8.8Ô 
13.:)5 



Nickel 



im.oo 

1J2.30 
80.72 
s:).40 



l'échu 



L'abaissement du point de transfoi 
bien nettement sous rinfliience du mai 
beaucoup moins rapide qu'avec le chro 

Imphy n'a pas pu obtenir des alliî 
nèse à teneurs en manganèse plus élev( 
il semble que la solubilité du mangari 
soit à sa limite aux environs de cette 
à 20 p. 100 de nickel, qu'il a tenté d'o 



Digitized by 



Google 



LES ACIERS AU NICKEL 

aissoinent du point de transfor- 
i; ce sont des symptômes de 

mé, aux essais àla traction, les 



AU XXXVII. 



RKSIKTAKCES 

à Ih ropture 
par min. carré 



kil. 
61,1 



ALL0n0KMR.^T8 
p. 100 

à la rupture 



38,5 
3(i,0 



BTRICTIOXS 

^-xioo 



f»2 
46 



OS sont analogues à rellefî des 
dos aciers au nickel n'ayant 
irrc^versible. 

js aciers au nickel k très haute^^ 
sidérés comme du nickel auquel 
ce qui a été constaté au sujet 
nts de transformation peut être 
ivante : les points de trans- 
ent, à mesure que la proportion 
ic que cette proportion atteigne 
loi ces points de transformation 

rd une loi particulière, mais 
ar suivre la loi constatée pour 
ot de manganèse, puisqu'ils 
) la teneur en fer augmente 
L'passe 30 p. ICK). 
orne et nickel-manganèse su- 
éversible dans les mêmes con- 
lickel réversible, 
résume nos constatations rela- 



Digitized by 



Google 



fj»^-' 



: », ^tilfTJ^'WÏM -rUV .li^IJ.", ' 



A HAUTES TENEURS 



507 




I 







&^; 








o 




2 « 

•3 -g 




<î) 


d c 


tO 


P- 


o ^ 


^ 


;:^ 


■S ^ 




D 


S ^ 


S 


0) 

•S 

03 


«2 S 

§1 




5~* 


^ n 


'A 


g 


^-é 




^ 


isIS 




o' 


.S'd 


o 


e 


o ^ 


^> 


*fc! 


^5i 




xq 


^r> 


o 




cJ 




.2 « 


o 




â's 


cJ 




03 


tn 




fl 


«-• 




a 



o 
o 



<:> o «:> o O o 

o O O O .a» 

^H (O û3 «H Vy r- 

SOJm'BJQdLUDl 



Digitized by 



Google 



UR LES ACIERS AU NICKEL 

Lel-chrome, nickel-manganèse et 



lYSIQUES ET MÉCANIQUES 
BS ACIERS AU COBALT. 

jQs métaux magnétiques sont les 
les transformations allotropiques 
s aciers au nickel, et les seuls 
iages la propriété d en subir. Il a 
es lois suivant lesquelles s'opèrent 
lotropiques des aciers ou alliages 

nickel, <leux des métaux magné- 
llèle des aciers ou alliages conte- 
^ième métal magnétique, apporté- 
es lumières nouvelles. Nous n avons 
Lide, mais nous avons préparé et 
quelques échantillons d'aciers au 
conditions que les aciers au nickel, 
réunir quelques indications utili- 

preuiière orientation, 
limiques de ces échantillons sont 

KLEM XXWIIL 



«OMfOSITION ).lltMIVt'K P. 100 



um 


Phosphore 


17 


0.0Î4 


3-2 


0.018 


i2S 


O.dIS 


17 


0.()-2'i 


40 


0.(X>7 


17 


O.OOG 



Soufre 


MtD^nèse 


Cobalt 


0.015 


0.176 


5.12 


o.o:^:} 


0.384 


10.80 


0.033 


n.377 


15.40 


0.031 


O.ISO 


19.76 


0.0',»3 


0.393 


25.16 


0.025 


0.-2,»3 


29.24 



ente de M. Bruce Uill {Verhandl. der Deut- 
'" J.ilirj?, Nr 9) fait connaître la position des 
rnf'tiqvie des alliages nickel-cuivre et nickel- 
lissent les points de transformation comme 
La transformation est de même réversible. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 509 

État allotropique. — Les positions des points de trans- 
formation allotropique de ces aciers ont été déterminées 
^u four chauffé électriquement. Les résultats obtenus 
sont les suivants : 

Tableau XXXIX. 



DÉSIGNATION 

des écbaDlilIons 



(114) 
(115 
(116) 
(117) 

tel 



TENIURS 

en cobalt 



5.12 
10.80 
1Ô.40 
19.76 
25.16 
29.24 



POBITIONB DK8 POINTS DR TRANSFORMATION 



à réchauffement au renroidissement 



810- 
860- 
910» 
îl'25» 
935- 
lOôO» 



795» 
830» 
885- 
900» 
910* 
1040» 



L'augmentation do la teneur en cobalt produit un re- 
lèvement des points de transformation qui, à 29,24 p. 100 
de cobalt, sont très voisins du point de transformation du 
cobalt pur, 1.100°. Ces résultats établissent très probable- 
ment que, jusqu'à la teneur de 30 p. 100, le cobalt relève 
les points de transformation du fer. 

Mais ce relèvement continue-t-il à se produire au delà 
de 30 p. 100, ou passe-t-il bientôt par un maximum pour 
se changer ensuite en abaissement, comme c'est le cas 
pour les alliages nickel-fer ? Des recherches nouvelles 
sont nécessaires pour le faire connaître. 

Jusqu'à 30 p. lOO de cobalt, la transformation allotro- 
pique se fait avec très peu d'hystérèse, comme celle des 
aciers au chrome. 

Propriétés mécaniques. — L'étude des propriétés mé- 
caniques de ces aciers fournit des renseignements impor- 
tants sur leur état allotropique en môme temps que sur 
leur valeur au point de vue mécanique. Ils ont été essayés 
avant et après trompe ou recuit. 

Les essais à la traction avant trempe et recuit ont 
donné les résultats suivants: 



Digitized by 



Google 



nCKEL 



tenu 



ture 



Strictions 
^XiOO 



68 
53 
55 
42 
39 
34 



en cobalt pro- 
lite d'élasticité 
diminution de 
n. Par consé- 
le môme sens 
noins d 'inten- 
:'quoi, jusqu*à 
pas d'avoir la 
m est pas de 

aniques sem- 
subi la trans- 
allotropique, 
vers la teneur 
de nickel, ne 
teneurs infé- 
même lorsque 

ïipérature, et 
>lques-uns de 



Digitized by 



Google 



À HÀtîTÉS TK^^EÛRS 



5U 



Tableau XLI. 



Msicmioi 

des 
tckuUll«is 



(H8) 


25.16 


(H9) 


29.24 


ni4) 


5.12 


(Uô) 


10.80 


(116) 
(117) 


1.J.40 


19.76 


(118 


25.16 


(119 


29.24 



ooball 



TIUITBMB.tT8 

sobis pv les 
échantillons 



recuit à 9«)0*. . 
recuit à 900*.. 
i recuit à 400*.. 
trempé à 900*. 

Id. 

Id. 

Id. 

Id. 

Id. 



RiSULTATR DBS BftSAIS A LA THACTION 



Limites 
d'élasticité 

par 
mm. carré 



kil. 

62,4 

f 

59,8 
42,3 
49,8 
52,5 
60,6 
62,5 
53,5 



Résistances 
à la rupture 

par 
mm. carré 



kil. 
79,8 
43,5 
71,9 
59,2 
72,2 
70,8 
77 
80,1 
64,2 



illoi|«ieits 

p. 100 
à la rupture 



16,2 



3 
18 

17,5 
18,5 
18,5 
16,2 

3,5 



Strictions 

'f-'xioo 



56 



61 
58 
57 
50 



Ces résultats, comparés ii ceux du tableau XL, 
montrent que, comme les aciers au nickel ayant subi la 
transformation irréversible, les aciers au cobalt, de teneurs 
inférieures à 30 p. 100, durcissent considérablement par 
le recuit à 900**, qu'il soit ou non suivi de la trempe. Au- 
cun de ces aciers no s'adoucit par la trempe. 

Ces résultats établissent que, au moins au début, Tétat 
allotropique des aciers au cobalt se modifie, sous Tinfluence 
des additions de cobalt, à peu près dans les mftmes con- 
ditions que celui des aciers au nickel sous finfluenco dos 
additions de nickel. Cependant les points de transfoHnatioîi 
s'élèvent au lieu de s'abaisser, et la transformation se* 
produit avec très peu d'hystérèse. 

Mais ces résultats ne font pas connaître s'il existe une 
teneur en cobalt à partir de laquelle se manifeste un état 
allotropique analogue à celui des aciers au nickel qui n'ont 
pas subi la transformation irréversible ; la teneur en 
cobalt de notre série ne s'élève pas assez pour fournir une 
indication à ce sujet. 

Au point de vue mécanique, le cobalt semble avoir une 
action très favorable, comme le nickel. 

Tome 1, 1902. 33 



Digitized by 



Google 



CKL 



iiu Jiisqu ICI 
es faits que 
l'en ont pas 
viles théo- 
iérablement 
connaître, 
îls constata- 
lerches. 
antérieurs; 
nous a été 

itrées non 
les phéno- 
roproduire, 
ir s'adapter 
our la pre- 
rcsolument 
Lropiste, en 
3 aux trans- 

M. Ch.-Ed. 
tion attirée 
j des aciers 
iternational 
mi les plus 
>ns allotro- 

travaux de 
ères publi- 
initiateurs 
Durcel, qui, 
me époque, 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

des aciers moulés de qualités équivalentes 
aciers forgés, au moyen de trempes et de n 
devons, en outre, signaler comme travaux 
grande importance ceux de M. H. Le Cl 
M. et M""" Curie, de sir W. Roberts Auste 
professeur Howe et de M. R.-A. Hadfîeld, 
une mention spéciale a ceux de ce dernier 
mémoires sur les aciers au manganèse et si 
au nickel contiennent une quantité vraimenl 
documents. Il convient de rappeler que les r 
M. R.-A. Hadfîeld sur les aciers au mangan 
premières publications qui aient été faites sur 
hautes teneurs en éléments autres que le fer 

Transformations allotropiques du fer. — 
M. Osmond. — Le point de départ de la théori 
mond est la constatation des dégagements de 
se produisent pendant le refroidissement du i 

Le fer électroly tique, fer très pur, acci 
M. Osmond, un dégagement de chaleur brus 
et un second un peu progressif entre 74 
M. Osmond a dénommé ces températures poii 
ou points de transformation ; il les désigne p; 
«3 et «2, et désigne par les lettres a, g, v, le 
allotropiques du fer correspondant aux trois zc 
pératures ainsi définies. Le fer a est mag 
fers ^ et Y sont non magnétiques (*). 



(*) 11 résulte des travaux de M. Curie que les fers ^ e 
exactement non niaguéti(iues. Ils n'accusent plus le fo 
mais le fer est alors faiblement ruagné tique, comme l'ox 
dium et un grand nombre d'autres corps (Voir la thés 
Propriétés inar/néfiques des corps à diverses teinpératm 
Le fer suit, à cet état, la loi générale découverte par M 
ainsi conçue : le coef Orient d'aimantation des corps faih 
tiques varie en raison inverse de la température absol 
pendant de l'intensité du champ. 

Le passage du fer de Tétat faiblement magnétique, 



Digitized by 



Google 



514 RECHEftOttES SUk LES AniERS AO N'ICKëL 

La présence de certains corps étrangers modifie la 
position de ces points de transformation sur l'échelle des 
températures, soit en les abaissant, soit en les relevant. 
M. Osmond a constaté qu'une addition de nickel, augmen- 
tant progressivement, abaisse les deux points ^3 et «.,, et 
les rapproche tellement qu'on ne distingue plus guère 
qu'un seul point, lorsque la teneur* en nickel dépasse 
10 p. KX). Au-<lelà de cette teneur, le point unique de 
transformation, qui comprend le point de transformation 
magnétique, continue à s*abaisser; lorsqu'il est au-dessous 
de la température ordinaire, l'alliage ne contient plus de 
fer sous la forme magnétique ; le fer qu'il contient est à 
Tétîit Y, ou Y mélangé de g. Le même phénomène est 
constaté lorsque des additions de manganèse sont faites 
dans les mêmes conditions que les additions de nickel; 
on obtient des alliages de fer et de manganèse qui con- 
tiennent, à la température ordinaire, du fer y- 

Entre le fer y P^r et le fer a, correspondant à la trans- 
formation complète, se place la Z(me des états corres- 
pondants à des transformations incomplètes avec maintien, 
à la température ordinaire, d'une proportion plus ou moins 
grande de fers ^ ou y« l^e là la série des aciers durs et 
magnétipolaires. ^ 

Le dégagement de chaleur qui accuse la position du 
point de transformation allotropique s'étend sur une zone 
de plus en plus grande, et devient de plus en plus diffi- 
cile k constater, a mesure que la teneur en nickel ou en 
manganèse s'élève ; mais la position du point a., s'accuse 
toujours très nettement par l'apparition du magnétisme. 



ferroinaïmétlqup a, se fait i»ro«,'rcssiveiiient. M. Curie a fait remar(|uer 
que l'intensilé de l'aimantatioD du fer augmente sous Tinfluence de la 
température et de l'intensité du champ, comme la densité d'un fluide 
sous l'influence de la température et de la pression. 

Cette dernière question a aussi été traitée par M. Osmond dans im 
mémoire intitulé: Wfuil is Lke infenor limil of Ihe cnlicai poinf a-tf 
{The Metallographist, july 1899; Boston, Mass., U. S. A.}. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 515 

Telle est, très brièvement résumée, la théorie de 
M. Osmondet de Técole allotropiste. 

État de dlBsolution mutuelle. — Les aciers- qui ont fait 
l'objet de nos recherches doivent être considérés comme 
contenant leurs divers éléments à Tétat do dissolution 
mutuelle^ ou encore comme constituant des solu lions 
solides, termes adoptés par pUisieurs auteurs. 

L état de dissolution (*) est un état autre que la combi- 
naison chimique proprement dite, laquelle fait disparaître 
tous les caractères distinctifs des constituants, et s'effectue 
toujours suivant des proportions définies. C'est aussi un 
état autre que le simi)le mélange, quelque intime qif'il 
soit, tel, par exemple, que celui des gaz qui composent 
Tair atmosphérique. En effet, quoique conservant la plus 
grande partie do leurs caractères distinctifs, et étant as- 
sociés en proportions quelconques, ce qui exclut la com- 
binaison chimique, ces divers cléments subissent cependant 
des actions mutuelles, qui s'accusent par des modifica- 
tions considérables de leurs propriétés, ce qui ne se pro- 
duirait pas s'il y avait simple mélange. 

Dans les aciers, le rôle principal est généralement 
joué par le fer, parce qu'il est de beaucoup le corps dont 
la proportion est la plus considérable. Sa personnalité, 
s'il est permis de s'exprimer ainsi, reste parfaitement dis- 
tincte, quoique les corps qui lui sont adjoints, parfois en 
grand nombre et en fortes proportions, tendent à modifier 
profondément ses propriétés physiques et mécaniques. Il 
conserve notamment sa propriété de subir des transfor- 
mations allotropiques. Les autres corps gardent de mémo 



(*) Voir le mémoire de M. H. Le Chatelier, Hecherches sur la disso- 
lulion {Annales lies Mines, février 1897). Voir aussi les Hapports présentés 
au Congrès internalional de Physique de 1900 : sir W. Hoberts Austen 
el A. Stansfield, t. 1, p. 384; \V. Spring, t. I, p. 416; H. du Bois, t. Il, 
p. 417. 



Digitized by 



Google 



^CHERCHES SGR LES ACIERS AU NICKEL 

iialité, o'est-k-dire conservent une i)artie de 
tèros spécifiques, et la masse sVn ressent, 
kel apporte sa ténacité, sa tendance à la tex- 
e, son inoxydabilité et éventuellement son ma- 
jO carbone reste Télément par excellence dur 
quoiqu'il puisse, dans certains cas, être la 
grande diminution de la dureté et de la fra- 
lainienant le fer à l'état allotropique y. 
rs à liaut(»s teneurs en nickel et en manda- 
nt tout parti(*ulièreineut les conditions que nous 
signaler comme caractéristiques des dissolu- 
Iles. En effet, le fer forme avec le nickel ou 
igauèse. en proportions quelconques, desdisso- 
Paitement conformes à la définition donnée ci- 
peu vent contenir en outre, dans les mômes 
de notables proportions de chrome et de 

e dissout pas une proportion quelconque de 
us n'avons pas pu obtenir des aciers homogènes 
•(mtenaut plus de 3<) p. 100 de chrome, 
vous constaté aucune linnte pour la dissolution 
)rtion de chrome dans le nickel; il est vrai 
l'avons pas tenté de dépasser 10 p. 100. Par 
^ n'avons pas pu faire dissoudre 20 p. l(X)deman- 
s du nickel, nous avons été arrêtés à 13 p. 100. 
eul no retient en dissolution une proportion 
carbone que lorsqu'on a recours à la trempe, 
maintient le carbone à l'état dissous comme 
-atures élevées. La présence du nickel, du 
ou du chrome tend aussi à maintenir le car- 
solution dans le fer. 

anèse paraît être un très bon dissolvant pour 
jments constitutifs des aciers, ce qui lui permet 
l'union de certains de ces éléments qui n'ont 
tendance à se dissoudre mutuellement. C'est 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

pourquoi il est très utile, etniAme presque 
pour l'obtention d'aciers homogènes se f( 

On a vu qu'il favorise beaucoup Tactio 
sur le fer au point de vue des transfornu 
piques. Le chrome joue ce même, rôle miei 
le manganèse. Le nickel agit encore de mêir 
coup moins efficacement que le manganèse 

Certaines influences se combattent dans h 
mutuelles. Tel est le cas lorsque du fer ( 
sont en présence d'une forte proportion d 
points de transformation de ce dernier me 
se relever sous l'influence du fer et à s 
Tinfluence du chrome ; c'est celle du chrc 
porte (*) lorsque les deux métaux sont préî 
portions égales. 

De nombreux indices permettent d'admc 
tains corps, le carbone entre autres, pe 
entre eux des composés définis, capablcî 
en totalité ou en partie dans la dissolutioi 
composés définis, nous signalerons les carbui 
fer et de chrome, ou de fer et de manganès< 
lorsqu'ils se fonnent, peuvent se dissoud 
aussi ce que nous avons nommé leur persor 
permet de leur attribuer une partie de la 
la fragilité produites par les hautes teneui 
et en chrome des aciers non magnétiques 
teneurs en nickel, quoique le maintien du 
sous l'influence du carbone paraisse être 
la principale cause de la dureté et de la fra; 

Ce sont ces carbures de fer et de chronii 
dancc à se liquater dans les aciers au c 
chrome. 

On doit, crovous-nous, considérer cornu 



(*) Voir p. 301. 



Digitized by 



Google 



CHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

dev tout corps qui peut former avec b fer 
ion mutuelle; et, aux éléments qui ont fait 
lièrement l'objet de nos recherches, il y a 
ute d'en ajouter un grand nombre, tels que : 
3, le molybdène, Taluminium, le cuivre, le 
e titane, etc., et même, dans une certaine 
lilicium, le bore, le 'jihosphore et le soufre, 
riétés physiques et mécaniques des aciers 
ar un seul ou plusieurs de ces divers éléments 
c les proportions de chacun d'entre eux, 
sn conséquence de leur action directe, résul- 
3 propriétés spécifiques, et, de Tautre, en cou- 
leur action indirecte, résultant de leur influence 
otropique du fer. 

•quera que nous dénommons ces dissolutions 
ciers et non alliages^ conformément à une 
)nnée par Chevreul, que nous empruntons à 
de M. G. Bresson (*), à savoir : « L'acier est 
iculier du fer produit par l'union de ce métal 
'ps dont la nature peut varier. » Cette défini- 
avoir été formulée par un allotropiste. 
associant aux considérations exposées à ce 
Bresson, nous ne faisons que suivre l'exemple 
ield(**): 

ations allotropiques du fer dans les aciers. — 
'mations allotropiques du fer dans les aciers à 
irs en nickel ou en manganèse se manifestent 
formation irréversible, ou à grande hystérèse; 
s donc, pour traiter cette question, i^\ik rap- 
iclusions de la première partie de notre exposé 
)rétant conformément à la théorie allotropiste. 



die chimique de M. Frémy, t. V, les Aciei\s. 
DFiBLD, On Manganèse sleely p. 63. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 519 

Influence de la composition chimique, — Les consta- 
tations relatives à la transformation irréversible, dont il a 
été rendu compte, ont mis en évidence deux phénomènes 
principaux, qui se produisent lorsque le carbone, le man- 
ganèse, le nickel ou le chror^ie sont en dissolution mutuelle 
avec le fer. Ces deux phénomènes sont : 

1* Un abaissement progressif absolu des points de trans- 
formation du fer à réchauffement et au refroidissement à 
mesure que la proportion des éléments ci-dessus mention- 
nés augmente, cet abaissement étant mesuré par rabais- 
sement du point de transformation à réchauffement seul; 

2* Un abaissement supplémentaire du point de trans- 
formation au refroidissement seul, dû à rhystérèse(*), 
et mesuré par l'écart qui se produit entre les points de 
transformation à réchauffement et au refroidissement. 

Nous allons suivre dans leurs diverses manifestations 
ces deux phénomènes tels qu'ils se produisent dans les 
aciers, à mesure qu'augmentent les proportions des quatre 
éléments qui font plus particulièrement l'objet de nos 
recherches. 

Au point de départ, fer pur, Tétat allotropique du for 
est Tétat a, en mélange ou en dissolution mutuelle avec une 
très faible proportion de fer à l'état g. Les transformations 
allotropiques se produisent à des températures très élevées 
sans écart notable des deux points de transformation; la 
limite d'élasticité est basse, la résistance à la rupture 
est faible et l'allongement à la rupture est considérable ; 
la perméabilité magnétique est grande. 

Les additions d'éléments étrangers maintiennent une 
proportion notable du fer à l'état g. Elles abaissent en 
outre généralement les points de transformation du fer, 

(*) L'hystérèse dont il s'agit est l'hystérèse de température et non 
l'hystérèse de champ magoétiifue. Voir : l'Uyslérésis, par E. Warbiirg; 
Rapports présentés au Congrès inteimational de Physique de 1900, t. II, 
p. 511. 



Digitized by 



Google 



520 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

et produisent de l'hystérèse, plus forte avec le carbone 
qu'avec le manganèse, avec le manganèse qu'avec le 
nickel, avec le nickel qu'avec le chrome ou le cobalt. Le 
chrome a, indépendamment de son action directe sur les 
points de transformation du fer, une action sur le car- 
bone pour lui faire produire plus d'abaissement des points 
de transformation, avec plus d'hystérèse. Mais, tant que 
le point de transformation au refroidissement reste éloigné 
de la température ordinaire, le phénomène dont Timpor- 
tamce est prédominante est Taugmentation de la propor- 
tion de fer p due à la présence des éléments étrangers. 
Le cobalt, qui, au moins jusqu'à la teneur de 30 p. 100, 
relève les points de transformation du fer, n'en agit pas 
moins, au point de vue de Taugmentation de la propor- 
tion de fer 3, dails le même sens que le chrome, qui les 
abaisse lentement, et le nickel, qui les abaisse rapidement. 

A mesure que les proportions de ces divers éléments 
augmentent, une proportion de plus en plus grande de fer 
est maintenue à Tétat g, ce qui s'accuse comme suit : la 
limite d'élasticité se relève, la résistance à la rupture 
augmente, rallongement à la rupture diminue, la dureté 
et la fragilité augmentent, la striction de l'éprouvetto de 
traction se localise complètement. L'acier reste magné- 
tique à la température ordinaire, mais devient de plus en 
plus magnétipolaire. 

On a reconnu les propriétés des deux premiers groupes 
d'aciers au nickel proprement dits que nous avons cons- 
titués, elles ont pour cause l'existence du fer aux états 
a et g et l'augmentation progressive de la proportion de 
fer g. 

Une nouvelle période commence lorsque les additions 
ont amené le point de transformation au refroi<lissenient 
assez près de la température ordinaire pour qu'une partie 
du fer soit maintenue à l'état y : la limite d'élasticité 
s'abaisse, la résistance à la rupture diminue et Tallonge- 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 

ment augmente ; la dureté et la fraj 
perméabilité magnétique et le magnéti 
nuent tout en subsistant encore. Le 
chacun dos trois états a, 3 ^^ ï> ^t, le 
en plus à remplacer les fers a et 3- 

Ces propriétés sont celles dos aciei 
ment dits du troisième groupe. 

L'abaissement du point de transforj 
sèment au-dessous de la tempéi'atxii 
résultat do maintenir le fer d'abord i 
bientôt entièrement à l'état y. 

On ne connaît aucun moyen do ce 
la position du point «3, où commenc 
du fer Y en fer g; Texistence d'une for 
à l'état Y ne se manifeste guère 
nution de la dureté, mise en évidence 
niques. Certains aciers, particulièrem 
burés et chromés, paraissent, si on 
dureté, contenir une forte proportion 
n'étant plus magnétiques. Dans ce ca 
à quelque (Hstance du point a^. 

Lorsque le fer est entièrement i 
d'élasticité est basse, la résistance 
peu élevée, et l'allongement est trè 
dureté est faible et la fragilité mervei 
même lorsque l'acier a subi une notah 
manente. Là striction de Téprouvette 
sur toute sa longueur. Les propriétés 
de varier rapidement sous l'influence ( 
de la composition chimique ; l'état ail 
se modifie plus. 

Les propriétés de ces aciers, qui s 
trième groupe des aciers au nickel prop 
être attribuées presque exclusivemei 
qu'ils contiennent. 



Digitized by 



Google 



DR LES ACIKRS AU NICKEL 

à Tétat Y équivaut vraiment à la 
louveau au fer a, car il a pour effet 
dispai-aitre le magnétisme (*), mais 
|ue toutes les propriétés phvs'quos. 
rticulier, une modification profonde 
quelles Tacier se dilate, une aug- 
, une diminution de la conductibi- 
pour l'électririté, une augmenta- 
nfique (**), etc. 

lu fer dans les aciers à hautes 
pas par de grands dégagements 
ssement, comme dans le cas des 
Hirs. Les grands dégagements 
iant à la transformation du fer 7 
fi fer a, se produisent assurément 
ï répartissent sur une zone de 
ue, ce qui les rend peu sensibles, 
lonire, comme plusieurs de celles 
flu compte, que les transforma- 
fer se produisent avec une très 
s aciers à hautes teneurs, soit sous 
ns de la température, soit, ce qui 
nesure équivalent, sous rinduence 
jrs en carbone, manganèse, nickel 

\ents physiques, — Les traitements 

aciers sont habituellement sou- 

à chaud par forgeage ou laminage ; 



r devient faiblement magnétique, et obéit 
Curie, comme tous les corps qui possèdent 

t a été constaté récemment par M. Brure 
î de l'Université de Berlin, sur des aciers 
lent directeur de «et Instilnt, M. loprofes- 
' Deutschen Physikal. Gesellsch.J\\,^abTg, 



Digitized by 



Google 



A ttAt'TES TENEURS 523 

le recuit à haute ou à basse température ; la trempe après 
chauffage à haute ou à basse température ; Técrouissage 
à froid, effectué par étirage à la filière ou par tout autre 
mode de déformation à froid. 

Nous avons rendu compte de phénomènes complexes 
auxquels donnent lieu les aciers à hautes teneurs en 
nickel et en manganèse, soumis à ces traitements, et 
nous avons constaté que, parmi les résultats obtenus, les 
uns ont pour cause des modifications d'état allotropique, 
tandis que les autres no paraissent dus qu'à des modi- 
fications d'état moléculaire. Il reste à interpréter ces phé- 
nomènes conformément à la théorie allotropiste. 

Corroj/age A chaud, — Les effets du corroyage à 
chaud n'ont été qu'accessoirement l'objet de nos 
recherches ; il y a lieu cependant de remarquer que les 
résultats dont nous avons rendu compte, comme obtenus 
avant recuit, trempe ou écrouissago, sont relatifs à des 
aciers laminés ou forgés à chaud. Nos recherches ont 
montré que l'état moléculaire des aciers forgés ou lami- 
nés est différent de celui des mêmes aciers recuits, trempés 
ou écrouis après le forgeage ou le laminage, et il est 
certain qu'il n'est pas identique à celui des mômes aciers à 
l'état de lingot, avant le laminage ou le forgeage. 

Ce sont les aciers simplement con^oyés à chaud qui, dans 
nos recherches, ont accusé le plus grand écart entre les 
points de transformation à réchauffement et au refroidis- 
sement (*), c*est-à-dire le plus d'hystérèse et le plus de 

(*) Nous n'avons fait (|u*une tentaUve pour comparer les position 
des points de Iransfoniation d'un mAnu* acier à l'état de linfîot et à 
Tétat de barre laminée. L'acier contenait, p. 100, 27,68 de nickel, 0,:H2 
de carbone et 0,471 de iiumjjranèse. Cet acier, très faiblement magné- 
tique à la température ordinaire, soit à l'état de barrette découpée à la 
raboteuse dans le lingot, soit à l'état de barre laminée, est devenu un 
peu plus magnétique à — 7S». Au four chaull'é électriquement, il a, 
dans le premier cas, perdu l'état magnétique à ilo" et l'a repris à 300", 
et, dans le second, l'a perdu à 425", et l'a repris au-dessous de 100*. 
Peut-être le rabotage a-t-il écroui quelque peu la barrette découpée, 
d'où le relèvement constaté dans le premier cas. C'est à vériûer. 



Digitized by 



Google 



OZ^ RECHERCHES SUR LES ACIWS AtJ NICKEL 

Stabilité pour le faux équilibre moléculaire qui en résulte. 
Il faut en conclure que le corroyage à chaud a une grande 
tendance à maintenir une forte proportion du fer à 
Tétat Y- 

Êcrouissage à froid, — Au contraire, l'équilibre molé- 
culaire dû à Thystérèse paraît prendre le maximum de 
fragilité lorsque les aciers sont écrouis àfroid ; Técrouissage 
atténue plus que les autres traitements Tintensité de Thys- 
térèse, il tend k ramener le fer v à l'état g et à Tétat a. 

Le diagramme [fig, 10) relatif à l'action de Técrouis- 
sage(*) sur les positions des points de transformation 
des aciers au nickel proprement dits, accuse deux 
périodes bien distinctes : lorsque le fer est pur, ou addi- 
tionné d'une faible proportion de nickel, Técrouissage 
abaisse les points de transformation d'une dizaine de 
degrés ; lorsque la proportion de nickel est considérable, 
Técrouissage relève les points de transform^ation, et 
notamment relève les points de transformation au refroi- 
dissement de plusieurs centaines de degrés ; pendant 
le passage de la première période à la seconde, l'effet 
produit par Técrouissage est sensib/emenl nul. 

Ces phénomènes s'expliquent comme suit : le fer, qu'il 
soit à l'état a ou à l'état y, tend, sous l'influence de 
l'écrouissage, à passer à l'état a avec une forte propor- 
tion de fer à l'état ^. La première période est celle pen- 
dant laquelle le fer est à l'état a avec une faible propor- 
tion de fer ^ ; l'écrouissage augmente la proportion de 
fer ^, d'où l'abaissement des points de transformation. 
La- seconde période est celle pendant laquelle une forte 
proportion de fer est à l'état 7 ; l'écrouissage tend k trans- 
former ce fer y en fci*s a et ^, d'oii le relèvement des 
points de transformation, et, notamment, le relèvement 

•y Les rrmstatations résiiiiiL*cs ilîins ce diagramme sont relatives à 
des échanlillons trempés avant l'écrouissa^'e; mais la loi ont la même 
dans le Cas on Irrrouissage n'est pas précédé de la trempe. * 



Digitized by VjOOQIC. 



A HAUTES TENEURS 525 

très considérable du point de transformation au refroidis- 
sement. La période intermédiaire est celle pendant 
laquelle Técrouissage ne se produit plus, les essais méca- 
niques le démontrent comme les déterminations de points 
de transformation : la limite d'élasticité, trop proche de la 
résistance à la rupture, ne s'élève plus sous l'action de la 
déformation à froid, car Tacier est comme écroui d'avance ; 
on constate en même temps que les points de transfor- 
mation ne s'élèvent ni ne s'abaissent. C'est que la pro- 
portion de fer g a atteint son maximum, et ne peut plus 
être augmentée par Técrouissage. 

L'action de Técrouissage sur le point de transformation 
au refroidissement est particulièrement intense, lorsque 
le fer est, au moins en partie, à l'état y, parce que ce 
traitement tend à détruire l'équilibre moléculaire instable 
produit par l'hystérèse. Le relèvement de ce point de 
transformation sous l'influence de Técrouissage est un 
phénomène caractéristique de la présence du fer y dans 
un acier; or nous l'avons obtenu avec des aciers à faible 
teneur en nickel, carbures et chromés, et avec des aciers 
à teneurs en manganèse peu élevées. On voit que le car- 
bone et le manganèse retardent beaucoup plus encore que 
le nickel la transformation du fer au refroidissement, et 
la rendent plus progressive. 

Lorsqu'on recuit un acier écroui, les 'points de trans- 
formation relevés disparaissent, en même temps que deux 
phénomènes caractéristiques de Tétat moléculaire produit 
par l'écrouissage, à savoir des tensions intérieures irrégu- 
lièrement distribuées très intenses qui s'étaient produites, 
et une augmentation considérable de la dureté qui s'était 
manifestée ; il y a donc au moins coïncidence, si ce n'est 
relation de cause à effet, entre le relèvement des points 
de transformation, l'existence de teubions intérieures et 
l'augmentation de la dureté. 

Ce relèvement du point de transformation n'est pas 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



528 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

Trempe. — Les effets delà trempe rappellent beaucoup 
ceux du recuit, et s'expliquent de même. Elle agit beau- 
coup plus rapidement et plus brutalement, en produisant 
quelques tensions intérieures ; Tétat moléculaire qui en 
résulte n'en est pas moins, semble-t-il, peu différent de 
celui qui a pour cause le recuit. 

Au point de vue allotropique, elle a la môme influence 
que 1 ecrouissage et le recuit ; elle tend à ramener le fer y 
à Tétat a avec forte proportion de fer g. Mais, comme 
Técrouissage et le recuit, elle ne produit ce résultat que 
si la température s'abaisse assez pour que la transforma- 
tion s'effectue. Si cet abaissement de la température ne se 
produit pas, le fer reste en très grande proportion à 
rétat Y- Dans ce cas, la trempe n'a pas d'autre effet 
qu'une modification de l'état moléculaire de Tacier, carac- 
térisée par un abaissement de la limite d'élasticité et une 
augmentation de l'allongement à la rupture ; mais la ten- 
dance à la transformation eçi fer a avec forte proportion 
du fer 3ï quoiqu'elle reste pour ainsi dire latente, est 
beaucoup plus grande que si l'acier n'avait pas subi la 
trempe. 

La trempe après chauffage à une température infé- 
rieure à celle du point de transformation à réchauffe- 
ment, c'est-à-dire à une température à laquelle le fer 
contenu dans l'acier esta l'état a avec proportion du ferg, 
produit sensiblement les mêmes effets que le recuit à 
cette même température. 

Caractères spéci/iqiies du fer y- — On voit que le 
fer Y, quoique n'existant à la température ordinaire qu'à 
l'état d'équilibre instable, grâce à Thystérèse, n'en a pas 
moins une existence bien réelle dans un grand nombre 
d'aciers parmi ceux qui ont fait l'objet de nos recherches. 
Ses caractères spécifiques, qui sont mis tout particulière- 
menton évidence par les traitements physiques, Féloignent 
beaucoup du fer«* Il ne durcit pas par la trempe, même 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 529 

lorsqu'il est fortement carburé ; ce traitement l'adoucit 
comme le recuit. Par contre, il durcit considérablement 
par l'écrouissage ; cette dernière propriété en fait un 
métal' analogue à la généralité des métaux ductiles, ce 
qui tend à donner au fer à l'état magnétique a le carac- 
tère d'une exception. 

Cependant, Técrouissage des aciers contenant le fer à 
l'état Y se produit dans des conditions qui ne paraissent 
pas se produire pendant Técrouissage des laitons et autres 
alliages. La transformation moléculaire sous Tinfluence de 
la déformation s'effectue par honds^ ce qui s'accuse sur 
les diagrammes des essais à la traction ou à la com- 
pression par une succession de paliers donnant les 
limites d'élasticité d'une succession d'états moléculaires 
différents. Cette allure par bonds rappelle celle des 
modifications de volume des même aciers sous l'influence 
du refroidissement signalée par M. Ch.-Ed. Guillaume; 
peut-être doit-on l'attribuer à l'état d'équilibre instable du 
fer Y, n'existant à la température ordinaire que grâce à 
l'hystérèse. 

Ces constatations nous paraissent apporter quelque 
lumière à l'élude comparative des effets de la trempe et 
de l'écrouissage, à laquelle M. le professeur Howe a con- 
sacré une grande partie de son remarquable mémoire 
sur la trempe de racier(*), mémoire dont l'étude nous 
a été très profitable. 

Elles font connaître quelques manifestations nouvelles 
de la « nature protéiformo du fer », déjà signalée, il y a 
un siècle, par Bergmann, ainsi que l'a rappelé récemment 
sir Roberts Austen(**). 



(*) Iron and Steel Institute : ta Trempe de Vaciei\ Traduit et annoté 
par M. Ostnond {Bulletin de la Société d'Encouragement^ février 1896). 

(**) Tron and Steel Institute. Congrès de 1900 : adresse du Président, 
traduction de M. Osmond, page lU. 



Digitized by 



Google 



530 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

TransformationB allotropiques du nickel dans les aciers 
an nickel. — Le nickel peut, comme le fer, exister dans 
les aciers à des états allotropiques différents ; M. Osmond 
a dénommé ces états : nickel a et nickel ^, nickel ma- 
gnétique et nickel non magnétique. 

Le chrome et le manganèse, dans les alliages qu'ils 
forment avec le nickel, abaissent ses points de transfor- 
mation, c'est-à-dire tendent <à transformer le nickel a en 
nickel g- L^ f^r se comporte autrement lorsqu'il est en 
proportion [kmi élevée, il relève les points de transfor- 
mation du nickel ; cependant, lorsque sa proportion 
dépasse 30 p. 100, il cesse de relever ces points de trans- 
formation, et les abaisse, au contraire, de sorte qu'il 
tend aussi alors à faire passer le nickel a à Tétat g. 

La transformation du nickel g en nickel a ne se produit 
pas brusquement, au refroidissement, à la température 
du point de transformation; une partie du nickel reste à 
Tétat 3. et se transforme progressivement à mesure que 
la température s'abaisse; la variation de l'intensité du 
magnétisme le révèle (*). Par conséquent, les aciers au 
nickel à teneurs comprises entre 26 et 70 p. 100 de 
nickel contiennent une proportion de nickel a de plus 
en plus forte à mesure que leur teneur en nickel aug- 
mente. 

Les propriétés mécaniques du nickel ^ diffèrent peu de 
celles du nickel a, car, lorsque la teneur en nickel s'élève, 
les propriétés mécaniques des aciers au nickel varient 
peu entre les teneurs en nickel de 26 et de 50 p. 100; 
c'est pourquoi les modifications de l'état allotropique du 
nickel peuvent être considérées par le métallurgiste 
comme ayant une influence négligeable. 

Il n'est cependant pas sans intérêt de rechercher quelle 

(*) Voir : Hecherches sur les pvopHétés magnétiques des aciers au 
nicheL par NL E. Dumont iComjites Rendus de V Académie des Sciences^ 
t. GXXVl. p. 141; 1898). 



Digitized by 



Google 



'tlp ■?*** 



A HAUTES TENEURS 531 

est la cause de Tétat magnétique des aciers au nickel. 
Nous avons, dans une communication antérieure (*), 
admis, comme conséquence de Texamen du diagramme 
[fig. 7), que le magnétisme des aciers au nickel, qui n'ont 
pas été refroidis au-dessous de 0*, provient exclusivement 
du fer, si la teneur en nickel est inférieure à 25 p. 100, et 
exclusivement du nickel, si la teneur en nickel est supé- 
rieure à 26 p. 100. 

Cette interprétation des faits exposés a été basée sur les 
considérations suivantes : 

La transformation irréversible et la transformation 
réversible des aciers au nickel sont des phénomènes dis- 
tincts. 

Les points de transformation irréversible se relient 
sans interruption aux points de transformation du fer pur, 
et les points de transformation réversible se relient de 
même, dans Tétat actuel de nos connaissances, aux points 
de transformation du nickel pur. 

Une transformation irréversible se produit, semblable 
à la transformation irréversible des aciers au nickel, dans 
les aciers au manganèse et dans l'acier au carbone 
dénommé austénite. Ces aciers n'accusent aucune trans- 
formation analogue à la transfonnation réversible des 
aciers au nickel. Cette transformation a, par contre, son 
analogue dans les alliages nickel-chrome, nickel-man- 
ganèse, nickel-cuivre et nickel-étain. 

Les propriétés mécaniques des aciers au nickel, quelle 
que soit leur teneur en nickel, ne se rapportent qu'à deux 
types seulement : le premier, celui des aciers qui ont subi 
la transformation irréversible ; le second, celui des aciers 
qui ne Ton t pas subie. Or les propriétés très différentes 
de ces deux types d'aciers s'expliquent par la présence 
du fer à Tétat a magnétique, avec une proportion variable 



{*) Comptes Rendus de l'Académie des iSciences^ 14 mai 1900. 



Digitized by 



Google 



^•7^* 



R LES ACIER» AU NICKEL 

rs, et de fer à Tétat y non magné- 

ïiène n'apparaît probablement pas 
ité. M. Osmond estime que les 
diagramme doivent indiquer, pour 
rmation de composés définis de 
en outre, à notre interprétation 
uivantes : 1** elle n'explique pas 
lUe des aciers à 36 p. 100 de 
1. Guillaume; 2^ elle attribue au 
Lciers ou alliages, une intensité 
il celle que ce métal posséderait 

! part, à fait remarquer (*') que 
lit aucune base pour Tinterpréta- 
le magnétostriction, signalés par 
la(***) comme constatés sur des 
t été mis H leur disposition par 

de cette intéressante question. 

ie chaque élément sur la position 
^tion allotropique des alliages. — 
étiques, c'est-à-dire susceptibles 
ion allotropique caractérisée par 
rition du magnétisme, subissent 
jrsqu'ils sont à Tétat pur : le 
' vers 800" et le nickel vers 340% 
J'alliages, à des températures très 
vu que le nickel, additionné au 

adémie des Sciences^ t. CXXXIV, p. ')96, 
Ordémie des Sciences, t. CXXXIV, p. 538, 
md(^mie des Sciences, t. GXXXIV, p. 536 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 533 

fer, abaisse immédiatement ses points de transformation, 
et qu'il en est de même lorsqu'on ajoute au fer du carbone, 
du manganèse où du chrome, éléments non magnétiques. 
Le fer n'agit pas de même lorsqu'il est additionné au 
nickel, car il relève ses points de transformation, tant 
que sa proportion ne dépasse pas 30 p. 100. Le chrome, 
le manganèse, le cuivre et Tétain abaissent immédiatement 
les points de transformation du nickel. Enfin le cobalt, 
au moins jusqu'à la proportion de 30 p. 100, relève les 
points de transformation du fer; nous ignorons comment 
il se comporte au delà. 

Il serait prématuré de tirer de ces constatations une loi 
générale, car il reste à rechercher en particulier quels 
sont lés effets des additions de fer, de nickel, de man- 
ganèse et de chrome au cobalt et des additions de cobalt 
au nickel; c-ependant il est peut-être intéressant de faire 
remarquer dès maintenant que les résultats actuellement 
acquis peuvent se résumer comme suit : 

Les métaux magnétiques, en dissolution mutuelle avec 
un d'entre eux, conservent leurs points de transformation 
distincts. 

Ces points de transformation s'abaissent en présence 
d'un élément non magnétique ou d'un métal magnétique 
dont le point de transformation est moins élevé sur l'échelle 
des températures. 

Ils se relèvent, au contraire, en présence d'un métal 
magnétique dont le point de transformation est plus élevé 
sur l'échelle des températures, mais si la proportion de 
ce métal continue à augmenter, le relèvement cesse et se 
change en abaissement; c'est du moins ce qui se produit 
dans le cas du fer et du nickel. 



Digitized by 



Google 



53 i RHICHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

APPLICATIONS. 

Orientation des recherches d'applications nouvelles. — Les 
applications des aciers au nickel ou au manganèse à hautes 
teneurs, actuellement réalisées, sont peu nombreuses et 
peu importantes; ce n'est donc guère que de recherches 
d'appli(*ations nouvelles qu'il peut être question dans cett<> 
partie de notre exposé. 

En présentant, dans un ordre suggéré par des vues 
théoriques, des constatations de propriétés physiques et 
mécaniques, nous avons eu pour objectif bien moins de 
contribuer à élucider un très intéressant problème de 
physique moléculaire que de mettre en évidi^nce, parmi 
les propriétés fondamentales de ces aciers, celles qui sont 
de nature à diriger les recherches d'applications. Elles 
ont déjà été souvent signalées dans le cours de notre 
exposé ; il ne sera cependant pas inutile de les mention- 
ner à nouveau, en faisant connaître, pour chaque variété 
d'acier, les applications réalisées et celles qui paraissent 
pouvoir être visées. 

Au moment oii des efforts incessants cherchcut à obte- 
nir des machines et des mécanismes de toutes sortes un 
meilleur effet utile, n'est-il pas urgent de mettre à leur 
disposition des matières premières nouvelles, ayant des 
qualités de premier ordre, telles que celles des aciers qui 
contiennent de fortes proportions de nickel et autres 
éléments mis récenunent à la disposition de la métallurgie. 
Se laissera-t-on arrêter par l'augmentation de prix de 
revient apportée par ces éléments, s'il est constaté qu'ils 
sont indispensables, par exemple, pour obtenir les aug- 
mentations de vitesse, de puissance, de légèreté, tant 
réclamées par les industries de transport sur terre, sur 
mer et même dans Tair? Évidenmient non. D'ailleurs, le 
prix de revient ne tardera pas à diminuer rapidement 



Digitized by 



Google 



Page 534 bis. 



Fio. 13. — Photographie de deux éprouvettes d'essai à la traction 
d'aciers à 16 p. 100 de nickel, dont Tune est magnétique et Tautre 
non magnétique. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



r 



i 



A HAUTES TENEURS 535 

lorsque les métaux spéciaux, le nickel en particulier, ayant 
conquis des débouchés nouveaux, auront trouvé Técou- 
lementqui, actuellement, leur fait si gravement défaut. 

Parmi les notions fondamentales avec lesquelles il 
importe de se familiariser au moment de commencer dos 
recherches destinées à tirer parti des remarquables qua- 
lités de ces variétés diverses d'aciers, il n'en est pas de 
plus importante que celle des transformations allotropiques 
du fer. Quoique cette notion soit souvent accueillie avec 
hésitation par les métallurgistes qui n'ont pas eu l'occa- 
sion de soumettre à des essais les aciers au nickel ou au 
manganèse non magnétiques, il faut bien qu'on se décide 
à la faire entrer dans la pratique, c'est-à-dire dans la 
terminologie usuelle des usines. On ne peut plus, en 
effet, ne pas reconnaître que le fer contenu dans les 
aciers peut, en présence du nickel, du manganèse, du 
carbone et du chrome, et aussi d'autres éléments moins 
connus, exfster soit à Vétat magnétique plus ou moins 
dur^ comme dans les aciers ordinaires au carbone (fer a 
mélangé d'une proportion plus ou moins grande de fer 3), 
soit à Yétat non magnétique plus oit moins dur (fer v 
mélangé d'une proportion plus ou moins grande de fer 3), 
et que son existence à l'un ou l'autre de ces états allo- 
tropiques a une inlluence vraiment prépondérante sur les 
propriétés physiques et mécaniques de l'acier. 

Cette influence prépondérante est bien mise en évi- 
dence par l'examen comparatif de deux éprouvettes d'aciers 
au nickel dont nous donnons ci-contre [fig. 13) une photo- 
graphie que nous devons à l'obligeance de M. Frémont. 

De ces deux aciers, l'un est magnétique, et l'autre non 
magnétique ; cependant leurs teneurs en nickel sont 
presque identiques; mais, dans la première, le fer est à 
l'état magnétique, et, dans la seconde, il est à l'état non 
magnétique. Les compositions chimiques de ces aciers 
sont les suivantes : 



Digitized by 



Google 



536 



RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 



DÊSIONATIO?! 

dei 
échanlilloDH 



(•20 
(28) 



0.162 
0.533 



coMposmon chimique p. 100 



OrboDe Silicium Mangmnése Chrome ?{iekel 



0.117 
0.350 



0.128 
0.828 



3.02 



15.92 
16.05 



L'éprouvette de Téchantillon (26) a étc recuite à 400**, 
et celle de réchantillort (28) a été trempée au rouge 
cerise clair ; ces traitements sont les plus favorables 
respectivement pour augmenter rallongement à la rup- 
ture. 

Les éprouvettes de 100 millimètres entre repères se sont 
comportées très différemment à la traction, Texamen de 
la photographie permet de s'en rendre compte. L'échan- 
tillon (26), acier peu écrouissable, ne s'est guère déformé 
que dans la région de la rupture ; il est resté brillant, 
c'est-à-dire à peu près intact hors de cette région ; 
Tcchantillon (28). acier qui s'écrouit fortement, s'est 
allongé dans toute la longueur de l'éprouvette ; son 
diamètre a considérablement diminué et sa surface est 
devenue terne (*). 

Les rv^sultats des essais à la traction ont été les sui- 
vants : 



DiSlONATIOM 

des 
échantillons 






TRAITEJIE.5TII SCB 

par les 
échantillons 



recuit à 400».... 
trempé 



Rɻ0LTAT8 llBS ESSAIS A LA TIIACTIOil 



Limites 
d'élasticité 

par 
mm. carré 



76,2 
3*.', 8 



Hési stances 
à la nipturr 

mm. carré 



89,2 

77,5 



Allong-ements 

p. 100 
à la rupture 



19 



Strictions 

^•xioo 



;»4,5 



(*) La .surface brillante de l'éprouvette magnétique est venue sur la 
photographie entourée d'un halo, ce qui ne s'est pas produit pour la 
larface terne de l'éprouvette non magnétique. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 537 

Les résultats numériques accusent, comme l'aspect des 
éprouvettes, des propriétés très différentes. On est amené 
en conséquence à donner à ces deux aciers des applica- 
tions très différentes : V\xn d'eux, le premier, convient 
très bien pour les épreuves statiques, tandis que le 
second est merveilleusement préparé pour les épreuves 
dynamiques. En effet, au point de vue ^e Téquilibre exclu- 
sivement, c'est la liante limite d'élasticité c|ui est la pro- 
priété la plus utile ; et, au point de vue de la quantité de 
force vive consommée pour produire la déformation qui 
procède la rupture, c'est le grand allongement à la rup- 
ture qui a l'influence prépondérante. 

Le travail mécanique nécessaire poiu* produire la rup- 
ture n'a été évalué d'une manière précise, en kilogram- 
mètres, que dans le cas de la rupture par chocs, méthode 
de M. Frémont; il aurait été intéressant de la mesurer 
de même dans le cas de la déformation lente. En effet, 
une importante consommation de force vive est un frein 
puissant pour la déformation qui précède la rupture, elle 
la ralentit, et peut même l'empêcher d'aboutir si l'inten- 
sité de l'effort diminue avant qu'il ait eu le temps de 
produire tout son effet. 

Ne disposant pas des appareils nécessaires pour mesu- 
rer ce travail mécanique, nous ne pouvons que l'évaluer 
approximativement. Le travail mécanique correspondant 
à cette déformation est égal au produit des deux fac- 
teurs : effort moyen et allongement à la rupture ; or ce 
produit est évidemment beaucoup plus grand pour l'acier 
non magnétique que pour l'acier magnétique, à cause de 
l'allongement généralisé de toute la pièce, que nous 
venons de signaler comme une des particularités les plus 
remarquables des aciers non magnétiques. 

A l'essai au choc sur baiTcttes entaillées, la différence 
est encore plus accentuée. L'acier magnétique consomme 
pour rompre environ 15 kilogramniètres, et l'acier non 



Digitized by 



Google 



538 RECHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

magnétique plus de 40 kilogrammètres, c'est-à-dire le 
résultat le meilleur que M. Frémont ait jamais obtenu. 

On ne peut attribuer qu'à Tétat allotropique du fer les 
différences constatées. Les teneurs en nickel sont les 
mêmes, et radoucissement de Tacier non magnétique ne 
peut pas avoir pour cause directe les augmentations de 
teneurs on carbone et en manganèse révélées par 
l'analyse, ni l'addition d'une proportion de chrome ; ces 
éléments, qui sont plutôt durcissants, n'ont adouci que 
parce qu'ils ont maintenu le fer à l'état non magnétique. 

GlasBification générale des aciers à hautes teneurs en 
nickel, manganèse, chrome et carbone. — Nous ferons la 
revue des applications auxquelles peuvent donner lieu les 
divers aciers qui ont fait Tobjet de nos recherches, en les 
classant en quatre groupes analogues à ceux des aciers 
au nickel proprement dits qui ont été constitués pendant 
le cours de notre exposé ; on sait que cette classification 
a pour hase l'état allotropique du fer. Ces quatre groupes 
ont été définis soit par leurs propriétés mécaniques, soit 
par la composition chimique des aciers qui les composent, 
soit par la position des points de transformation allotro- 
pique du fer qu'ils contiennent; nous donnerons la pré- 
férence à cette dernière définition, qui a un caractère plus 
général : 

Premier groupe. — Point de transformation au refroi- 
dissement situé au-dessus de la température ordinaire, et 
ne s'abaissant pas au-dessous de 150". L'influence de la 
position du point de transformation au refroidissement sur 
l'état allotropique du fer est négligeable; mais cet état 
allotropique est considérablement modifié par l'action 
(Hrecte des éléments étrangers, (jui tend à augmenter la 
I>roportion de fer 3- 

I)eiu'ih)ie groupe. — Point de transformation au refroi- 
dissement situé au-dessus de la température ordinaire. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 539 

entre IW et 150°. L'influence de la position du point de 
transformation au refroidissement n'est pas encore bien 
sensible. La proportion de fer g varie peu. 

Troisif^me grovpe. — Point de transformation au 
refroidissement situe au-dessus de la température ordi- 
naire, mais au-dessous de 100°. Le fer non magnétique 
apparaît ; sa proportion augmente rapidement à mesure 
que le point de transformation au refroidissement s'abaisse. 

Qualrième (jroupe. — Point de transformation au 
refroidissement situé au-dessous de la température ordi- 
naire. Le fer est en totalité non magnétique. 

Irflaence individuelle des divers éléments constituants. — 
Cette classification ne tient compte des proportions de 
nickel, manganèse, chrome et carbone qu'au point de 
vue de leur action sur l'état allotropique du fer, ce qui 
est, à la rigueur, suffisant, puisque ces éléments peuvent 
être, dans une large mesure, substitués l'un à l'autre 
sans que l'état -allotropique du fer soit modifié. Cependant 
chacun des éléments constituants de l'acier a son influence 
individuelle résultant de ses propriétés particulières. 

Le nickel, et môme le manganèse et le chrome, qui 
sont des métaux, modifient l'état allotropique du fer, 
comme le carbone, mais en donnant à l'acier plus de téna- 
cité et moins de fragilité; ce métalloïde semble rester d^ns 
les aciers le corps très dur qu'il est à l'état de diamant. 
Le nickel fait bénéficier l'acier de sa texture fibreuse, de 
sa ténacité, de son inoxydabilité, qualités qui assurent 
aux aciers au nickel d'importants avantages sur les 
aciers au carbone et môme sur les aciers au manganèse, 
et qui doivent leur faire donner, dans certains cas, la pré- 
férence, malgré Taugmentation très considérable de prix 
de revient qu'entraîne l'emploi du nickel. Le manganèse 
apporte plus de dureté que le nickel, mais moins de ténacité. 

L'influence individuelle de ces divers constituants est 



Digitized by 



Google 



540 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

considérable, elle n'en est pas moins généralement beaucoup 
moindre que celle de Tétat allotropique du fer, parce que ce 
métal est toujours l'élément dominant dans les aciers; c'est 
pourquoi nous avons, pour orienter les recherches d'ap- 
plications nouvelles, donné la préférence à une classifica- 
tion tenant compte presque exclusivement de Tétat allo- 
tropique du fer. 

Il convient de remarquer que le nickel et le njanga- 
nèse, quoiqu'ils jouent, comme le carbone, le rôle d'élé- 
ments durcissants, ne peuvent pas donner la dureté aux 
aciers à un dqgré comparable à celui qui est atteint dans 
les aciers au carbone trempés, employés pour la prépa- 
ration des outils destinés à usiner les métaux. Le nickel, 
notamment, apporte la ténacité, la ductilité et Tabsence de 
fragilité, et seulement une dureté relative. 

Aciers du premier groupe. — CvO sont les aciers au nickel 
proprement dits k teneurs en nickel ne dépassant pas 
15 p. 100, et les aciers au manganèse à teneurs en man- 
ganèse inférieures à 7 p. 100. Nous diviserons ce groupe 
en deux sous-groupes. 

Aciers à faibles teneurs en nickel et manganèse, — 
Nos recherches ayant pris plus particuhèroment pour 
objectif les aciers à hautes teneurs en nickel, manganèse 
et chrome, nous ne nous laisserons pas arrêter par les 
aciers k faibles teneurs, malgré le très grand intérêt qu'ils 
présentent. 

Nous entendons par aciers k faibles teneurs ceux dans 
lesquels la proportion de nickel ne dépasse pas 5 p. 100 
et la proportion de manganèse 2 p. 100. Ils peuvent être plus 
ou moins carbures, dans toute leur masse ou k la surface 
par cémentation, comme les aciers ordinaires; ce sont 
des aciers ordinaires modifiés, c'est-k-dire améliorés, par 
des additions de nickel, ou de manganèse, ou de chrome; 
ils se comportent à peu près comme les aciers ordinaires, 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 




542 , RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

manganèse augmente. La trempe paraît sans effet bien 
positif; elle est donc inutile, et même nuisible, vu la nature 
brutale de son action. 

Les aciers au nickel proprement dits, c'est-à-dire peu 
carbures et peu manganèses, sont, semble-t-il actuelle- 
ment, les aciers de ce groupe les plus intéressants. Ils 
sont relativement doux jusqu'à 10 p. 100 de nickel, tout en 
ayant sur Tacier extra-doux sans nickel, dont ils diffèrent 
peu comme aspect, l'avantage (rune limite d'élasticité 
plus élevée, très voisine de la résistance à la rupture, et 
d'une résistance à la rupture considérable jointe à un bel 
allongement à la rupture. Le nickel modifie les propriétés 
mécaniques de l'acier à peu près comme le carbone, mais 
en réloignant beaucoup moins du type acier doux; il relève 
considérablement la limite d'élasticité sans augmenter 
beaucoup la fragilité, ce qui est dû sans Aouie à sa texture 
fibreuse. Il donne aussi à lacief une certaine inoxydabi- 
lité et la faculté de prendre un beau poli. Le relèvement 
de la limite d'élasticité est obtenu sans l'intervention de 
la trempe, ce qui assure une dureté égale à l'intérieur et 
à l'extérieur des pièces. Il convient d'ajouter que la dureté 
minéralogique des aciers au nickel est notablement 
moindre que celle des aciers au carbone qui ont même 
limite d'élasticité. 

Les résultats d'essais à la traction, déjà donnés 
tableaux II, III, IV et V, peuvent être considérés comme 
définissant ces aciers au point de vue de Fessai à la trac- 
tion : les résultats des essais de pliage et de choc 
montrent qu'ils peuvent remplacer avec avantage, dans 
bien des cas, les aciers carbures ayant même résistance 
à la -rupture, vu leur supériorité au point de vue de la 
fragilité. Ces avantages nous paraissent de nature à faire 
accepter, dans des cas qui deviendront de plus en plus 
nombreux, b» prix de revient relativement élevé des aciers 
au nickel; il est à craindre cependant qu'ils laissent les 



Digitized by 



Google 



( 



A HAtJtES TEÎSÊtJtlS 543 

consommateurs hésitants encore longtemps, car chaque 
unité de nickel p. 100 augmente le prix de revient de 
l'acier d'environ 4 francs par 100 kilogrammes par rapport 
au prix de l'acier extra-doux de première qualité. 

Les applications des aciers au nickel proprement dits 
de cette catégorie sont jusqu'à présent très peu nom- 
breuses; on emploie plutôt, pour réaliser les mêmes 
duretés, les aciers au nickel à très faibles teneurs, avec 
additions de carbone et de chrome, trempés. C'est à tort 
dans les cas où le prix de revient n'est pas un obstacle, 
car le carbone apporte de la fragilité ; il est vrai qu'il 
apporte aussi de la dureté minérale gique. Nous ne pouvons 
guère signaler comme application réalisée des aciers au 
nickel proprement dits de cette catégorie que des tubes 
en acier à 12 p. 100 de nickel, demandés par l'Artillerie, 
qui ont été façonnés par les usines de Montbard. 

Ces aciers s'étirent difficilement à froid, surtout aux 
teneurs supérieures à 10p. 100 de nickel; par contre, ils 
se travaillent bien à chaud. 

Il convient de n'ajouter qu'avec prudence, aux aciers 
qui ont ces teneurs en nickel relativement élevées 
de fortes proportions de carbone et de chrome; ces 
additions paraissent être la cause de la schistosité 
extrêmement prononcée des premiers aciers à 12 p. 100 
de nickel préparés par Imphy, qui étaient très remar- 
quables au point de vue de leurs qualités en long, notam- 
ment après recuit à 400**, mais n'avaient aucune ténacité 
en travers à cause de cet état fibreux beaucoup trop 
accentué. 

On peut probablement tenter de substituer du manga- 
nèse à tout ou partie du nickel ; c'est intéressant au point 
de vue du prix de revitMit; il Cimviendra sans doute, dans 
ce cas, d'éliminer le plus possible le carbone, qui durcit 
beaucoup l'acier, surtout en présence du manganèse. Le 
manganèse agit connne le nickel sur l'état allotropique 
Tome l, 1902. 3ri 



Digitized by 



Google 



ElËCHERCHES SDR LES ACIERS AU NICKEL 

ais les aciers au manganèse se sont montrés 
rès irréguliers, et les aciers mixtes au nickel et 
nèse n'ont pas encore été l'objet d'essais suivis. 
)n sidérons les aciers au nickel de 10 à 15 p. 100 
rticulièrement recommandables, vu leurs hautes 
l'élasticité, 100 kilogrammes par millimètre 
ron, combinées avec des résistances au choc de 
logrammètres sur barrettes entaillées, ensemble 
s qui leur assure une grande supériorité sur les 
carbone de mêmes duretés. Ces conditions étant 
sans trempe sont obtenues uniformément dans 
asse des pièces, avantage parfois très précieux. 

u deuxième groupe. — Ce sont des aciers fran- 
iurs, les phis durs parmi ceux qui font lobjet 
cherches ; leur dureté n'est cependant pas com- 
celle des aciers carbures les plus durs trempés ; 
pas, semble- t-il, être question de remplacer les 
carbone par des aciers au nickel ou au manga- 
la fabrication des outils, tels que les burins, 
jrs au nickel proprement dits de ce groupe, 15 à 
de nickel, ont, sur les aciers moyennement 
l'avantage d'une limite d'élasticité très élevée, 
le de la résistance à la rupture, avec une résis- 
hoc notabJement plus grande. Ils ont malheu- 
. un prix de revient beaucoup plus élevé. Il est 
pendant de prévoir, pour eux aussi, des applica- 
'essantes dans des cas particuliers. On remar- 
il parait peu utile de dépasser 15 p. 100 de 
on ne recherche que le relèvement de la limite 
é, ce qui est à noter au point de vue du prix 

ultats des essais à la traction avant et après 
400° ou à 900**, que nous avons déjà donnés 
II, III, IV, V), peuvent être considérés comme 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 545 

définissant ces aciers pour Fessai à la traction. De même 
pour les résultats de pliage (tableaux V et VI), qui sont 
excellents. Les résultats des essa|s de choc sur barrettes 
entaillées (tableau VII) sont bons, relativement à ce qu'on 
obtient avec les aciers au carbone de duretés semblables. 
Ces aciers s'usinent à froid dans des conditions satisfai- 
santes, eu égard à leur haute limite d'élasticité. Ils sont 
peu oxydables et prennent un très beau poli. 

Nous ajouterons que leur haute limite d'élasticité les 
rend très difficilement étirables à froid à la filière ; ils ne 
conviennent donc pas pour la fabrication des fils. 

Nous estimons que cette catégorie d'aciers n'a pas en- 
core été soumise à une étude assez approfondie au point 
de vue des applications ; ses propriétés très remarquables 
à l'état statique permettront sans doute de lui en découvrir 
d'importantes, quoiqu'il y ait lieu de l'écarter lorsqu'une 
grande résistance au choc est nécessaire. Ces aciers, qui 
permettent d'obtenir des limites d'élasticité de plus de 
100 kilogrammes par millimètre carré avec relativement 
peu de fragilité, et qui s'usinent à froid dans des condi- 
tions satisfaisantes, nous paraissent convenir, malgré leur 
prix de revient élevé, dû à leur forte teneur en nickel, 
pour la fabrication d'éléments de machines et autres pièces 
qui subissent de grands eff'orts sans recevoir des chocs 
très violents, et qui ne doivent jamais subir la moindre 
déformation permanente. 

Une petite proportion de chrome (1 p. 100 environ), 
mais avec très peu de carbone, parait avoir une influence 
favorable ; cependant il y a lieu de veiller à ne pas pro- 
duire de schistosité. 

Il est permis d'espérer qu'on parviendra à préparer des 
aciers au manganèse possédant des propriétés voisines 
de celles des aciers au nickel de ce groupe, et pouvant 
être obtenus à prix de revient beaucoup moindre ; mais 
ce résultat n'a pas encore été atteint régulièrement. Nous 



Digitized by 



Google 



546 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

avons cependant pu signaler un acier au manganèse à 
8,29 p. 100, dont les propriétés mécaniques à la traction 
sont remarquables et qui n'est pas sans quelque valeur à 
Tessai au choc (Voir les tableaux XXXI et XXXII). 

Aciers du troiBième groupe. — Les aciers au nickel pro- 
prement dits de ce groupe ont des teneurs comprises entre 
21 et 27 p. 100 de nickel; les aciers au nickel carbures 
ou chromés qui en font partie ont des teneurs en nickel 
d'autant plus réduites que la teneur en carbone est plus 
forte. 

Tous ces aciers durcissent considérablement par la 
trempe, parce que la proportion de fer non magnétique 
qu'ils contiennent est mise par ce traitement en état 
d'être transformée en fer magnétique sous Tinfluence de 
la température ordinaire. 

Ces aciers ne sont pas durs lorsque leur point de trans- 
formation au refroidissement est très proche de la tem- 
pérature ordinaire; ils peuvent alors être tréfilés, ce qui 
les fait préférer aux aciers du groupe précédent, pour 
les appUcations qui exigent un étirage à froid. 

Nous ne connaissons actuellement aucune application 
de ces aciers en dehors de celles que les travaux de 
MM. Ch.-Ed. Guillaume et L. Perret ont permis de leur 
découATir dans Thorlogerie. Cotte industrie utilise leur 
propriété particulière d'intermédiaires entre les aciers 
magnétiques et les aciers non magnétiques, propriété qui 
a des conséquences intéressantes au point de vue de la 
variation de l'élasticité avec la température. 

Ceux des aciers de ce groupe qui contiennent beau- 
coup de fer non magnétique ne sont pas durs à la tempé- 
rature ordinaire ; mais ils le deviennent lorsqu'ils sont 
soumis à un refroidissement intense. Cette propriété 
remarquable pourra probablement, dans certains cas, être 
utihsée soit pour durcir après usinage achevé à l'état 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 547 

doux, soit pour durcir seulement en certains points des 
pièces. Des résultats remarquables ont été obtenus dans 
cet ordre d'idées avec des aciers contenant du chromo 
(Voir tableau XXII). Mais ce procédé ne permet pas de 
dépasser notablement une limite d'élasticité de 130 kilo- 
grammes par millimètre carré avec une résistance à 
la rupture de 150 kilogrammes par millimètre carré 
et 3 ou 4 p. 100 d'allongement à la rupture. Les 
résultats inscrits au tableau XIII, obtenus en soumettant 
des aciers de cette catégorie au refroidissement dans la 
neige carbonique et l'air liquide, ont montré qu'on ne doit 
pas compter sur le refroidissement pour obtenir des du- 
retés beaucoup plus grandes que celles des aciers du 
deuxième groupe. 

Les aciers au manganèse de ce groupe n'ont pas été 
suffisamment étudiés pour qu'il soit possible de leur dé- 
signer des applications. 

Aciers du quatrième groupe. — Il convient d'examiner 
séparément les principales variétés d'aciers qui forment 
ce groupe ; elles ont toutes pour caractère principal 
d'être à basse limite d'élasticité, c'est-à-dire déformables 
par un effort assez faible, et à grand allongement à la 
rupture. Il en est de particulièrement intéressantes, sur 
lesquelles il est bon d'attirer bien spécialement l'atten- 
tion, comme très remarquables par leiu* grand allonge- 
ment à la rupture et leur résistance au choc exception- 
nelle. 

Aciers au nickel jiropremeiit dits. — Ce sont les aciers 
à teneurs en nickel supérieures à 27 p. 100. Leurs quali- 
tés à la traction sont définies par les essais que nous avons 
donnés tableaux II et IX ; leur limite d'élasticité est peu 
élevée et très éloignée de la résistance à la rupture. 
Leur allongement à la rupture est grand et ils sont 
très peu fragiles à l'essai de choc (Voir tableau VII). 



Digitized by 



Google 



ACIERS AD NICKEL 

lud est considérable, le raa- 
e ; mais ils s'étirent à froid 
es peu différentes de celles 
5 durcissent beaucoup par 
ivent être employés avec 
6, pour leur poli, leur grand 
r résistance au choc. Ils 
; en fils ou en tubes, d'où 
lières; l'Administration de 
ion. 

dit invar, découvert par 
rtie de cette catégorie ; il 
âge par l'industrie horlo- 
)récision, notamment pour 

es entre 43 et 50 p. 100 de 
icionts de dilatation que les 
5si partie de cette catégo- 
lication dans la fabrication 
our remplacer le platine, 
avantage dans la fabrica- 
)rocédé L. Appert. 
, quoiqu'ils contiennent le 
3 magnétisme provient du 

- Les additions de chrome 

(luence favorable sur ces 

ite d'élasticité et augmente 

diminuer l'allongement à 

est utile, car les aciers 

souvent trop mous. 
chromés, — L'addition du 
rome, produit un ensemble 
pour la majorité des appli- 



Digitized by 



Google 



afh» -■--r--'T^ ■- ^"^■^1 WP '^1 41 I ^M I , PI II I Ml ^^J^^^^i^^^l^y^ 



A HAUTE8 TENEURS 549 

cations. Cette catégorie, qui est celle des aciers au nickel 
non magnétiques^ ne saurait être trop recommandée. 
Elle a déjà donné lieu à d'importantes applications ; Imphy 
en a livré de gros tonnages ; mais il reste à tirer parti 
de ses qualités exceptionnelles dans les cas nombreux où 
une importante consommation de force vive se produisant 
à la rupture peut être utilisée, soit en particulier ceux 
oîi une résistance au choc très considérable est inappré- 
ciable. Parmi les applications qui nous paraissent particu- 
lièrement intéressantes, nous citerons les pièces de 
machines, le matériel roulant de chemins de fer, tram- 
ways, voitures, automobiles, la marine militaire et 
marchande, pour lesquelles on recherche une grande ré- 
sistance au choc sous un faible poids. 

Mais ces aciers ne doivent pas être employés pour 
des pièces qui ne peuvent subir aucune déformation 
permanente sans être mises au rebut. Ils semblent 
convenir très bien, par exemple, pour les crochets de 
traction, pour lesquels la résistance aux chocs est la con- 
dition la plus importante à réaliser. On sait que ces aciers 
peuvent subir des déformations à froid très notables sans 
devenir fragiles. 

La composition chimique la plus favorable pour les 
aciers de cette catégorie paraît actuellement être : envi- 
ron 20 p. 100 de nickel, 0,5 p. 100 de manganèse, 
0,5 p. 100 de carbone et 2 à 3 p. 100 de chrome. On 
remarquera que le fer est ainsi maintenu à l'état non ma- 
gnétique à moins de frais que lorsque le nickel seul est 
employé. Des aciers non magnétiques d'excellente quahté 
ont été obtenus avec 16 p. 100 de nickel (Voir ta- 
bleaux XXII et XXIV), et cette proportion pourra peut- 
être être encore réduite, quoique les tentatives faites par 
Imphy dans cette direction n'aient guère abouti au-dessous 
de 16 p. 100. Au-dessus de cette limite, le carbone et le 
chrome associés ont, outre l'avantage de réduire le prix 



Digitized by 



Google 



550 RECHERCHES SUR LES ACIERS AD NICKEL 

do revient, celui de relever considérablement la limite 
d'élasticité et la résistance à la rupture sans diminuer 
rallongement à la rupture, et même en l'augmentant. 

Ces aciers non magnétiques peuvent être étirés à 
froid; Técrouissage leur donne, lorsqu'ils ont subi ce trai- 
tement, assez de dureté et d'élasticité pour qu'ils puissent 
être employés avec avantage à la fabrication des ressorts, 
en concurrence avec les aciers ordinaires au carbone 
trempés. C'est une très bonne démonstration de Tanalo- 
gio qui existe entre les effets de Técrouissage sur ces 
aciers et ceux de la trempe sur les aciers au carbone. 
On sait que Técrouissage est pour les aciers contenant 
le fer à Tétat non magnétique le moyen d'obtenir, au 
moins superficiellement, un durcissement considérable, 
et même le seul moyen, puisque la trempe les adoucit. 

A côté des remarquables avantages qu'ils présentent, 
ces aciers ont le sérieux inconvénient d'exiger un matériel 
très puissant pour le travail à chaud, laminage, forgeage, 
emboutissage, et de ne pouvoir être traités à froid que 
très lentement, soit à l'étirage à la filière, soit à l'usi- 
nage, au tour, à la raboteuse, etc. ; ce sont des condi- 
tions qui arrivent à être onéreuses, dont il importe de 
tenir compte dans l'établissement des prix de revient. 

Aciers au manganèse, — Les aciers à hautes teneurs 
en manganèse, 18 p. 100 par exemple, ont des propriétés 
pou différentes de celles des aciers au nickel carbures et 
chromés, ils contiennent comme eux le fer à Tétat non 
magnétique. M. Hadfield a fait connaître, depuis long- 
temps déjà, leurs remarquables propriétés ; nous venons 
d'obtenir avec ces aciers des résultats d'essais au choc qui 
achèvent do démontrer que, lorsqu'ils sont bien préparés, 
ce sont (Voir tableaux XXXI et XXXII) de bons aciers, 
quoiqu'ils soient onéreux à usiner à froid. Malheureuse- 
ment, ils se sont montrés jusqu'ici assez irréguliers ; ils 
n'en ont pas iiioins déjà iwi certain débouché. 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 551 

Aciers mixtes au nickel et au manganèse, — D'inté- 
ressants résultats ont été obtenus dans cette voie; mais 
ils sont trop peu nombreux pour qu'il soit possible de se 
rendre compte des applications particulières qui pourraient 
leur être réservées. 



CONCLUSION. 

Cherchant à dégager, de Tensemble des faits exposés, 
les indications les plus importantes pouvant être utilisées 
dans les recherches d'applications nouvelles des aciers 
au nickel à hautes teneurs, nous les formulerons comme 
suit : 

Les aciers au nickel, plus ou moins manganèses, car- 
bures et chromés, sont semblables aux aciers ordinaires 
au carbone, tant que les proportions de nickel, manga- 
nèse, chrome et carbone ne dépassent pas une certaine 
limite. Au-dessous de cette limite, le nickel, le manganèse 
et le chrome, seuls ou associés au carbone, jouent dans 
ces aciers le rôle d'éléments durcissants, comme le car- 
bone dans les aciers ordinaires, et peuvent être dosés de 
manière à donner toute la gamme des duretés, sans per- 
mettre cependant d'atteindre le même degré de dureté 
que les aciers au carbone trempés les plus durs. 

Au delà d'une certaine limite, les additions de ces 
éléments produisent une transformation allotropique du 
fer contenu dans les aciers, qui fait apparaître des pro- 
priétés physiques et mécaniques très différentes de 
celles des aciers ordinaires rappelant plutôt celles du 
laiton, du cuivre, du nickel et d'autres alliages ou métaux. 
Les aciers s'adoucissent alors considérablement par la 
trempe et ne durcissent que par l'écrouissage. Les pro- 
priétés mécaniques de certains d'entre eux sont très 
remarquables, particulièrement au point de vue de l'allon- 



Digitized by 



Google 



Digitized by CjOOQ IC ( 



A HAUTES TENEURS 553 

BIBLIOGRAPHIE. 

PRINCIPAUX OUVRAGES CONSULTÉS. 

Abraham. — Ehide sur certains aciern spéciaux. — Annaha des 
Mines, septembre 1898. 

Babut. — La fabrication et le travail des aciers ^'cifiux. Congrès 
international des Mines et de la Métallurgie. Exposition uni- 
verselle de 1900. 

Bois (H. du). — Propriétés magnétiques de la matière pondérable, 
— Rapports présentés au Congrès international de Physique de 
1900, t. II, p. 460. 

Bresson (G.). — Les aciers, — Encyclopédie chimique, publiée 
sous la direction de M. Frémy ; 1886. 

Bruce Hill. — Ueber die calorimetrischen Eigenschaften dcr fer- 
romagnetischen Kôrper. — Ans den Verhandl, der Deutschen 
Physikal. Gesellsch. III, Jahrg. Nr 10. — Ueber das magnetisehe 
Verhalten der Nickel-Knpferund Mchel-Zinnlegirungen. — Même 
publication. IV, Jahrg. Nr 9. 

COMITI^ INTERNATIONAL DES POIDS ET MESURES. — PrOCèS^VCrbaUX 

des séances de 1897, 1899 et 1900. 

Curie (P.). — Propriétés magnétiques des corps à diverses tempé- 
ratures. Thèse, mars 1895. f.authier-Villars. 

CuBiE (M"* Sklodowka). — Propriétés magnétiques des aciers 
trempés, — Bulletin delà Société d'Encouragement, janvier 1898. 

DuMO.NT (E). — Propriétés magnétiques des aciers au nickel. — 
Comptes Rendusde r Académie des Sciences, t. CXXVI, p. 741 ;1898. 

Fonderies, Forges et Aciéries de Saint-Etienne (C* des). — Notice 
de r Exposition universelle de Lyon, 1894. 

Frémo^jt. — Evolution des méthodes et des appareils employés pour 
l'essai des matériaux de construction, — Congrès international 
des méthodes d'essai des matériaux de construction à l'Expo- 
sition universelle de 1900. 

— Essai des métaux par pliages de barrettes entaillées. — Bul- 
letin de la Société d'Encouragement, septembre 1901. 

Gat.es. — Essai sur la théorie générale des aciers. — Revue d'ar- 
tillerie, octobre, novembre et décembre 1898, février 1899. 

Guillaume (Ch.-Ed.). — Comptes Rendus de V Académie des Sciences. 
— Recherches sur les aciers au nickel, 25 janvier, 5 avril, 



Digitized by 



Google 



554 RECHERCHES SUR LES ACIERS AU NICKEL 

18 juin et 26 juillet 1897. Variations du volume des alliages 
irréversibles, 7 mars 1898. Sur les variations temporaires et rési- 
duelles des aciers au nickel réversibles, 17 juillet 1899. Remarques 
sur les recherches de MM, Nagaoka et Honda, 3 mars 1902. 

— Calcul d'un pendule composé en acier au nickel, Genève, 1897. 

— Recherches sur les aciers au nickel. — Bulletin de la Société 
d'Encouragement, mars 1898. 

— Recherches sur le nickel et ses alliages, Gauthier- Villars, 1898. 

— Études sur le balancier compensateur. Genève, 1899. 

— Verreur secondaire des chronomètres. — Extrait du Journal 
suisse dliorlogerie, mai 1902. 

Hadfield (Robert Abbot). — Manganèse steeL — Excarpi Minutes 
of Proceedings of the Institution of civil Engineers, 1888. 

— Alloys of iron and nickel. — Excerpt Minutes of Proceedings of 
the Institution of civil Engineers, 1899. 

HoPKïNsoN (J.). — Proc. of the Roy. Soc. — Magnetic properties of 
alloys of nickel and iron. Rec. 2 décembre 1899. — Physical. 
properties of nickel steel. Rec. 16 janvier 1890. 

HowE (Henry M.). — Researches on the hardening of steel. — Jour- 
nal of the Iron and Steel Institute, 1896. — La Trempe de 
V acier, traduit et annoté par M. Osmond. — Bulletin de la Société 
d'Encouragement, février 1896. 

— La métallurgie de Vacier, traduction Octave Hock. 

Le Ch atelier (H.). — Sur la résistance électrique du fer et de ses 
alliages aux températures élevées. — Comptes Rendus de VAcadè- 
mie des Sciences, t. GX, p. 283. 

— Sur la résistance électrique des métaux. — Id., t. CXI, p. 455. 

— Recherches sur la dissolution. — Annales des Mines, février 1897. 

— Uétat actuel des théories de la trempe de Vacier. — Revue géné- 
rale des Sciences, 12 janvier 1897. 

Nac.aoka et Honda. — La magnétostriction des aciers au nickel. — 
Comptes Rendus de V Académie des Sciences, t. CXXIV, p. 536. 

Osmond. — Consideratiom on permanent magnetism. — From the 
Philosophical Magazine^ for June 1890. 

— Recherches sur les aciers chromés. — Mémorial de V Artillerie de 
la marine, 1893. 

— Sur les alliages de fer et de nickel.— Comptes Rendus de l'Acadé- 
mie des Sciences, t. CXVIII, p. 532. 

— Sur la trempe des aciers extra-durs. — Id., t. CXXl,p. 684. 

— Sur les alliages de fer et de nickel. — Id., t. CXXVIIl, p. 304. 

— De feffet des basses températures sur certains aciers, i. CXXVIIl, 
p. 1395. 



Digitized by 



Google 



A HiCUTES TENEURS 555 

— Sur les aciers à aimants. — /rf., t. CXXVIII, p./1513. 

— Remarques sur une note récente de MM. fiagaoka et Honda, 
relative à la magnétostriction des aciers au nickel, — /rf., 
t. CXXXIV, p. 596. 

— La méthode de refroidissement, — Commission des méthodes 
d'essai des matériaux de construction, octobre 1894. 

— ^ote on M, Howe's researches on the hardening of stecl, — 
Journal of the Iron and Steel Institute, 1894. 

— Experiments on alloys of iron and steel. — Excerpt Minutes of 
Proceedings of ttœ Institution of Civil Eiigineers, 1899. 

— What is the inferior limit of the Critical point a^? — The Métal- 
lographist of July, 1899, Boston, Mass., U. S. A. 

— Sur la cristallographie du fer, — Annales des Mines, janvier 
1900, p. 110. 

OsMOND et Werth. — Théorie cellulaire des propriétés de l'acier. — 

Annales des Mines, 1885. 
PouRCEL. — Acier sans soufflure. — Génie civil, 15 avril 1881. 

— Solid steel. — Journal of the Iron and Steel Institute, 1882. 

— Bulletin de l'Industrie minérale, 6 janvier 1883. 

pRALON. — Sur les essais à la traction des cuivres et des laitons. — 

Revue d'artillerie, avril-juin 1898. 
RoBERTs AusTEN (Sir W.). — On certain Mechanical Properties of 

metals considered in relation to the Periodic Law, — Proc, of the 

Roy. Soc, mars 1888. 

— Adresse du président, - Iron and Steel Institute, Congrès de 
1900. — Traduction de M. Osmond. 

RoBERTs AusTKN (Sir W.) et A. Stansfikld. — La constitution des 
alliages métalliques, — Rapports présentes au Congrès interna- 
tional de Physique de 1900, t. I, p. 363. 

Société d'encouragement pour l'industrie de Berlin. — Propriétés 
des alliages de fer et de nickel, — Bulletin de la Société d'Encou- 
ragement, traduction de M. T. Castagnol. 

Spring (W.). — Propriétés des solides sous pression; diffusion de la 
matière solide ; mouvements internes de la matière solide. — Rap- 
ports présentés au Congrès international de Physique de 1900, t. I, 
p. 402. 

TsGHERNOFF. — De la structure de V acier, — Observations sur son 
industrie et sur son mode de fatH^icalion. — Bulletin de la Société 
technique russe, avril-mai 18b8, et Revue universelle des mines et 
de la métallurgie, i"^^ sera. 1880, VII, 129. 

Warburg. — Lhystérésis. — Rapports présentes au Congrès intev^ 
national de Physique de 1900, t. Il, p. 509. 



Digitized by 



Google 



lU NICKEL 



:5. 



Pages, 
ne des résultats 
levées dans des 

310 

me des résultats 
Hevécs dans des 

379 

n sur le uiagné- 

397 

iur les positions 
le des aciers au 

400 

)hy pour les dé- 

4(»5 

chauffé électri- 

405 

sforniation allo- 

diU, de à 100 

408 

transformation 
ent dits, de 20 à 

410 

lillaume sur les 
). 100 de nickel. 420 
l sur le magné- 
ickel à 15,48 et 

428 

^formation allo- 
dits trempés et 

434 

transformation 
manganèse, au 



transformation 
kel-manganèse 

i à la traction 
îst magnétique 



498 



507 



•>3tS 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



A HAUTES TENEURS 559 

DEUXIÈME PARTIE. 

Aden aa nickel carbures, chromés et manganèses. 



Influence des teneurs en carbone, chrome et manganèse sur les 
propriétés mécaniques des aciers au nickel 447 

Influence des mêmes éléments sur l'état allotropique des aciers 
au nickel 448 



Première catégorie. 

AC1BR8 AU NICKEL GARBURES. 

Elat allotropique: 

Position des points de transformation allotropique 450 

Action du carbone 452 

Action de la trempe et de l'écrouissage 454 

Propriétés mécaniques : 

Essais à la traction 455 

Effet du refroidissement à — 78* 459 

Deuxième catégorie, 

ACIERS AU NICKEL CHROMÉS. 

Utilité du chrome 461 

Étal allotropique : 

Position des points de transformation allotropique 461 

Action du chrome 465 

Aciers au chrome sans nickel 466 

Position des points de transformation allotropique des aciers 

au nickel chromés après trempe et écrouissage 470 

Propnétés mécaniques : 

Essais à la traction 472 

Essais au choc 479 

Propriétés mécaniques des aciers au chrome sans nickel 481 

Effets du refroidissement à — 78* sur les propriétés mécaniques 

des aciers au nickel chromés 482 

Effets de Tétirage à froid sur les propriétés des aciers au nickel 

chromés 485 

Tome I, 1903. 36 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Munster 


13.474 
22.557 


166.988 


Ulsler 


279 527 


ToUux 




126.694 


1.569.920 


TotAQZ généraux 




n 228.784.200 


3.068.078.471 






(*) Y compris 11.315 tonnes de houille, d'une 
tirées de carrières. 


valeur de 81 .385 


rrancs, qui ont été 



(Extrait du General Report and Statistics relating to 
the Mines and Quarries, in the United Kingdom of 
Great Britain and Ireland, 3* partie.) 



Digitized by 



Google 



DIMINUTION DES RISQUES D 'ACCIDENTS 565 



DIMINUTION DES RISQUES D'ACCIDENTS 

DA5S LES 

HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 
Par M. Octave KELLER, Inspecteur général des Mines. 



Je me propose de montrer, aussi brièvement que pos- 
sible, les progrès considérables qui ont été réalisés depuis 
une cinquantaine d'années dans les houillères françaises, 
au point de vue des accidents. 

Je ne parlerai pas des autres raines, de celles où Ton 
exploite les minerais de fer, le sel gemme, les autres 
minerais de toutes sortes, parce qu'elles sont beaucoup 
moins liéveloppées, qu'elles occupent un personnel relati- 
vement restreint, et surtout parce qu'elles sont demeurées 
dans un état sensiblement stationnaire sous le rapport de 
la sécurité des mineurs. 

Les chiffres dont je ferai usage sont empruntes à la 
Statistique de rindiistrie minérale^ publication officielle 
du Ministère des Travaux publics, dont l'origine remonte 
à Tannée 1833. C'est seulement à partir de 1850 que cette 
Statistique contient un état annuel où sont résumés les 
accidents arrivés dans les mines, minières, carrières, par 
département (sauf pour les années 1851, 1852 ot 1851)). 
Des renseignements analogues ont toutefois été publiés 
pour les années 18 i2 et 184i, d'une façon somniaire, 
dans le Rapport du ministre placé en tête des tableaux 
statistiques. Il semblait, à cette époque, peu intéressant 
d'entrer à ce sujet dans de longues énumérations, et l'on 
se contentait de fournir les nombres des accidents et des 
Tome I, 6* livraison, 1902. 37 



Digitized by 



Google 



566 DIMINUTION DES RISQUES d'aCCIDENTS 

ctiines relevés dans les diverses exploitations pourcer« 
ines années citées à titre d'exemple. Postérieurement^ 
race k des recherches laborieuses exécutées dans les 
rcliives du Ministère des Travaux publics, il a été pos- 
ble de reconstituer les éléments principaux de la sta- 
stique des accidents des houillères depuis 1833. Quelques 
cunes subsistent cependant, par suite du défaut de ren« 
ïignements touchant les accidents autres que ceux dus 
IX explosions de grisou ; elles concernent les années 1841 ^ 
Î43, 1845 à 1849, 1851, 1852 et 1859. 
Sonmie toute, la statistique officielle des accidents 
irvenus dans les houillères françaises embrasse une 
îriode assez longue pour servir à une étude fructueuse : 
le ne comprend pas moins de cinquante-six années. 
Dans les tableaux annuels se trouvent indiqués, par 
^partement et par nature de mine, le nombre des ouvriers 
nployés à l'intérieur, à Textérieur, le nombre des acci- 
Mits, avec la mention de leur cause, celui des tués et 
îlui des blessés. 

Toutefois il convient — et c'est une reni arque essen- 
elle — de ne pas mettre sur le même rang la statistique 
^s ouvriei^s tués et celle des ouvriers blessés. La première 
fre de sérieuses garanties d'exactitude, par sa nature 
ème. Au contraire, la seconde présente un caractère 
(lécis, en ce sens qu'elle comprend seulement, en prin- 
pe, les mineurs atteints de blessures graves et que les 
génieurs des mines, chargés des enquêtes, aussi bien 
le les exploitants, ont eu k apprécier, jusqu'en ces der- 
ers temps, non sans difficulté, ce qu'il faut considérer 
mime blessure grave. 

En effet, le décret impérial du 3 janvier 1813, conte- 

int des dispositions do police relatives k l'exploitation 

ïs mines, ne vise, en son article H, que les accidents 

qui auraient occasionné la mort ou des blessures graves 

un ou plusieurs ouvriers » comme devant être portés 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 567 

aussitôt par les exploitants, directeurs, maîtres-mineurs 
et autres préposés, à la connaissance du maire de la com- 
mune et de ringénieur des mines. La loi du 8 juillet 1890, 
par laquelle ont été institués les délégués à la sécurité 
des ouvriers mineurs, a prescrit Tenvoi immédiat au 
délégué de Tavis des mêmes accidents. 

C'est seulement depuis l'application de la loi du 
9 avril 1898 sur les accidents du travail dans l'industrie 
en général que la statistique des blessés peut être établie 
d'une façon précise : pour les mines, aux termes d'une cir- 
culaire du 11 juillet 1899, concertée entre le Ministre des 
Travaux publics et celui du Commerce et de l'Industrie, 
doivent être considérées comme blessiwes graves celles 
qui entraînent une incapacité de travail permanente, 
absolue ou partielle, et celles qui occasionnent une inca- 
pacité de travail temporaire d'au moins vingt jours. 

En fait, les statistiques annuelles n'ont tenu compte 
jusqu'à présent que des blessures donnant lieu à des chô- 
mages prolongés, mais sans qu'il y eût à cet égard de 
règle bien établie. Ainsi, pour ne citer que deux exemples, 
en 1873 le nombre des blessés constaté dans les houillères 
était de 7 fois celui des tués, et les journées de chô- 
mage par ouvrier blessé étaient en moyenne de quarante- 
cinq. L'année suivante, le rapport des blessés aux tués 
était de 8,7 et le chômage moyen s'abaissait à trente-neuf 
journées. L'indication des journées de repos occasionnées 
par les blessures à l'ensemble des ouvriers blessés, in- 
dication que contenaient les tableaux, a conséquemment 
été supprimée, à partir de 1875, en raison de son peu 
d'utilité. 

D'autre part, en 1888, l'Administration des Mines, 
incitée par les projets de loi dont le Parlement se trou- 
vait saisi en vue d'indemniser les victimes des accidents 
du travail, a procédé aune enquête spéciale dans le but 
de rechercher le nombre total des blessés atteints soit 



Digitized by 



Google 



58 DIMINUTION DES RISQUES d'aCCIDENTS 

-avement, soit d une façon plus ou moins légère, pen- 
Liit leb trois années 1885, 1886 et 1887. J'en ai fourni 
compte rendu dans le volume de la Statistique de l'in- 
istrie minérale^ et des appareils à vapeur pour 
innée 1887; et je Tai commenté dans mon Rapport sur 
; Statistique des accidents du travail présenté au pre- 
ier C-ongi'ès international concernant cet objet, qui s'est 
!uni à Paris en 1889. Je me borne k rappeler que, d'après 
s renseignements qui ont été fournis par les 80 Com- 
ignies houillères les plus importantes pour les trois 
mées sus-indiquées, les victimes se classaient en 
oyenne comme il suit, par 10.000 ouvriers (y compris 
s employés) : 

lés 17 

ivalides affectés d'une incapacité de travail permanente. 9 

lessés grièvement ayant chômé plus de 6 mois H 

— — de3à6raois 23 

lessés ayant chômé de 2\ jours à 3 mois 313 

lessés légèrement, ayant chômé de U à 20 jours 1007 

lessés très légèrement^ ayant chômé t jours au plus 385 

Le nombre des blessés, en laissant de côté ceux qui 
ont pas éprouvé une incapacité de travail supérieure k 
ingt joiu-s, ressort à 356 pour 17 tués, soit 21 blessés 
Dur 1 tué. Si Ton prend le total général des blessés, qui 
st de 1.748 par 10.000 personnes, d'après les chiffres 
L-dessus, la proportion dépasse 100 blessés pour 1 tué. 

On obtient, comme on voit, des chiffres très différents 
livant le compte que Ton tient du degré de gravité des 
lessures ; et, k cet égard, toute statistique complète com- 
orte nécessairement plusieurs divisions : on s'exposerait 

des erreurs graves si Ton n'établissait pas un classe- 
lent d'après Tordre d'importance des conséquences des 
ccidents. 

Les détails dans lesquels je viens d'entrer font com- 
rendre pourquoi, dans la présente étude, je laisse com- 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 569 

plètement de côté 1^ statistique des bless<!^s pour nem'oc<îu- 
per que de celle des accidents mortels. Cette dernière est 
résumée dans le tableau suivant, depuis 1833, en éliminant 
la période 1841 à 1849, qui contient trop de lacunes. 

Ce tableau fournit, année par année, la proportion des 
morts par rapport au nombre des mineurs employés, tant 
à la surface qu'au fond, dans les houillères françaises, y 
compris les mines de lignite. C'est par 10. (XW ouvriers 
que le calcul est établi, et non par 100 ou par 1.000, pour 
la commodité de la lecture, afin d'éviter l'emploi de plu- 
sieurs décimales. ^ 

Les moyennes sont données pour les six périodes con- 
sidérées, dont les quatre dernières embrassent chacune 
dix ans. 

Tableau N" i. — Sombre annuel des ouvriers mineurs tués par 
accident sur 10.000 ouvriers employés. 



AANÊBS 


TViM 


A.'fNÉBS 


TUK8 

38,;. 


AKMées 


TOÉH 


ANNÉK» 


TUÉS 

30.7 


ANGERS 


Tl'és 


ANNÉK8 


Tl'É8 


» 


* 


1850 


1861 


43,2 


1871 


1881 


16,4 


1891 


16,7 


* 


» 


M 


• 


1862 


22,6 


1872 


23,2 


1882 


14,2 


1892 


9,5 


1833 


44w 


18Ô3 


38, '^ 


mui 


26,6 


1873 


22,2 


1883 


15,2 


1893 


9,3 


1834 


37, fi 


18n4 


42 /i 


1864 


24,3 


1874 


20,3 


1884 


15,6 


1894 


8,5 


1835 


30,8 


1855 


:«,1 


186,-) 


32,0 


1875 


20,6 


1885 


16,8 


1895 


11,9 


183H 


37,8 


18ÔC 


33, i» 


18(>0 


26,2 


1876 


36,6 


1886 


13,0 


1896 


13,0 


i8:n 


3Ô,H 


1857 


30,2 


1867 


36,2 


1877 


21,6 


18 7 


17,3 


1897 


10,7 


1838 


41,9 


18:)8 


28,9 


18K8 


25,6 


1878 


14,4 


lh88 


17,7 


1898 


10,7 


18:v.» 


,M),0 


1859 


» 


1869 


32, «) 


1879 


16,0 


1880 


30,1 


1899 


13,5 


1840 


47,2 


18G0 


27,3 


1870 


28,7 


1880 


17,5 


1890 


25,8 


1900 


14,2 


lojeiiKS. 


40,7 




34,7 




29,8 




22,3 




18,2 




11,8 



Les nombres qui précèdent montrent d'une façon évi- 
dente la décroissance des accidents mortels, qui est 
absolument remarquable. De 40,7 pour la première 
période (1833 à 1840), la proportion moyenne des ouvriers 
tués est descendue à il, 8 pour la période la plus récente 
(1891 à 1900). La diminution révélée pjir les moyennes est 
continue. Elle ne peut conséquemment être attribuée à 
des circonstances fortuites ; et il est clair a priori qu^elle 



Digitized by 



Google 



[ON DES RISQUES D ACCIDENTS 

)ralions apportées aux conditions de 
louillères sous le rapport de la sécurité, 
rera plus loin. 

qui a été publié dans la Statistique de 
le pour 1900, met en lumière le même 
, figurés non seulement le nombre an- 
ar 10.000 ouvriers, mais encore, et 
yen de bandes noires, le contingent 
dents de grisou. On constate immédia- 
it les yeux, que les accidents de ce 

un nombre de victimes extrêmement 
es années, et qu'ils sont la principale 
ions importantes que révèle la statis- 
poportion annuelle des ouvriers tués, 
lutres accidents ne çont communément 
individuels et font rarement plus de 2 
seul coup, les explosions de grisou occa- 

mort d\m grand nombre de mineurs 
actère de véritables catastrophes, 
i a compté, en 1896, 191 ouvriers tués 
t 186 à la suite de Texplosion survenue 
'errenoire, au puits Jabin (Loire), et, 
t 207 au puits Verpilleux de la conces- 
)ire). 

Iques années, trop rares, n'ont donné 
Bnt mortel de ce genre, savoir : 
après un intervalle de quarante-huit 
es successives : 1892, 1893, 1894 et 

ode décennale est tout à fait remar- 
t à part Tannée 1891, où le grisou a 
a n*en compte que 24 en tout pour les 
ites. 

it être attribué principalement aux 
vue d'assurer la sécurité dans les 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 571 

mines grisouteuses, en particulier à Tamélioration cons- 
tante de Taérage, à l'emploi des explosifs de sûreté pour 
le tirage des coups de mine, à la diffusion des lampes à 
treillis métallique, k la surveillance de plus en plus étroite 
du grisou. 

D est d'autant plus caractéristique que l'extraction de 
la houille et le nombre des mineurs n'ont cessé d'augmen- 
ter, et cela dans d'énormes proportions, comme le 
montrent les chiffres ci-dessous (nombres arrondis) : 



AK.IÉES 



183.3 
1840 
18Ô0 
1.S60 
1870 
1880 
1890 
1900 



PRODCCTIOX HOOILLÂRB 



?. 058.00(1 toones 

3.003.000 — 

4.434.000 - 

8.304.000 - 

13. .330.000 — 

19. 36?. 000 — 

26.083.000 — 

33.404.000 — 



?fOMBRB DES OUVRIERS 



15.400 

27.800 
32.900 
:.fl.200 
82.700 
107.200 
121.600 
162.100 



Autrefois 15 à 20 p. 100 des mineurs qui étaient vic- 
times d'accidents mortels succombaient au grisou, ainsi 
qu'il ressort des moyennes établies sur des périodes 
d'une certaine étendue. Dans la dernière période décen- 
nale, cette proportion est tombée un peu au-dessous de 
5 p. 100. 

Bien plus, le risque individuel de mort par le grisou 
n'a été, de 1891 à 1900, que la huitième partie de ce 
qu'il était moyennement au cours des précédentes 
années. 

Le tableau suivant met en évidence cette importante 
constatation. 

Il fait en même temps connaître le nombre moyen des 
victimes et leur répartition en les rapportant à un effec- 
tif fixe de 10.000 ouvriers (fond et jour réunis), d'après 
les causes d'accidents les plus fréquentes pour les deux 
groupes d'années allant de 1850 à 1870, où l'on a les 



Digitized by 



Google 



572 



DIMINUTION DES RISQUES D ACCIDENTS 



renseignements détaillés nécessaires, et pour les trois 
périodes décennales consécutives. 

Tableau N° 2. — Proportion des ouvriers tués, d'après les causes des accidents, 
pour les ouvriers du fond et du jour réunis. 



ANNies ET pénionKs 



1850-1853- 1857 

(3 ans) 
1863 — 1865 à 1870 

(7 ans). 
1871 à 1880 

(10 ans) 
1^1 à 1890 

(10 ans) 
18^1 à 1000 

(10 ans) 



MOMBHK 

annuel 
moyen 

des 

ouvriers 

du fond 

et du 

jour 

réunis 



44,229 
82,026 
103,680 
108,167 
141,773 



KOMBnr. 
annuel 
moyen 

des 
ouvriers 

tués 



154 
244 
230 
198 
168 



PROPORTION DES OUVRIERS TUÉS PAR 10.000 OUVRIERS 

du fond et du jour réunis 









Puits 
















, ^ 


Exploi- 


Causes 




1 

a 

• 


4,97 


a 
•S 


Rupture 
des 


«'.butes, 
depuis 

surface, 
etc. 


tation 
des 
▼oies 


autres que 
celles 


Totaux 




S. 

o 

Ô 


cibles. 

chaînes, 

engins, 

elc. 


ferrétjs 
souter- 
raines 


ci-devant 
mentionnées 




16,05 


1,28 


2,64 


6,95 


» 


2,93 


34,82 


10,61 


6,58 


0,68 


2,50 


4,15 


- 


5,23 


29,75 


7,43 


4,94 


0,69 


1,54 


3.28 


m 


4.30 


22.18 


5,18 


5,95 


0,30 


0,55 


1,69 


1,35 


3,28 


18,30 


4,13 


0,65 


0,311 


0,21 


1,59 


1,61 


3,26 


11,84 



Les risques d'accidents sont bien plus considérables 
-pour le personnel employé à Tintérieur des mines que 
pour celui de la surface. 11 est possible d'en établir la 
statistique d'une façon distincte. Toutefois on est con- 
traint de laisser de côté les accidents dus à des causes 
diverses qui sont survenus dans les périodes 1863 à 1870 
et 1871 à 1880, et dont les victimes comprennent malheu- 
reusement, dans les statistiques, des ouvriers du fond et 
des ouvriers du jour sans distinction. On forme dans ces 
conditions le tableau suivant, qui diffère du précédent par 
le relèvement général des coefficients de risques, abstrac- 
tion faite des causes diverses. 



Digitized by 



Google 



DANS .LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 573 



Tableau N° 3. — Proportion des ouvriers tuéSy d'après les causes des accidents, 
pour les ouvriers du fond. 





NOMBRR 


NOMBRE 


PROPORTIO» DBS OUVRIERS DU 


KOND TUÉ 


s PAR 10.000 OUVRIERS 


DU FOND 














annuel 


annuel 








Puits 








AMNRES ET PÉRIODES 


moyen 
des 


moyen 
des 


J2 

o 


g 


a 


Rupture 


Chutes, 


Exploi- 
tation 
des 


Causes 












1 


•§ 


de 


depuis 
la 


voies 


diverses 


Totaux 




ouvriers 


ouTriers 


"a 


S. 


cAbles. 


ferrées 








du fond 


tués 


1 

ta 


6,81 




chaînes, 

engins, 

etc. 


surface, 
etc. 


souter- 
raines 


au fond 




1850-1853-1857 


32,254 


154 


21,99 


1,75 


3,62 


9,52 


» 


4,01 


47,70 


(3 ans) 






















1863 -1865 à 1870 


58,(X)8 


? 


14,75 


9,15 


0,95 


3,48 


5,77 


. 


9 


» 


(7 ans) 
1871 à 18S0 






















73,798 


« 


10,40 


6,92 


0,97 


2,16 


4,59 


» 


? 


» 


(10 ans) 






















1881 à 1890 


77,255 


183 


7,25 


8,33 


0,42 


0,77 


2,37 


1,86 


2,69 


23.69 


(10 ans) 






















1891 k 1900 


101,011 


143,6 


5,81 


0,88 


0,56 


0,29 


2,23 


2,26 


2,19 


14,22 


(10 ans) 























Les conclusions suivantes ressortent des chiffres consi- 
gnés dans ces tableaux : 

V Les éboulements, qui sont la cause la plus fréquente 
des accidents, ont considérablement diminué. La propor- 
tion correspondante des mineurs tués n'est plus guère 
que le quart de ce qu'elle était vers 1850. Sous ce rap- 
port, les progrès de la sécurité sont continus. Ils sont 
évidemment dus aux mesures de plus en plus complètes 
qu'ont prises les exploitants pour boiser les galeries et 
pour étançonner les chantiers partout où il est néces- 
saire. D'autre part, dans les houillères du Centre en par- 
ticulier, les méthodes d'exploitation avec remblais se 
sont généralisées et ont eu pour conséquence de restreindre 
les éboulements, d'en atténuer les dangers. 

2° Pour les accidents de grisou, la situation est 
demeurée sensiblement stationnaire de 1850 à 1890. Mais, 
depuis lors, elle s'est améhorée au-delà de tout ce qu'il 



Digitized by 



Google 



DIMINUTION DES RISQUES D ACCIDENTS 

S d'espérer. Comme il a été déjà dit, la pro- 
morts n'est presque plus que la huitième par- 
Li'elle était précédemment, 
téméraire d'affirmer que le progrès est défi- 
jt survenir encore, dans plus d'une houillère, 
rible explosion de grisou faisant d'un seul coup 
ombre de victimes. Le coefficient de risque 
ant actuellement donné par la Statistique 
)areil cas, fortement relevé. Mais il est permis 
u'il s'abaissera, au contraire, 
istration des Mines a, en eff'et, imposé, depuis un 
bre d'années, aux exploitants des mines à grisou 
ie de mesures de plus en plus précises en vue 
les explosions. Ces mesures roncernent la venti- 
Gjaleries et des chantiers, le jaugeage réguliè- 
. du courant d'air et le dosage du grisou, 
au moyen de lampes de sûreté, le remblaiement 
es abandonnées, les précautions à prendre 
lage des coups de mine, enfin et surtout Tem- 
5if, dans les mines à grisou, des explosifs 
L basse température, dont l'.invention est, pour 
is, relativement récente. Ces explosifs sont 
s par l'absence de tout élément combustible, 
^drogène, oxyde de carbone, carbone solide, 
oduits de leur détonation ; leur température de 
calculée d'après les formules chimiques de 
ances constitutives et les quantités de cha- 
f'es, ne doit pas être supérieure à 1.900° C. 
plosifs employés aux percements de rocher, 
>° pour ceux employés dans les travaux en 

ration de ces mesures se trouve dans le Règle- 
sur la police des mines qui a été élaboré, en 
ps qu'un projet de décret portant règlement 
lice des mines, par une Commission spéciale 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 575 

instituée, en 1893, par le Ministre des Travaux publics, et 
dont l'application a été recommandée aux ingénieurs, 
partout oCi les conditions de l'exploitation le justifieront, 
par une circulaire ministérielle du 25 juillet 1895. 

Les prescriptions à observer concernent les objets sui- 
vants : 

Travaux à ciel ouvert (clôtures, parapets) ; 

Puits et galeries débouchant au jour et puits inté- 
rieurs (dispositions générales, échelles, circulation par 
les câbles) ; 

Plans inclinés ; 

Roulage en galeries ; 

Machines d'extraction ; câbles ; 

Aérage et éclairage; 

Travail au chantier ; 

Plans et registres ; 

Explosifs; 

Mesures spéciales aux mines à grisou (aérage et dispo- 
sitions générales, éclairage, explosifs); 

Mesures spéciales à des cas particuliers ; 

Dispositions diverses. 

Je ne puis que signaler ici, sans entrer dans plus de 
détails, ce règlement-type, qui ne comprend pas moins de 
440 articles rédigés en vue de prévenir les accidents de 
toute sorte dont les mines sont le théâtre. 

Son but a été de généraliser, en les unifiant, des pres- 
criptions qui, pour la plupart, étaient déjà en vigueur 
dans nombre d'exploitations. L'extension progressive de 
-ces mesures de sécurité explique la diminution correspon- 
dante des risques d'accidents non seulement par lé gri- 
sou, mais encore par les coups de mine, par les ruptures 
de câbles, les chutes dans les puits et les autres accidents 
dont il me reste à commenter la statistique. 

3** Les dangers des coups de mine sont relativement 
faibles dans les houillères : la proportion des morts, pour 



Digitized by 



Google 



576 DIMINUTION DES RISQUES d'aCCIDENTS 

cette cause, s'est réduite de plus des deux tiers. Toutefois 
la diminution des accidents do ce genre, dans lesquels 
l'inexpérience des ouvriers joue un rôle prépondérant, n'a 
pas été régulière; et Ton constate leur recrudescence dans 
la période de 1891 à 1900. L'emploi des mèches dites de 
sûreté, les précautions prises avant de les allumer, Tin- 
terdiction de revenir sur les coups ratés, ont puissamment 
contribué à restreindre les accidents occasionnés par les 
coups de mine. 

4° Les accidents survenus dans les puits accusent une 
forte diminution. Ils donnaient lieu, toutes causes réunies, 
à 13,14 tués par 10.000 ouvriers du fond pendant les 
années 1850, 1853, 1857, et seulement à 2,52 tués pen- 
dant la période 1891 k 1900. La réduction finale est de 
plus des quatre cinquièmes. 

Les dangers se sont surtout atténués en ce qui concerne 
la rupture des câbles, chaînes, engins, catégorie d'acci- 
dents dans laquelle la statistique comprend les chutes de 
tonnes, d'objets, etc.. Les chutes des personnes, soit 
depuis la surface, soit à des niveaux quelconques dans les 
puits, qui forment la seconde catégorie, sont aussi devenues 
beaucoup plus rares. 

Les améliorations réalisées en vue de la sécurité ont 
principalement consisté dans l'emploi des cages pour la 
descente et la remonte du personnel, dans celui des para- 
chutes, dans les essais <le résistance, la vérification jour- 
nalière et le renouvellement plus fréquent des câbles, 
dans l'adaptation de freins puissants aux machines 
d'extraction, dans la pose de barrières aux abords des 
puits et des recettes, dans la fermeture automatique 
de ces barrières, sans pai-ler d'une série d'autres me- 
sures préventives qui sont énumérées dans le règlement- 
type. 

5° Les autres accidents sont dus à l'asphyxie par des 
gaz délétères autres que l'hydrogène carboné, notam- 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 577 

ment par Tacido carbonique, aux inondations, à descauseï 
diverses. 

Ceux qui se sont produits dans le roulage, du fait de 
l'exploitation des voies ferrées souterraines, figurent sépa- 
rément dans une colonne du tableau pour les deux der- 
nières périodes. Cette distinction a paru motivée par le 
développement de plus en plus grand de ces voies ferrées 
et par Vaccroissement corrélatif des dangers auxquels 
est exposé le personnel employé au roulage souterrain. 
Pour les. années antérieures, les accidents de cette 
nature rentrent dans ceux de ravant-demière colonne du 
tableau n^ 2. 

Cette colonne comprend les ouvriers tués à la surface, 
sauf pour les années 1850, 1853, 1857, où le renseigne- 
ment fait défaut. Sans cette lacune, dans le tableau don- 
nant la proportion des ouvriers tués par 10. (KX) ouvriers 
du fond et du jour réunis, le nombre 2,93 serait rem- 
placé par un nombre i)lus élevé, et il en serait de même 
pour le total correspondant des ouvriers tués. 

Pendant les deux dernières périodes décennales, les 
accidents de surface ont été relevés d'une façon distincte 
par les ingénieurs chargés d'établir la statistique, tandis 
qu ils étaient confondus auparavant avec les accidents 
souterrains dus k des causes diverses. Le nombre moyen 
des ouvriers tués sur le carreau des mines, par 10.000 ou- 
vriers du jour, a été de 5,05 de 1881 à 1890 et de 5,98 
de 1891 à 1900. Ces nombres s'abaissent à 1,5 et à 1,7 
respectivement, si l'on rapporte les morts à 10.000 ou- 
vriers du fond et du jour réunis. D'après cela, au nombre 
2,93 dont il vient d'être question, il serait logique de subs- 
tituer environ 4,6. 

D'autre part, en additionnant les nombres inscrits dans 
les deux avant-dernières colonnes du même tableau, on 
trouve 4,63 pour ravant-demière période décennale et 
4,97 pour la dernière. 



Digitized by 



Google 



578 DIMINUTION DES RISQUES d'aCîCIDENTS 

On voit que les risques de mort afférents aux. 
causes diverses, y compris le roiJage souterrain et le» 
accidents à la surface, ne se sont pas sensiblement mo- 
difiés. 

Finalement, dans l'intervalle des cinq périodes consi- 
dérées, c'est-à-dire en l'espace d'une quarantaine d'années, 
la mortalité moyenne par accident^ dans les houillères- 
françaises, s'est abaissée dans une proportion voisine de 
celle de ^ à i. 

Ici trouve place une observation de principe. On est 
tenté, par une pente naturelle de l'esprit et à l'imitation 
des statisticiens anglais, de chercher le rapport qui existe- 
entre le nombre des mineurs tués et la quantité corres- 
pondante de houille extraite annuellement. En comparant 
de cette façon l'année 1850, oh il y a eu 122 ouvriers 
tués, et l'année 1900, où l'on en a compté 230, on trouve 
que, pour 1 mort, on a extrait environ 36.300 tonnes de 
charbon en 1850 et 145.200 tonnes, soit quatre foisplus^ 
en 1900. Mais cette méthode ne me parait pas recom- 
mandable pour l'étude des risques d'accident. Elle a, en 
effet, l'inconvénient d'introduire dans la question un nou- 
vel élément, le rendement annuel de l'ouvrier; et ce ren- 
dement dépend de la constitution des gisements, de 
l'épaisseur des couches de charbon, des conditions dans- 
lesquelles se fait l'exploitation. Conséquemment les résul- 
tats des calculs ne sont nullement comparables d'un bas- 
sin à un autre, d'un pays à un autre. 

En particulier, une statistique internationale des acci- 
dents ne saurait avoir pour base rationnelle le montant 
de la production houillère substitué au nombre des ouvriers, 
employés dans les mines. 

Qu'il me soit permis de rappeler, en terminant, une 
indication générale, déduite des statistiques françaises et 
étrangères, que je donnais dans mon Rapport présenté au 
premier Congrès international des accidents du travail^ 



Digitized by 



Google 



DANS LES HOUILLÈRES FRANÇAISES DEPUIS 1833 579 

en 1889i En traitant des éléments du prix Je l'assurance y 
je concluais comme il suit : 

« Si Ton considère un nombre fixe d'ouvriers exerçant 
la même profession, à condition que ce nombre soit con- 
sidérable (100.000 par exemple), on constate une surpre- 
nante régularité dans le nombre des accidents qui atteignent 
ces ouvriers, chaque année, et dans celui des victimes^ 
des tués et des blessés. Sans doute, il se manifeste des 
écarts, d'une année à la précédente ; mais les variations 
que révèlent les statistiques, lorsque celles-ci sont exactes ^ 
sont, en général, d'ordre secondaire. 

« Il résulte de là que les accidents, lors même qu'ils 
semblent dus au pur hasard, sont régis par des lois mysté- 
rieuses. Ils se produisent annuellement avec une fréquence 
en quelque sorte fatale. C'est sur la fréquence des acci- 
dents de même espèce que sont basées, comme chacun 
sait, les assurances. Le principe de Isl constance des risques 
pour une organisation déterminée du travail, dans chaque 
branche de l'activité humaine, constitue la base fonda- 
mentale des études théoriques relatives aux accidents. 

« Toutefois les lois du hasard ne sont pas absolument 
inflexibles. Dans toutes les industries où Ton s'appUque à 
prévenir les dangers, où de bienfaisantes inventions se 
répandent, où de salutaires prescriptions se midtiplient 
en vue de mieux assurer la sécurité des personnes, on 
voit les risques diminuer. L'emploi des lampes à treillis 
métalliques et des ventilateurs dans les houillères infes- 
tées de grisou, celui des signaux de protection, des 
freins automoteurs, des appareils d'enclenchement sur 
les chemins de fer, des soupapes de sûreté adaptées 
aux chaudières à vapeur, des dispositifs si variés propres à 
mettre les ouvriers à Tabri des outils et des organes de trans- 
mission des machines en mouvement dans les établisse- 
ments industriels de toute sorte, se traduisent dans les 
statistiques, surtout dans les statistiques décennales, d'une 



Digitized by 



Google 



> DIMINUTION DES RISQUES D ACCIDENTS 

311 souvent obscure, indistincte quant aux causes, mais 
5 apparente quant aux efTets, par une dimintition 
iodique de la proportion des victimes. » 
inintéressante et précieuse statistique des accidents 
[•tels survenus dans les houillères françaises depuis 1833 
tifie pleinement cette conclusion. 

Paris, 10 avril 1902. 



Digitized by 



Google 



ÉTODE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 581 



CONTRIBUTION A L'ETUDE GEOLOGIQUE 



GITES MINERAUX DE LA NORMANDIE 

Par M. René MASSE, Ingénieur civil des Mines, 
Ancien élève de l'École Polytechnique. 



L'étude géologique des terrains normands m'a demie 
rement conduit à des hypothèses et à des conchisions qu< 
mes travaux postérieurs m'ont permis de vérifier et d( 
compléter. J'ai cru devoir — sur le conseil de mes ancieni 
maîtres — les résumer dans une note qui, peut-être, inté 
ressera les lecteurs des Annales des Mines. 

J'ai adopté pour cette note le plan qui m'a paru le plu 
logique et le plus simple ; il peut se résumer ainsi : 

I. — Que savait-on sur la géologie du Calvados e 
quelles conclusions pratiques en avait-on tirées au suje 
des gisements minéraux et notamment du fer? 

IL — Quels éléments nouveaux les recherches entre 
prises et les travaux faits ont-ils apportés ? 

IIL — (Comment s'en trouvent modifiées ou confirmée 
les susdites conclusions? 



I 



La basse Normandie et, en particulier, le Calvado 
sont situés sur le bord ouest d'un vaste bassin qui couvre 
en même temps qu'une partie de l'Angleterre, la plu 
grande partie du Nord et du Nord-Ouest de la France e 
qui s'étend des terrains primitifs du Bocage normand 
ceux de la Lorraine. 

Tome 1, 1902. 38 



Digitized by 



Google 



582 ÉTUDE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

La symétrie des roches qui forment les rivages de ce 
bassin est bien connue. Peut-être y aurait-il lieu, se ser- 
vant des analogies ^Taisemblables eu égard à cette dis- 
position, d'étudier le faciès normand en se souvenant des 
indications recueillies dans la partie Est du bassin? Mais 
c'est là une question qui ne rentre pas dans le cadre de 
cette note. 

Aussi cette Normandie, où presque tous les âges géolo- 
giques se trouvent représentés, a-t-elle été depuis déjà 
longtemps un vaste champ d'études pour les géologues, et 
de nombreux travaux de recherclies y furent-ils poussés. 
Signalons, à cet égard, les recherches de houille faites 
au commencement du siècle dernier vers Bayoux et dans 
la Manche, malheureusement sans résultats bien appré- 
ciables. 

Ces recherches étaient rendues particulièrement sédui- 
santes par Texistence du minerai de fer dans toute la 
région ; la coexistence de ces deux sources de richesses 
aurait à ce point transformé le pays et accru le domaine 
industriel de la France qu'on conçoit les efforts qui ont 
été faits dans ce sens. 

Le minerai de fer, lui, était au contraire bien connu et 
les difficultés de transport, la non-utilisation sur place, 
ont seules empêché, je pense, qu'il soit plus activement 
recherché et exploité. 

De Caumont, dans son Essai sur la Topographie géo- 
gnostique du département du Calvados^ i8S5j signale la 
présence du minerai de fer dans le silurien normand, à 
Urville, à la Ferrière-aux-Étangs, à Saint-Martin-des- 
Besaces, à Orbigny, etc. 

« En ces points, dit-il, Tancien grès rouge, « grès 
« armoricain' », se charge tellement d'oxyde de fer qu'il 
forme des roches de minerai brun ou rouge. » 

Blavier, dans ses Études géologiques sur le départe- 
ment de fO)7ie^ i84S^ le signale de même dans les termes 



Digitized by 



Google 



^# -^^■:>' 



DE LA NORMANDIE 583 

suivants, qui ne laissent aucun doute sur la nature silu- 
rienne des gisements ni sur leurs emplacements : 

(c II est une autre roche qui, en plusieurs endroits du 
département, accompagne ce grès quartzeux (grès armo- 
ricain) et nous semble lié à sa formation; c'est une couche 
de fer oxydé rouge ou brun qui existe au contact avec le 
quartz grenu dans la forêt de Saint-Clair d'Hallouze, à la 
Ferrière-aux-Étangs et au Chatelier, trois communes de 
Tarrondissement de Domfront, » 

Harlé, dans son Aperçu de la coiistittition géologique 
du Calvados, 1853, signale de même la présence du mi- 
nerai à Urville et reconnaît la discordance du cambrien 
et du silurien. 

Beaucoup plus récemment, M. l'Ingénieur en chef Le 
Cornu, dans ses nombreuses et remarquables études sur le 
Silttrie/i des Vallées de TOrne et de rOdon, de la Brèche- 
au Diable, de Falaise, etc., etc, {1887 à 1891), signale la 
présence du minerai à Urvillo, à Saint-Germain-le- Vas- 
son, à Jurques, à Bény-le-Bocage, etc. ; il décrit en détail 
le gisement de Saint- Rémy; enfin, entrant plus avant 
dans la question, il reconnaît Tisodinal de May-Saint- 
André, signale le synclinal de Perrières, les deux syncli- 
naux et Tanticlinal de Falaise. 



Des recherches, des études, dont je n'ai pu indiquer 
ici et très rapidement que les principales, résultait la 
certitude d'un gisement de fer dans le silurien normand, 
gisement paraissant situé au contact des grès armoricains 
du mur, et dont Tallure — identique à celle des roches 
encaissantes — participait des plissements dont M. Le 
Cornu esquisse, dans une dea notes précitées, la théorie 
provisoire et le schéma. 

Voilà quel fut \q point de départ de mes travaux, dont 



Digitized by 



Google 



584 ÉTUDE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

le but était d*étudier le synclinal de Perrières et d'y 
retrouver, vers TEst, la couche d'Urville et de Saint-Ger- 
main-le-Vasson. 

Seuls quelques affleurements de grès indiquaient Tallure 
générale du synclinal par les traces discontinues, tantôt 
du toit, tantôt du mur, des schistes à Calymènes que 
nous avons reconnu, par la suite, être contemporains de 
la formation ferrugineuse. Tout le bassin était recouvert 
par des terrains jurassiques dont Fépaisseur variait de 
5 à 30 mètres environ ; enfin, un niveau hydrostatique 
mal connu venait compliquer la question. 

C'est dans ces conditions, et après de nombreuses et 
minutieuses visites sur le terrain, que furent entrepris, 
dès avril 1900, les travaux de recherches dont je vais 
maintenant indiquer rapidement la nature et les résultats. 

II 

M. Le Cornu a décrit le synclinal de Perrières : 

« Les formations siluriennes (grès armoricains S', schistes 
à Calymènes S^ et grès de May S^) reposent en discor- 
dance sur les formations cambriennes, le tout recouvert 
parles formations jurassiques. Deux vallées, celles de la 
Laize et du Laizon, mettent à nu les formations siluriennes 
oi dévoilent même Texistence, dans la vallée de la Laize, 
d'une couche de minerai de fer. » 

Ajoutons de suite que ce minerai affleure aussi dans la 
vallée du Laizon, à la Brèche-au-Diable, où l'on voit un 
petit affleurement d'hématite brune. 

Précisons la forme de ce synclinal; représentons-le par 
l'affleurement des terrains anciens sous le jurassique sup- 
posé enlevé. En suivant Taffleurement des grès armori- 
cains, en en notant la direction et le pendage et en prenant 
la moyenne d'un grand nombre de mesures, nous avons pu 
établir le tracé représenté par la fig. 1. 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 585 



o 





c 

C/3 



2 






Digitized by 



Google 



ETUDE GEOLOGIQUE DES GITES MINERAUX 

voyons que, vers TEst, l'affleurement présente 
ints dmllexion (l'un vers Sassy, Tautre versOlen- 
un point anguleux vers Perrières. 
Tensenible, en faisant abstraction de ces trois 
articuliers, nous constatons : que le pendage du 
ent Nord est très élevé et qu'il varie de 80 à 95"*, 
u du relèvement Sud est moindre et compris 
> et 50\ 



•Gouva. 




FiG. 2. 

is des coupes telles que celles indiquées par AB, 
GH sur layî^. 2. Si nous traçons les coupes trans- 

du pli d'après les pendagcs et le sentiment de la 
té, nous avons les coupes ci-jointes {fig, 3) tracées 
îttant une allure en fond de bateau, 
rquons que la flèche serait alors de 1.200 mètres 
versOuilly-le-Tesson, de 650 mètres sur les com- 
le Sassy et d'Olendon, et que la coupe longitudi- 

doit présenter un point d'inflexion, tout comme 
3S d'affleurement. 
is aussi que rien ne prouve que nous ayons en pro- 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 



587 



fondeur cette allure en fond de bateau et qu'il se peut que 
nous ayons une allure en plateure avec, par conséquent, 
des flèches beaucoup moindres. 



. }n^. 






Coupe AB 



Coupe GH Coupe CD 




iH »D 



Coupe EF 

FiG. 3. 

Ainsi à TEst le synclinal se termine, se ferme, par Taf- 
fleurement des grès armoricains, ces grès changeant peu 
à peu de direction, tournant toujours d'une façon continue, 
jamais brusquement, sauf naturellement au point angu- 
leux de Perrières. 

L'extrémité Ouest du synclinal est moins nette, perdue 
qu'elle est dans la forêt de Cinglais. 

Nous pensons pourtant qu'il doit se terminer comme à 
l'Est, ou, du moins, d'une façon analogue, et qu'il ne s'ar- 
rête pas brusquement. 

En effet, si nous considérons {fig. 2) les couches au mur 
des grès armoricains (les schistes verts et pourprés S*, les 
conglomérats pourprés S^ et même les phyllades X), nous 
constatons que ces couches, à partir de Bretteville-sur- 
Laize, changent peu à peu de direction, passent au Sud de 
Fresnay-le-Puceux, à Boulon, à Saint-Laurent-du-Coudel 



Digitized by 



Google 



588 ÉTUDE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

et ont complètement tom'né aux Moutiers-en-Cinglais ; 
qu'elles affleurent, en somme, comme à Perrières, les 
grès armoricains. 

Par suite, ces mêmes grès peuvent très bien, quoique 
cachés par les assises de Toolithe inférieure (bajocien) et 
le diluvium de la forêt de Cinglais, avoir, vers TOuest, 
l'allure des couches sous-jacentes et tourner après Outre- 
Laize pour venir rejoindre les grès affleurants à Bar- 
berv. 



TRAVAUX DE RECHERCHES. 

Nos recherches ont eu lieu sur la partie Est du syncli- 
nal. Elles ont été faites en cinq points : 

Deux sur le relèvement Nord ; deux sm* le relèvement 
Sud ; une à l'extrémité même du synclinal, soit, pour 
préciser : 

1° Au hameau d'Assy, sur la commune d'Ôuilly-le- 
Tesson ; 

2** Au lieu dit les Feugles, sur la commune de Sassy ; 

3"* Vers la Brèche-au-Diable, sur la commune de Sou- 
mont-Saint-Quentin ; 

4"* Près du village d'Olendon ; 

5° Au hameau du Breuil, sur la commune de Perrières. 



1" Nos travaux comprenaient au hameau d'Assy un 
travers-bancs de 57 mètres placé sur la rive gauche du 
Laizon(Voir les coupes, fig, 4 et 5). 

Ce travers-bancs rencontre d'abord un petit dépôt de* 
minerai d'alluvion, puis du calcaire du bathonien moyen ; 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 589 

il atteint ensuite les terrains primaires représentés par la 



3 

a. 

a* 

o 



couche de minerai, dont le pendage est ici de 80°. Cette 



Digitized by 



Google 



590 ÉTUDE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

couche de minerai a 6", 10 de puissance et est formée 
d'hématite rouge. 

Au mur se trouvent quelques petits bancs de grès alter- 
nant avec de petits bancs d'argile blanche, rouge parfois 
et par places seulement. Ensuite le travers-bancs trouve 
des schistes à Calymènes présentant, jusqu'aux grès à Bilo- 
bites, différents aspects : ce sont des argiles blanches, des 
argiles schisteuses plus ou moins dures, grises, rouges, 
noires. Enfin, apparaissent des bancs d'argile diminuant 
de plus en plus, lorsqu'on approche des grès armoricains. 

Le mur du minerai se trouve à 39 mètres en puissance 
du toit des grès armoricains. 

Il y a lieu de faire ici une remarque : à l'ouverture du 
travers-bancs, sous une faible couche d'argile très irrégu- 
lière, se trouve un dépôt d'ail uvion argileux et riche en 
morceaux de minerai. Ce dépôt se trouve au-dessus du 
bathonien moyen ; nous y avons trouvé des morceaux de 
calcaire contenant des Rhynchonelles ; ce dépôt est donc 
postérieur au jurassique et peut être considéré comme le 
résultat de l'érosion du minerai silurien, érosion pouvant 
avoir eu lieu à Tépoque tertiaire. 

Ce même dépôt se retrouve aussi à la Brèche-au-Diable, 
mais alors inclus entre des argiles d'alluvion, argiles repo- 
sant sur les schistes à Caly mènes. 

Outre le minerai primaire, il existe donc bien, dans la 
vallée du Laizon, comme d'ailleurs dans celle de la Laize, 
des dépôts de minerai tertiaire qui semblent avoir le pre- 
mier comme origine. 

Ajoutons que ces dépôts, argileux, irréguliers, peu 
étendus, paraissent inexploitables. 



2* Sur Sassi/j au lieu dit les Feugles, un puits de 
18 mètres a traversé le bathonien moyen, le bathonien 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 591 

inférieur et un banc sableux représentant ici le bajocien ; 
il a trouvé alors Taffleurenient du minerai et une nappe 
d'eau [fig. 6). 



Fio. 6. — Coupe des travaux de Feugles. 

Un travers-bancs reconnut ensuite la couche de 
6 mètres de puissance formée d'hématite rouge et d un 
peu de limonite. 

Au mur du minerai existent encore les petits bancs de 
grès et d'argile alternés. 

Nous avons en ce point continué les travaux en vue 
d'une étude des niveaux hydrostatiques. 

Ici, au toit du minerai, se trouvent des calcaires, et la 
nappe d'eau est à 18 mètres ; au mur se trouvent des 
argiles. 



Digitized by 



Google 



GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

mes amorcé un peu au-dessus de ce niveau 
ontalement dans ces argiles ; de Teau ne 
nter, ce qui permit de conclure à Texis- 
re nappe d'eau, à un niveau un peu supé- 
le la précédente, ce que des sondages 

me ici, entre les grès de May et les grès 
reposant sur les schistes à Calymènes^ 
au séparées par la crête du minerai. Cela 
, en d'autres points, ces deux nappes 
unies en une seule, tout dépendant de la 
rande proéminence de cette crête, 
er cette étude, nous avons foncé un bure 
profondeur au mur de la couche ; il fut 
vers-bancs devant la recouper. L'eau arriva 
fissures par les plans de stratification des 
ses et, enfin, jaillit dans un sondage fait 
B et atteignant le minerai, 
lécessaire, pour Texploitation en profon- 
une certaine épaisseur de Taffleurement 
éviter autant que possible le passage par 
ppes d'eau à Tintérieurde la mine. 



t'Saint-Quentin^ nos travaux utiles ont 
7, 8, 9) : une descenderie sur la rive 
son nous donnant des indications sur le 
tesàCalymènes avec les grès àBilobites. 
ts bancs alternés de grès et d'argile, qui 
ment les contacts de ces deux formations 
lèvements Nord et Sud (Voir PI. XIII) ; 
ersant la couche de minerai et la recou- 
!S de profondeur [fiQ. 8). 
orme d'hématite rouge et brune et de 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 



593 



o • 



eu- 



;3 
Oh 

I 
00 



.a 

"a 




I 

ce 

I 

fi 
o 
B 



a, 

o 



O 

Û 



C0 

H 
1 






è 






Digitized by 



Google 



h ETUDE GEOLOGIQUE DES GITES MINERAUX 

onite est assez argileux à cet affleurement ; il a aussi 
lètres de puissance, et, au mur, on retrouve les petits 
icsde grès et dargile alternés. La «listance du mur de 
lerai au toit des grès armoricains est de 40 mètres 
iron. 



** A Olendon [fig, 10), un puits de 25 mètres a ren- 
tré les calcaires du baihonien moyen et inférieur. A 
le profondeur on trouve le niveau hydrostatique. 



Fi(i. 10. — Coupe des travaux d'Olendon. 

[n travers-bancs horizontal, au-dessus de la nappe 
iU, poussé d'abord dans le bathonien moyen, trouve 
lite des bancs montant peu à peu, puis arrive aux 
aires et aux argiles liasiques à Hildoceras bifrom. 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 595 

Dans cette région, les grès armoricains semblent être 
recouverts par une vingtaine de mètres de bathonien, 
les grès de May affleurent à peine. Les couches juras- 
siques ne sont pas absolument horizontales, le plisse- 
ment hercynien a affecté principalement le primaire; mais 
les mouvements postérieurs qui en furent la continuation 
atténuée (afTaissements, resserrements, etc.) affectèrent 
aussi le jurassique, de sorte qu'il forme des plis avec des 
synclinaux et des anticlinaux, il est vrai peu prononcés, 
mais existant réellement. 

Outre ces plis, il en existe d'autres. Nos travaux 
d'Assy et de Perrières nous ont permis de constater le 
fait suivant : les couches de calcaire, qui se relèvent un 
peu en arrivant au contact des grès armoricains, se 
relèvent aussi au contact de la couche de minerai et 
forment un petit anticlinal. Le minerai, plus résistant que 
les argiles qui rencaissent, semble avoir fait crête sous 
rassise jurassique. 

Ce petit anticlinal jurassique peut môme se suivre à la 
surface du sol, si Ton fait abstraction des vallées actuelles, 
c'est-à-dire ici de tout ce qui pourrait être dû à une éro- 
sion postérieure aux dépôts jurassiques. En résumé, le 
secondaire est plissé; ses plissements suivent les pHsse- 
ments du silurien et, en outre, un léger anticlinal carac- 
térise la crête du minerai et peut se suivre presque partout. 

Ces considérations nous ont guidé et, lorsque le travers- 
bancs, commencé dans des bancs calcaires légèrement plon- 
geants versle Nord, les a trouvés d'abord horizontaux, puis 
relevés et laissant apparaître un anticlinal de lias, six son- 
dages furent faits : quatre atteignirent l'affleurement du 
minerai, qui se trouva ainsi défini [fig, 10). 



Digitized by 



Google 



'^T^ 



ÉTUDE GÉOLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

derrières, au hameau du Breuil, les travaux exé- 
'^. H et 12) comprenaient : 

PuiUN'S 



>>^^ 



Fio. 11. — Coupe du puits du Breuil. 

[lescendene et divers puits qui nous ont donné la 
exacte du toit des grès armoricains ; 



;ç po 



^ïi ;>; 



.JtPQ. 




"Grcs 
"armoncaiTis 



Fir.. 12. — Coupe des travaux du Breuil. 



uits traversant les calcaires du bathonien et attei- 
e niveau hydrostatique; un sondage qui reconnut 
stes à Calvinènes. 



Digitized by 



Google 



DE LA NOKMANBIE 59 

CoÉ) travaux avaient été effectué* avec les première 
•données qui nous faisaient cherclier le minerai au eanta< 
<ie8 grès armoricaimi. 

Un nouveau puits tombant sur les grès armoricains uoi 
permit de déterminer le point anguleux de Perrières. L 
variation brusque de «lirection est de So*" ; le pendage si] 
le reièvement Nord est voisin de 90*; sur le relèvemer 
E&t, il estde 35^ 

Nos travaux eu ce point ont, dès lors, été déplacés u 
peu au Sud, où des sondages ^t des puits nous donnèrer 
un affleurement de minerai raailieureusement presqu 
.totalement couvert par les eaux. 



ni 



Voyons maintenant quelles conclusions ou quelles pré 
somptions se peuvent déduire des faits précédemmou 
■exposés. Et, tout d'abord, résumons-les brièvement. 

Une coupe N.20''E. par nos travaux de la Brèche-au 
Diabie et d'Assy (PI. XIII)^ et une autre par nos travau 
•d'Olendon et de Sassy (PI. XIII), montrent Tidentité de 
"dépôts sur les relèvements Nord et Sud du synclinal. 

Nos travaux ont donc défini une couche de minera 
<iomposée principalement d'hématite rouge avec un pe 
d'hématite brune et de limonite,.ceK deux derniers corp 
pouvant 6tre considérés comme une tnmsiformation d* 
l'hématite rouge par les agents atmosphériques et sem 
blant devoii* dispai'aitre en profondeur. 

Il est vrai qu'en profondeur l'hématite rouge peut dis 
paraître aussi et être remplacée — comme à la Ferrièr 
— par du carbonate. Jo no crois cependant pas qu'il ei 
soit ainsi à rextrémité Est du synclinal, et je pense phi 
tôt que, connue à Saint-Rémy et pour les mêmes raisons 
nous aurons là de l'hématito en profondeur. L'avenir non 
tixera sur ce point. 

Tome I, 1902. 39 



Digitized by 



Google 



î'^ww 



598 ÉTUDE GÉÇLOGIQUE DES GITES MINÉRAUX 

Cette couche s'étendrait dans le synclinal de Perrières 
et formerait une cuvette de près de 20 kilomètres de lon- 
gueur, de 4 kilomètres de largeur, et dont le fond pourrait 
atteindre une profondeur de 1.200 mètres environ. 

Retenons, en outre, que cette couche de minerai est 
intercalée dans les schistes à Calymènes, qu'elle se trouve 
à environ 40 mètres des grès armoricains et, enfin, que 
les schistes à Calymènes (autant que les travaux effectués 
permettent d'en juger) ne semblent pas se présenter ici^ 
corameàSaint-Rémy, à May, etc., sous forme de schistes, 
durs, mais sous forme d'argiles diversement colorées^ 
devenant scliisteuses par places et notamment dans le voi- 
sinage des grès à Bilobit'es. 



Le silurien normand forme de longs bassins étroits dont 
la direction est à peu près parallèle à la direction armo- 
ricaine N.llO^E. 

Des coupes N.20"E. normales à cette direction et pas- 
sant Tune par Falaise et l'autre par Caen (PL XIY et XV) 
montrent la superposition des terrains primitifs, primaires 
et secondaires, en Normandie, particulièrement dans le 
Calvados. On voit que les dépôts jurassiques se sont dis- 
posés en transgression sur le primaire et qu'ils plongent 
dans l'ensemble vers le N.N.E. 

Ces coupes indiquent, en outre, la situation relative des 
diverses cuvettes siluriennes : de May, de Perrières, de 
Falaise et de la Ferrière-aux-Étangs. 

Cette situation est mise en lumière plus complètement 
encore par les coupes N.S. (^y. 43, 14, 15, 16), faites 
par 3% 2" 90, 2^80 et 2'»70 de longitude Ouest. 

Toutes ces coupes permettent de relier entre eux les 
différents pUs siluriens, de préjuger leur allure géné- 
rale et, par conséquent, de prévoir le prolongement — 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 599 

SOUS les terrains les plus récents — des synclinaux 



• t t . "^ i 1 1 T 1 « .. I , 








g 




V 




^ 


?- 


cS 




te 




( 





actuellement connus. 



Digitized by 



Google 



OLOGIQUE DES GITES MINERAUX 

Lif de ces coupes et les constatations 



n 



I ^ 



C OOOO oo oooo 



g-a 



li ^ 






I 



X-i^ 



^> 



>ii(luit à un certain nombre de conclu- 



Digitized by 



Google 



0B LA NORMANWE 601 

sions que nous alioas signaler en remarquant tout d'aboni 
que la profondeur des plis semble augmenter du Sud au 
Nord, ce qui concorde bien avec la transgression des lor- 
rains secondaires observés plus haut. 



A Maj-, la partie renversée de l'isoclinal (PI. XV) est 
moins puissante que la fraction correspondante de la par- 
tie Sud. C'est un fait sur lequel tout le monde est d'accord : 
les explications qui en sont données diffèrent seules. 
Quant à nous, nous nous demandons s*il n'y aurait pas là 
simplement un laminage des couches dû au plissement ; 
ce fait n'est pas rare dans les plis alpins et amène même 
parfois la suppression des couches. 

Comme nous Tavons dit déjà poin* ]e synclinal de Per- 
rières, nous pensons que Tisoclinal de May se ferme aussi 
à l'Est, vers Fontenay-le-Marmîon :on constate, en effet, 
que les schistes verts et pourprés tournent en ce point, 
donnant ainsi l'indication d'une allure qui peut bien être 
aussi celle des grès siluriens. 

Dans le massif de Falaise, on constate l'existence de 
deux synclinaux séparés par un anticlinal. Ces forma- 
tions siluriennes partent de Viliedieu-lès-Bailleul et 
s'étendent à l'Ouest, en passant pcir Falaise, Saint-Rémy, 
Coutances, etc. 

Nous nous expliquons la forme extérieure apparente 
d'un pareil massif par le simple jeu des érosions. Consi- 
dérons, en effet, un ensemble formé de deux synclinaux et 
d'un anticlinal [fig. 17), allure que nous rencontrons 
d'ailleurs, en pratique, vers Falaise et à Saint-Rémy 
(PI. XIV et XV), et, supposant à cet ensemble l'aspect 
primitif de la fig. 17, voyons celui que lui peuvent donner 
les érosion» suivant leur importance et leur direction. 

Si nous admettons que les érosions aient enlevé tout ce 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



DE LA NOK&fANDIB 





Digitized by 



Google 



«)04 



ETUDE GEOLOaiQCE DES GITE» MINERAUX 



aspects que Ton constate actuellement aux trois points^ 
considérés et que résume la fig, 19 (extraits de la carte 
géologfique au 1/80.000, fouille de Falaise). 




Si donc on tient compte de ce fait que les érosions se 
sont produites (et se produisent encore) suivant des direc- 
tions éminemment variables d'un point à un autre, on 
pourra expliquer ainsi un aspect géologique quelconque ; 
par exemple, la ligne d'érosion KLMN nous donnera 
exactement Taspect de Saint-Rémy [fig. 20), qui serait 




Vu,. 21. 

dailleurs expliqué de môme par riiypothèse d'une éro- 
sion horizontale s'exerçant sur un pli ayant en cette^ 
région le profil de la ^^. 21 . 

Les choses ont-elles pu se passer ainsi dans la réalité 
des faits ? Je n'hésite pas à le penser, car, d'une part,. 



Digitized by 



Google 



L^i^ 



DE LA NORMANDIE 

Taspect des pH«, leur allure, changent tout le loi 
leur direction et, d'autre part, les érosions se 
duisent, selon les points, suivant des xones différent 
bien qu'on pwirra toujours, en un point détenmné, re 
tituer pour le ou les plis une forme telle que, soun 
une érosion déterminée, elle ait laissé comme ré 
une succession connue et constatée de terrains. 

Ainsi s'expliqueraient aisément une grande parti 
aspects actuellement constatés en Normandie sauf 
soit besoin d'avoir recours aux multiples failles dir( 
dont l'emploi est si commode qu'on peut craindre 
tenté de les faire trop facilement et trop sourent 
venir : les phénomènes natirrels, en flehors de ce 
cataclysmes, ont généralement, au contraire, une cei 
continuité. 

Je ne dis pas — notons-le bien — que la théorie i 
présente puisse et doive toirt expliquer. Je suis d's 
moins exclusif à cet égard que c'est justement k Te 
quasi exclusif des failles directes que je crois (levoir 
quelques objections. 

En somme, je veux dire seulement qu'en dehoi 
failles directes (il y en a bien certainement, et quel 
unes sont évidentes) d'autres causes peuvent exp 
les aspects géologiques actuels. 



Quelle idée peut-on se faire maintenant de la forn 
des bassins siluriens normands ? 

Ou sait d'abord qu'au-dessus des roches primiti 
du cacûbrien déjà plissés sont venus se déposer les a 
siluriennes proprement dites, de sorte qu'il n'es 
surprenant de voir les grès à Bilobites reposer en d 
dance soit sur les schistes verts et pourprés {co q 



Digitized by 



Google 



nNERATJX 

— sur les conglo- 
les granités, 
loricains reposent 
ir les granités, et 
»riennes ont atta- 
i lies terrains an- 

préciscr mainte- 
siluriens proprc- 

t-Rémy, la couche 
lètres à 2", 50, se 
noricains et que, 
; les grès du mur 

synclinal de Per- 

eint 6 mètres est 

40 mètres d'ar- 

solue des schistes 
^s à May, à Saint- 
linaldePerrières. 
1 cambrien s'est 
ilurieus, formant 
irtie basse aurait 
liai de Perrières 

uivante : 

nés, iléjk légère- 
li avaient surtout 
té plus ou moins 
nené les eaux si- 
issement s'étant 
premiers dépôts 
nous constatons 



Digitized by 



Google 



DE LA NORMANDIE 



6( 



aujourd'hui. A cet affaissement (précurseur ordinaire d 
plissements) a succédé le plissement hercynien, qui 
émerger les anticlinaux actuels, qui — par la suite • 
s'érodèrent plus ou moins pendant que les synclinaux 
comblaient, grâce aux apports dévoniens, puis carbor 



Falaise 




Fio. 22. 

fères. Un soulèvement postérieur permit enfin à ui 
érosion active de donner au silurien Taspect qu'il a ai 
jourd'hui. Un nouvel affaissement du silurien a perm 
les dépôts secondaires, qui forment Textrémité S.-O. ( 
bassin parisien et vont en digressant sur le primaire ve 
le N.-E. Ces couches secondaires ont ensuite été légèn 
ment plissées par un resserrement des plis hercyniens. 

De cette compréhension de la formation silm'ienne e 
Normandie, du principe de continuité, de Tapprojondiss^ 
ment des synclinaux vers le Nord, on peut tirer quelque 
conclusions dont on peut espérer la vérification ultérieur 
grâce aux recherches qui seront faites dans Tavenir. 

Il existe vraisemblablement au Nord et à l'Est de Pe 
rières d'autres synclinaux siluriens. Ces synclinal 
doivent contenir aussi du minerai de fer contempora; 
des schistes à Calymènes; il est possible, enfin, que, dai 
certains d'entre eux, le carbonifère ait été plus ou moii 
respecté par les érosions, mais sans qu'on puisse dii 
sous quelle forme il se présentera. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



RECHEROHKS SCR LES ACIERS AU NICKEL 



RECHERCHES 



ACIERS AU NICKEL A HAUTES TENEU: 

Par M. L. DUMAS, ingénieur des Arts et Manufactures, 
Ingénieur-(-onseil, Ancien Chef du Service métallurgique de ia Soi 
de Conimentrv-FourctiamJïault «t DerareviBe. 



NOTE ADDITIONNELLE. 



Ayant été amené à taire sur les acierj* de nouvelles 
périences par immersion dans Tair liquide, il nous paj 
intéressant, comme complément à ce que nous avons 
précédemment (*), de rendre compte des effets prodi 
par cette immersion sur les propriétés mécaniques ( 
aciers qui subissent la transformation réversible à i 
température inférieiu'e à la température ordinaire, et 
transformation irréversible à une température infériei 
à celle de la neige carbojiique ou très voisine de ce 
température. 

Nous avons pu faire cette constatation sur les échan 
Ions des coulées (71) et '76). Quatre éprouvettes, pr( 
vées dans la même barre, ont été essayées à la tractic 
deux d'entre elles ont été ti'empées à 900**. Une éprouve 
non trempée et une éprouvette trempée de chaque cou 
ont été immergées dims Tair liqui<le. Le tableau XIII 
donne comparativonient les résultats obtenus. 

,*) Voir aupru, p. I2fi. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



■v^frr t*rM. ^^içpn5n«^^" 



BULLETIN 



BULLETIN. 



LES SOURCES DE PÉTROLE DE L'ASIE ( 

L'attention a été attirée depuis quelque te 
de pétrole du district de Ferghana. Toute cett 
couches de naphte, que signalent des éman 
ou moins fortes. Lliuile minérale y est g^ 
pagnée d'une masse noire bitumineuse qui p( 
la production de Tasphalte et qui est déjà 
mesure assez importante. 

Les dépôts les plus riches se trouvent prir 
district d'Andidjan, le long de la rivière ^ 
dans celui de Marguelan (dépôts de Tchimi 
sont exploités depuis Tété de 1901 au mo^ 
vapeur. Les dépôts de Tchimione, situés 
mètres de la ville de Marguelan et à 20 ] 
novskaïa, station du chemin de fer de TA 
être exploités à une époque très reculée, car 
vestiges de puits auxquels les indigènes attr 
chinoise. Peu de temps' après l'occupation 
ghana, des puits de 20 à 25 mètres de prc 
largeur furent pratiqués et produisirent 
1.600 kilogrammes d'huile minérale parjou 
production, soumise à une distillation 1 
employée à l'éclairage de la ville de Margue 
domestiques. I/absence de moyens de tram 
de capitaux obligèrent les exploitants à s'a 
les sources dont il s'agit tombèrent pour ain 
Mais depuis 1898 la construction du chemi 
cande à Andidjan ramena dans ces régions 
veau mouvement. Quelques ingénieurs du c 
ressèrent à cette question , et leurs essais fi 
résultats si favorables qu'ils résolurent d 
l'extraction par des moyens mécaniques. Un 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google i 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

— Les Extensions de la notion de nombre dans leur 
îement logique et historique. In-S**, 12 p. Paris, 
Ixtr. de r Enseignement mathématique.) (5432) 

(G. de). — Sur les principes de la mécanique ratiour 
i-8<», viii-i70p. Paris, Gauthier-Villars. (r»439) 

i). — Cours d'analyse mathématique. T. !«•■: Dérivées 
rentielles; Intégrales définies; Développements en 
Applications géométriques. In-8°, vi-620 p. avec fig. 
authier-Villars. 20 fr. (o4d2) 

,}. — Sur les heptagones et les ennéagones réguliers., 
p. Paris, Xaud. (Extr. de l'Enseignement mathèma- 

(5476; 
'.-G. de). — A la conquête du ciel ! Contributions 
niques en quinze livres. Livre IL 2 fascicules in-8** avec 
àscicule : Découverte de la loi des distances des pla- 
I Soleil (Son interprétation géométrique), 71 p. ; tJ'^ fas- 
L dernier : Découverte de la loi des distances des pla- 
1 Soleil (Complément naturel, ou Principe des aires 
miques ou de Tinvariabilité des grands axes des 
, 88 p. Nantes, Dugas. (5o46) 

.). — Sur une propriété des coniques. In-8®, 3 p. 
laud. (Extr. de l'Enseignement mathématique,) (5598) 
■^^ C). — Une lettre à M. Laisant. In -8», 8 p. Paris, 
Extr. du même recueil.) (56(X7) 

). — Traité de cinématique théorique. Avec des notes 
Lahrousscy professeur de mathématiques spéciales au 
e Toulouse. ln-8°, viu-189 p. avec fig. Paris, Gauthier- 

(22^} 
J. ' et J. MoLK. — Éléments de la théorie des fonctions 
iies. T. IV : Calcul intégral (deuxième partie) ; Applica- 
n-8o, ix-804 p. Paris, Gauthier-Villars. ^ fr. (5626) 

H.-G.). — Histoire des mathématiques dans Tantiquilé 
)yen âge. Édition française, revue et corrigée par Taii- 
•aduile par Jean Mascart, docteur es sciences. In-8<>, 
p. avec fig. Paris, Gauthier-Villars. 9 fr. (3829) 

2° Physique et Chimie. 

les eaux destinées à l'alimentation publique. Méthodes 
édés employés par le laboratoire. ln-8°, 47 p. Paris, 52, 
rd Montparnasse. (Laboratoire du Comité consultatif 
ne publique de France.) (555) 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 615 

Arnaud. — Sur la constitution chimique de Tacide tartrique. 
In-8<», 12 p. Paris, Impr. nationale. (Extr. du BtdL du Musvum 
(Vhistoire naturelle.) (5324) 

Béual{A.). — Traité de chimie organique, d'après les théories 
modernes. Précédé d'une préface de M. Ch. Friedelj membre 
de rinstitut. 2* édition, coirigée et très augmentée. T. H. In-8**, 
1.028 p. avec fli;. Paris, Dbin. Les 2 vol., 32 fr. (3149) 

BsNOfsr (L.). — Lois de ti'ansparence de la matière pour les 
rayons X. In-S»*, 16 p. avec fig. Tours, impr. Deslis frères. 
(Extr. du Journal de phi/nique.) (88"1) 

Berthelot (D.'. — Sur une propriété des gaz monoatomiques. 
In-8°, 3 p. Tours, impr. Deslis frères. (Extr. du même recueil.) 

(882) 

Bertrand (G. . — Exposition universelle internationale de 1900. 
Congrès international de chimie pure, tenu à Paris du 17 au 
22 juillet 1900. Procès-verbaux sommaires. ru-8°, 68 p. avec 
fig. Pari^, Impr. nationale. (Ministère du commerce.) (3855) 

Car v ALLO (M.-E.j. — L'Électricité déduite de l'expérience et 
ramenée au principe des travaux virtuels, (irand in-16, 91 p. 
avec ftg. Chartres, impr. Durand. (Scientia, Physique mathé- 
matique.) (5989) 

Crouzel (E.i. — Nouvelle méthode de dosage des principaux élé- 
ments actifs fertilisants du sol (chaux, acide phosphorique, 
azote, potasse). 2' édition. In-18 Jésus, 24 p. Paris, Société 
d'éditions scientifiques et littéraires. (2937) 

CuLMANN (P.). — Nouveaux réfractomètres. In-8°, 16 p. avec flg. 
Tours, impr. Deslis frères. (Extr. dn Journal de physique.) (920) 

Deuxième Supplément au Dictionnaire de chimie pure et appli- 
quée d'Ad. VViirlz, publié sous la direction de Ch, Friedel, 
membre de l'Institut, professeur à la Faculté des sciences de 
Paris, avec la collaboration de MM. P. Adam j A. Arnaud, A. Béhaly 
G. de Bechi, A. Biyot, L. Bourgeois, L. Bouveault, E. Burcker, 
C. Chabriê, P.-T. Clève, Ch. Cloëz, C. Combes, J. Dupont, etc. 
T. V. Fascicule 43. ln-8° à 2 col., p. 1 à 96, avec lig. Paris, Ha- 
chette et C*«. 2 fr. le fascicule. (2664) 

DiTTE (A.). — Introduction à l'étude des métaux. Leçons profes- 
sées à la Faculté des sciences. In-8°, ii-492 p. avec fig Lille, Le 
Bigot frères. Paris, Société d'éditions scientifiques. 15 fr. (3600) 

DuFET (H.). — Étude cristallographique et optique des sulfates de 
néodyme, de praséodyme et de samarium à 8 H^O. In-S», 35 p. 
avec fig. Tours, impr. Deslis frères. (Extr. du Bull, de la Soc. 
française de minéralogie.) (2415) 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

— Thermodynamique et Chimie. Leçons élémen- 
sage des chimistes. Grand in-S**, ix-496 p. avec fig. 
lann. (2416) 

\ et la Combinaison chimique. Essai sur révolution 
in-8% 214 p. Paris, Naud. . (3918) 

chimique, publiée sous la direction de M. Frem>% 
5 rinstitut. T. III: Métaux. 14* cahier: Cuivre et 
lar MM. Rousseau et Joannis. in-8®, 316 p. avec Gg. 
Linod. 15 fr. (4368) 

— Sur le mouvement des membranes. In-8<^, 7 p. 
'. nationale. (Extr. des Comptes Rendus du Congrès des 
antes.) (2192) 
). — Traité d'analyse chimique qualitative (Des 
>ns et opérations chimiques; Des réactifs et de leur 
les corps les plus répandus ; Essais au chalumeau ; 
i eaux potables, des eaux minérales, des terres, des 
;. ; Recherches chimico-légales ; Analyse spectrale; 
cro-chimique). 10" édition française, rédigée d'après 
»n allemande, revue et mise au courant des travaux 
ents par le docteur L. Gautier. Petit in-8*», viii-743 p. 

dans le texte et un tableau colorié d'analyse spec- 
, MassonetC». (3194) 

— Les Chromâtes de bismuth ; Nouveau procédé 
rolumétrique du bismuth ; Oxyiodures de bismuth; 
u bismuth dans 1 antimoine (thèse\ ln-8®, 51 p. 
l. (5446) 
.-A.}. — La Constitution de l'étincelle électrique. 

avec fig. Tours, impr. Deslis frères. (Extr. du Jour- 
que.) (3644) 

Chimie. A l'usage des chimistes, ingénieurs, indus- 
îsseurs, pharmaciens, directeurs et contremaîtres 
:*« édition, complètement remaniée. Petit in-16, 
p. avec fig. Paris, V«^ Dunod. 2^50. (1922) 

Étude de quelques combinaisons moléculaires delà 
'bazide (thèse). In-8°, 54 p. Lyon, StorcketC»». (5825) . 
îZE (J.). — La Transmutation des métaux (l'Or al- 
'Argentaurum). Divers procédés de fabrication, avec ^^ 

ocuments à l'appui. In-16, 52 p. Paris, Dorbon < 

(1687) 

— Sur une action magnétisante de contact et son 
ivité. In-8°, 16 p. Tours, impr. Deslis frères. (Extr. 
de physique.) (5860) 



Digitized by 



Google 



\ 



BIBLIOGRAPHIE 617 

MoissAN (H.). — Les Carbures métalliques, conféi^nce faite le 
2i juillet i900, au Congrès international de chimie pure tenu k 
Paris du 17 au 22 juillet 1900. In-8<>, 19 p. Paris, ïmpr. na- 
tionale. (Exposition universelle internationale de 1900. Minis- 
tère du Commerce.) (616b) 

MouRGUES (A.). ~ Contribution à Tétude des persulfates alcalins. 
Leur dosage (thèse). In-S**, 52 p. Montpellier, impr. Delord- 
Boehm et Martial. (481) 

Xaudet (G.). — Expériences d'électricité. I: Piles; Aimants; 
Machines électrostatiques, etc. In-18 Jésus, 60 p. avec ûg. 
Paris, Desforges. 1^50. (308) 

OssEDAT (G.). — Sur deux ferrocyanures cuivreux et sur un 
cobaltocyanure cuivreux (thèse). In-8<», 44 p« Lyon, Storck 
et 0\ (1325) 

Paillot (R.). — Recherches sur les forces électromotrices d'ai- 
mantation (thèse). In-8°, 91 p. avec fig. Lille, impr. Da- 
nel. (783) 

Saint-Germain (A. de). — Contribution à la théorie du pendule 
sphérique. In-8°, 12 p. Caen, impr. Delesques. (Extr. des Mé- 
moires de r Académie de Caen.) (2573) 

TÉTRY (L,). — Dérivés de Tacide 0-benzoylbenzoïque. Nouvelles 
recherches sur Tessence de menthe Pouliot (thèse). In-8°, 
77 p. Nancy, Impr. nancéienne. (1094) 

3» Minéralogie, — Géologie. — Paléontologie. 

AflCEUN (A.). — La Vallée inférieure de la Saône à Tépoque 
quaternaire. In-8*>, 40 p. avec fig. et planche. Chalon-sur- 
Saône, impr. Bertrand. (Extr. du Bulletin des sciences nat. de 
Saône-et-Loire.) (3292) 

Bresson (A.). — Étude des éléments tectoniques du massif 
ancien des Hautes-Corbières. Massif de Mouthoumet (Aude). 
In-8*», 16 p. Paris, Impr. nationale. (Extr. des Comptes Rendus 
du Congrès des Sociétés savantes.) (3156) 

Camusat (J.). — Géogénie des minerais de fer oolithiques do 
rhettangien de la région de Mazenay (Saône-et-Loire). In-8o, 
4 p. Paris, Impr. nationale. (Exti\ du même recueil.) (2376) 

Capitan (L.). — Passage du paléolithique au néolithique. Étude, 
à ce point de vue, des industries du Gampigny, du camp de 
Catenoy, de l'Yonne et du Grand-Pressigny. In-8', 11p. avec 
fig. Angers, impr. Burdin etC*^ (613) 



Digitized by 



Google 



BIBLlOGitAPHIE 

géologique délaillée de l'Algéne à Téchellc de 1 50.000. 
lille n" 403 : Bosquet département d'Oran). Paris, impr. 
lard frères. (230) 

géologique détaillée de la France à Téchelle de 1 80.000. 
liile 218 : Montauban. Prix : H fr. Paris, impr. Erhard 
res. (209) 

Feuille 225: Nice. Prix :.Cfr. Paris, impr. et^rav. Erhard 
res. ;2i0) 

géologique de Madagasc^ir, à réchelie de i /2..Ï0O.0O0, par 
F. Gautier. Dessinée et gravée pat* B. Hausermanu. Paris, 
r.hallamel. (i76) 

[ANN. — Essais de paléoconchologie comparée. 4^ livraison, 
ind in-S**, 299 p. avec fig. et 10 pi. Paris, Tauteur, 05, rue 
Maubeuge ; Société d'éditions scientifiques. (638) 

VENT (L). — Premiers essais de sculpture de ThomiBe pré- 
torique. Notice et description d'nne collection de silex à 
)résentations anthropomorphes ou zoomorphes, à retouches 
entionnelles, recueillie dans le diluvium inférieur du nord 
la France. Grand in-8°, 38 p. et 9 planches. Rouen, impr. 
:erf. (4598) 

L'TiBR (G.). — Notes de paléo-ethnologie, d'archéologie et de 
néralogie archéolithique japonaises. ln-8°, 8 p. Angers, imp. 
rdin et (?«. (Extr. des domptex Rendus du Congrès internat, 
nthropol. et d'arc héol. préhistoriques.) (66t) 

JOLVRE (A. de). — Recherches sur la Craie supérieure. Prê- 
tre partie : Stratigraphie générale. Avec une monographie 
genre Micraster, par J. Lambert. 2 fascicules in-4° avec 
les en noir et en couleurs. Fascicule l*»", p. \ à 560 ; £as- 
ule2, p. atVl à 1013. Paris, Impr. nationale. Métnoèree pour 
vir à l explication de la Carte yàologique détaillée de la 
mce.) (3222) 

(E.-T.j. — La (irotte du Kakimbon, à Rotoma, près Ro- 
liry ((Juinée française», ln-8**, Ki p. avec ûg. i*aris, Masson 
C®. (Extr. des Comptes Rendus du Cowjrès internat, d'anthro- 
. et d'archéot. préhistoriques. (962) 

lAUD (J.). — Les Diatomr^es fossiles d'Auvergne. Grand in-e*», 
p. avec 2 planches dessinées par le commandant M. Fera- 
lo. Glermont-Ferrand, pensionnat des Frères des Ecoles 
■étiennos. Paris, Klincksieck. ;i fr. (3646) 

lE. — L'Époque néolithique dans la vallée du Tonsus 
race;. Iu-8**, 23 p. avec lii:. Paris, Leroux. (Extr. de la 
me archéologique.) (1453) 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

Klobb (T.). — De risomorphisme en cristallographie. F 
cristalline du sulfate et du séléniate Iuléocobaltiques. 1 
6 p. Paris, Impr. nationale. (Extr. des Comptes Rendi 
Congrus des Sociétés savantes.) ( 

Lacroix (A.). — Sur l'application de la méthode expérime 
à Tétude des rocheséruplives. In-8°, 8 p. Paris, Impr. nati€ 
(Extr. du me^me recueil.) ( 

Min<^ralogie de la France et de ses colonies. (Description 

sique et chimique des minéraux ; Étude des conditions ^ 
giques de leurs gisements.) T. HI. 1<>'' fascicule. In-8<*, vi-^ 
avec tlg. Paris, Béranger. lofr. { 

^Lasnb (H.). — L'Origine des phosphates de chaux de la So 
Grand in-8<*, 104 p. avec planches et photogravui'es hors < 
Parés, Bernard et C*^ ( 

«Launay (L. de). — Études sur le plateau central. II! : lesR 
éniptives carbonifères de la Creuse (feuille d'Aubu 
(Ilicrogranulites, Porphyre!s, Kersantites, Orihophyres et 
phyriies). In-8<>, 120 p. avec 32 fig. et 2 planches. Pari 
ranger. {Bull, des services de la Carte géologique de la B 
et des topographies souterraines.) { 

I^AURKNT (L.). — Contribution à l'étude de la végétation du 
est de la France. Flore de la basse vallée de l'Huveaune 
dant le dépôt des argiles de Marseille. Petit in-4<»,o9 p. ave 
et planche. Marseille, imp. Barlatier. (Extr. des Annales 
Faculté des sciences de Marseille. ) 

4^EGLi5RB (A.). — Étude géologique et minière des pro 
chinoises voisines du Tonkin. [n-8^, 219 p. et pi. 
V« Dunod. (Extr. des Annales des Mines.) 

.Lbhmann-Nitsgue- (H.). — L'Homme fossile de la formation 
péenne (communication préliminaire). In-8°,6p. Paris, M 
et C'*'. (Extr. des Comptes Rendus du Congrès internat, d'ai 
poL et d^archéoL préhistoriques.) 

•LiROT (G.). — Le Préhistorique au musée de Melun. In-18, 
Melun, impr. Legrand. i 

iLoË (A. de;. — Découverte de palaQttes en Belgique. In-8°, 
Paris, Masson et C'*'. (Extr. des Comptes Rendus du Congrès 
nat, d'anthropol. et d'archéol. préhistoriques.] 

MÉGÙiN (A.). — Contribution à l'étude des crustacés fossi 
Lorraine. Il : Sur quelques formes nouvelles du genre J 
[Astacomorpha fossiles' du jurassique de Lorraine. In-S*», 
avec fig. et planche. Nancy, impr. Berger-Levrault et C 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

Visite du congrès international de géologie 
d'agriculture de Grignon. In-8°, 14 p. avec 
d'Emile Deyrolle. (Extr. du journal le Natu- 

(226i) 
de la disparition des anciens glaciers des 
Paris, Impr. nationale. (Kxlr. des Comptes 
es Sociétés savantes,) (2262) 

8<», i2 p. Paris, les fils d'Emile Deyrolle. 

Naturaliste.) (4465) 

ision des outils en pierre des époques pré- 
! néolithique. 2 fascicules in-8*». !•' fascicule 

avec 40 dessins et 4 planches photocollo- 
icule (Ciseaux; Gouges), p. 57 à 144, avec 
:hes photocollographiées. Paris, Schleicher 

(758.'! 

Silex taillés et les premiers pas de la tech- 
BS. In-S", 3 p. Angers, impr. Burdin etC'**. 
lendits du Congrès internat, d'anthropol. et 
ues,) (797) 

(uelques cryptogames hétérosporées. In-8**, 
1, Dejussieu. (Extr. du Bull, de la Soc, d'hisl^ 

(3466> 
ur des sondages effectués à Boulogne-sur- 
ns. ln-8°, 10 p. Boulogne-sur-Mer, impr. 
lulL de la Soc, académique.) (421 > 

de la pierre. In- 18 jésus, 184 p. avec 26 (ig. 
anches hors texte. Paris, Schleicher frères. 

(4044^ 
re, ses aspects, sa structure, son évolution. 
i2 col., iv-lO p. avec grav. Paris, Larousse, 
t. L'ouvrage, formera 26 fascicules.) (2017 > 
mersion primitive des Pyrénées. In-8®, 4 p. 
lale. (Extr. des Comptes Rendus du Conî/rès 
) (3255) 

le Betchat et de Cabanères ; la Granulite 
hat et de Salies-du-Salat ; II, le Pli du raz 
sgressivité et Dénudation ; les Klippes des 

couches à Caprines et à Orbitolines de la 
Gabachou-Padem. In- 8^, 47 p. avec 7 lig. 
I planches hors texte. Paris, Béranger. 
e la Carte géologique de la France et des 
lines.) (5290) 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 621 

Sayn (G.). — Les Ammonites pyriteuses «ies marnes valangiennes 
du sud-est de la France. In-i", 31 p. avec fîg. Paris, Naud. [Mém. 
de la Soc, géoL de France [Paléontologie). Mém. n« 23.] (2773) 

Taramelli (A.). — Quelques stations de Tâge de la pierre décou- 
vertes par ringénieur PiétroGariazzo dans TÉtat indépendant du 
Congo. In-8*, 19 p. Paris, Masson et C»«. (Extr. des C. R. du Con- 
grès internat, (VanthropoL et d^archéol. préhistoriques,) (1092) 

TiiiEDLLE.N (A.). — Technologie néfaste. Industrie de la pierre 
taillée aux temps préhistoriques. Grand in-8'», 19 p. avec fig. 
Paris, impr. Larousse. (3804) 

Wallerant(F.). — Sur Taimantation des corps cristallisés. In-S»*, 
23 p. avec flg. Tours, impr. Deslis frères. (Extr. du Bull, de la 
Soc, française de minéralogie.) (2601) 

WiLsoN (T.).— La Haute Ancienneté deFhomme dans l'Amérique 
du Nord. In-8°, 43 p. avec fig. Paris, Masson et O*. (Extr. des 
Comptes Rendus du Congrès internat, d'anthropol. et d'archéoL 
préhistoriques.) (841) 



4° Mécanique appliquée et Machines, 

AuTEssKRRE (T.-L.). — Emploi des forces hydrauliques pour la 
navigation, ^industrie et Tagriculture par Télectricité. Rapport 
présenté à la chambre de commerce du Lot. Suivi de la copie 
d'un Rapport sur la navigation du Lot, dressé par M. Tingénieur 
en chef de ce service. In-4°, 47 p. avec 1 carte et 3 planches en 
coul. Cahors, impr. Goueslant. (1146) 

Bach (C.). — Éléments des machines (Leur calcul et leur cons- 
truction ; Élasticité et Résistance des matériaux ; Procédés 
d'assemblage des organes des machines; Éléments de machines 
pour la transmission du mouvement de rotation d'un arbre à un 
autre, etc.). Traduit sur la V édition allemande par L. Desma- 
resty directeur des papeteries G. Maillet, à Thiers (Puy-de- 
Dôme). Grand in-8«, xv-713 p. avec 1 atlas de 54 planches et 
580 fig. Paris, Béranger. (1 568) 

Barbet (E.). — Rapport sur le nouveau compteur à liquides de 
M. Louis Bedout. Petit in-8°, 4 p. Paris et Limoges, Charles 
Lavauzelle. (1149) 

Bkrtin (L.-E.). -— Chaudières marines. Cours de machines à 
vapeur, professé à l'École d'application du génie maritime. 
2« édition. Grand in-8°, 568 p. avec fig. Paris, Bernard et C'«. 
25 fr. (4979^ 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

(J.). — Les Moteurs hydrauliques actuels. 2« édition, 
ime partie : Construction. In-4°, ii-9l p. av. 96 fig. Paris, 
r, 92, boulevard Saint-Germain. (2908) 

des accidents d'appareils à vapeur survenus pendant 
i 190(». (Rt^sumé résultant de Tétude des dossiers admi- 
ifs.) In-8% 16 p. et pi. Paris, V« Dunod. (Extr. des Annales 
tes.) (5982) 

^ndu des séances du vingt-cinquième congrès des ingé- 
en chef des associations de propriétaires d appareils à 
, tenu à Paris en 1901. In-8°, 296 p. avec fig. dans le 
jt 7 pi. hors texte. Paris, impr. Capiomont et C'«. (5171) 
i général de moteurs et appareils utilisant Talcool déna- 
enu à Paris du 16 au 24 novembre 1901. Rapports des 

In-8", 92 p. avec fig. et carte. Paris, Impr. nationale. 
des Annales dti Ministère de ^agriculture.) (4152) 

. — Extrait du Rapport sur les générateurs et moteurs 
ques à TExposiliou de 1900, de M. frosmVr, délégué du 
l municipal de Rouen. In-8«, 42 p. av. fig. Rouen, impr. 
sLtr. du BufL de la Soc. libre d'émulation du commerce et 
lustrie de la Seine-Inférieure.) (4590) 

(L.). — L'Hydraulique agricole et les moteurs hydrau- 

ln-8°, 145 p. avec 80 fig. Montpellier, Goulet et fils. 
Masson et C'«. 2^50. (4847) 

Machines à vapeur employées en agiMculture. In-8°, 

avec 195 fig. Montpellier, Couiet et fils. Paris, Masson 
3^50. (4848; 

Moteurs à gaz employés en agriculture. In-8°, 118 p. 
) flg. Montpellier, Goulet et fils. Pans, Masson et G'", 2 fr. 

(4849) 

Moteurs à vent employés en agriculture. ln-8°, 72 p. 
7 fig. Montpellier, (.oulet et fils. Paris, Masson et G'*^. 

(4850) 
G.). — Note sur le régime des moteurs à explosion 
irs à quatre temps-. In-8",71 p. avec fig. Paris, V« Dunod. 
des Annales des7ninrs.\ (3720) 

(M.-P.). — Coefficient économique des machines à 

en raison de la détente au cylindre et de la formule 

Surchauft'e de la vapeur. ln-8«, 32 p. avec fig. Bordeaux, 

it fils. Paris, Libraires associés, 13, rue de Buci. (4251) 
4. ;. — Recherches expérimentales sur Técoulement de 
ur d'eau par des tuyères et des orifices, suivies d'une 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 623 

note sur récoulement de Teau chaude. In-8**, 71 p. avec fig. 
Paris, V*» Dunod. (Extr. des Annales des mines.) (5904) 

Bazocs (P.). — LeB Scieries et les Machines à bois. In-S^, xïxi- 
445 p. avec fig. Paris, V« Dunod. ir> fr. (3906) 

iScHMiDT. — Compte rendu du congrès international de surveil- 
lance et de sécurité en matière d'appareils à vapeur tenu à » 
Paris en 1900, lecture faite à rassemblée générale de la Société 
industrieUe d'Amiens, le 30 janvier 1902. Grand in-B®, 32 p. 
ikmiens, impr. Jeunet. (Extr. du Bull, de la Soc, industrielle 
d'Amiens.) . (4938) 

'W'iTZ (A.). — Rendement, comparé des machines à vapeur et des 
moteurs à gaz. in-4'», 27 p. Paris, Naud. (Extr. de VÉclairage 
éieetrique.) (2857) 

La Machine à vapeur. 2* édition, revue et augmentée. 

(Machioefi types Watt, Homsby, Ghaligny, Bonjour, Satre, etc. ; 
'Machines à grande vitesse; Machines demi-fixes; Machines 
locomobiles; Machines rotatives-et Turbo-Moteurs.) In-IB Jésus, 
Tii-396 p. avec 147 fii,'. Paris, J.-B. Baillière et fils. (5641) 

S? Applications industrielles de la phtisique et de la chimie. — 
MétnlluTijie. 

Application des oscillographes à Tétude des alternateurs. ln-4<*^ 
H p. avec fig. Paris, Naud. (Extr. de VEclairage électrique.) 

(2618) 

ArchiUibault me Vençay. — Compte rendu du congrès internatio- 
nal d*électricité tenu à Paris en 1900, lecture faite à rassem- 
blée générale de la SocitHé industrielle d'Amiens, le 26 dé- 
cembre 1901. In-8<* oblong, 52 p. Amiens, impr. Jeunet. (Extr. 
du .Bu//, de la Soc. industrielle d'Amiens.) (3846) 

Arth fG.). — La Métallurgie du fer en Lorraine. In-8*», 8 p. Paris, 
impn nationale. (Extr. des Comptes Bendus du Congrès des sociétés 
sawmtes,) (3i42) 

Beutom (E.). — Éclairage électrique et Transport d'énergie de la 

fahrique de cellulose et papier Feldmûhie, à Cosel-Oderhafen. 

' Petit in-4°, 1 1 p. avec flg. Paris, Naud. (Extr. de VÉciairage 

électrique.) (5354) 

<Iadi.vt (E.) et L. Dibost. — Traité pratique d'électricité indus- 
trielle. (Unités et Mesures ; Piles et Machines électriques; Éclai- 
rage électrique ; Transmission électrique de l'énergie ; Galva- 
noplastie et Électrométallurgie; Téléphonie.) 6* édition. Grand 
in-8®,n-737 p. avec 291 fig. Paris, Béranger. (5371) 



Digitized by 



Google 



t BIBLIOGRAPHIE 

LicHKL (C). — Le Laboratoire scientifique et l'Usine. In-S*», IG p. 
'oulouse, Privât. (5985) 

UDE (G.). — L'Électricitt^ à la portée de tout le monde. (Cou- 
ant continu ; Courants variables ; Courants alternatifs simples 
t polyphasés.) Grand in-8°, 360 p. avec fig. Paris, V« Dunod. 
fr. • (2390) 

igrès international d'électricité (Paris, 18-25 août 1900). Rap- 
»orts et Procès-verbaux, publiés par les soins de M. JB. Hospi- 
ilier, rapporteur général, ln-8**, 532 p. avec fig. Paris, Gau- 
hier-Villars. 15 fr. (3583) 

>ïiEL (J.). — Poudres et Explosifs. Dictionnaire des matières 
xplosives. Préface de M. Berthelot, secrétaire perpétuel do 
Académie des sciences, membre de l'Académie française. 
n-8°, x-819 p. avec fig. Paris, V« Dunod. 30 fr. (3589) 

lÉRAiN (P.-P.)- — Traité de chimie agricole. (Développement 
les végétaux ; Terre arable ; Amendements et Engrais.) 2* édi- 
ion, revue et augmentée. In-8*», xii-971 p. avec fig. Paris, Mas- 
on et C». (926) 

LLA RicciA (A.). — Sur Faction des courants d'échange entre 
.Iternateurs et parallèles. In-4*, 7 p. avec fig. Paris, Naud. (Extr. 
le V Éclairage électrique.) (5406) 

LEZALEK (F.). — La Théorie de l'accumulateur au plomb. Tra- 
luit de l'allemand par Ch. Liagre, directeur de l'usine de la 
llompagnie des accumulateurs Blot. In-8<*, viii-179 p. avec flg. 
'aris, Bé ranger. (5745) 

PONT (J.). — L'Industrie des matières colorantes. Préface par 
//i. Lauthy directeur de l'École de physique et de chimie indus- 
rielles de la ville de Paris. In-18 jésus, xii-364 p. avec 31 flg. 
>aris, J.-B. Baillière et fils. (938) 

ictricité (!') à l'Exposition de 1900, publiée avec le concours et 
;ous la direction technique de MM. E. Hospitalier, rédacteur en 
;hef de l'Industrie électrique, et J.-A. Montpellier, rédacteur 
m chef de TÉleclricien, avec la collaboration d'ingénieurs et 
l'industriels électriciens. 4« fascicule : Transformation do 
'énergie électrique (I. Transformateurs instantanés ou immé- 
liats, par E, Hospitalier; II. Transformateurs différés ou Accu- 
nulateurs, par A, Bainville). Gr. in-8®, 93 p. avec fig. Paris, 
/*> Dunod. (940 

— 14* fascicule : Compteurs électriques, par J.-A. Montpellier 
ît M, Aliamet, Gr. in-S», 60 p. avec fig. Paris, V« Dunod. (3923) 

— 12° fascicule : Électrochimie et Électrométallurgie, par 
1. Brochet. Gr. in-S^, 139 p. avec fig. Paris, V« Dunod. (5424) 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

nnées numériques.) In-8<», 371 p. avec fig^ 
lars. (5»44) 

raité pratique d'électricité appliquée à l'in- 
Construction ; Emploi des machinesdynamo 
Petit in-8°, i52 p. avec fig. Lyon, Rey 

(1284) 
— Électricité. A l'usage des électriciens, 
riels, chefs d'ateliers, mécaniciens et con- 
tioo, complètement remaniée. Petit iD-16, 
fig. Paris, V« Dunod, 2^50. (1966) 

brication de Tacide sulfurique. Procédés de 
►. avec 10 fig. Paris, Tignol. (1720; 

Explosifs. ln-16*°, 160 p. avec fig. Paris, Ber- 

(5081) 
[nulateurs « Peigne » de la Société électiique 
. avec ûg. Paris, Naud. (Extr. de P Éclairage 

(•?826) 
îctromoteurs (l : Gourant continu). Traduit 
E. Samitca, ingénieur des arts et manuftic- 
i p. avec ûg, Paris, V« Dunod. 6^,50. (3768) 
Qds alternateurs. ln-4<», 36 p. avec fig. Paris, 
Éclairage électrique.) (2830) 

)urs complet de chimie agricole, ln-16, 
npr. Pauc. (3i82) , 

srande Industrie chimique minérale, ln-8^, 
ris, Naud. (5920) 

sures électriques. Essais industriels, ln-16»^ 
*aris, Gauthier-Villars ; Masson et C®. 2^50. 

(839) 
Gi'icHARD. — Dictionnaire de chimie indus- 
les applications de la chimie à l'industrie, à 
agriculture, à la pharmacie, à la pyrotechnie- 
ïliers. 2 fascicules in-4° à 2 col. de 40 p. 
r. n, fascicule 20; t. IH, fascicule 32. Paris, 
:icule. (1769^ 

veau convertisseur universel de M. Maurice 
p. avec fig. Paris, Naud. (Extr. de l'Éclairage 

(2853) 

éthodes d'analyse des laboratoires d'aciéries 

du personnel des chimistes et des manipu- 

-119 p. avec fig. Paris, Béranger. (.5310) 



Digitized by 



Google 



6^ Ea-ploita 

Beutom (E.,. — Instal 
Société minière d( 
avec fig. Paris, Nau 

Carte minière de la G 
sée par L, DetvtM. 
d'après les cartes de 
Spicq, HoudaiHe, 
d'Oionne, etc., et m 
de L. Dehaux et L. 

Chalon (P.-F.). — A 
Nouvelle édition, er 
Bé ranger. 

Cmksnkau (G.'. — Sui 
système Wolff, à il 
friction et fermetu 
V«Dunod. (Extr. dej 

Gl.\sser (E.). — Note 
des câbles d'ex tract 
même recueil.) 

Jacques (C). — Étud 
niens. ln-4°, 43 p.'î 

Lacroix (A.:. — Suj 
(Uos). Petit in-8°, : 
Bull, de la Soc. frr 

Neuburger (H.). — L 
d'Oran. Rapport ad 
Mustapha, Impr. atf 

Note sur l'explosion d 
Fénelon de la Con 
31 p. et pi. Paris, ) 

Trottier (R.). — 1 
d'Elœncer et d'EI W 
24 p. Alger, impr. I 

ViLLAiN. — Les Miner 
Moselle. In-8°, 16 p 
Rendus du Congrrs i 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 



629 



Rapports du jury international de l^Exposition universelle inter- 
nationale de 1900, à Paris. Classe 28 (Matériaux, Matériel et 
Procédés du génie civil). Rapport de M. Paul Debray, ingénieur 
en chef des ponts et chaussées. Grand in-8°, 94 p. Paris, Irapr. 
nationale. (Exposition universelle internationale de lOiiO. 
Ministère du Commerce.) (i:>05) 

Statistique des chemins de fer français au 31 décembre 1900. 
Documents principaux. In-4°, vi-537 p. et cartes. Paris, Impr. 
nationale. 5 fr. (Ministère des travaux publics.) (4943) 

Documents divers. Deuxième partie : Intérêt local et 

Tramways (France et Algérie). In-4°, 401 p. Paris, Impr. na- 
tionale. 5 fr. (Ministère des travaux publics.) (516) 

8<* Législation, — Économie politique et sociale, 

Berthiot (A.). — Loi du 9 avril 1898 concernant les responsabi- 
lités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur 
travail. Commentaire pratique, spécialement à l'usage des 
industriels, ouvriei*s et employés. 4* édition, revue et mise au 
courant de la jurisprudence et des moditîcations apportées 
par la loi du 22 mars 1902. In-8®, 60 p. Chalon-sur-Saône, impr. 
Bertrand. 0', 40. (4a:i8) 

CoLsoN (C). — Cours d'économie politique professé à l'École natio- 
nale des ponts et chaussées. (Trois volumes.) Tome I«^ Exposé 
général des phénomènes économiques. Le travail et les ques- 
tions ouvrières, hi-8", 600 p. Paris, Gauthier- Vil lars. 10 fr. 

CouRCELLE (L.). — Traité de législation ouvrière [Contrats de 
travail; Bureaux de placement; Contestations et Conflits entre 
patrons et ouvriers (coalitions, grèves, conciliation et arbi- 
trage) ; Travail dans l'industrie; Accidents du travail. Conseils 
des prud'hommes et du travail ; Associations ouvrières, profes- 
sionnelles, coopératives; Sociétés do secours mutuels; Récom- 
penses et Retraites ouvrières, etc.]. Avec une préface de M. Pfrl 
Bcaitregard, député de Paris, professeur d'économie politique 
à la Faculté de droit de Paris. In-8°, iii-588 p. Paris, Giar4 et 
Brière. 10 fr. (31T2j 

CcviLLiER iT.). — Législation minière et Contrôle des mines. In-16, 
xn-:88 p. Paris, V« Dunod. (1203) 

Delcourt-Haillot. — Le Programme des mineurs jaunes. In-16, 
32 p. avec portraits. Paris, ai-, rue de Seine. (Exlr. de/a Réforme 
sociale.) . (4162) 

Tome I, 1902, 41 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

E.\ (G.-C). — Mineur du bassin houiiler du couchant de 
►ns iBorinage, Belgique), ouvrier lûcheron dans le système 
s engagements momentanés, d'après les renseignements 
:ueillis sur les lieux en août 1900. In-8°, 75 p. Paris, secré- 
'iat de la Société d'économie sociale, 54, rue de Seine. (Kxtr. 
s Ouvriers des Deux Mondes. ) { 447 ) 

ANC (M.). — Les Syndicats indépendants du Greusot el de 
>ntceau. Avec des lettres-préfaces de MM. Mangeniatin et 
î'tiny présidents des syndicats indépendants du Greusot et de 
mtceau. Petit in-16, 32 p. Paris, 54, rue de Seine. 0^,05. (5056) 
;tion (la) du rachat des chemins de fer. ln-8°, Si- p. Paris, 
aix. (2821) 

>orts du jury international de l'Exposition universelle inler- 
lionale de 1900, à Paris. Classe 105 (Sécurité des ateliei-s; 
glementation du travail). Rapport de iM. André Sabatier^ 
îmbre et rapporteur du jury des récompenses. Grand in-8*», 
p. Paris, Impr. nationale. (Exposition univei'selle internalio- 
le de 1900. Ministère du commerce.) (1507; 

leil de documents sur les accidents du travail réunis par le 
nislère du commerce. N*» 2 ; Loi du 9 avril 1898, modifiée par 
loi du 22 marsl902, et Règlements d'administration publique 

28 février 1899. Petit in-8o, 25 p. Paris et Nancy, Berger- 
vrault et C'«. (5285i 

;r (J.). — Du transport des personnes par chemins de fer 
lèse). ln-8°, 195 p. Montpellier, impr. Delord-Boehm el 
irtial. (4726) 

(M.), — Des délais et des retards en matière de transports 
r chemins de fer (thèse). ïnS**, 274 p. Caen, impr. Valin. 

i;il28j 

9" Objets divers, 

:ard (A.). — Le Calcaire. Sa détermination et son rôle dans 
i terres arables. 2« édition, revue et augmentée, d'après les 
les de l'auteur, par L. Mathieu y directeur de la station œno- 
^ique de Bourgogne, à Beaune. In- 16, vi-328 p. avec fîg. et 
rtrait. Chaumont (Haute-Marne), M™« Adrien Bernard ; les 
inr.ipaux libr. 3^50. (4314) 

Ys iJ.) et H. PirrEï. — Étude pratique sur les différents sys- 
iies d'éclairage (gaz, acétylène, pélrole, alcool, électricité). 
-16, 171 p. Paris, Gauthier- Villars; Masson et r.'c. (.il78) 

iE (L.). — Contribution à l'étude de la méthode dans les 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 631 

sciences expérimentales. In-16, xxv-470 p. Paris, Schleicher 
frères. (945) 

Janssen. — Conférence sur la conslilution du Soleil et l'observa- 
toire du mont Blanc, ln-4**, 13 p. Rouen, impr. Gy. (Extr. du 
Bull, de la Soc. normande de géographie.) (3380) 

Levât (D.). — Mines et Métallurgie. A Tusage des ingénieurs, 
contrôleurs des mines, maîtres mineurs, maîtres de forges, 
directeurs, contremaîtres d'usines métallurgiques, etc. 24* édi- 
tion, complètement remaniée. Petit in-16, x-276-lxiv p. avec 
fig. Paris, V» Dunod. 2^50. (1946) 

Mack de Lki'Inay (J.). — Franges d'interférence el leurs applica- 
tions météorologiques. Pelit in-8<», 101 p. avec fig. Chartres, 
impr. Durand. {Scicntia. Physique mathématique.) (2*759) 

OcAO.NE (d') et E. Sauvage. — Notice sur Eugène Vicaire, inspec- 
teur général des mines ; par M. d'Ocagne^ ingénieur des pbnîs 
et chaussées. Suivie d'une note additionnelle par M. Ed. Sau- 
vage, ingénieur en chef des mines, professeur à l'École natio- 
nale supérieure des mines. ln-S<», 16 p. Paris, V" Dunod. (nrxir. 
des Annales des mines.) (3727) 

Pkhrikt (E. et R.), P. Poiré et A. Joannis. — \ouveau Diction- 
naire des sciences et de leurs applications. Avec la collabora- 
tion d'une réunion de savants, de professeurs et d'ingénieur . 
Fascicules 34 à 43. in-8° à 2 col., p. 2097 ii 2720, avec fig. Paris, 
Delagrave. Publié en 48 fascicules de 64 p., du prix de 1 fr. 
chacun. i314-489^) 

Rapports du jury international de l'Exposition universelle inlor- 
nationale de 1000, à Paris. Classe 37 (Matériel et Procédés L\v:y 
industries agricoles). Rapport de M. L. Lindet, docteur es 
sciences, professeur de technologie agricole à l'Institut natio- 
nal agronomique. Grand in-8'', 62 p. Paris, Impr. nationale. 
(Ministère du Commerce.) (a582) 

Razous (P.). — Usines et Manufaclures. A l'usage des construc- 
teurs d'usines et de bâtiments industriels, des ingénieurs et des 
directeurs d'usines et de manufactures, des contremaîtres et 
des chefs d'ateliers. Petit in-16, vi-300-lxiv p. avec fig. Paris, 
V« Dunod. 2f,50. (2007) 

Statistique de l'industrie minérale et des appareils à vapeur en 
France et en Algérie pour l'année 1900. In-4*>, xxvin-22ô p. et 
22 planches. Paris, V« Dunod ; Réranger. 10 fr. (Ministère des 
travaux publics.) (3205) 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 



OUVRAGES ANGLAIS. 



t° Mathématiques et Mécanique pures, 

association Meeting ai Glasgow, 1901. Discussion on the 

ng of Mathematics. Edit. by John Perry. In-8°. Macmil- 

,50. 

S.-H.).— On the Pear-Shaped Figure of Equilibrium of a 

igMassof Liquid.In-40. Dulau. 1^90. 

.-N.-G.). —On the Elastic Equilibrium of Circular Cylin- 

nder certain Practical Systems of Load. In-4<». Dulau. 

(A.-R.). — Theory of DifTerential Equations. Part. 3. 
.) Ordinary Linear Equations. In-S*». Cambridge Univer- 
ess. ^5^65. 

K.). — On the Mathemalical Theory ofErrorsof Judgment, 
pecial Référence to Personal Equation. In-4°. Dulau. 5 fr. 

2° Physique et Chimie, 

H.). — The Electric Arc. In-8°, 506 p. Electrician. iD',65. 
[Î.-E.). — Induction Coils. A Practiciil Manual for Ama- 
)il Makers. 2nd od. Revised and Enlarged by an extra 
r on Coils, specially constructed for Radiography. With 
ists. In-80, 248 p. Whittaker. 3^,75. 
VV.-R.). — Primary Batteries : Their Theory, Conslruc- 
id Use. In-8°, 330 p. Electrician. 13', 15. 
.) and Tatxall (R.-R.). — A Laboratory Manual of Phy- 
i-8<», 248 p. Macmillan. 6',25. 

-C). — Eléments of Physical Chemistry. ïn-8°. Macmil- 
',25. 

(R.-A.). — A Text-Book of Physics. With Sections on the 
ition of Physics to Physiology and Medicine. In-8°, 312 p. 
old. 7^50. 

VV.-H.) and Lean (B.\ — An Introduction to Chemistry 
ysics. 2 Vols. New éd. In-8°, 222-228 p. Macmillan. Chaque 
50. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPfflE 633 

Rayleigh (Lord). — On Ihe Law of Ihe Pressure of Gases betwees 
75 and 150 millimètres of Mercury. In-4°. Dulau. l',25. 

RouTH (E.-J.). — A Treatise on Analytical Statics. Wilh Illusts. 
taken from the Théories of Electricity and Magnetism. Vol. 2, 
2nd éd. Revised and Enlarged. In-8°, 393 p. Cambridge Univer- 
sity Press. 17^50. 

Skarle (G.-F.-C.) and Bedfobd (T.-G.). — The Measurement of 
Magnetic Hystérésis. In-4®. Dulau. 4^,40. 

Stkilk(B.-D.). — The Measurement of lonic Velocities in Aqueouft 
Solution, and the Existence of Complex Ions. In-4°. Dulau. 
2',50. 

Thorpk (T.-E.). — Essays in Historical Chemistry. In-S®, 594 p. 
Macmillan. 15 fr. 

Watson (W.). — A Détermination of the Value of the Earth's 
Magnetic Field in International Units, and a Gomparison of the 
Results with the Values given by the Kew Observatory Stan- 
dard Instruments, ln-4". Dulau. 1^25. 

3** Minéralogie. — Géologie. — Paléontologie, 

Browne (A.-J. Jukes). — The Student's Handbook of Stratigra- 

phical Geology. In-8°. Stanford. 15fr. 
Bbigham (A.-P.). — A Text-Book of Geology. In-8^ Hirschfeld. 

r,50. 
Geirie (Sir A.). — Class Book of Geology. 4lh éd. Illust., witk 

Woodcuts. In-8°, 4:6 p. Macmillan. 6',25. 
Geikie (J.). — Earth Sculpture; or, the Origin of Land Forms. 

New éd. In-8°, 336 p. J. Murray. 7S50. 
Scott. (D.-H.). — On the Structure and Aftinities of Fossil Plants 

from the Palaîozoic Rocks. 4. The Seed-like Fructification of 

Lepidocarpon, a Genus of Lycopodiaceous Cônes from the Car- 

boniferous Formation. ln-4°. Dulau. 5 fr. 
Thoroddsen (T.). — Geological map of Iceland, surveyed in the 

years 1881-1898. Ed. by the Carlsberg Fund. 1 : 600.000, 

â feuilles. Copenhague. 15 fr. 

4<* Mécanique appliquée et Machines. 

Bbaumont (W.-W.). — Motor Vehicles and Motors : Their Design, 
Construction, and Workingby Steam, Oil, and Electricity. 2nd 
éd., revised. In-8°, 652 p. Constable. 52^50. 



Digitized by 



Google 



634 BIBLIOGRAPHIE 

Bjorlinc; (P.-R.). —Puinps : their Construction and Management. 

With 91 Illusts. ln-8°, 78 p. Spon. 4',40. 
BoDMER (G.-R.). — Hydraulic Motors and Turbines. For Ihe use of 

Engineers. Manufacturers, and Students. 3rd éd. Revised and 

Enlarged. With 194 Illusts. In-8% 582 p. Whillaker. iS',75. 
Du.NLOP (H.-C.) and Jackson (C.-S.). — Slide Rule Notes, ln-4», 

68 p. Simpkin. 3^,75. 
Harmsworth (A.-C.) and others. — Motors and Motor Driving. Wilh 

Illusts. by H. M. Brock^ H. Tringham, and froni Phologi-apbs. 

In-8°, 476 p. Longmans. ll',2">. 
Innés (C.-H.*. — The Centrifugal Pump, Turbines, and Water 

Motors, inciuding Ihe Theoi'y and Practice of Hydraulics. In-8°, 

234 p. TechuiralPub. Co. 5',65. 
NoRRis (W.) and Morgan (B.-H.). — High-Speed Stram Engines. 

With 1D6 Illusts. 2nd éd. In-8°, 220 p. S. King. I3',l.i. 
Porter (C.-T.). — A Treatise on the Richards Steam Engine. In- 
dication and the Development and Application of Force in the 

Steam Engine. 6th éd. In-8«, 2S6 p. Spon. 11 ',25. 
Thompson (Sir H.). -- The Motor-car. An Elementary Handbook 

on ils Nature, Use and Management. With Illusts. In-8<», 108 p. 

Warne. 3', 15. 



5" Applications industnelles de la phy^iique et de la chimie, — 
Métallurgie, 



Bkll (L.). — Electric Power Transmission. With 31 Plates, 
282 Illustrations. 3rded. Revised and Enlarged. In-8°,xii-C32 p. 
Whittaker. 18',75. 

BoTTONE (S.-R.). — Wireless Telegraphy and Herizian Waves. 
With 37 Illusts. 2nd éd., revised. In-8^ 136 p. Whitlaker. 3',75. 

EissLER (M.). — The Hydro-Metallurgy of Copper. Being an 
Account of Processes adopted in the Hydro-Metallurgical 
Treatmcnt of Cupriferous Ores, Inciuding the Manufacture of 
Gopper Vitriol. With Ghapters on the Sources of the Supply of 
Copper and the Roasting of Gopper Ores. In-8°, 240 p. Grosby 
Lockwood and Son. ir)',65. 

FosTKR (H.). — Electrical Engineer's Pocket Book. In-12. Spon. 
26^25. 

fiowBR (A.-R.). — Practical Metallurgy. An ElemenUiry Text-Book. 
New éd. ln-8% 128 p. Ghapman and Hall. r,25. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 635 

Hiscox (G.-D.). — Compressée! Air; ils Production, Uses, and 

Applications. Comprising the Physical Properties of Air from 

a VacuuiB lo ils Li([uid State, its Thermodynamics, Compres- 
sion, Transmission, and uses as a Motive Power. In-S**, 822 p. 

Low. 31',25. 
James (A.). — Cyanide Practice. In-4«, 186 p. Spon. I8',75. 
Manual of Electrical Undertakings and Directory of Officiais, 

1901-1902. ln-8^ Office. <5',65. 
MuiR (J.)- — ^^ ^he Tempering of iKon Hardened by Overstrain. 

In-4». Dulau. 2',50. 
Phillips (H.). — Engineering Ciiemistry. A Praclical Trealise 

for the use of Analytical Chemists, Engineers, Ironmaslers, 

Ironfounders, Students, and Others. 3rd éd. Hcvised and 

Enlarged. In-S®, 422 p. Crosby Lockwood and Son. i3',15. 
PowELL (F.-E.l. — Small Dynamos and Motors, How lo Make and 

Use Tliem. In-8°. Dawbarn and W. 0^,65. 
Bhead (E.-L.) and Sexton (A. -H.)- — Assaying and Melallurgical 

Analysis for Ihe Use of Students, Chemists, and Assayers. 

ln-8°, 442 p. Longmans. 13M5. 
Rhodes (W.-G.). — An Elementary Treatise on Allernating 

Currents. ln-8<», 224 p. Longmans. 9',40. 
Rose (T.-K.). — The Melallurgy of Gold. Edit. by Sir W. (\ Roherts- 

Amten, VVith numerous lllusts. 4th éd. In-8°, 570 p. C. Grif- 

fin. 26S25. 
Salamons (Sir D.). •— Electric Light Installations. Vol. 2. Appa- 

ratus. 8th éd. Revised and Enlarged. in-8», 344 p. Whit- 

taker. 9',40. 
Sloane (T. O^Go.xor). — The Standard Electrical Dictionary. 

A Popular Encyclopaîdia of Words and Terms used in the 

Practice of Electrical Engineering. 3rd éd. With Appendix. 

In-8°, 682 p. Crosby Lockwood and Son. 9',40. 
Thwaite (B.-H.). — The Génération of Transmission of Electric 

Energy at and from Coal Pit Centres. In-8°. Spon. 3^15. 
AVarren (J.). — Guide to the Praclical Eléments of Electrical 

Testing. In-8°, 192 p. S. Rentell. 4^40. 
Wiener (A.-E.). — Praclical Galculations of Dynamo Electric 

Machines. 2nd éd. Revised and Enlarged. In-8°, xxxvi-728 p. 

Whittaker. 18», 75. 
Winrler (C). — Handbook of Technical Gas Analysis. 2nd éd. 

Edit. by C. Luuge. ln-8o. Gurney and J. 13^,15. 



Digitized by 



Google 



636 BIBLIOGRiVPHIE 

6° Exploitation des mines. — Gites minéraux. 

Drough (B.-H.). — A Treatise on MineSurveying. 9th.ed., revrsed, 

with Dumerous Diagrams. In-8°, 384 p. Griffin. 0^40. 
Denny (G.-A.). — The Deep Level Mines of the Rand and their 

Future Development Gonsidered from the Gomnaercial Point 

of View. With lllusts. In-4**, 182 p. Crosby Lockwood and 

Son. 31',25. 
IsLER (C). — VVeli Boriug for Waler, Brine, and Oil. A Manual of 

Current Practice. ln-8°, 208 p. Spon. 12^,50. 
Kassner (T.). — Gold-Seeking in South Africa. A Handbook for 

intendingExplorers, Prospectors, and Setllers. With a Chapler 

on Ihe Agiicultural Prospects of South Africa. With Maps and 

lllusts. In-8% 144 p. Griffin. 5^,65. 
LuPTON (A.). — A Practical Treatisf^ on Mine Surveying. With 

.lllusts. In-8°, 422 p. Longraans. 15 fr. 
Parliamentary. — Mines. Talk-af-the-liill Colliery Explosion, 

StafTordshire, May 27, "4901. Report on Photographs and Plans. 

2fr. 
Mines and Quarries. General Report and Statistics for 1900. 

Part 4. Colonial and Foreign Statistics, l',90. 
Sklnner ( W.-R.). — The Mining Manual for 1902. ln-8^ Office. 26^25. 

70 Construction. — Chemins de fer. 



Bodmer (G.-R.). —The Inspection ofRailway Materials. W1th 3 Plat^ 
and 19 Diagrams. In-8% 164 p. Whittaker. 6^,25. 

Cooke (C.-J.-B.). — Some Récent Developmenls in Locomotive 
Practice. An Adaptation of Two Lectures delivered at the 
Royal Engineer's Institute, Chatham. In-8*>, 84 p. Whit- 
taker. 3M5. 

Kempe (H.-R.). — The Engineer's Year Book of Engineering For- 
mula, Rules, Tables, Data and Memoranda, 1902. In-8<», Crosby 
Lockwood and Son. 10 fr. 

International Engineering Congress, Glasgow, 1901. Proceeding of 
section I. Railways. ïn-8°, 90 p. et pi. Clowes and Sons. 

Pariiamentary. — Railway Accidents. Returns and Inspector's 
Reports, January to September, 1901. r,35. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE C37 

8° Objets divers. 

Box (T.). — Practical Ilydraulics. A Séries of Rules and Tables 
for Ihe use of Engineers. 13lh éd. ln-8°, 88 p. Spon. 6S25. 

Darwi.n(G.-H.).— Ellipsoïdal Harmonie Analysis.In-4°.Dulau.5',63. 

FiDLER (T.-C). — Calculalions in Hydraulic Engineering. A Prac- 
tical Text-Book for the use of Students, Draughtsmen, and 
JEngineers. In-8°. Longmans. 9',40. 

HuTTON (W.-T.). — The Practical Engineer's Handbook. 6th 
éd., with upwards of 450 illusls., carefully revised and enlarged. 
In-8°, 558 p. Crosby Lockwood and Son. 22',50. 

North Polar-Expedilion, the Norwegian, 1893-1896. Scientiflc 
results, éd. by F. Nansen. Vol. III. Published by the Fridtjof 
Nansen fund for the advaucement of science, v-xi-427 et 88 p. 
av. 33 pi. et cartes. Gr. in-4». Christiania. 40 fr. 



OUVRAGES AMERICAINS. 



MicHELsoN (A. -A.). — The Velocity of Light. (Extr. des Decennial 
Publications of the University of Chicago.) In-4°, 12 p. Chicago, 
Universily Chicago Press. l',25. 

Smith (A.). — Laboratory Outline of General Chemistry. In-12, 
90 p. Chicago, Univ. of Chicago Press. 3^15. 

Smith (J.-P.) and Wellf.r (S.). — Prodromiles. A new Ammonite 
Genus from the Lower Carboniferous. (Extr. des Contributions 
from Walker Muséum.) In-8°, 9 p. avec planches. Chicago, Univ. 
of Chicago Press. l',90. 

United States Geological Survey. 21 th Annual Report to the Se- 
cretary of the Interior, 1899-1900. — Part. 2. General Geology, 
Economie Geology, Alaska. — Part. 3. General Geology, Ore 
and Phosphaté Deposits, Philippines. Illust. In-4°. Washington, 
Government Printing Office. 



Digitized by 



Google 



lOGRAPHIE 



S ALLEMANDS. 



es et Mécanique pures. 

iroblem der Flâcheii zweilen Grades. 
k. Akad. d. Wiss,) In-8°, 9 p. av. 
)hn. Of,;;0. 

von der Bewegiing fester Kôrper. 
ilorischer(iruudlage.ln-8^, 69 p. av. 

Tthsiitze iiber beslimmte lulegrale. 

ycr. Akad. d. Wiss.) lii-8°, p. 9i-112 

)f,50. 

. — Enipirische Unlersucliung iiber 

T=n 

orelischen Funclion a(?i) — ^^^(a:) 

x=l 

is 500.000. (Kxtr. des Sitzwu/sber. d. 
50 p. av. \ pi. Vienne, C. Gerold's 

îcben Wissenscbaften mit Einschluss 
d. Analysis. 2. Tl. Ked. v. H, Burk- 
Leipzig, B. G. Teubner. 6^,50. 
Variation der einfaclien Intégrale. 
Izuncjber. d. k. Akad. d.Wiss.) In-8<*, 
obiî. tf,50. 

ersucbe zur Mechanik der festen u. 
n Anbang iiber das absolute Maass- 
lelhodik des pliysikal. Unterrichts. 
pzig, B. G. Teubner. 2^,50. 
ril9.Jahrh. Einakadem. Festvorlrag. 
nbardt. 1 fr. 

losbare Gruppen. IV. V. (Exlr. des 
ad, d, Wiss.) In-8% 21 p. Berlin, 

des p od. p -{- \. — Ùber primitive 
der Classe n — i. (Extr. du même 

, G. Reimer, 1^,25. 
innerbalb deren gewisse bestimmte 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 639 

Intégrale vorgeschriebene Vorzeichen hohalten. (Exlr. du même 

recueil.) In-8°, 7 p. Berlin, G. Reimer. O',6o. 
FuRTWAXGLER (P.). — Uber die Schwingungen nveier Pendel m. 

annâhernd gleicherSchwingungsdauer auf gemeinsamerUnter- 

lage. (Extr. du même recueil.) In-8*', 9 p. Berlin, G. Reimer. 

0^,65. 
4ÎAUSS (F.-G.). — Fùnfstellige voUstàndige Irigonometrische u- 

polygonometrische Tafeln f. Maschinenreclinen. Teilung des 

Quadranten in 90 Grade zu 6) Minuten. ln-8°, 100-jviii p. Halle, 

E. Strien. 8^75. 
«Glaser (S.). — Unlersuchung der FliVclien 3. Grades, welche beî 

der Abbildung nach dem Prinzip der reziproken Radienvek- 

toren wieder in sich selbst zurOckkeliren. 1. TI. In-4*», 29 p. 

Berlin, R. Gaertner. l',25. 
CnoNAU (K.-T.-E.). — Das Parallelenprobîem oder der Boweis des 

elften euklidisclien Axioms als Lelirsalzes. ln-8**, vii-33 p. av. 

fig. Hagen i. W. 2',.^)0. 
4Î10SS (T.). — Krilische BeitHige zur Energelik. II. Hcrmann v. 

Helmholtz u. die Erhaltung der Energie. In-8«, x p. etp. ri9-236. 

Berlin, M. Krayn. 4',40. 
<ÎL'NDELFi>'(;£R (S.). — Secbsstellige Gaussiscbe u. siobenstellige 

geraeino Logarilbmen. 2., durcli eine Ergiinzungstabello verra. 

Aufl. In-4% iv-31 p. Leipzig, Veit u. Go. 3^50. 

{ A- X 

Hammer (E ). — Secbsstellige Tafel der Werte log. 10 ^' Fur 

jeden Wert des Arguments log. x von 3.0 — 10 bis 9.99000 — 10. 

(Vom Argument 9.99000 — 10 an bis 9.999700 — iO sind die 

i 4- X 
^^g 1 ^^^ nocb fiinfstellig angegeben, v. dort an vier- 

slellig.)In-8o, iv-73 p. Leipzig, B. G. Teubner. 4^,50. 

Hase.nôhrl(F.).— iJberdasGleicligewicbte.elastiscben Kreiscylin- 
ders. (Ex'r. des Sitznngsber. cl. k, Aknd. d. Wiss.) In-8*', i'2 p. 
Vienne, G. Gerold's Sobn. 0S40. 

Heck (0.). — Die Natur der Kraft u. desStofîs. (Begrundung u. 
Forlenlwicklung. der cbem. Tbeorien.) In-8°, vn-94 p. Homberg, 
Th. M. Spamer. lf,90. 

iIn»PAUF (D.). — Die Rectification u. Qiiadralur des Kreises. Eine 
Darbietung. In-8°, 32 p. et 4 pi. Breslau, W. G. Korn. i',90. 

HoLZMiLLKR (G.). — Elenieute der Stéréométrie. 3 Tl. Die Un- 
lersuchung. u. Konstruktion schwierigerer Raumgebilde. Gul- 
dlnsche Drebuugskôrper u. Drehungstliicben mit ibren Ve- 
rallgemeinerungen, Scbraubenflacben, RÔbrenflâcben u. ibren 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

inerungen, nebst ihren Inversionsverwandten. 
^linien u. isoliierm. Kurvenscharen auf diesen 
>nforme ALbild. ln-8°, xii-333 p. av. 126 fig. Leipzig, 
în. 11^25. 

— Théorie der vollslàndigen Système linearer Diffe- 
liungen mit eincm unabhângigen Verânderlichen. 
Uzungsber, d,k. Akad.d. Wm.) In-8**, 72 p. Vienne, 
Sohn. 1^,65. 

lem neuen Gesiclitspunkt in der Théorie des Pfafi"- 

leraes, der Functionengruppen u. der Beriihrungs- 

tionen. (Extr. du même recueil.) In-8°, 20 p. Vienne, 

Sohn. 0^,50. 

çrediente Verwandtschaften im Rr, auf Mr_4 auf 

xtr. du même recueil.) (n-8°, 21 p. Vienne, C. Ge- 

. 0^65 

Anwendung der Differential - u. integralrechnung 

rie, eine Revison der Principien. Vorlesung, geh. 

îs Sommersem. 1901. Ausgearb. v. C, Mitller. In-4% 

68 p. autogr. avec fig. Leipzig, R. G. Teubner. 

Abhandlungen zur Potential théorie. 5. Hft. Ûber 
v. Zaromba u. die Méthode des arilhmetischen 

Raume. in-8o, xiv-66 p. Berlin, F. Dûmmier. 2',50. 

i 1 vol., 7',50.) 

n cinfachsten semideliniten Fall in der eigentlichen 

îchnung. (Extr. des Sitzungsber. d, bayer. Akad. d. 

\ p. 75-90. Munich, (i. Franz. 0S50. 

— Ueber DilTerentialgleichungen, die m. ihren 
i zu derselbeu Art gehôren. (Extr. du même re- 
o, p. 3-14. Miïnich, G. Franz. 0',25. 

— Ein Beweis des Galois'schen Fundamentalsatzes. 
Utzungsber. d. k, Akad.d. Wiss.) In-8°, 21 p. Vienne, 
Sohn. O',6o. 

1.). — Mechanik des Aethers. Gegen die Irrlehren 
eus u. die malerialistische Weltanschauung. ln-8®, 
i pi. Leipzig, R. Uhlig. I fr. 

M.). — Construction de la tangente d'une certaine 
irait d'une lettre adressée à M. A. Sucharda.)(Extr. 
iber. d. bôhm. Gcsellsch. d. Wiss.) In-8°, 2 p. av. 1 fig. 
Rivndc. 0',10. 

— Ein Problem der Rechenkunst. AUgemeines Ver- 
Bildung u. Auflôsung v. Gleichungen mit einem 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 641 

Unbekannten. (Beliebiger Grad u. jede Form.) 3. Aull. ïn-8°, 

56 p. Dusseldorf. 0S65. 
Perry (N.). — Das Problera der conformer! Abbildung f. eine 

specielle KniTe v. der Ordnung 3 n. (Exlr. des Sitzunysber: cL 

bayer. Akad. d. Wiss.) In-8°, p. 13-54. Munich, G. Franz. 0'v30. 
Petrovitch (M.-M.). — Sur une classe dV^qualions différentielles 

du premier ordre. (Exlr. des Sitziinysber. d. bôhm, Gescllsch, 

d. Wiss.) In-8°, 20 p. Prague, F. Rivndc. 0',40. 
Poggendorff's (J.-C.) biographisch-literarisches Handwôrterbuch 

zur Geschichte der exacten Wissenschaften. 4. Bd. (Die J. 

1883 bis zur Gegenwart umfassend.) ïlrsg. von Prof. Dr. A. J, 

V, Oettingen, (Paraîtra en 15 livraisons environ.) 1. Lfg. In-8**, 

p. 1-80. Leipzig, J. A. Barth. 3',75. 
Pringsueim (A.). — Ueber die Divergenz gewisser Potenzreihen 

an der Gonvergenzgrenze. (Extr. des Silzungsber. d, bayer, 

Akad. d. Wiss.) ln-8S p. 505-o24. Munich, G. Franz. 0',50. 
Scheffers (G.). — Anwendung der Differential- u. ïnlegral- 

Rechnung auf Géométrie. 2. Bd. : Einfiihrung in die Théorie 

der Flâchen. ln-8«, x-5l8 p. av. ilg. Leipzig, Veit undCo. 16',25. 
ScQLEsiNGER (L.). — Uber das Riemanu'sche Problem der Théorie 

der linearen Differenlialgleichungen. (Extr. des SUzungsber. d. 

prems. Akad. d. Wiss.) in-8°, 8 p. Berlin, G. Reimer. 0<",65. 
ScHL'n (J.). — iibereinen Satz aus der Théorie der verlauschbaren 

Matrizen. (Extr. du même recueil.) In-8«, 8 p. Berlin, G. Rei- 

mer. 0',65. 
SciiwEiTZER (R.). — Die Energie u. Entropie der Naturkrdfte mit 

Hinweis auf den in dem Entropiegesetze liegenden Schôp- 

ferbeweis. In-8°, 59 p. Cologne, J. P. Bachem. r,50. 
SoBOTKA (J.). — AxonomelrischeDarstellungen aus zwei Rissen u. 

Coordinatentransformationen. (Extr. des Sitzungsber. d. bôhm. 

Gesellsch d. Wiss,) In-8°, 27 p. av. 2 pi. Prague, F. Rivnâc. i fr. 
Zur Konstruktion v. Kriimmungskreisen u. Axen bei 

Kegelschnitten, welche durch 5 Punkte od. 5 Tangenten 

gegeben sind. (Extr. du même recueil.) ln-8°, 19 p. av. 1 pi. 

Prague, F. Rivndc. 0',80. 
Zur KrOmmung der Kegelschnittevoluten u. Konstruktion 

des Kegclschuittes durch 5 benachbarle Punkte e. ebenen 

Kurve. (Extr. du môme recueil.) In-8°, 15 p. avec 1 pi. Prague, 

F. Rivndc. 0',50. 
Studnickv (F.-J.). — Eine neue Bedingung der Convergenz 

unendlicher Reihen. (Extr. du m^^me recueil.) In-8°, 4 p. 

Prague, F. Rivndc. 0',15. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

^.-i,), — Ueber iiussere u. innere Bipolardreiecke e, 
7. 3 Kreisen. (Exir. du même recueil.) In-8°, 8 p. av. 
gue, F. Rivnâc. 0',i5. 

ie charakteristiscbeu Eigenscliaften der sogeuannteD 
igen Ellipse. (Exlr. du même recueil.) In-8°, 4 p. av.. 
5ue, F. liivnâc. 0^,15. 

). — Zur Théorie der Kreisverwandtschaflen in der 
xlr. des Sitzun(jsber, d. bayer, Akad. d, Wiss,) ln-8**^ 
;. Munich, G. Franz. O',7o. 

(K.). — Malhematische Werke. IV. Bd. VorlesungeD 
Théorie der Abelschen Transcendenten. Bearb. v. 
' u. J. Knoblauch. In-8'*, xiv-632 p. Berlin, Mayer und 
,50. 

2** Physique et Chimie. 

. — Uber die Exisleuz e. wiirmeren Luflslromes in 
von 10 bis 15 km. ^Extr. des Sltzungsher, rf. prenss. 
Wiss,) in-8^ 10 p. Berlin, G. Reiraer. 0^65. 
(P. . — Der gegenwarlige Stand der Frage tib. elek- 
dslrome (Extr. des Mcm. de rAcad, imp. des sciences^ 
rsbounj.) ln-4«, 58 p. avec 6 pi. St-Pétersbourg. S'^jTS^ 
.). — Organische Chemie. 3. Aull. Ergilnzuugsbde. 
;eben v. /'. Jacobson, 17.-22. Lfg. Hambourg, Yoss. 
vraison 2^25. 

L). — Kurzes Lehrbuch der organischen Chemie- 8^ 
, xviii-593 p. Braunschweig, F. Yiewet^ und Sohn* 

). — Grundri^s der qualilaliven Analyse yom Stand- 
îr Lehre v. den lonen. In-8°, xii-249-15 p. av. 10 iig^ 
iipzig, \V. Engelmann. 8^,75. 

iibungsbeispiele fiir die eleklrolylische Dai-slellung 
T Priiparale. Zuni (Jebrauch im I.aboralorium f. Che- 
Elektrochemiker. hi-S«, viii-100 p. av. 8 fig. Halle^ 
. 5 fr. 

). — Lehrbuch der anorganischen Chemie. 3. Aufl. 
us.). In-8% x\xviii-788 p. av. 291 fig., 99 labl. et 7 pL 
^eig, F. Vieweg und Sohn. 18^75. 

E. Has<:iikk. — Oas Funken- u. Bogenspectrum de» 
i. (Exlr. des Sitzungsber. d. k. Akad. d. Wiss.) ln-8»^ 
ne, C. <;erold's Sohn. 0',50. 
ber die ultraviolellen Funkenspeclra der Elemente.. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

(XX. Miltheilg.) (entli. die Spectra v. Tm, i 

FI, Cl, Br, J, lia, Po.) (Exlr. du même 

Vienne, C. Gerold's Sohn. 0',65. 
Fischer (K.) u. H. Leuchs. — Ùber Serin u 

SUzungsber. il. preuss. Akad. cL Wiss.) 

G. Reimer. 0',65. 
Fischer (F.) u. F. Weigert. — Synthèse de 

pronsâure. (Extr. du même recueil.) In-8° 

mer. 0',6:;. 
FuiTscHE (H.). -— Die Uigliclie Période der e 

mente. In-8®, 47 p. autogr. St-Pétersbourg 
Geiïel (H.). — Ueber die Anwendung der L( 

auf die Erscheinungen der atmospliarisch 

trag m. ergânz. Zusiitzen u. Literaturn 

In-8°, 27 p. Braunschweig, F. Viewegu. So 
GiEsEL (F.). — liber radioaktive Substanze 

(Extr. de Samml. chem, u, chem.-techn. V< 

av. 4 fîg. Stuttgart, F. Enke. l',50. 
Glimm (E.). — I. Ueber die Constitution fc 

saurerSalze. II. Ueber die Affînitiitsgrôsse a 

In-S°, 43 p. Freiburg i/B. , Speyer u. Kaerr 
Graetz (L.). — Compendium der Physik. 3. 

ln-8°, ix-479 p. av. 275 fig. Vienne, F. Deu 
Grotowsky (H.). — Ueber das Phenylacet) 

Abkommlinge des 1. 4 Benzopyronols. In 

F. Pietzcker. l',90. 
Gutbier (A.). — Studien ub. das Tellur. 

Leipzig, C. L. Hirschfeld. 2^,50. 
H.MLER (E.).-— Die Einwirkung V. Diazoverbi 

3-Ketosâureesler. In-8<^, 68 p. Tubingeu, F 
U ALLERBACH (W.). — Formeln, Moleculargew 

Zusammensetzung chemischer Korper. ! 

berechnet. In-8°, iii-i08 p. Bonn, C. Geor§ 
Hartmann (J.). — Spectrographische Geschw 

an Gasnebein. (Extr. des SUzungsber, d, p 

ln-8°, 8 p. Berlin, G. Reimer. 0^65. 
Haissermanx (J.j. — Ueber die Produkle der 

ziehung aus Saurechloriden un ter besonde 

der Einwirkung tertiiirer Basen. ln-8' 

F. Pietzcker. 1^,50. 
He.\.ni(;er (K.-A.). — Chemisch-analytische 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

in die qualitative Analyse. In-8<», viii-127 p. 
g, F. Vieweg u. Sohn. 1^,90. 
lemiscbeu.physikalisch chemische Unlersuchung 
Sprudels zu Rhens bei Cobienz am Rhein. Ausge- 
eni. Laboratorium Freseniùs. Unter Mitwirkg. v. 
;n 8°, 38 p. Wiesbaden, C. W. Kreidel. l^oO. 
Die Energie der fortscbreitenden Bewegung der 
lolekeln. (Kxtr. des Sitzimgsber, d, k. Akad. d. 
5 p. Vienne, C fierold's Sohn. 0',2a. 

- Handbucb der Spectroscopie. 2. Bd. In-S^", 
57 fig. et 4 pi. Leipzig, S. Hirzel. 50 fr. 

ic Jodzahl der Felteu. Wachsarten. In-8°, vii-70 p. 
ringer. 3 fr. 

Dtische Studien. IL (Exlr. des Sitziingsber, d.prcuss. 
t.) In-8°, 16 p. av. fig. Berlin, G.Reimer. 0',65. 

- Ueberdas Nonodilacton. In-8°, 32 p. Strasbourg, 
Schweikhardt. 1 fr. 

). — Ùber die Temperaturcoefficienlen der loncn 
isbesondere iiber e.dieeinwerlh. Elementeumfass. 
. des Sitzungsbcr. d. preuss, Akad. d, Wm.) In-J '\ 
;. Reimer. 0^,65. 

u. IL V. Steinweiir. — Weitere lîntersuchungcn 
^ermogen v. Eleklrolyten ans einwerthigen lonm 
r Lusung. (Exlr. du même recueil.) In-8*», 7 p. 
imer. 0^6o. 

feber die natiirliche, eleklrische Belegung einor 
elig gekrummleu Konduktorobernâche. (Extr. des 
l. bayer. Akad. d. Wiss.) ln-8% p. 425 434. Munich, 
15, 

- Studien ùber Tellur. (Exlr. de la Zeitachr. f. 
i-8«, \Z p. av. 1 pi. double. Stuttgart, E. Schwei- 

— Zur Kenntniss der Amidosauron der Ueihe 
(Extr. des Sitzurnjfiber. d. preuss. Akad. d. Wùis.) 
rlin,G. Reimer. 0^,65. 

- Arbeitsmethoden f. organisch-chemische Labo- 
Handbuch f. Chemiker, Mediziner u. Pharmazeu- 
itiindig umgearb. u. verm. Au 11. Spezieller Tl. 
[n-8°, IV p. et p. 437-710 av. 2 fig. Hambourg, 

-L'berdie Abhangigkeit der Polarisation v. Stroni- 
mperatur. (Extr. des Sitzunysber. d. k. Akad. d. 



Digitized by 



Google 



'H^W^T'^^ 



BIBLIOGI 

Wiss.) In-8«, 26 p. avec 4 fij 
0S90. 

LiNDEMAN-N (F.). — ZuT Theoric de 
zungsber, cL bayer. Akad. d. W 
G. Franz. 1 fr. 

LuMMEL (E. y.). — Lehrbucli der Ex 
bearb. Aufl., hrsg. v. W. Kôni\ 
429 fig. et 1 pi. Leipzig, J. A. Ba 

Llmmeh f 0.) u. E. Gehrcre. — tib 
nien, ein Beitrag zur Auflôsun^ 
des Sitzungsber. d. preuss, Akao 
Berlin, G. Reimer. 0^65. 

Mâche (H.). — Ûber die Zerstrei 
schlossener Luft. (Extr. des Sitz 
In-8», 5 p. Vienne, C. Gerold's S 

Medicus (L.). — Einleitung in c 
Kurze Anleitung zur Massdnaiyj 
der Vorschriften des Arzneibui 
verm. Aufl. In-8°,xii-17I p. Tfib 

Meusel(E.). — Die Zusammensetz 
Iheorelisch u. experiraentell 
vii-ï<3 p. Liegnitz, C. Seyffarth. 

Meyer(S.j. — Notiz iiber das magr 
Samarium u. Gadolinium. (Exlr 
Wiss,) ln-8<>, 4 p. Vienne, C. Ge 

MoEHLMAMN (A,). — Ueber Aussti 
selstrôme v. lioher Frequenz au 
Freiburg i. B., Speyeru. Kaern 

OàTWALD (W.). — Ûber Katalyse. ^ 
Hirzel. 0',75. 

PiLGRiM (L.). — Einige Aufgaben ( 
Lichts. ln-4% 69 p. av. fig. et 2 
3f,75. 

Plancr (M.). — Zur elektromagne 
in isolropenNichtleitern. (Extr. 
d. Wissi,} In-8°, 25 p. Berlin, G. 

PnEi' (F.). — Beitriige zur Kenntni 
Leipzig, A. Warnecke. 1^,6"». 

Pjizibram (K.). — Pholographisch 
Enlladung. (Exlr. des Sitzungsi 
4 p. Vienne, G. Gerold's Sohn. 

Reis (F.). — Zur Kenntnis der Gf 
Tome I, 1902. 



Digitized by 



Google 



^PHIE 

sprodukte. In-8<», 56 p. Slras- 

îonsprodukte der Akrylsaiire. 
:er. 1 fr. 

ikalischo Erscheinungen. Nach 
ingen zasainniengeslellt. In-8**, 
linistration der Faclizeitschrift 

Jie Stralilung des Quecksilbers 

es Abhandlgn. d. preuss. Akad, 

et pi. Berlin, G. Reimer. 

r entsprechender Serienlînien 
es Sitzuni/sber. d. pmiss. Akad. 
leimer. 0',6d. 

lomctrie derSuperoxyde. In-8**, 
aeVner. 1^25. 

nation v. Hiiulen rliombischer 
ifangsUraften,die in der Ebene 
I4pl. Nouwied, lleusers. 2^50. 
nilin-azo-acetylacelon ii. seine 
^enntnis der « gemischten Azo- 
bingen, F. Pietzcker. 1V2^. 
litalivcn Analyse. 5. Aull. In-8°, 

3^,50. 
iit u. Energieprinzip. lExlr. de 
. Vortrafjc) ln-8«, 22 p. Stutt- 

on in sicli selbst. ;Extr. des 
s.s.) ln-8", l,') p. Vienne, C. Ge- 

liweis. Krilisch-experimentelle 
[ogischen ChemiederAlkaloide. 
, W. Koebnor. 2',50. 
s des Magnetisraus. Exlr. de 
icncgunf/.' In-S**, t6 p. Leipzig, 

alfaktor im Weltenbau. Eine v. 
Erklârung der Ursacbe der Be- 
k^ersums. In-8", 20 p. Leipzig, 

Icllungder Lissajous-schen Fi- 



Digitized by 



Google 



.'*>«1É'^*---: * 



BIBLIOGRAPHIE 647 

guren. (Extr. des Sitzungsber. d, bôhm. Gesellsch. d. Wiss.) In-8\ 

26 p. av. 7 tlg. Prague, F. Rivndc. 0^,50. 
Treadwkll (E.-P.). — Kurzes Lehrbuch der analytischen Chemie 

in 2 Bdn. 1. Bd. Qualitative Analyse. 2. Aud. ln-8°, xiii-432 p, 

av. 14 iig. et l pi. Vienne, F. Deuticke. 10 fr. 
WAP.BURr. (E.). — Lîber spontané Desozonisirung. (Extr. desSitzungs- 

her. d. preuss. Akad. d. Wiss.) In- S'', 14 p. av. 1 Iig. Berlin, 

G. Ueiiner. 0^05. 
WoLFRLTM (A.). — Ghemisches Praktikum. 1. Tl. Analytische 

Cbungen. In-8**, xvii-o62 p, av. 25 Iig. Leipzig, W. Engelmann. 

12f,50. 

3" Minéralogie. — Géologie. — Paléontologie. 

Barrande (J.). — Système silurien du centre de la Bolnhne, 

I"* partie : Recherches paléontologiques. Continuation éditée par 

le Musée Bohême. Vol. VIII. Tome IL In-4«, viii-347 p. et 99 pi. 

Prague. 125 fr. 
Becrer (0.). — Die Eruptivgesteine dos Niederrheins u. die daria 

enlhaltonen Einschlùsse. ln-8", iii-99 p. Bonn, F. Cohen. 3 fr, 
BuRr.ER^TEiN :A.). — xMikroskopische Cntersuchungpriihistorischer 

Hôlzer des k. k. naturhistorischen Ilofmuseums in Wien. (Extr. 

des Anîialen d. k, k, naturhistor. Hofmiiseums.) In-8°, p. 169-177, 

Vienne, A. Holder. Of.oO. 
Carte g»'*ologi(iue internationale de FEurope, sous la direction de 

Boyrich, Hauchecorne, Beyschlag. 1 : 1.500.000. 4'* livr. 7 BlatL 

Berlin, D. Ueimer. 20 fr. 
Cvuic (J.). — Die dinarisch-albanesische Scharung. (Extr. des 

Silzungsber. d. k. Akad. d. Wiss.) In-8", 42 p. av. i carte 

en coul. Vienne, C. Gerold's Sohn. 1^40. 

Die tektonischen Vorgiinge in der Rhodopomasse. (Extr. du 

même recueil.) In-S**, 24 p. av. 1 pi. et 1 carte color. Vienne, 
C. Cerolds Sohn. 1^,25. 

EciGER ;J.-G.). — Der Bau der Orbitolinen u. verwandter Formen, 
Eine Studie mite. Aiih. von F. Broili : Leberdio Fauna der Or- 
bitolinen fuhrenden Schichten deruntersten Kreide inderKrim., 

- (Extr. des Abhandi. d. bayer. Akad. d. Wiss.} In-4", p. 575-610 
av. 7 pi. Munich, (7. Franz. 3 fr. 

Etzold (F ) u. 0. VVrnir,. — Ceologischer Querschnitt durch 
Sachsen vom Siulabhange des Erzgebirges bis Leipzig. Carte en 
coul. 7^50. Texte in-8° de 22 p. 0^,65. Leipzig, Diirrsche Buch-" 
haudlung. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

L). — Ûber neuere Beobacbtiingen im Unterdevon der 
îigegend (Millelrhein). (Vorlaufige Miltheilg.) (Extr. du 

d. nass. Ver. f. Naturkuncic) In-8<>, p. 41-49. Wiesbaden, 
Bergmann. 0^75. 

(C). — Krilische Bemerkungen zu Fritz Frecb « dieStein- 
nformation », Lieferung II u. III derLethaeapalaeozoica. 

24 p. Kallowitz, G. Siwinna. l',90. 

I.). — Kalechismus dei Géologie. 7. verm. u. verb. 
le. In-12Sxii-2i3p. av. 186 fig. Leipzig, J. J. Weber. 4',40. 
i. van). — Was muss raan v. der Géologie wissen ? Allge- 
erstândlich geschildert. In-8*>, 64 p. Berliu, H. Steinilz. 

(R.). — Neue Orilhieii aus der Formengruppe derClava 
tata (Defr.) Grat. v. Oisnilz in Mitlelsteiermark, nebst 
rkungen ub. die Vertretung dieser Gruppe im Eocàn, 
;ân u. Miocân (in medilerranen u. sarraat. Schichten). 

des Sitzunysber. d. k. Ali4^d. rf. Wiss.) In-8°, 30 p. av. 
Vienne, C. Gerold's Sohn. 1 fr. 

I.-H van't). — Untersuchungen ûber die Bildungsver- 
sse der oceanischen Salzablagerungen, insbesondere des 
ùrler Saizlagers. (Extr. des SUzuwjsber. d, preuss, Akad. 
ss.) XXIV-XXVI. In-S*». Berlin, G. Reimer. Chaque fas- 

0',65. 

ER (R.). — Das Thalgebiet der Froiberger Mulde. Geolo- 
ï Wanderskizzen u. Laudschaflsbilder. In-8°, x-I24 p. 
g, W. Engelniann. i',90. 

V f. Geologen, Pahlontologen u. Mineralogen, hrsg. v. 
UHch. 5. Jahrg. 1902. Mit 11 Uebersichlstableaus der geol. 
hmen. In-12, iv-348 p. Berlin, Gebr. Borntraeger. 4',40. 
F.). — Géologie v. Bôhmen. Der geognost. Aufbauu. die 
5. Enlwickelung des Landes m. besond. Berûcksicht. des 
rkommens u. der verwendbaren Minérale u. Gesteine. 
-S*», xxii-1606 p. avec 1068 fig., cartes, portraits et une 
rte géol. en coul. Prague, I. Taussig. 30 fr. 
l.]. — Palaeonlolo^ie u. Descendenzlehre. Vortrag In-8®, 
av. 6 fig. It'-na, G. Fischer. 1^25. 

i.i. — Tabellen zur Gesteinskunde, f. Geologen, Mine- 
in, Bergleute, Chemiker, Landwirtheu. Techniker zusain- 
îstellt. In-8<', 8 tabl. av. 3 pi. et iii-l p. de texte. léna, 
cher. 2f,50. 

v. LiBURXAU (L.). — iiber Iladropilhecus Stenognathus 
ebst Bemerkungen zu einigen anderen ausgeslorbenen 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 649 

Piimaten v. Madagaskcir. (Extr. des Denkschr. â. k. Akad. d. 
Wiss.). Ia-40, 12 p. avec 2 pi. Vienne, G. Gerold's Sohn. 2',50. 

Mitteilungen der Erdbebeu-Commission der kaiserl. Akademie 
der Wissenschaften in Wien. Neue Folge. Nr. VI-VIH. (Extr. 
des SiCziincfsber. d, k. Akad. rf. Wiss.) Iiv8°, iv-06 p. av. 1 ûg. 
et 2 cartes; iv-U.j p., .36 p. Vienne, C. (ierold's Sohn. 2 fr. ; 
2^.65 : i fr. 

Mitteilungen der • grossherzogl. badischen geologischen Lan- 
desanstalt, hrsg. im Auftrage des Ministeriums des Innern. 4. 
Bd. 3. Hft. In-8% p. 253-395 av. 1 carte. Heidelherg,G. Winler. 
3 fr. 

MoLLER (H.). — Ueber « Feueretatten »> im Kalktuffsand v. Taubach 
u. fiber die geologische Stellung der Weimar-Taubacher Kalk- 
tufflager. (Extr. de la leitschr, f. Naturviss.) In-8"', 36 p. avec 
\ pi. double. Stuttgart, E. Schweizerbart. 0',75. 

NopKSA jun. (F.). — Dinosaûrierreste aus Siebenbtirgen« II. 
;Sch:ldelreste v. Mochtodon.) Mit e. Anh. : Zur Phylogenie der 
Ornilhopodiden. (Extr. des Denkschr. d. k. Akad. d, Wiss.) 
In-i% 27 p. av. \i fig. et 2 pi. Vienne, G. Gerold's Sohn. 3^40. 

Reiss (\V.) u. A. StCbel. — Reisen in Sud-Amerika. Das Hoch- 
gebirge der Republik Ecuador. II. Petrographische Unter- 
sùchungen. 2. Ost-Gordillere. Bearb. im mineralogisch-petro- 
graph. Institut der Univei*sitat Berlin. 2. Lfg. (Schluss.) In-i", 
IX p. et p. 61-356 av. 4 pi. Berlin, A. Asher u. Go. 25 fr. 

Sammlungen des geologischen Reichs-Museums in Leiden. I. 
Beitràge zur Géologie Ost-Asiens u. Australiens. Mit Unter- 
stùlzung des niederland. Ministeriums der Colonien hrsg. v. 
K. Martin. VI. Bd. 5. Hft. In-8% v p. et p. 249-360, avec 1 pi. 
Leyde, E.J.Brill.2^5t). 

Sappek (K.). — Geologische Karte der Alla Verapaz, nach 
eigenen Aufnahmenausden J. 1888-1 900 entworfen. 1:200.000. 
(Extr. des Mitth. d. georjraph. Gesellsch. in Hamburg.) Ham- 
bourg, L. Friederichsen u. Go. 5 fr. 

Sarasin (P.) u. F. Sarasi.n. — Malerialien zur Nalurgeschichte 
der Insel Gelebes. 4. Bd. Entwurf e. geographisch-geolog. 
Beschreibung der Insel Celebes. In-4*', xi-3i4-28 p. av. ûg., 
\{ pi. et 3 cartes. Wiesbaden, C. W. Kreidel. 62^,50. 

ScHAFFER (F.). — Neue geologische Studien im sûdôstlichea 
Kleinasien (ausgefuhrt auf e. Reise im Sommer 1901). (Extr. 
des Sitzwujsber. d. k. Akad. d. Wiss.) In-8°, 15 p. av. 2 Vig. 
Vienne, G. Gerold's Sohn. 0^50. 

Spezialkarte, geologische, des Kônigr. Sachsen. 1 : 25.000. Hrsg. 




Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

sministerîum. Bearb. unter der LeiluDg v. H. Cred- 
. Leipzig, \V. Engelmann. 3^,75. 
— Geologischer Fûhrer durch Ober-Italien. !. 
[er ober-italien. Seen. Mit Beitriigen v. A. Baltzer 
In-12, xvi-302 p. av. 30 fig. Berlin, Gebr. Born- 

zoische Slromaloporiden. (Extr. des Sitzungsber, 
id, d. Wiss.) In-80, 9 p. av. ii fig. Berlin, G. Rei- 

, geologische, der Konigreiche Kroatien u. Sla- 
. durch die k. kroalisch-slavon.-dalmat. Lan- 
Section f. innere Angelegenheiten. Aufgenommen 
Dragutin Gorjanovic Kramberger, 1 : 75.000. (In 
kroat. Sprache.) 1. Lfg. Zone 20, Col. XIV. Pettau 
it Erliiuterungen. In-8«», 31 p. av. fig. Agrain, 
ifr. 

'abellarische Lebersichl ûber die wichligeren Mi- 
* die Vortrâge ûber Minéralogie an der kônigl. 
kademie zu Tharandt zusammengeslelll. 2. Aufl. 
Freiberg, Graz u. Gerlach. Tharandt, Akadem. 

, — Ûber Coccolithen u. Rhabdolithen nebst 

i ûb. den Aufbau u. die Entstehung der Aldabra- 

des Abhandl. d, Senckenberg. naturforsch. Ge- 

, p. 465-537 av. 3 (\g. Frankfurt a. M., Diesterweg. 

■ Geologische Heimatskunde v. Thiiringen. In-8®, 
. 43 fig. et 16 profils. léna, G. Fischer. 3 fr. 

— liber die Végétation u. Entstehung des Hoch- 
;stumal im Memeldelta, m. vergleich. Ausblicken 
ochmoore der Erde. Eine formalionsbiologisch- 
>log. Studie. In-8«, viii-252 p. av. 29 fig. et 3 pi. 
:ey. 8^75. 

— Vortrâge ûber Descendenztheorie. 2 Bde. In-S®, 
vi-462 p. av. 131 fig. et 3 pi. léna, G. Fischer. 

.). — Theralith im Duppauer Gebirge. (Extr. des 
. deut.naturw.'medicin. Vereinesf, Bôhmen : Lotos.) 
eplitz-Schônau, A. Becker. 0^,65. 



Digitized by 



Google 



.'f 



BIBLIOGRAPHIE 651 

4° Mécanique appliquée et Machines, 

Bach (C). — Elaslicitàt u. Festigkeit. Die f. die Technik wich- 
tigslen Sdtze u. deren erfahrungsmass. Grundlage. 4. Aull. 
ln-8% xxii-656 p. av. fig. et 18 pi. Berlin, J. Springer. 22^50. 

Versuche ûber die Widerstandsfàhigkeit v. Kessel wandun- 

gen. 6. Hft. Die Widerstandsfàhigkeit kugelfôrmigen Wandun- 
gen gegenuber âusserem Ueberdruck. (Extr. de la Zeitschr. d. 
Ver. deut. Ingen,) ln-4", 15 p. av. fig. Berlin, J. Springer 2^,î>0. 

Bauer (G.). — Berechnungu. Konslruktion der Schiiïsmaschinen 
u. Kessel. Ein Handbuch zuni Gebrauch f. Konstrukleure, See- 
roaschinisten u. Sludierende, unter Mitwirkung der Ingenieure 
£. Ludwig, A, Boetlcker u. H. Foettinger. In-8*', xvi-663 p. 
av. 500 fig., 11 pi. et plus, tableaux. Munich, B. Oldenbourg. 
21 ',90. 

Cranz [C.X u. K.-R. Koch. — Untersuchung iiber die Vibration 
des Gewehrlaufes. (Schluss.) II. Schwingungen in horizon taler 
Ebene. (Extr. des Abhandl. d, bayer, Akad, d, Wiss.) In-4<', 
p. 559-274 av. 1 fig. et 3 pi. Munich, G. Franz. 1 (v. 

Gaubichler fM.). — Eine Skizzen-Samralung aus der Praxis, fur 
die Praxis zur Kalkulation u. Ausfûhrung v. Maschinen, Kessel- 
u. Walzwerks-Bestandteilen, etc. Texte et At^las. ln-4<», 125 p. 
et 92 pi. Mittweida, Polytechn. Buchh. 15 fr. 

Grove (0. v.). — Formeln, Tabellen u. Skizzen fur das Entweçfen 
einfacher Maschinentheile. 13. Aufl. In-fol., v p. et 76 pi. 
Leipzig, S. Hirzel. 8^75. 

Haeder (H.). — Die Dampfmaschinen unter hauptsachlichster 
BerùcksichtigUng kompletter Dampfanlagen sowie marktfiihi- 
ger Maschinen. Fiir Praxis u. Schule bearb. 6. neubearb. 
Aufl. 3 Bde. In-S*», xvi-607 p. ln-4°, 94 p. et 76 p. de dessins 
av. 4 p. de tfexte. In-8°, 700 fig., 78 tabl. et 16 pi. Duisburg. 
Dûsseldorf, L. Schwann. 35 fr. 

Hartleib (0.). — Kalkulationspreise f. die Industrie mit besonde- 
rer Rûcksicht auf den Maschinenbau. In-8°, vi-387 p. Berlin, 
G. Siemens, li',25. 

IsENDAHL (W.). — Maschinenlechnisches Wôrterbuch in 3 Spra- 
chen mit besonderer Biicksicht auf Automobilismus u. Elek- 
trotechnik. Franzôsisch-deutsch-englisch. ln-12, iv-176 p. 
Berlin, G. Siemens. 2^,50. 

Reichel (E.). — Der Turbinenbau auf der Weltausstellung in 



Digitized by 



Google 



652 BIBLIOGRAPHIE 

Paris 1900. (Extr. de la Zeitschr, d. Vereins dent. Ingen.) In-4**, 

44 p. av. 146 fig. Berlin, J. Springer. 2^,50. 
Schneider (M.). — Die Maschinen-Eleinente. Ein Hiifsbuch f. 

technische Lehranstalten, sowie zum Selbststudium geeignet. 

Mit Beispielen u. zahireichen Zeichnungen im Text wie auf 

Tafeln. (In 2 Bdn.) 3. u. 4. Lfg. In-4<», p. 27-54, avec 34 pi. 

Braunschweig, F. Wieweg u. Sohn. 7',50. 
ScuoTTLER (H.). — Die Gasmachine. Ihre Entwickelung, ihre herf- 

tige Bauart u. ihr Kreisprocess. 4. umgearb. Aufl. 2 Bde. In-8', 

xi-400 p. av. 4U flg. et 42 pi. Braunschweig, B. Goeritz. 23^75. 
ScHwiDTAL. — Technische Mechanik, nebst einem Abriss der 

Fesligkeitslehre f. Bergschulen u. andere technische Lehrans- 
talten. ln-8°, vi-76 p. av. 78 fig. Leipzig, J. Baedeker. i^90. 
SiEDER (R.). — Die nati'irlichen Normalprofile der fliessenden- 

Gewasser. Vortrag. (Extr. de la Zeitschr. d. ôst. Ingénieur' u. 

Architekten-Yereines.) In-8°, 21 p. av. 2 pi. Vienne, W. Brau- 

muller. 1^,75. 
SiMKRKA (V.). — Dampfkessel u. Dampfmaschinen u. ihre War- 

tung. 5. verb. u. verm. Ausg. Mil. e. Anh., enth. die Gesetze u. 

Verordngn. iib. Dampfkessel. In-8°, vn-256 p. av. 90 fig. Pilsen» 

\V. Steinhauser. 3^,50. 
WoTRUBA (R.). — Die Grundleliren der mechanischen Wàrme- 

theorie u. ihre elementare Anwendung in den hauptsiich- 

lichsten Gebie^en der Technik. In-8'>, vi-282p av. 115 fig. Berlin, 

H. Costenoble. 12^,50. 



5° Applications industrielles de la physique et de la chimie. — 
Métallurgie. 

Arnold (E.)-~" ^^^ Gleichstrommaschine. Théorie, Konstniktion, 

Berechnung, Untersuchung u. Arbeitsweise derselben. 1. Bd. 

Die Théorie der Gleichstrommaschine. In-8*, xvi-555 p. av. 

421 fig. Berlin, J. Springer. 20 fr. 
Blaschre (P.). — Wôrlerbuch der Elektrotechnik in drei Spra- 

chen. Mit e. Vorwort v. Chefelektr. Dr. F. Niethammer. 2. Tl. 

Franzôsisch-Deutsch-Englisch. In-8°, viii-144 p. Leipzig, S. 

Hirzel. 6^25. 
Bradwkll (J.-P.). — Dynamo-Maschinen. 9. Hft. Potsdam, 

A. Stein: 1^,90. 
Emde (F.). — Die Arbeitsweise der Wechselstrommascbinen. 

In-8«, viii-93 p. Berlin, J. Springer. 3^,75. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE . 653 

Handbuch der chemischen Technologie. Bearb. u. hrsg. v. 

P,-A. Bolley u. K. Birnhaum. Fortgeseizt v. Dr. E. Engler. 

V. Bd., 2. Gruppe. 3. Lfg. (63. LIg.) In-8°, p. 385-576. Brauii- 

schweig, F. Vieweg u. Sohn. 7^50. 
HoLZT (A.). — Schule d. Elektrolechnikers. Ergilnzgsbd. 3. u. 4. 

Hft. Leipzig, M. Schafer. Chgique fascicule, 0^95. 
Jacobsen (E.). — Chemisch-technisches Reperlorium. 40. Jahrg. 

1901. I. Halbj. 2. Hlfle. u. H. Halbj. \. Hlfte. Berlin, Gaertner. 

10f,75.. 
JCptner (H. V.). — Grundziïge der Siderologie. 2. TI. Zusammen- 

hangzwischen therm. u. meclian. Bearbeitung, Konstilulion u. 

Eigenschaflen der Eisenlegierungen.In-8'*, viii-408 p. av. lôfig. 

et 22 pi. Leipzig, A. Falix. 22^,50. 
Kapp (G.). — Eleklromecbanische Konslruktionen. Eine Samm- 

lung V. Konstruklionsbeispieien u. Berechnungen v. Maschinen 

u. Apparaten f. Starkstrom. Zusammengestellt u. erliiutert. 2., 

verb. u. erweit. Au(l. ln-4", vin-292 p. avec 114 fig. el 36 pi. 

Berlin, J. Springer. 2o fr. 
Kratzkrt (H.). — Grundriss des Elektrotechnik. Fiir den prdkt. 

Gebrauch f. Studierende der Elektrotechnik u. zum Seibststu- 

dium. II. Thl., 4. u. 5. Buch. 2. Àud. In-8«, x-207 p. av. 94 fig. ; 

vi-75 p. av. 44 fig. Vienne, F. Deuticke. 6',25; 3^,15. 
KnAusE (H.). — Anlasser u. Régler f. elektrische Motoren u. 

Generatoren. Théorie, Konstruktion, Schaltung. In-8°, iv-92 p. 

av. 97 fig. Berlin, J. Springer. 5 fr. 
LfeDKBUR (A.). — Handbuch der Eisenhiittenkunde. Fiir den 

Ge^)rauch im Betriebe wie zur Benutzung beim Unterrichte 

bearb. 4., neu bearb. Aufl. 1. Abth. : Einftthrung in die Eisen- 

huilenkunde. fn-8°, iv-381 p. av. fig. Leipzig, A. Félix. 15 fr. 
Marcher (T.). — Experimentelle Untersuchungen auf dem Wech- 

selstromgcbiele. (Kxtr. deSamml.elcklroteckn. Vorlrrujc.) In-8°, 

30 p. av. 49 fig. Stuttgart, F. Enke. 1^,50. 
Partiieil (G.}. — Die drahllose Télégraphie. Nach seinen Vor- 

triigen im Verein f. Landeskunde u. Naturwissenschaften zu 

Dessau sowie im elektrotechn. Verein zu Leipzig allgeraein 

verstiindlich dargestellt. In-8", 47 p. Berlin, Gerdes u. Hodel. 

1^,50. 
Prascii (A.). — Die Télégraphie ohne Draht. fn-S®, xv-268 p. 

av. 202 fig. Vienne, A. Hartleben. 6^25. 
Rehreix (E.). -^ Einrichlung u. Behandlung der, Dynamo-Ma- 

schine. In-8°, 19 p. av. 14 fig. Leipzig, S. Schnurpfeil. 0^,65. 
RosENBERG (E.). — Eleklrische Starkstrom-Technik. Eine leicht- 



Digitized by 



Google 



654 BIBLIOGRAPHIE 

fasslige Darstellung. In-8<>, vii-296 p. av. 284 fig. Leipzig, 
0. Leiner. 8^75. 
ScniEMANN (M.). — Die eleklrischen Aulbahnen. Gleislose Motor- 
bahnen m. elektr. Slromzufûhrung. Ein neues Verkehrsmittel, 

e. neuer Industriezweig, e. neue Kapitalsanlage. In-S*», 35 p. 
av. fig. Leipzig, 0. Leiner. 0^95. 

ScHOLLMEYER (G.). — Scliulc dcF Eleklrizitat. Praklisches Hand- 
buch der gesamlen Elektrizilatslehre. Unter Berûcksichl. der 
neueslen Forschungen u. Erfindungen. ln-8°, vii-323 p. av. 
H7 fig. Neuwied, Heuser. 6^,25. 

Weber (C.-L.). — Erlaulerungen zu den Vorschriften f. die Erri- 
chlung V. eleklrischen Starkslromanlagen. (Sicherheitsvorscbrif- 
len des Verbandes deutscber Eleklrolechniker.) 4., verni, u. 
verb. Ausg. In-H*^, xii-228 p. Berlin, J. Springer. 3^75. 

Wedding (H.j. — Ausfiibrliches Handbuchder EisenhiiUenkunde. 
2. vollkommen umgearb. AulL v. des Verf. Bearbeitg. v. « Dr. 
John Percy's Metallurgy of iron and sleel ». (In 4 Bdn.) 2. 
Bd. . Die Grundstofl'e der Eisenerzeugung. 4. Lfg. In-8<*, m p., 
p. xxi-xxviii et p. 8n-12i7. av. nonnbreuses fig. et planches. 
Braunschweifî, F. Vieweg u. Sohn.18',75. 

W'iETz (H.) u. C. EiiFURTH. — Hilfsbuch f. Eleklropraktiker.3. Aufl. 
In-j2, viii-436 p. av. 327 fig. et 1 carte. Leipzig, Hachmeister 
u. Thaï. 3f,75. 

W'iLKE (A.). — Der elektrolechnisdhe Beruf. Eiue kurzgefasste 
Darstellung des Bildungsganges u. der Aussichlen des Elektro- 
technikers, des Elektrochemikers u. der elektrotechnischen 
Gewerbtreibenden, nebst Nachweis iib. die besteh. Anstalten 

f. Ausbildung der Elektrotechniker. 3. verm. Aull. In-8**, 
viii-127 p. Leipzig, 0. Leiner. 2',50. 

Zacuarias (J.). — Elektrische Verkehrstechnik. Ilandbuch f. 
Enlwurf. u. Bau elektr. Strassenbahnen u. damit verbimdener 
Belriebe. In-8°, xi-285 p. av. 32 lig. et i pi. Berlin, H. Cosle- 
noble. 15 fr. 



6" Exploitation des mines. — Gites minéraux. 

Bergbaue Steiermarks. Hrsg. unter Mitwirkung mehrerer Fachge- 
nossen v. K. A, Redlich, ï. In-8°, 18 p. av. 1 pi. (Extr. de 
ViJcaterr. ^eitschr. f, Dcrg- u, Hûttenwc^cn.) Leoben, L. Nfissler. 
1^25. 

Bergrevierc, die neuen, des Oberbergamtsbez. Dortmund nach 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 655 

der Feslstellung vom 6-. XII. 1901, gûltig seit 1. I. 1902. In-8% 

31 p. Essen, G. D. Baedeker. O',2o. 
Bericht ûber den VIII. allgemeineii deutschen Bergmaunslag zu 

Dorlmund vom 1 1 . bis U. IX. 1901. Hrsg. v. der Red. der Zeit- 

schrift Gliickauf xinier Milwirkung des vorbereit. Ausscbusses. 

ln-8°, iv-270 p. av. fig. et 15 pi. Berlin, J. Springer. 18^,75. 
Erhard (T.). — Derelekirische Betrieb im Bergbau. Die Eigen- 

schaften der eleklrischen Maschinen u. ihre Anwendung in der 

Grube m. besonderer Beriicksichtigung der Belriebssicherbeit. 

Ein Leilfaden f. Belriebsbeamte. ln-8", vii-154 p. av. 31 fig. 

Halle, C. 0. Lehmann. 6^,25.- 
Festschrift ara VIII. Bergmannstag in Dorlmund den 11.-14. 

sept. 1901. In-4^ 338 p. et 17 pi. Berlin, J. Springer. 18',75. 
FnANKE (G.). — Uber Versuchem. Acetylen-Beleuchtung in Berg- 

werken. (Extr. de la Zeitschr. f. d. Berg-^ Hûtten- u, Salinen- 

Wesen impreuss. Slaate.) In-4°, 15 p. Berlin, W. Ernst u. Sohn. 

l^25. 
Hrâbak (J.). — Die Drabtseile. Ailes Nolhwendige zur richt. 
^Beurtheiiung, Construction u. Berecbnung derselben. Eine der 

Praxis angepassle wissenschafll. Abhandlung. In-8**, xv-220 p. 

av. 72 lig. et 14 pi. Berlin, J. Springer. 12^50. 
HuNDT (R.). — Bergarbeiter-Wohnungeii im Ruhrrevier. Hrsg. 

v. dem Verein f. diebergbaul. Interessen im Oberbergamlsbez. 

Dorlmund. In-8°, 84 p. av. fig. et 14 pi. Berlin, J. Springer. 

6^25. 
KuBiERscnKY (K.). — iJber ein eigenthûmlicbes Salzvorkommen 

im sogenannlen Magdeburg-Halbersliidler Becken. Mil e. 

Nachtrag, von/. H, vant Hoff. (Extr. des Sitziinfjsber. d. preiiss, 

Akad. d, Wiss,) In-8°, 12 p. av. 1 fig. Berlin, G. Reimer. 0',65. 
Lemberg (H.). — Die Sleinkohlenzecben des niederrbeinisch- 

westfàlischen Industriebezirks. Nach zuverliiss. Quellen bearb. 

u. hrsg. 8. Aufl. ln-8**, iv-117 p. Dorlmund, C. L. Krûger. 3', 75. 
Mitteilungen aus dem Markscbeiderwesen. Neue Folge. Vereins- 

schrift des deutschen Markscheidervereins. Im Auftrage u. 

unter Milwirkung des Vereinsvorslxmdes hrsg. v. H. Ullrich u. 

H, Wenieke. 4. flfl. In-8°, iv-107 p. av. 19 lig., 1 pi. et 1 carte. 

Freiberg, Craz u. Gerlach. 3',75. 
Wabner (R.). — Die Bewetlerung der Bergwerke. In-8**, xh-2d0 p. 

av. atlas in-4<' de 30 pi. Leipzig, A. Félix. 20 fr. 
Westphal (J.). — Geschichte des konigl. Salzwerks zu Slassfurt 

unler Berûcksichtigung der allgemeinen Enlwickelung der 

Kaliindnstrie. Denkschrift aus Aniass des 50 Jahr. Bestehens des 



Digitized by 



Google 



RAPHIE 

mil. Auftrage verf. (Extr. de la 
Salincntvescn im pveuss. Staale.) 
W. Ernst u. Sohn. 7S50. 

Chemins de fer. 

— Die elektrischen Einrichtun- 
ileitung zum Selbslsludium der 
lektr. Signal- Einrichungen. 2. 
fig. Vienne, A; Hartleben. 7',50. 
hnungderEisenkonstruktionen. 
se n h oc h- u. SchifTbau, sowie im 
In-8», v-104 p. av. 58 fig. Leipzig, 

Schule des Locomotivfuhrers. 
wort von E. Heiisinf/erv. Waldegg. 
.*2i8 fig. el 1 pi. Wiesbaden, 

ocomolivheizung. In-8®, vi-SO p. 
1. Schurich. 1^50. 
nwart. Hrsg. y. Bluniy i\ Borries, 
altungu. Belrieb der Eisenbah- 
t p. 24.n-57l av. 93 fig. et i pi. 

T. 

eisen ». Bauwerke aus Béton u. 
!i* Pariser Weltausslellung 1900. 
f. ôst. Ingénieur- u. ArchitelUen- 
inbauten.) In-i*», 29-7 p. av. fig. 
^enlzel. 6^2r). 

hisclie Statik m. Anwendung auf 
er Bauwerke, als Anh. zu des 
liitslehre ». 2. unverând. Aufi. 
l. Hannover, Helwing. 3^75. 
ier elektrischen Hoch- u. Unter- 
) laZcituny d. Ver. deut. Eisenb.- 
55 fig.. 4 pi. et I carie. Berlin, 

;(atische Berechnung der Beton- 
du CentralbL d. Bauverwallg.) 
\. Ernst u. Sohn. l^2D. 
I Betrieb v. Fernschnellbahnen. 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

Unler Benulzung eines vor der Techni( 
geh. Vorlrages. ln-8^ ni-63 p. Halle, W 

Sammlung der im J. 1900 auf dem Ccbiel 
hinausgegebenen Normalien u. Constiti 
in diesem Jahre erlheilten u. verlang 
Bearb. vom stalisl. Département im. k. 
rium. ln-8**, ix-383 p. Vienne, Hof u. S 

Schubert (E.;. — Kalechismus f. den Bn 
u. Nachschlagebuch f. Bremser, Wagenv 
deren Anwùrler. 2. nach den neueste 
Aufl. In-8°,vni-188 p. av. 103 fig. Wiesl 
2^85. 

ScHMiD (C). — Stalik u. Festigkeitslehre 
Beispielen u. e. Aufgabensammiung f. F 
tar bearb. f. den Gebraucb an der S( 
3. erweit. Aufl. In-4S viii-H9 p. av. 12 
J. B. Metzler. 5 fr. 

TuRLEY (E.). — 'Anieitung zur slatischen 
Betonkonstruklionen unter Zugrundek 
nebique. In-S*», 23 p. av. 13 fig. Leipzig, 

Vanuory (J.). — Verhinderung elektrische 
welche durch Ueberfahren verursachi 
Ilichtschnur'f. das Publikum. In-8<», 
pest, L. ïoldi.1',25. 

Zacharias (J.!. — Bau u. Betrieb elekti 
Leitfaden f. Monteure, Werkmeister 
vn-16i p. av. 142fig. Halle, W. Knapp. 

ZiLLiCH (K.). — Statik f. Baugewerksc 
meister. 2. Tl. Festigkeitslehre. 2. Ai 
100 fig. Berlin, W. Ernstu. Sohn. 3^50, 



8<» Léiiislation, — Économie polih 



Ber^'polizei-Verordnung vom 28. III. lî) 
auf "Bergwerken. In-8'', 27 p. Essen, G. 

Bericht iiber die Thiitigkeit der Arbeiter 
slalt f. Miihren u. Schlesien in Briinn f 
In-4^ 56 p. av. 1 pi. Brûnn, B. M. Hohi 

Moritz (E.). — Eiseninduslrie, Zoll tarif 
prakt Beitrag zur Wirtschaflspolitik r 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 659 

rence générale de l'association géodésique internationale, 
réunie à Paris du 25 IX. au 6 X. 1900. Vol. 1. In-4°, 308 p. av. 
41 pi. et cartes. Berlin, G. Reimer. 7^50. 



OUVRAGES SUISSES. 



Eisenbahn-Statistik, schweizerische, f. d. J. dOOO. — Statistique 
des chemins de fer suisses pour l'année d900. 28. Bd. Hrsg- 
vom schweizer.Post-u. Eisenbalindepartement. In-fol., iii-235p. 
Berne, H. Korber. 5 fr. 

RiTTER (W.). — Die Bauweise Hennebique. (Extr. de la Schweiz. 
Bauzeitung,) 3. Auil. In-4°, 9 p. av. fig. .Zurich, E. Rascher. 
if,75. 

SciiLAFLi (L.). — Théorie der vielfachen Kontinuit.ït. Hrsg. im 
Auflrage der Denkschriften-Kommission der schweizer.natur- 
forsch. Gesellschaft v. J. II. Graf. (Extr. des Dcnksvhr. xl.schiveiz. 
naturforsch.G€sellsch.)\n-^'^,i\-2'i9 p. Zurich. Biile, Georgu. Co. 
iofr. 

Studer(T.). — Die praehistorischen Hunde in ihrer Beziehung 
zii den gegenwiirlig lebenden Rassen. (Extr. des Abhandl. d. 
schweiz. paliiont, Gesellsch.) In-i°, 137 p. av. 9 pi. Zurich. 20 fr. 

i'hereinkommen, internationales, i'iber den Ersenbahn-Fracht- 
verkehr vom 14. X. 1890 m. den Ànderungen u. Ert^'anzungen 
in der Zusatzvereinbarung vom 16. VII. 1895 u. in deni Zusati- 
iibereinkomTnen vom IG. Vl. 1898 u. Zusatzerkiarung vom 20. 
IX. 1893, vereinbart zwischen Belgien, Danemark, Deulschland, 
Frankreich, Italien, Luxemburu, den Niederlandcn, Oester- 
reich u. Un^aru, Russland u. dor Schweiz. VoUi 10. X. 1901 an 
giilt. Text, zusanimongestellt vom Central- Amt in Bern in 
Vollziehung e. Beschiusses der Pariser Revisions-Konferenz. 
(In deutscher u. franzos. Sprache.) 102 Doppels. m. Formu- 
laren. In-4°. Ziirich, Orell Fussli. 2^ir0. 

AVESTBERr, (N ). — Elektrischer Betrieb auf Vollbahnen m. besond- 
BerQcksichtigung der schweizerischen Eisenbahnen 1902. In-8**, 
50 p. Berne, Polytéclin. Verlagsanstall. 0',65. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



BIBUOORAPHIB 661 

2® Physique et Chimie, 

Battelli (A.) e Battelli (F.). — Trattato di misure e ricerche 
elettriche. Home, soc. edit. Dante Alighieri. Iq-8°, xxxiY-i210 p. 
20 fr. (1243) 

Benedbtti (R. de). — Considerazioni sul metodo di Neumann per 
il dosamento del ferro roetallico nei composti di ferro ed in 
specie nel ferro ridolto : tesi. Turin, tip. C.Giorgis. In-4°, 20 p. 

(39) 

Bentivoglio (G.). — Le sorgenti solforose di Saldino in Dinaz- 
zano : analisi chimica. Modène, tip. délia Soc. tipografica 
modenese. In-8«, 10 p. et 1 pi. (1501) 

Castoldï (A.). — Reattivi e reazioni : reattivi gênerai i e speciali 
per Tanalisi chimica, clinica e batteriologica, indicatori e carte 
relative esposti in ordine alfabetico secondo il loro impiego e 
secondo Tindicazione del nome dei rispettivi autori. Milan, tip. 
del Riformatorio patronato. In-16, 327 p. (723) 

FiLETi (M.). — Tavole di analisi chimica qualitativa. 8* edizione, 
con un'appendice sui reattivi. Turin, E. Loescher. ln-16, 68 p. 
3',50. (457) 

Grassi (F.). — Magnelismo e elettricità : principe e applicazioni 
esposte elementarmente. 3* ediz. corapletamente rifatta del 
manuale Magnetismo e elettricità di Poloni e Grassi. Milan, 
U. Hoepli. ln-16, xvi-608 p. avec fig. et 6 pi. 5',50. (1322) 

Grimaldi (S.). — Sulla determinazione delPidrossilammina e délia 
fenilidrazina nelle ossime, negli idrazoni e negli osazoni. 
Sienne, tip. airinsegna delFAncora. In-8®, 7 p. (1588) 

Masini (A.). — Sul fenomeno de' radioconduttori. Bologne, Regia 
tip. In-8% 23 p. (2796) 

LuccHiNi (V.). — Tabella dei pesi atomici secondo la commis- 
sione délia società chimica tedesca : pesi molecolari délie prin- 
cipali combinazioni inorganiche ; fattori per il calcolo délie 
analisi. Milan, tip. del Riformatorio patronato. ln-8°, 13 p. 

(1605) 

Naccari (A.). — Lezioni di fisica sperimentale, redatte dal dott. 
0. Scarpa. Parte I : Calore. Turin, tip. Giorgis. ln-8®, 309 p. av. 
fig. (H 23) 

Serra (F.). — Sul metodo di Joubert per trovare il coefflciente 
d'autoinduzione e analisi délia curva di una forza elettromo- 
trice alternativa. Florence, tip. G. Civelli. ln-8o, 15 p. (1186) 
Tome I, 1902. 43 



Digitized by 



Google 



BIBLIOGRAPHIE 

elocilàdel suono : monografia. Parte I-H. 
iti. In-8% fasc. 2; 63-43 p. (2441) 

li di fisica sperimentale. Magnetismo ed 
lalvanismo ed elettroraagnetismo). Naples, 
L. In-16, ix-264 p. av. fig. (2661) 

calore : prolusione al corso di idrologia 
liversità di Torino. Pérouse, Unione tipo- 
n-8^^8p. (1737) 

le. — Géologie. — Paléontologie, 

smenti di mineralogia per le scuole secon- 
irin, E. Loescher. Ia-8°, viïi-200 p. av. ùg. 

(9) 
iuschi dei terreni terziarî del Piemonte e 
;ti dal doit. F. Sacco. Parte XXIX. Turin, 
6 p. et 29 pi. (1498) 

îbliogralia geo-mineralogica e paleontolo- 
di Modena e Reggio-Emilia, 1469-1900. 
/incenzi e nipoti. In-8°, 179 p. (Extr. des 
ralistie materna tici di Modena,) (41; 

^na lezione di geologia dal Gidneo, in occa- 
so geologico italiano, Brescia, 1901. Bres- 
cia. In-16, 53 p. 0^50. (65) 

rovincia di Vicenza (Club alpmo-italiano : 
/icence, tip. L. Fabris e G. In-8®, 110 p. 

(720) 
eoliti di Palagonia: studio mineralogico. 
lia. In-8S 32 p. (1576) 

lî di geologia continentale sui laghi di 
1 una nota sul récente terremoto di Sal6. 
lonio. In-16, 45 p. (Extr. des Commentari 
.) (2566) 

onsiderazioni sulForigine superficiale dei 
deirAccademia délie scienze fisiche e ma- 
p. 1 fr. (Extr. des Atti delVAccad, di scienze 
) (2099) 

rizione geologica dei dintorni di Tarcento 
tip. G. Garnesecchi e iigli. In-8°, vni-256p. 

(2380) 
di geologia: storia délia terra. Fasc. 1-2. Mi- 
o av. fig., p. 1-80. 1 fr. le fascicule. (2814) 



Digitized by 



Google 



Stopp 

In- 

Vinas 

XH- 

Vita 
pr( 
In- 



Comj 
or$ 
av. 

Malf 
na^ 
civ 

Pere] 
noi 

m 

Perr 
del 
fra 
Coi 

Font! 
du 
d'I 
Mi] 

Prop 
di 
cia 
ute 

Az: 
Tess^ 

8Cl 
XV- 

Zuppi 
me 
In- 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



BIB 

Spirer (V.). — Il forno Gerr 
nazione dei minerali. Tui 
deletti. ln-4^ 24 p. et d p 

6<* Exploitation de 

FoLco (G.). — Minières et 
Trezza en Romagne et da 
Forzani e C. In-8% 114 p. 

Froment (A.). — Rapport i 
argent, arsenic, plomb). 

ipi. 

Maciotta (F.). — L'industria 
tituzione di una società 
mento di una ricchissima 
e Ovazza. In-8°, 8 p. 

7*» Constructi 

Chblu (F.). — Per il traforc 
plementari, fiumi e canali 

ipi. 

8® Législation. — 1 

Belloc (L.). — I mezzi e gli i 
sul lavoro in relazione i 
editr. In-4°, xv-688 p. avf 

Testo unico délia legge per 
altri prodotti esplodentij 
mento 9 marzo 1902, n. i 
0',80. 

Valdisrrra (E.). — La respoi 
tri di fronte ai viggiatori ; 
ciale limitatrice di taie 
A. (iaragnani e figli, In-8« 



90 



C1CERI (G.) e CoNTi (G.-B.). - 
Valtellina Inferiore : troi 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



TABI 



TABLE 



DU 



MINÉRJ 

Contribution à Tétude géc 
Normandie ; par M. Ren 

EXPLOITATION Di 

Le gisement de minerai 
par M. François Villain . 
(Suite et fin) 

Diminution des risques d' 
çaises depuis 1833 ; par 

GHIMI 

Recherches sur les acierî 

M. L. Dumas 

(Suite et fin) 

Note additionnelle 609 

MiCANlQUE. — MACHINES. 

Revue de la construction des machines en Tan 1900; par 
M. Ed. Sauvage (Suite) 70 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



îtperimer.tal 



PL 1 




- > ■j ' *? »'^' ^ '' ^ ' y^ 4 ^'*J»^^ y r' * v^< ;iy iM ^ f à ' ^j p r; ' ' ty»%vV. " ^.^^^iM lg 



mr 



e I, pages 



L. Couixier, 43, rue de Dunkercrue, Par»a 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



pi.m. 




T. — 





VIENT DE LA VAPEUR D'EAU 



B de iO,^9'°v« de diamètre 

. i5,19~/m d* 

. Z^.ZO-^/m d° 

V d© ZO.lZ'Vm d' 



55 



l'j. ioiiie 



0.|5 



0,45 



L. Couruer, 43 rue de D\jnkerqise. Pan» 



0. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 




l>/ VIENT DE LA VAPEUR D'EAU 



B de i0,^9'°v« de diamélre 
. iS.l^^'/tn a* 

û de ZO.lZ'Vm d' 



55 



vt. Touie 



0!.45 



L. Coaruer, *3 rue de Dunkerque, Pans» 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.IV. 




•UR L'ECOULEMENT DE L'AIR 



"1^4^96^^ Coefficient;: DO^v 6 d 0.9li6 " 

■'1772 dV .0.92)0 à 0.991 

■^1667 d^ 0.880 a 9^0 

J- U57 df 632) â Q8^5 

fZ55Z d* _. 0,633 à 0.859 
















9 


0. 


5 


1 

45 J 


pa 


ges S et SI 


L. ( 


Courtier, 43, rue de 


Dunkerque, Par 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.IV. 




.UR L'ECOULEMENT DE L'AIR 



"1*96^^ Coefficient: Ou n d 0,9li6 " 

.'^i772 d- 0.98)0 à 0.991 

H667 d:* 0.8Ô0 a 0.9?»0 

J- U51 d* 632) âQ«^5 

f Z55Z d* _ . 0,633 à 0.859 



9 



, pages 5 et s\ 



0^^ 



L. Courtier, 43, rue de Dunkerque, Pan» *■'■' 



( 

igitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



ID Jl ¥ M C« 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



PL VI. 




limites de concessions 



œT\éqion (!) des irrlTicrais roages 
falBlement oditbiques 



/ ty\ "RcgiDnC2') des minerais gria - 
^ ^J verd&tres à ociilithe6 'bronT.éee . 



■Région (S) des miTioraLs irogncais 
caltalres . . Maxiimnn. d'épaosfiflur 
àelacouche. 



(J) "R êgian {ke) des minerais calcaires 



S Bégion (5) dee minerais paxivr 
\ ctàicoiDt 



Auto-Imp. L. Couiliêr, 43, rue de Dunkerque, F C^ r\r\n]i> 

'^ Digitizedby VjOOvIC 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.^ 




Fia in e de la. Moselle 




Haine de h Mos<:lle 



VÎ50 



i-îop 



+ 2,50 



-».?.oo 



♦1.50 



♦AQp 



noire ell| 
grise ^euj 
auge sabl 



le. Tome 



E.chelle des 



Hangueurs • ^/soooo 
Ihanteurs • Vsooo 



L. Courtier, 43, rue de Dunkerque, P^ 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.vn 




^l^Q 



Phinc de la Moselle 




noire eti 
grise ^ai 
Dviqe sab] 



le. Tome 



^1^50 



+.5DP 



RI aine de ia Mos^/Ie 



+ 150 



4.2.00. 






Echelle des 



nongueurs • ^/soooo 
Ihanteurs - Vsooo 



L. Courtier, 43, rue de Dunkerque, Pa 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



1 50 

0«0 

5.^0 
110 

US 

ZIQ 

ZlO 

6 65 

3 -.s 

?. 60 
ZZO 



pi.Yni. 




L6 
25 

:6 

D8 

r-0 

B8 



CD 



YE 



i^ 



^ 



1 
^^^ 



r" 



6 97 

7 07 

■:z5 






:èo 



YL 






Ô3V 



0.&6 



Sa! 



1^53 



YN 



OE 



Légende 
Couches noire otbniTve siliceiises 
Ccfuohcs gnse ja\me etrouge calcaii 
Couche rouge sa'bleusc 



[ 89 

}6b 



so 

zo 

jeo 

I 
.eo 

165 
10 



î. Tome] 



YM 



k^ 



Vs:^ ' v 






^k^ 



3 69 

1.15. 

3 89 

311 

6 13 

ZZ9 
10 Og 



YS 



^ 



1^ 



s^ 



^ 



^.^ 



1 iC? 

V33 



6 53 



1 zi 

rtSC 
6 9^ 



\T 



_^ 



L. Courtier, 43, rue de Dunkerque 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google — I 



^t •■ ifw .'If «^^.5?" "i""" l 'Ul» ' J,îf. 



i 



ri 



150 

090 

5,^0 

JllO 
180 

1 1.0 

220 

6.65 
4.15 



61S 

Z.60 
Z.20 



-^3 
Z 19 

1 89 
1 1Z 

?, 53 
6b 



ce 
h 



iSO 

60 

90 
65 
90 

70 



B. Tome! 



PLW I. 

Légende 
Couches noire et brune . siliceuses 
Couches gnse jaune etrouge calcaireuses 
Couche rouge saHcusc 



YE 






m^ 






^11 



6.91 

'i 7.b 
?. 57. 
T.ftO 



YM 






^;l^ 



r^ 



115. 
o89 

6:3 

2.Z9 
10 Og 



YL 






^^ . 



83H- 



0,&6 
1 ?)C 



a.îj 



2 59 



YS 



^ 



SSS 



:| '^33 



5 53 



\Z\ 



^ 136 



cM 






6 9^ 



YN 



1 10 

•^00 
3 1.69 

80 



\T 



^ 



IZCV 



1017 



J:Z3 



6 55 

l.OS 
".20 



/»f7 



L. Courtier, 43, rue de Dunkerque, Paris 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



P1.1X. 



Cai«*^^ 



i r^^ \ 



Vallée dfi 
Ramelange 





'^XII COUPE 

DU 

RUMELANGE-DUDELANGE 

uché de Luxembourg) 

M. DONDELINGER 



J V Longueurs 1/25.000 
f \ Ha;:teu!-s 1/ 2.^00 



es 113 et suivante 



-Usa 



L. Couruer, 43. rue de Dunkerqxio. Parm 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



1.^6 




Pl.X. 



Crosnes 
E 



B 

0.21 





1.99 



6.1S 
N 

10.59 



%.W 



13.75 



Axiàinlj^oman 



1166 



gendc. 

jaune et gnsc 
k"bnine, noire ouverte 



)ages 113 et suivan 



?.^5 

1.0Q 


i^^â 



q^filLOQs enfiBr, 
rccimoçlDitàhle. 




L. Courtier, 43. rue de Dunkerque« Pam 



Google 



Digitized by 



Google 



1.5& 



PLI 



CR H 




)ages 113 et suivai 



L. Courtier. 43, vjlb de Dunkerque, P 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.XI. 



Lu basam de I^sve^saLe dn^bassm de TncqucgmemL 
Amermont î^^^^^^^ ^ LaMalmao-son 
Coupe V 




?i 

: Mancieiiillcs (AY) 

^ [ ^Sîfro 



I 

ta 



^ icqu&grileuxlAjV'/ 



kale dubassitv-ic Sec et"Neufclief 




zoo 



=1 frontière pn 




lueqaihuxtAW 



AW 



îs 113 et suivant 



dcslangucu-rs i/iooooo ! 

dcsnaulcurs ^ i^^^^, ^..^ ^^ epaasscors de la couche 



-Qeiifi. 



;m 



3fWi 



L. Courtier, 43, rua de Dunkerque, Pan» 

Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



PI 




••T0«; !r- 



aravil 



■5 



_, X 



Moyc' ivre- Grande 



:?5 



-c-3— 






G ott^O 



Cote :-?Q 



x; bassmdclOrne 
\ jpres dAriG'ix-la-Uran'.je 




- AnouxlaG^anqoCAK) t 
Batilly i^M ^ 



iaiis 




L. Courtier, 43. rue de Dunkerque, 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Pl.XIl. 




L. Couriier, 43, rue de Dunkerque, Paris 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



PIXIV. 




Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google- 



PIXIV. 



Jffjjsstf^iz (hs Wlées 



steerre duB\i 





Tome 1, par 



L. Courtier. 43, rue de Dunkeruue. ?ar;« 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



P1.XV; 



Vallée del'Oriije 





iné I, pa^-T^ 



L. Cou'-iier. 4i r'.;e vie L ir.keraue, Pans 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



P1.XV. 




I, Fî5< 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Octobre 1902. — ANNONCES DES ANNALES DES MINES \ 

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 

POUR LA 

FÂBRiailON DE LA DYNAMITE 

Procédés A. NOBML 

Pari», lOOO 

Hors Concours. Membre du Jury 

à Paulilles, près Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). 



iiciMCC ) * Paulilles, près Port-vendres (Pj 
USINES j 4 Ablon, près Ronfleur (Calvados). 



Dynamite-Gomme^ pour roches très dures. — Dynamitel **• * guhr, n* 1 gélatiniê 
n* i à V ammoniaque f pour rocher dures. — Dynamite, n* 0, pour travaux sous l*eau. - 
Dynamites, n^ 2 e< n* 3, pour terra' is moins résistants. 

Explosifs spéoiauz pour charbonnages grisonteux (Décret di 1" loit 1890) 

Grisoutine^omme pour travaux au rocher. — Grisoutine B pour travtux Ctans M 
charbon. 

Mèches de mineurs. — Cxipsules pour Dynamite. — Amorces , Câbles , Fils et Appareik 
éUetriques pour sautage des n ines. — Marmites suédoises ou Seaux à dégeler la Dyr/imitê, 
La Copraspondanoe doit 6tr« adressée au SIÈQE SOCIAL 



TURBINES AMÉRICAI 


pour débits variables hautes et basses ehutes 1 


rtENDEMKNT GARANTI Al 




80 à 85 0/0 




supérieur à celui de tout autn 




en usage 








d*une seule plèoe 




GRANDE RÉGULARITÉS 


1^ 


DB MARCHE 


r 


LIVRAISON RAPIDE 


L 


Prix modérés 




CATALOGUES, CIRCULAIRES 




sur demande 




Turbine type MO. 


'Turbine type NS. 


^^%l ^^W ^k |k 1 jp ^^lE Ingénieurs-Ckinstructeiirs 1 
OLu.^JA\l^ 0& ^^ f 17, Rue du Louvre, PARIS 1 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Octobre 1902. — ANNONCES DES ANNALES DES MINES W 

I ÉLÉVATEURS & TRANSPORTEURS | 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Octobre 1902. 



ANNONCES DES ANNALES DES MINES 



13 



Il SPECIALE DE mVAIl)[ PiLldS 

Directeur : M. Léon ETBOLLES 

PARM, Sue du Sontinerard, 11», PJLM8 

Préparation directe et par correspondance 

I Auxaiuplolsdo: Conducteur des Ponte et Chauteéee, Agent Voyer^ Contrôleur dee Minee^ Ingénieur 
et Conducteur de traeiutx^ Céomètre, Architecte^ et tous emplois des diverses carrières des travaux publics. 

Cours supérieur destiné à ÏI. les Conducteurs, Ghe& de section, Agents Toyers, etc. 

Préparation directe et par eorrefpondanoe aux emplois d'Ingénieur 

Service très important de consultations techniques et de rédaction de projets de toutes sortes 
L'Ecole M charge de fournir à MM. les Bntreprenears , lagénieort, etc., d'excelleoU Commis, Chefs de 
ehantter, Condueienrs de traraox, etc. 

Préparation aux grandes Écoles de TEtat 
[ Snvoiy sur demande^ d'une brochure et de renseignements détaillés 



MAÇONNERIE ET FUMISTERIE INDUSTRIELLES 

Ëitrepnse générale de construction et d'installation d'nsines 

CONSTRUCTION DE CHEMINÉES EN BRIQUES ET EN TOLE 



/c^ 






M'' DEROCHE 






H 



PARIS — 21 et 23, boul. Mortier — PAIIIS (XX«) 

Ci' devant, 21, rue Labois-Rouillon^ 

FOURNEAUX DE GÉNÉRATEURS — MASSIFS DE MACHINES 

SPÉCIALITÉ DE RÉSERVOIRS EN CIMENT ARMÉ 

Devis sur demande 



k 



Lunettes d^aleller contre les éclats, les poussières, la lumière (prix: 3 fr. 50) 
I (f^^ %S Lunettes déroute (automobiles, bicyclettes, etc.) (prix : 15 fr.) 
Respirateur contre les poussières (prix : 6 fr.). 

Du DOCTEUR DÉTOURBE 

Les plus hautes récouipeuses. 
Vente: QOULiART, 35, rua de la Roquette. Paris (Notice ftranoo) 





m 



L. DE LEZAACK 

Ingénieur à Anvers, 4, rue de la Giroflée 

AGBNT POUR LA YSNTB DBS MINBRAIS DE- FER, PLOMB, ZINC, GUIYRB 

MANGANÈSE, NICKEL ET AUTRES 

Atelier «péolal pour PéchanUUonnage des Minerais» Laboratoire de Chimie 

Réception, Réexpédition, EchantiUonnagd et Analyse des Minerais 

NÉGOCIATIONS DE COACESSIONS MINIERES 



f 



» Digitized by VjOOQ IC 



14 Octobre 1902. — ANNONCES DES ANNALES DES MINES 

SOCIETE ANONYME I 

HUMBOLDT 

BUREAUX : 17, Bou/euard Haussmann, PARIS 

nATÉRIElTr MINES 

MACHINES D'EXTRACTION 



MACHINES D'ÉP UISEMENT 

COMPRESSEURS D'AIR ET VENTIUTEURS 



LOCOMOTIVES 



PRÉPARATION mmm DES MINERAIS ET CBARBO>! 



POnPES WORTHINGTON 



WORTHÎNGTON. 



Marqae Déposée. 

mm PRIX ÛRASiDSPRlî 

Exposition Ciiiîerselle 2 Médailles d'Or 

PARIS, 1889 PARIS, 1900 

y 

S'' FRANÇAISE OES POMPES WORTHINGTON 

43, Rue Hiafayetie, PA.BI9. 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



Digitized by 



Google 



i 

•I 

il 



nigitized by C jQO^iC ^ 

I ' ■■ 'g^w— Q— ^^— * 



'<, ,vj . ' l:-^ 1, ' : s; 



'"3tf" 






#" 



'igitized by 



Google| 



Digitized by 



Google