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Full text of "Annuaire historique du departement de l'Yonne"

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ANNUAIRE 

HISTOWQUE 

DU DÉPARTEMENT DE L'YŒNE 

RECUEIL DE DOCOMEHTS AUTHEKTIOUES 
DESTINÉS A FOIINEK LA STATISTIQUE DfiPABTEIlENTALB. 



32' ANNÉE 






AUXERRE 

G. PERRlQUEfT, ÉDITEUR, RUE DE PARIS, ii. 



:bkz tods lu LiBiunBi 



DU D^FASTIIIINT. 



Le volume de TAnnuaire historique et statistique de l'yonne pour 1867 
contenait dans sa S** partie les travaux et documents suivants : 

!• Auxerre au XII« et au Xlli* siècle, par M. Quantin. 

2* Guillon, par M. Ernest Petit. 

3* Marguerite de Bourgogne, reine de Naples, de Sicile et de Jérusalem, 
comtesse de Tonnerre, par M. Le Maistre. 

4« Le maréchal Davout, par M. Challe. 

50 Tableau des mercuriales de l'Yonne (années 1861 et 1865). 

6<> Concours régional d'Auxerre (28 avril-6 mai 1866). 

T L'Empereur Napoléon IH et l'Impératrice Eugénie à Auxerre, le 6 mai 
1866. 

8» La Puisaye agricole (1866), par M. Ch. Blanche. 

9e Le couvent des Cordeliers à Auxerre, par M. Fortin. 

IQo Les Hommes et les Bestiaux dans Tarrondissement d'Avallon, •|[)ar 
M. Raudot. 

ll^* Edit du roi portant rétablissement du bailliage et siège présidial d^ Au- 
xerre (U août 1776), (collection de M. Lorin). 

12'' Remontrances de Tévêque d'Auxerre au prévôt des marchands à propos 
de la construction d'un moulin à Appoigny (20 août 1736), (copie tirée de la 
collection de .\1. Lorin). 

IS** Arrêté de la municipalité d'Auxerre interdisant Tusage des cloches dans 
les églises, 17 ventôse an IV (7 mars 1796), (collection de M. Lorin). 

14" Sentence et règlement concernant la vente des osiers sur le marché 
d'Auxerre (23 août —4 septembre 1786), (collection de M. Lorin). 

15" Lettre de M. de Gicé, évêque d'Auxerre, adressant à la municipalité 
son offrande patriotique, (6 octobre 1789), (collection de M. Lorin). 

16^ Auxerre au point de vue de l'hygiène, par M. Dionis des Carrières. 

17" Relation de l'exécution à mort d'un homme et deux femmes à Avallon 
en U71 (Arch. Côte-d'Or). 

18» Une lettre de la reine-mère Anne d'Autriche à l'abbesse de Saint- 
Julien d'Auxerre, (collect. de M. Lorin). 

i9" Un arrêt de la cour du Parlement, (25 février — 4 mars 1771), (collec- 
tion de M. Lorin), 

20" Note sur le portail de l'église de Villeneuve-sur- Yonne. 

Les dessins publiés dans TAnnuaire 1867 sont : 

Panorama de la ville de Sens (vue prise de la rae de Chièvre} ; 
Portail de TEglise de Villeneuve-sur-Yonne ; 
Statue du Maréchal Davoust. 

(Voir page 249 de ce volume le classement des dessins dont il est illustré.) 



(PC £// 

ysif 



TABLE PAR ORDRE DES MATIERES. 



Comité général de rAnnuaire 

GommisDion permanente . id. — — 

Correspondants. . . . id. — — 

PREMIÈRE PARTIE. — calendrier. — 

Ères et supputations chronologiques 3 ~~ 

Comput ecclésiastique — 

Quatre-teœps — 

Fêtes mobiles — 

Commencement des quatre saisons 4 

Phénoiiiènes mélc orologiques — 

Position géographique du département — 

Population totale et superficie — — 

Calendrier civil 5 

Lever et coucher du soleil — 

Cours de la lune — 

Foires de l'Yonne — 

Agenda municipal 17 



1 Ecole des mines 

- — navale 

- — militaire de Sl-Cyr 
normale supérieure 
polytechnique 
des ponts et chaussées 
vétérinaires 



62 
54 

56 



CRAP. 2. Département de l'Yonne, 



DEUXIEME PARTIE. 

GHAP. I'''^. Documents généraux. 

Puissances 

Monarchies 

Républiques et Confédérations 

Vifles liLres 

Ambafsadeurs et ministres français 

prés les puissances étrangères 
Maison civ. de TEmpereur des Français 
Maison militaire 
Maison de l'Impératrice 
— <Ui Prince impérial 

Ministres 
Conseil privé 
Sénat. 
Corps législatif. Liste par départements 

— par ordre alphabétique 
Conseil d'Etat 

Cour de cassation 

Haute-Cour de justice 

Cour des comptes 

Cour impériale de Paris 

Cours impériales des départements 

Archevêques et Evêques irançais 

Départements, préfets, chefs-lieux, po- 
pulations, superficie, etc. 

Arrondissements forestiers 

Service forestier en Algérie 

Académies 

Armée de terre.— Maréchaux de France 

Divisions militaires 

Corps de la marine. — Amiraux, vice- 
amiraux, contre-amiraex 

Arrondissements maritimes 

Ecoles spéciales 

— centrale des arts et manufactures 
~ — d'arts et métiers 

— supérieure du commerce 

— forestière 



2f7 

29 

30 



32 
33 



34 
36 
38 
39 
40 

41 
42 

/i3 



47 

48 
49 



SECTION I'*. ADMINISTRATION CIVILE. 

Préfecture de l'Yonne 57 

Conseil d<: préfecture — 

Cabinet du Préfet — 

Bureaux 58 

Archives 61 

Sous-Préfectures — 

Communes composant chaque canton 62 
Conseil général de l'Yonne 54 

Conseils d'arrondissement 65 

Conseils d'hygiène.— Vaccine 66 

Commissions d'inspect. des pharmacies — 
Médecins des enfants assistés — 

Comités de patronage des enfants assistés 67 
Communes dutlépartemcnt de l'Yonne, 
superficie, revenu foncier, distances 
judiciaires, nom du canton et du 
bureau de poste auxquels chaque 
commune appartient 68 

Communes par arrondissement et lar 
ordre alphabétique, population, mai- 
res, adjoints, curés, aesservants et 
instituteuits T7 

Administrations municipales des prin- 

ci[)ales villes du département 86 

Architectes départementaux 88 

Conseil dép. ces bâtiments civils — 

Asile départemental des aliénés — 

Hospices. Comités gratuits de consult. 90 
Hospices communaux. Comm. adm. — 
Service des enfants assistés 91 

Prisons du département 92 

Comm de surveillance des prisons — 

SECTIOÎi II. ADMINISTRATION ECCLÉSIASTIQUE. 

Diocèse de Sens 93 

Chapitre métropolitain — 

Maison des prêtres auxiliaires, à Pon- 

tigny, et succursale de Sens — 

Grand séminaire diocésain 94 

SECTION III. AD. I^ISTRATIONDE LA JUSTICE. 



Cour d'Assises 

50 Tribunaux de première instance 
— . AvouéS) avocats, etc. 

51 Tribunaux de commerce 

— Justices de paix 

— Suppléants 

— Notaires 

52 Commissaires-priseurs 



94 

95 
96 
97 
98 

ICO 



Huissiers 

Bureaux d'assistance judiciaire 

SECTION IV. INSTRUCTION PUBLIQUE. 

Académie de Dijon 

Inspection de l'Yonne 

Conseil départemental 

Inspecteurs de l'Instruction primaire 

Délégués cantonaux 

Gomm. d'examen (instruc. second.) 

Comm. d'examen Cinstruc. primaire) 

Etablissements d'instruction 

SECTION V. ADMINISTRATION MILITAIRE. 

!'• division milit. —6* Subdivision 

Garnisons 

Gîtes d'étapes 

Gendarmerie 

Commissaires de police cantonaux 

SECTION VI. ADMINISTRATION FINANCIÈRE. 

Trésorerie générale 142 

Direction des contributions directes et 
du cadastre 

Vérificateurs des poids et mesures 

Percepteurs et perceptions 

Direction générale des douanes et con- 
tributions indirectes 

Direction départementale, idem 

Inspections et sous-inspections 

Débits de tal^acs. 

Débits de poudres. 

Enregistrement et domaines 

Eaux et forêts 

Administration des Postes 

Maîtres de poste 

SECTION VII. PONTS ET CHAUSSÉES. 

Service ordinaire 
Routes impériales 

— départementales 
Srrvice hydraulique 
Bureaux de l'ingénieur en chef 
Service des ingénieurs ordinaires 
Canal du Nivernais et Haute Yonne 
Seine et Yonne. — i-^e section 
Canal de Bourgogne 
Service vicinal — Personnel 
Chemins de grande communication 

— de moyenne communication 135 
Chemins de fer 4^7 
Adminisir. des lignes télégraphiques 139 

SECTION VIII. ÉTABLISSEMENTS DIVERS 
D*UTILITÉ PUBLIQUE. 

Bibliothèques publiques 140 

Inspection des monuments historiques 141 
Architectes id. — 



101 Monuments classés 

102 Sociétés et établissenaents scientifiques 
et artistiaues 

103 ^<)<^!^^é^ lyedicales 
__ Sociétés et établissements agric les et 
_. industriels 

104 Sociétés et établissements chariUbles 
_ et de bienfaisance 
__ Société» de Secours mutuels 

Z TROISIÈME PARTIE. 

Statistique, Sciences et Arts, 

??n ^ veste à Sens au XVlIc siècle. 
''" Le général Barbuat de Boisgérard, 
7" par M. Le Maistre. 
"' Pierre Alexandre Sommier, par M, 
~" Bonneviile de Marsangy. 

Le Narthex et le chœur de l'église 

Sainte-Marie Madeleine à Vézelay, 

par M. Chérest. 

Saint-Germain, évêque d'Auxerre, 

par M. Ch. Moiset. 
Receplion à Sens et à Auxerre de 
M. Bernadou, archevêque de Sens, 
évoque d' Auxerre. 
M. de Bouzé et l'Hôtel-Dieu de Vil- 
leneuve-sur-Yonne, par M. Charles 
Piat. 

Le département de l'Yonne à PEx- 
posîtion universelle 1867, Beaux- 
arts, par M. E. D. 
Mercuriales des marchés de l'Yonne 

en 1866. 
De l'industrie des nourrices et de la 
mortalité des petits enfants dans 
le département de l'Yonne, par 
_ M. Emile Duché. 
_ Statistique agricole du canton de 
__ Vézelay, par M. Elandin. 
\ 28 ^ ïioWe jeu de PA rquebuse à Noyers, 
_ par M. Ernest Petit. 

130 N^'® l"r l'horloge d' Auxerre, par 
__ les Editeurs. 
f3l Le maréchal de Chastellux. 
132 Notice sur une statue érigée au-des- 
J35 sus du portail de l'église de Mail- 
ly-Château. 



14 

142 

144 

145 

148 
151 



113 
114 

119 



121 



122 
123 
126 



126 



MÉLANGES. 



1 
17 

48 



51 

85 



104 



110 



116 
147 



160 

182 

212 

216 
220 



Faits généraux. 
Faits départementaux. 
Voituriers, messagers et commission- 
naires. 
Voitures publiques. 



225 



227 

240 

251 
252 



ANNUAIRE 

STATISTIQUE 

DU DÉPARTEMENT DE L'YONNE. 



COMITÉ GÉNÉRAL DE L'ANNUAIRE. 

M. le Préfet, Président; — MM. Badin d'Hurterise, Barry, Belgrand, 
DE Bonnaire, Bonneville, le comte de Bressieux, le baron Brinquart, 
Challe, Couturat, Deligand, Dhumez, Camille Doucet, Dcpom-Delporte, 
Durand-Desormeaux, Dusactoy, Andoche FebvrEiFlaxdin, Foacier, Frémy, 
haron du' Havelt, Hermelin, Houdaiixe, Eugène Le Comte, Le Comte 
aîné, Lrfourxier d*Yauville, Lepère, Martenot aîné, le baron Martineau 
DES Chesnez, Montreuil, Précy, Rabé, Rampont-Lechin, J. Rathier, le 
marquis Anatole de Tanlay, Textoris, de Virieu et Vuitry. 

COMMISSION PERMANENTE. 

M. le Préfet, Président; MM. Badin-d'Hurtebise, Challe, Flandin, 
QuANTiN, membres. 

CÔRRESMNÔANtâ. 

MM. Belgrand 0. ^, ingénieur en chef, membre du Conseil général 

de l'Yonne, à Paris. 
BiLLEAU, instituteur communal, à Dracy. 
Blanche, propriétaire, aux Dalibeaux, près Saint- Fargeau. 
Challe, 0. ^, président de la Société des sciences de TYonne, 

membre du Conseil général, maire, à Auxcrre. 
Chebest, avocat, vice-président de la Société des Sciences de 

rVonne, à Auxerre. 
Cotteau, juge au tribunal civil, à Auxerre. 
Dacdin Eugène, à Paris. 
Desmaisons ^, conducteur principal des ponts et chaussées, 

faisant fonctions d'ingénieur ordinaire, à Auxerre. 
DjÉY, conservateur des hypothèques, à Laon. 
Duché, Dr en médecine, à Ouanne. 
4868. 4 



MM. DuRANTON, juge de paix, à Villeneuve-sur-Yonne. 

Flandin ^, conseiller à la Cour impériale de Paris, membre du 

Conseil général de TYonne, à Paris. 
GiMEL, directeur des Contributions directes, à Grenoble. 
HoTTOT, ancien sous-préfet, à Avallon. 
Lambert, régisseur, à Tanlay. 

Lechat jj^, chef de division àl a Préfecture de l'Yonne. 
Leclerc ^y juge de paix, à Auxerre. 

Leclerc de Fourolles ^, président du Tribunal civil,à Auxerre. 
Le Maistre >^, ancien percepteur, à Tonnerre. 
LoRiN, archiviste de la Société des sciences de TYonne, à Auxerre. 
Bon Martineau DES Chesnez, G. 0. ^, ancien sous-secrétaire 

d'Etat et secrétaire général au Ministère de la guerre, à 

Auxerre. 
MofêET (Charles), à Saint-Florentin. 
Petit (Ernest), propriétaire à Vausse, près Châtel-Gérard. 
Petit (Victor), dessinateur, à Sens. 
PouY, commissaire-priseur, à Amiens. 

Quaiïtin ^, archiviste du département delTonne, vice prési- 
dent de la Société des sciences de TYonne, à Auxerre. 
Raudot, ancien représentant, à Orbigny. 
Ravin, ancien professeur de philosophie, à Auxerre. 
Ribière, avocat, à Auxerre. 
RozE, propriétaire, à Tonnerre. 
Salomon, ancien avoué, à Saint-Florentin. 
Savatier-Laroche, ancien représentant, à Auxerre. 
SoNNiÉ-MoRET, propriétaire, à Clamecy. 
Thierry (Félicien), au château de la Vieille-Ferté. 
Tonnelier ^, ancien président du Tribunal civil, à Auxerre. 
Verrollot-d'Ambly, propriétaire, à Ghaumançon, commune de 

Migennes. 



PREMIÈRE PARTIE. 



CALENDRIER. 



ERES ET SUPPUTATIONS CHRONOLOGIQUES* 

P013R l'annéï: 1868. 

Anneb ^584 de la pémde Julienne. 

2621 de la fondation de Rome, selon Yarron. 

2645 depuis l'ère de Naboliassar, fixée au mercredi 26 février 
de Tau 3967 de la période Julienne, ou 747 ans avant 
J.-G. selon les chronologistes , et 746 suivant tes 
astronomes. 

2644 des Olympiades, ou la 4^ année de la 661 « Olympiade, 
commence en jnillet 4868, en fixant l'ère des Olym- 
piades 775 4/2 ans avant J.-C. ou vers le 4*^ juillet de 
Tan 3938 de la période Julienne. 

1284 de l'Hégyre ou ère des Turcs, commence le 5 mai 
4867, et Tannée 4285 commence le 24 avril 486^, selon 
l'usage de Constantinopie, d'après l'i4rr de vérifier les 
Dates. 

4868 du Calendrier Grégorien étabH en 4582, depuis 285 ans, 
elle commence le 4 er janvier. L'année 4868 du Calen-* 
drier Julien commence 42 jours plus tard, le 4 3 janvier. 



Cœnpui ecclésiastique. 

Nombre d'or en 4868. . . 

Epacte 

Cycle solaire 

Indiction romaine. . . 
Lettres dominicales. . • 



7 

VI 

I 

44 

ED. 



Quatre-Temps. 



Mars . . 
Jain . . 
Septembre 
Décembre. 






4, 6 et 7. 

3, 5 et 6. 
46, 48 et 49. 
46, 48 et 49. 



Fêtes mobiles. 



Septuagésirae, 9 février. 
Les Cendres, 26 février. 
Pâques, 12 avril. 
Les Rogations, 48, 49 et 20 mai. 
Ascension, 24 mai. 



Pentecôte, 31 mai. 
La Trinité, 7 juin. 
La Fête-Dieu, 44 juin. 
Premier Dimanche de l'A vent, 29 
novembre. 



* Ces différentes ères et supputations chronologiques ont été eipliqué«s dans le 
tome I de la première série de l'Aunuaire (année i837). 



COMMENCEMENT DES QUATRE SAISONS. 

Fbintemps. . le 20 mars à 7>i 53™ du mat. 

Été. . . . le 24 juin à 4 48 du mat. / Temps moyen 

Automne. le 22 septem. à 6 40 du soir, l de Paris. 

HiVEB. . . le 24 déeem. à 37 du soir. 

PHÉNOMÈNES METEOROLOGIQUES. 

Il y aura pendant Tannée 4 868 deux éclipses de soleil et un pas- 
sage de Mercure sur le soleil : 

4. Eclipse annulaire de soleil, les 22-23 février 4868, partiellement 
visible à Paris. 

Commencement de l'éclipsé partielle, fév. 23, 3h. 48 m., t. m. de Paris. 

Plus grande phase k 7 id. 

Fin de réclipse partielle 4 28 id. 

Grandeur de Téclipse n^ 0,03, le diamètre du soleil étant 4. 

2. Eclipse totale de soleil, le 47 août 4868, invisible à Paris. 

3. Passage de Mercure sur le disque du soleil^ le 4 novembre 4868, 
en partie visible à Paris. 

POSITION GÉOGRAPHIQUE. 

Le département de l'Yonne est situé entre 0° 30' et 4° 56' de lon- 
gitude est et entre 47© 49' et 48© 22' de latitude nord, 

POSITION EXACTE DES CINQ VILLES PRINCIPALES DE l' YONNE. 



NOMS. 



Auxerre (cathédrale) 
Avallon (église) . . 
Joigny (St. -Jean). . 
Sens (cathédrale). . 
Tonnerre (St-Pierre) 



LONGITUDE. 


1" 


14' 


10" 


E. 


l*» 


34' 


17" 


id. 


1" 


3' 


/l3" 


id. 


0*» 


»6' 


49" 


id. 


V 


38' 


6" 


id. 



LATITUDE 

septentrionale. 



47° 47' 54' 
47- 29' 12" 
47'* »9' 0" 
48*» 11' 54" 
47* 51' 23" 



HAUTEUR 

au dessus du niveau 
de la mer. 



122 " 

267 ",7 

116 ",7 

76 ",4 

179 »,2 



POPULATION ET SUPERFICIE, 

Population totale du département de l'Yonne d'après le dernier 
recensement quinquennal de 4866 : 372,589 habitants. 

Voir la population par commune, page 69; par canton et par arron- 
dissement, page 89. 

Superficie du département de l'Yonne : 7,428 kilomètres 04 h. carrés. 

* Voir aussi, dans le tome I de la première série de l'Annuaire (année 1837), les 
rapports entre le temps vrai et le temps moyen et des indications sur la conyersion 
du temps vrai en temps moyen. 



JANVIER. 

Les jours croissent pendant ce mois de 4 heure 3 minutes. 



a 



5 • 



ce 
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FÊTES. 



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lune. 


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FOIRES. 

du département (i). 

I.cs jKiites foires d'Auxerre du 
ii'i iindi de cfadque mois et les 
marches aux besl. de Toucy du 
liT <>;. III. sont in'tiqué» iri. 



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jeudi 
vend 
sam. 

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jeudi 
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sam. 
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lundi 
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merc 
jeudi 
vend 
sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
merc 
jeudi 
vend 



1 Circoncision, 

2 s Basile, év. 

3 sle Geneviève. 

4 sRigobert. 

5 s Siméon S. 

6 Epiphanie. 

7 s Mélanie. 

8 s Lucien, m. 

9 s Pierre E. 

10 s Paul, 1** er. 

11 s Théodore. 

12 s Arcade. 

13 Bap, deN.-S. 

14 s Uilaire, p. 

15 s Maur. 

16 s Guillaume. 

17 s Antoine, ab. 

18 Ch. de s. P. 

19 s Sulpice. 

20 s Sébastien, m. 

21 ste Agnès, v. 

22 s Vincent, m. 

23 s Ildefonse. 

24 s Babylas. 

25 Conv. de s. P. 



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7 56 



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26 
27 

28 
29 
30 



ste Paule. 
s Jean Ghrys. 
s Ghademag. 
s Franc, de S. 
ste Bathilde. 



7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

7 

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7 

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7 

7 

7 

7 

7 



31 's Pierre Nol. 



56 
56 
56 
55 
55 
55 
55 
54 
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53 
53 
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51 
50 
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49 
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47 
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45 
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43 
42 
41 
40 
7 39 
7 37 
7 36 
17 35 



4 11 
4 12 
4 13 
4 14 
4 15 
4 17 
4 18 
4 19 
4 20 
4 22 
4 23 
4 24 
4 25 
4 27 
4 28 
4 30 
4 31 
4 33 
4 31 
4 36 
4 37 
4 39 
4 40 
4 42 
4 43 
4 45 
4 47 
4 48 
4 50 
4 51 
4 53 



7 
8 



9 
10 
11 
12 
13 

15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 
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9 42 

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9 5î 

10 2^ 

10 54 

11 2i 

11 49 
0S19 
0"'52 



3. Joigny 

3. Tonnerre. Siint-Bris 

4, Saint-Florentin, Toucy 

6. Auxerre 

7. Quarré-îes- Tombe» 



1 

2 
2 

3 
4 

5 
6 

7 



28 
9 

55 
46 

41 

39 
39 
41 



8 44 

9 47 

10 52 

11 59 



la. VIliiers-Saint-Beuoit 
i5 Montréul 

i5. Neuilly 

16. Maillyla-Ville 

17. Ailiani, Coul.-s-Y. Noyers. 



20. Appoigny 
81. Guillon 

3i.Ch.tnipignel1es,Chéroy,Coul.- 
la-V. Dannemoine, Maligny 
s5. ViUen.-s.-Yonne. Brienon 

aS. Bléneau, Charny, Migé, 
Sou gères, Vczelay 

«6. Cussy-les-Forges 

«7, AU serre 

28. Gravant 

ag. Ancy-le-Fra»c 

5o. Sinl-Sauveur 
3i. VermenloD 



P. Q. le 3, à 4 11. 42m. du matin. D. Q. le 46, à 5 h. 43 m. du soir. 
P. L. le 9, à 44 h. 2 du soir. N. L. le 24, à 7 h. 28 m. du soir. 

(l) MARCHÉS AUX VINS. — A Auxerre, le 1"' lundi de chaque mois et le jour de la foire de 
.Saint-Martin et du luadi de la Passion. — A Vermenton. le jour de la foire du vendredi avant la 
IChandeleur, le jour du marché du 2* jeudi de juin, et le jour de la foire du 24 décembre. 



6 



FÉVRIER. 

Les jours croissent pendant ce mois de 4 heure 30 minutes. 



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FÊTES. 



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14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 



S Ignace. 
Purification. 
s Biaise. 
sleJeanuedeV. 
ste Agathe, 
ste Dorothée. 
s Romuald. 
s Jean de M. 
Septuagésime, 
s Scbolast. 
s Séverin, ab» 
ste Eulalie. 
s Grégoire, 
s Valentin, 
s Faustin. 
Sexagésime. 
s Théodu'.e. 
s Siméon. 
s Conrad, 
s Eucher, p. 
s Pépin, 
ste Chair. 
Quinquagésime. 

s Mathias. 
s Césaire. 
Les Cendrer, 
ste Honorine. 
s Romain, 
ste Aveline, ah 



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7 33 4 55 
7 32 4 56 
7 31 4 58 
7 29 5 
7 28:5 1 
7 26 5 3 
7 25 5 5 
7 23 5 8 

7 22 5 8 
7 20|5 10 

7 18 5 11 
17 5 13 
15 5 15 

7 13 5 16 

7 12 5 18 
7 105 20 
7 8 5 21 
7 6 5 23 
7 5 5 24 
7 3 5 26 
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6 57 5 31 
6 5^ 5 33 
6 53 5 34 
6 51 5 36 
6 49 5 37 
6 48 5 39 
6 46 5 41 



8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

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8 38 

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7 11 

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10 22 

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5 33 

6 36 

7 40 

8 45 

9 51 
10 58 



FOIRES 
du Département. 



I . Villen. l'Arcb, Toucy 

5. Auxerre Ravières, Sementron 
4. Druyes 

6. Bussy - en - Olhe 



9. Trcigny 



is. Saint-MartÎD'Kles-Chainps. 

14. Chailley. Arces 
i5. Leugny 



ao. A vallon, St-Cyr-les-coIons, 
St Fargèau. 

«t. Etais 

94. Cetîsier8,GnDdcbainp,L'l8le 

Vézelay 
«S. Seighelay 
«6. Pfeuvy-Sftatour, St>JuIier.- 

du-SauU 
«7. Tuoueire. 

a8 '«.Tfcoa, Pont-cnr-Yonm' 
Ferté-Loupière 



Q. le 4, à 6 h. 25 m. du soir. 
L. le 8, à 9 h. 45 m. du mat. 



D. Q. le 45, à 9 h. 26 m. du mat. 
N. L. le 23, à 2 h. 30 m. du soir. 



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MARS. 



Les jours croissent pendant ce mois de i heure 49 minutes. 



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FOIRES 

du Département. 



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iundi 
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merc 
jeudi 
vend 
sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
merc 
jeudi 
vend 
sam. 
Dm. 
lundi 
mard 



1 Quadragésime. 

2 s Simplice, p. 

3 s Gunégonde. 

4 s Casimir. 

tf s Adrien, ab. 

6 s Frldolin. 

7 s Thomas d*A. 

8 Reminiscere. 

9 ste Françoise. 

10 ste Doclroyée. 

11 s Euloge. 

12 s Pol, év. 

13 ste Euphrasie. 

14 s Liibin. 
Itf Oculi, 

16 ste Gertrude. 
J7 8 Patrice. 

18 à Alexandre. 

19 s Joseph. 

20 s Vulfranc. 

21 s Benoit, ab. 

22 Lœtare. 

23 s Vulfram, év. 

24 s Simon, mart. 

25 Annonoiation, 

26 s Ludger. 

27 s Homule a. 

28 s Sixte, p. 
29 1 Passion. 
30 sKieuh 
SliSte Bdlbine. 



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6 7 


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4 


7 40 


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5 48 


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5 


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11 7 


5 45 


6 25 


6 


8 55 


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5 43 


6 26 


7 


9 42 


= 12 


5 41 


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10 37 


I5I2 



i. Joiix-1a-Vill«, St.Tttarlln-4'0. 

Sainpuils Sergioea Vëron 
9. Auxerre. Charny, Pfoyer», Sd- 

paux. St-Florentia 

4. Drnyes, Mailly.le-Ch., Quarré- 

5. Chibli 8 



7. Toucy. 
8 Thury 



10 Saint-Gerroain-des Champs 

12 Sens 

i4« Vézelay 

i5. Bléneau, Ouaine 

16. Pcrreux 

t7 Kavièrcs 



19 Gravant, Lainsecq, Ligny, Si 
Sauveur 

SI. Montréal 



94 Chëroy 
95. Leugny 
s6. Chauinont 

s8. Artcy-le-Fr. 
39. Châtel-jCensoir 
39 Auxerre 






P. Q le 2, à 4 h. 58 m. du mat. 
P. L. le 8, à 8 h. 32 m. du soir. 
D. Q. le ^6, à 3 h. 38 m. damât. 



N. L. le 24, à 7 h. 8 m. du matin. 
P. Q. le 34, à h. 3S^ m. du soir. 



AVRIL. 



Les jours croissent pendant ce mois de i heure 39 minutes. 



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FÊTES. 






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du Département. 



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2 
3 
4 
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7 
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12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 



8 Hugues. 
s Franc, de P. 
s Richard, 
s Ambroise. 
Rameaux. 
s Prudence. 
s Romuaid. 
s Denis, 
ste MarieEgyp 
f'endredi-Saint 
s Léon, p. d. 
Pâques. 
s Herménégil. 
s îiburce. 
s Théodore, 
t Palerne. 
s Ànicet, p. 
s Àppollin tire. 

QUASIMODO 

s Marien. 
g Anselme. 
8 Léon, év. 
s Gî^orges, m. 
s Fidèle de S. 
s Marc, évaog. 
s Clet, p. m. 
s Polycarp<*. 
s Vital, m. 
s Pierre, m. 
steCather.de S 



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5 23 
5 21 
5 19 
5 17 

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29 6 37 
6 38 
6 40 
6 41 
6 43 
6 44 
6 46 
6 47 
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6 52 

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12 3 17 4 14 

13 4 33 4 47 

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15 6 1 5 46 

8 12 6 16 

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11 
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16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 



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7 20 

7 57 

8 39 

9 25 

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1*39 



I. Flogny, 

8 . Avallon, Gheoy Tonnerre 

4. Toucy 

6. Auxerre, Migé, Noyers, Touo 

7. Neuvy-Fautour, VermentOQ 

9. Aillant, Saint-LéG;er 

10 Brieuon Villei uve-s-Yonne 

11 Ch,',rny 

i5. Arlhonn y. Cbevillon. Joi- 
gny L'Ule, ViUen.-la-Guy. 
14. Saiut-Fargeau 
i5. Lainsecq, Grandcbamp 

t6. Véaelay 
18, Chftbl», ChamptgDelles 



«o. Mailly. la- Ville. Prunoy 
81. Saint-Cyr-Ies-Colone 
ti. Cassy-l.-Forge« 

»3. Cliéroy, Seignelay, Semen 

Iron. 
24. Quarré-Ics Tom. Vinnenf 
a5. Coulaoges I Youne, Guillui 

s6. Sépaux 

97. Lavau 

9K. Ste-Pallaye 

89. Sl-Florentin, Villefranch. 

5o. Venizy, VrnueDtoa 



|P. L. le 7, à 7 h. 26 m. du matin. N. L. le 22, à 8 h. 29 m. du soir 
p. Q. le 44, à 10 h. 44 m. du soir. P. Q. le 29, à b h. 27 m. du soir. 



MAI. 



Les jours croissent pendant ce mois de i heure \ 8 minutes. 



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FÊIES. 






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FOIRES 

du Département. 



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2 

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10 

11 

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13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

13 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 



SS.Phil. etJac 
s Amatre. 
Inv. ste Croix, 
ste Monique, 
s Pie V. 
s Jean P. L. 
s Stanislas, 
s Désiré 
sGrég.deNaz. 
s Anlonin, 
8 Mamert. 
ste Nérée. 
8 Ueliade, év. 
s Boniface, p. 
s Isidore, 
s Pellerin, p. 
s Pascal. 
Rogations. 
8 Pierre Gél. 
s Bernardin. 
Ascension. 
8 Romain. 
s Didier 
s Michel 
s Urbain. 
s Pierre de N. 
ste Marie. 
s Prix, m. 
s Maiimin, év. 
s f élix. 
Pentecôte. 



Il II) 
4 41 



4 39 7 15 



7 14 



4 38 
36 
4 34 
33 
4 31 
4 30 
4 28 
4 27 
4 25 
4 24 
4 23 
4 21 
4 20 
4 49 
4 17 
4 16 

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4 12 
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7 21 
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7 24 
7 25 
7 26 
7 28 
2 

7 32 
7 33 
7 34 
7 36 
7 37 
7 38 
7 40 
7 41 
7 42 
7 43 
45 
7 46 
7 47 
7 48 
7 49 
7 50 
7 5J 
7 52 



9 

10 

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12 

13 

14 

15 

16 

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22 

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10 59 

11 44 

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2 45 

3 11 

3 39 

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6 

7 



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21 
21 



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4 44 

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5 52 

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7 16 

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8 59 

9 56 

10 55 

11 56 
0^58 
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9 40 
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1^18 
2 30 



6 38 

7 49 

8 57 
10 

10 55 

11 41 



0,19 
0«52 
1^23 
1 52 



1. Chablis, Saints-eu-Puisa^e 

Neuvy-Sautour Thorigny 
a. Avallon 

5. Ancy-le-Fr..Charny, Perreiut 

Montréal 
4* Auxerre, Toucy 

5. Chéroy 

6. niéueau, Brienon, Courson, 
i^euilly. 

7. ^OJlers 

g. Ghâtel-Gunsoir, Tanlay, St- 
i»»uvi>ur, Laferté > Loupière. 
Dunnemoine 

10- Appoigny 

19 Sentievoy-le-Bas 



i5. Véxelay 

16. Ferreux 

17. Seignelay Tonnerre 

18. Egrisellesle-B. 

so. Cerisiers 
ai. Grandchanip 

a3. Arthoanay 

a5. Auxerre, La'tnsecq, Serginei 

e6. P.avières 

17. St-Germain -des-Champs 

98. Joigny 
9 g. VermentoD 






P L. le 6, à 6 h. 46 m. du lolr. N. L. le 22, à 6 h. 45 m. du mat. 
d". Q. le 14, à 3 h. 24 m. du soir. P. Q. le 28, à ^4 h. 54 m. du soir. 



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JUIN. 

Les jours croissent de S minutes jusqu'au 2i et décroissent ensuite 

de 'i 3 minutes jusqu'au 30. 



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FÊTES. 









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12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 



5 Nicomède 

s Marcellin^m 
ste Gtotilde. 
s François, 
s Boni^ace^ év. 
s Norbert, p. 
Triniié. 
8 Médard. 
s Félicieu, m. 
ste Marguerite 
Fête-Uieo. 
ste Olympe. 
s Antoine deP 
s Basile-le*Gr. 
s Modeste, 
s Greseent. 
s Agrice, év. 
s Marc, m. 
ssGervaisetPr 
s Silvère, m. 
s. Louis de G. 
s Paulin, p. 
ste GhrUtine 
Nativ. s J.-Bap 
8 Guillaume. 
ss Jean et Paul 
s Greseent. 
s Irénée. 

6 PierreetsP. 
Gomm . s Paul 



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4 


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8 4 


3 58 


8 4 


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18 10 23 


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19 10 58 


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4 8 


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1 


5 5 


8 45 


2 


6 11 


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7 23 


10 20 


4 


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10 56 


5 


9 54 


11 28 


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11 57 


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2 40 


0^53 


10 


3 47 


l'21 



FOIRES 

du Département. 



1. Anierre, Ghailley, L'Isle 
Pontigny, St-Farg^au Toucy 

«. Çbastellux Neuvy St-Julien- 
duSauU 

5. Cruzy, SuÏDpuiiS 
4> Malicorne 

6. Treigny. IVoyers 

8. Bussy-en-Olhc, Quarré-les 
Tombes, Songcres 

9. Courgenay St-Valérien 

10. ViiJeu, la-Guy. Sle-Pallay. 

11. Coulange-la-Vineu«e, Lienv 
Prunoy * ^ 

13. Montréal 



i5 Thury, Vézelay 

i6. Appoigny, Perreux 

17, MailJj-la-Vaie Sl-cyr-les 
colons 



19 leugny 
so. Diimoot 

>•• Saint-Florentin, St-Sauveur, 

La Celle-Sf-Cyr 
i5. AvalloD, Gravant 
34 Bricnon, Sens. 
95 Joux-la-V.l., St-Marlin-d'O. 

Tonwerre.Yil-lMrch. Cfaéroy, 

Fleury 
a6. Cu8sy>les-Forges 
37. L'Isle, Gharny 
«8. Courson 
39. Etais 
3o. Ancy le-Frauc, Guillon, St 

Bris, Toncy 



P- L. le 5, à 7 h. 4 m. du mat. N. L. le 20, à 2 h. 54 m. du soir. 
D. Q. le 13, à ^0 h. 23 m. du mat. P. Q. le 27, à 6 h. m. du mat. 



j 



44 



JUILLET. 



Les jours décroissent pendant ce mois de 57 minâtes. 



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FÊTES. 



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du Département. 



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sam. 

Dm. 

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merc 

jeudi 

vend 



1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 



s More. 
Visitation ste y 
s Anatole. 
s Martial, p. 
s Zoé 

Précieux sang 
s Albert. 
s'e Elisabeth 
s Héracle, ér. 
sic Félicité. 
s Pic, m. 
s Goalbert, ab 
s Anaclet, p. 
s Bonavcnture 
s Henri, emp. 
N. D. duM.-C. 
s Alexis. 
s Camille de L, 
s Vincent de P. 
s Jérôme Em. 
ste Praxède, v. 
ste Marie-Mad 
s Apollinaire 
s Urcisin, de S. 
s Jacques, ap. 
ste Anne, 
s Pantaléon. 
ste Colombe, V. 
ste Marthe, v. 
s Ignace. 
s Germain, év. 



4 
4 
4 
4 
4 



4 



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2 
3 
4 
4 
5 
6 
7 
8 
8 
9 

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4 11 
4 12 
4 13 
4 14 
4 15 
4 16 
4 18 
4 19 
4 20 
4 21 
4 22 
4 24 
4 25 
4 26 
4 27 
4 28 
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4 31 
4 32 
4 33 



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8 
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8 
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8 
8 
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7 
7 
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7 
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7 
7 
7 
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7 
7 
7 
7 
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5 

4 

4 

3 

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2 

2 

1 

1 



59 

59 

58 

57 

56 

55 

55 

54 

53 

52 

50 

49 

48 

47 

46 

45 

43 

42 

41 

39 

38 



11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

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4 



38 
13 
56 



5 48 

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7 58 

8 14 

8 33 

9 51 
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10 30 

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1 84 



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7 33 

8 34 

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4 14 

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6 26 

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9 59 

10 28 

10 56 

11 25 
11 56 

0130 
15 8 
1 51 



a. Seignelay 

3. Qaarré-le«-Tombes. 

4. Aillant, MaUly-Ch 

5. Lainsecq» Sépaux 

b. Auxerre, Sépeauz, Ravièrea» 
Tottcy» Yermeuton 

8. Noyers 

10. Chablis 

11. Bléneau, CbeviUon 

11. Collan. Villen,-1.-Genêts. 
Villiers-t-BeDoit 

14. Ligny 

17. GUastelIuz. Eutrains. 

18. Treigny 



9S. Auxerre 
aS. Véaelay 

«5. Saint-Fargeaa 

a6. Gbâtel-Gensoir, Quarré 



ag. Champignelles 
3i. Migé. 



P. L. le 4, à 8 h. 49 m. du soir. 
D. Q. le 13, à h. 50 m. du mat. 



N L. le 19, à 10 h. 6 m. du soir. 
P. Q. le 26, à 2 h. 1 m. du soir. 



42 



AOUT. 



Les jours décroissent pendant ce mois de 4 heure 36 minutes^ 



a 
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FÊTES. 



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FOIRES 

du Département. 



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DlM. 

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mard 
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DlM. 

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DlM. 

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sam. 

DlM . 

lundi 



1 
2 
3 
4 

5 
6 
7 
8 
9 
10 
11 
12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 
31 



S Pierre-ès-L. 
s Alphonse L. 
Inv, Sl-Elienne 
s Dominique. 
Déd. ste Marie 
Trans, de N. S 
s Gaëtan. 
s Gyriaque, m. 
s Nazaire. 
s Laurent, m. 
Tr. sle cour, 
ste Glaire, v. 
sHippolyte,m. 
sEusèbep.V.J. 
Assomption 
s Roch. 
s Maxime, m. 
ste Hélène, 
s Louis, év. 
s Bernard, d. 
sle Jeanne-Fr. 
s Symphorien 
Gœur ste V. 
s Bartbélemi 
s Louis, roi 
s Eleuthère,éy 
s Joseph G. 
s Augustin, év. 
Dec. des J.-B 
s Fiacre, 
s Ravmond N 



n^ 



35 
4 36 
4 37 
4 39 
4 40 
4 42 
4 43 
4 44 
4 46 
4 47 
4 48 
4 50 7 19 



m 

7 36 
7 35 
7 33 
7 32 
7 30 
7 29 
7 27 
7 25 
7 24 
7 22 
7 20 



4 5j 
4 53 
4 54 
4 55 
4 57 
4 58 
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6 46 
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6 42 



14 

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11 7 
11 49 

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15 26 
2 '21 
3 19 



1. Noyers 



3. Toucy Aaxerre 



lo. coul.'S-Yonne. Joigny,Ver- 

nienton, Cheuy 
19- Prunoy, St Martin-des-Ch. 

i3. Saint-Florenlio, Quiiré 



i6. Courson, Neuil'y, Ferreux 
Pont , Bavière > Seignelay, 
Vil-8.-Y. 

17I Vincellcs 

18. Vézelay 

so. Ligny 
91. Saint Cyr 
99. Bogny 

94. L'Isle, Neu\y, Pefreuse 
«5. Chdlel-C., Leugny. Maligny 
St-Julien-du-S., Villen-la-G 

96. St-Gcrniain-des-Champs. 

97. Tonnerre, Ciiéroy 

98. Cerisiers, Tanlay, Vinneuf. 

5o Appoigny. T.aferté-1 oupièrr . 

Mailiy-Ch, Venizy 
5i. Cussy-les-Forges Chablis 



II 



P. L. le 3, à h. \ m. du soir. N. L. le 18, à 5 h. 21 m. duraat. 
D. Q. le 44, à h. 38 m. du soir. P. Q. le 25, à h. 56 m. du mat. 



I 

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13 



SEPTEMBRE. 



Les jours décroissent pendant ce mois de 'l heure 43 minutes. 






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FÊTES. 







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21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 



s Loup, év. 
s Etienne, roi 
s Grégoire, p. 
s Honulphe. 
s Laurent-Just 
s Eugène, m. 
s(e Béate, v. m. 
Nativité de la V. 
s Gorgon, m. 
s Nicolas de T, 
s Hyacinthe. 
s Raphaël, 
s Amat. 
Ex. d. 1. ste G. 
sNicomède,m. 
s Gyprien, év. 
s Lambert, 
s Joseph de G. 
s Janvier . 
s Eustache. 
s Mathieu. 
s Thomas deV. 
s Lin, pape. 
N. D. de la M. 
La 8. Bédempt. 
s Aunaire, év. 
ss Gôme et D. 
sWences1as,m. 
Dédicace s Mie. 
s Jérôme, pr. 



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5 
5 
5 
5 
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36 
34 
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30 
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24 
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15 
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13 


5 4 


3 11 


14 


5 29 


4 13 



FOIRES 

du Département. 



I. St-Sauveur, Sens 
t. BricDon, Gravant 

4> Vermenton 

6. Lainsecq 

7. Auxerrs Avallon Crusy Touc} 

8. Bussy-eD-Othe 

9. Ancy* le- Franc, Les Ormes 

10. MaïUy la-VîlIe.St-Cyr-le«-C. 

II. Arlhonnay 

19. Ravièrcs, Thorigny 

i4> Joigny.Véselay Joux-Ia-VilI«- 

16. Ferreux, StVale'rien 
xj Sennevoy-!c-Ba$ 

18 Dannemoine 



SI. Noyers, Saint-Far geau, St 
Martin- d'OrdoDi Sens 



86. Thury 
37. Chastcllux 

sg. Champignelles, Guillon, Lr 
Deifand ( Saints^, Neu>y-S. 
VilIeueave-l'Archevéqu'î 

5o. Tonnerre 



P. L. le 2, à 4 h. 7 m. du matin. 
D Q. le 9, à 10 h. 13 m. du soir. 



N. L. le 16, à 1 h. 29 m. du soir. 
P. Q. le 23 , à 3 h. 31 m. du soir. 






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OCTOBRE. 



Les Jours décroissent pendant et mois de 4 heture 45 minutes. 



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du Département. 






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10 

11 

12 

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23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 



s Rémi, p. 
ss.Ânçes gard. 
s Denis Aréop. 
s Franc. d'Ass. 
s Format, d. 
s Bruno. 
s Marc, pape, 
ste Brigitte. 
sDenis, év. 
& François B. 
Maternité S. V. 
s Wilfrid. 
s Edouard,con. 
S Galixte, p. 
ste Thérèse, v. 
s Salve, 
ste Hedwige 
s Luc, évang. 
s Savinien. 
sJeandeKanty 
s Pierre d'Alc. 
s Mellon, év. 
s Hilarion. 
s Raphaël, arc. 
Patronage s.V. 
s Evraiste, p. 
s Romain, ev. 
ss Simon et Judes 
ste Eusébie, v. 
Saintesreliques 
s Quentin,yj. 



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5 
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46 
4 44 
4 43 
4 41 



15 

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29 

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4 

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i.Joïgny, La Cellc-Sl-Cyr 
5. Pruooy 

5. Auxerrp. Tlognj, QuaKë, 
Toucy 

8. Sle-Pallaye 

9. Druyes, Grandcfaamp, LMslt 

10. Ouaine 

11. lavaa 



i5. Appoigny, Cerisiers, Test 
Milorf (Scmentron) 

16. Saint-Bris 

17. Etais 

18. Blénean, prunoy, Yécelay 

ig. Chéroy, Sl-JuIien, Seignela} 
90. Châtel-Censoir» Mczilles 
«I. Leugtiy 



a5. Lîgny, Pont-sur -Y, Lai ngfcrj 

96. Gravant 

97. Trcigny 

98. Bussy-en-Olhe, Charny a j 
Ravièrpi, St-Cyr-les-CoIoQS 

99. Avallon, Saint-Florentia 
5a. A'Jcy-le-Franc 

3 1 . cbablis, Saiat>Sauveur , Ver 
menton 



P. L. le 4 , à 8 h. 7 m. du soir. 
D. Q. le 9, à 6 h. 23 m. du mat. 
N. L.Ie45, h\\ h. i\ m. du soir. 



P. Q. le 23, à 9 h. 52 m. du mar. 
P. L. Ic3t, à 11 h. \hm. du mat. 



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45 



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NOVEMBRE. 



Les jours décroissent peudant ce mois de i heure -1 8 minutes. 



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3 
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23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 



Toussaint. 
Les Morts. 
s Hubert, év. 
s Charles Bpr. 6 
9te Berihilde 6 
s Léonard, er. 6 
s Willebrod. 6 
s Godefroi. 7 
Déd. Basilique 7 

sAndréAveliin 7 
s Martin, év. 7 

s Martin,pape. 7 
s Didace. 7 

ste Marie B. 7 
ste Gertrude. 7 
s Ëdme, p. 7 
s Grégoire Th. 7 
Déd.Basil. S.P 7 

sie Elisabeth de H. ^ 

sFélix deVaiois 7 
Présentation V 7 
sle Cécile, y. 7 
s Clément, p. 7 
8 Jean de la C. 7 
ste Catherine 7 
s Pierie d'Al. 7 
s Siméon. 7 

s Sosthène. 7 
Àvent. 7 

s André, ap. 7 



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6 
6 
6 



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49 
51 
52 
54 
55 



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59 4 28 
4 27 
4 25 



2 

4 

5 

7 

8 

10 

11 

13 

15 

16 

18 



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24 4 9 
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26 4 

28 4 

29 4 
31 4 

4 
4 



32 
33 



17 

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1 

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16 

17 



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1 11 

1 36 

2 
2 24 

2 49 

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3 46 

4 20 

5 1 



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9 42 

10 44 

11 41 
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1 
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3 



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23 
52 
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4 18 
4 

5 



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11 46 

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5 11 

6 21 

7 30 



1. Pontigny 

•• Aunrre, ffcniiry. NeuvT. 
Toiicy. ViU«n.-«-Y. 

4- Couftcn Sereines 

5. AiUaDt, L*lafe , St-Fargeau. 



9. CouIaages-snr-Y. Noyert 

10. Cassy-les-Forges 

11. Auxerre 

la. St-Martia-des-Ch., Sëpaux, 
Tonnerra 

i5. LaiDaecq 

14. Arcy-aur-Cure 

i5. Yézelay 

16. Ferreux 

18 A vallon. Sougèrcs 



•3. Vermenton 

aS. Brieuon , ConIaDge8*Ia*Tin 
La Ferté-Loupière, Perraoïe. 
s6 Quarré-les-Tombea. 
87. Sl-Florentin 

ag. Chastellux 

So. Ckampignellea • MaJigny , 
Ouaine, Sens Vill.-la-Ouyard 



D. Q. le 7, à 4 h. 56 m. du soir. P. Q. le 22, à 6 h. 56 m. du mat. 
N. L. le U, à \\ h. 5 m. du mat. P. L. le 30, à ^ h. 40 m. du mat. 



46 



DECEMBRE. 

Les jours décroissent de 24 minutes jusqu'au 45 et croissent ensuite 

de H minutes jusqu'au 34 . 



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FÊTES, 






35 



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1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 



h 

S Ëloi. 7 

ste Bibiane. 7 
S Fr. Xavier. 7 
ste Barbe. 7 
s Sabbas, abbé 7 
s Nicolas, év. 7 
S Ambroise,év.W 
Imm» Concepî, 7 
Ste Léocadie. 7 
s Melchiade,év 7 
S Damase, p. 7 
s Valeri, ab. 7 
ste Lucie, v. 7 
s Nicaise, év. 7 
s Maximin, év. 7 
s Eusèbe. 7 

s Lazare. 7 

s Gratien. 7 
8 Grégoire, év. 7 
s Philogone. 7 
s Thomas, ap. 7 
s Ischirion. 7 
ste Victoire, v 7 
s Del|bin,K.y. 7 

NORL. 7 

s Etienne, 1*' m 7 
s Jean, ap. év. 7 
ss Innocents 7 
s Thomas de G. 7 
s Potentien. 7 
s Sylvestre, p. 7 



m|h 

35 4 
36j4 
37,4 
38 4 
404 

41 4 

42 4 

43 4 

44 4 

45 4 
/i6 4 

47 4 

48 4 

49 4 

49 4 

50 4 

51 4 

52 4 

52 4 

53 4 

53 4 

54 4 

54 4 

55 4 
55 4 

55 4 

56 4 
564 
564 
56 



56 



4 



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8 
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10 
11 



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30 
1 
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7 
8 
9 
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11 
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14 
15 
16 
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18 



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11 37 

0251 
2r. 3 
3^16 

4 29 

5 39 

6 45 

7 46 

8 41 

9 29 
10 10 

10 44 

11 13 
11 39 

0- 3 
0^27 
50 



1 
1 
2 
2 
3 



15 
43 
15 
52 
37 



h m 

8136 
9537 

10 31 

11 16 
11 54 

Oc 27 
0^57 



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1 

2 
2 

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51 
25 
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5 38 
I 6 50 



4 47 

5 38 

6 33 

7 31 

8 31 

9 32 

10 34 

11 37 

= 39 
il 42 
2'48 
3 57 

5 7 

6 16 

7 21 

8 19 

9 10 



FOIRES 
du Département. 



X. Cruiy, Flewry, Montréal, St- 
Bris, VilIeDcuve-rrchcvêque 

3. Jonx-la-Ville. 

4. Chcny. MailIy.Ch. 

6. Chât(l-Cf>n8., GiiilIoD, Migé 
Noyer», St- Sauveur 

7. Auxcrre, Toucy 

8. Dixxnont 

%. L'Isle 



i3. Ancy-lc-Fr., Grandchamj 
Véielay. 

i5. Ravières 



17. Avallon, Gravant 



fo. St-Cyr-les-Colons 

ai. Ligny, S-Fargeau, Sl-Marlir 
d'Ordon. 



»4. Vernienton, Seignelay 

96. Cbailley 

28. Leugny, Prunoy, Tanlay 
9g. Arthonnay, ChastUIux 

So. Courson 

5i. Chablis, 



D. Q. le 6, à 9 h. 43 m. du soir. 
N. L. le U, à 1 h. 43 ra. du mat. 



P. Q. le 22, à i h. 37 ra. du mat. 
P. L. le 29, à 1 h. 57 m. du soir. 






-17 



AGENDA MUNICIPAL. 



JANVIER. 

Dan^ les premiers jours, publication des rôles des contributions directes. 

Le 1" Dimanche, séance des conseils de fabriques. (Décret du 30déc. 1809). 

Dans le mois qui suit la publication des rôles de prestations pouf les chemins 
vicinaux, les contribuables doivent déclarer au maire s'ils entendent s'acquitter en 
nature, faute de quoi ils seront obligés de payer en argent, (Loi dvSI mai 4836). 

Première dizaine. 

Le maire reçoit du receveur municipal et vise le bordereau détaillé présentant la 
situation de la caisse municipale à la fin du trimestre précédent. 

Délivrance du mandat de traitement de l'instituteur, ae l'institutrice et des autres 
employés communaux. 

Présentation du répertoire des actes administratifs au receveur de l'enregistre- 
ment. (Loi du 22 frimaire an vii, et 15 mai 1818). 

Envoi par le Maire, au receveur de l'enregistrement, de la notice des décès arrivés 
dans la commune pendant le dernier trimestre. (Loi du 22 frimaire an vu). 

Délivrance des certificats de vie des enfants trouvés et abandonnés. 

Envoi par le maire, au préfet et aux sous-préfets, des actes de décès survenus 
pendant le trimestre précédent parmi les membres de la Légion d'honneur, les dé- 
corés de la médaille militaire et les pensionnaires de l'État. 

Envoi, au préfet et aux sous-préfets, de la liste nominative des condamnés libérés 
assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre précédent. 

Revision des listes électorales. 

Le maire envoie à la sous-préfecture le certificat d'exercice de l'instituteur pour 
le semestre écoulé. 




provisoire pour 

Première quinxaine. 

Dépôt à la mairie des listes électorales révisées ; publication par voie d'affiches 
de ce dépôt. 

Envoi au sous-préfet des listes et des certificats constatant le dépôt et la publi- 
cation. 

Expiration du délai fixé pour la déclaration à faire par les possesseurs de 
chiens. 

Lespercepteurs rédigent et déposent, à la sous-préfecture, les listes, en triple 
expédition, des plus imposés de chaque commune. 

Les administrations des établissements de bienfaisance envoient au préfet les 
états trimestriels de la population des hospices et du nombre des indigents secourus, 
(Instr. 8 février 1823). 

leur vingtième 
année, 




recensement dressé par 
le maire. Publication et affiches dans la commune du tableau de recensement. 

Dans le mois. 

Du 15 au 31 janvier, les maires et les répartiteurs, assistés du percepteur des con- 
tributions directes, rédigent un état-matrice des personnes imposables pour les chiens. 

Le 20 janvier, publication de la loi prescrivant Téchenillage. 

Les maires réoigent des tables alphabétiques pour chacun des registres des actes 
de l'état civil de l^nnée précédente, puis ils envoient un des doubles registres au 
creffe du tribunal, avec le registre de publications de mariage, et déposent l'autre - 
double aux archives de la mairie. (G. N. 45). Ils doivent y joindre le relevé du mou- 
vement de la population de leur commune pendant l'année précédente.^ 

i86a. 2 



18 

Les maires des chefs-Iienx de canton déposent au greffe un double dn registre des 
engagements volontaires pendant l'année expirée ; l'autre double est déposé aux 
archives de la mairie. (Loi du 21 mars f832). Ils en\oient à l'intendant militaire un 
étal nominatif des engagements volontaires qu'ils ont reçus pendant Tannée précé- 
dente. 

Les greffiers des tribunaux de police envoient aux receveurs de l'enregistrement 
l'extrait des jugements de police rendus dans le trimestre précédent ^Ordonnance 
du 36 décembre 1823], et portant condamnation à Tamende seulement. 

Les greffiers des tribunaux de police correctionnelle et de simple police envoient 
au Préfet les extraits des jugements rendus pendant le semestre précèdent. (Idem). 

Enlèvement de> nei^zcs vt glaces. 

Confection du tableau des mercuriales. — Chaque quinzaine, il doit être envoyé 
un de ces états au préfet. — >tM. les Maires doivent aussi, chaque looiN, réunir et 
annoter tous les documents pro[»res à éclairer la commi-.siou de statistique per- 
manent <». 

Piéunion et con<er\ation en volumes des cphiers du Bulletin des lois et des divers 
recueils adminiMratil*; appartenant à la commun*» 

Con\ ovation individuelle pour \ \ session de lévrier; l'époque en est fixée par le 
Préiot. 

Envoi au Soii-^-Pr/'fet de< laWoinx dn mouvement de la |«0i nlpt-on pendant Fnn- 

11* .•.'•■ .».' • • ' î •,'•■ i; • .1' t ;> ,••••• I- '," . ■ ; ..i,\ t f. .ti;\ 

<> i I i '.; r . 

li , . I.' - I' w» '•■ ',.'.!»'.. Il <!.' »«•« ♦•i'-»Mtt ni '1- di'*"i<iou> du conseil de révi- 
^i«'i» i;,N,i,M'. <l;iii- la ji^ii' (} ••:iiar:;ei4ienl, concernant les jeunes gens de la classe 
de t86U. [>ui> il amche cette même liste. 

Arrête prescrivant l'élagage et le récepage des arbres et des haies. 

Envoi de l'état certifié de vaccine pour l'année écoulée. 

Publication d*un avis faisant connaître le jour fixé par le Préfet pour la vérification 
des poids et mesures. 

Le maire visite les prisoiii qui existent dans sa commune. Cette visite se renou- 
velle tous les mois au moins une fois. 

Le facteur rural est tenu de prendre, au moins deux fois par an, en présence 
u maire, l'empreinte du timbre qui est fixé à demeure dans la boite aux lettres de 
dhaque commune. 



FÉVRIER. 

Première quinzaine. 

Première session ordinaire des conseils municipaux. (Loi du 15 mai 1855), 

Les conseils municipaux doivent délibérer pendant celle session sur -le taux de la 
rétribution à percevoir pendant Tannée suivante, dans les écoles publiques mixtes 
et de garçons et les salles d'asile, et sur chacune des opérations financières relatives 
à l'instruction primaire. Le conseil fixe en même temps, s'il y a lieu lieu, le taux 
de la rétribution pour les écoles publiques de filles. 

Dans les huit premiers jours, rapport du maire au sous-préfet sur le service ad- 
ministratif et la surveillance des i)risons, s'il en existe dans la ville. 

Le maire doit recevoir du receveur municipal, le bordereau ré( apitulatif des re- 
cette > et de-^ dépendes effectuée > pendant le mois expiré, i^et envoi se renouvelle 
dan- les dix premiers jcurs de chaqne moi^ pour celui qui vient de finir. 

Daa.s t» tli quinzaine doit se taire léchenillage dus arbres, conformément à la 
loi du t'O \cniA e an iv. 

Du I" au 15 février, le percepteur adresse au directeur dps contributions, les 
é.als-matrices, pour servir de base à la confection des rôles. 



^9 

Dans le mois. 

Les maires publient l'arrêté de clôture de la chasse, dès qu'il leur est parvenu. 

Le^pereepteurs remettent au receveur des finances : 

{« Les états, en double expédition, dos cotes irrécouvrables et les états des restes 
à recouvrer sur les contributions directes et sur les frais de poursuites de Tannée 
qui \ieot de s'écouler ; 

2° Les. comptes de^e^tion des recettes et dépenses municipales de Tannée pré- 
cédente, pour être vôrifiés. 

Envoi an préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Arrêté prescrivant Téiagage des arbres et haies vives et le curage des fossés qui 
bordent les chemins vicinaux. Il est utile que cet arrêté ne soit pas pris à une date 
postérieure. .»^ 

Avant le 28, les percepteurs déposent aux archives de la préfecture les rôles et les 
états de trais de poursuites ()ui ont plus de trois ans. 

Envoi par le maire au prétet ou souspréfet, des résultats des travaux de la session 
trimestrielle. 

Les maires prescrivent les mesures convenables dans Tintérêt des mœurs et de 
la sûreté publique pendant les divertiSi^ements du carnaval. 

Visite générale des fours et cheminées. Cette opération doit être faite avec le 
plas grand soin. 

Dernier délai pour le paiement de la taxe d'alFouage de Tannée précédente, préa- 
lablement à la remise, par le receveur municipal, de la liste des habitants en retard 
de .<e libérer. 



lARS. 

Envoi par le receveur municipal au maire du bordereau récapitulatif des receltes 
et des dépenses pour le mois précédent. 

Le 15, clôture de l'ordonnancement des dépenses de l'exercice 1867, pour les com- 
munes et les établissements de bienfaisance (Ordonnance du 24 janvier 1845). 

Le 31, clôture du paiement des dépenses de l'exercice 18G7, pour les communes et 
les établissements de bienfaisance (Ordonnance du 24 janvier 1843). 

Le percepteur dresse immédiatement, de concert arec le maire, l'état de situation 
devant servir de compte administratif de Tcxercice clos. Dans les communes impor- 
tantes, le compte administratif du maire est présenté séparément (td.). Ils établis- 
sent en même temps Tétat des restes à recouvrer et des resteâ à payer, qui doivent 
figurer à la première section des recettes et des dépenses du budget supplémemtaire 
de Texerciee courant. 

Pendant le mois. 

Trois mois après la publication dés rôles, les percepteurs remettent au receveur 
des finances les états des cotes indûment im{)osées aux rôles de l'exercice courant. 

Echenillage. Les maires visitent le territoire et font procéder d'oftice à Téchenil- 
lage aux dépens de ceux qui l'ont négligé (Loi ventôse an vu), et prescrivent les 
mesures nécessaires |K)ur favoriser, s'ily a lieu, l'écoulement des grandes eaux. 

Les percepteurs déposent aux sous-préfectures les rôles de 1866. 

Clôture définitive des listes électorales et envoi à la préfecture des tableaux de 
rectification. 

Remise à Tinstituteur, au garde champêtre e% aux divers agents salariés de la 
commune, de leur mandat de traitement pour le trimestre écorné. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Le tableau des vaccinations pratiquées dans la commune pendant Tannée der 
nière est envoyé à la préfecture. 

Publication de Tépoque du travail des prestations. 

Envoi par les maires au sous-prétet, des mercuriales relatives aux fourrages, de la 
liste des contribuables les plus imposés et des propositions pour le choix df s com- 
missaires-répartiteurs. 



20 

AVRIL. 

Le dimanche de la Quasimodo, session annuelle des conseils de fabrique. Les 
réunions ont lieu ; l'issue de la messe ou des vêpres, dans l'église ou dans un lieu 
attenant à lëglise, ou dans le presbytère. RenuTcUement triennal des conseils de 
fabri(pie. (Décret du 30 décembre 1809, art. tii). Nomination du président et du se- 
crétaire du conseil (idem^ a). Règlement des comptes de gestion de 1867; budget 
de i 869. Envoi de ces documents à la mairie et à Tarchevêcné. 

Terme de toute demande en décharges, réductions, remises et modérations, sur 
les contributions directes. 

Envoi au maire, par le receveur municipal, du bordereau trimestriel de la situation 
de la caisse. 

Première dizaine. 

Présentation du répertoire des actes administratifs au receveur de l'enregistrement. 
Envoi au rece\eiir de l'enregistrement de la notice des décès survenus pendant 

lo trimestre {ir- ct'dcnt. 

• 1, Cm»' ( .»,' < . iii- (• .tv (] \ie (les enfants trouvés ou abandonnés. (Instruction 

f ' ». i. » ;....r !os re'cveurs, d'un exemplaire de 

* (' ol -îe n ste- à payer de l'exer- 
' ' » . .1. » i ■ i»t e t iere\eur et le maire. 

..;.c, , ..I .e III iie i.u prt^iet el aux hOu -préfets, des actes des 
tti'i iMi:. ..trini 'o inonulires de la Lf'gion -d'Honneur ]ȏndanl le dernier tri- 

liiestre. 

Envoi au Préfet et aux sous-çréfets, de la liste nominative des condamnés libérés 
assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre. 

Les commissions administratives des établissements de bienfaisance doivent se 
réunir dans les premiers jours d'avril dans une session annuelle qui a pour objet, 
en ce qui concerne les hospices et bureaux de bienfaisance : 

1" L'examen du compte. a'ordre et d'administration rendu par l'ordonnateur des 
dépenses pour l'exercice précédent, clos le 31 mars de cette année. 

2» L'examen du compte ea deniers, rendu par le receveur de rétablissement pour 
le même exercice. 
3*> La formation du budget de l'année prochaine. 

Deuxième dizaine. 

Convocation des conseils municipaux pour la session de mai. 

Remise par le percepteur du compte de gestion de 1867. 

Avant le 15, appréciation par le maire ou par l'agent-voyer des dépenses à faire sur 
les chemins vicinaux de la commune. L'agent-voyer remet le tarif oe conversion des 
prestations en tâches au maire, qui doit le communiquer ou conseil municipal. 

Troisième dizaine. 

Préparation du budget de 1868 et des chapitres additionnels au budget de 1867. 
Convocation (lorsqu'il y a lieu) des plus imposés pour la fin de la session de mai. 
Avis de l'époque du travail des mutations. 

Pendant le mois. 

Les greffiers des tribunaux de police envoient aux receveurs de Tenregistrement 
l'extrait des jugements rendus pendant le trimestre précédent et prononçant des 
amendes, pour qu'ils en fassent le recouvrement. (Ordonnance du 30 décembre 1823). 

Réunions du printemps des comités de vaccine. (Arrêté du Préfet du 23 oct. 1824). 

État trimestriel du mouvement de la population des hospices et des indigents 
secourus par les bureaux de bienfaisance. 

Envoi a la mairie du travail des commissions hospitalières et de bienfaisance pen- 
dant la session de ce mois. 

Les bacs et bateaux de passage existant dans la commune sont visités par le 
maire, de concert avec l'ingénieur des ponts-«t-chaussées. 

Nomination des cinq commissaires-répartiteurs dans chaque commune. 

Envol au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 



21 



Onvertare de la session de mai, aux époques déterminées par H. le préfet. La 
session dure 10 jours. 

Le premier jour, règlement du compte de gestion du percepteur pour 1867. Au- 
dition du compte administratif de Texercice 1867. Kégicnienl des chapitres addi- 
tionnels au budget de 1867. Exposé du budget de 1868. Examens par les conseils 
municipaux, s'il y a lieu, des comptes et budgets de fabrique^î, hospices et bureaux 
de bienfaisance, 

Le deuxième jour, continuation de la session. Formation du budget de 1868. 
Fixation de la taxe anoua^ère et des autres taxes communales ou de pulice. Vote 
des prestations et des centimes pour les chemins. Vote de centimes pour l'instruc- 
tion primaire. 

Le troisième jour, 6n de la session, rote d'impôts pour les dépenses ordinaires 
on extraordinaires de 1869, etc. Clôture de la session. 

Le maire renvoie au conseil de fabrique un double des budgets de l'établisse- 
ment religieux pour 1869 et des comptes de 1867, ainsi que les pièces à l'appui de 
ces comptes. Le conseil de fabrique les adresse à l'archevêque. 

Envoi au préfet et aux sous préfets des budgets et de toutes les pièces ^i s'y 
rattachent ainsi que des votes d'impôts, faute de quoi il ne sera pas donne suite 
à ceux-ci. Cet envoi doit être fait avant le 20. 

Les percepteurs reprennent leurs comptes de gestion qu'ils avaient déposés à la 
mairie. 
Publication du règlement pour les mesures à prendre contre les chiens errants. 
Le receveur municipal aaresse au maire l'état récapitulatif sommaire de ses 
opérations pendant le mois écoulé. 

Pendant le mois. 

Tournées des contrôleurs des contributions directes pour le^ mutations. 

Les maires doivent avoir soin d'en publier l'avis, sitôt qu'il leur est parvenu. 

Les maires des communes rurales dressent l'état des individus à vacciner. 

Les créanciers du département sont prévenus que c'est le 31 mai qu'expire le 
délai d'ordonnancemnt aes dépenses de l'exercice 1866. et que celui des paiements 
expire au 30 juin. (Ordonnance du 4 juin 1843). 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 



JUIN. 

Première quinzaine, 

La récapitulation sommaire des opérations financières du mois écoulé est remis c 
au maire par le receveur municipal. 

Les maires des communes et les administrateurs des établissements propriétaires 
de bois, doivent envoyer aux préfets lés propositions de coupes extraordinaires. Si 
cet envoi n'est pas fait avant le 15 ^uin, la proprosition et le décret» qui peut en 
être la suite, sont reculés d'une année. 

Prendre toutes les mesurée de sûreté pour qu'il n'arrive point d'accidents aux 
baigneurs. 

Surveiller la récolte des foins et prendre aussi à cet effet toutes les mesures de 
police jugées nécessaires. 

Dans le mois. 

Les receveurs municipaux envoient à la préfecture leur compte de gestion et les 
pièces à l'appui. 

Rédaction, par MM. les maires, de la liste des affouages. 

Les maires font connaître au préfet le nombre des feuilles de papier présumée 
nécessaires pour les registres de l'état civil de l'année suivante. 



22 

Les maires doivent prendre les arrêtés nécessaires pour que les habitants fassent 
arroser le devant de leurs maisons, et pour que les chiens soient muselés ou tenns 
en laisse pendant la durée des grandes chaleurs. Autres mesures de salubrité et 
de sûreté, quand elles sont jugées nécessaires. 

Remises des mandats de traitement à tous les agents salariés de la commune. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Dans les localités importantes, et lorsquMl y a lieu, le maire fait procéder dans 
ce mois et dans les mois suivants à l'arrosement des rues et des places publiques. 

Publication du règlement concernant les baigneurs en pleine rivière. 



JUILLET. 

Le premier dimanche, session trimestrielle des conseils de fabrique (Décret du 
28 décembre 1809). 

Ordonnancement des traitements des employés communaux pour le trimestre 
écoulé. 

Première dizaine. 

Les receveurs des communes et des hospices dressent l'état trimestriel de situa- 
tion de caisse. Ils doivent en remettre une copie aux maires ou ordonnateurs. 

Envoi au receveur de l'enregislrment de la notice des décès survenus pendant le 
trimestre. 

Visa du répertoire des actes soumis à renre^istrement. 

Envoi sur papier libre, par le maire, aux préfets et aux sous-préfets, des actes 
des décès survenus parmi les membres de la légion d'honneur et les décorés de 
la médaille militaire pendant le dernier trimestre. 

Le maire envoie à la sous-préfecture le certitîcat d'exercice de l'instituteur pour 
le trimestre écoulé. 

Pendant le mois. 

Les maires envoient aux sous-préfels les certificats de vie des enfants trouvés 
et abandonnés placés dans leur communes, el l'extrait des jugements de police por- 
tant peine d'emprisonnement et rendus dans le trimestre précédent. 

Les greffiers des tribunaux de politte envoient aux receveurs de l'enregistrernent 
l'état trimestriel des jugements rendus eu matière de police municipale, et portant 
condamnation à des amendes. 




Préfet. 

Envoi au préfet ci aux sous -préfets de la liste nominative des condamnés libé- 
ré > assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre. 

Envoi du rapport Mir l'état des récoltes. 

Convocation, par Icilres individuelles, des membres du conseil municipal pour 
la session.d'août, dès que l'époque en est fixée par le préfet. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Prise, par les facteurs ruraux, de l'empreinte du timbre qui est fixée à demeure 
dans la boîte aux lettre^ de chaque commune. Le maire doit «^tre présent à cette 
opération. 

Publication de la liste des habitants ayant droit à l'afifouage. 



23 

AOUT 

Première quinxaine» 

Session trimestrielle et légale des conseils municipaux. 

L'îs crédits restant à voter pour 1867 doivent l'être dans cette session. 

Les conseils municipaux arrêtent la lisle des enfants qui doivent être reçus 
gratuitement dans les écoles communales. Sur celle liste doivent figurer tous les 
indigents en âge de fréquenter les écoles. Elle doit par conséquent comprendre 
les enfants trouvés ou abandonnés placés dans la commune. La m ('me opération 
doit avoir lieu pour les salles d'asile publiques, dans les communes où existent 
ces établissements. 

Approbation de la liste d'affouage et examen des réclamations. 

Remise au maire, parle receveur municipal, de la récapitulât ien mensuelle. 

Pendant le mois. 

Dépôt à la mairie de l'état nominatif de tous les contribuables, habitants assu- 
jettis à la patente. Cet état, où doivent être consignées toutes les réclamations 
faites pendant les .tO jours de son dépôt, doit, à l'expiration de ce délai, être ren- 
voyé au contrôleur. 

Publication de l'arrêté du préfet fixant l'ouverture de la chasse et des prescrip- 
tions locale >. Les maires doivent prendre de leur côté, et faire exécuter sur leur 
territoire respectif, toutes mesures propres à assurer la sécurité publique et la 
conservation des récoltes sur pied. 

Envoi au Préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriale 'î. 

Enwi à la sous-préfecture de la liste des afibuagistes. 



SEPTEMBRE. 

Première quinxaine. 

Le bordereau mensuel de la situation de la caisse est remi^ au maire par le 
percepteur. 

Avant le 10, le maire reçoit de la préfecture les procès-\erbaux d'estimation 
des coupes affouagères de l'exercice. 

Pendant le mois. 

Ban de vendanges. Les maires, après avoir consulté les prud'hommes, prennent 
un arrêté pour fixer l'ouverture soit facultative, soit obligatoire des vendanges. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Remise à rinstituteur, au garde champêtre et aux autres agents salariés de la 
commune, de leur mandat de traitement pendant le trimestre. 

Soumettre à l'approbation du sous-prefet le projet d'adjudication de la coupe 
affouagère. 

Fixer par un arrêté le jour où commencera le grappillage. 

Les maires rappelleront que le concours d'admission à l'école impériale d'agri- 
culture ouvre le 1er octobre, et que les demandes d'inscription doivent être adres- 
sées à la prélecture avant le 15 septembre. 

A\ant le 3^), les observations des conseils municipaux et des commissions admi- 
nistratives sur l'estimation de la coupe affouagère doivent parvenir à la préfecture 



24 

OCTOBRE. 

L'état trimestriel des recouvrements du percepteur est visé et rencaisse constaté 
par le maire du chef-lieu de perception. 

Le premier dimanche, session trimestrielle des conseils de fabrique. (Décret du 
30 décembre 1809). 

Première dizaine. 

Le bordereau trimestriel de la situation de la caisse est remis par le recevenr 
municipal au maire. Ordonnnancement des traitements des employés communaux. 

Le répertoire des actes soumis à l'enregistrement est présenté au ^isa du receveur. 

Envoi sur papier libre, par le maire, au préfet et aux sous-préfets, des actes de 
décès survenus parmi Us membres de la Légion d^honneur et des décorés de la 
médaille militaire pendant le dernier trimestre. 

Délivrance des certificats de vie des enfants assistés. 

Pendant le mois. 

Du 1er octobre de chaqiie année au 15 janvier de l'année suivante, les posses- 
seurs de chiens devront faire à la mairie une déclaration indiquant le nombre de 
chiens et les usages auxquels ils sont destinés, en se conformant aux distinctions 
établies en l'article premier du décret. 

Convocation des conseils municipaux pour la session de novembre. 

Les maires adjugent, s'ils ne l'ont déjà tait, Tentreprise de rexj^loitation de la 
coupe affouagère, et envoient à l'inspecteur des forêts copie du proces-verbal d'ad- 
judication. 

Les greffiers des tribunaux de simple police envoient aux receveurs de Penregis- 
trement l'état des jugements rendus penaant le trimestre précédent, et portant con- 
damnation à l'amende. 

La notice des décès survenus pendant le trimestre est envoyée par les maires 
aux receveurs de l'enregistrement. 

Les percepteurs envoient au préfet le compte des impressions fournies aux 
communes et au receveur général leurs demnndes d'imprimé s pour Tannée suivante. 

Envoi au préfet et aux sous-préi'ets de la liste nominative des condamnés libérés 
assujettis à fa surveillance, décédés pendant le trimestre. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Le maire se prépare pour prendre part aux travaux de la commission, qui, sur 
la convocation du juge de paix, doit se réunir au chef-lieu de canton, dans la 
première huitaine du mois de novembre. 



lOVEiBRE. 

Pendant le mois. 



Le maire reçoit du percepteur la récapitulation sommaire des opérations finan- 
cièees effectuées pendant le mois d'octobre. 

Le 1er, terme de rigueur pour l'envoi au sous-préfet ou au préfet des pro- 
positions de travaux à faire aux édifices diocésains, et portant demandes de 
secours à l'Etat (Inst. min. du 10 jain 1853). 

Session trimestrielle et légale des conseils municipaux. Cette session étant la 
dernière de l'année, c'est l'occassion de jeter un coup a'œil en arrière et de songer 
à régulariser les parties du service communal dont on n'aurait pu s'occuper pré- 
cédemment. 

Vote sur la vente ou la distribution des coupes ordinaires des bois communaux 
de l'exercice suivant et sur la fixation du vingtième revenant au trésor sur le 
produit des coupes de bois délivrées en affouages. 

Réunion d'automne des comités de vaccine. 



25 

Les maires çroc^ent an renouvellement des baux qni sont près d'exDirer. Us 
doiyent faire viser les actes de vente on de location par le receveur de renregis- 
trement, dans les vingt jours de l'approbation préfectorale. 

Les percepteurs procèdent au recouvrement des rôles d'affonaffes qui leur ont 
été envoyés approuvés, Ils font parvenir des avertissements individuels à toutes 
les personnes inscrites sur les rôles, et^ lorsque le délai de recouvrement est ex- 
piré, ils remettent au maire un état général des contribuables qui ont payé la taxe. 

Les états de situation des caisses d'épargne doivent être envoyés au préfet, au 
plus tard, dans la première dizaine de novembre. 

Visite générale des fours et cheminées pour s'assurer que le ramonage a été 
effectué et que toutes les précautions ont été prises pour éviter les incendies. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Publication des rôles de prestation en nature pour les chemins vicinaux. Le 
maire certiOe cette publication sur le rôle même. 

Adjudication de l'entreprise de la coupe affouagère, dernier délai. 

Ayant le 30, envoi à la sous-préfecture des demandes de secours sur les fonds 
de l'Etat, formées en faveur des établissements de bienfaisance. 



DÉCEIBRE. 

Dans la première dizaine la situation mensuelle de la caisse municipale est 
remise au maire. 

Le 31, clôture des registres de l'état civil (Code Napoléon, 43), et des engage- 
ments volontaires reçus par les maires des chef-lieux de canton. 

Clôture, par le maire du chef-lieu de la perception, des livres des percepteurs 
et des receveurs municipaux pour l'année qui finit. Procès- verbal en triple de 
cette opération. Vérification par le môme maire de la caisse du percepteur. 

Pendant le mois. 

Les percepteurs préparent les registres nécessaires pour l'année qui va commencer', 
et les font coter et parapher par le maire du chef-lieu de la perception. 

Les maires préparent la révision des listes des électeurs communaux. 

Présentation des candidats pour la nomination des commissaires répartiteurs. 

Les maires signalent les changements qui surviennent dans la liste des vétéri- 
naires brevetés. 

Les maires des communes où se tiennent des marchés publics, assistés d'une 
commission spéciale, font procéder au pesage des grains de la dernière récolte 
amenés aux derniers marches de ce mois, pour déterminer le poids légal de l'hec- 
tolitre de chacun d'eux, et ils en dressent procès-verbal. 

Convocation des électeurs appelés à nommer les juges des tribunaux de commerce. 

Expiration du mois de délai accordé aux contribuables pour opter entre le paye- 
ment en nature ou en argent de leur cote de prestation, rommuuication au rece- 
veur municipsd du registre des déclarations des contribuables. Avis aux contri- 
buables qu'ils ont jusqu'au premier mars pour réclamer contre leurs cotisations. 
Enlèvement, s'il y a lieu, des glaces et neiges. 

Avant le 31, les maires sont tenus de faire les quêtes au profit de la caisse des 
incendiés, et d'en assurer le versement avant cette époque entre les mains du receveur 
général ou des receveurs particuliers d'arrondissement. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 



DEUXIÈME PARTIE. 



z ' 



DOCUMENTS GENERAUX. 



CHAPITRE PREMIER. 



PUISSANCES. 



S !"• — NIOMARCHIBtI. 

FRANCE. 

Napoléon III, Charles -Louis, empereur des Français, né le 20 avril 4808, du ma- 
riage de Louis-Napoléon, roi de Hollande, et de Hortense-Ëugénie, reine de Hol- 
lande; marié le 29 janvier 1853, à 

Eugénie Marie de Guzman, comtesse de Téba, impératrice des Français, née le 5 
mai 182C. De ce mariage : 

Napoléon-Eu^ène-Louis-Jean-Joseph, prince impérial, né le 16 mars 1856. 

Mathilde-Lartitia Willelmine, fille de Jérôme Napoléon, ancien roi de Westphalie, 
oncle de l'Empereur, née le 27 mai 1820, mariée en 1841 au prince Anatole De- 
midoff de San-Donato. 

Napoléon-Joseph-Charles-Paul, fils de Jérôme Napoléon , né le 9 septembre 1822, 
marié le 30 janvier 1859 à 

Louise-Thérèse-Marie-Clotilde, fille de Viclor-Emmanuel II, roi d'Italie, née le 3 
mars 1H43. De ce mariage : 

Napoléon-Victor-Jérôme-Frédéric, né le 18 juillet 1862; 

Napoléon-Louis-Joseph-Jérôme, né le 17 juillet 1864 ; 

Marie-Lélizia-Eugénie-Catherine-Adélaïde, née le 20 décembre 1866. 

AUTRICHE. 

FRANCois-Joseph I" Charles, empereur d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême, 
le "1 décembre 1848, etc., né le 18 août 1830, marié à Elisabeth-AméUe-EUgénie, 
née le 2i décembre 1837, lille de Maximilien -Joseph , duc de Bavière. . 

BAVIÈRE. 

Louis lï, Olhon-Frédéric-Guillaume, roi de Bavière, le 10 mars 1864, né le 25 août 
1845, fiancé le 22 janvier 1867, à Sophie-Charlolte-Auguste, née le 22 février 1847, 
fille du duc Joseph-Maximilien. 

BELGIQUE. 

LÉOPOLD II, Louis-Philippe-Marie-Viclor, né le 9 avril 1835, roi le 10 décembre 
1865, marié le 10 août 1853 à Marie-Henriette-Anne,, fille de feii Tarchiduc 
Joseph, palatin de Hongrie. 

BRÉSIL. 

D. PEDRO n DE Alcantaka Jean-Charles-Lcopold-Salvador-Bibiano Xavlcr-da-Paula 
LeocadioMichel-Gabriel-Raphaël-Gonzaga, né le 2 décembre 1825, empereur du 
Brésil (sous tutelle) 7 avril 1831, prend lui-même les rênes du gouvernement le 
23 juillet 1840, marié le 30 mai 1843 à Thérèse-Christine-Marîe, fille de h^ 
François I", roi des deuj^-Siciles, née 14 mars 1822. 



28 

DÂNEMÀRCK. 

Christian IX, né le 18 avril 1818, roi le 15 novembre 1863, marié le 26 mai 1842, 
à Louise- ^ilhelmine-Caroline-Aaguste-Jolie, fille de Guillaume liandgrave de 
Hesse-Électorale, née le 7 septembre 1817. 

ESPAGNE. 

Isabelle II, Marie-Louise, née le 10 octobre 1830, reine d'Espagne, sons la tutelle 
de Marie Christine, sa mère, le 2 octobre 1833. déclarée majeure le 8 novembre 
1843, mariée le 10 octobre 1846, à Dom François-d'Assise- Marie-Ferdinand, né le 
13 mai 1822, infant d'Espagne. 

Marie -Christine, née le 27 avril 1806, fille de feu François I",roi des Deux-Siciles, 
veuve du roi Ferdinand Vil le 29 septembre 1833, mère de la reine, reine douairière. 

ÉTATS-ROMAINS. 

Pie IX Mastai-Ferretti, né à Sinigaglia le 13 mai 1792,évèque d'Imola le 17 décem- 
bre 1832, cardinal le 23 décembre 1839, élu pape à Rome le 16 juin 1846. 

GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE. 

Victoria l'e, Alexandrine, née le 24 mai 1819, reine de Grande-Bretagne et d'Ir- 
lande le 20 juin 1837, veuve de Albert-François-Auguste-Charles-Emmanuel, 
duc de Saxe-Gobourg-Gotha. 

GRÈCE. 

Georges I", Chrétien-Guillaume-Ferdinand-Adolphe, né le 24 décembre 1845, roi le 
6 juin 1863, marié le 22 octobre 1867, à Olga-Constantmowna, fille du grand duc 
Constantin de Russie, née le 3 septembre 1851. 

ITALIE. 

Victor-Emmanuel II, Marie-Albert-Eugène-Ferdinand-Thomas, né le 14 mars 1820, roi 
de Sardaigne le 23 mars 1849, roi dltalie le 25 février 1861 ; veuf le 20 janvier 1855 
de Marie-Adélaîde-Françoise-Reinière-Eiisabeth-Clotilde, archiduchesse d'Autriche. 

PAYS-BAS. 

Guillaume tll, Alexandre-Paul-Frédéric-Louis, né le 19 février 1817, roi des Pays- 
Bas, le 12 mai 1849. marié le 18 juin 1839. à 

Sophie-Frédérique-Mathilde, née le 17 juin 1818, fille de Guillaume I", roi de Wur- 
temberg. 

PERSE. 

Nasser-Ed-Din-Schah, né le 6 du mois de sefer 1247 de Thégire (1829), monté sur 
le trône le 21 du mois de zil-ka'adé 1261 de l'hégire (1848). 

PORTUGAL, 

DoM IiUiz I"", Philippe-Maria-Fernando-Pedro-de-Alcantara-Antonio-Miguel-Raphaël- 
Gabriel-Gonzagua-Xavier-Francisco-de-Assises-Joao-Augusto-Julio-Vorfando , né le 
31 octobre 1838, roi de Portugal et des Algarves le 14 novembre 1861, marié le 
27 novembre 1862, à Marie-Pie, née le 16 octobre 1847, fille de Victor-Emma- 
nuel II, roi d'Italie. 

PRUSSE. 

Guillaume I", Frédéric-Louis, né le 22 mars 1797, roi de Prusse le 2 janvier 1861, 
marié le 11 juin 1829, à Marie-Loiiise-Auguste- Catherine de Saxe-Weimar, née 
le 30 septembre 1811. 

RUSSIE. 

Alexandre II Nicolaievitsgh, né le 29 avril 1818, empereur de toutes les Russies, 
2 mars 1865; marié le 28 avril 1841 à Marie-Alexanarowna Maximilienne-Wilhel- 

NoTA. — A la suite de la guerre de 1806 entre la Prusse et l'Autriche, terminée 
par le traité de Prague, le royaume de Hanovre, la Hesse, le duché de Nassau et la 
ville libre de Francfort ont été incorporés au royaume de Prusse. 



29 

mine-Auguste-Sophie-Marie, née le 8 août 1824, fille de feu Uml& II, grand duc 
de Hesse. 

SAXE (Royaume). 

Jean, Népomucène-Marie- Joseph, né le 12 décembre I80f , marié le fO novembre 
182â, à Amélie- Auguste , née le 13 novembre 1801, fille du second mariage du 
fen roi de Bavière Maximilien-Joseph. 

SUÈDE ET NORWÉGE. 

Charles XV Louis-Eugène, né le 3 mai 1826, roi de Suède et de Norwége le 8 
juillet 1859, marié le 19 juin 1850, à Wilhelmine-Frédérique-Aleiandrine- Anne- 
Louise, née le 5 août 1828, fille de Guillaume Frédéric, oncle du roi des Pays- 
Bas. 

TURQUIE. 

Sultan Abdul-Aziz-Khan, né le 15 chabaan 1245 de THégire (9 février 1830), em- 
pereur des Ottomans, le 17 zilhidjé 1277 (25 juin 1861). 

WURTEMBERG. 

Charles V% Frédéric- Alexandre, né le 6 mars 1823. roi le 25 juin 1864, marié le 
13 juillet \Si^, à Olga-Nicolaiewna, née le 30 août 1827, fille de feu Nicolas I", 
empereur de Russie. 

ÉTATS D'ALLEMAGNE. 

Les Etats secondaires de l'Allemagne, se compo.sent de : 
Le duché d'Anhalt ; le grand duché de Bade ; le duché de Brunswick ; la Hesse 
grand'ducale -, la principauté de Lichtenstein ; les principautés de Lippe ; le 
grand duché de Luxemoourg et duché du Limbourg ; les srands duchés de 
Mecklembourg ; le grand duché d'Oldenbourg ; les principautés de Reuss ; les 
duchés de Saxe ; les principautés de ^chwartzbourg ; la principauté de Waldeck 
et Pyrmont ; et le comté de Waldeck et Limpourg. 

MONACO. (Principauté de) 

Charles, Honoré-Grimaldi, né le 8 décembre 1818, prince de Monaco, le 20 juin 
1856, veuf de AntoinettenGhislaine, comtesse de Mérode. 

HAWAL (Royanme d') 
Hamehameha Y (Lot), né le 11 décembre 1830, roi le 30 novembre 1863. 



n« — RéP1JBI<¥Q1JBS BT COMVÉDÉBATXOlili* 

Boliyia. — s. Exe. Dom Melgarejo, président constitutionnel. 

Chili. — J.-J. Ferez, président. 

Confédération argentine. — M. le général Mitre, président. 

CosTA-RiCA. — Don José-Maria Castro, président. 

RÉpuRLiQUE Dominicaine. — le général Cabral, président. 

||q(jatei}r! — Jeronimo Carrion, président. 

Etats-Unis d'Amérique. — Andrew Johnson, président. 

Etats-Unis de Colombie. — Le général de Mosquera, président. 

Guatemala. -— Le maréchal Cerna ^ président. 

Haïti. — Le général Salnave, président. 

Honduras. — Le général J. M. Médina, présidenf, 

Libéria. — M. Daniel Werner, président. 

Mexique. — D. Benito Juarez, président. 

Nicaragua. — Don Fernando Gusman, président. 

Paraguay. — S. Exe. Dom Francisco S. Lopez, président. 

Pérou. — Le colonel J. Prado, président. 

Saint-Marin. — Dominico Fattcri et Melchior Filippi, capitaines-régents. 



30 

S^^tSalvadoRi. -*< Dil. le docteur Dvenas, président, 
Suisse. — M. Fornerqd, président du Coaseil fédéral. 
Uruguay. — Don Venancio Florès, président. 
Venezuela. — Le maréchal Falcon, président. 

S ni. — VILLES LIBRES. 

Brème (ville libre et anséa tique). — M. Smidt, sénateur, chargé du département 
des affaires étrangères; M. Mohr et Duckwitz, bourguemestres-présidents. 

Hambourg (ville libre et anséatique). — M Ilaller (H), bourguemestre-président ; 
Sieveking, bourguemeslre; Merck, chargé du départemonl des affaires étrangères. 

LuBECR (ville libre et anséatiqiiej. — M. Brehmpr , bourguemestre-président ; 
M. Curlius, sénateur, chargé du département des affaires étrangères. 



AMBASSADEURS ET MINISTRES FRANÇAIS 

RÉSIDANT PRÈS LES PUISSANCES ÉTRANGÈRES. 

Autriche. — S. Exe. M. le duc de Grammont, ambassadeur à Vienne. 

Bade. — M. le marquis de Cadore, env. extr. et min, pi en,, à Carisruhe. 

Bavière. — M. le vie. des Méloizes-Fresnoy, min. plén., à Munich. 

Belgique.— M, le c^mte de Commin^es-Guitaud, env. extr, et min. plén., à Bruxelles. 

Brésil. — iM. le vicomte de Damréraont, env. extr. et min. plén., à Rio-Janeiro. 

Brunsv^icr. — M, le comte de Reiset, ministre plén., à Hanovre. 

Chine, — M. le comte de Lailemand, ministre plénipotentiaire, à Pékin. 

Confédération argentine. — M. Noël, min. plén., à Buenos Ayres. 

Danemarck. — M. Dotezac, envoyé extr. et ministre plénip., à Copenhague. 

Espagne. — M. le baron Mercier de Lostende, ambassadeur, à Maarid. 

Etats-Romains. — le comte de Sartiges, amb., à Rome. 

Etats-Unis (Amérique seçtentr.). — M. Bcrthemy, envoyé extraordinaire et mi- 
nistre plénipotentiaire, à Washington. 

Grande-Bretagne et Irlande. — M. le prince de la Tour d'Auvergne, ambassa- 
deur à Londres. 

Grège. — M. le comte de Gobineau, envoyé extr. et ministre plénip. , à Athènes. 

Hesse (Grand Duché). — M, le comte d'Aslorg, min. plénipotentiaire, à Darmstadt. 

Italie. — M. le baron de Malaret, envoyé extr. et min. plénij)., à Florence. 

Maroc. — M. le baron Aymé d'Aquin, ministre plénipotentiaire:, à Tanger. 

Mecrlenbourg, Oldenbourg et villes libres. — • Ml Cintrât (Ed.), envoyé ext. et 
ministre plénipotentiaire, à Hambourg. 

Mexique. — M. Dano, envoyé extraordinaire et min. plénip., à Mexico. 

Nassau. — M. le comte d'Astorg, ministre plénipotentiaire, à Darmstadt. 

Nouvelle-Grenade. — M. le vicomte Treilhard, envoyé extraoTdinaire et ministre 
plénipotentiaire, à Bogota. 

Pays-Bas. — M. Baudin, envoyé extraordinaire et ministre plén., à La Haye. 

Perse. — M. de Bonnières de Wierre, ministre plénipotentiaire, à Téhéran. 

Portugal. — M. le marquis de Montholon, envoyé extraordinaire, et ministre 
plénipotentiaire, à Lisbonne. 

Prusse. — M. Benedetli, ambassadeur, à Berlin. 

Russie. — M. le baron de Talleyrand-Périgord, ambassadeur à St-Pétersbourg. 

Saxe (Royale). — M. le baron Forth-Rouen. envoyé extr. et min, plén., à Dresde. 

Saxe (Grand -Ducale). — M. le comte de Rayneval, ministre plénip., à Weimar. 

Suède etNoRWÊCE — M. Fournier, envoyé extraord. et min. plén., à Stockolm. 

Suisse. — S. Exe. le marquis de Banneville, ambassadeur près la confédération 
helvétique, à Berne. 

Turquie. — S. Exe. M. Bourée, ambassadeur à Gonstantinople. 

'Wurtemberg. — M. le marquis de Chateaubriand, env. extr, et min. plénip., à 
Stuttgard. 

MAISON DE L'EMPEREUR. 

MAISON ClVaB. 

S. Exe. % le maréchal Vaillant, ministre de la maison de TEmpereur. 



I 



34 

Grande Àumônerie, 

Mgr. Georges Darboy, arciievôque de Paris, grand-aumônier. 
Mgr. Tirm arche, évôcfue d'Adras, aumônier. 

Service du grand maréchal du Palais, 

S. £. M. le maréchal Vaillant, sénateur, membre du Conseil privé, grand-maréchal 

du palais. 
MM. le général de division Rolin, adjudant général du Palais. 

le baron de Montbrun , baron de Varaigne du Bourg , de Valdbrtguc de 
Lawœstine, le baron Morio de l'ïsle, préfets du palais. 

le comte Lepic, premier maréchaUles-Jogis du palaù«, surint. des pal. imp. 

le baron Emile Tascher de la Pageri*?, Oppermann, Rolin, maréch.-des-log. du 
palais. 

le général de brigade Leche>;ne, gouv. des palais des Tuileries et du Louvre. 

le colonel Thiérion, gouvei.uur du palais ne Sainl-Cioud, 

Service du grand chambellan. 

S. E. M. 1p duc de Bas^ano, sénateur, grand-fbambellau. 

yy]. le V co?{ile âv La Fcrri» ih. siinnlcndani des spectacles de la Cour, de la 
musi(fiie «'e la chaiwilh' et de la chambre, premier chambellan, 
le duc (le Tarent^, le vicomte d'Arjuzon, le comte Olivier de A^alsh, le mar- 

3uis de C'onegliano, le baron de Bulath, marquis de Trévise, le comte 
'Aiguevives, le marquis d'Havrincourt, Eugènede Rayneval , vicomte de 
Castex, vicomte du Manoir, chambellans. 

Cabinet de VEmpereur, 

M. Conti, secrétaire de TEmpereur, chef du cabinet; M. Sacaley, sous-chef; 

M, Franceschini Piétri, secrétaire particulier. 
M. le docteur Conneau, directeur du service des dons et secours. 

Service du grand écuyer, 

MM. le général Fleury, aide-de-camp de TEmpereur, ^rand-écuyer. 

Davillier-Regnault de Saint-Jean-d'Angely, premier écuyer. 

le baron de Bourgoing, marquis de Canisy, le comte de Castelbajac, le mar- 
quis de Gaux, le prince Stanislas Poniatowski, le comte Anton^ du 
Bourg, Raimbeaux, écuyers. 

Service du grand veneur, 

MM. le prince de la Moscowa, aide-de-camp de l'Empereur, grand-veneur, 
le marquis de Toulongeon, premier veneur. 

le baron Lambert et le marquis de Latour-Maubourg, député, lieu** de vénerie, 
le baron De Lage, lieutenant des chasses à tir« 

Service du grand-maître des cérémonies» 

S. £. M. le duc de Gambacérès, sénateur, grand-maître des cérémonies. 
MM. Feuillet de Couches et le baron de Lajus, introducteurs des ambassadeurs, 
maîtres des cérémonies. 
Berf ora et le baron Sibuet, aides des cérémonies, secrétaires à TintrocljQiction 

des ambassadeurs. 
Henry Morice, secr. général, secr. à l'introduction des ambassadeurs. 

Services divers, 

MM. Bure, trésorier général de la couronne. 
Charles Thélin, trésorier de la cassette. 

Auber, memb. de l'Institut^ dir. de la musique de la chap. et de la chambre, 
le docteur Conneau, premier médecin de l'Empereur. 
Andral, Rayer, le baron Hippolyte LaVrey, Corvisart, Arnal et Nélaton, mé- 
decins et chirurgiens ordinaires, 
le baron Paul Dubois, chirurgiea-accoucheur. 



32 

Levy, Bouillaud, Cloquet, Vernois, Alquié, Tardieu, Lheritier, Huguier et 

FauYel, médecins et chirurgiens consultants. 
Delaroc{ue fils, Tenain, Longet, Boulu, de Pietra Santa, Maffeï,* Dayaine et 

Berrier-Fontaine, médecins et chirurgiens par quartier. 
E^ans, chirurgien-dentiste. 

MAISON MILITAIRE. 

S. E. M. le Maréchal Vaillant, ministre de la maison militaire de l'Empereur. 
M. le général de division Rolin, adjudant général du palais. 



Aides de camp de VEmpereur, 

MM. de Failly, général de division, 
le comte de Montebello, id. 
Le Bœuf, id. 

Frossard, id. 

Mollard, id. 

le bar. Yvelin de Béville, id. 
le prince de la Moskowa, id. 
Fleury, 
vice-am., Jurien delà Gra- 

vière. id. 

de Waubert de Genlis, gén. de brlg. 
Gastelnau, général de division, 
le marquis de Toulongeon, g. de bri. 
le comte Lepic, id. 

le comte Reille, id. 

Pajol, id. 

Favé, colonel d'artillerie. 



Chef du cabinet topographique 
de VEmpereur. 

le baron Yvelin de Béville, gén. de div. 

Officiers d'ordonnance, 

MM. Stoffel, chef d'esc. d'artillerie. 

Verchére de Reffye, cap. d'artillerie. 
Levesc[ues-Desvarannes, lieutenant 

de vaisseau, 
de Cherisey^ cap. de cavalerie, 
de Lauriston, id. 

Chambeau, capitaine d'infanterie. 
Oaffarel, capitaine d'état-magor. 
Gastaigne, cap. adjudant-major, 
de Crény, cap. d 'état-major. 
Séguin de Lassalle, capitaine d'inf. 
Dreyssé, capitaine du génie. 
Ney d'Elchingen. 



COBPS DBS CENT- GARDES DB L'EMPERBUR* 



M. Verly, colonel, commandant. 

ESCADRON DES GENDABHES D*]£lITB. 

M. du Bahuno du Liscoét, chef d'escadron, commandant. 



GARDE IMPERIALE. 



Etat-major général : Son Exe. M, le maréchal RegnauU de Saint-Jean-d'Angély, 
commandant en chef. 



MAISON DE L'IMPÉRATRICE. 

M"*" la princesse d'Essling, grande maltresse de la maison, 
la duchesse de Bassano, dame d'honneur. 

la comtesse de Montebelio, la baronne de Pierres, la vicomtesse Aguado, la 

marquise de Latour-Maubourg, la comtesse de Labédoyère, la comtesse de 

■ La Poeze, la comtesse de Lourmel, la comtesse de Rayneval, de Sancy, 

de Saulcy, la baronne de Viry-Cohendicr, M"" Carette, dames du palais. 
Le Breton-Bourbaki, dame lectrice. 
MM. le duc Ch de Tascher de la Pagerie, sénateur, premier chambellan. 

le comte de Lezay-Marnezia, le marquis de Piennes, le comte de Gossé Bris- 
sac, chambellans, 
le baron de Pierres, premier écuyer. 
le marquis de la Grange, écuyer. 
Damas-Hinard, secrétaire des commandements. 
De Saint-Albin, bibliothécaire particulier. 



i. 



33 

lUISON DA 8. A. I. LE PRUfCB IMPÉRIAL. 

H. le général Frossard, gouverneur, cbof de la maison Militaire. 
MM. Doperré, Viel d'Espeuillcs, Lamey, Ligni ville, aides de camp. 

Bachon, ccuver. 

Barthez, médecin. 

Monnier, précepteur. 
Mme l'amiraie firuat, gouvernante des enfants de France. 



MINISTRES SECRÉTAIRES D'ÉTAT. 

S. K. M. Ronher, ministre d'Etat. 

— Baroche, Garde des Sceaux, minisire de la Justice et des Cultes. 

^ le maréchal Vaillant, ministre de la Maison de l'Empereur et des 
Beaux-Arts. 

— Diiruy, ministre de Tlnstruction publique. 

— Ynitry, ministre-présidant le Conseil d Etat. 

— Pinart, ministre ae l'Intérieur. 

— Magne, ministre des Finances. 

— de Forcade la Roquette, ministre de l'Agricult. , du Comm. et des Tra- 

vaux publics. 

— marquis de Moustiers, ministre des Affaires étrangères. 

— le maréchal Niel, ministre de la Guerre. 

-. Tamiral Rigault de Genouilly, ministre de la Marine et des Colonies. 



CONSEIL PRIVÉ. 



MM. Troplong. 



Baroche. 
duc de Persigny. 
M31. maréchal Vaillant. 

Membres du Conseil privé ayant rang de Ministres. 



comte Colonna Walewski. 



Magne. 

Drouyn de Lhuys. 

de La Valette. 



SÉNAT. 



Grands dignitaires. 

S. E. M. Tro))Iong, président du Sénat. 

M. Boudet, premier vice-président. 

MM. le maréchal comte Baraguey d'HilUers, le maréchal comte RegnaaU de Saint- 
Jean d'Angely, Delangle, de Royer, vice-présidents. 
Barrot, Ferd., grand-référendaire. 
Chaix-d'Est-Ange, secrétaire. 

Princes de la Famille Impériale. 

S. A. I. le général prince Napoléon, S. A. le prince Louis-Lucien Bonaparte, 
S. A. le prince Lucien Murât. 

Sénateurs de droit : 

LL. EE. les cardinaux de Bonald, Mathieu, Donnet, Billiet, 'de Bonnechose. 

LL.' EExc. les maréchaux Vaillant, comte Baraguey d'Hilliers, comte Randon, 
Caorobert, de Mac-Mahon duc de Magenta, comte Regnault de Saint- Jean d'Angely, 
Niel, Forey, l'amiral Rigault de Geuouilly, maréchal Bazaine, amiral Charner. 

Sénateurs nommés par l'Empereur, par ordre alphabétique : 

MM. gén. d'Allonville, marquis d'Audiffret, Barbaroux, Baroche, vicomte de 
Barrai, Ferd. Barrot, Ad. Barrot, duc de Bassano, comte de Béarn, Béhic, 

3 



34 

rnarguis de Belbœuf, Blondel, Boinvilliers, Bonjean, Boitelle, vice-amiral Bouët- 
Yilliaumez, comte Joseph Boulay de la Meurt he, comte de Bourqueney, baron Bré- 
nier, baron de Butenval, duc de Cambacérès, général Camou, gén. dediv. Carrelet, 
comte X. de Casablanca, vice-amiral comte Cécille, vie. de Chabannes, de Chabrier, 
baron de Chapuys-Montla ville, Charon, de Chasseloup-Laubat, baron de Chassiron, 
Chevalier (Michel), Chevreau, comte Clary, Conneau, Corta, général Coubin-Mon- 
tauban comte de Palikao, marquis de Croix, Darboy, Dariste, général Daumas, 
comte Delamarre, Devienne, Drouyn de Lhnys, Dumas, baron Ch. Dupin, £lie 
de Beaumont , marquis d'Éspeuilles , général Fleury , Favre , gén. comte de 
Flahaut, maréchal Forey, général Gémeau, de Germiny, marquis de Girardin, 
Godelle, Gouin, de Goulnot de Saint - Germain , de Goyon, marquis de La 
Grange, marquis de Gricourt, vice -amiral baron Grivel , baron Gros, comté 
de Grossolles-Flamarens, gén. Gudin, baron Haussmann, baron de Heeckeren, 
Hubert-Delisle, général Husson, comte de la L^bédoyère, Lacaze, général de 
Ladmirault, baron de Ladoucelte, duc de La Force, vicomte de La Guéronnière, 
général vicomte de Lahitte, Laity, gén. marq. de Laplace, Larabit, comte de 
la Riboissière, gén. comte de La Rue, marquis de La Valette, gén. de Lawœstine, 
Lebrun, Lefebvre-Duruflé , comte Lemarois, baron Leroy, Le Roy de Saint- 
Arnaud, comte Th. de Lesseps, gén. Levasseur, Le Verrier, Lisle de Siry, gén, 
Lyautey, Magne, comte Mallet, de Marnas, gén. de Martimprey, de Maupas, gén. 
Mellinet, de Mentque, Mérimée, de Mésonan, Mimerel, gén. Mollard, gén. comte de 
Montebello, Monnier de la Sizeranne, duc de Montebello, général de Montréal, gén. 
de Mortemart, gén. prince de la Moskowa, de Nieuwerkerke, Nisard, duc de Padoue, 
duc de Persigny, Persil, prince Poniatowski, Quentin-Bauchart, gén. baron Re- 
nault, Réveil, baron de Richemont (Paul), gén. Roguet, Rouher, Rouland, Royer, 
Silvestre de Sacy, Sainte-Beuve comte de Salignac-Fénélon, de Saulcy, général 
comte de Schramm, comte de Ségur d'Aguesseau, comte Siméon, Suin, vicomte 
de Suleau. duc de Tascher de la Pagerie, Thayer (Amédée), Thierry (Amédée), 
général Tniry. de Thorigny, Tourangin, vic«-amiral Trhouard, duc 'de Trévise, 
baron de Varenne, duc de Vicence, oaron de Vincent, général Joseph Vinoy, de 
Vuillefroy, prince de Wagram, gén. comte de Waldner, comte Walewski. 



CORPS LÉGISLATIF. 

BURBAU. 

S. E. M. Schneider, président. 

MVl. Leroux, baron David (Jéf-ôme) et Du Miral, vice-présidents. 

BouRNAT, marquis de Cone liano, de Guillodtet, Martel, Mègb, 
comte Welles de La Valette, secrétaires. 

HÉBERT, baron de Romeuf, questeurs. 

LISTE PAR BiPABTBMBNTS. 
MM. 

Ain. — Comle Léopold Lehon, GIrod (de l'Ain), Bodin. 

Aisne. — Hébert, Malé/ieux, Pie' te, de Tillar court. 

Allier. — Baron de Veauce, Desmaroux de Gaulmin, Ed. Fould. 

Alpes (Basses-), col. Réguis. 

Alpes (Hautes-). — Garnier. 

Alpes (Maritimes). — Lubonis, Masséna duc de R'voll. 

Ardèche. — général Dautheville, comte deRochemure, marq. de la Tourelle. 

Ardennes. — De Montagnac, baron de Ladoucette, baron Sibuet. 

Ariège. — Didier, Busson Billault, 

Aube. — Vicomte de Rambourgt, baron de Plancy. 

Aude. — Roques-Salvaza, Peyrusse. 

Aveyron. — Girou de Buzareingues, Calvet-Rogniat, Auguste Chevalier. 

Boucbes-du-Rhône. — Berryer, Bournat, baron de Charlrouse, Marie. 

Calvados. — Bertrand, Douesnel, marq. deColbert-Ghabannais, Pâulmler. 

Cantal. — De Parieu, Creuzet. 



35 

Charente. — Ernest Gellibert des Séguins, Planât, André. 
Ciabente-Inférieure. — baron Yast-VimeuZyBethmontiRoy deLouIay, baron 

Esctiassériaux. 
Cher. — Comte de Nesie, Guillaumin. 
CoRRÉzE. — Baron Lafond de Saint-Mur, Mathieu. 
Corse. — Abbatucci (Séverin), Gavini. 
CÔTE-D^Oi. — Magnin, Marey-Monge, Rolie. 
CoTEs-DU'NoRD. — Glaîs-Bizoin, Le Gorrec, comte Paul de Gbampagny, comte 

de Latour, baron de Janié. 
Creuse. — Delamarre, vicomte Cornudet. 
Doroogne. — Dupont (Paul), comte Boudet, comte Welles de La Valette, 

Tailiefer. 
DoDBs. — Marquis de Gonegliano, Latour-Dumoulin. 
Drôme. — Lacroix de Saint-Pierre, gén. marq. de Luzy Pelissac, Morln. 
Edre. — Duc d'Albufera, Philémon Fouquet, comte d'Arjuzon, Petit. 
Eure-et-Loir. — Vicomte Reille, général Lebrelon. 
Finistère. — Comte Du Couëdic, Conseil, Dein, Bols-Viel. 
Gard. — Talabot, Bravay, Fabre, André Edouard. 
Garonne. (Haute). —Comte d'Aiguesvives, mirq. de Campaigno Piccioni, 

Duplan. 
Gers. — Belliard, comte de Lagrange (Frédéric), Granier de Cassagnac. 
Gironde. — Curé, baron Travot, Emile Pereire, baron David, Arman. 
Hérault. — Pagézy, Roulleaux-Dugage, Gazelles. 
1lle-et-Viiaine. — Marquis de Pire, comte Gaffarelli, deDalmas, de la Guis- 

lière. 
IsDRE. — Charlemagne (Raoul), Delavau. 
Indre-et-Loire. — Gouin, marq. de Guinemont, Mame. 
Isère. — Royer, Arnaud, Flocard de Mépieu, Faugler, Jollîot, Riondel. 
Jura. — Dalloz (Ed.), comte de Toulongeon. 
Landes. — De Guilloutet, Darracq. 
Loir-et-Cher. — Vicomte Clary, Dessaignes. 
Loire. — Francisque Balay, Dorian, Bouchetal-Laroche, deChastelus. 
Loire (Haute). — Marquis de Fay de Lalour-Maubourg, baron de Romeuf. 
Loire-Inférieure. — Thoinnet de la ïurméiière, vicomte Lanjuinais, Simon, 

Fleury. 
Loiret. — Nogent-Saint-Laurens, duc de Tarente, vicomte de Grouchy. 
Lot. — Comte Murât, Deltheil. 

LoT-ET Garonne. — Noubel, Dolfus, vicomte de Richemont. 
Lozère. — Comte de Chambrun. 

Maine-et-Loire. — Segris, Berger, Louvet, comte de Las-Cazes. 
Manche. — Havin, de Saint-Germain, Brohyer de Littinière, général Meslin. 
Marne. — Goerg, Cli. Perrier, Werlé. 
Marne (Haute-). — Baron de Lespérut, Chauchard. 
Mayenne. — Leclerc-d*Osmonville, baron Mercier, baron de Pierres. 
Meurthe. — Vicomte Drouot, baron Buquet, Eug. Chevandier de Valdrôrne. 
Meuse. — Millon, baron de Benoist, Chadenet. 

MoRRiHAN. — Kercado, Le Melorei de la Haichois, comte de Champagny, 
Moselle. — Le colonel Hennocque, Li<^gea'''J, baron de Geiger. 
Nièvre. — Boucaumont, Richard de Montjoyeux, comte Lepelelier-d'Aunay. 
Nord. — Kolb-Bernard, Brame, Lambrecht, Plichon, marq. d'Havrincourt, 

René Hamoir, des Rotours, Stiévenart-B^thune, Seydoux, Ilamolr. 
Oise. — Baron de Corberon, vicomte de Plancy, Barillon. 
Orne. — De Chasot, baroa Mackau, marq. de Torcy. 
Pas-de-Calais. — Pierron-Leroy, Deiebecque, Pinard, Jourdain, Martel, Sens. 
Puy-de-Dôme. — Mège, Gjrot-Pouzol, Christophte, Andrieux, Dumiral. 



36 

Pyrénées (B.) — Cheanelong, Larrabure, Etcheverry. 

Pyrénées (Hautes-). — Ad. Fould, Achille Jubinal. 

Pyrénées- Orientales. — Isaac Péreire. 

Rhin (Bas-). — Baron de Bussierre, Goulaux, comte Hallez-Claparède, baron 
de Cœhorn. 

Rhin (Haut-). — Lefébure, baron de Reinach, West, Aimé Gros. 

Rhône. — Perras, Hénon, Laurent Descours, Jules Favre, Terme. 

Saône (Haute-). — Marq. d'Andelarre, marq. de Grammont, duc de Marmier. 

Saône-et-Loire. — Schneider, Ghagot, de Chiseuil^ Boutelier, comte de Bar- 
bantanne. 

Sartre. — Hâentjensj Leret-d'Aubigny, marquis deTalhouet, prince de Beau- 
vau (Marc). 

Savoie. — Comte de Boigne, Bérard. 

Savoïe (Haute-). — Bafrtholoni, Pissard. 

Seine. — - Ollivier, Ernest Picard, Pelletan, Darimon, Carnot, Thiers, Gué- 
roult, Garnier-Pagès, Jules Simon. 

Seine-Inférieure. — Pouyer-Quertier, Quesné, de Corneille, Lédier, Barbet, 
Ancel. 

Seine-et-Marne. —Baron de Beauverger, comte de Jeaucourt, Josseau. 

Seine-et Oise. — baron Caruelde Saint-Martin, Darblay jeune, Dambry, Mau- 
rice Richard. 

SÈVRES (Deux-). — David (Ferdinand), Eugène Lasnonnier, Leroux (Charles). 

Somme. — Cosserat, Conneau, Sénéca, Gressier, N. 

Tarn. — Eugène Péreire, Daguilhon-Pujol, général baron Gorse. 

Tarn-et-Garonne. — Comte Janvier-Delamotte, Belmontet. 

Var. — Lescuyer-d'Altainville, vicomte de Kervéguen. 

Vaucluse. — Millet, Pamard. 

Vendée. — Marquis do Ste-Herraine, Leroux (Alfred), comte de la Poëze. 

Vienne. — De Soubeyrun, Bourlon, Robert de Beauchamp. 

Vienne (Haute-)» — Noualhier (Armand), Cailey de Saint-Paul. 

Vosges. — Buffet, Aymé, N. 

Yonne. —- Frémy, Javal (Léopold), Le Comte (iiugène). 



liste de mu. les députés par ordre alphabétiqqe. 



Abatlucci, Corso. 

AlbuTéra (duc d'^, Eure. 

Ancel, Seiiic-InCerieure. 

Aiidelarre, Haute-Saune, 

André, Charente. *- 

André Ed., Gard. 

Andrieux, Puy-de-Dôme. 

Arjuzon (Cled'), Eure. 

Arman, Gironde 

Ayguesvives (Cted'), Haute- 
Garonne. 

Avmé, Vo>^ges. 

Balay, Loire. 

Bart)antanne(Ctede), Saône- 
et-Loire. 

Barbet, Seine-Inférieure. 

Barrillon, Oi-e. 

Bartholoni, Haute-Savoie. 

Beauchamp (de), Vienne. 

Beauverger (de), Seine-et- 
Marne. 



Belliard. Gers. 
Belmontet, Tarn-ot-Garon. 
Benoist (baron de), Meuse. 
Bérard, Savoie. 
Berger, Maine-et-Loire. 
Berryer, Bouches-du-Rhône. 
Bertrand, Calvados. 
Bethmont, Charenle-Infér. 
Bodin, Ain. 

Boigne (Cte de), Savoie. 
Bois-Viel, Finistère. 
Boucaumont, Nièvre. 
Rouchelal-Laroche, Loire. 
Boiidet (comte), Dordogne. 
Bourlon, Vienne. 
Bournat, Bouches-du Rhône 
Boutelier, Saone-et-Loire. 
Brame, Nord. 
Bravay, Gard. 
Brohyer de Littinière, Man- 
che. 



Buffet, Vosges. 

Buquct, Meurthe. 

Bussierre (baron de), Bas- 
Rhin. 

Busson-Billaut, Arlège. 

Caffarelli, Ille-et- Vilaine. 

Calvet-Rogniat, Aveyron. 

Campaigno (marquis de), 
Haute-Garonne. 

Carnot, Seine. 

Caruel de St-Marlin, Seine- 
et-Oise. 

Gazelles, Hérault. 

Chadenet, Meuse. 

Chagot, Saône et-Loire. 

Chambrun (Cte de), Lozère. 

Champagny (Cte J.-P. de), 
Cotes-au-Nord. 

Champagny (Cte de), Mo^ 
bihan. 

Charlemagne, Indre. 



37 



Chasol (de), Orne. 

Ciuach%rd, Hante-Marne. 

Chefoelong, Basses-Pyrén. 

Chevalier, Aveyron. 

CbeTandîer de Valdrôme, 
M^arlhe. 

Chi -eail (de) , Saône-et-Loire. 

Giristophle, Puv-*le-Dôme. 

ClarT (Yte). Loif-et-Cher. 

Cœh'oru ; Bonde), Ba^-Rhin. 

Cjlbert-Chabionais (marq. 
de}, CahailoH. 

Conégiiano (Mis do), Doubs. 

Conneaa, Soinme. 

C'JQseil, Finistère. 

Corberon (baron de), Oise. 

Corneille, Seine-Inférieure. 

Comndet (Vie), Crcnse. 

Coss« rat. Somme. 

Coueldic (Ctedu), Finistère. 

Conlaux, Bis-Ahin. 

Creuzel, Cantal. 

Curé, Gironde. 

Da^uillon-Pajon, Tarn. 

Daiioz, Jura. 

Dalmas(de), 1 Ile-et-Vilaine. 

Dambry, Seine-et-Oise. 

Darblay jeune, Seine-et-Oise. 

Darimon, Seine. 

Dirrac(j, Landes. 

Dautheville, ArJèche. 

David F., Di'uxSèvres. 

David (baron), Gironde. 

D- 'haslelus, Loire. 

D. iiî, Finistère. 

Dehmarre, Creuse. 

D 1 ivau, Indre. 

Deleb<*cque, Pas-de-Calais. 

Dellheil, Lot. 

Descours, Riiône. 

De^maroux de Gaulmîn, Al- 
lier. 

De saignes, Loir-et-Clier. 

Didier, Aricge. 

Dolfus, Lot-et-Garoune. 

Dorian, Luire. 

Douesuel, Calvados. 

Drouot (Vt 0, Meurthe. 

Du Mirai, Puy-de-Dôme. 

Duplan, Haute-Garonne. 

Dupont, Dordogne. 

Essacheriaux (baron), Cba- 
renlc-lniérieure. 

Elcheverr^/, Basses-Pyrén. 

Fabre, -Gard. 

Favre Jules, Kbône. 

Fay de la Tour-Mau bourg 
(ilis de), Haute-Loire. 

Floury, Loire-Inférieure. 

Flocard de Mé ieu, Isère. 
Fould A., Hautes- Pyrénées. 
Fould E., Allier. 
Fou quel, Eure. 



Frémy, Yonne. 

Garnier, Hautes-Alpes. 

Garnicr-Pagès, Seine. 

Gavini, Corse. 

Gei^er (baron de), Moselle. 

Géliot, Vosges. 

Gellib.Tt des Séguins, Cha- 
n»nte. 

Girod de l'Ain. Ain. 

Girot-PoiizoLPuy de-Dôme. 

Girou de Buzareingues , 
Avoyron. 

Glais-Bizoin , Cotes-du Nord 

Goerg, Marne. 

Gorrec (le), CvUes-du-Nord. 

Gorsse (baron), Tarn. 

Gouiu, Indre-et-Loire. 

Grammonl (Mis de), Ilaute- 
Saone. 

Granier de Cassagnac,Gers. 

Gre'^sier, Soinme. 

Gros, Haut-Rbin. 

Grouchy (Vte de), Loiret. 

Guéroult, Seine. 

Guillaumin, Cber. 

Guilloutet (de), Landes. 

Guislière (de la), lile ol-Vi- 
hiiiie. 

Kaonljeas, Sartho. 

Ilaliez-Clap?irè.le,Bas Rbia. 

Haiiioir, .Nord. 

ilaviii, ^iancbe. 

flavriacourt (Mis d'), Nord. 

IL'b; rt, Aisne. 

ÎIcMiiiocquc, ".loselle. 

ÎIt''ii(»n, Ivliôiip. 

Jain ierdela Molle, Tarn-et- 
G.irouae. 

Janzô (baron de), Côtes-du- 
Nord. 

Jaucourt (Cle de), Seine-et- 
Marne . 

.Ta val, Yonne. 

Joliol, Iséro. 

Josseau, Seiue-et-Marno. 

Jourdain, Pas-de-Calais. 

Jubinal, Hautes-Pyrénées. 

Kerveguen (Vte de), Var. 

Kolb-Bernard, Nord. 

Lacroix-St-Pierre, Drôme. 

Ladoucette (baren do), Ar- 
denues. 

Lafond de St-Mûr, Corrèze. 

Lagrange (Cte de), G;ts. 

Lambreclit, Nord. 

Lanjuinais (Vie), Loire-Inl. 

Larrabure,Basse-l*yrénées. 

LasCa es (Clc de)^ Maine- 
et-Loire. 
Lasnonier, Deux-Sèvres. 

Li Tour, (Cte de),Côles-du 

Nord. 
Lalour-du-MouUn, Doubs. 



Laugîer Charlrouse (baron), 

Bouches-du-RhAne. 
Lebrelon, Eure-et-Loir. 
Le Clerc d'Osmonville, 

Mayenne. 
Le Comte, Yonne. 
Lédier, Sei.ic-lnf'*rieure. 
Lefclniro. Haut-!»hin. 
L(î Hoii (Ole), Ain. 
Le Mt'lorhl ae lu Haichois, 

Morbi'.ian. 
Le PeiMier d'Anniy (Cle), 

^ié^^*e. 
Lercl-d'Aubigny, Sarlhe. 
Le Roux A., Vendée. 
Le Roux Ch., Deux-Sèvrer. 
Lescuyer d'Altainville, Var. 
Le^pérul (Bon de), Haute- 
Marne. 
Liégeard, Moselle. 
Louvet, Maine-el Loire. 
Lubonis, Alpes-Maritimes. 
Lu?!y-Fellissac(de), Drôme. 
^faf'kau (Bon de), Orne. 
Magnin, Côte-d'Or. 
Malézieux, Ai^^ne. 
M.iine, Indr»'-el-Loire. 
Ma: cy-Moii5;e, G' te-d"Or. 
Marie, iJouche^-du-Rbône. 
Mai:.ii.»r (duc de), Uaule- 

Saone. 
Mailel, Pas-de-Calais. 
Ml s lia (duc de Rivoli), 

Alpes-Maritimes. 
V uuieu,-€(irroze. 
>] jio, Puy-d -UOme. 

, icr (ÎM.ti), Mayenne. 

icv.iii, MaïKMe. 
.■ili.cl, Vaucluse. 
Millon, Meuse. 
Montagnac (de), Ardennes. 
Montjoyeux (de), Nièvre. 
Morin, Drôme. 
Murât (Cte), Lot. 
Ncsle (Cte de). Cher. 
Nogent-St-Laurens, Loiret. 
Noualhier, Haute- Vienne. 
Non bel, Lot-et-Garonne. 
Ollivier, Seine. 
Pagézy, Hérault. 
Paraard, Vaucluse. 
Parieu (de). Cantal. 
Paulmier, Calvados. 
Pelletan, Seine, 
l'erreire Emile, Gironde. 
Perreire Eugène, Tarn. 
Perreire Isaac , Pyrénées- 

Orienlale-i. 
Perras, Rhône. 
Perrier, Marne. 
Petit, Eure. 
Pey russe, Aude. 
Picard, Seine. 



Piccioni Haute-Garonne. 

Piérron-Leroy,Pas-de-Calai8 

Pierres (Bon de), Mayenne. 

Piette. Aisne. 

Pinart, Pas-de-Calais. 

Pire (Mis de), 1 Ile-et-Vilaine. 

Pissard, Haute-Savoie. 

Planât, Charente. 

Plancy (Bon de). Aube. 

Plancy (Vte de). Oise. 

Plichon, Nord. 

Poèze, Vendée. 

Pouyer-Quertier, Seine-Inf. 

Quesné, Seine-Inférieure. 

Qninemont (Mis de), Indre- 
et-Loire. 

Rambourgt (V.e de). Aube. 

Réguis, Basses-Alpes. 

Reiile (Vte), Eure-et-Loir. 

Reinacn (Bon de), H.-Rhin. 

Richard, Seine-et-Oise. 

Richemont (Vte dt), Lot-et- 
Garonne. 



38 

Riondel, Isère. 
Rochemure (Cte de),. Ar- 

dèche. 
Rolle, Côte-d'Or. 
Romeuf (Bon de), Hte-Loire. 
Roques-Salvaza, Aude. 
Rotours (des)^ Nord. 
RouUeaux-Dugage, Hérault. 
RoydeLoulay, Cnarente-Inf. 
Royer, Isère. 

Saint-Germain (de),Manche. 
Saint-Paul (de), H te- Vienne. 
Sainte -Hermine (Mis de), 

Vendée 
Schneider, Saône-et-Loire. 
Segris, Maine-et-Loire. 
Senéca, Somme. 
Sens, Pas-de-Calais. 
Seydonx, Nord. 
Sibuet (Bon), Ardennes. 
Simon Joseph, Loire-Inf. 
Simon Jules, Seine. 
Soubeyran (de), Vienne. 



Stiévenart-Béthune, Nord. 

Taillefer, Dordogne. 

Talabot, Gard. 

Talhouet vMis de), Sarlhe. 

Tarente (duc de), Loiret. 

Terme, Rhône. 

Thiers, Seine. 

Thoinnet de la Truméiière, 
Loiie-Inférieure. 

Tillancourt (de), Aisne. 

Torcy (de), Orne. 

Toulongeon (Cte de), Jura. 

Tourrette (Mis de la), Ar- 
dèche. 

Travot (Bon), Gironde. 

Vast-Vimeux (baron), Cha- 
rente-Inférieure. 

Veauce (Bon de), Allier. 

Welles de La Valette (Cte), 
Dordogne, 

Werlé, Marne. 

West, Haut-Rhin. 



CONSEIL D'ÉTAT. 

L'Emperbur, 

S. A. I. le Prince Napoléon. 
S. Ë. M. VuiTRY, ministre présidant. 
MM. de Parieu. vice-président, président de la section de législation, justice et 
affaires étrangères. 
Marchand, président de la section du contentieux. 
CdRNUDET, président de la sect. de l'agric, du commerce, des trav. publics 

et des beaux -arts, 
le général de division Allard, président de la seclion de la guerre, de la 

marine, de l'Algérie et des colonies. 
De Lavenay, président de la section des finances. 

DuYERGiER, président de la section de 1 intérieur, de Tinstruction publique 
et des cultes. 

Conseillers d'Etat en service ordinaire, 

MM. Flandin, Boulatignier, Heurtier, vicomte de Cormenin, comte E. Dubois, 
baron Quinette, comte de Chantérac, baron Léon de Bussière, vicomte de Rougé, 
baron de Roujoux. Lestiboudois, vicomte du Martroy, Le Play, Bréhier, Man- 
ceaux, Bavoux, Chassérian, Abbatucci, Bataille, Gomel, Riche, Loyer, Bessou, 
Merruau, Gandin, Gaslonde, Marchand (Eug.), Vernier, Genteur, Jahan,x comte 
Treilhard, Bayle-Mouiilard, Chamblain, Migneret, Pascâlis, Pinard, général Am- 
bert, Goupil, L'Hôpital, Chassaigne-Goyon, Jolibois, Du Berthier, Goussard, 

Conseillers d'Etat en service ordinaire, hors sections. 

MM. Darricau, de Boureuille, de Franqueville, Gauthier, Herbet, Dupuy de 
Lôme, Barbier, Va ndal. Pelletier, Anselme Petétiu, Lenormant, Haudry de Jan- 
vry, Chabarnacy de Marnas, Guiilemut, Ozenne, de Saint-Paul, Charles Robert, 
de Bosrédon, Alfred Blanche, Faré, gén. Doutrelaine. 

Secrétaire-général du Conseil d'Etat, 
M. de la Noue-Billault, ayant titre et rang de conseiller d'Etat. 



39 

Maîtres de$ Requêtes de première classe, 

MM. Léon Berger, baron Ch. de Chassiron, comte d*Argout, comte de Ségur, 
baron de Bernon, Grignon-de-Montigny, Aubernon, de Maupas, Leblanc (Ernest), 
C. Robert, de Cardon de Sandrans, vicomte de Mis^iessy, Aucoc, Fouquier, For- 
tool, £d. BoinTiiliers, Marbeau, Ticomte de Casablanca, Mesnard, Bordet, Cotin. 

Maitrei des Requêtes de deuxième classe. 

MM. baron de Montour, vicomte de Casablanca, Mesnard, HudauU, Faré, de 
Bosredon, Bordet, comte de Belbeuf, Bauchart, Le Roy, Ad. Moreau, Taigny, 
Bartholony, Bayard, de Ravignan, Perret, comte Brincard, Hély d'Oissel, yicomte 
de Laçay« de Meynard, Arthur Legrand, de Baulny, David, Braun, Kouher (Gusf .)> 
fiouard, de Guigné. 

Auditeurs. -^ u* classe. 

MM. vicomte de Rambuteau, vicomte des Roys^ Cordier, de Voyer d'Argenson, 
Joly de Barneville, de Raynal, de Franqueville, vicomte de TAigle, Thureau-Dan- 
gin, Goupy, Le Loup de Sancy, Genteur, Darcy, Bérard de Chazelles, de Bellis- 
sen. de Vuilletroy-Cassini, Cornudet, Fould, Legrand, Lefébure, Mage, Lachenal, 
Ramond, de Benoist, de Frédy, de Crouzas-Cretez, Le Marchant, baron de Vau- 
freland, Monnier, comte de Reverseaux, Roussigné, Cbauchat, Savoye, Plantier, 
Lombard de Buffières, Jonglez de Ligne, Gi^andidier, de Joinviile, Pélissier de 
Feligonde, Regnault de Savigny, Flourens. 

2" classe. 

MM. JoinLambert, Thiria, de Marcheville, Du Fay, Gomel, de la Goupillière, 
Des Koziers, Meyniel, Lestiboudols, Gastanbiae, Rogniat, marquis de Laizer, Noël 
des Vergers, Darrigant, Brinquant, Boselly, de Rougé, Vaïsse, Dutilieul, Thierry, 
Ârtaud-Haussmann, de RomeuiT, le marquis de Compiègne, Sazerac de Forges, 
Unglois, Moriliot, Billard de Saint-Laumer, de Foviile, deRichmond, D'Aigneaux, 
de Lartigue, Giffrier, de Ladoucette, Reboul, Brame, de Brolac , jOldekop , Festu- 
gière, Haudos de Possess, Cavrois. 

SERVICE EXTRAORDINAIRE. 

Conseillers d'État. 

MM, Charlemagne, Cuvier, Frémy, Conti, Benedetti, Cornuau, Delacour, Layrle 
Vaïsse, Pages, François, gén. Blondel. 

N. B. — Le service extraordinaire comprend en outre des auditeurs, des audi- 
teurs attachés à des ministères, à des préfectures et au Conseil du sceau des titres. 



COU|l DE CASSATION. 

/ Premier Président . 
S. Ex. M. Troplong, président du Sénat. 

Présidents» 
MM. Vaïsse, Pascalis, Bonjean. 

Conseillers, 

MM. Renouard, Delapalme, Legagneur, baron Alméras-Latour, Laborie Glandaz, 
Nachet. Faustin-Hélie, Quenault, Leroux de Bretagne, Nouguier, marquis d'Oms, Ay- 
Jîès, Leserurier, Guillemard^ baron Zangiacomi, Meynard de Franc, Du Bodan, 
Calmètes, Mercier, de Verges, Pouiilaude de Carnières, Lamy, Fauconneau Du- 
fresnes, Woirhaye, de Peyramont, Perrot de Chezelles, Gastambide, de Moulon, 
Guyo, Truchard-Dumolin, baron de Gaujal, de Vaulx, Pont, La>coux, baron Hély 
âOissel, Salneuve, Boucly, Anspach, Rien, Henriot, Dumon, Barbier, Lezaud, Da- 
gallier. Tardif. 

Procureur général impérial. 

M. Delangle. 



40 

Avocats généraux, 
MM. Chaudru de Raynal, Blanche, Savary, Gharrems, Fabre, Bédarrides. 

Greffier en chef, 
M. Bernard. 



HAUTE-COUR DE JUSTICE. 

La Haute- Cour est divisée en Chambre des mises en accusation et Chambre de 
jugement, dont les membres, désignés chaque année, sont pris parmi les conseil- 
lers à la cour de Cassation. 



COUR DES COMPTES. 

Premier Président. 
M. De Royer. 

Présidents de Chambres, 
MM. Pelletier, Grandet, Rihouet. 

Conseillers-maUres. 

MM. Gaulthier de Lizoles, Gauthier d'Hauteserve, Passy (Félix), Adam, Musnier 
de Pleinges, Lavollée, Martin, Scrveux, Pelitjean, Arnault, Dusommerard, Reynaud 
de Barbarin, Morisot, David, Amédé Berger, comte Ogier d'Ivry, Mercier-Laconabe, 
Portails. 

Conseillers référendaires de première classe, 

MM. Barré, Dumez, Paris, Briatle, Dubois de l'Estang, baron Bartholdi, de 
Mony Colchen, Huard de la Marre, Le Rat de Magnitot, Poinsinet de Sivry, 
Persil, baron Malouet, vicomte O'Donnel, Bartouilh de Taillac, baron de Guil- 
hermy, Dosf^eur, baron Jard-Panvillier, Damainviiie, Salel de Chastanet, Denis de 
Hansy, Le Brun de Sessevalle, Halloy, Dauchez, de Senneville. 

Conseillers référendaires de deuxième classe, 

MM. de Loynes, Trubert, Derville Mal»'chard, de Coral, de Saint-Paul Laroche, 
L'Escalopier, Doyen, Picard, Gauthier d'Auteserve, Bouchard (Léon), de Latena 
(Gustave), Pecourt, Coimet-Dâage, Hennet de Bernoville, Lambert, de RiberoUes, 
Picher de Grandchamp, Du Seuil, baron Lifon de Laduye, Ducrey, Lcfebvre, 
Lebas de Courmont, Boessé, Le Prieur de Blainvilliers, Paixhans, Lessoré, Sil- 
vestre de Sacy, de la Chaussée, CoUeau, Adenis de la Rozerie, Biollay, Jaillet de 
Saint-Cergues, Delattre, Trianon, de Guerny, Chevalier, Coste, de Bonnechosa, 
Haincque de Saint-Senoch, Vallerand de la Fosse, Dorré. Razy, baron Harmand 
d'Abancourt, de.' Malharel, Parent du Châtelet, Ducas- e, de Raynal, L'Epine, 
comte de Bresson, Bouland, de Perthuis de Laillevault, Roger, de Sennal, Mar- 
chand, Gosset, Boissaux, Duchaussoy, Rihouet (Amédée), Kratz, Fér>' d'EscIands. 

Auditeurs de première classe. 

MM. Nolleval, Rihouet, Pichault de Lamartinière, de Berthois Péghoux, Reboul, 
Fagniez, de Roquefeuille, Vincent, Féron, Douault. 

Auditeurs de deuxième classe. 

MM. Hureau de Sénarmont, de Bill y, de Chamberet, Dargent, Chauchat, La- 
bordëre, de Senneville^ Ësquirol, Barbier de la Serre, CoUin. 

Procureur général impérial, 

M. le comte de Casablanca. 

Greffier en chef, 
M. Dufresne. 



44 

COUR IMPÉRIALE DE PARIS. 

Premier Président. 
M. Devienne, sénateur. 

Présidents de Chambres, 

MM. Gasenave, Filhon, Guillemard, Massé, Roussel, Saillard, Metzinger. 

Conseillers. 

MM. Jurien, Salvaing de Boissieu, Faget de Baure, de Saint-Albin, Bonne?ille de 
Marsangy, Le Pelelier d'Aunay, Fiandin, Le Gonidec, Brault, Berriat-Saint'-Prix, 
Du Barle, Pasquier, L'Ëvesque, Puissun, de Bcausire, Mongis, Berthelin, Gouget, 
Gislain de Bontin, Camusat-Busserolles, Guillemard, Puget, Falconnet, Rolland de 
'Villargues, Moreau, Gautier de Charnacé, Labour, Estignard de la Faulotte, Bonne- 
fois-Desaulnais, Dufour, Hello, Clappier, Saimon , Crainail , Delaborde, Page- 
Mdisonfort, Marie, Rohault de Fleury, de Lalain Ghomel, Bertrand, Nacqimrt, 
Mahou, Benoît, Burin Desroziers, Saunac, Dumas, Armet de Lisle, Fleury, Alexan- 
dre, Boudet de Paris, Desmaze, Sallatin, Destrem, Bondurand, Daniel, Peyrot, 
Bertrand (Jean), Senart, Bedel, Roquette, Yignon. Gassemiche, fiaret-Dacoudert, 
Portalis Dubois. 

PARQUET. 

Procureur-Général impérial. 
M. Chabanacy de Marnas. 

Avocats-Généraux . 

MM. De Vallée, Salle, Dupré-Lasale, Descoutures, Brière-Valigny, Ducreux, 
Geareau. 

Substituts du Procureurs-Général impériçiL 

MM. Try, Jousselin, MerveilleuxDuvi^neau, Laplagne-Barris, Rousselle, Benoist, 
Héiuar, Legendre, Malher, Thomas, Aubépin. 

Greffier en chef : M. Lot. 



42 



COURS IMPÉRIALES DES DÉPARTEMENTS. 



Agen. Gers, Lot, Lot-et-Garonne. 
M. Sorbier, premier président. 
M. de Yaulx, procureur -général impé- 
rial. 

Aix. Bass. Alpes, Bouch.-du-Rhône, Var. 

M. Rigaud, premier président. 

M. Merville, procureur-général impérial. 

Amiens. Aisne, Oise, Somme. 
M. deThorigny, sén., premier président. 
M. Sandbreuii , procur. -général impér. 

Angers. Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe. 

M. Métivier, premier président. 

M. Chevalier, procur .-général impér. 

Bastia. Corse. 
M. Bécot, premier président. 
M. Plasman, procureur-gén. imp. 

Besançon. Doubs, Jura, Haute-Saône. 
M. Loiseau, premier président. 
M. Blanc, procureur-général impérial. 

Bordeaux. Charente, Dordogne, Gironde. 
M. Raoul Duyal, premier président. 
M. Du Beux, procur.-géner. impér. 

Bourges. Cher, Indre, Nièvre. 
M. Corbin, premier président. 
M. Robert de Chêne vière, proc.-gén. imp. 

Caen, Calvados, Manche, Orne. 
M. Olivier, premier président. 
M. Connelly, proc.-gén. impérial. 

Cbamréry. Savoie, Haute-Savoie. 
M. Dupasquier, premier président. 
M. Mourier, proc.-gén. impérial. 

CoLMAR. Bas-Rhin, Haut-Rhin. 
M. deBigorie de Laschamps, pr. présid. 
M.Levieil delaMarsonnière,pr.-gén. imp. 

DuoN. Côte-d'Or, Saône-et-Loire, 
Haute-Marne. 
M. Neveu-Lemaire, premier président. 
M. Imgarde de Leffemberg, pr.-gén. imp. 

Douai. Nord, Pas-de-Calais. 
M. Paul, prem. présid. 
M. Morcrette, proc.-gén. impér. 

Grenoble. Hautes-Alpes, Drôme, Isère. 
M. Bonafoux, premier président. 
M. de Gabrielli, procur .-général impér. 

Limoges. Corrèze, Creuse, Haute- Vienne. 
M. St-Luc-Courborieu, premier pr. 
M. Mazel, proc. -général imp. 

Lyon. Ain, Loire. Rhône. 
M. Gilardin, premier président. 
M. Gaulot, proc.-général impér. 



Metz. Ardennes, Moselle 
M. Darnis, premier présideni. 
M. le baron de Gérando, proc.-gén. imp, 

Montpellier. Aude, Aveyron, Hérault, 

Pyrénées-Orientales. 
M. Sigaudy, premier président. 
M. Galles, proc.-gén. impér. 

Nancy. Meurthe, Meuse, Vosges. 
M. Leclerc, premier président. 
M. Izoard, proc.-géneral impér. 

Nîmes. Ardèche, Gard, Lozère, 
Vaucluse. 
M. Goirand de Labaume, prem. présid. 
M. Gouazé, procureur-général impérial. 

Orliéans. Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, 

Loiret. 
M. Duboys, premier présid. 
M. N..., proc.-général impér. 

Paris. Aube, Eure-et-Loire, Marne, 

Seine, Seine-et-Marne, Seine-et- 

Oise, Yonne. 

M. Devienne, premierprésident, sénateur. 

M. Grandperret, pro.-gén. imp. 

Pau. Landes, Basses-Pyrén., Hautes- 
Pyrénées. 
M. de Romeuf, premier président. 
M. Daguilhon, procureur-gén. imp. 

Poitiers. Charente-Inférieure, Deux- 
Sèvres, Vendée^ Vienne. 
M. Fortoul, premier président. 
M. Damay, procur .-général impérial. 

Rennes. Côtes-du-Nord, Finistère, Ile- 
et-Vilaine, Loire-Infér., Morbihan. 
M. Camescasse, premier président. 
M. Bardou, procur .-général impér. 

RioM. Allier, Cantal, Haute-Loire, 
Puy de-Dôme. 
M. Moisson, premier président. 
M. Massin, procureur-gén. impérial. 

Rouen. Seine-Inférieure, Eure. 
M. Massot-Regnier, premier président. 
M. Millevoye, procureur-gén. impérial. 

Toulouse. Ariége, Haute-Garonne, Tarn, 

Tarn-et-Garonne. 
M. Piou. premier président. 
M, Dupré, procureur-gén. impérial. 

^LGER. Bône, Oran, Philippeville, 

Blidah, Constantine. 

M. Pierrey, président. 

M. Robinet de Cléry,procur.-général imp. 

chef du service judiciaire en Algérie. 



43 



ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES. 



METROPOLES 
et 

DIOCèsBS. 



ARCHEVEQUES 
et 

ÉVÊQUES. 



Pabis 
Chartres 
Meaux 
Orléans 
Blois 
Versailles 



MMgrs, 

Darboy, arch. 

Begnault 

AUoa 

Dupanloup 

Paltu Duparc 

Mabile 



Cambrai Régnier, arch. 

Arras Lequette 

Lyon et Vienne le card. de Bonald, ar. 



Aoton 

Langres 

Dijon 

Saint-Claude 

Grenoble 

Rouen 
Bayeux 
£Treax 
Séez 
Coatances 



De Marguerye 

Guerrin 

Rivet 

Nogret 

Ginouilhac 

de BoNNEGHOSB, arch. 

Hugonin 

Devoucoux 

Rousselet 

Bravard 



Sens et Auxerre Bbrnardou, arch. 
Troyes Ravinet 

Nevers Forcade 

Moulins de Dreux-Brézé 



Reims 
Soissons 
Châlons 
Beanvais 
Amiens 

Tours 
Le Mans 
Angers 
Naules 
Laval 

Bourges 

Clermont 
Limoges 
Le Puy 
TuUe 
Saint Fiour 

Albt 
Rodez 
Cahors 
Mende 
Perpignan 

Bordeaux 
Agen 

Anpoulême 
Poitiers 



Landriot, arch. 

Dours 

Meignan 

Gignoux 

Boudinet 

GuiBERT,arch. 

Fillion 

Angebault 

Jacquemet 

Wicart 

DE LA Tour d'Auvergne- 

Lauraguais, arch. 
Féron 
Fruchaud 
Lebreton 
Berieaud 
De Pompignac 

Lyocnet, arch. ♦ 

Delalle 

Grimardias 

Foalquier 

Ramadié 

le card. Donnet, arch. 

GÉRIN 

Cuusseau 
Pie 



MÉTROPOLES 

et 

diocèses. 



ARCHiVÉQUES 
et 

ÉVÊQUES. 



MMgri, 



Périgueux Dabert 

La Rochelle Thomas 
Luçon Colet 

Saint-Denis (La 
Réunion). Maupoint 

Basse-Terre (Guadeloupe). Boutonnet 
S-Pierre et Fort 
de France Mounicq 



AUCH 

Aire 
Tarbes 
Rayonne 
Toulouse et 
Narbonne 
Montauban 
Pamiers 
Carcassonne 

Besançon 

Strasbourg 

Metz 

Verdun 

Belley 

Sain^Dié 

Nancy 



Delahabe, arch. 
Epivent 
Laurence 
Lacroix 

Desprez, arch. 
Doney 
Bel aval 
Roullet de la Bouillerie 

le card. Mathieu, arch. 
Rœss 

Dupont des Loges 
Hacquard 

Géraudde Langalerie 
Caverot 
Foulon 



et 



Aix, Arles 

Embrun Chalandon, arch. 

Marseille Place 
Fréjus et Toulon Jordany 

Digne Meirieu 

Gap Guilbert 

Ajaccio CasanelU d'Istria 

Nice Sola 



Avignon 
Nimes 
Valence 
Viviers 
Montpellier 

Rennes 
Quimper 
Vannes 
Saint-Brieuc 



DuBREuiL, arch. 
Plantier 
GueuUette 
Delcusy 
Le Courtier 

Brossats-St-Marc, ar. 

Sergent 

Becel 

David 



Chambéry 
Annecy 
Taren taise 
S.-Jean de 
Alger 
Gonstantine 
Oran 



le card. Billiet, arch. 
Magnan. 
Gros 
Maurienne Vibert 

Allemand Lavigerie, ar. 

de Lascazes. 

Callot 



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48 

ACADEHIES. 

Acaàéwnie ifAix, comprenant les départements des Bas«es-Alpes, des Bouches- dn- 

Rhône, des Alpe»-Maritimes, de Ja Corse, du Var et de Yaucluse 
(M. Desciozeaox, rectenr). 

^ de Besançon, comprenant les départements du Donbs, du Jura et de la 
Hante-Saône (M. Garesme, recteur). 

— de Bordeaux, comprenant les départements de la Gironde, dé la Dordogne, des 

Landes, de Lot-et-Garonne, des Basses - Pyrénées (M. ZéTort, 
rectenr). 

— de Caen, comprenant les départements du Calvados, de l'Eure, de la Man- 

che, de l'Orne, de la Sarthe et de la Seine-Inférieure (M. Théry, 
recteur.) 

«* de Chambéry, comprenant les départements de la Savoie et de la Haute- Sa- 
Yoie (M. Dauzat, recteur). 

— de Clermont, comprenant les départements du Puy-de-Dôme, de PAllier, du 

Cantal, de la Correze, de la Creuse et de la Haute-Loire (M. Allou, 
recteur). 

^ de Dijon, comprenant les déparlements de la Côte^'Or, de l'Aube, de la 
Haute-Marne, de fa Nièvre et de 1* Yonne (M. Monty, recteur). 

— de Douai, comprenant les déparlements du Nord, de TAisne, des Ardennes. 

du Pas-de-Calais et de la Somme (M. Fleury, recteur). 

— de Grenoble, comprenant les départements de l'Isère, des Hautes- Alpes, de 

l'Ardèche et de la Drôme (M. Courtade, rectenr). 

— de Lyon, comprenant les départements du Rhône, de l'Ain, de la Loire et de 

la Saône-et-Loire (M. de la Saussaye, membre de Tinstitut, rect.) 

— de Montpellier, comprenant les départements de l'Hérault, de l'Aude, du Gard, 

de la Lozère et des Pyrénées -Orientales (M. Donné, recteur). 

-^ de Nancy, comprenant les départements de la Meurthe, de la Meuse, de la 
Moselle cl des Vosges (M. Guillemin, recteur). 

— de Paris, comprenant les départements de la Seine, du Cher, d'Eure et-Loir> 

de Loir-et-Cher, du Loiiei, de la Marne, de l'Oise, de Seine-et- 
Marne et de Seine-et-Oise (Son Exe. le ministre de l'instruction 
publique, recteur: M. Mourier, vice-recteur). 

— de Poitiers, comprenant les départements de la Vienne, de la Charente, d® 

la Charente-Inférieure, de l'Indre, dladre-et-Loire, des Deux- 
Sèvres, de la Vendée, de la Haute- Vienne (M. Magin, recteur). 

— de Rennes, comprenant les départements d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-de-Nord, 

du Finistère, de la Loire- Inférieure, de Maine-et-Loire, de la 
Mayenne et du Morbihan (M. Malaguli, recteur). 

•* de Strasbourg, comprenant les déparlements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin 
(M. Chéruel, recteur), 

— de Toulouse, comprenant les départements de la Haute- Garonne, de l'Ariège, 

de l'Aveyron, du Gers, du Lot. des Hautes-Pyrénées, du Tarn, 
de ïarn-et-Garoune (M. Roustan, recteur). 

— d'Alger, (M. Delacroix, recteur). 



49 



ARMÉE DE TERRE. 

ËTÀT-MÂJOR GÉNÉRAL DE L'ARMÉE. 

MARÉCHAUX DE FRANCE. 

Leurs Excellences : MM. 

Vaillant, membre du Conseil privé, grand-maréchal du palais, minisire de la 
maison de l'Empereur At des Beaux-Arts, membre de l'Institut. 

Canrobert, commandant le f" corps d'armée, à Paris. 

Comte Baraguey-d'Hilliers, vice-président du Sénat, commandant le 5« corps 
d'armée, à Tours. 

Comte Randon. 

Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, vice-président du Sénat, commandant en chef 
la garde impériale. 

De Mac-Mahon: duc de Magenta, gouverneur général de l'Algérie, commandant 
le l'' corps d'armée. 

Niel, ministre de la guerre. 

Bazaine, commandant le 3* corps d'armée, à Nancy. 

CORPS D'ARMÉE, DIVISIONS ET SUBDIVISIONS MILITAIRES. 



I" corps d'armée (1" et 2* divisions). — 
Maréchal Canrobert, commandant: 

1. division comprenant 8 subdivisions : 
Seine et place de Paris, Seine-et-Oise, 
Oise, Seine-et-Marne, Aube, Yonne, 
Loiret, Eure-et- Loire. 

2. div. comprenant 4 subdiv. : Seine-in- 
férieure, Eure, Calvados, Orne. — Gé- 
néral, baron Regnault, commandant à 
Rouen. 

2« corps d'armée (3* et 4« divisions). — 
Général, de Ladmirault^ comm. à Lille. 

3. div. comprenant 3 subdiv. : Nord, Pas- 
de-Calais, Somme. — Général de Plan- 
hol, comm. à Lille. 

4. div. comprenant 3 subdiv. : Marne, 
Aisne, Ardennes. — Général, marquis 
de Liniers, com. à Châlons-sur- Marne. 

3* corps d'armée (5*, 6* et 7' divisions). 
— Maréchal Bazaine, comm. à Nancv- 

5. div. comprenant 4 subdiv. : Moselle, 
Meuse, Meurthe, Vosges. — Général 
d'Aurelle de Paladines, comm. à Metz. 

6. div. comprenant 2 subdiv. : Bas-Rhin, 
Haut-Rhin. — Général Ducrot, comm. 
à Strasbourg. 

7. div. comprenant 5 subdiv. : Doubs, 
Jura, Côte-d'Or, Haute-Marne, Haute- 
SaAne. — Général Douai, comm. à Be- 
sançon. 

4» corps d'armée (8%9«, iO% 17% 20° et 22« 
divisions). — Cén. Cousin-Montauban, 
comte de Palikao, comm. à Lyon. 

8. div. comprenant 6 subdiv. : Rhune, 
Loire, Saône-et-Loire, Ain, Drôme, Ar- 
dèche. 

9 div. comprenant 5 subdiv. : Bouches- 
du-Rhône, Var, Basses- Alpes, Vaucluse, 
Alpes-Maritimes. —Général d'Bxéa, 
comm. à Marseille. 

1868. 



<0. div. comprenant 4 subdiv. : Hérault, 
Aveyron, Lozère, Gard.— Gén. Maissiat, 
comm. à Montpellier. 

17. div. (Corse) comprenant 2 subdiv. : 
Bastia et Ajaccio. — Gén. N..., comm. 
à Bastia. 

20. div. comprenant 3 subdiv. : Puy-de- 
Dôme, Haute-Loire, Cantal. — Général 
de Cassagny, com.àClermont-Ferrand. 

22. div. comprenant 4 subdiv. : Isère, 
Hautes-Alpes, Savoie, Haute-Savoie. — 
Gén. comte de Monet, com. à Grenoble. 

5^ corps d'armée (f5«, 16% tS», 19« et 21« 
divisions). Maréchal comte Baraguey- 
d'Hilliers, commandant à Tours.. 

15. div. comprenant 4 subdiv. : Loire-In- 
férieure, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, 
Vendée. -—Gén. de la Motterouge, com. 
à Nantes. 

16. div, comprenant 6 subdiv. : Ille-el- 
Vilàine, Morbihan, Finistère, Côtes-du- 
Nord, Manche, Mayenne. — Gén. Cour- 
tot de Cissey, comm. à Rennes. 

18. div. comprenant 4 subdiv. : Indre- 
et-Loire, Sarthe, Loir-et-Cher, Vienne. 
— Gén. de Gérandon, comm. à Tours. 

19. div. comprenant 4 subdiv. : Cher, 
Nièvre, Allier, Indre.—- Gén. Sol, com. 
à Bourges. 

21. div. comprenant 3 subdiv. : Haute- 
Vienne, Creuse, Corrèze. — Gén.Lafont 
de Villiers, comm. à Limoges. 

6' corps d'armée (11", 12«, 13" et 14» di- 
visions). — Général comte de Goyon, 
commandant à Toulouse. 

11. div. comprenant 3 subdiv. : Pyrénées- 
Orientales, Ariège, Aude. — Général 
Bisson, comm. à Perpignan. 

12* div. comprenant 4 subdiv. : Haute- 
Garonne, Tarn-et-Garoiuie, Lot, Tarn. 



— Gén. comte de Lorencez, comm. à 
Toulouse. 

13, div. comprenant 4 subdiv. : Basses- 
Pyrénées, Landes, Gers. — Gén. comte 
de Champeron, comm. à Bayonnede, 

14. div. comprenant 5 subdiv. Giron. 
Charent3-lnférieure, Charente, Dordo- 
gne, Lul-et-Garonne. — Gén. Daumas, 
comm. à Bordeaux. 

7" corps d'armée (province de l'Algérie). 



50 

— Maréchal de Mac-Mahon, duc de 
Magenta, gouverneur de l'Algérie, com- 
mandant à Alger. 
Province d'Alger. — Gén. de "WimpfFen, 
comm. à Alger. 

I Province d'Oran. — Gen. Deligny, comm. 
à Oran. 

Provin e de Constantiae. — Gén. Périgot, 
comm. à Constantine. 



CORPS DE LA MARINE. 



AMIBALX. 

LL. EE. Rigault de Genouilly et Charner< 

SECTION d'activité. — VICE-AMIRAOX. 

MM. Tréhouart, 

Lebarbier de Tinan. 

Fourichon. 

Comte Bouët-Willaumez. 

Clavaud. 

Comte de Gueydon. 

Vicomte de Chabannes-Curton. 



MM. Jurien de la Gravière. 
Penaud. 
Larrieu. 
Chopart. 
Dupouy. 
Paris, 
Reynaud. 
Touchard. 
Jaurès. 

De la Gnmdière. 
Labrousse. 



Dans cette section sont encore compris trente-deux contre-amiraux. 
La 2* section comprend le cadre de réserve. 



ARRONDISSEMENTS MARITIMES. 



<•' Arrondissement. — Cherbourg. 
Vice-amiral Reynaud, préfet maritime. 
Sous-arrondissements : Dunkerque, Havre. 

2* Arrondissement. — Brest. 

Vice-amiral Dupouy, préfet maritime. 

Sous-ai:rondissement : Saint- Servan. 

3* Arrondissement. — Lo rient. 

Vice-amiral Chopart, préfet maritime. 

Sous-arrondissemeut : Nantes. 

4« Arrondissement. — Rochefort. 



Vice -amiral Larrieux, préfet maritime. 

Sous-arrondis<;ement : Bordeaux. 

5" Arrondissement. — Toulon. 

Vice-amiral Vicomte de Chabannes-Cur- 
ton la Palisse, préfet maritime. 

Sous-arrondissements : Marseille et Nice. 

Corse. — Commissaire : Bory, chef du 
service de la Marine à Bastia. 

Algérie. — Contre-amiral Fabre la Mau- 
relle, command. d« la marine en Algérie. 



S4 

BGOLK IMPÉRIALE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES. 

Rue de Thorigny, 7, et rue des Coutures-Sain t-Ger vais, 1 

DIRECTfiCR : M. PETI&T. 

Cette Ecole, fondée en 1829, devenue Etablissement de VEtat, en vertu delà loi 
du 19 juin 1857, -forme des ingénieurs pour toutes les branches de Pindustrie et 
pour les travaux et services publics dont la direction n'appartient pas nécessaire- 
ment aux ingénieurs. 

L'Ecole impériale centrale admet les étrangers aux mêmes conditions que les na- 
tionaux. Elle ne reçoit que des élèves externes. On n^y est a'imis que par vole de 
concours et après avoir justifié qu'on a eu dix-sept ans révolus au 1er janvier de 
Tannée dans laquelle on se présente. Le concours s'ouvre le 1er août et est clos 
le 20 octobre, il a lieu à Paris pour tons les candidats sans exception. L'inscription 
pour le concours se fait au secrétariat de TEcole, rue des Coutures-Saint-Gervais, 
1, au Marais. Le programme des connaissances exigées par l'admission est envoyé 
gratuitement à ceux qui en font la demande au directeur de l'Ecole à partir du 1er 
avril jusqu'au 1er octobre. 

Un certain nombre d'élèves sont entretenus à* l'Ecole aux frais de l'Etat ou de 
leur département. Les candidats qui désirent prendre part aux encouragements de 
TEtat doivent faire la déclaration par écrit, a.ant le 1er août, à la préfecture de 
leur département ; celte déclaration est accompagnée d'une demande motivée adres- 
sée au ministre de Tagricullure, du commerce et des travaux publics. 



ECOLES PÉRIALES D'ARIS ET MÉTIERS 

INSPECTEUR GÉNÉRAL DES ÉCOLES lUPÉRULES d'aRTS ET METIERS : M. LEURUN. 

Ces écoles sont destinées à forme rdes chefs d'atelier et des ouvriers instruits et 
habiles pour les industries où l'on travaille le fer et le bois. 

Les élèves, au nombre de 300 par école, sont nommés par le ministre après un 
concours. Aux termes d'un décret uu 30 décembre 186i qui régit aujourdTiui ces 
écoles, il est accordé des bourses ou fractions de bourse à tous les élevés dont les 
parents sont jugés ne. pouvoir acquitter les uns aucune partie de la pension, les 
autres qu'une partie seulement. Lie plus, les parents peuvent être dispensés excep- 
tionnellement par le minis^tre de payer la ^penNiou ou fraction de pension laissée à 
leur charge quand, par suite d'événements survenus depuis l'admission, ils ne le 
peuvent plus. 

Ces écoles ont leur siège à Aix, à Angers, à Châlons-sur-Marne, à Cluses. 



ECOLE SUPÉRIEURE DU COMMERCE 
Boulevard desFilles-du-Calvaire, rue Saint-Pierre-Popincéurt, 24. 

DIRECTEUR : H. GIRVIIS. 

Celte école est exclusivement consacrée aux études commerciales : elle est placée 
sous le patronage du Gouvernement, qui y entretient des élèves boursiers, et sous 
la surveillance d'un conseil de perfectionnement, présidé par le ministre de l'agri- 
culture, du commerce et des travaux publiées. L'enseignement comprend depuis les 
leçons de grammaire, d'écriture, d'arithmétique, de géographie de comptabilité, 
jusqu'au cours de droit commercial et maritime, d'économie industrielle, toutes les 
connaissances nécessaires pour former des comptables, des banquiers, des négociants, 
des administrateurs. L'école ne reçoit que des pensionnaires au prix dt 1 ,600 fr. 



Nota. — Il a été demandé à l'Editeur de l'Annuaire de compléter la 2* partie 
consacrée aux documents généraux par l'indication des écoles spéciales et un 
aperçu sommaire des conditions d'admission à ces Ecoles, renseignements d'une 
utilité incontestable. Désireux d'améliorer sans cesse ce Recueil et de l'enrichir 
chaque année davantage au profit de tous, l'Editeur de l'Annuaire s'est mis en me* 
sure de déférer, dès cette année, au désir qui lui a été exprimé. 



52 
ECOLE IMPÉRIALE FORESTIÈRE, éUblie à Nancy. 

DIRECTEUR : M. NANQOBTTE. 

Conditions d'admission. — Le nombre des élèves à admettre à l'Ecole est fixé 
chaque année par le ministre des finances, en raison des besoins de Tadministra- 
tion des forêts, et d'après un concours public. Les examens de l'Ecole forestière 
ont lieu à Paris et dans les départements, à la même époque, aux mêmes lieux que 
ceux de l'Ecole Polytechnique, et sont faits par les examinateurs nommés par le 
ministre des finances. Les aspirants sont tenus d'adresser au directeur général de 
l'administration des forêts, avant le 31 mai au plus tard, leur demande d'admission 
au concours, accompagné des pièces suivantes : 

\' L'acte de naissance, revêtu des formalités prescrites par les lois, et constatant 
que l'aspirant aura au 1er novembre 18 ans accomplis, et n'aura pas plus de 22 ans ; 

2* Un certificat signé d'un docteur en médecine et dûment légalisé, a testant (|ue 
l'aspirant est d'un ' bonne constitution, qu'il a été vacciné ou qu'il a eu la petite- 
vérole, et quïl na aucun vice de conformation ou infirmité qui puisse le rendre 
impropre au service forestier. 

3° Le dipir.me de bachelier ès-sciences. néanmoins, le candidat qui ne serait pas 
encore pourvu de cette pièce peut y suppléer par un certilicat constatant qu'il a* 
fait des études classiques, jus(}u'à la rhétorique inclusivement, à charge par lui de 
produire le diplôme à l'administration ces fort ts, le 15 octobre au plus tard. 

4° La preuve qu'il possède un revenu annutl de 1,500 fr. au moins, eu à défaut 
une obligation par laquelle ses parents s'engagfut à lui fournir une pension dépa- 
reille somme pendant son séjour à TEcoie forestière, et une pension de 600 fr., 
de|)uis sa sortije de l'Ecole jusqu'à ce qu'il soit employé comme garde-général en 
activité. 

L ixamen porte sur les objets ci-après, savoir : 1" l'arithmétique complète ; 2" l'al- 
gèbre ; 3° la géométrie ; 4" 1 application de la géométrie ; 5" la trigonométrie ; 6* la 
physique ; 7" la chimie ; 8** la cosmographie ; 9" la mécanique ; 10" l'histoire natu- 
relle ; 11° la langue allemande ; 12 la langue latine ; 13** la langue française ; 
14*> l'histoire et la géographie ; là** le dessin d'imitation ; 16° le dessin linéaire, le 
lavis. 

Instruction des élèves et leur destination. — La durée des cours établis à l'Ecole 
forestière est de deux ans ; à la fin de chaque année, les élèves sont soumis à des 
examens d'après lesquels ils sont de nouveau classés. 

Si leur examen est satisfaisant, les élèves de la seconde division passent dans la 
première, et ceux de la première sont envoyés dans les inspections forestières les 
plus importantes, en qualité de gardes généraux stagiaires, pour y acquérir, sous la 
direction des inspecteurs, leh connaissances pratiques, et dès qu ils ont fait preuve 
de 1 instruction nécessaire pour exercer un emploi, ils sont nommés, au fur et à me- 
sure des vacances, à des cantonnements de gardes généraux. Ils jouissent, pendant 
leur temps de stage, d'un traitement de 1,200 fr. 



ECOLE IMPÉRIALE DES MINES. 
Boulevard Saint-Michel, 60 et 62. 

DIRECTEUR : M. COMBES. 



,„ «,.-« ...u.uu>« |7uui<v/c-, uocAOïi; \iu X^yJllOXJU UC 1 Ji^^UIC. d 

^__ ingénieurs destinés au recrutement du corps imperia. vi^a 

mines ; 2*' de répandre dans le public la connaissance des sciences et des arts rela- 
tifs à l'industrie minéralCj et, en particulier, de former des praticiens propres à di- 
riger des entreprises privées d'exploitation de mines et d'usines métallurgiques • 3« 
de réunir et de classer tous les matériaux nécessaires pour compléter la statistique 
minéralogique des départements de la France et des colonies françaises • 4° de 
conserver un musée et une bibliothèque consacrés spécialement à l'industrie' miné- 
rale, et de tenir les collections au niveau des progrès de l'industrie des mines et 
usines et des sciences qui s'y rapportent ; 5" enfin d'exécuter, soit pour les admi- 
nistrations publiques, soit pour les particuliers, les essais et analyses qui peaveat 
aider au progrès de l'industrie minérale. 



53 

L'Ecole reçoit trois catégories d'élèves : 1* les ElèFes-Inffénieurs, destinés 
aa recratement du corps des mines, pris parmi les élèves de l'Ecole Polytechnique ; 
2" les Elèves externes admis par voie de concours et qui, après avoir justifié, à 
leur sortie, de connaissances suffisantes, sont déclarés aptes a diriger des exploita- 
tions de mineset d usines minéralurgiques, et reçoivent, à cet etiet, un brevet qui 
leur confère it; titre d'Elève breveté ; 3* enfin, des Elèves étrangers admis, sur la 
demandt de ambh s ciis on chargés d'affaires, par décisions spéciales du mi- 
nistre. ^^ 

Les cours oraux de minéralogie, de géologie et de paléontologie sont ouverts au 
public, du 15 novembre au 15 avril. 

La bibliothèque est ouverte au public tous les jours (dimanches et fêtes ex- 
ceptés) de 10 à 3 heures, et tous les jours aux étrangers et aux personnes qui 
désirent étudier. 

Toute personne qui désire faire exécuter Fessai dVne substance minérale est ad- 
mise à en faire le aèp t au secrétariat de PEcole ; lïnscrîption de la demande du 
déposant mentionne la localité d'où provient la substance à essayer. Il est aussitôt 
procédé à ceux de ces essais qui peuvent aider aux progrès de l'industrie minérale, 

Tous les services d PEcole, enseignement, musée, bibliothèque et bureau d'essais. 
sont gratuits. 

ICGOLB NIVALE IMPÉRIALE 
Etablie sur le yaisseau La Borda en rade de Brest 

COMMANDANT ; M. TH0MAS8BT. 

La loi du 20 avril 183*2 autori<;e l'ouverture d'un concours public è Telffet d'ad- 
mettre, eu qualité d'élèves de TEcole navale impériale, les jeunes gens qui se des- 
tinent au corps des officiers de marine. Cette école est organisée conrormément 
aux dispositions des ordonn. des 1er nov. 1830, 24 avril 1832, 4 mai 1833, de la lot 
du 5 juin 1850, et des décrets des 19 janvier 1856, 24 septembre 18tt0 et 14 dé- 
cembre 1862. 

PROHRAMME DE l'exahen. — Examcu oral. 1" Arithmétique. Programme xxxi du 
plan d'études des lycées, n" 1 à 36 ; — 2" Algèbre. Programme xxxii, n"* 1 a 27 ; 

- 3" Géométrie. Programme xxxiv, n" 1 à 34. et le programme xxxv, n" 1 à 20 ; 

— Trigonométrie rectiligne. Programme xl, n" 1 à 16 ; — 5» Mathématiques ap- 
pliquées. Programme xxxvii, n»» 1 à 6 ; — 6« Physique. Programme xliii ; — 7» 
Chimie. Programme xlvi ; — 8" Géographie. Programme xi ; — 9" Langue an- 
glaise. Programmes xvii-et xviii. 

Compositions. — 1- Composition française. Récits, lettres, descriptions de divers 
genres ; — 3* Thème anglais. Programme^* xvn et xviii du plan d'études des lycées ; 
Calcul numérique de trigonométrie rectiligne ; — Tiracé géographique d'une des 
questions de géométrie exigées à Pexamen oral ; — 6" Dessin au trait d'une tête 
d'après un modèle. 

Les candidats devront se faire inscrire du 1" au 25 avril à la préfecture du dé- 
partement où est établi le domicile de leur famille. 

Aucun candidat ne pourra concourir s'il n'est â^é de 14 au moins accomplis le 
1" janvier de l'année du concours, ou s'il a dépasse le maximum d'âge fixé à 17 ans. 

Pension annuelle 700 francs. — Trousseau et objets divers 500 francs. 

Les familles des candidats qui, dénués de fortune, prétendraient à une place 
gratuite ou demi-gratuite, à un trousseau ou demi-trousseau, doivent le faire con- 
naître, sous peine de déchéance, au moment de l'inscription, par une demande re- 
mise au préfet du déparlement où elles résident. Cette dc>mande, adressée au mi- 
nistre de la marine, devra être appuyée de renseignement-* détaillés sur les moyens 
d'existence, le nombre d'en''ants et les autres charges des parents, ainsi qu'un re- 
levé du rMe des contributions. L'msuifisance de la fortune des parents et des 
jeunes gens '^era constatée par une délibération motivée du conseil municipal, ap- 
prouvée par le préfet — Les bourses et demi-bourses, trousseaux et demi-trousseaux 
seront accordés par le ministre de la marine, sur la proposition du conseil d ins- 
Iruclion de 1 Ecole navale, conformément à la loi du 5 juin 1851). — En outre, il 
pourra être accordé ; sur la proposition du môme conseil, une première mise d'équi- 
pement militaire (570 francs) à chaque boursier ou demi-boursier nommé aspirant 
^^ 2* classe, après avoir satisfait aux examens de sortie. 



54 
ECOLE IMPÉRULE SPÉCULE MILITAIRE À SAINT-CTR. 

COMMSANDAIIT : M. DE GONDRECOOMT. 

Cette Ecole, réorganisée par «décret du 8 juin 1861, est destinée à former des of- 
Ijciers pour Pinfanterie, la cavalerie, le corps d'élat-major, Tinfanterie de marine. 

L'admis'^ion à l'Ecole n'a lieu que par voie de concours ; ce concours est ouvert 
chaque année, en juillet et août. 

Nul ne peut se présenter au concours s'il ne justifie ciu'il est Français ou natu- 
ralisé, el qu'il aura dix-^ept an** au moins, au 1er octoore, et vingt ans au plus, 
au 1er janvier de l'année au concours. 

Tout candidat nommé élève doit, s'il a Tâge requis, avoir contracté un enga- 
gement volontaire avant d'entrer à l'Ecole. 

Les sous-ofliciers. caporaux ou brigadiers et soldats des corps de l'armée qui 
pourront juMifler de deux ans de prc8ftn''e eflFeclive sous les drapeaux, au 1er 
janvier qui ««uit l'époque du concours, sont admis à concourir, pourvu qu'ils n'aient 
pas accompli alors leur vingt-cinquième année. 

Il est publié chaque année un programme des matières sur lesquelles les can- 
didats doivent être examinés. 

Le prix de la pension est de 1,500 francs ; celui du trousseau est déterminé 
chaque année par le ministère de la guerre. 

Les élèves qui désirent servir dans l'arme de la cavalerie doivent le fairecon- 
connattre au moment de leur admi^sion à l'Ecole ; ils sui cnt, à titre d'essai, des 
cours d'éqoitation aui font juger de leur aptitude à servir dans celte arme. La 
liste des élèves destinés à la cavahîric est formée par suite de cet essai ; ils sont 
nommés sous-lieutenants dans les régiments de cavalerie, s'ils satisfont aux examens 
de sortie. 

Les autres élèves qui ont également satisfait aux examens de sortie ont le droit 
de choisir suivant le ran^ de mérite obtenu dans le classement de sortie, et jusqu'à 
concurrence du nombre d'emplois disponibles, dans l'infanterie de terre et l'infan- 
terie de marine, celle de ces \rmes dans laquelle ils désirent servir. Les élèves qui 
en ont fait U demande concourent dans l'ordre successif des numéros de mérite, 
avec les sous-lieutenants de l'armée, pour l'admission à l'Ecole d'application du 
corps d'Etat-major. 

ECOLE NORMALE SUPERIEURE. 
A Paris, rue d'Ulm, 45. 

DIRECTEUR : M. D. BOUILLIER. 

Cet établissement est placé sous l'autorité immédiate du ministre de l'instruc- 
tion publicpe. — - Il eat destiné à former des professeurs dans les lettres et dans les 
sciences pour tous les lycées. — L'Ecole normale supérieure prépare au grade de 
licencié ès-lettres, de licencié ès-sciences, aux divers ordres d'agrégation, et à la 
pratique des meilleurs procédés d'enseignement et de discipline scolaire. Les 
élèves sortants de l'Ecole normale supérieure sont chargé^ des cours dans les 
lycées. Sur la proposition de la direction de l'Ecole, le ministre autorise les élè- 




eu moins de 18 an<«, ni plus de 24 ans révolus, au 1er janvier de l'année où l'on se 
présente ; 2" de n'être atteint d'aucune infirmité ou d'aucun vice de constitution qui 
rende impropre à l'enseignement, et d'en produire une attestation ainsi qu'un certi- 
ficat d'aptitude morale aux fonctions de l'instruction publique, etc., etc. ; 3° d'être 
Eourvu du grade de bachelier ès-Ieltres pour h section des lettres, et de celui de 
achelier ès-sriences pour la section «les sciences, et d'en représenter les diplome> 
avec l'engagement légalisé de se vouer pour dix ans à l'instruction publique, et, en 
cas de minorité, une déclaration du père ou tuteur, aussi légalisée, et autorisant à 
contracter cet engagement. Le registre d'inscription est ouvert aux chef -lieux des 
académies, du 1er janvier au ter mars ; les épreuves ont lieu du 1er au 8 juillet, 
dans toutes les académies. Elles consistent, pour la section des lettres, en une dis- 
sertation de philosophie en français, un discours latin, un discours français, une 
T3rsion latine, un thème grec, une pièce de vers latins, une composition bisto- 



55 

rique ; poar la section des sciences, en compositions de mathématiques et de phy- 
sique, plus les compositions en version latine et en philosophie qui sont communes 
aux candidats des lettres et de:^ sciences. Lescandidits déclara admissibles doivent 
se trouver à l'Ecole normale le 5 août, pour y subir un examen définitif, dont les 
résultats, comparés à ceux des premières épreuves, peuvent seuls, avec les divers 
renseignements recueillis sur leur compte, assurer leur admission. La durée du 
cours normal est de trois années. Indépendamment des couférences de Tintérieur, 
les élèves de la section des sciences suivent les cours publics de la Faculté et du 
Collège de France. 



ECOLB IMPERIALE POLYTECHNIQUE. 
Rue Descàrtes, Montagne Sainte-Gentviève, à Parts. 

C0MM41fDANT : M. FAVé. 

Cette Ecole a été réorganisée par décret du 30 novembre 1863. 

On ne peut y être admi> que par voie de concours. A cet effet, des examens 
publics ont lieu tous les ans. Un arrêté du ministre de la guerre, rendu public 
ayant le 1er avril, fait connaître le programme des matières sur lesquelles doivent 
porter ces examens, ainsi que l'époque de leur ouverture. 

Pour être admis au concours, il faut être Français, et avoir plus de seize ans, et 
moins de vingt ans au 1er janvier de l'année du concours. Toutefois les militaires 
des corps de l'armée y sont admis jusqu'à Fâge de vingt-cinq ans, pourvu qu'ils 
n'aient pas accompli leur vingt-cinquième année avant le jour nxé pour l'ouverture 
dudit concours, et qu'ils justifient de deux ans de service affectif «t réel sous les 
drapeaux. 

Le prix de la pension est de t ,000 fr. par an ; celui du trousseau est déterminé 
chaque année par le ministre de la guerre. 

La durée du cours complet d'instruction est de deux ans. Les élèves qui ont sa- 
tisfait aux examens de sortie et dont l'aptitude physique aux services publics a été 
constatée, ont le droit de choisir, suivant le rang de mérite qu'ils occupent sur la 
liste générale de classement, dressée par le jury, et jusqu'à concurrence du nombre 
d'emplois disponibles, le service public où ils désirent entrer, parmi ceux qui s'a- 
limentent à 1 Ecole, savoir : l'artillerie de terre et de mer, le génie militaire et le 
génie maritime, la marine impériale et le corps des ingénieurs hydrographes, les 
ponts et chaussées et les mines, le corps d etat-major, les poudres et salpêtres, l'ad- 
ministration des postes et celle des tabacs. 



ECOLB IMPÉRIALE DES PONTS ET CHAUSSÉES. 
Rue des Saints- Pères, 28. 

DIBECTIUR : M. ONFROT DE BRÉVtLLE. 

L'Ecole des Ponts et Chaussées, créée en 1747, constituée à nouveau par le 
décret de PAssemblée nationale du 17 janvier 1791, et organisée sur des bases plus 
étendues par la loi du 30 vendémiaire an IV (22 octobre 1795), le décret du 7 fruc- 
tidor an XII, a reçu depuis cette époque de nouveaux développements récemment 
consacrés parle décret du 13 octobre 1851. Elle est placée sous Tautorité du mi- 
nistre de l'agriculture, du commerce et de^ travaux publics, et dirigée par un ins- 
pecteur général, directeur, et par un ingénieur en chef, inspecteur des études, as- 
sistés du Conseil de l'Ecole. 

Son but spécial est de tonner les ingénieurs nécessaires au recrutement du corps 
des ponts et chaussées. — Elle admet exclusivement en qualité d'élèves ingénieurs 
les jeunes gens annuellement choisis parmi les élèves de l'Ecole Poljtectinique 
ayant terminé leur cours d'étude et ayant satisfait aux conditions imposées par les 
rejglements. Elle admet, en outre, à participer aux travaux intérieurs de l'Ecole des 
élèves externes français ou étrangers. Elle en admet également à suivre les cours 
oraux. Les conditions d'admission ont été réglées gar un arrêté ministériel en date 
du 18 février 1852. 

Les leçons orales ont pour objet : IMa mécanique appliquée au calcul de l'effet 



56 
dynamique des machines et de la résistance des matériaux de construction ; — 2* 




iÂ* les dessèchements; les irrigations et la distribution d'eau dans les villes ; — 15* 
la langue anglaise ; — 16» la langue allemande. 

La bibliothèque et les galeries de modèles sont ouvertes aux élèves ingénieurs, 
aux élèves externes, et aux ingénieurs des ponts et chaus>ées. 



ECOLES IMPÉRIALES VÉTÉRINAIRE S . 

INSPECTEUR Gl^llERAL DES KCOLEf : M. BOULET. 

Ces établissements, destinés à former des vétérinaires, sont au nombre de trois, 
et situées à Alfort, près Paris, à Lyon et à Toulouse. — L'admission ne peut avoir 
lieu que par voie de concours et conformément aux règles ci-après exprimées. — 
Nul ne peut être admis au concours s'il n'a préalablement justifié ^u'il avait plus 
dedis-scpt ans et moins de vingt-cmq ans au 1er janvier de l'année dans laquelle 
le concours a lieu. — Aucune dispense d'âge ne peut être accordée. — Les deman- 
des d'admission au concours doivent être adressées au Ministre de l'agriculture, du 
commerce et des travaux publics, soit directement, soit par l'intermédiaire du préfet 
du département où réside le candidat. -*- Elles doivent être parvenues au ministère 
le 20 septembre au plus tard : toute demande produite après ce terme est consi- 
dérée comme nulle et non avenue. 
Les demandes doivent être accompagnées des pièces suivantes : 
i° L'acte de naissance du candidat ; 

2" Un certificat du docteur en médecine constatant qu'il a été vacciné ou qu'il a 
eu la petite vérole, et qu'il n'est atteint d'aucune maladie scrofuleuse ou autre af- 
fection analogue ; 
S" Un certificat de bonne vie et mœurs délivré par l'autorité locale. 
Â* Une obligation souscrite sur papier timbré par les parents du candidat pour 
garantir le payement de sa pension pendant tout le temps de son séjour à l'Ecole. 
Cette pension est de 450 fr. par an Elle est payable par trimestre et d'avance, 

5° Si le candidat a plus de vingt an<«, un certificat délivré dans les formes lé- 
gales constatant qu'il a satisfait à la loi du recrntement de l'armée. 

Pour les candidats étrangers, l'obligation relative au payement de la pension doit 
être fournie, à défaut de parents, par un correspondant résidant en France, en son 
propre nom. laquelle le constitue y)orRonnellement responsable de ce payement. — 
Les certificats et autres pièces à produire doivent être dûment légalisés. — Les 
candidats sont examinés snr la langue française, l'arithmétique, la géométrie, la géo- 
graphie et l'histoire. — Tous les jeunes gens autorisés à concourir doivent être 
rendus à l'Ecole le 1er octobre, dès le matin, à l'effet de justifier de l'autorisation 
qu'ils ont obtenue. — Les candidats admis entrent à l'Ecole et reçoivent du garde- 
magasin les obtets de coucher. — La durée des études est de 4 ans. — Tous les 
élèves sont soumis au même régime, portent le m<^me uniforme et reçoivent la 
même instruction. — Le gouvernement fait les frais de 246 demi-bourses, dont 2 par 
département, à la nomination du ministre sur la présentation du préfet, et 68 au 
choix direct du ministre. Ces demi-bourses ne peuvent être acquises qu'au concours 
après six mois d'études au moins. L'élève titulaire d'une demi-bourse peut en ob- 
tenir une seconde, mais touiours après un nouveau semestre el au concours, -r Le 
ministre entrelient à l'Ecole d'Alfort quarante élèves militaires pour le service des 
ox)rps de troupes à cheval. — Les élèves qui, après quatre années d'étude, sont re- 
connus en état d'excrcrr l'art vétérinaire, reçoivent un diplôme de vétérinaire, dont 
la rétribution est fixée à 100 francs. — Les Ecoles vétérinaires ont des hôpitaux 
où sont reçus et traités tous les animaux malades moyennant le prix de la pension 
alimentaire dont le prix est fixé chaque année. 






CHAPITRE IL 



DÉPARTEMENT DE L'YONNE. 



SECTION I. — ADMINISTRATION CIVILE, 



pi&isFCCTiJifti: DE li^TOivni:. 

M. TARBÉ DES SABLONS 0. ^, Préfet. 
M. Emile LAURENT, secrétaire général. 

€ONSEIL DE PREFECTURE. 
M. Le PRÉFET, Président. 
MM. FORNIER DE SAINT-LARY, vice-président j BOUR et ANGENOUST, 

Conseillers. 
Commissaire du gouTernement : M. Emile LAURENT, secrétaire général de la 

Préfecture. 
Secrétaire-greffier, M. André. 

Jours d'entrée dans les bureaux. 

Le public est admis dans les bureaux les lundi, mercredi et vendredi, de une 
à trois heures. 

Les bureaux sont fermés au public tous les autres jours, à l'exception du bureau 
chargé spécialement des légalisations, du visa des passeports, des récépissés, des 
états de contrainte, du colportage des imprimés et des permissions exigées parles 
lois et règlements de police. 

CABINET DU PRÉFET. 

M. N..., chef du cabinet, secrétaire particulier. 

Réception, ouverture, classement, timbre et distribution des dépêches. — Notes 
sur le personnel des fonctionnaires de tout ordre. — Légion-d'honneur : Présentation, 
mouvement du personnel. — Questions politiques. — Rapports périodiques.— Rapports 
des commissaires de police. — Congés. — Imprimerie. — Librairie. — Journaux. — 
Théâtre*». — Bureaux de tabac (nominations). — Postes : Bureaux de direction et de 
distribution, facteurs, courriers, service rural (nominations). — Percepteurs surnu- 
méraires (nominations). —Cérémonies publiaues. — Demandes d'audience hors des 
jours et neures indiqués. — Aflaires confidentielles et réservées. — Ar«hives du 
département. — Bibliothèque administrative : Achat et entretien des livres. — Con- 
grégations religieuses. — Commissaires de police — Personnel des receveurs, 
percepteurs, agents et employés des diverses administrations financières. 



58 

<" DIVISION. 

M. MIGHELON, chef. 

MM. N...., chef de bureau. 
Klobukowsk.!^ sous-chef. 
Balbon, Blin, Monne, Boullé, Loort, Michaut fils, employés. 

SECRETARIAT GEIfÏRAL ET AFFAIRES MILITAIRES. 

Police spéciale et a4mini8trative. — Crimes et délits. — Morts accidentelles.— 
Suicides. — Incendies et sinistres de toute nature. — Actes de dévouement. 
Récompenses honorifiques et autres. — Chasse : ouverture et clôture, permis.— 
Destruction des animaux nuisibles. — Louveterie. — Loteries. — Passeports et 

Sermis de séjour. — Réfugiés politi(jues. ~ Secours de route. — Surveillance 
es forçats et des condamnés libères. 

Commerce et industrie. — Tribunaux de commerce. — Chambres consultatives 
des arts et manufactures. — Brevets d'invention. — Comptoirs d'escompte. — Foires 
et marchés. — Mercuriales. 

Elections. — Elections législatives et départementales. — Listes électorales. — 
Jury : Formation des listes, Assises. — Pensions — Naturalisation. 

Instruction puhliqiie. — Supérieure et secondaire. — Bourses dans les lycées. — 
Sociétés savantes. 

Beaux-arts. — Antiquités. — Musées. 

Postes. — Bureaux de direction et de distribution. -- Courriers. — Service rural 
(instruction). Vérification des caisses. 

Domaines, — Propriétés de l'Etat, îles et îlots.— Domaines engagés. — Aliénations. 
— Concessions. — Contentieux. — Vente d'objets appartenant à l'État. 

Eaux et forêts. — Pêche fluviale. — Bois domaniaux et particuliers. — Défri- 
chement. 

Affaires militaires. — Recrutement : tirage, conseil de revision, engagements vo- 
lontaires, déserteurs et insoumis. — Garnison. — Casernement, logement des troupes 
chez l'habitant. — Convois militaires. — Fournitures et prestations pour le compte 
du ministère de la guerre. — Ecole polytechnique. — Ecoles militaires. — Ecole 
navale. — Invalides.— Pensionnaires de l'Etat et de la marine. — Secours à d'anciens 
militaires. 

Garde nationale. — Organisation et administration, conseils de recensement, jurys 
de révision. — Tableaux annuels des citoyens mobilisables. — Inspection de l'arme- 
ment. — Conseils de discipline. — Sapeurs-pompiers. 

Affaires diverses. — Recueil des actes administratifs. — Procès-verbal des déli- 
bérations du Conseil Général. — Dépôt du sceau de la Préfecture. — Enregistre- 
ment spécial des affaires soumises au Conseil de Préfecture et notamment des 
réclamations en matière de contributions directes. — Réception des déclarations de 
mémoires et pièces déposées dans les divers cas indiques par les lois et règle- 
ments, et délivrance de récépissés. — Légalisations et visas de pièces. — Contrôles 
des récépissés délivrés par les Receveurs des Finances. — Tenue des registres des 
arrêtés au Préfet et du Conseil de Préfecture. — Répertoire des actes soumis à l'en- 
registrement. 



COMPTABILITIB. 



Budgets et comptes départementaux. Vérification et visas des pièces de dépenses 
— Impositions extraordinaires et réalisation des emprunts. — Menues dépenses des 
tribunaux et des justices de paix. — Dépenses relatives au casernement de la gendar- 
merie. — Répartition du produit du travail des condamnés. — Remboursement par 
l'Etat des dépenses des condamnés à plus d'un an. — Ordonnancement de tous les 
traitements, salaires, retraites, indemnités, subventions et généralement de toutes 
les dépenses à la charge du budget de l'Etat ou du budget du département sur états 
et pièces préalablement visés. — Rédactions des situations^états et comptes d'ordon- 
nancement à envoyer aux ministres. 

Poids et mesures. — Personnel, vérification annuelle et inventaire. 

Contributions directes. — Répartement et sous-répartement entre les arrondisse 
ments et les communes. — Nominations des commissaires répartiteurs. — Cadastre : 
contection et conseryatlon des plans et matrices. — Recensement des valeurs mobi- 



50 

hères et des portes et fenêtres. — Patentes : mise en recouTrement des rôles. — Ponr- 
suites, remises et modérations. — Secours pour pertes diverses. 

Contributions indirectes. — Inventaires, exercices, abonnements. — Bureaux de 
tabacs et de poudre à feu. 

Enregistrement, — Attributions diverses sur les amendes de police. 

2' DIVISION. 

M. LECHAT %, chef. 

MM. Mandarodx, chef de bureau. 
N...., sons -chef. 
Tardivon, Rousseau, Burat, Defrancb, employés. 

Salvaire, inspecteur du service des enfiints assistés. 

Olive, employé. 

MiGHAUT, agent-voyer de l'* classé, attaché à la préfecture. 

ADMINISTRATION G^Nl^RALE ET DEPARTEMENTALE. 

Statistique générale de France. — Dénombrement quinquennal et renouvelle- 
ment annuel de la population. — Commissions cantonales permanentes de statistique. 

PoUce administratioe. — Ateliers dangereux, insalubres ou incommodes. — Ma- 
chines à vapeur. — Voitures publiques, roulage. 

Police sanitaire. — Jury médical. — Médecins. —Herboristes.— Sages-femmes. — 
Pharmacies et drogueries. — Epidémies et épizooties. — Vaccine. 

Prisons et dépôts de sûreté. — Administration : personnel de tous les services, 
régime disciplinaire, moral et religieux ; instruction élémentaire ; gardeet surveillance; 
état sanitaire, service médical. — Service économique : en entreprise ou en régie : 
cahiers des charges, marchés et adjudications; service des transfèrements ; mobilier 
et matériel. — Travaux industriels : règlement des tarifs. —Budgets et comptes.— 
Jeunes détenus. 

Agriculture. — Secours et encouragements. — Institut national agronomique. — 
Fermes régionales et fermes écoles. — Sociétés d'agriculture. — Comices agricoles. — 
Commissions hippiques. — Dépôts d'étalons. 

Affaires ecclésiastiques. — Edifices diocésains. — Mobilier de Tarchevèché. — 
Maîtrise de la cathédrale. — Séminaire. 

Bâtiments départementaux. — Hôtels de Préfecture et de Sous-Préfectures. — 
Académie. — Tribunaux. — Casernes de gendarmerie. — Prisons et dépôts de sûreté. 

— Asile des aliénés. — Travaux d'entretien de grosses réparations et de construc- 
tions neuves. — Acquisitions, échanges. — Baux à loyer. — Assurance contre l'in- 
cendie. 

Casernement de la gendarmerie. — Baux à loyer. 

Mobiliers départementaux. — Achat et entretien. 

Architectes de département et d'arrondissements. 

Aliénés. — Asile public d'Auxerre : commission de surveillance et personnel de 
l'asile; fixation du prix de pension; admission et sortie de pensionnaires; séques- 
trations d'oflice des aliénés dangereux; places gratuites créées en faveur des aliénés 
indigents non dangereux; répartition des dépenses entre le département et les 
communes; recours à exercer contre les familles et les départements étrangers: 
frais de transport et de séjour dans les établissements du dehors d'aliénés appar- 
tenant au département. — Administration et régime intérieur de l'asile ; budgets et 
comptes. 

Enfants trouvés ou abandonnés ou orphelins pauvres. — Bureaux d'admission. 

— Secours aux enfants nouveaux-nés. — Inspection et service médical. — Dépenses 
extérieures de toute nature. — Orphelinat départemental. 

Dépôt de mendieité. — Administration et régime intérieur ; budgets et comptes. 
Secours et encouragements de toute nature sur les fonds départementaux. — 
Caisse de retraites et i ensions des employés de l'administration départementale. 
Affaires diverses. Sourds-mnets. — Jeunes aveugles. — Ecole des arts et métiers. 

— Ecoles vétérinaires. — Caisses d'épargnes. — Sociétés de secours mutuels — 
Compagnies d'assurances. — Caisse des incendiés. 



60 

1 

TRAVAUX PUBLICS BT viciNAUTlS. "^ 



{ 



Voies naviqablei -- Riyières d'Yonne, de Cure et d'Armançon ; cananx de Bour i 
gogne et du N lyeraais ; entretien ; amélioration ; narigation ; flottage. 4 

Ports. -— Classement. — Bacs et bateaux. \ 

Service hydraïUique. — Moulins et usines. — Irrigations. — Dessèchement de 
marais. — Drainage. j 

Cours d'eau non navigables ni flottables. — Curage ; redressement et élargisse- 
ment; construction; entretien. — Associations S3rndicales. 1 

Chemins deier.-^ Achats de terrain s; travaux de construction et d'entretien. 

Ponts et chaussées. Routes impériales et départimentales. — Classement; cons- 
truction, entretien, plantations. 

Grande voirie. — Alignements; anticipations; contraventions. 

Vicinalité. — Chemins de grande, de mo^renne et de petite communication; 
classement; fixation des limites; abornement; déclassement; aliénations. — Travaux 
de construction, de réparation et d'entretien. — Création et répartition des res- 
sources spéciales et des subventions du département; règlement des dépenses. — 
Chemins ruraux. 

Mines et carrières. 

Forges et hauts-fourneaux. 

3« DIVISION. 

M. BRODIER, chef. 

MM. Brun, chef de bureau. 
SouDATs, sous-chef. 
Stehpzinski, Yalot aîné, Yalot jeune, employés. 

ADMINISTRATION BT CONTENTIEUX DES COMMUNES ET DES ETABLISSEMENTS COMMUNAUX. 

Questions diverses relatives à l'administration municipale. — Circonscriptions 
territoriales des communes. — Etallissement et suppression d'octrois; personnel, 
tarifs, amendes et transactions. —Abattoirs, personnel, tarifs, règlements. — Tarifs 
des droits de placage aux halles et marchés, de pesage et de mesurage publics. 

— Fixation des dépenses obligatoires; cotisations municipales; autorisations des 
dépenses facultatives. — Gestion des propriétés immobilières ; baux à ferme et 
à loyer ; acquisitions, aliénations, échanges et partages, constructions. — Actions 

Iudiciaires et à transactions sur procès. — Expropriations pour cause d'utilité pu- 
)lique. — Dons et legs. 

Personnel municipal. — Maires, adjoints, élections municipalefi. 

Police municipale et ruraie. — Garderie champêtre. — Règlements locaux : 
parcours et vaines pâtures. — Boulangerie : taxe du pain. 

Voirie urbaine. — Alignements, plans généraux d alignements ; établissement de 
trottoirs ; contraventions ; démolition des oâtimcnts menaçant ruines. 

Instruction secondaire et primaire. — Collèges communaux : subventions muni- 
cipales, traités, bourses communales. — Ecole normale primaire, personnel ; cons- 
tructions, administration; distribution de bourses. — Ecoles communales : maisons 
et mobiliers d'école; instituteurs communaux; fixation du traitement des institu- 
teurs et du taux de la rétribution scolaire ; subventions départementales; listes des 
élèves gratuits. — Salles d'asiles, ouvroirs, classes d'à Uiltes, écoles libres, etc. 

Affaires diverses.— Questions diverses spéciales à l'administration hospitalière, 

— Création et suppression d'hospices, d'hôpitaux et de bureaux de bienfaisance. — 
Services intérieur et extérieur ; traités avec les congrégations hospitalières. — Ad- 
mission de vieillards indigents. — Recours contre les commune^ et les membres des 
familles des indigents pour prix de journées . — Dons et legs. — Cession de biens. 

— Remboursement de rentes et remplois de capitaux. — Conversion d'une partie 
des revenus en secours annuels à domicile. — Nominations de commissions adminis- 
tratives ; médecins, receveurs et économes. — Crèches. — Associations charitables 
de toute nature. 



64 

CMe paroissial. ^ CareSi succarsales. chapelles; fabriques, recoars aux com 
munes; persoimel; églises; presbytères, distraction des parties soperfloes de ces 
établissements; cimetières, translations, règlements et tarifs pour les concessions de 
terrains destinés à des sépultures privées. — Dons et legs. 

Monuments historiques. — Classement, réparation et entretien. — Subventions. 

Bois communaux et des éttiblissements pubUcs, — Soumission au régime fores- 
tier; distraction de ce même régime; coupes; affouages; reboisement et travaux 
d'améliorations ; constructions dans le rayon prohibé ; concessions de servitudes. 

— Personnel des gardes; formation et fusion de triage. 

COMPTABILinî DES COMMUNES, DBS HOSPICES ET HÔPITAUX COMMUlfAUX 

ET DBS BUREAUX DE BIBNF AISANCE. 

Règlements des budgets des communes, des hospices et h(>pitaux et des bureaux 
de bienfaisance. — Comptes adminislratiis. — Recettes ordinaires et extraordinaires. 

— Placements de tonds. — Répartitions des amendes de police. — Revenus des 
propriétés immobilières, taxes locales de toute nature; impositions spéciales et ex- 
traordinaires; emprunts. — Comptes annuels des impositions. — Situation financière 
des communes, des hospices et hôpitaux et des bureaux de bienfaisance. — Trai- 
tement des gardes champêtres. — Remboursement à l'Ëtat des frais d'administration 
des bois soumis au régime forestier. 

Budgets des collèges communaux. 

Budgets des dépenses de l'instruction primaire à la charge du département; budget 
de récoie normale primaire, budget économique du même établissement. 

Cotisations municipales. — Mandatement des dépenses afférentes au personnel 
des commissaires de police et des gardes-forestiers. 

ARCHIVES. 

M. QUANTIN %, archiviste, inspecteur des archives communales et hospi- 
talières du département. 
M. Routier, employé. 

Les archives de la Préfecture se composent : 1° de tous les titres des établissements 
religieux supprimés en 1790 dans le département, savoir : des anciens archevêchés 
de Sens et cle l'évêché d'Auxerre, des chapitres^ abbayes et prieurés d'hommes et de 
femmes des deux diocèses; des titres et biens des émigrés, des cures et fabriques du dé- 

Sartement, des tribunaux consulaires, etc. Parmi ces nombreux documents, il en est de 
ifférentes valeurs : les uns sont précieux pour l'intérêt historique qu'ils présentent; 
les autres pour les droits de propriété, servitude, etc., sur les biens devenus natio- 
naux en 1790 et vendus comme tels. 

2** De tous les actes de l'administration depuis 1790 dans ses diverses parties, telles 
que les communes, la guerre, les finances, les élections, les biens nationaux, les 
contributions, l'état civil, le clergé, les travaux publics. 



P. Thomé, huissier de salle. 
Leu, concierge, garçon de bureau. 



SOUS-PRÉFECTURES. 



Le département de PYonne comprend cing arrondissements ou sous-préfectures. 
Le Préfet remplit les fonctions de Sous-Préfet pour Tarrondissement (f Auxerre. 
MM. PouLiN J^, sçus-préfet à Availon. — Secrétaire : M. Maurice. 

Le Mercier, sous-préfet à Joigny. — Secrétaire : M. Manchet. 

De Cazes ^, sous-préfet à Sens. -^ Secrétaire : M. Desbuissons. 

Marquis de Montfbiirier, sous-préfet à Tonnerre. — Secrétaire : M. Sou- 



PAULT. 



62 

Indication des communes composant chaque canton. 

ABRONDISSEMENT d'aUXERBB. 

Àuxerre (est). — Avgy. Champs, Qoenne, Saint Bris, Yenoy. 

Auxerre fouest) — Appoipny, Auxerre, Charbuy, CheYannes, lIoDéteaD, Perrigoy, 
Saint Georges. Yallan, Vaux, Villefargeaa. 

CAaMtf. — Aigremont , Beine, Chablis, Chemilly-sur-Serein , Chichée, Chifry, 
Courgîs, Fontenay prés Chablis» Fyé, Lichéres, Milly, Poincby, Préhy, Saint-Cyr- 
les-Colons. 

CoulangeS'lOr-Vineuse. — Charantenay, Coni anges-la -Yinense, Coulangeron, Es- 
camps, Escoliycs, Gy-l'Evéque, Irancy, Jassy, Migé, Yal-de-Mercy, Yincelles, 
Yinceiottes. 

Coulangei'iur 'Yonne. — Andryes, Coulanges- snr-Tonne . Crain, Etais, Festigny, 
Fôntenay-sons-Fonronnes, Lacy -sur- Yonne, Mailly-Château , Merry-sar-Yonne» 
Trncy-sor- Yonne. 

Courton — Chastenay, Conrson, Drtiyes, Fontenailles, Fonronnes. Lain, Merry* 
Sec, Molesmes, MoufTy, Ouanne, Semenlron, Taingy. 

Ligny. — Bleigny-le-Carreau. La Cbapclle-Yaupetleteigne, Lignorelles, Ligny-le- 
Châtel, Maligny , Mérey , Monligny-le Roi, Pontigny, Roayray, Yareones, Ve- 
nousc, YilleneuYO-Saint-Salve, Villy. 

Saint-Florentin. — Avrolles, Bouilly, Chéu, Germigny, Jaalges , Reboarceanx , 
.Saint Florentin, Yergigny. 

Saint- Sauveur. — Fontenoy, Lainsecq , Mouf iers , Perreuse , Sainpnîts, SaÎDte- 
Colombe, Saints, Saint-Sauveur. Sougères, Thury, Treigny. 

Seignelay. — Beaumont. Chemilly prés Seignelay Cheny. Chichy, Gorgy, Haute- 
rive, Héry, Mont-Saint Sulpice, Oruioy, Seignelay. 

Toucy. — Beauvoir, Diges, Dracy, Egîény, Lalande, Leagny, Lévis, Lindry, Mon- 
lins-sur-Ouanne, Pariy, Pourrain, Toucy. 

Vermenlon. — Accolay, Arcy sur Cure, Bazarnes, Bessy, Bois-d'Arcy, Gravant, 
Essert, Lucy-sur-Cure, Mailly-la- Ville, Prégilberl, Sainte-Pallaye, Sacy, Sery, 
Yermenton. 

ABRONDISSEMENT d'AVALLON. 

Àvallon. — Annay-la-Côte , Annéot. Avallon, Domecy-sar-le-Yanlt , Etanles, Gi- 
rolles, Island, Levauli, Lucy-le-Bois^ Magny, Monades, Pontaubert, Sauvigny- 
le-Bois, Sermizelles, Tharot. 

Guillon. — Anstrude. Cisery ^ Cussy-les-Forges, Guillon, Marmeaux, Montréal , 
Pizy, Saint-André. Santigny. SaHvigny le-Beuréal, Sauvigny-en-Terre-Pleioe, 
Sceaux, Tizy, Trévilly , Vassy, Yignes. 

VIslesur- le- Serein. — Angely, Annoux, Athie, Blacy, Civry, Coutarnoux , Dis- 
sangis, Joux, Tlsle, Massangis, Précy-le Sec, Provency, Sainte-Colombe, Talcy, 

Quarré 'les- Tombes — Beauvillers, Bussiéres, Chastellux, Quarré-les-Tombes, Saint- 
Brancher, Sainte- Magnance, Saint- Germain-des-Champs, Saint-Léger. 

Vézelay. — Asniéres, Asquins, Blannay, Brosses, Chamoux, Châtcl-Censoir , Do- 
mecy sur-Cure, Foissy- les- Vézelay, Fontenay prés Vézelay, Givry, Lichéres, 
Montiilot, Pierre-Perthuis, St. -More, St.-Pére, Tharoiseau, Vézelay, Youtenay. 

ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 

Aillant, — Aillant, Branches, Champvallon, Chassy, Fleury, Guerchy, Ladaz, Lu 
Yillotte, les Ormes , Merry la- Vallée, Neuilly, Poilly, Saint-Aubin-Château- 
Nenf, Saint-Martin -sur Ocre, Saint-Maurice-le-Yieil, Saint-Maurice- Tizonaille, 
Senan, Sommecaise^ Yillemer, Yilliers-Saint Benoît, Yilliers-sur-Tolon, Yolgrée 

^/én^au. — Bléneau , Champcevrais, Champ igoellee, Loaesmes, Rogoy, SainU 
Privé, Tannerre, Villeoeure-les Geoéts, 



63 

Brierum — Belle- Chaame, Bligny-en-Othe, Brienon, Busny en-Othe. Giailley, 

Champlost, Esnon. Mercy, Paroyen Olhe> Turny, Yénizy. 
CeiUiers^ — Arc-es, Bœiirs, C^rUiy^ Cerisiers, Goulours. Dillot, FoarDaudin, Vau« 

deurs, Tille-Chétive. ^ ,^ 

Chamy. — Chambeo^le, Charny, Chéne-Arnoult, GheTillon. Bicy, Fontenoaille« 
Grand-Champ, La Ferté-Loupiére. La Molbe-aux-Aalnais, Malicorne, Marchais- 
Béton . Ferreux, Pmnoy, ^"^ot-Denis-sur-OuaDne, Saint- Martin-sur-Ouannef 
ViUefranche. ^ 

Joigny. — Bassou, Béon. Bonnard, Brion, Cézy, Champlay, GhaniTres, Gharmoy 
Chichery , Epineau-les-Yoves, Joig^ny, Looze , Migennes, Paroy-sur-Tholon 
Saint- Aubio- sur-Yonne, Saint-Cydroine. Yillecien, YiHeyallier. 

Saint- Fargeau, — Fontaines, La vau, Mézilles, Ronchéres, Saint-Fargeaa , Saint- 
lUariin des-Cbamps. Sept-Fonds. 

Saini-Julien-HiU'Sault, — Cndot, La Celle Saint-Cyr , Précy, Saint- Julîen-da- 
Sault, Saint Loup- d'Ordon, Saint-Martin-d'Ordon , Saint-Romain-le-Preuz , 
Sépaux, Yeriin. 

Filleneuve-le-Boi. — Armeaa^ Bossy-le-Repoi, Chaomot» Dixmont, Les Bordes 
Piffonds« Rousson, Yilleneure -l^-Roi. 

*> 
aBBONDISSEMENT de fiXMS* 

C/i^oy. --Brannay, Chéroy, Courtoin, Dollot, Domats, Fouchêres, Jouy La 
Belliolle, Moniachep, Sainl-Valérîen, Savigny, Subligny,Vallery, Yernoy. Ville- 
bougis, Villegardin, Villeneuve-la-Dondagre. Vilieroy. 

Pont-sur-Yonne. — Champigny. CUaumont, Guy, Kvry, Gisy-les-Nobles, Lfxy^ 
Michery , Fonl-sur-loiiue,baini-Agnaii, Saini-Seroiiu, Vilieblevin, Viiiemanoche» 
Yillenavoiie, Villeneuve-la-Guyard, Villeperrol, Villethieny. 

Sens (nord). — i^ouuiue-la-Gaiiiarde, Maiiiol, Maiay-le-Roi, Maiay-le-Vicomte. 

i>ue, rassy, ttosoy, Saint Liement, sangny, Soucy, Sens, Vaumort, vcruti. 

Sens (sud). — Colîcmicrs , Cornant, Courlois, Egjriselles-le-llocage , Etigny, Gronr 
Marsangis, Nailly, Paron, Saint-Denis, Saint-Marlindu-Tertre. 

Scrginea,— Cox1^pig^ny, Courceaux. Gourion , Fleurigny , Grange 1e-Boca<re, La 
Chapelle-sur-Oreuse, Pailly, Piessis-Dumée, Plessis-Sainl Jean , Saint-Martin- 
inir-Oreuse. Saint- Maurice-aux-R\pbes- Hommes, Scrbonnes, Sergines, Sognes, 
Verlilly, Yilliers-Bonneux, Yinneuf. 

niUineuve V Archevêque. — Bagneaux, Chigy, Courgenay, Flacy, Foissy, Laîlly, 
La Po^lole, Les Sièges, Molinons, Pont-sur Yannes, Xheil, Xborigny, Yareilles, 
Villeneuve-r Archevêque, Yilliers-Louis^ Yoisines. 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE* 

iinc^te-Fmwc— Aisy, Ancy-le-Franc, Ancy-le-Serveux, Argentenay, Argenteuil, 

Chassignelles, Cry, Cusy, Fulvy, Juliy, Léziunes, Nuits, Passy. Perrigny, Ra- 

Tiéres, Sambonrg, Stigny, Yiliiers-les Hauts, Vireaux. 
Cruzy, — Artonnay, Baon, Gommissey, Cruzy, Gigny, Gland, Méitey, Pimelles, 

Quincerot. Rugny, Saint-Martin, Saint-Yinnemer, Sennevoi-le-Bi s, Senneyoi- 

)e-Haut, Tanlay, Thorey, Trichey, Yillon. 
Flogny — Bernouil , Beugnou , Butteaux , Carisey , Dié , Flogny , L»^ Chapelle 

Yieille-Forêt, Lasson. Neuvy Sauteur, Percey, Roffey, Sormery, Sou.\iainlraifc, 

Tronchoy, Yilliers-Yineux. 
Noyers. — Annay, Censy, Cbâtel-Gérard, Etivey, Fresnes, Grimault, Jouancy, 

Hôlay, Moulins, Nitry, Noyers, Passilly, Poilly, Sainte- Yertu, Sarry. 

Tonnerre, -^BérUf Gheney, Gollan, Dannemoine, Epineuil, Fley, Junay« Moloias^t 
Serrigny, Tissé, Tonnerre, Yezaones, Yezinnes, Yiviers, Yrouerre. 



64 



CONSEIL GÉNÉRAL DE L'YONNE (*). 



NOMS. 



QUALIFICATIONS 



RÉSIDENCES. 



CANTONS 
que représentent 
les Conseillers. 



ARRONDISSEMENT D'ÀDXERRB. 



Baron Martinbau j>bs Cbbsnbz 

G 0. * 
Lepère Charles 
Rathiee J. 

Lefournier dTauyillb 
Badin-d'Hurtebisb ^ 
dusadtoy ^ 
Rabé>^ 

Frémy g. 0. * 
Hermelin ' 
Baron du Hayblt H^ 
Rampont-Lbchin 
De Bonmaire 



Febyre (Pierre-Andoche)^ 
Bblgrand 0.^ 
Comte DE ViRiEu 
HouDAiLLE Acbille ^ 
Flandin ift 

Pr^cy *ftf 
Dcpont-Delportb 
Dcjrand-Desorheaux 
baron Brincart ^ 
Challe 0. i^ 

COUTCRAT *è 

Dhumbz 

Barry 

Bonne yille de Marsangy 0^ 



anc. s.-secr. d'Etat, 
avocat 

docteur-médecin 
propriéiai'e 
juge de paix 
fournis, desarmées 
juge de paix 
gouY.du Crédit fon. 
juge de paix 
propr. et maire 
propriétaire 
propriét. et maire 



Auxerre 

Auxerre 

Chablis 

Vincelles 

Mailly-Cbâteau 

Paris. 

Maligny 

Paris 

Saint- FlorPiit^'n 

auxBarreSfC.deSaîBpaits 

Paris 

Sainte-Pallaye 



arrondissement d'ayallon. 



maire 

ingénieur en chef 

propiiétaire 

maire 

C à la CI. de Paris 



Aval Ion 

Paris 

An doux 

Châieau de Railly 

Paris 



arrondissement de joigny. 



anc. not. et maire 

propriétaire 

propriétaire 

m. des lequétes au 

maire [Cons. d'Etat 

maire 

maire 

maire 

C. à la C. I. de Paris 



Cbassy 

Venoy 

Brienon 

Paris 

Auxerre 

Joigny 

Ronchères 

Précy 

Paris 



arrondissement de sens. 



Comte DE Bressieux ^ 
Le Comte aîné ^ 
Deligand ^ 
Ad. VuiTRY G. C. ^ 

FOACIER ^ 

Camille Douget G. ^ 



Martenot atnéijif 
Marquis db Tanlay C. ^ 
Textoris ^ 
Le Comte Eugène G. # 
Montre uiL 



propr et maire 
maire 

maire 

Min. pr. le Cons. d'Etat 

propriétaire 

directeur au min. de la 

m. de l'Ëmp. et des 

beaux-arts. 



Savigny 

Villeneuve-la-Guy. 

Sens 

Paris 

Serbonnes 

Paris 



Auxerre (ouest) 

Auxerre (est) 

Chablis 

Coulanges-la-Yin. 

CouIanges-s-Yon 

Courson 

Ligny 

Seignelay 

Saint-Florentin 

Saint-SauYeur 

Toucy 

Yermenton 



Avallon 
Guillon 

L'Isle-sur- Serein 
Quarré-l.-Tombes 
Vézelay 

Aillant-s.-Tholon 

Bléneau 

Brienon 

Cerisiers 

Charny 

Joigny 

Saint- Fargeau 

St-Julien.d- SauU 

Villen.- sur- Yonne 



Chéroy 

Pont -sur- Yonne 
Sens (sud) 
Sens (nord) 
Sergines 
VilIen-rArchev. 



arrondissement db tonnerre. 

propriétaire 

colonel d'état-major 

maire 

député 

maire 



Ancy-le-Franc 

Tanlay 

Cbeney 

Paris 

Tonnerre 



Ancy-le-Franc 

Cruzy 

Flogny 

Noyers 

Tonnerre 



{*) Les élections pour le renouvellement du tiers des membres du Conseil général ont eo 
lieu les 3 et 4 août 1867. 



6S 



CONSEILS D'ARRONDISSEMENT (*). 



NOMS 



QUALIFICATIONS. 



RÉSIDENCES. 



CANTONS 

qae représentent 
les Conseillers 



Flocard ^. 

Savatier-Laroche fils. 

Jacaiîillat. 

Baraout £ug. 

De Mangin. 

Prudent. 

Thérèse :j^. 

Espînas. 

Goniieau. 

Baudoin. 

Paqueau. 

Thorei. 

Coulorat-Royer. 

Bierge. 

Guillier Cb. 

Bidault. 

Delétang. 

Tripier. 

Pétitier-Chomaille. 

Coiteau-Montauré. 

Regnault ^. 

Moussu. 

Berrier. 

Moreau. 

Dnigé. 

Livollée. 

Levert. 

Givry. 

Cosle. 

Blanquet du Chayla. 

PoQssard. 

Esprit-Roch. 

Vacher. 

Cornisset Auguste. 

De Fontaine Louis. 

Cornisset-Lamotte. 

Pléau. 

Perrot. 

Lorne. 

Martenot (Auguste.) 

Bourçuignat. 

Roguier. 

Costel. 

Perrin. 

Dionnet. 

Langin. 

Marauis. 

Haray. 

(*) Les élections pour le 
ODteuliea les 3 et 4 août 

4 868. 



ARRONDISSBUBNT 

adjoint au maire, 
avocat, 
maire, 
maire. 

Sroprié taire, 
octeur-médecin. 
greftier. 
ancien notaire, 
notaire, 
propriétaire, 
maire, 
maire. 

ARRONDISSEMENT 

banquier. 

propriétaire. 

maire. 

juge d'instruction. 

notaire honoraire. 

propriét. et maire. 

maire. 

propriétaire et maire. 

juge de paix. 

ARRONDISSEMENT 

maire. 

maire. 

négociant. 

propriétaire. 

anc. juge de paix. 

propr. et maire. 

propriétaire. 

médecin. 

propriétaire. 

ARRONDISSEMENT 

anc. not.ire et maire. 

propriétaire. 

notaire honoraire. 

négoc, anc. maire. 

maire. 

juge de paix. 

pr. du tr. de com. 

notaire. 

maire. 

ARRONDISSEMENT 

maire. 

propr. et maire. 

propriétaire. 

juge de paix. 

juge de paix, 

notaire. 

docteur médecin. 

adjoint au maire. 

propr. et anc. maire 



d'auxerre. 

Auxerre. 

Auxerre. 

Chemilly-8-Serein 

Vincelottes 

Andryes. 

Courson. 

Ligny. 

St-Florentin. 

Thury. 

Héry. 

Auxerre. 

Vermenton. 

d'avallon. 

Avallon. 

Avallon. 

Sceaux. 

Avallon. 

Joux-la-Ville. 

Saint-Léger. 

Quarré. 

Chàtel-Censoir. 

Vézelay. 

DE JOIGNY. 

Senan. 

Si-Privé. 

Brienon. 

Arces. 

Cliarny. 

Cézy. 

St-Fargeau 



Auxerre (est). 

Auxerre (ouest). 

Chablis. 

Coul.-la-Vineuse. 

Coul.-sur-Yonne. 

Courson. 

Ligny. 

St.-Florentin. 

St.-Sauveur. 

Seignelay. 

Toucy. 

Vermenton. 

I Avallon. 
I Guillon. 
JL'Isle. 

j Quar.-l.-Tombes. 
jvézelay. 

Aillant. 

Bléneau. 
Brienon. 
Cerisiers 
Charny. 
! Joigny. 
St-Fargeau. 



Sl-JuTien-du-Sault St-Juiien" 
Villeneuve-s.-Y. Vilien.-sur- Yonne. 



DE SENS. 

Chéroy. 
Champigny. 
Pont-sur- Yonne. 
Sens. 

Fontaine-la-Cail. 
Sens. 
Sens 

Sergines. 
iLailly. 

DE TONNERRE. 

Ancy-le-Franc. 

ArgenteuiL. 

Tanlay. 

Ancy-ie-Franc. 

Flogny. 

Neuvy-Sautour. 

Noyers. 

Tonnerre. 



I Chéroy. 

I Pont-sur- Yonne. 

} Sens (nord). 

I Sens (sud). 

I Sergines. 

I Villen.-rArchev. 

\ Ancy-le-Franc. 
I Cruzy. 

l Flogny. 

I Noyers. 
I Tonnerre. 



Tonnerre. 
^rMouvellement de la moitié des membres des Conseil» d'arrondissemea* 



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- \ ICCINE. 

.'\< oulifdu 18 décembre 1848. 
.> «i.'oil de ces conseils. 



^ ^ a \MIKE. 

^, pharmacien, à Anxerre. 

.V uu'tl. \éler., îd. 

. .iurU'b., j. de p. Coul.-s-Yon. 
. .iiu t. -médecin, Ouanne. 
nnron,M\K »L Saiut-Florenlin. 

(l (). ^^ ,mui UiH'iiiu, cons. gen., Toucy. 

lu I n 1 1 i; 

li-roi ,- 
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Gniard, à Gy-1'Evêque. 
DeJonchère, à Héry. 
A'avères, à Irancy. 
Tassio, à Leugny. 
Yesperini , à Mailly-la-Ville. 
fieroardin^ à Oiiaane. 
Marquel, a Pari y. 
Hélie, a Saiut-Florentin. 
Pommier, à St-Sauveur. 
N., à Vermenlon. 

ARRONDISSEH. d'AYALLON. 

Bert,àAYa11on. 
Petit, à Châlel-Censoir. 
Leriche, à Cussy. 
Pruneau, à Llsle. 



67 

Guî^ot, à Pizy. 
Collin, à Rouvray p. Quarré 
Jacob, à Sermizelles. 
Seureau, à Vézelay. 

ABRONDISSBH. DE JOIGIIT. 

Courtois, à Joigay. 
Laurence, à Aillant. 
Pouillot, à Brienun. 
Darnay, à Ch^ille^r. 
Desleau, à Champignelles. 
Roy, à Laferté-Loupière. 
Larcher, à Mézilles. 
Bazot, à St-Julien-du-Sault. 
Beuiard, à Villerranche. 
Trouvé, à Vilieneuve-8.-Y. 



ARRONDISSBMBlfT DB ULWt. 

Fillernin, à Sens. 
Roche, à Pontrsur^ Yonne. 
Claiose, à St-Valérien 
Leberton^ à Sereines. 
Colomb, a Thorigny. 
De ville, à Villen.-rArcher. 

ARRONDISS. DB TONNERRB. 

Marquis, à Tonnerre. 
Royer, à Ancy-le-Franc. 
Boubel, à Etivey 
N., p. le canton de Flogny. 
Léiaié, à Noyers. 
Thierry, à Ravières. 
N., à Tanlay. 



Gagniard, médecin de la contre-visite des enfants assistés, à Ayallon. 

COMITÉS DE PATRONAGE DES ENFANTS ASSISTÉS. 

Par arrêté de M. le préfet de l'Yonne, en date du 22 octobre 1862, des comités 
de patronage ont été in titués en faxeur des enfants assi tés, 

Ces comités se composent : dans les rommunes chefs-lieux de canton, 1* dn 
maire, président; 2» du curé; 3" du juge de paix. 

Et, dans les communes rurales : <• du maire, président ; 2" du curé ou desser- 
rant; 3" de Tinstituteur ou de l'institutrice. Font partie, de droit, des comités, les 
médecins chargés dans la commune du service des Enfants assisté^. Le comité 
enire de plein droit en fonctions des qu'il existe dans la commune un élève de 
i'iiospice ou un enfant secouru temporairement. Sa mi -sion est d'exercer une sur- 
Tfillanre constante sur les mères, nourricier* ou patrons, ainsi gue ur les en- 
UjàUj de donner aux un et aux autres des conseils et des avertissements, et de 
liorter à la connaissance de l'autorité supérieure tout ce qui importe au bien-être 

lûois ou 

fassage 

(lemaDde motivée d'un de ses membres. H'pourra's'adjoindre des damas patronesses, 

qoi seront chargées notamment de visiter les nourrices, de les surveiller et de 

s'assurer qu'elles accordent à l'enfant tous les soins nécessaires. 




68 



TABI.EAIJ PAR ORDRE: AliPHABETIQUE 

DES 483 COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE L'YONNE 

Avec le chiffre de la super firie, celui du revenu foncier, les distances judiciaires ^ le 
nom du canton et du bureau de poste auxquels chaque commune appartient. 

Ce tableau est conforme, quant aux di tances, à celui dressé par le Préfet de 
l'Yonne, le 6 septembre 186 , en exécution de l'art. 93 du réglementdu 18 juin 1818. 
(Nota. — Les distances judiciaires sont exprimées en kilomètres ) 



COMMUNES. 



«3 




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4) 
B «i _ . 

g: •« es rg 

en « „"» 

C3 n es 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTANCE 

d6 la commune 

au I k I au 
cant.lrarr. ch. I. 



Accolay 

Aigremont 

Aillant 

Aisy 

Ancy-le-Franc 

Ancy-le-Libre 

Andries 

Angely 

Anna>-la-Cft1e 

Annay-s-Serein 

Annéot 

Annoux 

Anslrudes 

Appoigny 

Arces 

Arcy-sur-Cure 

Argenlcnay 

Argenteuil 

Anneau 

Arlhonay 

Asnièreà 

Asquins 

Athie 

Augy 

Auxerre 

A^allon 

AvroUes 

Bagneaux 

Bjon 

Bassou 

Bazarnes 

Beaumont 

Beauvilliers 

Beauvoir 

Beine 

Bellechaume 

Béon 

Bernouil 

Béru 

Bessy 

Beugnon 

Blacy 

Blannay 

Bleigny-le-Carrean 

Bléneau 



927 


21981 


681 


4607 


1820 


31515 


1797 


37565 


1471 


58760 


2165 


31363 


2979 


28581 


799 


21939 


1292 


37490 


27(^0 


24895 


2612 


18136 


613 


8653 


2678 


31688 


2208 


83251 


2351 


18939 


2632 


1 *" 


2507 


15576 


046 


67191 


3017 


16265 


1223 


15302 


3795 


20308 


1351 


241S3 


2490 


10312 


505 


15898 


503 


534781 


4675 


107033 


2695 


76501 


1623 


22029 


1857 


7160 


409 


11169 


939 


25509 


1654 


15156 


621 


6775 


672 


10514 


517 


17207 


2'i52 


32010 


2540 


21141 


1456 


4512 


516 


5135 


053 


13S92 


1770 


1670 


790 


7C33 


726 


7098 


3029 


12667 


1943 


50570 



Vermcnton 
Chablis 
Aillant 
Ancy-le-Franc 

Id. 

Id. 
Coul.-sur.-Y. 
L'Isle-sur-le-S. 
Avallon 
Noyers 
Avallon 
L'Isle-sur-le-S. 
Guillon 
Auxerre " 
>risiers 
Vermenton 
Ancy-le-Franc 

Id. 
W«.-sur-Yonne 
CruzY 
Vezelay 

Id.' 
L'Isle-sur-le-S. 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
St-Florenlin 
W.-i'Archev. 
Cruzy 
Joigny 
Vermenton 
Seignelay 
Quarré 
Toucy 
Chablis 
Brienon 
.loigny 
Flogny 
Tonnerre 
Vermenton 
Flogny 

L'Isle-sur-le-S. 
Vezelay 
Ligny 
Bléneau 



Vermenton 

Chablis 

Aillant 

Nuits 

Ancy-le-Franc 

Lezinnes. 

Coul.-sur-Y. 

L'Isle 

Avallon 

Noyers 

Avallon 

L'Isle 

Guillon 

Appoigny 

Arces 

Arcy-sur-Cure 

Lézinnes. 

Nncy-le-Franc 

W*^-sur- Yonne. 

Cruzy 

Vezelay 

Id. 
Lisle 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
St-Florentin 
W.-l'Archev. 
Tanlay 
Bas'^ou 
Cravan 
Seignelay 
Quarré 
J'ourrain 
Chablis 
Brienon 
Cézy 
Flogny 
Tonnerre 
Arcy-sur-Cure 
Neuvy 
L'I le 
Avallon 
Ligny 
Bléneau 



2 


23 


14 


30 


> 


13 


16 


34 


» 


18 


6 


14 


4 


37 


3 


12 


6 


6 


5 


16 


4 


4 


6 


21 


14 


27 


10 


10 


10 


30 


7 


32 


8 


13 


6 


16 


5 


11 


10 


25 


10 


25 


2 


16 


6 


9 


6 


6 


» 


» 


» 


* 


4 


29 


3 


27 


8 


13 


12 


12 


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35 
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59 
10 
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15904 




1870 


33975 




678 


16602 




232 


4202 




1554 


19481 



TANTONS. 



BUREAUX 

de 

POSTE 



DISTANCE 

de la commune 

aa i' )i I au 



• Cl li Icrs 
* iTiiicnlon 

;vS:-Fli»reiilin 

î \ill.<nt 
iCht'roy 
liricnon 

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Quarré-l.-T. 

Brieaon 

NV .-sur- Yonne. 

Flogny 

Id. 
Noyers 
Cerisiers 
Cerisiers 
Joigny 
rhablis 
Brienon 
Vézelay 
Charny 
Biéneau 

Id. 
Ponl-sur-Y. 
Joigny 
Brii non 
Auierre 
Aillant 
Jiiiguy 
Au. verre 
Coui.-]a-Vin. 
Joigny 
Charny 
Ancy-le-Franc 
Aillant 
Quarré 
Courson 
Vézelay 
Noyers 
Pont-s. -Yonne 
Vi/ .-s.-Yonne 
Seignelay 
Chablis 
Charny 
Tonnerre 
Seignelay 
Çhéroy 
St-Florenlin 
Auxerre 
Charny 
Chablis 
Joigny 
Seignelay 
W.-l'Arcnev. 



Brienon 

Arces 

•\rcy-s.-Cure 
Bassuu 
Sl.-Fh.rpulin 
Fie ury- Vallée 
Ponl-s.-Vonne 
Brienon 
Laroche 
Vézelay 

Cussy-I .-Forges 
Laruche 
W.-s.-Youne 
Flogny 
Flogny 
Noyers 
Arces. 
Cerisiers. 
Cézy 
Chablis 
Chaillcy 
Vézelay 
Charny 
Biéneau 
Chainpignelles 
W.-li-Cuyard 
Bassou 
Brienon 
Coulang.-l.-V. 
Joigny 
Id. 
Auxtrre 
Courson 
Bas^iou 
Charny 
Ancy-le-Franc 
Aillant 
Chastellux 
Courson 
Ch.-Censoir 
Noyers 
W.-la-Guyard 
W.-s. -Yonne 
Seignelay 
Chablis 
Charny 
Tonnerre 
Laroche 
Chéroy 
SlFlorenlin 
Auxerre 
Charny 
Chablis 
Bâssou 
Brienon 
W.-J'Archev. 



3 
27 
17 
13 

8 
11 
10 

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7 
12 
10 
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4 
4 
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43 
35 

13 



27 

46 
35 
16 



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15 


15 


73 


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23 


7 


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31 


17 


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11 


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22 


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28 


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46 


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7 


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30 


10 


10 


7 


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10 


10 


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15 


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13 


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28 


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21 


79 


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51 


12 


12 


28 


28 


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7 


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19 


19 


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27 


27 


8 


8 


19 


40 


24 


24 


15 


14 


18 


18 


17 


51 



68 



TJUÊlAËJkJD PAR ORDRE AliPHAR^ïTIQinB 

DES 483 COMMUNES DU DÉI'ARTEMENT DE LTONNE 

Avec le chiffre de la mnerficie, celui du renenu foncier, les distaneet judiciaires ^ le 
nom du canton et au bureau de poste auxquels chaque commune appartient. 

Ce tableau est conforme, quant aux di tances, à celui dressé par le Préfet de 
l'Yonne, le 6 septembre l«6 , en exécution de l'art. 93 du régle'nentdu 18 juin <8I8. 
vNoTA. — Les distances judiciaires sont exprimées en kilomètres ) 



COMMUNES. 



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B <A k> fl 

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CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTANCE 

dé lacommin- 

an I îi 
eant. iFarr. ' 



Accolay 

Aigremont 

Aillant 

Aisy 

Ancy-le-Franc 

Ancy-le-Libre 

Andries 

Angely 

Annay-la-CAte 

Annay-s-Serein 

Annéot 

Annoux 

Anslrudes 

Appoigny 

Arces 

Arcy-sur-Cure 

Argenlenay 

Argenteuil 

Armeau 

Arlhonay 

Asnières 

Asquins 

Alhie 

Aiigy 

Auxcrre 

A\allon 

AvroUes 

Bagneaux 

Baon 

Bassou 

Bazarnes 

Beaumont 

Beauvilliers 

Beauvoir 

Beine 

Bellechaume 

Béon 

Bcrnouil 

Béru 

Bessy 

Beugnon 

Blacy 

Blannay 

Bleigny-le-Carreau 

Bléneau 



927 


21981 


681 


4607 


1820 


31515 


1797 


37565 


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58760 


2165 


31363 


2979 


28581 


799 


21939 


1292 


37490 


2700 


24895 


2612 


18136 


613 


8653 


2678 


31688 


2208 


83251 


2351 


18939 


2632 


t>v»<'> 15 


2507 


15576 


046 


67191 


3017 


16265 


1223 


15302 


3795 


20308 


1351 


24183 


2490 


10312 


505 


15898 


503 


53^81 


4675 


107033 


2695 


76501 


1623 


22029 


1857 


7160 


409 


11169 


939 


25509 


1654 


15156 


621 


6775 


672 


10514 


517 


17267 


2'i52 


32010 


2540 


21141 


1456 


4512 


516 


5135 


053 


13S92 


1770 


1670 


790 


7033 


726 


7098 


3029 


12667 


1943 


50570 



Vermcnton 
Chablis 
Aillant 
Ancy-le-Franc 

Id. 

Id. 
Coul.-sur.-Y. 
L'Isle-sur-le-S. 
Ayallon 
Noyers 
Avallon 

L'Isle-sur-ie-S. 

Guillon 

Auxerre * 

"erisiers 

Vermenton 

Ancy-le-Franc 

Id. 
W«. -sur- Yonne 
Cruzy 
Vezefay 

Id.' 
L'Isle-sur-le-S. 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
Sl-Florentin 
W«.-l'Arcliev. 
Cruzy 
Joigny 
Vermenton 
SeigneliiN 
Quarré 
Toucy 
Chahî's 
RrieiK- 
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Floi. 
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Liv 
Bli- 



Vermenton 

Chahlis 

Aillant 

Nuits 

Ancy-le-Franc 

Lezinnes. 

Coul.-sur-Y. 

L'isle 

Avallon 

Nojers 

Avallon 

L'isle 

(lUillon 

Appoigny 

Arces 

Arc y-su r-( 

Lézînnc-. 

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COMMUNES. 






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CANTONS. 



BUREAUX 

de 

POSTE. 



DISTANCE 

de la commune 



Lalande 

La Mothe aux-Aul. 

La Postule 

Lasson 

Lavau 

La Villotte 

Les Bordes 

Les Ormes 

Les Sièges 

Leugny 

Levis 

Lézinnes 

hichères p. Aigr. 

Licheres p. Ch-C 

Lignorelles 

Ligny 

Lindry 

L'Isle-sur-le-Serein 

Lixy 

Looze 

Louesme 

Lucy-le-Bois 

Lucy- sur-Cure 

Lucy-sur-Yonnc 

Magny 

Maillot 

Maillv-la-Ville 

Mailly-le-Chàleau 

Màlay-le-Grand 

Màlay-le-Petit 

Malicorne 

Mali^n^ 

M;.rchais-Belon 

Marmeaux 

Marsangis 

Massangis 

Melisey 

Menades 

Mercy 

Méré 

Merry-la-Vallée 

Mcrry-Sec 

Mérv-sur-Yonne 

Mézilles 

Michery 

Migé 

Migennes 

Milly 

Môlay 

Molesmes 

Molmons 

Molosmes 

Monéteau 

Montacher 

Montigny 

Montillot 



1013 


16750 


1137 


2967 


1160 


14233 


707 


13^06 


5506 


45365 


1217 


11075 


1868 


17567 


855 


8083 


2360 


29070 


1334 


30178 


1209 


15814 


1596 


40599 


1635 


14811 


1431 


20895 


1155 


14435 


2714 


52'i33 


1522 


15152 


400 


9401 


1221 


21355 


636 


19889 


1037 


11002 


1884 


38817 


521 


10731 


819 


13525 


3075 


51833 


616 


115.9 


2378 


31060 


3717 


22086 


2181 


13410 


1101 


31439 


1592 


11163 


2228 


38136 


1123 


8755 


1076 


14918 


1468 


32699 


2708 


35032 


2217 


14585 


571 


119116 


266 


9188 


1186 


84805 


1832 


18696 


1419 


17290 


2363 


16S35 


5245 


53594 


1705 


53003 


1462 


23789 


1656 


31852 


549 


11813 


1200 


13896 


950 


5638 


1191 


27316 


2451 


19594 


1130 


33140 


1847 


33090 


1619 


21446 


2245 


26358 



Toucy 

Charny 

>\.-rArchev. 

Flognv 

Saint-Fargeau 

Aillant 

W.. sur-Yonne 

Aillant 

^^'.-l'Archev. 

Toucy 

Toucy 

Ancy-le-Franc 

Chablis 

Vézelay 

Ligny 

Id. 
Toucy 

L'Isle-s.-le-S. 
Pont-s.-Yonne. 
Joign 
Bléueau 
Avallon 
Vermenton 
Coulanges-s.-Y . 
Avallon 
Sens 

Vermenton 
Coulanges-s.-Y. 
Sens 

Id. 
Charny 

Ligny 

Charny 

Guillon 

Sens 

L'Iàle-s.-le-Ser. 

Cruzy 

Avallon 

Brienon 

Ligny 

Aillant 

Courson 

Coulanges-s-Y. 

Saint-Fargeau 

Pont-s.-Yonne 

Coulanges-la-V. 

Joigny 

Chablis 

Noyers 

Courson 

W.-l'Archev. 

Tonnerre 

Auxerre 

Chéroy 

Ligny 

Vézelay 



Toucy 

Charnv 

Thorigny 

Neuvy 

Sl-Fargeau 

Villiers-St-B. 

W. -sur-Yonne 

Aillant 

W.-l'Archev. 

Toucy • 

Toucy 

Lézinnes. 

Chablis 

Châlel-Censoir 

Ligny 

Id. 
Pourrain 
L'Isle 

Pont-s.-Youne 
Joign V 
Villiefs-St-B. 
Lucy-le-Bois 
Vermenton 
Coulanges-s-Y. 
Avallon 
Sens 

Arcy-sur-Cure 
Coulanges-s-Y. 
Sens 

Id. 
Charny 
Ligny 
Charny 
Guillon 
Egriselles-le-B. 
L'Isle 
Tanlay 
Vézelay 
Brienon 
Lieny 
Aillant 
Courson 
Coulanges-s.-Y. 
Mézilles 
Pont 

Coulanges-la-V. 
Laroche 
Chablis 
Noyers 
Courson 
W.-lArchev. 
Tonnerre 
Auxerre 
Chéroy 
Ligny 
Vézelay 



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à 


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cant. 


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13 


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6 


6 


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20 


36 


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8 


8 


43 


4 


28 


28 


4 


57 


37 


8 


8 


56 


4 


4 


57 


12 


27 


27 


12 


27 


27 


6 


6 


51 


8 


8 


55 


8 


57 


42 


4 


20 


20 


9 


42 


47 


11 


19 


61 


12 


12 


52 


6 


21 


48 


16 


14 


46 


11 


11 


55 


4 


21 


27 


6 


26 


26 


11 


24 


22 


5 


18 


18 


10 


32 


32 


10 


39 


34 


4 


14 


72 


7 


16 


16 


11 


11 


22 


3 


18 


18 


7 


16 


36 


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26 


2 


22 


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6 


6 


41 


6 


6 


6 


4 


21 


78 


8 


12 


12 


7 


18 


38 



73 



COMMUNES. 



5« 



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a w ^ S 

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4> 



CA 



§-23 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DI8TANCB 

de la commune 



aa I k 

cant. l'arr. 



Montréal 

Mont-Saint-Sulp. 

Mouffy 

Moulins, p. Noy. 

Moul i n s-s. -Ouanne 

Moutiers 

Nailly 

Neiiilly 

Neuvy 

Nilry 

Noé 

Noyers 

Nuits 

Ormoy 

Ouaane 

pacy-sur-Arm. 

Pailly 

Pari y 

paron 

Paroy-en-Olhe 

ParoY-sur-Tholon 

Pasilly 

Passy 

Percey 

Perreuse 

Perreux 

Perrigny 

Perrigny-s.-Arm. 

Pierre- Perlhuis 

Pilfonds 

Pimelles 

Pizy 

Plessis-du-Mée 

Plessis-Saint-Jean 

Poilly 

Poilly-s.-le-Serein 

Poinchy 

Ponlaubert 

Pontigny 

Pont-hur-Vanne 

Pont-sur-Yonne 

Pourrain 

Précy 

Précy-Ie-Sec 

Prégiiber 

Préhy 

Provency 

Prunoy 

Quarre-les-Tomb. 

Quenne 

Quincerot 

Ravières 

Rebourceaux 

Rofifey 

RognvetSt-Ëusoge 

Roijcnèires 



742 

1962 

489 

1513 

109i 

3142 

2173 

1339 

1906 

>3470 

854 

1566 

198 

1332 

2916 

1335 

1489 

2077 

1050 

532 

421 

999 

574 

957 

574 

2657 

1265 

1581 

734 

2456 

991 

1208 

777 

1103 

1256 

2128 

506 

391 

1192 

1047 

1389 

2585 

2116 

1674 

680 

1418 

1188 

2489 

4605 

872 

991 

2185 

479 

854 

5258 

1136 



30687 
51585 
14539 
10216 
15151 
29394 
32405 
38905 
47308 
34424 

8580 
34443 
3fiO03 
26342 
37737 
31219 
25297 
28591 
17854 
11914 
12510 

6007 

9308 
19243 

5544 
19461 
42453 
28836 

7853 
39187 
11251 
31873 
16459 
20672 
32983 
18953 
11663 
11907 
22457 
18640 
59281 
34256 
13484 
41113 
13179 

7703 
27353 
42U60 
37524 
14592 

6813 
59699 
13691 
12293 
25290 

7321 



Gui lion 

Seignelay 

Courson 

Noyers 

Toucy 

Saint-Sauveur 

Sens 

Aillant 

Flogny 

Noyers 

Sens 

Noyers 

Ancy-le-Franc 

Seignelay 

Courson 

Ancy-Ie-Franc 

Sergines 

Toucy 

Sens 

Brienon 

Joigny 

Noyers 

Sens 

Flogny 

Sl-Sauveur 

Charny 

Auxerre 

Ancy-le-Franc 

Vézelay 

W .-s. -Yonne 

Cruzy 

Guillon 

Sergines 

1(1. 
Aillant 
Noyers 
Chablis 
Avallon 
Ligriy 

\V.-1 Archev. 
Pont-s.-Yonne 
Toucy 
Saint-Julien 
L'Isle-s.-le-Ser. 
Verraenlon 
Chablis 
L'Isle-s.-le-Ser. 
Charny 
Quarre 
Auxerre 
Cruzy 

Ancy-le-Franc 
St-Florentin 
Flogny 
Bléneau 
Saiut-Fargeau 



Guillon 

Brienon 

Courson 

Noyers 

Toucy 

Saint-Sauveur 

Sens 

Bassou 

Neuvy 

Noyers 

Theil 

Noyers 

Nuits 

Brienon 

Courson 

L'éz innés 

Sergines 

Toucy 

Sens 

Brienon 

Joigny 

Noyers 

W. -sur- Yonne 

Flogny 

Saint-Sauveur 

Charny 

Auxerre 

Nuits 

Vezelay 

Villen.-sur-Y. 

Cruzy 

Guillon 

Sergines 

Aillant 

Chablis 

Chablis 

Avallon 

Ligny 

Theil 

Pont 

Pourrain 

Sépeaux 

Lucy-le-Bois 

Vermenton 

Chablis 

Llsle-sur-le-Ser, 

Charny 

Quarre 

Auxerre 

Cruzy 

Nuits 

St-Florenlin 

Flogny 

Rogny 

Saint-Fargeau 



7 


12 


7 


21 


5 


19 


6 


19 


4 


26 


2 


41 


7 


7 


9 


10 


13 


28 


11 


23 


11 


11 


B 


20 


a 


27 


7 


19 


11 


24 


6 


14 


6 


19 


6 


19 


4 


4 


7 


24 


4, 


4 


7 


27 


12 


12 


4 


19 


10 


43 


6 


31 


4 


4 


13 


32 





14 


12 


29 


4 


15 


7 


23 


9 


23 


5 


17 


6 


17 


14 


14 


2 


17 


4 


4 


4 


19 


12 


13 


9 


12 


10 


14 


13 


13 


17 


16 


7 


23 


7 


20 


7 


8 


4 


23 


« 


18 


7 


7 


10 


28 


10 


2 


8 


24 


7 


8 


8 


53 


5 


47 



aa 
eh-l 



59 
21 
19 
44 
26 
41 
65 
21 
35 
30 
54 
38 
58 
19 
24 



74 
19 
61 
29 
61 
43 
49 
33 
43 
58 
14 
67 
55 
56 
50 
64 
70 
18 
17 
30 
17 
49 
19 
54 
69 
14 
40 

6 

23 
20 
47 
44 
70 

7 

59 
59 
24 
35 
64 



74 







29^ 






DISTANCE 




«g 


=3 "33 .2 -2 

B ca fc. 1» 




BUREAUX 


de la commune 


COMMUNES. 


1-S 




CANTONS. 


de 






&a 






POSTE. 


au k au 




5^ 


es n cv 






cari t. Tarr. eh-1. 


Rousson 


56i 


76655 


W.-sur-Yonne 


Villeii.-sur-Y. 


3 


20 


47 


Rouvray 


759 


13552 


Ligny 


Ligny 


8 


17 


17 


Rozoy 


594 


8285 


Sens 


Sens 


6 


6 


51 


Rugny 


1389 


11552 


Cruzy 


Cruzy 


8 


17 


52 


Sacy 


211 \ 


29175 


Vermenton 


Vermenton 


9 


33 


33 


Sainpuits 


22S3 


17771 


Saint-Sauveur 


Enlrams (Nièv) 


1.3 


43 


43 


Saint-Agnan 


1344 


25014 


Poni-s.-Yonne 


W.-la-Guyard 


15 


27 


79 


Saint-André 


1434 


43183 


Guiilon 


Cussy-lcb-F. 


5 


13 


60 


St-Aubin-Ch.-Neuf 


2490 


25909 


Aillant 


Aillant 


8 


21 


23 


St-Aubin-s.-Yonne 


887 


27203 


Joigny 


Cézy 


5 


5 


38 


Saint-Brancher 


2202 


13272 


Quarré 


Cussy-les-F. 


6 


15 


67 


Saint-Bris 


3124 


107145 


Auxerre 


Saint-Bris 


9 


9 


9 


Saint-Clément 


847 


18174 


Sens 


Sens 


2 


2 


60 


Saint-Cydroine 


895 


32215 


Joigny 


Laroche 


6 


6 


25 


St-Cyr-les-Colons 


3459 


37228 


Chablis 


Chablis 


10 


18 


18 


St-Denisp. Sens 


674 


13021 


Sens 


Sens 


4 


4 


61 


St-Denis-s-Ouanne 


1021 


7421 


Charny 


Charny 
Saint-i'argeau 


8 


29 


38 


Saint-Fargeau 


5080 


58208 


Sl-Fargeau 


• 


49 


44 


Saint-Florentin 


1102 


89043 


St-Florentin 


Saint -Florentin 


N 


31 


31 


Saint-Georges 


960 


35603 


Auxerre 


Auxerre 


5 


5 


5 


St-Germain-d.-Ch. 


3592 


39327 


Quarré 


Chastellux 


8 


11 


38 


St-Julien-du-Saull 


23H1 


84489 


Saint-Julien 


Saint-Julien 


n 


10 


37 


Saint-Léger 
St-Loup-d'Ordon 


3381 


33528 


Quarré 


Quarré 


4 


23 


75 


1767 


83539 


Saint-Julien 


Saint-Julien 


11 


21 


48 


St-Martin-des-Ch. 


3422 


83'<38 


Sainl-Fargeau 


Saint-Fargeau 


3 


53 


47 


Sl-Martin-d'Ordon 


1017 


17892 


Saint-Julien 


Saint- Julien 


10 


20 


47 


St-Marlin-du-Tert. 


692 


9561 


Sens 


Sens 


3 


3 


61 


St-Marlin-s.-Arm. 


1412 


25749 


^ruzy 


Tanlay 


15 


9 


44 


St-Martin-s.-Ocre 


458 


6205 


Alliant 


Aillant 


8 


21 


20 


StrMarlin-s Oreuse 


1591 


19320 


Sergines 


Thorigny 


12 


12 


68 


Sl-Martin-s.-Ouan. 


1536 


10171 


Charny 


Charny 


5 


30 


40 


St-Maurice-a.R.-H . 


3317 


33546 


Sergines 


Thorigny 


24 


26 


er 


St-Maurice-le-Vicl 


493 


9894 


Aillant 


Aillant 


7 


20 


18 


St-Maurice-Thiz. 


195 


4785 


Aillant 


Id. 


5 


18 


18 


Saint-Moré 


1198 


14999 


Vézelay 


Arcy 


15 


17 


35 


Saint-Père 


1560 


20990 


Id. 


Vézelay 


2 


13 


51 


Saint-Privé 


4141 


35935 


Bléneau 


Bl neau 


5 


56 


51 


St-Romain-le-Pr. 


1G36 


16276 


Saint-Julien 


Se peaux 


18 


13 


35 


Saint-Sauveur 


3087 


41035 


Saint-Sauveur 


Saml Sauveur 


» 


39 


39 


Saint-Serotin 


1326 


s 


Pont-sur- Yonne 


Pont-sur- Yonne 


6 


18 


75 


Saint-Valérien 


2232 


47131 


Chéroy 


Saint-Valérien 


8 


15 


62 


Scint-Vinnemer 


1262 


25156 


Cruzy 


Tanlay 


14 


10 


4/ 


Ste-Colombe 


1848 


41389 


L'Isle-sur-le-S. 


L'Isle-snr-le-S. 


5 


11 


50 


Ste-Colombe-s.-L. 


1476 


16879 


Saint-Sauveur 


Saint-Sauveur 


6 


41 


41 


Ste-Magnance 


1937 


24-30 


Quarré 


Cussy-les-F. 


13 


14 


62 


Sainte-Pallaye 


407 


11^79 


Vermenton 


Vermenton - 


6 


23 


23 


Sainte-Vertu 


1435 


16192 .Noyers 


Noyers 


11 


14 


34 


Saints 


2771 


33692 


Saint-Sauveur 


Saint-Sauveur 


5 


35 


35 


Saligny 
Sambourg 


999 


15037 


Sens 


Sens 


6 


6 


64 


1244 


16351 


Ancyle-Franc 


Léz innés 


12 


15 


43 


Sanligny 


935 


21150 


Guiilon 


Guiilon 


9 


20 62 


Sarry 


2564 


10047 


Noyers 


Nc.yers 


7 


27 45 


Sauvigny-le-Bcur. 


483 


15672 


Guiilon 


Cussy-les-F. 


4 


17 65 


Sauvigny-ie-Bois 


1534 


26823 


Avallon 


Avallon 


4 


4 - 


50 


Savigny 


1644 


23628 


Chéroy 


Egriselles-le-B. 


n 


22 


59 


Savigny-en-T,-Pl. 


869 


35691 


Guiilon 


Cussy-les-F. 


2 


15 


63 



75 







a 

o u ^ 






DISTANCE 






aSiC S* 




BUREAUX 


de la commune 


COMMUNES. 


CiXi 


> h 2 * 

jm\ A^ a ^ 


CANTONS. 


de 






1 = 


«•«fi 




POSTB. 


an il an 




3 S 


§■2 3 






cant. l'arr. ch-J. 


Sceaux 


1323 


36992 


Guillon 


Guillon 


8 


11 


57 


Seignelay 


13'<6 


45189 


Seignelay 


Seignelay 


» 


13 


13 


Semeolron 


1169 


11616 


Coursoa 


Courson 


14 


26 


26 


Senaa 


175i 


31490 


Villant 


Senan 


5 


8 


25 


SenncToy-Ie-Bas 


869 


18790 


Cruzy 


Cruzy 


9 


28 


63 


Sennevoy-le-Haul 


884 


14835 


Id. 


Id. 


10 


27 


62 


Sens 


2166 


287774 


Sens 


Sens 


» 


> 


57 


Sépeaux 


1991 


40714 


Saint-Julieo 


Sépaux 


16 


15 


36 


Septfonds 


1801 


8413 


Saint-Fargeau 


Samt'Fargeau 


7 


46 


40 


Serbonnes 


993 


26504 


Sereines 


Ser bonnes 


5 


16 


74 


Sergines 


1896 


53786 


Sergines 
Availon 


M 


19 


76 


Sermizelles 


701 


9466 


Availon 


11 


11 


4f 


Serrigny 


750 


7591 


Tonnerre 


Tonnerrfe 


7 


7 


29 


Sery 


425 


4869 


Vermenton 


Arcy-sur-Cure 


10 


26 


26 


Sognes 


10'^3 


5648 


Sergines 


Thorigny 


15 


24 


77 


Sommecaise 


1552 


18109 


Aillant 


Aillant 


11 


21 


31 


Sormery 


3160 


45328 


Flogny 


Neuvy-Sautour 


15 


35 


43 


Soucy 
Sougeres 


2162 


31976 


Sens 


Sens 


7 


7 


63 


2650 


14318 


gaint-Sauveur 


Saint-Sauveur 


13 


36 


36 


Soumaintrain 


1061 


23633 


Flogny 


Neuvy 
Ancy-le-Franc 


13 


28 


38 


Sligny 


1786 


411*20 


Ancy-le-Franc 


6 


21 


59 


Subligny 


18-2 


9()83 


Chéroy 


Sens 


15 


8 


58 


Taingy 


2081 


22166 


Courson 


Courson 


8 


28 


28 


Talcy 


688 


9541 


L'Isle-sur-le-S. 


Llsle-sur-le-S. 


6 


17 


5» 


Tanlay 


1-298 


38830 


Cruzy 


Tanlay 


12 


9 


44 


Tannerre 


2893 


27822 


Bléneau 


Mézilles 


16 


38 


38 


Tharoiseau 


:m 


6321 


Vézclay 


Vézelay 


7 


10 


55 


Tharot 


235 


8630 


Availon 


Availon 


6 


6 


46 


Theil 


1155 


19897 


W.-1'Archev. 


Thcil 


14 


12 


51 


Thizy 


554 


12176 


Guillon 


L'Me-s- Serein. 


8 


17 


57 


Thorey 


693 


8319 


Cruzy 


Cruzv 


10 


16 


51 


Thorigny 


1795 


18375 


W.-l'Archev. 


Thorigny 


16 


15 


63 


Thury 


2322 


19280 


Saint-Sauveur 


Saint-Sauveur 


8 


35 


35 


Tissé 


596 


6756 


Tonnerre 


Tonnerre 


7 


7 


30 


Tonnerre 


5827 


165112 


Id. 


Id. 


R 


» 


35 


Toucy 


3186 


52276 


Toucy 


Toucy 


» 


24 


24 


Treigny 


46% 


54089 


Saint-Sauveur 


Treigny 


9 


45 


45 


Trévilly 


688 


27477 


Guillon 


Guillon 


4 


14 


61 


Tricbey 


661 


10125 


Cruzy 


Cruzy 


9 


20 


55 


Tronchoy 


649 


13516 


Hogn y 


Tonnerre 


7 


8 


43 


Trucy-sur-Yonne 


830 


11039 


Coulanges-s.-Y. 


Vermenton 


15 


23 


23 


Turny 


2187 


66100 


Brienon 


Saint-Florentin 


12 


29 


35 


VaWe-Mercy 


1545 


11292 


Coulanges-la-V. 


Coulange-la- V. 


4 


16 


16 


Vallan 


1166 


29198 


Aiixerre 


Auxerre 


6 


6 


6 


Vallery 
Vareille 


1242 


17658 


Chéroy 


Vallery 


6 


20 


77 


1041 


15583 


W.-rArchev. 


Theil 


12 


16 


54 


Varennes 


1005 


99S1 


Ligny 


Ligny 


2 


23 


23 


Vassy 
Vaudeurs 


744 


17353 


Guillon 


Guillon 


10 


^3 


60 


2744 


21052 


Cerisiers 


Cerisiers 


6 


28 


40 


Vault de Lugny 


1519 


33512 


Availon 


Availon 


6 


6 


4S 


Vaumort 


1452 


9858 


Sens 


Theil 


14 


14 


49 


Vaux 


423 


14330 


Auxerre 


Auxerre 


6 


6 


6 


Vcnizy 


4893 


111103 


Brienon 


Saint-Florentin 


10 


27 


33 


Venouse 


792 


12069 


Ligny 


Ligny 


7 


17 


17 


Venoy 


2274 


48007 


Auxerre 


Auxerre 


6 


6 


2 


Vergigny 


9725 


29218 


Saint-Florentin 


Saint-Florentin 


4 


27 


76 



76 



COMMUNES. 



•0m • 



s» «-c'a 

* . eo ** 

^ al S ^ 
V 2> B C« 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTAKGB 

de la commune 



an 
cant. 



k I an 
l'arr. ch-1 



Verlin 

Vermenton 

Vernoy 

Véron 

Verlilly 

Vezannes 

Vézelay 

Yézinnes 

Vignes 

VillebleTin 

Villebougis 

Villechétive 

Villecien 

Viliefargeau 

Villefranche 

Villegardin 

Villemanoche 

Viliemer 

VilleuavoUe 

Villeneuve- la-Don. 

Vilieneuve-la-Guy. 

Vllieneuve-l.-Gen. 

Villen. Sl-Salvc 

Villeneuve-rArch. 

Villeneuve sur- Y. 

Villeperrot 

Villeroy 

Villelhierry 

Villevallier 

Villiers-Bonneux. 

Villiers-les-Hauts 

Villiers-Louis. 

Villiers-St-Benolt. 

Villiers-s-Tholon. 

Villiers-Vineux. 

Villou 

ViUy 

Vincelles. 

Vincelottes' 

Vinneuf 

Vireaux 

Viviers 

Voisines 

Volgré 

Voutenay 

Yrouerre 



1M0 

2ri64 

{433 

i591 

06I 

900 

1963 

630 

ht: 

716 
1181 
942 
760 
1378 
2327 
1454 
1439 

1074 
1658 
2468 

704 

695 
4014 

916 

710 
2088 

837 
1454 
1911 
1107 

290 
1550 
1118 

943 

585 
1253 

185 
1526 
1458 

918 
2715 

954 
1004 
4428 



25182 
84172 
20845 
24983 

4470 

9521 
27382 

6508 
33851 
45348 
16853 

7401 
13995 
48579 
22789 
26314 
45411 
10778 

4883 
24295 
99088 
17738 
12520 
46433 
853 
373 
08724 
37402 
998 
16761 
44465 
20590 
16629 
17440 
13361 
10553 
12774 
17980 
11016 
35945 
22404 

7553 
26893 
12725 
12982 
10101 



Saint-Julien 

Vermenton 

Chéroy 

Sens 

Sergines 

Tonnerre 

Vézelay 

Tonnerre 

Guillon 

Ponl-sur-Yonne 

Chéroy 

Cerisiers 

Joigny 

Auxerre 

Charny 

Pont-sur-Yonne 

Ponl-s.-Yonne 

Aillant 

Pont-sur- Yonne 

Chéroy 

Pont-sur-Yonne 

Rléncau 

Ligny 

W.-i'Archev. 

Viilen.-sur-Y. 

Ponl-sur-Yonne 

Chéroy 

Joigny 

Sergines 

Ancy-le-Franc 

W.-l'Archev. 

Aillant 

Id. 
Flogny 
Cruzy 
Ligny 
Coulanges-la-V. 

Id. 
Sergines 
Ancy le-Franc 
Tonnerre 
W.-l'Archev. 
Aillant 
Vézelay 
Tonnerre 



Saint-Julien 

Vermenton 

Egri selles 

Sens 

Sergines 

Tonnerre 

Vézelay 

Tonnerre 

Guillon 

W.-la-Guyard. 

Sl-Valérien 

Arces 

Cézy 

Auxerre 

Charny 

Chéroy 

Pont 

Bassou 

Pont 

St-Valérien 

W.-Ia-Guyard 

Mézillcs 

Ligny 

W.-lAchev. 

Villen.-sur-Y. 

Pont 

Sens 

Vallery 

Villevallier 

Thorigny 

Ancy-le-Franc 

Sens 

Villiers-St-Ben. 

Aillant 

Flogny 

Cruzy 

Ligny 

Vincelles 

Id. 
Serbonnes 
Lézinnes 
Tonnerre 
Thorigny 
Senan 
Arcy 
Tonnerre 



5 


15 


» 


21 


20 


18 


9 


9 


10 


27 


10 


10 


» 


15 


5 


5 


5 


18 


11 


23 


15 


14 


4 


28 


6 


6 


6 


6 


7 


22 


6 


23 


2 


14 


11 


13 


5 


8 


17 


14 


12 


24 


12 


43 


12 


11 


» 


24 


» 


17 


4 


9 


15 


9 


41 


20 


9 


9 


12 


24 


7 


24 


17 


13 


16 


39 


2 


12 


5 


16 


8 


21 


5 


19 


5 


13 


5 


14 


12 


23 


10 


13 


7 


7 


14 


12 


6 


11 


13 


15 


8 


8 



42 
24 
61 
42 
77 
35 
50 
39 
66 
78 
72 
42 
33 
6 



68 
71 
20 
64 
72 
81 
43 
11 
55 
44 
19 
66 
76 
36 
82 
53 
56 
32 
22 
31 
56 
19 
13 
14 
86 
46 
30 
70 
28 
37 
33 



TABLE DES COMMUNES 

PAR ARRONDISSEMENT ET PAR ORDRE ALPHABJÎTIQOB. 

Population*, Noms des Maires , Adjoints, Curés**, Desservants et Instituteurs. 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 




Instituteurs. 



ARRONDISSEMENT D'AUXERRE. 



Accolay. 
Aig remont. 
And ries. 
Appoigny. 
Arcy-sur-Cure. 
Augy. 

AUXERRB 

AvroUes. 

Bazarnes. 

Beaumont. 

BeauToir. 

Beine. 

Bessy. 

Bleigny-le- Carreau. 

Bois-d Arcy. 

Bouiily. 

Chablis. 

Champs. 

Charbuy. 

Charentenay. 

Chaslenay. 

Chemilly, p. Seign. 

Chemilly-s-Serein. 

Cheny. 

Chéu. 

Chevannes. 

Chichée. 

Chichy. 

Chilry. 

Coulanges-Ia-Vin. 

Goulangeron. 

Cou langes-sur- Y. 

Courgis. 

Gourson. 

Grain. 

Gravan. 

Diges. 

Dracy. 

Druycs. 

Egleny. 

Escamps. 

Escolives. 

Essert. 

Etais-ia-SauTin. 



1082 
145 
1224 
1783 
1525 
438 

15497 

657 
609 
466 
364 
650 
591 
391 
128 
371 

2339 
641 

1356 
636 
370 
386 
• 580 
793 
684 

1375 

696 

64 

690 

1372 
438 

1057 
628 

1371 
816 

1331 

1601 
600 
959 
575 

1045 
483 
158 

1813 



Momon Louis 

Heurley 

Lapert. 

Jeannequin. 

Lemaire. 

Drouhin. 

Ghalle 0. ^ 

Regnard. 

C»« de Boury. 

Chayance. 

Ansault. 

Hardy. 

Grégoire. 

Truchy. 

Ravisy. 

Gabel. 

Gounot. 

Regnauldin. 

Mucquot. 

Ferrand. 

Pinard. 

Doré. 

Jacquillat. 

Albanel. 

Clémendot. 

Gauchot. 

Picq. 

Sourdillat. 

Petit. 

Livras. 

Sonnet. 

PoulinOud. 

Forgeot. 

Bouillie. 

Vincent. 

Boissard. 

Lechiche. 

Bertrand. 

Montassier. 

Bercier. 

Guinant. 

BrifTaut. 

Rélif. 

Fabre. 



Momon Félix. 
Guerin. 
Pi non 
Lemoux. ' 
Coppin. 
Guyard. 

Flocard ^. 
Courot, 

Biot. 

Melou. 

Vernassier. 

Malhié. 

Roblot. 

Bureau. 

Potherat. 

Thomas. 

Moreau. 

Chauvin. 

Belleveaux. 

Bétagon. 

Paris. 

Devilaine. 

Gaillard. 

Villain. 

Jacob. 

Quignard. 

Mignerat. 

Notton. 

Mangin. 

Hamelin. 

Du puis. 

Godard. 

Pou lin Aug. 

FouUey. 

Loury. 

Têtard. 

Mal vin. 

Delafaix. 

Ghataigner. 

Patin. 

Viel Etienne. 

Gappon. 

Renaudin. 

Barrault." 

Roux. 



Leblanc. 
Potin. 
Gibier. 
Ducrot. 
Chauvin. 
Picq. 
Fortin ^. 
Bernard. 
t Larfeuil. 
Courtois. 
Pradenc. 
Richer. 
N. 

Jarrand. 
Arnoult. 
Roux. 
Colard. 
Renard. 
Thomas. 
Regnard. 
Petiot 
Laurant, 
Fortin. 
Dupiré. 
Thierriat. 
Carré. 
Husson. 
Hughard. 
Guierry. 
Laroche. 
Collin. 
Gâteau. 
N. 

JOVÉ. 

Bruley. 

MORTASSIER. 

Boutlier. 

NiCOLLE (G.). 

Fouinât. 

Regnault. 

Rossignol. 

Verdier. 

Dumont. 

Poussât. 

Poitout. 

Raveneau. 



Tachy. 

DriUon. 

Puchâtel fils. 

Moret. 

Béthery . 

Joffraiu mis. 

Peltier, 

Lasnier, 

et Jussot. 

Cornu. 

Blin. 

Niel. 

Pompon. 

Chevreau 

Leblanc. 

Moreau 

Millot. 

Descaves. 

Prost 

Husot. 

Godard. 

Foin. 

Boisseau 

Noirot. 

Vilain. 

Creveau. 

Robin. 

Guillemain. 

Filleux. 

N. 

Rémond. 

Poulain. 

Bellot. 

Leseur. 

Jays 

Deligne. 

Paumier. 

Espéron. 

Breuillard» 

Billeau. 

Paris. 

Vigreux. 

Soret. 

Rouillot. 

Guechot. 

Godard 



{') La population est indiquée d'après le dernier recensement quinquennal de 1866. 

(*') Les noms des curés sont en lettres petites capitales, ceux des desservants en let- 
tres romaines, et ceux des desservants bmeurs en lettres italiques. Un — indique les 
communes réunies à une autre pour le culte. 

Nota. Les deraiëres élections muaicipalcs ont eu lieu les SS et 33 juillet 1865. 



COMMUNES. 



78 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURES. 



Instituteurs. 



Festigny. 

Fon tenailles. 

Fontenay p. Chablis 

Fonlenay-s.-Four". 

Fontenoy. 

Fouronnes. 

Fyé. 

Germigny. 

Gurey. 

Gy-rEvôque. 

HauteriTe. 

Héry,. 

Irancy. 

Jaulges. 

Jussy. 

La Chapelle-Yaup. 

Lain. 

Lainsecq. 

Lalande. 

Leugny. 

Levis. 

Lichèresp. Aigrem. 

Lignorelles. 

Ligny. 

Lindry. 

Lucy-sur-Cure. 

Lucy-sur-Yonne. 

Maifiy-la-Viile. 

Mailly-le-Château. 

Mali^ny. 

Mère. 

Merry-Sec. 

Merry-sur- Yonne. 

Migé. 

Miily. 

Molesme. 

Monéteau. 

Monligny. 

Mont-Saint-Sulpice. 

Mouffy. 

Moulins-s.-Ouanne. 

Moutiers. 

Ormoy. 

Ouanne. 

Parly. 

Ferreuse. 

Perrigny. 

Poinchy. 

Pontigny. 

Pourrain. 

Prégilbert. 

Préhy. 

Quenne. 

Rebourseanx. 

Rouvray. 

Sacy. 

Saiupuits. 



275 
258 
314 
25() 
83^ 
480 
156 
608 

1041 
655 
338 

1662 

1017 
505 
481 
250 
522 
968 
408 
78 
502 
360 
375 

1490 

1215 
252 
44 < 
960 
990 

1200 
374 
519 
652 

1025 
248 
409 
921 
765 

1452 
259 
315 
96 'i 
714 

1204 

1027 
316 
518 
227 
811 

1630 
383 
230 
473 
317 
358 
708 
930 



Poirson.» 

Loury. 

Dauvissat. 

Gautrot P. 

Allard. 

Droin. 

Lasnier. 

Boulanger. 

Maipâs-Dacbé. 

Guyard ^. 

Guillot. 

Bernard. 

Mainferme. 

Cordier. 

Brunet. 

Vocoret. 

Depieyres. 

Merlot. 

Cf de la Celle. 

Chastellet. 

Pinard. 

Gounot. 

Lécullier. 

Baudouin. 

Barbe. 

Huot. 

Ta y on. 

de Montou ^ 

Badin-dH.^ 

Kabé. 

Kenard. 

Foudriat. 

Moujon. 

Borgnat. 

Foulley. 

Jarry. 

Roux. 

Potherat. 

Brunot. 

Berlheau. 

Ducrot. 

Grossier. 

Couturat. 

Duché. 

Busigny. 

Morisset. 

Merat. 

DauYissat. 

Cambuzat . 

Baudoin. 

Guilly P. 

Marceau. 

Guyard. 

B. de Rebour- 

Cbané. [seaux 

Rouard. 

B"" du Har 



Meunier. 


Jové. 


Godard. 


Potherat. 


Fèvre. 


Boyer. 


Gautrot J. 


Roguier. 


Ganneau. 


Gommier. 


Savouret. 


Grimaldi. 


Dauvissat. 


Guillié. 


Chailley. 


Paillet. 


Demeaux, 


Roblot. 


Petit. 


Galabert. 


Girard. 


N. 


Fèvre. 


Pélissier. 


Ranté. 


Ducrot, 


Bury. 


Boucheron. 


V igreux. 


Bourccy. 


Tremblay. 


Robot. 


Dwglas. 


Marsal. 


Muntassier. 


Blondel. 


Pilon. 


Momn. 


Ledoux. 


Ribouleau. 


Bigô. 


Durand, 


Lemoine. 


Polin. 


Joly. 


Oudot. 


Blonde. 


Putois. 


Bachelet. 


Du puis. 


H réchat 


Adam. 


RuMneau. 


Favre. 


Paris. 


Beau. 


Hoizanté. 


Jojot 


Boucheron. 


Porte. 


Léger. 


Bardout. 


Lordonnois. 


N. 


Millerot. 


Emery. 


V ildieu. 


Guérm. 


Bonnet. 


Gaulherin. 


Millot. 


Pautrat. 


Petiljean. 


Cartaut. 


Lamas. 


Villiers. 


Chanvin. 


Petit. 


Moreau. 


N. 


Roblin. 


Ribouleau. 


Judas. 


Zominy. 


Bey. 


Laroche. 


Foudriat. 


Fortin. 


Ragon. 


Verlot. 


Roy. 


Soissons. 


Jacob. 


Motheré. 


Coquard. 


Gaulherin. 


Duranton. 


Boyer. 


Mathié. 


Boudrot. 


Guifly V. 


Beau. 


Taboue. 


Bruley, 


Lebrun. 


Ganivet. 


Lapoix. 


GouFmand. 


Motheré. 


Petitjean. 


Carré. 


Michelin. 


Roux. 


Bertrand. 



E. Badin. 

Lechien. 

T nniere. 

Deleslre 

Du fort. 

Hoblin. 

Trin. 

Jay. 

Melon, BoQché. 

Flaget. 

Ravaire. 

Colin. 

Boullotte. 

Vallet. 

Lemoine. 

Mérat. 

Aiénétrier. 

Godard. 

Badin A. 

Pichon. 

Breuillé. 

Liiorest. 

Jouby. 

Fiilieux. 

Tbevenot. 

Bri edouxûls 

Hossipied. 

Chalineau. 

Paillot. 

Viel. 

Chauveau. 

Louzon. 

Morin. 

Chereau. 

Demogé. 

Barraud. 

Hugot. 

Massé. 

Thibault. 

Mathieu. 

Connat 

Dan^in 

Gillet. 

Dhivert. 

Barlou. 

Pichon 

Michaut. 

Rojot. 

Devillat. 

Vosgien. 

Berault. 

Sonnois. 

Viault. 

Brillié. 

Brillié. 

Mitaine. 

Arbinet. 



79 



COMMUNES. 



Popola- 
tion. 



AUIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Sainl-Bris. 

Sainl-Cyr-les-Col. 

Sainte-Colombe. 

Sainte- Pallaye. 

Saint-Florentin. 

Saint-Georges. 

Saints 

Saint-Sauveur. 

Seignelay. 

Sementron. 

Sery. 

Suugères. 

Taingy. 

Thury. 

Toucy. 

Treigny. 

Trncy-sur-Yonne. 

Val-de-Mercy. 

Vailan. 

Yarennes. 

Vaux. 

Venouse. 

Venoy. 

Vergigny. 

Vermenton. 

Villetargeau 

Villeneuve-S*-Salve 

Viily. 

Vincelles. 

Viocelottes. 



Angely. 

Annay-la-Oôte. 

Annéot. 

Annoux. 

Anstrudes. 

Asnières. 

Asquins 

Athie. 

AVALLON. 

BeauTilliers. 

Blacy. 

Blannay. 

Brosses. 

Bussières. 

Chamoux. 

Chaslellux. 

ChâtelOensoir. 

Cisery-les-G.-Ormes 

Civry. 

Coutarnoux. 

Cussy-les-Forges. 



1816 

783 

^660 

2K6 

2515 

65(1 

1330 

1928 

1520 

421 

302 

1401 

1035 

1ll8 

2880 

2686 

397 
520 
719 
455 

398 

282 

1218 

486 

2508 

465 
259 
166 
917 



Fèvre. 

Roget. 

Huiard. 

de Bonnaire. 

Hélie. 

Tungnaud. 

ThilTière. 

Jarry. 

Frollier. 

Magny. 

Chalmeau. 

Millot. 

Goudron. 

Gonneau. 

i*aqueau. 

de Guerchy. 

Guilly. 

Buunon. 

Guy ou. 

Vueilliotte. 

Courtet. 

Perrignon. 

Naudet. 

Chevreau. 

Thorel. 

Roy, 
Rimbert. 
Houtarde. 
Petit. 



480|Bardout. 



Félix. 

Griffe. 

Laurent. 

Moreau. 

Truffot, Vérollot 

Denis. 

Morin. 

Labbé. 

Vernassier. 

Puissant. 

Tairain. 

Cagnat. 

Moreau. 

Pascauit. 

Sonnet. 

Lesire. 

Moreau. 

Guiblin. 

Dufour. 

Dupont. 

Rocard. 

Coiirtaut. 

Campenon. 

Chardon. 

Paulvé. 

Rover. 

Grisou. 

Robin. 

Burlôt. 

Robin. 

Duruç. 

Houde. 

BardoutHug. 



Gutgnepied. 
Mathieu. 
Crochet. 
Ladrée. 

VOIRIN. 

Joachim. 
Millot. 

SiCARD. 

Vallot. 
Lucas. 

Grilletde Se- 
Drot. [ry 
Morquot. 
Gaben. 

MOREL. 

Lagrange. 

Vie. 

Vesperini. 

Régnier. 

Champenois. 

Aubert. 

Troué. 

Beruard. 

Moreau. 

Bassier. 

JOLRDE. 

Berger. 

N. 

Oudot. 

Adam. 

Clérin. 



ARRONDISSEMENT D' AVALLON. 



351 
465 
53 
344 
783 
661 
874 
235 

6070 

249 
292 
263 

1093 
417 
418 
626 

1346 
183 
328 
312 
652 



Joudrier. ) 
Guetlard. | 
Goupilleau. 
d'Avousl. I 
Bon d'Anstrades 
Forestier. 
Guillin. 
Annequin. 

Fèbvre Sfe- ( 

Morot de Grési^ 
Verrier. | py. 
deCbâteaovieax ; 
Berthoux. 
Collin. 
Château. 
Augueux. 
Cotieaa - Mont. 
Barbier J. 
Bonnaire. 
Boursier. 
Pelletier. 



Gros. 

Sussey. 

Laboureau. 

Bony. 

Labour. 

Bellanger. 

Perreau. 

Charton. 

Leclerc. 

Chevalier. 

Couhault. 

Mithouard. 

Moiron. 

Rôgobis . 

Camus. 

Cambuzat. 

Ferrey. 

Carouge. 

Barbier Ed. 

Hitier-Augé. 

Barrey. 

Doruèau. 



Grossetéte. 
Frénial. 
Gally. 
Gourlet. 
Rémond L. 
Voisinot. 
Couard. 
Guigniaut, 
l Darcy. 
Gally. 
Moreau. 
Potin. 
Dal banne. 
GautheronN. 
Guichard. 
Gally J.-B. 
Lairot, F. 

AU\RAY. 

Vosgien. 
Ravereau. 
Baudot. 
Cartault. 



Fonmler 

Roy. fChaoëey 

Paillot. 

Hugot. 

Guesnu. 

Cholat. 

Soupey. 

Dezerville. 

Camus. 

Poulin. 

Bouidillat. 

Ménétrier, Gal- 

Duerot. [lard 

Lhoste. 

Poilout. 

Humfcert. 

Petit. 

Goussot. 

Bertin. 

Anis. 

Michaut. 

Renard. 
i Givaudin. 
j Joffrainpère. 
I Gamard. 

i Berauit. 

Cosfe. 

Rerault. 

Vieil. 
I Mouchotte. 
I Gautherot. 



Gaze. 

Rodot. 

N. 

Adine 

Bierry. 

CheTiIIofte. 

Dizien fils. 

Saunois. 

Laporte. 

N. 

N, 

Couturat. 

Minard. 

Château. 

Riotte. 

Sonnois. 

Tanière. 

Olivier. 

Carré. 

Carré. 

Brot. 

Peltier. 



80 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Dissangis. 

Domecy-sur-Cure. 

Doroecy-s-le-VauIt. 

Etaules. 

Foissy-les-Vezelay. 

Fontenayp. Vézel. 

Girolles. 

Gi?ry. 

Guillon. 

Island. 

Joux-la-Yille. 

Lichères. 

L'Isle-sur-Serein. 

Lucy-Ie-Bois. 

Magny. 

Marmeaux. 

Massangis. 

Menades. 

Montillot. 

Montréal. 

Pierre-Perlhuis. 

Pizy. 

Pontaubert. 

Précy-le Sec. 

Provency. 

Quarré-les-Tombes. 

Saint-André. 
Sain^Brancher. 

Sainte-Colorabe. 

Sainte-Magnance. 

St-Germain-des-Ch. 

Saint-Léger. 

Sain^Moré. 

Saint-Père. 

Santigny. 

Sauvigny-Ie-Beuréal 

Sauvigny-le-Bois. 

Savigny-en-terre-P. 

Sceaux. 

Sermizelles. 

Talcy. 

Tbaroiseau. 

Tharot. 

Thizy. 

Tréviily. 

Vassy. 

YaultdeLugny. 

Vézelay. 

Vignes 

Youtenay. 



Aillant. 

Arces. 

Armeau. 

Bassou. 

Beilechaume. 

Béon. 



289 
800 
371 
675 
463 
5S8 
353 
402 
780 
441 
1191 
215 
912 

949 



Millot. 

Gonlard. 

De Domecy. 

Gariel. 

Munnot. 

Noiot. 

Cunault. 

Katat. 

Lespagnol. 

Hérardot. 

Challan. 

Chavance. 

Chéru. 

ChauveloL 

1115 Dizien. 

299 Halley. 

573 Gueneau. 

208 Pannetrat. 

885 De Lenl'erna. 

511 Baudouin. 

258 Roglet. 

360 Garnier. 

503 Chevy. 

70j Coulbois. 

485 Thibault. 
2068 î>elitier-Cho. 

398 Teurreau. 
818 Santigny. 
407 Montandon. 
770 Simon. 
1232 Houdaille *. 
1398 Tripier. 
380 Lefeb.-Nailiy. 
1073 Lairot. 
318 Boisselat. 
186 Larue. 
721 Cordier *. 
377 Morvand. 
303 Guillier. 
342 Pauiard. 
293 Dion. 
332 d'Estattd'Assay 
218 Voillereau. 
315 Monlarlot. 
181 Santigny. 
288 Chaudot. 
725 Ravisy. 
1148 Borot. 
271 Barrault. 
320 Bourgeois. 



1537 
1042 

878 
680 
656 



Naulot. 


Candras. 


Dondenne. 


Thouard. 


Gadret. 


Dizien. 


Guignot. 


Morlet. 


Gerbeau. 


Leduc. 


Motberé. 


Roua rd, Leblanc 


Mercier. 


Charles. 


Roubier. 


Lemeux. 


Roche t. 


Cuilin. 


Barillot. 


Evrard. 


Mairry. 


Goitrleau. 


Dalbanne. 


Gaulon, 


Caillot. 


Marquot. 


Lenief. 


Robin. 


Droit. 


Meunier. 


Rétif. 


Lairot. 


Caussard. 


Boisseau. 


N. 


Galette. 


Guéneau. 


Senequier. 


Bureau. 


Oppeneau. 


CULLIN. 


Cunault. 
Gaumont fils. 


Goujon. 


Hilaire. 


Hérardot, Gaet- 


Garnier. 


Bidault. 


Gézant. (tard. 


Naudin. 


Taquenet. 


<^mus 


Au f 1ère. 


Logerot. 


Dannoux. 


Trémeau. 


Gautheron. 


Labalie. 


Labbé. 


Paris. 


Anceau. 


Droin. 


Barbe. 


Blaisot. 


Goureau. 


Courlot. 


Breuillard. 


Rolley. 


Minard. 


Bourgeot. 


Baudot. 


Bourrey. 


Maisonneuve 


Carillon. 


Virally. 


Perdu. 


(iuyard. 


Henhy. 


Chanlin. 


Verrier. 


Durlot. 


Thibault. 


Chevillotte 


Mathieu. 


Garnier. 


Boursier. 


Lebome. 


Tissier. 


Baudon. 


Deiacoste. 


Veau lin. 


Barbier. 


Pion. 


Garnier. 


Guyard. 


Lega>t. 


Colas. 


Morinat. 


Bouchot. 


Gaumont p. 


Soliveau. 


Compère. 


Peltier. 


Tupin. 

Colas. 


Morand. 


Rouard. 


N. 


Poulet. 


Bailly. 


Cunault. 


Courtois. 


Boudier. 


Breuillard. 


Riotte. 


Bécard. 


N. 


Désorme . 


Bourgeois. 


Plagnard. 


Bernasse. 


Riotte, 


N. 


Prévost. 


Robot. 


Barré. 


Gerbeau. 


Minard. 


Mathieu. 


Rose. 


Champenois. 


Pitois. 


Chaplost. 


Gauthier. 


N. 


Boivin. 


Canat. 


N. 


Nicolas. 


Santigny. 


Girard. 


Lhu illier. 


Ilaran. 


Sergent. 


Sommet. 


Cunault. 


Dutarlre. 


Barbier. 


Guyard. 


Balès. 


Renaud. 



ARRONDISSEMENT DE J0I6NY. 



PotheratdeBilJy 

Jobert. 

Cte de Sôbeville 

Chambon. 
Dubois. 



578| Dupont. 



Lenoble. 
Polette. 
Courtault. 
Vallée. 
Jeanniot. 
I Bourderon. 



VrALA. 

Durand. 

Prêtre. 

Lapierre. 

iLemasson. 
Mitaine. 



Michaut. 
Jay. 

Gougenot. 
Ficatier. 
Gourllau. 
I Courtin. 



81 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURES. 



Instituteurs. 



Bléneau. 

Bligny-en-Othe. 

Bœurs. 

Bonnard. 

Branches. 

Brienon. 

Brion. 

Bussy-en-Othe. 

Bussy-le-Repos. 

Cerilly. 

Cerisiers. 

Cézy. 

ChaïUey. 

Chambeugle. 

Champcevrais. 

Champignelles. 

Champlay. 

Champlost. 

ChampTallon. 

ChamTres. 

Charmoy. 

Charny. 

Chassy. 

Chaumot. 

Chéne-Arnoult. 

Chevillon. 

Chichery. 

Coulonrs. 

Cudot. 

Dicy. 

Dilio. 

Dixmont. 

Epineau-les-Vosves. 

Ësnon 

Fleury. 

Fontaines. 

Fontenouilies. 

Fournaudin. 

Grandchamp. 

Guerchy. 

JOIGNT. 

La Celle-Saint-Cyr. 

Laduz. 

La Ferté-Loupière. 

La Mothe-aux-Auln. 

Lavau. 

La VUlotte. 

Les Bordes. 

Les Ormes. 

Looze. 

Louesrae. 

Malicorne. 

Marchais-Beton. 

Mercy. 

Merry-la-Vallée. 

4868. 



20581 Houette. 
151 Delagneau. 
915 Guerrey. 
210 Carré. 
580 Duval. 



2658 

885 
1266 

654 

224 
1440 
1302 
1262 

198 
1025 
1570 

870 

1462 

551 
626 
400 

1580 
941 
772 
317 
592 
578 
543 
731 
624 
168 

1810 
486 
472 

1369 

1O0O 
571 
446 

1075 
793 

6239 

1253 
410 

1428 
88 

1358 
267 
752 
55i5 
424 
237 
588 
332 
131 
958 



Guillot. 

SafFroy. 

Grandyilliers 

Vaitat. 

Mizelle. 

Moreau. 

Levert. 

Fourrey. 

Baratin. 

Durand. 

Vicard 

Guillemain. 



Châtaignier, 

Plumet. 

Raoult. 

Sourdillat. 

Jeannet. 
î Pouillot 
I Rozé. 

Brillant. 

Jannon. 

Pathier. 

Grade t. 

Jorry. 

Nicaise. 

Appert. 

Boisgarnier. 

Delaooire. 

Poupet. 

Martin. 



Giruit. 

BuretdeS.À.O 
Messager, [^ 
Bouill^f. 
Gauthier. 
N. 

Landrier. 
Rosse. 
Garuier. 
Capet. 
Foiry. 
Loitron. 
Du Châtelet. 
Coussé. 
Soutin. 
Paillot. 
Grand d'Esn. 
Platard. 
Gruet. 
Rosse. 
Frottier. 
Berthet. 
Kavin. 

Couturat. 

Pophilat. 

Thourigny. 

Thomas. 

Buisson. 

OtedeLestra- 

Faus8é[de>ftj 

N. 

De Bontin. 

Droit-Paillot. 

Nolot. 

Lagogoey. 

Berthet. 

Moreau. 

Bonjour ^* 



Michaux. 



Colson. 

Jeannin. 

Bourlet. 

Roudauli. 

N. 

Piat. 

Buisson. 

Saulin. 

Sapin. 

Legros. 

Vincent. 

Moreau. 

Boulley. 

Dubois, 

Duret. 

Desliens. 

N. 

Bréchot. 

Collon. 

Sellier. 

Fresneau. 

N. 

Chczieau. 
: Lavollée. 
Franjou. 
Denis. 
Bablot. 
Jublot. 
Moreau. 
Bardot. 
Devoves. 
Ribière. 
Paillot. 
Breuillé. 
Pogé. 
Villermé. 
Gras. 
Dayoise. 



Thomas. 
Batiliat. 

N. 

Roy. 

I Larbouillat. 

Laurent. 

Garnier. 

Yillain. 

Roy. 

Pigé. 

Kune. 

J ulien. 



Hollette. 
Morel. 
Girault. 
Bernard Juv. 
. Renaud. 
Créneau. 
Fournier. 
Créneau. 
Tridon. 
Rodriguez. 
Brelet. 
aNeill 
Durand, 
Raoul. 
Roy. 
Boissel. 
Roussel. 

Marcantoni. 

Guerbet. 

Nicole. 

Ricordeau. 

Huchard. 

O'Neill. 

JuMtn. 

Barrey. 

Niel. 

Calmus. Mar- 

Damien[LiAC. 

Boyer. 

Fouqueau. 

Millet. 

Pegorier. 

Moret. 

Bourcey. 

Delagneau. 

N. 

Boulet. 

Demersay, 

Guillet. 

Roidot. 

Cazes. 



DessignoUes. 

Vengeon. 

Poiron. 

Cassemiche. 

Guillon. 

Mouillot. 

Mossot. 

Perdijon. 

Henry. 

Cameiin. 

Méreau. 

Michaut. 

Gâteau, Gratier 

Mairry. 

Ladoué. 

Forgeron. 

Champroux. 

Gk>udon. 

Huchard. 

Brigout. 

Finot. 

Bernot. 

Gillet. 

Bourgoin. 

Rallu. 

IJavey. 
Brunat. 
Huot. 
Michaut. 
Sarrazin. 
Chat. 
Fouflfet. 
Vallet. 
Balsacq. 
Poinsot. 
Imbert. 
Godard. 
Chéry. 
Gatouillat. 
Nolin. 
Leclerc. 
Jeubert. 

Nasse. 

Blanc. 

Constant. 

N. 

Berry. 

Bouzon. 

Ansault. 

Coillier. 

Prolat. 

Veau. 

Gironde. 

Houard. 

Mignot. 

Grimard, 

6 



82 



COMMUNES. 



Popula- 
tioa. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURES. 



Instituteurs. 



Mézilles. 
Migennes. 
Neuiily. 
Paroy-en-Othe. 
Paroy-sur-Tholon. 
Perreux. 
Piffonds. 

Poilly-sur-ThoIon. 
Précy. 
Prunoy. 
Rogny. 
Roncnères, 
Rousson. 

St-Aubin-Ch.-Neuf. 
St Aubin-8- Yonne. 
St-Cydroine. 
St-Denis-s-Ouanne. 
St-Fargeau. 
St-Julien-du-SauIt. 
St-Loup-d'Ordon. 
Stt-Martin-des-ch . 
St-Marlin-d'Ordon. 
St-Martin-s-Ocre. 
St-Marlin-s-Ouan. 
Sl-Mauricele-Vieii. 
St-Maurice-Thiz. 
St Privé. 
, St Romain-le Preux. 
Senan. 
Se peaux. 
Sept-Fonds. 
Sommecaise. 
Tannerre. 
Turny. 
Vaudeurs. 
Venisy. 
Verlin. 
VillechetiTe. 
Villecien. 
Yillefranche. 
Villemer. 
Villeneuve-Ies-Gen. 

Villeneuve-8-Yonn. 

Vil le vallier. 
yilIiers-8t-Beno!t. 
Yilliers-s-Tholon. 
VoJgré. 

13 agneaux. 

Brannay. 

Champigny. 

Chaumont. 

Chéroy. 

Chigy. 

Coliemiers. 

Compigny. 

Cornant. 

Courceaux. 



1474 

86G 
460 
400 
87» 

m\ 

1076 
949 
709 

1435 
320 
462 

1149 
422 
983 
408 

2849 

2234 
581 
695 

5'4b 

HO 
8i6 
552 
339 

1195 
495 
880 
830 
386 
616 
954 

1150 
958 

1531 
665 
318 
471 

1023 
430 
746 

4952 

444 

1035 

853 

440 

572 

511 

1541 

482 
880 
554 
495 
206 
351 
226 



Ledroit. 

Cloche. 

Piat. 

Bernard. 

Perreau. 

Franchis. 

Poisson. 

Broué. 

Barry. 

Mouchon. 

Combes. 

Lechien. 

Vaudou X. 

Léger. 

Fleury. 

Chantemille. 

Lebeau. 

Dhumez. 

Goste. 

De ïruchis. 

Lesire. 

Picouet. 

Girard. 

Noyer. 

Carriot. 

Gallet. 

Berrier. 

Luuiin. 

Moussu. 

Griache. 

Toatée-Moreaa. 

David. 

David de Confl. 

Montachet. 

Parigot. 

Martin. 

Moury. 

Uswald. 

B"» de Mey- 

Moreau [nard 

Houchot. 

Pézier. 

Bissonnier. 

Picard 

B. de Rebeval 

Renon. 

Billiault. 






Charbois. 

Rativeau. 

Martin. 

Fraineau. 

Digard. 

Perreau. 

Velard. 

Billetout. 

Rougemont. 

Bezançon. 

Baudin. 

Legendre. 

Rétif. 

Desfoux. 

Coquibus. 

Fromont. 

Ribière. 

Layjnée, Couil 

Richard [laud. 

Frappin. 

N. 

Caire. 

Fiiliout. 

Rosse. 

Hurlant. 

Jolibois. 

Chrétien. 

Gardembois. 

Mathée. 

Gaunot. 

Botté. 

Noël. 

Charbuy. 

Besançon. 

Boit. 

Fourrey. 

Moreau. 

Miche. 

Veillot. 

Bénard. 

Vaché. 

Toupet. 

Bridou. 

Sauvegrain. 

Méreau. 

Coffre. 

Guibert. 

Leau. 



ABRONDISSEMENT DE SENS 



Foucher. 

Devove. 

Lesourd. 

Piesse. 

Poussard. 

Lhoste. 

Brissot. 

Laurain. 

Crou. 

Doublot. 



Giloppé. 

Lajon. 

Sadron. 

Descourtis. 

Fauvillon. 

Imbert. 

Cochard. 

Ducard. 

Thuillard. 

Poullain. 



Heurley. 


Coupinot. 


Pinet. 


Girard. 


Huré. 


Bernard. 


Communaux 


Malluille. 


FoumieT. 


Bouvret. 


Berlin. 


Boucherai. 


Ferrand. 


Milachon. 


Mouchot. 


Boulmeau. 


Laur. 


Perreau. 


Golaudin. 


Bourgeois. 
Gauthier. 


Vedel. 


Pallix. 


Commeau. 


N. 


Relief. 


Gazes m. 


Largeot. 
Pelletier. 


Brûlé (R.) 


Chupiet. 


Carré. 


N. 


Deschamps. 


Grossot. 


Fèvre. 


BlLLAUT, 


Coison. 


Emery. 


Paulvé 


Darlay. 


Merlet. 


Emery. 


Trabeaud. 


N, 


N. 


Demersay. 


Fourrey. 


Tachy. 


Jolibois. 


V 


Courtault. 


Callier. 


Brisedoux. 


Lenief, 


Boulmeau. 


Crochot. 


Toulot. 


Lenief. 


Veau. 


Brujas. 


Roche. 


^^. 


Lorin. 


Boulet. 


Beaujean. 


Barbier. 


BessoD, Peraot. 


Chary. 


Callé. 


Manquest. 


Tanière, Goenin 


Lemoine. 


Perreau. 


N. 


Fontaines. 


Gaudet. 


Tissier. 


Jolly. 


Chaineau. 


Dupire. 


Arbinet. 


Brujas. 


Jorlin fils. 


Choudey. 


Pouillot et 


Robcet.Cbanyin 


Dosnon. i 


Foulain. 


Viot. 


Morel. 


Bizard. 


Cormier. 


Besse. 


Crochot. 


Delpy. 


HcCTuoin. 
MacKéone. 


Letamier, Por- 


Finot. [eherot. 


Bichet. 


Vivien,Evrat. 


Remy. 


Hérisson. 


Person. 


Musset. 


GuiUard. 


Fauvel. 


Potdeviû. 


Henry. 


Clouzard. 


Larrivée. 


Febvre, 


Lhoste. 


Sutin, 


Fraudin. 



88 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Conrgenay. 

Coarlon. 

CourtoÎD. 

Courtois. 

Guy 

Dollot. 

Domats. 

E^iselles-le-Bocage 

Etigny. 

Evry. 

Flacy. 

Fleurigny. 

Foissy. 

Fontame-la-^aillar. 

Fouchères. 

Gisy-les-Nobles. 

Grange-le-Bocage. 

GroD. 

Jouy. 

La Belliole. 

La Cbapelle-sur-Or. 

LaiUy. 

La Postolle. 

Les Sièges 

Lixy. 

Maillot. 

Mâlay-le Roi. 

Mâlay-le-Vicomte. 

Marsangis. 

Michery. 

Molinons. 

Hontacher. 

Nailly. 

Noé. 

Pailly. 

ParoD. 

Passjr. 

Plessis-du-Mée. 

Plessis-Sl-Jean. 

Ponl-sur-Vanne. 

Pont-sur-Yonne. 

Rozoy. 

Saint-Agnan. 

Saint-Clément. 

Saint-Denis. 

St-Martin-du-Tertre 

St-Martin-s-Oreuse. 

St-Maurice-aux-R.-H 

Saint-Serotin. 

Saint-Vàlérien. 

Sali^ny. 

Savigny. 

Sens. 

Serbonnes. 
Sergines. 
Sognes. 
Soucy. 



774 

IflO 
404 

200 

354 

563 

978 

4328 

490 

262 

367 

589 

747 

448 

428 

584 

448 

738 

485 

292 

583 

499 

347 

825 

526 

434 

234 

950 

808 

4066 

306 

728 

948 

402 

443 

497 

538 

244 

465 

354 

4899 

266 

347 

686 

493 

570 

707 

4006 

506 

4 426 

387 

408 

41899 



Simonnet. 

Acier J.-B. 

Louismet 

Denisot 

Marteau. 

Nezondet 

Lorillon. 

Roger. 

Doublost. 

Viart. 

Nioré. 

Prin. • 



Vajou. 

de Fontaine. 

Baudoin. 

Roze. 

Poulain. 

Fouet. 

Régnier. 

B"-de Séré- 

Collard[TiUe 

Lomé. 

Saviniat. 

Ciievreau. 

Potin. 

Mathieu. 

Masson. 

Godard. 

marq.d'Anglade 

Tartois. 

Petit. 

Bagard. 

Matignon. 

Duverçer. 

Bourcier. 

Lefort. 

Dechambre. 

Chesnault. 

Lalande. 

Rolland. 

LamydeBeauj. 

Rousseau. 
Masson. 
Pouteau. 
Gâteau. 
Gagé. 
Payen. 
Mousard. 
Louvrier. 
Claisse. 
Leriche. 
C*' de Bres- 
[sieuxîfe 
Deligand i^. 



550 

1304 

368 

776 



Foacier. 
Perrot. 
Gobry. 
Bouy. 



Grand. 

Acier L. F. 

Trabot. 

Gillet. 

Ramonet. 

Prieux. 

Berault. 

Huot. 

Duport. 

Denis. 

Poulailler. 

Legrand,LnisoD 

Gonssé, Bonne- 
Riche, [main. 
Champion. 
Venet. 
Carré. 
Grémy. 
Timber.t. 
Delajon. 
Adam. 
Favot. 
Chenault. 
Boudard. 
Queudot. 
Morisson. 
Daubry. 
Delécoile. 
Pouteau. 
Ooj^pé. 
Siriau. 
Ancelot. 
Brigeois. 
Motus. 
Rondeau. 
Bourgoio. 
Bertrand. 
Besnard. 
Bourgoin. 
Layoué. 
Bisson. 
Gauthier. 
Blondeau. 
Goujon d'Or. 
Billy. 
Mignard. 
Monpoix. 
Chrétien. 
Vincent. 
Berlin. 
Cothias. 
Charapey. 

{Vaudoux. 
Leseur. 

Masson. 
Charpentier. 
Aubert. 
Yiard. 



{ 



Foaard* 

Geryais. 

Denis. 

de Champgobert 

Trucbon. 

Rémond (m.j) 

Febvre. 

Paoli. 

Chauyois. 

Salmon. 

Darlot. 

Guillernt. 
Lagrange. 
Duban. 
Denayarre. 
Maître. 
BouUé. 
Mackéone p. 
Jcndery. 
Fouqueau. 
Théyenet. 
Maître. 
Guérin, 
Mackéone. 
Grandjean. 
Ponce. 
Boisson. 
Douine. 
Duranton. 
Riondeh 
Mackéone. 
Jean. 
Nadot. 
Viault. 
Hézard. 
Créscitz. 
Vimlt. 
Pégorier. 
Gaumont. 
Perrot. 
Chenot, 
Renault. 
Crété. 
Moreau. 
Gouyer. 
Deny. 
Neveu. 
Boucheron. 
Duban. 
l Robert. 

i Martin. 
Yidot,Câssbmi- 
ca£, Labour. 
BRissoT,Yaudoit 

Boudard. 
Langin. 
Bayard. 
Prunier. 






Boulogne. 

Rameau. 

N. 

N. 

Niéçeyille. 

Cotnias. 

Trélat. 

Moulurât. 

Vérot. 

Séguinot. 

Aloaut. 

Coq[uin. 

Vivien. 

Gislam, Mirm- 

Mau^is Icbanx 

Pernot. 

Aubert. 

Nott^t. 

Denis. 

Vallet. 

Goberot. 

Roger. 

Ducarruge. 

Boudard fiU. 

Boudard. 

Beau. 

Lamotte. 

Verpy. 

Boulot. 

Demond. 

Jarry. 

ViauU. 

Denizot. 

liigot. 

Carré. 

Bosserelle. 

Vallée. 

Dechambre. 

Bousset. 

Chiganne. 

Rémy. 

Longuet. 

Bouy. 

Petit. 

Point. 

Joucherie. 

Lebas. 

Jeannet. 

Boudard. 

Jutigny. 

Vissuzaine. 

Girault. 

Parisot. 

Ricard. 

Thollois. 
Régoby. 
Maille. 
Moreau. 



u 



COMMUNES. 


Popula- 
tion. 


MAIRES. 


ADJOINTS. 


CURÉS. 


Instituteurs. 


Subligny. 


584 


LetoflFé. [Jos- 


Notté. 


Pofdevin. 


Lethumier 


Theil. 


403 


sondeBilhem 


Formé. 


Letteron. 


Bonneau. 


Thorigny. 


825 


Vaillant. [C" 


Durand. 


Laproste. 


Péreladas. 


Vallery. 
Vareilles. 


849 


deRocliechoaait. 


Châtelain. 


Brdand. 


Brûlé. 


362 


Bourdon. 


Rigoureau. 


Guérin. 


Rallu. 


Vaumort. 


327 


Bouchereau. 


Lambert. 


N. 


Huchard. 


Vernoy. 
Véron. 


411 


Duiuant. 


David. 


Rémond. 


Bessy. 


1284 


Bertrand. 


Giguet. 


Chenot. 


Prot. 


VerliUy. 


240 


Pleau. 


Simonnet. 


Blondeau. 


Denizot. 


Villeblevin. 


876 


Descourtis. 


Dumant. 


Croquet. 


Heurte feu 


Villebougis. 
Villegardin. 


662 


Pouce. 


Bonneau. 


Champagne. 


Tavoillot. 


309 


Duyeau. 


Charpentier. 
Villadier. 


N. 


Lesourd. 


Villemanoche. 


826 


Sadron. 


Lefèvre. 


Despradelie. 


Villenavolte. 


143 


Tesson. 


Ferrier. 


N. 


N. 


Villeneuve-l'Arch. 


1843 


Villiers. 


Juste. 


Mazuc. 


Perdijon. 


Vi lleneuTe-la-Dond . 


374 


Marteau. 


Cornet. 


Dupire. 


Robinet. 


Villeneuve-la-Guy. 


1835 


Regnoul. 


Jolibois. 


Séguin 


Heurtefeu. 


Villeperrot. 


188 


Mondemé. 


Sylvestre. 


NadoL 


Dufeur. 


Villeroy. 


225 


Tourlier. 


Devoves. 


Champagne 


Bisson. 


Villethierry. 


683 


Foucher. 


Dromigny. 


Labour 


Larue. 


Villiers-Ronneux. 


280 


Poyau. 


Prin. 


Martin. 


Legrand. 
Renie. 


Viliiers-Louis. 


571 


Cothias. 


Pouthé. 


Garlin. 


Vinneuf. 


1445 


Roblot. 


Rigaud. 


Ballacey. 


Lallement. 


Voisines. 


767 


Maria. 


Boulot. 


Calmeau 


Sommet. 



Aisy. 

Ancy-le-Franc. 

Ancy-le-Libre. 

Annay-s-Serein. 

Argentenay. 

Argenteuil. 

Arihonnay. 

Baon. 

Bernouil. 

Béru. 

Beugnon. 

Butteaux. 

Carisey. 

Censy. 

Chassignelles. 

Châtel-Gérard. 

Cheney. 

CoUan. 

Commissey. 

Cruzy. 

Cry. 

Cusy. 

Dannemoine. 

Dyé. 

EpineuiK 

Etiyey. 

Fléy 

Flogny. 

Fresnes. 

Fulvy. 

Cigny. 

Gland. 

Grimault. 



ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 



422 
1772 

374 
608 
223 
594 
6U 
175 
193 
273 
378 
446 
443 
105 
399 
579 
317 
402 
349 
987 
320 
320 
614 



610 
564 
364 
404 
239 
220 



286 
420 



Gallien. 


Béalé. 


Plisson. 


Martenot 


Rémond 


Labour. 


Bnlacé. 


Sylvestre. 


Forgeot. 


Gautherin. 


Bidault. 


Fontanez. 


Marmignat. 


Houdot. 


N. 


Bourguignat. 


Portier. 


d'Ezerville. 


Léonard. 


Baillot. 


N. 


Ménétrier. 


Roguier. 


N. 


Soupe. 


Rossignol. 


Darley. 


Heurley. 


Pagnier. 


Maget. 
Michaut. 


Gillot. 


Fournier. 


Robert. 


Rousseau. 


Bassier. 


Chapoulade. 


Raffat. 


N. 


JuUien. 


Lagoutte 


N. 


Chavance. 


Déon. 


Demonperreax. 


Rousselet. 


Bréon. 


Pussin. 


Textoris. 


Hélie 


Houssin. 


Plait. 


Marion. 


Devinât. 


Vaudeau 


Nancluse. 


PlissôD. 


Martenot. 


Prot. 


GUILLEMEAU. 


Mantelet. 


Allouis. 


Chatissefoin. 


Martenot. 


Simonnot. 


— . 


Sourd. 


Petit. 


Bertaut. 


Lejay. 


Joffrin. 


Bègue. 


Clémandot, 


Roze. 


Devinât P. 


Calmeau. 


Sainte-Croix. 


Monnot. 


Moine. 


Couperot. 


Montenot. 


Paris. 


Godret. 


Serré. 


Voisinot. 


CoUin. 


Guyot. 


Nogent. 


Léger. 


Labour (c.) 


Roy. 


Flogny. 


Perrot. 


Camus. 


Carré. 


N. 


Barbier. 


Brullé. 


Çoppin. 



Caillien. 

Montandon. 

Egeley. 

Regnault. 

N. 

Chouet. 

Carré. 

Déon. 

Quillaut. 

Roy. 

Gibier. 

Jacquemier 

CoUan. 

Poitout. 

Bussy. 

Lemaire. 

Robio. 

Naudin. 

Paris. 

Dupas. 

Lorot. 

N. 

Bonnin. 

Cornât. 

Sagourin. 

Chevalier. 

Caillot. 

Durlot. 

Viardot. 

Brigodiot. 

Bessonnat. 

Noirot. 

Jacob. 



i 



85 



C0M1[U7<ŒS. 



Popob- 
lion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURES. 



Institoteurs. 



Jonancy. 

Jolly. 

Joiuj. 

La Chap -Yieille-F. 

Lasson. 



Melisey. 
MÔUy. 



Moulins. 

NeoTy-Saotoar. 

Kitry. 

Noyers. 

NiDt&siir-AiiiiaBtoii 

Pacy. 

PasiUy. 

Perecy. 



Piindles. 



Kofièy 



Sant-Maitu-SrAiB. 
Samt-Ti 



Sairy 



TaibV. 



T. 



118 
498 
189 
667 
367 
672 
583 
362 
594 
316 

1469 
810 

1638 
505 
471 
94 
401 
195 
197 
611 



383 
416 
270 

aïo 

55^ 



_i 



Possin. 

Marcoult. 

Coqoard. 

Drujon. 

Massin. 

Mantelet. 

Foamier. 

Landrier. 

Chapotin. 

Marlot. 

FoDinier 

Carré. 

Marigiier ^. 

Berthon. 

Pain, 

Beaoïegard. 

Maorey. 

Mignot. 

Manteao. 

Boudré. 

Chamoin. 

RIzier. 

BabeniJIe. 

Ménétrier. 

Boacherat. 

Vaodean. 

Mîlon 



307 1 Paris. 
460 Mignot. 
331 Heortefen. 
^46 Sebillant 
337.Saiiàsey. 
1110 Paeet. 
42l>Viaalt. 



6»,MoaUNi. 
215 Ferrand. 



Sl^f MonlreoiL | 

21 1 • Petit. 
:3M g 

17'^ Malaquin. 
3^ Cirre. 

» Bar»>t. 
454 Bertrand. 
S^ /«sanlt. 
41' {tdeVîrierSu 



Beihery. 
CbauTOt. 
Mandrot. 
Beugnon. 
Court in. 
Compérot. 
Godin. 
Mantelet. 
Truffot. 
Maigrot. 
Vianlt. 
Bailacey. 
Pichenot. 
CheTalier. 
Jacqninet. 
Renard. 
Chaboaillat. 
C^lez. 
Rognier. 
Blin. 

Riclieboorg. 
Gantbier. 
Himbert. 
Simon. 
DiilM>is. 
Brain. 
Bl4ue]iot. 
Rot. 
Hîfert. 
Comaelle. 
Décn. 
Caft<elin. 
ThofKa.^. 
CbaîileT. 
P.-ikii.' 
, Goollev. 

iMenegânt. 
Nicoiie. 
Marquis. 

Cii«drî9. 

Peîiî- 
B^<;trfT. 

GeceL 
r'.a^er- 



N. 

Adam. 

N. 

Bardont. 

Michel. 

Guinot. 

Michaot. 

Jobin. 

Régnier. 

PilJon. 

Lemoine. 

Poyard. 

Merlot. 

Millot. 

Gallien. 

Denis. 

Martin, 

Cbausfoin. 

N. 

Tbierriat. 

CbaTance. 

Hariot. 

Tremblay. 

Vacbez. 
, Billiault. 
* Pensée. 

Coilîn. 
I Lalfement. 

Uenis. 
iThibaolt 
1^ 



\ 



I 



N. 

Rarerat. 

Oî fiant. 

B«>^*ETAT. 

. Lïlj<eifiand. 
, Mar«joot. 
j Gij^lu. 

IDr&ASTBOS. 
1 Fucnr. 

:Gcgois. 

G*»'i>T- 

IkurimÊiJ. 

Vi'^truL 



i 



Michaut. 

Montenot. 

Paton. 

Lambert. 

Dupressoir. 

Noël. 

Perrucbon. 

Fonmerat. 

Renaud. 

Mattrat. 

Chatais. 

Senrre. 

CbamoiOfCluaL 

Nîeatin. [sefoin 

Qniilaut. 

N. 

Passey. 

Paupy. 

Roy. 

Martin. 

Landre». 

Brallf?y. 

Rigolley, 

TarmJUit, 

Gérard, 

Perrot. 

Séguin, 

Baïla/ï^y. 

Farej, 

Sebiliant 

Fou'>£eat. 

Cfaoiat. 

C<Mfturot'i^A//l 
BeniiïSM;. 
Qui.J4Ut. 
KOfl^tltT. 

Gao(L«er. 
>. 

Car: u>jil. 

Sei-JT'c. 

Ré'Sii^.j, 

Cî:crlC«- 

Baitenille. 



86 
ADMINISTRATIONS MUNICIPALES DES PRINCIPALES VILLES. 



VILLE D'AUXERRE. 

M. A. Chat.lb, O #, membre du Conseil général de TTonoe, Maire, 

MM. Flocàro >)((, ) 4 .• . < 

Conaoï. J ^*<^«^- 

MM. Membres du Conseil municipal. 



Lepère, avecat. 

Loozon, propriétaire. 

Leroy, mécanicien-findenr. 

Baroâi Martinean des Cfeesnez. G. 0. ^. 

Flocard, adjoint. 

Marie ^, docteur médecin. 

Barbier, géomètre. 

Lefévre, dooteor-médecin. 

Courot, doct?ur-médecin. 

Tratey-MardDge, négociant. 

Baron de Madières, ancien mad^. 

Ghalle, maire. 

Robin, greffier de la justice de paix. 

Remy, docteur-médecin. 

M. Charles Joly, recerenr municipal, rue Martineau, 6. 

Personnel de la Mairie iVÀuxerre. 
MM. Nodot, secrétaire en chef. IMM. Clergeau, chef de bur. de Tétat civil 



Mérat Beuj^non, ancien négociant. 
SalIé atné, négociant. 
Platt, commissionnaire en vins. 
Lorin, architecte. 
Ribière, aTocat. 
Piétresson (Léon), notaire. 
Milliaux, notaire. 
Laurent-Lesseré ^, négociant. 
Potenot, propriétaire. 
Baucher, propriétaire. 
Petit- Ange, distillateur. 
Roger, propriétaire-vigneron. 
Ravin, pharmacien. 



Zinck, chef du bureau militaire, des 
contributions et des subsistances. 



Trico, chargé de la comptabilité. 
Edmond, employé. 

M. Métrai, architecte-voyer, conducteur des travaux communaux. 

M. Cocquelio, concierge. — Pélissier, garçon de bureau. 

Police administra tivCf municipale et judiciaire. 
M. Bonnal, commissaire cantonal de police. 

Agents de police. 

MM. Renard i MM. Rémond 

Fournoux | Bouchard 

Le bureau de police, à la mairie, est ouvert au public, tous les jours f depuis 
8 heures du matin jusqu'à l'heure de la retraite. 

M. Babulaud, commissaire-ordonnateur des pompes funèbres. 

Gardes champêtres. 

MM. Lcmain, brigadier. MM Casse \ 

Lucy ) ««^^nfl Robert | gardes, 

Chaumier } garaes. Brisset ) 

lAbaltoir publie : MM. Réméré, inspecteur ; Irr, receveur, et Couderc, concierge. 

M. Vigreux, vétérinaire expert. 

VILLE D'AVALLON 

MM. Febvre Sf , Maire. 

Chevallier Anfojne, j ^*'<>*'w«<. 
MM. Membres du Conseil municipal. 

Febvre, membre'du conseil général. 1 Brenot aîné, charpentier. 

Couturat, banquier, I Desnoyers, conduc. faisant fonc. d'JLOgén. 



87 



Quatreyaux. médecin. 
Tircuit, architecte. 



Richard, propriétaire. 

Bethery de La Brosse, prés. hon. du tr. c. 

Lecierc, avoué. 

Vigoureux, négociant. 

Gsuly fils, marchand de bois. 

Ricard, prés, du trib. civ. 

Camus, propriétaire. 

Chevalier père, çropriétaire. 

Caillât, ancien négociant. 

Thibault, juge. 

VILLE DE JOIGNY. 

MM. Coutuhat, ^ Maire. 

N. 



Thierry, pharmacien. 
Thébault, propriétaire. 
Rousseau, juge de paix. 
Bidault, ju^-e d'instruction. 
Brunet. avocat. 
Malhé, négociant. 
Degoix, vétérinaire. 



Radot, receveur municipal. 
Cussol, commissaire de police. 
Burlot, architecte -voyer. 



MM. 



Lavollée, ] ^^Joints. 

Membres du Conseil municipal. 



Benoit- Courtois, propriétaire. 
Feneux-Gailliout, entrepreneur, 
Epoigny, notaire. 
Courcier, banquier. 
Perrier-Godeau, vigneron. ^ 
Lefebvre-Arrault, propriétaire. 
Jacob-Baillet, propriétaire. 
Eraery, propriétaire. 
Leclerc ae FouroUes, magistrat. 
Paviilon-Fouffé, propriétaire. 
Glaive, négociant. 
Frécault-Durand, propriétaire. 
Toussaint-Moreau négociant. 



Gallois, percepteur. 
Barat-Gaillout, négociant. 
Durand Napoléon, propriétaire. 
Godefroy-Julitte, vigneron. 
Durand-Gailliout, propriétaire. 
Chailley-Lordereau, négociant. 
N. 
N. 

Cochet, receveur municipal. 
Ricard, secrétaire de la mairie. 
Nachon, commissaire de police 
I Lefort, architecte-Yoyer. 



MM. 



VILLE DE SENS 
MM, Deligand ^, Maire. 

Memlres du Conseil municipal. 



Mancel, propriétaire. 

Pleau, pr. du trib. de com. 

Dupechez , propriétaire. 

Agaenier, propriétaire. 

Perrin, négociant. 

Leseur, architecte. 

Cornisset Aug.,memb. du cons. d'arron. 

Querelle, fabricant de rasoirs. 

Boucrand-Comperat, propriétaire. 

Provent, avocat-avoue. 

Giguet ^, propriétaire. 

Lamy, marchand épicier. 

Forest, md de rouenneries. 

Lallier, président du tribunal civil. 

Bonjean, négociant. 



Petipas, ancien notaire. 
Billeoault, propriétaire. 
Tourneur, architecte, 
Pollet, pharmacien. 
Lacaillè, cultivateur. 
Epoigny, md de vins en gros. 
Poussé, md de bois. 
Bodier, cullivatenr. 
Duchemin, imprimeur. 

Laude, receveur municipal. 
Lanier, secrétaire en chef de la mairie. 
TacaUIe, commissaire de police. 
Larchevéque, architecte- voyer. 



MM. 



Diard Albert, mécanicien. 

N. 

Rathier, avocat. 



VILLE DE TONNERRE. 
MxM. Mo:iTRBuiL, Maire. 

Marquis, j j^^oinU 
Legris, I 

Membres du Conseil municipal. 



Thierry, vétérinaire. 

Prévôt, banquier. 

Perruchon Pierre, propriétaire. 



88 



Hardy, propriélaire. 
Colin, inspecteur des écoles. 
Yebre, confiseur. 
Legris, pharmacien. 
Munier-Portier, propriélaire. 
Roze, juge d'instruction. 
Lemaire- Prieur, fabricant de tan. 
Marquis Auguste, médecin. 
Montreuil, juge suppléant. 
Rov Charles, propriétaire. 
Thomas- Chapu, propriétaire. 



Yyert, huissier. 

Rétif, président honoraire. 

Delor me- Bourgeois, propriétaire. 

Pignon, agriculteur. 

Constant, notaire. 

Beurdeley père. 

Garrel, receveur municipal. 
Rayaux, secrétaire de la maire. 
Legris, commissaire de poliee. 



VILLE DE VILLENEUVE-SUR-YONNE. 

MM. BissoNNiEB, Maire, 

Bridou, 
Sauvegrain. 



MM. 

Bissonnier, maire. 
Bridou, pharmacien, 
Sauvegrain, marchand tanneur. 
N. 

Fontaine, maréchal. 
Bondoux, marchand de bois. 
Bachelet, maître tanneur. 
Lenfant, propriétaire. 
Caillou, cultivateur. 
Boudet, receveur des fostes. 
• Carré, vigneron. 
Baconnier, cultivateur. 
Bezançon, propriétaire. 



I ÀdjaiiUs. 

Membres du Conseil municipal, 

Durand, boucher. 



N. 

Besand Claude, propriétaire. 

Paillot, md de oois. 

N. 

Roy, banquier. 

N. 

Trouvé, médecin. 

N. 

Marquet, receveur municipal. 
Benoist, secrétaire de la mairie. 
Bourgogne, commissaire de police* 



Pichot, propriétaire. 

ARCHITECTES DÉPARTEMENTAUX. 

MM. Piéplu, à Auxerre. MM. Tourneur, à Sens. 

Tircuit, à Avallon. Perruchon, à Tonnerre. 

Nagé, à Joigny. [ 

CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES BATIMENTS CIVILS. 

Réorganisé par délibération du conseil général de TYonne, dans sa session de 1857 

MM. Mundut de Lagorce, ingénieur en chef des ponts et chaussées en retraite, pré . 
sident. — Urodier, chef de division â la préfecture, secrétaire. — Don - 
denne, architecte, anc. professeur au collég»^ d'Auxerre. — Piéplu^ architecte 
du département. — Boucheron, agent-voyer central. — Desmaisons, con- 
ducteur principal des ponts et chaussées, faisant fonctions d'ingénieur 
ordinaire. — Dantin, serrurier mécanicien. 



ASILE DÉPARTEMENTAL DES ALIÉNÉS. 

L'Asile départemental de l'Yonne, destiné au traitement des malades des deux 
sexes atteints d'affections mentales, nerveuses ou convulsives, est construit sur un 
plan et dans des proportions répondant aux principales indications de la science. 
Ce qui en fait un type modèle, c'est qu'en donnant ^satisfaction aux exigences du 
moment, il i)eut facilement se prêter aux progrès dont Texpérience pourra plus 
tard faire sentir la nécessité. Si l'harmonie des constructions en rend l'habitation 
agréable et exerce sur les malades l'influence la plus favorable, l'administration ne 
néglige rien pour que l'organisation du service intérieur réponde à tous les besoins. 

Cet établissement renferme environ 450 malades, dont la plus grande partie 
appartient au département de l'Yonne aux frais duquel il a été construit. 

Des pavillons spéciaux offrant tout le confortable possible sont destinés aux pen- 
sionnaires qui, entièrement isolés des malades au régime commun, rencontrent 
les avantages des meilleures maisons de santé de la capitale unis aux sérieuses 
garanties légales d'une administration régulière. 



89 

Commisnon de sunHUanee. 

MM. le Baron de Madières, président. 

Baron Martineau des Cnesnez, ancien maire. 

Mathieu, ancien ayoué, administrateur proTisoire des Aliénés. 

Laurent-Lesseré, négociant. 

Ravault, avoné. 

BonneYille, ancien conseiller de préfecture, secrétaire. 

Administration. 

Directeur, médecin en chef : MM. Poret, doct. en médecine. 

Médecin-adjoint : Becoaiet, doct. en médecine. 

Chirurgien : A. J.-B. Marie, docteur en médecine. 

Interne en médecine ^ NoU. 

Interne en pharmacie : Richard. 

Pharmacien honoraire: Sallé-Frémy. 

Receyeur : Dautun aîné. 

Econome : Designolle père. 

Secrétaire : Foumier. 

Chapelain : M. Duru. 

Commis d'économat . Chevallier. 

Suryeillant en chef : Lanne ; surveillante en chef : MUe Breveiet. 

Garde-magasins : Larchevéque. 

Le service intérieur et les soins personnels à donner aux malades sont conGés à 
des employés éprouvés qui, sous l'impulsion des chefs de service, assurent une 
sarveillance permanente, active et intelligente en même temps qu'exclusive de 
toute coercition irritante. Une décision préfectorale du 5 novembre i861 a fixé le 
cadre de ce personnel de manière à satisfaire à toutes les indications du service. 

Un règlement approuvé par S. E. M. le Ministre de l'intérieur régit et détermine 
tous les détails du service administratif et médical. 

\ Pktcements â^office. 

Les malades qui, dangereux pour la sécurité publique, ne peuvent pas payer le 
prix de pension fixé par le règlement, sont admis dans l'Asile sur un ordre du 
Préfet qui détermine les conditions de cette admission. Il en est de même des indi- 
gents qui, sans être immédiatement dangereux, réclament cependant un traitement 
spécial. (Art. 18 et 25 de la loi du 30 juin 1838.) Dans les deux cas, la demande de 
la famille ou du maire adressée au Préfet doit être accompagnée : 

1° De l'extrait de naissance. 

2" D'un certificat de médecin constatant l'opportunité ou la nécessité du pla- 
cement. 

Placements volontaires. 

Les malades dont le placement est demandé par les familles, à la condition de 
payer directement le prix de leur pension, sont admis par le Directeur de TAsile 
auquel doivent être préalablement remises les pièces ci-après indiquées, conformé- 
ment à l'article 8 de la loi du 30 juin 1838 : 

!• Une demande d'admission contenant les noms, prénoms, âge, profession et 
domicile tant de la personne qui la forme que de celle dont le placement est ré- 
clame et l'indication du degré de parenté, ou à défaut, de la nature des relations 
qm existent entre elles. La demande sera écrite et signée par celui qui la formera 
et visée par le Maire. S'il ne sait pas écrire, elle sera reçue par le Maire qui en 
donnera acte. ri 

, Si la demande d'admission est formée par le tuteur d'un interdit, il devra joindre 
a 1 appui un extrait du jugement d'interdiction. 




mit P'^.P^ss^Port ou toute autre pièce destinée à constater l'identité tant du malade 
3^1. extrait de naissance. 



90 



4« Un certiflcat d'un doctenr en médecine constatant l'état mental de la personne 
à placer, indiquant les particularités de sa maladie et la nécessité de faire traiter 
la personne designée dans un établissement d'aliénés et de l'y tenir renfermée. 

Ce certificat, écrit sur papier timbré, doit contenir tous les renseignements pro- 
pres à éclairer sur Torigme, la marche et la nature de la maladie. 

Classes de ^pension, 

L'Asile d'aliénés de l'Yonne admet quatre classes de pensionnaires, dont le prix 
de journée est fixé ainsi qu'il suit : Première, 6 fr. 60 c; Seconde, 3 fr.SOc; Troi- 
sième, 2 fr.; Quatrième, \ fr. 15 c. 

Le pensionnaire de première classe a constamment une personne spécialement 
chargée de tous les soins que réclament son état et les indications du traitement. 
Dans la 2* classe, les malades ont également une chambre oarticulière, mais sans 
service spécial (un surveillant pour quatre malades.) 

Le régime alimentaire sain, varié et approprié aux besoins de chacun, varie 
suivant les classes de pension. 

La pension se paie a'avance par trimestre on par mois entre les mains du Rece- 
yeur de TAsile auquel on peut en faire parvenir le montant soit en un mandat sur 
la poste, soit en effets non sujets à l'escompte. 

Les malades peuvent être visités par leurs parents ou tuteurs, en présence d'un 
employé de la maison, si toutefois cette visite a été autorisée par le médecin. 




parents ou tuteurs qui ont réclamé le placement 
ou une attestation régulière des autorités locales constatant leur identité et leurs 
rapports de parenté avec les malades. 

HOSPICES. 

Comités gratuits de consultation. 
Créés en exécution du décret du 7 messidor, an IX, pourles cinq arrondissements. 



Arrondissement 
d'Auxerre, 



MM. 

Ohérest. 
Lepère. 

N. 



d'A vallon, 



de Joigny, 
de Sens, 
de Tonnerre, 



{Gœtschy. 
Delamontagne. 



! 



Beaujard. 

Pignon. 

Provent. 

Landry. 

N. 

Rathier. 

Hamelin. 



Houdaille. 
Guillier. 

N. 

HOSPICES COMMUNAUX. 
L'organisation et l'administration des hospices ont été réglées par la loi du 7 août 
1851 et le décret du 23 mars <852. Les commissions administratives sont composées 
de cinq membres nommés par le Préfet, non compris le Maire, président de droit. 

COMMISSIONS ADMINISTRATIVES. 

r 
AUXERRE. AVALLON. 

Gharié. 

Mondot de Lagorce, 

Sauvalle, atné, 

Larfeuil, 

Tambour. 

Lemuet, économe. 

Barbier, secrétaire. 

Puissant, receveur. 

Paradis et Gourot, médecins. 

Marie, chirurgien. 

Rémy. chirurgien-adjoint. 

Ricordeau, chirurgien honoraire. 

Glai2e, pharmacien. 

Roguier, chapelain. 

pondenne, architecte. 



administrateurs. 



Béthery de la Brosse, 

Baudenet, 

Rousseau, 

Darcy. 

Ricaro, 

Billardon, secrétaire. 

Radot, receveur. 

JOIGNY. 

Damien, 

Dussaussoy Stanislas. 
Ibled, 

Lefebvre-Arrault , 
Moreau- Simon, ^ 



administrateurs. 



administrateurs 



94 



Lefebvre, économe et secrétaire, 
Cochet, receveur. 

SENS. 



Leclair, 

Carlier, 

Vérot. 

Laade, 

Chardon, 

Petipas. 

Vivien, chapelain. 

Ribault, secrétaire-économe. 

Leclerc, receveur. 

TONNSaRE. 

Hardy, 

Navères, 

Rétif, 

Pignon, 

Colin, 

Fontaine, économe. 

Rolland, receveur. 



administrateurs. 



TSRMBNTON. 



Chevallier, 

Mignot, 

Duchène, 

Boudard, 

RigoUet, 

Roger, receveur. 



administrateurs. 



V^ZELAT. 






Sergent. 

Regnauit, 

Fourneron, 

Roglet, 

Girardot, 

Cardinal, receveur, 



administrateurs. 



>■ administrateurs. 



j 



CHABLIS. 



Duché père, 

David, 

Albanel, 

MoUot, 

Miaulant, 

Bransiet, receveur. 



administrateurs. 



COURSON. 



Montassier, 

Carré, 

Prudent, 

Ledoux, 

Cliquet, 

Lugrin, receveur. 



administrateurs. 



GRAVANT. 



NicoUe, 

Charreau, 

Pougny, 

^lo^e, 

Varet, 

Petit, receveur. 



administrateurs. 



SAINT-FLORENTIN. 



Gallimard, 

Sspiaas, 

Rozé, 

Voirin. 

Blonville-Desbois, 

Jozon, receveur. 



administrateurs. 



BRIBNO.V. 



Grand villiers, 

Desgnerrois, 

Guivet, 

Pouillot. 

Larboaiilat, 

Chardon, receveur. 



administrateurs 



SAINT-FARGEAU. 



Dhumez, 

B. de la Jonquière. 

Toutée-Moreau, 

Marquis de Boisgelin, 

Rémond, 

Dumas, receveur. 

SAINT-JULIBN-DU-SAULT. 

Genty, 

Bourgoin-Robillard , 
Gillet^ 
Fourrier, 
Bezançon, 
Larcena, receveur. 

VILLBNEUVE-SnR-TONNB. 



administrateurs. 



administrateurs. 



Bezançon, 

Guy on, 

Hesme, 

Fiat, 

Jubin, 

Marquet, receveur. 

NOYERS. 

Maison, 

Dupéché, 

Merlot, 

Challan, 

Muzey, 

Petit, receveur. 



administrateurs. 



administrateurs 



SERVICE DES ENFANTS ASSISTÉS. 

Il existait autrefois quatre tours d'exposition, à Auxerre, Joigny, Sens et 

En vertu de la décision pri^e par le Conseil Général de l'Yonne, dans sa 

lB5o, M. le ministre de l'intérieur a ordonné la fermeture des tours de Sens, Joigny 

et Tunnerrc, et la surveillance de celui d'Auxerre. Le même Conseil a décidé en 1851 

que des bureaux d'admis«inn Auraient créés dans tous les chefs-lieux de sous-préfeç 



Tonnerre, 
sa session de 



92 

tures. Dans sa session de 18£^, le Conseil Général a demandé la suppression da tour 
sarveillé d'Auxerre, le seul qui restât, à partir du f"' janvier 1858, et son remplace- 
ment par un bureau d'admission. 

M. S ALT AIRE, inspecteur du serTice pour le déparlement. 
Olive, employé. 

Bureaux d'admittion. 

AuxERRE. —MM. le Maire d'Auzerre, président; Mondot de Lagorce, vice-prési- 
dent; le Procureur Impérial, le chapelain de THÔlel-Dieu; Lepère; l'Inspec- 
teur départemental; fiarbler, secrétaire. 

Ce bureau propose les admissions pour les arrondissements d'Auxene, Avallon 
et Tonnerre. 

JoiGNT. — MM. le Sous-Préfet, président; Lefebvre-Arrault, vice-pr.; le Procureur 
Impérial; Calmus. curé doyen de St-Jean; Ragobert; Lefebvre-Mocquot, secrétaire. 

Sens.— MM. le Sous-Préfet, président : le Procureur Impérial, vice-pr.; l'aumônier de 
rhospice ;Cretté,Petipas,Lorne, du bureau de bienfaisance; Ribault, & 

MAISON D'ARRÊT DE JUSTICE ET DE CORRECTION. 
MM. de Cayla, directeur des prisons de l'Yonne. 

MM. Laffont, gardien chef. 

Courcier, Château, Courtois et N.... gardiens ordinaires. 

Raysié, gardien-portier. 

Femme Lafifont, surveillante. 
BIM. Tabbé Duru, aumônier. 

Paradis et Courot, médecins. 

Monceaux, pharmacien. 



secrétaire. 



COMMISSIONS DE SURVEILLANCE DES PRISONS 
Créées par ordonnances royales des 9 avril 1810 et 25 juin 1823. 

I Ri vaille, receveur particulier. 

SENS. 

Le Sous-Préfet. 



MM. AUXRRRB. 

Le Préfet, président. 

Le Maire de la ville d'Auxerre. 

Le Président du Tribunal civil. 

Le Procureur impérial. 

Fortin, curé de Saint-Etienne. 

Flocard^ propriétaire, adjoint au maire 

Bonneville, propriétaire. 

Bon Demadière». 

Chérest, avocat. 

AVALLON. 

Le Sous-Préfet. 

Le Président du Tribunal civil. 
Le Procureur impérial. 
Darcy, curé doyen. 
Rousseau, juge de paix. 
Houdaille Paul, avocat. 

JOIGNT. 

Le Sous-Préfet. 

Le Président du Tribunal civil. 

Le Procureur impérial. 

Calmus, curé arcniprétre. 

N... 

Emery, père. 



Le Président du Tribunal civil. 

Le Procureur impérial. 

L'abbé Carlicr. 

Déiions-Dufour. 

Deligand. 

Hermann. 

Dubois. 

Laroche. 

TONNERRE. 

Le Sous-Préfet. 

Le Président du Tribunal civil. 
Le Procureur impérial. 
Duranton, curé doyen. 
3Iontreuil, maire. 
Navères, avocat-avoué. 
Rendu^ propriétaire. 
Roze, juge d'instruction. 
Marquis, médecin. 
I Martin, aumônier. 



93 



SECTION II. 
ADMINISTRATION ECCLÉSIASTIQUE. 



DIOCÈSE DE SENS. 

Ce diocèse a été formé d'une partie des anciens diocèies de Sens, Auxerre 
LaDgres et Anton. 

L'Archevêque de Sens porte le titre d'Evéque d'Auxerre, primat des Gaules et de 
Gennanie. 

La métropole de Sens compte, depuis Saint-Savinien, 112 prélats, dont 19 sont 
réTérés comme saints, 10 ont été cardinaux, et un, Pierre Roger, a été Pape, sons 
le nom de Clément VI. 

L'Archevêque de Sens a pour suffragants les évêques de Troyes, Neyers et 
Moulins. 

Mgr Victor-Félix Beknaoou O. ^, archevêque de Sens, évêque d' Auxerre, primat 
des Gaules et de Germanie, prélat assistant au trêne pontificaL 

Vicaires généraux, MM. 

Titulaires : Roger, Sicardy, Pichenot. 
Honoraires : Grapinet, Boyer, Mourrut, 
supérieur du grand séminaire. 



Secrétariat générait M. 
Grandjean, secrétaire-général. 



CHAPITRE MÉTROPOLITAIN. 



CHANOINES TITULAIRES. 

Petitier, Grapinet, Aubert, Lallier, 
Garlier ^, Morel, Michaut,Viaot, Gour- 
lot, Gourmant, Delaage. 

CHANOINES HONORAIRES^ 

Bernard, curé doyen de St-Eus. d' Auxerre. 
Sergent, curé doyen de Vézelay. 
Fortin ^^ archiprêtre d'Auxerre. 
Galmus, archiprêtre de Joiffny. 
Lalment, prêtre-sacristain de la métropole. 
Cassemicne, c. doyen de Saint Maurice. 
Grossot, c. doyen de Saint-Farseau. 
Miilon, super, du petit sémin. d'Auxerre. 
Sicard, curé doyen de Saint-Sauveur. 
Robin, ancien curé doyen de Vill.-i'Arch. 
Darcy, archiprêtre de St.-Lazare d'Aval. 
Lidove, dess. de Oosnac (diocèse de Tulle). 
Lacroix, clerc consist. de France à Rome. 
Lebâcheur, yicaire général de Séez. 
Soulbieu, secret, gén. de l'évêché de Séez. 



Filleul, vicaire général de Séez. 
Baugé, ancien vicaire général de Séez. 
Henry- Vaast, doyen de Quarré-les-Tombc» 
Larfeuil, curé de St-Pierre d'Auxerre. 
Milieu, ancien curé doyen d'Aillant. 
Ferrey, dir. du petit-sémin. d'Auxeire. 
Duru, aumônier de l'Asile des aliénés. 
Brissot, curé de Saint-Pierre de Sens. 
Ghoudey, curé doyen de Coul.-s.-Yonne. 
Voirin, c. doyen de Saint-Florenlm. 
Sennequier, c. doyen de l'Isle. 
Larbouillat, c. doyen de Brienon. 
Leduc, prof! au Petit-Sémm. d Auxerre. 
Thomas, c. doyen de Chablis. 
Duranton, archiprêtre de Tonnerre. 
VaUot, c. doyen de Seignelav. 
Labour, curé doyen d'Ancy-le-Franc. 
Grandj^n, secrét-gén de l'archevêcW 
Garnier, aumônier du Lycée de Sens. 

K;c^u"r?do'&U^^^^ 



MAISON DES PRÊTRES AUXILUIRES 



MM. Boyer, supérieur. 
Massé. 

Bernard (Albert). 
Danjou. 



A PONTIGNT. 

MM. Potherat, , 

Bernard (Théobald), 

Laproste. 
Brissot. 



Bourbon. ^ . . ^ 

Saccumle de Sens : MM. Cornât, Barbier, labour. Tbom.». D«r«ton. VdUt. 



94 



GRAND SÉMINAIRE DIOCÉSAIN 
Dirigé par MM, de Saint-Laxare. 



MM. Hourrut, supériear, 

Poulln, professeur de morale. 
Allou, professeur de dogme. 



Bieox, professeur de philosophie. 
Aldebert, prof, d'hist. et d'eloq. sacrée. 
Gallinat, économe. 



SECTION m. 



ADMINISTRATION DE LA JUSTICE. 



COUR D'ASSISES DE L'YONNE. 

La Cour d'assises de ITonne, ainsi que celle de chaque département, est com- 
posée : 1» dVn Conseiller à là Cour Impériale de Paris, détéeaé pour la pré- 
aider ; 2» de deux Juges désignés parmi les présidents et Juges du Tribunal d\Au- 
xerre;3oda Procureur impérial prés le Tribunal civil j 4» du Greffier du même 
Tribunal. 

Les sessions de la Cour d'assises sont trimestrielles. 



TRIBUNAUX DE PREMIÈRE INSTANCE, 



juges. 



TRIBUNAL d'aUXERRB. 

MM. Leelerc, ^ président. 

Métairie^ vice-président. 

Rétif, joge d'instruction. 

Marie 

Charîé ^ 

Gottean 

Vallon 

Leblanc-Duvernoy fils, juge 8up< 
TonnelUer ^, président honoraire. 
Leblanc-Duvernoy ^ vicc-prés, iionor. 
Baron deMadiéres id. 

Parquet. 
MM. Courant $f, procureur impérial. 

Delafoye 1 -'"«"-'»• 

Greffe. 
MH. Léop. Lallemand, greffier en chef. 
Ythier ) ^ 

Loche i commis-grefflers. 

Ce tribunal se divise en deux chambres 
q^i se renoay^lent chaque année. 



DIVISION DÈS CHAJ^BRES POIJB l'aNNÉB 

1867-1868. 

Première chambre, 

(Affaires eiviles, ordres et contrU>oti<ms.) 

Mardi et Mercredi à midi. 
APaudience du mercredi, expédition 
des affaires sommaires. 

Les affaires de renregistrement et 
toutes autres dites de bureau ouvert sont 
jugées de quinzaine en quinzaine à fau- 
dience du mardi. 

MM. Leclerc, président. 
Rétif, juge d'instruc. 
Cotteau, ) , 

Lallemand, greffier en chef. 

Deuxième chambre, 

(Affaires de police corr.; appels de simple police; 
affaires civiles renvoyées par le président.) 



95 



Jeudi 6» Tendredi à midi. 

Le jeedi : audience de police correo- 1 
(ODnelle pour les affaires à la reijuête 
do procureur impérial, et des administra* 
tioDs publiques ; appels de simple police. 

Le vendredi : affaires civiles renvoyées. 
Audiences des criées et affaires de po- 
lice correctionnelle à requête de parties 
civiles. 
UM. Métairie, vice-président. 

Si. 1 i-ee.. 
Leblanc-Buvernoy fils^Jageioppl. 
Ythier, commis-greffier. 

Avocats. 

RIbiére Lepére 

Chérest Berthelot 

Michelon Savatier-Larocbe fils. 

Devaux L. Rémacle. 

CONSBIL DE L'ORDRB. 

Chérest, bâtonnier 

Savatier-Laroche, secrétaire 

Ribière 

Lepére 

Michelon. 

Avoués, 

Guiblin, rue Neuve 
Challe J., rue Soufflot 
Martin, rue de la Monnaie 
Mocquot, rue Soufflot 
Ravault^ rue du Temple 
Cabasson, rue Neuve 
Momon, rue Fromenteau 
Marmottant, rue de Paris. 
Legrand> rue de la Monnaie 

CHAMBRE DES AVOUIÊS. 

Cabasson, président 
Chalie, syndic 
MomoD, rapporteur 
Martin, secrétaire. 

TRIBUNAL d'aVALLON. 

Ricard ijè, président 
Bidault, juge d'instruction 
Thibault, juge 
D.breuze, juge suppléant. 

Parquet, 
Bonnet, procureur impérial 
Dodoz, substitut. 

Greffe. 
Carmagnol, greffier 
De Forcade, commis greffier 
Defert, id, 

/ours d'audience. Mardi, mercredi, jeudi. 



Avocats, 

MM. Brunet Houdaille Paul 

Lottin, père Thibault 
Guillier 

Avoués, 

Hérardot Pinon 

Leclerc PouHn 

Febvre, avoué hoioraire. 

CHAMBRE DBS AVOUl^S. 

Pinon, président 
Poulin, syndic 
Hérardot, rapporteur 
Leclerc, secrétaire. 

TUBVJNAL DE JOIGIIT. 

Gauné, président 

Renard, juge d'instruction 

Chariot, juge 

De Baudesson,juge suppléant. 

Parquet, 

Flogny, proc. imp. 
Froidefonds de Farges, substitut. 

Greffe. 
Hesme, greffier, 
Labaisse et Létoile, com. greffiers. 

Jours d'audience. Le Tribunal civil, le 

mercredi et jeudi, à midi. 
Le Tribunal de police correctionnelle, le 

vendredi^ à 11 heures du matin. 

Avoués. 

Beaujard Goestchy. 

N. Lecerf 

Fourier Saulin 

CHAMBRE DES AVOUlfS. 

Gœstchy, président 
Beaujard, syndic 
Lecerf^ rapporteur 
Saulin, trésorier secrétaire. 

TRIBUNAL DE SENS» 



Lallier, président 
Perrin, juge 
Jouot, juge d'instruction 
Libéra ] 

Pignoàij^ > juges supp. 

* de Langle de Cary ) 

Parquet. 
Charpentier, procureur impérial. 
Mou, substitut. 



96 



Greffe. 

MM. Feineux, greffier, 
Briot, commis greffier. 

Jours d'otidtenw. Tribunal c vil, les jeudi 

et vendredi ^criées). 
Tribunal de police correct. , le mercredi 

Avocat, 
Deligand. 

Avoués, 

Lonyel 

Philippon 

Tonneilier. 



Provent 

Landry 

Mollet 



CHAMBRE DES AVOUES. 

Landry, président 
Provent, syndic 
Tonneilier, rapporteur 
Louvel, secrétaire. 

TRIBUNAL DE TONNEREE. 

Parison ^, président 
Roze, juge d'instruction 
Laurey, juge 

Perrin "'^ juges suppléants. 

Rétif ^, président honoraire, 
id. id. 



Parquet. 

MM. Bernard, procureur impérial 
Mersier, substitut. 

Greffe, 

Guillemot, greffier 
Ménétrier, commis greffier. 

Jours d'audience. 

dres et convocations de créanciers, le 

lundi ordinairement. 
Référés le mercredi. 
Affaires commerciales et sommaires, le 

mercredi, à midi. 
Affaires ordinaires, le jeudi, à midi. 
Affaires correctionnelles, le vendredi, à 

midi. 
Affaires de domaine, de régie et de criée 

le samedi, à *nidi. 

Avoués. 



Hamelin 

Caillot 

I^avères 



Grenon 
Denis. 



CHAMBRE DES AVOUlfs. 

Caillot, président 
Navéres, syndic 
Grenon , rapporteur 
Denis, secret, -trésorier. 



ProQ, 

TRIBUNAUX DE COMMERCE. 

Pouillot, greffier 
Ablon, commis greffier. ' 

Audience, le mardi de chaque semaine, à 
midi. 



AUXERRB. 



MM. Mérat-Beugnon, président. 
A. Rouillé 

ChaUe Jules ^ ^"^®* 

N... 



MM. Milon \ 

Rabé,> Pontigny / 
Félix Lethorre, greffier. 
Zinck, commis greffier. 
Audience i le samedi à midi. 

JOIGNT. 

Bénard-Genty, président. 
Mersier fils ) 

Bertin > juges. 

Bequet , ) 

Benott fils \ • 



Délecolle 



juges sup. 



juges 



SENS. 

MM. Mancel, président. 
Vaudoux 
Bonjean 
Lamy 
Fores t 

Matbé 
Aubry 
Leseur 
Ronlleut 
Rémy, greffier. 

Audience, le mardi, à midi. 

(Les Tribunaux civils de Tonnerre 
ET D*AVALLON fout fonctions de Tribit- 
naux de commercé). 



juges suppl. 



Le Tribunal de commerce d'Avallon a été supprimé par décret impérial da 25 
•janvier 1860. 



97 



JUSTICES DE PAIX. 



JUSTICES 

DE 

PAIX. 



JUGES. 



GREFFIERS. 



JOURS 
d'audience. 



POPULA- 
TION 

par 

CANTON. 



Arro7idissement d*Auxerre, 



Auxcrre (E.) 

Auxerre (0.) 

Chablis. 

Coul.-la-Vin. 

jCoul.-sur-Y. 

|Oourson. 

Ligny. 

St. -Florentin. 

,St.'Sauyenr. 

Seignelay. 

Toucy. 

Vermenton. 



lÂTalion. 

Guillon. 

L'Isle^.-le-S. 

iQuarré-les-T. 

Vézelay. 



!Aillanl-s-Th. 

iBléneau. 

Brienon. 

Cerisiers. 

Charny. 

Joigny. 

St Fargeau. 

S-Julieofdu-S. 

W'-s.-Yonne. 



Chéroy. 
Ponl-sur-Y. 
Sens (nord.) 
Sens (sud.) 
Sergines. 
W'-PArch. 



[Ancy-le-Fr. 

,l!ru2y. 

Flogny. 

Noyers. 

Tonnerre. 



Tambour. 

Leclerc ^. 

Seurat. 

Testart. 

Badin d'Hurtebisee^ 

Deiust. 

Rabé ^. 

Hermelin. 

Crançon. 

Chauvelot. 

LayoUée-Parquin. 

Chevalier ^. 



Albanel. 

Robin. 

FoUiot. 

Moreau. 

Dayril. 

Sayouret. 

Thérèse ^. 

Cosson. 

Bertrand. 

Frotlier. 

Chartier. 

Sourdeau. 



Arrondissement d'Avallon, 



Rousseau . 
Renoult. 
Renault. 
Montarlot. 
Regnault ^. 



Pinard. 

Bauby. 

Angibout. 

Léger. 

Brenot. 



Arrondissement de Joigny, 



Allais. 

Vincent. 

Duguerrois, 

Bertrand. 

Durville. 

Cassemiche. 

B de la Jonquière. 

Cosson. 

Duranton. 



Gautard. 

Forest. 

DelécoUe. 

Besnard. 

Roudault. 

Préau. 

Roche. 

Gerbeau. 

Fenard. 



Arrondissement de Sens. 



Devanlay ^. 
Gauchin. 
Brissaud. 

Cornisset-Lamotte. 
Brunel de Serbonnes. ^ 
Bègue. ^ 



Fenin. 

Jacc[uesson. 

Jutigny. 

Pelletier. 

Lefranc. 

Moreau. 



yend. à Uh. 
yend. à 1 1 
jeudi à 11. 
jeudi à H. 
samedi à 10. 
jeudi à midi, 
samedi à 11. 
jeudi à 11. 
merc. à 11. 
jeudi à 11. 
yend. à 11. 
yend. à 11. 



sam. et lundi, 
lundi à 11 h. 
lundi à 11. 
merc. à 11. 
lundi à 11. 



mardi à 10 h. 
lundi à 10. 
mardi à 10. 
jeudi à midi, 
jeudi à 11. 
merc. à 9. 
merc. à 11. 
mardi à midi, 
me.etye. à11. 



m. et m. à 10 
j. et d. à midi, 
samedi à 11. 
1. et y. à midi, 
mardi à midi^ 
merc. à 10. 



Arrondissement de Tonnerre. 



Costel. 

N. 

Perrin. 
Challan. 
Heroguier. 




Baudier. 

Martin. 

Oeyouges. 

Miilot. 
Barbenoire, 



jeudi à 10 h. 
vend. à 11 
mardi à 1.1 . 
lun. etv. à 11. 
mardi à 11. 



12453 

15815 

7854 

9069 

7921 

7807 

7176 

6143 

13138 

8630 

11935 

10823 

118764 



13209 
6185 
6709 
7578 

11519 



45200 

16313 

9220 

11199 

6054 

11280 

16709 

• 8802 

8283 

11351 



98491 

9719 
12112 
12268 

12947 
10178 
10086 

67Ïro" 

0664 
7480 
7808 
7194 
10678 



42824 



1868. 



98 



SUPPLÉANTS. 



ARRONDISSEMENT 1)*ADXBRRB. 
MM. 

( JEst. Limosin, Momon. 
Auxerre j ouest. Ravault, Piètresson. 
Chablis. Charlier à Chablis , Raoul à 

Chitry. 
Coulanges-la-V.Mainferme à Irancy, Bar- 

dout à Coulanges-la-Vin. 
Coulanges- sur- Yonne. Prudot et Barrey. 
Courson. Depieyre à Lain, Thérèse à 

Ouaine. 
Ligny. Pairabet à Ligny. 
Saint-Florentin» Denis et Espinas. 
St-Sauveur. Jarry et Gonneau à Thury. 
Seignelay. Brette et Dejust à Seignelay. 
Toacy. Ansault à Beauvoir, Sonnet à 

Toucy. 
Vermenton Fosseyeux à Crayant. de 

Bonnaire à Sainte-Pallaye. 

ARRONDISSEMENT D^AYALLON. 
MM. 

Avalion. Paul Houdaille et Pinon. 
Guillon. Guillier Charles et N... 
L'Isle. Delétan^ Calixle et Montandon. 
Quarré. Régnier Vincent et Tripier 

Pierre Edine. 
Vézelay. Roglet C. J. et Fourneron Fr - 

Ph. Gab. 



ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 
MM. 

Aillant. N... et Ravin. 
Bléneau. Tenain et Couvert. 
Brienon. Pouillot et Darnay. 
Charny. Pelegrin et Lebret. 
Cerisiers. Paris et Largeot. 
Joigny. Ragobert et Chaudot. 
Saint -Julien. Protat et N. 
Saint-Fargeau. Gaudet et Mathieu. 
Yilleneuve-8ur- Yonne. Lenfant et Piat. 

ARRONDISSEMENT DE SENS, 

MM. 

Chéroy. Claisse et Poussard. - 
Pont-sur-Yonne. Brossard et Mou. 
Sens (Nord). Petipas et Landry fils. 
Sens (Sud). Dhumez ef Levrat. 
Sergines. Charpentier et Guillon. 
Villeneuve-rArchevèq. Souy et Régnier. 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 
MM. 

Tonnerre. Rendu Ad. et Caillot. 
Ancy-le-Franc. Gourée à Ravières et 

Mollion à Ancy le-Franc. 
Cruzy. Goulley à Tanlay et Bertrand à 

Villon. 
Flogny. Millon à Carisey et Lespagnol à 

Sormery. 
Noyers. Rigout à Annay-sur-Serein et 

N. 



NOTAIRES. 



ARRONDISSEMEiNT d'aUXERTE. 

MM. Cantons d*Àuxejre. 

Milliaux, \ 

Limosin, i 

Piètresson, > à Auxerre. 

Tortera, \ 

Esmelin, / 

Théveny, à Saint-Bris. 
Danet, a Chevannes. 
Pipaut, à Charbu^. 
Chastellet, à Appoigny. 

Cantofi, de Chablis. 

Charlier, à Chablis. 

Raveneau, à Chablis. 

Gonin, à Saint-Cyr-les-Colons. 

Canton de Coulanges-la-Vineuse. 

Petit, à Coulanges. 
Thévenot, à Migé. 
Crctté, à Irancy. 



MM. Canton de Coulanges-sur-Tonne, 

Fabvre, à Etais. 

Barrey, à Coulanges-sur-Yonne. 

Gillet, à Mailly-Château. 

Canton de Courson, 

Ledoux, à Courson. 
Montagne, à Druyes. 
Thérèse, à Ouanne. 

Canton de Ligny. 

Beaudoin, à Ligny 
Chauvin, à Maligny. 
Trousseau, à Montigny. 

Canton de Saint-Florentin. 

Julien, à Saint-Florentin. 
Hermelin, id. 

Guy, id. 

Canton de Saint-Sauveur. 

Coudron, à Saint-Sauveur. 



99 



MM. 

Roslin de Fourolles, à Saint-Sauveur. 
Perreau, à Treigny. 
Gonneao, à Tbury. 

Canton de Seignelay. 

Dejusl, à Seignelay. 

Creusillat, à Héry. 

Saulumier, au Monl-Sainl-Sulpice. 

Canton de Toucy. 

Théroude, à Toucy. 
Carreau, id. 
Ansauit, à Beauvoir. 
Percheron, à Leugny. 
Masquin, à Pourrain. 

HH. Canton de Vermenton, 

Marquet, à Yermenton. 
Juventy, id. 
Kenard, à Arcy-sur-Cure. 
Fosseyeux, à Cravan. 

CHAMBRE DES NOTAIRES. 

» 

Milliaux, président. 

Montagne > syndic. 

Cbanvin, rapporteur. 

Fosse^eux, trésorier. 

Ësmelin, secrétaire. 

Hermelin et Théroude, membres. 

NOTAIRES HONORAIRES. 

Barrey, à Saint-Sauveur. 
Cbarié, à Auxerre. 
Poulin, à Coulanges-sur-Yonne. 
Prudot, à Mailly-Cbâteau. 
Rocbé, à Ouaine. 
Riquement, à Saint-Florentin. 

ARRONDISSEMENT d'aVALLON. 

Canton d^Avallon, 



h 



à Avallon. 



Desmolins, 
Chrétien, 
Morio, 
Duchailiut, 

Canton de Guillon, 

Lespaçnol, à Guillon. 
Bandom, à Montréal. 
Boussard, à Santigny. 

Canton de VIsle. 

Poulet, à i'Isle. 
Guéneau, id. 
Clouzeau, à Joux-la-Ville. 

Canton de Quarré-les-Tombes, 

Droin, à Quarré. 
Marchand, à Saint-Léger. 

Canton de Vézelay, 

Destutt deBlannay, à Yézelay. 



Gauthier, à Châtel-Censoir. 
Sadon, à Voutenay. 

CHAMBRE des NOTAIRES. 

Baudoin, président. 
Desmolins, syndic. 
Gueneau, rapporteur. 
Gauthier, secrétaire et trésorier. 
Marchand, membre. 

NOTAIRES HONORAIRES. 

Rameau, à A vallon. 
Régnier Vincent, à Quarré. 
Delétang, à Joux-la-Ville. 

ARRONDISSEMENT DE J0I6NY. 

Canton d'Aillant. 

Grenet, à Aillant. 
Boulangé, àChassy. 
Florent, à Senan. 
Ravin père, à Guerchy. 
Ravin, à Villiers-Saint-Benoît. 

Canton de Bléneau, 

Marie, à Bléneau. 
Quatresols, à Champignelles. 

Canton de. Brienon. 

Brillié, à Brienon. 
Pouillot^ id. 
Méline, a Bussy-en-Othe. 
Viaux, à Venizy. 

Canton de Cerisiers. 

Bourgeon, à Cerisiers. 
Morel, à Fournaudin. 

Canton de Charny, 

Lavollée, à Charny. 
Sagette, à La Ferté-Loupière. 
Lebret, à Villefranche. 
Fresneau, à Grandchamp. 

Canton de Joigny. 

Chaudot, à Joiguy. 
Epoigny, id. 
Pelletier, id. 
Loiseau, à Cézy. 
Baudelocque, à Champlay. 

Canton de Saint-Far g eau, 

Mathieu, à Saint-Fargeau. 
Cbouppe, id. 

Bègue, à Mézilles. 

Canton de Saint-Julien-du-Sault, 

Besanç(Hi, à Saint-Julien-du-Sault. 
Manieux, id. 

Montaigu, à La Celle>Saint-Gyr. 



400 



à Sens. 



Canton de Villeneuve-sur-Yonne. 
Frécault, à Villeneuve-sur-Yonne. 
Lemoce de Vaudouard. id. 
Laffrat, ^"• 

Filliau, à Dixmont. 

CHAMBRE DES NOTAIRES. 

Epoigny, président. 

Gnaudot, syndic. 

Laffrat, rapporteur. 

Lemoce de Vaudouard, secrétaire. 

Pouillot, trésorier. 

Manieux et Lebret, membres. 

NOTAIRES HONORAIRES. 

Courtillier, à Césy. ^ ^ ,. 
Genty, à Saint- JuUen-du-Sault. 
Lenfant, à Villeneuve-sur-Yonne. 
Gilbert, à Brienoa. ^ . _ 
Pophilat, à Lacelle-Samt-Cyr. 
Thomas, à La Ferté-Loupière. 
Lacroix, à Fournaudin. 

ARRONDISSEMENT DE SENS,' 

Canton de Chéroy. 

Brown, à Chéroy. 
A icelot, à Montacner. 

Canton de Pont-sur-Tonne^ 
Barjot, à Pont-sur- Yonne. 
Rimbert, à Villeblevin. 
Jolibois, à Vilieneuve-la-Guyard. 

Canton le Sens, 

Pille, 

Froment, 

Prou, 

RoUin, 

Cotnaille, 

Gauthier, j , 

Roulin jeune, à Egriselle-le-Bocagc. 

Baudouard, à Véron. 

Canton de Serginet. 

Machayoine, à Sergines. 

Perrot, id. 

Charpentier, à Gourion. 

Dromain, à St-Maurice-aux-Riches-Hom. 

Canton de Villeneuve- l'Archevêque, 

Lesvier, à VlUeneuTC. 

Bègue, id. 

Souy,a Thoriçny. 

Sépot, à Theil. 



CHAMBRE DES NOTAIRES. 

Sony, président. 
Brown, syndic. 
Ancelot, rapporteur. 
Rollin, secrétaire. 
Jolibois, trésorier. 
Dromain et Prou, membres. 

NOTAIRES HONORAIRES. 

Mou Pierre-Théodore, à Pont-sur Yonne. 

Vacher ^ 

Longuet, à Provins. 

Bègue, à Villeneuve-lArchevêciue. 

Leclair, à Sens. 
Poussard, à Chéroy. 
Brossard, à Villeblevin. 
Régnier, à Theil. 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

Canton d^Àncy le- Franc. 
Frilley, à Ancy-le-Franc. 
Rigollet id. 

Jacquemin, à Ravières. 

Canton de Cruxy» 

Droin, à Gruzy. 
GouUey, à Tanlay. 
Desramée, à Villon. 

Canton de Flogny. 

Godret, à Flogny. 
Gaspard, â Garisey. 
Dionnet, à Neuvy-Sautour. 

Canton de Noyers, 

Rabasse, à Noyers. 

Blanc, id. 

Rigout, à Annay-sur*Serein. 

Canton de Tonnerre, 

Paupert, à Tonnerre. 
Gonstant, à Tonnerre. 
Buchotte, àDannemoine. 
Bernard, à Viviers. 

CHAMBRE DES NOTAIRES. 

Dionnet, président. 
Buchotte, rapporteur. 
Gonstant, secrétaire. 
Gaspard, trésorier. 
Rigollet et Rigout, membres. 

NOTAIRES HONORAIRES* 

Gosson , à Dannemoine. 
GouUey. à Tanlay. 



GOMMISSÀIRES-PRISEURS. 

A Auxerre, MM. Dachemin. 
A AvalloD, Robinet. 

A Joigny, Dajoa. 

A Sens, Glémandot 

A Tonnerre, Gérard* 



104 
HUISSIERS. 



ARBONDISSBMBNT D'AOXEARB. 

Cantons d'Auxerre* 

Gaillard Adolphe, audiencier au tribunal 

civil et à la justice de paix (est). 
Chocat, audiencier au tribunal civil et au 

tribunal de commerce. 
Bertin , audiencier au tribunal civil. 
Maiseau, audiencier au tribunal civil et 

à la justice de paix (ouest). 
Villot, audiencier au trib. civil et au trib. 

de commerce. 
Roy Charles. 
Boileau Prosper-Hubert. 
Hosnier, aud. à la justice de paix (0.) et 

simple police. 

Tous résidant à Auxerre 
N.., à Saint-Bris. 

Canton de Coulanges-la-Vineuse, 

Biilaudet, à Coulanges-la-Yineuse. 
Morot, id. 

Canton de Courson. 

Quignard, à Courson. 
Foudriat , à Ouanne. 

Canton de Coulanges-sur-Yonne. 
Droin, à Coulanges-sur-Yonne. 

Canton de Chablis, 
Devaux, à Chablis. 

Canton deLigny, 

Féret, à Li^ny. 
Pijory id. 

Canton de Saint-Florentin, 

Dauphin, à Saint-Florentin. 
Barat, id. 

Canton de Saint-Sauveur, 

Vallée , à Saint-Sauveur. 
Labbé, îd. 

Canton de Seignelay, 

Chérest, à Seignelay. 
Horeau, id. 

Canton de Toucy, 
Dejust, à Toucy. 
Dubelleteix, id. 
Memain, à Pourrain. 

Canton de Vermenton, 
MM. 
Robin, à Vermenton. 
Gorbay, id. 

Monin, id. 



CDAMBRE DE DISCIPLINE. 



Maiseau, syndic-président. 
Bertin, trésorier. 
Droin, rapporteur. 
Corbay, membre. 
Villot, secrétaire. 

ARROxNDISSEMENT D'AVALLON. 

Canton d^Àvallon. 



)' 



Avallon. 



Noailles 

Maratray 

Rolley 

Canton de Guillon. 

Gascard, à Guillon. 
Candras, id. 

Canton de Vlsle, 
Rétit; à risle. 

Canton de Quarré-les -Tombes, 

Bussy, à Quarré-les-Tombes. 

Canton de Véaelay. 

Morand et Gagneux, à Vézelay. 
Père, à Châtel-Censoir. 

CHAMBRE DE DISCIPLINE. 

Noailles, syndic. 
Gaspard, rapporteur 
Maratroy, trésorier. 
Rétif, secrétaire. 
Rolley, membre. 

ARRONDISSEUENT DE JOIGNT. 

Canton d* Aillant. 

Paty et Girard, à Aillant. 

Ribière, à Saint-Aubin-Château-Neuf. 

Canton de Bléneau. 

Gougé, à Bléneau. 
Gagnard, à Ghampignelles. 

Canton de Brienon, 

RozéfilsetMoreau, à Brienon. 
Tournelle, à Venisy. 

Canton de Cerisiers, 

Thevenon, à Cerisiers. 

Canton de Charwy. 

Grenet etDarbois, à Charny. 
Griache, à la Ferté-Loupière. 

Canton de Joigny. 

Grenet, Garcel, Tirot, Bernot, TaïUefer, 
à Joigny. . 



402 



Canton de Saint-Fargeau, 

MM. 

Serretet Cheminant, à Saint-Fargeau. 

Canton de Saint-Julien- du- SauU, 

Fourrier et Emonière, à Saint-Julien. 

Canton de Villeneuve sur-Tonne. 

Charmeux et Levaux, à Villeneuve-sur- 
Yonne. 

CHAMBRE DE DISCIPLINE. 

Grenet, syndic. 
Fourier, rapporteur. 
Tirot, trésorier. 
Taillefer, secrétaire. 
Paty, membre. 

ARRONDISSEMENT DE SENS. 

Canton de Chérofj, 

Fauvillon, à Chéroy. 

Canton de Pont- sur-Tonne. 

Lhuililer, à Pont-sur- Yonne. 
Delaporte, à Vilieneuve-la-Guyard 

Canton de Sens, 

Banque, Baudoin. Martin Griot, Grou, 
et Raguet, à Sens 

Canton de Sergines. 

Lozier, à Sergines. 

Canton de Villeneuve'V Archevêque. 

Darde, Matignon, à Villeneuve-l'Archev. 



CHAMBRE DE DISCIPLINE. 

MM. 

Baudoin, syndic. 
Banque, rapporteur. 
Lhuillier, secrétaire. 
Crou, trésorier. 
Fauvillon, membre. 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

Canton d" Àncy-le-Franc. 

Boucheron et Renard, à Ancy-le-Franc. 

Canton de Cruxi^. 

Anceau et Callabre, à Cruzy. 

Canton de Flogny. 

Raffat, à Flogny. 
Jay, à Neuvy-Sautour. 

Canton de Noyers. 
Oudot, à Noyers. 

Canton de Tonnerre. 

Moreau 

Grassat 

Yvert 

Rayer 

Noël 



à Tonnerre. 



CHAMBRE DE DISCIPLINE. 



Yvert, syndic. 
Renard, rapporteur. 
Rayer, trésorier. 
Raffat, secrétaire. 
Jay, membre. 



BUREAUX D'ASSISTANCE JUDICIAIRE . 
Grées par la loi du 22 janvier 185f . 

Un bureau d'assistance judiciaire est établi près chaque tribunal. Il est chargé de 
statuer sur les demandes oui lui sont soumises par les personnes auxquelles leurs 
moyens ne permettent pas oe faire les frais des procès dans lesquels elles peuvent être 
engagées. Des officiers ministériels sont désignés pour faire gratuitement les actes 
nécesstiires et soutenir les intérêts des assistés devant les tribunaux. Le personnel 
de ces bureaux est pour partie rééligible tous les ans. 



AUXËRRB. 

MM. 

Tonnellier, président. 
Bonneville 
Martin, avoué 
RubigDÎ. 
Paillul 

Lallemand, greflier du tribunal civil, se- 
crétaire. 



membres. 



AVALI.0N. 

Bétliery de La Brosse, jpr. bon. du tr. c. 

Thébault, ancien avoue \ 

Febvre, maire r _„-„k„„ 

Rameau, ancien notaire ( memores. 

de Bon val, rec. de Tcnre^. 

Garmagnol, grenier du tribun., secrétaire. 

JOIGNY. 

Epoigny, notaire, président. 



403 



N..., \ 

Ragobert, ancien avoue f membres. 

Bernard, receveur de 1 enreg. ( 

Hesme, greffier du tribunal, secrétaire. 

SBNS. 

Leclair, ancien notaire, président. 

Pouliain, avocat \ 

Maréchal, recev. de l'enreg. f membres. 

N..., 

Vérot, anc. notaire. 



Feineux, greffier, secrétaire. 



TONNERRE. 



Beinet, avocat, président. 
Rétif, ancien président 
Rendu, suppl. du juge de paix 
Fournerat, receveur de Tenregistrement 
Le greffier du trib., secrétaire. 



SECTION IV. 

INSTRUCTION PUBLIQUE. 

L'iHstruclion publique a été organisée par les lois des 15 mars 1850 
9 mars, 10 avril 1852, 14 juin et 22 août 1854. 

ACADÉMIE DE DIJON. 

L'académie de Dijon comprend (es départements de l'Aube, de la Côte- 
d'Or, de la Haute-Marne, de la Nièvre et de l'Yonne. 

MM. MoNTY O. Jjè, recteur. 

Leras ^, inspecteur à Auxerre. 
Marmier, id. à Dijon. 
Wartel, id. à Troyes. 

Le Bègue, id. à Ne vers. 
Olliyier, id. à Chaumont. 
Desrues, secrétaire. 

INSPECTION DE L'YONNE. 

M. Leras, inspecteur, en résidence à Auierre. 
M. Martin, secrétaire. 

Conseil départemental de VInstruetion publique. 

Ce conseil exerce, en ce qui concerne les affaires de l'instruction primaire et les 
affaires disciplinaires et coutentieuses relatives aux établissements particuliers d'ins- 
truction secondaire, les attributions déférées au conseil académique par la loi du 
15 mars 1850. Le Préfet exerce sous l'autorité du ministre et sur le rapport de l'Ins- 
pecteur de l'académie les attributions déférées au recteur par la loi du 15 mars 1850 
et par le décret organique du 9 mars 1852, en ce qui concerne l'instruction primaire, 
publique ou libre. 

MM. Le Préfet, président. 

Le maire d' Auxerre^ vice-président ; 

Leras i^, inspecteur d'académie ; 

Le Procureur Impérial ; 

Leclerc, président du trib. civil d' Auxerre ; 

pROT, inspecteur des écoles primaires ; 

MiLLON, supérieur du petit séminaire, délégué de rarchevéque ; 

DuRu, aumônier de l'asile des aliénés et du pénitencier départemental, 

désigné par l'archevêque ; 
CouTURAT , membre du Conseil Général ; 
Cherbst, avocat. 



^ 404 

Inspeeteun de l'instruction primaire. 

Prot, inspecteur de i'* classe pour Tarrondissemenl d'Auxerre; 
HuGOT; inspecteur de 3« classe pour Tarrondissement de Joigny. 
MM. FossEYEUX) ^, inspecteur de 1'* classe à. Sens, officier de rinstrac- 
tion publique ; 
Colin, inspecteur de l''* classe pour les arrondissements de Ton- 
nerre et d'Avallon, officier de Tinslruclion publique ; 
Mlle FoRCADE, déléguée spéciale des salles d'asile, de rAcadémie de Dijon, à Dijon. 

DÉLÉGUÉS CANTONAUX. 

Le Conseil départemental désigne un ou plusieurs délégués résidant dans chaque 
canton pour surveiller les écoles publiques et libres du canton; ils sont nommés pour 
trois ans, rééligibles et révocables. 

Instruction secondaire. — Commission d'examen des aspirants aux bourses 
dans les Lycées et Collèges et au Prytanée impérial. 

MM. l'Inspecteur d'Académie, président; Blin, Vidal, Dondenne et Girard, profes' 
seurs au collège. 

Commission ^examen pour instruction primaire. 



MM. Leclerc, juge de paiz^ 

Bonnolte, professeur an collège^ 
Monceaux, professeur, id. 
Marchand, professeur, id. 
Regnard, professeur, id. 



N.. , directeur du petit séminaire, 
Fosseyeux « Hngot et Prot, ins- 
pecteurs des écoles, 
Oberti, membre adjoint, pour Texa- 
men du chant. 



ÉTABLISSEMENTS D'INSTRUCTION. 

Arrondissement d^Àuxerre. 

COLLÈGE COMMUNAL D'AUXERRE. 

Collège de plein exercice, comprenant la Division supérieure, la Division de 
Grammaire et la Division élémentaire, et, de plus, renseignement spécial des Ma- 
thématiques et du Français, tel qu'il a été réglé par les arrêtés ministériels. 
Organisation en tous points semblable à celle des lycées. 

BUREAU D* ADMINISTRATION DU COLLÈGE D^AUXERRE. 



MM. Mondot de Lagorca, anc. ing. en ch . 
Tambour, juge de paix. 
Chérest, avocat. 



MM. l'Inspecteur d'acadëmie^ président 
le Préfet, 
Cballe, n^lre, 

Martineau des Chesoez, anc. maire. 
Administration.— Principal : M. Munier, licencié ès-lettres, offic. de Tinst. pub. 
Sous-principal : M Vidal. 
Aumônier : M. l'abbé Appert. 

Matlres-d'éludes : MM. Méret, Bougot« Gallet, Chosset, Descudîgaon et De 
voug^s. 



Professeurs de V ordre des sciences. 

Physique et chimie, M. Guioault, licen- 
cié es- se. phys. 

Préparateur de physique et de chimie, 
M. N.... 

Mathématiques (!>-' chaire), M. Bonnette, 
licencié è8-«o. math. 

Mathématiques (3^ chaire), M. Humbert 

Mathématiques (5< chaire) et histoire na- 



Maitre de dessin et des travaux gra- 
phiques^ M. Passepont. 

Musique, MM. Chalmeau, Brun, Her- 

maan, Lyon, Oberti et Yiollet. 
Escrime, M. Poarrière. 

Professeurs de l'ordre des lettres. 
Histoire, M. Blin 

Philosophie, M. Boutzin, lie és-let. 
Rhétorique, M. Monceaux, id. 



tureUe, M. Regnard. | Seconde, M. Marchand, id. 



405 



TroiâÂvief M. Gtmin, (icencid es -lettres. 

Qoalriénie M. Yidal. 

GiDqaième, H. Girard. 

Sixième, M. Rousseau. 

Langue anglaise. M- Milne. 

I aopoe allemande, M. Klobukowski. 

Septième. M. Berger. 

Huitième, H. Méoétrier* 



Enseignement spécial (iclencei et fran- 
çais) divise en quatre classes, dont lei 
trois premières sont faites par les qua* 
tre professeurs des sciences et par leg 
quatre professeurs de l^ordre supé- 
rieur des lettres ; et dont la quatrième 
classe est faite par un professeur uni- 
que et spécial. 



CONSEIL DE PERFECTIONNEMENT DE L'eNSEIONEMENT SPÉCIAL. 



MM. le Maire, président, 

rin<«p. d'académie, memb. de droit, 
le Principcil du collège, id. 
Tambour, juge de paix, 



MM. Goupilleau, ancien ingénieur, 
Lepére, conseiller général. 
Dorihac, direc. de rEcole normala« 



PETIT SÉMINAIRE A'AUIERRE. 



UH. Hillon^ supérieur. 

Ferrey, directeur-économe 

LETTRES. 

Leduc, rhétorique. 
Labaisse, seconde. 
Pautrat, troisième. 
Simon, quatrième. 
Letteroo, cinquième. 
GirauU, sixième. 
Riondei, septième. 
FauTiD, huitième. 
Bubourguet, classe préparatoire. 
Milne, anglais. 



SCIBNCES, 

A. PouUn, physique et chimie. 

A. Poulin, algèbre et géométrie. 

Simon, arithmétique 7l«' cours). 

LetteroD, id. (2" ooars). 

Girault, id (3* cours). 

Passepont, cours de dessin. 

Lyon, Hermann, VioUet, court de mu- 
sique. 

Maîtres d'étudet : MM. Gérard, VosgieD, 
Bouche. 



ÉTABLISSEMENTS LIBRES D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 



i Auxerre : MM, Breuillard, 

Fort, 



MiM. GauIoD, 
Roger. 



A Auxerre : 



ÉCOLE PRIMAIRE AVEC PENSIONNAT. 
M. Gohan-YIncent. 



ÉCOLE NORMALE PRIMAIRE. 

L'école normale primaire du département de l'Yonne a été fondée en iSdl, et 
ouverte le 1«' février 1835. Le prix de la pension est de 400 fr. 

Les frais de trousseau sont à la charge des élèves -maîtres. 

Les admissions s'effectuent conformément anx prescriptions de la circulaire 
ministérielle du 2 février 1855, du règlement du 26 décembre 1855 et du décret 
du 2 juillet 1866. 

L'enseignement donné à l'Ecole normale comprend toutes les matières indiquées 
dans l'art. 23 de la loi du 15 mars 1850. 

Une école primaire annexée à l'Ecole sert à exercer les élèves-maîtres dans Pap- 
pHcalion des principes d'éducation et des méthodes d'enseignement qui leur sont 
en eigaés théoriquement à l'école normale. Les exercices de ces écoles sont diri- 
gés par des élèves de deuxième et de troisième année, sous la surveillance du 
oirecleur de l'école normale et d'un maitre-adjoint spécialement nommé à cet effet. 

Directeur-économe, M. Dorluag de Borne, officier de l'instruction publique. 



4 oc 



MM. 



COMMISSION DE SDRYEILLANCE. 



Cbarié, juge, président. 

QuantÎD^ ordonnateur des dépenses. 

Tambour» juge de paix, membre. 



Ravault, aYoué, membre. 

Goupiiieau, ing. des ponts et cb., secret. 

Le directeur de l'école. 



L'enseignement des diverses parties est confié à MM. 



■Le directeur de Fécole. 

L'abbé Roguier. aumônier. 

Robin, maitre-adjoint. 

Moreau, id. 

Bellettre, id. 

Gillet, direc. des écoles annexes sous U 



surveillance du direc. de l'école no nnale. 
M. Moreau, professeur d'agriculture et 

d'horticulture pratiques. 
M. Robin ^ professeur de chant et de 

gymnastique. 
M. Belletre, professeur d'orgue. 



COURS NORMAL D'INSTITUTRICES. 

Ce cours, destiné à former des institutrices communales, est établi dans les bâti- 
ments du couvent des Dames Augustines, rue Saint- Pèlerin. La durée du cours 
est de 3 ans. Les règlements des éboles normales de garçons pour les admissions 
sont applicables au cours normal d'institutrices. 

PENSIONNATS ET ÉCOLES PRIMAIRES 

POUR lES DEMOISELLES 

A AUXERRE : Mmes les Augustines — les Sceurs de la Providence — les Ursulinesi 
— les ScBurs de la Sainte^ Enfance, — Mlles Mêlante Colin — Collin — M"*' 
Rémy-Ralet — Virally. — A CHABLIS : Mlle Ravaire. — SAINT-FLO- 
RENTIN : Soeurs de la Présentation. — Mlle Dehertogh. — SAINT-SAUVEUR : 
Mlle Desleau. — A SEIGNELAY : Dames de la Congrégation de Nevers, — A 
TOUCY: Dame de Portieux. — VERMENTON : Mlle Pétrin; Dames Ursulines. 

ÉCOLES COMMUNALES DE FILLES D'AUXERRE. 

M"'« JManigot, directrice, Cour Saint-Pierre. (Quartier Saint-Pierre), 
Angèle Lesieur, directrice, rue de Paris. (Quartier Saint-Etienne). 
Léonie Ferrand, directrice, rue Haute-Perrière, 25. (Quartier Saint-Eusèbe) 

ÉCOLES CHRÉTIENNES GRATUITES D'AUXERRE. 

Pour les garçons : Frères des écoles chré tiennes ^ rue des Lombards. 

Société Saint-Antoine t dite Saint-Charles, rue Haute-Perrière. 

Pour les filles : Sceurs de Saint-Vincent-de-Paul, place Lebeuf. 

Soeurs de la Présentation de Tours, cour Saint-Pi*erre. 



Arrondissement d'Avallon* 

. , COLLÈGE COMMUNAL D'AVALLON. 

Collège de plein exercice : cours préparatoire aux écoles spéciales, enseignement 
classique et easeigoemeat spécial ; cabinet de physique et de chimie ; gymnase. 

MM. 



Janio, principal. 

Joitchim, aumônier. 

Roussot et Remj, maîtres détudes. 

Professeurs, mm. 

Mathématiques, physique, chimie et his- 
toire nat., F. Moreau L. Moreau, et 
* Janin. 

Philosophie et rhétorique, Verrier. 
Seconde et troisième, Monnot. 



Huitième, Roussot. 
Langues vivantes, Milne. 
Enseigaernent spécial, les professeurs 

de l'en», class. et Léon Moreau. 
Casse préparatoire, Remy. 
Musique, Raynaud et Leriche. 
Dessin et peinture, Schneit. 



\ 






407 

PENSIONNATS POUR LïîS DEMOISELLES. 
A Âralloii : M<n«» Bailly, Boargeot, M"' Morizot, les Ursulioes. 



Àrrondmement de Joigny, 

COLLÈGE COMMUNAL DE JOIGNY. 

Enseignement classique et professionnel. — Cabinet de physique et de chimie. « 
Classe préparatoire aux clascs de latin et de français. 



M. Lecbarlier, principal. 

Professeurs. 

Sciences : mathématiques et physiques 

M Lechartier et Joccoton. 
Quatrième et cinquième, M. Cuisin. 
Sixième et septième, M. Sirot. 

Ecole chrélienne des Frère« : M. Frère Jean de Dieu, directeur. 

ÉTABLISSEMENT LIBRE D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Brienon : M. Gruson. 

PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 



Huitième, M. Peaudecerf. 
Enseignement professionnel : MM. Le- 
chartier, Joccoton et Prin. 
Classe préparatoire : M. Pointeau. 
Cours d'anglais : M. Prin. 
Dessin : M. Joccoton. 
Musique : M. Roville. 



A Joigny : M™*» Les Sœurs de Tours. 

id. M"«« Decombard. 
 St-Julien-duSault: Mile Lenoble. 
A Brienon : Mlle Paris, 



A Bassou : M""» les Sœurs de la Prov. 
A St.-Fargeau. id. de la Présentât, 
A Vil len. -s- Yonne : M"« Moret. 

id. M«e v« Boulard. 



Arrondissement de Sens, 
LYCÉE IMPÉRIAL DE SENS. 

ADMINISTRATION. 

Proviseur : MM. E. Genouille ^, agrégé, officier de rinstraction publique. 

Censeur : Faurie, licencié ès-lettres, officier d'académie. 

Aumônier : l'abbé Garnier, chanoine honoraire. 

Econome : Yalentin; premier commis d'écon., Huot; commis aux écritures, Duluc. 

PROFESSEURS : 

Enseignement. — Lettres. 

Philosophie : MM. Brémond, agrégé, officier de l'instruction publique. — Rhéto- 
rique : Frary, agrégé. — Seconde : Lallier, licencié ès-lettres. — Troisième . 
Buzy, licncie ès-lettres. — Histoire : Filon, licencié ès-lettres. 

sciences. 

Mathématiques : MM. Fiot, licencié ès-sciences ; Sommier, licencié ès-sciences ; 

Arnaud, licencié ès-sciences . 
Physique : MM. Raoult, docteur ès-sciences et Juiliot, bachelier ès-sciences et es- 

lettres. 

Langues étrangères' 

Anglais : Hardy, breveté. — Allemand : Dauphiné, breveté. 

Division de grammaire. 

Quatrième : Ma^delenat, licencié ès-Ietlres. — Cinquième : Laloguey, licencié ès- 
lettres. — Sixième : Gillet, licencié ès-lf ttres. 

Division élémentaire. 

Septième : Deshays, licencié ès-Iellres. — Huitième : Jouffroy. — Classe primaire ; 
Bellemanière. 



\ 



108 

jfcOLB PROFESSIORirBLLK. 

Langue française : MM. Salmon et Préteux. — Histoire : M. Filon. — Mathémati- 
ques : MM. Arnaud et Sommier. — Physique et chimie . MM. Raoultet Juiliot. 

Àru, 

Dessin d'imitation : Challard. — Dessin graphique : Juiliot. — Musique vocale e^ 
piano : Morizot. — Musique instrumentule : Roussel et Dubois. 

Maîtres répétiteurs, 

MX. Léger, Irénie, Salmon, Dapont, Deshays E., Pothier, Croix, Thibault, Ricard, 
Farsias, Thiot, Etournel. 

SERVICE MÉDICAL. 

Médecins : M. Moreau, doct. en méd. ; M. Rolland, méd. adj. 

ÉTABLISSEMENTS LIBRES DINSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Sens: M. Roy. | A TiIleneu¥e-la-Guyard : M. Benoist. 

ÉCOLES PRIMAIRES LIBRES. 

D^«- !->- r*..^». \ I-e* Frères de la doctrine chrétienne. 
Pour les Garçons : | g^.^^^ (pensionnat primaire). 

PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 

A Sens : Dames de Nevers, Sœnrs de la Sainte- Enfance, W^** Robert, Cheminot, 

Boucrand. 
A Pont-snr-Yonne : Sœurs de la Providence. 
A Yilleneaye-r Archevêque : Sœurs de la Sainte-Enfance. 

ÉCOLE COMMUNALE DE GARÇONS. 
M. Ricard, directeur, assisté de trois maîtres adjoints. 

ÉCOLE C03ïAUNALE DE FILLES. 
Mlle Moncoort, directrice, assistée de cinq maîtresses. 

SALLE D'ASILE COMMUNALE. 
Mlle Dautel, directrice. — Mlle Horsin, sous-directrice. 

SALLES D*AS1LE LIBRE. 

Les sœurs de la Sainte-Enfance, rue du Lion-d'Or, et les sœurs de Saint-Vin- 
cent de Paul, faubourg d'Yonne. 



Arrondissement de Tonnerre, 

COLLÈGE COMMUNAL DE TONNERRE. 

Collège de plein exercice : enseignement spécial, réparti en trois années, pré- 
parant ans écoles ouvertes aux élèves de français^ » celles deChâlon^ d'Aifort, 
etc. — Cours de dessin linéaire et d'imitation. — Cours de musique. — Classe 
j[>réparatoire aux classes de latin et de français, cours de chant. — Cabinet de 
physique. — Laboratoire de chimie. 

MM. Delesalle^ licencié ès-lettres, officier d'académie, principal. 
L'abbé Loiseao, aumônier. 



\' 



409 



Professeurs^ hm. 
Philosophie et histoire, Delesalle. 
Sciences, l^** chaire, Mitaine. 

id. S*' chaire, Dampeine. 
Bbétorique et seconde, Hariot. 
Troisième et quatrième. Cestre« 
Cinquième et sixième, Boizot. 
Septième et huitième, Morlagne. 
3^ et 2' année, v^nseig. spéc.)) Louzier. 



T" année, (enseig. spécial), Relgnard. 

Classe préparatoire, MoUion. 

Allemand, Robert. 

Anglais, Louzier. 

Dessin, Bouton, Dampeine. 

Musique, Létang. 

Maîtres d'études, MoUion, Bobert. 



ÉTABLISSEMENTS LIBRES D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Tonnerre : M. Leiarge. 

PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 
A Tonnerre : Les Ursulines. | A Tonnerre : Mme Adine. 

SECTION V. 

ADMINISTRATION MILITAIRE. 



V^ DIVISION. — Quartier général : Paris. 

Celte division comprend les huit subdivisions suivantes : Seine, Seine -et-Oise, 
Oise, ' Seine-et-Marne, Yonne, Loiret, Eure-et-Loir. 

MM. Ganrobert g. G. ^ maréchal de France, commandant la i'** divi- 
sion militaire et le i^r corps d'armée. 
Melijihbt, g. g. i^j général de division, commandant sopérieur 

des gardes nationales de la Seine. 
GuiLLOT, G. ^, intendant militaire de la 1'* division. 

Sixième subdivision. 

MM. Begougne de Juniag G. ^, gén. de brigade, commandant l'Yonne, à 
Auxerre j 

Blot, lieutenant au 31* de ligne, officier d'ordonnance. 

A dministration. 

Malet ^, sous-intendant militaire^ à Auxerre; 
Laval, officier d'ddm., chef de bureau. 
Lemabchand, officier d'adm., adjoint. 
Dblmas, commis aux écritures. 

Hôpitaux militaires, 

M. Thieert de Maugras 0. %, médecin major de 1'® classe, chargé du 
service militaire à l'hospice civil de Joigny. 

Dépôt de Recrutement. 
MM. Letors de Grécy ^, capitaine commandant le dépôt de recrutementi 
à Auxerre ; 
Salât, lieutenant adjoint au recrutement. 
Domingue ^, Lelong et Antoine, sergents. 

Génie. 

MM. Marchand %, chef de bataillon, chef du génie dans le départe* 
ment, àMelun;. 
Guerre- Gurtanghon ^, garde du génie de 1'* classe, à Auxerre, 



440 

GARNISONS. 

Auxerre et Joigny sont Jes villes du département considérées comme places da 
station, dans lesquelles des garnisons sont entretenues. 
Auxerre a une caserne d'infanterie ; Joigny, deux quartiers de cavalerie. 

GARIfISOlf D^AUXBRRB. 

Le dépôt du 95» de ligne- est à Auxerre, les bataillons actifs à Paris. 
Etat-major. — MM. Colomb ^, major commandant le dépôt : 

Delavost ^, capitaine-trésorier ; 

Montagne^, capitaine d'habillement; 

Muzeau, capitaine adjudant major. 

N...., médecin major. 

GARNISON DE JOIGNF. 

Les dépôts des 8» et 9* cuirassiers, dont les escadrons actifs sont à Versailles. 



8« CUIRASSIERS (dépôt). 

MM. Tondon ejfe, major comm. le dépôt, 
Domange ^, capitaine trésorier. 
Stœssel *Jfe, capit. d'habillement. 

9" COIRASSIERS (dépôt). 

Barbault de La Molhe ^, major, 
commandant le dépôt. 



MM. Fontanille ^, capitaine trésorier. 
Dubois ^, capit. d'habillement. 

artillerie 7* batterie du 10* régiment 

(dépôt). 

MM. Buisson ^, capitaine commandant. 
Remy, lieutenant. 



GITES D'ÉTAPES 

CORRESPONDANT A LA PLACE D*ADXERRE, DANS LA DIRECTION DES CHEFS-LIEUX 
DE SUBDIVISIONS FORMANT LA 1^' DIVISION MILITAIRE. 

Orléans (6 gîtes). - Toucy, Saint- Fargeau, Bonny, Gien, Châleauneuf, 
vineans. 

Blois (8 gîtes). — Les mêmes, Beaugency, Blois. • 

Chartres (8^<te*). --Joigny. Courtenay, Montargis, Beaune, Pilhiviers, 
Augerville, Outarville, Chartres. *▼««», 

EvREUx(9ûrite,). — Joigny, Sens, Montereau, Melun, Lonjumeau. Saint- 
Germam-en-Laye, Mantes, Passy, Evreux. ^ ' 

Rouen {iO gîtes). -Joigny, Sens, Montereau, Melun, Villeneuve-Saint- 
Georges, Sanit-Denis, Ponloise, Magny, Ecouen, Rouen. 

Oife^e?B^eaJ^*^*'^'^' "" ^^^ bernes jusqu'à Saint-Denis, et Beaumont-sur- 

et VersaUle"* ^^ ^*^^*^' "" ^^* ™^™^^ ^"® ^^^^ ^^^^^ jusqu'à Lonjumeau 
Paris (6 gîtes). — Joigny, Sens, Montereau, Melun, Corbeil, Paris. 
Melon (4 gîtes). — Voir ci-dessus Titinéraire pour Paris. 
Trotes (3 gîtes). — Saint-Florentin, Ervy, Troyes. 

GITES d'étapes correspondant A LA PLACE D'auxeRRB, DANS LES DIRECTIONS 

CI-APRÈS : 

DuoN (» gîtes). -^ Tonnerre, Ancy-le Franc, Monlbard, Chanceaux, Dijon- 
Nevers (4 gîtes). — Coulanges-sur-Yonne, Varzy, La Charité Nevers 

ChïCr&rîut.iâror"'""' ^""""' '^""^"' Arnay-le-buc, Ch;gn,, 

GITES QUI NE CORRESPONDENT PAS A LA PLACE D'AUXERRE. 

ir Orléans à Troyes. — Sens, Villeneuve-l' Archevêque. 

De Chartres a Troyes, - Chéroy, Sens, Villeneuve .l'Archevêque. 



444 



GENDARMERIE. 

La gendarmerie da département de TYonoe fait partie de la 20* légion de cette 
arme. Cette légion comprend, en ootre^ les départements de la G0te-d*Or et de 
PAobe. 

MM. Grand O. %, lieat.-colonel, chef de légion à Dijon. 

PiTAUx O. ^, chef d'escadron, commandant la compagnie de TXonne. 
Panien ^j capitaine 

Laurbau, lieutenant-trésorier de la compagnie de TYonne. 
HouDAiLLB, maréchal- dis-logii, adjoint an trésorier. 

Lieutenance d^Atîxerre, 
M. Panien, capitaine. 



MM. 

Auierre, ^rebrig., Defert, m.-d.-log.-chef 
_ 2e — Ghoillot, brigadier. 
— 5e — Reuhier, id. 

Saint-Florentin, Têtard, id. 

Saint-Sauveur, Menneret, m.-d.-logis. 

Vermenton, Goûtant, brigadier. 

ToQcy, Horsot, id. 



MM 

Courson, Cochet, brigadier. 

Chablis, Callemand. — 

Vincelles, Cay in, — 

Seignelay, Bressani, — 

Cou langes -s. -Y. Rifaux, — 

Ligny, Taillard. — 



Lieutenance d'Àvallon. 
MM. Gaudiet, lieutenant. 



Ayallon, Duban, mar.-d.-log. 

Yézelay, Pauchet, brigadier. 

L'Isle-sur-Serein, Denis, ^ 



Guilloo, Bronin, brigadier. 

Qnarré-i-T. (à pied), Mongeard ~ 



Lieutenance de Joigny. 
MM. DE CiLLART DR Keruaingdt ^, capitaine à Joigny. 



Joigny, Frontier, mar.-d.-log. 

VilieiieuTO s-Y., Voisenat, mar.-d.-log. 
Bléoeau, Gruet,mar.-de8-log. 

Saint-Fargeau, Pernot, brigadier. 
Charny, Moussot, — 

Lieuienanee de Sens. 

MM. VÉLAY $, capitaine. 



Aillant-s-Tholon, Hinot, — 

Brienon, Brac, — 

St-Jul.-duSau1t, Lajoie, ^ — 
Cerisiers (à pied), Le Laing> brigadier. 



Sens-sor- Yonne, Joli y, mar.-des-log. 

à cheval. Cbéroy, 

Vaillant brig. à pied. Sergines. 
Pont-sor-Yonne,Cbalmeau, m. d.-l.àch, 

Lieuienanee de Tonnerre. 
MM. Cléhbncbt, lieutenant. 



Villeneuvc-rArc. Roohier,mar. d. brig 



Bertholle, brigadier. 
Martin, — 



Tonnerre, Euvrard, mar.-dlog. 

Noyers (à pied), Corderan, — 
Ancy-le-Franc, Hérat, brigadier. 



Tanlay, 
Flogny, 



Poiterey, 
Charles, 



brigadier. 



COMMISSAIRES DE POLICE CANTONAUX. 



Canton de Bléneao, Fiers. 

— Brienon, Gey. 

— Coulanges-8- Yonne Grépiat. 

— Ycrmenton, Cunault. 



Canton de Toncy, Allons. 

— Vézelay, Legris. 

— Saint-Florentin, N. 

— Villeneuve- sur- Y. Bourgogne. 



142 

SECTION VI. 

ADMINISTHÂTION FINANCIÈRE. 



TRÉSORERIE GÉNÉRALE. 
M. DB BoNALD 'jfg^f irésorier-payenr général poar TToone. 

SERVICE DE LA RECETTE. 

MM. Eveno, caissier. receveurs particuliers 



ClaTeloa, chef de comptabilité. 

Descaves, chargé de la recette parti- 
culière de i*arroQd. d'Aaxerre. 

Rochéy chargé du ser?ice de la 
dépende. 



Plye Saiote-Marie, à Avallon. 
Rivaille^ A Joigoy. 
Crespin, à Sens. 
De ForceTîlie k Tonnerre. 



Percepteurs surnuméraires. 



MM. Pradot, à Auxerre. 
Chardon^ à Avallon. 
Guisard, àJoigny. 



Godet, h Sens. 
Pelletier, à Tonnerre. 



DIRECTION DES CONTRIBUTIONS DIRECTES ET DU CADASTRE. 

Directeur, M. Ahyot, rue de la Monnaie. 4. 
Inspecteur, M. Meigmë. 

contrôleurs. 

1" diTision. — MM. Poterat de Billy, contrôleur principal, à Auxerre. 

Perceptions d'Auxerre, Appoigny, Pourrain, Mont-St-Sulpice, 
Seignelay et Villefargeau. 
2*. division. — Larfeuil, contrôleur de 1" classe, à Auxerre. 

Perceptions de Chablis, Coulanges-la-Vineuse, Ligny, Monti- 
gny, Saint-Cyr, Saint-Bris et Saint-Florentin. 
3* division. — Dubois, contrôleur de 2'' classe, à Auxerre. 

Perceptions de Coulanges-sur-Yonne , Courson, Gravant, 
Maflly-Ie-Château Migé, Ouaine et Vermenton. 
RoGÉ, contrôleur de T* classe, à Saint-Fargeau. 

Perceptions de Bléneau, Champignelles, Lainsecq, Saint- 
Sauveur, Toucy et Villiers- Saint-Benoit. 
GÉRARD, contrôleur de 3e classe, à Joigny. 
Perceptions d'Aillant, Cézy, Cnarny, La Ferté-Loupière, Saint 
Julien-du-Sault et Villeneuve-sur-Yonne. 
Gaillot, contrôleur de 3* classe, à Joigny. 
Perceptions de Joigny, Bassou, Brienon, Cerisiers, Guercby 
et Venizy. 
Champagne, contrôleur de Ire classe, à Sens. 
Perceptions de Sens, Domats, Mâlay-le-Grand, Paron, Theil 
et Villeneuve-l'Archevéque. 
Dessus, contrôleur hors classe, à Sens. 
Perceptions de Chéroy, Grange le-Bocage, Pont-sur- Yonne, 
Sergines, Thorigny et Villeneuve-la-Guyard. 
Penard, contrôleur de 2e classe, à Tonnerre. 
Perceptions de Tonnerre, Cruzy, Fleys, Flogny, Neuvy- 
Sautour, Rugny et Tanlay. 
10* division. — Router, contrôleur de 3e classe, à Tonnerre. 

Perceptions d'Aisy, Ancy-le-Franc, Joux-la- Ville, Lézinnes, 
L'Isle-sur-le-Serein, Molay, Noyers et Santigny. 
i\* division. — Cotteau, contrôleur de i" classe, à Avallon. 

Perceptions d'Avallon , Cbâtel-Censoir, Guillon , Vault de 
Lugny, Quarré-les-Tombes etVézelay. 
MM. GhoneZ; Couettant et Bellanger de Rebourseaux, surnuméraires. 



4* division. 



5* division. — 



6* division. — 



7* division. — 



6* division. — 



9» division. — 



413 

BUaBAUX DB LÀ DIRECTION. 

M. Marty, contrôleur premier commis de Ire classe. 

EMPLOYAS . 

MM. Guimont, Parigot, Allard, J. Marly et Marchand. 
Les bureaux sont ouverts, rue de la Monnaie, de 8 h. du matin à 4 heures du soir. 

CADASTRE. 

Les planfi-minutes de tout le département sont déposés à la Direction des contribu- 
tions directes; ils se composent de 6,745 plans parcellaires et de 463 tableaux d'as- 
semblage. 

La Direction délivre des extraits de ces plans aux personnes quienfontla demande. 
Le prix de ces extraits est réglé ainsi qu'il suit : 

Pour dix parcelles et au-dessous, réunies s. ir une môme feuille. . . . 2 fr. » 

Pour tout nombre de parcelles excédant dix, réunies sur une môme feuille, 
par parcelle : » 20 

Pour chaque parcelle sur une feuille séparée, avec indication des tenants 
et aboutissants » 50 

Pour copie d'une «ection entière, par parcelle » <0 

Pour copie du plan entier d'une commune, par parcelle . . . » 05 

Dans le cas ou le plan délivré ne présente pas une demi-parceile par hectare, le 
prix des extraits est lixé à 5 centimes par hectare en sus des prix tixés ci-dessus, 
mais alors le prix par parcelle est de 15 centimes au lieu de 20. 

Les mômes copies, en trait colorié , moitié en sus du prix précédent. 

La Direction délivre égale.iient des extraits des matrices cadastrales et des états 
de section, d'après le tarif suivant : 

Pour extrait de une à quinze lignes 75 centimes. 
Pour chaque ligne en sus .... 03 

Quand ils sont demandes, ces extraits sont délivrés immédiatement sur des for 
mules fournies par la Direction. 



VÉRIFICATEURS DES POIDS ET MESURES. 

système métrique décimal des poids et mesures posé en principe par l'Assem- 
constituante (lois des 8 mai et 8 octobre 1790), organisé par décrets de la Con- 
er août 1793, 18 germinal et 1er vendémiaire an iv, par les lois des 
1 vii'i, 13 brumaire an ix, par le décretimpérial du 12 lévrier 1822, a 
été consacré en dernier lieu par la loi du 4 juillet 1837 qui abrogea le décret de 1822, 
prescrivit la stricte exécution des lois de l'an m, de l'an viii, et défendit d'insérer 
daQs les actes publics toutes dénominations de poids et mesures autres que celles 
exprimées dans ces lois. Une ordonnance du 1er mai 1839 a constitué définitivement 
tout le service. 



Le 

blée 
vention des 
19 brumaire 



Arrondtd'Auxerre, MM. Claude vérif. 
— • id. Vivàrgent.v.ad. 

— d'Ayallon, Gagneau. 



Arrond' de Joi^^ny, MM. Choin. 

— de Sens, Chenal. 

— clo Tonnerre, Coutelas. 



4868. 



8 



iU 



PERCEPTEURS ET COMMUNES DE LEURS PERCEPTIONS. 

Li première commune Indiquée est le chef-lien de .a perception et la résidence du percepteur. 




NOMS 
des 

PIRCBPTBURS. 



COMMUNES. 



ARRONDISSBMtNT D'AUIIRII. 

Durtnion | Àuxerre 



Mutbré 



Brtnsiei 



Mttseiii 



Bidoi 



Li^ii 



IVtll 



bMiKm 



^^wfc^lM 



\ Àppoigny 
i MoQéieau. 

Chablis 

Beine 

ChicKée 

Fonteoay p. Chablis 

Fyé 

Millj 

Poiochy 

Coalangcsla-Tineuse 

Es(t>liTes 

Gy>rGTèqae 
iJussy 

Vineeiles 

Iwncy 
^YiDcelottes 

iCoulanges-sur-Tonii* 
Àndrycs 
CraiB 
Euis 
F\esUt«y 
LiKcy sur-TcMUM 
{Coursoft 
Druy^s 
i\«ieMilles 

y A«t<^Uy 

Ma))pay 



Gaillard 



Dorotte 



Brocj|«M 



Sa«ty 



Le<èèi« 



l«acàiHi 



Ua^idii» 



Migé 

Charenlenay 

Coulangeron 

Ëscamps 

ValHie-Mercy 

Montigny 

Bleigny-le-Carreau 

[Lignorelles 

Poiitigny 

jRouTray 

lYeDOQze 

TiUeDeaTe-St-Sal?e 

Mont-S-Sulpioe 

Cheny 

Chichy 

Haaterife 

Ormoy 

OoaLiiBe 
Chaslenay 
LaiB 
Meny-Sec 



Taingy 
^Foomis 



BeauiToir 



|1 

VSglèBy 
St-Or-les>CokMS 

Aiff 



Khiiry 






I 



ljL^ft<<y>q 



^N&:T.}«itS 



448 



NOMS 

des 

PERCEPTEURS. 



COMMUNES. 



NOMS 
des 

PERCEPTEURS. 



Jozon 



Tputey 



Saiot-Florentin 

Avrolles 

Bouilly 
I Gbéu 

Germigny 
I Jaulgps 

Rebourceaux 
Vergigny 

Saiot-Sauveur 
i Fontenoy 
Colette ^ / Moutiers 
j Saints 
[ Treigny 
iSeignelay 
I Beaamont 
Defrance JCbemiily p. Seignel. 

) Gurgy 
l Héry 

Toucy 
I Dracy 
{ Lalande 

Leugny 
) Lavis 
'Moulins 

Parly 

/ Vermenton 

kArcy-sup-Cure 
iBessy 

^Bois-d'Arcy 
]Essert 

iLucy-sur-Cure 
f Sacy 

/ Yillefargeau 
( Cbarbay 
Destutt de Blan- \ Chevannes 
nay, } Perrigny 

(à Aaxerre.) i Sa:nt-Geopges 
f VaiUn 
\Vaux 

ARRONDISSEMENT dUvALLON. 

Avallon 

(Annay-la-Côte 
Annéot 
Etauies 
\ Lucy-le-Bois 
I Magny 

{ Sauvigny-le-Bois 
/ Châtei-Censoir 
Asnières 
Brosses 

Moiitiilot 

Saint-Moré 

Voutenay 



MODOOt 



Gbamoin 



Pineaud 



Roger 



Poulio fils 



COMMUNES. 



Dujon 



JuIIien 
(à Avallon.) 



Gai lion 
Cisery 

Cussy-les-Forges 

St-AndPé-en-T.-PI. 

Saavigny-le-Beuréal 

Savigny-en-T.-Plaine 

Sceaux 

Trevilly 

Vignes 

iJoux-Ia-Ville 
Dissangis 
Massangis 
Coutarnoux 
Précy-le-Sec 



Ulsle-sur-Serein 

Angely 

Anaoux 

Athie 

Blacy 

Civry 

Provency 

Sainte-Colombe 
Talcy 



Quarré 

Saint-Germain 

Cbastellux 

Saint-Brancber 

Bussières 

Beau vil tiers 

Saint-Léger 

Sainte-Magnance 

Santigny 

Anstrudes 

Marmeaux 

Montréal 

Pisy 

Thisy 

^Vassy-sous-Pizy 

Vault de Lugny 

Domecy-sur-le Vault. 

Girolles 

Island 

Menades 

Pontaubert 

Sermizelles 

Tharot 



ue 



NOMS 
des 

PERCRPTBORS. 



COMMUNES 



NOMS 

PERCEPTEURS. 



COMMUNES. 



Cardinal 



Michon 



Lacam 
(à Joigny.) 



Cadot 



Chardon 



Taiiban 



rVézelay 

Asquins 

Chamoux 

iDomecy-sur-Cure 

'Foissy 

iFontenay 

'Givry 

Pierre -Perthuis 

Saint-Père 

Tharoiseau 

ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 

Aillant 

ChampvalLon 

Chassy 

Poilly 

Sl-Maurice-le- Vieil 

St-Mauricc-Thiz. 

Seiian 

Yiliiers-sur-Tholon 

Volgré 

(Bassou 
Bounard 
Champlay 
Charraoy 
Chirhory 
Epiueau-ies-Vosves 

iBiéneaa 
Chainpcevrais 
Itogny 
Saint-Privé 

Brienon 
Bcllechaume 
|Bligny-en-Othe 
Ifussy-en-Othe 
Esiiou 
Mercy 
Paroy-en-Olhe 

Cerisiers 

Arces 

Bœurs 

Cérilly 

Coulours 

Dillo 

Fournaudin 

Vaudcnrs 

YilleehétiTe 

Cézy 

Béon 

Chamvres 

Paroy-sur-Tholon 

St.Aubin-sur-TonDe 

Villeciea 

Villeyallier 



Gallois 
(à Joigny.) 



Boizanté 



Odoart de Bois 
milon 



Benoist 



Lesbros 

(à Joigny) 



Martin 



Hès 



Dumas. 



Champi^rnelles 

Grand-Champ 

Louesme 

Malicorne 

St-Denis-s.-Ouanne 

Tannerre 

Villen.-les-Genels 

f Char n y 
L Chambeugle 
iChêne-Arnoult 
iCheviilon 
\Dicy 
- Tontenouilles 
*^La Mothe-aux-Aaln 
i Marcha is-Beton 
iPerreux 
/ Prunoy 

f St-Marlin-s-Ouanne 
\. Villefranche 

Guerchy 

Fleury 

Branches 

Laduz 

Neuilly 

Villemer 

Joigny 

Urion 

Looze 

Migennes 

Saint-Cydroine 

Villiers-St-Benott 
La Yillottc 
iLes Ormes 
Merry-Vaux 
St-Martiu-sur-Ocre 
Sommecaise 
Sl-Aubin-Châl.-N. 

( La Ferté-Lonpiére 

ICudot 

jLa Celle-Sainl Cyr 

* Précy 

(St-Romain-Ie Preux 
Sépaux 

Saint-Fargeau 

Lavau 

Ronchéres 

St'Marlin-des-Ch. 

Mézilles 

Fontaines 

Seplfonds 



417 



NOMS 
des 

PBRCEPTBURS. 



COMMUNES. 



NOMS 
des 

PBRGEPTEUBS. 



COMMUNES. 



Larcena 



Michaut 



Marquet 



St-JulieD-du Sault 
St-Loiip-d'Ordon 
St-Martin-d'Ordon 
Verlin 

Venisy 
Cbailley 
Champlost 
Jurny 

Villeneuve-i.-Yonne 

Ârmeau 

Biissy le-Repo8 

Cbaumot 

Dixmont 

Les Bordes 

Piffonds 

Rousson 



ARRONDISSEMENT DB SENS. 

Chéroy 

Brannay 

Dollot 
JJouy 
Picon <Mon(acher 

Saint-Valérieu 

Vallery 

Villebou^is 
Willegardin 

^Domats 
Courtoin 
Fouchére^ 
La Belliole 
Goulet JSavîgny 

Sabligny 
Vernoy 

Villen.'la-Dondagre 
Villeroy 

Grange-le-Bocage. 
St-Maurice-a.-R.-Q. 
Sognes 
QuitlarJ JVertilIy 

YilliersBoDDeax 

CoorceauK 

Plessis-Dumée 

rMâlay-le-Graud 

Maillot 

Mâlay-le-Petit 

Chandciiicr filsUontaine-la-Gaillar. 
(a Sens) ^Passy 
K osoy 
Saligny 
Yaumort 
» Véron 



Ponsard 

(i Sens) 



Lhermitle 



Paron 

CoUeiniers 

Cornant 

{Courtois 

' Egriselles-le-Bocage 

Etigny 

iGron 

Marsangis 

Nailly 
Sl-Martin-dtt-Tertr6 

Pont-sur-Yonne 

Cuy 

Evry 

Gisy-les-Nobies 

Li\y 
I Alichery 
Saint- Serotin 
VDIenoanoche 
Villenavotfe 
Yilleperrot 



ISens 
Saint-Clément 
Sainl-Denis 
Soucy 



1 Sergines 

ICompigny 

\ Pailly 
(Piessis-Saint-Jean 

i Gourion 
/ Serbonnes 
! Vinneuf 



Brullée 



Paillot 



Légier 



Beauvallet 



Theil 
Ponl-sur-Vanne 

Chigy 
Les Sièges 
Vareilles 
VilUers-Louis 

' Thorigny 

iFleurigny 

)La Chapelle-s.-Or. 

vLa Postolle 

/St-Martin s.-Oreuse 

[ Voisines 

Villen.Tla-Guyard 

Champigny 

Gbaumont 

Saint-Àgnand 

VillebleYin 

Villethierry 



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[ \ i>jei» 

\Wi uouii 
Cm INC) 

\N illioiM-Viueux 

l.i'Aiiinea 
Viii > lC"Libre 
Vi^eulvuay 



)l'u('.y 
Sambo 
Vil eau 



ubourg 

X 



.NOMS 

PBftCWTKUmS. 



COIQIUNES. 



NIcolle 



Chartre 



Peut 



Molay 
Âoiiay 
Fretnes 

Nitry 

Poilly 

Sainte-Vertu 

Neuvy 

Sormery 

Bt^ugDoâ 

Lassoa 

Soumaintrain 

Noyers 
Censy 

Châtel-Gérard 
Etîvey 
Grimault 
iJoaanëy 
MoiiUns 
Pasilly 
Sarry 



V 
11 



rAi»y 
iNaits 

Pemfny 
Jally 

Raimy 

Arthonnay 

ChaUattGiist.{Qoi^rot 

Thorey 
Trichey 
Villon 



Roguier 



Garrel 



(Tanlay 
Baon 
Commissey 
Saint-Martin 
Saint- Vinnemer 

> Tonnerre 

Gheney 

Dannemoine 

Epine nil 

iMolosmet 

Junay 

Tézinnes 



419 



• ■ t 



DIRECTION GENERALE 

DES DOUANES ET CONTRIBUTIONS INDIRECTES. 



M.BarbibrG. ^, conseiller d*Etat, directeor général, bôlel da Ministère des 

Finances, rae du Mont-Thalor, 21, k Paris. 

ADMINISTRATEURS. 

MM. Templeux, 0. ^, Provensal ^. 

DIRECTION DÉPARTEMENTALE. 
Bureaux : rue des Templiers, n. 2. 

MM. Cabrol.^. directeur du département, rue de la Belle-Pierrë, 4. 
Cosnier, 1*'' commis de direction . 
George, â" commis de direction. 
Cabrol, surnuméraire de direction. 



INSPECTION D'AUXERRE. 

M* Géorgie, inspecteur diyisionnaire, chef de service de rarrondissemeot d*Aa 
xerre, «juai Bourbon, ii. 

ARRONDlSSBlIBlfT D^AUXBRRB. 

Bureaux et entrepôt des tabacs : rue Ghantepinot, 8. 

Service de la Navigation. 
Bureau - quai Gondé. 

MM. 
Isman, rec. de nav., quai Goadé. 



MM. 



Durand, receveur principal, entrep., rue 
Ghantepiiiot, 8. 

NoUe, contrôleur, 1" commis de re- 
cette principale, rue des Lombards. 

Enfer, surnuméraire de recette princi- 
pale. 



Service Actif. 

MM. 

Girard, contrôleur à Auxerre^ 
Pigelef, Pe it , Blanc, Lannes, commis 

à Auxerre. 
Caillot, receveur de la banlieue d^Au- 

xerre, rue de foulange*. 
Jacques, commis principal à Atixerre. 
Michon, Forestier, N., surnuméraires du 

service actif à Auxerre. 
Sérodio-^ Berlin, recev. àchev. à Chablis. 
Ballot, com. princip. à cheval id. 
Vidal, rec. à ch. à Conrson 
Quéau, com. princ. à cheval id. 
Prince, receveur à cheval à St-Florenttn. 
Maudric, com. principale cheval id. 
Ghanteui, receveur à cheval à Toucy. 
Dumont, commis principal achevai id. 
Hupel, rec. à cheval à Vermenton. 
BetHVois, commis principal à cheval id. 



Vincent, commis surveillant de navig. 

Service de la garantie des matières d^or 
et d'argent, 

MM. 

Grirard, contrôleur de garantie,. 
Diirand, receveur, rue Chantepinot, 8. 

Service des Octrois. 
Bureau central, rue Chantepinot, 8. 

MM. 

Martin, préposé en chef de l'octroi d'Au- 

xerre, ruedoSaulce, 7. 
Bretin, brigadier. 
Caillaux, s.-brig. 
Coudre, i** surveillant ambulant. 
ll;ii8on, 2« ^ id. 
Mouchon, 3« id. 

Guétal, 4« id. 

Irr, receveur à Tabattoir. 



448 



]NOMS 
des 

PIRCIPTBURS. 



COMMUNES 



Guerrier 



VilIen.-l'Archey. 

Dafirneauz 

Gourgenay 

Flacy 

Xailly 

Molinonf 

Foisiy 



Dorneta 



Mallei 
(4 Tonnerre ) 



NOMS 
des 

PBRCBPTKUES. 



COMMUNES. 



ARRONDISSEMENT DR TONNERRE. 

Àncy-le-Franc 

Argenteuil 
JChassiguelles 
Sonpey /Cusy 

iFulvy 
fSligny 

Yillers-les-HauU 

Cruiy 

tiigny 

Gland 

Pimelles 

SenneToy-le-Bas 

Senneyoy-le-Haul 

Fley 

Béra 

Collan 

Serrigny 

l issey 

Vciannes 

Viviers 

Yrouem 

Butleaux 

La Chap.-yieilIe>F. 
PerceT 
Tronchoy 
^Bernouil 
Cansey 

\ RofTey 
vYiUiers-Tinenz 

iLrxInnet 
ÀnfT-ksLi^ 
Aq^IftMiy 
Pacy 
> II^RttX 



Nicolle 



Chartre 



Petit 



mwolte 






Molay 

Âiinay 

Fresnes 

Nilry 

Poilly 

Sainte-Vertu 

Neuvy 

Sormery 

Btugnoâ 

Lasson 

Soumaintrair 

Noyers 
Censy 

Châtel-Géra 
Elivey 
Grimault 
|Jouancy 
Moulins 
Pasilly 
Sarry 

'Aisy 
iNuils 

Raviéres 

Cry 

Perrigiiy 

Jally 

Rusrny 

ArthonDt-i 

nt li « .Mélisey 
ChtUan Gust. {Quincerr 

Thorey 

Trichey 

Villon 



GhaUan-Belvab 



Roguler 



BnIkA 



Garrel 



(Taulay 
Baon ' 
Coin m! 
Saint-.' 
Sainl • 

'Toni: 

Cl.f. 

Uni 

Kp- 

M 

J- 

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ro8. 



i|'le; SauIi)* 

. li-lIcs-Filles, 

i rue <!« Tarif», 

ni os CochoU et 

iil; Mmc« veuves 

^icrc, Durand veuvo 

it' l'oteau, M. Berlin 

II. \<'uve Rolland, veuve Be- 



\.i\(iro : VVyren à ChahlJM: Pon- 

'. i; Loury à CourNOn; Moisut, 

!i\(iir; l-c Lorniin à ScJKmîlay, 

< .1 \ cniKMilon; («u^^nrsP.iin el La- 

' , .: Il -'f.-TomI fts j Bnuiillanl à Pi/y ; 

: V L'iii ;, Jourdana .IoiKnv;(î''nilnn1h 

l/»ui^ |i:«( <'t Quatre à BriHiioii: Ih'pold 

. . Il » : Àl.i'vhaïKl à (îrandd)am|); Villriiiar 

I \ :^ liul F;iri.^oau ; Levert à 8'iin)-Juli(*n- 

'ir-\('Hn«*; I>r,'i(l«>au, veuve (iuyard, Mathieu, 

•f, <( r ii<., D.iulcl, Miinard à Sens; Brideron 

'.' : vciiM^ (;<M)y à Villeneuve-rArclievÙMue ; Du- 

. ', 'îi^'oul fît l'arlanpe i\ Tonnerre; Faillot ù 

•i''\.''i('r à Cnizy ; Oei'erl à Flo^ny. 

i,;A 1)K L'ENREGISTREMENT 

T ,);:S IXJMAINES. 
(AI'MAS, directeur. 

Caprnas, 1er comonis de direction , 

k Auxerre. 
Bai bon , garde-magasin, contrôleur 

de comptabilité. 
IMauricart, timbreur. 

EMPLOYÉS DB LA DIHBCTION. 

Guillou, commis d'ordre. 
Adam, expéditionnaire. 
Caillât, id. 



MIS. 

a .ïoigny. 



U2 



CONSERVATETJRS DES HYPOTHÈQUES, 

Âuxerre, Martin. 
AyalloD, Esbrayat. 
Joigny, Frèze. 
SeLs, de Langle de Cary, 
Tonnerre, Lacroix. 

RECEVEURS. 

Arrondissement d'Àuxerre, 

Aiixerre, Letors de Crécy, rec. de l'enreg. 
des actes civils, s.-s. privés et suc. 
— Paillot, recev. de 1 enregislrement des 
actes judiciaires et des domaines. 

Chablis, Gounot. 

Coulanges-la -Vineuse, Paysant. 

Ooulanges-sur- Yonne, Demay. 

Courson, Charmy. 

Liçny, Bertucat. 

Saint-Florentin, Ardillaux. 

Saint-Sauveur, Duiac. 

Seignelay, Beautier 

Toucy, Calvel. 

Vermenton, Cnaumont. 

Arrondissement d'Avallon, 
Avallon, Grotey de Bonval. 
L*Isle, Wargnier. 
Guillon, Benac. 
Quarré-Ies-Tombes, Dcvaureix. 
vézelay, Girerd. 

Arrondissement de Joigny, 
Aillant, Despence de Pomblain. 



Blénean, Wallart. 
Brienon, Moreux. 
Cerisiers, Klein. 
Charny, Du (-amp. 
Joigny, Bernard. 
Saint- Farçeau, Trempont. 
Saint-Julien du Sault, Jullien. 
Villeneuve-sur- Yonne, Golfîer. 

Arrondissement de Sens. 
Chéroy, Tisserand. 
Pont-sur^Yonne^ Pertrizot. 
Sens, Mercier, receveur de l'enreg. des 

artes civils, s.-s. p. et suce. 
Mareschal, receveur de Tenregistrem. des 

actes judiciaires et des domaines. 
Sergines, Janniard. 
Villeneuve-l'Archev., Despence de Railly. 

Arrondissement de Tonnerre, 
Ancy-lb-Franc, Roy. 
Cruzy, Vallée. 
Flogny, Curé. 
Noyers, Maison. 
Tonnerre, Fournerat (enreg^ et domaines). 

SURNUMERAIRES. 

Auxerre, Picq. 
Avallon, Bourgeot. 
Joigny, N. .. 
Sens, Gaitet. 
Tonnerre, Decornet. 



de 



EAUX ET FORÊTS. 

La France est divisée en 35 conservations forestières. Les départements de TAube et 

I l'Yonne forment la S' dont Troyes est le chef-lieu. 

Le département de l'Yonne a 739,521 hect. d'étendue territoriale ; les forêts en 
occupent 172,696 hectares, c'est-à-dire le quart environ. Celles qui sont soumises au 
régime forestier et appartiennent aux communes et aux établissements publics sont 
d'une étendue de 15i,927 hect. Celles do TElat ont une superficie de 17,769 hect. 

M. Laideker, directeur général, à Paris, rue du Luxembourg, n** 6. 
MM. SuREM\iN DE MissERY ^, conservalcur, à Troyes. 

Châales des Etangs, suus-inspecteur sédentaire, à Troyes. 
Durey, sous inspecteur, chargé des travaux d'art. 

INSPECTION D'AUXERRE. 
MM. Gallot, inspecteur, à Auxerre, rue de Paris, 93 



DeTbouzalin, sous -inspecteur à Auxerre. 
Mauvignant, brigadier sédent., et Fèvre, 

garde sédentaire, attachés au bureau de 

rinsi)ecteur. 
Malaizé garde-général adjoint, à Courson. 
Leblanc, garde-général, à Tonnerre. 
Guérard, garde général, à Ancy-le-Franc. 
N...,, garde général stagiaire, à Auxerre. 

INSPECTION D'AVALLON. 

Guérard, inspecteur à Avallon. 
Gand, 80U8-ins( ecteur, à Avallon. 



Parison, brigadier sédentaire, attaché à 

l'inspection d'Avallon. 
de Montrichard, garde général, à Avallon. 

INSPECTION DE SENS. 

De Seires, inspecteur, à Sens. 
Lartigues, s.-insuecteur, à Sens. 
Abbat, commis uinspect. g. sédentaire 
Let'ebvre-Nailly, çarde-général, à Joigny. 
Poupon, garde général, à Arces. 
Darnay, arpenteur-forestier, à Joigny. 



123 



ADMINISTRATION DES POSTES. 

DIRECTION DE L'YONNE, 

BIM. Berault, directeur des postes du département, me Cochois, n« 3. 
Forestier, contrôleur du département. 
Dreyfus, commis de direction du département. 
Guimberty brigadier-facteur du département. 

BUREAU DE POSTE D'AUXERRE. 

MM. Robin ion, second commis. 
Delahaye, troisième commis. 



MM. Rigal, receveur princi[)al. 

Bmnswiff, commis principal. 
Mallarme, premier commis. 



SERVICE DU BUREAU D'AUXERRE. 

Le bureau est ouvert, du 1"' avril au 31 octobre, de 7 h. du matin à 7 h. du 
soir; et du i" novembre au 28 février de 8 h. du matin à? b. du soir, pour les dé- 
pôts d'argent, payements, lettres chargées, poste restante, et la vente des timbres 
poste. 

Les dimanches et jours fériés, le burean ferme de 10 h. à midi, et à 5 h. pour 
clore la journée. 




BUREAUX DU DÉPARTEMENT. 



Arrondissement d'Àuxerre, 

Appoigny, M. Porée, facteur-boitier. 
Arcy-sur-Cure, MmeLoisel, receveuse. 
Chablis, Mlle Gauthier, receveuse. 
Cbailley, Mlle Ployer, distributrice. 
Coulanges-la-Vineuse, Mme Lamidé, rec. 
Coulanges-s.-Y , M"« Laroque, receveuse. 
Courson, Mlle Carré, receveuse. 
Cravant, Mlle Bazin, distributrice. 
Ligny, Mlle Précy, receveure. 
Pourrain, M Tamponnet, distributeur. 
Saint-Bris, Mme Hadery, receveuse. 
St-Florentin, Mme Dubois, receveuse. 
St-Sauveur, M"* Brunot, receveuse. 
Seignelay, Mlle Pou^v, receveuse. 
Toucy, Mme v" Batbeaat, receveuse. 
Treigny, Mme Mousset^ aislributrice. 
Vermenton, Mlle Mansel, receveuse. 
Yincclles, Mme Mouchot, distributrice. 

Arrondissement d'Avallon. 

Avallon, M. Lebasteur, receveur. 
Châtel-Censoir, Mme Lamy, distribut. 
Lucy-le-Bois, M. Berthelot, receveur. 
Quarré-les-Tombes, Mlle Ragon, recev. 
Vé^elay, Mme Laederich, receveuse. 
L'Isle-s-1-Serein.Mlle Barbotte, receveuse. 
Chastellux, M*"" Tanière, distributrice. 
Cussy-les-Forges, Mlle Forestier, id. 
Guillon, Mme Soisson, receveuse. 

Arrondissement de Joigny, 

Aillant, Mme Broué, receveuse. 
Arces, Mme Mortier, receveuse. 



Bassou, Mlle Vacquier, receveuse. 
Bléneau, Mlle Chastanet, receveuse. 
Brienon, Mlle Bonnard, receveuse. 
Cerisiers, Mlle Chardon, receveuse. 
Cezy, M"*' Petit, distributrice, 
Champignelles, Mlle Denis, distributrice. 
Cûarny, Mlle, de la Jolive, receveuse. 
Fleury, M. Moreau, distributeur. 
Joigny, M. Meissonnier, receveur. 
Larocne (St-Cydroine), M"* Viltard.recev. 
Mézilles, Mlle Roudault, distributrice. 
Rogny, Mme Crapeau, distributrice. 
S.-Fa'rgeau, Mme Cla/eux, receveuse. 
S.-Julien-du-S., M"" v" Michel, receveuse. 
Senan, M. Robineau, tacteur- boîtier. 
Villeneuve-sur-Yonne, M. Boudet, recev. 
Villevailier, M. Fortin, receveur. 
Villiers-S.-Beno!t, Mme Godeau, distr. 

Arrondissement de Sens, 

Chéroy, M. Favereau, receveur. 
EgriselIe-le-B. , Mme Cosset, distributrice. 
Pont-sur- Yonne, M""= Mon tgomery, recev. 
. î MM. Labarre, receveur. 
g ) Saulnier, premier commis. 
« J Bonnet, 2" commis. 

' Guyot, surnuméraire. 
Serbonnes, Mme Morin, receveuse. 
Sergines, M. Piaux, receveur. 
Saint- Valérien, Mme Fortin ^ distributrice, 
Theil, Mme Mirauchaux, distributrice. 
Thorigny-s.-Oreuse, M. Lamy, receveur 
Vallery, Mlle Gagé, distributrice. 



i2i 



WM'Archevéque, Mme Peyrol. receveuse. 
W^-la-Guyard, Mme v* Subj , receveuse. 

Arrondissement de Tonnerre, 

Ancy-le-Fr., Mme Bethfort, receveuse. 
Cruzy, Mme Yezien, receveuse. 
Flogny, Mme Giffard, recefeuse. 



Neuvy-Sautour, Mme Boisseau, distril^ 
Lezinnes, Mlle Navel ier, distributrice. 
Noyers, Mme Leidié, receveuse. 
Nuits, Mme Paupert, receveuse. 
Tanlay, Mme Pesme, receveuse. 
Tonnerre, M, Boissaux, receveur. 



INDICATIONS POSTALFS. 
Taxe des lettres. 



Les lettres échangées entre les bureaux de poste de l'intérieur de l'Empire, 
Corse et de l'Algérie et les Jetlres des et pour les militaires et marins en gai 




de la 
garnison 

ou en station dans les colonies françaises ou présents sous les drapeaux ou pavillons 
à l'étranger, paient jusqu'à 10 gram. inclus., 20 ou 30 c., selon qu'elles sont affran- 
chies ou non; au-dessus de 10 gram. jusqu'à 20 gr. inclus., 40 ou 60 c. ; au-dessus de 
20 gr. jusqu'à 100 gr. inclus., 80 cent, ou 1 fr. 20 cent. ; au-dessus de 100 gr. jus- 
qu'à 200 gr. inclus.. 1 fr. 60 c. ou 2 fr. 40 c. et ainsi de suite, en ajoutant par lOO gr. 
ou fraction de 100 gr. excédant, 80 c. en cas d'affranchissement, et 1 rr. 20 c. en 
cas de non-affranchissement. — Les lettres de la ville pour la môme ville (Paris 
excepté), qu'elles soient affranchies ou non, jusqu'à 15 gr. excl., 10 c; de 15 gr. 
à 30 gr., 20 c. ; de 30 gr. à 60 gr., 30 c. ; de 60 gr. à 90 gr., 40 c. ; de 90 à 120 gr., 
50 c.; et ainsi de suite, en ajoutant 10 c. par chaque 30 gr. ou fraction deSOgr. 
— Les lettres de la ville, siège du bureau, pour les autres localités de l'arron- 
dissement postal, les lettres d'un bureau de poste pour une distribution dépendant 

lOgram. inclus., 10 c, de 10 
à200gr., 80 c.; non af- 
inclus., 30 c; de 20 gr. à 
fODgr. incl.,*60 c; 3e 100 gr.'à 200 gr. incl." 1 fr. 20"c. et ainsi de suite, en aiou- 
lant par chaque 100 gr. ou fraction de iOO gr. excédant, 40 c.,en cas d'affrancnis- 
tement et 60 c, en cas de non affranchissement. « 

TAXE DES IMPRIMÉS, ÉCHANTILLONS, PAPIERS. DE COMMERCE OU D'AFFAIRES. 

(Loi du 25 juin 1856;. 

La taxe de ces objets est réglée à prix réduits , moyennant affranchissement en 
numéraire ou en timbres postes. Le poils des imprimés ne doit pas dépasser 3 kilog. 
et leur dimension 45 centimètres. Ils ne doivent renfermer aucune lettre ou note ma- 
nuscrite pouvant tenir lieu de correspondances sous peine d'une amende de 150 
francs à 300 francs, et, en tas de récidive, de 300 francs à 3,000 fr. — Les imprimés 
sont expédiés sous bandes mobiles couvrant au plus le tiers de la surface. Us s mt de 
trois classes : !•* Les journaux politiques, ta\e 4 centimes par exemplaire de 40 gr. 
et au-dessous ; au-dessous de 40 gramines,augmentalion de I cent, parchamie 10 gr. 
ou fraction de 10 gr. excédant; moitié des prix ci-dessus, lorsque le journal est pour 
l'intérieur du département où il est publie ou pour les départements limitrophes. 
(Les journaux publiés dans les départements de la Seine et de Seine-ct-Oise ne 
jouissent pas de la réduction pour les départements limitrophes). — 2* Les publi- 
cations périodiques uniquement consacrées aux lettres^ aux sciences^ aux arts, 
à l'a^ieuUure et à Vindustrie, taxe 2 cent, par exemplaire de 20 grammes et au- 
dessous; au-dessus de 20 grammes, augmentation de 1 c. par chaque 10 gr. ou fraction 
de 10 gr. excédant; moitié de ces prix dans les cas indiqués au paragraphe ci-dessus, 
3" Les circulaires^ prospectus y catalogues , avis divers et prix courants, livres . 
gravures, lithoaraphies en feuilles, brochés ou reliés, taxe \ cent, par paquet ou 
exemplaire isole de 5 grammes et au-dessous pour tout l'Empire; \ cent, en nlus pai 
chaque 5 grammes ou fraction de 5 grammes excédant jusqu à 50 grammes; de 50 gr 
à 100 gr., 10 c. uniformément; au-dessus de 100 gr., 1 c. en sus par chaque 10 gr. ou 
fraction de 10 gr. — Les avis de naissance, mariaîge et décès, les prospectus, cata- 
logues, circulaires, prix courants et avis divers sont reçus sous forme de lettres ou 
sous enveloppes ouvertes d'un côté : taxe 5 centimes par exemplaire de 10 grammes 
et au-dessous, pour l'arrondissement du bureau, et 10 cent, pour le reste de l'Empire, 
augmentation : 5 c. ou 10c. par chaque 10 gr. ou fraction de 10 grammes excédant. — 
Les cartes de visite sontreçues sous enveloppes non fermées aux conditions ci-dessus, 



^25 

La même enveloppe peut renfermer deux cartes sans augmentation de prix. ~ Let 
échantillons sont affranchis aux prix des imprimés de la 3* classe. Ils ne devront pas 
dépasser un poids de 300 grammes. — Ils ne devront avoir, sur aucune de leurs faces, 
(longueur, hauteur ou largeur), une dimension supérieure à 25 centimètres. ~ Ils de- 
vront, au moment où ils seront présentés à i'auranchissement dans un bureau de 
posie, porter une marque imprimée du fabricant ou du marchand expéditeur — 
Quant à la confection des paquets, il est permis de leur donner les formes les plus 
variées, pourvu qu'ils soient disposés de manière à ce que leur contenu puisse tou- 
jours être facilement et promptement vérilié. Sont exclus comme échantillons les 
objets de nature à détériorer ou à salir les correspondances ou à en compromettre la 
sûreté. — Le port des papiers de commerce ou d'affaires est de 50 c. par paquet 
de 500 grammes et au-dessous. Au-dessus de 500 grammes, 1 c. en sus par chaçiue 
10 grammes ou Iraction de 10 grammes. Le poids des imprimés et papiers d'affaires 
ne doit pas dépasser 3 kilog. 

Lettres chargées en général. — Lettres chargées contenant des valeurs déclarées. 

Les le lires auxquelles le public attache une importance particulière peuvent être 
chargées. Les lettres à charger sont présentées au bureau de poste et affranchies. 
L'administration en donne reçu aux déposants et ne les livre que sur reçu aux desti- 
nataires. Elles payent une surtaxe fixe de 20 centimes outre la taxe fixée ainsi qu'il 
suit : Jusqu'à 10 grammes inclusivement, 20 centimes; au-de.«sus de 10 grammes 
jusqu'à 20 grammes inclusivement, 40 centimes; au-dessus de 20 grammes jusqu'à 
10O grammes inclusivement, 80 centimes; au-dessus de 100 grammes et pour chaque 
100 grammes ou fraction de 100 grammes, 80 centimes en sus. • 

Elles sont revêtues d'une enveloppe fermée au moins de deux ca ets en cire fine 
el de même couleur, portant une empreinte spéciale à rexpéditeur, et placés de 
manière à réunir tous les plis de l'enveloppe. 

Le tarif des lettres chargées contenant des valeurs déclarées est le même que celui 
des lettres chargées en général, si ce n'est quelles sont passibles d'un droit de 10 
centimes par iOO francs ou fraction de 100 francs déclarée. 

La déclaration ne doit pas excéder 2,000 f. Elle est portée en toutes lettres à l'angle 
gauche supérieur de la suscription de l'enveloppe, et énonce en francs et centimes le 
montant des valeurs insérées. 

L'expéditeur s'assure ainsi, en cas de perte, sauf le cas de force majeure, le rem- 
boursement des valeurs insérées. 

Valeurs cotées. 
Les valeurs cotées gbnt des objets précieux de petite dimension. Elles payent 1 °\o 
de la valeur estimée. L'estimation ne peut être inférieure à 30 francs ni supérieure à 
1,000 francs. Indépendammant du droit de 1 p. "jo, les envoyeurs sont tenus d'ac- 
quitter pour une recounaissance qui leur est donnée de la valeur cotée un droit 
de timbre qui, de 50 c, sera réduit à 20 c. à dater du l«'jîinvier 1865 
Les valeurs cotées sont renfermées, en présence des directeurs, dans des boîtes 

5 




grammes. 
Testimation. 

ARTICLES d'argent. 

La poste se charge, moyennant un droit de 1 0/0, du transport des sommes d'ar- 
gent déposées à découvert dans ses bureaux. En échange, il est remis anx dépo- 
sants des mandats qui peuvent être çayés aux ayants droit dans tous les bureaux 
de l'Empire el de l'Algérie. Les envois d'argent sont encore reçus pour les armées 
françaises en pays étrangers, pour les militaires et marins employés dans les co- 
lonies françaises ou sur Tes bâtiments de l'Etat, et pour les transportés à Cayenne, 
H n'est pas reçu de dépôt d'argent au-dessous de 50 c. Au dessus de 10 fr., les 
mandats supportent, en outre lé droit de 1 p. 9i0, un droit de timbre qui, de 50 
c,, sera réduit à 20 c. à dater du 1" janvier 1865. 

TIMBRES-POSTES. — DE LEUR VALEUR. — DE LEUR EMPLOI. 

Les timbres-postes sont de dix valeurs différentes; 1 c, 2 c, 4 c.^ 5 c, 10 c, 
20 c,, 30 c. 40 c. 80 c. et 5fr. Ces divers timbres-postes sont différenciés entre eux 
par leur couleur. Ils sont vendus dans les bureaux de poste, dans les débits de 
tabac et par les facteurs et les boîtiers des postes. 



426 

Les particuliers doivent coller eux-mêmes les timbres-postes sur les objets à 
affrancnir. 

Toute lettre pour l'intérieur revêtue d*un timbre-poste insuffisant est considérée 
comme non affrancbie et taxée comme telle, sauf déduction du prix du timbre. 
Ainsi, par exemple, lorsau'une lettre pesant plus de 'U gr. est afrrancbie avec un 
timbre-poste de 20 c, elle est considérée comme aon affrancUie; elle doit 6(1 c. : 
en déduisant 20 c. que représente le timbre bleu, il reste à payer 40 c. 

Le poids des timbres -postes est compris dans le poids des lettres sur lesquelles 
ils sont apposés. 

RELAIS ET MAITRES DE POSTES. 



BOUTE If* 4 DE PARIS A GENEVE. 

Villeneu?e-la-Guyard, Lecomte. 
Tonnerre, Bernard-Crevaut. 

ROUTE AUXIL. N^ 5 DE SENS A ST.-FLOR, 

Villevallier, Picard. 
Joigny, Arrault Qls. 

ROUTE n° 6 DE PARIS A CHAMBl^RT. 

De WMa-Guyard à Joigny, v. plus haut. 
Auxerre, Pinard. 
Vincelles, Petit.^ 
Vermenton, Paysan et Cie. 
LucT-le-Bois, Bertheiot. 
Avallon, Barban. 

MÊME ROUTE PAR SBRHIZELLKS. 

Sermizelles, Bertheiot. 



ROUTE N* 77 DB NBVBRS A SEDAN, OU DS 
TROTES A SEîfS. 

Gourson, Paysant. 

ROUTEDECLAHECTAAVALLONPARVÉZELAY 

Yézelay, Fosseyeux. 

ROOTE DE BRURE A AUXERRE. 

Toucy, Coulon. 

ROUTE D' AUXERRE A HONTARGIS. 

Toucy, Coulon, 
Charny, Chantereau. 

ROUTE D' AUXERRE A TONNERRE. 

Ghablis, David-Galiereux. 



SECTION VII. 

PONTS ET CHAUSSÉES. 
M. BALLON^, Ingénieur en chef du Département, à Auxerre. 

§ 1^'. SERVICE ORDINAIRE COAIPRBNANT : 

i® Les routes impériales dont voici la nomenclature et V itinéraire 



N® 5. De Paris à Genève par Monlereau, 
Yilleaenve-la-Guyard , Champigny , 
y iliemanoche^ Pont-sur Yonne, Saint- 
Denis, Sens, Mâlay-le-Roy, Theil, 
Yaumort, Arces, AvroUes, Saint-Flo- 
rentin , Germigny, Percey , Flogny, 
Tronchoy, Chency, Oannpmoiue, Ton- 
nerre. Lézinnes, Ancy le-Franc, Ful- 
Yy, Nuits, Aisy, Montbard et Dijon. 

N** 5 bis. De Sens à Saint- Florentin par 
Rosoy, Villeneuve-sur- Yonne, Ariuea II, 
Villevallier, Villecien. Saint-Aubin, 
Joigny. Laroche. Ësnon et Brienon. 

N* 6. De Paris à Chambéry par Joigny, 
Epineau-les-VoveS| Basson « Ap 
poigny, Auxerre, Champs, Vincelles, 
Gravan, Vermenton, Reigny, Lucy-s.- 
Cure, Arcy-sur-Cure, Voutenay, Ser- 
mizelles, AvalloD, Cussy-les-Forges, 
Sainte Magnance et Rouvray, 



N"* 60. De Nancy à Orléans par Troyes, 
Villeneuve -l'Archevêque , MolinonSy 
Foissv, Sens. Paroii et Coarlenay. 

N« 63. De Neufchâteau à Bonny-sur-Loire 
par Cbàtillon-snr Seine, Laignes, Pi- 
melles. Tanlay. Tonnerre, Fléy, Cha- 
blis, Poinchy, Beines. Auxerre, Ville- 
fargeau, Pourrain, Toucy, Méxllles, 
Saint-Fareeaii etLavau. 

N"77. De Nevers à Sedan par Glamecy, 
Coulanges sur-Yonne, Courson, Gy- 
Lévèque. Vallan, Auierre. Villeneuve, 
Saint-Salves, Montigny , Pontigny, 
Saint -Florentin, Neuvy-Santour et 
Troyes. 

N"» 1 5 1 , De Poirier* à Àvallon par Clamecy , 
Dornecy, Chamhux. Véiélay, Asquins 
et Blannay. 



427 

2<> Les routes départementales dont voici ,les dénominations et Fitinéraire 



N« 1 . De Sens à Nemours par Saint-Yalé- 

rien et Ghéroy. 
N<> 1 bis. De Suh/igny à Villeroy, 
N« 2. De Chéroy à Bray-sur - Seine par 

Dollot. Braiiiiay, Ponl-sur-YoDne. 
N* 3. De Joigny à Toucy par Paroy, Se- 

nan.Aitlaut-s.-Tholon et Saint-Aabin. 
N» 4. D'Àuxerre à Nogent -sur-Seine par 

Monéteau, Seignelay, Hauteriye, Brie- 
non , Bligny , Bellechaume , Arces , 

Yaiideurs, Les Sièges et yilieiieuye- 

l'Archevêqae. 
N° 5. De Saint Far g eau à Vincelles par 

Saint-Sauveur, Ouaine, Merry-Sec et 

Goulaiiges-la-Yinease. 
N" 6. De Tonnerre à Avallon par Yrouerre. 

Noyers, Massangis. Dissangis, ri(e-snr- 

Serein, Provency et Sauvigny-le-Bois, 
No 7. D'Àvallon à Lormes par Chasteliax. 
N 8. De Cussy-leS'F orges à Semur par 

St-André-en-Terre-Pleiue et Epoisses. 
N° 9, D'Àisy à Montargis, par Etivey, 

Saayjgny, Pasilly, Censy, Noyers, Ai- 

gremont, Lichéres, Saint-Gyr-Ies-Oo- 

lons, Saint-Bris, Auxerre, Saint- Geor- 
ges, Aillant-sur-Tholon, Senan,Yolgré, 

Saint-Romain -le-Preux, YiUefranche, 

Dicy et Château-Renard. 
N* 9 bis. De la porte d^Eglényà la porte de 

Paris autour d'Auxerre. 
N° 10. De Saint'Fargeau à Montargis 

par Saint-Privé. Bièneaa et Rogny. 
N** il. De Joigny à Avallon par la Belle- 
Idée, Cheny, Hauterive, Ligny-le-Châ- 

tel, Maligny, Chablis, Lichéres, Nitry, 

Joux- la-YiUe, Lucy-le-Bois. 
N° 12. De Joigny à Montargis par Béon. 
N* 1 3 De Sens à Nogent-sur-Seine par 

Saint-Clément, Thoriguy et Sognes. 

§ 2. SERVICE HYDRAULIQUE COMPRENANT : 

1<* La surveillance et la réglementation des rivières, ruisseaux et tous autres cours 
d*eau non navigables ni flottables. — 2° La surveillance et la réglementation de 
toates les usines établies sur ces cours d'eau. — 3° Les irrigations et les drainages. 
— 4** Les études pourrassâinissemtnt des terrains communaux à mettre en valeur. 
(La police, le curage et Tadiélioratiou des cours d eau non navigaliles, ni flotta-» 
blés, ont é)é placés par décret impérial du 8 mai 1861 dans les aitribations spé- 
ciale.3 du Ministère rie l'agriciilture, du Commerce et des travaux publics.) 

Un décret du 29 avril 1862 place également la surveillance et la police de la 

Sèche dans les attributions du service ordinaire pour ce qui concerne les cours 
'eau non navigables ni flottables. 

s 3. 

Service des appareils à vapeur, des établissements insalubres on dangereax, et 
enfin des usines métallurgiques, hauts -fourneaux, patouillets, fonderies, etc. 

MM. les ingénieurs des Ponts et Chaussées du service ordinaire remplissent; 
dans le département, les fonctions dMugéaieurs des mines. 



N« 14. De Germigny aux Croûtes, 

N® 15. D' Avallon à Montbard par Sanvi- 

gny, Sauligiiy, Yassy-sous-Pizy, Ans- 

trudes et Aisy. 
N* 16. De Tonnerre à Bar-sur Seine par 

Saint-Martin, Rugny, Yillon, Ârlhon- 

nay et les Riceys. 
N^ 17. De Courson à Dicy par Fonlenail- 

les. Ouaine. Moulins, Toucy, Yîlliers- 

Saint-Benott et Gharny. 
N® 18. De Nuits à Laignes, parRaviéres, 

Jnlly, Senne voy et Gigny. 
No 19. De Saint-Aubin-ChâteaU'Neuf à 

Méxilles par Yilliers-Saint-Benoit. 
No 20. D'AuxerreàVéxelay par Yincelles, 

Bazarnes, Trucy-^sur- Yonne, Mailly- 

la-Yille, Châtel-Ccnsoir et Asniéres. 
No âO Annexe de Chamoux à la limite 

de la Nièvre. 
N° 21. D^Auxerre à Semur par Noyers, 

Soulangis, Sarry, Châtel-Gérard.Yassy- 

sous-Pizy et MoutiersSaint-Jean. 
N"* 22. De Cosneà Auxerre par St-Amand, 

Saint- Sauveur, Fontaines et Toucy. 
N° 23. De Courtenay à Misy par Domats, 

Montacher, Chéroy, Yallery, Yille- 

Thierry et Saint- Agnan. 
No 24. D' Auxerre à Donzy par Courson, 

Drnyes et Etais. 
No 25. De Lucy-le-Bois à Cussy-les-F orges 

par Sauvigny-le-Bois. 
N° 26. De Tonnerre à Chaource par 

Coussegrey. 
No 27. De Joigny à Courtenay par Yille- 

vallier. Sainl-Julien-du Sault, Yerlin, 

et Saint Martin-d'Ordon. 
No 28. De Saint-Bris à Lucy-le-Bois par 

Yermenton. 



^28 



BUREAUX DE l'INGÉNIBUR EN CHEF. 

MM. Ficatier Virgile^ condacleur embrig^ndé, chef de bureau. 

Petit Charles, conducteur embrigadé. 

Chailley. Sanglé et Lejeun^, employés secondaires. 
Le département est partagé en quatre arrondissements d'Ingénieurs ordinaires, 
ainsi qu'il suit: 

ARRONDISSBHENT D'AUIERRE. 

M. Dbsmaisons ^, conducteur principal, faisant fonctions d'ingénieur ordinaire 

à Auxerre. 

^o Les routes départementales^ 



Bureau, 

Mm. Raou]^ conducteur embrigadé. 
Ansault, Petit Emi^e, Moreau et 
Renvoizé, employés secondaires. 

Service actif. 

MM. Berlin, conducteur embrigadé, à 
Auxerre. 
Sucbey, conducteur embrigadé déta- 
ché à Saint-Fa rgea II. 
Jalouzot, conducteur embrigadé^ à 

Courson. 
Bobowicz, employé secondaire dé- 
taché à Toucy. 
Cet arrondissement comprend : 

1** Lei routes impériales, 

N°6, depuis Joigny jusqu'à la borne kilo- 
métrique no 168, prés la gare de 
Tembranchement d'Auxerre. 

N^'dS. Du pont d'Auxerre à la limite du 
département du Lcïiret. 

N° 77. De la limito du département de 
la Nièvre à la roule impériale no 65, à 
Auxcrre. 

ARRONDISSEMENT d'AVALLON. 

M. Cesnoykrs, conducteur principal, faisant fonctions d'ingénieur ordinaire 
à Avallon. 



No» 3,5,9 bis,10,i7, 19,22 et 24 entières. 
N° 9. D'Auxerre à la limite du Loiret. 

3* Service hydraulique. 

Démarcation du côté de Tarrondisse- 

ment de Sens : 
Du point d'intersection des cantons de 
Charny et de Saint JuIien-du-Sïult 
avec le département du Loiret, h la 
rencontre du ^ainlVrain, par ta route 
dépifJementale n^ 9. 
Le Saint Viain depuis la route n° 9 jus- 
qu'à son ( D bouctiure dans l'Yonne 
exclu-^ivement. 
L'Yonne jusqu'à Laroche exclusivement. 
Démarcation du côté de Tarrondisscment 

de Tonnerre. 
L Vonne de Laroche à Auxerre inclusi- 
vement. 
Démarcation do Tarrondissement d' Aval- 
lon. 
L Yonne et ses affluents do gaucho depuis 
Auxerre jusqu'à Conlanges-sur Yonne 
inc u^ivemenl. 



Bureau. 

MM. Communandat, cond. embrigadé 
Labalte, conducteMr auxilaire. 
Farcy, id. 

Prévost, empl. secondaire. 

Service actif. 

MM. Brenot, conducteur embrigadé, dé- 
taché à Yermentoj. 
N.. .., conducteur embrigadé, 

détaché a Noy>'rs. 
Gaukon, conducteur emb.ig., à 

Avallon. 
Levallois employé secondaire^ à 
Avallon. 
Cet arrondissement, comprend : 

1*» 1^5 routes impériales 



pont d'Auxerre à la limite de la Côte- 
d'Or. 
J\« 151 . De Poitiers à Avallon, entière. 

2° Les roules départementales. 

N"» 7, 8, 15, 20, 20 annexe. 21, i5 et 28 

entières. 
No 6. De la borne kilométrique n" 19, à 

la route impériale n" 6, près Avallon. 
]\o 9. De la route d'Aisy à la route im 

périale n" 6, près Tauberge neuve 
N<» 1 1. De la route départementale n" 9, 

près Lichères, à la route impériale 

n" 6, près Avallon. 

N'' 29. De Vézelay à Avallon. 

3° Service hydraulique. 
Démarcation du côté de rarrondissement 



N* 6. De la borne k. 5 au-delà du J d'Auxerre : 



429 



La rive droite de PToone, depuis Goo- 
laages-sur- Yonne jusqu'à Âuxejro. 

Démarcation du côté de Tarrondissement 
de Tounerrd : 



Ligfne parallèle à la toute départemen- 
tale n" 9, et passant par Auierre, 
Quennes, Gbitry, Fréhy, ^(oyers et 
Aisy. 



ARROIfDlSSBHBlfT DE SBNS. 

M. LévT ^ingénieur ordinaire, à Seug. 

Bureau. 

MX. Schneider» conducteur emlirigadé. 
Demboswkl, conducteur aui:iiaire. 
Lespngnol, employé secondaire. 
Bonueau et La>geot, id. 

Service actif, 

MM. Vincent, conduct.embrig., àSens. 
Smorczewskii id, 
JUillard, id. à Sens. 

Ficatier Anicet , conducteur em- 
brigadé, détaché à Joigny. 
Get arrondissement comprend^: 

1° Les routes inipérialeiif 

N. 5 De la limite de Seine-et-Marne à la 

borne kilométrique n» . 150 , prés 

Ayrolles. 
N. 5. his. De SensàSt-Florentin, entière. 
19. 60* De Nancy à Orléans^ entière.* 
â« Les routes départementales^ 
Nos 1, 1 bis, 2, 12, 13 et 23 entières, n° 4, 

partie comprise entre iirienon et 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

M. Remise, ingénieur ordinaire, à Tonnerre. 



yilleneure-rArchevôque, et 27 de Joi- 
gny à Gourtenay. 

5° Sermce hydraulique. 

Démarcation du côte de Tarrondissement 
d*Auxerro ; 

Du point d'intersection des cantons de 
Charny et de Saint-Julien-du-Sault 
avec le département du Loiret, à la 
rencontre du Saint-Vrain avec la route 
départementale n" 9, prés St-Romain. 

Le Saint- Vrain jusqu'à son embouchure 
dans rVonne inclusivement. 

La rivière d'Yonne, depuis l'embouchure 
du Saint-Yrain jusqu'à Laroche exclu- 
sivement. 

Démarcation du côté de l'arrondissement 
de Tonnerre : 

L'Armançon, depuis son embouchure 
dans l'Yonne jusqu'à l'embouchure du 
Gréanton exclusivement. 

Le Gréanton et ses affluents exclusive- 
ment. 



Bureau, 

UM. Courtine et Arbouin, conducteur? 
embrigades. 
Giraud jeune, employé secondaire. 
Théveau, id. 

Bonnet, id. 

Service actif. 
Dupotet, coud, erabrig. a Tonnerre. 
Dumont^ condurtour embrigadé. 
Courtine, conducteur embrigadé. 
Millon, conducteur embrigadé, dé- 
taché à Sain Flcrentin. 
Get arrondissement comprend : 

lo Les routes impériales ^ 
^° 5. De la borne kilométrique n^ 150 à 

la limite de la Côte-d'Or. 
N. 65. De la limite de la Côte-d'Or à la 

route imp. n*' 6, près Aoxerre. 
N. 77. Du Pontd'Auxerre, à la limite du 

département de l'Aube. 

20 Les roules départementales^ 
N*>« 14, 16, 17 et 18, entières. 



périale no 77, près d'Auxerre, et la 

route impériale n° 5 bis à Brienon. 
N-> H. De la route impériale no 63, à la 

borne kilométrique n** 23 , prés 

Noyers. 
N. 11, De la route impériale no 5 bis, (à 

la Belle-Idée), à la ferme de Yauchar- 

mes, près Lichères. 

Set vice hydraulique . 

Démarcation du côté de l'arrondissement 

de Sens: 
L'Armançon depuis Laroche jusqu'à 

l'embouchure du Créauton inclusive. 

ment. 
Le Gréanton et ses affluents inclusiTe- 

ment. 
Démarcation du côté de l'arrondissement 

d'Auxerre. 
L'Yonne, de Laroche à Auxerre exclusif 

vement. 
Démarcation du côté de Tarrondissemcnt 

d'Ayallon : 
Ligne parallèle à la route départem. n.9 

et passant par Auxerre. Quennes, Chi- 



N. 4, Partie comprise entre la route im- try, Préhy, Noyers et Aisy. 



1868. 



9. 



430 
SERVICE DU CANAL DU NIVERNAIS ET DE LA HAUTE YONNE. 

Ce service comprend les travaux d'entretien, de réparation et de perfec - 
tionnement des rivières d'Yonne jusqu'à Auxcrre, de Cure et du canal du 
Nivernais, tout ce qui conceine le mouvement de la navigation et du flottage 
sur ces cours d'eau, la police des ports qui en dépendent et Tinstruction des 
affaires concernant les usines qui y sont situées. 

Il s'étend, dans son ensemble, depuis l'origine du canal du Nivernais dans 
la Loire à Decize (Nièvre) jusqu'à son confluent en Yonne. 

M. Vkrdevoye 5%, ingénieur en chef, à Neverj. 

I** ARRONDISSEMENT d'aUXERRE. 

M. de DarteiN) ingénieur ordinaire, à Auxerre. 

Cet ingcDieur est chargé du service ; 

i^ De la partie de la rivière d'Yonne comprise entre Coulanges-sur- 
Yonne et Auxerre; 

2<> De la rivière de Cure^ depuis le pont du tunnel d'Arcj ; 

â** Du canal du Nivernais, depuis la limite du département de l'Yonne 
jusqu'à son embouchure dans rYonne,,à Auxerre. 

Bureau de ât. de Dartein, 

MM. Prévost I., cond. embrig. , chef j MM. Azière et Boivin I.-P.-E., empl. 
de bureau. j secondaires. 

SERVICE ACTIF. 

M. Petit, conducteur embrigadé à Mailly-la-ViUe, surveillance des rivières 
d'Yor ne, de Cure et canal du Nivernais, entre Coulanges-sur-Yonne et 
le pont de Cravant. 

M. Millon, conducteur principal à Auxerre, surveillance du canal du Ni- 
vernais et de la rivière d'Yonne, entre le pont de Cravant et les Du- 
monts, 3 kilomètres environ en aval d'Auxerre. 

SERVICE DE LA SEINE (!'• Section) ET DE L'YONNE. 

Ce service comprend, dans le département de l'Yonne, tous les travaux 
d'amélioration et d'entretien de la navigation de l'Yonne en aval d'Auxerre. 

M. Cambdzat ^, ingénieur en chef, à Paris. 

i" ARRONDISSEMENT D'ACXERRE. 

M. DE Dartein, ingénieur ordinaire, à Auxerre. 
Cet ingénieur est thargé du service : 

l» De la rivière d'Yonne entre Auxerre et Saint-Aubin ; 

20 De la rivière d'Armaiiçon au-dessous du pertuis de Brienon; 

Bureau de Af. de Dartein, 

M, Ménisselle, conducteur auxiliaire. | M. Finat Amédée, empl. secondaire. 

SERVICE ACTIF. 

M. Ficatîer Cyrille Henri, conducteur embrigadé à Auxerre, surveillance 

de la rivière d'Yonne entre Auxerre et Laroche. 
M. Piedzicki, conducteur embrigade à Joigny, surveillance des travaux du 

barrage de Joigny. de la rivière d'Yonne entre Laroche et Saint-Aubin et 

de la rivière d'Armançon, 
M. Bernasse, conducteur embrigadé à Joifltny, surveillance des travaux de 

l'écluse de Saint-Aubin et de la dérivation de Joigny sur le territoire de 

Saint-Aubin. 



431 

2* ARROlfDISSBMBNT D« SENS. 

M. LÉvr, ingénieur ordinaire à Sens. 
Cet ingénieur est chargé du service de la rivière d'Yonne, depuis Saint- 
Aubin jusqu'au pont de Montereau. 

Bureau de M. Lévy, 

MM. Girard, conducteurs embrigadé-, Roulier aîné, Gourdon, Beauvallet, 
Rétif, employés secondaires. 

SERVICE ACTIF. 

MM. Salmon, conducteur erobrig. à Yilleneuve-sur-Yonne, surveil. de la rivière 
d'Yonne entre Saint-Aubin et Etigny. 

Desmoliëres, eonducteur embrig. à Sens, surveil. de la rivière d'Yonne entre 
Etigny et Saint-Martin. 

Girard, conducteur embrig. à Serbonnes. surveillance de la rivière d'Yonne 
entre le barrage de Saint-Martin jusqu à Port-Renard (limite des départe- 
ments de l'Yonne et de Seine-et-Marne). 

Ravinet. conducteur embrig. à Montereau, surveil, de la rivière d'Yonne entre 
Port-Renard et le pont de Montereau. 

TRAVAUX «BUFS. 

Leau, conducteur embrig. à Gourion, surveil. des travaux du barrage et de la 
dérivation de Courlon (i" et 2* lots). 

JCÀNÀL DE BOURGOGNE. 

PARTIE COMPRISE ENTRE LA ROGHE-SUR-TONNE ET LA LIMITE DE LA CÔTE-D*OR. 

MM. Chenot ^) ingénieur en chef, à Dijon. 
Remise, ingénieur ordinaire, à Tonnerre. 



BUREAU. 

MM. Naudin, conducteur embrig. 

Adine, Yaldant, agents secondaires. 



CONDUCTEURS SUBDIVISIQNNAIRES. 

MM. Yaldant, cond. embrig., à Brienon. 
Gotlerot, cond. ppal., à Tonnerre. 
Auret, cond. embr., à Montbard. 

Ce canal commence à Laroche-sur- Yonne, s'élève par les vallées de l'Armançon et 
delaBrenne, en passantàBrienon, Saint-Florentin, Tonnerre, Tanlay, Ancy-le-Franc, 
Ravières, Montbard, Venarrey , arrive à Pouilly-en-Auxois et débouche dans la Saône, 
à Saint-Jean-de-Losne. Sa longueur totale est de 242,044 mètres; sa longueur dans le 
département est de 91 kilomètres 36 m. Il a été commencé en 1775. Les travaux 
interrompus pendant la Révolution ont été repris en Tan ix. 

Les écluses sont au nombre de 191, savoir : 115 sur le versant de l'Yonne et 76 sur 
celui de la Saône. Chaque écluse a une chute moyenne de 2 m. 61. 

Le biez culminant est composé de deux parties en tranchées et d'un souterrain de 
3,335 mètres de longueur. Ce biez culminant est plus élevé que la Saône, à Saint- 
Jean de-Losne, de 199 mètres; que l'Yonne, à Laroche, de 300 mètres. 



4 32 

SERVICE VICINAL. 

PERSONNEL. — 1* service central. 
MM. Boucheron ^, agent-voyer en chef, à Auxerre, quai Condé, 46. 
Michaut, agent-voyer de V^ classe, détaché à la Préfecture. 
Guyard, id. de 1'* classe, chef de bureau. 

Sonnet, id. de 6* classe, comptable. 

Girardot, agent secondaire. 

2® ARRONDISSEMENT D'AUXERRE. 

MM. Montarlot, agent-voyer principal, à Auxerre. 

Labosse, agent-voyer de 2» classe, à Chablis. 

Loury, id. 5* classe, à Gravant. 

Neveux, id. de 3* classe, à Courson. 

Mathieu, id. de /i« classe, à Saint-Sauveur. 

Moine, agent-voy^r, de 4® classe, à Saint-Florentin. 
•• Blond, id. 6' classe, à Toucy. 

Bertrand jeune^ id. 6* classe, à Auxerre. 

Defosse, agent secondaire de 1'* classe, à Auxerre. 

5** ARRONDISSEMENT D'AVALLON. 

MM. Viault, agent-voyer de 2* classe, à Avallon. 
Garnier, id. de 3* classe, à Montréal. 
Mignard, id. de 6* classe, à Avallon. 
Leconte, id. id. 

Fromonot, agent-voyer secondaire, à Vézelay. 
Quignard, id. à Avallon. 

40 ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 

MM. Gibier, agent-voyer principal, à Joigny. 

Loury, id. de 5* classe, à Saint-Fargeau. 

Charles Er. id. de 2* classe, à Villeneuve-sur- Yonne. 

Vallef, id. de 5* classe, à Arces. 

Barbier, id. de 4* classe, à Charny. 

Saint-André, agent-voy., 4" classe, à Aillant. 
Renard, id. A-* classe, à Joigny. 

Champeaux, agent-voyer de 6* classe, id. 

5^* ARRONDISSEMENT DE SENS. 

MM. Carré, agent-voyer principal, à Sens. 

Charles, id. de l'« classe, à Pont-sur- Yonne. 

Huchard, id. de 3" classe, à Villencuve-l'Archevèque. 

Puteau, id. de 3* classe, à Sens. 

Michaut, Id. de 5* classe, à Saint-Valérien. 

Colas, id. de 5* classe, à Sens. 

Manson, agent secondaire de V^ classe, à Sens. 

Simon, id. id. 

6" ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

MM. Ragon, agent-voyer de l'« classe, à Tonnerre. 

Roy, id. de 3" classe, à Tonnerre. 

Boussard, id. id. à Ancy-le-Franc. 

Grandrup, id. 4* classe, à Cruzy. 

Letur, id. 5* classe, à Flogny. 

Bertrand aiué, id. de 5« classe, à Noyers. 

Leconte, id. de 6* classe, id. 

Boucheron Isidore, agent secondaire de i^' classe, à Tonnerre. 



433 
CHEMINS DE GRANDE GOMMUxMCÀTION. 



Ce service comprend Us chemins doni 

No 1er, d'Auxerre à Cosne, par Che- 
vannes, Escamps, Volvant, Leu- 
gny, la Bruyère, Levis, Fontenoy, 
les Guillores, les Robineaux, les 
Cueillis^ Saints, Sainte-Colombe, 
Treigny, La Folie et les Cbailloux. 

2, de Chablis à Vermenton, par Préhy 
et Saint-Cyr-les-Colons. 

3, de Sainl-Julien-du-Sault à Entrains 
par Thèmes, la petite Celle, Précy, 
Sépaux^ Saint-Romain. La Ferté, 
Sommccaisse, La VilloUe, Toucy, 
Fontenoy, Le Deffand, Thury, Lain- 
secq, Sainpuits. 

4, d'Aillant à Entrains et à Toucy, par 
Chassy,St-viaurice-le-Jeune,Egleny, 
Beauvoir, Nantou, Pourrain, Diges, 
Leugny, Sementron, Lain, Thury. 

5, de Ligny au port du Grot-aux-Moi- 
nes, par la Rue-Feuillée, Pontigny, 
Venouse, Rouvray, Héry, Seignelay 
et Beaumont. 

6, de Saint-Sauveur à Clamecy, par le 
Jarlois, Lainsccq, le Vaurimbert, 
Champ-Martin, le Galois, Etais, la 
Fontaine et le Tremblay, 

7, de Cbàtillon à Entrains par Cbam- 
pigneIles,Tannerre, Béon, Mézilles, 
les Matignon.!, Saint-Sauveur, les 
Renards, l'Orme-du-Pont, les Tho- 
mas, Sainte-Colombe, la Breuille et 
Sainpuits. 

8, de la route impériale n» 77 àMai- 
zières, par la Mouillère, Ligny, Va- 
rennes, Carisey, Flogny. 

9, de Saint-Sauveur à l'Isle-s.-Serein, 
parle Deiïand, Lain, Taingy, Mo- 
lesmes, Courson, Fouronnes, Fon- 
tenay,Mailly-le-Châ(eau, Mailly-la- 
Ville, Avigny, Voutenay, Lucy-le- 
Bois et Provency. 

10, d'Avallon à Quarré-les-Tombes, 
jpar Cousin-la-Roche, Marault, Au- 
xon, Villers, la Gorge et les Breuil- 
lottes. 

11, de Vermenton à Guillon, par Sacy, 
Joux-la-Ville , Dissangis , l'Isle , 
Pancy, les moulinsChouard et Salé, 
les fermes de Chérisy, St-Bernard, 1 
Perrigny, Courterolles et Guillon. ' 

tô, de lisle à Chaource, par Annoux, I 



voici la désignation ei Cilinéraire . 

Sarry, Villiers-les Hauts , Fulvy> 
Cusy , Ancy-le-Franc , Pimelles ' 
Cruzy, Maulnes et Arthonnay. 

13, de Montréal à Sainte-Magnance, 
par Tréviselot, Trévilly, Cisery, Sa- 
vigny, Chevannes et Sainte-Ma- 
gnance. 

14, de Bassou à Briare, par Bassou, 
Villemer, Neuilly, Champloiseau, 
Lalaye, Aillant, Lamotte, les Or- 
mes, le château de Bonlin, les petits 
bois de Courgoin, la Mouillère, les 
petits et les grands Brossards, Bel- 
Air, le Singe-Vert , Grandcbamp, 
les fermes de la tuilerie Saint-Val, 
la Bonde et la Gilbardièrcy Champi- 
gneiles, la Vellerie, la ferme des 
Rosses, Champcevrais, la ferme de 
Prix, de la Maison-Tardive, les Pe- 
tites-Maisons, Rogny, passe près de 
l'écluse et du pont du Rondeau. 

15, de Cerisiers à Courtenay, par Dix- 
mont, les Bordes, Tallouan, Ville- 
neuve-le-Roi, Bussy-le-Repos, les 
Fourneaux, la Herse, les Chétifs, 
Piflbnds et les Guimbault. 

16, de la route départementale n*" 9 à 
Chàtillon, par Laborde, Chevillon, 
Prunoy , Lafontaine , Charny, le 
Clos, la Haute-Cave, les Siméons, 
les Journets, les Roseaux, Cham- 
beugle. 

17, d'Ancy-le Franc à la route dépar- 
tementale n« 18, par Stigny et Jully. 

18, de Saint-Amand à Saint-Julien du 
Sault et Villeneuve-sur-Yonne, par 
Saint-Martin-sur-Ouanne, Malicor- 
ne, ferme de Janvier, Champignel- 
les , château et ferme de Crosilles , 
Villeneuve-les-Genets, Septfonds, 
les Nantiers, Saint-Fargeau, les Gi- 
rauds etBreuillambert. 

19, de Senan à Appoigny, par Lalaye, 
Champloiseau, Guerchy et Bran- 
ches. 

20, de Joigny à Nogent-sur-Seine et à 
Chigy, par les Sièges, Cerisiers, la 
Grange-Bertin, Dixmont, la Tuile- 
rie, Beauregard. 

21, d'Avallon à Coulange-sur-Yonne, 
s'embranche sur la route impériale 



134 



no 151, vis-à-vis le moulin dit le 
Gué-Pavéy passe sous le hameau du 
Vaudonjon, traverse Monlillot, le 
hameau de Fontenilles, passe près 
de la ferme de la Forêt et de la 
Maison-Rouge, Châtel-Censoir,Lu- 
cy-sur-Yonne. 

22, d'Auxerre à Briare, par Saint- 
Georges, Lindry, Beauvoir, Ëgienv, 
Merry-la-Vallée, La Villotle, Vil- 
liers-Saint-Benott, les Usages, les 
Béatrix, les François , Tannerre , 
Villeneuve-les- Genêts, la Falquerie, 
le Grand-Chemin, le Gharme-Kond, 
Bléneau. 

23, de Sens à Montereau et à Bray, 
par Saint-Clément, Cuy, Evry, Gisy- 
Îes-Nobles , Michery , Serbonnes, 
Gourion, Vinneuf, Sergines et Com- 

24, de la route impériale n*» 60 a 
Villeneuve-sur-Yonne, par Serbois, 
les Brins, Egriselie-leBoc, Bracy, 
le bas deMarsangis et Kousson. 

25, de Saint- JVJaurice-aux-Ricbes- 
Hommcs à Pont sur- Yonne , par 
Mauny, Thorigny, Fleurigny, Saint 
Martin-sur-Oreuse , la Chapelle- 
surOreuse et Gisy-les-Nohles. 

26, de Sens à Voulx, part du pont de 
Sens, passe près Saint-Martin-du- 
Tcrtre, à Nailly, Brannay, Lixy etr 
Vallery. 

27, de Theil à Villeneuve-sur-Yonue, 
par la Folie, les Bordes. 

28, de Villeneuve-r Archevêque à Bray, 

ëar Lailly, La Postolle, Thorigny, 
arreaux, Servins,Pailly et Plessis- 
Saint-Jean, etCompigny. 

29, de Sergines à Montereau, et à 
Saint-Maurice par Serbonnes, Gour- 
ion et Vinneuf. 

30, de Saint-Florentin à Rigny-le- 
Ferron, par Venizy, le Rué, Chail- 
ley, la grande Jaronnée, les Gai- 
beaux, Fournaudin, les Cormiers et 
les Vallées. 

31, d'Auxerre à Champlay, par Perri- 
gny, le Buisson-Pouilleux, Fleury, 
Guerchy, Chaniploiseau, Neuilly, la 
ferme d'Arblay. 

32, de Tonnerre à Corbigny, par 
Yrouerre, Sainte- Vertu, Nitry, Joux- 
la-Ville , Précy-le-Sec, Voutenay, 
emprunte la route impériale n. 6 



jusqu'à la courbe de Givry, puis 
la route impériale n. 151 jusqu'à 
Vézelay, passe à St-Père, Asquins 
et Pierre-Perluis. 

33, de Cussy-les-Forges à Quarré-les- 
Tombes, par Villers-Nonains. 

34, de Ligny à Saint-Mards-en-Olhe, 
par Ligny, Chéu, Germigny, Beu- 
gnon, Neuvy-Sautour et Sormery. 

35, de Tonnerre à Montfort, par Tis- 
sey, Collan, Maligny, Villy, Ligno- 
relles et Souilly. 

36, de Quarré-les-Tômbes à Ghâtel- 
Censoir, par Velars, Latreville, 
Saint-Germain- des-Champs, Serée- 
le-Château, Usy, Saint-Père, les bois 
de la Madeleine, les Tremblats et 
Asnières où il s'embranche sur la 
route départementale n' 20. 

37, de Ghampigny à Voulx, parChau- 
mont et Saint- Agnan. 

38, de Gourson à Chablis, par Gharen- 
tenay, Val-de Mery, Vincelles, Vin- 
celottes, Irancy, St.-Cyr et Préhy. 

39, de Vermenton à Entrains , par 
Accolay, Sainte-Pallaye, Prégilbert, 
Sery, Mailly-la-Ville , Mailly-Châ- 
teau-le-Bas, le Paumier, Misery, 
Coulanges-sur-Yonne, Andries, Fer- 
rières, Etais. 

ZiO, de Theil à Thorigny,par Voisines, 
Fontaines et Villiers-Louis. 

/il, de Chéroy à Ferrière, par les 
Morteaux, les Jacquins, Jouy et les 
Bordes. 

/i2, de Saint-Valérien à Jouy , par 
Moniacher et Villegardin. 

/j3, de Laroche à Tonnerre, par Che- 
ny , Ormoy, Mont-Saint-Sulpice , 
Bouilly, Bas- Rebourseaux,Vergigny 
Ghéu, Jaulges, Villiers- Vineux, Uof- 
fey, Vézinnes et Junay. 

l\U, de Savigny à Anstrudes, par Guil- 
ïon. Vignes, Pisy et Vassy. 

Zi5, de Chablis à Noyers par Chichée, 
Chemilly,Poilly, Molay et Perrigny. 

Zi6,de Sens à Villeneuve-rArchevê- 
que, par Saliguy , Fontsûnes, les 
Clériraois et Foissy. 

!xl, de Joigny à Fournaudin, par Brion, 

Bussy-en-Othe et Arces. 
/i8, de Toucy à Seignelay par Parly, 

Lindry, Charbuy, Appoigny etChe- 

milly. 



435 



/i9, de Yermenton à Noyers, par Sacy, 
Nitry. 

50, d'A.valIoa à Guillon par Maison- 
Dieu. 

81, de Saint-Florentin à Noyers par 
VilliersVineux, Cariâey, i>yé, Ve- 
zannes, Serrigny et Yrouerre. 

52, de Leugny à Bléneau par Lalande 
Fontaines, Méziiles , Septfonds et 
Saint-Privé. 

53, d'A vallon à Tannay par Pontau- 
bort, Island, Menades et Foissy. 

bli, de Cerisiers à Rigny-le Feron, 
par Vaudeurs, Coulqurs et Cérilly. 

55, de Quarré-les-Tombes à'Rouvray, 
par Saint-Léger. 

56, de Tonnerre à Laignes, par Gom- 
missey, Tanlay, Baon et Crusy. 

57, d'Auxerre à Ghâtillon-sur-Loing et 
et à Saint-Aubin-Château-Neuf, par 
Ghassy, Saint -Maurice-Tliizouaiiles, 
Los Ormes, Saint-Aubin-Ghâteau- 
Neuf,Bleury,Sommecaise, Perreux, 
Saint-Martin-sur- Ouanne et Jlklar- 
cliais- Béton. 

68, de Sens à Pont-su r-Yon ne, par 
Courtois et Villeperrot. 

89, d'Auxerre à Pontigoy, par Ville- 
neuve-Saint-Salve, Venouse et Mon- 
tigny. 

60, de Gussy-les-Forges à St- Léger, 
par Beauvilliers. 

61, de Saint-Florentin à Ervy, par 
Soumaintrain et Beuguon. 

62, de Chs^mps à Chablis, par Saint- 
Bris, Chilry, Courgiset Chablis. 

63, de SensJi Domats, par Subligny, 
Vllleneuve^la-Dondagre, Courtoin 
et Domats. 

6^, de Bonny-snr- Loire à Gourtenay, 

par Bléneau, Ghampce vrais «Mar-; 

chais- BetoD, Ghampbeugle et Fon- 

tenouilles. 
6^, deDomais à Vallery, varies Ches- 

neaux, La Beilioie, St-Valérien et 

Valiery. 
66, de Saint-Fargeau à Giamecy, par 



la Chaox, la Détrouble, la Marcl- 
nerlo, le Cbôneau, Treigny, Per- 
reuse, le Metz, Safopuf ts, les Barres 
et E^afs. 

67, de Joigny à La Perte, par Cham- 
vres, Chatnpvallou, Voigré, Seoan 
et Villiera sur-Thalon. 

68, de risle à Alsy, par Aonoux, Châ- 
tel -Gérard et Vausse. 

69, de Saint Floreuiin à Cerisiers, par 
Avrolles, Gbamplost, Mercy, Belle- 
chaume, Dilo, Villechétive. 

70, de Saint-Sérotin à ViUeaeuve-la- 
Dondagre, par St-Sérotin, Ville - 
bougis, Fouchères et Vlileneuve-la- 
Dondagre. 

71, de Sermizelies à la route départe- 
mentale, n** 29, par Givry e( Do- 
raecy-sur-Ie-VauU. 

72, de Sens à Piffoods, par Paron, 
Gron,EtigDy, Marsangis, Ghaumot 
et Pifl'onds. 

73, deSa'nt-SauveuràCouIanges-snr- 
Y>nne, par la Mallerue, Thury, 
Sougères, les Siooon?, les Billards, 
Maupertuis et Druyes, 

7/i, d'Arquian à B éneau, par Lavau, 
la Grand-Cour et B éneau. 

75, de Magny à Chaseliux, par les 
hameaux de Marrault, le Mclx et 
Saint-Germalo. 

76^ de Sens à Pournaudin, par Vareil- 
las- Vaudeurs, les Loges et Ville- 
froide. 

77, de Cerisiers à Laroche, par Ceri- 
siers, Villechétive, Bussy-en Othe 
et Migennes. 

78, de Brienou à Ligoy, par BouiUy et 
Rebourseaux. 

79, de Rigoy-le Ferron à Nogant-sur- 
Seioe, par Flacy, Bagneaux, Cour- 
genay , Salnt-Mauricc-aux-Blches- 
Hommes et Sonnes. 

80, d'Auxerre à Brienon et à Laroche, 
par Ghemiliy,!Beaumont,Ormoy et 
Chepy. 



CHEMINS DE MOYENNE COMMUNICATION. 
Ce tervice comprend les chemins dont voici la désignation et Vitinéraire : 

N« 1", d'Ancy-le-Franc à Noyers, par l Huiliers, Avigneau, la Grilletière, 
Cusy , Argenteuil et Moulins. Migé, val de Mercy, Bazarnes et 

3, d*Aillant à Vermenton, par le Ma- 1 Accolay. 
rais, Llndry, Pourrain, Escamps, les 1 5, d'Aroes à Ervy, par Chailley, le 



436 



Rué, Courchamp, Doullay, Neuvy- 
Sautour et la Vallée. 

6, de Vermenton à Joux -la Ville, par 
Essept. 

7, de Cézy aux Ormes, par Béon, la 
route départem*' n° 9, Saint-Romain- 
le-Preux et la Ferté-Loupière. 

8, de risle à Talcy,parBlacy et Thizy. 

9, de Mont-Réal à Nm'ts-s.-Ravières, 
par les moulins de Talcy, Mon- 
triant et Marmeaux,Etivey et Nuits. 

10, deRouvray à Lormes,parOuarré- 
les-Tombes. 

12, de Tonnerre à Gigny, par Com- 
missey, Baon, Glani et Gigny. 

13, de Sarry à Yrouerre, par Moulins, 
Fresnes, Yrouerre. 

l/i, de l'Isle à Chaource, par Argen- 
teull, Pacy, Lézinnes, Saint-Vinne- 
mer, Tanlay, St-Martin et Mélisey. 

15, de St-Fargeau à Château Renard, 
par Champignelles et Marchais-B. 

16, de Charny à Pcrreux. 

17, de Seignelay à Ervy, par Ponti- 
gny et les Prés-du-Bois. 

18, de Rogny à Gien. 

49, de Saint-Julien à Cerisiers, par 
Armeau et les Brûleries. 

20, de Vézelay à Mailly-la-Vilîe, par 
Asqiiinet Brosses. 

21, d'AuxerreàErvy,parVenoy,Blei- 
gny-le-Carreau, Lignorelles, Ligny, 
Jaulges, B'Jtteaux et Percey. 

23, de Champlemy à Ouanne et à 
Leugny, par Etais, Sougères,Taingy, 
Ouanne, Chatten^y et Leugny. 

2liy de Vaudeurs à Vlllechétive. 

26, d'Avallon à Corbigny, par les 
Grandes-Châtelaines, le hameau de 
Cure et Domecy-sur-Cure. 

27,' de Vézelay à L'Isle, par Pontau- 
bert, Le Vault de Lugny, Annéot 
Vassy et Provency. 

28, de Brienon àTroyes,par Chatton, 
Champlost, Venizy, ïurny et Neuvy- 
Sautour. 

29, de Courson à Vézelay, par Anus et 
Mailly-le-Chateau-lc-Bus.' 

32,dePoindiyà Villy, par Lachapelle. 
33, de ViIliers-S*-Benoît à Châiillon, 

par les hameaux des Tricottets et 

des Bergers. 
3/i, de Cussy-les-Forges à Montréal, 



par les hameaux de Maison-Dieu, 
le Vellerot et Sceaux. 

35, de Bazoche à la route impériale 
n® 60, par Vinneuf, Champlgny, 
Fo-'^ols, Saint-Serotin et Villeroy. 

36, de Saint-Aubin-sur- Yonne à Tou- 
cy, par Cézy et le hame: u de la Pe- 
tite Celle, s^embranchant jur le 
chemin n» 32. 

37, de Lixy à Villethierry, par les 
Buissons etle hameau de ïros. 

38, de Soucy à Foissy, par Voisines et 
la Ghappelle-Saint-Léonard. 

39, de Chailley à St.-Mards-en-OXhe, 
par Chailley *et les hameaux de 
Bœurs et Sormery. 

UO, de î Sièges à Pouy.par Vauluisant. 
^2, de la route impériale n" 5 à Cour- 

taoult parSoumaintrain. 
/i5, de Saint-Denis à Marchais-Beton, 

par Malicorne. 

46, de Gravant à Tonnerre, par Ghe- 
milly, le Puits de Coursoo, la croix 
Pilale,Chemilly-s-Serein et Viviers. 

47, de St Fargeau à St-Sauveur. 

/i8, de Sens à Brienon, par Veron, La 
Graoge-au-Doyen, Les Bordes, Dix- 
mont, Bussy-enOthe, Vorvigny et 
Brienon. 

U9, de Champcevrais à Aillant-sur- 
Milleron (Loiret). 

50, de Villeneuve-rArchevèque à Ar- 
ces, par le hameau des Hauts-de- 
Flacy et Coulours, 

51, d'Usy à la route impériale n" 6, 
par Menades, Island, Pont-Aubert, 
Le Vault. 

52, de Pont-sur- Yonne à Nemours, 
par Villethierry. 

53, de Vermenton à Tonnerre, par la 
ferme de la Loge, Lichères, Poilly 
et Yrouerre. 

5A, de varraulf à Villiers-Nonains. 

55, d'Aillant à Charny, par Villiers- 
sur Tholon, la Tuilerie, la Ferté- 
Loupière, laGaulerie, les Garterons, 
Ghopinot et le hameau de la Borde. 

56, deTheil à Fournaudin. par Va- 
reilles, Vaudeurs, Lus Loges et 
Villefroide. 

57, de Sergines à Nogent-s-S., par 
Pailly,Plessisdu-MéeetCourceaux. 

58, de Varzy à Toucy, par Druycs, 
Taingy et Ouanne. 



43T 



59, de Sainl-Jalien à Chéroy, part de 
St.- Julien, passe à Bussy, à Piffonds, 
traverse le climat du chemin de 
Gourtenay et entre sur le territoire 
de Savigny, puis aboutit sur la rou- 
te impériale n** 60 au point de jonc- 
tion de Tancien chemin de Piffonds 
à Savigny. 

61, de Ghéroy à Bazoches, par les ha- 
meaux des Jacquins et des Broutes. 

62, de Chablis à Tonnerre, par Fyé et 
Gollan. 

64, de Mézllles à Meugnes, par Trei- 
gny. 

65, de Rigny-le-Ferron à Ervy, par 
Bœurs, Sormery et Lasson. 

66, d'Ëgriselles-le-Bocage à Gour- 
toin, par le Bâtardeau. 

67, deNeuiily àLaferté Loupière,par 
Senan et Chailleuse. 

68, de Saint-Julien-du-SauIt à VUle- 
neuve-sur-Yonne, par St-Julien-du- 
Sault et Villeneuve-sur- Yonne. 

69, de Saint-Âubin-Châteauneuf aux 
Ormes, par Froville. 



70, de St-Maurfce-le-Yleil à Merry- 
la-Vallée, par St-Martln-sur-Ocre. 

75, de Ghaumont à Flagy. par Ville- 
blevin et Villeneuve-la-Guyard. 

7li, de SensàEgrlselles-le-Bocage, par 
Gron, Gollemlers et Cornant. 

75, do Léteau à VlUcfargeau, par 
Perrigny et St- Gt^orges. 

76, de Coulanges-la-Vineuse à Fon- 
taines, par Sauily, Diges, Moulins 
a\ec embranchement de Moulins 
sur Toucy. 

77, de St-Fargeau à Grandchamps, 
par Sept - Fonds , Tannerre et 
Louesme. 

78, de Flogny à Soumaintrain. 

79, de Cruzy à Ervy, par Maulne, 
Villon et Quincerot. 

Le service général comprend en ou- 
tre tous les chemins vicinaux ordi- 
naires du département, au nombre de 
4,835, désignés ordinairement sous le 
titre de chemins de petite communica- 
tion. 



CHEMINS DE FER. 
1- CHEMIN DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE. 

Ministère des Travaux publics. 

CONTROLE ET SDHVEILLANCE ADMINISTRATIVE. 

MM. Thoyot, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, ingénieur en chef 

du Contrôle, rue d'Amsterdam, 21, à Paris, 
comte de Vassart d'Hozier, ingénieur ordinaire des Mines, chargé du 

Contrôle, rue de Grenelle-Saint-Germain, 128, à Paris. 
Monestier, ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées, chargé du 

contrôle, rue de l'Université, 7, à Paris. 
KeMer, inspecteur principal de l'exploitation commerciale du S"" 

arrondissement des chemins de fer, rue de Fleurus, 13, à Paris. 
Ladislas Chodckiewicz, 32, rue Gabrielle, à Charente n- le- Pont. 
Jame, inspecteur particulier de l'Exploitation commerciale du même 

arrondissement. 
Naux et Drajor), commissaires de surveillance administrative (section 
de Moret à Sens) en résidence à Montereau, 
Bertrou, commissaire de surveillance administrative (section d'Au- 

xerre à Laroche) en résidence à Auxerre. 
Dillon, commissaire de surveillance administrative (section de La- 
roche à Nuits-sous-Ravière) en résidence à Tonnerre. 

Directeur de la Compagnie : M. Talabot, inspecteur général des Ponts- 
et-Chaussées. 

Directeur général des travaux de construction et d'entretien : M. Chape- 
ron ,ing:énieur en chef des Ponts-et-Chaussées, rue de la Chaussée-d'Antln, 
7, à Paris. 



138 

Chef d^ Exploitation générale : M. Audibert, Ingénieur des mines. 

Chef d^ Exploitation (nord) : M. Bidermann, ingénieur ordinaire des Ponts- 
et-Cbaussées, à la Gare. 

Chef de trafic : M. Pfeiffer, rue de Bercy Saint- Antoine, U ; 
M. Ostrowski, clief de contrôle (grande vitesse). 

M. N , chef du contrôle de comptabilité, boulevard Mazas. 

M. Morel, chef du contentieux . 

Agent général du mouvement : M. Dennery, à la gare de Paris. 

Inspecteur principal du mouvement (2* section) : M, Bouàmy, à la gare 
de Tonnerre. 

SouS'Chef d'Exploitation: M. Ruioet, ingén. ord. des Ponts et-Chaussé?, 
à la Gare. 

20 EMBRANCHEMENT DE LAROCHE A AUXËRRE . 

GARE D'AUXERRB. 

Chef de gare : M. Mâllard. | Sous-cbef : M. Ballot. 

Bureau de la grande vitesse. — Facteurs de 1'' classe : MM. Lombard, Plantey, 

Serein et Caire. 
Bureau de ta petite vitesse. — < Chef de bareau : M. Piochard. 
Bureau de ville, --Chef: Mme veave Thadée-Jaczinski. 

SERVICE MÉDICAL. 

Médecin de V embranchement de Laroche à Auxerre : M. le docteur Dioois des 

Carrières. 
Pharmacien ;M. Glaize^ 

• ENTRETIEN ET SURVEILLANCE DE LA VOIE. 

MM. Delerce ^, ingénieur en chef des ponts-et-chaussées , ingénieur en chef 
à Paris, rue de Bercy-Saint-Antoine; 4. 
Du Boys, ingénieur ordinaire des ponts-et- chaussées, chargé du service de 
la première section, rue de Lyon, 71, à Paris. 

CHEFS DE SECTION. 

MM. Cbandenieri conducteur des ponts-et-chausséeS) à Sens. 

Durlot, id. id. Tonnerre 

Giraud, id. id. Tonnerre. 

PIQUEUIIS : 

Villeneuve-la-Guyard, MM. Ferré j Sens, Grillet; Villeneuve-sur-Yonne, Bille- 
beau; Joigny, Merlet; Auxerre, Cortol; Brienon, Gauthier; Tonnerre, Moriu et 
Jeannin. 

CHEFS DG GARES DANS LA TRAVERSÉE DE l'TONNE. 

Villeneuve-la-Guyard, MM. Delannoy: Pont-sur- Yonne, Raimbaud ; Sens, Dubois; 
Villeneuve-sur-Yonne, Lescurain; Saint -Julien -du -Sault, Grillot; Cézy, Thomas ; 
Joigny, Pommeau ^; Laroche, Berthelemol; Bonnard, Gâteau; Chemilly, Gros- 
borne; Monéteau^ Hosdez; Auxerre, Mallard: Brienon, Berlet; St-Florentin,Mi- 
chaut ; Flogny, Bnère ; Tonnerre, Hotrinal^ Tanlay, Legay ; Lézinnes, de Laulanhier; 
Ancy-le-Franc, Bigarme; Nuits-sous-Ravieres, Olmelat; Aisy, Gaillard de Laroche. 

Employés comptaJ)les : MM. Gaudada,à Villeneuve-sur- Yonne ; Moreau, à Joigny; 
Bonnet, a Brienon; Nanlin, à Saint-Florentin ; Reye, à Nuits; Rotlanger, à Aisy. 

Chefs de bureau (petite vitesse) : MM. Appoulot, à Sens; Piochard. à Auxerre; 
N..., à Tonnerre. 

GARE DE TONNERRE. 

Agent principal: MM. Bonamy; — chef de gare: Hotrinal.;— sous-chef : Tison; 
-r- chef ae dépôt : Robert ; — sous-chef: Chassard. 



439 

ô» CONSTRUCTION DES LIGNES D'AUXERRB A CLAMRCT ET A CERGY-LA-TOOR ET DE 

CRAYANT AUX LAUUES, PAR AYALLON. 

M. Raison ^, ingénieur des ponts et chaussées et de la compagnie, rue du Pont, 
106, à Anxerre. 

BUREAUX DE M. RAISON. 

MM. Bauzon, chef de bureau; Clerc, chef de comptabilité; Faivre, payeur; Dom- 
browolski, Vezin, Bardier, Ruelle, David, dessinateurs; Pélissier, employé. 

1° LIGNE d'aUXERRE A CL4HECY. 

Première section d'Auxerre à Bazarnes, 

MM. Démonet, chef de section, à Auxerre ; Auclerc, Jacquelin, conducteurs ; 
VaudeYille, Daubigney, employés. 

20 Section de Bazarnes à Magny, 
MM. Perdu, chef de section, à Mailly-le-Château ; Jacob, Collenot, conducteurs. 

3* Section de Magny à Clamecy, 
MM. Truchot, chef de section, à Clamecy; Aubry, conducteur; Febvret, piqueur. 

2" LIGNE DE CRAYANT A AYALLON. 

!'• Section de Gravant à Àvallom 

MM. Brugnot, chef de section, à Avallon; Besançon, conducteur; Jodelet, Clavey, 
piqueurs. 

2^ Section d'Avallon aux Laumes. 

MM. Innocenti, chef de section, à Semur ; Gornemiliot, sous-chef de section. 

CONTROLE DES CHEMINS DE FER D'AUXERRE A NEVERS ET A CERCY- 

LA-TOUR ET DE GRAVANT AUX LAUMES. 
M. Evrard, ingénieur en chef, à Nevers. 
M. de Dartein, ingénieur ordinaire à Auxerre. 

MM. Petit, conducteur embrigadé, à Mailly-la-Viile« 
MilloOi conducteur principal, à Auxerre. 
PriYé, employé secondaire, à Auxerre. 



ADMINISTRATION DES LIGNES TÉLÉGRAPHIQUES. 
bureau CENTRAL : Rue de Grenelle-Saint-Germain, 103, à Paris. 

INSPKCTIOÎT DIÈPARTEMBNTALE : Rue NcUVC, 43, à AUXCPrC 

M. DE LANDEPi, inspecteur. 
^ Direction d Auxerre, rue Cochois^ 2. 

MM. Lair, directeur des transmissions. 

Gaspard, Pinard, Ëlloy et Sagot, employés. 
Mercier, surnuméraire. 

Thibault Claude, facteur-surYeillant; Parizot, chef-surYelllant, Thi- 
bault Jacques, surveillant. 

Les bureaux sont ouverts au public, pour la corresi) r dance des dépèches privées, 
tous les jours, y compris fêtes et dimanches, de 7 heures du matin à 9 heures du 
soir, depuis le 1er avril jusqu'au 1er octobre, et de 8 heures du matin à 9 heures du 
soir depuis le 1er octobre jusqu'au 1er avril. 

N. B. Le bureau d'Auxerre n'accepte pas les dépêches de nuit. 



440 



TOUCY. 

Mlle Ansault, eiupl. chargé àa service. 

GOULANGES'LA-TINVUSE. 

M"« Barlou, empl. chargé du service. 

SAINT-FLORENTIN. 

M. Dubois, empl. chargé du service. 

8AINT-SADVEUR. 

M, Brunot, empl. chargé du service. 

VERMENTON. 

M. Batreau, empl. chargé du service. 

COURSON. 

M. Longeron, empl. chargé du service. 

AVALLON. 

M. Lanaud, employé chargé du service, 

JOIGNY. 

MM. Rougeot, empl. chargé du service. 
Blanchard, surveillant. 



A1LLANT-3UR-TB0L0N. 

M. Broué, chargé du service. 

BLËNEAU. 

M"* Paupardin, empl. chargé du service. 

SAINT-FARGEAU. 

M. Sauvage, employé chargé du service. 

VILLENEUVE-SUR- YONNE. 

M. Larible, employé chargé du service. 

SENS. 

M. Venat, empl. chargé du service. 

TONNERRE. 

Mlle du Repaire, empl. chargé du service . 

ANCY-LE-FRANC. 

M. Boussard, empl. chargé du service. 



En vertu de la loi du 3 juillet 1861, 

Les dépêches télégraphiques de 1 à 20 mots^ adresse et signature comprises, 
sont soumises aux taxes suivantes perçues au département, savoir : 

Les dépêches échangées entre deux bureaux d'un même déparlement, à une 
^axe fixe d'un franc, ainsi on percevra pour : 

Aillant, i fr.. — Avallon, i fr. — Chemilly, I fr. — Joigny, f fr. — La gare de 
Laroche, \ fr. — Sens, i fr. — Tonnerre, i r. — Vermenton, i fr. 

N. B. Pour le yillage de Laroche, éloigné de 3 kilomètres de la gare, qui porte 
le même nom, on perçoit 1 fr. 50 c. pour exprès ; pour le hameau du canal, 50 c. 

Les dépêches échangées entre deux bureaux quelconques du territoire de l'em- 
pire, hors le cas précèdent, à une taxe fixe de deux francs. 

Au-dessus de 20 mots, ces taxes sont augmentées de moitié pour chaque dizaine 
des mots ou fraction de dizaine excédante. 

L'indication de la date, de Theure de dépôt et du lieu de départ est transmise 
d'office : sauf ces indications tous les mots inscrits par l'expéditeur sur la minute 
de sa dépêche sont comptés et taxés. 

Le port des dépêches à domicile ou au bureau de la poste dans le lieu d arri- 
vée est gratuit. 

L'expéditeur peut comprendre dans sa dépêche la demande de collationnement 
ou Taccusé de réception par le bureau de destination. 

La taxe du collationnement est égale à celle de la dépêche. Copie de la dépêche 
collationnée est remise, sans frais, au domicile de l'expéditeur. 

La taxe de l'accusé de réception, avec mention de l'heure de la remise à domi- 
cile, est égale à celle d'une dépêche simple pour le môme parcours télégraphique. 



SECTION VIII. 

ÉTABLISSEMENTS DIVERS d'uTILITÉ PUBLIQUE. 

BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES. 

Bibliothèque d'Auxerre provisoirement bâtiments de V ancienne gendarmerie), 

La bibliothèque d'Auxerre, fondée en 1796, par le P. Laire, savant Minime, 
pour le service de l'école Centrale, échut à la ville par un arrêté du 
premier Consul du 8 pluviôse an XL Elle renferme 150 manuscrits dont 

2uelques-uns sont très-précieux pour l'histoire, et environ 35,000 volumes, 
^n y remarque beaucoup de bonnes éditions. — Musée et collection de 
géologie, d'histoire naturelle et d'antiques du département. 

M. QuANTiN ^; archiviste du département, bibliothécaire. 



Bibliothèque d^ Avalions à V Hôtel- de-Ville. 

La bibliothèque d'Avallon, composée de 3,000 à 4,000 Tolumes^ provient 
surtout de Fancienne maison des Doctrinaires du collège. 
M. Chausson, bibliothécaire. 

Bibliothèque de Joigny, à VRÔtel-de-Ville, 

La bibliothèque de Joigny se compose surtout d'ouvrages de litttératare et 
de voyages. Elle compteenviron 5,800 volumes. 

MM. Ghezjean et DussAussoVjbibliothécaires. 

Bibliothèque de Sens^ à PHÔtel-de-Ville. 

€e dépôt renferme 10,500 volumes et quelques manuscrits, parmi lesquels 
est le célèbre Missel original de la Messe de TAne. Cabinet d'histoire 
naturelle et curiosités, musée de sculptures et d'antiques dans la cour de la 
mairie. 

M. Boudin, bibliothécaire. 

Bibliothèque de Tonnerre. 
M. Uariot, bibliothécaire. 

Cabinet d^antiquitéi et d'histoire naturelle. 
M. N..., conservateur. 

INSPECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES DU DÉPARTEMENT . 

Ce service comprend la surveillance des monuments importants que ren- 
ferme notre département et qui sont classés comme historiques par décision 
du Ministre de l'Intérieur. La reconnaissance d'un édifice comme historique 
n'entraîne pas de droit l'allocation de fonds de la part du gouvernement; ce 
n'est qu'une appréciation scientifique qui, cependant^ est prise en considé- 
ration dans les distributions annuelles des secours. 

ARCHITECTES DES MONUMENTS HISTORIQUES. 

MM. VioUel-LeducSfc, à Paris, rue des Saints-Pères. 
Piéplu, architecte du département, à Auxerre. 

Monuments classés provisoirement, 

NoU. — Les astérisques indiquent que les monuments à la suite desquels se trouTe ce signe ont reçu des 
allocations. 



ARRONDISSEMENT d'AUXERRE. 

Eglise Saint-Etienne, à Auxerre.* 

Eglise Saint-Germain, cryptes et tour, 
à Auxerre. 

Eglise Saint Pjerre, à Auxerre. 

Ancien palais épiscopal servant d'hô- 
tel de préfecture, à Auxerre.* 

Tour de l'Horloge, à Auxerre. 

Eglise St-Eusèbe, tour, à Auxerre. 

Eglise dePontigny. 

Eglise de Chablis.* 

Clochers de Vermenlon.*' 

Eglise de Saint-Florentin. 

Eglise de Chitry-le-Fort. 

Eglise de Mailly-Chàteau. 

Tour du château de Saint-Sauveur, 
(propiiété particulière). 



ARRONDISSEMENT D'AVALLON. 

Eglise d'Avallon. 

Eglise de Saint-Père-sous-Vézelay.* 

Eglise de Vézelay.* 

Eglise de Montréal.* 

Eglise de Civry.* 

Tombeau de Sainte-Magnance. 

Château de Chastellux. 

ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 

Sépulcre de l'Eglise Saint-Jean de 

Joigny. 
Eglise St-Julien-du-Sault (vitraux). 
Eglise de Villeneuve-sur- Yonne. 
Portes de Villeneuve-sur-Yonne. 
Château de Saint-Fargeau (propriété 

particulière). 
Eglise de Saint-Fargeau. 



^42 



ARB0ND1SSEMENT DE §ENS. Portail de TEglisc Saint-Pierre de 

Cathédrale de Sens et bàlim. synodal. ^ Tonnerre. 

Fragments de monuments romains. Crypte de Sainte-Catherine sous la 

Eglise de l'hôpital de Sens. Halle de Tonnerre. 

Eglise Saint-Savinicn, à Sens. Château de Tanlay, (propr. particul.) 

Eglise de Vallery (Tombeau des Châleau d'Ancy le-Franc, id 

Condés dans V). Portails de TEglise de Neuvy-Sautour. 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

Eglise de l'hospice de Tonnerre. 

Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes au Ministère 

de l'Instruction publique. 

MM. Cotteau, vice -président de la Société des sciences historiques et natu- 
relles de l'Yonne; Quantin, archiviste du département de l'Yonne; Salmon 
Philippe, avocat, membres correspondants nommés par arrêté de S. 
Exe. M. le Ministre de l'Instruction publique, en date du 26 août 1858. 



SOCIETES ET ETABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES 

ET ARTISTIQUES. 
SOCIÉTÉ DES SCIENCES HISTOBIQU£S ET xNATURELLES DE L'YONNE. 

Fondée au mois de janvier 1847^ la Société a son siège à Auxerre. Elle étend son 
action sur tout te déparlement. Elle se compose de membres titulaires, de mem- 
bres libres ayant domicile dans le déparlcraent et de membres correspondants. 

Le but de la société embrasse l'étude de Tarchéologie et de Thistoire proprement 
dite du département^ ainsi que celle de [^histoire naturelle dans tontes ses branches. 

Elle publie chaque trimestre un bulletin de ses travaux. Ses réunions sont 
mensuelles. 

Cette Société a été déclarée établissement d'utilité publique par décret impérial 
du 14 janvier 1861. 

Son bureau est composé de la manière suivante : 

Président : M. A. Cballe. 

Vice-Présideuts : MM. G. Cotteau et Chérest. 

Vice-Président honoraire : M. Quantin. 

Secrétaires -. MM. Lepère et Monceaux. 

Archiviste : M. Lorin. 

Trésorier : M. C. Jollt. 

ClassUflcateurs du Musée déparlemenlal créé par la Société : 

Archéologie: MM. H. Monceaux; Monuments lapidaires: Quantin; Numisma- 
tique: Desmaisons et Poulin ; Beaux-Arts: Passepout ; Zoologie: H. Monceaux; 
Géologie et Conchyologie : G. Cotteau ; Minéralogie : Desmaisons ; Botanique : 
E. Ravin et Moreau. 

SOCIÉTÉ D'ÉTUDES A AVALLON. 

Cette société, fondée le 5 avril t859, a pour but de faire des recherches sur ce 
oui concerne l'histoire, les [sciences, les arts, spécialement dans l'arrondissement 
a'Availon. 

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DE SENS. 

La Société archéologique de Sens a été instituée par arrêté de M. le Ministre de 
Fintérieur en date du 24 juin 1844. 
L'archéologie, les sciences et les arts sont l'objet de ses travaux. 



443 

5ferabres d'bonneor : Mg^ rArcheyéqae, M. le Préfet, MM. le Sous-préfet 
. et le Maire de Sens. 

Président : M. Prou père; Vice-président : M. Buzt, professeur au Lycée 5 Se- 
crétaire : M. JuLLioT, professeur au Lycée ; Vice-secrétaire : M. Phil- 
LiPPON: Archiviste : M. Maurois: Trésorier : M. Jacquemus. 

Président d'honneur : M. le Sous- Préfet. 

Président : M. Galiy Michel; vice-président, M. Moreau François; secré- 
taires, MM. Gagniard et Jordan; trésorier, M. Baudenet-Robert; archi- 
viste, M. Baudoin. 
Membres de la commission d'examen: MM. Poulin Frédéric, Gontard Joseph, 
Bidault A. 

SOCIÉTÉ DES AMIS DES ARTS DU DÉPARTEMENT DE LYONNE. 

Cette société, fondée en 1858, a pour but de favoriser dans le département le pro- 
grès des beaux-arts et d'en propager le goût par des expositions publiques de pein- 
ture, sculpture, architecture, gravure, lithographie et photographie. 

Cette Société est établie sous le patronage de M. le Préfet de l'Yonne et de M. le 
Maire de la ville d'Auxerre, qui en sont les membres fondateurs honoraires. 

Tous les ans, celte société organisera une exposition publique d'ouvrages d'art. 

La Société a son siège à Auxerre ; elle se compose de membres fondateurs, de 
membres titulaires, de membres corresi)ondants et de souscripteurs. 

La Commi'ision administrative organise les exoositions, traite avec les artistes 
pour l'achat de leurs ouvrages^ procède au tirage oies objets d'art acquis par la So- 
ciété, et s'occupe de tous les détails de l'administration. 

La commission administrative, dans le but de faciliter ses travaux, se divise en 
plusieurs comités, savoir : 

i" Comité d'Exposition, chargé des détails matériels de l'exposition, du placement 
des tableaux, etc. 

2" Comité de souscription pour ce qui concerne les souscriptions d'actions, le pla- 
cement des billets, l'organisation des tirages, etc. 

3° Comité du Jury d'Examen, chargé de statuer sur le rejet ou l'admission des 
ouvrages adressés à la Société pour être exposés. 

M. le Préfet de l'Yonne, président honoraire. 

MEMBRES DE LA COMMISSION ADMLMSTRATIVE : 

MM. le Maire d'Auxerre, président; Larabit, vice-président; Passepont, secré- 
taire; Baron du Havelt, Challe, Laurent -Lesseré, Chérest, Victor Petit. 

MEMBRE CORRESPONDANT A PARIS : M. A. Dauzats, rue Olivier, 14. 

TRÉSORIER : M. N. 

Les statuts de cette Société ont été approuvés par M. le Préfet de l'Yonne, le 28 
juillet 1858. 

JARDIN BOTANIQUE DÉPARTEMENTAL. 

Ce jardin est formé spécialement pour Télude de la Flore du département de 
l'Yonne. 

Dans ce jardin situé à Auxerre, rue du Champ, on voit la statue de Jean -Joseph 
Fourier, secrétaire perpétuel de Tacadémie des sciences, membre de Tacadémie 
française, ancien préfet de Tlsère, né à Auxerre le 21 mars 1768, décédé à 
Paris le 16 mai 1850. 

Directeur : M. Eug. Ravin, à Auxerre. 

COURS GRATUIT DE DESSIN D'AUXERRE. 

Ce cours, dont l'organisation définitive remonte à 1851, est professé 
par M. Passepont, peintre d'histoire à Auxerre. 

Il a pour objet l'enseignement: l"* du dessin linéaire appliqué aux arts in 
dustriels et aux beaux-arts; 2*" de la figure, du dessin d'après la bosse, du 
paysage et de l'ornement. 



Les jeunes gens qai désirent suivre le cours de dessin, doivent se faire 
inscrire à la mairie; justiGer qu'ils sont âgés d'au moins 14 ans; qu'ils sont 
domiciliés à Auxerre; qu'ils ont des parents ou, à défaut de parents, des per^ 
sonnes honorables pour répondants. ^ 

Le cours est ouvert pendant dix mois, depuis le premier novembre de 
chaque année jusqueset y compris le 31 août de l'année suivante. 

Il a lieu, à l'exception des jours fériés, tous les lundi, mercredi et vendredi 
de chaque semaine, de 7 heures 1/2 à 9 heures 1/2 du soir. 

A la 6n de chaque année scolaire, des prix sont décernés aux élèves qui se 
sont le plus distingués dans chaque spécialité, ainsi qu'un prix d'honneur fon- 
dé par M. le Maire d'Âuxerre. 

Les œuvres des élèves du cours sont exposées publiquement, pendant toute 
a durée des vacances, dans une des salles de la bibliothèque de la ville. 

COURS DE DESSIN INDUSTRIEL 

ou DE GÉOMÉTRIE DESCRIPTIVE AVEC APPLICATIONS A l'INDUSTRIe^ 

A ADXERRE. 

M. Préyost, conducteur des ponts et chaussées^ chargé du cours. 

COURS D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 

PODR LES JEUNES FILLES, A AUXERRE. 

Histoire et Géographie : M. Blin; Physique, Chimie, Histoire naturelle: 
M. Guinault ; Mathématiques: M. Bonnotte ; Economie domestique : 
Mlle Ferrand. 

CLASSE D'APPRENTISSAGE 

DE TRAVAUX DE COUTURE ET DE LINGERIE, A AUXERRE. 

(Ecole de Mlle Ferrand, quartier Saint-Eusèbe.) 
Mme Stein, chargée de la classe. 

COURS GRATUIT DE DESSIN DE SENS. 

Ce cours, fondé en 1861, a pour objet l'enseignement gratuit et public du 
dessin linéaire et d'ornement. 

AIM. RicARD, directeur de l'école des garçons, et Chalard, professeur 
de dessin, sont chargés de ce cours. 



SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'YONNE. 

ASSOCIATION SCIENTIFIQUE ET DE BlkNFAISANCE DES MEDECINS, PHARMACIENS 
ET VJÉTERINAIRES DU DEPARTEMENT. — FONDÉE EN 1846. 

Président: M. le docteur Marie, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu: vice-président : 
M. Grenet et Réiny; secrétaire générai: M. Duché; secrétaires des séances: 
MM. Barbier et Monceaux; trésorier: M. Salle; archiviste: M. Brillant. 

SOCIÉTÉ DE PRÉVOYANCE ET DE SECOURS MUTUELS 

DES MÉDECINS DU DÉPARTEMENT DE L'YONNE. 

Association générale des Médecins de France. 

Celte Société a été autorisée par décret impérial du 31 mars 1860. 
Président : M. Rolland , à Sens ; Vice-présidents : MM. Ricordeau, médecin à Sei- 

gnelay, et Toutée, médecin à Saint-Fargeau ; Secrétaire : M. Puissant. 
Membres du conseil d'administration par arrondissement. 

Auxerre, MM. Chavance et Dionisdes Carrières; — Avallon, MM. Bert et Qua- 

Irevauxj — Joigny, MM. Fontaine el Coste; — Sens, MM. Regnoult fils et FiUe- 

min; — Tonnerre, MM. Audigé et Royer. 



445 
SOCIÉTÉS ET ÉTABLISSEMENTS AGRICOLES ET INDUSTRIELS. 

CHAMBRES CONSULTATIVES D'AGRICULTURE, 

Un décret du âS mars 1852 a créé, dans chaque département, une chambre 
consultative d'agriculture par arrondissement, dont les membres sont nom- 
més par le Préfet. 

Ils sont nommés pour trois ans,; ils sont toujours rééligibles. 

Un arrêté préfectoral fixe, chaque année, l'époque delà session des cham- 
bres d'agriculture du département. Il en détermine la durée et arrête le 
programme des travaux. 

Les chambres consultatives d'agriculture présentent leurs vues sur les 
questions qui intéressent l'agriculture. Leur avis peut être demandé sur les 
changements à opérer dans la législation, en ce qui touche les intérêts agri- 
coles, et notamment en ce qui concerne les contributions indirectes, les 
douanes, les octrois, la police et l'emploi des eaux. 

Elles peuvent aussi être consultées sur l'établissement des foires et mar- 
chés, sur la destination à donner aux subventions de l'état et du départe- 
ment, enfin sur l'établissement des écoles régionales et des fermes-écoles. 

Voici la composition de ces chambres pour les cinq arrondissements d 
département : 

Arrondissement d^Auxerre. 

Canton de : Auxerre (est), M. Pinard, maître de poste, agriculteur à Auxerre. 

— Auxerre (ouest), M. Baudoin aîné, propriétaire à Auxerre; 

— Chablis, M. Coissieu, propriétaire a Chablis ; 

— Coulanges-Ia-Vineuse, M. Larabit, sénateur, propriétaire à Irancv ; 

— Coulanges-sur- Yonne, M. Badin a Hurtebise, juge de paix, propriétaire 

à Crain; 

— Courson, M. Duché, médecin, à Ouaine. 

— Li^ny, M. Rabé, juge de paix, propriétaire à Maligny ; 

— Seigiielay, M. Frottier, propriétaire à Seignelay; 

— Saint-Florentin, M. Hermelin; 

— Saint-Sauveur, M. le baron du Havelt: 

— Toucy, M. Lechiche, fabr. d'ocrés à Diges; 

— Vermenton, M. N..., à Vermenton. 

Arrondissement d'Avallon. 

Canton de : Avallon, M.Cordier, propriétaire à Montjalin; 

— Guillon, M. Charles de La Brosse, prop'« à Guillon. 

— L'Isle-sur-Serein, M. Guillier, propriétaire à Vassy, com. d'Etaules ; 

— Quarré-Ies-Tombes, M. Houdaille, maire de St-Germain-des-Champs ; 
Yézelay, M. Gontard, maire de Domecy-sur-Cure. 

Arrondissement de Joigny. 

Canton de : Aillant, M. Précy, propriétaire et maire à Chassy ; 

— Bléneau, M. Couvert, propriétaire à Bléneau ; 

— Brienon, M. Verrollot d'Arably, propriétaire à Brienon ; 

— Cerisieré, M. Bertrand, ju^e de paix du canton de Cerisiers ; 

— Charny, M. Perdu, propriétaire à Charny ; 

— Joigny, M. N..., à Joigny; 

— Saint-Fargeau, M Eugène de Vathaire, à Sep^Fonds ; 
\ — Sainl-Julien-du-Sault, M. Protat, maire; 

— Yilleneuve-sur- Yonne, M. N. 

Arrondissement de Sens. 

Canton de : Chéroy, M. Claisse, médecin à Saint-Yalérien ; 

— Pont-sur- Yonne , M. Le Comte , propriétaire et maître de poste à 

Villeneuve-la-Guyard ; 

1868. 40 



44G 

— Sens fnorcî), M. Leriche, propriétaire à Sali^'iiy ; 

— Sens (sud), M. Harly-PciTaua, propriétaire el maire à Paron; 

— Sergines, M. de Scrnonnes, propr. à Serbonnes et juge de paix de 

canton de Sergines ; 

— Viileneuve-r Archevêque, M. Javal, député, propriétaire à Yauluisant. 

Arrondissement de Tonnerre, 

Canton de : Ancy-le-Franc, M Martenot j 

— Cruzy, M. Roguier, propriétaire à Tanlay; 

— Flogny, M. Perrin; 

• — Noy«T.-, M. Challan; 

— Tonnerre, M. Textoris , propriétaire à Cheney et M. Pignon, agri- 

culleur à Tonnerre. 

COMMISSIONS CANTONALES DE STATISTIQUE 

AGRICOLE ET INDUSTRIELLE. 

Ces Commission > ont été instituées par décret du 10 juillet 1852. Il en existe une 
par chef-lieu de canton. Elles ont pour mission de réunir les éléments de statistique 
agricole et industrielle que le gouvernement peut avoir intérêt à connaître. Ces 
commissions ont commencé à fonctionner le 1" janvier 1853, elles présentent un état 
annuel de leurs travaux. Les membres en sont nommés par le Préfet. 

SOCIÉTÉ CENTRALE DU DÉPARTEMENT DE L'YONNE 

PODR l'gNCOURAGEMEXT DE l'aGRICULTURE. 

Cette société a pour objet d'encourager et de perfectionner les diverses branches 
de la culture du sol dans le département, et en même temps d'encourager et 
développer l'industrie et le commerce de cette contrée, dans leurs rapports avec 
l'agriculture 

La fondation de cette société, qui remonte à 1856. est due à l'initiative d'un 
comité composé de MM. î^ 'nron Chaillou des Barres, Challe. Cordier, Lecomte, 
Précy et le marquis de Tanlay 

Cette société publie chaque année un Bvilletin. Ses réunions sont trimestrielles, 
elle a chaque année une session publique et un concours dans un des cinq arron- 
dissements 

Président d'honneur : M. le Phkfet de l*Yonne. 

Président : M. Préoy ^, membre du Conseil général, à Chassy ; — vice- 
président, M. Challe et M. L. de Fontaine; — secrétaire, M. A. Rouillé; — 
secrétaire-adjoint et bibliothécaire, M. Ribière, avocat ;— trésorier, M. Ch. 
Jolly. 

MEMBRES DU CONSEIL d' ADMINISTRATION : 

Pour l'arrondissement d'Auxe"»'e, MM. Rainpont-Lechin et David-Gallereux. 

— d'A vallon, Cordier el Raudot. 

— de Joigny, Ravin aîné et Lacour. 

— de Sens, ' Deligaiid et de Rochechouart. 

— de Tonnerre, De Clermont-Tonnerre et Textoris. 

SOCIÉTÉS D'AGRICULTURE ET COMICES AGRICOLES 
d'arrondissements et de cantons. 

Ancy-le-Franc. — MM. le sous-préfet, président honoraire : Bourgfoi^nat filg, 
président. Martentt Auguste, vice président ; Monlandon, secrétaire; Thierry A., 
vice-secrétaire; Soupey, trésorier. 

AuxERRE. — rtlM. Rarnpont-Lechin, pr(?sident ; Lmirenl-Lcsscr^, Pinard, vîce- 
préHclenls; Lepère, secrétaire; S.ivalier-l arochè, secrétaire-adjoint; Moutheau, 
trésorier. 



147 

AvALLON. — MM Randot, pré*tidont; Gariel, vice-pré«i(i. ; Gontard, secrétaire ; 
Reoaud fils, yice-secrétaire ; Coulurat-Royer , trésorier. 

Chablis — MM. Jacquillat, président; GautherinRampout, vice-président; 
Plein, secrétaire ; Charlirr, trésorier. 

Flogny. — MM. N... , président; Perrin, vice -président; Conrad de Malessye, 
secrétaire; Bazilc, vice-secrétaire ; Fourniur, trésorier. 

JoiGNY. — MM. Précy, président; Ravin aîné, vice président ; Benoît fils» secré- 
taire -archiviste; Lecerf, vice -secrétaire ; Vigreux, trésorier ; Sirot, secrétaire- 
adjoint. 

Noyers. — MM. Lecomte, député, président lionoraire ; Mariglicr, président ; 
Bibier Vlclo', vice-président; Chamoin, secrétaire; Langin. vice secrétaire ; 
Gelez, trésorier. < 

Sens. — MM. de Fontaine, président ; de R"che>^houart, vice-préhiuent ; De- 
lions Isidore, secrétaire; Délions Auguste, trésorier 

Tonnerre. — MM. le duc de Clenuont-Tomierre, président; Rétif et Ra- 
thier, vice- présidents ; Thierry, secrél.ire; Roguier et Colin, vice-secré- 
taires ; Charles Roy, trésorier. 

Les sociétés de Saint-Fargeau et de Bléneau se sont réunis à la Société dt Jdigny. 

FERME-ÉCOLE DÉPARTEMENTALE. 

La ferme-école du déparlement de l'Yonne est située à L'Orme-du-Pont, près 
Saint-Sauveur en-Puisaye. Propriété de M. le Gouverneur du Crédit Foncier. 

MM Lambezat ^, inspecteur général de l'agriculture de t" classe, inspecteur 
de l'Ecole. 
Jaluzot, directeur. 

Membres du Jury d'Examen nommés par S. E. J/. le Ministre de lagriculture- 

du commerce et des travaux publics. 

MM. Textoris ^, membre du Conseil général de l'Y'onne, président; 

D humez, membre du Conseil général de l'Yonne, maire de Saint-Fargcau, 
secrétaire ; 

Dupoul-Delporte, membre du Conseil général de l'Yonne. 
Petit, ancien président du comice agricole d'Auxerre ; 
Gandrille, propriétaire, à Saint-Sauveur. 
Le Directeur de la Ferme-Ecole, membre de droit. 
Préodot, surveillant -comptable; Cavoix, chef de pratique; Marlot, pro- 
fesseur, vétérinaire; Guillat, jardinier; M. l'abbé N., aumônier. 

Pour ^tre admis à la Ferme-Ecole, il faut savoir lire, écrire et connaître les qua 
Ire premières règles. 

La rentrée a lieu chaque année à la fin d'octobre. Les candidats doivent adresser 
au moins 15 jours à l'avance, j)ar l'intermédiaire du maire de leur commune, à la 
préfecture, une demande d'admission et joindre à cette demande : \° L'extrait de 
naissance constatant que le candidat a 16 ans accomplis; 2" Un certificat de vac- 
cine. La durée des études est de 3 ans. 

Trois médailles d'argent grand module sont accordées par MM. les membres du 
Conseil général aux trois premiers élèves sortants, obtenant leur brevet de capacité, 
et en outre une prime d'honneur de ^'lOO francs dv^t décernée à l'élevé obtenant le 
!•' rang au Concours de la 3" année. 

L'apprentissage est gratuit. L'élève apporte l«s linges et les hardes à sou usage 
personnel; le linge est blanchi et entretenu aux frais de l'établissement 

HARASr 

Le département de l'Yonne et les départements de la Haute-Marne, de l'Aube et 
(Iq la Côte-d'Or forment la circonscription d'u.i Haras dont le chef-lieu est à 
Mon tiers - cn-Der (Haute-Marne) . 

COMMISSIONS HIPPIQUES. 

Ces commissions ne fonctionnent plus, aux termes des in tructions préfectorales 
du 31 décembre 1862, et c'est sur la proposition de \iM. les Inspecteurs des 
Haras que doivent avoir lieu l'approbation et l'autorisation des étalons particuliers. 



450 

Comité : le Maire, président; MM. Marie, juge, Blin, Sauvalle aîné, Lar- 
feuii, trésorier, Vuillemot, secrétaire. 

Ce comité tient ses séances le dernier jeudi de chaque mois, à FHÔtel de 
ville. 

ATELIER DE CHARITÉ D'AUXERRE. 

Cet établissement, fondé il y a quelques années, est dû à la générosité de 
M. Laurent-Lesseré, qui a fait don, pour sa création, d'une somme de 2,000 f. 

II est destiné à donner, pendant la mauvaise saison, du travail aux ouvriei-s 
de certaines professions qui peuvent en manquer à cet^e époque de Tannée, 
ou à de pauvres femmes âgées et même infirmes qui n*en trouveraient pas 
ailleurs. 

L'établissement est dirigé par une commission composée de : 



MM. Sauvalle, président ; 
Larfeuil; 



Blin, professeur au collège ; 



SALLES D'ASILE, 

Une salle d*asile est établie à Auxerre dans les bâtiments de Tancienne 
gendarmerie, sur la paroisse de Saint-Etienne, et reçoit environ 150 enfants 
des deux sexes. La direction en est confiée à une des sœurs de la Présentation 
de Tours. 

Il existe aussi une salle d'asile sur la paroisse Saint-Eusèbe, rue Basse- 
Perrière, et une autre salle d'asile, cour Saint-Pierre, tenues toutes deux 
par les sœurs de la présentation de Tours. 

Ces établissements sont sous le patronage d i Conseil municipaL 

A Sens, salle d'asile communale et salle d'asile tenue par les dames de 

Saint-Vincent de Paul. 
A Joigny, . — les sœurs Saint-Aude et Saint-Mesmin. 

A Tonnerre, — les sœurs de la Présentation. 

ORPHELINATS D'AUXERRE. 

Orphelinat sur la paroisse Saint-Pierre, tenu par les sœurs de la Présen- 
tation de Tours. 

Cet Orphelinat estpatroné par M. le curé de cette paroisse et par une ré- 
union de demoiselles, dont Mlle L. de Billy est présidente, et Mlle M. de 
Bourste vice-présidente. Dans cet établissement sont placées à l'âge de neuf 
ans les enfants abandonnées et les orphelines. Ces enfants suivent les cours 
de l'école gratuite et sont exercées aux travaux à l'aiguille. 

Orphelinat tenu par les dames religieuses de Saint- Vincent-de -Paul, place 
Lebeuf, ayant le même but. 

SOCIÉTÉ DE CHARITÉ MATERNELLE D'AUXERRE. 

Cette Société a pour but de fournir des secours aux femmes en couches 
dans l'indigence. 

Madame Tarbé des Sablons, présidente de l'œuvre, hôtel de préfecture. 
Membres de droit du Comité : M. le Curé de la cathédrale et M. le Maire. 
Conseil d'administration : Mm es Sauvalle, Chérest, Ri bière et Marey, et 
Mlles Duché et Lefèvre. 
Trésorier-secrétaire : M. Lechat. 



^54 

CONFÉRENCES DE SAINT VINCENT DE PAUL. 

Il existe plusieurs de ces Sociétés de bienfaisance tant aux chefs-lieux d'arrondis- 
sement que dans quelques chefs-lieux des cantons. Ces sociétés ont été approu' 
vées par arrêtés préfectoraux en exécution de la Circulaire ministérielle du 16 oc- 
tobre f861. 



SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS. 

ARRONDISSEMENT D'AUXERRE. 

Société de Prévoyance et de Secours mutuels d'Auxerre, président : M. Laurent' 
Lesseré. 
Société PUnion fraternelle, président : M. Delaplace. 

Société de Saint-François Xavier, président : M. Mondot de Lagorce. 

Société de Secours mutuels d'Accolay, président : M. Momon. 

— — de Gravant, président : M. Tillevin ^. 

— —de Saint-Florentin, président : M. Blonville- Desbois. 

— —-de Vermenton, président : M. Thorel. 

— — de Toucy, dite la Fraternelle, président: M. Paqueau. 

— — "de Seignelay, président : M. Brette. 

ARRONDISSEMENT D'AVALLON. 
Société d'Assistance mutuelle d'A vallon, président : M. Béthery de la Brosse. 
Société de Secours mutuels de Sauvigny-le-Bois, président : M. dé Bertier de 
Sau Vigny. 
Société de Secours mutuels de Vézelay, président : M. Regnault. 

ARRONDISSEMENT DE JOIGNY. 
Société de Secours mutuels de Joigny, président : M. La voilée. 

— — de Brienon (hommes), président : M. DelécoUe. 

— — — (femmes), présidente : M"» Sauvegrain. 

— — et des Amis de l'Ordre de Césy, présid. : M. Benoît.. 

— — des sapeurs-pompiers de Migennes, présid. : M. Cloche. 

— — de Mlleneuve-sur- Yonne, président : M. Bissonnier. 

— — de Saint-Cydroine, président : M. Chantemille. 

ARRONDISSEMENT DE SENS. 

Société d'Union et de Secours mutuels, président : M. Cornisset-Lamolte. 

Société <'e Saint-François-Xavier, présiilent : M. Duchemin. 
Société de Secours mutuels de Chéroy, président : M. Fauvillon. 

— — des Sièges, président : M. Boudard. 

— — de Pont-sur-Yonne, président: M. Lamy. 

— — de Soucy, président : M. Guichard. 

— — de Montacher, président : M. Ancelot. 

— — de St-Maurice-aux-R.-H., président: M. Dromain. 

— — de Paron, président : ^^. Harly-Perraud. 

— — de Saint-Valérien, président : M. Claisse. 

— — de St-Thomas de Cantorbéry à Vallery, président : 

M. le comte de Rochechouart. 
—1 — de Villeblevin, président : M. Gallois 

— — de Villeneuve-l' Archevêque, président : M. Juste. 
— de Voisines, président : M. Lhoste. 

— — de Saint-Paul, à Thorigny, président : M. Souy. 

Société de Secours mutuels dejs sapeurs-pompiers, à Villeneuve-la- Guyard, pré- 
sident : M. Lecomte. 

— — de Gron, président : M. Fraudin. 

— — de Saint-Martin -du -Tertre, président ; M. Gagé. 



152 

ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

Société de Secours mutuels des sapeurs-pompiers de Tonnerre, président : M. Rol- 
land. " 

— — des ouvriers réunis de Tonnerre, prés. : M. Ravaux. 
\^* — — des vignerons de Tonnerre, présid.: M. Lemaire-Berton. 
2* — — — — présid. : M. Manier- Portier. 

— — de Noyers, président : M. Gelez Marie. 

— — de Serrigny, président: M.. Mérat Jean-Baptiste. 
_ — d'Arlhonna^. président : M. N... 

— — d'Argenteuil, président : M. Bourguignat. 

SOCIÉTÉ DE SECOURS MUTUELS ENTRE LES INSTITUTEURS PUBLICS 

DU DÉPARTEMENT. 

Autorisée le '25 novembre 1942. 

Président, M. Lera?, inspecteur de TAcadémie ; trésorier, M. Peltier, insti- 
tuteur communal; secrétaire, M. Oorlhac de Borne, directeur de Té* 
coie normale. — La commis.sion se compose» en outre, de MM. Colin, 
Hugot, Fosst'yeiix et Prol, inspecteurs d'arrondissement, et de cinq 
instituteurs délégués. 

ASSOCIATION FRATERNELLE DES ANCIENS ÉLÈVES • 

DU COLLÈGE D*AUXERRE. 

Fondée en 1859, cette association a pour but d'établir, entre les anciens élèves 
du collège d'Auxerre, un centre commun de relations amicales et d'assistance fra- 
ternelle et de coopérer en même temps, dans la me>ure des ressources de la so- 
ciété, au maintien de la baute réputation du vieux collège fondé par Jacques Amyot* 

Membres du Comité : MM. le docteur Flandin, à Paris, président : SalIé, avocat 
général à la Cour impériale de Paris; Thouard, notaire, secrétaire-tréso- 




quet, imprimeur a Auxerre. 

ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DU COLLÈGE DE SENS. 

Président : M. Amédée Dechambre, à Paris ; 

Trésorier : M. Pinard 0. ^, directeur du comptoir d'escompte, rue Bergère, 14, 

à Paris; 
Membres : MM. Jarry (Louis-Frédéric), liègue (Paul) et Trinquesse aîné, à Paris: 
Mancel et Alfred Salleron, à Sens. 

ASSOCIATION DES DEMOISELLES ÉCONOMES A SENS. 

Cette association, fondée à Sen?, a pour but de secourir les jeunes filles 
pauvres, de leur apprendre à travailler et de les placer convenablement. 

Elle est placée sous la surveillance des sœurs de la Sainte-Enfance. 

Les moyens d'action de cette Société sont dus à la charité publique 
et aux versements réguliers des associés. Cette association, toute philanthro- 
pique, a été fondée en 1827 par Mlle Chalambert. Les demandes doivent 
être adressées aux demoiselles conseillères de l'œuvre, MM*^** Rossignol, 
présidente ; Giguet, secrétaire ; Lequcux, Irésorière; Amaury, Aucher, do 
Bonnaire, Chaney, Charpentier, François, (îandillon, Hédiard. Jalleton, 
Julliol, Oppenol, Prieur, Roze, de Séréville, de Serreî», Sicardy, Simon, 
Soulage et Vignon. 



TROISIEME PARTIE. 



STATISTIQUE, SCIENCES ET ARTS. 



LA PESTE Â SENS AU XVIP SIÈCLE. 



La peste, ce fléau qui parcourait l'Europe autrefois à des 
époques périodiques, s'était abattue sur nos pays et en par- 
ticulier sur la ville de Sens, en Tannée 1627. Grand fut 
Témoi dans la cité à cette nouvelle, et on ouvrit une maison 
pour recevoir les pestiférés et les séparer des sains. Un 
impôt fut établi aussitôt sur les habitants pour pourvoir à 
la dépense nécessitée par le fléau. 

Une assemblée de notables citoyens, réunie à Thôtel-de- 
ville, arrêta les mesures de salut public que réclamaient les 
circonstances, et décréta, de par le roi, tout ce qui parais- 
sait pouvoir mettre la ville à l'abri du fléau. 

C'est le règlement ou le décret émané de cette assemblée 
que nous publions, à raison de l'intérêt qu'il présente pour 
l'histoire locale et pour celle de l'hygiène publique. On y 
verra jusqu'à quel point on poussait, au xvii® siècle, les pré- 
cautions pour la santé publique dans les temps de peste. 

A la suite de chaque article est la décision qui charge 
les divers fonctionnaires de la ville de l'exécution. C'est 
comme le commentaire énergique de l'ordonnance. 

Une seconde pièce du même temps suit le règlement sur 
la peste et contient des mesures de police contre les rôdeurs 
de nuit dans la ville de Sens; sur le nettoyage des rues 
« au moyen du Rup dont les eaux doivent être lâchées 
« depuis dix heures du soir jusqu'à *quatre heures du ma- 
« tin. » On y voit encore défendu aux maîtres des coches 
de Sens de s'arrêter dans les lieux contagieux, à Melun par 
exemple, sous peine d'amende, etc. 

ms. i 



2 

Règlement poliiic svr Vayde et subvention des panures 
■ malades de peste de la Ville et faulx-bourgs de Sens, 
et sur autres choses en despendans. 



A SENS, 

Chez George Niverd, Imprimeur et Libraire, en la grandVue prez 

Sainct Bstienne deuant le Palais au nom de Iesvs. 

M. DC. XXVII. 
DE PAR LE ROY. 

Svr les moiens et remède proposez en Tassenoblee de ville, 
pour pourueoir aux dangers énainens de maladie contagieuse 
et pestilentieuse, respenduë en la ville et faulx-bourgs de 
Sens et par laduis des preuost dudit Sens , son lieutenaut 
maire, escheuins, capitaines, des gardes de ladite ville, com- 
missaires establis aux quartiers dicelle, et autres citoyens et 
habitans de la dite ville dénommez en l'acte sur ce expédiée : 
Ont esté arrêtez et concluds les articles qui s'ensuiuent, pour 
estre gardez, et exactement exécutez, au soing et diligence 
des dénommez en la marge de chacun desdits article respec- 
tiuement, le procureur du roy, ce requérant. 

PREMIÈREMENT. 

Celuy qui est commis à la recepie du denier qui se fournît 
et paie pour la subuention des panures touchez dudit mal 
de paste estans en la maison (et qui leur est destinée) sera 
tenu de porter, ou faire porter, les viures et au-tres choses 
nécessaires pour lesdits malades, près ladite maison publi- 
que, et illec distribuez et mis es mains des députez pour la 
garde desdits malades, sans que lesdits malades r'entrent 
dans ladite ville pour y rechercher leurs commodilez, ny 
senblablement lesdits députez : et ce deux fois par chacun 
iour, sçavoir est à Theure de sept heures du matin à à l'heure 
de cinq heures du soir. 

Le Preuost, son Lieutenant, Maire, Escheuins de la ville, tiendront 
la main et auront Tœil sur le commis en ladite recepte, à ce que le 
contenu en l'article soit par luy exécuté. 

IL 

Pouront neantmoins les députez, pour le port des corps 
morts de peste, entrer en ladite ville, tant le matin que le 



soir, aux heures ordonnée pour Touuerture et fermeture des 
portes, quand il en sera besoin, et non à autres heures. 
Ausquels sera deliuré vn cerceuil couuert pour y mettre les 
corps morts de peste, qu'ils transporteront hors ladite ville 
pour estre enterrez et inhumez au cimetière nouuellement 
pris pour ladite maison, et non ailleurs. 

Les Maire et Escheuins de la ville fourniront le cercueil et auront 
l'œil sur Tobseruation du contenu en Tarticle. 

m. 

Et pour le regard des autres corps morts d'autres maladie 
que de peste tant que le danger de ladite peste durera, et 
iusques à ce que autrement en soit ordonné, seront inhumez 
au grand cimetière du grand hostel Dieu, hors la ville de 
Sens, pour les âmes desquels leurs parens et amis pourront 
faire faire prières en leurs églises parochialles, et autres du 
dit Sens à leur deuotion. 

L'exécution de l'article est délaissé en la discrétion du principal 
luge de police, qui est le Preuost de Sens vers lequel se pourront 
adresser les parents des aparonts cytoyens habitants qui pourront 
mourir audit Sens, pour auoir permission de faire inhumer les corps 
morts, autres toutefois que de peste, es égiis>es et cimetières dudict 
Sens, ce qui sera peu souuent et non sans grandes causes permis et 
accordé par ledit preuost. 

Illf. 

Et à ce que le contenu en Tarticle précèdent soit mieux 
exécuté, seront les cimetières, estant dans ladite ville, fer- 
mez par les maguiiliers des églises ausquels, et aux bedeaux 
desdites églises, sont faictes deflfenses d'en faire ouuertures 
n'y fosses en iceux, sans permission de iustice, à peine de 
dix escus d'amende pour la première fois. 

Les luges politicques et Commissaires des quartiers auront l'œi 
en l'observation du contenu en Tarlicle, selon les quartiers ou son» 
les églises et cymetières respectiuement. 

V. 

Les personnes de basse condition n'ayans biens de quoy 
se faire penser en !eui*s maisons, touchez de mal de peste, 
au dedans de la ville, en sortiront et vuideront aux heures cy 
dessus assignées tant pour le matin que le soir, pour se 
transporter en ladite maison publique ou ils seront receuz : 
après toutesfois qu'ils auront esté visitez par les chirurgiens 



et gardes de ladite maison, et par ladite Visitation trouuez 
malades de peste, non autrement. Et y pourront faire quand 
et eux, et incontinent après sans retardation, porter leurs 
lits, et autres leurs nécessitez, par ceux qui les auront gardez. 
Ce faict, leurs maisons seront closes, barrées, et marquées. 

L'exécution de ce que dessus eit de la charge du Preuost de 
Sens, son Lieutenant, Nîaire et Escheuins, qu'ils prendront chacun 
d'eux selon les quartiers qu'ils habitent et y font leur demeurance. 

VI. 

Ceux et celles qui auront gardé et pensé les malades de 
peste, décédez en leurs maisons, estans sortis dicelles pour- 
ront y r*entrer Incontinent que les corps en auront esté 
extraits pour dedans douze heures après au plus tard, y ayant 
faict purgation telle qu'ils pourront, en sortir sans plus y 
entrer : et v venant auront et tiendront basions blancs en 
main de longueur de quatre pieds, qu'ils porteront ouuerte- 
ment deuant eux. Et ou ils ne voudront sortir, ains se tenir 
esdites maisons par la volonté des parens, seront tenus s'y 
a rester par le temps de six sepmaines. Comme aussi s'es- 
tant retirez hors ladite ville auec baguettes, dedans ledit 
temps de douze heures, ne pourront r'entrer dedans lesdites 
maison ny dedans ladite ville que six sepmaines après. 

Chacun des Preuost, son Lieutenant, luges de pollice, et Commis- 
saires des quartiers, aura Toeil et tiendra la nr.ain à l'exécution de 
Tarticle, principalement chacun des dessus nommez au quartier qu'il 
habite. 

VII. 

Et quand aux riches et plus aisez en biens, touchez de 
mal de peste qui ne voudront vuider et sortir hors la ville 
seront retenus en leurs maisans desquelles eux et ceux qui 
les voudront fréquenter, penser solliciter ne pourront sortir 
deuant le temps de six sepmaines après la guarison pendant 
lequel temps les huis et portes desdites maisons seront fer- 
mez, barrez, et marquez ; mais bien pourront faire receuoir 
par leurs parens ou voisins leurs nécessitez, qui leur seront 
présentez soit en corbeilles, paniers ou autrement. Et à cette 
fin pourra estre faicte par le deuant ouuerture d'vne petite 
fenestre. 

Par le Preuost, son Lieutenant, Maire et Escheuins de la ville qui 
que feront aidez des luges de police et Commissaires des quartiers, 
tien leurdits quartiers respectivement. 



5 

Pour l'exécution du présent article il est dit que lesdictes maisons 
y mentionnées, et qui dciuent estre barrées suiuant icelles, seront 
barrez et fermez auec cadenatz, dont le Chirurgien des« malades 
aura la clef, affin de pouuoir entrer et sortir aux heures que besoing 
sera. Et ou lesdits mallades se voudroient faire penser par autre 
Chirurgien, faire le pourront, à la charge par ledit Chirurgien s'en- 
fermera en ladite maison et n'en pourra sortir sinon six sepmaines 
aptes. Et pour le regard des maisons qui seront du tout abandonnées 
à cause de ladite contagion seront barées et fermées du tout sans y 
laisser aucune ouuerture. 

VIII. 

Seront lesdit malades de peste tenus se faire saigner, e^ 
medicanaenter par le chirurgien çt barbier auquel la charge 
en est commise : et encore se faire par luy visiter quand 
besoin sera. Portant ledit barbier la baguette blanche de 
longueur de quatre pieds fort apparemment sans que par les 
rues il se puisse approcher de ceux qu'il rencontrera de trois 
à quatre toises. Reseruant ou ledit chirurgien ne pourroit 
porter ceste charge seul, aux maire et escheuins de ladite 
ville en prendre encores vn autre auec luy, à semblables 
gaiges, profils et piiuileges que le premier, quant ils verront 
que le cas le requerera : cas auquel les chirurgiens iurez de 
ladite ville de Sens seront tenu en présenter vn suflSsaiit et 
bien expérimenté. Et à ce faire seront contraints par le pre- 
uost de Sens, ou son lieutenant. Et ne pourront autre chi- 
rurgiens de ladite ville saigner, ny raedicamenter aucuns 
louchez de peste en la ville de Sens, sinon qu'il y eust con- 
uenlion entre les malades et le chirurgien. Lequel chirurgien 
en cas ne pourra sortir de la maison du malade touché de 
peste auant la guarison, et vn mois après icelle, non au 
parauant, à peine destre perpétuellement banny de la ville 
de Sens. 

La principalle exécution du contenu eu l'article appartient audit 
Preuost : à quoy aussi doiuent tenir la main les Maire, Escheuins et 
Commissaires en chacun son quartier respectiuement. 

IX. 

La mort aduenant desdits pestiferez en la ville de Sens, 
les linges et habillement qui leur auront seruy, et autres 
choses susceptibles de mauuais air, seront bruslez la nuict 
suiuant ladite mort, soubs la cheminée de la chambre ou ils 
seront trouuez et délaissez. 

Par les Commissaires des quartiers qui feront aidez des luges de 
police en chacun desdits quartiers. 



6 

X, 

Et quand aux autres meubles, coffre, bahus, et autres 
bardes qui seront es hautres chambres et endroits du logis, 
n'ayans aucunement seruy ausdits malades, ils seront rete« 
nus et gardez, ledit logis cloz et barrée comme dit est sans 
qu'il en soit aucune choses transporté par les gardes ou au- 
tres personnes, a peine de punition corporelle. 

Par les Commissaires des quartiers aidez des luges de police 
cliacun en son quartier. 

XL 

Deffenses sont faictes à toutes personnes, tant que le 
danger de peste durera, et iusques à ce qu'il soit permis par 
iustice, de vendre ny achepter aucuns habits, linges filets et 
autre bardes ny friperies, qu'elles qu'elles soient, à peine de 
confiscation desdits habits, et telles autre chose, et de dix 
escus d'amende pour la première fois. 

L'exécution de l'article appartient aux Preuost de Sens et aux Tugcs 
de police et y tiendront la main. 

Xlt. 

Seront réitérées les deffence de tenir, nourrir porcs, pi- 
geons, et connils en ladite ville, à peine de confiscation et de 
dix escus d'amende : et semblableraent de nourrir connils 
aux faulx bourgs dudit Sens, en quelque maison que ce soit, 
ny pigeons et porcs es lieux estant sur les rues et voyes com- 
munes respondans sur le paué desdits faulx-bourgs et ou il y 
aira des seuz à porc sur lesdites rues et voyes communes, 
tn seront eslongnées de trois à quatre toises incontinent 
après la publication des présentes, et ce à peine de dix escus 
d'amende et de confiscation desdits connils, pigeons et porcs. 

L'exécution de l'article appartient au Preuost et aux luges de police 
selon finstitution qu'ils pourront renoncer par les Commissaires des 
quartiers auxquels est enioint ainsi de faire. 

XIIL 

Et pendant que le danger de peste durera, défenses sont 
faictes à toutes personnes de nourrir porcs en l'isle d'Yonne 
lèz Sens, à pareille peine. 

XIIII. 

Les ordonnances politiques cy deuant délibérées et arres- 
tees par le preuost de Sens et iuges de police, portant àef- 



fenses au bouchers de souffrir que Ton mauie et touche au 
chairs qu'ils vendent en la boucherie dudit Sens seront 
exécutées. Et seront lesdits bouchers tenus tenir en la main 
vne baguette nette pour faire demontrances des chairs que 
Ton voudra achepter et ce à peine de dix escus d'amende. 

C'est au Preuosty son Lieutenant et Inges de police. 

XV. 

Seront pareillement les deffenses que cy deuant ont esté 
faictes ausdits bouchers, de tenir leur escorcheries proches 
les portes de ladite ville, exécutées, et seront tenus lesdits 
boucher y obeyr à peine de dix escus d'amende, et de con- 
fiscation de ce qu'on y trouuera escorché. 

Idem. 

XVI. 

Deffenses sont faictes à tous habitans de ladite ville, de 
lauer lexiues sur l'eau qui fluë par dedans ladite ville de 
Sens, à peine de dix escus d'amende. Et sera aduisé à la 
premirre police du lieu hors la ville, qui sera destiné pour 
battre et lauer les lexiues des pestiferez. 

Parles Preuost de Sens, son Lieutenant et luges de police. 

XVII. 

Il est enioint aux habitans de ladite ville, de nettoyer les 
rues d'icelle, chacun deuant sa maison, et par chacun iour à 
peine de deux escus d'amende pour la première fois. A tous 
lesquels habitans, et soubs les mesmes peines, sont faites 
deffenses de ietter par les rues soit au deuant de leurs dites 
maisons au rup fluant au dedans de ladite ville ou ailleurs, 
aucunes bestes mortes, peaux, ou autres choses immondes le 
iour. 

Les Commissaires des quartiers déféreront aux luges ordinaires 
de police les contraueniions en l'article, pour par eux y pouruoir. 

XVIII. 

Et pour mieux nettoyer ladite ville, les maire, escheuins, 
et procureur d'icelle, seront tenus faire courir l'eaiie par 
toutes les rues de la ville en grande abondance^ tant que la 
nuit durera ; à icelle commencer à l'heure de sept heures du 
soir iusques à six heures du matin. Laquelle heure de six 



8 

heures venue sera ladite eaue en partie retenue, laissant seu- 
lement une moindre eaiie, et bien plus rare que celle qui 
courra de nuit par lesdiles rues. 

L'exécution de l^article est aux Maires et Escheuins. 

XIX. 

Pour les non touchez de peste, qui auec leurs enfans et 
famille sortiront des maisons pestiférées n*ayans deniers 
prompts pour s*aider à leur retraite, en emprunter de leurs 
parens, amis et voisins, soubs leur recognoissance et pro- 
messes de payer. Lesquels parens, amis et voisins, fourni- 
ront quelque le^^ere somme, dont ils seront remboursez par 
lesdits maire et escheuins, ou de leur mandement, par le 
commis à la subuenlion générale, ou cas que pour la pau- 
vreté de ceux ausquels le prest auroit esté fait ils n'en peus- 
sent estre par eux payez. 

A la sollicitude des Maires et Escheuins, qui feront aidez par les 
Commissaires des quartiers. 

XX. 

Afin de preuenir cy après les mal contagieux : les proprié- 
taires des maisons de ladite ville seront tenus d'y auoir 
chambres quoyes plus profondes que les caues et puis, à la 
forme prescripte par la coustume. Et à ce feront lesdits 
propriétaires contraints par saisies desdites maisons et loya- 
ges d'icelles. 

Par le Preuost de Sens ou son Lieutenant. 

XXI. 

Si tost que par Thyuer et gelée Tair sera purgé et le mal 
contagieux cessé, les cloaques et crotereaux de la ville seront 
nettoyez par tout aux fraiz des voisins prenans aisances 
d'iceux et d'oresnauant seront lesdits crotereaux tenus nets 
et purgez de sepmaine en sepmaine par lesdits voisins, à 
peine de dix escus contre chacun d'eux, et d'estre priuez de 
î'aissance, dont en ce cas seront fait baux à rente par qui, et 
ainsi qu'il appartiendra, à charge d'y bastir par les preneurs 
incessament. 

Par les Commissaires des quartiers qui s'adresseront aux luges 
ordinaires de police et quand aux bauix par les dénommez audil 
arUcIe. 



9 

XXII. 

II est enjoinct à tous les habitans de ladite ville qui ont 
chiens, de les assommer ou faire assommer, ou bien les 
enfermer et retenir en leurs maisons si seurement qu'ils n'en 
sortent à peine d'amende arbitraire. Permettant à ceux qui 
les trouueront par les rues les assommer à la charge toutes- 
fois qu'ils seront tenus les faire trainer à leurs despens hors 
ladite ville, et les ietter en l'eaue incontinent et sans de- 
meure. 

C'est aux Capitaines et gardes des portes. 

XXIII. 

Et à ce que pour la fréquentation des panures estans en la 
ville et faulx-bourgs, introduction et réception des panures 
eslrangers n'aduienne aucun mal en ladite ville, il est def- 
fendu aux capitaines et gardes des portes, de permettre 
l'entrée aux panures eslrangers : ains leur déclarer qu'ils se 
doiuent retirer es lieux ou ils ont résidé, pour y esire nourris 
par les habitans desdits lieux suiuent l'ordonnance du roy, à 
peine de s'en prendre aux chefs des gardes desdites portes, 
par multes pécuniaires et amende arbitraire. 

C'est aux Commissaires des quartiers de déférer aux luges ordi- 
naires et de police ceux qui contreviendront en l'article. 

XXIIII. 

Et pour le regard des panures, soit de la ville ou faulx- 
bourgs, qui mendient leur vies par les rues ne le pourront 
plus faire, ains seront les valides tenuz s'employer à œuures 
pour gaigner leurs vies, sans que les aumosnes puissent estre 
desrobees par eux qui en sont indignes autrement et ou ils ne 
voudront s'occuper sûiuant leurs forces à gaigner leurs vies, 
seront tenuz sortir de ladite ville et faux-bourgs dedans 
xxiiij heures à peine du fouet. 

La puniUon en sera au Preuost et aux luges de police. 

XXV. 

Et pour le regard des autres mdades affoibliz, atténuez, et 
débilitez de vieillesse et impuissance d'ouurer de leurs bras, 
ausquels l'aumosne est bien deuë, ilz se retireront dedans 
xxiiij heures en l'hostel-Dieu de Sens, ou ilz seront receuz 
par l'administrateur d'iceluy, la Visitation préalablement faite 



10 

de leurs corps^ ainsi qu'il est acôoustumé, pour y estre nour- 
riz et alimentez sans qu'ils puissent mandier par la ville, et 
au dedans d'icelle, autrement et ou ils ne voudront obeyr ils 
en seront expulsez. 

L'exécution de Particle est au Preuost de Sens et luges de police 
qui doiuent estre aidez par les Commissaires. 

XXVI. 

Et pour ce que le reuenu dudit hostel Dieu n'est suffisant 
pour porter tant de charges, les curez des églises parochial- 
les dudit Sens, et leurs vicaires, feront, entendre a leurs 
prosnes la prouision cy dessus faite pour la nourriture des 
panures, sans qu'ilz mandient plus par la ville, exhortans 
bien formellement, et auec traits dignes de leurs charges 
leurs parrochiens de secourir à la nourriture desdits pan- 
ures, exercer la charité qu'ils doibuent à leur prochain par le 
très exprès commandement de Dieu, et mettre chacun selon 
leurs moyens tels deniers qu'ils voudront en la boette que 
chacun desdits marguiliers auront a ceste fin, et dont ils vui- 
deront leurs mains chacun iour de lundy et les mettront es 
main de l'administrateur dudit hostel Dieu, qui en fera regis- 
tre signé desdits marguiliers ou celluy d'eux qui portera le 
denier ainsi volontairement aumosné. 

C'est aux Curez et Vicaires de paroisses. 

XXYIÏ. 

Et pou ce que ceste règle est establie pour tousiours, à fin 
quelle puisse durer et qu'il se puisse trouuer fond suffissant 
audit hostel Dieu. Tous les habitans de Sens seront aduisez 
et exortez par les prédicateurs en leurs prédications public- 
ques, et par les curez ou vicaires en leurs prosnes de multi- 
plier et augmenter chacun d'eux en leur pouuoîr le reuenu 
dudit hostel Dieu. Et signamment en mémoire de ce que 
dessus par leur» testamens et dernière volonté, de faire tels 
legs et part de leurs biens pour tousiours, ou à vne fois audit 
hostel Dieu, comme ils aduiseront et l'esprit de Dieu les 
induira, auec remonstrances qu'ils ne peuuent faire aus- 
mones plus charitables ny exercer charité plus fecomitoandee. 

L'extraict de l'article fera mis es mains des Marguilliers des pa- 
roisses ponr estre présenté aux Prédicateurs, Curez et Vicaires tien- 
dront les luges la main quMl soit ainsi exécuté. 



11 

XXVIII. 

Et pour ce que pour le présent ledit hostel Dieu se trouue 
fort engagé et sur chargé de nourriture de grand nombre de 
panures sans ceux qui y viendront a cause de ce que dessus. 
Et est a craindre que ledit hostel Dieli ne puissent porter 
tant de charges, sera aduisé auec les noaire et escheuins de 
la ville quelle somme de deniers se pourra prendre sur ce 
qui se leue pour les pestiferez, à fin d'en faire part pour le 
présent audit hostel Dieu, si faire se doit, les charges^le 
nombre des panures et reuenus sommairement examinez. 

XXIX. 

Seront les articles cy dessus leuz et publiez à la première 
audience et encores par les carrefours de ceste ville de Sens, 
en seront faictes et extraites coppies, qui en seront mises es 
mains de ceux qui sont chargez de Texecution. 

Faictpar nous Robert Bernard, conseiller du roy, lieute- 
nant gênerai et criminel au bailliage et siège presidial de 
Sens, président en rassemblée, et par Taduis des cy dessus 
nommez, en Tauditoire du bailliage dudit Sens pris pour 
chambre de ville, le ieudy vnziesme de septembre, mil cinq 
cens quatre-vingts et six. 

Signé Hemard, Batlhazar, et THermite. 



Et plus bas, Mignot. 

El le lundy quatriesme septembre mil six cens six. En 
présence de nous, Bernard Angenoust escuyer sieur de Tran- 
cault, conseiller du roy, lieutenant gênerai audit bailliage et 
siège presidial de Sens le présent règlement à esté leu en 
présence des advocat et procureur du roy audit bailliage, 
maire, et escheuins, médecins, chirurgiens, et appoticaires. 
Les députez du clergé et autres notables bourgeois, mar- 
chans, et habitans de ladite ville, présent. A esté résolu que 
ledit présent règlement tiendra et sera exécuté selon sa forme 
et teneur. Faicl les ans iour et lieu susdits. 

Signé, Mignot. 



12 



Et le i6. iuilUt, 16S7. 

DE PAR LE ROT. 

Et Monneur le lieutenant gênerai au bailliage 
et siège presidial de Sens. 

SVR la remonstrance des siears maires et escheuios de 
cette ville de Sens, que plusieurs batteries, excès, volleries 
et desordres se sont commis nuittamment en ceste villes, 
depuis quelque temps par certaines gens ([ui rodent ordinai- 
rement en trouppes, auec espées, dagues, poignards, pisto- 
letz, pocbetiers et autres armes offensines, dont plusieurs 
bourgeois, marchands et autres habitans se seroient plaintz. 
Dauantage quils auroient eu aduis certains que la ville de 
Melun et autres bourgades et villages des enuirons sur les 
chemins de Paris, sont grandement infectez de la contagion, 
et qu'en plusieurs lieux Ton faict garde fort exacte pour 
obuier'aux inconueniens qui pourroient arriuer, requièrent 
qu'il y soit pourueu. En l'assemblée conuocquée et tenue en 
rhostel de ville pour la police generalle par nous Bernard 
Angenoust, escuyer seigneur de Trancault, Hachy, Bezan- 
çon, Pourmeroy et Chameraulx, conseillier du roy, lieutenant 
gênerai au bailliage et presidial de Sens, sièges particuliers 
et anciens ressorts d'iceluy, assisté desdits maire et esche- 
uins, procureur et receueur des deniers communs de ladite 
ville, médecins, chirurgiens, et apotiquaires, et de plusieurs 
notables personnes plus amplement spécifiées par nostre 
procès verbal de ce iourd'huy vingt sixiesme iuillet, mil six 
cens vingt sept. Et oiiy le procureur du roy audict bailliage 
ont esté faictz et resoluz les reiglemens et ordonnances qui 
ensuiuent. 

Et Premièrement que deffence sont faites à toutes sortes 
de personnes de roder la nuict par les rues, n'y aller et venir 
par icelles sans auoir ou faire porter flambeaux ou chandelles 
allumée à peine de vingt quatre Hure parisis pour la première 
fois, et de prison pour la seconde. 

QvE le sergent du guet et seneschal seront tenus faire le 
guet par chacune nuict, par toutes les rues de cette dite ville 



13 

aux heures deuës par leur deub de leurs charges, d'arresler 
prendre et amener à iustice tous ceux qui trouueront vagans 
par lesdites rues auec armes sans faire porter lumières comme 
dict est, ou commettans excès, vols, insolences ou autres 
desordres quels qu'ils soient, et à cet effect se feront assister 
de sergens et autres personnes qu'ils auiseront, auec espée, 
hallebardes et basions à feu si besoing est, ce que leurs en- 
joignons fiiire auec l'assiduité et diligence requise a peine de 
priuation de leur charges, a ce que lesdicts habitans de la 
ville reposent en tranquiliié et puissent vaquer de nuict 
librement en leurs affaires. 

£t est enjoinct ausdicts habitans de sortir de leurs maisons 
à la première clameur que lesdits sergens du guet, seneschal, 
ou autre assistans feront au cas de rébellion, ou résistance 
desdits rôdeurs pour ayder à la capture dedicts rôdeurs de 
nuict, rebelles et refraictaires à iustice. Et pour ce faire se 
pourront seruir despées, hallebardes, espieux et autres bas- 
tonsf mesmes d'arquebuze et pistolets si besoing est, leur 
enjoignant de poursuiùre si courageusement lesdicts rôdeurs 
et refraictaires à iustice qu'ils puissent estre pris, et que la 
force en demeure à la iustice, a peine de dix liure d'amende 
contre chacun habitant négligent de ce faire, et de respondre 
au moings ciuilement des vols et excès qui sont commis 
faute de ladicte assistance. 

QvE lesdicts sieurs maire et escheuins pouruoiront aux 
gardes des portes de cette dite ville, et y feront mettre iour- 
nellement à chacune vne demie dizaine pour empes- 
cher l'entrée d'icelle ville, a tous vagabons, gredins, et a 
toutes personnes venans des lieux infectez de contagion et ce 
iusques au premier iour de nouembre prochain, ou qu'au- 
trement en soit ordonné. Et enjoignons à tous habitans 
assister à ladicte garde des portes à leur tour, et ainsi qu'il 
leur sera ordonné par lesdicts maire et escheuins, à peine 
contre chacun défaillant de vingt sols d'amende, à laquelle 
des à présent comme pour lors les auons condamnez, et 
seront lesdites amandes employées par lesdicts maire et 
eschauins au payement d'autres personnes, qu'ils seront 
tenuz substituer en la place des defaillans pour parfaire le 
nombre sui&sant de ladite garde. Comme aussi est enjoinct à 
tous ceux qui sont préposez pour la garde des faulx-bourgs 
de commettre deux nommes en chacun d'iceux, pour empes- 



u 

cher lentrée desdicts gredins et autres personnes veiuiBs des 
lieux suspectez de conlagion esdicts faulx-bourgs aux peines 
cy dessus. 

In HiBiTiONS et deffences sont faictes aux maisires de ba-* 
teaux ordinaires vulgairement appeliez les coches de Sens, et 
à leurs seruiteurs et compagnons d'apporter dans lesdictes 
codies ny souffrir y estre apporté aucuns vieux meubles, 
habillemens, liqges ny autres vielles bardes de fripperie et 
ee iusques audict premier iour de nouembre, à peine de cent 
Uures d'amende pour la première foiS; et de punition corpo- 
relle pour la seconde contrauention, et seront lesdictes bar- 
des et frippes bruslees sur le bord de la riuiere. Et à cet 
effect seront tenus lesdicts maistres et compagnons d'arres- 
ter leurs bateaux entre l'abbaye Saincte-Colombe, et la 
maison de santé, pour y eslre visité par le preuost de Sens, 
et par les iuges et commissaire de police nommez à la ma- 
nière accouslumée, ce que leur enjoignons faire et ausdicts 
maire et escheuins d'y tenir la main et nous aduertir en cas 
de négligence pour y estre pourueu. 

Comme aussi faisons inhibitions et deffences ausdicis 
maistres des coches de Sens et leurs seruiteurs allans à 
Paris ou en retournant d'arrester leurs batteaux en la ville 
de Melun, ny es enuirons d'icelle, ny d'autre lieux infectez 
de conlagion, d'y descendre ny souffrir qu'aucuns estans 
dans leurs bateaux y descendent, ny y receuoir en leurs bat- 
teaux aucunes personnes desdits lieux et n'arrester pour 
repaistre plus prez d'vne lie.uë desdits lieux infectez, a peine 
de cent liure d'amende pour la première fois, dont la moictié 
sera donnée aux dénonciateurs, et du quadruple pour la se- 
conde, et autre punition corporelle. 

Deffences sont aussi faictes aux maistres des coches et 
batteaux de loigny, et Bassou reuenans de Paris, s'arrester 
plus proche d'vne lieuë de cesle ville de Sens. 

Enioingt à celui qui à la garde des clefs, et charge de 
mettre le rup dans la ville, lascher iceluy depuis dix heures 
du soiriusques à quatre heures du matin, suiuant les antiens 
reiglemens. 

Deffences à toutes personnes de nourrir dans ladite ville, 
porcs pigeons canes, et lapins aux mesme peines cy dessus. 

D^effenges à tous bouchers et tripiers de vuider leurs 
bestesdans ladicte ville. 



15 

Comme aussi faisons deffences à tous rostisseurs, et cuisi- 
niers de ladite yille de Sens, de garder les tripailles des 
animaux qu'ils tueront, ains les jetter en l'acte, en lieu ou ilz 
ne peuuent incommoder. 

Enioignons au commissaires des quartiers de faire net- 
toyer lentrée des portes de ladicte ville. 

Faisons deffences à tous fripiers, reuendeurs et reuende- 
resses d'expoçer en vente, en public, ny en porter aux 
maisons aucuns vieux meubles, comme licts, couuertures, 
linges, habits ny autres vielles bardes et frippes, et à tous 
habitans de cette dite ville d'en acbepter à peine de cent 
liures d'amende pour la première contrauention, dont la 
moictié est des a présent adiugée au dénonciateur, et de 
punition corporelle pour la seconde. 

Ne sera loisible à quelque personne que ce soit iusques 
audict iour premier nouembre prochain de vendre aux mar- 
chez ny es rues, ny aux habitans d'achepter des fruicts qui 
ensuiuent, sçavoir raisins, melons, et concombre à peines de 
quarante sols d^amende, ce qui sera publié par deux iours 
de marchez subsecutifs à son de trompe, à ce que les gens 
de villages en soient aduertis et sans entendre par le présent 
règlement empescher la vente des autres fruictz. 

Deffences sont faictes à tous habitans tant de la ville que 
faulx-bourgs de retirer en leurs maisons les vagabonds et 
gredins à peine de dix liures d'amende, la moictié adiugée 
au dénonciateurs, et de punition corporelle pour la seconde 
contrauention : enjoignons aux iuges et commissaires de 
police d'eux transporter iournellement et au moings trois fois 
la sepmaine es maisons et lieux de cette dite ville et faulx- 
bourgs, ou telles gens qui ont accoustumé d'estre retirez et 
receuz pour l'exécution du présent article. 

Et sera le présent règlement de police gênerai publié à son 
de trompe et cry public, tant au marchez, carrefours que 
portes de cette dite ville et lieux accoustumez, aux faulx- 
bourgs d'icelle imprimé et affiché esdits lieux, ou besoin sera 
pourestre obserué, gardé et exécuté, nonobstant oppositions 
ou appellations quel-conques et sans preiudice d'icelle par 
le preuost de Sens ou son lieutenant procureur du roy en la 
preuosté de Sens, autres iuges et commissaires de police, 
ausquels et à chacun d'eux enjoignons de ce faire et de tenir 



16 

la main à l'obseruatioa exacte desdicts reiglemens selon le 
deu de leurs charges, et en cas de négligence y sera par 
nous pourueu, a ce qu'il n'arriue aucun inconuenient ny 
dommage aux habitans de cette dicte ville de Sens. Faict et 
arresté le vingt sixiesme iuillet» mil six cens vingt sept. 

Signé, Angenovst, 

Favvellet, 

Et Martin, antien esclieuin. 



LE GÉNÉRAL BARBUAT DE BOISGÉRARD. 



Anne-Marie-François Barbuat de Boisgérard de Maison- 
rouge est né à Tonnerre (Yonne) le 8 juillet 1767. 

Son père Jacques-François Barbuat de Boisgérard de Mai- 
son-rouge, né en 1740, appartenait à une famille dont la 
noblesse avait été vérifiée et reconnue en 1660. Il avait été 
capitaine dans le régiment de Lorraine (infanterie). Mais, lors 
de son mariage avec Anne-Victoire Genève (16 mai 1766), il 
avait renoncé à la carrière des armes, et s'était fixé à Ton- 
nerre, où il avait fait bâtir la belle maison qui maintenant 
sert de palais de justice. — M. de Boisgérard était l'un 
des plus riches et des pins considérés de la ville. Aussi, 
dès Torganisation de la garde nationale il en fut un des 
capitaines (1789). Au mois d'avril 1790, il fut élu adminis- 
trateur du département de l'Yonne. Sorti par l'effet du tirage, 
il devint notable le 14 novembre 1791 ; ses concitoyens lui 
confièrent le commandement de la garde nationale. Il sut y 
rendre beaucoup de services. En 1793, le représentant Maure, 
en mission à Tonnerre, descendit chez lui. M. de Boisgérard 
ayant exprimé le désir de reprendre du service, cette demande 
fut accordée ; l'ancien capitaine fut nommé général de brigade, 
d'abord avec le commandement de Besançon, puis employé à 
l'armée de Rhin et Mozelle, où se trouvait déjà son fils aîné, 
sorti de l'école militaire. Un ordre du représentant Garnier 
de l'Aube, du 13 novembre I793> le fit rester au pays comme 
chef de la légion du district. Une pension de 2,400 francs 
fut la récompense de ces services, plus civils que militaires. 

A la chute du Directoire, M. de Boisgérard fut nommé 

4868. 2 



18 

Maire de Tonnerre (16 avril 1800). Ce fut un bonheur pour 
les Tonnerrois ; ils semblaient renattre à la vie. Pendant huit 
années le nouvel édile se donna beaucoup de peine pour 
recréer une administration convenable. Sa tâche était diffi- 
cile ; aussi le succès ne fut pas entier. Il fut remplacé le 1 3 
mars 1858. 

Alors, il était membre du conseil général depuis la création 
de ce rouage administratif (24 mai 1800). Devenu le doyen 
d'âge, il crut devoir donner sa démission en 1J81 1 . 

Il vécut toujours honorablement, aimé de ses concitoyens 
qui fréquentaient avec plaisir son salon, dont il savait très- 
bien faire les honneurs, surtout à l'aide de M.^^ de Boisgérard, 
Tune des personnes accomplies de son époque. M. de fiois- 
gérard le père est mort le 23 avril 1816. 

Anne-Marie-François Barbuat de Boisgérard, l'aîné de sept 
enfants, était connu dans sa famille sous le nom de Maison- 
rouge. Doux, facile à vivre, très soumis à ses parents, qui 
étaient loin de compter sur les^uccès qui ont couronné sa 
trop courte carrière. C'était au point que, lorsqu'il fut admis 
à l'école militaire d'Auxerre (1*' mars 1778) (1), M. de Bois- 
gérard père avait les craintes les plus sérieuses sur le défaut 
d'intelligence de son fils. Il ne put se défendre de les com- 
muniquer et au principal, et surtout au professeur de mathé- 
matiques. Aussi, cet enfant de douze ans fut-il d'abord aban- 
donné sans aucune surveillance. Un jour que, plus habile 
que ses condisciples, il les a prévenus par la rapidité de son 
travail, il porte ses cahiers au professeur qui refuse de les 
parcourir. Cédant malgré lui aux instances du jeune élève, il 
jette les yeux sur ces feuilles, est étonné de leur correction et 
lui demande qui Ta aidé : « Mes camarades, lui répond-il avec 
) . , san^-froid et dignité, mes camarades n'ont pas fini leur devoir I 
h^t IlsTi'ont donc pas pu m'aidera faire le mien. Si Monsieur 
veut bien se donner la peine de regarder mon travail des jours 
précédents, il le trouvera semblable à celui qu'il approuve. » 

(i) Les titres de noblesse et la filiation de la famille avaient été, 
conformément au règlement du 18 mars 1776, soumis à Texaraen 
du juge d'armes d^JIozier, qui avait constaté ainsi ses armoiries : 
d*azur à l'agneau pascal d*ar^ent; au chef cousu de gueulest chargé 
de trois roses d'or. L'armoriai général de 1696 donnait : de gueules à 
l'agneau pascal d'argent ; au chef cousu d^azur^ chargé de trois 
roses d'or. 






19 

Après UD' nouvel examen, le préfet des éludes, lui faits des 
e^uses' publiques et s'empresse de rendre corppte: de cet 
inoident aki principal (4). Levoilàdoncpiacé au premfer.rang 
des élèves, avecDavout, qui sera maréchal de France, Fourier, 
qui deviendra secrétaire de Tinstitut d*Egypte, professeur à 
l'école polytechnique, préfet de Tlsère et baron, avec MM. 
Coucbei et Bruslé, qui, comme lui, seront officiers du génie. 

L'insouciance que Boisgérard témoignait pour les jeux de 
son âgQ^ le caractère froide méditatif et sérieux qu'il a conservé 
pendant toute sa vie, ont-ils été la conséquence de ce premier 
déni dejustice? Etaient-ils le résultat des. difficultés qu'il avait 
à* vain^« pour son travail ? Toujours est^il qu'il ne faut pas 
juger trop prématurément les moyens. des élevas. Tel dont la 
nature se développe plus lentement ne doit pas moins être 
parfois l'égal de tant d'autres qui brillent plus jeunes, et sou- . 
vont d'une noanière bien éphémère. Par/ois même il leur 
devient supérieur. Que de fois cela se rencontre ! Boisgérard 
avait quinze ans quand M. de Kéralio, inspecteur des écoles 
militaires de province, le désigna pour celle de Paris ; mais 
le principal, qui était ecclésiastique, voulait le faire entrer dans 
les Ordres. Il le retint jusqu'en 1783 ; alors le règlement royal 
du 28 mars 1776 était positif. Boisgérard, distingué par ses 
talents, devait être placé préférablement à la plupart de ses 
camarades. Il n'était même pas reprochable d'une étourderie, / 
défaut certes bien excusable à son âge.^ 

Aussi> avec quelle distinction ne fut-il pas reçu par le 
gouveraeur de Técolcs, Mi de Timbrune, depuis comte de 
Valence, et par les officiers supérieurs, entr'auires par M. de 
Valfort. Citons en partie la lettre que cet inspecteur des écoles 
écrivait au mois de germinal an X (avrjl 1602) à son ami 
le colonel depuis général Yallongue. « Lors de mon début à 
l'école» je trouvai que tous ces jeunes geQs,jquoique brevetés 
au grade de lieutenant, n'avaient de militaire que l'uniforme. 
Ma qualité de commandant de cette compagnie me permettant 
de lui donner un régime sévère, j'en obtins l'ordre du minis- 
tre. Dès ce moment, je me mis à étudier le caractère de mes 
élèves^ je logeai à part tous ceux en qui je trouvais des dis- 



(1) Lettres de M. de Boisgérard père et de M. Heudouart, législa- 
teur, au général VaUongue. Le principal était Dom Rousseau. 



20 

positions unies i Tamour du travail, et déplus tous les arri- 
vants, afin qu'il ne devinssent pas semblables aux anciens, 
qui, non contents de ne pas s*occuper, cherchaient avec 
ardeur à corrompre les nouveaux venus, à leur faire abandon- 
ner leur étude et partager leur paresse. Je choisis dans les 
meilleurs sujets des officiers et un chef auquel ils correspon- 
daient ; je m'occupai à leur montrer les exercices et ils furent, 
à leur tour, chargés de former leurs camarades aux différentes 
évolutions. Dès lors, ils ne furent plus tenus d'obéir qu'à la 
voix du chef que je leur avais donné : Boisgérard passa de 
grade en grade à celui de chef qu'il a exercé avec la plus 
grande distinction jusqu'au l^'r avril 1788. L'école militaire 
ayant été supprimée, il fut de suite envoyé i celle de Brienne 
où il dut continuer à commander ses camarades. L'ayant 
fait loger en particulier afin de le détermiuer à l'étude suivie 
des sciences et arts, il me dit que son goût l'y portait et qu'il 
voulait suivre la carrière du génie. Sa conduite dans cette 
maison a été un exemple journalier de vertu, d'application, 
qui n'a jamais varié. Rendant à ses supérieurs ce qu'il leur 
devait, il n'était pas moins attentif pour être agréable à ses 
camarades, dont il avait en général l'estime et l'amitié. » 

Quitter l'école de Paris est pour le jeune Boisgérard un 
grand chagrin. « Il se regarde, écrit-il à sa famille, comme 
un enfant chéri que l'on arrache aux bras d*une tendre mère. » 
Le régime de Brienne ne lui convientpas, pourquoi? Il serait 
difficile d'en trouver la cause. Mais le séjour de cette école 
ajoute aux dispositions de tristesse qu'il n'a déjà que trop 
manifestées. Il vit retiré et devient aussi plus austère. Ses 
succès le font remarquer encore davantage. 

Le I®*" janvier 1 789, il est envoyé à l'école d'application de 
Mezières, avec le titre et l'épaulette de sous-lieutenant. Quel 
bonheur pour lui «de s'éloigner de Brienne 1 Après dix ans et 
demi de pension, il a besoin d'un peu d'indépendance. Sans 
la trouver complètement, ne jouit-il pas d'une certaine 
liberté? Puis Mezières est une place de guerre, il y voit une 
citadelle, le feu de son génie s'allume au milieu des fortifi- 
cations ; il rêve attaque et défense des places ; il se prépare 
dignement à l'ère de guerre qui bientôt va s'ouvrir. 

Nous pourrions, avec les notes laissées par le général Val- 
fort, faire l'histoire détaillée des faits importants .qui se sont 
accomplis pendant deux lustres entiers. Peut-être nous serait- 



21 

il donné d'entrer dans quelques détails peu connus, de recti 
fier quelques points historiques ; mais loin de nous cette 
témérité! Nous resterons également étrangers aux événements 
politiques. Boisgérard nous occupera seul. Encore noussera- 
t-il difficile de raconter tout ce qu'il a écrit, de dire ses rela- 
tions nombreuses, de montrer ce qu'il a été dans sa trop 
courte carrière. 

Avant d'entrer en matière, rendons un rapide hommage à 
M. Yallongue, général du génie, cet ami particulier de Bois- 
gérard, qui a réuni les nombreux documents nécessaires à la 
rédaction de cette biographie. Il l'a même esquissée pour la 
famille du général, enlevé si prématurément à la gloire, à 
l'armée, à ses amis et à ses parents. C'est à ce mémoire 
curieux et si plein d'intérêt que nous emprunterons la plupart 
des détails de notre notice. 

Boisgérard, reconnu aspirant-lieutenant en second, quitte 
Mezières le 4 septembre 1791. II est envoyé à Besançon, 
près du général D'Arçon, qui l'emploie à l'armée sous Bâle, 
dans le Porentruy. Il avait été définitivement admis dans le 
corps du génie militaire, à partir du 6 septembre 1791 ; ses 
appointements étaient de onze cents livres. Le 25 mars 1792 
il est nommé lieutenant de première classe pour prendre rang 
du 8 février; il est employé à Besançon avec les appointe- 
ments de douze cents livres. Les occupations de Boisgérard 
sont toutes pacifiques, mais bientôt éclatera cette première et 
mémorable coalition qui mettra toute TEurope en mouve- 
ment et en feu. L'Allemagne, la Prusse, la Sardaigne, le 
Wurtemberg, la Saxe, la Souabe, vont prendre les armes et 
diriger leurs efi'orts réunis contre la France. Le roi de Bohême 
et de Hongrie aura été prévenu dans ses intentions hostiles 
(20 avril 1792). Dès lepS avril, Porentruy (canton de Bâle) 
aura été pris par Cusiines. Boisgérard fait avec intelligence 
et succès sa première campagne. Le 7 mai suivant il est placé 
à Belfort, sous les ordres de ce même officier général ; c'est 
alors qu'il touche sa première indemnité d'entrée en cam- 
pagne. 

Le 13 juillet il est envoyé de nouveau à Porentruy pour y 
exécuter les retranchements nécessaires à la défense du pays. 
Il travaille à la formation du camp de Plobstrein, d'après les 
instructions de Custines. 

Au mois d'août il est attaché à la défense de Landau, pen- 



32 

dant le blocus q.u*en fait le prince de Hobenloë (du 12 au 27 
août). Peu après, il suit Custines dans sa marche glorieuse et 
au milieu de ses triomphes. Le 30 septembre il assiste à la 
prise de Spire (Bavière) ; magasins, armées, vivres, etc., tout 
tombe au pouvoir du général français, Farmée entière partage 
Tenivrement de ce succès. Vingt jours à peine s'écouleront, 
qu'un triomphe plus grand encore honorera les armées fran- 
çaises ei le talent de Custines. Mayence (Hesse-Darmstadt), 
défendu par le baron de Gemnick, capitulera le 'il octobre. 
Boisgérard aura rempli son devoir avec honneur et fait preuve 
de bravoure ; aussi, la récompense ne se fait pas attendre. Le 
8 novembre, le ministre de la guerre le nomme capitaine de 
génie ; il espère que cet officier rendra ses talents utiles à la 
République et qu'il « donnera des preuves de son zèle et de 
son civisme. » Voilà le style de l'époque ! 

Les vaiuqueurs de ttayence, après s'être installés dans 
cette ville, y subissent à leur tour un siège formidable. Le 
jeune capitaine se fait remarquer entre tous par une très- 
grande activité et par un sang froid imperturbable. Souvent 
il passe les nuits sur les banquettes de la place ; il observe 
avec soin le feu des ennemis, étudie ses directions, analyse la 
courbe que suivent les bombes, et juge toujours avec préci- 
sion du point où elles doivent tomber (1). 

Boisgérard rend aux assiégés des services nombreux et 
incontestables. Le 29 juin 1793, le représentant Merlin de 
Thionville et le conseil de guerre devant Mayence le nom- 
ment chef de bataillon provisoire dans le corps du génie (2). 
Bientôt la ville, réduite aux dernières extrémités, ne peut 
résister aux ennemis, elle capitule le 23 juillet. Custines, 
vaincu, est mis en jugement. 



(1) Telle devient à cet égard l'exactitude de son coup d'oeil , que plus 
tard, étant à Kehl,.il remarque une bombe qui va, dans quelques 
secondes, occuper sa place et celle de quelques-uns de ses amis. L'un 
d'eux ne se relève point àl'avis impératif de Boisgérard. Le prendre, 
l'enlever, le sauver d'un danger imminent, c'est, toutes chétives que 
soient sa taille et ses forces, l'affaire d'un instant. L'officier récalci- 
trant est grand et fort. Tous deux sont également étonnés. Le senti- 
ment qui anime Boisgérard a plus que doublé ses moyens d'action. 
(Lettre de M. de Boisgérard père). 

(2) Ce premier brevet d'officier supérieur n'est pas mentionné au 
ministère de la guerre. 



33 

Le nouveau chef de bataillon suit en Vendée la garnison, 
condamnée à ne plus servir que dans l'intérieur de la France. 
C est alors que sont soumis aux vexations des représentants 
du peuple les braves officiers victimes de la guerre. Vm victis t 
ce n'est que trop vrai. Il voit son grade de chef de batail- 
lon, récompense bien méritée de ses talents et de ses hauts 
faits, contesté par les maîtres ineptes que la France s'est 
choisis, par les conventionnels exaltés qui dirigent la guerre 
contre les Vendéens. On le remet impitoyablement capitaine 
de génie de quatrième classe. Alors le grade provisoire ou 
extraordinaire se quittait avec les circonstances qui l'avaient 
fait donner. Quelle singulière récompense t Nous reviendrons 
sur ce sujet. Boisgérard supporte cette vexation avec un 
calme qui n*en fait que mieux ressortir Tinjustice. Il ne reste 
pas moins attaché à ses devoirs, il ne se relâche en rien de 
son zèle. Cependant son courage s'émousse à se battre contre 
des Français, à qui Ton ne peut reprocher que leur fidélité à 
leur Dieu,-à leur Roi. 

Le père de Boisgérard ayant été nommé général de brigade 
et commandant de Bezançon, le fils demanda à lui être réuni 
aussi. N'a-t-il pas besoin de se retremper dans la vie de 
famille. Mais, à peine arrivé daus Tantique cité des Séqua- 
nais, il reçoit l'ordre de se rendre le 8 décembre 1793 (18 
frimaire, an II) à Givet. De là il est renvoya Rocroy (Arden- 
nes), qu-en style du jour on nomme Roc-libre. Il y remplace 
le citoyen Despret, qui plus tard fut lieutenant-général. 

Une maladie noire semble s'être emparée de Tâme du jeune 
commandant. Très réservé dans toutes ses conversations, sur- 
tout en matière politique, il s'est fait cependant des ennemis, 
et même des ennemis très sérieux, Quel honnête homme 
n'en a pas alors? Pour leur échapper il prend en vain le nom 
patronymique de Barbuat, mais il est toujours poursuivi par 
ces vampires qui eu veulent à tout ce qui est bien dans le 
genre humain. Triste, inquiet, rêveur, isolé, il est sans cesse 
préoccupé, on assure même que, dans la prévision d'une desti- 
tution, chose . fréquente en ce» Umps d'orage, il veut étudier, 
apprendre quelque art mécanique, qui le mette à l'abri du 
besoin. Pour lui c'est la menuiserie. Tant de gentilshommes 
n'ont-ils pas été heureux de pouvoir vivre, l'un avec la mani- 
que du cordonnier, l'autre avec la palette du peintre, un 
troisième avec la bêche du jardinierl Fieadant l'émigration. 



24 

Louis-Philippe nVt-il pas donné des leçons de grammaire 
et de calcul. Un de ses amis lui donne le conseil de changer 
d'arme; il est probable, en effet, que Boisgérard eût été rayé des 
contrôles si les hommes de cette époque néfaste eussent été 
capables de plus de suite dans leurs projets. Le général de 
division Antoine Lecourt deBéru, compatriote de Boisgérard, 
fut alors révoqué comme noble ; il ne put jamais reprendre 
la carrière des armes. 

Cette situation de découragement, si anormale pour un 
brave, dure près de six mois. Reprenons la continuation de 
ses services. 

Le 29 mars 1794 (6 germinal an II), il est envoyé à 
Landrecies (Nord). Le 2 juin (prairial), on le détache à 
Marchiennes (Nord), d'où il revient à Roc-Libre; le 7 juin il 

E art pour Charleroy (Pays-Bas), aussi rebaptisé par les Repu- 
licains sous le nom de Libre-sur-Sambre ; là se présente 
plus d'une fois l'occasion de se montrer avec distinction ; il 
ne la laisse jamais échapper. Le H il est chargé de prendre 
et de faire démolir une redoute en avant de la ville, sa mission 
réussit, le parapet est détruit, plusieurs braves sapeurs gi- 
sent à ses pieds ; cependant Boisgérard reste^là, inébranlable 
au milieu d'une grêle de projectiles, exposé au feu nourri de 
Tartillerie ennemie. Il veut que la destruction soit complète. 
On peut dire de Ai, comme du sage d'Horace : Sifractus 
illabaturorbis, impavidum ferient ruinm. Marescot, qui est 
son chef et son ami, va en personne lui donner l'ordre de se 
retirer (1). 

Le 17 juin (29 prairial), il est mis aux ordres du général 
en chef Kléber ; lé 27 (9 messidor), Marescot le renvoie à sa 
résidence. Neuf jours après, le général Ferrand le place de 
nouveau sous les ordres de Marescot, à Madoille, près de 
Landrecies. Il porte au siège de cette ville ce même 
mépris du danger, conséquence probable du bonheur avec 
lequel il l'a bravé à la défense de Mayence et dans la Vendée. 
Etant à converser, au retour d'un cheminement, avec 
MM. Duclos,Guyot et Geoffroy, officiers du génie, un obus tom- 
be au milieu d'eux, tous de se jeter dans le retour opposé : 
Boisgérard seul, tout à sa conversation, regarde la mèche 
brûler; cependant l'obus éclate, et Boisgérard n'est point 

(1) Victoires et conquêtes, 13 juin 4704. 



25 

blessé. Souvent il citera ce fait aux personnes qui blâmeront 
sa témérité. Il sait être maître de lui dans toutes les circons- 
tances. 
Il fait souvent application du principe du favori Mécène : 

iËquam mémento rébus in ardais 
Servare mentem, non secùs fie bonis 

Ab insoienti temperatam 

Lectitiâ, moriture Deli. 

Il est encore employé en sous-ordre au siège du Quesnoy. 
Il ne s'y présente aucune occasion de se faire remarquer; une 
balle lui fait une légère blessure à la jambe, blessure insi- 
gnifiante, la seule quMl ait reçue dans le cours de sa 
carrière, au milieu de ces campagnes si fécondes en victi- 
mes. 

Dès le 28 juin 1794, il est devant Valenciennes sous les 
ordres de Marescot, qui lui confie la direction de Tattaque de 
la citadelle. Activité incessante, désir de se distinguer, voilà 
Boisgérard: la tranchée n*est ouverte que sur un seul point, 
c'est là qu'il commande. Il a laissé de cette attaque un précis 
remarquable par sa clarté et par sa concision; il fait connaître 
le dévouement des ofiiciers, Tintrépidité des soldats; il dési- 
gne ceux qui sont dignes de récompense. On a aussi conservé 
sa correspondance qui va du 28 juin 1794 au 18 octobre; 
elle s'adresse aux représentants Guyton-Morveau, Gillet (1), 
Guyot de Saint-Florent, Laurent (2), Richard, La Coste (3), 
aux généraux Kléber, Jourdan, Championnet, Mayer, Ernouf, 
Schérer, Lefèvre, Duhesme, etc. 

Un fait étrange s'accomplit lors de ce siège mémorable. 
Pendant une nuit sombre, Boisgérard, toujours sévère par 
devoir, rencontre un chef de corps qui laisse disperser une 
partie de sa troupe. Après l'avoir inutilement rappelé à 
l'ordre, Tofficier du génie met le sabre à la main, le menace, 
le force de mettre sa troupe en bataille. Cette fermeté pro- 
duit son effet, la troupe est ralliée, la tranchée s'ouvre, mais 
au point du jour ce chef inexpérimenté reconnaît que Bois- 

(i) Le représentant GUlet (du Morbihan) ,a témoigné beaucoup de 
bienveillance à M. de Boisgérard. Il fut souvent en mission , et fut tué 
à Tarmée au mois d'octobre 1795. 

(2) Trois conventionnels de ce nom, dont deux régicides. 

(5) Deux conventionnels de ce nom, tous les deux régicides. 



26 

gérard n'est qae capitaine. Au lieu d'être reconnaissant, le 
colonel se plaint, accuse Boisgérard d'avoir par son absence 
été cause de la dispersion de sa troupe. Boisgérard, qui 
mérite des éloges et ne les demande pas, est réduit à se justi- 
fier; de là une nouvelle indisposition contre l'espèce humaine, 
dont il a tant à se plaindre. 

Le 1 3 août il avait été envoyé à Tongres pour les prélé- 
minaires du siège de Maëstrick, son séjour y avait été passa- 
ger, il était revenu à Valenciennes. 

Le journal du siège de Maëslrick commence le 24 septem- 
bre 1794 (3 vendémiaire, an III), la correspondance part du 
16 octobre, le mémoire qu'il a laissé sur ce siège est des plus 
intéressants; il distribue à chaque officier sa part dans le 
succès et, dit-il avec modestie, « s'il y a eu de la poudre mal 
employée, c'est ma faute personnelle, à moi seul. » Le général 
Marescot, qui sait apprécier et les talents et l'intrépidité de 
Boisgérard, le charge de prendre le fort de Saint-Pierre, qui 
domine et défend la ville. Ayant reconnu sous ce fort une 
assez vaste caverne, il y fait placer une certaine quantité de 
globules de compression dont il attend le plus grand succès. 
Soit par la mauvaise direction de ses sapeurs, soit par Tim- 
perfection de sa méthode, l'affaire échoue complètement. 
Tandis qu'il prépare une seconde explosion, et celle-ci, d'un 
effet immense, eut réparé Tinsuccès de la première tentative 
et forcé la reddition de la place, la fortune et l'ennemi cons- 
pirent contre lui, la place se rend. Le général Marescot,qui 
lui veut du bien, lui écrit une lettre fort obligeante et presque 
de consolation, car il en a besoin. « Ce n'est, lui dit-il, 
qu'après avoir été battu que le maréchal de Créqui devint 
un grand général. » Rappelons ici pour mémoire que, pendant 
ce siège, Boisgérard, ayant reçu sa nomination comme 
capitaine de première classe (1«' octobre), on y remarque le 
tutoiement fraternel de l'époque. <( La commission te donne 
avis, citoyen, etc. » Il reçoit, à la date du 2, une seconde 
commission de chef de bataillon provisoire, délivrée par le 
représentant Gillet pour services rendus à Libre-sur-Sambre, 
à Landrecies et au Quesnoy. Le comité de Salut Public ne 
confimera défitfitivement ce grade que le 19 juillet 1795 , 
cinq mois après qu'il aura été nommé chef de brigade 
(colonel), provisoire. 

Les ^encouragements, les sueeès, voilà ipourtant ce qui 
soutient l'homme I 



37 

Au milieu de la vie âctite des sièges, Boigérard trouve le 
t^mps de se livrer à des études théoriques et spéculatives. 
Aussi parle-t-on delui avec confiance; il est un homme sûr. 
Dt^ormais aucube des entreprises qui lui seront recomman- 
dées n'échouera entre ses mains ou par sa faute. 

Kléber, lorsqu'il était à Mayence simple chef de bataillon, 
et pendant la campagne de la Vendée, Kléber, dteons*nous, 
s'était lié avec Boisgérard d'une amitié toute pantieulière. Il 
vint souvent le voir pendant le siège, il se plaisait à dire aux 
officiers qui servaient sous les ordres de nôtre Tonnerrois: «Ces 
visites sont un hommage que je suis heureuîc derécldre à mon 
taaître en fortifications; c'est à lui que je dois mes connais- 
sances dans l'attaque et la défense des places, » haratnage 
touchant qui fait autant honneur à Kléber qu'à Boisgémrd ; 
nous avons omis, en parlant de la guerre de la Vendée, de 
dire que M. de Boisgérard avait été chef de l'Elat-majorde 
Kléber, alors général de brigade ; ce rapprochement de tous 
les instants avait scellé entr'eux une confiance et une inti- 
mité qui n'ont fini qu'avec leur vie. Longtemps, écrit le 
giénéral Vallongue, le secrétaire de Boisgérard a eu entre les 
mains les lettres dans lesquelles Kléber consulte son ami sur 
les mémoires de sa campagne ; ces confidences font honneur 
aux grandes vues du général, il admire Ténei^gique concision 
de son style. 

Quoique Boisgérard ait laissé un mémoire sur le siège 
de Vanlo (4 octobre <794), il est peu 'probable qu'il y ait pris 
une part active. 

Vers la fin de septembre (le 29), il reçoit l'ordre du repré- 
sentant Gillet de se rendre devant Mayence sous les ordres du 
général Schal; c'est à Boisgérard que Kléber (1) confie la 
rédaction du rapport qui doit être soumis au ministre de la 
guerre. Boisgérard concluait à ce que Ton préparât le siège 
pour le printemps de 4795. Comme il avait fait une étu<le 
spéciale de la place et de se^ moyens de résistance, il insis- 
tait pour que ce siège fût commencé avant l'hiver, mais les 
moyens d'attaque étaient insuffisants; on se eofttenta d^'un 
simple blocus. 

Les débuts de cette campagne furent si heureux, impor- 
tance et l'influence des travaux du commandant de'Boisgérard 

(1) Kléber commandait la droite, 



28 

élaient si évidentes, que le 42 février 4795 (24 pluviôse, an 
III), il lui est accordé le rang de chef de brigade dans 
l'armée du génie, récompense, dit le brevet, de son civisme, 
de ses talents supérieurs et de son zèle infatigable (4). C'était 
encore une nomination extraordinaire. Boisgérard qui, à In 
rigueur, ne doit se considérer que comme capitaine, n'a point 
oublié ce que lui a valu de désagréments sa première nomi- 
nation extraordinaire comme chef de bataillon. Il sollicite 
une explication ; voici celle de la commission des travaux 
publics au général de division Saint-Hillier (2). 

« Un oflScier, revêtu prématurément d'un grade supérieur, 
doit commander ses anciens de la classe qu'il quitte ; il doit 
jouir, pejidant tout le temps qu'il y est occupé, du rang que lui 
donne le nouveau grade, mais une fois hors de l'armée et 
rentré dans une direction pour y faire le service de place, ce 
même officier ne doit exercer d'autres fonctions que celles 
attribuées à la classe dont il fait partie par son ancienneté. 
Le grade accordé, étant extraordinaire, ne doit avoir d'effet 
qu'aux armées et non dans les places, en observant toutefois 
que, dans l'un ou l'autre cas, il y jouira des appointements 
attribués au grade qui lui a été confié et à titre de récom- 
pense de ses services à l'armée. » 

Cette décisiosi était inique; à peine la comprendra-t-on de 
nos jours ; le 30 juin les officiers du génie réclament, ils 
demandent le maintien du grade ; redescendre, c'est une 
destitution, et certes elle est imméritée. Le représentant Gillet 
se charge de transmettre cette réclamation au comité de 
Salut Public dont il est membre Nouvelle décision et plus 
inique encore. Le 2 mars, la commission des travaux publics 
avait maintenu la solde du grade supérieur; le 48 juillet, il 
est décidé que les officiers du génie ne toucheront que les 
appointements du grade d'ancienneté dont ils remplissent les 
fonctions, même quand, sans quitter leurs corps, ils ont 
obtenu un autre grade. Le service rendu est oublié, on prive 

(i) Cette nomination provisoire n'est pas enregistrée au ministère 
de la guerre. Elle est signée des représentants Merlin de Tbionville 
et Cavagnac. 

Boisgérard n'était pas encore confirmé dans son grade de chef de 
bataillon. En droit, il n'était que tapitalne t Quel désordre t Quelle 
époque t 

(2) 13 ventôse, an IH (3 mars 1795). 



29 

ces officiers et du grade supérieur et des émoluments qui y 
soQt attachés. De Boisgérard, à qui cette décision a été trans- 
mise particulièrement, réclame en personne le 8 août, mais, 
avant que sa demande soit arrivée à Paris, le comité de Salut 
Public décide que les officiers, promus extraordinairement à 
des grades autres que ceux auxquels ils sont employés, seront 
maintenus dans le traitement du grade immédiatement supé- 
rieur. Ce n'était point assez, Boisgérard sentait vivement 
l'espèce d'humiliation qu*il y avait à rétrograder; c'était à 
ses yeux une véritable dégradation ; il fait un nouveau travail 
sur les armes du génie et de Tartillerie. Enfin intervient, sur 
ses instances, le décret du 7 octobre <795 (<5 vendémiaire, 
an IV), d'après lequel les officiers qui ont précédemment 
obtenu ou qui obtiendront à l'avenir des grades supérieurs en 
récompense de leurs services dans les armées, pourront en 
jouir dans leurs armes respectives, ainsi que du traitement 
qui leur est affecté. Ce résultat si équitable, si longtemps 
désiré, éiair l'œuvre de Boisgérard. Cependant, le 14 janvier 
1796 (24 nivôse, an IV), cet officier remarquable n'a point 
encore été confirmé dans le grade de chef de brigade. Il ne 
peut, lui écrit-on du ministère, se prévaloir des lettres qui lui 
ont été écrites avec le titre de ce grade; c'est par erreur qu'il 
a été compris dans le travail qui a eu lieu en'vertu du décret 
sus-relaté. Le ministre lui réclame sa lettre du 27 vendémiaire 
et la copie du décret qui y est joint. Il doit encore se consi- 
dérer comme chef de bataillon. Cette confirmation si désirée, 
si juste, se fit attendre jusqu'au 4 juin 1796. 

Dans son travail sur le corps du génie il proposait au 
Comité de faire voyager les officiers dans les diverses places 
fortes pour en faire une étude spéciale propre au service de 
leur arme. 

Peu après sa nomination provisoire de chef de brigade 
(colonel) Boisgérard tombe malade. Il commence à peine à 
se rétablir qu'il reçoit l'ordre de se rendre pour la troisième 
fois au quartier général devant Mayence (28 mars 1795), 
mais il a besoin de repos ; l'activité des camps, si longtemps 
prolongé^, est au-dessus de ses forces. Le 18 juillet, on lui 
donne une sous-direction dans l'intérieur, mais il doit repren- 
dre l'épaulette et les fonctions de chef de bataillon. Le 21 
août, le ministre-adjoint Bénezat le désigne pour la place de 
Givet, dès que sa présence ne sera plus nécessaire à l'armée. 
Nous ne croyons pas qu'il ait pu remplir cette mission. 



30 

Sur ces entrefaits est pn^ctamée la constitution de Tau. 
III (89 août 1705). Les représentants Merlin de Thionvilleet 
Rivaiid laiprësentent à Taoceptation de Tarmde. Une lettre du 
général Picbegru aceompagne la proclamation^ a Uarmée 
peut discuter « mais non accepter partiellement les arlieles ; 
mieux vaudrait voter par acclamation. » 

Au commencement de Thiver i 795 (29 octobre)» Boisgérard 
est revenu devant Mayence. Le blocus de cette ville électorale 
se termine par une catastrophe. L'armée française, forcée 
dans ses lignes de contre-vallation, est obligée de battre en 
retraite. Il existe dans les papiers de Ui. de Boisgérard les 
nombreux rapports qui lui ont été adressés comme au chef 
du servicedu génie. On les voit accompagnés : i^ d'un compte 
rendu de ce fâcheux événement ; 3^ d'un rapport sur Tarmen 
ment des lignes de la Quéret, ce qui fait croire que notre 
officier y a travaillé ; 3o d'un autre rapport sur la nécessité de 
créer une armée de Rhin et Mozelle et d'établir entre ces 
deux cours d'eau des places de sûreté à l'abri d'un coup de 
main. 

Le 14 avril 1796, le Directoire exécutif accuse réception 
du plan des lignes de contre-vallation devant Mayence, plan 
que M. de Boisgérard lui a précédemment adressé ; il exprime 
sa satisfaction tant sur ce travail que pour celui que l'auteur 
pourra lui envoyer. Cette lettre est signée de M* Le Tourneur, 
membre du Directoire. 

Un armistice avait été demandé le 21 décembre par 
l'Autriche, et accordé par le général Jourdan. Cependant, il 
est blâmé parle Directoire. Eh I si les membres de ce Direc- 
toire avaient vu l'armée française luttant contre la misère^ la 
famine, la désorganisation et même la trahison, ces maîtres 
de la France auraient-ils ainsi lancé leur amère censure ? 
Les officiers étaient alors trop heureux de se procurer les 
vivres et l'habillement des soldats. L'armistice cessait de 
plein droit le 30 mai 1796. 

Boisgérard est déjà revenu sur les bords du Rhin. Nous 
voici arrivé à la partie la plus bri]lante,la plus importante de 
ses services militaires et de sa vie. Nous voulons parler des 
campagnes de 1796 et 1797. Là est son plus beau titre de 
gloireJ On ne peut que regretter le défaut de précis historiques 
sur les deux passages du Rhin et sur la défense de Kehl, à 
laquelle notre jeune commandant a pris une part si directe, 



34 

si gavante et si active. Venez, ombres vénérables de Moreau, 
de Desaix et de Marescot^ qui Favez commandé ; venez» 
Legrand-Mollerat, Sabalhier, Lemaitre^ André, et tant d'autre» 
qui Tavez accompagné, venez rendre hommage à ses talents, 
à sa haute intelligence, à la hardiesse de ses concepiion^ et 
de ses entreprises, à ses hauts faits. Cependant son secrétaire 
a dit et répété que, telle était la modestie de Boisgérard, qu'il 
reversait toujours sur les autres oe qu'il exécutait avec autant 
de science que de bonheur. 

A peine arrivé à l'armée de Rhin et Hoselle, Boisgérardi 
fait à Pichegru, qui en est le général en chef, un rapport sur 
le service et l'utilité du corps du génie (19 mars 1796). Le 
général lui écrit immédiatement : « Je vous remercie dC: ce 
que vous avez bien voulu me communiquer vos idées et votre 
travail ; je serais enchanté que les circonstances me procu- 
rassent encore le plaisir de servir avec vous et de prendre 
communication des projets que votre service, votre instruc- 
tion et votre expérience ne manqueront pas sans doute de 
vous donner à présenter encore. Salut et attachement, signé : 
Pichegru. » 

Dès le 16 mars, il avait adressé un long rapport sur les 
travaux à faire aux lignes de Zurich. 

Il emploie les mois d'avril et de mai à la reconnaissance 
des bords du Rhin ; il étudie le cours et la profondeur du 
fleuve, ses diverses îles, les moyens de les lier entr^lles par 
des radeaux et des ponts volants. Il doit détermineras points 
d'attaque vraie et fausse, et ceux de passage. Le colonel 
d'artillerie Dedon lui est adjoint pour cette mission délicate. 
Là se trouvent avec lui les adjudants-généraux Abatucci, 
Bellaveine, de Caën, Montrichard et autres. Le projet est 
rédigé de sa main. Dans ïa nuit du 24 au 25 juin, quarante 
sept bateaux sont sur les deux bras du Rhin. Boisgérard 
obtient, grâce à son intrépidité, sur deux points différents, une 
communication facile et sûre. L'armée passe le fleuve comme 
sur un pont ordinaire. Il a été sans cesse à la tête des 
ouvriers; il a payé sur les points les plus difficiles de sa 
personne et de ses talents. Aussi, la récompense ne se fait 
pas attendre. Il avait été confirmé comme chef de brigade 
extraordinairement promu le 12 juin 1796, par le ministre 
Petiet (1) ; il est nommé général de brigade du génie le 17 

(i) Le brevet n'est cependant daté que du 29 juin. Le 27 juin, il 



32 

juillet (4). Le général . Harescot avait écrit de Landaw à 
Boisgérard, après le passage : « Je vois par votre lettre, mon 
cher Boisgérard, que s'il y a eu du bien joué^ il y a eu aussi 
un peu de bonheur. Toujours est-il vrai que cette belle entre- 
prise a réussi^ et que vous avez votre bonne part de la gloire 
que l'armée y a acquise. En vous confiant les détails de l'exé^ 
cution, le général en chef savait bien qu'elle était en bonne 
main. » Puis il lui ajoute : « Si des malheurs, que le génie 
de la France écartera sans doute, mais qui cependant sont 
dans l'ordre des choses possibles, amenaient le siège de 
Landaw, vous seriez bien aimable de venir vous y jeter. Je 
vous en aurais une grande obligation. » Recevez mes compli- 
ments sur vos succès, lui écrivait le général Haxo (3 juillet 
1796). Vous voilà en bon chemin pour aller à Vienne. 

Tout en désirant vivement son avancement, tout en n'ayant 
négligé aucune des occasions qui pouvaient faire fixer les yeux 
sur lui, il exprime au général Chamberlhac, son ami, comoien 
il se trouve encore « jeune pour le grade de général de bri- 
gade qui vient de lui être confié. » Il écrit aussi dans ce 
sens à sa famille. C'est presque de la répugnance qu'il éprouve 
à accepter ce grade que d'autres ont mériié comme lui. Le 
Directoire ne veut point agréer son refus, attendu que per- 
sonne n'est plus fait pour obtenir ce grade et ne l'avait mieux 
mérité que lui. Son ami Pascal Valiongne lui écrit encore 
(17 sepl(}jgabre 1196). « Je vois avec plaisir, mon cher Bois- 
gérard, qne vos utiles et constants services ne restent pas 
sans récompense. Je reconnais votre modestie dans votre 
hésitation à accepter le grade de général de brigade. Je n'en 
suis que plus porté à vous engager à le faire. Je crois que 
vous pouvez vous acquitter dignement de vos nouvelles obli- 
gations. y> 

Cette espèce de contradiction s'explique par une timidité 
naturelle, par une simplicité d'habitudes, par la crainte de la 
représentation, et par l'importance des afl^aires qui l'éloigne- 
ront de ses études favorites. S'il se décide, c'est dans le but 
de plaire et d'être ulile à sa famille ; c'est avec Tespérance de 
semer sa carrière d'actes glorieux. 

avait envoyé au Directoire le plan du passage si heureusement-^ 
réalisé. Garnot en accuse réception le 4 juillet. 

(!) Victoires et conquêtes. La nomination avait été faite par le 
ministre Pétiet. 



33 

Aussi, étudiant les résultats probables de la guerre, il a com- 
pris rimportance des forts de Kehl et de Huniogue. Il a fait 
à ce sujet des ouvertures au général en chef (4 juillet et 9 
août 1796). En cela, il se rencontrait tout à fait avec Moreau, 
qui lui donna Tordre de fortifier Eehl et de rétablir la tête du 
pont d'Huningue. Cette confiance le toucha plus vivement 
encore que le nouveau grade qui lui avait été conféré. 

Cependant Tarmée s'avance en pays ennemi. Boisgérardla 
suit sans cesser de diriger, du moins par son active corres- 
pondance, les travaux de Kehl et d'Huningue. On lui confie 
la reconnaissance de quelques places, notamment de celle 
dlngolstadt (4). Les rapports du nouveau général ne sont pas 
favorables à cette opération. On essaye néanmoins de s'em- 
parer de la tête du pont qui couvre cette ville, à gauche du 
Danube. Le mauvais succès de celte tentative prouve que le 
général a vu avec précision (4 septembre 1796) (2). 

Après de glorieuses affaires, les deux armées de Sambre et 
Meuse et de Rhin et Moselle sont coupées par Tennemi. 
Moreau, nouveau Fabius, commence (31 août) cette savante 
retraite qu'il sait illustrer par de véritables succès. Toutefois» 
un parti de sept à huit mille Autrichiens attaque et prend 
Kehl, mal défendu par des soldat inhabiles, tirés des dépôts 
voisins (18 septembre 1796). La 68"« demi-brigade arrive 
inopinément, une action très-chaude s'engage, la ville est 
reprise. 

Le fort est à peine à l'abri d'un coup de main ; mais Moreau 
saura opposer à l'ennemi la résistance la plus vive, la plus 
longue, la plus glorieuse. Desaix, qui doit s'illustrer en 
Egypte et en Italie, Desaix qui payera de sa vie la victoire de 
Marengo, Desaix est chargé du commandement des troupes ; 
Boisgérard a la défense des forts. Toutefois, il est sous les 
ordres du général Ctiamberlhac ; les chefs de bataillon Crétin 
et Dédon lui sont adjoints pour la surveillance des travaux. 
Une partie de novembre est employée à faire des batteries, 
on arme les ouvrages de deux ou trois rangs de palissades , 
encreuse des fossés, on relève des parapets. L'ennemi ouvre 
la tranchée dans la nuit du 21 au 22 novembre. Une sortie 



(1) 19 fructidor, an IV. 

(2) De nombreux documents et plusieurs lettres sur cette affaire 
sont la possession de la famille du général de lioisgérard. 

1868. 5 



34 

générale de la place n'a pas tout le succès désirable. Il serait 
curieux de citer, en partie au moins, la correspondance active 
commencée dès le 27 de ce mois. Nous terrions avec peine 
que les troupes ne pouvaient pas fournir les hommes néces- 
saires. Les volontaires surtout refusaient leur concours aux 
ofl9ciers du génie, qui seuls se font conscience de leurs 
devoirs et se montrent toujours irréprochables. Mais que 
d'éloges nous donnerions au commandant Frédéric Blondel, 
qui, n'ayant point assez dé soldats, offre de prendre la pioche 
avec tout ce qui lui reste de monde; les ouvrages sont défen- 
dus pied i pied. Ne s'en rapportant pas à ses seules lumières, 
Boisgérard consultait surtout Marescot sur les moyens de 
reculer la perte de la place. Ce général, qui commande alors 
à Landaw, lui donne des félicitations, et reconnaît, le 28 
décembre, Timpossibilité d'une plus longue défense. « Ce 
long siège a dû vous faire éprouver bien des fatigues, mais, 
^à coup sûr, il vous fait beaucoup d'honneur. r> Cependant, 
Kehl tient encore; mais, bientôt tout vient à manquer, une 
résistance prolongée est impossible. L'honorable capitula- 
tion du 9 janvier 1797 livre des monceaux de ruine aux 
Autrichiens étonnés de tant de valeur. Ils avaient perdu plus 
de six mille hommes. Le général Desaix avait reçu ordre de 
traiter. 

Du côté des Français, dit la relation de Boisgérard, il avait 
été tué 44 officiers, 609 soldats, 29 charretiers, total 682 
hommes. On comptait parmi les blessés 4 34 officiers, 2,884 
sous-officiers et soldats et 12 voituriers, en tout 3,030 hom- 
mes. Il n'y avait eu que 169 prisonniers, dont 6 officiers. 
Parmi les munitions de guerre employées à la défense du fort, 
on trouve : 

104,858 boulets-; 
20,648 bombes ; 
1 1 673 cartouches ■ 

573I968 livres de poudre (280,961 kilogr.) ; 
85,444 livres de plomb ; 

106,000 pierres à fusils ; 
99,363 étoupilles; 

117,742 gargousses, etc., etc. 

Les généraux Desaix, Lecourbe, Decaën, DuhesmeetSaint- 
Cyr ont rendu justice à l'incessante activité du général de 
Boisgérard pour réparer les ouvrages écrasés par' l'artillarie 



35 

eùtiemi^, et pour opposer des i^essources ttouvelles à des 
besoins imprévus et tonjoursreDaissanls. Les fradçais peuvent 
eoimener tout le maférie?, y eômpris leur artillerie. Bois- 
gérard sait etieore s'ingénier pour ne rien laisser en arriérée. 
Le 10 janvier tout est enlevé, jusqu'aux portes du fort carré 
Le pont de bateaux est replié sur Strasbourg. 

La reddition de Kehl permet aux Autrichiens de reporter 
leurs forces contre la tête du pontd'Huniâgue. La tranchée est 
Ouverte. La capitulation est signée le l*** février !79^. Le 
général Boisgérard a aussi laissé sur éette défense savante 
dès notes précieuses; comme précédemnieut il se plaît â 
dter les officiers qui se sont fait remarquer dans le corps du 
génie. Là, coititbe à Kebl, les Français ne laissent que des 
ruines. 

Quoi qu'il y ait suspension d'armes, il n'est (^ûs encore 
venu le temps de se reposer. L'armée rentre en France et se 
réorganise. Boisgérard prépare un nouveau plan pour un 
second passage du Rhin, il rédige les plaus d'attaque, et 
s'occupe de quelques mémoires. Il voit souvent le général 
Besaix, son contemporain d'âge. Il resserre avec lui les liens 
d'une amitié qu'avaient fait naître les bons rapports du ser- 
vice, l'instruction et une rare intelligence. Besaix lui avoue 
que le siège de Kehl a été pour lui une grande expérience. Il 
n'avait point d'idée précise sur la défense d'une place, sur 
l'organisation et la surveillance de ce service compliqué (19 
janvier 1197). Le 27 janvier ils étudient ensemble les opéra- 
tions du général Bonaparte. Us regardent la rapidité de ses 
marches comme la base de ses succès. Boisgérard pense qu'il 
s^ra le sauveur de la République, tant il sait bien manier 
les hommes et tirer le plus grand parti des moyens ordinai- 
res. Latumreget mquus orbem (Horace). Puis, il sait si bien 
faire partager la*confiancel n'a-t-il pas un génie et une 
fermeté de caractère bien rares î N'est-il pas un véritable 
Turenne ? Nous voudrions reproduire les appréciations de M. 
de Boisgérard sur quelques autres généraux, elles démontre- 
raient combien il était bon et sain observateur, combien il 
avait le coup d'œil sûr ; cela nous entraînerait trop loin. 
Revenons à ses travaux militaires. 

On lui donne Tordre d'établir des ponts-radeaux d'après 
un système qui lui est particulier. Ces ponts, qui seront 
terminés au mois de septembre 4 797, serviront aux eommu- 



36 

nications entre les diverses fortifications des nombreuses tles 
du Rhin, près de KehI. Puis, il a tant eu à se plaindre de 
l'indiscipline des troupes, qu'il s'occupe avec soin de la 
rédaction d'un règlement de campagne, chose nouvelle, chose 
importante, après l'époque de désordre que l'on vient de 
traverser. Il veut que les troupes soient exercées tous les 
jours, qu'elles donnent l'exemple d'une bonne conduite. La 
conduite, il y tient beaucoup, et, sous ce rapport, la sienne a 
été et sera toujours irréprochable. S'il tient à un régime 
sévère, il veut aussi que le soldat jouisse de tout le bien-être 
possible. Il obtient donc pour lui un supplément de solde, et 
des gratifications pour celui qui, étant détaché au milieu 
du pays ennemi, ne peut se suffire avec sa simple solde. 

Voici que va commencer la sixième grande campagne sous 
la .République. Tout est prêt pour un nouveau passage du 
Rhin. Trois attaques simultanées doivent avoir lieu. Un 
succès complet nous est réservé; Kehl et Offembonrg sont 
pris. Marescot et Boisgérard, que réunit déjà l'amitié la plus 
étroite, sont chargés, d'un accord commun (1), de presser la 
construction du pont. Dans les mémorables journées du 20 
et du 21 avril, les Autrichiens ne perdent pas moins àB 
quatre à cinq mille hommes et de vingt canons. La corres- 
pondance relative à ce glorieux événement commence le 1 4 
mars. Parmi ces lettres il s'en trouve une signée Le Tour- 
neur; la voici : « L'époque du passage du Rhin au premier 
floréal sera toujours, citoyen général, aussi glorieuse pour 
l'arme du génie dans laquelle vous occupez un grade élevé, 
que mémorable dans les fastes de l'audace républicaine. Le 
Directoire connaît tout le prix du service que vous avez 
rendu à l'armée du Rhin et Moselle, dans cette circonstance, 
par l'activité de vos travaux et l'habileté des reconnaissances 
militaires que vous avez dirigées. Je vous offre avec un 
intérêt bien légitime le témoignage de sa satisfaction. » 
(24 mai 1797). En effet, ce passage du Rhin, fait en plein 
jour, en présence de l'ennemi, est de tous les passages célè- 
bres celui qui a obtenu le plus d'éloges. 

Des convention^) préliminaires de paix sont signées le 15. 
Un armistice sur le Rhin a lieu le 23. Boisgérard, rendu au 



(1) Le 19 mars 1797, le général Marescot écrivait à Boisgérard. « Je 
suis enchanté de faire une campagne avec vous . » 



37 

repos, revient à Strasbourg, où il consacre ses courts loisirs 
à cultiver ses connaissances, à en acquérir de nouvelles. A 
la suite des fatigues de Thiver il tombe malade. « Cet acci- 
dent, dit le général Pascal Valiongue, lui fait sentir le prix 
de Texislence. 11 travaille avec ardeur à mûrir ses talents 
par Tétude. Il profite du séjour des généraux Desaix, 
Moreau, Reynier, Sainte-Suzanne et Saint-Cyr à Strasbourg, 
pour avoir avec eux de fréquents entretiens* sur Tart mili- 
taire. Une fois placé par ces grands praticiens aux bons 
points de vue de la carrière des armes, il fait une pose pour 
donner le temps à sa pensée de rectifier les idées qu'il avait 
conçues lorsqu'il se trouvait dans une sphère plus étroite. 
Son esprit, bien nourri de connaissances militaires, et dégagé 
des soins dn service de détail, se reporte vers les sciences 
et vers les arls. On trouve tout à la fois sur sa table, des 
ouvrages d'économie politique, des recherches sur l'histoire 
naturelle et sur l'hygiène, la chimie de Fourcroy, un traité de 
tactique, un ouvrage sur la langue universelle, etc., etc. 
Ennemi des sociétés brillantes et n'ayant pas dégoûts frivo- 
les, il se livre aux charmes de l'amitié, s'entoure d'hommes 
pensants. Jusque-là il a vécu simplement; il sent que sa 
position demande une autre manière d'être. Il soigne sa 
représentation. En traitant honorablement les officiers qui le 
visitent et ceux qui font sa société, il développe une sorte de 
générosité qui parait alors aussi naturelle en lui que l'avait 
été l'économie dont il faisait profession quand il n'était encore 
que simple officier. Il cherche. à faire trouver chez lui à ses 
amis le plaisir qu'il reçoit d'eux, et il y réussit, parce que sa 
société offre à la fois de l'agrément et de l'instruction. Les 
négociations de Rastadt sont surtout l'objet de ses méditations 
journalières ; il cherche à en prévoir l'issue. Lorsque, après 
le 18 fructidor (i septembre 1797), quelque refroidissement 
se manifeste entre les puissances intéressées à ce congrès, 
il reprend avec chaleur ses projets d'opérations militaires. 
La paix momentanée de Léoben vient l'arrêter au milieu de 
son élan et le rendre à ses paisibles études et à ses amis. 

Le général Boisgérard écrit purement, sans que l'on puisse 
dire qu'il soit littérateur : s^on style est celui d'un homme 
positif et sévère. Il n'est point indifférent aux charmes de la 
poésie, mais il ne semble pas qu'il ait jamais fait le moindre 
vers. Des relations de siège, des notes sur les combats et les 



38 

baUitlefi de la Révolntion, des détails sur la marcha des 
corps ennemis, la stratégie, des réflexions sur les projets 
et les ressources des ennemis qu'il combat avec énergtei telle 
est la nature de ses travaux 1 Tel est son goût 1 Ne pourraitr 
on pas voir dans ces études d'abord le besoin de satisfaire à 
ses devoirs, puis le désir de se rendre digne de la carrière 
qu'il a entreprise, qu'il aime avec passion, dans laquelle il 
veut parvenir ^et faire une noble route. C'est l'opinion de 
Desaix sur son ami, de Desaix qui devra si peu lui survivre, 
de Desaix qui, comme lui, mourra les armes à la main pour 
l'honneur, pour la gloire de son pays. Oh I si Boisgérard eût 
vécu, que d« matériaux précieux n'eût-il pas amassés I Ses 
connaissances élevées, de plus en plus développées, ne l'eus- 
sent-elles pas placé à côté de ce que la France compte de 
plus illustre ? Ne pourrait-on pas dire de*lui avec Virgile : 

Heu! miserande puer, si quà fata aspera rumpas, 
Tu Marcellus erlsî 

Dès le premier février 1797, Boisgérard avait été nommé 
commandant en chef du génie. Il a remplacé son ami de 
Chamberlhac. Au mois de septembre il donne un projet 
complet pour la fortification et la défense de Kehl et des 
nombreuses îles du Rhin qui avoisinent ce fort. Ce projet 
est adopté et mis aussitôt à exécution. Le @I9 octobre (4), il 
fait connaître au général Desaix le notable avancement de 
ces travaux presque gigantesques; dès le 10 novembre ils 
peuvent recevoir une partie de leur armemeat. C'est ainsi 
que sont utilisés, dans une sage prévision, les instants de 
paix pour faire face aux besoins dés guerres qui peuvent,* qui 
doivent surgir : Sii^ispaeem^para Ae//um. Des sommes assez 
coDsidérables avaient été mises à la disposition du général. 
Le chef de bataillon Marion en avait tenu avec ordre la 
comptabilité. Le ministre reconnaît l'exactitude des comptes 
et donne des édoges au zèle du chef, à celui du comptable (27 
janvier 1798). 

Le 12 décenibne (ii frimaire, an VI), l'armée d'Allemagne 
o&t divisée en deux. Le Directoire donne à notre général le 
>cfMMaaiiAemefit en chef du génie k l'armée de Mayenee. Mais 
il s'a point encore oomplétié ses opérations ; il reste provi- 

(I) DOBiB Jours après le traité de Gampo^Pormio <A7 i>ctriDl«;i9t7). 



39 

soiremeot. Un nouvel arrêté du 10 janvier 1798 lui intime 
Tordre de se rendre, sous les ordres de Marescot, à Tarmée 
que commande Schérer. Retrouver un ancien ami, c'est un 
bonheur pour lui. Le voilà donc en route pour Mayence qui 
a été cédé à la France; pour Mayence, qù il va pour la qua- 
trième fois ; pour Mayence qu'il connaît si bien, et dont il 
doit organiser les travaux. Que de souvenirs pour lui I il 
n'est pas un bastion, pas une motte de terr^ disait-il lui- 
même, qui n*ait été le théâtre de quelque action glorieuse. 
Là, s'est illustré le général Meunier, tué le 13 juin 1790; 
ici le chef de bataillon Gudin, qui deviendra général de divi- 
sion, comte de l'empire et périra dans les steppes de la 
Russie, au moment oîi il va recevoir le bâton de maréchal; 
plus loin le capitaine Verrin qui laissera sur Mayence des 
mémoires curieux. C'est avec ces héros qu'il a défendu la 
place. Nous avons la correspondance de Boisgérard du 22 
janvier au 16 février, laps de temps pendant lequel il est 
resté à cette armée. Bientôt, il est nommé à l'armée d'An- 
gleterre, à cette armée que commande en chef le vainqueur 
de Tltalie, à cette armée créée dans un but secret tout autre 
que le but apparent. Il doit travailler à la défense des 
frontières nouvelles de la France agrandie (1). C'est tout un 
système à créer. Envoyé d'abord à Rennes, il doit y réunir son 
état-major (2), puis il est transféré à Boulogne (11 mars), 
où lui est donné le commandement du génie pour l'aile 
droite. Il continuera les travaux que le général Cafarelli du 
Falga dirige dans le port de Boulogne. Une décision minis- 
térielle du 28 mars 1798 le charge, en outre, de la réorgani- 
sation de tous les bataillons de sapeurs. C'est un véritable 
amalgame. On veut faire des soldats à la romaine, propres 
également au service de terre et à celui de mer ; ils manie- 
ront la rame comme la hache et la carabine, étudieront les 
manœuvres des vaisseaux et se familiariseront avec les 
dangers de l'océan. « Je vous observe [sic), lui écrit le Mi- 
nistre, que c'est sur la demande du général Buonaparte (3) 
qiuejevous ai choisi sous ce rapport votre résidence à 



(i) Lettre du Ministre* 

(2) Lettre du général Marescot du 2? février 1798 (10 ventôse). 
(5) C'est ainsi que se trouve éerit le nom du futur Empereur des 
Fcaoçais sur la plupart des titres et des médailies de 1707* 



40 

Boulogne ne peut contrarier ses vues. J'étais encore 

porté à vous choisir par la connaissance que j'ai de votre 
zèle, de vos talents et de l'intérêt que vous portez aux batail- 
lons de sapeurs, intérêt qui doit leur être avantageux, au 
moment où on les réorganise. » Les registres de la corres- 
pondance relative à cette réorganisation s'étendent du 29 
mars au 3 août. Ils contiennent plusieurs rapports adressés 
directement ati futur chef de TEtat. Ce service, tout pénible 
qu'il est, n'interrompt point les autres travaux du général, 
ni les études spéciales que semble nécessiter la guerre qui 
se prépare. Rien de ce qui est beau, rien de ce qui est utile 
ne lui est étranger. Il relève les quais du port enfouis dans 
le sable, fait creuser le canal, rend la confiance aux anciens 
corsaires, fait des mémoires sur le commerce de Boulogne, 
etc. On le voit diriger des reconnaissances sur le littoral de 
l'Angleterre, notamment vers le comté de Kent (juin 4798). 
Le lougre VEnjôleur est en marche continuelle sur les côtes 
de France, et prolonge sa course «ouvent jusqu'à Flessingue. 
Les dépenses de cette armée sont l'objet d'un conflit entre le 
ministre de la marine et celui de l'intérieur. L'amiral Brueis, 
qui conduira si heureusement Bonaparte en Egypte, se refuse 
à lout nouvel ordonnancement jusqu'à ce que les comptes 
soient vérifiés et opérés. C'est un surcroît pour Boisgérard. 
Il serait difiicile de suivre cet actif général dans le détail 
de ses occupations multipliées. Cela n'ajouterait rien à son 
mérite. Là, quoiqu'il ne s'agisse plus de sièges, il est, comme 
toujours, l'homme du travail ; il tient surtout à ne pas démé- 
riter auprès des nombreux généraux avec lesquels il est en 
rapport continuel. Et quels sont ces généraux? Parmi les 
dix-huit généraux de division désignés sont MM. Berthier, 
Dumas, Marescot, Kleber, Gouvion Saini-Cyr, Lefèvre, Cham- 

fâonnet, Masséna, Serrurier, Victor, Brun, Baraguey-d'Hil- 
iers, Dallemagne, Duhesme, Grenier, etc., etc. Parmi les 
quarante-sept généraux de brigade on compte MM. Chasse- 
loup-Laubat, Caiarelli-du-Falga, Lannes, Bampon, Lanusse, 
Dessoles, Davout, De Caen, Thureau, Lecourbe , Oudinot, 
Vandame, Soult, Bichepanse, Ney, Kellermann, Murât, de 
Mont-Richard, etc., etc. 

Cependant, on s'est plaint au Ministre que Boisgérard, ex- 
noble, parait mériter que Ton examine son civisme. On doit 
lui recommander de traiter avec plus d'égards et d'honnêteté 



il 

les officiers du génie placés sous ses ordres. Son ton de 
rudesse, de hauteur, de mépris, pourrait nuire au service. 
« Vous donner connaissance de cette note, écrit le Ministre, 
c'est, citoyen général, vous constituer votre propre surveil- 
lant, et appeler votre attention sur vous-même, afin de ne 
donner à la malveillance aucune prise sur vous. » Cette 
dénonciation était calomnieuse. Une apparence de rudesse 
n'est qu'une excessive sévérité. Aussi la justification du 
général est-elle facile. (Lettre du 23 mai — réponse du 1 1 
juin.) 

Le Directoire, qui avait redouté l'éclatant apprentissage de 
la domination politique fait par Bonaparte, micat inter omnes 
jtilium sidus, lui avait proposé une descente en Angleterre. 
Mais, aux yeux du vainqueur de l'Italie, elle n'est qu'un 
leurre chimérique. Le héros de la grande nation ira, autre 
César, fonder une colonie, un empire nouveau dans TEgypte. 
L'armée part le 19 mai. Cette expédition contrarie toutes les 
vues, tous les projets de Boisgérard. Il n'a plus qu'un désir 
alors : retourner sur le Rhin, dont il a si bien étudié le cours. 
Il sollicite cette faveur; il obtient même un ordre du ministre 
Schérer (31 août 1798) (1). Il doit se trouver sous la direction 
de Harescot, n'est-ce pas un bonheur pour lui ? Il est encore 
à Boulogne le 19 septembre. Nous le rencontrons à Paris le 
13 octobre. Il fait au ministre divers rapports écrits et ver- 
baux sur Boulogne. Déjà, il a été nommé général en chef du 
corps du génie à l'armée cisalpine, il doit se rendre à Milan, 
puis à Rome (S). En vain, il sollicite un changement; il est 
refusé. Comme fiche de consolation, il lui est permis d'aller 
passer quelques moments dans sa famille. Il y a si longtemps 
qu'il ne l'a vuel c'est pour lui un si grand bonheur! 

Au milieu des siens, au milieu des anciennes connais- 
sances de son père, il voudrait rester inconnu : c'est le vœu 
de sa modestie. Il redoute les félicitations et cependant la 
maison paternelle ne désemplit pas. Laissons parler sur ce 
dernier séjour à Tonnerre M. Houdouart. ingénieur en chef et 
législateur, qui le voit souvent: « Il me parut que sa passion 
dominante était la gloire et le désir de commander une 

(1) Cet ordre est sigiié du ministre Pétiet. 
(3) Ce second ordre est signé Drouas, générât de brigade, attaché 
au ministre. 



42 

arméa en chef. Il en concevait les moyens plus faciles et 
plus prompts en passant dans la ligne, où il aurait été de 
suite général de division. Il se proposait de réaliser ce projet 
dès qu'il serait en Italie. La vie militaire lui plaisait par 
dessus tout. Il était sévère pour les autres parce qu'il Tétait 
encore plus pour lui-même. Il n'était point pour cela privé 
de sensibilité; il en a donné souvent la preuve dans ce 
dernier voyage. Jamais il n'a été plus aimant qu'à cette 
époque; sa mort lui paraissait comme un événement vrai* 
semblable. Aussi a-t-il voulu réunir sa famille tout entière 
avant de la quitter. Sa plus jeune sœur était absente; il prit 
la poste, alla passer deux jours avec elle. Puis, après avoir 
laissé à chaque membre de sa famille quelques cadeaux en 
souvenir, il fit ses adieux, laissant tout le monde dans la 
douleur, et soumis lui-même à une vive émotion. » 

C'est le 16 novembre 1798 (26 brumaire) que Boisgérard 
s'éloigne de Tonnerre pour la dernière fois. Nous avons le 
journal de ce voyaye, journal curieux, qui prouve une fois 
<le plus son goût pour la science et son désir de s'instruire. 
Il contient des détails intéressants sur Constantinople et sur 
le3 Turcs. Fressé, pour rejoindra, son voyage se fait souvent à 
franc étrier; car l'armée française, semblable à la foudre qui 
frappe les montagnes, ou aux tempêtes qui ravagent les 
plaines, vole de succès en succès. Il ne l'atteint que sous 
les murs fatals de Gapoue. Son secrétaire n'a pas pu le 
suivre. Il ne le rejoint que le 7 janvier, le lendemain de sa 
blessure. C'est à cet officier que nous devons les tristes 
détails de cette circonstance déplorable. 

Oninze mille Français avaient détruit une armée de quatre- 
vingt mille Napolitains, secondés par l'insurrection générale 
des habitants et protégés par nombre de villes toutes ceintes 
de bons murs. Le général autrichien Mack s'était jeté dans 
Capoue avec trois mille hommes, reste d'une florissante 
arm4e. Un camp retranché avait été établi devant cette place. 
Le général Boisgérard en avait fati la reconnaissance et pro- 
posé l'attaque ; mais cette opéraiioUt différente de celle qu'il 
avait en v«e, nous coûta inutilement cinq à six cents 
hommes. Boisgérard, indigné de voir une armée victorieuse 
arrêtée par les débris des vaincus, propose au général Ch;Am- 
moMet de passer le Yoltume, de rejeter rennemi tout entier 
dans Capoue, et de faire le siège en règle de la place» avec 



43 

la nombreuse artillerie de GaKte (4). Il se charge de la recon^ 
naissance du fleuve, pari avec un bataillon de ia trentième 
demi-brigade (environ 250 hommes), se porte au-delà des 
avant-postes, remonte le fleuve jusqu'à cinq lieues au-dessus 
de Capoue, s*empare de Caiazzo, petite ville à deux portées 
de canon du Volturne, et défendue par une bonne muraille. 
Pendant qu'il fait reposer sa troupe, il rédige son rapport, 
renvoie au général. Des instructions précises sont données 
au c1ief de bataillon pour éviter toute surprise, reconnaître 
la place, et suivre, au besoin, telle ligne de retraite. Mais 
des trois portes de la ville, le commandant n'en reconnaic 
que deux ; il ne se garde point sur ses dernières. Et, triste 
fatalité t Boisgérard habitué, même dans les circonstances 
peu importantes, à tout vérifiir lui-même, néglige de le 
faire. Abimé de fatigues, il se jette sur un lit. Il est dix 
heures du soir; tout à coup Tennemi, au nombre de deux 
mille hommes, passe le Yoitaroe. Le commandant prévient et 
rassure le général. Nous sommes en mesure, dit-il. Mais 
l'ennemi de pénétrer par la porte non gardée, de se rendre 
mattre de la ville, c'est l'affaire d'un moment. Le bataillon 
français sort en désordre ; Boisgérard le suit en frémissant ; 
le lieutenant du génie Jarry l'accompagne; il rejoint, à quel- 
ques portées de fusil de la place, la colonne qui, protégée par 
l'obscurité, marche sur la voie de retraite indiquée à l'avance. 
Le change est donné à l'ennemi ; la poursuite se fait dans la 
direction de Capoue et de Piedemonté : Boisgérard est donc 
à l'abri de tout danger. Dans ce moment même un armistice 
£0 conclut à Capoue, qui capitule le 10 janvier. 

Victime une première fois de l'imprévoyance du comman- 
dant, le général veut cette fois s'assura lui-même de l'ar^ 
rihre garde. Quelques soldats ne se sont-ils pas attardés? Sur 
son ordre ks grenadiers s'arrêtent, la colonne revient sur 
ses pas; Boisgérard, avec septjgrenadiers et le lieutenant Jarry, 
retourne vers la porte de la ville. Quelques Napolitains don- 
nent l'alarme ; il marche résolument à eux, la baïonnette en 
avant. Une décharge part ; les sept grenadiers sont tués, le 
général reçoit en pleine poitrine une balle qui lui traverse le 
corps. Jarry, resité se«l, le soutient. Après une longue fai- 
blesse, Boisgérard revient à lui. Où suis-je? demande-t-il, 

(1) Gfiêie avait été prie le 3 janvier par le général Aey. 



ii 

Jarry veut en vain le calmer, le conduire dans un couvent 
voisin. Mais le sang l'étouffé ; je suis blessé au cœur, dit-il 
d'une voix éteinte. Il retombe, Jarry le croit mort. Désireux 
d'éviter les Napolitains qui sortent de Caiazzo, il rejoint, non 
sans peine, la colonne et lui annonce prématurément la 
triste nouvelle de la mort du général. 

Après deux heures d'une nouvelle faiblesse, Boisgérard 
se lève , veut rejoindre la colonne , se trompe de route , 
et se dirige sur Capoue. Il fait encore une lieue, puis il 
tombe à la porte d'une petite chapelle. Deux de nos grena- 
diers égarés le reconnaissent. L'un deux, assure-t-on, est 
de Tonnerre. Ils le prennent dans les bras, veulent le 

t porter à la ville. Des soldats napolitains, dits Camisotes, 
es aperçoivent, font feu, les tuent, s'emparent du général, le 
maltraitent, le dépouillent avec une telle violence que la 
douleur lui arrache des cris. Un oflScier supérieur napolitain 
est attiré par cet appel. Boisgérard se fait connaître. Il se 
trouve en présence de l'un des officiers que la cour de Naples 
avait envoyés, en 1790, à l'école de Mézières. Celui-ci veut le 
conduire à l'évêché de Caiazzo, mais le désir d'être repris 
par les Français lui fait demander un couvent voisin. 

Ces tristes événements s'étaient accomplis le 6 janvier 
1799. 

Cet officier, qui arrache Boisgérard à ses bourreaux, est 
le chef de bataillon du génie Constanzo (1). Il lui prodigue 
les soins les plus affectueux. Il a donné sur l'affaire de 
Caiazzo une relation toute différente de celle que nous avons 
rapportée. Le général n'aurait point été surpris ; il aurait été 
obligé de se retirer devant une force supérieure. Regrettant 
de ne pas avoir disputé le terrain, il se serait rapproché de 
la place, aurait fait deux premières attaques infructueuses, 
et aurait été blessé à la troisième. Quelle que soit la vérité, 
elle est à la louange du général. 

La jeunesse, la sobriété habituelle et la bonne conduite, 
un fort tempérament l'auraient peut-être sauvé. Mais une 
grande perte de sang, mais les mauvais traitements des 
soldats qui l'ont dépouillé, mais l'inexpérience de l'officier 
de santé, et, disons-le, les fatigues de toute sorte, surtout 

(1) Le rapport sur rafifâiro de Caiazzo et quelques papiers que 
le général avait sur lui furent remis au commandant Constanzo. 



45 

celles occasionnées par Tétude des sciences abstraites (4), 
tout aggrave sa position. Il veut cependant annoncer lui- 
même sa blessure à sa famille. Dans un mot à peu près illi- 
sible, il cherche à lui donner de Tespérance. Plus tard (3), 
près de ses derniers moments, il fait écrire à son ami Hou- 
douart par son secrétaire. Depuis, son existence n'est plus 
qu'une longue agonie, exempte de grandes douleurs tant il 
est faible. A-t-il quelques instants lucides? il croit à son réta- 
blissement. Dans son délire, il est tout militaire, voitRampon 
à Montenotte après le passage de Lodi, parle de Kehl, donne 
des ordres pour en prolonger la défense. Il s'éteint enfin, le 
8 février 1799 (2< pluviôse an VU], après avoir perdu un 
poumon. Son plus jeune frère l'avait suivi en Italie ; il ne l'a 
point quitté pendant 5a maladie (3). 

Ainsi disparait un brave, un général vertueux et instruit, 
à la fleur de l'âge, au moment où la paix est conclue (i), 
devant une bourgade obscure, sous les coups de lâches sol- 
dats, sans utilité pour l'état, sans gloire pour lui-même; c'est 
du moins en donnant une nouvelle ot dernière preuve de 
valeur. Il n'avait que trente-deux ans. Que d'espérances 
ruinées par ce coup fatal I 

Le 1 SI février, le général en chef Championnet, qui lui- 
même ne doit survivre que de quelques mois (5), écrit à M. de 
Boisgérard le père. Il veut lui annoncer la mort de son fils, 
lui donner des consolations, s'il en est pour un père qui se 
sépare violemment de ses plus chères affections. « L'armée^ 
lui dit-il, perd un de ses défenseurs les plus braves, les plus 
instruits, et moi l'ami le plus sincère. » 

Longtemps après, le 10 mai 1814, le comte de Marescot, 
devenu premier inspecteur général du génie, écrit à M. de 
Boisgérard père : « J'aimais beaucoup Monsieur votre fils. 
C'était un homme d'un très grand mérite et fait pour 
arriver à tout. Je l'ai vivement regretté, car je crois qu'il 
était mon ami. » 



(1) Rapport de rofficier de santé. - 

(2; Le 24 janvier 1799. 

(5) Jean Baptiste de Barbuat du Plessis, sous lieutenant de hus- 
sards, âgé de moins de dix neuf ans. Il devient aide de camp de 
Davout, lieutenant de grenadiers dans la garde du premier consul, 
et meurt le 24 mai 1803. 

(4) Capoue avait capitulé le 10 janvier et Naples le 25. 

(5) Championnet mourut au mois de décembre 1799. 






46 

De pareils témoignages ne sont pas suspects. 

Nous avons de M. Adrenier, directeur du dépôt des fortifi- 
cations, une note qui résotne tout ce que nous avons dit en 
général de Boisgérard. « Il était d'une taille médiocre (1 m. 
696 mil.) Sa physiononoie, assez régulière, était remarquable 
par une teinte habituelle de sévérité. Il avait les yeux enfon- 
cés et perçants, fronçait ordinairement le sourcil, avait les 
cheveux roux, les portait courts et sans poudre. D'une sauté 
robuste, d'une activité infatigable, il était dans le service 
d'une sévérité un peu outrée; la moindre omission était 
considérée à l'égal d'une faute grave. Le relâcfaement de la 
discipline, à cette époque, contrariait sa disppsition à pnnir. 
Cependant, il était juste èl droit, ne réprima'ndait jamais à 
tort et savait applaudir au zèle. Il détestait surtout la flatte*^ 
rie. Intrépide au feu, il aimait à juger l'effet du danger sur 
ses camarades; la moindre émotion de leur part encourait 
son mépris. Dur à lui-même, il restait insensible aux priva- 
tions. Sa conversation n'était pas sans agrément ; parfois elle 
était mordante et ironique. Sans être gai, il aimait la gaité 
des autres. Détestant les détours, il permettait la discussion 
même à ses subordonnés ; mais il ne cédait jamais dans le 
premier moment. Pourtant, le général de Boisgérard avait 
l'estime de tous ceux qui servaient avec lui. On doit le con- 
sidérer comme un homme probe et loyal, comme un mili- 
taire intrépide et éclairé. » 

Il reste du général de Boisgérard une partie de sa corres- 
pondance consignée dans dix registres, un mémoire sur le 
génie militaire, un autre noT) terminé sur les travaux de ce 
corps, un mémoire sur les ingénieurs géographes, un long 
rapport sur les compagnies d'ouvriers instituées à Mayence 
pour la paix et pour la guerre, plusieurs mémoires et jour- 
naux sur les sièges les plus remarquables pendant la Répu- 
blique, Mayence, Charleroy, Kelh, Yanlo, etc., un exposé 
sommaire sur la nature des diiférenis pays situés près de la 
rive droite du Rhin, de Bâie à Coblentz, etc. 

Outre la correspondance officielle, sa famille a conservé 
nombre de lettres affectueuses et amicales de plusieurs per- 
sonnages éminents de l'époque, entre autres des généraux 
Andreossi, Bachelu, Cafarelli-du-Falga, de Chembarlhac, 
Championnet, de Chasseloup-Laubat, Clémencet, Davout qui 
lui donne des détails sur la prise de Malte (9 juin 4798), 



47 

comte de Caen, Desaix qui était du même âge que Boisgé- 
rard, vicomte Dode de la Brunerie, Ferry, Haxo, Kleber, 
comte Marescot, Saint-Hillier, Pascal-Yallongue, etc^, etc. 

La vie de ce général a donc été toute militaire. Ses servi- 
ces furent toujours d'une grande utilité ; il eût été parfois 
difficile de le remplacer. Si Ton ne rencontre pas chez lui 
ces traits éclatants qui créent une haute réputation, il ne faut 
en accuser que les circonstances et peut-être Tarme à laquelle 
il appartenait. Son nom, cité souvent dans les Victoires 
et Conquêtes, cité deux fois au moins dans la mémorable 
histoire de la Révolution française^ par Thiers, son nom, 
dis-je, ne mérite pas moins d'avoir place auprès de tant 
d'hommes généreux, illustres défenseurs de la patrie. N'ou- 
blions pas Mayence, les deux passages du Rhio, ni la défense 
énergique de Kelh. Ce général pourra servir encore d'exemple 
aux jeunes officiers. C'est un savant modèle^ un modèle où 
ils trouveront instruction, capacité, haute intelligence, acti- 
vité, délicatesse, dévouement, honneur intègre et bravoure. 

L. LE MAISTRE, 

Chevalier de la Légion d'honneur. 



PIERRE-ALEXANDRE SOMMIER. 



V Annuaire de l'Yonne est une galerie destinée à con- 
server à rhistoire non seulement les monuments du passé, 
mais encore le souvenir de tous les hommes qui, à quelque 
degré de Téchelle sociale qu'ils aient vécu, se sont signalés 
par leurs vertus, leurs talents ouieurs bienfaits, et ont ainsi 
mérité d'échapper à Toubli. 

A ce titre il est un homme, modeste entre tous, qui trouve 
sa place dans cette galerie. Cet homme, c'est M. Sommier. 

M. Alexandre-Pierre Sommier, originaire de Villeneuvesur- 
Yonne, ancien juge au tribunal de commerce de la Seine, 
administrateur du Comptoir d'escompte, chevalier de la 
Légion d'honneur, etc., etc., est décédé à Paris, le 4 janvier 
1867, en son hôtel, rue de l'Arcade, 22, âgé de 64 ans. 

M. Sommier était un des grands industriels les plus consi- 
dérés et les plus riches de Paris. 

Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 7, à la Madeleine, au 
milieu d'un immense concours de personnes de toutes condi- 
tions et que la vaste enceinte de l'église pouvait à peine con- 
tenir. 

Le deuil était conduit par M. Alfred Sommier, fils de l'ho- 
norable défunt, et par M. Ernest Leroux, son gendre. 

Une députalion de la ville de Villeneuve-sur- Yonne était 
dans le cortège, pour rendre les derniers devoirs à son hono- 
rable et généreux concitoyen. 

Les paroles prononcées sur la tombe de M. Sommier par 
M. Bonneville de Marsangy, membre du Conseil général de 



49 

TYonne, retracent la vie de cet homme de bien, courofinée 
par un acte de bienfaisance qui éternisera sa mémoire: 

« Permettez-moi, Blessieurs, de vous arrêter un instant 
encore près de cette tombe où se pressent taivt d'affections 
et de regrets, et de venir, comme représentait du canton ûq 
YilIeneuve-sur-Yonne et au nom de la députation de sa ville 
natale, signaler à votre sympathique admiration un des 
derniers traits de la noble vie du brave et généreux ami que 
nous pleurons. 

« Sommier était né en 1802, à Yilleneuve-sur-Yonne. A 
rage de 17 ans, il quittait cette commune, et, sous les aus- 
pices d'un frère af né, il parvenait, à force de travail, de probité 
et d'intelligence, à se créer une place considérable dans Tune 
des plus importantes et plus fructueuses industries de la 
capitale. Et bientôt sa fortune s'élevait au niveau de l'im- 
mense considération dont il jouissait. 

« Toutefois, Messieurs, ni les splendeurs de sa légitime 
opulence, ni les préoccupations des affaires ne lui avaient fait 
oublier sa petite ville, qui s'enorgueillit de lui avoir donné le 
jour, celle au sein de laquelle il avait puisé ces saines notions 
de devoir et d'honneur qui font les âmes droites et fortes. Il 
aimait à y revenir, visitant avec bonheur les lieux où s'était 
passée sa jeunesse, marquant chacune de ses pieuses visites 
par des bienfaits cachés, et réclamant comme une faveur 
qu'on voulût bien, quoique absent, l'associer à tout ce qui 
était fait dans l'intérêt des pauvres. 

« Mais, Messieurs, ces actes journaliers d'une inépuisable 
bienfaisance ne pouvaient satisfaire l'âme grande et généreuse 
de Sommier. Il lui fallait faire plus. 

« De concert avec sa digne compagne, confidente de toutes 
ses pensées et associé à toutes ses bonnes œuvres. Sommier 
méditait depuis longtemps pour sa commune d'origine. une 
manifestation d'affectueux souvenirs plus sérieuse et plus du- 
rable. Un seul scrupule l'arrêtait. Ennemi de tout ce qui 
ressentait l'éclat et l'ostentation, il eut voulu donner à sa 
commune, sous la forme discrète et mystérieuse qu'affecte 
d'ordinaire la charité privée. C'est malgré lui qu'il fut con- 
traint, pour la réalisation de son projet, d'affronter l'inévi- 
table publicité de formalités solennelles qui répugnaient tant 
à sa modestie. Puis, le W septembre 1865; quoique malade 

1868* 4 



50 

et reveDant des eaux, pouvant à peine marcher et s'appuyant 
au bras d'un vieil ami, il se rendait de sa personne à Ville- 
neuve et il remettait à la disposition du maire une somme de 
cent mille francs pour la fondation d'une maison d'asile, 
destinée à un certain nombre de vieillards pauvres ou sans 
famille. 

a Depuis plusieurs mois, Messieurs, l'asile Sommier est 
ouvert, et il abrite, sous la garde de quelques sœurs hospi- 
talières, ceux des vieillards de la commune que leur situation 
malheureuse a désignés au choix de l'administration muni- 
cipale. 

« Tel est, Messieurs, entre mille, un des derniers actes de 
l'existence si noble, si généreuse, si utilement remplie d'Ale- 
xandre Sommier. 

« La ville entière de Villeneuve pleure en lui un de ses 
plus dignes enfants, un de ses plus vénérés bienfaiteurs. Elle 
a voulu qu'un écho de sa profonde douleur vint ici se mêler 
à l'affliction commune ; et, dans ce but, une députation de 
notables citoyens, ayant à sa tête l'administration munici- 
pale, s'est empressée d'apporter à la malheureuse et hono- 
rable famille Sommier Thommage respectueux de toute une 
population reconnnissanle. 

« Puisse, Messieurs, la voix amie des camarades d'enfance 
et des concitoyens de Sommier, dont je me fais l'insuffisant 
interprète, s'élever jusqu'à lui dans le séjour que Dieu réserve 
aux hommes de bien I Et puissent leurs amers regrets s'ins- 
crire sur cette tombe, comme ils demeurent à toujours 
gravés dans le cœur de tous ceux qui l'ont connu I » 



LE NARTHEX ET LE CHOEUR 

DE L'EGLISE SAINTE -MARIE -MADELEINE 

A VÉZELAY (1). 



§ l. LE NARTHEX. 

A côté de la nef construite par Tabbé Artaud, ce type 
accompli du Roman bourguignon, le narthex de la Made- 
leine, élevé trente ans plus tard, se présente, à son tour, 
comme un exemple précieux de la transition entre le système 
de construction romane et le système de construction ogi- 
vale. Mais, avant de l'examiner à ce point de vue, il n'est pas 
inutile de savoir comment la transition elle-même s'est pré- 
parée, et par quels intermédiaires a passé notre architecture, 
pour arriver de la nef de Vézelay au narthex, de l'empire 
absolu du plein cintre à l'emploi fécond, bien que partiel 
encore, de Tare brisé. 

Fidèle au plan que nous avons adopté jusqu'ici, nous limi- 
terons le champ de nos études à la région qui avoisine la 
Madeleine, aux constructions dont l'influence a pu s'étendre 
jusqu'à elle. Rappelons seulement qu'au début du xii'' siècle 
les moines de Yézelay supportaient avec impatience le joug 
abhorré de Cluny, et qu'un jour allait venir, où, en dépit de 
mille obstacles, ils parvinrent à recouvrer leur pleine et 
entière indépendance. En attendant, les liens passagers qui 
les rattachaient à la Bourgogne se desserrent peu à peu. Dès 
l'année 1119, ils invoquent contre leurs adversaires la pro- 
tection du pouvoir royal, et ils s'habituent à tourner leurs 
regards vers l'Ile de France, entraînés qu'ils sont par le mou- 
vement général de la civilisation française, ainsi que par les 

(1) Cet article fait suite à celui qui a été publié dans l'Annuajrc de 
1866, p. 157, et qui a pour titre ; La nefromam de l'égiisfi Sainte- 
Marie Madeleine à Vézelay. 



52 

tendances particulières du pays qu'ils habitent. Il faut donc 
modifier la direction de nos recherches : au lieu de descendre 
la Saône jusque vers Cluny et Tournus, remonter au nord 
sur les rives de l'Yonne et de la Seine; ou plutôt, à côté des 
traditions clunisiennes et bourguignonnes, il faut tenir 
compte d'un élément nouveau, l'élément parisien, élément de 
progrès et d'innovation. Vézelay ressemble à ces villes fron- 
tières qui offrent le mélange de deux populations, le conflit 
de deux langues, et la prédominance alternative de l'une sur 
l'autre. Assise aux confins de la Bourgogne et de l'Ille de 
France, elle suit tour à tour le mouvement artistique de ces 
deux provinces, et, pour comprendre l'origine de ses monu- 
ments, il est indispensable d'étudier à la fois les deux sources 
auxquelles ils se rattachent. 

Bien que le style ogival n'ait atteint sa perfection qu'au 
xiii'' siècle, on ne saurait contester que, dès la première moitié 
du xiie, quelques architectes de l'Ile de France fussent déjà 
initiés aux principes fondamentaux du nouveau système de 
construction. La célèbre église de Saint-Denis, construite 
sous la direction de l'abbé Snger, de 14 40 à 1144, montre, 
dans ses parties les plus anciennes, un exemple du style 
ogival nettement caractérisé (1). « Suger, dit M. VioUet- 
Leduc (2), était, comme chacun sait, fort préoccupé de 
la construction des églises. Il fit rebâtir entièrement celle 
de son abbaye, et les portions qui nous restent de ces cons- 
tructions ont un caractère fort remarquable pour l'époque où 
elles furent élevées. Elles font un grand pas vers l'art ogival; 
elles abandonnent presque exclusivement la tradition romane. 
Suger était un esprit éclairé et, comme on dirait aujourd'hui, 
amateur du progrès, son église le prouve : elle est en avance de 
vingt ou irenteans sur les constructions que l'on élevait alors 
même dans le Domaine royal. Ce qui est incontestable, c'est la 
physionomie, nouvelle pour Tépoque, des constructions élevées 
par lui à Saint-Denis. Or, nous retrouvons à la cathédrale de 
Noyon la même construction, les mêmes procédés d'appareil. 



(1) Voyez Viollet-Leduc, EntreLsur l'Ârch.y 1. 1, page 265. Le roi 
Louis-ieGros posa la première pierre des fondations le 3 juin liiO, 
et la dédicace solenneUe eut lieu le il juin 1144, alors que Téglise 
était presque entièrement achevée. 

(2) met. d^ArchiU^ v» Cathédrale, p. 292, et sulv. 



53 

les mêmes profils, les mêmes ornements qu'à Saint-Denis. 
Faudrait-il donc voir dans Téglise de Saint-Denis, dans les 
cathédrales de Noyon et de Senlis, le berceau de Tarchilec- 
ture ogivale?... » J'yvois, au contraire, la preuve que cet 
art, parvenu, en 1140, à un degré si remarquable d'avance- 
ment et de maturité, était déjà loin de son berceau. Quelque 
novateur que fût Tesprit de Suger,et quelle que fût aussi Tha- 
bileté de Tarchitecte qu'il employa, Tun et Tautre étaient 
impuissants à créer tout-à-coup, de prime-saut, sans précé- 
dents^ sans intermédiaires, un système compliqué de cons- 
truction, qui, de l'avis unanime, constitue l'une des révolu- 
tions les plus importantes que l'histoire de l'art ait enre- 
gistrées. Calculez ce qu'il fallut de temps pour achever leur 
œuvre, et pour l'amener à la perfection qui se remarque dans 
les cathédrales d'Amiens, de Reims et de Beauvais. Vous 
jugerez s'il est possible d'admettre que l'architecture ait 
passé brusquement de la période romane proprement dite 
à celle qu'inaugure la construction de Saint-Denis. A suppo- 
ser qu'on ne trouve pas dans le centre de l'Ile de France des 
monuments religieux qui marquent le passage de l'une à 
l'autre, la seule conclusion logique à tirer de là, c'est que 
ces monuments n'existent plus ou qu'ils ont été profondé- 
ment modifiés dans les siècles postérieurs (1). Hais en fouil- 
lant avec soin la région immédiatement contiguë, en préci- 
sant les dates au lieu de se contenter d'à-peu-près , en 
invoquant les textes à l'appui des conjectures archéologi- 
ques, on ne tarde pas à voir disparaître cette lacune, plus 
apparente que réelle. 

Citons, entr'autres, l'église abbatiale de Sainte-Croix, 
bâtie par les Clunisiens, à la Çharité-sur-Loire. C'est là un 
édifice de transition, dans lequel, pourtant, le progrès, la 
transformation de l'art est beaucoup moins sensible qu'à 
Saint-Denis, et qui, par cela même, parait antérieur aux 
constructions de l'abbé Suger. Pour ne parler que du chœur 



(1) M. VioUel-Leduc le constate lui-même : « Les monuments^e 
transition nous manquent dans l'Ile de France. L'église de Saint- 
Denis, élevée vers 4140, est déjà presque gothique comme système 
de construction, et les édifices intermédiaires entre celui-ci et ceux 
franchement romans, n'existent plus ou ont été presque entièrement 
modifiés au xiii* siècle, n 



\ 



54 

et du transept, seuls débris que le temps et les hommes 
aient laissés presque intacts, on y retrouve les principaux 
caractères de la période romane pure : chapelles orientées 
dans les transepts, formant absidioles ; chapelles rayonnantes 
autour du collatéral; voûte en calotte sur la croisée comme 
à Saint-Etienne de Nevers; voûtes en berceaux sur les croisil- 
lons et sur les deux premières travées du chœur; voûte en 
cul-de-four sur le sanctuaire ; sobriété générale d'ornemen- 
tation ; nudité d*un grand nombre de surfaces ; emploi fréquent 
des pilastres cannelés, remarquables surtout à rentrée des cha- 
pelles rayonnantes ; claveaux rectangulaires, moulures épais- 
ses ; chapiteaux historiés comme à Saint-Benoit, comme à 
Yézelay; même école de sculpture, mêmes traditions, avec 
moins de finesse d'exécution qu'à la Madeleine ; enfin à Tex- 
térieur, au chevet, quelque chose de robuste, de monacal, 
d'encore plus archaïque qu'à l'intérieur. Néanmoins, dans 
cet ensemble, dont la physionomie générale demeure si 
franchement romane, la transition marque déjà son empreinte. 
Elle modifie le vieux berceau plein-cintre, dont elle fait un 
berceau ogiral, et les grands arcs doubleaux bandés au 
droit des piles; dont elle fait des arcs brisés. Elle brise égale- 
ment les archivoltes des travées s'ouvrant sur les bas-côtés. 
Voici même, au triforium, des arcatures ogivales découpées 
de cinq contrelobes à la façon mauresque, et qui se montrent 
aux regards surpris; comme les précurseurs lointains des 
trèfles, des quatre-feuilles, et autres ornements caractéris- 
tiques de Tépoque ogivale (1). Quelle est la date de 
ce curieux monumeùt? Il ne suffit pas d'énoncer d'une 
manière vague qu*il a été bâti dans les premières années du 
xu* siècle, ou qu'il est de même style que plusieurs églises 
importantes construites vers la même époque, telles que les 
églises d'Autun, de Beaune, de Paray-le-Monial (2.) Si l'on 
tient à suivre pas à pas la marche progressive de l'art, et à 
constater la première apparition de l'arc brisé dans nos con- 
trées, il faut s'appuyer sur des données plus sûres. Un autre 
motif encore nous détermine à insister. C'est qu'ici l'établisse- 
mentdepoints de repère exacts aurait le double avantage de 
jeter une vive lumière sur l'histoire comparative de la Made- 

(i) V. BaUssier, Eléments d'Archéologie. 

(3) V. Viollel Leduc, Dicl. d'ArcML, passim. 



55 

leine, et, en même temps, de faciliter le classement chrono- 
logique de tous les édifices voisins. 

L'abbé Lebeuf a publié, dans son ouvrage intitulé Recueil 
de divers écrits (1), trois fragments relatifs aux origines 
de la Charité -sur-Loire. Ces fragments, déiachés d'une 
ancienne chronique, semblent avoir été composés dans 
Tenceinte même du monastère, par un des moines qui 
rhabitaient (2). L'auteur, dont le nom n*est pas connu, 
vivait à la fin du xii« siècle (3). Il a pu se tromper sur les 
faits qui remontaient à une époque éloignée de lui : mais les 
détails minutieux qu'il donne sur les événements de date 
plus récente., méritent d'être pris en sérieuse considération. 
L'ensemble de son récit établit, que, pendant une longue 
série d'années, les moines de la Charité, à peine installés 
dans leur nouvelle demeure (4), furent exposés à trop d'em- 
barras, à trop de dangers, pour entreprendre la construction 
d'une église aussi vaste que celle dont les magnifiques débris 
existent encore. Une œuvre conçue dans de telles proportions 
suppose un état de paix et de prospérité qui ne commença 
peureux qu'aux approches du xii« siècle. Jusque là ils ne 
devaient posséder qu'une église peu importante et propor- 
tionnée à la modestie de leurs débuts. C'est de cette église 
primitive qu'il est souvent question dans le deuxième frag- 
ment publié par l'abbé Lebeuf. C'est elle encore, au milieu 
de laquelle fut enterré,*en 1074, l'évêque d'Auxerre Geoffroy 
de Champalleman, dont les restes furent ensuite transférés 
dans une chapelle de l'église actuelle (5). Mais peut-on 
songer à lui appliquer la dédicace racontée par le chroni- 
queur, dans un troisième fragment, dédicace qui eut lieu le 
8 mars 1107, et qui se trouve aussi mentionnée dans plu- 
sieurs autres documents contemporains (6)? On ne corapren- 

(1) T. H, pages 576 et suiv. 

(2) En parlant du rénovateur de la Charité, de l'abbé Girard, l'au- 
teur le désigne par ces mots : Piissimus pater nosler : cpr. encore 
Lebeuf, Recueil de divers écrits^ 1. 1. page 412. 

(3) il déclare avoir recueilli de la bouche d'un vieillard, qui y avait 
assisté, certains détails de la dédicace de 1107 : v. eodem, page 408. 

(4) La rénovation du monastère par l'abbé Girard, et l'on pourrait 
presque dire sa fondation, eut lieu vers 1050. 

(5) V. Lebeuf., Mém. sur CHisL du, Diocèse d'Auxerre, in-4% t. l. 
page 247. ^ 

(6) V. Rec. des Hist. de Fr.^ t. XII, page 19, et page 777. 



86 

drait guère comment Téglise de la Chanté, la seule dont 
les moines se fussent servis depuis la rénovation du mo- 
nastère par Tabbé Girard, et où Geoffroy de Champalle- 
man avait choisi sa sépulture, n*eût pas été dédiée avant 
Tannée 1107. On comprendrait moins encore pourquoi les 
moines eussent tant pressé le pape Pascal II de consacrer un 
édifice provisoire (1), qu'ils avaient déjà résolu de remplacer, 
puisque Téglise actuelle, par ses caractères ^archéologiques, 
appartient certainement à la première moitié du xii^ siècle. 
Enfin, le chroniqueur anonyme, dont nous invoquons Tauto- 
rité, aurait-il raconté avec tant de soin la dédicace d'une 
église déjà détruite au moment où il écrivait (2) ? Aurait-il 
pris la peine de recueillir, sur cette cérémonie, le témoi- 
gnage de vieillards, si lui-même il avait eu l'occasion d'as- 
sister à la dédicace plus récente d'un monument destiné à 
un long avenir (3) ? 

Lorsqu'on étudie attentivement les textes publiés par 
Lebeuf, on acquiert la certitude que l'auteur, en racontant la 
dédicace de 1107, entend bien parler de l'église qu'il a sous 
les yeux, avec sa coupole à l'intersection du transept et son 
narthex précédant le vaisseau principal (4). Après avoir 
indiqué les reliques déposées dans le grand autel par Pascal 
II, il énumère également celles qui plus tard ont été placées 
dans les autels du même lieu et qui s*y trouvent encore de 



(1) Le pape Pascal H, alors atteint de la fièvre, ne céda qu'avec 
peine aux instances des moines de la Charité... « Dominus papa nimio 
febrium carpebatur incommodo... » dit Tauteur des fragments 
publiés par Lebeuf. 

(2) Autre invraisemblance : le pape ordonna de célébrer chaque 
année, par une cérémonie solennelle, le souvenir de la dédicace : 
« l'rsecepit ut hujus dedicationis anniversarium cum grandi provi- 
dentia prsecipue cetebris haberetur. » C'était fort inutile, si Téglise 
qu'il venait de dédier était déjà condamnée à la destruction. 

(3) Il faut remarquer encore que la dédicace de 1107 est la seule 
dont parlent les chroniques publiées dans le Recueil des Historiens de 
France. Si l'église actuelle de la Chanté, Tune des plus remarqua- 
bles qui aient été construites dans la première moitié du xii» siècle, 
avait été l'objet d'une dédicace postérieure, pourquoi ce silence 
absolu ? 

(4) M Altaria vero tam majoris ecclesiœ quam capellae... » Et un 
peu plus loin : u In tholo siquidem turris médise quœ choro prœeminet 
pulchre deaurato ad loci circumjaccntisque territorii munimen... n 
Lebeuf, loco citalOj pages 414 et 415. 



57 

son temps (1). 11 ne dit pas un mot, il ne cite pas un fait qui 
autorise à supposer qu'avant la fin du xii» siècle des cons- 
tractions nouvelles soient venues remplacer celles qui avaient 
été bénies par le Souverain-Pontife. Et son silence est 
décisif. Car il s'agit là de choses tellement rapprochées de 
lui, qu'on ne saurait admettre de sa part une erreur ou une 
confusion véritablement inexplicables (2). 

J'en conclus que la dédicace de 4407 s'applique à l'église 
actuelle et non pas à l'église primitive de la Charité-sur* 
Loire. Les fragments publiés par l'abbé Lebeuf parlent 
même de consécration, ce qui indiquerait qu'alors les travaux 
étaient presque achevés. Néanmoins, comme il y a confusion 
fréquente entre les deux expressions, aussi bien dans les 
écrivains du moyen-âge que dans les écrivains modernes ; 
comme au surplus les autres documents contemporains ne 
parlent que de dédicace, j'admettrais volontiers que la grande 
solennité présidée par Pascal II eut plutôt le caractère d'une 
dédicace proprement dite que celui d'une véritable consé- 
cration, et que l'église Sainte-Croix était encore loin de son 
achèvement complet. Toujours est-il qu'elle était déjà fondée, 
son plan arrêté, la bâtisse en cours d'exécution, le chœur 
assez avancé, pour que le grand-autel fût béni spécialement 
par le pape, en sorte qu'on peut, à coup sûr, considérer les 
débris qui nous restent comme un spécimen de notre archi- 
tecture religieuse en 4 407. 

Ce résultat, quoiqu'on dise, n'a rien qui doive surprendre, 
si l'on veut bien ne pas perdre de vue cet autre point essen- 
tiel et incontestable, qu'en 4 440 le style ogival avec ses 
T^rincipaux caractères s'installe à Saint-Denis, tandis qu'à 
l'église Sainte-Croix l'ogive seule apparaît pour modifier et 
non pas encore pour transformer le style roman. Un inter- 
valle de trente années suffit à peine pour expliquer la tran- 



(1) Eodem, p. 412. 

(2) Seulement il semble croire que Téglise dédiée en ii07 avait été 
fondée dès le milieu du xi* siècle par Tabbé Girard, le rénovateur du 
monastère. ■ Completumque estquod ante predixerat pater noster 
piissimus Dominus Girardus... a summo Pontifice guam conslruxerat 
ecclesiam debere consecrari...» Mais il ne faut pas prendre au pied de 
la lettre cette phrase incidente, démentie par l'ensemble du récit, 
et qui n'est glissée là que pour attribuer à Tabbé Girard le mérite d'une 
prophétie plus ou moins authentique. 



85 

sitiOD «Dtre deux fak'S aussi dissemblables. D'ailleurs Togive 
diint nous constatous la présence à la Charité-sur-Loire, dès 
1407, n'était pas inconnue jusque là. Il y avait longtemps 
qu'elle avait fait sa première apparition en France, et même 
on se demande quels obstacles Tont empêchée de s'y répan- 
dre et de s'y naturaliser bien avant le xn* siècle. Cent ans 
plus tôt, dès la fin du x% elle était déjà employée, avec intel- 
ligence et profit, par les constructeurs de Saint-Front. « A 
Saint-Front, dit M. de Verneilh (1), on étudiera par dessus 
tout remploi bien compris, bien raisonné, de l'ogive. Les 
Byzantins la connaissaient parfaitement, comme le montre 
la voûte du narthex intérieur dé Saint-Marc, mais jamais, 
ni en Orient, ni en Occident, on n'avait encore eu besoin, 
que je sache, de l'utiliser sérieusement. C'était le casa Saint- 
Front. Je crois même que sans cette précaution le monument 
ne serait pas venu jusqu'à nous. Les grands arcs ont douze 
mètres d'ouverture, ceux de la coupole haute plus de treize 
mètres, ceux des pendentifs près de dix-sept mètres: on allait 
à l'extrême limite des dimensions compatibles avec le degré 
d'habileté de l'architecte, et son inexpérience évidente de la 
construction en pierres de taille. Pour les grands arcs, pour 
les pendentifs et pour la coupole proprement dite, on a donc 
eu franchement recours à l'ogive. » Sans doute les construc- 
teurs de Saint-Front en avaient trouvé l'exemple à Venise, 
mais non pas seulement, comme le dit M. de Verneilh, au 
narthex de Saint-Marc. Je soupçonnerais plutôt qu'ils avaient 
vu l'arc brisé appliqué librement sur les bords du Grand- 
Canal, dans quelque imitation de l'architecture arabe, aujour- 
d'hui remplacée par des œuvres analogues, quoique plus 
récentes, telles que le palais ducal ou le palais Foscari. Au 
nàoyen-âge, les artistes vénitiens ont puisé leurs inspirations 
à une double source. S'ils ont élevé des basiliques qui rap- 
pellent Constantinople, ils ont construit des édifices qui 
évoquent le souvenir de Grenade et de Cordoue. Eh bien 1 
les moines de la Charité avaient, eux aussi, des relations 
spéciales avec Venise. Ils y possédaient une obédience, le 
monastère de Sainte-Croix, dont l'église fut rebâtie par eux, 
peu après l'église de la maison-mère. On raconte à ce sujet 

(1) Des Influences bysanlines. Lettre à M. Vitei, par M. de Verneilh, 
p. i3. 



59 

que le pape Calixte II , ne pouvant en bénir la. première 
pierre sur place, l'envoya toute bénite (1). Qu'y a-t-il donc 
d'extraordinaire à ce que Togive se soit montrée sur les 
bords de la Loire en 1107, comme elle s'était montrée à 
Périgueux cent ans auparavant? Les arcatures ogivales, 
découpées de cinq contrelobes à la façon mauresque, ces 
arcatures, qui donnent à l'église delà Charité une physio- 
nomie si originale, ont peut-être la même origine. Elles nous 
sont venues de l'Orient par Venise. 

En continuante suivre pas à pas les progrès de l'archi- 
tecture dans la région qui environne Vézelay, on ne tarde pîas 
à trouver de nouvelles preuves qu'en cette région les pre- 
miers germes du style ogival se sont développés dès le début 
du XII® siècle. Déjà nous avons rappelé qu'aux yeux des 
archéologues et des artistes les plus compétents, une parenté 
intime unissait l'église de la Charité-sur-Loire et la cathé- 
drale d'Autun. Cette dernière ne fut pas bâtie, comme le 
pense M. Viollel-Leduc, en 1150 (2), mais à une époque de 
beaucoup antérieure. Suivant toute probabilité les travaux 
commencèrent vers 1120. Le pape Innocent II procéda à la 
dédicace et à la consécration solennelle en 1132. Quinze ans 
plus tard, en 1 1 47, lorsque l'évêque Etienne de Beaugé y 
transféra les reliques de Saint-Lazare, l'église proprement 
dite était à peu près achevée, sauf les sculptures du grand 
portail (3). 

Voici maintenant un^édifice de moindre importance, dont 
tout le monde aussi reconnaît la parenté avec Autun et avec 
la Charité (4), parce qu'on y rencontre les mêmes germes du 
style ogival, mélangés avec les mêmes traditions romanes,, 
et combinés de la même manière. Nous voulons parler de 

(1) V. Prières et Cérémonies de la consécration d*une église, par 
M. Tabbé Crosnier, page 2!25. 

(2) V. Dict, ô^ÀrcMl, v" Arch., p. 229, ^ipassim. 

(5) Ces dates ne peuvent faire l'objet d'une contestation sérieuse 
depuis les remarquables travaux de la Société Eduenne. Voyez -. Autun 
archéologique, p. 468 et Annales de la Société Eduenne (1855-1857), 
pages 266 . 295, 298, 299, 501, etc. 

(4) V. Viollet-Leduc, v® Eglise, Bipassim,*. Cpr. BulL de la Société 
Nwernaise, t. IH, page 448 : « J'ai été frappé, dit M. Crosnier, de 
certains rapports qui existent dans la construction et dans rornemen- 
tation des deux édifices de Saint- Andoche (de Saulieu) et de Saint- 
Lazare (d'Autun). On dirait qu'ils ont eu la même direction. » 



\ 



i 



60 

Téglise de Saint-Andoche de Sanliea, que le pape Calixte II 
consacra le 21 décembre 4119, au sortir du concile de 
Reims (1). Historiquement elle se place entre Sainte-Croix et 
Saint-Sympborien. Au point de vue archéologique, elle leur 
sert de lien et les rattache l'une à Tautre. Elle montre com- 
ment les nouveaux principes, appliqués d'abord sur les rives 
de la Loire, ont pénétré peu à peu jusqu'au cœur de la Bour- 
gogne, en franchissant les montagnes du Horvan. Elle établit 
que, dans ces contrées, malgré l'opinion généralement reçue, 
la transition a commencé de bonne heure, et bien avant que 
Suger n'eût conçu la pensée de reconstruire Saint-Denis. 

Seulement on dirait que l'école bourguignonne n'accepte 
qu'à regret les innovations qu'elle met en pratique. Elle brise 
la forme des berceaux, parce que l'expérience a démontré les 
dangers des berceaux plein-cintre, et peut-être aussi parce que 
l'expérience de voûtes d'arêtes tentée à Yézelay n'a pas donné 
des résultats satisfaisants. Elle emploie l'ogive, quand elle a 
besoin d'une grande force de résistance dans les arcs princi- 
paux, desquels dépend le salut de la construction tout entière. 
En dehors de ces concessions faites à des nécessités évi- 
dentes, elle reste obstinément fidèle itux traditions romanes; 
et nous le comprenons. Même aujourd'hui, en face des 
merveilles accomplies par l'art ogival, lorsqu'il eut atteint 
son plus haut degré de perfection, beaucoup de personnes 
trouvent un charme particulier dans les productions de l'art 
roman, quelque chose d'austère, d'énergique, de profondé- 
ment religieux. Sans préférer Tun à l'autre, nous sommes 
heureux qu'ils aient successivement grandi et prospéré sur 
le sol fécond de la France. A plus forte raison les architectes 
qui avaient conçu le plan grandiose de Cluny, ceux qui avaient 
élevé la nef de l'abbé Artaud, les sculpteurs qui avaient 
couvert tant de chapiteaux, tant de murailles, d'ornements 
remarquables, hésitaient à répudier les traditions dans les- 
quelles ils avaient vécu et qui avaient fait leur gloire, pour 
s'engager dans une voie nouvelle, encore pleine d'obscurités 
et d'incertitudes. Plus l'école bourguignonne avait l)rillé ' 
durant la période romane> plus elle devait montrer de répu- 
gnance à se lancer dans le courant de la rénovation ogivale, 

(1) Cpr. Baudiot, Le Morvand. t. H., pages 527 et suiv., et Annales 
de la Société Eduenne (1853-1857), page 264. 



61 

Il fallut, pour rentraiaer, que l'exemple lui vint d'une de ces 
villes frontières, que la nature des choses semble avoir prédes- 
tinées à servir d'intermédiaires entre les tendances opposées 
de régions continues, telles que Sens ou Yézelay. 

La cathédrale de Sens, élevée aux confins de la Bourgogne, 
du domaine royal et de la Champagne, inspire à M. Yiollet- 
Leduc des réflexions qu'il est utile de reproduire ici: « A 
Sens plus de pilastres cannelés : déjà le système de la voûte 
française est adopté dans les bas-côtés (nous ne parlons pas 
des voûtes hautes du chœur et de la nef, qui furent refaites 
vers la fin du xiii« siècle à la suite d'un incendie). Autour du 
sanctuaire, ce n'est plus comme à Langres une simple rangée 
de colonnes qui porte les parties supérieures, mais des 
colonnes accouplées suivant les rayons de la courbe, et des 
piles formées de faisceaux de colonnettes. Ce système de 
colonnes accouplées entre des piles plus fortes se reproduit 
dans toute l'œuvre intérieure de la cathédrale de Sens, et 
s'adapte parfaitement à la combinaison des voûtes, dont les 
diagonales ou arcs ogives comprennent deux travées: c'est 
une disposition analogue à celle de la nef de la cathédrale 
de Noyon et qui fut généralement adoptée dans les églises 
de l'Ile de France de la fin du xii'' siècle [i). » 

Néanmoins, la cathédrale de Sens conserve encore la phy* 
sionomie des édifices antérieurs, et M. Yiollet-Leduc ajoute 
avec raison : « Saint-Etienne de Sens est une cathédrale à 
part comme plan et comme style d'architecture. Contempo- 
raine de la cathédrale de Noyon, elle n'en a pas la finesse et 
l'élégance. On y trouve, malgré l'adoption du nouveau 
système d'architecture, l'ampleur des constructions romanes 
bourguignonnes, comme un dernier reflet de l'antiquité ro- 
maine.... Ce qui caractérise la cathédrale sénonaise c'est 
l'ampleur et la simplicité des dispositions générales. La nef 
est large, les points d'appui résistants élevés. Seulement, 
sous les retombées réunies des grandes voûtes, le chœur est 
vaste et profond. L'architecte a su allier la mâle grandeur 
des écoles bourguignonnes du \n^ siècle aux nouvelles formes 
adoptées par l'Ile de France (Jl). » 

Ainsi la cathédrale de Sens marque la transition entre le 



(i) DicL d'Arch.f v<» GathédralOi p. 548. 
(3) Eodenif pages 350 et 351. 



62 

style roman-bourguigDon pur et le style ogival français. 
Elle est déjà bien loin de la Charité, de Saulieu et d'Autun, 
et| sans avoir là physionomie franchement ogivale de Saint- 
Denis, elle appartient à Tart nouveau. On objecterait en 
vain que les voûtes ont subi des remaniements. La seule 
disposition des piles, qui se repi*oduit dans toute retendue 
de Tœuvre, montre, à n'en pas douter, que dès Torigine 
l'architecte avait résolu de couvrir la grande nef, aussi bien 
que les bas -côtés, de voûtes d'arêtes conçues dans un 
système tout nouveau (1). Il y a là l'indice manifeste d'un 
progrès décisif. A quelle époque précise s'est-il accompli ? 

Moins bien éclairé sur les questions historiques que sur 
les questions archéologiques, H. Viollet^Leduc répond en ces 
termes : « Nous ne possédons aucun renseignement précis 
sur la fondation de la cathédrale actuelle de Sens, on sait 
seulement que sa construction était en pleine activité sous 
Tépiscopat de Hugues de Toucy, de 1144 à 1168, dates qui 
s'accordent parfaitement avec le caractère archéologique du 
monument. » Pour rectifier ce que ces indications ont 
d'inexact, je n'aurai qu'à rappeler qu'en 1858 notre savant 
collègue et président H. Challe a lu au congrès scientifique 
de France une notice pleine d'intérêt sur la cathédrale de 
Sens (2), et là, avec l'approbation des archéologues les 
plus expérimentés, a posé les conclusions suivantes : « Les 
caractères matériels s'accordent avec les documents écrits 
pour montrer dans la cathédrale de Sens une œuvre con- 
temporaine du roi Louis le Gros, conçue en 1124, exé- 
cutée en grande partie avant 1143, et la plus ancienne par 
conséquent de toutes les grandes églises ogivales dont la 
date soit authentiquement constatée. » II est vrai que 
M. Challe ne trouvant aucune preuve écrite de l'incendie qui, 
suivant M. Yiollet-Leduc, amena la réfection des hautes 
voûtes de la nef, a cru pouvoir contester l'existence de ce 



(S) En effet les piles sont évidemment combinées en vue de voûtes 
dVêtes dont les diagonales devaient comprendre deux travées. Elles 
se composent alternativement de massifs épais, cantonnés de colon- 
nes engagées, et sur lesquels doivent converger les retombées prin- 
cipales de la voûte ; ou de simples colonnes isolées qui suffisaient à 
supporter les voussures de l'arc doubleau intermédiaire. 

(â) Y. Congrès Scientifique de France, 35* session^ t. II» pages 171 
et suiv. 



63 

fait. Aujourd'hui les réparations qui s'effectuent dans la basi« 
lique sénonaise ne sauraient laisser aucun doute, puisqu'elles 
ont mis à nu les traces palpables du désastre, cachées depuis 
bien des siècles sous une couche épaisse de plâtre et de 
badigeon. Mais déjà nous avons fait observer que le plan 
môme et la disposition des piles commandent une disposition 
de voûtes analogue à celle qui existe aujourd'hui : et 
d'ailleurs, dans une église comme Saint-Etienne, nouvelle- 
ment construite en excellents matériaux, un incendie ne peut 
exercer que des ravages limités. Le fait est qu'ici le feu n'a 
entraîné que des remaniements secondaires. Son foyer le 
plus intense parait avoir été dans les combles des bas côtés 
septentrionaux, le long desquels il s'est propagé, formant 
comme une ceinture autour de l'église. De là, les flammes 
ont fait irruption dans la nef par les galeries du triforium 
et par les fenêtres de Tétage supérieur. Pourtant le mur de 
cette nef, bien que calciné en partie, a pu être conservé. La 
preuve, c'est qu'il existe encore tel que l'avait laissé l'in- 
cendie. En sorte que la cathédrale de Sens, malgré cet 
événement regrettable, est restée la même ou à peu près la 
même qu'elle était à l'origine, avec ses dispositions princi- 
pales, son caractère distinct, sa physionomie particulière. 
Quant aux documents historiques qui en reportent la fonda- 
tion à l'année 4124, etqui en attribuent la première pensée à 
l'archevêque Henry-le-Sanglier, quiconque voudra lire avec 
soin la notice de M. Challe, reconnaîtra qu'en pareille 
matière il est difficile, pour ne pas dire impossible, d'arriver 
à des résultats plus sûrs et plus dignes de confiance (1). 

Au commencement du xii^ siècle le siège archiépiscopal de 
Sens était, sans contredit, le premier du royaume. Il com- 
prenait sous sa dépendance sept diocèses, parmi lesquels 
Paris, placé au simple rang d'évêché. Pourquoi donc 
s'étonner qu'en fait de constructions religieuses le premier 
exemple soit venu de la grande métropole du domaine royal? 
Henry-le-Sanglier, qui la gouvernait en 1124, était un sei- 
gneur laïque, que le roi Louis le Gros, par précaution poli- 
tique, avait choisi dans sa cour. Il apporta dans sa nouvelle 
résidence les idées, les habitudes, les aspirations de l'Ile 

(1) Gpr. les Chartes publiées par M. Quantin dans le Cariulaire d$ 
P Yonne , 



64 

de France. D'un autre côté, le pays sénonais confine à la 
ChanQpagne, avec laquelle il a toujours conservé les relationî^ 
les plus intimes. Or, au moyen-âge, en architecture la 
Champagne est essentiellement novatrice. M. Yiollet-Lcduc 
Ta observé avec raison et il a dit : « L'architecture de la 
Champagne est presque toujours en avance sur celle des 
provinces voisines et même de Tlle de France. » Un peu 
plus loin il ajoute : « On le voit, c'est toujours la Champagne 
qui introduit des innovations dans rarchitecttire. » Ce génie 
inventif de la Champagne, cette résolution dans la voie du 

f)rogrès a dû nécessairement influer sur la construction de 
a cathédrale sénonaise, et contribuer sans doute à lui im- 
primer un cachet de nouveauté remarquable pour l'époque. 
Arrivons maintenant au narthex de la Madeleine. Il est à 
peu près contemporain de la cathédrale de Sens, puisqu'il a 
été dédié en 1 1 32 ; et, en vérité, c'est bien là la date, la place, 
le rang qui lui conviennent dans la marche progressive de 
l'architecture religieuse au xii« siècle. Plusieurs motifs 
s'opposent à ce qu'on y trouve une tendance aussi marquée 
qu'à Sens vers l'adoption d'un nouveau style. Si Vézelay a 
plus de relations que Saulieu et qu'Âutun avec les régions 
qui ont pris l'initiative de la transformation artistique^ néan- 
moins il en est encore éloigné, et se rapproche plus des 
montagnes du Morvan que des bords de la Seine. Puis, le 
narthex de la Madeleine n'est pas un édifice isolé, conçu 
librement, sur des données à lui propres. Evidemment ceux 
qui l'ont bâti ont voulu le rattacher à l'église de l'abbé 
Artaud, dont il forme le prolongement et pour ainsi dire le 
vestibule. Il en résulte que son plan, ses dispositions princi- 
pales^ la forme de ses piles, le galbe de ses chapiteaux, la 
physionomie générale de son ornementation^ le caractère 
même des sculptures, to^;^ rappelle la nef romane. La seule 
diflFérence importante qu'on y remarque, la seule innova- 
tion radicale qu'il faille constater avec soin, consiste dans 
l'emploi de l'arc brisé, soit pour la construction des grandes 
archivoltes, soit pour l'établissement des voûtes d'arêtes. 

Ici nous rentrons dans un ordre de faits qui suppose des 
connaissances spéciales, et certes nous n'oserions pas nous y 
engager, si nous n'avions pour guide le Dictionnaire rai^ 
^onné (T architecture. Dût-on nous taxer d'imitation servile, 
nous invoquerons encore une fois l'autorité de M. Viollet- 



6S 

Leduc. Heureux si nous parvenons à coordonner les savantes 
observations qu'il a disséminées dans plusieurs articles, et 
si, en les coordonnant, nous parvenons à les rendre plus 
accessibles à ceux qui, comme nous, aiment Tarchitecture 
sans avoir la prétention de la bien connaître ! 

On a vu précédemment que les Clunisiens s'étaient servis 
de Togive, dès les premières années du xii* siècle, à la Cba- 
rité-sur-Loire et dans les églises qui dérivent de Sainte* 
Croix, non seulement pour modifier la construction des arcs 
mais encore celle des voûtes. Dans les nefs principales, ils 
ne l'avaient appliquée qu'aux voûtes en berceau, et ils parais- 
sent avoir renoncé aux avantages de la voûie d'arêtes qu^ils 
ne savaient pas ou qu'ils n'osaient pas établir sur plan 
barlong, à des hauteurs considérables, au-dessus de travées 
immenses. L'architecte qui construisit le narlhex de Vézelay 
ne pouvait les suivre dans cette voie : car il avait sous les 
yeux les hautes voûtes de la nef romane qui sont déjà éta- 
blies sous forme de voûtes d'arêtes. Après trente ans de 
progrès en toutes choses, revenir à la voûte en berceau, 
fût-ce la voûte en berceau ogival, c'eût été l'aveu d'une 
étrange impuissance. Il préféra avec raison s'inspirer du 
modèle qu'il avait à côté de lui, y adapter l'ogive, et fondre, 
dans une combinaison ingénieuse, les essais tentés par ses 
prédécesseurs avec les innovations récemment pratiquées. 

De même que les hauces voûtes de la nef romane déri- 
vaient de la coupole, de même au n^rthex il emprunta la 
forme génératrice des voûtes principales à la coupole ou 
calotte hémisphérique. Seulement au lieu de procéder sui- 
vant la méthode et les procédés byzantins, c'est-à-dire au 
lieu de couper cette calotte, au droit des piles qui la soutien- 
nent, par quatre plans verticaux (section qui donne toujours 
des demi cercles ou plein-cintres pour les arcs de soutien, et 
qui laisse au reste de la calotte sa forme hémisphérique à 
peu près intacte), il substitua des arcs brisés aux demi- 
cercles formés par les sections verticales ; sur ces arcs brisés 
il releva les pans de la calotte, de manière à dessiner des 
plis qui vont se perdre au sommet, et il parvint à construire 
des voûtes d'arêtes solides, engendrées par une coupole 
hémisphérique et par quatre ogives (1). 

4 

(1) V. Viollet- Leduc, Dict. d'Arch. v« Ogive, p. 426 ^ipastim. 
1868. tf 



66 

Le principal avantage d'an pareil système <iuit de se 
prêter aisément à la construction des voûtes d'arêtes sur 
plan barlong. Car on comprend qu'il est aussi facile d'ius- 
crire un rectangle qu'un carré dans un cercle, ou, en d'autres 
termes, il est aussi facile d'inscrire une travée barlongue 
qu'une travée carrée dans la projection circulaire d'une cou- 
pole hémisphérique. On peut également, dans cette coupole, 
opérer des sections verticales au droit des quatre piles de 
soutien, quel que soit l'écartement de ces piles entr'elles. 
Sans entrer dans des détails trop arides, bornons*nous à 
dire qu'en procédant, comme il a fait, l'architecte du nar- 
thex trouva moyen d'établir des voiites qui tiennent à la 
ibis de la coupole et de la voûte d'arêtes, et parvint à 
tracer scientifiquement les arcs générateurs de ces voûtes, 
quel que fût le plan sur lequel elles étaient construites» 
Les hommes spéciaux qtie ces détails intéressent n'auront 
qu'à se reporter au Dictionnaire d'Architecture pour se 
rendre un compte exact de la méthode employée (1). 

Dans cette méthode, <( c'est la concavité de la voûte, à 
laquelle on cherche d'abord à donner une forme solide, raî- 
sonnée et se prêtant à toutes les combinaisons. Les arcs 
doubleaux vienneui se composer ooiisme un nerf ou une 
décharge destinée à porter des constructiDns sapérieures. 
Aussi les arcs diagonaux n'apparaissent-ils pas encore ; 
leur présence n'était point règai^dée comme nécessaire tant 
que les voûtes dérivant de la coupole se portaient par elles* 
mêmes, à peu près comme les pendentifs réguliers, 
découpés par les Byzantins dans une calotte hémisphérique, 
se portent par eux-mêmes sur les grands piliers qui leur 
servent de base. » (2) Pks tard, on comprit n^eux tout le parti 
qu'on pouvait tirer du nouveau système. « Avec cette logique 
qui distingue l'habitant des Gaules, les maîtres des œuvres 
reconnurent que, puisque de la coupole on ne conservait 
plus que deux diagonales, ou deux sections faites sur les 
diagonales d'un parallélogramme inscrit dans le cercle, base 
de cette coupole, il fallait franchement donner à ces deux 
arcs croisés une fonction utile, indispensable ; il fallait en 
faire l'ossature de la voûte, et porter sur cette ossature des 

(4) V. Viollet-Leduc, v' Ogive, pages 427 et suiv. 
(2) Viollet^LeduC; eoéem, page 429. 



67 

vo{itaijns Jo^iépeDdants les uns des autres, pouvant ainsi 
s'incliner en tous sens, se biaiser, s'allon^^er, devenir très 
concaves ou presque plats. Les voûtes des cathédrales de 
Papjs, de SenliS; celles de beaucoup d'églises de Tlle de 
France bâties 4e 11^0 à 1200, présentent ^éjà une quantité 
de co/nbinaisons qui indiquent combien, en très peu d'an- 
nées, Técole laïque s'était énîancipée, tout en conservant le 
principe primitif issu de la coupole. Mais à Vézelay, vers 
1130^ les choses n'étaient pas encore aussi avancées. Les 
voûtes du pprche, sauf deux, sont dépourvues d'aréiiers ou 
d'arcs ogives saillants. Elles ne tiennent que par Tadhérence 
des mortiers et foripent chacune une concavité liorpogène, con- 
crète, comme l^s voûtes romanes. Les deux seules voûtes de ce 
porche possédap.t des arêtiers pourraient s'en passer. Ceux- 
ci ne sont qu'une décoration et pe portent réellement pas les 
remplissages en moëJlon (1). » On voit qu'ici, à côté d'un 
progrès sérieux, incontestable, apparaissent encore les 
marquées .évidentes dje l'inexpérience et d^ tâtonnement. Tout 
en se dégageant peu à peu des anciennes traditions, l'archi- 
tecte du Narthex y reste encore soumis, et ne s'engage qu'avec 
réserve dans la voie des perfectionnements nouveaux. 

Pour assurer la stabilité de son œuvre et multiplier les 
sages précautions, il imagina de contrebutter les hautes 
voûtes du vaisseau principal, à l'aide de voûtes établies au- 
dessus des bas-côtés, ou plutôt à l'aide de voûtes établies 
au-dessus des galeries latérales supportées par les bas-côtés. 
11 ne faisait en cela qu'appliquer un système déjà connu et 
dont nous avons signalé rapparition vers la fin du xi° siècle, 
à Saint-Etienne de Mevers. Néanmoins, en l'appliquant il le 
perfectionna. Car les voûtes d'arêtes qui couvrent les gale- 
ries latérales du narthex sont canstruites avec beaucoup plus 
d'art que les voûtes en demi-berceau q.uj régnent derrière le 
Iriforium çlè Saint-Etienne. Elles ont pernais de ménager, au 
premier étage de l'édifice, une circulation facile, un espace 
largement ouvert et suffisamment éclairé, en sorte que les 
procédés employés pour .obtenir une solidité plus grande, se 
combinent avec une disposition originale et d'un aspect sai- 
sis8a,nt. L'effort du constructeur se cache ici derrière la con- 
ception de l'artiste. 

Qupnt a^ux détails, ils présentent tant d'analogie avec ceux 

<l) Viollet-Leduc, Dict, à'Arch, v^ Construction et passim. 



68 

de la grande nef romane, qu'il serait impossible de les 
décrire et de les caractériser sans tomber dans de perpétuelles 
redites. On sent que Tarchitecte s'est préoccupé de repro- 
duire, dans le narthex, le système d'ornementation déjà 
adopté dans l'église construite par l'abbé Artaud. On y 
retrouve aussi la même école de sculpture, le même faire, 
on dirait presque les mêmes mains. C'est donc uniquement 
dans l'architecture, dans la construction proprement dite, 
qu'il y a progrès, progrès sensible, incontestable, plutôt que 
dans Teffet général, dans la décoration, dans le sentiment 
artistique. Nouvelle preuve ajoutée à tant d'autres qu'au 
début du \\f siècle la science a pris l'initiative du mouvcr 
ment. Sans doute un jour viendra où les architectes, après 
s'être préoccupés exclusivement de la solidité de leurs arcs, 
ou de la stabilité de leurs voûtes, après avoir adopté l'ogive 
comme un perfectionnement scientifique, chercheront à 
coordonner le caractère de leurs monuments avec les pro- 
cédés nouveaux, et feront de l'arc brisé la base, l'élément 
d'un style original, d'un art tout entier, où le sentiment, les 
idées, les aspirations de l'époque marqueront leur empreinte. 
Mais au narthex ric Vézelay on aperçoit à peine les germes 
de^ celte grande révolution, et l'art roman conserve encore 
tout ce que les besoins de la construction n'ont pas contraint 
de lui enlever. 



§ 2. LE CHOEUR. 



Les révolutions les plus fécondes et dont les résultats sont 
le plus durables s'accomplissent d'ordinaire avec lenteur et 
comme insensiblement. Souvent même il arrive qu'au lieu 
de marcher droit au but, elles s'arrêtent, elles hésitent, elles 
semblent reculer, isauf à reprendre bientôt, avec un redou- 
blement d'énergie, l'œuvre qu'elles ont mission d'accomplir. 
On vient de voir l'ogive apparaître sur les bords delà Loire, 
aux premières années du xii'' siècle, se glisser de là jusqu'au 
centre de la Bourgogne, étendre ses conquêtes à Sens, au 
narthex de Vézelay, et surtout à Saint-Denis. Nul doute que, 
dès cette époque, un nouveau système de construction fût déjà 



69 

inauguré en France ; et pourtant ce n'est point à dire que le 
temps fût venu, ni que le jour fût prochain où rarchitecture 
ogivale proprement dite, triomphant de toute résistance, et 
purifiée de tout mélange, devait supplanter à jamais l'archi- 
tecture romane. Sans chercher des exemples au dehors de la 
région qui avoisine la Madeleine, rappelons que le chœur de 
la cathédrale d'Auxerre, commencé vers 1215 et qui compte 
parmi les productions les plus franches du xiip siècle, mon- 
tre encore à Tobservateur attentif quelques vestiges attardés 
de Tart roman. Sous ce rapport, Tlle de France diffère peu 
de la Bourgogne, et Notre-Dame de Paris, telle qu'elle avait 
été conçue dans Torigine, présente autant d'analogie avec la 
cathédrale de Sens qu'avec celle d'Amiens. Là, comme partout, 
la transition se prolonge au-delà des limites que la date de 
ses débuts et la rapidité de ses premiers progrès paraissaient 
devoir lui assigner. Le xii^ siècle tout entier lui appartient. 
Ils ont commencé ensemble et l'on aurait peine à dire qui 
des deux a survécu à l'autre. 

Diverses causes, les unes générales et les autres locales, 
ont contribué à cette lenteur heureuse, qui a permis à l'archi- 
tecture ogivale d'atteindre du môme coup son développement 
complet et sa perfection la plus séduisante. Parmi les causes 
générales, il en est une dont Texamen du narthex de Yézelay 
nous a déjà révélé l'existence, et dont les constructions pos- 
térieures attestent également Tinfluence souveraine. A toutes 
les époques de civilisation, Tarchitecture se compose de deux 
éléments distincts, l'élément scientifique et l'élément artis- 
tique : en d'autres termes, il y a dans tout architecte, vrai- 
ment digne de ce titre, deux hommes, deux intelligences, le 
savant et Tartiste. Le premier dirige la construction matérielle 
des édifices, et le second s'efforce de leur imprimer ce cachet 
indéfinissable de beauté, sans lequel les œuvres des hom- 
mes restent vulgaires et sans charmes. Au commencement 
du xiie siècle, la révolution, qui se préparait dans noire archi- 
tecture nationale, n'atteignit d'abord que l'élément scienti- 
fique. L'arc brisé ne fut accueilli que comme un perfection- 
nement dans la bâtisse, un agent de résistance, et il ne fut 
employé que dans les parties du monument où il paraissait 
tout à fait indispensable. Là même il ne prévalut qu'après 
de nombreux tâtonnements, et lorsque la sanction de l'expé- 
rience eut consacré par des épretives décisives les calculs 



70 

théoriques des constructeurs. Puis, quand il se fut emparé 
des arcs de soutien et des archivoltes principales, quand il 
eut modifié le berceau des hautes voûtes, il fallut encore le 
temps de l'adapter aux voûtes d*arêtes, c'est-à-dire et succes- 
sivement à leurs arcs doubleaux, à leurs formereis, à leurs 
diagonaux, au système entier de leurs nervures. Il fallut lé 
temps de découvrir qu'avec l'ogive on pouvait renoncer à la 
coupole ou à ses dérivés et placer hardiment toutes les clefs 
d'une voûte au même niveau. Il fallut, pour cotitrebutier les 
poussées, tout en dégageant les nefs intérieures (car l'emploi 
de l'ogive diminuait,* mais ne supprimait pas le danger des 
poussées obliques), il fallut imaginer Tingénieux système dés 
ârcs-boutants, et réléguer en dehors des églises les points 
d'appui qui assurent leur durée. Il fallut enfin tirer des prin- 
cipes généraux les couL^équences particulières, et, dans les 
nouveaux monuments, coordonner les détails avec Tensemble. 
Difficultés sans nombre devant lesquelles pâlirent plusieurs 
générations d'hommes d'élite ! 

Si la révolution ogivale, retardée par mille obstacles, 
n'avancé que pas à pas sur le terrain de la science, ob elle a 
concentré ses premiers efforts, sa marche est encore plus 
lente sur le terrain de l'art pur qu'elle a d'abord négligé. Ce 
qu'il y a de certain et Ton peut dire d'inconiestafble, pour 
quiconque a étudié les mohutnents du xii'' siècle, ce qui 
ressort avec une évidence matiifeslé de l'éxamen des difié- 
rentes parties de la Madeleine, c'est que parfni les architectes 
d'alors l'artiste restait encore fidèle aux traditions romanes, 
quand déjà le constructeur était imbù des théories nouvelles. 
C'est qu'il y eut, pendant quelque temps, dans notre architec- 
ture un véritable anlagoriisiné entre l'élément scientifique et 
l'élément artistique, antagonisme dont le résultat inévitable 
fut (i'entravér lés progrès de la transition. Non seule- 
ment le. fait est certain, mais il a sa raison d'être, et 
cette raison se présente facilement à l'esprit. Dans l'archi- 
tecture romane l'élément scientifique était seul défectueux, 
ou du moins il réclamait seul une réforme immédiate. Enchat- 
îfiés par tes dangers irrértïédiables du pléin-cintre, les cons- 
tructeurs ne parvenaient à élever de vastes églises qu'en en 
co'mpromèUarit la durée. Pour satisfaire aux exigences tou- 
jours croissantes de leur temps, ils se virent bientôt forcés 
de trouver on d'apprendre des procédés de bâtisse plus hardis 
et plus sûrs. Pareil besoin de réforme ne se faisait pas sentir 



7* 

dans le domaine de Part. Les édifices de U période romane 
rachetaient les défauts de leur struciure matérielle par leur 
caractère» leur style et le luxe original de leur ornementa^ 
tion. 

La lutte entre Tâvénir et le passé eut duré bien longtemps, 
si les architectes du moyen âge n'avaient pas été doués d'un 
rare bons sens, d'un admirable esprit de logique, auquel ils 
avaient coutume de soumettre les inspirations de leur go<it 
et même les caprices de leur imagination. Ils ne tardèrent 
pas à comprendre qu'il n'était pas rationnel d'accoler dans 
un même édifice des arcs de natures diverses ; que remploi de 
l'ogive, une fois admis comme nécessaire, excluait l'emploi 
simultané et contradictoire du plein cintre ; qu'à des formes 
nouvelles il fallait une nouvelle ornementation ; qu'en archi- 
tecture tout se suit et s'enchaîne ; que l'art doit se transfor- 
mer avec la science; que d'ailleurs les temps étaient changés 
et que le style roman ne répondait guère mieux aux idées de 
l'époque que les constructions romanes à ses besoins. Mais 
cesvérilés, si évidentes qu'elles fussent, avaient besoin, comme 
toujours, de geimer, d'éclore, de se développer peu à peu ; 
et, en attendant, la transition, retardée dans su marche^ n'ar- 
rivait pas au terme définitif. 

A Vézelay, d'autres causes intervinrent, causes particu- 
lières et locales, qu'il est essentiel de signaler. Tout en luttant 
contre la suprématie de Cluny, les moines de la Madeleine 
restèrent longtemps imbus des idées clunisiennes, que leur 
avaient inculquées de gré ou de force une longue série 
d'abbés clunisiens. Ils aimaient les constructions robustes, 
qui rappelaient leur puissance, et la profusion des détails qui 
proclamait leur richesse. Pour eux, le style roman avec ses 
traditions hiératiques et son symbolisme mystérieux n'était 
pas seulement l'expression d'un goût artistique, mais le 
fidèle reflet de doctrines politiques et religieuses. Quand la 
lumière de l'expérience et l'évidence du calcul leur imposaient 
un nouveau système de bâtisse, ils étaient trop intelligents 
pour le repousser.Quand, au contraire, ils sentaient les esprits 
fermenter autour d'eux, quand ils voyaient l'épiscopat fran- 
çais ou même certains ordres rivaux inaugurer un style 
nouveau comme expression d'idées nouvelles, quand ils devi- 
naient sous ce mouvement l'intervention prochaine des 
artistes laïques prêts à faire table rase du passé, alors ils 



1 



72 

s'arrêtaient dans la voie du progrès ou même ils se rejetaient 
en arrière. A Yézeiay, plus qu'ailleurs, on doit trouver la trace 
persistante de l'antagonisme entre Télément scientifique et 
l'élément artistique durant le cours du xii* siècle. Lorsque 
Tabbé Suger gouvernail Sainl-Denis, Ponce de Montboissier 
s'installait à la Madeleine, et, pour qui sait Thistoire de ces 
deux hommes, le rapprochement de leurs noms est significatif. 
L'un est un apôtre du progrès, Tautre un héros de la résis- 
tance. Guillaume de Mello, qui vient après Tabbé Ponce, se 
montre moins énergique que son prédécesseur, mais pas plus 
libéral. Il faut attendre d'autres abbés, d'autres tendances, 
pour qu'à Yézelay l'ait ogival regagne le terrain qu'il a dû 
nécessairement perdre. 

Le fait est qu'à compter de l'édification du narthex, tous 
les travaux que les moines accomplissent sont marqués d'un 
cachet manifeste de stagnation artistique. L'église Sainte- 
Croix, qu'ils élèvent après la prédication delà seconde croi- 
sade ; les tours latérales dont, vers la même époque, ils 
flanquent la grande basilique; la chapelle basse et la sacristie, 
qu'ils lui accolent un peu plus tard, ne révèlent aucun progrès 
décisif. Assurément, une étude minutieuse parvient à y 
découvrir quelque trace des procédés nouveaux, et même 
quelques germes du nouveau style d'ornementation. Mais la 
physionomie générale ofi're tant d'analogie avec celle des 
constructions antérieures, qu'il ftiut un effort d'esprit pouren 
saisir la nuance distinctive, et qu'à défaut de textes histori- 
ques, les archéologues seraient fort embarrassés pour eu 
fixerlacbronologie.La petite église Sainte-Croix, pas plusque 
la chapelle basse, la sacristie ou les tours latérales, ne présen- 
tait point à résoudre le problème difficile de l'établissement 
de voûtés immenses, à des hauteurs considérables, au-dessus 
de parois évidées, problème qui forçait les plus opiniâtres de 
recourir aux procédés nouveaux. Toutes les fois qu'à Vézelay 
le constructeur n'entraîne pas l'ariisie, le progrès reste 
stationnaire ; et les moines, libres de suivre leur goût et leurs 
instincts, restent dans leurs constructions ce qu'ils étaient 
dans leur vie publique, les hommes du passé. 

Cependant les années s'écoulaient, et en dépit des obsta- 
cles la transition continuait son œuvre. Il y a tout lieu de 
penser que la charmante église de Montréal, située aux con- 



73 

fias de la Bourgogne (1), fut élevée par les soins d'Ànsérlc, 
seigneur du lieu, au retour de la seconde croisade, c*est'-à- 
dire vers le milieu du xip siècle, et peu après la petite église 
de Sainte-Croix. Bien des choses y rappellent le narthexde la 
Madeleine, et notamment cette tribune, qui domine à Tinté- 
rieur la grande porte d'entrée, comme la tribune du narthex 
domine la grande porte de la nef de Tabbé Artaud. On sent 
ici le voisinage et Tinfluence inévitable de Yézelay. Mais 
quel progrès dans Timitation I <( Montréal, dit M. Quantin, 
est un beau spécimen de Tarchitecture de transition. Dans ce 
monument on voit les formes romanes céder la place princi- 
pale à Togive. Elles sont encore au portail,* dans les bases et 
dans quelques arcatures aveugles du chœur; mais la nef est 
coulée d'un seul jet dans le style ogival. )> Sans aller aussi 
loin, on doit reconnaître qu'à Tintérieur surtout l'église de 
Montréal n'a pas du tout le même caractère que les cons- 
tructions Vézeliennes que nous venons de passer en revue. 
La transition s'y accuse davantage. Elle commence à envahir 
l'élément artistique. M. VioUet-Leduc signale même à Mont- 
réal des parties dont le style rappelle certaines parties analo- 
gues de Notre-Dame de Paris. « Cette église, dit-il, est du 
xii° siècle, bien complète du sol au faite, petite, bâtie en 
beaux matériaux et assez bien conservée. La façade est percée 
d'une large porte, basse, à voussure plein-cintre, qui tient à 
elle seule le tiers juste de la longueur di iniu' de face, et 
d'une rose qui dans son exiguité rappelle celle de la face 
occidentale de N.-D. de Paris. Ce sont les mêmes profils, le 
même caractère, la même simplicité dans les ornements, i» Il 
y avait là^ pour les moines de la Madeleine, un exemple qui 
tôt ou tard devait les frapper et leur servir de guide. 

Vers le même temps, non loin de Montréal, s'élève une 
église bien plus importante, celle de Pontigny, due aux lar- 
gesses de Thibaut le Grand, comte de Champagne. Commen- 
cée vers 1150, elle aussi fut terminée sans interruption, d'un 
seul jet. M. Quantin a proposé, avec raison, de prendre ce 
monument remarquable comme tête de classification dans 



(1) Ajoutons : dans la partie de cette province qui appartient au 
bassin de la Seine, et qu'il faut bien se garder de confondre avee la 
Hau le Bourgogne. 



74 

nos contrées. En effet, Pontignj appartient à la seconde phase 
de ta transition, celle où la révolution ogivale, s'emparant de 
Tarcliitecture tout entière, la modifiant dans toutes ses par- 
ties, ne laisse plus aux traditions romanes qu'une faible part 
d'influence. C'est encore, comme au début du siècle, une 
combinaison, un alliage, mats dans lequel Télément qai 
jouait un rôle secondaire a conquis le rôle principal, et 
celui qui d'abord prédominait ne joue plus qu'un rôle 
effacé. 

Le caractère général de Tédifice est surtout digne d'atten- 
tion et marque b(,en le début d'une ère artistique complète- 
ment différente de l'ère antérieure. L'architecte de Pontigny 
répudie la plupart des traditions romanes ou clunisiennes.il 
préfère la hardiesse des lignes élancées à l'énergie des com- 
binaisons trapues. Il ne craint pas de faire pénétrer dans son 
œuvre une large dose d'air et de lumière. Il ne recherche ni 
le mystérieux ni le dramatique. Il évite le luxe des ornements 
avec une sévérité puritaine, et dans laquelle perce un esprit de 
réaction. Avec lui, plus de détails capricieux sur les archivoltes 
ou sur les bandeaux ; plus d'emprunts à la flore de l'Orient 
ou au monde des bestiaires ; plus de variété infinie dans les 
chapiteaux ; plus de scènes sculptées. Quelques moulures 
suffisent à la décoration des bandeaux, des arcs et des vous- 
sures. Quelques feuilles empruntées à la flore locale, ou 
librement imitées, cachent seules la nudité des chapiteaux. 
L'œil n'est arrêté nulle part et rien ne le distrait de l'impres- 
sion produite par l'ensemble. Cette fois l'art s*est transformé 
comme la science, et Ton dirait qu'il essaie de parler une 
langue nouvelle, pour se faire mieux comprendi*e des généra* 
tiens nouvelles auxquelles il s'adresse. Dans cette métamor- 
phose, il y a plus qu'une affaire de goût. Ainsi, la légèreté et 
la hardiesse des lignes verticales, après avoir été le résultat 
de perfectionnements accomplis dans les procédés de cons- 
truction, ne tardent pas à devenir l'objet d'un nouveau 
symbolisme, le signe de la prière qui monte, ou de la pensée 
affranchie qui s'élève. Si la lumière pénètre à flots plus 
larges dans les églises, ou si l'air circule avec plus de 
liberté, encore un progrès de la science, qui a permis d'amoin- 
ifit les piles de soutien et d'évider les parois latérales ; 
encore un signe du temps^ Les terreurs de l'an mil sont 
bien loin. Les fidèles ne se pressent plus en tremblant dans 



76 

les temples. Ils y viennent chercher des gages d'espérance et 
non des impressions d'effroi. Les ordres monastiques eux- 
mêmes comprennent (rue la mystérieuse obscurité des églises 
romanes n'est plus faite pour de pareils hommes ; et les 
évéqiies, qui luttent contre les ordres monastiques, en 
s'appuyant sur les populations, se soucient encore moins de 
donner à leurs cathédrales populaires le sombre aspect d'un 
cloître. Chaque transformation deTart est motivée. Pourquoi 
multiplier partout, comme le faisaient les artistes romans, 
des scènes grossièrement sculptées, oii l'enseignement se 
dérobe sous le symbolisme,commela vérité sous une énigme t 
Ve vaut-il pas mieux laisser à la chaire chrétienne le soiti de 
répandre à l'inlérieur des églises la vérité sans nuages ? 
C'est à l'extérieur seulement, là où ne retentissent plus les 
échos delà chaire, qu'il faut ciseler, au front des cathédrales, 
une bible illustrée en caractères à la portée de tous. De même 
enfin, quand la France se constitue, quand la nationalité se 
fortifie, à quoi bon dérober à la flore ou aux tissus de l'Orient 
quelques ornements étrangers? Il suffit de fouiller les bois ou 
les champs de la patrie pour y trouver matière à toutes les 
imitations, prétexte à tous les caprices. Telles sont les don- 
nées logiques d'après lesquelles procéda la rénovation ogivale, 
et, dans la foule innombrable des églises françaises, qui 
l'attestent, Pontigny est une des plus anciennes et des plus 
significatives. 

Elle offre encore une particularité que nous devons signa- 
ler, parce qu'elle nous servira plus lard à résoudre Tune des 
questions que soulève, parmi les archéologues, la comparai- 
son du chœur de Vézelay avec la nef de Tabbé Artaud. 
Pontigny montre la sobriété des ornements poussée jusqu'à 
l'excès, et la réforme du luxe clunisien dégénérant en séche- 
resse. C'est que l'abbaye de Pontigny est fille de Citeaux. Elle 
applique à la nouvelle architecture les préceptes de Saint- 
Bernard. Or voici, d'après M. Viollel-Leduc, en quoi consis- 
taient ces préceptes: « Saint-Bernard, dit l'éminent architecte, 
s'était élevé, k plusieurs reprises, contre le goût des sculp- 
tures répandues dans les églises clunisiennes : son esprit droit, 
positif, éclairé, était choqué par ces représentations de scènes 
singulièrement travesties de l'ancien et du nouveau testa- 
ment, ces légendes, celle façon barbare de figurer les vices et 
les vertus, qui tapissaient les chapiteaux des églises romanes, 



i 



76 

À Vézelay même, au milieu de ces images les plus étrange- 
ment sculptées, il n'avait pas craint de qualifier ces actes de 
barbares et d'impies, et de les slygmatiser comme contraires 
à l'esprit chrétien. » Nous savons maintenant pourquoi l'art 
ogival affecte à Pontigny une austérité exceptionnelle. La 
pensée du maître a laissé son empreinte sur l'œuvre de ses 
disciples. 

11 nous reste à chercher si l'exemple de Pontigny et de 
Montréal a été perdu pour les moines de la Madeleine, et si au 
contraire ces derniers, éclairés par le spectacle des construc- 
tions voisines, entraînés par la force des choses, ont fini par 
abandonner des traditions qui devenaient surannées. Déjà le 
xii« siècle touche à sa fin. L'abbé Guillaume de Melloa suivi 
dans la tombe l'abbé Ponce de Montboissier. Girard d'Ârcy, qui 
leur succède, se préoccupe avant tout de rendre à l'abbaye son 
ancienne splendeur, compromise par des luttes désastreuses. 
Durant sa longue et sage administration, Yézelay retrouve quel- 
ques jours de paix et de prospérité. Alors les moines se déci- 
dent à reconstruire toute la partie occidentale de la Madeleine. 
Les transepts et le chœur actuel ^ont bâtis. La crypte prend 
les dimensions et la forme qu'elle a conservées jusqu'à nous. 
Depuis l'abbé Artaud, rien d'aussi important n'avait été 
accompli, et désormais rien d'essentiel ne sera ajouté à la 
grande basilique. Examinons avec soin cette œuvre suprême, 
le dernier mot de l'art vézelien, à l'époque oii l'abbaye con- 
serve assez de ressources pour manifester ses idées et ses 
goûts dans des entreprises dignes d'elle. 

Ici, la lutte entre le style roman et le style ogival se 
traduit par un singulier contraste. Le chœur proprement 
dit, le sanctuaire, est ogival, ou paraît l'être encore plus qu'il 
ne l'est réellement. Tout ce qui Tentoure, collatéraux, cha- 
pelles absidales, et surtout à l'extérieur le chevet, affecte une 
physionomie romane presque pure. L'écorce ne semble pas 
faite pour le fruit. Non seulement le style général de l'édifice 
n'est pas homogène en ce qui touche la fusion des principes 
anciens et nouveaux ; il offre, à un autre point de vue, des 
nuances également diverses. Si Ton en croit M. Viollet- 
Leduc « un des premiers et des plus beaux exemples de 
l'architecture ogivale bourguignonne se trouve dans le chœur 
et le transept de l'abbaye de Vézelay. » D'après M.Victor 
Petit, « ce n'est plus ici le style bourguignon, mais bien 



77 

celui du centre de la France et des provinces du Nord et de 
l'Est. » Et chacune de ces appréciations contradictoires est 
vraie suivant qu'on l'applique à telle ou telle partie du monu- 
ment, sans compter les parties qui donnent en même temps 
raison à tout le monde. En sorte que M. YioUet-Leduc finit 
lui-même par dire que <c les voûtes du choaar de l'église 
abbatiale de Yézeïay, bâti vers la fin du xii® siècle, présentent 
un singulier mélange des méthodes adoptées par les cons- 
tructeurs de nie de France avec les traditions bourgui- 
gnonnes. » Malgré son incontestable beauté» la partie 
occidentale de la Madeleine est donc une œuvre hybride. Par 
cela seul qu'elle a été bâtie pendant le cours de la transition, 
elle ne pouvait appartenir franchement ni à l'architecture 
romane ni à l'architecture ogivale. Mais en outre elle a subi 
l'influence des conditions particulières dans lesquelles elle a 
été conçue. A la fin du xii* siècle, l'abbaye de Vézelay s'est 
aflranchie pour jamais de la suprématie de Cluny, sans avoir 
assez de force et de vitalité pour s'ériger chef d'ordre, pour 
se créer une doctrine, une règle, une mission spéciales. Elle 
lutte contre tous les pouvoirs féodaux et religieux sans 
s'.appuyer sur le concours des populations. Elle prétend 
maintenir son indépendance absolue, et elle se laisse 
arracher par les bourgeois jusqu'aux moindres garanties de 
liberté. Elle a rompu le dernier lien qui l'attachait à la 
Bourgogne, elle ne veut à aucun prix se laisser enclaver dans 
le comté de Nivernais, et elle ne veut pas davantage se placer 
sous la garde du roi de France, dont elle ne cesse pourtant 
de réclamer l'appui. Dans les incertitudes et les contratliC' 
lions de son étrange destinée, elle n'a conservé qu'un trait 
distinclif et original, elle aime toujours les constructions 
grandioses. Elle les aime avec une ardeur, que la ruine, une 
ruine complète, pourra seule éteindre ou calmer. Elle tient à 
honneur de posséder une église qui ne le cède en rien aux 
plus fameuses cathédrales, et pour y parvenir aucun sacrifice 
ne lui semble trop lourd. De là vient que sa dernière œuvre 
est à la fois si puissante et si pleine de contrastes, si remar- 
quable et si diflScile à classer. 

Quant aux détails de construction et d'ornementation 
qu'offre à l'examen des archéologues la partie occidentale de 
la Madeleine, nous nous bornerons à relever ceux qui sont le 
plus curieux, ou ceux qui confirment avec le plus d'évidence 



80 

disposa derrière les arcatures du triforium, sous les combles 
des collatéraux, des demi-voûtes d*arétes, en forme de galerie 
et servant à maintenir la naissance des voûtes supérieures. 
Plus tard, on disposa tout autour du chevet de véritables 
arcs-boutants dontrextrémité,s*appuyantau sommet des con- 
treforts, supplée à leur insuffisance (1). De ces remaniements 
successifs et indispensables la trace est encore visible, et 
notamment les contreforts originaires sont demeurés intacts 
derrière les arcs-boutants ; leurs chaperons, leurs moulures 
terminales se dessinent sous le revêtement de pierre dans 
lequel ils se trouvent noyés aujourd'hui. Au reste, ce ne fut 
guère qu'au xiii« siècle que les architectes, ayant soumis la 
voûte d'arêtes au contrôle de calculs plus exacts ou à Tépreuve 
d'une expérience plus sûre, adoptèrent définitivement le 
système d'appuis extérieurs, qui est un des signes distinctifs 
de rarchiteciure ogivale. 

Il serait facile de multiplier les preuves qui attestent qu'à 
Yézelay Tart de bâtir n'est pas encore parvenu au degré 
d'avancement qui doit marquer la fin de la transition. Mais 
il serait aussi facile d'établir que le chœur de la Madeleine 
annonce et prépare l'instant du triomphe définitif. Malgré les 
fautes et les tâtonnements , la science et l'habileté des 
constructeurs se montre à chaque pas. Parfois mênoe, 
l'observateur moderne est surpris de constater, dans l'œuvre 
d'une époque si reculée, des tours de force dont notre époque 
serait fière. Pour en citer un exemple, voici les réfle- 
xions qu'inspirent au plus compétent des juges, en pareille 
matière, les immenses colonnes monolithes sur lesquelles 
reposent les grandes archivoltes du chœur de Yézelay : 
« Agriculteurs, industriels et constructeurs, les moines 
furent les premiers à ouvrir le sol et à lui faire rendre tout ce 
qui est nécessaire aux besoins d'un peuple civilisé. Les cons- 
tructions qu'ils nous ont laissées font voir que les moyens 
d'exploitation qu'ils employaient étaient bien organisés et 
d'une grande puissance, car il n'est pas rare de trouver dans 
les églises abbatiales des blocs énormes. Ainsi, par exemple, 
on voit dans le chœur de l'abbaye de Yézelay des colonnes 
monolithes, qui ne cubent pas moins de quatre mètres. Or^ ces 
colonnes proviennent des carrières de Coutarnoux, distantes 

(i) Plus tard encore, on chargea de pinacles l'extrémité supé« 
Heure des arcs4)outant8. 



79 

cM, sans néaouaioiBs que cette clef atteigne encore le même 
niveau que celle des arcs diagonaux. Les églises d4i xiii« 
siècle nous montrent le progrès définitif, c*est -à-dire toutes 
les clefs iles arcs de soutien dans le même plan liorizontal. 
Au contraire, à Yézelay, les voûtes du chœur» bien qu'à peu 
près contemporaines de celles de Notre-Dame de Paris, 
affectent les mêmes caractères que les voûtes de Sens, de 
Noyon et de toutes les grandes églises, bâties dans le 
domaine royal, vers le milieu du xii» siècle. C'est là que les 
constructeurs de la Madeleine se sont inspirés, et ils sont 
restés de quelques années en retard sur leurs contemporains 
do bassin de la Seine. Dans d'autres cas, ils cherchent à 
combiner les procédés de llle de France avec ceux de la 
Bourgogne, les méthodes nouvelles avec les méthodes ancien- 
ne, et ils n'obtiennent que des résultats incomplets, peu 
satisfaisants. Leur embarras devient surtout manifeste, 
lorsqu'il s'agit de former une voûte d'arêtes, en disposant les 
voûtains entre les arcs qui les soutiennent. « On voit, dit 
encore M. Yiollet-Leduc, combien les appareilleurs bourgui- 
gnons, si habiles traceurs, étaient embarrassés pour donnei* 
aux claveaux de remplissage des formes convenables. Ne 
pouvant en faire l'épure rigoureuse, ils tâtonnaient, ban- 
datent les rangs en matériaux taillés tant bien que mal, puis 
ne sachant comment fermer ces remplissages, ils les termi- 
naient par du moellon brut enduit. Ce n'était pas là une 
méthode, c'était un expédient. » 

A côté de ces imperfections, provenant de la routine ou de 
la timidité, d'autres au contraire dénotent chez les construc- 
teurs de la Madeleine une confiance, une témérité, que 
n'avaient.pas leurs devanciers. Ils élèvent la clef principale de 
leurs voûtes à une hauteur de 22™ 10 au-dessus du sol, et ils 
croie^nt eu avoir assez réduit les poussées pour les maintenir 
sur des supports d'une faible épaisseur ou sur des colonnes 
monocylindriques, sans autres secours que de minces contre- 
forts. Ils n'emploient ni l'ancien procédé des voûtes secon- 
daires servant à contrebuiter les hautes voûtes, comme on en 
voit au narthex, ni le système des arcs-boutants encore peu 
répandu. Mais l'expérience ne tarda pas à démontrer que les 
progrès accomplis dans la structure des voûtes ne dispensaient 
pas d'en assurer la solidité par des appuis extérieurs. A 
Yézelay, peu de temps après la construction du chœur, on 



82 

majesté. L'air et la lumière y pénètrent de toutes pairts, avec 
une profusion que fait ressortir davantage la pénombre de la 
nef. Mais cette clarté si vive n'éclaire plus les sculptures 
capricieuses de Tépoque romane. A Vézelay comme à 
Ponligny, la variété infinie des chapiteaux historiés a complè- 
tement disparu. Quelques feuillages étalés autour de la 
corbeille ou recourbés en crochets font seuls les frais de la 
décoration; et le principe nouveau d'uniformité dans l'agen** 
cément de ces feuillages tend à prévaloir, au moins pour 
chaque groupe de colonnes ou de colonnettes de même sorte. 
Les rosaces, les guirlandes, les festons ont disparu égale-* 
ment; partout des moulures, rien que des moulures. A cette 
vue, M. Quantin s'arrête étonné et il demande : « Pourquoi 
cette sobriété d'ornements en regard du luxe de la sculpture 
de la nef et des cathécumènes ? Le style ogival, créé par une 
école nouvelle d'architectes, proscrivait-il les sculptures, les 
embellissements, comme le veut M. l'abbé Crosnier, ou bien 
plutôt n'était-il pas encore arrivé à son entier développe- 
ment ? » Non, le style ogival, à ses débuts, ne proscrivait pas 
les ornements et les sculptures, mais il ne les prodiguait pas 
comme le style roman, et il les voulait plus simples, plus 
naturels, arrêtant moins les regards, se fondant mieux dans 
l'ensemble. D'ailleurs il est évident qu'à Vézelay, l'artiste 
qui a conçu le sanctuaire, s'est inspiré dePontigny, en sorte 
qu'il faut voir dans son œuvre deux choses à la fois, la lutte 
ordinaire de la simplicité ogivale contre le luxe roman, et la 
réaction toute spéciale de l'austérité cistercienne contre le 
luxe clunisién. D'où vient que cette réaction s'est fait sentir 
jusqu'ici et quelles sont les causes de cette particularité ? 
Est-ce la haine traditionnelle de Vézelay contre Cluny ? Est- 
ce la marque d'un respect tardif pour Tillustre orateur, qui 
dans ces mêmes lieux était venu prêcher la seconde 
croisade ? Toujours est-il qu'en étudiant le éhœur de la 
Madeleine, on se rappelle involontairement les principes 
développés par saint Bernard sur la décoration des églises 
et l'application qu'en avaient faite ses disciples. 

Malheureusement, ces principes n'(?taient guère favorables 
au développement de la grande et glorieuse école des sculp- 
teurs Vézéliens ; eux dont l'ardeur infatigable ne s'était point 
ralentie durant le cours du xii» siècle, et dont le ciseau se 
montre aussi fécond à Sainte-Croix ou dans la chapelle basse 



83 

qu'au napthdx et dans la nef de Tabbé Artaud. Néanmoins 
ils trouvent moyen do glisser ç^ et là, dans la sobriété 
scuplturale du chœur, quelques rosaoes , quelques culs de 
l^mpe, quelques clefs de voûtes qui apparaissent comme 
une protestation de leur talent contre Texclusion qui les 
frappe. Les énormes chapiteaux des colonnj8s monocylindri- 
ques leur permettent encore mieux de montrer que, dans 
Tornementation végétale, ils avaient su maintenir leurincon- 
tastable supériorité. Tout en acceptant les traditions nou- 
velles, c'est-à-dire en soumettant leur dessin à une certaine 
uniformité de composition, et en cherchant leurs types dans 
la flore indigène, ils restent ce qu'ils ont toujours été, des 
artistes pleins de verve et de puissance. Ils ne se condamnent 
pas à l'imitation servile de telle ou telle espèce de plantes. 
Ils interprètent librement la nature, comme on l'interprète 
aux époques primesautières, alors que l'habileté du ciseau ne 
sert qu'à mieux accentuer la fraîcheur de l'idée et la vivacité 
du sentiment. Parmi les plantes de nos campagnes, ils se 
plaisent à choisir pour modèles les bourgeons, les feuilles à 
demi-entr'ouvertes. C'est bien, d'après la belle et juste 
expression de M. Viollet-Leduc, le printemps de la sculpture 
française, et nulle part les productions de ce printemps artis- 
tique ne s'épanouissent avec plus de charmes que sous les 
voûtes de la Madeleine. 

Ainsi .cet édifice, digne entre tous de notre admiration, 
résume en quelque sorte l'histoire de l'art aux xf et xii« 
siècles. Rien n'y manque : ni les magnificences du style 
roman parvenu à son apogée ; ni les premiers essais de la 
transition, ni ses progrès, ni ses incertitudes, ni ses derniers 
efforts pour arriver au terme suprême ; ni les créations fantas- 
ques de l'iconographie monastique, ni les jeunes élégances 
de la sculpture renouvelée ; ni l'empreinte successive des idées 
et des temps. C'est comme une préface à l'étude de nos gran- 
des cathédrales. C'est la plus belle et la meilleure introduction 
à la connaissance de l'art ogival, de cet art véritablement 
français, qui pendant trois siècles allait couvrir notre sol de 
monuments que l'Europe nous envie. Quant à nous, en termi- 
nant cette monographie, il nous semble que notre dernière 
pensée doive se reporter vers les ordres religieux qui, après 
l'an mil, ont pris l'initiative du mouvement, formé nos 
architectes et nos sculpteurs, ouvert la voie et indiqué le but. 



84 

Il nous semble que,parmi les ordres religieux, les moines de 
Yézelay ont droit au témoignage d'une reconnaissance parti- 
culière. Laissons Thistoire, en sa juste sévérité, leur repro- 
cher d*avoir subi les entraînements d'une ambition trop 
mondaine et trop exclusive. Celui qui visite leur église ne 
conserve pour eux qu'un sentiment de gratitude et de respect. 
Là le nom de Tabbé Artaud et de ses dignes successeurs 
brille d'un éclat sans tache. Ils peuvent se présenter fière- 
ment devant la postérité, et dire avec le poëte : Exegi 
monumeiitum. Ils peuvent, en face d'une justice plus haute, 
répéter avec confiance les paroles du psalmiste : « Seigneur, 
j'ai aimé la beauté de votre maison et le lieu où réside votre 
gloire. )> 

AIMÉ CHÉRBST. 



SAINT GERMAIN, ÉVÊQUE D'AUXERRE. 



Notre âge, on ne saurait le nier, est sobre d'enthousiasme 
à regard de ceux que les siècles de foi ont revêtus du carac- 
tère de sainteté. L'extrême développement du sens positif en 
nous, les habitudes rigides contractées par Tesprit sous la 
discipline des méthodes scientifiques, pour tout dire, Tébran- 
lementen un grand nombre d'âmes des croyances anciennes, 
détournent généralement les hommes de notre époque des 
naïves admirations qui enflammaient nos pères. Prenons 
bien garde toutefois de ne point tomber en des préventions 
aveugles , et sachons demeurer justes envers les grandes 
figures que la conscience chrétienne a consacrées. Entre la 
vénération crédule et Téloignement systématique il est un 
milieu où le respect des esprits libres peut aisément trouver 
place. Pour celui même qui ne devrait voir dans la partie 
merveilleuse des légendes qu'un cadre fantastique sculpté 
par l'imagination visionnaire du temps, l'histoire des saints 
offre encore le spectacle des fortes vertus qui constituent les 
héros. Quelle soif inextinguible de périls et de dévouement I 
Quel mépris superbe des choses périssables I Quelle fougue 
d'aspiration aux sphères entrevues de l'idéal I Nous ne 
prétendons pas cependant que tous les membres de la 
phalange sainte méritent au même titre notre admiration, 
ni surtout qu'ils aient droit à une part égale dans nos 
sympathies. S'il n'en est guère qui ne se recommandent 
par leur stature grandiose» il en est néanmoins que leur 
exaltation quasi-maladive dépare : il en est dont la foi des- 
potique et farouche inspire le même effroi qu'un élément 
soulevé. Mais combien aussi que leur sainteté plus humaine, 
si l'on peut dire, rend aimables et chers I Combien dont la 
vie entière, fécondée du rayon divin, respire T.amour pas- 
sionné des hommes et Timmoiation continuelle au bien ! 

De ce nombre est sans contredit l'évêque Germain dont 
nous nous proposons d'esquisser l'histoire. Nul, entre les 



86 

demi-dieux du Panthéon chrétien, n'a le front ceint d'une 
auréole plus éclatante et plus pure. Aucune existence hu- 
maine, à quel âge qu'on se reporte, qui puisse donner une 
idée plus haute de la puissance et de la majesté de la vertu. 

I 

Germain naquit à Auxerre, vers Tan 380. Ses parents, 
Rustique et Germanille, étaient d'illustre origine et possé- 
daient une fortune considérable. Un vieux chroniqueur (le 
bénédictin Dom Viele), les représente comme seigneurs de la 
ville et du comté d'Auxerre, ayant en titre de domaine les 
petites villes d'Appoigny, Variy et Toucy, avec les bourgs et 
villages de Perrigny, Guerchy, Fonlenay, etc. 

L'éducation que reçut Germain fut aussi complète qu'il 
pouvait se faire à une époque oii les grandes écoles de la 
Gaule commençaient déjà à tomber en décadence. Après 
avoir d'ailleurs &ttivi les principales écoles de son pays , 
Germain alla à Rome se perfectionner dans la science du 
droit. Ses études terminées, il revint en Gaule oii il exerça la 
profession d'avocat auprès des différents tribunaux de la 
P'*^feclure. 

Le brillant et solide talent dont fit preuve Germain ne 
tarda pas à lui acquérir une réputation exceptionnelle. Il 
épousa bientôt une jeune fille, du nom d'Eustachie, dont 
la sagesse, nous dit-on, ne le cédait en rien à la naissance et 
à la richesse. La réunion de tous ces avantages eut pour 
effet de lui donner accès aux fonctions publiques de l'ordre 
le plus élevé. L'empereur Honorius sut le distinguer, et lui 
confia le gouvernement du duché de la Marche Armorique, 
lequel s'étendait à cinq provinces : la première et la deu- 
xième Aquitaine» la deuxième et la troisième Lyonnaise, et 
la Sénonaise. On ne saurait dire au juste si cette haute posi- 
tion réunit dans les mains de Germain le pouvoir civil et 
le pouvoir militaire. La constitution de Constantin avait, à la 
vérité, établi comme principe fondamental la division des 
deux pouvoirs. Mais il arriva par la suite que leur concen- 
tration se produisit plus d'une fois. Ce qui est sûr au moins, 
c'est que lé titre de duc avait nécessairement conféré à 
Germain le pouvoir militaire. 

Tout porte à croire que le jeune gouverneur roficaiàtra dans 



87 

l'exereiee de son commaDdement des difficultés extrêmes. 
C'était le temps où les bandes des Vandales et des Alains, 
ayant franchi le Rhin, se répandaient dans Test et le midi de 
la Gaule, tandis que les Armoricains, affranchis du joug 
romain, se constituaient en fédérations républicaines. Quelle 
fut Tattitude de Germain en ces jours de tempête? Essaya- 
t-il de défendre pied à pied les lambeaux de la pourpre im- 
périale, ou se résignâ'-t-il du premier coup à ne point tenter 
une lutte trop disproportionnée? Ses chroniqueurs, qui s'atta- 
chent surtout à retracer sa vie en vue de sa future transfi- 
guration, ne jettent aucune lumière sur ce point. Us se 
bornent à nous le montrer résidant à Auxerre, qu'il réussit 
du moins à préserver des désastres de L'invasion barbare. Car 
on ne voit pas que celte ville ait eu à subir alors les épreuves 
qu'essuyèrent maintes autres cités. Il paraîtrait même qu'An- 
xerre put jouir à cette époque d'une tranquillité relative, 
puisque son gouverneur, qu'on ne saurait accuser de séche- 
resse de cœur (la suite de cet écrit en fera foi), avait assez de 
loisirs pour se livrer fréquemment à l'exercice de la chasse. 
Ce fait^ constaté par tous les historiens, a même engendré 
un épisode de la vie de Germain, que les graves conséquences 
qui s'en sont suivies rendent utile de rapporter. 

Au milieu de la ville d'Auxerre- s'élevait un poirier aux 
branches duquel Germain avait coutume d'appendre les 
têtes des animaux qu'il tuait dans ses chasses. Ce n'était-là 
sans doute qu'un acte d'ostentation pure de la part d'un 
chasseur passionné et heureux. Mais cette pratique avait, aux 
yeux de l'évéque auxerrois d'alors, Amatre, l'inconvénient de 
rappeler trop vivement aux chrétiens l'usage oii étaient les 
païens de suspendre de pareils trophées en l'honneur d'A- 
pollon et de Diane, qu'ils espéraient par là se rendre pro- 
pices. L'appréhension d'Amatre, il faut en convenir, n'était 
pas sans fondement sérieux. Pour avoir en grande partie 
embrassé le christianisme, la société civile de cette époque 
n'en était pas moins demeurée profondément païenne dans 
ses institutions et dans ses mœurs. « On voit parmi nous, 
de toutes parts, dit Salvien, écrivain du v« siècle, des restes 
considérables de paganisme. Les consuls font nourrir des 
poulets comme faisaient les idolâtres, le vol des oiseaux est 
consulté, et toutes les ridicules coutumes des anciens sont 
aujourd'hui en usage. » Aussi Amatre ne laissait-il passer 



88 

aucune occasion d'adresser des remontrances au jeune gou- 
verneur au sujet de l'habitude malencontreuse qu'il avait 
prise. Hais celui-ci demeurait sourd aux paroles du prélat. 
Or, un jour que Germain s'était retiré dans une terre de sa 
juridiction, Amatre, désespérant de pouvoir jamais le vaincre 
sur ce point, prit le Aarti de faire brûler Tarbre surcliargé de 
dépouilles et fit jeterhors de la ville les tètes d'animaux qui 
y étaient suspendues. La mesure n'était pas exécutée qu*un 
émissaire se rendit auprès de Germain pour l'informer de ce 
que l'évéque avait osé. Sur cette nouvelle, une violente indi- 
gnation s'empare du gouverneur. Il accourt en toute hâte à 
Auxerre, menaçant tout haut l'évéque d'une vengeance meur- 
trière. Sitôt arrivé, il marche à sa rencontre, <( ne voulant pas, 
dit Constance, son plus ancien biographe, laisser aux chré- 
tiens le temps de se rassembler pour défendre leur pasteur. » 
Mais celui-ci, dès l'approcLe de Germain, lisant sur son 
visage les sombres projets qu'il roule dans son âme : a Je ne 
suis pas digne, dit-il, de devenir par l'effusion de mon sang 
un témoin de mon sauveur : je ne suis pas digne d'être un 
martyr. » A ces mots prononcés avec une douceur résignée, 
Germain revient à lui-môme. Le sentiment de la vengeance 
rnbandonne. Amatre a doublement triomphé de Germain. 
L'évéque, de son côté, pardonna aisément au jeune gouver- 
neur. L'orageux emportement dont il eut pu être victime ne 
voila même pas à ses yeux les éminentes qualités qu'il avait 
reconnues depuis longtemps en Germain. A quelque temps 
de là, en effet, l'évéque auxerrois se rend précipitamment 
à Autun pour conférer avec le préfet du prétoire. Quel motif 
impérieux a pu déterminer le vieillard à affronter les fatigues 
de la route? Amatre pressent sa fin prochaine: il voudrait 
faire agréer au préfet Julien le dessein qu'il a formé de con- 
sacrer le gouverneur de la Marche armorique au service dos 
autels, rêvant de faire du prêtre Germain son successeur 
à l'évéché d'Auxerre (4). 



(1) Dans un rescrit adressé aux évèques, l'empereur Honorius les 
invitait à choisir plutôt les clercs, dont ils auraient besoin pour le 
service des églises, parmi les moines que parmi ceux qui étaient 
investis de foncUons publiques. 



89 



II 

Julien n'entra pas sans difficulté dans les vues du prélat. 
Il tenait en trop haute estime les éclatantes facultés de 
Germain pour le laisser enlever aisément aux fonctions qu'il 
occupait. A la fin toutefois Amatre parvint à le gagner. 
« C'est un homme utile et nécessaire à l'Etat^ fait dire le 
chroniqueur Constance à Julien ; cependant puisque Dieu Ta 
choisi, comme vous me l'attestez, je ne saurais contredire 
ses desseins. » 

Ayant ainsi atteint le but de son voyage, Amatre, rempli 
de joie, reprit le chemin d'Auxerre. Dès son retour, il ras- 
semble chez lui tout le peuple de chrétiens de la ville : « Mes 
enfants bien aimés, leur dit-il, j'ai besoin de vous communia 
quer les pensées de mon âme. Je connais, à n'en pas douter, 
par une révélation de Dieu, le jour de ma sortie de ce 
monde: je vous engage donc tous à rechercher sérieusement 
lequel d'entre vous vous choisirez pour être la sentinelle du 
Seigneur, y^ L'assemblée, émue des paroles inattendues de 
son évéque, demeure silencieuse. Amatre l'entraîne à l'église. 
Là, après avoir fait déposer aux assistants les armes qu'ils 
portaient, il s'avance vers Germain, se saisit de lui, lui 
coupe les cheveux, le dépouille de ses habits séculiers, et, le 
couvrant des insignes de la prêtrise : « Il vous taut main- 
tenant, mon frère, vous efforcer de conserver pure et sans 
tache la dignité qui vous a été confiée, car, après ma mort, 
c'est à vous que le Seigneur a l'intention de confier la 
charge pastorale. » Puis, s'adressant au peuple : « Vous, 
mes enfants bien aimés, je vous en supplie, accordez-vous 
tous pour élever mon frère Germain à ma place. » Un cri 
unanime éclate aussitôt en signe d'assentiment. 

Ce rapide historique du changement d'état de Germain, 
reproduction fidèle aussi bien de celui des anciens chroni- 
queurs, est tellement insuffisant, que, de nos jours même, 
on a cru devoir le compléter en y ajoutant la supposition 
d'un miracle. On paraît croire que Germain n'était pas préparé 
à la transformation qui s'opéra quand Amatre étendit la main 
sur lui, et que, par suite, il n'a pas fallu moins que l'inter- 
vention d'une volonté souveraine pour amener le gouverneur 
à embrasser la croix. Sans nous arrêter à cette considération 



^ 90 

que l'explication proposée, par cela seal qu'elle invoque 
un fait surnaturel, est inadmissible pour beaucoup d'esprits, 
nous observerons que la docilité avec laquelle Germain 
s'est courbé sous la main d*Amatre, peut fort bien s'expliquer 
sans qu'on recoure au miracle. Remarquons d'abord que, 
tout en laissant dans lombre la personne du gouverneur 
pour ne s'occuper que du rôle de Tévêque dans les événe- 
ments précurseurs de l'ordination, Constance n'insinue au- 
cunement que Germain fût étranger au projet du prélat 
auxerrois. D'un autre côté, on conviendra oien sans doute 
qu'il eût été d'une témérité inqualifiable de la part d'Amatre, 
d'offrir publiquement la dignité de clerc au gouverneur, sans 
connaître d'avance l'accueil qui lui serait fait. Double raison 
donc pour ne point admettre, dans le silence de la chroni- 
que, qu'Amatre eut préparé l'ordination à l'insu de Germain. 
Serait-ce, d'aventure, dans la rupture du gouverneur avec 
le monde qu'on voudrait faire consister l'acte merveilleux? 
Mais vraiment considéra-t-on jamais comme un miracle que 
Salvien, marié et père de famille, soit allé s'enfermer dans 
l'abbaye de Lérins, ou que Sidoine Apollinaire, préfet du 
prétoire, patrice, sénateur, soit devenu évêque de Clermont? 
De tels faits trouvent leur explication naturelle dans l'état 
âocial et spirituel des temps où ils se sont produits. Re- 
fnettons-nous en mémoire la décrépitude de cette société 
qui ne porte plus le nom d'Empire romain que comme l'épi- 
thaphe funéraire porte le nom des ossements qu'elle 
décore. Tout est mort, croyances, gouvernement, jus- 
qu'à l'espérance même. Quelle ressource reste donc aux 
âmes supérieurement douées, que de se retremper aux eaux 
vives de l'idée nouvelle? Aussi les voit-on abdiquer avec 
mépris le rôle de fantômes que leur offre la société vieillie. 
Ils marchent aux rayons de Taurore naissante. C'est dans la 
société religieuse, c'est-à-dire dans le monde de l'avenir 
qu'ils se réfugient. De telle sorte que celte dernière société 
ne se grossit pas seulement de ceux que possède, comme on 
l'a dit, la folie de la croix , elle voit encore accourir à elle 
tous ceux que le besoin d'action dévore, tous ceux qui veu- 
lent conquérir une importance véritable en prenant une part 
efficace au mouvement moral de leur temps, tous ceux enfin 
qui noarrlssent d'autre ambition que de s'épuiser vainement 
à galvaniser le cadavre du passé. 



Tel est, 06 dous semble, à défaut de l'enselgnetnents 
précis, Tordre de phénomènes dans lequel il faut chercher 
une explication à Tordination de Gernaain. L'interposition 
d'un miracle ne saurait donc être en cette circonstance qu'un 
jeu d'imagination purement oiseux. 

Peu de jours après l'ordination de Germain, Amatre se 
sentit pressé par les approches de la mort et bientôt expira. 
Tout le peuple alors, se tournant avec enthousiasme vers le 
nouveau prêtre, d'une seule voix le proclama évéque. Mais 
lui, par des motifs qui ne nous sont pas parvenus, chercha 
d'abord à se dérober à la dignité qui lui était offerte. A 
la longue cependant il se laissa fléchir. 4 Gontratat, dit 
Constance, par ceux mômes sur lesquels il croyait pouvoir 
s'appuyer pour résister, Germain dût se résigner à recevoir 
le sacerdoce suprême, t II fut ordonné évéque dans le mois 
de juillet de l'année 418, étant alors âgé de trente-buit mû 
eâviron. 

111 

Les premières années de l'épiscopat de Germain paraissent 
avoir été principalement employées en fondations pieuses et 
en soins spirituels étendus à tout son diocèse. C'est vrai- 
semblablement à cette époque aussi qu'il travailla à fermer 
ces disciples dont plusieurs le suivirent dans la voie de sain- 
teté. Demandons à l'abbé Lebeuf de nous en dresser la liste : 
« Entre les disciples qui passent pour avoir été formés par 
le saint évéque, tant dans son école cléricale que dans la 
monastique oii saint Aloge et saint Mamert furent abbés 
successivement , l'un des plus célèbres est saint Patrice, 
apôtre d'Irlande ; quelques-uns, après Héric, y joignent un 
saint Slicomer, qui alla finir ses jours dans le Tonnerrois. Il 
ne faut point oublier saint Ursicin, qui se sanctifia dans 
la cléricatiire, ni saint Sabin ou Savin , que l'on croit être te 
même qui passa depuis dans le Poitou. » 

Mais profitons du répit que nous laisse le prélat auxerrois 
avant de nous entraîner à sâ suite dans les événements du 
monde extérieur, pour pénétrer, avec Constance, dans le 
détail de sa vie privée. Il pourra se fain^ que du point de vue 
de nos idées moderfies, la rigidité qu'on va le voir dé- 
ployer envers lui^nénïe semble poussée jusqu'à l'extravagaiïce. 
Pour en juger sainement toutefois, il convient de nous ittipi^- 



92 

gner d'abord des sentiments de l'époque où vivait Germain. 
N'oublions pas surtout que, suivant l'enseignement de 
l'Eglise, l'homme se compose de deux êtres, dont l'un, su- 
périeur et ailé> est tenu, au prix même di s moyens les plus 
impitoyables, d'arracher l'autre, grossier et rebelle, aux 
tendances de sa nature misérable. « Au môme instant 
qu'il devient évéque, dit l'ancien biographe, Germain foule 
aux pieds les pompes de la terre et choisit pour partage une 
vie humble. 'Son épouse devient pour lui une sœur: il distri- 
bue son bien aux pauvres, la pauvreté est l'unique objet de son 
ambition. » Nous ne saurions raconter avec quelle violence il se 
fit la guerre à lui-même, à quelles croix, à quels tourments il 
soumit son corps dont il devenait le persécuteur. J'en dirai 
un mot seulement sans sortir des limites de la vérité. Depuis 
le jour oii il entra dans le sacerdoce jusqu'à la fin de sa vie, 
il apporta une telle obstination à nourrir son âme aux dépens 
de son corps, que jamais il n'accorda à ce dernier ni pain de 
froment, ni vin, ni vinaigre, ni huile, ni même du sel pour 
assaisonner ses aliments. Le jour de la résurrection et de la 
naissance du Seigneur, il prenait pour boisson un peu de vin 
coupé de beaucoup d'eau, à peu près comme on a coutume 
de la mélanger pour rendre supportable 1 âpreté du vinaigre. 
A son repas, il commençait par goûter de la cendre, puis il 
mangeait du pain fait avec de l'orge qu'il avait préparée 
et moulue lui-même ; et ce repas unique, plus pénible que le 
jeûne, avait lieu seulement le soir, quelquefois au milieu de 
la semaine, le plus souvent au septième jour. Son vêtement 
consistait sans distinction de temps en un capuchon et une 
tunique. En hiver il n'y ajoutait rien, en été il n'en retran- 
chait rien. L'un et l'autre duraient, à moins qu'il ne les 
donnât en aumône, jusqu'à ce qu'ils tombassent en lam^ 
beaux, et au-dedans de sa tunique était inhérent un cilice. 
Des planches entouraient Tespace où était son lit, et jusqu'à 
la hauteur même de ces planches le sol était couvert de 
cendres, lesquelles foulées chaque jour devenaient dures 
comme la terre. Toute la couche consistait en un cilice et 
une couverture grossière étendue sur les cendres. La place 
où il reposait sa tête n'avait rien de plus. Ainsi il avait con- 
damné ses membres à rester étendus sur la terre. Jamais, 
pendant la nuit, il ne quittait son vêtement, raremeut sa 
ceinture et ses sandales. Il observa l'hospitalité d'une façon 



93 

toute particulière ; sa maison était ouverte à tous sans excep- 
tion , et sans jamais interrompre son jeûne , il offrait à 
manger à ses hôtes. Ministre et gardien fidèle des insti- 
tutions du Seigneur, il lavait à tous les pieds de ses propres 
mains. 

Ce n'est pas tout. Craignant encore que ces sévères morti- 
fications ne suffissent pas à son épuration, travaillé sans doute 
aussi du besoin qu'éprouvent les âmes altières de se créer 
une solitude où la pensée se rassérène et déploie librement 
ses ailes vers Tinfini, Germain ne tarda pas à fonder près 
d'Âuxerre un monastère dans lequel il put se réfugier fré- 
quemment. La cellule qu'il se fit construire pour lui-même 
dans cette abbaye, dit un chroniqueur, m méritait mieux le 
nom d'une armoire ou d'une fenêtre que d'une chambre, tant 
elle était étroite en toutes ses dimensions : de telle sorte 
qu'il n'y pouvait demeurer debout ni couché de son long, 
mais seulement à genoux. » 

On pressent bien qu'en un ascète aussi ai^stère que se mon- 
trait Germain, l'imagination populaire ne manqua pas de 
reconnaître un agent d'actes surnaturels. De fait, la liste 
serait longue des miracles que, selon les divers chroniqueurs, 
il convient d'attribuer à Tévéque auxerrois. Mais nous nous 
abstiendrons d'aborder cette partie de sa légende^ n'étant 
point en situation d'en faire un récit convaincu. Il est cepen- 
dant une réflexion que nous ne pouvons retenir. Nous remar- 
querons combien il était naturel que, dans les premiers âges du 
christianisme, le peuple fît descendre sur la terre une partie 
de la puissance d'en haut. L'esprit encore rempli des divini- 
tés multiples et vivantes du paganisme, le chrétien de nou- 
velle date devait difficilement se contenter de l'image du 
Dieu unique, invisible, /inaccessible, que lui présentait la 
foi nouvelle. Quel abîme terrifiant ne devait pas se creuser à 
ses yeux entre la froide impassibilité de l'Etre abstrait du 
dogme et le drame émouvant de la sphère délaissée où il 
s'agitait! Rien d'étonnant donc qu'il ait été enclin à combler 
ce vide immense en le peuplant de puissances intermédiaires 
dont le groupe dût former une mythologie nouvelle. Et dès lors 
où devaient étrecherchés ces demi-dieux chrétiens, si ce n'est 
parmi les âmes d'élite qui semblaient plutôt vivre dans 
l'atmosphère du ciel que dans celle de la terre et que leurs 
vertus visibles pouvaient faire croire participantes de la 
force secourable qui demeurait cachée ? 



94 

Hais attachons-nous maintenant au rôle, soit politique, 
soit religieux, qu'a joué Germain dans les événements de son 
époque. Tous ceux de ses actes que nous allons relater méri- 
tent une foi entière. Ils ont été enregistrés par Thistoire la 
plus circonspecte. 

IV 

On sait que dans les premières années du v*» siècle, une 
doctrine appelée Pélagienne, du nom de son principal cham- 
pion, Pelage, souleva dans le monde religieux un orage qui 
eut de longs et bruyants retentissements. Cette doctrine, 
^ans nier d'ailleurs aucunement les bienfaits de la grâce 
divine, proclamait le libre arbitre de Thomme et concluait 
que Tétre humain est capable, en vertu des facultés constitu- 
tives de sa nature, de faire un choix entre le bien et le mal. 
A vrai dire, les idées du moine Breton n'étaient pas nouvelles 
même dans le domaine de la philosophie chrétienne. Elles 
avaient été proclamées par le plus grand nombre des Pères 
et des Docteurs des premiers siècles. Il n'était pas jusqu'à 
saint Augustin (le futur provocateur de la résistance Pela- 
gienne), qui, dans ses premiers écrits, ne les eut confessées. 
Mais l'évéque d'Hippone, ayant reconnu plus lard à quel point 
elles contredisaient certains des dogmes fondamentaux de la 
foi nouvelle (par exemple, la Rédemption, le pécàé originel), 
travailla de tout son génie à signaler le péril et s'élança lui- 
même, dans un élan de réaction fougueuse, jusqu'aux der- 
nières limites de la doctrine opposée. De là, la vaillante résis- 
tance que lui opposa le moine Breton. Hais de là aussi 
l'abandon, par le clergé d'Occident, de la croyance au libre 
arbitre. Cette désertion fut d'autant plus facile et plus 
prompte , qu'à celte époque les chefs de la chrétienneré 
étaient moins désireux de philosopher que de dogmaliser, 
moins jaloux de proclamer la grandeur de la nature humaine 
que de se préparer les moyens pratiques de conquérir Je gou- 
vernement politique du monde. 

Si rapides et si nombreuses que furent les mesures mises 
en œuvre pour ruiner l'idée Pélagienne dans l'esprit du peu- 
ple chréiian, il s'en fallut bien cependant qu'elle:^ atteignis- 
sea^t le huit proposé. Ni les condamnations des conciles, ni les 
réprobations de la papauté ne léussirefit à iétouffer Phér4sie 



96 

dans soD germe. Dans File de Bretagne notamment le Pela- 
gianisme, répandu par un disciple du nom d'Âgricola, en 
arriva à prendre un développement si inquiétant qu'en Tannée 
429 les évéques de ce pays ne purent se tenir de jeter le cri 
d'alarme, A leur voix épiorée la Gaule orthodoxe tressaille. 
Un concile nombreux se rassemble à Troyes pour délibérer 
sur les moyens de remédier au mal. D'un consentement una^ 
nime on décide que deux apôtres seront envoyés dans Tîle 
pour y raffermir la foi ébranlée. Les deux missionnaires que 
chacun acclame, sont Loup, évêque de Troyes, et Germain, 
évéque d'Auxerre, 

L'un et l'autre des deux prélats acceptent sans hésiter la 
difficile entreprise qui leur est confiée. Plus de repos pour 
eux qu'ils ne se mettent en route. En manière de gage d'une 
mission prospère, Germain, en passant par Nanterre, rencon- 
tre une jeune fille qu'il révèle à elle-même et assure dès ce 
jour comme servante au ciel. C'est la sainte héroïne qui pro- 
tégera un jour Paris contre les hordes d'Attila. Les deux 
apôtres poursuivent ensuite leur route, empressés comme le 
seront plus tard les chevaliers se rendant en champ clos. 

Leur approche, si l'on en doit croire les chroniqueurs, fait 
trembler les fauteurs d'hérésie. Dramatisant la traversée des 
deux prélats, sans doute pour marquer à que| poini leur 
arrivée est redoutée, Constance montre les démons déchaînés 
soulevant une tempête dans l'espoir que le vaisseau qui porte 
Loup et Germain y périra. Mais par l'effet, ajoute-t-il, de 
la sainteté des voyageurs, le calme renait, le vaisseau aborde 
sain et sauf. Les évoques Gaulois n'ont pas débarqué, qu'un 
peuple de croyants se presse sur leur passage. Leur premier 
soin est de réunir un synode pour s'informer au juste de 
l'état des esprit. Cela fait, Loup et Germain reprennent avec 
intrépidité le rôle des premiers apôtres. Partout on les voit 
caihéchisant dans les églises, sur les places, dans la campa- 
gne et jusque sur les chemins. Ils brûlent de se ren<^ontrer 
face à face avec les défenseurs de l'hérésie. Mais ceux-ci 
semblent fuir, tant le combat leur semble redoutable 1 A la 
fin cependant les disciples Pélagiens, jugeant que les popu- 
lations vont leur échapper, se décident à entrer en lutte et 
assignent un rendez-vous aux évéques. gaulois. Le duel se 
passe sous les yeux d'une fouie immense. Les nouveaux sec- 
taires prennent d'abord la parole ; mais, le tour de Germain 



96 

venu, Tapôtre auxerrois, s'attaquant avec toute l'ardeur de sa 
foi à la doctrine nouvelle, Tétouffe sous Tétreinte du dogme 
et ramène tous les esprits dans le courant de Torlhodoxie. 
L'assistance tout entière se prononce ouvertement contre 
ridée Pélagienne. Dès ce moment l'Eglise triomphe. On pour- 
rait croire que Thérésie est pour jamais déracinée du sol de 
la Bretagne. 

Mais ce n'est point assez pour Germain que d'avoir rem- 
porté une victoire d'idées. D'un cœur non moins compatis- 
sant que généreux, le voilà prêt maintenant à risquer sa vie 
pour le salut de ce peuple qu'il est venu combattre avec les 
armes de la foi. Encore un jour et le redoutable ennemi des 
erreurs bretonnes sera l'héroïque sauveur du peuple breton. 



Depuis que les Scots (1] et les Pietés, premiers envahis- 
seurs de la Bretagne, avaient été contraints par de nouveaux 
conquérants, descendus successivement sur les côtes, de 
se retirer dans le haut pays de l'île, une haine implacable les 
soulevait contre les occupants des plaines du sud. Frasque 
chaque printemps ils faisaient irruption sur ces contrées, si 
terribles qu'au temps de l'occupation romaine, les légions 
impériales qui n'avaient pu réussir à les subjuguer s'étaient 
vues contraintes, pour résister aux débordements du nord, 
de construire, aux limites de leurs possessions, deux immen- 
ses murailles s'étendant d'une mer à l'autre. Or, il arriva que 
dans le temps que Germain se trouvait encore en Bretagne, 



(1) Les chroniqueurs ne parlent pas, il est vrai, des Scots, mais des 
Saxons et des Pietés. Néanmoins nous sommes porté à penser qu*il y 
a là une erreur que Tensemble des faits historiques de cette époque 
met en pleine lumière. Quelque doute qu'on puisse élever sur Té- 
poque précise du voyage de Germain, un point assuré est que ce pré- 
lat mourut en Tannée 448. Or, ce ne fut qu'en 449 que les Saxons 
commencèrent à passer dans TUede Bretagne. Notons, de plus, qu'ils y 
étaient appelés à titre de soldats mercenaires, et dans quel but?Pré- 
cisément pour défendre, loin de les combattre, les Bretons contre les 
Pietés et les Scots. A la vérité, Palliance ne dura pas longtemps, et 
les Bretons, ne voulant plus satisfaire les exigences toujours crois- 
santes des SSaxons, ceux-ci s'unirent avec les Scots contre leurs an- 
ciens alliés. Mais on voit que cet événement est nécessairement 
postérieur au voyage de Germain en Bretagne. 



97 

les armées coalisées des Scots et des Pietés se ruèrent sur ce 
pays. Les Bretons, pressentant Tinfériorité de leurs forces, 
supplièrent les deux prélats de ne les point abandonner. 
Germain et Loup entendirent leurs prières. Se rendant aussi- 
tôt dans les rangs de Tarmée bretonne, leur première pensée 
estd*armer les soldats de la force spirituelle. Chaque jour ce 
n'était que prédications au milieu du camp. Les défenseurs 
bretons volaient à Tenvi au baptême; chaque cœur se cuiras- 
sait d'une foi invulnérable. Informée de ce qui se passait, 
Tarmée ennemie s'avance à marches forcées, comptant triom- 
pher sans peine d'adversaires que commandent des évéques. 
A la nouvelle de l'approche des alliés, Germain forme un 
corps d'élite, se met à sa tête et prend la campagne du côté 
ou débouchera l'ennemi. Ayant rencontré dans sa marche 
une vallée flanquée de hautes montagnes, Tancien duc armo- 
ricain reconnaît que le lieu est favorable pour livrer le 
combat. Il s'y arrête avec sa poignée d'hommes, prêt au 
besoin à engager la lutte avant même que le gros de l'armée 
bretonne ne l'ait rallié. Les bataillons ennemis ne tardent pas 
longtemps à apparaître dans le lointain. Germain les voit ap- 
procher avec la bravoure confiante d'un général consommé. 
Quand ils sont à portée : « Qu'aucun de vous ne manque, dit-il a 
sa troupe, de répondre au cri que je pousserai. » Et presque 
aussitôt : Alléluia t Alléluia I Alléluia I s'écrie frénétiquement 
Germain. Alléluia t répond avec une clameur indicible toute 
sa troupe. L'écho des montagnes repeijcutant les voix, l'ennemi 
en demeure terrifié. « Il tremble, dit Constance, non-seulement 
comme si les rochers voisins se fussent détachés , mais 
comme si le ciel même se fut écroulé sur lui. » Aussitôt la 
déroule se met dans les rangs ; il s'enfuit en désordre, en- 
traîné par une panique qui n'a d'égale que la sécurité avec 
laquelle il s'avançait. Dans sa retraite éperdue, il se jette aveu- 
glement dans les eaux d'un fleuve oii nombre de soldats 
trouvent la mort. L'armée bretonne a triomphé sans avoir à 
user de ses armes. Elle assiste à sa victoire comme à un 
spectacle. Sans bornes est la joie de Germain de rester 
maître d'un champ de bataille pur de sang humain I 

S'il faut en croire quelques chroniqueurs, la satisfaction 
que venait d'éprouver l'évêque auxerrois ne fut pas sans re- 
tour amer. L'armée des Galls (Pietés et Scots), se serait 
bientôt remise de sa terreur et aurait repris sa marche ofien- 

1868. 7 



98 

sive. II n'aurait pas fallu moins de quatre combats acharnés, 
dans lesquels Germain aurait joué un grand rôle, pour purger 
le sol breton des hordes du nord. 

Quelle que soit l'importance qu'on doive attacher à ces dé- 
positions, un point hors de doute est l'infatigable ardeur avec 
laquelle Germain travailla à réparer les désastres causés dans 
le pays par l'invasion. Rien ne lui coûta pour rétablir, autant 
qu'il se pouvait, la circulation des routes, pour remettre 
le sol aux mains de ses légitimes maîtres dépossédés. 
Germain voulut aussi donner à la Bretagne un autre gage 
précieux de sa sollicitude en préparant le développement de 
la culture intellectuelle en ce pays. Tous les historiens an- 
glais s'accordent à reconnaître qu'il apporta de notables amé- 
liorations dans les écoles déjà existantes et réussit à en 
fonder de nouvelles qui acquirent par la suite une impor- 
tance considérable. 

VI 

Le voyage de Germain dura environ une année. Pendant 
ce temps les Auxerrois gémissaient de l'absence de leur 
évoque, qui avait coutume, dit Constance, « d'être leur salut 
au milieu des tempêtes de la terre. » Les habitants d'Auxerre 
aussi bien, durant cette année-là, étaient devenus la proie de 
la rapacité toujours croissante du fisc impérial. A eux pou- 
vait s'étendre le sombre tableau que Salvien a tracé de son 
époque, comme pour recommander ses contemporains à la 
compassion des siècles à venir. « Des impôts plus considéra- 
bles que de coutume et des besoins sans nombre pesaient sur 
les Auxerrois, comme sur des enfants privés de leur père, dit 
Constance. »Auxerre salua donc le retour de Germain comme 
celui de son libérateur. L'évêque n'a pas pluslôt connu la misé- 
rable condition de ses compatriotes que, navré jusqu'au fond 
de l'âme, il veut tenter de leur venir en aide. Le voilà donc qui 
ressaisit le bâton de voyage et vole à Arles auprès du préfet du 
prétoire. Vainement les populations, attirées par le bruit de 
sa sainteté, se pressent-elles sur son passage; rien ne 
réussit à retarder sa marche. De toutes les ovations que re- 
çoit Germain une seule peut le toucher, celle que lui fait le 
préfet Auxiliaris lui-même, en allant « contre la coutume, 
bien loin au-devant de lui, à son entrée à Arles ; » car le 



99 

généreux suppliant y voit un sûr présage du succès de son 
enireprise. En effet, Auxiliaris accorde le dégrèvement d'im- 
pôts que ne tarda pas à lui demander Germain. L'évéque 
aussitôt s'arrache à rhospitalité séduisante que lui donne 
Auxiliaris , ambitieux de conserver quelque temps près de 
lui un hôte pour lequel il professe une ndmiration sans 
bornes. Germain rentre à Auxerre, aussi joyeux de rapporter 
l'heureuse nouvelle que ses concitoyens de l'apprendre, et se 
préparant sans doute à surveiller Tapplicalion qui serait 
faite de l'allégement obtenu. Car il était encore à craindre 
que cette remise d'impôts ne profitât pas, de fait, à ceux 
pour qui elle devait être d'un secours plus appréciable. Aussi 
bien en ce temps*là les hautes classes de la société étaient- 
elles tombées à un degré de démoralisation qui leur rendait 
familières les exactions les plus criminelle3. C'est Salvlen 
qui nous le dit : « La plupart des riches se déchargent sur 
les pauvres des tributs qu'ils doivent payer, et les font mourir 
dans l'oppression. A quoi ont abouti les soulagements qu'on 
a voulu apporter aux maux de certaines villes? A surcharger 
les malheureux, à délivrer les riches des anciens subsides 
pour en faire payer de nouveaux aux indigents. » 

VII 

Est-il vrai, comme le prétendent quelques chroniqueurs, 
que dans les années qui suivirent son retour d'Arles, Germain 
parcourut en divers sens la Gaule? Dans tous les cas il 
ne paraît pas que ces voyages, s'ils ont eu lieu, aient été 
d'une grande importance. C'est dans l'île de Bretagne qu'il 
faut nous transporter une seconde fois pour retrouver la trace 
féconde des pas de l'évêque auxerrois. 

A une époque oii Germain croyait pouvoir se féliciter du 
succès complet de sa mission d'outre-mer, le bruit vint à se 
répandre que la doctrine lélagienne s'était ravivée dans l'île 
de Bretagne et que de nouveaux sectaires s'occupaient à la 
propager avec une ardeur sans seconde. Presque en même 
temps des émissaires arrivent de l'île même demandant, 
comme jadis, du secours à l'orthodoxie gauloise. Sous l'em- 
pire de l'émotion que cause cette nouvelle, un concile galli- 
can se réunit aussitôt ; on pense que ce fut à Trêves. Cette 
fois encore, Germain est désigné pour aller aiTacher l'île à 



100 

son nouvel aveuglement. Quoique presque septuagénaire, 
il accepte la mission, s'adjoignant poiir compagnon Sévère, 
évêque de Troyes. 

Dans ce nouvel apostolat toutefois la lutte qu'aura à sou- 
tenir révêque auxerrois ne sera pas aussi redoutable que 
celle d'où il sortit vainqueur quelques années auparavant. À 
son arrivée en Bretagne, il apprend que la distance a grossi 
les forces de l'hérésie, qu'un petit nombre de sectaires seu- 
lement troublent l'esprit de la Bretagne. Les deux prélats se 
résolvent néanmoins à déployer des moyens de rigueur. Les 
nouveaux Pélagiens sont condamnés à quitter Tile « afin, dit 
Constance, que le pays en soit délivré à jamais et qu'eux- 
mêmes puissent se corriger. » Déplorable mesure, n'hésitons 
pas à le dire, et qui fait tache sur la mémoire de ses auteurs. 
Que Germain eut été mieux inspiré en se bornant à remettre 
la garde de ce qu'il tenait pour la vérité à son disciple spiri- 
tuel, Heltut, l'apôtre de la Grande Bretagne (i) I 

VIII 

On s'attend peut- être, qu'après son retour à Auxerre, 
Germain mettra fin à sa vie militante et jouira d'un repos 
chèrement gagné. En juger de la sorte serait se méprendre 
étrangement. Il était de ces hommes que leur caractère excep- 
tionnel prédestine à mourir debout. Vivre pour lui c'était 
combattre. Comme le philosophe antique, il pensait qu'il 
n'est de sommeil permis que dans les bras de la mort. 

A peine Germain était-il revenu se fixer à son siège épis- 
cop^l que des envoyés de TArmorique accourent implorer, au 
nom de leur pays, son appui tutélaire. Le comte Aëtius, 
racontent-ils , désespérant de pouvoir réduire pacifiquement 
les fédérations républicaines de TArmorique , a résolu de 

(1) Nous avons passé sous silence Fépisode de Worligern et de Ro- 
wena que quelques historiens placent dans le récit du second voyage 
en Bretagne, voici pourquoi : Outre que cet épisode nous semble 
manquer de clarté et de précision, nous partageons l'opinion du sa- 
vant historien anglais, Macaulay, qui porte sur les deux personnages 
précités le jugement suivant: «... Mais ïlengist et Horsa, Worligern 
et Rowena^ Arthur et iMordred sont des personnages mythiques dont 
l'existence peut être contestée, et dont les aventures peuvent être 
mises sur le même rang que celles de Romulus et d'Hercule, n 



101 

recourir à un expédient extrême. Ce n'est plus de négocia- 
tions semblables à celles du diacre Léon qu'il veut se servir. 
Il a donné au barbare Eokarik, chef des Alains, pouvoir et 
mission de se jeter sur TArmorique, excusant d'avance toutes 
les dévastations qu'il pourrait commettre. En Germain seul 
réside désormais Tespoir et le salut des Armoricains. Qu'il 
intervienne donc s'il ne veut pas que leur pays ne soit bien- 
tôt plus qu'un lugubre champ de morts I — Ces paroles de 
désolation touchent trop profondément l'âme compatissante 
de Germain pour qu'il puisse résister. Peu lui importe que 
l'Armorique ait repoussé le pouvoir de l'Empereur, devant 
lequel il s'incline. Avant d'être sujet de Ravenne , il est 
membre de la cité où l'amour miséricordieux gouverne. Ou- 
bliant donc ses fatigues et son âge, l'évêque se met en marche 
avec les émissaires. Déjà il a franchi les frontières de l'Ar- 
morique. L'armée des Alains s'avance. Toutes les routes sont 
couvertes de ses cavaliers bardés de fer. Où est le chef de ces 
barbares? C'est avec lui que Germain veut se mesurer. Il 
traverse les rangs des Alains pour arriver à Eokarik qui 

marche à leur suite. Les voilà en présence , l'un, débile 

prélat, sans autre armure que sa bonté ; l'autre, chef 

farouche qui ne rêve que de rapineîjl Germain, s'aidant d'un 
interprète, cherche à fléchir le barbare par les prières les 
plus attendries. Mais ce dernier reste impassible et fait mine 
de reprendre sa marche pour se soustraire au prélat importun. 
Alors Germain, de suppliant devenu hautain, lance la menace 
à Eokarik, et saisit à la bride son cheval qu'il arrête. Frappé 
de l'attitude imposante de l'évêque, saisi d'admiration pour 
l'acte périlleux qu'il vient d'accomplir, le chef des Alains 
ouvre l'oreille aux instances de l'évêque. Une conférence 
s'établit entre eux. Eokarik finit par accepter les conditions 
de paix que lui propose Germain. Il suspendra sa marche et 
renoncera au combat. Admirable triomphe de la puissance 
morale sur la force brutale déchaînée I Le souffle épuisé d'un 
vieillard a suffi pour terrasser des milliers de soldats dont 
l'amour effréné de pillage et de meurtre n'avafii jamais encore 
subi aucun frein. 

Eokarik toutefois n'a souscrit aux conditions de paix qu'au- 
tant que l'Empereur consentirait à les ratifier. Il faut donc 
que Germain se rende à Ravenne pour consolider le traité 
qu'il vient de préparer. Dès le lendemain il se met en route. 



102 

A son arrivée, Valentinien et Placidie, mère de ce dernier, 
reçoivent le négociateur avec des égards où perce une ad- 
miration sincère. La grâce qu'implore sans retard Germain 
n'est pas moins bien accueillie que Ta été sa personne. C'est 
Constance qui nous le dit : « L'Empereur accorde à Germain 
le pardon de l'Armorique et une sécurité perpétuelle pour les 
peuples qui composent cette province. )> 

Par malheur, ces paroles de paix ne sont pas plustôt pro- 
noncées qu'on apprend à Ravenne que l'Armorique s'est de 
nouveau soulevée. A cette nouvelle, le ressentiment s'empare 
de l'esprit de Valentinien. Il retire sa grâce et voue l'Armori- 
que aux horreurs de la vengeance. 

Comme pour épargner à Germain le spectacle de repré- 
sailles déchirantes pour son cœur, là mort vint le saisir avant 
qu'il n'eut quitté Ravenne. Durant la courte maladie qui 
précéda sa fin, calme au milieu de toute la ville affligée, 
c^est en souriant qu'il vit approcher la suprême libératrice. 
« Ne crains rien, lui disait, au rapport de Constance, une 
voix intérieure, ne crains rien, je te conduis à ta patrie et 
non à une terre étrangère: là, tu goûteras le repos et un repos 
sans fin. » 

IX 

Germain expira dans Tannée 448, âgé de soixante-huit 
ans. Selon la demande qu'il en avait faite à Placidie, ses 
restes furent rapportés à Auxerre. Celte translation fut dans 
tout le cours du voyage l'occasion d'ovations sans nombre 
en l'honneur de Germain. On sait quel culte fervent fut 
rendu depuis là à la mémoire de l'ancien prélat. 

« On conserve dans l'abbaye de Saint-Germain, à Auxerre, 
dit l'abbé Lebeuf, un livre manuscrit que j'ai lu, et qui con- 
tient un grand nombre de miracles, tant spirituels que tem- 
porels, arrivés à Auxerre sur ceux qui ont eu recours au 
tombeau de notre saint depuis cent ans. ou environ. » 

Pour notre part, nous serions bien plus porté à croire 
aux affirmations du livre s'il parlait, au lieu de miracles, des 
phénomènes moraux qu'a pu produire, à travers les âg^s, la 
méditation recueillie de la vie de Germain. Ces phénomènes, 
au reste, ne devraient pas être considérés comme l'effet d'une 
venu exclusivement propre à la mémoire de Tévêque auxerrois. 



103 

Ils sont comme le bienfait posthume de tous les hommes 
vraiment grands. Du rayonnement, même lointain, des na- 
tures d'élite, aussi bien résulte pour la postérité comme une 
force d'impulsion magique qui tend à Tarracher aux habitu- 
des vulgaires et la sollicite aux élans supérieurs. « Nous 
sommes élastiques comme un gaz, a dit excellemment un 
philosophe américain. Une sentence lue daqs un livre, un 
mot tombé de la conversation, délivre notre imagination et 
lui ouvre Tespace. » Mais combien plus fécondant ne doit 
pas être Texemple de toute une vie d'héroïsme et de bonté ! 
Quelle dilatation morale ne s'opérera pas en nous au contact 
de ces radieux foyers oh se concentrent toutes les splendeurs 
de la nature humaine I 

CHARLES MOISET. 



RÉCEPTION À SENS ET A AUXERRE 

DE M. BERNADOD, 

ARCHEVÊQUE DE SENS, ÉVÊQUE D*AUXERRE. 



Le nouvel archevêque de Sens, évéque d'Auxerre, M. Ber- 
nadou, après avoir prêté serment entre les mains de l'Empe- 
reur le i»^' septembre 1867, vint prendre possession de son 
siège archiépiscopal. 

Après avoir visité le couvent de Sainte-Colombe-lès-Sens, 
le prélat se dirigea vers la ville métropolitaine où il fut reçu 
par le clergé, le sous-préfet et le Maire, à la tête du conseil 
municipal et des fonctionnaires. 

Après quelques mots du sous-préfet et une réponse de 
Tarchevéque, le maire a complimenté le prélat au nom de la 
municipalité et des habitants, à quoi Tarchevêque a répondu 
en remerciant le maire des sentiments qu'il lui exprimait et 
de Taccueil qu'il recevait des autorités et des habitants. 

Puis vint M. Roger, vicaire-général, archidiacre de Sens, 
qui prononça un discours auquel l'archevêque fit une réponse 
que la Semaine religieuse a reproduite ainsi : 

t( M. le grand vicaire, je vous remercie des sentiments 
que vous venez de m'exprimer au nom de tout le diocèse de 
Sens. Nul mieux que vous ne pouvait le représenter, nul ne 
le connaissait mieux que vous qui, depuis un si grand nombre 
d'années, avez été appelé par la confiance de mes vénérables 
prédécesseurs à le diriger par votre prudence et à l'édifier par 
vos exemples. 

« Je sais tous les services que vous leur avez rendus, et 
ils me sont un gage de ceux que vous pourrez me rendre à 
moi-même. 



105 

« Je suis très-héureux de ce aue vous venez vde me dire 
touchant ceclergé qui m'est si cher; je connaissais déjà ses 
vertus, son esprit de paix et de conciliation, son zèle pour le 
salut des âmes, sa docilité pleine d'amour à l'égard du pre- 
mier pasteur du diocèse, et enfin son dévouement absolu à la 
sainte Eglise et au Souverain-Pontife; mais il m'est doux de 
me l'entendre redire par Vous. J'espère que, secondé par leur 
zèle et par les lumières de votre expérience, je porterai avec 
joie et avec profit, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, 
le fardeau que m'impose la divine Providence. » 

L'archevêque, s'étant revêtu de ses ornements pontificaux^ 
le cortège se mit en marche; les paroisses avec leurs croix, 
les confréries avec leurs bannières, marchaient devant, suivis 
d'un clergé nombreux. Le prélat suivait sous le dais après 
les chanoines, entouré des vicaires généraux, des chanoines 
assistants, et de toutes les autorités et des membres des 
diverses corporations et sociétés de la ville. 

La compagnie des pompiers formait l'escorte, la musique 
de ce corps alternait avec celle des artistes sénonais et les 
chants liturgiques. 

Arrivé à la porte cathédrale, l'archevêque reçut l'encens 
et l'eau bénite et s'avança dans la basilique au chant du Te 
Deum, Le Te Deum achevé, ainsi que les oraisons prélimi- 
naires marquées par le Pontifical, il s'avança vers son trône 
conduit par M. le grand archidiacre de Sens; M. le doyen du 
Chapitre vint alors au pied du trône et prononça un discours 
auquel le prélat répondit en remerciant les chanoines 
des sentiments qu'ils venaient de lui exprimer, et de leur 
reconnaissance pour Monseigneur Jolly dont il avait pu lui- 
même apprécier les qualités éminenles dans une visite à Fon- 
tainebleau. « Je suis sûr, a-t-il ajouté en terminant, que je 
pourrai toujours compter sur vous, de même que vous pour- 
rez toujours compter sur mon affection. Votre cœur trouvera 
toujours un écho dans le mien, et ces mutuels sentiments 
feront le bonheur de ma vie. J'espère, avec la grâce de Dieu 
qui soutiendra ma faiblesse, pratiquer les vertus épiscopales 
que m'attribue votre affection et avec le secours de vos priè- 
res remplir les devoirs si difficiles de Tépiscopat. 

Après ces paroles l'archevêque s'assied sur son trône et 
prend ainsi possession ; tous les prêtres, vicaires généraux et 
chanoines en tête, viennent successivement s'agenouiller 



106 

devant le (>rélât, baiser FaBsean pastoral et reeevoir la béné- 
diction . 

Cette cérémonie, dite Tobédieoce, terminée, le prélat 
monta en chaire ; après le sermon, la procession se reforma, 
sortit de la cathédrale dans le même ordre que pour l'arrivée 
et se rendit à l'archevêché. 

L'archevêque reçut alors les visites des autorités. 

Le n^ardi i""' octobre, le prélat quitta la ville de Sens pour 
faire sa tournée pastorale dans le diocèse. 

Après s*étre arrêté à Aillant pour y consacrer la nouvelle 
égîfte, Tarchevêque se dirigea vers la ville d*Auxerre, dont 
il est évéque, et où il arriva le samedi 7 octobre. 

Le clei^é de la ville et de la banlieue Tattendait à la porte 
dePaHs. 

Lofiique le prélat eût revêtu ses ornements pontificaux, le 
cortège se mit en marche. Les communautés religieuses, le 
séminaire, une société de secours mutuels y avaient pris 
plaée. Le dépôt du 31 <> de ligne était rangé à l'entrée de la 
ville fit escorte et au prélat jusque sur la place de la cathé- 
drale. 

A la porte de la cathédrale, en dehors du parvis, M. Tarbé 
des Sablons, préfet de TYonnc, s'avança au-devant de l'ar- 
chevêque, et le félicita en ces termes : 

« Monseigneur, 

« J'ai rhonneur de vous présenter les autorités et les 
fonctionnaires du département et de la ville, qui ont voulu se 
joindre à moi pour offrir à Votre Grandeur l'hommage de leur 
respect. Nous sommes heureux. Monseigneur, de vous possé- 
der, de vous voir au milieu de nous, et nous remercions 
l'empereur de nous avoir donné une nouvelle preuve de sa 
sollicitude et de sa bienveillance, en appelant à la tête du 
clergé de notre département un prélat aussi éminent par son 
caractère et par ses vertus. » 

L'archevêque répondit : 

« Monsieur le préfet, 
« Je vous remercie des paroles gracieuses que vous venez 
de m'adresser. Je sois heureux de trouver dans le premier 
magistrat de ce beau département des sentiments qui m'as- 
surent son puissant et bienveillant concours pour les intérêts 
de la religion. 



107 

« Je suis reconnaissant envers le Chef suprême de Téglise 
de m'avoir confié un diocèse où je vois briller de si beaux 
sentiments de foi. Je le suis également envers Sa Majesté 
TEmpereurde m*avoir appelé dans un département qui a été 
le premier à lui donner des preuves de son dévouement et de 
sa fidélité. » 

M. Challe, maire d'Âuxerre, s'est ensuite exprimé ainsi : 

« Monseigneur, 

« Les bulles du Saint-Père (1) qui ont rétabli le siège 
archiépiscopal de Sens, ont voulu que ses titulaires portas- 
sent en même temps le titre d'évêques d*Auxerre. Un tel hon- 
neur était bien dû à ce vénérable siège, sur lequel, pendant 
tant de siècles, se sont assis tant d'éminents personnages 
que l'Eglise honore comme de grands saints, et que notre 
histoire célèbre comme de grands administrateurs, de grands 
bienfaiteurs du pays, de grands protecteurs des peuples. 

« Que Votre Grandeur daigne donc me permettre de saluer 
aujourd'hui, en sa personne, Tévêque de cette antique ville 
d*Auxerre. Le renom de vos talents et de vos vertus nous 
donne l'assurance que vous serez un digne continuateur des 
grands prélats qui, depuis saint Germain, ont illustré ce 
diocèse. » 

L'archevêque répondit : 

« Monsieur le maire, 

« Je vous remercie des sentiments que vous m'exprimez 
si bien. Mais vous évoquez des noms que je ne puis avoir la 
prétention ni d'égaler ni de faire revivre. Du moins m'effor- 
cerai-je de marcher sur les traces de ces glorieux prédéces- 
seurs, de loin sans doute ; j'espère, toutefois, pour le cœur et 
le dévouement, ne leur céder en rien. » 

A son tour, le vénérable archiprêtre de la cathédrale,* au 
bas de l'escalier, après avoir présenté à l'archevêque la croix 
et l'encens, lui adressa les paroles suivantes : 

« Monseigneur, 

« La Providence, en vous appelant sur le siège des Savi- 
nien et des Pèlerin, a voulu nous consoler de la retraite du 

(1) Bulle du pape Pie VII donnée à Rome le 3 juin 1835. Voir 
V Histoire d^Auxerre de Lebeuf, t. iv. 



\ 



108 

pontife auquel ce diocèse est redevable de presque toutes ses 
institutions ecclésiastiques. II ne nous est pas permis d'en 
douter, le Ciel vous a destiné à consacrer, par une nouvelle 
sanction, tant d'oeuvres saintes entreprises pour la gloire de 
Dieu et le salut des âmes. 

« Héritiers de la foi que nous ont transmise nos ancêtres, 
disciples de tant de saints pontifes, qui ont été la gloire et 
l'édification de cette église, nous avons rendue Dieu de justes 
actions de grâces, en reconnaissance de ce dernier gage de 
son amour. 

« Vous trouverez. Monseigneur, au sein de cette ville, la 
piété et le zèle qui seconderont les desseins de salut que 
vous méditez en notre faveur. Àuxerre s'empressera toujours 
de répondre à vos pensées et à vos désirs autant par le zèle 
de son clergé, que par les prières des communautés édifian- 
tes qui se sont formées au milieu de nous, pendant le cours 
de notre long ministère. Ici le pauvre et l'infirme trouvent, 
au sein de pieux asiles, la charité et le dévouement si propres 
â calmer toutes les douleurs et adoucir toutes les priva- 
tions. 

« Cet ancien diocèse d'Auxerre, dont le titre revit à côlé de 
celui de son illustre métropole, n'a cessé de jouir d'une 
gloire qu'il doit à la sainteté de ses pontifes, dont les vingt 
premiers ont inscrit leur nom dans sesdyptiques sacrés, sans 
qu'aucun de leurs successeurs ait encouru les censures de 
l'Eglise. 

« Ce diocèse doit encore au grand nombre de saints qu'il a 
produits, ainsi qu'à la fidélité de ses évéques à la chaire du 

S rince des apôtres, d'avoir toujours joui (comme votre Gran- 
eur le rappelle elle-même dans sa lettre pastorale) du titre 
glorieux de sainte église d'Auxerre, que Rome elle-même n'a 
cessé de lui reconnaître. 

a Ajouterai-je que cette ville, redevable à ses magistrats, si 
distingués par leur mérite, de l'union qui fait de tous ses 
habitants une seule famille, n'a cessé de jouir d'un esprit de 
paix que nous avons toujours vu régner au sein de toutes les 
conditions et de tous les rangs de la société qui la compose. 
« Aujourd'hui, Monseigneur, elle ne forme qu'un vœu dans 
lequel se réunissent tous les cœurs : celui de nous voir long- 
temps guidés par votre autorité, marcher à l'orRbre de votre 
houlette dans les voies du salut, oii déjà votre zèle a servi de 



409 

guide, sur une terre longtemps infidèle, aux âmes rappelées 
des ténèbres de l'islamisme à la lumière de l'évangile. » 

« Monsieur le curé, a répondu Tarchevéque, ce que je 
vois de mes yeux me dit bien mieux encore que la renommée 
combien la foi est ici vivante et profondément enracinée dans 
les cœurs ; et vous y êtes bien pour quelque chose I Unissons 
donc nos efforts pour soutenir cette foi, la développer et lui 
faire porter des fruits abondants de bénédiction et de salut. 
Marchons à la tête du peuple qui nous est confié, afin de le 
conduire à Dieu par nos enseignements, mieux encore par 
nos exemples, et surtout par notre charité. » 

Les prières liturgiques terminées, le prélat monta en 
chaire, où il prêcha sur les bienfaits de la paix. 

Un salut termina la solennité. 

L'archevêque rentra au presbytère où il reçut les magistrats 
et les autorités. 



M- DE BOUZÉ ET UHOTEL-DIEU 



DE VILLENEUVE-SUR-YONNE. 



tell août 1710, les administrateurs de THôlel-Dieu de 
VîIleneuve-sur-Yonne élaient réunis dans la salle de leurs 
délibérations ; à l'attention qu*apportait chacun des assis- 
tants, aux paroles que prononçait Maximilien Gaultier, 
seigneur de la Borgnette, conseiller du roi, lieutenant civil 
et criminel au bailliage de Villeneuve-sur-Yonne, présidant 
cette réunion, il était facile de voir qu'un objet important 
occupait rassemblée. La présence de JP Etienne Menu, qui 
n'était pas membre de ce conseil, et qui ne s'y trouvait alors 
qu'en sa qualité de notaire, indiquait d'ailleurs que la déli- 
bération était close, et qu'il ne s'agissait plus que de for- 
muler une convention arrêtée. 

C'était, en effet, une bonne affaire que faisait ce jour-là 
l'hôpital de Villeneuve-sur-Yonne: des immeubles valant, à 
cette époque, de quatre à cinq mille livres, 'allaient lui être 
cédés par un vieillard de quatre-vingt-douze ans, à la charge 
de le nourrir pendant le peu de jours qu'il avait encore à 
vivre. 

Jean-Baptiste Lemoigne, seigneur de Bouzé, c'était le 
nom de ce vieillard, était né à Villeneuve sur-Yonne, à la fin 
de l'année 1618; il avait pour proches parents maternels 
MM. Gau de Gentilly et Gau du Clos, dont les descendants, 
encore bien connus dans le département de l'Yonne, n'ont 
quitté Villeneuve-sur-Yonne que depuis peu d'années. Sa 
mère, Jeanne Gau, lui avait laissé en mourant la seigneurie 
de Bouzé, située à Pontigny, partie du fief des Vosves et de 
Champlay, et divers immeubles à Cheny. Il était jeune 



â habiter son fief de Bouzé pour faire 

s propriétés. Il les exploita pendant bien 

, comme on le faisait à cette époque, sans 

•^ discernement si nécessaires dans radiûl- 

culture, et par conséquent sans fruit; aussi 

irs difTicilement dans son domaine; et puis, il 

ux célibataire et ce célibat ne fut pas, au 

travaux agricoles, la moindre cause de son état 

.ir non seulement Tassistance régulière d'une 

.\<iit manqué, mais encore il avait été longtemps 

jins achetés et peu consciencieux d'une concubine 

ondition. 

rmination que M. de Bouzé prit plus tard d'aban- 

es biens à un hôpital, avait, dès ce moment, sa 

ans cette mauvaise situation de fortune, qu'il allait 

pire encore en se mariant dans la position où nous 

.s de le voir, lui, vieillard de soixante-quinze ans, père 

lis un an d'un enfant naturel, à une femme encore jeune 

de famille noble, demoiselle leanne de Corail, fille de feu 

.iniel de Corail, seigneur de Talmoy et de Santigny, près de 

iontbard, qu'il épousa en 1693. Ce mariage ne pouvait être 

lœureux: on vit bientôt cette dame quitter son mari et sa 

chétive châtellenie pour retourner dans sa famille. En vain 

M. de Bouzé voulut-il la contraindre à revenir auprès de lui, 

en vain obtint-il, à la prévôté de Pontigny et au bailliage de 

Sens, sentences qui la privaient de tous les avantages qu'il 

lui avait faits par contrat de mariage, si elle n'habitait avec 

lui ; elle ne revint pas. 

En 1710, âgé de quatre-vingt-douze ans, il se trouvait donc 
seul dans son domaine de Pontigny, vivant avec peine du 
revenu d'immeubles bien productifs aujourd'hui, mais alors 
mal cultivés et d'un faible produit. Il fut contraint de prendre 
un parti extrême: il ofi*rit aux parents de sa femme de leur 
abandonner tous les biens à la charge de le nourrir, ceux-ci 
refusèrent. C'est alors qu'il tourna ses regards du côté de sa 
ville natale et qu'il quitta celte terre, improductive entre ses 
mains, pour venir à Villeneuve-sur-Yonne se mettre en 
pension chez Jean Bailly, maître du cabaret du Dauphin 
où il résida trois mois. 

Le mot cabaret, qui indiquait à cette épQque aussi bien une 
auberge, une hôtellerie, qu'un lieu ou Ton vendait du vin m 
détail, n'exprimait aucune idée de mépris. 



442 

« Avant rintroductioD da café et rétablissement des cafés 
publics en France et jusqu'au commencement du dernier 
siècle, dit M. Audiffret, à l'article Cabaret du Dictionnaire 
de la Conversation^ les cabarets étaient encore des lieux de 
rendez-vous, de société, d'amusement, de liberté ; les gens 
comme il faut ne rougissaient pas de les fréquenter. 

« Il y a plus: les ma.'quis et les chevaliers y allaient uni- 
quement pour boire, comme ont fait depuis les hommes des 
classes inférieures, et comme font encore ceux de la lie du 
peuple.... C'était dans un cabaret de la rue des Fossés-Saint- 
Germain-des-Près, chez Landelle, marchand devin, qu'avaient 
lieu les dîners de V Ancien- Cavau, où figuraient Piron, 
Collé, Panard, Saurin, Gallet ; mais comme tout tend aujour- 
d'hui à s'élever, à se perfectionner, à s'épurer, la noblesse 
et les gens de lettres ont cessé de hanter les cabarets, qui, 
abandonnés au peuple et décriés par la grossièreté et la 
mauvaise qualité d«s denrées qu'on y débite, ne sont plus 
regardés que comme des tavernes. » 

Telle était la position de M. de Bouzé, lorsque le 11 août 
4710, comme nous l'avons vu en commençant, il traitait 
avec les administrateurs de l'Hôtel-Dieu de Yilleneuve-sur- 
Tonne. 

Il demandait, nous le savons déjà, à être admis comme 
pensionnaire dans cet établissement, et à y finir ses jours ; 
pour prix de cette admission^ il abandonnait à l'hôpital tous 
ses biens, en le chargeant de payer, à son acquit, diverses 
sommes s'élevant à treize cents livres, et de faire apprendre 
le métier de tanneur à Edme Jeannot, son fils naturel, qui 
prendrait à l'avenir le nom de Lemoine. 

Le tout fut accepté: W Etienne Menu en dressa acte. 

Par ce traité, l'Hôtel-Dieu devint propriétaire, 1** de 
l'habitation de M. de Bouzé, à Pontigny, que Ton peut voir 
encore dans le haut de ce village, sur le bord de l'ancien 
chemin d'Auxerre, et de soixante-six arpens de terre labou- 
rables et prés qui en dépendaient ; 2"^ d'une portion de 
maison sise à Sens, rue du Grenier-à-Sel, paroisse Sainte- 
Colombe (cette portion de maison donnait alors soixante- 
quinze livres de revenu] ; 3^ et de vingt-trois arpents de terres 
et prés à Cheny, Champlay et les Vosves. 

Dans les détails qu'on vient de lire sur M. de Bouzé, on a 
vu quelles circonstances ont amené ces immeubles dans le 



443 

'le Villeneuve-sur-Yonne. Il nous 
"^oes de cette acquisition. 

^ans ces derniers temps, 
'^ Bouzé se sont mon- 
'"^blissement, selon 
'^ compliquer: 
^ recueille 
^ont je 
ave- 
nu, 
ouve-sur- 
joine, sieur 
il présence et 
vccaut, vicaires. 

■ce le 11 août 1710, 

\ mois après son admis- 

^ le bénéfice qui en résul- 

cliarges. nouvelles qu'allait 

iemme que nous connaissons 

'é. 

, li amena ce résultat; mais aupa- 

. la poursuite que dirigea aussi, tou- 

iaaiille Gau deGentilly. 

notre ancien droit, dont les règles étaient 

juristes prétendaient que la démission de 

il se faire qu'en faveur des héritiers présomp- 

celte opinion, MM. Gau de Gentilly et Gau du 

îS collatéraux de MM. de Bouzé, demandèrent en 

nullité de Tacte que celui-ci* avait passé avec 

.iration de l'Hôtel-Dieu, mais cette prétention fut 

ée parles tribunaux. 

procès qu'intenta dans le même temps la veuve de 

X Bouzé sembla mieux fondé. Elle, aussi, venait attaquer 

le du 11 août 1710. Elle prétendait qu'il avait été fait 

i préjudice des droits que lui donnait son contrat de 

nariage ; et les administrateurs, tout en apposant à cette 

demande les sentences rendues contre cette dame par la 

prévôté de Pontigny et le bailliage de Sens, crurent devoir 

céder à sa déclaration. La transaction qui fut signée à cette 

occasion contient de naïves et modestes stipulations qui 



1U 

seraient aujourd'hui peu conformes aux idées, aux habitudes 
de notre époque. Savez-vous comment elle transigea, cette 
puissante dame, qui comptait alors à peine quarante-cinq 
ans? Pour prix des droits qu'elle abandonna, elle consentit, 
ainsi que Tavait fait son mari, à devenir à son tour pension- 
naire de rhôtel-Dieu ; et THôtel-Dieu s'obligea à la nourrir, 
à la loger, à la soigner toute sa vie, à lui acheter (la coquette), 
un habit de calmande et un corps de Juppé, à lui payer 
trente livres par an pour son habillement, et enfin à lui 
rembourser cent cinquante livres pour ses frais de deuiL 

Cette dame mourut en 1732, et pendant vingt-un ans elle 
fut à la charge de Thospice qui vit ainsi s'accroître considé- 
rablement le prix de revient des immeubles que lui avait 
cédés M. de Bouzé. 

Un état dressé, le 3 juillet 1732, des dépenses qu'occa- 
sionnèrent à l'hôpital le séjour de madame de Bouzé et les 
charges imposées précédemment par son mari, puis un 
procès-verbal d'experts contenant l'estimation en 1733 de 
ces mêmes immeubles, nous apprennent, d'une manière 
certaine, ce que valaient alors ces biens et ce qu'ils coûtaient 
à l'Hôtel-Dieu. Cet établissement avait déboursé, pour en 
devenir propriéta rc incommutable, la somme totale de six 
mille trois ceni quarante-trois livres ; leur valeur n'était que 
de quatre mille quatre cent cinquante-sept livres ; il était 
donc en perte de dix-huit cent quatre-vingt-six livres. 

Ainsi, le traité fait avec M. de Bouzé, que l'on considérait 
à son origine comme fort avantageux, et qui parut l'être un 
instant après le décès de ce dernier, devenait en 1738 une 
fort mauvdise affaire. Il fallut en sortir. L'Hôtel -Dieu aliéna 
d'abord sa portion de maison de Sens moyennant douze 
cents livres, ce qui réduisit à cinq mille cent quarante-trois 
livres le prix des biens qui lui restèrent. 

Enfin les immeubles de Pontigny furent vendus comme 
étant d*une surveillance trop difficile à cause de leur éloi- 
gnement; cette aliénation eut lieu moyennant une rente en 
blé dont on peut évaluer le capital à quatre mille livres ; 
mais vous croyez peut-être que l'acquéreur fit une belle 
affaire en achetant pour cette somme le fief de Bouzé, c'est- 
à-dire une maison seigneuriale et soixante-six arpents des 
meilleures terres de notre département? Nullement. M. de 
Bouzé n'avait pu vivre dans ce domaine; son successeur ne 



413 

fut pas plus heureux : il ne put payer la rente quMI avait 
promis de servir, et en 1741 THÔtel-Dieu se vit contraint de 
faire résoudre la vente et de rentrer dans sa propriété. Il 
reprenait après plusieurs années sa première position. 

Pendant plus de cent ans, depuis cette époque, cet éta- 
blissement continua de posséder ces différents biens qui lui 
donnèrent un revenu annuel d'environ six cent-cinquante 
francs par baux anciennement consentis ; quelque faible que 
soit aujourd'hui ce fermage, il était cependant pour THôlel- 
Dieu un ample revenu du capital qu'il avait payé. 

C'est dans cette position qu'on atteignit Tannée 1844. 
Depuis longtemps on avait oublié et M. de Bouzé et le traité 
dont je viens de vous retracer les différentes phases. Tout ce 
que Ton savait et ce que Ton savait fort bien, c'est que 
THôtel-Dieu possédait, depuis longues années, dans les 
communes de Ponfigny, Cheny, Champlay et les Yosves, de 
beaux et bons immeubles, dont une grande partie avait été 
affermée en 1761 pour quatre-vingt-dix-neuf ans, moyennant 
un fermage peu en rapport avec le cours actuel. Les admi- 
nistrateurs firent tous leurs efforts pour dégager de ses entra- 
ves la fortune de l'Hôiel-Dieu. Ils parvinrent à faire résilier 
les baux par suite de l'inexécution de la part des fermiers 
d'obligations importantes, et la vente en détail de ces immeu- 
bles fut provoquée. 

Cette vente eut lieu en 1844. Et voyez comme tout change, 
tout se modifie selon le temps et les circonstances. Elle a 
produit soixante seize mille francs I Avec une mise de fonds 
d'environ cinq mille livres, l'Hôtel-Dieu a réalisé un bénéfice 
de près de soixante-onze mille francs ; mais il a fallu traverser 
un siècle et demi et les incidents que je vous ai dits, avant 
d'arriver à ce résultat qui lui a fait faire enfin un bon 
marché. 

CHARLES PIAT, 
Propriétaire à Villeneuve-sur- Yonne. 



LE DÉPARTEMENT DE L'YONNE 

A L'EXPOSITION UNIVERSELLE 
1867. 



BEAUX-ARTS. . 

Se défendre, en matière d'art surtoat, de synopathies ou de 
répulsions profondes, n'est pas chose facile. Comme tous les 
sentiments vifs, Tamour des choses artistiques implique une 
certaine partialité que nous nous efforcerons cependant 
d'écarter ici. On a beaucoup, et trop peut-être, parlé des 
œuvres que nous tentons d'esquisser, pour que notre propre 
appréciation ait quelque autorité. Cependant il est bon, ne 
fut-ce que pour soi-même, de se formuler les principes d'uaa 
critique raisonnée. Nous serions heureux que nos lecteurs 
voulussent bien accepter les jugements que nous nous per* 
mettrons de porter sur les œuvres d'art que l'Exposition 
universelle a réunies à Paris. 

Que la France tienne la tête de cette exhibition par la 
valeur de ses artistes et les genres divers explorés par sa 
génération jeune et nombreuse de peintres et de sculpteurs, 
c'est là une vérité qui ne sera, nous le croyons, discutée par 
personne. Que toutes les écoles d'Europe, et nous ne parlons 
pas des autres, que toutes se réunissent, et elles ne nous 
donneront rien de plus que cet heureux éclectisme français 
qui sait se plier à tous les goûts, satisfaire à toutes les 
exigences et promener, comme la fée des contes, le specta- 
teur de merveilles en merveilles. Aucune école ne réunit à ce 
point le talent de diversité, talent éminemment français, 
que ses voisitt|| peuvent lui envier, sans jamais le lui dis- 
puter. 

Parcourez les salons qui composent l'Exposition de l'an- 
cienne et vénérable école flamande ou hollandaise : toutOrla 



117 

force de coloris, toute la patiente imitation de la nature se 
retrouveront dans les peintres actuels. Wouvermans etTeniers 
vivent encore ou revivent dan^ leurs descendants. Leys à côté 
de Miéris. ferait bonne figure ; mais Meissonnier les égale 
tous deux. M. Gruyter jeune rappelle ces bons vieux temps 
de la peinture hollandaise, ou avec une vague et une bar- 
que bien ventrue, comme un buveur de bière, on faisait un 
beau tableau. H. Schendel fait souvenir de Elzheimer, 
M. Stortenbeker de Hobbema, H°'« Schot de Yan-fliysum. 
L'école hollandaise est restée une vraie école, les maîtres 
précédant, les élèves les égalant et même les surpassant, 
mais dans des genres absolument identiques. Nous verrons 
comment notre génération française s'est affranchie de ces 
errements^ de ces conventions qui tendraient, si notre exubé- 
rance de sève n'y suppléait, à immobiliser l'art et le reste. 
Un sentiment cependant, sentiment vivace, patriotique, que 
l'on retrouve dans ces artistes, surtout dans les tableaux de 
genre, les peintres du Nord ayant le bon sens que nous 
n'avons pas toujours, d'éviter les grandes toiles, c'est le senti- 
ment de la commune. Tous les actes, toutes les commotions 
qui ont amené ou troublé le système municipal trouvent leur 
cadre dans une épopée grandiose où s'agitent les passions et 
les revers de la vie publique. M. Leys a créé ou ressuscité ce 
genre populaire. Plus calme que nos pourfendeurs officiels, 
il a trouvé le moyen de rendre à la vie bourgeoise son rôle 
héroïque. Ses bourgmestres appartiennent à l'histoire, comme 
le chancelier de THospital, comme Coligny ou d'Assas. 
M. F. Pauwels illustre ce genre auquel on ne saurait donner 
trop d'éloges. 

M. Knauss, mal représenté par quelques tableaux de 
second ordre, bien loin de ses compositions principales, pose 
cependant avec honneur la Prusse. Bien peu d'artistes ont 
autant que M. Knauss le charme vrai de la nature sentimen- 
tale. Tout le monde se rappelle son Enterrement d'un 
enfant que nous regrettons de n'avoir pas revu ici. La vraie 
poésie tudesqueest toute là, poésie du cœur que ses compo- 
sitions nous font sentir et aimer. La Prusse, allemande à 
demi, flamande un peu, prussienne surtout, n'a pas, comme 
les Pays-Bas, de genre spécial. Elle s*italianise même, et il 
ne faut pas s'étonner si, à côté d'un fumeur dans le genre 
d'Ostade, on trouve une toile napolitaine ou un sujet fran- 



118 

çais. Cosmopolite dans l'art, elle ne sait où se loger, et ce 
n'est pas sans étonnement que Ton voit figurer sur le catalo- 
gue le Départ de Marie-Antoinette pour le supplice, tableau 
très médiocre et très mélodramatique. On remarque aussi un 
portrait officiel, nous avons négligé d'en prendre l'étiquette, 
où toutes les nuances du bleu de Prusse s'étalent splendide- 
ment. Ce cadre aurait dû figurer parmi les produits chimi- 
ques. N'oublions pas les portraits de M. Kaulbach, de 
qui nous n'avons vu aucune composition historique. Les 
vieux maîlres allemands ont pourtant en lui un digne succes- 
seur. 

Munich, ou plutôt la Bavière, représentée par sa capitale 
gréco-tudesque, produit dans l'art moderne l'effet d'une 
momie ressuscitée. Ni la froideur, ni la rigidité de la mort 
ne lui manquent. Moderne Athènes relevée par le roi Louis, 
elle essaye à faire revivre la fresque sous son brumeux climat. 
Tout l'olympe grelotte et se bleuit de froid sous son ciel 
inclément. L'illustre Cornélius manque à l'Exposition. Il y a, 
certes, dans l'œuvre de ce peintre de hautes pensées et de 
fortes conceptions, lorsqu'une de ces élucubrations bizarres, 
nées du cerveau germanique, ne le fait pas se perdre dans 
les domaines de l'abstraction. C*est en ceci surtout, en ce que 
nous appellerons la peinture philosophique, c'est en ceci que 
les Allemands, trop forts en métaphysique, deviennent d'un 
nuageux qui nous échappe. Les toiles de M. Puvis de Cha- 
vannes ont au moins, à part la qualité évidente de la pein- 
ture, un côté accessible aux plus incultes intelligences ;|mais 
lorsqu'un Allemand, de Munich surtout, se cramponne à une 
idée abstraite, il ne la lâchera plus qu'il n'ait produit une 
œuvre quelconque, inintelligible pour qui que ce soit, mais 
dans laquelle il se complaît et s'admire. De même dans les 
petites choses. Ainsi M. Enhuber expose treize grisailles, 
admirablement froides et supérieurement dessinées, dans les- 
quelles : un tailleur se rend — ridicule, suivant le livret ; — où 
Michel le fiancé se gratte les oreilles en manière de passe- 
temps; où Grèthe, une fiancée, est transportée d'admiration, 
où le tailleur brandit furieusement ses ciseaux, et le reste. 
C'est aussi joli que les dessins de J.-P. Richter ; mais on se 
passerait bien de l'explication. Et remarquez que ces détails 
importent beaucoup aux Allemands. Ainsi M. Geneli, qui 
remplace M. Cornélius absent, expose les cartons d'une fres- 



119 

que non exécutée. C*est Hercule chez Omphale, toujours en 
beaucoup de tableaux, comme les pièces de Dumas et 
Dennery. Hais le peintre a le soin de vous prévenir que c'est 
d'Hercule Musagète qu'il est question et non d'un autre. De 
sorte que pour suivre le détail de la composition, il nous 
faudrait, à nous autres Français, retourner à l'école et réap- 
prendre la mythologie. Et encore comprendrions-nous ? II 
faut généralement une demi-heure pour expliquer le moindre 
croquis tudesque. 

A part les portraits officiels, l'Autriche a peu d'impor- 
tance. Quelques batailles, qui, comme les Te De ^m, ont 
l'avantage d'être fêtées partout, de bons paysages tyroliens et 
voilà à peu près tout. 

Un artiste qui nous appartient presque, c'est Karl Bodmer. 
Il, est vrai que les Girardet sont venus de Suisse aussi, que 
Topffer est Genevois et que nous les considérons cependant 
comme nos compatriotes. Les dessins de Bodmer valent au 
moins ses peintures, et la Forêt de Fontainebleau a plus fait 
pour sa célébrité que le Mont-Blanc ou les fourrés de l'Améri- 
que. M. Diday, M. Hébert, MM. Berthoud frères, M. Zimmer- 
mann, M. KoUer, ont exposé de magnifiques paysages. Il 
faut en revenir à Karl Girardet, le plus populaire et aussi le 
plus attachant des peintres des montagnes. Qui ne connaît 
ses pittoresques compositions ? L^école Suisse, nous le redi- 
sons, est si française et par ses allures et par ses traditions, 
qu'elle se confond avec la nôtre. Les vues de Paris de 
M. Himely sont des chefs-d'œuvre de perspective. 

L'Espagne, hélas 1 a bien peint et redoré sur ses murail- 
les les noms de Yelasquez et de Murillo; mais elle ne les a 
pas remplacés. Le tableau capital de la galerie, le Débar- 
quement des Ptmiains de M. Gisbert, est froid de ton et 
de mouvement, Tidée en est cependant belle et bien com- 
prise. Les Intérieurs de M. Gonzalvo y Ferez sont dignes 
des peintres hollandais. L'Espagne fait exception pourtant 
dans la peinture religieuse. Tandis que presque partout cet 
élément, en même temps poétique et élevé, manque à noire 
exposition, l'Espagne seule relève cet oubli par quelques 
belles compositions. Le Sermon à la Chapelle sixtine de 
M. Palmaroli est charmant; la Première communion de 
M. Yaldivieso représente quelques jeunes filles vêtues de blanc 
ayant un peu l'air de fumées de paperUlo prêtes à s'évaporer. 



118 

çais. Cosmopolite dans l'art, elle ne sait où se loger, et ce 
n'est pas sans étonnement que Ton voit figurer sur le catalo- 
gue le Départ de Marie-Antoinette potir le stipplice^ tableau 
très médiocre et très mélodramatique. On remarque aussi un 
portrait officiel, nous avons négligé d'en prendre l'étiquette, 
où toutes les nuances du bleu de Prusse s'étalent splendide- 
ment. Ce cadre aurait dû figurer parmi les produits chimi- 
ques. N'oublions pas les portraits de M. Kaulbach^ de 
qui nous n'avons vu aucune composition historique. Les 
vieux matires allemands ont pourtant en lui un digne succes- 
seur. 

Munich, ou plutôt la Bavière, représentée par sa capitale 
gréco-tudesque, produit dans l'art moderne l'effet d'une 
momie ressuscitée. Ni la froideur» ni la rigidité de la mort 
ne lui manquent. Moderne Athènes relevée par le roi Louis, 
elle essaye à faire revivre la fresque sous son brumeux climat. 
Tout l'olympe grelotte et se bleuit de froid sous son ciel 
inclément. L'illustre Cornélius manque à l'Exposition. Il y a, 
certes, dans Tœuvre de ce peintre de hautes pensées et de 
fortes conceptions, lorsqu'une de ces élucubrations bizarres, 
nées du cerveau germanique, ne le fait pas se perdre dans 
les domaines de l'abstraction. C*est en ceci surtout, en ce que 
nous appellerons la peinture philosoptiique, c'est en ceci que 
les Allemands, trop forts en métaphysique, deviennent d'un 
nuageux qui nous échappe. Les toiles de M. Puvis de Cha- 
vannes ont au moins, à part la qualité évidente de la pein- 
ture, un côté accessible aux plus incultes intelligences ;lmais 
lorsqu'un Allemand, de Munich surtout, se cramponne à une 
idée abstraite, il ne la lâchera plus qu'il n'ait produit une 
œuvre quelconque, inintelligible pour qui que ce soit* mais 
dans laquelle il se complaît et s'admire. De même dans les 
petites choses. Ainsi M. Enhuber expose treize grisailles, 
admirablement froides et supérieurement dessinées, dans les- 
quelles : un tailleur se rend — ridicule, suivant le livret ; — où 
Michel le fiancé se gratte les oreilles en manière de passe- 
temps; où Grèthe, une fiancée, est transportée d'admiration, 
où le tailleur brandit furieusement ses ciseaux, et le reste. 
C'est aussi joli que les dessins de J.-P. Richter ; mais on se 
passerait bien de l'explication. Et remarquez que ces détails 
importent beaucoup aux Allemands. Ainsi M. Geneli, qui 
remplace M. Cornélius absent, expose les cartons d'une fres- 



119 

que non exécutée. C'est Hercule chez Omphale, toujours en 
beaucoup de tableaux, comme les pièces de Dumas et 
Denuery. Mais le peintre a le soin de vous prévenir que c'est 
d'Hercule Musagète qu'il est question et non d'un autre. De 
sorte que pour suivre le détail de la composition, il nous 
faudrait, à nous autres Français, retourner à l'école et réap- 
prendre la mythologie, Et encore comprendrions-nous ? II 
faut généralement une demi-heure pour expliquer le moindre 
croquis tudesque. 

A part les portraits officiels, l'Autriche a peu d'impor- 
tance. Quelques batailles, qui, comme les Te De ^m, ont 
l'avantage d'être fêtées partout^ de bons paysages tyroliens et 
voilà à peu près tout. 

Un artiste qui nous appartient presque, c'est Karl Bodmer. 
Il est vrai que les Girardet sont venus de Suisse aussi, que 
Topffer est Genevois et que nous les considérons cependant 
comme nos compatriotes. Les dessins de Bodmer valent au 
moins ses peintures, et la Forêt de Fontainebleau a plus fait 
pour sa célébrité que le Mont-Blanc ou les fourrés de l'Améri- 
que. M. Diday, M. Hébert, MM. Berthoud frères, M. Zimmer- 
mann, M. KoUer, ont exposé de magnifiques paysages. Il 
faut en revenir à Karl Girardet, le plus populaire et aussi le 
plus attachant des peintres des montagnes. Qui ne connaît 
ses pittoresques compositions ? L^école Suisse, nous le redi- 
sons, est si française et par ses allures et par ses traditions, 
qu'elle se confond avec la nôtre. Les vues de Paris de 
M. Himely sont des chefs-d'œuvre de perspective. 

L'Espagne, hélas I a bien peint et redoré sur ses murail- 
les les noms de Yelasquez et de Murillo; mais elle ne les a 
pas remplacés. Le tableau capital de la galerie, le Débar- 
quement des Puritains de M. Gisbert, est froid de ton et 
de mouvement, Tidée en est cependant belle et bien com- 
prise. Les Intérieurs de M. Gonzalvo y Ferez sont dignes 
des peintres hollandais. L'Espagne fait exception pourtant 
dans la peinture religieuse. Tandis que presque partout cet 
élément, en même temps poétique et élevé, manque à notre 
Exposition, l'Espagne seule relève cet oubli par quelques 
belles compositions. Le Sermon à la Chapelle sixtine de 
M. Palmaroli est charmant; la Première communion de 
M. Yaldivieso représente quelques jeunes filles vêtues de blanc 
ayant un peu l'air de fumées de paperUlo prêtes à s'évaporer. 



118 

cais. Cosmopolite dans l*art, elle ne sait où se loger, et ce 
n'est pas sans étonnement que Ton voit figurer sur le catalo- 
gue le Départ de Marie^Anioinetle pour le supplice^ tableau 
très médiocre et très mélodramatique. On remarque aussi un 
portrait officiel, nous avons négligé d'en prendre l'étiquette, 
oii toutes les nuances du bleu de Prusse s'étalent splendide- 
ment. Ce cadre aurait dû figurer parmi les produits chimi- 
ques. N'oublions pas les portraits de M. Kaulbach, de 
qui nous n'avons vu aucune composition historique. Les 
vieux matires allemands ont pourtant en lui un digne succes- 
seur. 

Munich, ou plutôt la Bavière, représentée par sa capitale 
gréco-tudesque, produit dans l'art moderne l'effet d'une 
momie ressuscitée. Ni la froideur, ni la rigidité de la mort 
ne lui manquent. Moderne Athènes relevée par le roi Louis, 
elle essaye à faire revivre la fresque sous son brumeux climat. 
Tout l'olympe grelotte et se bleuit de froid sous son ciel 
inclément. L'illustre Cornélius manque à l'Exposition. Il y a, 
certes, dans l'œuvre de ce peintre de hautes pensées et de 
fortes conceptions, lorsqu'une de ces élucubrations bizarres, 
nées du cerveau germanique, ne le fait pas se perdre dans 
les domaines de Tabstraction. C*est en ceci surtout, en ce que 
nous appellerons la peinture philosophique, c'est en ceci que 
les Allemands, trop forts en métaphysique, deviennent d'un 
nuageux qui nous échappe. Les toiles de M. Puvis de Cha- 
vannes ont au moins, à part la qualité évidente de la pein- 
ture, un côté accessible aux plus incultes intelligences ;tmais 
lorsqu'un Allemand, de Munich surtout, se cramponne à une 
idée abstraite, il ne la lâchera plus qu'il n'ait produit une 
œuvre quelconque, inintelligible pour qui que ce soit, mais 
dans laquelle il se complaît et s'admire. De même dans les 
petites choses. Ainsi M. Enhuber expose treize grisailles, 
admirablement froides et supérieurement dessinées, dans les- 
quelles : un tailleur se rend — ridicule, suivant le livret ; — où 
Michel le fiancé se gratte les oreilles en manière de passe- 
temps; où Grèthe, une fiancée, est transportée d'admiration, 
où le tailleur brandit furieusement ses ciseaux, et le reste. 
C'est aussi joli que les dessins de J.-P. Richter ; mais on se 
passerait bien de l'explication. Et remarquez que ces détails 
importent beaucoup aux Allemands. Ainsi M. Geneli, qui 
remplace M. Cornélius absent, expose les cartons d'une fres- 



119 

que non exécutée. C*est Hercule chez Omphale, toujours en 
beaucoup de tableaux, comme les pièces de Dumas et 
Deunery. Mais le peintre a le soin de vous prévenir que c'est 
d'Hercule Musagète qu'il est question et non d'un autre. De 
sorte que pour suivre le détail de la composition, il nous 
faudrait, à nous autres Français, retourner à l'école et réap- 
prendre la mythologie, Et encore comprendrions-nous ? Il 
faut généralement une demi-heure pour expliquer le moindre 
croquis tudesque. 

A part les portraits officiels, l'Autriche a peu d'impor- 
tance. Quelques batailles, qui, comme les Te De 'm, ont 
l'avantage d'être fêtées partout, de bons paysages tyroliens et 
voilà à peu près tout. 

Un artiste qui nous appartient presque, c'est Karl Bodmer. 
IL est vrai que les Girardet sont venus de Suisse aussi, que 
Topffer est Genevois et que nous les considérons cependant 
comme nos compatriotes. Les dessins de Bodmer valent au 
moins ses peintures, et la Forêt de Fontainebleau a plus fait 
pour sa célébrité que le Mont-Blanc ou les fourrés de l'Améri- 
que. M. Diday, M. Hébert, MM. Berthoud frères, M. Zimmer- 
mann, M. Koller, ont exposé de magnifiques paysages. Il 
faut en revenir à Karl Girardet, le plus populaire et aussi le 
plus attachant des peintres des montagnes. Qui ne connaît 
ses pittoresques compositions T L*école Suisse, nous le redi- 
sons, est si française et par ses allures et par ses traditions, 
qu'elle se confond avec la nôtre. Les vues de Paris de 
M. Himely sont des chefs-d'œuvre de perspective. 

L'Espagne, hélas I a bien peint et redoré sur ses murail- 
les les noms de Yelasquez et de Murillo; mais elle ne les a 
pas remplacés. Le tableau capital de la galerie, le Débar- 
quement des Puritains de M. Gisbert, est froid de ton et 
de mouvement, Tidée en est cependant belle et bien com- 
prise. Les Intérieurs de M. Gonzalvo y Ferez sont dignes 
des peintres hollandais. L'Espagne fait exception pourtant 
dans la peinture religieuse. Tandis que presque partout cet 
élément, en même temps poétique et élevé, manque à noire 
exposition, l'Espagne seule relève cet oubli par quelques 
belles compositions. Le Sermon à la Chapelle sixtine de 
M. Palmaroli est charmant; la Première communion de 
M. Yaldivieso représente quelques jeunes filles vêtues de blanc 
ayant un peu Tair de fumées de paperillo prêtes à s'évaporer. 



118 

cais. Cosmopolite dans l*art, elle ne sait où se loger, et ce 
n'est pas sans étonnement que Ton voit figurer sur le catalo- 
gue le Départ de Marie-Antoinette pour le supplice^ tableau 
très médiocre et très mélodramatique. On remarque aussi un 
portrait oflSciel, nous avons négligé d*en prendre Tétiquette, 
oii toutes les nuances du bleu de Prusse s'étalent splendide- 
ment. Ce cadre aurait dû figurer parmi les produits chimi- 
ques. N'oublions pas les portraits de M. Kaulbach, de 
qui nous n'avons vu aucune composition historique. Les 
vieux matires allemands ont pourtant en lui un digne succes- 
seur. 

Munich, ou plutôt la Bavière, représentée par sa capitale 
gréco-tudesque, produit dans l'art moderne l'effet d'une 
momie ressuscitée. Ni la froideur, ni la rigidité de la mort 
ne lui manquent. Moderne Athènes relevée par le roi Louis, 
elle essaye à faire revivre la fresque sous son brumeux climat. 
Tout l'olympe grelotte et se bleuit de froid sous son ciel 
inclément. L'illustre Cornélius manque à l'Exposition. Il y a, 
certes, dans l'œuvre de ce peintre de hautes pensées et de 
fortes conceptions, lorsqu'une de ces élucubrations bizarres, 
nées du cerveau germanique, ne le fait pas se perdre dans 
les domaines de Tabstraction. C*est en ceci surtout, en ce que 
nous appellerons la peinture philosophique, c'est en ceci que 
les Allemands, trop forts en métaphysique, deviennent d'un 
nuageux qui nous échappe. Les toiles de M. Puvis de Cha- 
vannes ont au moins, à part la qualité évidente de la pein- 
ture, un côté accessible aux plus incultes intelligences ;|mais 
lorsqu'un Allemand, de Munich surtout, se cramponne à une 
idée abstraite, il ne la lâchera plus qu'il n'ait produit une 
œuvre quelconque, inintelligible pour qui que ce soit, mais 
dans laquelle il se complaît et s'admire. De même dans les 
petites choses. Ainsi M. Enhuber expose treize grisailles, 
admirablement froides et supérieurement dessinées, dans les- 
quelles : un tailleur se rend — ridicule, suivant le livret ; — où 
Michel le fiancé se gratte les oreilles en manière de passe- 
temps; où Grèthe, une fiancée, est transportée d'admiration, 
où le tailleur brandit furieusement ses ciseaux, et le reste. 
C'est aussi joli que les dessins de J.-P. Richter ; mais on se 
passerait bien de l'explication. Et remarquez que ces détails 
importent beaucoup aux Allemands. Ainsi M. Geneli, qui 
remplace H. Cornélius absent, expose les cartons d'une fres- 



119 

que Don exécutée. C'est Hercule chez Omphale, toujours en 
beaucoup de tableaux, comme les pièces de Dumas et 
Dennery. Mais le peintre a le soin de vous prévenir que c'est 
d'Hercule Musagëte qu'il est question et non d'un autre. De 
sorte que pour suivre le détail de la composition, il nous 
faudrait, à nous autres Français, retourner à l'école et réap- 
prendre la mythologie, Et encore comprendrions-nous ? II 
faut généralement une demi-heure pour expliquer le moindre 
croquis tudesque. 

A part les portraits officiels, l'Autriche a peu d'impor- 
tance. Quelques batailles, qui, comme les Te De \m, ont 
l'avantage d'être fêtées partout, de bons paysages tyroliens et 
voilà à peu près tout. 

Un artiste qui nous appartient presque, c'est Karl Bodmer. 
IL est vrai que les Girardet sont venus de Suisse aussi, que 
Topffer est Genevois et que nous les considérons cependant 
comme nos compatriotes. Les dessins de Bodmer valent au 
moins ses peintures, et la Forêt de Fontainebleau a plus fait 
pour sa célébrité que le Mont-Blanc ou les fourrés de l'Améri- 
que. M. Diday, M. Hébert, MM. Berthoud frères, M. Zimmer- 
mann, M. KoUer, ont exposé de magnifiques paysages. Il 
faut en revenir à Karl Girardet, le plus populaire et aussi le 
plus attachant des peintres des montagnes. Qui ne connaît 
ses pittoresques compositions ? L^école Suisse, nous le redi- 
sons, est si française et par ses allures et par ses traditions, 
qu'elle se confond avec la nôtre. Les vues de Paris de 
M. Himely sont des chefs-d'œuvre de perspective. 

L'Espagne, hélas ! a bien peint et redoré sur ses murail- 
les les noms de Yelasquez et de Murillo; mais elle ne les a 
pas remplacés. Le tableau capital de la galerie, le Débar- 
quement des Pimiains de M. Gisbert, est froid de ton et 
de mouvement, l'idée en est cependant belle et bien com- 
prise. Les Intérieurs de M. Gonzalvo y Ferez sont dignes 
des peintres hollandais. L'Espagne fait exception pourtant 
dans la peinture religieuse. Tandis que presque partout cet 
élément, en même temps poétique et élevé, manque à noire 
flxposition, l'Espagne seule relève cet oubli par quelques 
belles compositions. Le Sermon à la Chapelle sixtine de 
M. Palmaroli est charmant; la Première communion de 
M. Yaldivieso représente quelques jeunes filles vêtues de blanc 
ayant un peu Tair de fumées de paperUlo prêtes à s'évaporer. 



i 

Le voyage de Gustave Doré D*a pas peu contribué à détourner 
TEspagne de ses vieilles traditions- Ribeira s'est effacé. C'est 
à qui, des peintres madrilènes ou valenciens, s'ingéniera à 
imiter le genre déguenillé de l'illustrateur de Don Quichotte. Le 
paysage de Rico semble peint, comme les dessins de Doré, 
sur un fond tout fait et terminé par quelques effets enlevés. 
On en pourrait dire autant de quelques autres. Le Portugal, 
espagnol de mœurs et de coutumes, n'en diffère que par le 
nombre respectable de visages et scènes royales et princières, 
que nous oublierions, si la belle statue de Pedro IV, par 
Calmels, en nous faisant oublier la peinture, ne nous 
montrait une œuvre monumentale bien conçue et bien exé- 
cutée. 

Le Danemark, qui compte de beaux tableaux de paysage, 
est surtout remarquable par les dessins de Froelich et de 
Jérichau. Le beau sentiment de l'antique î>e retrouve dans les 
sculptures de ce dernier auteur et de Bissen. La Création 
d'Eve de Jérichau est bien la plus pudique et la plus suave 
composition qui se puisse voir. C'est le cadeau de noces de la 
princesse de Galles. M. Ballin, qui appartient à la France par 
sa manière et par ses éludes, et au Danemark par sa nais- 
sance, a Tune des plus belles séries de gravures de l'Exposi- 
tion. Ses planches pour Tœuvre de Musset sont admira- 
bles. 

Il est difficile de se prononcer sur une œuvre signée de la 
main d'un roi. S. M. Cliarles XV de Suède a exposé deux 
paysages. Son lac de Brennsviken est d'un beau style; la 
mélancolique poésie du site a bien autant de grâce et de 
vraie magnificence que les terrains grillés dos Abruzzes dont 
la peinture actuelle se contente trop souvent. Il y a, dans ces 
lointains horizons du Nord> un sentiment de solitude et de 
grandeur que l'on demanderait en vain aux paysages méri- 
dionaux. Sous un peintre-roi l'art ne peut que prendre un 
rapide essor. Aussi n'est-ce pas sans étonnemett que l'on 
voit cette école suédoise, si loin par la géographie du centre 
des arts, produire de vrais chefs-d'œuvre. Tous les genres s'y 
pressent et on aperçoit en germe se développer un foyer 
artistique original par ses modèles et digne de ses devanciers 
parles talents divers qu'il fait naître. Les Vues de Suède de 
Berg, les Chasses de Kierboe, les sculptures de Molin accu- 
sent une haute tendance artistique ; notre cadre ne nous 



121 

permet pas de tout citer. La Norvège est peut-être plus origi- 
nale encore. Comme la Suisse, elle inaugure un nouveau 
système pictural tout-à-fait ignoré des vieux maîtres. C'est 
pour un roi un grand honneur que d*étre bien mieux que 
notre Louis XIY, le protecteur des arts, mais de tenir encore 
le pinceau aussi bien que le sceptre. 

Sortie d*hier à peine des régions où l'art n'avait jamais 
mis le pied, la Russie produit ce qu'elle peut, et il ne faut 
pas trop exiger d'elle : des marines où l'on peut sentir, mais 
non reconnaître le faire de Gudin ; des batailles officielles et 
peintes aussi froidement que le permet ou que le commande 
l'histoire, voilà tout ce que nous pouvons citer. La Vue d'une 
route du baron Clodt est une des bonnes peintures de l'Expo- 
sition. Nous voudrions en dire autant de la Revue du Czar 
Alexis, qui est bien le plus beau devant de cheminée possi- 
ble. Le dessin n'y manque pas : les figures sont tellement 
cernées par le trait qu'elles ont l'air d'être appliquées sur 
un fond tout préparé. On dirait un dessin tartare brodé sur 
étofife. 

Titien a laissé tomber son pinceau et il n'est plus de 
Charles-Quint pour le relever. L'Exposition italienne, bien 
qu'elle comporte de bonnes peintures, n'est plus tête d'école. 
Peu ou point de peintures religieuses ; des scènes antiques 
que Gérôme sait bien mieux agencer que les artistes de la 
Péninsule et des types de mœurs, agréables sans doute, mais 
que l'aqu'irelle eût aussi bien reproduites, avec moins de 
prétention. Maxime d'Âzeglio est peut-être un de ceux qui 
ont le mieux conservé en Italie le culte de la tradition, et il 
est mort I Mais autant la peinture s'apauvrit, à en juger du 
moins par les tableaux que nous avons sous les yeux, autant 
la sculpture, nombreuse, variée, conserve la vieille sève de 
Michel-Ange et pousse de nouveaux rejetons. Le Garibaldi 
de Titus Angelini ; V Adultère, sujet scabreux de Bernasconi, 
l'une des plus belles œuvres qu'ait produites le ciseau ; un 
marbre qui palpite et qui pleure, la Honte et le Repentir 
après la faute; mais surtout le Napoléon de Yela, sont de 
magnifiques productions. Rien ne peut rendre l'impres- 
sion profonde que produit cette dernière statue. Assis, com- 
me le sénateur romain, calme comme lui, las de la lutte, 
fatigué de la vie, le grand empereur voit approcher la 
mort. Ses pieds saisis du froid du sépulcre, sont recou- 



123 

verts d'une draperie de laine qui remonte jusqu'aux genoux. 
Un journal déplié est là, sous ses yeux : Hudson Lowe en a 
permis la lecture; c'est qu'il contient la nouvelle de quelque 
désastre, de quelque deuil nouveau. Mais Tinapassibilité du 
tombeau se lit déjà sur la face auguste que la mort va cou- 
ronner d'un nouveau diadème, celui du martyre. Famille, 
patrie, espérance, tout est bien détruit pour le grand homme 
cfui va mourir. Mais c'est là précisément que Tartiste inspiré 
a puisé la sympathique poésie de son sujet. Il y a sous ce 
vaste front toutes les pensées de renoncement à la vaine 
gloire,.tout le dédain des hommes, toute la philosophie du 
sage que Ton doit attendre d'une grande âme prête à quitter la 
vie. Aussi remarquable par le faire que par l'idée, la statue 
exposée par M. Vêla nous semble une des premières, et peut- 
être la première des œuvres scupturales exposées. Les 
italiens viennent chercher chez nous leurs modèles, et leur 
génie poétique leur donne un charme de plus. La Charlotte 
Corday de Miglioretti, comme le Pensieroso de Michel-Ange, 
a sous front de marbre un monde de pensées. 

Les Etats pontificaux, que nous n'avons pas compris 
dans l'Exposition italienne, aujourd'hui délimitée par la 
géographie, sont représentés avec honneur par les superbes 
gravures de Perrugini et les dessins de Thévenin. Les aqua- 
relles de Fiorentini sont des plus remarquables. Elles rappel- 
lent notre regrettable Crapelet. 

Notre proche voisine, l'Angleterre, en est toujours et en 
restera longtemps aux pastiches de Gainsborough, de West 
ou d'Hogarth. Froide par nature, colorée à la manière des 
bonbons glacés, l'école britannique compte certainement 
d'excellents peintres, des graveurs hors ligne ; mais tout 
cela est tellement compassé, si admirablement lustré, brossé, 
que l'on se demande si l'on ne doit pas se faire présenter aux 
illustres personnes enfermées dans ces cadres officiels. Les 
étofifes, superbes de faire et de distinction, enveloppent des 
figures de cire, sans caractère et sans action dramatique. 
Cependant Dieu sait s'il y a des drames dans ces peintures 
historiques. Et pourtant, pour bien peindre Charles 1% il faut 
un Van-Dyck ou un Delaroche. Les Anglais dépoétisent tout 
ce qu'ils touchent. La reine Elisabeth ouïes cascades du pays 
de Galles ont les mêmes reflets bleus, les mêmes glacis con- 
vei^tionnels. L'Exposition anglaise produit à peu près le 



423 

même effet qu'un séjour trop prolongé sous les grottes de 
Longcliamps. Ceci étant pour nous, ainsi que nous Tavouons, 
une impression toute personnelle. 

Nous avons fait, autant que nous Tavonspu, la part large 
aux expositions étrangères. Borné par Tespaoej nous ren- 
trons en France et nous saluons avec joie notre drapeau 
artistique, aussi glorieux et aussi envié que l'autre. 

Si l'Exposition universelle eût voulu représenter Fart fran- 
çais, le but serait complètement manqué. Nous rentrons ici 
dans notre appréciation personnelle et nous aurions tort, 
aux yeux de nos lecteurs, si nous ne Tappuyions de considé- 
rations propres à la faire accepter par eux. L'exposition se 
compose de deux éléments principaux : les envois du minis- 
tère et des musées départementaux, ce qui revient au même, 
et Texhibition des œuvres restées entre les mains des 
artistes. Ces dernières ne sont pas ordinairement les meil- 
leures. Il y a bien aussi l'abandon momentané par les ama- 
leurs des œuvres composant leurs collections ; mais ceux-ci 
sont rares. Comme tous les jaloux, possesseurs de leur bien, 
ils craignent même les regards et cachent l'objet de leur 
admiration. 

Exposition presque exclusivement officielle, le palais du 
Champ de Mars a réuni, autant que cela se pouvait, les gen- 
res divers explorés par nos artistes. Mais que de lacunes, et 
surtout que de contradictions I Si l'on jugeait nos peintres 
par les galeries ouvertes à leurs tableaux, on aurait de 
leur talent, ou une idée incomplète, ou ce qui est bien pis, 
une fausse opinion. Gudin, représenté par le Débarquement 
de Victoria, quand ses Coups de mer ou ses Navires en 
détresse nous manquent ;'Puvis de Chavannes, par ses cartons 
du Louvre, quand ses belles conceptions font défaut ; Troyon 
par quelques petites toiles lorsque nous regrettons ses beaux 
Levers de soleil I II y a. là, même pour les exposants, une 
diminution de leur valeur artistique dont ils ont été les pre- 
miers à souffrir. Et puis ou sont les grands maîtres ? Ingres, 
Delacroix, Decaraps, Delaroche, Flandrin ? Que sont-ils deve- 
nus? Ce dernier, au moins, a sa place. Mais quelle place pour 
un pinceau pareil I Seuls, les paysagistes, éloignés par leur 
genre d'un choix spécial, représentent la France avec une 
incontestable supériorité. Nulle part ailleurs, ni cette vérité 
d'action, ni cette fraîcheur de conception i^e se retrouvent à 



424 

un égal degré. La première aujourd'hui à Tavant-garde de 
l'art, notre école peut faire des élèves sans jamais trouver 
des maîtres. Aussi éloignée des beautés froides de Tancienne 
académie que des errements du genre hollandais, elle prend 
ses leçons de la nature, la vraie, celle que Dieu a faite et 
qu'il ne faut que prendre par le beau côté. L'Exposition fran- 
çaise est à ce point de vue la plus superbe réplique à ceux 
qui prétendent que Tart s'en va. Que la peinture d^. commande 
ait apauvri une certaine branche de cet arbre fécond, nous 
l'admettrons volontiers ; mais que cet arbre ne porte plus de 
fruits, c'est ce que dément chaque jour la marche évidem- 
ment ascendante de l'art français. Déplacé, comme tant 
d'autres choses, par notre instinct novateur, il s'est ouvert de 
nouvelles routes, au lieu de rester dans l'ornière, ainsi que les 
écoles attachées à une tradition vieillie et qui ne laisse plus 
de place qu'à l'imitation. Il s'élance vers des horizons nou- 
veaux, avec toute la jeunesse de ses illusions et sa puis- 
sance de création qui seule peut produire le beau et le 
vrai. 

Il ne faut donc pas s'étonner si, cherchant à nous former 
une opinion sur la peinture française, la galerie ne nous 
offre ni les éléments sérieux d'une comparaison, ni l'expres- 
sion de la physionomie vraie de Tart en France. Quelques 
traits cependant sont faciles à saisir. Ainsi la peinture reli- 
gieuse manque absolument. Un ou deux effets pittoresques, 
sous le prétexte de Pêche miraculeuse ou de Résurrection de 
Lazare; mais point de sentiment religieux et encore moins, 
si la chose est possible, de préoccupation du sujet : l'auréole 
du Christ est comme le phare éclairant la scène ; mais Maurice 
Sand a déjà trouvé ces effets avec les fantômes légendaires 
du Berry. Il faut sincèrement regretter, à quelque point de vue 
que Ton se place, l'absence de cette branche féconde de Fart. 
Personne ne nous rend plus les compositions sublimes de 
Ingres ou de Flandrin; nous revenons au temps de Mignard 
où les grandes dames aimaient à se reconnaître portraitées 
en Suzanne au bain ou en Madeleine avant la pénitence. 

Prenons donc, puisqu'il le faut, cette exposition incomplète 
telle qu'elle est. Nous l'avons présentée aux yeux du monde 
entier comme la quintessence de notre génie, et en effet, il 
reste bien des perles et des diamants dans ce riche écrin. 
Hais les pierres fausses ne sont ni les moins admirées ni les 



425 

moins enviées. Combien de vrais, de grands artistes ne sont- 
ils pas venus s'échouer sur les sables dorés de la commande 
officielle I Nous en trouverons au passage plus d*un exem- 
ple. 

Pour Tacquit de notre conscience et pour suivre aussi Tim- 
pulsion irrésistible des sympathies du public, nous nous 
arrêterons devant les Batailles. Sans être une expression bien 
élevée de la peinture, ce genre est si exclusivement français 
qu'il a réellement droit à Tattention. Les toiles d'Yvon sont 
évidemment belles; si Ton réserve quelques critiques de 
détail, elles ont du mouvement et des épisodes bien groupés. 
Horace Vernet a, il est vrai, moins outré la furia francese 
qui, à force d'être cherchée dans Yvon, finit par passer la vrai- 
semblance. Moins spirituel que Vernet, il n'a pas su employer 
l'élément principal, la gaité gauloise qui perce toujours chez 
celui-ci. Les soldats d'Yvon sont tellement héroïques que si on 
les laissait faire il ne resterait plus personne dans le cadre ; 
on s'y tue en conscience. M. Armand Dumaresq, plus épiso^ 
dique, et, par conséquent plus maître de donner carrière à 
l'originalité de son talent, nous plait bien mieux. L'Exposi- 
tion ne nous donne pas, à beaucoup près, l'échantilon de son 
style vif et sémillant. Peintre stratégiste, M. Beaucé, qui ne 
brille pas par le dessin, masse assez bien ses troupes, à 
Tancienne manière des aquarellistes de Louis XIY. M. Pils, 
avec beaucoup plus de style et de talent d'exécution, nous 
plait et nous attache. La Bataille de rAlma, bien que gênée 
aux entournures par le cadre officiel, a un mouvement et 
une animation vraiment remarquables. Vivement esquissée 
comme les eaux fortes de Duplessis-Berthaux, Taction se des- 
sine nettement, et zouaves et artilleurs remuent et vivent sur 
la toile. La Fête d'Alger du même peintre, épisode du voyage 
impérial, est un fouillis de couleurs au milieu duquel le vête- 
ment blanc de l'impératrice fait une trouée. La scène est 
pittoresque; mais l'efiet en est disparate. Le livret prévient 
que l'artiste n'a pas terminé l'image de l'impératrice. En 
effet, il faut au moins changer la couleur du costume pour le 
raccorder aux tons crus de la composition. Lés reflets de la 
laine blanche des arabes s'accommodent encore des pénom- 
bres que leur permet le soleil d'Afrique ; mais la robe de 
mousseline est trop blanche, trop légère au milieu de ces 
lourdes draperies de laine et de soie. Nous ne fermerons pas 



426 

la liste des peintres de batailles sans citer Bellangé, le meil- 
leur, le plus vif des artistes de la mêlée. Charlet et Raffet se 
réunissent dans ce regrettable dessinateur de la vie des 
camps. La mort a brisé son pinceau et nous aimons à nous 
arrêter devant les dernières œuvres d'un talent vraiiDent fran- 
çais. Sa Revue sous Y Empire, du musée du Luxembourg, n'est 
qu'une charmante pochade, un peu épigraramatique ; Haais 
ses Detix amis sont un chef *d 'œuvre de la poésie réaliste. 
Les deux f'ères d'armes sont tombés côte à côte; peut-être le 
même boulet les a-t-il frappés? Le dernier soupir de celui à 
qui le trépas a laissé quelques minutes de répit est une der- 
nière étreinte pour le compagnon de gloire, Tami de toutes 
les heures, le confident de toutes les pensées. Cette toile est 
Tune des plus belles du genre. Le$ Cuirassiers de Waterloo 
dépassent toute comparaison ; l'admirable épopée de Victor 
Hugo, qui sert d'explication à ce cadre, peut seule peindre 
l'élan «désespéré, le dévouement quand même de cette masse 
éblouissante chargeant l'Anglais et croulant comme une 
avalanche humaine dans le ravin ouvert devant elle. 

Il est bon, après cette excursion dans le domaine des 
belligérants, de se reposer sur des sujets moins lugubres. Si 
les robustes matrones de Rubens pouvaient apercevoir un 
instant les créations modernes du chaste pinceau français, 
leurs formes opulentes seraient agitées d'un bon gros rire fort 
plaisant à voir, comme dirait Rabelaiç. En réalité, à force 
d'idéaliser la femme, l'art a fini par en faire une sorte de 
bulle de savon, chatoyante et légère, qui flotte sur l'eau, 
comme dans les tableaux de Cabanel, se soutient en l'air ainsi 
qu'un aérostat ou semble prête à s'évaporer de même qu'une 
mousse de Champagne. Une piqûre d'épingle suffirait pour 
dégonfler tout cela. Qu'il y ait là une grande hérésie, nous ne 
le prétendons pas, les flamandes étant par trop réalistes. 
Mais le nombre de chastes Lédas, de pudiques baigneuses 
exposées aux regards indiscrets du public pourrait bien 
laisser place à une ou deux créations, sinon aussi crues, au 
moins vraies. Nous avons nommé Cabanel, aujourd'hui le 
maître du genre; disons d* abord que le peintre de la femme, 
Ingres, n'est plus. La Naissance de Vénus est tellement dia- 
phane qu'on ose à peine souffler dessus. Le Paradis perdu^ 
commandé il est vrai par le roi de Bavière, a l'air d'une fres- 
que de Pompéï. M. Cabanel s'est conformé sans doute au 



42? 

goût archaïque de son client. Adam fait valoir par sa earoa- 
tion mordorée de cuir de Russie les tons de nacre de la peau 
satinée de son Eve. Il y a là certainement une bofine inten- 
tion picturale : Cham, Sem et Japhet seront bien les fils de 
leur père et de leur mère. La manière actuelle de nos peintres 
est plus séduisante assurément que celle de l'école révolu^ 
tionnaire ou impériale de David, Les chairs ne se traitaient 
guère que par le bitume où le gris-perle, comme il convient à 
toute école austère. Mais nous abusons un peu de la cou- 
leur. Il nous souvient d'un nu, exposé sur le boulevard et 
signé d'un nom célèbre, où une femme, vue de dos, est dorée 
de face par un soleil couchant. Evidemment, si l'on 
retournait le cadre, elle aurait toutTaspect d'une omelette cuite 
i point. 

Peut-être aurions-nous dû, et c'eut été justice, commencer 
notre nomenclature par les peintres d'histoire ; mais malheu- 
reusement il n'y a plus guère qu*eux pour se renfermer dans 
les limites d'un cadre étroit. H. Doré se permettra bien pour 
ses héros du iapis-verty aussi mal peints que peu intéressants, 
les dimensions du Serment du jeu de Paume; c'est le moyen 
d'arrêter le public. Mais les vrais, les bons artistes procèdent 
autrement ; aussi faut-il les chercher pour les trouver, la foule 
ne s'attardant pas devant des toiles de moins de deux mètres 
de haut. M. Gérôme, Theureux, le charmant peintre, égal à 
Decamps dans ses scènes orientales, supérieur à tous dans 
' ses grandes compositions, nous semble la personnification la 
plus complète du génie national. Moins froid* que la vieille 
école, qui se contentait pour ainsi dire de la sculpture grec- 
que vêtue d'un habit coloré, il a toute la finesse, toute la 
verve du caractère français. Les Horaces, les Sabins peu- 
vent être beaux; mais il n'y a rien d'autre chez eux que la 
beauté plastique. Voyez Gérôme, au contraire : Son Ave 
César, le chef-d'œuvre de l'Exposition ! Comme son tyran 
repu, blasé, a besoin de l'odeur du sang pour parfaire sa 
digestion. Les esclaves de l'arène enlèvent les morts : morir 
turi te salutant; les autres vont aussi rougir le sable et 
tomber avec grâce devant la loge du maître et sous le doigt 
levé des vestales. Cette scène antique, ressuscitée, vivante, 
produit une impression grandiose. Enfermé sous l'abri du 
velarium, vous assistez, spectateur ému, à l'une de ces 
scènes dont se repaissait la décadence romaine. Le duel, que 



488 

Ton a appelé el qui restera le Duel de Pierrot, sobrement 
peint, glacial de ton, n'est pas moins poétique. Les Deux 
Augures, charmante épigramme; la Phryné si connue, si 
belle que le ciseau de Phydias en serait jaloux : toutes ces 
compositions sont, suivant nous. Tune des plus hautes 
expressions de Tart français. Si la forme seule, tant belle 
qu'elle fût, primait Tidée, nous serions moins disposé à lui 
donner notre admiration; mais, talent aussi varié par l'esprit 
que par l'exécution, M. Gérôme a fait de notre Exposition la 
première de toutes, et ce rang ne lui sera pas disputé. 
VAgrippine de H. Giacomotti est du plus dramatique effet. 
Cette fuite de femmes épouvantées laisse bien loin derrière 
elle les héroïnes de Coypel et les Médées en vertugadin du 
temps de Louis XY. 

Gérard Dow eût envié les compositions de M. Meissonnier. 
Ses Lecteurs, ses Fumeurs, dignes du grand maitre, n'ont 
été égalés par aucun de nos contemporains, bien que, comme 
tout chef d'école, M. Meissonnier ne manque point d'imita- 
teurs. Mais c'est surtout en qualité de peintre d'histoire que 
nous voulons l'étudier. Sa Campagne de France, qui pourrait 
être aussi bien une Retraite de Russie, dépasse de toute la 
hauteur d'un vrai génie les immenses toiles oii l'inspiration 
absente n'est compensée que par l'emploi consciencieux de la 
surface métrique. Le dessin de M. Meissonnier est si pur qu'il 
est un des rares peintres de qui la photographie puisse repro- 
duire l'expression. Dans son 4814, l'Empereur, en tête de son^ 
Etat-major, abandonne les rênes de son cheval. Une neige, 
détrempée par la marche des troupes, par les roues de l'artil- 
lerie, s'attache au sabot des montures et s'ouvre en fondriè- 
res. Wi le grand général près de sa chute, ni ses lieutenants 
n'ont souci des frimas. Ils ont vu Moscou et cette nature 
désolée s'harmonise à leurs propres pensées. Une morne 
désolation règne sur toute cette scène. L'Empereur baisse son 
front pensif où se lit l'aecablement, mais non le désespoir. 
Ses généraux suivent, comme les compagnons d'Hyppolyte. 
Chez les uns l'insouciance ; chez d'autres, de qui le rtgard se 
porte vers les nuages gris, le pressentiment de la fin pro- 
chaine: mais chez tous Tentrainemeut instintif de l'obéis- 
sance. Le ciel, les hommes, la terre se déclarent contre le 
héri(s sur son déclin. Comme le soleil, il attire encore avec 
lui le^ astres qui vont le suivre dans sa chute. Le Portrait 



129 

de Madame . Henry Thénard, peint comme Meissonnier 
sait peindre, est superbe de vérité et d*expreSwsion. 

Nous classerions presque M. Français parmi les peintres 
cl*histoire. Son Orphée est tout-à-fail une composition gran- 
diose, sobre à la manière de Poussin, noble comme une 
élégie grecque. Il est très remarquable, du reste, que 
M. Français, peintre facile des mœurs champêtres et des 
effets pittoresques, a modifié sa manière : Son Bois sacré, ses 
Vues de Pompéî ont une certaine tendance classique où son 
talent trouve un charme de plus. M. Bellel, qui manque à 
l'Exposition, est un de ceux qui ont le mieux réussi dans ce 
genre pittoresque où Taction de Thomme ne vient que comme 
complément de Teffet poétique. 

Cette classification, que nous avons jusqu'ici adoptée, des 
peintres casés et étiquetés d'après leur genre spécial, serait 
singulièrement déroutée si nous voulions la suivre jusqu'au 
bout. Quel est l'artiste d'aujourd'hui qui ne passe du portrait 
à l'histoire et de l'épopée aux bucoliques. Il en résulte pour 
le chroniqueur un embarras dont heureusement le délivre 
l'ordre alphabétique du livret. Nous le suivrons donc ou à 
peu près, dans l'intérêt bien entendu de nos lecteurs. 

Le premier nom qui se présente, heureuse fortune que nous 
ne retrouverons plus guère, est celui d'une compatriote. Mlle 
Bâssard a exposé une miniature, le portrait de Mlle M. B. 
dont nous trahirions volontiers l'incognito, n'était notre dis- 
crétion. Les Scènes d'Egypte de M. Berchère ont une magie 
de perspective supérieure même aux toiles de Fromentin. Un 
des peintres les plus vrais de TOrient, est M. Bida, qui ne 
nous donne pourtant que des dessins. Son Mur de Salomon 
est la plus belle collection de types juifs qu'il soit possible 
de rassembler. Nous aurions bien désiré revoir sa touchante 
composition de Dalila : Le Misère du vieux compositeur, 
inspiré par Octave Feuillet. On s'en console du moins en 
admirant les dessins pour les œuvres de Musset. La variété 
des compositions, depuis iVamoMwa jusqu'au Caprice, mon- 
tre une souplesse de crayon bien rare. Nous ne connaissons 
que M. de Rudder pour se plier ainsi aux exigences d'un sujet 
donné. 

En bonne voisine, l'Angleterre nous enlève à peu près tous 
les tableaux de Mlle Rosa Bonheur. C'est une chance que de 
voir réunies huit ou dix œuvres de ce Maître inimitable ; 

1868. 9 



430 

que Poiter ou Berghem renaissent pour un instant et ils 
seront des premiers à admirer ce talent souple et ferme. 
George Sand de la peinture, Mlle Rosa Bonheur n'a rien de 
l'afféterie féminine, ses toiles sont touchées d'une main ferme, 
virile. Est-ce amour-propre national ? Nous préférons ses 
Moutons et son Berger Béarnais aux Poneys de Vile de 
Skye et au Berger écossais. Le Passeur des troupeaux est 
cependant une bien admirable toile. Mais plus Tartiste se 
francise, plus elle a, selon nous, de charme et de poésie. 
Pourquoi imiter Landseer quand on est maître chez soi. 

Les scènes péninsulaires de M. Bonnat, émule et concur- 
rent de Guérard, absent à l'Exposition, délassent des éternels 
Pifferari qui abondent un peu partout. Les Pèlerins de 
Saint-Pierre sont une vraie composition, comparable au 
Jeudi Saint de Guérard. Encore une belle œuvre, allée on 
ne sait où et qui eût pris sa place d'honneur à la galerie du 
Champ de Mars. La Reine de la Moisson, l'un des chefs- 
d'œuvre de notre compatriote, nous permet de citer M. Breton, 
qui, dans le même genre, produit de charmantes choses : 
Son Rappel des Glaneuses et la Plantation d'un Calvaire 
ont une expression aussi vraie que la nature elle-même. 
Madame Browne, élève de Chaplin, a bien dépassé son maître. 
Poétique comme Hébert, elle a de plus ce charme secret 
que les femmes artistes possèdent bien plus que les hommes. 
La Consolation vaut certainement le Fruit défendu de 
Toulmouche. 

M. Chaplin est descendu des hauteurs de l'art, où cepen- 
dant il tenait une glorieuse place, pour se contenter d'es- 
quisses faites de main de maître, il est vrai, mais qui sont 
loin de ses premiers tableaux. Ainsi le veut la mode. L'ar- 
tiste, plein de sève et de génie, se révèle ; mais il lui faut 
compter avec le goût du moment. M. Chaplin en est venu à 
des sujets cherchés, si cherchés qu'on ne les comprend guère. 
C'est du marivaudage sur toile. Il ne faut pas s'étonner s*il 
ne sert plus autre chose au public que des croquis sur porce- 
laine, des goauches d'éventails. Ce genre camaïeu, facile et 
donnant libre carrière au premier jet, laisse au moins l'artiste 
libre de sa fantaisie. Le SeignéJoanie M. Comte, élude rabe- 
laisienne, est une des toiles les plus spirituelles du concours. 
Nous n'avons vu de M. Compte-Calix que son Vieil ami, char- 
mante scène d'intérieur. Son atelier aurait pu nous donner 



131 

d'autres œuvres ; nous y avons admiré son Orpheline que nous 
eussions voulu retrouver ici. MM. Corot et Courbet, ces an- 
tithèses de la peinture, n'ont qu'une exposition tronquée. Le 
Soir du premier et le Lièvre du second sont bien des types de 
leur manière, mais non des œuvres capitales. M. de Curzon 
est peut-être l'un des peintres qui comprennent le mieux 
l'Italie. Sa peinjlure un peu froide, mais pure de lignes, n'a pas 
le débraillé des lazzaroni. Ses compositions, toujours nobles, 
presque austères^ ont une grande tournure. Sa Jeune Mèreei 
EccQ Fiori sont d'un maître. L'école française a trouvé son 
Ruysdael en M. Daubigny. Tout entier à l'effet poétique, il ne 
demande à la nature que l'expression de la mélancolie ; 
M. Dauban reprend, avec succès, et peut-être avec plus de 
grâce, les traditions de Lesueur. 

Tant que M. Dubufe s'en est tenu au portrait, il est resté 
le maître du genre. Mais son Enfant prodigue, tapageur de 
ton, nous semble au-dessous du talent oieu évident de l'ar- 
tiste. C'est un Américain qui 2^ acheté celte toile. Or les Amé- 
ricains, depuis B. West, adorent la mise en scène. Une des 
plus splendides collections est celle de M. Jules Dupré ; par 
le nombre et par la valeur des œuvres, l'illustre paysagiste 
prime tous les autres. Les paysages Sahariens de M. Fro- 
mentin ont un parfum de sauvagerie qui plaît quand même. 
Son Fauconnier arabe, très admiré, laisse peut-être trop 
dans Tombre la lisière d'oasis, négligemment traitée en 
esquisse, mais supérieure d'effet. 

Mous admettons volontiers que Fart ne se fasse pas tout- 
à-fait esclave. Mais il faut pourtant une mesure. Or cette 
année, les portraitistes nous ont servi plusieurs messieurs 
posant fièrement, le chapeau sur la tête et le cigare à la 
main. Ceci nous semble déplacé, bien que la foule ne manque 

Eas d'admirer le lustré du chapeau ou le feu du cigare. Il sera 
ientôt de bon ton de poser en bras de chemise comme 
Dumas père ou dans l'intéressante occupation de se faire la 
barbe. 

Oîi sont les Orphelines de M. Hamon ? Quelle scène pleine 
de charme et de vraie douleur ! L'artiste, depuis, n'a plus re- 
trouvé celte veine sympathique. L'Italie nous l'a changé. Her- 
culanum et Stables nous ont ravi le penseur ; elles ne nous 
rendent que le peintre. M. Hamon se comptait aujourd'hui 
dans des compositions qui eussent avec honneur figuré daus 



132 

le Compluvium de Pansa. Hannetons enchaînés, amours 
captifs, scarabées forçats, telle est à peu près la sphère dans 
laquelle réside la muse picturale de H. Hamon. Sa peinture 
s'en ressent et dégénère en grisaille. Si Ton retrouve, dans 
quelques siècles, les toiles de M. Hamon, nul doute qu'on ne 
le prenne pour le mattre des décorateurs pompéiens. Quelle 
vigueur, au contraire, dans les compositions de M. Hébert. 
Comme les Cervarolles ont delà vie, de Faction, et comme la 
Rosa Nera est bien la fille du soleil italien. Nous ne savons 
guère pourquoi H. Paul Huet n^a pas le rang d'honneur dans 
les comptes-rendus de l'exposition ; se^ paysages ont pour- 
tant toute la grandeur des compositions classiques, avec une 
recherche delà vérité pittoresque très remarquable. Les pay- 
sages nivernais de M. Hanoteau ont cette vigueur du sentiment 
natif, ce parfum morvandeau que l'on ne retrouve qu'en lui 
et en Bonhomme, le Callot des forgerons. Cette couleur locale 
a toujours un irrésistible attrait ; les Alsaciens de M. Jundt 
en sont la preuve. Les Bretons de M. Leieux complètent cette 
série des types, devenus rares, à celte époque d'eflFacement 
individuel. Les derniers Celtes, les derniers Gaulois revivent 
dans ces toiles charmantes où l'homme d'aujourd'hui est 
resté l'homme d'il y a vingt siècles. Combien de temps notre 
civilisation laissera-t-elle vivre encore ces représentants de 
l'antique patrie ? L'art a raison d'en recueillir religieusement 
les derniers vestiges. 

Faut-il se plaindre de voir notre compatriote M. Patrois 
délaisser les souvenirs du pays pour aller chercher jusque 
dans les neiges moscoviennes des sujets que réchauffe heu- 
reusement son charmant pinceau. Les scènes de la vie russe 
exposées par M. Patrois ont bien de la peine à se faire co- 
saques et l'on y sent la verve française que l'auteur commu- 
niquait sans doute à ses acteurs. M. Patrois et M. Moynet 
sont encore les meilleurs peintres de la froide Russie en at- 
tendant que celle-ci enfante des artiates. 

£n regardant bien autour de nous, en la cherchant avec 
toute Tardeur du désir, il nous a été difficile jusqu'ici de re- 
trouver la grande peinture. Beaucoup de bonnes, de jolies 
choses ; mais combien peu de vraies o&uvres I M. Puvis de 
Chavannes, de qui la peinture un peu sobre, comme celle des 
Romains de la Décadence^ n'a souci de l'effet, représente à 
nos yeux l'une des plus hautes personnalités de l'art. Aussi 



133 

avait-il sa place d'honneur au Salon, en face des poupées de 
G. Doré : Les Filles de Jephté de celui-ci, assez semblables 
à ces figures de cire des coiffeurs, présentant soit de face, 
soit de trois-quarts ou de profil une même insipide image, 
faisaient ressortir les nobles lignes des compositions gran- 
dioses de H. de Cbavannes. Il n'est malheureusement visible 
au Champ-de-Mars que par des réductions de tableaux offi- 
ciels où sa grande manière esta l'étroit. 

Un des vrais et des bons succès de l'Exposition appartient 
à M. Tony Robert-Fleury. Acceptée d'acclamation par le 
public, Varsovie en 1861, cette belle page picturale que la 
voix d'Ârago a fait connaître au monde entier, est une de 
celles qui réunissent tous les suffrages. Homme de goût, ou 
simple spectateur, il n'est pas possible de rester froid devant 
cette scène de fusillade où l'artiste a groupé tous les dé- 
sespoirs et tous les dévouements. Cette toile, traitée dans un 
genre tout différent de celui de M. Robert-Fleury père, ne 
peut laisser croire à une collaboration de cet illustre 
peintre. Quelle belle chose que le Charles-Quint de ce 
dernier ; mais où sont le Guillaume-le-Taciturne et les In- 
quisiteurs ? Il faut à chaque pas regretter des vides : l'Expo- 
sition a glané ; mais elle n'a pas, à beaucoup près, fait sa 
gerbe. 

Les deux Rousseau, l'un spirituel comme La Fontaine, 
l'autre se servant du soleil comme Claude Lorrain ou des 
nuages comme Ruysdaël, ont au moins l'heureuse chance 
d'être assez complètement représentés pour qu'on juge de 
leur beau talent. Le Rembrandt de M. Roux se ressent du 
maitre qui l'a inspiré ; la Tête d'homme de M. de Rudder, 
une de ces œuvres devant lesquelles les curieux passent sans 
s'arrêter est admirable comme un dessin de Rubens. Tout le 
monde connaît M. de Rudder, le fécond illustrateur de notre 
Béranger. 

Bien vite faite, la réputation de M. Tabar s'est soutenue. 
Beaucoup de verve et une riche palette sont de ces qualités 
que tout artiste peut envier. Nous avons vu de lui une Phryné, 
offerte par l'Etat à une sous-préfecture très pudique, laquelle 
l'a restituée à l'artiste, en se voilant la face. Pourquoi M. 
Tabar n'a-t-il pas de nouveau exposé cette œuvre remar- 
quable ? Le Fruit défendu de M. Toulmouche a du sel et de 
l'attrait. Comme M. Chaplin, il réussit dans ces scènes in- 



43& 

times. Mais, et depuis Sir Lawrence il en a toujours été ainsi^ 
la recherche s'en mêle et gâte le sujet. Confidences, Pre- 
miets aveux. Doux pensers, etc., etc. On se croirait dans le 
Pays de Tendre des Scuderys. Mieux vaut la vie d'étiquette 
des familiers de Louis XIV. Le Molière de M. Vetter fait 
presque concurrence à celui de M. Gérôme. On en revient 
toujours à la nature, et M. Veyrassat qui rappelle Jacque, Dau- 
bigny et d'autres, a une souplesse d'exécution charmante. Ses 
eaux-fortes, bien connues des amateurs, iront à la postérité. 

Nous aimons, avant de reprendre notre revue, en allant 
chercher au Salon nos artistes absents de l'Exposition, à 
clore notre liste par un nom bourguignon. Les Vues 
vénitiennes de M.Ziem ont une poésie si vraie, une expression 
si calme que les indifférents même s'y arrêtent. Vrai peintre 
des lagunes, l'artiste en a conservé toute la fraîcheur et toute 
la mélancolie. 

Sans doute nos lecteurs trouveront que nous nous sommes 
bien longtemps arrêtés dans les sentiers fleuris de l'art. Il 
leur tardait, de même qu'à nous, de rencontrer des amis, des 
\isages connus, des noms aimés. Ainsi que le voyageur, nous 
avons ralenli noire pas, nous avons pris les sentiers de tra- 
verse pour allonger le chemin, et nous n'en trouvons qu'avec 
plus Je bonheur le pays, le clocher, celte vieille personifi- 
cation de tout ce qu'on a aimé et aussi, et plus souvent en- 
core, de ce qu'on regrette et de ce qu'on pleure. Nous 
voudrions savoir si un seul artiste, fût-il devenu parisien de 
mœurs ou romain de convention, a jamais esquissé un tableau, 
ébauché une statue sans se reporter vers les lieux de son en- 
fance et y rechercher dans la fraîcheur de ses souvenirs une 
inspiration juvénile que ne lui donneront jamais ni les 
maîtres, ni l'atelier. Cela peut être pour ceux qui manquent 
de cœur ; mais ceux-là ne seront point des artistes. L'art 
vient du cœur encore bien plus que de la tête ou de la main. 

Lorsqu'une race se distingue par des qualités fortes et vi- 
vaces, n'ayez peur, comme disait Courrier, qu'elle dégénère. 
Ainsi en est-il du groupe artistique de la Bourgogne. Fran- 
chise et vérité, telle semble être *sa devise. Vous n'y trouvez 
nulle part, et certes nous l'avons cherché, comme on 
cherche ce défaut de la cuirasse, vous n'y trouverez pas l'af- 
fêierie, le convenu, la manière, cet écueil suprême du talent, 
écueil à la mode peut-être, mais que les syrènes seules ont 



135 

inventé, et où sombre tout vrai génie qui s'y laisse entraîner. 

Nous ne dirons pas que nos conopatriotes se renferment ex- 
clusivement dans les scènes du pays. Sans doute comme les 
Leleux, bretons bretonnants, ils auront plaisir à reproduire 
les mœurs de la terre natale ; cependant ils se complaisent 
aussi dans les pittoresques effets de TOrient, comme Cra- 
pelet, dans les épisodes de la vie italienne, comme Guérard, 
mais en y apportant cette fine fleur de naïveté qui en fait le 
charme. Jamais le Canaletto n'a peint Venise comme Ziem ; 
et le Doici n'eût jamais atteint à la hauteur de composition de 
la Fille de Jaire de M. Marquis. 

Nous voulons consacrer exclusivement notre plume, dans 
Tétude qui nous reste à faire sur les expositions artistiques 
de 1867, à Texamen des œuvres de notre pays. 

Ici, comme au Champ-de-Mars, nous regretterons bien des 
vides et nous noterons bien des absents. Il devait en être 
ainsi. Comme dans ces grandes fêtes où chacun, spectateur 
ou acteur, court h la place publique, TExposition a convié 
tout le monde, et devant cette arène ouverte à tous, le Salon 
de 1867 a senti le vide se faire autour de lui. Les uns, les 
connus, les prônés d'entre les artistes, ont dédaigné presque 
cette exhibition vraiment nationale du Carré Marigny, berceau 
de rémulation artfstique. Les autres ont préparé palettes et 
ciseaux pour concourir avec les nations rivales, jaloux qu'ils 
étaient d'être les premiers à la frontière. C'est là notre carac- 
tère national et il n'y a rien à y changer. Dieu merci. Hais 
aussi le Salon d'une part, l'Exposition ensuite, s*en sont res- 
sentis. Rien que chez nous, l'une des plus riches centièmes 
parties de la France, nons ne trouverons pas même complète 
la liste de nos peintres et de nos sculpteurs. Il faut nous en 
consoler : ce qu'il en reste encore est un beau fleuron à la cou- 
ronne de notre éternellement jeune déesse Icauna. 

Est-ce à dire que, parce qu'il aura plu au cadastre de 
planter là une borne, nous nous abstiendrons de sauter par- 
dessus afin de serrer la main du voisin. Mille fois non I 
L'Yonne, notre bien-aimée nourrice, s'en vient de tout là-bas 
dans le Horvan ; tous riverains^ tous frères, nous sommes de 
même souche. Et puis c'est une si bonne patriote que l'Yonne! 

C'est elle, du reste, que l'on salue la première en entrant 
au Salon. Sous les pieds de bronze du cheval impérial, elle 
charrie, comme en un jour de débâcle, les bataillons de nos bons 



136 

alliés. Montereau ! c'est l'Yonne, l'heure de sa vengeance 
suprême, renvoyant à la Seine, comme un exemple et peut- 
être comme un reproche, les cadavres ennemis que son sein 
rejette ainsi qu'une épave impure dont ses eaux ne doivent 
pas être souillées. La statue de Napoléon à Montereau, du 
général Pajol, est une des plus remarquables études de sta- 
tuaire que le Salon ait produites. Il y a dans le geste et le 
mouvement de l'empereur une intention sculpturale vrai- 
ment belle. On ne peut lui comparer que le Napoléon de 
Cherbourg. Peut-être l'arcade sourcillière, trop proéminente, 
exagère-t-elle l'effet ; mais la figure, vue d'en bas, augmente 
encore cette expression. Il faudrait voir l'œuvre en place, au 
milieu du pont de Montereau, les Thermopyles de la France, 
pour juger de son vrai mérite. En tous cas, voici l'Yonne bien 
gardée. Son héros en tête, et ses riverains en ligne, elle peut 
se souvenir avec orgueil de ses fastes de 1813 et de 18< 5. 

Nous avons eu l'heureuse chance d'ouvrir la Revue de l'Ex- 
position universelle par le nom d'une dame. C'est encore, au 
Salon, une compatriote qui nous ouvre la liste. Madame 
Beauvais, née à Cusy-sur-Yonne, nous donne une Vénus, 
mollement caressée par un pinceau chaste, mais sûr. La car- 
nation est belle, et VAmour, accompagnant la déesse immor- 
telle, a une telle expression de vérité, qu'il doit avoir des airs 
de famille. Il y a quelque part une fraîche figure d'enfant qui 
se reconnailrait dans ce modèle. Vous souvient-il de Madame 
Lebrun ? La tête blondinette de sa fille se retrouve dans 
toutes ses œuvres. Elle ne pouvait se lasser de recréer à 
plaisir l'être charmant qui lui devait l'existence et à qui l'art 
devait donner une éternelle jeunesse. 

Il n'y a pas si loin de Cusy à Chaumes que nous ne nous 
arrêtions devant les toiles de M. d'Aligny. Appartenant 
presque à l'Yonne par sa naissance, M. d'Aligny représente à 
peu près seul aujourd'hui le paysage ainsi que le comprenaient 
les artistes du grand siècle. M. Bellel et M. Français com- 
plètent ce triumvirat de l'école des puristes. Le réalisme nous 
a gagnés par sa franchise et sa bonhomie ; mais les toiles sé- 
vères de M. d'Aligny, ses grandes lignes pleines de noblesse 
et de majesté, ses lointains où le soleil de Rome inonde de 
larges reflets un sol peuplé de morts illustres, produisent un 
effet grandiose. Le faire savant de l'artiste rappelle les plus 
beaux temps de l'école du Poussin. M. Biennoury, de Bar- 



137 

sur-Aube> se rapproche de l'école néo-romaine fondée par 6é- 
rome et Hamon. Sa Maison du Peintre, à Pompéi, excellente 
de pittoresque, est aussi une œuvre d'archéologie très remar- 
quable. 

S'il nous était encore permis de citer un voisin tout-à-fait 
hors ligne parmi nos peintres, nous nommerions M. Antigna, 
gracieux comme Greuze, fin comme Chardin. Sa Servante 
aragonaise sort un peu de sa manière plus française. Peintre 
de la mansarde, combien n'a-t-il pas produit de scènes où, à 
part la composition, se reconnaissait toujours Tidée morale que 
les artistes ne recherchent pas assez souvent. Il nous souvient 
de \ Eclair, une de ses meilleures compositions et Tun des 
jeux de lumière les plus curieux et les plus difficiles en pein- 
ture. 

A chaque pas que nous avons fait jusqu'ici, soit au Salon, 
soit au Champ-de-Mars, nous avons dû regretter le rôle que 
nos devanciers ont au moins pu remplir. Chroniqueur déso- 
rienté, si nous trouvons un des nôtres, hélas I c'est à un seul 
cadre que nous avons aflfaire, un seul ou tout au plus deux, 
comme dit la ballade allemande. Mais que font vraiment nos 
artistes ? Insoucieux ou blasés des jugements du public, 
faudra-t-il donc forcer le secret de Talelier pour les sur- 
prendre dans toute la valeuc de leur personnalité qu'ils ont 
l'air de dérober aux profanes. Nous qui avons eu cette heu- 
reuse privautés qui avons de nos yeux pu voir ce que de 
trésors renferment ces ateliers fermés aux amateurs des 
beaux-arts, nous nous étonnons de l'espèce d'ostracisme dont 
les peintres font trop souvent preuve. 

M. firissot de Warville, le seul artiste sénonais, qui, ainsi 
que M. Guérard, ne boude pas le Salon, n'est représenté que 
par deux toiles : V Attelage de bœufs et le Repos. La scène est 
en Auvergne et nous ne savons pourquoi nous aimons à la 
transporter en Morvan. Ces beaux bœufs, traités avec la 
largeur de touche de Troyon, ces paysans à la forte tournure, 
à la mine fière et libre, sont bien les fils de cette nature ro- 
buste aux flancs déchirés par le granit ou brûlés par les 
volcans. La réputation de M. Brissot n'est pas à faire et nous 
serions à notre aise pour découvrir des chefs-d'œuvre dans 
les expositions précédentes, si notre cadre nous le per- 
mettait. Nous aimons en lui cette teinte de mélancolie ré- 
pandue sur quelques-unes de ses compositions. Pourquoi 



438 

donc la tristesse a*t-elle cet attrait sympathique ? Le grand 
poëte du pinceau, Léopold Robert, le savait, lui/et ses pages 
magnifiques en sont l'exemple. 

Peut-être allons-nous faire ici une erreur. Mais en ce cas 
nous comptons bien qu'une note de notre éditeur viendrait 
en aide à notre confusion. Nous trouvons une toile signée de 
M. Victor Flogny. Ce nom auxerrois nous a attiré comme le 
charme d'un lointain souvenir. Lointain, hélas I Depuis 
combien d'années, super flumina Babylonis, ne regrettons- 
nous pas, ne regretterons-nous pas encore le pays des jeunes 
et fraîches illusions I Nous avons connu un peintre charmant, 
élève de notre cher professeur Peyrane, qui portait le nom de 
Flogoy ; alors officier d'état-major, il n'avait pas délaissé la 
palette, et le salon de son père était tout peuplé de toiles 
charmantes et surtout d'un portrait de l'auteur, en tenue d'a- 
telier, de la plus belle exécution. Depuis, nous avons revu de 
fines aquarelles, des croquis algériens, spirituels et baignés 
lumière, signés du même nom. Nous nous complaisons dans 
la pensée d'avoir deviné juste. 

Seconde patrie de M. Flogny, l'Algérie lui fournit ses mo- 
dèles. Spahis en vedette, tel est le simple titre de l'unique toile 
exposée par l'artiste. Mais c'en est bien assez pour juger sa 
manière. Ce n'est pas le style facile, brillant de Washington 
ou de Fromentin ; c'est la forte étude, qui nous rappelle que 
M. Flogny a suivi les grandes leçons de Delacroix ; et à côté 
de Decamps quel autre que Delacroix a fait vivre TOrient î 
Comme son maître, M. Flogny a cherché, non l'effet delà 
couleur, mais la vie, cette étincelle divine que le peintre ne 
trouve pas toujours au bout de son pinceau. Le cavalier, sous 
son immobilité fataliste, écoute les bruits du désert : Ami ou 
ennnemi, son oreille a perçu les signes de l'approche de 
l'homme. Imperceptible pour d'autres, un bruissement de 
l'air lui apporte l'espoir du combat et son coursier respire 
déjà l'odeur de la poudre. Cette belle composition appartient 
à M. le Maréchal Randon. Depuis Horace Vernet, les sympa- 
thies du public sont acquises aux scènes de la vie algérienne. 
Sans compter l'imprévu des effets, on aime à connaître cette 
France nouvelle destinée à un avenir que nous ne pouvons en- 
core prévoir. Parmi les compositions nombreuses que nous 
avons vues, il n'en est peut-être pas de plus vraiment belles 
danà leur simplicité que les deux aquarelles de S. A. L la 



139 

princesse Mathîlde. Il y a dans ces types une vie, «ne ex- 
pression que Ton chercherait vainement dans des toiles bien 
plus prétentieuses et conséquemment bien plus froides.. 

Nous allions presque oublier un de nos meilleurs pàysa^ 
gistes, M. d'Alheim, Russe d'origine, Suisse par son maître 
d'art, le spirituel et savant Calame, et notre compatriote 
depuis bien des années par son séjour aux environs de Joi|^ny. 
H. d'Alheido ne se complait pas du tout dans les solitudes 
glacées des steppes ; nationalisé parmi nous, il ne recherche 
qu'en France ses modèles et aussi ses succès. Son Sous bois 
est digne de Courbet. Les effets de lumière, habilement mé- 
nagés, rendent bien cette perspective incertaine de la forêt. 
Tamisée par les feuilles, renvoyée par les branches lisses des 
bouleaux, ou amortie par le tapis de mousse du sentier, la 
clarté inonde tout le cadré et fait valoir jusqu'aux moindres 
détails. Il y a un peu de Diaz sous cette gamme brillante de 
tons coloriés. 

M. Guérard (Amédée), dans ses Apprêts de la noce, reste 
bien l'artiste spirituel et naïf des scènes villageoises. Pour- 
quoi cependant préférons-nous le plein air à ses tableaux ? 
Affaire de goût, certainement. Il y a, dans la composition ex- 
posée cette année, une foule de charmants détails, attachants, 
bien rendus, cela va sans dire, mais auxquels nous nous per- 
mettrons de préférer les vastes horizons que M. Guérard sait 
si bien peindre. Il faudrait, pour un artiste de la valeur de 
M. Guérard, remonter d'année en année aux Salons de 1856 
à 1867. C*est là qu'il serait possible de mesurer d'un coup- 
d'œil sa haute personnalité. Quel plaisir nous aurions à dé- 
crire sa Scène de la Moisson^ cette jeune et fraîche paysanne, 
éclairée par les reflets du couchant, portée sur le pavois rus- 
tique par de robustes épaules, tandis que ses compagnes sou- 
lèvent dans leur ronde joyeuse la poussière de la glèbe, bu- 
colique ou récit de Georges Sand, c'est tout un, quand le 
cœur y prend sa part,et certes, dans la pléiade des peintres, 
M. Guérard peut encore prendre rang parmi les vrais penseurs 
et les vrais poètes. Ses toiles se ressentent quelquefois d'une 
hâte trop habituelle aujourd'hui ; mais lorsqu'il le veut, notre 
excellent artiste sait rendre avec toute l'ampleur et le soin 
d'un habile pinceau cette vie des champs si douce et si belle. 
M. Guérard a su trouver en France des Moissonneurs aussi 
poétiques, aussi beaux que ceux de la Campagne romaine. 



142 

On nç peint biea que ce qu'on aime ; et qu*aimc-t-on mieux 
que son pays ? Maurice Sand n'est artiste que pour être resté 
Berrichon ; nous avons un voisin, Bonhomme, le forgeron 
nivernais qui devient le Callot des mineurs; Jacque, le char- 
mant peintre, n'aime que ses poules, qui valent mieux que les 
Cocottes. Et puis, pour rester de son pays, en a-t-on moins 
d'esprit 7 Paris sait bien que non, lui qui s'en vient se 
recruter chez nous et ailleurs. 

De la peinture légère aux allures faciles et libres, qu'on 
nomme la peinture de genre H. Patrois est monté aux hau- 
teurs de la composition d'histoire, Il y a là une sorte de 
préde3tination, car H. Patrois a choisi son héroïne, la plus 
grande, la plus pure des temps modernes: Jeanne d'Arc. Peut- 
être y a-t-il aussi dans cette vocation de l'enfant de Noyers 
un ressouvenir de ce sentiment patriotique qui détacha pres- 
que l'Yonne de la Bourgogne alors, que l'Anglais vint chez 
nouse Gravant n'est pas loin de Noyers et la Pucclle, on s'en 
souvient, a sanctiflé par son passage notre sol, ennemi des 
oppresseurs. 

Nous avons réservé pour noire revue du salon l'apprécia- 
tion des œuvres historiques de M. Patrois. Nous avons cité 
seulement, au Champ de Mars, ses originales études de la 
vie russe. L'Exposition universelle possédait la Jeanne d'Arc 
après la journée de Compiègne : le salon nous montre 
Jeanne d'Arc au supplice. 

Evidemment l'artiste s'est inspiré sur ce sujet des pages 
entraînantes de Henri Martin : on retrouve chez M. Patrois la 
même admiration pour l'héroïne, le même culte pour la libé- 
ratrice de la France. C'est un grand honneur pour un peintre 
de s'éprendre d'une grande idée, et c'est un beau succès lors- 
que ridée répond au sujet. Il semble que notre artiste se soit 
attaché aux revers, au moment où la destinée abandonne la 
sainte fille, par un sentiment plus élevé que s'il l'eût prise au 
]|ioment du triomphe. Au point de vue pictural, ce choix lui- 
même est plus judicieux. La brillante épopée de la jeune 
bergère pouvait être le texte d'une composition décorative, 
un prétexte à mise en scène; mais combien n'y a-t-il pas 
plus de poésie dans sa noble chute! C'esi l'histoire de tout ce 
qui est vraiment grand : Promélhée ou Napoléon ; Jeanne 
d'Arc ou Vercingéiorix. La vraie noblesse de tout héros se 
trouve dans sa fin. Ce n'est pas tomber que s'abîmer dans 



i43 

sa gloire. M. Patrois a bien cqmpris la délicatessi^ 4^. s^n 
rôle : Sa Jeanne n'a pas Texpression théâtrale d'une M^dée 
montant sur son bûcher ; c'est la fille pleine de foi^ d'aInQ^r 
pour la France; c'est l'héroïne qui meurt en pleurant, non sur 
elle, mais sur son pays. El pourtant on croit voir sur son, 
front l'espoir de l'avenir; celle qui va mourir, plus heureusie 
que ses vainqueurs, sait que la France va renaître. Les gran- 
des viclimes ont de ces divinations suprêmes. 

C'est la première fois, pour nous du moins, que le nom de 
M. Philipard figure au livret du salon. Son portrait de M. D... 
est une solide peinture et nous avons ressenti un vrai plaisir 
à y retrouver les qualités que nous avions pu voir en fleur, 
pour ainsi dire, chez notre jeune compatriote. Elève de l'école 
municipale de dessin d'Auxerre, M. Philipard s'est distingué 
dès ses débuts par une facilité et une vigueur de trait qui 
n'avaient pas alors leurs coudées franches dans l'enseignement 
oiISciel. Il vous souvient de cette grande et belle chapelle de 
Tancien hospice où fut iustitué le cours do dessin ; remarquez 
que les arts sont nés de tout temps, avant notre époque 
bien entendu, au sein des communautés religieuses. I^ous 
autres avions bien assez à faire de cultiver le blé que nous ne 
mangions pas. Or, pour en revenir à aujourd'hui, il s'est 
formé dans cette enceinte bon nombre d'excellents élèves 
sous la direction de M. Passepont que nous allons retrouver 
tout à l'heure. M. Philipard était de ces élèves et s'était fait 
remarquer tout d'abord par une entente parfaite de l'effet. 
M. Passepont appartenant à l'école des Finisseurs^ -^ nous 
ne lui en gardons pas rancune, — gênait peut-être par là les 
premières tentatives d'un jeune talent. Mais il faut avouer 
aussi que 1 estompe et le pointillé ont toujours aux yeux d'un 
public amoureux du fini un prestige que n'aurait jamais une 
esquisse, fût-elle de Rubens, et les cours publics travaillent 
et produisent eu vue du public. Paris a modifié la touche de 
M. Philipard et nous n'aurions pas attendu de lui cette fran* 
chise de pinceau qui fait de son portrait d'homme un cadre 
vraiment remarquable. 

Tout entier à notre œuvre modeste, nous poursuivions 
d'un pas tranquille notre chemin, nous arrêtant à chaque 
visage ami et souhaitant que la route fût longue. Nous voici 
cependant au bout. En vain hêlerions-uons aux quatre coins 
de l'horizon, la tâche est faite et il ne reste plus qu'à rentrer 
au logis. 



444 

Eh 1 Quoi. En aurions fini avec nos artistes ? On sont donc 
alors les aatres représentants de notre pays ? Crapelet est 
mort. M. Deligand» qui n'a pas délaissé l'ébaochoir, dédaigne 
TExposition. M. Horsin Déon^ aussi spirituel que Plassan, 
se contente de rajeunir les vieux maîtres. Quelques absten- 
tions comme celles-là ne laissent pas de faire un vide, et il 
faut vraiment que notre colonie icaunaise soit bien riche en 
sujets pour montrer encore une aussi belle place remplie au 
Salon. 

Nous avons rencontré déjà Mlle Bassard, à l'Exposition 
universelle. Le Salon nous donne une copie de Chardin, minia- 
ture digne du maître. Chardin, avec ses airs bonhomme, n'est 
pas, à beaucoup près, aussi facile à imiter que Lancret. La 
finesse du premier est bien plus difficile à saisir que le sans- 
façon de l'autre. Avec quelques draperies chiffonoées, on 
peut, à la rigueur, rentrer dans le genre des Peintres de 
fêtes galantes, comme les nomme avec justesse H. Charles 
Blanc. Hais Chardin, comme Greuze, a sa personnalité. Cet 
sont les Jean-Jacques de la palette, et n'est pas Jean-Jacques 
qui veut. Mlle Bassard est de la bonne école. 

H. Victor Petit manque cette fois au Salon. Les peintres 
de l'architecture artistique sont très rares. A peine en compte- 
t-on quelques uns en France qui aient en même temps le 
sentiment du pittoresque et celui de rarchéologie, science 
difficile et qui date de nos jours. 

H. Thérond, le plus heureux dessinateur de monuments, 
sait leur donner, en même temps que l'aspect officiel, la grâce 
d'une composition d'art. L'un des premiers dans ce genre, 
M. Fichot, de Troyes, a étudié, sans doute, dès sa jeunesse^ les 
merveilleuses sculptures de la capitale champenoise. Il en 
est sorti avec toute la science d'un habile et savant dessina- 
teur. Combien de bois n'a-t-il pas esquissé pour des publi- 
cations aujourd'hui classiques. 

Les belles éludes de M. Bourgeois, d'Avallon,sur le château 
d'Anet, dénotent le goût le plus pur des œuvres de la renais- 
sance. Les maîtres italiens n'eussent pas mieux compris la 
grâce de ces élégantes sculptures que Paris imite, un peu 
partout, sans les égaler jamais. 

Mlle Mathieu de Yarzy est seule à représenter pour nos, 
contrées l'art de la gravure; sa Fontaine du Pasturiau, 
aussi morvandelle d'effet que de titre, est un des plus jolies 



445 

planches du salon. On a peine à reconnaître la main d'une 
dame dans ces teintes vivement attaquées et enlevées avec 
une maestria charmante. 

Elève de M. Brissot de Warville, M. Potémont, aquafor- 
tiste de beaucoup de talent, a exposé des Vues de Paris, la 
Rue de la Tonnellerie entr'aulres, qui nous rappelle les 
beaux cuivres exécutés pour TAnnuaire de TYonne par 
M. La Guillermie. Nous n'avons pas vu celui-ci au salon. Ses 
Maisons en bois de Joigny auraient eu ici leur place, 
M. La Guillermie est, croyons-nous, notre compatriote. 

Un art qui renait de ses cendres et qui trouve dans les 
premiers rangs des peintres des émules et des chercheurs, 
c'est la céramique. Oubliée pendant deux siècles, elle tend à 
reprendre sa place. VArt de terre de Palissy semble destiné 
aune résurrection éclatante. Le beau livre édité parla Société 
nivernaise sur les faïences de Nevers, a opéré une sorte de 
révolution. Les Pénicault, les Naudin vont renaître, et nous 
avons vu plus haut M. Chaplin s'essayer dans ce genre que 
n'ont dédaigné ni Raphaël ni Rubens. M. Quost, d'Avallon, 
nous donne un modèle de poissons digne en tous points de 
Palissy. 

M. Passepont, ex-professeur de dessin à l'école d'Auxerre, 
doit être encore attaché à la nouvelle fabrique de faïences de 
Nevers. Ce genre convient à son faire patient et conscien- 
cieux. 

Un seul sculpteur, M. Falconnier, représente l'Yonne. Il 
y a dans les noms une sorte de prédestination. Falconnet, 
sous Louis XIV, et notre compatriote aujourd'hui, semblent 
avoir le même ji^enre. L'étymologie veut qu'ils volent haut. 
Aussi l'esquisse en plâtre de H. Falconnier est-elle un peu 
en dehors des thèmes vulgaires. La Paix dans la force, idée 
abstraite bien exécutée, mais peu compréhensible, à moins 
qu'on l'appelle simplement la Paix, doit avoir sa place au 
sommet de quelque monnment public. Ces œuvres demandent 
Tarchitecture comme complément et le fronton du Panthéon 
ferait un singulier effet entre une Première pensée d'amour 
et un Danseur napolitain. 

M. Gaulherin, de Château-Chinon, et M. Guillaume, 
de Monibard, ont exposé dans une sphère moins élevée, le 
premier un médaillon d'un modelé supérieur, et le second un 
buste de l'académicien Victor Leclerc, digne de figurer à, 

1868. 10 



446 

rinstitut, à côté des œuvres de Rude et de David d'Angers. 
Nous allons clore notre liste par un uode) qui n'est pas 
nôtre, mais que nous ne pouvons oublier ici. H. Franceschi, 
de Bar-sur-Âube, a pris une telle place dans Fart sculptural 
moderne que nous ne pouvons nous dispenser de le citer. A 
peine nous occuperons-nous de son Saint-Sulpice, œuvre 
magistrale et bien conçue. C'est, du moins à Paris, dans les 
cimetières, qu'il faut étudier Tœuvre de nos sculpteurs. Là 
se dépense toute leur poésie, toutes les ressources de l'art. 
C'est que le sujet même commande à l'artiste un recueille- 
ment de la pensée qu'il chercherait vainement ailleurs. Invo- 
lontairement, vis-à-vis de cette grande idée de la mort, il 
s'élève au-dessus des choses du monde, et ce que les exposi- 
tions ne nous donnent pas avec tout leur tumulte, le champ 
des trépassés nous le montre avec toute la grandeur de l'idée 
transfigurée. Nous avons vu de M. Franceschi une œuvre 
comparable aux plus belles compositions de Pradier; une 
Veuve pleurant sur le tombeau de son mari. Jamais la poésie 
du marbre n'est allée jusque là, et puisque Dieu a mis un 
terme à notre vie, on voudrait du moins être pleuré ainsi. 

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DE L'INDUSTRIE DES NOURRICES 



ET DE LA MORTALITE DES PETITS ENFANTS 



DANS LK DÉPARTEMENT DE L*YONNE. 



§ I. 

Deux médecins courageux se sont décidés, il y a quelque 
temps, à publier de graves révélations sur Tindustrie des 
nourrices et ses déplorailes conséquences dans certaines lo- 
calités de la France. Ce sont MM. Monot de Montsauche, 
dans la Nièvre, et Brochard de Nogent-le-Rolrou. 

Les faits recueillis par eux sont tellement révoltants, tel- 
lement incroyables, que les académies, le sénat et la presse 
s*en sont vivement émus. Une enquête se poursuit en ce 
moment par les soins de Tadminislralion supérieure. Nous 
avons cru, dans une question qui intéresse à la fois la santé 
publique, l'avenir de la population française, la morale et la 
dignité humaine, devoir fournir quelques renseignements en 
ce qui touche plus particulièrement le département de ITonne. 

Les exigences de la vie sociale moderne, l'émigration pro- 
gressive vers les grands centres industriels ont donné une 
extension considérable au trafic dont les nourrissons sont 
l'objet. Certains départements, voisins de ces grands centres, 
reçoivent annuellement un nombre tel de ces pauvres aban- 
donnés aux soins mercenaires de nos villageoises, qu'il dé- 
passe parfois le quart des naissances constatées chaque année 
dans ces mêmes départements. 

L'Yonne, par exemple, d'après le relevé des naissances de 
ces dernières années, fournit une moyenne annuelle de 8,000 



161 

nouveaux-nés environ. Sur ce nombre, combien, d'après les 
lois normales de la vitalité, doit-il en mourir dans la première 
année ? Les tables de mortalité les plus accréditées portent à 
1 6 pour cent l'impôt prélevé par la mort de la première année, 
soit 1^80. Si Ton défalque ce nombre des 8,000 naissances 
annuelles, il ne restera plus chaque année que 6,720 enfants 
d'un jour à un an. 

Or, en consultant le dénombrement fait en 4866 dans le 
département de TYonne, nous trouvons qu'il existait à cette 
époque 7,931 enfants d'un jour à un an, tout près de 8,000, 
et cependant, pendant Tannée 1866^ le mouvement de la po- 
pulation n'annonce que 7,887 naissances. 

Il y a là évidemment un appoint étranger et cet appoint 
est constitué par les nourrissons venus de Paris ou des dé- 
partements circonvoisins. 

Est-il possible maintenant de savoir le nombre vrai de ces 
petits êtres qui viennent augmenter la population indigène 
de nos nouveaux-nés î 

En consultant le tableau du dénombrement de la popu- 
lation de TYonne, nous trouvons un renseignement que nous 
mentionnerons sous bénéfice d'inventaire, car nous n'avons 
pas une confiance sans bornes aux relevés communaux qui 
se font parfois d'une façon un peu trop sommaire. Notons 
néanmoins qu'il est porté à l'article des enfants en nourrice 
dans d'autres communes que celles de leurs parents le 
chiffre de 2,208, sans indication d'âge. Dans ce nombre ne 
soDt pas compris les enfants des hospices d'Auxerre et de 
Paris qui figurent vaguement aussi sous le chiffre de 1 525, 
chiffre évidemment très inférieur à la vérité, si l'on veut se 
donner la peine de compter tous les élèves de ces hospices 
d'un jour à 21 ans et résidant dans le département de 
l'Yonne. Laissons donc ce document qui ne nous sera pas 
d'un grand secours et arrivons à quelque chose de plus po- 
sitif. 

Pour nous faire une idée de la population des enfants d'un 
jour à un an, sur une population donnée, il faut avoir recours 
aux recherches stalistfques spéciales. M. le docteur Vacher, 
dans ses études médicales et statistiques sur la mortalité 
à Paris, a publié un tableau de la distribution de la popu- 
lation par âge; sur 10,000 habitants il existe en France 
217 enfants d'un jour à un an. 

1868. U 



162 

Si nous faisons la même recherche dans TYonne, nous 
trouvons pour le département en masse et sur ce même 
nombre 212 enfants de cet k§e, c'est un peu moins que la 
moyenne de la France entière. 

Mais si nous voulons prendre chaque arrondissement en 
particulier et leur appliquer les résultats de ce même dénom- 
brement de 1866, nous aurons les chiflFres si^yants : 

L'arrondissement de Tonnerre donne 42,824 habitants, 
et 778 enfants d'un jour à un an, soit sur 10,000 habi- 
tants 181 

L'arrrondissement d'Auxerre donne 118,764 habi- 
tants et 2,326 enfants d'un jour à un an, soit sur 
10,000 habitants 196 

L'arrondissement d'Avallon donne 45,200 habi- 
tants et 962 enfants d'un jour à un an, soit sur 1 0,000 
habitants '. 212 

L'arrondissement de Sens donne 67,310 habitants 
et 1,553 enfants d'un jour à un an, soit sur 10,000 
habitants 232 

L^arrondissement de Joigny donne 98,491 habi- 
tants et 2,312 enfants d'un jour à un an, soit sur 
10,000 habitants .^ 238 

On voit quelle situation est faite à chaque arrondissement 
en particulier, et* si Ton compare ces chiffres, non plus avec 
ceux de la France entière, mais avec ceux de la population de 
Paris qui, sur 10,000 habitants, ne donne que 110 enfants 
de ce premier âge, on comprendra bien vite quel rôle cer- 
tains départements remplissent vis-à-vis des nouveaux-nés 
de la capitale. 

Mous avons dit plus haut que la mortalité normale des 
enfants d'un jour à nn an était d'environ 16 poiir cent. Cer- 
taines statistiques la font montera 18. Elle a diminué depuis 
un demi-siècle, car les tables de Duvillard la portaient dans 
les siècles derniers à 24 pour cent. 

D'après des recherches qui nous sont propres, voici la 
moyenne de la mortalité actuelle des enfants d'un jour à un 
an dans nos cinq arrondissements : 

Tonnerre 16 0[0 

Auxerre 21 0|0 

Sens 25 OiO 

Avallon , 30 0(0 

Joigny 30 OiO 



163 

On se demande sans doate pourquoi ces écarts si considé- 
rables entre les arrondissements de Tonnerre et d'Auxerre et 
ceux d'Avallon et de Joigny ? 

Les influences topographiques et sociales y sont-elles pour 
quelque chose? Mous sommes loin de nier leur puissance, 
mais elles ne pourraient à elles seules expliquer des effets si 
divergents, r. 

La véritable cause de ces écarts appartient à la prédomi- 
nance de rélément étranger au sein de nos populations ru- 
rales. En un mot, les arrondissements les plus chargés de 
nourrissons venus du dehors sont aussi les plus entachés 
d'une mortalité exorbitante afférente au premier âge des 
enfants. Les arrondissements de Sens, d'Avallon et de Joigny 
sont dans ce cas ; celui d*Auxerre à un degré moindre et 
celui de Tonnerre, qui reçoit très peu d'enfants étrangers, est 
par cela même dans les conditions de mortalité les plus nor- 
males. 

La ville de Paris envoie tous les ans aux départements 
voisins 18 à 20,000 de ses nouveaux-nés. Cette émigration 
se partage entre certains départements et TYonne en reçoit un 
assez fort contingent, 

L'origine des nourrissons étrangersjse divise en quatre ca- 
tégories distinctes : 

1® Lés nouveaux-nés placés par l'intermédiaire du grand 
Bureau de la rue Sainte-Appoline, qui, sous le titre de Direc- 
tion des nourrices, ressortit de l'administration municipale 
de l'assistance publique. Ce bureau envoie environ 2,000 en- 
fants chaque année dans les départements de l'Aisne, de 
l'Orne, de la Somme, d'Eure-et-Loir et de l'Yonne ; il a des 
inspecteurs domiciliés dans les arrondissements où sont en- 
voyés les enfants, et des médecins attachés au service. 

2^ Les nourrissons placés par les Bureaux particuliers, dé- 
signés ,sous le nom de petits Bureaux. Ceux-ci ont pour in- 
termédiaires des meneurs ou meneuses qui se chargent du re- 
crutement des nourrices dans leurs localités respectives. Ces 
agences, qui ne sont soumises à aucuu contrôle sérieux, pla- 
cent à elles seules près de 10,000 enfants sans compter près 
de 3,000 nourrices qu'elles procurent aux familles pour al- 
laiter sur lieu. Ces petits bureaux n'ont pas d'inspecteurs 
ni de médecins attachés à leur administration. 



164 

3^ Les enfants placés directement par les familles et qai 
peuvent dépasser le chiffre de 3,000. 

4® Enfin les enfants assistés, comprenant les séries des 
enfants trouvés, abandonnés ou orphelins, placés par le mi- 
nistère de l'assistance publique et formant un chiffre de 4,000 
environ. Ces dernières possèdent aussi des inspecteurs, des 
sous-inspecteurs d'arrondissement et des médecins nommés 
par l'administration du département de la Seine. 

Il s'agit maintenant de savoir à quel chiffre s'élève pour 
chaque arrondissement le nombre des enfants étrangers. 
Nous donnerons, faute de mieux, ceux qui sont consignés au 
dénombrement de 1866 : 

Arrondissement de Tonnerre. 61 nourrissons civils. 

élèves des hospices. 
*— Sens . • . 549 nourrissons civils. 

— 1 44 élèves des hospices. 

— Auxerre. 692 nourrissors civils. 

— 743 élèves des hospices. 

— Avallon. 313 nourrissons civils. 

— 621 élèves des hosptces. 

— Joigny . . 707 nourrissons civils. 

— 17 élèves des hospices. 

• Le total des nounissons civils se montait à 2,322 vivants 
au moment du dénombrement de 18(56. Ce chiffre, d'après 
la mortalité qui pèse sur cetle classe d'enfants, surtout sur 
ceux des petits bureaux, et d'après les rappels qui sont faits 
dans le courant de Tannée, doit être doublé si l'on veut ob- 
tenir le nombre réel des enfants bourgeois en nourrice dans 
notre département. Ce serait donc environ 4,600 nourris- 
sons qui existeraient tous les ans à la charge ou au profit du 
département de i'Youne. 

Ce calcul repose sur une note que nous devons à l'obli- 
geance de l'un de MM. les inspecteurs de la direction des 
nourrices. 

Joignez à ce nombre celui des enfants assistés delà Seine 
placés dans le département de l'Yonne, et qui ne peut être 
moindre de 1,200 à 1,400, vous aurez un chiffre de 6,000. 

Il est raisonnable de penser que deux tiers de ces nour- 
rissons ne sont pas âgés de plus d'un an, il nous reste donc 
4,000 enfants étrangers d'un jour à un an existant annuelle- 
ment dans le département de TTonne. 



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On peut expliquer d'un coup d*œil le chiffre des propor- 
tions relatives de la mortalité des enfants d'un jour à un an 
dans nos cinq arrondissements, surtout en se reportant à la 
mortalité exceptionnelle qui frappe les nourrissons exportés 
de Paris et les élèves des hospices. 

Voici à ce sujet les résultats publiés par M. le docteur 
Bouchut [Nouvelles recherches sur les lois de la morlalité 
des enfants, Paris, 1861), d'après les documents fournis par 
M. Husson, directeur de l'assistance publique. 

Pendant une période de 20 années, 1839 à 1859, la mor- 
talité des enfants confiés à la direction municipale de Paris 
a été de 29 pour cent pour les naissances d'un jour à un an. 

Pendant la même période, la mortalité des enfants assistés 
de Paris envoyés à la campagne, et pour le même âge, a été 
près de 56 pour cent. 

Il faut ajouter que depuis 1859 ce chiffre effrayant s'est 
sensiblemement abaissé. Ainsi M. Husson, dans son discours 
à l'Académie de Médecine du 23 octobre 1866, annonçait 
qu'en 1860 cette mortalité était tombée à 49 pour cent, et en 
1864 à 39 seulement. 

Quoi qu'il en soit, elle est encore plus que double de la mor- 
talité des nouveaux-nés nés en France, et cela, dit M. le Di- 
recteur de l'assistance publique, malgré les bienfaits d'une 
organisation perfectionnée, malgré les efforts de l'adminis- 
tration pour introduire, chaque jour, des améliorations nou- 
velles. 

Quant à la mortalité des enfants placés par la Direction 
municipale, M. Husson annonce que le chiffre de 29 pour cent 
résultant des 20 années qui ont précédé 1859, s'est trouvé 
dépassé par les années suivantes ; qu'il a atteint 40 pour 
cent en 1864 et que la moyenne générale des six dernières 
années a été près de 34 pour cent. 

Si nous rapprochons ces résultats de ceux que l'on a si- 
gnalés dans l'enquête sur les enfants assistés en 1862, nous 
trouvons des chiffres bien autrement déplorables : 

Voici un tableau que nous empruntons au travail de M. 
Husson, qui l'extrait lui-même de l'enquête ; ces chiffres sont 
applicables à l'année 1860 : 

Mortalité des enfants assistés d'un jour à un an : 

Manche 58,66 pour cent. 

Indre-et-Loire 62,1 6 — 



466 

« 

Côte-d'Or 66,46 p. OiO 

Seine-et-Oise 69,23 — 

Aube 70,27 — 

Calvados 78,09 — 

Eure 78,12 — 

Seine-Inférieure 87,36 — 

Loire-Inférieure 90,50 — 

Le département de TYonne figure dans ces colonnes pour 
le chiffre relativement 'minime de 22,72 pour 100. Ce ren^ 
seignement nous apprend que la proportion de la mortalité 
dans nos arrondissements les plus chargés ne provient pas de 
la présence des enfants assistés de TTonne, qui, dans tous les 
cas, sont généralement des indigènes du département. 

C*est donc la mortalité des enfants envoyés en nourrice 
par les Bureaux et par le département de la Seine, enfants 
de bourgeois, enfants assistés, qui vient grever T-état civil 
de nos contrées (1). 

La preuve en est faite par les résultats du dénombrement 
de 1866 et par la proportion des enfants étrangers qui sont 
signalés dans nos arrondissements. Aussi, nous le répétons, 
l'arrondissement de Tonnerre, ^ui ne compte aucun élève des 
hospices et qui ne fournit que 61 nourrissons de bourgeois, 
offre une mortalité de 16 pour cent sur les enfants d'un jour 
h un an, tandis que tous les autres qui sont dans des condi- 
tions différentes donnent jusqu'à 30 pour cent. L'arrondis- 
sement d'Auxerre, qui parait un des plus chargés de nour- 
rissons bourgeois et des hospices, ne doit son chiffre de 21 
pour cent qu'à sa population totale qui est relativement 
beaucoup plus élevée. Ainsi nous avons vu que sur 10,000 
habitants cet arrondissement possède 196 enfants, tandis que 
celui de Joigny sur le même nombre en donne 238. 

A propos du chiffre de 18 pour 100 donné comme la 
moyenne de la mortalité normale des enfants en France, voici 



(1) Dans le courant de 1867, M. le Préfet de police, sur la de- 
mande de S. Exe. M. le ministre de l'Intérieur, a fait remplir par les 
maires de toutes les communes de PYonne un tableau contenant le 
relevé des naissances el des décès pendant les années 1865 et 1866, 
avec rindicatlon d'origine des décédés. Nous avons demandé à qui de 
droit communication des résultats de cette enquête pour les joindre 
à notre étude. Le classement n'en était pas terminé et nous avons le 
regret de ne pouvoir le publier cette année. 



167 

comment s'est exprimé un honorable membre de rAcadémie 
de Médecine dans la séance du 27 novembre 4866 : 

« Gardons-nous d'accepter ce mot de mortalité normale 
qui a été appliqué à cette mortalité moyenne. Cette pré- 
tendue mortalité normale est une immense violation des lois 
de la nature. S'il y a quelque part en France une mortalité 
normale, c'est celle des enfants des cultivateurs du dépar- 
tement du Rhône dont M. Devilliers a fait Theureuse décou- 
verte... Que Ton compare ce chiffre de 5 pour 100 à celui de 
18 pour 100 qui représente la mortalité moyenne dans toute 
la France, à celui de 80 pour 100 des départements de l'an- 
cienne Normandie, à celui de 75 pour 1 00 des 20,000 nourris- 
sons de Paris, à celui de 90 pour 100 du département de la 
Loire-Inférieure, et on pourra se faire une idée réelle de cette 
mortalité monstrueuse qui anéantit au berceau la plus grande 
partie de la population française I Sur 922,704 naissances, 
la mortalité, qui devrait élre de 46,1 35, est de 166,811, ainsi 
120,656 enfants sont victimes, chaque année, des systèmes 
barbares mis en pratique dans notre pays pour élever les 
enfants du premier âge I » 

Il est probable qu'un relevé bien exact des décès des en- 
fants d'un jour à un an nés dans le département de l'Yonne 
ne donnerait pas un chiffre plus élevé que 16 pour 100 en 
moyenne, puisque ce chiffre existe déjà dans l'arrondissement 
de Tonnerre malgré l'appoint d'un certain nombre de nour- 
rissons étrangers. Le chiffre pourrait varier nécessairement 
suivant les localités et suivant certaines conditions dans les- 
quelles vivent les populations de nos contrées, de même que 
varie le chiffre des naissances et des décès proportionnels 
pour chacun de nos arrondissements. Il y a tout lieu de 
croire même que dans certaines communes de l'Yonne on 
ne dépasserait pas ce bienheureux chiffre de 5 pour 100 
découvert dans le département du Rhône. 

Nous demandons pardon à nos lecteurs d'avoir déployé 
un luxe de chiffres et de rapprochements statistiques un peu 
fatigant. Par malheur ces sortes de questions s'élucident au- 
trement que par des pièces justificatives et ces préliminaires 
étaient' indispensables pour nous faire arriver à des considé- 
rations d'un autre ordre et à des applications pratiques à 
l'hygiène publique. 



168 



§11. 

A quelles causes faut-il attribuer cette mortalité excessive 
des nourrissons confiés à des mains étrangères ? 

Nous diviserons ces causes en deux classes bien dis* 
tinctes — celles qui sont inhérentes aux enfants eux-mêmes 
ou à des influences indépendantes de Faction des nourrices ; 
celles qui doivent être attribuées aux nourrices elles-mêmes. 

Parmi les causes de mortalité des enfants on a générale- 
ment placé en première ligne la misère. La misère, en effet, est 
un agent des plus actifs des maladies et des dégénérescences 
de Tespèce humaine. On a remarqué que certains arrondis- 
sements de Paris, notés pour la présence d'un plus grand 
nombre d'indigents, offrent aussi, à tous les âges, et surtout 
au premier âge de la vie, un excès de mortalité sur les 
autres. « Sous ce rapport, dit H. le docteur Bouchut, les fau- 
bourgs Saint-Antoine et Saiut-Marcel, aujourd'hui formant 
les H®, 12" et 17® arrondissements de Paris, sont assuré- 
ment les plus malheureux de la capitale. Comparées sous le 
rapport de la mortalité avec la Chaussée-d'Antin et le fau- 
bourg St-Honoré, on voit quelle énorme différence les sépare. 
Ce qui est vrai de la population pauvre en général l'est en- 
core plus de l'enfance pauvre, et, à en juger par l'inspection 
médicale du bureau de bienfaisance, par les consultations et 
les admissions dans les hôpitaux d'enfants, on voit que dans 
le premier âge, chez le pauvre, sévit une mortalité qui n'existe 
pas au même degré chez les enfants du riche. » 

La misère, dira-t-on, ne suit pas les enfants qui sont 
confiés à des nourrices étrangères, et d'ailleurs les malheu- 
reux n'ont pas le moyen de mettre leurs enfants en nourrice. 

C'est une double erreur. La misère pour le nouveau-né 
n'est pas l'état actuel de son existence ; ce sont les effets dé- 
sastreux qu'elle a dû produire sur ses organes et sa vitalité 
pendant la gestation de la mère. 

Quant à l'opinion qui consiste à croire que les malheureux 
ne mettent pas leurs enfants en nourrice, les faits sont là qui 
la contredisent de la manière la plus formelle. Toute la classe 
ouvrière de Paris se trouve en général dans la nécessité de 
renoncer à l'allaitement de sa progéniture, parce que le travail 
de la femme dans les fabriques, magasins ou autrement, est 



469 

incompatible avec les fonctions de la nourrice. De plus il 
y a semblant de bénéfice pour le ménage indigent à payer 
20 fr. par mois à une nourrice mercenaire et à en gagner 40 
par un travail non interrompu. Aussi qa*arrive-t-il î C'est 
que très souvent le jeune ménage, qui a trop présumé de ses 
forces, ajourne de plus en plus le paiement des mois de Ten- 
fant et finit par ne plus rien envoyer à la nourrice. Cette 
dernière en soufi're d'abord et le nourrisson finit par s'en 
ressentir à son tour. La philhantropie n*est pas à la portée de 
toutes les intelligences et de toutes les bourses ; la malheu- 
reuse femme qui a pris un nourrisson pour l'aider à vivre, ne 
voyant plus rien venir, est découragée et menacée elle-même 
dans son existence ; elle n'a plus qu'une pensée, celle de se 
débarrasser au plus vite d'une charge que l'on n'a pas le droit 
de lui imposer. Comment, en effet, vouloir l'abnégation com- 
plète chez de pauvres gens qui ne prennent un enfant étran- 
ger qu'au point de vue de leur pain quotidien et d'une 
rémunération qui est indispensable à leurs besoins les plus 
pressants? 

Aussi se hâte-t-on de rendre le malheureux enfant qui, 
sevré prématurément, et victime lui-môme delà déception de 
sa nourrice, va subir les chances douteuses des soins mater- 
nels paralysés trop souvent par les privations et les souf- 
frances de toute nature. 

Maintes fois encore, le pauvre enfant que l'on veut rendre, 
par suite de la cessation du salaire, ne retrouve plus à Paris 
ni son père, ni sa mère ; la communauté artificielle s'est 
dissoute par suite de nouvelles combinaisons dont l'immora- 
lité a été le plus puissant mobile, et c'est M. le préfet de 
police, après des requêtes incessantes et des recherches à 
n'en plus finir, qui fait déposer le nourrisson orphelin à l'hos* 
pice des enfants assistés. 

Après la misère viennent les maladies innées, les vices 
héréditaires qui accomplissent en quelques semaines et par- 
fois en quelques jours leur évolution, fatale à la vie du nou- 
veau né; trop heureux quand ces maladies ne laissent pas au 
sein de la nourrice un germe terrible qui vient l'empoisonner 
elle-même ainsi que son propre enfant. 

Que de fois aussi les épidémies les plus meurtrières sont 
importées dans nos campagnes par les nourrissons arrivés 
récemment des grandes villes et des hôpitaux qui en sont les 



170 

foyers perpétuels I La rougeole,. la scarlatine, la variole, 
l'aDgine couenneuse, le choléra, les ophtalmies purulentes 
nous arrivent journellement par ce canal si largement ouvert, 
et la mortalité ne frappe pas seulement sur les infortunés qui 
sont les agents involontaires de Tinfection contagieuse, mais 
elle décime parfois les familles et les villages qui les ont 
recueillis. 

Nous sommes loin de vanter l'hygiène suivie par les habi- 
tants de nos campagnes, d'exalter leurs vertus privées et 
rinnocence de leurs mœurs, mais un fait d'une évidence 
éclatante, c'est la mortalité presque nulle des enfants indigè- 
nes nourris par leurs mères, surtout là oii ne pénètrent pas 
les nourrissons étrangers. Cette mortalité ne monte pas à 10 
pour 100 dans certaines communes de notre connaissance 
pendant le cours de la première année. C'est que dans ces 
populations privilégiées il n'existe ni maladies héréditaires, ni 
virus transmissibles. La misère dans nos campagnes n'a plus 
cet aspect dégradant et cette action corrosive que l'on cons- 
tate dans les grandes villes ; ce que l'on appelle malheureux 
chez nous ce sont de pauvres prolétaires qui n'ont jamais lu 
Malthus ni pratiqué ses maximes ; ce sont des journaliers, des 
domestiques jeunes et robustes, gagnant à la sueur de leur 
front le pain qui doit nourrir leurs femmes et leurs nombreux 
enfants. Ces femmes ne confient pas à des étrangères le soin 
d'allaiter leurs nouveaux-nés ; avec le secours de leurs forces 
physiques et de leur instinct maternel elles élèvent brave- 
ment leur nichée, qui prospère à son tour, malgré les priva- 
tions et les rudes épreuves qu'elle est condamnée à subir. 

Ces prémisses ne sont-elles pas déjà de très-honorables 
témoignages en faveur de nos campagnes que l'on a si fort 
maltraitées dans tous les réquisitoires prononcés ou publiés 
dernièrement contre la mortalité des nourissons et l'immora- 
lité des nourrices ? 

Voyons donc de quels éléments se compose le personnel de 
cette industrie, si répandue dans nos populations rurales, qui 
consiste à vendre à juste prix les restes de son lait et de ses 
tendresses maternelles à ces enfants déshérités eux-mêmes 
du sein et de l'amour de leurs mères ? 

En général, il faut le dire, ce n'est pas dans la classe aisée 
de nos villageoises que se recrutent les nourrices. On peut 
même affirmer que l'aisance progressive de nos campagnes 



amoindrira de plus en plus le nombre des femmes qui, pour 
un bien médiocre salaire, consentent à se charger d'une 
mission aussi onéreuse que celle de consacrer ses jours et ses 
nuits à Tenfant d'une étrangère. 

Il est facile de reconnaître la richesse ou la pauvreté d'un 
pays au nombre plus au moins grand des nourrices qu'il 
fournit. Dans certaines localités où la propriété est très mor« 
celée et e sol généreux, vous trouverez rarement des femmes 
se livrant à la culture des nourrissons. Elles préfèrent donner 
leur temps à leur ménage, à leurs enfants et aux travaux 
agricoles dont elles vivent. Les vignobles où la femme est 
journellement occupée aux mille détails de l'entretien des 
cépages n'offrent également que très peu de nourrices merce- 
naires. 

En général, le ménage qui va chercher ou qui reçoit des 
nourrissons ne possède que peu ou point de propriétés fonciè- 
res. Ce sont les femmes des journaliers, des domestiques, 
des artisans, qui, n'ayant pas d'occupations, consacrent 
leurs journées et leurs veilles à l'exploitation du nourissage. 

Les nourrices sont donc pauvres pour la plupart. Si l'éga- 
lité existe pour elles au point de vue de la pénurie, il n'en 
est plus de même si l'on veut les examiner selon leurs 
aptitudes relatives à la fonction qu'elles sont appelées à 
remplir. 

On peut signaler des variétés nombreuses dans le choix 
des nourrices. 

II y a la nourrice jeune, forte, intelligente, dévouée, dont 
l'intérieur dénote Tordre, la propreté, l'économie ; celle- 
là peut aspirer à des nourrissons de premier ordre, enfants 
bourgeois, payant bien, offrant de bonnes et fréquentes grati- 
fications. 

Il y a la nourrice du second âge, ayant fait ses preuves, 
mais n'inspirant plus cette confiance que la primeur exalte 
toujours, digne cependant par son expérience et ses antécé- 
dents de rivaliser avec la première. 

Il y a la nourrice fatiguée, surannée, n'ayant plus cette 
apparence physique suffisante pour réussir en maison bour- 
geoise et réduite à prendre les nourrissons exportés par 
les meneurs ou à se pourvoir à Thospice des enfants trou- 
vés. 

Il y a la nourrice de mauvais aloi, continuant de nourrir 



472 

exclusivement son enfant ou redevenant prématurément 
enceinte, et soumettant le pauvre étranger au régime le plus 
grossier et le plus déplorable. 

Il y a enGn la nourrice qui, par convention mutuelle, 
n*allaite pas les enfants qu'on lui confie; elle les élève à 
boire, selon Texpression vulgaire, et cette manière bien diri- 
gée par une main honnête et intelligente n'ofiTre pas, quoi- 
que on en dise, les résultats les moius satisfaisants pour la 
vie et la santé des jeunes élèves qui la subissent. 

Nous ne mentionnerions que pour mémoire hnourrice sur 
lieu qui ne devrait pas figurer à l'actif des nourrices du 
département de TYonne, puisqu'elle va exercer son industrie 
hors de son village et surtout dans les grands centres de 
population. Mais cet absentéisme n'est pas sans influence sur 
la mortalité des enfants indigènes, parce qu'en général tout 
enfant abandonné par sa mère et livré à des mains étrangè- 
res entre dans des conditions inférieures de bien-être et de 
vitalité. La nourrice sur lieu, fille-mèrc ou épouse légitime, 
sèvreson enfanta cinq ou six mois de sa naissance, le confie 
à quelque voisine misérable comme elle pour un salaire assez 
minime, et va gagner dans une maison bourgeoise son loge- 
ment, une nourriture succulente, souvent même une vêture 
luxueuse et par-dessus tout une somme mensuelle qui dépasse 
souvent 60 et 80 francs. 

M. le docteur Monot de la Nièvre nous donne à ce sujet des 
renseignements aussi curieux qu'affligeants : la contrée qu'il 
habite étant limitrophe de ce département, les faits signalés 
nous intéressent à double titre. Nous pouvons même avancer 
qu'ils ont malheureusement des analogies dans plus d'une 
localité de l'Yonne et surtout dans l'arrondissement d'Avallon 
qui fait la frontière du Morvan. 

Dans une période de 7 années, de 1858 à 186i, M. Monot 
nous apprend que dans dix communes de son voisinage il est 
né 2884 enfants, c'est à dire que 2884 femmes ont accouché 
dans un même canton, et que, sur ce nombre, 1897, c'est à 
dire les deux tiers sont allées nourrir sur lieu. Il n'en est 
resté que 987 au pays I 

La proportion de deux sur trois est même bien au-dessous 
de la vérité, ajoute M. le docteur Monot, si du dernier tiers 
nous retranchons toutes les femmes qui, pour une cause ma- 
jeure, faiblesse générale, difformité quelconque, âge trop 



473 

avancé, abcès des seins, défaut de lait, mort survenue à la 
suite de couches, position de fortune exceptionnelle, n'ont 
pu grossir le chiffre des émigrantes ; d'après les recherches 
auxquelles je me suis livré, ce chiffre peut-être très approxi- 
mativement fixé à 500. 

Sur le nombre de 1897 enfants restés au pays par suite 
de rémigration des mères, il en est mort 449, soit plus de 
27 pour 100. La mort chez ces pauvres innocents ne. peut- 
être attribuée, ajoute M. Monot, à aucune autre cause qu'à 
leur voyage à Paris et à ses conséquences, au sevrage, à une 
alimentation mal proportionnée aux facultés digestives et 
aux accidents dont ils ont été victimes. 

Outre cette effrayante calamité, Témigralion des nourrices 
amène à sa suite les plus graves désordres dans le ménage: 
la paresse, Tivrognerie du côté du mari abandonné, les habi- 
tudes de luxe, de fainéantise et de libertinage du côté de la 
femme émigrante. 

La dépopulation du Morvan est due en partie à ces causes, 
et certaines fractions de rAvallonnais, dont la situaiton tend 
à devenir semblable, sont également entachés du mal de 
rémigration parle fait des nourrices, qui attirent leurs maris 
et leurs enfants à Paris. 

Dans Tarrondissement d'Auxerre le contingent des nourri- 
ces sur lieu est beaucoup moins considérable. Quelques filles- 
mères, il est vrai, prennent le parti de quitter le pays pour 
offrir leur lait aux familles bourgeoises; elles y trouvent le 
double avantage de se créer une ressource pour faire élever 
leurs enfants, et de faire oublier par l'absence le déshonneur 
de leur position. Mais on voit généralement peu de ménages 
se séparer pour courir de pareils hasards. 

Revenons donc à nos nourrices sédentaires et voyons 
les chefs d'accusation qui pèsent sur la plupart d'entre 
elles. 

Nous prendrons pour cet examen le formidable dossier 
fourni par M. le docteur Monot de la Nièvre, et nous démon- 
trerons que le tableau qu'il nous a tracé sur les conditions des 
nourrices et des nourrissons est spécial à certaines localités, 
et que ces conditions, loin d'être la règle, sont au contraire 
d'assez rares exceptions. 

M. le docteur Monot commence par signaler le trafic éhonté 
auquel se livrent les meneurs et les meneuses. 



174 

Voici comment il définit ces industriels : 

Les meneuses sont ainsi appelées parce qu'elles ont pour 
métier de ramasser à Paris les nouveaux-nés et de les mener 
ou conduire en province, puis de recruter dans les campa- 
gnes des nourrices qu'elles mènent et ramènent de Paris. 
La meneuse est ordinairement une femme rusée, pleine 
d'astuce et de finessse, posssédant Fart de dissimuler sa 
cupidité repoussante sous les apparences les plus trom- 
peuses. 

Le meneur, homme grossier, sans éducation, joint ordinai- 
rement à l'industrie de la meneuse celle de recruter des 
bonnes pour Paris et souvent aussi des filles pour les besoins 
des maisons de tolérance. 

Nous ne suivrons pas M. Monot dans le hideux détail des 
abus d'une pareille industrie; ce qu'il en dit est vrai malheu- 
reusement partout, à quelques exceptions près. 

Quant aux nourrices, nous le trouvons un peu sévère, et 
cela tient sans doute à ce qu'il exerce dans un milieu plus 
fâcheux que le nôtre. Il se plaint que certaines nourrices 
aient élevé jusqu'à vingt et trente nourrissons : celles là sont 
des nourrices perpétuelles qui en font une spécialité. Croyez 
bien que ce ne sont pas les plus défectueuses. 

Voici une petite histoire vraie que nous racontions quelque 
part, il y a cinq à six ans, à propos des nourrices et des nour- 
rissons : 

Pénétrez avec moi, je vous prie, dans une de ces chau- 
mières à porte basse, à une seule et bien étroite fenêtre^ dont 
la vître enfumée laisse passer un jour douteux et jaune. Vous 
verrez là, dans un taudis repoussant, une pauvre femme mal 
vêtue, portant sur sa figure les traces de longues fatigues et 
longues souffrances. Le mobilier n'est pas somptueux ; quel- 
ques escabeaux, une chaise basse dont les articulations for- 
tement luxées attestent qu'elle fait depuis longtemps l'office 
de berceuse, et trois ou quatre petits fauteuils d'enfant dont 
les bras sont réunis en avant par une barrière qui protège en 
même temps qu'elle emprisonnne son hôte; à tous les coins 
de ce triste repaire, vous voyez des coffres de bois assez sem- 
blables à des cercueils, montés sur des pieds vermoulus, ou 
bien des espèces de lits de camp carrés et plats, constitués 
par quatre planches, une paillasse, un drap de couleur 
impossible et quelques lambeaux de couverture. Une vieille 



175 

armoire en défaillance, une maie' plus ou moins boiteuse 
complètent cet attirail peu réjouissant. Quant au personnel 
de ce logis, il est généralement constitué par une demi-dou- 
zaine de marmots de différents âges, les uns gravement assis 
sur leur chaise curule, les autres grimpés sur la maie ou ram- 
pant sur le sol. Très souvent il s*en trouve encore deux ou 
trois dans une arrière-chambre en forme d'alcôve où le jour 
ne pénètre jamais; c'est Vin-pace des plus petits, qui dorment 
le jour et crient la nuit. 

Je me trouvais un jour chez Tune de ces nourrices, et sur- 
pris de me voir entouré d'une population aussi nombreuse 
dans un espace aussi resserré : 

— Ma brave femme, lui dis-je, où donc avez-vous pris 
toute cette marmaille 7 

— Mon cher monsieur, il y en a la moitié à moi et la 
moitié aux autres. 

— Combien avez-vous donc d'enfants à vous apparte- 
nant? 

— J'en ai eu douze ; il m'en reste encore neuf. Mon plus 
vieux a tiré l'an pa^sé; il est soldat en Afrique. Mon plus 
jeune n'a que treize mois ; il dort là derrière avec un 
petit de Paris que j'ai été chercher à la Saint-Jean qui est 
passée. 

— Et combien avez-vous de nourrissons î 

— J'en ai quatre en ce moment, mon cher monsieur, deux 
qui tètent et deux qui boivent. 

— Et que boivent-ils ces jeunes sevrés î 

— Ils boivent du lait de chèvre. Nous avons une chèvre 
que mes deux avant-derniers gardent tous les jours le long 
des chemins, ce qui nous fournit de quoi nourrir tout mon 
monde. 

— Et combien gagnez-vous à ce métier? 

— Hélas, monsieur, pas grand chose I Les deux plus 
petits me rapportent chacun douze francs par mois, les autres 
sont à six francs : un peu plus de vingt sous par jour. C'est 
peu quand il faut tout acheter : le sucre, le savon, la chan- 
delle et le pain... 

— Mais votre mari, que fait-il ? 

— Mon mari travaille à la journée, chez les propriétaires; 
il gagne vingt-cinq sous l'hiver et quarante sous l'été. Il a bon 
appétit, et nos enlants de même. Si peu qu'il vienne de mala- 
die, ça nous met tout de suite en arrière. 



176 

— Depuis quand faites vous ce métier de nourrice 1 

— Voilà vingt deux ans que j*ai eu mon premier: depuis 
ce temps là j'en ai pris tous les ans, et j'en suis à mon soi- 
xantième. 

— Comment! vous avez pu allaiter soixante enfants ? 

— Oh 1 monsieur, ils n'ont pas tous tété. Beaucoup de 
gens me les donnaient pour les élever à boire ; ils n'en venaient 
pas moins bien que les autres ; sur les soixante, je n'en ai 
guère perdu qu'une dizaine, et c'est bien peu si l'on songe que 
beaucoup d*entre eux n'avaient pas la vie à deux jours quand 
on me les donnait. 

Voilà donc une femme qui à elle seule a reçu soixante 
nourrissons I Ces exemples ne sont pas rares dans nos cam- 
pagnes, et véritablement il faut rendre à ces ménagères la 
justice qu'elles méritent. Au milieu des conditions de misère, 
d'insalubrité, de manque d'air et de lumière où elles se trou- 
vent, il est miraculeux de voir prospérer ce petit monde qui, 
bien souvent, a meilleur mine que les enfants dorlotés dans 
les salons de nos grandes villes. Et il faut admirer la solli- 
citude incessante de ces pauvres femmes qui ont à peine 
quelques heures de sommeil, et qui consacrent leurs jours et 
leurs nuits pour une si mince rémunération. 

Quant aux mauvaises nourrices, elles ne sont pas rares, 
nous en convenons. C'est un vice inhérent à l'institution, qui 
est mauvaise en soi. Il ne faut pas demander aux nourrices 
plus qu'elles ne peuvent donner. Le dévouement d'une mère 
se comprend; celui d'une nourrice est une vertu. On n'achète 
pas à prix d'argent des vertus de ce genre; il faut qu'elles 
soient innées chez la femme. L'éducation, l'élévation de l'es- 
prit et du cœur ne sont pas là pour pallier les mauvais 
instincts de nos paysannes. Beaucoup d'entre elles propor- 
tionnent leurs soins à la valeur de l'argent qu'on leur donne. 
On ne doit pas leur en vouloir si, par le temps de moralité 
qui court dans les grandes villes, elles ne peuvent pousser 
plus loin, au village» la logique humanitaire. 

On reproche aux nourrices de ne pas appeler le médecin 
quand les enfants sont malades. Cette négligence peut exister 
dans le Morvan où la perversité de cette classe des femmes 
parait beaucoup plus développée qu'ailleurs. Mais dans nos 
pays c'est le contraire qui s'observe le plus souvent. Le 
médecin est harcelé à chaque pas pour les nourrissons épar- 



177 

pillés dans sa clientèle, et on l'appelle d'aulant plus que la 
nourrice n'est pas responsable des honoraires, et que, bien 
souvent, elle profite gratuitement pour son compte et pour 
celui de ses enfants de la visite et des médicaments four- 
nis. Les parents des nourrissons écrivent lettre sur lettre à la 
nouvelle d'une maladie de leurs enfants : « Faites visiter 
notre cher malade par le médecin autant qu'il sera néces- 
saire; n'épargnez rien, nous ne regardons pas à l'argent, etc. 
etc. » Le médecin fait son devoir quand même, puis quand 
vient le quart d'heure de Rabelais, l'effusion de la reconnais- 
sance se dessèche comme la rosée au grand soleil; on ne sait 
pas ce que veut dire cette réclamation ; c'est la faute de la 
nourrice ou même du médecin si l'enfant a été malade, ei 
Ton reçX)it parfois, des lettres comme celles que nous repro- 
duit M. le docteur Monot dans son intéressant mémoire: 

« Monsieur, votre réclamation nous surprend. Après avoir 
« empoisonné notre enfant, vous nous réclamez encore des 
« honoraires; car vous avez administré du poison à notre 
« cher petit Emile. J'ai emporté à Paris le reste de la fiole 
« que vous aviez donnée, et mon médecin m'a déclaré 
« qu'elle contenait du poison. Estimez-vous assez heureux 
« que je ne vous mette pas entre les mains de la justice. » 

Femme R... 

Voilà la loyauté de certaines familles parisiennes, et le bon 
exemple qui est donné à nos villageoises chez lesquelles on 
exige la quintessence de toutes les vertus. 

Ce ne sont pas les soins du médecin qui manquent aux 
nourrissons de nos contrées, hâtons-nous de le dire, c'est la 
bonne constitution, ce sont les conditions premières d'une 
vitalité possible. On ne se fait pas une idée assez exacte de 
la dégénérescence qui frappe les nouveaux-nés des villes en 
général. Outre qu'un grand nombre de ces enfants sont le 
fruit de la débauche, du libertinage et d'unions clandesti- 
nes (1), une autre portion plus considérable encore appar- 
tient à des ménages légitimes d'ouvriers surmenés par un 
travail excessif et usés par des privations quotidiennes ; leur 
génération est solidaire de leurs souffrances ; l'organisme des 
des nouveaux-nés est sapé par sa base. Comment la nourrice 

(4) Il nait actuellement à Paris un tiers d'enfants ilIégiUmes sur la 
totalité des naissances. 

1868. m 



178 

et le médecin pourraient-ils reproduire de toutes pièces ce 
qui manque à ces pauvres créatures vouées au rachitisme, 
à la scrofule et à la mort? 

Nous avons Jéjà touché ces questions dans le cours de ce 
travail ; il est inutile d'y revenir. 

Si Ton veut maintenant calculer la portion des décès des 
nouveaux-nés qui revient aux vices constitutionnels, aux 
épidémies, à la misère et autres causes indépendantes de 
Taclion de la nourrice, si Ton veut y ajouter les 16 pour 
cent d'enfants d'un jour à un an que perdent les populations 
les plus normales, on verra que le surplus afférent à la négli- 
gence et au mauvais vouloir des nourrices n'est pas aussi 
considérable que l'on veut bien le croire. 

Quoiqu'il en soit, dans une société bien organisée il fau- 
drait que chacun fît son devoir. 

Il faudrait que les auteurs de tant de malheureux nouveaux- 
nés enlrâssent dans une voie de moralité et de bien-être 
physique et intellectuel toute autre que celle que l'on cons- 
tate aujourd'hui; que le matérialisme et l'égolsme sauvages 
qui dévorent nos populations des villes et des campagnes 
se transfigurassent en amour du bien public, en respect 
pour la dignité humaine, en dévouement pour ses sembla- 
bles. 

Quand reviendra cet âgé d'or, s'il a jamais existé ? Nous ne 
saurions le prévoir, et nous constaterons avec tristesse qu'un 
(les administrateurs le mieux placés pour bien voir et bien 
juger la situation, a déclaré en pleine académie que l'on ne 
connaissait encore ni l'étendue, ni la profondeur du mal 
signalé à l'attention publique, et que l'on savait encore moins 
quel remède il convenait d'y appliquer. 

En présence de cette douloureuse confession, nous nous 
abstiendrons de reproduire les essais de réglementation qui 
ont été proposés de toutes parts pour la meilleure gestion 
des nourrices et la meilleure santé des nourrissons. Nous 
savons à quoi nous en tenir sur les règlements et leur obser- 
vation. 

« Si Ton recourt à ce dernier moyen, dit M. le directeur 
de l'Assistance publique, il faut obtenir une base légale qui 
manque aujourd'hui, et l'obtenir ne serait pas, croyez le bien, 
chose facile. Comment, en effet, sous l'empire des principes 
libéraux de 1789, concilier l'exercice de la puissance paler- 



<79 

nelle instituée par nos codes, avec l'action dominante de la 
puissance publique ? En vertu de nos lois fondamentales, 
c'est la volonté du chef de famille qui règne au foyer domes- 
tique ; on ne parviendrait pas à y substituer une sorte de 
providence, bienfaisante assurément, mais naturellement 
despotique, représentée par l'Etat, et s'ingérant dans la 
tutelle des enfants toutes les fois que son intervention lui 
semblerait opportune. Et d'ailleurs le moment serait mal 
choisi pour faire une pareille tentative : Tandis que nos voi- 
sins d'Outre-Manche, dégoûtés des abus et de la stérilité du 
local self gorernment, cherchant à se rapprocher de nos 
institutions en matière d'assistance et d'éducation populaire, 
nous tentons d'initier les départements, les communes et les 
individus eux-mêmes aux pratiques de la vie locale et, en 
quelque sorte, personnelle ; nous cherchons à éparpiller sur 
tous les points du territoire le mouvement vital, trop con- 
centré sur un seul point. Nous disons aux départements, aux 
communes: faites vos propres affaires, et aux citoyens: aidez- 
vous vous-mêmes ! Dans ce cours des idées présentes, com- 
ment espérer que le législateur accepte la mission d'établir 
une réglementation absolument en désaccord avec les princi- 
pes qui prévalent aujourd'hui? » 

Un écrivain très spirituel, M. Francisque Sarcey, a prêté, il y 
a quelque temps, l'appui de son style et de son indignation 
aux pliilantropes accusateurs de nos nourrices villageoises; 
il prétendait qu'il n'y a pas d'avarice plus eflfroyable que celle 
du paysan français. Si cela est vrai, dans certaine mesure, 
répondions-nous alors, à qui s'en prendre ? Il n'y a qu'une 
chose à objecter, l'ignorance. Et si l'on veut bien reconnaître 
que les nourrices appartiennent à la classe la plus misérable, 
la plus dénuée, la plus deshéritée de tout ce qui peut vivi- 
fier le cœur et l'intelligenee, on conviendra que le sermon de 
M. Sarcey s'adresse tout bonnement aux sourds-muets de la 
morale et de la civilisation. 

Eh bien I c'est à cette caste malheureuse, qu'il faut plain- 
dre mais qu'il ne faut pas condamner, quelles habiles, les 
lettrés, les philosophes, les vertueux de toutes couleurs con- 
fient leur progéniture. Ils ont des femmes pourvues d'éduca- 
tion, de fortune, de santé, des sentiments les plus raffinés, 
et ils leur arrachent le fruit de leurs entrailles pour le confier 
à des mercenaires, dont le dévouement ne dépassera pas la 



180 

hauteur de quelques pièces de cinq francs qu on leur jette 
avec parcimonie. 

Une chose m*élonne profondément, c'est qu'en de pareilles 
conditions il n*y ait pas plus de mauvaises nourrices. L'huma- 
nité des champs vaut mieux que sa réputation. Elle vaut 
mieux que vous, messieurs les sermoneurs I 

M. Francisque Sarcey est plein de bon vouloir pour l'ave- 
nir des nourrissons. II croit qu'il ne leur manque qu'un peu 
de surveillance sur les nourrices, et voilà tout d'un coup l'ins- 
titution irréprochable. Il veut des médecins cantonaux pour 
correspondre avec h s familles, moyennant vingt cinq centi- 
mes par visite, ou moyennant rien, ce qui est mieux. Il veut 
des associations analogues à la société protectrice des ani- 
maux ; mais il a le bon esprit de ne pas y compter, sachant 
à quoi s'en tenir sur l'amélioration du sort des pauvres bétes, 
(je veux parler des animaux) depuis qu'elles sont protégées. 

« Nous serions hommes à faire de très beaux discours sur 
les nourrices, dit-il, mais de nous unir pour les surveiller 
incessamment, pour leur distribuer les châtiments et les récom- 
penses, c'est à quoi nous ne nous résoudrons jamais, à moins 
que notre éducation ne soit refaite de fond en comble. » 

L'aveu est précioiix. Mais alors à quoi bon vingt quatre 
colonnes de récrimination contre ces pauvres villageoises ? 
M. Francisque Sarcey doit-être suffisamment édifié par la 
lettre du tonnelier, qui lui dit très crûment : 

« Oui, Monsieur, votre arlicle se ressent de la source où 
il a été puisé ; on y rencontre le langage irrité de la femme 
bourgeoise qui vient de perdre son fils, pauvre bébé qu'elle a 
abandonné, le jour même oii il est né, aux soins de l'étran- 
gère, afin de conserver cette fraîcheur, cette liberté d'action 
qui sème sa route des fleurs du plaisir. Elle l'avait presqu'ou- 
blié au milieu du bruit et des joies du, grand monde. Un 
courrier vient un jour frapper à sa porte et lui apprendre la 
mort du fruit de son amour;, c'est alors que la mère, un 
instant évanouie^ se réveille d'autant plus cruelle qu'elle a 
manqué à son devoir. Ce n'est plus une femme;. c'est une 
lionne. Il lui faut quelqu'un à châtier, quelqu'un pour porter 
le poids de sa faute. Il y a là une nourrice, une pauvre 
femme; c'est elle qui sera le bouc émissaire chargé de porter 
les péchés de la marâtre; c'est elle qui doit avoir tué son 
enfant. » 



181 

Voilà un lonnelierquî tape dur I s*écriaît M. Sarcey. Avouez 
aussi qu'il frappe juste. 

Nous sommes bien loin d'avoir épuisé tout ce qui res- 
terait à dire sur l'industrie des nourrices el la mortalilé des 
nourrissons : cette question est grave ; elle int resse à la fois 
l'avenir de la population et les destinées du pays. Ce aue 
nous offrons aujourd'hui est une simple coniribulion h l'en- 
quête commencée : nos recherches s'appliquent spécialement 
au département de l'Yonne et peuvent se résumer par les 
conclusions suivantes : 

Le département de l'Yonne reçoit en moyenne annuelle 
environ 4,000 enfants étrangers. 

Les arrondissements de Joigny, de Sens, d'Avallon et 
d'Auxerre sont ceux qui en reçoivent le plus ; celui de 
Tonnerre en possède relativement une quanliié minime. 

La mortalité des enfants d'un jour à un an prend dans 
chaque arrondissement des proportions d'autant plus consi- 
dérables que l'on y constate un plus grand nombre de nour- 
rissons du dehors. Cette mortalité, qui n'est que de 10 puur 
cent dans l'arrondissement de Tonnerre, monte à 30 pour 
cent dans.ceux d'Availon et de Joigny. 

La mortalité normale des enfants indigènes du dépar- 
tement de l'Yonne, séparée de celle des enfants étrangers, ne 
doit pas dépasser 15 à 16 pour cent. 

Les causes de cette mortalilé effrayante des nouris- 
sons étrangers doivent être rapportées en majeure partie aux 
mauvaises conditions dans lesquelles naissent la plupart de 
ces enfants. 

L'incurie et la dépravation de beaucoup de nourrices con- 
tribuent également à augmenter dans une cetaine proportion 
les décès des nourrissons d'un jour à un an. 

Néanmoins, il faut dire, à l'honneur du déparlement de 
l'Yonne, que les abus et les méfaits imputés aux nourrices 
par iM. Monol dans le Morvan, et par M. Brochard dans l'Eure- 
et-Loir, n'existent pas dans nos pays sur une aussi vaste 
échelle, ni dans des conditions aussi déplorables. 

EMILE DUCHÉ, 
D. M. 

Ancien membre du Conseil général de l'Yonne. 



as 



STATISTIQUE AGRICOLE 



DU 



CANTON DE VÉZELAY. 



Topographie. — Le canton de Vézelay est, dans sa majeure 
partie, un pays montueux, boisé, entrecoupé de collines et 
de vallées qui lui donnent, par cette disposition même, des 
aspects très divers et très pittoresques. L'ïonne, d'un côté, 
la Cure, de l'autre, qui Tenveloppe comme d'une ceinture, 
fournissent au paysage un cadre qui en fait mieux ressortir 
encore les agréables perspectives. Le voyageur qui traverse 
la contrée est particulièrement séduit par Tinfinie variété 
des sites qu'offrent à ses regards, étonnés autant que ravis, 
les délicieux coteaux qui bordent la Cure. Ici, une nature 
riante, donnant tous les signes d'une heureuse fécondité; 
plus loin, et comme une sorte de repoussoir, des sommets 
dénudés, des rochers à pic, contrastant avec les vertes 
prairies et les rideaux de peupliers qui occupent le fond de 
la vallée. 

SuPEHFiciK.— Le canton de Vézelay compte dix-huit com- 
munes, et sa superficie, relevée sur les matrices cadastrales, 
est de 25,524 hectares, en chiffres ronds. C'est un des plus 
étendus du département. 

Voici, dans Tordra, alphabétique, les noms des dix-huit 
communes : 

Asnicres, Asquins, Blannay, Brosses, Chamoux, Châtel- 
Censoir, Domecy-sur-Cure, Foissy- Fontenay, Givry, Li- 



<83 

chères, Montillôt, Pierre-Perluis (1), Saint-Moré, Saint-Père, 
Tharoiseau, Vézelay, Voulenay. 

Les 25,524 hectares se répartissent ainsi entre les com- 
munes, dans un ordre décroissant : 

Châtel-Censoir 2,463 h. 36a. 80 c. 

Asquins... 2,351 45 20 

Montillôt 2,245 31 10 

Domecy-sur-Cure 2,056 67 50 

Brosses 1 ,997 »» »» 

Vézelay 1,982 93 10 

Asnières 1,794 91 10 

Sàint-Père 1,559 62 90 

Fonlenay 1,547 76 60 

Lichères 1,531 17 80 

Saint-Moré 1,197 56 10 

Voutenay 1,003 96 40 

Givry 842 87 20 

Pierre-periuis 733 75 10 

Blannay 725 55 90 

Chamoux 694 48 90 

Foissy 553 25 30 

Tharoiseau 342 59 40 

- 

Somme égale 25,524 26 40 

De ces 25,524 hectares, 916 sont des terres incultes, 
telles que landes, pâtis, bruyères, tourbières, marais, 
rochers, montagnes stériles, terres vaines ci vagues, carriè- 
res, mares, abreuvoirs, étangs : le surplus, soit 24,000 
hectares ou environ, forme le sol cultivable et cultivé. 

Un relevé, fait à la Direction des Contributions directes, 
donne : 



(I) On écrit ordinairement, mais abusivement: Pierre-Perthuîs 
avec un H. La commune empruntant son nom d'une rocbe, évidée en 
forme d'arcade, et qu'on appelle, dans le pays, la Hoche percée , ou, 
suivant M. l'abbé Baudiau {Le Morvaiid, t lll, p. 9G 2" édiUon),-du 
pertu'S ou étroit passage que laissent aux eaux de la rivière deux 
roches entre lesquelles elles coulent, il faut écrire pertuis, et non 
perthuis, pour conserver au lieu son étymologie. 



484 

Eo terres arables 11,833b. 793. 10c. 

En prairies naturelles 940 75 »» 

En vignes 4.197 59 80 

En bois 9,679 07 50 

En vergers, pépin, et jard. âl5l 59 80 

En oseraies, auln. et sauss. 7 99 »» 



Total 23,910 80 20 (1) 

Bois. — On voit, parce détail, que la propriété forestière 
forme un peu plus des deux cinquièmes de la superficie 
totale du canton. 

Elle y est distribuée fort inégalement. Elle occupe : 

Dans la commune de Brosses 1 ,044 h. 67 a. »» c. 

— de Vézelay 1 ,262 4 5 30 (2) 

— d'Asnières 4,185 81 70 

— deLichères 986 04 80 

— deMonlillot 957 96 50 

— de Domecy-s-Cure 890 57 30 

— de Châtel-Censoir 871 81 10 

— d'Asquins 582 76 20 

— deVoutenay 404 87 90 

— de Fontenay 368 03 20 

— de Saint-Moré ... 338 68 40 

— deChamoux 311 25 50 

— dePierre-Perluis. 172 76 70 

— deGivry 154 21 50 



(4) Ce sont là les quantités indiquées par le cadastre, qui, pour le 
canton de Vézelay, remonte à 4814. Mais les rapports ne sont plus 
lesmôraes aujourd'hui : telle terre arable a été convertie en vigne, 
en pré; (elle vigne a été arrachée; tel bois dérriché; et l'on verra 
plus bas, pour lu vigne notamment, qu'en 1862 elle occupait, dans le 
canton, une étendue de 1,415 h. 76 a. 75 c, au lieu de 1,197 h. 59 a. 
80 c. qu'elle Tournit à la statistique en 18i/i. 

Ces 23,910 ti. 80 a. 20c. de terres cultivées, joints aux 916 hect. 
de terres incultes ne donnent qu'un total de 24,826 h 80 a 80 c, in • 
férieur à la contenance totale, qui est de 25 524 h. 26 a. 40 c. : les 
697 h. 46 a. 20 c, qui forment la différence, comprennent les routes 
et chemins de toute nature, les rivières et les cours d'eau, qui appar- 
tiennent au domaine public, et ne font pas partie de la matière im- 
posable. 

(i) La ville de Vézelay en possède, à elle seule, près de 400 
hectares. 



<85 

Dans la commune de Blannay 83 91 90 

— deFoissy 38 94 90 

— de Saint-Père.... 24 57 60 

— de Tharoiseau . . . néant. 



Somme égale. 9,679 07 50 
Vignes. — Les i 197 hectares de vigne se répartissent aussi 
fort inégalement dans les dix-huit communes. Ainsi : 

La commune de Saint-Père en possède 270 h. 78a. »» c. 

— d'Asquins 159 16 40 

— de Châtel-Censoir 146 51 40 

— de Givry 102 90 60 

— de Fontenay 95 36 50 

— de Vézelay 77 51 40 

— de Foissy 76 32 70 

de Montillot 60 19 40 

— de Saint-Moré 49 94 50 

— de Blannay 46 36 90 

— de Tharoiseau 43 10 50 

— de Voulenay 30 27 10 

— de Brosses 49 81 »» 

— de Pierre-Pertuis 18 66 90 

de Lichères » 57 60 

— de Domecy- sur-Cure. . . » 08 90 

— d'Asnières néant. 

— de Chamoux néant. 

• Somme égale 1,197 59 80 

Prairies. — L'étendue des prairies naturelles, dans chaque 
commune, est en raison directe du terrain qu'occupent les 
vallées qu'on y rencontre. Ainsi la commune de Domecy, 
que traversent de nombreux cours d'eau : à l'est, le ru des 
Riaux, le ru de Gobelet et la rivière de Cure, à l'ouest le ru 
de Bazoches, possède 194 hectares de prairies. 

Les communes de Pierre-Pcrtuis, de Saint-Père et d'As- 
quins, que la Cure, grossie des rus de Bazoches, de Vau- 
fron, de Crisenet, coupe par le milieu, et où elle forme la 
plus large comme la plus belle vallée de tout le canton, en 
possèdent: la première 74, la seconde 133, et la troisième 
84 hectares. 
La commune de Fontenay, qui possède aussi deux cours 



186 

d'eau, les rus de- Sœuvres et de Charency, en compte 99 
hectares. 

Enfin la commune de ChâielCensoir, riche, à elle seule, 
d'une rivière (l'Yonne), d'un canal (le canal du Nivernais] et 
d'un cours d'eau plus modeste, mais encore important, 
appelé le ru de Chamoux, en possède 84 hectares (1). 

Cours d'eau. — J'ai parlé des cours d'eau. Ils sont nom- 
breux dans le canton, comme l'indiquerait, d priori, la con;- 
figuration du sol, et je les ai déjà nommés ; mais Ténuméra- 
tion n*estpas complète. 

Les principaux, comme je l'ai dit, sont l'Yonne et la Cure, 
auxquelles il faut ajouter le Cousin, qui traverse la commune 
de Givry et se jette dans la Cure entre Givry et Blannay. 

Je ne mentionne que pour mémoire le canal du Nivernais, 
qui coule parallèlement à TYonne, et, au point de vue de 
l'hydrographie cantonale; fait double emploi avec elle. 

Les cours d'eau secondaires, affluents de la Cure ou de 
l'Yonne, sont : 

Pour la Cure : 

Le ru des Riaux, dans la commune de Domecy ; 

Leru deBazoches, iJ. 

Le ru de Charency, dans la commune de Fonlenay ; 

Le ru de Sœuvres, id. 

Le ru de Gobelet, dans la commune de Pierre-Pertuis ; 

Le ru de Foissy, dans les communes de Foissy et Fon- 

tenay ; 

Le ru de Crisenet, dans la commune de Saint-Père ; 

Le ru de Vaufron, id. 

Le ru de Nanchèvre, dans les communes de Saint-Père et 

Asquins; 

(1) Le fait est ici d*accord avec la Ihéorie. M. l'ingénieur Belgrand, 
dans sa savante Notice sur la nature des terrains qui constituent 
l'arrondissement d'Avallon, publiée dans V Annuaire de 1850, 5* 
partie, p. S12 et suiv., et dans celui de 1851, p. 168 et suiv., énonce 
que, dans les terrains imperméables de l'arrondissement (le granit, 
les grès du lias, le lias, les argiles supraliasiques), la culture des 
prairies peut s^étendre sur tous les points où il est possible de 
réunir une quantité suffisante d'eaux pluviales, quelquefois Jusqu'au 
sommet des montagnes; mais il ajoute que. dans les terrains perméa- 
bles (la formation oolithiquc), les prairies naturelles ne peuvent 
exister et n^existent, en effet, qu'au fond des vallées et au bord des 
cours d'eau. (/Inn. de 1851, 3* partie, p. 192.) 



187 

Le ru de la Bouillère, dans la commune d'Asquins ; 

Le TU du Vau-de-Bouche, dans la commune de Voutenay. 
Pour TYonne : 

Le ru de Brosses, dans les communes de Montiiiot et 

Brosses ; 

Le ru de Chamoux, dans les communes de Cbamoux, 

Asniëres et Châtel-Censoir ; 

Le ru de Lichères, dans les communes de Lichères et 

Châtel-Censoir. 

Moulins. — Tous ces cours d'eau font mouvoir un assez 
grand nombre de moulins. On n'en compte pas moins de vingt- 
quatre dans le canton, savoir: 
Sur la Cure : 

Les moulins de Brinjam, de Cure et de Malassis, dans la 
commune de Domecy-sur-Cure ; 

Le moulin de Gingon, dans la commune de Pierre-Per- 
tuis ; 

Le moulin de Seiglan, dans la commune de Foissy ; 

Le Grand-Moulin, dans la commune de Saint-Père ; 

Les moulins d'Asquins et du Gué-Pavé, dans la commune 
d'Asquins; 

Le moulin de Voutenay, dans la commune de ce nom ; 

Le moulin de Nailly, dans la commune de Saint-Moré; 
Sur le Cousin : 

Le moulin de Givry, dans la commune de Givry ; 
Et sur les autres cours d'eau : 

Le moulin de Sœuvres, sur le ru de Sœuvres, dans la 
commune de Fontenay ; 

Les moulins du Grand-Jardin, du Val-de-Poirier et des 
Marguerites ou du Petit-Moulin, sur le ru de Yaufron, dans 
la commune de Saint-Père ; 

Les moulins de Marot, de Fontenille et de Brosses, sur le 
ru de Brosses, dans la commune de Brosses ; 

Les moulins d'Avrigny, du Foulon, des Alouettes, Berthier 
et de Châtel-Censoir, sur le ru de Chamoux, dans les com- 
munes d'Asnières et de Châtel-Censoir; 

Le moulin de Lichères, sur le ru de Lichères, dans la 
commune du même nom. 

Etangs. — Les étangs sont peu nombreux dans le canton, et 
ne sont autre chose que des retenues d'eau faites pour l'ali- 
mentation des moulins établis sur les cours d'eau. 



488 

Ainsi de TétaDg du Grand-Jardin, sur le ru deVaufron, 
lequel a donné son nom à un hameau de la commune de 
Yézelay, situé tout près delà, et appelé le hameau de TEtang ; 

AinsideTétangde Marot, sur le ru de Brosses ; des éiangs 
du moulin du Foulon, du moulin des Alouettes, du moulin 
Berthier, sur le ru de Chamoux, empruntant leurs noms de 
ceux des usines qu'ils alimente. t. 

Une seule exception doit être faite pour le lac de Grand'- 
Fosse, situé dans les bois communaux de Vézelay, et à qui 
son nom de lac assigne une origine toute différente. 

Carrières. — La pierre à bâtir est commune partout dans 
le canton, et chaque localité, ou à peu près, la trouve à sa 
portée dans la localité même. Mais il n'y a qu'une seule 
grande carrière, fournissant une pierre de choix, et dont les 
produits, presque aussi estimés que ceux do Coutarnoux, 
dans l'Avallonnais, ou de la Manse, dans la Nièvre, s'expor- 
tent, non seulement hors du canton, mais hors du départe- 
ment môme, et font l'objet d'un assez grand commerce. 
Cette carrière est celle d'Avrigny, dans la commune d'As- 
nières 

Mines. — J'ai déjà parlé, dans l'Annuaire (1), d'une mine 
de plomb argentifère qu'on rencontre près du village de 
Cure, sur la rive droite de la rivière, cl dont les filons, affleu- 
rant le sol à Pierre-Pertuis, se retrouvent plus loin dans 
l'Avallonnais, au village de Pontaubert notamment. J'ai dit 
que des tentatives d'exploitation avaient été faites, dans le 
siècle dernier, mais bientôt abandonnées, la mine ne parais- 
sant pas assez riche pour couvrir les frais d'exploitation. 
Il y a quelques années, le propriétaire du sol où existent un 
ancien puits et une ancienne galerie d'extraction, M. Guyard, 
a fait présenter à l'Ecole des Mines quelques échantillons du 
minerai, pour qu'ils fussent soumis à l'analyse; mais l'affaire 
en est restée là. Il faudrait^peut-êire fouiller plus profondé- 
ment dans le sol, pour vérifier s'il n'y existerait pas quelques 
filons plus riches que ceux exploités ; mais l'entreprise exi- 
gerait des dépenses que personne ne s'est encore avisé de 
hasarder. 

J'ai parlé également, à l'endroit cité, de sources d'eau 

(i) Notice sur l'ancienne abbaye de Vézelay (^nn, de 4842, 3® 
parlie, p. 94.) 



189 

salée existant sur Taulre rive de la Cure, aux environs du 
moulin de Seiglan, et que les employés de la Gabelle firent 
combler, en 1678, pour en interdire Tusage aux habitants. 
Ces sources, au dire de M. Belgrand, sont trop peu 
abondantes pour permettre de croire à Texistence, dans 
les terrains supérieurs, d'une couche appréciable de 
sel minéral, ou sel gemme, qu'elles traverseraieni, et de qui 
elles emprunteraient leurs propriétés salines. 

Houillères. — Aucun gisement houiller n'existe dans le 
canton: seulement le nom de ferrières, donné à une masse 
de bois situés à une petite distance de Vézelay, sur la route 
de Clamecy, et des scories qui se rencontrent à la surface du 
sol, annoncent que ces terrains ont renfermé autrefois du 
minerai de fer, objet, très-probablement, d'une ancienne 
exploitation dont la mémoire s'est perdue. 

Viabilité. — Sous le rapport de la viabilité, le canton de 
Vézelay a été, assez longtemps, en retard surd'autres localités 
du département; et cela tenait principalement à la nature 
très accidentée du sol, qui rend là l'exécution des voies de 
communication pins difficile et plus dispendieuse. Mais 
aujourd'hui le canton, à l'exception d'uneou de deux commu- 
nes peut-être, se trouve convenablement ouvert dans toutes 
les directions les plus utiles à l'agriculture et les plus propres 
à faciliter les communications et les échanges. 

Si l'on jette, en effet, les yeux sur la carte routière can- 
tonale, dressée en 1862, on voit que le canton possède: 

1** Deux routes impériales: la route impériale n® 6, de 
Paris à Genève, qui traverse les communes de Saint-Moré, 
Voulenay et Givry; et la route impériule n" 151, de Poitiers 
à Avallon, qui traverse les communes de Chamoux, Vézelay, 
Asquins, Blannay et Givry; 

2» Deux routes départementales: la route n° 20, d'Au- 
xerre à la limite de la Nièvre, qui traverse les communes de 
Châtel-Censoir, Asnières et Chamoux; et la route n° 29, de 
Vézelay à Avallon (section déclassée de l'ancienne route im- 
périale 151), qui traverse les communes de Vézelay, Saint- 
Père et Tharoiseau; 

3° Six chemins de grande communication: le chemin n° 
9, de Saint-Sauveur à l'Isle-sur-le-Serin, traversant les com- 
munes de Saint-Moré et Voutenay; le chemin n° 21, de Cou- 
langes-sur- Yonne à Avallon, traversant les communes de 



Ainsi de l'étaDg du Grand-J- 
lequcl a donné son nom à 
V^elay, situé tout prèsdel;' 

Ainsi de l'étang de Haro 
du moulin du Foulon, di 
Berthier, sur le ru de ' 
ceux des usines qu'ils a' 

Uae seule exceptior 
Fosse, situé dans le , . ■ 
son nom de lac assi 

CARKiÊnES. — Lr ■.. ' 

le canton, et char / ■ . ' ., 
portée dans la 



v"' 32, de 

■' y/,; Voutenay, 

- ''■■.fV''«syt Pierre- 

■ ' ■.. ■ ,4i;'iemin a" 30, 

■ . ■-■''^fufsant les com- 

. ''-■*i>ï"is. Saint-Père, 

■ .;'^{temin n- 53, d'A- 
■ '-'-^iis^ ^^ Pierre-Pertuis, 

jik"^,^!, de Serraizelles à /a 
iii^'JiffiiBt la commune de 

„ fPiiirounication 



grande carrière 
produits, près 
dans l'AvalIc 
tent, non sei 
ment mém' 
Celte carri' 
nières J 

Mines 
de pl< 
Cure, , 
rant |i 
l'Aval 
que ' 
siée" 



irjversaol les commune. 



, . ■ .*"".,w(i>osses; le cliemin n _„, 
/ '„. \^jfc«"'j,j3 commune de Domecy-sur- 
.' ''''.,'r*'''"jTjiT à 'a route impénale n» 6, 

■(•seulement; 
■0é de chemins vicinaux et de 

••«)■ , , . , 

départementales, chemins de 
jcalion, sont terminés ou tout 
exception du chemin (~ 



restera à l'état de lacune 



pour 



i«^<Ui»«''''^'rconsei' municipal de Doraeny, dont 
ff^lLitiBP^ ' eDCore se mettre d'accord sur le tracé, 
j'^^'i^''''"''''* j'éiaWissement de ce chemin les res- 
an kf'^ii<''f 

I- /^<^^'"^- 

r tt"^ 

■ ;ur I3 "^^^^ routière cantonale, que quatre 

.i^jas ruraux, pour les dix-huit coniaïunes du 

g on bien plus grand nombre, et l'on n'a évi- 

lei principaux. Les chemins vicinaux eui- 

I au complet; on en compte quarante-deux à 

ontmunes ; ei le classement tait en 1898, et 

!, j'élève encore à cinquante tiuit. Les pro- 

ijon cantonale, réunie au mois de septembre 

' I décret du 17 août 1867, ont porté ce nom- 

' lîvisêï, conformément au Uécrel, aeion leur 

S, catégories. 

**' a'iiro- cteoi"'" renseigné, la Commission départemenlale 
jegré '^ ^yia ^J'.ji mi propositions des Commissions cantonale» 



je* ' 



; 



'm 



191 

'Jion du réseau vicinal va recevoir, il faut l'espérer, 

laine législature une vigoureuse impulsion par 

des mesures financières annoncées par le Gouver- 

^ chemins ruraux, sans doute, ne seront pas oubliés ; 

. ^ il faut attendre quelque temps encore pour que des 
■^ ources spéciales leur soient affectées, on leur réservera 
est du moins le vœu exprimé par la Commission canto- 
lale que j'avais Thonneur de présider) une part, le tiers, le 
quart, des trois journées de prestations imposées par la loi 
de 1836, pour y faire les réparations les plus indispensables, 
puisque les communes auront toutes leurs facultés contribu- 
tives engagées ailleurs (1). 

Chemins de fer. — Bientôt (on nous le fait espérer du 
moins), en 1869 ou en 1870, le canton sera touclié, à TOuest 
et au Nord, par deux voies ferrées: celle d'Auxerre à Cercy- 
la-Tour par Clamecy, qui aura une gare à Châtel-Censoir ; et 
celle de Cravant aux Laumes par Avallon, qui traversera les 
communes de Saint-Moré, Voutenay et Givry, et aura une 
station principale à Sermizelles. 

GÉOLOGIE. — Un homme des plus compétents en cette ma- 
tière, et dont le nom faitautorité parmi les géologues, écrivain 
aussi élégant que savant distingué, M.G.Cotteau, de Châtel- 
Censoir, juge au tribunal civil d'Âuxerre, m'a obligeamment 
fourni, sur la géologie du canton de Yézelay, la Note sui- 
vante: 

« Les terrains qui constituent le sol du canton de Yézelay 
sont très variés, et leur étude géologique offre un grand inté- 
rêt à Tobservateur. Dans un travail de cette nature, nous ne 
pouvons en donner qu'un rapide aperçu. 

» Le granit, se reliant au massif central du Morvan, se 
montre près de Pierre-Pertuis, sur les bords de la Cure. Ses 
roches abruptes, le plus souvent taillées à pic, donnent à la 
vallée, très étroite en cet endroit, un aspect sauvage et pitto- 



(1) La même Commission a émis deux autres vœux: le premier, 
que la largeur des chemins vicinaux ordinaires fût réduite à cinq 
mètres entre les fossés; le second, qu'on tolérât sur ces chemins, au 
moins dans les pays de montagnes, des pentes de 6 p. 0(0. Ce serait 
du terrain économisé pour l'agriculture et des facilités plus grandes 
données aux communes pour leur construction. 



19i 

resque. Le granit de Pierre-Pertuis est presque pariout cou- 
ronné par un banc d*arkoses, formées, suivant toute appa- 
rence, par des émissions quartzeuses intérieures. 

» Les arkoses ne sont nulle part plus curieuses à observer 
que dans cette localité, devenue depuis longtemps classique. 
C'est à un magnifique filon de quartz, faisant partie des roches 
d'arkoses, qu*est due cette arche naturelle, celte pierre per- 
cée, si souvent visitée des géologues et des touristes. 

» Le lias et ses différents étages viennent s'appuyer contre 
le granit, et Ton voit successivement se développer leurs 
assises dans la grande vallée qui sépare Saint-Père de Tha- 
roiseau. Vers le milieu de la montée, à gauche de la route 
d'Avallon, se trouve une petite carrière, aujourd'hui aban- 
donnée ; elle est ouverte dans les couches à Oslrea cyrabium ; 
et, il y a quelques années, on pouvait- y recueillir tous les 
fossiles habituels de cette zone, qui forme, autour du granit, 
dans tout Tarrondissement d'Avallon, un horizon si remar- 
quable. 

» A Tharoiseau, le lias est recouvert par les calcaires ù 
entroques, si faciles à reconnaître à leur couleur jaunâtre, à 
leur texture fortement oolithique, et aux articulations de Pen- 
tacrinites dont ils sont remplis. Exploités dans plusieurs 
carrières, les calcaires à entroques fournissent des matériaux 
de construction assez recherchés. C'est la pierre de. Tharoi- 
seau, ou du moins une pierre identique, qui a été employée 
dans la construction primitive de l'église de Vézelay, pour 
former ces arcs régulièrement espacés, qui, correspondante 
chaque pilier, traversent la voûte de la nef, et produisent, 
par leur couleur brune, un heureux contraste avec les pierres 
plus blanches composant le surplus de l'édifice. Malheureu- 
sement, l'architecte ou l'entrepreneur, chargé de reconstruire 
quelques-uns de ces arcs, a demandé cette teinte brune et 
ferrugineuse à une coloration artificielle, tandis qu'il pouvait, 
à quelques kilomètres de distance, se procurer une pierre 
absolument de même nature que celle qu'on avait employée 
dans l'origine (1). 



(1) Cotteau. — Note sur la provenance géologique des pierres qui 
ont servi à la construction primitive de l'église de Vézelay. {BulL de 
la Soc. des se. hisU et nat, de rVonne, t. XVIII. Sciences nat , p. 
11^3, 1864.) 



193 

» Les calcaires à entroques correspondent à Toolithe infé- 
rieure ou étage bajocien de d'Orbigny. Par suite d'une faille 
qui les a abaissés au niveau du lias inférieur, nous les 
retrouvons de Tautre côté de la Cure, au pied de la montagne 
de Vézelay ; leur couleur est un peu moins brui*e et les arti- 
culations de Pentacrinites ont, en partie, disparu : ils ont 
Taspectde calcaires terreux, tabulaires, jaunes-grisâtres, et 
sont exploités comme moellons dans des carrières de quel- 
ques mètres de profondeur. 

» Au-dessus des calcaires à entroques, se développent les 
marnes et calcaires à Pholadomyes, premières assises de la 
grande oolithe ou étage batlionien de d'Orbigny. Ce terrain, 
qui constitue une grande partie de la montagne de Vézelay, 
se montre sur beaucoup d'autres points du canton, à Blan- 
nay, à Voutenay, à Asquins, à Chamoux, à Asnières, etc ; 
partout il présente une grande uniformité de caractères mi- 
néralogiqucs. Ce sont des calcaires d'un blanc jaunâtre, très 
marneux, disposés en bancs peu épais, se délitant assez 
facilement au contact de l'air, et alternant avec des lits de 
marne feuilletée de même couleur. Les fossiles qu'on y ren- 
contre sont abondants : la plupart appartiennent à des gen- 
res qui, de nos jours, caractérisent les stations vaseuses; 
des Myes, des Pholadomyes, des Panopées, des Anatines, des 
Céromyes, etc. Presque toujours on les trouve, la partie 
buccale dirigée en haut> dans la position même où ces 
espèces ont vécu; ce qui indique que ce dépôt marno-cal- 
caire s'est formé pendant une longue période de tran- 
quillité. Parmi les nombreux fossiles que renferment les 
marnes et calcaires à Pholadomyes, un des plus abondants 
est, sans contredit, le Pholadomya Vezelayi, dénomination 
qui lui a été donnée, il y a plu^ de vingt ans, par M. Lajoie, 
que tous les auteurs ont adoptée depuis, et qui rappelle la 
localité où cette belle espèce a été recueillie pour la première 
fois. 

» A leur partie supérieure, les calcaires à Pholadomyes 
deviennent moins marneux, plus épais, plus oolithiques, et 
passent insensiblement aux calcaires de la grande oolithe, 
exploitée dans les carrières d'Avrigny, où ils fournissent une 
pierre de taille dure, non gelive, et recherchée pour les cons- 
tructions. Les couches qui viennent au-dessus de ces calcai- 
res compactes sont plus schisteuses, plus marneuses, très- 

1868. i6 



194 

variables de nature el d'aspect : tantôt elles renferment une 
grande quantité de Spongiaires, de Polypiers et de Briozo- 
aires ; tantôt elles sont très marneuses et riches en bracbio- 
podes , Bhynchonella concinna, Terebratula digona et 
intermedia etc. ; d'autres fois elles sont siliceuses et empâ- 
tent un grand nombre d'Oursins, parmi lesquels domine 
YEchinobrissus clunicularis ; sur certains points, ce sont 
des calcaires grisâtres, marneux et presque entièrement 
dépourvus de fossiles. Ces diverses couches, à l'exception 
des bancs supérieurs, qui pourraient bien être les représen- 
tants de l'étage callovien, font encore partie de la grande 
oolithe ; elles occupent une partie du territoire des commu- 
nes de Saint-Moré, de Blannay, de Brosses, de Montillot, 
d'Asnières, de Lichères et aussi de Cbâtel-Censoir. Elles sont 
exploitées dans plusieurs de ces localités, et procurent aux 
habitants des moellons pour leurs constructions, des pierres 
à chaux, des dalles ou laves employées à la toiture des 
maisons. Vers les limites du canton, et notamment à Châtel- 
Censoir et à Saint-Moré, cet ensemble de couches disparait 
sous des calcaires grisâtres, à rognons siliceux, appartenant 
à l'oxford-clay supérieur, que caractérisent Y Ammonites 
plicatilis, le Pholaàomya ampla, VOstra dilatata, et qui 
sont eux-mêmes recouverts par les calcaires blancs oolithi- 
ques, et remplis de Polypiers de l'étage corallien. 

» Tous les étages que nous venons d'énumérer se rangent 
dans le terrain jurassique inférieur et moyen, et forment 
autant de zones parallèles qui entourent le massif granitique. 
D'autres dépôts, d'un âge relativement beaucoup plus récent, 
et que nous rapportons à l'époque tertiaire, existent çà et là 
à la surface du sol. Ils se présentent sous l'aspect d'amas, 
plus ou moins puissants, de sable argileux, jaune ou rouge, 
renfermant des silex anguleux, analogues à ceux de la craie. 
Parmi les plus importants de ces dépôts, nous citerons celui 
de Montillot, qui s'étend sur une longueur de plus de trois 
kilomètres, et qui, formé dans une dépression de la grande 
oolithe, a tout l'aspect d'un petit bassin tertiaire et four- 
nit des argiles jaunes, tachées de rouge et de blanc, 
employées pour la fabrication de la tuile; celui du plateau 
de Saint-Moré, placé entre le Bois d'Arcy et Voutenay; celui 
des Quatre-Vents, qui se développe vers le sud-est de Châtel- 
Censoir, au sommet d'une colline assez élevée, et alimente, 



\9b 

avec ses argiles sableuses, une tiiilerte et irne poterie, la 
route de Chàtel-Censoir à Yézelay, à quelque distance des 
Bois-de la- Madeleine, sur le bord du plateau qui fait face à 
Yézelay, traverse égalenûent des argiles plus ou moins sableu- 
ses, panachées de blanc, de rouge et de jaume, qui se relient 
ceriainemeut aux autres dépôts tertiaires que nous venons 
de signaler. 

» Nous terminerons cette Note, que .nous avons cherché 
à rendre aussi courte que possible, en'disant. quelques mots 
des phénomènes géologiques qui 'ont @u Jieu pendant la 
période quaternaire. A cette époque, ja contrée qui nous 
occupe, comme part-eut ailleurs, a été sillonnée par de gigan- 
tesques courants; des vallées, larges et. profondes, ont été 
creusées; des roches, quelquefois très-dures, ont. été déman- 
telées et entraînées; d'autres ont résisté; mais leur surface 
usée, plus ou moins profondément: excayée,. commue à Yéze- 
layniéme, comme aux environs de Blannay, de Saint-Moré, 
de Châtel-Censoir, indique la violence et l'élévation, des eaux. 
Sur plusieurs points, se sont accumulés, des amas, parfois 
considérables, de sable et de gravier. Cet.état de choses s*est 
prolongé pendant longtemps, et c'est peu à peu que les eaux: 
se sont retirées, et que le sol a pris la configuration que nous 
lui voyoBs aujourd'hui. » 

Population. — D'après le recensement quinquennal de 
4866, la population, pour tout le canton, s'élève à 11,519 
habitants. Elle était, d*après le recensement de 4861, de 
41,681, et,d'après celui de 1856, de 41.7'23' (4): différence 
en moins sur 4861, 462 habitants, ou 4.406 pour 0/0; et sur 
4856, 204 habitants, ou 4. 77 pour 0/0. Celle diminution, 
qui affecte un caractère de continuité, est de nature à faire 
réfléchir, ainsi que le fait observer M'. Raudot, s'il faut 
l'attribuer surtout, comme cela parait i^ésulter des vérifica- 
tions qu'il a faites pour tout l'aiVondissement, à l'excès des 
décès sur les naissances plus encore qu'à l'émigration des 
habitants de nos campagnes pour les villes, pour Paris 
nolammeiit, ou les attirent des séductions de toute sorte et 
l'espoir d'y faire fortune (2). 

(\) J'emprunte ces chiffres à V Annuaire de 1887, 1" part., p. 71 et 
72; à celui de 1862, 1^« pari., p. 71 et 72, et à celui de 1857, !'• 
part., p. 92, 93 et 94. 

(2; « J'ai fait, dit M. Raudot, le relevé des actes de naissance et de 



196 

V 

Yoici, quoi qu'il en soit; un tableau faisant connaître la 
population de chacune des dix-huit communes du canton, en 
4 856, 1 861 et 1 866 ; tableau à l'aide duquel on pourra se 
rendre compte des fluctuations que la population a subies 
dans l'espace de ces dix années : 

1886. 18(1. 1866. 

Asniëres 630 h. 666h. 661 h. 

Asquins 894 910 874 

Blannay 261 272 263 

Brosses 1,138 1,108 1,093 

Chamoux 419 411 418 

Châtel-Censoir 1,346 1,344 1,346 

Domecy- sur-Cure.... 862 832 800 

Foissy 439 489 463 

Fontenay 592 578 588 

Givry 433 420 402 

Lichères 208 223 215 

Montillot 904 911 885 

Pierre-Pertuis 248 235 258 

Saint-Moré 393 386 380 

Saint- Père 1,088 1,069 1,073 

Tharoiseau 381 347 332 

Vézelay 1,158 1,162 1,148 

Voutenay 329 318 320 

Totaux 11,723 11,681 11,519 

Si Ton cherche le rapport de la population du canton avec 
l'étendue superficielle de son territoire, on voit que la 
moyenne pour le canton, dont la superficie,eomme il a été dit 
plus haut, est de 25,524 hectares, donne 4 habitant pour 
2 h. 215; moyenne un peu supérieure à celle des autres can- 
tons de Tarrondissement, qui donne seulement, distraction 



décès, dans tout l'arrondissement (d'Avallon), pendant les onze der- 
nières années, de 4859 à 4865 inclusivement. Le nombre total des 

naissances s^est élevé à • 10,354 

• Celui des décès à 14,665 

1 Excédant des décès 1,544 

« Sur ces onze années, deux seules, celles de 4860 et 486â, ont eu 
plus de naissances que de décès, t {annuaire de 1867, S' partie, 
p. 215.) 



197 

faite de la ville d'Àvallon et de son territoire, 1 habitant pour 
2 h. 766. 

Et si Ton cherche ce rapport, non plus avec l'étendue 
superficielle totale du canton, mais avec l'étendue superfi- 
cielle du sol cultivable seulement, laquelle, comme on Ta vu, 
est de 23, 910 hectares, ce rapport n'est plus de 1 habi- 
tant pour 2 h. 215, mais de 1 habitant pour 2 h. 075. 

Industrie, Commerce. — Le canton deVézelay, pris dans 
son ensemble, est un pays essentiellement agricole ; et, si ce 
n'était le commerce des bois et charbons auquel se livrent un 
certain nombre d'habitants (1), on pourrait dire, les cho- 
ses considérées d'un peu haut, que le pays est sans 
industrie et sans commerce. Je ne veux pas parler, bien 
entendu, de ce commerce et de ces industries locales qui se 
rencontrent à peu près partout, même dans les plus humbles 
villages (bx)uchers, boulangers, épiciers, charrons, taillan- 
diers, menuisiers, charpentiers, maçons, tisserands, etc.) ;je 
veux parler de ce commerce de spéculation, de ces industries 
qui étendent leurs relations au dehors, et à l'existence des- 
quelles se rattache la vie commerciale et industrielle d'un 
pays, tandis que leur absence le classe parmi les contrées 
purement agricoles. 

Je serais injuste, pourtant, de ne pas faire mention de la 
fabrication d'un drap commun qui s'exécute à Asnières, et 
dont un sieur Belvau, qui a introduit cette industrie dans 
le pays, fait un commerce assez étendu, et a même fait 
admettre et vu récompenser ses produits à l'Exposition. 

J'ai déjà parlé des carrières d'Avrigny, dans la même 
commune, dont l'exploitation est l'objet d'un commerce 
important. 

Asnières possède également une tuilerie, et Âsquins trois 
établissements du même genre. 

A Châtel-Censoir, un marchand de bois du pays, M. Grasset, 
a établi une scierie mécanique. 

(1) Autrefois beaucoup de propriétaires de bois ne se contentaient 
pas de vendre les produits de leur sol à des intermédiaires, mais ils 
achetaient eux-mêmes pour exploiter et revendre au commerce de 
Paris ; et ainsi une bonne partie de la bourgeoisie, dans le Morvan 
particulièrement, qui aurait répugné peut-être à tout autre genre de 
négoce, ne répugnait pas au titre de marchand de bois. Mais cela, de 
nos jours, devient do plus en plus rare. 



498 

A Saint-Père, M. Berger, d*Avallon,a fait rebâlîr-le Grand- 
moulin dans les conditions d'une véritable usine destinée à la 
fabrication de la farine pour le commerce, et pourvu de quatre 
paires de meules, mais qui n'a encore fonctionné que dans la 
mesure des besoins de la clientèle locale. 

AYézelay, H. Bert, de la Graineterie, a monté plusieurs 
métiers, oii il fait fabriquer de la passementerie pour sa mai* 
son de commerce de Paris. 

Ce sont à peu près là les seules industries que possède le 
canton, les seules du moins que j*y connaisse. 

Foires. — Je ne dois pas oublier les douze foires que 
possède la ville de Yézelay, une pour chaque mois, foires en 
grand renom pour le commerce des bêtes à cornes, des mou- 
tons et des porcs, et que fréquentent bon nombre d'industriels 
de diverses contrées et de marchands ambulants, qui vien- 
nent y étaler leurs marchandises. 

La ville de Châtel-Gensoir est aussi en possession de six 
foires, se tenant les 22 mars, 9 tnai, 26 juillet, 25 août, 20 
octobre et 6 décembre de chaque année, mais qui sont loin 
d'avoir la réputation des foires de Vézelay. 

Marchés. — 11 n'existe pas de marché aux grains dans le 
canton ; mais la ville de Châtel-Censoir et celle de Vézelay 
ont, l'une et l'autre, deux fois par semaine, un marché aux 
comestibles pour la consommation locale. Le gibier, le pois- 
son, la volaille, les légumes, les fruits, lebeurre, trouvent là 
leur débouché. 

Cultures. — Les principales, et je dirais presque, les 
seules cultures en usage dans le canton, sont les céréales 
d'hiver et d'été, telles que le froment, le méteil, le seigle, 
l'orge et l'avoine; la pomme de terre, la betterave (non la 
betterave à sucre, mais la betterave à vaches) ; la navette, 
le chanvre ; la luzerne^ le trèfle, le sainfoin, et enfin la 
vigne. 

L'assolement triennal y est généralement pratiqué, et l'an- 
cienne routine de la jachère n'y a pas encore été abandonnée. 
Cela ne tient pas seulement aux vieilles habitudes, difficiles à 
changer, mais à Tinsuffisance des engrais, qui ne permet pas 
de demander à la terre au-delà de deux récoltes en céréales 
sur trois années. Les grandes fermes sont rares dans le 
canton de Vézelay : la propriété y est très divisée et très 



199 

morcelée (1), et Ton n'y fait usage que de Tengraîs de bétail : 
les engrais dii commerce y sont inconnus. Aussi la terre 
est-elle loin de rendre ce qu'on pourrait en tirer, avec une 
culture plus rationnelle. Toutefois, on ne pourrait pas dire 
aujourd'hui du pays ce qu'en écrivaitVauban, en 1696, dans 
ses Oisivetés. 

« Le pays, dit-il dans sa Description géographique de 
l'Election de Vézelay, est, en général, mauvais, bien qu'il 
y ait de toutes choses un peu. I/air y est bon et sain; les 
eaux partout bonnes à boire, mais meilleures et plus abondan- 
tes en Morvan qu'en bon pays. Les hommes y viennentgrands 
et robustes, assez bien faits, tous assez bons hommes de 



(1) D'après une élude fort intéressante de M. Gimel, ancien élirec- 
teur des contributions directes et du cadastre dans l'Yonne, sur la 
Division de Iq.propriété foncière dans ce déparlement, étude publiée 
dans V annuaire de 1865, 5* part., p. 1 et suiv., le nombre des 
cotes foncières, dans le canton de Vézelay, était, en 1814, à Korigine 
du cadastre dans ce canton, de 5,999; il était, en 1863, de 8,070; soit 
une augmentation de 2,071 -cotes ou 3i.5 p 0(0, dans l'espace de 
quarante neuf ans. Tel est le résultat acctjsé, en ce qui concerne la 
division de la propriété, par le tableau de la page 22 du vol. cité. 

A l'égard du morcellement, sur 25,012 hectares, formant, en 1814, 
la contenance totale imposable dans le canton de Vézelay, le nombre 
des parcelles était de 9i,917, d'une contenance moyenne de h. 27 a., 
en y comprenant les bois, et, défalcation faite des bois, possédés, en 
général, pargrandes masses, de h. 16 a. 50 c. seulement. La com- 
paraison entre 1814 et 1863 n'a pu être faite par M. Gimel pour les 
parcelles, parce qu'il n'en est pas de ces dernières comme des cotes 
foncières. « Créé en vue d'assurer le recouvrement de l'impôt fon- 
cier, le cadastre, dit M. Gimel, p. 26, s'est occupé de réunir, sous le 
nom de chaque contribuable, toutes les parcelles qui composent sa 
propriété. A cet effet, quand une parcelle se subdivise, on porte 
à chacun des acquéreurs sa part ; mais, quand un propriétaire effec* 
tue une réunion, quand de plusieurs parcelles ou de fractions de 
parcelles contiguës, il en forme une seule, on n'opère pas la réunion 
dans les pièces cadastrales. En d'autres termes, le cadastre tient 
compte des subdivisions, mais non des réunions n 

On peut croire,avec M. Haudot {Annuaire de 1867, 3* partie, p. 214), 
d'après l'augmentation des cotes foncières depuis 1814,que le nombre 
des parcelles a augmenté dans une proportion équivalente. 

Telle ne serait pas l'opinion de M. Gimel, qui ne serait pas éloigné 
d'admettre, dit-il, d'après un travail de comparaison fait sur vingt- 
cinq communes des cantons d'Ancy le-Franc, Brienon et Guillon, qui 
ont" fait renouveler leurs matrices cadastrales, qu'en bien des loca- 
lités le nombre des parcelles n'a pas sensiblement augmenté, et 
que les réunions compensent les subdivisions; 



200 

guerre, quand ils sont une fois dépaysés ; mais les terres y 
sont mal cultivées ; les habitants lâches et paresseux jusqu'à 
ne pas se donner la peine d'ôter une pierre de leur héritage, 
dans lequel ils laissent croître les ronces et les méchants 
arbustes. Us sont, d'ailleurs, sans industries, arts ni manu- 
factures aucunes, qui puissent remplir le vide de leur vie ; ce 
qui provient, apparemment, de la mauvaise nourriture qu'ils 
prennent ; car tout ce pauvre peuple ne vit que de pain d'orge 
et d'avoine, dont ils n'ôtent pas même le son ; ce qui fait 
qu'il y a tel pain qu'on peut lever par les pailles d'avoine 
dont il est mêlé. Us se nourrissent encore de mauvais fruits, 
la plupart sauvages, et de quelque peu d'herbes potagères de 
leurs jardins, cuites à l'eau, avec un peu d'huile de noix o^ 
de navette, le plus souvent sans ou avec très peu de sel. Il 
n'y a que les plus aisés qui mangent du pain de seigle^ mêlé 
d'orge et de froment... » (1). 

Le pays a bien changé depuis Yauban. Il n'y trouverait 
pas aujourd'hui un seul coin de terre, susceptible de culture, 
qui ne fût cultivé, jusque là qu'on va chercher sur le flanc 
des roches les plus stériles le peu de terre végétale qui peut 
s'y rencontrer pour l'ensemencer, et l'entourer de petits murs 
à pierres sèches, afin d'en empocher le ravinement. Je vois 
cela tous les jours, et je m'en applaudis ; car cela n'était pas 
tout à fait ainsi Sans ma jeunesse. Nos paysans ne connais- 
sent plus le pain d'orge et d'avoine ; mais, ces années der- 
nièresoùleblé étaità si bon marché, ils ne mangeaient que du 
pain fait de pur froment. Aujourd'hui que l'hectolitre de blé 
vaut 30 francs, ils reviennent au pain de froment mêlé d'orge, 
mais où le froment domine. Il n'est presque pas de ménage 
qui ne possède une vache et n'engraisse, chaque année, un 
cochon; et, outre cela, nous avons dans mon village, à deux 
pas de la ville, un boucher qui tue deux fois par semaine, et 
qui trouve le débit de sa viande dans le village même et dans 
les villages environnants. Dans les communes où l'on cultive 
la vigne, le paysan boit du vin à tous ses repas; et, dans 
celles où il ne se récolte pas de vin, il ne s'en fait faute au 
cabaret les dimanches et jours de foire. Grâce aux bons che- 

(1) J'ai déjà cité ce passage dans une Notice historique sur Vézelay 
(Annuaire de 1842, 3« part,, p. 96, à la note) \ mais il y avait oppor- 
tunité à le reproduire ici. 



201 

mins que nous devons au rétablissement de l'ancienne corvée, 
qui n'humilie plus personne, parce qu'elle atteint tout le 
monde, il n'est si petit cultivateur aujourd'hui qui ne possède 
un âne, attelé à une petite charrette, et avec lequel il rentre 
lui-même sa récolte, faisant ainsi^ sans se fatiguer, trois fois 
plus d'ouvrage que lorsqu'il marchait derrière Tanimal portant 
à dos la somme de fumier ou 4 gerbillons accrochés à son 
bât. Si le paysan n'a pas encore la poile au pot, il en est bien 
près : il est mieux nourri, mieux vêtu, mieux logé; il a des 
champs à lui; et telle est la progression, qu'il nous faudra 
bientôt, vous et moi, qui ne sommes ni laboureurs, ni vigne- 
rons, lui abandonner la terre, faute de pouvoir trouver des 
bras pour la cultiver. Quand cela arrivera, on y trouvera 
remède, sans doute: en attendant, je ne me ferai pas Técho 
des esprits chagrins qui s'en afSigent, et je me réjouis, au 
contraire, de voir, de ce côté du moins, la société en progrès, 
et le bien-être, qui ne doit pas être le privilège de quelques- 
uns, mais, autant que possible, le partage de tous, se 
répartir plus également entre les membres de la famille 
humaine. 

Je me suis un peu écarté, par cette digression, de mon 
sujet : j'y reviens. 

CÉRÉALES. — J'ai sous les yeux les documents officiels 
qui établissent annuellement, pour chaque commune, le nom- 
bre d'hectares ensemencés et leur rendement par hectare, 
d'après la nature de chaque ensemencement; documents 
fournis par les maires à l'Administration et centralisés au 
chef-lieu de canton. 

Je ne puis reproduire ici ces documents in extenso. J'en 
ai dressé un tableau, formé des années 1861, 1862, 1864 (1), 
1865 et 1866 (cinq années), pour composer une moyenne du 
nombre d'hectares ensemencés, chaque année, et du produit 
moyen par hectare, dans les dix-huit communes du canton, 
afin de mettre le lecteur à même déjuger du degré de fertilité 
du sol de chacune d'elles. 

Ce tableau, produit ici avec tous ses détails, y prendrait 
encore trop de place, et je Tabrège, en indiquant seulement 
les moyennes auxquelles je suis arrivé par des calculs 
vérifiés avec assez de soin pour que je puisse en certifier 
l'exactitude. [Voir tableau A,) 

(I) L'année i865 manquait. 



2»S 

Je n*ai' qa'aiie médiocre confiance dans les documents à 
l'aide desquels ont été établies ces moyennes. Il me semble 
impossible que les maires, et surtout les maires de nos com- 
munes rurales, même avec le contrôle des commissions de 
statistique locale, puissent fournir, avec quelque exactitude, 
ce nombre infini de renseignements qui leur sont demandés 
dans les Questionnaires imprimés qu'on leur adresse, et dont 
je n'ai extrait que ceux relatifs aux principales cultures du 
canton. Tous ces renseignements ne sont donnés, et ne peu- 
vent l'être, que d'une manière plus ou moins approximative, 
suivant le soin qu'on y apporte; mais il faut bien s'en conten- 
ter, faute de mieux. 

Or, il résulte du tableau qui précède que le froment d'hiver, 
l'orge, l'avoine et la pomme de terre sont, et de beaucoup, les 
plus importantes cultures du canton ; qu'on y fait assez 
peu de méteil, et encore moins de seigle; que le froment de 
printemps y est à peine connu ; que l'épeautre ni le maïs n'y 
sont cultivés; et qu'on n'y trouve le sarrazin, cette céréale 
des terrains granitiques, qu'en quantité très-minime et 
dans une seule commune, la commune de Domecy-sur- 
Cure. 

La betterave, le colza, qui réclament un sol fertile; la 
navette, qui se contente d'un sol moins riche, y occupent 
peu d'hectares; la graine de chanvre un peu davantage. 

La culture de l'œillette^ non plus que celle du lin, n'y sont 
en usage. 

A l'égard du rendement, la moyenne, très variable par 
commune, ne dépasse guère, pour tout le canton, 9 hectolitres 
par hectare pour le froment, le méteil et le seigle. Elle s'élève 
à 10 h. 75pourrorge, et àiah. 89 pour l'avoine (1). 

Soie. — Lo Conseil général, pendant quelques années, 
avait inscrit une somme à son budget pour être distribuée en 
primes aux éleveurs de vers à soie, afin d'encourager l'impor- 
tation de c^tte industrie dans le département. J'ai moi-même 
publié, dans l'Annuaire, un petit Traité élémentaire sur la 
matière (2), et planté un assez grand nombre de mûriers. 

(1) Cette moyenne de hectolitres de froment par hectare est in- 
férieure à la moyenne du département, qui était, en 1850, de 44 
hectolitres par hectare, et même à la moyenne de la France entière, 
qui était, à la même époque, de il à 13 hectolitres. (M. Belgrand, 
Annuaire de 1850, 3* part., p. 235.) 

(2) Annuaire de 1839, 3* part., p. 480 et suiv-, SOI et sùiv. 



Mais trois ou quatre propriétaires, au plus, dans 1b départe- 
ment ont tenté, d'y naturaliser cette industrie, et se sont 
promptement découragés^ Je fais moi même arpaoher aiquor- 
d'hui, et non sans regret, une partie des mûriers que j'ai 
plantés et qui avaient parfaitement réussi. Le Conseil géné- 
ral, de son côté, en face de ces tentatives. av<^44es, a auipprir 
mé, depuis longtemps , de son budget toute allocation 
destinée à favoriser le déveroppement de cette industrie nais- 
sante. 

Fourrages.. — Or a vu pks haait qne^ lés prairies natu- 
relles, h, l'origine du cadastre en 1814, çompr43naient 94,0 i\, 
75 a.; à quoi il faudrait ajouter une certaine quantité de pFésr 
vergers, figurant dans une autre câtégoi*ie, quantité minime^ 
d'ailleurs, qui augmenterait de très peu le chiffre de 94.0 
hectares, et que, pour cette raison, on peut négliger. Les 
renseignements statistiques de 1862: donnent aux prairies 
naturelles, pacages et prés-vergers, ainsi qu'il résulte du 
tableau ci-dessous, dressé d'après le Questionnaire de 1862^ 
ceux des années postérieures étant nauets sur ce point, une 
étendue superficielle de 11 68 h. 54 a. 40 ç.; soit une augmen- 
tation de 227 h. 79. a. 40 ç., ou de 1 9.493 p. 0/0; 

Les moyens de comparaison manquent pour les prairies 
artificielles, confondues, dans le cadastre, avec les terres ara- 
bles; mais on sait que, depuis 181 4, et c'est un des progrès 
lesplusvsensiblesde notre agriculture, les prairies artificielles 
ont pris un développement considérable. 

A regard du rendement, que le Questionnaire de 1862 
évalue, en moyenne, pour les prés à faucher, à 44 q. m. par 
hectare, regain compris, pour le canton entier, ce qui éqijii=- 
v^ut à tout près de 900 bottes de foin (là botte de 5 kilo^^*.] 
par hectare, cette évaluation me semble un peu forcée. 

J'en dirai autant du prix moyen du quintal métrique de 
foin, évalué, dans le même document, à 8 fr.13, ce qui porte 
les 100 bottes, ou le millier de foin, à 40 fr. 65 ; moyenne 
supérieure d'un quart ou d'un cinquième au moins, selon 
moi, même à ce que le Questionnaire appelle'une bonne année 
moyenne. 

Ces réserves faites,voîci, en ce qui concerne les fourrages, 
ou produits des prairies naturelles et artificielles^ le tableau 
dans lequel se résument les renseignements fcarnis par le 
Questionui^irede 1862 ; • - 



r ABIiBAV présentanti par commune et pour le canton entier, le nombre d'hectares 

prix moyen du quintal métrique de foin ou de 



NOMS DBS COMMUNES. 



A. PRÉS NATURELS BT PACAGES. 

Etendue en hectares des /à faucher . 
prés irrigués ou non irri- 1 
gués (prés-vergers com-i 
pris). (à p&turer . 

Produit moyen, par hect., (k faucher . 
en quintaux métriques] 
(regain compris) des prés (à p&turer . 

Prix moyen du quintal métriq. de foin. 

(100 kil.) 

! Etendue en hectares . . 
Produit total approximatif. 
Valeur de cette production 

B. PRAIRIES ARTIFICIELLES. 



▲sniè- 
res. 



Trèfle 

de toute 

nature 



Sainfoin 



Etendue en hectares. . 

Produit moyen, par hect., 
en quint, métr. (regain 
compris) 

Prix moyen du quint, met. 
de fourrage (100 kil.). . 

/Etendue en hectares. . . 

Produit moyen, par hect., 
en quint, met. (regain 
compris) 

Prix moyen du quint, met. 
de fourrage 



Luzerne 



Etendue en hectares . . 

I Produit moyen, par hect., 
en {quint, métr. (regain 
compris) 

Prix moyen du quint, met. 
de fourrage 



Raygrass 



Mélanges 



' Etendue en hectares. . . 
^Produit moyen, par hect., 
I en quint, métr. (regain 

i compris) 

'Prix moyen du quint. met. 
de fourrage 

Etendue en hectares. . . 

I Produit moyen, par hect., 
en quint, métr. (regain 
compris). • • ^ • . 

Prix moyen du quint, met. 
de fourrage. • • • . 



SI 

n 
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Asqains. 



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sor- 

Gnre. 



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20 

6 tf 
15 
25 

7 ff 



30 
6 ff 
tf 



de prairies naturelles et artificielles ; leur rendement moyen annuel par hectare, et le 
fourrage, d'après le Questionnaire de 1862. 



Foissy. 


Fonte- 
nay. 


Givry. 


Lichères 


Mon- 
tlllot. 


Pierre- 
Pertais. 


Saint- 
More. 


Saint- 
Père. 


Tharoi- 
seau. 


Vézelay. 


Vott- 
tenay. 


TOTAUX 
et moyennes 

pour le 
eanton entier. 


U 


100 


39 


7 


30 


74 


28 28 


148 50 


18 


18 36 


23 74 


997 99 40 


i3 


2 


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10 


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30 


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30 


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62 


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44 50 


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3 


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22 50 


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6 n 


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10 . 


5 


22 62 


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3 


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4 


6 


4 


10 


255 62 1 


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20 


45 


40 


40 


45 


45 


30 


6 


45 


60 


40 65 


6 n 


6 n 


7 1» 


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7 ff 


6 ff 


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7 50 


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5 


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Ç Kfi 



206 

TiMus. — i'ai indiqaé plus baut la plaee importa&te 

3u*oceupe la vigne dans notre agriculture cantonale. Il esl 
ifficile d'établir, pour la production viticole, une nooyenne 
de rendement, comme pour les céréales. Le produit varie, 
d*un extrême à Tautre, suivant la qualité du sol, Fâge de la 
vigne, la nature da cépage. Telle vigne donnera cent feuil- 
lettes (la feuillette de 136 litres) à Thectare ^ telle autre à 
peine le tiers, le quart, le cinquième de cette quantité. Puis, 
à la suite de gelées printaniëres auxquelles la vigne n*est que 
trop sujette, dans nos contrées boisées, rendues plus froides 
et plus humides par les vapeurs qui se dégagent de nombreux 
cours d*eau, on sera plusieurs années de suite à récolter très- 

f^efu; ou!)ien la récolte manquera tout-à-fait: comment, dès 
or3, assujettir un produit aussi variable à des calculs qui 
aient quelque rigueur? 

Voici pourtant, sur ce point, les renseignements que je 
trouve dans les ré|!)onses au Questionnaire de186';iS, le seul 
de ceuxnois à ma disposition qui posât des questions relatives 
à la vigne ; à la superficie qu'elle occupe ; à son produit 
moyen en hectolitres par hectare, et au prix moyen de Thec- 
toHtre d^vin rouge et de vin blanc. 



'liectolitre de vin 
i précédente. 

Vin blanc 


* 




Prix moyen de 1 
de la récolti 

Vin rouge. 


Ckdoofe^ao ao * O O an» o QO 9i Q e ^ 


& 
^ 


n par hectare 
.0 litres. 

Bonne année 
moyenne. 


^^^IQ lO ^lOO^KdSlO ^lO^fcO 




Produit moye 
en heci 

En 1862. 


■222S "s 'S2S*SiSSISSîSï2«' 


Xi 


3n hectares. 

Jeunes vignes 
non encore 
productives. 


• 


s 

§3 

1 , 


Superficie < 

Vignes 
en plein rapport. 


J 5 5 gS 

•<^ooe«ioioa5 ^ 

.aaOo«o ko Q99QG^coi>oQioao»n 
n o>ao<^ lo SoHi <o «i «o ia *« O) lo 
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8 pour 
r, . . 




Asnières 

Asquins . • . 
Blannay. . . . . 

Brosses 

Ghamoux • . . . 
Châtel-Censoir. . . 
Domecy-sur-Cure . 

Foissy 

Fontenay • . . . 

Givry 

Lichères . . . 
Montiliot . . . . 
Pierre-Pertuis . < 
Saint-Moré . . . 
Saint-Père. . . . 
Tharoiseau • . . 
Vézelay. . . . 
Voutenay . . . 


1 Totaux et moyenne 
le canton entie 



208 

Du tableau qui précède il ressort que ia vigne, qui ne figu- 
rait au cadastre, en 1814, ainsi qu'on l'a vu, que pour une 
quantité de 1197 h. 59 a 80 c, avait, en 1862, une étendue 
superficielle de 1415 h. 76 a. 75 c. ; soit, en plus, 218 h. 
16 a. 95 c. Et la progression continue, car on plante plus 
qu'on n'arrache. 

A l'égard du produit qu'on évalue, en bonne année mo- 
yenne, à 30 hectolitres environ par hectare, pour le canton, 
cette évaluation me semble un peu faible. On peut dire, je 
crois, sans trop s'écarter de la vérité, qu'en moyenne, les 
vignes rouges bourgeoises, où le pineau domine, produisent 
de 12 à 15 feuillettes (16 à 20 hectolitres] à Thectare, et 
les vignes communes, d'où le pineau est rigoureusement 
banni et remplacé par un cépage inférieur, mais plus pro- 
ductif, appelé Yerrot dans le pays, de 40 à 50 feuillettes 
(54 à 68 hectolitres) également à Thectare. 

Le produit des vignes blanches peut être évalué à un tiers 
ou à un quart en sus. 

Le prix du vin n'est pas moins variable que le produit de 
la vigne^ et il est pareillement très-difiicile de le ramener à 
une moyenne. Dans les années de grande abondance, ou 
quand le vin est de mauvaise qualité, le prix descend très- 
bas; il s'élève, au contraire, dans une proportion notable, 
quand il y a disette ou que le vin est de qualité supérieure. 
Je trouve, à cause de cela, la moyenne indiquée de 37 à 38 
fr. pour les vins rouges, et de 31 à 32 fr. pour les vins blancs, 
un peu forcée. 

Nos vins (je parle surtout des vins communs) se consom- 
ment généralement dans le pays; le Morvan est notre prin- 
cipal débouché. Leur qualité, pourtant, devrait les faire 
rechercher pour la consommation parisienne ; mais nous 
avons la réputation de les tenir un peu chers, et cela éloigne 
de nos contrées les marchands de Taris. 

ÀNIMAIJX DE FERME ET DE BASSE- COUR. — Uu SCUl dCS doCU- 

ments officiels, parmi ceux qui m'ont été obligeamment com- 
muniqués, le Questionnaire de 1862, dont j'ai déjà parlé, 
fournit des renseignements sur le nombre de têtes de gros 
et de menu bétail existant dans chaque commune, qu'il 
s'agisse de bêtes de travail ou d'animaux destinés à la bou- 
cherie, ainsi que sur le prix ou la valeur moyenne d'un 
animal de chaque espèce. Il indique aussi, mais par appro- 



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Tout incomplet qu'il est, le tableau qui précède offre ce 
rapprochement curieux^ que, dans plusieurs communes, celles 
de Blannay, Chamoux, Foissy et Saint-Père, le salaire des 
journaliers hommes, si les renseignements fournis sont exacts, 
aurait été moindre en 1866 qu'en 1862, et accuserait ainsi 
une tendance à la baisse ; tandis que c'est le contraire qui 
se produit généralement et qui a eu lieu dans les autres com- 
munes, et même d'une façon assez marquée dans celles de 
Brosses, Fonlenay, Monlillot, Saint-Moré et Vézelay. La mo- 
yenne, cependant, pour le canton entier, est un peu plus 
forte en 1866 qu'en 1862; mais la différence est si faible 
[19 et 10 centimes) qu'on peut dire que les salaires, depuis 
1862, sont restés station naires. Ils sont, du reste, assez 
élevés (1 IV. 52 et 2 fr. 09, en temps ordinaire; 2 fr. 07 et 
2 fr. 97, pendant la récolte, suivant que les journaliers sont 
ou ne sont pas nourris) pour que l'Agriculture s'inquiète, à 
juste raison, de les voir s'élever encore. 

Pour supporter même un tel rehaussement dans le prix de 
la main d'œuvre, depuis dix ans (1), il faut que le propriétaire 
s'attache à améliorer sa culture, afin d'en augmenter les 
produits. 

Indiquer ici, et en détail, ces améliorations serait sortir 
de mon cadre, et l'on me refuserait, d'ailleurs, compétence 
pour cela. 

La tâche, du reste, a été remplie, pour Tarrondissemenl 
même auquel appartient le canton de Vézelay, par M. Bel- 
grand, dans l'œuvre que j'ai déjà citée, et que suflBt à recom- 
mander le nom de son auteur. 

FLANDIN, 
Membre du GonseU général. 

(4) Le Questionnaire de 18S5 indique quel était le salaire moyen 
d'un bon journalier agricole, nourri et non nourri, en temps ordi- 
naire et pendant la récolte, dans Tannée 1856 et les années suivantes ; 
et il en ressort que le salaire moyen, en 1856, pour le canton entier, 
était seulement de i fr., en temps ordinaire, et de 1 fr. 1% pendant 
la récolte, pour le journalier qui était nourri ; de 1 fr. 56, en temps 
ordinaire, et de 2 tl*. 08 pendant la récolle, pour le journalier non 
nourri. Ces chiffres, comparés à ceux de 1866(1 fr. 52 et 2 fr. 09,dans 
le premier cas; 2 fr. 07 et 2 fr. 97, dans le second), donnent une 
augmentation de f. 65, en moyenne,sur un salaire moyen de 152 f., 
c'est-à dire une augmentation de plus des deux cinquièmes. 



LES CHEVALIERS 



DU NOBLE lEV DE L'ARQVEBVSE DE NOYERS. 



Au xvii'' siècle, la plupart des villes un peu importantes 
possédaient une Société de Chevaliers de l'Arquebuse. Henri 
IV, zélé partisan de cet exercice, en avait favorisé le dé- 
veloppement par de nombreuses lettres patentes, « tant 
« pour diverlir les habitants de Toisiveté, débauches et jeux 
« dissolus, que pour faire acquérir l'expérience et Tassu- 
« rance des armes. » 

Noyers, qui se piquait de n'être pas une des villes les 
moins importantes de la Bourgogne, qui se trouvait chef-lieu 
d'un bailliage et d'un comté, et dont le nom avait joué un 
grand rôle dans les annales bourguignonnes, ne pouvait 
manquer d'avoir une société de ce genre. Après avoir sub- 
sisté pendant assez longtemps après le règne de Henri IV, 
cette société fut, pour des motifs qui ne nous sont pas connus, 
complètement dissoute. Ces associations avaient du reste été 
interrompues dans presque toutes les villes de France. Mais 
pendant les dernières années du règne de Louis XIV, elles se 
reformèrent de toutes parts. Chaque cité tenait à honneur 
d'inviter les cités voisines, et cette confraternité donnait une 
émulation aux concurrents qui venaient disputer le prix de 
l'oiseau. Ces réunions avaient encore pour résultat de favo- 
riser le commerce et de donner un peu de vie au pays qui 
servait de théâtre à ces séances annuelles. 

Les comices agricoles remplacent de nos jours ces réunions 
qui répondaient à des idées d'un autre âge. Maintenant on 
rend, avec justice^ à l'agriculture un hommage que l'on ac- 



213 

cordait jadis à l'adresse et à la force physique. Autre temps, 
autres mœurs. Un repas servait alors, comme aujourd'hui, 
de trait-d'union aux divers membres de chaque société ; et 
cet exercice^ cela soit dit sans médisance, n'était pas le 
moindre charme de la solennité. Au regard de cet exercice, 
la réputation de nos pères n*est plus à faire ; tel vainqueur, 
au noble jeu de TArquebuse, tenait à conserver le sceptre de 
la royauté la fourchette à la main^ et à donner le certificat de 
son incontestable capacité. 

Après avoir été dissoute au xviie siècle, la compagnie 
des Chevaliers de l'Arquebuse se reforma à Noyers, en 
1713, sous l'impulsion de quelques notables du pays. Nous 
ne donnerons pas ici l'acte constitutif de cette association, 
d'abord parce qu'il est long, et surtout parce qu'il nous parait 
calqué sur des actes semblables publiés dans d'autres cités 
de notre province. 

Le jour même que fut signé l'acte d'association des che- 
valiers, Pierre de Selle, seigneur d'Archambaud, avocat à la 
cour, conseiller du roi, maire perpétuel de Noyers et colonel 
de la coaipagnie des Chevaliers de l'Arquebuse fit titer 
l'oiseau, et François Clergé l'ayant abattu fut salué et em- 
brassé par tous les chevaliers à titre de roi. 

L'année suivante, la ville de Dijon voulut célébrer la paix 
générale qui mettait fin à la guerre de la succession d'Es- 
pagne. Les Chevaliers de l'Arquebuse de Dijon saisirent celte 
occasion pour donner une fête et rendre aux autres com- 
pagnies les honneurs du prix qu'ils avaient remporté à 
Châlon. Les chevaliers de Noyers assistèrent à cette solen- 
nité qui dura deux jours et eut lieu en présence du prince de 
Condc, gouverneur de Bourgogne. 

En 1721, les ambassadeurs de la Porte Ottomane passèrent 
à Noyers : on voulut leur faire fêle et l'on se rendit au-devant 
d'eux en grande pompe et en corps. La cérémonie fut ce- 
pendant troublée par une collision qui s'éleva entre le capi- 
taine de la bourgeoisie et les Chevaliers de l'Arquebuse au 
sujet du rang que chacun devait occuper dans la marche. Des 
plaintes furent adressées au gouverneur de Bourgogne. 
Défenses furent faites aux chevaliers de s'assembler pour des 
exercices autres que ceux relatifs à l'organisation de leur 
compagnie. Ils furent même complètement assujettis à l'au- 
toriié du capitaine de la milice bourgeoise, auquel seul appar- 



2U 

tenait le droit de réunir les habitants et de faire prendre les 
armes dans les cérémonies publiques. 

Peu après, eut lieu la bénédiction de la cloche de Noyers, 
dont le duc de Luynes, seigneur de Noyers, fut nommé 
parrain. A tout seigneur tout honneur. Le duc se fit repré- 
senter par son bailli, et les Chevaliers de TArquebuse assis- 
tèrent à la cérémonie ; mais le porte-enseigne, Piault, qui 
avait contre le bailli des motifs personnels d'animosité, refusa 
d y comparaître et d'y porter le drapeau ; on le dégrada de 
ses insignes, et le drapeau fut rendu au capitaine. 

Jusque là tout allait bien. Les faits et gestes de la Com- 
pagnie sont religieusement indiqués sur le registre des délibé- 
rations. Les Chevaliers qui figurent le plus souvent parmi les 
rois du jeu sont : André Boycr, Jacques Boyer, Jean Gau- 
iherin, Jean Colas, Edme Clémendot. Jean Tournier, ayant 
remporté le prix trois années de suite fut nommé empereur, 
et en cette qualité fut exonéré de tout impôt sa vie durant. 

Nous citerons les principaux chevaliers, dont les noms rap- 
pellent d'anciennes familles de Noyers : 

Pierre Boyer, contrôleur des exploits du bailliage de 
Noyers, premier échevin ; 

André Boyër, avocat ; 

Jacques Boyer, bourgeois ; 

Jean Gautiibrin, subdélégué de Tintendant de Bourgogne ; 

Edme Clémendot, receveur du grenier à sel ; 

Pierrre Goulier, avocat : 

Jean Tournier, chirurgien ; 

Henry Leclerc, bourgeois ; 

Denis Cheney, bourgeois ; 

Pierre Franc, huissier à cheval ; 

Pierre Piault, avocat ; 

François Clergé, sergent-major ; 

MiGNARD Jean-Baptiste, bourgeois ; 

Michel Colas et Jean Colas, son fils ; 

Zaccharie Jazu, bourgeois ; 

Pierre-Nicolas Jazu ; 

Pierre Bréchemin, bourgeois. 

Il n'y avait qu'une quinzaine d'années que la Société fonc- 
tionnait, et hélas ! il faut le dire, le zèle des membres avait 
sensiblement baissé. Une hostilité sourde entre plusieurs 
chevaliers préparait la dissolution de la Société. Les comptes- 



215 

rendus se ressentent aussi de ce relâchement et de cette dé- 
cadence ; les enrôlements nouveaux sont rares, et les procès- 
verbaux trahissent celte aniraosité. Au bas de l'acte de nomi- 
nation de Denis Moreau, avocat, on lit cette plaisante note : 
« Ledit Moreau ayant dit qu'il vouloit réclamer contre sa ré- 
cepiion, on l'a chassé sans vouloir l'entendre, ayant fait la 
beste à cause de sa femme dont il est l'esclave. » 

Les statuts de la Société étaient si peu observés que le roi 
du jeu se permit, en 4 725, de donner, au lieu du prix indiqué, 
un certain nombre d'assiettes. Le premier prix gagnait 12 
assiettes, le second 10, et ainsi de suite. 

L'année suivante les assieiles sont remplacées par des bou- 
teilles de vin. Celui qui abattait l'oiseau avait droit à 10 bou- 
teilles ; le second prix n'en avait que 8, etc. Le livre-journal 
des chevaliers du noble jeu ne dit pas si les vainqueurs 
étaient obligés de faire séance tenante les honneurs de leur 
prix. 

Les membres de la Société, qui étaient tenus de se réunir 
plusieurs fois chaque année, finirent par ne plus s'assembler 
du tout. Us prétendaient qu'il faisait trop froid l'hiver ; il 
est vrai qu'ils ne se réunissaient pas davantage pendant la 
canicule, et que la température ne pouvait même fournir un 
prétexte à leur mauvais vouloir. 

Enfin la Compagnie des Chevaliers de l'Arquebuse devint 
ce que devient malheureusement toute Société de ce genre : 
après un certain nombre d'années d'existence elle succomba ; 
et en 1731 il n'était déjà plus question d'elle. 

£RNËST PETll. 



NOTE 



SUR L'HORLOGE DE LA VILLE D'AUXERRE. 



Nous publions, cette année, un magnifique dessin de l'hor- 
loge communale d'Auxerre, telle qu'elle est sortie de la main 
des artistes du xv® sièle, et qu'elle apparut alors aux yeux 
des Auxerrois émerveillés. Elle est couronnée de la flèche 
tant regrettée qui fut détruite par un incendie en 1825, et 
remplacée pai un mesquin campanile que la libéralité bien 
entendue des descendants des bourgeois du xv^ siècle ferait 
facilement disparaître pour j rétablir Taiguille primitive. 

Nous n'avons pas l'intention de refaire la notice publiée 
dans YAmiuaire de 1841, et qui contient des détails très 
intéressants sur l'horloge avec l'historique de sa construction. 
Nous me ferons qu'y ajouter quelques faits et rectifier quel- 
ques erreurs que l'auteur de cette notice a reproduites, sur 
l'autorité de ses prédécesseurs. 

Ainsi c'est h tort qu'il fait remonter Tâge des murs de la 
cité romaine d'Auxerre au temps de César, en s'appuyant sur 
la fameuse inscription à'Aulus Hirtius et Caius Vibius 
Pansa, cess. Ces murs sont au plus du ive siècle, et 
sont construits, dans les parties en pierres de taille, avec des 
débris des monuments payens démolis après le triomphe du 
christianisme sous Constantin : c'est un fait bien constaté 
aujourd'hui que la plupart des enceintes romaines des villes de 
la Gaule n'ont pas eu d'autre origine. On peut voir au musée 
lapidaire appartenant à la ville de Sens notamment, les ri- 
chesses en statues, colonnes, frises, etc., etc, qui ont été tirées 
des murs romains démolis depuis trente ou quarante ans. 



217 

La cité d'Auxerre fut donc élevée sur la hauteur pour 
mettre les habitants à Tabri des invasions des Barbares qui 
menaçaient la Gâule, et la ville gauloise A^Autricum et non 
de Vellaunodunum, qui s'étendait dans la vallée où coule le 
ruisseau de Yallan, fut abandonnée à son sort et ne tarda pas 
à être détruite. 

G*est à Tangle nord-ouest de la cité que fut construit le 
château ou la résidence des comtes mérovingiens, et notre 
dessin nous en montre rentrée sur la gauche. Cette porte à 
plein-cintre était couronnée de créneaux. On Ta heureusement 
conservée dans les derniers travaux qui s'opèrent pour 
donner au vieux palais une destination scientifique. 

Les bourgeois d*Auxerre jouissaient dès le xiii' siècle d'un 
régime municipal complet, qui fonctionna longtemps ; toute- 
fois ils n'avaient pas d'hôtel-de-ville, et les assemblées géné- 
rales des habitants se réunissaient dans Téglise des Corde- 
liers, ces moines aimés du peuple. Les titres ou archives de 
la ville étaient conservés daas la tour de l'église Saint-Ëusèbe, 
et la ville payait pour ce service une redevance de 4 livres par 
an (1). Enfin une grosse horloge à ressorts et à sonnerie^ 
achetée en 1411 par les bourgeois, fut également placée dans 
cette tour qui s'élève au centre de la ville, ce qui permet de 
faire entendre, dans les principaux quartiers, le son de la 
cloche. C'était également là que se plaçait le guetteur qui 
surveillait au loin la campagne et signalait au besoin rappro- 
che d'un parti ennemi. 

Il se passa cependant encore longtemps avant que la ville 
d'Auxerre, à l'exemple de beaucoup d'autres cités, pût se 
faire construire une horloge digne de son importance, avec un 
beffroi portant la cloche communale. Les villes du nord de la 
France, telles que Lille et Valenciennes, en Picardie, Saint- 
Quentin, et bien d'autres, étaient fières de leur beffroi, alors 
qu'Auxerre en était encore réduit à faire montre de la cloche 
des Cordeliers. Plus près de nous Sens avait, dès le xuie siècle, 
son beffroi à la Porte Commune, grand édifice aujourd'hui 
démoli et qui s'élevait en place de l'arc de triomphe de la 
Porte Dauphine, 

En 1455, Avallon faisait bâtir sa belle horloge, qui est 

(1) Annuaire do l'Yonne, i84i, p. 68, Nj(ic$sur l'HoNoff.e^ par 
lU. L.ccl)a(. 



218 

encore debout et n'est pas le moins beau des monuments 
qui décorent cette jolie ville (1). 

Enfin une charte de Jean de Bourgogne, comte d'Etampes 
et usufruitier du comié d*Auxerre, datée du 1 6 août 4 457, nous 
apprend que les habitants avaient décidé de faire construire 
une horloge. Le comte, sur leur demande, les autorise à la 
placer sur la porte de la cité ouverte auprès de son château, 
el à monter la cloche sur une tour voisiae qu'on appelait la 
Tour Gaillarde (2). 

Mais des malheurs sans nombre, la peste, la dernière 
guerre du duc de Bourgogne Charles-le-Téméraire avec 
Louis XI, empêchèrent l'exécution du projet de l'horloge, et 
les travaux commencés en 1460 traînèrent en longueur pen- 
dant plus de trente ans; la Tour Gaillarde, qui était aupara- 
vant carrée, fut découverte et arrondie, et l'arcade qui soutient 
le cadran fut construite, mais on avait seulement placé à côté 
les roues de l'horloge sans la sonnerie (3). En 1469, les 
habitans passèrent un marché avec maître Jean, horloger, 
pour la fourniture des mouvements de l'horloge. 

Jean Frémy, charpentier, construisit la charpente du 
beffroi, dont les bois furent tirés de la forêt d'Héry. 

Jean Caradon fondit la cloche à Paris. Martinet Duchesne 
fournit le fer, que Jean Donnot, serrurier, mit en œuvre, et 
dressa la flèche et les pinacles qui sont autour. Didier Gagne- 
bien, couvreur, revêtit le clocher de plomb et d'ardoise, et 
Jean de Billy, orfèvre, fit un cadran en émail avec des carac- 
tères gothiques, qu'on voyait encore au milieu du siècle 
dernier (4). 

Ces divers travaux ne purent s'exécuter, comme on le pense 
bien, que successivement. Lebeuf rapporte aussi (5) que la 
dépense de la cloche et celle de la plomberie qu'on voulait 
faire magnifique étaient un peu fortes pour le temps et qu'il 
fût besoin d'y employer les deniers communs des habitants, 
en plus grande quantité que dans les dépenses ordinaires. On 



(1) V. dessin, Annuaire de l'Yonne, 1866. 

(2) Arch. de la ville. 

(3) Potel, Recueil de pièces d'antiquité. — Horloge d'Auxerre, 
1776, p. 83. 

(4) Potel, ibid. p. 85. 

(5) Mémoires sur l'Histoire civile d'A tucerre, i. ii, p. 34à. 



219 

crut devoir se munir de la permission du Roi. Charles VIII, 
qui avait, comme son père Louis XI, pour la ville d'Auxerre 
une bienveillance particulière, ce dont leurs nombreuses 
lettres font foi (1), accorda avec empressement aux habilanls 
l'autorisation de puiser dans la caisse des deniers commu- 
naux pour payer les dépenses de l'horloge et de sa flèche 
« pourvu toutes fois que la pluspart des manans et habilans 
« se consentent à ce, » ajoute le roi dans ses lettres paten- 
tes du 20 janvier 1483 (1484). 

C'est donc de ce temps que date la belle horloge dont aotre 
dessin reproduit l'image, mais dont il ne reste debout que 
le cadi*an et la tour découronnée de sa flèche élégante. 

(Les Editeurs). 



(1) Voyez Mémoires sur C Histoire civile d'Auxerre, t. ii, aux 
Preuves, n«' 243, 245, 254 à 257, 259, 265, 262, 265, 266. 



LE MARÉCHAL DE CHASTELLUX (i). 



Le personnage dont notre lithographie reproduit les traits 
est sans contredit une des plus grandes figures de l'illustre 
lignée des Chastellux. 

Claude de Beauvoir, sire de Chastellux, depuis maréchal de 
France, naquit vers Tan 4385 ou 1386 au château de Chas- 
tellux. Son père, Guillaume de Bordeaux, seigneur de Beau- 
voir, de Chastellux. etc., était conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. 11 était donc appelé 
par sa naissance à occuper auprès des ducs de Bourgogne un 
rang considérable. De plus les liens féodaux devaient néces- 
sairement Tassocier à la fortune politique et militaire de ces 
puissants seigneurs. 

•D'abord placé auprès du comte de Nevers, où il fit pour 
ainsi dire son apprentissage dans le métier des armes, il fut 
bientôt appelé auprès du duc de Bourgogne, Jeari-Sans-Peur, 
qui se l'attacha comme chambellan. 

C'était à cette époque désastreuse du règne de Charles VI 
où la France, déchirée par les luttes intestines, et envahie 
par les Anglais, semblait près de sa ruine. Les Bourguignons 
et les Armagnacs se disputaient le pouvoir. Jean-Sans-Peur, 
qui, après avoir dénoncé les excès des Armagnacs et Tempoi- 
sonnement des deux dauphins, Louis et Jean, avait résolu de 
marcher sur Paris, confia le commandement d'une partie 
de ses troupes au seigneur de Chastellux et l'appela en Nor- 

(1) Voir l'Annuaire, années 1838 et 1840, Notices sur la Cathédrale 
d'Auxerrepar M. Challe, sur Cravan par M. Quantin, sur le château 
de Chastellux par M. le baron Chaillon des-Barres, qui nous ont four- 
ni les matériaux de la note qu'on va lire. 



221 

mandie (U17). Chastellux entra à Rouen, et s'empara de 
Loiiviers occupé par les Anglais, malgré-une défense éner-^ 
gique et meurtrière. 

Les services éclatants de Claude de Chastellux appelèrent 
Taliention du roi, qui le gratifia des domaines saisis sur 
Charles de la Rivière, lui accorda une indemnité mensuelle 
de 400 livres et le nomma commissaire-général de ses finan^ 
ces en Languedoc, 

Le traité de Montereau ne fut qu'une courte trêve entre les 
deux factions ennemies. La lutte recommença plus acharnée 
et Chastellux fut rappelé parle duc de Bourgogne vers Paris» 
où les Armagnacs, ayant fait exiler la reine Isabeau de 
Bavière, s'étaient emparés du malheureux roi (1418). 

L'histoire a dit comment la porte Saint-Germain fut ou- 
verte aux Bourguignons dans la nuit du 28 au 29 mai de cette 
année par Perrinet Leclerc fils d'un des échevins de Paris. 
C'est dans celte nuit que le sire de Chastellux, ainsi que 
Philippe de Villiers de 1 Isle-Adam, et Guy de Bar, seigneur 
de Presie et bailli d'Auxois, entrèrent dans Paris aux cris de: 
Vive le roi et le duc de Bourgogne qui abolie les impôts, La 
le faction d'Armagnac était écrasée. Le connétable d'Armagnac 
et chancelier étaient morts, le dauphin en fuite. Le parti du duc 
de Bourgogne et du roi, car c'était le même alors, triomphait. 
Le 2 juin on réunit un Conseil qui devait aviser aux moyens 
de pacification. C'est dans ce Conseil que le Sire de Chas- 
tellux et Villlîers de l'Isle-Adam furent créés maréchaux de 
France. 

Nous ne ferons que mentionner les diverses fonctions dont 
Chastellux fut investi après ces événements, qui avaient mis 
en relief son intelligence, sa bravoure et son dévouement. Il 
est d'abord nommé lieutenant et capitaine du duché de Nor- 
mandie; plus tard il est envoyé à deux reprises comme am- 
bassadeur auprès du comte de SaintrPaul, le chancelier et le 
prévôt de Paris, pour traiter de la paix générale du Royaume. 
Enfin, en 1420 il était pourvu du gouvernement du Nivernais 
et du Donziois. 

Le fait le plus important de la carrière militaire du maré- 
chal de Chastellux est assurément la prise de Cravan. Le roi 
Charles VI était mort, le jeune Henri VI d'Angleterre avait 
été proclamé roi de France à Paris. Le Dauphin, le petit roi 
de Bourges, depuis Charles VII, auquel il ne restait qu'Or- 



222 

lëaDS, Bourges elles provinces au delà de la Loire, avait levé 
une armée pour secourir quelques seigneurs qui dans le Nord 
résistaient encore aux Bourguignons. Jean-Sans-Peur, on le 
sait, avait éié assassiné sur le pont de Moniereau, et son 
successeur Philippe-le-Bon, animé par le désir de la ven- 
geance, s'était allié à la reine Isabeau et aux Anglais. 

Nous ne voulons point entrer dans de grands détails sur 
les événements dont le maréchal de Cliastellux fut alors un 
des principaux héros, événemenis qui ont élési complètement 
décrits dans l'Annuaire de 1838 et (te 1840 par les his.to- 
riens de la Cathédrale d'Anxerre, de Cravan et du château 
de Chastellux. Nous nous bornerons à en rappeler sommai- 
rement les faits principaux. 

Les Ecossais ayant à leur léie le comte de Douglas, con- 
nétable d'Ecosse, Jean-Stiiart et d'autres capitaines, s'étaient 
joints au Dauphin, qui ordonna au connéiable de se diriger 
surGien. Maîtres de Gien, les royalistes voulaient une place 
sur l'Yonne qui pûi leur assurer le passnge de cette rivière. 
La petite ville de Cravan, appartenant au Chapitre d'Auxerre, 
sur laquelle il avait jeté leurs vues, ouvrit donc ses portes au 
Bâtard de la Beaume et à Tanneguy-Ducltâtel, après avoir 
chassé les Bourguignons. Mais cette place fut aussitôt reprise 
par un parti de Bourguignons commandé par le maréchal de 
Chastellux et le bciilli d'Auxerre, qui s'y étaient fortifiés. 

Nous sommes en juin 1423. 

« Aloi*s l'armée du Roi, dit M. Quantin, l'historien de Cravan, 
(Annuaire 1840, page 72), qui avait doublé sa marche pour 
empêcher la ville de tomber au pouvoir du sire de Chastellux, 
arriva aux pieds des murs, décidée à s'en emparer à quelque 
prix que ce fût; car il s'agissait d'avoir un passage sur 
l'Yonne et une place d'armes qui pût, au besoin, servir de 
magasins ou de retraite à l'armée qui s'aventurait en Cham- 
pagne. Plusieurs assauts ayant été donnés sans succès, on 
convertit le siège en blocus. 

« Pendant ce temps, le sire de Chastellux, qui commandait 
la place, répariil ses forces sur les remparts et dans les tours, 
et envoie, en toute hâte, des courriers en Bourgogne pour 
demander des secours, annonçant qu'il était déjà menacé de 
la famine, la place étant sans provisions. Le Duc était absent, 
la Duchesse douairière, étant sans nouvelle, rassembla toute 



223 

la noblesse qui dut, sous la conduite du bailli de Dijon, se 
rendre à Arnai-Ie-Duc oîi le Maréchal de Bourgogne s'était 
déjà porté se dirigeant sur Cravan. Les troupes anglaises qui 
étaient dans le INord arrivèrent aussi au nombre de quatre 
mille hommes. 

« Les confédérés réunis à Auxerre marchèrent sur Cravan, 
le 30 juillet, et le lendemain eut lieu cette fameuse bataille 
où les Anglo-Bourguigoous vainquirent les troupes royales. 
Celte défaite àiYêia coui*t la marche de l'armée du Roi sur 
le Nord, abattit le courage de ses partisans et amena la prise 
de plusieurs villes de l'Auxerrois qui tenaient encore pour 
lui. Le duc de Bourgogne, en apprenant celte victoire à l'ab- 
baye de Dun-sur-Mer, épi*ouva tant de joie qu'il fit chanter un 
Te Deum en action de grâces (I). A Auxerre, l'enthousiasme 
fui si grand que le Chapitre Saint-Etienne institua à perpé- 
tuité, dans la cathédrale, une messe de la victoire. Ne sa- 
chant comment i*econnaitre le noble procédé de Chastellux, 
qui lui avait rendu, gratuitement, sa ville de Cravan, il dé- 
cida qu'tà perpétuité les sires de Chasteilux seraient chanoi- 
nes de la cathédrale et jouiraient de la prébeode attachée au 
canouicai (2). » 

Ainsi le maréchal de Chasteilux était chanoine du Chapitre 
de la cathédrale d'AuxeiTe et jouissait, à charge de résidence, 
des revenus attachés à cette dignité, Ce canonicat donnait 
aux sires de Chasteilux voix et séance aux assemblées du 
Chapitre en qualité de premiers chanoines ; le même droit 
leur était acquis aux Chapitres affiliés de prières avec Téglise 
d'Auxerre. 



(1) Archives de la Côte-d'Or. 

(2) Les descendants du sire de Chasteilux ont toujours tenu à hon- 
neur de prendre possession de leur titre de chanoine dans le costume 
mi-parti ecclésiastique, mi-parti guerrier. — On voit encore aujour- 
d'hui leur stalle à gauche en entrant dans le chœur de la cathédrale. 
— Là, une inscription, sur marbre noir, placée derrière le chœur, à 
droite, nous indique" la place du tombeau du maréchal Claude de 
Chasteilux et de son neveu Georges. Ce tombeau, détruit pendant la 
révolution de 1793, fut remplacé par un monument en marbre blanc, 
élevé par M. le comte César de Chasteilux, en i8i;2. et placé dans la 
chapelle de la Vierge qui est proche. Il est à regretter que dans cette 
œuvre les armes de la maison de Chasteilux n'aient pas été Udéle- 
ment exécutées. On a placé au-dessus un bas relief qu^on croit à tort 
représenter la bataille de Cravan. 



32i 

C*est6ncorele maréchal de Chastellux qui en i 426 est chargé 
par Philippe-le-BoD du soin de reprendre Uailly»Ch&teau> qui 
avait été enlevé par Thibaut-de-Thermes. C'est lui que nous 
voyons parmi les personnages considérables appelés à défen- 
dre les intérêts du duc de Bourgogne à la signature de la 
fameuse paix, ou plutôt tentative de paix, d'Auxerre de 1432. 

Philippe-le-Bon n'épargna pas les faveurs et les récompen- 
ses au capitaine dont il avait éprouvé à un si haut point le 
dévouement et en 4445 il l'investit de nouveau du comman- 
dement du Nivernais. C'est à cette époque que s'arrête la car- 
rière active du maréchal, qui mourut le 12 mars 1453. 

M. le baron Chaillou des-Barres, qui a écrit dans l'Annuaire 
de 1840 l'histoire du château de Chastellux, à laquelle nous 
avons emprunté une grande partio de la notice qui précède, a 
parfaitement expliqué ce qui pourrait paraître étrange aujour- 
d'hui dans la carrière du maréchal, parles liens de vassalité qui 
le rattachaient au parti du duc de Bourgogne, par la confusion 
qui régnait à cette triste époque du xv^ siècle dans les esprits 
comme dans les partis. Nous n'y reviendrons pas, de môme 
que nous renverrons à ce travail pour tous les renseignements 
que ne comporte pas le cadre de celte notice, notamment' en 
ce qui concerne les différentes unions et h\ descendance du 
maréchal, etc. 

Pour nous résumer, il nous a semblé que le maréchal de 
Chastellux avait sa place marquée au premier rang dans 
cette galerie départementale d'hommes de mâle courage et de 
grand renom dont l'Annuaire a entrepris de transmettre l'i- 
mage et le souvenir à la postérité. 

(Les ËDiTfiUBS). 



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;'jS>^r • FAITS GÉNÉRAUX. 






« 






1866. DECEUBRE 7. — Les troupes françaises commen- 
jîii à évacuer Rome. 

30. — L'Empereur d'Autriche approuve le plan de réor* 
ganisation de l'armée qui lui est présenté par le oainistre de 
la guerre. 

Les cortés d'Espagne sont dissous. Un certain nombre de 
députés protestent contre cette dissolution. 

La télégraphie privée annonce la formation du nouveau 
ministère grec, qui est ainsi composé: MM. Comounduros à 
l'intérieur et à la justice, Betzarës à la guerre, Tricoupis aux 
affaires étrangères^ Kehaya aux finances, Cristopoulos aux 
cultes, Lombardo à la marine. 

Une réunion générale du Reichstag et de la Chambre des 
seigneurs de Hongrie est convoquée à Vienne pour le 15 
février. 

1867. JANVIER 2. — Des secousses de tremblement de 
terre en Algérie détruisent presque entièrement les villages 
delà Chiffa, Mouzaiaville, Ben-Roumie, El-Affroun, El-Ameur, 
El-Aïn. Elles ont été ressenties dans toutes les villes du Tell 
de la province d'Alger. 

La Plusse convoque le Parlement du Nord pour le 15 
février. 
Le roi de Portugal ouvre les Certes. 

16. — Mort du peintre Ingres, sénateur, membre de 
l'Institut, grand officier de la Légion d'honneur. 

Mort de Victor Cousin, ancien ministre. 

17. — Publication officielle du résultat du dénombrement 
quinquennal de la population, fait en. 1866. 



228 

La population totale de la France est de 38,067,094 
habitants. 

19. — L'Empereur adresse au ministre d'Etat une lettre 
dans laquelle il expose le plan de certaines réformes à 
apporter dans les institutions de l'Empire. Cette lettre est 
accompagnée d'un décret qui supprime TAdresse, la remplace 
par le droit d'interpellation et décide que les ministres pour- 
ront, par délégation de l'Empereur, être chargés de repré- 
senter le gouvernement devant le Sénat et le Corps législatif 
dans la discussion des affaires ou des projets de loi. 

Les ministres donnent leur démission. 

M. Rouher conserve les fonctions de ministre d'Etat et est 
nommé'ministre des finances, M. le maréchal Niel ministre 
de la guerre, M. l'amiral Rigault de Genouilly ministre de 
la marine et des colonies, M. de Forcade la Roquette ministre 
de Tagriculture, du commerce et des travaux publics. 

L'Empereur n'a pas accepté la démission du ministre 
d'Etat, des ministres de la justice et des cultes, de la maison 
de TEmpereur et des Beaux-arts, de l'instruction publique, 
du ministre présidant le Conseil d'Etat, des ministres de 
l'intérieur et des nffnires étrangères. 

Des projets de loi sur la réorganisation de l'armée, sur la 
presse et sur le droit de réunion seront soumis au Corps 
législatif. Ces projets sont publiés et appréciés parla presse, 
ils émeuvent vivement l'opinion. 

21. — Le Sénat italien décide que l'amiral Persano, le 
vaincu de Lissa, sera mis en accusation sur les deux chefs 
de désobéissance et d'impéritie. 

Un projet de loi est présenté aux Chambres helléniques ten- 
dant à élever l'armée au chiffre de 31,000 hommes. Cette 
mesure est motivée par les armements et les notes mena- 
çantes delà Turquie et par l'insurrection imminente de ses 
provinces chrétiennes. 

24. — Une circulaire du Directeur général des postes 
ordonne de rechercher une lettre qui aurait été adressée par 
le comte de Chambord au général de Saint-Priest. Cette 
ciixulaire soulève des protestations générales en faveur de 
l'inviolabilité du secret des lettres. 

FEVRIERS 6. — La ville de Mexico est évacuée par les 



229 

impérialistes et le général Castelnau s'embarque à la Vera- 
Cruz pour retourner en France. 

14. — Ouverture delà Session législative de France. 

Les nouvelles du Mexique s'accordent à signaler la situa- 
tion de Tempire et de Maximilien comme désespérée. Le 
maréchal Bazaine, d'après le Mémorial diplomatique, a eu 
une dernière entrevue avec ce souverain et lui a annoncé 
son départ et le rapatriement des troupes françaises. 

MàRS 7. — Il est donné lecture au Corps législatif du 
projet de loi sur l'armée et la garde nationale mobile, déli- 
béré et adopté par le Conseil d'Etat dans ses séances des 4, 
6, <8 février et 4 mars 1867. 

Le tribunal correctionnel de la Seine condamne M. Emile 
deGirardin, rédacteur en chef de la Liberté, à 5,000 fr. 
d'amende, l'imprimeur Serrière à 100 fr., tous deux solidai- 
rement aux dépens, à raison d'un article publié par ce journal 
le 1^' mars et intitulé des Destinées meilleures. 

12. — Il est donné communication au Corps législatif 
du projet de loi sur la presse et sur le droit de réunion. 

Le Sénat adopte le projet de sénatus-consulte qui ajoute 
à ses attributions le droit de veto suspensif sur les lois votées 
par le Corps législatif, en ce sens qu'il pourra ordonner que 
celle dernière Assemblée procède à une nouvelle délibération 
dans la session suivante. 

Ce sénatus-consulte est l'objet d'une demande d'interpel- 
lation de M. Picard au Corps législatif. 

M. Thiers développe son interpellation sur la politique 
extérieure et termine son discours par cette phrase devenue 
célèbre : « Il n'y a plus une seule faute à commettre. » 

M. Rouher lui répond par ^a théorie, restée fameuse, des 
trois tronçons allemands. 

18. — Des troubles éclatent à Roubaix à propos de cer- 
taines mesures prises par des fabricants. Des usines sont 
incendiées, d'autres dévastées. 

La commune de Turny (Yonne) prend l'initiative d'une 
pétition à l'empereur contre le projet de réorganisation de 
l'armée. Cet exemple est suivi et bientôt de semblables péti- 
tions se signent dans un grand nombre de départements. 

Le Moniteur p rumen publie le texte des traités d'alliance 
offensive et défensive conclus entre la Prusse et la Bavière 



230 

le 92 août 1866 et entre la Prusse et Bade le 17 du même 
mois. 

Le bruit se répand que des négociatioms sont entamées 
entre la Hollande, la Prusse et la France au sujet de la ces- 
sion du grand-duché de Luxembourg à la France. 

29. — H. le comte Walewski donne sa démission de 
président du Corps législatif. 

30. — Une dépêche de New-Yorck annonce que la 
Russie a cédé l'Amérique russe aux Etats-Unis. 

La publication d*une brochure du général Trochu sur la 
réorganisation de l'armée fait quelque seùsation. 

AVRIL ^. — Onverture de rExposirioN universelle à 
Paris. L'Empereur et Timpératrice président la cérémonie. 

Les négociations relatives à la cession du grand-duché de 
Luxembourg à la France sont l'objet d'interpellations de la 
part de M. de Bennigsen dans le Parlement prussien. H. de 
Bismark y répond. 

4. — M. Schneider est nommé président du Corps légis- 
latif. 

L*affaire du Luxembourg donne lieu aux plus vives préoc- 
cupations et aux rumeurs les plus belliqueuses. 

7. — M. de Mouslier fait à ce sujet au Corps législatif 
une communication de laquelle il résulte que la France exa- 
minera, de concert avec les autres puissances, les clauses du 
traité de 1839. 

8. — Des demandes d'interpellations sur l'affaire du 
Luxembourg sont déposées sur le bureau du Corps législatif. 
Les unes sont retirées, les autres ne sont pas autorisées. 

15. — Un arrêté ministériel fixe à 3,000 fr. le taux de 
la prestation pour l'exonéraiion. militaire de la classe 1866. 

Le général Changarnier publie dans la Rev )e des Deux 
Mondes un article sur la réorganisation de l'armée qui fait 
quelque sensation. 

L'amiral Persane, le vaincu de Lissa, est déclaré coupable 
de désobéissance, d'impéritie et de négligence et comme tel 
destitué et condamné aux frais du procès. 

17. — M. Emile de Girardin, rédacteur en chef, et 
M. Serrièi*e, imprimeur de la Liberté, sont condamnés par le 
tribunal correctionnel de la Seine, le premier à 5,000 fr. 
d'amende, le second à 100 fr. et tous deux solidairement aux 



231 

dépens, pour un article publié par ce journal sous ce titre : 
« Ce qu'il en coûte pour dire la vérité. » 

MM. Gouin et Jérôme David sont nommés vice-présidents 
du Corps législatif qui désormais aura trois vice-présidents. 

22. — Une grande manifestation réformiste a lieu à 
Birmingham. 

24. — M. Peyrat, rédacteur en chef de V Avenir national, 
est condamné par le tribunal correctionnel de la Seine à 100 
francs d'amende et aux dépens pour la publication, dans le 
numéro du 15 avril, d'une correspondance de Lyon. 

25. — M. Jules Favre dépose une demande d'interpelîatrofl 
sur les affaires du Luxembourg. 

Durant ce mois de nombreuses pétitions et. adresses à 
l'Empereur et aux députés sont signées contre le projet de 
loi relatif à l'armée et la Ligue de la Paix fondée par le 
Temps reçoit de nombreuses adhésions. 

MAI 2. — M. de Moustier fait au Corps législatif une com- 
munication de laquelle il résulte que l'Autriche, la France, 
la Grande-Bretagne, la Prusse et la Russie sont d'accord 
avec le roi des Pays-Bas, le grand-duc de Luxembourg, pour 
ouvrir une conférence dans laquelle la situation internatio- 
nale de ce territoire sera réglée sur les bases de sa neutra- 
lisation et que la conférence se réunira à Londres le 7 mai. 

6. — Une grande manifestation réformiste a lieu à Londres 
dans Hyde-Park. 

13. — Le ministre des affaires étrangères communique au 
Corps législatif le résultat de la conférence de Londres, qui a 
terminé ses travaux et signé, le 11, un traité aux termes 
duquel le grand-duché de Luxembourg est neutralisé sous 
la garantie collective des grandes puissances, la ville de 
Luxembourg cessera d'être une ville forte et les troupes 
prussiennes l'évacueront immédiatement après l'échange des 
ratifications. 

28. — Le prix de l'exonération militaire est abaissé à 2,500 
francs. 

21. — M. Picard et plusieurs de ses collègues déposent 
une demande d'interpellation à l'effet de savoir si le gouver- 
nement est disposé à appliquer, dès à présent, dans les élec- 
tions le principe de la liberté électorale. Cette demande a été 
repoussée. 



232 

25.— La gelée cause des dommages importants dans les 
vignobles du centre et de l'ouest de la France. 

JDIN 1 . — L'empereur de Russie, accompagné des grands- 
ducs, arrive à Paris pour visiter l'Exposition universelle. Des 
fêtes splendides lui sont préparées. 

4. — Les cris de Vive la Pologne sont proférés sur le 
passage de l'empereur de Russie lors de sa visite au musée 
de Cluny et à l'Opéra. Quelques arrestations sont opérées au 
Palais de Justice. 

5. — Le roi de Prusse accompagné de M. de Bismark, arrive 
à Paris. 

6. — A l'issue de la grande revue du bois de Boulogne un 
coup de pistolet est tiré par un Polonais du nom de Bere- 
zowski sur la voiture occupée par le czar, les grands-ducs et 
l'empereur Napoléon. Aucun* des princes n'est atteint. La 
balle a frappé le cheval de M. Raimbeaux, écuyer de service 
à la portière. 

Des adresses à l'empereur arrivent de toutes parts à l'occa- 
sion de cet attentat. 

8. — Le projet de loi sur l'armée et la garde nationale 
mobile [nouvelle rédaction adoptée par la commission et le 
Conseil d'Etat sous réserve des amendements maintenus par 
la Commission) est transmis au Corps législatif. 

Toutes les nouvelles s'accordent à annoncer que le 15 mai 
l'empereur du Mexique, Maximilien, a été fait prisonnier par 
les libéraux parla trahison-de Lopez. 

12. — M. Peyrusse dépose, au Corps législatif, le texte du 
projet de loi sur les réunions publiques et le rapport de la 
Commission. 

1 4. —Un remarquable phénomène méléologique est observé 
sur plusieurs points du continent européen. Un bolide tra- 
verse notre atmosphère comme une fusée d'artifice. 

15. — Le ministre de la justice de Hollande invite les 
réfugiés hanovriens à évacuer le pays dans un délai de trois 
semaines. 

M. Nogent-Saint-Laurent dépose le rapport sur le projet 
de loi relatif à la presse (Nouvelle rédaction adoptée par la 
commission et le conseil d'Etat.) 

Les derniers avis d'Athènes donnent des nouvelles de Crète 
peu favorables aux Turcs. Omer-Pacha aurait échoué dans 



233 

son expédition contre Spakla et Apocorona. On ne pouvait 
atteindre YArcadion, vaisseau au service de insurrection. 

16. — Le vice-roi d'Egypte arrive à Paris. 

47. — Des désordres éclatent à Birmingham. Des conflits 
ont lieu entre les protestants et les catholiques. La force 
armée intervient. . 

20. — Reprise au Théâtre français de la tragédie d'Her- 
nani de Victor Hugo. Immense succès. 

21 . — Une dépêche de Florence annonce qne 200 volon- 
taires armés ont tenté d'envahir les Etats du pape, et ont été 
arrêtés. 

La chambre des députés de Lisbonne adopte à une forte 
majorité la loi qui prononce l'abolition de la peine de mort 
en Portugal. 

Le sultan s'embarque pour venir en France. 

28. — 500 prélats sont arrivés à Rome pour la célébration 
dUkCentenaire de Saint-Pierre. 

29. — Le Corps législatif commence la discussion du 
budget. 

La demande d'interpellation tendant à ce que les conseils 
généraux soient consultés sur le projet de réorganisation de 
l'armée est repoussée 

30. — Le sultan arrive à Paris. 

JUILLET 1.— L'empereur, accompagné de l'Impératrice 
et du sultan, préside la cérémonie de distribution des récom- 
penses aux exposants dans le Palais de l'Industrie. 

La cour d'Autriche reçoit l'avis officiel que l'empereur du 
Mexique Maxtmilien a été fusillé le 19 juin ainsi que lea géné- 
raux Mejia etMiramon. 

3. — Le Moniteur confirme la nouvelle de l'exécution de 
Maximilien. L'Empereur prend le deuil pour 30 jours. Les 
fêtes en l'honneur du sultan sont contremandées. 

M. Thiers, qui devait prendre la parole sur le Mexique, 
ajourne son discours par convenance. 

4. — Les élèves de l'école normale de Paris quittent l'école 
à la suite de l'expulsion de Télève Lallier, rédacteur d'une 
lettre adressée à M. Sainte-Beuve pour le féliciter d^avoir 
défendu dans le Sénat la libre pensée lors de la discussion 
relative à la bibliothèque populaire de Saint-Etienne. 

9. — L'école est licenciée, le Moniteur annonce en même 



234 

temfys (pi'elle sera reconstituée et que les cours ouvriront le 
45 octobre. 

Une dépêche officielle de notre ministre au Mexique annon- 
ce que Mexico s'est rendu aux Juaristes le 21 juin et Vera- 
Cruzle27. 

Le colonel mexicain Lopez est rayé des contrôles de la 
Légion d'honneur pour cause d'indignité. 

10.— Un décret fixe au 3 et 4 août les élections pour le 
renouvellement de la deuxième série des conseils généraux 
et delà première série des conseils d'arrondissements. 

41. — Un grand banquet est offert à MM. Berryer et Jules 
Favre. 

13. — L'Empereur envoie à M. Rouher la grand'croix de 
la Légion d'honneur en diamants. 

Un manifeste du comité national romain et du centre 
d'insurrection annonce la fusion de ces deux fractions du 
parti d'action en Italie. On appréhende une tentative conffe 
Rome. 

15. — Berezowski, Fauteur de la tentative d'assassinat 
sur le czar à la revue du bois de Boulogne, est condamné, 
par la cour d'assises de la Seine, aux travaux forcés à perpé- 
tuité. 

Toutes les nouvelles d'Amérique confirment l'exécution de 
Maximilien ainsi que de Miramon et de Mejia. 

16. — Le général français Dumont adresse à la légion 
d'Antibes, à Rome, une allocution qui donne lieu à des com- 
munications diplomatiques. 

24. — Le Moniteur publie le texte de la loi qui supprime 
la contrainte par corps en matière commerciale. 

Un décret prononce la clôture de la session législative. 

Un autre décret fixe au 26 août la session des conseils 
généraux et au 16 août la réunion des conseils d'arrondisse- 
ments pour la première oartion de leur session. 

Un eflroyable incendie éclate dans les régions maures 
(Yar) et pendant plus de quatre jours dévaste le pays sur une 
étendue de plus de 30 kilomètres. 

On reçoit des nouvelles qui font pressentir la défaite de 
l'insurrection Cretoise. 

28. — Une note du Moniteur àéchve que le gouvernement 
de l'Empereur ne se trouve en présence d'aucune question 
diplomatique de nature à modifier les rapports pacifiques et 
amicaux avec les diverses puissances. 



235 

Le Parlement italien vote un ordre du jour motivé portant 
que la chambre invite le ministère à faire maintenir par tous 
les moyens la non-intervention dans les affaires romaines 
convenue par le traité du 15 septembre. 

AOUT 2. — Le Moniteur publie une note au sujet de la 
mission du général Dumont à Rome et de son allocution à la 
légion d'Amibes. 

Diaprés cette note le ministre de la guerre avait exclusive- 
ment invité le général Dumont à rechercher les causes qui 
avaient amené un certain nombre de désertions dans la légion. 
Quant au discours la note nie qu'il ait été tenu. 

L'autorisation est donnée à dix nouveaux journaux à Paris» 
politiques ou non. 

Un concile œcuménique aura lieu à Rome le 8 décembre 
4968. Le nonce du pape, Hgr Chigi, le notifie officiellement 
au gouvernement français. 

9. — Les rédacteurs, gérant et imprimeur du Courrier 
français] sont condamnés par le tribunal correctionnel de la 
Seine, pour diffamation envers M. Granier de Cassagnac. 

10. — Le gouvernement refuse l'autorisation au Congrès 
international des sociétés coopératives de se réunir à Paris. 

Vlmpartial dauphinois est condamné par le tribunal 
correctionnel de Grenoble pour délit d'excitation à la haine et 
au mépris du gouvernement. 

17.— L'Empereur et l'impératrice partent pour Salzbourg 
où ils rencontreront l'empereur d'Autriche. 

18.— L'Empereur adresse au minisire de l'intérieur une 
lettre par laquelle il approuve les bases essentielles du projet 
ayant pour but l'achèvement, dans un délai de dix ans, du 
réseau des chemins vicinaux et l'invite à préparer des éléments 
d'informations précis et complets sur ce sujet avant de sou- 
mettre une loi spéciale au Corps législatif qui assurera l'exé- 
cution de ce projet. 

Des dépêches nous apprennent que Juarez est rentré à 
Mexico où il a fait une proclamation très modérée, annonçant 
les élections. 

L'entrevue de Salzbourg est l'objet des suppositions les 
plus diverses et des préoccupations du monde politique en 
Europe. 



936 

Un soulëYement considérable éclate en Espagne. Le général 
Prim prend part au mouvement. 

L'état de siège est déclaré à Barcelone, à Madrid et sur 
divers autres points de la Péninsule. 

23. — Un navire turc accoste un vaisseau russe qui prenait 
des familles candiotes à bord. Omer-Pacha déclare rendre 
responsable le chef de Tescadre russe si l'insurreclion Cre- 
toise prend de plus grands développements. 

25. — L'Empereur et Tlmpérairice, de retour de leur voyage 
à Salzbourg, partent pour Lille où ils doivent assister au 
fêtes commémoratives de la réunion de la Flandre < à la 
France. 

27, 28. — L'Empereur prononce à Arras, à Lille et à 
Amiens des discours qui sont l'objet des commentaires de la 
presse et des interprétations les plus diverses dans le 
public. 

30. — M. de Moustier explique, dans une circulaire, aux 
agents diplomatiques, l'entrevue de Salzbourg. 

SEPTEMBRE 1 .— Le camp de Châlons est levé. 

5. — Réunion duConi^rès deTravailleurs à Lauzanne. 

9. — Le Congrès de la Paix ouvre ses séances à Genève, 
sous la présidence de M. Jolissaint. Des discours y sont 
prononcés par M. Barni, président provisoire et par le général 
Garibaldi, qui avait reçu à Genève un accueil enthousiaste. 

Le général Garibaldi expose son programme politique. 

L'Angleterre prépare une expédition contre le roi Théodoros 
d'Abyssinie^ pour venger les insultes faites à ses nationaux, 
retenus prisonniers. 

12. — Le congrès de Genève se sépare brusquement à la 
suite de certaines déclamations de quelques orateurs impru- 
dents. 

15. — On inaugure, à Nantes, la statue élevée à M. 
Billault. M. Rouher, ministre d'Etat, prononce son éloge. 

Les journaux publient une circulaire adressée, le 7 sep- 
tembre, par M. de Bismark aux agents diplomatiques du gou- 
vernement prussien à l'étranger, au sujet de l'entrevue de 
Salzbourg, circulaire qui est vivement commentée. 

20. — Les dépêches d'Italie annoncent que le parti d'action 
s'agite et font présager de graves événements dans la Pénin- 
sule. 



237 

Les dépêches d'Athènes annoncent la reprise des hostilités 
en Crète et plusieurs combats entre les Cretois et les Turcs. 

25.— Garibaldi est arrêté à Asinalunga sur Tordre du 
gouvernement italien, au moment où il se dispose à pénétrer 
sur le territoire pontifical, et conduit à Alexandrie. 

A la suite de cet événement, des manifestations ont lieu 
dans un grand nombre de villes. 

27.— Garibaldi rentre à Caprera. 

OCTOBRE 5.— Garibaldi tente de s'échapper de Caprera. 

Il est arrêté au moment où il s'embarquait et reconduit 
dans son île. 

Mort, à Tarbes, de M. Achille Fould, ancien ministre des 
finances, à Tâge de 67 ans. 

Les nouvelles d'Italie annoncent que l'insurrection grandit 
et menace les états romains. Des engagements ont lieu sur 
divers points entre les volontaires et les troupes pontificales. 

20. — Garibaldi s'évade de Caprera. 

M. Ratazzi donne sa démission. 

Le général Cialdini est appelé à former un nouveau minis- 
tère. 

Les événements se précipitent en Italie, les Garibaldiens 
menacent Rome. 

21. — Lq Moniteur annonce qu'après avoir résolu d'en- 
voyer un corps expéditionnaire à Civita-Vecchia, le gouver- 
nement, sur les assurances à lui données par le gouverne- 
ment italien, avait suspendu l'embarquement des troupes. 

22. — Une tentative d'émeute, promptement réprimée, 
éclate à Rome. 

23, — L'empereur d'Autriche, François-Joseph, arrive à 
Paris. 

25. — Garibaldi arrive à Monte-Rotondo, à quelques milles 
de Rome, à la tête de 4,000 volontaires. Un combat sanglant 
a lieu entre les troupes pontificales et les Garibaldiens. 

Des arrestations ont lieu sur la place de l'Hôtel de ville de 
Paris dans des groupes proférant des cris sur le passage de 
l'empereur d'Autriche et de l'empereur Napoléon. 

27. — Le Moniteur annonce qu'aucun cabinet n'étant 
formé à Florence et les bandes révolutionnaires continuant à 
envahir les états pontificaux, le gouvernement n'avait pu 
ajourner plus longtemps l'occupation. 



238 

Le général Cialdini ayant renoncé à composer un minis* 
tère, le général Menabrea est chargé de cette mission. 

29. — Les troupes françaises débarquent à Civita-Vecchia. 
YictQr-Eoimanuel ordonne à ses troupes de franchir la fron* 
tière pontificale et d'occuper certains points de ce territoire. 

Les avant-postes de Garibaldi sont à deux milles de 
Rome. 

30. — Les troupes françaises commencent à arriver à 
Rome. Elles sont commandées en chef par le général dé 
Failly. 

Un ouragan détruit une grande partie de Tile de Tortola 
appartenant aux Anglais. 

NOVEMBRE 2.— Plusieurs arrestations ont lieu au cime 
tière Montmartre, auprès delà tombe de Godefroy Cavaignac, 
de personnes criant : Vive Tltalie I vive Garibaldi I à bas la 
police I 

3. — Les Garibaldiens sont battus à Mentana par les 
troupes pontificales et les troupes françaises réunies. 

4. — Garibaldi est arrêté par les troupes italiennes et 
interné à Yarignano. 

Des troubles et des manifestations hostiles à la France 
éclatent dans un grand nombre de villes d'Italie. 

7. — Le gouvernement français propose aux cabinets 
européens la réunion d'une conférence pour le règlement de 
la question romaine. 

42.— M. Pinard est nommé ministre de Tintérieur en rem- 
placement de M. de la Valette, et M. Magne ministre des 
finances en remplacement de M. Rouher^ qui reste ministre 
d'Etat. 

13. — Un décret suspend les surtaxes établies par la loi 
du 1 5 juin 1 861 , sur les grains et farines importés par navires 
étrangers. 

18. — Ouverture de la session législative. 

Le discours de l'Empereur annonce, entre autres choses, 
que les chambres seront saisies d'un nouveau projet de loi 
de réorganisation de l'armée sur les bases de la loi de 4832. 

Des manifestations ont lieu en Angleterre à l'occasion de 
la condamnation des prisonniers fenians. 

20. — Dans sa séance de ce jour le Corps législatif entend 



239 

lecture du nouveau projet de loi sur Tarmée et la garde natio- 
nale mobile. 

23.' - Les fenians Allen, Larkin et Gould sont pendus à 
Manchester. 

Cette exécution donne lieu à des manifestations et à des 
meetings tant à Manchester qu'à Londres. 

25.— Le général Garibatdi est transféré de Yarignano à 
Caprera. 

La flotte française part pour Civita-Vecchia pour rapatrier 
les troupes expéditionnaires. 

30. — De nombreux procès de presse ont eu lieu dans ce 
mois tant à Paris que dans les départements. 



1 



FAITS DÉPARTEMENTAUX. 



1866. DÉCEMBRE 3. — Le Moniteur publie le projet 
de loi autorisant la ville d'Auxerre à s'imposer exlraordinai- 
rement pendant 2 ans de SI centimes au principal des quatre 
tributions. 

La Société centrale d'agriculture de TYonne lient sa 4* 
session trimestrielle, sous la présidence de M. Guichard. 

9. — La Société des sciences de l'Yonne tient sa réunion 
mensuelle sous la présidence de M. Challe. 

40. — Le Moniteur publie la liste des souscripteurs 
recueillies dans les départements au profit des inondés ; le 
département de l'Yonne y figure pour une somme de 
68,577 fr. 26. 

17. — La 4® session de la Cour d'assises de l'Yonne s'ou- 
vre sous la présidence de M. Bondurand. 

1867. Janvier 10. — Renouvellement des membres 
du Tribunal de commerce d'Auxerre. Sont élus : Président, 
M. Mérat*Beugnon ; juges, MM. Challe et Métrai ; suppléants, 
MM.FélixetRabé. 

12. — M. Fornier Je Saint-Lary est nommé membre et 
vice-président du Conseil de préfecture de l'Yonne, en rempla- 
cement de M. Lescuyer, décédé. 

13. — Renouvellement des membres du Tribunal de 
commerce de Sens. Sont élus : Président, M. Mancel; juges, 
MM. Bonjean,Lamy, Foresl ; suppléants, MM. Aubry, Leseur 
et Renfleux. 

31. — Premier jour du tirage au sort des jeunes gens de 
la classe 1866 dans le département. 
20. — M. de Bonnaire est élu menabre du Conseil gêné- 



m 

rai pour le canton de Yermentoo, en remplacement de 
M. Lemaire. 

Un arrêté préfectoral convoque les Conseils municipanx au 
3 février pour la première partie de leur session de 4867. 

4 . — Un décret autorise la création d'uue succursale de 
la Banque dé France à Auxerre. 

FévRiEH 3. — Ouverture de la première partie de la 
session des Conseils municipanx. 

40. — Renouvellement du Tribunal de commerce, de 
Joigny. Ont été élus : Président, M. Benard ; juge> M. Béquet; 
suppléants, MM. Benottet Delécolle. 

40. — Fermeture de la chasse à tir. 

42. — Un concert est donné par les dames de la ville 
d'Âuxerre au profit des pauvres. 

Cette soirée charitable produit une somme importante qui 
a été versée au bureau de bienfaisance. 

47. — Ouverture de la Bibliothèque populaire d'Auxerre. 
L'administration municipale de Paris continuel s'occuper 

des expropriations nécessaires à la dérivation de la Vanne et 
le service des ponts et chaussées dresse les plans et fait les 
études préliminaires du bassin destiné aies recevoir. 

48. — Un arrêté préfectoral établit dans là ville de Ton- 
nerre un droit d'octroi sur les boissons et un droit d'entrée 
à payer par les débitants. 

25. — La Société centrale d'agriculture de l'Yonne tient 
sa première séance trimestrielle de 4867 sous la présidence 
de M. Guichard. 

Mars 43. — M. le baron Brincard est nommé membre du 
conseil du sceau des titres. 

46. — M. Guyot de Montou, maire de Mailly-la-Ville, 
ancien conseiller général, âgé de 89 ans, est nommé cheva- 
lier de la Légion d'honneur. 

48. — La Cour d'assises de l'Yonne tient sa seconde 
session de 4867 sous la présidence de H. Berryat Saint- 
Prix. 

19. — La commune de Turny prend l'initiative d'une 
pétition à l'Empereur contre le projet de loi de réorganisation 
de Tarmée. 

Des médailles sont accordées à MM. Chocat, maire de Saint- 

1868. 40 



9BriHé)(iit^tf^ dia;tQaetf»;iné9iec*èe àofiléie»li.-iHiqctat, 

juge lie paix du eanlon de Bléneau,|et aux ReligLanscaidi btfu 
iBenKTpqpoDniietiD'éMbBetitta|l(pfa^ldtëp1iépâe'«bokAfque 

de.fSSS.nti aoi'M-n-. infil ni» uHikii ni^iiiruri i;l ■riro(i vihnîi C 
sli JliisGatllaJs, aDtfleaqirëèideHl étiibiiiKiiiH'wtvibld Auxeite et 

conseiller à ta cour impérial«iil&£atié,«9badbrib ii^ireU'aile 

et nomaié conseiller honoraire, 
cl #.Diiir.i)ipi(iaa>biizaij itt^étfleUr;>«eC*cfaargJAnflPî<'^ de 

ta première section de la S«iHe'BDiA9ilB likvf|Hiifofi''&e(^iftm)e 
i*AW£Bi*ef"*'Moitef6aHiliM; TérdÉMytcfevcliBi^ -du ^fvice 
;d'»<(àtf3ii8u''akefhatEi'e4 âé Ib'ihlatJgMiofiii^'f^ttittàejiiii^à 

Auxerre, avec résidence à»ïlh!V^rtJ ''' il'ui'iH l'C .^iui:ril<|i[iiK 
23. — La Spciété^bSiîèîèiJâiSl«J'PTMïtf(!"f)'mersi'feon- 

''Miiir*Nbé^TimatîJiu'tf'aa'WàWcfeflVétaba»;'''i ~ -\ 




iinlui|Otï 



-«Bt^H^P^i «ft^i.$f;»fMemr«i|et.tiir>ppt à 

traverse I que ta Iûcom()Hj'^]f^f;iijçmf a|i aaijd 

"" •""•'""' ■ rOKt .■^li.'.ll;inlp;Hiiiil CM\:'w. rn^Jiru.ini «a 

propriétaires et de cotan\^ç^iff^^\i^3^ffi^ 
m sujet d'uD projet de chemin de ter Vicinal 



Jue réunion de proprktaii 
mairie d'Auxerre au sujet d'un projet de chemï; 

jt;Aft«çp;Çn*,ftWftiiJ.Mrirann!l noiK.I -il .1'; - .(:^ k>i.H 

H. — Un arrêté préfectoral AfltWi^fl.lftioSifQHlalftMioàe 
,ïfllJiïtWiyliSflfOafciÈHiGf»go,i#(W*()«rwinw^tewdaeru8Bée3 

SO. — Un arrêté préfectoral iiteiauxèlaiai^lâflsbssHln 
u4tdiiiairaâe9tfii)nscâb(^Uuitip£afx;'po'*r 16fiT. i;a — .9t 
iuiHk VT^iitDalfj]é\A !&mti%By<i a}'aiiti>JatI>))tlrlife dnieoBps 
expéditionnaire du Mexique, est nommé chevalier de la LêgHn 
sdiBbUBtUcJlini'l hiioni ymiiT sii 9niimmo:> ej — .Ct 
noitt;iii6srntor;il)di'IIhfigBjoW|-Gh&teluJ:)iaiéiBa|ai.'lâfai;dKfii9dp8 
hôpitaux du Mexique, est nommé officier de la Lé^ondltûbi- 
-beu^ ohinicm .looil.'"» \t\f. î. ^-'^iMmnii; liic<r'.^Mii-Mm,vM] 






Bai ï. — H. Ctiarpeniier est àompifi pr^jîp^êijr j uppéjjj 
nal à Avallon en remplacemeot de M. Brauïï, liommé a Et'am- 

La socigc^des sciences lient sa reunion mensuelle soui^J^ 

Pf»Sflffi*8Ufîi^,fl|iS5i.« j,.»,| ■,„,«.,io,n, f.iii,ihi.., 5011 

d Auxerre a Heu au Grand-Hôtel a Pans, sous la ptè^\Qiv^ d% 

Mja|>»!iifi.,!lS>,"l^!iilil,.l,is.i:.,nl,;^ iM. Jniupuelll "il - .9 

16. — Monseigneur .Ber»»d(«Uï élle(l*^edefiapïl<f^tjnWMftiI 
nié à l'archevêché de Soda AniUaplacemant deftfotiEJeilQAfir 

M»l)llfll!»l>l)j.Iiral 'J-ifinï-l :!, ,n,rin- ^ ,'li -.i^i.v.^'rU — " 

Un arrêté préreclJtdalittuvVedtenquâle.'pBfp^la-coflstilaoHoli'o 
d^D{idttlfiifr')«fliaiatl)nneiliâsutil:¥oDne,)>lbi/Uiserbrau.Hïu 

ditlaToucnellÔ^ ,li.l,;ii;.: .If :'U ;inii'tbi-Vu) ,d hi.V] ,!ni;iZiiAB 

25. — La gelée cause des dégâts considérables dans les 
vigBesiilriiseiîdiifd»ij>flrtBineBt'.'i' '■:>i ii'f^ ^ '^ ^'' '■ t.'oA 

dommages da1(i'''VMjiéUÏ!''ttiiWa«^'''dli;''aStell!ttWi'?'' 
n6lSnH«ehT'daa,s "k, 'Wlilidh 'idë«'MléPCyaïûiF r^oh^, 



nerr^"' 



iii.hoK 






;Hî(«iiiidh '^lë' ttsiépœaïçii-'^ 



lilffifii^ 



ment de Tonnfirre .tient son,(>AWii«Yil''siiti>,\i!\ 'H.'iiimil'i 
*^^^'^' ; ;,,..o.|im)D i.ni^ J-;. ".)(*!■ noi-.Kaa 

adresse a lEmpereur a lôccasio» de 1 atleatat c(w,M:$flj«{ 

^frj/.i\h:hïi'''fi itaiyili'ir nii unb] .Tio.a'u.b^I -Kii't — -Gi 
De pareilles manifesialions sont faites par la plupart des 



244 

Conseils municipaux et par les fonctionnaires des divers 
ordres. 

9 et 10. — La Société centrale d'agriculture de TYonne 
et le Comice de l'arrondissement de Sens tiennent leur 
concours annuel à Sens sous la présidence de M. le préfet. 

17. — Troisième session trimestrielle de 'la Cour d'assi- 
ses de TYonne, sous la présidence de H. Bonneville de Mar- 
sangis. 

23. — Le Comice agricole de l'arrondissement d'Auxerre 
tient son concours annuel à Saint-Sauvenr. 

27. — Mort de M. le marquis de Tanlay dans son château 
de Tanlay à l'&ge de 80 ans. 

Juillet !•'. — M. Dusautoy, membre du Conseil géné- 
ral de PYonne, président du jury de la classe 35 à l'Exposi- 
tion universelle, est nommé chevalier de la Légion d'hon- 
neur. 

Des médailles d'honneur pour actes de dévouement sont 
décernées à MM. Hurrion Louis à Saint-Bris et Fourra Alexan- 
dre à Neuilly. 

6. — M. Blanquart des Salines, substitut à Auxerre, est 
nommé procureur impérial à Chartres. 

M. Delafuye le remplace à Auxerre. 

7. — La Société des sciences de l'Yonne lient sa réunion 
mensuelle sous la présidence de M. Challe. 

28. — Inauguration de la statue du maréchal Davout 
à Auxerre, sous la présidence de M. Larabit, sénateur. 

Août 3 et 4. — Sur les quatre candidats de l'opposi- 
tion pour le Conseil général, deux seulement ont triomphé; ce 
sont MM. Lepère à Auxerre et Rathier à Chablis. 

7. — Le collège d'Auxerre remporte un 6* accessit de 
dissertation française au concours général de la Sorbonne. 

12. — Distribution des prix du collège d'Auxerre sous la 
présidence de M. Challe, maire. 

<4. — Le bureau du Conseil général de l'Yonne pour la 
session 1867 est ainsi composé : 

Président, M. Vuitry ; vice présidents, MM. le baron 
Martineau des Chesnez et Frémy; secrétaire, M. le baron 
Brincard. 

15. — MM. Leclerc, président du tribunal civil d'Auxerre, 



245 

Regnault, juge de paix du canton de Vézelay, Paridon, prési- 
dent du Tribunal de Tonnerre et Lajoie, brigadier de gendar- 
merie à Saint-Julien-du-Sault, sont nommés chevaliers de la 
Légion d'honneur. 

Août 16. — M. Précy, membre du Conseil général de 
l'Yonne et M. Lechat, chef de division à la préfecture de 
TYonne, sont nommés chevaliers de la Légion d'honneur. 

18. — La Société d'agriculture de Joigny tient son con- 
cours annuel à Villeneuve-sur-Tonne. 

26. — Le Conseil général de TYonne vote une adresse à 
l'Empereur pour le remercier de sa lettre relative à Tachève- 
ment des chemins vicinaux. 

3« session trimestrielle des assises de l'Yonne sous la pré- 
sidence de M. Flandin. 

25. — M. Métairie est nommé vice président du tribunal 
civil d'Âuxerre en remplacement de M. de Hadières, admis 
à la retraite ; M. Vallon remplace M. Métairie comme juge. 

M. H. Fauche, ancien professeur au collège d'Auxerre, 
savant orientaliste, est nommé chevalier de la légion d'hon- 
neur. 

29. — Distribution de récompenses, dans une des salles 
de la préfecture, aux institutrices et instituteurs qui ont le 
mieux développé les cours d'adultes dans leurs communes, 
pendant l'exercice scolaire écoulé. 

Août SI . — La Société de prévoyance des médecins de 
l'Yonne, annexée à Tassociation générale des médecins de 
France, tient sa huitième assemblée générale à Auxerre sous 
la présidence du docteur Rolland. 

2. — La commune de Neuvy-Sautour est dévastée par la 
gréie. 150 hectares de vignes sont atteints par le fléau. 

Septembre 3. — Monseigneur Mellon Jolly, archevê- 
que de Sens, démissionnaire, est nommé chanoine du pre- 
mier ordre au chapitre de Saint-Denis en remplacement de 
M. Coquereau, décédé. 

1 5. — Mort à Toucy à l'âge de 97 ans et demi, de M. Blond 
Jacques Etienne, lieutenant en retraite, chevalier de la 
Légion d'honneur, qui servit depuis Tan II jusqu'en 1816. 

Le Comice agricole de Noyers tient son concours annuel. 

M. Paul Bert, chargé du cours de zoologie à la faculté des 
sciences de Bordeaux, est nommé suppléant de la chaire de 



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'^^ j'^î'ajiiAUwyiAlj aa zmrnjji gaflaiwanq /usa eaa . , , 
M. de Montferrier. sous-nréret de Tonnerre, est élevé à la 



de la Légion i'hm 
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25. — La Soc 



ociét|^ntrale d'agriculture de l'Yonne tient 
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