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Full text of "Annales des sciences physiques et naturelles, d'agriculture et d'industrie"

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HARVARD COLLEGE LIBRARY 





BOUGHT FROM THE INCOME OF THE FUND 

BEQUEATHED BY 

PETER PAUL FRANCIS DEGRAND 

(1787-1855) 

OF BOSTON 

FOR FRENCH WORKS AND PERIODICALS ON THE EXACT SCIENCES 

AND ON CHEMISTRY. ASTRONOMY AND OTHER SCIENCES 

APPUED TO THB ARTS AND TO NAVIGATION 



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ANNALES 

DR LA SeCIBTB 

D'AGRICULTURE 

HISTOIRE NATURELLE ET ARTS UTILES 

DE LYON 



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extrait de rarticle 41 do Règlement de la Société d'A^lcnltare, 
Histoire Bfatiirelle et Arts utiles de Lyon. 

La Société publie périodiquement le résultat de ses travaux, sous le titre d*AnnaUn 
de la Société d'Agriculture^ Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. 

Ces Annales se composent : 1<* de travaux originaux présentés, à la Société ; 2o de 
rapports et d'analyses critiques ; 3" d'un extrait des procès- verbaux. Elles sont placées 
d*une manière toute spéciale sous la surveillance de la Commission de publication. 

Les travaux originaux, les rapports ou les analyses critiques des ouvroges présentés 
à la Société et renvoyés à la Commission de publication restent la propriété de leurs 
auteurs et leur sont remis immédiatement après l'impression, s'ils !c demandent. 

La Commission a le droit d*imprimer, en entier ou par extraits, les ouvrages 
présentés. Dans le dernier cas, Touvrage est remis à son auteur et la Commission lui 
indique dans quelles bornes elle désire que l'extrait soit fait. 

La Société remet à Tauteur cent exemplaires, tirés à part, des ouvrages publiés dans 
ses Ànnëles, 

L'auteur peut Taire tirer, h ses frais, autant d'exemplaires qu'il le veut, après le 
tirage de la Société. Dans le cas où la Société d'Agriculture voudrait faire tirer des 
exemplaires à part et les distribuer gratuitement, ou les vendre dans un but de propa- 
gation et, par conséquent, au-dessous de la valeur réelle, elle ne le pourrait qu'après 
en avoir reçu l'autorisation de Tauteur. 



Les dessins, gravures ou lithographies des planches restent à la charge 
des auteurs; le tirage se fait aux frais delà Société. 

La Société, en insérant dans ses Annales les ouvrages qu'elle a jugés 
dignes d'intén^i, laisse aux auteurs la responsabilité des opinions qu'ils 
émettent. 



tîo;.. — jurniiinnc pitrat aixé. nrc ni:KTiL. L 



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, ANNALES 

DE LA SOCIÉTÉ 

D'AGRICULTURE 

HISTOIRE NATURELLE ET ARTS UTILES 

DE LYON 

G J N Q U 1 È M K SÉRIE 



TOMK OIXlfeMB 



1887 



LYON 
piraAT aîné, imprimeur h. georg, libraire-éditeiir 

i, ROK CINTIl, 4 es, ROI Dl LYON, 6i 

PARIS 

J.-B. BAILLIÈRE ET FILS, LIBRAIRES-ÉDITEURS 

19, ROB HAUTBFIUILLK, 19 

1888 



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HARVARD COLLEGE UBRARY 
DEGfMND FUN0 



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SOCIÉTÉ D'AfiRlCl'LTUaË, HISTOIRE NATURELLE ET ARTS UTILES 

DE LYON 



FONDATION 



SOUSCRIPTIONS VOLONTAIRES 



Les soussignés, voulant constituer, au moyen de souscrip- 
tions volontaires, un capital de Tondation inaliénable et des 
revenus permanenis, en faveur de la Société d'agrictillure^ 
histoire naturelle et arts tttiles dç Lyon^ fondée le 1*2 mai 1761 , 
ont arrêté les conditions de celte souscription de la manière 
suivante, conditions pour lesquelles le simple fait de la sous- 
cription emportera adhésion absolue. 

Article phemier. — Les sommes produites par les sous- 
criptions volontaires seront versées au Trésorier de \^ Société 
d^ agriculture pour être capitalisées et employées au nom de 
la Société, en acquisitions de rentes sur TÉtal, ou d^obligations 
de chemin de fer, ou de toutes autres valeurs mobilières 
représentant une sécurité absolue. 

Le capital de fondation s'accroitra en outre de toutes les 
libéralités qui seront faites par les Membres de la Société 
d'agriculture et par des tiers. 

Le produit de ces libéralités se confondra avec celui des 
souscriptions et sera soumis aux mêmes conditions d'emploi 
et de capitalisation. 



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ARTICLE 2. — Les revenus seront affectés à Taugmenlation 
du capital, mais en cas de nécessité, la Société pourra appli* 
quer a ses besoins une partie des revenus annuels dont la 
quotité ne devra jamais excéder 50 pour 100. 

Article 3, — Lorsque le capital de fondation aura atteint 
la somme de 600.000 francs, la Société d'agriculture décidera 
s'il y a lieu de disposer de la totalité des revenus, ou de con* 
tinuer à en capitaliser une partie. 

Article 4. — L'emploi à faire des sommes provenant, soit 
des souscriptions volontaires, soit des libéralités, soit de la 
partie des revenus capitalisée, sera prescrit par la réunion des 
membres du Bureau de la Société d'agriculture et des membres 
de la Commission des finances. 

Il sera dressé procès-verbal des délibérations sur un registre 
spécial et il y aura également une comptabilité spéciale pour 
la présente fondation, indiquant les sommes reçues et remploi 
qui en sera fait. 

Article 5. — Les litres des valeurs acquises devront être 
déposés à la succursale de la Banque de France, à Lyon, au 
nom de la Société d'agriculture, et ne pourront être retirés 
par le Trésorier de la Société qu'en exécution d'une délibéra- 
tion du Bureau de la Société et de la Commission des finances 
réunis, et à la majorité des deux tiers des voix. 

11 en sera de même lorsqu'il s'agira d'aliéner des valeurs 
pour les remplacer par d'autres valeurs. 

Article 6. — Dans aucun cas les Membres de la Société 
d'agriculture ou les souscripteurs ne pourront en demander 
le partage, la présente fondation constituant une œuvre d'uti- 
lité publique et non une communauté d'intérêts particuliers. 

Fait à Lyon, sur l'initiative de M. Marnas (J.-A.), président 
actuel de la Société d' agriculture j histoire naturelle et arts 
utiles^ le 8 décembre 1882. 



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ETAT DKS SOUSCRIPTEURS 



An Si Béeemlire t88V 






MM. 

Fr. 
MARNAS (Jcan-Aimb), chevalier de la Légion d'honneur, teinturier, quai 

des Brotleaux, 12 2.000 

(JlLLET(JosBPH), teinturier, quai de Serin, 10 1.000 

MAURICE (Jean-François), agriculteur, me Franklin, 34 500 

GOBIN, chevalier de la Légion d*honneur, officier d'Académie, ingénieur 

en chef des Ponts et Chaussées, place Saint-Jean, 8 50 

LOCARD (Euqènk), chevalier de la Légion d'honneur, ex-ingénieur du 

chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, rue Franklin, 59. • . . 500 

LOCARD (Arnould), officier d'Académie, ingénieur civil, ancien élève 

de rÈcole centrale des arts et manufactures, quai de la Charité, 38. 50 

DELOCRE, officier de la Légion d'honneur, ingénieur en chef des Ponts 

et Chaussées, i*ue Franklin, 38 500 

PIATON (Maurice), ingénieur civil des mines, ancien élève de TÈcolo 

polytechnique, rue du Plat, 40 200 

GIVORD (J.-B.), propriétaire et maire à Marlieux (Ain), place Gensoul, 1. 100 

MICHAUD (Paul), chevalier do la Légion d'honneur, ingénieur des Ponts 

et Chaussées, cours du Midi, 1 50 

BIÈTRIX (Camille), propi iétaire, rue Lanterne, 29 350 

BIÈTRIX (Joseph), négociant, rue Lanterne, 29 350 

BILLIOUD-MONTERRAD (le D"* Gabriel), rue Peyrat, 1 500 

ARLOING (Saturnin), chevalier de la Légion d'honneur, professeur à 

l'Ecole vétérinaire, chef des travaux à la Faculté de médecine. . . 40 

PETAUX (Jules), professeur de chimie et physique à l'Ecole vétérinaire. 40 

CORNEVIN (Charles-Ernest), professeur à TÉcole vétérinaire. ■ . . 40 

BEAU et TABARE AU, les héritiers de M. Côte 1.000 

FALSAN, officier d'Académie, géologue à la Chaux, commune de Collonges- 

sttT-Saôoe , 100 



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MM. 

Fr. 
FONTANNES (FRANasQUE), officier d*Aca(léniie, attaché au sei vice de 

la carte géologique de France, rue delà République, 4 150 

LBGER (J.-P.-Alfrbd), ingénieur civil, ancien élève de l'Kcolc centrale 

des arts et manufactures, rueBoissac, 9. . 100 

RAPPET (Jean-Culude-Bbnoît), avocat à la Cour d'appel de Lyon, rue 

Bât-d'Argent, 12 100 

SAUZEY (Abel), chevalier de la Légion d'honneur, président du Comice 

agricole du haut Beaujolais, coui-s du Midi,-2i 100 

DE LA ROCHETTE (Ferdinand), chevalier de la Légion d'honneur, 

maître de forges, place Gensoul, 4 100 

GENSOUL (Andrb-Paul), ingénieur civil, ancien élève de l'Ecole cen- 
trale des arts et manufactures, rue Vaubecour, 42 500 

DOUENNE (Josbph-Marius), manufacturier, cours Perrache, 27. . . 50 

MARCHEGAY (Alphonse), ingénieur civil de l'Écnlo d^s mines de Paris, 

quai des Célestins, 11 100 

SAINT-LAGER (Jean), docteur en médecine, bibliothécaire de la ville 

de Lyon, cours de Brosses, 8 100 

LORENTI (Ph.), officier d'Académie, profe8S(»ur à l'École de la Marti- 

nière, cours Morand, 22. ... , 100 

VIGNON (Jules), propriétaire, rue Malesherbes, 45 30a 

LAVIROTTE (Jean-Claude), ofiicier d'Acaicmie, médecin des priions, 

quai Saint-Antoine, 36 50 

JORDAN (Alexis), botaniste, rue de l'Arbre-Sec, 40 100 

MOTTARD (Eugène), pi-opriétaire, rue Boissac, 9. . 50 

VAUTIER (Emile), ingénieui*, administrateur d'usines à ga/, forges et 

fonderies, ancien juge au tribunal de commerce, quai Saint- Antoine, 30. 500 

CHARVERIAT, notaire, rue d'Algérie, 23 100 

PERROUD (Louis), docteur en médecine, quai des Célcslins, G. . . . 100 
BOURLANG-LUSTERBOURG (J.-P.), membre de la Société de méde- 
cine, secrétaire général de l'Apsocialion des môdccin du Rhône, nie 

de la République, 12 100 

LES HÉRITIERS de Eugène LOCARD, décédé à Lyon le 20 août 1883. 2.000 



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PRUDRUHË 



MALACOLOGIE FRANÇAISE 



MOLLUSQUES MARINS 



PAR 

ARNOULDLOCARD 



Préscuté il la Société d*AgrleuUur«, Histoire nalarelle et Arts utiles de Lyon 

— SUITE — 



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Proceed. sool. soc, London, XXI, 1853, p. 186. 

Adams (A). — A Monograph of Puncturella, a genus of Gasteropodous Mollusca, 
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1851, p. 227. — In Ann. nat, hist., 2«8ér., XII, 1853, p. 286. 

Adams (A.). — Contributions towards a Monograph of the genus Chemnitzia, In 
Proceed. zooL soc, XXI, p. 178, London, 1853. 

Adams (A.). — A Catalogue of the species of Emarginala, a genus of Gastero- 
podous Mollusca, In Proceed. sool. soc , XIX, London, 1851, p. 82. — /n 
Ann, nat. hist., 2« sér., XI, p. 146, London, 1853. 

»• SÉRIE, T. X. — 1887 1 



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l PRODKOMK i)B MAL\COLOGIR FIIAKGAISB 

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Agassiz (L.). — Nomenclator zoologicus, continens nomina systematica geneinim 
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logia et familiis ad quas pertinent, in singulis classibus, Mollusca, Soloduri, 
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nvfC 1 plandio. 



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PRODROME DR HALACOI.OGIB FRANC.AISK 3 

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4 PRODROME DK MALACOLOGIE FRANCAISB 

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8 PRODROME DE MALACOLOGIE FRVNÇAISE 

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PRODROME DB MALACOLOGIE FRANÇAISE 9 

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614 PnODROBIB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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1825, 1 vol. in-8o et 1 atlas (1827) de 87 planches. 

Blainvillb (H. D., de). — Faune française et histoire naturelle et particulière 
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de malacologie et de conchyliologie), 

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PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 11 

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12 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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PRODROMIi Di: MAI.ACOI.OGIK FRANÇAISE 15 

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16 PnODilOME DE MALVGOLOGIE FRAMÇAISB 

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PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 17 

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Gapbllini (J.). — Catalogue des Oscabrionsde la Méditerranée^ suivi de la des- 
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Garpenter (W.-B.). —On ihe development ot Purpura^ in Ann. ofnat, hist.^ 
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on the development of Purpura lapillus^ in Ann. nat. hist. 2« sér., XX, 
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18 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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Catlow (Agnès). — Popular Gonchology, London, 1853, 1 vol. in-8o. — 2« édit. 

London, 1854, 1 vol. in-8o, avec fig. 
Catlow and Rbbve. — The Conchologist's nomenclator, a catalogue of ail the 

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London, 1845, 1 vol. in-8°. 
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Gattaneo. — L*individualita dei MoUuschi, m SolL scieniif, Maggi^zqja^ etc., 

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Chatin (J.;. — De la myéline dans les fibres nerveuses des Lamellibranches, in 
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PRODROME DB MALACOLOGIE FRANÇAISE l9 

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Ghbnu (J.-C). — Leçons élémentaires sur Tbistoire naturelle des animaux, 
précédées d*un aperçu général sur la Zoologie. Gonchyliologie, Paris, 1847, 
(2 édit), gr. in-8o, avec fig. et 12 pi. 

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Ghbnu (J.-G.). — Manuel de Gonchyliologie et de Paléontologie conchyliolo- 
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Chujb (S., dbllb). — Testacea utriusque Siciliœ, t. III et postremus, pars prima 

posthuma auctore Poli, cum additamentis et annotationibus délie Chiaje ; pars 

altéra, auctore délie Gbiaje, Parma et Napoli, gr. in-fol. — I, 1826; II, 1827. 

— Voyez Poli, 

Gblub (S., dbllb). — Sul Doridio, su di una specie di Sifunculo e sulle Pleu- 
rofillidia,tn Attiinst. cTIncoraggiam, se nat, di Napoliy IV, p. 117, avec 
fig., Napoli, 1828. 

Chujb (S., dbllb). — Descrizione e anotomia del Doridio aplisiforme^ in Atii 
Inst, âCineoraggiam.sc, nat, di Napoli, IV, p. 185. Napoli, 1828. — In Feruss. 
Bull, se, nat,, XVII, p. 309, Paris, 1829. 

Chujb (S., dbllb). — Nota iconografia intorno alla Carinaria Mediierranea^ 
in Rendicont. Acead, se, di Napoli, III, p. 45, Napoli, 1844. 



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20 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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ital. fisica, XXIII, 1844, p. 312. 

Ghiocci (A..). — Muséum F. Galceolari Veronœ (Testacea, Crustacea, et alia 
Animalia marina cont.), \evonm, 1622, 1 vol. in -fol. avec ûg, 

Glarr (W.). » Observations sur les animaux de quelques espèces de Bullesa^ in 

Feruss., Bull. se. naU, XIV, p. 275, Paris, 1828. 
Glarr (W.). — Observations on the animais of some species of Bullœa Lam, 

and on some species of the Annelida, in Zool. Journ,, III, 1837^ p. 337. 
Glarr (W.).^ On the animal of Dentalium Tarenlinum^ in Ann. nat. hist. 

London, 2» sér., IV, 1849, p. 321. 

Glarr (W.). — On the animais of Cœcum trachea &nd C, glabrum^ in Ann. 

nat. hist. London, 2« sér., IV, 1849, p. 180. 
GiJkRK (W.). — Observations on the animais of Kéllia ruhra^ in Ann. nat. 

hist. London, 2^ sér., 111, 1849, p. 292 et 452; IV, 1849, p. 142. 

Glark (W.). — Ueber Kellia rubra, in Fror. not., 3. Reise, Bd. 9, no 198, 
.1849, p. 343. 

Glarr (W.). — Observations on the Lacunœ, in Ann, nat, hist, London^ 
2- sér., VI, 1850, p. 29. 

Glarr (W.). — Ueber das Thier von Dentalium Tarentinum^ in Fror, 
TagesbeTy u^ 57, zool., 1, 1850, p. 57. 

Glarr (W.). — Observations on the animais of the Bullidœ, in Ann. nat, hist, 
London, 2« sér., VI, 1850, p. 98. 

Glarr (W.). — On the Muricidœ, in Ann. nat, hist, London^ 2fi sér., VII, 
1851, p. 108. 

Glarr (W.). — On the Skeneadœ, in Ann, nat, hist. London^ 2" sér., VHI, 
1851, p. 44. 

Glarr (W.). — On the Ghemnitziae, in Ann. nat, hist, London^ 2« sér., VII, 

1851, p. 380, et VIII, p. 108. 

Glarr (W.). — On some of the animais of the Ghemnitsûœ which bave not 
been described, in Ann. nat. hist. London^ 2^ sér., X, 1852, p. 195. 

Glarr (W.). — On the Chemnitzia opalina and C. diaphana^ in Ann, nat, 

hist. London, 2« sér., VII, 1851, p. 293. 
Glarr (W.) — On the genus Lepton, m Ann, nat. hist, London, 2* sér., X, 

1852, p. 129. 

Glarr (W.). — On a new British species of Leptun (L, Clarkiœ)^ in Ann, 
nat, hist, London^ 2^ sér., IX, 1852, p. 191. — Further observations, id. 
p. 193. 

Glarr (W.). — On the Venus undata of authors, in Ann, nat, hist. London, 
2«sér., IX, 1852, p. 400. 

Glarr (W.). — On some undescribed animais of the British Rissoœ, in Ann, 
naf. hist, London, 2^ sér., X, 1852, p. 254. 



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PRODROME DE UALACOLOGIB FRANÇAISE 21 

Clark (W.). — On the Rissoa rubra, in Ann. nat. hist» London, 2« sér., XII, 

1853. 
Clark (W.). — On the Chitonidie, in Ann. nai, hist, London, 2^ sér., XI, 

1853, p. 274. 
Clark (W.)* — On the Janthinœ, Scalari», Naticœ, Lamellari» and Velutinœ, 

in Ann* nat. hist. London^ 2«8ér., XI, 1853, p. 44. 
Clark (W.). — British marine Testacea moUusca, London, 1855, 1 vol. 

roy-8o. 
GLARk (W.). ^ On the phœnomena of the reproduction of the Chitons, in Ann. 

nat. hist. London, 2e sér., XVI, 1855, p. 446. 
CLARk (W.). — On Scissurella crispata^ in Ann. nat. hist. London, 2« sér., 

XVm, 1856, p. 269. 
Clark (W.). — On Rissoa pulcherrima, in Ann. nat. hist. London, 2» sér., 

XX, 1857, p. 262. 
Claus (C). — Gehrdrgan der Heteropoden, Bonn, 1876, in-8o avec pi. 
Clémsnt (C). — Catalogue des Mollusques marins du Gard, in Bull. soc. 

étud. se. nat. de Nimes, Nîmes, 1875 (tir. à part, 1 br. in-8«, 44 p.). 
Cloqust (J.). — Du repeuplement des Huîtres sur le littoral de TOcéan et de 

la Méditerranée, in Bull. Soc. d'Acclim., VIII, p. 75, Paris, 1861. 
CoATXS (RsTNXL^). — On the floating apparatus and other peculiarities of the 

genus Janthina, inJourn. Acad. nat. se. Phil., lY, ii, 1825, p. 350. — In 

Ann. Philos., 2^ sér., X, 1825, p, 385. 
CoHN (E.). — De sanguine ejusque partibus, Berolini, 1842. 
CoLASANT (G.). — Ricerche anamotiche e fisiologiche sopra il braccio dei A&lo- 

podi, in-4, avec 2 pi., 1876. 
CoLBBAu(JuLBS). — Mollusqucs marins d*Italie; Céphalopodes, Ptéropodes vivants 

de la Méditerranée, par le docteur N. Tiberi, in Ann, soc. malac. Belg., 

Xin, p. 52. 
CoLDSTRBAM. — On tho ova of Sepia officinalis L in Proceed. zool. soc., l, 

1833, p. 86. — In Isis, 1835, p. 539. 
Coldstrkam. ^Ueber denFdtus der Sspia officinalis, in Fror. nat., XXXIX, 

1833, p. 6. 
CoLB (WiLL.). — Observations on theparple fish (Purpura), in Philos, Trans. 

XV, 1685, p. 1278 avec fig. 
CoLi (W). — Purpurea anglicana ; on a fisch found near the Severn, London, 

in-4<>, 1689. 
CoLLARD DBt Chbrrbs. -* Cataloguo des Testacés marins du département du 

Finistère, in Act. soc. Lin. Bordeaux, 1830, in-8o (tir. à part). 
CoLUMNA (Fab.). — De Purpura, Roma, 1616, in«4<» avec fig. — Edit. major, 

Kili», 1674, in-4o. 

CoMTB DS ^*. — Catalogue systématique et raisonné du magnifique cabinet de 
M. le Comte de *** ; Conchyliologie, Paris, 1784, 1 vol. in-8o avec 9 pi. 



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2*2 PRODROME DB MALACOLOGIE FRANÇAISE 

Conchyliologie nouvelle et portative, ou collection de coquilles propret à orner 

les cabinets des curieux de cette partie de THistoire naturelle, Paris, 1767, 

in-8^ petit papier (anonyme, attribué k d*Argenville) • 
Conrad, Trton, Garpbntbr. - Catalogne and synonymy of the gênera, speciet 

andvarietis ofrecentmollu8ca,5 part., in-8<>, Philadelphia, 1868-1870. 
CoRDiNBR (Ch.). — Remarkable ruins and romantio prospect of North-Britain, 

London, 1788-1795, in-4o avec fig. 
Costa (A.). -* Illustrazione suH'animale délia Jantina, in-8<^, avec 1 pi., Napoli, 

1841. 
Costa (A.). — Illustrazio di due generi (di Mollutchi Nudibranchi) del Oolfo d 

Napoli, 1 br. in-4o, avec pL, Napoli, 1867. 
Costa (Emmanubl-Mbnoes oa). — Eléments of Conchology, or introduction to 

the Knowledge of Shells, London, 1776, in-8<> avec 7 pi. 
Costa (E.-M. da). — Historia naturalis Testaceorum Britanniœ, or the British 

Conchology (en anglais et en français), London, 1778, 1 vol. in-4^ avec 17 pi. 

— 2« édit., London, 1780. 
Costa (Oronzio-Gabribl). — Note sur une nouvelle espèce de Mollusque du 

genre Hiatella, etc. (H, Polit), in Ann, $c. nat., XV, 1828, p. 108 avec fig. <- 

In Feruss., Bull, se. nat., XVIII, p. 128, Paris, 1829. 
Costa (0.). — Catalogo sistematico e ragionato dei Testaoei délie due Sicilie, 

Napoli, 1829, 1 br. in-4o avec 2 pi. 
Costa (O.-G.). — MoUuschi del regno di Napoli, figure délie specie nuove o poco 

noschinte di Pteropodi, Gastropodi, Brachiopodi, ec. Napoli, 1829-1874, in-8<> 

avec 36 pL 

Costa (O.-G J. — Note sur la Carinaire vitrée (Carinaria mediterranea), in 

Ann. se. nat., XVI, Paris, 1829, p. 107, avec 1 pi. 
Costa (O.-G.). — Ueber Carinaria vitrea^ in Isis^ 1833, p. 185, avec 1 pi. 
Costa (O.-G.). — Catalogo sistematico de Testacei vivent! del mare di Tarento, 

Napoli, 1839, in-4%a\ c4 pi. 
Costa (O.-G.— Cenni sunaûtuna Siciliana, in Corrisp. zooU^ 1, 1839, p. 150. 
Costa fO.-G.). — Note sur le prétendu parasite de VArgonauta Argo^ in Ann. 

se. nat., 2« sér., XVI, p. 184, avec fig., Paris, 1841. 
Costa (0 -G.). — Microdoride Mediterranea o descrixione dei poco ben conos- 

ciuti od affatto ignoti viventi minuti e microscopici del Mediterraneo, Napoli, 

1861, in-8o, avec 13 pi. 
Costa (O.-G.). — Pteropodi délia ûtuna di Napoli, Napoli, 1873, in-4o, avec 

5 planches. 
Costa (O.-G.) st Costa (A.). — Fauna del Regno di Napoli (en cours de pu- 
blication), Napoli, 1832, in-8o avec 381 pi. 
ÇosTB. — Voyage d'exploration sur le littoral de la France et de Tltalie, Paris, 

1855. 
CoHTB, — Note ?ur le repeuplçipep^ du littoral par la création d'huUrîères art}- 



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FnODROMB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE ?â 

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Jaurn, Proceed, Lin, soc. London, l, 1857, p. 100. 

GouTANCE (A.). — De Vénergie et de la structure musculaire chez les Mollusques 
Acéphales, in-8o, Paris, 1878, avec 2 pi. 

Cravxn (Alfrbd). — Quelques observations sur VHyalœa iridtntata^ Lamarck, 

in Ann, soc, mal. Belgique, VIII, Bruxelles, 1873, ia-8o, p. 70, avec 1 pi. 
CaiSTOFOBi (db) et Jan. — Catalogua rerum naturalium in Museo ezistentium, 

in-8*, 1832. 
Cbossi (H.). — Etude sur le genre Cancellaire, suivie du catalogue des espèces 

vivantes ou fossiles actuellement connues, in Journ. conch,, I^i P* ^^^« 

Paris, 1861. 
GR088B (H.). -* Sur la Cyprsea moneta^ in Rev. mag, jsooU, 2^ sér., XI, 

p. 45, Paris, 1859. 
Crosse (H.). — Note pour servir à Thistoire naturelle de quelques Mollusques 

de nos côtes et particulièrement des Céphalopodes, in Journ, conch.^ XVI, 

p. 5, Paris, 1868. 
Crosse (H.). — Note sur le Phyllaplysia Lafonti, Fischer, in Journ, conch., 

XXIII, p. 101, Paris, 1875. 

Crough (Edbiond-A.). — An illustrated introduction to Lamarck*s conchologj 
contained in his Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, London, 1827, 
iQ-4o, avec 22 pi. 

CuBiBRBS (Le marquis de). — Histoire abrégée des Coquillages de mer, de 
leurs mœurs et de leurs amours, Versailles, 1799, -i vol. petit in-4o, avec 21 
planches. 

CuNNiNGHAM (J.-T.). — Noto OU tho structuro and relations of the Kidnej in 
Aphysia, in Mitiheil, zooL station Neapel,, IV, p. 420, avec 1 pi. 

CuNNmoHAM (J.-T.). ^ The rénal organs (nephridia) of Patelle, in Quart. 
Journ. microsc. se, XXIII, p. 369. 

CovisR (Bon Georges). — Tableau élémentaire de Thistoire naturelle des ani- 
maux, Paris, an VI, in-8o, avec 14 pi. 

CuviER (G.). — De la Patelle commune (Tato/la vulgata), in Journ. hist.nat., 

11, 1792, p. 82. 
CuviBR (G.). — Mémoires sur la Bullma aperta, in Ann. Muséum, I, p. 156, 

avec 7 pi., Paris, 1802. 
CuviBR (G.). — Sur le genre Tritonia,avee une espèce nouvelle (T. Hombergi)^ 

in Ann. Mus., Paris, 1802, p. 480 avec 2 pi. 
GuviER (G.) — Sur Tanatomie de quelques espèces d'Aphysies, in Bull. soc. 

PhiL, III, p. 193, Paris, an II. 
GuviBR (G.). — Mémoire sur le genre Aplysia, m Ann. ffuf^, U, p. 287, 

Paris, 1803. 



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24 PRODROMB DE MALACOLOGIB FRANÇAISB 

GuviER (6.)^ — Mémoire sur le grand Buccin de nos côtes (Buceinum nudatum, 
L.)> et sur son anatomie, m Ann, Mus.^ II, p. 447, avec 1 pi., Paris, 1808. 

GuviBR (G.). — Mémoire sur la Phyllidie et le Pleurobranche, in Ann, Mus,, 
V, Paris, 1804, p. 266, avec i pi. 

Guvibr(G.) —Mémoire sur la Dolabella, m Ann, 3ftf5., V, p. 435, avec 1 pi., 
Paris, 1804. 

GuviER (G.). — Mémoire sur le genre Dons, in Ann. Mus,^ W, p. 447, avec 
2 pi., Paris, 1804. 

GuviER (G.). — Mémoire sur TOnchidie, genre de Mollusques nus, etc., in Ann, 
Mus., V, p. 37, Paris, 1804. 

GuviER (G.). — Mémoire concernant Tanimal de THyale, un nouveau genre de 
Mollusques nus et établissement d*un nouvel ordre, in Ann, Mus., IV, 
p. 223 avecfig., Paris, 1804. 

GuviER (G.). — Mémoiie sur la Scyllée, TË olide, le Glaucus, avt3C des additions 
au mémoire sur la Tritonie, in Ann. Mus., VI, 1805, p. 416, avec 1 pi. 

GuviER (G.). — Leçons d'anatomie comparée, Paris, 1805, 5 vol., in-8o. — I et 
II, recueillis et publiés par Dumirel ; III, IV et V, par Duvernoy. 

GuviER (G.). — Mémoire sur le Téthis, et son anatomie, in Ann, Mus., XII, 
p. 257, avec 1 pi., Paris 1808. 

Guvisr(G.). — Mémoire sur la Jantbina et la Pbasianella, in Ann. Mus., XI, 
p. 121, avec 1 pi., Paris, 1808. 

CuviER (G.). — Mémoire sur TOnchidie, genre de Mollusques nus voisins des 
Limaces, et sur une espèce nouvelle (Onchidium Peronii), in Ann. Mus,, 
V., p. 37, Paris, 1801. • 

GuviER (G.). — Mémoire pour servir à THistoire naturelle et à Tanatomie des 
Mollusques, Paris, 1817, in-4o^ avec 35 pi. — Recueil de 22 Mémoires, la plu* 
part publiés dans les Annales du Muséum. 

GuviER (G.). — Mémoire sur l'Haliotide, ou Oreille de mer; sur le Sigaret, etc.; 
enfin, sur TOscabriou et la Ptérotrachée, m Mém. pour servir à V Histoire des 
Mollusques, 1817, avec 3 pi. 

CuviER (G.). — Sur THyale, sur un nouveau genre de Mollusques nus (Pneu- 
moderne) et sur rétablissement d'un nouvel ordre de Mollusques (les Ptéro- 
podes), in Mém. pour serv. à VHist. des Mollusques, 1817, no 3, avecl pi. 

GuviER (G.). — Ueber den Schussel-Sclmecken und ila*e Verwandten, in Jsis, 

1819, p. 723, avec fig. 
CuviER (G.). — Sur les œufs de Seiche, in Nouv. Ann, mus., I, 1832, p. 153. 

CuviER (G.). — Le règae animal publié par Audouin, Blanchard, Deshayes, 
Mibe-Edv^ards, Valenciennes, etc., Paris, 1849 et suiv., 11 vol. texte et 11 
vol. atlas (Les Mollusques, 1 vol. texte, et 138 pi.). 

Dàll (W.-H.) — Note on Oadinia excentrica, Tiberi, in Amer, Naturalist., 
XVI, p. 737. 



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PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 25 

Dall (W.>H.). — On the constitution of some appendages of the MoUusca, m 
Amer, natur., XVIU, p. 776. 

DaIjL (W.-H.). — On the gênera of Ghitona, in Proceed, V. S. nat, mus», 
1881, p. 279. 

Daniel (D"".-?.), — Des diyerses préparations employées pour la conservation 
des Mollusques, in Joum. conch., IV, p. 444, Paris, 1853. 

Daniel (D"".-?.). — Note sur les conditions d'existence de VHinites sinuosuf 
des côtes de Bretagne, m Joum. conch., XV, p. 144, Paris, 1867. 

Danibl(D'.-F.). — Faune malacologique terrestre, fluviatile et marine des envi- 
rons de Brest (Finistère), in Joum. conch., XXXI, p. 223 et 230, Paris, 
1883. - Suppl. XXXIII, p. 96, Paris, 1885. 

Daniel (D''.-F.). — De la récolte des Mollusques dans la région Celtique (par- 
ticulièrement dans la rade de Brest, et des saisons les plus favorables pour 
leurs recherches, in Joum. conch,, XXXII, p. 81, Paris, 1885. 

Daubbnton (Louis-Jban-Mabie). — Distribution méthodique des coquilles, in 
Mem. Acad. 5c., p. 45, Paris, 1743. 

Daddin (François-Marie). — Recueil de mémoires et de notes sur des espèces 

inédites ou peu connues de Mollusques, de Verset de Zoophytes, Paris, 1800, 

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Dautzbnberg (Ph ). — Liste des coquilles recueillies à Cannes par MM. E. et 

Ad. Dollfus, in Feuille des jeunes naturalistes^ Paris, 1881. 
Davainb (G.). — Recherches sur la génération des Huîtres, Paris, 1853, 1 hr. 

gr. in-8®, 54 p., avec 2 pi. 

Davainb (C). — Recherches sur la génération des Huîtres, in Joum. conch.^ 
IV, p. 30, Paris, 1853. 

Davidson (Th ). — Descript of a few new récent species of Brachiopoda, London, 
1852, in-8o, avec 1 pi. 

Davidson (Th.). — On the System arrangement of récent and fossiles Brachio- 
poda, London, 1855, in-8, avec 1 pi. 

Davidson (Th.). — Introduction à Thistoire naturelle des Brachiopodes vivants 
et fossiles, traduit par E. Deslongchamps, Caen, 1856, in-4o, avec 9 pi. 

Datidson (Th.). — Sur les genres et les sous-genres des Bt-achiopodes munis 

d'appendices spiraux, traduit par L. de Koninck, Liège, 1859, in-8o, avec 

2 pi. in-4 . 
Davidson (Th.). — Liste dés principaux ouvrages, mémoires ou notices qui 

traitent directement ou indirectement des Brachiopodes vivants et fossiles, in 

Ann. soc. malac. Belg.y XII, 1877, p. 55, Bruxelles. 

Davidson (Th.). — Bxtract from Report to professer Sir Wywill Thomson, 
F. R S , director of the civilian scientific Staff, on the Brochiopoda dredyed 
by H. M. S. Challenger, Twello, 1877, 1 br. in-4o. 

Davidson (Th.). ^ Report on the scientific results of the voyage of H. M. S. 



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26 PIIODAOIIB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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de Part qui composent le cabinet de M, Davilla, Paris, 1767, 3 toI. in-8o, 

avec pi. — Le tome !•'' contient les coquilles. 
DjSLssss. — Lithologie des fonds de la mer, dépdts marins littoraux do la 

France (Mollusques par P. Fipcher), Paris, 1871, 2 toL in-8o et atlas. 
Dbu»sbrt (BbnjaminJ. — Recueil de coquilles décrites par Lamarck dans son 

Histoire naturelle des animaux sans vertèbres et non encore figurées, Paris, 

1841, gr. in-fol., avec 40 pi. 
DSLIDON (E.-S). — De la culture de la Moule, In Ann. soc. Lin. Maine-^" 

Loire, II, p. 25, avec 1 pi., Angers, 1856. 
Dbupon (E.-S). — La Seiche commune (sepia communis)^ in, Ann, soc. Lin. 

Maine^t-Loire, XI, p. 109, Angers, 1869. 

DxsHATBS (GéRARp-PAUL). — Dictionnaire classique d*Histoire naturelle sous 

la direction de Bory de Saint- Vincent, articles de Conchyliologie, t. III à fin, 

Paris, 1823-1830. 
Dbsuaybs (G. -P.) — Mémoires anatomiques sur la Calyptrée, in Ann, se, nat,, 

t. III, Paris, 1874 Otir. à part, 12 p. in-8«, 1 pi.). 
Dbshaybs (G.-P.). — Anatomie et monographie du genre Dentale, in Mém, 

soc, hist. nat.^ t. II, Paris, 1825 (tir k part, 1 br. in-4«, avec 4 pi.) 
Dbshaybs (G. -P.). — On the discovery of live cockles (Cardium edule), in a 

Peat Moss distant from the sea, in Ann, PhiL, 2« sér., XI, p. 464, 1836. 

Dbshaybs (G.-P.).~ Histoire naturelle des Vers (Mollusques) de TËncyclopédie 
méthodique, Paris, 1830-1832, 4 vol. in-4o et 3 vol. atlas contenant 488 pi. 

Dbshaybs (G.-P.).— Expédition scientifique de Morée, histoire des Mollusques, 
Paris, 1832-1835, 1 vol. in-4o, avec atlas in-fol. de 9 pi. 

Dbshaybs (G. -P.). — Tableaux comparatifs des coquilles vivantes avec celles 
qui sont fossiles dans les terrains tei*tiaires de T Europe, I br. gr. in-8«, 52 p., 
avec 4 pi., m Lyell, Principes of Oeology, London, 1853, t. III. 

Dbshaybs (G.-P.). — Histoire naturelle des Animaux sans vertèbrea par Lamarek, 

2» édition, Paris, 1835-1838, 11 vol. in-8o. 
Dbshaybs (G.-P.). — The Cyclopedia of anatomy and physiology, edited by 

Robert Todd, article conohifera, London, 1836. 
Dbshaybs (G.-P.). — Règne animal de Cuvier, les Mollusques, Paris, 1830-49, 

avec atlas de 152 pi. 
Dbshaybs (G.-P.). — Traité de conchyliologie, Paris, 1839-1858, 3 vol. in-8« 

et atlas de 130 pi. (ouvrage inachevé). 
Dbshaybs (G.-P.). — Exploration scientifique de TAlgérie, Mollusques, livr. 

1 à 25, Paris, 1844-48, 1 vol. in-4oet 1 aUas de 150 pi. 
Dbshaybs (G.-P.).— Sur les yeux des Pectinides, m -Soc. PhU,, extr. procès 

yerbaux, 1845, p. 8. - In V Institut, XIII, 1845, p. 52. 



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PROBROMB BB MALACOLOGIB PRANÇàlSB 27 

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PnODHOMB DE MALACOLaGlB FRANÇAISE 29 

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PAODnOME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 3t 

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32 PRonnoME de malacologie frauçaise 

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PRODltOMB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 33 

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PRODROME DR MALàCOLOtilB FRANÇAISE 45 

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46 PRODROMK DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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HuBREGHT (A.-A.-W.). — De physisohe gesteldheid van de Oosterscbelde in 

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lUBRiNO (H. von). — Beitrâge zur Kenntnis der Nudibranchiata des Mittelmeeres, 

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Ihering (H. von). — Ueber die Verwandtschaflsberichtungen der Gephalopodem, 

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PRODROMK DB MALACOLOGIE FRANÇAISE 47 

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48 PRODROMB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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Jeffreys (J.-G.). — Note as to position of the genus Seguenzia among the 

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Jeffreys (J.-G.). — Notes on the Mollusca procured by the Italian Exploration 

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Jeffreys, N orman, Mag-Imtosh and Wailbr. — Last report on Dredging 

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PRODAOHB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 49 

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avec pi., Paris, 1834. 
JoANNis (L. db). — Purpura hœmastoma^ Lam., (fig. de Tanimal) in Mag. 

sool.y IV, Paris, 1834, avec 1 pi. 
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JoANNis (L. db). — Sur ranimai du Monodonta fragarioides, Lam., in Mag. 

20ot.y IV, avec Ipl., Paris, 1874. 
JoANNis (L. de). — Sur ranimai du Turbo rugosus^ Lam., in Mag, sool., IV, 

avec 1 pi., Paris, 1874. 

JoANNis (L. db). — Sur ranimai du Fasciolaria Tarentina, Lam., in Mag. 
sool., IV, avec pi., Paris, 1834. 

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Mag. jsool,, V, avec 1 pi., Paris, 1835. 

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54 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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Lafon (A.). — Note pour servir à la faune de la Gironde, contenant la liste des 
animaux marins dont la présence a été constatée à Arcachon pendant les années 
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Lafon (O.-P.). — Réponse aux assertions du Journal d'Areachon sur l'Ostréi- 
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PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 55 

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PRODROME DB MALACOLOGIE FRANÇAISE 57 

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en 1852, in-8o, a^ec 13 pi. ) 

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LsAGH (W.-E.). — Ueber Ocythoê Raf., m Isis, 1819, p. 257, avec 1 pi. 

Leagh (W.-E.). — Sur quelques points de Torganisatioides Mollusques bivalves 
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Leach (W.-E.). — Zoological Miscellany, Descriptive of new or interesting 
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Leach (W.-E.). — Partie Conchyliologique des Mélanges zoologiques (Zoological 
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Lebert (Hermann). — Beobachtungen liber die Mundorgane einiger Gastero- 
poden, m Mûll. Arch,, XIII, 1846, p. 435, pi. XII-XIV. 

Lebert (H ). — Recherches sur la formation des muscles dans les animaux ver- 
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Paris, 1845. 

Lebert (H.) et Robin(Gh.). — Sur la fécondation du Loligo sagittata, in Soc. 
phih, procès-verb., 1845, p. 69. — In VInstitut, XIII, 1845, p. 233. 

Lebert (H.) et Robin (Ch.). — Kurze Notiz iiber Allgemeine vergleichende 
Anatomie niederer Thiere, in MûlL Arch., XIII, 1846, p. 120. 

Lbbert (H.) et Robin (C3h.). — Note sur les Testicules et les Spermatozoïdes 
des Patelles, in Ann. se. nat., 3« sér., V, 1846, p. 191. 

Lbitwbnhoer (Antonics). — Arcana naturse délecta, Lugdnni Batavorum, 
1722, in .40. 

Lbiblbin. — Beitragzureiner Anatomie des Purpurstachels CMur^a? brandaris), 

in Hensinger's Zeitschr. f, org. phys., I, 1827, p. 1, avec fig. — In Ann. 

se. nat., XIV, 1828, p. 177, avec 2 pi. 
Lefebure des Hâtes. — Notice concernant le bœuf marin, autrement nommé 

la bête à huit écailles (C^iiton), in Journ, phys., XXX, p. 209, Paris, 1787. 
Lehmann. — Om Teredo navalis og et naturligt vœrn imod summe, in For- 

handl. Skand. naturforsk., II, 1840, p. 291. — In Isis, 1843, p. 295. 

Lbntilios (R.). — De Ostreis quaedam, in Ephem. nat. cur.^ 1719, p. 450. 

Lbsser (Frédéric-Christian). — Testaceo-Theologia , Lipsiœ, 1744, petit 
in-80, 984 p., avec 22 pi. 

Lesson (R.-P.). — Centurie zoologique ou choix d'animaux rares ou imparfai- 
tement connus, Paris, 1830, in-S», avec 80 pi. 

Lesson (R.-P.). — Illustration de zoologie ou recueil de figures d'animaux, 
d'après nature, Paris, 1831-33, 1 vol. in-80, avec 60 pi. 



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58 PRODROMR DR MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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Lesson (R. P.). — Sur la Pourpre de Tyr (Janthina), m Feruss., BulL se. 
nat., XIII, 1828, p. 441. 

Lesson (R -P.). Voyage autour du monde de la Coquille, de 1822-1825, sous les 
ordres du capitaine Duperrey, Mollusques, Paris, 1826-33, 2 vol. in-4o, avec 
allas de 157 pi. 

Lbsueur (C.-A.). — Garacters of a new genus and descriptions of three new 
species upon whichilis formed (Firoloidea), m Journ. aead. nat. se. Philad,, 
I, 1817, p. 37. 

Lbsueur (G.-A.). — Description of six new species of the genus Firola observed 
by Mrs Lesueur et Peron in the Méditerranéen sea, 1809, in Journ. acad. 
nat. se. Philad., I, 1817, p. 1, avec 1 pi. — Extr. m Bull, soc phil.y 1817, 
p. 157. 

Lesueur (C.-A.^. — Sechs neue Arten Firola im Mittelmeer und Bestimmung 
der neuen Gattung Firoloides, m IsiSj 1818, p. 1557. 

Leuckart (F.-S.). — Berichtigung des Genus Idalia, Leach, und des Genus 
Euplocamus, Phil., betreffend^m Arelu f. Naturg., VII, 1841, l, p. 345. 

Leuckart (RuD.). — Ueber den Bau und die Systematische Stellung des genus 
Phyllirhoe, in Areh. f. Naturg. I, 1851, p. 139, avec fig. 

Leuckart (R.). — Nachtrâgliche Bemerkungen iiber den Bau von Phyllirhoe, 
m Areh. f. Naturg^ I, 1853, p. 243. 

Leuckart (R.). — Ueber den Bauchsaugenapf und die Gopulationsorgane bel 
Firola und Firoloides, in Areh. naturg.^ I, 1853, p. 253. 

LÉVEiLLi (J.-B.-T.). — Manuel pour servir à l'Histoire naturelle des Oiseaux, 
des Poissons... Paris, an VII, in-8o, trad. de FEnchiridion Historiss naturali 
inserviens, de J.-B. Porstier, à laquelle on a ajouté celle d*un Mémoire de 
Murray sur la conchyliologie (voyez Murray). 

Letdiq (Fr.). — Anatomische Bemerkungen iiber Garinaria, Firola und Amphi- 
cora, in Zeitseh. Wiss. Zool., III, 1851, p. 325, avec fig. 

Letding (Fr.). — Hautdecke ueber Schale der Gastropoden, Berlin, 1876, in-S®, 

avec 8 pi. 
LiGHTENBBRG. — Naturgeschichto der Austern, m Lichtenberg^s Magaz.^ III, 

1786, p. 26. 

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observed, or totally annoticed by authors, in Phil. Trans.^ LXXVI, 1786, 

p. 160, pi. I à III. 
LiNDSTRÔM (G ). — Cm Gotlands Brachiopoder, Stockholm, 1860, in-8o, avec 

3pL 
Lindstrom(G.). — Cm Gotlands mollusker, Wisby, 1868, in-8o, avec 3 pi. 
Linné (Garolus-A.). — Fauna Suecica, sistens animalia Sueci» regni, Holmiœ, 

1746, in-8«. — Ed. duplo auctior, Holmiœ, 1761, in-8o. 



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PRODROME DB MALACOLOGIE FRANÇAISE 59 

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Linné (C.-A.). — Masenm Ludovic» Ulric» regin», Holmiœ, 1764, in-S». 

Linné (G.-A.)* — Systema Daturœ, per régna tria naturae, aecundum classes, 
ordlnes, gênera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, 
editio princeps, Lugduai Batavorum, 1735, in-folio max., 7 foll. — Edit. déci- 
ma, Holmiœ, 1758, 2 voL in-8<>.— Edit. duodecima, Holmiœ, 1766-67, 3 vol. 
en 4 part. in-8o. — Voyez Gmelin. 

Linné (G.-A.). — Principes de Gonchyliologie, d'après la méthode de Linné, 
in-8*, 57 p. 

Linnean society of London. — Transactions^ London, 1791-1885, 30 vol. avec 
index, in-8*>, avec pi. — Voyez Ghenu. 

LiSTKR (Martin). — Appendix ad Historiam animaliam Angliœ, Eboraci, 1681, 
in-4<^, avec fig. — Londini, 1683, in'8<>, avec Touvrage de Godart, de insectis. 
— Londini, 1685, in-8û. 

Lister (M.). — Gonchyliorum bivalvium utrinsquœ aqnse, Exercitatio anatomica 
tertia, Londini, 1696, in-4o. 

LiSTBR (M.).— The anatomy of the Scallop (Pecten), in PhiL Trans., XIX, 

1697, p. 267, avec 1 pi. 
LiSTXR (M.). — Exercitatio anatomica altéra, in qua de Baccinis fluviatilibus 

et marinis maxime agitur, quorum dissectiones tabulis œneis illustrantur, 

Londini, 1695, in-12. 

Lister (M.). — Historia animalium Angliœ^ très tractatus, Londini, 1678, 
in-4o, avec pi. 

Lister (M.). — Historiœ seu synopsis methodicœ Gonchyliorum, quorum omnium 
picturœ, ad vivum delineatie exhibentur, Londini, 1685, in-fol. avec pi. (Les 
dessins ont été faits par Susanne et Anne, filles de Tauteur.) — 2' édit., 
Oxoniœ, 1770, in-fol. 

LisiSR (M.). — Observations concerning the odd turn of some Shells* snails, in 
PhiL Trans., IV, p. 10. 

LiSTBR (M.). — Tractatus duo, alter de Gochleis tum terrestribus, tum fluviati- 
libus; alter de cochleis marinis, quibus adjunctus est liber de lapidibus Anglise 
ad cochlitarum quandam imaginem figuratis, Londini, 1678, in-4o, avec ûg, 

LivoRo (G.). — Digestive organs of the Dibranchiate Gephalopoda, in Journ, R. 
microsç. soc,, 2« sér., I, p. 433. 

LocARD (Arnould). — Prodrome de Malacologie ft*ançaise, catalogue général 
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des eaux saumfttres, 1 vol. gr. in-8o, Lyon-Paris, 1882. 

LoGARD (A.). — Histoire des Mollusques dans l'Antiquité, Lyon-Paris, 1884, 

1 vol. gr. in-8o, avec 1 pi. 
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la nécropole de Trion à Lyon, 1 br, gr. in-8o, Lyon , 1885. 



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60 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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LovEN (S.). — Om Molluskernas systematik (distrib. syst. molluac. sec. format, 
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LovBN (S.). — Om utvecklingen af Mollusca Acepbala, Stockholm, 1849, in-8o. 

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PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 61 

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Maggillivray (W.-A.), — Gonchologist's texls-book, 6® édit., corrected and 

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Mag-Intosh(W.-C.). — On the Reproduction of Mytilus edulis, L., in Ann. 

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Magkintosh (H.-W.). — Structure of Siphon of Mya arenaria, in Ann, nat. 

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Magkintosh (H.-W.). — Structure of arms of Rostia macrosomay in Ann, 

nat. hist.y 5« sér., VII, p. 342. 
Magazine of natural History and Journal of Zoology, Bot. Geol., by J.-G. Lou- 

don, 9 vol. — New Séries by Gharlesworlh, 4 vol. — Magazine of Zoology 

and Bot., coût, by Jardine, Selby and Johnston, 2 vol. — London, 1829-40, 

in-8«, avec ûg. 
Magoiorb (Giac.). — Suirappareccbio disgestivoin taluni Gasteropodi del génère 

Bulla, L., in Atti accad. Gioenia, XV, 1 830, p. 59. 
Maooiorb (G.). — Sulla favagine di Aristotile, in Atti accad. Gioenia, XVI, 

1841, p. 171. 
Majus (Josbph-Hbnricus). — Historia animalium brevis et accurata, Francofurti, 

2 vol. in-12. 
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Malm (A.-W.). — Zoologisca observationer, Gôtheborg, 1851, 
Malm (A.-W.). — Om Hafs-Mollusker i Gdtheborgs Skâr gard och i Gdtaelfs 

mynning, in Gôtheborgs K. Vet. och. Vitt. Samh., Handl, 1858, in-8o. 
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in-8o, avec pi. (en cours de publication^, Gassel et Berlin, 1854-1885. 

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Sitzgs.Akad. Wiss. Wten, Math.-nat,, LXXXI, 1850, p. 376. 

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62 PRODROME DE MALACOLOGIE FRArUGAISE 

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Maravigna (G.). — Memorie di Malacologia e di Gonchiologia Siciliana, i:i Act. 

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Maravigna (G.). — Mémoires pour servir à THistoire Datorelle de la Sicile, 

Paris, 1878, in-8o, avec 6 pi. 
Maravigna (G.). — Monografia délie specie del génère Pinna, L., alla Sicilia 

appartenenti, in Atti Gioenia, 2« sér., VII, 1850, p. 179, avec 13 pi. 
Marc-Gravb (Georgius). — Historias rerum naturalium, Lib. VllI, in-fol. 
Marion (A.-F.). — Dragages profonds au large de Marseille, in Rev. se, nat. 

Montpellier, IV, Paris, 1876. 
Marion (A. -F.). — Dragages au large de Marseille, in Ann. se, nat,, l'» sér., 

VIII, Paris, 1879. 
Marion ( A .-F. ).~ Esquisse d'une Topographie zoologique du golfe de Marseille, 

in Ann. Mus, Marseille^ I, 1887, in-4®, avec cartes. 
Marion (A. -F.)* — Gonsidérations sur les fieiunes profondes de la Méditerranée, 

in Ann, Mus. Mars., I, Marseille, in-4o. 
Marion de Procb. — Ueber Mytilus eommunis, in Fror, n. not,, XXVI, 

1843, p. 7, avec fig. 
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Marryat (Fréd.). — Descriptions of two Shells (Mitra zonata, etc.J, in 

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Martens (G. von). — Reise nacli Venedig, 2« Th., Ulm, 1838, in-8o, avec pi. 

Martens (E. von). — Ueber Pecten glaber, nnd suleatus, in Mcdak, Blâtter, 
V, 1858, p. 65. 

Martini (Fr,-V.). — Noues systematisches Gonchylien-cabinet, geordnet und 
bcschreibet, Niirnberg, I à III, 1769-77, ffr. in-8o, avec pi. — I, 1769; II, 
1773; III, 1777. — U suite de IV à XI, 1780-95 par Ghemnitz ; IV, 1780 , V, 
1781; VI, 1782; VII, 1784; VIII, 1785; IX. 1786; X, 1788; XI, 1795. — 
XII, part. I, par G.-H. Schubert et J.-A. Wagner, 1829. 

Martinius (Georgius). — De similibus animalibus et animalium colore, Lib. II, 
Londini, 1740, in-8o. 

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avec fig. 
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avec pi. (les deux premiers vol. ont d*abord paru sous le titre de Figures of 

non described Shells), 



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PRODHOIIE DE MALACOLOGIE FRAMÇAISB 63 

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Lyon, 1680, in-fol. 
Maton cWilliam-Georobs). — - On a species of Tellina not described by 

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Maton (W.-G.) et Rackbtt (Rev.-Thomas). — Bibliothèque chronologique et 

systcmalique des auteurs testacéologistes, traduite de Tanglais par Boulard, 

Paris, 1811, in-8^ 
Maton (W.-G.) et Rackett (Rev.-Th.). — A descriptive catalogue of the 

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naU, XI, p. 390, Paris, 1827. 

Marvb (J.). — The Shells collector's pilot; pointing out where the best Shells 
are found in ail parts of the world. 4® édit,, 1821, in-8', avec i pi. 

Marve (J.). — TheLinnean systera of Gonchology, London, 1823, in-8o, avec 

37 lith. col. 
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and ten, in a Pestalozzian school, London, 1832, in-12, avec 10 pi. 

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(tuberctdatus), in Dessen Beitr, s. Vergl, Anat.^ I, I, 1808, p. 26. 

Meckkl (J.-Fr.). — Anatomie der l'hetis leporina^ in Beitr. z. Vergl. Anat,, 

I, I, 1808, p. 9, avec 2 pi. 
Mecrel (J.-Fr.). — Ueber ein neues Geschlecht der Gasteropoden (Doridium)^ 

in Dessen Beitr, :, vergl, Anat,, I, II, 1809, p. 14, avec fig. 
Meckel (J.-Fr.). — Beitrâge zur Anatomie des Geschlechts Dons, in Dessen 

Beitr, z, vergl, Anat,, I, II, 1809, p. 1, avec fig. 
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Meckel (J.-Fr.)« — Ueber die Pleurophyllidia, in MeckeVs Deutsch, Arch, f, 

Physiol,, fB26, p. 13, avecfig. 
Mecrel (J.-Fr.). — Sur la Pleurophyllidie, in Feruas,^ Bull. se. na«.,X, 1827, 

p. 307. 
Meckel (J.-F.). — Deutsches Archiv fiir die Physiologie, 1814-23, 8 vol. in-8^. 

— Archiv. fiir Anatomie and Physiologie, 1826-31, 6 vol. in-8*>. 
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5 vol. — Le même traduit en français, par Riester et A. Sanson, Paris, 1829- 

1838, 10 vol. in-8«. 
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Menard de ïJi Groye (F.-J.-B.)» — Note sur le Panopea Aldrovandi^ in 

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6i PRODROME DE MALACOLOGIE FRAISÇAISB 

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Msnre (K.-Th.). — Synopsis methodica moUuscorum generum omnium et spe- 
cierum earum quœ in museo Menkeano adservantur, cum synonymia critica et 
novarum specierum diagnosibus, edit. I, 1828, in-8 . — Ed. ait. auctior et 
emendatior, Pyrmonti, 1830, in-8o. 

Mbi^rb (K.-Th.), — Zeitschrift fiir Malokozoologie, Hannover, 1844-45, 2 vol. 

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72 PRODROMB UB MALACOLOGIB FRAMÇAISB 

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74 PRODROME DE MALACOLOGIE FRAPIÇAISE 

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Petit de la Saussaye. — Catalogue des Mollusques marins qui vivent sur les 
côtes de France, in Journ. conch., II, p. 274 et 373; III, p. 70 et 176, Paris, 
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Petit de la Saussaye. — Résultat de recherches faites par M. Gailliaud, de 
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II, p. 301, Paris, 1851. 

Petit de la Saussaye. — Note sur le Pyrula provincialis de M. Martin, in 
Journ. conch., III, p. 272, Paris, 1852. 

Petit de la Saussaye. — De Tutilité de certains Mollusques marins pour 
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Petit de la Saussaye. — Découverte faite par M. G. Jeffl'eys d'opercules dou- 
bles dans des individus du Buccinum undatum, in Journ, conch.j IX, p. 36, 
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Petiver (J.). — Gazophilacii natnrse et artis décades decem, in quibus Anima- 
lia Quadrupeda, Aves, Pisces, Reptilia,... descriptionibns brevibus et iconibus 
illustrantur, London, 1702-10, in-fol. 

Petiver (J.). — Opéra omnia, Londini, 1764, in-fol. avec ûg. 

PpEiFFER (LuD.). — Novitates conchologicse, Meeres-Conchylien, von W. 
Dfuik«r, Cassel, 1858-73, 1 voL gr. in-4<> avec 48 pi. — Supplément par 
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Pfeifper (Oeo.). — Beitrâge sur Kenntnis des Hermaphroditismus und der 

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1878, p. 420, avec 1 pi. 
Philippi (R.-A.), — Ueber den Thierder Solenamya Mediterranea^in Arch. 

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PRODROME DE MALACOLOGIE PRANÇAISE 75 

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Phiuppi (R.-A.). — On the animal of Pileopsis Garnoti^ Payr., in Ann, nat, 
hist, IV, p. 90, London, 1840. 

Philippi (R.-A.]> -* Enumeratio Molluscorum Sicilise, cum viventium, tum 

tellure tei*tiaria fossilium, qu» in itinere suo observavit auctor, Berolini, 

1836, in-4» avec 12 pi. — Volumen secundum cont. addenda et emendanda, 

Hallis, 1844, in-i» avec 16 pi. 
Phiuppi (R.-A.). — Nachtrag zum zweiten Band der Enumeratio Molluscorum 

Sicili», inZeitsch. f. Malac , 1844, p. 100-112. 
Phiuppi (R.-A.). — Abbildungen und Beschreibuogen neuer oder weniggekannter 

Conchylien, Gassel, 1842-47, 3vol. in-4o avec 144 pi.— I, 1842-45; 11,1845- 

47; III, 1847. 
Phiuppi (R.-A.). — liandbuch der Conchyliologie und Malakozoologie, Halle, 

1853, in-8o. 
Philippsson (LAURSNTius-MiiNTER). — Dissortatio historico-naturalis, Biutens 

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Plateau (Pel.). — Recherches sur la force absolue des muscles des Invertébrés 

m Arch. sool. expér,^ II, p. 145. 

Plateau (P.). — Recherches sur la foi^ce des muscles des invertébrés ; force 
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tome tabulis œneis illustrata, Parmœ, 1791 à 1827, 3 vol. gr. in-fol. avec 57 
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Pou (J.-X.). — De Pterotrachea observationes posthumœ cum adnotationibus 
Stef. Délie Ghiaje, in Atti R, inst. incoraggiam. se, nat. Napoli^ IV, 1828, 
p. 219. 

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76 PRODROME DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 

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70pl.— 1,1838; II. 1844. 

PoRRO (Ch.). — Note sur le Rissoa ohlonga^ m Rev. zool.^ 1839, p. 106. 

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Power (J.). — Suir Argonauta Argo,in Effem. diSicilia, XXIV,1839, p. 95. 
Power (J.). — Observationi on the Poulp of the Argonauta argo^ in Mag, 

naU hist. London, n. sér., III, 1839, p. 101 et 149. 
Power (J.). — Gontinuazione délie osservazioni sul Polpo del Argonauta, in 

Giùrn, se. leti. et art., 79, 1842, p. 328. 

Power (J,). — Further experiments and observations of the Argonauta Argo, 
in Rep, BrU. Assoc, XIV, 1844, p. 74. 

Power (J.). — Bemerkungen îiber das Thier von Argonauta Argo^ in Arch. 
Nat. jahrg.y XI, I, 1845, p. 369. 

Power (J.). — Ueber das Thier von Argonauta Argo^ in Isis, 1845, p. 606. 

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soc, phys, Genève, V, 1826. — In Ann» se, nat.^ i^ sér., XXX, p. 43, pi. V, 
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Proceedings of the Boston Society of Nat. hist., Boston, 1841-50, 3 vol. in-8o.— 
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Proceedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia, 1841-56, 8 vol. 
2«iér., 1857-77, 22 vol. 

Proceedings of the Zoological Society of London, i^ série, 1830-32, London, 
2 vol. in-8<». — 2« série (en cours de publication). 

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in-fol. — Edit. de Rackett, London, 1813, in-fol. avec 13 pi. 

PuTsiouR. — Notice sur la cause du verdissement des Huîtres, in Rev, mari- 
time et coloniale (tir. à part, 1 br. in-8o, 11 p., Paris, 1880). 

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Quatrbfaoes (Armand de). — Mémoire sur TËolidina paradoxale, m Ann.sc, 
nat., 2* sér., XIX, p. 274, Paris, 1843, avec 1 pi. 

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PAODKOMB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 77 

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QuATREFAOES (A. db). — Sur l'embryogénie des Tarets, in Soc, Phil,, procès- 

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QUATREFAGBS (A. de). — Remarques relatives aux différentes espèces de 

Tarets, in Soc. Phil., Procès-vcrb., 1848, p. kl.^In V Institut, XVI, 1848, 

p. 190. 
QuATREFAQBS (A. Ds). — Note sur le développement de Tœuf et de l'embryon 

des Tarets, in Ann, se, nat., 3^ sér., IX, 1848, p. 33. 
QuATREFAOBS (A. DE). — Entwickolung der Bohrmuschel, m Fror.^ Vil, 

1848, p. 51. 
QuATRBFAOBS (A. db). — Sur Tembryogénie des Tarets, in Comptes rendus 

Instit., XXVIII, 1849, p. 430. -• In VInstitut, XVII, 1849, p. 105. 
QuATRBFAGES (A. de). — Etudes embryogéniques. Mémoire sur Tembryogénie 

des Tarets, in Ann, se. nat., 3« sér., XI, 1849, p. 202, avec 1 pi. 
QuATRBFAOBS (A. DE). — Mémoire sur le genre Taret, m Ann. se. nat., 

30 sér., XI, 1849, 2 pi. (tir. à part, Paris, in-8», 2 pi.;. 
QuATREFAGES (A. de). — Les sexos sont séparés chez les Huîtres, in Soc. Phil, 

procès-verb,, 1849, p. 24. — In r Institut, XVII, 1849, p. 77. 

QuEKETT (John). — On some Phenomena connccted with the movement of the 

cilia in the Mytilus edulis, in Trans, microsc, soc, II, 1849, p. 7. 
QooY. — Sur TAnimal du Panopé, in Ann. se. nat., 2® sér. IX, Paris, 1838, 

p. 379. 
QuoY. — Note sur l'Animal do la Panopée, in Ann. Franc, étr. d'Anat., II, 

1838, p. 323, avecl pi. 
QuoY. — Lutraria compressa, Lam., in Mag. zool.^ 1839, avec 1 pi. Paris, 

1839. 
QuoY ET Gaimard. — Voyage autour du monde de TUranie, de 1817 à 1820, 

sous les ordres du capitaine Freycinet, Paris, 1824-26, in-4o, avec atlas in-fol, 

23 pi. 

QuoY ET Gaimard. — Observations zoologiques faites à bord do l'Astrolabe en 
mai 1876, dans le détroit de Gibraltar, m Ann. se. nat., 3^ sér., X. 

QuoY ET Gaimard Voyage autour du monde de 1* Astrolabe, de 1826 à 1829, sous 
les ordres du capitaine d*Urville, Paris, 1830-33, Mollusques, 1 vol. avec 
atlas, in-80 de 95 pi. 

QuoY ET Gaimard. — Sur Tanimal de TArgonaute, in Ferussac, BuU. se. nat,^ 
XV, 1828. p. 309. 

QuoT Er Gaimard. — Description de dessins représentant la Garioaire de la 
Méditerranée, et observations de M. Rang, etc., in Ann. se. nat., XVI, 
p. 134, avec 1 p'., Paris, 1879. 



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78 pnoDnoMB de malacologie frapiçaisb 

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PAODnCMB DE MALACOLOGIE FRANÇAISE 79 

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PRODROME DC IIALACOLOGIB FRANÇAISE 85 

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»• SÉRIE, T. X. — 1887 



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TABLE ALPHABÉTIQUE 



(i) 



fCoU. — Les caractères Ualiqvui indiquent les coms des espèces admises dans cet ouvrage 
les caractères ordinaires sont réserves aux synonymies. 



Abra fragilis, Risso MUQ 

— longicallis. Jars. . . • *198 

— prismalica, Mlr. . . . *iOO 

— proruDdissimi, Jeffr. . . *198 
Acanlhocardium mucronaîuin, M. . *238 

AcANTHOcniTEs, Leach *14i 

Acanthochites jEneus^ Risse. • *142 
Acanlhochites carinatus, Risse. . *i41 

— communis, Ris50. • . . *142 
Acanthochites discrepans^ Brown. 'lii 
Acanthochites discrepans, M!r. . *14l 
Acanthochites fascicularis^Linné, *141 

— gracilis, Je.Tr *142 

ACANTUOPLBURA, Guîld *l4i 

Acanthoplenra Hanley, Bean. . . *i4l 

AcAMTBOSBPiON, Roch 22 

Acanthosepion Orhignt/anum, R. 22 

Acera bnllata, Jeflr 85 

— carnosa, Cuvier 90 

— roarmorala, Caotr. ... 90 

— Meckelii, Verany. ... 90 

AcERAS, Mûller 84 

Acer<u bullatumi Mûller. ... 8i 

— eleganSt Loc 85 



Acicularia buccinea, Sow. 

— compactilis Mtr • 

— gracilis, Mlr. • 
Acinopsis cancellatus, Mtr. 

— cimex, Mlr. . . 
Acinus cimex, Mtr. . . 

— cingulatus, Mtr.. 

— gorgonius, Mlr. . 
^~ hispidulus, Mtr. 

— reticulatus, Mtr. 

— subcreuulatus, Mlr, 
Acirsa subdecussata, Mlr. 

Aci.is, Lovén 

Aclis angulata^ Fischer. 
Aclis Ascaris, F. et H. • 
Aclis Ascaris, Turton. . 

— gracilis, Jeffr. 
Aclis GulsoDse, Jeffr. . • 
Aclis nitidissima, Mtg, . 

— Pointeli, Folin. . 
Aclis supraoitida, F. et H. 
Aclis supranitida, Wood. 

— unica, Mtg. . • 

— Walleri, Jeffr. . 



216 

214 

*30 

•30 

*30 

•39 

•34 

•32 

•34 

•31 

iôl 

•2 

•3 

•3 

•2 

•4 

•29 



^ Les chiffres sans astérisques se rapportent au tooie VIH de la série. 

Les chiffres suivis d*un astérisque se rapportent au tome IX de la même série. 



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100 



TABLE ALPHABETIQUE 



Aclis ventvicosa, Forhes. 
Acmœa fulva, F. et H. 

— virginœa, F. et H 
AcTjBOn, Monlf. • • . 
Actxon exi lis^ J eifr. . 

— globulinus, Forbes, 

— pusillus, Forbes. 

— tornatilis, Linné. 
Actœon tomatilis, Aider. 
Actieonia abyssicola, Mtr. 

— corrugata, Aid., Hanc 

— senestra, Quatr. 

— Testse, Mtr. . 
ACT^ONIDit:. . . . 
Acteon elegans, Quatr. . 

— viridis, Quatr. 
Adeorbis, Mtg. . . • 
Adeorbis costata, Weink. 
Adeorbis subcarinata, Mtg 
Adeorbis subcarinatus, Wood 
iEgires punctilucens, Lovén 

-^GiRUS, Lovén 

JEgirus hUpidus^ Hesse. 

— Leucarti, Ver. . 

— punctilucens, d'Orb 
MgÏTUS punclilucens, Aid., Hanc. 

jEOUDJE 

^0Li8, Cuvier 

^olis affinis, Ver. . . 

— alba, Aid. et Hanc 

— Alderû Cocks. . 

— Armoricana^ Hesse. 

— Bassii, Ver. . 

— Bellardii, Ver. 

— aerulean Mtg. 

— Casarettoi,\ev, 

— Cavolinii, Ver. 

— conspevsa, Fisch 

— coronala^ Forbes 

— Cuvieri, Lamck. 

— Defilippiiy Ver. , 

— Drumondi, Thompî 

— Durazsoi^ Ver. . 

— elegans^ Aid. , Hanc 

— fascio'ata^ Cmel. 

— flahellina. Ver. . 

— Farrcmi, Aid., Han< 

— Gandolfif^ Ver. . 

— glauca, Aid., Hanc. 

— ylaucoides^ Aid., Hanc 

— groêsularU^ ri.'cl:«r. . 



56 
53 
57 
5(> 
52 
50 
50 
56 
51 
56 
51 
55 
55 
54 
50 
50 
54 
51 



•135 I 
M35 I 

^4 I 

75 

74 

74 

74 

74 
*35 

6i 

64 
*36 

74 

63 

62 
♦90 
*90 
*91 
*9l 

43 

43 

43 

43 

43 

43 

49 

49 

54 

52 

50 

54 



MoUt GrubbU Ver. . . 

— Jani, Verany. . 

— Landsburghif Aid. 

— Leuckartiy Ver. 

— lineata, Lovén. . 

— Martinoi, Ver. . 

— nana, Aid. Hanc. 

— Neapolitana, Chiaje. 

— nemesis, Hesse. . 

— PanixzXy Ver. . 

— pcUlidula, La font 

— papillon^ Cuvier. 

— paradoxa^ Quatr. 

— Peachij Aid., Hanc, 

— peregrinay Gmel. 

— picta, Aid., Hanc. 

— punctatOy Aid., Hanc, 

— ru/ibranchialis, John 

— Rusconii, Ver. . 

— Souleyed, Ver. . 

— tergipedina. Ver. 

— tricolor, Forbes. 

— Whatalyi, Ver. . 

— violacea, Aid., Hanc, 
Akera akera, Grael. . 

— bullata, Muller. 

— fragilis, Br. . 
Alvania, Leach. . . 
Alvdnia abyssicola, Forbes. 

— Algeriana^ Mlr, 
Alvania ascari?, Wood. 
Alvania aspera, Phil. 

— JBeant, Hanley. 
Alvania Beani, Weink. 

— Brocclii, Weink. 

— calatbiscus. H, et A 
Alvania calathus, For. et 
Alvania calathus, West . 
Alvania Canariensis, d'Orb, 

— cancellata^ Costa. 

— carinata^ Costa. 
Alvania carinata, Brus. . 
Alvania scabr a, Vhil. • 

— cimeXi Lin. • . 
Alvania cimex, Auct. . . 
Alvania c imicoides^ Forhes, 
Alvania cimicoides, Weink. 
Alvania cingulata^ Phil. 
Alvania cingulata, Weink 
A Ivania consociella, Mlr. 

-^ costata, Adamsi . 



Hanc. 



Ad. 
Hanl. 



57 

55 

52 

57 

55 

52 

53 

56 

54 

53 

53 

49 

54 

52 

56 

53 

51 

52 

56 

58 

57 

53 

57 

53 

84 

84 

85 

*29 

•35 

•34 

3 

•33 

•36 

•36 

•34 

•30 

•36 

•36 

•33 

•30 

•38 

•38 

•33 

•29 

•30 

•35 

•36 

•38 

•39 

•32 

♦39 



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TABLE ALPIlAuéTlQVE 



101 



AWania costata, Brus. . . . 


. . *39 


— costulata, Risso. , , 


. . *33 


— crenulata, Brus. , . 


. . *30 


— elegantissima, Mtr. . 


. . *36 


— Europœa, Riaso. . . 


. . ^29 


— FreminTillea, Risso. 


. . *29 


AlvaniaGergonia, Chier. . 


. . *34 


Alvania Gergonia, Brus . . 


. . *134 


Alvanta hispidula, Mtr. 


. . *32 


— Jeffreysi^ Wal. . . 


. . *35 


— laotea, Mich. . . 


. . -37 


Alvania lactea, Brus. . , . 


. . *37 


Alvania Lancine, Gale. . . 


. . *33 


Alvania Lancife, Mtr. . . 


. . *33 


Alvania lineata, Risso. . . 


. ^33 


— mamillata, Risso. . 


. *30 


— Marioni, Mtr. . . 


. MO 


— Montagvi. Payr. . 


. . *32 


Alvania Montagui, Brus. • . 


. •32 


Alvania pagodula, Bucq. . 


. . MO 


Alvania Philippiana, Brus. . 


. . MO 


Alvania puncturata^ Mtg, 


. *37 


— reticulata. Ml g. . . 


. *34 


Alvania reticulata, Weink . . 


. *34 


Alvania rudis, Ph\\, . . . 


. MO 


— Russinoniaca, Loc. . 


. *38 


Alvania Sardea, Risso . . 


. -32 


Alvania scabra, Phil. , . , 


. *33 


Alvania scabra, Weink. . . 


. -33 


Alvania Schwartziana^ Brus. 


. ^32 


— simulans^ Mtr. . . 


. . MO 


Alvania striatuta, Weink. . 


. *38 


Alvania suhareolata^ Mlr. . 


. . Ml 


— subcrenuluta^ Schw. 


. . -ai 


— subsoluta^ Arad. 


. . -35 


Alvania subsoluta, Mtr. . . . 


. *36 


— supranitida. Wood. . 


. *3 


Alvania tenera^ Phil. . . 


. ,39 


Alvania tenera, Weink. , . 


. -39 


Alvania Testa, Kvtià,^ Mag. , 


. •3(5 


Alvania verrucosa, Risso. . 


. -30 


AlcaniaZetlandicat^ly^. . , 


. ^31 


Alvania Zetlandica, Weink. . 


. . ^31 


Alvinia Philippiana, Mtr. . 


. . ^40 


— subareolata, Mtr. . . 


. ♦41 


Amalthea maxiraa, Scbum. . 


. •119 


Amethistina pallida, Mtr. . . 


. •86 


Ammonicerina pulchella, Gosta 


. . -90 


— simplex, Gosta. , . . 


. -«0 


Amphidesma Boyssii, Lamck. 


. . -197 


^ Poyssii, Risao. . . 


. , '197 



Amphi 


desma castaneum, JefTr. 


. •IQS 


— 


corbuloides, Lamck. 


. M82 


— 


declivis, Flem. . . . 


. •184 


— 


distorta, Flem. . . . 


. •186 


— 


donacilla, Lamck. . , 


. ^194 


1 


intermedin, Thomps. , 


. ^198 


i - 


phaseolina, Lamck. 


. «184 


\ — 


praelen», Fleni . . . 


. '184 


— 


prismatica, I^mck. , . 


. ^200 


! — 


pubescens, Flem. . 


. . -ISS 


— 


purpurascens, Lamck. . 


. •195 


— 


segmentina, Gosta. • . 


. *199 


— 


^icula, Sow. . . . 


. M96 


— 


tenue, Lamck. . . , 


. ^199 


— 


truncata, Flem. . • . 


. HSl 


Amphisphyra, Lovén 


. 81 


Amph 


(sphyra expansa, Jefl'. . 


. 81 


Ampbisphyra hyalina, Turt. 


• 81 


— 


quadrata, Mtr. . . , 


. 81 


Amphorina Albcrti, Quatr. . . 


. 54 


AuYCLA, A. et A. Adams, . . 


. 148 


Amyclacornicula,Bucq. . . . 


148,149 


Amhjcla corniculata^ Olivi. . 


. 149 


— 


elongata, Loc. . • . 


. 119 


— 


Monterosatoi, Loc. 


. 149 


Amyclï 


i raricostata, Risso. • . 


. 148 


Amphidesma fexuosa, Loc. . . 


. -256 


— 


luciualis, Loc. • . . 


. •252 


Amussium fenestraturo, Mlr. . 


. •306 


— 


Hoskynsi, Jeff. . . . 


. •307 


— 


lucidum, Jeff. . • . 


. •306 


Anatina arctica, Turt 


. *137 


— 


bidentala, Brown. . . 


. *260 


— 


brevirostris, Brown. , 


. -177 


_ 


convexa. Turt. . . , 


. *186 


_ 


declivis, Donov. , . . 


. *185 


— 


declivis, Turl. . . . 


. *184 


— 


distorta, Turt. . . . 


. •186 


— 


longirostris, rx>c. 


. •ns 


— 


Norvegica, Sow. , . . 


. *182 


— 


priBtenuis, Turt. , . . 


. ^183 


— 


pubescens, Turt. • . , 


. -185 


— 


rupicola, Lamck. . , 


. . -187 


— 


truncala, Lamck. 


. . *182 


— 


truucala, Turt. . . 


. . ^187 


— 


villosiuscula, Mac^il. 


. . -185 


Ancistrolheutis Uchtensteini, G 


. 15 


An CUL 


K, Lovén 


. . 40 


Ancula oristata, Aider. . • 


. . 40 


Ancula cristata, Lovën. • . 


. . 40 


Ancylus Oussoni, Gosta. . , 


. , 136 



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10-2 



TABLE ALPHABETIQUE 



Ancula fusca.Fischer 

Anomia, Linné 

Anomia acvUcUa, Mûller. . . 
Anomia adhœrens, Clém. . . 

— capul-serpenlis, Lin. . 

Anomia repa. Lin 

Anomia coronata, Beau. . . . 

— cranium, Gmel. . . . 

— cylindrica, Gmel. . . 

— cyrabiformia,Mat., Rack. 

— decoUata, Chemn, . . 
Anomia elecirica. Lin. . . . 

— ephippia,, Lin. . . • 
Anomia ephippium, Auct. . . . 

— epbip] iura, Fisch. . . 
~ ephippium, Jeflf. . . . 

— ephippium, Lin. . . . 
-- flexuoso, Gmel. . . . 

— fornicata, Ijamck, . . 

— margaritacea, Poîi. . . 
Anomia margarilacea^ Poli. . 
Anomia patelliformis, Lk. . . 
Anomia patelliformis, Lm, . 
Anomia pectiniformis, Pult. . . 

— pera, Mtthlf. . 

— polymorpha, Phil. . 

— pubescens, Lin. . . 

— punctata, Ch^mn. . 

— pyriformis, Lk. . . 

— retusa, Lin .... 

— rugosa, Gmel. . • 

— scabrella, Phil. . . 

— squamula, Lamck. . 

— stpiata, Scac. . . • 

— striolala, Tu t. . . 

— truncata, Lin. . . . 

— tubularis, Turt. . . 

— turbinata, Poli. . . 

— undulata, Gmel. . . 

— vilrea, Born. . . . 
Antalis agi lis, Sans. . . . 

— Panormea, Mtr. . . 

— strioluta, Saps. . . 
Antoiopa, Aid., Hanc. . . 
Anthiopa cristata, Aid., Hanc 
Anthiopa cristata, Chiaje. . 

ANTHIOPID.E 

Anysocycla nitidissima, Mtr. 

— Pointeli, Mtr. . . 

— ventricosa, Mtr. 
Anysomyoa Gussoni, DalL . 



312, 



40 
•310 
'313 
►311 
»315 
»312 
*3ll 
'316 
•310 
»310 
'317 
'311 
'310 
•311 
'312 
'313 
'310 
'310 
'311 
'.313 
•313 
•310 
•312 
•312 
•319 
*311 
•315 
•310 
*310 
*315 
*310 
*3ll 
♦312 
•313 
*313 
•316 
•311 
•3î0 

*SU 
•314 
M48 
M48 
♦146 

rs 

58 
58 
58 
♦4 
*5 



•136 



Apicularia Guéri ni, Mtr. . . . 

— Lia, Benoit 

— melanostoma, Mtr. . . . 

— nitens, Mtr 

— Mmilis, Mtr 

— fubcostulata, Mtr. . . . 

Aplysia, Linné 

Aplysia Brugnatelli, R. et Ben. 

Aplysia depilan8,Gmelin 

Api.; sia depilans, Linné. . . . 

Aplysia depressa. Cantr 

Aplysia cameliformis, Cuvier. . 

Aplysia camelu-', Cuvier 

Aplysia fasciata, Poiret. . . . 

— Feritssaci^ Rang. . . . 
Aplysia hybridn, F. et IL . . . 
Aplysia longicornis, Rang. . . 

— lutea, Kïsso 

— marginata,, Blainv. . • 

— ma)'movata, Blainv. . . 

— Poliana, Chiaje. . • • • 

Aplyna Pulii, Roux 

Aplysia punctata, Cuvier, . • . 

— stellata, Risso 

— unicolor, Blainv. . . • 

— virescensj Risso« . • • 

— TFcft/, R.etBen 

Aplysiella Webi, Fischer. . . . 

APLYSIID^ 

Apollo gyrma, Mlf. 

APORRHAID^ 

ApoRRHAis, Dillwyn 

Aporrhaisbilobattis^ Loc, . . . 
Aporrhais pespelecani, Clément. . 

— pespelecani, Petit. . . , 
Aporrhais pespelecani, Linné. . 
Aporrhais quadriûdus, Costa. . , 
Aporrhais Serresionus, Mich. , 
Aporrhais Serresianus, Petit. . . 

Aptys Syracusanus, Mtr 

Arca, Linné 

Arca aurita, Brocchi 

Arca barbata, Linné 

Arca bimaculata. Poli. . . . , 

— Britannica, Reeve. . . . 
Arca cardissa, Lamck. . • . . 

— corbuloides, Mtr. . • . 
Arca criuita, Pult • - 

— diluvii, Lamck. . . . . 

— fragi i^, Chemn 

— fusca, Don 



♦49 

•50 

♦50 

♦50 

'150 

♦50 

65 

68 

66 

66 

68 

66 

66 

65 

67 

67 

67 

67 

67 

65 

67 

67 

66 

€8 

66 

67 

68 

68 

65 

158 

197 

i97 

198 

198 

197 

197 

197 

198 

198 

176 

♦278 
♦272 
♦267 
♦269 
♦270 
♦269 
•270 
♦269 
♦2:6 



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TABLE ALPUABKTlQni! 



103 



Arca Gaymardiy Payr. . . 

— glaçialis, Oray. , . 
Arca glycymei'is. Lin. . . . 

— imbricata, Poli. , . 

— iuterrupta, Poli. . . 

Arca lactea^ Lia 

Arc i iactea, Req 

— .lactea, Weiak. . . 

— minuta, Turt, . • . 

— modiolus. Poli. , . 

— naviculari?, Desh, . 

Arca Nox, Lin 

Arca Nose, Mtg. ..... 

— nucleus, Lin. . . . 
Arca obliqua, Pbil. . • • 

— pectunculoides, Scac. 
Arca pella, Lin. ..... 

— ] ilosa, Lin. . . . 
Arca pulohella, Ree?e. . • 

— Polit, Mayer. • . * 

Atcu Polii, Mtr 

^rca Quoy I, Payr .... 
Arca rariilentata, Wood. . . 

— reticulatj, Tuit . . 
Arca scahra. Poli .... 
Arca scapho, Salis. . . • 

— tennis, Mtg. . . . 
Arca tctragona. Poli. . .. 
Arca undata. Chemn. . . . 

ARCID^ 

Arcbidoris tuberculata, Bergb. 
Arcopagia balaustina, Bert. . 

— crassa, BerL . • . 

— ovata, Brown. . . . 
Arctoe nitidissima, Risso. 
Argiope appressa, Forbes. . 

— capsula, Jeff. . . . 

— cistelluta, Sow. . . 

— cuneala, Forbes. 

— decDllita, Sow. . . 

— detruncata, Forbes. . 

— Forbesi, Daviii. . . 

— Neapolitana, Mtr. 

— perj, Brus. . . , 

— truncata, Pliil. . . 
Aroonauta, Linné. . . . 
Argonauta ^r^o, Linné. . 
Argonauta vitreus, Chiaje. . 

ARGONAUTID/E 

Artemis cotan, Qay. . . . 

^ exoleta, F. et H. , 



*27l 


Artemis lincta, F. et H. . . 


. . *217 


*273 


Al themis exoleta, Desh. . . 


. . *217 


*266 


— lincta, Forbes. . . 


. . '216 


•271 


— lincta, Desh. . . . 


• . *217 


*27(J 


— lunaris, Hanley. . . 


. . ^210 


*270 


— lupinus, Weink. . . 


. . ^216 


*271 


— undata, Aider. . . 


. . *21ô 


*271 


Artusius legumen, Leach. . 


. . 164 


•267 


ASGAROSBPION, Roch. . . . 


. . 22 


•270 


Ascarosepion Fischeri, Laf. 


. . 22 


•2.9 


iUlphoBlda 


. . ♦26'î 


•269 


ASTARTE, J. hOW 


. . *232 


•269 


Astarte Banksii, Lov. . • . 


. . *234 


•273 


— compressa, Flem. • 


. . *234 


'272 


Astarte compressa, Mtg. . 


• . ^234 


•272 


Astarte Danmoniensis, K., H. 


. . ^233 


•27d 


— digitaria, Wood. 


. . *255 


•263 


Astarte elHptica, Brown. . 


. . *23i 


•271 


— fusca, Poli. . . . 


. . •232 


•268 


Astarte fusca, Sow. . . . 


. . •233 


*269 


— incrassata, Pbil. 


. . '233 


•271 


— Scotica Flem. . . 


. . ♦23) 


•272 


Astarte Scotica, Maton. . . 


. . *233 


•272 


— sulccua, Costa. . . 


. • •233 


•271 


Astarte sulcata, F. et H. . 


. . ^233 


•269 


— sulcala, Jeflfr. . . 


*233,*23l 


•275 


— triangularis, F. H. . 


. . *234 


•26» 


Astarte triangularis, Mtg. 


. . ^234 


*r67 


Atlanta, Lesueur 


. . 91 


•265 


Atlanta Kerandreni, Les. . 


. . 94 


26 


Atlanta Peroni, Les. . . 


. . 94 


•215 


Atlanta trochiformis, d'Oib. . 


. . 27 


•214 


ATLANTIDE 


. . 91 


•214 


Auricula buccinae, Sow. • 


. . 86 


•210 


Auricuiaria compac ilis, Mtr. 


. . 216 


•317 


— gracilis, Mlr. . . . 


. . 214 


•318 


Auriculina conoidea, Pbil. . 


. . *21 


•318 


— exilissima, Urusiiia. . 


. . *18 


•319 


— exilissima, Mtr. 


. . ^27 


•318 


— scandens, Brug. . . 


. . *27 


•317 


Auristomia fùsulu», Mtr. 


. . *2G 


•319 


AvicuLA, de Lamarck. . . 


. . ^291 


•319 


Avicula Anglica, Brown. . 


. . ^291 


•319 


Atlantica, Brown. . 


. . ^291 


•316 


— hirundo, Turt. . . 


. . '291 


13 


Avicula Tarentina^ Lamck. 


. . *291 


13 


AVIGULID^E 


. . •;^9i 


13 


AxiNus, Sow 


. . *ibô 


13 


Aûcinus eumyarius, Sars. . 


. . *255 


•218 


— ferrugineus, Forbes. 


. . *256 


•218 


Axinus ferrugineus, Loc. . 


. , *206 



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104 

Axinus ferruginoBus, Jeff. 
Axinus flexuosus, Mtg. . 

— orbiculatus, Seg. 

— suhovatusy Jeff. 

— tortuosuSf Jeff. . 
Brleeia, Clark. . . . 
Barleeia elo7i^ata, Loj. 



TABLE ALPHABETIQUE 



. •i56 
. *256 
. •257 
. *2bl 
. ♦257 
. *62 
. ^62 

— ruhra,, Adams *d2 

Barleeia rubra, Sov ♦62 

Bela depressa, Tiberi 183 

— rufa,Weink 134 

— septangularis, Weiiik. . . 132 

Bellardia gracilis, Mtr 117 

Berthella porosa, Bl 69 

Biapholus spinosus, Leach. . . . 157 

Biforina perversa, Mtr 193 

BiTTiUM, Leach 194 

Bittium Afriim, Dan., Sandri. . 195 

— bifascicUvm, Loc, . . • 196 

— Jadertinum^ Brus. . , 196 

Bittium lacteum, Bucq 196 

Bittium lacteum, Phil 196 

— Latreillci, Payr. ... 195 

— melula, Lovén 195 

-^ paludosum, Mtr. • . . 195 

— ptuiUum, Jeff. .... 197 

— reticuîatumy Costa. . . 194 
Bittium reliculalum, Bucq. . . 194,196 
Bittium tessellatum, Mtr. . . 196 

Bolma rugosa, Risso *94 

Boreofusus Berniciensis, Sars. . . 182 
Bornia coraplanata, Phil. . , . *258 
Bornia corbuloides^ Phil. , . . *262 
Bornia Geoffroy!, Mtr *258 

— inflata,Phil *258 

. *259 
. -314 
. ^23 
. -23 
. 207 
. 207 



— seminulum, Phil. . , 
BBACHIOPODA. ... 

Brachystoma plicata, Mt.\ . . 

— rissoides, Mtr. . . . 
Brochina Chiereghiana, Brus. , 

— Isevissima, Mtr. . • , 

— subannulata, Mtr. . . . 203 
Brochus glabra, Brus 207 

— striatus, Brown .... 206 

— trachiformis, Brown. . . 206 

BUCClNIDiE 137 

BucciNUM, Linné 150 

Buccinum acutecostatum, Phil. . 107 

— Ascanias, Brug 143 

— asperula, Lanck. ... 144 
•— brunneum, Donov. . « . 134 



Buccinum Calmeilii, Payr. . . . 149 

— candidissimum, Phil. • • 136 

— coccinella, Kiener. • ». 143 

— coccinella, Linné. . . . 142 

— corniculatum, Lamck. w • 108 

— corniculatum, Olivi. . 149 

— costatum, Costa 131 

— costatum, Desh 174 

— costulatum, Ren. . . 145,146 

— echinophorum. Lin. . . 155 

— fasciolatum, Lamck. . . 149 

— Ferussaci, Payr 135 

— Folineœ, Phil 136 

— foliosum, Wood. . • . 138 

— fusiforme, Petit. .... 150 

— galea, Linné 157 

— Gervillei, Kien 108 

— gihbosulum, Linné. . . . 139 

— gibbum, Brug 138 

— granulata, Cale 136 

— granum, Lamck. . . . 147 

— hœmastoma, Linné. . . 151 

— hepaticum, Mtg 141 

Buccinum Humphreysianum, B. 150 

Buccinum inflatum, Lamck. . . 139 

— Lacepedii, Payr. . . . 143 

— lapillus, Linné 152 

— Lefebvrii, Marav. . . . 135 

— leucosona, Phil. .... 174 

— lîmatum, Chemn. ... 140 

— Linnei, Phil 108 

— macula, Mtg 142 

— macula, Payr 143 

— maculosum, Kien. . . . 173 

— maculosum, Lamck* . . 172 

— minimum, Mtg. .... 134 

— minor,Phil 109 

— minutum, Pen 142 

— mutabile, Lin 138 

— neriteum. Lin. .... 137 

— perdrix, Linné 158 

— prismaticum. Broc. ... 140 

— pullus, Pen 141 

— pusio, Phil 172 

— reticulatum, BlaiAv. . . . 140 

— reticulatum, Broc. . . . 141 

— rubrum. Pot., Mich. • • 135 

— rugosum, Linné. ... 156 

— Scacchii, Cale. ... 109 

— scriplum, Phil 108 

-^ semiplicatum, Costft. p . 148 



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TABLB ALPIUBÉTIQUE 



105 



Buccinum semistriatum. Broc. • . 147 

— ThjrrheDa, Chemnitz. . . 15(5 

— t«88ulatum, Gxnel. . . 138,i39 
^ t668ulatuin, Olivi. ... 141 
~ tritonium, Blaiov. . . • 144 

— undatum, Omel 154 

Buûcinum undatum, Linné. • . 150 
Buccinum variabile, Phil. • . 145,146 

— vulgatum, Gmel. . • • 141 
BuroNARjA, Schumacher. . . . 159 
Bufonaria pes-leonis, Schura. . . 159 

— scrobiculator, Weiuk. . . 159 
Bufonaria $orobiculatoria. Lin. 159 

BuLLA, Linné 82 

Bulla acuminata, Adams. ... 75 

— acuminata, Brug. ... 75 

— aperta, Linné 67 

— caroea, Poiret 96 

— catena, Adams 88 

— catena, Mtg 88 

BuUa comea^ Lamck 82 

Bulla Cranchii, Leach 83 

— cylindracea, Adams. . . 77 

— cylindracea, Macgil. . . 76 
Bulla diaphana, Ar., Cale ... 84 

Bulla diaphana, Mtg 98 

BtUla dilatata, Wood 84 

— elegdMSy Leach. . • • . 83 
Bulla elegans, Taslé 81 

— haliotidea, Gerv. ... 97 

— halioUdea, Mali *69 

— hyalina, Turt 81 

— hydatis, Adams. ... 82 
Bulla hydatiSj Linné. ., • . . 82 
Bulla hydatis, Jeffr 83 

— hydatis, Sow 83 

— hydatis, Wsick 83 

— Lajonkaireana, BasU . • 78 

— lignaria, Linné 75 

— lignarius, Adams. ... 76 

— mamillata, Adams. ... 78 

— mamillata, Phil. ... 78 

— membranacea, Turt. . . 70 

— modesia, Risso 83 

— Norwegica, Brug. ... 85 

— obtusa, Mtg 77 

— Orbignyana, Fer. ... 84 

— ovulala, Adams 80 

— ovulata, Jeffr 81 

— OTulata, Roux 83 

— pakula,^Pen 97 



Bulla plumbea, Mtg. . 

— punctata, Adams, 
-« puncto-striata, Migh. 

— punctura, Brown 

— quadrata, Wood. 
^ scabra, Mûller. , 

— semistriata, Requin, 

— semisulcata, Phil. 
-- spelta, Linné. 

Bulla striata, Brug. . . 
Bulla strlgella, Adams. . 

— strigella, M. Andr. 

— tentacuiata, Turt. 

— truncata, Adams. 

— truncata, Mt^. . 

— truncatula, Brug. 

— turgidula, Forbes. 

— umbilicala, Cantr. 

— umbilicata, Mtg. 
Bulla utriculuM, Brocchi. 
Bulla virginea, Cantr. 
BuUata clandeitina, Jouss. 

» occulta, Jouss. • . 
BuUsea angulata, Phil. . 

— aperta, Blainv. . 

— catena, Clark. • 

— lignaria, Gray. . 

— punctata, Clark. . 

— quadrata, Wood. 
BuUina cylindracea, Macg. 

» umbilicata, Macg. 
Busiris griseus, Risso. . 

Cadulus, Phil 

Cadulus eylindr€UU8, Jeff, 

— gibbut, Jeff. . . 

— gracility Jeff. . 

— Jeffreyti, Mtr. . 
Cadulus olivi, Jeff. . • 
Cadulus olivi, Scac. . . 

— ovulus, Vhi\. . . 

— propinquiu^ Sara. 
Cadulus subfusiformis, Jeff. 
Cadulus subfusiformis^ 

— tiâmidosus, Jeff. 

CJECWM 

Cecum, Fleming. • . . 
Cmcum Amoriocmum, Fol 
Cœcum auriculalum. Fol. 

— Chiereghinianum, 

— fasciatum. Fol. . 

— glabrum, Jeff. . 



Sars, 



Brus, 



76 

83 

89 

88 

84 

79 

96 

83 

80 

81 

*70 

78 

78 

78 

84 

81 

79 

83 

95 

104 

104 

88 

87 

88 

75 

89 

89 

76 

79 

68 

*150 

•150 

•151 

•150 

•151 

•150 

•150 

•151 

•151 

•150 

•150 

•151 

206 

206 

207 

207 

207 

207 

207 



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fU6 



TABLE ALPHABiTIQUE 



Cœcum glabrum, Phil. • . . 


. 807 


Cseoum Imvissimum^ Cantr. . 


. 207 


— minutum^ Linné. . , 


. 207 


Caecum obsoletum, Mlr. . . . 


. 206 


— rugulosura, Brus. . . 


. 207 


Cxcum rugulosum, Phil. . . 


. 206 


— ipinosum. Fol. . . . 


. 208 


— êubannulatum^ Fol. . 


. 208 


— traohea, Mtg. . . . 


. 206 


Cœcum trachea, Petit. . . . 


. 206 


Caliiopœa bellula, d'Orb. . . 


. 62 


— dendrilica» AU., Honc. 


. 61 


— Risso. M. Ldw. . . . 


, 61 


— Soulejreli, Ver, . . . 


. 62 


Callista casina, Leach. . . . 


. -221 


— chione, Adams. . . . 


. *223 


— verpucosa, Leach. . . 


. *220 


CÀLYPTRiBA, Lamck 


*116 


Calyptrsea Chineusis, Flem.. . 


. -117 


Calyptrœa Chinensii^ Lin.. . 


. •116 


Galyptrsea Isevigala, Lk. . • • 


*117 


— Sinensis, Desh. . • . 


. M17 


CALYPTR^IDvfi 


Mi6 


Cancellaria, Lamck. . • . 


. 163 


Cancellaria Blainvillei, El. . . 1( 


57,166 


Cancellariœ oancellata^ Lk. . . 


163 


Cancellaria dOrbignyi, El . . . 


173 


Cancellaria mitrieformis. Broc. 


163 


Candiella lineala, Eergh. . . . 


45 


— plebeia, Eerg 


45 


Capsa, Eraguière 


•200 


Capsa complauata, Payr. . . . 


•201 


Capsa fragilis^ Linné 


•200 


Capsa fragilis, Môrch 


•201 


Capsella polita, Mlr 


•202 


Capulus, Montfort 


•118 


Capulus Hungaricus, Flem. . . . 


•119 


Capulus Hungarieus, Lin . • , 


•118 


Capulus inlortuB, El 


•119 


Capulus intortus^ Lamck. . . . 


•119 


Capulus militaris, Flem 


•119 


— mi li taris, Macgil. . . . 


•119 


— Qngaricus, Sow. . . . 


•119 


Caraoolus, Mouteros 


•113 


Caragolus ariiculuim, Lamck. . 


•114 


Caragolus articulatu?, Mtr. . . 


. •IH 


— crassus, Mlr 


M13 


Caragolus lineatiUf Costa. . . 


•113 


Caragolus mutabilis, Mtr. . . . 


•115 


Caragolus mtUabilù, PhiU . . 


•114 


— turbinatus^ Born. . . . 


•113 



Caragolus turbiaatus, Mtr. 

CARDID^ 

Cardita, Erug 

Cardita aculeata, Poli. . 
Cardita antiquata, Scac. . 

— arctica, Brus. 
Cardita calyculata^ Lin. 
Cardita calyculata. Poli. . 

— eu, Erugr. . . . 
Cardita corbis, Phil. . . 

— laxa, Loc. . . 
Cardita lithophagella, Lk. 

— sinuata, Lk. . . 

— squamosa. Pot., Mich. 
Cardita sulcata^ Brug. . 
Cardita trapezia, Brug. . 
Cardita trapesia, Lin. . 
CARDITID^ .... 
Cardium, Linné. . . . 
Cardium acuîiiatum^ Lin. 
Cardium arcualum. Mtg. . 

— ciliare, Poli. . . 
Cardium crenulatum, Lamck, 

— Deshayesi^ Payr. 
Cardium echinatum, Brug. 
Cardium echinatum^ Lin 
Cardium echinatum, Mig. 

— echinatum, Weiuk, 

— edule, Auct . . 
Cardium edule, Lin. . . 

—- erinaceum, Lamck 

— exiguum^ Gmel. 

— fasoialum, Mtg". 
Cardium flavum. Poli. • 

— glaucum, Brug. . 
Cardium hians^ Broc. . 
Cardium Indicum, Lamck. 

— Itevigatum, Pen.. 
Cardium Lamarcki^ Reeve, 
CarJium Lamarckii, Reeve. 

— Loveni, Thomps. 
Cardium minimum^ Pult. 

— mucronatum^ Poli 
Cardium nodosum, Turt. 
Cardium Norœegicum, Spengl 
Cardium Norwegicura, Weink. 

— oblongum, Brown. . 
Cardium oblongum, Chemn. 
CarJium oblongum, Mtg. . 
Cardium obtritum, Loc. • 
Cardium ovale, Sow, . . • 



•113 
*237 
•246 
•247 
•247 
•166 
•248 
•248 
•23 î 
•248 
247 
•248 
•248 
•247 
•246 
•247 
•247 
•246 
•237 
•237 
•253 
•239 
*2\2 
•239 
*231 
♦238 

•23y 

•238 
•241 
•240 
•237 
•242 
•24) 
•245 
•241 
•237 
•237 
•244 
•241 
•241 
•244 
•244 
•238 
•243 
•244 
•245 
•245 
•235 
•243 
•241 
•243 



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TAnLB AI.PHAB^.TIQUE 



Cardium papillosum; Poli. . 
Cardium paryum, Phil. . . . 
Cardium paucicostatum, Sow, 
Cardium pectinatum, Lk. • • 
~ plaaatum, Rev. . • . 

— Polii, Payp 

— punctatum, Req. . . . 

— pygmœumy Donov. . . 
Cardium roseum, Lamck. . . 
Cardium rubrum, Mtg. . . . 

— rubruro, Reeve. . . . 

— rusticum, Cbemn. . . 

— rusticum, Lin, . . . 

— scabrum, Pbil. . . . 

— scobinatum, Lk. . . 

— aerratum, Lk 

— Bubangulatum, Scac. . 

— Suecicum, Lovén. . . 

— sulcatum, Lnmck. . • 

— stultorum, Lia. . . . 

— Suldiense, Ren. . . . 

— tuberculare, Sow. • . 
Cardium tuberculatumi Lia. 
Cardium vulgare, Costa. . • • 

Carinaria, Lamck 

Carinaria Mediterranea^ Per. 
Carinoria vitrea, Roux. . • . 
Caryatis nux, Rômer 

— rudis, Rdmer. . . . 

Cassidaria, Lamck 

Catsidaria Bucquoyiy Loc. 

— Dautsenbergi, Loc. . 

— depreêsa^ Phil. . . . 
Cassidaria ecbinophora, Lamck. 
Cassidaria echinophora^ Lin. 
Cassidaria achinophora, Tib. . 
Cassidaria mtUica, Tib. . . 

— prooincialis^ Martin. 
Cassidaria provincialis, Petit. . 

— rugosa, Oranger. , . 

— rugosa, Hid 

Cassidaria rugosa^ Linné. . • 
Cassidaria Tyrrhena, Lamck. . 

CASSID^ 

Cassidea decussata, lirug. . . 

— echinophora. Brug. 

— granulosa, Brug. . . 

— Saburon, Brug. . • . 

— sulcosa, Brug. . . . 

— Tyrrhena, Brug, . . 
Cassis, Lamck , 



*2A2 

*243 

*239 

•240 

•242 

•242 

•244 

•242 

•243 

•259 

•243 

•241 

•239 

*2i4 

•242 

•245 

•242 

•244 

•245 

•192 

•244 

•239 

•239 

•240 

91 

91 

92 

•229 

•229 

155 

156 

157 

157 

157 

155 

156 

156 

157 

157 

156 

156 

156 

156 

153 

155 

155 

154 

153 

154 

156 

153 



Cassis Adansoni, Loc. . 
Cassis decussata, Lamck. . 
Cassis decussata, Linné. 

— Gmelini, Loc. . 

— granulosa, Brug« 
Cassis granulosa, Lamck. 

— imperfecta, Mart. 

— interrupta, Risso. 
Cassis Saburon, Brug. . 
Cassis Saburon, Lamck. . 

— sulcosa, Lamck. . 
Cassis undulata, Gmel. . 
Cassis undulata, Hid. . . 
Cavolina natans, Cbiaje. . 
Cavolinia, Gioeni. . . . 
Cavolinia gibbosa^ Rang. 

— infleœa^ Les. . . 

— tridentata, Forsk. 

— trispinosa, Les. , 

— uncinata^ Hœning 

— vaginella, Cantr. 
CAVOLLNIIDiE. . . . 
Cenisia, Aid. Hanc. . . 
Cenisia Cocksii, AU. Hanc 
CBPHALOPODA. . . 
Ceratia proxima, Mtr. 
Cbratisolbn, Forbes. . 
Ceratisolen legumen, F., H 
CeratisoUn legumen. Lin. 

CERITHIAD^ 

Cerithidium submamillatum 
Cerithiolun elegans, Mtr. 

— Jadertinum, Mtr. 

— lacteum, Mtr. 

— Latreillii, Mtr. . 

— paludosum, Mtr. 

— scabrum, Mtr. . 

— spina, Tib. . • 

— tesselatum, Mtr.. 
Cbritbiopsis, Forbes et Haoley 
Ceritbiopsis ncicula. Brus. 
Cerithiùpsis aciculata, Brus 

— Barleei. Jeff. . 
Ceritbiopsis Barleii, Tib. 

— bilineata, Brus. 
Cerithiopsis bilineata, Hôr. 

— Clarhii, Hanl, . 
Ceritbiopsis coroou, Wats 
Cerithiopsis coronata, Wats. 

— diademata, Wats. . 
Ceritbiopsis Jadertinum, Bru3 



Mtr. 



107 

154 

155 

155 

154 

154 

155 

138 

155 

153 

153 

154 

154 

154 

27 

27 

28 

28 

27 

28 

28 

28 

27 

64 

64 

7 

•59 

•163 

•164 

•163 

184 

197 

19G 

196 

196 

195 

195 

194 

196 

197 

189 

190 

190 

189 

191 

191 

191 

191 

191 

191 

191 

196 



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108 



TABLE ALPUADËTIQDE 



Cerilhioposis lacleus, Brus. . . . 196 

^ lima, Chenu 194 

— metaza, JefT. ICO 

Cerithiopsis metaxa^ Chiaje. • . 190 

Gerithiopsis melaxa, Bucq. • . • 190 

— metula, Sow 195 

— minirous, Brus 191 

Cerithiopsit minima. Brus. • , 190 

Cerithiopsis minima, Weink. . . 191 

— pulchella. Jeff. .... 190 

— Êcaber, Granç 194 

Cerithiopsis scalaris. Brus. , , 191 

Cerithiopsis subcylindricus, Brus. . i90 

Cerithiopsis trilineata, Fhil. . , 190 

Cerithiopsis tuberculare. F., H. . 189 

— tubercularis, Bucq. . . . 189 

— lubercularis, Jeff. . . 189,191 
Cerithiopsis tubercularis^ Mtg. 189 
Cerithiopsis tubercularis, Mtr. . . 191 

Cbritbium, Bruguière 184 

Cerithium acicula, Brus 190 

— adversum, For, Hanl. . . 192 

— afrum. Dan., Sand. . • 195 

— alucaster, Scac 186 

Cerithium alucastrum^ Broc. . 185 

Cerithium alucustrum, Risso. . • 185 

— aluco, Salis 186 

— alucoides, Risso. . . • 185 

— angustissimum, Andr. • . 190 

— biiiueatum, Hôr. , . , 191 
Cerithium Bonrguignati, Loc. . 186 

— conicum^ Blainv. . . . 188 
Cerithium Crosseanum, Tib. . . 190 

— doliolum, Weink. ... 187 
~ elegans, Petit 196 

— fuscalum, Costa 187 

— fuscalum, Phil 188 

— ^ granulosum, Scac. . • . 192 

— Jadertinum, Brus. . , . 202 

— lacteum, Phil 196 

— Latreiliii, Payr 195 

— lima, Brug. ..... 194 

— lividulum. Mtr 188 

— lividulum, Risso. • . . 187 

— mamillatum, Phil. • . . 186 

— mamillatum, Risso. . • . 195 

— Maroccanum, Brug. . . 192 
Cerithium Mctssiliense, Loc, . . 188 
Cerithium mediterraneuw, Desh. . 187 

— metaxa, Sow 190 

— metula, Lovén 195 



Cerithium minimum, Brusina. . 


. 190 


Cerithium mutioum^ Loc. . . 


. 186 


Cerithium nitidum, Forbes. . . 


. 195 


— perversum, Lamck. . . 


. 192 


Cerithium provinciale^ Loc. . 


. 185 


Cerithium pusillum, Pfeiff. . • 


. 192 


— reticulatum, F., H. . . 


. 194 


— rupestre, Bucq. . , . 


. 192 


Cerithium rupestre^ Risso. . 


, 187 


— Sardoum^ Cantr. . . 


. 188 


Cerithium scabrum, Risss. . . 


. 194 


Cerithium Servaini, Loc. . . 


. 186 


-^ stenodeum^ Loc. . , 


. 186 


— strtmiatiotim, Loc. . 


. 187 



Cerithium subcylindricum, Brus. . 194 
Cerithium subvulgcUum, Loc. . 185 
Cerithium trilineaturo, Phil. . . 190 
Cerithium tuberculare^ Lin. , . 184 
Cerithium tuberculare, Flem. . . 189 

— tuberculare, Wood. . . . 189 

— tuberculatum, Bl 194 

— vulgatum, Bl 185 

— vulgatum, Bucq. . . . 185,186 

— vulgatum, Brug 185 

— vulgatum, Phil. . . . 185,187 

— vulgatum, Weink. . . 186,187 

Cbam A, Bruguière *248 

Chama aculeata, Poli *247 

— aculeata, Risso ^249 

— antiquata, Poli *247 

— arenaria, Costa *173 

— asperella, Desh *249 

— cavernosa, Risso. . . . *249 

— christella, Doublier. . . *249 

Chama circinata^ Mlr *249 

Chama cor, Linné *236 

— gryphina, Lamck. . . . *249 
Chama gryphoides, Linné. . . *248 
Chama Lazarus, Risso *249 

— magna, Costa *188 

— muricata, Poli. .... *247 

— parva, Costa *159 

Chama sinistrorsa^ Broc, . . . *249 
Chama trapezia, Linné *247 

— truncata, Costa *272 

— unicornis, Phil *249 

CHAMIDJS ^248 

Chjbtodbrma, Lovén *143 

Chmtorderma nitidulum^ Lov. . *143 

CH^ETODERMATID^ M43 

Chalidis cœrulea, Quatr 63 



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TAULE ALPHABETIQUE 



109 



CoAUVBTiA, Mtr 


136 


Chauvetia candidissima^ Phil. « 


136 


GbauTelia liDeolala, Mtr. . . . 


136 


Chauvetia lineolata^ Tib. . . . 


136 


— viilpeeula^ Mtr 


136 


Ghemnitzia densecostata, Phil. . < 


•8 


— elegantissima, Phil. • . 


*6 


— fasciata, Req 


*9 


— fenestrata, For., Hanl. . . 


n 


— formosa, Sow 


MO 


— fulFOcincla, For., Hanl. . 


MO 


— gracilis, Phil 


•6 


— Humboldli, Phil. . . . 


•28 


— indistincta, Aider. . . . 


Ml 


— ioterstincia, Petit. . . , 


M2 


— lactea, Petit 


•6 


— monozona, Arad., Gale. . 


M3 


— nitidiasima. Aider . . 


♦4 


-* obliqua, Phil 


•7 


— pallida, Phil. . . . . . 


•9 


— pusiila, Phil 


•7 


— rufa, Phil 


*9 


— scalaris, Phil 


M6 


— striolata, Ar., Ben. . . . 


*9 


— terebellum, Phil. . . . 


•7 


— tricincta, Ar., Ben. . . 


M7 


— unica, Aider 


•4 


Ghenopus pes-carbonis, Desh. • 


198 


— pes-pelecani, Phil. . . . 


197 


— Serreaeanus, Weiiik. . , 


198 


Ghiune ovata, Gray 


*824 


CHIROTEUTHID^ 


. 14 


Ghiroteuthis, d'Orb. .... 


14 


Chiroteuthis Vcranyi, Fer. . 


14 


Gbiton, Linné 


M36 


Ghiton achatinus, Brown. . . . 


M40 


Chiton albus, Lin 


M39 


Gbiton Algesirensis, Gap. . . . 


M39 


Chiton alveolus, Sars 


M39 


Ghilon aaellus, Gheron. • . . 


M38 


Chiton Cqjetanut, Poli. • . . 


M40 


Ghiton cancellatus, F., H. . . 


. M39 


— caprearura, Scac. . . 


. M38 


— • cinereus, Born. . . . 


. M38 


— cinereus, F., H. . . . 


, M37 


Chiton cinereus^ Lin. . . . 


. M38 


— corallinus, Risso. . , 


. M37 


Ghiton crenulatuii, Risso. . . 


. M38 


— crinitus, Pen 


. M4i 


— discrepans, Brown. . . 


. M42 


Chiton VoriXy Gap. .... 


M40 



Ghiton euplaese, Gosta. • . . 

— fascicularjs, Flem . • 

— fascicularis, Jeff. . . , 

— fascicularis, Phil. . . 
Chiton fulvus, Wood. . . . 
Ghiton fuscatus, Brown. • . . 

— gracilis, Jeffr. . . • 

— Hanleyi, Bean. . . . 

— lœvigalus, Flem. . . 

— Iœvi8, Auct 

— laevis, Mtr 

Chiton lœvis^ Pen. • . ^ • 

— margiruUus, Pen. . . 
Ghiton marginatus, Pultn. . • 
Chiton marmoretts, Fahr. . • 

— Mediterraneu$i Oray. 

— minimiis^ Mtr. . . . 

— oliv<ioeu8^ Spengl. . • 

— Polii, Phil 

Ghiton Polii, Desh 

— pulcbellus, Phil. . . . 

— Rissoi, Mtr 

Chiton Rissoi, Payr 

— ruber. Lin. . . • . 
Ghiton rubcr, Spengl. . • • 

-~ rubicundus, Gosta. • . 

— scytodesma, Scac. . . 

— Siculus, Gray. . . . 
— > squamosus, Poli. • . 

— sulcatus, Risso. . . . 

GHITONID^E 

Ghranchia Bonelliana, Fer. . . 
Ghromodoris albescens, Schuitz. 

— Gantrainii, Bergh, . • 

— Krohni, Bergh. . . . 

— Messinensis, Jher. . . 

— Orsinii, Bergh. • • • 

— Pasinii, Bergh. . . . 

— Villafranca, Bergh. . • 
Ginclella trilineata, Mtr. . . . 

GiNOULA, Fleming 

Gingula alba, Flem 

Cingula Aldetn^ Jeff. . . • 

— amabiliSi Mtr, . . , 
Gingula Beani, Hanley. . . . 
Cingula Beniamina, Mtr.. . 
Cingula Bruguieri, Thorp. . . 

— calathisca^ Tborpe. . • 
-- calathiscus, Fleming. . 
-^ cimex^ Flem 

— cingilla, Flem. . . . 



M38 

M41 

M42 

M42 

M37 

M37 

M42 

M41 

M41 

M40 

M40 

M/.O 

M37 

M40 

M41 

M40 

M39 

M36 

M38 

M36 

M37 

M40 

M37 

M39 

M41 

M37 

•337 

M36 

M36 

M36 

M36 

14 

37 

36 

38 

37 

36 

36 

37 

190 

•54 

•51 

♦60 

•56 

•36 

•55 

♦41 

♦29 

♦29 

♦30 

•54 



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110 



TABLE ALPHABiTIQUB 



Cingula cingilla, Mlp. . . 






•54 


CiSTËLLA, Oray 


. •318 


Gingula concinoa, Mtr. . 






*57 


Cistella cordata, Mtr 


. •31» 


Cingula oontorta, Jeff. . 






•60 


Cistella cordata, Risao. . . . 


. 'SIS 


Cingula contorla, Weink. , 






•60 


Cistella cuneata, Mtr 


. ^319 


— costata, Flem. . 






. *39 


— Neapolitana, Mtr. . . 


. •319 


— denliculata, Flem. 






. •41 


Cithna tenella, Jeff. .... 


. •SI 


Cingula fulgida^ Adams. . 






•57 


Clathurella, Carpenter. . . 


. 118 


Cingula fnlgida, Thorpe. 






. •57 


Clathurella segualis, Mtr. . . 


. 124 


Cingula fusca, Phil. . . 






. *hS 


— Jiucquoyi, Loc, . . • 


. 119 


Cingula fuscn, Weink. . 






. ^58 


-^ concinna, Scac* . • 


. 122 


— Oalvagnii, Ar., Mag 






. -56 


— contigua, Mlr. . . . 


. 119 


— glabrata. Brus. . 






. ^58 


— Cordicri, Payr, . . . 


. 120 


Cingula glabrata, Mtthlf. 






. ^58 


Clathurella Cordieri, Bucq. . . 


. 121 


Cingula interrupta, Flem. . 






. ♦52 


Clathurella corbis, Mich. . . 


. 120 


Cingula intorta, Mlr. . 






. •eo 


— DoVfusi, Loc 


. 121 


Cingula labiosa, Flem. 






. ^43 


— elegans. Don. . . . 


, 123 


Cingula limpida, Mtr. . 






. •eo 


Clathurella emarginata, Bell. . 


, 117 


— micrometrica, Seg 






. ^57 


Clathurella horrida, Mtr. . . 


122 


— nitida, Bucq. . 






. •SQ 


— La VisB, Phil. . . . 


. 119 


— ohtusa, Canir. . 






. 'ôl 


Clalhurella Leufroyi, Bucq. . . 


. 122 


Cingula parva, Flem. . . 






•51 


Clathurella Leufroyi, Mich. . 


. 121 


Cingula proxi ma. Aider. 






. •so 


— muricoidea, Blainv. . 


. 124 


Cingula proxima, Weink. 






. -59 


- Philiberti, Mich. . . 


. 118 


Cingula pulcherrima, Jeff. 






. •se 


— pupoidea, Mlr. . . . 


. 120 


Cingula pulcherrima, Weink 






. •se 


Clathurella pupoides, Mtr. . . 


. 120 


— reticulata, Flem. 






. ^37 


— purpurea, Bucq 


119 


— rubra, Thorpe. . 






. *62 


Clathurella purpurea, Mig. . . 


lis 


— rufilabris, Leach. 






•47 


— radula, Mtr 


. 123 


Cingula semistriata, Mtg. 






. •ss 


— reticulata, Ren. . . . 


121 


Cingula semistriata, Thorpe. 






•55 


Clanculus, Montfort 


, •llb 


— solula, Weink. . 






. •ei 


Clancultts corallinus, Omel. . 


•115 


— striata, Flem. . . 






. •ss 


Clanculus corallinus, Weiuk. • 


. •IIS 


Cingula striata, Mtg. 






. •15 


Clanculus cruciatus. Lin. . . 


. -115 


Cingula striatula, Flem. . 






. •as 


Clanculus cruciatus, Weink. . • 


. -115 


Cingula tenuisctilpta, Jeff. 






. •s; 


— Jussieui, Brus. . . . 


•116 


— turgida, Jeff. 






. ^57 


Clanculus Jussieui, Payr. . . 


•116 


Cingula unifusciata, Thorpe. 






•62 


Clanculus Vieilloti, Weink. . . 


•115 


— vitrea, Flem. . . 






. ^59 


Clanculopsis crucialup, Mtr. . 


. •HO 


Cingula vitrea, Mig. 






. •.59 


— Jussieui, Mlr. . . . 


•116 


Cingulina obtusa, Mtr. • 






. •ei 


Clausina Crouliensis, Jeff. . . « 


•256 


Cioniscus gracilis, Jeff. . 






. ^4 


— ferruginosa, Forbes. . 


•256 


— unicus, Fischer. . 






, ^4 


Clavatuhi Qinanniana, Roux. . 


•126 


CiRGB, Schumacher. . . 






. •235 


Cleooora, Per. et Les. . . • 


29 


Circe minima, F. et H. . 






. ^235 


Cleodora acicula, Rang. . . • 


. 30 


Circe minima, Mtg. . . 






•235 


Cleodora cuspidata, Q. et 0. . 


. 29 


Circe triangularis, King. . 






. ^235 


— lanceolata, Les. . . . 


29 


CiRciii OS. Jeff. . . • . 






. ^89 
. ^89 


Cleodora lanceolata, Rang. . . 
— pyramidal*», P. et Les. 


29 


Circulus striatuB, Mtr. • 






29 


Circulas striatus, Phil. 






, *89 


Cleodora pyramidata. Lin. 


29 


CirilUa œqualis, Mlr. . • 






. 124 


Cleodora subulala, Q. et 0. • . 


. 30 


— linearis, Mlr. . . 






123 


— virgula, Brug 


30 



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TAIILB ALPHABETIQUE 



\o pjramidaU, Liimé 29 

Cochlea catena, Costa *54 

Cochlodesma leana, Cail. • . . *184 

— ' prœtenue, Couth. . . . *184 

— » tenera, Fisch *187 

CoIIoDia sanguinea, Brus. • . . *94 

ColombéllaCrossiana, Recl. • . . 109 

CoLUMBSLLA, Lamarck 106 

Columbella conulus, BI 108 

Columbella Crosseana, Recl . . 109 

Columbella Crosseana, Weink. . . 109 

Columbella costulata, Cantr. . . 107 

Columbella costulata, Mtr. . . . 108 

Columbella decolata^ Brus. . . 109 

Columbella Qervillii, Blaiav. • . 108 

— Gervillii, Mtr 109 

— Guildfordia, Hisso. • . . 106 
Columbella Gervillei, Payr. . 1(8 

— Grmoi, Pbil 107 

Columbella Qrœci, Pbil 114 

Columbella Haliseeti, Jeflf. ... 107 

— iocrassata, Roux. . • 142,143 

— lœvjs, Brown 103 

Columbella lanceolata, Loc. . . 108 

Columbella Linusei, Payr. ... 108 

— minor, Mtr 109 

Columbella minor ^ Scac ... 109 

— procerUf Loc 107 

Columbella puoctata, Bisso . . 106 

— pjgmœa, Roux 144 

— reticulata, Roux ... 141 

— ruslica, Bucq 107 

— rustica, Lamck 106 

Columbella rustica^ Linné. . . 106 

Columbella scripta, Bucq. • . . 108 

Columbella scripta, Linné. ... 108 

Columbella scripta, Weink. . . . 109 

Columbella spongiarum, Duclos. 107 

Columbella variabilis. Roux. . . 146 

columbellidjî: 100 

CONID^K 105 

CoNus, Linné 105 

Conus capitaneus, Ren 105 

— Franciscanus, Lamck. . .105 
Conus GaUoprovincialiSi Loc. . 106 
Conus ignobilis, Olivi 105 

— jasois, Marscb 105 

— mediterraneu«, Auct. . 105,106 
Conus Mediterraneus, Brug. . . 105 

Conus olivaceur, Marscb 105 

Conus submediterraneus^ Loc. . 105 



111 

Conus Tentricosus, Gmel. . . 105 

Coralliopbaga setosa, Dunk. . . *26\ 

CoRALLioPBiLA, Adams 171 

CoraUiophila lameUosa^ C.,J. . 171 
Coralliopbila lamellosa, Weink. . 171 
CoraUiophila Meyendorf/iy Colc. 172 
Coralliopbila MeyendorfH, Kob. . 172 

— scalaris, Weink 171 

CoRBULA, Brug '175 

Corbula Binghami, Hanley. . . . *174 

— costellata, Desh *178 

— crispata, Pbil ^177 

Corbula curta, Loc *177 

Corbula cuspidata, Pbil *177 

— gibba, Jeff. ^176 

Corbula gibba, Olivi «175 

Corbula granulala, Nyst . . . . *179 

— inœquivalvis, Macgil. . . *176 

— nucleus, F. et H. • . . '177 

— nucleus, I^mck *175 

— Olympica, Costa. . . . *176 
Corbula ovata^ Forbes *177 

— rosea, Brown •Hô 

Corbula rostrata, Hanley. . . . '178 

^ striata, Flem *176 

CORBULID^ M74 

CoRBULOMYA, Nyst *175 

Corbulomj/a Mediterranea, Cos. *175 
Corbulomya Mediterranea, Weink. *1)5 
Cordieria Cordieri, Mtr 120 

— reliculala, Mir 121 

Coriocella perspicua, F. et H. . . *69 
Coriocella perspicua, Pbil. . . . *70 

— tentaculata, Jobnst. . . . *70 

Crania, Retzius •2?0 

Crania anomala, Lov *220 

Crania anomala, Moller. . . . *220 
Crania Norvegica, Pol., Mich. . . *220 

— Norvegica, Sow *2?0 

— personata, Bl. . . . . ^220 

— ringens, Hœning. . . . *220 

Crania turbinata, Poli '220 

Crania turbinata, Weink. . . . *220 

CRANIID^ -220 

Crospedotus bilabialus *95 

— lirabatus, Bruis *95 

— Otavianus, Adams. . . • *95 

— Tinei, Mtr *9b 

Crassina Danmoniensis, Lk. . . *23d 

— elliptica, Brown. . . . ♦234 

— fusca, Desb *23i 



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112 



TABLE ALPHABETIQUB 



Grassina incrassata, Desh. . • . *233 

— Montagui, Gray *334 

— ovata, Brown *234 

— Scolica, Turt. *233 

— striai a, Brown *2S4 

— sulcala, Nilson *234 

— sulcato, Tupton *224 

Cremoria Noacbina» Oould. • . *i25 

Crenella, Brown '^SO 

Crenella arenaria, Martin. . . *i?80 
Crenella arenaria^ Mtr *280 

— coslulata, F. et H. . . . *285 

— discors, F. et H. ... *285 

— roarmorata, Forbes. . . *284 
Crenella rhombea, Berck. . . . *280 
Crenella rbombea, F. et H. . . . ♦280 

Crepidula, Lamck *H8 

Crepidula calceolina, Desb. . . . *118 

— candida, Risse *118 

Crepidula Desmoulinsi , Mich. . *H8 
Crepidula fornicato, Phil. . . . *118 

— gibbosa, Brown *118 

— Moulinsii, Micb *H8 

Crepidula unguicormis, Lk. . , *118 

Crbskis, Rang 30 

Creseis aciculata, Raug. ... .^0 
Creseis clava, Rang 30 

— rugulosa, Canlr 206 

— spinifera, Rang 30 

~ subulato, Mtr 30 

Creseis virgula^ Rang 20 

Crimora, Aid., Hanc 41 

C r imora papillata, A\d,, Hanc, . 41 

Criopus anomala, Flem *320 

Crypta gibbosa. Brus *118 

— unguiformis, Brus. • . . *118 
Cryplodon flexuosum, Turt. • . • *256 
Cultellus legumen, Weink. . . . *16i 

— pellucidus, Weink. . . . *161 

— tenuis, Mlr *163 

Cumia decussata, Biv 161 

Cuminghia Parthenoppen, Tib. . ^179 
Cuneus foliatus, Costa *169 

— reticulatus, Costa. . . . *224 

— vitatus, Costo *203 

Cyamium. Phil ^246 

Cf/amium minuium, Fabr. . . ^246 
Cyamium minutum, Jeff. .... *246 

— minutum, Fabr "246 

Cyclonassa neritea, Mlr 137 

— pellucicla, Mtr. . . . 137,138 



Cyclope Donovania, Risso. . 

— neriteus, Weink.. • 

— neritoidea, Risso. • 

— pellucida, Risso. • . 
Cyclops neriteum, Chenu. • 

— neriteus, Chenu. . . 
Cyclostrema, Mar. . • • 
Cyclostrema affine^ Jeff. . 

— Culterianumy Clark. 
Cyclostrema Culterianum, Jeff. 

— nitens, Jeff. . . . 
Cyclostrema nitens^ Phil. . 
Cyclostrema serpuloides, Jeff. 

— sphseroides, Jeff. . 
Cyclostrema sphxroides, Wood 
Cyclostrema sphaeroideum, Jeff. 

— striatum, Fisch. • • 
Cyclostrema trochoides^ Jeff. 
Cyclostrema Zetlandica, Flem. 
CYCLOSTREMID.*:. . . . 

Cylichna, Lovén 

Cylichna acumioala, Lovën. '. 

— cylindracea, For., Hanl 
Cylichna cylindr€kcea\ Pen, 

— elongata^ Loc. • • 

— Uevisculpta, Oran. . 

— Lajonkaireana, Bas( 
Cylichna mamillala, For., Hanl. 
Cylichna mamillata, Phil. 

— nitidula, Lovén. . 
Cylichna obtusa. For., Hanl 
Cylichna obtu&ay Mtg. . 

— ovata, Jeffr. . . 

— semisulcata, Phil. 

— strigeUa, Lovéïi. 

— truncatella, Loc. , 

— truncatula, Brug. 
Cylichna truncatula, For., Hanl 

— umbilicata. For., Hanl. 

— umbilicata, Jeffr. . , 
Cylichna umbilicata, Mtg. 
Cylichnina Jeffreysi, Weink. 

— Itevisculpta, Mtr. 
•— nilidula, Mtr. . . . 

— Robagliana, Mtr. 

— umbilicata, Mtr. . . 

Cyraba oUa, Sow 

CYMBIID^ 

Cymbium, Montfort. • . . 
Cymbium oUa, Mac Andr. . 
Cymbium papillatum, Schum, 



137 



137 

,138 

137 

138 

137 

137 

*8d 

*87 

♦86 

♦8G 

♦87 

♦87 

*8S 

♦87 

♦87 

♦87 

♦89 

♦87 

♦31 

♦86 

76 

75 

77 

76 

77 

80 

78 

78 

78 

80 

77 

77 

80 

•;9 

80 

79 

78 

78 

79 

80 

79 

81 

80 

80 

81 

79 

110 

110 

110 

110 

110 



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TABLE ALPHABETIQUE 



113 



Ctmbulia, Per.,. Les 

Cymbulia Peronit Cuv 

— proboscidea, Risso. • • 

CYMBULIID^ 

Cyprsea achatina 

— annulus, Lin 

— arctica, Pult 

— bullata, Fuit 

— coccinella Lamck. . • 

— Europsea, Bucq 

— Europjea, Mtg 

-^ fayeola, Doubl 

— Orayi, Kien 

— latyruB, Bl 

— lurida, Lin 

— Mediterranea, Risso. . . 

— moneta, Gray 

— moneta, Lin 

— pulex, Sol. . ' 

— pyrum, Om 

— nifa, Bl 

— voluta, Mig 

CYPR^ID^ 

Ctpricardia, Lamck 

Cypricardia litJiophagella^ Lk. . 
Cypricardia lithophagella, Weink. 

Cyprin A, Lamck 

Cyprina compressa, Turt 

>- Islandica, Lamck. • . . 
CypHna Islandica^ Linné. . • • 
Cyprina minima, Turt 

— regularis, Sow 

— triangularis, Turt. • . . 

CYPRINID^ 

Cytherba, Lamck 

Gytherea apicalis, Phil 

— Chione, Lamck . . . . 

Cytherea Chione^ Lin 

Cytherea exoleta, Lamck. • . . 

— lincta, Lamck 

» iincta, Phil 

— lunaris, liamck 

Cytherea nitidula, Lamck. . . • 

Cytherea OTata, Flem 

Cytherea rudie, Poli 

Cytherea rudis, Req 

— triangularis, Macg. . . . 

— undata, Macg 

— Venetiana, Lamck. . . . 

Dacrydium, Torell 

Dacrydium hyalinum^ Mlr. . . 

5« SÉB'E, T. X. — 1887 



25 
25 
23 
25 
101 
100 
98 



99 

98 

101 

101 

99 

100 

99 

100 

100 

99 

101 

101 

102 

98 

*248 

•248 

*248 

*232 

*234 

*232 

•232 

•235 

*232 

•235 

•232 

•218 

♦235 

•218 

•218 

•217 

•217 

•216 

•216 

•219 

•224 

•219 

•219 

•218 

•216 

•219 

•280 

•280 



Dacrydium oitreun^t Holb. . . ^280 
Dacrydium vilreum, Torell. . • . •281 

Danilia, Brusina *95 

Danilia limbata, Bros ^95 

Danilia Tinei, Cale ^95 

Danilia Tinei, Mtr *95 

Deeapoda 8 

Dbcipula, Jeffreys ^265 

Decipuîa ovata, JeflT. ^265 

Deftancia corbis, Daulz 120 

— gracilis, JefT. 117 

— La-Vi», Weink. ... 119 

— Leufroyi, Sow 122 

— linearis, Hinds 123 

— linearis, Jeff. 124 

— Philiberti, Tap 119 

— purpurea, Jeft. . . . 118,119 

— reticulala Jeff. .... 121 

— reticulata, Weink, 

— suturalis, Millet, 

— leref, Jeff. 
Delphinula costala, Phil 

— depressa, Brown 

— Duminyi, Req. 

— exilissima, Phil 

— laevis, Phil. . 

— nitens, Phil. . 

— serpuloides, Brown, 
Dbndronotus, Aider, Hancock 
Dendronotus arboresceus, Aid. 
Dendronotus arborescent^ Mûll. 

— lateolus, Lafont. 
Dendronotus pulcheilus,AlU., Hanc 
DENTALIID^. . . '. . 
Dentalium, Linné. . . • 
Dentalium affine, Blond. . 
Dentalium affile^ Sars. . 
Dentalium biÛssum, Wood. 
Dentalium capillosumr, Jeff. 

— dentale^ Linné. . 
Dentalium denfale, Weink. 

— dentalis, Linné. . 

— dentalis, Risso. . 
Denialium> entale^ Linné. 
Dentalium entalis, Desh. • 

— entali'>, Linné. . . 
Dentalium filum^ Sow. . 
Dentalium fissura, Phil. . 

— fusticulus, Brug.. 

— glabrum, Mtg. 

— gracjlis, Jeffr. 



120 
117 
115 

•77 



•89 
•88 
•88 
•87 
•8S 
46 
47 
46 
47 
47 
145 
145 
147 
147 
150 
146 
146 
145 
145/146 
J45 
146 
147 
146^,147 
149 



•148 
•148 
207 
•149 



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114 



TABLB ALPn 



Ch 



Dentalium imperfectum, Adoras, 

— labiatum, Turt. . 

— Lessoni, Sow. . . 

— minutum, Linné . . 

— multistriatum, Ris. 
Dentalium novemcostatum Lk. 
Dentalium Olivi, Scac. . . 

— ovuluro, Fn-I. . . 

— Panormeum, Mtr. . 
Dentalium Panorniitanvnii 
Dentalium Panormitauum, Mtr. 

— Panormum, Chenu. 

— quinquangulare, Forbes. 
Dentaliutn rubescens^ Desh. 
Dentalium rufescens, Weink. 

— striatum, Mtg. . . 

— striolatum, Risso. . 
Dentalium striolatum^ Slimps. 
Dentalium Tarentinum, Lamck 

— vulgare, Costa. • 
Didonta bicarinala, Schum 
Dinia cylindracea, Roux. . 
Diodonla fragilis, Desh. . 

DlPLOPELECYA, MÔl'Ch. 

Diplopelecya trigonvra^ Môrch 
Diplopelycia trigonura, Môrch 
Diphyllidia lineata» Olto. . 

— pustulosa, Schultz. 
DiPLODONTA, Broun. . . 
Diplodonta apicalis, Phil. 
Diplodonta dilatata, Phil. 

— la?vis, Eichw. . • 
Diplodonta rotundata, Mtg, 
Diplodonta rolundala, Phil 

— trigonula, Weink. 
DiscHiDBS, JefT. .... 
Dischides birtssus, Weink. 
Dischides bifissus, Wood. 
Discina oslreoides, Tut t. . 
Dofania gregaria, Mir. . 

— Iriquetra, Mlr. . 
Dolabella lepus, Risso. • 

DOLIID.E 

DoLiuM, Humpr. .... 
Dolium galea, Lamck. . . 
Dolium fjalca, Lin. . . 
Dolium perdrix, Li:i. . . 
Donaciila cornea, Adanis. 

— Lamarckii, Phil. . 

DoNAX) Linné 

Donax anatinum, Lumck. . 



206 
M 47 
M48 
207 
M47 
M46 
•140 
•151 
*148 
M48 
*148 ! 
M48 i 
•149 ! 
•148 
•148 
•147 
•147 
•156 
•146 
•146 
•166 

77 
•201 

63 

63 

63 

44 

44 
•249 
•250 
•250 
•254 
•249 
•250 
•250 
•150 
•150 
•150 
•320 
211 
210 

65 

157 

157 

157 

158 

158 

•194 

♦194 

•201 

•202 



abiStiqub 

Donaz anatinum, Payr ^202 

— anatinus, F. et H. . . . •202 
Dcnaœ anatinus, Lamck. • . • ^202 
Donaz brevis, Req '202 

— castanea, Mtg ^194 

— coroplanata, Mig. • . . ^201 
—. denticulata, Risso. . . . ^204 

— flabagella, Desh *204 

— irus, Lin ^169 

— inis, Olivi '166 

— loDga, Phil ^201 

— modesta. Risso ^203 

— plebeia, Pen *194 

— polita, Weink '202 

— polituf , F. et H •201 

Donaas politus^ Poli *201 

Donax rhomboides, Poli •166 

— rhomboides, Risso.. . . *202 
Donax semistriatus, Poli. • . . *20\ 

Donax trifasciata, Risso ^204 

Donax trunculus^ Lin *202 

Donaz ve^ustus, Aucl ^20 4 

Donax venusttis^ Poli. .... '203 

Donaz viltatu?, Auct *204 

Donax vittatu^, Costa ^203 

Donax vittatus, Jeffr '203 

DoNOVANiA, Bucq., Dautz., Dol. . 134 

Donovania granulata. Cale. . . 135 

— mzmillata, Risso. . . • 135 
Donovania minima, Bucq. . . . 135 
Donovania minima^ Mtg. . . . 134 
Donovania lurritellata, Mlr. . 135 

DORIDIID^ 90 

DoRiDiuM, Meckel 90 

Doridium aplysiœfoimis, Chiaje. . 90 

Dovidium carnosum^ Cuv. ... 90 

— marmoratum^ Risso. . . 90 

— Meckli, Chiaje 90 

Doridium Meckelii, Chiaje, ... 90 

— nembranaceum, Meckel. . '325 
Do'â%iDOPSi8» Aider et Hanck. . . 31 
Doridopsis limbata^ Cuv. ... 31 
Doridopsis limbata, Fischer. . . 31 

DORIID^ 31 

DoRis, Linné 31 

Doris affin's, Omel 58 

— arborescens, Mùl. ... 46 

— Argo, Linné 32 

— Argus, Bouch 32 

Doris Argusy Linné 32 

•^ asperOf Aid., Hanc. , . 33 



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TABLB ALPHABETIQUE 



Doris Barvicensis, John 

— bifida, Mtg 

Doris bilamellata, Lin. .... 

— Biscayensis, Fisch. . . 

— Calcarss^ Ver 

Doris clavigera, MûU 

Doris coccineay Forbes 

Doris coronata, Gmel 

— depressa, Aid., Hanck. . 

Dori* derelicta, Fisch 

Doris eîegans, Canlr 

Doris eubalia. Fischer 

Doris fasciculata, Gmel . . . • 

— flava, Mtg 

— flavipes. Roux 

— fusca, MùUer 

Doris gutiata, Risso 

— inconspicuay Aid., Hanc. 
Doris Johnsloni, AU., Hanc. . . 

Doris Krohni, Ver 

Doris (imbata, Cuvier 

— lutesceus, Cbiaje. . . . 

Doris muricata^ Mûll 

Doris Nardii, Ver 

Doris Nardoi, Ver 

Doris nodosa, Mtg 

— obvelota, Bouch 

— obvelata, Johnsî 

Doris Orsiniiy Ver 

Doris papillosa, Mûll 

— Parelii, Ver 

Doris Pasiniij Ver 

Doris pennigera, Mtg 

— peregrina, Gmel. . . . 

— picla. Roux 

— picta, Schultz 

Doris pilosa^ Mttller 

Doris pinnatiflda, Mtg 

— Piraynii, Ver 

Doris Piraynoi, Ver 

— planata, Aid., Hanc. . . 

Doris Porii, Ver 

Doris Porroi, Ver 

Doris pseudodoris, Bouch. . . . 

— pulcherrima. Gant . . . 

Doris punctata, d'Orb 

Doris quadrilineata, Mûil. . • . 

— ramosa, Canlr 

Doris repanda^ Aid , Hanc. . . 

— Ristse, Ver 

Doris rubra, d*Orb 



38 
61 
34 
33 
36 
43 
35 
59 
35 
34 
38 
33 
55 
31 
37 
34 
37 
35 
35 
37 
31 
36 
33 
3;5 
36 
38 
34 
34 
36 
50 
39 
36 
40 
56 
36 
38 
33 
59 
37 
37 
34 
38 
38 
43 
37 
36 
41 
39 
35 
37 
38 



Doris Schçmbriiy Ver. . 

— scutigera^ d'Orb. 

— seposita, Fischer. 
Doris stellata, Gmel. . . 

— testudmaria, Jefi*. 
Doris tesludinaria, Risso, 
Doris (omentosa, Cuv. . • 
Doris tubercîilata, Cuv. . 
Doris tuberculatus, Cuv. • 

— verrucosa, Pen. . 

— verruco.sa, Phil. . 
Doris verrucosa^ Linné. . 

— ViUœ, Ver. . . 
Doris Villafranca, Risso. . 
Doris Villafranca, Risso. 

DosiNiA, Gray 

Dosinia eroleta. Lin. . . 
Dosinia exoleta, Rômer. . 
Dosinia inflata^ Loc. 

— lincta, Pultney. . 
Dosinia linct-i, Rôm. . . 

— . luuaris, llitl. . . 

— lupinus, ni<l. . . 
Dosinia lupinus, Poli. . 

— Rissoiana, I/)C. . 

DoTO, Oken 

Dota Armoricana, Hesse. 

— conflans, Hesse. 

— coronata, Gmel. . 

— onusta, Hesse. . 
Ddto pinnatifida, Aid , Hanc, 
Doto pinnatifida, Mtg:. . 

— pinnigera, Hesse, 

— styligera, Hesse. 

— uncinata, Hesse. 

DOTOID^ 

Drbpania, Lafonl. . . . 
Drepania fusca, Lafont. 
DrJlla incrassata, Bell. • 
DuNKERjA, Carpenter. 
Dtmkeria formosa, Jefi". 

— fuhocincta, Thomp. 

— Morioni, Folin. . 

— ru fa, PhiJ. . . 
Eglesia subdecussala, Fol. 
Kglisia Mac Andréa», Ad. 

— quadricarinata, Desh, 
Eidothea marmorata, Risso. 
Eione gibbosula, Risso. 
Ëledon moschaia, Ranz. 

— raoschatus Fer. 



115 

37 

35 

33 

33 

34 

3\ 

32 

31 

32 

34 

34 

36 

37 

36 

36 

•216 

*2I7 

•2i8 

•217 

•217 

•217 

•216 

♦216 

♦216 

•217 

59 

61 

60 

59 

60 

59 

59 

60 

60 

59 

59 

41 

40 

118 

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♦10 
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•9 
201 
•27 
•27 

90 

179 

7 

7 



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116 



TABLE AirHAnETK^riR 



ËLEDONA, RisSO 7 

EUdona Aldt'otcndi^Ch'iBie, . . 8 
Eledona cirrhosa, Roc h. . • • • 8 
Eledona moschata^ Lamck. . • 7 
Ëledona rooschala, Risso. . • • 7 

— octopodio, Targ. • • • 8 
Eledona octopodia^ Pen. • . • 8 
Eledone AIdrovandi, Chiaje. . • 8 

— cirrhosus, d'Orb. ... 8 

— oitopodia, Gray 8 

— Pennanti, Forles. ... 8 

KLEDONlDifi 7 

Eloda Cuvieri, Bl 50 | 

— Papillosa, Flem 50 | 

Elodia de Martino, Ver 52 

— Hortentiae, de FoHn. . . *14 

— rufibranchialis, Johns. . . 52 

Elysia, Risso 62 

Elysia eîegans, Qualref. .... 63 

— Hoppei, Ver 63 

— timida, Risso 63 

— riridis, Mtg 64 

Elysia viridis, Ver 04 

ELYSIID^ 64 

Emaroinula, Lamck '126 

Emargioula Âdnatica, Costa. . . *127 

— cancellata, Phil '127 

Emarginula cupuliformis, Phil. *128 
Emarginula coucellata, Doubl. . . *127 

— conica, Weink. . . .M28,*129 

— Cusmiscbiana, Brus. . . *128 
Emarçinula depressa, Risso. . . *128 

— elongata^ Costa. • • . •127 
Emarginula fissura, Jobnst • . . *12d 

— fissura, Payr *120 

Emarginula /issurata, Linné. . *126 

— Huzardi, Payr •128 

Emarginula Mulleri, F. et H. . . ^126 
Emarginula papillosa^ Risso. . ^127 
Emarginula pileolus, Marion. • . ^129 

— pileolus, Micb '128 

— reticulala, F. et H. . . . •126 

— reticulata, Risso. . • . *i?6 
Emarginula rosea, Bell. • , • •128 

Emarginula rubra, Lk '128 

Emarginula 5tcit/a, Oray. . . ^126 

— soUdula, Phil *127 

Emarginula squamulosa« Arad. . ^127 
Emarginula tenera, Mtr. . . . ^127 

Erabla Koreni, Lovén •179 

Emblktoma, A!d., Hanc. . • • 49 



Embletonia Maria ^ Mey. ... 49 

— ptUchra^ Aid., Hanc. . . 49 

Enoploteuthis, d*Orb 15 

Enoploteuthis Ouoeni^ Ver. . . 15 

Eosis siliqua, Chenu '162 

Entalina quinquangulare, Mlr. . . ^149 

— letragona, Mtr ^149 

Eolidina paradoxe, Quatr. ... 54 

Eolis alba, Aid., Hanc 52 

— Aider j, Cooks 52 

— affinis, Bouch 50 

— affinis, Gmel 58 

— angulata, Aid., Hanc. . . 54 

— Armoricana, Hcsse. . . o4 

— Basil, Ver 57 

— Bellardii, Lanck. ... 50 

— Casaretloi, Ver 57 

— Cavolinii, Ver. .... 56 

— cœrulea, Forb.,Hanl. . . 53 

— conspersa, Ficher. ... 51 

— coronati, Forbes. . . . * . 51 

— cristata, Chiaje 58 

— Cuvieri, Lamck 50 

— Defilippii, Ver 56 

— Desmartinii, Ver. ... 55 

— Urumondi, Thomp. ... 51 

— Durazziiy Ver. .... 56 

— elegans, Aid., Hanc. . . 51 

— Farrani, Aid., Hanc. . • 54 

— fasciculata, Lomck. ... 55 

— fiabellina. Ver 55 

— Gaiidolfii, Ver 56 

— glauca, Aid., Hanc. . . 50 

— glaucoides, Aid., Hanr. . 54 

— grossularia, Fischer. . . 51 

— lanii, Ver 55 

— lineata, Lovén 55 

— Landsburghi, Aid., Hanc. . 52 

— nana, Aid., Hanc. • • . 53 

— nemesis. Hem 54 

— pallidula, Aid., Hanc. . . 53 

— pallidula, Laf. .... 53 

— Panizza, Ver 55 

^ papillosa, Forb., Hanl. . 50 

— paradoxa, Fisch. ... 54 

— Peachii, Aid., IJanc. . • 52 

— peregrjua, Lamck. • . • 56 

— picta, Aid., Hanc. ... 53 

— punctala, Aid., Hanc. . . 51 

— ruûbrauchiali?, F., H. . ht 

— Rusconii, Ver 50 



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TAULE ALPfi 



Eolis tergipedina, Ver. . . . 

— tricolor, AU.,Hanc. . 

— violacea, Aid., Hanc. . 

— Whately.Ver 

£pidromus reticulalus, Mir. . • 

Erato, Risso 

Erato cyprseola, Risso. . • • 

— lœvis, Browu, . , . 

EècUo lievisf Donov 

Erycina Aradîe, Biondi. . • . 

— coraplanala, Petit. . • 

— crenulata, Scac. . . • 

— cuspidula, Risso. . • 

— ferruginosa. Réel. . • 

— Geoffroyi, Payr. . . . 

— Geoffroyi, Pot., Mich. . 

— longicallis, Phil. . . 

— Ducleolata, Réel* . . 

— ovatn, Phil 

— plebeia, Sow 

— purpurea. Réel. . . . 

— pusilla, Phil 

— Reoieri, Brown. . . . 

— subslrlala, Réel. . . • 

— tumida, Brus 

Ervilia, TupI 

Ervilia castanea^ Mtg. . . . 
EIrvilia castaoea, Réel. . . . 

Ervilia niuns^ Mtg 

Ervilia nitens, Turt. .... 
Ethalion bistrix, Risso. . . . 
Eubranchus tricolor, Forbes. • 
Eudora picta, Mtr 

— puUa, Mtr 

— varians, Leach .... 

EuLiMA, Risso 

ïulima acicula, Phil. • '• . . 

— affinis, Phil 

— Anglica, Sow. . . . 
Eulima antiflexa^ Mtr. . • . 

— hilineata^ Aid. . . . 

Eulinia brevis, Req 

Eulima compact ilis, Mtr. . • 

— curva, Jeff. .... 

— distorta, Jeff. .... 

— distorta, Phil. . . . 

— elegantissima, Risso. . 
Eulima fuscoapicala^ Jeff. , 

— gracilis, Mtr. . . • 
Eulima incurva, Bucq. . . . 

— incurva, l\vn, , , • 



57 
53 

5;^ 

57 

ICI 

102 

102 

102 

102 

•200 

*25« 

•262 

M77 

•261 

•258 

•262 

•198 

•260 

•199 

•m 

•246 

•194 

•197 

•261 

•198 

•194 

•194 

•195 

•195 

•195 

55 

53 

•83 

•82 

•82 

211 

•1 

♦2 

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214 
215 
212 
216 
214 
214 
213 
211 
216 
214 
213 
213 



ABETIQUB 


Ii7 


Eulima intermedia, Cantr. • . « 


213 


Eulim^a Jeffreysiana^ Brus. • . 


216 


Eulima Jeffrey siaua, Mtr. . . • 


21G 


Eulima microstoma^ Brus. . • 


214 


Eulima monodon, Req. . . • , 


•21 


— nitida, Forbes 


212 


Eulima obtusa^ Jeff. 


214 


— Petit iana, Crus. , . , 


212 


Eulima Philippii, Weink. . . , 


214 


— polita, Bucq. • . . . , 


212 


— polita, Desh 


212 


— polita, Forb. Haul. . . . 


212 


Eulima polita, Linné 


211 


— pyriformis, Trug. . 


216 


Eulima Sicula, Phil 


•1 


Eulinia sinuosa, Scac 


212 


Eulima sinuosa, Weiuk 


212 


Eulima solida, Jeff. 


2n 


Eulima stenostoma, Jeff. . • . 


213 


— subulata, Desh 


215 


Eulima subulata. Don. . • . 


. 215 


Eulima subulata, Macg. • . . 


215 


— lurritella, Req 


•5 


— unidens, Req 


•22 


— unifasciata, Forbes. . . 


•20 


EuLiMBLLA, Forbes 


•1 


EuUroella acicula, Fisch. . . . 


. ^2 


EtUimella acicula, Phil. . • 


•1 


— af/inis, Phil 


•2 


Eulimella afHnis, Forbes 


•2 


Eulimella attenuata, Mtr. . 


•2 


Eulimella clavula. For., Haul. . 


. *25 


— gracilis, Jtff. .... 


•2 


Eulimella Folini, Fisch. . . , 


•2 


— intersecta, Folin. . • 


» •l 


Eulimella nilidissima. Fisch. . . 


•4 


Eulimella Scilla, iicac, . . 


•1 


Eulimella ventricosa, Sars. . . 


•5 


EULIMID^ 


. •211 


Euomphalus uitidissimus, Sow. , 


♦90 


— rota, Sow 


. ^90 


EUPLOCAMUS, Phil 


42 


Euplocanus croceus, Phil. . . 


. 42 


Euplocamus claviger, Thomp. • 


. 43 


— frondosus, Phil. . . • 


. 40 


EuTHniA, Gray 


. 174 


Euthria coi'nea, Linné. . . . 


. 174 


Euthria cornea, Weink. . . . 


175 


Euthria minor, Bell. . . . 


. 175 


Eutropia puUa, Brus 


. *SZ 


^— speciosa* Brus. • • . 


. •ifS 



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118 



TABLE ALPIIABETIQUB 



Fabula nana, Chemn. . . 






. 137 


Fabulina fabuloides, Mtr. . 






. *?09 


— incarnala, Mtr. . 






*209 


Fasciolahia, Lamck. . . 






. 184 


Fasciolaria lignaria^ Lin. 






. 184 


Fasciolaria Tarent! na, Lk. 






. 184 


FioNA. Aid., Hanr. . . 






, 58 


Fiona nohilis^ Aid., Hanc. 






. 58 


FIONID^ 






. 58 


Firola coronata, Brug. . . 






. 91 


— Frederici, Blainv. 






. 91 


— Fredericiana, Ver. 






. 91 


— mutica, Cantp. . 






. 91 


FiROLOiDA, Les 






. 91 


Firoloida Fredericia, Les. 






. 91 


Firoloida Lesueuri, Eyd., 


Soi 


i\. 


. 91 


Firoloida rautica, Les. . . 






. 91 


Foroloides Lesueuri, Roux. 






. 91 


FissuRELLA, Brug . . . 






. M23 


Fissurella coslaria, Phil. . 






. M?3 


— gibba, Phil. . . 






. M24 


Fissurella gihherula^ Lame 


k. 




. M24 


Fissurella Grcecn, Jeff. . . 






. *l^3 


Fissurella Grœca, Linné. 






. M24 


Fissurella mamillata, Risso. 






. •124 


— Medilerranea, Sow. 






. M23 


— minuta, î>o'A'. . . 






. M24 


Fissurella neglecta, Desh. 






. M23 


Fissurella nimbosa, Risso 






. •125 


— noachina, Schum. 






. M25 


— nubecula, Desh. . 






. M25 


Fissurella nubecula^ Linné. 






. M25 


Fissurella Philippii, Req. 






. *125 


Fissurella reticulata^ Donov 


, 




. M23 


Fissurella reliculata, Réel. 






M23 


— rosea, Lamck. 






M25 


Fissurella rostrata, Sej^. 






M25 


FISSURELLII)^. . . . 






*123 


Fissurisepla roslrala, Jeff. , 






•125 


FJsluluna hians, Desh. 






•i53 


Flemingia Zellandica, Mtr. . 






•131 


Folineana Lefebvril, Mtr. 






•136 


Forskalia fanulum, Mtr. . 






, '103 


FoasARUS, Phi! 






•77 


Fossarus Adansoni, Phil. , 






•77 


— ambiguus, Chenu. 






♦77 


Fossarus ambiguus, Lin.. . 






•77 


Fossarus clathratus, Phil. . 






•78 


Fossarus costatus, Broc. . 






•78 


Fossarus costatus, Chenu. . 






•78 


Fossarus minutus^ Mich. . 






•78 



Fossarus minulus, Réel *78 

— Petitiauus, Tib •81 

Fragilia fragilis, Desh. . . • • ^201 

— ochroleuca, Chenu. • • . ^201 

FUSID^ 176 

Fusus, Lamck 176 

Fusus antiqous, Lamck IfO 

— attenuatus, Jeff. .... 182 

— Earvicensis, Johnst. . . 179 

— Berniciensis, King. . • . 182 

— Boothi, bchm 122 

Fusus carinatus, Biv 177 

— carinulatus, Loc. . . . 177 
Fusus conulus, Risso 175 

— contrarius, Brug. . . . 183 

— corallinus, Phil 170 

— corneus, Gould 182 

— corneus, Pen 180 

— corneus, Scac 175 

— costalus, Flem 191 

— costulatus, Cantr. . . . 107 

— craiiculatuB, Blainv. . . 175 

— echinatus, Kien 177 

— echinatus, Phil 178 

— fasciolaroides, Forbes. . . 174 

— Franscombi, Claïk. . . . 117 

— fragilis, Risso 197 

— glaber, Risso 108 

— gracilis, Aider 181 

— granulatus. Cale. ... 131 

— Islandicus, Forb., Hanl. , 181 

— Jeffreysianus, Fisch. , . 181 

— lameliosus, Crist. . . . 171 

— lavatus, Phil 170 

— La Viœ, Gale 115 

— lignarius, Lamck. ... 174 

— lignarius, Linné 18i 

— modiolus, Crist 116 

Fusus multilamellosus, Phil. . . 178 

FusuB propinquus, Aid 182 

— proviucialis, Bl 176 

— pulchellus, Danillo. • . . 174 
Fusus pulchellus^ Phil 177 

— relroversus, Flem. ... 27 

— roslratus, Bucq 177 

Fusus rostratus^ Olivi 176 

Fusus rostratus, Mtr 177 

— RoubienanuB, Doubl. . . 175 

— rudis, Phil 179 

— rufus, Flem 134 

— septangularis, Flem, , . 132 



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TABLR ALPHABÉTIQUE 



Fusas sqaamosus, Biv. . . . 


. . 171 


— strjgosus, Lamck, . 


. . 176 


— suboigra, Brown. . 


. . 13\ 


— Syracusanus, Larock. 


. . 176 


Fusus Syraeusanusy Lin. . 


. . Iî6 


Pu8U8 turricola Fiera. . . . 


. . 133 


— turriculalus, Brown. 


. . 133 


— turriculalus, Desh. . 


. . 135 


— vaginatus, Larock. . 


. . 177 


Gadinu, Oray 


. . M29 


Qadinia depressa, Req. . . 


. . '129 


— excentrica, Tib. . . 


. . 73 


— Garnoti, Desh. , . 


. . ^129 


Gadinia Garnoti, Payr. . . 


. . M29 


Gadinia lateralis, Req. . . 


. . 73 


— mamillaris, Pelit. , 


. . M29 


GADJNIID^ 


. . -129 


Gadus subfusiformis, Fisch. . 


. . M41 


Galeodina striatula, Mtr. . . 


. . *38 


Galbomma, Turton. . . . 


. . ^265 


Galomma Turtoni, Sow. . 


. . *205 


Oalericulum otis, Brown. 


. . 94 


— ovatum, Brown. . , 


. . 91 


Galerus Sinensis, Roux. . . 


. . M17 


Oasteroptera Meckelii, Bl. . 


. . 87 


Gasteropteron Meckelii, Koss. 


. . 87 


Gastrana fragilis, Adams. . 


. . '201 


GASTROcRiBNA, Speuglcr. . . 


. . M59 


Gaatrochœna cuneiformi», Ghiaje. '159 


— dubia, Desh. . . . 


. . M&9 


Gastrochmna dubia, Peunant 


. M59 


Gaslrochœna hians, Flem. . 


. . M59 


— modiolina, Lamck, . 


. . M59 


— pelagica, Risso. . . 


. . M59 


— pholadia, Turt. . . 


. . M59 


— Poliana. Phil. . . 


. . M59 


- Polii, Phil. . . . 


. . *159 


— Tarentina, Costa. . 


. . M59 


GASTROCH^NIDvE. , . 


. . M59 


4;A8TB0P0DA 


31,93.95 


GASTROPTERIDifi. . . . 


. . 87 


Gasthopterba, Meckel. . . 


. . 87 


Gaslropteron Meckel i. Fis. . 


. . 87 


Gastropteron Meokeli, Koss. 


. . 87 


Qellina, Gray 


. . 60 


Gellina affinis, d'Orb. . . 


. . 60 


Gibberula railiaris, Jouss. . 


. . 103 


— recondita, Mtr. . . 


. . 103 


Gibbenilina clandestina, Mtr. 


• . 104 


— occulta, Mtr. . . , 


. . 104 


GiBBULA, Risso 


. . M03 



Gibbula Adansonii, Mtr. . 
Gihhida Adansoni, Payr. 
Gibbula ./£gyptiaca, Chenu, 
-^ Agathensis, Mtr . 
Gibbula Agathensis, Recluz. 
Gibbula ardens, Mtr. . . 
Gibbula ardens. Salis. . 

— Boissyi, Payr. . 
Gibbula canaliculata. Brus. 
Gibbula oincta, Phil. . . 

— cineraria, Lin. . 
Gibbula dessereu, Risso. . 

— divaricala, Brus. . 
Gibbula divaricata, Linné, 

— Drepanensis, Brug, 
Gibbula Drepanensis, Mtr. 

— elata. Brus. . . 

— fanula, Brus. . . 
Gibbula fanula, Grael. . 
Gibbula gibbosuia^ Brug. 
Gibbula Guttajauri, Phil. 
Gibbula Ivanisi, Brus.. . 

— Ivanisiana, Brus. 
Gibbula latior, Mtr. . . 

— maga, Linné. . . 
Gibbula magus, Brus. • • 

— magus, Risso. 

— MeJiterranea, Risso, 

— morio, Risso . . 
Gibbula obliquata, Gmel. 
Gibbula Philibert!, Mir. . 
Gibbula Philiberti, Red. 

— protu'.nida, Loc. 
Gibbula pupurata, Brus. . 

— purpurea, Mtr. . 
Gibbula purpurea, Risso. 
Gibbula pygmœa, Risso. . 
Gibbula Racketi, Payr. 

— rarilineata, Mich. 
Gibbula Richards Brus. . 
Gibbula Richardi, Payr. 
Gibbula rupestris, Risso. . 
Gibbula tutnida, Mtg. . 
Gibbula umbilicaris, Brus. 
Gibbula umbilicaris, Linné. 
Gibbula varia, Brusina. . 
Gibbula varia, Linné. . 
Gibbula variegata, Risso. 
Gibbula Vimontix, Mtr. 
Gibbulastra divaricata, Mtr. 

— rarilineata, Mtr. . 



119 

. MOS 

. M08 

. M03 

. *lil 

. MIO 

. M06 

, M05 

. M07 

. MOÔ 

. M12 

. *i09 

. -105 

. M12 

. *112 

. •109 

M09 

, *107 

*103 

•103 

M07 

M12 

*109 

•109 

•105 

•104 

•104 

•104 

M05 

*116 

, -110 

•110 

•116 

•115 

MU 

•109 

•108 

•108 

•108 

, MU 

•107 

•107 

•115 

. -111 

. -105 

•105 

♦107 

. -106 

. •lOS 

. -112 

•112 

MU 



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120 



TABLE ALPHABI'.TIQUE 



Ginnaniana fusca. Mtr 126 

— lœvigata, Mtr 127 

Glaunonome Montagiia, Lamck. . *250 
Glycymeris arclica« Lamck. , . *174 

— argen'ea, Costa *273 

— oibicularis, Costa. . . . *267 
Goodalia minutissiina, Turt. . . *2d4 

— triangularis, Turt. . . . *234 

GoNiODOBis, Forl'es 88 

Goniodoris castanea^ A.ld., Hanc. 39 

— elegans, Cantr 38 

Goniodoris elegans, Tasie. ... 38 

— nodoFa, Aid., Hnnc . . 38 
Goniodoris nodosa, Mtg. ... 38 

— Paretoi, Ver 39 

Goniodoiis Panlii, Ver 39 

Gregariella gibberula, Mtr. . . . *£84 

— sulcaln, Mtr •283 

Gryphœa angulata, Daniel. . . . *310 

— cochlear, Mtr 'SIO 

Gwynia capsula, Fisch *318 

Gyrina maculata, Schum. ... 157 

HiSDROPLBURA, Mtr 132 

Hasdropleura Bertrandi, Payr. . 133 

— nivalis^ Lovén. .... 134 

— rufa, Mtg 131 

Hsedropleura septangularis, R, . 132 
Haidropleuraseptangitlaris, Mtg. 132 

— Trevelliana, Turt. . . 133 

— turriculata, Mtg. ... 133 
Hadriana, Bucq., Dautz , Dolf. . 175 
Hadriania oraticulata^ Broc. . 175 
Hadriania craticulata, Cucq. . . 175 
Hallia, Valenciennes .... 9 

HcUlia sepioidea. Val 9 

HALIOTID^E. M20 

Haliotis, Linné •120 

Haliotis lamellosa^ Lamck • . ^121 

Haliotis parva» Risso ^121 

Haliotis striata, Gmel *121 

Haliotis striata, Linné •121 

Haliotis tuberculata, Linné. . . •120 
Haliotis tuberculata, Phil. . . . *121 

— tuberculata, Weink. . . *121 

— varira, Risso *121 

Haminea coruea, Mtr 82 

— diaphana, Dan., Sand. . 84 

— dilatata, Leach 84 

— elegans, Leach 8S 

— hydatis, Mtr 82 

Heia tenera, Jeff •SI 



Mich 



Hbloion, Montfort. • 
Helcion corneum, Daniel 
Helcion cometivn. Pot., 

— lœve, Pen, . . 
Helcion pellucidum, Jeff. . 
Helcion pellucidum^ Liti. 
Heliconoides rostratus, Mtr. 
Hélix ambigua, Linné. 

— canalis, Mat., Rack. 

— decussa'a, Mtg. • 

— depressa, Mtg. . 

— flavocincta, MOhlf. 

— fuigidus, Adams.. 

— glabrata, Mûhif. . 

— haliotidea, Maller. 

— incurvata, Ren. . 

— Janthina, Linné. . 

— labiosa, Mtg. . • 

— lœvigalum, Pen. , 

— otJs, Turt. , . . 

— perspicua, Lin. . 

— petreea, Mtg. . . 

— planorbis, Fabr. , 

— polit a, Lin. . . 

— serpuloides, Mtg. 

— subcarinata, Mtg, 
* subulata, Mtg. . 

— variabilis» Mlihlf. 

— vitrea. Mat., Rack« 
Helonyx JefTreysi, Mtr. . 

— subfusiformis, Mtr. 

— tumidosus, Marion. 
Hemimacira triangula, Chenu 
Hi£RifiBA, Lovén. . . . 
Hermsea bifida, Lov. . . 
Hermsea bifida^ Mtg. 

— dendritica.y Aid., 

— poly chroma, Les 

— Rissoi, M. Edw. 
Hermœa Risso, Ver. . . 

HERM^ID^ 

Hermonia scabra, Mtr. . 
Hiatella arctica, Lamck. . 

— oblongua, Turt. . 

— minuta, Turt. . . 

— striata, Brown. . 
Hindsia JefTreysiana, Fisch 
Hinites pusio, Sow.. . . 

— sinosus, Desh. 
Hipponix subrufa, Caill. . 
HiSTiOTHEUTis, d'Orb. 



Hanc 



. ♦133 

. ^134 

. *134 

. -134 

. •133 

. •m 

. 26 

. ^77 

. -80 

. *42 

. *88 

. 215 

. -57 
*24,*58 



213 

•S4 

•43 

•70 

94 

•69 

•76 

♦88 

211 

•78 

•91 

215 

'45 

♦59 

♦151 

•151 

•151 

♦187 

61 

61 

61 

61 

61 

61 

61 

61 

SS 

•167 

•168 

•147 

•183 

•265 

♦200 

♦200 

♦119 

14 



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TABLE ALPHABRTIQUB 



121 



Bistioteuthis Bonelliana, Fer. . 14 

— Ruppellif Ver 14 

HOLOSTOM%TA 184 

JIOMALOOiRA, Jeffreys '91 

Homalogira atoma^ Phil. . , . *90 
Heroalogira atoraus, Bucq. • . . *90 

-- atomus, Jeff. *90 

Homalogira Fischer iana^ Mtr. . *^\. 

— polyxonay Brus *90 

Homalogira rota, Piscb *90 

— rota, Mtr *90 

Homalogira rotata, F. et H. . . *90 
Homotoma anceps, Bell. .... 115 

— elegans, Bell 123 

— Leufroyi, Bell 122 

— Philibert!, Bell 119 

— purpurea, Bell 118 

— reticulata, Bell 122 

Hyalma sepioidea, Rochebr. . • *321 
Uyalsea cornea, Lamck 27 

— cuspidata, Bosc 29 

— depressa, Biv 28 

— flava, d'Orb 28 

— Forskahli, Bl 27 

— gibboaa, Rang 28 

— inilexa, Les 28 

— lanceolata, Les. .... 29 

— roucronata, Q., Gay. . . 28 

— Peroûi, Bl 27 

-— pyramidata, d'Orb. . . • 29 
^- tridentaka 27 

— trispinosa, Les 28 

— uncinata, Hoea 2S 

— vaginella, Canlr. ... 28 

— virguU, d'Orb 30 

Hypogœna inœquivalvis, Poli. • • *180 

Idalia, Leach 39 

Idalia aspera, A\ù„ Hauc, ... 39 

Idalia crocea, Phil 42 

Idalia elegans, Leuck 39 

— ramosa^ Cantr 39 

Idalia raroosa, Phil 42 

iBoperenlata 93 

lBt«gropalleales ^232 

Isocardia, Lamarck *236 

Isocardia cor, Lamck *236 

liocardia cor, Lioné •236 

Jagonia reticulaia^ Mtr *255 

Jamiiiea plicata. Wood *223 

Jaminia iosculpta, Browii. . . . *226 
Janira maxims, Fisch *29j 



JANID-^i 


. . 49 


Janus, Verany 


. . 49 


Janus SpinolXy Ver. . . . 


. . 49 


Janthina, Lamck 


• -84 


Janthina Britannica, Leach. , 


. -86 


Jaathina communie, Costa. . 


. *85 


Janthina communis, Lamck. 


. *84 


— exigua, Lamck. . . 


. . *85 


Janthina fragilis, Brug. . . 


. *84 


Janthina nitens, Menke. 


. . *85 


— patula, Phil 


. -85 


Janthina prœlougata. Roux. , 


. *86 


Janthina prolongata, Blainv. 


. . 'Sô 


Janthina rotundata, Jeff. . . 


. *86 


— rotundata, Leach. . 


. . ^85 


JANTHINID^ 


. . '84 


JsFFaBYSiA, Aider 


. . 'Ôl 


Jeffreysia diaphana. Aider. . . 


. *ôl 


Jeffrey sia gîabra, Browa. . 


. . *ôl 


— opaZtna,Jeff. . . . 


. • *61 


Jujubinus sequislriatus, Mtr. 


. . *103 


— corallinus, Mtr. • • 


. . MOI 


. — Oravinœ, Mtr. . . 


. • M02 


— Matonii, Mtr. • • • 


. . MOI 


— unidentatus, Mtr. • 


. . M02 


Kbllia, Turton 


. . *257 


Kellia abyssicola, Forbes. . 


. •259 


Kellia Cailliaudi, Réel. . . 


. -258 


— oomplcMata, Phil. • 


. •258 


Kellia complanata, Weink. . 


. *258 


— corhuloides, Weink. , 


. . •262 


— ferruginosa, Forbes. 


. . -256 


Kellia Geo ffroyi^Fayr, . , . 


• ^258 


Kellia inflaU. Weink. . . . 


. ^258 


— Mac-Andrewi, Fisch. 


. ^251 


Kellia miliaris, Phil. . . 


. . ^259 


Kellia nitida, F. et H. . . 


. ^262 


— pumilla, Wood. . • 


. •260 


— rubra, Turt. . . . 


. . •259 


Kellia suborbicularis, Mtr. 


. «257 


Kellia suborbicularis, Turt. . 


. . .257 


Kelliella miliaris, Sars. . • 


. . ^259 


KELLIIDvE 


. . ^257 


Kellya corhuloides, Roux . 


. . *262 


— rubra. Roux. . . . 


. . •2r>9 


Lachesis areolata, Tib. . . 


. . 136 


— candidissima, Weink. 


. . 136 


— Folineîe, Weink. . 


. . 136 


— roaroillata, Risso. . 


. 135 


— minima, For , Hanl. 


. 135 


— recondita, Brug. 


. 136 



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122 



TAttLK ALPHABETIQUE 



Lachesis vul|>ecula, Mtr. . . . 


. 136 


Lacuna, Tupl 


. *78 


Lacufia azonata^ Brus. . . , 


. *S{ 


— canalisy Mtr. • . . 


. *80 


Lacuna conalis. Tut t. . . . 


. *81 


Lac^jma crassior, M kg. . . . 


. ♦SI 


Lacuua crassior, Turt . . . 


. -SI 


Lacuna divaricata^ KoUd. . , 


. *80 


liaeuna divaricata, Jefi*. . . . 


*80,81 


— divaricala, Lov. . . 


. -so 


La'^Mna intermedia, Loc. . 


. . ^80 


— pallidula, Costa, . . 


. . ^79 


Lacuna pallidula, Jetf. . . . 


. *79 


— pallidula, Turt . . 


. *78 


Lacuna patula, Thorpe, . , , 


. *79 


— puUolusj Turt. , . 


. . '79 


— quadHfasciatay Mlr. 


. •so 


Lacuna quadrifasciata, Turt. 


. *80 


Lacuna tenella^ Jeff. . . . . 


. *81 


Lacuna viucla, Turt. . . . 


. -80 


[.adas Kerandreni, Cantr. . . 


. 92 


Lafontia. Loc 


. 64 


Lafontia corruyata, Aid., Han 


. . 64 


— senesira, Quatr. . . 


. 64 


Lamellaria, Mtg 


. '69 


Laroellaria Kleciachi, Bru8. . . 


. 69 


— raembranocea, Mtg. 


. 70 


— perspicua, Jeff. . , 


. *70 


— perspicua, F. et H. . , 


. *70 


LameUaria perspicua^ Lin. 


. *69 


— tentaculata, Mtg. . 


. . •70 


LAMEffXIBKAIVCHIATA. . 


•5*,*266 


Liplisia fasciata, Bosc. . . . 


. 65 


L;iply8ia depilans, Lin. . 


. 60 


— fasciata, Lamck. . . 


. . 65 


~ punctata, Lamck. . 


. 66 


Laplysi x viridis. Mtg. . . . 


. 6Z 


Latirus Syracusanus, Trosch. 


. 176 


Leda, Schumacher 


. *276 


Leda acuminata, JefT. . . . 


. •277 


— commutata, Hanley. , 


. -277 


— emarginala, Forbes. . 


. ^276 


Leda expansa^ Jeff. . . . 


. *278 


— fragilis, Chemn. . . . 


. •276 


Leda fragilis, Jeff. .... 


. ^276 


Leda Jeffreysi^ Hid. . . . 


. *278 


Leda lala, Jeff. 


. *278 


— lucida, Jeff. . . . 


. •278 


Leda lucida^ Lovén. . . . 


. ^278 


— Messanensis^ Seg, . . 


. •277 


Leda pelli, Deshayes. . . . 


. -276 



Leda pella. Lin ^276 

— pvoducta, Mtr '278 

Leda pusio, Jeff. ^278 

Leda pusio, ?h\\ ^278 

— pustulosa, Jeff. .... ^277 

LeJa pygmœa, F. et H *277 

Leda pygmasa, Munst '277 

— serioea,3eiï. •278 

Leda tenuis, Jeff. •277 

— tenuis, Mtr ^277 

Lembulus delloideus, Risso. . . . '276 

— Rosscanus, Risso. . • . ^276 
Lemeiitina Cuvieri, Risso. . . . 209 
Lentidium maculatum, Cr. J. . . ^175 
Leiostraca Jeffreysiana, Brus. • . 216 

— subulata, Chero 215 

Lepidoiiknia, Marion ^144 

Lepidomenia histrix^ M., Kow. . ^144 

.Lepidopleurus alveolus, Sars. . . •ISO 

— Cajetanus, Risso. . . . *ikQ 

Lepton, Turton *262 

Lepton Clarkiœ^ Jeff. *264 

— glabrum, Fischer. . . . •263 

— lacertum^iefi. .... ^263 

— m/fcZMm,Turl ^262 

— squamosum^ Mtg. . . . ^262 
Lepton squamosum, Turt. . . . ^262 
Lepton subtrigonum^ Jeff. . . ^263 

— sulcatum, Jeff, .... -263 

Lepton trigonum^ Folin ^263 

LESiBA, Lach. . - '259 

Lesîea minuta, Mail *246 

Lesaa pumito, Wood ^260 

Lesaea rubra, Brown ^257 

Lessea rubva, Mtg ^259 

Leufroyia concinna, Mtr. . . . 122 

— Leufroyi, Mtr 122 

Ligula prsetenuis, Br ^183 

— prismatica, Mtg, . . . *200 

— pubescens, Mlg "184 

Limacina naticoides, Rang. . . 27 

Lima, Bruguiere ^293 

Lima aperta, Sow *29k 

— bullata, Payr ^294 

— buHata, Turt. .... ^294 

Lima crassa^ Forbes ^296 

Lima elliptica, Jeff. ^295 

— fasciata, Sow '293 

— fragilis, Fiera ^294 

— fragilis, Forbes '294 

— hians, Auct '294 



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TABLE ALPIIADETIQOE 



123 



Lima hians^ Qmel *294 

Lima hiaus, Lovén *294 

— imbricata, Risso. . . • *293 

Lima in/lata^ Gbemn *293 

Lima inflata^ Forbes *294 

Lima Jeffreysi^ Fischer. . . . •295 

— Loseombii, Sow. . . . *294 

— nivea. Broc *i95 

Lima nivea, Risso *^95 

LimaSarsiy Lovén *295 

— squamosay Lamck. . . . *293 

— subauriculata, Mtr. . . *295 
Lima subauriculata, F. et H. . . *295 

— subauriculata, Turt. . . *295 

— sulcata, Brown *2&o 

— sulculas, Lovén *295 

Lima tenera^ Turt •294 

Lima ventricosa, Sow •293 

— vilrina, Brown *294 

Limea cru&sa, Mtr •29Ô 

— nivea, Mtr '295 

LiMANOTUS, Verany 47 

ÏAmanotus Genei, Ver 47 

LiMAPONTiA, Juhnst 6) 

Limapontia cœrulea, Quatr. . . 04 
LimapoDtia cœrulea, Taies. ... C3 
Limapontia nigra^ Johnst. . . 64 

UMAPONTIID^E 13 

Limax papillosus, Linné 49 

LiMOPSis, Sassi *278 

Limopsis aurita^ Broc *278 

Limopsis aurita, Jeff. *279 

Limopsis borealis, Wood. . . . ^279 

— cristata, Jeff. . . . . '279 

Limopsis minuta, Mtr *279 

Limopsii minuta, Phil. . . . *279 

Lioconcha Cyrilli, Houx ^235 

Liostoma clavula, Mir ^25 

Lipamontia cœrulea, Fiscli. ... 64 

Listeria vagina, Leach *160 

LiTRODOMus, Cuvier *290 

Liihodomus aristatus, Dillw. . . ^290 
Lithodomusaristatus, Weink. . . ^290 

— caudigerus, Sow, . . . *290 

— daclylus, Cuvier. . . . ^290 
Lithodomiu lithophagus, Linné. . *29? 

— lithopbagus, Payr. . . . ^290 

LiTTORiNA, Fér *71 

Littorina Armoricana, Loc. . . •75 
Littorina Basteroti, Payr . . . . •Tô 

^ çferulescens, Lamck. . . *77 



Littorina Danieli, Loc. . . , 


•73 


— jugosa, Mtg 


•74 


Littorina labiala, Brown. . . . 


•73 


— litîoralis, F. et H. . . , 


•72 


— littorea, Brown. . . . 


•76 


— littorea, Johnston. . • , 


•75 


Littorina littorea, Linné. . . , 


•75 


— miliari», Q. et G. . . 


. ^77 


Lilturia neriloides, Forbes. . • . 


♦*2 


Littorina neritoides, Linné. . 


. ^75 


Littorina neritoides, Phil. . . 


. ^77 


— obtusa, Daniel. . • . 


. ^73 


Littorina obtusa, Linné. . . 


. *70 


Littorina obtusa, Menke • . . 


•72 


Littorina patula, JefT. . . . . 


•73 


~ punctata^ Gmel. • . 


•76 


Littorina punctata, Lamck. . . 


. ^75 


— rudis, F. et IL . . . 


. ^74 


— rudis, Jeff. 


. ^73 


— rudis, Johnst 


. *13 


Littorina rudis, Malon. . . . 


, ♦73 


Littorina ruJissima, Aider. . . . 


•73 


Littorina saxatilis, Johnst. . 


•74 


— sphxroidalis, Loc. . . 


. -75 


Littorina tenebrosa, Forbes. . . 


•74 


Littorina tenebrosa, Mtg. . . 


. ^74 


Littorina vulgaris, Sow. . . . 


. ^75 


LITTORINID^ 


. •71 


LOLIGINID^: 


. 18 


LoLiGo, Lamck 


18 


Loligo a f finis, Laf. .... 


. 19 


Loligo Bertheloti, Fisch. . . . 


. 20 


Loligo Bertheloti, Ver. . . . 


. 20 


Loligo Coindeti, Ver 


16 


Loligo Deamoulinsi, Laf. . . 


. 19 


— Forbesi, Stens . . . 


. 19 


-^ Lamarmorse, Ver. . . 


. 20 


— macrophthalma, Laf.. 


. 19 


Loligo Marmorîe, Ver. . . . 


. 20 


— medio, Lamck. . . . 


. 20 


Loligo microoephala, Laf. . . 


. 19 


Loligo Moulinsi, Laf 


, 19 


— parva, Lamck. . . . 


. 20 


Loligo pulchra, Hlainv. . . . 


19 


Loligo sagiltata, Lamck 


15,16 


— sepia, Gmel 


16 


— sepiola, Lamck. . . . 


. 17 


— subulata, Lamck. . . 


. 20 


— Todarus, Raf. . . . 


. 16 


— vulgaris, Fer., dOrb. . 


19,20 


— volgarif, For., Hanl. . 


19 



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124 



TABLE ALPIIARI-TIQUE 



Loligo vulgariSf Lamck. . 


. . 18 


Loligopiis subulata, Laf. . . 


. . 20 


— Veranyi, Fer. . , . 


. i4 


Loripes divaricatus, Jeff. . • 


. . •25i 


— ellipticus, Scac. . . 


. . ^251 


— lactea, Plem. . . . 


. . -253 


— lacteus, Leach. . . , 


. ^253 


— reliculalus, Risio. . , 


. *254 


— rotundalus, Cuvier. • , 


. ^250 


— transversus, Mtr. . . 


. -254 


Loripious fragilis, Mtr. . . . 


. ^253 


Lottia pellucida, Caill.. . . 


. *133 


— pellucida, Doubl. . 


. -iSÔ 


— pulchella, Forbes . 


. . M35 


— unicolor, Forbes. . 


. . M35 


Loxosloraa monodonfca, Biv. 


. . M6 


LuciNA, Bruguière. . . . 


. . -251 


Liicina alba, Turk 


. . '251 


— amphidesma, Desh. 


. . *253 


— arenata, Flem. . . . 


. *253 


— balaustina, Payr. . 


. . '215 


— borealis. F. et H. . 


. '251 


Lucina borealis. Lin. . . 


. . -251 


Lucina bullata, Reave. . . 


. . *253 


— caduca, Scac. . . 


. . •216 


Lucina Carnaria, Lin. . . 


. . *2^ 


Lucina commutata, Phil. . . 


. '253 


— digilalis, Lamck. . . 


. *255 


— divaricala, F. et H. . 


. . '^3 


— ferruginosa, F. et H. , 


. '254 


Luoina fragilis , Phil, . . 


. . -253 


— hiatelloides, Phil. . , 


. '252 


— lacteu, Lamck. . . 


. '252 


— lactea, Weiuk. . . 


. . '253 


Lucina leucoma, Turt. . .. ' 


252/253 


Lucina oblonga, Phil. . . . 


. '251 


— peclen, Lamck. . . 


. . *254 


— pinnata, Lamck. . • 


. '256 


— radula» Lamck . , 


. '251 


Luoina rdticuluta, Poli. 


. -254 


Lucina reliculata, Weink. . , 


. '254 


— rotundata, Turt. . . 


, . '^50 


Luoina spinifera^ Mtg. . . 


. . *252 


Lucina spinifera, Phil. • . 


. *252 


— gquamosa, Desh. . 


. . ^254 


— trigonula, Scac. . . 


. . '250 


— undata, Turt. . . 


. . '215 


Lucinella commutata, Mtr. . 


. . '254 


LUGINID-*: 


. . '249 


LuciNOT?siâ, Forbei et Hanl. 


. . '215 


Lucinopsiâ corrjgat», Brus. . 


. . '216 



Lucinopsis undata, F. et IL • . '216 
Luoinopsis undata, Pen. • • . *215 

Lunatia Poliana, Mtr *65 

LURIA,J0US8 , 100 

Luria lurida, Jouss 100 

Luria lurida, Linné 100 

LuTRARU, Lamck '188 

Lutraria compressa, Lk '195 

— Cotlardi, Payr '196 

Lutraria ellipticay Lk '188 

Lutraria hians, Fiem *188 

Lutraria oblonga, Chemn. . . . '18S 
Lulraria oblonga, Turt '188 

— piperata, Lk '195 

— solenoides, Lk .... '188 

— squamosa, Gray. . , . •263 

— vulgarie, Flem '189 

Lutricola compressa, Blainv. . , '195 

— solenoides, BI '188 

Lutricularia ovala, Mtr. . , . . '199 

Lux vesperllna. Chemn *204 

Lyonsia, Turt *182 

Lyonsia coruscans, Desh. . . • '183 
Lyonsia coruscans, Scac. . . . *183 

Lyonsia elongala, Gray *182 

Lyonsia formosa, Jeff '183 

— insculpta y Jeff. . • • • '183 

— Montagui, Brown. • • '183 

— Norvegioaj Chemn.. . . '182 
Lyonsia Norvegica, F. el H. . . '183 

— Norvegica, Sow. .... '182 

— plicala, F. et H *183 

— striala, Turt '183 

Mâcha multislriata, Brus. . . . '165 

— slrigillata, Ad '164 

Machîfira pelluciduf, Caill. . . . '166 

Magh^roplax, Friele *95 

Maohseroplax Hidalgoi, Fisch, . '95 
Macoma commutata, Mtr. . . . '212 

— Cumaua, Berlin '212 

— exigua, Mtr '212 

— ttfuuis, Mlr '212 

Mactra, Linné '189 

Mactra alba, Wood '197 

— Boysii, Mtg '197 

— compressa, Pult .... '195 

— corailina. Lin '192 

— cornea. Poli *194 

— crassa, Turt '191 

Mactra elliptica, Brown. . . . '191 
Mactra glaua, Gmel '193 



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TABLE ALPHABETIQUE 



125 



And, 



Maclra Helvacea, Cbemn. 
3fac£ra bians, Pultn. . • 

— inflala, Phil. . . 
Mcxtra lacteoy Qmel.. . 
Mactra lactea, Poli. . . 

— lutraria. Lin. . . 

— minutissima, Mtg. 

— Neapolitana, Poli. 

— pipera ta, Oniel. . 

— solida, Auct, . . 

— solida, Donov. 

— solida, Jeff. . . 
Mactra solida. Lin. . . 

— stultorumi Lin. . 
Mactra stultorura, Pen. . 
Mactra subtruncata^ Costa 
Mactra subtruncala, Don. 

— 8ubtruocata, F. et H 

— subtruncata, Mac 

— tenuis, Mtg. . . 
Montra triangulay Ren. 
Mactra iriangularis, Mtg. 
Mactra truncata, Mtg, . 
Mactra truncata, Turt. . . 

MACTRID^ 

Mactrioa roinutissima, Br. 

— triangularis, Brown. 
Magdala striata, Brown. • 
MALACODEBIHATA. . 
Malletia, Des Moulins. . 
Malletia cuneata^ Jeff. . 
Malletia cuneata, Mtr. . • 
Maletia obtusa^ Sars. 
Mangelia attenuata, Petit. 

~~ Bertrandi, Weink. 

— brachistoma, Jeff. 

— cœrulans, Weink. 
~~ costata. Forbes. . 

— costulata, Kisso. • 

— costulata, Weink. 

— crispata, Andr. . 

— elegans, Fischer., 

— Qinnania, Risso. 

— giracilis, For., Hanl, 

— Leufroyi, For., Hanl 

— linearis, For., Hanl 

— nebula, Bucq. . . 

— nebula, For., Hanl. 

— purpurea. For , 

— purpurea, Taslé. . 

— relicularis, Jeff. , 



Hanl 



. M93 
. *188 
. M92 
. M9;^ 
. M89 
. *188 
. *234 
. M93 
. H9Ô 
. *193 
. M92 
. M92 
.* 191 
. 192 
. *190 
. M90 
. •190 
. M90 
. M89 
. M99 
. -189 
. *234 
. M90 
. M91 
. '188 
. •234 
. *234 
. •182 
. 2;4 
. ^279 
. -279 
. ^279 
. *279 
. 124 
. 133 
. 128 
. 130 
. 131 
. 126 
. 128 
. 116 
. 118 
. 126 
. 11 
. 122 
123,124 
. 127 
. 126 
118,121 
. 189 
. 121 



Mangelia rugulosa, Weink. . . . 130 

— scabra, Jeffr, , . . . . 122 

— septangularis, For., Hanl. 132 

— striolata, For., Hanl. . . 127 

— tœniata, Weink 129 

— teres, Sow 115 

— Trevelliana, For., Hanl. . 133 

— turriculata. For., Hanl. . 133 

— Vauquelini, Weink. . . 129 
Manoilia, Risso. ...... 128 

Mangilia albida, Bucq 129 

Mangilia albida., Desh 129 

— cxrttlans, Phil 130 

— Companyot, Bucq. . . 131 

— costata, Pen 131 

Mangilia multilincolala, Bucq. . . 131 

Mangilia multilineolata^ Desh. • 131 

— Pacinianxj Cail. . . . 129 
Mangilia Paciuii, Bucq 129 

— Poliana, Risso '41 

— Polii, Chiaje •41 

Mangilia pusilla^ Scac .... 131 

Mangilia reticulata, Risso. . • • ^41 

Mangilia rugulosa, Phil. . . . 130 

— Stossiciana, Brus. ... 130 

Mangilia Ireniata, Bucq 129 

Mangilia taniata^ Desh. . . . 129 

Mangilia Vauquelini, Bucq. . . . 129 

— Vauquelini, Payr. . . , 129 
Mantellum bian?, Mtr- .... ^294 

— inflatum, Chemn. . . . ^293 

Manzonia costal a, Mtr ^39 

Maravignia Sicula, Mtr. , , . . ^77 

Margarita costulata, Jeff. . . . . ^92 

— pusilla. Jeffr ^83 

Mathilda, 0. Semper ^27 

Mathilda cochiaeformis, Brugn. . ^28 

Mathilda élégant issima^ Costa. . ^28 

Mathilda elegantissima, Mtr. . . ^28 

Mathilda g ranolirata^ Brug. . . '28 

Mathilda pulchella, Weink. ... 192 

Mathilda guadricarinata, Br. . "27 

Mathilda quadricarinata, Semp. . *27 

Mathilda retusa, Brugn. . . . *Î8 

Marqinella, Lamck 103 

Marginella auriculafa, Phil. ... 85 

Marginella clandestina^ Broc. , 104 

Marginella clandestina, Kien. . . 104 

— cyprseola, Risso 102 

— Donovani, Payr 102 

— rufa, For Hanl. ... 133 



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126 



TABLE ALPHABETIQUE 



Marginella lœvis, Larock. ... 103 

roiliacea, Kien 103 

— miliaria, Haaiey. . • . 103 
Marginella miliaria^ Linné. • . 103 

Marginella minuta, Phil Iu4 

Marghieîla oculta, Mtr 104 

Margjnella Oryza, Doubl. . . . 103 

— Philippi, Bucq 104 

Marginella Philippii, Mlr, . . 104 

— reconditay Mlr 103 

Marginella secalina, Phil. ... 101 

MARGINELLIDu*: 102 

Marionia, Vayssiére 46 

Marionia Ber/jhi^ Vays, ... 46 

Marionia Costse, Bergh 46 

Marionia Costse^ Verany. ... 46 

Marlesia siriata, Lin ^158 

Maasoti'j lactea, Mtr *37 

Megalompbalus azonus, Mlr. . . *81 

Megastomia conspicua, Mtr. . . *22 

Meoathyrip, d'Orb *317 

Megathyris capfuia, Jeff . . . . *318 

Megathyris capsulât a, Jeff. . . *318 

Megathyris capsulata, Lcc. . . , 'SIS 

Megathyris cisteliula^ Wood . . *318 

— decoUata, Chemn. . . . *317 
Megathyris decoUata, Mtr. . . • *317 
Megerlea truncata, Kipg. . . . *316 

Meoerlbia, King *316 

Mergerleia truncata^ Lin. . . "316 

Megerleia truncata, Loc *316 

Meiania acicula, Phil *t 

— Gambessedei, Payr. • . 215 

— Campanell», Phil. ... •S 

— distorU, Phil 213 

— Donovaui, Forbes. . . . 215 

— Gervillei, CoH 211 

— nitida, Phil 212 

— pallida, Phil *0 

-r rufa, Phil '9 

— scalaris, Phil '16 

— bcillœ, Scac M 

Melibsea coronata, Johnsl. . . . r>9 

Menippe Gulsonse, Fisch *29 

Menestho, Mdller *'2^ 

Meneslho Dolfusi, Loc 28* 

— Humholdti, Risso. . . •^fS 
Menestho Humboldti, Bucq. . . . *28 

Mbsalia, Gray 200 

Mesalia pusilla, Jeff. 197 

MescUia iubdecussata, Cantr. . 200 



Mesalia striata, Hidalgo 200 

~ subdecussata, Weink. . . 201 

Mbsodbsma, Desh *194 

Mesodesroa castanea, F. et H. . • *194 

— cornea, Petit *194 

Mesodesma cornea j Poli. . . . *19i 
Mesodeama donacilla, Desh. . . *194 

Metaxia rugrulosa, Mtr 190 

Microsetia fulgida, Mtr *57 

— roicrometrica, Mtr. . . . *58 

Mitra, Larock 110 

Mitra buccinoidea, Risso. . . . 112 

— clandcstina, Reeve. . . . 114 

— columbellaria, Scac. . . 114 

Mitra congesta^ Loc 112 

Mitra cornea, Kusl 113 

Mitra cornea^ Lamck 112 

Mitra cornicula, Bucq 113 

— ' cornicula, I^mck. . . . 112 

— cornicula, Weirik. ... 112 

— cornicularis, Lamck. . .112 
Mitra orniculata. Lin. . . . 112 

— hefrancei, Payr . . . 111 

Mitra ebenus, Auct 111 

Mitra ebenus, Lamck 110 

Mitra ebenus, Phil 111 

— ebenus, Req 112 

Mitra fusca^ Swains 113 

Mitra Gervillii, Payr 108 

— glabra, Risso 112 

— inûala, Risso 112 

— leontocroma, Brus. , . 107 
~ lutescens, Lamck. . . . 112 

— lulescens, Phil 112 

— lutescens, Weink. . • . 111 

— média, Risso 112 

— microzonalis, Blainv. • . 114 

— nitens, Risso. ... * 112 

— obsoleta, Phil 114 

Mitra obtUBa, Loc 1 13 

Mitra olivoidea, Cantr. . . . 101,114 
Mitra Philippiana, Forbes. . . 113 

— plumbea, Lamck. . . . 111 
Mitra punclata, Risso 113 

— pusilla, Bivona 113 

Mitra pyramidella. Broc. . . 105,111 
Mitra pyramidella, Risso 111 

— Savignyi, Phil 114 

Mitra Saoignyi^ Payr. .... 114 
Mitra Schrôteri, De^h .... 112 

~ striarella, Cale 114 



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TABLE ALPHABÉTIQUB 



Mitra tricolor^ Omel. . . . 


. 113 


Mitra trjcolor, Weink. . . • 


. 114 


Mitra zonata, Marr 


. 113 


Mitra zonala, Risso 


. 111 


MITR^ID^ 


. 110 


Mitrella flaminea, Risso.. . . 


. 108 


MlTROLUMNA, Bucq 


. 114 


Mitrolumma granulosa^ I.k>c. 


. 115 


— major, Loc 


. 115 


Mitrolumna olivoidea, Bucq. . 


. 115 


Mitrolumna olivoidea^ Caulr. 


. 114 


MoDiOLA, Lamck 


. -281 


Modiola 4driattca, Lamck. . 


. -282 


Modiola arenaria, Mart. . . . 


. -280 


~ barbata, Lamck. . • . 


. ^281 


Modiola barbata^ Linné. . 


. .'281 


Modiola caudigera, Lamck. . . 


. *290 


— Gavolini, Scac. . . . 


. *283 


— discors, Auct. ... 


. ^285 


— discors, Turt 


. *28ï 


— discrepansy Aucl. . . 


. *285 


— dlscrepans, Lamck. . . 


. *285 


Modiola gibherula, Caiiliaud. 


. *284 


Modiola Oibbsii, Leach. . . . 


. *28l 


— imberbis, Brus. . . . 


. -283 


Modiola Lanuirckiana^ Loc. . 


. •2a3 


Modiola lithopbaga, Lk. . . . 


. *290 


Modiola lutea, Jeff. .... 


. *284 


Modiola marmorata, Forbes. . 


. *284 


Modiola modiolus, Linné. . . 


. *28i 


Modiola modiolus, Turl. . . . 


. *281 


— ovalis, Sow 


. *283 


— Papnana, Lamck. . . 


. *281 


— Petagnte, Scac. . • . 


. *283 


Modiola phaseolina, Phil. . . 


. -282 


Modiola Poliana. Phil. . . . 


. *284 


— Prideauxiana, Brown. . 


. •280 


— radiala, Sow 


. -283 


~ rhombea, Berck. . . 


. ^280 


— solida, Martin. . . . 


. -290 


Modiola strangulata, Loc. . 


. ^283 


Modiola subclavata, Lib. . . . 


. ^2^Q 


Modiola sulcata, Risso. . . , 


. •283 


Modiola tulipa, Auct 


. *283 


— tulipa, F. et H. . . . 


. ^283 


— tumido, Hanl. . . . 


. ^284 


— vitrea, Holb 


. -280 


— Yulgaris, Flem. . . . 


. -281 


MoDioLARiA, Oray. ..... 


. •284 


Modiolaria costulata, Jeff. • . 


. '235 


Modiolaria costulata^ Risso. . 


. •285 



Midiolaria cuneatat Jeff. 
Modiolaria discors, Jeff. , 
Modiolaria discors, Lin. 

— marmorata, Forbes, 
Modiolaria marmorata, Jeff. 

—- Petagnœ, Weiuk. 

— subclavata, Jeff. . 
Modiolaria subclavata, Lib. 

— subpicto, Canir. 
Modiolaria subpicta, Mtr. 
Modiolus barbateilus, Cantri 

— costulatus, Risso. 

— discors, Risso. . 

— subpictus, Gant, . 

— sulcatus, Risso. . 
MsLLERiA, Jeffreys. . . 
Mœlleria costata, Môller. 
Moera donacina, Mir 

— pusilla, Mlr. . . 
Monetaria, Jouss. . . . 
Monetaria annulatus. Lin. 
Monetaria annulus, Jouss. 
Monetaria elhnographica, 

— moneta. Lin. 
Monetaria monela, Roch. 
Monia aculeata, Mtr. . . 

— margaritacca, Mtr. 

— patellifocmis, Mlr. 
Monodonta ^gypliaca, Payr. 

— articulata, Lamck. 

— crassa, Macgil. . 

— Gouturii, Payr. . 

— Jussieui, Payr. . 

— limbata, Phil. . . 

— lugubris, Lamck. 

— Olivieri, Payr. . 

— Richardi, Payr. . 

— tesseilata, Risso. 
~ Tinei, Cale. . . 

— Vieilioti, Payr. . 
Montacuta bidentala, Turt. 

— ferniginea, F. et H 

— ferruginosa, F. et H 

— ferruginosa, Turt. 

— glabra, Macgil. . 

— oblonga, Turt. . 

— ovata, Jeff. . . 

— purpurea, F. et H. 

— spatangi, Brus. . 

— substriata, Turt. . 

— tenella, Lovén. . 



och. 



127 

• •285 
. *285 
. ^284 
. ^284 

. •esa 

. -286 

. *286 

. •285 

. ^285 

. *283 

. -285 

, ^285 

. ^285 

. •283 

. ^92 

. *92 

. ^208 

. ^208 

, 100 

, 100 

. 100 

100 

100 

100 

•313 

•313 

•3i3 

♦103 

•114 

•113 

•115 

•116 

•95 

•113 

•113 

•107 

•113 

•95 

•115 

•240 

•261 

♦261 

•261 

•261 

•261 

•262 

♦246 

•261 

•261 

♦261 



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128 



TABLE ALPHABETIQUE 



Montacuta tumiduln, JefT. . 


. . *2C^2 


Montagua cœrulea, Flem. . 


. . 53 


MoNTAOUiA, Turl 


. . '260 


Màntaguia bidentata^ MIg. 


. . *i60 


Montaguia bideDtata, Taslé. 


. . '260 


— ferruginea, Loc. . . 


. . •260 


Montaguia ferruginea^ Mtg. 


. . •261 


— ovata, Jeff. . . . 


. . -262 


— substriata^ Mig . . 


. . -261 


— tumida^ Jeff.. . . 


. ^262 


Morrisia anomioides, Chemn, 


. . ^317 


— Davidsoni, Deslong. 


. . ^317 


Mumiola dolioUim, Mtr. . . 


. . •n 


Murex, Linné '. 


. . 164 


Murex aciculatus, Hid. . . 


. . 170 


Murex ctciculatus^ Lin. . . 


. . 170 


Murex ad versus, Mtg. . . . 


. . 172 


— alucaster, Broc. . • . 


. lifS 


— alucoides, Ciivi. . . 


. 185 


— angulatus, Donov. . 


. . 133 


— antiquus, Lin. . • 


. 180 


— altenualus, Mtg. . , 


. 123 


— badins, Reeve. . . . 


. 170 


— bicolor, Canlr. . . . 


. 174 


— Blainvillei, Bucq. . 


. 16S 


— Blainvillei, Kien. 


. 168 


Murex Blainvillei^ Payr. . 


. 167 


Murex Blainvillei, Pa}T. . . 


. 167 


Murex brandariformis^ Loc 


. 165 


— brandaris^ Lin. . . . 


. 164 


Murex brandaris, Blainv. . . 


. 165 


— carinatus, Biv, . . , 


. 177 


Murex cingulifer^ Lamck. . 


. 167 


Murex cingiiliferus, Lamck.. . 


. 167 


Murex conglobcUus, Mich. . . 


. 165 


Murex contrarius, Lin. • . . 


. 183 


— conulus, Olivi. . . 


. 168 


— coralinus, Scac. . . . 


. 170 


— corneus, Linné. . . , 


. 174 


^ coronatus, Risse. • 


. . 165 


— costatus, Born. . . 


. 160 


— costatus, Pen. . , 


. 131 


— craticulalus, Broc. . 


. 175 


— cristatus, Kob. . • 


167,168 


— cristatus, Weink. . . 


. 168 


Murex cyclopus, Ben. . . . 


. 171 


— decussatus, Broc. . . 


. 167 


Murex despeclus, Pen. . . . 


. 180 


— diadema, Ar., Cale. . 


. 169 


— distinctus, Phil. . . • 


. 171 


— ecbioatu«, Broc . . 


. 121 



Murex Kdwardsi, Blainv. ... 169 

Murex Edtcardsi, Payr. . . . 1C9 

Murex elegans, Don 123 

— emarginatus, Dojx, . . . 116 
— erinaceus, Bl 16;» 

— erinaceus, Kob 167 

Murex erinaceus, Lin. . • . . 166 

Murex fistulosus. Broc. .... 163 

— gracilis, Mtg 117 

«- granulosus, Broc. • • . 192 

— gyrinus, Brown 170 

incrassatus, Omel. • . . 142 

Murex inermis^ Mtr 168 

Murex Islandicus, Gmel 180 

-~ lamellosus, Brus. . . . 171 

— leucoderma, Scac. . • • 171 

— linearis, Mtg 123 

— Metaxa, Chiaje 190 

— Meyendorfi, Cale. ... 172 

— Molaccanus, Ren. . . , 185 

— mulii lamellosus, Phil. . . 178 

— muricatus, Mtg 178 

— nebula, Mtg. ..... 125 

— Nerei, Dillw 159 

Murex nux, Reeve 169 

Murex oblongus, Broc 117 

— olearium, Lin 160 

— Parthenopus, Sali?. ... 160 

— pileare. Salis 160 

— plicatus, Broc 174 

— politus, Ren 108 

~ pomum. Broc. .... 165 

Murex porrectus, Loc 168 

Murex purpureus, Mtg US 

— radula, Olivi 192 

— reticularis, Born. . . . 158 

— reliculatus, Mtg 194 

— reticulatus, Ren. ... 121 

— rostratus, Broc. .... 177 

— rosatralus, Olivi. . . . 176 
« rufus, Mtg. ..... 134 

— Savynianus, Chiaje. . . . 192 

— scaber, Linné 175 

— scaber, Olivi 194 

— scalaris, Bruu 172 

Murex scalaroides, Bl 171 

Murex scobiculator, Lin 159 

— scriptum. Lin 108 

— septungularis, Mig. . . . iZÎ 

— septaugulatu?, Don. . . 132 
Murex spinulosus, Costa. . . . 168 



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TABLE ALPHABETIQCB 



129 



Murex subcunculatus^ Loc. ... 170 
Murex subspinosus, Ad. .... 168 

— Syracusanus, Lin. . . . 176 
Murex Tarentinus^ Lamck. . . 166 

— irispinosus^ Loc. . . . 164 
Murex tritouis, Salis 159 

— truDCulus, Bors 159 

Murex trunculus, Lin 159 

Murex fcubercularis, Mtg. ... 189 

— turriculatus, Mtg. ... 133 

— vaginatus, Cr., Jan. . . 177 

— variabilis, Cr., Jan. ... 178 

MURICID^ 163 

Muricidea Blainvillei, Mtr. . . . 167 

— inermis, Mtr 168 

— spinulosa, Mtr 169 

— subspinosa, Ad 168 

Mya, Linné. M72 

Mya arctica, Lin *166 

Mya arenaria^ Lin *173 

Mya bidentate, Mtg *260 

— Binghami, Jeff. . . . . '175 

— byssifera, Fabr *168 

— convexa, Wood *186 

— declivis, Don *185 

-- declÎYis, Turt "284 

— dislorta, ^tg M86 

— dubia, Pen *159 . 

Mya elongata, Loc *173 

Mya ferruginosa, Mtg *261 

— glycineria; Boan. . . . *174 

— inœquivalvis, Mtg. . . . *125 

— insequivalvis, Pen. . . . *180 

— nitens, Mtg *195 

— nitida, Fabr •182 

— nitida, MQll *198 

— Norvegica, Chemn. . . *182 

— Norvegica, Spengl. . . . *174 

— oblonga, Chemn. . . . *178 

— ovalis, Turt *172 

— panopœa. Broc *174 

— pholadia, Mtg *159 

— prœtenuis, Pult . . . . *173 

— prismalica, Turt. . . . •200 

— pubescens, Pult *185 

— purpurea, Mtg *246 

~ rostrata, Spengler. . . . '178 

— striala, Mtg '183 

— suborbicularis, Mtg. . . "257 

— «ubstriata, Mtg *262 

Mya truncata, Liuné *172 

»• SÉRIE, T. X. — 1887 



MYAD^ M72 

Myatella Montagui, Brown. . . . ^183 

— striata, Brown *183 

Myrtea spinifera, Turt '252 

Mytilaster lineatus, Mtr *289 

— minimus, Mtr *289 

— solidus, Mtr '290 

MYTILID^ ^280 

Mytilus, Linné *286 

Mytilus abbreviattts^ Lk, . . *287 
Mytilus Adriaticus, Jeff. .... *283 

— Afer, Gmel •288 

— Africanus, Chemn. . . . '288 

— ambiguus, Dillw. . . . ^159 

— aristatus, Dillw ^590 

— Baldi, Brus •2S9 

— barbatu?. Lin ^281 

— barbatus, Pultn ^281 

— confusus, Chemn. . . . *289 

Mytilus crispus, Canlr ^289 

Mytilus curtus, Pen ^281 

— curviroslris, Costa. . . . *281 
Mytilus oylindraoeuSf Req. . . *290 
Mytilus dentatus, Ren •248 

— denticulalus, Ren. . . . •284 

— dilatatus, Gray '2STy 

— discors, Costa "284 

— discors, Linné *285 

— discrepaus, Mtg. . . . *285 

— eduli8,Auct. . . •28dà^289 

Mytilus edulis, L'nné ^287 

Mytilus edulis, Poli •286 

— ensis, Salis ^266 

Mytilus Galloprovincialis, Lk.*496,286 
Mytilus Gibbsianus, Leach. . . . *2S2 

— hirundo, Linné '291 

Mytilus incurcatus, Pen. . . . *288 

— lineatus, Gmel '289 

Mytilus lithophagus. Lin. . . . '290 
Mytilus minimus. Poli. . . . •2<S9 
Mytilus modiolus, Linné *28l 

— Papuana, Bouch. . . . ^282 
Mytilus petasunculinus, Loc. . "287 
Mytilus phaseolinus, Jeff. .... '282 

— pholadis, MûUer. . . . •168 
Mytilus pictus, Born. .... ^288 
Mytilus plicatus, Mtg '169 

— preciosus, Mtg. . . . '183 
Mytilus retusus, Lnmck . . . *289 

Mytilus rugosus. Lin '168 

Mytilus soUdus Mart '290 

9 



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130 



TABLE ALPHABETIQUE 



Mytilus umbilicatus, Pen. 






. *28l 


Mytilus ungulatusy Liu. 






. *26S 


Mj^tilus ungulatus, Hisso. 






. *2S6 


— ungulalus, Sow. . 






. *2S9 


Nacca Hebrœa, Mtr. . . 






. •64 


— maxima, Risso. . 






. *6i 


— millepuiictata, Mtr. 






. *63 


— punctata, Risso. . 






*63 


Nassa nerilea, Schum. . 






137 


Nassa, Lamck 






140 


Nassa ambif/ua, Mtg. . 






142 


Nassa ambigua, Weink. . 






142 


Nassa Ascaniasi, Brug. . 






. 143 


Nassa Bryerii, Brown. 






. M2 


— caudidissima, Réel. 






. 136 


— cornicula, Petit. . 






. 148 


— cornicuium, Weink. 






148 


— costulata, Bucq. . 






146 


— costulata, Mtr. • 






147 


— costulaU, Weink. 






145 


— Cuvieri, Mlr. . . 






146 


Nassa Cuvieri, Payr. . . 






146 


— Edwardsi, Fischer. 






147 


— elongata^ Loc. . 






. 143 


— encostica.BTMB. . 






. 146 


— Ferussaci, Payr. 






145 


— flavida, Mlr, . . 






147 


— Gallandiana, Fisch 






. 146 


Nassa gibbosula, Weink. . 






. 139 


Nassa Guernei, Loc. 






146 


Nassa grana, Lamck. . . 






. 147 


Nassa granum, Lamck. . 






147 


Nassa granum, Weink. . 






147 


— incrassata, Bucq. 






143 


Nassa incrassata, Mal 1er. 






142 


Nassa incrassata, Petit. . 






142 


Nassa interjecta, Loc. . 






142 


— isomeray Loc. . 






141 


— Jousseaumei, Loc. 






145 


— Lacepedei, Payr. 






143 


— limata, Chemn. . 






149 


Nassa limata, Weink. . . 






. 140 


Nassa Madeirensis, Reeve. 






. 146 


Nassa Medilerranea, Risso. 






138 


— mutabilis, Bucq. . 






139 


— mutabilis, Petit. . 






138 


— nerita, Petit. . . 






137 


Nassa nitida, Jeff. • . . 






140 


— ovoidea, Loc. . . 






148 


Nassa peHucida, Pelit. . 






. 138 


— prismatica, Audr. 






140 



Nassa pygmœa, Bucq. . . . 


. 145 


— pygmsea, For., Hanl 


. 144 


Na^a pi/gm«a, I^mck. . . . 


144 


Nassa reticulata, Bucq. . . . 


140 


Nassa reticidata, Lin, . . . 


. 141 


Nassa reticulata. Petit. . . . 


. 141 


Nassa semistriata, Broc. . . 


. 147 


Nassa semistriata, Forbes. . . 1 


47,148 


Nassa subcostulata, Loc. . . 


148 


Nassa trifasciata, Ad 


147 


— trifasciata, Fisch. . . 


. 148 


Nassa valliculata, Loc. . . . 


. 143 


fJassa variabilis, Petit. . . . 1 


45,146 


— varicosa. Turf. . . . 


144 


Natioa, Scopoli 


*63 


Natica adspersa, Menke. . . . 


*Ô3 


— albumen, Scac. . . . 


*64 


— Alderi, Bucq. . . . 


. *66 


Natica Alderi, Fories. . . . 


. •es 


Natica Alderi, Jeff 


*Q^ 


— ampullaria, Lamck. 


. -64 


— castanea, Lamck. . . 


•64 


— catena, Mtr 


•64 


Natica catenata, Costa. . . . 


♦64 


Natica catenata, Loc 


•64 


Natica complanata, Loc. . . 


^m 


— crassatella, Loc. . . 


•68 


Natica Crosseana, Klec. . . . 


•71 


— cruenta, Payr 


•63 


Natica Dillwyni, Payr. . . . 


•68 


Natica filosa, Phil 


•67 


Natica fusca, Blainv 


•67 


Natica glaucina, Payr. . . . 


•69 


— glaucina, Réel 


•65 


— glaucina, Risso. . . . 


•64 


Natica Guillemini, Payr. . . 


•67 


— Hebrma, Mtg. . . . 


♦63 


Natica Hebrœa, Réel 


•64 


— helicina. Réel. . . . 


♦64 


— intermedia, Phil. . . 


•66 


Natica intricata, Don. . . . 


*6S 


Natica intricata, Phil. . . . 


•68 


— Josephina, Weink. . . . 


•69 


— Josephinœ, Pot. Mich. . 


•69 


— lineolata, Phil 


•67 


~ macilenla. Reeve. . . . 


•65 


— maoulata, Sow. . . . 


•63 


— marmorata, Risso. . . 


•67 


— Marochiensis, Phil. . . . 


•65 


— monilifera, Lamck. . . 


•64 


Natica millepunctata^ Lamck. , 


•63 



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TAHtE ALPHABËTIQUE 



Natica roillepunctuta, Phil. 

— naticoides, Saod. 
Natica NeustHaca, Ijoc. 
Natica nitida, F. et H. . 

— olla, Serres. . . 

— pallidula, Turt. . 

— Philippiana, Reeve, 

— Polîana, Ghiaje. . 

— pulchella, Risso. 

— punctata, Réel. . 
Natica Rizzœ, Phil. . . 
Natica Sagraiana, d*Orb. . 

— Sagraiana, Ândr. 

— sanguinolenta, Brus. 

— sordida, Phil. . 

— stercus-inuscarum, Phil 

— stercus-muscaium, Scac 

— subcarinata, Phil 
Natica subplicata, Jeff. . 
Natica Valenciennesii, Payr, 

NATICID^. 

Nautilus papyraceus, Mart. 

— spirula. Lin. . . 

Ne^cba, Qray 

Neœra abbreviata, Forbes. 
Nesera bicarinata^ Jeff. . 
Neîera brevirostris, Lovén. 
NexracosteUata^ De&h, . 
Neœra costellata, Hinds. . 

— cuspidata, F., H. . 
Nexra cuspidata, Ûlivi. . 
Neiera cuspidata, Petit. . 

— jugosa, Sars. . . 
Nesera lamellosaj Sars. . 
Nerera rostrata, Lovéïi. . 
Nemra rostrata, Spengler, 

-— striata, Jeff. . . 
Neœra sulcata, Lot. . . 
Nexra sulcifera, Jeff, . 
Nesera vitrea, Lov. . . . 
Neolepton Glarkife» Mtr.* . 

— glabrum, Fisch. . 

— sulcatum, Mtr. . 
Nbomenia, Tycho-Tulb. . 
Seomenia carinata, T. Tulb. 
Neomenia geographica. Kow. 

NEOMENID.^î: 

Neptunea antiqua, Mdr. , 

«— attenuata, Kob. . 

— contraria, Chemn. 

— gracilis, Fisch. . 



*64 

•69 

•f.6 

•65 

•69 

•78 

•69 

•65 

•66 

•63 

*Ô6 

•67 

•67 

•63 

•67 

■64 

•63 

•91 

•68 

•68 

•63 

13 

23 

•177 

•179 

•178 

•1-7 

•178 

•178 

•175 

•177 

•178 

•179 

•179 

•178 

•178 

•179 

•178 

•178 

•179 

•264 

'2Ù\ 

•263 

•U3 

•143 

♦144 

•143 

180 

182 

183 

181 



I - 



Neplunea Jeffreysiaiia, Fis- h 

— propinqua, Aid. . 
Nbptunia, h. et A. Adaras 
Neptunia antiqua, Linné. 

— attenuataf Jeff. . 

— Bemiciensis^ King 

— contrariay Linné. 
gracilisy Costa. . 
Islandicaj Gmel. 

— Jeffreysiana, Fisch 

— propinqua^ Aid. 
Nerita canrena, Omel. . . 

— canrena, Linné. . 

— canrena, Mtg. 

— costata, Broc. 

— glaucina. Lin* 

— glaucina, Salis. . 

— Hebrîea, Mart. . 

— intricata, Don. . 

— liltoralis, Pen. . 

— maculata, Ul. . . 

— Maroccana, Salis. 

— pallidula, Costa. . 

— punctata, Karst. . 

— stercus-muscarum, G m 
Neritula, Piancus. . . 
Neritula Donovani, Bucq. 
Neritula Donovani^ Risso. 
Neritula neritea, Brus. 
Neritula neritea^ Lin. . 

— pellucida, Risso. 
Nesœa candidissimay Tib. 

— lineolata, Tib. . 
Nesis, Monterosato. . 
Nesis prima, Mtr. . . . 
Nkverita, Risso. . . 
Neverita Josephina, Risso. 
Nodulus intorlus, Mtr, . . 
Noemia dolioliformis, Mlr. 

— valida, Folin. . . 
NoTARceus, Cuvier. . . 
Notarchus griseus, Risso. 
Notarchus punctatus, Phil. 
NncleobranchiaUi. 
Nadlbranchiata. . . 
NucuLA, Lamarck. . . . 
Nucula Ageensis, Forbes. 
Nucula commutata^ Phil. . 
Nvicida corbvloides^ Seg. 
Nucula decussata, Sow. . 

— emaririnala, Payr. 



131 

181 
182 
180 
180 
182 
182 
183 
181 
180 
181 
182 

•a3 

63,64 
•68 
•78 
•64 
•69 
•63 



•71 
•Ô3 
•67 
•78 
•63 
•63 
137 
137,138 
137 
137 
137 
138 
13(5 
136 
•195 
•195 
•69 
•69 
•60 
•18 
•18 
68 
68 
08 
90 
31 
♦273 
•276 
•277 
•270 
•273 
•270 



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132 



TABLE ALPHABETIQUE 



Nacula fabula, Sow. . . 

— margaritacea, Lk. 

— minuta, Scac. 

— nitida, Scac. . . 
Nucula nitida^ Sow. . . 

— niMleus, Lin. . . 
Nucula nucleus, Lovén. . 

— nucleus, Weink. . 

— pella, Scac. . . 

— Polii, Phil . . 

— pusio, Phil. . . 

— pygmciea, MQnst. 
Nucula radiata^ F, et H. 
Nucula striata, Phil. . . 
Nucula striatissimay Seg. 

— sulcata^ Bronn. . 

— tenuisj Mtg. , . 
Nucula tenuis, Phil. . . 
Nucula tumidula, Malm. 
Ocinebra Edwardsi, Mtr. . 

— erinaceus, Fischer. 

— Tarentinus, Mtr. . 
Ocinebrina corallina, Mtr. 

— cyclopus, Mil'. 

Octopoda 

OCTOPODID^ 

OcTOPUs, Lamck. . . . 
Octopus Aider if Ver. . . 
Octopus antiquorum, Bl. . 

— Argonautœ, Bl. . 

— caréna, Ver. . . 

— catenulatus, Fer. 

— cirrhosus, Lamck. 

— Coccoi, Ver. . . 
Octopus Defilippiiy Aider. 
Octopus Ferussaci, Chiaje. 

— leucoderma, Sang. 

— macropodus, Sang. 
Octopus macropus, Risso. 
Octopus moschatus, Lamck. 

— moschites, Carus. 

— octopodia, Flem. 

— pictus, Blainv. . 

— ruber, Cantr. . . 

— ruber, Raf. . . 
Octopus Salucesi^ Ver. . 
Octopus Salutii, Ver. . . 

— tetracirrhus, .Chiaje. 
Octopus tuberculatus, Bl. 
Octopus tuberculatus, Chiaje. 

— tuberculatus, Risso. 



*276 

*273 

•275 

*277 

•275 

♦273 

•273 

•274 

♦276 

♦273 

•278 

♦277 

♦274 

•277 

•275 

♦273 

♦275 

•275 

•275 

169 

166 

166 

170 

171 

7 

9 

9 

10 

13 

13 

11 

12 

8 

11 

10 

12 

8 

10 

10 

7 

7 

8 

12 

lO 
10 
10 
10 

11 

10 
12 
11 



Hanl 



Octopus velatus, Rang. . 

— velifer, Fer. . . 

— Verany, Wag. . 

— violaceus, Ver. . 
Octopus vulgaris, Lamck. 
Ocythœ tuberoulata, Raf. . 
Odontidium Isevissinum, Can 

— rugulosum, Phil, 
Odostomia acicula, Jeff. . 

— acuta, Jeff. . , 

— acuticostata, Jeff. 

— affinis, Jeff. . . 

— alba, Jeff. . . . 

— albella, Sow. • . 

— attenuata, Jeff. . 

— attenuata, Mtr. . 

— davula, Jeffr. . . 

— compressa, Jeff. . 

— conoidea, Brus. . 

— «onoidea, Forbes. 

— conspicua, Aider. 

— cristallina, Mtr. , 

— cylindrica, Aider. 

— decussata. For., 

— delicala, Mtr.. . 

— diaphana, Jeff. 

— dolioliformis, Jeff. 

— doliolum, Bucq. . 

— elegantissima, Mtr. 

— elegantissima, Weink 

— emaciata, Bucq. . 

— eulimoides, For., 

— eulimoides, Jeff. • 

— excavata, Bucq. . 

— excavata, Jeff. 

— fenestrata, Forbes. 

— formosa, Jeff. . . 

— fusulus, Mtr. . . 

— glabrata, For., Hanl 

— Gulsome, For., Han 

— Humboldti, Jeff. . 

— indistincta, Jeff. . 

— insculpta, Flem. . 

— iuterstincta, Bucq 

— interstincta, Mtr. 

— interstincta, Thorpe, 

— Jeffreysi, Bucq. 

— Lukisi, Jeff. , 

— magnifica, Jeff. 

— marginata, Caill. 

— monozona. Brus. 



Hanl 



12 

12 

12 

12 

9 

13 

210 

206 

•1 

21,22 

•6 

•2 

♦24 

♦19 

♦8 

•2 

•25 

•8 

•21 

•21 

*22 

•19 

•24 

•15 

♦6 

18,19 

•17 

•17 

•7 

'6 

•13 

♦25 

•21 

•J6 

•15 

•16 

•10 



•24 
•29 
•29 
♦11 
•26 
•12 
12,13 
♦12 
12,*13 
49 

•9 
^20 

13 



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TABLE ALPHABÉTIQUE 



133 



Odostomia Monterosatoi, Bucq. , 


•iO 


Odontoslomia Warreni, Weink. . 


•27 


— 


Mouiinsiana, Fiscb. 


. Ml 


Oithooa nobilis, Aid., Hanc. . . 


58 


— 


Nagli, Brus. . , . . 


. *21 


Olivia Ottaviana, Cantr 


•95 


— 


nitida, Aider 


. *24 


Omala inœquivalvis, Schum. . . 


211 


— 


nitidissima, Mtr. . . . 


. '5 


Ommastrephes sagittatus, d'Orb. . 


16 


— 


nivosa, JeflT. .... 


. •25 


— Todarus, Fer. , . . 


16 


— 


obliqua, Aider. . . . 


. 18 


Ommatostrephes, d*Orb 


15 


— 


obliqua, Jefifr. . , . 


. -27 


Ommatostrephes Bertrami, Les. 


17 


— 


obliqua, Mtr 


. •27 


Ommatostrephes Coindeti^ Ver. . 


16 


— 


obliquata, Mtr. . • . 


. '7 


— crassus, Lafont 


16 


~ 


paucistriata, Jeff. . . 


. *8 


Ommatostrephes pteropus, Steens. . 


17 


— 


Penchinali, Bucq. . . 


. '13 


— sagittatus, Jeff. . . . . 


16 


— 


plicata, Flem. . . . 


•11 


Ommatostrephes sagiltatus, Lk. . 


15 


— 


plicata, JeflT. . . . . 


. *23 


— Todaroi, Raf. . . . . 


16 


— 


Pointeli, Mtr 


•5 


Ommatostrephes Todarus, Jeff. . 


16 


— 


prselooga, Jeff. . . . . 


♦20 


OMMATOSTREPHIDuE. '. . . 


15 


— 


pusilla, Jeff. .... 


•7 


Onchidium Celticum, Guv. . . . 


93 


— 


rissoides, Bucq. . . . 


•24 


— tuberculatum, Cronan. . . 


93 


— 


rissoides, Forbes. . . 


•19 


Oncidiblla, Gray 


93 


— 


rissoides, Hanl. . . . 


•23 


Oncidiella Celtica, Cuv. . . , 


93 


— 


rufa, Jeff. 


•9,10 


Oncidiella Celtica, Fisch. . . . 


93 


— 


pufa, Mtr 


. '8 


Oncidium Celticum, Jeff. . . . . 


93 


— 


Bcalari8« Jeff. .... 


. •lO 


ONCIDIID^ 


95 


— 


scalaris, Macg. . . . 


•23 


Ondina, de Polin 


•26 


— 


Scillse, Jeff. .... 


•2 


Ondina insculpta, Mtg 


*26 


— 


semicostata, Jeff. . . 


•8 


— scandens, Brug 


•27 


— 


semicostata, Macg. . . 


. •55 


-^ semiomataj de Fol. . . 


•27 


— 


Silvestri, Ar., Ben.. . 


. H3 


— Warreni, Thomps. . . 


*26 


— 


spiralis, Flem. . . . 


•14 


Onoba slriata, Mtg 


•25 


— 


strlatula, Mtr. . . . 


•9 


ONYCHOTEUTHID^ 


15 


— 


suboblonga, Jeff. . . 


*22 


Onychoteuthis, Licht 


15 


— 


terebellum, Jeff. . . . 


•12 


Onychotenthis Lichtemteini, F. 


15 


— 


tricincta, Jeff. . . . 


47,18 


Onycho'.enthis Oweni, Ver. . , . 


15 


— 


truncata, Jeff. .... 


•19 


OPISTOBRANCHIATA. . . . 


•31 


— 


turbonilloides. Brus. . 


•14 


Orbicula Norvegica, F. et H. . . 


•320 


— 


turrita, Hanley. . . . 


•20 


— turbinatû, Risse. . , . 


•320 


— 


umbilicaris, Jeff. . . . 


*26 


Orthocera glabra, Flem 


207 


— 


umbilicata, Aider. . . 


^22 


Orihis anomoides, Phil 


•317 


— . 


unica, Roux 


•4 


— bifida, Costa, .... 


•319 


— 


unidentata, Jeff. . . . 


♦22 


— detruncata, Phil. . . . 


•317 


— 


unifasciata, Jeff. . . . . 


•20 


— pera, Phil 


•319 


— 


ventricosa, Marion. • . . 


•5 


— truncata, Phil. . » . . 


♦316 


— 


Warensi, Jeff. . . . . 


*2Ô 


Oâcanias de Haanii, Mtr. . . . 


70 


Odontoslomia acuta, Weink. . . 


•21 


— membranaceus, Mtr. . . 


70 


— 


conoidea, Weink. . . . 


•21 


Ossiania Monterosatoi, Mtr. . . 


89 


— 


dolioliformis, Weiuk. . 


•18 


Osteodesma corbuloides, Desh. . 


•182 


— 


eulimoides, Weink. . . 


•25 


— coruscans. Phil 


•182 




obliqua, Weink 

plicata, Weink 


•28 


OsTREA. Lin. ....... 


•307 


— 


•23 


Ostrea Adriatica, Lamck. . . . 


•309 


— 


rissoides, Weink. . . ' 


i3.24 


— angulata, Lamck. . . . 


•310 


— 


unidentata, Weink. . . . 


♦22 


Ostrea bicolor, Daniel 


•308 



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134 



TABLE ALPHABETIQUE 



Oslrea cilrina, Poli *i91 

-^ cochlear. Poli •310 

— cochlearis, Loc *310 

Ostrea cochlearis, Poli *310 

Ostrea corallina, Poli *302 

Ostrea crist at a, Born *309 

Ostrea cristala, Hid *309 

— curvata, Risso *309 

— Cyrnusii, Payr 'SÛO 

— deformis, Lamck. . . . *308 

— distorta, Pultu *300 

— edulis, Auct *308 

— edulis, Greg -309 

— edulis, Issel -309 

Ostrea edtUis^ Liuné *307 

Ostrea fasciala, Gmel *293 

— flex'josa. Poli •303 

— fragilis, Turt *294 

— fusci, Gmel. ^302 

— glabra, Linné •297 

— glacialis. Poli '293 

— hians, Gmel *294 

Ostrea hippopus, Lk *308 

Ostrea hyalina, Poli •304 

— hybrida, Gmel ^302 

— inflexa. Poli ^303 

— Jacobœa, Linné ^297 

— lœvis. Mat. Rack. . . . *304 
Ostrea lamellosa. Broc *309 

— Leonica,Frem ^310 

Ostrea lima, Linné *293 

— lineata, Pultn ♦298 

— mazima, Lin •296 

^ nebulosa, Poli *297 

— - nivea. Broc *295 

— obesa, Reeve *309 

Ostrea obesa, Sow *308 

Oslrea obsoleta, Mat. Rack. . . . -304 

— opercularis. Lin. . . . ♦298 

— parasitica, Turt ^308 

— pauciplicata, Desh. . . . *309 

— pesfelis, Lin •302 

— pefr-lutrœ, Lin ^302 

— plicata, Poli •303 

— plicata, Weink '309 

— plicatula, Phil ^309 

— pusio. Lin *309 

— sanguinea, Poli *298 

— sepleraradiala, Gmel. . . *302 

— sinuosa, Mat., Rack. . . ^300 
Ostrea Stentina, Payr -309 



Ostrea striata, Pult •Slg 

— subauriculala, Turl. . . ^295 

— subrufa, Pen ^298 

— tigrina, Gmel '304 

— triradiata, Gmel. . . . ^302 

— tuberculata, Olivi. . . . ^293 

— tumida, Turt ^304 

— varia, Linné ^299 

OSTREIDiB -307 

Ostreum striatum, Costa. . . . ^312 

— vulgare, Costa *308 

Otavia corallina, Risso •US 

Otina, Gray 94 

Otina otis, Forbes et Hauley. . . 94 

Otina otis, Turt 94 

OTINID^ 94 

Oudardia compressa, Mtr. . . . *210 

Ovatella polita, Biv •tîl 

Ovula, Brug 95 

Ovula acuminata, P. et H. . . . 75 

— Adriatica, Phil 96 

Ovula AdtHatica, Sow 95 

Ovula Adriatici, Kim 96 

— carnea, Lamck 96 

Ovula carnea, Poiret 96 

Ovula Nicseensis, Weink 97 

— palula, Forbes 97 

— purpurea, Req 97 

— spelta, Bucq 97 

— spelta, Lamck 96 

OVULID^E 9J 

Ovulum obtusum, Sow. .... 97 

— patulum, Sow 97 

OxYOYRus, Benson 92 

Oxygt/rus Kerandreni^ Les. . . 92 
Oxygyru? Kerandreni, Mac Andr. . 92 
Ozystele Romettensis, Seg. . , . ^87 
Ozœna AIdrovandi, Raf. .... 8 

— moschata, Raf. ... . 7 
Pachypoma rugosa, Gheran. ... "99 
Pagodula carinata, Mtr 177 

— multllamellosa, Mtr. . . 178 
Palliolum incomparabilis, Mtr. . *305 

— vitreum, Mtr •305 

Pallium vitreum, Chemn, . *302,*305 

Pandora. Brug •ISO 

Pandora flexuosa, Sow. . . . •181 
Pandora infequivalvis. Bru*:. . . *i80 
Pandora inxquivalvis. Lin. . . "180 
Pandora inîequivalvis, Weink. . . *181 

— margaritacea, Turt. . . *180 



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TABLE ALPHABETIQUE 



135 



Pandora obtusa, Lamck. 
Pandora obtiisa, Leach. 

— piïina, Mtg. . . 
Pandora pinna, Weink. . 

— rostrata, Lamck. 

PANDORID.*: 

Pandorina coruscaos, Scac. 
Panop^a, Ménard. . . . 
Panoprea Aldrovandi, Mén. 

— arctica, Oould. . 

— Faujasi, Mén.. . 
Panopsea gîycymeris, Born 
Panopjipa glycymeris, Turt. 
Panopasa Norvegica, Spengl 
Panopsea Spengleri, Valenc 
Parasira, Steenstrup. 
Parasira caréna, Fischer. 

— catenulata, Targ. 
Parasira oarena^ Verany. 
Parasira tuberculata, Targ. 
Parastrophia Asturiana, Folin 

— Folini, Bucq. . 
Partenope formosia, Scac, 
Parthenia elegantissima, Lov, 

— pallida, Forbes. . 

— turrita, Thorpe. . 

— ventricosa, Forbes. 
Parthbnina, Bucquoy, etc. 
Partkenina breviasoulaf 

— Bucquoy iy Loc. . 

— Dagnetit Folin. . 

— decussata, Mtg. . 

— Z)^mouZin5tana, Fischer 
— ' dolioliformis^ Jeff. 

— doliolum^ Phil. . 

— exeavata, Phil. . 

— fenestrata^ Forbep 

— flexicostay Loc, . 

— graoilis, Phil. . 

— Harveyi^ Thomp. 

— Hortensim^ Folin. 

— Humholdti, Risso. 

— indistincta^ Mtg. 

— interstincta, Mtg. 

— Jeffrey si y Bucq. . 

— monozona^ Brus. 

— Penchinati^ Bucq. 

— scalarisy PhiJ. . 

— spiralis, Mtg. . 

— terebella, Phil. . 

— tricinctat Jeff. . 



, Mtr. 



481 


Parthenina turbonilloides, Brus 


44 


•181 


Pasiphae Pennantia, Leach. . . 


. -224 


•181 


Patblla, Linné 


. 430 


•181 


Patella albida, Don 


. 427 


•180 


— anoraala, MuU. . . . 


. *320 


4S0 


Patella aspera, Lamck. . . . 


. 433 


'iS2 


Patella athletica, F. et H. . . 


. ^133 


474 


— Bonnardi, Payr. . . . 


. 432 


►174 


— bimaculata, Mtg. . . 


. 433 


174 


Patella cxrulea. Lin 


432 


•174 


Patella cœrulea, Mtg 


433 


•174 


— cœrulea, Weink. . . .*lî 


M,133 


474 


— cteruleata, Costa. . . 


433 


174 


— caeruleata, Hid 


433 


174 


— Chinensis, Lin 


416 


11 


— cornea, Pot.,Mich. . . . 


434 


11 


— costosoplicala, Hid. . , 


430 


12 


— crenata, Gmel 


432 


11 


— crepidula, Lin 


418 


11 


Patella depressa, Pen 


433 


208 


Patella distorta, Mtg 


•320 


208 


-- elongata, Fiem 


433 


265 


Patella ferruginea^ Qmel. . . . 


430 


122 


Patella ferruginea, Weink. . . . 


130 


•5 


— 'fissura, Mull 


425 


*5 


— Forbesi, Brown 


435 


45 


— fui va, Mttlier 


•135 


41 


— Garnoti, Phil 


429 


43 


— granularis, Salis. . . . 


431 


47 


— Gneca, Lin 


424 


44 


— Gussoni, Phil 


436 


45 


— Hungarica, Pen. . . . 


418 


41 


— lievis. Peu 


434 


47 


— Laraarckii, Payr. . . 


430 


47 


— lepas, Ghemn. . . . 


418 


45 


Patella Lusitanica, Gmel. . . 


431 


46 


Patella militaris, Mtg. . . . 


419 


42 


— muricata, Costa. . . . 


417 


43 


— nigropunctata, Andp. . 


431 


46 


— Noachina, Lin. . . . 


415 


44 


— nubecula, Lin. . . . 


425 


46 


— parva, Costa 


434 


41 


— pellucida, F. et H. . . 


434 


41 


— pellucida, Lin. . . . 


. 433 


43 


— pellucida, Phil. . . . 


436 


43 


— pellucida, Sow. . . . 


. 434 


43 


— pileus-raorionis, Costa. 


•118 


.16 


— pulchella, Forbes. . . 


•135 


44 


— punclnta, Lamck. . . . 


431 


•12 


— reticulata, Don. . . . 


. ^123 


48 


— rosea, Gmel 


. 415 



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136 



TABLE ALPHABETIQUE 



Patella Rouxi, Payr 'ISO 

— Safiana^ Larack. . . . *131 

Patella scissa, Salis *127 

Patella scutellaris, Bl '133 

Patella scutellaris, Dan *132 

— Sinensis, Qmel. .... *116 

— squamula, Ren •HT 

Patella Tarentina, Ijamck. . . *132 

Patella turbinata, Dillw. . . . "220 

— ungaricû, Linné. . . . •US 

— virgioea, Aid "135 

— virginea, Mull. .... *134 

— vulgaris, Costa "130 

— vulgaris, Phil *117 

— vulgata, Brown *133 

— vulgata, Jeff. . . . .* 132,133 

Patella vulgata. Lin *130 

Patella vulgaU, Scac *130 

PATELLID^:: -130 

Putelloidea vitrea, Cantr '136 

Pecciolia insculpta, Jeff. .... *183 

Pectbn, Mûller *296 

Pecten abyssorum, Lovén. . . . *306 

Pecten Actoni, Martens *306 

— aculeatus, Jeff. .... '302 

— aculeatus, Sow *305 

— adspersus, Lamck. . . . *303 
Pecten Audouini, Payr. . . . *2*J9 

— Bisnayensis, Loc. . . . '306 

Pecten Borni, Payr *302 

Pecten Bruei, Payr '301 

— commutatusy Mtr. . . . "301 
Pecten concentricus, Forbes. . . *306 

— Danicus, Chemn. . . . '303 

— distans, Payr *291 

— distortus, Costa *300 

— domesticus, Chemn. . *. *304 

— Dumasii, Payr. .... *303 
Pecten fenestratus, Forbes, . . 'SOG 

— fleoouosusy Poli *303 

Pecten flexuosus, Weink. . . . '303 

— Foresti, Martin •305 

— fragilis, Jeff. •306 

— fragilis, Mtg *29Z 

— fuci, Toraps •3?2 

— furtivus, Lovén ^305 

— furtivus, Sow '305 

— Oemmellari-filii, Biond. . *305 

— gibbus, Phii '301 

— glaber, Auct ^297 

— glaber, Chemnitz. . . . "297 



Pecten glaber^ Linné *297 

— griseus, Larack. . . . *297 
Pecten Oroenlandicus, Sars. . . •306 
Pecten Groenlcmdicus, Sow. . . "306 

Pecten hyalinu», Phil ^304 

Pecten hyalinus, Poli "304 

— Hoshynsù Forbes. . . . •307 
Pecten imbrifer, Lovén "307 

^ insequisculptus, Tib. . . «306 

Pecten incomparabile , Hisso. . *305 

Pecten inflatus, Chemn *293 

— inflexus, Desh. .... '303 
Pectus inflextis, Poli *20Z 

— Jacobseus^hin ^297 

Pecten Jacobseus, Pen ♦297 

— Jacobî, Chemn *297 

— lœvis, Pen '303 

— Landsburgi, Smith. . . . ^302 

— leptogaster. Brus. . . . ^301 
Pecten Zinea fia, Costa *299 

— lucidttSy Jeff. '306 

— maximuSf Lin. .... •296 
Pecten mazimus, Pen '296 

— monotis, Costa ^299 

— multistriatus, Poli. . . . *300 

— obsolefcus, Pen '303 



— opercularis, Auct. . 

— opercularis, Chemn. 
Pecten opercularis, Liu. . 
Pecten parvus, Costa. • . . 

— pellucidus, Payr. . 
Pecten pes-feliSf Linné. . 

— pes'lutrsSf Linné. . 
Pecten pes-lutrse, Môrch. . 

— Philippi, Acton. 



•299 
•298 
•298 
•304 
•304 
•302 
•302 
•303 
•3J6 

— Philippii, Réel ^301 

— pictus, Costa •298 

— pulcherrimus, Risso. . . ^304 

Pecten pvtsio. Lin ^300 

Pecten pusio, Pen *300 

— pygmœus, Phil '304 

— sanguineus, Costa. . . . ^298 

— 8eptemradiatus,Mull. . . ♦302 

— septemradiatus, Weiiik. . ^303 

Pecten similis, Laskey ^304 

Pecten sinuosus, Turt ^300 

— striatus, F. et H. . . . '305 
Pecten striatus, Muller. . . . ♦SOI 
l^ecten subauriculatus, Mtg. . . . ^295 

— subrufus, Turt *298 

— succineus, Req ^304 



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TABLB ALPHAKETIQUE 



137 



Pecten succineus, Risso. . . *304 

— sulcatus, Risso *297 

— Testae, Bivona *305 

Pecten tigrinus, Mtiller. • . . 'SOS 
Pecten triradiatus, MQller. . . . *302 

— tumidus, Tupt *304 

— unicolor, Laxnck. . • . *297 

— varius, Ghemn *2$9 

Pecten varius, Linné '299 

Pecten virgo, Lamck *304 

Pecten vitretUf Ghemn *305 

Pecten vitreus, Gxnel *305 

— vitreus, Jeff. *306 

— vitreus, Risso *305 

— vulgaris, Costa *296 

PEGTINID^ *293 

Pectunculus, Lamck *266 

Pectunculits bim€bculatus,Po\i. . '265 
Pectunculus bimaculatus, Risso. . *2Ô7 

— capillaceus, Gosta. . . . *217 

— crassus, Gosla *222 

— decussatus, Turt. . . . *267 

— fasciatus, Gosta *223 

— Oaditanus, Hid *268 

— glabep, Gosta *218 

— glycymeris,' Auct. • . . *267 
Pectunoultis glycymeris. Lin. . *266 
Pectunculus glycymeris, Turt. . . *?67 

— insubricus, Weink. . . . '268 

— membranaceus, Gosta. . . *221 

— minatus, Phil *279 

— nummarius, Auct. . . . *268 

— nummarius, Turt. . . . *267 
«- pilosellus, Risso. . . . *26S 

— pilosus, Auct *267 

Pectunculus pilosus, Linné. . . *268 
Pectunculus pilosus, Risso. . . . *268 

— reticulatus, Risso. . . . *268 

— siculus, Reeve •265 

— stellatus, Mayer '267 

— strigosuB, Gosta *220 

— sulcatus, Gosta *233 

— undatus, Turt *267 

Pectunculus violacescens, Lk. . *268 

PsDiGULARiA, Swainson 95 

Pedicularia Sicula, Swainson. . 95 

Pelta coronata, Quatref 72 

Petipes tornatilis, Bl 74 

Peracle Flemingii, Forbe?. ... 27 

Peringiella nitida, Br "59 

Periploma myalis, Goil *i84 



Periploma prœtenuis, Mac And. . *184 

Peponaea nitida, Mtp *211 

Persephona violacea, Mtr. . . . ^145 

Petricola, Lamarck *381,1"1 

Petricola bidenlala, Gray. . . . *260 
Petricola costellata, Lamck. . . *172 
Petricola Ipus, Turt *169 

— lithophaga, Pisch. . .♦171,172 

— lithophaga, Phil. . . . *171 
Petricola lithophaga, Retz. . . *171 
Petricola ochroleuca, Lamck. . . *200 

— rocellaria, Gaill *ili 

Petricola roceUaria, Lamck. . . *172 

— semilamellata, Lamck. . *171 
Petricola striata, Lamck. . • . ^171 
Pharus legumen, Adams. . . . ^104 

Pbasianblla, Lamck ^82 

Phasianella decussata, Flem. . . ^42 

— Ferussaci, Guer "93 

— interraedia, Req. . . . *84 

— Nicseensis, Ghem. ... •83 
Phasianella picta, Gosta. . . . *83 
Phasianella prolongata, Doubl. , '83 

— pulchella. Réel *83 

Phasianella pulla, Lin. . . . *82 

Phasianella pullus, Jeiî *82 

Phasianella punctata^ Risso. . *84 

— speciosa, Meg •83 

Phasianella speciosa, Phil. ... •83 

— stylifera, Brod '84 

— subulata, Flem *215 

— tenuis, Mich ♦84 

— Vieuxii, Payr *83 

PHASIANELLID^ •82 

Phasianeroa costatum, Mtr. . . '78 

Phbrusa, Jeffr *29 

Pherusa Gulsonse, Glark. . . . *29 
Pherusa Gulsonœ, Jeflfr ^29 

— bicolor, Mtr 119 

Philibertia contigua, Mtr. ... 119 

— La Viffi, Mtr 119 

PaiLiNE, Ascanias 87 

Philine angustata, Phil. . . . 88 

Philine aperta, Lamck 87 

Philine aperta, Linné 87 

Philine catenata, For., Hanl. . . 88 
Philine catenata, Mtr 88 

— Monterosatoi, JefT. . . 89 

Philine punctata, Auct 88 

Philine punctata, Glark. ... 89 
Philine punctaU, For., Hanl. . . 89 



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133 



TABLE ALPHABETIQUE 



Philine quadrata, F. et H 89 

Philine quadrata^ Wood. , , . i^9 

Philine scabra, Lovén 88 

Philine scabra, Mûll 88 

Philine scutulum, Lovén. ... 89 

PHILINID^ 87 

Philonexis tuberculatus, d*Orb. . 12 

— veiifer, d*Orb 12 

PHOLADID^ '152 

Pholadidea, Leacb '158 

Pholadidea papyracea, F. et H. . '158 

Pholadidea papyracea^ Turl. . '158 

Pholas, Linné *155 

Pholas bifrons, Costa *155 

— callosa, Cuv *156 

Pholas callosa, Lamck *157 

— candida. Lin *15ô 

Pholas crenulota, Spengl. . . . *158 

Pholas crispatay Lin *157 

Pholas dactyloides, Lk '158 

— dactylus, Brook. '157 

Pholas dactylus, Lin *155 

Pholas faba, Pultn M59 

— hians, Pultn *156 

— ligamentina, Desh. . . . *158 

— muricatus, Costa. . . . '156 

— papyracea, Speng. . . . *156 

— papyracea, Turt '158 

— parva, Donov *157 

Pholas parva, Pen *157 

Pholas pusilla, Poli M59 

— tuberculala, Turt. . . . MSS 

— xylophaga, Desh. . . . '155 
Pholobia prœcisa, Brown. . . . '167 
Phorcus margaritaceus, Risso. . . *107 

— mutabilis, Mtr *115 

— Richardi, Mtr *107 

Phyllaphysia, Fischer 69 

Phyllaphysia Lafonti, Fisch. . . 69 

Phylurrho^. Per., Les. . . 48 

Phyllirrhoa Bucephala, P., L. . 48 

PHYLLIRRHOIDiE 48 

Pileopsis Garnoti, Payr *129 

— Hungarica, Cuv '119 

— Hungaricus, F., H. . . . M19 

— intorla, Lamck •119 

— militaris, Phil M19 

— Ungarica, Lamck. . . . *119 
Pilidium fulvum, F. et H. ... *135 

Piliscus Oussoni, Môrch *136 

PiNNA, Linné •291 



Pinna elegans, Brown 

— fragilis, Pen 

— ingens, Mtg 

— lœvis, Donov 

Pinna mucronata. Poli. . . . 
Pinna muricala, Costa. . . . . 

Pinna nohilis. Lin 

Pinna papyracea, Turt 

— pectinata, Auct 

Pinna pectinata, Lin 

Pinna pectinata, Phil 

— rotundata, Gay . . . . 

— rudis, Jeff. 

— rudis. Poli 

Pinna truncata, Phil 

Pireneila conica^ Mtr 

PisNiA, Bivona . . 

Pisania d*Orbignyi, Bucq. . . . 

— d'Orbignyi, Tap. . . . 
Pisania fasciolarisy Lamck. . . 

— maculosa, Lamck. • • • 
Pisania maculosa, Weink. • • 

PISANIID^ 

Pisina glabrata, Mtr 

Plaoiostyla, Fisch, 

Plagiostyla Asturiana, Fisch. . 
Planaxis mamlllata, Risso. . . . 

— olivacea, Risso 

— raricoslata, Risso. . • . 

— reticulata, Risso. . . . 

Platima, Da Costa 

Platidia anomoides, Scac. . . . 

^ Davidsoni, Deshayes. . . 
Platidia Davidsuni, Fischer. . . 

Platydoris Argo, Bergh 

Plburobranch^a, Meck. . . . 
Pleurobranchaea Chiajei, Ver. . 
Pleurobranchœa Delle-Chi^je, Ver. 

— Meckelii, Levé. . . • • 
Pleurobranchaea Meckelt, L. . . 

PLEUROBRANCHID^ 

Pleurobrauchidium Meckelii, Ver. 
Plburobranchl's, Cuvier. . . . 
Pleurobranchus aurantiacus, R. 

— Contariniif Ver, • . , 

— DenotariHf Ver. . . . 
Pleurobranchus Deshaanii, Mtr. . 

— elongatus, Cantr. • • . 

— Forskahlii, Chiaje. . . . 
Pleurobranchus Haanii^ Cant. . 
Pleurobrauchus mamillatus, Sch. . 



*292 

*292 

•292 

•292 

•292 

•292 

•292 

•292 

•292 

•291 

•292 

'292 

•292 

•292 

•292 

•188 

172 

174 

173 

173 

172 

172 

172 

•58 

•54 

•54 

140 

149 

148 

141 

•317 

•317 

•317 

•317 

32 

72 

72 

72 

72 

72 

Ô9 

72 

69 

71 

71 

71 

70 

71 

70 

70 

70 



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TABLE ALPHABETIQUE 



Pleurobrancbus membranaceuSfFlem. 70 
Pleurobranchus membranaceus^ 

Mtg 

Pleurobrancbus membranaceus, V, 

— Monterosati, Vaye. . . 
Pleurobranchus Monterosatoi, 
Pleurobrancbus plumula, Fiera 
Pleurobranchus plumulata^ F, 

— Savii, Ver. . . . 

— stellatus, Risso.. . 

— testtuiinariua, Gantr 
Pleurobranchus tuberculatus, Gant 

— tuberculatus, Pbil. 
Pleuronectia fenestrata, Mtr. 

— lucida, Jeff. . . 
Plburophyllidia, Meckel. 
Pleurophyllidia Delle-Chiaje, Roux 
Pleur ophy II idia lineata, Otïo 
Pleurophyllidia lineata, Ver. 

— Neapolitana, Chiaje. 
Pleurophyllidia pu^stulosa^ Sch 
Pleurophyllidia pustulosa, Ver. 
PLEUROPHYLLIID^. . 
Pleurotoma, Lamck. . . 
Pleurotoma albida, Desh. 
Pleurotoma anoeps, Fich. 
Pleurotoma attenuata, Bl. 

— Bertrand!, Puyr. 

— bicolor, Risso. . 

— boréale, Lovén. . 

— brachistoma, Req. 

— brachistomum, Phil 

— cserulans, Phil. . 

— carinata, Biv . . 

— carinatum, Phil. . 

— cirrutum, Brug. . 

— Comarmondi, Mich. 

— concinna, Scac. • 

— corbis, Michaud. 

— Cordieri, Mtr. . 

— costata, Bl. . . 

— costata, Jeff. . . 

— costulata, Bl. • . 
Pleurotoina crispatum, Crist, 
Pleurotoma decussata, Reeve. 

•—' decussatum, Phil. 

— elegan?, Scac. 
Pleurotoma emarginatum 
Pleurotoma fusca, Desh. . 

— fusiforme, Req. . 

— Ginnania, Scac . 



71 

72 

•70 

70 

70 

306 

306 

44 

44 

44 

44 

44 

44 

44 

44 

115 

129 

115 

124 

133 

118 

115 

128 

128 

130 

116 

116 

183 

117 

122 

120 

120 

137 

131 

128 

116 

134 

125 

117 

116 

126 

115 

126 



Pleurotoma Ginnanianum, Pbil 
*- gracile, Phil. . . 

— gracilis, Scac. . 
Pleurotoma incrassatumy 
Pleurotoma Isevigata, Jeff. 

— Isevigalum, Phil. 

— La Viîe, Phil. . 

— Leufroyi, Jeff.. . 

— Leufroyi, Mich. . 

— lineare, Phil, . . 

— linearis, Bl. . . 

— linearis, Petit.. . 
Pleurotoma Loprestianum, 1 
Pleurotoma Maravij^nre, Risso 

— minutum, Brug. . . 
Pleurotoma modiolum, Crist, 
Pleurotoma modiola, Mtr. 

— Morchii, Mtr, 

— multilineolata, Desh 

— rouricoidea, Bl. . 

— uebula, Bl. . , . 

— nebula, Fisch. . 

— nivale, Lov. , . 

— nitalis, Jeff. . . 

— nuperrima, Tib. . 

— Paciniana, Cale. . 

— Paciniana, Mtr, . 

— Payraudeaui, Desh 

— perlaturo, Req. . 

— purpurea, Petit. . 

— purpureum, Phil. 

— pusilla, Scac. . , 

— pusillum, Phil. . 
Pleurotoma Renievi, Scac. 
Pleurotoma reticulata, Bronn 

— reticulata, Brown 

— reliculatum, Forbes, 

— reticulatum, Phil 

— reticulatum, Req. 

— rudis, Mtr. . , 
rudis, Scac. . . 
ru fa, Jeff. . . 
rugulosa, Brus, 
rugulosum, Phil. 
septanguluris, Bl 
Stossiciana, Mtr. 
striolata, Scac. , 
striolatum, Phil 
suturale, Phil. 
tseniata, Desh 
Tarentina, Phil. . 






139 

. 126 
117,125 
125 
117 
127 
127 
119 
122 
121 
122 
123 
122 
116 
118 
115 
116 
116 
183 
131 
124 
126 
126 
134 
134 
125 
129 
129 
125 
135 
118 
123 
131 
131 
116 
121 
133 
120 
120 
120 
120 
120 
134 
130 
130 
132 
130 
127 
127 
117 
1^9 
116 



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140 



TABLE ALPHABETIQUE 



Pleurotoma teres, Forbes. • • . 

— torquata, Mtr 

Pleurotoma torquatum^ Phil. . 
Pleurotoma Trevelliana, Turt. . . 

— turriculatj, Bl 

— Vallenciennesii, Marav. . 

— variegatum, Phil. . . . 

— Vauquelini, Pa>T. . . . 

— Villiersi, Kien 

— Villiersi, Mich 

— vulpecula, Desh 

— zonata, Chiaje 

Pleurotrachea coronata, Roux. . 

— Fredericiana, Roux. . . 

— mutica, Roux 

Pnbumoderma, Cuvier 

Pneumoderma Mediterranea^ B. 

— Peroiiif Lamck 

PNEUMODERMID^ 

Pneumodermon .Mediterraneum, B. 

— Peronii, Lamck . . . . 
Poiia candidissima, Forbes. . . 

PoLLiA, Gray 

Pollia bicolor, Cantr 

— bicolor, Mtr 

Pollia dOrbignyi, Weink. . . . 

PoUia fusulus. Broc 

Pollia fusulus, Mich 

— leucozooa, Brus 

Pollia Orbignyi, Payr 

— plicata^ Broc 

Pollia plicata, Bell 

— pusio, Jeflf. 

Pollia scabray Mtr 

Polycera crlstala, Aider 

— flava, Flem 

— horrida, Hesse 

— Lessoni, d'Orb 

— liaeata, Risso 

— ocellata, Aid., Hanc. . . 

— quadrilineata, Thomp. . . 

Polycera s, Cuvier 

Polyceras horridum^ Hesse. . . 

— Lessoni, d'Orb 

— lineatum, Risso. . . . 

— ocellatuniy Aid., Hanl. . 

— quadrilineatunis Mûli. . 

POLYGERID^ 

Polycerus linealus, Risso. . . . 

— quadrilineatus, Risso. . . 
Polypus octopodia, Leach. . . . 



115 

116 

116 

133 

133 

153 

118 

128 

124 

125 

117 

122 

1 

91 

91 

24 

24 

24 

24 

24 

24 

136 

173 

174 

174 

173 

174 

174 

167 

173 

174 

174 

175i 

173 

40 

41 

42 

42 

41 

41 

49 

41 

42 

42 

42 

41 

14 

31 

42 

41 

9 



PoBOMYA, Forbes 

Poromya anatinoides, Forbes. . . 

— granulafca, F. et H. . . 
Poromya granulata^ Nyst. . . 

Poronia rubra, Recluz 

Portlandia lucida, Sais 

Poweria scalaroides, Mtr. . . . 
Productus truocatus, Pot., Mich. . 

Pronbombnia, Hub 

Proneomenia aglaopheniae, M.,K. 

— desiderata. M., K. . . . 

— Gorgonophilay Kow. . . 

— vagansy M., K 

Propeamussium iiuequisculptum, M. 
pROPiLiDiUM, Forbes et Hanley. . 
Propilidium A quitanense, Loc. . 
PROSOBRANCHIATA. . . . 

PsAMMOBiA, Lamarck 

Psammobia antiquata, Turt. . . 
Psammobia costulata, Turt. . . 
Psammobia Cumana, Costa. . . 

— discors, Phil 

Psammobia Ferroensis, Gbemn. . 
Psammobia Ferroensis, Lk. . . . 

— florida, Desh 

— florida, Gay. ..... 

— florida, Turt 

— fragilis, Turt 

— jugosa, Brown 

— legumeu, Turt 

— polita, Costa 

— scopula Turt. . . . , . 

— solidula, Turt 

Psammobia tellinella, Lk. . . . 

— vespertina, Chem. . • . 
Psammobia vespertina, Lamck. 

— vespertiDalis, Bl. . . . 
Psammosoleu strigillatus. Brus. . 
Psammotœa Tarentina, Lk. . . . 
Psammotea striata, Costa. . .* . 
Pseudantalis filum, Mtr 

— rubescens, Mtr 

Pseudofusus pulchellus, Mtr. . . 

— rostralus, Mtr 

Pseudomurex lamellosus, Mtr. . . 

— Meyendorffi, Mtr. . . . 

PSEUDOPYTHINIA,FiSCh 

Pseudopythinia Ma>c André xi, F, 
Pterochilus pulcher, Aid., Hanc. . 

Ptbroctopl'8, Fischer 

Pterochopus tetracirrhus, Chiaj. 



*179 
M79 
•179 
*179 
•259 
•278 
101 
•316 
*143 
•144 
•143 
•144 
•143 
•306 
•136 
•136 
95 
•204 
•166 
•206 
•211 
•207 
•205 
•205 
•205 
•206 
•206 
•201 
•201 
•263 
•201 
•165 
•214 
•;'06 
•204 
•204 
•204 
•164 
•201 
•200 
•149 
•148 
177 
176 
171 

i-:2 

•251 

•251 

49 

11 

11 



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TABLE ALPHABÉTIQUE 



141 



Pteroctopus tetracirrhus, Pisch. 


il 


F'rEROPODJi 


. 24 


Pterotrachea, Porsk. . . . 


. 90 


Pterolrachea coronata, Forsk. 


. 90 


Pterotrachea Frederica, Ghiaje. 


91 


Pterolrachea Frederici^ Les. . 


. 91 


Pterotrachea Lesueuri, Risso. . 


. 92 


— 


lophyra, Chiaje. . . . 


. 90 


Pterotrachea mutica^ Les. . . 


. 91 


PTEROTRAGHEIDiE. . . . 


. 90 


Ptychina biplicata, Phil. . . . 


. •250 


PTYCHOSTOMID^ 


. *11 


Ptychostomon, Lçc 


. •is 


Ptychostomon a^mtum^ Jeff. . 


. *21 


— 


albellum, Lov. . . . 


. M9 


— 


aXhum^ Jeff. ... 


. *2A 


— 


clavulum^ Lov. . . . 


. •25 


— 


conoideum^ Broc. . . 


. -21 


— 


conspicuum^ Aid. . . 


. *2Z 


— 


cristatumt Mtr. . . 


. H9 


— 


diaphanum, Jeff. . . 


•18 


— 


fusulum, Mtp. . . . 


. •26 


— 


glahratum^ Muhlf. . . 


. ^24 


— 


Lukisù Jeff. .... 


•19 


— 


marginatum, Cail. . 


•20 


— 


Monterosatoû Bucq. . 


•25 


— 


nitidum^ Aid. . . . 


•24 


— 


nivosum, Mtg. . . . 


•24 


— 


obliquumj Aid. . . . 


•18 


— 


pallidum, Mtg. . . . 


•25 


— 


pticatunii Mtg. . . . 


•23 


— 


prœlongum^ Jeffr. . . 


•20 


— 


Rissoides, Hanley. . . 


. •23 


— 


$uboblongum,Jeff. . . 


•22 


— 


truncatulum, Jeff. . . 


•19 


— 


turritum^ Hanley. . . 


•20 


— 


umbilicare, Malm. . . 


•26 


— 


tunbilicatum, Aid. . 


•22 


— 


unidentatum^ Mtg. . 


*Z2 


— 


unifasciatum^ Forbes. 


•20 


Piillastra aurea, Brown 


•229 


... 


Beudanti, Petit. . . . 


•229 


— 


decussata, Brown. . . 


•224 


~ 


florida, Petit 


•228 


— 


geographica, Forbes. . 


•231 


— 


irus, Brown 


•169 


— 


perforans, Petit. . . . 


•226 


— 


pulchella, Petit 


•231 


— 


rhomboidea, Petit. . . . 


•230 


— 


virginea, Sow 


•230 


— 


vulgaris, Brown. . . . 


•226 



PULMONIFERA. . . 

PUNCTÎJRELLA, Lowe. . . 

Puncturella Asturiana, 

— Noachina, Lin. . 
Puncturella Noachina, Lowe, 
Puncturella profunda, Jeff. 

Purpura, Brug 

Purpura bizonalis, Lamck. 
Purpura Celtica, Loc. . 
Purpura comiculala, Risso. 

— Edwardsi, Payr. . 

— fasciolaris, Lamck. 

— Qualtierii, Scac. . 

— haemastoma, Lamck 
Purpura hamastoma. Lin 

— imbricata, Lamck. 

— lapillus, Lin. . . 
Purpura lapillus, Kien. 

— lapillus, Lamck. 

— roaculosa, Bl. . . 

— nux, Reeve. . . 
Purpura Oceanica, Loc. 

PURPURID^ 

Pusillina pusilla, Mtr. . . 
Pyramis acutissimus, Brown, 

— affinis, Brown. , 

— albulus, Brown. 

— cingil!u9, Brown. 

— indistinctus, Brown, 

— nitidissimus, Brown 

— nivosus, Brown. . 

— subulatus, Brown. 

— unicus, Brown. . 
Pyrgisculus scalaris, Mtr. 
Pyrgostelis densecostata, Mtr, 

— fulvocinclus, Mtr. 

— rufa, Mtr. . . . 
Pyrgostylus striatulus, Mtr. 
Pyrgulina emaciata, Mtr. 

— intermizta, Mir. . 

— monozona, Mtr. . 

— Penchinati, Mtr. . 

— turbonilloides, Mtr. 
Pyramidblla, Lamck. . 
Pyramidella nitidula, Ad, 
Pyramidella nitidula, Jeff. 
Pyrula perversa, Bl. . . 

— provincialis, Mart 
Pythinia Geoffroyi, Jeff. . 

— setosa, Jeff. . . 
Ranblla, Lamck. . . . 



Jeff. 



93 

•125 

•126 

•125 

•125 

•126 

151 

152 

153 

108 

169 

173 

172 

151 

151 

152 

152 

153 

152 

172 

169 

151 

151 

•53 

•3 

•2 

•51 

•154 

•21 

•4 

•25 

215 

•4 

•16 

•8 

•10 

•9 

•9 

•13 

•13 

•13 

•13 

•14 

•27 

•27 

•27 

183 

157 

♦258 

•264 

160 



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142 



TABLE ALPHABETIQUE 



Ranella gigantea, Lamck. . . 


160 


Ringicula auriculata, Mtr. . . 


. 86 


— lanceoiata. Menke. . . 


161 


— 


auriculata, Phil. . . . 


. 85 


— pygmeea, Lamck. . . 


144 


Ringicula buccinea, Broc. . 


. 86 


Hanella reticulariSy Born. . . 


160 


— 


conformis, Mtr. . . . 


86 


Ranella scrobiculata, Kien. . . 


. 160 


Ringicula leptocheila, Brug. . 


. 86 


— tuberculata, Risso. . . 


161 


Ringicula leptochila^ Brug . . 


. 86 


Raphitoma, Bellardi 


. 124 


Ringicula leptochila, Morl. . . 


. m 


Raphitoma aJbida, Weink. . . 


. 129 


Ringicula Passieri, Morl. . . 


. 86 


— anceps, Sar» 


. 115 


RINGICULID^ 


. 85 


Raphitoma attenttatum^U, 


. 124 


Ringiculina leptocheila, Mtr. . 


. 86 


Raphitoma attenuata, Weink. . 


. 124 


Rissoa 


abyssicola, Forbes. . . 


. '35 


— Barbierii, Brus. . . . 


. 115 


— 


abyssicola, Jeffr. . . 


. *36 


— Bertrandi, Brus. . . . 


. 133 


- 


abyssicola, Sars. . . 


. ^36 


— brachystoma, Brus. . . 


. 128 




acicula, Desin. . . . 


. -43 


Raphitoma brachystomum,V, 


12S 


— 


acuta, Desm 


. '42 


— costulatumj Bl. . . . 


. 128 


— 


alata, Meuke 


. '42 


Raphitoma costulata, Weink. . 


. 128 


— 


Alderi, JeflF. .... 


. *61 


— Ginnaniana, Mtr. . . 


. 126 


— 


Algeriana, Mtr. . . . 


*33 


Raphitoma Ginnanianum^ R. 


. 125 


— 


apiculata, Dan.,Sand. . 


. *50 


Raphitoma gracilis, Weink. . 


. 116 


— 


aspera, Phil 


. *33 


— incrassata, Bell. . . . 


. 118 


— 


auriscalpium, Bucq. . 


•42,43 


Raphitoma lœvigatum^ Phil. 


. 127 


— 


Beani, Lov 


. •3<i 


Raphitoma La Vise, Brus. . . 


. 119 


— 


Boscii, Payr 


. 211 


— Leufroyi, Phil. . . . 


. 122 


— 


Brughierii, Ver. . . . 


•41 


— multiliueolata, Weink. 


. 131 


— 


Bruguierii, Payr. . . 


Ml 


— nebula, Bucq. . . . 


127 


— 


Bruguierii, Petit. . . 


. Ml 


Raphitoma nehulum^ Mtg. . . 


. 125 


— 


Bryerea, Mtg 


. ^42 


Raphitoma nebula, Weink. . . 


126 




buccinoides, Desh. . . 


•32,33 


Raphitoma nuperrimum, Tib. 


125 


_ 


calathiscus, Phil. . . 


♦30 


« Payraudeaui^ Desh. . 


125 


- 


calathus, For., Hanl. . 


. ^36 


Raphitoma pusilla, Weink. . . 


131 




Canariensis, d'Orb. . . 


. ^33 


— reticulaU, Bell. . . . 


121 


— 


cancellata, Desm. . . 


. ^29 


Raphitoma Rissoi, Loc. . . 


126 




cancellata, Jeff. . . . 


. ^30 


Raphitoma rugulosa, Weink. . 


130 


— - 


cancellata, Petit. . . . 


•37 


— Sandrjana, Brus. . . 


129 


— 


cancellata, Phil. . . . 


•32 


— Sandriana, Weink. . . 


129 


— 


caribea, Mtr 


♦41 


— Sandrii, Brus 


129 


— 


carinata, Bucq. . . . 


•38 


Raphitoma striolatum^ Scac. 


. 127 


— 


carinata, Phil. . . . 


•39 


Raphitoma striolata, Weink. . 


127 


— 


cerasina. Brus. . . . 


•51 


— tœniata, Weink. . . . 


129 


— 


Ghesnelii, Mich. . . . 


♦42 


Raphitoma Villiersi, Mich. . 


. 125 


— 


cimei,Auct 


•30 


Rhomboidella rhombea, Mtr. . 


*260 


— 


cimex, Scac 


•29 


RhomboiJes rugosus, Scac. . . 


M67 


.. 


cimicoides, Forbes. . . 


♦35 


Rhombobepion, Rochebr. . . 


22 


-- 


cin^'illaU, Macg. . . . 


♦54 


Rhomhosepion élégant, d'Orb. 


23 


— 


cingillus, Mich. . . . 


•54 


— rupellariv/m, d'Orb. . 


22 


— 


cin^latus, Phil. . . . 


•38 


Rimula Asturiana, Fisch. . . . 


*126 


— 


clathrata, Phil 


•32 


-- Flemingii, Macg. . . 


M25 


— 


clathrata, Seg 


♦28 


— Noachina, Leach. . . 


M26 


— 


communia, Forbes. . . . 


•55 


RiNOicuLA, Desh. , . . . . 


85 


— 


coutorta, Jeff. .... 


♦60 


Ringioula auriculata, Men. . 


85 


— 


coronata, Phil 


204 



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TABLB ALPHABETIQUE 



Rissoa Costa ta, Desm *45 

— costata, Jeff. '79 

— costata, Scac •3? 

— costulata, Aider. . . . '49 

— costulata, Jeff. . . . . *70 

— coslulata, Mtr. .... '49 

— costulata, Risso *45 

— creDulata, Mich *30 

— crenulata, Pbil 'SI 

— cristallioa, Browa, . . . •r»9 

— cyclosirema, Recl. . . . *3l 

— decorata, Phil M9 

— decussato, Menke. . . . *4l 

— deliciosft, Jeff. .... '53 

— defonnis, Sow *42 

— denticulata, Brown. . . '42 

— doliolum, Phil Ml 

— dolium, Nyst *52 

— Ehrenbergi, Phil. ... '47 
~ elata, Phil '44 

— elegans, Risso *76 

— elongata, Desm '44 

— europaea, Petit *30 

— excavata, Phil M5 

— exigua, Mich '39 

— fasciala, Req *57 

— fragtlis, Mich '44 

— fulgida, For., Hanl. . . *57 

— fulva, Mich *62 

— Qalvagnij, Arad., Mig. . *56 

— gemmula, Fisch. . . . *53 

— glabra, Brown 'ôl 

— glabrata, Brus ^59 

— glabrato, Phil '58 

— gracilis, Macgil. . . . '55 

— gracilis, Phil *13 

— granulala, Phil *29 

— granulata, Req '31 

— graphica, Brown. . . . *5i 

— grossa, Mich *48 

— Guerini, Bucq *50 

— Guerini, Recl '49 

— Gulsonœ, Clark '29 

hyalina, Desm *47 

— incoQspicua, Aider. . . . *52 

— inconspicua, Jeff. . . . *53 

— interrupta, JohDs. ... "52 

— intorta, Mtr *60 

— Jeffreysi, Wal *35 

— lobiala, Phil *38 

— labiosa, Brown *43 



5 I - 



I _ 






Rissoa lactea, Mich. . . . , 

— Lciteiia, Ar., Ben. . 

— Lancise, Cale. 

— lia, Bucq. . . . 

— liliacina, Recl. . 
lineata, Mtr. . . 
lineolata, Mich. . 
lucuUana, Scac. . 
marginata, Mich. 
Marioni, Mtr. . . 
melanostoma, Req. 
membranacea, Ar., Ben 
membranacea, Jeff. . 
membranacea, Lov. 
membranacea, Weink 
roicrometrica, Seg. . 
minutissiroa, Mich. . 
monodon, Req. . . 
moDodonta, Phil. . 
xMontagui, Ar., Ben. 
Montagui, Jeff. . . 
Montagui, Payr. . . 
nana, Phil.. . • 
obscura, Phil. . . . 
obtusa, Cantr.. . . 
Oceani, Arad., Ben., 
opalina, Jeff. . . . 
pagodula, Bucq. . . 
paludinoides, Cale. . 
parva, Gray. • . . 
parva, Jeff. . . . 
Philippiana, Jeff. 
polita, Scac. . . . 
proxima, Aider. . . 
pulchella, Phil. . . 
pulchella, Risso. . . 
pulchra, Forbes. . . 
pulcherrima, Auct^ . 
pulcherrima, Jeff. . 
punctulum, Phil. 
punctura, Macg. . . 
punctura. Pot., Mich. 
pusilla, Phil. . . . 
pygmsea, Phil. . . 
pyramidella, Brown. 
radiata, Phil. . . . 
reticulata. Chenu. . 
reticulata, Jeff. . . 
reticulata* Phil. . . 
Tubra, For.,. Hanl. . 
rubrocincta, Dan., i?and. 



113 

'37 
•40 
•33 
•50 
•48 
•33 
•47 
•77 
•48 
•40 
•51 
•45 
•44 
•44 
•44 
•57 
•55 
•46 
•46 
*33 
•32 
•32 
•53 
•51 
•61 
•31 
•61 
•40 
♦58 
•51 
•52 
•40 
•21 
•59 
•53 
•42 
•53 
•56 
•56 
•58 
•37 
♦47 
♦52 
•57 
♦42 
•49 
•34 
•36 
•36 
*62 
*50 



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lU 



TABLE ALPHABETIQUE 



Rissoa rudig, Phil 


. *40 


— 


ruûiabris. Aid. . . . 


. M7 


— 


rupestris, Forbes. . . 


. *54 


— 


scabra, Mtr 


. *33 


— 


scabra, Phil 


. *33 


— 


sculpta, For., Hanl. . . 


. «35 


— 


semicostata, Brown. . 


. *55 


— 


semicostulata, Ant. . . 


. *51 


— 


semistriata, JefT. . . . 


. *55 


— 


similis, Scac 


. -50 


— 


simili?, Mir 


. M9 


— 


simplex, Phil 


. *53 


— 


simulans, Mtr. . . . 


. MO 


— 


sinuosa, Scac 


. 212 


— 


soluta, For., Hanl. . . 


. *60 


-— 


soluta, Phil 


. '61 


— 


striata, Johnst. . . . 


. *55 


— 


Btriata, Phil 


*12 


— 


strialula, For., Hanl. . 


. *38 


— 


subcarinata, Cantr. . . 


. M6 


— 


subcostulata, Schw. 


. *49 


-. 


subcrenulata, Mtr. . . 


. *31 


^ 


subsoluta, Arad. . . . 


. *35 


— 


subsulcata, Phil. . . 


. *55 


— 


subulata, John. . . . 


. 215 


-^ 


subventricosa, Cantr. . 


. M5 


— 


lenera, Phil 


. *39 


— 


tenuisculpta, JefT. . . 


. *57 


— 


Testœ, Arad., Mag. . 


. •36 


— 


Testœ, Mtr 


. •se 


— 


textilis, Phil 


. -33 


— 


teztilis, Sandri. . . . 


. -S? 


— 


trJcolor, Risso. . . . 


. ^47 


— 


trochlea, Mich. . . . 


. •ss 


— 


turgida, JefT. .... 


. •57 


— 


turritelta, Scac. . . . 


. •e 


— 


variabilis, Bucq. . . . 


. •iô 


— 


variabilis, Jeflf. . . . 


. *45 


— 


veniricosa, Bucq. . . 


. ♦Aâ 


— 


Yentricosa, Desh. . . 


. ^45 


— 


venusta, Phil 


. *48 


— 


violacea, Bellr. . . . 


. *48 


— 


violacea, Desm. . . . 


. *47 


_ 


violacea, Jeff. . . , . 


. -47 


— 


vittata. Red 


. ^54 


— 


vitrea, Macg 


. ♦ÔO 


— 


vulgatissima, Clark. . 


. 194 


— 


\^^arrenii, Thomps. . . 


. "St^ 


— 


Watroni, Mtr. . . . 


. 40 


— 


Zellandica, Brown. . . 


. -31 


BissoiA, Fremintille 


. ^45 



Rissoia deliciosa, Jeff. .... ^53 

— dolium, Nyst *52 

— gemmuUtta^ Fisch. ... •M 

— grossa, Mich *48 

— Guerini, Recl. . . • . ^49 

— inoonspicua Aid. . . . *52 

— interrupta. Ad *51 

Rissoia labiosa, Fisch ^43 

Rissoia lia^ Ren *50 

lineolata, Mich *47 

— liliaoina, Recl •48 

— marginata, Mich. . . . ^48 

— monodontat Biv. . . . ^46 

— melanostomray Req. . . *50 

— neglecta^ Loc ^46 

— nitens, Mtr *50 

— parva, Costa *5l 

— protensa, Loc •46 

— pulchella, Phil ^53 

— radiata, Phil *49 

— rufllabriSf Leach. . . . ^47 

— similisy Scac *50 ' 

i — simplex, Phil •SS 

I — subcostulata^ Schw. . . ^49 

I — subventricosa^ Cantr. . . ^45 

— variabilis, Meg *45 

I — ventricosa, Desm. . . . *45 

I Risoia ventricosa, Fisch ^45 

( Rissoia venusta, Phil *48 

— violacea, Desm ^47 

RISSOIIDiE *29 

RissoiNA, d'Orb *21 

Rissoina Bruguierei, Payr. . . '41 

Rissoina Bruguierei, Schw. . . . ^41 

— Bruguierei, Payr. . . . '41 

— Bryerea, Jeff. ^42 

Rissoina Bryerea, M kg. . . . *42 

— decussata, Mtg ^42 

Rissoina decussata, Jeff. .... ^42 

j — denticulata, Jeff. . . ..•41 

I Rissoina denticutata, Mtg. . . '41 

! Rissoina reticulata, Tap *M 

RossiA, Oven 18 

' Rossia macrosoma. Fer. ... 18 

I Rostellaria pespelecani, Lk. ... 197 

, — Serresiana. Micli. ... 198 

I Roianella Jeffreysi, Mtr. .... 81 

I RUNCINA, Forbes 72 

I Runcina coronala, Fisch 72 

I Runcina coronata, Qualr. ... 72 

I RUNCINID^ 74 



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TAULE ALPUABETIQDE 



145 



Rapellaria decussata, Weiok. . . 
Rupicola concenlrica, Fleur. . . 

— distorta, Gray 

Sabanea Binghamiaoa, Leach. . . 

— incoDspicua, Mtr . . . 

— marginata, Mtr 

— parva, Mtr 

— pulchella, Mtr 

— radiata, Mtr 

— simplex, Mtr 

Sanguinolaria vespertina, 1*1 cm. . 

Saxicata, Flem 

Saxirava arctica, Desh 

— arctica, Fischer 

— arctica, F. et H 

Sa.vicava arctica, Linné, . . . 

— Gallicana, Lamck.. . . 

Saxicava Guerini, Desh 

Saxicava minuta, Lin 

Saxicava oblongua, Taslé. . . . 
Saxicava oblonga, Turt. . . . 

— plicata, Mtg. .... 
Saxicava plicala, Turt 

— purpurea, Brown. . . . 

— rugosa, Jeff. . . . .MG7 

— rugosa, Lamck. .... 
Saxicava rugosa, Linné. . . . 
Sazicavella plicata. Fisch. . . . 

SAXICAVID^. 

ScACCHiAy Philippi 

Scachia elliptica, Phil 

Scacchia elliptica, Scac. . . . 

— ovata, Phil 

— pha^eolina, Mtr. . , . 

ScjEURGUS, Troschel 

Scseurgos Coccoi, Fisch. . . . 
ScxurgtêS Cocooi, Ver, .... 

Scaea stenogyra, Phil 

ScALARiA, Lamck 

Scalaria... Cantr . 

Scalaria Algeriana^^eink . . 

— Ccmtrainei, Weink. . . 

Scalaria clatrata, Turt 

ScaJLaria clathratula^t Mtg. . . 
Scalaria clathrus, Lovén 

— clathrus, Sow 

— communis, Kien. • . . 
Scalaria communis, Lamck. . . 

— commutata, Mtr. , , . 
Scalaria coronata, Weink. . . . 

— crenata, Desh. ' . . . . 

5* SÉRIE, T. X. — 1S87 



M71 
*187 
M7i 

1-Î8 

*52 

M8 

*54 

*53 

♦49 

*53 
M43 
*166 
•167 
•168 
•167 
•166 
*1Ô8 
•248 

•267 ; 

•169 ! 

•16S I 

•169 ! 

•169 I 

•246 , 

•168 I 

•168 

•168 

•169 

•166 

•251 

•251 

•251 

•251 

^251 

11 

11 

11 

27 
201 
202 
202 
204 
204 
204 
201 
203 
203 
201 
203 
202 
205 



Scalaria crenata^ Lin 205 

Scalaria crenulata, Fisch. . . . 205 

— frondosa, Sow 204 

Scaiaria geniculaia, Mtr. . . 204 

Scalaria lamellosa, Br 203 

— lœvigata, Cale 201 

Scalaria longissima, Seg. . . . 205 

Scalaria monocycla, Sow, . . . 203 

Scaiaria nana, Jeff. 202 

— obsita, Loc 202 

Scalaria planicosta, Biv 202 

— plicala, Scac 202 

— pseudoscalaris, Phil. . • 203 
Scalaria pulchella, Biv. . . . 205 
Scalaria raricosta, Costa. . . . 205 
Scalaria Scachii, Hôrne.-. . . . 204 

Scalaria soluta, Tib 204 

Scalaria subdecussata^ Caulr. . 203,205 

Scalaria tenuicosta, Mich. . . . 202 

Scalaria Trevelyo/na, Leach. . , 205 

— TurtonsByTwvi 202 

Sralaiia Turtonte, Jeff, , ... 203 

— Turtoni, Blainv 202 

— Turtonia, Risso 202 

— Turtonis, F. et H. . , . 203 
SCALARIID^ 201 

SCAPHANDER, Moutf. 75 

Scaphander gibbulus, Jeff. ... 84 

— gibbulus, Roux 76 

Scaphander giganteus, Risso. . 76 

Scaphander lignarius, For., Haiil. . 76 

Scaphander lignarius, Linné. . 75 

Scaphander librarius, Lovén. . , 76 

— punclo-striatus, Sars. . . 76 
Scaphander puncto-striatus, M. 76 

SCAPHANDRID^ 75 

SCAPHOPODA 211 

SCHI8M0PB,Jeff. *12l 

Sohismope cingulata, Costa. . . •121 
Schismope cingulata, Mtr. . . . ^121 

— elegans, Weink ^121 

— striatula, Roux ^121 

Schizolrochus asper, Mtr. . . . "122 

— crispatus, Mtr '122 

Schwartzia monodonta, Mtr. . . ^46 

SciNLiLLA, Deshaye '264 

Scintilla Artnoricœ, Crouan. . *264 

— crispât a, Fischer. , . . ♦264 

Scililla recondita, Fisch ^250 

Scintilla setosa, Dunker. . . . *264 
ScissuRBLLA, d*Orb *121 

10 



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146 

Scissurella aspera^ Phil. . 

Scissurella cancellata, JefT, 

• — cingulala, Ccsta. . 

Scissurella costcua, (roih. . 

— crispata, Flem. 



TABLE ALPUABBTIQUE 



H22 
•122 
M21 
M22 
•122 
Scissurella plicala, Phil ^122 

— striatula, Phil ♦121 

SGISSURELLID.E •121 

SCROBIGULARIA, Schum. . . . •IDS 
Scrobicularia alba, Jelf. .... *197 
Scrobicularia Cottardi, Poyr. . •IQô 
Scrobicularia Ck>ttardi, Phil. . . *196 

— fabula, Brus ^199 

— nilida, Jeff, ♦IQS 

Scrobicularia piperata, Gmel . ♦IQS 
Scrobicularia piperata, Phi!. . . ^195 

— plana, Weink ♦196 

— prismalica, Jeff. .... •200 

— tenuis, Jeff. ♦199 

Scutulum Gussoni, Mtr *ld6 

ScYLLiBA, Linné 48 

Scyllasa pellagica^ Lin. ... 48 

— punctata, Bouch. ... 48 

SGYLLyEID^E 48 

Seouknzia, Jeff. ^122 

Seguenzia elegans^ Jeff. . . . ^122 
Semele angulosa, Oreg ^290 

— longicolla, Greg. . . . ^193 

— nitida, Greg *198 

— piperata, Oreg ^196 

Sepia, Lamarck 21 

Sepia biserialis, Ver 23 

— elegans, d'Orb 23 

Sepia Filiouxiy Laf. 21 

Sepia Fischeri, Laf. 22 

— loligo, Gmel 15 

— loligo, Lin 18 

— média. Lin 20 

— moschata, Bosc 7 

— octopodia, Pen 8 

— oclopus, Bosc 9 

— officinalis, Fer., d'Or. . . 21 
Sepia offlcinalis, Lin ne. ... 21 
Sepia Orbignyana, Fer 22 

— rupellaria, d'Orb. ... 12 

— sepiola, Pen 17 

— subulala, Bosc 20 

SEPIID^ 21 

Sepioia, Schueid 17 

Sepiola Atlanticaj d'Orb. ... 17 
Sepiola macrosoma, Ghieje. ... 18 



Sepiola Rondeleti^ Leaclî. ... 18 

SEPIOLID^: 18 

Septaria, Lamarck ♦ISS 

Septaria Mediterranea, Ris«o. . ♦ISS 
Serpula arenaria, Hanley. ... 211 

— denlifera, Lamck. . , . 210 

— glomerata, Hanley. . . . 209 
Serbulorbis polyphragma, S. . . 209 
Setia amalibis, Mtr ♦Sô 

— fulgida, Mir •S8*57 

— fusca, Mtr ♦SS 

— maculata, Mtr ♦Sô 

— pulcherrima, Adams. . . •ôô 

— turriculata, Mtr ♦SS 

Sigai-etus Kindelmannianus, M. . •69 

— ueriloides, Ghiaje. . . . ^69 

— perspicuus, Phil ^69 

— stomatellus, Risso. ... 69 

b'iLiQ JARIA, Brug 211 

Siliquaria anguina, Lamck. ... 211 
Siliquaria anguina, Lin. . . . 211 
Siliquaria glabra, Risso. ... 211 

SiMMA, Leacb 9u 

Simnia Nicxensis, Risso. ... 97 

— obtusa^ Sow 97 

— patula, Lin 97 

Simnia purpurea, Risso 97 

Simnia spelta^ Lin 96 

SIXUPALLEALES •152 

Sipho graciliSy Kob 141 

— Noachina, Brown. . . . ^125 

— radiata, Brown *123 

— tortuosa, Sars 182 

Siphodentjlîum Lofolense, Fisch. *149 

— tetragonum, Sars. . . . '149 
Siphonentalis quinquangulare, F. . ^149 
SiPoo.NODBNTALiOM, Sars. . . . ^149 
Siphonodentalium Lofotense^ S. ^149 
Siphouodentalium Olivi, Jeff. • . ^156 
Siphonodentalium quinquangu- 

lare, F -149 

Siphouodentalium subfusiforme, S. ♦ISO 

— tetragonum, Jeff. . . . ^146 

SirnoNARiA, Sow ^129 

Siphonaria Algesirm, Q. et G. . ^129 
Siphonaria stria to-punctata, \V. . "129 

SIPHONARIID^ nt^ 

Siphonida «152 

SIPIWNOSTOMATA 95 

Skvnea coslulata, Ar., Ben. . . . ^91 

— culteriana, Glark. . , , *86 



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TABLB ALPHABETIQUE 

Skenea Culteriana, F., H. . . . •8ô ) 

— depressa, Flem *89 | 

— divisa, Flem •881 

— divisa, F., H -fS [ 

— exilissima, Phil *«8 

— Fischeriana, Ar., Ben. . *91 

— lœvis, Phil. . . . • . *88 

— nitens, Weink *87 

— nilidissima, F., H. . . . *90 

— planorbis, F., H. ... *89 

— planorbis, Jeff. . . . . *89 

— rota, F., H *90 

— striata, Weink ^89 

Skenbia, Flem *88 

Skeneia exilissima^ Phil. ... '88 

— Ixvisy Phil -88 



147 



— planorbis, Fabr. . . . *8S 
Skeneia planorbis, Bucq. . . . , *S9 
Skeneia serpuloides^ Mir. . . . •S'^ 

— trochiformis, Loc. . . . *89 

Smithia striolata, Mir 127 

SOLARIID^ *92 

Solarium, Lamck *9Z 

Solarium Archytm^ Costa. . . . *93 
Solarium conulus, Weink. . . . '93 
Solarium discoideum, Phil. . . *92 

— fallaciosum, Tib. . . . *93 

— hyhridum,, Liu *02 

Solarium hybridura. Petit. . . . *92 

— luleum, Phil '9.^ 

— pseudoperspectivum, Je T. . *92 

— Siculum, Petit '93 

Solarium Siculum, Cantr. . . *93 
Solarium straroineum, Phil. . . *93 

SoLEcuRTus, Blainville *164 

Solecurtus antiquatus, Jef. . . . *166 

— candidus, Desh *165 

— coarctatus^ Desh. . . . *166 

— legumen, Blainv. . . . *1G4 

— mullistriatus, Phil. . . . *1C5 

— scopula, Mtr *165 

— Blrigilatus, Chenu. . . . *165 
Solecurtus strigilatusy Linné. . *16i 
Solecurtus strigilatus, Phil. . . *16\ 
S*»lemya Lamarckii,Qaj *26o 

— Mediterranea, Lk. . . . •200 

Soi.LX, Linné *160 

Solen antiquatus, Pult *166 

— candidus, Ren *165 

— coarctatus, Dil •166 

— emarginatus, Speag). . . •166 



Solen ensis, Linné. . . . \ . •161 
Solen legumen, Lin «163 

— ligula, Turt *162 

— miniraus, Un *167 

— multistriatus, Scac. . . . *165 

— novacula, Mig •1G2 

Solen pellucidus, Pen ♦163 

Solen pinna, Mtg '181 

— pygmaeus, Lamck. . . . •163 

Solen siliqua, Lin •162 

Solen slrigillatus, Lm •164 

— slrigillatus, Lamck. . . ^165 
Solen tenuis. Phi! *163 

— vagina. Lin -160 

Solen vesperlinus, Mtg *204 

Solenella cuneala, Jeff. .... •279 

SOLENID^ •lOO 

SoLBSOMYA, Lamarck *266 

Solenomya togata. Poli. . . . ♦2G0 
Solenomya togata, Weink. . . . ♦266 

SOLENOMYID^, ♦266 

Speo bifasciala, Risso 74 

SPHiERONASSA, LoC 138 

SphœronassagibbosayLoc. . . . 139 

— globulina, Loc 139 

— inflata, Lamck 139 

— mutabilis^ Lin 138 

Srn.ERosTOMA, Macgil 45 

Sph crostoma Blainville i. Ris. . 46 

— gibbosum, Risso. . . . 46 

— Hombergiy Cuv. . . . i5 

— lineatum, Aid., Hanc. . 45 

— plebcium, John. ... 45 

SPH.>ER0ST0M1D.E 45 

SplironiaBinghami, F., H. . . . '174 

SpnENiA,'Turton *174 

Sphenia Binghami, Turt. . . . ^174 

Spira niùdissima, Weink. . . . 206 

SPIRIALIID^ 26 

SpiRiALis, Eyd., SouI 2G 

Spirialis bulimoides, Soûl ... 26 

— Flemingi, Forbes. ... 27 

— Jeffreysi,Vov,y Hani. . . 26 
Spirialis Mac Andrei, For., Honl. . 26 

— Mac Andrewi, Daniel. . . 2(y 
Spirialis Mac Andretci^ F., II. . 26 

— retroversus, Flem. ... 27 
Spirialis retroversus, Jeff. . . . 26 

— retroversus, Mlr ... 27 

— rostralis,'Soul 26 

— trochiforniis. Soûl. . . . 5;7 



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148 



TABLE ALPHABETIQUE 



Spirolidium, 0. G. Costa. . . 
Spirolidium Asturianum^ Fol. 

— Mediterraneum , Costa. 
Spjrula, Lamck. . . . 
Spirula Australis, Bl. . . 
Spirula Feront, Lamck. 

SPIRULID^ 

Spirula triangula, Adams. 
Spondylus, Linné. . . . 
Spondylus g/ederopus^ Lin 

— Gussoniy Costa. . 
Spondylus Gussoni, Weink. 

— Gussonii, Costa. . 
Sportella, Deshayes. . 
Sportella recondita, Fisch 
i:ïTii.ioBR, Ëhremberg. . . 
Stiliger bellula, Fisch. . 
Stiliger bellula, d^Orb, . 

— Souleyetij Ver. . 
Stomatia ambigua, Brus. . 

— azona, Brus. . . . 

— clathrata, Brus. . 
Strigilla carnaria, Daniel. 
Strombiformis albus, Costa. 

— giaber, Costa. 

— reticulatus, Costa. 
Strombus pespelecani, Linné. 

— tuberculatus, Linné. 
Stylifbr, Broderip. . 
Stylifer Turtoni, Brod 
St\liola, Lesueur. . . 
Styliola subulata, Q. et G. 
Snbtestacea. . . . 
Subularia bilineata, Mtr. 

— Jeffrey siana, Mtr, 

— subulata, Mtr. 
Susania testudinaria, Mlr. 
Syndbsicya, Réel. . . 
Syndesmya alba, Taslé. 
Syndesmya alba, Wood 
Syndesmya Apelina, Taslé. 
Syndesmya Apelina^Ren 
Syndesmya Cailliaudi, Taslé, 
Syndesmya fragilis, Risso 

— longicallis, Scac, 

— nitida. Millier. 

— occitanica. Réel 

— ovata, Phil. . 

— prismatica^ Mt^r 

— tenuis, Mtg. . 
Syndesmya aiba, Réel. 



M9 



i<A 



20S 

208 

208 

23 

23 

23 

23 

M 89 

'307 

•307 

*307 

•307 

'307 

*250 

*250 

62 

62 

62 

62 

*77 

*81 

*78 

*255 

211 

215 

194 

197 

184 

•84 

*84 

30 

30 

îi5 

216 

216 

215 

70 

*197 

'200 

197 

197 

196 

199 

199 

198 

198 

198 

199 

'200 

199 

197 



Syndosmya angulosa, Weink. ^200 

— Apelina, Réel ♦197 

— Cailliaudi, Fischer. . . . '199 

— intermedia, F. et H. . . *198 

— longicallis, Mtr '198 

— nitida, Lovén *198 

— ovata, Weink ^199 

— prismatiea^ Réel. . . . *200 

— Renieri, Mtr. . . . •197,M98 

— segmentum. Réel. . . . *199 

— tenuis, Réel M99 

Syrnola nitidula, Adams. . . . *27 

Tapes, von Muhlfeld ^224 

Tapes aurea, F. et H *229 

— aureus, Jeff. *229 

Tapes auretM, Omel *227 

— Beudanti, Payr. . . . *229 

— bicolovy Lamck *228 

Tapes castrensis, Desh *227 

— decussata, Auet *2?5 

— decussatus, Jeffr. . . . *224 
Tapes decussatus. Lin *224 

— edulis, Chemn *230 

Tapes edulis, Hid *230 

Tapes extensusy Loc *225 

— floridellus, Lamck. . . *227 

— floridus, Lamek. . . . '228 
Taj.es floridus, Sow *228 

— geographiea, Weink. . . •231 

— geographicus, Hid. . . . *23l 
Tapes geographicus^ Gmel. . . *231 

Tapes lœta, Weink *228 

Tapes nitens, Phil *22S 

Tapes nitens, Weink *228 

Tapes petaliniis, Lamek. . . . *228 

Tapes pictura, Req *227 

Tapes puUaster, Mtg *226 

— puUaslra, Auet *225 

Tapes pullastra, F. et H. . . . *226 

— pulehella, Rôm '231 

Tapes pulchellus, Lamek. . . . *231 

— reconduis, Loc. . . . *225 

— saxatilis, Fieur *226 

Tapes Seuegalensis, Hid *226 

substriata, Sow *221 

— texturatus, Hid '227 

Tapa texturatus, Lamck. . . • *227 
Tapes virginea, F. et H '230 

— virgineus, Jeff. .... '230 

Tauanis, Jeffr 183 

Tarants cirrata^ Brug 183 



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TABLE ALPHABÉTIQUE 



149 



Taranis cirrata, Mtr 183 

— Morchii, Jeflfr 183 

TECTIBRANCHIATA. ... 65 
Tectura, Aud., MilneEdw. . , *134 

Tectura fulva, Jeff. *135 

Tectura fulva, Muller. . . '. . *135 
Tectura fulva, Wood *135 

— Gussoni, Costa. . . . '136 
Tectura unicolor^ Forbes. . . *135 
Tectura unicolor, Mtr *135 

— virginea, Auct *135 

— virginea, Jeff. . . . . *135 
Tectura virginea, Mttll. . . . *135 
Tectura virginea, Weink. . . *136 
Tellimya bidentata, Brown. . . . '260 

— elliptica, Brown *261 

— ferruginosa, Mtr. . . . *2ôl 

— glabra, Brown •261 

— ovalis, Sars *265 

— suborbicularis, Brown. . *258 

— substriata, Brown. . . . •261 

Tbluna, Linné *207 

Tellina albida, Dillw. ..... «204 

— apelina, Ren *19ô 

Tellina balaustina, Lin. . . . *2ib 

— Bulthica^Ua *213 

— Bourguignati, Loc. . . *213 

Tellina carnaria, Pen *213 

Tellina commutata^ Mtr. . . . '212 
Tellina compressa, Broc *210 

Cornubiensis, Pen. . . . ^169 

— Costœ.Phil *211 

Tellina crassa, Pen *114 

» Cumcma^ Costa *211 

Tellina Cumana, Hanley *211 

— cuspidata, Olivi '177 

— depressa, Omel ^210 

— depressa, Pen *^04 

Tellina dUtorta, Poli *207 

Tellina digilaria, Linné *255 

Tellina donacina, Linné. . . . '207 

Tellina ezigua, Auct *213 

Tellina exigua, Poli *212 

Tellina fabula, Auct *20'J 

Tellina fabula, Gron ^209 

Tellioa fabula, Mtr *209 

Tellina fabuloides, Mtr ♦209 

Tellina Perroensis, Chemn. . . . •205 

— Feroensis, Gmel. . . . •205 

— fragilis. Lin ^200 

— fusca, Poli *222 



Tellina Gari, Poli. ...... ^204 

— gibba, Olivi *175 

— gibbosa, Costa. . • . . *253 

— hyalina, Desh *212 

— insequivalvis, Pen. . . . *180 

— incarna ta, F. et H. . . . *220 
Tellina incai^nata. Lin. . . . *209 
Tellina incarnata, Pen. . * . . , «205 

— jugosa, Brown ♦201 * 

— lactea, Pultn. ...... '252 

— Lanlivyi, Payr -208 

— longicallus, Scac. . . , '198 

— Mac Andrewi, Reeve. . . *210 

— maculata, Turt ^214 

Tellina Neustriaca, Loc. . . . *2iA 

— nitida, Poli. . . , . . '211 
Tellina ochroleuca, Wood. . . . *101 

Tellina Oudar dit,? Ayr *210 

Tellina papyracea, Poli "184 

— Parthenoprea, Chia'e. . . •HS 

Tellina planât a. Lin ^211 

Tellina polita. Poli -201 

Tellina pulchella, Lamck. . . , *207 

— punicea, Born *212 

Tellina punicea, Payr •212 

Tellina pusilla, Phï\ *208 

Tellina pygmsea, Lovén ^208 

— radiala, Costa *205 

— radiata, Mtg *253 

— reticulata, Poli *254 

— rigida, Don *214 

— roslrata, Poli •207 

— rubra, Turt ^259 

— rugosa, Pen •226 

— semidentata, Scac. . . . *197 

Tellina serrata, Ren ^21 2 

Tellina solidula, Pult *213 

Tellina squalida, Pultn ^210 

Tellina striatula, Cale •210 

Tellina striatula^ Lamck. . . . •211 
Tellina strigillata, Phil «210 

— suborbicularis, Turt. . . "257 

— tennis, Auct ♦213 

Tellina tennis, Costa ^213 

Tellina tennis, Hid *213 

— tenuis, Phil *2l2 

— togata. Poli *266 

— trifasciata. Don ^205 

— truncata, Spengler. . . . ^205 

— unicoslalis, Desh. . . . ^210 

— variabilis, Pultn. . . . ^204 



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150 



TXnLF. ALPHABÉTIQUE 



194 



Tellina variegata, Gmel . 

— variegala, Poli 

— vinacea, Gmel 

— zonata, Gmel 

Tellinella distorla, Mir 

— pulchella, Mtr 

— serrata, Mtr 

TELLINID^ 

Terebratella septata, Marion. . . 

Terebratl'la*, MtlUer 

Terebratula anomioides, Scac. . . 

— apeita, Blainv 

— aurila, Flpm 

— capsula^ Jeff. 

— coput-serpentis, Lk. . . 

— cardita. Risso 

— cistellula, Wood. . . . 

— corda ta, Risso 

— cos'nfa, LoNve 

— crauium, Mûller 

— cuneata, Risso 

— decollata, Desh 

— delruncata, 8cao. , . . 

— delruncata, Phil. . . . 

— dimidiata, Cosla. . . . . 

— irregularis, Blaiuv. . . . 

— monstrosa, Scac. . . . 

— Neapolitana, Scac. . . . 

— pectiuiformis, Cosla. . . 

— pubescens 

— soobinata, Gautr 

l^erebratula septata, Phil. . . . 
Terebratula Foldania, Risso. . . . 
Terebratula subquadi^at a, .Teff. . 
Terebratula truncata, Lamck. . . 

— urnu antiqua, Risso. , . 
Terebratula vitrea, Born. . . . 
Terebratula vitrea, Flem 

— vitrea, Lamck 

TEREBRATULID^ 

Tbrebratulina, d*Orb 

Terebratulina caput-serpenlis, d*Or. 
Terebratulina caput-serpentO, L. 

Thuedo, Linné 

Teredo bipalmulata, Chiaje. . . . 
Teredo bipenndta, Turt. . . . 
Teredo Bruguieri, Chiaje. . . . 

— Deshayesi, Quatref. . . . 
Teredo divaricata, Desh. . . . 
Teredo dorsalis, Turt 

— fa'aiiSfOuatr 



/20i 
208 
'201 
'213 
'207 
207 
212 
'200 
315 
314 
317 
317 
315 
318 
315 
315 
318 
318 
315 
315 
319 
317 
319 
317 
317 
310 
316 
318 
317 
315 
319 
315 
319 
314 
316 
317 
314 
316 
314 
314 
315 
315 
315 
152 
155 
154 
153 
153 
153 
155 
153 



I Teredo fnalleola4a, Turt. . . . *i54 

I Teredo malleolus, Turt •154 

1 Teredo megotara^ Hanley. . . . *154 

I Teredo nana, Turt *154 

I Teredo natalis. Lin *152 

I Teredo nîivalis, Mtg •ISS 

I — nigra, Blainv *iô3 

— Norvagica, F. et H. . . *153 

— Norvagicus, Spengl. . . *153 

— Norvegica» Jeff. .... •ISS 
Teredo Xorveçica, Spengl. . . . •ISS 
Teredo Norvegica, Sow *i53 

— Norwegica, Weink. . . *153 

j Teredo palmulata^ Lk *154 

I Teredo palmuîata, Phil '155 

I Teredo pediceîlata, QiïùiT, . . . *15S 

— Philippit,Qr&j, . . . *15b 
Teredo Senegalensis, Doubi. . . '153 
Tergipes afdnis, d'Orb 60 

— claviger, Johnst 43 

— coronala, d'Orb 58 

TESTACEA 26 

Te THis,Gray 20 

Teuthis média, Linné 20 

Tharsis, Jeffr •87 

Tharsis Romettensis, Jeff. . . . *87 
Tharsis Romettensis, Seg. . . . '87 
Thecaceras pennigera, Mtg. . . 40 

Thbcaceras, Flem 40 

Thecaceras pennigerum, Mtg. . 40 
Thecidea Mediterranea, Risso. . . ^319 

— spondylea, Scac. . . . *3i9 

Thecidium, Sow *319 

Thecidium Mediterraneum, Mtr. . '319 

— Mediterraneum, Risso. . •319 

THETHYID^ 44 

Thbthys, Liuné 44 

Thethys leporina, Gmel. ... 44 

Thracia, Leach *183 

Thracia brevirostra, Brovn. . . *187 

— convexa, Gouth *18ô 

Thracia convexa, Wood. . . . 'ISO 

— corbuloides, Desh. . . . ♦186 
Thracia declivis, Brown. . . . *185 

— declivis, Macgil *186 

— distorta, Brown •186 

— distorta, Fisch •187 

— distorta, F. et H. . . , *iSn 

Thracia distorta, Mtg «186 

Thracia ovalis, Phil *iS6 

— ovata, Brown ♦185 



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TABLE ALPHABéTIQUE 



Thracia papyracea, Jeff. . . . . 


•185 


Thracia papyraoea, Poli. . . 


•184 


Thracia papyracea, Weink. . . 


♦184 


— phaseolÎDa, Kieo. . . 


•184 


— pholadomya, t'orbef. . 


•177 


— prœtenuis, Lov. . . . 


•184 


Thracia prmtenuU, PuU. . . 


•183 


Thracia pubescens, Kien. . . 


•185 


— pubescens, Macgil. . . 


•184 


Thracia pubesoens, Pulln. . . 


•185 


— rupicola^ Lamck. . . 


. •187 


— tenera, Jeff. .... 


. ^187 


Thnacia truncata, Brown. . . 


•187 


Thracia trunoata, Turt. . . 


•187 


Thracia ventricosa, Phil. . . . 


•186 


— viJlosiuBcula, F. et H. . 


•185 


Thracia villositiscufa, MacL'il. 


•185 


THRACIIDit: 


•182 


Thyasira flezuosa, BrowD. . . 


•256 


Ihyreus paradoxus, Phil. . . 


95 


Tivella nitidula, Rômîr. . . • 


•219 


l'oriiatella clathraU, Phil. . . 


•28 


— fatciata, Lamck. . . . 


74 


— fusca, Phil 


*58 


— lactea, Mich .... 


•28 


— pusilluB, Forbes. . . 


74 


— tornalili», Fiera. . . . 


74 


— (urriculata. Cale. . . 


•28 


Tra^'ula feneslrata, Mtr 


•17 


TRKMOCTOPIDiE 


11 


Tremoctopus, Chiaje. . . . 


12 


Trcmoctopus oatenulatus. Fer. 


12 


— velifer. Fer 


12 


Tremoctopus violaceus, Chiaje. 


12 


Tricolia Nicœensis, Risso. . . 


•83 


— puUa, Risso 


•aj 


— punctata, Mtr. . . . 


•84 


-r- rubra, Risso 


•83 


— speciosa, Mtr. . . . 


•83 


Tricoliella pulla, Mtr. . . . 


•82 


TfttKORifi. T)esh. ...... 


192 


Tri for is adversus, Fischer. . . , 


193 


Triforis asper, Jeff. .... 


193 


Triforis aspera, Jeff. .... 


. 193 


Triforis obesulus, Loc. ... 


. 193 


Triforis perversa, Weink. . . 


193 


Triforis perversus, Bucq. . . , 


193 


— perversus, G rang. . . 


193 


Triforis peroersus. Lin. . . 


192 


Triforis perversum, Chenu. . . 


. 193 


TiHgonella gallina, Costa. . . , 


•191 



r I 



Trigonella subtruncata, Costa. 

— zonaria, Costa. . 
Triton corrug-atus, Mtr. . 

— corrugatus, Lamck. 

— cutaceum, Lk. . 

— culaceus, Bucq. . 

— cutaceus, Lin. . 

— cutaceus, Sow. , 

— lanceolatum, Petif. 

— Mediterraneum, Sow 

— nodifer, Jeffr. . 

— nodiferum, Lk. . 

— nodiferus, Sow. . 

— oleariuro, Weink, 

— reticulaturo, Kien. 

— scrobiculator, Lk. 

— succineum, Lk. . 

— succinctus, Lin. . 
' — tuniculotum, Desh 
. — variegatum, Forbes, 

Tritonia arborescens, Cuv. 

— Blainvillei, Risso. 
I — biftla, Flem. . . 

— Costse, Ver. . . 
I — gibbosa, Risso. . 

— Hombergi, Cuv. . 
•— lineata, Âld., Hanc 

— papillosa, Flem. . 
I — plebeia, Johnst. . 

— pulchella, Aid., Hanc, 

! TRITONIID^ 

I TaiTONiUM. Maller. . . 
• Tritonium anliquum, Fabr. 

— Bonanii, Scac. . 
•i— contrariuro, MiU. 

I Tritonium corrugatum^ Lk, 
I Tritonium corrugatum, Phil 
I Tritonium ourtum^ Loc, 
i Tritonium cutaceum, Bl. . 
I Tritonium cutaceum, Bl, 
i — Danieli, Loc. . 

— glabrun^ Loc. . 
Tritonium incrassatum, MQll 

I — Islandicum, Lovén. 
I — lanceolatum, Weink, 
I — nodiferum, Bl. . 
I Tritonium noiiferum, Lk, 
I Tritonium modiferum, Weink. 
Tritonium Parthenopum, Sj 
Tritonium Parthenopus, Weink 
Tritonium reticulatum, Bl. 



lis, 



151 

•190 

♦191 

161 

161 

161 

162 

162 

162 

161 

161 

159 

159 

159 

160 

161 

159 

160 

160 

161 

160 

46 

46 

61 

46 

46 

45 

45 

50 

45 

47 

158 

159 

180 

161 

183 

160 

161 

162 

161 

160 

162 

160 

142 

181 

161 

159 

159 

160 

16) 

160 

161 



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152 



TABLE ALPHABéTIQUE 



Tritonium variegatura,Phil. . . . 160 1 

Triopa, Johnslon 43 

Triopa claviger, Jobnst 43 

Triopa clavigera^ MûU. ... 43 

Trivia, Gray 98 | 

Tri via coccinel la Chenu. .... 98 
Tri via Europssa^ Mtg. .... 98 1 

Tri via Europœa, Weink 98 | 

Trivia Jousseautnei, Loc. ... 99 

— pulex, Sol 99 

Trivia pulex, Weink 99 

Trochites Sinensis, Ghum. . . . *117 
Trochus Adansoni, Bl *106 

— Adansoni, Payr •lOS 

— Adansoni, Phil *iOS 

— Adansoni, Weink. . . . *103 

— ^gyptiacus, Scac. . . . *103 

— requistratus, Bucq. . . . *103 

— Agathensis, Réel. . . . *110 

— aniabilis, Jeff. . . . . M12 

— ardeus, Salis •105 

— articulalus, Desli. . . . *114 

— Boissyi, Payr *107 

— canaliculatus, Desli. . *i06 

— Glelandi, Wood *99 

— cinctus,Phil *112 

— cinerarius, Oranger. . . *107 

— cinerarins, Linné. . . . *i09 

— cinerarius. Petit. . . . •112 

— cinerarius, Pult *liO 

— conicus, Donov •102 

— conuloides, Lamck. . . . *96 

— conulus, Costa *100 

— conulus, Linné *98 

— conulus. Petit. . . . *98,*99 

— conulus, Phil *96 

— Gontarii, Blainv *115 

— coralinus, Gmel MIS 

^ C!a»su8, Pult ♦US 

— crenulatus, Broc. . . . *100 

— crispus, Kôn *71 

•« cruciatr.s. Lin 'llS 

— divàricalus, Lin, . /. . , *112 
— - divaricatus, Weink. . . *111 

— Draparnaudi, Payr. , . *114 

— Drepanensis, Brug. . . . *109 

— Drepanensis, Mtr. . . . •109 

— Duminyi, Jeff. .... "89 

— dubius, Phil *98 

— elegans, Blainv '100 

— elegantissimus, Costa. . . *28 



Trochus erythroleucos, Gmel. . . «lOO 

— erythroIeucos,Mat., Rack. *102 
— - exasperatus, Pen. . . . *100 

— exiguus, Jeff. .... *102 

— exiguus, Pultn ♦lOO 

— famulum, Gmel *iOS 

— famulus, Clera •lOS 

— Fermonii, Payr *106 

— Fermoni, Weink. . . . *106 

— fragaroides, Lamck. . . *113 
-^ fragilis, Pultn ^97 

— fuscatus, Gmel *105 

— Gualtierianus, Phil. . . • «99 

— Gualtierii, Weink. ... «99 

— gemmulatus, Jeff. . . . *103 

— granulatus, Born. . . . •97 

— Gravinse, Bucq ^102 

— «Gravin», Mtr *102 

— Guttadauri, Phil. . . . *112 

— horridus, Costa *95 

— hyacintinus, Bl *99 

— hybridus, Linné *92 

— inflatus, Bl *109 

— janthinus, Chemn. . . . ^84 

— Ju8sieui,Bl *llô 

— lœvigatus, Gml *106 

— lœvigatus, Phil ^99 

— latior, Mtr «lOS 

— Laugieri, Payr ^9^ 

— Laugieri, Weink. . . . *98 

— lineatus, Costa *109 

— lineatus, K. et H. . . . *113 

— lineolatus, P. et M. . . . ^109 

— littoralis, Browu. . . , ♦109 

— lucidus, Risso *98 

— maculatus, Risso. , . , ^99 

— magus, Bucq *10j 

-* magus. Lin. ..... 'iOk 

— majug, Sow *104 

— margaritaceug, Scac. , . «107 

— Martini, Brown *99 

— Matonii, Payr *10l 

-^ Michaudi, Bl *106 

— miliaris. Broc *99 

— miliégranus, Phil. . . . «100 

— minutus, Chemn. . . . *100 

— Montacuti, Jeff. .... «lOl 

— Montagui, Wood. . . . «lOl 

— muUbilis, Phil. .... •lU 

— nigerrimus, Bl ^99 

— obliquatus, Dilw. . . . *110 



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TABLE ALPBABBTIQUE 



153 



Trochas obliqua tus, Qmel. • 

— oblique>racl., Chemn. 

— Olkoi, Phi!. . . . 

— pallidus, Pen, . . . 

— papillosus, Ckmta. . 

— parvus, Costa. . . 

— pathoiatus, Dil. . . 

— perforans, Smith. . 

— per versus, Hanl. • . 

— perversus, Lio. . . 

— Pharaonis, Olivi. . 

— Philiberti,RécL . . 

— poljmorphus. Gant. 

— punc(ulatU8,Bl. . . 

— pyramidatus, Lamck. 

— Racketti, Payr. . . 

— radiatus, Aut. . . 

— rarilineatufy Mich. . 

— Richardi, Bl. • . . 

— Roissyi, BI. . . . 
^ roseus, Salis. . . . 
~ rugosus, Phil. . . 

— sacellum, Chemn. . 

— salmoneus, Chier. . 
' sanguineus, Phi!. . 

— seriatus, Mûhlf. . . 

— seriopunctatus, Bl. 

— solaris. Broc. . . . 

— striatus. Lin. . . . 

— subcarinatus, Réel. . 

— suturalis, Phil. . . 

— tenuis, Mtg. . . . 

— tesselatus, Born. . . 

— tesselatus, Chemn. . 
— > tesselatus. Salis. . . 

— timidus. Taslé. . . 

— Tinei, Fisch. . . . 

— Tineis, Forbes. , . 
^ tuberculatus, Gotto, 

— tubercuiatus, Risse. 

— tumidutf Mtg. . . 

— tumidus, Weink. . . 

— turbinatus, Born. . 
*« turbinoides, Desh. . 

— umbilicalis, Costa. . 

— umbilicaris, Bucq. . 

— urobilicaris. Lin. . 

— umbilicarîs, Pen. . 
-~ umbilicatus, Jeflf. . 

— umbilicatus, Ml g. . 
-*- unidentatus, Phil. . 



. MIO 
. MlO 
. *112 
. *i07 
. *97 
. M02 
. MOI 
. *109 
. 192 
. 192 
. M15 
. M06 
•96*98 
. M13 
. MOO 
. M08 
. *107 
. MU 
. M07 
. M05 
. M15 
. -94 
. M03 
. M13 
. *9i 
. 192 
. .99 
. *94 
. M02 
. *9I 
. -98 
. *97 
. M13 
. M05 
. M14 
. Mil 
. •95 
, *9r> 
. M04 
. M03 
. MU 
. M08 
. MIS 
. MHS 
. MIO 
. M05 
. M05 
. MIO 
. MIO 
. MIO 
. M02 



Trochus varians, Desh *108 

— varius, Bucq *107 

— . varius, Lin *106 

— VieilIoti,Bl M15 

— villicus, Phil M06 

— violaceus, Risso *98 

— vulgaris, Risso *101 

— Wiseri, Cale M03 

— zébra, Wood *113 

— zizyphinus, Auci. . . . *96 

— zizyphinus, CUm. . . '98*99 

— zizyphinus, Linné. . . . *96 
Trophon Barviciensis, F., II. . . 179 

— Brocchii, Mtr. .... 170 

— clathratus. For., Hanl. . 179 

— craticulatus, Grang. . . 175 

— Morchii, Malm 183 

— multilamellosus, Mtr. . . 177 

— muricatum, Weink. . . . 178 

— muricatus. For., Hanl. . 178 

— rostratus, Mtr 176 

— rudis, Taslé 179 

— Syracusanus, Mtr. . . . 176 

— truncatus, Jeff. .... 179 

— vaginalus, Mtr 177 

I TnopiioNOPSis, Bucq, Daut7. . . 178 
I T'opUonopsis Barvieensis, Jrns*. 179 

— muricata^ Mtg. . . . 178 

j — t^udis,Phi\ 179 

j — truncatay Strom. . . . 179 
I Troschelia Bemiciensis, Fisil-. . 182 

I nnicalella atomus, Phil. ... •90 
I Tur!)inella craticulata, Costa. . . 173 

I TURBINID^ ^93 

I Turbo, Linné. '93 

I Tiirî'o acutus, Donov '5 

j — sereus, Adams *51 

I — albulus, Adams ^51 

1 — albus. Donov 211 

— arenarius.Mat., Rock. . . ^42 
i — auritcalpium, Lin. . . . ^42 

i — Bryereus, Mtg *42 

I — cœrulescens, Lamck. . . ♦76 

— ealathiscus, Mtg. ... *29 

— calathriscus, Turt. . . . *29 

— canalis, Mtg ^80 

I — cancellatus, Costn. . . . ^30 

I — carinatus, Costa ^38 

I — ciroex, Don ^30 

— cimex, Lin *29 

I — cingillus, Mtg. .... *54 



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154 



TABLE ALPHABéTlQUB 



Rack, 



Turbo clathratus, Mtg. 

— clathrus, Linué. . 

— * clathrus, Mat., Rack 

— coccineus, Mahlf. 

— conoideus. Broc. 

— coslatuB, Adam?. 

— costatus, Donov. . 

— coBtatus, Lamk. . 

— costatus. Scac. . 

— crassior, Mtg. . 

— crenatus, Lin. . 

— decussalus, Dil. . 

— decu88atu8, Mtg. 

— denliculatus, Mtg. 

— depressus, Mat., 

— divaricatus, Fabr, 
<— eleganlissimus, Mtg 

— fasciatus, Ren. . 
*« flammeus, Salis. . 
^ fulgidus, Mtg. . 

— geniculatus, Broc. 

— grapbicus, Turt. 

— indistinctus, Mtg. 

— insculptus, Mtg. • 

— interruptus, Adam«. 

— interstinctus, Mtg. 

— jUg03U8,Mtg. . . 

^- labiosus, Mat. . 

— lacteus, Dooov. . 

— lacteus. Lin. . . 

— lineatus, Costa. . 

— Httoreus, Bl. . . 

— iittoreus, Lio. . . 
— - marginatus, Wood 
-^ membranaceus. Ad, 
-^ ininutus, Mich. . 
-^ monilis, Turt. . 
-« neritoides, Lamck. 

— neritoides, Lin. . 

— Ditidissicnu% Mtg. 

— nivosus, Mtg. . . 

— obtusus, Lin. • . 

— oTalis, Costa. . . 

— pallidus, Dou. . 

— pallidus, Mtg. . 

— pallidus, Tu t. . 

— parvu9, Costa. . 
Turbo PeloritantUy Cantr. 
Turbo pictus, Costa. . . 

— plicatus. Mtg. . 

— plicatus, Mahlt*. . 



195 
201 
204 
*94 
•21 
*39 
*42 
•51 
•77 
•81 
205 
•42 
•15 
•41 
•89 
•80 

•5 
215 
•82 
•57 
204 
•54 
Ml 
•2«i 
•51 
•H 
•74 
•43 
•51 

•5 
•13 



••35 
'42 
•43 
•7S 
•33 

•:2 

•76 
•4 

»24 

'71 
74 
•81 

•78 
•51 
•9» 
82/83 
'23 
•39 



Turbo pullus, Lin 

— punctatus, Gmel. 

— punctura, Mtg. . . 

— purpureus, Rlsso. . 

— puteolus, Turt. . . 

— quadricarinatus, Br. 

— quadrifasciatus, Mtg. 
-- reticulatus, Donov. , 

— reticulatus, Mtg.. . 

— retusus, Lamck. . . 

— Rissoanus, Chiaje. . 
~ Romeltensis, Mar. . 

— ruber, Adams. . . 

— rudis, MaU . . . 
Turbo rugosus. Lin. . . . 

— sanguineus^ Lin. . 
Turbo saxatilis, Olivi. . . . 

— seroistriatus, Mtg. . 

— serpuloides, Wood. . 
•-^ speciosus, Meg. . . 
-- spbœroidea, Wood. . 

— spiral is, Mtg. . . . 

— striatus, Lin. . . . 
striatus. Mtg. . . . 
striatulus, Mtg. . . 
subulatus, Adams. . 
subulatus. Don. . . 
tenebra, Pen. . . . 
tenebrosus, Mtg. 
triplicata, Broc. . . 
Turtouis, Turt. . . 
ungulinu9y Mtll. . . 

— unidentatus, Mtg. . 

— unifasciatus, Mtg. . 

— ustulatUB, Lamck. . 

— vinctus, Mt^r. . . . 

— vitreus, Mtg. . . . 

— vittatus. Don. . . . 

— Zetlandicus, Mtg. . 

TURBONILLA, RisSO. . . . 

Turbtmilla acutieotta, Jef '. 
Turbouilla albella, Lovén, . 
Turbonilla attenuata^ JefT. 
Turbonilla clavula, Lovén. . 
Turbonilla compressa^ Jeff. 
Turbonilla decussata, Fisch. 
Turbonilla densecostata, Phil 
Turbonilla densecostata, Weiuk 

— densestriata, Brus. . 

— elegantissima, Weiuk. 

— emaciala, Brus. • . 






'iO 1 — 



•82 
•76 
•37 
•108 
•79 
•27 
•80 
192 
•34 
•72 
•45 
•87 
•62 
•73 
•93 
•94 
•76 
•55 
•88 
•83 
•87 
M4 
•9 
♦55 
•33 
•51 
215 
200 
•74 
200 
200 
199 
*22 
•62 
•75 
•80 
•59 
•54 
•31 
•5 
•6 
•19 
•8 
•25 
♦8 
•15 
•8 
•8 
•8 
•8 
•13 



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TABLE ALPHABliriQUE 



Turbonilla excavata, Weiok. . . 


•15 


Turhonillagracilis, Phil. . . , 


*6 


Turbonilla gracilis. Weink. . . . 


•6 


— gradala, Bucq 


*7 


Turbonilla gradata^ Mtr. . . 


•7 


Turbonilla Hortensise, Fisch. . . 


•14 


— Humboldti, Risso. . . *i 


16/23 


— indistincta, Weink. . . 


*11 


— intersiincla, Weink. 


M2 


— lactea, Bucq 


•6 


Turbonilla ktctea, Linné. . . 


*5 


— tnagnifioa^ Sog. . . 


•9 


Turbonilla Mouliaaiana, Fiscb. . 


*11 


— obliqua, ^vén. . . . 


•26 


TurboniVa obliquata, Phil. . 


•7 


Turbonilla obliquata, Weink. . 


•7 


— pallida, Brus 


*9 


Turbonilla paucistriata, JefT. 


•8 


— pusilla, Phil. . . . 


*7 


Turbonilla Poinlelli, Fol. . . . 


•5 


— pusilla, Weink. . . . 


•7 


— pygmsea, Brus. . . . 


. M3 


— rufa, Weink 


. '9 


— eealaris, Weink; . , . 


M6 


— Scillœ, Jeff. .... 


. *2 


Turbonilla semicostata, JelT. . 


, *8 


Turbonilla slriatula, Bucq. . . 


*9 


Turbonilla striatulata, Linné. 


•9 


Turbonilla «(riolala, Weink. . 


•9 


— spiralis, Fiach. . . . 


. *14 


— lerebella, Dolf. . . . 


•7 


Turbonilla terebella, Phil. . . 


. •: 


Turbonilla terebello, Weink. . 


•7 


— lerebella Weink. . . . 


•12 


— tricincta. Weink. . . 


M7 


-* umbilicaris, Malm. . . 


*26 


-- Weinkauffl, Dunk. . . 


•17 


TURBONILLIDiE 


•1 


TuaniTBLLA, Lamck 


199 


Turritella Ascaris, Hanley. . . 


•2 


Turritella eommunis^ Risso. . 


199 


Tui*ri(ella cornea. Kien. . . . 


199 


Turritella decipiens, Mtr. . . 


200 


Turritella elegantissima, Bl. . . 


. *5 


— fulvocincta, Ihonop. 


•10 


— imbricata, Scac. . . . 


100 


— Linnsei. Desh. . . . 


. 199 


— nitidissima, Flem. . . 


•4 


— potamoidtfs, Cantr. . . 


. ^9 


— pusilla, Jeff 


. 197 


— quadricariuata, Brown. 


•27 



Turritella subangulata, Auct 

— suhdecussata, Laf. 

— terebra, Payr. 
Turritella triplicata^ Broc. 
Turritella triplicata, Bucq. 

— triplicata, Phil. . 

— trisulcata, Bl. . . 

— truncala, Flem. . 
Turritella turbona^ Mtr. 
Turritella ungulina, Desh. 

— unica, Flem. . . 
TURRITELLID^. . . . 
Turtonia minuta, Aid. . . 
Tylodina, Ràfinesque. . . 
Tylodina excenlrica, Mtr. 
Tylodina excentrica^ Tib. 

— Raflnesqueit Phil. 
Typbis, Denis de Montf. . 
Typhis Sowerbyif Brod. 
Typhis teirapterus, Brown. 
(Jmbrblla, Lamarck. . . 
UmbrclUt Lamarchinna, Réel 

— Meditei^raneat Lk 
UMBRELLIDiE. . . . 
Utriculus expansus, Jeff. , 

— hyalinus, Brown. 

— Lajonkâireanus, Taslé 

— mamillatus, Jeff. . 

— obtusus, Jeff. . . 

— semisulcatus, Mti*. 

— truncatulus, Jeff.. 
Valvata striata, Phil. . . 
Vasconia, Fischer. . . 
Vasconia Jeffreyssiana, Fisch 
Vblutina, Blainville. • . 
Velutina capuloides, Bl. 
Velutina lœvigala, Flem. . 

— otis, Flem. . . . 

— stylifera, Flem. . 

VELUTINIDiE 

Venericardia sulcata, Payr 
VENhRID^. .... 
VsNBHUPis, Lamarck.. . 
Venènipis decussata, Flem, 

— decussata, Philip. 

— Iras, Lamarck. . 
Venerupii Irus. Linné. . 

— Lajonkairi, Payr. 

— nucleusy Lk. . . 
Venerupis perforaus, Lamck. 

Venerupis perforant^ Mig, 



t55 

200 

199 

199 

200 

200 

200 

199 

♦11 

200 

199 

•3 

199 

•246 

73 

73 

73 

73 

163 

163 

164 

73 

73 

73 

73 

81 

81 

78 

78 

78 

79 

78 

V9 

•2fô 

•265 

•70 

•70 

•71 

94 

*84 

•69 

•247 

•220 

•269 

•224 

•270 

•269 

•269 

•270 

•270 

•270 

•270 



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f56 



TABIB ALPHABETIQUE 



Venerupis pallastra, Fleur. . . . *226 
Venerupts substriatuSf Mtg. . . *270 

Venus, Linné *220 

Venus «enea, Turt *229 

— aurea, Grael *229 

— Bendanti. Payr '229 

— bicolor, Lamck . . . *228*229 

— biradiata, Risso *220 

— borealis, Ghemn *223 

Venus Hrongniarti, Payr. . . . *223 
Venus cancellaria, Don *220 

— candida, Scac *171 

— carneola, Lamck. . . . *227 

Venus casina, Linné •211 

Venus casina, Mtr *22i 

— Cbione, Linné *218 

— compressa, Mtg *234 

— Danmonana, Mtg. . . . *233 

— decussata, Lin *224 

— discina, Lamck *22l 

— edulis, Ghemn -230 

Venus effosa, Biv *22Z 

Venus erycina, Pen *22^ 

— exoiela, Lin *217 

— exoleta, Pen *217 

— fasciata, Auct *223 

— fasciata, Don *223 

Venus fasciata^ Costa *223 

Venus florida, Lamck *228 

— florida, Poli *224 

— floridella, Lamck. . . . *227 

Venus gallina^ Lin *222 

Venus geographica, Gmel. . . . •231 

Venus Giraudi, Gay *221 

Venus glandina, Petit *231 

— incompta, Phil *2ib 

<- Islandica, Lin *2Z2 

— lactea. Don *22i 

— lœta, Poli •228 

— lœta, Weink "228 

^ Lemanii, Payr '220 

— lincta, Desh *216 

— lincta, Pullen •217 

— lithophaga, Retz. . . . •27f 

— litterata, Pen *224 

— litterata, Poli *231 

— longa, Olivi *230 

— longone, Dan., Sand. . . *230 

— lunoU Gay *226 

— lupinus, Poli *216 

-— mercenaria, Pen. . . . •232 



Venus minima. Mtg ^235 

— minuta, Pabr *246 

— Montagni, Dillw. . . . . *234 

— nebulosa, Pult '229 

— nitens, Phil ♦228 

— nitens, Turt *229 

Venus nuxy Gmel *220 

— ochropicta, Kryn. . . . *229 

Venus ovata^ Pen *223 

Venus palustris, Maw •226 

-^ Paphia, Pult *223 

— Paphia, Risso '223 

— Petagnœ, GosU *233 

— petaliua, Lamck *228 

— peclinata, Lamck. . . . *224 

— perforans, Mtg *170 

— phaseolina, Lamck. . . ^230 

— pulchella, Lamck. . . . *231 

— pullustra, Mtg *226 

— radiata, Phil •224 

— reflexa, Mtg ^221 

— rhomboïdes, Pen. . . . *230 

— pudis. Poli. . . . • . -219 
Venus Rusterucii, Payr. . . . *221 
Venus Sarniensis, Turt *230 

— saxatilis, Fiem *22à 

— ScoUca, Mût *233 

— Senegalensis, Dilw. . . • *2^ 

— sinuata, Turt *217 

— sinuosa, Pen •215 

— substriata, Mtg *270 

— sulcaU, Turt •233 

— Tenorii, Costa *23l 

— texturatus, Lamck. . . . •227 

— triangularis, Mtg. . . . '235 

— undaU. Pen *215 

Venus verruoosa^ Lin *220 

Venus virago, Lovén *230 

— virginea, Gmel ^230 

VERMETID^ 209 

Vermbtus, Cuvier 209 

Vermetus arenarius, Bucq. . . 206^^10 

— arenarius, Weink. . . . 209 

— contortoplicatus, Scac. . 210,211 
Vermetus cristatiMi Biond. . . 210 

— Cuvierif Risso 209 

— dentifer, Lamck. . . . 210 
Vermetus gigas, Biv 209 

— glomeratus, Bucq. . . . 209 
Vermetus gregarius^ Mtr. . . . 211 
Vermetus intortus, Weink. . . . 209 



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TABLE AI.PUABET1QCE 



J57 



Vermetus semisurreotus^ Biv. 



210 



— subcetncellatus, Biv. . . 20) 
Yermetus subcancellatus, Mir . . 210 
Vermetus triqueter, Biy. . 210.211 
Verraetu» triqueter, Phil. ... 211 
Vermicularia arenaria, Grav. . . 209 

— glomerata, Grav. . . . 209 
Vertirordia ÎDSculpta, Jeff. . . . •ISS 
Vieilliersia attenuata, Mtr. . . . 124 
Yiliersia scutigera, d'Orb. ... 35 
Vitreolina antiflexa, Mtr 214 

— curva, Mtr 214 

— incurva, Mtr 213 

Vola maxima, Chenu *296 

Voluta buccinea, Sow 86 

— Caffra,01ivi 110 

— clandestina, Broc. ... 104 

— cornicula, Lin 112 

— insculpta, Dil *26 

— lœvis, Don 102 

— mercatoria, Ghiaje. . . . 172 

— miliacea, Lamck. . . . 103 

— miliaria. Lin 103 

— minima, Ren. ... ^. . 103 

— mitrseformis, Broc. . . . 163 

— mitrella, Ri880 102 

— oUa, Schr 110 

— plicata, Wood '23 

— pyramidella, Br 111 

— rustica, Lin 106 

— Schrôteri. Chemn. ... 112 

— striata, Gmel 172 

— striala, Lamck 172 

— Syracusana, Gmel. . . . 172 

— tornatilis, Linné. ... 74 

— tricolor, Gmel 113 

— vulpecula, Ren 110 

Volvaria Brocchii, Scac 104 

— Donovani, Bl 102 

— marginella, Biv 104 

— miliacea, Phil 103 

— miliaria, Bl 103 

— subcylindrica, Brown. . . 79 

— trilicea, Payr 102 

— truncala, Brown 78 

-^ nmbilicaa, Brown. ... 79 

YOLTAniNA, Jouss. 102 

Yolvarina secalina, Jouss. . . . 103 

Volvarina secalina, Phii. . . . 102 

VoLvuLA, Adams 75 

Yoltula acuminata^ Brug. ... 75 



VOLVULID^. . 
Waldheimia. . . 
Wuldheimia cranium^ Mûll 
Waldlieimia cranium, Reeve, 

— euthrya, Seg. . . 
Weiukauffia diaphana, Mtr 
Williamia Qussoni, Mtr. . 
WooDiA, Deshayes. . . . 

Woodia digitaria^ Lin. . 
Woodiii digitaria, Weink. 
Xkxopiiora, Fischer. , , 
XeiiDphora crispa, Jeff. . 
Xenophora crispa^ Konig. 
XKNOPHORID^. . . . 
Xylophaoa, Turt. . • . 
Xylophoya dorsalis, Turt. 
Yoldia abyssicola, Mtr. . 

— lucida, Lov. . . 

— Messanensis, Mtr. 

— producta, Mtr. 

— pygmœa, Lov. 

— striolata, Brugn. 
Zephyrina, de Quatref. . 
Zephyrina pilosa^ de Quatref. 

ZiproRA, Leach 

Zippora aciculata^ Desm 

— auriscalpiumf Lin, 
Zippora auriscalpium, Mtr. 

— Drummondi, Leach. 

— elala, Mtr. . '. . 
Zippora elata^ Phil. . . 

— fragilis, Mtr.. . 
Zippora fragilis, Mtr. . . 
Zippora membranacea^ Ad, 
Zippora merobranacea, Mtr. 
Zippora oblonga^ Desm. . 
ZizYPUiNUs, Gray. . . . 
Zizyphinus eequistriatus, 

— conuloidesy Lamck 
Zizyphinus couulus, Lin. . 
Zizyphinus conulv^^ Lin. 
Zizyphinus crenulatus, Brus, 

— dubius. Brus. . . 
Zizyphinus dubius^ Phil. 

— exasperatus^ Pen, 
ZizYpi.'inus granulatus, Brus, 
Ziiijphinus granulatus^ 

— GravinsSf Mtr. 

— GualtierianuSy 

— Laugieriy Payr. 
Zizyphinus Laugieri, Jeff. 



Phil 



Mtr, 



Boni 



75 

■315 

\315 

•316 

•316 

84 

♦136 

•255 

•255 

•255 

•71 

•71 

•71 

•71 

•155 

•155 

•278 

•278 

•277 

•278 

-277 

•278 

58 

58 

•42 

•42 

•43 

•43 

•43 

•44 

•44 

•44 

•44 

•43 

•43 

•44 

•96 

•103 

'96 



•100 



•100 
•97 
•97 

•102 
•99 
•99 
•99 



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158 



TABLE ALPHABETIQUE 



Zisyphinus Linnmi^ Mtr. . . 


•96 


— Matoni, Payr. . . . 


MOI 


Zizyphinue Malonii, Mtr. . . . 


♦101 


Zht/phintis miliaris, Broc. . 


. -99 


Zizyphinus millegranus, Mtr. . 


MOO 


Zizyphinus Montagui, W( od. 


MOI 


Zizyphinus ptrialus, Brus. . . 


M02 


Zizyphinus striattis. Lin. . . 


M02 


Zizyphious saturalis, Mtr. . . . 


•98 



Zizyphinus saturalis, Phil 

— tinidentatuSi Phil 
Zizyphinus violaceup, Mtr. 
Zizyphinus violaceus^ Risgo, 

— Witeri, Cale. 

ZONARIA, Jousp 

Zonaria Grayi, Kien. . 

— piriformis^ Gmel'x 
Zonaria pyrum, Jouss. . 



•98 
•102 
•98 
•98 
•103 
101 
101 
101 
101 



PIN DE LA TABLE ALPHABETIQUE 



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TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 



Introduction 1-6 



CEPHALOPODA 

OCTOPODA 

ELEDONID^ 

Eledona^ Risso 7 

Hoylea (Hallia)^ de Rocliebrune 9 

OCTOPODID^ 

Octopus, de Lamarck 9 

Scœurffus^ Troschel 11 

PferoctoptMf Fischer 11 

TREMOGTOPODIDiE 

Parasira^ Steenstrup 11 

Tremoctopu9^ délie Ghiajc 12 

AROONAUTID-*: 
Argonauta^ Linnd 13 



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160 TABLE GÉM-:niLB DES MATIERES 

DEGAPODA 

CIIIROTKUTHID-^ 

ChiroteuthiSy d'Orbigny 14 

HistioteuthiSy d'Orbigny 14 

ONYGHOTEUTID^ 

Ont/choteuthis, Lichtenslein 15 

Enoploteuthis, d'Orbigny 15 

OMMATOSTRKPHID^ 
Ommatostrephes, d'Orbigny 15 

SEPIOLID.E 

Sepiola^ Schneider 17 

Rossia, Owen 18 

LOLIGINlD/f: 

LoligOj de Lamarck 18 

Teuthis, Gray 20 

SEPIIU^ 

Sepia, de Lamarck 21 

Ascarosepion, de Rochebrunc 22 

Acanthosepion, de Rochebrune 22 

Rhombosepion, de Rochebrune 22 

SPIRULID^ 
Spirula, de Lamarck 23 

pti:ropoda 

KALAGODERKATA 

PNEUMODERMID^ 
Pneumoderma^ Guvier 24 

SUBTESTACEA 

GYMBULIID^ 
Cymhulia, Peron et Lcsueur 25 



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TABLE GBI^BRALE DBS MATIERBS 161 

TE8TACEA 

SPIRTALIID^ 
Spirialis^ Eydoux et Soulejet 26 

CAVOLINIID^ 

Cavolinia^ Gioeni 27 

Cleodora, Peron et Lesueur 29 

Creseis, L. Rang 30 

Styliola^ Lesueur 30 

GASTROPODA 

OPISTOBRANCHIATA 

NUDIBRANGBIATA 

DORIID^ 

LoridopsiSy Aider et Hancock 31 

Loris, Linné 31 

POLYGERID^ 

OoniodoriSy Forbes 38 

Idalia^ Leuckart 39 

Ancula^ Lovén -40 

Drepania, Lafont 40 

ThecaceraSf Fleming 40 

Crimora, Aider et Hancock 41 

Polyceras^ Guvier 41 

Euplocamus, Philippi 42 

TriopUy Johnstoa 43 

jEgiruSy Lovén 43 

PLEUROPHYLLIDllD^ 
IHeurophyllidia, Meckel 44 

TETHYID^ 

Tethys, Lirtné 44 

5« SÉRIE, T. X — 1887 1 1 



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^6ï TABLB GRKÉRALB DES MATJERES 

SPH-^ROSTOMID^ 

Sphasrostoma^ Mac-Gillivray 45 

Marionia^ Vayssière 46 

DENDRONOTIDiE 

DendronotiMf Aider et Hancock 46 

Lomanotusy Verany 47 

SCYLL^EID^ 
Scyllssa, Liane . . 48 

PHYLLIRRHOID^ 
Phyllirrhoœ, Peron et Lesueur 48 

JANID^ 
JanuSy Verany . . . , 49 

yEOLID^. 

Embletonia^ Aider et Hancock 49 

jEoUs, Guvier 49 

FIONIDiE 
Fiona^ Aider et Hancock 56 

ANTlOPID^ 

Jntiopa, Aider et Hancock 56 

^epht/rinat de Quatrefages ... 56 

DOTOID^ 

DotOy Oken 59 

Gellina, Gray 60 

HERM^IO^ 

Hermœa^ Lovën 61 

Siiliger, Ehrenberg 62 

ELYSIID^ 

Elysia, Risso 62 

Diplopelecya, MOrch 63 



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TABLE GÉlfBaALB DES MATIERES .163 

LIMAPONTIID^ 

Limapontta, Johnston 63 

Lafoniiay Locard 64 

Cenia, Aider et Hancock 64 

TEGTIBRANGHIATA 

APLYSIID^ 

.-xplysia^ Linné 65 

Notarchus, Guvier 68 

Phi/llaplysia, Fischer 69 

PLEUROBRANCHID^ 

Pleurobranchus, Guvier 69 

Pleurobranchœa, Meckel 12 

RUNGINID^ 
Runcina, Forbes 72 

UMBRELLID^ 

Tylodina, Rafiuesque 73 

Umbrellay de Lamarck 73 

ACT^ONID^ 
Aciseon, de Monttbrt 74 

VOLVULID.db: 
Volvula, A. Adams 75 

SCAPHANDRID^ 

Scaphander^ de Montfort 75 

Cylichna, Lovén 76 

AmphisphyrUy Lovén 81 

BULLID^ 

BullUf Linné 82 

Aceroi, MûUer 84 

RINGICULID^ 
Ringicula^ Deshayes 85 



\ 



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164 TABLE 6^.N]iaALB DBS MATIERES 

GASTROPTERID^ 
Ocutropteron, Mec.kel 87 

PHILINID^ 
Philine, Ascanias 87 

DORIDID^ 
Doridium^ Meckel 00 

NUGLEOBRANCmATA 

PTEROTRACHEIDvE 

Pterotrachea^ Forskal 90 

Firoloida^ Lesueur 91 

Carinariaf de Lamarck 91 

ATLANTIDiE 

Ailanta, Lesueur 92 

Oœygyrus^ Benson 92 

GASTROPODA 

PULMONIFERA 

llfOPBRGUI.ATA 

ONCIDIIDiE 
Oncidiella, Gray 93 

OTINIDiE 
Otina^ Gray 94 

GASTROPODA 

PROSOBRANCHIATA 

8IPHO HO8TOKAT A 

OVULID^ 
Pedicularia^ Swainson 95 



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TABLE céNI^RALB DBS MATlBIiBS 165 

OvulUy Bruguière 05 

Simnia^ Leach 06 

GYPR^ID^ 

Trivia, Gray • . 08 

Monetaria, Jousseaume 100 

Luria^ Jousseaume 100 

Zonaria, Jousseaume 101 

MARQINELLIDifi 

EratOf Risso • 102 

Volvattna, Jousseaume 102 

Marginella^ de Lamarck 103 

CONID^ 

Cont^, Linné 105 

GOLUMBELLID^ 

Columbella, de Lamarck 106 

GYMBIIDiG 

Cymhium^ Denis de Montfort 110 

MITRiEIDiE 

Mitra, de Lamarck 110 

Mitrolwnna^ Bucq., Dautz., Dollf 114 

PLEUROTOMIDiE 

Pleurotomày de Lamarck 115 

Clathurella, Gar()enter 118 

Raphitomaj Bellardi 124 

Mangiliaj Risso , 128 

Hœdropleura, de Monterosato 132 

Donovania^ Bucq., Dautz., Dollf. 134 

Chauvetia^ de Monterosato 136 

BUCClNlDiK 

JVipri/u/a, Plancus 137 

Sphœronassa, Locard 137 



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16^ TABLE GENERALE DES MATIERES 

Nassa, de Lamarck . I40 

Amt/cla, H, et A. Adam? 148 

Bttccinum, Linné 150 

PURP-URID^ 

Purpura, Bruguière 151 

GASSID^ 

Cassis, de Lamarck 153 

Cassidaria, de Lamarck. 155 

DOLIID^E 

Dolium. Humpirey 157 

TRITONID^ 

Ranelltty de Lamarck, ... . ., 158 

Bufonaria^ Schumacher 159 

Tritoniuniy Millier 159 

CANCELLARIIDi*: 

Cancellaria, de Lamarck 163 

MURIGID^ 

TyphiSy Denis de Montfort. . 163 

Murex, Linné, 164 

Cora///opAi7a, H. et A. Adams 171 

PISANIIDiE 

Pisania, Bivona . 172 

Pollia, Gray. • 173 

Euthrùf, Gray. 174 

FUSII)^ 

Hadrianiay Bucq. et Dautz 175 

Fusus, do Lamarck 176 

Trophonofsis, Bucq. et Dautz 178 

Neptunia, H. et A. Adams 180 

Tarants, Jeffreys 183 

Fascioîaria, de Lamarck . 184 



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TABLB GÉNÉRALE DES MATiÈUES 167 

BOLOSTOKATA 

CERITHIAD^ 

Cerithium^ Bruguière 184 

CerithiopstSy Forbes et Hanley. * 189 

Triforis, Deshayes 192 

BiUium, Leach 194 

APORRHAID^ 

Aporrhais, Dillwjn 197 

TURRITELLID^ 

Turritella, de Lamarck 199 

Mesalia, Gray 200 

SCALARID-^ 

ScalartUy de Lamarck 201 

CyEGID-rE 

Cœcum, Fleming 206 

Spirolidium, O. d. Costa 208 

VERMETIDiE 

VermetiMj Guvier 209 

Siliquaria, Bruguière 211 

EULIMIDvE 

Eulima, Risso 211 

TURBONILLID^ 

Eulimella, Forbes *1 

Aclis^ hoyên *2 

Turhonilla, Risso . . *5 

Dunkeriaj Garpenter . . *9 

PTYGHOSTOMIDiE 

Parthenina, Bucq., Dautz. et Dollfus *11 

Ptychostomon, Locard *18 

Tndina, de Folin *2« 



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168 TABLE GéNÉRALE DES MATIERES 

Pyramidella, de Lamarck *27 

Mathilda, O. Semper *27 

Menestho, MôUer *28 

Pherusa, Jeffrejs *29 

RISSOIIDiE 

ilZt?û:nm, Leach *29 

RissoinUy d'Orbigny *4l 

Zippora, Leach *42 

Rissoia, Freminville *45 

Plagiostj/la, Fischer *54 

Cingula, Fleming *54 

Jeffrey sia. Aider *61 

BarleeiUj Qark *62 

NATICID^ 

Natica, Scopoli *63 

Neverita, Risso *69 

VELUTINIDiE 

Lamellaria, Montagu *69 

Velutina, de Blainville. '70 

XENOPHORIDiE 

Xenophora, Fischer de Waldheim *71 

LITTORINIDiE 

Lietorina, de Ferussac *71 

Fossarus, Philippi *T7 

Lacuna. Turton *78 

PHASIANELLID^ 

Phasianella, de Lamarck *82 

Stylifer^ G. B. Sowerby. . . . • *84 

JANTHINIDiE 

Janthina, de Lamarck *84 

CYGLOSTREMIDiE 

Cyclostrema^ Marryat *86 



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TABLB GéflliRALR DBS MATlifiBS 169 

Tharcis, Jettveys *87 

Skeneia ^Fleming *88 

Circulus.JeSreys. . *80 

Homalogyra^ Jeffreys *90 

Adeorbis, S. Wood *91 

M«//ma, Jeffreys *92 

SOLARIIDiE 

Solarium, d^Lamarck *92 

TURBINIDiE 

Turbo^lÀnné *93 

Danilia^ Brusina *95 

Machœroplax, Friele **95 

Zizi/phint4s,Grsiy '96 

Oihbula, Risso . . , *103 

Caragolus, de Monterosato *113 

Clanculus^ de Montfort ^115 

CALYPTR-filDiE 

Calypirœa, de Lamarck *116 

Crepidula, de Lamarck *118 

Capu/t*«, de Montfopt *H8 

HALIOTID^ 

Haltotif, Linné •120 

SGISSURELLIDiG 

Schismope, Jeffreys *121 

Scissurella, d'Orbigny *122 

Segttenzia, Jeffreys ^123 

PISSURELLIDiE 

FUêurella^ Brugaière *123 

Puncturella^ Lowe *125 

Emarginula^ de Lamarck. *126 

SIPHONARIIDiE 

Siphonaria, G. B. Sowerby *129 



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170 TABLÉ GÉNÉaALfi DBS MATIEAES 

GADINIID^ 
Oadinia, Gray *129 

PATELLID-^ 

Patella, Linné , . . . . *130 

Helcion, de Montfort *133 

Tectura^ Audouin et Milne-Edwardjs *134 

Propilidium^ Forbes et Hanlej *136 

CHITONIDiE 

Chiton,Unné *136 

Acanthopleura, Guilding *141 

Acanthochitesy Leach *141 

CH^TODERMATID^ 
Chsstoderma, Lovén *143 

NEOMENIID^ 

N^om^ma, Tycho-TuUberg . . . , M 43 

Proneomenia^ Hubrecht *143 

Leptdomeniàf Marion * *144 

SCAPHOPODA 

DETALIIDiE 

Dentalium, Linné *145 

Siphonodentalium^ M. Sars *140 

Dischides^ Jeffreys *150 

Cadulus, Philippi ^150 

LAMELLIBRANCHIATA 

SIPHONIDA 

8INUPALI.EALE8 

PHOLADin^ 
Teredo, Linné M 52 



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T4BLE céN^RALE DBS MATIÂRES 17 1 

iS^p^arm, de Lamapck. . . *155 

Xylophaga, Turton *155 

Pholas, Linné *155 

Pholadidea, Lesich *158 

GASTROCH^NID^. 

Gastrechmna, Spengler M59 

SOLENID^ 

Solen, Linné . . . •. *160 

Ceratisolen^ Forbes *163 

Solecurttts^ de Bla inville *164 

SAXICAVIDiE 

Sacûicava, Fleuriau de Belleville. . . . . . ... . . *16ô 

F^n^wpw. de Lamarck *.......• *169 

P^/rieo/a, de Lamarck *171 

MYAD^ 

Mya^ Linné *172 

^Panopœa, Ménard de la Qroye *174 

GORBULID^ 

JSphenta^ Tnviou *174 

Corhulomya, Nyst ♦lîS 

CorhuXa^ Bruguière *175 

Pholadomya, G. B. Sowerbj *177 

Neœra, Gray. *177 

Poromya^ Forbes *179 

PANDORID^. 

Pandora, Bruguière M 80 

TRAGIID^ 

Zyonsia, Turton *183 

7%rada, Leach ^ .... M 83 

MAGTRID^ 

Lut r aria ^ de Lamarck *188 

Mactra, Linné *189 



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17*2 TABLE GéKlÎRALB DBS MATIEIIBS 

Mesodesma, Deshajes ^194 

Ervilia, Turton *194 

NesiSf de Monterosato *195 

Scrobicularia, Schumacher *195 

Syndesmya, Récluz *196 

TELLINIDiE 

Capsa^ Bruguière *200 

Donax^ Linné *201 

Piammobiay de Ltmarck ' *204 

Tellina, Linné *207 

CYTHEREIDiE 

ZfUcmop5i«, Forbes et Hanley. *215 

Dosinia^ Gray *216 

Cytherea^ de Lamarck. . . . , *218 

YENERIDiC: 

Venu8,Unné *220 

Tapes, Megerle Ton Mûhlfeld *224 



IHTB«ROPALI.BALB8 

CYPRINIDiE 

Cyprina, de Lamarck '232 

Astarie, J. Sowerbj *232 

Circe, Schumacher *235 

CARDIIDifi 

Isocardia, de Lamarck '236 

Cardium, Linné *237 

Cyamiumy Philippi ^246 

îCARDITIiE 

Cardita, Bruguière *246 

Cypricardia, de Lamarck. , *248 

"" CHAMIDiE 

Chama, Bruguière '248 

LUCINIDiB 
Diplodonta, Brown , *249 



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TABLB GÂElénALB DES MATIBRBS 173 

Sportella^ Deshayes *250 

Pseudopyihinia^¥ïsQ\i&t *251 

Scacchia, Philippi *251 

Lucina, Bruguière *251 

TFoodm, Deshayes *265 

Axinus, J. Sowerby *2ô6 

KELLIIDiE 

Kellia, TuTion *257 

Lesœa^ Leach *259 

Afon^a^wta, Turton *260 

Bomia, Philippi *262 

Lepton, Turton *262 

5cin/iWa. Deshayes '264 

Decipula, Jeffrey s *265 

F(ÉWconia, Fischer *265 

Oaleomma, Turton . *265 



LAMÈLLIBRANCHIATA 

ASIPHONIDA 

SOLENOMYIDiE 

5o/enomya, de Lamapck *266 

ARGIDiE 

PectunculiM, de Lamarck *266 

-/Irca, Linné *268 

Nucula, de Lamarck *273 

Xeda, Schumacher *276 

Lttnopsisj Sassi *278 

Malletia^ Des Moulins ^279 

MYTILID/E 

Crenella, Brown *280 

Dacrydium, Torell *280 

Modiola^ de Lamarck. , . *281 

Modiolaria^ Gray *284 



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174 TABLB 6KIHÉRALB DBS MATIBRBS 

Mytilus, Linné » *286 

Liihodomus,Q\i\'\et *290 

AVIGULID^ 

A^icula^ de Lamarck *291 

PinnUf Linné *291 

PECTINID^ 

Lima, Bruguière *293 

Pecten, Millier *296 

OSTREID^ 

Spondi/lus, Linné, *307 

0*^r6;a, Linné *307 

Anomia,L\nn6 *310 

BKACHIOPODA 

TERKBRATULID^ 

Terebratula, UnWer '314 

TerebratuUna, (KOrbigny *315 

Waldheimia, King *315 

Megerleitty King *316 

Plalidia, da Costa *317 

Megathyris^à'Ovhi^ny *317 

CistellayOvdiy *318 

Thecidiumy G. B. Sowerby *319 

CRANIID-HE 
Crania^ Retzius *320 



FIN DE LA TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 



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ERRATA MAJORA 



Paobs 

VII 

81 

65 

112 

115 

116 

116 

116 

120 

127 

187 

2(fô 

MO 

•12 

•13 

•16 

•24 

•41 

•95 

•96 

•153 

•166 

•174 

•203 

•212 

♦217 

*23tA 

•224 

•227 

•227 

•229 

•277 

•310 



Limn 

7 

2 

9 

21 

23 

3 

4 

13 

7 

26 et 27 

5 à 11 

9 à 12 

16 
24 à 31 

36 

10 à 15 

16 

6 

5 

12 

80 

26 et 27 

17 

17 

21 

1 et t 

22 

24 

8 

10 

14 

13 

33 



Au i.nra DE 
rapportant 

OPHISTOBRANCHIATA 
LapljfSia 
flg. 8, 9, 11. 
polysrofMtum 
Rsaleii, Scacchi 
Scacchi 
Ia>pr«stlBA 
rudis 

à supprimer 

i supprimer 

à supprimer 
tuîvocincta 

à supprimer 
Penjfchnati 

à supprimer 
glabratnm, V. Muulpblot 
Alviania 
DAMILLIA 
LizyptintM 
Brugieri 
Belleville 
flyolmerUi 

à placer après la ligne 25 
puniUa 
Rissoana 
Meyerle 
dccussata 
texturata 
texturutuê 
Œnéa 
pygmaa 

i supprimer 



Litss] 
reportant 

OPISTOBRANCHIATA 
LapUsia 
tig. 11 

polyzonatum 

•meadata, db Montbrosato 
(non Scacchi) 
Itoprastlaaa 
pupoidea 



fuloocinel'.i 

Penehinalt 

Magarltl, Locard 

Alvinfa 

DAimJA 

Ziiyphinu» 
Bi'uguievi 
Rellevue 
g i jf uy luaFia 

punicea 

Risaoiana 

Megerle 

deciusatus 

lexturutus 

texturata 

unea 



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MÉTHODE GÉNÉRALE DE TRAITEMENT • 

DES 

MALADIES A MICROBES ET A PARASITES 

CHEZ LES HOMMES, LES ANIMAUX ET LRS VÉGÉTAUX 

PAR 

Le D' ALBIN MEUNIER 



Mémoire présenté à k Société (l*agricaltare, histoire naturelle et arU utiles de Lyon 
dans sa séance du 7 janvier 1887 



I. CoBsIdératloiiH générales. 

Des communications antérieures, faites à la Société des 
sciences médicales de Lyon, ont fait connaître ma méthode 
de traitement, basée sur la propriété merveilleuse des pro- 
duits tirés du pétrole (vaseline liquide^ pétrobaseline, neu- 
traline, vaseline épaisse, paraffine) de dissoudre les antisep- 
tiques, les microbicides, les parasiticides connus, et de les 
diffuser^ sans danger à des doses déterminées, dans les tissus 
de rhomme, des animaux et des végétaux, pourvu que ces 
dissolvants eux-mêmes soient purs. Ces produits du pétrole 
forment, pour les antiseptiques, une gamme de véhicules 
dont la consistance varie de celle d*un éther à celle de l'huile, 
du beurre et même de la cire. Or comme la diffusibilité de 
cer différents véhicules, identiques de composition, est in- 
versement proportionnelle à leurs densités respectives, on 

8« 8ÉRIB, T. X. — 1887 12 



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178 MRTIIODE SPECIALE DE TRAITEMENT 

peut choisir parmi eux le plus convenable suivant les orga- 
nes à pénétrer, à injecter ; les expériences faites ou en cours 
d'exécution fixeront le degré de tolérance des divers tissus 
animaux et végétaux pour les antiseptiques ainsi injectés, 
c'est-à-dire le dosage utile de ces antiseptiques. 

Parmi les parasiticides ainsi dissous on peut citer le sul- 
fure de carbone, Tacide pbénique, le camphre, la créosote, 
le salol, le chlorure de camphre, Tiodoforme, le thymol, etc., 
les essences de cubèbe, santal, copahu, cannelle, térébenthine, 
thym, eucalyptus, menthe, etc., la kosine. Ces parasiticides 
employés seuls, comme le sulfure de carbone par exemple^ 
peuvent être nuisibles aux tissus animaux et végélaux ; ils 
deviennent non dangereux par leur dissolution dans la vase- 
line et ses homologues, et sont alors, au contraire, des mé- 
dicaments. Il faut remarquer de plus que ces vaselines, ori~ 
ginaires des pétroles, sont elles-mêmes des microbicides 
inoffensifs pour les tissus, quand elles sont pures ; les pétroles 
du commerce sont des poisons, seulement à cause de leurs 

impuretés. 

Gomme exemple à l'appui de cette assertion, je signalerai 
la dissolution de sulfure de carbone dans la vaseline liquide. 
Le sulfure, étendu au dixième (( litre de sulfure pour 9 litres 
de vaseline) est injectable sans réaction dans les tissus de 
l'homme et des animaux; étendu au quinzième, il est de 
même injectable dans le poumon du cheval, l'œil du la- 
pin, etc. J'ajoute que ce mélange laisse très lentement s'éva 
porer le sulfure, ne s'enflamme pas, brûle comme l'huile de 
lampe, et dégage en brûlant de l'acide carbonique et de 
l'acide sulfureux qui sont eux-mêmes des microbicides. 

Pour faciliter les recherches à tenter au moyen des divers 
dissolvants énumérés, je résume en quelques mots leurs pro 
priétés. La densité de ces corps varie de 0,830 à 0,905; 
leurs points d'ébullition à la pression atmosphérique sont 



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Dlî PHYLLOXERA DE LA VIGNE 179 

compris entre 280" et 400\ L'ordre croissant des densités et 
des températures d'ébullilion qui est aussi l'ordre décrois- 
sant de difTusibilité dans les tissus est le suivant : vaseline 
liquide, pétrobaseline, neutraline, vaseline épaisse, paraffine^ 
Tous ces corps sontsolubles les uns dans les autres et inso- 
lubles dans Teau. 



II. Applleatlons d« la méthode. 

t. MÉDECINE HUMAINE 

Les deux communications faites le (^"^ et le 15 décembre 
à la Société des sciences médicales de Lyon indiquent la 
niarche générale à suivre pour le* traitement des maladies à 
microbes et à parasites chez les hommes. Ces communications 
ont été publiées dans les numéros du 5 décembre 1886 et 
2 janvier 1887 du Lyon médical et de la Province médicale. 

3. MEDECINE VÉTÉRINAIRE 

Les expériences préparatoires exécutées ont démontré la 
parfaite innocuité des vaselines pures pour les tissus des ani- 
maux et leur propriété de diffuser dans les tissus, sans dan- 
ger à des doses déterminées, tous les microbicides et parasi- 
ticides connus. Déjà, en effet, M. Brun, vétérinaire à Caluire, 
a pu employer sans réaction le sulfure de carbone, Teuca 
lyptol, l'iodoforme, le térébenthène, etc. ; il a injecté la dis- 
solution d'eucalyptol au cinquième dans le poumon d'un che- 
val à la dose de 5 grammes d'abord, puis de 10 grammes, 
ensuite de 20 grammes ; dans la peau à 50 grammes ; dans 
les articulations à 1 gramme ; dans l'œil du mouton à la 
dose de 50 centigrammes ; dans l'œil d'un lapin à 30 centi- 



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180 MBTHOOB SPECIALE IkR rhktTEMMt 

grammes ; il essaye en outre le traitement de la phtisie chez 
les animaux. Des expériences vont être jiit|ituées à TÉcole 
vétérinaire de Lyon pour le traitement de la clavelée, 4e la 
rage, de la niorve, du farcin, des tuberculoses générales qI 
locales, des charbons, etc. Les résultats seront publiés. 

3. APPLICATIONS AGRICOLES 

Les*mèmes propriétés des dissolvants purs tirés des pé- 
troles sont utilisables pour le traitement des maladies parasi- 
taires des plantes. Ces dissolvants pénètrent sans danger les 
tissus végétaux et entraînent rapidement avec eux les pai'asi- 
ticides liquides ou volatils jusqu'au conctact du parasite ; de 
plus leur facilité de circulation dans les terrains et leur faculté 
de régler, suivant leur propre consistance, rémission des va- 
peurs du toxique qu'ils charrient, assurent la poursuite et la 
destruction du parasite à toutes profondeurs. 

Sans vouloir chercher, pour le moment, à appliquer la mé- 
thode au traitement des principales maladies des plantes ou 
à la destruction des insectes nuisibles, je me bornerai à for 
mulcr une méthode de traitement rationnel du phylloxéra de 
la vigne. 



€3onsldéra(lonii générales mur le traitement aetnel 
du phyUoxera dé la Tlgne. 



Les procédés de combat contre le phylloxéra se divisent 
en deux catégories : les uns ont pour but d'atteindre Tinsecte 
radicicole ; les autres ont pour but de détruire le phylloxéra 
ailé, les sexués, l'œuf d'hiver. 

Contre le phylloxéra radicicole, qui occupe toutes posi- 
tions dans la couche arable, il faut un liquide toxique qui 



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DU PlITLlOXBnA DK LA VIGNE 181 

émette d'abondantes vapeurs toxiques elles-mêmes, et agisse 
sur l'insecte et ses œufs avec puissance et durée, sans toute- 
fois endommager le système des racines. Le sulfure de car- 
bone répond assez bien à ce desideratum ; toutefois, a cause de 
sa rapide volatilisation dans Tatmosphère, on est obligé d'en 
exagérer les doses pour prolonger son eiïet^ et il agit alors 
parfois avec trop de puissance sur les radicelles ; enfin il exige 
un état spécial de porosité du sol pour produire d'utiles 
résultats. — On a cherché à réduire ces inconvénienis par 
les cubes de gélatine Rohart, le plâtre noir sulfocarboné, les 
sulfocarbonates qui ralentissent la dispersion du sulfure de 
carbone; mais remploi de corps solides ou pulvérulents oblige 
à creuser des excavations dahs le terrain, les sulfocarbonates 
exigent une grande quantité d'eau : ce qui n'est ni très pra- 
tique ni économique. 

2. — Pour combattre le phylloxéra sur la partie aérienne 
de la vigne, il faut un insecticide applicable comme un en- 
duit, inaltérable à l'air, pénétrant sous les écorces et même 
dans les tissus sousjacents ; ou bien il faut un dissolvant 
jouissant de ces propriétés et capable de conduire Tinsec 
licide partout jusqu'à l'insecte, et même de pénétrer Tin- 
secte. — Le procédé Balbiani et tous autres badigeonnages 
avec les goudrons de gaz s'approchent assez du but à atlcin • 
dre; toutefois l'impureté des matières employées, leur loxi 
oité possible pour la plante même^ les difficultés opératoires 
«tvee des mélanges non homogènes, instables et congelables^ 
empêchent ou diminuent le succès de ces tentatives. 

Toutes ces considérations m'ont conduit à formuler le 
traitement suivant basé sur l'emploi d^unparasilicide, le sul- 
fuf« d« carbone, par exemple, dissous dans un ou plusieurs 
des dissolvants tirés du pétrole. 



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182 METHODE SPECIALE DE TRAlTEMB?iT 



Méthode rationnelle de 'rollement de la vigne. 

Plantation. — Plonger la bouture ou le racine dans la 
vaseline épaisse, chargée ou non de sulfure de carbone ou 
d'un autre insecticide, à une dose qui reste à déterminer par 
expérience en chaque cas (J'ai employé la solution de sulfure 
de carbone au dixième dans la vaseline paraffinée); praliner 
au besoin avec un engrais pulvérulent les surfaces enduites ; 
mettre en terre dans les conditions ordinaires, mais^ autant 
que possible, planter avec écartement maximum des sou- 
ches. 

Vignes anciennes. — V Parties aériennes au-dessus du collet. 
— Déchaussement jusqu'au collet ; écorçage par un quelcon- 
que des procédés en usage (gantelet, etc.); badigeonnage 
avec la solution au dixième de sulfure de carbone dans la 
vaseline paraffinée, dissolution dont la consistance sera réglée 
ad libitum par adjonction des dissolvants plus ou moins flui- 
des tirés du pétrole; dépôt d'enduit insecticide autour du 
collet. 

2" Partie souterraine au-dessous du collet. — Injection dans 
le terrain (avec ou sans les appareils usuels pour remploi du 
sulfure de carbone) d'une dissolution au dixième de sulfure de 
carbone dans la vaseline liquide (cette dissolution pourra 
être titrée à volonté en sulfure suivant Tétai de la maladie, 
le temps, la saison, la nature et la porosité du sol). 



Dlsensslon de la méthode. 

Il faut rappeler tout d*abord que les dissolvants employés 
seuls et purs, depuis la vaseline liquide jusqu'à la paraffine* 



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DU PHYLLOXERA DE LA VIGNE 183 

sont par eux mêmes inoiïensifs pour les plantes ; ils sont, de 
plus, des parasiticides. En outre, divers insecticides chimi- 
quement purs et surfisamment dilués, le sulfure de carbone, 
par exemple, ne nuisent pas aux végétaux. 

1. Plantation dhine vigne — Le jeune plant, enduit d'un 
mélange parasiticide qui n'est pas délayable dans Teau, qui 
adhère à la plante et même la pénètre, qui a une longue du- 
rée, se trouve parfaitement défendu contre l'invasion des 
colonies radicicoles ; l'enduit ne gêne pas la végétation, car 
on peut rinjecter de force dans les plantes, à fortes doses. 

2. Vigties anciennes^ partie aénenne. — L'écorçage préa- 
lable est à recommander, surtout lorsque l'écorce menace 
de se détacher toute seule ; toutefois si l'écorce est saine et 
sufflsamment adhérente, on peut la laisser, parce que la dis- 
solution l'imprègne facilement et s'y emmagasine. Quoi qu'il 
en soit, que Ton écorce ou non, l'enduit pénètre les parties 
vivantes sous-jacentes à Técorce : le dissolvant- véhicule tra- 
verse les tissus-enveloppes des insectes et des œufs, condui- 
sant avec lui Tinsecticide, ce qu'aucun liquide essayé n'avait 
fait jusqu'à ce jour. — La quantité d'enduit à employer est 
très faible, el, même à petite dose, n'est pas arrêtée par Thu- 
inidité des tissus; on la pourra d'ailleurs réduire, dans les 
plantations nouvelles, par l'espacement maximum des sou- 
ches, ce qui diminue le nombre des pieds à l'hectare, facilite 
et économise la main-d'œuvre des façons cullurales. — L'eau, 
même la pluie ballante, n*a auoune action sur le dissolvant et 
n'en peut dégager le sulfure. L'enduit sur la souche et l'en- 
duit déposé autour du collet durent assez longtemps pour que, 
les œufs d'hiver une fois tués sur le cep, ils agissent encore 
conmie insecticides contre les migrations d'insectes passant 
des racines aux ceps ou allant.de la surface du sol aux raci- 
nes. — Il faut remarquer encore que l'enduit détruit non seu- 



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18i METHODE SPECIALE DE TRAITEMENT 

lement le phylloxéra, mais tous les parasites qui habitent le 
cep aérien. 

Parties souteiraines. — Dans la pratique actuelle, les in- 
jections de sulfure de carbone employé seul sont poussées à 
la plus grande profondeur possible, et le trou d'injection est 
aussitôt bouché pour réduire les pertes par évaporation. La 
dîflsolution de sulfure dans la vaseline liquide peut s'utiliser 
de la même itianière et avec le même outillage, sans qu'il y 
ait pourtant nécessité : versée en effet directement sur le sol, 
en un point, elle n'émet à la surface que des vapeurs presque 
insensibles de sulfure, et gagne rapidement les couches infé- 
rieures du sol. Cependant Tinjection profonde entre les sou- 
ches parait préférable, la couche superficielle du terrain con- 
tenant peu de racines. Au pied de la souche, il suffit qtie le 
liquide soit versé contre le cep, il suit le bois, et pénètre dans 
le bois et le plant avec une promptitude merveilleuse. Ln dis- 
solution de sulfure dans la vaseline détruit les insectes et œufs 
qu'elle touche dans le sol, et tue le reste par les vapeurs 
toxiques de sulfure dont elle prolonge et multiplie l'action. 
Tant qu'elle émet des vapeurs de sulfure, elle débarrasse le 
sol aussi bien des phylloxéras que des autres insectes. 

Économie de la méthode. — Le badigeonnage da la souche 
par les vaselines tenant en dissolution le sulfure a toutes 
chances de détruire les diverses générations du phylloxéra 
aérien où se recrutent, pour se rajeunir, les colonies radici- 
coles : de ce fait résulte déjà une diminution de la quantité 
d'insecticide à injecter dans le sol. Cette quantité est encore 
réduite parce que, en prolongeant la durée d'émission dans 
la terre des vapeurs insecticides retenues par le dissolvant, 
en dispersant l'insecticide à toutes profondeurs par la circu- 
lation du dissolvant dans la couche arable, on a, sans con- 
teste, besoin seulement d'une faible dose du parasiticide. Ces 
réductions sur les quantités utilisées d'un corps comme le 



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DU PHYLLOXERA DE LA ViGNB 185 

sulfure de carbone, que Tindustrie fabrique en grand au- 
jourd'hui pour la viticulture, amèneront de suite une baisse 
du prix de ce produit : nouvelle économie, conséquence des 
premières. — Quelle sera la valeur marchande du dissolvant 
de rinseclicide ? Dans la distillation des pétroles en vue de la 
fabrication des huiles d'éclairage, les huiles lourdes sont 
actuellement un résidu, c'est-à dire une matière d'une va* 
leur presque nulle. De ces huiles lourdes proviennent, par 
épuration, les diverses vaselines fournies par lé commerce à 
des prix variant de l fr. 50 à 3 francs le kilogramme ; ces vase- 
lines ne sont que des produits spéciaux préparés sur une pelite 
échelle pour la pharmacie et la parfumerie ; d'où leur prix 
élevé. Or pour les préparer il suffit de traiter les huiles lour- 
des du pétrole de Bakou par l'acide sulfurique, de soumettre 
le liquide à un battage très prolongé jusqu^à carbonisation 
complète de toutes les substances organiques autres que la 
vaseline, d'isoler le charbon déposé, et de saturer l'acide en 
excès par le carbonate de potasse : le résidu est un engrais 
excellent. Une telle fabrication, organisée à Paris avec les 
pétroles du Caucase très riches en huiles lourdes, peutdon- 
ner la vasejine à 1 franc ; en opérant à Bakou, où le pétrole est 
presque sans valeur, la potasse à bon compte, on pourrait 
probablement amener sur le* marché fran;ais des vaselines 
pures à 50 centimes le kilogramme. Le commerce des vase- 
lines sera donc complètement transformé dès que, en vue d'un 
large débouché, on les produira industriellement : c'est 
d'ailleurs ce qui est arrivé pour le sulfure de carbone qui 
valait de 2 à 4 francs le kilogramme, il y a une dizaine d'an- 
nées et que l'on trouve partout aujourd'hui à 40 et 45 centi- 
mes, bien qu'il exige une fabrication directe et ne provienne 
pas de l'utilisation de résidus ; toutes les distilleries de pétrole 
du monde chercheront l'emploi de leurs huiles lourdes dans les 
applications que j'indique, et les vaselines ne peuvent man- 



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186 MÉTHODB SPÉCIALE DE TRAITEMENT 

quer de tomber à bas prix, surtout si on en isole les paraf- 
fines. — Enfin on sait que les tonnelets en tôle usités pour 
le transport du sulfure de carbone en France représentent un 
capital considérable immobilisé ; les dissolutions de sulfure 
dans les vaselines n'exigent pas, pour le transport, des réci- 
pients hermétiquement clos : des fûts en bois suffisent. De là 
une réduction nouvelle sur le prix du traitement des vignes. 

En résumé, si Ton compare le traitement d'une vigne au 
moyen du sulfure de carbone employé seul, au traitement par 
une dissolution du sulfure dans les vaselines, en supposant le 
même eiïet parasiticide sur une surface donnée, il faut, par 
la deuxième méthode, une quantité de sulfure moindre et 
moins chère, une quantité totale de liquide à manipuler 
moindre et moins coûteuse. — Et ce n'est pas tout. Beau- 
coup de viticulteurs repoussent l'emploi du sulfure de car- 
bone à cause des accidents toxiques survenus à la vigne ; ces 
accidents ne peuvent s'éviter que pnr le choix 1res judicieux 
de l'époque du traitement et l'appréciation souvent difficile de 
l'état physique du sol ; et encore les conditions climatériques 
défavorables empêchent parfois le traitement juste au moment 
où il viendrait à propos ; de là ces opinions si opposées au 
sujet de l'emploi du sulfure et aussi ces variations d*appré 
dation si frappanles chez le même viticulteur. En somme, 
l'emploi du sulfure de carbone tout seul, malgré la valeur 
insecticide de ce corps, est difficile et incertain. 

Au contraire je donne le moyen d'employer le sulfure de 
carbone, ou tout autre parasiticide en dissolution dans les va- 
selines, en tout temps, avec tout état du sol, à des doses ré- 
glées inolTensives pour la plante ; le moyen de prolonger 
l'action des vapeurs, de simplifier les manipulations, de faire 
varier à volonté la puissance d'attaque contre l'insecte ; enfin, 
par cette méthode, les frais de la lulte contre les autres pa- 
rasites de la vigne, pyrale, erineum, ver gris, ver blanc, gri- 



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DU PHYLLOXBRA DE LA VIGNE 187 

bouri, cochylis, sont supprimés ; et alors disparaissent la 
chlorose et toutes affections, conséquences de répnisement de 
la plante par les parasites animaux et végétaux. Et même ce 
procédé de traitement fut-il, la première année, un peu plus 
coùleux que le traitement au sulfure de carbone employé 
seul, on aura la certitude absolue de détruire I insecte par 
masses ; donc on réduira, les années suivantes, et de plus en 
plus, le nombre et le prix des traitements. 

Usera bon de choisir, pour les badigeonnages, mais sans 
qu'il y ait nécessité, l'époque qui précédera l'éclosion de 
Tœuf d'hiver en chaque région ; le moment d'attaquer le 
phylloxéra radicicole sera, de préférence, celui du réveil du 
phylloxéra hibernant et des mues des premiers-nés de la gé- 
nération nouvelle. 

Nous sommes donc en possession d'une méthode rationnelle 
de traitement sûr et économique ; je la mets, sans restriction 
aucune, à la disposition de tous ceux qui voudront en faire 
usage. 



NOTES, VARIANTES, FAITS D'EXPÉRIENCE 



1. Variante an badigeonnage (à essayer). — La souche badigeonnée, 
la flamber par inflammalion de Tcnduil : Tacide sulfureux produit dans 
la combustion agirait comme dans le clochage des vignes pour la 
pyrale; la dose d'acide sulfureux serait réglée par le dosage de l'enduit 
en sulfure de carbone. 

2. A essayer l'action contre les pylloxeras aériens et radicicoles par une 
seule opération. La faciliié et l'innocuiiô de l'injection, dans la plante, 
d'une solution titrée de sulfure de carbone ou d'un autre parasiticide dans 
les vaselines, pourraient être utilisées pour transporter l'insecticide au 



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188 MÉTHODE SPéciALB DE TRAITEMENT 

moyen de la sève descendante jusqu'à Textrémité des radicelles : ce mode 
d'opérer est analogue à celui qui réussit si bien pour les animaux. 

3. Â essayer aussi le remplacement du sulfure de carbone en dissolu- 
lion dans les vaselines par des solutions de tous les insecticides indiqués. 
Ces essais peuvent être tentés par les écoles d'agriculture, comme les 
écoles vétérinaires ont entrepris les expériences pour les applications aux 
maladies des animaux de la ferme. 

4*. 100 centimètres cubes de vaseline liquide, versés en un seul point 
à la surface d'un terrain de vigne, argileux et très humide, à Caluire, 
ont pénétré à 0°>,30 de profondeur en un quart d'heure. Ce fait est très 
important, parce que les parasiticides en dissolution dans les vaselines 
gagnent ainsi rapidement les couches profondes où leur action est utile, 
et s'éloignent de la surface où ils ne peuvent que se perdre sans résultat; 
de plus, au pied des souches, et même à distance des souches, on peut 
se contenter de verser le liquide sans outillage dHnjection, 

5. Les vaselines impures noircissent toutes avec l'acide sulfuiique pur; 
elles donnent, avec l'acide phénique pur, une coloration violette doa' 
l'intensité est proportionnelle à l'impureté du produit. 

6. Dans les expériences faites sur les animaux, on est arrivé à injectet* 
dans l'œil du mouton, du lapin, des quantités de solutions d'antisepti- 
ques dans la vaseline égales au tiers ou au quart du volume de l'œil, 
par une seule injection, et tout le liquide est complètement diffusé en 
moins d'une heure. Cette tolérance constatée dans un tissu aussi délicat 
et aussi difficile à pénétrer que celui de l'œil permet d'augurer bien des 
traitements qui vont commencer à l'École vétérinaire de Lyon. 

La vaseline pure, sans adjonction d'aniiseptique, a été injectée à 
doses massives, sous la peau dun cheval usé (vingt-quatre ans), 
pesant 365 kilogrammes : 

Première injection, d'une seule fois. 210 grammes de vaseline. 

Deuxième injection MO — 4 heures après la i*^. 

Troisième injection 350 — 1 8 heures après la 2®. 

Total 1000 - en 22 heures. 

Le tout a été supporté sans malaise par l'animal qui en aurait encore 
toléré davantage ; le meilleur point d'injection a été sous la peau des c6tes : 
la diffusion est instantanée par friction à la main après l'injection. 
En regard de cette expérience, avec de la vaseline pure, je placerai 



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DU PHYLLOXERA DR LA VIGNE 189 

la suivante : 1 gramme de vaseline impure^ injecté dans les bras 
d'un homme a donné des phlegmons qui ont fourni un demi-litre de pus. 

7. L'action de la vaseline seule et de la vaseline contenant du sulfure 
de carbone en dissolution a été expérimentée sur la blatte (cafard) qui 
résiste d'ordinaire à tous les liquides. 

Si on plonge le cafard dans la vaseline seule, on constate qa*il éprouve 
quelques spasmes et convulsions et meurt en deux ou trois minutes : le 
corps est ramolli, pénétré de vaseline, il est comme pâteux, les pattes et 
antennes sont molles. 

Si la partie postérieure des cafards seule est simplement mouillée de 
vaseline, cela suffit encore pour tuer les plus faibles en deux ou trois 
minutes, les plus forts en cinq minutes; la vaseline mouille et pénètre U 
cafard si bien qu'après trempage la mort est sûre, même quand on 
place l'insecte hors du contact du liquide. 

La vaseline agit probablement dans ces deux cas en supprimant la 
respiration trachéale. 

Si l'on plonge le cafard dans une solution au vingtième de sulfure de 
carbone dans la vaseline, ou si on l'enduit seulement avec cette solution, 
les mêmes faits se reproduisent comme avec la vaseline seule ; la mort 
est cependant un peu plus rapide, et est précédée de convulsions si vives 
que l'insecte perd souvent ses pattes et antennes ramollies par le dis- 
solvant : les insectes sont surexcités par le sulfure qui est un convulsi- 
vant. 

Une contre- expérience convaincante est celle-ci: Les cafards placés 
dans un sirop de gomme vivent douze heures au moins au milieu du 
liquide. 

On peut donc dire que la vaseline seule est un insecticide général 
presque aussi puissant que le sulfure de carbone, quand elle arrive au 
, contact des insectes. Car ce qui se produit sur le cafard, animal si résis- 
tant, ne peut manquer de se produire pour le phylloxéra et ses œufs : 
d'ailleurs je viens de lire (page 33 des Mémoires de M. Balbiani, année 
1876) que cet effet est certain par l'emploi des huiles lourdes qui ne sont 
autre chose que des vaselines impures. 

Aussi raciion, sur le phylloxéra, du sulfure de carbone en dissolution 
dans les vaselines est-elle assurée ; on la prolongera par des vaselines 
denses «t avec des doses d'insecticide très inférieures à celles qu'on 
utilise couramment aujourd'hui ; une dose du quinzième ou vingtième 
suffira peut-être, Ainsi on satisfera au desideratum formulé par 



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190 MÉTHODE SPÉCIALE DE TRAITEMENT 

M. Balbiani {loco citato : page 39) « Le germe ou l'embryon est bien 
moins sûrement atteint par des doses élevées d'une vapeur toxique agis- 
sant pendant un court espace de temps que par des quantités quelquefois 

très faible», mais dont Faction esl lente et durable Il en résulte qu'il 

faut plus que jamais chercher à obtenir un dégagement lent et durable 
des vapeurs toxiques, surtout lorsqu'on emploie des substances qui, 
comme le sulfure de carbone, possèdent une grande volatilité et n'exer-^ 
cent par conséquent qu'une action très passagère. » 

J'ai institué quelques expériences pour me rendre compte du retard 
causé à la volatilisation du sulfure de carbone par le dissolvant employé ; 
par exemple la suivante : 150 grammes de dissolution au dixième de 
sulfure dans la vaseline (D.= 0,870), contenant par conséquent 15 gram- 
mes de sulfure de carbone, ont été exposés en plein air, en couche de 
1 centimètre (0™,01) d'épaisseur, la température variant de 0° à 14° C. 



en suiiure 
1 gr,800 


ont ête de : 
au bout de. 


4 heures. 


2 600 


— ... 


8 


-- 


3 500 


— . . . 


. 12 


— 


6 300 


— ... 


. 24 


— 


8 500 


— ... 


. 48 


— 


10 900 


— . . . 


. 72 


- (3 jours) 


12 800 


— . . . 


. 96 


— (4 jours) 



Or 15 grammes de sulfure de carbone exposés seuls à Tair libre, dans 
les mômes conditions, à la température de + 3°, s'évaporent totalement 
en vingt-neuf minutes. 

Le résultat est concluant et montre ce qu'on peut espérer de l'emploi 
de dissolutions de sulfure injectées dans les sols (surtout les sols légers 
ou peu profonds), dissolutions dont le pouvoir de rétention pour le 
sulfure peut varier dans des limites fort étendues grâce à des dissolvants 
de consistance variable suivant les besoins. 

On pourra objecter que les vaselines et les diverses huiles lourdes 
sont toxiques pour les plantes, comme l'ont montré les expériences de 
M. Balbiani (loc. cit., page 33). Il me suffira de répondre qu'il en est des 
tissus végétaux comme des tissus des animaux et de l'homme: injectez 
dans les bras d'un homme 1 gramme de vaseline impure, vous obtien- 
drez des phlegmons énormes ; badigeonnez un cep avec des huiles 



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DU PHYLLOXERA DK LA VIGNE 191 

lourdes iFnpures, vous mortifiez les tissus. Au contraire, employez des 
vaselines pures, vous pouvez en injecter sans crainte 5, 10, 90 grammes 
et môme plus dans le cuisse d'un homme, cl jusqu'à i kilo en vingt-deux 
heures dans les tissus d'un vieux cheval pesant 365 kilogrammes. De ces 
mômes vaselines pures versez un demi-litre dans le cornet formé par une 
broméliacée, plante toute mii^nonne, imbibez la terre du pot, la plante 
n'est pas malade, ses feuilles sont belles et luisantes, et, au bout de trois 
semaines, se retrouve au fond du cornet l'excès du liquide ; le môme fait 
se vérifie sur d'autres plantes en pot, des primevères, œillets, sédums, 
dracœnas, aspidistras, — qu'on peut gorger de vaseline pure ou de 
vaseline contenant du sulfure de carbone au dixième. 

Les dangers constatés par M. Balbiani sont donc facilement évités- 
il faut toujours employer pour hs injections dans le sol, pour les badigeon 
nages et pour toutes applications culturales, des vaselines pures. 

En résumé, pour le traitement des maladies des plantes, comme des 
maladies des animaux et de Thomme, j'apporte une méthode rationnelle 
pour l'emploi sûr et sans danger des microbicides et parasiticides. 
Puisse -je être utile. 

Lyon, le 23 décembre 1886. 

I)^ Albin MEUNIER. 



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NOTE 



SUR LES TERRAINS 

TRAVERSÉS PAR LE 



TUNNEL DE GOLLONGES 

A LYON SAINT-CLAIR 

PAR 

F. FONTANNES 

— Travail postuumk hbdigr par lks soin» db M. Cm. Dkpehkt — 

l'reseiitê à la Société d'ugriculliiiv, liUloire naturelle el arU utiles lic Lyon 
-<>— 



Les travaux de creusement du tunnel qui doit réunir la 
ligne du chemin de fer de Genève à celle de Paris, entre les 
stations de Lyon-Saint-Glair et de Collonges, en passant sous 
la partie la plus méridionale du plateau bressan, ont été sui- 
I vis par M. Fontannes avec un très grand soin durant les 

I derniers mois qui ont précédé la mort du savant géologue 

dont Lyon et la géologie française déplorent la perte. Un 
.grand intérêt devait en eiïet s'attacher pour lui à la connais- 
sance précise de cette longue tranchée souterraine, en raison 
w de la rareté des coupes naturelles dans cette région et sur- 

I tout à cause de la distance assez faible qui sépare ce point 

I de réperon de la Croix-Rousse, dont Fontan.ies venait 

d'étudier la structure géologique si complexe, en publiant 
cette année même, dans les Archives du Muséum de Lyou^ la 

5*^sÉJUE, T. X. — 1887 13 



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194 TUNNEL DE COLLONGBS 

coupe détaillée, recueillie par le professeur Jourdan, lors de 
la construction du chemin de fer de la Croix Rousse. 

Le lecteur trouvera dans les Comptes rendus des séances de 
la Société d'agriculture de Lyon (16 juillet 5 et 22 novembre 
1886), dans le Bulletin de la Société géologique de France 
(22 novembre 1886), et dans les Comptes rendus de l'Acadé- 
mie des sciences de Paris (4 octobre 1886), les communica- 
tions par lesquelles Fontan nés avait fait connaîlre, à mesure 
de l'avancement du tunnel, les résultats sommaires de ses 
recherches. 

Il ne sera pas inutile, avant de reproduire les coupes de 
délail retrouvées dans les carnets de notes de mon savant 
et regretté ami, de résumer d'abord les plus importantes 
de ces conclusions. 

Dans la vallée de la Saône, le tunnel s'engage d'abord dans 
des sables et graviers pliocènes, dont la présence à la base 
de la terrasse quaternaire de Caluire, masquée par le lehm, 
les constructions et la végétation, n'avait pas été observée 
jusque-là avec toute la netteté désirable. Les couches plio- 
cènes paraissent s'élever jusqu'à une vingtaine de mètres au- 
dessus de rétiage actuel; à la base, elles rappellent les 
sables de Trévoux (pliocène moyen); au sommet tous les 
caractères observés indiquent qu'on est en présence des 
alluvions plioccnes ou conglomérat bressan^ et confirment la 
distinction établie antérieurement (1) entre ces graviers plio- 
cènes et les cailloutis quatetmaires qui les recouvrent, sur . 
toute la surface de la terrasse préglacière qui s'étend de la 
Croix-Rousse à Sathonay. Il est à remarquer que chacune 
des différentes formations énumérées ravine la formation 



{\) Etude sur les alli»vio»iê pliocines et quaternaires du plateau de la Bresse dans les 
environs de Lpon^ 1885. 



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A LYON SAINT-CLAIR 195 

qu'elle recouvre, et se trouve à son lour ravinée par celle 
qui lui est immédiatement supérieure. {Société d'agriculture 
de Lyon 16 juillet 1886). 

Dans les premiers jours de novembre, le tunnel n'était 
encore poussé qu'à 215 mètres, par suite de difficultés pra- 
tiques diverses, mais des observations géologiques intéres- 
santes avaient pu être faites. 

Vers 30 à 40 mètres de l'entrée du tunnel, les sables jau- 
nâtres avaient fourni des débris, et notamment une molaire 
de Mastodon arvernensiSy Cr. et Job. (M, dissimilis, Jourdan)^ 
qui fixait d'une manière définitive l'âge pliocène de cette 
formation. 

Vers 185 mètres, le tunnel abandonnait les sables et gra- 
viers pliocènes pour s'engager dans une argile à lignite avec 
empreintes végétales et nombreux débris de coquilles, parmi 
lesquelles se trouvent : Hélix Chaixij Clausilia (Triplychia) 
Te?'ven, etc., c'est-à dire la faune des Marnes d'Hauterive 
(Drôme). Le ravinement de ces argiles à lignite, inférieures 
aux sables jaunes, était rendu évident par le fait que ces 
sables descendent à l'entrée du tunnel jusqu'au niveau de la 
Saône. La ligne de contact des sables et graviers pliocènes 
et des argiles à lignite est d'ailleurs notablement inclinée 
vers la Saône. (Société d'agriculture de Lyon^ 5 novembre 
1886, el Bulletin de la Société géologique^ 22 novembre 1886.) 

La coupe du tunnel de CoUonges, met en évidence mieux 
qu'aucune de celles étudiées jusqu'ici le ravinement des 
argiles lignitifères à Hélix Chaixi par les sables et graviers 
pliocènes moyens de l'âge de ceux de Montpellier et de 
Trévoux. Il est à remarquer en outre que la faune des argiles 
du tunnel de Collonges se rattache intimement à celle des 
tufs de Meximieux, tandis qu'elle parait différer sensiblement 
de celle des argiles à Hipparion gracile de la Croix-Rousse. 
(Société d'agriculture de Lyon^Vl novembre 1886.) 



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196 TUNNEL DE COI.LONGES 

Enfin les dernières observations de Fontannes, datées du 
21 novembre, constatent que le chapeau du tunnel était 
poussé, à cette date, jusqu'à la profondeur de 229'", 50. Le 
sommet du tunnel élait toujours dans des graviers et pou- 
dingues, probablement pliocènes supérieurs (conglomérat 
bressan), tandis que la base pénétrait dans des argiles à 
lignite contenant des empreintes végétales ferrugineuses et 
des débris de coquilles : Hélix Chaixi^ Zonites Colonjonij 
iimnées, Planorbis ThioUiei^ei^ Planorbis cf. heiiacensiSy 
Bithynia cf. allobrogica. Le faciès de ces argiles se rapproche 
de celui des argiles de la Croix- Rousse, et des nodules des 
sables à Nassa Michaudi d'Heyrieu. (Notes inédites.) 

Les observations faites du côté de la tête Rhône du tunnel 
sont moins importantes, à cause de l'élat peu avancé des 
travaux. La tranchée creusée en avant de l'entrée du tunnel 
a entamé des alluvions post- glaciaires, un peu de gla- 
ciaire à blocs erratiques remaniés, enfin les alluvions quater- 
naires préglaciaires, plus puissantes dans cette vallée que 
dans la vallée de la Saône. 

L'ensemble des conclusions exposées ci-dessus permettra 
de saisir facilement le détail des coupes qui vont suivre : 



to Tunnel de Gollonges-tlnlnt-Clalr. Tête Saône. 

La tranchée qui précède l'entrée du tunnel a été commen- 
mencée en mai 1886. Elle montre la coupe détaillée figure 1 : 

Les galets de c ei d sont le plus souvent mal arrondis ; 
ceux de a ont de grandes faces presque planes ; les quart- 
zites ne ressemblent pas par leur forme à ceux des alluvions 
prémorainiques, qui sont plus généralement ovoïdes. — Les 
pelils cailloux de granité un peu altéré (caractère d'ancien- 
enté par rapport aux cailloutis quaternaires) paraissent plus 



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A I.YON SAINT CLAIR 



197 



fréquents vers la limite c-d. En c, les cailloux noirs de silex, 
ainsi que les jaspes rouges sonl très abondants. 




laAm» 



Fie. I et I bis. — Coupes du tunnel de Gollonfçes au i/iOO. 

ip, Terre végétale . 

1, Lehm avec guartzites éboulés à la base, galets striés. 

d^ Sable fin jaune clair, un peu argileux; quelques lentilles de cailloux ; 
blocs concrétion nés, un peu altérés, nombreuses traces d'hydroxydc 
de fer . . '2"',2.S 

r, Cailloutis a petits éléments, galets altérés et friables : granité, jaspes 
rouges, calcaires gris et blonds (ceux-<;i non altérés) ; limon sableux 
jaune rougeàtre, analogue au sable actuel de la Saône ; nombreuses 
traces ferrugineuses, d'origine probablement végétale l"\2i' 

b^ Sable granitique jaune rougeâtre assez grossier; peu ou point de 

cailloux 0»,20 

a. Sable fin jaune clair un peu argileux, visible sur. ... . . 0*^,30 

i"»,00 

Il est facile de rapporter au pliocène moyen (^sables de 
Trévoux) l'ensemble des zones a-d signalées dans cette 
coupe. 

A la profondeur de lOfi mètres la coupe se modiQe légère- 
ment, mais non pas d'une manière essentielle, comme Tin- 
diquele tracé 1 615 relevé le t**^ août. (Voir plus haut fig. t.) 



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198 TUNNRL DE C0LL01>t'GBS 

c et d sont identiqiies aux couches correspondantes du tracé 
no 1. Seulement à la partie supérieure du chapeau, ene, on 
aperçoit une zone de galets, de la grosseur du poing. Ces 
galets ne paraissent être qu'un accident dans la couche d, 
car le chapeau du tunnel ne les rencontre que sur une 
longueur de 8 à 10 mètres. Ils paraissent indiquer l'existence 
du conglomérat bressan à une petite distance au-dessus 
des couches du tunnel. 

Peu après la couche de gros galets qui vient d'être signalée, 
on a rencontré au chapeau du tunnel une argile grise, très 
compacte, avec nombreuses empreintes végétales indistinc- 
tes, très ferrugineuses, et contenant aussi quelques menus 
débris de coquilles. Ces argiles ne devaient former en ce 
pointqu'une amande de peu d'importance, car à 133 mètres, 
le chapeau s'enfonçait de nouveau dans un sable fin micacé, 
ferrugineux, un peu argileux, où l'on aperçoit de minuscules 
débris de coquilles à test très mince. Au dessous de ces sables 
meubles, on voit des zones gréseuses, où les cailloux sont 
plus abondants, et forment de petites lentilles comme à l'en- 
trée. On se trouve donc toujours dans les sables du pliocène 
moyen. 

A la profondeur de 168 niètres, dans les derniers jours du 
mois d'août, on observe au sommet du chapeau de gros cail- 
loux de quartzite, à surface colorée en noir parle manganèse, 
mais peu altérés à l'intérieur. Il doit exister à une faible dis- 
tance un pointemcnt de gneiss, car on recueille à ce niveau 
quelques fragments non roulés de gneiss granulitique. La 
base du tunnel est toujours dans des couches meubles ana- 
logues à celles de l'entrée. Il semble probable que cette 
couche de gros galets, ainsi rencontrée à deux reprises, 
ravine la formation sableuse sous-jacente. 

La gangue, à 170 mètres, devient beaucoup plus grossière; 
c'est un sable exclusivement granitique, à fragments angu- 



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A LYON SAINT-CLAIR 199 

leux. Celle grossièreté, la présence des débris de gneiss, 
l'abondance du fer et du manganèse, la grande quantité d'eau 
rencontrée, semblent indiquer la proximité d'un pointement 
gneissique. Cette roche n'a pas été rencontrée, mais elle a 
pu être laissée en amont à peu de distance. 

A 185 mètres environ, le tunnel abandonnait les sables et 
graviers pliocènesà Mastodon arvernensis pour pénétrer dans 
une coupe nouvelle qui est la suivante : 

f. Gravier et sable grossier rougeàtrc ; nombreux galets do quartz. Couche 

très meuble 1'",ÎJ0 

tf, Poudingue dur, à ciment sableux O'",.^ 

d, Argile grise et jaunâtre, grasse, plastique 0™,10 k 0"^,W 

c, Lignite et argile tourbeuse (Helix^ Clausilia). 
b. Argile plus ou moins ligniteuse ou tourbeuse, 
a. Lignite. 

Epaisseur des couches a^ b, c O^jSO 

Les couches ligniteuses renferment un grand nombre de 
Coquilles, malheureusement en mauvais état. Cependant il 
est possible de reconnaître les espèces suivantes qui sont des 
plus caractéristiques du pliocène d'Hauterive (Drôme) : Hélix 
Chaixiy Clausilia (Triptychia) Terveri^ etc. 

Il est à remarquer que la faune est presque exclusivement 
terrestre; pas de Bithynies, ni d'Hydrobies. Quelques rares val- 
ves de Pisidium sont le seul représentant jusqu'ici rencontré 
des Mollusques aquatiques. 

L'eau captée à la surface des couches argilo ligniteuses 
est assez abondante. 

Le 21 novembre, l'avancement du chapeau était de 
229", 50 ; celui de la base du tunnel de 219 mètres. La coupe 
était alors la suivante : 

/^, Grès caillouteux dur, siliceux 0°*,i0 

^, Gravier fin rougeâtre, ïneyblc 0",8Q 



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200 TUNMa DE COLLOi>GES 

/"S Poudingue dur 0'°,70 

bj Argile grise ou jaunâtre, avec empreintes végétales ferrugineuses, et 

coquilles nombreuses 1™,50 

ff. Lignite : débris de coquilles O^IO 

L'argiie 6 a le faciès des argiles de la Croix-Rousse et des 
nodules des sables à Nassa Michatuli d'Heyrieu. La faune est 
un peu différente de celle qui a été rencontrée à 185 mètres; 
elle comprend : Hélix Chaixi^ Zonites Colonjoni, Limnées, 
Planorbis Thiollierei, Planorbis cf. heriacensis^ Bithynia cf. 
allobrogka. 

Cette coupe intéressante est la dernière qui ait été relevée 
dans rintérieur du tunnel; mais, dans le but d'éclaircir par 
d*autres observations la nature géologique des couches 
traversées par les travaux actuels, il convenait de reprendre 
rétude des collines avoisinantes, qui malheureusement 
n'offrent qu'un très petit nombre de coupes visibles. 

Cependant le chemin exécuté dans la propriété de 
^rae Faure, au-dessus et un peu en aval du tunnel, donne 
de bonnes indications. Sur le bord de ce chemin qui s'élève 
en lacets sur le flanc de la colline, on voit entamés vers la 
base les sables et graviers pliocènes, identiques à ceux de la 
galerie. Ces sables contiennent des cailloux calcaires im- 
pressionnés (fait que Ton observe également dans les cailloutis 
pliocènes des tranchées du chemin de fer de Trévoux entre 
Salhonay et Fontaine) ; et on y trouve aussi des fragments 
de bois siliciQés (? Querct^ prœcursoi\ Sap.). Au-dessus 
viennent les sables et graviers quaternaires, préglaciaires, 
remplis de débris de fossiles miocènes remaniés, comme cela 
existe dans toute la région lyonnaise. Enfin, sur le sommet 
du plateau, apparaît un lehm plus ou moins transformé en 
glaise d'une couleur rouge foncé, bien que cette dernière 
soit incontestablement plus ancienne que celle du plateau de 
Caluire. 



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A LVON SAINT-CLAIR !?01 

Auprès du pont du Vernay se. trouve une sablière qui a 
mis à jour une coupe intéressante déjà indiquée depuis long- 
temps par M. Faisan (l), qui a eu le mérite d'y découvrir 
un lambeau de mollasse marine, appartenant à la zone à 
Nassa Michandi du sommet de Tétage helvétien. L'étude 
détaillée de cette sablière donne d'excellentes indications sur 
la structure géologique de ce plateau. On sait que le sub- 
stratum est constitué en ce point par le sinémtirien ou lias 
inférieur qui contient dans les anfractuosités de sa surface les 
lambeaux de mollasse helvétienne étudiés par M. Faisan. 

Au-dessus de ce substratum, toute la base de la sablière, 
sur une hauteur de 20 mètres, est nettement pliocène. Ce 
sont des sables et des cailloutis, parfois consolidés en grès 
et en poudingues, de couleur jaunâtre, renfermant des ga- 
lets granitoïdes toujours très altérés, et aussi d'énormes 
quartzites à patine jaune, etc., présentant en un mot tous les 
caractères desalluvions pliocènes. Mais il y a de plus, vers 
la partie moyenne de ces couches pliocènes, des bancs ou 
lentilles argileuses, avec empreintes végétales indistinctes. 
Ces lentilles argileuses paraissent être les analogues de la 
couche argileuse, avec empreintes végétales et débris de 
coquilles indéterminables, traversée par le tunnel sur une 
longueur de quelques mètres, et qui a été signalée plus haut 
entre 110 et 130 mètres de profondeur, à partir de la tète 
Saône du tunnel. Ces amandes d'argile, peu importantes et 
peu continues, doivent donc être considérées comme de sim- 
ples accidents dans l'épaisseur des alluvions pliocènes. 

Au-dessus de ces dernières, se montrent les alluvions 
qtiatemaires avec leur aspect habituel, c'est-à-dire avec 
une base sablo-argileuse sur une épaisseur de 10 mètres en 
ce point. Ces sables et graviers fins sont surmontés encore 

(1) Introdue'.ioniiratigraphiquê à Vétude d^t tuf» de Meximieux (krch. Mus. Lyon, t. \.) 



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202 TU.>.\EL DE COLLO^GRS 

par 10 mètres environ d'alluvions quaternaires, puis le som- 
met de la colline appartient à la formation glaciaire. 

Si Ton a soin de rafraichir la surface des couches pliocè- 
nes, on peut observer nettement dans cette coupe la 
différence des alluvions quaternaires et pliocènes. [Des tra- 
vaux récents de Fontannes ont suffisamment fait ressortir 
ces caractères différentiels, aujourd'hui reconnus non seu- 
lement dans la vallée du Rhône, mais encore dans d'autres 
régions et notamment en Italie, pour qu'il soit nécessaire 
de les rappeler ici. ] 

La coupe de la sablière du pont du Vernay peut être ré- 
sumée de la manière suivante : 




FiG. i. — Coupe de la sablière du pont du Vernay. 

S, Calcaire sinémurien à surface anfractueuse. — M, Lambeau de sables miocènes 
marins à Nassa Michaudi — P, Conglomérats, sables jaunes et gris pliocènes 
— ;?, Lentille argileuse à empreintes végétales. — P*, Conglomérat pliocène 
jaunâtre. — - 0*, Sables et graviers quaternaires. — Q*, Poudingue qua- 
ternaire. 

to Tunnel de €?olloniçea-Satnt-Clatr. Tête Rhône. 

La tète Rhône est attaquée le 3 août 1886. La ligne passe 



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A LYON SAIMT CLAIR 203 

presque au pied de la classique sablière, avec blocs errati- 
ques, de la gare de Saint-Clair. La tranchée met à décou- 
vert sur une faible épaisseur des sables gris en lits très nets 
et horizontaux, contenant des débris de fossiles marins 
miocènes remaniés, et quelques cailloux de roches alpines, 
de petite et moyenne grosseur. Ce sable est tout différent de 
celui de la tète Saône et d'âge évidemment plus jeune 

Le 27 août, la tranchée qui précède l'entrée en galerie 
est terminée et présente la coupe suivante : 




FiG. 3. — Coupe de la (ronchéc qui précède le luiinel de Saint-CInir. 




FiG. 4. — Surface sous laquelle doit être creusé le tunnel. 

Terre végétale, 
c, Zone marno-sablcuse, caillouteuse, de couleur jaunâtre, cloisonnée de blanc; 

cailloux encroûtés d'un dépôt calcaire, ruipieux, blanchâtre, assez analogue 

à celui des cailloux rayés morainiques. Lentilles de cailloux de taille très 

diverse. 
Très gros galets de quartzite. Lentilles de sable gris stratifié, semblable à celui 

de la zone sous-jacente. Pas d.' cailloux rayés. 
A la base, gros blocs erratiques de calcaire jaune, blanc, etc. ; cette zone ravipe 

le substratum. 



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204 



TUNNGL DE COLT.O.NT.ES 



Épaisseur variable suivant la profondeur du ravinement. . . On^jSO à 2«>,50 
b, Zone sableuse fine ; strates parallèles et inclinf^es dans la direction du RhAne. 
•?2 Blocs erratiques calcaires; gros cailloux des Alpes; 
quartzites, etc. Pas de cailloux striés. . 1"' a I'",2i> 
a, Cailloutis alpin ; déMs de fossiles miocènes remaniés, 
-p visible sur O'n,{J0 



Toute cette formation est identique à la 
sablière de la gare, et aux escarpements en 
aval sur la route. Elle se trouve ici à près de 
80 mètres au dessous de l'altitude des mo- 
raines du chemin de fer de Sathonay. 

L'attribution géologique de chacune de 
ces zones ne soulève aucune difficulté sé- 
rieuse. La zone a, avec fossiles miocènes 
remaniés a le faciès habituel des allumons 
quatemaires 'préglaciaires. La zone 6, avec 
blocs erratiques un peu roulés, peut être 
considérée comme du glaciaire plus ou moins 
remanié par place. Quanta la zone supérieure 
r, elle doit être mise en parallèle avec les 
alluvions post-glaciaires^ qui constituent la 
terrasse peu élevée de la Pape et de la gare 
de Saint-Clair. 

Avant d'aborder fexamen des conclusions 
que rélude des couches traversées par le 
tunnel encore en voie d'exécution permet de 
tirer sur la structure géologique du plateau 
de Caluire, il convient de résumer la coupe 
d'ensemble (fig. 5) indiquant les relations 
réciproques des terrains rencontrés pendant 
le creusement de cette longue galerie. 




u^4 



Pliocène moyen -. L, Lignite. — M, Argile grisâtre (niveau d*Hauterive), avec 
empreintes végétales et Mollusques fluviatih^s et terrestres : Hélix Chaiociy 



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A LYON SAINT CLAIR 205 

Zonites Colonjoni^ Clausilia (Triptychia) Terveri, Planorbis Thiol- 
Uerei^ PL cf, heriacensis^ Limnées, Bithynies, Pùidium, etc. — P*, Sable 
jaunâtre (niveau de Trévoux), un peu argileux. — P*,Cailloutis à petits éléments, 
avec roches granitoïdos altérées et friables ; nombreuses traces ferrugineuses, 

— P3, Sable fin, jaune clair, un peu argileux; nombreuses traces de fer 
hydroxjdé ; amande argileuse A intercalée à la partie supérieure Les couches 
P*-3 représentent les sables de Trévoux à Mastodon arvernensis. 

Pliocène supérieur : p, Alluvions pliocènes supérieures ou conglomérats bressan, 
subdivisé en : p*, Poudingue dur. -— p^. Sable grossier. — p3, Grès cal- 
louteux dur. 

Quaternaire: a, Alluvions préglaciaires, formées de sables et graviers fins; nom- 
breux débris de fossiles miocènes marins remaniés. — G, Glaciaire à blocs 
erratiques un peu remaniés — a*. Sables et graviers meubles post-glaciaires 

— T, Lehm et terre superficielle. 

Il se dégage des observations rapportées ci -dessus quel- 
ques données générales intéressantes qui mettent en lumière 
la structure géologique compliquée et encore assez mal 
connue de cette partie du plateau de la Bresse et des 
Doipbes. 

Il convient de borner ici celle étude à l'extrême pointe 
méridionale de ce plateau, c'est-à-dire à celle qui s'avance 
en Torme de triangle entre la Saône et le Rhône, depuis le 
ravin de Sathonay jusqu'à la colline de la Croix -Rousse, 
qui fait partie de l'agglomération lyonnaise : on peut 
désigner cette petite région sous le nom de plateau de 
Caluire, du nom de la localité la plus importante située à sa 
surface. 

Les coupes naturelles font pour ainsi dire défaut à Ta sur- 
face et sur les flancs de ce plateau cultivé. Même les notions 
que l'on peut acquérir en s'aidant de l'examen des gravières 
et sablières, de forages de puits, des tranchées de route ou 
de chemin de fer, sont elles-mêmes bien insuffisantes. 
Heureusement, la construction du chemin de fer de Lyon à 
la Croix-Rousse (1858-1862), et actuellement celle du tun- 
nel de CoUonges à Saint-Clair, ont permis de pénétrer plus 



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206 TUNNEL OR COLLONGBS 

inliiueinenl dans l'épaisseur de ces collines, et ont montré 
la compleocité de leur structure géologique. 

Voici, en effet, Té numération, dans Tordre d'ancienneté 
relative, des terrains qui entrent, d'une manière certaine, 
dans la composition géologique du plateau de Caluire. 

Le gneiss affleure au pied du promontoire de la Croix- 
Rousse, comme le montre la coupe recueillie par Jourdan et 
publiée récemment dans le tome IV des Archives du Mu- 
séum de Lyon. On connaît aussi l'existence de cette roche 
dans le sous-sol de la place Tolozan, et on Tobserve à dé- 
couvert au pied des balmes du plateau de Caluire : d'une 
part en remontant le Rhône, le long du cours d'Herbouville 
et du quai Saint-Clair; d'autre part le long de la vallée de 
la Saône jusqu'à Tlle- Barbe. Il est évident que les roches pri- 
mitives ont formé en ce point, depuis une période géologi- 
que au moins antérieure au dépôt dessables de la mollasse 
hclvéticnney un récif contre lequel sont venues s'appliquer 
les formations marines et fluvio-lacuslres diverses qui se 
succèdent jusqu'aux alluvions post-glaciaires. 

A quelle distance vers le nord se prolongent les affleure- 
ments gneissiques ? Diverses circonstances, et entre autres, 
la présence de fragments anguleux de cette roche recueillis 
dans le tunnel de Collonges, l'abondance des traces de fer et 
de manganèse dans les cailloutis, la grande quantité d'eau 
rencontrée, font penser que le tunnel a dû, vers la profondeur 
de 170 mètres, passer à une faible distance d'un pointementde 
gneiss, bien que cette roche n'ait pas été rencontrée directe- 
ment. On possède en outre l'mdication que le gneiss a été 
rencontré à une assez faible profondeur au fond de puits 
creusés à la surface du plateau dans le village du Vernay. 

Enfin il n'est pas improbable de relier ces divers pointe- 
ments de gneiss du plateau de Caluire à ceux qui affleurent 
un peu plus en amont dans la vallée de la Saône, et notam- 



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A LYON SAINT CLAIR 207 

menl dans la tranchée du chemin de fer de Trévoux, auprès 
de la staiion de Rochetaillée. 

Dans tous les cas, la surface du sous- sol gneissique sous 
le plateau de Caluire doit être passablement accidentée et le 
nivellement de cette surface a été surtout l'œuvre des dépôts 
marins jurassiques et miocènes, dont on a pu, à diverses 
reprises, observer quelques lambeaux épargnés par l'érosion. 

L'existence du lias (t) était depuis longtemps signalée 
au pied de la sablière du pont du Vernay, où se montre jus- 
que dans le lit de la Saône un pointement de calcaire sine- 
murien (fig. 2), à surface irrégulière, dont les anfractuosités 
ont fourni à M. Faisan (loc. cil.) une petite quantité de sable 
moUassique contenant les fossiles de la zone à Nassa Mi- 
chaudi. 

Ce lambeau de lias doit être évidemment considéré comme 
un simple fragment, isolé sur la rive gauche de la Saône, du 
massif jurassique du Mont-d*Or lyonnais. Il est probable que 
les étages jurassiques supérieurs au sinémurien ont existé 
également sur les deux rives de la Saône ; mais le lias su- 
périeur et les calcaires bajociens ont été sans doute, sur la 
rive gauche, démantelés et entraînés ensuite par les érosions. 

On n'a encore rencontré dans le tunnel de Gollonges au- 
cune couche que l'on puisse rapporter à la mollasse marine 
helvétienne. Xsi présence de la mer miocène au-dessus du 
bombement gneissique du plateau de Caluire n'est donc 
indiquée, en dehors du faible lambeau de sables à Nassa 
Michaudi du pont du Vernay, que par la petite couche à co- 
quilles marines^ notée. par Jourdan dans la coupe de la 
Croix-Rousse et au Jardin des plantes. Cette couche, qui 



(I) Les derniers travaux da tunnel montrent que le terrain jurassique présente sous le plateau 
de Caiuire une continuité plus grande qu*on ne pouvait le soupçonner ju^quc-lâ. En effet le 
calcaire sinémurien a été atteint par la galerie de Gollonges à la profondeur de WX mètres;) 
sa surface était perforée par les pholades, Indice du séjour de la mer helvétienne. (Cb. Depéret.) 



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208 TUNNEL DE COLLONGES 

comble en ces points les anfractuosités de la surface gneis 
sique, n'excède pas Tépaisseur de 60 à 80 centimètres. Elle 
a cependant fourni une assez riche faune, étudiée par 
MM. Fischer el Locard; mais le mauvais état de la plupart 
des matériaux recueillis, les associations génériques nota- 
blement différentes de celles que l'on observe dans la mol- 
lasse des environs de Lyon, enfin l'aspect un peu spécial delà 
couche fossilifère, ne permettent pas encore une assimilation 
précise avec un horizon connu de l'étage helvétien. Cepen- 
dant il est probable que ces lambeaux de la Croix Rousse se 
rattachent aux sables à Terebruttilma calathiscus dw Viennois, 
du bas Dauphiné, etc. Le lambeau du pont du Vernay appar 
tient par contre à un niveau un peu plus élevé, celui de la 
zone à N(fssa Michaudi qui termine le miocène moyen du 
Sud-Est. 

Le miocène supérieur est représenté dans la région du 
bas Dauphiné par un ensemble de couches d'eau douce sablo- 
argileuses, avec bancs de lignite intercalés, désignées sous 
le nom de sables et argiles à lignite et Hélix delphineusis. 
Dans le plateau de Caluire, ces couches ne semblent exister 
que sur le promontoire de la Croix-Rousse(l), où cet horizon 
est représenté d'une manière dubitative par la couche de 
Ci mollasse régulière présumée d'eau douce », de Jourdan el 
d'une manière certaine par des argiles marneuses à Hipparton 
gracile et autres Mammifères de l'horizon du mont Luberon. 
Ces argiles de la Croix-Rousse contiennent, surtout vers 
la base, des zones noirâtres avec bois fossile, qui rappellent 
les couches ligniteuses si constantes dans la mollasse torto- 
nienne du bas Dauphiné. 

Rien jusqu'ici n'indique le prolongement vers le nord, et 
en particulier dans l'axe du tunnel, de ces couches d'eau 

(li Foolannes, L^s terrains tertiaires el quaternaires du promontoire de la Croix- 
Rousse^ tt Lyon (Arch. Mus. Lyon^ t. IV, 1887). 



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A LYON SALXT-CLAIU *209 

douce miocènes supérieures, qu'il faut bien distinguer des ar- 
giles pliocènes lignitifères à Hdix Chaioni, bien que les deux 
formations aient été trop souvent confondues Tune avec l'au- 
tre dans le sud-est, par suite de leurs analogies fauniques et 
pétrographiques. 

Les argiles à Hélix C/mixt (pliocène moyen) ne se mon- 
trent pas à la Croix-Rousse. Par contre on les a recoupées 
dans le tunnel de Collonges, depuis la profondeur de 185 mè- 
tres jusqu'à celle de 230, qu'atteignent actuellement les tra- 
vaux. Elles s'y présentent sous l'aspect d'une argile grise ou 
jaunâtre, avec deux couches ligniteuses intercalées, l'une 
assez continue vers la base, l'autre moins importante vers la 
partie supérieure de l'arfleurement argileux (L, fig. 5). Ces 
couches argiloligniteuses contiennent une faune de Mollus- 
ques fluviatiles et terrestres assez variée, et les déterminations 
qui ont pu être faites, malgré le mauvais état de conservation 
de ces coquilles, indiquent les plus grandes analogies avec 
la faune d'Hauterive (Drôme). Il est bon de noter toutefois 
que la présence de certaines espèces, telles que Planorbis 
henacensis^ si constante dans le miocène supérieur du bas 
Dauphiné, tendrait à imprimer à cette faune du tunnel un 
caractère d'ancienneté relative, si on la compare à celle des 
marnes d Hauterive. 11 ne paraît pas douteux cependant, d'a- 
près l'ensemble des caractères, que Ton ne doive rattacher 
les argiles du tunnel au terrain pliocène. 

La disposition stratigraphique de ces argiles est particulière 
ment intéressante parce que la coupe du tunnel met hors de 
doute le ravinement de ces argiles par les sables de Tré- 
voux^ qui descendent à l'entrée du tunnel jusqu'au niveau 
de la Saône. 

Le même ravinement existe à Trévoux même, comme Ta 
indiqué M. Delafond, et aussi à Meximieux. 11 convient donc 
de considérer ce fuit comme une disposition normale pour la 

5« SÉRIE, T. X. — 1887 14« 



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210 TUMMEL DE C0LL0IS6BS 

région lyonnaise. Les deux formations (sable et argile) n'en 
appartiennent pas moins au même étage géologique, le p/io- 
cènc moyen; mais tandis que l'assise inférieure est d'origine 
nettement lacustre, les sables de Trévoux indiquent au con- 
traire l'intervention indubitable d'un régime fluviatile. 

Dans la coupe du tunnel, comme partout ailleurs dans le 
plateau bressan, les sables à Mastodon arDcrnemis passent 
insensiblement par leur partie supérieure à des graviers plus 
grossiers, puisa des cailloutis de couleur jaunâtre, entre- 
mêlés encore d'amandes sableuses. Ces couches de passage 
sont représentées dans le tunnel de Collonges par les cou- 
ches P^ et P^, dans lesquelles ont été rencontrés les débris de 
Mastodon arvenieiisis signalés vers la profondeur de 30 à 
10 mètres. Il convient donc de rattacher ces couches plus 
grossières au sommet du pliocène moyen. 

La formation sableuse de Trévoux est à son tour ravinée 
dans loute la région bressane par un puissant conglomérat 
de couleur jaunâtre, à cailloux graniloïdes très altérés, 
désigné dans de récents travaux sous le nom à'alhmons 
pliocènes et qui n'est autre chose que le conglomérat bressan 
d'Êlie de Beaumont. Cette assise est caractérisée en plusieurs 
points du bassin du Rhône (Saint -Germain et Saint-Didier- 
au-Mont-d'Or, Fournès, etc.), par la présence de VElephas 
mendionalis qui permet de la mettre en parallèle avec les 
graviers de Chagny, c'est-à-dire avec le pliocène supérieur^ 
comme l'avait déjà faitTillustre auteur de la Ccwle géologique 
de la France, 

Dans la coupe du tunnel de Collonges, on aperçoit net- 
tement en deux points différents, vers 106 et vers 107 mètres, 
le ravinement opéré par le conglomérat bressan (P^) sur les 
sables et graviers de l'horizon de Trévoux. Il est probable 
que ces alluvions pliocènes possèdent, au moins en certains 
points, une épaisseur notable et prennent une part impor* 



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A LYON SAIMT-GLAIR 211 

tante à la formation du plateau de Caluire. Mais sur le ver- 
sant rhodanien de ce plateau, ils paraissent avoir été déblayés 
presque en entier par les érosions quaternaires. 

Les alluvions quaternaires jrréglaciaires se sont élevées 
jusque sur les points le plus élevés du plateau de 
Caluire, où elles ne sont recouvertes que par les boues 
glaciaires à blocs erratiques ou par le lehm. Elles se dis- 
tinguent aisément des alluvions pliocènes qu'elles ravi 
nent par leur couleur générale plus grise, par raltération 
moindre de leurs éléments, par la fréquence à leur base des 
débris de fossiles miocènes remaniés, enfin surtout par leur 
disposition très nette en terrasses horizontales, en rapport 
évident avec les cours d*eau actuels. Le plateau de Caluire, 
en effet, n'est autre chose que la terrasse préglaciaire du 
Rhône, qui domine ce fleuve de 80 mètres environ et est 
inférieure de 20 mètres à peine à la haute terrasse pliocène 
du plateau des Dombes. Mais sur le plateau de Caluire, cette 
dernière terrasse a été déblayée presque en totalité, surtout 
sur le versant rhodanien, où les alluvions préglaciaires occu- 
pent la hauteur totale de l'escarpement qui domine le fleuve. 

Les moraines terminales ou subterminales de l'ancien 
glacier du Rhône recouvrent de leurs cailloux rayés et à 
blocs erratiques la surface presque entière du plateau de 
Caluire, comme cela a été rendu visible dans la tranchée du 
chemin de fer de Sathonay et sur le plateau de la Croix- 
Rousse. (Voir coupe Jourdan.) Mais l'épaisseur moyenne de 
cette couche glaciaire ne dépasse pas 5 à 6 mètres. Dans la 
tranchée de Saint-Clair, on voit nettement le terrain errati- 
tique, peut être un peu remanié, raviner les alluvions pré- 
glaciaires. 

Le lehm ou limon du ruissellement couvre certaines par- 
ties du plateau de Caluire et se développe surtout sur la 
pente qui incline du côté de la Saône. 



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212 TUNNEL DE C0LL0N6ES 

Enfin les alluvions post-glaciaires ne font pas partie à 
proprement parler de ce plateau, mais constituent seulement 
une terrasse élevée d'une quinzaine de mètres au dessus du 
thalweg actuel. Cette terrasse a été découpée en fragments 
isolés par les érosions récentes des cours d'eau; le seul lam- 
beau de quelque importance est celui qui porte la gare de 
Saint-Clair et dans lequel a été ouvert de ce côté la tran- 
chée du tunnel. 



En résumé, gneiss, lias inférieur, miocène moyen, miocène 
supérieur, pliocène moyen (niveaux d'Hauterive et de Tré- 
voux), pliocène supérieur, alluvions quaternaires prégla- 
claires, erratique et lehm, tels sont les termes géologiques 
connus jusqu'à ce jour dans l'épaisseur du plateau de Caluire. 
Plusieurs de ces horizons n'y étaient pas encore signalés, 
notamment tout le pliocène, dont les affleurements les plus 
méridionaux dans la région bressane étaient ceux de Miribel, 
deSermenaz et du ravin deSathonay. Il semble probable que 
le pliocène moyen s'avance encore davantage dan^ la direc- 
tion de Lyon, où il se trouve peut-être en contact avec le 
miocène supérieur de la Croix-Rousse. 

Un autre fait d'un intérêt encore plus général réside dans 
la disposition stratigraphique mutuelle des divers étages ter- 
tiaires et quaternaires. Au lieu d'être normalement super- 
posés, ces divers termes se ravinent successivement depuis 
les plus anciens jusqu'aux plus modernes A ce point de vue 
la coupe du tunnel de Collonges est particulièrement ins 
tructive. On a vu dans cette coupe les argiles du pliocène 
moyen ravinées par les sables de Trévoux; ceux-ci sont 
ravinés par les alluvions pliocènes ou conglomérat bressan. 

Ce dernier a été en grande partie déblayé sur le plateau 
de Caluire par les alluvions quaternaires préglaciaires, qui à 



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A LYON SAINT-CLAIR "^13 

leur tour, dans la tranchée de Saint-Clair, se montrent ravi 
nées par les bancs glaciaires et par les alluvions |^ost 
glaciaires. 

Il en résulte que ces divers terrains s'emboitent les uns les 
autres d'une manière fort irrégulière, el que, sur certains 
points, quelques-uns de ces terrains sont réduits à de simples 
placages, d'une étendue parfois assez restreinte. 



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MIGROGOCCUS PRODIGIOSUS 

DANS LA MUSCARDINE 

SUR L» PAPILLONS ET LES GRAINIS DBS VERS A SOIE 
ET SUR LES CELLULES EMPLOYEES DANS LA SÉI^CTriON MICROSGOPItUE 



Le Professeur Edouard PERRONCITO 



4 It Société d*agrleultare, blttoire otlorelle el trU ulUet dt Lyoo 
daos sa séance da 48 févrirr 1887 



►<>o 



11 n'y a pas de paysanne dans nos pays, même parmi les 
plus ignorantes, qui ne sache que, dès que les vers à soie 
sont attaqués de la maladie connue sous le nom de muscar- 
dine, ils commencent à prendre graduellement une couleur 
rougeâtre plus ou moins vive, qui met Téducateur sur ses 
gardes. Ensuite ces nuances deviennent, en général, moins 
foncées, les insectes acquièrent plus de consistance, ils dur- 
cissent progressivement; de rouges ils deviennent peu à peu 
blancs; au fur et à mesure que la botryte se développe et 
Tructifie, qu'elle bourgeonne et envahit le corps du ver à 
soie dans toute son épaisseur et dans toutes ses parties. Le 
petit champignon ne tarde pas alors à paraître à travers la 
peau, en formant une efflorescence blanche sur la surface de 
répiderme, ayant la force d'un mycélium serré, fructifiant 

5« SÉRIB, T. X - 1887 li*» 



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216 LE MICROCOCCUS PRODIGIOSUS 

et produisant une énorme quantité de spores, qui constituent 
les germes ou l'imperceptible semence de la maladie. 

Or, quoique la couleur rougeâtre, prise par les vers à soie, 
au début de la muscardine dont ils sont attaqués, puisse 
sembler une chose fort simple, elle n'a pourtant pas trouvé, 
jusqu'à nos jours, une explication satisfaisante ; et la mures- 
sida imdiginée par M. Vittadini, qui, suivant cet auteur, était 
due à l'action de l'ammoniaque sur l'acide urique des conduits 
rénaux, constitue un écueil contre lequel les savants com- 
battirent, sans succès, afin d'expliquer ce phénomène aussi 
intéressant que complexe et difficile* 

Quelle est donc la cause de ce que, au commencement 
d'une maladie produite par un champignon bien connu, qui 
est blanc, formé dun mycélium à spores blanches, qui 
envahit le ver à soie dans toute l'épaisseur, dans toutes les 
parties de son corps, les vers à soie prennent d'abord des 
teintes rosées ou rouges et deviennent ensuite Uanc de 
craie ? 

Je crois avoir trouvé la raison de ce fait, en juin 1885, au 
moyen d'échantillons de vers à soie morts de la muscardine 
et provenant de localités différentes, qui me furent offerts par 
M. Alexandre Marini, géomètre-arpenteur, par l'entremise de 
notre Musée national de sériciculture (1). J'avais été frappé 
d'étonnement par la couleur rougeâtre-vineux sale qu'on 
observait sur ces vers à soie dans les points où le frottement 
avait enlevé l'efflorescence blanche superficielle de la botryte. 
Ayant conçu le soupçon que quelque bactéridie chromogène 
fut la cause de la production de cette couleur, je fis des pré- 
parations microscopiques avec des raclures des parties rou- 
gies, dont je délayai la substance dans l'eau : je vis aussitôt 



(i) B. Perroncilo, Bacbi rossJ e baehi eftlcinali. Il mkrococcus prodigiosus net caidno del 
btàehï fAnnali délia reale Aeeadetnia d'agrieoitura di Tarino; roi. XXVIII, 1885). 



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LE MICROCOCCUS PRODIGIOSUS 217 

des myriades de microcoques extrêmement petits, doués du 
mouvement brownien, décolorés, mais présentant une teinte 
rouge plus ou moins foncée partout où ils se trouvaient en 
fortes agglomérations. Mon hypothèse me parut dès lors avoir 
une base de vérité, et, encouragé par le résultat des observa- 
tions microscopiques, j'entrepris des cultures, sur des pom- 
mes de terre particulièrement, en les entourant des plus 
grands soins et de toutes les précautions nécessaires, afin 
d^empècher l'introduction accidentelle d'autres microorga- 
nismes, différents de ceux qui donnaient la couleur rouge 
aux vers à soie attaqués par la muscardine. Les pommes de 
terre, soigneusement choisies, furent coupées avec un cou - 
teau stérilisé d'avance, et ensemencées ensuite avec le fil 
de platine fixé au bout d'une baguette de verre et préalable- 
ment chauffé au rouge. Les pommes de terre ainsi ensemen- 
cées furent placées dans des chambres humides de Koch 
préalablement désinfectées par une solution de sublimé cor- 
rosif à 1 pour 100, et maintenues humides avec la même 
solution, et le papier buvard appliqué, comme d'habitude, aux 
coupes de verre. Les chambres humides contenant les cultures 
furent tenues dans une salle chauffée à 25-28°. 

Dès le jour suivant on vit, dans les points ensemencés, 
une tache rouge large de 8 à 10 millimètres, qui s'étendit 
tellement que, le troisième jour, elle couvrit presque entiè- 
rement la surface des pommes de terre, en certains points 
d'une couche rouge de vin, et en d'autres rouge brique. 

La couleur rouge était déjà microscopiquement caractéris- 
tique du Micrococais prodigiosus (Cohn). Les observations 
firent vcJir les microcoques prodigieux en colonies, ou isolés, 
ou bien en pétalocoques. Us présentaient les mêmes caractères 
que ceux que j'avais observés comme produisant la couleur 
rouge chez les vers à soie atteints de la muscardine, et 
j'acquis de la sorte la certitude absolue que c'était bien ce 



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218 LE MICROCOCCUS PRODIGIOSUS 

microcoque qui avait coloré en rouge les vers à soie soumis 
à mes recherches. 

Avec de la semence également puisée sur les vers à soie, je 
fls daulres cultures dans la gélatine, dans le sérum du sang, 
ainsi que dans l'agar-agar, et j'obtins dans ces milieux des 
couleurs analogues, modifiées de différentes manières par la 
nature des couches inférieures. Dans la gélatine, la dissolution 
eut lieu, et on y voyait une couleur rougeàtre, très légère, 
passant par nuances graduelles au rouge de vin. Dans celle 
gradation de nuances colorant la gélatine ensemencée de 
microcoques prolifères, il me sembla apercevoir un phénomène 
très analogue à celui qui a lieu chez les vers à soie lorsqu'ils 
deviennent rouges. Dans les chambrées atteintes de la mus- 
cardine à son premier stage on voit, en effet, des vers à soie 
intensivement rouges, d'autres à nuances rouges graduelles 
ou même légèrement rougis; de manière que la couleur plus 
ou moins intense dépendrait, chez les vers à soie comme 
dans la gélatine, de la quantité plus ou moins grande des 
microcoques qui les infestent. 

Mais d'où provient- il que les vers à soie prennent cette 
couleur rouge avant de devenir blancs? Est-ce parce que le 
Mia^ococcus prodigiosus attaque l'insecte le premier, modifiant 
son organisme de façon à le rendre vulnérable à l'action 
végétale de la botryte? C'est, à mon avis, l'explication la 
plus naturelle du cycle de développement de la muscardine 
chez les vers à soie. Cela étant, on devrait trouver toujours 
le Micracoccus prodigiostts, ou un aulre microorganisme jouis- 
sant des mêmes propriétés, dans les vers à soie atteints de 
la muscardine ; et c'est précisément ce que je ne suis pas 
encore à même d'affirmer avec une certitude absolue. 

Cependant, s'il en était ainsi, on aurait un microcoque 
regardé jusqu'à présent comme innocent, simplement chro- 
mogène, qui préparerait le terrain dans l'organisme animal 



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LE MICROCOCCUS PftODlGIOSUS 219 

à un micromycète plus élevé, fructiGant, qui est la cause de 
pertes innombrables aux éducateurs de vers à soie. 

La couleur rouge ne se présente pas seulement chez les vers 
à soie, mais encore chez les papillons et dans les pontes du 
bombyx du mûrier. En effet, le professeur Verson avait remar- 
qué, dès Tannée 1 879, que plusieurs éducateurs avaient adressé 
à la station bacologique expérimentale a des interrogations 
sur la signification de certaines taches purpurines qui auraient 
paru soudainement et sans un motif appréciable sur les tégu- 
ments de quelques papillons (1). Le professeur Verson pensa 
pouvoir expliquer ce phénomène, mais pourtant avec toute 
la réserve possible, en admettant qu1l s'agit d'une appari- 
tion ordinaire d'acide urique dans le derme, acide qui, par 
Tinfluence de circonstances alors inconnues et moyennant 
une oxydation ultérieure, se serait changé en un dérivé 
alloxanique. )> 

Dans la publication ayant pour titre Variétés de ^industrie 
séricicole (Varietà deW industria serica)^ vol. XVI, 1882, 
numéro du 1**^ mai, on lit qu'un M. G.-S. B... avait présenté 
à la rédaction a une cellule contenant la femelle et la 
ponte respective complètement couvertes d'une couleur de 
violier tendant au rosé, excepté cependant les ailes et quel- 
ques écailles )). On aurait constaté une couleur identique 
dans le petit sac, qui portait trois taches. « La poussière 
examinée au microscope présente la matière colorante à 
couleurs vives et à larges bandes. » Pour toute conclusion, 
on déclara qu'on avait affaire à un cas de muscardine assez 
curieux ! 

Pendant le mois d'août 1885, Je dus encore à la courtoisie 
de M. Marini une ponte éclose, tout entière de nuance 
rouge rosé, la gaze de la cellule portant en certains points 

(l)BolleUoo dl Bacbicollara, novembre 1885. Riviita del Do tore Q^ajol, 



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220 LE MICROCOCCUS PKODIGIOSUS 

une couleur pareille. Je constatai également dans cette ponte 
le Micrococcus prodigiosus comme cause de l'élégante couleur 
rouge rosé. 

Le docteur J.-B. Bandelli, de Sienne, déclarait avoir cons- 
taté le fait « d'une couleur rouge, analogue à celle dont je 
parle ici dans quelques papillons sains. Ces papillons colorés 
de cette façon se trouvaient enfermés dans des cornets de 
papier, et la teinte ne se bornait pas à eux seuls, mais elle 
s'étendait au papier, sur lequel il y avait de larges taches 
d'un rouge vif à gradations de plus en plus claires à mesure 
qu'elles s'approchaient de la circonférence » (1). 

Enfin, dans les derniers jours du mois d'août passé, 
M. François-Xavier Melissari m'envoya de Montepulciano 
quelques cellules de gaze avec leurs papillons et la graine, 
dans lesquelles on remarquait les nuances décrites ci- dessus, 
diffusées sur les papillons, la graine et la gaze. Au moyen de 
cultures multipliées faites sur les pommes de terre et sur 
d'autres substances nutritives, avec M. Prosper Airoldi, aspi- 
rant au doctorat en médecine, et mon élève de laboratoire, 
il me fut facile de mettre en évidence le microcoque chro- 
mogène dont j'ai parlé jusqu'ici. 

Mes observations réussirent, en conséquence, à démoR- 
trer : 

V Que les nuances rouge rosé et rouge de vin chez les 
vers à soie, qui se présentent comme première et parfois 
persistante manifestation de la muscardine, sont dues au 
Micf'ococcus prodigiosus; 

2* Que les couleurs rosé rouge et rouge purpurin qu'on 
constate quelquefois sous la forme de taches et de teintes 
répandues sur les papillons, sur la graine et parfois même 



(1) SulU concomiiaota deila BotryUâ Batslana (calcluo) cul Uicrococcus |irodigiosus 
fBollettino del Naturalista collettore^ aHevatore^ êoUivatorei Siena, anno V, no 7, 1885 
p. ^07-109)* 



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LE HICROCOCCUS PftODlGIOSUS 221 

sur les cellules de papier ou de gaze, sont produites par le 
même microorganisme. 

Le Micrococcus prodigiosus prend ainsi une importance 
scientifique remarquable dans la bacologie et dans la patho- 
logie comparée (1). 

(1) V. séance du a julllel 1885 de l'Aetdéinie royale de médecine de Turin. 



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NOTE 

SUR UNE VARIÉTÉ FOURRAGÈRE 

DO 

CYTISUS PROLIFERUS 

Communément appelé© TAGASASTE 
AUX CANARIES 



M. CH. CORNEVIN 



Lue à la Sociélc d^agrlcuUure, histoire naturelle et arts utiles de Lyon 
dans sa séance du 18 juin 1887. 



-o^«. 



La publication de mon Mémoire sur les propriétés toxiques 
de quelques espèces de Cylise m'a valu de recevoir par l'in- 
termédiaire de M. Mudinier, directeur du Journal de Vagn- 
culture des pays chauds, des échantillons d'une variété de 
Cytisus prolifef^uSy utilisée aux Canaries comme fourrage 
sous le nom de Tagasaste, et envoyés en France par M. le 
docteur Pérez, de Laguna (Ténériffe). 

Le Cytise prolifère ou Escobon croit dans les montagnes 
des Canaries à une altitude de 1500 à 2000 mètres, dans la 
zone froide etsèche^ au-dessus des nuages. 

Un peu plus bas,dans la zone deSOOà 1 '2 00 mètres, on trouve, 

»• SÉRIE, T. X — 1887 18 



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^24 VARIETE FOURBAGÈnE 

particulièrement à la Palma, un arbuste qui estégalement spon- 
tané et qu'on considère comme une variété de l'espèce 
précédente modiCée par un habitat de moindre altitude, dans 
une zone plus chaude et plus humide. Nous venons de dire 
le nom habituel sous lequel on le désigne dans le pays et 
l'usage qu'on en fait. 

Les rameaux feuilles du Tagasaste se donnent aux bestiaux. 
Comme la plante produit beaucoup et que les fourrages ne 
sont pas très abondants aux Canaries, on a eu l'idée de la 
cultiver comme fourrage artiQciel. 

« Le Tagasaste veut un sol poreux, profond et non sujet 
à être imbibé d'une humidité excessive. Il se plait mieux à 
une certaine hauteur qu'à la côte. On le reproduit de graines 
qui sont longues à lever, parce que leur écorce est dure ; 
aussi, on conseille pour en hâter la germination, de prati- 
quer avec un canif une incision imperceptible sur l'écorce. 
On peut semer le Tagasaste sur place, ou le replanter de 
jeunes plants pris dans une pépinière, arraché avec les pré- 
cautions convenables et arrosé ensuite, s'il ne pleut pas. On 
doit espacer les pieds de 2 à 3 mètres. Quand l'arbuste a pris 
une force suffisante, on commence à le couper, en ayant soin 
de lui laisser une certaine quantité de pousses fouillées. On 
peut le couper deux à trois fois dans l'année. Il est bon de 
ne pas laisser ses fleurs arriver à graine, ce qui fatigue le 
pied. Le Tagasaste vit longtemps, 10, 15, 20 ans, quand il 
est placé en bonnes conditions (1). » 

Il y avait utilité à rechercher sll renferme, comme un 
nombre trop élevé d'espèces du genre Cytise, un principe 
toxique. Au cas d'affirmative, il fallait voir de quelle nature 
est ce corps et s'il peut, à la longue, s'accumuler dans l'or- 
ganisme et y produire des désordres. 

(I) De la végétation aux Iles Canaries, par Mal. Pérex et Sagot, in Journal dt VagricuUurê 
des pays chaudst 1868-I866. 



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DU CYT1SU8 PROLIFERUS 225 

Pour répondre à ces questions, j'ai suivi la marche relatée 
dans le Mémoire précédemment indiqué (1). La cuisson pro- 
longée et l'expression ont étéemployées, etonles afaitporter 
tour à tour sur les graines^ les feuilles et les jeunes brin- 
dilles. L'extrait obtenu a été injecté à des doses successive- 
ment croissantes, sous la peau de chiens, de chats, de pigeons 
et de moutons. 

On a débuté par injecter 2 grammes d'extrait de graines de 
Tagasaste par kilogramme de poids vif pour arriver au chiffre 
élevé de 30 grammes. 

Avec les doses de début, on ne produit qu'un peu d'agita- 
tion, d'inquiétude ; le chien ou le chat en expérience se dé- 
placent, vont et viennent, le pigeon agite un peu les ailes. 
Parfois un peu de salivation chez les deux premiers et quel- 
ques secousses musculaires ; légère augmentation de tempé- 
rature. Le tout se dissipe assez promplement. 

Avec des doses de 3 à 15 fois plus fortes, on provoque de 
l'essouflement, puis de la somnolence qui se traduit par un 
décubitus prolongé, comme si l'animal était très fatigué. Quel- 
ques nausées et exceptionnellement des vomissements quant 
on tombe sur des chiens ou des chats très sensibles. 

Je m'étais persuadé qu'en injectant sous la peau l'extrait 
concentre de doses massives, j'amènerais la phase de convul- 
sisme, d'ataxie locomotrice et d'apnée qui caractérise la der- 
nière période de l'empoisonnement par le C. laburnum et que 
je produirais la mort. Il me fut impossible d'y arriver, quelle 
qu'ait été la dose employée. J'allai jusqu'à injecter hypoder- 
roiquement à un chat l'extrait d'une quantité 22 fois plus 
forte que celle qui tue les animaux de son espèce quand on 
s'adresse à l'Àubour; je n'obtins pas d'autres symptômes 

(1) Voyei Annal4$ ds la Société é^agriculture de Lyon, année 1886, page 847 et suivantes. 



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226 VARléTé FOURRAGÈRE 

que ceux précédemment indiqués et dont Tessouflement et 
la somnolence sont les traits dominants. 

Au surplus, M. Pérez a bien voulu m'informer que sur les 
chevaux, ânes et mulets auxquels on distribue abondamment 
4e Tagasaste aux Canaries, à titre alimentaire, on voit appa - 
raitre des sueurs, de Tessouflement et une certaine dépres- 
sion des forces ; mais ces symptômes ne se compliquent pas 
de convulsisme et aucune terminaison mortelle n'a été signa- 
lée. 

En présence de semblables résultats, on est amené à con- 
clure qu'il existe dans le Tagasaste un principe spécial pro- 
ducteur des symptômes susindiqués, par l'intermédiaire du 
système nerveux. 

Mais le doute subsiste quant à son identité avec la cyti- 
sine, qui donne aux Cytises franchement vénéneux, tels que 
C. laburnumy C. alpinus^ C. ptirpureus^ leurs fâcheuses 
propriétés. En effet, s'il y a identité, comment se fait-il qu'en 
augmentant progressivement les doses de Tagasaste, on ne 
puisse arriver à produire des phénomènes identiques à ceux 
de la dernière phase de l'empoisonnement par la cytisine et 
à amener la mort? Est-ce donc une cytisine extrêmement 
atténuée, pour transporter en toxicologie le langage de la 
bactériologie, ou s'agit il d'un corps différent? Tel est le 
problème qui s'impose aux recherches de la chimie. 

Nous nous étions proposé aussi de rechercher si, à la longue, 
ce principe peut s'accumuler dans l'organisme et y produire 
des désordres anatomo-pathologiques, ou simplement fonc- 
tionnels. 

Pour juger cette question, un mouton de race charoilaise, 
en bon état de chair et bien portant, fut soumis pendant un 
mois, du 25 octobre au 24 novembre, à un régime exclusive- 
ment composé de feuilles, brindilles et fruits du Cytise en 
cause. Ce fourrage m'avait été obligeamment envoyé des 



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DU CYTISUS PROIIPBnUS 2Î7 

Canaries par M. Pérez. Pendant ce mois, le mouton ne reçut 
pas un fétu d'autre fourrage ni une parcelle d'autre aliment, et 
par surcroit de précaution, on le laissa sans litière. Surveillé 
très attentivement, il n'a pas cessé un instant de jouir 
de la santé la plus parfaite ; il a été impossible à aucun 
moment de la durée de l'expérience de saisir une trace des 
symptômes signalés plus haut sur les carnivores, les oiseaux 
et les équidés. Pesé au commencement et à la fin de ce 
régime, il avait augmenté de 125 grammes par jour après 
avoir consommé 61 kilogrammes de Tagasaste. 

De ce côté, l'expérimentation a donné des conclusions 
aussi nettes que possible. Le Tagasaste est accepté, même 
par les moutons de races françaises, habitués à des fourrages 
moins ligneux. Le corps spécial qu'il renferme n'agit pas 
sur ces animaux ou agit d'une façon qui échappe à l'œil de 
l'observateur quand il est introduit par la voie digestive, soit 
parce que la quantité qu'en renferme la ration journalière est 
insuffisante pour provoquer des symptômes appréciables, soit 
qu'il y ait élimination par les reins, pendant Tacte même de 
la digestion. Il n'y a aucune crainte à avoir sur l'accumula- 
tion de ce corps dans l organisme des ruminants. 

Un autre problème a été soulevé par M. Pérez. Depuis 
quelques années, cet observateur a soumis le Tagasaste à la 
fermentation, le plus souvent en tas à Tair libre, à la manière 
de notre foin brun ou foin de Bougogne, quelquefois en silos. 
Il a remarqué qu'ainsi traité, ilne provoque plus Tessoufflement 
et la dépression des forces sur les équidés qui s'en nourrissent. 

M. Pérez, désireux de ne point s'en rapporter à ses seules 
observations, a également fait adresser à mon laboratoire une 
balle de Tagasaste fermenté. Ce fourrage, d*une odeur plus 
agréable que celui qui n'a pas subi la fermentation, fut dis- 
tribué à une brebis de race française comme la première. 

Il fut pris dès le début sans aucune difficulté. D'ailleurs, 



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228 TARléTé FOURRAGÈRE 

cette bête, elle aussi, ne reçut pas d'autre nourriture et fut 
privée de litière. 

L'observation a duré douze jours, du 25 octobre au 
5 novembre, laps de lemps pendant lequel elle a reçu 
21 kilogrammes de Tagasaste fermenté, soit 1'^«,750 par 
jour. En défalquant les brindilles trop grosses et trop ligneu- 
ses qu'elle n'a pu manger et dont j'estime la quantité à 
350 grammes par jour, cette bête, avec cette ration 
ramenée ainsi à 1^^,500, s'est maintenue à son poids initial 
de 34 kilogrammes pendant toute la durée de l'expérience. 

Au milieu de celle-ci, le septième jour, on a interrompu la 
distribution de fourrage fermenté ppur le remplacer par du 
Tagasaste non fermenté. La brebis a accepté celui-ci avec 
moins de facilité et elle en a laissé une partie dans son râte- 
lier. Il en fut de même lorsque la provision d'aliments fer> 
mentes étant épuisée, on lui donna du Cytise sec ordinaire. 
L'appétence n'est pas égale pour les deux sortes de fourrage, 
il y a un avantage marqué en faveur de celui qui a subi la 
fermentation. Les choses se passent ainsi avec les races de 
noire pays, habituées à une alimentation pins choisie que 
celles des pays méridionaux ; j'ignore si la différence serait 
aussi marquée avec des bêtes africaines, des moutons barba- 
rins par exemple. 

J'ai prélevé dans le ballot de Tagasaste fermenté 15 gram- 
mes de feuilles et d'écorce de brindilles, et je les ai traitées 
comme précédemment pour en obtenir un extrait. Injecte 
sous la peau d'un chat de 2*^^600, cet extrait n'a provoqué 
aucun symptôme : l'animal a ronronné, sauté d'un meuble 
à Taulre, bu du lait, absolument comme s'il n'avait été l'objet 
d'aucune manœuvre expérimenlale. 

Ce résultat me surprit peu, car j'ai démontré que dans les 
espèces de Cytises les plus vénéneuses, les feuilles sont dix 
fois moins actives après la maturation des graines qu'avant 



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DU CYTISU8 PROLIFERUS 229 

leur formation. Et les brindilles de Tagasaste fermenté aux- 
quelles je m'étais adressé portaient des gousses pleines de 
graines. On pouvait donc admettre qu'il y avait eu migration 
du toxique des feuilles aux fruits. 

Néanmoins, je fit prélever dans la balle de Tagasaste non 
fermenté un poids égal de feuilles et d'écorces qui furent 
traitées comme précédemment et dont l'extrait fut injecté le 
lendemain sous la peau du même chat. Il y eut celte fois une 
somnolence manifeste qui ne s'était point déclarée dans 
l'expérience de la veille. 

11 fallait toutefois s'adresser aux graines provenant du Ta- 
gasaste fermenté, puisqu'il vient d'être dit que lors de la 
maturation, il y a concentration du toxique dans cette partie 
du végétal. On recueillit 18 grammes de ces graines dont on 
exprima l'extrait après cuisson et qu'on injecta au chat de 
l'observation précédente, — soit l'extrait de 7 grammes de 
graines par kilogramme de poid vif. Surveillé très attentive- 
ment après l'injection hypodermique, ce chat ne manifesta 
ni somnolence, ni salivation, ni aucun des symptômes habi- 
tuellement obtenus quand on se sert de graines qui n'ont 
pas subi la fermentation. Mais une heure vingt minutes après, 
il se mit à sauter sur les chaises et les tables, à courir rapide- 
ment à travers le laboratoire, se heurtant aux murs et aux 
portes. Cette surexcitation dura environ une heure et tout 
rentra dans l'ordre. 

Je me suis trouvé ici en présence d'un état spécial, compa- 
rable à la surexcitation alcoolique, qui doit probablement 
avoir pour cause la formation d'un corps de la série des gly- 
coses pendant la fermentation et peut-être aussi pendant la 
cuisson, au détriment des matières hydrocarbonnées dont les 
graines du C. prolifems sont très riches. 

Quoi qu'il en soit, on se demandera certainement si cette 
particularité est de nature à empêcher dans la pratique 



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230 VARIÉTÉ FOUnnAGBRB 

agricole de soumettre le Tagasasteà la ferraenlation. A cela 
je répondrai d'abord que ce fourrage fermenté, introduit par 
le tube digestif, soumis à la rumination et aux autres opé- 
rations de la digestion, n'a point provoqué de surexcitation 
sur la brebis nourrie comme il a été dit plus haut. Autre 
chose assurément est de faire consommer un aliment et 
d'en injecter l'extrait sous la peau. 

Jajouterai que dùt-on voir parfois se produire celte surex- 
citation qu'il n'y aurait pas lieu de s'en inquiéter. Dans nos 
départements du nord et de l'est, en Belgique, en Hollande 
où Ton distribue très abondamment aux animaux des résidus 
industriels qui ont subi la fermentation alcoolique, tels que 
les drèches, ou des grains simplement cuits et un peu fer- 
mentes, on constate quelquefois des symptômes d'ivresse 
sur le bétail ainsi alimenté ; on s'en préoccupe peu et il n'est 
venu à l'idée de personne de supprimer de Talimentation du 
bétail ces résidus ou ces grains à cause de la possibilité de 
Tapparition de ces symptômes d'alcoolisme. 

Si Ton rapproche des expériences qui viennent d'être rela- 
tées et des observations faites aux Canaries le résultat des 
éludes antérieures sur les Cytises très vénéneux, on est 
amené à conclure : 

l"" Que le Tagasasle peut être donné aux RnminanlSy sans 
aucun inconvénient 

*2'' Qu'il est bien appelé par ces animaux, surtout quand 
il a subi la fermentation ; 

3*" Qu'il ne convient pas aussi bien aux Équidés qui, de 
tous les animaux domestiques, sont les plus sensibles aux 
effets des diverses espèces de Cytise. 

La question d'hygiène vétérinaire tranchée, il reste un 
autre point de vue à envisager. Tous ceux qui ont voyagé 
dans les pays méridionaux savent combien Taffouragement 



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DU CTTISUS PROMPERUS 23l 

(lu bétail y est difficile et préoccupe les agriculteurs f^a pro- 
duction animale et Télevage y sont aléatoires et ramélioration 
des races extrêmement difficile à cause du défaut de ressour- 
ces fourragères. Et pourtant c*est par Tappareil digestif que 
se créent les modifications heureuses dans les formes et les 
aptitudes des animaux de rente. Tout ce qui tend à augmen- 
ter la production fourragère augmente le capital-bétail et ce 
que Ton peut faire dans le Midi en suivant cet ordre d'idées 
est doublement recommandable. 

Or il résulte des observations de MM. Pérez et Sagot, que 
le Tagasaste est une plante méridionale, 

r Qui peut se planter dans des pentes rocheuseS; escar- 
pées, inaccessibles à la charrue ; 

2* Qui fournit une énorme quantité de jeunes rameaux 
feuilles qu'on peut couper deux ou trois fois Pan pour les 
distribuer au bétail, et qui repoussent rapidement après chaque 
coupe ; 

3** Dont la végétation, entretenue par de puissantes racines, 
persiste dans la saison où tous les végétaux herbacés sont 
brûlés par les sécheresses persistantes du Midi. 

La constatation de ces faits amène à dire avec MM. Pérez, 
Sagot et Madinier, que le Tagasaste est une plante à propa- 
ger dans les pays dont le climat ne s'éloigne pas trop de 
celui des Canaries et qui sont déshérités du côté des four- 
rages, tels que TEspagne, le Portugal, Tltaliedu sud, la Grèce, 
le Maroc, TÂlgérie et la Tunisie. Peut être en France pour- 
rait-on lui faire une place dans la zone méditerranéenne. 
M. Naudin, de l'Institut, a fait des plantations de ce Cytise à 
Antibes et à Collioures depuis quatre ans. Il le conserve en 
pleine terre ; les pieds, devenus ligneux, ont 4 mètres 
de haut et sont feuilles toute l'année. Ce sont là des résul- 
tats encourageants. 

Il restera à voir si, en faisant monter cette espèce vers le 



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232 VARléTi FOUflRAGBHB 

nord, on n'augmentera point sa teneur en cytisine, si réelle- 
ment c'est ce corps qu'elle renferme. En effet, la petite 
quantité de toxique qu'elle contient, quand on étudie des 
échantillons provenant des Canaries, confirme l'observation 
générale qui montre les espèces et variétés méridionales de 
Cytise moins actives que les espèces septentrionales. La végé- 
tation sous un climat relativement froid semble favoriser 
rélaboration de la cytisine, tandis quVn climat chaud l'en- 
traverait 



à Digitized by VjOOQIC 



DUROLE 



MATIÈRES ORGANIQUES 

DANS LES ENGRAIS 



M* JEAN COIGNET 



GominaiiictUoD faite à la société d'agriculture, histoire naturelle et arti utiles de Lyon 
dans sa séance du t5 norerobre 1887. 



-©«^•o-— •« 



Nous avons eu l'honneur l'année dernière de soutenir 
devant la Société d'agriculture la thèse suivante : « C'est que 
remploi de l'engrais purement minéral, composé de phos- 
phastes, sels ammoniacaux ou nitriques et sels de potasse, 
était insuffisant et qu'il fallait y joindre l'emploi de la matière 
organique, d'origine végétale ou animale, non moins néces- 
saire que les principes minéraux. » 

Nous demanderons à la Société d'agriculture la permission 
de lui citer quelques faits et travaux récents, qui confirment 
absolument la thèse que nous avons défendue. 

Nous citerons d'abord le résultat d'expériences suivies 
faites par M. Michel Perret, président de la Société d'agricul- 
ture de risère, que nous trouvons relatées dans le journal 
r Engrais. 

(1 Sur un champ de 1 hectare qu'il a fumé avec de l'engrais 
chimique complet, M. Perret a semé du froment (blé de Noé), 



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234 DU ROLE DBS MATIERES ORGANIQUES 

en semant en lignes à 30 centimètres d'écartement et sar- 
clant deux et trois fois au printemps. La récolte a été magni- 
fique, de plus de 36 hectolitres à l'hectare. L'année suivante, 
le même champ est fumé avec la même dose d'engrais et cul- 
tivé de même. Le rendement est un peu inférieur à celui de 
la première année. M, Perret continue ainsi pendant deux 
autres années et il constate que les résultats deviennent de 
moins en moins satisfaisants. 

« En voyant les rendements dégénérer d'une façon inquié - 
tante, il s'est persuadé qu^il fallait attribuer la cause au défaut 
de la matière humique que le fumier ne manque pas d'ap - 
porter au sol, tandisque l'engrais chimique ne lui en donne pas. 

(I Comme sa ferme ne lui permet pas de produire une quan- 
tité suffisante de fumier, il a recours aux engrais verts, aux- 
quels il ajoute les doses d'azote, d'acide phosphorique et de 
potasse, et chaque année il obtient de belles récoltes de 35 à 
38 hectolitres. » 

Cette expérience semble avoir été instituée pour contrôler 
les conclusions que nous donnions Tan dernier. Elle leur 
donne pleinement raison. 

On opposera certainement à cette CApérience celle si célèbre 
de Rothamstedt, où MM. Lawes et Gilbert cultivent avec 
succès du froment sur la même parcelle depuis trente ans, et 
cela'exclusivement avec de l'engrais chimique. 

Nous avons déjà repondu que le succès de cette expérience 
était dû à la forte proportion de matière organique contenue 
dans le sol de Rothamstedt à l'origine, mais que cette propor- 
tion de matière organique, mesurée par la teneur du sol en 
ozote, avait déjà baissé de 50 pour 100, et qu'en continuant 
l'expérience, il arriverait un moment où le sol épuisé de 
matière organique ne pourrait plus fournir les mêmes ren- 
dements malgré Tengrais chimique. 

Nous pouvons aujourd'hui préciser notre réponse, grâce à 



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DANS LES ENGRAIS 235 

Texcellent travail que M. Risler, dîrecleurde Tlnstitut national 
agronomique à Paris, et M. Colomb-Pradel, son préparateur, 
viennent de publier dans les Annales de l'Institut national 
agronomique. Ce travail intitulé : Dans quelles limites Vanalyse 
chimique des terres peut-elle servir à déterminer les engrais 
dont elles onf 6e5oin ? aboutit aux conclusions suivantes : 

Si Ton dose Tazote d'un sol arable, il n'y a jamais plus de 
1 à 2 pour 100 de Tazote total à l'état de nitrate ou sel ammo- 
niacal. 

F/humus ou matière organique du sol dosant environ 
6 pour 100 d'azote, le dosnge total du sol en azote donne 
donc à 1 ou 2 centièmes près une mesure de la teneur du 
du sol en matière organique ou humus. 

Eh bien, la conclusion de M. Risler, conclusion appuyée 
sur de nombreuses analyses de terres, est que la culture des 
céréales avec les engrais chimiques n'est réellement avanta- 
geuse que dans une terre donnant au moins 1 pour 1000 
d'azote organique. 

Or le dosage actuel de la terre de Rothamstedt est 
1,09 pour 1000, après avoir été 2,04 pour 1000 au début de 
la fameuse expérience de trente ans. On peut donc prédire 
que les rendements à Rothamstedt baisseront bientôt dès que 
le dosage en azote du sol descendra notablement au-dessous 
de 1 pour 1000. 

Ici nous citerons textuellement M. Risler : « Autrefois, on 
avait une confiance absolue dans l'humus et Ton doutait de 
l'efficacité des engrais chimiques. Par une réaction exagérée, 
on croit aujourd'hui que les engrais chimiques suffisent à 
tout; on s'imagine qu'avec eux on peut improviser tout d'un 
coup une fertilité magnifique sur les sols les plus stériles, 
et la vieille force semble inutile. 

« On cite, il est vrai, les expériences de végétation faites 
dans du sable calciné. Nous en avons fait beaucoup de ce 



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236 DU ROLE DBS MATIERES ORGANIQUES 

genre. Si les vases sont placés dans une serre et si on les 
arrose tous les jours modérément avec de Peau dans laquelle 
sont dissous à 3 pour 1000 les matières nécessaires à leur 
développement, on peut retrouver dans les plantes tout au 
plus la moitié de Tazote, de Tacide phosphorique, etc., qui 
ont été employés. 

« Si les vases sont placés à découvert, s'ils sont exposés à 
recevoir quelquefois des averses trop abondantes, et si Ton 
répand à leur surface les engrais chimiques, il faut que ces 
engrais contiennent au moins quatre ou cinq fois les quan - 
tités d^azote, d'acide phospborique, de chaux, etc., dont les 
récoltes ont besoin. » 

Et plus loin : 

« Quant à nous, nous ne connaissons aucun exemple de 
terres contenant moins de 0,5 pour 1000 d'azote qui ont été 
amenées immédiatement par des engrais chimiques à donner 
des récoltes quelque peu rémunératrices. Il est dangereux de 
répandre ces illusions ruineuses. )) 

Tel est le langage de M. Risler, que nous sommes heureux 
de pouvoir invoquer. 

Nous avons énuméré dans notre communication de Tan 
dernier toutes les raisons d'ordre physique ou chimique qui 
pouvaient faire comprendre l'utilité et la nécessité de la ma- 
tière organique dans le sol arable. Nous avons reconnu qu'il 
y avait encore bien des questions obscures à étudier, telles 
que celle du rôle du carbone de cette matière organique. 
M. Risler n'aborde pas cette question, mais il trouve dans le 
rôle seul de l'azote de la matière organique des raisons suffi- 
santes pour appuyer ses conclusions. 

M. Risler admet, comme la plupart des chimistes agricoles, 
que les céréales n'absorbent l'azote qu'à l'état de nitrates 
dans le sol. 

D'un autre côté, M. Schlœsing a démontré que le sol arable 



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DANS LES ENGRAIS 237 

ne retient pas les nitrates, que ceux-ci filtrent à travers et 
s'écoulent dans le sous-sol et les eaux de drainage, quand 
ils ne sont pas immédiatement absorbés par les racines. 

Or, la matière organique du sol se nitrifie jour par jour et 
fournit constamment du nitrate à la plante, tandis que les 
nitrates mis en masse à l'état d'engrais chimique filtrent pour 
la plus grande partie à travers le sol, qui laisse passer d'au- 
tant mieux qu'il renferme moins de matière organique. 

M. Risler, en analysant les expériences de Rothamstedt, 
arrive à préciser ces considérations et à en tirer des conclu- 
sions pratiques. 

Une parcelle de Rothamstedt fumée avec des engrais non 
azotés produit une récolte de blé qui renferme 40 kilogram- 
mes d*azote, fournis entièrement par la réserve d'azote orga- 
nique de 1 pour 1000 qui est dans la parcelle. 

Une parcelle à côté est additionnée de 48 kilogrammes 
d'azote ammoniacal; elle produit une récolte de 21 hecto- 
litres, renfermant 64 kilogrammes d'azote, c'est-à-dire 
24 kilogrammes de plus que la précédente. Il y a donc eu 
sur les 48 kilogrammes d'azote payés par Tagriculteur 24 ab- 
sorbés par la récolte et 24, soit la moitié, perdus dans les 
eaux du drainage. 

Une autre parcelle a été additionnée de 144 kilogrammes 
d'azote ammoniacal ; elle a produit une récolte de 34 hectoli- 
tres, renfermant 95 kilogrammes d'azote, soit 55 kilogrammes 
de plus que la percelle non fumée. Sur les 144 kilogrammes 
payés par l'agriculteur, il y a donc 55 kilogrammes utilisés 
par la récolte et 891 kilogrammes, soit les deux tiers environ 
perdus dans les eaux de drainage. 

Ainsi la portion perdue par les eaux de drainage augmente 
dans une proportion de plus en plus grande, de façon que 
la partie utilisée finit par ne plus payer la dépense d'engrais. 
M. Risler calcule dans l'expérience ci-dessus que, dans la 



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238 DU ROLE DES IfATiÈRES ORGANIQUES 

seconde parcelle où Ton a mis 48 kilogrammes d'azote, cha- 
que kilogramme d^azole donne un supplément de grain de 
2 fr. 52, tandis que dans la troisième parcelle où Ton a mis 
144 kilogrammes, chaque kilogramme d'azote donne un 
supplément de 1 fr. 84 de grain, c'est-à-dire précisément la 
valeur commerciale du kilogramme d'azote employé. L'opé- 
ration dans ces conditions ne donne plus aucun bénéfice. La 
première conclusion à tirer de celte expérience est que, 
même dans un sol fertile (renfermant 1 pour 1000 d'azote 
organique), il faut donner des doses modérées d'engrais 
azoté, environ 50 kilogrammes d azote par hectare. 

Supposons maintenant qu'on -ait fait l'expérience dans un 
sol ne dosant que 0,5 pour 1000 d'azote organique. Ce sol, 
sans engrais azotés, ne fournira qu'une récolte renfermant 
20 kilogrammes d'azote, la moitié moins que le sol précédent. 
Pour qu'il fournisse une récolle renfermant 94 kilogrammes 
d'azote, qui était la récolte reconnue avantageuse dans le cas 
de la terre fertile (et qui correspond à 21 hectolitres), il fau- 
dra donc fournir à la récolte 44 kilogrammes d'azote, et puis- 
qu'à ces doses d'engrais il n'y a qu'un tiers d'utilisé, il faudra 
donc fournir au sol 132 kilogrammes d'azote ammoniacal ou 
nitrique dont le tiers ira à la récolte et les deux tiers aux 
eaux de drainage. 

En traduisant l'opération en argent, on trouve que la par- 
celle sans engrais azotés aurait produit iO^^^S5 par hectare, 
soit un rendement ruineux; en mettant 132 kilogrammes 
d'azote à 1 fr. 80 l'unité, on aurait dépensé 237 fr. 60 d'en- 
grais pour obtenir 21 hectolitres, soit un supplément de 
800 kilogrammes de grain ou 160 francs de supplément. Le 
rendement en poids serait plus grand, mais le rendement en 
argent serait encore moindre. Ajoutons qu'avec cette dose de 
132 kilogrammes d'azote il est probable que le blé aurait 
versé avant d'être récolté. 



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DANS LES EKGRAIS 239 

La conclusion est qu'une terre dosant 0,5 pour 1000 
d'azote organique, et a fortiori si elle dose moins, est im- 
propre à la culture des céréales, même avec les engrais chi- 
miques. 

Entre 0,5 et 1 pour 1000, cela dépend des circonstances, 
car, comme le remarque M. Risler, le chiffre de 1 pour 1000 
n'est qu'une moyenne. Une terre dosant 0,75, mais présen- 
tant des conditions favorables à la nitrification, vaudra autant 
qu'une terre à 1 pour lOUO. 

M. Georges Ville a bien reconnu cette vérité ces dernières 
années, et il a cru trouver le remède dans ce qu'il a appelé la 
sidcration, c'est-à-dire l'emploi des engrais verts, trèfle et 
luzerne, enfouis dans le sol. C'est le remède qui a réussi, 
nous l'avons dit en commençant, à M. Michel Perret. 

M. Risler analyse ce système et montre que ce remède n'est 
pas définitif, qu'il ne fait que retarder l'épuisement définitif du 
sol en matière organique. Ainsi une terre dont le dosage en 
azote organique était tombé à 0,65 à la suite de cultures ré- 
pétées en céréales, est seaiée en luzerne, puis défrichée, 
immédiatement après le défrichement, la teneur en azote 
était montée à 0,83, puis deux ans après le défrichement à 
0,92, pour redescendre ensuite par la culture en céréales à 
0,69. M. Georges Ville attribue, on le sait, à la luzerne, la 
propriété de fixer l'azote de l'air, ce qui permettrait de con- 
tinuer indéfiniment la rotation blé et luzerne. Mais M. Risler 
croit que la luzerne se borne à puiser Tazote dans le sous- 
sol et le ramener à la surface; il cite à l'appui dans l'expé- 
rience précédente l'analyse du sous- sol qui a baissé de 0,60 
à 0,34 par la culture de la luzerne. La culture des céréales, 
qui a ramené le sol à sa pauvreté primitive 0,69, n'a enrichi 
le sous-sol que jusqu'à 0,41, de sorte que la deuxième cul - 
ture de luzerne ne réussira peut-être pas. M. Risler ne croit 
donc pas à la possibilité de cette rotation indéfiniment conti- 

3e SÉRIE, T. X. — 1887 16 



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240 DU ROLE DBS MATIÈRES ORGANIQUES 

nue. Il ne voit de remède que dans la prairie permanente 
établie dès que les terres n'ont plus que 0,5 d'azote et qui, 
elle, enrichit indéflniment le sol en azote jusqu'à 5 et 6 pour 
1000, quel que soit le mécanisme de cet enrichissement. 
Quant aux terres renfermant moins de 0,5, 0,25 par exemple, 
M. Risler les croit propres seulement à la culture forestière. 

Le remède indiqué par M. Risler est certain. Mais il nous 
sera permis de lui demander si on ne peut arriver au même 
résultat par l'engrais organique, d'origine soit végétale, soit 
animale. 11 y a la des études à faire pour voir ce qui est le 
plus économique pour l'agriculteur, de reconstituer la richesse 
du sol par l'établissement des prairies ou par l'apport de fu- 
mures organiques. 

Dans tous les cas, nous dirons aux agriculteurs qui ont des 
terres fertiles pour les céréales, c'est-à-dire des terres dosant 
au moins 1 pour 1000 d'azote organique : Entretenez la fer- 
tilité de vos terres en employant des engrais organiques con- 
curremment avec des doses modérées de nitrates de soude 
ou de sels ammoniacaux. 

Et pour savoir les proportions relatives d'engrais organi- 
ques à employer, faites analyser votre terre de temps en 
temps et augmenter la dose d'engrais organique si la teneur 
en azote baisse au-dessous de 1 pour 1000. 

Pour d'autres raisons, M. Deliérain a montré cette année 
qu'il fallait être modéré dans l'emploi des sels ammoniacaux. 
Il a publié dans les Annales agronomiques (t. XIII) le résultat 
d'expériences sur la vitesse de la transformation en nitrates 
des différents engrais azotés. Ce sont les sels ammoniacaux 
qui se nitrifient le plus vite de tous les engrais azotés, mais 
à la condition que leur dose soit faible et qu'il y ait dans le 
sol une dose suffisante dMiumidité. La nitriûcation s'arrête 
quand la teneur en ammoniaque est trop forte; elle s'arrête 
également dans une terre qui se dessèche à l'air libre et que 



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DANS LES ENGRAIS 24 1 

Ton humecte un peu quand elle parait trop sèche. Ces faits 
expliquent Tinsuccès du sulfate d'ammoniaque dans certains 
terrains. 

Avec le fumier de ferme, M. Dehérain a constaté que la 
nitrlfication est plus lente qu'avec le sulfate d'ammoniaque 
placé dans de bonnes conditions, mais qu'elle se continue 
même dans une terre contenant très peu d'eau, là où lanitri- 
ficalion des sels ammoniacaux se serait arrêtée. La nitrlfica- 
tion des tourteaux de maïs est moins rapide que celle du 
fumier de ferme. Enfin, la nitrlfication de la matière orga- 
nique du sol arable est encore plus lente. M Schlœsing cal- 
cule qu'une part est néanmoins encore entraînée dans les 
eaux de drainage ou réduite dans le sol par des microorga- 
nismes. 11 y a donc perte de nitrates même avec les matières 
organiques qui nitrifient peu à peu. On comprend donc les 
pertes énormes qui ont lieu avec les sels ammoniacaux qui 
nitrifient rapidement. Il serait à souhaiter que M. Dehérain fit 
ces intéressantes expériences pour toutes les matières azotées 
qui se trouvent dans le commerce. 

Nous avons parlé jusqu'ici que des céréales. Quel rôle doit 
jouer l'engrais organique dans les autres cultures? Pour la 
vigne, M. Grandeau, qui n'est pas suspect d'être l'adversaire 
des engrais chimiques, vient de publier un article dans le 
Temps du 15 novembre dernier, où il préconise exclusive - 
ment Tazote organique, attendu qu*il faut pour la vigne un 
engrais agissant peu à peu et longtemps de suite. 

Pour les prairies, M. Joulie, dans une étude approfondie 
qu'il vient de publier sous le titre : La Pvoduclioti fourragère 
par les engrais^ se fondant sur ce que la prairie a pour pro • 
priété caractéristique d'accumuler l'azote organique dans le 
sol, proscrit absolument l'emploi du fumier de ferme et des 
engrais organiques. Nous souscrivons volontiers à cette pros- 
cription des engrais organiques d'origine végétale. Mais pour 



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242 DU noLE D£s matibues organiques 

l'engrais organique d'origine animale, il nous semble que de 
nouvelles expériences sont nécessaires. M. Joulie lui-même, 
au reste, est loin de condamner le pâturage des prairies qui 
répand sur elles de l'engrais exclusivement animal, tandis 
que le fumier apporte en outre la paille, qui est certainement 
nuisible. 

En résumé, les travaux les plus récents de la chimie agri- 
cole ont élucidé en grande partie le problème de l'azote orga- 
nique ; ils ont montré que cet azote se forme naturellement 
dans les prairies et se détruit par les labours; qu'un minimum 
évalué à 1 pour 1000 de terre environ est nécessaire pour la 
culture des céréales et doit être maintenu à tous prix; qu en 
admettant ce minimum maintenu, l'emploi des sels ammo- 
niacaux est avantageux, mais en ne l'employant qu'avec mo- 
dération et dans les terrains moyennement humides; que 
l'emploi du nitrate de soude est également avantageux quand 
on l'emploie modérément au printemps et avec les autres 
engrais azotés et qu'il doit être préféré aux sels ammoniacaux 
dans les terrains secs. 

Il reste maintenant à rechercher si Tazote organique n*agit 
que par la portion qui se nitrifie; si des récoltes comme la 
luzerne n absorbent pas directement l'azote organique (M. Ris- 
1er penche pour cette hypothèse et annonce des expériences 
de M. Hellriegel à ce sujet) et, enfin, si l'azote organique doit 
être fourni sous la forme de matière végétale ou animale et 
après quel traitement physique ou chimique. 

Il restera toujours, en outre, à élucider le rôle du carbone 
de la matière organique, et le rôle des combinaisons des 
matières organiques avec la potasse et l'acide phospho- 
rique. 



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RAPPORT 



COMMISSION DES SOIES 



Si:S OPERATIONS DE L'ANNÉE 1887 



MEMBRES DE LA COMMISSION DES SOIES 

MM. RAULIN, QENSOUL, CHAURAND, ISAAC 

PONCIION DE SAlNT-ANDRÈ, VIGNON, C. BIÈTRIX, MAURICE 

BIIJJOUD-MONTERRAD, présidwit 

J. DUS UZ EAU, 8ECRBTAIRB. 



Pr^smlé à la Société d*ngricullurr, liisioire nalarelle et nrtj ullks 
de Lyon. 



Messieurs, 

L'État continue à encourager les travaux de votre Commis 
sion des soies par une subvention annuelle; la Chambre de 
commerce de votre ville n'a pas cessé de prodiguer à la 
Société d'agriculture, sciences et arts utiles de Lyon une 
sympathique et généreuse bienveillance; nous devons rendre 
compte de ce que nous ayons fait pour répondre à ces témoi- 
gnages de confiance. 

Nos rapports annuels roulant sur un même sujet, revêtent 
par cela même un caractère d'uniformité, qui risquerait de 
leur enlever tout attrait, si ce n'était un privilège de la séri- 
ée SÉRIE, T. X. — 1887 IT a 



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Gobgle 



241 RAPPORT DE L4 COMMISSION DES SOIES 

cicuUure d'avoir toujours, et chaque année, un intérêt tou- 
jours nouveau. I^es premiers éléments de la production de la 
soie acquièrent une importance capitale, si l'on veut bien 
envisager les transformations si diverses que subit cette ma- 
tière première ; elle fait appel à toutes les intelligences, à 
celle du savant comme à celle de l'ouvrier, pour qu'elle puisse 
répondre aux désirs et aux besoins d'une consommation uni- 
verselle, faire face à une concurrence intense sur le ter- 
rain de la main-d'œuvre, comme sur celui du commerce 
général. 

En conséquence tout travail dont l'objectif sera d'amé - 
liorer la production de nos chambrées de vers à soie, confec- 
lion, choix et conservation des graines, procédés économi- 
ques d'élevage, pratiques d'une hygiène bien entendue dans 
la direction de nos magnaneries, tout ce qui pourra dévelop- 
per et diffuser Tinstruction séricicole, sera donc œuvre de 
première utilité, et si nous parvenons à convaincre nos édu- 
cateurs que malgré le prix peu élevé des cocons, ils peuvent 
cependant, grâce aux procédés actuels d'élevage, arrivera un 
certain bénéfice, insuffisant peut-être, mais bien réel, et par 
cette perspective augmenter leur phalange et accroître le 
chiffre de la production indigène de la soie, votre Commis- 
sion, Messieurs, aura réalisé l'objet de ses désirs et fait une 
œuvre utile. 

M. Dusuzeau, secrétaire de la Commission, chargé de 
la direction de la magnanerie, vous rendra compte de nos tra- 
vaux en 1887. Cette première partie de notre rapport ne 
sera qu'un aperçu rapide de l'année au point de vue séri- 
cicole. 

Un premier fait se dégage de l'examen de la campagne 
séricicole de 1887, c'est le retard général de la mise à l'é- 
closion et par suite delà marche générale des éducations : de 
ce fail il y avait à craindre de voir les vers arriver à la 



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SUR SES OPÉRATIONS DE l'ankée 1887 245 

bruyère au moment des journées chaudes et orageuses de 
juin*et de les voir décimer surtout par la flacherie. 

La végétalion du mûrier est en retard de quinze jours à 
trois semaines sur l'époque normale de sa végétation : de là 
un retard correspondant dans la mise de la graine à Tincu- 
bation. 

C'est au milieu de circonstances défavorables que les 
éducations de vers à soie ont commencé cette année, et elles 
se poursuivent sous l'influence d'une température froide et 
anormale; néanmoins leséclosions et les premières mues se 
sont effectuées presque partout sans accidents sérieux. On ne 
constate de plaintes soit sur Tétat des feuilles, soit sur la 
santé des vers, que dans quelques rares localités; dans la plu- 
part des chambrées les choses marchent assez régulière- 
ment. 

Le mois de mai est surtout caractérisé par sa température 
froide et son humidité; la hauteur de pluie a été supérieure 
à la moyenne de 22 millimètres, la température moyenne 
inférieure de 2 degrés à la moyenne normale : il a été le 
mois le plus pluvieux de l'année. 

Le minimum du mois, — 2, 1, est survenu le 24 au 
matin. Ces conditions climatériques, on le comprend, ont été 
pour les éducateurs une époque de préoccupation et de 
redoublement de vigilance. 

Fin mai, et commencement de juin, quoique les éducations 
de vers à soie soient toujours en retard, une amélioration 
des conditions climatériques produit dans presque toule 
la région méridionale un excellent effet sur la santé du 
ver. 

Depuis lors les mues ont marché régulièrement, et la 
première période a été relardée dans sa marche par une tem- 
pérature humide et froide contre laquelle les magnaniers 
ont dû se défendre en maintenant des feu}c soigneusement 



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246 RAPPORT DE LA COMMISSION DES SOIES 

entretenus ; les dernières phases des éducations se sont au 
contraire développées pendant des journées à température 
élevée, et si au début, dans les magnaneries, il a fallu se 
garder du froid, à la Gn, au contraire, on a dû s'attacher à 
éviter les inconvénients d'une chaleur trop intense. De ce 
fait les dernières mues ont été promptes, les vers ont exigé 
des repas copieux et répétés, et la montée à la bruyère en a 
été activée En somme, dans ces dernières phases, une marche 
quelque peu rapide. 

En définitive les appréciations sont en général favorables 
quand arrive le terme des élevages, et les maladies habituel- 
les ne paraissent avoir prélevé qu'un tribut restreint sur le 
résultat des chambrées. 

Dans quelques magnaneries du département de l'Isère, du 
Gard et de l'Ârdèche, on a constaté des cas de muscardine, 
mais ce sont des exceptions. 

Presque partout, surtout dans les départements des Pyré- 
nées Orientales et du Var, on compte sur un rendement élevé 
en cocons, et sur un produit total au moins aussi élevé 
qu'en 1886. 

Les localités dans lesquelles on ne compte que sur un 
mçindre rendement sont relativement assez rares. Nous n'a- 
vons à signaler que des cas relativement peu nombreux de 
ilacherie, maladie dont on pouvait redouter le délevoppe- 
ment au moment de la montée à la bruyère coïncidant avec 
l'arrivée des fortes chaleurs. 

Les soins donnrs aux chambrées, une meilleure obser- 
vation de l'hygiène de j vers, ont certainement contribué à 
ce résultat heureux. 

Ce que nous venons de dire de la France peut s'appliquer 
à l'Italie. Son territoire a subi les mêmes variations atmos- 
phériques que le nôtre, la marche des éducations y a été en 
général parallèle à la nôtre. 



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SUR SES OPÉRATIONS DE l'aNNÉB 1887 247 

L'enquêle séricicole faite par le minstre de l'Agriculture 
parait démontrer une marche progressivement ascendanle 
depuis quelques années, dans la reprise de la production. Le 
nombre des éducateurs, qui était en 1886 de 135 706, 
atteint pour 1887 le chiffre de 136 388, soit une augmen- 
tation de près de 700 ; le chiffre des graines mises en éclo- 
sion était en 1886 de onces 243 332, il s'élève pour 1887 au 
chiffre de 257 700, supérieur de plus de 14000. 

Le rendement moyen de Tonce se maintient à un chiffre 
presque aussi élevé qu'en 1886, considéré comme exception- 
nel ; il s'établit à 33''^,28. Il était Tannée précédente de 
33^8,98. 

Le Gard, l'Ardèche, la Drôme et le Vaucluse tiennent 
toujours le premier rang dans la production des cocons; le 
prix, toujours peu rémunérateur, des cocons est de 3 francs 
à 3 fr. 50 en moyenne; le contingent des cocons employés au 
grainage subit une augmention très sensible. Il est pour 1887 
de 282 977 kilogrammes, il était en 1886 de 168 344 kilogram- 
mes; la production totale des cocons s'élève pour l'année 
1887 au chiffre de 8 575673 kilogrammes, quelque peu supé- 
rieur à celui de 1886 qui était de 8 269 802 kilogrammes. 

Le Var et les Basses-Âlpes sont les départements qui se 
livrent surtout à l'industrie du grainage, puis le Gard, la Corse 
et les Pyrénées -Orientales. 

Nous trouvons pour l'Italie quelques renseignements 
très intéressants dans une brochure de M. Marini, correspon- 
dant de notre Laboratoire d'études de la soie. 

M. Marini signale plutôt une auginentation dans la quantité 
des doubles, dans les dernières éducations, surtout dans la 
race verte : on en compte jusqu'à 5 et 8 pour 100 ; en même 
temps des cas de mauvaise conformation des chrysalides, qui 
peut être attribuée à un enramage prématuré dès le début 
du cinquième âge. 



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248 RAPPOnT DE L4 COMMISSION DES SOIES 

Dans le Piémont les cas de calciiio en 1887 ont été moins 
fréquents que l'année précédente. Le negronc^ au contraire, 
aurait acquis une notable intensité. C'est cependant toujours 
à la Uacherie et à la jaunisse que reviennent les cas de 
léthalité dans les éducations ; les races jaunes indigènes ont 
toujours la préférence des éducateurs. 

Voici la moyenne des rendements en soie : 

Giallireali kilogr. 10 1/2 à 11. 

— Svcondarii. ... 11 à 11 1/2 
Bianchiincrociali [^w^.) . . Il 1/2 à 12. 

Verdi reali 15 à 13 1/2. 

— Secondaril . . . . 13 à 14. 

Un peu meilleure que Tannée précédente. Ceci; vrai pour le 
Piémont, ne parait ne plus l'être pour la Lombardie. Là, les 
cocons rendraient moins à la filature qu'ils ne l'avaient fail 
en 1886. 

L'once de graine a donné comme moyenne générale de 
20 à 23 kilogrammes. 

En définilivc, cependanl, la campagne séricicole de 1887 
reste inférieure à la précédente, contrairement aux prévi- 
sions premières, de 15 à 20 pour 100. 

Des renseignenienls arrivés à autres pays producteurs do 
la soie, il résulte qu'en Espagne la récolte est meilleure que 
Tannée dernièie. 

En Syrie la récolle parait devoir être Tune des plus belles 
qu'on ait vues depuis longtemps; ce résultat parait du à la 
diffusion dans le pays des bonnes graines produites en 
France. 

Dans le Caucase, au contraire, d'après le rapport du consul 
italien de Tillis, la récolte aurait été la plus mauvaise qu'on 
eut observée depuis dix ans. Le déficit sur la précédente peut 



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Sun SBS OPKllATIONS DE L^ANNÉE 1887 249 

s'évaluer approximativement à 25 ou 30 pour 100. On peut 
attribuer ce fâcheux résultat à l'incurie des éducateurs qui 
persistent dans leurs anciens et vicieux systèmes d'élevage, 
dans la mauvaise qualité des semences qui semble augmenter 
chaque année, dans les irrégularités de température de cette 
région qui se produisent presque toujours au moment de la 
montée et enfin au progrès croissant de la dégénérescence 
des mûriers. 

Les dernières nouvelles de Shanghaï (1) annoncent une 
exportation probable de 60 000 balles environ ; elle était Tan- 
née dernière de 35 000. A Canton les deux premières récoltes 
ont réussi. Yokohama, récolte un peu supérieure à celle de 
1886. 

L'habileté de nos graineurs, les soins avec lesquels 
ils appliquent à leurs produits les meilleurs procédés de 
grainage, justifient la recherche de nos graines indigè- 
nes, et leur diffusion dans les divers pays où on produit de 
la soie. 

Ainsi, au tableau du commerce spécial de la France, nous 
trouvons pour 1887, au chapitre OEufs devers à soie, quantités 
exportées: 35 278 kilogrammes, au lieu de 29 100 en 1886 et 
26 843 en 1885. 

Nous ne saurions qu'applaudir au succès de nos graineurs, 
à rinlelligences de leurs efforts et au développement con- 
tinu et progressif de leur industrie. Sous d'autres points de 
vue, certains faits relatifs à nos intérèls soyeux ne sont point 
aussi satisfaisants. 

Ainsi, pour 1887, à la stalislique d'importation, pour les 
matières premières, nous trouvons une diminution de 
2 852 000 francs à l'article soie, relativement à 1886. En 



(1) Après 1104 derniers rcaselgnerocnta en Cliiae, la flaelicHc aurait sensiblement réduit le 
produit des dernières éducations. 



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2i)0 RAPPORT DE LA COMMISSION DES SOIES 

nous reportant aux objets fabriqués il est regrettable d'avoir 
à enregistrer parmi les diminutions importantes celle des 
tissus de soie ; leur valeur à l'exportation était pour 1886 de 
238 millions, pour 1887 elle s'abaisserait au chiffre de 
200 millions. 

L'importation des tissus de soie étrangers serait par contre 
en augmentation; elle se chiffrait par 38 millions en 1886, 
elle serait pour 1887 de 47 millions. 

Gomme fait scientifique particulier, l'année 1887 ne nous 
offre rien de parliculièrement saillant. Nous croyons devoir 
rappeler le procédé de M. Rollat, dont les journaux spéciaux 
s'occupent encore aujourd'hui. 

Les graines de nos vers indigènes parcourent neuf à dix 
mois d'existence qu'on peut diviser en trois périodes : 
r*" juin à octobre elles subissent les chaleurs de l'été, c'est la 
période d'estivation ; d'octobre à mars elles doivent passer par 
la période de l'hiver, c'est le temps de l'hivernation ; troisiè- 
ment enfin elles arrivent à la phase d'incubation qui auia 
pour terme définitif l'éclosion. Bien évidemment pour la 
bonne réussite des éducations il importe essentiellement que 
les œufs de ver à soie, pendant ces diverses phases de 
leur vie embryonnaire, soient préservés de toute cause de 
dégérescence; les années précédentes, nous le savons, le 
séjour des graines dans des lieux d'altitude élevée préoccu- 
pait l'esprit des éducateurs pour la bonne hivernation des 
graines. 

Depuis deux ans, un éleveur de Perpignan, M. Rollat, croit 
devoir attacher à Testivation surtout un rôle capital dans la 
vie de l'œuf et pour assurer au germe ses meilleures condi- 
tions de vitalité. 

La doctrine de M. Rollat avait été discutée à la dernière 
session séricicole d'Italie, et ajournée à des recherches 
ultérieures. Nos derniers rapports en ont fait mention. Cette 



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SUR SES OPÉRATIONS DE l' ANNEE 1887 251 

année-ci encore, nos voisins d^ l'autre côté des Alpes Tont 
classée dans les sujets de leurs recherches; ils parlent d'u- 
tiliser leur colonie d'Âssouab pour y envoyer esliver leurs 
graines. Récemment enfin M. Rollat vient d'adresser au 
ministre de TAgriculture un long rapport de l'exposé de sa 
doctrine. 

Pour obtenir un ver exactement robuste à l'éclosion, sui- 
vant régulièrement et sainement ses sommeils et ses veilles, 
lequel filera toujours un excellent cocon, il faut d'abord que 
les matières de son œuf aient pu rejeter, sous Tinfluence pro - 
longée d'une température chaude et sèche, toute Teau qu'el- 
les contiennent toujours en excès. 

Ce résultat n'est atteint que lorsque les graines sont 
forlement déprimées, ce qui, avec tant soit peu d'habiludede 
l'examen des graines, se constate facilement à l'œil nu ; en 
conséquence pendant la durée de cette période à estivation, 
six mois environ leâ graines doivent séjourner, dans un local, 
de quelque nature qu'il soit, dont la température moyenne 
sera de 20^C. 

Tel est le point capital sur lequel est basée la théorie de 
M. Rollat. Toutefois, comme complément, il recommande 
de régler avec soin vers la fin de décembre les modifications 
de température auxquelles devra être exposée la graine. Ne 
pas les laisser refroidir trop subitement. De plus, lorsqu'elles 
auront vécu pendant un temps suffisamment long, tout le 
mois de janvier par exemple, et sous une température assez 
froide, un peu voisine de zéro, il est nécessaire que la tem- 
pérature s'élève graduellement à partir du mois de février 
jusqu'à l'époque de l'incubation, afin que cette jeune larve se 
développe dans son œuf progressivement et sans secousses, 
depuis le commencement de son évolution jusqu'au moment 
où elle est prête à sortir de son œuf. 

Telle est, succintement exposée, la doctrine de M. Rollat. 

tt^» SÉRIE, T. X. — 1887 18 



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252 RAPPORT DÉ L\ COMMISSION BBS SOIES 

Quelques éducateurs italiens et particulièrement M. l'ingénieur 
Bellinato ont pris sous leur patronage les idées de notre 
compatriote, et nous attendons des expériences bien démons- 
tratives de leur valeur pratique. Elles seront contrôlées par 
des élevages faits en France, de lots de graines estivées sui- 
vant cette méthode. 

Comme fait purement scientifique, nous croyons devoir 
signaler une communication fait à l'Académie royale de 
médecine de Turin (8 juillet 1887) ainsi qu'au Muséum na- 
tional de bacologie et de sériciculture (3 août 1887) par le 
docteur Vittore Carita. 

Dans ce mémoire intéressant par son sujet, ce savant 
italien fait connaître des procédés nouveaux au moyen 
desquels, par l'emploi de certaines substances colorantes, 
il a rendu plus saisissables à l'œil les microorganismes de la 
flacherie. 

Dans une autre série d'expériences, il a obtenu le dévelop- 
pement du microbe en question dans divers milieux de cul- 
ture. 

Nous rappellerons à ce sujet de quelle lumière les travaux 
de M. Pasteur avaient déjà éclairé le problème de la flache- 
rie; en tout état de cause seront les bienvenus tous les tra- 
vaux dont l'objet sera de lutter contre le fléau le plus 
redoutable de nos magnaneries, depuis que les recherches 
des savants et surtout celles de M. Pasteur leur permettent 
d'élever des graines indemnes de corpuscules. 

Les pouvoirs publics, sous tous les régimes, ont toujours 
prodigué aux choses séricicoles les témoignages du plus 
légitime intérêt. Tout récemment encore l'un de nos ministres 
de l'Agriculture, M. Barbe, adressait aux professeurs départe- 
mentaux d'agriculture une circulaire relative à l'enseignement 
de la sériciculture dans les écoles normales d'instituteurs et 
d'institutrices. 



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StR SF.S OPÉRATIONS DE l'aNNÉE 1887 253 

Quatreconférences avec programme déterminé en forment 
les premiers éléments ; en seconde ligne des exercices pra- 
tiques consistant en observations microscopiques et élevage 
de quelques grammes de graine, sont appelés à initier les 
élèves à la direction des magnaneries. 

Nous ne saunons trop applaudir à ce programme d'études, 
puisse-t-il ne pas rester lettre morte ! 

C'est dans le même sens que depuis de longues années 
votre Commission des soies a dirigé ses efforts, en multi- 
pliant, avec les faibles ressources dont elle dispose, ses 
concours séricicoles, ses expositions qu'elle met au service 
des instituteurs, de leurs élèves, de toutes les personnes 
qui s'intéressent aux vers à soie, ses graines, ses micros- 
copcs, la visite de ses magnaneries; elle cherche sous toutes 
les formes à susciter des adeptes à la sériciculture, en 
même temps qu*à faire connaître les meilleurs systèmes de 
grainage, les procédés les plus économiques d'éducation ; 
suivant ou précédant dans ses travaux les recherches qui 
se poursuivent parallèlement dans les pays étrangers sur le 
terrain de la sériciculture; apportant à cet art sans égal par 
l'intérêt qu'il inspire comme par ses résultats, une bonne 
volonté qui peut bien ne |)as toujours atteindre aux succès 
qu'elle ambitionne, mais qui ne connaît pas encore le décou- 
ragement. 



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254 RAPPORT DE LA COMMISSION DES SOIES 



RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉCOLTE DES PRINCIPALES CONTRÉES 

SÉRICICOLES 

Commiiiiiqnés par le Syndicat des tfarckands de aola de l»jon 

ITALIE 

En Tabsence de tout document officiel, noire Syndicat 
estime le déficit de la récolte italienne à environ 1/5 sur 
Tan dernier. 

Quantité de cocons récoltés en 1886 : 41 397 323 kilogr. 
_ _ _ 1887 : 39 327 450 — 

ce qui donne un produit en soie grège de : 3 029000 kilo- 
grammes (approximativement). 

TYROL MÉRIDIONAL 

Récolte à peu près égale à la précédente : 1 800000 kilo- 
grammes. 

FRIOUL ET DALIIATIE 

Récolte inférieure d'environ 1/3 sur l'an dernier. Échecs 
dus à la mauvaise saison. 

HONGRIE-CROATIE 

Récolte supérieure : 470 000 kilogrammes de cocons, 
race jaune, contre : 257 550 en 1886. 



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sua SES opjSRATioiNS DE l'amisbe 1887 255 

ESPAGNE 

Récolle supérieure de 1/3 environ : 901 050 kilogrammes de 
cocons, contre : 627 000 kilogrammes en 1886. 

TURQUIE d'ASIE ET TURQUIE d'EUROPE 

Brousse et Anatolie. Quantité de cocons un peu moindre : 
2 345 000 kilogrammes cocons frais, contre 2 560 000 en 
1886. 

SYRrE 

Récolte supérieure : 2 915 700 ocques en 1887, contre : 
2 177 000 en 1886. 

1 ocque = 1»^8,283. 

VOLO-SALONIQUE-ANDRINOPLE, ETC. 

Récolte à peu près équivalente, peut-être un peu supé- 
rieure. 

CAUCASE 

Récolte très mauvaise par suite de la mauvaise saison. Le 
déficit peut s'estimer de 25 à 30 pour 100 sur Tan dernier. 

Pour les soies asiatiques nous ne pouvons indiquer de 
chiffres précis. Nous ne sommes encore qu'à moitié de la 
campagne (l'année soyeuse partant du 30 juin au 30 juin.) 

Nous croyons les appréciations de notre dernier Bulletin 
de la récolte assez exactes. 



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256 



RAPPOET D/l L.\ COMMISSION DES SOIES 



inx^iLlTOBl 



DEPARTEMENTS 

Oard* 

Ardéche 

J)rôme 

Vaucluse 

Bouches-du-RhAne. 

Var 

Isère 

Hérault 

Lozère 

Basses-Alpes. . • 
Alpes-Maritimes. . 

Savoie 

Tarn 

Pyrénées-Orientales. 
Tarn-et-Oaronne. . 

Loire 

Hautes- Atpes. . . 

Ain 

Aveyron 

Rkône 

Haute-Oaronne. . . 

Lot 

Aude 

Corse 



RÉCOLTE 


DE 1886 


RECOLTE DE 1887 


kll. 


rendement 


kil. 


rendeinent 


2.304.449 


36.7 


2.409.541 


36. 


1.810.683 


32.1 


1.578.366 


27.4 


1.054.091 


33,3 


1.657.806 


31 » 


1.036.9;^2 


31» 


1.362.960 


37,2 


177.501 


30,2 


234.447 


33,9 


347.771 


40,5 


379.317 


40;2 


306.564 


32,5 


339.905 


32,3 


152.0fô 


34,9 


138.961 


38,7 


98.331 


25,6 


104.631 


26,3 


229.412 


43» 


202.519 


34,2 


15.998 


31,6 


16.554 


31.5 


35.338 


37,8 


39.729 


44,4 


3.066 


32,6 


6.039 


32» 


20.419 


52.9 


15.774 


51,5 


10.555 


36,5 


12 529 


30,1 


5.775 


30,5 


6.880 


28.9 


18.163 


52» 


20.781 


54.1 


Î^.SCO 


32,7 


13.483 


3i,2 


3.743 


34» 


13.0Si 


47.4 


1.191 


31,3 


1.991 


27.3 


2.185 


21,2 


2.186 


24.3 


50 


50» 


37 


37» 


237 


59,2 


45 


45» 


25.533 


44,7 


58.083 


88,6 


8.269.862 


34.9 


8.575 673 


33,27 



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sua SES OPÉRATIONS DE l'amjkee 1887 257 



COMPTE RENDU DES ÉDUCATIONS EiN 1887 

Par m. J. OUSUZEAU 

Les travaux d'élevage qui devaient s'effectuer à Monplaisir 
pendant la campagne séricicole de 1887 avaient été depuis 
un mois arrêtés par la Commission des soies ainsi qu'il suit : 
(3 races distinctes dont 9 de France, 2 du Rhorassan et 2 du 
Gausase, lorsque le 3 mai M. Dusuzeau reçut de M. A. Marini, 
l'un des fondateurs du Musée bacologique de Turin, 88 varié- 
tés de graines qui lui avaient été oiïerles par les meilleurs 
graineurs d'Italie. 

C'était une occasion unique d'étudier comparativement 
nos races françaises avec les plus beaux types de la sérici- 
culture italienne, mais la Commission des soies ne pouvait 
supporter seule les frais d'une éducation qui se trouvait par 
cet envoi plus que doublée. La Commission du Laboratoire 
d'études de la soie voulut bien s'unir à la Société d'agricul- 
ture pour entreprendre sans réduction aucune cet ensemble 
d'élevages comparatifs qui lui assurait d'intéressants échan- 
tillons pour son petit musée et pour ses analyses spéciales 
de cocons et de soie, et elle consentit à payer moitié des 
frais. 

Grâce à l'obligeance de M. de Sinety, l'élevage de Monplaisir 
eut à sa disposition d'amples locaux. On se mit à l'œuvre 



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258 RAPPORT D£ LA COMMISSION DES SOIES 

aussitôt. Lincubation commencée le 8 mai dans une incuba- 
trice spacieuse chauffée par un thermosiphon, s'acheva le 18. 
Les naissances furent régulières, dans tous les lots. Les 
vers eurent à subir une longue période de journées plu- 
vieuses et froides dont l'influence fut heureusement com- 
battue par une application continuelle à maintenir dans les 
chambrées la température à 18'^ Réaumur. 

La dernière période de l'éducation fut favorisée par un temps 
sec et les vers purent monter à la bruyère et construire leurs 
coques dans des conditions excellentes. L'once de 30 gram- 
mes produisit 69 kilos de cocons frais de très belle qualité. 

Les petits lots, au nombre de 30, élevés dans un isole- 
ment nécessaire, non sans grande complication du t^^avail, 
réussirent aussi bien qu'on pouvait le souhaiter. 

Dans un élevage composé de tant de races diverses, il est 
rare qu'on n'ait pas à redouter Tirruption de quelque maladie; 
alors le danger est très grand, car le plus souvent la conta- 
gion s'étend partout. 

Heureusement qu'aucune maladie ne s'est déclarée. 

Dans les œufs du Caucase et du Khorassan la pébrinc avait 
été signalée par M Maillot. Les lots de ces quatre races ont été 
aussitôt séquestrés rigoureusement, et une partie des graines 
a été sacrifiée avant Téclosion. Cependant le mal n'a pas été 
aussi grave qu'on l'avait craint et les vers de ces races 
suspectes qui n'avaient été conservés que pour obtenir quel- 
ques spécimens de cocons, ont pu donner un rendement 
satisfaisant. 

M. Sévène, |)résident de la Chambre de commerce, et 
MM. les membres de la Commission administrative ont bie n 
voulu veiller à la bonne exécution des travaux. 

Les élèves de TÉcole de commerce, ceux de TÉcole d'agri- 
culture d'Écully, conduits par leurs professeurs, un grand 
nombre d'instituteurs et d'institutrices, des tisseurs, des 



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SUR LBS OPÉRATIONS DB L*aNNÉB 1887 259 

éducateurs des départements voisins, ont a plusieurs reprises 
visité la magnanerie. 

Dans l'intérêt des éleveurs M. Dusuzeau a établi à Mon- 
plaisir une petite pépinière des meilleures variétés de mûrier 
et d*arbres nourriciers des Satwmia et d'autres lépidoptères 
producteurs de soie. Les principaux plants ont été gracieu- 
sement oiïerts à la Société d'agriculture par MM. Jacquemet- 
Bonnefond, d'Annonay. 

M"° Durochat, à Lhuys, a bien voulu se charger d'élever 
huit lots de 5 grammes chacun, de nos graines de vers à 
soie, et par son habileté bien connue a su obtenir de tous 
ces lots une récolle aussi belle qu*abondante. 

Parallèlement à l'éducation de Monplaisir, s'effectuait à 
Lyon, rue Masséna, l'élevage de 66 races différentes par les 
soins deM'^Mmbert. Chaque race n'était représentée que par 
1/2 gramme de graines; mais sans les soins d'une magna- 
nière aussi dévouée et aussi intelligente , il eut été trèsdifûcile 
d'empêcher la confusion des races : tout s'est passé dans l'or- 
dre le plus parfait. L'étiquetage a été fait par M. Imbert avec 
une rare exactitude. Les soins assidus apportés à cette série 
de nos essais ont été constatés par M. Sévène et les mem- 
bres de la Commission. Le succès d'une éducation si pénible 
par ses détails multiples n'a pas été moins complet et moins 
remarquable que dans nos autres chambrées, et nous pou- 
vons dire que nous y avons gagné des types authentiques des 
plus belles races italiennes. 

Nous n'avons pas cessé de poursuivre nos essais d accli- 
matation de races sauvages. Mais l'année n'a guère été 
favorable à Lyon, non plus qu'à Montpellier et à Angers. 
Cependant, loin d'y voir un motif de découragement, nous 
sommes plus que jamais décidés à persévérer. 

Sur la demande de M. le comte deDanne,nous avons com- 
mandé en Chine et au Japon, pour une valeur de 200 francs, 



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2fi0 RAPPORT DE L4 COMMISSION DES SOIES 

renvoi prochain de graines de Yamamai et de cocons vivants 
de VAltacus Pemyi du Shantung. M. de Danne veut bien 
offrir la moitié de ces graines et de ces cocons de grainage 
à la Société d'agriculture et au Laboratoire. Grâce à ce don 
généreux, nous donnerons de Textension à nos expériences 
et pourrons faire appel au concours d'amateurs sérieux. 

M. F. Buy, de Caluire, habile éducateur de vers sauvages et 
notre collaborateur très zélé, a obtenu cette année de croi- 
sements de Boylei'Pernyi des sujets remarquables par leur 
aptitude à s'acclimater. Les diverses espèces de lépidoptères 
utiles qu'il multiplie lui ont fourni d'excellentes graines 
qu'il nous cédera volontiers pour les éducations projetées 
au parc de la Têle-d'Or. 

Nous avons remis à M. J. Clerc quelques cocons vivants 
de la Cricula trifenestrata dAssam dont les papillons se sont 
accouplés et ont donné des œufs féconds. Les larves qu'il a 
élevées avec grand soin dans sa propriété d'Êcully, en les 
nourrissant de feuilles de prunellier des haies, ont formé une 
grappe de jolis cocons qu'il réserve pour le grainage. 

C'est le premier succès obtenu à Lyon et peut-être en 
France dans l'éducation de cette espèce. Aussi aimons-nous 
à le signaler. 

Dans nos rapports précédents nous sommes entrés dans 
de nombreux détails de pratique, parce qu'il importait de 
mettre à l'épreuve tous les systèmes nouveaux d'élevage qui 
se produisaient avec quelque autorité en France et à l'étran- 
ger. Aujourd'hui les règles d'éducation rationnelle sont par- 
faitement connues. Ceux qui veulent réussir n'ont qu'à les 
appliquer. Dispensés par nos travaux antérieurs de répéti- 
lions oiseuses sur l'élevage^ nous croyons utile de nous 
occuper de la soie, de rechercher les races qui, à santé et 
vigueur égales, la donnent plus belle^ plus abondante, d'en- 
seigner en un mot à noç éducateurs à se rendre exactement 



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SUB SES OPIÎBATIONS DE l'aMMEE 1887 261 

compte de la valeur réelle des cocons qu'ils portent au 
marché. 

Nous présentons dans les tableaux suivants un ensemble 
de faits révélés par l'analyse du cocon, et qui sont intéres- 
sants à consulter. C'est l'examen complet de la soie fournie 
par deux races françaises, Bione-Var et Var moyen, la première 
et la dernière de la liste de nos élevages en 1887. 

D'ailleurs toutes les races qui figurent dans cette liste 
seront étudiées avec le même soin par la même méthode. 



LISTE DES ÉDUCATIONS EXPÉRIMEiNTALES FAITES A MONPLAISIR 
A LYON ET A LHUYS PEND.\NT LA CAMPAGNE 18^ 



Graines offertes par M. de Rlehemond, de Salnt-lleiiiy 
de Provenee. 



i. Bione Var croisés. . . 30 gr. 

2. 2*croisem. des mômes. 2 — 

3. 3®croisem. des mémos. 2 — 

4. Bione Var (élevés dans les Al- 

pes) 2 gr. 

5. Bione Var (élevés dans les Al- 

pes) 2gr. 



6. Bione Var (élevés dans les Al- 

pes 2gr. 

7. Race croisée élevée dans le 

Var 2gr. 

8. Femelle race ordinaire, mâle gros 

Var 2gr. 

9. Mâle gros Var, femelle race ordi- 

naire 2gr. 



Graiiiea reçaesde H.Rondot, proTenaotda Consol 
de TUlis (Caacase). 

10. Racede Khorassan blan. 2g | 11. RacedeKhorassanver. . 2gr. 



Eovol de graines de H. N. Sehaoroll. 

12. Race du Caucase n' 3. . 2 gr. | 13. Race du Caucase l° 4. . 2 gr. 



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262 



RAPPORT DE LA COMMISSION DBS SOIBS 



Graines offertes par M. 4. Harlni de Tarin. 





BIANGO 


14. Ascoli. 




18. Marche offida. 


15. — Giapponese. 




19. Lombardia. 


16. — 




20. — (Shanghaï). 


17. ~ 








VERDE 


21. Piémont \ 




27. Marche. 


22. Bergamo. 




28. Piemont'\ 


23. — 




29. Lombardia (verdolinolypo). 


24. Marche. 




Casati). 


25. Lombardia. 




30. — (Indusirialc). 


26. ~ 


INCl 


flOCI 


31. Lombardii (F« Croata, M^ 


As- 


35. Ascoli (F" bianco nostrano 


coli). 




M** bianco giapponese). 


32. — (F« Ascoli, MoCroalo. 


36. — (F» giallo M« bianco) 


33. Bergamo, 




37. Lombardia. 


34. Lombardia (bianco giallo). 








GIALLO 


38. Piémont^. 




59. Marche. 


39. - 




53. Abruzzo. 


40. Lo ubardia (giallo croa'e). 




54. Bergamo. 


41 — (BrianzH). 




55. Lombardia. 


42 Toscai.a (bio moro). 




56. Ascoli. 


43 — (Corsicd). 




57. Marche. 


44. — (Arezzo rosa) 




58. Picmonle (Bione-baco ccr- 


45. Ascoli. 




chialo vero). 


46. Mar.'.hp. 




59. Picmonle (anlica rozza S. Mar- 


47. — (Brianza). 




lino). 


48. — (Corsica clin:alizzato) 


60. Ascoli. 


49. — (Roussillon) 




61. Lombardia (Brianza grosso). 


50. Piemonlc, giallo pallido. 




62. — (BrianzJ? piccolo). 


51. Marche. 




63. -^ 



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SUR SES OPÉRATIONS DE l' ANNÉE 1887 



263 



64. 

65. 
66. 
67. 
68. 
69. 
70. 
71. 
73. 
73. 
74. 
75. 
76. 
77. 
78. 
79. 
80. 
31. 
82. 



Piemonle (aniica razza Monie- 

regale. 
Ferme (Brianza). 

— (Sardegna). 

— (Roussillon). 
Emilia (Brianza). 

— (Pirenei). 
Ascoli. 

Marche (Romagna giallo). 

— (Offida giallo). 
Emilij. 

Piemonte. 



Emilia. 
Emiiia. 
Ferme. 



83. Piemonle (Brianza). 

84. Lombardia (giallo Romagna). 

85. — (giallo Ascolino). 

86. Piemonle (Varo). 

87. — (VaroxVaro)incrocialo. 

88. — (Varo X grosso) — 

89. — (VaroxBione) — 

90. — (Bione). 

91. — (Corsica). 

93. Umbria(anUcarazzaEugubina). 

93. ~ (Brianza). 

94. - - 

95. Emilia. 

96. Piemonle (?). 

97. Bergamo (incrocialo). 

98. - 

99. ~ 

100. Marche. 

101. - 



Graines offertes par H. Point, d'Orange. 

102. Race Var moyen. 



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264 



RAPPORT DE lA COMMISSION DBS SOIES 











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MOUVEMENT GÉNÉRAL DE LA CONDITION 



Pendant l'exercice 1889 



M0I8 



I17. ééeeioale lS77-iS86. 



BALLOTS CONDITIONNÉS 



JANVIER 

riVBISR 

MARS 

AÎRIL 

MAI 

JUIN 

JUILLET 

AOUT 

SEPTEMBRE.. . . 

OCTOBRE 

NOYilBRE. . . . 
DÉCEMBRE. . . . 

fciireiM 1887. . . 
Exereiee 1886. . . 

Oiffmiue pour i887 



3,195 
2,977 
3,556 
3,463 
3,508 
3,592 
3,338 
4,558 
4,086 
4,027 
3,771 
4,035 



44,106 
46,729 



-2,623 



-5,61 0/0 



43,473 
633 
ou 
1,45 0/0 



KIL. 

225,625 
205,619 
254,080 
243,771 
247,140 
258,633 
231,125 
336,043 
295,373 
294,853 
267,140 
280,671 



3,140,079 
3,474,607 



-334,528 



-9,62 0/0 



3,222,933 
-82,854 

oa 
-2,57 0/0 



BALLOTS PESÉS 



POIDS 



2,016 
1,664 
2,156 
2,540 
2,479 
2,398 
2,720 
3,619 
3,196 
2,767 
2,628 
3,229 



31,412 
31,494 



-82 



-0,26 0/0 



26,687 

4,725 

ou 



KIL. 

105,502 
89,763 
117,868 
141,279 
135,877 
126,579 
149,289 
188,748 
164,743 
147,903 
139,807 
170,150 



1,677,508 
1,636,817 



40,691 



2,48 0/0 



1,371,802 
305,706 
ou 



TOTAL 



5,211 
4,641 
5,712 
6,003 
5,987 
5,990 
6,058 
8,177 
7,282 
6,794 
6,399 
7,264 



75,518 
78,223 



-2,705 
ou 

-3,45 0/0 



POIDS 



331,127 
295,382 
371,954 
385,050 
383,017 
385,212 
380,414 
524,791 
460,116 
442,756 
406,947 
450,821 



4,817.587 
5,111,424 



-293,837 

ou 

-5,74 0/0 



70,160 4,594,735 



5,358 



17,70 0/0 22,29 0/0 7,63 O/o 



222,852 

ou 
4,85 t/o 



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DÉTAIL DES DIVERSES 



MOIS 


ORGANSINS 


TRAMES 




GRÈGES 






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NOMBRE 


POIDS 


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NOMBRE 


POIDS 


a 8 


NOMBRE 


POIDS 


1 






KIL. 






KlL. 






KIL. 


JANVIER. . . 


884 


73,662 


2,03 


887 


60,390 


2,26 


3,078 


189,357 


1,51 


FBVRIgR. . . 


766 


64,599 


2,08 


814 


53,066 


2,31 


2,716 


172,321 


1,49 


yARS. . . . 


996 


84,815 


1,93 


922 


62,153 


1,80 


3,417 


218,434 


1,43 


AVRIL. . . , 


982 


78,891 


1,79 


767 


51,085 


2,10 


3,891 


243,887 


1,« 


MAI 


1,058 


86,450 


1,93 


870 


60,693 


1,57 


3,734 


229,240 


l,ï. 


JUIN 


1,106 


91,427 


1,26 


814 


55,993 


1,35 


3,804 


233,254 


t.41 


JUILLET. . . 


918 


74,550 


1,05 


747 


49,460 


0,72 


4,134 


251,895 


i.lS 


AODT. . . . 


1,141 


97,671 


1,02 


937 


64,958 


0,67 


5,826 


357,577 


l,»' 


SBPTBMBRB . 


1,036 


86,126 


1,31 


902 


62,219 


1,30 


5,018 


303,927 


o,w 


OGTOBRR . . 


1,103 


93,492 


1,30 


951 


65,478 


1,60 


4,447 


279,228 


0,{». 


NOVEUBRB. . 


1,066 


84,920 


1,10 


977 


65,386 


1,84 


4,099 


251,381 


1,-^ 


DBCBMBRB. . 

Exercice 1887. 


1,128 


87.568 


1,42 


972 


63,013 


2,79 


4,918 


2î 6,106 


1,4-^ 


12,184 


1,004,171 


1,48 


10,560 


713,894 


1,70 


49,082 


3,026,607 


1,24 


Bxereiee i886. 


13,584 


1,158,259 


1,44 


10,200 


713,880 


1,76 


51,052 


3,175,426 


1.5! 


DifT. pour 1887 


-1,400 


-154,088 


0,04 


360 


14 


-0,06 


-1,970 


-148,819 


-o,r,' 


Moj. ééeeoule. 


14,365 


1,241,300 


1,66 


11,233 


800,177 


1,85 


41,251 


2,487,519 


l,6i 


Oifr. peiri887. 


-2,181 


-237,129 


-0,18 


-673 


-86,283 


-0,15 


7,»31 


539,088 


-0.3: 



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QUALITÉS DE SOIE 



SOIES DIVERSES 




BOBINES 




TOTAL 


OBSERVATIONS 


NOMBRE 


POJDS 


PERTE EN 
CONDITION 


NOMBRE 


POIDS 


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NOMBRE 


POIDS 


PERTE BN 
CONDITION 


238 


KIL. 

6,852 


3,64 


124 


KIL. 

866 


2,35 


5,211 


KIL 

331,127 


1,87 




256 


4,971 


2,80 


89 


425 


1,99 


4,641 


295,382 


1,89 




261 


5,817 


3,17 


116 


735 


1,11 


5,712 


371,954 


1,71 




269 


10,461 


2,94 


94 


726 


1,14 


6,003 


385,050 


1,68 




239 


6,049 


1,67 


86 


585 


1,32 


5,987 


383,017 


1,61 




196 


4,158 


1,63 


70 


380 


0,65 


5,990 


385,212 


1,35 




179 


3,975 


1,68 


80 


534 


1,-3 


6,058 


380,414 


1,06 




202 


4,098 


0,72 


71 


487 


1,21 


8,177 


524,791 


0,95 




240 


7,290 


1,49 


86 


554 


0,90 


7,282 


460,116 


1,12 




217 


3,741 


1,94 


76 


817 


1,31 


6,794 


442,756 


1,20 




194 


4,831 


2,33 


63 


429 


1,78 


6,399 


406,947 


1,33 




174 


3,858 


2,43 


72 


276 


2,61 


7,264 


450,821 


1,72 




2,665 


66,101 


2,24 


1,027 


6,814 


1,40 


75,518 


4,817,587 


1,42 


2,150 


55,316 


1,99 


1,237 


8,543 


1,58 


78,223 


5,111,424 


1,54 




615 


10,785 


0,25 


-210 


-1,729 


-0,18 


-2,705 


-293,837 


-0,12 


J,960 


53,349 


2,16 


1,351 


12,390 


1,52 


70,160 


4,594,735 


1.68 


706 


12,752 


0,08 


-324 


-5,576 


-0,12 


5,358 


222,852 


-0,26 





Digitized by 



Google 



DETAIL DES 



ORCiANSlIVS 





FRAXCE 


ESPAGNE 


PIÉMONT 


ITALIE 


BROUSSE 


SYRIE 






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MNYIBR. . . 


211 


1S,707 


19 


1,'774 


115 


10,228 


214 


18,874 


s 


627 


68 


5,596 


FÉVRIl'R. . . 


209 


18,25!? 


3'i 


3.404 


91 


8,163 


176 


15,868 


10 


660 


52 


4,257 


MARS. . . . 


252 


21,548 


20 


2,132 


162 


15,137 


214 


19,160 


6 


288 


59 


5,216 


AVRIL. . . . 


252 


20,673 


25 


2,573 


132 


12,158 


199 


17,242 


« 


671 


57 


4,597 


MAI 


290 


23,025 


27 


2,528 


122 


10,764 


227 


21,721 


6 


410 


35 


2,563 


JUIN 


190 


16,153 


24 


1,629 


217 


20,428 


2:0 


22,585 


8 


606 


68 


5,63^ 


JUILLET. . . 


206 


16,555 


24 


1,555 


100 


8,411 


184 


17,385 


2 


159 


80 


7,116 


AOLT. . . . 


277 


24,168 


32 


2,123 


167 


15,964 


2J2 


20,828 


8 


553 


58 


5,041 


SEPTEMBRE . 


281 


25,273 


37 


2,850 


138 


11,954 


182 


15,774 


9 


812 


70 


5,8?^ 


OCTOBRE. . . 


242 


22,391 


27 


2,173 


185 


17,335 


221 


19,048 


19 


1,347 


91 


7,403 


NOVEMBRE. . 


234 


18,909 


35 


2,710 


160 


14,802 


203 


17,20') 


33 


2,214 


71 


5,55? 


DÉCEMBRE. . 


224 


18,138 


35 


2,646 


173 


15,504 


2.7 


18,768 


35 


2,124 


64 


5,877 


Exercice 1887. 










1,762 




2,529 










, 


2,868 


243,799 


339 


28,097 


160, »48 


224,458 


151 


10,471 


773 


6i,» 


Exercice 1886. 
Diff. poor 4887 


3,108 


208,178 


251 

88 


20,595 


2,004 
-242 


180,966 


3,415 


316,651 


259 


18,115 


875 
-102 


76,9f". 


-240 


-24,370 


7,502 


-20,118 


-886 


-92,193 


-108 


-7,644 


~ i 


Moy.dêceonale. 


4,003 


348,292 


354 


32,514 


2,195 


196,515 


3,323 


:306,554 


230 


17,235 


73( 


fô,!l^l' 


Diff. pour 1887 


-1,136 


-104,493 


-15 


-4,417 


-433 


-35,C67 


-7Q> 


-82,096 


-79 


-6,764 


4:^ 


-1,* 


é\ 



























Digitized by 



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PROVEiNANGKS 



ORCANSIK9 



BENGALE 


CHINE 


CANTON 


JAPON 


TUSSAH 


TOTAL j 


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5 


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2 
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NOMUHE 


POIDS 




KIL. 




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KIL. 




KIL. 




KIL. 




KIL. 


22 


1,687 


61 


3,971 


64 


3,923 


60 


4,811 


42 


3,464 


884 


73,662 


l'i 


1,317 


45 


2,990 


64 


4,330 


45 


3,7:36 


26 


1,615 


766 


64,599 


33 


3,907 


G'i 


4,491 


64 


4,412 


76 


7,045 


46 


1,479 


996 


84,815 


27 


1,729 


91 


6,305 


76 


4,164 


91 


7,085 


25 


1,694 


982 


78,891 


18 


1,313 


76 


5,853 


116 


7,284 


98 


8,003 


43 


2,986 


1,058 


86,450 


24 


1,893 


60 


3,867 


114 


7,617 


122 


9,524 


29 


1,487 


1,106 


91,427 


26 


2,035 


55 


4,197 


94 


5,985 


113 


9,468 


34 


1,684 


918 


74,550 


23 


2,173 


54 


4,291 


132 


9,610 


131 


12,005 


27 


915 


1,141 


97,671 


i% 


1,545 


50 


3,677 


112 


8,085 


99 


8,065 


40 


2,209 


1,036 


86,126 


lî» 


1,740 


43 


3,0fô 


112 


7,749 


114 


9,453 


30 


1,811 


1,103 


93,492 


16 


1,351 


45 


2,612 


J47 


9,010 


m 


8,973 


11 


981 


1,066 


84,920 


(i 


905 
21,595 


62 
706 


4,203 


138 


8,189 


110 


9,205 


49 
402 


2,009 


1,128 


87,568 


251 


49,499 


1,223 


80,958 


1,170 


97,373 


22,334 


12,184 


1,004,171 


/i67 


38,729 


1,336 


97,220 


897 


65,170 


972 

198 

1,167 


75,671 


» 


» 


13,584 
-1,400 


1,158,259 


-216 


-17,134 


-630 


-47,721 


336 


15,788 


21,702 


» 


-154,088 


767 


65,477 


1,131 


87,168 


465 


30, r38 


U 1,126 


» 


14,305 


1,241,300 


516 


-43,882 


-425 


-37,669 


768 


50,520 


3 


0,247 


» 


)) 


-2,181 


•2;>7,129 



Digitized by 



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DETAIL DES 



TRAMES 







FRANCE 


ESPAGNE 


PIÉMONT 


ITALIE 


BROUSSE 


SYRIE 








-^>>-^*^ — - 


-• — ^ 


-^^— - — - 




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KIL. 




KlL. 




KIL. 




KIL. 




KIL. 




klL. 




JANVIER. . . 


87 


6,440 


2 


209 


17 


1,635 


134 


10,489 


2 


111 


6 


45i 




FlJVRlBR.. . 


85 


6,642 


1 


112 


6 


486 


146 


11,475 


1 


61 


10 


091 




MARS. . . . 


94 


5,833 


3 


220 


20 


1,701 


150 


11,984 


M 


» 


3 


3«17 




AVRIL. . . . 


79 


5,443 


» 


» 


18 


1,516 


118 


8,496 


1 


104 


» 


yt 




MAI 


85 


5,851 


» 


» 


15 


1,199 


127 


9,480 


1 


103 


6 


410 




JUIN 


75 


5,485 


3 


212 


30 


2,417 


101 


8,222 


4 


302 


2 


lOS 




JUILLET. . . 


52 


3,329 


» 


» 


18 


1,570 


78 


5,026 


5 


353 


3 


18'J 




AOIT. . . . 


64 


5,032 


4 


154 


20 


1,715 


101 


8,939 


5 


349 


l 


DÔ 




SEPTEMBRE . 


63 


4,329 


11 


768 


13 


1,224 


96 


7,037 


1 


73 


4 


m 




OCTOBRE.. . 


57 


4,127 


10 


560 


18 


1,563 


110 


8,685 


3 


225 


5 


365 




NOVEMBRE. . 


65 


4,611 


9 


473 


13 


1,341 


97 


8,137 


6 


233 


5 


'33 




DECEMBRE. . 


47 


3,129 


12 


788 


18 


1,778 


88 


7,098 


2 


133 


7 


4-r.' 




Exercice 1887. 
























3.9(C^ 




852 


60,251 


55 


3,496 


206 


18,145 


1,346 


105,068 


31 


2,047 


52 




Exereice 1886. 


889 


64,068 


5 


330 


170 


13,631 


1,071 


130,439 


76 


5,715 


15 


1,C^'^ 




Diff. pour 1887 


-37 


-3, «17 


50 


3,166 


36 


4,514 


-325 


-25,371 


-45 


-3,668 


37 


iil 




Nof. déMDDile. 


1,024 


67,829 


14 


932 


162 


13,111) 


1,488 


118,998 


79 


5,543 


27 


1,7-' 




Diff. poor 18X7. 


-172 


-7,578 


41 


2,565 


44 


5,020 


-142 


-13,930 


-48 


-3,496 


25 


2,1M 


















1 








^ 



Digitized by 



Google 



PROVENANCES 



TRAMES 



BENGALE 


CHINE 


CANTON 


JAPON 


TUSSAH 


TOTAL 


&3 

i 
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1» 
1 


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1 


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236 


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16,056 


226 


KlL. 

10,6'i0 


114 


KIL. 

9,493 


55 


KlL. 

4,194 


887 


KIL. 

60,390 


8 


822 


210 


12,543 


208 


9,880 


100 


8,100 


39 


2,254 


814 


53,066 


5 


473 


253 


17,600 


210 


11,025 


131 


9,537 


53 


3,473 


922 


62,153 


7 


036 


224 


14,502 


135 


7,354 


110 


8,606 


75 


4,428 


767 


51,085 


6 


460 


263 


17,533 


167 


10,097 


134 


10,701 


66 


4,823 


870 


60,693 


8 


625 


241 


15,702 


141 


7,854 


138 


10,673 


72 


4,393 


814 


55,993 


11 


1,053 


215 


13,714 


142 


8,779 


127 


9,729 


96 


5,718 


747 


49,460 


3 


252 


297 


18,510 


178 


10,948 


166 


11,895 


98 


7,069 


937 


64,958 


3 


286 


255 


16,520 


206 


12,578 


148 


11,416 


102 


7,362 


902 


62,219 


11 


824 


265 


17,204 


206 


12,540 


166 


11,885 


100 


7,500 


951 


65,478 


17 


1,136 


268 


17,239 


245 


14,095 


162 


11,481 


90 


6,387 


977 


65,386 


11 


887 


2Ï)7 
3,0^i 


18,563 


275 
2,339 


l'(,840 


1,640 


10,0:9 


71 
917 


5,309 


972 


63,013 


08 


8,123 


195,686 


130,630 


123,575 


62,910 


10,560 


713,«94 


212 


16,117 


3,785 


255,677 


1,380 
959 


78,23.') 


1,997 
-357 


148,618 




» 


10,200 


713,880 


-114 


-7,994 


-761 


-59,991 


52,395 


-25,043 


)) 


360 


14 


153 


11,VJ1 


'1,194 


302,236 


1,794 


102,3:^3 


2,298 


175,917 


» 


» 


11,233 


800,177 


-55 


-3,368 


-1,170 


-106,550 


5'i5 


28,297 


-658 


-52,342 


1) 


)) 


-073 


-86,283 



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DETAIL DI 



GRÈCiE» 





FRANCE 


ESPAGNE 


PIÉMONT 


ITALIE 


BROUSSE 


SYRIE 


MOIS 


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2 


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3 
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KIL. 




KIL. 


KIL. 


' 


KIL. 




EIL 


JANVIER. . . 


303 


27,943 


13 


1,159 


30 


2,691 


303 


27,186 


56 


4,942 


104 


8,5i6 


FÉVRIER.. . 


244 


21,467 


30 


2,983 


40 


3,780 


320 


29,533 


35 


2,917 


62 


4,15 


MARS. . . . 


3.)2 


26,926 


20 


1,884 


44 


4,146 


374 


35,605 


59 


5,188 


92 


8,319 


AVRIL. . . . 


270 


24,452 


11 


933 


39 


3,734 


352 


3i,181 


54 


4,25.) 


118 


10,857 


MAI 


263 


23,112 


5 


461 


62 


5,li3 


268 


25,106 


75 


6,033 


103 


9,143 


JUIN 


262 


23,058 


2 


197 


85 


8,313 


308 


29,980 


104 


8,972 


73 


6,8.SS 


JUILLET. . . 


233 


21,236 


3 


288 


52 


4,251 


307 


28,38'? 


115 


10,046 


98 


8,785 


AOUT. . . . 


380 


34,103 


26 


2,207 


109 


10,219 


484 


46,6U 


210 


18,106 


163 


15,167 


SBPTEMRRE . 


356 


31,712 


6 


633 


48 


4,796 


488 


47,216 


149 


12,010 


125 


11,232 


OCTOBRE.. . 


309 


28,791 


21 


2,071 


63 


5,552 


433 


40,619 


150 


13,096 


122 


10,?f>2 


NOVEMBRE. . 


303 


26,943 


8 


876 


57 


5,327 


347 


32,906 


98 


8,233 


95 


0,038 


DÉCEMBRE. . 
Exereiee 18X7. 


259 
3,485 


23,956 


21 
166 


2,144 


47 
676 


4,374 


397 
4,381 


36,3>7 


125 
1,230 


11,311 


129 


10,910 
114,8iS 


313,759 


15,836 


62,326 


413,682 


105,063 


1,284 


Exereiee 1886. 
Diff. pDnrl887 


3,666 
-182 


329,897 


326 

-160 


30,880 


639 

37 

274 


58,821 


6,086 
-1.701 


581,387 


1,511 

-•^81 

1,132 


126,000 


1,235 


I12,4yi 

2,35\ 
58,904 


-16,138 


-15,044 


3,r>()5 


-167,705 


-20,937 


49 


Moj. déeennile. 


3, 227 


285,616 


454 


42,865 


2.-), 447 


4,491 


431,393 


93,033 


720 


Diff.pourlSST. 


257 


28,143 


-28S 


-27,029 


402 


36,87J 


-llu 


-17,711 


9K 


12,030 


564 


55,94^ 



10 



Digitized by 



Google 



PROVENANCES 

















GBÈCîBS 












BENGALE 


CHINE 


CANTON 


JAPON 


TL'SSAH 


TOTAL 




ce 

2 

S5 


S 

fi. 


■j3 

t6 

m 
2 



2 


PU 


M 

i 






â 

z 


1 

5 


z 


NOMBRE 


POIDS 




KIL. 


Kir.. 




KIL. 




KIL. 




KIL. 




KIL. 




1 


35 


1,158 


54,767 


382 


18,739 


523 


31,663 


205 


11,680 


3,078 


189,357 




53 


3,878 


836 


42,656 


424 


19,791 


5-i2 


31,437 


ir.o 


8,894 


2,716 


172,321 




23 


2,022 


904 


46,147 


5U 


25,572 


661 


39,118 


39 '1 


23,557 


3,417 


218,434 




117 


9,41Vi 


1,209 


62,947 


739 


35,108 


562 


32,831 


420 


25,166 


3,891 


243,887 




55 


3,597 


1,210 


62,237 


610 


29,661 


5<9 


34,520 


494 


30,227 


3,734 


229,240 




67 


4,774 


869 


42,695 


1,C65 


51,419 


75i 


43,659 


217 


13,303 


3,804 


233,254 




92 


7,107 


y63 


46,994 


1,120 


53,518 


881 


53,760 


270 


17,528 


4,134 


251,895 




77 


5,743 


1,850 


89,213 


1,394 


67,019 


823 


49,84/i 


310 


19,235 


5,826 


357,577 




54 


3,783 


1 ,626 


79,416 


1,328 


63,594 


745 


44,310 


93 


5,225 


5,018 


303,927 




15 


1,214 


1,'.5I 


74,137 


949 


45,762 


759 


45,408 


175 


11,610 


4,447 


279,228 




7 


476 


1,199 


59,749 


1,099 


53,354 


581 


34,395 


305 


20.084 


4,099 


i51,381 




3 


2:0 


1,311 
14,586 


05,262 


1,283 


59,665 


1,U03 
8,404 


61,098 


340 
3,373 


20,789 


4,918 


290,100 




564 


42,318 


720,220 


10,93i 


r.23,202 


502,043 


207,310 


49,082 


3,026,607 




645 


50,098 


19,394 
-4,808 
14,778 


979,190 


8,585 
2,3^9 
5,840 


409,448 


8,165 
-561 


497,211 


ù 


» 


51,052 


3,175,420 




-81 


-7,780 


-252,970 


118,754 


4,832 


n 
» 


» 


-1,970 


-148,819 




560 


38,887 


719,169 


279,618 


9,770 


512,587 


» 


41,252 


2,487,519 




-2 


3,431 


-11)2 


7,051 


0,094 


2'i3,584 


-1,86C 


-10,544 


)> 


» 


7;8H0 


539,088 



11 



Digitized by 



Google 



PROPORTION DES DIVERSES PROVENANCES 

Dans le moiiveiiieiit de 1889 



PROVENANCES 



FBANGB. 



ESPAGNE. 



PIÉMONT. 



ITALIE. 



STRIE. 



BENGALE. 



CBL\E. 



CANTON. 



JAPON. 



TCSSAH. 



ORGANSINS 



KIL. 

243,799 
28,097 
i60,848 
224,458 
10,471 
64,739 
21,595 
49,499 
80,958 
97,3/3 
22,334 



1,004,171 



te m 
O 'U 



TRAMES 



24,28 



2,80 



16,02 



22,35 



1,04 



6,45 



2,i5 



4,93 



8,06 



9,70 



2,22 



100,00 



KiL. 

00,231 

3,S96 

18,145 

105,068 

2,047 

3,963 

8,123 

195,686 

130,630 

123,575 

62,910 



713,894 



£ 8 



8,44 



0,49 



2,54 



14,72 



0,29 



0,55 



1,14 



27,41 



18, 3U 



17,31 



8,81 



100,00 



QRÈGCS 



KIL. 

313,759 

15,836 

62,326 

413,682 

105,063 

114,848 

42,318 

726,220 

523,202 

502,043 

207,310 



3,026,607 



H 2 

« « 

O >M 

eu H 

as a 



10,37 



0,52 



') 



2,06 



13,67 



3,47 



3,79 



l,iO 



23,99 



17,29 



16,59 



6,85 



100,00 



TOTAL 



KIL. 

617,809 
47,429 
241,319 
743,208 
117,581 
183,550 
72,036 
971,405 
734,790 
722,991 
292,554 






4,744,672 



13,02 

1,00 

5,09 

15,66 

2,48 

3,87 

1,52 

20,47 

15,49 

15,24 

6,16 



100,00 



12 



Digitized by 



Google 



MOUVEMENT DE LA CONDITION DES SOIES 

Pendant les 15 dernlèreii années 



10 

1 

< 


SOIES GRÈGES 


PROPORTION CENTéSIMALE EN POIDS DES DIVERSES PROVENANCES | 


ETC 

NOMBRE 


>UVRÉES 

POIDS 


Z 

27,44 


H 
Z 

O 

< 

0. 
0! 

2,10 


H 
Z 

O 

'S 
3,72 


t 

16,76 


i 

2,61 


H 
OQ 

1,94 


4 

.g . 

o 
a 

0,74 


o 
6,15 


z 

g 


z 

g 
z 


z 

2 

•< 

13,56 


•< 

09 
W 

» 


1873. . . 


45,032 


KIL. 

3,067,139 


20,43 


4,55 


1874. . . 


57,361 


3,895,893 


23,60 


2,07 


4,76 


14,56 


3,62 


2,35 


0,72 


4,88 


24,94 


4,81 


13,69 


)) 


1875. . . 


66,055 


4,477,521 


24,72 


1,20 


4,26 


14,82 


3,18 


1,74 


0,57 


3,46 


28,40 


5,70 


11,95 


» 


1876. . . 


81,502 


5,675,208 


19,81 


1,96 


4,79 


16,04 


3,12 


2,08 


0,63 


3,92 


26,32 


6,94 


14,39 


» 


1877. . . 


50,994 


3,323,184 


13,95 


1,49 


4,15 


1^,37 


1,72 


1,76 


0,68 


3,81 


30,49 


11,58 


18,00 


)) 


1878. . . 


62,233 


4,244,141 


18,29 


1,40 


4,50 


15,32 


2,12 


2,13 


0,27 


3,34 


23,85 


8,66 


20,12 


» 


1879. . . 


66,695 


4,449,530 


16,19 


1,42 


5,12 


14,51 


2,43 


2,36 


0,12 


3,92 


28,09 


8,52 


17,32 


» 


1880. . . 


68,889 


4,652,535 


15,85 


1,47 


4,80 


19,06 


2,52 


1,78 


0,21 


3,11 


29,68 


8,40 


13,12 


» 


1881. . . 


77,725 


5,348,035 


16,97 


2,31 


5,86 


19,93 


2,16 


1,84 


0,38 


2,05 


27,56 


5,38 


15,56 


M 


1882. . . 


67,050 


4,609,739 


16,38 


2,73 


4,99 


21,06 


3,15 


2,13 


0,29 


1,60 


21,53 


7,01 


19,13 


» 


1883. . . 


67,678 


4,649,866 


14,47 


1,83 


6,46 


22,48 


2,39 


1,84 


0,14 


1,39 


18,43 


8,53 


22,04 


» 


1884. . . 


67,354 


4,564,673 


15,54 


1,71 


4,99 


20,45 


3,02 


4,13 


0,11 


1,60 


17,37 


12,13 


18,95 


» 


1885. . . 


65,039 


4,400,697 


13,93 


1,32 


5,60 


21,20 


2,86 


3,81 


0,12 


3,29 


22,30 


11,08 


14,49 


D 


1886. . . 


74,836 


5,047,565 


13,12 


1,03 


5,02 


20,38 


2,97 


3,71 


0,06 


2,08 


26,39 


10,9S 


14,29 


)> 


1887. . . 


71,826 


4,744,672 


13,02 


1,00 


5,09 


15,66 


2,48 


3,87 


» 


1,52 20,47 


111,4 


15,24 


6,16 


a« A part 
prennent le 


ir de 1887, lea provenances de Grèce, Volo, Salonique sont réunies aux soies de Syrie et les tussah com- 
s soies sauvages du Bengale, de la Chine et du Japon. 



13 



Digitized by 



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14 



Digitized by 



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RELEVÉ DES OPÉRATIONS DU BUREAU PUBLIC DE TITRAGE 



Pendant l'année 188 9 



MOIS 



JANVIER. 
FÉVRIER 
MARS. . 
AVRIL.. 
MAI.. . 
JUW. . 
JUILLET. 
AOOT. . 
SEPTEMBRE 
OCTOBRE. . 
NOVEMBRE. 
DECEMBRE. 

Exercice 1SS7. . 
Exereke iSS6. . 

Dirrér.peari8g7. 



< 
o 

oc 
o 



613 
043 
7i4 
743 
572 
793 
737 
823 
849 
842 
833 
777 



8,939 



10,988 



2,049 



(0 

Ul 

s 



269 
230 
278 
197 
273 
227 
215 
294 
226 
264 
227 
205 

2,905 
3,278 

-373 



(0 
Ul 

•Ul 

o 



1,114 

928 

975 

1,015 

735 

680 

992 

1,205 

i,205 

i,134 

1,136 

940 



iî,m 



12,692 



633 



> 
S 



o 

«0 



20 
27 
34 
28 
25 
43 
16 
17 
20 
20 
15 
13 



278 



140 



138 



11 
41 
37 
49 
28 
49 
10 
21 
24 
22 
59 
14 



365 



250 



115 



Ul 

o 

< 
o 
> 

•Ul 

o 



2 
20 
23 
19 
20 
13 
20 
16 
19 
18 
18 



188 



TOTAL 



2,027 
1,871 
2,058 
2,055 
1,652 
1,812 
1,983 
2,380 
2,340 
2,301 
2,288 
1,967 



2t,73'i 



27,348 



-2,614 



PRÉLÈVEMENTS 



1,802 
1.654 
1,821 
1,818 
1,485 
1,629 
1,689 
1,910 
1,941 
1,941 
1,916 
1,6 



21,300 



24,432 



-3,132 



88,90 
88,40 
88,48 
8«,47 
89,89 
89,90 
85,17 
80,25 
82,95 
84,35 
83,74 
86,12 



86,12 



89,34 



-3,22 



ENVOIS DIRECTS 



225 
217 
237 
237 
167 
183 
294 
470 
399 
360 
372 
273 



3,434 



2,916 



518 



11,10 
11,60 
11,52 
11,53 
10,11 
10,10 
14,83 
19,75 
17,05 
15,05 
16,26 
13,88 



13,88 



10,66 



3,22 



15 



Digitized by 



Google 



MOUVEMENT COMPARATIF DES CONDITIONS FRANÇAISES 

Pendant les années f 88« et f 889 



VILLES 



AMIENS. 



AIBBNAS. . . 
AVIGNON. . . 
LYON. . . . 
MARSEILLE. . 
MONTÉLIMAR. 



NIMES. 
PARIS. 
PRIVAS. 
REIMS. 



ROUBAIX. 



SAINT-ÉTIENNE. . 
TOL'RCOING. . . . 



VALENCE. 



1 sse 



SOIES 
GREGES 



SOIES 
OUVRÉES 



73,346 

92,525 

3,175,426 

200,969 

» 

4,718 

276,126 

13,897 



276,151 



11,887 



1,044 

48,009 

73,674 

1,935,998 



TOTAL 



1,839 

155,584 

7,633 

» 

67,868 

737,565 

2,399 

4,409 



4,125,045 3,036,022 



1,044 

121,355 

166,199 

5,111,424 

200,969 

» 

6,557 

431,710 

21,530 

» 

67,868 

1,013,716 

2,399 

16,296 



7,161,06- 



1 SST' 



SOIES 
GRÂCES 



63,236 

39,943 

3,026,607 

127,364 

» 

6,435 

194,677 

16,075 



278,797 



3,753,134 



SOIES 
OUVRÉES 



TOTAL 



892 

49,818 

72,087 

1,790,980 



1,415 
164,318 

6,:;33 

» 
64,205 
764,593 
4,762 



•2,919,403 



a. H z 

b. z ta 



892 

113,054 

112,030 

4,817,587 

127,364 

7,850 

358,995 

22,408 

» 
64,205 
1.043, :^o 
4,762 



6,672,5.37 



0,47 

-6,84 

-32, 

-5,74 

-36,62 

« 
19,71 
-16,84 
4,07 

-5,39 

2,92 

98,49 



-6,82 



16 



Digitized by 



Google 



MOUVEMENT COMPARATIF DES CONDITIONS ÉTRANGÈRES 

Pendant les années 1886 et 1889 



VILLES 



1 SS6 



SOIES 
QHèOES 



SOIBS 
OUVRÉES 



TOTAL 



1 SST' 




s: m -r^ 
b. H K 



GRBFELD. . 
BLBBRFELD. 



31,302 
18,349 



515,839 
238,730 



438,774 
221,806 



467,868 
258,721 



-14,48 
0,63 



LONDRES. . . . 
VIENNB. . . . 
CANTON I 111,9491 



122,067| 9,03 



ANCONB. . 
BERGAHE.. 
BRBSGIA. . 
COMB. . . 
FLORENCE. 
GÊNES. . . 
LECCO. . . 
LUCCA. . . 
MILAN. . . 
PESARO. . 
TORIN. . . 
UDINB. . . 



BALE. 
ZURICH. 



ALLEMAGNE 

547,141 29,094 

257,079 36,915 

ANGLETERRE 

I 27,023| 34,743| 62,366| 33,409| 25,602| 59,011| -5,37 

AUTRICHE 

I 30,865| 96,707| 127,572| 28,983| 91,527| 120,510| -5,53 

CHINE 

» I 111,949| 122,067| 

ITALIE 

0,970 

71,851 



40,036 

49,733 

386 

50,370 

22,379 

1,991,835 

8,802 

252,592 

87,080 

60,178 
329,298 



9,555 


» 


9,555 


92,508 


50,543 


143,051 


16,306 


75 


16,381 


44,289 


161,835 


206,124 


96,567 


213 


96,780 


273 


1,197 


1,470 


48,005 


121,235 


169,240 


22,776 


» 


22,776 


2,124,890 


1,803,455 


3,928,345 


10,763 


)) 


10,763 


288,636 


430,877 


719,513 


84,3()5 


14,860 


99,165 



» 


6,970 


-27,05 


43,667 


115,518 


-19,24 


» 


» 


» 


148,274 


188,310 


-8,64 


36 


49,^69 


48,57 


863 


1,249 


-15,03 


116,210 


166,580 


-1,57 


» 


22,379 


-1,74 


838,415 


3,830,250 


-2,49 


» 


8,802 


-18,21 


3h5,433 


608,025 


-15,49 


12,770 


99,850 


0,69 



79,216 
284,028 



3,422,205 



424,822 
739,043 



SUISSE 

504,038 

1,023,071 



4,634,174 



8,056,379 



3,221,978 



388, 4g5 
675,492 



4,357,354 



448,663 
1,004,790 



7,579,332 



-10,98 
-1,78 



-5,92 



17 



Digitized by 



Google 



TABLEAU DE LA PERTE AU DÉGREUSAGE DES ORGANSINS 



PROVENANCES 



ITALIE. 



URODSSB. 



SYRIE 



BENGALE. 



CHINE . 
CANTON 
JAPON . 



bline. 



FRANGE 



ESPAGNE. . 



PIEMONT . 



Terl 



( jiaoe. 
^bline. 

iblioe. 
vert 
jiaoe 

( blioe. 
.< Yerl 
^ jione. 

ibiaoe . 
Terl 
jione. 

, bline. 



, Terl 
[ jâQoe. 

! bline. 
Terl 
jaune. 

( bline. 
l jiane. 

. bline. 

( blane. 
7 TWl , 



NOMBRE DÈPR 


•:uvES 


POUR CHAQUE PERTh 


TOTAL 

DBS 


























1 

10 


18 

20 


19 

18 


20 
21 


21 
12 


22 

11 


23 

il 


24 

15 


25 

4 


26 

1 


27 
1 


28 

» 


BPRBtVES 


124 


» 


)) 


» 


3 


3 


1 


1 


)) 


» 


» 


)) 


» 


8 


» 


1 


1 


» 


5 


3'. 


-m 


248 


163 


41 


9 


1 


727 


a 


» 


» 


» 


» 


)) 


» 


)) 


» 


» 


» 


)) 


» 


» 


1 


h 


» 


» 


15 


44 


32 


13 


1) 


1 


» 


100 


» 


4 


16 


22 


6 


3 


1 


1 


» 


» 


» 


» 


53 


» 


» 


» 


2 


1 


» 


» 


» 


)) 


» 


» 


» 


3 


)) 


» 


M 


1 


9 


83 


207 


86 


25 


3 


» 


1 


415 


» 


8 


36 


61 


2Ô 


l'i 


4 


» 


1 


» 


» 


» 


149 


» 


» 


1 


4 


1 


2 


» 


» 


1 


n 


» 


» 


9 


» 


)> 


» 


4 


6 


3o 


143 


269 


245 


lOl 


16 


3 


822 


» 


)) 


» 


4 


10 


10 


4 


» 


1 


1 


» 


» 


30 


» 


» 


)> 


)) 


1 


1 


» 


» 


)) 


>» 


)• 


» 


2 


» 


» 


» 


)) 


1 


4 


» 


6 


13 


15 


5 


» 


44 


a 


» 


2 


7 


7 


4 


1 


1 


» 


» 


) 


» 


22 


)> 


» 


1 


» 


6 


1 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


8 


» 


» 


» 


4 


3 


4 


13 


108 


i5i 


61 


13 


2 


359 


» 


)> 


M 


1 


» 


» 


1 


» 


» 


» 


)) 


» 


2 


» 


» 


» 


» 


h 


t. 


)) 


)) 


)) 


» 


» 


» 


» 


» 


1 


7 


18 


26 


48 


17 


15 


15 


12 


3 


1 


163 


17 


19 


50 


123 


117 


56 


14 


5 


5 


3 


1 


» 


410 


» 


» 


» 


)) 


» 


» 


1 


»' 


» 


1 


» 


» 


2 


)) 


4 


7 


3 


19 


100 


240 


198 


55 


6 


» 


» 


632 


120 


173 


150 


80 


:35 


8 


5 


3 


2 


» 


» 


» 


576 


1 


3 


6 


9 


3 


4ê 
^1 


» 


)) 


» 


» 


» 


1 


24 


17 


18 


l\f 


20 


21 


22 


-a 


24 


25 


^e 


Ji7 


28 


1 



MUYKNNK 

DB9 
ÉPBEUVK8 

20,90 
21,47 
24,40 

» 
24,07 

20,33 
20,39 
23,50 

21,25 
21,42 
24,70 

22,29 
21,38 
25,55 

21,37 
2i,41 
25,28 

22,09 
» 

22,98 
21,01 

25,07 
23,77 

19,11 
20,09 



18 



Digitized by 



Google 



TAHI.KAIJ 


HK 


LA PERTB 


AU 


ORnilKUSAdK 


DES TRAMES 


PROVENANCES 


NOMBi^E D'ÉPREUVES POUR CHAQUE PERTE 


TOTAL 

DK8 
KPRKUVES 


MOYKNNK 

DKS 

FPRKUVh» 


16 


17 




18 
3 


19 

4 


20 

8 


21 

6 


22 

4 


23 
12 


24 

7 


25 26 


27 


(Mme. . 


3 


M 


47 


22,17 


FRANCE. . . .) wl . . 


» 


» 


» 


» 


» 


1 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


1 


21,50 


[jme. . 


M 


1 


» 


1 


1 


1 


13 


88 


85 


^0 


17 


5 


262 


24,51 


IbUBe. . 
ESPAGNE. . . jwl . . 

(jiioe. . 


» 


)• 


1 


1 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


2 


19,31 


» 


» 


M 


» 


1 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


1 


20,51 


» 


» 


1 


» 


» 


w 


4 


13 


9 


» 


» 


» 


27 


23,55 


/bllDC . 

PIÉMONT . . .jferl.. . 
[jinoe. . 


» 


y> 


» 


7 


2 


1 


» 


» 


)> 


» 


)» 


» 


10 


19,90 


)) 


» 


» 


)) 


2 


» 


» 


» 


» 


» 


)) 


» 


2 


20,00 


» 


» 


» 


M 


» 


» 


4 


13 


9 


4 


1 


» 


31 


23,02 


/bllDC. . 


» 


1 


5 


12 


24 


16 


4 


2 


4 


» 


» 


» 


68 


20,78 


ITALIE .... m . . 


» 


» 


)) 


2 


14 


2 


» 


)) 


» 


» 


» 


» 


18 


20,51 


janoê. . 


)' 


» 


» 


» 


5 


13 


22 


76 


98 


85 


21 


7 


327 


24,11 


blaoe. . 

BROUSSE.. . .Kerl. . 

JiBoe. . 


» 


» 


» 


» 


1 


1 


M 


» 


)) 


» 


» 


» 


2 


22,84 


» 


)) 


» 


» 


1 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


1 


20,54 


>: 


» 


» 


» 


1 


» 


» 


» 


2 


2 


» 


» 


5 


24,81 


SYRIE 


bliBe. . 
jiBBe. . 


» 
» 


» 


1 


2 


» 


2 
» 


» 

3 


)> 
2 


» 
» 


» 
4 


» 
2 


» 


2 
14 


21,11 
23, 4r, 


/bllBC. 


» 


» 


» 


» 


» 


» 


)) 


» 


» 


3 


» 


» 


3 


25,35 


BENGALE . . . vfrU . 


» 


» 


» 


» 


M 


» 


1 


y> 


» 


1 


1 


)» 


3 


24,71 


(jiBBe. . 


)) 


» 


» 


» 


ï 


» 


3 


8 


20 


24 


3 


1 


30 


24,72 


t bliae. . 
CHINE . . . .> 


4 
» 


6 
» 


28 
» 


126 




335 


468 
1 


282 
1 


117 

» 


22 

7 


7 
13 


3 

20 


1 

8 


1,399 
50 


21,47 

27,48 


(b'iBC. . 

aNTON. . . . 

(wl... 


» 


1 

» 


2 


6 
» 


2 


13 

1 


150 


518 


628 
3 


257 
6 


38 

1 


5 

» 


1,620 
11 


24,01 
24,72 


(blaie. . 
JAPON .... 

(lert... 


9 
» 

15" 


88 
)> 

17 


224 
9 


250 
41 

15" 


135 
31 

20" 


54 

6 


14 


10 

1 

"23 


7 
1 


2 


» 

"S? 


» 


7'J3 
89 


19,23 
20,00 






11 







lU 



Digitized by 



Google 



TABLEAU DE LA PERTE AU 



ORGANS. 

1885/trame$. 

GRÉGËS. 



ORGANS. 



1886JTRANKS. 
GRfiGKS. 

ORGANS. 

IBBl^TRAMES. 

GRÈGES. 



ORGANS. . 
TRAMES. . 
GRÈGES. . 

/ORGANS. . 
I TRAMES. . 



ORGANS. 

1890Itrambs. 



ORGANS. . 

iewlTRAMES. . 

GRÈGES. . 



NOMBRE D'EPREUVES 






1 


2 


3 


4 


5 


6 


7 


8 


9 


10 


11 


12 


13 


14 


15 


16 


17 


18 


19 


20 


21 


» 


» 


» 


)) 


» 


» 


» 


» 


1 


2 


2 


2 


1 


4 


4 


1 


2 


3 


2 


3 


» 


» 


» 


)) 


» 


1 


» 


» 


J) 


» 


1 


1 


4 


3 


4 


4 


6 


» 


5 


il 


25 


28 


» 


» 


» 


)> 


» 


» 


D 


3 


1 


2 


2 


4 


1 


4 


4 


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ECREUSAGE DES SOIES TUSSAH 






















POUR CHAQUE PERTE 


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NOMBRE D'ÉPREUVES POUR CHAQUE 


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A Lyon, I« 8 janvier 1888. 



LB t>IRBGTKUR OB LA CONDITION DBS SOIBI, 

Joti^N TESTENOIRE. 



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LE LABORATOIRE 

D'ÉTUDES DE LA SOIE 



PAR 

M. A. LEGER 



Présenté à In Sodéié d*agi icuUure, bisloirc naturelle et arls nlilfs de Lyon. 



Le Laboratoire d'éludés de la soie, auquel la Soeiélé d'agri- 
culture peut se faire honneur de collaborer, aux côtés de la 
Chambre de commerce de Lyon, compte quatre années 
d existence; il a su acquérir déjà dans le monde séricicole une 
situation digne de notre ville, et notre Société, représentée 
dans la commission par sept de ses membres, a le droit de ne 
pas se désintéresser de cette utile création et d'être tenue 
au courant des résultats obtenus. C'est pour répondre à ce 
désir légitime que nous venons résumer les principaux tra- 
vaux que cette création nouvelle compte déjà à son actif. 

Dès 1883, notre grande industrie lyonnaise réclamait une 
institution dans laquelle une étude à la fois scientifique et 
pratique des cocons et des soies que produisent toutes les 
variétés, sous-variétés et races de vers à soie, put être métho - 
diquement poursuivie, en vue surtout des croisements capa- 

5c SÉRIE, T. X. — 1887 20 



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292 LAUORATOIUE d'ÉTDDES DE LV SOIE 

bles d'accroître la robuslicité des races et d'améliorer la qualité 
des soies produites. Pour guider sûrement les éducateurs, les 
filateurs elles fabricants, on devait rechercher et déterminer 
expérimentalement avec précision le poids des cocons, leur 
richesse en soie, la finesse, Télasticilé, la ténacité, la couleur, 
la proportion du grès, le degré d'aptitude à la teinture, toutes 
les propriétés en un mot du brin soyeux. Comme consé- 
quence naturelle, on devait arriver à donner un inventaire 
aussi complet que possible, et réunir une collection sans pré- 
cédent de toutes les chenilles séricigènes, à déterminer le 
signalement précis de toutes les races domestiques ou sau- 
vages, à procéder à un classement précieux, à tirer de tous ces 
matériaux des règles sûres pour conduire aux croisements les 
plus profitables. 

Pour réussir dans cette tâche, la Chambre de commerce 
devait apporter le concours de ses nombreux correspondants, 
et, par le patronage des divers Ministères autorisés, obtenir 
l'assistance précieuse de tous nos représentants à l'étranger. 

Pour l'installation de ce nouveau service, |a magnanerie 
expérimentale que la Société d'agriculture avait créée à 
Monplaisir et qui avait pendant de longues années contenu 
en germe l'institution projetée, se trouvait un peu éloignée 
du centre de la ville; la Chambre de Commerce offrit au 
Laboratoire une large hospitalité dans son bel établissement 
de la Condilion des soies, et dès le commencement de 1884, 
Tinstilution fut en mesure de fonctionner, sous l'habile direc- 
tion de notre savant collègue, M. Dusuzeau, et avec le 
concours d'une Commission administrative mixte, composée 
de Membres de la Chambre de commerce et de la Société 
d'agriculture. 

Le Laboratoire, convenablement dolé, a développé son 
matériel d'études et de recherches théoriques et pratiques; 
il s'est fait connaître par des travaux remarquables, que 



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LAnORATOlRB d' ETUDES DE LA SOIE 293 

toutes les revues technologiques élrangères lui empruntent à 
Tenvi, et nous pensons qu'il n'a de rival nulle part; les tra- 
vaux qui lui sont confiés de l'étranger, les avis et les 
conseils qui lui sont demandés chaque jour de l'Angle- 
terre, de l'Italie, de la Russie, de la Syrie, de l'Inde, du 
Tonkin, de la Chine, du Japon, attestent, comme autant 
d'hommages sans conteste, la haute notoriété qu'il a su rapide- 
ment acquérir dans le monde industriel. Nos collections vont 
s'enrichissant chaque jour, et nous pouvons espérer arriver 
bientôt à pouvoir montrer avec le plus légime orgueil un 
musée séricicole qu'on ne pourra rencontrer ailleurs. 

Chaque année, le Laboratoire publie le compte rendu de 
ses travaux, Tinventaîre des échantillons reçus avec les ana - 
lyses qu'ils comportent, sans compter un grand nombre de 
monographies complètes touchant des variétés peu connues. 

Il s'applique à faire connaître surtout les types exotiques 
et sauvages, qui, plus robustes, peuvent, soit par des croise- 
ments avec nos races affaiblies, soit par des sélections intelli- 
gentes et des éducations successives, restaurer en quelque 
sorte des races plus fortes, plus productives et plus indemnes 
des maladies qui ruinent nos magnaneries. 

C'est ainsi que notre Laboratoire a pu faire connaître par des 
monographies complètes le Theopliilamandarina^ VAntherœa 
Pcrmji^ le Rondotia mcnciana^ le Philosamia TValckeri^ etc. 

Dans un centre scientifique comme Lyon, ces études si 
intéressantes pour notre grande industrie locale trouvent les 
plus précieuses ressources : les savants de nos Facultés 
prêtent à notre Laboratoire le plus inestimable concours; 
c'est ainsi que le dernier compte rendu des travaux du Labo- 
ratoire a pu enregistrer les matériaux les plus importants 
pour la science sérique et fournir des consultations magis- 
trales sur les problèmes les plus délicats de l'histoire de notre 
précieux textile. 



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294 LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 

Nos savants collègues, MM. Raulin et Sicard, ont fourni la 
plus remarquable étude sur la sécrétion du grès et de la 
fibroïne et sur l'examen hîslologique de l'appareil producteur. 

Dans le laboratoire de notre ancien président, M. Arloing, 
M. Blanc a fait les plus intéressantes recherches sur les 
matières colorantes de la soie, en s'aidant heureusement de 
lous les moyens d'analyse chimique, speclrocopique et 
microscopique des éléments; cet observateur infatigable 
nous a révélé ensuite les faits les plus intéressants el les moins 
connus sur la conslitution interne de la soie, puis, sur l'ana- 
tomie de YAnlherœa Pernyi et du Bombyx ivori^ enfin sur 
l'articulation de l'aile dans le premier de ces papillons; ce pré- 
cieux collaborateur a encore conçu et fait exécuter pour noire 
Laboratoire un fort ingénieux appareil pour le mesurage 
direct du volume des cocons. 

Parmi les savants qui mettent toute leur bonne volonté au 
service de nos études, nous devons signaler encore les belles 
recherches entomologiqucs de M. Rey sur certains Dcrmestes 
nuisibles aux produits séricicoles. 

F^e Laboratoire est aussi bien servi au dehors par les soins 
de correspondants dévoués : il a dû a leur zèle des rapports 
complets sur la sériciculture et la filature dans l'extrême 
Orient, dans les provinces de Chaudoc et de Long-Xuyen 
(Cochinchine), de Shantung, (Chine), de Schènking (Mand- 
chourie), avec des documents extrêmement importants sur 
rétat de ces industries lointaines 

Quelques-uns de ces rapporîs, notamment en ce qui con- 
cerne les études entomologiqucs et histologiques faites près 
de nous, touchent de trop près aux études de notre Société 
pour que nous ne les retenions pas pour nos Atmales; nous 
ne résistons pas au plaisir de leur confier également la des- 
cription de l'appareil d'épreuves, modèle conçu par notre 
excellent collègue M. Dusuzeau pour l'appréciation mélho- 



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LABORATOIRE DETCDES DE LA SOIE 295 

dique de la valeur des cocons; on pourra juger par sa descrip 
lion du soin apporté aux opérations du lilrage. 

Pour la spécification complète des cocons, après inscription 
sur des registres à souche de tous les renseignements dési- 
rables sur la forme, la couleur, le grain, la tissure du cocon, 
son poids en milligrammes et ses dimensions^ Tappareil en 
question lire la larve isolée de trois ou six cocons du lot a 
étudier, en prélevant successivement des bouts de 5 mètres, 
puis des flottillons de 100 mètres, mesurés par une disposi- 
tion particulière du guindre, et cela jusqu'à rachèvemcnt du 
cocon. Les échantillons de 5 mètres pris aux diverses étapes 
du dévidage sont titrés respectivement pour leur diamètre, 
leur poids, leur ténacité et leur élasticité, et les moyennes 
donnent les renseignements caractéristiques sur la soie du 
type considéré. Les frisons cl les les télelles sont pesés à part, 
de façon à compléter les renseignements sur les rendements 
théoriques. Le Laboratoire est en mesure d'ajouter à cetle 
analyse des données vraiment industrielles au moyen d'une 
grande bassine nouvellement acquise, qui permet de tirer 
des grèges et de rendre compte du véritable rendement en 
filature. Toutes ces données expérimentales sont soigneu- 
sement enregistrées sur des bulletins d'essais, en même 
temps que les justifications en sont soigneusement cataloguées 
et conservées. Toutes ces opérations revêtent ainsi un carac- 
tère de précision scientifique, qui ne peut manquer de pré- 
parer les plus sérieux progrès industriels. 

Nous laissons à notre ho;iorable collègue, M. le docteur 
Billioud, le soin de vous exposer les opérations de notre 
magnanerie dans celte dernière campagne; il a bien voulu 
me confier la mission de vous résumer Tensenible des travaux 
du Laboratoire; je l'ai fait trop succinctement, mais il m'était 
impossible d'aborder les détails si nombreux et si précis des 



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296 LABORATOIRB d'ÉTUDES DE LA SOIE 

recherches qui y sont faites; je tenais à vous faire connaître 
à grands traits au moins les résultats obtenus, le succès et 
le rayonnement de Tœuvre à laquelle vous êtes associés, 
Messieurs, succès consacré aujourd'hui par les témoignages 
les plus flatteurs envoyés pour ainsi dire de tous les points 
du monde à notre Laboratoire et à son dévoué Directeur. 

A. LEGER. 



DEVIDAGE DU GOGON POUR L'ETUDE SPECIALE DE LA BAVE 

Par m. J. DUSUZEAU 

Le petit appareil que représentent de face la Ggure I, et 
de profil la figure 2, a été construit spécialement pour 
dévider le cocon seul, en en partageant la bave en flottillons 
réguliers de 100 mètres. Il rend au Laboratoire, depuis trois 
ans déjà, un service à la fois commode et rapide, et 
concourt à la précision des épreuves par lesquelles nous 
devons apprécier la valeur des cocons qui nous sont 
adressés des régions séricicoles les plus diverses. Beaucoup 
de filateurs, de graineurs et d'éleveurs qui Tont vu fonc- 
tionner, nous en ont demandé le dessin métrique. Aujourd'hui 
que l'appareil a fait ses preuves, nous pouvons sans hésita- 
tion accéder au désir qu'ils nous ont exprimé. 

Les figures d'ensemble et de détail se comprenant aisé- 
ment et d'un coup d'œil, nous ne nous y arrêterons pas ; 
mais il est essentiel d'expliquer notre mode d'employer cette 
bassine expérimentale au Laboratoire. 

La bassine est chauffée au gaz d'éclairage. Après quatre 
a cinq minutes dans un bain à 75% le cocon est suffisamment 
amolli pour céder la bave ferme. 



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LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 297 

La pédale permet de faire varier à volonté la vitesse de 
rotation du guindre. Les dix ailettes qu'ils comprend pro- 
curent à la bave, si débile et si ténue qu'elle soit, des appuis 
assez rapprochés pour qu'elle puisse résister à la rupture. 

Après cent tours du guindre qui donnent un flotlillon de 
100 mètres, le timbre avertit d'avancer d'un cran le guide - 
bout mobile sur le va-et-vient pour former le flottillon 
suivant. 

Quand on ne veut qu'une opération expéditive pour juger 
le cocon, il sufiît de faire tourner le guindre sans inter- 
ruption, avec le soin seulement de pousser le guide -bout à 
chaque sonnerie. 

Le tirage de la soie d'un cocon est l'affaire de quatre à 
cinq minutes. Rien de plus simple que d'enlever, dans la 
position même qu'elle a du prendre sur le guindre, toute 
la soie développée. On colle, entre deux de ses lames, deux 
bandelettes de papier gommé larges de 16 millimètres, 
longues de 16 à 18 centimètres, l'une appliquée au dessus 
de la soie, Tautre au-dessous, en s'assurant de leur complète 
adhérence sur tous les points. Avec des ciseaux fins, on 
coupe par le milieu les bandes ainsi unies à la soie, et tous 
les flottillons maintenus aux deux extrémités s'enlèvent 
comme un filet de 1 mètre. Pour les étudier aisément, le 
filet est étendu sur une planchette large de 2 décimètres, 
longue de 1",10, recouverte d'une étoffe de laine noire, bien 
tendue et fixée à la colle forte. Etalé au moyen d*épingles 
piquées à sa double bordure et traversant des plaques de 
liège incrustées aux bouts de la planchette, le filet présente 
alors les flottillons séparés, par ordre, tels qu'ils se trou- 
vaient sur le guindre 

A l'aide d'une pointe très fine, on sépare de chaque 
faisceau autant de baves de 1 mètre qu'on en veut employer 
pour les épreuves de ténacité, d'élasticité et d'examen du 



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298 



LABORATOIRE u'i^TDUES OB LA SOIE 




^^^^ -"^^^^^^^^^^ 



Pio. s. — Bassine vue de profil, au 1/10. 



LEGENDE 
A. Mécanisme de la distribution delà E. Guiodre. 



soie «ur le guiadre ( va-et«vient). 
6. Mécanisme sonnerie. 
G. Volant. 
D. Pédale. 



H. Brûleur à gaz. 
I. P. Poulies de transmission. 
L. Basaine dans laquelle se dévide 
cocon» 



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r? 



LABOBAToms d'Études db la soib 299 

diamètre. On fait le titrage de poids en déduisant le poids 
du papier gommé. 

Ce procédé très simple s'applique dans un grand nombre 
de cas, surtout quand on a besoin d'une estimation immé- 
diate. 

Mais l'opération communément suivie au Laboratoire est 




Pio. 3. — Plan de la sonnerie, au 1/3. 



conduite d'une manière différente. Plus compliquée, plus 
lenle, elle a l'avantage de conserver la soie entière, car il 



^ 



/- ^ 



ititiLiftmaiMiAaai j» 



1, 



Pfo. 4. - Timbre avertisseur. 

nous faut pouvoir contrôler à volonté les premières épreuves 
et les renouveler à diverses époques ultérieures sur les 
mêmes baves. Aussi devons nous collectionner les flottillons 
de chaque cocon et tout ce qui peut servir à une revision 
rigoureuse des résultats de nos essais destinés ou non à être 
publiés. 



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V.; 



300 LABORATOIRE d'ÉTUDES DE L.% SOIE 

Voici comment est organisé le service de la bassine expé- 
rimentale. 

Chaque cocon d'un groupe à essayer, accompagné d'un 
bulletin conforme au modèle suivant, occupe dans une 
cassette à six divisions l'un des compartiments qui porte le 
numéro d'ordre. 



LABORATOIRB D ËTUDBS DE LA SOIE 



Date de Fessai 
Numéro du registre. 
Numéro du bocal. 
Numéro du tiroir. 



188 



BULLETIN DE DBVIDAOEDES BAVES ISOLEES 

Espèce. 

Pays. . 
g I Envoyeur. 
£ ( Numéro d'envoi. 



Forme. . 
Couleur. . 
Dimension? 
Poids. . 
Tissure. . 



COCON 



Grain. . . 
Bave dévidée. 
Palettes. . 
Casse. . . 
Dévidaf^p. . 



Chaque groupe de trois ou six cocons est donc casé de 
façon à prévenir toute erreur soit de la part de la Qleuse, soit 
de la part de ceux à qui on confie le soin de faire les titrages 
et d'enregistrer les résultats. 

Quand la fileuse a trouvé dans le cocon le bout de bave 
bon à tirer, elle déroule 5 mètres de soie sur une palette 
(fig. 6) pour les opérations du titrage. C'est une lame de 
cuivre très mince, longue de 10 centimètres, large de 4, 
qu'à Taide d'un manche mobile à pince (fig. 7), elle fait 
tourner entre ses doigts; vingt-cinq tours prennent les cinq 
mètres. Cette fraction de soie prélevée, la iîleuse, avant de 
déposer la palette dans le compartiment alTccté au cocon, 
casse le bout et l'applique sur le guindre, puis dévide cent 
mètres, et quand le timbre sonne, porte la main sur la roue 
pour effectuer Tarrèt du guindrc. 



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Vy 



LABORATOIRB d'eTUDES DE L4 SOIE 301 

Elle casse la bave, prélève de nouveau 5 mètres sur une 
seconde palette, avance d'un cran le guide-bout et remonte 




Iio. 5, — Va-et-vient, au 1/3. 



le fil surleguindre pour former le deuxième flottillon. Elle 
continue de même jusqu'à Tachèvement du cocon. 



i&- 



>Kr 



FiG. 6. — l'alelt.' 



La longueur de bave dévidée comprend donc, outre la 
soie du guindre, celle des palettes dont le nombre égale 
celui des flottillons. 



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302 LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 

Le dévidage d'un cocon s'effectue en quinze minutes envi- 
ron. Les flottillons qu'il a produits sont plies quatre fois sur 
eux mêmes, et sous celle forme réduite, disposes avec 
ordre sur une des feuilles de carton de l'album des baves. 

Les six cocons, d'un même groupe élant dévidés, la cassellc 
des bulletins et palettes passe au tireur qui, par chaque 
palette, (ait quatre épreuves de titrage et d'élasticité. 




Fio. 7. - Manche à pince. 

Il reste aux palettes d'un même cocon assez de bave pour 
1^'examen du diamètre au microscope ; on ne se borne pas 
ù la jeter confusément sur les lames de verre, les Qls y sont 
tendus parallèlement dans le même sens, fixés au baume de 
Canada, recouvert de lamelles. Chaque préparation est 
étiquetée, classée, mise en dépôt. On renferme les frisons 
et la telette de chaque cocon dans un pli du bulletin épingle ; 
et les bulletins eux-mêmes sont groupés et conservés, de 
sorte que, par ces mesures de prévoyance, toute opération 
antérieure peut toujours être vériOée. 

C'est en vue de rendre plus facile la lecture de nos 
tableaux d'épreuves et d'affermir la confiance dans les résul- 
tats qu'ils présentent, que nous sommes entré dans des 
détails pratiques aussi minutieux. 



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LABORATOIRE dV.TUûBS DË LA SOIR 303 



HE L'INFLUENfiE DES VAPEURS DE SOUFRE SUR LES COCONS 

ET SUR LEUR SOIE 
Rapport à M. E, PA YEN,x^rHident du Syndicat des marchands de soie de Lyon. 

Par m. J. DU8UZEAU 

MOiNSIEi'R LE PrESIDE.NT, 

En me rcmellanl la noie suivante relative à un mode de 
désinfection des cocons par les vapeurs d*acide sulfureux, 
vous avez bien voulu me charger, au nom du Syndicat des 
marchands de soie de Lyon, de faire les expériences néces- 
saires pour répondre aux questions si graves que soulève un 
tel procédé. 

« Les cocons arrivant en Sicile ont à subir pendant vingt- 
quatre heures une fumigation d'acide sulfureux qui a lieu 
dans une chambre hermétiquement close où Ton fait bi ùler 
du soufre dans hi proportion de 30 grammes par mètre 
cube. 

(( Celte fumigation peut-elle détériorer la couleur des 
cocons, enlever au fil sa force, endommager les cocons, soit 
que le mal apparaisse immédiatement, soit qu'il ne se déve- 
loppe que peu à peu plus tard ? » 

J'ai accepté avec d'autant plus d'empressement d'entre- 
prendre ces recherches, que vous les jugiez d'un grand 
intérêt pour le commerce, et qu'elles rentrent précisément 
dans le cercle des études auxquelles notre Laboratoire s'est 
consacré. 

Ce n'est pas dune expérience unique, précipitée, que l'on 



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304 LABORATOIRE D*ÉTUDES DE LA SOIE 

pouvait attendre des résultats dignes de confiance. Vous 
l'avez bien compris, en ni'accordant toute latitude pour le 
temps à donner a ce travail qui doit s'appuyer sur des 
épreuves répétées et des observations successives et à de 
longs intervalles. 

Exposition des cocons onx vapeurs de sonfre. 

L'opération du sulfurage des cocons que j*ai reçus du 
Syndicat, exigeait une chambre de plomb que MM. Ramel, 
Savigny, Giraud et C'^ ont bien voulu mettre à ma disposi- 
tion dans leur établissement de teinture des Charpennes, et 
c'est sous la surveillance de M. Ch. Marnas et de M. Marlinon 
que, le 16 septembre 1886, le procédé de désinfection tel 
qu'il est en usage à Messine a été strictement appliqué. 

F.a capacité de la chambre de plomb étant de 15"^, 150, 
on a brûlé 454^%5 de soufre. Les cocons sont demeurés 
vingt-quatre heures exposés aux vapeurs sulfureuses, à la 
température de 30 à 35^ 

A la sortie de la chambre, les cocons sulfurés ont élé par- 
tagés en deux groupes, chacun de l'200 grammes. Le pre- 
mier a été tenu pendant un mois a Tair sec, l'autre a passé 
le même temps dans une condition contraire, à l'air humide. 

Le 17 octobre, lors de la pesée, le premier groupe s'était 
accru de 20 grammes, le second de 80 grammes. Déjà se 
constatait dans l'un et l'autre groupe une proportion d'acide 
sulfurique notable, mais plus marquée dans le groupe expose 
à l'air humide. 

Élat des eocons et des chrysalides. 

 leur retour au Laboratoire, les cocons ont été d'abord 
examinés minutieusement, puis leurs chrysalides, et l'on a 
noté ces différences : 



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LAnORATOIRC D*fiTI7DRS DE LA SOIB 305 

Premier lot non trailé : Aspect extérieur : couleur jaune 
clair un peu rose ; grain On naturel ; baves très adiiërentes. 
— Chrysalides à teinte brune, leur couleur normale dans les 
cocons étouffés. 

Deuxième lot sulfuré, sec: Couleur jaune un peu terne; 
lissure ferme, légère odeur sulfureuse. — Chrysalides jaune 
clair. 

Troisième lot sulfuré, humide : Couleur jaune un peu 
terne ; tissure moins dense, grain plus saillant; odeur sulfu- 
reuse prononcée — Chrysalides jaune clair. 

Perte de poids A Teau distillée. 

Il m'a paru intéressant de connaître quelle serait à la 
bassine la perte en matières solubles des cocons de chaque 
lot. Voici l'expérience qui a servi à déterminer ce point 
important. 

Six cocons de chaque lot, les chrysalides et dépouilles 
préalablement extraites, ont été tenus pendant cinq minutes 
dans un bain de 250 centimètres cubes d'eau distillée portée 
à l'ébullition, puis rincés avec de nouvelle eau distillée à 50**; 
ensuite séchés à Pair et pesés à l'absolu . 

POIDS ABSOLU P0I08 ABS. APR&S teOLLITlON PERTE % 
«r. fr. fr. 

Lot témoin 1,920 1,830 4,68 

Lot deuxième, sec 2,26') 2,110 ô,8i 

Lot troisième, humide. . . 2,170 2,040 5,99 

Les lots sulfurés ont donc éprouvé, après une immersion 
très courte, une perte pour cent qui excède en moyenne de 
1,735 celle du lot témoin. L'acide qui, pénétrant jusqu'aux 
chrysalides en a altéré la couleur naturelle, a dû probable- 
ment aussi affaiblir la tissure du cocon et désunir les baves, 
en agissant sur le grès comme un dissolvant, faible à la vérité, 



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306 LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 

mais suffisant pour expliquer les eiïets désastreux qui se 
sont produits en filature industrielle. 

Éprennes en flbitaire indnstrlelle. 

Des expériences industrielles bien conduites devaient 
présenter un intérêt considérable, et pouvaient fournir sur 
rélat des cocons une solution prochaine et décisive ; j'en ai 
confié Texécution à deux établissements renommes, celui de 
M. P. Francezon et celui de MM. Palluat et Testenoire. 

La part de chaque filature se composait de trois lots bien 
distincts, absolument conformes, deux traités, et l'autre 
témoin sans lequel aucune expérience n'eût été rigoureu- 
sement comparalive. 

Les résultats qui m'ont été transmis, ont trop d'importance 
pour être résumés. Les voici reproduits intégralement : 

Bulletin de la fllaturo de M. P. Pbancrzok, i Alais (Qard), 
3 décembre i$S6. 



LOT TEMOIN LOT BULP. AIR SBC LOT «ULF. AIR HUM. 



GoCOhS ûlés. 
Soie. . . 
Frisons. • 
Bastilles. . 



kil. 


kil. 


kil. 


0,500 


0,535 


0,535 


0,U3 


0,078 


0,099 


0,030 


0,059 


0,057 


O.OOi 


0,170 


0,105 



(( Le lot témoin a parfaitement marché. 

« On a été forcé de battre les lots 2 et 3 sans faire bouillir 
l'eau. Faute de celle précaution, tous les cocons auraient 
été réduits en frisons. » 

Dulktlu da la filature de MM. Palluat et Ti^stumoiuk, à Dresseins (Diôinc). 
3 novembre 1SS6. 

LOT TÉMOIN LOT IULF. AIR SBC LOT SULF. AIR Ul.M. 
kil. kil. kll. 

0,5:?0 0,490 0,530 

0,135 0,060 0,070 

0,0i'5 0,050 0,055 

0,010 0.170 »! 



Poids net des cocons. . . 
Poids conditionné frisons. 
Poids conditionné frison?. 
Poids conditionné bassinés. 

Rendimbnt. . 



3,85 8,16 7,57 



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L\ooRATOinE d'Études de l\ soie 307 

« Le lot lëinoin a donne un bon dévidage, une soie propre. 
L:) plus grande partie des coeons des lots 2 et 3 s'effiloche 
au dévidage. Avec le reste, il est presque impossible de 
produire de la soie régulière » 

Dans les deux bulletins qui précèdent les résultats obtenus 
concordent d'une manière frappante et accusent dans les 
lots traités un déficit énorme. En Olature industrielle, le 
dévidage de cocons sulfurés devient évidemment une opéra- 
tion ruineuse (1). 

Il semble qu'après un tel résultat au dévidage une étude 
approfondie de la soie produite ne doive désormais présenter 
aucun intérêt, mais le programme qui m'est tracé m'oblige 
surtout à constater soigneusement l'état des grèges obtenues, 
et à m'assurer à quel point le traitement sulfureux a pu 
modifier leurs qualités essentielles, c'est à-dire leur titre de 
poids, leur élasticité et leur ténacité. 

Il n'est qu'un moyen sur pour celte recherche, c'est l'essai 
comparatif. 

Avant de l'effectuer, les trois lots de grèges ont été 
examinés avec attention. 

A la vue, au toucher, elle n'offraient dans leurs caractères 
extérieurs rien qui permit d'établir une différence appréciable, 
et dans les lots traités l'odeur sulfureuse s'était presque 
entièrement dissipée. 

Nous avons confié les grèges bien étiquetées au bureau de 
titrage de la Condition des soies et nous présentons dans le 
tableau suivant le résumé exact de chaque bulletin. 



(1) Dans une Irés intêressnuU élude publiée en 1880, U. P. Frajcezon a signalé l'influence 
pernicieuse des vapeurs de soufre appliquées ft i'étouflTugc des cocons, et parToccusion fortuite 
que le Laboratoire lui a offerte, i*exae(itu le de scâ expériences antérieures se trouve, de nou- 
veau, pleinement eouflrméc. 

5<> SÉRIE, T. X. — 1887 21 



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LOT TEMOIN 


Lot «ulp. air sec 


L0T8ULK. AIR HL'M. 


0,687 (dcn. 12,94) 


0,702 (den. 13,22) 


0,725 (den. 13.65) 


0,699 (den. 13,16) 


0,715 (den. 13,46) 


0,73S (den. 13,89) 


0,750 0,650 


0,800 0,600 


0,800 0,«>0 


19,7 


18,9 


18,6 


22 0/0 16 0/0 


22 16 


22 16 


47,5 


51 


42 


C5" 35 


65 40 


. 55 35 



308 LABORATOIRE l/^TUDES DE LA SOIE 



Première s^rle d'éprcoTCs pour le tliroge des grèges. 

D'np.'èi les btilIetiiK do la Condition des loies de Lyon, 7 décembre iSSd. 
Filature de M. P. Francbzon, d'Alais. 

T.lre moyen ordin. d 500 ra/m. 

Tilre moyen condit. à 500 m/m. 

Maxim, et min. des 20 essais. . 

Elasticité moyenne 0/0. . . . 

Afaxim. et min. des 10 essais. . 

Ténadté moyenne en grammes. . 

Maxim, et min. des 10 essais. 

Dévidage dos flotte?. . , . . Tourne t. b propre. T, Ir. b. assezpr. T.t.b.duv.q.hou«»h. 

Filature de MM. Palluat et Tbstenoire. 

LOT TÉMOIN LOT 8ULF. AIR SEC LOT SCLF. AIR UCM. 

Titre moyen ordin. à 500 m/m. . 0,657 (den. 12,37) 0,755 (den .M 4,21) 0,667 (den. I2,«i6) 

Titre moyen condit. a 500 a/m. . 0,671 (den. 12,63) 0,777 (den. 14,63) 0,682 (den. 12,84) 

Maxim, et min. de 20 essais. . 0,750 550 0,000 0,500 0,750 0,550 

Elasticité moyenne 0/0. . . . 19,7 21,4 21,5 

Maxim, et min. de 10 essais. . . 23 0/0 27 0/0 24 0/0 18 0/0 25 0/0 18 0/0 

Ténacité moyenne en graronie«. . 43,0 46 45,5 

Maxim, et min. des 10 essais. . 50*' 40 55 40 55 85 

Dé vidage des flottes Très bien, propre. T. b.q. boucb. d.l fl. Très bien, propre. 

En comparant les résultais fournis par les grèges de Tune 
et de Tautre filature, on voit que le litre conditionné dans 
les trois lots n'offre qu'une différence minime, et que l'élas- 
ticité est à très peu près la même dans les différents lots. 

Dans la ténacité, quelques oscillations se remarquent, peu 
importantes en somme. 

Ces écarts ne diffèrent pas de ceux que l'on observe d'or- 
dinaire en faisant le titrage de flottes provenant de cocons 
de même sorte. Ils sont donc imputables à la soie sécrétée 
plus ou moins régulièrement par l'insecte, et à la filature 
qui n'est jamais assez parfaite pour produire des titres abso- 
lument égaux. 

Ce qui ressort de ces tableaux, c'est que, dans les pro- 
priétés physiques des grèges comparées ici, au point de vue 
des litres de poids, d'élasticité et de ténacité, aucune altéra- 
tion sensible ne parait s'être manifestée à la date où ces 



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LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 309 

tilrages ont élé faits. La façon dont se sont comportés h la 
bassine les cocons sulfurés a toutefois compromis plus ou 
moins la netteté des flottes, en rendant la soie duveteuse. 

Les épreuves qui précèdent, valables pour le jour où elles 
ont été faites, ne sauraient être acceptées sans contrôle pour 
tonle époque ultérieure. En effet, il est à craindre qu'après 
un laps de temps plus ou moins grand, Taclion désorganisa- 
trice de l'acide d'abord dissimulée, ne se révèle tout à coup 
d'une manière inquiétante pour l'avenir. 

De nouvelles épreuves étaient donc nécessaires; et afin 
d'assurer l'unité désirable dans le mode d'opérer les titrages, 
c'est à la Condition des soies qu'elles ont élé confiées, comme 
les premières. 

Les nouveaux résultais obtenus sont réunis dans le tableau 
qui suit et disposés dans le même ordre qu'au précédent. 
Inutile de dire que les flottes provenant de l'une et de l'aulre 
filature avaient été conservées dans des conditions parfai- 
tement identiques. 

Deuxième série d*cprcn¥cs de tîuage (Il Juillet) 

Grèges (liées à Alais. 

LOT TEMOIN LOT SLLP. Ain SEC LOT SLLP. AIR IIITM 

Titre moyen ordin. à 500 »û/in. 0,725 (den. 13,64) 0,722 (den. 13,60) 0,"00 (den. i:<,17) 

Titre mo>en condil. à 100 m/m. . 732 (den. 13.78) 0,727 (den. 13,CS) 0,704 (den. 13,26) 

Maxim, et min. des 20 essais. . 0.750 0,6 0,800 0,cfôO 0,750 0,6C0 

Elasticilô moyenne 0/0. . . . 20,5 80,2 2f ,0 

Maxira. et min. des 10 essais. . 23 0/0 16 0/0 24 0/0 10 0/0 23 17 

lénacilè moyenne en gramme». 52 51 46,5 

Maxim, cl min. des 10 essaie. . 60*' 45 55 45 55 31 

Dévidago des flottes T. tr. bien,ass. pr. T. très bien, duvet. T. très bien, duvet. 

Grèges filées à Bresscins. 

LOT TÉMOIN LOT &ULP. AIR SKG LOT 8CLF. AIR HUM. 

Titre moyen ordin. i 300 •/-. . 0,695 (den. 13,0.>) 0,740 (den. 13,93) 0,680 (den. IB.SC) 

Tilre moyen ordin. à 500 ■/-. . 0,704 (don. 13,26) 0,749 (den. 14,10) 0,688 (den. 12,95) 

Maxim, et min. des 20 essais. . 0,'}50 0,€00 0,850 0,600 0,8j0 G09 

Elasticité moyenne O/O. . . . 19,7 10.5 23 

Maxim, et min. des 10 essais. . 23 0/0 16 0/0 23 0/0 16 0/0 24 0/0 18 0/0 

Ténacité moyenne on grammes. 49 53,5 51,5 

Maxim, et min. des 10 essais. • 60" 40 70 45 60 45 

Dév'.dage d-8 flottes Tourne t.b., q. bouch. Tournet. b.,q.bouch. Tourn.t.b.,q b 



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310 LVBORATOIRE D^BTUOBS OB L\ SOIE 

Ces bulletins d'essai rapprochés de ceux des premiers 
lilrages et comparés attentivement montrent qu'après cent 
vingt-cinq jours d'intervalle les grèges traitées se retrouvent 
dans le même état. Aucun des titres n'a fléchi; au dévidage 
même, Tinfériorité ne s'est pas accrue. 

Si cette conformité de résultats laisse néanmoins subsister 
des appréhensions sur l'avenir de ces grèges, on ne peut 
toutefois les justilier à cette date du deuxième essai. 

D'ailleurs, il nous reste assez de soie pour répéter les 
titrages une troisième fois. Le dépôt de notre rapport ne 
pouvait être différé jusque-là, mais nous en adresserons les 
résultats au Syndicat de TUnion des marchands de soie, dans 
une communication complémentaire qui contiendra en outre 
la série d'épreuves de teinture auxquelles seront soumis les 
flottilions des trois lots, mis en réserve à cet effet. 

Éprennes spéelales de» baves h la bassine expérimentale. 

Qu'il nous soit permis, après avoir rendu compte des 
épreuves faites sur les grèges produites en filature indus- 
trielle, de rapporter brièvement les résultats qui ont été 
obtenus à la bassine expérimentale du Laboratoire avec les 
baves des mêmes cocons traités et non traités. 

Ces résultats sont consignés au long dans les tableaux 
d'analyse de cocons n°* 2, 3 (lot témoin), 4, 5 (lot sulfuré, 
air humide). Si l'on veut bien les consulter, on remarquera 
avec quelque surprise que les notes de dévidage sont aussi 
bonnes dans le lot sulfuré que dans le lot témoin. 

Cela tient au procédé usité au Laboratoire pour dépouiller 
le cocon de la bourre et pour trouver le bout. Dans la bassine 
expérimentale, où chaque cocon est pris séparément, il n'est 
touché que par les doigts de la fileuse, et manié avec dou- 
ceur pour ménager la tissure et ne rien perdre de la bave. 



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LABORATOIRB d'ÉTIIDES DE LA SOIE 311 

Il en est aiUrement en filnlurc induslrielle où la battue 
est une nécessité. Sous les coups de l'écouvette ou même 
de la brosse, les cocons, en groupe serré, se heurtent et 
pâtissent, leur tissure est entamée plus ou moins et les baves 
se relâchent au profit des frisons. 

En suivant, dans les mêmes tableaux, les titres du poids 
des baves des cocons non traités et ceux des baves des cocons 
sulfurés, on ne trouve entre elles que des différences négli- 
geables. L'élasticité et la ténacité des baves dans les deux 
lots présentent des moyennes également très rapprochées. 
L'accord entre les résultats des procédés industriels et ceux 
donnés par la bassine expérimentale ne saurait être plus 
complet. Les baves isolées, considérées individuellement au 
point de vue des titrages, ne paraissent pas plus que les 
grèges, avoir subi une détérioration marquée. 

Dasage de Taclde salforiqne. 

L'industrie ne pouvait seule être consultée dans les ques- 
tions délicates qui nous ont été posées, et dont elle a, d'ail- 
leurs, résolu les principales. Il était nécessaire, pour nous 
éclairer sur les aulres, de recourir à l'analyse chimique. Le 
dosage de Tacide sulfurique, des données exactes sur l'action 
immédiate ou lointaine qu'il exerce sur la soie dans les cocons 
traités, doivent nécessairement compléter ces longues expé- 
riences que nous avons entreprises pour donner la me- 
sure des dangers qu'entraine Tapplicalion du procédé de 
Messine. 

Nous avons prié M. le D*" Vignon de vouloir bien se charger 
de cette analyse, et nous insérons sa lettre en entier, parce 
qu il y expose avec une remarquable précision sa méthode 
de dosage, et qu'à la suite des résultats obtenus il ajoute des 
considérations très judicieuses. 



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312 



L\UOI\ATOIIlE D^éTUDES DE LA SOIE 



A Momieur J, DUSUZBAU^ directeur du, Liboraioire 
d'étudêt de la soie, 

A la date du 8 décembre 1886, vous m'avez envoyé un lot 
de douze cocons, en me priant, par une lettre du même jour, 
« de rechercher si dans ces cocons soumis il y a trois mois 
aux vapeurs d'acide sulfureux, il restait une quantité appré- 
ciable d'acide non combiné au grès ou à la fibroïne ». 

Votre envoi contenait en outre vingt cocons non sulfurés, 
servant de témoins. 

J'ai l'honneur de vous communiquar aujourd'hui le résultai 
de mes essais. 

J*ai procédé comparativement, avec les cocons « sulfurés » 
et avec les cocons « témoins ». 

Douze cocons de chaque lot ont été ouverts avec soin ; on 
a séparé les chrysalides de la coque proprement dite qui a été 
coupée en menus morceaux de 2 ou 3 centimètres de lon- 
gueur et de 4 ou 5 millimètres de largeur. 

Cette opération a permis de constater entre les deux lots 
une différence : les cocons « sulfurés » sont moins fermes 
que les cocons témoins; leur surface externe est couverte, 
par places, d'un duvet qu'on ne remarque pas sur celles des 
cocons témoins; leur surface interne, enlin, est moins lisse, 
moins dure, que celle des cocons témoins. 

Les deux lots ont fourni : 





TÉMOINS 


SULFURÉS 


Soie 


2«r,286 
3e^428 


2s%2l0 
3«r,400 


G'.rysaliile? 

Total 


5sr,7U 


5oS6iO 



La soie provenant de chaque lot de cocons, réduite en 
menus morceaux ainsi que je l'ai indiqué plus haut, a été 



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LABORATOIRE D*éTUDES DE LA SOJE 313 

placée sur flacon à large goulot, bouché à Ténieri^ et renfer- 
mant 20 centimètres cubes d'eau distillée. 

Les deux flacons ont été agités fréquemment, afin de 
rendre plus facile Timbibition de la soie, et permettre aux 
matières solubles que la soie pouvait contenir, de se dissoudre 
dans Teau distillée qui la baignait : j'ai remarqué que la soie 
(( sulfurée » était mouillée plus rapidement que la soie 
c( témoin n. 

Au bout d'une heure, on a recherché l'action des deux 
solutions sur le papier de tournesol sensible : la solution des 
cocons c( témoins » était absolument neutre; celle des cocons 
(( sulfurés » au contraire était franchement acide ; elle rou- 
gissait fortement le papier bleu de tournesol. 

Cette constatation faite, il y avait lieu de déterminer la 
nature de l'acide contenu dans la solution des cocons « sul- 
furés », et de procéder ensuite à son dosage. 

On a jeté dans un filtre de papier Berzélius l'eau ayant 
servi au lavage des cocons « sulfurés ». Puis, afin d'enlevc r 
à ces cocons tout l'acide qu'ils contenaient, oo les a fait ma 
cérer pendant trois fois trente minutes dans trois bains suc- 
ccssifs de 10 centimètres cubes d'eau distillée ; le dernier de 
ces bains ne possédait plus de réaction acide. Ces trois lavages 
ont été filtrés et réunis au premier. On a complété enfin le 
volume total de la solution à 50 centimètres cubes avec de 
Teau distillée, la soie ayant retenu un peu d'eau. 

Dix centimètres cubes de celte solution ont été prélevés 
pour la recherche qualitative de l'acide contenu dans les 
cocons. 

Trois centimètres cubes de liqueur ont été additionnés 
d'une goutte d'empois d'amidon, et d'une goutte d'eau iodée 
renfermant 1/5000 d'iode, l'amidon et Tiode se trouvant 
réunis dans la proportion de 10 à 1 : on a obtenu immédia- 
te ment la coloration bleu caractéristique de l'iodure d'ami- 



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314 LABORATOIRE D'éTODBS DE LA SOIE 

don. La solution ne renferme donc pas une quantité appré- 
ciable d'acide sulfureux. 

A 3 centimètres cubes additionnées de quelques gouttes 
d'acide chlorbydrique pur, on a ajouté 1 centimètre cube 
d'une dissolution de chlorure de bnryum pur à 10 pour 100. 
On a obtenu un liquide trouble, renfermant un précipité 
blanc, ne disparaissant ni par la dilution de la liqueur au 
moyen de l'eau distillée, ni par Télévalion de sa température 
jusqu'à rébullilion, insoluble dans tous les réactifs : ce pré- 
cipité était constitué par du sulfate de baryum. 

L'acide contenu dans les cocons « sulfurés » est donc de 
Tacide sulfurique. 

On a dosé cet acide sulfurique au moyen d'une liqueur 
ammoniacale titrée 1/20 normale, renfermant 8*^,5 NH* par 
litre. 

Vingt centimètres cubes de la solution aqueuse Gltrée pro- 
venant de la macération des cocons « sulfurés » ont été 
additionnés de 10 centimètres cubes d'acide sulfurique 4/10 
normal, et de 1 centimètre cube de teinture de tournesol 
neutre. Pour obtenir le virage de la liqueur rouge au bleu, il 
a fallu employer 20*^"'*^,6 delà liqueur ammoniacale 1/20 nor- 
male; un second essai renouvelé avec 20 centimètres cu- 
bes a demandé 20^™% 8, moyenne 20^"*%7. 

D'autre part, pour ramener au bleu la teinte rouge d'une 
liqueur formée avec 20 centimètres cubes d'eau distillée, 
10 centimètres cubes d'acide sulfurique I/IO normale, 1 cen- 
limètrc cube teinture de tournesol, il a fallu : 

Uans un premier essai 20 centimètres cubes de liqueur 
ammoniacale 1/20 normal ; 

Dans un second essai 20 centimètres cubes de liqueur am- 
moniacale 1/20 normale. 

La différence entre 20*^% 7 et 20 centimètres cubes, soit 
0'*"*%7, représente donc la quanlité de la liqueur ammonia- 



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^ 



LABORATOIRE d'^TUDËS DR LA SOIB 315 

cale 1/20 normale, capable de salurer Tacide contenu dans 
les 20 centimètres cubes de la décoction des cocons sul - 
furés. 

Cette solution occupant un volume de 50 centimètres 
cubes, la quantité totale d'acide sulfurique qu'elle renferme 
sera'-^Vooô^-^^' = 0«%0428 

Si Ton admet que la totalité de Tacide conlenu dans les 
cocons sulfurés a été enlevée par les lavages à Teau distillée, 
on trouve que le cocon renferme 28'*,24 de soie, la propor- 
lion d'acide sulfurique, soit 08%04?8, s'élève à ^2^== 1,91 
|)Our 100 du poids de la soie dans les cocons sulfurés. 

En réalité la quantité d'acide sulfurique renfermée dans 
les cocons peut dépasser un peu cette proportion, car nous 
n'avons dosé que l'acide enlevé par les lavages. La soie peut 
avoir flxé une très faible proportion d'acide ; on sait en elTet 
combien il est difficile d'enlever à la soie les dernières tra- 
ces de certaines substances qu'elles retient avec énergie. 
Mais, comme la réaction du dernier bain, après trente minutes 
de contact, s'était montrée parfaitement neutre, nous som- 
mes en droit de penser que la proportion d'acide sulfurique 
trouvée représente à très peu près la proportion réelle. Au 
surplus, pour les conclusions que je veux tirer de mes ex- 
périences, il suffira d'admettre que cette proportion de 1,90 
pour 100 représente la quantité minima d*acide sulfurique 
libre existant dans la soie. 

Si jVxamine maintenant qu'elles peuvent être les consé- 
quences du fait matériel que je viens d'établir, je pense que 
la quantité d'acide sulfurique trouvée est relativement cou - 
sidérable et que la soie ne peut manquer de subir, par le 
contact de cet acide, de graves dommages. 

Les différences que j'ai relatées au début de ces expérien- 
ces, sur la modification superficielle de la soie, la présence 
du duvet, la perméabilité exagérée des cocons u sulfurés » 



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3J6 LABORATOIRE d'ÉTUDBS DE LA SOIE 

par rapport aux cocotis ce témoins », indiquent que des alté- 
rations se sont déjà produites; avec la quantité d'acide sul- 
furique libre que renferme encore la soie ces altérations doi- 
vent certainement continuer. 

L*état actuel de nos connaissances sur la constitution 
chimique de la soie ne nous permet pas de préciser quelles 
transformations d'ordre chimique la soie u sulfurée » a déjà 
subies, non plus que celles qui l'attendent à l'avenir ; mais 
les données techniques que Ton possède, au sujet de Taction 
de l'acide sulfurique sur la soie, nous autorisent à prévoir 
dans l'emploi industriel des cocons sulfurés deux ordres 
d'inconvénients. 

Tout d'abord, ces cocons soumis aux procédés en usage 
dans les Glatures, se dévideront moins bien que les cocons 
témoins, fourniront moins de soie et plus de déchets : c'est 
la conséquence de nos premières observations sur Télat des 
surfaces internes et externes dans les coques des deux lots 
de cocons. 

En second lieu, lorsque la soie grège fournie par les co- 
cons sulfurés sera soumise au décreusage, que la fibroïne 
sera mise à nu, on peut dire que lu surface do cetle ûbroïne 
ne sera pas homogène. Certains points auront subi le contact 
de l'acide sulfurique, d'autres au contraire auront été plus 
ou moins préserves. C'est un fait constant, en effet, que, 
dans le cocon, la libroïne sera d'autant plus allérée par l'a- 
cide sulfurique que la couche de gomme qui la protège est 
moins épaisse. En outre, on conçoit que les portions de fils 
constituant la face externe du cocon aient subi un contact 
plus prolongé, plus immédiat avec Tacide sulfuriiiue, puisque 
Taci le sulfurique produit par oxydation de l'acide sulfureux 
au contact de Tair humide a dû se former d*abord sur cetle face. 

Mais comment se traduira celle altération qui frappe à des 
degrés différents la fibroïne? 



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LABORATOIRE D^ÉTUDES DE LA SOIE 317 

\h\ fait bien connu des épailieurs de laine permettra de 
répondre à cette question. Toutes les fois qu'un tissu ou une 
fibre de laine subit, avec des intensités variables suivant 
les parties, raclion prolongée des acides minéraux, ces 
différences sont nettement accusées par la teinture. Les 
fibres animales, en effet, suivant qu'elles ont été plus ou 
moins profondément altérées par les acides, fixent de façons 
différentes les matières colorantes, et ne sont plus suscepti- 
bles d'être teintes, dans une foule de cas, en nuances 
(( unies )>. 

Il est donc à prévoir que les cocons (c sulfurés )) produi- 
ront une soie incapable d'être teinte, pour certaines cou- 
leurs, pour les couleurs claires notamment, en nuances 
(( unies ». 

Tels sont les accidents auxquels l'expérience semble vouer 
les cocons « sulfurés ». Avec quelle intensité ces accidents 
se produiront-ils? Dans quelle mesure, par exemple, le rende - 
ment en filature sera-t-il diminué ! Quelles couleurs faudra- 
t-il renoncer à obtenir en nuances unies ! Ce sont là des 
points auxquels il ne me parait pas possible de répondre 
quant à présent. Des expériences directes, exécutées dans 
les conditions et avec les moyens qu'emploie Tindustrie, 
pourraient seules les élucider. 

Mais les altérations que pourra subir ou qu'aura déjà subies 
la soie des cocons témoins, seront-elles limitées aux points 
que je viens d'indiquer? Cette soie ne pourra-t~elle pas être 
atteinte d'une manière encore plus profonde? Sa ténacité, 
son élasticité, ne seront-elles pas diminuées? Il ne m'appar- 
tient pas de résoudre ces questions ; mais il parait utile, pour 
les élucider, de procéder au titrage de lu soie provenant des 
cocons sulfurés comparativement à celui de la soie des cocons 
témoins. 

Dans l'espoir que ces renseignements pourront vous ^Irç 



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318 LABORATOIRE D*ETUDES DE LA SOIE 

Utiles et vous aideront à résoudre les difficultés qui vous sont 
soumises, je vous prie d'agréer... 

LÉO VlGNOM, 

Docteur es s:ioncca, Bous-dircctcur de renscigneinçnt do la cliiinie 
iadu8tri«Ile à la Faculté dei acicnoci. 

11 nous a paru intéressant de faire doser Tacide sulfurique 
contenu dans les couches internes et externes des cocons 
et dans les chrysalides des deuxième et troisième lots trai- 
tés. Voici les résultats que nous devons a Tobligeant con 
cours de M. Martinon, et le mode de dosage qu'il a suivi. 

La table suivante donne pour moyenne de Tacidc sulfuri- 
que dans les couches de soie des deux lois 1,80 pour 100; 
celle des chrysalides est de 1,72 pour 100. 

POIDS rARTlBU PKRTB % A iOû» S04 A? % . 

Cocons sulfurés. . / Coaoh. extér. 10,6>5 

Lot au sec | Gouob. intér. 17,160 

Poids 65%580 ( Chrysalides . 35,735 

Cocons sulfurés t Goucb. extér. 16,460 

Lot à l'humide | Couch. intér. 16,100 

Poids dS-SSOO | Chrysalides. . 35,640 

« Chacune des trois parties de chaque lot a été épuisée à 
Peau tiède jusqu'à ce que toute réaction acide ait disparu. 
Les eaux réunies ont été additionnées de chlorure de baryum 
pur. Le précipité blanc de baryte a été lavé avec de l'eau 
acidulée par de l'acide chlorhydrique pur, puis avec de l'eau 
distillée. Par l'incinération du précipité sec, on a obtenu le 
poids du sulfate de baryte d'où on a déduit la teneur en acide 
sulfurique. » 

Conclosions. 

l. L'acide sulfurique qui se produit dans les cocons à la 
suite de la combustion de 30 grammes de soufre par mèlre 
cube, et d'un séjour de vingt-quatre heures dans la chambre 



7,48 


1,46 


w 


1,44 


» 


2,?3 


lJ,9d 


2,18 


9,83 


1.35 


1«,09 


1,21 



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LABORATOIRE D*ËTUDBS DE LA SOIE 319 

(le plomb, provoque la désagrégation de la tissure à tel 
point qu'elle se résout en frisons, lors de la filature. Dans 
cet état les cocons ne représentent plus qu'une marchandise 
avariée dont la vente constitue une fraude, si le traitement 
qu'ils ont subi n'est pas déclaré loyalement avant le contrat. 

2. La couleur des cocons sulfurés, comme celle de la soie 
qui en provient, n'est pas sensiblement altérée. 

3. Le sulfurage à la dose précitée ne parait affecter ni 
immédiatement, ni six mois après, les qualités essentielles 
de la soie. 

4. Entre les cocons sulfurés et tenus à l'air sec, et les 
mêmes exposés à fair humide^ on n'observe de différence 
bien nolable ni au dévidage ni aux titrages. 

Ces conclusions, à Texceplion de la première, ne sauraient 
èlre définilives. Des expériences complémentaires peuvent 
seules démontrer si la soie sulfurée subit à la longue une 
détérioration plus ou moins profonde. 

On peut reconnaître, sans même procéder au dévidage, 
les cocons qui ont été sulfurés, à la teinte jaune clair des 
chrysalides, à leur perte de poids à l'eau bouillante, qui excède 
celle des cocons intacts, au précipité blanc que produit le 
chlorure de baryum. 



DE 

LA SOIE DU BOMBYX MORIDANS L'INTÉRIEUR DE L'ORGANISME 

PAR 

MM. RAULIN 8ICAR0 

Professeur Doyen 

d« chimie ^ la Faculté des sciences de la Faculté des sciences 

La sole, dans l'intérieur des réservoirs, est gélatineuse, 
demi -fluide; conservée à l'huinidité, elle reste à peu près 
dans cet état ; séchée à l'air, ou par l'alcool fort, elle se 



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320 LABORATOIRE D^ÉTflDRS DE LA SOIE 

coagule comme Talbumine, devient cassante comme du 
verre, et ne redevient pins fluide à l'humidité. Si on élire 
les réservoirs avec leur soie, et qu'on les laisse sécher à Fair, 
le fil devient de plus en plus flexible à mesure qu'il devient 
plus mince et il se rapproche du iil de cocon. Il y a donc 
deux étals chimiques difl'érenls de la soie : Tctat fluide et 
rétnt coagulé, comparables, par leur aspecl, à ralbuminc 
flui<le et à Talbumine coagulée; et, dans l'état coagulé^ il y a 
deux variélés : la variété souple et la variété cassante, com- 
parables au verre filé en fil mince et au verre ordinaire. 

Quelques jours avant la montée, les réservoirs avec la ma- 
tière soyeuse apparaissent à peine colorés en jaune dans les 
vers à cocons jaunes; bientôt Tintensité de la coloration 
augmente, jusqu'au jaune orangé, en commençant par la 
partie poslérieure ; cette coloration se propage peu à peu 
vers la partie antérieure, et rinlensilc s'atténue en même 
temps dans la partie postérieure. Des coupes transversales 
du réservoir, après coagulation dans l'alcool fort, présentent; 
au microscope, trois zones concentriques : l'extérieure (la 
paroi de l'appareil) et l'intérieure, sous une épaisseur suffi- 
samment mince, sont à peu près incolores, cl la zone moyenne 
est teintée en jaune qui peut aller jusqu'au rouge brique vif; 
elle a une épaisseur maxima dans la région des réservoirs la 
plus colorée. Des coupes plus épaisses laissent voir les zones 
internes et externes légèrement jaunâtres, comme si la zone 
colorée moyenne déteignait sur les deux autres. 

La matière colorante de la soie est donc sécrétée par les 
parois des réservoirs, postérieurement à la formalion du 
cylindre central, et successivement d'arrière en avant; elle 
se diffuse ensuile partiellement vers l'intéricnr et vers Tex- 
térieur. 

Le grès a presque la composilion de la fibroïne ; il est 
seulement un peu plus oxydé. Aussi Bolley a-t-il émis l'idée 



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labohatoirb d'études db la soie 321 

quil peut bien résulter de la transformation de la fibroïne, 
au sortir des filières, par le contact de l'air, et ne préexisle 
pas dans l'organisme, idée qui ne repose que surla composi- 
tion chimique comparée de la fibroïne et du grès. 

Pour éclairer ce point, on a étudié comparativement le 
(lécreusage par l'ammoniaque de la soie du cocon et de la soie 
dans l'organisme. 

On a décreusé : 

V 18%747 de cocons de Bombyx mon pesés secs (à 120®). 
20 igr 729 (les réservoirs de la soie — — 

Après décreusage pendant une heure, lavage, séchage : 

Le n^ t pesait : 18%328, len®2 pesait 18%168. 
Perte dun° I : 24,06 pour 100. 
Perte du n" 2; 32,90 pour 100. 

Le numéro 2 comprend la matière soyeuse, et l'enveloppe, 
qui résiste au décreusage. En déduisant le poids de celle-ci 
calculé d'après un essai dans lequel on a séparé l'enveloppe 
de la soie, la perte du numéro 2 devient 36,5 pour 100. 

Non seulement le grès préexiste dans l'organisme, et l'hy- 
pothèse de Bolley est fausse, mais il est plus abondant dans 
les réservoirs que dans le cocon. 

Mais le grès et la fibroïne sont- ils, dans les réservoirs, inti- 
ment mêlés, ou séparés? 

Pour résoudre cette question, on a coagulé la soie des 
réservoirs, en les projetant dans l'alcool fort, et, à l'aide du 
scalpel, en a séparé l'enveloppe de la matière soyeuse : l'en- 
veloppe emporte avec elle la zone moyenne de matière 
colorée, et il reste un cylindre central faiblement coloré. 

On a décreusé par l'ammoniaque : 

A. 0s%739 de cylindres pesés secs; 

B. 08%484 d'enveloppes pcsée*^ à l'état sec. 



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322 LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 

Après décreusage, lavage, séchage, on a trouvé : 

A 0^655. 

B. 05%t20. 
Perte de A : 11,36 pour 100. 
Perle de B : 75,20 pour 100. 

Déduction faite des enveloppes, le grès forme au total 40,5 
pour 100 de la matière soyeuse. 
Autre expérience : 

A' avant décreusage : 08%527 ; 
B' avant décreusage : 0«%220. 
A' après décreusage : O^^^ilb: 
B' après décreusage : 0*^,04 5 
Perte de A': 9,86 pour 100. 
Période B' : 79,4 pour 100. 

Le cylindre central est donc presque entièrement formé 
de fibroïne, et l'enveloppe emporte avec elle presque tout le 
grès et la matière colorante. Le grès, mêlé à la matière 
colorante, entoure la fibroïne comme une gaine. 

Ce grès est-il uniformément distribué sur toute la longueur 
du réservoir? 

Pour vérifier ce point, on a pris vingt réservoirs de vers 
prêts à filer; on les a coupés en travers par la milieu : 

a. Les parties antérieures pesaient à l'état sec 18%114. 
6. Les parties postérieures — — 08%854. 

On a dccreusé à Tammoniaque, séché, pesé : 

Poids de a ; 08%632. 

Poids de 6 ; 08%644. 
Perte de a au décreusage : 43,26 pour 100. 
Perte de 6 — 24,59 pour 100. 

Grès moyen, déduction faite de Tenveloppe, 39 pour 100. 



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LAnonATOiRE d'études de la soie 323 

Le grès ne forme donc pas autour de la fibroïne une gaine 
également épaisse sur loule la longueur des réservoirs; il 
est, à la maturité, plus épais en avant qu'en arrière, là où la 
malière colorante est, à cette époque, plus abondante : celle 
disparition du grès explique pourquoi les couches exlérieurcs 
du cocon sont plus riches en grès que les parties internes. 

On a encore comparé les proportions de grès chez des 
vers n° 1, deux ou trois jours avant la montée, et chez un 
autre n** 2 commençant à filer. 

N*' 1. Poids avant décreusage: 08%131. 

Poids après décreusage : 08%087. 

Perte : 33,58 pour 100. 
N° 2. Poids avant décreusage : 08%059. 
— après — 08%036. 

Perle: 43,3 pour 100. 

CoNCLUsioiss. — V Le grès ne se forme pas à Tair; il 
préexiste dans les organes producteurs de la soie ; 

2' Le grès et la matière colorante sont mêlés dans les 
réservoirs, et forment autour de la fibroïne une gaine enve- 
loppante. 

3^ Ils n'ont pas en toutes les sections du réservoir la même 
épaisseur, et, à la montée, celle-ci est plus grande à l'avant 
qu'à l'arrière, ce qui explique pourquoi les parties extérieures 
du cocon sont plus riches en grès que les parties internes ; 

4"* Le grès et la matière colorante sont sécrétés par les 
parois des réservoirs ; 

5** Leur formation n'est pas siniultanée en tous les points 
du réservoir : la matière colorante, — peut-être le grès, — se 
forme successivement d'arrière en avant ; 

6** La formation du grès et de la matière colorante est pos- 
térieure à celle de la fibroïne ; 

7^ Où se forme la fibroïne? Cornalia, dans sa belle mono- 

^^ ^ÊBIE, T. X. — 1887 -22 



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324 laboiwtoihe dV.tudes i>e ia soie 

graphie du Bombyx mon\ donne le nom de « porzione ghian- 
dolare », partie glanduleuse^ au lube long et clroit qui forme 
des circonvolutions multiples et débouche dans la partie 
élargie appelée réservoir, « serbatoio », et il pense que la 
fibroïne est sécrétée par la partie étroite du canal en arrière 
des réservoirs, tandis que le grès est sécrété par les parois 
des réservoirs : 

Cosi la porzione ghiandolare^ dit Cornalia, è quella che 
seceme lèvera sela (fibroïne), et plus loin : Qaesfo serbatoio... 
è la parte che secerne il glutine (grès) (p. 167). 

L'examen histologique de l'appareil producteur de la soie 
confirme cette opinion, car il existe dans les parois des réser- 
voirs des cellules glandulaires assez nombreuses qui doivent 
sécréter le grès, tandis que, dans la partie postérieure étroite 
et sinueuse, Télément glandulaire est plus volumineux pour 
Tunité de surface ; Tinlérieur de ce canal est d'ailleurs rempli 
de sécrétion soyeuse. 

Là est donc probablement la vérité : la fibrome se forme- 
rait dans la partie sinueuse du canal, serait poussée ensuite 
dans le réservoir, et c'est seulement lorsqu'elle l'emplit com- 
plètement que le grès serait sécrété tout autour de la fibroïne 
avec la malière colorante, par les glandes du réservoir. 

Cependant, nous faisons quelques réserves sur la sécré- 
tion aux divers âges du ver, et nous nous proposons d'y 
revenir lorsque la prochaine éducation des vers à soie nous 
fournira la matière nécessaire. 



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LABORATOIRE d'ÉTUDES DE LA SOIE 3'25 



NOTE SUR LA MATIERE COLORANTE DE LA SOIE 

DU BOMBYX MORI 
Par m. L. BLANC 

On sait que beaucoup de races de vers à soie du mûrier 
donnent une soie colorée en jaune plus ou moins vif, et même 
en vert. Wurlz, dans son Dictionnaire de chimie^ indique 
brièvement les caractères de la substance à laquelle est due 
cette coloration. Il dit: 

(c Roard extrait de la soie, par un traitement à Talcool, un 
principe colorant qui reste, après évaporation de Talcool, 
sous la forme d'une masse rouge brun. Cette masse, traitée 
par la potasse à froid et à chaud, cède à ce dissolvant des 
matières grasses et résineuses, tandis que le pigment reste 
intact. Il est rouge, insoluble dans Tcau, soluble dans Tal- 
cool et réther, les huiles grasses et volatiles. Le chlore et 
l'acide sulfureux le décolorent. » 

Mais personne, à notre connaissance, n'a indiqué quelle 
est l'origine de cette substance. Il est cependant intéressant 
desavoir si les vers dont le cocon est coloré, présentent des 
organes spéciaux destinés à la sécrétion de cette matière 
colorante, et, dans tous les cas, d'où elle provient. Ce sont 
les résultats des recherches que j'ai entreprises dans ce sens 
qui font l'objet de cette note. 

Les dissections les plus minutieuses ne montrent aucune 
différence anatomique entre les vers donnant un cocon co- 
loré et ceux dont la soie est incolore. En outre, l'examen 
histologique des organes producteurs de la soie ne fait voir 
aucun caractère différentiel. Ce n'est donc pas de ce côté qu'il 
faut chercher Torigine de la matière colorante. 



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3*26 LABOiwTOine d'études de la soie 

C'est dans le sang du ver que se trouve cette substance. 
Quand on ouvre les versa cocon jaune, on en voit s'écouler 
un liquide très fortement citrin, qui remplit la cavité géné- 
rale de l'animal. Ce liquide est le suc nourricier, le sang du 
ver. Ce sang, additionné d'alcool, laisse précipiter des gru- 
meaux d'albumine coagulée, et on obtient de cette façon une 
liqueur jaune qui se prête très bien aux observations. 




FiG. s. — Globules du »ang chez le Bombyx mori. 

Il y a donc dans le sang une matière colorante jaune. Reste 
à savoir si c'est la même que celle de la soie. 

Quand on isole sur un ver frais tout Tappareil séricigène 
et qu'on le plonge ensuite dans Talcool absolu, on voit, après 
quelques heures, l'alcool coloré en jaune. Enfin, quand on 
prend le cocon coloré pour le traiter par l'alcool, on obtient 
encore une liqueur jaune. 

Donc, le sang, la fibroïne renfermée dans l'appareil séri- 
cigène et la soie du cocon renferment tous les trois une 
matière colorante jaune soluble dans l'alcool. Celte subs- 
tance est elle la même dans les trois cas? On peut l'affirmer 



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LABORATOIRE 1) ÉTUDES DE LA SOIE 327 

sans hésitation, car elle se conduit de la même Taçon, quelle 
que soit sa provenance. 

Pour faire ces constations avec toute la précision désirable, 
il faut attendre que le ver ait commencé a coconner. Quand 
le cocon commence à devenir opaque, on l'ouvre et on en 
relire le ver. On recueille le sang du ver que l'on traite par 
Talcool. On enlève également l'appareil séricigène que l'on 




Fio. 9. — Globules du sang chez VAnthersea Perny*, 

traite de même. Enfin le cocon est aussi placé dans un tube 
plein d'alcool. On obtient ainsi trois liqueurs jaunes que l'on 
peut comparer avec certitude. On obtient ainsi les résultats 
suivants : 

La teinte des liqueurs est exactement la même, et en con- 
centrant ou en diluant les solutions obtenues, on arrive aisé- 
ment à avoir des liquides entre lesquels l'œil ne peut faire 
aucune différence. 

Examinés au spectroscope, ces liquides se conduisent exac- 
tement de la même façon : tous trois absorbent le violet et 
l'indigo du spectre. 

Enfin, quand on évapore les solutions, on obtient dans les 



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328 ivbohatoihe d'btudbs de tu soie 

trois cas une substance brune, un peu visqueuse, qui se 
redissout exactement dans l'alcool. 

Faute de malériaux, il a élé impossible de tenter des essais 
chimiques, mais ces quelques réaclions et la commune ori- 
gine mettent hors de doule que la matière colorante est la 
même dans les trois cas. 

La substance qui colore la soie en jaune, provient donc du 
sang. iMais le sang lui-même, d'où la tire t-il? On peut 
émettre deux hypothèses. D'abord le sang du ver peut la 
fabriquer de toutes pièces, comme l'hémoglobine est fabri- 
quée par les globules rouges du sang des vertébrés. Une 
deuxième hypothèse, aussi plausible que la première, est 
que le sang du ver tire cet(e matière colorante toute faite des 
feuilles digérées par l'animal. A l'appui de cette deuxième 
théorie on pourrait avancer que cerlaines personnes disent 
avoir obtenu des cocons diversement colorés en saupoudrant 
les feuilles destinées à la nourriture des vers avec diverses 
matières colorantes, et |)arliculièrement la garance. Il fau- 
drait, pour élucider cette question, faire des expériences 
malheureusement impossibles à cette époque avancée de 
Tannée. 

Quoi qu'il soit de la façon dont le sang se charge de celte 
substance, il est certain qu'il la porte dans tous les points du 
corps de l'animal, et parliculièrcment dans l'appareil sérici- 
gène ou elle colore la fibroïne. 

Ce passage de la matière colorante du sang dans la fibroïne 
s'effectue au niveau du réservoir en S de l'appareil. 

On peut le démontrer de la façon suivante. On dissèque 
soigneuseujont les organes séricigènes d'un ver frais, et, 
ensuite, on met dans trois tubes distincts pleins d'alcool la 
portion sécrétante, le réservoir et les canaux excréleurs 
accompagnés de la tète. On voit alors que le réservoir seul 
donne à TalçoQl une coloration jaune. L'alcool des deux 



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L\B0R\T01IIE D^ÉTUDES DE LA SOIE 329 

autres tubes resle incolore. Par conséquent, dans la partie 
sécrétante de l'apparei! la fibroïne n'est pas encore colorée. 
Ce n'est que dans le réservoir que la coloration apparaît. 
Évidemment la soie des deux tubes excréteurs est colorée, 
mais la quantité en est si Taible que le peu de matière colo 
rante qu'elle cède à l'alcool, ne peut changer la teinte de 
celui-ci. 

Le passage de la substance colorante du sang dans la 
flbroïne semble être un simple phénomène de filtration. 
l/examen microscopique ne montre dans les parois du ré- 
servoir aucune particularité à laquelle on puisse rattacher la 
fonction de sécréter celte matière. Partout on voit cette paroi 
constituée par descellules dont les protoplasmas sont fusionnés 
et qu'on ne reconnaît qu'à la présence de leur noyau. 

Par conséquent, la matière colorante jaune passe du sang 
dans la fibroïne par toute l'étendue de la paroi du réservoir, 
et probablement par simple (iltration. 

L'examen microscopique des coupes un peu épaisses faites 
transversalement dans le réservoir et vues à un faible gros- 
sissement, montre que la matière colorante ne forme pas une 
couche autour de la fibroïne, mais qu'elle l'imbibe. On cons- 
tate seulement que les zones périphériques de la fibroïne sont 
bien plus vivement colorées que les parties centrales. 

En résumé : 

TLa matière colorante jaune provient du sang, qui, soit 
la fabrique de toutes pièces, soit l'emprunte aux substances 
contenues dans l'intestin : 

2° Elle passe du sang dans la fibroïne au niveau du réser- 
voir, et parloute l'étendue de la paroi de celui-ci ; 

3" Enfin elle est mêlée à la fibroïne par imbibilion. 

Tout ceci.se rapporte uniquement aux vers à soie du 
mûrier fournissant une soie jaune. Ce sont les seuls que 
nous ayons eus à uJlre disposition au moment où ce travail 



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o30 LABORATOIRE d'kTUDCS DE LA SOIE 

a été fait. Pour les autres vers, nous ne pouvons qu'émellre 
des suppositions qui devraient être vérifiées par des recher- 
ches ultérieures. Ainsi, d'après ce qui précède, les vers du 
mûrier qui fournissent une soie verte doivent présenter dans 
le sang une matière colorante verte, et ceux qui donnent une 
soie blanche doivent avoir le sang incolore. 

Quant à la soie du ver du chêne (Anthei^œa Petiiyijj qui 
est d'un brun plus ou moins accentué, nous pensons que sa 
coloration n'a pas la même origine que celle de la soie du 
Bombyx mori. En effet, le sang est incolore, il eu est de 
même de la (ibroïne renfermée dans les glandes séricigènes. 
Le cocon lui-même est blanc au début de sa formation ; il 
brunit peu à peu. Ceci nous porte à croire que cette colora - 
tion provient d'une oléorésine contenue dans la soie, et qui, 
s'oxydanl au contact de l'air, se colore peu à peu en brun. 
Cette hypothèse ne présente rien d'inadmissible, car Wurlz, 
dans son Diclionnairc de chimie^ signale des matières oléo- 
résineuses, parmi les substances extraites de la soie du ver 
du mûrier. Il est très possible qu'il existe dans la soie du ver 
pernyen des substances analogues, plus oxydables cependant, 
substances qui, par leur changement de composition, déter- 
mineraient la coloration du cocon. Mais la vérification de cette 
hypothèse nécessite des recherches chimiques très délicates 
qui ne sont pas de notre compétence. 



ETUDE SUR LA CONSTITUTION INTERNE DE LA SOIE 

DU VER PERNYEN 
Pam m. L. blanc 

Les baves du Bombyx mori^ examinées au microscope 
après avoir été débarrassées du grès, se présentent avecl'as- 



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LABOnATOinE D*ÉTUDBS DE LA SOIE 331 

pecl d'un filament parfaitement homogène (fig. 10). La bave 
du ver pernyen, au conlraire, présente une striation longi- 
tudinale très maiiireste. Ces stries apparaissent comme des 
trails très déliés, noirs, sur la bave dont la leinte générale 
est jaune-paille(Gg. 11). 




Fig. 10.— Bave du Bombyx mori. 



l'*ia. 11. — Bava de l'A Uacus Pernyi 



Comment expliquer cet aspect? 

la première idée qui se présente à l'esprit est que la bave 
est formée par la réunion d'un grand nombre de filaments 
1res pelils, et soudés ensemble par une matière unissante 
quelconque. L'aspect de certains fils brisés semble confir- 
mer cette manière de voir. En efl^et, quand on rompt un fais- 
ceau de baves et quand on les examine au microscope, on 
voit un certain nombre de fils dont lextrémité est terminée 
par une cassure en escalier, ou même est dissociée en un 
certain nombre de brins plus petits. Ceci semble conforme à 
l'hypothèse d'une bave constituée par un faisceau de filaments 
plus fins. 

Mais il fatit remarquer aussi que beaucoup de baves ont 



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332 LAROR\TOinB D^ÉTUDHS DE LA SOIE 

une cassure Iransversale, très nette, très régulière, semblant 
indiquer une structure homogène de la soie. En outre, dans 
l'appareil séricigène du ver pernyen, il n'y a rien, absolu- 
ment rien, qui puisse expliquer comment peuvent se former 
ces filaments élémentaires dont l'ensemble constituerait la 
bave slriée. 

Dans le ver pernyen, la portion sécrétante et le réser- 
voir de la fibroine n'ont pas la même disposition que dans le 
Bombyx mori (voirfîg. 24). Mais les tubes excréteurs et la 
filière ont exactement la même forme, et eux seuls pourraient 
déterminer la fasciculation de la bave. 

On pourrait encore penser que l'aspect strié de cette bave 
résiilte de rayures très fines situées à sa surface. Mais outre 
que Ton ne peut guère s'expliquer le mécanisme de la for- 
mation de ces raies, l'examen des coupes transversales de 
bave(ng. 1*2) montre un contour parfaite ncnt net, régulier, 
sans la moindre dentelure, ce qui est en conlradiclion absolue 
avec rhypolhèse de rayures superficielles. 

Il faut donc chercher une autre explication de la striation 
longitudinale des baves du ver pernyen. 

Quand on fait des coupes transversales très minces dans 
la portion sécrétante ou dans le réservoir de l'appareil sérici- 
gène du ver pernyen, et quand on examine ces coupes au 
microscope, on voit : d'abord une enveloppe extérieure qui 
est le paroi de l'organe, — puis, en dedans, une matière 
a norphe, hyaline, creusée d'un très grand nombre de petites 
cavités de grandeur variable, c'est la fibroïne (fig. 13 et 
14). Si on colore les coupes avec le picrocarminale d'am- 
moniaque, l'enveloppe se teint en rouge vif, la matière amor 
plie en jaune, et le contenu des cavités en rose. 

Quand les coupes sont très fines, le contenu des cavités 
disparait, s'écoule et, au lieu de voir de petites masses roses 



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LABORITOIRE d'bTUDES DE 1.4 SOIE 333 

ATTACUS PERNYI BOMBYX MORI 





FiG. 12. — Coupe moQlrant la section Fio. 15. — Soie homogène, 

des canicules. 

GÔUPE TRANSVERSALE DE LA \\VE 





Kio.13. — Soupe inontrant le réservoir 
entier. 



Fjg. 16. — Coupe montrant le réservoir 
entier. 




FiG. 14. — Coupe très grossie montrant la 
Abroïne parsemée do petites cavités. 




Fio. 17. — Coupe très grossie montran 
la flbroîne homogène. 



COUPE TRANSVERSALE DU RESERVOIR A FIBROINE 



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334 LABORATOIRE D*£TUDES DE LA SOIE 

englobées dans la fibroïne jaune, on n^aperçoit plus que des 
lacunes vides. 

On peut conclure de cet examen que, chez le ver pernyen, 
la fibroïne renfermée dans l'appareil séricigène n'est pas 
homogène, mais est creusée d'un très grand nombre de 
cavités remplies d'un liquide probablement albumineux. 

Que va devenir celte fibroïne en passant à travers les tubes 
excréteurs et la filière ? Elle va s'étirer considérablement. 






Fia. 18. - Baves rompues de VAttacus Pernyi. 

et les cavités dont elle est creusée s'allongeront en mcnie 
temps. Elles s'allongeront tellement qu'elles prendront la 
forme de canalicules extrêmemenls fins. Ce qui se passe ici 
n'est que la répétition du phénomène que l'on peut observer 
sur les objets en verre. Très fréquemment, en effet, surtout 
sur les tubes, on peut voir des stries longitudinales très fines. 
Si on travaille ces tubes au chalumeau, ces stries se gonflent, 
prennent la forme de bulles et éclatent. Ce sont des bulles 
d'air qui étaient enfermées dans le verre pâteux qui a sei-vi à 
fabriquer le tube. Ce tube provient d'une ampoule de verre 
que Ton a étirée considérablement. laCS bulles d'ajr ont suivi 



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LVBOHATornB d'études db l\ soie 335 

le mouvement de la pâte vitreuse qui les renfermait, et, s'al- 
longeant énormément, sont dovinues des canalicules à peine 
visibles à l'œil nu, et qui se révèlent seulement lorsqu'on 
travaille le tube et que l'air renfermé dans ces canaux est 
dilaté par la chaleur. 

Au momenl où la bave est formée les canalicules dont elle 
est creusée, sont remplis par le liquide que renfermaient les 
vacuoles de la fibroïne. Quand la soie est sèche, ce liquide a 




l'ia. 10. — Baves roiipues du DonV>ifX mori, 

disparu et est remplacé par de l'air. Or, on sait que, sous le 
microscope, les bulles d'air très petites apparaissent comme 
dos points noirs. La striation noire longitudinale des baves 
s'explique donc aisément parla présence à lintéricur du brin 
de CCS canaux très fins remplis d'air. 

Mais ceci n'est qu'une hypothèse. Pour la confirmer et en 
faire une certitude, il faut démontrer la présence de ces cavi- 
tés dans la bave. On y arrive à l'aide de coupes transversales 
1res fines pratiquées dans les baves et examinées au micros- 
cope à un très fort grossissement (800 diamètres). 

En effet, lorsqu'on fait des coupes transversales de bave et 
qu'on les examine au microscope après les avoir placées dans 



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336 lABORATOlRB d'AtUDES DE LA SOIE 

la glycérine, ou mieux dans de la glycose, on voit que ces 
coupes ovales, blanches, opaques, présentent un très grand 
nombre de petits points noirs assez difficiles à voir, mais que 
l'on peut rendre très nets par Taclion du nitrate d'argent. 
Sur des coupes colorées en jaune par l'acide picrique, cet 
aspect est encore plus net. Ces points noirs sont sûrement 
les sections transversales des canalicules longitudinaux que 
nous supposons exister dans la bave En effet, au lieu de pla- 
cer les coupes dans une substance épaisse, comme la glycose, 
qui ne peut pénétrer .dans des cavités aussi fines que ces cana- 
licules, faisons-les macérer quelques temps dans l'essence 
de girofle, puis plaçons-les dans du baume du Canada très 
fluide. Les ponctuations noires disparaissent et sont rempla- 
cées par des points plus brillants que le reste de la bave. Ceci 
prouve que l'essence de girofle et le baume ont pénétré dans 
les canalicules et en ont chassé l'air ; comme ces substances 
sont plus réfringentes que la soie, les points où elles exis- 
tent sont plus brillants. 

Le même phénomène se produit après quelque temps sur 
les coupes placées dons la glycérine. Ce liquide, malgré sa 
consistance, finit par pénétrer dans les cavités de la bave, 
et par faire disparaître les points noirs qui sont alors rempla- 
cés par des ponctuations brillantes. 

De tout ceci, on peut conclure : 

I'^ Que la bave du ver pernyen est creusée de canalicules 
longitudinaux très fins et remplis d'air, qui lui donnent un 
aspect strié ; 

2° Que ces canalicules proviennent de l'étirement des 
cavités dont est creusée la fibroïne renfermée dans l'appareil 
séricigène. 

Comme preuve négative, on peut ajouter que chez le Bom^ 
byx mori^ dont la soie est homogène, la fibroïne est compacte 



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LAttOllATOinE D^BTUÙES DE L\ SOtË 337 

et ne présente à son intérieur aucune Iraceile vacuole (fig. 15, 
16 et 17). 

Celte constitution de la bave de VAntherœa Peniyi explique, 
non seulement la slriation longitudinale, mais encore la 
cassure souvent flbrillaire des brins. La bave élant creusée 
de canalicules, il est loul naturel que sous Tinduence des 
tractions, il se forme des fissures réunissant plusieurs de ces 
canaux, ce qui dissocie cbaque brin en |)lusieurs lilamenls 
plus petits. Du reste, on observe Ires fréquemment ce |)béno- 
mène quand on fait des coupes transversales de soie. Les 
brins, agglomérés en grand nombre à l'aide du collodion, 
formenl des faisceaux qui ont la consistance de la corne et que 
le rasoir entame difficilement. La pression que l'instrument 
exerce sur les brins les brise souvent en plusieurs fragments, 
et on voit alors sur les coupes des fissures étendues réunis- 
sant un certain nombre de canaux. 



NOTES ANATOMIQUES 

SUR LE TUBE DIGESTIF, L'APPAREIL SÉRICIGENE, LES YEUX 



DU VER PERNYEN 
Par m. L. BLANC 



Le ver et le papillon de rAn//ie/œaPe/7iye présentent avec 
le ver et le papillon du Bombyx mori de nombreuses difi'é- 
rences. Mais une étude longue et minutieuse, que le manque 
de temps nous a empêché de faire, permettrait seule de les 
décrire avec précision. C'est pourquoi nous n'indiquerons ici 
que quelques-unes seulement des particularités du ver pcr- 
nyen. 

TuBB DIGESTIF. — Le tubc digestif du vert pernyen rcs- 



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338 



LABOnATOIUE dV^TUDES DE LA SOIE 



semble beaucoup à celui du Bombyx mon'. Cependant le 
rectum présente une disposilion qui explique h forme bizarre 
des excréments de ce ver. Ces crottins, en effet, outre qu'il 
sont très volumineux, ont la forme d'un cylindre donl la 
surface est creusée de six profonds sillons, dételle sorte que 
ses hases sont divisées en six lobes. 





Fio. 21. — Coupa transver- 
sale du tube digestit au 
niveau de BB' et montraot 
six plis rudimentairos. 




l'i.;. 20. • 



Extrémité postérieure du tube digcsl 
et ses deux renflements, i 



Fio. 22. — Coupe transver- 
sale du tube digestif n'i 
niveau do AA' et montra t 
six plis très ac:enliiéM. 



Celte forme est déterminée par la présence de replis à 
l'intérieur de l'intestin terminal. En effet, le tube digestif 
présente à son extrémité postérieure deux renilements succes- 
sifs, en forme d'olive (lig. 20). Le premier (lig. 21) a des 
parois minces et présente à sa face interne six saillies longi- 
tudinales peu accentuées. Le second renflement (fig. 22), au 



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LABORATOIRE BTDDBS DE LA SOIE 



339 




^ PS 



fia, 23. —Tube digestif de VAntherœa Pernyi. 
«c SÉRIE, T. X. — 1887 



Fio, 24. - Appareil séricigène de VAnthefsea Pernyi 



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340 LAnORATOIEE d'eTUUES DE LA SOIE 

contraire, à des parois très épaisses, très musculeuses, de la 
face interne de laquelle partent six replis. Ces saillies, qui 
semblent continuer celle du renflement précédent, sont 
épaisses, très saillantes. Elles s'avancent jusqu'à une petite 
distance du centre du rectum, et divisent sa cavité en six 
canaux communiquant entre eux par leur bord interne. 




Fia. 25* — Yeux du ver pernjen vu à un fort grosBissement. 

Les résidus de la digestion traversent cette sorte de filière 
et en prennent la forme bizarre que Ton connaît. 

Appareil sÉmciGÈiNE. — L'appareil séricigène (fig. 24) offre 
une disposition toute différente de celle que Ton rencontre 
chez le ver du mûrier. Le plan général est le même : on 
rencontre toujours deux tubes flexueux terminés en cul 
de-sac à Tune de leurs extrémités et se continuant par l'autre 
avec les canaux excréteurs. Ces tubes excréteurs se réunis- 
sent en un seul, très court, qui se termine à la filière. Mais 
la disposition de cet appareil chez le ver pernyen diffère 
beaucoup de ce qu'on observe chez le ver du mûrier. 



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LABORATOIRE d'bTUDES DE L\ SOIE 34t 

On sait que, chez ce dernier, chaque glande séricigènc 
comprend une portion sécrétante, constituée par un canal 
très replié sur lui-même. A ce tube fait suite un réservoir, 
beaucoup plus gros et recourbé en forme d'S. Au delà du 
réservoir on trouve un tube excréteur très fln. 

Dans le ver deVAnUierœaPernyi^ on retrouve les mêmes 
parties, mais disposées d'une autre façon. La partie sécré- 
tante de la glande séricigène (fig. 24, PS) est également très 







Fig. 26. — Taches pigtieoUires du ver pernyen. 

flexueuse, mais elle est un peu plus grosse que le réservoir 
auquel elle est reliée par un canal très fin (fig. 24, CE) 

Le réservoir (R), au lieu d'être courbé en S, est replié sur 
lui-même comme la partie où s'effectue la sécrétion de la 
fibroïne. De ce réservoir part un canal excréteur très long 
qui se comporte comme celui du Bombyx mori. 

Yeux. — Chez le ver de VAntherœa Pernyi les yeux sont 
difficiles à trouver, car la tête de l'animal est couverte d'un 
grand nombre de petites taches pigmentaircs qu'à l'œil nu il 
est impossible de distinguer des ocelles. 



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342 LABORATOIRE D'^TUDES DE LA SOIE 

Mais, en enlevant avec le rasoir des pellicules très minces 
en différents points de la surface de la tète, on retrouve aisé- 
ment les yeux en bas des joues, c'est-à-dire au même point 
que chez le vér du mûrier. Ces ocelles sont au nombre de 
six, rangés en demi-cercle (fig. 25) ; quant aux taches, elles 
sont formées par du pigment noirâtre, accumulé dans l'épais- 
seur de la chitine, et généralement autour d'un poil chitineux 
(fig. 26). Ces taches se rencontrent un peu partout à la sur- 
face de la tète, mais, en ayant recours au microscope ou à 
une forte loupe, il est aisé de les distinguer des ocelles. 



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TABLEAU 



SOCIÉTÉ D^AGRICULTURE 

HISTOIRE NATURELLE ET ARTS UTILES 

DE LYON 



!»»« 



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TABLEAU 

DR LA. 

SOCIÉTÉ D'AGRICULTURE 

HISTOIRE NATURELLE ET ARTS UTILES 

DE LYON 
Au 1*' Janvier 1889 

.^^ _^ - _ 



BUREAU 
MM. 

Le Préfet du département du Rhône, président d'honneur. 

Léger, président. 

Corne VIN, * vice-président. 

LoRENTi, Il A., secrétaire général. 

Deville, secrétaire adjoint. 

Saint-Laoer, bibliothécaire-archiviste. 

ViGNON, trésorier. 

LocARD, Q I., conservateur des machines et instruments agricoles. 



MEMBRES TITULAIRES 

PAR ORDRE d'ancienneté 

MM. 

1847. Jordan (Alexis), botaniste, rue de TArbre-Sec, 40. 

1854. Sauzey (Abel), (ft, ancien président, président honoraire du 

Comice agricole du haut Beaujolais, cours du Midi, 31. 
1858, BiÉTRix (Camille), propriétaire, rue Lanterne, 29. 

1860. Chaurand (le baron), ancien président, commandeur de Tordre 

Pie, chevalier de Saint-Grégoire-le- Grand, avocat, rue 
Sainte-Hélène, 31. 

1861. GoBiN (Adrien), ^, Q A., ancien président, ingénieur en chef 

des ponts et chaussées, chargé du contrôle des chemins de 
fer, place Saint-Jean, 8. 



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IV TABLEAU 

MM. 

1861. LoRENTi (Philippe), ^ A., professeur à l'école La Martinière 
cours Morand, 22. 

1865. BiLLiouD-MoNTERRAD (le doctcur Gabriel), ancien président, rue 

du Peyrat, 1. 

1866. Marnas (Jean), (fe, ancien président, membre de la Chambre 

de commerce, quai des Brolleaux, 12. 

1868. LoRTET (Louis), ^, Q I., doyen de la Faculté de médecine, 

directeur du Muséum d'histoire naturelle , quai de la Guil- 
lotière, 1. 

Maurie (Jean-François), propriétaire agriculteur, rue Fran- 
klin, 34. 

DouisNNE (Joseph-Marius), manufacturier, cours Perrache, 27. 

1869. Lafon (Adrien), O L, professeur à la Faculté des sciences, 

rue du Juge-de-Paix, 5. 
De la Rohette (Ferdinand), (^ , maître de forges, membre de 
la Chambre de commerce, place Gensoul, 4. 

1870. Rappet (Jean Claude-Benoît), ancien président, avocat à la Cour 

d'appel de Lyon, rue Bâl-d' Argent, 12. 

1871. GiLLET (Joseph), teinturier, quai de Serin, 10. 

Lavirotte (Jean -Claude), Q A., ancien médecin des prisons, 
cours Morand, 27. 

1872. PoNCHON DE Saint-André (Mammès), propriétaire, rue Vaube- 

cour, 1. 
Chantre (Ernest), ^ I., sous-direcleur du Muséum d'histoire 

naturelle de Lyon, cours Morand, 37. 
Gensoul (André-Paul), ingénieur des arts et manufactures, rue 

Vaubecour, 42. 

1874. VoiGT (Auguste), ^, Ol., professeur de physique au lycée. 

rue des Glorieltcs, 30. 
CoLCOMBET (Aimé), propriétaire, quai Tilsilt, 15. 

1875. Saint-Lager (Jean), docteur en médecine, bibliothécaire de la 

ville de Lyon, au Palais des Arts, cours Gambelta, 8. 
Marchegay (Alphonse), ingénieur civil de l'École des mines de 
Paris, quai des Côleslins, 11. 
1877. BiÉTRix (Joseph), négoci mt, rue Lanterne, 29. 

Manhès (Pierre), ^, ancien juge au Tribunal de commerce, rue 
du Plat, 30. 



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DE LA SOCIÉTÉ irAGRlCULTUllE V 

MM. 

1877. GivoRD (J.-B.), propriétaire et maire à Marlieux (Ain), cour^ 
Gambeila, 116. 
LocARD (Arnould), Q I., ingénieur des arts et manufactures, 
quai de la Charilé, 38. 

1879. IIaulin (Jules), «^,0 1., professeur de chimie et de physique 
appliquées, à la Faculté des sciences, rue Basse-du-Port- 
au-Bois, 10 
PÉTEAUx (Jules), p A., chevalier du Mérite agricole, professeur 
de chimie et de physique à TÉcole vétérinaire. 

1879. Vautier (Emile), ingénieur, ancien juge au Tribunal de com- 
merce, administrateur d'usines à gaz, forges et fonderies, 
président de la Société régionale de viticulture, quai 
Saint-Antoine, 30. 
Arloing (Saturnin), *,iî^ A., ancien président, directeur de 

l'École vétérinaire, processeur à la Faculté des sciences. 
CoRNBViN (Charles-Ernest), ^, chevalier du Mérite agricole, 
professeur à TÉcole vétérinaire. 

1879. ViGNON (Jules), propriétaire, rue Malesherbes, 45. 

Léger (J.-P. Alfred), ingénieur des arts et manufactures, rue 
Boissac, 9. 

1880. Crolas (Ferdinand), -t^, i^ I., professeur à la Faculté de mé- 

decine et de pharmacie, place Perrache, 10. 
Perroud (Louis), chargé de cours à la Faculté de médecine, 
quai des Célestins, 6. 

1881. Bourland-Lusterbourg (J.-P.)» membre de la Société de mé- 

decine, rue de la République, 12. 
PiATON (Maurice), ingénieur civil des mines, ancien élève de 
rÉcole polytechnique, rue Sala, 2. 

1882. Chenevaz (Camille), percepteur à Meyzieux. 

GuiMET (Emile), ^, manufacturier, place de la Miséricorde,!. 

I8ê3. Vanderpol (Alfred), ingénieur des arts et manufactures, 
licencié en droit, rue Franklin, 38. 
Violet (Théophile), professeur ù l'École vétérinaire. 
IsAAc (Louis), manufacturier, rue Gonstantine, 15. 
Burelle (Emile), ingénieur civil, rue de rilôtel- de-Ville, 85. 



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VI TABLEAU 

MM. 

1883. CoiGNET (Jean), ingénieur civil, ancien élève de l'École poly- 

technique, rue Cuvier, 9. 
Cambon (Victor), ingénieur des arts et manufactures, quai de 
la Charité, 37. 

1884. Delmont (Jean-Baptiste), ingénieur des arts et manufactures, 

quai de la Charité, 57. 

1885. Camel (Léon), décoré de la médaille militaire, manufacturier, 

rue Sala, 33. 

Testenoire (Louis-Joseph), ingénieur des arts et manufactures, 
directeur de la Condition des Soies, rue Saint-Polycarpe, 7. 

188G. SicARD (Henri), Doyen de la Faculté des sciences, place 
Kléber, '2. 
Deville (Jean-Pierre), Directeur de TÉcole pratique d'agricul- 
ture d'ÉculIv. 



MEMBRES VETERANS 



MM. 
1849. Glknard. s^y Q l., ancien président, professeur de chimie à la 
Faculté de médecine, avenue de Noailles, 47. 

1851. TissERANT (Eugène), 5^, ancien professeur à l'École vétérinaire 
de Lyon ; à MAcon. 
GiRARDON (Désiré), ^>, Q A., ancien professeur à l'École des 
beaux-arts, quai des Brotteaux, 30. 

1851. PiATON (Claudius), ancien teinturier, château de Cornod, par 

Thoi relie (Jura). 

1802. Loir, 0. <?;, ^| L, ancien président, doyen honoraire delà Faculté 
des sciences de Lyon, à Paris. 
Delocre, 0. ^, U L, ancien président, inspecteur général des 
ponts et chaussées, rue Pasquier, 8, à Paris, 



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DE LA SOCIÉTÉ d'AGRIGULTURE VU 

MM. 

1864. Falsan (Albert), Q f., géologue à la Chaux, commutie de 

Collonges-sur Saône. 

1865. Saint-Cyr (François), ^. p A., proTesseur honoraire de 1 École 

vétérinaire, grande rue Saint-Clair. 164. 

Dans la séance du 15 décembre 1837, la Société a décidé 
que ses membres titulaires et vétérans seraient répartis, 
suivant la nature de leurs travaux, en trois sections égales, 
sous les dénominations suivantes : 1"* Section des scieHccs 
physiques et naturelles; V Section d agriculture ; 3"* Seôlibn 
d'industrie. 



COMMISSIONS PERMANENTES 

. .M, »^oi , / . ! n ' ' ' ■ 

....■//!' ..i -'/-!'■ • • ' " 

Commissian des soies, composée de neuf membres, renoti^' 
valable par" 4iers chaque année. ' ' i. 

Elus pn décembre 18i84 MVI. Billioud-Montprrap, Maurice, Biétrix C, 

— ' *— ,1385 jRajIJMN, GeNSjOUL, CjHAURAND. , .,, 

— — ié^^ IsAAC, PoNCHON PB, Saint-André, YfONON. 

, ;/ , , -y 

CommissipPj.d^s lînances, composée de six membres, 
renouvelab.lOfpar moitié chaque année/ 

.-'1' /T. :'| " '■■■' 

Klusen décembre 1885. MM. Gobin, Biétri.v C, de la I^ociiette. 

— — 188G. Sauzey, Marnas, BillioudMonterrad. 

Commission de publication, composée de six membres, 
renouvelable par moitié chaque année. 

!,. , ,n(î - v/'.i/'-! .<i: ' '' ■■'' ''' '''"' ' ■■ 

Élus en décembre 1885, MM. Isaac, gAiNT-Ci^fl,ioaaD. > - 

— — . 1886, Lavirotte, GopiN, SAVZEy, 



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vm 



TABLEAU 



TABLEAU DES SECTIONS 



MEMBRES TITULAIRES 



Sciences, 


Agriculture, 


Industrie. 


MM. 


MM. 


MM. 


JOKDAN. 


Sauzey. 


Marnas. 


GOBIN. 


BiÉTRix (Camille). 


DOUENNE. 


LORENT/. 


Chaurand. 


De la ROCHETIE 


LORTET. 


BiLUOUD-MONTERRAD. 


GlLLET. 


Lafon. 


Maurice. 


Gensoul. 


Lavirotte. 


IUppet. 


BiÉTRix (Joseph). 


Chantre. 


PONCIION DE St-AnDRÉ. 


Manhès. 


VOIGT, 


COLCOMBET. 


LOCARD. 


Saint-Lager. 


GiVORD. 


PÉTEÀUX. 


Marchegay. 


Corne VIN. 


Vautjer. 


Haulin. 


ViGNON. 


Léger. 


Arloing. 


Grolas. 


PiATON (Maurice) 


Perroud. 


BOURLAND-LUSTERBOURG. 


GCIMET. 


Vanderpol. 


ClIENFA'AZ. 


ISAAC. 


SiCARD. 


Violet. 


COIGNET. 




BURELLE. 


Cambon. 




Camei.. 


Delmont. 




Deville. 


Testenoire. 



MEMBRES VÉTÉRANS 



Sciences, . . . MM. Girardon. — Glénard. — Falsan. — Delocre. 
Agriculture. . . MM. Tisserant. — Saint-Cyr. 
Industrie, . . . MM. P/aton. — Loir 



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P£ LA SQGIBTB P'aGRIGULTURIù 1^ 



CUANGEMENTS SURVENUS DANS LE PERSO^iNEL DE LA SoClÉTÉ 
PENDANT l'année 1886 



Membres titulaires nommés . 

MM. SiCARD. 

Deville. 



Membre titulaire devenu correspondant: 

M. Ch AU VEAU. 



Membres titulaires décédés . 

MM. Salveton. 
Roux. 

FONTANNES. 



Membre titulaire démissionnaire. 

M. MlCHAUD. 



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TABLE4U 



MEMBRES CORRESPONDANTS 

MM. 

Ansberque, ^, vétérinaire en retraite, à Besançon. 

Aymard (Auguste), Q A., secrétaire de la Société d'agriculture du Puy 
(Haute-Loire). 

Bertholon, propriétaire-cultivateur, à Sainl-Étienne (Loire). 

BouLARD, secrétaire du comice agricole de Châlons-sur-Marne. 

BouRRiT (Georges), professeur d'anatomie, à Athènes. 

Bouteille (Hippolyte), conservateur du musée d'histoire naturelle à 
Grenoble (Isère). 

BouTiRON (Xavier), ingénieur des mines, chargé du service du sous- 
arrondissement minéralogique de Bordeaux. 

BoYRON, docteur en médecine, à Moulins (Allier). 

BuQUET (Lucien), entomologiste, rue Sainte-Clotilde, 2, à Paris, 

Caligny (de), à Versailles. 

Capellini (Jean), *, professeur à l'Université de Bologne. 

Charière (Aristide), Ahun (Creuse). 

Chauveau (Auguste) 0. t^, p I., inspecteur général des écoles vétérinai- 
res, membre de l'Institut, rue de la Pompe, 10, Paris-Passy. 

Chevreul, g., g. ^, membre de Tlnstitut, ancien directeur du Muséum, à 
Paris. 

Cueysson (L.), 0. ^, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur 
des caries et plans au Ministère des travaux publics, boulevard Saint- 
Germain, 128, Paris. 

CoiGNET (François), '^^ manufacturier, à Paris, rue Bleue, 7. 

CoTTEAU (Gustave), '^, vice-président de la Société des sciences histori- 
ques et naturelles de l'Yonne, à Auxerre. 

CuYPER (de), professeur à rtJniversitô de Liège (Belgique). 

Damour, 0. *, membre de l'Institut, à Paris. 

DoHRN, président de la Société entomologiqoe de Stettin. 

Duclaux (Emile), ^, professeur à l'Institut agronomique de Paris, rue 
Malebranche, 15, à Paris. 



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SOCIÉTÉ D'AGRICULTUaE XI 

MM. 

DuMONT (Aristide), ^S?, ingénieur en chef des ponts et chaussées, en 
retraite, rue Pierre-Charron, 1, à Paris. 

DuMONT (Georges), ingénieur, sous-inspecteur du mouvement des che- 
mins de fer de TEst, rue Mansart, 11, à Paris. 

DusuzEAU (J.-M.-Jules), directeur du laboratoire d*études de la soie 
route de Grenoble, 216. 

Favre, professeur à TUniversilé de Genève. 

Fellenberg (Louis-Rodolphe de), ex-professeur à l'Université de Lau- 
sanne, à Rosenbuhl, près de Berne. 

FoLiN (marquis de), Q I., route d'Espagne, 23, Biarritz. 

Gaillard (Ferdinand), horticulteur, à Briguais (Rhône). 

Garnier, bibliothécaire adjoint de la ville d'Amiens (Somme). 

Gayot (Eugène), ^, ancien chef de la division des haras au Ministère 
de l'agriculture. 

GiOROANo, inspecteur général des mines, à Turin. 

Gors (de), ^ , capitaine du génie, à Alger. 

Graff, ingénieur civil des mines, à Grenoble. 

Gregorio (marquis Anionio de), naturaliste, rue Molo. — Palerme. — 
Sicile (1885). 

GuELPA (Francisque), pharmacien, rue Saint-Dominique-Sainl-Germain, 
110, à Paris. 

Guisardi, géologue, professeur à l'Université de Naples. 

Harlan, naturaliste, à Philadelphie (États-Unis). 

Hklot (R. P.), missionnaire en Chine. 

Henwood, ingénieur des mines, à Penzancc (Cornouailles). 

HiGGs (Samuel), consul de France, à Penzance( Cornouailles). 

Jacquier, propriéuire agriculteur, à Saint-Vérand (Rhône). 

Jauber, ingénieur du chemin de fer, à Gap (Hautes- Alpes). 

JouRDAN (Gabriel), îgf, ingénieur en chef des ponts et chaussées, à Tournus. 

Leseure (Louis-Ernesi), ^, ingénieur en chef des mines, à Poitiers. 

Loir, 0. ^, ingénieur inspecteur des lignes télégraphiques, à Paris. 

LuuYT, 0. ^, 0. de S.-Olaf, directeur de l'École des mines, à Paris. 

Magnin (Antoine), docteur en médecine et es sciences naturelles, pro- 
fesseur adjoint à la Faculté des sciences, rue du Channol, Besançon. 

Mangini (Lucien), #, ingénieur, rue Raynouard, 36, Paris-Passy. 

Marshall (comte de), naturaliste, h Vienne (Autriche). 



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Xll TABLEAU 

MM. 

Marchand, pharmacien , à Fécamp. 

Marcou (Jules), géologue, aux États-Unis. 

Marié-Dwy, 0. ^, directeur de l'Observatoire de Monlsouris, à Paris. 

MARTiN(Louisde),doct.-médecin,boulev.Jeu-de-Paurae, 22, à Montpellier. 

Masslof, secrétaire de la Société d'agriculture, à Moscou. 

Merget (Antoine), *, professeur de physique à la Faculté de médecine 

de Bordeaux. 
MoNTROuziER (R. P.), missiounaire dans la Nouvelle-Calédonie. 
Mouton, ^, ancien secrétaire du comice agricole du haut Beaujolais, à 

Duretie (RhôneV 
NoouÈs, ingénieur civil des mines, Palmas, 18, Séville. 
Payot (Venance), naturaliste, à Charaonix (Haute-Savoie). 
PÉLAGAUD (Elisée), avocat, à la Réunion. 
Péligot (Eugène), C. ^, membre de l'Iastitut, directeur des essais de 

la Monnaie^ à Paris. 
Perrel, propriétaire agriculteur, à Soucieu-en-Jarret (Rhône). 
Perhoncito (le docteur Edoardo), professeur à TÉcole vétérinaire de Turin, 

rue Bidone, 18, Turin (1885). 
Peuch (François), ^ A., chevalier du Mérite agricole, professeur à 

rÉcole vétérinaire de Toulouse. 
PiGORiNi (Pietro), «fe, directeur du Musée paléonlologique, à Rome. 

PouRiAu, ^, 0. de l'ordre du Médjidiô, ancien professeur à l'Ecole d'agri- 
culture de Grignon, et à TÉcole d'horliculturo de Versailles, La 
Varennc-Saint-Hilaire (Seine). 

Pravaz (Gabriel), Q I., au Pont-de-Beauvoisin (Isère). 

Pravaz (Théodore), docteur en médecine, docteur es sciences natu 
relies, à Lyon. 

Prillieux (Edouard), 0. ^, professeur à l'Institut national agronomique, 
inspecteur général de l'Enseignement agricole, rue Cambacérès, 14, 
Paris. 

Renard (S.-E.), ^, secrétaire de la Société impérialedes naturalistes do 
Moscou. 

Rey (Claudius), i^ A., entomologiste, à Saini-Genis-Laval (Rhône). 

Uey de Morande (Évariste), inspecteur des lignes télégraphiques, en 
roiraiie, à Moulins. 



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DE L\ SOCIKTK D AGRICULTUrtE MM 

MM. 

Richard, ancien inspecteur général dos haras, rue de Grenelle-Sainl- 
Honoré, 13, à Paris. 

RoNDOT (Natalis), 0. ^, délégué de la Chambre de commerce de Lyon, 
à Chamblon par Yverdon (Suisse). — Grand hôtel du Louvre, Paris. 

RoYER DE LA Bastie, propriétaire, à Chassagny (Rhône). 

Saint-Trivier (Camille de), *', propriétaire, à Vauxrenard (Rhône). 

Saporta (le marquis Gaston de), ^, paléontologiste, membre correspon- 
dant de rinstitut, à Aix (Bouches- du Rhône). 

ScHiODTE, (^, de ro. de TÉléphant, conservateur du Muséum d'histoire 
naturelle de Copenhague. 

SuLUMBEROER (Cbarlcs), 0. ^, ingénieur de la marine, en retraite, ruo 
du Four-Saint-Germain, h Paris. 

Serpieri, directeur du lycée Raphaël, à Urbiiio (anciens Riats Pontificaux). 

SoBRERo , professeur à TUniversité de Turin. 

SôcHTixG, membrede la Société de physique, rue de TÉglise-Saint-Mathée, 
15, à Berlin. 

Spab, seciétaire adjoint de la Société royale d'agriculture et de botanique 
de Gand. 

Terrel des Chênes (Edmond), propriétaire à Villié (Rhône). 

Thiollier (Antoine), ingénieur civil des mines, rue fireteuil, 31, à Mar- 
seille. 

Ville (Georges), 0. {^, professeur au Muséum d'histoire naturelle, à Paris. 

Viller (A. -P. de), naturaliste, à Montpellier (Hérault). 

Weittenweber, membre de l'Académie de Dresde. 

Westwood, membre de la Société linnéenne de Londres, conservateur et 
professeur au Muséum d'Oxford. 



L7oi;. ^^ iiiPRiucnic PirnAT aixS. ruc ocrtil. i. 



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EXTRAIT 



DES 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



Année 1887 



SÉANCR DU 7 JANVIER 1887 
Présidence de H. 4RLOINCS et de H. LECSER 

H. Ârloing rappelle à ses collègues réunis la perte douloureuse que la 
Société vient de faire tout récemment en la personne de M. Pontannes et 
donne lecture des paroles prononcées à ses Tut^érailles, au nom de la Société. 

a Messieurs» 

fn Devant cette tombe prématurément ouverte, la Société d*agiiculture 
histoire naturelle et arts utiles de Lyon, par l'organe de son président, tien, 
à s'associer au deuil de la famille et des amis de M. Francisque Fontannes. 

« Une mission comme celle que je remplis, Messieurs, est toujours dou- 
loureuse; aujourd'hui, elle est déchirante. J'adresse, en effet, le dernier et 
suprême adieu à un collègue aimé, distingué, qui, hier encore, était plein 
de vie et d'espérances. 

« M. Fontannes était un de ces esprits fort bien doués, chez lesquels do 
remarquables aptitudes attendent une occasion pour se révéler. 

« Jusqu'en 187S, Fontannes ne s'était point occupé de sciences. A cette 
époque, il sent naître en lui la vocation de géologue et devient le disciple 
d'un ancien membre de la Société d'agriculture, le savant Dumoriier, qui 
étudiait depuis longtemps et avec un grand succès les terrains juras- 
siques. Son zèle s'anime à ce vivifiant contact, et bientôt en compagnie de 

PROCÈS- VERBAUX, 1887. 2 



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XVI PROCES VEHRAUX 

noire autre collègue, M. Faisan, il apprend à connaître au point de vue 
slraligraphîque l»*s Monts-d'Or lyonnais, cette féconde école où se sont 
formés plusieurs géologues français. 

« Le néophyte marche à pas de géant; en quelques années, il est 
maître à son tour et donne la mesure de sa valeur dans plusieurs mono - 
graphies fort remarquables, notamment dans la description du vallon delà 
Fuly et des sables à buccins des environs SHeyrim ( 1 875), —cl des terrains 
tertiaires supérieurs du haut Comtat'Venaissin{\%16). A ce mom'^nt, en 
1877, il entra dans la section des sciences de la Société d'agriculture. 

« On pouvait s^attendre à voir Fontnnnes s'engager dans les sen'iers 
battus par Dumoriicr; mais, respectant Tœuvrc de son maître, il donna à 
son activité un aliment nouveau. Après avoir touché légèrement au ter- 
rain crétacé, comme en témoignage sa Monographie sur les Ammonites 
du calcaire de Crussol, il s'assigna la tAche de débrouiller lei terrains 
tertiaires du sud-est de la France. 

« Il mena de front Tétude stratigraphique et paléontologique de ces 
terrains, et publia ses observations dans deux séries parallèles de Mé- 
moires aussi remarquables par la forme que par le fonds. 

« Je citerai ses Mémoires sur les bassins de Visan (Vaucluse), 1878, — 
sur les terrains néogènes du plateau de Cucuron 1878, — sur Us terrains 
tertiaires de la région delphino-provençale du bassin du Rhône» 1881, — 
sur le barmn de Crest 1880. 

« Et surtout ses deux superbes volumes sur les Invertébrés du bassin 
tertiaire du sud-est de la France, fragments d'un gigantesque travail qu'il 
comptait mener à bonne fin, et qui lui valurent, à Tlnstitut de France, le 
grand prix des sciences physiques, en 1884. 

« Je glisserai sur plusieurs recherches de géologie locale, con&^mant 
particulièrement les alluvions lyonnaises, qui à présent appellent un con- 
tinuateur. 

« Les observations et les découvertes contenues dans cette œuvre 
écrite considérable ont été communiquées par Fontannes à la Société 
d'agriculture, avec cette voix douce, sympathique et avec cette précision 
et cette clarté qui le caractérisaient. 

« Âi-je brsoin de vous dire maintenant combien est grand le vide qui 
est creusé dans nos rangs; de quelle estime et de quelle considération 
Fontannes jouissait parmi nous ! 

« Du reste, sa réputation n'était pas purement locale. Il eut, sous ce 
rapport, toutes les joies du savant : 



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PftOCRS-VERBAUX XVII 

« Ses vues sur les terrains tertiaires furent adoptées par l'École des 
mines, par la Sorbonne et par les savants étrangers. 

« Dès 1879, il était attaché au service de la carte géologique. 

«c 11 fut successivement secrétaire et vice-président de la Société géo- 
logique de France, membre du Comité français de la Commission inter- 
nationale pour l'unification de la nomenclature g«^ologique, secrétaire en 
chef du Congrès géologique international tenu à Berlin, en 1885. 

« Il avait reçu plusieurs décorations étrangères et les palmes d'officier 
de l'Instruction publique. Prochainement, il aurait été nommé corres- 
pondant de l'Institut. 

« Ce n'est donc point seulement la Société d'agriculture de Lyon et la 
géologie lyonnaise qui perdent l'un des beaux fleurons de leur couronne; 
c'est la science française elle-môtne qui perd l'un de ses plus dévoués et 
de ses plus laborieui représentants. 

« Cber (Jollègub» 

« Vous étiez, pour la Société, une lumière dont l'éclat ne pouvait laisser 
supposer son extinction prochaine. Nous rentretenions avec affection; 
nous nous réchauffions à ses rayons, et nous avions le droit de compter 
pendant longtemps bien longtemps, sur sa précieuse influence. Un souffle 
glacial vient de l'éteindre pour toujours. 

<c Nous nous inclinons devant ce cruel arrêt du destin. Mais la Société 
à laquelle vous êtes ravi ne vous oubliera pas. Elle sait que vous avez 
aimé la science passionnôment et pour elle-même; elle se plaira à vous 
citer parmi les sivants qui l'ont honorée et parmi les hommes utiles qui 
lèguent à nos générations de bons et fortifiants exemples. 

« Votre maladie a provoqué une explosion de sympathies touchantes; 
sa fata'e issue a soulevé d'unanimes et amers regrets. Paisse leur expres- 
sion sincère adoucir ceux de votre mère éploréc ! 

(c Adieu, cher Collègue et Ami ; au nom de la Société d'agriculture, 
adieu I y> 

Après cet hommage rendu, au nom de la Société, à la mémoire d'un 
collègue regretté, M. Arloing clôt par l'allocution suivante la période de 
ses fonctions présidintielles. 

<K Mesmeurs, 
« Arrivé au terme de mes fonctions, je tiens à vous remercier encore 
de rhonneur que vous m'avez décerné en m'appc-ant à présider vos 
séances. 



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XVIII PROGRS-VERfiAUX 

a Voire urbanité est si grande, l'indulgence est pratiquée par vous 
avec une telle facilité, et en même temps avec une telle discrétion, que 
voire président sentit à peine Tinsuflisance qu'il montra pourtant bien 
des fois en dirigeant vos travaux. Permettez-moi, Messieurs, de vous 
remercier aussi de ce soin particulier que vous avez mis à faciliter ma 
tâche. J*en conserverai le souvenir et je serai toujours heureux de vous 
le témoigner. 

« Le programme des questions qui nous intéressent est étendu et variée, 
et j'avoue qu'il m'aurait effrayé plus d'une fois si je n'eusse senti près de 
moi le précieux et savant coUoborateur que vous m'aviez choisi. J'ai usé 
et quelquefois abusé des brillantes qualités et du profond savoir de 
M. Léger. Il me le pardonnera. 

« On n'emprunte qu'aux riches, dit un vieux proverbe : notre cher et 
honoré collègue a pu s'apercevoir que je lui connaissais un trésor d'obli- 
geance. Je n'ajouterai pas d'autre qualificatif, dans la crainte de blesser 
sa modestie. Mais je me félicite hautement qu'à l'avenir il préside aux 
destinées de notre association. Nul, mieux que M. Léger, ne peut les 
conduire avec plus d'éclat. 

(( Je tiens également à exprimer toute ma gratitude à M. le] Secrétaire 
général dont l'éloge n'est plus à faire, à M. le Bibliothécaire dont le 
dévouement est inépuisable ; enfin, à tous les membres du Bureau qui 
m'ont aidé de leurs lumières et de leur bonne volonté dans toutes les cir- 
constances où j'ai eu besoin de leur concours. 

ce D'après les usages établis, le président sortant a pour mission de 
rappeler à grands traits votre œuvre des deux dernières années. 

oc Dans le temps où nous vivons, celte revision, aussi brève que l'on 
peut et que l'on doit la faire, est une bonne chose. La multiplicité de nos 
occupations, le nombre considérable des faits qui se déroulent sur nos 
yeux font que l'on oublie assez facilement les travaux auxquels on a été 
mêlé. Cet oubli peut devenir la cause de quelque appréciation sévère 
sinon injuste à l'égard de nous-mêmes. 

« Mais avant d'entreprendre celte dernière partie de ma tâche, laissez- 
moi adresser un dernier souvenir, rendre un dernier hommage aux 
collègues que nous avons perdus. 

a En 1885, la mort a enlevé deux de nos membres vétérans, M. Mottard 
et M. <jruinon. Depuis assez longtemps, M. Mottard se tenait éloigné de 
nos séancesi Quant à M. Guinon, il nous a fait profiter jusqu'à la fin des 
fruits de sa longue exoérience» Mt Guinon occupait une grande situation 



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PUOCES-VEUBAUX XiX 

dans llnduslrie lyonnaise et dans la Société. Heureusement, il laisse 
parmi nous, en la personne de M. Marnas, un digne continuateur. 

« En 1886, ce sont les rangs des titulaires qui se sont éclaircis. Au 
mois d'août nous avons perdu M. Salveton en qui nous avions reconnu 
de solides qualités ; un peu plus tard, M. Brun ; enfin, la semaine dernière, 
M. Fontannes, l'un des membres les plus actifs de la Société et de ceux 
qui lui faisaient le plus honneur. M. Pontannes était un géologue érudit, 
original, passionné pour la science. En peu d'années, il avait acquis une 
grande réputation et une légitime autorité en France et à l'étranger. Il 
laisse dans nos Annales d'impoitants Mémoires sur les terrains tertiaires 
de la vallée du Rhône. La perte de ce collègue sympathique, qui nous 
est enlevé dans la force de l'âge et dans la pleine maturité de son talent,- 
sera vivement ressentie par la Société d'agriculture et par la science 
française. 

« L'effectif de la Société a subi d'autres modifications moins doulou- 
reuses, bien qu'elles aient creusé des vides regrettables et quelques-uns 
difficiles à combler. MM. Vincey et Michaud ont cru devoir donner leur 
démission. 

« M. Delocre et M. Chauveau, appelés à Paris en raison de leurs nou- 
velles fonctions, sont devenus membres correspondants. M. Saint-Cyr 
qui, pendant longtemps, a été un modèle d'exactitude et un titulaire fort 
actif, a demandé la vélérance. Consolons-nous à la pensée que notre col- 
lègue consacre le temps qu'il ne pouvait plus nous accorder aisément, à 
perfectionner son ouvrage classique sur la parturition des femelles 
domestiques. 

« Si nos rangs se sont éclaircis, nous avons fait de nouvelles recrues. 
Je citerai l'élection de M. Camel et de M. Devilie dans la section d'agri- 
culture, celle de M. Testenoire dans la section de l'industrie, et celle de 
M. Sicard dans la section des sciences. 

« J'ai été personnellement heureux d'installer des collègues aussi 
distingués et aussi méritants. Déjà, quelques-uns vous ont pei*mis d'ap- 
précier l'importance de leur collaboration. 

« Quant aux mérites des membres de la Société, ils continuent à être 
avantageusement appréciés par l'Administration et les sociétés savantes. 

« Nous enregistrons avec orgueil la nomination de M. Péteaux au grade 
d'oflîcier d'académie, l'élévation de M. Locard et de M. Fontannes au 
grade d'officier de l'Instruction publique, et la promotion de M. Cornevin 
et de M. Manbès dans Tordre de la Légion d'honneur. 



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XX PROCKS-VEHIJAUX 

« Plusieurs de nos confrères ont obtenu des récompenses académi- 
ques, et le premier corps savant de Lyon a choisi Tun des nôtres, 
M. Àrnould Locard, pour son président. 

<x Si je jette, maintenant, un coup d'œil sur Tensemble de nos tra- 
vaux, une œuvre capitale se détache au-dessus de toutes les autres. C^cst 
par elle que je désire commencor. 

« Je veux parler, Messieurs de votre participation au Concours 
réfçional agricole tenu à Lyon en 1885. 

« Plusieurs de nos collègues ont retracé ici le rôle considérable que la 
Société d'agriculture a joué autrefois dans Tor^anisation des concours 
agricoles. Ce n'est pas sans un regret amer qu'ils voyaient plongés dans 
l'inaction les hommes qui avaimt eu l'honneur de créer les premiers 
concours d'animaux gras, d'organiser et de gérer d'une façon compKie 
les concours agricoles départementaux, et môme les premiers concours 
régionaux de Lyon. 

« Lrs mesures adoptées par l'Administration centrale ont fermé pour 
le moment l'ère des grands jours de notre Société. Néanmoins, nous 
nous sommes montrés, autant qu'il était en notre pouvoir, dignes de la 
voir s'ouvrir de nouveau. 

« Le rôle que nous avons joué, dans l'exhibition de 1885, est de 
nature à nous satisfaire. L'exposition de l'histoire naturelle et de l'indus- 
trie de la soie, dont l'organisation est tout à l'honneur de la Commission 
des soies et surtout de nos collègues, MM. Billioud, Legor, Tesienoire, 
et Dusuzeau, aatiiré sur nous l'aueniion d'un grand nombre de visiteurs. 

« L'exposition des instruments de la grande et de la petite laiterie, 
établie sur l'initiative de M. Cornevin, a vivement excité la curiosité des 
propri(^taires et des cultivateurs de la région. 

<c Enfin, la parole autorisée et attrayante de MM. Raulin, Cambon et 
Cornevin a répandu dans un public éclairé ou avide de connaissances, 
des notions simples, mais importantes, sur le ver à soie, sur les méthodes 
d'une cuhure scientifique et sur la laiterie malheureusement trop aban- 
donnée à la routine dans les montagnes du Lyoanais et du Forez. 

« Vos efforts et vos succès ont été appréciés par le jury officiel qui 
vous a décerné une médaille d'or, et par la Société des agriculteurs de 
France, qui vous a accordé une de ses plus hautes récompenses. 

« Le représentant du gouvernement, M. Massicault, préfet du Rhône, 
nous a honoré d'une visite et nous a exprimé h.iuiement sa sitisfaction. 
D'ailleurs, il était persuadé d'avance de notre zèle pour le bien et les 



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PaOCBS~V£RBAUX XXI 

pcogrès de Tagnculturc, puisqu'il avait choisi parmi nous plusieurs des 
membres du jury qui étaient laissés à s:i norainalion. 

« En somme, Messieurs^ si nous n'avons pas été lout, comme autrefois, 
dans le concours agricolp, nous avons été une part importante, un point 
lumineux, dont on se souviendra certainement à Lyon. 

« Quoi qu'il advienne au dehors, vous avez tenu à ce que notre parti- 
cipation au concours régional laissât une trace durable dans nos Annales, 
Un Mémoire de 130 pages, dû à plusieurs collaborateurs, mis en ordre 
avec beaucoup d'art par M. Léger, renferme le récit de nos expositions 
et de nos conférences. C'est, en quelque sorte, un modèle que nous 
léguons à nos successeurs et qu'ils voudront probablement surpasser. 

« Mais si la Sociéié d'agriculture, en cette occurrence, a été l'esprit, 
le Ministère de l'agriculture et la Chambre de commerce lui ont fourni 
les moyens de mettre ses conceptions au jour. Grâce à leur générosité, 
nos intentions et nos projets ont pu sortir du domaine du subjectif. Re- 
mercions donc encore une fois les administrations qui nous ont prêté 
généreusement leur appui. 

« Vos séances ont été remplies par des communications qui se divisent 
en trois groupes afférents plus ou moins aux trois sections de la 
Société. 

« J'ai entendu parfois quelques-uns de mes collègues se plaindre un 
peu de la rareté des communications sur les sujets agricoles. 

« Il Cil naturel, en effet, que Ta.^riculture, qui n'a pas à Lyon d'autre 
enceinte que la nôtre, y occupe une place prépondérante. 

« Je suis heureux de constater que la statistique que je viens de dresser 
accorde à Tagriculture une place très honorable, sinon prépondérante, 
dans nos travaux. 

« Ainsi, sur un total de 65 communications importantes, 35 ont trait 
à des questions agricoles, 25 sont relatives à des sujets scientiSques et 
10 à l'industrie. 

« L'agriculture souffre, ce n'est un secret pour personne. Elle soutire, 
parce que» faute d'améliorations urgentes dans ses méthodes, dans son 
matériel, elle ne peut soutenir la concurrence étrangère. Elle souffre 
parce que des fléaux se sont abattus sur certaines cultures, n namment sur 
la vigne. La Société ne devait pas rester iiidifférente à ces questions 
vitales. 

« Déjà, sous la présidence de M. Rappet, vous vous étiez occupés de la 
création d'un crédit agricole. En 1885, M. Léger appelle de nouveau 



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XXii PROCES-VEIinAUX 

votre atienlion sur ce point, à propos de Torgânisation d'un crédit agri- 
cole dans rarrondissement de Poligny. ^ 

« La reconstitution des vignobles fortement compronoiis par le phyl- 
loxéra, a été l'objet de remarques importantes de la part de M. Léger. La 
conservation de ceux qui dépérissent sous les coups du parasite nous a valu 
la communication du rapport très intéressant du Comité de vigilance du 
Rhône par M. Crolas, et l'exposé, par M. Coignet, d'un procédé de des- 
truction du phylloxéra par le phosphore en nature, sur lequel l'expéri- 
mentation ne s'est pas encore prononcée. 

« Mais c'est principalement la destruction du mildew, parasite à l'ordre 
du jour, qui fut Tobjet de vos discussions. Sur les diverses applications 
du traitement cuprique, vous avez entendu MM. Vautier, Léger, RauUn 
et Deville. Sur les dangers que ferait courir aux consommateurs l'emploi 
des sels de cuivre, vous avez reçu des communications de M. Péteaux, de 
M. Deville et de MM. Raulin et Crolas. MM. Haulin et Crolas ont heu- 
reusement observé que la plus grande partie du sel de cuivre consacré au 
traitement se fixe dans la lie du vin. Néanmoins, ces auteurs estiment 
qu'il est bon de ne pas dépasser une dose faible de sulfate de cuivre ; au 
surplus; les doses fortes n'ajoutent rien à l'efficacité du traitement et ne 
font que menacer la sinté des consommateurs. 

« Parmi ces sombres perspectives de la carrière agricole, M. Camboa 
et M. Gensoul ont relevé nos courages, le premier en nous montrant les 
merveilleux résultats obtenus par M. Crevât sur son domaine, malgré la 
médiocrité du sol, le second en nous décrivant les améliorations appor- 
tées par M. Colcombet à sa propriété du département de l'Allier, par un 
bon aménagement des eaux. D'après l'avis d'estimateurs consciencieux, 
une dépense de 60000 francs aurait entraîné une plus-value pour la 
propriété de 310000 francs et une augmentation de 6000 francs sur le 
revenu annuel. 

«( Les engrais préoccupent à bon droit les cultivateurs. En face de tous 
ceux qu'on nous présente, lequel choisir ? M. Coignet a lu devant vous 
une étude soigneusement faite, sur l'action des matières fertilisantes, dans 
laquelle il assigne à chaque engrais le rôle et la place qui lui conviennent. 

<{ Savoir profiter de toutes les substances fertilisantes, et surtout de 
celles que l'on dédaigne dans certains lieux, doit être l'objectif du proprié- 
taire. Pour nous montrer que, sous ce rapport, nous possédons des res- 
sources auxquelles nous ne nous attendions pas, M. Léger nous a parlé 
de l'utilisation des laitiers de^ hauts fourneaux, comme un moyen de re$- 



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pi;oci:s-vKu»AUX x\iii 

tiiuer au sol le phosphate que les cultures lui enlèvent. A celle occasion, 
il nous a cité les magnifiques résultais obtenus à la station agronomique 
de Brème. 

« M. Cornevin nous a intéressés, comme toujours, avec le r/'cil de 
l'Exposition générale ouverte chaque hiver au Palais de l'industrie, à Pa- 
ris, car ce récit est, en même temps, une appréciation critique des animaux 
et des objets les plus remarquables de l'Exposition. Notre collègue a donné 
la même tournure à la relation d'un voyage qu'il a fait l'année dernière 
sur les plateaux du Mézenc et de la Margeride. 

« Enfin, M. Cornevin a jugé, comme elle le mérite, d'après les expé- 
riences quUla poursuivies à la ferme de TE -oie vétérinaire, la méthode qui 
consiste à administrer Tacide arsénieux aux animaux que Ton pousse à 
l'engraissement. 

a Je me plais à vous rappeler le trav.iil plein d'érudition que M. Léger a 
consacré à l'agriculture au xiii* siècle. Notre infaiigable collaborateur nous 
a encore parlé de racclimatemeut du pin maritime sur le littoral, entre 
Cette et Narbonne, et du choix des semences et de la fumure des gra- 
minées. 

« La mortalité qui sévit trop souvent, et trop cruellement dans nog 
magnaneries, f lit tourner tous les regards vers les robustes espèces de 
vers à soie capables de vivre en plein air, dans des conditions 0(1 les dan- 
gers de contamination sont écirtés en partie. 

a L'année dernière, VAntherea Pemyi fit son apparition dans notre 
pavillon du cours du Midi ; il fixa vivement Tattention. Cette année, vous 
l'avez mis sous les yeux de la population lyonnaise, au parc de la Tête- 
d'Or, afin de le faire mieux connaître et de pousser à son éducation. 
M. Gr^nsoul nous a tenus au courant du sort de cette exhibition. 

« Je n'ai pas besoin d'insister maintenant pour vous montrer avec quel 
intérêt la Société a accueilli la communication que M. Sicard a faite sur 
les éducations dos vers à soie régulièrement poursuivies à l'air libre, au 
Mexique, par le docteur Fénelon, un compatriote fixé au Nouveau - 
Monde. 

« Je rattacherai à ces travaux les observations de M. Chaurand sur la 
taille et la conservation des mûriers. 

« La Société s'est émue d'une atteinte portée aux intérêts agricoles par 
les mesures que M. Hervé-Mangon, alors ministre, avait prises à l'égard 
des concours régionaux. Vous vous souvenez, Messieurs, que vous avez 
pétitionné pour le rétablissement des anciennes circonscriptions et que votre 



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XXIV PROCèS-VBRBVUX 

pétition a été appuyée par la Chambre de commerce et transmise ofTic'el- 
lement au Minisire par M. le Préfet du Rhône. 

« Dans Tordre scientifique, \ os titulaires ont produit des travaux es- 
timés. Je ne les analyserai pas tous, mais je liens beaucoup à vous signa- 
ler les recherches de M. Locard sur les mollusques dans l'antiquité, — 
une noie du même auteur sur les découvertes malacologiques faites dans 
les déblais de Saint-Just. Notre savant collègue continue ses études sur les 
mollusques de France, et un jour viendra oQ nous serons fiers d attribuer 
à Tun de nos membres ce grand travail d'érudition, qui exîge, en outre, 
de délicates et attentives observations. 

« L'archéologie a toujours eu les faveurs de quelques -uns de nos col- 
lègues. Dans le cours de ces dernières années, M. Gobin a étudié devant 
vous les monuments funèbres de Saint-Just au point de vue de la naiu e 
et de l'agencemont de leurs matériaux. M. Chantre nous a démontré que 
les habitations lacustres de Paladru devaient être attribuées à l'époiue 
carlovingienne ; il nous a fait connaître, enfin, les monuments mégali- 
thiques de Saint- Pan t iléon, près d'Autun. 

« Le rcgietté Fontannes a pris plusieurs fois la parole sur des questions 
géologiques. Il nous a fait connaître son opinion sur l'érosion des cailloux 
à facettas; il nous a entretenus de la découverte d*un affleurement de 
mollasse marine à Irigny ; il nous a rendu compte du Congrès international 
géologique de Berlin dont il avait été le secrétaire en chef; tout récem- 
ment encore il nous a fait part des découvertes qu'il entrevoyait dans la 
profondeur du tunnel de Collonges à Saint-Clair. 

« Vous savez, M* s-icurs, que Fontannes excellait autant en paléonto-^ 
logio qu'en stratigraphie, et que les modifications des faunes préoccupaient 
son esprit. Il nous a montré des pièces et des photographies à propos de 
la transfonnation du Pecten lalisnmus et de quelques autres coquilles. 

ce M. Vand rpoK dont nous regrettons l'absence prolongée, vous a 
décrit les essais de communication téléphonique tentés en Belgique, en 
se servant des fils télégraphiques, essais qui furent les pt*écurseurs des 
relations téléphoniques dont jouissent déjà quelques villes du territoire 
français. 

« M. Cornevin vous a communiqué une longue étude expérimentale 
sur les propriétés toxiques de quelques variétés de cytises, qui renferme 
plusieufs f lits nouveaux et fort intéressants, et une note sur un procédé 
d'augmentation de la vii*ulence du \irus du charbon symptomatique. 

« M. Blanc nous a lu un travail sur l'organisation de l'appareil séri- 



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PROGËS-VERUAUX XXV 

gène de VAntherea Pernyi qui a nécesâlé de patientes recherches micros- 
copiques. 

M. Pé(eaux a montré aux amateurs d'excursions, ainsi qu'aux géologues 
et aux hydrographes, une tablette d'orientation et un niv( au d'eau d'une 
entrelien simple et que l'on peut emporter facilement avi c soi. Il nous a 
présenté les .amplifications qu'il a fait subir à l'appareil usité pour le 
dosage de l'urée par l'hypobromite de soude. Ënûn, M. Léger a fait une 
dissertation savante sur la comparaison des machines et des moteurs 
animés. 

« C*està notre distingué et sympathique collègue, M. Gobin, que nous 
devons la plupart des communications qui se rattachent h l'industrie. Je 
cit rai particulièrement : la pré.<enlation de l'appareil de M. Supéry des- 
tiné au remplacement automatique des pétards avertisFCurs ; Texposé de 
la fabrication du ciment Vicat, de Tutilisat on industrielle des schistes 
bitumineux d'Autun, des scories des hauts fourneaux pour la fabrication 
des pavés, de Taction des coups de mind à la chaux. Je signalerai encore 
la peinture saisissante qu'il nous dt de l'exploitât on de la glace au lac 
de Sylans, et de la construction du vitduc de CoUonges. 

«c Je ne serais pas juste^ si je ne rappelais tout le plaisir que vous avez 
éprouvé à entendre M. Gensoul décrire l'appareil Serrel, installé à 
Chabeuil, pour la filature mécanique de la soie. 

« Vous avez encore présente à la mémoire la digne et juste prêtes- 
luion rédigée par M. Léger au sujet de la célébration, projette à Paris, du 
cinquantenaire de la création des chemins de fer français. La Société, 
par l'organe de son rapporteur, relève comme il convient, cet anachro- 
nisme volontaire qui aurait la fâcheuse conséquence de placer notre pays 
au cinquième rang dans la création des chemins de fer, alors qu'il vient 
en seconde ligne. 

<c Cette protestation a été adressée aux personnes, aux corps constituas 
et aux journaux que vous avez désignés. Nous avons appris que M. le 
Ministre des travaux publics avait remis la fêle projetée à une date 
ultérieure. Est ce à nous qu'il faut l'attribuer? Je n'aurai pas la présomp- 
tion de le croire. Mais ce que je ne crains pas d'affirmer, c'rst que la 
protestation de notre section de l'industrie a éclairé plus d'un esprit, à 
Lyon, ei je ne serai pas surpris qu'elle fasse germer, un jour ou Tauire, 
l'idée d'érigpr un monument, au voisinage de la gare de Perrache, à 
Seguin et à Verpillieux, aux deux ingénieurs qui ont fait de la région 
lyonnaise le berceau de la jplus grande révolution indust'ielle du siècle. 



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WVI PROCES -VBUBAUX 

« En bornant à ces quelques lignes le résumé de nos travaux, je ne 
prétends pas avoir rendu exactement la physionomie de vos séances. Le 
titre des communications que vous avez entendues fera renaître dans nos 
souvenirs, j'en ai la certitude, les discussions instructives qui les ont 
suivies. Grâce à la valeur et à Térudiiion des argumeniateurs, nous avons 
assisté parfois à des discussions plus importantes que le sujet qui les avait 
provoquées. A cette occasion, je me fais un devoir de rendre hommage au 
concours de nos honorables collègues, particulièrement MM. Saint-Lager, 
Billioud, Léger, Gobin, Locard, Cornevin^Péteaux, lsaac,Rappet,Perroud, 
Biétrix, Vautier, Ghaurand, Ponchon de Saint- André, etc. 

Au point de vue administratif, la Société a réalisé ou subi certaines 
réformes sur lesquelles il n*est pas inutile d'appeler encore une fois 
votre attention. 

« Votre grande bibliothèque, qui compte actuellement 10000 volumes et 
vaut environ 80 à 90000 francs, était devenue, paratt-il, un impedimen' 
tum pour la Ville, qui avait bien voulu lui donner asile. 

a H en était résulté que la collection avait été scindée, reléguée çft et 
là, et souvent dans des régions inaccessibles. Un froid dédain, pour dire 
le mot, tel était l'accueil qui attendait notre bibliothécaire chaque fois qu'il 
grossissait le stock de nos richesses. 

<c Vous avez pensé, Messieurs, que cette situation était pénible pour le 
dévoué et honoré collègue qui se consacre au soin de nos livres, et 
indigne du tribut que nous apportons aux collections municipales. Si 
bien, qu'après avoir reçu avis de l'embarras que nous causions au biblio- 
phile qui veille sur les trésors littéraires de la Ville, vous vous êtes mis 
en devoir de trouver une hospitalité plus gracieuse, plus large et plus 
utile aux travailleurs de la Société et de Lyon. 

« Notre Bureau s'est mis en rapport avec l'autorité académique et, 
grâce à l'empressement de M. le Doyen de la Faculté de médecine, notre 
bibliothèque sera reçue prochainement sous le dôme du quai Claude- 
Bernard. Elle ne sera plus en pays étranger ; elle y trouvera un bon 
accueil, une sollicitude éclairée. Nous pourrons la consulter régulièrement 
et aisément, et nous aurons, de plus, la satisfaction de savoir qu'elle sert 
utilement aux maîtres et aux élèves de nos Facultés. 

« Notre budget a subi une réduction de 1000 francs par suite de la 
suppression de la subvention municipale. 

« Ce contretemps nous a obligés à faire des économies. 

« Au commencement de l'année 1885, vous aviez décidé que vos pro- 



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PROCES-YERBWX AXVII 

cès-verbaux seraient imprimés au fur et k mesure de leur adoption, afin 
de porter rapidement à la connaissance du public les travaux dont vous 
recevez la primeur. C'était une satisfaction donnée à la légitime impa- 
tience des auteurs. 

« Nous avions à supporter de ce chef une augmentation de dépenses 
de j 00 à 150 francs. 

« Bien que la dépense fût minime, la prudence exigeait qu*on l'évitât; 
c'est ce que nous fîmes. 

« Néanmoins, il est advenu un bien de cette innovation temporaire. 
En effets Tbabiiude de remettre à Timprimeur les extraits officiels de nos 
procès-verbaux au fur et à mesure de nos séances, a permis au Bureau de 
faire paraître nos Annales à une époque régulière en 1885, et je me plais 
à espérer que le volume de 1886 vous sera livré à la fin du mois. Nous 
n'at'endoQs que le rapport de la Commission des soies pour le compléter. 

« L'obligation de faire des économies a entraîné la réduction de notre 
volume annuel. Doit-on s'arrêter dans celte voie, ou doit-on apporter 
encore quelques modifications à notre publication ? 

« J'ai entendu traiter plusieurs fois ces questions par nos collègues. 
L'idée dominante est que nous ne pouvions pas réduire davantage notre 
volume, miis que nous devrions élargir la place réservée aux Mémoires 
originaux en réduisant un peu plus les procès-verbaux de nos séances. 
 mon humble avis, il ne faudrait pas songer à restreindre davantage 
nos procès-verbaux. Nous ne pouvons pas nous dissimuler que nos 
procès-verbaux traduisent la vitalité de la Société bien mieux que les 
Mémoires originaux. Beaucoup de membres n'écrivent pas de Mémoires, 
qui font cependant à la Société des communications substantielles. D'au- 
tres n'apportent leur tribut que dans la discussion. Peut-^on supprimer 
une parole qui repose souvent sur une longue expérience ou une profonde 
méditation ? 

« Plus tard, j'en ai la ferme conviction, c'est en dépouillant nos procès- 
verbaux qu'on se formera une idée exacte de notre Société d'agriculture, 
de sa valeur, de la variété et de l'étendue des intelligences qui la 
composent. 

« L'État, jusqu'à présent, vous a confié le soin de distribuer des 
encouragements à la petite culture. Mais à partir de cette année, il vous 
a créé un soin nouveau. Il vous a chargés de donner un cinquième de 
sa contribution annuelle à un champ de démonstration. 

« Vous avez choisi, pour recevoir cette somme, M. le professeur 



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XWIII PROCES -VERBAUX 

Raulin, qui venait de fonder un champ de démonslraiion et un laboral Ave 
de chimie agricole à Pierre- Béniie. Je regarde conarae une bonne for- 
tune le lien nouveau qui nous unit à M. Raulin. No'.re s^vani coliègue 
est venu nous exposer le plan des recherches qu'il poursuivre celle 
année à Pierre-Bënit^. Ce plan est fort bien conçu et promet des r titats 
fort intéressants. La Société aui a enfin trouvé le complément |ui lui 
manquait. 11 fst probable que dans peu d*années, elle exerj^'ia sur 
Tagiiculture de la région une influence p'us directe et plus effic ce que 
celle qu'elle a eue jufquà ce jour. 

« Messieurs, je no veux pas abuser de vos instants; je terminerai là le 
compte rendu de vos travaux pendartt les deux dernières années écoulées, 
et je vous laisserai la mission de jug^r i>i la Société a rempli convenable- 
ment la tâche qui lui incombe. 

« Quant à moi, je me retire après avoir apprécié toutes les jouissances 
que l'on peut goûter à la téie d*une Société d'éUt<^ dont les membres 
sont aussi distingués par Tesprit que par le cœur. Mer. i, Messieurs, 
merci encore une fois de me les avoir procurées. » 

Après ce discours couvert d'unanimes applaud'sscments, M. Arloing 
déclare le Bureau installé et cède le fauteuil de la présidence à son 
succe.rseur. 

M. L»ger inaugure ses fonctions présidentielles en ces termes : 

a Messieurs, 

c En m'appelant à rinsi;^ne honneur d'occuper ce fauteuil, vos urop 
bienveillants suffrages m'imposent une det e de reconnaissance que je ne 
me propose pas de renier : j'essayerai de m'ea acquitter, au meilleur gré 
de vos souhaits, envers notie Société elle-même, en chei chant résolu- 
ment, avec votre précieux concours, à réaliser tout ce que nous pourrons 
rêver pour son succès et son renom. Mulheureuscmcni, c'i&t ma seule 
bonne volonté que je puiS apporter au ^eIvice de rjutérêt commun, et je 
ne puis l'appuyer de la grande autorité scieniiti]Uo de l'honoraljle prédé- 
cesseur dont vous me chargez do t^nir la place. Impuissant à vous rap- 
peler, même de loin, sa science inépuisable, U hauteur et la netteté de ses 
vues, l'élégance et le chai rue de si parole, je devrai me rùdigner à suivre 
vos travaux et vos discussions, sans pouvoir préteudie à L*s éclairer des 
lumineux apeiçus qu'il ne raanqu. i jamais de pi\»jeter sur toutes choses; 
ces souvenirs nous le feront r^gr^îtier toujours. Vos suffrages, Messie^irs, 



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PAOCES -VERBAUX XXIX 

D*onl pas hélas ! la vertu souveraine que s'attribuent certains autres, de 
conférer comme d'un coup de baguette à leurs élus toutes les facultés, 
toutes les connaissances bnmaiues; a'issi pour ne pas h4siter devant les 
difticultés de Thonorable mais délicate mission que vous avez voulu me 
confier, comme aussi pour vous garder de trop vifs mécompte.^, ai -je be- 
soin de me sentir soutenu et rassuré par toute votre sympatbi(|ue bienveil- 
lance, par les conseils de vos anciens pr>^siJents, par le solide appui d»; 
mes collègues du Bureau qui ne me refuseront, ni les uns ni les autrrs, 
l'indispensable secours do leur haute expérience; je dois compter enfin 
sur l'infatigable dévouement à notre œuvre conmuie du savant collègue 
si heureusement choisi par vos suffrages pour être mon plus ferme col- 
laborateur. 

« Dans cette comiiune entente, avec la somme des forces intellectuelles 
et scientifiques que vous résumez en vous, le faisceau de nos bons vou- 
loirs ne peut laisser dépérir la situation de notre chère Société, et ne 
manquera pas d'ajouter quelques apports au glorieux héritage que les 
travaux et les efforts de nos aines ont amissé pour nous depuis plus d*un 
siècle. 

« Au méine degré que nos devanciers, nous avons tous la passion 
d^ôtre uUks, de travailler au progrès de la sciencp, à la prospérité de nos 
concitoyens, au plus grand bien de notre pays ; pour y réussir dans le 
temps présent quel programme précis pouvons-nous tracer à nos efforts? 
Dans quel sens plus imméJiatement et plus directement profitable, pou- 
vez-vous diriger vos travaux ? Vers quel but pressant pourrait plus 
fructueusement se concentrer le capital considérable d'inielligencp, dtj 
savoir et de talent que notre Société détient en vos personnes? 

« L'histoire de notre Compagnie peut nous montrer ce que nous pou- 
vons entreprendre, au regard de ce que nos anciens ont accompli avec 
succès. À cette occasion, permette z-moi, Messieurs, une courte excurs'on 
rétrospective dans le ch imp de noire passé ; nous rencontrerons chemin 
faisant des souvenirs qui n'ont rien pour vous déplaire et que nous pou- 
vons nous rappeler non sans orgueil. 

« Notre Société a été reconstituée le 38 avril 1798 avec ses trois grandes 
sections actuelles, en recueillant les épaves, dispersées par la tourmente, 
de la Sodélé i agriculture fondée le 13 mai 1761, et en leur adjoignant, 
les débris d'une Société philosopliique des sciences auxquels voulurent se 
rallier quelques nouveaux amis de l'agriculture et de Tbisioire natun^le. 

« Dans ce cadre élargi de notre Société, qui jusque vers 1835 persista à 



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XXX PROCBS-VEfiBAUX 

s'occuper plus spécialement d'agriruliure et des arts qui s'y rattachent de 
plus près, l'histoire naturelle restait encore le secret d'un petit nombre 
d'adeptes, l'industrie et les sciences qui l'ont fécondée sortaient à peine du 
chaos de l'empirisme ; c'est seulement vers 1813 que l'on vit poindre 
quelque peu le goût des études chimiques qui vont, dans la période sui- 
vante, tenir une si belle place dans nos Annales, et faire, pour une si large 
part, la fortune de notre cité. 

« Confinés dans le domaine agricole, nos premiers confrères purent 
exercer une influence considérable sur les progrès qui marquèrent les dé- 
buts de ce siècle : l'introduction des prairies artificielles, l'importation du 
colza dans nos régions du sud-est, la création et le développement d'un ins- 
titut agronomique, d'un jardin botanique (à la Déserte), la rectification 
des assolements, la meilleure culture du mûrier, la vulgarisation des meil- 
leurs procédés séricicoles ; ces progrès ou ces innovations furent l'œuvre 
de nos anciens confrères qui s'appelaient Rozier» de Monspey, Bourgelat 
de la Tourrette, Gilibert, Hénon, Bredin, directement soutenus et encou- 
ragés par les conseils, les efforts et les subventions mêmes de notre Société. 

De 1835 à 1860, nous constatons une évolution dans les études et les 
fravaux de la Société : sans abandonner le soin du progrès agricole et 
séricicole, avec la diffusion des connaissances scientifiques, sous l'im- 
pulsion des Fournet, Dumortier Damour, Drian, Bineau, Dupasquier, 
Guimet, Guinon, Glénard, Michel, Thiollière, Jourdan, Lortet, Hénon, 
Lecoq, Magne, Tisserant, Mulsant, Seringe, Taxe de la Société se dé- 
place et se porte vers les spéculations, d'abord chimiques, puis plus spé- 
cialement naturahstes. C'est par Tefi^ort de cette pléiade de savants con- 
frères que s'est surtout fondée à l'étranger la réputation si considérable 
de notre Société, estime attestée par l'importance peu commune de nos 
relations et de nos échanges, l^os Annales constituent les plus intéres- 
santes archives du travail intellectuel dans notre ville; c'est à elles qu'il 
faut recourir pour surprendre la genèse de nos grandes industries 
locales comme pour retrouver enregistrée presque au jour le jour les mé- 
morables travaux qui, en botanique, en géologie, en minéralogie, en 
paléontologie, ont si justement illustré l'École lyonnaise. 

« C'est encore dans cette voie naturaliste que depuis vingt-cinq ans, 
sollicitée par ces illustres précédents, notre Société s'est plus particulière- 
ment maintenue en poursuivant le cours de ses succès ; le souvenir des 
<^ontribution8 nouvelles apportées à l'œuvre première est trop près de 
nous pour que j'aie à vous le rappeler, au risque de blesser la modestie 



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PROCàs-TBRBÀUX XXXI 

de beaucoup d'entre vous, en évoquant la belle p»rt qui leur revient dans 
celte dernière période. 

« Sans protester contre la part prépondérante que les études natu- 
relles ont su prendre dans notre sciti par le persévérant labeur des 
grandes personnalités auiiquelles nous devons lant, il nous est permis de 
constater que les questions agricoles et industrielles n'occupent pas toute 
la place que nous serions heureux de leur réserver. 

« Les études industrielles peuvent bien être abandonnées aux soins 
d'une Société plus jeune, spécialement consacrée à leur culte ; mais 
l'agriculture, Valma parens, en raison même de sa détresse actuelle plus 
profonde, de ses besoins de progrès plus pressants, ne méritc-t-elle pas 
plus que jamais nos soins, nos conseils et notre sympathie ? Nos plus 
anciennes traditions, noire titre môme, ne nous obligent-ils pas à leur 
accorder une plus largo place dans nos constantes préoccupations ? 

c De ce côté, le bien reste considérable à faire, et à faire tout 
près de nous, avec le béiK'fice de progrès immdédiats à poursuivre, 
et, peut-être d'un prix de reconnaissance à en voir revenir. Ne ferons- 
nous pas œuvre émincmmment utile en ne gardant plus seulement entre 
nous, jalousem<>nt enfermées dans les limites de cette enceinte ou de nos 
publications annuelles, les lumières de nos savants confrères, en rayon- 
nant plus libéralement leurs constils et leurs leçons, en liant, sur le 
terrain fertile du bien à accomplir, de solides relations avec les comices 
de notre région, en admettant parmi nous leurs présidents à titre de 
c( rrespondants actifs î 

<c Et pour faire mieux connaître et apprécier notre Société dans nos 
campagnes, ne pourrions-nous pas, chaque année, profiler des concours 
de chacun de nos six comices départementaux pour décerner plus 
solennellement, à ces occasions, nos primes spéciales, augmenter de ce 
chef rimporiance de ces concours partiels, et rehausser l'éclat même de 
nos récompenses, appoint que nos lauréats n^ dédaigneraient pas? Dans 
ce système, les jurys locaux viendraient utilement au secours de nos 
confrères dans leur pénible mission. Et, si cette combinaison avait 
la bonne fortune d'être agréée par vous, il me semble que tout le monde 
aurait un grand profit moral à en retirer. Les comices et les lauréats 
n'auraient qu'à se réjouir du surcroît que nous leur apporterions ; notre 
Société gagnerait d'affirmer par là son exist^^nce, et de répandre davantage 
son influence bienfaisante dans nos campagnes. Sans compromettre sa 
vertu ni sa réputation, notre Compagnie peut se mêler plus résolument 
paocàs-VKRBAUx, 1887. 3 



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XXXII PROCBS-TERBAUX 

à la vie miliianie, el faire un peu|plus parler d'elle, avec d'autant moins 
de danger qu'on n*aura jamais, à coup sûr, à en dire que du bien 1 

« C*6st là un essai que j'ai l'honneur de proposer à vos méditations, 
à l'examen et à la discussion de vos comités compétents ; si cette propo- 
sition peut rencontrer votre approbation, le succès couronnera cette ten- 
tative, le bénéfice moral qui en reviendra à notre Société pourra être 
considérable ; et dans tous les cas, si. par impossible, le résultat ne 
répondait pas à nos espérances, nous resterions toujours libres de revenir 
à 11 tradition présente, sans autre engagement de votre part. 

fc Nous avons parlé tout à i'beure des correspondants de notre Société ; 
à l'origine de notre fondation, nous trouvons dans leurs rangs des 
hommes qui avaient nom Lacépède, Gasparin, Parmenticr, Chaptal, 
Cuvier, Delambre, Delille, de Serres, de Jussieu, Voila, correspondants 
d'autant plus précieuii qu'ils honoraient notre Compagnie de leurs com- 
munications enviées. 

« Nous comptons aujourd'hui parmi les membres de cet ordre des 
hommes dont nous pouvous être fiers, mais qui, malheureusement, ne se 
rattachent à nous que par le lien bien fragile d'une muette inscription sur 
nos listes. Quel renfort pourtant ne pourraient pas apporter à notre bilan 
annuel, quel intérêt n'ajouteraient pas à vos séances ces confrères dis- 
persés sur tous les points du globe, s'ils daignaient plus souvent se 
souvenir de nous? Combien n'est-il pas souhaitable enfin d'avoir des 
correspondants qui correspondent davantage I A leur défaut, pour élargir 
le cercle de vos éludes, nous devrions nous appliquer à recruter ces nou- 
veaux confrères dans un monde plus voisin de nous, et à les associer 
plus directement à nos travaux. 

a Peut-être pourrons^ nous les attirer, par l'organisation d'une publicité 
plus large, dont profiteraient et vos propres œuvres et le renom de la 
Société ; on ignore trop à Lyon, probablement plus qu'ailleurs, la valeur 
morale et scientifique de votre collectivité ; la faute en esta votre modes- 
tie trop discrète; quelque estimable que soit cette vertu, il importe de 
ne pas tout lui sacrifier. 

« Tout le monde y trouvera grand profit, notre Société pour sa répu- 
tation et son autorité, et le public pour les enseignements précieux qui 
viendront se mettre plus complaisamment à sa portée. 

« J'ai abusé. Messieurs, de votre bienveillante patience ; mais votre 
ardeur pour le bien et votre dévoûment aux intérêts qui nous sont chers 
me pardonneront de vous avoir retenus si longtemps à la recherche de 



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PROCES-VERBAUX XXXIII 

nouveaux services à rendre, pour faire notre Association toujours plus 
utile, plus forte et plus honorée. C'est le vœu qui nous tient à tous le 
plus au cœur. » 

Après cette allocution, M. le Président procède au dépouillement de 
correspondance. 

La Société est informée par le ministère de M" Ravier, notairt", qu*elle 
est inscrite pour un legs de mille francs sur le testament de M. Fontannes- 
le Bureau ira présenter à la mère de ce regretté collègue l'expression de 
ses sentiments de sympathie et de gratitude. 

M. Chauveau écrit que sa récente nomination en qualité de professeur 
au Muséum d*histoire naturelle, à Paris, le met dans l'impossibilité de 
figurer désormais sur la liste des membres titulaires de la Société. Des 
félicitations seront adressées à M. Chauveau, et il lui sera donné avis de 
son inscription sur la liste des membres correspondants. 

La Société reçoit, muni de la signature de M. le Recteur de l'Académie, 
Tun des deux exemplaires du traité qui a reçu l'approbation de l'admi- 
nistration centrale de l'Instruction publique, pour le transfert de la biblio- 
thèque de la Société dont le local de la Faculté des sciences. M. le Pré- 
sident, à Toccasion de cet envoi, dit que toutes les formalités nécessaires 
ayant été remplies, l'opération du transfert peut dès à présent être mise 
à exécution. 

Par une lettre en date du 39 décembre 1886, M. le Préfet du Rhône 
consulte la Société sur une question soulevée par le Conseil d'hygiène et 
de salubrité de Paris qui propose de soumettre à une revision l'ordon- 
nance de police du 15 septembre 1875, concernant le service des incen- 
dies, en ce qui touche le classement des débits et magasins de pailles el 
fourrages. L'examen de la question est renvoyé à une commission qui se 
composera de MM. Sauzey, Burelle et Deville. 

La Société reçoit encore, par l'interinédiaire de la préfecture, Taftiche 
et le programme du concours agricole régional qui sera tenu à Tuile, du 
samedi 18 au dimanche 36 juin 1887. 

Sous le même pli se trouve une circulaire qui appelle particulièrement 
l'attention sur les dispositions nouvelles du concours et sur la faculté 
accordée aux agriculteurs de prendre part à tel concours qui sera le plus 
à leur portée et à leur convenance. 

La Chambre syndicale des constructeurs d'instruments pour l'agricul- 
ture annonce, par une circulaire, la réunion des constructeurs en syndicat 
pour la défense de leurs intérêts communs et l'extension de leur industrie. 



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XXXIV PROCBS-VERBAUX 

La Société procède au renouvellement de ses comités de présen- 
tation. 

Section des sciences, — Les membres sortants, MM. Gobin, Lavirotte, 
Marchegay, Saint-Lager et Lafon, sont réélus. 

Section de Pagriculture. — Les membres sortants, MM. Sauzey, Chau- 
rand, Billioud-Monterrad, Biétrix (C.) et Maurice, sont réélus. 

Section de l'industrie. — Les membres sortants, MM. Péleaux, Biétrix 
(Joseph), Gensoul, Locard et Marnas, sont réélus. 

M. Burelle donne communication d'un Mémoire du D** Albin Meunier, 
sur une méthode pour le traitement des maladies à microbes et à para- 
sites chez les hommes, les animaux et les plantes. Cette méthode prend 
pour point de départ la solubilité de la plupart des parasiticides purs, 
d ans les vaselines pures, et Tinnocuité des solutions injectées à des doses 
déterminées, dans les tissus vivants. 
La communication de M. Burelle donne lieu à plusieurs observations. 
M Deville pense qu'un moyen de prolonger l'action des insecticides 
en ralentissant leur diffusion doit présenter de grands avantages dans les 
terres très légères. 

M. Arloing craint que le D'' Albin Meunier n'ait appliqué trop facilement 
et par analogie, dans le domaine végétal, les résultats des expériences 
faites sur le tissu cutané. 

M. Crolas dit que l'idée d'incorpcvrcr le sulfure de carbone dans une 
substance destinée à lui servir de véhicule et à en modérer l'action pré- 
sente certainement quelque intérêt, mais que cette idée n'est pas préci- 
sément neuve, attendu qu elle a été mise à l'essai par plusieurs expéri- 
mentateurs au nombre de:^quels doit figurer, en première ligne, l'Américain 
Risley. Plus près de nous, M. Jambon, viticulteur à Brouilly, pour 
ralentir la pénétration du sulfure de carbone dans le sol, a employé cet 
agent en mélange avec du pétrole, en ayant soin de ne pratiquer les 
injections qu'à 10 centimètres de profondeur. Il n'est pas nécessaire, 
suivant M. Crolas, d'avoir recours à la vaseline, le prétole brut ordi- 
naire peut servir mélangé avec un cinquième de son poids de sulfure de 
carbone. La question de pureté, qui serait un point capital en matière 
médicale, est ici tout à fait secondaire, et il est heureux qu*il en soit 
ainsi, car autrement le remède préconisé par le D** Albin Meunier contre 
le phylloxéra ne serait pas pratique. Tous les congénères du pétrole, la 
luciline, la soléine, etc., peuvent produire les mêmes effets et sont sans 
action nuisible sur la végétation. Ce qui n'est pas sans importance, c'est 



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PROCBS-YBRBAUX XXXV 

la densité du dissolvant; on doit donner la préférence aux produits de 
cette nature dont la densité varie entre OJIO et 0J30. 

Le travail de M. Albin Meunier est renvoyé à la Commission de 
publication. 



SÉANCE DU U JANVIER 1887 



Préaldeace 4e N« LBQEK 



La séance est tenue exceptionnellement à 4 heures, pour la distri- 
bution des récompenses accordées sur le rapport de la Commission des 
primes, dans la séance du 10 décembre, aux lauréats convoqués à 
cet effet. 

La distribution achevée, M. le Président congédie MM. les lauréats en 
félicitant personnellement chacun d'eux, au nom de la Société, sur les 
qualités el les mérites exceptionnels qui ont motivé les suffrages de la 
Commission des primes. 

Correspondance : Par une circulaire en date du 8 janvier, la Société des 
agriculteurs de France convoque à une réunion qui aura lieu le 7 février, 
à 9 heures du maiin, à l'hôtel Continental, à Paris, les représentants des 
associations agricoles, invités à venir exposer les motifs de leurs vœux et 
de leurs résolutions. 

La Société de piscicultuie du Cher communique le texte d'une pétition 
qu'elle se propose d'adresser au Sénat, et en faveur de laquelle elle solli- 
cite l'adhésion des associations agricoles. 

M. Deville veut bien se charger d'examiner la question et d'en exposer 
un compte rendu. 

M. Terrel des Chênes écrit pour appeler l'attention sur un Mémoire 
qu*il a intitulé : les Cépages résistants y et dont il adresse plusieurs exem- 
plaires. Persuadé que son opuscule doime la solution d'une (|uestioQ de 
la plus haute importance, l'auteur offre la brochure au prix minime de 
10 centimes à toutes les sociétés agricoles et viticoles qui en feront la 
demande. 

M. Saint -Lager dit que le travail de M. Terrel des Chênes est un plai- 
doyer en faveur du plant des environs de Saiiit-Ismier (Isère) connu 



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XXXVI PROCES -VERBAUX 

SOUS le nom d'étralre de la Dhuys. M. Terrel des Chôoes prétend que 
nous avons là, sous la main, un cépage plus résistant que les cépages 
américains, et qu*il n'est pas nécessaire de recourir à ces derniers, pour 
la reconstitution de nos vignobles. Sa conviction paratt entière, mais elle 
n*est pas partagée par tous les viticulteurs. 

M. Sauzey lappelle qu*il a déjà rendu compte des essais peu encoura- 
geants qu'il a faits chez lui du cépage dont il s'agit. Les plants lui ont 
été foiiriiif^ par M. Biélrix (C.)- Sur deux cents pieds qu'il a placés entre des 
lignes de vignes américaines, c'est à peine s'il lui en reste aujourd'hui 
cinq ou six vivants. Leur résistance s'est montrée peut-être inférieure 
à celle de la plupart des cépages français, et, dans tous les cas bien 
moindre <|ue celle des plants américains qui les entourent et qui comp- 
tent d-^jà de dix à douze années d'existence. M. Sauzey ajoute qu'ayant 
planté l'étraire deux ans avant M. Terrel des Chênes, il Ta engagé à 
venir constater de vUu l'état des choses, afin de le mettre en garde 
contre les déceptions qui l'attendent. 

M. Biétrix (Joseph) dit que l'étraire se comporte bien dans la vallée de 
l'Isère, surtout entre Chambéry et Grenoble, et aussi à Sassenage. Les 
demandes de ce plant ont été considérables, il y a une quinzaine d'années. 
Les produits sont assez avantageux, car le vin se vend 55 francs l'hecto- 
litre. H. Biétrix n a jusqu'à présent constaté qu'une seule tache dans son 
vignoble et une douzaine de ceps au plus sont atteints. 

La séance se termine par une discussion sur les moyens de conserver 
à labibliothèque de la Société, transportée dans les bâtiments dos Facultés, 
le béi;éfice de l'assurance dont elle était l'objet dans les bâtiments du 
Lycée. 



SÉANCE DU 21 JANVIER 1887 
Présideaee 4e M. LEQEK 

M. Burelle donne lecture, au nom de la Commission spéciale désignée 
dans la séance du 7 janvier, du rapport suivant préparé en vue de 
répondre aux deux questions adressées par l'Administration, savoir : 

t'' S'il convient de ranger dans la deuxième classe des établissements 



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PROCES -VBRBAUX XXXVII 

dangereux les magasins établis dans les villes pour contenir plus de 
trois cents bottes de paille ou fourrage; 

3^ Si l'on peut admettre, après une simple déclaration à la préfecture 
l'ouverture des magasins» de détaillants devant contenir moins de trois 
cents bottes. 

« Les magasins et débits de p.iilles et fourrages établis dans la ville 
de Paris ont été classés par l'ordonnancd du 15 septembre 1875 parmi 
les établissements dangereux. Ils sont rangés dans la deuxième classe 
lorsqu'ils contiennent plus de trois cents bottes de paille ou de fourrage. 

« Leur ouverture est soumise à une simple déclaration à la préfecture 
lorsqu'ils doivent contenir à la fois moins de trois cents bottes. 

« Ces mesures ont été prises à Paris, à cause du danger d'incendie ; 
nous vous proposons de répondre affirmativement à la proposition de les 
généraliser et de les appliquer à toutes les villes de France sous les deux 
réserves suivantes : 

« !• Il convient de bien distinguer entre les magasins des négociants 
ou débitants en paille et fourrages et les fenils des cultivateurs ou des 
consommateurs. 

« À notre avis les premiers seuls doivent être l'objet de la réglementa- 
tion proposée. 

« En effet le négociant, ou débitant, est amené par les nécessités de 
son commerce à se placer souvent dans l'intérieur des villes jusque dans 
les quartiers les plus luxueux. 

« Le danger d'mcendie est alors plus grand et les conséquences d'un 
sinistre peuvent être très graves. 

« Les cultivateurs et les consommateurs importants qui ne font pas 
commerce de fourrages, tais que les entrepreneurs de transports, les 
camionneurs, etc., sont au contraire établis dans les quartiers excentri- 
ques des villes et ne doivent pas, à notre avis, être soumis à la régle- 
mentation. 

a 3^ La quantité de trois cents bottes de paille ou fourrage nous parait 
prêter à des discussions, car les bottes n'ont pas toujours le même poids. 

« Le poids de la botte varie de 10 à 100 kilogrammes, suivant que le 
fourrage est pressé ou non. 

« Il serait donc préférable de remplacer les termes : trois c« nis bottes 
par ceux de 30000 kilogrammes correspondant à trois cents bottes 
pressées de 100 kilogrammes. » 

Les conclusions du rapport ayant obtenu l'approbation de la Société, 



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XXXVIII PROCES-VERBAUX 

il en sera immédiRteroent transmis copie en réponse à la lettre du 
29 décembre dernier, par laquelle la Préfecture du Rhône a saisi la 
Société de la question. 

M. Billiond-Monterrad donne lecture du rapport d*t la Commission 
des soies sur ses travaux en 1886. La Société vote des remerciements à la 
Commission des Sdies et accorde trois médailles qui lui sont demandées 
en faveur de collaboratetirs étrangers qui ont prôt'î à la Commission un 
concours dévoué. 

M. Deville, qui a bien voulu se chirger d'examiner la pétition que la 
Société de pisciculture du Cher se propose d'adresser au Sénat» dit que la 
Société peut, sauf sur un seul point, donner son adhésion à ladite pétition 
qui n*a d*autre but que d'opposer, s*il se peut, un froin au dépeuplement 
de nos rivières, afin d'accroître au'ant que possible les ressources que les 
eaux peuvent fournir à Talimentation publique. Toutefois, quand la 
Société de pisciculture du Cher propose de remettre en eau les étangs 
desséchés, cVst là un vœu auquel une association agricole ne peut pas 
d:>nner son approbation. En conséquence l'adhésion d*; la Société sera 
accompagnée d'un paragraphe nstrictif ainsi conçu : 

« Néanmoins, per'nettez nous eu terminant. Messieurs les Sénateurs, 
d'appeler toute votre attention sur le membre de phrase que nous avons 
souligné et qui est ainsi conçu : Faire mettre en eau un grand nombre 
d'étangs desséchés. 

a Demander une semblable mesure serait méconnaître complètement 
les effets néfastes que causent, sur la santé publique, les vastes surfaces 
d'eau dormante. 

« L'expérience a, en effet, ('émoniré que les fièvres paludéennes, qu' 
5évissent encore de nos jours avec intensité dans les anciennes provinces 
du Limousin et de la Bresse, sont dues à la prôsense des nombreux 
étangs et cours d'eau qui couvrent ces deux parties de la France. 

c C'est donc uniquement pour assurer le repeuplement des étangs et des 
lacs existant actuellement, et particulièrement pour les cours d'eau, que 
nous sollicitons toute votre bienveillance. » 

Celle rédaction reçoit Tappt^obation Je la Société. 

M. Locard fait observer qu'il existe encore un proJuit des eaux trè« 
recherché, l'écrevisse abondante autrefois dans les petites rivières du 
Rhône, de l'Isère et de la Drôme, et aujourd'hui excessivement rare dans 
ces mômis cours d'eau. La disfiarition de l'écrevisse a été attribuée & 
une épidémie dont on ignore les causes^ mais il est probable qu'une 



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PaOCKS-YKRBAUX XXXIX 

pèche sans mesure et sans contrôle, ainsi que remploi de moyens 
prohibés, y ont puissamment contribué. Dans tous les cas, il y aurait un 
intérêt réel à repeupler en écrevisses les cours d'eaux qui en contenaient 
autrefois de grandes quantités. 

M. Locard signale encore le dépeuplement de la mer sur les c6tes du 
midi de la France et sur les côtes de la Corse, dépeuplement à l'origine 
duquel il croit avoir assisté pendant son séjour en Corse, et qui ne peut 
être attribué qu*à une pèche excessive. A un moment donné, des pécheurs 
napolitains sont venus s'établir sur les côtes de la Corse, avec de petites 
barques à demi pontées, montées généralement par sept hommes accom- 
pagnés de deux femmes ou de deux enfants. En temps ordinaire, ces 
pécheurs se tenaient dans lesporis. Ils étaient tous munis do baromètres ; 
dès qu'une baisse un peu forie leur annonçait un temps d'orage, ils 
prenaient le large et allaient s'exposer aux plus grands dangers, tandis 
que les pécheurs de la localité cherchaient un abri. Les barques allaient 
deux à deux reliées par un filet de cent mètres de long sur cinq ou six de 
large, placé sous le vent. Les deux barques se rapprochant ensuite peu 
fi peu en ramenant les deux extrémités du filet capturaient dans l'espèce 
de sac ainssi formé des quantités de poissons vraiment surprenantei. Ces 
liai dis pécheurs napolitains ont fait école parmi les pécheurs de U loca- 
lité ; puis il en est venu de Nice et d'autres points du littoral. Le résultat 
des pèches extraordinaires qui ont été faites pendant un certain temps a été 
le dépeuplement à peu près absolu des parages fréquentés, de sorte qu'il a 
fallu les abandonner et doubler le cap Corse pour aller chercher fortune 
de l'autre côté de l'île. Il est certain, dit M. Locard, qu'on ne peut pas 
songer à repeupler la mer, mais de même qu'on donne des primes pour 
a destiuctiondes carnassiers qui dévorent le gibier, il serait peut-être 
bon d'encourajçer, de la même manière, la destruction des animaux marins 
tels que les requins, les dauphins, les ouirsouins, qu'on ne mauge pas et 
qui ne vivant que de proie doivent être considérés comme essentiellement 
nuisibles. 

M. Billioud-Monterrad attribue une grande partie la destruction du 
poisson dans les rivières à la non-observation des rè^lt^ments sur la pêche. 
Il cite, comme preuve à l'ai^pui, les fructueuses pêches d'aloses qui se 
pratiquent en amont des barrages de la Saône, où tout le monde s'en 
mêle, y compris ceux qui devraient s'y opposer. 

M. Deville signale une autre infraction aux règlements non moins 
mauife.He et préjudiciable; il s'agit de la vente, aux halles, de truites 



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XL PROCBS'YERBAOX 

vivantes, en temps prohibé. Il ajoute que depuis quatre ans qu'il fait des 
observations, il a pu constater un dépeuplement toujours plus accentué 
de la rivière d'Ain, auquel il serait temps de mettre enfin un terme. 
M. Deville dit encore qu'une demande doit être adressée à la préfecture 
en faveur de la création d'un laboratoire de pisciculture au parc de la 
Téte-d'Or; il ne doute pas qu'en donnant son appui à cette pétition, la 
Société ne contribuerait puissamment à la faire prendre en très sérieuse 
considération. 

M. Saint- Lager fait observer que, dans les propositions qui viennent 
d'être énoncées, il est surtout question de vœux h émettre, mais qu'on n*a 
fait connaître aucune mesure nouvelle pour atteindre le but qu'on se 
propose et arriver à la répression réelle et effective du braconnage. 

M. Deville montre que les mesures édictées seraient efficaces si elles 
avaient leur plein effet. Malheureusement, pour des causes que la Société 
n'a p )s à discuter, et qui, dans tous les cas, échapperaient à son influence, 
ces mesures ne sont pas appliquées, et il est même difficile qu'elles le 
soient. On a demandé récemment que la surveillance des grandes eaux, 
qui appartient aux Ponts et Chaussées, soit rattachée au ministère de 
l'agriculture. Ce changement sera de nul effet, si l'on n'augmente pas le 
nombre des gardes et si on ne leur fournit pas les moyens d*exercer une 
surveillance convenable. Actuellement, chaque brigadier a 35 kilo- 
mètres à surveiller, et chaque garde 33 kilomètres à parcourir par 
jour. Depuis deux ans le brigadier a été muni d'un revolver, mais 
quand il serait nécessaire qu'il pût passer d'un bord à l'autre de la 
rivière, le plus souvent il n'a pas de barque à sa disposition. Un corps 
savant qui ne dispose que d'une influence purement morale que peut-il 
faire de plus que de constater ce qui est, et d'appeler l'attention de qui de 
droit sur un état de choses défectueux? 

M. Chaurand rappelle un travail très complet sur la pêche dans le 
Rhône, entre Lyon et Genève, présenté par M. Gobin, lorsqu'il était 
chargé du service de cette partie du fleuve. Déjà à cette époque, M. Qobin 
constatait que tout avait été prévu pour assurer la couservation du pois- 
son, mais que les règlements étaient frappés d'impuissance par la diffi- 
culté'; d'en assurer l'observation. Il insistait notamment sur la nécessité 
d'augmenter le nombre des gardes. 

M. Satizey rappelle que M. Gobin a parlé aussi d'un essai d'introduction 
du saumon dans le Rhône, et demande quels résultats on a obtenus. 

M. Deville dit que les essais qui ont pu être faits au sujet du saumon 



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PROCAS-YERBAUX XLI 

ordinaire n*oat pas dû aboutir, attendu que le saumon ordinaire, qui est 
un poisson des mers du Nord, ne peut pas supporter la salure de la Médi- 
terranée. Hais il ajoute qu'on doit renouveler les tentatives d'ensemence- 
ment avec le saumon Quinnat d'Amérique. Des œufs fécondés venant 
d'Amérique ont été déposés au Trocadéro, il y a trois ans; l'alevin sorti 
de ces œufs s'est déjà reproduit et, sans plus de retard, cette année, on 
va jeter dans le Rhône quelques milliers de jeunes sujets. La question a 
trop d'importance pour qu'on l'abandonne, le saumon étant un poisson 
migrateur qui s'élève et grossit dans la mer, et apporte à l'alimentation 
publique un appoint dont la production ne nous a absolumont rien coûté. 

M. Sauzey dit que les riverains du lac de Genève dont les propriétés 
sont traversées par de petits ruisseaux se rendant au lac, se livrent à une 
pèche facile en harponnant les truites qui quittent le lac pour remonter 
les ruisseaux à l'époque du frai. 

La pèche au trident, à l'époque .du frai, est d'autant plus facile, dit 
M. Deville, qu'à une période d'activité pendant laquelle les saumons 
peuvent faire jusqu'à 45 kilomètres à l'heure, succède un état d'accalmie, 
on pourrait même dire de malaise, où le poisson reste comme engourdi 
des heures entières à la même place, et ott, avec la précaution de ne pas 
trop agiter l'eau, on peut en approcher presque à la portée de la main. 

Plusieurs observations ayant encore été échangées, à la demande de ses 
collègues, M. Deville veut bien se charger de préparer la rédaction d'une 
pétition à adresser à M. le Préfet du Rhône, en vue d'obtenir la répression 
effective du braconnage dans les cours d'eau et l'établissement d*un labo- 
ratoire de pisciculture au parc de la Tète-d'Or. 



SÉANCE DU ^ JANVIER I8S7 
PrétildIeBce die H. liBOBB 

A l'occasion du procès- verbal, M. Grobin présente plusieurs observation.^ 
relatives aux causes de la de. truction du poisson. Une des causes de la 
dépopulation de la Méditerranée sur les côtes de France doit être la pèche 



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XLll PROCfiS-^BEBAUX 

comme on la voit pratiquer actuellement à Nice, oti l'on ne ramène abso- 
lument que de l'alevin dans les filets. 

Quant à la pécbe de l'alose au barrage de l'Ile-Barbe, l'année dernière, 
la police est bien parvenue à l'empêcher pendant le jour, mais les marau- 
deurs sont revenus pendant la nuit se livrer à leur industrie, presque en 
toute sécurité. Les gardes trop peu nombreux n'y peuvent rien, et quand 
les gendarmes arrivent, les délinquants prévenus par des signaux ne se 
laissent pas surprendre. Les gardes champêtres qui connaissent les marau- 
deurs s'abstiennent de les signaler de peur qu*ils ne leur fassent un 
mauvais parti. 

M. Gobin dit encore qu'on a fait des élevages de saumon à Culoz, 
et que le Rhône a été ensemencé en cette localité. Le résultat n'a peut- 
être pas été celui qu'on espérait ; cependant des pêcheurs de Saint- 
Genis, depuis cette époque, ont quelquefois capturé des saumons d'une 
livre. 

En même temps qu'on essayait d'introduire le saumon dans le Rbêne 
on y a aussi jeté de la truite, et, de ce cêté, on parait avoir mieux réussi, 
car à Condrieu, où de mémoire de pêcheur, la capture d*une traite pouvait 
passer pour un fait exceptionnel, on prend à présent des truites assex 
fréquemment. 

M. Gobin rappelle enfin que dans son travail sur la pêche, dont il a été 
parlé dans la dernière séance, il concluait à une demande de modification 
de la loi. Ce travail a été hautement apprécié ei a valu des éloges à son 
auteur ; mais il est probable qu'il a été relégué dans les cartons du mi- 
nistère, et qu'on l'y aura oublié. 

M. Locard fait observer que la pêche se pratique ft Marseille, à Toulon, 
à Menton, à Alger, en Corse et généralement sur toutes les côtes de la 
Méditerranée, comme à Nice. C'est la pêche à la traîne à laquelle rien ne 
peut échapper, quant le filet se ressere en approchant du bord. De tout 
temps, la pêche à la traîne a détruit autant d'alevin qu'à présent. C'est en 
vain qu'on rejetterait à la mer les tout petits poissons qu'on capture ainsi, 
car une émersion de quelques secondes suffit pour les faire pétir. Ils en- 
trent d'ailleurs dans la consommation locale. Les ménagères du littoral 
m font, en les pétrissant avec du sel, la base d'un mets assez estimé des 
riverains. Si les pêcheurs de nos côtes ne prennent que cela, c*est parce 
que les sardines, dont ils attendent toujours le retour, fréquentent main- 
tenant d'autres parages, notamment le voisinage) des îles Baléares. Pendant 
un séjour de cinq années en Corso, M. Locard dit qu'il n'a entendu parler 



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PROCES VBRBAtX Ltllf 

qu'une seule fois d*un passage de sardines un peu important. La sardine 
s*est éloignée de nos côtes ; c'est un fait évident pour toute personne qui 
peut comparer la pèche aujourd'hui, avec ce qu'elle était, il y a seulement 
une vingtaine d'années. 

M. Léger se livre à une discussion du système de tout à Végoutf qui 
tend à devenir, chez nous et ailleurs, une question toute d'actualité. 

Après un examen du régime adopté à Londres, MM. Mille et Durand- 
Claye sont revenus avec la conviction que toutes les déjections d'une 
grande ville peuvent être utilisées. Certains industriels, d'ailleurs, se 
livrent depuis longtemps déjà à l'exploitation des apports des égouts. 
Les uns recueillent les bouchons flottants pour en faire des bouchons 
neufs ; d'autres, au moyen de cordes garnies de houppes de laine, absor- 
bent les graisses qui surnagent et se procurent ainsi par jour, et à bon 
marché, à peu près 150 kilogrammes d'une matière première qui sert à 
fabriquer de mauvaises bougies. Le système de M. Durand-GIaye est 
celui qu'on applique à Gennevilliers où les eaux d'égout sont employées 
en irrigations, pour être rendues à la rivière après avoir été filtrées par 
la terre. En admettant, ce qui est loin d'être démontré, que la terre 
digère et filtre réellement la masse d'eau qu'on lui fait absorber, la faveur 
qui s'attache au système de tout à Végout se conçoit, d'autant plus qu'il 
a pour lui un puissant auxiliaire, le besoin d'argent. On a calculé que 
les droits de déversement produiraient la somme de douze millions ; 
devant ce chiffre, les intérêts de l'hygiène pourraient bien être reléguas 
au second plan. 

La province n'est pas à l'abri des entraînements irréfléchis. Si le 
système triomphe à Paris, il nous sera bien difficile d'obtenir qu'on 
le soumette à une discussion sérieuse, avant de nous l'imposer. Les 
sociétés d'hygiène et de médecino sont là pour examiner la question au 
point de vue de la salubrité; mais comme d'un autre côté, il s'agit de 
cinq cent mille francs d'engrais que nous serions forcés de verser en 
pure perte dans le Rhône, la Société d'agriculture a bien le droit d'in- 
tervenir dans la discussion, et de porter la parole au nom des intérêts 
agricoles. 

La question, du moins pour le moment, n'est pas facile à résoudre. 
Dans notre réseau d'égouts, l'écoulement des eaux est assez bien assuré; 
mais le développement, qui est actuellement de 145 kilomètres, n'est en- 
core que le tiers du ré>( au projeté, et il a fallu trente ans pour le cons- 
truire: doue c'est bien le moins qu'on évalue à quarante ou cinquante 



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XLIV PROCES VERBAUX 

années le temps nécessaire pour rachèvementy avec le remaniement des 
anciens égouts. Il résulte de là que nous sommes condamnés au siatu 
quo pour un assez grand nombre d*années^ et qu'il nous est interdit, quant 
à présent, de song» r à Tadoplion d'un n^gime définitif. 

De plus, que ferons-nous dans l'bypothèse de la mise à notre dispo- 
sition des 950000 mètres cubes d'eau qu'on nous promet, qui, avec une 
moyenne de 80000 mètres cubes u'raux pluviales, porteraient à 830000 
mètres cubes la masse d'eau que la ville déverserait dans les égouts? Si 
tout retourne immédiatement au Rhône, ce sera le vingtième de son débit 
moyen, et les river&ins d'aval protesteront certainement. Si, au conlraiie, 
on veut purifier les eaux d'égout par le sol, en les employant à faire de 
l'irrigation, c't st une superficie de 15000 heitaree qu'il devient nécessaire 
de trouver disponible et de vouer uniquement à la culture maraîchère, 
conditions difficiles à réaliser. Ce n'est pas tout, car ces eaux devront être 
élevées mécaniquement et demanderont, pour être portées à ure hauteur 
suffisante, 5000 chevaux de force qui, avec les accessoires, coûteront de 
neuf à dix millions. 

Nos fosses d'aisance ont leurs détracteurs qui prétendent que beau- 
coup sont fissurées et contaminent les puits voisins. Ces plaintes sont 
exagérées. Nous avons quinze mille fosses dont les radiers couvrent une 
surface relativement faible et facile à surveiller. Au surplus, lorsque 
le choléra étant presque à nos portes, le laboratoire municipal fut 
chargé de faire des recherches, on ne découvrit pas plus de trois puits 
suspects. 

Les fanatiques de tout à VégovX croient avoir trouvé un argument sans 
répbque dans Tacroissement de la salubrité des villes par l'établissement 
des égouts. Le fait est vrai, il a été reconnu à Brux' lies pendant le règne 
de l'épidéuiie typhique, et à la dernière invasion du choléra à Marseille, 
M. Guérard a constaté qu'il ije s'ea pas produit un seul cas dans les rues 
munies d'égouts. Mais ni à Bruxelles, ni à Marseille, les égouts n'ont été 
mis en communication avec les fosses. 

Quand nous avons été menacés du choléra, il y a deux ans, le premier 
mouvement, en fait de mesures préventives, a été de proscrite la commit* 
nicatioii des fosses avec les égouts-, on se méfie donc du système qu'on 
voudrait nous imposer. 

 Londres les égouts sont fermés sur la voie publique, mais ce qui est 
possible en pays plat, ne l'est plus sur un sol accidenté comme celui de 
la ville de Lyon oti les égouts des hauts quartiers deviendraient des che- 



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PROCES-VERBAUX X I.T 

minées d'appel qui déverseraient dans Tair les miasmes élaborés dans les 
égouts des quartiers en plaine. 

En résumé, tout à Végout psi une solution aventureuse qui peut avoir 
de grands dangers et sur laquelle il importe qu'on ne laisse pas l'opinion 
publique s'égarer. 

M. Gobin confirme ce que M. Léger vient de dire au sujet des fosses. 
L'ancien état de choses était déplorable» mais on y a porté remède. Quel- 
ques propriétaires, dans le but d'éviter les frais de curages trop fréquents, 
on percé leurs fosses soit pour les transformer en puits perdus, soit pour 
opérer des chasses dans les égouts ; les condamnations pour ce dernier 
fait on été sévères, et le fait ne s'est pas renouvelé. Notre réseau a été 
commencé en 1854 par la Compagnie des eaux à laquelle la construction 
d'un certain nombre d'égouts avait été imposée. Pour se convaincre du 
rôle des égouts dans l'asbainissemcnt des villes, il n'y a qu*à comparer 
les villes qui en sont munies à celles où les eaux ménagères circulent dans 
les rues. Tout à Végout n'est guère possible dans la partie de notre ville 
située entre les quartiers de Perracbe et des Terreaux, à cause d'un 
défaut de pente auquel il est impossible de remédier. L'existence des 
fosses est incompatible avec l'abondance des eaux, et si l'on nous donne 
la quantité d'eau qu*on nous promet» la conséquence sera la suppression 
des fosses. M. Gobin rappelle qu'il a insisté, dans le temps, pour l'adop* 
tion du système mixte consistant dans l'emploi de tinettes mobiles ou 
appareils diviseurs retenant les matières solides et ne déversant dans 
les égouts que des liquides clarifiés. 

M. Léger fait observer qu'avec les diviseurs qui déversent dans les 
égouts les liquides des fosses mélangés avec les eaux ménagères, le côté 
hygiénique du système peut laisser à désirer, attendu que ces mélanges 
sont incontestablement remplis de microbes dont la diffusion dans Tair ne 
serait nullement entravée. 

M. Burelle demande la parole pour profiter de l'occasion qui lui est 
offerte par la nature de la discussion, de rectifier quelques renseigne- 
ments erronés qui ont été donnés récemment à la SociHé de médecine. 

« On admet beaucoup trop légèremeift, dit H.Burelle, que les fosses fixes 
perdent par des infiltrations une quan'i*é notable de leur contenu. Il y a, 
sur ce point, une opinion faite qui date deplusieurà années et qui ne tient 
aucun compte des améliorations considérables apportées dans la construc- 
tion et l'entretien des fo.^ses fixes, par lu surveillance très active dont elles 
sont l'objet dans notre ville. 



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XLYI PROCES -VERBAUX 

« Les recherches faites, parle laboratoire municipal, des eaux de puits 
contaminées montrent que les infiltrations des maiières fécales étaient très 
rares en 1884. 

« Les chiffres donnés à la Société de médecine sembleraient démontrer 
le contraire. Mais ces chiffres sont inexacts. 

« On a dit que la population lyonnaise desservie par notre Compagnie 
était de 350000 pei*):onnes et, pour l'établir, on prend le chiffre du recen- 
sement de 1881 , dont on déduit 33000 habitants qui sont desservis par le 
tout à Cégout établi dans les hospices, dans les bàtimems municipaux, 
dans les immeubles de la rue de la République et ceux de la rue de la 
Bourse. Il convient d'ajouter à ce chiffre la population comprise : 

« 1^ Dans la partie de la ville qui s'étend en dehors des bnrrières de 
l'octroi et qui comprend en entier le quartier des Charpennes, le Sacré- 
Cœur, Montchat, Monpiaisir, le Grand-Trou, la Mouche ; une partie du 
quartier de Vaise, le quartier de l'Industrie, Loyafse, le Point-du Jour, 
Saint' Irénée ; 

« 3^ Dans les quartiers de la ville oti se trouvent des jardins maraîchers, 
des établissements religieux, des maisons d'éducation, dont les matières 
fécales sont utilisées sur place, dans les jardins ; 

« S"* Dans les casernes et les établissements militaires qui sont desservis 
par un entrepreneur pai ticulier. 

« En estimant aux quatre cinquièmes de la population totale le nombre 
des personnes qui font usage des fosses fixes, je crois qu'on prend un 
maximum qui n'est pas atteint en réalité. 

m Le chiffre de V^^^ZWi admis pour le poids des déjections journalières 
est également contestable. 

« Barrai, qui a expérimenté sur trois hommes, une femme et un enfant, 
a trouvé une moyenne de V^yVlk. 

« On peut objecter que la population d'une grande ville n'est pas repré- 
sentée exactement par la moyenne fournie par quatre adultes et un en- 
fant. 

« Voiff et Lehmann ont fait des expériences plus détaillées, et sont arrivés 
à déterminer le poids moyen des déjections des hommes, des femoies, 
des garçons et des filles. 

« En me basant sur ces chiffres et sur le dénombrement de la populatioa 
lyonnaise dans lequel je sépare les adultes des enfants, j'en arrive au 
chiffre de 137784 mètres cubes représentant les déjections versées dans 
les fosses fixes par la population lyonnaise pendant l'année 1884. Nous 



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PROCRS-TERBAUX XLVfl 

avons extrait de ces fosses, pendant la nième année, 195503 mètres. Il a 
donc été versé dans lés cabinets, pour le nettoyage, 67718 mètres cubes 
d'eau (1). 

On se trompe généralement sur Tapprécialion de Teau nécessaire à 
l'entretien de la propreté dans les cabinets. Cetie quantité est beaucoup 
moins considérable qu'on ne le pense. 

Dans notre ville, les cabinets sont en général aussi bien le .us qu*à 
Paris ou dans toute autre ville où le tout à Végout est établi, et cependant 
la quantité d'eau déversée dans les cabinets s'élève au tiers seulement du 
volume des déjections. Ce chiffre est contrôlé par les analyses qui se sont 
faites pendant plusieurs années, à propos de la perception du droit imposé 
par la municipalité sur les matières fécales susceptibles d'être employées 
par l'agriculture. 

Nous avons trouvé une moyenne annuelle de 108000 mètres cubes de 
matière fécale titrant 3^ à l'aréomètre Beaumé au minimum, c'est-à-dire 
additionnées d'une très faible quantité d'eau. Il reste donc 30000 mètres 
cubes environ de déjections noyées dans une grande quantité d'eau, et 
provenant des cabinets dans lesquels sont installés des water-closets ou 
tout autre système de lavage automatique susceptible de dérangements. 

Ces calculs un peu longs montrent que la perte des matières fécales 
par les fissures des fosses fixes sont actuellement des faits très rares, et 
que l'accusation de répandre librement dans le sous-sol des quantités 
considérables de matières fécales ne peut plus ùire portée contre les fosses 
de notre ville. 

Ils confirment les résultats obtenus par le Laboratoire municipal. 

J'arrive à l'étude du système appelé le tout à Végout. Je me propose de 
l'examiner devant vous, au seul point de vue des intérêts agricoles. 

Tant que les égouls des grandes villes ont éié utilisés pour Técoule- 
ment rapide di s eaux pluviales, des eaux ménagères et du lavage des rues, 
leur rejet dans les cours d'eau naturels n*a pas soulevé de plaintes bien vives 
de la part des riverains. 

Il semble donc qu'on aurait joui paisiblement des avantages hygiéniques 
procurés dans les grandes villes par là construction des égouts, si on 

(1) Quotité de matières fécales extraites des fosses fixes : 

1884 195 502°»c,25 

1885 199 477 05 

1886 204 361 35 

PROC&S-VBRBiUX> 1887. 4 



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XLYIII 



PROCKS-VERBADX 



n'avait pas voulu utiliser ces travaux pour le transport des matières oe 
vidanges. 

« On peut discuter sur l'infection produite par Técoulement des vidanges 
dans les ré>eaux d'égouts. Les partisans du tout à Végout la nient éner- 
giquement et montrent avec orgeuil les collecteurs parfaitement entretenue 
des grandes capitales. Les adversaires appellent l'attention sur les petits 
branchements qui font souvent à sec, et qui parfois présentent une peote 
en sens inverse de la direction du courant. 

« Mais il ne peut y avoir de discussion sur Tétat d*infection des eaux 
mélangées de matières fécales à la sortie des égouts collecteurs. 

« Les plaintes si vives des riverains de la Seine et de la Tamise, (n aval 
de Paris et de Londres» sont connues de tous, et elles ont contraint les 
municipalités à rechercher les moyens dVpurer les eaux d*égouts. 

« Ces plainte s ont été justifiées par la nécessité du dnigage de la Seine 
en aval de la sortie du collecteur d'Asnières et par le tableau suivant 
donné par M. Marié-Davy dans l'annuaire de Monisouris, pour Tannée 
1886. 



DEQRÊ HYDROTIMÊTRIOUC 



Vanne 

Dhuis 

Ourcq 

Marne (Saint Maur) 

Seine : à Cboisy-le-Roi. . . 

— à Ivry 

— à Monlsouris (robinet 

du laboratoire). . . 

— à Auslerlitx. . . . 

— à Chaillot 

— à Saint-Denis. . • 
— - à Épinay 



21 
22 
34 
20 
19 
19 

19 
19 
19 
22 
20 



2 

3 

10 

4 
4 
4 

4 
4 
5 
5 
3 



mnagr 

117 
104 
124 
103 
100 
104 

101 
101 
100 
120 
110 



6 
7 
10 
5 
6 
7 

7 
7 
7 

10 
9 



«S 

fis 



mmgr 

1,» 

1,5 
2,7 
2,0 

i^ 

2,1 

2,4 
2,6 
2,5 
3,0 
3,1 



> S 



mmgr 

10,4 

10,1 

9,2 

9,7 
9,4 

10,1 
10,2 

9,1 
6,0 
5,4 



V s 
8S 



9 
10 
18 
15 
18 
13 

13 
18 
17 
45 
49 



< ^ 



1,4 
1,6 
1,6 
1,5 
1,4 
1,4 

1,2 
1,3 
1,2 
1,8 
1,6 



On voit que le coefficient d'altérabilité des eaux de la Seine, qui varie 
de 13 à 18 dans la traversée de Paris, passe immédiatement à 45 et 
49, après avoir reçu le déverseinent des eaux d'égouls. 



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PROCP.S-yBRBAUX XLIX 

« C'est pour cela qa'il ne peut plus être admis, aujourd'hui, de répandre 
ces eaux infectes dans les cours d*eau, et qu'on se préoccupe partout des 
moyens à employer pour les épurer. 

« Les procédés chimiques essayas si souvent à Londres, à Paris et à 
Berlin, ont tous été condamnés par l'expérience et abandonnés. L'épura- 
tion par la terre est le seul mode qui soit accepté aujourdhui, miis il 
convient de distinguer entre l'épuration et l'utilisation agricole. 

ff Dans le premier oas, on répand des volumes d'eau considérables qui 
atteignent jusqu'à 100000 mètres cubes par hectare et par an, ce qui 
correspond à une hauteur d'eau de 10 mètres ; dans le second cas, l'em- 
ploi des eaux-vannes doit se concilier avec les exigences des cultures ; et 
la quantité employée annuellement par hectare est 30000 mètres cubes au 
maximum. 

« L'épuration par la terre ne peut être considérée comme un mode 
agricole d'utilisation des eaux d'égouts. Une terre arrosée d'une manière 
continue par une quantité aussi considérable de liquides ne peut être 
susceptible d'une culture régulière. 

« L'utilisation agricole a la prétention de faire rentrer dans la cir- 
culation organisée les éléments de fertilité contenus dans les eaux 
d'égouts. 

« Je lui conteste cet avantage. 

« Si on se reporte au tableau donné dans V Annuaire de Montsouris^ 
année 1885, page 416, on voit que l'azote ammoniical des eaux d'égouts 
se retrouve presque en 3ntier dans les eaux des drains et des puits du sous- 
sol irrigué, à l'état d'azote nitrique. (Voir le deuxième tableau au verso.) 

Ainsi les expériences de Gennevilliers montrent d'une manière positive 
que la terre agit sur les eaux dVgouis par le fermeiii de Schlœsing et 
Mûntz et irausforme en nitrates 1( s composés ammoniacaux qui se trou- 
vaient dans les eiux d'égouts ; assurément une partie de ces principes 
fertilisants est utilisée par les récoltes, mais la plus grande partie se dissout 
dans les eaux filtrée^ par le sol a passe dans les nappes d'eaux souter- 
raines pour regagner le fleuve, et s'écouler à la mer, en pure perle pour 
l'agriculture. 

On peut objecter que l'expérience de Gt^nnevilliers n'est pas con- 
cluante et qu'il suffirait de répandre les eaux d'égouts sur une surface 
plus considérable. 

Le dernier Mémoire de M. Durand- Cl aye, sur l'assainissement de 
Beriij, va nous éclairer à ce sujet. 



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L PROCBS-YERBAUX 

« La ville de Berlin a appliqué, dans les dernières années, le tout à 
régout d'une manière rigoureuse et absolue. 

« Celte capitale avait, en 1884, une population de i 689931 habitants; 
elle s'étendait sur une surfice de 6358 hectares ; mais la population était 
surtout condensée sur une surface de 2660 hectares. 



ICau d^égout 

Drain d^Asniéres 

Drain des Cases d'Asniéres. . 

Drain d'Êpinay 

Drain du Moulin-de-Cage. . . 

Fuits Gay 

PuiUChaWet 

Puits de Bois-Colombes. . . 
Puits du Jardin d'Asniéres. . 

Biévre, amont 

Bièvre, aval 

Lavage du sol de Gennevilliers. 
Seine (robinet laboratoire). . 

Vanne 

Dhuis 

Ourcq 

Puits de Montsouris. . . . 



RÉSUMÉ. - MOYENNE PAR LITRE D*EAU 



AZOTE 
AMMONIACAL KrTRIQUB 



24,4 
0,9 
0,9 
0,8 
0,9 
0,6 
0,8 
0,6 
0,6 
^,4 
9.3 
0.7 



» 
1,8 



0,9 
24,4 
27,1 
22,2 
19,1 
17,7 
21,2 
66,5 
21,5 
0,9 
1,3 
17,4 



0,7 



OXTOBNB 

PRIS AU 

PSaMANSANATS 



1,28 

2,72 
1,87 
1,02 
19 55 
42,90 
2,04 
2,00 
U3i 
1,83 
3,03 



fc La surface de la ville est divisée, à cause de la faible pente du sol, en 
un certain nombre de sections qui sont desservies par un réseau d*égouts 
appelé système radial. 

ff Dans Texercice 1883-1884, cinq systèmes radiaux comprenant 
13235 immeubles oni fonctionné et débité un cube de 38 773 915 mè- 
tres cubes d'eaux-vannes. 

« Ces eaux ont été déversées par des pompes refoulantes sur divers do- 
maines acquis par la municipalité et ayant une surface de 5370 hectares. 

a L'irrigation a été pratiquée à raison de 13 à 30 000 mètres cubes par 
hectaie et paran« 



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PROCES -YEEBAVX Iil 

« Ces conditions sont beaucoup plus favorables à l'assimilation des 
matières fertilisantes par les plantes, qne celles de Gennevilliers. 
« Le tableau suivant donne Tanalyse des eaux de drainage : 

AMIIONUQUB 40 M^TES ODBB AQDS AZOnOOl AU M ÀTAS CUBB 

Prairieg 0kf,0002 â 0k«.0û25 Ok«,(tô2 à 0k«,708 

Planches de légumes et cultures 

diverses 0ks,0004 à 01^,0068 0^9,012 k 0^8,i99 

Bassin d*épuration 0iis,0018 à 0M,0068 O^g^OOD à 0^t,ibl 

« Les couches filtrantes de Berlin ne transforment pas en nitrates la 
totalité des sels ammoniacaux et, sur ce point, elles sont inférieures à 
celles de Gennevilliers. 

« L'utilisation agricole est aussi imparfaite, et les terrains irrigués 

laissent échapper dans les drains la plus grande quantité des matières 

ertilisantes, sous forme de nitrates qui s'ëcoulenl dans les cours d'eau. 

« Ainsi, malgré l'immense étendue du domaine de la capitale de l'Aile- 
magne, malgré les dépenses considérables faites pour l'achat et l'aména- 
gement de ce domaine, on n'a pas mieux réussi qu'à Gennevilliers; il n'a 
pas été possible de sauvegarder les intérêts de l'agriculture, et les ma- 
tières fertilisantes qui doivent porter la fertilité dans les champs qui ont 
envoyé leurs récoltes dans la ville, s'écoulent lentement des drains du 
champ d'irrigation. 

« Ces deux expériences grandioses établissent d'une manière définitive 
que le tout à Végoui est en contradiction formelle avec les principes fonda- 
mentaux de l'agriculiure. La nation qui l'adopterait dans toutes ses villes 
verrait diminuer rapidement sa richesse agricole. 

« Les agriculteurs allemands sont les plus grands acheteurs de sulfate 
d'ammoniaque des Anglais. Il achètent également des quantités considé- 
rables de nitrate de soude du Chili. 

« En France, nous achetons également une grande quantité de nitrate do 
soude, mais Paris, Lyon, Marseille, Lille, retirent de leurs fosses fixes la 
plus grande partie du sulfate d'ammoniaque employé par l'agriculture de 
notre pays, et même nous en exportons des quantités importantes en 
Espagne, en Italie et dans nos colonies des Antilles. Si par malheur, le 
tout à Fégout venait à être adopté, il nous faudrait renoncer ù ces exploi- 
tations, nous ne trouverions bientôt plus dans les usines à gaz la quantité 
0e sulff^te d'ammoniaque qui uqi^s est nécessaire, et nous serions con- 



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LU PROCES VEBBAUX 

traints d'aller ainsi demander aux Anglais les matières rertilisantes qui nous 
seraient indispensables pour obtenir, de notre sol épuisé, les récoltes 
intensives qui sont désormais Tunique espoir de l'agriculteur. » 



SÉANCE DU i FÉVRŒR 1887 
Présideace de M\ LR6BK 

M. Cornevin dépose sur le bure lu la deuxième édition de l'ouvrage 
exécuté en collaboration avec M. Arloing, sur le charbon symptomatique 
du bœuf. Ce volume retrace les recherces des auteurs sur des points qui 
ont fait l'objet de nombreuses communications toujours accueillies avec 
un bienveillant intérêt par la Société. Il contient les études sur U résistance 
du microbe aux basses températures, sur l'accroissement de la virulence 
par l'emploi de l'acide lactique, sur la distribution géographique, la fré- 
quence et l'intensité do la maladie suivant les conditions, enfin sur les 
résultats obtenus par la vaccination préventive de plus de cent mille 
sujets. M. Cornevin dit qu'en f lisant hommage de leur travail, les auteurs 
ont voulu payer une dette de reconnaissance à la Société, qui non seule- 
mont n donné à leurs études son encourageante approbation, mais leur a 
aussi actîordé à eux-mêmes d*éclatants témoignages d'estime dans les 
élections pour la composition de son Bureau. 

A l'occasion du procès- verbal, M. Locard, revenant sur la question de 
tout à Cégout, présente plusieurs observations. 

En premier lieu, on a un peu trop incriminé l'état des fosses d'aisances 
de noire ville, et la pretive, c'est que depuis le commencement des travaux 
de canalisation, qui remontent à 1854, bien qu'on ait cru réduire le nom- 
bre des foyers d'infection en mettant les fosses de certains quartiers en 
communication avec les égouts, il ne s'en est pas suivi de changement 
sensible dans la fréquence et la malignité des épidémies de variole ou de 
fièvre tvphoïde. Des recherches récentes ont montré que les matières 
fécales traitées par l'alcool ou l'éther donnent 72 pour 1000 de matières 
grasses. Ces matières, qui s'attachent aux parois, les rendent absolument 
étanches, à moins qu'il n*y ait de trop grandes solutions de continuité. 



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PROCES VERBAUX LUI 

Les fosses qui pourraient être nuisibles elquM conviendrait de supprime** 
sont celles qui sont au-dessous des caves. Quant à celles dont le radier est 
à 4 mètres ou ft 4™, 50 de profondeur, elles doivent 6lre sans effets nui ■ 
sibles sur la nappe des eaux souterraines qu'il faut aller chercher entre 
10 et 13 mètres dans les parties en plaine de notre sol. Les puits qui 
existent chez nous sont actuellement de deux espèces : les anciens puits 
maçonnés et les puits tub^s du système Norton, qui se sont multiplias dans 
notre ville, depuis que le brevet de l'inventeur est tombé dans le domaine 
public. On conçoit que les puits maçonnés puissent recevoir des infiltra- 
tions latérales; cependant, lors des dernières menaces du choléra, le la- 
boratoire municipal, comme il a été dit dans la dernière séance, n'a pas 
trouvé plus de trois puits suspects dans toute I j ville. Quant aux puits 
tubes, il est bien évident que leurs chances de contamination sont infini- 
ment moindres. 

Tout en rendant justice à l'innocuité des fosses, NT. Locard ne peut 
cependant s*empêcher da signaler combien nous sommes en retMrd sur 
Paris, même dans les édifices publics, au point de vue de la tenue des 
cabinets. Il appelle de ses vœux, pour remé lier à cet état de choses, une 
distribution d'eau assez abondante, pour que nous ne soyons plus exposés 
à des poursuites, s'il nous prend fantaisie de remp'ir une baignoire ou 
un bocal de poissons rouges. Alors, peut -être, aurons -nous des cabinets 
dans un état de propreté satisfaisant. 

M. Locard signale encore une découverte intéressante due à M. Arnould 
de Lille, sur la longévité du BncUltis comma de Koch, suivant les milieux. 
Ce microbe peut vivre quatre-vingt-un jours dans l'eau de mer, trente 
dans les eaux de puits, sept dans les eaux d'égout, deux dans les liqui- 
des des fosses d'aisance. Il suit de là que ce germe infectieux peut ren- 
contrer de nombreuses causes de destruction et qu'il a pour ennemis 
d'autres microbes, par exemple celui de la septicémie, qui le font dispa- 
raître. ^»*il n'en était pas ainsi d'ailleurs, comment les épidémies pour- 
raient-elles prendre fin ? 

H. Gobin rappelle qu'il a dit, dans la dernière séance, que l'abon- 
dance de l'eau amènr-rait la suppression des fosses. 11 ajoute que 
lorsqu'il était chargé du service de la voirie, il a vu que les cultiva- 
teurs refusaient fréquemment les matières trop diluées c >miije ne valant 
pas le transport et les allaient déverser dans le Rhône au sortir de la 
fosse. 

M. Leger^ pour épui^er la question, autant du moins qu'on peut le faire 



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LIV PROCBS-VERBAUX 

en tenant compte de l'étal de noirf^ canalisation, jette un rapide coup 
d'oeil sur le projet de vidanges pneumatiques de M. Berlier. 

Ce projet repose sur l'aspiration pneumatique dont le capitaine Liernûr 
a fait l'application à Âuisterdam. Il comporte l'installation, dans tous les 
égouts, de conduites en fonte de O'^^IO do diamètre et de tuyaux collec- 
teurs de 0"», 18. Une machine aspirante installée au pont de la Mulatière 
ferait, dans ce réseau, le vide jusqu'à 10 centimètres de mercure, ce qui 
parait suffisant peur une aspiration capable de tout entraîner. On aurait 
deux machines, pour prévenir toute suspension de service. Toute la cana- 
lisation doit être alimentée par un système d'appareils consistant dans 
l'accouplement d'un récepteur et d*un évacuateur. Chaque trou de chute 
exige un récepteur^ mais deux et même trois récepteurs peuvent être 
desservis par un seul évacuateur. Le récepteur est une caisse en tôle qui 
communique par en haut avec le trou de chute et par en bas avec l'éva- 
«uateur. A Tintérieur du récepteur est un panier métallique qui laissera 
passer, au travers de ses mailles, les matières suffisamment diluées et 
retiendra les corps durs qu'on aurait pu jeter dans les lieux d'aisances. 
Ce panier, qui peut être enlevé facilement, peut aussi être animé d'un 
mouvement rapide de rotation au moyen d'un engrenage conique et ta- 
miser ainsi les mitiè^es diluées qui doivent être admises dans les con- 
duites. L'évacuateur est cylindrique; il communique par un tube latéral 
avec le récepteur et avec la canalisation par sa partie inférieure. Un 
flotteur en tôle de forme ovoïde, et muni à sa base d'un clapet, établit ou 
intercepte automatiquement la communication avec les conduites. Le ré- 
cepteur et révacuateur formant un système de vases communiquants, les 
matières que reçoit le premier montent au même niveau dans le second, et 
exercent une poussée de bas en haut sur le flotteur. Vu la forme donnée 
au flotteur, la poussée croit plus rapidement que la hauteur du niveau. Il 
arrive un moment où celte poussée l'emporte sur l'aspiration que le vide 
exerce sur le clapet; alors le flotteur se soulève et l'évacuation des matières 
se produit. Le volume du flotteur est combiné de telle sorte qu^il puisse 
retomber avant l'évacuation complète, et que Toritice d'évacuation ait 
toujours ainsi une fermeture hydraulique. Tel est le système, dans ses traits 
généraux. 

D'après l'inventeui*, ce système permelirait la suppression des évents 
des fosses, mais il devrait être complété par un moyen quelconque de 
purification ou de désinfection de l'air extrait des conduites. Est-il bien 
sÇLr qu'il puisse fonctionner régulièrement et qu'il ne se produise pas dcç 



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PROCES VBRHAUX LV 

engorgements dans les tuyaux, si un trop grand nombre d'évacuateurâ 
versent leur contenu à la fois? En outre, nous n'avons encore que 145 kilo- 
mètres d'égouts et il en reste 330 à faire, avant de songer à une applica- 
tion générale. Enfin l'enlèvement des matières correspond actuellement à 
une dépense annuelle de 1 fr. à 1 fr. 10 par habitant ; mais rétablissement 
du système Berlier exigerait 60 francs par trou de chute; si nous admet- 
tons trente mille trous de chute, la dépense totale serait portée à 
1 800 000 francs, c'est-à-dire à plus de cinq fois la dépense actuelle. 

M. Barelle dit que la solution qui sera imposée par l'abondance de l'eau 
de lavage, sera la canalisation, et que tout ce qui caractérise le système 
Berlier c*est l'emploi des deux appareils conjugués, récepteur et évacua- 
teuri car le principe du transport par canalisation était connu antérieure- 
ment. M. Burelle a expérimenté qu'au moyen de la canalisation, les fosses 
peuvent être vidées par aspiration aussi facilement que les tonnes de trans- 
port. Il suit de là qu'on peut concilier 1«; transport par canalisation avec 
l'existence des fosses fixes qu'il suffirait de relier à la canalisation par 
des tuyaux de caoutchouc. Dans les maisons en construction on pourra 
établir des appareils Berlier ou bien adopter les dispositions de M. Lier* 
nûr, ou encore tout autre appareil d*ob8truction automatique connu. La 
canalisation pourra s'adapter partout avec la même facilité ; elle supprimera 
la circulation des machines et des tonnes dans les rues, t.t permettra de 
réduire considérablement les frais de transport. 



SÉANCE DU H FÉVRŒR 1887 
Présldenee de H. LEOEB 

La correspondance contient une circulaire accompagnée d'une pétition 
que la Société d'agriculture de rAllier se propose d'adresser au Sénat, 
pour la protection de la propriété. Les signataires prient le Sénat de sou- 
mettre à ses délibérations un ensemble de dispositions législatives ayant 
pour objet : 

l"" de déclarer insaisissable tout immeuble rural ou urbain, exploité par 
)e propriétaire et sa famille, et ne dépassant pas upe valeur à détermi^f 



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XVI PROCBS-VBRBVITX 

par 1.1 loi, et de modifier en ce sens les dif^posiiions du Code de procédure 
civile ; 

3* D'autoriser, en France, la constitution en ^tens de /omt^e d'immeubles 
ruraux ou urbains ; 

3o De régler par une loi la conservation et la transmission de ces 
biens, les droits des femmes mariées, des veuves et des mineurs sur ces 
mêmes biens, et les formalités de publicité et autres, propres à garantir les 
droits des tiers. 

Sous le même pli est contenu un rapport de M. Méplain qui signale 
les causes de dépopulation des campagnes et indique comme remède la 
protection du foyer agricole par des dispositions législatives analogues à 
celles qu'ont adoptées les États-Unis, le Canada, la Californie et l'empire 
d'Allemagne, oh la constitution du bien de famille est organisée par les 
lois dites de fiomestead. 

Après avoir donné connaissance de ces documents, M. le Président fait 
observer que, bien que ta Société d'agriculture de TAIlier ait en vue sur- 
tout, et peut-être exclusivement, les intérêts de l'agriculture, elle a senti 
néanmoins que la question soul^-vée porte plus loin, et elle n'a pu s'(*m- 
pêcher de réclamer pour l'immeuble urbain, plajéà la suite de Timmeuble 
rural, le bénéfice d'une nouvelle législation. L'excessive division de la 
propriété nuit au rendement. Quand uu domaine de quelques hectares se 
compose de centaines de parcelles, il est impossible qu'elles soient toutes 
mises en valeur. Mais, d'un autre côté, si un domaine reste indivis entre 
six propriétaires, il rst tout aussi évident qu'il risque fort de n'être plus 
exploité du tout. Le. Sénat, en supiriuion', il y a quelques années, les 
droits de mutation pour les échanges de parcelles, a att/nné, dans une 
cf^rtaine mesure, les inconvénients qui lésultent du morcellement indéGni 
du sol. Il y a peut-être quelque chose de plus à faire et la question est 
de celles qui doivent intéresser la Société. 

M. Isaac doute que la Société r \\ qualité pour proposer une solution 
aux questions très compliquées de jurisprudence civile et politique 
que soulèvent les documents envoyés par la Société d'agriculture de 
l'Allier. 

M. Gobin relève, dans le rapport de M. Méplain, le passage suifant : 

(( Il y a bien un avantage social à préserver le petit propriétaire rural 
de la t*'ntaiion d'emprunter : il emprunte souvent pour acheter plut et 
plus cher qu'il ne peut payer ; vous l'obligerez à devenir sou propre prê- 
teur, c'est-à-dire à faire des économies, » 



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PROCBS-VBRnAtX LVlI 

Je ne crois pas, dit M. Gobin, qu'on doive protéger les gens malgré eux. 
En outre, si Ton accorde aux prophéiaires ruraux le bénéfice d'une 
pareille protection, il faudra l'accorder aussi aux artisans, l'atelier 
étant au moins, au même degré que la terre, digne de protection. Et, en 
définitive, à chaque succession, le bénéfice de la protection ne profiterait 
jamais qu'à un seul des héritiers, au détriment des aitres, qui, n'ayant 
plus de terres à cultiver, quitteront la carrière agricole ; de sorte qu'on 
irait à rencontre du but qu'on se propose d'atteindre. 

M. Saint-Lager pense que la pétition de la Société d'agriculture de 
l'Allier va rencontrer deux obstacles capitaux ; d'abord l'esprit démocra- 
tique et ég^litaire qui fait ta base de notre législation, ensuite la prise 
en considération des droits des créanciers. Ce que l'on demande, c'est 
une espèce de letour à un certain droit d'atnesse auquel il ne faut plus 
songer. Le morcelletnent de la propriété est une conséquence forcée de 
la constitution qui nous régit et qu'il est impossible de ch mger ; si 
l'agriculture en souffre, il y a un correctif tout indiqué, qui est Tasso- 
dation. 

M. Deville dit que l'avenir de l'agriculture chez nous est entre les 
mains de la petite propriété. Le travail mercenaire est actuellement trop 
exigeant et se fait de plus en plus rare. Le petit propriétaire aidé, s'il le 
faut, d'un ou deux domestiques, mais mettant lui-même la main à la 
charrue et vivant de la même vie que ses auxiliaires, peut seul faire de 
l'agriculture rémunératrice. Il faut que la diffusion de l'instruction lui 
apprenne ce que vaut l'association. Pour donner tout ce qu'on peut en 
attendre, Tassociation doit avoir lieu non seulement pour la production, 
ce qui corrigerait souvent l'inconvénient d'une trop grande dispersion des 
parcelles, mais aussi pour l'acquisition des engrais, des semences et des 
instruments; et il n'est pas nécessaire qu'elle s'étende au canton, il vaut 
même mieux qu'elle soit simplement communale et se réduise quelque- 
fois à des groupes d'habitations. 

M. C. Biétrix fait observer que le régime agricole du Bourbonnais dif- 
fère essentiellement de celui du département du Rhône ; u'un c6té règne 
le métayage, de l'autre le fermage, ce qui peut motiver des différences 
très grandes dans l'appréciation des dispositions légales les plus favora- 
bles à l'Hgriculture. 

M. le Président résume la di>cussion et propose de renvoyer la ques- 
tion à une commission spéciale, qui sera composée de MM. Isaac et 
Deville. MM. Isaac et Deville demandent l'aide d'un }urisconsulic et 



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LVlir PHOGBS-YBRBAUX 

prient le Bureau de remettre le dossier d'abord entre les mains de 
M. Sauzey. 

La Société reçoit par l'intermédiaire de M. Vignon, une note sur le 
traitement de la vigne contre l'oïdium et le mildew, par des poudres dont 
voici les formules : 

l"" 50 0/0 de soufre, 10 de sulfate de cuivre, 3 de chaux, 39 de pous- 
sière de houille, 8 de terre d'alluvion calcinée ; 

"i? 10 0/0 de sulfate de cuivre contenant 3 0/0 de chaux, 15 de terre 
d*alluvion, 73 dépoussière de houille, 3 de chaux. 

L'auteur de la note, qui est un vigneron de la Gironde, recommande 
particulièrement l'emploi du soutfletRérig. On ne se rend pas bien compte 
de l'utilité de la poussière de houille, qui est une substance absolument 
neutre, à moins que ce ne soit pour servir de véhicule à l'agent préser- 
vateur^ auquel cas, elle pourrait èire remplacée par la poussière des 
chemins. Quoi qu'il en soit, les poudres en question ne semblent devoir 
présenter aucun avantage, foit sur la dissolution de sulfate de cuivre au 
troiscentième, soit sur l'eau céleste ou la bouillie bordelaise. 

M. Deville propose la rédaction suivante, pour la pétition que la 
Société se propose d'adresser à M. le Préfet du Rhône, en faveur de la 
pisciculture, 

« Monsieur lb Préfet, 

a La Société d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon 
s'est émue en constatant que le dépeuplement de nos rivières est 
progressif. 

« Il lui a été possible de se rendre compte que si, par exception, un 
ruisseau ou un cantonnement quelconque semblait posséder un pltis 
grand nombre de sujets que jadis, d'une manière générale, la dépopulation 
aquatique se produit et est constanie. 

« En outre, les relations que notre Société entretient avec les diverses 
associations disséminées sur le territoire français lui ont permis d'appré- 
cier que le cri général : Les eaux s'appauvrissent, est vrai. Partout on 
se plaint que cette partie de la richesse nationale diminue, tandis que 
cette même richesse progresse chez beaucoup de peuples. 

« Ailleurs, des efforts inouïs sont faits pour retirer des eaux le maxi- 
mum de produit qu'elles peuvent donner, tandis qu'en France, non 
seulement nous faisons peu, mais nous ne cessons de détruire. 

f( Sans dou|e^ les entes occasionnées par le d^boisemept des moQ- 



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PROciS-YBRRAUX h\X 

tagnes sont un obstacle à la multiplication du poisson. La navigation 
fait aussi subir à la population aquatique des pertes importantes; mais 
autrement considérables sont les dégâts occasionnés par le braconnage, 
l'usage de la dynamite et remploi de la coque du Levant. 

« La violation de la loi. qui protège le jeune fretin passe dans nos 
mœurs, et tandis jqn'on se montre très sévère pour le chasseur qui abat 
un oiseau quelquefois nuisible à Tagriculture, on laisse sans être pour- 
suivi le pêcheur qui détruit, par des procédés illicites, le poisson, sur un 
ou plusieurs kilomètres de longueur. 

« L'agriculture, Monsieur le Préfet, traverse une crise terrible due en 
grande partie à la rareté et a la cherté de la main-d'œuvre. La viti- 
culture se meurt sous les étreintes du phylloxéra et du péronospora : 
pourquoi laisser aussi péricliter la pisiculture? 

« Nous cultivons péniblement le sol qui ne nous donne que des rende- 
ments insuffisants ; nous ouvrons, à la sueur de notre front, celte terre 
qui semble nous dire que nous n'avons pas encore trouvé le secret pour 
arracher de son sein des récoltes rémunératrices, et à côté d'elle, nous 
laissons inculte une surface humide considérable, de plus d'un demi- 
million d'hectares qui n'attendent, pour produire, que la semence 
nécessaire. Combien serait commode l'exploitation de ces milliers d'hec- 
tares ! Il suffirait de semer abondamment l'alevin et de protéger ce petit 
poisson qui ne demande qu'à s'accroître, sans exiger de l'homme la plus 
petite nourriture, la moindre dépense d'entretien; rien qu'un peu de pro- 
tection. Cette protection si nécessaire à la réussite de l'alevinage n'est pas 
accordée, quoique cependant consacrée par la loi. Un simple détail vous 
montrera, Monsieur le Préfet, combien peu sont appliqués, même dans 
notre cité, les règlements édictés en vue d'assurer la protection du poisson. 
« Aux barrières de l'octroi de Lyon on laisse passer et circuler, en temps 
prohibé, c'est-à-dire du 15 octobre au 31 janvier, tous les jours de 
7 heures du matin à 6 heures du soir, la truite, morte ou vivante, de 
provenance française. 

« Cependant, du 16 octobre au 31 janvier, c'est la période pendant 
laquelle la truite se reproduit; et, si à ce moment- là, on détruit les 
reproducteurs, c'est la progéniture qui s'éteint ; c'est, en un mot, le 
dépeuplement qui se produit. 

t Ce qui confirme ce que nous venons d'exposer, c'est qu'on trouve à 
profusion, aux étalages de la halle, pendant la période de prohibition^ 
des femelles prêtes à déposer leur œuvée« 



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LX PROCàS-VERBAUX 

« En présence de ces faits regrettables, )a Société d'agricultore a pensé 
qu'il était nécessaire, dans rintérèi général, d'appeler votre attention snr 
cette importante question : 

<c En conséquence, elle vient solliciter votre bienveillance de vouloir 
faire tout ce qui dépendra d'elle : 

ft 10 Pour que la loi qui régit la protection du poisson soit réellement 
appliquée ; 

« En un mot que toutes les mesures nécessaires et utiles pour empêcher 
la dépopulation des cours d'eau soient mises à exécution ; 

3® Pour étendre la même protection à Técrevisse^ ce précieux et rému- 
nérateur crustacé qui peuplait naguère, en si grand nombre, les 
ruisseaux de la région de l'Est. 

« La Société vous prie encore, Monsieur le Préfet, d'user de votre 
haute influence auprès de vos collègues des départements de l'intérieur, 
et particulièrement de ceux du littoral, pour qu'à leur tour ils veuillent 
bien s'intéresser à cette importante question des (aux, et faire cesser le 
braconnage dans leurs départements respectifs. » 

Cette rédaction reçoit l'approbation de la .Société. 

M. Deville donne ensuite quelques détails sur le Salino quinnat^ 
connu sous les noms de saumon du Sacrameruo et de saumon de la 
Californie^ qu'on se propose de répandre dans le Rhône. Grâce au bien- 
veillant concours de TAdministration, l'École dÉcully va recevoir deux 
mille œufs fécondés qui, après leur éclosioo, seront transportés au parc 
de la Tôte-d*Or où l'on prépare en ce moment des bassins d'élevage. 

M. Gobin dit qu il y a à Paris, dms les bassins du Trocadéro, des 
saumons n^s depuis deux ans dans ces mêmes bassins et qui s'y sont 
déjà reproduits, ce qui prouve ({ue le voyage en mer qui est dans les 
instincts de cette espèce n'est pas inJispensable pour sa reproduction. 
C'est l'alevin fourni par ces saumons qui a été jeté dans le Rhône, et qui, 
probablement, n'a pas pu supporter la salure de la Médterranée. 



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PJlOCEv VERUAUX LXL 

SÉANCE DU 18 FÉVRIER 1867 
Présldenee de M. LEOEB 

La Société reçoit du Ministëro de rinstruction publique et des Beaux- 
Ans, une circulaire relative à la onzième réunion annuelle des sociétés 
départementales des Beaux-Ârts, plus une circulaire destinée à rappeler 
que, dans la séance de clôture du dernier congrès des sociétés savantes^ 
Tatiention de ces sociétés a été appelée ^ur l'intérêt que présenterait 
Tétude de la France «ivant 1789, entreprise en vue de réunir les maté- 
riaux qui permettront d'écrire Tbistoire impartiale de la Révolution. La 
seconde circulaire cnI accompagnée d'un Projet de plan pour l'étal des- 
criptif d*une généralUé ou d'une région de la France en 1789. 

M. Saint-Lager dit qu'on pourra consulter utilement, pour avoir des 
renseignements sur la Généralité du Lyonnais, les écrits de Tabbé Rozier 
et les documents contenus dans la bibliothèque que Bonafous a léguée à 
la Ville. 

M. Cornevin donne lecture d'un Mémoire de M. le D^Perronciio qui est 
renvoyé à la Commission de publication ; ce Mémoire a pour titre : Le 
Micrococcus prodigiosus dans la muscardine, sur les papillons et les graines 
de vers à soie, et sur les cellules employées dans la sélection microscopique. 

M. Colcombet parle du concours agricole de Paris et dit que parmi lis 
nombreuses machines exposées, la seule nouveauté à signaler est le 
semoir Lapparent, appareil excessivement simple qui jouit du grand 
avantage de pouvoir éire contîé aux mains les plus inexpérimentées. 
Toutes les tiansmissions se font par des engrenages, et la distribution de 
la semence s'opère au moyen de vis sans fin de divers calibres. L'appareil 
permet de semer en quinconce, ce qui e>t un avantage appréciable» lors- 
qu'il s'agit d(s betteraves ou du mais. M. Colcombet ajoute que la vente 
des animaux reproducteurs a été peu animée, mais qu'on peut cependant 
citer comme un fait d'une certaine importance la vente de quatre de 
ces animaux, à destination de Buenos-Ayres. 

M. Cornevin donne un rapide aperçu de l'Exposition des animaux au 
même concours. 

Dans la catégorie des reproducteurs de l'espèce bovine, c'est toujours 



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LXIl PROCBS-VERnAUX 

le Durham qui vient en première ligne et cette race était très bien repré- 
sentée au concours de Paris. Outre la vente signalée par M. Colcombet, 
il s'en est encore fait une autre de deux ou trois sujets pour le Chili. Cest 
peu de chose en apparence, mais c'est un début de bon augure, car 
jusqu'à présent les reproducteurs Durham ont été fournis par l'Angleterre. 
Après la race Durham, vient ia race normande qui est en progrès réel 
et chez laquelle on peut coistater une diminution sensible de l'ossature. 

Du côté des animaux gras, la race charollaise prime, comme de cou- 
tume. Mais, cette année, la race limousine s'est montrée considérablement 
amélioiée, soit au point de vue de la forme générale soit sous le rapport 
du développement charnu. C'est une vache de race limousine qui a obtenu 
le prix d'bonneur. 

L'espèce ovine était représentée par des anglais DishIeyetSouth-Down, 
des mérinos de Soissons et des Solognots. Des derniers, il n'y a rien à 
dire ; mais les mérinos de Soissons ont fait de grands progrès comme 
producteurs de viande et, bien que devant céder le pas aux moutons 
anglais, ils ont sur eux l'avantage d'une plus grande précocité. 

Dans l'espèce porcine» la race de Yorkshire tient hautement le premier 
rang et semble devoir jouir, pour l'amélioration drs autres races, le rôle 
des Dishiey et des South-Down dans l'espèce ovine. 

Au dire des gens compétents, les animaux de basse-cour sont en progrès 
marqué. 

Du côté des machines, et ici M. Comevin ne fait que reproduire l'appré- 
ciation de M. Grandvoinnet, professeur de génie rural, sauf le semoir 
Lapparent, il n'y avait rit n de nouveau ; cependant on peut signaler une 
tendance générale vers un abaissement des prix. 

A ces détails, M. Comevin ajoute qu'il a assisté à des discussions assez 
vives sur les moyens employés par les éleveurs du Limousin, pour l'amé- 
lioration de leurs produits. L'opinion générale est qu'il y a eu infusion 
de sang étranger, et pour sa part, M. Comevin n'est pas éloigné de croire 
que la race Durham est pour quelque chose dans les résultats obtenus. 
Les éleveurs limousins, M. Tesserenc de Bord à leur tète, se défendent 
énergiquement ei soutiennent que la race de leurs animaux est absolu- 
ment pure de tout mélange. 

M. Colcombet dit que pareille chose se produit en Nivernais oU 
M. Bouiller affirme catégoriquement qu'aucun reproducteur étranger n'a 
jamais été admis à mêler son sang à celui des animaux de la localité* 
M* Colcombet regrette qu'on ne puisse pas savoir la vérité. 



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PROCéS-VERBAUX IXIU 

M. Deville, qui a habile le Limousin de 1872 à 1882, attribue ramélio- 
raiion de la race limousine à une sélection des plus sévères. Il rapporte 
qu'il a vu éliminer un taureau magnifique pour quelque poils noirâtres 
dans rintérieur de l'oreille. Les grands éleveurs du Limousin, pour plus 
de sûreté, n'admettent pas d'aulres reproducteurs que ceux qui sont nés 
dans leurs éiables. 

M. Léger dit, d'après un témoin oculaire, que l'examen de l'immense 
quantité de machines exposées a permis de constater certaines tendances 
bien manifestes. La batteuse, grâce peut-être aux exigences toujours 
croissantes de la main-d'œuvre, est une espèce d'usine complète qui bat, 
nettoie le grain, le déverse dans les sacs, ramasse la paille et la lie. H 
existe actuellement dans la Beauce un millier, au moins, de batteuses 
lieuses dans la construction desquelles on a pris la précaution d'abriter les 
organes detransmission, les courroies par exemple, pour prévenir les acci- 
dents. Le fer et l'acier tendent de plus en plus à remplacer le bois. Des ins- 
truments exclusivement en fer peuvent avoir leurs inconvénients, surtout 
dans les petites localités où, en cas de rupture, on ne trouve pas d'autre 
forgeron que le charron du village; mais les ateliers de construction se 
multiplient et rendront bientôt les réparations possibles même dans les 
plus petites villes, sans grandes pertes de temps ni déplacements coûteux. 
Le matériel de ce qu'on pourrait appeler la cuisine agricole se développe 
sous forme de concasseurs et d'aplatisseurs qui viennent au secours des 
animaux encore vigoureux, mais dont les dents sont usées par l'âge. Li 
locomobile tend à remplacer le manège qui fatigue les animaux; on l'a 
perfectionnée par l'introduction de la détente et du*réchau£fement, ce qui 
permet de réaliser des économies sur le combustible qui coûte cher et sur 
l'eau dont le transport est quelquefois onéreux. Enfin, comme il vient 
d'être dit, on peut signaler une tendance à l'abaissement des prix, qui est 
due, sans doute, à la concurrence des syndicats, et qui, quoi qu'il en soit, 
ne peut qu'être profitable à l'agriculture. 

Après ces observations, M. Léger donne lecture d'un article du 
Messager de Paris (14 février) dans lequel on trouve un compte rendu de 
la séance du samedi 12 février, de l'Académie des sciences morales et 
politiques. Dans cette séance, à l'occasion d'un prétendu cinquantenaire 
des chemins de fer français célébré en 1887, M. Aucoc donne les détails 
suivants, d'après les documents officiels publiés par le Ministère des tra- 
vaux publics ; la communication de M. Aucoc vient à l'appui de la protes- 
tation émise par la Société, dans sa séance du 26 novembre dernier. 
pnocàs-VERBAUX, 1887. ti 



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IXIV PROCES -VERBAUX 

a La concession du chemin de fer de Saint-Éiienne à la Loire (André- 
zieux) date du 26 février 1823, celle du chemin de fer de Sainl-Éiienne 
à Lyon date du 7 juin 1826, celle du chemin d*Andrézieux à Roanne date 
27 août 1828, celle du chemin d'Epinac au canal de Bourgogne date du 
27 avril 1830. Toutes ces concessions avaient été faites à perpétuité par 
ordonnances royales* Vient ensuite la concession du chemin de fcrd*Alais 
à Beaucaire, premier type des chemins de fer concédés temporairement, 
qui a été autorisée par la loi du 29 juin 1833. Le chemin de fer de Paris 
à Saint-Germain (Le Pecq) a été concédé le sixième, par une loi du 
9 juillet 1835. 

« Le chemin de fer de Saiut-Étienne à Andrézieux a été ouvert le 
l''' octobre 1828; il avait 23 kilomètres de longueur. Le chemin de fer de 
Saint-Étienne à Lyon a été inauguré en partie le 1""* octobre 1830, sur 
15 kilomètres de longueur, de Rive-de-Gier à Givors; l'exploitation des 
tronçons de Givors à Lyon et de Rive-de- Gier à Saint- Etienne a commencé 
le l^i* avril 1832 et le 1""* avril 1833. A cette dernière date, la ligne était 
complètement achevée; sa longueur était de 57 kilomètres. Le chemin 
de Saint-Étienne à Roanne, qui avait 67 kilomètres, a été ouvert le 
5 février 1834. Celui d'Épinac au canal de Bourgogne (27 kilomètres) Ta 
été en 1835. Le chemin de fer de Paris à Samt-Germain, qui avait alors 
17 kilomètres, n'a été inauguré que le 26 août 1837. 

« Il est vrai que les premiers chemins de fer étaient exclusivement 
destinés, d'après leur cahier des charges, au transport des marchandises; 
de plus, la traction se faisait d'abord par des chevaux ou des machines 
H.xes. Mais le transport des voyageurs, sur la ligne de Saint-Étienne à 
Lyon, a été organisé dès le mois de juillet 1832. En 1836, le nombre des 
voyageurs transportés sur cette ligne a dépassé 170000. Enfin, c'est à 
la même date de juillet 1832 que Marc Seguin, qui avait pris en 1828 un 
brevet d'invention pour la chaudière lubulaire, a employé pour la première 
fois, sur la partie du chemin de Saint-Étienne à Lyon où les pentes le 
permettaient, le moteur qui complète les chemins de fer et leur donne leur 
véiitable caractère, la locomotive. 

<c C'est en 1825 que Ton a vu, pour la première fois, en Angleterre, des 
voyageurs avec des marchandises circuler en chemin de fer, à l'aide 
d'une locomotive, qui ne marchait pas d'ailleurs aussi vite que de bons 
chevaux. 

« A partir de l'année 1828, l'Angleterre n'est plus le seul pays où ces 
nouvelles voies de communications aient été créées. Dans les 215 kilo- 



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PROCES-YERBAUX LXV 

métrés ouverts à Texploitation à cette époque, la France figure pour 
18 kilomètres ; l'Autriche pour 30; le reste appartient à l'Angleterre. 

« C'est en 1839 qu'a eu lieu le fameux concours dans lequel George 
Slepbenson a présenté, pour le chemin de fer de Liverpool à Manchester^ 
le type de la véritable locomotive puissante, grâce à la chaudière tubulaire. 
On a soutenu, en Angleterre, que Stephenson n'avait pas connu le brevet 
d'invention pris en 1838 par Marc Seguin ; mais Tantérioiitë du brevet ne 
peut être niée. 

<c C'est en 1833 que la locomotive est employée en France. En 1835, 
sur un total de 868 kilomètres, TAngleterte en a 461, la France 143, 
l'Autriche 345 et la Belgique 30. En 1830, la Bavière commence à exploiter 
7 kilomètres. En 1837, la Saxe en exploite 40. En 1838, la Prusse et la 
Russie exploitent, l'une 36 kilomètres, l'autre 38; les principautés et villes 
libres de l'Allemagne en exploitent 35. En 1839, le royaume de Naples en 
ouvre 43. En 1840, le grand-duché de Bade en exploite 18. En 1844, la 
Toscane en exploite 93. La Hollande, le royaume de Sardaigne, le Dane- 
mark et la Suisse ont commencé à exploiter en 1848 et 1849. La Suède et 
la Norvège n'ont commencé qu'en 1853 et le Portugal en 1854; les États 
pontificaux, la Turquie, la Grèce, la Roumanie, sont vernis ensuite. 

a Quant aux États-Unis d'Amérique, c'est en 1830 qu*on y a ouvert un 
chemin de fer de 34 kilomètres, qui a été exploité avec des chevaux jus- 
qu'en 1831. Ce n'est qu'en 1833 que l'usage de.la locomotive a commencé 
ù se répandre dans ce pays. 

ft Telle est la vérité. Elle fait honneur à la France, qui n'a été précédée 
que par l'Angleterre, et de bien peu d'années. 

« Prétendre célébrer en 1887 le cinquantenaire des chemins de fer 
français, c'est méconnaître l'histoire, c'est abaisser le drapeau de la France 
devant plusieurs nations que nous avons devancées ou égalées, au début. 
Ce n'est pas, dans tous les cas, faire acte de patriotisme. » 



SÉANCE DU ^ FÉVRIER 1887 
Présidence de M. LECEB 

M. Billioud-Monterrad,au nom de M. Sauzey qui, vu l'état de sa santé, 
n'a pas pu se rendre à la séance, dit que dans la pétition qu'ils se 



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LXVI PROCES-VERRAUX 

proposent d'adresser au Sénat, pour la protection de la petite propriété, 
les membres de la Société d'agriculiure de TAIlier semblent n'avoir envi- 
sagé qu'un côlé de la question et proposé une mesure de peu d'efficacité 
L'insaisissabilité d'une partie du domaine n'arrêtera pas le morcellement 
de la propriété et ne développera pas nos aptitudes colonisatrices. Pour 
prévenir la division des héritages, il faut rendre au père de famille la li- 
berté de tester et de choisir, parmi ses héritiers, le plus digne et le plus ca- 
pable de conserver intacte la propriété constituée. Les idées de M. Sauzey 
sont celles qui se trouvent développées dans la publication bi-mensuelle 
la Réforme sociale, de M. Le P'ny. M. Biilioud-Monterrad donne lecture, 
dans le numéro du !•' septembre 1886, de ce recueil, d'un article signé Jules 
Michel, intitulé : le Droit d* expropriation et ses limites, puis, dans le 
numéro du 1" février 1887, d'un article du D' Poitou-Duplessy, intitulé : 
la France (Toutre^mer. 

Dans le premier de ces documents, Tauteur, après avoir examiné les 
divrrs modes de dépossession légale, l'origine et la raison d'être de la 
propriété foncière, les limitations du droit du propriétaire, se livre à 
Tétudc de la réforme des lois de succession en France, comparées à la 
législation des Holfgut en Allemagne, à celle du Home-stead aux Étals- 
Unis, et montre, en rappelant le Jubilé des Juifs, que la nécessité de 
mesures protectrices de la stabilité de la famille a été reconnue dès les 
temps les plus reculés. 

M. Poitou-Duplessy, de son côté, n'hésite pas à affirmer que le partage 
forcé de l'héritage et instabilité du foyer domestique ont arrêté chez 
nous l'essor de la population et entravé l'expansion coloniale. C'est cette 
législation inintelligente, dit-il, œuvre de théoriciens et de sophistes, qu'il 
faut réformer, sous peine de périr. 

M. Isaac dit qu'il aurait beaucoup d'objections à faire aux propositions 
qui viennent d'être énoncées et qui tendent à une refonte absolue et 
complète de notre droit civil et politique. La loi d'expropriation pour 
dettes est dure, il est vrai, mais dans la grande majorité des cas, ceux 
qui en subissent les conséquences sont les imprévoyants qui ne sont pas 
capables de donner une bonne direction à l'administration de leur bien ; 
ne vaut il pas mieux dès lors, que ce bien passe entre les mains de quel- 
qu'un qui saura le faire valoir ? 

Vu la difficulté de formuler, sur la question pendante, quelques pro- 
positions qui réunissent tout les suffrages, M. Saint-Lager opine pour 
que la Société se déclare incompétente. 



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PROCÈS VEKBAUX LWll 

M. le Président fait adopter la proposiiion de surseoir, jusqu'à ce que 
la Commission ait pu se réunir et préparer, après discussion, les éléments 
d'une réponse quelle qu'elle puisse être, h, la Société d'agriculture de 
l'Allier. 

M. Léger dit ensuite que la Société d'agriculture de Montpellier vient 
de se livrer à une série d'expériences en vue de rechercher si le sulfatage 
des vignes contre le mildew peut avoir des conséquences fâcheuses» en 
supposant que l'on continue à nourrir les moulons avec les feuilles tom- 
bées après la vendange. On a donné à des moutons du foin dans lequel 
on avait introduit successivement l pour 100, 3 pour 100 et 3 pour 100 
de sulfate de cuivre. Les animaux ont montré d'abord une certaine répu- 
gnance, puis ils se sont décidés à absorber cette nourriture, vu qu'ils 
n'en recevaient pas d'autre. Au bout de trois semaines ils ont été abattus 
et Ton a recherché le cuivre dans la viande ; la quantité s'est trouvée 
la même que si les animaux eussent été soumis à leur régime ordinaire. 
Il a été ensuite reconnu que tout le cuivre introduit artificiellement dans 
les aliments avait passé dans les déjections. Un mouton qui pendant 
quatre jours avait absorbé 160 grammes de cuivre et 300 grammes de 
chaux n'a même rien présenté de parUculier. Comme on ne s*est pas fait 
faute de jeter Ta larme au sujet des moutons nourris avec la feuille de 
vignes sulfatées, après avoir incriminé le vin tiré de ces mêmes vignes, 
il était utile de rassurer le public. 

M. Cornevin ajoute qu'on a complété ces expériences par des recher- 
ches sur les spores du mildew et qu'il a été reconnu que c»*s spores tra- 
versent le tube digestif sans rien perdre de leur vitalité. 

M. Léger, après avoir rappelé la vivacité du débat entre les libre-échan - 
gistes et les protectionnistes, au sujet du droit de 5 francs par quintal que 
ces dernieis réclament pour l'entrée des blés étrangers, expose les résultats 
d*une enquête à laquelle il s'est livré relativement à l'influence du droit 
d'entrée de 3 francs sur le prix du pain. D'après les mercuriales de 1885, 
du mois de janvier au 90 mars, le quintal de blé se vend de 30 fr. 75 à 
31 francs ; le pain 33 centimes le kilogramme en boutique, 30 centimes 
sur le marché. Au 30 mars est établie la taxe de 3 francs, qui équivaut 
au 15 pour 100 de la valeur ; le quintal de blé coûte alors 33 fr. 35; 
le pain se vend 34 centimes en bojti]ue, 30 sur le marché. Le 6 avril, le 
l^ain descend à 33 et à 30 centimes. Le 30 avril, le blé est coté 33 fr. 75, 
le kilogramme de pain baisse à 3*2 et h 39 centimes. Les choses restent 
on cet état jusqu*à la Qn de mai, o\\ le blé dçscend à 3'^ fr. 35, tandis c|ae 



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LXVIII PnOCES-VEBBAUX 

le pain remonte à Si et à 31 centimes. En juin, le blé n*ayant pas varié, 
le pain descend à 33 et à 30 centimes. Enfin en octobre, le blé étant 
toujours au même niveau, le pain remonte à 34 centimes en boutique, à 
31 sur le marché. On voit, d'après ces chiffres, qu'à un certain moment, 
à une augmentation du prix du blé correspond une diminution de 1 cen- 
time sur le prix du kilogramme de pain. On voit encore que quand il y a 
accroissement des deux côtés à la fois, c'est de 15 pour 100 sur le prix 
du blé et de 3 1/2 pour 100 seulement sur le prix du pain. Donc il n'y a 
pas, entre le prix du blé et le prix du pain, une aussi étroite dépendance 
que quelques personnes, l«s boulangers notamment, veulent bien dire. 
S*il s'établissait à Lyon une boulangerie coopérative sur le modèle de la 
boulangerie des hospices, qui pourrait donner le pain à 6 centimes au 
moins au-dessous du prix que les boulangers nous imposent, ces derniers 
apprendraient à leurs dépens que le public peut se soustraire aux consé- 
quences d'une mauvaise organisation de leur industrie, et que rien n'oblige 
les bons clients à payer pour les mauvais. 

M. Biétrix (C.) dit qu'au moment oîi le pain se vendait 32 centimes le 
kilogramme, il s'est donné une adjudication pour le pain de troupe au 
taux de 35 centimes et que les adjudicataires ont encore réalisé des béné- 
fices. M. Biétrix ajoute, d'après des témoignages certains, que, bien que 
les boulangers vendent cher, les faillites sont cependant fréquentes dans 
cette industrie, ce qui vient sans doute de ce que les fours sont trop mul- 
tipliés. 

Le Secrétaire annonce que vingt-cmq exemplaires des Annales de 1886 
ont été envoyés de Timprimerie au siège de la Société. 

M. Saint-Lager, à ce propos, appelle l'attention sur une modification 
à apporter aux renseignements, imprimés sur la couverture, en ce qui 
concerne le prix du volume. Après une discussion oU l'idée de faire dé- 
pendre le prix de vente du prix de revient réunit la majorité des suffrages, 
il e^t décidé que la formule : Le prix du volume, etc., sera remplacée par 
cet autre: Le prix de ce volume 

M. Gobin donne quelques détails sur la façon dont il s'est aperçu du 
iremblem^nl de terre du 23. 11 a été réveillé à 5** 52" du malin par des 
oscillations longitudinales de son lit orienté de l'est à l'ouest. A 6** 2*° il a 
encore ressenti des secousses très nettes, d'un caractère particulier de ra- 
pidité et d*inten^ité. A partir de cet instant, il n'a plus perçu aucune espèce 
d'ébranlement. 

M. Locard dit que les effets ont été localisés d'une façon remarquable. 



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PROCES- VERBAUX IXIX 

Quelques quartiers paraissent n'avoir subi aucune agitation, tandis que 
dans d*autres, notamment dans la vallée d'Oullins, Tébranlement a été 
assez violent. 

M. Isaac attribue ces différences à la nature du sol qui transmet plus 
ou moins bien les vibrations souterraines. 

M. Locard dit, à cette occasion, que beaucoup de personnes croient que 
les terrains d*alluvion sont impropres à propager les ébranlements de la 
surface du globe, mais que cette opinion se trouve contredite par le fait 
et notamment par les observations qu'on a pu faire pendant ce dernier 
tremblement de terre, attendu que les habitants de la rive gauche du 
Rhône l'ont tout aussi bien ressenti que ceux de la rive droite de la 
Saône. 

M. Léger dit qu'en attendant les renseignements qui permettront de 
saisir le phénomène dans son ensemble, et d'en suivre les effets de la 
Méditerranée jusque dans le Colentin, et de la Grèce à Caribagène, on 
peut signaler cependant la singulière coïncidence des lueurs rouges de 
l'atmosphère et du coucher de soleil d'un caractère tout particulier obser- 
vés la veille par les habitants de Nice. 



SÉAI7GE DU 4 MARS 1887 
Présldenee de m. LEGEB 

M. le Président fait part d'un avis qui lui a été transmis par M. le Doyen 
de la Faculté de médecine : les rayonnages destinés à recevoir les livres 
de la Société sont prêts; le transfert pourra se faire dès que M. le Biblio- 
thécaire aura pris les mesures nécessaires. 

M. le Ministre de l'instruction publique adresse le programme du 
vingt-cinquième Congrès des sociétés savantes à la Sorbonne et une 
circulaire par laquelle il informe qu'à la demande d'un grand nombre de 
CCS sociétés, le congrès de 1887, transporté à la Pentecôte, s'ouvrira le 
31 mai, 

M. W. Robeits demande par correspondance communication du rap- 
port de M. Deyille sur U dépopulation de§ couiç d'eau. ïl formule uo 



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LXX PROCès-TERBAUX 

vœu pour une revision des ri^glemenls sur la pêche, qui seraii confiée 
à des ichlyologistes et à des pêcheurs. 

M. le Trésorier donne les comptes de l'exercice écoulé et le projet de 
budget pour 1887, Les comptes de M. le Trésorier reçoivent Tapprobalion 
de la Société. 

M. Isaac donne lecture, au nom de la commission spéciale composée 
de MM. Sauzejy Isaac et Deville, du rapport suivant sur la pétition que 
la Société d'agriculture de l'Allier se propose d'adresser au Sénat, en 
faveur de la petite propriéié. 

« Noire Société a reçu de la Société d'agriculture de l'Allier une invi- 
tation à signer avec elle une pétition à adresser au Sénat pour lui 
« demander de préparer dans ses délibérations un ensemble de dispositions 
« l«'*gislalives ayant pour but : 1** de mettre une certaine catégorie d'im- 
« meubles à Tabri de la saisie et de la vente forcée ; 2*» de permettre au 
« profit des propriétaires la constitution en biens de famille de certains 
a immeubles. » 

« Ce projet de pétition était accompagné d'un rapport favorable, 
émanant d'une commission instituée par la Société d'agriculture de 
l'Allier. 

« La commission que vous-mêmes, Messieurs, avez nommée pour 
examiner ces documents, a constaté, après les avoir très attentivement 
étudiés, que : 

« Les questions soulevées dans le projet de pétition au Sénat touchaient 
aux principes de notre droit civil, dans uu sens pleinement avoué, qui 
est contraire aux tendances historiques de notre nation ; et que ces ques- 
tions se trouvaient ainsi placées, par leur caractère môme, en dehors du 
centre normal et habituel de nos éludes. 

« Il y a toutefois, à la fin du rapport présentée la Société d'agriculture 
de l'Allier, l'expression d'un désir d'une vihée moins haute, auquel nous 
pourrons accorder noire assentiment. Il s'agirait de modifications à apporter 
aux articles 826 et 832 du Code civil, dans lesquels on trouve les dispo- 
sitions suivantes : 

« 820. Chacun des cohériiiers peut demander sa part en nature des 
meubles et immeubles de la succession 

« 832... Il convient de faire entrer dans chaque lot, s'il se peut, la 
n ème quantité de meubles, d'immeubles, de droits ou de créances de 
uiénie nature et valeur. 

« Sans doute, le partage d'un petit domaine, effectué jusqu'à cet 



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PROCES-VEnBAUX LXXI 

extrême détail, devient éminemment préjudiciable à quelque production 
que ce soit, industrielle ou agricole, et fait revenir en mémoire la fable 
de a THuitre et les Plaideurs». 

a Votre commission a pensé que notre société pouvait se montrer 
sympathique à Tétude de modifications à apporter à ces articles '826 
et 832. 

a Mais, en ce qui concerne les propositions tendant à un but avoué de 
a réforme sociale », votre commission vous propose de prier notre 
Président de répondre à la Société d'agriculture de l'Allier, dans les 
termes les plus amicaux, que nous croyons devoir nous tenir dans une 
entière réserve. » 

M. Ârloing fait une communication sur des recherches qu'il a entre- 
prises dernièrement en vue de confirmer certains résultats acquis, mais 
qui avaient été révoqués en doute. Il y a environ dix- huit mois, M. Ârloing 
avait cru pouvoir affirmer, comme résultat d'expérience, la destruction 
dûBadUm anthracis et des spores de ce microorganisme, par l'insolation. 
Cette assertion qui se trouvait en contradiction avec les idées émises par 
M. Pasteur, sur la vitalité des spores, fut accueillie avec incrédulité. 
M. Nocard, de l'école d'Alfort prétendit que les rayons solaires ne détrui- 
saient pas les spores, mais bien le mycélium naissant. Un peu plus tard, 
M. Duclaux, dans la seconde édition de son ouvrage, Microbes et 
Maladies, émet une idée semblable, d'une façon, cependant, un peu moins 
affirmative. Quelques mois ensuite, M. Strauss, attaché au laboratoire de 
M. Pasteur, crut pouvoir conclure, d'après ses propres expériences, que 
le soleil empêche la germination des spores, mais sans les détruire. En 
effet, M. Strauss, en soumettant les spores à Tinsolalion, en avait suspendu 
^a germination, mais les ayant ensuite transportées à l'ombre, il les avait 
vues germer tout comme si elles n*avaient pas subi l'action du soleil. 

Pour répondre aux objections, M. Arloing a faitagir les rayons solaires 
en dehors des limites de température où la germination est possible. La 
limite inférieure est + 15°, la limite supérieure -+■ 43°. D'une série de 
ballons pleins d'un bouillon de culture ensemencé, il a été fait deux lots. 
Les uns ont été maintenus à l'ombre, les autres exposés au soleil, sur un 
bloc de glace. Après trois ou quatre heures, tous ces ballons ayant été 
portés dans une éiuvc à 35°, les premiers se sont troublés, les autres non. 
Après avoir entravé la germination par le froid, il fallait essayer de la 
chaleur. Cette fols, les ballons ensemencés ont été partagés en trois lots; 
le premier a été n^aintenu dans le laboratoire à la température ordin^tire. 



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LXXII PROCÈS - VERB4UX 

ie second et le troisième placés dans une étuve à 5(y*. Mais de ces deux 
derniers, l'un était à l'ombre, tandis que Tautre recevait les rayons du 
soleil réfléchis par un héliostat. Tous les ballons ayant été portés ensuite 
dans Tétuve à 3b^, dans les témoins et ceux qui avaient subi la tempéra- 
ture de SO'' à l'ombre, la germination s*est manifestée, tandis que ceux 
qui avaient reçu l'insolation sont restés limpides. 

Sur les observations de M. Cbauveau, M. Arloing a bien voulu surseoir 
à la publication des résultats obtenus, malgré la netteté des faits; le virus 
qu'il avait employé était d^jà vieux; il était nécessaire, pour que les ex- 
périences devinssent décisives, de pouvoir se procurer du virus frais. L'oc- 
casion s'est [Tésenlée récemment et les expériences ont été reprises avec 
du virus pris sur un cheval mort du charbon en Beauce. Les nouvelles 
expériences ont marché sans interruption, grâce au temps exceptionnel- 
lement beau que nous avons eu pendant le mois de février. Les résultats 
ayant été, sous tous les rapports, conformes à ceux des premières expé- 
riences, il est donc permis de conclure que l'insolation ne stérilise pas le 
bouillon de culture et que si elle détruit le mycélium naissant, elle détruit 
également les spores elles-mêmes. 

Si les expériences de M. Strauss ont donné de tout autres résultats que 
ceux qui viennent d'être rapportés, cela tient à ce que M. Strauss a soumis 
à l'action solaire des ballons pleins d'eau pure et à ce que l'eau oppose 
une résistance plus grande que les bouillons de culture, à l'influence des 
rayons du soleil. Dix ballons ont été remplis d'eau distillée et stérilisée, 
puis mis après avoir été ensemencés, dans les diverses conditions sui- 
vantes. Quelques-uns ont été laissés comme témoins dans l'obscurité, les 
autres exposés plus ou moins longtemps au soleil. Après six heures d'in- 
solation, un ces ballons a donné une végétation aussi abondante que les 
témoins; un second, après neuf heures s'est comporté absolument de la 
même façon ; le troisième, après douze heures, a été le siège d'une végé- 
tation déjà moins abondante. Seize heures d'insolation ont enfin produit 
la stérilisation absolue. L'eau pure paralyse donc dans une certaine mesure 
l'influence stérilisante des rayons du soleil, mais ne l'empêche pas de pro- 
duire ses effets avec le temps. 

H reste à expliquer la nature de l'action du soh il et l'influence que peu« 
vent avoir lei substances en dissolution dans les liquides ensemencés, 
ainsi que le pouvoir absorbant ou le pouvoir réfringent de ces derniers. 
M. Arloing se propose de poursuivre ces recherches ultéiicurement. Il est 
l^ossible, toutefois, en attendant que l'expérience ait décidé, d'admettrç 



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PROCES VERBAUX LXXIII 

que les rayons du soleil produisent des effets de dissociation analogues à 
ceux qu'ilsproduisent sur les corps gras, attendu que les spores dontils'agit 
sont en majeure partie composées de substances grasses ; dans tou^ les cas, 
Texpérience est venue confirmer l'idée généralement répandue, de l'in- 
fluence assainissante du soleil. M. Miquel propose le gazonnement des 
terrains infectés, pour diminuer le nombre des germes contenus dans 
l'air ; c'est au contraire le moyen de conserver les microbes et d'en favo- 
riser la multiplication. On sait que M. Pasteur a expliqué la conservation 
et la propagation des germes charbonneux, dans certaines régions, par 
les déjections que les vers de terre apportent des profondeurs où les mi- 
crobes protégés contre l'insolation ont pu se conserver avec toute leur 
énergie. Supprimons les écrans, le soleil se chargera de la destruction des 
germes infectieux. 

Le soleil parait exercer aussi une action sur l'activité des ferments; c'est 
ce que M. Duclaux a vérifié en exposant au soleil des flacons contenant 
de la présure ; pour coaguler la même masse de lait après ce traitement, 
il a fallu doubler la dose du ferment. 



SÉANCE DU ii MARS 1887 



Présldenee 4e H. LBQEB 



La Société reçoit le plan et le programme de l'Exposition d'Ekaterine- 
bourgdont l'ouverture est fixée au 15-27 mai, et la fermeture au 15- 
27 septembre 1887. M. Locard dit, à l'occasion de cet envoi, que l'Expo- 
sition à laquelle la Russie convie en ce moment les autres nations a été 
entreprise comme préparation à une autre solennité du môme genre à 
Saint' Pélersbour^, où la Russie se propose de montrer les progrès qu'elle 
a faits dans les diverses branches du mouvement scientifique et de l'ac- 
tivité industrielle. La ville choisie occupe une position centrale, entre la 
Russie d'Europe et la Russie d'Asie, au centre de la région minière par 
excellence de l'empire. La minéralogie et la métallurgie y seront repré- 
sentées d'une façon exceptionnelle. La Russie fait un pressant appel à 



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LXXIY PnOCBS-T£HBAUX 

toutes les nations civilisées et Ton a déjà la cerlitude que rAmérique 
répondra à cet appel. 

M. Léger donne lecture d'un article de la Revue agricole (29 janvier), 
signé W. Roberts, oti l'auteur propose un moyen pour la répression du 
braconnage et apprécie de la façon suivante les conséquences de la dépo- 
pulation de nos cours d'éau. 

Pour défendre le gibier, comme le poisson, contre le braconnage, c'est 
contre les acheteurs en temps prohibé qu'il faut sévir; car s'il n'y avait 
pas d'acheteurs, il n'y aurait bientôt plus de braconniers. 

L'Angleterre, la Belgique, l'Italie et la Suisse ont importé en France en 
une seule année cinq millions quatre cent soixante-dix -huit mille cent onze 
kilogrammes de poisson et d'écrevisses. Ces dernières ont été fournies par 
la Belgique, et l'Italie a importé des anguilles; mais la presque totalité de 
ces importations se compose de saumons et de truites, c'est-à-dire d'es- 
pèces les plus estimées. 

Que celte masse de poisson ait été payée 3 francs seulement le kilo- 
gramme, et il a sûrement été payé plus cher, cela fait un tribut de près de 
onze millions de francs prélevé par l'éiranger, en une seule année sur la 
France, quand ses nombreux cours d'eau devraient suffire, non seulement 
à i-a propre consommation en poisson, mais encore à une exportation impor- 
tante d'un produit que ses eaux lui fourniraient à peu près gratuitement ; 
ce qu'elles feraient en peu de temps, si l'autorité se décidait enfin à 
prendre des mesures efficaces pour la conservation du poisson. Il faut 
noter que ce tribut va toujouis croissant, à mesure que le poisson dispa- 
raît dans ces eaux. L'importation faite par l'Angleterre seule a augmenté, 
d'une année à l'autre, de 791 354 kilogrammes. 

Voilà les conséquences fort atténuées do l'insouciance absolument 
inconcevable avec laquelle l'autorité française laisse anéantir le poisson, 
en Tabandonnant à toutes les causes de destruction ; quant aux portes de 
la France, en Belgique, le gouvernement a fait lâcher en deux ans seule- 
ment, dans les affluents de la Meuse, 700 000 salmones, et a pris des 
mesures pour qu'en 1890 tous ses cours d'eau soient complètement 
repeuplés. 

M. Léger donne ensuite un compte rendu d'un ouvrage de M. Edouard 
Forestié, archiviste de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de 
Tarn-et- Garonne, seciélaire de la Société archéologique de ce même 
département, intitulé : La Vie rurale et l'Agriculture au XIV^ siècle, dans 
le sud'OU^t de la france. C'est le livre de raison conservé aux archives 4c 



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PROCeS-VRRBAUX LXXV 

Farn-et- Garonne, de Barinélemy Bonis^ marchand montalbanais, qui a 
fourni les éléments de ce travail. 

Bonis, qui tenait une maison de commerce à Montauban, possédait à 
Vignemade, petite localité des environs, des terres d*une valeur de plus 
d'un million et demi (valeur actuelle). Son livre de vente montre que le 
luxe était assez développé parmi ses compatriotes, et sa comptabilité 
agricole permet de reconstituer la physionomie du domaine rural d*il y a 
cinq cents ans. Malheureusement, les prix indiqués, qu'il s'agisse du 
bétail ou de l'outillage agricole, ne sont pas toujours faciles à mettre en 
comparaison avec les prix actuels, à cause du système de l'altération des 
monnaies, qui fut une des plaies du règne de Philippe VI. Néanmoins les 
gages des serviteurs paraissent avoir été au moins aussi élevés qu'aujour- 
d'hui. Le cultivateur était convenablement vêtu ; on voit, dans toutes les 
stipulations, que l'ouvrier des champs recevait la chaussure qui coûtait 
ch^r, du drap, des chemises, des braies et des blouses de toile. Il vient, 
en outre, assez fréquemment chez le marchand de là ville renouveler au 
accroître sa garde-robe. Malgré la peste noire qui décima l'Europe entière 
en 1649 ; malgré la présence des Anglais dans la campagne et les désastres 
inséparables de la guerre et de l'invasion; malgré la réserve insérée dans 
la plupart des contrais de Yaventura dels anemys, la ferme rurale était en 
pleine activité, l'étable regorgeait d'animaux, la culture des terres se faisait 
régulièrement et les salaires étaient très rémunérateurs. Détail curieux : 
il est permis, à Vignemade^ d'améliorer la vigne, avec toutes choses^ sans 
encourir de peine, tandis que dans plusieurs localités voisines, des ordon- 
nances conï^ulaires défendaient expressément de fumer les vignes, parce 
que l'on craignait que la fumure n'altérât la qualité du vin. 

Sans affirmer que le xiv* siècle ait été l'âge d'or, M. Forestié conclut 
comme M. Baudrillard, dans V Histoire du luxe, que les tristes périodes 
qu'a traversées la France pendant les guerres anglaises, puis pendant It s 
guerres de religion et à la fin du règne de Louis XIV, ont trop fait étendre 
à presque tous les temps antérieurs à la Révolution, l'idée d'une misère 
générale ; et que si le paysan abruti, dénué de tout, qu'a peint Labruyère, 
représente l'habitant de quelques parties de la France épuisées par la 
famine et les guerres prolongées, telle n'est pas l'image vraie du paysan 
au xiii«, au XIV* et aussi au xvi« siècle, dès que la guerre de Cent ans a 
cessé d'exercer ses épouvantables ravages. 

M. Saint-Lager exprime celte opinion que les auteurs qui s'attachent à 
une période de notre histoire sont assez portés et à n'en voir, à n'en montrer 



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LXXri PROCÈS-VERBAUX 

que les beaux côtés. Le tableau que présente M. Forestié du bien-être des 
classes rurales au iiv® siècle n'est pas d'accord^ dans tous les cas, avec 
ce qu'on sait de retendue des connaissances agricoles à cette époque. Le 
plus ancien traité d'agriculture, qui ne remonte pas àTantiquité, date pré- 
cisément du XIV*' siècle et des premiers temps de rimprimerie. L'auteur, 
Pierre de Crescenzi, n'est que le eervile copiste de Varron, de Calon, de 
Columelle, de Palladius et de Pline ; ses connaissances en histoire natu- 
relle lui viennent en droite ligne d'Albert le Grand. Le xiv« siècle n'avait 
donc réalisé aucun progrès sur l'antiquité. Or il est inadmissible que toutes 
les connaissances acquises depuis n'aient pas contribué à nous donner 
une existence plus confortable et à répandre une plus grande somme de 
bien-être sur rhumaniié. 

M. Isaac dit que l'Aquitaine n'a pas été malheureuse sous le gouver- 
nement des Anglais, et il en donne pour preuve la résistance des habi- 
tants quand il s'est agi de la réunion de leur province au royaume de 
France, résistance qui se conçoit bien, après les pillages du duc de 
Berry et en tenant compte des désordres de la cour de Charles VL L'Ile- 
de-France, au XIV® siècle, paraît avoir joui d'une grande prospérité ; et 
l'on trouve, dans la relation du vojage d'un légat du pape envoyé à la 
cour de Philippe le Bel, un tableau riant de l'état de la vallée du Rhône 
où l'on cultivait des orangers et où les oliviers remontaient jusqu'à 
Condrieu. M. Isaac ajoute qu'on aurait tort cependant de généraliser et 
de conclure d'une province à une autre. En ces temps où les communica- 
tions étaient difficiles et où des barrières factices s'ajoutaient encore aux 
obstacles naturels, deux pays voisins pouvaient se trouver dans des con- 
ditions bien différentes; il y avait souvent abondance d'un côté, de l'autre 
côté famine. 

M. Saint- Lager fait observer qu'il est difficile d'admettre que la culture 
de l'olivier se soit étendue jusqu'à Condrieu, attendu que, d'après le 
témoignage des auteurs, cette culture s'arrêtait, dans l'antiquité, où 
elle s'arrête aujourd'hui, c'est-à-dire dans le voisinage de Hontélimar. 

On croit généralement, dit M. Léger, que l'olivier ne peut guère pros- 
pérer à plus de 100 kilomètres de la mer; par suite, la véritable limite 
de la région des oliviers serait le défilé de Donzère, où finit le climat 
méditerranéen, dans la vallée du Rhône. Il est possible cependant que, 
depuis Columelle, l'olivier ait pénétré plus au nord et que la culture en 
ait été abandonnée sous l'influence de certaines considérations de l'ordre 
économique, ou, plus probablement» à cause d'un changement de climat 



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PROCiiS -VERBAUX LXXVH 

et de l'épuisement du soi. li est certain, dans tous les cas, qu'il y avait 
autrefois à Lille un marché au verjus ou vinaigre de vin et que, dans le 
Roman de la Rose, qui date du xiP siècle, on assisté à une bataille 
des vins où le vin de Suresnes vient après le Beaujolais et où certains vins 
des Flandres jouissent encore de quelque estime. On cultivait donc la 
vigne dans «es environs de Calais à cette époque, tandis qu'à présent la 
culture de .a vigne ne dépasse pas le département de l'Eure. 

M. Marnas dit qu'on cultivait la vigne, il y a quatre ou cinq siècles, dans 
le sud de l'Angleterre, tout comme dans les environs de Paris, et que si 
la vigne a disparu de ces régions, ce n'est pas parce qu'on n'y produisait 
plus qu'un mauvais vin, mais bien parce que la vigne n'y peut plus fruc- 
tifier. La vigne, depuis ces temps, a rétrogradé de 200 kilomètres, par 
suite du refroidissement du pôle nord, refroidissement qui a changé le 
climat de l'Islande au point d'en rendre l'intérieur inhabitable, et favo- 
risé l'extension des glaciers sur le Groenland. M. Marnas ajoute que, du 
règne de Saint-Louis à la guerre de Cent ans, l'Ile- de- France a joui d'une 
prospérité qu'elle n'a plus retrouvée depuis, qu'il y avait dans les de- 
meures plus de confortable qu'aujourd'hui, et que même dans les petites 
villes, des documents authentiques prouvent qu'on pouvait trouver des 
maîtres d'allemand, d'anglais et d'italien. 

M. Rappet fait la part de l'engouement qui a pu pousser la vigne dans 
le Nord, jusqu'à ce que les cultivateurs désabusés par trop de mécomptes 
aient été contraints de T abandonner. Pareille chose est arrivée pour le 
mûrier, qui abondait dans les départements du Rhône, de l'Isère, de la 
Drôme, et qui devient de plus en plus rare chaque année. 

M. Léger attribue la disparition du mûrier dans notre région ainsi que 
la disparition de la garance dans le département de Vaucluse, à des 
conditions d'un ordre purement économique. Mais il croit que d'autres 
influences ont dû produire certains changements de culture. Les déboise- 
ments, en dénudant les cimes, ont augmenté les écaits de température en 
rendant les hivers plus rigoureux et les étés plus chauds, sans modifier 
sensiblement peut-être la température moyenne, ce que l'on ne pourra 
savoir, d'ailleurs, qu'après un grand nombre d'années d'observations. Or, 
il ne suffit pas qu'un végétal, pour prospérer, reçoive une certaine somme 
de chaleur dans l'année, il faut encore qu'il puisse résister aux tempé- 
ratures extrêmes, surtout à l'extrême froid. 

M. Marnas, dépositaire du registre de \di Fondation ^Iprésenie à la signa- 
ture des membres du Buieau le compte à ce jour. Sur sa proposition 



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LXXVIII PROCÂS-VEIIBAUX 

appuyée par la Commission des finances il est décidé que le compte 
arrêté chaque année sera inséré dant le recueil des procès- verbaux, à 
la suite du résumé historique de la Fondation, 



SÉANCE DU 18 MARS 1887 
Présldenee de M. LEQEB 

M. W. Roberts, en accusant réception des renseignements qui lui ont 
été transmis au sujet de la pétition de la Société adressée à la préfecture 
du Rhône en faveur de la pisciculture, exprime des doutes sur l'efficacité 
des pétitions; il croit que des sociétés privées, comme il en existe en An- 
gleterre et en Allemagne, qui veilleraient à Texécution des lois et règlements, 
exerceraient une influence salutaire, et que l'autorité se sentant surveillée, 
ferait trêve, sans doute, à la déplorable indulgence qu'elle montre à l'égard 
des destructeurs du poisson. 

M. Gobin dit que M. Roberts fait allusion aux^^sociétés pour la répres- 
sion du braconnage, lesquelles, bien que ne jouissant que d*une influence 
purement morale, rendent cependant des services, en intéressant le public 
au but qu'elles poursuivent, déterminent un courant d'opinion et tiennent 
l'attention en éveil. 

M. Léger fait observer que les Sociétés pour la répression du bracon- 
nage ne peuvent guère se constituer que dans les grands pays de chasse 
où elles agissent par l'appât des primes qu'elles offrent aux gardes et des 
pensions qu*elles servent aux veuves des gardes tués dans l'exercice de 
leurs fonctions. Il ajoute qu'il n'est pas sûr que ces sociétés aient obtenu 
jusqu'à présent de grands résultats et que leurs ressources ne sont pas 
toujours au niveau de leur libéralité. 

M. Devilie pense qu'il conviendrait, avant tout, d'appeler l'attention de 
l'administration sur le fonctionnement défectueux de l'Octroi qu'on laisse, 
paratt-il, sans instructions relativement à Tintroduction du poisson en 
temps prohibé. 

M. le Président donne un compte rendu du rapport adressé au ministre 
de l'Agriculture par le Comité d'études et de vigilance du département du 



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PROCES-TBRBAUX LXXIX 

RbAne, sur s^ opérations en 1886. Ce travail comprend trois parties 
consacrées : la première aux opérations faites sur les champs d'expériences 
de Saint-Germain-au-Mont-d'Or, de ViUié-Morgon et d'Ampuis ; la seconde, 
aux rapports des syndicats ; la troisième, aux conclusions pratiques. 

A Saint-Germain, à l'aide du sulfure de carbone, on a obtenu un béné- 
fice net de 554^f,75 par hectare, résultat encore rémunérateur, quoique 
bien inférieur à celui de Tannée précédente. La différence s'explique par 
la répercussion de sève qui s'est produite au printemps, sous l'influence 
d'un abaissement de température à la suite de longues pluies. Le pourridié 
a envahi toute la partie basse du champ et l'anthracnose s'est montrée sur 
quelques points. Des traitements spéciaux seront appliqués contre ces 
deux maladies. Le bouturage des porte-greffes a donné comme reprises . 
Vialla, 86 pour 100 ; York, 60; Riparia, 52; Solonis, 19. La proportion 
des reprises après greffage a été variable; les modes qui ont le mieux 
réussi sont ceux du greffage sur racines sur table, 89 pour 100, et du 
greffage en place, 88. Viennent ensuite les greffes- boutures mises en place 
de suite, 41 pour 100, et les greffes-boutures en pépinière, 39. A part 
quelques greffes des anciennes plantations sur Elvira, la résistance des 
sujets] greffés continue à s'affirmer. 

Les champs de Villié-Horgon et d'Ampuis ont donné à peu près les 
mêmes résultats généraux que celui de Saint-Germain, sauf qu'à Ampuis 
la récoUe a été considérablement diminuée par la grêle du 3 juin. Le vin 
titre 13® d'alcool et la qualité est supérieure. 

Les syndicats, en 1886, s'étendent à presque toutes les communes du 
département; leur nombre est de 253, comprenant 9781 adhérents et trai- 
tant environ 12474 hectares. Il suffit, pour se rendre compte des progrès 
accomplis, de comparer ces chiffres à ceux de 1879 où il n'existait qu'un 
seul syndicat comprenant 68 adhérents, pour le traitement d'une super- 
ficie qui n'allait pas jusqu'à 35 hectares. 

Dans le chapitre consacré aux conclusions, on voit, en ce qui concerne 
les vignes américaines, que dans le département du Rhône, la greffe de 
nos plants sur Vialla, Riparia, Solonis, York-Madeira, faite avec soin, est 
un moyen sérieux de régénération des vignobles détruits. 

M. Burelle met Sous les yeux de la Société un appareil inventé et con- 
fectionné par M. Perrin, serrurier à Liergues, pour répandre sur les ceps 
les insecticides employés contre le mildew. On sait que M. Perrin a déjà 
mis au seryice des viticulteurs un pal injecteur de son invention. L'ap- 
pareil actuel se compose de deux cylindres accouplés, dont l'un est une 
pnocÈs-VEnBiux. 1887. ^ 



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hXXX PROCES -VERBAUX 

pompe mise en communication par un tuyau de caoutchouc avec le réser- 
voir contenant rinsecticide. Cette pompe, aspirante et foulante, a un piston 
plein. Le second cylindre, d'un diamètre plus grand, est primitivement 
p'ein d'air, et fonctionne par la suite comme une fontaine de compression. 
Un tube droit pénètre jusqu'au fond; à la sortie, ce tube est recourbé, 
pour rendre plus facile à l'opérateur la direction du jet. Quand le volume 
de Tair a été réduit par le refoulement d'une certaine quantité de liquide, 
la force élastique chasse le liquide du fond qui ne trouve pour s'échapper 
qu'un tout petit orifice hélicoïdal d'oti il sort fortement mélangé d'air, par 
un mouvement giratoire qui l'étalé sous forme de nappe circulaire bru- 
meuse de 1»,50 à 2 mètres de rayon. L'ampleur de cette nappe permet 
de couvrir chaque cep en très peu de temps d'une pluie insecticide excès- 
sivemeot fine. L'ascension du piston se fait d'un mouvement rapide, la 
descente est lente, à cause de la résistance opposée par l'étroitesse de 
l'orifice de sortie opposé au passage du liquide. M. Burelle, qui s'est servi 
de cet appareil, conclut qu'en dehors de la facilité de son jeu, il offre 
l'avantage de permettre l'utilisation complète de l'insecticide contenu dans 
le récipient en forme de hotte que l'opérateur porte sur son dos. La hotte 
comprise, tout Tappareil peut coûter une quarantaine de francs. 

M. Léger fait observer que si on veut employer la bouillie bordelaise, il 
se formera un dépôt dans la hot'.e et que la pompe puisant de la boue, et 
refoulant cette boue dans le tube de sortie, il se produira des engorgements 
qui nuiront au fonctionnement régulier. 

M. Deville recommande aux vignerons l'élevage en pépinièra des bou- 
tures greffées, avant la mise en place, parce que la mise en place immé- 
diate peut amener, par suite d'une séparation des couches terreuses, le 
décollement du greffon. C'est ce qui est arrivé l'année dernière à des bou- 
tures greffées et aussi ft des racines greffés mis en place en mars et avril 
i X qui avaient déjà des pousses de 25 à 30 centimètres. En ce moment, 
M. Deville fait greffer des boutures qu'il tiendra en serre chaude pour ne 
les mettre en place qu'à la fin de mai. Il recommande encore de forte- 
ment butter les greffes pendant l'hivernage, surtout dans les terrains 
calcaires. 

M. Gobin dit que la Commission météorologique départementale orga- 
nisée en dehors de la Société, par les soins de l'administration, en exécu- 
tion de la circulaire ministérielle du 5 mars 1879, et qui s'était peu réunie 
jusqu'ici, vient d'être réorganisée par arrêté préfectoral. Une réunion a 
eu lieu hier pour la formation du Bureau. Ont été nommés : 



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PnOCBS-YERBAUX LXXXI 

Mil. Andréy président; Gobin et Arloing, vice-présidents; Marchand, 
secrétaire; Benoit, secrétaire adjoint; Béroajon, trésorier. 

La Commission s'est divisée en trois sons-commissions, savoir : 

Sous-commission des pluies et orages. — MM. André, Béroujon, Cla- 
venat, Gaudier, Girardon, Gobin, Gouy, Lafon, Jaracb, Marchand, Petit, 
Anselmier, Rousset, Voigt. 

Sotts- commission (Thygiène. — MM. Arioing, Bondet, Cazeneuve, Gui- 
chard, Lacassagne, Paillasson. 

Sous-commission d'agriculture.— MU. Barbier, Benoit, Deville, Dubois, 
Brnys, Million, Nolot, Ranlin, Terver. 

Ces trois sous-comroissions doivent se réunir très prochainement pour 
procéder à la constitution de leurs bureaux et arrêter le plan de leurs 
travaux respectifs. 

La Commission aura recours à la collaboration des Ponts et Chaussées, 
des instituteurs et du génie militaire. 

M. Cornevin, revenant sur la question agitée dans la dernière séance, 
au sujet du déplacement des cultures, dit qu'il lui est tombé accidentelle- 
ment sous les yeux deux documents dont l'un donne raison aux partisans 
de la stabilité des climats, tandis que l'autre conclut d*une façon absolu- 
ment contraire. Un délégué du ministère de l'Instruction publique, pour 
l'étude des geysers de l'Islande, a trouvé, sous une couche de dépôts sili- 
ceux de 3 mètres d'épaisseur, des restes de végétaux absolument sembla- 
bles aux végétaux actuels de la même région, et qui doivent remonter à 
trois ou quatre siècles avant notre ère. L'autre observateur, un Italien. 
M. Sommier, a publié sous ce titre : Un été dans la vallée deVObij une 
relation dans laquelle il affirme qu'au nord de la Sibérie, on trouve les 
restes d'anciennes forêts composées de pins, de sapins et de mélèzes. 
Ces forêts ont disparu, et la végétation arborescente de la contrée est 
uniquement représentée, à l'heure présente, par un saule rabougri de 
80 centimètres au plus, qui cependant, s'élève plus au sud Jusqu'à lin.SO; 
d'où cette conclusion nécessaire, que le climat de la Sibérie s'est 
refroidi. 

M. Saint-Lager dit que la seconde observation n'a pas la même valeur 
que la première, attendu que la destruction des forêts peut être le fait de 
l'homme, aussi bien que la conséquence d'un changement de climat. Pour 
être en droit de conclure, il faudrait avoir essayé le reboisement des régions 
dénudées. Tant que cette expérience n'aura pas été faite,la question delà 
permanence ou du changement des climats restera intacte. 



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LXXXII PROCÈS -VERBAUX 

Pour M. Gensouly les déboisements d'abord, ensuite la facilité toujours 
plus grande des communications, ont dû produire, dans les flores locales, 
les modifications qu*on est porté à attribuer au changement des climats. Les 
témoignages écrits n*ont malheureusement pas une grande autorité, 
attendu que chaque observateur n*a jugé digne d'être enregistré que ce 
qui l'a frappé d'una façon particulière. Sidoine Apollinaire nous rjtîonte 
qu'il a vu un palmier sur la tombe de Siagrius» à Fourvière, et, d'un 
autre côté, Strabon dit qu'il a vu des chars sur le Rhône gelé. Nous n'avons 
pas un ensemble d'observations suivies ; les auteurs ne nous fournissent 
que des faits exceptionnels auxquels nous sommes toujours disposés â 
donner plus d'extension qu'il ut /audrait. 



SÉANCE DU 25 MARS 1887 
Préaldeneie de H. LEGER 

M. le Président annonce que, tous frais payés, la Société a perçu sur 
le legs Fontannes de 1000 francs, la somme de 840 francs qui sera em> 
ployée à l'achat de trois obligations Paris- Lyon-Méditerranée pour le 
compte du capital inaliénable de la Société. 

M. Grolas distribue des exemplaires du Rapport à M. le Ministre de 
ragricalture, sur les travaux du Comité d'études et de vigilance, en 1886, 
rapport dont le procès-verbal de la dernière séance contient un court 
résumé. M. Crolas donne ensuite quelques détails concernant la lutte 
contre le phylloxéra, en dehors du cercle d'action dn Comité du Rhône. 

Les injections de sulfure de carbone se pratiquent actuellement moins 
profondément qu'autrefois ; au lieu de faire pénétrer le pal jusqu'à 30 et 
40 centimètres, on se contente à présent de le .faire pénétrer à 15 centi- 
mètres, parce qu'on a reconnu que l'insecticide introduit dans le sol tend 
toujours à descendre. Les applications du sulfure de carbone ont pris de 
l'extension partout, quoique d'une façon moins régulière que dans notre 
département. Dans le département de Saône-et-Loire, quelques applica- 
tions malheureuses, au début, ont rendu les viticulteurs craintifs et leur 
ont donné des doutes sur l'efficacité de cet insecticide. Il est presque 



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PROCES -YEUBAUX LXX\IIl 

inatile d'ajouter que ces doutes ont été soigneusement entretenus par les 
pépiniéristes qui avaient des cépages américains à vendre. Il y a, dans 
quelques parties de Sa6ne-et-Loire, des terres compactes où le sulfure de 
carbone doit être employé autrement que dans les terrains granitiques du 
Rhône ; il y fallait une certaine expérience qui semble avoir été acquise» 
puisque les applications s'y multiplient. En Bourgogne, où le phylloxéra 
a toujours eu une marche moins rapide que dans le Midi, quelques pro- 
priétaires se sont endormis dans une trompeuse sécurité; à présent qu'ils 
sont désillusionnés^ ils se mettent à sulfurer. Dans le Biidi, l'Ârdèche a 
lutté avec succès, cette année ; Vaucluse, qui a conservé un assez graad 
nombre de cépages français, les défend énergiquement; l'Hérault, qui a 
inauguré le traitement, persévère dans la même voie ; dans les environs 
de Carcassonne, une zone récemment envahie est traitée soit avec le sul- 
fure pur, soit avec le sulfure dissous dans l'eau. Quoique le traitement 
soit à peu près le même partout, tons les cépages n'auront pas le même 
sort ; les propriétaires qui ont planté du Jacquez pourront réussir, mais 
ceux qui ont eu recours au Riparia greffé ne réussiront probablement pas, 
attendu que le choix de ce cépage qui ne s'adapte pas au sol a été une 
erreur. En somme, comme il a été dit plus haut, les applications du sul- 
fure de carbone se multiplient et, cette année, il en a été employé 
14 millions de kilogrammes. 

M. Léger fait une communication sur l'entreprise qui vient d'être menée 
à bonne fin, dans le but de mettre en communication facile l'intérieur de 
la France et la Méditerranée. 

Strabon, qui regardait la Méditerranée comme une mer italienne, avait 
déjà signalé le Rhône comme le commencement de la voie tracée par la 
nature, pour servir aux relations de Rome avec la Grande-Bretagne, par 
la Sdiône, la Seine, et une courte traversée de mer. Le port de Marseille 
est entouré de hauteurs atteignant 250 et 300 mètres qui en rendaient 
difficiles les communications avec l'intérieur; aussi CoQstantin cher- 
cha-t-il à éviter l'accès dans l'intérieur de la Gaule par le port de 
Marseille, en créant un port sur le Rhône, à Arles. Marius, pour ravitailler 
son armée, et donner aux navires un tirant d'eau suf6sant, avait construit 
un canal entre Arles et le golfe de Fos. Ce canal, qui devint plus tard la 
popriéié de Marseille, et fut, pour celte ville, la source d'un beau revenu, 
fut utilisé jusqu'au xi» ou au xii® siècle. La ville d*Arles, cependant, se 
plaint de cet état de choses et pour éviter l'emploi du canal, la batellerie 
cherche, après chaque crt;e du Hhôno, un passage pratical^le entrç Iç^ 



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LXXXIV pnocÉs YERBADx 

nombreuses lies du delta. Eq face des exigences toujours croissantes du 
commerce, cette situation ne pouvait pas durer. Vers 1665, Vauban vient 
étudier la question du trajet d'Arles à la mer; il déclare le Rhftne indomp- 
table et se prononce pour la solution du problème au moyen d'un canal. 
Vers 1690, les habitants d'Arles essaient, sans grands résultats, de cons- 
tituer un syndicat pour l'exécution des travaux. En 1780, on voit apparaître 
un projet pour améliorer l'embouchure de la branche principale, au moyen 
de digues longitudinales entre lesquelles on se propose de concentrer la 
masse totale des eaux du fleuve; mais la Révolution surgit bientôt et la 
mise à exécution du projet n'a pas lieu. En 1800, Napoléon décrète la 
construction d'un canal qui doit relier Arles au port de Bouc. Ce canal, 
achevé en 1838, se composait de trois biefs successifs; le bief moyen, repo- 
sant sur les poudingues de la Crau a son seuil à l^^fii en contre-haut et 
ne peut fournir que 90 centimètres à 1 mètre de tirant d'eau. Un aussi 
faible tirant d'eau ne pouvait plus sufSre pour assurer le service de la na- 
vigation à vapeur, surtout lorsqu'on vit paraître sur le Rhône ces bateaux 
de 130, de 140 et même de 150 mètres de la Compagnie Bonnardel, et il 
fallut chercher une autre solution. On reprit alors, sous la direction de 
M. Surel, le projet du rétrécissement du lit de la branche principale, avec 
suppression des branches latérales, dans le but, non seulement d'obtenir 
plus de profondeur, mais aussi d'accroître la vitesse du courant et de 
rompre la barre que les apports du Rhône déposent à l'embouchure, 
comme il arrive pour tous les fleuves qui se jettent dans les mers à faible 
marée. La tentative n'eut pas de succès. A mesure qu'on prolongeait 1 s 
chenal, la barre repoussée allait se reformer plus loin. De guerre lasse, 
on dut revenir au vieux canal de Marins. Le Canal Saint-Lonii fut dé- 
crété en 1865 et inauguré le 15 août 1870. 

On sait que le canal Saint -Louis est dû à l'initiative d'un Lyonnais, 
M. Hippolyte Peut, qui a eu à soutenir une lutte de quarante années, 
contre une foule d'intérêts coalisés. Et il ne faut pas oublier que M. Hippo- 
lyte Peut a été énergiquement soutenu pendant tout ce temps par la 
Chambre de commerce de Lyon. 

Le canal Saint-Louis a été exécuté avec le profil du canal de Suez, 
dont il ne diffère que sous le rapport de la longueur. 

Ce canal tout seul ne pouvait pas répondre à tous les besoins du 
commerces il lui fallait l'indispensable complément d'un chemin de fer 
pour le mettre en communication avec l'intérieur. C'est ici que se ren- 
contrèrent encore de vives résistances. Il y avait en premier lieu le dédale 



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PROCES -VBIUIAUX LXXXV 

des corporations marseillaises, avec leurs monopoles surannés, quj 
grjveni le transit des marchandises d'un droit de 5 à 6 francs par 
tonne ; il y avait ensuite la ville d'Arles^ aujourd'hui bien déchue, presque 
morte, qui se voyait menacée par la concurrence d'une rivale naissante ; 
il y avait enfin la Compagnie du chemin de fer de Lyon au détriment 
de laquelle on raccourcissait de 50. kilomètres le parcours pour arri- 
ver à la mer. L'initiative privée a triomphé de tous les obstacles : une 
compagnie s'est formée, et elle vient de doter le port Saint-Louis du 
complément qui lui manquait, depuis dix- sept ans qu'il est ouvert au 
commerce. La voie a été facile à construire; elle est établie assez soli- 
dement pour résister aux plus grandes charges, et munie de tous les 
accessoires nécessaires. La Compagnie de Lyon, faisant trêve à ses résis- 
tances, a pris à son compte l'exploitation de la nouvelle voie. 

En 1885, le port Saint- Louis a reçu un millier de navires et le(( jdroits 
de douane perçus se sont élevés à 600 000 francs. Avec l'annexe qui 
vient de lui être donnée, son activité ne peut que s'accroître rapidement. 
De vastes étendues sont encore disponibles, pour le creusement de nou- 
veaux bassins et la construction d'entrepôts. Déjà les grands minotiers 
de Lyon ont fait l'acquisition de quelques terrains, pour y installer des 
magasins. 

Grâce aux travaux d'amélioration exécutés sur le Rhftne, les jours de 
chômage de la navigation ont été considérablement réduits, au grand 
bénéfice du commerce, car les grands bateaux de la Compagnie Bonnar- 
del permettent de réaliser une économie de r',50 à 2 francs par tonne» 
sur le transport par les chemins de fer. 

Le petit port de Bouc a eu un instant l'ambition de supplanter Mar- 
seille ; malheureusement pour lui, ses communications ne sont pas plus 
faciles que celles de Marseille, avec l'intérieur. On a mis en avant l'idée 
de faire de l'étang de Berre un port de refuge ; l'entrée de ce port serait 
nécessairement l'étang de Caronte, dont la petite ville de Bouc et celle 
des Martigues, munies des défenses nécessaires, garderaient les deux 
extrémités. L'étang de Berre pourrait aisément recevoir notre flotte de 
guerre tout entière et lui donner un abri sûr. Pour recevoir cette destina- 
tion, il est indispensable d'y opérer des sondages et de le baliser; ce 
travail s'accomplit actuellement sous la direction de M. Sibour. 

Pour terminer, M. Léger compare les ressources que les villes de Lyon 
et de Marseille ont reçues du budget. Tandis que la ville de Marseille a 
été gratifiée de 150 à 200 millions, la ville de Lyon n'a fjuère Qbtenu que 



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LXXXVI PROCBS -YEnBAUX 

4 OU 5 millions pour la construction de ses quais. Les mitlions dépensés 
pour Tamélioration du lit du Rhftne ne doivent pas être regardés 
comme attribués à la ville de Lyon, attendu que ceux qui en ont profité 
sont les riverains, d'une extrémité à l'autre de la partie navigable. La 
principale industrie de Lyon est l'industrie de la soie et la soie n'arrive 
guère par voie fluviale. C'est pour les industries échelonnées le long de 
son cours que le Rhône est le grand régulateur des prix de transport. 
Quand les compagnies se montrent trop exigeantes, les marchands de 
ciment, de minerais ou de pierre peuvent, au besoin, faire l'acquisi- 
tion de quelques bateaux plats et essayer le transport à leurs risques 
tt périls; celte perspective suffit souvent pour que les compagnies 
consentent à des réductions. 11 n'est pas bien sûr que les compagnies y 
perdent, mais il e^t certain que le commerce et la consommation y 
gagnent. 



SÉANCE DU 1« AVRIL 1887 
Présldemee de H. liBCIBB 

La correspondance contient une lettre de M. Depéret qui offre, pour les 
publications de la Société, un travail posthume rédigé d'après les docu- 
ments laissés par le regretté Fontannes, sur l'étude géologique du tunnel de 
Collonges. La Société saisit cette occasion do rendre hommage à la mé* 
moire de Fontannes et d'enrichir ses Annales d*un travail qui intéresse la 
géologie lyonnaise. 

M. le Président informe ses collègues qu'il a visité le local oh la Faculté 
des sciences offre un asih aux livres de la Société. 11 y a huit casiers 
disponibles qui semblent devoir suffire, mais auxquels on pourrait en 
ajouter d'autres au besoin. Il ne reste plus qu'à obtenir de la municipa- 
lité la permission d'enlever les livres du local qu'ils ont occupé jusqu'ici 
et à organiser le mode de transport. 

M. Gobin montre, sur un pelitspécimen,par quelle disposition très sim- 
ple on peut prévenir robstruction des déversoirs à niveau par les feuilles 
et les brindilles flottant à la surface de l'eau. Le tuyau d^écoulement dé- 



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PROGES-VEnBAlIX LXXXYII 

tenaine un courant plus oa moins fort qui E&it converger vers son orifice 
tous les corps flottants ; de là, fermeture de l'orifice, suspension de 
l'écoulement au point voulu, et déversement latéral qui inonde les 
bords du bassin, si Ton n*a pas soin d*enlever fréquemment les 
corps flottants rassemblés, surtout à l'époque de la chute des feuilles. 
Pour obvier à cet inconvénient, M. Gobin recouvre l'orifice du tuyau de 
décharge d'un godet renversé, dont il maintient le fond un peu élevé au 
moyen d'un fil de fer deux fois replié sur lui-même et dont les coudes 
reposent sur les bords de Torifice. De cette manière l'accès de l'orifice 
est interdit aux corps flottants retenus par les parois du godet. C'est la 
disposition adoptée dans les verreries, pour écarter le fiel de verre qui 
surnage sur la masse en fusion. 

M. Léger donne des détails sur l'organisation en syndicats des cultiva- 
teurs de Thiaucourt, Lunéville, Nancy et autres cantons de Meurthe-et- 
Moselle ou des Vosges, pour défendre les vignobles contre les gelées au 
moyen de nuages artificiels. La méthode le plus généralement suivie con- 
siste à pratiquer dans le sol des trous dont le fond est fortement tassé ; ces 
trous, espacés les uns des autres de 10 mètres, reçoivent chacun 1 litre 
d3 goudron. À Thiaucourt, sur une étendue de 180 hectares, on ne dispose 
que de cinq cents cavités à feu dans chacune desquelles on verse 20 kilo- 
grammes d'huiles lourdes et de naphtaline. Il y a des équipes organisées 
qui se tiennent prêtes à opérer au commandement d'un chef chargé de 
donner le signal. Le signal donné, chaque homme d'équipe part, muni 
d'une torche, et allume les foyers dans la section qui lui est assignée. La 
contribution annuelle par hectare est d» 5 francs. Avec une dépense 
totale de 3500 francs, les propriétaires estiment qu'ils se garantissent 
d'une perte de 150.000 francs que leur causaient, en moyenne, les gelées 
printannières. Le nombre des veilles n'est pas considérable, vu qu'il n'y 
a, dans chaque saison, que cinq nuits dangereuses au plus. La protection 
est efficace, même par des vents assez violents. 

M. Saint-Lager reconnaît que le procédé est théoriquement excellent ; 
mais pour en apprécier l'efficacité, il voudrait pouvoir consulter une sta- 
tistique des résultats obtenus, soit dans les localités oh l'on produit des 
nuages artificiels, soit dans celles oh l'on n'en produit pas. 

M. Rappet reporte à quarante ou cinquante ans les essais de nuages 
artificiels. Faute d'entente, ces essais, qui ne pouvaient pas donner de ré- 
sultats sérieux dans les conditions d'isolement oh ils étaient pratiqués , 
Qn( été presc|ue partout abi^ndonnés, 



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LXXXYIII PROCES VB RBAU.\ 

M. Billioud-Monterrad fait observer qae les nuages artificiels ne peu- 
vent produire de bons effets que sur les terrains peu accidentés où les 
vignobles se touchent sur une grande étendue, comme en Auvergne; 
mais que ce n'est pas le cas du Beaujolais où les vignes sont détruites aux 
trois quarts ei où celles qui subsistent encore sont séparées par de vastes 
espaces dénudés. 

M. Léger dit que c*est sur un ensemble de dix années que les habita- 
tants des régions dont il vient de parler ont porté au chiffre moyen de 
150000 francs les pertes annuelles causées par les gelées, et que pendant 
les trois années qui viennent de s*écouler^ les pertes ont été conjuréos. 
Il ajoute que les résultats obtenus ont été d'une telle évidence que la for> 
mation des syndicats ne fait que se développer et s'étend encore à la lutte 
contre le mildew. Pour M. Léger, il y a là un exemple qu'on ne saurait 
trop faire connaître, pour montrer la puissance de l'association, attendu 
que chez nous, les cultivateurs, trop disposés à isoler leurs efforts, sont 
sous ce rapport considérablement en retard sur les cultivateurs de quel- 
ques pays voisins, notamment sur les Italiens qui, depuis des siècles, 
savent si bien s'entendre pour l'utilisation des eaux et les travaux d'irri- 
gation. 



SÉANCE DU m AVRIL 18S7 



Présidence de H. LBCIBR 



La correspondance contient une circulaire du Ministre de l'Instruction 
publique et des Beaux-Arts qui annonce que le Congrès des sociétés sa- 
vantes en 1887 s'ouvrira à la Sorbonne le 31 mai et sera clos le i juin, 
par la séance générale. 

La Société reçoit du ministère de l'Agriculture une allocation de 
1500 francs en faveur de la Commission des soies. 

M. le Président annonce que le transfert des livres de la Société ddus 
le local offert par la Faculté des sciences vient d'être opéré par les soins 
de M. le Bibliothécaire qui a mené & bien, avec la plus grande activité, 



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PnOCBS - VERBAUX LXXXIX 

celle délicate ei pénible opération. Il s'agissait de déplacer et de remet- 
ire en ordre plus de quatorze mille volumes et un nombre considérable 
de brochures, publicaiions périodiquesi etc. Les volumes ont pris place 
dans huit casiers aménagés à cet effet et qui suffiront à contenir encore les 
envois que la Société reçoit chaque année. Rien n'empêchera d'ailleurs 
d*étendre les rayonnages s'il en est besoin plus tard. 

A la suite de cette communication^ des remerciements sont votés par 
acclamation à M. le Bibliolhécaire par ses collègues. 

M. le Président informe la Société qu'à la suite d'un voyage en Allema* 
gne M. Cambon offre d'exposer, dans une conférence publique qui serait 
faite sous les auspices de laSociéiéi les nombreuses et intéressantes obser- 
vations qu'il a recueillies sur l'agriculture allemande et les industries qui 
b'y rattachent. La proposition est accueillie favorablement et le Bureau 
est prié de s'entendre avec M. Cambon concernant l'heure la plus favo- 
rable et le lieu. 

M. Gobin donne lecture, au nom du Comité de présentation pour la 
section des sciences, d'un rapport de classement sur les candidatures en 
présence pour les élections du premier semestre. 

A la suite de quelques observations de M. le Président, au sujet du 
nombre des vacances à pourvoir pour arriver au nombre réglementaire, 
M. Saint-Lager propose l'abrogation de l'article du règlement qui exige 
au moins deux candidatures pour qu'il puisse être procédé à une élec- 
tion dans chaque section. Il propose, en outre, la réduction des intervalles 
de temps qui séparent les élections. M. Saint-Lager est prié de formuler 
ses propositions par écrit, et de les déposer sur le bureau avec le nombre 
de dix signatures au moins, que porte le règlement, pour qu'elles puis- 
sent èlre soumises à la discussion. 

M. Arloing donne lecture d'une lettre qui lui a été adressée, en sa qua* 
lité de signataire de la protestation de la Société à rencontre d'une célé- 
bration du cinquantenaire des chemins de fer français, en 1887. L'auteur 
de cette lettre, M. Crozel-Fourneyron, réclame en faveur du chemin de 
Saint-Étienne à Andrézieux, le premier en date, qui a été passé sous 
silence dans la protestation. 

M. Léger rappelle que déjà une lettre de M. le Président de la Chambre 
de commerce de Saint-Élienne a signalé la même omission, omission 
volontaire, attendu que les promoteurs du cinquantenaire ayant parlé de 
chemins de fer dignes de ce nom, et souligné l'épithète, voulaient claire- 
ment désigner les voies servies par des locomotives, et qu'il suffisait de 



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XC PAOCES-YERBAUX 

leur rappeler que le chemin de Paris au Pecq n'était pas, à cet égard, le 
premier en date. 

M. le Président dépose sur le bureau le manuscrit offert par M. Depéret, 
où sont réunis les documents laissés par Pontannes sur les terrains 
traversés par le tunnel de Collonges à Saint-Clair. Après nn rapide 
compte rendu de ce travail, M. le Président donne lecture d'une note pré- 
sentée par M. CUvier, sous-chef de section aux chemins de Ter P.'^L.-M., 
sur le sujet qui a fait l'objet des dernières études du regretté Fontannes. 

M. Cuvier range dans le miocène la couche de même niveau que les 
sables à Mastodom arvernemis de Trévoux, que Fontannes regardait 
comme pUocène. 11 fait observer que l'opinion de Fontannes se basait sur 
la découverte d'une molaire de Mastodon dissimî/û, et en outre, sur cer- 
tains caractères généraux des roches, tels que l'altération des graviers, les 
tassements, la couleur, les impressions sur les cailloux, la présence des 
sels de fer et de manganèse, l'absence de fossiles miocènes ; mais il fait 
observer, en premier lieu, que la dent de mastodonte n'a pas été trouvée en 
place et, d'un autre côté, qu'un grand nombre de géologues, et en parti • 
culier M. Lory, regardent les impressions des cailloux comme un des ca- 
racières propres au miocène. 

Comme on le voit, dit M. Léger, le tunnel de Collonges, qui a déjà donné 
lieu à de savantes discussions, en fera probablement surgir d'autres 
non moins intéressantes, attendu que sur les 1600 mètres à parcourir, 
on n'en a encore ouvert que 400 du côté de la Saône et 880 du côté du 
Rhône, et que la partie moyenne, de beaucoup la plus importante, sera 
probablement, pour les géologues, une source ferlile d'observations 
imprévues. 



SÉANCE DU 29 AVRIL 1887 
Présidence de H. LECBB 

À l'occasion du procès -verbal, M. le Président dit qu'en coosidâration 
d'événements récents qui ont jeté un certain trouble dans les esprits, 
il convient d'ajourner la coi^férence que M. Çambon a offert de faite 



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PROCeS-VCRRAVX XCf 

sur Tagricuhure allemande, el d'attendre que l'émotion publique soit 
calmée. 

M. Saint-Lager dépose sur le bureau la proposition suivante, revêtue 
de plus de dix signatures : 

« Les membres soussignés de la Société d'agriculture, histoire natu- 
relle et arts utiles de Lyon, demandent Tabrogation de l'article du 
règlement en vertu duquel une élection de membre titulaire ne peut èire 
faite que lorsque deux candidats sont inscrits pour chaque place vacante. 

c Ils demandent aussi uue diminution des délais entre les élections. » 

Quelques-uns des signataires ont ajouté un amendement ainsi conçu : 

« Je demande l'examen et non l'abrogation. » . 

Sur l'avis émis par plusieurs membres, la Société procède aux élections 
portées à l'ordre du jour, avant d'ouvrir la discussion sur les propositions 
qui précèdent. 

Sont élus : 

M. GaltieTi membre titulaire dans la section des sciences 

M. Boiron, membre correspondant. 

Les élections terminées, M. Saint-Lager est prié de développer les 
propositions qu'il a déposées sur le bureau. 

M. Saint-Lager, après avoir fait observer que la Société d'agriculture, 
histoire naturelle et arts utiles de Lyon est la seule compagnie savante 
dont le règlement porte que le nombre des candidatures déclarées 
admissibles doit être supérieur au nombre des élections à Caire, s'attache 
à démontrer que celte clause est un obstacle au recrutement, par les 
ajournements qui en sont la conséquence. Cette stipulation du règle- 
ment est devenue préjudiciable, surtout depuis la création d'une foule 
d'associations plus ou moins rivales ; vingt-sept de ces nouvelles sociétés 
savantes tiennent leurs réunions au palais Saint-Pierre. Leur existence, 
pour la plupart, ne remonte pas au delà de 1870 ou 1871 ; plusieurs 
végètent, mais quelques-unes ont réussi à se maintenir et contribuent à 
faire déserter nos séances. 

M. (yornevin dit que les élections de la Société nationale d'agriculture 
de France ne se font aussi qu'avec un nombre de candidatures supérieur 
au nombre des vacances à pourvoir. 

M. Locard, bien que peu porté à admettre qu'on apporte des modifi- 
cations aux règlements, qui ont déjà une longue durée, troure cependant 
fâcheuse la disposition qui peut rendre indéfini l'ajournement d'un candi- 
dat déclaré admissible. 



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XCII PROCES-VERBAUX 

M. Chaurand p:n8e que si l'ajournement est rendu impossible, la 
nomination de tout candidat inscrit deviendrai dèslors^ nécessaire, et que 
l'apposition de trois signatares sur le registre de présentation prendra 
rimpoi tance d'une décision à la majorité des voix» ce qui est inadmis- 
sible. 

M. Sauzey fait observer qu'élection est synonyme de choix et que 
l'acceptation comme membre delà Société d'un candidat sans concurrent 
n'est plus une élection au véritable sens du mot. 

Plusieurs membres» entre autres MM. Ârloing, Cornevin, Gobin, Isaac, 
iiyant encore pris la parole, soit pour signaler quelques inconvénients 
d'une désignation de section pour chaque candidature, soit pour montrer 
que la motion déposée sur le bureau soulève plusieurs questions distinc- 
tes dont chacune demande d'être mûrement étudiée, M. le Président résume 
la discussion et propose la nomination d'une commission qui sera chargée 
de présenter un rapport sur les trois points stiivants : 

l"" Convient-il d'augmenter le nombre des séances d'élection? 

3® Faut-il maintenir la clause du règlement eu vertu de laquelle le nom- 
bre des candidatures doit être supérieur au nombre des places vacantes? 

3^ Est-il nécessaire de maintenir l'indication de la section sur le 
registre ? 

La proposition de M. le Président ayant reçu l'approbation de la 
Société, il est procédé à la désignation de la commission qui se compo- 
sera de MM. Arloing, Cornevin, Léger et Saint-Lager. 



SÉANCE DU 6 MAI 1887 
Présidence de M. liBCIBR 

Après avoir donné quelques développements à l'idée déjà mise en avant, 
de chercher à étendre, en même temps qu'à renforcer les relations agri- 
coles de la Société en associant la distribution des encouragements qu'elle 
donne au nom du ministère, avec les distributions des primes des comices, 
M. Léger fait une communication sur un nouveau moyen de soustraire les 
matériaux de construction employés à Lyon, aux altérations superficielles 
causées par le climat. 



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PROCES- VERBAUX XCIII 

Sauf la pierre de Villebois qui n*est plus guère en usage que pour les 
soubassements, et la pierre d'Hauteville qu*on emploie rarement parce 
qu'elle est chère, toules, notamment celles de Cruas et de Crussol, sont 
plus ou moins gélives. Au bout d'un certain nombre d'années, les mou- 
lures s'effaceDt et la couleur primitive de la pierre a disparu sous une 
couche noirâtre de suie provenant des parcelles charbonneuses répandues 
dans l'air, que Thumidité agglutine et retient sur les murs. Tous les 
moyens employés jusqu'ici, soit pour nettoyer les surfaces, soit pour 
durcir les pierres, ont leurs inconvénients. Le grattage détruit peu à peu 
les détails d'ornementation, le badigeonnage à la chaux les empâte et 
les dissimule ; la silicatisation introduit dans les matériaux poreux de 
la soude et de la potasse qui donnent lieu, par la suite, à des efflores* 
cences de salpêtre. Un nouveau moyen vient d'être proposé par 
M.Kessler; il consiste dans l'emploi des fluates alcalins, principalement de 
zinc ou d'alumine. Ces sels, au contact d'un excès de calcaire, se décom- 
posent en leurs éléments constitutifs, silice, spath-fluor et oxyde métal- 
ique, avec dégagement d'acide carbonique. Le départ de l'acide car- 
bonique maintient les pores ouverts et facilite l'évaporation de l'eau. 
H se dépose, en outi*d, dans les interstices, des corps durs, insolubles et 
inaltérables. De plus, si l'on veut obtenir des effets de coloration, il 
suffit de substituer les Ouates de fer, de cuivre oii de chrome à ceux 
d'alumine et de zinc. Le procédé peut s'appliquer aussi bien aux enduits 
qu'aux pierres, pourvu que ces enduits soient calcaires. Le prix de 
revient peut varier entre 0^%90 et 1^%80 par mètre carré, suivant la 
porosité de la surface et le nombre de couches qu'il est nécessaire 
d'appliquer. 

Suivant M. Locard, nulle part les pierres ne se ternissent plus vite qu'à 
Lyon, parce que la consommation du charbon de terrre y est relativement 
plus grande que partout ailleurs. Mais il y a encore autre chose que les 
fumces, ce sont les toiles d'une certaine espèce d'araignée qui, étroite- 
ment appliquées sur les pierres les plus dures, y forment de nombreuses 
taches. Cette cause de souillure a été signalée pour la première fois par 
M. Jourdan. Nous avons des pierres de trois catégories principales : celle 
du Mont-d'Or, celle de Villebois et, depuis un certain nombre d'années, 
des pierres tendres que les chemins de fer apportent de diverses localités. 
Ces pierres tendres, d'une taille facile, durcissent à l'air en perdant leur 
eau de carrière, ce qui demande de cinq à six ans, mais comme elles sont 
poreuses, sous notre climat humide elles sont toujours plus ou moins 



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XCIT PR0GâS-yBRB4UX 

prorondément imprégnées d'eau, et s'épaufrissent, comme disent les gens 
du métier^ sous l'influence de la gelée. La pierre de Crussol est une 
pierre dure qui résiste à l'épreuve de Brard, laquelle consiste, comme on 
sait, à immerger la pierre dans une dissolution bouillante de sulfate de 
soude. Mais la cassure conchoîdale de cette pierre accuse une structure 
esqnilleuse qui donne un accès facile à 4'eau et explique les désagré- 
gations prodaites par les grands froids. Le nettoyage des façades à Tea^ 
acidulée devrait être proscrit, à moins d'fttre suivi d'un Uvage avec une 
abondante quantité d'eau pure, attendu que si XwA TacidQ n'est pas 
entraîné, il se forme des* sels de chaux qui couvrent les pierres d'an 
enduit (kilvérulent qui* tadie les doigis. L'expérience a été faite sur 
quelques pierres de notre musée lapidaire qu'on a essayé de nettoyer avec 
dei'eàu contenant un peu d'acide chlorhydtique. 

H. SaiÎH-Lagei^ signale, notamment dans les parements des quais, 
certaines pierres qui restent blanches, quoique soumises, aux mêmes 
influences ittmosphériques que les autree. Les pierres qui noircissent sont 
celles dé Couzon, de Villebois, du Bugey, fournies généralement par 
PooKfbe inférieure. Celles qui font exception appartiennent, comiyie la 
presque totalité des blocs erratiques de nos environs et la plupart des 
cSppes dé notre musée lapidaire, au choin de Fay.U serait donc possible, 
par un choix d^s matériaux, de prévenir le noircissement des façades de 
nos édifices. 

M. Locard dit que c'est précisément par le choix des matériaux que 
M. Bernard a construit, dans nos environs, un assez grand nombre d'égli- 
ges polychromes. Les carrières qui fournissent lés pierres à Lyon 
permettent non seulement les alternances de noir et de blanc, mais la 
couche ferrugineuse dvibone»bed nous donne des pierres rouges et cer- 
tains bancs de Couzon présentent la teinte bleue. Nos payés sont aussi 
variés dé couleur, suivant les provenances; on peut signaler un calcaire 
noir de Belgique contenant quelques fossiles et qui ne devient pas 
glissant comme les porphyres, parce qu'il ne se polit pas soi^s les pieds 
des chevaux. 



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PROCES -YEafiAUX XCV 

SÉANCE DU 20 fifAI 1887 
Présidence de H. LBCIEB 

M. le Président souhaite la bienvenue à M. Galtieri membre titulaire 
de la Société depuis les dernières élections. 

M. Galtier, en témoignage de reconnaissance et de bonne volonté, fait 
hommage de son ouvrage intitulée : Sur la rage chez Vhomme et les 
animauXy au point de vue de ses caractères et de sa prophylaxie, 

La Société est informée, par circulaire ministérielle, que le concours 
régional de Tulle, auquel le département du Rhône est convié, doit s'ou- 
vrir le 26 juin prochain. M. Cornevin, désigné, après la lecture de cette 
circulaire, pour représenter la Société au concours de Tulle, veut bien 
accepter cette délégation. 

M. le Président annonce qu'il a eu un entretien avec M. le Préfet du 
département du Rhône au sujet du projet de profiter des réunions des 
comices, pour la distribution des primes accordées par le ministère aux 
améliorations agricoles et que la Société est chargée de décerner. La 
proposition a été favorablement accueillie ; le consentement de Tadmi- 
nistration semble acquis, et, de leur côté, MM. les présidents des comices 
se montrent on ne peut mieux disposés. 

Après cette communication, M. le Président rappelle la convocation 
adressée, pour la fin de la séance, à la Commission chargée d'étudier les 
modifications qu'il conviendrait d'apporter aux articles du règlement 
concernant les élections. 

M. Cornevin donne une suite aux communications qu'il a faites, l'année 
dernière, les 12 et 19 février, et le 19 mars, sur les propriétés des cytises. 

On trouve aux lies Canaries, eotre 1500 et 2000 mètres d'altitude, un 
cytise qui doit être considéré comme se rattachant à l'espèce Cytisus 
proliferus ; ei plus bas, c'est-à-dire de 800 à 1000 mètres, une autre 
variété que les habitants appellent tagasaste. Le docteur Pérez, médecin à 
Ténériffe, pensant que le tagasaste pourrait bien être le cytise des anciens^ 
dont parle Virgile, préconise ce végétal comme pouvant servir à l'alimen- 
tation du bétail dans les pays oii le fourrage manque, et il en a envoyé des 
semences de divers côtés. M. Naudin a semé et cultivé l'espèce à 

PROCàs-VSRBAUX, 1887. 7 



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XCTI PROCES-VERBAUX 

Collioures. M. Cornevin a reçu, par rintermédiaire de M. Madignier, la 
matière première, pour des essais du môme genre que ceux dont il a 
déjà entretenu la Société. 

Le tagasaste n'est pas absolument inoffensif; on peut le ranger à côté 
du Cytisus nigricans et du Cytisus supinus, dont les propriétés nocives 
sont considérablement moindres que celles du Cytisus lahuimum. Xwec le 
poids de graines du Cytisus laburnum qui tue 1 kilogramme de poids vif, 
le tagasaste ne produit qu'un peu de somnolence et d*essouflement ; pour 
provoquer des nausées, il faut au moins tripler la dose ; pour produire un 
dénoûment fatal, il faudrait la rendre six ou huit fois plus considérable. 
M. Cornevin dit toutefois que q'K Ile qu'ait été la quantité employée, il n'a 
pu rendre mortelle la dose administrée aux sujets soumis à l'expérience. 
Le végétal en question peut-il être donné en nourriture aux animaux ? Oui, 
s'il s'agit des ruminants ; on doit être plus réservé s'il est question des 
équidés. Ces conclusions sont d'ailleurs conformes aux résultats qu'avait 
déjà entrevus le docteur Pérez. Il est possible que la toxicité du taga- 
saste soit atténuée par l'ensilage et la fermentation. Les expériences pour 
savoir à quoi s'en tenir à ce sujet n'ont été commencées que l'année der- 
nière.^ On sait^ dans tous les cas, que la cytisine est décomposée par 
l'agent de la fermentation putride. 

On peut lire dans la plupart des traités de toxicologie que les prin- 
cipes vénéneux contenus dans un genre ou une famille de végétaux se 
développent plus dans les pays chauds que sous les climats tempérés. 
D'après ce qui vient d'être dit, il en serait tout autrement pour la cytisine, 
si toutefois c'est bien ce corps qui se trouve dans le tagasaste ; et, à cette 
occasion, il est bon de faire une distinction. Les alcaloïdes semblent se 
développer davantage dans les végétaux du Nord que dans ceux du Midi; 
pour les glucosides ou poisons sucrés, c'est le contraire qui arrive. 
L'analyse des plantes alimentaires montre que la chaleur augmente la 
proportion de*matières grasses et de sucre ; l'orge d'Algérie, par exem- 
ple, contient plus de sucre et de matières grasses que l'orge de nos pays, 
mais sa teneur en azote est moindre. 

M. Léger donne un aperçu rapide de la première partie du compte 
rendu des travaux du Conseil d'hygiène et de salubrité du département 
du Rhône. Ce volume, de près de 500 pages, publié sous la direction de 
M. Lacassagne, secrétaire du Conseil^ professeur de médecine légale à la 
Faculté, résume les travaux du Conseil pour la période du 1*"* janvier 
1850 au 31 décembre 1885, et comporte les divisions suivantes : 



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pnocES-VEimAUX xcvii 

Météorologie, de 1884 à 1885. — Résamé géologique de l'arrondisse- 
ment de Lyon. — Documents statistiques. -^ Consommation et alimen- 
tation. — Eaux. — Voirie urbaine. — Épidémies. — Écoles. — Hôpitaux 

— Lois protégeant Tenfance — Prostitution — Criminalité — Prisons 

— Aliénation mentale. — Population militaire. 

Les renseignements météorologiques, fournis par le directeur de 
l'observatoire de Saint-Genis, M. André, sont les jalons qui serviront de 
base pour l'établissement de Tannée, du mois et du jour météorologiques 
moyens. On doit se rappeler que, jusqu'à une époque assez récente, les 
observations météorologiques du département du Rhône ont été confiées 
à la Société d'agriculture, histoire naturelle et arts miles de Lyon; qu'il 
existait une commission permanente de météorologie désignée par la 
Société^ et dont la direction avait été dévolue au savant M. Fournet ; que 
les observations réunies et contrôlées par M. Fournet ont formé, 
pendant plus de .trente années, une partie importante des publica- 
tions annuelles de la Société. On peut donc voir avec surprise que le 
compte rendu des travaux du Conseil d'hygiène ait passé sous silence les 
renseignements utiles que la Société d'agriculture a fournis pour l'élude 
méthodique du climat lyonnais. 

Le résumé géologique est dû à M. le docteur Depéret, qui a largement 
puisé dans les travaux de MM. Faisan et Locard, sur la constitution du 
sous-sol, pour la seconde partie du chapitre. 

Les documents statistiques montrent que si la population n'est guère 
plus dense dans certains quartiers de la périphérie qu'une population 
rurale, il est tels quartiers du centre où la densité est telle qu'ils peuvent 
soutenir la comparaison avec les trois quartiers les plus peuplés de Paris. 

D'après les actes de l'état civil, le nombre des naissances descend de 
i pour 35 habitants, dans la première période, à 1 pour il dans la 
seconde ; le nombre des mariages est aussi en décroissance. 

Le chapitre consommation et alimentation nous apprend que la con- 
sommation du pain et du vin par tète a diminué d'un quart environ, 
depuis 1870 ; par contre, il accuse un progrès alarmant de la con- 
sommation de l'alcool qui, de 1 à 2 litres par tète et par an, qu'elle 
ëtait de 1872 à 1874, dépasse 4 litres, de 1881 à 1884. Le même 
chapitre donne des détails sur l'inspection des viandes» les opérations du 
Laboratoire municipal et la surveillance du matériel culinaire des établis- 
sements de consommation. Une large place est donnée à la question des 
eaux, en commençant par le r^ime du Rhône et de la Saône, sur les 



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LCVIII PROCES-VEI\B\UX 

données fournies par M. Gobin. Des nombreux projets émis pour fournir 
de l'eau à la ville de Lyon^ un seul, celui de M. Michaud, se trouve men- 
tionné dans le recueil. 

D'après la statistique de la voirie, ob l'on trouve un extrait du rapport 
publié en 1885 par le docteur Clément, sur la largeur des rues, il résulte 
que les hauteurs des maisons à Lyon dépassent celles qui sont admises 
par le Conseil d'État, ce qui est une disposition déplorable, vu Thumidité 
de l'atmosphère et la fréquence des brouillards. 

La question des vidanges et la question non moins importante des 
cimetières sont traitées dans un mémoire de M. Ferrand qui n'a pas 
moins de 158 pages. Le nouveiu cimetière de la Guillotière, par son 
étendue et par la nature du terrain, serait le seul de l'agglomération 
lyonnaise qui répondit d'une matière satisfaisante à sa destination. 
L*auteur réclame énergiquement l'établissement d'obitoires comme il en 
existe en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Norvège et en Angle- 
terre ; l'usage en serait facultatif, sauf les cas de décès par suite de 
maladies épidémiques et contagieuses. Il demande aussi la construction 
d'une véritable morgue, munie de tous les accessoires indispensables aux 
autopsies. 

On trouve dans le chapitre vi intitulé : Coup d'œil sur Fétat médical 
régnant et les épidémies dans P arrondissement de Lyon pendant les 
vingt-cinq dernières années, une première partie consacrée aux affections 
soumises à l'influence des saisons, une seconde partie qtii traite des 
maladies à recrudescence épidémique non saisonnière, un rapport du 
docteur Perroud sur les maladies étrangères à la morbidité de notre ville 
et éclatant à intervalles indéterminés ; enfin des articles sur la vaccination, 
sur les établissements d'instruction, sur les lois de protection de l'en- 
fance et sur les établissements hospitaliers. 

Tel est à grands traits, et en y comprenant les divisions mentionnées 
plus haut, le cadre de ce travail qui comble une lacune regrettable. L a 
période embrassée est un peu longue. Un travail semblable devrait être 
renouvelé tous les cinq ans. On pourrait y faire entrer avec avantage, 
pour la statistique des maladies zymotiques, la représentation graphique 
au moyen d'un pointage sur des cartes et des plans préparés à cet effet, 
comme cela a été pratiqué pour l'épidémie cholérique à Marseille et pour 
la statistique sanitaire de Paris. 

M. Gobin, après avoir fait observer que les chiffres relatifs à la popu- 
lation scolaire sont peut-être un peu au-dessous de la réalité, dit que 



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PROCES- VERBAUX XCIX 

lorsqu'il était ingénieur de la voirie, il a demandé une modification des 
règlements particuliers concernant la hauteur des maisons de Lyon^ bien 
qu'on eût déjà, à cette époque, opéré une réduction. Sa proposition a 
rencontré des obstacles de la part des propriétaires dont les immeubles 
menacés» dans certains cas, de perdre un étage, auraient forcément subi 
une dépréciation. Il y a lutte entre les hygiénistes qui voudraient que le 
soleil pût pénétrer partout et les architectes qui cherchent à tirer le 
meilleur parti du terrain ; l'excellence des matériaux dont ils disposent 
favorise ces derniers. M. Gobin ajoute que la commission départementale 
de météorologie, réorganisée cette année, vient de dresser le programme 
de ses travaux ultérieurs. 

M. Cornevin dit qu'il résulte d'études récentes relatives à l'influence du 
sol sur les matières organiques, qu'on pourrait assainir les cimetières en 
y développant la culture fleurs et en restreignant les pelouses qui ralen- 
tissent la décomposition des corps. 

Comme membre du Conseil d'hygiène et de salubrité, M. Galtier fait 
observer que le volume dont M. le Président vient de faire connaître le 
contenu, et que le volume qui doit suivre et où il sera traité des établis- 
sement insalubres, doivent être considérés comme la liquidation d*un passé 
qu'il était indispensable de résumer pour avoir un point de départ et un 
terme de comparaison, en vue des statistiques ultérieures qui se succé- 
deront à intervalles beaucoup plus rapprochés. 



SÉANCE DU S JUIN 1887 
Présldenee 4e M. LBDBR 



La Société reçoit le programme des récompenses qui seront décernées, 
cette année, par la Société pour V encouragement de l'industrie nationale. 
La s(»mme des primes s'élève à 100000 francs et une large pari est réser- 
vée à l'agriculture. 

M. le Président informe que le Comice agricole de Lyon doit se réunir, 
cette année, à Villeurbanne^ le 4 septembre» et exprime l'espoir d'inau- 



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C PROCES VERBAUX 

gurer, à cette occasion, le nouveau mode de distribution des encourage- 
ments ministériels dont la répartition est remise aux soins de la Société. 
A la suite de cette communication, M. le Président présente quelques ob- 
servations sur les syndicats agricoles. Ces associations, au nombre de deux 
ou trois cents, en France, se sont groupées en deux grands syndicats 
généraux dont l'un s*est affilié à la Société des agriculteurs de France, 
et Tautre s'est mis sous le patronage d'une puissante institution financière. 
Le département du Rhône est resté assez longtemps en retard sous ce 
rapport. Cependant, sur les huit comices qu'il renferme, six sont actuel- 
lement réunis en un syndicat qui comprend deux mille quatre cents adhé- 
rents et projette de s'affilier à la Société des agriculteurs de France. Les 
promoteurs du syndicat du Rhône pensent à faire de celte association un 
centre de renseignements pour arriver à la suppression aussi complète 
que possible de l'impôt prélevé par les intermédiaires, sur les producteurs 
et les consommateurs. 

Les membres des comices sont admis à faire partie du syndicat moyen- 
nant une cotisation de 10 centimes par an. Pour assurer le fonctionne- 
ment de institution au moyen de ressources sérieuses, on escompte par 
avance les rabais de 35 à 30 pour 100 qu'on pense obtenir sur les achats 
de toute sorte et sur lesquels on prélèvera 2 à 3 pour 100. 

M. Péleaux fait une communication sur les altérations qui se produi- 
sent, à la longue, dans les verres exposés à la lumière. 

Ces altérations sont de deux sortes, superficielles et profondes. Les 
premières sont dues à l'action de l'acide carbonique de l'air qui fixe l'alcali 
du verre et met en liberté une très mince pellicule siliceuse qui, en décom- 
posant la lumière, produit les irisations bien connues des verres anti- 
ques. 

L'autre genre d'altération rend colorés dans toute leur masse des verres 
primitivement incolores ou à peu près et produit des teintes variant, 
suivant la nature du verre ou la durée de laction déterminante, du 
rose faible au rouge violet intense, ou au violet-améthyste. Quand 
la teinte est encore très faible et indécise, elle s'accuse nettement 
si l'on regarde la lame de verre sur la tranche. L'attention de M. Péteaux 
sur ce fait a été particulièrement attirée par les observations qu'il a pu 
faire dans le cimetière protestant de Nimes, où l'on a Thabilude de placer 
des cloches de verre sur les couronnes et les objets divers déposés sur 
les tombes. Ces cloches, dont un spécimen est mis sous les yeux de la 
Société, viennent de la verrerie de Portieux, dans les Voàges, d'où ellts 



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Pr.OCES'VERBAl'X CI 

sortem incolores et ne présentant qu'une légère teinte jaunâtre sur la tran- 
che. Au bout de quelques années d'exposhion au soleil, la coloration en 
violet est fortement accusée, comme ont peut le voir sur une coUeclion de 
fragments recueillis par M. Péleaux. Le phénomène n'est dû qu'à Taclion 
de la lumière; ce qui le prouve, c'est qu'un fragment qui a été mastiqué, 
à la suite d'une rupture, et soustrait ainsi en partie à l'action du soleil, 
est incolore, dans la partie abritée et vtolet sur le reste de son étendue. 
On peut observer des faits de coloration analogues aux devantures de 
quelques magasins de notre ville, où des bocaux sont exposés sans avoir 
changé de place depuis un assez grand nombre d'années. 

Peu de chimistes se sont occupés de la coloration du verre par la lumière. 
Ni Pelooze niGirardin n'en parlent dans leurs traités. Péligot n'en dit que 
quelques mots dans son ouvrage spécial sur le verre ; Henrivaux, dans 
son Encyclopédie chimique^ en parle plus longuement. Péligot et Henri- 
vaux mentionnent en outre les travaux spéciaux de Gaffield de Boston sur 
ce sujet. 

Gaffield de Boston a commencé, en ISeS, une série d'expériences qui 
ont duré près de vingt années et dont voici les résultats principaux : 

Tous les verres ne sont pas également sensibles à l'action de la lu- 
mière. 

Les verres à base de plomb sont à peu près inaltéiables. 

'La chaleur n'entre pour rien dans le phénomène. 

Les verres colorés par la lumière peuvent redevenir incolores en pas- 
sant dans un four à recuire. 

Enfin le même auteur a fait une expérience décisive en partageant en 
douze fragments égaux une lame de verre de provenance anglaise et en 
exposant à la lumière dix de ces fragments, pendant des laps de temps 
régulièrement croissants, tandis qu'il maintenait les deux fragments res- 
tants dans l'obscurité, pour les faire servir de témoins. Les témoins sont 
restés incolotes et les autres fragments ont donné une sorte de gamme 
chromatique de la couleur violette. 

. Le mécanisme du phénomène doit prendre son point de départ dans 
cette circonstance que tous les verres sensibles à l'action de la lumière 
contiennent du manganèse. On sait que le bioxyde de manganèse, le sa- 
von des verriers^ est introduit dans la compositiony pour neutraliser la 
couleur jaunâtre ou vcrt-bouleille que donne une quantité même minime 
d'oxyde de fer répandue dans la masse. Ce traitement rend le verre inco- 
lore et ne laisse tout au plus persister qu'une légère teinte jaunâtre visi- 



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cil rnOCBS-VERBAUX 

ble sur ki tranche. La lumière fait cesser, par un phénomène de réduc- 
tion, Téiat d'équilibre qui s'éiait établi^ sous l'influence de la chaleur, 
entre l'oxyde de fer passé au maximum et le bioxyde de manganèse réduit 
à l'élal de protoxyde; l'oxygène provenant de la réduction de l'oxyde de 
fer régénère le bioxyde de manganèse dont le pouvoir colorant est intense 
et si facilement mis à profit dans les essais au chalumeau, pour recon- 
naître les moindres traces de manganèse. On peu citer d'autres exemples 
de Taction réductrice de la lumière, notamment la réduction du chlorure 
d'argent obtenu par la combustion de l'argent dans le chlore, et la ré- 
duction de l'acide carbonique produit par la fonction chlorophyllienne. 

Il serait intéressant, dit en terminant M. Péteaux» de rapprocher ces 
observations de celles dont M. Arloing a entretenu la Société, ob la lu- 
mière joue un si grand rôle pour la destruction des spores des microor- 
ganismes. 

M. Léger dit, à propos de cette communication, que le souci constant 
des verriers est la recherche de la teinte complémentaire susceptible de 
neutraliser la coloration naturelle du verre, et la détermination de la 
dose convenable du réactif. Les verriers anglais ne réussissent pas très 
bien ; dans presque toutes les expositions, on a reproché à leurs verres la 
teinte violette bien prononcée qui en fait des glaces excellentes pour les 
magasins de deuil. Les verres d'Autriche, qui sont à base de potasse, 
sont naturellement un peu jaunes. Les verres à base de soude sont verts. 
Les verres jaunes sont blanchis par le bleu de cobalt. Les observations de 
M. Péteaux se compléteraient de la façon la plus naturelle par d'autres 
qui auraient pour but de voir si le travail moléculaire provoqué par la 
lumière développe la couleur bleue dans les verres blanchis au cobalt, 
comme elle développe la couleur violette dans les verres blanchis au 
bioxyde de manganèse. 

Après ces observations, M. Léger entretient la Société de quelques faits 
rouveaux qui intéressent l'agriculture. 

On a cru assez longtemps qu*il y avait toujours assez de fer dans le 
hol; mais des expériences poursuivies pendant quatre années consécutives 
en Angleterre, ont prouvé, par des résultats toujours concordants, qu'on 
peut augmenter considérablement les récoltes par l'emploi du sulfate 
de fer. Ces expériences ont été faites sur un sol siliceux contenant déj^ 
4 pourlOO de fer. En ajoutant du sulfate de fer à la dose de65 kilogrammes 
par hectare, on a augmenté le rendement du blé de 6*^,38 pour 100, celui 
des bcueraves d** 23^.10, celui des pommes de terre de40''»,6, des f^ves 



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PROCES YRRHAUX CItl 

de 71^,4, enfin celui du foin de 99^,11. L'expérience ayant démontré 
que les plantes succombent à Tabsorption de 10 pour 100 de leur poids 
d'oxyde de fer, les résultats négatifs qu'on avait obtenus auparavant avec 
la sulfate de fer n'étaient dus qu'à l'excès des doses administrées. L'ana- 
lyse des cendres des végétaux établit une correspondance constante entre 
l'accroissement de la quantité d'oxyde de fer et celle du phosphore; elle 
montre, par contre, que la quantité de potasse diminue. Il y a, en outre, 
augmentation de la chlorophylle dans les parties vertes et des matières 
albumineuses dans le reste. Le sulfate de fer doit être répandu sur le sol 
avec cinq ou six fois son poids de terreau ; l'opération doit se faire au 
printemps, lorsque les plantes ont dé]\ 5 ou 6 centimètres. 

Dans le Gard et l'Hérault, on a constaté que les vignes plantées en 
terrain granitique résistent mieux au phylloxéra que celles qui reposent 
sur le terrain néocomien. On croit avoir découvert qie la magnésie joue 
un rôle important comme agent préservateur des vignes soit françaises, 
soit américaines, et que la plus grande résistance de ces dernières est 
due à la plus grande quantité de magnésie qu'elles contiennent. Il résul- 
terait de là que la magnésie doit prendre place parmi les agents préser- 
vateurs du phylloxéra. L'observation serait à rapprocher de celle qui a 
été faite en Beaujolais sur les terrains contenant du manganèse. 

M. Léger dit encore qu'en Allemagne, on est arrivé à nourrir les va- 
ches avec un mélange de sciure de bois, d'un peu de marc de raisin et 
de quelques déchets d'orge, le tout assaisonné de sel brut et de quelques 
traces d'acide chlorhydrique. Non seulement ce régime a suffi à l'entretien 
des animaux, mais la production laitière a été augmentée. 

M. Deville fait observer que le sulfate de cuivre jouit des mêmes pro- 
priétés que le sulfate de fer auquel il doit être préféré dans certains cas, 
malgré son prix plus élevé, parce qu'il permet de garantir les pommes 
de terre des attaques du péronospora. 

M. Cornevin dit que les premières expériences faites po ir nourrir les 
ruminants avec de la sciure de bois sont dues à Aubener, mort il y a une 
quarantaine d'années. Pour les moutons, Aubener avait réussi avec la 
sciure de bois seule. Les expériences ont été continuées non seulement 
sur les animaux polygastriques, mais aussi sur les chevaux, et Ton est 
arrivé à faire entrer la sciure de bois pour une part considérable dans 
l'alimentation des chevaux d'omnibus de Berlin. La sciure de bois est 
composée en grande partie de cellulose assimilable et son coRllficient de 
digestibilité est de 40 à 45 pour 100. Les Baskirs et les Kalmonks nour* 



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CIY PltOCBS-VËKBVUX 

rissent d'«illeurs leurs moBtons, pendant trois ou quatre mois, avec l'ë- 
corce de bouleau. 

M. Péteaux fait observer qu'outre la cellulose, la sciure de bois contient 
encore de l'azote, et qu'il existe certaines espèces d'insectes qui ne vivent 
absolument que de bois. 

M. Gobin rapporte, à la suite d'une visite à la fabrique de chaux de 
Cbaz^t-Bons, que les vignes voisines des cheminées de l'usine, les seules 
qui ne soient pas phylloxérées, dans la localité, sont sans aucun doute 
préservées par la fine poussière de chaux dont elles sont couvertes cons- 
tamment. 

A cette occasion, M. Léger dit que dans une région des environs de 
Carcassonne, on a réussi à défendre les vignes contre l'oidiun et le mil- 
dew avec la poussière de chaux et un peu de goudron de g«i, presque 
aussi bien qu'avec la sulfate de cuivre. 

M. Deville pense que l'action préservatrice de la poussière de chaux 
tient à ce que ce corps étant extrêmement divisé et constamment en sus- 
pension dans l'atmosphère, l'insecte ailé ne peut pas échapper à ses attein- 
tes qui le détruisent sur place ou le mettent au moins dans l'impossibilité 
d'effectuer ses migrations* 



SÉANCE DU 17 JUIfT 1887 
Présidence de 1II« liBOER 



M. le Président adresse des félicitations, au nom de la Société, à 
M. Péteaux qui vientd'ètre nommé membre du Conseil de perfectionnement 
des écoles vétérinaires, et à M. Gobin récemment élu de l'Académie des 
sciences, belles-lettres et arts de Lyon. 

La Société reçoit un manuel de l'emploi des engrais chimiques, réJigé 
p^r les soins de la Société d'agriculture et d'horticulture de Louhans. 

M. Comevin dépose sur le bureau, à titre d'hommage à la Société, le 
traité qu'il vient de publier des plantes vénéneuses et des empoisonne* 
ments quelles produisent. 

M* Coraivin donne ensuite teçture d'un rapport au nom de la Com- 



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PUOCIiS-VEIlB\BX cy 

mission spéciale qui a éié désignée pour examiner les diverses propositions 
qui ont été émises relativement aux élections, en vue de remédier à une 
situation créée par des circonstances exceptionnelles qui ont momenta- 
nément entravé le recrutement de la Société. La Commission proposa 
qu'il ne soit pas touché aux statuts, mais qu*on en suspende temporaire- 
ment l'application rigoureuse, pour remplir les vides dans le plus bref 
délai. 

La lecture du rapport étant achevée et la discussion de nouveau ouverte^ 
la Société adopte la proposition de la Commission et décide que la pro* 
chaîne séance sera une séance d'élections dans laquelle on votera sur 
toutes les candidatures déclarées admissibles, quel que soit le nombre des 
candidatures dans chaque section. 

M. Léger entretient la Société des sondages d*Heyrieux, 

On sait que le professeur Fournet et les ingénieurs (Brûner et Grand'Eury 
avaient indiqué, sur la rive gauche du Rhône, un prolongement probable 
du bassin houiller de la Loire, prolongement dont les gisements de Com- 
munay et les affleurements de Chavagneux marquaient les premiers et les 
demiera jalons. Des indices de même najUire avaient dailieurs fait sup- 
poser Texistence du terrain houiller dans une autre direction, vers Mon- 
trond, et deux sondages avaient été pratiqués, l'un à Simandre, l'autro à 
Marennes. Le premier avait rencontré le terrain houiller à 190 mètres, et 
s'était perdu à 330 mètres dans les micaschistes; le second avait pénétré 
jusqu'à 220 mètres, sans recouper la formation houillère. 

Une nouvelle société d'études s'étant constituée sous la direction de 
MM» Griïner et Grand'Eury, pour pratiquer des recherches en se portant 
plus avant, deux sondages furent entrepris, l'un à Chaponnay, l'autre à 
Toussieu. Le sondage de Chaponnay, commencé le 11 juin 1881, après 
avoir traversé 32 mètres d'alluvions quaternaires et 180 mètres de mol- 
lasse tertiaire, atteignait, le 16 octobre, à 212 mètres, le terrain houiller 
bien caractérise. Après avoir trouvé de , petits grains épars de houille, on 
rencontrait, à 231 mètres, un mince filet de charbpn gras flambant; mais 
les terrains venant à se brouiller, on s'arrêtait à 277 mètres sai^s être par* 
venu à une couche exploitable. Le sondage, de Toussieu fut entrepris à 
3500 mètres de distance, sur l'alignement de Communay à Chavagneux, 
et commencé le 1°^ mars 1882. Il atteignit, au bout d'un an, le terrain 
houiller à 322 mètres, confirmant la continuité de la formation houiUère. 
Même rencontre de grains de houille grasse et, en outre, de débris de 
calamités. Qn s'enfonça de 138 mè^es dans le; schistes etpn dut s'arr^- 



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GYl PKOCES -VERBAUX 

ter à 465 mètres, désespérant de sortir des schistes, à cause de la forte 
inclinaisoa des couches. 

Chemin faisant, le 11 octobre 1883, par 266 mètres, au sortir d'une 
série de calcaires alternant avec des marnes sableuses, la sonde avait ren- 
contré une brèche ferrugineuse et, sur d'^^^O de hauteur, une suite de 
couches sensiblement horizontales, de 1 mètre de hauteur, de 3 mètres 
dans leur ensemble, de minerais de fer entrelardés de couches de man • 
ganse d'une puissance totale de 1",40. 

Le minerai de fer se présente sous la forme d'un peroxyde hydraté 
pasiiant à l'hématite jaune puis rouge, enfin brun clair. Le manganèse se 
trouve à l'état d'oxyde rouge et surtout de pyrolusite qui semble former 
un banc de plus de 1 mètre d'épaisseur. 

La moyenne des analyses faites donne la composition suivante: 



MtlfBRAI HnOBUI 

OB FBA DB lUNOAlCtoB DB FBA 

; Sondage n* i Sondag* n* I Sondag* n* S 

Pertes ptr etleinition . . 10»3i$ 9,10 10,00 

Sniee 20,25 19,t$0 24,70 

Alumine 4,02 4,tf0 8,00 

Chaux 1,20 0,70 0,60 

Baryte 1,06 2,60 » 

Oxyde de maDganèse . . 14,40 (méui io,M} 62,20 (méuiu,78) 8,t(0à11,2tf 

(iiiéial5»9à8,l) 

Peroxyde de fer. • . . 47,6tf (méui tt^S) traeet 51,19 à 58,16 

riDéUll5,8àl7,l) 

Aeidf salfarique. . • . 0,05 traees traces 

Acide pliospborique. • . 0,06 0,06 0,08 



Ces minerais sont purs, mais fortement siliceux; on pense toutefois que 
la silice ne s*y trouve engagée qu'à l'état de gangue. Le mur de la cou- 
che métallifère se trouvant, sur 45 mètres d'épaisseur, imprégné de ces 
oxydes, on peut compter avoir affaire à une puissante formation. 

Les indications fournies par ces reconnaissances engagèrent la Société 
d'études à faire de nouveaux sacrifices pour foncer, à proximité du son- 
dage, un puits d'exploitation au diamètre de 3*^,50, En même temps 
que cet ouvrage aurait servi à l'extraction des minerais de fer, il eût 
permis de rechercher les couches houillères par des travers-bancs. 

Ce fonçage, commencé en février 1884, a pu être poursuivi à sec jusqu'à 



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PROCES VERBAUX CVlt 

34 mètres de profondeur; là on atteignit une mollasse sableuse perméable 
qui livra passage à des venues d'eau de 50 hectolitres à l'heure d'abord, 
puisbientôtde 130, 150 et même 350 hectolitres, à mesure qu'on descen- 
dait à 5 mètres plus bas. En épuisant, on parvint à atteindre le niveau de 

35 mètres ; mais on se trouvait alors en présence d'un volume d'eau de 
400 hectolitres. 

On essaya de combattre l'invasion des eaux par un cuvelage sur trous- 
ses picotées d'une hauteur de 14 mètres, blindant la zone perméable; 
mais à la reprise du fonçage, les sources jaillirent de nouveau du fond ; 
la pompe de 500 hectolitres fut impuissante à affranchir ces venues d'eau, 
et le travail dut être arrêté à 36 mètres. 

Poursuivre le travail jusqu'à la couche métallifère, dans ces conditions 
onéreuses, sur les indications toujours un peu vagues d'un unique sondage 
deO'",30de diamètre qui peut avoir rencontré fortuitement un amas ou 
une poche isolée, était quelque peu imprudent. Pour être un peu mieux 
fixé, on résolut de faire sur un autre point, à 300 mètres du précé- 
dent, un troisième sondage dit de Toussieu n"* 3, qui fut commencé le 

36 avril 1886. Le 17 mars dernier, la sonde a commencé à rencontrer la 
formation ferrifère vers 369", 10 et on l'a suivie jusqu'à 377" ,60, soit 
sur 8", 50 d'épaisseur. Elle est formée des mêmes bancs qui se succè- 
dent dans le même ordre que dans le sondage précédent. En classant les 
zones véritablement exploitables, on se trouve en présence : 

1® D'une couche de 1",84 d'épaisseur de minerai de fer manganésifère ; 

3^ D'une autre couche de 1"47 qui serait plutôt du minerai de man- 
ganèse. 

L'ensemble aurait, d'après ce sondage, une épaisseur utile de 3"i01, 
alors que dans le précédent elle présentait 4", 40. 11 y a donc, à 300 mè- 
tres de distance, un amincissement du gtte, ce qui n'a rien d'exceptionnel. 
La composition des minerais ne diffère pas très sensiblement de celle qui 
est donnée dans le tableau précédent. Aux profondeurs de 370 mètres, 
ils se présenteraient comme moins siliceux. 

Le sondage poursuivi rencontre, vers 325 mètres, du grès houiller 
beaucoup plus beau qu'au sondage n"* 1, ce qui donnerait l'espoir de 
trouver la houille beaucoup mieux caractérisée qu'auparavant. 

Quoi qu'il en soit, il est intéressant d'avoir constaté, à proximité de 
notre bassin métallurgique de la Loire, l'existence de minerais de fer non 
sulfureux, non phosphoreux, les seuls que nous rencontrions au centre 
du pays, qui soient de nature à remplacer, comme qualité, pour la pro~ 



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CVriî PnOCES-VERBAUX 

duction de Tacier, les minerais des Pyrénées, d'Afrique, d'Espagne, ou 
de nie d'Elbe. 

Il est à souhaiter que les ingénieurs qui ont dirigé avec tant d'habileté 
ces belles recherches puissent triompher des difficultés qui se sont pré- 
sentées, de manière à rendre abordable pour la métallurgie, le prix des 
excellents minerais qu'ils ont découverts. 

M. Gobin décrit, sous le nom deprojectiles antiques ^ des masses en fer 
qu'il a extraites du lit du Rhône, en 1863, entre les ponts de la Guillo- 
tière et du Midi, en exécutant des dragages pour les remblais du quai du 
Prince -Impérial qui a été nommé successivement, depuis lors, quai de là 
Vitriolerie, ensuite quai Claude Bernard. Ces projectiles, qui sont fusi- 
formes, avec leurs deux pointes plus ou moins allongées, présentent une 
longiieur totale d'environ 30 centimètres. On devait les faire rougir au 
feu pour les lancer avec des catapultes sur les habitations qu'on voulait 
incendier. Peut-èire les pointes étaient-elles garnies d'étoupes goudron- 
nées destinées à jouer le rôle de torches incendiaires. La drague en a mis 
au jour des centaines. M. Martin d'Âussigny, qui était alors conservateur 
du musée des antiques, ayant été informé de la découverte, n'en a retenu 
que quatre ou cinq qu'on peut voir dans la salle du moyen âge, à côté 
des émaux, avec la mention : Don de M. Gobin. Le reste a, par malheur, 
été vendu comme vieille ferraille, et dispersé. 

On voit, au musée de Mayence, une pile d'objets de tous points sembla- 
bles étiquetés Wurf geschoss^ mot à mot, armes de jet ou projectiles. 

M. Gobin pense que l'analyse du fer qui compose ces projectiles jette- 
rait un certain jour sur les questions de provenance et de date, questions 
en rapport étroit avec l'histoire des peuples en présence, à l'époque où 
ces armes offensives étaient eu usage. 



SÉANCE DU 15 JUILLET 1887 
Présidence de H. LEGER 



M. le Président, au nom de la Société, félicite ses deux collègues, U. Cor- 
nevin et M. Galtier,pour les distinctions qui viennent de leur être conférées 
par la Société nationale d'agriculture de France, dans sa séance du 



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PROCES- VERBAUX ClJC 

22 juin, tenue sous la présidence du Ministre de l'agriculture. Cette Société 
a décerné à M. Galtier une médaille d'or pour son ouvrage sur la rage, 
à M. Cornevin, une médaille d'argent pour son mémoire sur l'empoi 
Bonnement des animaux par les cytises. 

M., le Président rappelle ensuite la perle que la Société vient de faira 
en la personne de M. le docteur Bourland-Lusterbourg. M. Bourland- 
Lusterbourg était secrétaire de rAssociation des médecins du Rhône et 
membre de la Société de médecine. Ses confrères M. Lavifotte et M. Per- 
rood, dans les discours qu'ils ont prononcés à ses funérailles, ont retracé 
sa carrière médicale qui fut celle d*un praticien dévoué à ses fonctions, 
et d*un homme de bien. 

La correspondance contient une demande adressée par M. Michelon, de 
Toulouse, relative à des expériences à faire, sur tel terrain que la Société 
désignera, pour la destruction du phylloxéra et de la pyrale. Octte 
demande est renvoyée à M. Raulin, directeur du champ d'expériences de 
Pierre-Bénite. 

£n exécution des décisions prises dans la dernière séance, pour com- 
bler au plus tôt les vides que des circonstances exceptionnelles ont créés 
au seia de la Société, il est procédé à des élections de membres titulaires 
dans les trois sections et à des élections de membres correspondants. 

Sont nommés à l'élection : 

Membre titulaire dans la section des sciences, M. Alphonse Goignet ; 

Membres titulaires dans la section de l'agriculture, MM. Chassaignon et 
Gabriel JuUien; 

Membres titulaires dans la section de l'industrie, MM. Gallon et Royet; 

Membres correspondants,,MM. Gabriel de Saint-Victor et Depéret. 

M. Cornevin rend compte de sa mission en qualité de délégué de la 
Société au concours régional de Tulle, pour prendre part à la discussion 
des modifications à apporter aux programmes des concours ultérieurs. Ou 
sait que les plaintes motivées d'abord par un premier remaniement des 
circonscriptions, puis surtout, vers la fin du ministère de M. Hervé-Man- 
gon, par la réduction du nombre des concours à six, avec l'extension des 
circonscriptions à quatorze départements, avaient déjà reçu un commenee- 
ment de satisfaction sous le successeur de M. Hervé-Mangon qui porta le 
nombre des concours à huit. Les délégués des diverses associations agri- 
coles ont pensé que le nombre des concours n'est pas encore suffisant et, 
sur la proposition de M. Cornevin, ils se sont prononcés^ à l'unanimité» 
pour demander le retour au nombre de douze. Les avis étaient partagés 



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ex PROGES-YBaBAUX 

sur la question des circonscriptions; on a fini cependant par s'entendre 
sur la proposition émise par M. de Verninac de demander pour les ex- 
posants la liberté de choisir le concours le plus à leur convenance, avec 
interdiction de parcourir les autres concours, à moins de s'y présenter 
pour des prix supérieurs aux prix déjà -obtenus. Cette interdiction parait 
nécessaire, pour couper court à Tindustrie des coureurs de concours qui 
portent un grave préjudice aux exposants de la localité, qu'il s'agisse 
d'animaux ou d'instruments. 

M* Léger présente un opuscule publié par M. Raûlin sous le titre 
d* Annuaire de la station agronomique du Rhône. C'est un manuel analogue 
à celui qu'a déjà publié la Société d'agriculture et d'horticulture de 
Louhans, pour servir de guide dans l'emploi des engrais chimiques. Le 
manuel de M. Raulin contient, en quelques pages, tous les renseignements 
dont les agriculteurs peuvent avoir besoin sur les quantités nécessaires 
d'azote, d'acide phosphorique, de potasse et de chaux; on y trouve des 
détails sur l'analyse pratique des terrains que l'auteur recommande par- 
ticulièrement comme étant à la portée de tous, tandis que l'analyse chi- 
mique exige des connaissances spéciales. Pour l'analyse pratique, il suffit 
d'établir de petits champs d'essais de i are au plus, qu'on divise en cinq 
parcelles pour les soumettre à des traitements différents; Tune de ces 
parcelles doit être laissée sans engrais pour servir de témoin. Le manuel 
de M. Raulin, imprimé sous les auspices et aux frais du Conseil général, 
n'est pas dans le commerce, et il y a lieu de le regretter ; mais il est pro- 
bable que le Conseil général tiendra à en assurer la diffusion. 



SÉMCE DU 15 JUILLET 1887 
Préaldenee de H. LB6ER 



MM. Chassaignon, Gallon, Jullien, Uoyet, nommés membres titulaires 
aux dernières élections, reçoivent leurs diplômes des mains de M. le Pré- 
sident qui les prie de prendre place au milieu de leurs collègues et leur 
souhaite la bienvenue au nom de la Société. 

M. le Président annonce que M. Violet vient d'être promu chevalier du 
Hérite agricole. 



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PROGBS-YERBAUX CXI 

La Société reçoit des exemplaires de [Annuaire de la station agrono- 
mique du Rhôney publié par M. Raulin, sous les auspices du Conseil 
général et d*un fascicule intitulé : Régénération des vignobles français par 
les traitements au eulfure de carbone dissous dans Veau^ au moyen des 
procédés de Mirepoix. 

M. le Préfet du Rhône donne avis de la mise à la disposition de la 
Société d*une allocation ministérielle de 1800 francs à distribuer en 
primes aux améliorations agricoles. Comme Tannée dernière, le cin- 
quième de la somme doit être consacré à des essais de semences et d'en- 
grais sous la direction et la surveillance de la Société. En conséquence de 
cet avis, la Commission des primes sera priée de se réunir dans le plus 
bref délai et d'examiner s'il est encore possible de donner suite au projet 
de faire concorder la distribution des primes avec la réunion du Comice 
agricole de Lyon. 

M. Chassaignon, président du Comice agricole de Lyon, dit que la Com- 
mission cantonale qui doit procéder à son travail d'examen dans le der- 
nier mois avant la réunion du Comice se mettra à la disposition de la 
Commission des primes pour tous les renseignements dont cette dernière 
aurait besoin. 

H. Léger demande ce que pensent les hommes spéciaux sur la possi- 
bilité, s'il faut en croire certains publicistes, de réduire à 8 francs le prix 
de production du quintal métrique de blé. 

M. Chassaignon dit, à cette occasion, qu'en utilisant mieux qu'on ne le 
fait, les engrais et surtout l'agent fertilisateur par excellence, le purin, ^ 
qu'en recourant aussi à un mélange judicieux de l'engrais de ferme et 
des engrais chimiques, on peut certainement réduire le coût de la produc- 
tion, mais non le diminuer de moitié. 11 répète ce qu'il a dit devant la 
Société d'économie politique, qu'au prix de vente de 19 francs à 19 fr. 50 
qui existait avant l'établissement de la surtaxe, l'agriculteur est forcé- 
ment en perle. Il ajoute que grâce à la surtaxe dont les libre-échangistes 
s'obstinent à nier l'influence, le prix de vente s'est cependant élevé au 
chiffre de 24 francs qui est encore un peu faible, mais dont le producteur 
peut, à la rigueur, se contenter. 

M. Raulin, sans vouloir suivre les agriculteurs sur le domaine de la 
pratique, pense néanmoins, d'après les résultats d'expériences purement 
scientifiques, que le problème de la production à bas prix n'est pas aussi 
facile à résoudre que le prétendent quelques théoriciens. Bon nombre de 
ces derniers disent : Avec l'engrais de ferme, vous produisez moyenne- 

PAOG&S-VBRBAUX, 1887. 8 



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CXII PROCES-YERBAUX 

ment 15 heclolilres de blé à l'heclare; veadez vos engrais de ferme et 
acheiez des engrais chimiques, vous doublerez votre production et vos 
bénéfices» sans augmentation de frais. Ce langage évidemment faux est 
malheureusement capable d'entretenir de dangereuses illusions. 

Après ces observations, M. Raulin entrelient la Société des expériences 
en cours d'exécution et de celles qu'il se propose de faire sur le champ 
d'essais de Pierre-Bénite. 

L'emploi du sulfure de carbone doit être guidé par la connaissance des 
propriétés absorbantes très variables du sol. M. Raulin fera connaître 
ultérieurement les résultats de ses recherches sur ce point. 

L'introduction des engrais chimiques dans la culture a pour résultat 
inévitable de forcer l'acidité ou l'alcalinité du sol et d'en modifier par 
conséquent la fécondité. Quel est l'influence, soit de l'acidité, soit de 
l'alcalinité, sur la fécondité? Voilà une question peu étudiée jusqu'à pré- 
sent, et que M. Raulin se propose de résoudre, non par l'analyse chimique 
exclusivement, mais en formant une série de sols moyens qui seront 
employés à la culture du blé et qui permettront de dresser une courbe de 
fécondité à mettre en regard de la composition du terrain. 

Des essais en grand ont été faits sur les blés recommandés pour leurs 
forts rendements ; les blés anglais de choix n'ont pas donné, à Pierre- 
Bénite, les résultats signalés par M. Grandeau, dans ses cultures de l'Est ; 
illparait bien établi que le rendement d'une variété n'est pas absolu, 
mais subit d'une façon sensible l'influence du climat. Les blés à épis 
carrés qui, dans les cultures dirigées par M. Dehérain, ont donné jusqu'à 
70 hectolitres à l'hectare et résisté à la verse, on versé chez M. Raulin 
malgré la vigueur des tiges. Les épis avaient jusqu'à 10 centimètres de 
longueur ; la fumure correspondait à 70000 kilogrammes par hectare de 
fumier de ferme et d'engrais chimiques mélangés. Le rendement, toutefois, 
n'est pas proportionnel à la dose d'engrais. 

Des expériences sont à faire sur le rôle de l'humus, dont l'influence sur 
la production agricole est assez mal définie. Elles se poursuivent sur un 
champ de 450 mètres carrés dont la terre végétale a étéenlevée etrempiacée 
par du sable dans lequel on a introduit des quantités d'humus variables. 
Le végétal employé est le maïs, à raison de son puissant système radicel- 
laire. 

On sait que la faveur s'attache aux phosphates solubles dans l'eau ou 
l'acide tartrique et qu'on les paie au moins deux fois plus cher que