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Full text of "Annuaire historique du departement de l'Yonne"

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^ 



ANNUAIRE ■ 

HISIOBIQUE 

DU DÉPARTEMENT DE L'YOVNE 



HECDBIL DE DOCUNEmS AIITUBIITIQUES 
■HUTINËS A FOnilBII U STATtSTlQUB OtPARTEKBHTALB. 



37* ANNÉE 

HMikBI TOLBHI Dl 11 BMlltMl ihll. 



.P" 






1873. 






ACXBHHB 

«. PEMUQOET, ÉDITEUR. RUE OE PARIS. »K 



<87î. 



L'Annuaire historique et statistique deIl'yonne pour 1871- 
1872 contenait dans sa 3° partie les travaux et documents suivants : 

1® Les Pontainesîd'Auxerre, par M. A.Challe. 

2® M. Marie, par M. Ch. Moiset. 

:V^ M. Leclerc de Fourolles, par M. X... 

4° Mgr Ch. La Mothe, parî^M. E. Defert. 

o<» Notes historicïues sur Courson et sa Châtellenie, par M. le comte 
de Chastollux. 

6® M. Le Maistre, par M. Max. Quantin. 

7« Les Sculptures des portails de la Cathédrale d'Auxerre, par 
M. Eugène Daudir>. 

S^ Une Verrière de la Cathédrale d'Auxcrre, par le même. ' 

9<* La Poterne de Sens, par le même. 
10*» M. Victor Petit, par le môme. 

il* Joseph Fourier, sa vie et ses travaux,'par M. E. Duché. 
12° Notes sur Gigny, par M. Lambert. 

13<> Mercuriales des principaux Marchés de ITonne en 1869 et 1870. 
14° L'Invasion allemande dans le département de Tisonne. 

Les planches publiées dans TAnnuaire 1871-1872 sont : 

Une Verrière du xiii* siècle de la Cathédrale d'Auxcrre , chromolithographie en 
six couleurs ; 

Portrait de M. Marie, lithographie-, 

Portrait de Mgr La Mothe, — 

La Poterue de Sens, — 



TABLE PAR ORDRE DES MATIÈRES. 



Comité général de TAnnuaire 1 « «^ , ^ ^ ..„ 

Commission permanente. . — «hap. 2. Département de l'rome. 

Correspondants. . . . id — sectios i". administratiox civile. 

— décédén. . id 2 

, , Préfecture de l'Yonne 47 

PREMIERE PARTIE. — calendrier. Conseil de prélecture. — 

Ères et supputations chronologiques. . . 3 Sf.^L'!^^**" ^'^^^^^- * * — 

Comput ecclésiastique — f "*?•"* ^^ 



Quatre-temps 



Archives 5^ 



féi!imo^:::::::::::::::::::::: - sous-Préfectures 

Commencement des quatre saisons.. . - Commune composant chaque canton . 52 

Phénou.ène> inétéo?ologiques - ^«"tion géographique du département 53 

Tableau des plus grandes marées. ... 4 SîJPffS^'® ^^ ï^l^^lv '*®* - 

Calendrier civil . . 5 ^''^^\ Ç*"»^"] dep onne 5i 

Lever et coucher du soleil - Commission déparlemenlale -. 

Cours de la lune — * o'**®"^ « «f rondissemcnl ..- 55 

Foires de rYonne,;!!.".;;;;;!'.*.!'.!! - Conseils f hygiène. -Vaccine 5(5 

Agenda municipal 17 J^ora^'w^ops d inspect. des pharmacies — 

"^ ^ Médecins des enfants assistés — 

DEUXIÈME PARTIE. Comités de patrona^ce des enfanta assistes 57 

^«.*n !•» ïïi^j^M^^f» ^j^j^r,».^ Communes, superficie, revenu foncier, 
ciiAP. I-. Documents généraux. distances jurficiaircs,nom duîcanlon 

Puissances européennes 25 et du bureau de poste aïixqucU 

Ministères français. , — chaque commune appartient 58 

Ambaisarieurs et minislies français Communes par arrondissemenl, popnla- 

prcs les puissances étrangères 26 tion, maires, adjomL», curés, desscr- 

Asscmblee nationale 27 vants cl instituteurs 67 

Conseil d'Etat. 30 Récapitulation de la population, de la 

Cour de cassation 3» snperficic et du revenu loncier ... 76 

Haute-Cour de justice — Administrations municipales des chefs- 
tour des comnies — lieux d'arrondissements 77 

Cour d appel de Paris — Architectes du dép. et d'arr 78 

Cours d'appel des déparlements 3*2 Conseil dép. des bâtiments civils — 

Archevêques et Evoques français 33 Asite départemental des aliénés — 

Départements, préfeU, chefs-lieux, po- Hospices communaux. Comm. adin. . . — 

imialions, superficie, etc 3S Service des enfants assistés 79 

(Conservations Toreslières 37 prisons du département .— 

Service forestfer en Algérie — Comm. de surveillance' des prisons. . . . — 

Académies 58 

Armée de terre — section u. AOUiNiSTRATiax ecclésiastique 

Corps de la marine. - Amiraux, vice- niorA«;« de Sens ^ Riî 

amiraux, contre-amiraux - pL^fJff® ^® 1*,^°^^^^^ ' ^* 

Arrondissements marilimes 39 Chapitre métropohtain. .... ........ ^ 

Ecoles spéciales - »'«!«>" ^« P' ^^'«^ auxiliaires, à Pon- 

— centrale des arts et manufactures - n ^'^"^ '- ^^- «'".^^T"*® ?? ^®°' "" 

— - d'arte et méticra . . - J?""" wmmaire diocésain - 

— supérieure du commerce 40 Culte protestant - 

Ecole forestière -- section m. ad 'imstratiox de la justice. 

— des mmes 41 

— navale " — Cour d'Assises 81 

— militaire de St-Cyr 42 Tribunaux de première instance — 

— normale supérieure. , . — Avoués, avocats, etc — 

— polytechnique 43 Tribunaux de commerce 82 

— des ponts et chaussées — Justices de paix 83 

— vétérinaires 44 Suppléants 84 

Prytanée milit. de la Flèche 45 Notaires — 

Ecole supérieure de pharmacie — Commtssaires-priseurs 8d 

Ecoles d'agriculture — Huissiers •• — 

£Cole de cavalerie de Saumur 46 Bureaux d'assistance judiciaire - 8 



SBCTlOIf IT. INSTRUCTION POBUQDB. 

Académie de Dijon 87 

Inspection de rVonne 88 

Conieil départemental ^ 

Inspecteurf de rinstniciion primaire . . — 

Délégués cantonaux — 

Comm. d'examen (instnic. second.) . . • — 
Comm. d*examen (instruc. primaire) . . — 
Comm. d'examen (salles aasile^) .... — 
Etablissements dMnitrnttion — 

SECTION T. ADMINISTRATION MIUTAIRE. 

V division milit. —6* Subdi vision.. . . 93 

Ciarnisons — 

Gendarmerie • 94 

SECTION VI. ADMINISTRATION nNANaÈRE. 

Trésorerie générale 95 

Direction des contribntions directes et 

da cadastre — 

Vérificateurs des poids et mesures.... 90 

Banque de France (succursale) — 

Percepteurs et perceptions 97 

Montant des rôles, etc — 

Direction des contributions indirectes. 108 

Inspections et sous-directions — 

Enregistrement et domaines . . m . . . . 109 

Eaux et forêts HO 

Administration des Postes — 

SECTION vu. PONTS ET CHAUSSÉES. 

Service ordinaire IH 

Routes nationales — 

— départementales 112 

Service hydraulique 113 

Bureaux de Tingenieur en. chef — 

Sei vice des ingénieurs ordinaire» — 

Canal du Nivernais et Haute Yonne.. H5 

Seine et Yonne. — ('• section — 

Canal de Boursogne. 116 

Service vicinal — Personnel — 

Chemins de grande communication. . 117 
— de moyenne communication 120 

Chemins de fer 122 

Adroinisir. des lignes télégraphiques.. 124 

SECTION VIII. ÉTABUSSEMENTS DIVERS 
D*UTILITÉ PUBLIQUE. 

Bibliothèques publiques — 



Inspection des monumeots hisioriqoei 12JI 

Architectes Id. <— 

Monuments classés.. ...., — 

Comité des Travaux historiques. ... 126 
Sociétés et éUblissemeDU scientifiques 

et artistiques -* 

Sociétés médicales 427 

Sociétés et éUblissemenU agric les et 

industriels — 

Sociétés et établissemeuu charitabiea 

et de bienfaisance. 129 

Caisses d'épargne^ 131 

Sociétés de Secours mutuels — 

TROISIÈME PARTIE. 
Staliêtiçue^ SeUwGU et Arl$. 

MéLARCES. 

Les Sculptures des portails de la Ca- 
thédrale d'Auxerre (suite), par M. 
Eugène Daudin 

Etude statistique sur l'arrondisse- 
sement d*A vallon, par X 

Recherches sur les anciens cimetiè- 
res de la ville d'Auxerre, par M. A. 
Lechat 

Navigation de TTonne, du canal du 
Nivernais et du canal de Bourgo- 
gne (Rapport de M. Krantz à lAs- 
semblée nationale) 

Vauban, la dtme royale et PiropAt sur 
le revenu (Journal des Economistes) 

Mercuriales des principaux marchés 
de l'Yonne en 1871 

Notice topographique et historique 
sur Givry, par M. P. Dalbanne. . . 

Le Combat de Grandpuits^par M. Ch. 
Moiset 

Les Vins mousseux, par M. B. Duran- 
ton 

M. Léopold Javal, par M. Tisserand. 

M. Louis Flandin, . . 

Résumé des travaux du Conseil gé- 
néral de TYonne (sessions de 1872) 

Faits ffénéraux • . • 

Faits oepartementaux • 



3 

40 

60 

145 

126 

138 

150 

172 

177 
196 
253 



270 

2n 



M 



1, 2.8ST ^^^ 005 ^ ^p^^ 20G5 



«UAUTT CONTIMN. MAMK 



ANNUAIRE 

HISTORIQUE ET STATISTIQUE 

DU DÉPARTEMENT DE LTONNE 



COMITÉ GÉNÉRAL DE L'ANNUAIR£. 

MM. Bagard, Baudoin, Baumier, Bert, Billaud, Bonnerot, Boulet, Brin- 
card, Bruoot, Gosle, Deligand, Delhou, Duguyot, Durand- Désormeaux, 
FJandin, Foacier, de Fontaine, Hardy, Houdaille, Huriot, Jacquillat, Javal, 
Lamy, Laocôme, Lepère, Letainturier, Marlenot, Massin, Massot, Mathé, 
Morin, Paqueau, Rabasse, Raieau, de Tanlay, de Villeneuve, de Yirieu, 
membres du Conseil général. 

COMMISSION PERMANENTE : 

MM. Baumier, Coste, Delhou, Flandin, de Fontaine, Martenol, Halhé, 
membres de la Commission départementale. 



La Commission départementale, bien que chargée de voir les divers 

articles insérés dans Tànnuaire de l*Yonne, entend ne prendre aucune 

responsabilité, et ne donner ni approbation ni improbation. 

Pour la Commission départementale, 

Le Président, 

Ch. Flandin. 
2 décembre 1872. 

Dans sa session d« 1850, le Conseil général de l^ïtnne a pris une 
délibération par laquelle il a imposé à TÉditeur de l'Annuaire Tobligation 
de livrer au public chaque exemplaire de cette publication au prix de 
1 fr. 50 cent. 

CORRESPONDANTS DE L'ANNUAIRE. 

HM. Baltbt DBS CoTTEAUx Gastou, correspondant du ministère de 
l'Instruction publique, à Troyes. 
Belgrand 0. ^^ ingénieur en chef, à Paris. 
BiLLBAU, instituteur communal, à Moulins-sur-Ouanne. 
Blanchie, propriétaire, aux Dalibeaux, prés Saint-Fargeaa. 
Gballb, 0. ^j président de la Société des sciences de l'Yonne, 
à Attxerre. 
1873. 1 



2 

MM. Chastellux (Comte de), au cbftteau de Chasleliux. 

Cherbst, avocat, vice-président de la Société des Sciences de 

TYonne, à Auxeire. 
CoTTEAU ^^ juge au tribunal civil, vice-président de la Soeiété 

des Sciences de TYonne, à Auxerre. 
Dbfer E., curé des Noêa prés Troyes. 

Dbsmaisons ^, sous-ingénieur des ponls-et-chausséei, à Auxerre. 
Béy, conservateur des hypothèques, à Laon. 
Duché, docteur en médecine, à Ouanne. 
DuRADiTON, juge de paix, à Sézanne (Marne). 
GiMEL ^, directeur des Contributions directes, à Grenoble. 
HoTTOT, ancien sous-préfet, à Avallon. 
Lambebt, régisseur, à Tanlay. 

Lechat j(c. chef de division à la Préfecture de l'Yonne. 
LoBiN, archiviste de la Société des sciences de l'Yonne, à Auxerre. 
MoiSBT (Charles), à Saint-Florentin. 
Petit (Ernest), propriétaire à Yausse, près Châtel«-Gérard. 
Piat-Ragon, propriétaire, à Villeneuve-sur- Yonne. 
PouY, commissaire-priseur, à Amiens. 
pROT, inspecleur de l'instruction primaire, à Avallon. 

QuANTUf ^, archiviste du département de l'Yonne, vice-président 
hoDoi'ftire de la Société des sciences de l'Yonne, à Auxerre. 

Raubot, député de l'Yonne, à Orbigny. 

BiBiÈRB, préfet, à Auxerre. 

Rozs, propriétaire, à Tonnerre. 

Salomon, ancien avoué, à Saint-Florentin. 

Savatier-Laboche, ancien représentant, à Auxerre. 

SoiHNiÉ-MoRBT, propriétaire, à Clamecy. 

Thierry (Félicien), au château de la Vieille-Ferté. 

Tonnelier ajjj, président honoraire du Tribunal civil, à Auxerre. 

Verrollot-d'Ambly, propr., à Cbaumançon, com. de Migennes. 

GORBESPaNDANTS DËCÉDËS DEPUIS LA DKRNiÉRE PUBLICATION, 

MM. Daudin Eugène, è Auxerre. 

Flandin ^, conseiller honoraire à la Cour d'Appel de Paris, à 

Saint- Père, près Vézelay. 



PREMIÈRE PARTIE. 



CAIiBlVDRlBR. 



ÈRES ET SUPPUTATIONS CHRONOLOGIQUES " 

POUR L*Alf^éB 1873. 

AN?ifcB 6386 de la période Julienne. 

2649 des Olympiades, ou la 5* année de la 662* Olympiade, commence en 

juillet 1873, en fixant l'ère des Olympiades 775 ift ans avant J.-G. ou 

vers le 1*' juillet de Tan 3938 de fa période Julienne. 
2626 de la fondation de Rome, selon Yarron. 
2620 depuis Tère de Nabonassar, fixée au mercredi 26 février de Tan 3967 de 

la période Julienne, ou 747 ans avant J.-C. selon les chronologistes, 

et 746 suivant les astronome*!. 
1873 du Calendrier Grégorien établi en octobre 1582, depuis 289 ans; elle 

commence le f**^ mnvier. L'année 1873 du Calendrier Julien commence 

f 2 jours plus tard, le 13 janvier. 
5634 de l'ère des Juifs, commence le 22 septembre 1873. 
1289 de l'Hégyre ou ère des Turcs, commence le 11 mars 1872, et Tannée 

129U commence le 1" mars 1873, selon Pusage de Constantinople, 

diaprés VAtU de vérifier les Dates. 



Camput ecclésiasUqw. 

Nombre d'or en 1873 

Epacte 

Cycle solaire 

Indiction romaine 

Lettre dominicale 



12 

I 

6 

16 

E 



Quatre-Temps. 

Mars 5, 7 et 8. 

Juin 4, 6 et 7. 

Septembre. ..... 17, 19 et 20. 

Décembre 17, 19 et 20. 



Septuagésime. 
Cendres. . . 
Pâques. . . 
Rogations . . 
Ascension . . 



9 février. 
26 février. 
13 avril. 

19, 20 et 21 mai. 
22 mai. 



Fêtes mobiles. 

Pentecôte ï*' juin. 

Trinité 8 juin. 

Fête-Dieu 12 juin. 

\" Dimanche de TAvent, 30 novembre. 



COMMKNCEMKNT DBS QLATBB SAISONS, TEMPS MOYEN DE PARIS. 

Printemps, le 20 mars, à 1 h. 2 m. du soir. 1 Automne, le 22 sept., à 11 h. 44 m. du s. 
Été, Xdi juin, à 9 h. 35 m. du mat. | Hiver, le 21 décembre, à 5 h. 42m. du soir. 

PIliNOMÈIVKS HéTÉOROLOGIQUES**. 

Il y aura en 1873 deux éclipses de soleil et deux éclipses de lune : 

1 . Eclipse totale de lune, le 1 M2 mai, invisible à Paris. 

2. Eclipse partielle de soleil, le 25 mai, visible à Paris. 

3. Eclipse totale de lune, le 4 novembre, eu partie visible à Paris. 



Entrée dans la pénombre 
Entrée dans l'om re 
Commencement de l'éclipsé totale 
' Milieu de l'éclipsé 
Fin de l'éclipsé totale. 
Sortie de Tombre 
Sortie de la pénombre 



1 b. 17 m. 2 8. 

2 h. 15 m. 5 

3 h. t7 m. 3 

4 h. m. 1 

4 h. 42 m. 9 

5 h. 44 m. 7 

6 h. 43 m. 



1. Eclipse partielle de soleil, le 19 novembre, invisible à Paris. 



* Cet différentes èrcA et lupputalions chronologiques oni'été espUquées dans les 
(omes I et II de la première série de l' Annuaire (années 1887 et i838). 

** Le jour astronomique est de a4 heures. 



TABLEAU DES PLUS GRANDES MARÉES DE L'ANNÉE 1873. 



Le soleil et la lune, par leur attraction sur la mer, déterminent des marées qui 
se combinent ensemble et qui produisent les marées que nous observons. La marée 
composée est très grande vers les syzygies ou nouvelles et pleines lunes. Alors elle 
est la somme des marées partielles qui coïncident Les marées des syzygies ne 
sont pas toutes également fortes, parce que les marées partielles qui concourent 
à leur jproduction varient avec les déclinaisons du soleil et de la lune, et les dis- 
tances de ces astres à la terre : elles sont d^dutant plus considérables que la lune 
et le soleil sont plus rapprochés de la terre. et du plan de Téquateur. Le tableau 
ci-dessous renferme les nauteurs de toutes ces grandes marées pour l'année 1873. 



Jours et taeares des nonvelles et pleines lunes. 



Janvier. . 

FÉVRIER. . 

Mars. 
Avril. . . 
Mai . 
Juin . . . 
Juillet. 
Août. . . 
Septembre. 
Octobre. . 
Novembre, 
décembre. 



P. 

N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 
P. 
N. 



L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 
L. le 



13, à 
28, à 
12, à 

27, à 

14, à 

28, à 
12, à 
26, à 
12, à 
26, à 
10, à 
21, à 
10, à 
24, à 

8, à 
23, à 

6. à 
21-, à 

6, à 
21, à 

4, à 
20, à 

4, à 
19, à 



4 h. 


5 h. 


11 h. 


3 h. 


5 h. 


1 h. 


10 h. 


10 h. 


H h. 


9 h. 


10 h. 


9 h. 


6 h. 


10 h. 


2 h. 


1 h. 


9 h. 


6 h. 


5 h. 


Il h» 


3 h. 


3 h. 


4 h. 


6 h. 



32 m. 
36 m. 

42 m. 
31 m. 
54 m. 

4 m. 

1 m. 
51 m. 
27 m. 

29 m. 
11 m. 
22 m. 

43 m. 
43 m. 

2 m. 

40 m. 
18 m. 

m. 

41 m. 
'« m. 

58 m. 
46 m. 

30 m. 
58 m. 



soir . 
soir. . 
matin, 
matin, 
matin, 
soir. . 
soir. . 
soir. *. 
matin, 
matin, 
soir. . 
soir. . 
matin, 
matin, 
soir. . 
matin, 
soir. . 
soir. . 
matin, 
matin, 
soir. . 
matin, 
matin, 
soir. . 



Hauteur 
de la marte. 

0.74 
1.02 
0.80 
1.12 
0.88 
1.12 
0.91 
1.00 
0.88 
0.85 
0.85 
0.75 
0.80 
0.74 
1.00 
0.80 
1.13 
0.86 
1.14 
0.87 
1.03 
0.84 
0.87 
0.82 



d'un jour 
arrivent, en 



On a remarqué que, dans nos ports, les plus grandes marées suivent 
et demi la nouvelle et la pleine lune. Ainsi, on aura Pépoque où elles a 
ajoutant un jour et demi à la date des syzygies. On voit, par ce tableau, que, pen- 
dant l'année 1873, les plus fortes marées seront celles des 30 janvier, 28 février, 30 
mars, 28 avril, 10 août, 8 septembre, 7 octobre et 6 novembre. Ces marées, surtout 
celles des 28 février, 30 mars, 8 septembre et 7 octobre, pourraient occasionner 
quelques désastres si elles étaient favorisées par les vents. 

Voici Punité de hauteur pour quelques ports : 



Port de Brest 3 m. 21 c. 

Lorient 2 24 

Cherbourg 2 70 

Granville 6 35 



Port de Saint-Malo . . . . 5 m. 98 c. 

Audierne 2 00 

Croisic 2 68 

Dieppe 4 40 



Pour avoir la hauteur d'une grande marée dans un port, il faut multiplier la 
hauteur de la marée prise dans le tableau précédent par l'unité de hauteur qui con- 
vient à ce port. 

Exemple. Quelle sera à Brest la hauteur de la marée qui arrivera le 7 octobre, 
un jour et demi après la syzvgie du 7? — Multipliez 3 m. 21 c. unité de hauteur 
à Brest, par le facteur 1.14 de la Table, vous- aurez 3 m. 66 c. pour la hauteur de 
la mer au-dessus du niveau moyen qui aurait lien si raction du soleil et de la lune 
venait à cesser. 



Année fl»ys. 



JANVIER. 

Les jours croissent pendant ce mois de A henre 4 minutes. 



a 
*S 

sa 

s 4^ 






o 

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9 

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FÊTES. 



Lever 
du soleil. 


Coucher 
du soleil. 


• 

a 
a 

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t 


Lever 
de la lune. 


Coucher 
de la lune. 



FOIRES. 

du département (1}. 

i'C9 pcliles foire» d'Auierre du 
1er lundi de chaque inoia et le» 
ni.irchésaui br?!. deToiicy du 
icr Filin, sont inHiqués ici. 



merc 
jeudi 
'vend 
'sa m 

|L)1M. 

jiundi 
mard 
merc 
jeudi 
vend 
sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
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Vend 
|sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
merc 
jeodi 
vend 

Dm. 

lundi 

mard 

merc 

[jeudi 

vend 



P. 



1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 





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il III 


b 


Ctreondsion, 


7 56 


4 12 


3 


IOh 9 


61.51 


s Basile, év. 


7 56 


4 13 


4 


10 '40 


8^18 


sle Geneviève. 


7 56 


4 14 


5 


11 5 


9 42 


8 Kigobert. 


7 56 


4 15 


6 


11 26 


11 3 


9 Siméun S. 


7 55 


4 16 


7 


11 44 


0£20 


Epiphanie, 
s ikiélanie. 


7 55 


4 17 


8 


0= 2 


If 35 


7 55 


4 18 


9 


o'^at 


2 48 


9 Lucien, m. 


7 55 


4 19 


10 


42 


4 1 


s Pierre E. 


7 54 


4 21 


11 


1 7 


5 12 


s Paul, 1" er. 


7 54 


4 22 


12 


1 3 


6 18 


s Théodore. 


7 53 


4 25 


13 


2 19 


7 16 


s Arcade. 


7 53 


4 25 


54 


3 7 


8 5 


Bap, deN. S. 


7 52 


4 26 


15 


U 3 


8 44 


8 llîlaire, p. 


7 52 


4 27 


16 


5 6 


9 15 


s Maur. 


7 5i 


4 29 


17 


6 12 


9 39 


s Guillaume. 


7 50 


4 30 


18 


7 lô 


9 5> 


s Antoine, ab. 


7 49 


4 32 


19 


8 26 


— — 


Cb. de s. P. 


7 49 


4 3ti< 


20 


9 32 


10 15 


s Suipice. 


7 48 


4 35 


21 


10 39 


10 31 


s Sébastien, m. 


7 47 


4 36 


22 


11 47 


10 46 


sle Agnès, v. 


7/i6 


4 38 


23 


— — 


U 2 


s Vincent, m. 


7 45 


4 36 


24 


0258 


il 20 


s lldetonse. 


7 43 


4 41 


25 


2:12 


U 42 


s Babylas. 


7 4i 


4 42 


26 


3 30 


0611 


GoDV. de s. P. 


7 42 


4 44 


27 


4 50 


8 "50 


ste Paule. 


7 41 


4 45 


28 


6 3 


1 14 


s Julien. 


7 39 


4 47 


29 


7 9 


2 54 


sCharlemagne 


7 38 


4 49 


30 


7 59 


4 18 


s Franc, de S. 


7 37 


4 50 


1 


8 37 


5 47 


ste Martine. 


7 36 


4 52 


2 


9 5 


7 15 


ste Marcelle. 


7 34 


4 54 


3 


9 27 


8 40 



2. Joigny 

3. Saint-Bris, Tonnerre 

4. Saint-Florentin. Toucy 

6. L^UIe*8-Sereîn, Auxerre 

7. Quarré-Ies -Tombes 
13. Villiers-Saint-Benoit 
i3. Montréal 
i5. Neuilly 

16. Mailly-la. Ville 

17. Aillant, Chcroy, Cou- 

lang.-s.-Youue,Noyer8 

ao« Appoigny 

ai. Guillon 

sa. Champ ignelles, Cou1.-la- 
V., Dannem., Maligny 

33. Champlost, Villen.<8-Y. 

35. Brienon, Cbaniy, Migé, 
Sou8èrc8,Vézelay, Blé-| 
neau 

|36. Cussy-les-Forgea, Ver- 
I menton 

'37. Auxerre 

'38. Gravant 

,39. Ancy-le -Franc 
3o. Saint-Sauveur 
3i Vallory, Vermenton 



P. Q. le 5, à 9 h. 37 du soir. 
P. L. le 13, à 4 h. 32 m. du soir. 



D. Q. le 21, à 8 h. 40 m. du soir. 
N. L. le 28, à 5 h. 36 m. du soir. 



(1) MARCHÉ AUX VINS. — A Vermenton, te jour de la foire du vendredi avant 
ha Chandeleur, le jour du marché du 1' jeudi de juin, et le jour de la foire du 34 
{décembre. 



6 



FÉVRIER. 



Les jours croissent pendant ce moiS/de A heure 30 minutes. 






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FÊTES. 







• 




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• 


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9 


Cou 
delà 



FOIRES 

du Département. 



sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
roerc 
jeudi 
vend 
sam. 

DlM. 

lundi 
mard 
merc 
jjeud: 
vend 
sam. 
Dm. 
lundi 
mard 
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eudi 
vend 
sam. 
Dm. 
lundi 
mard 
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Jeudi 
vend 



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1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 



s Ignace. 

POKIFICATION. 

s Biaise. 
s Gilbert 
ste Agathe. 
$( Waasi, èv. 
s Romuald. 
s Jean de M. 
Stpiuagésime. 
s Scbulasiique 
s Scverin, ab. 
stc Eulalie. 
s Grégoire. 
s Valenlin. 
s Faustin 
Sexagésr'me. 
s Théoduie. 
s Siméon. 
s Gabin. 
s Eu cher 
s Pèpiii. 
ste Isabelle 
Quinquagésime, 
s Mathias. 
s Césaire. 
Les Cendres, 
s Arille, év. 
ste Honorine. 



7 33|i 
7 32 4 
7 30 4 
7 295 
7 2715 
7 265 
7 24 5 
7 23 5 
7 21 5 
7 20 

18 

16 

15 

13 

11 
9 



7 
7 
7 

7 
7 

7 



7 8 
7 6 
7 4 
7 V 
6 59 
6 58 
6 57 
6 55 
6 53 5 
6 51 5 
6 49 5 
6 47 5 



5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 
5 



I'" 
55 
57 
59 



2 

3 

5 

7 

8 
10 
12 
13 
15 
17 
18 
20 
22 
23 
25 
27 
28 
30 
31 

33|27 
35|28 
36|29 
38 1 
40 2 



II 



III 



4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

19 

18 

20 

21 

22 

2ri 

24 
28 
26 



9? 47 
10? 6 

10 26 
4 » 47 
H 11 

11 40 
0?16 
i" 2 

1 57 

2 58 

4 3 

5 10 

6 17 

7 24 

8 31 

9 38 
18 46 
il 58 



1 
2 
3 
4 
5 



13 
30 
45 
52 
47 



6 30 

7 2 



7 
7 



27 
48 



lOo 2 

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0=38 
1:53 
3' 5 

4 13 

5 13 

6 4 

6 45 

7 17 



7 

8 
8 



2 

3 

21 



8 37 

8 82 

9 7 
9 21 
9 44 

10 9 

10 42 

11 27 
0Ô28 



1 
3 
4 
6 
7 



43 
9 

39 
5 

34 



I. Villon.-PArch (beBtiaax), 
Toucy 

}. Aoierre,RavièroS|Semen t . 
4* Druyes 

6. Bussy-eo-Othe, Cbarny 



g. Treigny 



12. SuMartio-des-Cbamps 

i4* Arcos, Chailley 
i5. Lougoy 

17. Grandchamp 



'io. St-Cyr-1.-ColoDS, Aval- 
Ion, St-Fargeau 
13. Etais 

24. CerUiers, Véxelay, Lisle 
a5, Seignalay 

q6. Neuvy<Saut.,St-Jul.-d-S. 
27. Tonnerre 

38 Courton,L«rerté,Grand- 
champ, Poni-6-Tonne 



P. Q. le 4, à 10 h. 15 m. du noat. 
P. L. le 13, à 11 h. fô m. du naat. 



D. Q. le 20, à 11 h.3« mdu mat. 
N. L. le 27, à 3 h. 31 m. du mal. 



MARS. 



Les jours croissent pendant ce mois de i heure 48 minutes. 



e 

9 

e 



I 

•O 



FÊTES. 



Lever 
du soleil. 


Coucher 
du soleil. 


• 

1 

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« 3 

X9 


Coucher 
de la lune. 



FOIRES 

du Déi^rteoient. 



Isam. 
Dm 
lundi 
Imard 
imerc 
I jeudi 
Ivend 
Isam. 
Diif. 
lundi 
rnard 
merc 
jeudi 
vend 
sam. 
Dm. 
lundi 
inard 
merc 
jeudi 
vend 
sam. 
Dm. 
lundi 
inard 
merc 
jeudi 
end 
lam. 
Dm. 
lundi 



1 s Aubin, 
1 Quadragésinu . 
3 ste Giiiiégoiide 
à é Casimir. 
« Q.'Temps. 

6 ste Colette. 

7 s Thomas d'A. 

8 9 Ponce 

9 Reminiscere. 
1<* s Blanchard. 

11 s Ëuluge. 

12 s Pol ev. 

13 steKuphrasie. 

14 » l.ubiii. 

15 9 Zacbarie. 

16 Ocuii. 

17 ste Gertrude. 
isis Alexandre. 
19|s Joseph. 
20's Joachim. 
2t(S Benoit ab. 
22'ste Ëuphrasie. 

23 Lœtare. 

24 & Simon. 

2ti .fnnonctalion. 

26 ^) Ludger. 

27 s Jean, e^m 

28 ste Dorothée. 

29 s Contran. 

30 Passion. 

31 ste Balbine. 



6 45 
6 43 
6 41 
6 39 
6 37 
6 35 
6 33 
6 31 
6 29 
6 27 
6 25 
6 23 
6 21 
6 19 
6 16 
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612 
6 10 
6 8 



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6 
6 
6 
6 



6 
4 
2 




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43 
44 

46 j 

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51 1 
52110 
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3 
4 

5 
6 
7 
8 
9 



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555,6 
5 5.V6 
5 51,6 
5 496 
5 47 6 
5 45 6 



55 

57 

59 



1 

3 

4 

6 

7 



10 

12 

13 

15 

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18 

10 

21 

22 

24 

25 



5 4316 27 



12 

13 

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15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
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28 
29 
30 
1 
2 



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9 11 
9 39 

10 13 

10 56 

11 48 
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1-52 
2 59 

4 7 

5 15 

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7 29 

8 37 

9 48 
11 2 

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2 41 



3 
4 
5 
5 
5 



39 
25 

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6 09 
6 29 

6 48 

7 9 



80 
11 



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3 

4 

4 

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5 

6 

6 

6 

7 

7 

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7 

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8 

9 

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2 

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6 

7 

9 
10 



57 
17 
55 

52 

4 

8 

2 

46 

21 

48 

10 

8 

44 

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16 

33 

51 

12 

40 

20 

13 

20 

39 

5 

33 



25 

48 

9 

29 



I. Joai-la-yilIe,St-MaitiiH 
(iX).. Soinpuiti, Ser 
gine, Toucy 

4. Veron 

3. Cbarny, Auzerre, Noyers,! 

St-Florentin, Sét/ean» 

4. Uruyes, Mailly^ Ic-Chât.,! 

Qua rré-les-Tombes 
6. Chablis 
8. Thury 

10. St-Gecmaio^des-Ch. 



i4' Véielay 
i5. Ouaine 

16. Ferreux 

17. Bléneau, Trucy-su^-Y. 

18. Cravant, havières 
ig. Lainsocq, Ligny 

10. Saint-Sauveur, Eglény 

31. Montréal 

aa. Ohàlel'Censoir 

a3. Bléneau, L'isle, St'Mau 

rice, Toucy 
a5. Leugny, Chéroy 
a6. Chaumont 

28. Ancy-le-Franc 
79. SeoB 

3i. Auzerre 



P. Q. le 6, à 1 il. 34 m. du mat. 
P. L. le l4, à 5 h. 54 m. dn mat 



\ D. Q. le 21, à 10h.29m.du8orr. 
I N. L le 28, à 1 h. 3 m. du soir. 



AVRIL. 


Les Jonrs croissent pendant ce mois de i heure 40 miDutes. 


■S ^ 


FÊTES. 


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II. Cb«mpiBnBllM, BfienoiL 


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bJu 4S 


13 


6 26 


S 21 


[ï.Ch.rn, 
t3. Cbtniflon 


Dm. 




PiD 4« 


16 


7 38 


8 37 


undi 




sTi 48 


17 


8 63 


S 65 


Villeneu<e-l>-diiïTd 


mard 




sUi 30 


18 


10 a 


6 16 






a Pi 31 


19 


11 29 


6 A3 


i5. Brienaa, Liiiiwcq, Ik 


eudi 
>end 




8 A «2 

■ Pf M 


30 
21 


03 35 


7 19 
8. 7 


iarn«i, Si-F.rewu 
i6. Grandcb.,Cbarnj,Véiel 






s L< M 


22 


ll36 


9 9 




Dui. 
lundi 


21 


Qu 86 
• A M 


23 
24 


2 26 

3 3 


10 24 

11 46 


ao. Mailljr-la-Ville 

al. St-Cir-I-Colona, PruDoy 

îi. CuBHT-lei-FfirgAi 

11. L'IilB,Sflmei>t..Daiiiite 


mard 


32 


ste 


2H 


3 31 


i'IO 


metc 


23 


s G. 1 


Sfl 


3 65 


2''34 


lï. Qii.prt-l-Toé«.,Vionauf, 


leudi 


24 


àU 2 


27 


ù ta 


3 57 


''soiBcal.ï 


rend 




s M: 4 


28 


4 31 


6 19 


i5. Caul>DgM-i-T.,Gujllo[i 


lam. 


2( 


s Cl « 


29 


i 60 


6 41 


Uvau 


Dm. 


27 


jPc 7 


1 


11 


8 2 


i6. CbHtellui, SépMM 

17, LâTIU 

lé. Sle-PalliTe, Viant»( 
ï9.Sl-Florenlio,Villefr.Dc 


lundi 
nard 


28 

a» 


s Vi 8 
8B( 10 


a 

3 


5 34 

6 3 


9 22 
10 37 


nerc 


30 


s El 11 


* 


e 40 


11 44 




1 [ 




P. Q. le 4, à 6 h. 4E> m. du soir. 


D. Q. le 20, S 5 h. 57 m. du mat. 


hL. 


le 


12. à 10 h.. 


m. d 


QSO 


r. 


H.L 


le 56 


è^Oh. Bim.doeoip-H 



MAI. 


Les Jonn croisseot pendant ce mois de À heure i 6 minâtes. 


il 


1 


FÊTES. 


|1 


II 


1 


■S 


II 


FOIRES 


-g 


z 




S:, 


5.3 


-s 


■2-8 




ieadi 


1 


SS.Phil. etJa 


7 i; 


s 


7^26 


t z 


i.Ch«hIi(,CruiT,ISeu»r^., 
Sa i n (a - ea-P. , Thorifoi 


Und 


a 


s Albanase. 


7 14 


6 


S-i'i 


0=39 


lam. 


3 


Idv. «le Croii 


7 16 


7 


9 23 


1=22 


1. Arillan 


Dm. 


4 


ite Monique. 


7 18 


8 


10 3'2 


1 SS 


3. Aocy-I F.,CbBroj.\1ont' 

roil, Perreats, ToaCT 

4. Ch.mplo.1 


luDdl 


s 


ConT.deaAoR 


7 19 


» 


11,40 


2 31 


mird 


6 


s Jean P. L. 


7 30 


10 


0^48 


2 43 




7 


1 Slanislas. 


7 22 


11 


rso 


2 S9 


6. BUnaS, BrlepoK, Cou». 


j«di 


8 


s Désiré 


7 23 


12 


3 2 


3 14 


«r,, Neuilly. Chéro, 


'CDd 


a:» Grégoire. 


7 24 


13 


4 II 


3 29 


7. PJOTer* 

8. Arec*. DKanemoine 




10 « dinjli^ii. 


7 as 


14 


S 22 


3 44 


Dm! 
lundi 


Il 
15 


s Mamerl. 
s f'ancrace. 


7 27 
7 29 


19 
16 


6 3» 

7 B2 


4 
4 20 


9 Cbllel-Censoir, L«F«rté. 
Loup., StSaiiT, TaDlij 

10. Appoignï 

11. Sannetoy-ls-Bai 


mard 


13 


s Servait. 


7 30 


17 


» 11 


4 W 


mtfc 


14 


s Pacôme. 


7 31 


18 


10 2« 


6 17 


i3. Tonnerra 


jeudi 


15 


s Isidore. 


7 32 


19 


11 32 


a 1 


,5. Véi^lay 


rtod 


16 


s Pèlerin. 


7 33 


20 




7 » 


|6. PWTBUI 




17 


s Pascal. 


7 38 


21 


= 28 


8 12 


iV.SeiBnel«,.S«n,,Villen. 


Dw'. 
lundi 


18 
19 


1 Vincent. 
Rogaiioni. 


7 36 

7 37 


22 
23 


I; 6 
1 36 


9 63 
10 S6 


iB. EgriiellM-le-Boo. 


mird 


20 


i Bernardin. 


7 39 


34 


1 59 


0|18 


30. CerMan 




21 


aHuspice. 7 40 


2S 


2 19 


1^3» 




jeudi 


82 


AscsNsion. 7 41 


26 


•i 38 


3 > 




• end 


23 


» Didier. 7 42 


27 


2 66 


4 20 






24 


s Donaiien. 7 43 


28 


3 15 


8 40 




Du! 


2B 


a Urbain. 7 44 


29 


3 36 


6 S9 


a5. LiiDHicq, Sergioet 


lundi 


36 


sleQuadMt. 7 46 


1 


4 1 


8 16 


36. Sl-Gerin.-d-Ch.Auigrre 


JDird 


27 


à Hildeverl. 7 47 


3 


4 34 


9 27 


17. Raviire* 


mère 


28 


s Germain. 7 48 


3 


16 


10 28 


18. Joignj 


Itudi 


29 


sMaiimla.éT. 7 49 


4 


6 9 11 16 




'end 


30 


8 Pélii. 7 60 


S 


7 10 11 64 




MB. 


31 


■le Emilie. 7 Si 


6 


1 


P. Q. le 4, il h. 43 iQ. du soir. |D. Q. le 49. à H b. 9 m. da mal.! 


P-L. 


le 


12, à 11 h. 97 


m. d 


um 


at 


m. L 


le 26 


à d h. 29 m. du inal.i 





AOUT. 




ce mois de 1 heure 3S minutes. 


1 

II 

■s 


■i 


FÊTES. 


Il 


11 


i 

■s 


si 

-s 


II 


FOIRES 


raiid 


l'ste Sophie. 


l^i 


7 37 


9 


0^aoiOï47 I. Nojïn 


sam. 


asElieniie 


4 3S 


7 36 


10 


2- 4 11' Ba.ToucT 


DiM. 1 3 s Geoffroy. 


4 37 


7 34 


1 


3 20 


» 38 4.Aa«rra 


lundi! 4 1 Dominique. 


4 39 


7 33 


12 


4 36 


mard K s Yon. 


440 


7 31 


13 


S 46 




merc 


a 


Trans.deN.S 


441 


7 30 


14 


6 48 


1 = 1/. JoiST. V«me«on 


jeudi 


7 


s Gaétan. 


4 42 


7 28 


IS 


7 31 


2 = 28 .3.Pruniir,Sl-M«rl.-des-a 


«end 


S 


sJuslin. 


4*3 


7 27 


16 


8 6 


3 49 i3. Quarré, St-FJorentin 




e 


8 Komain. 


448 


7 28 


17 


8 32 


*> 48. reui. Pont, Railères 


Diu! 


10 


s Laurent, m. 


4 46 


7 23 


ts 


8 83 


undi 


it 


sie Suzanne. 


448 


7 22 


19 


9 12 


8 15| SeiBneUï,Vill™..s.Y 


d 


12 


Me Claire, y. 


4S0 


7 20 


20 


9 30 


,J ^Jii7. Aroy-i-CuM 




13 


sHippoljle.m. 
sEuaïbep.V.J. 


4SI 


7 1821 


9 49 


li 


14 


4 82 


7 16 22 


10 11 


0^2>2i^.Véi^\a,,V\u<im<u 


i 


IB 


ASSOMPTIOK 


4 53 


7 18 23 


10 3T 


l = 40:ïoLiBnï 




16 


gHuch. 


484 


713 


24 


11 10 


2 65 


91. RogDT 




17 


s Maiime, ra. 


4 86 


711 


28 


H 81 


4 4 


23. U Cella-Sl-Cïr 


fi 


16 


aie Bélëne. 


4 87 


7 9 


26 




5 3 


d 


19 


a Louia, év. 


4 89 


7 7 


27 


0^42 


5 80 


34. l/l>le, NeuTy, Perreua. 




20 


■ Bernard, d. 


8 


7 S 


28 


1^42 


6 27 


iS. Cblid-C. Lcngn;, Mali 


Ludi 

pepd 


21 


s Privai. 


8 S 


7 3 


2» 


2 48 


6 56 


anïiStJuW-SnuliA'il 


22 


s Symphorien 


S 3 


7 1 


30 


3 86 


7 18 






23 


s Sidoiue. 


S 4 


6S9 


1 


8 4 


7 36 


35. UoDlréal,Si-Gemi.-<] C 




*1 


a Bartliélemi 


8 6 


6 57 


2 


6 11 


7 82 


37. Tonnerre 

18. Ch>blii,TaDU;,Vinnau 


lundi 


25 
26 


s Louis, roi 
sZéphirIn. 


S 7 
S 9 


6 89 
6 83 


3 
4 


7 18 

8 34 


8 e 

8 21 


merc 


27 


s Césaire. 


S 10 


6 81 


S 


9 31 


8 38 


19. Chéroï 


jeudi 


28 


a Augustin, év. 


5lt 


6 49 


6 


iO 39 


8 8t 


îo. *ppoiEnï.Ch.n,plosl,L. 


rend 


20 


s Médéric. 


S 13 


6 47 


7 


11 50 


9 11 


Ferlé- Loup.,MiiUj-C 


laitt. 


30 


a Fiacre. 


8 14 


6 48 


8 


Il 3 


9 30 


Veniiy 


Dm. 


31 


a Ovide. 


816 


6 43 


9 


a-iï 


iO 10 


3i. Cbt.b\U, CuuT-l-ForBe 



P. Q. le 1, â 2 fa. 39 m. du soir. ID. Q. le 15, à 4 h. 50 m. du mal 
p. L. le 8, à 2 h. 1 m. du soir. N. L. le 23, à 1 fa. 40 m. da oiatin 
' P. Q. le SI, à 3 h. B7 m. du mat. 



13 



SEPTEMBRE. 



Les joars décroissent pendant ce mois de i heure 43 minutes. 



o 

a 


• 

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-« 


o 


ES 


6 


S8 


9 


>% 


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FÊTES. 



^2 



S 



9 



35 



a 





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FOIRES 
dtt Département. 



lundi 

mard 

merc 

jeudi 

îeod 

$am. 

Dm. 

iandi 

mard 

merc 

jeudi 

ïeiid 

sam. 

Dm. 

lundi 

mard 

merc 

jeudi 

Tend 

nm. 

Dm. 

lundi 

oiard 

merc 

'cnd 
sam. 
Dm. 
lundi 
mard 



1 ss heu, Gilles. 

2 s Lazare. 

3 r Grégoire, p. 

4 ste Rosalie. 

5 s Bertin. 

6 s Eleatbère. 

7 8 Gloud, pr. 

8 Nativité de la V. 

9 s Orner. 

10 ste Pulchérie. 

11 s Hyacinthe. 

12 s Raphaël. 

13 s Maurille. 

14 Ex. de la. ste G. 

15 sNicomède,ni. 

16 sie Eugénie. 

17 Quai'Temps. 

18 9 Jean Ghrys. 

19 s Janvier. 

20 s Euslache. 

21 s Malhieti. 

22 s Maurice. 

23 s(e Thècle. 

24 s Andoche. 

25 s Firmn. 

26 ste Justine. 

27 88 Côme et D. 



m 



m 



28 S Géran. 



29 
30 



Dédicace s Mie. 
S Jérôme, pr. 



5 17 
5 19 
5 20 
5 21 
5 23 
5 24 
5 26 
527 
5 28 
5 30 
5 31 
5 33 
5 34 
5 36 
5 37 
5 38 
5 40 
5 44 
5 43 
5 44 
5 40 
5 47 
5 48 
5 5J 
5 51 
5 53 
5 54 
5 50 
5 57 
5 59 



h 

6 42 
6 40 
6 38 
6 36 
634 
6 32 
6 29 
6 27 
6 25 
6 23 
6 21 
6 19 
6 17 

6 1tt 
6 13 
6 11 
6 8 



6 
6 



6 
4 



2 




6 
6 

5 58 
5 56 
5 53 
5 51 
5 49 
5 47 
5 45 
5 43 
5 41 



10 
11 
12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
^ 
26 
27 
28 
29 
1 
2 
3 
4 
5 
6 
7 
8 



31.28 
4^31 

5 23 

6 1 
6 30 

6 53 

7 13 
7 32 

7 51 

8 12 

8 37 
-9 8 

9 47 

10 36 

11 34 

0338 
1^46 



h m 

10?" 57 

03 
I5I7 
2 43 



4 

5 

7 



13 
43 
14 



8 36 
10 
li 23 

02.43 



2 
4 
5 



55 
3 
10 



10 



6 16 

7 22 

8 30 

9 41 
10 53 

Oê 6 
1M7 

2 22 

3 16 



1 
3 
3 
4 
5 
5 
5 
6 



56 



51 

31 

2 

25 

44 





6 14 

6 28 

6 42 

6 57 

7 16 

7 39 

8 8 

8 49 

9 44 
10 53 



I . Auzerre , Avallon , S.- 

SaoTcur, Sens. 

3. Brienon. 
3. Gravant. 

5. Vermenton. 

6. Laînsecq, Montréal ,Tonqf 
7.Crozy, PifTonds. 

8. Bugsy-^n-Othe 

9. Ancy-I-Franc, Les Ormes 

10. Mailly-la-V.St-CyHes-C| 

II. Cbailley 

la. Coulang.-la-V.RaTières, 
Thorigny 

i4* Joigoy, Véielay 

16. Perreuz, Joax-la-Ville 

19. Senneyoy-le-Bas, Tru-] 
cy-sur-xonne 

18. Dannemoine, Saint-Va- 
lérieo 

19. Arthonnay 

11. Noyers, St-Fargeau, St 

Mattin-d^Ordon, Sons 
24. Do ma te 

a6 Thury, Villefranche 
a;. Chastellux 

09. Cbampignelles^GnilloD 
Nenvy-Sautouri Saints- 
en-Piiisaie, VilleneuTe-j 
r Archevêque 

3o. Tonnerre 



P. L le 6, à 9 h. 18 m. da soir. 
D. Q. le 13, à S h. 30 m. du soir. 



N. L. le 24 , à 6 h. m. du 8oir. 
P. Q. le 29, à 3 h. 5 m. du soir. 



12 

AOUT. 

Les jours décrolsseat pendant ce mois de I heure 3S mioutes. 



 


i 


FÊTES. 


ii 


H 


1 


II 

•s 


■g .2 


roiKBS 


1 


-S 






"" 


^ 

^ 


ai 




*end l'ste Sophie. 




737 


g 


0:60 


10 = 47 i.Noyen 


sam.l 2» Etienne 


4 3» 


7 36 


10 


2' i 


"^ 9a.T<.aCT 


DlM.' 3 «Geoffroy. 


4 37 


7 34 




3 20 


"38 4.^„J„ 




4 39 


7 33 


12 


4 36 


matd 5 s Yon. 


4 40 


7 31 


13 


S iG 


0,,9,o,Che„T, Coul.nB«..-ï. 


merci « 


Iran», de N. S 


4 41 


7 30 


14 


6 46 




leadil 7 


» Gaëlan. 


4 42 


7 28 


16 


7 31 


2'28 "a.P'unojr, St-Mârt.-d«-Cli 




B Justifl. 


4 43 


7 27 


16 


8 6 






s Romain. 


44a 


7 23 


17 


8 32 


8 \l ,6.Cou«on,N»ulir,, P«r 





s Laurenl, m. 


4 16 


7 23 


18 


8 83 


1 


lie .Suzanne. 


448 


7 22 


19 


9 12 


8 ISj SeiBt.8lây,Vi1loD.-s-Y 


2 


ftle Claire, V. 


4 50 


7 20 


20 


9 30 




3 


sHiupolvte.m. 
sEuaèbep.V J. 


4 81 


7 18 21 


9 49 


1, ^\'^■ Anj-i-Can 


i 


4 82 


7 16 22 


10 11 


0,22 'S.VÉïcUy, Vlnoellw 


S 


Assomption 


4 83 


7 18 23 


10 37 


1 ='40 ■>o. Lign, 


6 


s Kuuh. 


4 64 


7 13 


24 


II 10 


2 6S 3,. Bogn; 


7 


s Haiime, m. 
8te Hélène 


4 66 
4 87 


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7 9 


28 
26 


Il 81 


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» Louis, éT. 


4 89 


7 7 


27 


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34. l/l«le, J>euT], Perreuit 





«Bernard, d. 


8 


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i5, Chllel^. Leugny, Mil 


1 


s Privai. 


6 2 


7 3 


29 


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6 86 


Bny,SUul-.|.S.uJl,Vll 


2 


s S^mphorien 


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7 1 


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7 18 


ieneuTB-ls-GujBrd 


3 


s Sidoiue. 


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1 


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96. Homtéil,St.Germ.ii.C 


4 


« Barihéiemi 


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8 87 


2 


6 11 


7 62 


aj. Tonnerre 

aS. Chiiblii,TaiiU7,VinDeu 


8 
6 


s Louis, roi 
sZépbirin. 


H 7 
6 9 


6 68 
6S3 


3 
4 


7 18 

8 24 


8 6 
8 21 


7 


s Céïaire. 


8 10 


6 81 


6 


9 31 


8 36 


,9, Chépoï 




s Augustin, éT. 


8 11 


6 49 


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10 39 


8 61 


îo. *ppolenï,Cli«mplo»l,Li 


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s Médéric. 


8 13 


6 47 


7 


H 60 


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Ferlé- Loup.,Hti]|v-C 


jam. ]30 


» Fiacre. 


8 14 


6 45 


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s Ovide. 


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10 10 


3l. Chiblia, Cuuj-I-Farea 



P. Q. le 1, à 2 h. 30 m. du soir. ID. Q. le 15, à i h. 50 m. du mal 
P. L. le 8, i 2 h. 1 m. du soir. N. L. le 23,à I h.40m.duinatiD 
< P. Q. le SI, à 8 h. 87 m. du mat. 



13 



SEPTEMBRE. 



Les jours décroissent pendant ce mois de 4 heure 43 minutes. 



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FÊTES. 



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FOIRES 

dtt Département. 



1 ss heu, Gilles. 5 17 

2 8 Lazare. 5 19 

3 z Grégoire, p. 5 20 

4 ste Rosalie. 5 21 

5 s Bertin. 5 23 

6 s Eleutbère. 3 24 

7 8 Cloud, pr. 5 26 

8 Nativité de la V. 5 27 

9 s Orner. 5 28 

10 ste Pulchérie. 5 30 

11 » Hyacinthe, tf 31 

12 s Raphaël. 5 33 

13 s Maurille. 5 34 

14 Ex.dela.steC. 5 36 

15 s Nicomède,m. 5 37 

16 ste Eugénie. 5 38 

17 Quai-Temps, 5 40 

18 s Jean Gbrys. 5 41 

19 s Janvier. 5 43 

20 s Euslache. 5 44 

21 s Mathieu. 5 46 

22 s Maurice. 5 47 

23 ste Thècle. 5 48 

24 s Andocbe. 5 5<> 

25 s Firmin. 5 51 

26 ste Justine. 5 53 

27 88 Côme et D. 5 54 

28 s Géran. 5 50 

29 Dédicace s Mie. 5 57 

30 s Jérôme, pr. 5 59 



10 
11 
12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
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26 



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6 42 
6 40 
6 38 
6 36 
6 34 
6 32 
6 29 
6 27 
6 25 
6 23 
6 21 
6 19 
6 17 
6 15 
6 13 
6 11 
6 8 

6 627 
6 4 
6 2 



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31.28 
4^31 

5 23 

6 1 
6 30 

6 53 

7 13 
7 32 

7 51 

8 12 

8 37 
^9 8 

9 47 

10 36 

11 34 



6 
5 58 
5 56 
5 53 
5 51 
5 49 
5 47 
5 45 
5 43 
5 41 



28 
29 
1 
2 
3 
4 
5 
6 
7 
8 
9 
10 



0^38 
1^46 
2 55 

4 3 

5 10 

6 16 

7 22 

8 30 

9 41 
10 53 

OS 6 
l"l7 

2 22 

3 16 



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10 S" 57 

03 
I5I7 

2 43 

4 13 

5 43 

7 11 

8 36 

10 

11 23 
0o43 
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3 

3 51 

4 31 

5 2 
5 25 

5 44 

6 
6 14 
6 28 
6 42 

6 57 

7 16 

7 39 

8 8 

8 49 

9 44 
10 53 



X . Auxerre , AvaHon , S.- 

SauTcur, Seoi. 
3. Brienon. 
3. Gravant. 

5. VermencoD. 

6. Lainsecq^ Monuréal,Toncy 

7. Cruzy, Plfionds. 

8. BuMj-en-Othe 

9. Ancy-1-Franc, Les Ormes 

10. MailIy-la-V.St-CyHes-GJ 

11. Cbailley 

la. Coula ng.-la-V.Ravîères, 
Tliopigoy 

14* JoigDy, Véielay 

16. Ferreux, Joux-Ia- Ville 

17. Sennevoy-le-Bas, Tru^ 
cy-sur-xoone 

18. Dannemoine, Saint-Va-j 
lérîen 

19. Arthonnay 

31. Noyers, St-Fargean, St 
Maitia-dX)rdon, Sens 
24. Domats 

a6 Thury, Villefranche 
37. Chastellux 

09. CliampigDellea,GniIloD 
Nouvy-Saulour, Saints- 
en-Piiisaie, Villeneufo- 
1^ Archevêque 

3o. Tonnerre 



P. L. le 6, à 9 h. ISnfi. du soir. 
D. Q. le 13, à S h. 50 m. du soir. 



I N. L. le 21, ë6h. m. du soir. 
I P. Q. le 39, à 3 h. m. du soir. 



OCTOBRE. 

Les jours décroissent pendant ce mois de i heure 44 minutes. 



FÊTES. 



■ |s|"§ : 



FOIRES 

du DéptriemcDt. 



g Rémi, p. 
Léger. 
Cîprien. 
aFranç. d As!>. 
stc A lire, ;ibb. 

Bruno. 
- Serge. 
sle Brigitte. 
sDenJs, év. 
a Paulin. 
s G orner. 

s Wiirrid. 

iTh'opitile. 

I Calixle, p. 

I Lucien. 

s FlorênI. 
s Luc, évnng. 
9 Sa*inien. 
sle Cleo paire. 
ste Uriule. 

Mellon, éT. 

Gmllen. 

Hagloire. 
„ - Crépiii. 
6 » Btaristc, p. 



mcTGjïg s Fïron. 
jeudi 30 s Lncain. 
vendl3t|>Quenlin,V.J 



fi 20 19 
5 ishio 
S 16 21 
H 14 32 

8 13- 
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5 8 
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4 68 
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4 61 
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4 47i 

4 461 7 
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4 41 10 



4 35 

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7 2» 

8 69 
10 19 
H 38 

= 48 

1 47 

2 32 



''>ie''T< ^ Celle-St-Cir{ 

EeHMtlei-le-r.oe. 
3. Monlréil, Pruiio; 

Toocy 
5.0u«"*-l>»-T. 

I, Avallon,FloeD;: 

S. Sle-Psllnja. 

Drujes, Gn'ndch., I 
1.0 liai lie 



P. L. le 6. à 5 h. 4l m. du mal. 
D.Q. le 43, à «h. 35 m. du mat. 



i5. Appoigoy, Ceriiierâ, Sc- 

16. Sa[n"-Bri», Egleny 
!■}. Eul> 

iH. Bléndsu, l'iunoy, Véiel. 
19. Cbltel'CensoIr, Chéruir, 

Si'Jiilien, Seieneluy 
:tO. MéiilLea 
ai.Leueny 
ii. Dig«s 

lâ. BoMriiïi, Liiniacq, Li- 
eny.PoDlB-Y. Quarrc 
36. Ltml-M 
■LTroigny 
1. Bui^y-•^n-Olh^, OnmV 
ai., K.."iêrB.,Sl-Cïr-l-C, 
,. Avollon.Sl-Horeniin 
i. Aiicy-le-Fr«i>e 
L. Chiiblii, Siial-S>u 



N. L. le 21, à 11 h. i m. du m. 
P. Q. le 3», à Oh. ISni.duiu. 



45 



NOVEMBRE. 



1 
I 



Les jours décroissent pendant ce mois de 4 heure i 8 minutes. 



a 


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FÊTES. 






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FOIRES 

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sam. 

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lundi 

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lundi 

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lundi 

mard 

merc 

jeudi 

vend 

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Dm. 



1 
2 

3 
4 
5 
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7 
8 
9 

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11 
12 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
23 
24 
25 
26 
27 
28 
29 
30 



Toussaint. 
Les Morts, 
s Marcel, 
s Charles Bor. 
s Zacharje. 
s Léonard, er. 
s Willebrod. 
stes Reliques. 
s Malburin, 
s Léon, pape, 
s Martin, év. 
s René. 
s Brice, év. 
s .Vlacloa. 
s Eugène 
!i Ldme, arcb. 
s Agnan, év. 
sie Aude. 

>l(! K|i.snbeth <ic H. 

S rdmond. 
î'résentation V 
ste Cécile^ ?. 
s Clément, p. 
s Séverin. 
ste Catherine 
ste Geneviève, 
s Siméon 
s Soslhènes. 
s Saturnin. 

AVBNT. 



b M. 

6 48 
6 49 
6 51 
6 53 
6 54 
6 57 

6 58 

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7 
7 

7 
7 
7 
7 
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7 
7 
7 
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7 
7 
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4 
4 
4 
4 
4 
4 
4 
4 
4 
4 



1 

3 

44 

54 

74 

94 

104 

124 

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17,4 

18'4 

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21 14 



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24 4 
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274 
28.4 
30;4 
31 14 
3214 



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4 57 


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5 


7 47 


30,16 


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29 17 


6 15 


10 29 


28 18 


7 8 


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1^ 6 


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10 28 


1 35 


22 


22 


11 37 


1 57 


21 


23 


— — . 


2 14 


20 


24 


= 45 


2 29 


19 


25 


1Ï52 


2 43 


17 


26 


2 58 


2 57 


16 


27 


4 6 


3 U 


15 


28 


5 16 


3 27 


14 


29 


6 29 


3 47 


13 


30 


7 43 


4 12 


12 


1 


8 58 


4 46 


11 


2 


10 9 


5 32 


10 


3 


11 10 


6 32 


9 


4 


11 58 


7 45 


8 


5 


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9 5 


7 


6 


1^ 3 


in 27 


6 


7 


1 25 


11 50 


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1 43 


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5 


9 


2 


1 :!12 


5 


10 


2 1/ 


2;35 

» 



I . PonligDy, Toacy 
a. Neuilly,Neuvy,Villen.«-Y. 
3. SergiueSj Auzerre, Noyers 
4- Courson 

6. L'Isle, St-Fargeaa 



9. CooIanges-sur-T. 

10. Aillant, CuBiy-les-F. 

11. Auzerre. 

la. Arces, St-Martin-d-Ch. 

Sépeauz, Toonerre 
i3. Lainsecq. 
i|. Arcy*iar-Cure 
tS. Vézelay 
16. Perreuz 

18. Avallon. Sougère« 



33. Champlost, Vermenton 

^5. Brienon, Coiilang.-la V. 
L« Ferté - L , Perreuae 
i6. Quarré-leB>Tombe8 
27. Si-Florenlin 

•IQ. Ciiaalcllux 
io. ChampignellesjMaligny 
Ouaine, Sens 



;P. L. le 4, à 3 h. 57 m. du soir. 
p. Q. le 12, à h. 57 m. du mat. 



N. L. le 20, à 3h. 46 m. du mat. 
P. Q. le 27, à 3 h. 22 m. du mat. 



/' 



"1 



I' 



46 



■ 
I 



K' 



DÉCEMBRE. 

Les jours décroissent de 22 minutes jusqu'au 4 5 et croissent ensuite 

de 6 minutes jusqu'au 34 . 



a 









o 

a 

9 



FÊTES. 



Le?er 
du soleil. 


Coucher 
du soleil. 


• 

a 
9 

i 

e 


Leyer 
de la lune. 


Coucher 
de la lune. 



FOIRES 
du Département. 



lundi 

mard 

merc 

jeudi 

vend 

sam. 

Dm. 

lundi 

mard 

merc 

jeudi 

Ivend 

sam. 

Dm. 

lundi 

mard 

merc 

jeudi 

vend 

Isa m. 

Dm. 

lundi 

mard 

merc 

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vend 

sam. 

Dm. 

lundi 

mard 

merci 



i 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

31 



S Ëloi. 

s Fr. Xavier, 
s Fulgence. 
ste Barbe, 
s Sabbas, abbé 
8 Nicolas, év. 
sle Fare, v. 
Imm, Concept, 
sle Gorgonie. 
sle Va 1ère, v. 
s Daniel. 
8 Valeri, ab. 
ste Luce, v. 
s Nicaise, év. 
s Mesmin. 
ste Adélaïde. 
QuaL'Temps. 
s Gratien. 
s Timothée. 
s Pbilogone. 
s Thomas, ap. 
s Honorât, 
ste Victoire, v 
s Dei] hin^V.J. 

NORL. 

s Etienne, 1*' m 
s Jean, ap. év. 
ss Innocents 
8 Trophime. 
ste Colombe. 
s Sylvestre, p. 



h 

7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 
7 



7 
7 
7 
7 
7 



m 

34 
35 



4 

4 



364 
37 4 

39 4 

40 4 
414 

42 4 

43 4 
444 
Zl5 4 

46 4 

47 4 

48 4 

49 4 

50 4 

50 4 

51 4 

52 4 

52 4 

53 4 

53 4 

54 4 

54 4 

55 4 
55 4 
55 4 
564 
564 
56!4 10 
56^4 11 



m 

4 
4 
3 
3 
2 
2 
2 
2 
1 
1 
1 
1 
1 
1 
2 
2 
2 
2 
3 
3 
4 
4 
5 
5 
6 
7 
7 
8 
9 



11 

12 

13 

14 

15 

16 

il 

18 

19 

20 

21 

22 

23 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

il 



m 



2136 
2^59 



3 
4 
4 

5 



28 

5 

53 

52 



6 59 

8 10 

9 21 

10 31 

11 58 

= 44 
1E50 
2 = 58 
4 9 



h . m 
3357 

5 "20 

6 43 

8 3 

9 46 

10 15 

11 
il 34 
11 59 

0S18 
0735 

50 

1 3 



1 
1 
1 



17 

3^ 
50 



5 23 


2 12 


6 39 


2 43 


7 53 


3 25 


8 59 


4 21 


9 54 


5 30 


10 35 


6 50 


11 6 


8 14 


11 30 


9 38 


11 49 


11 


OS 6 


— — 


0^23 


0321 


41 


1541 


1 1 


3 2 


1 27 


4 24 


2 


5 43 



r . Cruzy, Fleury, Montréal, 
St-firis, Villen.-PArch. 
Aaxerre, Villen.-la-G. 

3. Joux-la-yille 

4. Cbeoy, Mailly-Ch. 



6. Châte]-C.,Gumon,Migé 
Noyers, St-Sauv. Toucy 

8. Dizmont 

9. VU\e 



i3. Ancy-le-Franc, Grand- 
champ, Yëzelay 

1 6. Gravant, Ravières 
l7^ Aval Ion 
1 8^ Seignelay 

ao. St-Cyr-les-Colons 
ai. Ligny, Saint-Fargeau, 
St-Marti n •dX)rdon 

^4'. Vermenton 

26 Chailley 

18. Lengny, PruDoy 

19. Arthonnay, Gbostellux, 
Tanlay 

3o. Cotirton 

3i . Chablis, Vermenton 



P. L. le 4, à 4 b. 30m. do malin. 
D. Q. leH,à 10 h. 3 m. dn soir. 



N. L. le 49, à 6 h. 59 m. du soir. 
P. Q. le 26, à 4 h. 14 m. du soir. 






47 

AGENDA MUNICIPAL. 

DgDB les premiers Jours, publieatioa dus rôles des contributions directes. 

Le i*** Dimanche, séance des conseils de fabriques. (Décret du 3o déc. 1809). 
/ Oaos le mois qui suit la publication des rôles de prestations pour les chemins vi- 
cinauK, les contribuables doivent déclarer au maire sUls entendent s^acquittcr en 
nature, faute de quoi ils seront obligés de payer en argent. (Loi du ai mai i836). 

Première digaine. 

Le maire re^it d» receveur municipal et vise le bordereau détaillé présentant la 
situation de la caisse municipale à la fin du trimestre précédent. 

Délivrance du mandat de traitement de Tinstituteur, de lUnstituirice et \]es autres 
employés communaux. 

Présentation du répertoire des actes ad mini&traiifsaa receveur de Penrcgistremcnt. 
(Lois des 2à friraairean vu, et i5 mai 1818). 

• £nvoi par le Maire, au receveur de Penrcgistremcnt, de la notice des décès arrivés 
dans la oommune pendant le dernier trimestre. (Loi du aa frimaire an vu). 

l>élivrance des certificats de vie des enfants trouvés et abandonnés. 

Envoi par le maire, au préfet et aux sons*préfets, des actes de décès survenus pendant 
le trimestre précèdent parmi les membres de la Légicn d^honneur, les décorés delà 
médaille miliuireetles pensionnaires de TEtat. 

Envoi, au préfet et aux sous-préfets, de la liste nominative des condamnés libérés 
assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre précédent . 

Revis ion des listes électorales. 

Envoi par le percepteur à la sous-préfecture de la liste en double des prestataires 
qni ont opté pour le travail en nature. Envoi du relevé sommaire (te remploi 
des prestations soit en argent, soit en nature, définitif pour Tannée précédente et 
provisoire pour Tannée courante. 

Première quinwne^ 

Dépôt à la mairie des listes électorales révisées ; publication par voie d^afficbes de 
ce dépôt. 

Envoi au sous-préfet des listes et des certificats constatant le dépôt et la publica- 
tion. 

Expiration du délai fixé pour la déclaration K faire par les possesseurs de chiens. 

Les percepteurs rédigent et déposent, à la sbus-préfecture , les listes, en triple 
expcditiooy des plus imposés de chaque commune. 

L.ea odminlstrations des établissements de bienfaisance envoient au préfet les 
états trimestriels de la population des hospices et du nombre des indigents secou- 
ras. (Inst 8 février i8a3}. 

Utfccnscment, par les maires, des jeunes gens qui ont accompli leur vingtième 
année dans le courant de Tannée précédente. (Loi 31 mars i832). 

£nvoi au sous-préfet de Tun des doubles du tableau de recensement dressé par le 
mmÎTt, Publication et affiches dans la commune du tableau do recensement. 

Dans le mois. 

Du i5 au3i janvier, les maires et les répartiteurs, assistés du percepteur des con« 
tri butions directes, rédigent un état-matrice des peraonnes imposables pour les 
ciiiens. 



ao janvier, publication de la loi prescrivant Téchenillage. 

L«es maires rédigent des tables alphabétiques pour chacun des registres des actes de 
Tétn t civil de l^année précédente, puis ils envoient 90 des doubles registres au 
gre&e du tribunal, avec le registre de publicationa de mariage, et déposent Tautre 
double aux archives de la mairie. (C. civ. 43). Ils doivent y joindre le relevé du mou- 
vement do la population de leur commune pendant Tannée précédente. 

L.ea maires des chefs-lieux de canton déposent au greffe un double du regi«tre des 
en^gemenia volontaires pendant Tannée expirée; raatre double est déposé aux 
itchirm de la mairie. (Loi du ai mars 183a). Us envoient & Tintendant militaire un 

1873. 2 



18 

état nominatif des engagements volontaires qo'iU ont reçns pendant Tannée précé- 
dente. 

Les greClfiert des tribanaoi de police envoient aux recevenra de Penregistrement 
Pcxtrait des jugements de police rendus dans le trimestre précédent (Ordonnance du 
3o décembre 18^3), et portant condamnation à l^amcnde seulement. 

Les greffiers des tribunaux de police correctionnelle et de simple police envoient 
au Préiet les extraits des jugements rendus pendant te semestre précédent. {Idem). 

Enlèvement <les neiaes et glaces. 

Confection du tableau dfs mercuriales. -~ Chaque quiniaine, il doit être envoyé 
un de ces états au préfet. — MM. les maires doivent aussi, chaque mois, réunir et 
annoter tous les documents propres à éclairer la commission de statistique per- 
manente. 

Réunion ei conservation en votnnes de» cahiers du Bulletin des lois et des divers 
recueils administratifs appartenant à la commune. 

Convocation individuelle pour la cession de février; l'époque en est fixée par le 
Préfet. 

Envoi an sous-préfet des tableaux du mouvement de la population pendant Tannée 
précédente 

Envoi au sons-préfet de la liste des réparti teors. 

Le maire annote sur le tableau de recensement les décisions du conseil de révision 
insérées dans la liste d^émargemeut, concernant les jeunes gens de la classe dernière, 
puis il affiche cette même liste. 

Arrêté prescrivant Télagage et le recépage des arbres et des haies. 

Envoi de Tétat certifié de vaccine ponr Tannée écoulée. 

Publication d^nn avis faisant connaître le jour fixé parle Préfet pour la vérification 
des poids et mesures. 

Le maire visite les prisons qui existent dans sa commune. Cette visite se renou- 
velle tous les mois au moine une fois. 

Le facteur rural est tenu de prendre, au moins deux fois par an, en préaeneo 
du maire, Tempreinte du timbre qui est fixé à demeure dans la botte aux lettres de 
chaque commune. 



WéwmMMWL» 

Première quinzaine. 

Première session ordinaire des conseils municipaux. (Loi du 5 mai i855]. 

Les conseils municipaux doivent délibérer pendant cette session sur le taux de la 
rétribution à perœvoir pendant Tannée suivante, dans les écoles publiques et les 
salles d'asile, et sur chacune des opérations financières relatives k Tinstruction pri- 
maire. 

Dans les huit premiers jours, rapport du maire au sons-préfet sur le servicendmî- 
nistratif et la surveillance des prisons, s'il en existe dans la ville. 

Le maire doit recevoir du receveur municipal le bordereau récapitulatif des re- 
cettes et des dépenses effectuées pendant le mois expiré. Cet envoi se renouvelle 
daui les dix premiers jours de chaque mois (>our celui qui vient de finir. 

Dans cette quinzaine doit se taire Téchenillage des arbres, conformément h la loi 
du 36 ventôse an IV . 

Du !*' au i5 février, le percepteur adresse au directeur des contributions les états 
matrices, pour servir de base à la confection des rôles. 

DoMi le moit. 

Les maires publient Tarrèté de clôture de la chasse, dès qu'il leur est parvenu. 

Les percepteurs remettent au receveur des finances : 

|0 Les états, en double expédition, des cotes irrécouvrables et les états des restes 
à reconvrer sur les contributions directes et sur les frais de poursuites de Tannée qui 
vient de s'écouler ; 

a® .Les comptes de gestion des recettes et dépenses municipales de Tannée précé- 
dente, pour être vérifiés. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 



4e 

• 

Arrêté preseriTant réiagage des arbres et haies ▼< Tes et le oaragc des fossés qui 
bordoDt les chemins victnauz. Il est utile que cet arrêté ne soit pas pris à une date 
postérieure. 

Avant le a8, les percepteurs déposent aux archives de la préfecture les rôles et les 
états de frais de poursuites qui ont plus de trois ans. 

Envoi par le maire au préfet ou sous-préfet des résultats des travaux de la ses- 
sion trimestrielle. 

Les maires prescrivent les mesures convenables dans Tintérét des mœurs et de la 
sûreté publique pendant les divertissements du carnaval. 

Visite générale des fours et cheminées. Cette opération doit être faite avec le plus 
grand soin. 

Dernier délai pour le payement de la taxe d^affouage de Tannée précédente, préa- 
lablement h la remise, par le receveur municipal , de la liste des habitants en retard 
de se libérer. 

Envoi par le receveur municipal au maire du bordereau récapitulatif des recettes 
et des dépenses pour le mois précédent. 

Le i5, clôture de rordoqnancement des dépenses de Pexeicice 18731 pour les com- 
munes et les établissements de bienfaisance ^Ordonnance du a4 janvier i843). 

Le 3i , clôture du payement des dépenses dePexercice i^n pour les communes et 
les établissements de bienfaisance (Ordonnance du a4 j^i*^^^ i843). 

Le maire dresse son compte administratif. Le percepteur, de concert avec le maire, 
éublit Tétat des restes à recouvrer et des restes à payer, qui doivent figurer à la pre- 
mière section des recettes et des dépenses du budget supplémentaire de l'exercice 
courant. 

Pendant le mois. 

Trois mois 
des finances les' 

Echenillage. _. ^ „^ 

aux dépens de ceux qui Font néglige (Loi ventôse an tu], et prescrivent les mesures 
oéeessaires pour favoriser, i*i\ y a lieu, Pécoulement des grandes eaux. 

Les percepteurs déposent aux sous-préfoctures les rôles de 1871. 

Le 3i, clôture définitive des listes électorales et envoi à la préfecture des tableaux 
de rectification • 

Remise h Tinstitutenr, au garde champêtre et aux divers agents salariés de la com- 
mune, de leur mandat de traitement pour le trimestre écoulé. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Le tableau des vaccinations pratiquées dans la commune pendant Tannée dernière 
est envoyé h la préfecture. 

Publication de Tépoque du travail des prestations. 

EnToi par les maires an sous-préfet des mercuriales relatives aux fourrages, de la 
liste des contribuables les plus imposés et des propositions pour le choix des com- 
missaires- répartiteurs. 

Leê créanciers du département sont prévenus que c'est le 3i mars qu'expire le 
délai d^ordonnancemeot des dépenses de l'exercice 187a et que celai des payements 
expire ao 3o avril . 

AVKII*. 

Le dimanche de la Quasi modo, session annuelle des conseils de fabrique. Les 
réunions ont lieu à l'issue de la messe ou des vêpres, dans l'église ou dans un lieu 
attenant à l'église, ou dans le presbytère. Renouvellement triennal des conseils de 
Ubriquo, (Décreido 3o décembre 180g, art. ?ii). Nomination du président et du se- 
crétaire du conseil (idem, ix). Règlement des comptes de gestion de 1872, budget de 
1874. Envoi de ces documents à la mairie et à Parchevêché. 

I%riiie de toute demande en décharges, réductions, remises et modérations sur les 
eontribotions directes. 

Envoi au maire, par le receveur municipal, du bordereau trimestriel de la situa- 
tion de Ja caisse. 




Prtmiire dixamt. 

PrésenUtion du répsrtoira de* acte* adniinlilratlfi au receveur de l'enragliIrenicDt. 

Envoi nu Tecevsur de IVoreGiitremeDi de !■ noilM des décAi lurrenus pendsot l« 
irimMIre précédent. 

DéliirancB dei ccrtiflcali de vie d«< enlinU IrouTéi on ubandonnéÉ. (lutraction 
du 8 férrior iSîîl. 

EdtoI i il prëFecLiire et dini lei milriei, pir le> reuTears, d'un eiemplaire du 
compte ailmiiiiiiTitJF du maire ei de i'étal dat raalM ï recouTrer M de» reateal 
payer de Tsiercice cloi. Ce derujer ducamcnt eal dreiii! de coocert entre le rew- 
Teiir et le main-. 

Emoi, sur papier libre, psr le maire lopréret et snx sont-pr^fels, des ictea des dâcis 
aoneniis parmi laa mambrea de la Légion ■ d'Honneur pendant le dernier trimestre. 

Envni au prérel et nui aons-prefetB, de la liate nominative des condamnés liliéréa 
asBUJetlia t la burneitlance, décédii pendant le tiimettre. 

réunir dam les premiers jours d'ovril dans une session annuelle qui a pour objet, en 

1° L'eismcn du compta d'ordre et d'adminialralion rendu par l'ordonnateur des 

1* L'examen du compta en deniers rendu par le recersur de riilablisseoient pour 
le même exercice . 

30 La formatioD du budget de l'année prochaiofl . 
Ceuzi^ms dixaine. 

Convocation des conseils municipaux pour la session de mai. 

Remise pnr le percepteur du compte de eeslion de 1871. 

Avant le i3, apprécislion par le maire ou par l'agent lojer des dépenses i taire 
sur les chemins Ticinuui de la commune. L'agenl-voyer remet le tarli de conver- 
sion des prestations en tâches an maire, qui doit le communiquer au conseil. 



Troitiime dû aine. 
Préparation du budget de 1874 et des chapitres additionnels au budget de i6T3. 

"-—ocalion (lorsqu'il ï a lieu) d. ' ' . ^ ,., ....,__ j , 

de l'époque du travail des m 



Convocation (lorsqu'il y a lieu) des plus imposés pour la fin du la session de 



Pendant tt moi*. 
Les greiflers de* tribunaux de police envoient aux leceveors de l'enregistrement 

l'extrait des jagements rcndns pendant le trimeitre precédeot et prononfant des 

amendes, pour qu'ils en Casiem le recouvrement. (Ordunnance du 3o dérembre it)i3). 
Réunions du printemps des comitét de vaccine. ; Arrêté du priifel duuS oct. 18 tj)- 
Eist trimestriel du mouvement de la popuialian des hospices et des IntliQCuU 

secourus par les bure.iui de bien l'aisance. 

Envoi 11 la mairie du travail des commissions hospitalières et de bienfaisance |>eii- 

dant ta session de ce mois. 

Les bacs et tiateaui de passante existant 'lans la commune sont visités psr lemair^, 

de concert avec l'ingénieur des ponts-et-cbansséus. 
Nomination de cinq commitsaires-reparliteuis dans chaque commune- 
Envoi au préfet, chaque quiniaine, du tableau des mercuriales. 

Ouverture de la session de mai, aux vpoques déterminées par M. le préret. La 
seasion dure 10 jours. 

■' premier Jour, règlement ilu romple de gesti , 

iucomptv administratif de l'eitrcice 1B73. Béglet 

au budget de 1873. liiposé du budget de 1874. Exa , ^ 

laui, des comptes et budgets des hospices et bureaux de blenfiisance, et s'il j 
it, des fabriques, 

deuxième jour, contlnualion do la scuion. Formation du budget de i8;4' P>"- 
de la taxe affouagére et de* autrat taxes eoramunalea on de polioa. Vole de* 



21 

prettations et des centimes pour les chemins. Vote de centimes pour Pinstruction 
primaire. 

Le troisième jour, vote d^impôts pour les dépenses ordinaires ou extraordinaires 
de 18747 etc. Clôture de Is session, s^il y a lien. 

Le maire renvoie au conseil de fabrique un double des bud^ts de rétablissement 
religieux pour 1874 st des comptes de 1873, ainsi que les pièces à Tappui de ces 
comptes. Le conseil de fabrique les adresse à Tarchevôque. 

Envoi au préfet et aux sous-préfets des budgets et de toutes les pièces qui s'y rat- 
tachent ainsi que des votes dHmpôts, faute de quoi il ne sera pas donné suite à ceux- 
ci. Cet envoi doit être fait avant le ao. 

Lespercepteurs reprennent leurs comptes de gestion qu'ils avaient déposés à la mairie. 

Publication du règlement pour les mesures à prendre contre les chiens errants. 

Le receveur mu nicipnl ad I esse au maire Pétat récapitulatif sommaire de sus opé- 
rations pendant le mois écoulé. 

Pendant le mois. 

Tournies d^ contrôleurs des contributions directes pour les mutations. 
Les maires doivent avoir soin d^en publier Tavis, sitôt qu'il leur est parvenu. 
Les maires des communes rurales dressent Tciat des individus & vacciner. 
Envoi an préfet, chaque quinzaine^ du tableau des mercuriales. 



«un. 

Première quinzaine, 

La récapitulation sommaire des opérations financières dn mois écoulé est remise 
au maire par le receveur municipal. 

Les maires des communes et les administrateurs des établissements propriétaires 
de bois, doivent envoyer aux préfets les propositions de coupes extraordinaires. Si 
cet envoi n'est pas fait avant le i5 juin, la proposition et le décret qui peut en ôtre 
la suite, sont reculés d'une année. 

Prendre toutes les mesures de sûreté pour qu'il n'arrive point d'accidents aux 
baigneurs. 

Surveiller la récolte des foins et prendre -aussi à cet effet toutes les mesures de 
police jugées nécessaires. 

Dans le mois. 

Les receveurs municipaux envoient à la préfecture leur compte de gestion et les 
pièces à l'appui. 

Rédaction, par MM. les maires, de la liste des affouages. 

Les maires font connaître au, préfet le nombre des feuilles de papier présumées 
oecessaireft pour les registres de l'état civil de l'année suivante. 

Les maires doivent prendre les arrêtés nécessaires pour que les Jbabitanis fassent 
arroser le devant do leurs maison», et pour que les chiens soient muselés ou tenus 
eo laisse pendant lu durée des grandes chaleurs. Audes mesures de salubrité et de 
sùretë, quand elles seront jugéns nécessaires 

Remise des mandats de traitement à tous les agents salariés de la commune. 

Envoi au préfet, chaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Dans les localités importantes, et lorsqu'il y a lieu, le maire fait procéder dans 
ce mois et dans les mois suivants à l'arrosement des rues et des places publiques. 

Publication du règlement concernant les baigneurs en pleine rivière. 



Le premier dimanche, session tri msstrlelle des conseils de fabrique (Décret du 
3o décembre 1809). 

Orvloonancement des traitements des employés communanx pour le trimestre 
écoulé. 

Première dizaine. 

Les receveurs des communes et des hospices dressent Tétat trimestriel de situa- 
tion de caisse* ils doivent en remettre une copie aux maires ou aux ordonnateurs. 



22 

Envoi aa reeereur de l'enregistrement de la notice des décès pendant le trimestre. 

Visa du répertoire des actes soumis i Penregistrement. 

Envoi sur papier libre, par lo maire, au préfet et unx sou^préfets, des actes de» 
décès survenus parmi les membres de la Légion*d'bonnenr et les décorés de la mé- 
daille militaire pendant le dernier trimestre. 

Le maire envoie à la soDS-préfecture le certificat d'eiereice de l'instituteur pour 
le trimestre écoulé* 

Pendant le mois» 

Les maires envoient aux sous-préfets les certificats de vie des enfanis trouvés et 
abandonnés placé» dans leur communes, et l'extrait des jugements de police por- 
tant peine d^emprisonnement et rendus dans le trimestre précédent. 

Les greffiers des tribunaux de police envoient aux receveurs de L'enregisirement 
l'état trimestriel des jugements rendus en matière de police municipale, et portant 
condamnation à des amendes. 

Les greffiers des tribunaux de police correctionnelle et do simple police envoient 
au piéfet l'extrait des jugements rendus pondant le semestre précédent. 

Lesjeunes gens qui veulent entrera l'école normale primaire, doivent se faire 
inscrire au secrétariat de l'inspection, aux époques déterminées par l'arrêté du préfet. 

Envoi au préfet et aux tous-préfets de la liste nominative des condamnés libérés 
assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre. 

Envoi du rapport sur l'état des récoltes. 

Convocation, par lettres individuelles, des membres du conseil municipal pour 
la session d'août, dès que l'époque en e&t fixée par le préfet. 

Envoi au préfet, chaque qulnzaiaa^ du tableau des niereuriales . 

Prise, par les facteurs ruraux, de l'empreinte du timbre qui est fixé à demeure 
dans la boite aux lettres de chaque commune. Le maire doit être présent à cette 
opération . 

Publication de la liste des habiUnts ayant droit à l'affouage. 

A01JT. 

Première quinzaine. 
Session trimestrielle et légale des conseils municipaux. 
Les ccédits restant à voter pour 1874 doivent l'être dans celte session. 
Approbation de la liste d'affouage et examen des réclamations. 
Remise au maire, par le receveur municipal, de la récapitulation mensuelle. 

Pendant le moie, 

Oépét à la mairie de l'éiat nominatif de tous les contribuables, habitants assu- 
jettis à la patente. Cet éut, où doivent être consijgfnées toutes les réclamations faites 
pendant les 10 jours de son dépôt, doit, à l'expiration de ce délai> être renvoyé au 
coutrôleur. 

Publication de l'arrêté du préfet fixant l'ouverture de la chasse et des presoriptions 
locales. Les maires doivent prendre, de leur côté, et faire exécuter, sur leur terri- 
toire respectif, toutes mesures propres à assurer la sécurité publique et la conser- 
vation des récoltes sur pied. 

Envoi au préfet, chaque quinxainei du tableau des mercuriales. 

Envoi à la sous-piéfecture de la liste des affouagistes. 



Première quinzaine. 

Le bordereau mensuel de la situation de la caisse est remis au maire par le per« 
eeptenr. 

Avant le 10, le maire reçoit de la préfecture les proeèa-verbaux d'estimation des 
coupes affouagèi«s de l'exercice. 

Pendant le mois. 

Bande vendanges. Les maires, après avoir Gonsnltélea prud'hommes, prennent 



23 

aa «rrAtépoar fixer Touveriurd soit facultative, soit obligatoire, des vendangea. 

EoToi au prcfiU, eliaque quinzaine, du tableau des mercuriales. 

Remise à i^instituteur, au garde champêtre et aux antres agents salariés de la corn 
mone, de leur mandat de traitement pendant le trimestre. 

Soumettre à l^approbation du sous-préfet le projet d^adjudlcation de la coupe 
affouagère. 

Fixer par un arrêté le jour Dû commencera lu grapillage. # 

Les maires rappelleront que la concours d^admîjision h Pécolc d*agricu1ture ouvre 
le 1er octobre, et que les demandes dHnscription doivent ôlre adressées à la préfec 
tare avant le i S septembre. 

A.vant le 3o, les observations dos conseils municipaux et des commissions admi- 
nistratives Bur Pe^tîmation de la coupe ttflTouagère doivent parvenir h la préfecture. 

OCTOBKB. 

L^état trimestriel des recouvrements du percepteur est visé et Tencalase constaté 
par le maire du chef-lieu de perception. 

Le premier dimanche, session trimestrielle des conseils de fabiiquc^ (Décret du 
3o décembre 1809). 

Première dîxaine. 

Le bordereau trimestriel de la situation de la caisse est remis par le receveur mu- 
nicipal au maire. Ordonnancement des traitements des employés communaux. 

Le répertoire des actes soumis & l'enregistrement est présenté au visa du receveur. 

Envoi sur |>apier libre, par le maire, au préfet et aux &oas*préfeiH, des actes de 
décès sarvcnuB parmi les membres de la Légion d'honneur et les décorés tie la mé 
dailie miliuire pendant le trimestre. 

UéJivrancc des certificats de vie des enfants assistés. 

PendarU le mois. 

Du I*' octobre de chaque année au t5 janvier do Tannce suivante, les possesseurs 
de chiens devront faire* la mairie une déclaration indiquant le nombre do chiens 
et les usages auxquels ils sont destinés, en se conformant aux distinctions établies 
en l^irticle premier du décret. 

Convocation des couseils municipaux pour la seaslon de novembre. 

Les maires adjugent, sMls ne Pont déjà (ait, Pentreprise de Pexploitation de la 
coupe affbuagère , et envoie à Pinspecteur des fordts copie du procès-verbal d'adjn^ 
dication . 

Les greSiera des tribunaux de simple police envoient aux receveurs de Penregis- 
meni Petat dea jugements rendus pendant le trimestre précédent, et portant con- 
damnation à Pamen<le. 

La notice des décès survenus pendant le trimestre est envoyée par les maires aux 
receveurs de Penrcgistrement. 

Les percepteurs envoient aux préfets le compte des impressions fournies aux com- 
munea et au trésorier-payeur général leurs demandes dMmpriuirs pour Pennée suiv mte . 

Envoi au préfet et aux sous-préfets de la liste nominative des condamnes lit>érés 
assujettis à la surveillance, décédés pendant le trimestre. 

Envoi au préfet, chaque quiosaine, du tableau des mercuriales. 

Le maire se prépare pour prendre part aux travaux de lu commission, qui, sur la 
Convocation dea juges de paix, doit se réunir au chePliou de cantOBi dans la première 
huitaine du mois de novembre. 

mawmMmwM. 

Pendant le motf. 

Le maire reçoit du percepteur la récapitulation sommaire des opérations finan- 
cières elTectuces pendant le mois d^octobre. 

Le icr , terme de rigueur pour Penvoi au sous-préfet ou au préfet des propositions 
de travaux h faire aux édifices diocésains, et portant demandes de secours à PEtat. 
(Inst. min. du 10 juin 1853). 

Session trimestrielle et légale des conseils municipaux. Celte session étant la der- 
nière de l'année, cPest l'occasion de JAtac im coup d'oeil en arrière et de songer à ré 



gDhriierlei pnrtJeidDaerTicaeoniinDDil danlon aurait pu •'oeeuMr préoédemnK 

Vote inr Is («nie ou la diitributloD dea coupei onllni'rei dm boti eoinmnn*Dt _. 
BaiercicoBuiTanl ot sur la fiïnlioii da TingiièmB reienaot au ttiaoT sur le prodait 
dei coup»! de hoiidélJTrtfeien affouage. 

Réunion d'automne des comilci de Tai-cloe. 

l«» conwili municipam irreteni la lîile dei enfanu qui doÏTent ttrt reçua [-raliii- 
Iflmentdani le» école» eommunatea. Sur noua lîite doivenl figurer toni lea iodiBenU 
en Ige de fréquenter les écalea. Elle doit pal coniéquent comprendre le» entanta , 
iTODTéa ou abandonnés plac*« dam la commune. Id mAme opération doit «Toir lien 1 
pour lei aallea d'aiile publiques, dans lei commuoei où eiialenl cei élablissemenU. I 

Lei maires procèdent au reDOuvellement des baui qui sont prèa d'eiplrer. tli | 
doiTeol taire Tuer Ici acte) de lenle oa de location par [a recoreur de l'enrcgittre- 
mnii, dans lea .ingt jours de rapprobalioo préfactorale. 

Les percepteurs procèden: au recouvremeul des râles d'aObuages qui legr ont été 
envojéa approuvés. Ils font parTeair des iTertissements iodiiiduels h toutes IN 
perBOnoei inscrites sur les rfllet, et, Inraquo le délai de racouTrement est expiré, 
lia remellent au maire an «lal eénéral des contribuables qui ont paye la laie. 

I^ états de situation des caisses d'épargnes doiieot 6lre cniOTéa au préfet, an plus 
tard, dans la pramitra diialne de noiembre. 

Visite générale des fours el cheminées pour s'assurer que te ramonsge a été ellec- 
tué 01 ^ue toutes les préeautious ont êlé prises pour éviter lea incendies. 

Enroi BU prélet, chaque quinrsine, du libleao des mereurialea. 

Publication des rAlcs de preslaiiou en nature pour las cbemins Ticinaoi . L« maire i 
cerliHecatlepublicalioaaurle rûle même. | 

Adjudication de l'entrapri,B de la coupe affouagire, dernier dëUi. ' 

Araal le 3a, enroi i la sous- pré reclure dea demandea da secours sur le* fonds de ! 
lEui, lormées en faveur dea éublisienienuda bienfaisance. I 



Dans la première dlnina la situation mensuelle de la caisse municipal* Mt remise 

Le ji, clôture des ragisires de l'état civil (Code eivil, 43), et des eagsgoments 
TOluniairea reçus par les maires des ehera-lieui de canton». 

Cldluro, par le maire du cher-lico de la perception, des livre» des percepteurs et 
''*»'*<!***"" "un ici paui pour l'année qui finit. Prac4t.^erbal en triple do celle 
opérallon. Vériflcalion pat 1* mAme maire de la caisse du percepteur. 

Pendant le moi$. 

Le» psrceptaurs préparent lea registres nécessaires pour l'année qui va commen- 
cer, et tes font coter el parapher par le maire du chef-lien de [a perception . 

Leh mairea préparent la révision dea listes des électeurs commuaaui. 

Présentation des candidats pour la nomination descommiassires réparti 

Lea lualrei signalent lea changemanU qui surviennent dans la liste dea i 
brevetés. 

Les maire» des commune* où se tiennent <les marebéa publies, assistés d'une 
eommisBÎon spéciale, (ont procéder an pesage de* grains de lu dernièra recette 
ameoés aui derniers marchés de ce mois, pour déterminer la poidi légal de l'hoeto- 
lilrede chacun d'eux, el ils en dressent procès-verbal. 

«.ontocatlons des électeurs appelés k nommer les jugea des Iribunaui de commerce. 

Eipiration du mois de délai accordé aui contribuables pour opter entre le paye- 
mont en nature ou en argent de Inur cote de prestation. Communication au rece- 
veur municipal du registre des déclarationa de» contribuablaa. Avis aux contribuables 
quils ont jusqu'au premier mars pour réclamer contre leurs cuti sa lions. Enlèvement, 
s II j a lieu, des glaces et des neiges. 

Avant le 3i, Tes maires sont tenus de faire les qoâtes au profit de ta caisse des 
*"™*Jiéa, el d'en aaaun^r le versement avant cette époque antre les msina du tréso- 
layeur général ou des receveuis particulier» d'arrondiassmenl. 
voi au préfet, chaqtu qulniaine, du ubleau dea marcuriales. 



25 

DEUXIÈME PARTIE. 

DOCUMENTS GÉNÉRAUX, 



€HiPITRE PREMIER. 



. / 



PUISSANCES EUROPEENNES. 



FRANCE. 
A. Tbibrs, Président de la République. 

MINISTRES. 

BiM. Oufaure, Garde dea Sceaux, ministre de la Justice. 

J. SimoQ, ministre de llnstroction publique, des Cultes et des Beaux- Arts. 

De Goalard, ministre de I''Intèrieur. 

Léon Say, ministre des Finances. 

De Fourtou, ministre des Travaux publics. 

Teisserene de Bord, ministre de l'Agriculture et du Commerce. 

de Rémusat, ministre des Affaires étrangères. 

)e général de Cissey, ministre de la Guerre. 

le vice-amiral Potbuau, ministre de la Marine et des Colonies. 

ALLEMAGNE (voir Prusse). 

AUTRICHE. — FaARçois-Joseph I^^^ Charles, né le i8 août i83o, empereur d'An- 
triche, roi de Hongrie et de Bobôme, etc. , le 2 décembre 18^8, inarié le ^4 ii^ril i854i 
h Elisabeth-Amélie-Eugénie^ née le a4 décembre 1837, fille de Maximilien Joseph^ 
duc de Bavière. 

BAVIERE: — Loms 11, Othon-Frédéric-Guillaume, fils de Maximilien II, né le 
a5 août 1845, roi de Bavière le jo mars 1864. 

BELGIQUE. — L^OPOLD 11, Louis-Phili ope- \Ia rie-Victor, né le g avril i835, roi 
le 10 décembre i865, marié If 22 août i853, à Marie-Henriette-Anne, née le 33 août 
]836, fille de feu ParchiducJoheph, palatin de Hongrie. 

DANEMARCK. — CiiaisTiAii IX, né le 8 avril 1810, roi le 1 5 novembre i863, marié 
le a6 mai 184a, à Luuise-Wilbelmine-Frédérique-Caroline-Auguste-Julie, née le 7 
septembre 181 7, fille de Guillaume, Landgrave de Hesse-Cassel. 

ESPAGNE — Améd«b i«r, Ferdinand- Marie, né le 3o mai i8jS <>« mariage de 
Vi<5tor«£mmannel, roi dUtalie, et de Marie-Adclaïde-Françoise-Renière-Elisabeth- 
Clotilde, fille de PArchiduc Régnier d'Autriche ; roi djEspagne (1870). 

GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE. —Victoria 1", Alexandrine, né le ^4 
mai 1819, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande le 3o juin 1837, veuve de François- 
Albort-Auguste-Cbarles-Ëmmanuel, duc de Saxe-Cobourg-Golha. 

GRECE. — GBoacss i*r, Chrétien-Guillaume-Ferdinand-Adolphe, né le 34 dé- 
cembre 1845, roi le 3o mars i863, marié le 33 octobre I867 à Olga-ConsUntinowna, 
née le 3 septembre i85iy fille du grand duc Constantin de Russie. 



ITALIE. — ViCTOK-E^nUND», II, MiHr-Albart-Eueèae-Psrilln^nd-TliomH, nél« 14 
m*r« 181a, roi de Sardaigne la i3 aar* 1849, "Â i'iuti* le (7 m*» 1861 j Tfluf la lu 
janTter 18S.S, de hUrie-Adalalde-FrantoiisUeinièro-Elinbelb-Glolilde, née la i 
Juin iSn, irchiduchfliied'Aiilrichr. 

PAYS-BAS -Uttiu,*D>i m. Aleiandre-Psul-Frédérle-Louii, né le I9 révifcr 
1817, roidMP>;i-Bule lamal iSig, marié le 18 juia i83q, à So|>blB-Fréd«riqae- 
Hatbîlila, nAele 17 juin igl8, Blla da Gullla.inig i«, roi de'WurtemlMre. 

PORTDGAL. — Don I.pii I", PbillppE-Haria-Farnando-Pfdru-de-Alcantara-An- 
tonio MiDuel-RaphaeiGabriol-(iontaBua-Xaiiei^FranciKa-ite-AiB»ei-JaBo-Ausu*lo- 
Jullo-Volfando, né tu 3 i octobre 1838, roi de Portugal cl dei Al^ne* le 11 nOTem- 
bra i8()i , marié le 17 noTembrt IS(>3 à Uaria Pie, né* le i<î oclobre iSf?, flile da 
Vli^toi^BminnDiiel 11, loi d'IuUe. 

PRCSSE. — GctiLLAoïle', Fredjrio-Louii, né le 11 mars 1797, roidaPruaaele 
sjaDtJer 1861, mirié la 11 juin 181g t Marie-Lauiie-Auguile-CatbariDe de Sais- 
VVelTnar,ii<iale3o leptembre i8i], Slladereu Charlei-Frédérie, gnad duode Sai»- 
Welmarj empereur d'AllsiiiagDS le tS jaoTier 1871, 

RDSSIE. — ALEiinaai 11 NtcoLitiniTacB, ne le ag avril i8i8, empareur da toulea 
lei Rniaiea, 1 man 1863; marié le 18 arril tS4i k Maria-Alaxandrawna-MaKiml- 
lienUfrWiJhelnilae-Auguate-Sopble-Marie, née le 8 «oAt i8i4, fille de fauLonla 11, 
grand duc de H»>s. 

SAINT-SIEGE. — Pie IX, Mai ui- Ferra tLi, né k SlnlsiRlia le il mal 1793, étéque 
d'imola le 17 décembre t83a, cardinal le a3 déoembra i83q, Éln pape k Home le 16 
juin iSte. 

SAXE (flOTaumc]. — Jim, Népo'muDàne-Marie-Joiepb, né le 11 décembre 1801, 
roi lenaofli 1854, marié le 31 noTambre 18», t Amélie- A aguite, née le il noveinbre 
1801, Bile du aacand mariage da ten roi da Baviérs Uaiimilian-îineph. 

SDEDE el NORVEGE. — Oicia 11, roi le 30 aeptembre 1S71. 

TORQDIE. — Sulun Abddl-Aiib-Kun, né la i5 chabaan i345derBégire(gfévriar 
i83o}, Hmpereurdei Uilomaai le 17 illhidjé 1277 (aSjuin iS'îi;. 

WDRTEHBERi:. - Cbul» I«, Frédéric- Aleiandre, oé le (i mari i9i3, rot le 
aS juin iS6f , marié la i3 juillet iS46i Olgt-Mcolaiewna, née la 3o août 1831, fille 
de feu NIcoiai I", empereur de Buasie. 

ÉTATS D'ALLEMAGNb.. — Lea Euu ueoDdairei de l'Allemagne ae camposeat 
de: Ls duché d'Anbah; le grand duché de Rade; le duebr de Bruniwick; la Boue 
gnnd''dacalei la principauté de LIchlenatein; lea principauléi de Lippe; I» grand 
duohéda Luiemfaourtt et duché du Limbourg; lei grandi duchés de Mecklémbourg ; 
le graud dnchtj d'Oidenbourpj loi principauté* da Reuii ; lea duchés da Saxe; IM 
prlneipiutci de Schwarlibourg) la principauté de Valdeck el Pfimanli el le comté 
ds Waldecel Limpourg. 

MONACO (principauté de). — Cbiuii, Boaoré-Grimaldi. nàle 8 décembra IS<8, 

inee de Monaco lé 30 juio 1856, véuf da Anioiiiatte-Gbiilaine, comtosie de 

lérode. 



K! 



AMBASSADEURS ET MINISTRES FRANÇAIS 
mttumn nM lu poiUAncu ÉixAKskBM. 
AuniKBB. — H. le mtrqoU de Beaneville, ambes&adeur h Viesne. 
Bam. — h. le comte de llosbourg, env. eitr. el min. plèn., à Girlsmhe. 
Baviéhc. — M. le marquia de Cadore, miD. pUa., à Munich. 

irnest Picard, euT.eitr, et min. plén,, à Rruielles. 

..., env. eitr, el min. plén., à RiONfaociro. 

«unie Brenier de Montmorand, envoyé eitraordin aire et ministre 

, il Santiago. 

amie de ballemand^ mlulatre piéDipoteotiaire, A Pékia. 

ir.i^NTiTtB. — H. Noël, min. piM-,à BueaoaAyras. 

. Doléxac, envojA «tr. et minialre ^aip-, A OipealusM. 



27 

EspAGiie. — M. le marquis de BoaUlé, amhasMdeur, à Madrid. 

Etats-Unis (Amérique septentr.}. — M. le marquis de NoaiHes, envoyé exlmier- 

dinaire et ministre plénipotentiaire, à Washington. 
Grande -Bretagne et Irlande. — M. le comte d'Harcourt, ambas. à Londres. 
GnicE. ~ H. Jule« Ferry, envoyé extr. et ministre plénip. , à Athènes. 
Hesse (Grand Duché). — M. le comte d'Astorg^ min. plénipotentiaire, à Darmstadt. 
Italie. ~ M. Fournier, envoyé extraord. et mm. plénii»., à Rome. 
Japon. — M. Outrey (Maxime), ministre plénipotentiaire, à Yeddo. 
Maroc. •— M. Tissot, ministre plénipotentiaire^ à Tanger. 

MBCKLEHBOURG-SCBWéRIN, MeCKLEMBOUkC-StRÉLITZ, OlDBNBOVRC, BRDNSWICK, VILLES 
libres et ANSéATlQUES DE HAMBOURG, BRÊME ET LOBECK. — M. RothaO, eUVOyé 

ext. et ministre plénipotentiaire, à Hambourg-. 
Pats-Bas. — M. de Gabriac. envové extr. et mmistre plén., à La Haye. 
Péroo. — H. le baron Gauldrée-Boilleau, envoyé extr. et min. plén. à Lima. 
Perse. — M. Mellinet, ministre plénipotentiaire, à Téhéran. 
Portugal. — M. le marquis de Montholon, envoyé extraordinaire, et ministre 

plénipotentiaire, à Lisbonne. 
Prusse. — M. le vicomte de Gontaut-Biron, ambassadeur, à Berlin. 
Russie. ~ M. le général Le Fld, ambassadeur, à St-Pétersbonrg. 
Saint-Siège. — M.* le comte de Boureoing, ambassadeur, à Rome. 
Saxe (Royale), — M. le marquis de ChâteaQrenard, envoyé extr. el min. plén. A 

Dresde. 
Saxe (Grand'-Ducale). — M. le comte de Rayneval, ministre plénip., à Weimar. 
ScÈDE etNoRwÂGE — M. le comte de Gobineau, envoyé extraord. et- min. p4én., à 

Stoekolm. 
Suisse. ^ M. Lanfrev, ambassadeur prés la Confédération helvétique, à Berne. 
Turquie. — M. Melcnior de Vogué, ambassadeur, à Constantinople. 
Ik^URTEMBERG. — M. do Saint-vallier, envoyé extr. et min. plénip., à Stnttgard. 



ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE. 

BDRBAU. 
MM. 

Julea Gi^T, président. 

Loais ViTXT, le comte Benoist d^Axt, Martel, Saimt-Marg Girarbin, vico-présidents. 
Barb, le général Martin des Pallibrs, Prirciteau, questeurs. 

Francisque Rivi le vicomte de Meaux, Dbsjarmms, le baren de Barartb, CASA^ovs 
DE Pradires, de RMuosat, secrétaires. 

LISTE DES REPRESENTANTS PAR DÉPARTEMENT. 

MM. 

Air. — Germain, Rive (Francisque), Cotlin, Bernard (Cliarles), Brun (Lucien,) 

Mercier, Tiersoc. 
AisMB. — MalcEieux, Waddington, Leroux (Aimé), Martin (Henri), de Tillancoorc, 

Torquet, Villain, Soye, Godin, Fouqnec, Ganauli. 
AuiER. — Marcenot. Méplain, Tamiral de Montaignae, le général d^Aurelles de 

Paladines, Riant (Léon}, Pâtissier, le marquis de Montlaur. 
AxpBs f Basset). — Michel, Du Chaflkut, Allemand. 
Alpss I Hantes). — De Ventavon, Césanne. 

Altes (Maritimes) — Bergondi, Piccon , Maure, Lefèvre (Henri). - 
Aarbceb. — Le comte de Rampon, Broèt, Combler, Eouveure, Tailband, le baron 

Chanrand, Destremx, Seignobos. 
Aroemnes. — Toupet des Vignes, le général Cbanzy , Gailly (GosUve), Phlllppoteanx, 

le comte de Bétbume, Robert. 
AriAce. — De Saintenac, de Roquomaurel, De Nouaillan, Vidal, Aeloeqôe. 
AvBB. — Gayot, Casimir- Périer, Farigot, Blavoyer, Lignier. 
AcDE. ^ Buisson, De Goiraud (Léonce), le comto de Trévitle| Lambert 4e Sainte-» 

Croix^ le comte Mathieu de lu Redorté» Broossee. 



38 

Atktroii. — Btrascad, BoiBse, le vicomte de Bonald, de Valady, Delsol, DeieilH- 

goy, Lortal, Pradié. 
Bouans-DU-KBONB. — Pelletan, E«quiro8, Lanfrey, A.mat, Tardiea, Fraissinet, 

Clapier, Hetrieis, Rouvîer, Cballemel-Lacour, Bouchet. 
Calvados. - Bocher, le duc d^Harcoort, Delaeour, de Saint-Pierre, de WiU (Cor- 

nÂlU), Berihauld, Delorme [Achille], Target, Paris. 
Cantal. — Bastid [Reymoad], le marquis de Gastellaoe, SaUy, Murat^i^trièrc, 

Uuriea. 
Cbark-tte. — Martell, Boreau-Lajanadie, Mathieu-Bodet , de ChampTallier, Ganlvet 

[Alban], Marchand, André. 
CHAaiRTE -Inpébikues. — Oufaure, Bethinonl, le comte Duchâtel, le baron Eschasse- 

riaux, le baron Vast-Vimeuz, Roy de Loulay, le marqais de Chasseioup-Laubat, 

Rivaille, Mestrean, le colonel Denfert. 
Cbbe. — Le marquis de Vogué, lo comte Janbert, Fournier (Henri), GalHcher, Amy, 

de Chabaud la Tour (Arthur), Duvergier de Hauranne. 
CoaaÉzB. — Lestourgie, L'EDraly» le général Billot, le baron de Jouvenel, Arfeuil- 

lères. 
CoRSB. — Gavini, ilbbatucci [Charles], Rouher, Galloni d^Istiia, Limpérani. 
CÔTB-D^Oa. —Dubois, Itfaguin, Carnot fils, Joigneaux, Moreau, Carton, Levéque, 

Mazeao. 
CÔTU-DU-NoRD. •* Le comte de Trévenenc, Dépasse, de Saisy [Hervé]. le vicomte 

Henri de Champagny, Carré Kérisouêt, Flaud-, Atlenou, le vicomte do Lorgeril , 

de l'Argeniaye, le comte de Bois Boissel, de Foucaud, Huon de Pennanster, le 

baron de Janxé. 
Crruse. — Dolille, de Saincthorant, le marquis de la .Roche- Ay mon, de Lavergne 

[Léonce], Pâlotte. ^ 

DoEDOGNE. — Le colonel do Chadois, Mazerat, Daussel, do Fourtou, de Carbonnier 

de Marzac, Itfonteil, lo marquis de Maleville, Deipit, Pamiral Fourricbon, Magne. 
DouBS. —Gré vy[ Albert], Monnol-Arbilleur, de Vaulcbier, Melteial, Fernier, N. 
Deôme. — Béreo:.er, le général Chareton, Malens, Chevandier, Clerc, Dupuy. 
Eues. — L*amirai La /toncière Le Noury, Passy, le comte d'Osmoy, le duc de Bro- 

glie, Prcilavoino, deSalvandy, Besnard, Lepouzé. 
EoRE-BT-LoiRE. — Dclacroix, Vingtain, Lefévre-Ponulis (Amédée), le marquis de 

Gouvion Saint-Cyr, le marquîs de Pontois-Pontcarre, NoeUParfait 
FiviSTBRB. — Le général Le Fl^, Bienvenue^ de Chamaillard, Dumarnay, de Rermen- 

goy, le vicomte de Tréveneuc, MonjareL de Kerjégu, de Forsanz, le comte de 

jLiegge, Morvan, Rousseau^ Lebrelon, de Pompéry. 
Gaed. — Le général baron de Gbabaud U Tour, le marquis de Valfons, te duc de 

CrusBol, doTarteron, Boyer, de Larcy, Baragnon, Cazot, Laget. 
Gabonre [Haute]. — GatienArnoult, de Rémusal [Paul], Humbert, Piou, le baron 

de Lassus, d'Aubeijoii^ Sacase, le comie de Brettes-Tburin, Depeyre, de Belcastel. 
Gers. — Balbie. Dumon, Lacave-Laplagne, le comte d^Abbadie de Barrau, Luro, 

le comte de Rességuier. 
GiaORDE. — De Carayoo-Latour, le duc Decazcs, le marquis de Lur-Saluces, le 

général Martin des Pallières, Princetcau, Journn. Léon [Adrien], Bonnet [Ad rien], 
Jobston, Fourcand, Larrieu, Simiot, Sankas, Caduc. 
Hébadlt. — Bouisjon, Viialis, Dupin (Félix), de Grasset, Viennet, vicomte de 

Rodez-Bénavent, Arrazat, Castelneau. 
IllB'BT-Vilaire. — Brice, le général Loisel, Bidard, le colonel Carron, le général 

Du Temule, Grivard, de laBorderio, le comte de Cintré, le comte de tLergariou, 

le général de Cissey, Jouin, Roger-Marvaise. 
Irdbb. — Balaan, le comte de Bondy, Dufour, Clément [Léon], Bottard. 
Irobe-et-Loirb. -- HouBsard, Gouin [Eugène], Hulîn, Nioche, Wilson, Guinol. 
IsÉBE. — Riondel, Michel- Lad ichère, Eymard-Duvernay, Breton [Paul]. Raymond 

[Ferdinand], le marquis de Quinsonas, de Combarieu, Jocteur-Monrosier, Jourdan. 

Gueidan, Chaper. Rrillier. 
JoBA. — Grévv (Jules), Besson [Paul], Ta misier, Thurel, Revcrchon, Lamy. 
Landes. — Lefranc [Victor], le marquis de Dampierro, deGavardie, Boucau [Albert], 

Doprat [Pascal], LousUlot. 
LoiR-<T-CHEa. — Bozérian, Docouz, le marquis de Sers, Tassin, Dufay, 
LoiBB. — Dorian, Montgolfler, Julien [Alexandre], Boullier, de Sugoy, le vicomte de 

de Meaox, Cunit, Arbel, Callet, Chavaasieu, Cherpin. 



29 

Lom [Haute]. — Vin&y [Henri], le baron de Flaghae, Malartre, Calemard de Lafa* 

yette, le baron de Yinols, le général de Cbabron. 
LoiBB-lMF^aiEORB. — Babîn-Cbevaye, Chegaillaume, Doré Grasiin, de la Pervan- 
cbère, le comte de Joigne, de la Rochetta, le comte de Cornulier^-Luclnière, Lallié, 
Decannean, de Flearlot, Ginoax deFermoa, Simon [Fidèle]. 
Loiret. — Cochery, Robert de Massy, Peteau, Crespln, d^Aboville, Mgr Dapanloup 

(éfèqne d^Orléana), le comte d^Harconrt. 
Lot. — Limayrae, Pages Duport, de Lamberterie» de Valon, Rolland, le comte 

Joacbim luurat. 
LoT-BT-Garonne. — Le comte de Chandordy, Base, Sarrette, de CazenoTe de Pra- 

dînes, le comte Octave de Bastard, Paye. 
Loxftas. — De Colombei, le comtede Chambran, Roussel. 

Maiiii*bt-Loi8b. — Beulé, Joobert [Ambroise], Delavao, Montrieux, Ghatelin^ Max- 
Riebard, le comte de Maillé, le comte de Durfort de Civrac, de la Bouillerlo, 
Mayaud, le vicomte Arthur de Cumont. 
BAanghb. — Le comte Daru, de Saint-Pierre [Louis], Legrand Arthur, d^Auxais, de 
Saint-Germain, oermonière, Gasionde, Savary, Le Noël, Foubert, le comte de 
Tocqueville. 
Maerb. — Margaine, teblond, Warnier, Simon [Jules] , Thomas [le docteur], Perrier 

[Eugène I, Dauphinot. 
Maebb [Haute]. — Le prince de Joioville, le baron Lcspérut, le comte de Beurges, 

peltereau 'Villeneuve, Du fireuil de Saint-cermain. 
Matbrrb. — Vilfeu, Le Châtelain, Le Lasseux, Bigot, Gaultier de Vancenay, Boullier 

de Branche, le général Duboys-Fresnay. 
Meutiix ET Moselle. — Varroy, Viox, Brîce, Laflize, Claude, Aneelon, Berlet. 
Meuse — Bompard, Bedoit, Rillv, crandpierre, picard [Ernest], cil Ion [Paulin]. 
MoaBiBAN. *~ Audren de Kerdrel, le comte de la Monneraye, Dahirel, de Kéridec, 

de Pioger, Tabbé JafFré, Fresneau, le marquis de Gouvello, Martin. 
MiÉYBE. ^~ Le général Ducrot, Lebas, Girerd, Martin, le comte de Bouille, le comte 

Benoit d^Azy, N... 
Noan. — Corne, Brame, Boduin« le comte Roger du Nord, Descat, Brabant, Boitieau, 
Leurent, Maurice, Kolb-Bernard, le baron de Lagrange, de Corcelle, le comte d^Hes- 
pel, de Staplaude, le comte de Melun, de Marcère, de Brigode, Baucarne-Lcroux, 
le comte de Mérode, Plicbon, pajot, Théry, Vente, Wallon, Des Retours, Testelin, 
Dnpont, Deregnaucourt. 
Oise. — Le duc d^Aumale, Desjardins, le marquis de Mornay, Perrot, le comte de 
TAigle, le comte de Kergolay, Labitte, Gérard de Blincourt. 
Oans. -> Leducd'Audiffiet-Pasquier,de la Sicotière, Gévelot, Grolier, Christophle, 

fieau(Amédée), Doportail, Lherminier. 

Pas-oc-Calais. —Martel, Adam, Wartelle de Retz, le comte de Bryas, Douay, 

le comte de Fouler de Keliogue, le comte de Diesbach, de Clercq, Paris, Hamille 

(Victor), Dussaussoy, le marquis de Parts, de Saiot-Malo, de Rincquesen, Levert. 

PcT-DÉ-DôME. — Bardoux, Roux, Moulin, le baron de Baranie, deLacombe, Talion, 

do Kéligonde, deChabrole, lo comte de Doiihet, Vimal-Dessaignes, Salnouve. 
PraÉBXES (Basses). — Lacaze, Barlho, de Lesupis, Renaud, Duclerc, le vicomte de 

Gontaui-Biron, Dufaur, Daguenet, Chesnelong. 
pTaÉRtis ^Hautes). -> De Goulard, Adnel [Eug.], Desbons, le marquis de Franclieu, 

Docuing. 
PTaÉRÉB^-OaiEiiTALBs. — Arago (Emmanuel), Guiter, Lefranc (Pierre), Escarguel. 
Rbôxb. — Ducarrei LeRoyor, Favre (Jules), Morel, Glas, Flotard, Mangini, Perrot, 

deLaprade, le marquis de Mortemart, de Saint- Victor, Millaud, Ordinaire. 
SâôsiB (Hauie). — Dufouruel, le marquis d^Andelarro, le marquis de Grammont, 

le duc de Marmier, Ricot Courcellc. 
SaÔRE-ET-LoiRE. —Rolland, Renaud, Doréault, le général Victor Pélissier, Ale- 
xandre, Mathieu, Jordan, le marquis de la Guiehe, Daron, de Lacretelle, le 
général Guiliemaut, Buiftset. 
Sarthr. — Vétillart, Gasselin de Fresnay, le marquis de Talhouét, Bernard- 
Dotruil, Busson-Duviviers, Caillaux, Haentjens, le marquis de Juigné, le duc de 
La Rochefoucanld-Bisaccia. 
Satoie. — Garquet, Viallet, Parent, Guinard, le marquis de Costa de Beaur^ard. 
Satois [Haute]. — Chardon, Dupare, Silva, Taberlet, Folliet, Grange. 
Sbob- ~ Blanc (Louis), Quin^t [Edgar], Pamiral Saisset, Pamiral Pothuau, firisaon, 



Tlii6#t^ BanMrd (MftrtiB), Mafo-OofraîMe, Gréppo, L&ngioisi le géniiral Prébanlt, 
Vacherot, Branet (Jean), Tolatn, Lltlré, Arnaud (de TAriéM), Tirard, Adam 
[Edmond], Feyrat, Farcy, Wolowiki, André (Alfred), PernoTet, Louvet, Diets- 
Monin, de Pressenfé, Corbon , Morin (Paul), Denormandie, Rranls, le marquis de 
Pleuc, Scheurer^Restoer, Laboulaye-LefèTre, Lefiébure, Laurenl-Piehat, Séberl, 
Brelay, Drouin, Morean (Ferdinand j^ Gambetia. 

SiiNi-lantaiEOBE. — BuisBon, Pouyer-Qu^rlter, Cordier, Lanel, Buée, Savoye, 
Aaisson-Duperron, le eomie de Bagneux, le marquis des Roys, Viiely PeuWc, 
Ansel, Néiien, Lebourgeoii, le général Robert, Duval (Raoul). 

Ssm-iT-MAam. — De Cholseul (Boraoe)| de Lafayaite (Osoar), de Laatoyrie, 
Voisin, le vtconKe d^Haussonville, Joxon, le comte de Ségnr. 

Sbirb-bt-Oisb. — Barthélémy Saint Hilai*e, Rameau, Lefôvre-Fonulis, Feray, 
Carnot père, Jouruauli, le comte de Pourt.ilès, de Jouveneel, Labélonie, Hèvre, 
Sebérer. 

SiTRBs [Ueux]. — Monnet, Aymé de la Chévrelière, Taillefert, Tribert, le marquis 
de la Roeliejaqoelein, le général Masure, Ricard. 

SoMB. — L''amiral Dompierre d''Hornoy, le général Changarnier, Blin de Bourdon, 
Magniex, de Beinneville, Courbet-Poulard , de Beauvilléy Gaulthier de Rumilly, 
denambures, Goblet, Dauphin, Barni. 

Tabn. — Dagutlhon-Lasselve, Lecamus [Alexandre], Jamme, Guibel, le baron 
Decates, de Bermond, le général Jaurès. 

Tabr-bt-Gaeomnb. •> De Mallerillo (Léon), Prax-Paris, de Ltmayrae, Lespinasse. 

Vab. — Brun, Dréo, Laurier, Férouillat, Daumas, Cotte. 

Vaoclusb. -> Pin[£liéar], Monier (Henri), Delord [Taxile], Gent, Naquet. 

VbiidMb. — Godet de la Rii)oullerie» Yandier, de Poiberneau, Bourgeois, de la 
Bassetière, Girand, de Fontaine, Beaussire. 

Vibmmb. — Le marquis de la Rochethulon, Serph, le baron de Lauronceao, Mer- 
veilleux du VignauXyErnonI, le baron de Soobeyran. 

ViBiiBB [Haute]. — Saini-Mare-Girardin, Mallevcrgne, de Peyramont, TeiBserenc de 
Bord, Charreyron, Benoit du Buis, Soury-Lavergne. 

VoaoBs. — Bnffet, de KaYinel, Claude, Aubry, Ferry (Jules), Contaut, George 
[Emile], Melino. 

Yomi. — ChartOD, Bert, Rampont, Rathier, Lepère, Guicbard, Raudot. 

ALGERIE. 
Ausn. — Grémieux, Warnier. 
CoBSTAiiTiiiB. — Luoet, Colas. 
Okar. — Lambert (Alexis), Jacques. 

COLONIES. 

MABTtNiQUB. — Schœlcher, Pory-Papy. 

GuADBLOUPB. — Bloneourty RolUn. 

GoTAMB. — Marck. 

Sénégal. — Lafon de Fongaufier. 

RtfomON. — De la Senrc, de Mahy. 

Indb fbamçaisb. — Le comte Desbassayns de Ricbemont. 



CONSEIL D'ÉTAT. 

sous hk PBriSlOBMCB DU HIMISTBB DB LA JUSTIC8. 

Vice^Prétident : M. OdilonBarrot 

Présidents de sections : MM. Odilon-Barrot, Groualle, Aucoc, Goussard. 

Secrétaire général : M. Fouquier. 

Seorétaire de section * M. Caille. 

Conseiilersm 

Dumarth)y, Groualle, Aucoc, Collignon, Goussard, Touret^ Saglio, Tranchant, 
Odilon-Barrot, Andral, Chateaurenard, Marbeau. de Ségur, I^ Trésor de la Roque, 
Silvy de Ballomaire, de Circourt, Bourgeois, Pascal, île Gaillard. 



ai 

Maures des requêtes : MM. de Baoloy, Béranger^ Brauo, Cbaucbat, Coin]>atffiion 
de Marcheville, Cornudet, Darid, Demongoot, Dttii<yyer, Fabaa, Flouiens, Fould, de 
Franqueville, Griollet^ Hely d^Oissel, Jacqueminoty baron Lacoste du Vivier, La- 
ferriére, Leblanc, Perret, de Richmont, Tamboar. Vetreau, Vaoberot. 



COUR DE CASSATION. 

Premier Présideni : M. DeYiemie. 

Présidents: MM. Ghaudra de Rayoal, Fanstin Helie, Laborie. 

ConseUlers. 



MM. Menrille, Glandaz, Nacbet, Aubry, Quénanlt, Gonget. marquis d'Oms, 
Gazenaye. baron Zangiacomi, Sorbier, Lenormand, Mercier, de Yergès, Potiillaude 




Luc-Oourborleu, Robert de CbeneTîère, Massé, Savary, Camescasse, Moignon, 
Larombière, Rousseau, Pierrey, Gonnelly, Réquier. 

Conseiller honoraire : M. Aylies. 

Procureur général : M. Renouard. 

Avocats généraux: MM, Blanche, Babinet, Savary, Cbarreins, Renouard, Bédar- 
rides, Dupré-Lajale. 

Greffier en chef: M. Coulon. 

HAUTE-COUR DE JUSTICE. 

La Haute- Cour est divisée en Chambre des mises en accusation et Chambre de 
jugement, dont les membres, désignés chaque année, sont pris parmi les conseil- 
lers à la eour de Cassation. 



COUR DES COMPTES. 
(En voie de réorganisation). 



COUR D*APPEL DE PARIS. 

Premier Président : M. Gilardin. 

Présidents de chambres : MM. Brière de Mondétour-Valigny, Metzinger, Puis- 
sant, Bertbelin, Sellé, Falconnet, Aubépin. 

Conseillers» 

BIM. Julien, Salvaing de Boissieu, Faget de Baure, de Saint-Albin, Bonneville de 
Marsangy, Legonidec, Brault, Dubarle, Pasquier, L'Evesque, Mongis, Gouget, 
de Gonet, Camusat-Busserolles, Rolland de Villargues, Gautier de Charnacé, La- 
bour. Etignard de Laiaulotte, Bonnefoy des Aulnais, Hello, Dufour, Glappier, Sal- 
moo. Bachelier, Delaborde, Marie, Rohault de Fleury, de Lalain-Chomel, Bertrand 
(Brnest), Nacquart, Mahou, Armet de Lisle, Fleury, Aleiandre, Boudet de Paris, 
Desmaze, Destrem, Bondurand, Daniel, Peyrot, Bertrand fJean-Barthélemy) , 
Benott, Burin-Desroziers, Saunac, Dumas, Senart, Yignon. Cassemiche, Baret- 
Docoudert, Portails, Jousselin, Nicolas, Thévenin, Dubois, Goi'peauz, Try, La- 
plagne-Barris. de Ponton d'Améoourt, Rousselle, Petit, Sevestre-Perrot, Chamaillard, 
Gilfiert-Boucner, Henriquet. 

PARQUET. 

Procureur-Général : M. Imgarde de Leffembcrg. 

Avocats-Généraux : MM. Revercbon, Descoustures, Hémar, Ducreux, Genreau, - 
Merreilleux-Duvignaux, Gbevrier, Buffard, Pujet. 

Substituts du Procureur général : MM. Benoist, Bachelier, Legendre , Malher, 
Thomas, Bergoenié, Lepelletier, Hardoin, Dubard, Onfroy de Breville, Manuel. 

Greffier en chef : M. Lot. 



COURS D'APPEL DES DÉPARTEMENTS. 



Agbn. G«rs, Lo^ Lot-et-Garonne. 
M. Drfime, premier président. 
M. Roe,pTOCureur-genéril. 



. Thonrel, procureur-général. 
AaiENs, Aisne, Oise, Somme. 
M. Sandbreuil, Bén.,premierprésident. 
M. Lepellelier, procur. -général. 
Angbbs. Malue^t-Loire, HajenDe.SarUie- 
M. Métivler, uremlerpréBideot. 
M. Ducbalenier, procur.-général. 

Bastia. Corse. 
M, Bécot, premier président. 
M. Jorant, proCDreur-géotral. 

Besancon. Doubs, Jora, Hanle-Saône. 
M. Loisean, premier président. 
M. Blanc, procurenr-général. 

fioBoeAui. Cbarenle, Dordogne, Gironde. 
M. Daval (Raoul), premier président. 
M. Celerier, procur.-général. 

BovncEs. Cber, Indre, Nièvre. 
M. Baudoin, premier président. 
M. Durand, proc.-génÈral. 

Caen. Calrados. Hanclie, Orne. 
M. Olivier (Edmond), premier président. 
M. Petit, proc.-gén, 

Cbahbéry. Savoie, Uante-SaToie. 
H. Dupasqnier, premier président. 
H. Carquet, proc-gén. 

Du ON. CAte-d'Or, Sa4ne-et-Loire, 
Haute-Marne. 
M Neven-Lemairej premier préùdent. 
M. Fremiet, pr.-gen. 

Douai. Nord, Pas-de-Calais. 
H. SalmoD, prem. présld. 
H. Morcrelle, proc.-gén. 
Grenoble. Hautes- Alpes, DrOme, Isère. 
H. Bonafous, premier président 
M. Talandier, procur.-général. 
Linor.ES. Corrèie^ Creuse, Haute-Vienne. 
M. LezBud, premier président. 
H. Hazel, proc.-général. 

Lton. Ain, Loire, RhOne, 
H. Gaulot,premier président. 
M. Thiriol, proc-général. 



Aude, ATeyron, Hérault, 

P jrén ées-Orieniales. 
H. Sigandj, premier président. 
H. Reybaud, proc.-gén. 
Nanct. Ardennes, Henrthe et Moselle, 
Meuse, Vosçes. 
M. Leclerc, premier président. 
M. Godelle, proc.-général. 

NiKES. Ardècbe, Gard, Loière, 

Vauclnse. 

H. Gouazé, premier préaident. 

M. Coionna a'Istria, procureur-général. 

Ouléahs. Indre-el-Loire, Loir-et-Cher, 

H. DuboTB (d'Angers), premier présïd. 
H. Tenaille d'EsUis, proe.-géneml. 
Panis. Anbe, Eore-et-Loire, Marne, 
Seine, Seine-et-Marne, Seine-et- 
Oise, Yonne. 
M. Devienne, premier pré aident. 
H. Imgarde de Leffemberg, proc.-gén. 
Pao. Landes, Basse s-Pyrén., Hantes- 
Pyrénées. 
M. Daguilhon, premier président. 
H. George-Lemaire, procureur -gén. 
PoiTiGKS. Charente-lnrérienre, Denz- 
Sèvres, Vendée, Vienne. 
M. FortonI, premier président. 
M. Boivin-Cbampeaui, procur.-général. 
Rennes. COtes-du-Nord, Finistèn, Ile- 
et-Vilaine, Loire-lnrér., Morbihan. 
M. Ancher, premier président 
M. Gaillard de Ki^bertin, proc.-général. 
Rim. Allier, Cant«I, Haule-Loire, 
Puj- de-Dûme. 
H. Moisson, premier président. 
M. Souèr, procureur-jçén. 

Ro«ES. Seine-Inférieure, Eure. 
M. Massol, premier président. 
M, Izoard, procureur-gén, 
TooLOOse. Ariége, Haule-GanHine, Tara, 

Tarn^t-Garonne. 
M. N...., premier président. 
H, Rame, procureujr-général. 

Alcer. BÛne, Oran, Philippe ville, 
Blidah, ConsUntine. 
M.Cuniac, président. 
H. Roucbier, procureur.- gêné rai, 
chef du service judiciaire en Algérie 



88 



METROPOLES 
et 

DIOCÀSBS. 



ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES. 



ARCHEVÊQUES 
et 

ÉTÊQUES. 



Paris 
Chartres 
Heaax 
Orléans 
Blois 
Versailles 



GniBERT, arch. 

Regnault 

Allou 

Dupanloup 

Pallu du Parc 

Habile 



Caxrrai Régnier, arch. 

Arras Lequctte 

Ltoîi et ViENH^ card. de Bonald, arch. 

Leseleuk de Kerouara. 
Guerrin 
Rivet 
Npgret 
Ginouilhiac 



Autun 

Langres 

Dijon 

Saini^laude 

Grenoble 



Rouen 
Bayeux 
Evreux 
Séez 
Coatances 



card. de Bonneghosb, ar. 

HugoDin 

Bevoucoux 

Rousselet 

Bravard 



Skis et 
Troyes 
Kevers 
Moulins 

Reims 
Soissons 
Châlons 
BeauTais 
Amiens 

Tocas 
U Mans 
Angers 
Nanfcs 
Uvai 

Bourges 



Clennont 
limoges 
LePuy 
Toile 
Saiûl Flour 

Alby 
ÊCKiez 
Câhors 
Mende 
t'^rpignan 

iJOBDEAOX 

Men 



AuxbrreBernadoo, arch. 
Ravinet 
Forcade 
de Drenx-Brézé 



Landriot, arch. 

Dours 

Meignan 

Gignoux 

Boudinet 

FRucHAon.arch. 

FiUion 

Angebault 

Jacquemet 

Wicart 

DE LA Tour a'Aovergne- 

Lauracuais, arch. 
Feron 

Duqnesnoy 

Lebreton 

Berteaud 

De Pompignac 

LioNNET, arch. 

Bourret 

Grimaniias 

Saivet 

Ramadié 

card. DoNNET, arch. 

Gérin * 

Sebaux 



MÉTROPOLES 
et 

DIOCéSES. 



ARCHEVÊQUES 
et 

éYÊQUES. 



MMgr$. 
Poitiers Pie 

Périgneux Dabert 

La Rochelle Thomas 
Luçon Colet 

Saint-Denis (La 
Réunion). Manpoint 

Basse-Terre (Guadeloupe). N... 
S-Pierre et Fort 
de France 

ACCH 

Aire 

Tarbes 

Rayonne 

Toulouse et 
Narbonne 
Montauban 
Pamiers 
Carcassonne 

Besançon 

Verdun 

Belley 

SaintDié 

Nancy 



Mounicq 

GÉRAULT DE LaNCALERIE 

Epivent 

Picbenot 

Lacroix 

Desprez, arch. 
Doney 
Bélaval 
Leuilleux 

card. Mathieu, arch. 

Hacquard 

Richard 

Caverot 

Foulon 



Aix, Arles et 

Embrun Chalandon, arch. 

Marseille Place 
Fréjus et Toulon Jordany 

Digne Meirieu 

Gap Guilberl 

Ajaccio de Gaffori 

Nice Sola 



Avignon 
Ntmes 
Valence 
Viviers 
Montpellier 

Rennes 
Quimper 
Vannes 
Saint-Brieuc 



DuBREuiL, arch. 

Planiier 

GueuUette 

Delcusy 

Le Courtier 

Brossats-St-Marc, arch . 

Nouvel 

Bécel 

David 



Chamdéry le card. Billiet, arch. 

Annecy Magnin. 

Tarentaise Gros 
S.-Jean de Maurienne Vibert 

Alger ALLEifAND-LAViGERiE,ar. 

Constantine Robert. 

Oran Gallot 



1873. 



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87 
EAUX ET FORÊTS 



ADHisfisTBATioïc CENTA A LB.— Directeur général, M. Faré, à Paris, rue de Rivoli, 156. 

CONSERVATIONS 



1'* conservation. — Oise, Seine, Seine- 
et-Oise, Seine-et-Marne. 
M. Meynier, conservateur à Paris. 

2. — Eure, Seine-Infér. 

M. de Suzanne, cons. à Rouen. 

3. — Côted'Or. 

M. Viney, conserv. à Dîjon. 

4. — Meurthe et Moselle. 

M. firussaux, conserv. à Nancy. 

7. — Aisne, Nord, Pas-de-Calais, Ôomme. 
M. Deausire, conservateur à Amiens. 

8. — Aube, Yonne. 

M. Brièrede Mondétour^cons. àTroyes. 

9. — Vosges. 

M.. Clément' de Grandprey, conservai, 
à Épinal. 

10. — Ardennes, Marne. 

M. de Bry d'Arcy, conserv. à Chalons. 

12. — Doubs. 

M. Vouzeau, €ons. à Bezançon. 

13. —- Jura. 

M. Grandjean, cons. à Lons-le-SauInier. 

14. —Isère, Loire, Rhône. 

M Lorentz, cons. à Grenoble. 

15. — Calvados, Manche, Mayenne, Orne. 
Sarthe, Eure-et-Loire, 

M. Deval, cons. à Alençon. 

16. — Meuse. 

M. Génin, cons. à Bar-le^uc. 
i7.— Ain, Rhône, Saônect-Loire. 
M. de Béer, cons. à Màcon. 

18. — Ariége, Lot, Haute-Garonne, Tarn- 
ci-Garonne. 

H. Canferra, cons. à Toulouse. 

19. — Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loi- 
ret. 

M. Bramaud-Boucheron, cons. à Tours. 

20. —Cher, Indre, Nièvre. 
M. Des Méloizes, conserv. à Bourges. 



21 . — Allier, Creuse, Loire ,Puy-d6-Dôme. 
M. Labussière, conserv. à Moulins 

22. — Gers, Basses-Pyrénées, Hautes-Py- 
rénées. 
M. Marcotte de Quivières, cons. à Pau. 

23.— Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et- 
Vilaine, Loire -Inférieure, Morbihan, 
Maine-et-Loire. 
M. de Bruchard, conserv. à Rennes. 

24. — Charente, Char.-Inlér., Deux- Sè- 
vres, Vendée, Vienne. 

M. Séguinard, conserv. à Niort. 

25. — Aude, Pyrénées- Orientales, Tarn. 
M. de Baudel, cons. à Carcassonne. 

26. — Basses-Alpes, Bouches-du-llhône, 
Vaucluse. 
M. le baron de Schwarz, cons. à Aix. 

27. — Ardèche, Gard, Hérault, Lozère. 
M. Thirriat, conserv. à Nîmes. 

28. — Aveyron, Cantal, Corrèze, Haute- 
Loire, Haute-Vienne. 
M. Dubois du Tallard, cons. à Auriilac. 

29. —Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et- 
Garonne. 
M. Dutemps du Grlc, cons. à Bordeaux. 

30. — Corse. 

M. Schuler, cons. à Ajaccio. 

31. — Haute-Marne. 

IL Slbème, conservateur à Chaumont. 

32. — Haute-Saône. 

JI. Mangin, conservateur à Vesoul. 

33. —Savoie, Hte-Savoie. 

M Durand de Villers, conservateur à 
Chambéry. 

34. — Alpes- Maritimes, Var. 

M. Hennequin, conservateur à Nice. 

35. — Hautes-Alpes, Drôme. 

M. Costa do Bastelica, conservateur à 
Gap. 



SERVICE FORESTIER DE L'ALGÉRIE. 

Province d'Alger. — M. N , inspecteur, f. fonct. de cons., à Alger. 

— d'Oran. — M. Jauflrel, id id. à Oran. 

— deConstantine. — M. N... id. i4. 



à Constantine. 



N.'B. — Les déparlements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle formaient 
les 5«, 6* et li* arrondissements. 



38 
ACADÉMIES. 

AccMnie d'Aix, comprenant les départcmeaLs des Basses-Alpes, des Boucher- du- 

Khône, des Alpes-Maritimes, de la Corse, du Var et de Vaucluse 
(M. Vieille, recteur). 

— de Besançon, comprenant les départements du Doubs, du Jura et de la 

Haute-Saône (M. Scgum, recteur). 

— de Bordeaux, compremint les déparlements de la Gironde, de la Dordognc, de^ 

Landes de Lot-et-Garonne, des Basses - Pyrénées (M. Zévorl, 
recteur). 

— de Caen, comprenant les départements du Calvados, de l'Eure, de la Man- 

che, de rOrne, de la Sarthe et de la Seine-lnrérieure (M. Atlou, 
recteur.) 

-> de Chambéry, comprenant les départements de la Savoie et de la Haute -Sa- 
voie (M. Dauzat, recteur). 

— de Clermont, comprenant les départements du Puy-de-Dôme, de l'Allier, du 

Cantal, de la Correze, de la Creuse et de la Haute- Loire (M. Girar- 
din, recteur). 

— de Dijon, comprenant les déparlements de la Côle-d'Or, de l'Aube, de la 

Haute-Marne, de la Nièvre et de l'Yonne (M. Monly, recteur). 

— de Douai, comprenant les départements du Nord, de l'Aisne, des Ardenacs 

du Pa>-de-Calaià et de la Somme (M. Fleury, recteur). 

— de Grenoble, rontprenant les départements de l'Isère, des Hautes-Alpes, de 

l'Ardèche et de la Drôme (M. Chappuis, recteur). 

^ de Lyon, comprenant les départements du Rhône, de l'Ain, de la Loire et do 
la Saône-ct-Loire (M. de la Saus&aye, membre de Tinstitut, rect.) 

— de Montpellier, comprenant les départements de THérault, de l'Aude, du Gard, 

de la Loz(;re et des Pyrénées -Orientales (M. Donné, recteur). 

— de Nancy, comprenant les départements de Meurthe et Moselle, de la 

Meuse et des Vosges (M. Daresle de Chavannes, recteur). 

— de Paris, comprenant les départements de la Seine, du Cher, d'Eure el-Loir, 

de Loir-et-Cher, du Loiret, de la Marne, de l'Oise, de Seine-et- 
Marne et de Seine-et-Oise (Son Exe. le ministre de Tinstruction 
publique, recteur: M. Mourier, vice-recteur). 

— de Poitiers, comprenant les départements de la Vienne, de la Charente, de 

la Charente- Inférieure, de l'Indri, d'Indre-et-Loire, des Deux- 
Sèvres, de la Vendée, ne la Haute-Vienne (M. Magin, recteur). 

^ de Rennes, comprenant les départements d'Ille-et -Vilaine, des Côtes-de-Nord, 
du Finistère, de la Loire- Inférieure, de Maine-et-Loire, de la 
Mayenne et du Morbihan (M. Malaguti, recteur). 

— de Toulouse, comprenant les départements de la Haute-Garonne, de l'Ariège, 

de l'Aveyron, du Gers, du Lot, des Hautes-Pyrénées, du Tarn, 
de Tarn-et-Garonne (M. Gatien-Arnoult. recteur). 

— d'Alger, (M. Delacroix, recteur). 

ARMÉE DE TERRE. 

(En voie de réorganisation). 



CORPS DE LA MARINE. 
AMIRAUX. — MM. Ri^ault de Genouilly et Tréhouart. 



39 

BSGTION D'aCTIVITIS. — TICE-AMIRAUX. 

MM. Fourichoa, Comte Couot-Willaumcz, Comte do Gucydon, Saisset, Jurien de la 
Gravièrc,Larrieu,Chopart, Keynaud.Touchard, Jaarés, De la Grandière, Labrousse, 
Laffoo de Ladel)at, de Poucque^ d'Herbinghem, baron Clément de la Ronciêre le 
Noory, Bosse (Aug.), Mazères, Roze, Pothuau. 

Dans cette section sont encore compris trente-deux contrc-amiranx. 
La 2* section comprend le cidre de réserve. 



ARRONDISSEMENTS MARITIMES. 



i" Arrondissement. — Cherbourg. 
Vice-amiril Roze» préfet maritime. 
Souâ-arrondissemeiits : Dunker(|uc,Hâvre. 

2* Arrondissement. -- Brest. 
Vicf-ainira! Reynaud, préfet maritime. 
Soas-arroudissemeni : Saint- Servan. 

3" Ari-ondissemenl. — Lo rient. 
Contre-Amiral Gicqael des Touches, 
liréfct miritirae. 

Sous-arrondis ement : Nantes. 



4" Arrondissement. — Rochefort. 

Contre-amiral Moulac, préfet maritime. 

Sous-arrondissement : Bordeaux. 

5" Arrondissement. — Toulon. 
Vice-amiral Jauréguiberry , préfet marit. 
Sous-arrondissements : Marseille et Nice. 

Corse. -- Commissaire : Bor^, chef du 
service de la marine à Bastia. 

Algérie. — Contre-amiral Fabre la Mau- 
re! te, coramand. delaMarineen Algérie. 



ÉCOLES SPÉCIALES. 



ECOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES, 
A Paris, rue de Thorigny, 7, et rue des Coutures-Saint-Gervais, \ . 

DmECTEcn : ki. pëtilt. 

Cftte Ecole, fondée en 182.7, devenue Etablissement de VEtai^ en vertu delà loi 
du {3 juin i857, forme des ingénieurs pour toutes les branches de l'industrie et 
{tour les travaux et services Qpblics dont la direction n'appartient pas nécessaire- 
ment aux ingénieurs de l'État. 

L'Ecole centrale admet les étrangers aux mêmes conditions que les na- 
tionaux. Elle ne reçoit que des élèves extrrnos. On n'y est a'imis que par voie de 
concours et après avoir justifié qu'on a eu dix-sept aus révolus au 1er janvier de 
Taunée dans laquelle on se présente. Le cor.cours s'ouvre le 1er août et est clos 
le 20 octobre, lia lieu à Pans pour tous les r.uididats sans exception. L'inscription 
pour le concours se fait au secrétariat de Tilcole, rue des Couiurcs-Saint-Gervais, 
t, au Marais. Le programme des connaissances exigées pour l'admission est envoyé 
gnituitement à ceux qui en font la demande au directeur de l'Ecole à partir du 1er 
avril jusqu'au 1er octobre. 

Un certain nombre d'élèves sont entretenus à TEcole aux frais de l'Etat ou de 
lenr dépai lement. Les cao'lidats qui désirent prendre part aux encouraj^ements de 
rstat doivent faire la déclaration par écrit, a.ant le 1er août, à la préfecture de 
leur département ; cette déclaration est accomy>agnée d'une demande motivée adres- 
sée au ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics. 



ECOLES D'ARTS ET MÉTIERS 

INSPECTEUR GÉNÉRAL DBS ÉCOI.BS d'aRTS ET MÉTIERS : M. LEURUN. 

Ces écoles sont destinées à former des chefs d'atelier et des ouvriers instruits et 
habiles pour les industries où l'on travaille le fer et le bois. 

Les élèves, au nombre de 390 par école, tont nommés par le ministre après un 
concours. Aux termes d'un décret du 30 décembre 1863 qui régit aujourdliui ces 
'îcoles, il est accordé des bourses ou fractions «le bourse à tous les élèves dont les 



40 

parants sont Jugés ne pouvoir acquitter les uns aucune partie de la pension, les 
antres qu une partie seulement. De plus, les parents peuvent être dispensés exccp- 
tionneltement par le ministre de payer la pension ou fraction de pension laissée à 
leur charge quand, par suite d'événements survenus depuis l'admission, ils ne le 
peuvent plus. 

Ces écoles ont leur siège à Aix, à Angers, à Cliâlons-sur-Marne, à Clusea (Haule- 
SaToie). 

ECOLE SUPÉRIEURE DU COMMERCE. 
A Paris, boulevard des Filles-du-Calvaire, rue Saint-Pierre-Poplncourt, 24. 
Cette école est exclusivement consacrée aux études commerciales : elle est placée 




e grammaire, d'écriture, d'arithmétique, de géographie^ de comptabilité, 
jusqu'au cours de droit commercial et maritime, d'économie industrielle, toutes les 
connaissances nécessaires pour former des comptables, des banquiers, des négociants, 
des administrateurs. L'école ne reçoit que des pensionnaires au prix de 1 ,800 fr. 

ECOLE FORESTIÈRE, éUblie à Nancy. 

DinSCTBUR : M. NANQUBTTB. 

Conditions d'admission. — Le nombre des élèves à admettre à l'Ecolcv est fixù 
chaque année par le ministre des finances, en raison des besoms de Tadmini^tra- 
tion des forêts, et d'après un concours public. Les examens de l'Ecole forestière 
ont lieu à Paris et dans les départements, à la même époque, aux mêmes lieux que 
ceux de l'Ecole Polytechnique, et sont faits par les examinateurs nommés par le 
ministre des finances. Les aspirants sont tenus d'adresser au directeur général de 
l'administration des forêts, avant le 31 mai au plus tard, leur demande d'admissioa 
au concours, accompagné des pièces suivantes : 

1' L'acte de naissance, revêtu des formalités prescrites par les lois, et constatanl 
que l'aspirant aura au 1er novembre 18 ans accomplis, et n'aura pas plus de 22 ans ; 

2" Un certificat signé d'un docteur en médecine et dûment légalisé, attestant que 
l'aspirant est d'un>; bonne constitution, qu'il a été vacciné ou qn'il a eu la petite 
vérole, et qu'il n'a aucun vice de conformation ou infirmité qui puisse le rendre 
impropre au service forestier. 

of* hd diplôme de bachelier ès-sciences. Néanmoins, le candidat qui ne serait pas 



une obligation par laquelle ses parents s'engagent a lui fournir une pension dépa- 
reille somme pendant son séjour à l'Ecole forestière, et une pension de 600 Ir., 
depuis sa sortie de l'Ecole jusqu'à ce qu'il soit employé comme garde-général en 
activité. 

L examen porte sur les objets ci-après, savoir : 1** l'arithmétique complète ; 2" l'al- 
gèbre ; ^ la géométrie ; 4* rapplication de la géométrie ; 5<> la trigonométrie ; 6° la 
physique ; T"" la chimie ; 8° la cosmographie ; 9"* la mécanique ; 10^ l'histoire natu- 
relle ; H"* la langue allemande : 12*' la lansue latine ; 13° la langue française ; 
I4« l'histoire et la géographie ; 15" le dessin d'imitation ; lO^" le dessin linéaire, le 
lavis. 

Instruction des élèves et leur destination. — La durée des cours établîs à l'Ecole 
forestière est de deux ans ; à la lin de chaque année, les élèves sont soumis à des 
examens d'après lesquels ils sont de nouveau classés. 

Si leur examen est satisfaisant, les élèves de la seconde division passent dans la 
première, et ceux de la première sont envoyés dans les inspections forestières les 




sure des vacances, à des cantonnements de gardes généraux. Ils jouissent, pendant 
leur temps de stage, d'un traitement de 1,200 fr. 



44 

ECOLE DES MINES. 
A Paris, boaleTard Saint-Michel, 60 et 62. 

DIBSCTEDR : M» COMBBS. 

L'École des mines, placée sous la surveillance du ministre de Tagricnl- 
ture, da commerce et des travaux publics, as.>»isté du conseil de l'Ecole, a pour 
but : 1** de former des ingénieurs destinés au recrutement du corps des 
mines ; 2*' de répandre dans le public la connaissance des sciences et des arts rela- 
tifs à l'industrie minérale, et, en particulier, de former des praticiens propres à di- 
riger des entreprises privées d'exploitation de mines et d'usines minéralurgiques ; 3" 
de réunir et de classer tous les matériaux nécessaires pour compléter la statistique 
minéralogi((ue des départements de la France et des colonies françjiises ; 4" de 
conserver un musée et une bibliothèque consacrés spécialement à Viadustrie miné- 
rale, et de tenir les collections au niveau des progrès de l'industrie des mines et 
usines et des sciences qui s'y rapportent ; 5" enfin d'exécuter, soit pour les admi- 
nistrations publiques, soit pour lies particuliers, les essais et analyses qui peuvent 
aider au progrès de l'industrie minérale. 

L'Ecole reçoit trois catégories d'élèves : 1** les Elèves-Ingénieurs, destfinés 
au recrutement du corps des mines, pris parmi les élèves de l'Ecole Polytechnique : 
2f* les Elèves externes admis par voie de concours et qui, après avoir justifié, a 
leur sortie, de connaissances suflisanles, sont déclarés aptes a diriger des exploita- 
tions de mines et d'usines minéralurgiques, et reçoivent, à cet elTet, un brevet qu 
leor confère le titre d'Etève breveté -, 3" enfin, des Elèves étrangers admis, sur la 
demande de^ ambassadeurs ou chargés d'affaires, par décisions spéciales du mi- 
nistre. 

Les cours oraux de minéralogie, de géologie et de paléontologie sont ouverts au 
public, du 15 novembre au 15 avril. 

La bibliothèque est ouverte au public tous les jours (dimanches et fêtes ex- 
ceptés) de fO à 3 heures, et tous les jours aux étrangers et aux personnes qui 
désirent étudier. 

Toute personne qui désire faire exécuter l'essai d'une substance minérale est ad- 
mise à en faire le aépît au secrétariat de l'Ëcole ; Tinscription de la demande du 
déposant mentionne l-i localité d'où provient la substance à essayer. Il est aussitôt 
procédé à ceux de ces essais qui peuvent aider aux progrès de l'industrie minérale, 

Tous les services de l'Ecole, enseignement, musée, bibliothèque et bureau d'essais 
sont gratuits. 

ECOLE NAVALE 
Etablie sur le vaisseau Le Borda en rade de Brest 

COMllANDANT : H. GARNA0LT. 

La loi du 20 avril 1&32 autorise l'ouverture d'un concours public à l'etret d'ad- 
mettre, en qualité d'élèves de l'Ecole navale nationale, les jeunes gens qui se des- 
tinent au corps des officiers de marine. Cette éculc est organisée conformément 
aux dispositions des ordonn. des ter nov. 1830, 24 avril 1832, 4 mai 1833, de la loi 
du 5 juin 1850, et des décrets de) 19 janvier 1856, 2i septembre 1860 et 14 dé- 
cembre 1862. 

l'ROGRAMHE DG l'examen. — Examcu Oral. 1° Arithmétique. Programme xxxi du 
plan d'études des lycées, n" 1 à 36 ; — 2** Algèbre. Programme xxxii, n*" 1 à 27 ; 

— 3" Géométrie. Programme xxxiv, n*' 1 à 34. et le programme xxxv, n" 1 à 20 ; 

— Trigonométrie rectiligne. Programme xl, n" 1 à 16 ; — 5" Mathématiques ap- 
pliquées. Programme xxxvn, n"* 1 à 6 ; — 6"» Physique. Programme xliii ; — 7* 
Chimie. Programme xlvi ; — 8» Géographie. Programme xi ; — 9* Langue an- 
glaise. Pro^ammes xvii et xviii. 



42 

Leê caodidati devront rc faire inscrire da I" au 25 avril à la préfectare du dc- 
parlcinenl où f»i établi le domicile de leur famille. 

Aucun candidat ne pourra concourir 8*il n'est âge de 1 1 an moins accoaiplis le 
I*' Janvier de l'année du concours, ou s'jI u dppa<«s^ le maximum d'âge ûié à 17 ans. 

Pension annuelle 7(M) francs. — Trousseau et objets divers 8U0 franc». 

Le» familles des candidats qui» dénués de fortune, prétendraient à une place 
uratuilc ou drmi-gratuite, à un trousseati on dcmilrousseau, doivent le faire con- 
naître sous iMîinc de déchéance, au moment de Tinscription, par une demande re- 
mlMA nu prélel du déparlement où elles résidrnt. Cette demande, adresse ao mi- 
nlHlTP de la marine, devra être appuyée de reo^eigoementH détaillés sur les moyens 
l'otlMliMice le noinl»re d'cn'ants et les autre* charges des |»areals, ainsi qu'un re- 
llvô du rMc de» contributions. )/in5aifisance de la fortune des parents et des 
mine* llcn5L^cra f^instalée par une délibération motivec du con>oil muiiicipiti, ap- 
urouvé^^ P»"^'''**^- "^ !>*» bourses et demi-b<>urs'>s. trous>caux et demi-trou<s€%-^u\ 




KCOLE SPÉCIALE MILITAIRE A SAINT-CTR. 

C01llfA?rOANT : M. DE COfCDIRCOeRT. 

r^lle Erole réorganisée par «'écrct du 8 juin 1861, e^t destinée à former des ol- 
fi ! «Va iimir IMnfanlcrie, la ravalerie, le corps d^état-major, rinfanterrc de marine. 

I ''iiliiilnslon H l'Ecole n'a lien que par voie de concours ; ce concours est ouvert 
»im*ii « année, n l'eiKMiue délermmée par le ministre de la guerre. 
* Nul no ueul se présenter au concours s'il ne justifie quil est Français ou iialu- 

ilUi» et uu'il aura dix-*ei)t ans au moins, au 1er octobre, et vingt ans au plu<, 
^1? 1er Innvier de Tannée au concours. 

*V,«iiriii»dldal nommé élève doit, s'il a l'âge requis, avoir contracté un enga- 
,;cmcul vôîoMaire avant d'entrer à l'Ecole. 




i an accompli alors leur Mngl^mqui^ine année 

Il est publié chaque année un programme des matières sur lesquelles les can- 
«lidAls doivent être eiaminés. 

le prix de la pension est de 1,500 francs; celui du trousseau est dtterminé 
rlwufue année par le ministère de la guerre. 

I «'4 élève» qui désirent servir dans l'arme de la cavalerie doivent le faire con- 




iiommés Hous-lieutenanls dans les régiments de cavalerie, s'ils satisfont aux examens 
(lo Kortie. 




(«rie de marine, celle de ces armes dans laquelle ils désirent servir. Les- élèves qui 
en ont fait Li demande concourent dans Tordre successif des numéros de mérite, 
avec le^ sonvlieutenants de Tarmée, pour l'admission à TËcole d'application du 
coT\tn d'BUl-major. 

ECOLE nORMÂLB SUPERIEURE. 
A Paris, rue d'Ulm, *5. 

DIRBCTBOB : M. B. BBRSOT. 

Cet élablisscmcnt est placé sous Tautorité immédiate du ministre de Tinstruc- 
tion publique. — Il oA destiné à former de^ professeurs dans les lettres et dans les 
fciencc« pour tous les lycées. ^ L'Ecole normale supérieure prépare au grade de 




43 

licencié ès-letlreSf de licenci*^ ès-scleaces, aui diverj ordres d'agrégation, et à la 

dans les 
les élè- 
ves qui auront' suivi avec fruit le cours triennal à se présenter immédiatement à 
ragregatiou. -— Les clève<i. reçus à la suile des épreuves annuelles sont consi- 
dérés comme boursiers. Les principales conditions d examen sont i" de n'avoir pas 
eu moin^ de 18 ans, ni plus de 24 ans révolus, au 1er janvier de l'année où l'on se 
présente ; 2" de n'être atteint d'aucune infirmité ou d'aucun vic« de constitution qui 
rende impropre à l'enseignement, et d'en produire une attestation ainsi qu'un cerli- 
fîral d'aptitude morale aux fonctions de rinstruction publique, etc.. etc. ; 3° d'élre 

Kourvu du grade de bachelier ès-Ieltres pour Ih section des lettres, et de celui de 
achelior ès-sciences pour la section des sciences, et d'en représenler les diplômes 
-ivcc l'engagement légalisé de se vouer pour dix ans à l'instruction [lublique, cl, en 
cas de minorité, une déclaration du père ou tuteur, aussi légalisée, et autorisant à 
contracter cet engagement. Le registre d'inscription est ouvert aux chefs-lieux des 
académies, du 1er janvier au ter mars ; les épreuves ont lieu du 1er au 8 juillet, 
dans toul<'s les académies. Elles consistent, {wur la section des lettres, en une dis- 
sertation (le philosophie en français, un discours, latin, un discours français, une 
Tcrsion latine, un tnéme grec, une pièce de vers latins, une composition histo- 
rique ; pour la section des sciences, en compositions de mathématiques et de phy- 
sique, plus les compositions en version latine et en philosophie qui sont communes 
aux candidats des lettres et des sciences. Les candidats déclarés admissibles doivent 
se trouver à l'Ecole normale le i^'' août, pour y subir un examen délinitif, dont les 
résultais, comparés à ceux des premières épreuves, peuvent seuls, avec les divers 
reaseigntincnts recueillis sur leur compte, assurer leur admission. La durée du 
cours normal est de trois années. Indépendamment des conférences de l'intérieur, 
les élèves de la section des sciences suivent les cours publics de la Faculté et du 
Collège de France. 

ECOLE POLYTECHNIQUE. 
A Paris, rue Descartes, Montagne Sainte-Geneviève. 

C011M4NDANT : GÉNÉRAL RiFFAUT. 

Cette Ecole a été réorganisée par décret du 30 novembre 1863. 

On ne piut y être admis que par voie de concours. A cet effet, des examens 
publics ont lieu tous les ans. Un arrêté du ministre de la guerre, rendu public 
avant le 1er avril, fait connaître le programme des matières sur lesquelles doivent 
porter ces examens, ainsi que l'époque de leur ouverture. 

Pour tHre admis au concours, il tant être Français, et avoir plus de seize ans. et 
moins de vingt ans au 1er janvier de l'année du concours. Toutefois les militaires 
des corps de l'armée y sont admis jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, pourvu qu'ils 
n'aient pas accompli leur vingt-cinquième année avant le jour tixé pour l'ouverture 
dudit concours, et qu'ils justifient de deux ans de service effectif et réel sous les 
drapeaux. 

Le prix de la pension est de f ,000 fr. par an ; celui du trousseau est déterminé 
chaque année par le ministre de la guerre. 

La durée du cours complet d'instruction est de deux ans. Les élèves qui ont sa- 
tisfait aux examens de sortie et dont l'aptitude physique aux services publics a été 
constatée, ont le droit de choisir, suivant le rang de mériie qu'ils occupent sur Ix 
liste générale de classement, dressée par le jury, et jusqu'à concurrence du nombre 
d'emplois disponibles, le service public où ils désirent entrer, parmi ceux qui s'a- 
linientent à l'Ecole, savoir : l'artillerie de terre et de mer, le génie militaire et le 
génie maritime, la marine impériale et le corps des ingénieurs hydrographes, les 
ponts et chaussées et les mines, le corps d'état-m^or, les poudres et salpêtres, l'ad- 
ministration des postes et celle des tabacs. 

ECOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES. 
Rue des Saints- Pères, 28 

DIIKCTBUR : H. BEYNAtD. 

L'Ecole des Ponts et Chaussées, créée en 1747, constituée à nouveau par le 



44 

décret de rAssemblée nationale du 17 Janvier 179i, et ôroanisée sur des bases pins 
étendues par la loi du 90 vendémiaire an IV (22 octobre 1795), le décret du 7 fruc- 
tidor an XII (24 août f804), a reçu depuis cette épocpie de nouveaux développements 
consacrés parle décret du 13 octobre 1851. Elle est placée sous l'autorité du mi- 
nistre de l'agriculture, du commerce et de:9 travaux publics, et dirieée par un ins- 
pecteur général, directeur, et par un ingénieur en chef, inspecteur des études, as- 
sistés du Conseil de FEcole. 

Son but spécial est de former les ingénieurs nécessaires au recrutement du corps 
des ponts et chaussées. — Elle admet eiclusivement en qualité d'élèves ingénieurs 
les jeuoes ^ens annuellement choisis parmi les élèves de l'Ecole Polytechnique 
ayant termmé leur cours d'étude et ayant satisfait aux conditions imposées par les 
règlements. Elle admet, en outre, à parlicipec^ux travaux intérieurs de l'Ecole des 
élèves externes français ou étrangers. Elle en admet également à suivre les cours 
oraux. Les conditions d'admission ont été réglées par un arrêté ministériel en date 
du 18 févner 1852. 

Les leçons orales ont pour objet : 1" la mécanique appliquée au calcul de l'eflet 
.dynamique des machines et de la résistance des matériaux de construction ; — 2** 
Pnydraulique ; — 3Ma minéralogie ; — 4* la géologie ; — 5* la construction et 
Tentretien des routes ; — 6* la construction des ponts ; — 7* la construction et 
l'exploitation des chemins de fer -, — %" l'amélioration des rivières et la construc- 
tion des canaux ; — 9"* l'amélioration des ports, la construction des travaux à la 
mer ; — 10'' l'architecture ; — 11" le droit administratif et les principes d'admmis- 
tration ; — 12* l'économie politique et la statistique ; — 13° la construction et 
l'emploi des machines locomotives et du matériel roulant des chemins de fer ; — 
14* les dessèchements; les irrigations et la distribution d'eau dans les villes ; — 15* 
la langue anglaise ; — 16* la langue allemande. 

La bibliothèque et les galeries de modèles sont ouvertes aux élèves ingénieurs, 
aux élèves externes, et aux ingénieurs des ponts et chaus(ées. 



ECOLES VÉTÉRINAIRES. 

INSPECTEDR diNÂRAL : M. BOULEY. 

Ces établissements, destinés à former des vétérinaires, sont au nombre de trois, 
et situées à Alfort, près Paris, à Lyon et à Toulouse. — L'admission ne i>eut avoir 
lieu que par voie de concours et conformément aux règles ci-après exprimées. — 
Nul ne peut être admis au concours s'il n'a préalablement iustitié c[u'il avait plus 
de dix-sept ans et moins de.vingt-cmq ans au 1er janvier de l'année dans laquelle 
le concours a lieu. — Aucune dispense d'âge ne peut être accordée. — Les deman- 
des d'admission au concours doivent être adressées au Ministre de l'agriculture, du 
commerce et des travaux publics, soit directement, soit par l'intermédiaire du préfet 
du département où réside le candidat. — Elles doivent être parvenues au ministère 
le 20 septembre au plus tard : toute demande produite après ce terme est consi- 
dérée comme nulle et non avenue. 

Les demandes doivent être accompagnées des'pièces suivantes : 

1* L'acte de naissance du candidat ; 

2* Un certificat du docteur en médecine constatant qu'il a été vacciné on qu'il 
a eu la petite vérole^ et qu'il n'est atteint d'aucune ^maladit; scrofuleuse ou autre 
affection analogue; 

3<> Un certificat de bonne vie et mœurs délivré par Tautorité locale; 

4* Une obligation souscrite sur papier timbré par les parents du candidat pour 
garantir le paiement de sa pension pendant tout le temps de son séjour à l'Ecole. 
Cette pension est de 450 francs par au. Elle est payable par trimestre et d'avance. 

5* Si le candidat a plus de vingt ans, un cerliùcat délivré dans les formes lé- 
gales constatant qu'il a satisfait à la loi du recrutement de l'armée. 

Pour les candidats étrangers, l'obligation relative au paiement de la pension doit 
être fournie, à défaut de parents, par un correspondant résidant en France, en son 

£ropre nom, laquelle le constitue personnellement responsable de ce paiement. — 
es certificats et autres pièce> à produire doivent être dûment légalisés.— Les 




qu'ils ont obtenue. — Les candidats admis entrent à l'Ecole et reçoivent du garde 



45 

magasin les objets de coucher. — La durée des études est de 4 ans. — Tous les 
élèves sont soumis au même régime, portent le même uniforme et reçoivent la 
même instruction. — Le gouvernement fait les frais de 246 demi-bourses, dont 2 par 
département, à la nomination du ministre sur la présentation du préfet, et 68 au 
choix direct du ministre. Ces demi-bourses ne peuvent être acquises qu'au concours 
après SIX mois d'études au moins. L'élève titulaire d'une demi-bourse peut en ob- 
tenir une seconde, mais toujours après un nouveau semestre et au concours. — Le 
ministre entrelient à l'Ecole d'Alfort quarante élèves militaires pour le service des 
corps de troupes à cheval. — Les élèves qui, après quatre années d'étude, sont re- 
connus en état d'exercer l'art vétérinaire, reçoivent un diplôme de vétérinaire, dont 
la rétribution est fixée à 100 francs. — Les Ecoles vétérinaires ont des hôpitaux 
où sont reçus et traités tous les animaux malades moyennant le prix de la pension 
alimentaire dont le prix est fixé chaque année. 

PRYTÂNËE MILITAIRE DE LA FLÈCHE. 
M. Lbfkvrg, général de brigade, commandant, directeur des éludes. 

La Prytanée, réorganisé par décret du 8 novembre 1859^ est destiné à l'éduca- 
tion de fils d'officiers sans fortune ou de fils de sous*ol(iciers morts an champ 
d*honneur. 

Le nombre des élèves entretenus aux frais de l'Etat est de 300 boursiers et de 
10O demi-boursiers. 

On admet an collège des enfants payant pension : le prix de la pension est de 
850 francs, et celui de la demi-pension de 425 fr. 

L'époque naique d'admission est fixée au 1*^ octobre de chaque année. Les en- 
iimts, pour être admis gratuitement, doivent avoir alors plus de f ans et moins 
de 12. 

Les élèves peuvent rester an Prytanée jusqu'à la fin de l'année scolaire dans le 
courant de laquelle Us ont complété leur 19* année. 



ÉCOLE SUPIÊRIEURE DE PHARMACIE DE PARIS. 

Rue de l'Arbalète, 21. 

DIRECTEUR : M. BU8ST. 

L'Ecole de pharmacie de Paris enseigne toutes les sciences qui se rattachent à 
la pharmacie ; elle reçoit des pharmaciens et des herboristes de I'* classe, qui ont 
le droit d'exercer par toute la France, et des pharmaciens et herboristes de 2* classe, 
qaî peuvent exercer seulement dans l'un des départements suivants, dépendant de 
rAcadéroie de Paris: Cher, Eure-elrLoir, Loir-et-Cher, Loiret, Seine et Seine-el-Oise, 
Les conditions de stage, de scolarité et de réception, primitivement réglées par la 
loi du 21 germinal an XI, ont été modifiées et se trouvent aujourd'hui t réglées par 
le décret impérial du 22 août 1854, par le règlement du 23 décembre, par les 
instructions des 23 et 27 décembre suivants et par l'arrêté du 30 novembre 1867. 



ECOLES D'AGRICULTURE. 

Grignon par Neauphle-le-Château (Seine-et-Oise) : M. Dntertre, directeur. 

Grand-Jouan par Nozay (Loire-Inférieure) : M. Rieffel, directeur. 

La Saulsaie par Hontlucl (Ain) : M. Lœuillet, directeur. 

Extrait du prospectus de ces écoles modifié et complété par circulaire ministé- 
rielle du 18 août 1868. 

Tout candidat à l'internat doit être âgé de dix-huit ans révolus dans l'année de 
radmission. 

Toute demande d'admission dans lesécoles d'agriculture doit être adressée au minis- 
tre de l'agriculture et du commerce. Elle doit être parvenue au ministère le 20 
s<*ptembre au plus tard, avec les pièces suivantes : . 

I* L'acte de naissance du candidat; 

2^ Un certificat du maire de sa résidence, constatant qu'il est de bonnes vie et 
moeurs. 



46 

3" Un certificat d'un médocin ou officier de santé, attestant que le pétitionnaire 
a été vacciné ou qu'il a eu la petite vérole ; 

i" Une obligation souscrite sur papier timbré par les parents, le tuteur on le 
protecteur du candidat, pour garantir le payement, par timestre et d'avance, de sa 
pension pendant toute la durée de son séjour à Técole. 

Examen d'admission. ^ Les épreuves de TeKamen se passent dans chaque école 
devant un jury nommé par le ministre. Les opérations du jury commencent le 1^ 
octobre. 

Les candidats doivent donc se trouver à l'école au plus tard le \" octobre an 
matin. En arrivant, ils se présentent au directeur^ à qui ils justifient de leur lettre 
d'autorisation, et reçoivent de lui un numéro d'ordre d'après lequel ils subissent 
les épreuves. 

Les matières sur lesquelles portent l'examen sont : 

I** L'arpentage, le levé des plans, le nivellement et le cubage; 

2* L'antbméti^uc, jusqu'aux progressions inclusivement; 

3" La géométrie; 

4'* Les éléments de physique et de chimie ; 

5" La géographie de l'Europe, et spécialement celle de la France ; 

&* Une narration. 

DoRée DES ÉTUDES. — La durée des études est de deux années. 

Les élèves internes ou externes arrivés au terme de leurs études subissent un 
examen de sortie consistant en trois épreuves, savoir : 

1° Une composition écrite sur un sujet donné ; 

2° Des interrogations devant les professeurs; 

9* Une dissertation sur un sujet tiré au sort ou sur un plan de culture préparé 
dans le mois qui aura précédé l'examen. 



ECOLE DE CAVALERIE DE SAUMUR. 
M. N...., général commandant rEcole. 

Les conditions d'admission des jeunes gens de la classe civile qui demandent à 
suivre les cours de PEcole comme cavalivrs-clèves sont les suivantes : 

i^ Etre âgé do dix-sept ans au moins et do vingt et un ans au plus au 20 décembre 
de l'annco courante et en justifier par un extrait d'acte do naissance dûment légalisé; 
avoir au moins la (aillo exigée pour servir dans la cavalerie légère (un mèirc foi- 
xante-quatre cuntimôtres) ; toutefois, une tolérance de taille d*un centimètre pourra 
être accordée h tout candidat &gô de moins de vingt ans qui justifiera qu"*!! sait mon- 
ter à cheval ; 

a<* Etre reconnu par le conseil d^administratton de l'Ecole, et d'après l'avis do Vun 
de ses médecins, apte au service de la cavalerie; ôtrc muni: d'un ccriificflit dn 
bonne vie et mœurs dûment légalisé et délivré dans les formes prescrites parrariicle 
20 de la loi du ai niar» i832; du consentement dûment lé{|ralisc des père, mèro ou 
tnteur, si le candidat a moins de vingt ans accomplis; d^un esirait du casier judi- 
ciaire délivré par le greffier du tribunal civil de rarrondisscment dans lequel est ne 
le candidat; 

3** Savoir parler et écrire correctement la langue française. 

Connaître : la géographie générale, Thistoire do France, depuis Louis XIV jns- 
qu^à 18^5, l'arithmétique élémentaire, y compris les fractions ordinaires, les pro- 
portions et le système métrique ; la géométrie rlémentaire (lignes et plans). 

4** Avoir eflcctué entre les mains du receveur porticuiier des fmances de la ville 
de Saumur, pour le compte du Trésor, le versement d^une somme de doux cents 
francs, destinée à couvrir TEtat des dépenses dV-ntretien à PEcole et Pachat do livres 
dMnstruction. 

La durée des cours est d^ine année. 

Les cavaliers-élèves bien notés pour leur zèle et leur aptitude, et qui anront satis- 
fait aux examens semestriels, seront nommés briî>acliers & rEcole,et si, on fin de 
cours, ils satisfont aux examens de sortie, ils .seront envoyés dans les régiments de 
cavalerie avec le grade de maréchal des Ic^is. 

Ceux dont Pinstruciion militaire ou écfuestre n^aura pas été jugée suffisante seront 
dirigés sur nn régiment comme brigadiers ou même comme simples cavaliers. 



w ^t^m^t^^^^^m^^^âmtmim 



CHAPITRE IL 



DÉPARTEMENT DE LTONNE. 



SECTION I. ADMINISTRATION CIVILE, 



M. RIBIÈRE, Préfet. 

M. FRANCK, secrétaire général. 

CONSEIL DE PRÉFECTURE. 

M. Le PRÉFET. Président. 

AfM. ANGENOUST, vice-président; N et HUGOT, Conseillers. 

Commissaire du gouvernement : M. FRANCK, secrétaire général de la Préfecture. 
Secrétaire-grefBer, M. André. 

Joun d'entrée dans let bureaux. 

Le public est admis dans les bureaux les lundi, mercredi et vendredi, de une 
à troii» heures. 

Lesi bureaux sont fermés au public tous les autres jours, à l'exception du bureau 
chaiigé spécialement des légalisations, du visa des passeports, des récépissés, des 
états de contrainte, du colportage des imprimés et des permissions exigées par les 
lots et règlements de police. V 

CAflINET DU PRÉFET. 

Réception,ouyerture, classement, timbre et distribution des dépêches. — Notes 
sur le personnel des fonctionnaires de tout ordre. — Légion d'honneur : Présentation, 
mouvement du personnel. — Questions politiques. — Rapports périodiques.— Rapports 
des commissaires de police. — Congés. — Imprimerie. — Librairie. -— Journaux. — 
Théâtre<i. — Bureaux de tabac (nominations). — Postes : Bureaux de direction et de 
distribution, facteurs, courriers, service rural (nominations). — Percepteurs surnu- 
méraires (nominations). —Cérémonies publioues. — Demandes d'audience hors des 
jours et heures indiqués. — Affaires contiaentiellcs et réservées. — Arehives du 
département. — Bibliothèque administrative : Achat et entretien des livres. — Com- 
missaires de police — Personnel des receveurs , pcrcepte;irs, agents et employés 
des diverses administrations iinancières. 



48 
4" DIVISION. 

H. MICHELON atné, chef. 

HM. Klobukowski, chef de bureau. 

Balbon, chef de bureau ; YivABCEirr, sous-chef. 
MoNNE, Caillât, Lourt, Brcn père, employés. 

t SECRIStâRIAT GÉldRAL ET AFFAIRES MILITAIRES. ^ 

PoWee «péictete ei administrative, — Crimes et délîU. — MorU accidentelles.— 
Suicides. — Incendies et sinistres de toute nature. — Actes de dévoueincnt. 
Récompenses honorifiques et autres. — Chasse : ouverture et clôture, permis.— 
Destruction des animaux nuisibles. — Louveterie. — Xoleries. — Passeports et 

Sermis de séjour. — Réfugiés politicpies. — Secours de route. — Surveillance 
es forçats et des condamnés libères. 

Commerce et industrie, — Tribunaux de commerce. — Chambres consultatives 
des arts et manufactures. — Brevets d'invention. — Comptoirs d'escompte. — Foires 
et marchés. — Mercuriales. 

Elections, — Elections législatives et départementales. — Listes électorales. — 
Jury : Formation des listes. Assises. 

Pensions, 

Naturalisation, 

Sociétés savantes. 

Beaux-arts, ^ Antiquités. ~ Musées. 

Postes, — Bureaux de direction et de distribution. — Courriers. — Service rural 
(instruction). y érification des caisses. 

Télégraphie, ,.. ^. 

Domaines. — Propriétés de l'Etal, îles et îlots.— Domaines engagés. —AlienaUons. 

— Concessions. — Contentieux. — Vente d'objets appartenant à l'Etat. 

Eatix et forêts, — Bois domaniaux et particuliers. — Défrichements. 

Affaires militaires, —Recrutement : tirage, conseil de revision, engagements vo- 
lontaires, déserteurs et insoumis.— Garnison. — Casernement, logement des troupes 
chez l'habitant. — Convois militaires. — Fournitures et prestations pour le compte 
du ministère de la guerre. -— Ecole polytechnique. — Ecole spéciale militaire de 
deSaint-Cyr. — Ecole navale. — Invalides. — Pensionnaires de l'Etat et de la marine. 

— Pensions et secours à d'anciens militaires. 

Crarde nationale mobile, — Organisation et administration, conseils de recense- 
ment. — Inspection de l'armement. — Conseils de discipline. — Sapeurs-pompiers. 

Affaires diverses, — Kecueil des actes administratifs. — Procès-verbal des déli- 
bérations du Conseil Généra!.— Dépôt du sceau de la Préfecture. — Enregistre- 
ment spécial des affaires soumises au Conseil de Préfecture et notamment des 
réclamations en matière de contributions directes. — Réception des déclarations de 
mémoires et pièces déposées dans les divers cas indiques par les lois et règle- 
ments, et délivrance de récépissés. — Légalisations et visas ae pièces. — Contrôles 
des récépissés délivrés par les Receveurs des Finances. — Tenue des registres des 
arrêtés au Préfet. — Répertoire des actes soumis à l'enregistrement. 

COMPTABILITE. 

Budgets et comptes départementaux. Vérification et visas des pièces de dépenses 

— Impositions extraordinaires et réalisation des emprunts. — Menues dépenses des 
tribunaux et des justices de paix. — Dépenses relatives au casernement de la gendar- 
merie. — Répartition du produit du travail des condamnés. — Remboursement par 
l'Etat des dépenses des condamnés à plus d'un an. — Ordonnancement de tous les 
traitements, salaires, retraites, indemnités, subventions et généralement de ^onU^ 
les dépenses à la charge du budget de l'Etat ou du budget du département sur étals 
et pièces préalablement visés. — Rédactions des situations, états et comptes d ordon- 
nancement à envoyer aux ministres. 

Poids et mesures. — Personnel, vérification annuelle et inventaire. 

Contributions directes, — liéfuiTiGmcni et sous-réparlement entre les arrondisse 
ments et les communes. — Nominations des commissaires répartiteurs. — Cadastre : 
confection et conservation des plans et matrices. — Recensement des valeurs mobi- 



49 

Itères et des portes et fenêtres. — Patentes : mise en recouvrement des rAles. — Pour- 
suites, remises et modérations. — Secours pour pertes diverses. 

Contributions indirectes» — Inventaires, exercices, abonnements. •— Bureaux de 
tabacs et de poudre à feu. 

Enregistrement, — Attributions diverses sur les amendes de police. 

^ DIVISION. 

M. LECHAT ^, chef. 

HM. MiCHAUT, chef de bureau. 
N...., 8ons*chef. 
Tardivon, Bocllé, Burat, Routier, Cassblin, employés. 

ADMllflSTRATlON GtfldRALE BT DÏPARTKHBNTALB. 

Statistique ffénéraU de France. — Dénombrement quinquennal et rcnonyelle- 
ment annuel de la population. — Commissions cantonales permanentes de statistique. 

J^oiice administrative. ~ Ateliers dangereux, insalubres ou incommodes. — Ma- 
chines à vapeur.— Voitures publiques, roulage. 

Police sanitaire. — Jury médical. — Médecins.— Herboristes.— Sages-femmes. — 
Pharmacies et drogueries. — Epidémies et épizooties. —Vaccine. 

Prisons et dépôts de sûreté.'- Administration : personnel de tous les services, 
régime disciplinaire, moral et religieux; instruction élémentaire; gardeetsurveillance; 
état sanitaire, service médical. — Service économique : en entreprise ou en régie : 
cahiers des charges, marchés et adjudications ; service des transfèrements ; mobilier 
et matériel. — Travaux industriels : règlement des tarifs. — Budgets et comptes. — 
Jeunes détenus. 

AgriaUture. — Secours et encouragements. — Institut national agronomique. — 
Formes régionales et fermes écoles. — Sociétés d'agriculture. — Comices agricoles.— 
Commissions hippiques. — Dépôts d'étalons. 

Affaires ecclésiastiques. — Edifices diocésains. — Mobilier de l'archevêché. — 
Maîtrise de la cathédrale. — Séminaire. 

Bâtiments déjKtrtementauœ. — Hôtels de Préfecture et de Sous-Préfectures. — 
Académie. — Tribunaux. — Casernes de gendarmerie. — Prisons et dépôts de sûreté. 
— Asile des aliénés. — Travaux d'entretien de grosses réparations et de construc- 
tions neuves. — Acquisitions, échanges. — Baux à loyer. —Assurance contre l'in- 
cendie. 

Casernement de la gendarmerie. — Baux à loyer. 

MoMHers départementaux. — Achat et entretien. 

Architccte$ de département et d'arrondissements. 

Aliénés. — Asile public d'Auxerre : commission de surveillance et personnel de 
i'ïsiie; fixation du prix de pension; admission et sortie de pensionnaires; séques- 
tnlions d'oflice des aliénés dangereux; places gratuites créées en faveur d es aliénés 
indigents non dangereux; répartition des dépenses entre le département et les 
ttmmunes; recours à exercer contre les familles et les départements étrangers : 
^is de transport et de séjour dans les établissements du dehors d'aliénés appar- 
nt au département. — Administration et régime intérieur de l'asile ; budgets et 
ptes. 

Enfants trouvés ou abandonnés ou orphelins pauvres. — Bureaux d'admission. 
^ Secours aux enfants nouveaux-nés. — Inspection et service médical. — Dépenses 
ktérieures de toute nature. — Orphelinat départemental. 

Dépôt de mendicité. — Administration et régime intérieur ; budgets et comptes. 

Secours et encouragements de toute nature sur les fonds départementaux. 
pisse de retraites et pensions des employés de l'administration départementale. 

Pêche fluviale. 

Affaires diverses. Sourds-muets.— Jeunes aveugles.— Ecole des arts et métiers, 
k Ecoles vétérinaires. —Caisses d'épargnes. — Sociétés de secours mutuels, 
■mpagnies d'assurances. — Caisse des incendiés. 

1873. 4 







BO 

nATADX P0BUC8 KT ndHAUT*. 

TWe. nmHoMe* - RiTière. dT<«ne, de Cote ^^^^^^S^'^^ 

forU. — CUssemenl. - Bacs el baleaM- ,_î„uob8. — DeMé<*em€«l de 

sâvUe kydntMvu. - MobIIm et iMmes. - Imgauon». 

iMfaM- — Uiainage. . . .. „„ mnoe- redressement et élargiss*- 

ment; «msiruction; entrelin --A»8oe«lwo»«J»*<a»<^ ^^ 
Cfci«<wd«,er.-AchaU de «22i?«^ÏAâStowïSa. - Classement ; cons- 

Iniclion, entretien, plantations. .....•„_.. -«-«ravcntions. 

G«iiià« wirie. - AlignemenU; anlicipaliMB^treyenuOT» eommmiicaU..B 

fSiuiatt. - Chemins de grande, * .«^ï^lSement- vSénaUons- -Xravaui 
classement; fixation des limites; aboniement;declaM^«tj^ répartition des re*, 

de construilion, de réparation et de»'«^«?;i^£!^?rtdement'dc8 dépenses. ^ 
Morces spéciales et de» subyentions du département, régie 

r*l«awirkîne. mraiiT 



Chemins ruraux. 
Mines et carrières. 
Forges et hauts-roomeanx. 



3* DIVISION. 



H. BRODIER, chef. 

MM. BBUS et Soudais, chefs de bureau. 

Valot, sous-chef. 

Stb«pze(ski, Petit, employés. 




a„.,msT«ATion kt co»t«kt«,.x bbs c««rK« «t bks «'"«•'"'^ '^"^^'J 

0«„to««»er«.reto«»e, ^l^^^^^'^'^^^^^^W, persî..».' 
territoriales des communes. — EtaWissenieni eisuFi' tèglements. — Tari 

Urifs, amendes et transactions - ^«'«««'«•.f ^jf^^el de mesurage pul-h. 
des droite de placage aux h»\'«^ «V"?'^!^^*' lions m^cipales; autorisaUon.^ A. 
— Fixation des dépenses oblisaloites ; <^«'*?W"*|„ "Xlières • baux à ferme 
dépense» facuUalivM. - Gestion .es P^pnétes immobiheres^» _ ^^^^^ 

à iS^er ; acquisitions, aliénations, «Ç»»»»** «*J£îŒi SSir««ise d'utilité f 
nuliciairesell à transactions sur procès. - Expropriations pour c* 

blique. — Dons et legs. . ...... AUviions municipales. 

jl«rtonn«i municipal. - Maires, »?io"»**> *x'îr^,™ _ Règlements locaui 
pS«e« muntcipaJi «( mraJe. - Garderie champêtre. Kegie 

ciuftlcs, lrull»^8, bourses comraunalos. — Ecole ï*«"»**Ç. PJJ^*' ^niunales : maisi 

mlHK on .10 > l.HI«r.ls indigents. - Recours contre \f„„^""T"fl. cession de l'v 
ftunlll.'* .1»» liuHiicutsimur prix <»«>J'>»^««»--î^"°*,*'l!'|'onTersion dune pa 
- IU<i«b.«.vso>«.n.l .10 rente* et remplois de ^«Pil*"?:.- . ^c Commissions ad<»< 
d«H «.M-nii» .11 M.coura annuels a «l"««««l«- -^î"ïî?il'"°l AssoS.tion» chanla 
IrallYP» ! nuV.li'ctn*, r«ce\eurs et économes. — Crèches. — AS8o.-ia 

.1^ •...4iM MulitnA 



Ùo toulo Qttturo. 



$1 

CMifojNiroforial. — Goies, sueeursales, chapelles; fabriques, recoars aox com 
mîmes; personnel; églises; presbytères, distraction des parties superflues de ces 
établissements; cimetières, translations, règlements et tariis pour les concessions de 
terrains destines à des sépultures privées. — Dons et legs. 

Monuments historiques. — Classement, réparation et entretien. — Subrentions. 

Bois communaux et des établissements pwlies. — Soumission au régime fores- 
tier; distraction de ce môme régime; coupes; affouages; reboisement et travaux 
d'améliorations ; constructions dans' le rayon prohibé ; concessions de servitudes. 

— Personnel des gardes; fondation et fusion de triage. 

counxBiuri des comiiunbs. des hospices et hôpitaux comufTAUX 

ET DES BUREAUX DE BIEKFAISANCB . 

Règlements des budgets des communes, des hospices et hôpitaux et des bureaux 
de bienfaisance. — Comptes administratifs. — Recettes ordinaires et extraordinaires. 

— Placements de fonds. — Répartitions des amendes de police. — Revenus des 
propriétés immobilières, taxes locales de toute nature; impositions spéciales et ex- 
traordinaires; emprunts. — Comptes annuels des impositions. — Situation Gnancièrc 
des communes, des hospices et hôpitaux et des bureaux de bienfaisance. — Trai- 
tement des gardes champôtres. — Remboursement à l'Etat des frais d'administration 
des bois soumis au régime forestier. 

Budgets des collèges communaux. 

Budgets des dépenses de Tinstruction primaire à la c!iarge du département; budget 
de l'école normale primaire, budget économique du môme établissement. 

Cotisations municipales. — Mandatement des dépenses iiilérentcs au personnel 
des commissaires de police et des gardes-forestiers. 



ARCHIVES. 

M. QUANTIN %, archiviste du départemenK 
M. Routier, employé. 

Les archives de la Préfecture se composent : 4*> de tous les titres des établissements 
religieux supprimés en 1790 dans le département, savoir : des anciens archevêchés 
de Sens et de l'évéché d'Auxerre, des chapitres, abbayes et prieurés d'hommes et de 
femmes des deux diocèses; des titres et biens des émigrés, descures et fabriques du dé- 
partement, des tribunaux consulaires, etc. Parmi ces nombreux documents, il en est de 
différentes valeurs : les uns sont précieux pour l'intérêt historique qu'ils présentent; 
les autres pour les droits de propriété, servitude, etc., sur les biens devenus natio- 
naux en f790 et vendus comme tels. 

2° De tous les actes de l'administration depuis 1790 dans ses diverses parties, telles 
que les communes, la guerre, les finances, les élections, les biens nationaux, les 
contribatioDs, l'état civil, le clergé, les travaux publics. 



P. Tnov^, huissier de salle. 
Leu, concierge, garçon de bureau. 



SOUS-PRÉFECTURES. 

Le département de l'Yonne comprend cinq arrondissements ou sous-préfectnres. 
Le Préfet remplit les fonctions de Sous-Préfet pour l'arrondisseAent cTAuxerre. 
MM. Brunct, sous-préfet à a vallon. —Secrétaire: M. Maurice. 

Drouet, 0. JjiJ, sous-préfet à Joigny. — Secrétaire : M. Callot. 

DE Lassuchbttb, sous-préfct à Sens. — Secrétaire : M. Cornebizê. 

SoissoNs, sous-préfet a Tonnerre. — Secrétaire : M. Manchet. 



52 
INDICATION DES COMMUNES COMPOSANT CHAQUE CANTON. 

ARROMDISf^EHENT D^AUXBHRE. 

Auxerre (est). — Augy, Champs, Quennc, Saint>Brîs, Venoy. 

Aurerre (ouest]. — Appoîgny, Auxerre, Charbuy, Cberannes, Mouëlean, Perricny, 

Sainl-Gcorfjes, Vallan, Vaux, Villefargeau. 
Chablis. — Ai^remont, Beint*, Chablis, Cberoilly-sur-Serein, Chichée, Chitry, Coui^ 

giSjFonlenay-près-Cliablis, Fyé, Lichères, Milly, Poiochy, Préhy, Saint Cyr 1m- 

Colons. 
Coulangei^la^Vineuse , — Charenlenay, Coulanges-Ia-Vineuse, Coulangeroo, Es- 
camps, EscoHvcs, Gy-rEvêque, Irancy, Jusiy, Migé, Val-de-Mercy, Vincciles, 

Vincelottes. 
CouIangts-sur'Yonne, — Andrycs, Coubnges-sur-Tunnc, Crain, Etais, Festign?, 

Fonienay-souS'Fouronnes, Lucy-sur- Yonne, Mailly-Cb&icau, Merry-sur-Tonne, 

Trucy sur-Yonne. 
Courson. <-. Chastenay, Courson, Druyes, Fonlenailles, Fouronnes, Lain, Mcrrt- 

Sec, Molesmes, Monffy, Ouanne, Scuientron, Taingy. 
Llgny. — Bleigny-le-Carroau, La Chapelle- Vnupelleteigne, Lignorelles, Ligny-le- 

(^b&tol, Maiigny, Mérey, Montigny-le-Roi, Pontiguy, Rouviay, Varennes, Vc- 

Douse, Viileneuve-Saini-Salve, Villy. 
Saint- Florentin. — Avrolles, Bouilly^ Cbéa, Germigny, Jaulges, Reboarceaux, Saint- 
Florentin, Verglgny. 
Saint'Sauveur. — Fontenoy, Lainsecq , Moutiers, Pcrreuse, Sainpuits, Sainte Co« 

lombe, Saints, Saint-Sauveur, Songères, Tbury, Treigny. 
Seîgnel^y. — Beaumont, Chemilly-près-Seigoelay, Cbeny, Cbicby, Gurgy, Hauie- 

rivG, Héry, Mont-saiM-SuIpice, Ormoy, Seignelay, Sougèrcs-sur-Sinotte. 
Toucy. — Beauvoir, Diges, Uracy, Eglény, Lalande, Leugny,Lévis,Lindry, Moulins- 

sur-OuannOi Parly, Pourrain, Toucy. 
Vermenton. — Accolay, Arcy-sur-Cure, Bazarnes, Bessy, Bois d^Arcy, Gravant, Es- 

siTl, Lucy-sui-Cuie, Mailly-la-Ville, Pn'gilber», Saintc-Pallaye, Sacy, Sery, 
Vermenton. 

ARRO:fDlSSEMeMT D^A VALLON. 

Avalton, — Annav-la-Côto, Annéot, Avalloii, Doraecy-sur-le-^'ault, Etaules, Gi' 

rollos, Island, Levault, Lucy le-bois, Magny, Menadês, Pont-Aubert, Sauvigny^ 

Ichois, Sermtzcllcs, Xharol, Tbory 
Guiilon. — Anstrudo, Cisory, C us sy-I^s- Forges, Gui lion, Marmeaux, Montréal, 

Pizy« Saint-André, Santigny, Sauvigny-le-Bourcal, Sauvigny ea-Terre- Plaine^ 

Sceaux, Tizy, Trévllly, Vassy, Vignes. 
L'Jsle-suf'Ie Serein, — ^ngely, Annoux, Atbic, Blacy, Civry, Coutarnouf, Dissangis, 

Juux, rislc, Massangis, Précy-le-Sec, Provcncy, Sa in te -Colombe, Talcy. 
Quarrr-les'Tomltes . — Beauvillcrs , Bussières, Cba&tcllux , Quarré-les-Torabes, 

Saint-Branclicr, Sainte- M ngiionce, Sainl-Germain-dcs-Cbamps, Saint-Léger. 
Vczvlay.— Asniéres, Asquins, Blannay, Brosses, Chamoux, Cbàtcl-Censoir» n<> 

Lichèrc^ 
outenav. 



.t>x*ttf . ^— i&stiivioB, nBV|uiiin, Miauiiaj» ui wcbcto, v>iiuiiiuua, v>iiaiui-\>^ti 

mo<y-«ur-('uro, l'oîssy-Jes-Vêzelay, Fontenay-près- Vézelay, Givry, 
Montlllot, Pierre Porlhuis, Si. -More, St. -Père, Tbaroiseau, Vézelay; V 



A[>RONDISSEIIEKT DE JOIGKY. 



Aillant, — Aillant, Brancbes , Chumpvallon , Chassy , Floury, Guerchy, Ladiu 
La Villotto, b'S Ormes, Merryla-Vallce, ^jcnilly, Poilly, Saint-Anbin-Cb&te.*u< 
Neuf, Saint-AJarlin-snr Ocre, Saint-Maurice le-Vioil, SaiDi-Mauricc-Tbizouaillo 
àSenan, Sommocaise, Villcmcr, Vlllicrs - Saint - Benoit, Villiers - sur-Tboluu 
Volprc. 

Bléneau. — Blënrau, Cbampcevrais, Cbampignellcs, Louesmes, Rogny, Saint-Prir^ 
Tannorre, Villcncuve-les-Genôis. 

Brienon. ~ Belle-Chaume, Blignycn-Olhc, Brienon, Bussy-en-Othe, Chailiej 
Champlost, Esnon, Mcrcy, Paroy-eii-Othe, Turny, Venizy. 

Cerisiers. — Arces, Bœurs , Cerill y. Cerisiers, Coulours, Dillot, Fournaudin, Val 
deurs, Villo-Cbêiivo. 

(^arny. — Chambcugio, Charny, Chône-Arnouh, Chevillon, Dicy, Fontenouilh 
Grànd-Cbamp, La Ferté-Lonpière, Ia Mothe-aux-Aulnais, Malicornc, Marchaii 
Boion, PorreuX) Prunoy, Saint-Denis-surOuannc, Saint-Martiii-sur-Ouaniie, VilU 
fronche. 



53 

Joignjr. — Bassou, Rëon, Bonnard, Brion, Cézy, Champiay, Chamvres, Chormoy. 
Chicbery, Epinean-lcs-Vovea, Joigny, Looze, Mi(;onncs, Paroy-sur-ThoIon , Saiot- 
Atibin- sur-Yonne, Salnt-Cydroine, Villecicn, Villevallier. 

f^aint-Fargeau, — Fontaines, Lavau, Mézilles, Ronchères, .Saint-Fargeau, Snint-Mar- 
tin des Champs, Sepl-Fonts. 

Salnt-Julien-da-Sault. — Cudot^ La Celle-Saint-Cyr, Précy, Saint-Julien<du-Sault, 
Saint - Loup • d'^Ordon, Saint - Martin -d'Ordon, Saint-Homain'Ie-Preux , Sépcaux, 
Vcriin. 

YiUeneuue'Sur'Yonne . — Armeau, Butsy-le-Repos, Chaumot, Dixmonl, les Bordes, Pif- 
fonds, RousBon, Villeneuve-sur-'îonne. 

Arroiidissbhent de sens. 
Chéroy, — Brannay, Chéroy, Courtoio, Dollot. Domats, Fouchéres, Jouy, La 

Belliolle, Montacher, Saint-Valérien, Savigny, SubligDy, Vallery, Vernoy, Ville- 

bougis, Villegardio, Villeneuve-la-Dondagre Villeroy. 
Pont'sur- Yonne. — Champigny. Cbaumoot, Cuy, Evry, Gisj-les-Nobles. Lfxy, 

Micbery. Pont-sur- Yonne, Saint-Agnan, Saint-Serotin, VilIebleviD, Yiilema- 

noche, Villenavotte. Villeneu?e-la-Guyard, Viileperrol, Villelhierry. 
Sent (nord). — FoDtaiDe-la-Gaillarde, Maillot Ma lay-le- Petit, Malay-Ie-Grand, 

Noé, Passy, Rosoy, Saiut-Clément, Saligny, Soucy, Sens, Voumorl, V'rron. 
Seiw(snd], — Gïllemiers, Cornant, Courtois, EgrisoIles-le-Bocajo, Etigny, Gron , 

Marsaiigis, Nailly, Paroo, Saint-Denis, Saini-Martin-du-Tertro. 
Sergines — Compigny, Courceaux. Courlon, Fleurigny, Frange le-Bocage, La Cha- 

pellc>sar>Oreufe, Patlly, Plessis-Duméc, Plessis-Saint-Jean, Saint-Mariin>s.-Oreuse. 

Saint-Maurice-aax-Kiches>Hommes, Serbonnes, Sergines, Sognes, Veriilly, Viiliers 

Bonnenx Vinneuf. 
Vr/^nftti'or JrcAtH'^^uc. — Bagncanx, Chigy, Courpenay, Flacy, Foissy, Lailly, .La 

Postole, Les Sièges, MoUnons, Pont-sur-Vanniîs, Theil, Tborigay, Vareilles, Vil- 
lon euve-PArcbevèque, Villiers-Louis, Voisines. 

ABnCIlDISSCMENT DE TONDEURS. 

Anejr-le- Franc. — Aisy, Ancy-le-Franc, Ancy-Jc-Libre , Argentenay, Argenteuil, 

Chassiguellet^ Cry, Cusy, Fulvy, Jully, Lézinnes, Nuits, Paasy, Perrigny, Ravières, 

Sambourg, Sligny, Villiers-les-Hauts, Vlreaux. 
Crusjr. — Artbonnay, Baon, Commissey, Crn^y, Gigny, Gland, Mélisey^ Pimclles, 

Quinceruty Rugny, Saint-Martin, Saint- Vin nemer, Sennevoy-le-Bas, Sennevoy-lo- 

Haut, Taulay, Thorey, Trichey, Villon. 
Flo^r- — Bernouil, Beuçnoii, Butteaux, Cariscy, Dyé, Floçny, La Chapelle Vieille- 

l'orèt, Lasson, Neuvy-baulour, Percey, Roff?y, Sormery, boumaintrain, Tronchoy, 

Vil liera- Vineux. 
ffojrers, — Annay, Censy, ChU tel -Gérard, Etivey, Fresnes, Grimault, JouaDcy, Mo- 

lay, Moulins, Nitry, Noyers, Pasilly, Poilly, Sainte-Vertu, Sarry. 
Tonnerre, — Béru^ Cheney, Collan, Dannemoine, Epineuil, Fley, Junay, Molosme, 

Serrigoy, Tissé, Tonnerre, Vezannes, Vezinnes. Viviers, Yrouerre. 



POSITION GiOGRAPHIQUE DU DÉPARTEMENT ET DES CINQ PRINCIPALES VILLES. 

Le département de PYonne est situé entre 0° 30' et 1° 56' de longitude est et entre 
47"^ 19' et 48- 22' de latitude nord. 









HAUTBUR 




LOROITODB. 


LATITODE 


an dessus da ntvean 


TII.LSS. 


^ ..1^ " 




de la mer 




en degrés. 


en temps. 


septentrionale. 


on altitude. 


Aoxerre (catbédrale). . 


1» 14' 10" E. 


4 m. 57 


47» 47' 54" 


133 m 


Avallon (^Iise). . . . 


10 34' 17** id. 


6 17 


47» 29' 13'* 


267 in.7 


Joigay (Saint- Jeao). . 


l« 3' 49" id. 


4 15 


470 59' 0*' 


116 ni,7 


Sens (cathédrale). . . 


0» 56* 49" id. 


3 47 


48» ir 54" 


76 «,4 


Tonnerre (St-Fierre). . 


!• 88' 6" id. 


6 33 


47" 51' 88" 


179 i»,9 



SUPERFICIE. 

La snperRcie du département de VYonne est de 7,428 kilomètres 01 h. carrés. 
Voir la population^ page 75. 



^ ~~rTei -. 



i.L!.o-Br 



«»•«- -uiiiAs ^.«.KlS.aL:^' '1 :»*r«t 1871. 

: i rt"— ■ Cw. ^ riiTiJB». Okika*. Uartinot, I 

T^^Ki^K^fi bt^ ^^ i> wfcrf 'b CaKûl général < 



85 



CONSEILS D'ARRONDISSEMENT (*). 



NOMS 



Richard. 

Fondreton. 

Ravencau. 

Ifoudé. 

De Mangin. 

Ledoux. 

ThérfôC *jf . 

Denizot., 

Gonneau. 

Creusillat. 

Leciiicbe. 

Coppin -Desporles. 

Degoii. 

Chauvelot. 

Baudoin. 

liîdauU. 

Dclétang. 

Tripier. 

Petit ier- Chomaille. 

Delac. 

Moiron. 

GâUet-Gout. 

Del hou Léon. 

Martin. 

Vallel. 

Esclavy. 

Baudefocque. 

Toutée. 

Roy. 

Bondoai. 

Bonsant. 

Cullet, 

Malliary. 

PtTrin. 

Giguet. 

Cornisset-Lamotte. 

Pléau. 

Ferrot. 
BoDjour. 

Marienot Amédèe. 
Bourguignat. 
Uartenot Charles. 

Roçuier. 

Quigoard. 

Rooby. 

Langin. 

CaUlot. 

GiUot. • 

(*) Les éleetioos po«r 
o&teuUealeSoetobre 



QUALIFICATIONS. 



RÉSIDENCES. 



CANTONS 

que représentent 
les Conseillers 



▲REOiroISSKHBNT D'AUJCBREB. 



agriculteur. 

docteur-médecin. 

notaire. 

maire. 

propriétaire. 

notaire. 

greffier. 

propriétaire. 

notaire. 

notaire. 

propriétaire. 

propriétaire. 

ARRONBISSBITENT 

vétérinaire. 

propriétaire. 

maire. 

juge. 

notaire honoraire. 

propriét. et maire. 

propriétaire. 

maire. 

propriétaire. 

ARRONDISSBMBNT 

propriétaire. 

propriétaire. 

maire. 

architecte. 

propriétaire. 

notaire. 

banquier. 

médecin. 

marchand de bois. 

ARR0NDI8S&HBNT 

maire. 

propriétaire. 

entrepreifèur. 

négociant. 

avoué. 

propriétaire. 

anc. pr. du tr. de corn. 

notaire. 

marchand de hois. 

ARRONOISSBMBNT hR 

propriétaire, 
propriétaire, 
agriculteur, 
propriétaire. 

Sropriétaire. 
octeur médecin, 
doctenr médecin, 
avoué, 
négociant. 



Monéteau. 

CVevannes. 

Chablis. 

Coulanges-la-Vin. 

Andryes. 

Courson. 

Ligny. 

St-Florentin. 

Thury. 

Héry. 

Diges. 

Arcy. 

D^AYALLON. 

Avallon. 

Lucy-le-Bois. 

Montréal. 

Avallon. 

Joux-la-Ville. 

Saint-Léger. 

Quarré. 

Vézelay. 

Givry. 

DB JOIGNr. 

St-Maurice-1 -Vieil 

Bléneau. 

Venizy. 

Afces. 

Fonlenouilles. 

Champlay. 

St-Fargeau. 

La Celle St-Cyr. 

Villeneuve-s.-i^ 

DE SENS. 

Chéroy. 

Pont-sur-Yonne. 

Pont-sur-Yonne. 

Sens. 

Sens. 

Sens 

Sens. 

Sergines. 

Thorigny. 

TONNERRB. 

Ancy-le-Franc, 

Argenteuil. 

Cruzy-le-Châtel. 

Tanlav. 

TroBcnoy. 

Carisey. 

Noyers. 

Tonnerre. 

Tonnerre. 



Auxerre (est). 

Auxerre (ouest). 

Chablis. 

Cou 1. -la- Vineuse. 

Coul. -sur-Yonne. 

Courson. 

Ligny. 

St.-Florcntin. 

St.-Sauvear. 

Scignelay. 

Toucy. 

Verraenton. 

I Avallon. 
I Guilion. 
(L'Isle. 

I Quar.-l.-Tombes. 

I Vézelay. 

Aillant. 

Bléneau. 

Brienon. 

Cerisiers 

Chamy. 

Joiguy. 

S^Fargeau. 

St-Julien. 

ViUea.-sur-Yomke. 

i Chéroy. 

1 Pont-âur-Yonne. 

jsens (nord). 

j Sens (sud}. 

I Sergines. 

I Villen.-l'Archev. 

lAncy-k-Franc. 

I Cruzy. 

iFlogny. 
I Noyers. 
I Tonnerre. 



le renoavellement de la totaUté des membres des Gonaeils d^arrofidissement 

lovL 



Ravin fils, pharmacien, à Aaxerrc. 
A^igreux, med. vêler., id. 
Duché, doct.-médecin, Ouanne. 
Hélie, id. Saint-Florenlin. 
Rampont-Lechin, député, Toucy. 



Avallon. 

id. 

id. 

id. 

id. 
Cusvsy. 
L'isle. 
Vezelav. 



SENS. 



86 

CONSEILS D'HYGIÈNE. — VACCINE. 
Créés en verlu d'un arrêté du chef du pouvoir exécutif du 18 décembre 1848. 
Les préfets «t les sous-préfets sont présidents de droit de ces conseils. 

COnSBlL DÉPARTEMBIfTAL A AUXERnE. 

MM. Courot Ht, I docteurs méd. à 

DionisdesCarriëres^ ) Auxerre. 
Doré, ingénieur en chef, Auxerre. - 
Bouciieron, agent-voyer en chef, Auxerre. 
Sallé-Frémy, chimiste, Auxerre. 
Monceaux, pharmacien, id. 

CONSEILS d'arrondissements. 
AVALLON. 

Ponlin, médecin, 

Quatrevanx, doct.-méd., 

Febvre, conseiller gén., 

Thierry, pharmacien, 

Renaua, vétérinaire, 

Leriche, doct.-méd. 

Pruneau, id. 

Jauneao, pharmacien, 

Voisenet, médecin, Quarré-les-Tombes. 

Reuche, doct.-méd. Vézelay. 

JOIGNY. 

Courtois, docteur-médecin, Joigny. 
Picard, doct.-médecin, id. 

Benoit, pharmacien, id. 

Robillard, méd, vétérinaire, id. 
Ibled, propriétaire, id. 

Simonneau, doct. méd j Aillant. 

Précy, propriétaire, Chassy. 

B""* Seguier, à Hautefeuille, c. Malicorne. 
Bridou, pharm., à Yillen.-sur-Yonne. 



Quenouille, 

Fillemin, 

Lambert, 

Moreau, 

Rolland, 

PoUet, pharm., 

Viollet. vétérinaire, 

Deligand, ancien maire. 

Humblot, ingénieur, 



médecins, Sens. 

id. 
id. 
id. 
id. 
Guichard vFctor, propr. à Soucy. 

TONNERRE. 



Marc^is, doct. méd., 
Legns. pharmacien, 
Roy Charles, 
Héroguier 

I Guyard, vétérinaire, 
Thierry, doct. méd., 
Langin, doct. méd.. 
Mouton, 

, ^ Roguier Félix, 

Pouillot, docteur-médecin, Brienon. I Audigé, doct. méd., 



Tonnerre. 

id. 

id. 

id. 
Tanlav. 
Ancy-le-Fr, 
Noyers. 
Tanlay. 
id. 
Neuvy-Santour. 



COMMISSIONS D'INSPECTION DES PHARMACIES. 

Les jurys médicaux sont remplacés par une ou plusieurs Commissions de (rois 
membres pris dans les Conseils d'hygiène d'arrondissement, et composés d'un mé- 
decin et de deux pharmaciens, ou d^un médecin, d'un pharmacien et d'un chimiste, 
gous le titre de : Commissions d'inspection des Pharmacies. 

▲RBONDISSBM. D'AUXRRRR. 



SPff. Courot, doct. méd., 
Dionisdes Carrières,méd. 
SàUé, chim., à Auxerre. 

ARRONDISSEH. D'AVALLON. 

MM. Quatrevaux, doc. mé- 
decm, Thierry, pharma- 
cien, k Avallon, Leriche, 
doct. méd., à Gussy. 



ARRONDISSEH. DB JOIGNT. 

MM. Courtois, doct. en mé- 
decine, à Joigny, Benott 
fils, pharm., à Joigny. 
Bridou, pharm,, à Ville- 
neuve-sur-Yonne. 

ARRONDISSEH, DB SENS. 

MM. Moreau, médecin, à 
Sens, Rolland, médechi- 



chimiste, à Sens, cl Fol- 
let, pharm. à Sens. 

ARRONDISS. DB TONNERRE. 

MM. Droin, d' médecin, à 
Tonnerre, prunier, phar. 
à Tonnerre., Paillol, d.- 
m. à Noyers. 



Aux termes de la loi du 21 germinal an ^L une visite générale des officines de 
pharmacie et des magasins des épiciers et droguistes a lieu annuellement. L'époque 
en est fixée par le Préfet. 

MÉDECINS DES ENFANTS ASSISTÉS. 

▲BKONDISSEM. D*ACXBRRH. Marie-Lesseré, à Appoigny. Tournier, à Druyes. 
MM. N , à Auxerre. iRathier, à Chablis. IMorache, id. 



K7 

Guignol, à Pizy. 1 arrondissement de sens. 

Collm, à Rouvray p.Quarré|FilIerain, à Sens. 
Jacob, à Sermizetles. 
Haran, à Vézelay. 



ARRONDISSE!!. DE JOIGNY. 

Courtois, à Joigny. 
Laurence, à Aillant. 
Poulllot, à Brienon. 
Darnay, à Chaille^r. 
Desleau, à ChampigncUes. 
Roy, à Laferté-Loupière. 
Larcher, À Mézilles. 
Bazot, à St-JuIien-du-Sault. 
Beulard, à Viliefranche. 
Trouvé, à Villeneuve-s.-Y. 



Rocbé, à Pont-sur-Yonne. 
Giaisse, à St-Valérien 
Leberton. à Serçines. 
Colomb, a Thongny. 
DevUle, à Villen,-rArchev. 

ARRONDtSS. DE TONNERRE. 

Marquis, à Tonnerre. ^ 
Royer, à Ancy-le-1'ranc. 
Boubet, à Ëtivey 
Audigé et Rouby, p. le can- 
ton de Fiogny. 
N...., à Noyers. 
Thierry, àRavières. 
Mouton, à Tanlay. 



De Jonchère, à Héry. 
NaTères^ à Irancy. 
Taâsin, a Leugny. 
Vespcrini , à MaïUy-la- Ville. 
Bernardin^ à Ouanne. 
Marquet, a Parly. 
Hélie, à Saint-Florentin. 
Pommier, à S^Sauveur. 
Boudtird, àYermenton. 

ARRONDISSBM. d'AYALLON. 

Bert,à Avallon. 
Petit, à Châtel-Censoir. 
Leriche, à Cussy. 
Pruneau, à L'Isle. 

Gagniard, médecin de la contre-yisite des enfants assistés, à Avallon. 

COMITÉS DE PATRONAGE DES ENFA.NTS ASSISTÉS. 

Par arrêté de M. le préfet de l'Yonne, en date du 22 octobre 1862, des comités 
de patronage ont été ini^titués en faveur des enfants assistés. 

Cfes comités se composent : dans les communes chefs- lieux de canton, t" du 
maire, président; 2" du curé; ^ du juge de paix. 

Et, dans les communes rurales: 4° du maire, président; 2*" du curé ou desser- 
vant ; 3** de l'instituteur ou de l'institutrice. Font partie, de droit, des comités, les 
médecins chargés dans la commune du service des Enfants assistés. Le comité 
entre de plein droit en fonctions dès qu'il exista dans la commune un élève de 
rbospice ou un enfant secouru temporairement. Sa mission est d'exercer une sur- 
veillance constante sur les mères, nourriciers ou patrons, ainsi que sur les en- 
fants; de donner aux uns et aux autres des conseils et des avertissements, et de 
porter à la connaissance de l'autorité supérieure tout ce qui importe au bien-être 
moral et physique des enfants de tout âge. Le comité sassemole tous les trois 
mois ou plus souvent, s'il en est besoin, et. autant que possible, à l'époque du 
passage de l'inspecteur. 11 est convoqué par le président, soit d'ofnce, soit sur la 
demande motivée d'un de ses membres. 11 pourra s'adjoindre des dam ds patronesses, 
qui seront chargées notamment de visiter les nourrices, de les surveiller et de 
s^assnrer qu'elles accordent à l'enfant tous les soins nécessaires, ^ 



58 

COMMUNES DE L'YONNE. 

PAR ORDRE ▲LPQABéTIQUB 

Avec la tuperficie, le reoenu foncier. Us distancei iudiciaire$ $n kilomètres, 
fe nom du canton et du bureau de poste. 



COMMUNES. 



Accolay 

Aigrcmont 

Aillant 

Aisy 

Ancyle-Franc 

Âncy-le-Libre 

Andries 

Angely 

Annay-la-Gôtc 

Annay-s-SereiQ 

Annéot 

Annoux 

Anslrudes 

Appoigny 

Arces 

Arcy-sur<îure 

Argentenay 

Argcnteuil 

Armeaa 

Arthonay 

Asnièreâ 

Asqulns 

Athie 

Augy 

Auxcrre 

ATalion 

Ayrolles 

Bagneaux 

Baon 

Bassou 

Bazarnes 

Bcaumont 

BeauviUiers 

Beauvoir 

Beine 

Bellecbaume 

Béon 

Bernouil 

Béra 

Bessy 

Beugnon 

Blacy 

Blannay 

Bleigny-Ie-Garrean 
Bléneau 






89f 

670 

1783 

i753 

«443 

2125 

2924 

830 

«265 

2646 

602 

883 

20 i7 

2«46 

«600 

2579 

492 

2984 

978 

2303 

«774 

2f25 

479 

479 

4334 

2571 

«646 

«449 

843 

391 

«898 

627 

609 

659 

2«f7 

«513 

«519 

447 

505 

959 

738 

82« 

709 

«001 

3833 



a 






§■3 3 



24204 

470« 

33899 

38184 

63505 

35f03 

29417 

2275« 

37690 

25239 

«8139 

8943 

3«829 

85731 

«9594 

34724 

«5769 

67958 

«6800 

«5515 

20542 

24283 

10454 

«6678 

578967 

««3831 

76229 

22f8f 

72n 

««786 

25678 

«6186 

6820 

«0725 

«7695 

32491 

2«6f8 

4652 

5190 

«5201 

«705« 

7f68 

7«44 

«3604 

53693 



CANTONS. 



BUREAUX 

de 

Poste. 



DISTANCE 

de la commune 



au 
tant 



I ^ I an 
.irarr.lch. I. 



Verroenton 
Chablis 
Aillant 
Ancy-ie-Franc 

Id. 

Id. 
Coul.-8UP.-Y. 

L*l8le-«ur-lc-S. 
Avallon 
Noyers 
Avallon 

L'Isle-sur-le-S. 

Guillon 

Auxerre 

Cerisiers 

Vermenton 

Ancy-le-Franc 

Id. 
W«.-8ur-Yonne 
Cruzy 
Vezciay 

Id. 
Llsle-sur-le-S. 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
Sl-Florenlin 
W.-rArchev. 
Cruzy 
Joigny 
Vermenton 
Seignelay 
Quarré 
Toucy 
Chablis 
Brienon 
Joigny 
Flogny 
Tonnerre 
Vermenton 
Flogny 

L'Isle-sur-le-S. 

Vezelay 

Liçny 



Vermenton 

Chablis 

Aillant 

Nuits 

Ancy-le-Franc 

Lézinnes. 

Coul.-sur-Y. 

Llsle 

Avallon 

Noyers 

Avallon 

Llsle 

Guillon 

Appoigny 

Arces 

Arcy-sur-Cure 

Lézinnes. 

Ancy-le-Franc 

W*-sur- Yonne. 

Cruzy 

Vezelay 

Id. 
Lisle 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
Si-Florentin 
W.-l'Archev. 
Tanlay 
Bassou 
Cravant 
Seignelay 
Quarré 
Pourrain 
Chablis 
Brienon 
Cézy 
Flogny 
Tonnerre 
Arcy-sur-Cure 
Neuvy 
L'Isle 
Avallon 
Ligny 
Bleneau 



2 


23 


«4 


30 


> 


«3 


16 


34 


> 


«8 


6 


«4 


4 


37 


3 


«2 


6 


6 


5 


16 


4 


4 


6 


21 


14 


27 


«0 


«0 


10 


30 


7 


32 


8 


«3 


6 


«6 


5 


«f 


«0 


25 


«0 


25 


2 


«6 


6 


9 


6 


6 


• 


» 


• 


» 


4 


29 


3 


27 


8 


«3 


«2 


«2 


9 


20 


4 


«5 


8 


«7 


«0 


«6 


7 


«3 


6 


24 


6 


6 


8 


«2 


«« 


«« 


5 


29 


«3 


28 


4 


«8 


8 


«1 


«« 


«« 


« 


54 



23 
30 
2« 
58 
53 
49 
37 
52 
45 
35 
50 
52 
59 
«0 
35 
32 
48 
60 
38 
60 
45 
48 
5« 
6 

52 
29 

58 
48 
«6 
20 
«5 
65 
«6 
«3 
29 
33 
33 
29 
29 
37 
55 
42 
«« 
56 



Bleneau 

• Ce tableau est conforme, quant aux distances, à celui dressé par le Préfet de 
1 Yonne, le 6 septembre «86«, en exécution de l'art. 93 du règlementdu «8 juin «8«8. 

La superflcie est relevée sur le travail statistique publié en «864 par M. Gimel, 
directeur des contributions directes du département de PYonne. 

Les chiffres de la colonne du revenu foncier nous ont été fournis par M. Amyot, 
son successenr. 



59 



COMMUNES. 



I» 

9 S 



a « C 2 
>> t« 2 «ô 

§■3 3 

«M 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTB 



DISTANCE 

de la commune 

an I à I au 
cant. l'arr. ch.-l. 



Bligny-en-Othe 

Bœurs 

Boifrd'Arcy 

Boimard 

Boni 11 Y 

Brancnes 

Brannay 

Brienon 

Brion 

Brosses 

Basstères 

Bassy-en-Othe 

Bussy-le-Repos 

Bntteaux 

Carisey 

Censy 

Cérilly 

Cerisiers 

Cézy 

Cbablis 

ChaiUey 

Chamoux 

Gbampbeuglc 

Champceyraîs 

Champignelles 

Champigny 

Champlay 

Cbamplost 

Champs 

Champvallon 

ChamTres 

Charbuy 

Charentenay 

Charmoy 

Cbarnj 

Chassignelles 

rhassy 

Cbastellax 

Chastenay 

Châtel-Censoir 

ChàtelGérard 

Chaumont 

Chaumot 

Chemilly p. Sei^. 

Chemilly-s. -Serem 

Cbêne-Arnoalt 

Cheney 

Cheny 

Chéroy 

Chéu 

CbeTaimes 

CheTillon 

Chichée 

Chicbery 

Chîcby 

Chigy 



554 


13450 


2191 


9989 


345 


9394 


389 


8484 


587 


19309 


i078 


18964 


i054 


13293 


1982 


127311 


«616 


27485 


4966 


35133 


,1133 


13918 


4326 


97154 


2328 


25671 


729 


18391 


1105 


21385 


473 


3813 


717 


6557 


2324 


21679 


1536 


49714 


2076 


13040 


uoo 


21191 


678 


8581 


709 


5686 


3205 


24099 


4173 


39091 


2017 


87050 


2058 


36764 


2248 


71459 


409 


15025 


664 


12095 


545 


22120 


2301 


55300 


1447 


19296 


667 


16369 


1687 


31842 


1270 


38115 


1618 


21801 


1016 


8471 


886 


11351 


2408 


40106 


1804 


13109 


827 


29106 


1445 


24037 


560 


13021 


1271 


9878 


887 


9981 


577 


8086 


933 


23324 


1006 


24437 


731 


27361 


2305 


82127 


1270 


16345 


1834 


33510 


650 


16674 


229 


4203 


t523 1 


20274 1 



Brienon 

Cerisiers 

Vermenton 

Joîgny 

St-Fiorentin 

Aillant 

Chéroy 

Bri cnon 

Joigny 

Vézelay 

Qnarré-l.-T. 

Brienon 

W.-sur-Yonne. 

Flogny 

Id. 
Noyers 
Cerisiers 
Cerisiers 
Joigny 
nhablis 
Brienon 
Vézelay 
Charny 
Bléneau 

Id. 
Pont-sur-Y. 
Joigny 
Brienon 
Auxerre 
Aillant 
Joigny 
Auxerre 
Coul. -la-Vin. 
Joigny 
Charny 
Ancy-le-Franc 
Aillant 
Quarré 
Courson 
Vézelay 
Noyers 
Pont-s. -Yonne 
W.-s.-Yonne 
Seignelay 
Chablis 
Charny 
Tonnerre 
Sei^elay 
Chéroy 
St-Florentin 
Auxerre 
Charny 
Chablis 
Joigny 
Seignelay 
'w.-1'Archev. 



Brienon 
Arces 

Arcy-s.-Cure 
Bassou 
St.-Florenlin 
Fleury-Vallée 
Pont-8.-Yonne 
Brienon 
Laroche 
Châtel-Censoir. 
Cussy-l .-Forges 
Laroche 
W.-8 .-Yonne 
Flogny 
Flogny 
Noyers 
Arces. 
Cerisiers. 
Cézy 
Chablis 
Cbailley 
Vézelay 
Charny 
Bléneau 
Champignelles 
Champigny 
Bassou 
Brienon 
Coulang.-l.-V. 
Joigny 
Id. 
Auxerre 
Courson 
Bassou 
Charny 
Ancy-ic-Franc 
Aillant 
Chastellux 
Courson 
Ch.-Censoir 
Noyers 
W.-la-Guyard 
W.-s.-Yonnc 
Seignelay 
Chablis 
Charny 
Tonnerre 
Laroche 
Chéroy 
St-Fiorentin 
Auxerre 
Charny 
ChabUs 
Bassou 
Brienon 
'w.-l'Archev. 



3 


21 


27 


43 


17 


35 


13 


13 


8 


23 


11 


17 


10 


15 


» 


18 


7 


7 


12 


23 


10 


17 


11 


11 


6 


23 


7 


22 


4 


15 


4 


24 


14 


38 


• 


20 


6 


6 


« 


22 


15 


32 


8 


23 


5 


32 


5 


47 


15 


37 


7 


19 


7 


7 


7 


25 


10 


10 


8 


7 


4 


4 


10 


10 


8 


20 


9 


9 


» 


27 


3 


21 


3 


15 


12 


13 


14 


24 


16 


28 


12 


33 


9 


21 


7 


24 


3 


12 


7 


28 


3 


30 


7 


7 


9 


19 


a 


24 


6 


27 


8 


8 


8 


19 


4 


24 


15 


15 


5 


18 


9 


17 



27 
46 
35 
16 
23 
15 
73 
23 
34 
34 
68 
29 
49 
31 
28 
41 
49 
20 
33 
44 
38 
49 
54 
56 
46 
75 
21 
30 
10 
29 
31 
10 
20 
19 
48 
56 
20 
65 
24 
38 
51 
79 
51 
12 
28 
52 
42 
19 
81 
27 
8 
40 
24 
14 
18 
51 



60 





« 









DISTANCE 


COMMUNES. 


ë^ 

^ S 

V ^ 


> ^ 2 2 


CANTONS. 


BUREAUX 
de 


de la commune 




3 0) 






POSTE. 


aa ^ aa 




CA 


J 






oant. Tarr. ch.-l. 


Chitry 


U99 


15480 


Ohablis 


Saint-Bris 


13 


14 


14 


Cisery 


454 


19056 


GuilJon 


Guilion 


3 


13 


63 


Civry 


<602 


15274 


L'Isle-sur-Ser. 


L'Isle 


2 


17 


51 


Collan 


1301 


im)49 


Tonnerre 


Tonnerre 


10 


10 


29 


CoUemiers 


1037 


11387 


Sens 


Sens 


8 


8 


61 


Commissey 


1267 


15469 


Ctuzj 


Tanlay 


13 


7 


42 


Compigny 


767 


14390 


Sergines 


Srr^incs 


3 


22 


79 


Cornant 


492 


5653 


Sens 


Kgriselles-le-B . 


13 


13 


71 


Coulangeron 


767 


7622 


Coulanges-la-V. 


Coulanges-la-V. 


9 


17 


17 


CouIanges-la-Vin. 


1030 


35457 


Coulanges-la-y. 


Coul.-la-Vin. 


« 


13 


15 


Coulanges-sur-Y. 


1028 


21978 


Coul.-sur-Yon. 


Coulanges-s.-Y. 


9 


33 


33 


Coulours 


1711 


12627 


Cerisiers 


Cerisiers 


10 


34 


45 


Courceaux 


963 


21937 


Sergines 
W.-ï'Archev. 


Sergines 
W.-î'Archev. 


12 


27 


85 


Courgenay 


2402 


30668 


8 


28 


61 


Courgy 
Courlon 


986 


9397 


Chablis 


Chablis 


6 


19 


19 


1Ç09 


38770 


Sergines 


Serbonnes 


8 


20 


78 


Courson 


3378 


3G164 


Courson 


Courson 


« 


23 


23 


Courtoin 


597 


12623 


Chéroy 


St-Valéricn 


14 


17 


75 


Courtois 


398 


9497 


Sens 


Sens 


4 


4 


62 


Coutarnoux 


856 


14657 


L'Isle-sur-lc-S. 


L'Isle-s.-le-S. 


4 


19 


48 


Crain 


955 


6828 


Coul.-sur-Yon. 


Coulanges-s.-Y. 


1 


34 


34 


Crayant 


2201 


39859 


Vermenton 


Cravant 


5 


19 


19 


Cruzy 


5878 


47247 


Cruzy 


Cruzy 


B 


32 


55 


Cry 


1084 


32711 


Ancy-Ie-Franc 


Nuits 


13 


31 


66 


Cudot 


1840 


30061 


Saiiit- Julien 


Saint-Julien 


12 


22 


49 


Cussy-les-Forges 


1332 


34693 


Guillon 


Cussy-les-F. 


7 


10 


58 


Cusy 


463 


24063 


Ancy-le-Franc 


Ancy-le-Franc 


1 


19 


54 


Cuy 


666 


27524 


Pont-sur- Yon. 


Pont 


7 


8 


66 


Dannemome 


1000 


V 14637 


Tonnerre 


Tonnerre 


5 


5 


40 


Dicy 


987 


13180 


Charny 


Villefranch-s*-P 


8 


24 


46 


Diges 
DiUo 


3495 


47011 


Toucy 


Pourrain 


9 


18 


18 


293 


2683 


Cerisiers 


Arces. 


7 


10 


39 


Dissangis 


712 


16757 


Llslc-sur-lc-S 


L'Isle 


2 


17 


49 


Pixmont 


3945 


39038 


W. -sur- Yonne 


Dixmont. 


10 


15 


42 


Pollot 


1493 


26045 


Chéroy 


Chéroy 


6 


19 


76 


Doroais 


2354 


53883 


Id. 


St-Valéricn 


12 


ao 


66 


Domecy-s.-Cure 


2012 


22972 


Vézelay 


Vézelay 


9 


16 


57 


Domecy-s.-le-V. 


609 


8158 


Avallon 


Avallon 


10 


10 


45 


D/acy 


2136 


23187 


Toucy 


Toucy. 


4 


28 


28 


Druyes 


3884 


29961 


Courson 


Coul.-sur-Yon. 


11 


32 


32 


Dyé 


1677 


15657 


Flogny 


Flogny. 


7 


13 


30 


Eglény 


782 


109T0 


Toucy 


Pourrain 


12 


17 


17 


£griselle»-le-Boc. 


2318 


21599 


Sens 


Egriselles-le-B. 


16 


16 


55 


Ëpineau-les-Yoyes 


673 


13012 


Joigny 


Basson 


8 


8 


20 


Epineuil 


597 


18389 


Tonnerre 


Tonnerre 


3 


3 


58 


Escamps 


2256 


36699 


Coulanges-la-y. 


Coulangcs-la V 


12 


11 


11 


Escoliyes 


719 


20268 


Coulanges-la-V. 


Coulanges-la-V. 


3 


10 


10 


Esnon 


1180 


30637 


Brienon 


Brienon 


3 


15 


26 


Essert 


590 


8801 


Vermenton 


Vermenton 


6 


28 


28 


Etais 


4389 


22264 


Coulange-s.-Y. 


Etais. 


17 


45 


45 


Etaules 


854 


16210 


Avallon 


A y ail on 


4 


4 


47 


Etigny 


655 


12456 


Sens 


Sens 


9 


9 


54 


Elivey 


2434 


18704 


Noyers 


Noyers 


12 


52 


50 


Evry 


442 


19836 


Ponl-sur-Yonn. 


Pont 


6 


9 


67 


Fesligny 


543 


10063 


Coul.-sur-Yon. 


Coul.-sur-Y. 


3 


31 


31 


Flacy 


1232 


20798 


W.-l'Archev. 


W.-l'Archev. 


4 


27 


59 



61 



COMMUNES. 


lerficie 
bect. 


a 
u ^ a M 


CANTONS. 


BUREAUX 
de 


DISTANCF. 

deia commune 




§•3 

5« 






POSTB. 


ao 1 îi aa 
cant.|rarr. eh.-l 


• 

Fleurigny 


«577 


21163 


Sergines 


Thorigny 


13 


14 70 


Fleury 


1481 


29746 


Aillant 


Fleury 
Chablis 


10 


17 


14 


s^y 


803 


10280 


Tonnerre 


11 


11 


25 


Flogny 


1227 


24228 


Flogny 
W.-T'Arcbev. 


Flogny 
W.-l'Archev. 


» 


15 


30 


Foissy 


2420 


36417 


5 


19 


60 


Foissy-Ies-Vézelay 


539 


6669 


Vézelay 


Vézelay 


5 


16 


54 


Fontaine-la-Gail. 


«037 


8270 


Sens. 


Sens 


8 


8 


66 


Fontaines 


2428 


27656 


Saint-Fargeau 


Toucy 


18 


36 


30 


Fontenailles 


265 


3158 


Conrson 


Maiily-le-Cbât. 
Chablis 


5 


22 


22 


Fontenay p. Ghab. 


497 


3854 


Chablis 


6 


26 


26 


Fonteoay p. Véz. 


1530 


12324 


Vézelay 


N^ézciay 


8 


19 


57 


Fonlenay-8.-Four. 


«219 


12080 


CouIanges-s-Y. 


Courson 


15 


24 


21 


Funtenouilles 


«608 


14224 


rharny 


Charny 


4 


31 


53 


Fontenoy 


1536 


19493 


Saint-Sauveur 


Saint-Sauveur 


9 


28 


28 


Fouchères 


1438 


21532 


Chéroy 


St-Valérien 


12 


13 


71 


Fournaudin 


895 


4694 


Ceriâiers 


Arces 


18 


42 


48 


Fooronnes 


1757 


15265 


Courson 


Courson 


5 


24 


24 


Fresnes 


488 


5041 


Noyers 


Noyers 


8 


14 


40 


Fulvy 


370 


14814 


Ancy-le-Franc 
Chablis 


Ancy-le»Franc 
Chablis 


4 


23 


54 


Fyé 


681 


6770 


2 


21 


21 


Gennigny 


1120 


53747 


St-FIoreniin 


Sl-Klorentin 


4 


33 


33 


Gigny 

Girolles 


1056 


16612 


Cruzy 


Cruzy 


9 


28 


63 


1611 


30702 


Ayallon 


Avallon 


8 


8 


44 


Gisy-les-Noblcs 


1055 


38430 


Pont-s.-Yonne 


Pont-8ur-Y. 


4 


11 


69 


GivTv 
Gland 


815 


14030 


Vézelay 


Id 


8 


10 


42 


1378 


10 H 3 


Cruzy 


Cruzy 


7 


21 


56 


Grandchamp 


2750 


32089 


Charny 


Charny 


11 


32 


32 


Grange-le-Bocage 


1263 


7309 


Sergines 


Thorigny 


15 


20 


77 


Grîmaull 


2333 


17^66 


NoytTs 


Noyers 


6 


27 


44 


Gron 


1136 


18296 


Sens 


Sens 


6 


6 


58 


Gnercby 


1165 


28524 


Aillant 


Fleury 


8 


13 


18 


Gui lion 


1155 


37499 


Guillon 


Guillon 


» 


16 


63 


S"^?J . 


1921 


29683 


Scignelay 


Seignelay 


6 


10 


10 


Gy-l Evoque 


1477 


12287 


Goulanges-la-Y. 


Coulanges-la-V. 


5 


10 


10 


ilauterive 


697 


13486 


Seignelay 


'Seignelay 


3 


16 


16 


Héry 


2062 


50590 


Id 


Itl. 


2 


14 


14 


IrancT 
Island 


1166 


33280 


Coulangcs-la-V. 


Vincelles 


8 


14 


14 


2032 


33818 


Ayallou 


Aval Ion 


7 


7 


51 


Jaulgeb 


1172 


42575 


Sl-Fiorentin 


Sl-Florentin 


7 


30 


30 


Joigny 


4532 


188197 


Joigny 


Joigny 


■ 


■ 


28 


JonancT 


587 


3866 


Noyers 


Noyers 


5 


25 


43 


Joux-la-Ville 


4095 


26952 


L'Isle-s.-le-S. 


Lucy-le-Bois 


12 


16 


39 


Jouy . 


1725 


58337 


Chéroy 


Chéroy 


5 


26 


71 


JuUy 


1781 


52253 


Ancy-lc-Franc 


Ancy-le-Franc 


12 


30 


65 


Jnnay 


35) 


8110 


Tonnerre 


Tonnerre 


3 


3 • a4 


Jussy 


718 


14558 


Coulanges-Ia-Y. 


Coulanges-la-V. 


5 


10 i .0 


I^ Belliole 


845 


15l8i 


Chéroy 


Saint-Valérien 


12 


20 


67 


LaCelle-St-Gyr 


1796 


53004 


Saint-Julien 


Cézy 


9 


8 


35 


T.a Gbapclle-s -Or. 


1716 


27098 


Sergines 


Thorigny 


7 


12 


67 


I^ Chapelle -Vaup. 


491 


11777 


Ligny 


Ligny 


7 


21 


21 


La Chapelle-V.-F. 


1082 


22354 


Flogny 


Flogny 


2 


13 


34 


Laduz 


744 


9771 


Aillant 


Aillant 


6 


16 


21 


La Ferlé-Loup. 


2972 


29595 


Charny 


Sépeaux 


13 


18 


57 


Lailly 


1667 


26426 


W. l'Archev. 


W.-l'Arche?. 


3 


23 


59 


Lain 


997 


9972 


C'ourson 


Courson 


12 


30 


30 


Lainseeq 


2463 


17212 


St>SauTeur 


St-Sauveur . 


10 


39 


39 



58 

COMMUNES DE L'YONNE. 

PâE o&dkb alprabétique 
Avec la tuperficie, le rwenu foncier, les dùtaneeg judiciaires en kilomètres, 
fe nom du canton et du bureau de poste. 



COHHUNBS. 



Accolay 

Âigremont 

Aillant 

Aisy 

Ancy-le-Franc 

Ancy-le-Libre 

Andries 

Angely 

Annay-la-Gôle 

Annay-s-Serein 

Annéot 

Annoux 

Anstrudes 

Appoigny 

Arces 

Arcy-8ur<3ure 

Argentenay 

Argenteuif 

Anneau 

Arthonay 

Asnièred 

Asquins 

Athie 

Augy 

Auxerre 

Ayalion 

AvroUes 

Bagneaux 

Baon 

Bassou 

Bazarnes 

Beaumont 

Beauvilliers 

BeauToir 

Beine 

Beliecbaumc 

Béon 

Bemouil 

Béru 

Bessy 

Beugnon 

Blacy 

Biannay 

Bleigny-Ie-Carreau 
Bléneau 






891 

G70 

1783 

i753 

«443 

2125 

2924 

830 

1265 

2646 

602 

883 

20 i7 

2146 

«600 

2579 

492 

2984 

978 

2303 

«774 

2«25 

479 

479 

4334 

257 « 

1646 

«449 

843 

391 

«898 

627 

60» 

659 

2117 

1513 

4519 

447 

595 

959 

738 

821 

709 

1001 

3833 



H « 






PC 



Si 



g"s 



£ 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTANCE 

de la commune 

au I ^ I an 
eaiit.lrarr.|ch. I. 



24204 

4701 

33899 

38181 

63505 

35103 

29417 

22751 

37690 

25239 

18139 

8943 

31829 

85731 

19594 

34724 

15769 

67958 

16800 

15515 

20542 

24283 

10454 

16678 

578967 

113831 

76229 

22181 

72i7 

«1786 

25678 

16186 

6820 

10725 

17695 

32491 

21618 

4652 

5190 

45201 

«7051 

7168 

7144 

«3604 

53693 



Verrocnton 
Chablis 
Aillant 
Ancy-le-Franc 

Id. 

Id. 
Coul.-sur.-Y. 
L'Isle-sur-le-S. 
AYallon 
Noyers 
ATallon 
L'Isle-sur-ie-S. 
Guillon 
Auxerre 
Cerisiers 
Vermenton 
Ancy-le-Franc 

Id. 
W«. -sur- Yonne 
Cruzy 
Yezefay 

Id. 
L'Isle-sur-Ie-S. 
Auxerre 

1(1. 
Avallon 
St-Florentin 
W.-1'Archcv. 
Cruzy 
Joigny 
Vermenton 
Seignelay 
Quarré 
Toucy 
Chablis 
Brienon 
Joigny 
Flogny 
Tonnerre 
Vermenton 
Flogny 

L'IsIe-sur-le-S. 
Vezelay 
Liçny 
Bleneau 



Vermenton 

Chablis 

Aillant 

NuiU 

Ancy-le-Franc 

Lézinnes. 

Coul.-sur-Y. 

LIsIe 

Ayalion 

Noyers 

Avalion 

Llsle 

Guillon 

Appoigny 

Arces 

Arcv-8ur<5are 

Lézmnea. 

Ancy-le-Franc 

W '-sur- Yonne. 

CruzY 

Vezefay 

Id. 
Lisle 
Auxerre 

Id. 
Avallon 
St-Fiorentin 
W.-l'Archev. 
Tanlay 
Bassou 
Cravant 
Seignelay 
Quarré 
Pourrain 
Chablis 
Brienon 
Cézy 
Flogny 
Tonnerre 
Arcy-sur-Cure 
Neuvy 
Liste 
4vallon 
LiKuy 
Bléneau 



2 


23 


«4 


30 


> 


«3 


«6 


34 


> 


«8 


6 


«4 


4 


37 


3 


12 


6 


6 


5 


16 


4 


4 


6 


21 


14 


27 


«0 


10 


10 


30 


7 


32 


8 


13 


6 


«6 


5 


«« 


«0 


25 


40 


25 


2 


«6 


6 


9 


6 


6 


> 


• 


a 


» 


4 


29 


3 


27 


8 


«3 


12 


12 


9 


20 


4 


15 


8 


«7 


«0 


46 


7 


13 


6 


24 


6 


6 


8 


42 


H 


41 


5 


29 


«3 


28 


4 


48 


8 


44 


«« 


44 


« 


54 



23 
30 
21 
58 
53 
49 
37 
52 
45 
35 
50 
52 
59 
10 
35 
32 
48 
60 
38 
60 
45 
48 
51 
G 
» 

52 
29 

58 
48 
46 
20 
45 
65 
46 
43 
29 
33 
33 
29 
29 
37 
55 
42 
44 
56 



Ce tableau est confonne, quant aux distances, à celui dressé par le Préfet de 
1 Yonne, le 6 septembre 4864, en exécution de l'art. 93 du règlementdu 48 juin 4848. 

La superGcie est rele?ée sur le trayail statistique publié en «864 par M. Gimel, 
directeur des contributions directes du département de PYonne. 

Les chiffres de la colonne du revenu foncier nous ont été fournis par M. Amyot, 
son SQCcesseor. 



59 



COMMUNES. 



Si 

9 g 



o*5i 

^ i; 2 «« 

« « g es 

«'S "2 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE 



DISTANCE 

de la commune 

an I II I au 
caDt. U'arr. ch.-l. 



Bligny-en-Othe 

Bœnrs 

Bois-d*Arcy 

Bonnard 

Bouillv 

Branches 

Brannay 

Briencm 

Brion 

Brosses 

Bussières 

Boftsy-en-Othe 

Bussy-le-Repos 

Batteaox 

Carisey 

Censy 

Cérilly 

Terisiers 

Cézy 

CbabUs 

Chailley 

Chamoux 

Cbampbeugle 

Champceyrais 

Champignelles 

Champigny 

Champlay 

Champlost 

Champs 

CbampYallon 

Cbamyres 

Charbuy 

Charentenay 

Cbarmoy 

Cbaniy 

Chassignelles 

rbassy 

Cbastetlux 

Chastenay 

Chàtel-Censojr 

Châtel-Gérard 

Chaamont 

Chaumot 

Chemilly p. Sei^. 

Chemilly-s. -Serem 

Chêne-Arnoalt 

Choiey 

Cheny 

Chéroy 

Chéu 

Chevannes 

CheTillon 

Chichée 

Chichcry 

Chicby 

Chigy 



554 


13450 


Brienon 


2191 


9989 


Cerisiers 


345 


9394 


Vermcnton 


389 


8484 


Joijçny 


587 


19309 


St-Florcnlin 


4078 


18954 


AiUant 


«054 


13293 


Chéroy 


1982 


127311 


Brienon 


1616 


27485 


Joigny 


1966 


35133 


Vézelay 


J133 


13918 


Qnarré-l.-T. 


4326 


97154 


Brienon 


2328 


25671 


W. -sur-Yonne. 


729 


18391 


Flogny 


1105 


21385 


Id. 


473 


3813 


Noyers 


717 


6557 


Cerisiers 


2324 


21679 


Cerisiers 


1536 


49714 


Joigny 
rhablis 


2076 


13040 


1100 


21191 


Brienon 


678 


8581 


Vézelay 


709 


5686 


Charny 


3205 


24099 


Bléneau 


4173 


39091 


Id. 


2017 


87050 


Pont-sur-Y. 


2058 


36764 


Joigny 


2248 


71459 


Brienon 


409 


15025 


Auxerre 


664 


12095 


Aillant 


545 


22120 


Joigny 


2301 


55300 


Auxerre 


1447 


19296 


Coul.-la-Vin. 


667 


16369 


Joigny 


1687 


31842 


Charny 


1270 


38115 


Ancy-le-Franc 


1618 


21801 


Aillant 


1016 


8471 


Quarré 


886 


11351 


Courson 


2408 


40106 


Vézelay 


1804 


13109 


Noyers 


827 


29106 


Pont-s. -Yonne 


1445 


24037 


W.-s.-Yonne 


. 560 


13021 


Seignelay 


1 1271 


9878 


Chablis 


887 


9981 


Charny 


577 


8086 


Tonnerre 


933 


23324 


Seignelay 


1006 


24437 


Chéroy 


731 


27361 


St-Florenlin 


2305 


82127 


Auxerre 


1270 


16345 


Charny 


1834 


33510 


Chabhs 


650 


16674 


Joigny 


229 


4203 


Seignelay 
W.-l*Archev. 


1523 


20274 



Brienon 
Arces 

Arcy-s.-Cure 
Basson 
St.-Florenlin 
Fleury-Vallée 
Pont-s.-Yonnc 
Brienon 
Laroche 
Châtel-Censoir. 
Cussy-l .-Forges 
Laroche 
W.-s.-Yonne 
Flogny 
Flogny 
Noyers 
Arces. 
Cerisiers. 
Cézy 
Chablis 
Chailley 
Vézelay 
Charny 
Bléneau 
Champignelles 
Champigny 
Bassou 
Brienon 
Coulang.-l.-V. 
Joigny 
Id. 
Auxerre 
Courson 
Bassou 
Charny 
Ancy-le-Franc 

Aillant 
Chastellux 
Courson 
Ch.-Censoir 

Noyers 
W.^a-Guyard 
W.-s.-Yonne 
Seignelay 
Chablis 
Charny 
Tonnerre - 
Laroche 
Chéroy 
Si-Florentin 
Auxerre 
Charny 
Chablis 
Bassou 
Brienon 
W.-l'ArcheY. 



3 
27 
17 
13 

8 
11 
10 

7 

12 

10 

11 

6 

7 

4 

4 

14 

» 

6 
» 

15 
8 
5 
5 

15 
7 
7 
7 

10 
8 
4 

10 
8 
9 
» 

3 

3 

12 

14 

16 

12 

9 

7 

3 

7 

3 

7 

9 

a 

6 
8 
8 
4 

15 
5 
9 



21 
43 
35 
13 
23 
17 
15 
18 
7 
23 
17 



23 
22 
15 
24 
38 
20 

6 
22 
32 
23 
32 
47 
37 
19 

7 

25 
10 

7 

4 
10 
20 

9 
27 
21 
15 
13 
24 
28 
33 
21 
24 
12 
28 
30 

7 
19 
24 
27 

8 
19 
24 
15 
18 
17 



27 
46 
35 
16 
23 
15 
73 
23 
34 
34 
68 



11 29 



49 
31 
28 
41 
49 
20 
33 
44 
38 
49 
54 
56 
46 
75 
21 
30 
10 
29 
31 
10 
20 
19 
48 
66 
20 
65 
24 
38 
51 
79 
51 
12 
28 
52 
42 
19 
81 
27 
8 
40 
24 
14 
18 
51 



60 













DISTANCB 




t3 ** 

(fi ^ 


s <« c c 




BUREAUX 


de la commune 


COMMUNES. 




9» »^ Si 


CANTONS. 


de 


■ ■ ^"^ ^" ^^^ ^^^1^ ^ ^>^ ^B^B^B ^tfM ^i^ ^# 




0) 


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POSTE. 


aa ^ aa 




OQ 


|-« 




( 


rjnl. Tarr. ch.-l. 


Chitry 


1499 


15'i80 


Ohablis 


Saint-Bris 


13 


14 


14 


Cisery 


454 


1<M)5G 


Guilion 


Guilion 


3 


13 


63 


Civry 


1602 


13274 


L'Isle-sur-Ser. 


Llsle 


2 


17 


51 


Coilan 


1301 


10049 


Tonnerre 


Tonnerre 


10 


10 


29 


Collemiers 


1037 


11387 


Sens 


Sens 


8 


8 


61 


Commissey 


1267 


15S69 


Cruzj 


Tanlay 


13 


7 


42 


Compigny 


767 


14390 


Sergines 


Sereines 


3 


22 


79 


Cornant 


492 


5653 


Sens 


Egrisclles-le-B . 


13 


13 


71 


Coulangeron 


767 


7622 


Coulanges-la-V. 


Coulangcs-la-Y. 


9 


17 


17 


Couiangcs-la-Vin. 


1030 


35457 


Coulanges-ia-V. 


Coul.-la-Vin. 


» 


13 


15 


Coulanges-sur-Y. 


1028 


21978 


Coul.-sur-Yon. 


CouIanges-s.-Y. 


* 


33 


33 


Coulours 


1711 


12627 


Cerisiers 


Cerisiers 


10 


34 


45 


Courceaux 


963 


21937 


Sereines 
W.-rArchev. 


Sergines 
W.-î'Archev. 


12 


27 


85 


Courgenay 


2402 


30668 


8 


28 


61 


Courgy 
Courlon 


986 


9397 


Chablis 


Chablis 


6 


19 


19 


1Ç09 


38770 


Sergines 


Serbonnes 


8 


20 


78 


Courson 


3378 


36164 


Courson 


Courson 




23 


23 


Courtoin 


597 


12623 


Chéroy 


St-Valérien 


14 


17 


75 


Courtois 


398 


9197 


Sens 


Sens 




4 


62 


Coutarnoux 


856 


14657 


L'Isle-sur-le-S. 


L'Isle-s.-le-S. 




19 


48 


Crain 


955 


6828 


Coul.-sur-Yon. 


Coulanges-s.-Y. 




34 


31 


Cravant 


2201 


39859 


Vermenton 


Gravant 


5 


19 


19 


Cruzy 


5878 


47247 


Cruzy 


Cruzy 


» 


32 


55 


Cry 


10K4 


32711 


Ancy-ie-Franc 


Nuits 


13 


31 


66 


Cudot 


1840 : 


30061 


Saint- Julien 


Saint-Julien 12 


22 


49 


Cussy-les-Forges 


1332 


31693 


GuiUon 


Cussy-les-F. 7 


10 


58 


Cusy 


463 


1 24063 


Ancy-le-Franc jAncy-le-Franc 


1 


19 


5i 


Cuy 


666 


27524 


Pont-sur-Yon. 


Pont 


7 


8 


66 


Dannemoine 


1000 


^ 14637 


Tonnerre 


Tonnerre 


5 


5 


40 


Dicy 


987 


13180 


Charny 


Villefranch-s«-P 


8 


24 


46 


Diges 


3495 


47011 


Toucy 


Pourrain 


9 


18 


18 


Dillo 


293 


2683 


Cerisiers 


Arces. 


7 


10 


39 


Bissangis 


712 


16757 


L'Isle-sur-le-S 


L'Isle 


2 


17 


49 


Dixmont 


3945 


39038 


W. -sur- Yonne 


Dixmont. 


10 


15 


42 


DoIIot 


1493 


26045 


Chéroy 


Chéroy 


6 


19 


76 


Domats 


2354 


53883 


Id. 


St-Valericn 


12 


ao 


66 


Domecy-s.-Curc 


2012 


22972 


Vézelay 


Vézelay 


9 


16 


57 


Domecy-s.-le-V. 


609 


8158 


Avallon 


Availon 


10 


10 


45 


D/acy 


2136 


23187 


Toucy 


Toucy. 


4 


28 


28 


Druyes 


3884 


29961 


Courson 


Coul.-sur-Yon. 


11 


32 


32 


Dyé 


1677 


15657 


Flogny 


Flogny. 


7 


13 


30 


Eglény 


782 


109T0 


Toucy 


Pourrain 


12 


17 


17 


EgriselIes-le-Boc. 


2318 


21599 


Sens 


Egriselles-le-B. 


16 


16 


55 


Epincau-les-Yoves 


673 


13012 


Joigny 


Basson 


8 


8 


20 


Epincuil 


597 


18389 


Tonnerre 


Tonnerre 


3 


3 


58 


Escamps 


2256 


36699 


Coulanges-ia-Y. 


Coulanges-la V 


12 


11 


11 


Escoiives 


719 


20268 


Coulanges-la-Y. 


Coulangcs-la-Y. 


3 


10 


10 


Esnon 


1180 


30637 


Brienon 


Brienon 


3 


15 


26 


Essert 


580 


8801 


Vermenton 


Vermenton 


6 


28 


28 


Etais 


4389 


22264 


CouIange-s.-Y. 


Etais. 


17 


45 


45 


Etaules 


854 


16210 


Availon 


Availon 


4 


4 


47 


Etigny 


655 


12456 


Sens 


Sens 


9 


9 


54 


ElÎTcy 


2434 


18704 


Noyers 


Noyers 


12 


52 


50 


Evry 


442 


19836 


Pont-sur-Yonn. 


Pont 


6 


9 


67 


Fesiïgny 


543 


10063 


CouL-sur-Yon. 


Coul.-sur-Y. 


3 


31 


31 


Flacy 


1232 


20798 


W.-rArchev. 


W.-l'Archev. 


4 


27 


59 



61 



COMMUNES. 






P 

©.2 8 3' 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTANCE 

deia commune 

aa I ^ [an 
cant. l'arr. ch.-I 



Fleurigny 


1577 


21163 


Fleury 


1481 


29746 


Fléy 


803 


10280 


Flogny 


1227 


21228 


Foissy 


2420 


36il7 


Foi88J-le»-Vézelay 


539 


6669 


Fontaine-la-Gail. 


1037 


8270 


Fontaines 


2428 


27656 


Fontenailles 


265 


3158 


Fontenay p. Chab. 


497 


3854 


Fontenay p. Yéz. 


1530 


12324 


Fontenay-s.-Four. 


1219 


12080 


Fontenouilles 


1608 


14224 


Font4;noy 


1536 


10493 


Fouchères 


1438 


21532 


Foumaudin 


895 


4694 


FouTonnes 


1757 


15265 


Fresnes 


488 


5041 


Fulvy 


370 


14814 


Fyé 


681 


6770 


Germigny 


1120 


53747 


Gigny 
Girolles 


1056 


16612 


1611 


30702 


Gisy-les-Noblcs 


1055 


38^130 


Givry 
Glana 


815 


14030 


1378 


10413 


Grandchamp 


2750 


320S9 


Grange-Ie-Bocage 


1263 


7309 


Grimaull 


2333 


17866 


Gron 


1136 


18296 


Guerchy 


1165 


28321 


Guillon 


1155 


37499 


Gurgy 


1921 


29683 


Gy-l-EvCquc 


1477 


12287 


HauteriTC 


697 


13486 


Héry 


2062 


50590 


Irancv 


1166 


33280 


Island 


2032 


33818 


Janigeh 


1172 


42575 


Joigny 


4532 


188197 


Joiianrv 


587 


3866 


Joux-la-Ville 


4095 


26952 


Jouy . 


1725 


58537 


Jnlly 


1781 


52233 


Junay 


35J 


8110 


Jussy 


718 


44558 


La Belliole 


845 


I5l8i 


LaCelle-SUCyr 


1796 


53001 


La ChapcUe-s -Or. 


1716 


27098 


La Chapelle -Yaup. 


491 


11777 


La Chapelle-V.-F. 


1082 


22354 


Laduz 


74 i 


9771 


La Ferlé-Loup. 


2972 


29595 


Lailly 


1667 


26426 


TAin 


997 


9972 


Laiasecq 


2463 


17212 



Sergines 

Aillant 

Tonnerre 

Flogny 

W.-ï'Archev. 

Vézelay 

Sens. 

Saint-Fargeau 

Courson 

Chablis 

Vézelay 

Gouianges-s-Y. 

rharny 

Sainl-Sauveur 

Chéroy 

Cerisiers 

Courson 

Noyers 

Ancy-lc-Franc 

Chablis 

Sl-Fiorentin 

Cruzy 

Avallon 

Pont-s.-Yonne 

Vézelay 

Cruzy 

Charny 

Sergines 

Noyers 

Sens 

Aillant 

Guillon 

Scignelay 

Coulanges-la-Y. 

Seignelay 

Id 

Coulanges-la-Y. 
Ayaliou 
Sl-Florentin 
Joigny 
Noyers 
L'Isle-s.-le-S. 
Chéroy 
Aucy-lc-Franc 
Tonnerre 
Coulanges-la-V. 
Chéroy 
Saint-Julien 
Sergines 
Ligny 
Flogny 
Aillant 
Charny 
W. l'Archev. 
('ourson 
St-Saureur 



Thorigny 


13 


14 


70 


Fleury 
Chablis 


10 


17 


14 


11 


11 


25 


Flogny 
W.-ï'Archev. 


» 


15 


30 


5 


19 


60 


Vézelay 


5 


16 


54 


Sens 


8 


8 


66 


Toucy 


18 


36 


30 


Maiily-le-Chât. 
Chablis 


5 


22 


22 


6 


S» 


26 


Vézelay 


8 


19 


57 


Courson 


15 


24 


21 


Charny 


4 


31 


53 


Saint-Sauveur 


9 


28 


28 


St-Valérien 


12 


13 


71 


Arces 


18 


42 


48 


Courson 


5 


24 


24 


Noyers 


8 


14 


40 


Ancy-le-Franc 
Chablis 


4 


23 


54 


2 


21 


21 


Sl-Florentin 


4 


33 


33 


Cruzy 


9 


28 


63 


Avallon 


8 


8 


44 


Pont-sur-Y. 


4 


11 


69 


Id 


8 


10 


42 


Cruzy 


7 


21 


56 


Charny 


11 


32 


32 


Thorigny 


15 


20 


77 


Noyers 


6 


27 


44 


Sens 


6 


6 


58 


Fleury 


8 


13 


18 


Guillon 


» 


16 


63 


Seignelay 


6 


10 


10 


Coulanges-la-Y. 


5 


10 


10 


Seignelay 


3 


16 


16 


Id. 


2 


14 


14 


Vincelles 


8 


14 


14 


Avallon 


7 


7 


51 


St-Florentin 


7 


30 


30 


Joigny 


1 


> 


28 


Noyers 


5 


25 


43 


Lucy-le-Bois 


12 


16 


39 


Chéroy 


5 


26 


71 


Ancy-le-Franc 


12 


30 


65 


Tonnerre 


3 


3 • 34 


Coulanges-la-Y. 


5 


10 i .0 


Sainl-Valérien 


12 


20 


67 


Cézy 


9 


8 


35 


Thorigny 


7 


12 


67 


Ligny 


7 


21 


21 


Flogny 


2 


13 


34 


Aillant 


6 


16 


21 


Sépeaux 


13 


18 


37 


W.-l'Archev. 


3 


23 


59 


Courson 


12 


30 


30 


St-Sûuveur . 


10 


39 


3» 



64 



COMMUNES. 



iperficie 
a hect. 


Revenu 
cier selon 
matrice 
dastrale. 


iâ« 


J"3| 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DiSTARCB 

de la commune 



Roubson 

Rouvray 

Rozoy 

Rugny 

Sacy 

Sainptiîts 

Saint-Agnan 

Saint-André 

St-Aiibin-Ch.-Neuf 

Bl'Aubin-8.-Yonne 

Saint-Brancher 

Saint-Bris 

Saint-Clément 

Saint-Cydroine 

St-Cyr4es-Colons 

Sl-Dcnisp. Sen$ 

St-Denis-s-Ouanne 

Saint-Fargeau 

Saint-Florentin 

Saint -Georges 

St-GermainHl.-Ch. 

St -J u\ien-(Ui-Sault 

Saint- Lôeer 

St'Loup-d'OrdoD 

Sl-Martin-des-Ch. 

Sl-Martin>d*Ordon 

St-Martin-du-Tert. 

St'^artin-s.-Ann. 

St-Martitt-s.-0€re 

St-Martin-sOreuse 

St-Martin-s.-Ouan. 

Sl'Mauricc-a.R.-H. 

St-Maurice-le-VioI 

St'Mauricc-Thiz. 

Saint-Moré 

Saint-Père 

Saint-PriTé 

St-Romain-le-Pr. 

Saint-Sauveur 

Saint-Serotiu 

Saint-Yalérlen 

Saint- Vinnemer 

Ste-Colombe 

Ste^olombe-s.-L. 

Ste-Magnance 

Sainte-Pailaye 

Sainte-Vertu 

Saints 

Saligny 

Sambourg 

Santigny 

Sarry 

SauTigny-le-Bcur. 

Sauvigny-ie-Bois 

Savigny 

SaTigny-en-T.-Pl. 



543 
742 
559 
1370 
2722 
2231 
1314 
1408 
2132 
844 
2166 
3041 
824 
849 
3U)5 
621 
993 
4941 
«026 
923 
35tt 
2317 
3291 
1731 
3334 
978 
673 
1365 
447 
1405 
1478 
2908 
478 
190 
1166 
1496 
4032 
1014 
2983 
1361 
2175 
1213 
1820 
143S* 
1882 
393 
1409 
2690 
9i8 
1226 
922 
2291 
474 
1493 
1607 
846 



17631 
14084 

8424 
11647 
29350 
18361 
24869 
43561 
25636 
27304 
13362 
108110 
18583 
32972 
37839 
13228 

7719 



W.-8ur-Yonne 

Ligny 

Sens 

Crnzy 

Vermenton 

Saint-Sauveur 

Poni-8.-Yonne 

Guillon 

AiUant 

Joigny 

Quarré 

Auxerre 

Sens 

Joigny 

Chablis 

Sens 

Charny 



6l>352 Sl-Fargeau 
92224 St-Florentin 
36422 Auxerre 
39792 Quarré 
.86719 Saint-Julien 
31060 Quarré 
33866 Saint-Julien 
24013 Saint-Fargeau 

18457 Saint-Julien 

9798 Sens 
25751 Cruzy 

6210 Aillant 
19869 Sergines 
|(]668 Charny 
37488 Sergines 
10331 Aillant 

5057 Aillant 
150^9 Vézelay 
21679 Id. 
37066 Blénean 
1G652 Saint-Julien 
43846 Saint-Sauveur 
11)905 Pont-sur- Yonne 
49168 Chéroy 
2.'»396 Cruzy 
41554 L'Isle-sur-le-S. 
17246 SaintSauveur 
25061 Quarré 
11621 Vermenton 
16279 I Noyers 
31594 Samt-Sauveur 
15396 Sens 
16676 Ancy-le-Franc 
21315 Guillon 
10323 Noyers 
15770 Gulilon 
26960 Avallon 
24495 Chéroy 
55971 Guillon 



Villen.-sur-Y. 
Ligny 
Sens 
Cruzy 
Vermenton 
Entrains (Nièv) 
W.-la-Guyard 
Cussy-le&-F. 
S»-Aubin.Ch.-N 
IGézy 

|Cttssy-les-F. 
Saint-Bris 
Sens 
Laroche 
Chablis 
Sens 
Charny 
Saint-Fargeau 
Saint -Florentin 

Auxerre 

Chasiellux 

Saint-Julien 

Quarré 

Saint- Julien 

Sainl-Farj;eau 

Saint-Julien 

Sens 

Tanlay 

S'-Aubin-Ch.-N 

Thorigny 

Charny 

Thorigny 

Aillant 

Id. 
Arcy 
Vézelay 
Bh'neau 
Sépeaux 
Samt-Sauveur 
Pont-sur-Yoqne 
Saitil-Valérien 
Tanlay ' 
Llsle-sur-le-S. 
Saint-Sauveur 
Cussy-les-F. 
Vermenton 
Nojers 

Saïut-Sauveur 
Sens 
Lézinnes 
Guillon 
Noyers 
Cussy-les-F. 
Avallon ' 
Egrisellës-le-B. 
Cussy-les-F. 



au 


k 


aa 


cant. 


rarr. 


ch-I. 


3 


20 


47 


8 


17 


17 


6 


6 


51 


8 


17 


52 


9 


33 


33 


43 


43 


43 


15 


27 


79 


5 


13 


60 


8 


21 


23 


5 


5 


32 


6 


15 


67 


9 


9 


9 


2 


2 


60 


6 


6 


25 


10 


18 


18 


4 


4 


61 


8 


29 


38 


» 


49 


44 


» 


31 


31 


5 


5 


5 


8 


11 


62 


■ 


10 


3T 


4 


23 


75 


11 


21 


48 


3 


53 


47 


10 


20 


47 


3 


3 


61 


15 


9 


44 


8 


21 


20 


12 


12 


68 


5 


30 


40 


24 


20 


6/ 


7 


20 


18 


5 


18 


18 


15 


17 


35 


2 


13 


51 


5 


56 


51 


18 


13 


33 


K 


39 


39 


6 


18 


75 


8 


16 


73 


14 


10 


45 


5 


H 


50. 


6 


41 


41 


13 


14 


62 


6 


23 


23 


11 


14 


34 


5 


35 


35 


6 


6 


64 


12 


15 


43 


9 


20 


62 


7 


27 


45 


4 


17 


65 


4 


4 


50 


17 


22 


59 


2 


15 


63 



68 



COMMUNES. 



00 • 



a 
o « ^ 

es s ^ 



CANTONS. 



BUREAUX 
de 

POSTE. 



DISTANCE 

de la commune 

aa I ^ I au 
cant. l'arr. lch-1. 



Sceaux 

Seignelay 

Sementron 

Senan 

SeDDevoy-Ie-Bas 

SenneToy-Ie-Haut 

Sens 

Sépeaux 

Seplfonds 

SerboDoes 

Sergines 

Sermizeiles 

Serrigny 

Scry 

Sognes 

SoTDmecaise 

Sormery 

Soucy 

Soupjeres 

Sougëres-s-Sino(te 

Soumaintrain 

Sligny 

Subligny 

Taingy 

Talcy 

Tanlay 

Tannerre 

Tharoiseau 

Tharot 

Theil 

Thiiy 

Thorey 

Thorigny 

Thory 

Thory 

Tis8é 

Tonuerre 

Toucy 

Treigny 

Trévilly 

Trichey 

Troncboy 

Trucy-sur-Yonne 

Tarny 

VaWe-Mcrcy 

Vallan 

VaUery 

Vareille 

Varennes 

Vassv 

\ aiiaeurs 

Vauit de Lngny 

Vaumort 

Vaut 

Venizy 

Venouse 

1873. 



1297 


37316 


1306 


46336 


1145 


11785 


1727 


35522 


856 


19871 


8/1 


15168 


2007 


33108" 


1948 


41573 


1760 


8516 


953 


27189 


1851 


54596 


674 


9640 


738 


8078 


412 


5005 


1017 


5748 


1515 


18543 


3051 


46516 


1785 


33510 


2621 


14827 


IO2Î 


24 106 


1751 


40898 


757 


10061 


2042 


22506 


672 


9782 


1267 


39224 


281? 


28614 


a.*» 


6305 


228 


8659 


1126 


20011 


541 


12510 


685 


8252 


1671 


19210 


2291 


19906 


588 


6756 


5685 


581783 


3376 


55471 


4547 


54981 


673 


27455 


656 


10400 


638 


13749 


812 


11093 


•2453 


66169 


1336 


15500 


1145 


30058 


1219 


18391 


919 


15754 


985 


10499 


731 


17393 


2689 


21435 


1466 


33635 


1434 


10019 


406 


14784 


4328 


112219 


777 


12265 



Guillon 
Seignelay 
Gouraon 
Aillant 
Cruzy 
Id. 
Sens 

Saint-Julien 
Saint-Fargeau 
Sereines 

ATalion 

Tonuerre 

Vermenton 

Sergines 

Aillant 

Flogny 

Sens • 

Saint-Sauveur 

Seignelay 

Flogny 

Ancy-le-Franc 

Chéroy 

Gourson 

L'Isle-suir-le-S. 

Cruzy 

Bléneau 

Vézelay 

Avallon 

W.-1'Archev. 

Guillon 

Cruzy 

W.-l'Archev. 

Avallon 

Saint-Sauveur 

Tonnerre 

Id. 
Toucy 

Saint-Sauveur 
Guillon 
Gruiy 
Flogn y 

Coulanges-s.-Y. 
Brienon 
Coulanges-Ia-V. 
Auxerre 
Chéroy 
W.-rArchev. 
Ligny 
Guillon 
Cerisiers 
Avallon 
Sens 
Auxerre 
Brienon 
Ligny 



Guillon 

Seignelay 

Çourson 

Senan 

Cruzy 

Id. 
Sens 
Sépaux 
Samt-Fargcau 
Serbonne^ 
Sereines 
Avallon 
Tonnerre 
Arcy-sur-Cure 
Thorigny 
Aillant 

Neuvy-Sautour 
Sens 

Saint-Sauveur 
Seignelay 
Neuvy 

Ancy-ie-Pranc 
Sens 
Gourson 
L'Isle-sur-le-S. 
Tanlay 
Mézilles 
Vézelay 
Avallon 
Theil 

L'l>le-s-Sercin. 
Cruzv 
Thorigny 
Lucy-le-Bois 
Samt-Sauveur 
Tonnerre 

Id. 
Toucy 
Treigny 
Guillon 
Cruzy 
Tonnerre 
Mailly-Ghâteau 
Saint-Florentin 
Couiange-la-V. 
Auxerre 
Vallery 
Theil 
Ligny 
Guillon 
Cerisiers 
Avallon 
Theil 
Auxerre 
Saint-Florentin 
Ligny 



8 
» 

14 
5 
9 

10 
» 

16 
7 
5 

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11 

7 

10 
15 
11 
19 

7 
13 

• 

13 

6 

15 

8 

6 

12 

16 

7 

6 

14 

8 

10 

16 

10 

8 

7 



9 
4 
9 
7 

15 

12 
4 
6 
6 

12 
2 

10 
6 
6 

14 
6 

10 
7 



11 
13 
26 

8 
28 
27 

• 

15 
46 
16 
19 
11 

7 
26 
24 
24 
35 

7 
36 

28 
24 

8 
28 
17 

9 
38 
10 

« 
12 
17 
16 
15 
10 
35 

7 

» 
24 
45 
14 
20 

8 
23 
29 
16 

6 
20 
16 
23 
23 
28 

6 
14 

6 
27 
17 



57 
13 
26 
25 
63 
62 
57 
36 
40 
74 
76 
41 
29 
26 
77 
31 
42 
63 
36 
» 

38 
59 
58 
28 
5& 
44 

38 
55 
46 
51 
57 
51 
63 
45 
35 
30 
35 
24 
45 
61 
55 
43 
23 
35 
16 

6 
77 
54 
23 
60 
40 
48 
49 

6 
33 
17 



5 



M 



BfSTAKCE 

de la comnnine 




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Saial-Fl^peoUn 



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^•^ nnerre 
Vavêrre 

^îl^villier 
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i 



Serbonncs 

Lêiinnes 

Tonnerre 

Thorigny 

Senan 

Arcy 

Tonnerre 



6 

4 
5 

9 
10 

10 

» 

5 

5 
II 
15 

4 

6 

6 

7 

6 

2 

11 

5 

17 

12 

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12 
12 

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4 

15 

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9 

12 

7 

17 

16 

2 

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8 

5 

5 

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7 

14 

6 

13 

8 



6 
27 
15 
21 
18 

9 
27 
10 
15 

5 
18 
23 
14 
28 

6 

6 



23 
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13 

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14 
24 
24 
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17 

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20 

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13 
29 
12 
16 
21 
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2T 

42 

24 

6( 

42 

77 

33 

50 

39 

66 

78 

72 

42 

33 
6 

44 

68 

71 

20 

65 

72 

81 

55 

43 

41 

44 

19 

€6 

76 

36 

82 

53 

56 
32 

22 

31 

56 

19 

13 

14 

86 

46 

30 

70 

28 

37 

33 



V 



«7 



COMMUNES DE L'YONNE 

PAR IRRONDISSBIIBNT. 

Population*, Nonu des Maires, Adjointt, Curét'*, Deuenanu et Inttiluteurt. 



COMMUNES. 


Popula- 
tion. 


MAIAES. 


ADJOINTS. 


CURÉS. 


Instituteurs. 




ARRONDISSBHB] 


NT D'aUXBRRR. 






Accolay. 


f082 


MomonGaill. 


Momon Aug. 


Leblanc. 


Rojot. 


Aigremont. 


145 


Gendre. 


Droin. 


Potin. 


Therriot. 


And ries. 


1224 


André Àlban. 


André Pierre 


Gibier. 


DuchAtel. 


Appoigny. 


1783 


Félix. 


Perrin. 


Ducrot. 


Moret. 


Any-sur-Cure. 


1525 


Quéru. 


Lemaire. 


Cfaanvin. 


Béthery . 


Augy. 


438 


Lhéritier. 


Mourlon. 


N'** 


JoiTraiu. 


• 






Milliaux. 
1 Dalbanne. 


Fortin >S. 

ROCUIER. 
BoUSSARO. 


Peilier, 


ACXERRE 


15497 


Massot. 

( 


Camus, 
et Jussot. 


Ayrolles. 


657 


Denis. 


Lahaire. 


Courtois. 


Moreau. 


Bazames. 


609 


C»* de Boury. 


Visse. 


Blanchot. 


Badin. 


Beâamont. 


466 


Chayance. 


Trlbaudau. 


Richer. 


Arbinet. 


Beauvoir. 


36 i 


Ansault. 


Malhié. 


Paillard. 


Lechien. 


Beine. 


650 


Roblot. 


Joffrin. 


Gaillard. 


Carré. 


Bessy. 


591 


Grégoire. 


Lanier. 


Arnoult. 


Brisedoux. 


Bleigny-Ie- Carreau. 


39t 


Truchy. 


Massé. 


Roux. 


Moreau 


B«Ms-clArcy. 


128 


Ravisy. 


Thomas. 


Colard. 


Millot. 


Bouilly. 
Chablis. 


371 


Gabel. 


Moreau. 


Renaud. 


Gallard. 


2339 


Beaujean. 


Gautherin. 


DUBAN. 


Prot. 


Champs. 


641 


tlavcneau. 


Belleveaux. 


Regnard. 


Hugot. 


Charbuy. 


1356 


N*** 


N»** 


Petiot. 


Noirot. 


Charenlenay. 


636 


Ferrand. 


Lapèi'e. 


Laurant. 


Viault. 


Cha&tcitay. 


370 


Pierre Eug. 


Desfoux. 


Hiichard. 


Meunier. 


Chemilly, p. Seign. 


386 


Barbara. 


Mathieu. 


Dupiré. 


Bernard. 


Chemiily-s-Serein. 


580 


Jacquillat. 


Martin. 


Thierriat. 


Boncherat. 


Cheny. 


793 


Colombey. 


Brillaut. 


Carré. 


Creveau. 


Chén. 


684 


Glémendot. 


Bâcle. 


Husson. 


Robin. 


^heTannes. 


1375 


Clouet. 


Billou. 


Laproste. 


Guillemain. 


Chichéc. 


696 


Picq. 


Quittot. 


Régnier. 


Sonnois. 


Chîcliy. 


64 


Mangin. 


Filley. 


Laroche. 


N. 


Chitry. 


690 


Denizot. 


Chalmeau. 


Collin. 


Delestre. 


Coalanges-U-YiD. 


1372 


Houdé. 


Dupuis. 


jGatead. 


Aubert. 


Coulangeron. 


438 


Godard. 


Griffe. 


Coupechoux. 


Mathieu. 


Coulanges-snr-Y. 


1057 


Droin. 


Riant. 


JOVE. 


Leseur. 


Courgis. 


628 


Armenaut. 


QuitUut. 


Brulcy. 


Gillot. 


Courson. 


1371 


Bouillie. 


Bruant. 


MONTASSIEH. 


Jarry. 


Crain. 


816 


Rougeaux. 


Têtard. 


Moineau. 


Paumier. 


Crayan. 


1331 


Boissard. 


Gachot. 


NiCOLLE (G.). 


Gauirot, Berth. 


Diges. 


1601 


Sonnet. 


Michaut. 


Boullé. 


Breuillard. 


Dracy. 


600 


Bertrand. 


Duru. 


Dubourguct. 


Sommet. 


Druycs. 


959 


Perrault. 


Guillemot. 


Rossignol. 


Ducrot. 


ïgleny. 


575 


Bercier. 


Viel Etienne. 


Verdier. 


Gouturat. 


Escamps. 


1045 


Guinant. 


Cappon. 


Zominy. 


Soret. 


E^^^Uvcs. 


483 


Bourdillat. 


Moi eau. 


Poussât. 


. Vigreux. 


£*scrt. 


158 


Bourdillat. 


Marceau. 


Adam. 


Bourdillat. 


ftaij^Ja-SauTia. | 


1813 


Fabre. 


Roux. 


Dubourguet. 


Godard 



(*} Larpopulation est indiquée d'après le recensement quinquennal de 1866, les ré- 
sQltats de celui de 1872 n'étant pas encore publiés officiellement au moment du ti- 
rage de l'Annuaire. 

i'*)Lc«noras des curés sont en lettres petites capitales, ceux des desservants en 
lettres romaines^ et ceux des desservants oineurs en lettres italiques. Un — indique 
le« communes reunies à une autre pour le culte. 

iYota. Les dernières éleetiras municipales ont en lien le do avril 1871. 



70 



COItMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. ' ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Domecy-sur-Gure. 800 

Domecy-s-le-Vault. 371 

Etaules. 675 

Foissy-lcs-Vezelay. 463 

Fontenay p. Vézci. 5H8 

Girolles. 353 

Giyry. 402 

Guillon. 78(» 

Island. 441 

Jouz-la-Ville. IM1 

Lichères. 215 

Llsle-sur-Serein. 912 

Lucy-le-Bois. 949 

Magny. 115 

Marmeaux. 12^9 

Massangis. 573 

Menades. 208 

Hontillot. 885 

Montréal. 511 

Pierre-Perlhuis. 258 

Pizy. 360 

Pontaubert. 503 

Précy-lc Sec. 700 

Provency. 485 

Quarré-les-Tombes. 068 

Saint-André. 2398 

Saint-Brancher. 818 

Sainte-Colombe. 407 

Sainte-Magnauce. 770 

St-Germain-des-Ch. 232 

Saint-Léger. 1398 

Saint-Moré. 1380 

Saint-Père. 073 

Santigny. 1318 

Sauvigny-4e*Beuréal 186 

Sauvigny-le-Bois. 721 

Savigny-en-terre-P. 377 

Sceaux. 303 

Sermizelles. 342 

Talcy. 293 

Tharoiseau. 332 

Tharot. 218 

Thizy. 315 

Thory. 350 

Trévilly. 181 

Vassy. 28S 

VauttdeLngny. 725 

Vézelay. 1 18 

Vignes 1271 

Voutenay. 320 



Aillant. 1537 

rces. 1042 

'^rmeau. 878 

Bassou. 080 

^ellechauine. 656 

Béon. 578 



Flandin. 


Biain. 


Gadret. 


Dizien. 


De Domecy. 


Guignot. 


Morlet. 


Veuillot. 


Gariel. 


Sacet. 


Gally. 


Roaard, Leblanc 


Marcelot. 


Lordereau. 


N. 


Roubier. 


Château. 


Lemeux. 


Chauvin. 


Gnilin. 


Dannous. 


Barillot. 


Evrard. 


Jay. 


Ratat.'j 


Moiron. 


Dalbanne. 


Château. 


Gallon. 
Marcelot. 


Philippeau. 
Uéraraot. 


Marquot. 
Droit. 


Louis. 
Meunier. 


Ducrol. 


Gollin. 


Lairot. 


Canssard. 


Chavance. 


Boisseau. 


Hugot. 


Gagncau. 


vic.deLupel. 


de Morillon. 


Senequier. 


Bureau. 


Moriquart. 


Millot. 


CULLIN. 


Cunault. 


Morcau. 


Goujon. 


Hilaire. 


Hérardot, Gaie- 


Halley. ^ 
Gueneau. 


Gamier. 


Bidault. 


Poulet. [Urd. 


Naudin. 


Simon. 


Camus 


Drouin. 


Gourleau. 


Droin. 


Dannoux. 


Guillou. 


Defert. 


Gautheron. 


Drillon. 


Baudouin. 


Viart. 


Paris. 


Anceau. 


Berlhier. 


Droin. 


Barbe. 


Fravelle. 


Gamier. 


Gascard. 


Courtot. 


Brouillard. 


Perraut. 


Orbichou. 


Minard. 


Bourgeot. 


Coulbois. 


Baudot. 


Bourrey. 


GaumoQt. 


Carillon. 


Roux. 


N... 


Perdu. 


Pelitier. • 


Guyard. 


Henry. 


Petit 


Darcy. 


Rouard. 


Durlot. 


Thibault. 


Duboux. 


Bachelin. 


Mathieu. 


Garnier. 


Montandon. 


Boursier. 


Grescilz. 


Tissicr. 


Simon. 


Picard. 


Delacoste. 


Veaulia. 


Commaille. 


Gaudin. 


Pion. 


Maisonnèuve 


Bierry. 


Chariot. 


Legast. 


Galette. 


Lcfeb.-Nailly. 


Morinat. 


Bouchot. 


Monligny. 


Gulin. 


Monnot. 


Compère. 


Gerbeau. 


Colin. 


Dupin. 


Morand, 


Rouard. 


Colas. 


Moreau. 


Breuillard. 


Rouard . 


Bailly. 


Lumerel. 


Cunault. 


Paulard. 


Morvand. 


Boudier. 


Breuillard. 


Riollc. 


Darneau. 


Morizot 


Paris. 


Désornae. 


Chopart. 


Perrin. 


Dauphin. 


Bernasse. 


Riotte Adr. 


RioUe Hub. 


N. 


Mathieu. 


d'Estnttd'Assay 


Robot. 


Houssin. 


Gerbea.u. 


Minard. 


Guilloux. 


Mathieu. 


Sonnois. 


Montarlot. 


Millot. 


Pilois. 


Chaplot. 


Openeau. 


Torlel. 


Raymond. 


Scstre. 


GuUa. 


Himbert. 


Guichard. 


Boivin. 


Legaste. 


Calmeau. 


Mouchoux. 


Simartl. 


Baudot. 


Bulip. 


Crochet. 


Lhuillier. 


Dellac. 


Pierry. * 


N. 


Sommet. 


Roblin. 


Cunault. 


Dutartre. 


Barbier. 


Sadou . 


Veaux. 


Balès. 


Renaa<i. 


ARRONDISSBHI 


WT DE lOIGIIY 


• 




Backelet. 


Fauchereau. 


VfALA. 


Bemarcl. 


Paulelte. 


Tessot. 


Durand. 


Jay. 


Courtault. 


Clériot. 


Riondel. 


Mignot. 


Anberger. 


Vallée. 


Lapierre. 


Ficalier. 


Jeimniot. 


Mossot. 


Lemasson. 


Fcrlet. 


Brûlé. 


Jamet. 


Mitaine. 


Court! n. 



r. 



69 



COMMUNES. 



Popala- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



|aint-CvT-le&<3ol. 

lainie-^olombe. 

^ainle-Pallaye. 

Saiol-Florentin. 

Saint-Georges. 

Saints 

Saint-Sanveur. 

Seignelay. 

Sementron. 

Sery. 

SoDgères. 

Sougères-s.-Sînotte. 

Taingy. 

Thury. 

Toucy. 

Treigny. 

TrucY-sur-Yonne. 

Val-ae-Mercy. 

VaUan. 

Varennes. 

Vaux. 

Yenoose. 

Venoy. 

Vergigny. 

Vermenton. 

Villefargean. 

VilleneuTe-S'-Salve 

Villy. 

Vincelles. 

Yincelottes. 



ADgely. 

Annay-la-Oôte. 

Annéot. 

Annoux. 

Anstrndes. 

Asnières. 

Asquins 

Athie. 

Atallon. 

Beauvilliers. 

Blacy. 

Blannay. 

Brosses. 

Bussières. 

Cbamoux. 

Chastellox. 

Chàtel-Oensoir. 

Cisery-Ies-G.-Ormes 

Civry. 

Coutarnoux. 

Cussy-lefr-Forges. 

Oissangis. 



785 

660 

286 

2515 

650 

1330 

1928 

1520 

421 

302 

1404 

270 

1035 

1H8 

2880 

2686 

397 
520 
719 
455 
398 
282 

1218 

486 

2508 

465 
259 
166 
917 
480 



Lesenr. 

Laurent. 

Charreau. 

Lancosme. 

La^che. 

ThilUère. 

Labbé. 

Bias. 

de la Breuille 

Bourdillat. 

Miilot. 

Fournier. 

Coudron. 

Gonneau. 

Paqueau. 

de Guerchy.', 

Droude. 

Saimpée. 

Campenon. 

Rousseau. 

Briffant. 

Perrignon. 

Naudet. 

Seurat. 

Momon. 

deVauxcelles 

Moriamë. 

Houtarde. 

Muzard. 

Bardout. 



Petit. 

Champenoy. 
Baudry. 
BessoD,Gatouil- 
Fèbre. flat. 
Loury. 
Goudron. 
Crochot. 
Puissant. 
Baudry. 
Guenot. 
Dorey. 
Pellet. 
PascauU. 
Lesire. 
, Ferncl* 
Ghoubard. 
Moreau. 
Girard. 
Deviliiat. 
Durand. 
Courtaut. 
Dujon. 
Chardon. 
Hugo. 
Naulin. 
Sauvanet. 
Grenan. 
Robin. 
Lesrand. 
RoDin. 
Duru^. 
BouUe. 
Vaudin. 



I Bourcey. 
Crochet. 
Ladrée. 

VOIRIN. 

Truchy. 

MiUot. 

Blond KL. 

Vallot. 

Briffaux. 

Grilletde Se- 

Drot. [ry 

N. 

Mocquot. 

Gaben. 

MOREL. 

Lagrange. 

Vie. 

Vesperini. 

Gérard. 

Michaut. 

Aubert. 

Albert. 

Bernard. 

Bourand. 

Denizot. 

JOURDE. 

Fortin. 

N. 

Oudot. 

Cordonnier. 

Sautereau. 



Roy, Renaud 

Houard. 

Vallée. 

Constant. 

Cholat. 

Soupey. 

Dezerville. 

Dizien. 

Chauveau. 

Hurion. 

Pelletier, Ra- 

Tborin. [mon 

Nicolas. 

Lhoste. 

Chanlin. 

Ménétrier. 

Foin. 

Vacher. 

Bertin. 

Simonneau. 

Renard. 

Berlheau. 
( Giyaudin. 
i Chaussefoin. 
I Gamard. 

Boullotte. 

Pompon. 

Roy. 

N. 

Mouchot. 

Hospied. 



I 



ARR0NDIS8BMB1«T D*AYALLON. 



351 
465 

53 
344 
783 
661 
874 
235 

6070 

249 

292 

263 

1093 



Joudrier. 

Mair^. 

Goupilleau. 

DaTout. 

Passey. 

Rellanger. 

Hereau. 

Char ton. 

Math^. 



Brenot. 

Cloiseau. 

Moiron. 

Berthoux. 
4(71 Boisseau. 
418 HatauxCh. 
626 Pignot. 
1346 Jacquet. 
183 Joudriet. 
328 Riotte. 
312 Dupont. 
652 Pelletier. 
289 Riotte. 



Gros. 
Gaudot. 
Laboureau. 
I Bony. 
j Perraut. 
{ Billaud. 
î Colas. 
J Dondaine. 
{ BiUaut. 
^ Robinet. 

Couhault. 

Brandin. 

Lucy. 

Moreau. 

Soupeault. 

Cambuzat. 

Duban. 

Martin. 

Barbier Ed. 

Hitier-Augé. 

Boursier. 

Blandin. 

Gallois. 



N. 

Layis. 

Mathieu. 

Gourlet. 

Rémond L. 

Voisinot. 

Couard. 

Guigniaut, 
f Darcy. 
\ Gally. 
1 Gonm. 

Potin. 

de Lenfern'a. 

GautheronN. 

Rouch. 

Gally J.-B. 

Lairot, F. 

AUYRAY. 

N. , 

RaYereau. 

Baudot. 

Cartault. 

Candras. 



( 



Gaze. 

Arfeux. 

N. 

Adine 

Bierry. 

Salé. 

Delinon. 

Truffot. 



Laporte. 

1 Yezien. 

Blaiseau. 

Minard. 

Château. 
I Riotte. 
I Leclerc. 

Tanière. 

OliYier. 

Carré. 

Chouet. 

Rose. 

Pelletier. 

Dondennc. 



71 



COMMUNES. 



»■ 



PopDia- 
tion. 



KAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Bléneau. 

Bligny-en-Othe. 

Bœurs. 

Bonnard. 

Branches. 

Brienon. 

Brion. 

Bussy-en-Othe. 

Bussy-le-Bepos. 

Cerilly. 

Cerisiers. 

Cézy, 

Chailléy. 

Chambeugle. 

Champce vrais. 

Cliampignelles. 

Champlay. 

Champlost. 

CbampTallon. 

Chamvres. 

Charmoy. 

Charny. 

Chassy. 

Chanmot. 

Ohène-Amoalt. 

Cbeviilon. 

Ghichery. 

Cou I ours. 

Cudot. 

Dicy. 

Dillo. 

Dixmont. 

£{)ineau-les-yosves. 

Esnon 

Fleury. 

Fontaines. 

Fontenouilles. 

Fournaudin. 

Grandchamp. 

Guerchy. 

JOICKT. 

La Gelle-Saint-Cyr. 

Laduz. 

La Ferté-Loupière. 

La Mothe-aux-Auln. 

Lavau. 

La YUIotte. 

Les Bordes. 

Les Ormes. 

Looze. 

Louesme. 

Malicorne. 

BCarchai»-Beton. 

Mercy. 

Merrv-ia-Vallée. 

Mézihes. 



2038 
151 
915 
210 
580 

2658 

885 
1266 

654 

224 
1440 
1302 
1262 

198 
1025 
1570 

870 

1462 

55i 
626 
400 

1580 
041 
772 
317 
592 
578 
543 
731 
624 
168 

1810 
486 
472 

1369 

1000 
571 
446 

1075 
793 

6239 

1253 
410 

1428 
88 

1358 
967 
752 
558 
424 
237 
588 
332 
131 
958 

1474 



Brenillé. 

Maux. 

Guerrey. 

Grillct. 

Durai. 

Bridier. 

Vincent. 

Charpentier. 

Vallat. 

Morcau. 

Audebert. 

Droin. 

Michaux. 

Perret. 

Durand. 

Duguyot. 

Baudeloque. 

Giruit. 

BuretdeS.A.O 

Jeannin. [^ 

Bourlet. 

Boulet. 

Girard. 

Greuzad. 

ChaDcau. 

Leféoure. 

Capet. 

Gauchot. 

Loitron. 

Balsat. 

Gaquelordat. 

Mérot. 

Paillot. 

Grand d'Esn. 

Chevallier. 

Breuillé. 

Rosse. 

Lacroix. 

Defrance. 

Jacob. 

Bonnerot. 

Roy. 

Sarreste. 

Chaton. 

Buisson. 

Morigault. 

Rigollet. 

Devove. 

Rigollet. 

Droit-Paillot. 

Nolot. 

Pichon. 

Descbamps. 

Moreau. 

Goût. 

I Philippe. 



Devillaine. 

Biot. 

Toutey. 

Gervais. 

Jeannet. 

Cassegrain. 

Rativeau. 

Soudais. 

Mercier. 

Pathier. 

Grade t. 

Jorry. 

Nicaise. 

Foarrey. 

Rosse. 

Beauchot. 

Beaufils. 

Cochard. 

Michaux. 

Fréchot. 

ChoUet. 

Cornu. 

Chantereau. 

Montagne. 

Pfet. 

Mauclerc. 

Barlet. 

Sapin. 

Gérard. 

Vincent. 

Protat. 

Brulé. 

Hallu. 

Gagnaîre. 

Qcsliens. 

E^clavy. 

Privé. 

Grognet. 

Morel. 

Fresneaa. 

Perreau.. 

N 

Didout. 
Frécault. 
Bablot. 
Milandre. 
Rat. 
Bardot. 
Prévôt. 
Nodot. 
Bureau. 
Delamour. 
Dorât. 
Rabiilon. 
Gras. 
Gallet. 
I LavoUée. 



Ko NE. 

Barrey. 
Martin. 



Roy. 

Larbodillat. 

Fabier. 
Gamier. 
Villain. 
Roy, 

Pigé. 

Martin. 

Julien. 

HoIIette. 

Cailler. 

Picq. 

Bernard Juv. 

Renaud. 

Créneau. 

Fournier. 

Riondel. 

Tridon. 

Rodriguez. 

Champagne. 

Benattd. 

Golodiit^ 

Raoul. 

Gendot. 

Godin. 

Cadoux. 

Berge. 

Guerbet. 

Nicole. 

Grimard. 

Lagrange. 

Renaut. 

Jtt6»n. 

Barrey. 

Laurent. 

Calmus. Mar- 

DamienlLiAC. 

Boyer. 

Fouqueau. 

Millet. 

Pegorîer. 

Mortt, 

Legast. 

Delagneau. 

Michaut. 

Boulet. 

Demersay. 

Blancbet. 

Maget. 

Gazes. 

Demonperreox 



DessignoUe. 
Manne vy. 
Poinsot, Ber- 
Moreau. [nard 
Poirson. 



Del igné. 

Mossot. 

Perdijon. 

Pemot. 

Lesçrillier. 

Tissier. 

Brigout. 

Corno, Gravier 

Durand. 

Ladoué. 

Reille. 

Boulmeau. 

Bonrgoin. 

Chaleau. 

Deschamps. 

Neveux. 

Thé\'enol. 

Gillet. 

Godard. 

Perreau. 

Gestre. 

Digard. 

Huot. 

Motheré. 

Paris. 

Prin. 

Chaude. 

Vallet. 

Balsacq. 

Moine, Ralla. 

Imbert. 

Badin. 

Heurtefeu. 

Gatouillat. 

Nolin. 

Milachon. 

Jeubert. 

Bourgeois. 

Blanc. 

Filiieux. 

N. 

Lamotte. 

Desc!aire.s. 

Finot. 

Bisson. 

Vallée. 

Gervais. 

Cretté. 

Vengeon. 

Cadet. 

Grimard. feaa. 

GoDpinot, Del- 



.. _-,-.- J. >• ■--- ™. 









75 



COMMUNES. 



Popnla* 

UOD. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURES. 



Instituteurs. 



Jouaocy. 

JuUy. 

Junay. 

La Chap -Vieille-F. 

Lasson. 

Lézinnes. 

Melifiey. 

Môlay. 

Molosmes. 

Moulins. 

Neuvy-Sautour. 

Nitry. 

Noyers. 

Nuits-sur-Armançon 

Pacy. 

Pasilly. 

Perccy. 

Perrîgn y-sur-Arm . 

Pimefles. 

Poilly-snr-Serein. 

Quincerot. 

Ravières. 

Roffey. 

Rugny. 

Sainte- Vertu. 

SaintrMartin-s-Arm . 

Saint* Vinnemer. 

Sambourg. 

Sarry. 

Senneyoy-le-Bas. 

SenncYoy-le-Haut. 

Serrigny. 

Sonnery. 

Soumaintrain. 

Sligny. 

Tanlay. 

Thorey. 

Tissey. 

TOXNEBHB. 

Trichey. 

Tronchoy. 

Vezannes. 

Vezinnes. 

Viliiers-les-IIauts. 

V il liers- Vineux. 

Villon. 

Vireaux. 

Viviers. 

Yrouerre. 



fis 
498 
189 
667 



367 Quicroit. 



672 
583 
362 
594 
316 
1469 
810 
1638 
505 
471 
94 
401 
195 
197 
611 
288 
1367 
383 
416 
270 
340 
558 
207 
460 
331 
3^6 
337 
1110 
421 
558 
636 
2(5 
239 

5129 

211 
306 
179 
322 
569 
380 
454 
558 
415 
394 



Pussin. 
Flory. 
Coquard. 
Drujon. 



Larpin. 

Mouton. 

Mantelet. 

Gaucho t. 

Monlandon. 

Massin. 

Gauthcrin. 

RabdvSse. 

Varet. 

Pain« 

Renard Th. 

Maurey. 

Coquille. 

Milaine. 

Boudré. 

Pouillot. 

Rizier. 

Mathieu. 

Grappe. 

Blot. 

Barbe. * 

Labosse . 

Lardin. 

Rathier. 

Ferrand Al. 

Hugueny. 

NicoUe. 

Guerrey. 

iMignot. 

Crogois. 

G u yard. 

Chamoin. 

Beau. 

Hardv. 

9 

Petit. 

Quignard. 

Pacaut. 

Petit. 

Boucley. 

Hariot. 

Prunier.. 

Jouault. 

Rayer. 

Mantelet. 



Plain. 

ChauTOt. 

Mandrot. 

Déotte. 

Audigé. 

Coimiérot. 

Godfn. 

Droin. 

Larbouillat. 

Jérusalem. 

Crantin. 

Adine. 

Foin. 

Serrebourse . 

Jacquinet. 

Renard. 

Ghabouillat. 

Chaumetton . 

Roguier. 

Blin. 

Richebourg. 

Normier. 

Picq. 

Bessonnat. 

Gendre. 

Brain. 

Roy. 

Roy. 

Hivert. 

Ferrand L. 

Camus. 

Casselin. 

Verrier. 

Chailley. 

Baiilot. 

Lestrat. 

Mathieu. 

Yvois. 

Vasseur. 

Prot. 

Coquet. 

Cavenet. 

Coquard. 

Pacault. 

Petit. 

Boucheron. 

Cornier. 

Nodiot. 

Defaix. 

Meunier. 



N. 

Adam. 

N. 

N. 

Lasson. 

Guinot. 

Bouttier. 

Jobin. 

Prêtre. 

PiUon. 

Pemoine. 

Poyard. 

Méaume. 

Miilot. 

Gallien. 

Denis, 

Regobis. 

Chausfotn. 

N. 

Thierriat. 

Chavance. 

Ilariot. 

Tremblay. 

Vachez. 

Billiault. 

Pensée. 

Collin. 

Lallement. 

Denis. 

Bernadou. 

Bardout. 

Raverat. 

Gifl'aut. 

BO.NNETAT. 

Bougault. 
Marquot. 
Riffaux. 

DURANTUON. 

s Flory. 
f Gogois. 
I Gouley. 

Durand, 

Vautrin. 

Aubron. 

Lefranc. 

Alépéc. 

Tranchant. 

N. 

Ferrand. 



Jays. 

iMontenot. 

Patout. 

Lambert. 

Dupressoir. 

Noël. 

Perruchon. 

Desbœufs. 

Renaud. 

Maftrat. 

Chatais. 

Ménétrier. 

Lcmaire^Lespa- 

Landre. [gnol. 

Quillaut. 

Guillain. 

Roy. 

Martin 

Huchard. 

Cholat. 

Landre. 

Bralley. 

RigoUey. 

Tavoillot. 

Têtard. 

Perrot. 

Séguin. 

Nézard. 

Farcy. 

Sebiiiaut. 

Foueeat. 

Cholat. 

Lcsire^Doval. 

Coulurot. 

Bernasse. 

Quillaut. 

Robin. 

Dumonnet. 

Gauthier. 

N. 

Mignot. 

Jeangneau. 

Gibier. 

Gaulrot. 

Char ton. 

Naudin. 

Georges. 

Gislain. 

Chassin. 

Pifloux. 



76 



RÉCAPITULATION 

DES CHIFPRS8 DBS TABLEAUX QUI PRicAOENT* 

1* Par canton. 




Auxerre (Ksi) 

— (Onesl) 
Chablis 

Coulanges-la-Vio. 
Cou* anges-s- Yonne . 
Gounon 
Liçny 

Saint-Florentin 
Saint -Sauveur 
Seignelay 
Toucy 
Vermenton 
Avallon 
Guillon 

Lisle-sur-Scrcin 
Quarrè-les-Tombes 
Vézelay 
Aillant 
Bléneau 
Brienon 
Cerisiers 
Charny 
Joîgny 

Saint-Fargeau 
St-J ulien-au-Sault 
Villcneuve-s- Yonne 
Chéroy 

Pont-sur-Yonne 
Sens (Nord) 
- (Sud/ 
Sereines 

Villeneuve-PArch. 
Ancy-le-Franc 
Gruzy-le-Châtel 
Flogny 
Noyers 
Tonnerre 



habitants. 

12153 

15815 

7854 

9069 

7921 

7807 

7176 

6143 

13138 

8630 

11935 

10825 

13209 

6185 

6709 

7578 

11519 

16313 

9220 

11199 

6054 

11280 

16709 

8802 

8283 

11351 

9719 

12112 

12268 

12947 

10178 

10086 

9604 

7480 

7808 

7194 

10678 



SUPERFICIE. 



hectares. 

7001 
16991 
18893 
13742 
17502 
20002 
15140 

8047 
26412 
11550 
20727 
18821 
19179 
15956 
18405 
16952 
2^1598 
27359 
24666 
20469 
13350 
25364 
20445 
24023 
15061 
17319 
23786 
18'43 
15359 
11839 
22757 
24230 
27543 
26(;80 
17090 
27114 
18354 



2* Par arrondissement. 



Auxerre 

Avallon 

Joigny 

Sens 

Tonnerre 



148764 
45200 
98491 
67310 
42824 



194828 
95"90 
188056 
116414 
116181 



8 III. 

REVEND 

foncier imp. 



franes. 

1214271 

234870 
249209 
167314 
206387 
255643 
354615 
276190 
276609 
305915 
345790 
454150 
446425 
292414 
179981 
332.508 
437574 
228914 
594201 
403872 
280305 
566474 
228592 
348311 
288275 
431989 
627591 

704963 

396768 
391896 
700252 
312196 
347415 
233382 
325446 



3886783 
1702475 
3079515 
2553207 
1888664 



3« Total pour tout le département. 

I 372589 I 7!0569 | 13110661 



77 
AOlLNISTRATiONS MUNICIPALES DES CBEPS-LIKUX D'ARRONDISSElEiVrS. 

^ 

VILLE D'AUXERRE. 

^M. Massot, membre du Conseil général de TYonne, Maire. 
MM. MiLLiAUX, Dalbannb, Àdjointt, 

MM. Membres du Conseil municipal. 

Miliiaax, ancien notaire. Massot, ancien magistrat. Trutey-Marange, négociant. 
Mérat-Bengnon, ancien négociant, Baucher, propriétaire. M'étral Emile, propriét. 
Leroy Alfred, ctiarpentîer. Savatier-Laroche fils, avocat. Dalbanne, propriétaire. 

N....!.. , N Cuillier, fabricant de roues. Potenot, propriétaire. Monceaux, 

pharmacien. Pescheux, négociant. Guignier, propriétaire. ChaTance, négociant. Bert, 
professeur. Ravin, pharmacien. Legrand, avoue. Barat, entrepreneur. Guyou, pro- 
priétaire. Chaignet, maître d'hôtel. Goste, tonnelier. Camille André, ébéniste. Dc- 
france-Lamblin, propriétaire. Mari in, propriétaiie. Miniez, marchand mercier. 

M. Charles Joly, receveur municipal. 
Personnel de la Mairie d'Auxerre.^ MM. Nodot, secrétaire en chef; Edmond, char- 
gé de la comptabilité ; Dumonleil, employé ; Guioliot, chargé du bureau de l'état 
civil ; Réméré, chargé du bureau militaire, des contributions et des subsistances. 
M. Métrai, architecte-voyer, conducteur des travaux communaux. 
M. Allard, concierge. — Séguin, garçon de bureau. 
Police administrative, municipale eO^^^^^^zIr^. — M. Oudiu comm. depolice. 
Agents de police. — MM. Fournoux, brigadier; Rémond, Lempereur, Guibonnet. 

Le bureau de police est ouvert au public, tous les jours, depuis 8 heures du ma- 
tin jusqu'à l'heure de la retraite. , 

M. Babulaud. commissaire-ordonnateur des pompes funèbres. 
Gardes champêtres.— iMM. Lemain, brigadier; Ghaumier, Casse, Robert, Mouset, 

Massé, gardes. 
Abattoir publie. — MM. Irr, receveur ; Gouderc, concierge ; Vigreux et Jay, vété- 
rinaires experts. 

VILLE DAVALLON 

MM. Matré, if At're. Billact, Robinet, Adjoints. 

MM. Membres du Conseil mun%e%paU 

Mathé, maire. Raudot, député. Degoix, vétérinaire. Brenot, entrepren.. Billaud, 
agent gén. du comra. de bois. Robinet, commissaire-priseur. Bonin, laboureur. 
Veaulin, marchand tanneur. Dansin Pierre, laboureur. Verrier, professeur. Nageotte, 
marchand tanneur. Houdaille, propriétaire. Pouillat, marchand tuilier. Gommu- 
naudat, cond. des ponts et ch. Clément, marchand de bois. Bongault, propriétaire. 
Gheyalier, marchand tuilier. Dansin Achille, marchand de bois. André, marchand 
tuilier. Barbier, ancien pharmacien. Michaut, brasseur. Bessette, commis des con- 
trib. indir. Bize, propriétaire. 
:; Radot, recev. munie. Gussol, comm. de police. Lefèvre, architecte- voyer. 



VILLE DE J016NT. 
MM. BoKNEROT ^^ Maire. NN... Adjoints. 

MM. Membres du Conseil munieipal, 

Benoit, pharmacien. Gauné, président du tnb. civil. Rouard, tonnelier. Goutu- 
rat îjjj, propriétaire. Rivaille, receveur des finances Gourcier, banc^uier. Epoigny, 
notaire. Bouron, prés, du îrib. de commerce. Lavoliée, propriétaire. Bonnerot, 
avoué, maille. Fourier avoué. Tous<%ainl-Moreau négociant. Glaive, négociant. 
Berthe-Ilavcird, propriétaire. Lajoie, cultiva eur. Lefebvre-Arrault, propriétaire. 
Perrier-Godeau, vigneron. Ghailley-Lordereau, négociant. Frécault-Durand, pro- 
priétaire. Pi(ard, propriétaire vigneron. N.... 

Cochet, receveur municipal. Ricard, secrétaire de la mairie. Collet, commissaire 
de police. Ficatier, architecte-voyer. 



78 

VILLE DE SENS 
MM. DupECHEZ, Maire. Perrin, liicois, AdtjoinU, . 
MM. Membres du Conseil municipaL 

Dupechez, propriétaire. Epoi^ny, négociant. Bodier, cultiratenr. Licois, épicier. 
BiardJeandel, négociant Manon, négociant. Perrin, négociant. Guillon, agent 
d'affaires. Bailly, entrepreneur. Jiiffin, docteur-médecin. Bardenat, négociant. 
Voisin, cordonnier. Marchand fabricant de chaussure:^. Neyniayer^ tapissier. Tail- 
leur David. Tachet, rentier. Noirot Louis. Valtat Josepti. P.léc Martin- Victor. 
Huchart Barthélémy Maillart Charles-Victor. Fijaikowski Ladislas. Courteau Pru- 
deot. Déon Adrien. Champron Joseph 

Laude, receveur municipal. Mangematin, secret en chef de la mairie. Dubois, 
commissaire de police. Hunot, architecte- voyer. 

VILLE DE TONNERRE. 
MM. Hardt, Maire, Vassbur, Prot, AiiainU* 
MM. Membres du Conseil municipaL 

Hardy, propriétaire. Vasseur, banquier. Prot, propriétaire. Descaves, architecte. 
Rathier, avocat. Thierry, vétérinaire. Colin ij{*, inspecteur des écoles. Denis, avo- 
cat-avoué. Gillot, meunier. Régnier, propriétaire. Pruneau, négociant. Constant, 
notaire. Reddé, propriétaire. Roy Charles-Jules, distillateur. Yvèrt, huissier. 
Diard, mécanicien. fiègu& banquier. Droin, médecin. Roze, juge dlnstruclion. 
Chaignier, propriétaire. Aiépée, propriétaire. Grenon, avocat-avoué. Roy Victor. 
6arrel,p'cev. munie. Ravaux, secrétaire de la maire. Valteau, comm. de police. 

ARCHITECTES DU DÉPARTEMENT £T D'ARRONDISSEMENTS. 

MM. Piéplu, à Auxerre; Tircuit, à Avalion; Nagé, à Joigny; Tourneur, à Sens; 
Perruchon, à Tonnerre. 

CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES BATIMENTS CIVILS. 

Réorganisé par délibération du conseil général de l'Yonne, dans sa ses^^ion de 1857. 

MM. N...., président.— Hrodier, chef de division à la préfecture, secrétaire. — Don- 
denne, architecte, anc. professeur au collégn d Auxerre.-— Piéplu, architecte 
du département. — Boucheron, agent- voyer central. — Desmaisons, sous- 
ingénieur. — Dantin, serrurier -jnécanicien. 

ASILE DÉPARTEMENTAL DES ALIÉNÉS. 

Commission de surveillance, 
MM. le Baron de Madières, président; M' Ravault, avoué, administrateur pro- 
visoire des bien» des Aliénés^ non-interdits ; Guiblin, avoué ; Momon, avoué; secré- 
taire, Milliaux, notaire honoraire. 

Administration et Service médical. 
Directeur, médecin en chef: MM. Rousseau, docteur en médecine; Médecin - 
adjoint : Giraud, doct. en médecine; Interne en médecine : Diard; Interne en phar- 
macie: N... ; Pharmac. honoraire.- Sallé-Frémy ;^ Receveur : N ; Econome : 

Deslicns jSecrét. : Fournier; Aumônier : Merlot : Commis d'écon. : Chevallier ; Sur- 
veillant ch chef: Robin; surveillante en chet: Mlle Brevelet; Garde-magasins : 
Larchevéque. 

HOSPICES COMMUNAUX. 

L'organisation et l'administration des hospices ont été réglées par la loi du 7 août 
1851 et le décret du 23 mars 1852. Les commissions administratives .sont composées 
de cinq membres nommés par le Préfet, non compris le Maire, président de droit. 

COMMISSIONS ADMINISTRATIVES. 

AUXBRRE. — Administrateurs : MM. Milliaux, Laurent-Lesseré, Sauvalle atné, 
Larfenil, Tambour. Econome: Chardon; secrétaire: Pougy ; Paissant, receveur; 



79 

Paradis et Courot, médecins ; Lefèyre,chirurgien ; Ricordeau, chirurgien honoraire; 
G laize, pharmacien ; Guignepied, chapelain ; Dondennc, architecte. 

ATALLON. ^ Administrateurs : MM. Béthery de la Brosse, Ronsscau, Darcy, Ri- 
card, Robert. Secrétaire : Billardon; receveur: Radot. 

joiGNT. — Administrateurs : MM. Damien, Grenet. Berlhe-Uayard, Chaudot, Co- 
lomb. Secrétaire-économe : Lefèvre; receveur: Cocnet. 

SFNS. — Administrateurs : MM, Leclair, Carlier, Gaultry, Laude, Compérat, 
Pelipas. Vivien, chapelain. Secrétaire-économe : Devoir. 

TO?f?(EnRK. — Admmislrat. : MM, Hardy, Navères, Rétif, Thomas- Chapnt, Colin. 
Econome : Fontaine ; receveur : Rolland. 

CHABLIS. — Admin. : Moreau, Depaquit^ Albanel, Foniley, Miaulant; Pineaud, rec. 

couRsoN. — Admin.: Montassier, Carre, Bruand, Ledoux, Cliquet; Petit, recev. 

CRAVA!CT. — Admin.: Nicolle, Charreau, Pougny, Gachot, Varet; Lugrin, recev. 

SAiNT>fXOBENTiN. -~ Admiu.: Dcnlzot, Besson, Coutnrat, Voirin, Denis; Defrance, 
receveur. 

vEaHEisTON. —Admin. : Chevallier, Mignot, Grenan, Grison, Rieollet; Roger, rec. 

VLZELAT. — Admin.: Sergent, Regnault,Pourneron, Roglet, Girardot ; Cardinal, rec. 

BRiENON. — Administr. : MM. Pernot, Desgnerrois, Guivet, Moreau , Larhouiilat ; 
Chardon, receveur. 

sAixr-FARCEAU. — Admiuistr. : MM. Bailut, Georges, Briet, Toutée-Moreau, Mar- 
quis do Boisgelin, Dumas, receveur. 

sAiNT-JULiEN-Du-SAULT. •— Administrateur : MM. Billault, Gillet, Bezançon, Gal- 
lois, Charpentier; Molhré,- receveur. 

viLLENECTE-sLR-YO\NE. — Admiuistr. : MM. Bezançon, Guyon, Hesme, Piat, Jubin ; 
Lorot, receveur. 

NOYERS. — Administr. : MM. Maison, Dupêché, Merlot, Challan, Muzey ; Petit, 
receveur. 

SERVICE DES ENFANTS ASSISTÉS. 

M. Salvaire, inspecteur du service pour le département. Olive, employé. 

Bureaux d'admission, 
AiTXERRB. — MM. le Maire d'Auxerre, président; le Procureur de la République, 

vice-président; le chapelain de rHôtel-Uieu; l'Inspecteur départemental; N ; 

Larfeuil; Barbier, secrétaire. 

Ce bureau propose les admissions pour les arrondissements d'Auxerre, Avallon 
cl Tonnerre. 

JoiGKT. — - MM. le Sous-Préfet, président; N , vice-président ; le Procureur 

de la Répui). ; Calmus.curé doyen de St-Jean ; Lefebvre-Mocquot, t^ecrét. 

Sens.— mm. le Sous-Préfet, président; le Procur. de la Rép., vice-pr.; l'aumônier de 
rhospice ; Petipas,Lorne, du bureau de bienfaisance; Devoir, secrétaire. 

MAISON D'ARRÊT, DB JUSTICE ET DE COîlRECTION. 

M. SaIllard, directeur des prisons de l'Yonne. 
MM. Laflfont, gardien chef; Bmery, Thomas et N...., gardiens ordinaires; Ray- 

sié, gardien-portier; Femme LalTont. surveillante. 
MM. labbé Merlot, aumônier ; Paradis et Courot, médecins ; Monceaux, pharmacien, 

COMMISSIONS DE SURVEILLANCE DES PRISONS 
Créées par ordonnances royales des 9 avril 1810 et 25 juin 1823. 

AuxERRE : MM. le' Préfet, président, le Maire de la ville d'Auxerre, le Président 
du Tribunal civil, le Procur. de la Rép., Fortin,' curé de Saint-Etienne, Flocard, 
propriétaire, Bonneville, propriétaire, baron de Madières, Chérest, avocat. 

Avallon : MM. le Sous-Préfet, le Président du Tribunal civil, le Procureur de 
la Rép., Darcy, curé doyen, Rousseau, juge de paix, Houdaille Paul, avocat. 

JoiGNY : MM le Sous-Préfet, le Président du Tribunal civil, le Procureur de la 
Rép.,Calmus, curé archiprôtre, N..., Emery, père, Rivaille, receveur particulier, 

Seks : MM. le Sous-Préfet, le Président du Tribunal civil, le Procur. de la Rép., 
Pabbé Carlier, Délions-Dufour, Deligand, Hermann, Laroche. 

Tonrerre : MM. le Sous-Préfet, le Président du Tri^nal civil, le Procureur de 
la Rép., le Maire, Duranton, curé doyen, Navères, avocat-avoué, Rendn, Roze, Mar- 
quis, médecin, Martin, aumônier. 



n 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. ADJOINTS. 




Institateurs. 



Migennes. 

Nenilly. 

Paroy-en-Othc. 

Paroy-sur-Tholon . 

Ferreux. 

Piffonds. 

Poilly-sur-ThoIon. 

Précy. 

Prunoy. 

RogDY. 

Roncnères. 

Rousson. 

Sl-Aubin-Ch.-Neuf. 

St Aubin-s- Yonne. 

Sl-Gydroine. 

Sl-Denis-s-Onanne. 

St~Fargeaa. 

St-Julien-du-SauIt 

Si-Loup-d'Ordon. 

St-Maflin-des>ch. 

St-Mariin-d'Ordon. 

SUMartin-s-Ocre. 

Sl-Martin-8-Ouan. 

Si-Maurice le-Vieil. 

St-Maurice-Tliiz. 

St Privé.' 

StRomain-le Preux. 

Senan. 

Sépeaux. 

Sept-Fonds. 

Somroecaise. 

Tannerre. 

Turny. 

Yaudeurs. 

Venisy. 

Yerlin. 

YillecheliTC. 

Yiilecien. 

Yiilefranche-St-Phal 
Yillemer. 

YilieneuTe-les-Gen . 

ViIlencuvc-8-Yonn. 

Yillevallier. 
YiIIier&-8t-Benolt. 
Yilliers-8-Tholon. 
YoJgré. 

I^agneaux. 

Brannay. 

Champigny. 

Ghaumont. 

Chéroy. 

Chigy. 

Goliemiers. 

Gompigny. 

Cornant. 

Courceaux. 



7n 

866 

460 

400 

871 

«071 

1076 

949 

709 

«435 

320 

462 

1149 

422 

983 

408 

2849 

2234 
581 
695 
5ib 
110 
816 
552 
339 

«195 
Î95 
880 
830 
386 
616 
95 S 

1150 
958 

1531 
665 
318 
471 

«023 
430 
746 

4952 

444 

1055 

853 

440 

572 
511 
1541 
482 
880 
554 
495 
206 
351 
226 



Ternuel. 

Ladoué. 

Prévôt. 

Perreau. 

Séjourné. 

Vélard. 

David. 

Carié. 

Patureau. 

Combes. 

Briot. 

Vaudoux. 

Gravier. 

Greslé. 

Gallois. 

LebeauAd. 

Thoumas. 

Coste. 

Barrière. 

Lesire. 

Martin. 

Girard. 

Noyer. 

Carriot. 

Jolibois. 

Reboulean. 

Martin. 

Moussu. 

Griache. 

Toutée-Morean. 
Gér^. 

Hurlot. 

Martin. 

Luce. 

Besançon. 

Moûry. 

Uswald. 

Vcillot. 

Rosse. 

Houchot. 

Graillot. 

deYaudonard 

Poitrat. 
Bréjean. 
Renon. 
Roy. 



Molleveau. 

Ruby. 

Pichoret. 

Digard. 

Bourderon. 

Vallat. 

Breton. 

Collas. 

Delafaiz. 

Thierry. 

Tarin. 

Rousseau. 

Perdijon. 

Fillot. 

Huré. 

Lebeau M. 

Delapierre. 

Lachambre. 

Charpentier. 

Baudoin. 

Salin. 

Lancelin. 

Gallet. 

Delanoy. 

Machavoine. 

Doulot. 

Richard. 

Gardembois. 

Mathée. 

Gaunot. 

Botté. 

Fourchotte. 

Rameau. 

Charlois. 

Boit. 

Garret. 

Moreau. 

Rallu. 

Pétriot. 

Gorsin. 

Hournon. 

Paré. 

Bridou. 

Bondoux. 

Palhier. 

Roydut. 

Guibert. 

Comebise. 



ABEONOISSBMEXT DE SENS. 



Bréard. 

Boullé. 

Lesourd. 

Colson. 

Bonsant. 

Lhoste. 

Baugé. 

Guillon. 

Boulin. 

Doublot. 



I Siroonnet. 
Terrasse. 
Brissot. 
Yeau. 
Colombie. 
Lhoste L. 
Guichard. 
Ducard. 
Crou. 
I Poullain. 



Pinet. 

Huré. 

Gareau. 

Foumier. 

Berlin. 

Ferrand. 

Mouchot. 

Garlin. 

Renaut. 

Yedel. 

Pallix. 

N. 

Lanré. 

Poulin. 

Fabier. 

N. 

Grossot. 

BiLLAOT. 

Richard. 

GaLabert. 

hmery. 

N. 

Demersay. 

Mitaine. 

Tachy. 

Pion. 

Lenief. 

Grocnot. 

Lenief. 

Boulet. 

Barbier. 

Tachy. 

Roussel. 

Neveu. 

Pigé. 

Gaudet. 

Champenois . 

Dupire. 

Baudin. 
I Thomas. 
{ Hobcet.CbaDvin 

Poulain. 

Morel. 

Cormier. 

Crochot. 

N... 

Bourgeois. 
Bichet. 
Remy. 
Person. 
I Guillard. 
Potdevin. 
Clouzard. 
Fehvre, 
Surin, 



Girard. 
Anis. 
Javey. 
Boise. 
Brunat. 
Schoumert. 
Boolmeaa. Le- 
Conoit. (tamier 

Boisseau. 

Gauthier. 

Drillon. 

Chat. 

Largeot. 

Lesourd. 

Carré. 

Pinon. 

Fèvre. 

Coi son. 

Laurent. 

AUard. 

Gironde. 

N. 

Fourrey. 

Courtaalt, Vie 

Gourliau. 

Brisedouz. 

Crantin. 

Bonin. 

Yeau. 

Poulet. 

Lorin. 

Gaulon. 

Besson, Veaa. 

Callé. 

Niel, Lenfant. 

Du feu. 

Fontaines. 

Yos^ien. 

Chameau. 

Arbinet. 

Joriin. 

Pouillot, 

Gallet, Loup. 

Crédé. 

Flaget. 

Besse. 

Rollin. 

FrédoQiUe.Por 

Finot. fcherot 

Vivien. Gnesna 

Hérisson. 

Musset. 

Fauve! . 

Henry. 

Lespagnol. 

Bourdon. 

Fraudin. 



73 



COMMUNES. 



Popula- 
tion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Institutenrs. 



Courgenay. 

CouTion. 

Coortoin. 

Courtois. 

Guy 

DoUot. 

Domats. 

EgTÎseUea-Ie-Bocage 

Eligny. 

ETry. 

Flacy. 

Fleurigny. 

Foissy. 

Fontaine-la-Gailiar. 

Fouchères. 

Gisy-Ies-Nobles. 

Grange-le-Bocage. 

Groo. 

Jeu y. 

La Beiliole. 

La Chapelle-sar-Or. 

LaiUy. 

La PostoUe. 

Les Sièges 

Lixy. 

Maillot. 

Mâlay-le Roi. 

Hâlay-le-Vicorote. 

Marsangis. 

Michfry. 

Molioons. 

Montacher. 

Nailly. 

Noé. 

Pailly. 

Paron. 

Passy. 

Plessis-du-Mée. 

Plessis-St Jean. 

Pont-sur-Vanne. 

Pont-sur-Yonne. 

Rozoy. 

Saint-Agnan. 

Saint-Glément. 

Saint-Denis. 

Sl-Mart in- du-Tertre 

St-Martia-s-Oreuse. 

St-Maurice^ux-R.-H 

Sainl-Serotln. 

Saiot-Valérien. 

Sali^ny. 

SaTigny. 

Sens. 

Serbonnes. 
Sergines. 

Sognes. 



774 

ino 

«04 
200 
35f 
565 
«Jîb 
1328 
490 
262 
367 

589 

717 
418 
428 
581 
448 
738 
485 
292 
583 
499 
347 
825 
526 
431 
231 
950 
808 
1066 
306 
728 
948 
402 
413 
407 
538 
241 
465 
354 
1899 
266 
347 
686 
193 
570 
707 
1006 
506 
1126 
387 
408 



Guillerat. 

Bourbon. 

Cornu, 

Denisot. 

Hardelet. 

Boulanger. 

Lorillon. 

Sevrât. 

Doublot. 

Lefranc. 

Tbierr). 

Prin. 

Jullien. 

de Fontaine. 

Baudoin. 

Cbeneau. 

Poyan. 

Formé. 

Leclerc. 

Delajon G. 

Bénard. 

Durand. 

Saviniat. 

Grillet. 

Potin. 

Mathieu. 

Pineau. 

Pinsonnat. 

Foret. 

Guiilon. 

Petit. 

Bavard. 

Brigeois. 

Duverger. 

Bourcier. 

Leioup. 

Grenet. 

Chesnault. 

Pitou. 

Rolland. 

LamydeBeaDj. 

Rousseau. 

Boucheron. 

Drouot. 

Dubois. 

Gagé. 



11899 

550 

1301 

368 



Lamotte. 

Chrétien. 

Louvrier. 

BouUé. 

Renaudot. 

C" de Bres- 

[sieux 
Dupechez. 

Foacier. 

Perrot. 

Gobry. 



Saviniat. 

Miguet 

Gravereau. 

Cusset. 

Bisson. 

Limosin. 

Berault. 

Cossct. 

Duport. 

Fort. 

Gatouillat. 

Huot. 

Loison. [main. 

Gonssé.Boane- 

Rigoureau. 

Champion. 

Gramain. 

Gobery. 

Suzanne. 

Pouce. 

Delajon. 

Chenau. 

Favot. 

Chenault. 

Talvat. 

Navarre. 

Renard. 

Guilpain. 

Rousset. 

Ponteau. 

Guillon-Hun. 

Moreau. 

Anceiot. 

Lombard. 

Beau. 

La lande. 

Bourgoin. 

Bertrand. 

Legrand. 

Bourgoin. 

Lavoué. 

Sadron. 

Gauthier. 

Deligand. 

Cathelin. 

Fasse. 

Mignard. 

Millat. 

Boudier. 

Vincent. 

Luquet. I 

Denis. 

Charapey. 

Perrin. 
Licois. 

Masson. 
Anceiot. 
Garnier. I 



I 



Fouard. 
Castex. 
Denis. 

N. 

Truchon. 

Rémond (m.j) 

Milon. 

Gaumier. 

ChauYois. 

Puech. 

Darlot. 

Guillerut. 

Crou. 

Pautrat. 

Bassier. 

HaUre, 

Pradinc. 

Renault, 

Gendery. 

Devinât. 

Tbévenet. 

Maître. 

Guérin, 

Mackeone. 

Crété. 

Ponce. 

Jays. 

Lemoine. 

Duranton. 

Riondel. 

Regnault. 

Jean. 

Brelet. 

Viault. 

Rance. 

Crescitz. 

ViauU. 

Pégorier. 

Gaumont. 

Perrot. 

Chenot, 

Guillié. 

Clérin. 

Moreau. 

Gouyer. 

Verlot. 

Neveu. 

Boucheron. 

D'EZBRVILLE. 

Robert. 
Martin. 



Boulogne. 

Rameau. 

N. 

N. 

MiégevlUe. 

Cothias. 

Trélat. 

Moulurât. 

Sarrazin. 

Sé^uinot. 

Poisson. 
S Larrivée. 
( Albaut. 

Rodier , Mîno- 

Bouzonlebaaz 

Perriot. 

Trabaud. 

Nottet, Gobe rot 

Denis. 

Vallet. 

Goberot. 

Michaut. 

Ancellin. 

Boudard L. 

Guiilon. 

Beau. 

Lethumier. 

Château. 

Sarrazin. 

Bonneau. 

Verpy. 

Viaull. 

Vérot. 

Bigot. 

Rémy. 

Bosserelle. 

Renard. 

Maugis. 

Villain. 

Chiganne. 

Jays. 

Longuet. 

Paillot. 

Petit. 

Point. 

Daumont. 

N... 

Jeannest. 

Boudard. 

Jutigny. 

Vissuzaine. 

Vivien. 

Parisot. 



I 



YiBoi,B«BiKD.?chamoin. 
BÎÎ?",îi.Ya.d.HlMJchaut. 



Boudard. 

Langin. 

Bayard. 



Boulot. 
Regoby. 
Nézondet. 



74 



COJtIMUNES. 


Popala- 
tioo. 


MAIRES. 


ADJOINTS. 


CURÉS. 


Instituteurs 


Soucy. 


776 


Rousseau. 


1 Budan. 


Prunier. 


Morcau. 


Subligiiy. 


584 


Berault. 


Fouet. 


Potdevin. 


Lhoste. 


Thoil. 


403 


Formé. 


Lecorché. 


Letteron. 


Bouvrel. 


Thorigny. 


825 


Vaillant. 


Blanchon. 


Memain. 


Lebas. 


Vallery. 
Vareilles. 


849 


Hauzat 


Gbatelet. 


Heurley. 


Denizot. 


362 


Bourdon. 


' Donon. 


Guérin. 


Huchard. 


Yaumort. 


327 


Préau. 


Lambert. 


N. 


Roger. 


Vernoy. 


4H 


Dumant. 


Dayid. 


Rémond. 


Bessy. 


Véron. 


«284 


Giguet. 


Barrier. 


Chenot. 


Prot. 


Verlilly. 


240 


Pléau J.-M. 


Pléau J.-B. 


Roudier. 


Giguet. 


Vilieblevin. 


876 


Brossard. 


Lombard. 


Groquet. 


Roger. 


Villeboueis. 
Villegarain. 


662 


Ferasse L. 


Ferasse Ed. 


N. 


Bouy. 


309 


Duyeau. 


Mégret. 
Micnaut. 


N. 


Maille. 


Villeroanoche. 


826 


Longuet. 


Lefèvrc. 


Tavoillot. 


Villenavotte. 


143 


Gorse. 


Gatinat. 


N. 


N. 


Villeneuve-l'Arch. 


1843 


Bègue. 
Coîlin. 


Girard. 


Mazuc. 


Perdijon. 


VilieDeuve-Ia-Oond. 


374 


Gornet. 


Dupire. 


Robinet. 


Villeneuve- la-Guy. 


1835 


Benoit. 


Fleureau. 


Séguin 


Heurtefeu. 


Villeperrot. 


188 


Monderaé. 


Morct. 


Piadot. 


Joncbery. 


Villeroy, 
Villelhierry. 


225 


Tournier. 


Guilion. 


Vallée. 


Viot. 


683 


Foucber. 


Dromigny. 


Gemvais. 


' Larue. 


Villiera-Bonneux. 


280 


Poyau. 


Failoul. 


Martin. 


. Legrand. 
Malluilc. 


Villiers-Louis. 


571 


Dupuis. 


Marmion. 


Berthaut. 


Vinneuf. 


1415 


Roblot. 


Ghéreau. 


Ballacey. 


Lalleraent. 


Voisines. 


767 


Lecointe. 


Boulot. 


Gaimeau 


Forgeron. 



ARHONDISSBMEIfT DE TONNERRE. 



Aisy. 

Ancy-le-Franc. 

Ancy-!e-Libre. 

Annay-s-Sercin. 

Argeutenay. 

Argenteuil. 

Arthonnay. 

Baon. 

Bernouil. 

Béru. 

Beugnon. 

Butteaux. 

Carisey. 

Ccnsy. 

Cbassignelles. 

Châtel-Gérard. 

Cbeney. 

Gollan. 

Commissey. 

Cruzy. 

Cry. 

Cusy. 

Da'nnemoine. 

Dyé. 

Epineuil. 

Etivey. 

Fléy 

Flogny. 

Fresnes. 

FuWy. 

Gigny. 

Glana. 

Grimault. 



422 
1772 
374 
608 
223 
594 
644 
175 
193 
273 
378 
446 
443 
105 
399 
579 
317 
402 
349 
987 
320 
320 
614 
440 
610 
561 
364 
404 
239 
220 
464 
286 
420 



Soupey. 

Marlenot 

Reddé. 

Truffot. 

Houdot. 

Bourçuignat. 

Prunier. 

Cour taux. 

Giiton. 

Ri goût. 

Foumier. 

Servi». 

Jacquiuot 

Dela^neau. 

GeoÛrin. 

Pbilippot. 

Textoris. 

Mathieu. 

Dautun. 

Martenot. 

Gauthier. 

Martenot. 

Véron. 

Pion. 

Giémendot. 

Boubet. 

Lantonnois. 

Faudot. 

Poitoul. 

Léger. 

Marot. 

Bailliat. 

Meigne. 



Béalé. 


PliSdOn. 


Rémond 


Labour. 


Trubert. 


Forgeot. 


Thellot. 


Fontancz. 


JoUois. 


N. 


Rousselet. 


Lalment. 


Léonard. 


N. 


Boulard. 


N. 


Coquard. 


Darley. 


NicoUe. 


Potherat. 


Gibier. 


N. 


Beau. 


Loriferne. 


Robinet. 


N. 


Bouron. 


N. 


Vincent. 


Poitont. 


Marcout. 


Pnssin. 


Gaulon. 


Gouby. 


Rigout. 


Chavry. 


Baillet. 


Rag<>t. 


Prot. 


GUILLEMEAU 


Prieur. 


Mathieu. 


Veuillot. 


— . 


Michecoppin 


Giraud. 


Joffrin. 


Hugot. 


Roze. 


Devinât P. 


Petit. 


Monnot. 


Gordier. 


Montenot. 


Jotlrat . 


Serré. 


Collin. 


Guyot. 


Paris. 


Labour (c.) 


Gouot. 


Perrot. 


Lamarre. 


AUiot 


Labosse. 


Coppin. 



Disson. 

Montando 

Mol lion. 

Longuet. 

Boibien. 

Paupy. 

Lorot. 

Col té. 

Quillaut. 

Rov. 

Gibier. 

Lefèvrc. 

Collon. 

Rodot. 

Bussy. 

Picq. 

RobiQ. 

Ballacey 

Roquet. 

Nieulin. 

Breuilla 

N. 

Rongier 

Brot. 

Sagourii 

Cheval il 

Coulant 

Durlot. 

Renaut . 

Brigodû 

BessonT 

Noirot. 

Blin. 



75 



COMMUNES. 


Popnla- 

UOD. 


MAIRES. 


ADJOINTS. 


CURÉS. 


Instituteurs. 


JoaaDcy. 


118 


Pussin. 


Plain. 


N. 


Jays. 


JuUy. 


498 


Flory. 


GhauTot. 


Adam. 


Montenot. 


Junay. 

La Chap -Vieilie-F. 


189 


Coquard. 


Mandrot. 


N. 


Patout. 


667 


Drujon. 


Déotte. 


N. 


Lambert. 


Lasson. 


367 


Quicroit. 


Audîgé. 


î.a.sson. 


Dupressoir. 


Lézinnes. 


672 


Larpin. 


Comjpérot. 
Godin. 


Guinot. 


Noël. 


Meiiftey. 


583 


Mouton. 


Bouttier. 


Perruchon. 


Môlay. 


362 


Mantelet. 


Droin. 


Jobin. 


Desbœufs. 


Molosmes. 


594 


Gaucho t. 


Larbonillat. 


Prêtre. 


Renaud. 


Moulins. 


316 


Montandon. 


Jérusalem. 


Pillon. 


Maftrat. 


Neuvy-Sautour. 


1469 


Massin. 


Crantin. 


Pemoine. 


ChaUis. 


Nitry. 


810 


Gauthcrin. 


Adine. 


Poyard. 


Ménétrier. 


Noyers. 
Nuit&>sur-Annaiiçon 


1638 


Rabasse. 


Foin. 


Méaume. 


Lcmaire,Lespa- 


5<)5 


Varet. 


Serrebourse . 


Millot. 


tandre. [gnol. 


Pacy. 


471 


Pain, 


Jacquinet. 


Gallien. 


Quillaut. 


Pasilly. 


94 


Renard Th. 


Renard. 


Denù, 


Guillain. 


Pcrcey. 


401 


Maurey. 
Coquille. 


Chabouillat. 


Regobis. 


Roy. 


Perrign y-sur-Arm . 


195 


Chaumetton . 


Chausfoin. 


Martin 


Pimelles. 


197 


Mitaine. 


Roguier. 


N. 


Huchard. 


Poilly-sur-Sercin. 


611 


Boudré. 


Blin. 


Thierriat. 


CboJat. 


Quincerot. 


288 


Pouillot. 


Richebourg. 


Chavance. 


Landre. 


Ravières. 


1367 


Rizier. 


Normier. 


Hariot. 


Bralley. 


Roflfey. 


383 


Mathieu. 


Picq. i 


Tremblay. 


Rigolley. 


Rugny. 


416 


Grappe. 


Bessonnat. 


Vachez. 


Tavoillot. 


Sainte-Vertu. 


270 


Blot. 


Gendre. 


Billiault. 


Têtard. 


Sai ntrMartin- s-Arm . 


340 


Barbe. * 


Brain. 


Pensée. 


Perrot. 


Saint-Vinnemer. 


538 


Labosse . 


Roy. 


Coliin. 


Séguin. 


Sambourg. 


207 


Lardio. 


Roy. 


Lalleraent. 


Nézard. 


Sarry. 


460 


Ralhier. 


Hivert. 


Denis. 


Farcy. 
Scbiliaut. 


Sennevoy-le-Bas. 


331 


Ferrand Al. 


Ferrand L. 


Bernadou. 


SenncToy-le-Haut. 


346 


Hugueny. 


Camus. 


Bardout. 


Fougeat. 
Choîat. 


Serrigny. 


337 


Nicolle. 


Casselin. 


Ravcrat. 


Sorinery. 


1110 


Guerrey. 


Verrier. 


Gilfaut. 


Lrsire,Dnval. 


Soumaintrain. 


421 


Mignot. 


Chailley. 


BONNETAT. 


Couturot. 


Sligny. 


3j8 


Gogois. 


Baillot. 


Bougault. 


Bernasse. 


Tanlay. 


636 


Guyard. 


Lestrat. 


Marquot. 


Quillaut. 


Thorey. 


215 


Chamoin. 


Mathieu. 


Riffaux. 


Robin. 


Tissey. 


239 


Beau. 


Yvois. 


-^ 


Dumonnet. 


Tonnerre. 


5129 


Hardy. [ 


Vasseur. 

Prot. ; 


, durantdon. 
[Flory. 
- GogoU. 


Gauthier. 

N. 


Trichey. 


211 


Petit. 


Coquet. 


Mignot. 


Tronchoy. 


306 


Quignard. 


Cavenet. 


Gouley. 


Jeangneau. 


Vezannes. 


179 


Pacaut. 


Coquard. 


Durand. 


Gibier. 


Vezinnes. 


322 


Petit. 


Pacault. 


Vautrin. 


Gaulrot. 


ViIlier&-les-Hauts. 


569 


Boucley. 


Petit. 


Aubron. 


Char ton. 


Villiers- Vineux. 


380 


Hariot. 


Boucheron. 


Lefranc. 


Naudin. 


Villon. 


454 


Prunier.. 


Cornier. 


Alépée. 


Georges. 


Vireaux. 


558 


Jouault. 


Nodiot. 


Tranchant. 


Gislam. 


Viviers. 


415 


Rayer. 


Défais. 


N. 


Ghassin. 


Yrouerre. 


304 


Mantelet. 


Meunier. 


Ferrand. 


Pifioux. 



74 



COJtIMUNES. 


Popula- 
tion. 


MAIRES. 


ADJOINTS. 


CURÉS. 


Institateu 


Soucy. 1 


776 


Rousseau. 


1 Budan. 


Prunier. 


Moreau. 


Subligny. 


584 


Hérault. 


Fouet. 


Potdevin. 


Lhoste. 


Thtil. 


403 


Formé. 


Lecorché. 


Letteron. 


Bouvret. 


Thorigny. 


825 


Vaillant. 


Blanchon. 


Memain. 


Lebas. 


Vallerji. 
Vareilies. 


849 


Pauzat 


Chatelet. 


Heurley. 


Denizot. 


362 


Bourdon. 


Donon. 


Guérin, 


Huchard. 


Vaumort. 


327 


Préau. 


Lambert. 


N. 


Roger. 


Vernoy. 


4H 


Dumant. 


David. 


Rémond. 


Bessy. 


Véron. 


1284 


Giguet. 


Barrier. 


Chenot. 


Prol. 


Verliliy. 


240 


Pléau J.-M. 


Pléau J.-B. 


Roudier. 


Giguet. 


Villeblevln. 


876 


Brossard. 


Lombard. 


Croquet. 


Roger. 


Villeboasis. 
Villegarain. 


662 


Ferasse L. 


Ferasse Ed. 


N. 


Bouy. 


309 


Duveau. 


Mégret. 
Micliaut. 


N. 


Maille. 


Viilemanoche. 


826 


Longuet. 


Lefèvre. 


Tavoillot. 


Villenavotte. 


«43 


Gorse. 


Gatinat. 


N. 


N. 


Villeneuve-l'Arch. 


1843 


Bèeue. 
CoTlin. 


Girard. 


Mazuc. 


Pcrdijon. 


Villeneuve-la- Dond. 


374 


Comcl. 


Dupire. 


Robinet. 


Villeneuve-la-Guy. 


1835 


Benoit. 


Fleureau. 


Séguin 


Hcurtefeo 


Villcperrot. 


188 


Mondemé. 


Morot. 


Piadot, 


Joucherj. 


Villeroy. 
Villelhierry. 


225 


Tournier. 


Guillon. 


VaUée, 


Viot. 


683 


Foucher. 


Dromigny. 


Gekvais. 


' Larue. 


Villierfi-Bonneux. 


280 


Poyau. 


Faitout. 


Martin. 


Legrand. 
Malluilc. 


Villier^Louis. 


571 


Dupuis. 


Marmion. 


Berthaut. 


Yinneuf. 


«445 


Roblot. 


Chéreau. 


Ballacey. 


Lalleraeat 


Voisines. 


767 


Lecointe. 


Boulot. 


Calmetiu 


Forgeron. 



Aisy. 


422 


Ancy-lc-Franc. 


«772 


Ancy-!e-Libre. 


374 


Annay-s-Sercin. 


608 


Argentenay. 


223 


Argenteuil. 


594 


Arthonnay. 


644 


Baon. 


«75 


Bernouil. 


«93 


Béru. 


273 


Beugnon. 


378 


Butieaux. 


446 


Carisey. 


443 


Censy. 


«05 


Chassign elles. 


399 


Châtel-Gérard. 


579 


Cbeney. 


3«7 


Collan. 


402 


Commissey. 


349 


Cruzy. 


987 


Cry. 


320 


Cusy. 


320 


Da'nnemoine. 


6«4 


Dyé. 


440 


EpineuiL 
Etivey. 


6«0 


564 


Fléy 


364 


Flogny. 


404 


Fresnes. 


239 


Fulvy. 


220 


Gigny. 
Gland. 


464 
286 


Grimauit. 


420 



ARHONDISSBMBNT DE TONNERRE. 

Soupey. 

Martenot 

Reddé. 

Truffol. 

Houdot. 

Bour^uignat. 

Prunier. 

Courtaux. 

Gilton. 

Rigout. 

Fournier. 

Servin. 

Jacquiuot 

Delaçnean. 

Geofirin. 

Philippot. 

Textoris. 

Mathieu. 

Dautun. 

Martenot. 

Gauthier. 

Martenot. 

Véron. 

Pion. 

Clémendot. 

Boubet. 

Lantonnois. 

Fandot. 

Poitout. 

Léger. 

Marot. 

Bailliat. 

Meigne. 



Béalé. 


Pliscsou. 


Disson. 




Rémond 


Labour. 


MonLaDd( 


Trubert. 


Forgeot. 


MoUion. 


Thellot. 


Fontanez. 


Longuel. 


Jollois. 


N. 


Boibien. 


Rousselet. 


Lalment. 


Paupy. 


Léonard. 


N. 


Lorot'. 


Boulard. 


N. 


Collé. 


Coquard. 


Darley. 


Quillaul. 


Nicolle. 


Polherat. 


Rov. 


Gibier. 


N. 


GiSier. 


Beau. 


Lorifcrne. 


Lefèvre. 


Robinet. 


N. 


CoLlon. 


Bouron. 


N. 


Bodot. 


Vincent. 


Poitont. 


Bussy. 


Marcout. 


Pussin. 


Pic<j. 
Robin. 1 


Gaulon. 


Gouby. 


Rigout. 


Chavry. 


Ballace! 


Baillet. 


Rag<>t. 


RoquelJ 


Prot. 


GUILLEMEAU. 


Nieutiilj 


Prieur. 


Mathieu. 


BrcuUl 


Veuillot. 


— 


N. 


Michecoppin 
Joffrin. 


Giraud. 
Hugot. 


Rongie 
Brot. 


Roze. 


Devinât P. 


Sagoui 


Petit. 


Monnot. 


Cheval 


Cordier. 


Montenot. 


Coûtai 


Jottrat . 


Serré. 


Durlott 


Collin. 


Guyot. 


Renan 


Paris. 


Labour (c.) 


Bngod 


Gouot. 


Perrot. 


Bessoi 


Lamarre. 


Alliot. 


Noirol 


Labosse. 


Coppm. 


Blin. 





75 



COMMUNES. 



Popnla* 
lion. 



MAIRES. 



ADJOINTS. 



CURÉS. 



Instituteurs. 



Joaancy. 


118 


JuUj. 


498 


Jiméy. 

La Chap -YieiHe-F. 


189 


667 


La&son. 


367 


Lézinnes. 


672 


Meliftey. 


583 


Môlay. 


362 


Molosmes. 


594 


Moulins. 


316 


Neuvy-Sautour. 


H69 


Nilry. 


810 


Noyers. 


1638 


Nuits*sur-Annaiiçon 


505 


Pacy. 


471 


Pasilly. 


94 


Percey. 


401 


Perrigny-sur-Arm. 
Pimelles. 


195 


197 


PoîUy-sur-Serein. 


611 


Qniucerot. 


288 


Ravières. 


1367 


Roffey. 


383 


Rugny. 


416 


Sainte- Vertu. 


270 


Saint-Martin- s-A rm . 


340 


Saint-Vinnemer. 


558 


Sambourg. 


207 


Sarxy. 


460 


SenneToy-le-Bas. 


331 


Senne voy-le-Hau t. 


316 


Serrigny. 


337 


Sonnery. 


1110 


SouDiaintrain. 


421 


Sligny. 


358 


Tanlay. 


636 


Thorey. 


215 


Tissey. 


239 


TONKEBtiB. 


5129 


Trichey. 


211 


Tronchoy. 


306 


Vezannes. 


179 


Vezinnes. 


322 


VilUers-les-IIauts. 


569 


Vililers-Vineux. 


380 


Villon. 


454 


Vireaux. 


558 


Vi Tiers. 


415 


Yroaerre. 


394 



Pussin. 

Flory, 

Coquard. 

Drujon. 

Quicroit. 

Larpin. 

Moutun. 

Mantelet. 

Gaucho t. 

Monlandon. 

Massin. 

Gautherin. 

Ral>asse. 

Varel. 

Pain, 

Renard Th. 

Maurey. 

Coquille. 

Milaine. 

Boudré. 

PouiUot. 

Rizier. 

Mathieu. 

Grappe. 

Blot. 

Barbe. * 

Labosse . 

Lardio. 

Ralhier. 

Ferrand Al. 

Hugueny. 

Nicolle. 

Guerrey. 

Mignot. 

Gogois. 

Guyard. 

Chamoin. 

Beau. 

Hardv. 

Petit. 

Quignard. 

Pacaut. 

Petit. 

Boucley. 

Hariot. 

Prunier.. 

Jouault. 

Rayer. 

Mantelet. 



Plain. 

ChauYot 

Mandrot. 

Déotte. 

Audigé. 

Corojpérot. 

Godfn. 

Droin. 

Larbonillat. 

Jérusalem. 

Cran lin. 

Adine. 

Foin. 

Serrebourse . 

Jacquinet. 

Renard. 

Chabouillat. 

Chaumetton . 

Roguier. 

Blin. 

Richebourg. 

Normier. 

Picq. 

Bessonnat. 

Gendre. 

Brain. 

Roy. 

Roy. 

Hivert. 

Ferrand L. 

Camus. 

Casselin. 

Verrier. 

Chailley. 

Baiilot. 

Lcstrdt. 

Mathieu. 

Yvois. 

Vasseur. 

Prot. 

Coquet. 

Cavcnet. 

Coquard. 

Pacault. 

Petit. 

Boucheron. 

Cornier. 

Nodiot. 

Défais. 

Meunier. 



N. 

Adam. 

N. 

N. 

Lasson. 

Guinot. 

Bouttier. 

Jobin. 

Prêtre. 

Pillon. 

Pemoine. 

Poyard. 

Méaume. 

Millot. 

Gallien. 

Denis. 

Regobis. 

Chausfoin. 

N. 

Thicrriat. 

Chavance. 

Hariot. 

Tremblay. 

Vachez. 

Billiault. 

Pensée. 

Collin. 

Lallement. 

Denis. 

Bernadou. 

Bardout. 

Raverat. 

GilFaut. 

BONSETAT. 

Bougault. 
Marquot. 
Riffaux. 

durantbon. 
SFlorv. 
' GogoU. 
Gouley. 
Durand. 
Vautrin. 
Aubron. 
Lefranc. 
Alépée. 
Tranchant. 
N. 
Ferrand. 



Jays. 

Montenot. 

Patout. 

Lambert. 

Dupressoir. 

Noël. 

Perruchon. 

Desbœufs. 

Renaud. 

Maltrat. 

Chatais. 

Ménétrier. 

Lcmaire,Lespa- 

Landre. [gnol. 

Quillaut. 

GulUain. 

Roy. 

Martin 

Huchard. 

CboJat. 

Landre. 

Bralley. 

Rigolley. 

Tavoillot. 

Têtard. 

Perrot. 

Séguin. 

Nézard. 

Farcy. 

Sebiliaut. 

Fougeat. 

ChoTat. 

Lpsire,Dnval. 

Couturot. 

Bernasse. 

Quillaut. 

Robin. 

Dumonnet. 

Gauthier. 

N. 

Mignot. 

Jeangneau, 

Gibier. 

Gaulrot. 

Charton. 

Naudin. 

Georges. 

Gislain. 

Chassin. 

Pifioux. 



88 

M. MoNTY 0. jgé^ recteur de l'Académie de Dyon. 

Mlle FoRCADE, délégnée spéciale pour l'inspection des salles d'asile, à Dijon. 

INSPECTION DE LTONNB. 

M. Bos, officier d'académie, inspecteur, en résidence à Anxerre; M. Martin, se- 
crétaire, officier d'académie. M. Debacque, commis aux écritures. 

Conseil départemental de l'Instruction publique. 

Ce conseil exerce, en ce qui concerne les affaires de TinstrucUon primaire et les 
affaires disciplinaires et coutentieuses relatives aux établissements particuliers d'ins* 
truction secondaire, les attributions déférées au conseil académique par la loi du 
15 mars 1850. Le Préfet exerce sous l'autorité du ministre et sur le rapport de Tlns- 
pecteur de l'académie les attributions déférées au recteur par la loi du 15 mars 1850 
et par le décret organique du 9 mars 1852, en a qui concerne l'instraction primaire, 
puDlique ou libre. 

MM. le Préfet, 
d'Auxerre 
des Ecoles 

général; l'abbé Leduc, supérieur du Petit-Séminaire; Massot, maire d'Au- 
xerre, conseiller général; Raveau, conseiller général; Bonnerot, maire de 
Joigny, conseiller général; Moiset. 

Inspecteurs de Vinstruction primaire» 
MM. 





^, inspecteur pour 
tion publique ; 

Colin j^, inâpecteur pour l'arrondissement de Tonnerrre, officier de Tins- 
truction publique. 

Délégués cantonaux. 
Le Conseil départemental désigne un ou plusieurs délégués résidant dans chaque 
canton pour surveiller les écoles publiques et libres du canton; iissoninommés pour 
trois ans, rééligibles et révocables. 

Comiyitsmn d'examen des aspirants aux bourses dans les Lycées et Collèges 

et au Prytanée, 
MM. l'Inspecteur d'Académie, président; Biin, Vidal, SaleU et Girard, profes- 
seurs au collège. 

Commissûm d^examen pour le brevet de capacité de Vinstruction primaire. 



MM. BoDDGtte, pr.«ia collège d^Auxerre. 
Saleta, prof. id. 

Marchand, prof. id. 

Regnard, prof. id. ' 

Appert, vicaire do la cathédrale. 
Fossoyeux et Laboureau, inap. prim. 



Obcrti, membre adjoint, pour Peia- 

men da chant. 
Milne, Klobukowski, id., pour les 

langues ▼ivantes. 
Passepont, membre adjoint, pour le 

dessin. 



Ctmmission d^examen pour le certificat d'aptitude aux fonctions de directrices de 

salles d'asiles. 



MM. l'inspecteur d'Académie, président, 
Leduc, SUD. du petit-séminaire, 
Dorlhac, direc. de l'Ecole normale. 



Colin, inspecteur des écoles. 
M"'* Leclerc et Rousseau, dames patron- 
nesses. 



ÉTABLISSEMENTS D'INSTRUCTION. 

Arrondissement d^Àuxerre. 
COLLÈGE COMMUNAL D'AUXERRE. 



69 



BUBBAU O'ÀlUlfinSTEàTIOlf DU COLLAOB D'àUXBEES. 



BJM. PInspectenr d^acadcmic, présidenti 
le Pré/ct, 
Je Mairei 



Tambour, Jage de paix. 
Challe, aTocat. 
GbéretI, a?eca(. 



GONSEU. DE PERPBCTIONNBIIBNT DE L'ENSEIGNEMENT SPÉCUL. 



MM. Goupilleau, ancien ingénieur^ 
Lepere, député. 
Dorihac, direct, de. l'école normale. 



MM. le Maire, président, 

rin^p. d académie, memb. de droit. 

le Principal du collège, id. 

Tamboor, jage de paix, 
Administration, » Principal : M. Deidoaeaty offletor de rinatroetion pnbHqne 
Sous-Prineipal : M. Datid. 
Aumônier : M. Tabbé Appert. 
Maltrea-d^ëtadea : MM. Rogé, Garda?ot, Malaspina, Leroy, Gaopillat. 



Enseignement classique. 

Physique et cblmiey M. Saleu« lieeneié 

ès-ae. ntatheni. et phyt. 
Mathématiques (i"** chaire), M. Bonnette, 

licencié ès-scienees math. 
Mathématiques (2* chaire), M. Marchai, 

licencié és-aciencea math. 
Histoire, M. Blin. 
Philosophie, M. &arr,|licencié ès-lettres. 



Rhétorique, M. Mouceauf, id. 

Seconde, M. Marchand, id. 

Troisième, M. Lenel, id. 

Quatrième, M. Vidal. 
Cinquième, M. Girard. 
Sixième, M. Rousseau. 
Septième, M. Boyeura. 
Huitième, M. Villaln. 

Un cabinet de physique, un laboratoire de chimie, une collection d*histoiro natu- 
relle et une riche bibliothèque sont attachés à rétablissement. 

ECOLE SECONDAIRE ECCLËSIASTIQUE 

PETIT séMINAlHE D'ADXtRRE. 



Langue allemande, M. Mainfroy. 
Lang«e Anglaise, M. Mil ne. 

Euseigaement spécial. 

Physique et chimie, M. Lesslau, ancien 

élèye de Cluny. 
Matliématiques, M. Lemoine, id. 
Enseignement littéraire, M. Coderch. 
Langues Tivantcc, M. Lefebvre. 
Classe préparatoire, M. Fèvre. 

Mettre do dessin et des travaux graphi- 

qneSj M. Passepont. 
Musique, MM. Chalmean, Lyon, Oberti, 

Viollet. 
Gymnastique, M. SImonnin. 
Escrime, M. Ponrrière. 



MM. Ledoc^ supérieur. 
Delinotte, économe 

LBTTRSS. 

Labaisse, rhétorique. 
Poulin, seconde. 
Letteron, troisième. 
Rosne, quatrième. 
Seguin, cinquième. 
Laborie, sixième. 
Brisedonx, septième. 
LcTéque, huitième. 
Picq, classe préparatoire. 



Ponlin. anglais. 
Klobukowskl, allemand. 

SCIBNCBSp 

Poulin, physique et chimie. 

Delinotte, géométrie. 

Letteron, algèbre. 

Rosoe, arithmétique (1«* cours). 

Seguin, id. (1* cours), 

Laborie, id (V cours). 

Maîtres d^ituda : MM. Labbé, Leseor, 

Blanchot. 
Surveillants : Laborie, Labbé. 



ÉTABLISSEMENTS LIBRES D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Auzerre : MM. Breuillard, Roger-Petit. 

ÉCOLES PRIMAIRES AVEC PENSIONNATS ' 

POUR LES GARÇOnS. 

A Auxerro, MM.Gohao-Vincent, Camus, Frôres dos Ecoles chrétiennes; à Saint- 
Florentin, M. Michou; à Saint-Sauveur, M. DczerTÏlIe; h Seignelay, MM. Dizieo, 
les Frères; à Héry, M. Colin ; k Toucy, M. Ghanlin, 



90 
PENSIONNATS ET ÉCOLES PRIMAIRES 

POUft IBS DEMOISELLES 



A Aaierre: Hmet les Aofjriisiioes ; les 
•oeim de la Prorideoce; les Ursalines; 
les sœars de la Sainte-Enfance ^ Mlles 
Em?air6, RavenC, Collin, Virallj, Fer> 
rand. 

Saint-Floreotln : Sttnrs de la Présenta- 
tion; Mlle Copin. 

Saint-SaoTeur : Mlle Oesleau; sœiirs delà 
ProTidenee de Sens. 



Seienelay : Dames de la Congrégation de 

Nevers. 
Saint-Bris: sœarde St-Yincent de Paul. 
Toacy : Dame de Portienx. 
Ver menton : Ursniines de Troyes. 
Lignj : Ursulines de Troyes, 
Pontigny : Sœurs de la ProTÎdCDee de 

Sens. 
Héry : Ursalines de Troyes. 



ECOLES COMMUNALES DE GARÇONS D'AUXEERE. 
MM. Camus, instit., quartier Saint-Pierre; Peltier, instit., quart. Si-Etieone. 

ÉCOLES COMMUNALES DE FILLES D'AUIERRB. 

Mlles Manigot, direetriee (quartier Saint-Pierre); Paria, directrice (quartier Si- 
Etienne; Philomène Ferrand, directrice (quartier Saint-Eusèbe. 

ÉCOLES CHRÉTIENNES GRATUITES D'AUXERRE. 

Pouft LES GABçotis : Frires des écoles chrétiennes, — Société Saint-Antoine^ dite 

Saint-Charles. 
Pour les filles : Steurs de Saint-Vineent^de-PauL * Scntrs de la PrésenUstion 

de Tours, 

Ecole libre éyangéliste de garçons : M. Puech, instituteur; 
— de filles : Mme Puech, institutrice. 

ECOLE NORMALE PRIMAIRE D'INSTITUTEURS. 
Directeor-économe, M. Dorlhac de Borne^ oflScier de Pioslrnction publique. 

MM. coimissiON de surveillance. 

Dionis des Carrières» doct.-méd., présida I Hngot, conseiller de préfecture. 
Ra?auUy avoué. 1 Hemacle, avocat. 

Remise, ingénieur. I Le directeur de Pécole. 

L'enseignement des diverses parties est confié à MM. 

Le directeur de Técole. 
L'abbé Guignepied. aumônier. 
Robin, MoreaUf Rinn, maltres-adljoints. 
Raillard, dir. de Técole annexe sous la 
surveillance du direc. de l'école normale. 



M. Morean, professeur d'agriculture et 

d'horticulture pratiques. 
M. Robin ^ professeur de chant et de 

gymnastique. ^ 

M. Brun, professeur d'orgue. 



ECOLE NORMALE PRIMAIRE D'INSTITDTRICBS. 
Directrice-économe : Mlle Léonie Ferrand; roallresse-adjointe, Mlle Legros. 

MM. COMMlBSIOlf DB SORVBILLAMCS . 

De Marsilly, président. 

Momon, avoué. 

Mérat-Beugnon, présid. du trib. de comm. 

COURS NORMAL D'INSTITUTRICES. 
Directrice : sœur ste Agnès, supérieure des Dames Augustines, à Auierre. 



Gallot, inspect. des eaux-et*foréls 
Savatier-Laroche, avocat. 



Àrrondiuement d*Àoallon, 
COLLÈGE COMMUNAL D'AVALLON. 

Collège de plein exercice : cours préparatoire aux écoles spéciales, enseignement 
classique et enseignement spécial ; cabinet de physique et de chimie ; gymnase. 



91 



MM. 
Janin, prtneipal. 
Joachioii aumdoier. 
Thuillier etPIavinei, maitros d^tudes. 



Troûième et quatrième, Monnot. 

Cin(^uièoie et siiiéme, Biirlot. 

Septième et huitième^ Haet. 

Langues vivantes, N... 

Enseignement spécial, les professeurs de 

!*enseignement class. et Brivet. 
Classe préparatoire, Thnillier. 
Musique, Raynaud et Leriche. 
Dessin^ Schneit et Lefdvre. 



Professeurs, mm. 

Mathématiques, physique, chimie et his- 
toire nat., Janin. 

Philosophie, rhétorique et seconde, Ver- 
rier. 

PENSIONNATS PRIMAIRES DR GARÇONS. 
A Avallon, M. Laporte, frère Zérémis. A Vézelay, M. Sommet. 

PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 

A Avallon : Mlle Boussard, les sœurs de la Sainte- Enfance, les Ursulincs. A Mont- 
réal, les Ursulinea. 

Arrondissement de Joigny» 

COLLÈGE COMMUNAL DE JOIGNY. 

Enseignement classique et professionnel. — Cabinet de physique et de chimie. — 
Classe préparatoire aux classes de latin et de'français. 

Septième et huitième, M. Carlin. 



Enseignement professionnel : M. N.... 

Classe préparatoire : M. Hutinet. 

Cours d'anglais : M. N.... 

Dessin : M. Soudais. 

Musique : M. RoTille. 

Maîtres d'études: MM.Soudaiset Hutinet, 



M. Berger, principal. 
H. Pillon, aumônier. 

Prùfesseurs, 
Sciences : mathématiques et physiques, 

M. Gondinet. 
Troisième et quatrième, M. Cuisin. 
Cinquième et sixième, M. Mengel. 

' Ecole chrétienne des Frères : M. Frère Jean de Dieui directeur. 

ÉTABLISSEMENT LIBRE D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Brienon : M. Goret. 
PENSIONNATS PRIMAIRES DE GARÇONS. 
A Joîgiiy, M. Jeobert. A Villeneuve-s. -Tonne, MM. Pouillot et Plain. 
PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 



A Joigny : M"" Les Sœurs de la Pré- 
sentation de Tours. 

id. M"*' Decombard. 
A St-Jnlien-du-Sault: Mlle Lenoble. 



A Brienon : Mlle Heurtefeu.. 

A Gharny : Mlle Rzepecka. 

A Bassott : M">" les Sœurs de la Prov. 

A Villen.-s-Yonne : Les Gélestines. 



Arrondissement de Sens, 
LYCÉE DE SENS. 

ADMMISTHATION. 

Proviseur : MM. E. Genouille ^, agrégé, officier de l'instruction publique. 

Censeur : Deshays, surveillant général. 

Aumônier : Tabbé Loiseau. 

Econome : Folleau ; commis d'économat. Bergère, 

PROFE88BDBS : 

Lettres. 
Philosophie : MM. Brémond, agrégé, officier de Tinstmction publique. — Rhéto- 
rique : Aublé, agrégé. — Seconde : Lichten berger, licencié ès-lettres, breveté 
pour l'Allemand. — Troisième : Buzy, licencié ès-lettres, ofDcier d'acaaémie. — 
Histoire : Millot, licencié ès-iettres. 




fS-iSILEUBlKi 






"«•taTSKC 



etc. — Cours de dessin linéaire et d'imiuitien) — Cours de musique. - Classe 
ppépapatoire aux classes de latin et de français, coups de chant. — Cabinet de 
physique. — Laboratoire de chimie. 

MM. Maugey, principal. L'abbé Raffiot, aumônier. 

Professeurs, xh. 



Philosophie ot hîstoire, Maugey. 
Sciences, Mitaine et Noble. 
Rhétorique et seconde, Hariot. 
Troisième et quatrième, Cestrf . 
Cinquième et sixidoie, Portier. 
Septième et huitième, Coquet. 

1 . année (ensei(fnement spécial), Lenief . 

2. — — àchneidor 



3. année (enseignement spécial) Hariot. 
Maugey, Mitaine et Noble. 

Année préparatoire, N 

Claisc primaire, Sassin. 

Allemand, Schneider. 

Dessin, Bouton. 

Musique, Tremblav. 

Maîtres d^études, Coquet, Sassin. 



ÉTABLISSEMENTS LIBRES D'INSTRUCTION SECONDAIRE. 
A Tonnerre : M. Leiarge. 

PENSIONNATS POUR LES DEMOISELLES. 
A Tonnerre : Les UrsuUnes, Mme Adine. 

SECTION V. 
ADMINISTRATION MILITAIRE. 



<« DIVISION. — 6" SUBDIVISION. 
MM. Morandy C. Jjt<, général de brigade, comm . PYonuo, à Auierre. 

AdministraHon, 
Daassicr ^ sous-intendant miliuire do r« classe, à Auxerre. 
Lcjnarchand^ officier d^adaiin. , adjudant en i*', chef de bureau. 

Garde nationale mobile. 
Géraud ^, capitaine major, à Auxerre. Drot, sergent secrétaire. 

Hôjntava. militaires. 

Bock jjfc, médecin major de «'• classe, chargé du service militaire à Phospice 
civil de Joigny. '^ 

Dépôt de Recrutement, 
Bermont ^, capitaine comm. le dépôt de recrutement, h Auierre. 
Durand, sons-lieutenant adjoint au recrutement. 

Génie. 
Maréchal iJt, chef de bataillon, chef dn génie dans le départ., h Melun. 
Cruerre-Curtanchon ^, garde principal du génie, h Auserro. 

GARNISONS. 

I» GARNUOlf D*AnXBHRB. 

Le ilépAt dn 6q* de ligne est à Auxerre, les bataillons actifs à Paris. 

Etat-mojor. — MM. Ragot ^, chef de bataillon j Saussae, commandant le dépôt: 
bcntv, capitaine-trésorier^ Boursier, capitaine d'habillement: Sorling, capitaine 
adjudant-mujor. 

^ GARNISON DE JOIGNT. 

Les dépôts des 4« cuirassiers et 9« dragons, dont les escadrons actifs sont à Paris. 



4* ccTRASsiBns (dépôt). 

MM. Normand, G. *|{j, major comman- 
dant le dépôt. 
Grodoux, lieutenant trésorier, 
fionlils, capitaine d'habillement. 



9* DRAGONS (dépôt), 

MM.MespIe ^, major commandant le 
dépôt. 
Bresson, capitaine trésorier. 
Hugon, capitaine d^habillement. 



94 

GENDARMERIE. 

La gendarmerie du départent, de TYonne &it partie de la i3* légion de cette arme. 

MM. Oeronaie, O. j|(, colonel, chef de légion à Orléans. Rampont ^, chefd'esea- 
dron, commandant la eompagoie de PYonue. Baudeuf, capitaine, bonrlboumieu, 
lientenint-trésorier. Coradin , maréchal-dea-logta, adjoint an trésorier. 



LieuUnanee éCAuxerre. 



MM. Baudeuf ^, capitaine. 

Auxerre, l'^brig., Phelippot, m^.-l.-chef 

— a* — Jaequin, brigadier. 

— 3* — Delune, — à pied. 
Saint-Florentin. Devillard, — 
Saint-Sauveur, Choillot jf^i m.-d.-logis 
Vermenton, Ereth, brigadier. 
Toncy, Âroué, mar.-d.- logis. 



Courson, 

Cliablis, 

Vincolles, 

Seignclay, 

Couianges a-Y., 

Ligny, 



Aeqoart, brî^dier. 
Calment, — 
Gautbier, — 
Frantz, — 

Hollier, -. 

Logoguey, ~ 



Lieuienance d*ÀvaUon. 



Godiet, lieutenant. 

Avallon , PréTost, m .-d.-logit . 

Vézelay, Rablin Clouet, brigad. 

L'Isle-fur-Serein, Bonnerat/ — 



Guillon, Broain, brigadier. 

Qnarré-l.T.(aipiedyeannin , — 
Cbàtel-Censoir, Crapez, — 



•V 



LieuUnanee de Joigny, 

Chesne, capitaine è Joigny. 

Aillant-B-Tbolon, Dumay, brigadier. 



Joigny, Blondoty m.-d.-logis. 

Villenenfe-i.-Y., Brac, — 

BIcneau. Griiet, m.-d.-l. & pied. 

Saint-Fargean. Labonde, — à chev. 

Cbarny. Bertbier, brigadier. 



Brienon, Guignépied, — 

St-Julien-d-Sault, Najean, — à pied. 
Cerisiers (è pied), Doussot, — 



Lieutenanee de Sens. 

Siroges ^, capitaine. 

Sens-smvYonne. Jolly, maréc.>d.-logis. I Villeneufe-rArc., Longuet, brigadier. 

k che?al. ; Chéroy, BerthoIlCi brig. à piod. 

Jotte, brig. à pied. i Sergines, Mérat, — à cli. 

Pont-sur- Yonne. Brossant, m.-d.-l. à ch. {Saint-Valérien, Fernet, — à pied. 

Lieutenanee de Tonnerre, 



Tonnerre, 



Leguey, lieutenant. 

Cavin, mar.-des-logis. ■ Tanlay, 



Koyers(èj>ied), Blanchard, — ,Flogny, 

Ancy-le-Franc, Martin, brigadier. | 



Di«tx, brigadier. 
Baudin , — 



95 
SECTION VI. 

ADMINISTRATION FINANGTÉRE. 



TRÉSORERIE GÉNÉRALE. 
M. DB BoNALD 0. 4f(, irésorier-payear général poar TToone. 

^ SERVICE DE LA RECETTE. 



Comptabilité, 

MM.CIa?e1ou, chef fondé de pouvoirs. 
Rondault, employé. 

Dépense. 

Siroounet, chef. 

Beitheaa et Gounot, employés. 

Rentes, 

Boudin y chef. 

LarriD, Oefert ^, Coillier, em- 
ployés. 



Recette particulière, 

MM. Blaire, chef. 

* Caisse. 

Bénard, caissier, fondé de pouvoirs. 

Receifeurs particuliers, 

Flye Sainte- Marie, O. ^^ à AvilloD. 
RIvaille, à Joigny. 
de Traynel^y à Sens, 
do Guents j^, à Tonnerre. 



Percepteurs sumuméiaires. 

MM. Vigreux, à Auxtrro; Saffroy, à Avallon; Delavois, à Joigny ; Igot, & Sens; 
Defrance, h Tonnerre. 

Aspirants percepteurs surnuméraires classés. 
MM . Hugot et Goudron. 



CONTRIBUTIONS DIRECTES ET CADASTRE 

Directeur du département, M. Aiitot. 
Inspecteur I M. sauvalle ^. 

contrôleurs. 

I'* division. — MM. Poterat de Billy, contrôleur principal, à Auxerre, 

Perceptions d'Auxerre, Appoigny, Pourrain, Mon^S^SnIpice, 
Seignelay et Viliefargeau. 
Larpeuil, contrôleur hors classe, à Auxerre. 
Perceptions de Chablis, Coulanges-la-Vineuse, Ligny, Monti- 
gny, Saint-Gyr, Saint-Bris et Saint-Florentin. 
Dubois, contrôleur de i** classe, à Auxerre. 
• Perceptions de Coulangea^ur-Yonne , Gourson, Gravant, 
Mauly-le-Chàteau, Migé, Ouaine et Vermenton. 
Bourel Ronciers, contrôleur de 3e classe, à Saint-Fargeau. 
Perceptions de Bléneau^ Ghampignelles, Lainsecq, Saint- 
Sauveur, Toucy et Villiers- Saint-Benott. 
Dertellr, contrôleur de 3e classe, à Joigny. 
Perceptions d^ Aillant. Cé7.y, Charny, La Fcrté-Loupière, Saint* 
Julien-du-Sault et Villeneuve-snr-Tonne. 
DE Thblin^ contrôleur de 3' classe, à Joigny. 
Perceptions de Joigny, Ba^sou, Brienon, Cerisiers, Guerchy 
et Venizy. 
Girard, contrôleur de Ire classe, à Sens. 
Perceptions de Sens, Domats, Mâlay-le-Grand, Paron, Theii 
et Villenenve-l'Archevéque. 
Dessus, contrôleur hors classe, à Sens. 
Perceptions de Chéroy, Grange-le-Bocage, Pont^ur- Yonne, 
Sergines, Thorigny et ViUeneuve-la-Guyard. 



2* diTÎsion. — 

3* division. — 

4« division. — 

5* division. — 

e* division. — 

7« division. 

8' division. 



96 

9' division. Pemabd, contrOlMir'de 1** olâMe. h Tonnerre. 

Perceptions de Tonnerre, Cnizy, Fleys, Fiogny, Neuvy- 
Sautonr, Augny et TAnUty. 
10* division. RocYëit, contrâleur de 1^ classe, à Tonnerre. 

Perceptions d'Aisy^ Ancy-le-Franc, Joux-la-Ville, Lézinnes, 
L'Isle-sur-le-Serein, Moiay, Noyers et Santigny. 
Il' division. Husson, contrôleur de 3* claMe, à Avallon. 

Perceptions d'Availon, ChÂtel-Censoir, Guillon, Yaull de 
Lugny, Qnarré-les-Tombes et Véselay. 
MM. N , Bandotet Piochard de la Brûlerie, surnuméraires. 

BDaSAUX DE LA DIRECTION. 

M. Amault de la Menardiëre, contrûleor commis principal de S!e cla^e. 
MM. Guimont, Parigot, J. Marty et Marchand, employés. 

Les bureaux sont ouverts, rue Martineau, 12, de 8 h. du matin à 4 heures du soir. 



VÉRIFICATEURS DES POIDS ET MESURES. 



Arrondi d'Àuxerre, UM. Claude vérif. 

— Id. Bizard, vér. adj. 

— d'Ara lion, Gagneau. 



Arrond' de Joigny, MM. Ficatier. 

— de Sens, GhenaK 

— de Tonnerre, Malécot. 



SUGCUR8ALB DE LA BANQUE DE FRANCE A AUXERRE. 

Les opérations delà succursale d^Auzerra sont les mêmes que colles de la Banque 
centrale, à Paris, elles consistent principalement : 

A escompter h toute personne admite à Vetcompte les effets de commerce ayant au 
plus trois mois d^cchvancc, revêtus de trois signaiures au moins, et payables h 
Auxerre, h. Paris, on dans les villes où il existe une succursale de la Banque ; 

A faire, à tout porteur de titres, domicilié ou non à Auxer;*e, des avances sur les 
valeurs dénommées ci-après : 

Rentes françaises, 3, 4, 4 ip ^^ 5 pour cent; 
. Obligations du Trésor; 
Bons du Trésor ; 
Obligations de la ville do Paris ; 
Actions et obligations de chemins de fer français ; 
Obligations du Crédit foncier 5 et 4 pour cent ; 
Obligations de la Société algérienne; 
A délivrer des billets à ordre payables h Paris et dans les autres saccursales ; 
A encaisser les arrérages des valeurs déposées & la Banque, à Paris, et à en re- 
mettre le montant aux déposants, ou aux porteurs de leurs récépissés. 

Administrateurs : MM. Breton Paul; Chambon-Perrot; Laurent-Lesseré; 

Lcgueui; Parquin et Salle. 

Censeurs : MM. do Bonald, trésorier-payeur général; Limosin et Munier. 

Directeur : M. Uacellier; caissier : M. Gagniard H. 



97 



PERCEPTEURS ET COMMUNES DE LEURS PERCEPTIONS. 

La première eommune indiquée est le cheMien de la perception et la résidence da percepteur. 



NOMS 
des 

PKRCKPTBUBS. 



COMMUNES. 



ABBONDISSBHiSNT D*AUXBRaK. 

DnrantoD . . | Auxerre 



Chardon 



Pioeaad 



Prodot 



Cbiie 



Pelil. 



Lngrin 



Nagenties . 



s Appoigny 
* I Monéteau. 

Chablis 

Beine 

Chichée 

Fontenay p. Chablis 

Fyé 

Milly 

Poinchy 

Coalangesla-Yineuse 

Escolives 

Gy-1'Evêque 

Ju&sy 

Vincelles 

Irancy 

Vincelottefi 

Coulanges-sar-Tonn . 

Andryes 

Crain 

Etais 

Festigny 

Lucy- sur-Tonne 

tCoarson 
Dniyes 
Fontenailles 
Fouronnes 
Moiesmes 
Mouffy 

iCravant 
Accolay 
Bazames 
Prégiibert 
Sainte-Pallaye 

Ligny 

La Chapelle-Vaup. 

Maligny 

Méré 

lYarennes 

Villy 



MOIVTAKT 

des rôles 

par 
commane. 




PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



271477 71 

32133 10 
13374 09 

54147 61 
1S8S9 87 
1B&32 70 
4252 35 
4554 85 
549i 78 
7006 15 

35105 74 
8979 45 
8244 48 
8501 57 
14255 40 
18806 25 
7023 72 

10305 42 I 

11064 18 ! 

7167 87 

16953 41 

3719 84 

4742 93 

20952 56 
13113 B8 
2406 76 
7474 83 
4545 22 
2919 89 

20866 05 

13275 11 

11988 92 

6322 99 

4574 23 

26344 78 
6479 73 

21254 81 
5972 10 
7800 65 
5415 31 



148441 15 

16359 62 
5620 92 

24673 79 
5878 75 
8059 25 
1555 7.^ 
1952 25 
2447 75 
3034 50 

13482 34 
4009 » 
4007 53 
3536 it 
6096 59 
8167 83 
3118 n 

6562 08 
6355 96 
3625 25 
7361 » 
1314 51 
2549 58 

9839 58 
6738 33 
928 25 
3164 86 
2121 91 
1312 75 

10438 88 
6812 74 
5723 50 
2571 58 
1936 33 

12906 33 
2365 50 
9493 n 
2568 50 
3675 25 
8725 n 



PROrUIT 

d'un ( cnt. 

additionnel 

au principal 



1484 41 

163 60 

56 21 

246 74 
68 79 

80 59 
15 56 
19 52 

24 48 

30 35 

134 82 
4'J 09 
40 08 

35 36 
60 97 

81 68 

31 18 

65 62 
68 56 
30 2î 
73 61 
)3 15 

25 50 

98 4^^ 

67 38 
9 28 

SI 65 
21 22 
13 13 

1M4 39 

68 13 

57 24 
2i 72 
19 36 

129 06 
23 66 
94 93 
25 69 

36 75 
27 25 



1873. 



98 



NOMS 



COMMUNES. 



UOlfTANr 

des rôles 

par 
commanc. 



Palllot . . 



Uullol . . 



Chamoin . 



Mailly ie-Château 
Footenay- sur- Four. 
Mailly- ia-Ville 
Merry -sur-Yonne 
Sery 
Trucy-sur-Yonne 

/MiKé 

i Charenienay 
< (^.oulangeron 
' I Kscamps 
\ Val-de-Mercy 

( Montigny 
l Bleigny-le-Carreau 
j Lignorelles 
•^Ponligny 
jRouvray 
IVenouze 
(VilleneuveSt-Salve 

/ Mont-S-Sulpice 
^ Cheny 



Mariiift . . ,<Chicby 

I Hauterive 
^ Orrooy 



Tbéfenin . 



Larcena. . 



Lechère. 



Jacob » 



SOnannc 
Chasteiiay 
Lain 

ÎMerry-Sec 
Semeniron 
Taingy 

i Pourra in 
Lindry 
BeauToir 
Diges 
Egiény 

iSt-Cyr-l es- Colons 
l Préhy 
I Âigremont 
. / Chemilly-sur-Serein 
jChilry 
ICourgis 
I Lichères 

Saini-Bris 
Augy 
. \ Champs 
Quenne 
^Venoy 



162 9 55 

5876 06 

158U4 66 

111175 Ul 

2765 34 

6175 33 

17883 Ï5 
lo5o5 o8 

5629 89 
16365 n 

9576 33 

lo954 68 
5552 87 
6876 60 

13454 44 
8611 39 
68Ift 7o 
6932 21 

28ol7 69 

15643 82 

2342 o6 

8155 3o 

14964 59 

20275 94 
7199 57 
6651 o3 
7494 52 
8172 93 

I8080 25 

2o87l 25 
15ol5 96 
8o83 51 
21783 31 
Io776 31 

14795 31 
5492 95 
3157 do 
7947 14 

11400 4o 
7988 69 
6788 01 

38280 62 
6574 o5 
8495 71 
6635 89 

19247 73 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



6890 08 
235o n 
6944 92 
4424 35 
1317 n 
2328 50 

8o53 91 
44^3 25 
2239* 5o 
6739 n 
4430 09 

4631 63 
2od2 fi 
26o7 75 
65o6 33 
3492 n 
2882 75 
2552 If 

9793 76 
69o5 75 
895 n 
3o61 lo 
60S8 n 

8381 08 
2336 25 
2993 66 
34o7 67 
3162 60 
6239 n 

8433 n 
f877 5o 
3428 08 
8879 40 
3780 83 



6355 o9 
1769 If 
1190 n 
3573 58 
4370 75 
3oU n 
3219 20 

16614 83 
2697 58 
3437 16 
2324 25 
7230 60 



PRODl'IT 

d'un cent, 
additionnel 
au principal 



68 9o 
23 50 

69 45 
44 24 
13 17 
23 27 

80 54 
44 53 

22 4o 
67 39 
44 3o 

46 3-2 
2o 32 
S6 08 
65 c6 
34 9? 

28 83 

25 52 

97 94 

69 06 

8 95 

30 61 
to 28 

83 81 

23 36 

29 94 
34 08 

31 63 

62 39 

84 3o 
58 78 

34 S6 
88 79 
37 81 

63 55 
17 «9 
11 90 

35 74 
43 71 

30 11 

32 19 

l<i6 15 

26 98 
84 37 
23 24 
72 31 



09 



NOMS ! 
des 

PBKCBPTBURS. \ 



COMMUNES. 



Goulet. 



Defrance . 



/ 



Colette 3/^ 



Hès. 



Lainsecq 

Sainte-Colombe 

Ferreuse 

Sainpuits 

Sougére 

Thury 

I Saint-Florentin 
L AvroUes 
IBouilly 
<^Chéu 

Germigny 

Jaulges 

Rebourceaux 

Yergigny 

Saint-Sauveur 

Fon'^noy 

Moutiers 

Saints 

Treigny 

[ Seignelay 
VBeaumoot 
)Chemill? p. Seignel. 
•Wurgy 
/Héry 
[ Sougères-sur-Sinotte 



Toucy 
Dracy 

Moulins 
Parly 



Roger 



Vermenton 

,Arcy-sur-Cure 

Bessy 

Boi8-d*Ârcy 

jEssert 

Lucy-sur-Cure 

Sacy 



/ Villefargeau 
l Charbuy 
|Destutt de Blan- \ Cbevannes 
nay, <Perrigny 

(à Auxerre.) j Saint-Georges 
f Vallun 
Waux 



MONTANT 

des rôles 

par 
commune. 



8450 67 

9183 03 

4S99 lo 

11660 75 

13o4o 28 

1^555 41 



41114 

14774 

5ol4 

8447 

13287 

11047 

5767 

7328 



66 
21 
89 
88 
77 
04 
75 
51 



27594 26 
ll7o4 ]9 
179oft 98 
16177 38 
28045 7o 

3o776 99 

9496 93 

9210 49 

15997 o7 

29852 o7 



34694 28 

12497 22 
6791 18 

12383 67 
8110 25 
85o9 49 

14658 89 

4o36o o9 
15145 88 
6o23 24 
1824 33 
3653 86 
3874 44 
13113 76 

127o8 41 

18311 43 

11864 49 

14ol5 o2 

8789 92 

9795 84 

666o 9o 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



5315 58 
4loo 5o 
]8o3 5o 
5G74 5o 
5ii35 66 
6276 33 

21260 76 
8402 n 
2579 n 
3516 5o 
6812 17 
4839 4o 
'il28 08 
3954 33 

13715 46 
5225 35 
7397 * 
7915 75 

13183 o5 

13869 58 
3342 75 
3ol6 5o 
7428 16 

13463 17 



21327 51 
5486 25 
3o62 75 
6o59 91 
3592 33 
3195 n 
6338 08 

23592 91 
7790 75 
3281 75 
829 5o 
1695 n 
3856 75 
5966 75 

55û7 92 
8152 42 
lol46 18 
4490 ti 
4340 17 
4479 5o 
25od n 



PRODUIT 

d'un cent, 
additionnel 
au principal 

52 16 
41 01 
i8 fli 
86 75 
50 36 

62 76 

212 61 
84 02 
25 79 
35 17 

68 12 

48 39 
21 28 
39 54 

137 15 
52 25 

73 97 
79 16 

181 83 

138 7o 
33 43 
3o 17 

74 28 
134 63 

N N 

ïl3 28 

54 86 

30 63 
6o 6o 
35 92 

31 95 

63 38 

235 93 
77 91 

32 82 
8 SO 

16 95 
18 57 

69 67 

55 08 
81 58 

loi 47 

49 90 

43 40 

44 8o 
25 08 






f :$awi-Mon 



I :^'iixnj-«i>-T.-Pla{ne 
iTrexiHj 

/Joui U Ville 
(DIsMUgis 

1 Couurooax 
IPr^-le-S^ 



1 L'Isle-sur-Sereln 
[ Angelj 

Kthie 
/Bliey 

f ProTCOty 

[ SiiDie-Colombe 

' Talcj 

iQatné 
I Saint-GernulD 
\Chisiennx 
1 Saint- Bnncher 
j Bussièrei 
i Beauvlllien 
1 Saint-Léger 
\Silnte-Htgn«nce 



S8043 5a 


80667 66 


506 es 


6913 47 


3984 ■ 


39 84 


4543 M 


2340 • 


33 4a 


8981 3* 


5097 X 


50 97 


148^ » 


8133 50 


81 24 


16163 63 


8111 o6 


88 SI 


11S89 41 


S91S 50 
- 


59 23 


n6«l 83 


9793 83 


97 94 


lo33» 69 


5177 la 


SI 77 


lo411 Sa 


5179 Î4 


54 79 


8666 83 


l!7l 5o 


12 71 


688» 56 


3393 Bo 


33 94 


llo» 99 


5431 5o 


54 33 


5»91 51 


3oaS 33 


3o 08 


SS14 61 


8651 90 


38 52 


13S3S7i 


68S1 75 


68 51 


4ia7 66 


'2310 8o 


33 11 


986o 46 


5381 83 


93 63 


11008 Î7 


586a 90 


98 61 


38S4 SI 


1917 5o 


19 n 


8361 08 


4677 50 


46 77 


7345 7« 


3918 1. 


39 18 


6106 46 


3057 50 


30 58 


8SSÏ 5i 


4317 .. 


43 27 


18SB6 64 


10071 37 


100 71 


0638 60 


1684 5o 


36 69 


11 M4 69 


6136 5o 


61 59 


S4B4 66 


9896 


35 98 


8991 BQ 


4eb9 n 


46 59 


10766 n 


9174 36 


51 74 


8791 63 


4478 50 


44 79 


37o9 25 


1630 99 


16 31 


4tl68 66 


1910 H 


19 lo 


«375 77 


3985 Ba 


29 86 


7S7o 90 


3<i66 - 


36 86 


6897 91 


4S15 H 


46 IS 


Io735 38 


Bseo 5o 


f>B 81 


4515 38 


3SH1 75 


33 63 


14017 30 


7883 39 


78 83 


1271Ï 19 


7115 S8 


71 16 


43o4 78 


3206 n 


33 06 


6831 tf? 


3101 75 


S4 03 


4414 33 


3117 50 


31 16 


1687 84 


1051 50 


lo C3 


11 545 83 


6881 « 


68 81 


8648 01 


4S66 7S 


4387 



404 



NOMS 

des 

psmcitTTBoms. 



COMMUNES 



BarJ. 



i 



DojoD . • 

(à Avallon.) 



SSantigDj 
Anstnides 
Marmeaux 
. , Montréal 
Pisy 
Thisy 
\Vassy-soa8-Pizy 

Vaalt de Lugny 

Domecy-sur-le-Vaalt 

Girolles 

Island 

Menades 

Pontaubert 

Sermizelles 

Jbarot 

rVéïelay 
Asquins 

Chamoux 

i Domecy-sur-Care 

'Foissy 

iFontenay 

iGWry 

Pierre-Perthais 

Saint-Père 
iTharoiseau 



AIRONDISSBMBNT Dl JOIGNY. 



) Cardinal . 



MichOD. 



Ltcam 
(à Joigny). 



Dupin . 



Aillant 

Champ vallon 

Chatsy 

Poilly 

St-Manrioe-Ie-Vieil 

St-Manrice-Thiz. 

Senan 

Villiert-snr-Tholon 

Volgré 

Basson 

Bonnard 

Champlay 

Charmoy 

Chicbery 

Spinean-let-VosTes 

.^Bléneao 

) Champcerrais 

Rogny 

Saint-Privé 






MONTAirr 
des rôles 

par 
commune. 



7314 41 
lo494 65 
57S4 80 
10227 63 
8940 39 
5265 24 
6199 SI 

14655 73 
3830 o6 
79o7 06 

lllo7 65 
3321 o9 
51o7 35 
4ol5 I* 
2479 53 

J7973 48 
98(8 14 
3854 79 

11639 77 
3661 32 
8128 34 
5o48 87 
4o45 93 

12316 26 
3oll 80 



17183 27 

6296 68 

12571 58 

17636 56 

5920 24 

4o8o 31 

12471 52 

10219 40 

5675 76 

11447 67 
7o8o 18 

19117 16 
7595 79 

12o6o 48 
7169 23 

29221 45 
12678 91 
17927 04 
14775 18 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



28o2 » 
4998 66 
2255 n 
4650 50 
4246 92 
22ol 25 
26o2 75 

7571 25 
1771 5o 
4134 75 
5560 5o 
1721 n 
27o2 a 
2o31 83 
1267 5o 

8850 o8 
6125 83 
2144 n 
6388 75 
1997 50 
3750 n 
2164 II 
1981 25 
6572 08 
1525 n 



10914 95 
3o31 25 
6718 45 
7o72 25 
2436 I* 
1417 50 
62o2 o8 
63o4 3o 
3159 50 

59o9 5o 
3o53 58 
9563 o8 
3484 75 
5242 c8 
3754 75 

12534 77 
5554 5o 
8432 n 
71o5 I 



pnODUlT 

d'un cent, 
additionnel 
au principal 



28 o2 
49 99 
22 55 
46 51 
42 47 
22 Ol 

26 c3 

75 71 
17 72 
41 35 
55 6o 
17 21 

27 02 

20 32 
12 67 

88 5o 
61 26 

21 44 
63 89 
19 98 
87 5o 
24 64 
19 81 
65 72 
15 25 



lo9 15 

30 31 
67 18 

70 72 
24 36 
14 18 

62 02 

63 04 

31 7o 

59 )0 
30 54 
95 63 
34 85 
52 42 
37 55 

125 35 
55 55 
84 32 

71 05 











PBOWJII 


NOUS 




des rAle» 


des 


d'un cent 


àtt 


COMMIMES. 


par 


quatre 


addilioDa<-l 


PIBCirTIDKI. 




rammane. 


contributions. 


au principal 




Brtenon 


«73S Bl 


2S7BÎ B4 


ÎS7 93 




Bellechiiunie 


9937 S6 


5330 » 


52 2o 




Bllgny-on-Olhe 


3Î18 37 


1645 5d 


16 46 


Chafiloii . . 


litiDT-cn-Oihe 


9S193 33 


14082 91 


140 83 




E...O.. 


7381 2Ï 


4158 83 


41 SB 




MercT 


3439 72 


iSo" 50 


lO 1 




Pifoj-enOlho 


5063 51 


3465 1, 


24 65 




Coriiler* 


13663 83 


736.. 59 


73 61 




Â.tCft 


13ol2 94 


5436 73 


54 37 




Bueuri 


8280 ol 


4183 76 






Cérillj 


3994 B3' 


2098 50 


9o 99 


TiUhan . . 


ruulour» 


7576 13 


39SO .. 






»ll1o 


1B54 8! 


696 So 


6 07 




Fooroaurlin 


S413 37 


19B0 84 


1» 81 




Vandoors 


10399 46 


4385 o 


43 85 




Villechrlire 


5S8J 15 


2558 50 


25 59 




City 


20818 So 


11296 SS 


112 97 




Iléon 


8118 64 


4970 90 


49 71 




ChKmytei 


IJdSl 41 


5491 50 


54 92 


tllnkallM>in 


Paroy-iur-Tholon 


6753 53 


38SI it 


38 51 


(b lolgny.) 


Sl^iibiD-gur-YoïiDe 


9654 81 


6509 75 


BS lo 


Villecien 


7357 72 


3S35 92 


38 36 




Villevi'lier 


9BBQ IS 


5300 42 


53 1 




Cbampignelles. 


2o45j 41 


9437 15 


94 27 




Grand-Champ 


136o8 75 


6330 Sa 


62 31 




Lonesme 


3738 14 


1515 17 


15 35 


Roiianté . . 


Ualtcornc 


8089 es 


3S38 33 


35 38 




Sr-Deniï-s.-Ouaane 


6394 49 


2SÎ5 50 


35 36 




Tao lierre 


12006 39 


6415 •• 


64 15 




VllIeo.-les-Geneis 


8787 68 


4430 So 


44 31 




Charny 


226S9 88 


110OO75 


110 08 




Chambencle 


2504 33 


978 - 


9 78 




Cbéoc-ArDOiill 


457B 29 


1875 75 


16 76 




iChevillou 


7471 60 


297S 83 


39 76 




(Dicy 


7871 5o 


3799 78 


38 " 


.Ottoard de Bois- 




7116 le 


3971 75 


39 73 


miloD . 


.La Hathe-RDX-Auln. 


lo47 32 


645 2B 


6 45 




JMarchBit-Betou 


4167 33 


1643 n 


16 42 




Perreui 


11143 49 


RS44 B8 


55 45 




Prnnoy 


ii37ii sa 


5344 75 


53 45 




SI-Hsriin-a-Ouaiiae 


9677 92 


4619 So 


46 90 






10654 6(. 


5037 41 


50 37 




Guerchy 


16o38 96 


6555 83 


6S 56 




Fleury 


19873 96 


8909 42 


89 09 




firanchei 


12828 05 


Bo9S 43 


S» 95 




L»dai 


6896 31 


2733 5n 


37 34 




Neuilly 


19218 49 


8193 83 


81 94 




Villener 


9527 o4 


3452 7S 


34 53 



403 



NOMS 
des 

P8RCBPTBDRS. 



COMMUNES. 



Brannia 

(k Jolgny) 



Hartio . 



Rocher 



Damas 



llolbré 



Micfjaut. 



Herrgott 



Joîgny 

BrioD 

I.ooze 

Migennes 

SaiDt-Cydrotne 

VilUerf-St-BcnoU 
Li VilloUc 
|Lei Ormes 
Merr y-Vaux 
I St-Martio-tar-Ocre 
Sommecaise 
Sl-Aubin-Chât.-N. 

!La Ferlé -Loopiéro 
Cudot 
La Celle-S«inl Cyr 
Précy ^ 

j St-RomaÎD-le Preux 
' Sépaux 

Saint-Fargcau 
Lavau 

Koncbéres 

St-MartiQ-des-Ch. 
MëziUes 

Fontaines 
.Sepifonds 

ISt-Julien-dn-Sautt 
S(-Loiip.d*Ordon 
Sl-Marlin-d'Ordon 
Verlin 

/ Venisy 
) Chaiiley 
-iChamplost 
\Turny 

)Villeneuve-«.-TonDe 
Àrmeau 
BiiMfle-Repos 
Chaumot 
(Dixmont 
Les Bordes 
PiffoDds 
ROOSSOD 



«ONTAWT 

deà rôles 

par 
commune. 



131861 87 

lo60d 20 

6579 94 

l5o9d 38 

14690 13 

]4o;^9 89 
6281 95 
5218 82 

11426 98 
8'^67 36 

lo558 90 

14147 27 

18043 25 
8953 40 

19631 09 

10684 83 
6o69 o4 

10791 18 

41252 64 
92o51 84 

53ol 65 
14918 42 
2o6o2 93 
133o7 83 

6834 01 

3386^ 23 
8984 26 
5666 84 
7490 25 

39oo8 33 
12838 68 
21371 60 
18510 89 

74561 38 
10124 78 
10524 92 
1J801 52 
20159 41 

8833 56 
i3960 05 

8798 65 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



71425 45 
5579 50 
29 22 50 
6784 09 
7090 17 

6286 17 
2775 « 
2344 80 
5926 17 
1000 «f 
4475 5o 
7946 42 

8065 09 
4157 75 
8196 n 
5270 50 
2>41 n 
5546 88 

20707 30 
11405 n 
2034 n 
6594 07 
11747 57 
6778 w 
Î966 If 

18150 69 
4084 50 
2711 it 
3304 n 

16749 78 
7245 13 
9598 84 
9556 75 

41322 43 
4331 67 
4833 50 
4998 50 
9492 45 
4035 45 
6240 08 
3983 75 



PRODUIT 

d'un cent, 
addiliounel 
au principal 



714 25 
55 80 
29 23 
67 84 
70 90 

62 86 

27 75 

28 45 
59 26 
10 n 
44 76 

79 46 

80 65 
41 58 

81 96 
52 71 
22 41 
55 47 

207 07 

114 05 

20 34 

65 94 

117 48 

67 78 

29 66 

181 51 
40 85 
27 11 
33 04 

167 50 
72 45 
95 99 
95 57 

413 22 
43 32 

48 34 

49 99 
94 92 
40 35 
62 40 
39 84 



.«B-L— 




IIONT*NT 


p«mcip*i. 


MODn 


4m 


COMMONES 


dW rAles 
par 


d«S 

qaalns 


d'nn e^l. 


tntxrrmi.- 




commonc. 


contributions. 


an priBTijul 












CbérOT 


1S19B SS 


6B7* n 


65 7* 




Brinnaj 


SSIt 65 


3157 H 


31 97 




Dallot 


9W7 03 


3047 50 


SOIS 




Jour 


BtOl OS 


3105 50 


31 0< 




Honl.ch«r 


130B3 35 


5398 ■ 


53 9S 




S«iBl-V«léri«ii 


I668S 81 


6769 3* 


67 69 




Villwj 


tSl33 ai 


*689 SB 


IG 9D 




VillebooRii 


7115 Ii6 


3813 SB 


38 U 




.Villcgardin 


SB7.S 3S 


135 S 80 


33 56 




/DomaU 


iai7S 50 


6366 75 


63 67 




Conrtain 


3383 97 


1616 ■ 


(fi (« 




.Fouchére» 


7361 17 


39 IS 80 


39 16 




U Belliole 


SBS8 11 


3303 i> 


33 Oî 


Pnioim- . 


hinsaj 


8*91 IS 


3830 SO 


3g 31 


ISûblignj 


6081 73 


33S8 83 


33 59 




fVeruoï 


8i79 89 


3697 n 


36 97 




Villen.-)i-DoDd«gra 


' 8718 16 


3715 50 


S7 U 




Villeroy 


1B69 SI 


(517 « 


15 47 




Gringe-le-BoFage. 


B19S SO 


- 3008 33 


30 OS 




St-M.urice-«.-R..H. 


mu is 


7817 17 


78 17 




SoB-e. 


SS35 61 


1808 67 


18 09 


Cbiilley . . 


Verltllj 


(63« 17 


1831 i> 


18 31 


Willien-BoDnem 


9791 Oi 


3185 « 


3* 8S 




CoDreeaui 


7336 03 


3768 « 


37 68 




|PI<MU-Diin>ée 


56S7 » 


1535 50 


35 36 




/Ullij'Ie-Gnrid 


IISSS 91 


6618 80 


66 19 




M«illol 


74IB t7 


18(9 


38 19 




MâJaT-le-Pelit 


5966 (1 


11.60 


39 69 




\lioé 


183S 30 


353* 50 


35 3S 


Chindenier 

(1 Sent) 


^FoDfaine-li-Gu1Ur. 


3896 B9 


1633 85 


le 31 


1P»"I 


5863 89 


1737 30 


37 37 




itotoj 


S386 05 


30S1 


30 SI 




'Sslig... 


«098 83 


165 ( 


26 51 




Vtumàrt 


6118 75 


1805 


■iS OS 




\ Véron 


11179 89 


7737 3* 


77 57 




ParoD 


9098 16 


*7U 93 


17 IS 




Collemleri 


6881 05 


3799 13 


37 99 




Cornant 


38(3 98 


1«03 SO 


(0 01 




Couttoi» 


3683 39 


160J 67 


16 01 


ihin . . 


/Egri««llei-le-Bocaee 


11S3S 01 


5608 17 


56 0» 


Sui«) 


Eiignj 


7*33 38 


3981 


19 81 




Gron 


11180 S* 


5393 90 


53 93 




Uananfii 


1*379 80 


6106 3S 


61 OG 




Niillr 


13*31 7B 


5900 83 


59 01 




SI-HaTlIn^a-Tertre 


6963 96 


3930 30 


39 30 



405 



NOMS 
des 

PSRCSPTSURS. 



COMMUNES 



LhcrmiUc 



Pool- sur-Tonne 

Coy 
ETry 

iGisy- les -Nobles 

Liiy 

Michery 
Saint- Serot in 
Villemanoche 
VillenivoUo 
Villeperrot 



ISens 
SaiDl-Clémeot 
Saint-DenU 
SoQcy 



f Sereines 
iGompigny 
iPailly 

. l Pleisis^Satnl-Jean 
jConrioD 
/ Serbonnes 
I Yinneuf 



Bertbelin 



Peliier . . 



Légier . 



Beauvaltet. 



Guerrier $ 



, Theil 

Pont-sur-Vanne 

Chigy 

Les Sièges 

Yareilles 
\ Yilliers-Louis 

' Thorfgny 

)Flenrlgny 
La Cliapelle-R.-Or. 
' .La Postoilo 
iSt'Marliii f.-Orease 
( Voisines 

(Villeo-la-Gnyard 
jChampigny 
j Cbaumonl 

ÎSaint-Àgnan 
Villeblevin 
Villelhierry 

Villen.-l'Archev. 

Bagneaiix 

Coorgenay 

Flacy 

Foissy 

Lailly 

Molinons 



MONTANT 

des rôles 

par 
commune. 



25596 
6898 
5796 

10613 
8i99 

17015 
9i55 

15562 
166i 
5643 



63 
63 
34 
68 
15 
40 
35 
49 
85 
18 



312061 49 

10380 44 

4977 se 

12029 54 



26837 

7184 

9142 

9889 

21361 

12371 

21010 

9233 
5631 
11213 
10163 
6128 
4774 

16190 
13572 
12537 
7311 
8762 
12528 



79 
79 
94 
77 
16 
59 
52 

36 
01 
93 
69 
03 
45 

93 
27 
55 
34 
82 
09 



62 
72 



41229 
26030 
12064 04 
9449 52 
15328 
13918 



65 
69 



30039 79 
9799 76 

13791 12 
7128 36 

12307 56 

11771 40 
7687 72 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contributions. 



13785 42 
2971 
2554 

5535 25 

2941 83 
9063 

3562 50 

6767 91 

757 50 

2128 50 

125552 37 

4829 42 

2306 50 

5505 88 

12868 50 

2868 

3921 

8620 67 

10255 17 

5628 50 

9106 02 

3885 58 

2145 21 

4559 75 

5325 33 

2491 50 
2537 

6439 50 

5262 50 

5611 75 

3171 50 

4532 42 
4474 25 

18586 73 

12984 65 

4779 83 

3554 50 

7603 17 

5319 25 

17930 76 

4937 50 

5703 08 

3452 75 

6575 50 

4713 87 
3831 



PRODUIT 

d*on cent, 
additionnel 
au principal 



137 85 

29 71 

25 54 

55 35 

29 42 

90 63 

35 63 
69 68 

7 58 

21 29 

1255 52 

48 29 

23 07 

55 06 

128 69 
28 68 
39 21 

36 21 
102 55 

56 29 

91 06 

38 86 

21 45 
45 60 
53 25 

24 92 

25 37 

64 40 

52 63 

56 12 
31 72 
45 32 
44 74 

185 87 

129 85 
47 80 
35 55 
76 03 

53 19 

179 31 

49 38 

57 03 
34 53 

65 76 
47 14 

38 ai 



107 



NOMS 
des 

PERCEPTEURS. 



COMMUNES. 



Cbartre. 



Petit. . . 



Cballaa. . 



Gaisard. 



Garrel . 



/ Neury 

1 BfUgDOD 

. ^ Lasson 
I Sormcry 
vSoumainlrain 

Noyers 
Censy 

Châtel-Gérard 
Eiivey • 
Grimault 
iJouancy 
Moulins 
Pasilly 
Sarry 

'Rasrny 

Arihonnay 

Méllsoy 

Quincerot 

Thorey 

Trichey 

Villon 

iTanlay 
Baon 
Gommissey 
Saint-Martin 
Saint-Vinnenier 

/Tonnerre 
[ Cheney 
] f^annemoine 
/iKpineuil 
f Junay 
f Moiosmes 
^Vézitines 



MONTAirr 
des rôles 

par 
commune. 



23933 22 

7301 83 

6229 87 

17421 98 

10730 34 

24806 
2308 57 
7768 37 
7430 33 
8384 53 
2786 61 
5760 25 
3247 25 
9406 24 

5784 87 
10118 70 
8429 18 
4049 40 
2579 86 
2815 82 
6235 02 

10678 62 
3572 
8870 35 
6880 91 

11042 37 

85966 39 
5466 01 

10185 84 
9257 17 
3864 64 

10697 72 
6180 68 



RÉCAPITULATION. 



PRINCIPAL 

des 

quatre 

contribulions. 



Arrondissements d'Auxerre 

Bois de l'État. 
Aval Ion 

Bois de l'État. 
— Joigny 

Bois de rÉtat. 
Sens 
Bois de l'ÉUt. 
— Tonnerre 

Bois de l'État. 

Totaux. 
Bois de TÉtat. 



12264 65 
4003 66 
2703 25 
8873 92 
5375 42 

14765 
940 
4000 75 
4539 25 
4203 41 
1148 75 
2960 
1711 33 
4039 

3288 75 
5732 17 

3921 50 
1634 50 
1409 
1194 
3568 09 

6401 72 

1784 

4638 

3922 25 
5738 08 

52221 62 
2750 25 
5384 33 
4883 25 
1514 75 
5270 75 
2749 



PRODOIT 

d'un cent, 
additionnel 
au principal 



1918219 


51 


892247 45 
5665 00 


659657 


61 


345872 96 
5251 00 


1470606 


33 


723452 97 
H309 00 


1168086 


61 


549878 79 
7329 


756891 


78 


407977 08 
5198 00 


5973461 


84 


2919429 25 
34752 00 



122 65 
40 04 
27 03 
88 74 
53 75 

147 65 

9 40 

40 01 

45 39 
42 03 
11 49 
29 60 
17 11 
40 39 

32 89 
57 82 
39 22 

16 35 

14 09 
11 94 
35 68 

64 02 

17 84 

46 38 
39 22 
57 38 

522 22 
27 50 
53 84 
48 83 

15 15 
52 71 
27 49 



8922 47 

56 65 
3458 73 

52 51 

7234 54 

113 09 

5498 7» 

73 29 
, 4079 77 

51 98 

29194 29 
347 52 



408 



CONTRIBUTIONS INDIRECTES. 



DIRECTION DE L'YONNE. 

RUE DE PARIS, G7. 

MM. BiuvB» directeor; CosDier, i"" commit; Nolle. 2* coatinis; Fontaine. 3* 
commis; Ilamel, 4'comniii; Berthter, «urnuméraire. 

INSPECTION DU DÉPARTEMENT. 
MM. Vernet ot Brune ei, inapecteart, en rësidence d*Àaxerre. 

AnROIlDlBSBHBNT D^AiTXBRRB. 

Borcaox et entrepôt des tabaca : rue des Lorohards, 1 1. 



M. Bouchon, recey. principal, entrep. 

Service Actif. 

MM. Gautier, contrôleur à Àuxerre, 
Morjssct , Forestier, Petit, Ginestet, 
commise Àuxerré. 

N. ... N...., Gnidou. Kurnumër. 
du service actif à Auxene. 

Caillot, receveur à ciieTal de la ban- 
lieue d*Auxerre. 

Petit, commis principal àcticval, id. 

Sérod in- Berlin, recer. âcliev. à Chablis. 

Leclerc, com. princip. à cheval id. 

Vidal, rec. à ch. & Courson 

Dumont, com. princ. h cheval id. 

Chanteux, recev. à cheval à St-Florentin. 

Maudric, com. principale cheval id. 

Goutrix, receveur à cheval à Toucy. 

PiUot, commis principal à cheval Id. 

Pon», rec. à cheval a Vermenlon. 

Duhaut, commis principal à cheval id. 

Service de la Navigation. 
«' ftlM. Isman, rec. de nav. 
B.iyaril, commis surveillant de navig^. 



Garantie des matières d'or et d'argeni, 

MM. Gautier, contrôleur de garantie. 
Bouchon, receveur. 
Monceaui, ejsayeur. 

Service des Octrois, 

MM. Martin^ préposé en chef de Toctrol 

d*Auierre. 
Bretin, brigadier. 
Caillanx, s.^brig. 
Mviiion. 1«' surveillant ambulant. 
Moii(bon,2* id. 

Goctal, 3« id. 

Sassin, 4« id. 

Irr, receveur à Tabaltoir. 
Courtois, receveur à la Porte du Pont. 
Viault, id. du Temple. 

Colto, id. de Paris. 

Boudin, id. Chantepinot. 

Pont, receveur k la porte d'Eglény. 
(]0U(Jré, id. do Port. 

Bertrand, surveillant Porte St-Pierre. 
Chatte, id. porte Saint-Vigile. 



ABRONDISSBMBNT D'AYALLON. 



MM* 

Messa|[cr, rec. entrep. à Àvallon. 
Bessette, commis principal à Avallon. 
Jourltteuil, commis à Avallon. 
Honard, receveur à cheval à Tlsle. 



Maufret, commis pr. à ch. il Tlsle. 
Vachî?!, rec. à ch. à Quarré-l.-Tombes. 
Sadde, commis princ. à cheval id. 
Liéf;aut, receveur â cheval k Yézelay. 
Detz, commis priuc. à chev. id. 



SOUS-DIBECTION DE JOIGNT. 

MM. deGiilain, ?ous-directeur; HcfriscMc commis: Collet, 3* coni.nis; Pourre, 
3* comtois; Hanrtot, surnuméraire, pour les arrondissements de Joigny, 
de Sens et de Tonnerre, résidant i Jeii^ny. 



ABRONDISSBIIBNT DB JOIGNT. 



Giry. rec. princ. entrep., à Joigny. 

Service Actif. 

MM. 

Demeiz, receveur » cheval â Aillant. 
Jaquelin, com. princip. à cheval id. 



Bonn eau, rec. à ch. àBrienon. 
Schneider, com.. princ. id. 
Laillet, rccevear à cheval à ChRriiy. 
Popon, com. princ. à cheval à Ciiarny. 
Thcnevcau, recev h cb. à St.-Pargeau. 
Henriot,comm. princ.àch.à St-Fargeau. 
Lacorde, r. à ch. à V.-s-Yon. 



^#5 



109 



Briinel, commis princ. à chetal à V.-t-T. 
Rolot, commU principal k Joigny. 
C>laret, commis à Joigny. 
Fouel, surouméraire du sctvicd actif. 



Service de la Navigation, 
MM. 
Jacquot, receveur de navi(iat. h Lsroche. 
Michon, vérificateur de navig. & Laroclie. 



M. 



AlRONDISaïUXNT DB SBNS. 



Lefèvre, recevenr entreposeur à Sens. 

MAI. Service Actif. 
Letèrre, contrôleur & Sens. 
Colle*, Bernot, Noirel, Gcrin, commis. 
Lap^rl, surnuméraire du service actif. 
Jacques, rec. & cheval de la ban. de Sens 
Donafort, com. princ. à ( hov. id. 
N. . , rec. à clieva] ft Pont- sur-Yonne. 
Lebeufy com.-princip. à cheval id. ' 



Delécolle, rec. h cheval à Villen.-rÀreb. 
Philippe, commis prino. k cheval Id. 

MM. Service de t Octroi, 
Houdrot, prép. en chef de Poct. de Sens. 
Vie, Gromard, Créveau» Fontaine , 
Troué, Veau, Delagneau, Martin, rece- 
veurs d^octroi à Sens. 
Jean Bos, Hourton, Perrault, Brolé, Sa* 
dron, surreillanti ambulants h Sens. 



MM. 

Bofsërt, receveur entrepoieurà Tonnerre. 
L>ciay, commi/chef de posta à Tonnerre. 
Mignon Boigert, commis à Tonnerre. 
Fa upert, surnom. du serv. actif à Tonnerre. 

MM Service Actif. 

Pirolley, recev. à cheval à Ancy-le-Franc. 
(riiarlon, com. princ. achevai ù Aney. 
Durtnthoo, recev. & cheval à Flognj. 



AaR0NDlS9BHBNT DB T02f:iEBRB. 

Hoguicr, com. princ. k cheval à Flogity. 
Barbotte, receveur & cheval à Noyers. 
Chalumeau, com. prine. & cbev. ft Noyers. 

Service de la Navigation, 

MM. 

Vauthler, receveur buraliste do navi;;a- 
lion k Tonnerre; Poilout, receveur 
buraliste de navigation & Ravièrcs. 



ENREGISTREMENT ET DOMAINES. 



MM. Caphab, directeur du département ; 
RÉTIF, inspecteur. 

MM. Capmas, 1er commis de direction, 

Balbon , garde-magasin, contrôleur de complabilité, 

Mauricart, timbreur. 

Guillou, commis d*ordre. Adam ^^ Poulin, expéditionnaires 



"VERIFICATEURS. 

MM. Gantrelet, èAuxerre. 
Tixier, à Avallon. 
Piétresson de St-Aubin, h Joîgny. 
Cbrestien de Lihus, à Sens. 
Souclier, à Tonnerre. 

CONSERYATEURS DES HYPOTHÈQUES 

Auxerre, Périer. 

ATalIon, Cunicr. 

Jotgny, Frëze. 

Setis, Fels, 

Tonnerre, Maulbon d'Harbaumont. 

RECEVEURS. 

Arrondissement d'Auxerre, 



— Paillot,rece7. de Tenregistrement des 
actes judiciaires et des domaines. 

Chablis, Gounot. 

Coulanges- la -Vineuse, Labadie. 

Coulanges-sur-Tonce, Couquet. 

Courson, Legrand. 

Uçny, Bertucat 

Satnt-Florentin, Lantard. 

Saint-Sauveur, Dulac. 

Seignelay, Pilicau. 

Toucy, Corvoisier. 

, Vermenton, Boussard d'Hauteroche. 

I Arrondissement d^ Avallon, 

jArallon, Grotey de Bonval. 
L*l8le, fiourgeot. 
Guillon, Arsac. 



Aiixerre, Letors 'de Crécy, rec. de Tenreg. Quarré-les-Tombes, Pierrey. 
des actes civils, s.-s. privés et suc. | Vézeiay, Qirerd. 




wMi iadkiiim et des domama. 
^- 1 ■IBII l'ÛT"'' Ldiluic. 

^nmiâiimMic Tonmem 

^MpV- 1 DoroHe. 

Foantèrfti (witeg* el «Uwaû-'* 
SCiCïUMBRAlRES. 
t. KûjUU, Boacbon- 



cr r:«.tïs. 



».«•. Srt»fa(r «Jeoiaire, «tucbé - 
.!•>. tvie etmeni, i fcnllon. 
■X««CnON M SENS, 
à Sens- 
r.àSeiu- 






\u 



CoD]aDgcs-la-Vinetise, Mme Jolly, recev. 
CouIangcs-8.-Y , M"* Laroque, receveuse. 
Courson, Mlle Carré, receireuse. 
Gravant, Mlle Bazin, receveuse. 
Etais, M. Bertraux, facteur-boîtier. 
Ligpy, Mlle Précy, receveuse. 
Mailly-Châleau, M. Vincent, receveuse. 
Pourrain, Mlle Gomisr, distributrice. 
Saint-Bris, Mme Hadery, receveuse. 
St-FIorentin, Mme Dubois, receveuse. 
Si- Sauveur, M"« Brunot, receveuse. 
Seignelay, M. Jamin, receveur. 
Toucy, Mme v Batbédat, receveuse. 
Treigny, Mme Mousset, dislribulrice. 
Vermenton, Mlle Mansel, receveuse. 
Vincelles, Mme Mouchot, receveuse. 

Arrondissement d*Avallon, 
Avallon, M. Geantet, receveur. 
Chàtel-Censoir, Mme Lamy, distribut. 
Lucy-le-Bois, M. Berthelot, receveur. 
Quarré-les-Tombes, Mlle Kagon, recev. 
Vé«elay, Mlle Jozon, receveuse. 
L'Me-s4-Sereîn. Mlle Barbotte, receveuse. 
Chaslellux, M-»" Tanière, distributrice. 
Cussy-Ies-Forgesj Mlle Forestier, id. 
Guillon, Mme Soisson, receveuse. 

Arrondissement de Joignj/, 
Aillant, Mme Broué, receveuse. 
Arces, Mme Mortier, receveuse. 
Bassou, M. Vacquier, receveur. 
Bléneau, MlleCbastanet, receveuse. 
Brienon, Mlle Bonnard, receveuse. 
Cerisiers, Mlle Chardon, receveuse. 
Cezy, M— Petit, receveuse, 
Champignelles, Mlle Denis, distributrice. 
Cnamy, Mlle de la Jolive, receveuse. 
Dixmont, Prévost, facleur-boUier. 
Fieury, Mlle Bard, distributrice. 
0*1 MM. Scmelet, receveur. 
.2P< Gillon, premier commis. 
^ { Cantin, second commis. 



Laroche (St-Cydroine), M- Vil tard, recev. 
Mézilles, Mlle Roudault, receveuse. 
Ilogny, Mme Crapeau, distributrice. 
St-Aubin-Ch.-Neur Mlle Ribière, distrib. 
S.-Fargeau, Mme Gla/eux, receveuse. 
S.-JuUen-du-S., M" v« Michel, receveuse. 
Senan, M. Robineau. tacteur- bottier. 
Sépeaux, Mlle Quantin, distributrice. 
Villefranche-St-Phal, M. Dosnon, facteur 

bottier. 
Villeneuve-sur- Yonne, M. Boudet, recev . 
Villevallier, Mme v« Loisel, receveuse. 
VillierspS.-Benoit, Mme Godeau, distr. 

Arrondissement de Sens, 

Champigny, M. Denis, distributeur. 
Chéroy, M. Piau, recevrur. 
£griseile-le-B. , Mme Cosset, distributrice. 
Pont-sur-Yonne, Mlle O ber la nd, recev. 
. i MM. Labarre, receveur. 
g } Saulnier, premier commis. 
^ j Bonnet, 2* commis. 
Guyot, 3' commis. 
Serbonnes, Mme Morin, receveuse. 
Sergines, M"" v» Vezy, receveuse. 
Saint- Valérion, Mlle Fortin, distributrice 
Theil, Mme Mirauchaux, distributrice. 
Thorigny-s.-Oreose, M. Lamy, receveur 
Vallery, Mlle Gagé, distributrice. 
W'-l'Archevôque, Mlle Villiers, receveuse. 
WMa-Guyard, Mme y* Sub} , receveuse. 

Arrondissement de Tonnerre. 

Ancy-le-Fr., Mlle Boissaux, receveuse. 
Cruzy, Mlle Lallemand, receveuse. 
Fiogny, Mme Gilfard, receveuse. 
Neuvy-Sautour, Mme Boisseau, receveuse. 
Lezinnes, Mlle Navelier, receveuse. 
Noyers, Mme Lciilié, receveuse. 
Nuits, Mme Paupert, receveuse. 
Tanlay, Mme Pesme, receveuse. 
Tonnerre, M. Charin, receveur. 



SECTION VII. 

PONTS ET CHAUSSÉES. 

M. DORE ^, Ingénieur en chef du Département, rue Gérot. 5, à Auxorre 

§ r'. SeaviCB ORDINAIRE COMPRENANT : 

i^ Les roules nalionaUs dont voici la nomenclature et V itinéraire 



No 5. De Paris à Genève par Monteras u, 
Vilteneuve-la-Guyard , Champigny, 
Villemanoche,Pont-sur-Tonne, Saint' 
Denis, Sens, Mâlay-le-Roy, Theil, 
Vaomort, Arces, Avrollei, Saint-Flo- 



rcntiu, Germigny, Percey, Fiogny, 
TroDohoy, Gheney, Dannemoine, Ton- 
nerre, Léziunes, Âucy le-Franc, Ful- 
vy, Nuits, Aisy. Montbard et Dijon. 
N"* 5 Ins. De Sens à Saint-Florentin par 



112 



Ro8oy,ViUeneove-8nr-Yonne,Armeaa, 
Villevallier, VillecioD, Saint-Aubin, 
Joigny, Laroche. Esnon et Brienon. 

N" 6. De Paris à Chamhéry par Joigny, 
Epineau - tes - Voves , Basson , Ap 
poigny, Auierre, Cliamps, Yincelles, 
Gravan, Vermenlon, Reigny, Lucy-s.- 
Cure, Arcy-8ur-Care, Voulenay, Ser- 
inizelles. Avalion, Cussy-les-Forges, 
Sainte Magnance et Roavray. 

Ko 60. De Nancy à Orléans par Troyes. 
VilleneuveP Archevêque , Molinons, 
Foissy, Senfs, Paron et Coartenay. 

No 65. De Neufchdteauà Bonny-sur-Loire 
par Châtillon-sur ^ine, Laignes, Pi- 



melles, Tanlay, Tonnerre, Fléy, Cha- 
blis, Poiuchy, Beines, Auierre, Ville- 
fargeao, Pourrain, Toucy, Mézilles, 
Saint-Fargeau etLavau. 
N* 77. De Hevers à Sedan par Clamecy, 
Coalangcs-sur-Yonne, Coarson, Gy- 
Lé?éqoe, Vallan, Aoxerre^YilleneaTe, 
Sainl-SaWes, Monligny, Ponligny, 
Saint- Florentin , NeuTy-Sautour et 

Xroyes. 
N« 151. DePotlt>r»ài»aWonparClamecy, 

Domecy. Chamoux, Vezélay, Asquins 

et Blannay. 
Longueurs des routes nation, dans )e 
département, 626 kiL, 7 hect. 



20 les routes départementales dont voici les dénominations et Vitinéraire : 

N« 1 . 1>« Sens à Nemours par Saint-Valé- 

rien et Chéroy. 
N» 1 bis. De Subiigny à Villeroy, 



No 2. De Chéroy à Bray-iur- Seine par 
Dollot, Branoay, Pont- sur- Yonne. 

N* 3. D« Joigny à Touey par Paroy, Sc- 
nan«AiUant-8.-Tholon et Saint-Aubin. 

N® A.D'Àuxerre à Nogent -sur -Seine par 
Monéteau, Seignelay, Haulerive, Brie- 
non , Bligny , Bellechaume , Arces , 
Vaudeors, Les Sièges et VilleneuTe- 
TArchevôque. 

N° 5. De Saint- Farg eau à Vincelles par 
Saint-Sauveur, Ouaine, Merry-Scc et 
Coulanges -la-Yiccuse. 

N» 6. De Tonnerre à Avallon par Yrouerre. 
Noyers, Massangis, Dissangis, llle-sur- 
Serein, Provency et Sauvigny-le-Bois, 

No 7. D' Avallon à lormes par Ohastellux. 

N«8. De Cussy-les-Forges à Semur par 
St-And]ré-en-Terre-Pleiae et.Epoisses. 

N" 9. VAisy à Montargis, par Etivey, 
Sanvigny, Pasilly, Censy, Noyers, Ai- 
gremont, Lichéres, Saint-Cyr-les-Co- 
lons, Saint Bris, Auxerre, Saint-Geor- 
ges, Aillant-sur-Tholon, Senan,Vol»jré, 
Saint-Romain-le-Preux, Yillefranche, 
Dicy et Château-Renard. 

N' 9 bis. De la porte d'Eglény'à la porte de 
Paris autour d' Auxerre. 

N- 10. De Saint-Fargeau à Montargis 
par Saint-Privé. Bléneau et Rogny. 

N» 11 . De Joigny à Avallon par la Belle- 
Idée, Cheny, Uauterive, Ligny-le-Châ- 
tel, Maligny. Chablis, Lichéres, Nilry, 
Joux-la-Ville, Lucy-le-Bois. 

N« 12. De Joigny à Montargis par Béon. 

N» 13 De Sens à Nogent-sur-Seine par 
Saint-Clément, Thorigny et Sognes. 

N» 14. De Germigny aux Croates, 

N« 15. D*ÀvaUon à Montbard par Sao?i«- 



gny, Santigny, Vassy-sous-Pixy, Ans- 

trudes et Aisy. 
N« 16. De Tonnerre à Bar-sur Seine par 

Saint-Martin, Rugny, Yîllon, Arthon- 

nay et les Riceys. 
N» 17. De Courson à Dicy par Fon tenail- 
les. Ouaine. Moulins, Toucy. Villiers- 

Saint-Benott et Cbaroy. 
N« 18. De NuiU à Laignes, par Raviéres, 

Jully, Sennevoy et Gigny. 
N« 19. De SaintAubin-Chàteau-Neuf à 

Uéxilles par Yilliers-Saint-Benott. 
No 20. D' Auxerre à Véxelay par Vincelles, 

Bazarnes, Trucy -sur- Yonne, Mailly- 

la-Yille, i:bâtel -Ccnsoir et Asniéres. 
No 20 Annexe de Chamoux à la limite 

de la Nièvre. 
N' 21. D' Auxerre à Semur par Noyers, 

Sonlangis, Sarry, Cliâlel-Gérard.Vassy - 

sous-Pizy et Moutiers Saint Jean. 
N" 22. DeCosneà Auxerre par St-Amand, 

Saint- Sauveur, FonUiocs et Toncy. 
N« 23. De Courtenay à ViUen.-la-Guyard 

par Domats, Montacher, Chéroy, Val- 

lery, Ville-Thierry et Saint-Agnan. 
N» 24. D' Auxerre à Donsy par Courson, 

Druyes et Etais. 
No 25. De Luey4e-Boisà CussyAesForges 

par Sauvigny-le-Bois. 
N« 26. De Tonnerre à Chaource par 

Cons«egrey. 
N- 27. De Joigny à Courtenay parYiUe- 

vallier. Saint-Julien-duSault, Verlin, 

et Saint Martin -d'Ordon. 
No 28. De Saint-Bris à Lucy-le-Bois par 

Vermenlon. 
N- 29. De Véxelay à Avallon par Saint- 
Père, PoDlaabert. 
Longueurs des roules départementales, 
841 kil., 1 hect. 



143 



§ 2. SERVICE HYDRAULIQUE COMPRENANT : 

1* La surveillance et la ré^lcmentatloo des rivières, ruisseaux et tous autres cours 
d'eau non navigables ni flottables. — 2*" La surveillance et la réglementation de 
toutes les usines établies sur ces cours d'eau. — 5° Les irrigations et les drainages. 
— 4*'Lesét<j>le^ pourrassainissernent des terrains communaui à mettre en valeur. 
(La police, Ir curage et racnëlioratiou des cours ri c.-iu non navigables, ni flotU' 
Lies, ont é!é plâCcs par décret impérial du 8 mai 1861 dans les aitributions spé- 
ciales du Ministère de l'agriculturo, du commerce et des travaux publics.) 

Un décret du 29 avril 1862 place également la surveillance et la police de la 
poche dans les attributions du service ordinaire pour ce qui concerne les cours 
d'eau non navigables ni tiottables. 

S 3. 

Service des appareils à vapeur, des établissements insalubres ou dangereux, et 
enfin des usines métallurgiques, hauts -fourneaux, patouillets, fonderies, elc« 

H.VI. les ingénieurs des Ponts et Chaussées du servico ordinaire remplissent, 
dans le département, les fonctions d'ingénieurs des mines. ^ 

BUREAUX DB L'iNOiNIBUR Blf CHBF. 

MM. Ficatier Virgile^ conducteur embrigadé, chef de bureau. 
Petit Charles, conducteur embrigadé. 
Chailley, Château et Berry, employés secondaires. 

Le département est partagé en quatre arrondissements d'Ingénieurs ordinaires, 
ainsi qu'il suit : 

ARROND188BHBNT D'AUXERRE. 

M. Dbsvaison S ^, sous-ingéniear, faisant fonctions d'Ingénieur ordinaire, h 

Auxerre. — ilureaux: Place Saint-Etienne. 



Bureau, 

Sanglé^ conducteur auxiliaire. 
Ansanlt, Petit Emile et Renvoizé, 
employés secondaires. 

Service actif. 

Raou), conducteur embrigadé, à 
Auxerre. 

Suchey, conducteur embrigadé déta- 
ché àSaint-Fargeaii. 

Jalouzot, conducteur embrigadé , à 
Coursou. 

Bobowicz, employé secondaire dé- 
taché.à Toucy. 
Cet arrondissement comprend : 

1" Les routes nûtionales, 

N''6t depuis Joigny jusqu'à la borne kilo- 
métrique n» i(>8, prés la gare de 
rembranchement d' Auxerre. 

N"* 65. Du pont d' Auxerre à la limite du 
département du Loiret. 

N<* 77. De la limite du département de 
la rViévre i la route naliooale n^ 65, à 
Aaxerre. 



2<» Les routes départementales^ 

No* 3,5,9 bis,10,17,19,S2 et 24 entières. 
N** 9. D'Auxerre ï la limite du Loiret. 

3" Service hydraulique. 

Démarcation' du côté de l'arrondisio- 
ment de Sens : 

Du point d'intersection des cantons de 
Charoy et de Saint Jnlien-du-Stult 
avec le département du Loiret, à la 
rencontre du Saint -Yrain, par la route 
départemeutale n<* 9. 

Le Saint-Vrain depuis la route n<* 9 Jus- 
qu'à sou nnibonehure dans l'Yonne 
exclusivement. 

L'Yonne jusqu'à Laroche exclusivement. 

Démarcation du côté de l'arrondissement 
de Tonnerre. 

L'Vonnc de Laroche à Auxerre inclusi- 
vement. 

Démarcation de Tarrondissement d' Aval- 
Ion. 

L'Yonne et ses affluents de gauche depuis 
Auxerre jusqu'à Goalanges-sar Yonne 
inclusivement. 



ARRONDISSEMENT d'AVALLON. 

M. DB LiEBiABBR, ingénieur ordinaire à Ayallon. 
1873 



8 



114 



^ 



Bureau. 

HM. r.omn.'unauilat. cood. cmbrig;adé. 
Farcy, id. 

N , cmpl. secondaire. 

Service actif. 
VM. Bronot, conducteur embrigadé, dé- 
taché à VeriuciitOii. 
Gaii.on, conducteur emb:ig., à 

A vallon. 
La balte, conducteur embrigade, à 

Avallon. 
LcTalloi*, employé secondaire, à 
Âvnlion. 
Cet arroiidissemciit comprend : 

1« Les roules nationales 
(V" 6. Vq la borne k. 5 au-delà du 

pont d'Auxcrre à ta liaiitc do la Côte- 

d^Or. 
^• loi . Do Poitiers à Avallon, entière. 

â<» les roules départemenlaîes. 
K •• 7, 8, 15, 20, 20 annexe, 2? , 45 et 28 
entières. ' | 

ARnONDÏSSSMBlIT DB SERS 

M. ChigoT} ingénieur ordinaire, à Sens. 



No G. De la borne kilométric^ue n* 19, à 

la roule nationale n" 6, près Avallon. 
N** 9. De la route d'Aisy à la route na- 

iionale n- 6, prés Paubcrge neuve 
N^ 1 1 . De la route départementale ti* 9, 

préi Lichéres, à la route nationale 

n* 6, prés Avallon. 

îN'^ 29. De Yézelay à Avallon. 

3« Service hydrauliqtie. 

Démarcation du côté de rarrondisscment 

d*Auxprre : 
La rive droite de l'Yonne, depuis Coa- 

ianges-sur-Yonne jusqu'à Auxerre. 
Démarcation du côté de Tarrondissement 

do Tonnerre : 
Ligne parallèle à la loute départemen- 

taie n** 9, et passant par Auxerre, 

Quenncs, Chitry, ï'réhy, Noyers cl 

Aisy. 



MJf 



Bureau. 

. Schneider, conducteur embrigadé. 
Lcjeunc, conducteur auxiliaire. 
Lespagnol, employé secondaire. 
La<geot, id. 

BpnOTaiict, id. 

Service actif. 
. Vincent, conducl.embrig., à Sens. 
Smorczeuski, id. 
Millard, id. h Sens. 

Ficalier Anicpt , conducteur em- 
brigade, détaché à Joigny. 
Cet arrondissement comprend : 

1" /-c's routes nationale.^ ^ 
N. 5 Delà limite do Seiuo-et-Marne h la 
borne kilométrique n^ 150 , prés 
Avrolles. 
M. 5. bis. De SensàSt-Florenlin, entière 
N. 60. De Nancy à Orléans, entière. 
2<» Les routes départe mentales , 
N»«l, 1 bis, 2, 12, 15 et 23 entières, n" 4, 
partie comprise entre ikicnou et 

ARRONDlSSEMBNr DE TONNERRE. 

M. Etienne, ingénicnr ordinaire, à Tçunerro. 



Yillenouve-r Archevêque, et 27 de Joi- 
gny à Gourtenay. 

y* Service hydraulique. 

Démarcation du côté do rairondissement 
d'Auxcrre; 

Du point d'intersection des cantons de 
Charny et de Sainl-Julien-du-Sault 
avec le département du Loiret, à la 
rencontre du Salnt-Vrain avec la roule 
départementale n» 9, près St-Ronaaio. 

Le Saint-Vrain jusqu'à son embouchure 
dans l'Yonne inclusivement. 

La rivière d'Yonne, depuis Tembouchurc 

" du Saint-Vrain jusqu'à Laroche exclu- 
sivement. 

Démarcation du côté de l'arrondîssem.^nt 
de Tonnerre : 

L'Armançon, depuis son emboucha re 
dans l'Yonne jusqu'à l'embouchure du 
Créanton exclusivement 

Le Créanton et ses affluents i \clu8lve- 
ment. 



Bureau. 

. Dnbict cl Gtiionoet, conducteurs 
auxiliaires. 
Glraud jeune, Sëgitin et Léger, 
employés secondaires. 

Service actif. 
Gouriioe, cood. embrig., Tonnerre. 



Millon, conducteur embrigadé, dé- 
taché à Sain 'Floi entin. 

Dumont, conducteur embrigadé, 
détaché à lUiliy. 

Guionnct, cond. auxil à Tonnerre 
Cet arrondissement comprend ; 



H5 



lo Let routes nationaleSt 
N» 5. De la borne kiiométrique ii« 150 à 

*ia limite de la Côle-d'Or. 
N. 65. De la limite de la Cdtc-d'Or à la 

roate nai. n« G, prés Auxerre. 
N. 77. Du Ponld* Auxerre, à la limite du 
département de l*Â.ube. 



Service hydraulique. 

Démarcation du côlé de Tarrondissement 
de Sens : 

L*Armancon depuis Laroche jusqu*^ 
Tembouchuro du Gréanton inclusive- 
ment. 



ïpariemeni ac i a.uDe. «*».«». . , . 

i' I^s roule, dépavumental», 1 1'« CreantOD et >e. afflacnO inclD..vo 

rj/A'LtS/Sa route n.- ', '^-^-t.on du côté de rarro..di«e.ncnt 

;':;':.f„a«';.,Ve ^t^^r^^l " | L-vre^dluroche à Aaxerro exc.o.i- 

N-i «. De 1.1 roule naiiuualo n» 63, à la -^ ,^*'"®°î: , ^x%a a^ r»rr..»^u.nmnni 
borne kilomélrique «« 25 / prés P^™"^ '«" ^"^^*^^^*^"^"***"®™^"^ 
NnvArc I d Avallon : 

N. M De la roule n.ilonale no 5 bis. (à ^igne P^^^^/^le \la route dé^^^^^^^^ 

la Belic-Mée;, à la ferme de Vauchar- . ""^ ?,^T'^y!r Jt^lVlL^ 
mes, près Lichércs. ^«-y» P'^^^y» foyers et A1S5 . 



SERVICE DU CANAL DU NIVERNAIS ET DE LA HAUTE YONNE. 

Ce service comprend les travaux d'entretien, de réparation et de perfcc • 
tionnement des rivières d'Yonne jusqu'à Auxerre, de Cure et du canal du 
Nivernais, tout ce qui concerne le mouvement de la navigation et du flottage 
snr ces cours d'eau, la police des ports qui en dépendent et l'instrutlion des 
aflfaires concernant les usines qui y sont situées. 

Il s'étend, dans son ensemble, depuis Torigine du canal du Nivernais dans 
la Loire à Decize (Nièvre) jusqu'à son confluent en Yonne. 

M. Coûtant^, ingénieur en chef, à Never?. 

I<> ARRONDISSEMENT d'aUIERRE. 

M. Remisb, ingénieur ordinaire, à Auxerre. 

Cet ingénieur est chargé *dii ^eiyioe ; 

!• De la partie de la rivière d'Yonne comprise entre Coulang^ssur- 
Yonne et Auxerre; 

2» De la rivière de Cure, depuis le pont du tunnel d' Arcy ; , 

3' Du canal du Nivernais, depuis la limite du département de l 1 onne 
jusqa^à &on embouchure dans l'Yonne, à Auxerre. 

Bureau de M. Remise, 
MM. Moreau, conducteur auxiliaire; Gagneauet N , empl. secondaires. 

SERVICE AClk». 

MM. Petit, conducteur embrigadé à Mailly la- Ville, surveillance des rivières 
d'Yoïine, de Cure et canal du Nivernais, enlre Coulanges-sur-Yonne 
et le pont de Cravant. 
Guillemain, conducteur embr. à Auxerre, surveillance du canal du Ni- 
vernais et de la rivière d'Yonne, enlre le pont de Cravant et Auxerre. 
SERVICE DE LA SEINE (I"» Section) ET DE i^'YONNE. 
Ce service comprend, dans le département de l'Yonne, tous les travaux 
d'amélioration et d'entretien de la navigation de l'Yonne en aval d'Auxerr^. 

M. Caubuzat ^, ingénieur en chef, à Paris. 

i"* ARRONDISSEMENT D'AUXRRRE. 

M. Uemisb, ingénieur ordinaire, à Auxerre. 
Cet ingénieur est chargé du service : 



lis 

10 De la rivière d'Tonne entre Auxerrc et Saint-Aubin ; 
2" De la rivière d'Arm&nçan au-deBsoun du pertuis de Brienon ; 
Sureau de M. Remise. 
H. lIini'<adlo, conducleur embrigadé, | U. ttuulierjeune, cond. auiilisire. 
cbef de bureau. | 

SBRTICE ACTIF. 

H.V1. Leau Léopoid, conducleur embrigadé h Auxerte, surveillance de la 
rivière d'Vunne enlre Auxerre el Laroche. 

Bernasse, conducteur embrigadé à Jojgny, surveillance de ta rivière 
d'Yonne enire Laroche et Sainl-Auliicr cl de la rivière d'Armançon. 

Salniun, conducteur einbrig. à Auxerte, lurveillance des travaux de la 
•lérivation de Gurgy. 

Boniiard, cond. embrig. h Appoigny, surv. des travaux de la dérivalion 
de Gurgy. 

Final, cundurtetir embrigadé â Clicmiliy, lurveillani des mêmes tra- 
vaux. 

2* ISaO.il DISSE MENT DS Ll NIVIOATIOU DB l'VONNS. 

M. Cbigot, ingénieur ordinaire i Sens. 
Cet ingénieur est charge du service de la rivière d'Yonne, depuis Sainl- 
Auhin jusqu'au pont de Montereau. 

Sureau de M. Chicot. 
MM. Deamolière4 et Cbarjcux, coadnctears embrigadés ; Oonrdon, Beanvallel, 
employés secondaires. 

SERVICE ACTIF. 

MM. RoDiter aîné, condu<^t. embrig. à Villeneuve-sar-Yonae, survcil. de la rivière 
d'Yonne entra Saint-Aubin el Ktignj. 
Boidol, conducteur embrig. à Seaj, survcilloace de la rivière d'Yonne entre 

Etignv el l'erobuuc[iur« de la Vannr. 
Lambert, employé iH'COiidaire à Sens, surveillance de la rivière d'Yonne entre 

l'embouchure de la Vanne et Tile de Sixte. 
Sauvai, cmplovù secondaire à Misy, surveillance de la rivière d'Yonne en- 
tre l'Ile de Sixte cl le |font de Monlereau. 

CANAL DE BOURGOGNE. 
FAHTiB COMPRISE EHrac LA BocBE-sua-TOituE ET LA LiHrri DE LA cân-n'oa. 
HM. Cdenot A, ingénieur en chef, à Dijon. 

Etienne, ingénieur ordinaire, à Tonucrre. 
Lebelle, inspecteur des portd de l'Yonne et du canal de Bour- 
gogne, en résidence a Joigny, 



MM. Valdaot,cund. embrig., a Brie uon. MM. Adine, conducleur auxiliaire. 
tiullcrol, cond. ppal., u Tonnerre. I Tillequin, agent secondai ce. 

Auret, coud, omtjr., à Montbard. I 



SERVICE VICINAL. 



ERSONNEL. — i' service central. 

l£, agenl-voyer en clief, à Auxerre, quai Oondé, 40, 

id. cher de bureau. 

id. (la 4' classe, comptable. 

Id. de tf* clasEe id. 



U7 

^ ARRONDISSEMENT D'AUXERRE. 

MM. Monlarlot, agent-voyer d'arrondissement, à Auxerrc. 
Mignard, agent- voyer de 5^ classe, à Chablis. 
Loury, id. de 3* classe, à Vermenton. 

Neveux, id. de 3* classe, à Courson. 

Mathieu, id. de 4* classe, à Saint-Sauveur. 

Moine, agent-voyer, de 4« classe, à Sajnt-Florentin. 
Blond, id. A** classe, à Toucy. 

Bertrand jeune, id. 4* classe, h Scignelay. 
LecoQte, agcnt-voyer de 5* classe, à Coulanges< la-Vineuse. 
* Saint- André et Defosse, agent8-\oyers de 5« classe, à Auxerre. 

3" ARRONDISSEMENT d'aVALLON. 

MM. Viault, agent-voyer d'arrondissemen? de 5« classe, à Âvallon. 
Garnier, id. de 3* classe, à Montréal. 
Gorniot, Id. de I* classe, à Av;illon. 
Préau, id. id. à Cussy-les-Forgcs. 

Fromonot, agent-voyer de 5* classe, ù Vézelay. 

ÀP ARRONDISSEMENT DE JOinNY. 

MM. Ragon, agent-voyer dVrondissement, à Joigny. 
Loury, id. de 4* classe, u Saint-Fargeau. 

Charles Er. id. de 2* classe, à Villeneuvo-sur- Yonne. 

Roy, id. de 3* classe, à Arces. 

Barbier, id. de 3* classe, à Aillant. 

Champeaux, agent-voy., 5* classe, à Charny. 
Renard, id. 3* classe, à Joigny. 

Frontier, agent secondaire de l'* classe. 
Boucheron Isidore, agent-voyer de 5<^ classe, à Brienon. 

5<> ARRONDISSEMENT DE SENS. 

MM. Carré, agent-voyer d'arrondiisennent, à Sens. 

Charles, id. de !'• classe, à Pont-sur- Yonne. 
Huchard, id. de 2» classe, à. Villencuve-rArchovèque. 
Manson, Id. de 5* classe, à Saint-Valéricn. 
Colas, id. de 4* classe, à Sens. 

Bourcicr, agent secondaire, à Sergines. 
Simon, agent-voyer de 5* classe, h Sens. 

6° ARRONDISSEMENT DE TONNERRE. 

MM. Mandarnux, agent-voyer d'arrondissement deif^ classe, ù Tonnerre. 
Girardot, agent secondaire, à Tonnerre. 
Boussard, agent-voyer de 3' classe, à Ancy-le- Franc. 
Grandrup, id. de 3* classe, à Cruzy. 

Letur, id. de 4* classe, à Flogny. 

Bertrand aîné, id. de 4» classe, à Noyers. 

CHEMINS DE GRAm)E COMMUNICATION. 
Ce service comprend les chemins dont voici la désignation ei ^itinéraire . 



N" i'% d' Auxerre à Cosnc, par Che- 
vannes, Escamps, Volvant, Leu- 
gny, la Bruyère, Levis, Fontenoy, 
les Guillorés, les Robineaux, les 
Cueillis , Saints, Sainte-Colombe, 
Treigny, La Folie et les Chailloux. 



2, de Chablis à Vermenton, par PréhY 
et Saint-Cyr-les-Colons. 

3, de Sainl-Julien-iiu-Saultà Entrains 
par Thèmes, la petite Celle, Précy, 
Sépaux, Saint-Humain. La Ferté, 
Sommecaisse, La Villotte^ Toucy, 



8 



Fontenoy, Le Deffand, Thury. Lain- 
secq, Saiopuits. 
4y d'Aillant à Entrains et à Tou( y, par 
Ghassy,St-Maurice-lê-Jeune,Egleny, 
Beauvoir, Nanlou, Pourrain, Diges, 
Leugny, Semenlron, Lain, Thury. 

5, de Ligny au pont dri Basson, par la 
Rue-Feuillce, Pontigny, Venouse, 
Rouvray, Héry, Seignelay, Beau- 
mont et Boaard. 

6, de Saint-Sauveur à Glamecy, par le 
Jarlois, Lainsecq, le Vaurimbert, 
Champ-Martin, le Galois, Etais, la 
Fontame et le Tremblay, 

I, de Ghàtillon à Entrains par Gbam- 
pignelleSfTannerre, Béon, Mézilles, 
les Matignon^, Saint-Sauveur, les 
Renards, l'Orme-du-Pont, les Tho- 
mas, Sainte-Golombc, la Breuille et 
Sainpuits. 

8, de la route nationale n« 77 àMai- 
zières, par la Mouillère, Ligny, Va- 
rennes, Garisey, Flogny. 

9, de Saint-Sauveur à Tlsle-s.-Serein 
et Vermenton, par le Deffand, Lain, 
Taingy, Molesmes, Gourson, Fou- 
ronnes, Fontenay, Mailly-le-Châ- 
teau, Mailly-la-ViIle, Avigny, Vou- 
tenay, Lucy-ie-Bois et Provency. 

10, d'Avallon à Saint-Brisson , par 
Cousin-la-Roche, Marault, Auxon, 
Villers, Ir. Gorge et les Breuillottes 
et à Quarré-les-Tombes. 

II, de Vermenton à Guillon,parSacy, 
Joux-la- Ville , Dissangis , Tislc , 
Pancy, les moulinsGhouard et Salé, 
les fermes de Ghérisy, St-Bernard, 
Perrigny, GourteroUes et Guillon. 

12, de 1 Isle à Ghaource, par Annoux, 
Sarry, ViUiers-les- Hauts , Fulvy, 
Cusy , Ancy-le-Franc , Pimelles , 
Cruzy, Maulnes et Arthonnay. 

13, de Montréal à Sainte-Magnance, 
par Tréviselol, Trévilly, Gisery, Sa- 
^igny» Ghevannes et Sainte-Ma- 
gnance. 

14, de Bassou à Briare, par Bassou, 
Villemer, Neuilly, Ghamploiseau, 
Lalaye, Aillant, Lamotte, les Or- 
mes, le château de Bontin, les petits 
bois de Gourgoin, la Mouillère, les 
petits et les grands Brossards, Bel- 
Air, le Singe Vert, Grandchamp, 
les fermes de la tuilerie Saint- Val, 
la Bonde et la Gilbardière, Champi- 



gnelles, la Vellerie, la ferme des 
Bosses, Ghampcevrais, la ferme de 
Prix, de la Maison-Tardive, les Pe- 
tites-Maisons, Rogny, passe près de 
récluse et dupent du Rondeau. 
Itf, de Gerisiers à Gourtenay, par Dix- 
mont, les Bordes, Tallouan, Ville- 
neuve-le-Rôi, Bussy-le-Repi)S, les 
Fourneaux, la Herse, les Ghétifs, 
Piflbnds et les Guimbault. 

16, de la route départementale n*" 9 à 
Ghàtillon, par Laborde, Ghevillon, 
Prunoy , Lafontaine , Gbarny, le 
Glos, la Haute-Gave, les Siméons, 
les Journets, les Roseaux, Gham- 
beugle. 

17, d'Ancy-le Franc à la route dépar- 
tementale n» 18, par Stigny et Jully. 

18, de Saint-Amand à Saint-Julien du 
Sault et Villeneuve-sur-Yonne, par 
Saint-Martin-sur-Ouanne, Malicor- 
ne, ferme de Janvier, Ghampi^nel- 
les , château et ferme de Grosilles , 
Villeneuve-les-Genets, Septfofids, 
les Nantiers, Saint-Fargeau, les Gi- 
rauds et Breuillambert. 

19^ de Senan à Appoigny, parLalaye, 
Ghamploiseau, Guercny et Bran- 
ches. 

20, de Joigny à Nogent-sur-Seîne et à 
Ghigy, par les Sièges, Gerisiers, la 
Grange-Bertin, Dixmont, la Tuile-- 
rie. Beau regard. 

21, d A vallon à Coulanges-sur-Yon ne, 
s'embranche sur la route nationale 
no 181, vis-à-vis le moulin dît le 
Gné^Pavé, passe sous le hameau du 
Vaudonjon, traverse Montillot, le 
hameau de Fontenilles, passe près 
de la ferme de la Forêt et de la 
Maison-Rouge, Châtel-Gensoir, Lu- 
cy-sur- Yonne. 

22, d'Auxerre à Briare, par Saint- 
Georges, Lindry, Beauvoir, Eglenv, 
Merry-la-Va\lée, La Villotle, Vil- 
liers-Saint-Benoit, les Usages, les 
Béatrix, les François, Tannerre , 
Villeneuve-les-Genets, la Falquerie, 
le Grand-Ghemin, le Gharme-Uond, 
Bléneau. 

23, de Sens h Montereau et à Bray, 
par Saint-Glément, Guy, Evry, Gisy- 
ies-Nobles, Michery, Serbonnes, 
Gourion, Vinneuf, Sergines et Com- 
pigny. 



149 



24, de la route nationale n» 60 à 
Villencuve-sur-Yonne, par Serbois, 
les Brins, Egriselle-le-Boc. , Bracy» 
le bas de Marsangis et Bousson. 

25 y de Saint-Maurice-aui-Biches- 
Hommes à Pont-sur-Yonne, par 
Mauny/fhorigny, Fleurigny, Saint 
Martin-sur-Oreuse , la Chapelle- 
surOreuse et Gisy-lcs-Nobles. 

26y de Sens à Voulx, part du pont de 
Sens, passe près Saint«Martin-du- 
Tertre, à Nailly, Brtnnay, Lixy et 
Vallery. 

27,deTheil à Villeneuve-sur- Yonne, 
par la Folie, les Bordes. 

28, de Villencuve-rArchevéque à Bray 
et Molinons, par Laillj, La PostoUe, 
Thorign^, Barreaux, Servins, Pailly 
et PlessiS'Saint-Jean, et Gompigny. 

29) de Sergines à Montereau, et à 
Saint-Maurice par Serbonnes, Gour- 
ion et Vinneuf. 

30, de Saint-Florentin à Rigny-Ie- 
Ferron, par Vcnizy, le Rué, Chail- 
ley, la grande Jaronnée, les Gai- 
beaux, Vournuudin, les Cormiers et 
les Vallées. 

31, d'Auxerre à Champlay, par Perri- 
gny, le Buisson-Pouilleux, Fleury, 
Guerchy, Ghamploiseau, Neuilly, la 
ferme d'Arblay. 

32, de Tonnerre à Corbi^ny , par 
Yrouerre, Sainte-Vertu, Nitry, Joux- 
la-Villc , Précy-le-Sec, Voutenay, 
emprunte la route nationale n. 6 
jusqu^à la courbe de Givr]f, puis 
la route nationale n. 151 jusqu'à 
Vczelay, passe à St-Père, A^quins 
et Pierre-Pertuis. 

33, de Cussy-les-Forges à Quarré-les- 
Tombes, par Villers-Nonains. 

34, de Ligny à Saint-Mards-en-Othe, 
par Ugny, Chén, Germigny, Beu- 
gnon, Neuvy-Sautour et Sormery. 

36, de Tonnerre à Montfort, par Tis- 
sey, Gollan, Maligny, Villy, Ligno- 
relles et Souilly. 

36, de Quarré-les-Tombes à Châtel- 
Gensolr, par Velars, Latreville, 
Saint-Germain- des-Qhamps, Serée- 
le-Château, Usy, Saint-Pèro, les bois 
de la Madeleine^ les Tremblais et 
Asnières où il s'embranche sur la 
route départementale n" 20. 



37, de Champigny à Voulx, parChau- 
mont et Salnt-Aguan. 

38, do Courson à Chablis, par Charen- 
lenay, Val-de Mery, Vincelles, Vin- 
celottes, Irancy, St.-Cyr et Préhy. 

39, do Vermenton à Entrains , par 
Accolay, Sainte-Pallaye, Prégilbert, 
Sery, Ma!Uy-la-Ville , Mailly-Châ- 
teau-le-Bas, le Paumier, Misery, 
Coulanges-sur-Yonne, Andries, Fer- 
rières, Etais. 

/jO, de Theil à Thorlgny,par Voisines, 
Fontaines et Villiers-Louis. 

41, de Chéroy à Ferrière et à Vr ulx, 
par les Morteaux, les Jacquins, Jouy 
et les Bordes 

62, de Saint- Valérien à Jouy , par 
Moniacher et Villegardin. 

63, de Laroche à Tonnerre, par Ghe- 
ny , Ormoy, Mont-Saint-Sulpice , 
Bouilly, BasRebourseaux,Vergigny 
Chéu, Jaulges, Villiers-Vinoux,Hof- 
fey, Vézinnes et Junay. 

44, de Savigny à Anstrudes, par Guil- 
lon, Vignes, Pisy et Vassy. 

45, de Chablis à Noyers parChichée, 
Chemilly,Poilly, Molay et Perrlgny. 

46,deSens ù Villeneuve-l' Archevê- 
que, par Saligny , Fontaines, les 
Clérimois et Foissy. 

47, de Joigny à Fournaudin, par Brion, 
Bussy-en-Othe et Arces, 

48, de Toucy à Seignelay par Parly, 
Lindry, Charbuy, Appoigny etChe- 

milly. 

49, de Vermenton à Noyers par Sacy, 

Nitry. 

60, d'Avallon à Guillon par Maison- 
Dieu. 

tfl, de Saint-Florentin à Noyers par 
VilliersVineux , Carisey, :/yô, Vc- 
zannes, Serrigny et Yrouerre. 

52, do Leugny à Bléneau par Lalande 
Fontaines, Mézilles, Scptfonds et 
Saint-Privé. 

53, d'A vallon à Tannay par Pontau- 
bert, ïsland, Menades et Foissy. 

54, de Cerisiers à Kigny-le-Feron, 
par Vaudeurs, Coulours et Gérilly. 

55, de Onarré-le.s-Tombas!l Uouvray, 
par Sa lot- Léger. 

56, de Tonnerre à Laigncs, par Corn- 
raisscy, Tanlay, Baon et Crusy. 

57, d-Auxerre à Châtillon-sur-Lolng et 



120 



et à Saint-Aubin-Cbftteau-Neuf, par 
Gbassy,Sa1nt-MaurIce-Thizoua{lles, 
Los Ormes, Saint- Aubin-Château- 
Neuf, Bleury^Sommecaise, Ferreux, 
Saint'Martin-sur-Ouanne et Mar- 
chais- Béton. 

58, de Sens à Pont-sur-Tonne, par 
Courtois et Villeperrot. 

59, d'Auxerre à Pontigny, par Ville- 
neuve-Saint-Salve, Venouse et Mon- 
tigny. 

60, de Cussy<les-Forges à St- Léger, 
par Beauvilllers. 

61, de Saint-Florentin à Ervy, par 
Soumaintrain et Beuguon. 

62, de Champs à Chablis, par Saint- 
Bris, Chitry, Courgiset Chablis. 

63, de Sens à Domats, parSubligny, 
Villoneuve-la-Dondagre, Courtoin 
et Domats. 

6(i, de Bonny-snr- Loire à Courtenay, 
par BléDcau, Gbampcevrafs Mar- 
chais- Betoc, Ghampbeugle et Fon- 
tenouilles. ^ 

65, deDoroais à Yallery, parles Ches- 
neaux, La Belliole, Si-Valéricn et 
Vallery. 

66, de Saint-Fargcau à Glomecy, par 
la Chaux, la Détrouble, la Marci- 
nrrie, le Cbêneao, Trelgny, Fer- 
reuse, le Metz, Safn puits, les Barres 
et Etals. 

67, de Jofgoy à La Ferté, par Cham- 
vres, Champvaliou, Volgré, Senan 
et Vllliers sur-Tbolon. 

68, de l'isie à Aisy, par Aououx, Ghâ- 
tel- Gérard et Vausse. 

69, de Saint-Florentin à Cerisiers, par 



Avrolles, Cliamplo5t, Mcrcy, Belîe- 

chaumo, DHo. Vfllechétive. 
7^, do Saint-Sérotin à VlllPDOuve-Ia- 

Doodagre, par S'-S^rotln, Ville- 

bougl?, Fouchères et Vlllencuve-la- 

Donfiagre. 
7! , de Serrofzellos à h route départe- 

ment'^lo, n* 29, par Givry et i)o- 

Œecy-sur-le-Vauli. 

72, de Sens à Piffond?, par Paron, 
Gron, Etlgny, Marsaugi?, Chaumot 
et PiffoDd?. 

73, cîeSalnt-SauveuPîiCoiilangr'S sur- 
Y nno, par la Milieu»"^, TLi>ry, 
Soiigères, los Sitnonp, les BHIardy, 
Maupertuls et Druye.*. 

74, d'Arqnian à Bléneau, parLavau, 
la Grand-Cour et B'émau. 

75, de Magny à Chasellux, par les 
hameaux de MarrauU, le Moix et 
Saint-Germain. , 

76^ de Theil à Fournandln, par Vare.l- 
Tas Vaudeurs, les Loges ol Ville- 
froide. 

77, de Cerisiers à Laroche, par Ceri- 
siers, Vfllechéllve, Bns'y-en Othe 
et Migennes. 

78, do Brienou à Ligoy, par Bouiily et 
Rebourseaux. 

79, de Rigny-l8 Ferron à Nog^nt-sup- 
Soice, parFlacy, Bagneaux, Cour- 
genay , SaInt-Maurice-aux-Rtches- 
Hommes et Soçne.^. 

80, d'Auxerro à Brlenon et à Liroche, 
par GhemMy, Beaumour, Ormoy et 
Cheny. 

Longueur des chemins de graude com- 
munication, 1831 kil., 9 hect. 



CHEMINS DE MOYENNE COMMUNICATION. 
Ce service comprend les chemins dont voici la désignation et nttnéraire : 



N« !•', d'Ancy-le-Franc à Noyers, par 
Cusy , Argenteuil et Moulins. 

2, de Villen.-rArchevêquc à Grange- 
le-Bocage, p. Lailly et la Charmée . 

3, d'Aillant à Yermenton, par le Ma- 
rais, Lindry, Pourrain, Escampi^, les 
Huiliers, Avigneau, la Grilletière, 
Migé, val de Mercy, Bazarnes et 
Accolay. 

5, d'Aroes à Ervy, par. Chailley, le 
Rué, Courchamp, Boullay, Neuvy- 
Sautour et la Vallée. 

6, de Vermenton à Joux -la<V.,p. Essert; 



7, de Cézy aux Ormes, par Béon, la 
route départemi** n** 9, Saint-Romain- 
le- Preux et la Ferté-Loupière. 

8, de risle à Talcy,par Blacy et ïhîzy, 

9, de Mont-Réal à Nuits-s.-Ravières, 
par les moulins de Talcy, Mon- 
trant et MarmeauXjEtIvey et Nuits. 

10, deRouvrayà Lormes,parQuarré- 
les-Tombes. 

12, de Tonnerre à Gigny, par Corn- 
missey, Baon, Gland et Gigny. 

13, de Sarry à Yrouerre, par Moulins, 
Fresnes, Trouerre. 



121 



±àt de Plsle t Gbaource, par Argen- 
teui), Pacy, Lézinnes, Saint-Vinne- 
mer, Tanlay, St-Martin et M(^lisey. 

i5y de St-Fargeau à Château Uenard, 
par ChampignellGs et Marchais-B. 

16, de Charny à Ferreux. 

17, de Seignelay à Ervy, par Ponti- 
goy et les Prés-du-Bols. 

18, de Rogny à Gieo. 

19, de Saint-Julien à Cerisiers, par 
Armeau et les Brûleries. 

20, de Vézelay à Mailly-1 a-Ville, par 
Asqiiln et Brosses. 

21, d'AuxerreàErvy, par Venoy , Blei- 
gny-le-Carreau, Lignorelles, Ligny, 
Jaulges, Buttoaux et Perccy. 

23, de Champlemy à Ouanne et à 
Leugny, par Etals ,Sougères,TaiQgy, 
Ouanne, Cliastcnay et Leugny. 

2hj de Vaudeurs à VlUechétive. 

26, d^Avallon à Gorbîgny, par les 
Grandes-Châtelaines, le hameau de 
Cure et Domecy-sur-Cure. 

27, de Vézelay & L'Isle, par Pontau- 
bert, Le Vault de Lugny, Annéot 
Vassy et Provency. 

28, de Brienon àTroyes.par Ghatcon, 
Champlost, Venizy, Torny et Neuvy- 
Sautour. 

29, de Courson à Vézelay, par Anus et 
Mailty-le-Cb&teau-le-Bas. 

32, dePoinchyà Villy, par Lachapelle. 

33, de Villiers-S*-Benoît à Louesme, 
par les hameaux des Tricottets et 
des Bergers. 

3û, de Cussy-les-Forges à Montréal, 
par les hameaux de Maison-Dieu, 
le Velîerot et Sceaux. 

35, de Bazoche à la route nationale 
n« 60, par Vinneuf, Cbamplguy, 
Fos^ols, Saint-Serofin et Villeroy. 

36, de SaintrAubin-sur- Yonne à Tou- 
cy, par Cézy et le hamci u de la Pe- 
tite Celle, s'embranchanc iLur le 
chemin n*' 32. 

37, de Lixy à Villethierry, par les 
Baissons et le hameau de Tros. 

38, de Soucy à Foissy, par Voisines et 
la Chappelle-Saint-Léonard. 

39, de Chailley à St.-Mards-en-Othe, 
par ChalUey et les hameaux de 
Bœurs et Sormery. 

/iO, des Sièges à Pouy, par Vauluisant. 
:i2, de la route nationale n" 5 à Gour- 
taoultparSoumaintrala. 



A5, deSaint-Denis-sur-OuanneàMar- 
chais-Beton, par Malicorne. 

Û6, de Gravant à Tonnerre, par Che- 
milly, lo Puits de Courson, la croix 
Pilale,CheraIllys-SereIn et Viviers. 

/i7, de St Fargeau à St-Sauveur. 

48, de Sens à BrIenon, par Veron, La 
Graoge-au-Doyen, Les Bordes, Dix- 
mont, Bussy-en-Othe, Vorvigny et 
Brienon. 

U9, de Champcevraîs à Aillant-sur- 
Milleron (Loiret). 

KO, de Villeneuve-l'Archevèque à Ar- 
ces, par le hameau des Uauts-de- 
Flacy et Coulours. 

51, d'Usy à la route nationale n** 6, 
par Monades, Island, Pont-Aubert, 
Le Vault. 

52, de Pont-sur-Yonne à Nemours, 
par Villethierry. 

53, de Vermenton à Tonnerre, par la 
ferme de la Loge, Lichères, PoiUy 
et Yrouerre. 

5à, de Varrault à Villiers-Nonains. 

55, d'Aillant à Charny, par Villiers- 
sur Tholon, la Tuilerie, la Ferté- 
Loupière, laGaulerie, les Garterons, 
Chopinot et le hameau de la Borde. 

56, de Sens à Tbeil (annexe) de Va- 
relllps à la ro'Jte nationale n^ 6o, 
par Maillor, &lâlay-le-Grand, Noé, 
Pont-sur-Vanne, Varei les. 

57, de Sergines à. Nogent-s-S., par 
Pailly,Plessis-du-MéeetCourceaux. 

58, de Varzy à Toucy, par Druyes, 
Taiogy et Ouanne. 

59, de Saint-Julien à Chéroy, part de 
St.- Julien, passe h Bussy, à Piffonds, 
traverse le climat du chemin de 
Courtenay et entre sur le territoire 
de Savigny, 4)uis aboutit sur la rou- 
te nationale n* 60 au point de jonc- 
tion de Tancien chemin de Piffonds 
à Savigny. 

61, de Chéroy à Bazoches, par les ha- 
meaux des Jacquins et des Broutes. 

62, de Chablis à Tonnerre, par Fyé et 
Collan. 

64, de M^z'lhs à Meugnes, par Trel- 
gny. 

65, de Rîgny-le-Ferron à Ervy, par 
Bœurs, Sormery et Lasson. 

66, d'£griselles-le-Bocage à Cour-^ 
toin, par le BAtardeau. 



t22 



67, de Neuilly àLaferté Loupiëre,par 
Senan et Ghailleuse. 

68, deSaint-Juliendu-Sault à Ville- 
neuve-aur-Yonae, par St-JuUen-du- 
Sault et Villeneuve-sur- Yonne. 

69, de Salnt-Âubin-Chàteauneiif aux 
Ormes, par Frovllle. 

70, de St-Maurice-le-VIeil à Merry- 
la-Vallée, par St-Martin-sur-Ocre, 

75, de Chaumont à Flagy, par Vllle- 
blevin et Villeneuvela-Guyard. 

TU, de Sens àEgrbelles-le-Bocago, par 
Gron, GoUemiers et Cornant. 

76, do Léteau à Villcfargeau, p&r 
Perrigny et St Georges. 

76, de Goulanges-Ia-Vineuse tk Fon- 
taines, par Saufly, Diges, Moulins 



avec embranchement de Moulins 
sur Toucy. 

77, de St-Fargeau à Grand^hanips , 
par Spp: - Fonds , Taniierre cî: 
Loue5me. 

78, de Flo,<?oy à Soumaiiitraîn. 

79, de Cruzy à Ervy, par Maulne, 
Villon et Oulncerot. 

Longueur des chemins de moyenne 
Gommnnica Ion. 7?3 kll., 67 hect. 
Le service général comprend en ou- 
tre tous les chemins vicinaux ordi- 
naires du département, au nombre: de 
2,200, désignés ordinairement sous le 
titre de chemins de petite communica- 
tion. 



, CHEMINS DE FEU. 



CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE. 

1" SURVEILLANCE ADMINISTRATIVE. 

MM. BocAOur, commissaire de surveillance administrative eu résidence à Sens 

(sectioif de Sens à Laroche). 
Bëhtrou, commissaire de surveillance adminiâlralivc en résidence à Auxcrrc 

(section de Laroche à Auxcrre). 
DiLLON, commissaire de surveillance administrative en résidence à Tonnerre 

(section de Laroche à Nuits-sous-Ravières.) 

2- ADMINISTRATION GÉNÉRALE. 

Inspecteur principal du mouvement (2* section) : M. Bonamy, à la gare de Ton- 
nerre. 

3o EMBRANCHEMENT DE LAROCHE A CLAMECY. 
GABB d'auxbrrb. — Chof de gare : M. Pomnroi »^. — Souncbcf : M. Gouillt p. 
Bureau de la grande vitesse. — Fadeur-Chef: Bret. — Facteurs de !•* classe, 

MM. Romey, Sebillotie et Navand. 
Bureau de la petite vitesse. — (Jicf de bureau : *\IM. Piochard; Sprecher et 

Laca9sagne< commis de 2* classe, Vagno\ et Serin, commis de 3« classe* 
Bureau de ville. —Chef: Mme ?euve Thadéc-Jaczinski. ' 

Inspecteur à Auxerre : M. Pellet. 

SBRVICB VÊÛmCkh. 

Médecin de l'embranchement de Laroche à Ctamecy : M le docteur Dioui?» «les 

Carrière». 
Pharmacien: M. GUiz\ 

CUBFS DB SECTION 

MM. Chandenier, conducteur des ponis-el-chaussées, à Sens. 

Durloi, id. id. Tonnerre. 

Giraud, id. id. Tonnerre. 

CHEFS DE GARES DANS LA TRAVERSÉE DB l'YOMNE. 

Villeneuve-la-Guyard, MM. Thomas, Pont-sur- Yonne, Roypnanj Sen>, Tram- 

blay; Villeneuve-sur-Yonnc, Lescuraîng: Saint-Julien-du-Sault, N ; Cézy, Ga- 

teauj Joigny, Chevallcixïau ; Laroche, Foléa; Boimard, Morcau; Chemiliy, Brunrl -, 
Moneteau, Cloche; Auxerre, Pommot; Champs, Gauchot; Vincelles, Oiraud ; 



123 

Cravaot, Grosborne ; Mailly la-Ville, Vinot; Chàlel-Censoir, Lubin ; Goulan^es-sur- 
Yonne,Plantet; Clamecy^Robert ; sous-chef,G6ydadin; Brienon,Merlange; Saint-Flo- 
renlin, Micbaut; Flogny, Rolhangor ^ Tonnerre, Leloussel; Tanlay, Cruel; Lézinncs, 
N ; Ancy-le-Franc, Blgarroe; Nui U- sous- Ravières, Olivier; Aisy, Gernesson. 

Chefs de bureau (petite vitesse) : MM. Appoulot, à Sens; Piochanl. à Auierre; 
Crétin, à Tonnerre. 

JSmployés comptables: MM. Peley, à Villeneuve-sur- Yonne ; Dupont, à Joi^ny; 
L.angin, à Brienou; Grandvilliers, à Saint-Florentin; BertoUe, à Nuits; Vinot, à Aisy ; 
N..., à Flogny; Manier, à Saint-Julien-du Sault. 

GARE DE TONNERRE. 

Inspecteur princiDid : MM. Bonamy; — Inspecteur: Lcvret; — sous- inspec- 
teurs : Lonclas et Chalon; — chef de gare: Leloussel; ~ sous- chefs : Roy et 
Nicolle; — chef de dépôt: Guigné; — sous-chef: Chassard. 



4- CONSTRUCTION DES LIGNES DE CLAMEGY A NEVERS ET A CBRCY-LA- 
• TOUR ET DE GRAVANT AUX LAUMES. PAR AVALLON, 

M. RtBiXE, ^, ingénieur en chef, sous-directeur de la construction, rue St- 
liazare, 88, à Pans 

M. Raison^, ingénieur des ponts et chaussées et de la compagnie, rue d'Orban- 
délie, 4, à Auxerre. 

BUREAUX DE H. RAISON. 

MM. Renard, chef de bureau; Garlandier, chel des travaux graphique'^ ; Menusier, 
contrôleur du matériel; Mékarski, contrôleur des hdtimenls; Heynemans, 
comptable; Faivre, payeur; Dorabrowolski, David, Bardier^ Morel, Hier* 
nard, dessinateurs; N..., expéditionnaire; Foin, agent auxiliaire. 

t<> LIGNE DB CLAMECY A CERGY-LA-TOUR. 

I'* Section de Clamecy à Dirol : MM. Truchot, chef de section principal, à Cla- 
mccy; Febvret, i-hagny et Martin, conducteurs; Aubry, piqueur; Charon, agent 
auxiliaire. 

2r Section de Dirol à Epiry : MM. Béguinet, chef de section, à Corbiguy; La- 
viollc, conducteur ; Bistaque, Charbonneau, Bardet, piqueurs. 

3- Section cPEpiry à Brinay : MM. Perdu^ chef de section, h Chàtillon-cn-Ba- 
zoi.H; Jacob, ColieDot, conducteurs. 

4* Section de Brinay à Cercy : MM. Hanin, chef de section, à Cercy; Prévost, 
Frandin, conducteurs ; Tissier, agent auxiliaire. 

2* LIGNE DE CLAVECY A NEVERS. 

r- Section de Clamecy à Varzy : MM. Hartmann, chef de section, à Clamecy; 

Boulanger, Duguay, conducteurs; Wisniewski, piqueur; Corrot, agent auxiliaire. 

2* Section de Varzy à /lrs(;in6oui/ ; HryniewicKi, chef de section, à Varzy; 



vers; Lecherf, Cbarmont, conducteurs; Lefaix, Rouen, piqueurs. 

3' LIGNE DE GRAVANT AUX I.AUMES PAR AVALLON. 

!'• Section de Gravant àSaini-Moré : MM. Estéoulo, chef de sect. princ , à Ver- 
menton; Bideaux, Cuinières, conducteurs; Gâcher, Pion, Jullin, piqueurs ; Lesœur, 
agent auxiliaire. 

2* Section deSaint-Moré à Avallon : MM. Brugnot, chef de section, à Avallon; 
Besançon, Jodelet, CJavey, conducteurs; Perruche, Pichenot, agents auxiliaireSt 



CONTROLE DES CHEMINS DE FER D'AUXERRE A NEVERS ET A CERCY- 

LA-TOUR ET DE GRAVANT AUX LAUMES. 

MM. Evrard, ingénieur en chef, à Nevers; Reiiisr« ingénieur ordinaire, à Au> 
xerre; Petit, conducteur embrigadé, à Mail ly-la-Vi lie; Yaldant, conducteur à 
Clamecy ; Lcvallois, attaché au contrôle. 

Longueur des chemins de fer dans le département, 2H kilomètres. 

ADMINISTRATION DES LIGNES TÉLÉGRAPHIQUES. 

msPECTiON DÉPARTEMENTALE : fue de la Monnaie, 4; ^ Auxcrre. 

M. Berthot, inspecteur; M. Lamborti commis d^inspection 

Direction (T^tixerre, rue Coehoi^^ 2. 

MM. d<! Manneville, chef de station; Doublet, Gogne, employés; Gmndmaflrc, 
Bacot, Charles, auxiliaires ; Crcscilz, Jotlin, surnuméraires; Tliibaul (Claude), fuc' 
teur; Thibaut (Jean-Baptiste), facteur auxiliaire; Habcrt, chef survcillaDt; Tbil>aut 
(Jacques) et Petit, surveillants. 

Les bureaux sont ouverts au public, pour la correspondance dos dépêches privées, 
tous les jours y compris fêtes et dimanches, de 7 heures du matin h 9 heures du soir , 
depuis la i*' avril jusqu^au 1^' octobre, et de 8 heures du matin à 9 heures du soir» 
depuis le i^^ octobre jusqu'au 1®' avril. 

N. B. — Le bureau d^Âuxerre n'accepte |>as les dupèches de nuit. 



JOIGKT. 

M. Rougeot, emp. chargé du service. 
M"* Rageot, auxiliaire. 
MM. Uigollct, facteur. 

Blanchard, surveillant. 

Les bureaux sont ouverts de 9 Iicures du matin à 7 heures du soir; le dimau' h^*, de 
8 h. tji à 10 heures du matin ,*et de 3 à 6 heures du soir. 



SENS. 

MM. Delmas, employé chargé du service, 
Baudin, auxiliaire. 
Delin, facteur. 



AVALLCf. 

M. Lanaud, employé chargé do service. 



^ONNERSE. 

M'^* Dillon, chargé du «ervice. 
Berthier, surveillant. 

Les bureaux sont ouverts de g heures du matin h 7 heures du soir ; le dimanche, de 
8 à 10 heures du matin, et de 3 a 6 heures du soir. 

BUaBAUX HUNICIPAOZ. — EMPLOYES CHARGÉS DU SERVICE. 

MM. Broué à Aill.mt, Boussard » Ancv-le-Franc, Poupot h Bléneau, Vrgren â 
Chablis, Ménétrier à Conlangcs la Vineuse, Martin k Coulangcs-sur-Yonnc, Piaut à 
Chéroy, Pariset h Cnurson , Soisson à Guillon, Hitier à L'Isle, N...à Noyers, Rois- 
seau à Neuvy-Sautour, Gullet à Pont-sur-Yonne, Sauvage à Sainl-Fargeau, Dubois à 
Saint-Florentin, Brunot, à Saint-Sauveur, Ansault à Toucy, Mlle Fortin à Saint- 
Valérien, Denizot k Vallery; Duthereau à Vermenton, Giault h Villeneuve-P Ar- 
chevêque, Larible'à Villeneuve-sur-Yonnc. 

Les bureaux sont ouverts de 9 heures du matin à midi, de 2 ft 7 heures du soir ; le 
dimanche, de 8 h. i;a à 9 h. i/3dumaiin, de 5 à 6heuros du^oir. 

Gares ouvertes à la téléffaphie privée : 

Brienon, Cherailly^Chàtel-Censoir, La Roche, Mailly-la-Villc, Villeneuve-la-Guyard. 

SECTION VIII. 

ÉTABLISSEMENTS DIVERS d'uTILITÉ PUBLIQUE. 

BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES. 
Bibliothèque d'Àuxerre, place de l'ancien Palais- de- Justice (nouveau^usée). 

La bibliothèque d*Âuierre, fondée en 1796, par le P. Lalre, savant Minime, 
pour le senrice de Técole Centrale^ échut à la ?ille par un arrêté du 



125 

premier Consul da 8 plaviôse an XI. Elle renferme ItfO manuscrits dont 

Suelques-uns sont très-précieux pour rhistoire, et environ 85^000 volumes. 
In y remarque beaucoup de bonnes éditions. — Musée et collection de 
géologie, d'histoire naturelle et d'antiques du département. — Galerie de 
t^ibleaux et de sculptures. 

M. QuANTiN ^, archiviste du département, bibliothécaire. 

Bibliothèque éTÀvallon, à P Hôtel de- Ville, 

La bibliothèque d'Avallon, composée de 3,000 à 4.000 volumes, provient 
surtout de l'ancienne maison des Doctrinaires du collège. 

M. Chausson, bibliothécaire. 

Bibliothèque de Joigny^ à VEÔtel^de-Ville, 

La bibliothèque de Joigny se compose surtout d'ouvrages de littérature et 
de voyages. Elle compte environ tf, 800 volumes. 

MM. Chbzjban bt DussÀnssoY,bibliothécaires. 

Bibliothèque de Sent, à P Hôtel-de-Ville. 

Ce dépôt renferme 10,500 volumes et quelques manuscrits, parmi lesquels 
est le célèbre Missel original de la Messe de l'Ane. Cabmet d'histoire 
naturelle et curiosités, musée de sculptures et d'antiques dans la cour de la 
mairie. 

MM. MoBiN DE Champroosse, bibliothécaires. 

Bibliothèque de Tonnerre. 

M. Uabiot, bibliothécaire. 

BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES. 

Il existe un certain nombre de Bibliothèqaes populaires dans le département, 
notamment à Auxerre, à Sainl-Florentin, Branches, Appoigny, etc. 

INSPECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES DU DÉPARTEMENT, 

Ce service comprend la surveillance des monuments importants que ren- 
ferme notre département et qui sont classés comme historiques par décision 
du Ministre de Tintérieur. La reconnaissance d'un édifice comme historique 
n'entraîne pas de droit Tallocation de fonds de la part du gouvernement; ce 
rrest qu'une appréciation scientifique qui, cependant^ est prise en considé- 
ration dans les aistributions annuelles des secours. 

ARCHITECTES DES MONUMENTS HISTORIQUES. 

MVl. Viollet-Leduc, à Pari^, rue des Siints-Pères. 
Piéplu, architecte du département, à Auxerre. 

Monuments clasiés provisoirement, 

IVota. — Lct atléiiiq«cs iadiqaent ^uc le» monumcats à la anite dcaquli ae trouve ce aignc ont reçu dcS 
■llpotiofta. 



▲RBONUISSEMENT D'aUXERRB. 

Eglise Saint-Etienne, à Auxerre.* 

Eglise Saint-Germain, cryptes et tour, 
à Auxerre. 

Eglise Saint* Pierre, à Auxerre. 

Ancien palais épiscopal servant d'hô- 
tel de préfecture, a Auxerre.* 

Tour de IHorloge, à Auxerre. 

Eglise St-Ëusèbe, tour, à Auxerre. 



Eglise de Pontigny. 
Eglise de Chablis.* 
Clochers de Vermenton.* 
Eglise de Saint-Florentin. 
Eglise de Chilry-le-Forl. 
Eglise de Mailly-Ch&leau. 
Tuur du château de Saint-Sauveur, 
(propriété particulière). 



126 



AaROROISSXlIBNT D ATALLON. 

Eglise d'Avallon. 

Eglise de Saint-Père-sous-Vézelay.* 

Eglise de Vézelay.* 

Eglise de Montréal.^ 

Eglise de Civry.* 

Tombeau de Sainte-Magnance. 

Cbâleau de Ghastellux. 

▲BRONDISSBMBNT DB JOIGNY. 

Sépulcre de l'Eglise Saint-Jean de 

Joigny. 
Eglise St-Julien-du-Sault (vitraux). 
Eglise de VilIeneuve-sur-Yonne. 
Portes de Villeneuve-sur Yonne. 
Château de Saint- Fargeao (propriété 

particulière). 



Eglise de Saint-Fargeaa. 

▲BRONDISSBMBNT DB SENS. 

Cathédrale de Sens et bàtim. synodal- 
Fragments de monuments romains . 
Eglise de Thôpital de Sens. 
Eglise Saint-Savinicn, à Sens. 
Eglise de Vallery (Tombeau des 
Condés dans l'). 

ARRONDISSEMENT DE TONNBRRR. 

Eglise de Thospice de Tonnerre. 
Portail de Saint-Pierre de Tonnerre. 
Crypte de Sainte-Catherine sous la 

Halle de Tonnerre. 
Château de Tanhy, (propr. parttcul.) 
Château d'Âncy-le-Franc, id. 
Portails de PEglise de Neuvy-Saulour. 



Comité des travaux historiques et des Sociétés savantes au Ministère 

de l'Instruction publique. 

MM. Cotteau, vice -président de la Société des sciences historiques et nalii- 
rclies de TYonne; Quantin, archiviste du département de TYonne; Salmon 
Philippe, avocat , membres correspondants nommé.^ par arrête de M. le 
Ministre de l'Instruction publique, en date du 26 août 185S. 



SOCIÉTÉS ET ÉTABLISSEMENTS SCIENTIFIQUES 

ET ARTISTIQUES. 

SOCIÉTÉ DES SCIENCES HISTORIQUES ET NATURELLES DE L'YONNE 
Déclarée établissement d'utilité publique par décret impérial du 14 janvier 18CI 

Président : H. A. ChallbO.^; Vicc-Prési*lents: MM. G. Cottbau el GoéRssT 
Vico-Présid. bon.: QoAif tin ; Secret. :MoEfCBADxet Savatikr-Lahochb; Archi. 
?iste : Lorin; Trésorier : G. Jolt; Conservateur du Musée : CnMaBST; Conser 
vateur honoraire : Grasset. 

SOCIÉTÉ D'ÉTUDES A AVALLON. 

F0{«DÉE LE 5 AVRIL 1859. 

Président d'honneur : M. le Sous- Préfet; président : M. Gally Michel; vice-préni- 
dent, Moreau Frtinçois; secrétaires, Gagaiard et Jordan; trésorier, Peslier; archi- 
viste, Baudoin. 

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE m SENS. 

Instituée par arrêté do M. le Ministre de^Pintérieur en date du 24 Juin 1844. 

Membres d'honneur : Mgr PArchevôqae, M. le Préfet, MM. le Sou9-PK*fet et le 
Maire de Sens; Président : MM. Jtillioi. ; vico- président : Riizy, professeur nu Lyréo; 
■ecrétaire : Prou ; vice-secrétaire : Philippon ; archiviste : Maurois; trésorier : Jac- 
quemus. 

JARDIN BOTANIQUE DÉPARTEMENTAL. 

Ce jardin est formé spécialement pour Télude de la Flore du département de 
rVonne. — Directeur : M. Eog. Rayiit, A Anierre. 



427 

COURS GRATUIT DE DBSSIN D'ÀUXERRE. — Professeur : H. Passepoot. 

COURS DE DESSIN INDUSTRIEL 

ou DB GftOirtTBIB DESCRIPTIVE ATEG APPLICATIONS A l'iNDUSTHIE^ A ADXBBRE. 

M. Moreau, employé des ponts et chaussées, chargé du cours. 

COURS D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 

POOR LES JRONES nLLES, A AUXERBE. 

Arithmétique et astronomie : M. Bonnette : Géographie et histoire : M. Blin ; 
Littérature : M. Monceaux; Histoire naturelle et zoologie : M. Regnard ; Chimie : 
M. SaJeta; Economie domestique et comptabilité commerciale: MlleFerrand. 

SOCIÉTÉ POUR LA PROPAGATION DE L'INSTRUCTION POPULAIRE 

DANS LE DÉPARTEMENT DE L'TONNB. 

Autorisée par arrêté de M. le Préfet de l'Yonne du 13 aVrll 1869. 

Le but de cette Société est de travailler au développement de Pinstruction dans 
le département, en encourageant dans les communes la formation de bibliothèques 
et l'organisation de cours, conférences et lectures populaires. 

BUREAU. 

MM. Arthur Savatier-Laroche. président; Mathé, vice-président; Moiset, secré- 
taire; Jacquinet, trésorier. 

COURS GRATUIT DE DESSIN DE SENS. 

MM. Michaut, directeur de Técolc des garçons, et Challard, professeur de dessin, 
sont chargés de ce cours. 

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PROFESSIONNEL DE SENS. 
Directeur : M. Ghamoin. 

SOCIÉTÉ MÉDICALE DE LTONNE. 

ASSOCUTION SCIENTIFIQUE ET DB BlkNFAlSANCB DES MliDECINS, PHARVACIBNS 
ET V^TIÎRINAIRES DU DE PART EMEUT. — FOND]éB EN 1846. 

Président: M. le docteur FoDdreton,de Joigny ; vice-présidents : MM. Courtois et 
Bert ; secrétaire général : M. Duché ; secrétaires des séances : MM. Monceaux et 
Roche ; trésorier: M. Glaize; archiviste: M. Brillaat; bibliothécaire : Dejust. 

SOCIÉTÉ DE PRÉVOYANCE ET DE SECOURS MUTUELS 

DBS uiDECmS ou DEPARTEMENT DE L^YONNE. 

Association aénérale des Médecins de France, 
Celte Société a été autorisée par décret impérial du 31 mars 1860. 
Président : M. Rolland , h Sens ; Vice-prés. : MM. Dionis des Carrières, médecin à 
Auxerre, etToutée, médecin à SaintrFargeau ; Secrétaire : M. Puissant; tréso- 
rier : M. Pouillot. 

SOCIÉTÉS ET ÉTABLISSEMEISTS AGRICOLES ET INDUSTRIELS. 

CHAMBRES CONSULTATIVES D'AGRICULTURE. 

Créées par décret du 23 mars 1852. 

Arrondissement d'Àuxerre. 
Canton de : Anxerre (est), M. Pinard, maître de posle, agricultear à Auxorre. 

— Auxerre (ouest)^ M. Baudoin atné, propriétaire à Auxerre; 

— Chablis, M. Ceissieu, propriétaire a Chablis ; 

— Coulanges-la-Yineuse, M. Larabit, propriétaire à Irancy ; 

— Coulanges-sur-Yonne, M. N... 

— Cours on, M. Duché, médecin, à Ouaine. 



— Liçny, M. Rabé, propriétaire à Maligny ; 

— Seignelay, M. Frottier, propriétaire à Seignelay ; 

— Saint-Florentin, M. Hermelin; 

— Saint-Sauveur, M. le baron du Havelt- 



/ 



128 

Canton de : Toncy, M. Lechicbe, fabr. d'ocrés è Diges; 

— Vermenton, M. Jeannez Ed., à Vermenlon. 

Àrrondistemeni d'Àvallon. 

Canton de : Avallon, M. N... 

-« Guillon, M. Charles de La Brosse, prop'« à Guillon. 

— L'Jsle-sur-Serein, M. Guillier, propriétaire à Vassy, com. d'Ëtaules ; 

— Quarré-les-Tombes, M. Houdaiile, à St-Germain-des-Champs; 
^ Vézelay, N. 

Arrondissement de Joigny. 

Canton de : Aillant, M. Précy, propriétaire à Chassv; 

— Bléneau, M. Convert, propriétaire à Bléneau ; 

— Brienon, M. N...., à Brienon; 

— Cerisiers, M. N.; 

— Charny*, M. Perdu, propriétaire à Charny ; 

— Joigny, M. N..., à Joigny; 

• Saint-Fa rgeau, M Eugène de Yathaire, à Sept-Fonds , 

— Saint-Julien-du-Sault, M. Protat; 

— Yilleneuve-sur- Yonne, M.Blanquet du Cbàyla. 

Arrondissement de Sens, 
Canton de : Chéroy, M. Claisse, médecin à Saint-Yalérien; 

— Pont-9ur-Yonne , M. Le Comte, propriétaire à YiHeneuvc-la-Guyard; 

— Sens fnord), M. N...; * ' 

— Sens (sud), M. Harly-Perraud, pipopriélaire à Paron; 

— Serglnes, M. N...; 

— Villeneuve-r Archevêque, M. Javal, député, propriétaire à Yaululsaat. 

Arrondissement de Tonnerre. 

Canton de : Ancy-le-Franc, M Martenot ; 

— Cruzy, M. Roguier, propriétaire à Tanlay ; 

— Flogny, M. Perrin; 
-^ Noyers, M. Chalian; 

— Tonnerre, M. Texloris , propriétaire à Cheney et M. Pignon, agri- 

culteur à Fontaine-Géry près Tonnerre. 

COMMISSIONS CANTONALES DE STATISTIQUE 

AGRICOLE BT INDUSTRIELLE. 

Ces Commissions ont été instituées par décret du 10 juillet 1852. Il en eiistc urne 
par chef-lieu de canton. Elles ont pour mission de réunir les éléments de statistique 
agricole et industrielle que le gouvernement peut avoir iotérôt à connaître. Ces 
commissions ont commencé à fonctionner le 1" janvier 1853, elles présentent un état 
annuel de leurs travaux. Lei membres en sont nomi^és par le Préfet. 

SOCIÉTÉ CENTRALE DU DÉPARTEMENT DE L'YONNE 

POUR l'encouragement de l'agriculture. 

président d'honneur : M. le Préfet de l'Yonne. 

Président: MM. A, Challe; vice-présidents: de Fontaine, Brunot; secré* 
taire : A. Rouillé; secrétaire-adjoint: Raoul; trésorier: Ch. Jolly. 

SOCIÉTÉS D'AGRICULTURE ET COMICES AGRICOLES 

AifCT-Lv-FRAifc. —MM. Bourguignat filf , président, Martenot Auguste, vice- 
président ; Montandon, secrétaire; Soupey, trésorier. 

AuxiRBB. — MM. Pinard, prctidenl; Brunot ci Fabien-Hapin, vice-présidents; 
A. Savatler-Laroche, secrétaire; Richard, becrétairewidjoint; Moulbeau, trésorier. 

Avallon. — MM Th. de La Brosse, président; Gariei, vice-présid. ; Pinon, 
secrétaire ; Coaturat-Royer, trésorier. 

BniEifoif. — MM. Guiliot, président; Grand, secrétaire; R.itiYeau, trésorier. 

Chablis. — MM. Jacquillat, président; Gautherin -Rampent, vice-président; 
Plaio, lecrétaire ; Cbarlier» trésorier. 



429 

Flo6?it. — MM. N...t président; Perrin, vice -président; Conrad de Malessye, 
secrétaire ; Fournier, trésorier. 

JoiCMT. — MM. Rtiret de Sainlc-Anne, président; Dhiimez, vice- président; Bc- 
noli, secrciaire-aroliivislc ; Lcccrf, socréiaire; Vigreux, trésorier. *;.r 

Noyers. — MM. Mariglicr, président ; Barbier Viclo^ vice-président; Clia- 
jnoîD. secrétaire; Gelez, trésorier. 

Sens. — MM. de Fontaine, président ; de Rocheobouart, vice-président ; De- 
ll ont Isidore, secret il ire ; Dbumez, trésorier. 

TonNBBRR. — MM. le duc de Ciermont-Tonnerre, président; N... et RaMiicr, 
vice -présidents ; Thierry, secrétaire ; Cliarles, Hoy, trésorier. 

FERME-ÉCOLE DÉPARTEMENTALE. 

La ferme-école du département de l'Yonne est située à L'Orme-du-Pont, près 
Saint-Sauveur en-Puisaye. 

MM Lambezat ^, inspecteur général de l'agriculture de 4" classe, inspecteur 
de l'Ëcole ; Jaluzot, directeur. 

HARAS. 

Le département de l'Yonne et les dé(>artements de la Haute-Marne, de TAube et 
de la uôte-d'Or forment la circonscription d'un Haras dont le cbei'-lieu est à 
Monliers-en-Der (Haute-Marne). 

CHAMBRE CONSULT.\TIVE DES ARTS ET MANUFACTURES, A SENS. 

^IM Pléau, président; Maillot, Déon (Ulysse), Follet, Forest, Querelle, Duchemin, 
Clément (Gabriel), Dnpccliez, Mancel, Leseur, secrétaire. 



r r 



SOCIETES ET ETABLISSEMENTS DE BIENFAISANCE. 

DÉPÔT DÉPARTEMENTAL DE MENDICITÉ. 

[Ancien Hôtel- Dieu de la Madeleine, à Auxerre.) 

COMMISSION DE SURVEILLANCE *. 

MM. le Préfet-, président; Challe, vice-président; Bonneville, secrétaire; Bau- 
doin, Laurent-Lesseré, Durand et Munier, membres. 

Personnel : MM. Pinard 0. *, directeur ; Nolot, recev.-écon ; Courot, médecin, 
Tonnelier, médecin adjoint; l'abbé Maitrc, aumônier; Dagois, gardien; Fèvrc, gar- 
dien, maltre-jardinier. 

BUREAUX DE BIENFAISANCE. 
Les commissions administratives sont composées de cinq membres, «on com- 
pris le Alaire, qui est le président ce droit. 

AUXKRRB. 

MM. le Maire, président; Marie, juj^e au tribunal civil; Fortin, archiprétre 
curé de la catbédrale Saini-Etienue; Rous^ard, curé de Saint-Pierre; Goupil- 
l<-auy ingénitur eu retraite; N., administrateurs; Pui^s uit, receveur; Auge Char- 
les, secrétaire. 

Ce barean tient ses séances à l'Hôlel-de-Ville, le dernier jeudi de chaque mois, 
8 deox heures. 

AVALION, 
MM. le Maire, président; Nageolte, Bétbery de La Brot-se, Batidenet, Dorcy, 
curé, et Houdaiile Jules, administrateurs; Radot| receveur. 

J0I6NY. 
MM. le Maire, présidein ; Putois, CLetvbvre-Devaux, Dusaussoy, Thomassm- 
Gauné, BenoiVfils Cocbei, receveur. 

SENS. . . 

MM. le Maire, président; Lomé, Tonnelier, Aubry, Levrat, Brlssand, adminis- 
tra tours ; LarcheTÔque, receveur. 

1873 9 






432 

Société de Secours mutuels de Saint- Paul, à Thoriguy, président : M. Sou y. 

— -> de St-Thomas de Cantorbéry à VaUery, président -. 

M. Reraaugé. 
^ — de Villebievin, président : M. Brossard 

— — de Villeneuve-l*Archevôque, président : M. Juste. 

— — de Voisines, président : M. Lhoste. 

— — de Véron, président': M. Moreau. 

— — des patrons et ouvriers en cordonnerie, M. Lcforl. 

ÀrrondissetMnt de Tonnerre. 
Société de Secours mutuels des sapeurs-pompiers de Tonnerre,- prés. : M. Rolland. 

— — des ouvriers réunis de Tonnerre, près. : M. Ravaux. 
1'* Société de Secours mut. des vignerons de Tonnerre, prés. : M. Lemaire-Rerton. 
2* — — — — presid. : M. Miinier- Portier. 

— — d'Arthonna^. président ; M. N... 

— — d'Argenteuil, président : M. Bourguignat. 

— — de Noyers, président : M. Gelez Marie. 

— — de Serrigny, président : M. Mérat Jean-Baptiste. 

SOCIÉTÉ DE SECOURS MUTUELS ENTRE LES INSTITUTEURS PUBLICS 

DU DÉPARTEMENT 

Autorisée le Ub novembre 1843. 

Président honoraire : M. le Préfet; président, M. Bos; vice-prc'sidvnls, M. Cuiin, 
inspecteop primaire, et M. Dorihac de Borne, directeur de I^I£cole normale ; tréso- 
rier, M. N ,; secrétaire, M. Martin, scciétairede l'inspection d'Acadcm io ; sé- 
créta irc-ad joint, M. Robin ; adfnînisirateuri<, sept instituteurs. 

ASSOCIATION FRATERNELLE DÈS ANCIENS ÉLÈVES 

DO COLLÈGE D'AUXElinB. 

Fondée en 1859, cette association a pour but d'établir, entre les anciens élèves 
du collège d'Auxerre, un centre commun de relations amicales et d'assistance fra- 
ternelle et de coopérer en même temps, dans la mesure des ressources de la .so- 
ciété, au maintien de la haute réputation du vieux collège fondé par Jacques Amyot. 

Membres du Comité : MM. le docteur Flandin, président ; Challc, délégué général 
de l'association; Dondenne, délégué du trésorier. 

ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DU COLLÈGE DE SENS. 

Président, M. le docteur Lorne, h Paris; trésorier, M. Levillain, commissaire- 
priaeur à Paris; commlssairea délégués à iSens, MM. le docteur Compérat et Millet, 
avoué. 



FIN DK Lk DEUXIÈME PARTIE. 



TROISIEME PARTIE 



STATISTIQUE. SCIENCES & ARTS 



1873 



TROISIÈME PARTIE. 



STATISTIQUE, SCIENCES ET ARTS. 



LA CATHÉDRALE D'AUXERREf) 



SCULPTURES DES PORTAILS 
(Suite). 

XIII 

Après les scènes décrites dans la première partie de 
cette notice, et dans laquelle sont ngurés les épisodes 

de la Création 
du monde f le 
dernier cadre 
est consacré à 
la naissance de 
la nature ani- 
male et végé- 
tale : 

« Dieu fit 
donc les bêtes 
sauvages de la 
terre suivant 
leurs espèces, 
les ammaux 
domestiques et 
tous les repti- 
les, chacun se- 
lon son espèce. 
Et Dieu vit que 
cela était bon.» 
Gen. I. 2S. 

Le créateur, 
représenté 
comme dans 
les figures pré- 
cédentes , et 




Création des animaux. 
(• Voir r Annuaire 1871-187-2. 



ainsi qu'il le 



6 

à son image. » I. 26, 27. Le Créateur, vêtu d'une 
longue tunique sans ceinture et à manches larges, 
modèle, dans un bloc de terre, la figure d'Adam. Ses 
deux mains semblent donner la dernière touche à son 
ouvrage. Mais, par une anomalie assez singulière, ces 
deux figures ne rentrent pas dans les dimensions des 
scènes suivantes, et se ressentent d'ime certaine rai- 
deur, d'une certaine inexpérience que nous ne trou- 
vons pas plus loin. La figure du Créateur n'a pas de 
souplesse et le corps d'Adam paraît une macruette sans 
expression. Il est vrai que le souffle de 1 Esprit n'a 

S oint encore animé cette créature matérielle. Sans 
oute cet épisode, le premier esquissé de la Genèse de 
l'homme, peut être considéré comme l'essai d'une 
œuvre dont le développement et le perfectionnement 
se font voir dans les compositions suivantes. 



Ce pre- 
mier ta- 
bleau cor- 
r b r e 
bien la re- 
m arq u e 
déjà mite 
des diffé- 
rences de 
style dans 
les compo- 
8 it i o n s 
d'une mô- 
me série 
des sculp- 
tures de la 
cathédrale, 
n suffit de 
rapprocher 
cette scène 
de la sui- 
vante pour 
se faire une 
idée des 
modifica- 
tions qu'un 
même su- 
jet pouvait 
prend re 
entre des 
mains di- 



crtiUcia ii« l'hoBBia. ensuite : 

Faisons 
l'homme à notre image et à notre ressemblance et qu'il 
conunande aux poissons de la mer, aux oiseaux du 
ciel, aux bétes, a toute la terre et à tous les reptiles 
qui se remuent sous le ciel. » « Dieu créa donc l'homme 




Voici une scène où, chose bien extraordinaire chez 
, un artiste du moyen-Age, il 3'éloigne du texte biblique 
et compose un 
épisode où les 
traditions ne 
sont pas fidèle- 
ment obser- 
vées. Eve figu- 
re en personne 
dans ce tableau 
et cependant 
elle ne devrait 
point y paraître 
puisque c'est à 
Adam seul mie 
s'appliquentles 
versets oui sui- 
vent. Ce ca- 
price del'artiste 
a l'inconvé- 
nient deTausser 
rhistoire poé- 
tique d'Adam, 
seul confident 
jusqu'alors du 
Créateur, con- 
fiant ensuite à 
sa femme la dé- 
fense divine et 
se laissant en- 
suite tenter par 
eUe. 

La présence d'Eve fausse les deux caractères et ne 

bit plus de la désobéissance qu'un acte insignifiant. 

Le texte ne s'adresse qu'à Adam ; en voici les paroles : 

« n lui fit aussi ce commandement, et lui dit : Mau- 

« gez de tous les fruits des arbres du Paradis, mais ne 

« mangez point du fruit de l'arbre de la Science du 



ir di trail ie rirtn. _, 



« Bien et du Mal. Car en même temps que vous en 
<x mangerez, vous mourrez très-certainement. » 

(n. 16, 17.) 

Le Créateur, tenant de sa main droite un feuillet qui 
semble csontenir un pacte avec Thomme, élève la gau- 
che au-dessus de Tarbre de science, avec un geste qui 
indique sa défense formelle. Adam écoute les exhorta- 




dirait qu^elle lui souffle déjà l'idée de la désobéissance. 



a Or, le serpent était le plus fin de tous les animaux 
que le Seigneur Dieu avait formés sur la terre. Et il dit 
à la femme : 
Pourquoi Dieu 
TOUS a-tril com- 
mandé de ne 
pas manger du 
fruit de tous les 
arbres du Para- 
dis?» 

« La femme 
considéra donc 
que le fruit de 
cet arbre était 
bon à manger ; 
qu'il était bon 
et agréable à la 
vue.Etenayant 
pris , elle en 
mangea, et en 
donna à son 
mari, qui en 
mangea aussi. » 

m, 1,6. 

Cette scène 
est très muti- 
lée. La jambe 
droite d'Adam a 
presque dispa- 
ru et la figure 
d'Eve n'est pas 
moins maltrai- 
tée. Debout de chaque côté de l'arbre de la science, 
dont il est difficile dans cet épisode, comme dans les 
précédents, de déterminer le genre botanique, Adam 
reçoit de sa femme le fruit défendu. Une tête que n'ac- 
compagne aucun des attributs du Serpent, se montre 
au milieu du feuillage. C'est, comme dans les composi- 
tions de l'école italienne, un buste de femme qui se 




tourne vers Eve et semble lui adresser la parole. 
Raphaël, dans son admirable Tentation, a suivi cette 
tradition de l'iconographie des tailleurs d'imaiges et des 
tableaux primitifs de Giotto et de Cimabuë. 



XVIII 
a Le Seigneur Dieu dit à la femme 




PouKfuoi avez- 
vous feit cela? 
Elle répondit : 
Le serpent m'a 
trompée; et j'ai 
mangé de ce 
fruit. » ni, 13. 
La pierre, dé- 
litée par les in- 
tempéries, a 
martelé ce ta- 
bleau d'une fa- 
çon déplorable. 
Le Créateur 
constate la dés- 
béissance , et, 
quoique ces 
paroles s'adres- 
sent à Eve, c'est 
Adam qui sem- 
ble recevoir 
l'admonesta- 
tion divine. 



a 



XIX 

avait été tïré ,. *^®' * ^* ««^t^w de la terre Jonta 
« Et l'en ayant chassé, il «ut des Chérubins devant 

le jardin de dé- 
lices, qui fai. 
fiaient étinceler 
une épée de feu 
pour garder le 
chemin qui con- 
duisait à rarbre 
de vie. » ht 

23, 24. 

n est impos- 
sible de ne pas 
reconnaître, 
dans le groupe 
représentant la 
Sortie du Para- 
diSy Tentente la 
plus complète 
du pittoresque 
et de l'effet dra- 

niatigue.(J'ai 
lait d^à remar- 
quer, dans le 
précédent arti- 
cle de cette étu- 
de, combien û 
y avait d'ana- 
logie entre cette 
scène et les 
grandes compo- 
sitions pictu- 
rales de récole 




Vetàl dt Pandi,. 



d'une grandeldoïeur^f f.A "'***^ L'anatomie est 



13 

des membres inférieurs la construction anatomique de 
la femme. 

Si j'insiste sur ces détails, c'est qu'ils ont une tr^s- 

frande importance, à une époque oti il est convenu 
'admettre que les études d'après nature étaient, ou 
impossibles, ou Foccasion de persécutions contre les 
artistes. Il faut bien croire que l'esprit libéral dont la 
France a été heureusement douée à toutes les époques 
de son histoire, a éloigné cet esprit d'intolérance que 
l'on retrouve malheureusement jusqu'au seizième siècle 
dans les écoles d'outre-Rhin et qm a empêché, môme 
en Italie, le développement des ressources artistiques 
dont ce pays a été si heureusement doué. 

La figure la plus étrange de toute la belle collection 
qiie nous venons de passer en revue est celle de l'ange 
cnargé de la garde du Paradis. Ici l'artiste, pour ne pas 
tomber dans le ridicule que pouvait présenter l'image 
d'un archange emplumé, a vêtu celui-ci d'une tonique 
dont chacune des oraperies est dessinée par la courbe 
des plumes, tandis que les épaules et U poitrine sont 
recouvertes d'une sorte d'égide duvetée. La poitrine de 
l'ange est découverte et une étoflFe légère, nouée au- 
devant du cou, retombe gracieusement en fines ondula- 
tions. Deux grandes ailes sont attachées à ses épaules 
et sa main droite tient l'épée flamboyante où l'on dis- 
tingue encore les langues de feu qui devaient être d'un 
effet très-original lorsque la sculpture était complète. 
Mais cette figure a, comme tant d'autres, souffert de 
grandes mutuations. 



4i 



XX 



Chacune des scènes qui viennent d'être décrites est 

surmontée d'un panneau tri- 
lobé, dans lequel des anges, 
de figures et ^expressions di- 
verses, et représentés dans un 
nimbe de nuages, soutiennent 
de chaque main des couronnes. 
Ces acolytes paraissent confir- 
mer la royauté dont TÉcriture 
revêt le premier homme et la 
première femme. 




T^te d'ange porte-coonmiies. 



La composition représentast les ofirandes de Cf^ et 
d'Abel ayant été reproduites dans la première partie de 
cette monogra- 
phie, je ne la rap- 
pelle ici que pour 
lui conserver sa 
place dans la sé- 
rie à laquelle elle 
appartient. Le se- 
cond épisode est 
celui de la Mort 
(FAbd. 

« Or Gain dit à 
son frère Abel : 
sortons dehors. Et 
lorsqu'ils forent 
dans les champs, 
Gain se jeta sur 
son frère Atiel et 
le tua. » rv, 8. 

Toute la sauva- 
^rie de l'homi- 
cide se montre 
dans cette petite composition. Abel, la tSte tournée vers 
son frère comme pour demander gr&ce, et déjà à demi 
terrassé, pare avec ses bras les coups du forcené. 
Celui-ci, tenant un objet de forme étninge, va redou- 
bler ses coups, n y a, jusque dans le costume des deux 
acteurs de ce drame, une intention artistique qui dé- 
note, comme nous l'avons vu dans les scènes précé- 
dentes, un soin fort grand à conserver le caractère des 
personnages et à leur donner une tournure plus dra- 
matique. Abel est enveloppé d'une ample tunique. 
Caïn, comme pour donner plus d'aisance à ses mouve- 
ments et mettre plus à l'aise ses prmets de vengeance, 
a relevé ses draperies à la ceinture. Je n'insisterai point 
sur les mutilations déplorables qui, ici comme ailleurs, 
ont enlevé tant de choses à l'expression des person- 
nages. 




46 

J'ai parlé de la forme singulière de l'objet avec lequel 
Caïn frappe Abel. Il n'a rien de commun avec une 
branche d'arbre ou la massue traditionnelle que les 
sculDteufs mettent entre les mains d'Hercule, de Caïn, 
ou drautres assommeurs célèbres. Malgré la forme un 
peu fteste de ^instrument du meurtner, j'y vois la 
ehanrue primitive, dont le soc tranchant va arroser la 
terre da ce sang qui criera vengeance jusqu'au ciel. Il 
y a, dans cette pensée de l'artiste, une idée grande et 
qui n'en rend l'action que plus pathétique. On y peut 
voir une sorte de connaissance archéologique remar- 
quable à une époque où les anachronismes n étaient pas 
'Tares dants la représentation de ce soc de bois dont 
Pagrieulteur Caïn, le défricheur maudit de Dieu, se 
sert pour mettre son frère à mort. L'Orient a conservé 
cette eharrue primitive et les Arabes et les Fellahs 
d'Bgypte con(raisent encore, mené par leur attelage 
d'âne ou de chameau, le soc informe que les temps 
bibliques employaient déjà. 



xxn 

« Le Seigneur Dieu dit ensuite à Gain : Oil est votre 
frère Abel ? H lui répondit : Je ne sais. Suis-je gardien 
de mon frère ? » 

« Le Seigneur 
lui répartit : Qu'ar 
TCz-vous fait î La 
voix du sang de 
votre frère cne de 
la terre juscja'à 
moi. » 

« Vous serez 
donc maintenant 
maudit sur la ter- 
re, qui a ouvert 
sa bouche et qui 
a reçu le sang de 
votre frère, lors- 
que votre main l'a 
répandu. » IV, 9, 
10,11. 

Gain, dans une 
attitude presque 
insolente, et te- 
nant encore à la 
main l'instrument du meurtre, le soc de charrue dont 
la forme est encore plus visible que dans l'état précé- 
dent, répond aux questions de Dieu. La main du Gréa- 
teur est levée en signe d'anathème : la malédiction est 
prononcée. 




XXIII 

L'action rei)résoiitée dany ce panneau se divise en 
deux épiKode> dôpcndaiils l'un de l'autre, mais qui, 
dans le texte de 
l'Écrilurc, ne doi- 
vent pas se passer 
au mâme moment . 
L'un de ces sujets 
est l'Ivresse de 
Noé, l'autre le Dé- 
part de Cham. 

« Noé, s' appli- 
quant à l'agricul- 
ture, commença à 
labourer et à cul- 
tiver la terre, et il 
planta une vigne. 
« Kt ayant bu 
du vin il s'enivra 
et parut nu dans 
sa tente. » 
M Noé se réveil- 
La mnifdiciioii te chiiiD. tant après cet as- 
soupissement que 
le vin lui avait causé et ayant appris de quelle sorte 
l'avait traité son second fils, » 

i( Il dit : Que Chanaam soit maudit, qu'il soit à 
l'égard de ses frères l'esclave des esclaves. » 

(IX,20, 21, 24, 25.) 

La partie droite de la composition, séparée en deux 

Sarun chône, montre Noc dans un état de perturbation 
ont on ne peut déterminer la cause. Est-ce l'ivresse 
ou la douleur légitime qu'il ressent du départ de son 
fils qui lui cause ce trouble ? Ses cheveux flottent négli- 
gemment. Sa tunique , à manches ouvertes, se drape 
sans ordre et laisse à découvert ses jambes nues. Sa 
main droite se porte à son flanc avec un geste où il est 
difficile de discerner s'il est en proie aux transes de 
l'ivresse ou à l'expansion de ses sentiments paternels 



49 

après que, la malédiction prononcée, le besoin du par- 
don oppresse son cœur. 

A gauche Gham et Ghanaam quittent Noé. L^examen 
superficiel de cette sculpture avait fait croire à plu- 
sieurs visiteurs aue ces deux personnages représen- 
taient Sem et Japnet allant à reculons déposer le man- 
teau sur le corps de leur père. Mais il n*y a pas de 
doute possible dans Tattitude de Gham et dans les 
attributs dont il est porteur. Il tient un arc dont la 
forme est parfaitement déterminée et dont il tend la 
corde avec un geste énergique. A sa ceinture est passé 
un faisceau de flèches. Ses cheveux, réunis par un 
bandeau, rappellent la coiffure que les artistes attri- 
buent à cette époque aux Mèdes et aux Scythes et qui 
forme une sorte de tiare. L'impulsion du corps de Gham 
est pleine de mouvement et cette fi^re pourrait encore 
servir de modèle, sans les mutilations qui laissent à 
peine discerner la forme des jambes. 

Le jeune Ghanaam, ceint pour le voyage, ainsi que 
son père, et portant comme lui la courte tunique, est 
chaussé de bottines lacées. 

L'arbuste sur lequel s'appuie la main de Noé et dont 
des rejetons poussent à ses pieds, paraît devoir figurer 
la vigne, autant que la forme du tronc et de la feuille 

Sermet de le supposer. Gependant ses branches portent 
es fleurs polypétales qui n'ont rien de commun avec 
celles de la vime. Il v a sans doute inexpérience ou 
négligence de la part au sculpteur. 

La malédiction de Noé s'adresse à Ghanaam, fils de 
Gham, et nous voyons ici l'enfant accompagner son 
père. Dans l'ordre des sculptures de la cathédrale, 
cette scène devrait suivre celle du déluge qui lui est 
antérieure, et pourtant j'ai dû respecter la place qu'elle 
occupe dans les compositions sculpturales de nos por- 
tails. En effet, ce n'est qu'après le grand cataclysme 
Sue Dieu permet à l'homme de se nourrir de la chair 
es animaux. Ici, bien certainement, Gham est im 
chasseur, et, le premier des explorateurs, il part à la 
conqtiête de contrées nou velles où va se développer sa 
race dans le monde renouvelé. 

U Arche de Noé a été décrite dans la première partie 
de cette notice. Je me contente de lui assigner sa place 
ici- 



XXIV 

Brisée par tontes sortes de matilations, corrodée par 
les eaux du ciel et par les vents d'oaest qui l'ont émiet- 
tée en écailles, la première des pierres où se déroule 
avec ane si grande force d'art et une si brillante di> 
versité dans la (Ûsposition des sujets la PartJtoïe de tEn- 
font prodigue, laisse à peine distinguer aujourd'hui 
quelques <fètails qui permettent cepeudaut d'en appré- 
cier labeauté. Au centre, un tableau circulaire, entoure de 




ri 

\ 

t 



24 

ouatre cadres ovoïdes^ contient les scènes suivantes qui 
ctoivent, comme toujours, être lues en deux séries : 
Tune, supérieure, se rapportant à la désobéissance, 
l'autre, inférieure, montrant la rédemption. 

Le premier sujet, dont il reste à peine quelques ves- 
tiges, se laisse discerner encore. Les fils se présentent 
devant leur père. Voici le texte évangélique qui se rap- 
porte au commencement de cette parabole : 

« Il leur dit encore : Un honmie avait deux enfants, 
« dont le plus jeune dit à so- 1 père : Mon père, donnez- 
« moi ce oui doit me revenir de votre bien. Et le père 
« leur fit le partage de son bien. » 

(S. Luc, XV, 11, 12.) 

Sous le fruste de la pierre on voit encore le père 

Saraissant siéger sur une sorte de trône ; la main seule 
e Tun des fils se montre à peu près intacte et indique 
par son geste la supplique qu'il vient adresser. 

A la droite de cette composition on distingue le 
Départ de f Enfant prodigue. Monté sur im cheval, il 
sort d'un portique et est accompagné d'un autre per- 
sonnage montant une mule, qui paraît porter d'abon^ 
dantes provisions. La main de cet acteur, joyeusement 
élevée en Tair, envoie ses adieux ironiques a la maison 
paternelle. Deux chiens accompagnent les voyageurs. 
Cest l'épisode dont parle ainsi la Bible : 

« Peu de jours après, le plus jeune de ces deux 
enfants, avant amassé tout ce qu'il avait, s'en alla dans 
im pays étranger fort éloigné, où il dissipa tout son 
bien en excès et en débauches. » (XV, 15.) 

«c II s'en alla donc et s'attacha au service d'un des 
habitants du pays qui l'envoya en sa maison des 
champs pour y garder les pourceaux. » (XV, 15.) 

C'est la partie la mieux conservée de ce morceau de 
sculpture, et pourtant elle laisse beaucoup à désirer. 
Le maître, assis comme un vieux faune, dont l'artiste 
lui a donné les traits, écoute les observations de deux 
pâtres qui lui présentent le néophyte agenouillé devant 
lui dans une {position suppliante. Cette dernière figure 
a presque entièrement disparu. 

Rien n'est plus fruste (pie la scène suivante : 



2S 

c< Et là il eût été bien aise de remplir son ventre des 
écorces que les pourceaux mangeaient; mais personne 
ne lui en donnait. » (XV, 16.) 

Sous le couvert d'un bois de chênes, on peut distin- 
guer, en y apportant beaucoup d'attention, la figure de 
r enfant procugue agenouillé. Cette scène serait absolu- 
ment indéchiffrable sans la présence d'un pourceau 
dont le groin seul est visible. 

Deux épisodes forment le compartiment suivant : 

« H se leva donc et s'en vint trouver son père. Et 
lorsqu'il était encore bien loin, son père l'aperçut, et 
en fut touché de compassion et courant il se jeta* à son 
cou, et le baisa. » 

« Et son fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le 
ciel, et contre vous ; et je ne suis plus digne d'être 
appelé votre fils. 

« Alors le père dit à ses serviteurs : Apportez promp- 
tement sa première robe et l'en revêtez, et mettez lui 
un anneau au doigt et des souliers à ses pieds. 

(XV, 20,21, 22.) 

A la gauche du panneau on voit le fils reçu par son 
père qm le presse sur son cœur. Tout près de là et 
sous tme arcature qui désigne le logis du maître, un 
serviteur dépouille l'enfant de ses haillons, tandis 

Su'un autre tient sur ses bras les vêtements de fête 
ont on va revêtir le fugitif retrouvé. 



Li p«nbol« te rEiilint prodifoe (3< panne»). 

Il est inutile de décrire ici le deuxième pauneau de 
l'Histoire de F Enfant prodigue. Il a trouvé sa place dans 
la première série de celte étude. Le troisième compar- 
timent , les Banquets, est assurément le plus remar- 
anable, le plus parfait au point de vue de l'art, de 
1 ordonnance pittoresque, de tous les bas-reliefs de la 
cathédrale d'Auxerre. Son état de conservation serait 
encore complet, la pierre étant d'une qualité rare, si 
chaque jour les souliers ferrés des écoliers n'y ajon- 
taient de nouvelles mutilations. Sans la beauté du 



3i 

ffrain de la pierre, qui a presque pris la dureté du 
bronze, cette charmante épopée eût disparu depuis 
longtemps. 

Il n'est pas étonnant que cette sculpture, la mieux 
conservée et la plus intéressante au point de vue des 
costumes, ait été le sujet de fréquentes études et que 
le dessin en ait été reproduit dans quelques publica- 
tions. 

Le grand maître de la science archéologique, 
M. Viollet le Duc, n'hésite pas à donner aux sculp- 
tures des portails d'Auxerre une supériorité artistique 
indiscutable sur toutes les œuvres sculpturales des 
églises de cette époque, la fin du treizième siècle. Je 
laisse la parole à réminent critique. Après avoir passé 
en revue les œuvres principales d'autres monuments, 
il ajoute : 

« Entre ces soubassements, ceux d'Auxerre sont les 

f)lus remarquables. Les sujets sculptés sont pris dans 
'Ancien et le Nouveau Testament. On y voit la Créa- 
tion, l'Histoire de Joseph, la Parabole de l'Enfant pro- 
digue. Ce sont des bas-reliefs ayant peu de saillie, 
très-habilement agencés dans un réseau géométrique 
de moulures et d'ornements. L'aspect général, par le 
peu de relief, est solide, brillant, vivement senti ; les 
sujets sont traités avec une verve sans égale. » 

Le Mercure de F Yonne, journal polémique comme on 
en faisait alors, recueil de poésie, de pohtique et d'art, 
nous donne en 1829, l'année de sa naissance et de sa 
mort, une assez bonne lithographie de cette sculpture. 
Le dessinateur ne s'y est cependant pas astreint à la 
complète et fidèle reproduction de cette œuvre d'art. 
Le texte de Jouanet, qui accompagne cette esquisse, 
.voit dans la figure qui forme le centre de la composi- 
tion, une femme dévorée par des serpents, et selon 
lui, il y aurait là une légende à découvrir. Il affirme, 
en outre, que de semblables sujets sont représentés 
dans l'église Sainte-Croix de Boraeaux et dans l'éghse 
de Montmorillon. J'examinerai cette opinion dans le 
cours de cette notice. 

M. Viollet le Duc, dans son Dictionnaire â! Architecture^ 
donne aussi une représentation de cette figure. Elle a 
sans doute été prise sur un croquis insuffisant, car elle 



26 



ne donne pas la grandeur du style de Toriginal ni sa 
pose si gracieuse et si savante. M. VioUet le Duc voit 
aussi dans les quatre sujets principaux les épisodes de 
la vie dissolue de TEnfant prodigue. Or, u est bien 
évident, en suivant Tordre des tableaux, que la partie 
inférieure de la composition se rapporte au festm du 
retour et non à l'existence interlope que Tenfant avait 
menée jusque-là. L'examen des sculptures nous mon- 
trera le tact avec lequel Tartiste a su garder ces dis- 
tinctions qui ne sont pas le moindre intérêt que Ton 
puisse trouver dans ces scènes charmantes. 

•Aussi, comme j'entreprends de le prouver, les deux 
scènes supérieures appartiennent à 1 époque de la per- 
version de TEnfant, tandis que les deux inférieures 
sont les épisodes du retour. Ces quatre compositions 
sont dessmées dans des cadres formés de losanges 
interrompus par des demi-cercles et formés de mou- 
lures qui font valoir le relief délicat des personnages. 
Des courtines, accrochées à la partie supérieure des 
cadres, ajoutent une nouvelle richesse aux dessins. 

Une société, bien reconnaissable par son extérieur 
mondain, se montre dans le premier aes compartiments. 
Deux femmes vêtues de robes qui accusent leurs formes 
d'ime façon immodeste, reçoivent à leur table l'Enfant 

Srodigue couronné de roses comme les anciens Romains, 
elui-ci accepte de sa voisine de gauche un vaste hanap 
remph sans aoute jusqu'au bord. La courtisane vient 
de remplir ce verre à un vase dont la forme se retrouve 
encore en Espagne. Il y a dans la physionomie des 
deux femmes, très-finement sculptées, une sorte de 
petit drame qui montre que les artistes du treizième 
siècle entendaient parfois aussi bien l'expression que 
la composition. La jeune femme de droite, prête à 
porter à sa bouche une croquette, paraît rappeler le 
jeune homme à un peu plus d'attention pour elle... 
Agenouillée au pied de la table, une servante tient une 
sorte de théière en attendant les ordres des maîtres. U 
est assez curieux d'étudier dans la sculpture le menu 
de ce festin qui n'est qu'une collation ; le vin, contenu 
dans une esqèce d'afearaze», un melon, posé sur une 
couronne de paille tressée, de menues pâtisseries et un 
gâteau découpé en plusieurs parts. Sous la table, 



26 

drapée avec beaucoup de légèreté, le petit drame 
intime se continue. L'Enfant prodigue porte une chaus- 
sure d'intérieur, de forme eflFeminée, sur laquelle vient 
presser le pied de son échanson tentateur. On ne peut 
s'empêcher de remarquer Tanalogie entre le jupon 
empesé de cette créature et le même objet d'ornement 
qui balaye aujourd'liui les trottoirs de Paris. Pour 
mieux montrer le peu de décorum de cette compagnie, 
Tartiste y a introduit deux animaux : un chien dont le 
profil se dessine sous la draperie de la table et grimpé 
sur les çenoux de sa maîtresse, et un chat qui ronfle 
au premier plan. 

Passons au second épisode de cette existence de plai- 
sirs. Il devrait logiquement se passer avant la scène 
du repas. L'Enfant prodigue, assisté de deux servantes 
et accompagné de l'une des courtisanes, prend un bain 
dans un Dassin de la forme la plus primitive : c'est un 
simple cuvier douve et cerclé. L'une des suivantes, la 
robe relevée à la ceinture , comme les lavandières 
modernes, verse l'eau dans le bain. L'autre, assise sur 
un siège bas, tient le carreau ou coussin sur lequel 
viendront se poser les pieds du baigneur. 

Les deux panneaux inférieurs se rapportent au môme 
sujet : d'un côté les serviteurs apportant les mets du 
festin ; de Vautre, le repas offert par le père à son fils. 
Dans le premier médaillon, les servants ont toute la 
grâce, toute la beauté d'attitude que Ton peut voir et 
admirer dans les statues grecques. Le premier tient 
sur l'épaule un grand vase dont son bras, appuyé sur 
la hanche, supporte le poids. Le second élève précieu- 
sement, et comme s'il s'agissait d'une chose de prix, 
un vase fermé et recouvert d'une draperie, mouillée 
sans doute pour entretenir la fraîcheur de la boisson ; 
enfin le troisième, agenouillée devant la table, présente 
un plat qui va y prendre place. 

Que l'on remarque la aifférence entre le festin qui 
figure' dans le quatrième panneau et celui représenté 
dans le premier médaillon. Ici, deux personnages prin- 
cipaux : le père donnant à son fils toutes les marques 
de son affection ; le fils, répondant à l'effusion pater- 
nelle par l'effusion de ses propres sentiments. Ce sont 
les deux seulô convives qui figurent au festin, comme 



87 

si Tartiste eût voulu mieux faire sentir rimportance de 
ce drame de famille. Deux serviteurs, dontVun dépose 
un jambon sur la table, se montrent aux côtés du maî- 
tre. La table est curieusement garnie de vases do 
formes diverses. Deux grandes amphores figurent au 
premier plan, contenant les liquides destinés au repas. 
A la droite de TEnfant prodigue, le Foii — Stultus, — 
ce commensal des maisons nobles au moyen âge, 
coifiFé de son chaperon à longes oreilles, se bourre 
d'un pâté qu'il tient d'une mam, tandis que l'autre il 
porte les morceaux à sa bouche. C'est là un de ces 
types où se complaisait l'imagination hilarante de nos 
pères, et nul doute que ce bouffon, aujourd'hui ignoré 
ou incompris, n'ait éveillé les rires joyeux de nos 
ancêtres. 

Dans les intersections des losanges qui viennent 
d'être décrits, des figures symboliques remplissent les 
vides de la pierre. Le type principal, placé au centre et 
dont j'ai déjà parlé, est la femme allaitant les dragons. 
Elle laisse flotter ses cheveux sur ses épaules. Drapée 
avec une rare élégance et une finesse extrême, elle 
rappelle absolument les meilleures œuvres de Jean 
Goujon. Son profil est d'une grande. distinction. Cette 
personnification est évidemment celle de la Luooure et 
les deux monstres qui l'accompagnent rentrent bien 
dans les traditions iconographiaues du sujet. Ce n'est 
pas du tout une femme dévorée par les serpents. 8a 
main droite offre le sein à une Chimère ailée, à la queue 
recourbée en escargot ; de l'autre main elle flatte un 
autre de ces êtres fabuleux dont la queue se termine 
comme celle du scorpion. 

Au sommet du panneau, deux êtres fantastiques. 
Goules ou Vampires, création de l'esprit du moyen âge, 




emblème de la vi^ance et de la pureté chez les Egyp- 
tiens, conserve ici son rôle. 

Plus bas, un guerrier appuyé sur sa lance, et drapé 
à la romaine, sonne de la trompette. Il serait difficile 
de dire ce que fait ici ce personnage, qui semble la 
personnification de la Guerre. 



18 

Dans le compartiment en face, on voit ime sirène 
armée de nageoires, de son appendice caudal et de 
pattes de griffon. Ses cheveux flottent sur ses épaules 
et deux plumes ou deux algues ornent son front. Elle 
tient entre ses bras un nourrisson emmaillotté. Cet 
enfant dans ses langes, c'est Thomme énervé et réduit 
à Timpuissance par les séductions de la vie. Cette 
figure complète la thèse développée par les autres 
sujets. En bas, dans les angles ti^s-mutilés, se mon- 
trent deux formes de corps nus et accroupis. 

La petite sculpture centrale placée à la nase de cette 
pierre présente une femme montée sur un animal 
fabuleux rappelant la forme crue les savants modernes 
attribuent au mégathérium antédiluvien. Faut-il voir ici 
la femme montée sur la bête dont parle TApocalypse ? 

S'il fallait prouver que cette œuvre a bien été conçue 
et exécutée au treizième siècle, il ne faudrait que 
rechercher dans les manuscrits de cette époque pour y 
retrouver les types de ces personnages fantastiques 
qui, au temps de saint Louis, faisaient les délices des 
miniaturistes. Un charmant missd , conservé par 
M. Chardon, notaire à Sens, contient une collection 
charmante de ces fantaisies artisticpies. Elles ont été 
décrites dans le BuUetin archéolojftque de Sens. Les 
marges du parchemin offrent la variété la plus curieuse 
de figures semi-fabuleuses, semi-réelles, enfantées par 
rimagination de Tartiste. 



29 



f' 



XXVI 

Si ce joli motif d'architecture n'était ciselé dans la 
- même pierre qu'une œuvre du xm'' siè- 
cle, un œil, même exercé, en ferait un 
travail duxvi'' siècle. Quatre médaillons, 
dont trois n'existent plus et ont été mar- 
telés, forment ce panneau. Il reste en- 
core de visible une figurine en buste qui 
nous reporte tout à fait au temps de 
François P^ Des ornements feuillages sé- 
parent ces médaillons et sont identique- 
ment dans le style des châteaux d'Anet, 
de Ghambord, de Fleurigny , et de toutes 
ces charmantes résidences seigneuriales 
^Jl dont la Renaissance, avec son expansion 
si brillante et si heureuse, couvrit le sol 
de notre pays. 



v< 



:v^'. 



A 



OlMMDtS. 



30 



XXVII 




U robe Boptiale. 

On a v\u dans les scènes représentées ici, les épi- 
sodes de la piirabole des Vigtierons. Dans la partie supé- 
rieure seniit ivpi^senté le meurtre du fils du Maître. 
Dans la section inférieure ce serait, dans cette hypo- 
thèse, les viçfnei\)ns qui fuient après le crime accompli. 

n Ainsi, s étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la 
viJ^nlO et ils le tuèi^nt. » (St-Mathieu, XXI, 39.) 

fi Entin« avant im fils unique, qu'il aimait très-ten- 
divment, il le leur envoya après tous les autres en 
disant : Ils auront quelque respect pour mon fils. » 




3) 

(( Mais ces vignerons dirent entre eux : Voici Fhéri- 
tier, allons, tuons-le, et l'héritage sera à nous. » 

« Ainsi s'étant saisis de lui ils le tuèrent et le ietè- 
rent hors de la vigne. » (St-Marc, XII, 6, 7, 8.) 

« Et rayant chassé hors de la vigne, ils le tuèrent. 
Comment donc les traitera le seigneur de cette vigne ? » 

(St-Luc, XX, 15.) 

La principale objection que je ferai à cette traduc- 
tion, c'est que la scène se passe à la porte d'un édifice, 
quoique, il est vrai, les artistes du moyen- âge ne se 
soient pas fait faute d'orner de fabriaues des composi- 
tions ou celles-ci n'avaient que faire. Les deux tableaux 
principaux sont dessinés dans des losanges. Des roses 
quadrilobées les séparent et des parties de médaillons 
circulaires complètent le cadre. 

Je crois voir dans le drame de la partie supérieure la 
parabole de la Rohe nuptiale : 

« Le roi entra ensuite pour voir ceux qui étaient à 
table, et y ayant aperçu un homme qui n'était point 
revêtu de la robe nuptiale. » 

« Il lui dit : Mon ami, comment êtes-vous entré en 
ce lieu sans avoir la robe nuptiale? Et cet homme 
demeura muet. » 

« Alors le roi dit à ses gens : Liez lui les mains et 
les pieds et jetez le dans les ténèbres extérieures. 

(St-Mathieu, XXII, 11, 12, 13.) 

Le banni, dépouillé de ses vêtements, est conduit par 
deux serviteurs à la porte du palais représenté par un 
édifice dans le style du treizième siècle. Cette scène 
justifie le proverbe, populaire encore dans nos contrées : 
recevoir de la pelle et du balai. En effet, l'un des servi- 
teurs tient une pelle à four dont il frappe le délinquant, 
tandis que celui-ci reçoit l'autre ustensile domestique 
dans les jambes. 

J'avoue, à mon grand regret, ne pouvoir expliquer 
le sens du panneau inférieur. J'appelle ici les lumières 
d'autres commentateurs. L'une des figures ost encore 
très-visible : c est celle d'un pasteur paraissant au 
moment du départ et faisant ih^ la mam gauche un 
geste d'adieu ou d'anathème. 



32 

L'autre figure s'incline avec une expression qu'il 
n'est pas possible de déterminer, les mutilations ayant 
presque mvelé la pierre. 

Dans les médaillons circulaires accolés à ces deux 
cadres y l'esprit satirique du jnoyen-âge se montre 
encore. Dans les deux quarts de cercle du haut ram- 

f)ent deux personnages lubriques, l'un, homme à la 
on^e barbe, dont la tête est portée par le corps fan- 
tastique d'un ruminant. L'autre est celui d'une femme 
portant la guimpe et le béguin des nonnes et montée 
de même manière sur un corps de quadrupède. 

Deux demi-cercles placés au-dessous montrent deux 
enfants chevauchant sur des boucs, l'emblème de la 
lascivité. L'un paraît maîtriser sa monture. L'autre 
âève joyeusement dans ses mains ce poisson aux 
écailles brillantes, richement nuancés de vert et de 
bleu, dont le moyen-âse avait fedt un emblème que 
l'on retrouve excitant l'hilarité des bons Hollandais de 
Jean Stem dans ses joyeux tableaux. 

Au bas, un animal de forme excentrique rampe et 
semble fouiUer la terre. 

A la droite de ce panneau, et en retour sur la façade 
de la cathédrale, gnmpejm figuier noueux bien mal- 
traité par les pluies; mais où 1 on distingue encore des 
jeunes fruits et d'autres arrivés à leur entier dévelop- 
pement. Il faut voir là, sans doute, la parabole au 
Figuier : 

c( ...Considérez le figuier et les autres arbres. i> 

« Lorsqu'ils commencent de pousser leur firuit vous 
reconnaissez que l'été est proche. » 

« Ainsi lorsque vous verrez arriver ces choses sachez 
que le royaume de Dieu est proche. » 

(St-Luc, XXI, 29, 30, 31.) 




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a 

m 

m 



1873. 



34 



XXVIII 



Cette sculpture, qui fonne un grand panneau oblong, 
est évidemment la plus ancienne de toutes celles que 
j'ai décrites jusqu'ici. Ainsi que les hauts-reliefs se 
rapportant au même sujet et les belles statuettes des 
Arts libérais, elle appartient au treizième siècle. Ce 
portail est le plus intéressant des trois. Malheureuse- 
ment, la pierre, piquetée comme si elle eût été trouée 
par le bunn, laisse bien des détails à désirer. 

La composition est enfermée dans les divisions capri- 
cieuses dont les miniaturistes et les sculpteurs savaient 
tirer alors un si merveilleux parti. 

Dans un compartiment demi-circulaire, on voit le 
David berger qui sera plus tard le roi d'Israël. 

« Alors Samuel dit à Isaië : Sont-ce là tous vos 
enfants ? Isaië lui répondit : Il en reste encore un petit 
qui garde les brebis. Envoie-le quérir, dit Samuel ; car 
nous ne nous mettons point à table qu'il ne soit venu. » 

(Rois, XVI, H.) 

Cette petite composition, si elle était isolée, ferait 
penser à l'Orphée antique. Assis sur un tertre, David 
est dans la position du berger jouant de la musette. 
Auprès de lui un énorme chien garde et surveiUe le 
troupeau. Une vache est couchée près de là. Un bélier, 
im mouton et des chèvres qiii gnmpent à des arbris- 
seaux forment un groupe pittoresque. L'une de ces 
chèvres, debout sur ses pattes de derrière, semble 
écouter les accords de David. C'est là une joyeuseté de 
l'artiste qui devait provoquer les rires des bons bour- 
geois. 

Au-dessous, dans un cadre de môme forme, se trouve 
le Sacre de David. 

a Le Seigneur lui dit : Sacrez-le présentement; 

car c'est celui-là. . . » 

(( Samuel prit donc la corne pleine d'huile, et il le 
sacra au milieu de ses frères. » (XVI, 12, 13.) 

L'action n'est plus guère visible ; la pierre étant pres- 
que planée par le frottement, car elle forme le soubas- 
sement de 1 édifice. 



35 

Samuel, assis sur un siège drapé, verse sur la tête 
du jeune David Thuile sainte. Il se sert, pour cet acte, 
d'une patère. Les frères de David assistent à la céré- 
monie dans des attitudes exprimant le respect et le 
recueillement. Un jeune acolyte est placé aerrière le 
siège du vieillard. 

Au centre et encadré dans une moulure à quatre 
lobes, fi^re le Combat de David et de Goliath. 

« Or, il arrive qu'un homme, qui était bâtard, sortit 
du camp des Philistins. Il s'appelait Goliath, il était de 
Geth, et il avait six coudées et un palme de haut. »' 

« Il avait on télé un casque d'airain, il était revêtu 
d'une cuirasse à écailles, qui pesait cinq mille sicles 
d'airain. » 

« Ce Philistin s'avança donc et marcha contre David. 
Et lorsqu'il en fut proche, David se hâta et courut con- 
tre lui pour le combattre. » 

« Il mit la main dans sa panetière, il en prit une 

Sierre, la lança avec sa fronde, et en frappa le Philistin 
ans le front... » (XVII, 4, 5, 48, 49.) 

Derrière un arbre le petit David, apprêtant sa fronde 
et muni de sa panetière, défie le géant armé de pied en 
cap. Il est, je le crois, difficile de ne pas admettre l'in- 
tention satirique que l'artiste a mise dans cette compo- 
sition. Goliath ne porte pas le costume que les dessi- 
nateurs d'alors attribuaient aux Sarrasins. Le géant, 
appuyé sur sa lance, porte le costume complet des che- 
valiers du treizième siècle : le casque fermé, la cotte 
de maille en dessous et recouverte par des pièces d'ar- 
mure qui défendent la poitrine et les épaules ; enfin la 
cotte d'armes, descendant jusqu'aux genoux et à laquelle 
se fixe le baudrier. Mais le point le plus intéressant de 
cette scène, c'est que le Philistin s appuie sur un écu 
ou bouclier, de forme parfaitement héraldique, portant 
très-visiblement la croix pattée accompagnée à son 
intersection d'autres croix surmontées de fleurs de lys. 

Dans le demi-cercle inférieur de droite, le drame se 
continue : 

« Il courut et se jeta sur le Philistin, mit la main sur 
F m épée, la tira du fourreau et acheva de lui ôter la vie 
en lui coupant la tête. » (XVII, 51.) 

Entre deux arbres qui remplissent les angles, le 



36 

petit David, piétinant le corps de Goliath étendu à 
terre, lui scie consciencieusement la tête au moyen de 
son énorme épée. Il ne reste que des formes indécises 
du corps du géant. 

Dans le compartiment au-dessus, un groupe non 
moins mutilé représente la FoUe de Saûl : 

« Le lendemain il arriva que l'esprit malin envoyé 
de Dieu se saisit de Saûl ; et il était agité au milieu de 
sa maison, comme un homme qui a perdu le sens. David 
jouait de la harpe devant lui comme il avait coutume 
de le faire... » (XVin, 10.) 

Assis sur un lit de repos que protège dans le fond une 
large courtine, Saûl se réveille, agité par ses sombres 
visions. L'un de ses officiers le soutient pendant que 
David, assis devant lui, joue de la harpe. Est-ce le 
moment où la fureur de Saûl va menacer le musicien ? 
On ne peut le déterminer dans l'état actuel de la sculp- 
ture. 

A droite un petit cadre bilobé contient V Evasion de 
Davtd^ après les menaces qui lui ont été adressés par 
Saiil. 

« Saiil envoya donc ses eardes en la maison de David 
pour s'assurer de lui et le tuer le lendemain dès le 
matin. Michel, femme de David lui rapporta tout ceci 
et lui dit : Si vous ne vous sauvez cette nuit, vous êtes 
mort demain au matin. » 

« Elle le descendit en bas par ime fenêtre : ainsi 
David s'échappa, s'enfuit et se sauva. » (XIX, 11, 12.) 

La tragédie se passe au milieu d'un fouillis de cons- 
tructions qui, comme toujours, sont dans la dispro- 
portion la plus originale avec les personnages. Micnol, 
penchée à la fenêtre d'une maison dans laquelle elle 
aurait peine à tenir seule, tient l'extrémité du drap 
sauveteur au moyen, duquel descend son mari. 

A la gauche de ces divers épisodes et enfermé dans 
une moulure de même forme que celle précédemment 
décrite, un groupe, profondément mutilé, semble repré- 
senter la Peste (PIsraël. 

a Le Seigneur envoya donc la peste dans Israël 
depuis le matin jusqu'au temps arrêté, et, depuis Dan 
jusqu'à Bersabée , u mourut du peuple soixante et 
dix mille hommes. » 



37 

« L'ange du Seigneur étendait déjà sa main sur Jéru- 
salem pour la ravager, lorsque Dieu eut compassion de 
tant de maux et dit à l'ange exterminateur : C'est 
assez; retenez votre main. » (XXIV, 15, 16.) 

Un ange plane dans les airs, tandis que David, assis 
sur un trône, élève vers le ciel des mains suppliantes 
comme pour implorer le céleste pardon. 

XXIX 

Revenons sur quelques o] servations générales avant 
d'achever une étude dont j'ai fait ressortir les principaux 
traits dès le commencement de cette monographie. Il ne 
me reste plus à étudier que Y Histoire de Joseph, celle de 
David, rot, et les Vierges. 

Lorsque l'on considère les essais d'imitation, — je 
ne dis pas de restauration, qui sont généralement faits 
avec goût et avec soin, — les essais d'imitation, dis-je, 
que notre siècle a produits, on ne peut se défendre d'une 
admiration sincère pour ces savants du moyen-âge qui 
savaient si bien coordonner entre elles les parties pnn- 
cipales et jusque aux moindres détails de ces gigan- 
tesques monuments. En dépit de sa science si vraiment 
merveilleuse, l'architecture du dix -neuvième siècle 
tombe dans des fautes crue n'eussent jamais commises 
les prétendus ignorants du treizième siècle. Voyez Ste- 
Glotilde de Pans : c'est, comme architecture, un char- 
mant morceau. Mais la perspective en a été calculée 
comme pour un petit objet d'art, et non comme pour un 
monument. Aussi les tours, cvidées par une foule d'ou- 
vertures, manquent de grandeur, tandis que les chotuv 
qui garnissent les nervures ne semblent plus d'en bas 
que de minces crochets sans forme et sans style. Les 
architectes du moyen-âge calculaient, d'après la hauteur 
de l'édifice, d'après l'endroit d'oti une sculpture devait 
être vue, les formes et les dimensions qui devaient lui 
être données. L'ensemble harmonieux auquel ils sont 
arrivés provient de telles dififérences dans les mesures 
de certains sujets identiques de forme mais placés à de 
différentes hauteurs, que l'on se demande jusqu'oîi ils 
ont poussé la science des lois de Foptique. 

Mais ces tentatives, fussent-elles insuffisantes, valent 



petit DayW. 
terre, lui ^' 
son énormi 
du corps il' 

Dans 11 
moins mi. 

«Le 1' 
de Dieu - 
samaisi 
jouait i' 
de le IV 

Asm 
lai^p 
visu H' 
Davi 
mon 
Oui 

tUl'i 



39 

ce jour on laisse faire avec une parfaite indif- 

, bien qu'il y ait des lois punissant la mutilation 

iîces publics... Des deux siècles, au point de 

l'art, quel est le barbare? Est-ce celui qui a su 

r ces sculptures et qui possédait dans de petites 

..'S de province des artistes capables de les exé- 

iu celm qui laisse détruire cet ouvrage par quel- 

olissons désœuvrés ? » 

supprimé de cette citation une sortie violente de 

.ve critique contre les sociétés savantes, qui, 

lui, devraient être L^ palladium de nos œuvres 

Les sociétés provinciales ont beaucoup fait, depuis 

^iies années, pour sauver et conserver les dénris 

rt national, et à Tépoque du pouvoir autoritaire 

Tivait Tauteur, on surveillait plutôt ces sociétée 

Ton ne leur permettait d'émettre des vœux. Le: 

os changeront sans doute, et il serait heureux oue 

attributions des académies provinciales fussent plus 

^dues. 

' est d'autres fonctionnaires dont le rôle conserva- 

r est plus logique. C'est au clerçé que revient le soin 

préserver ces œuvres de la foi de nos pères, dont 

mutilation est pour tous un sujet de regret, et pour 

' , en outre, une profanation. Ce serait donc aux offi- 

^rs d'Eglise que rautorité pourrait confier la mission 

* veiller-à ces dilapidations qui se renouvellent chaque 

ur et à toute heure. 

Sans doute nos vieilles cathédrales, dont les vénérables 
içades ont reçu du temps qui a bronzé leurs pierres 
ette teinte inimitable ^e dore chaque coucher de so- 
eil, nos cathédrales, dis-je, sont encore admirables par 
'eur majestueuse grandeur. Mais les détails se sont 
émiettés sous la main des siècles. C'est l'histoire de 
toute œuvre humaine et nous devons nous contenter, 
comme en toutes choses, de ce que le temps, cet impi- 
toyable niveleur, à bien voulu laisser à notre admira* 
tion et aussi à nos regrets. bug. dâudin. 



ÉTUDE STATISTIQUE 



SUR l'arrondissement d'avallon. 



DBS RAPPORTS ENTRE LA PUISSANCE D'UN PATS ET LE 
DÉVELOPPEMENT DE SA POPULATION. 



I. 

Plus humiliée encore que meurtrie après ses immenses 
revers, la France se recueille et se demande par quel en- 
chaînement de causes elle a pu laisser tomber de sa main 
le sceptre qu'elle s'arrogeait et dont elle était si fière; 
elle recherche avec anxiété le point de départ de ses 
malheurs; elle entend par là réagir contre la force qui 
Ta fait déchoir, et beaucoup de cœurs généreux et d*esprits 
éclairés espèrent que, la Providence aidant, elle puisera 
jusque dans ses épreuves le courage dont elle a besoin 
pour remonter la pente funeste sur laquelle elle glisse 
depuis trop longtemps déjà. 

Il a semblé qu'une de ces leçons, que tout le mande 
recherche, qu'une partie de cet enseignement solennel et 

rirofond pouvait découler, au moins en ce qui concerne 
'arrondissement d'Avallon (on peut ajouter sans crainte 
le département de l'Yonne en entier et Beaucoup d'autres), 
de simples tableaux dont chaque chiffre offrirait une don- 
née incontestable, un argument sans réplique à l'appui 
de cette affirmation : « La France se suicide de ses propres 
mains en laissant tarir chez elle la source à laquelle sa 
population devrait puiser de nouveaux et incessants ac- 
croissements. » 
La statistique a parfois dépassé le but en s'égarant dans 



il 

des détails plus propres à engender la confusion qu'à pro- 
duire la lumière; mais ici, dans une question d'une aussi 
haute gravité, elle n'a qu'à rester sobre et à s'appuyer sur 
des chiffres d'une authenticité absolue pour procurer à ses 
déductions l'autorité qu'auraient de yéritables jugements, 
et se faire considérer, en quelque sorte, comme la senti- 
nelle qui signale le danger à ceux qui sont chargés de le 
conjurer. 

II. 

La vigueur d'une nation, ses tendances, ses aptitudes, 
ses énergies, ses défaillances se révèlent par le rapport 
des naissances aux décès, par la marche ascendante ou 
descendante du chiffre des naissances. — Le nombre des 
naissances va*t-il en croissant, il faut plus de travail pour 
suffire i de nouveaux besoins, les énergies se développent, 
l'esprit d'invention se fait jour, le commerce et l'industrie 
progressent, la nation devient plus forte et, partant, plus 
respectée. — Le contraire se produit-il dans un pays, c'est 
que le peuple y est atteint de la plus dangereuse maladie 
morale: il accuse une soif immodérée de bien-être; ses 
appétits sensuels l'emportent sur les plus nobles aspi- 
rations de l'âme. La foi des pères, l'honneur des pères, 
la terre des pères ne sont plus que des expressions suran- 
nées, et les descendants de ceux qui se sont couverts de 
gloire en s'unissant pour défendre les grandes idées que 
couvrent ces simples mots, vont peut-être se diviser en 
plusieurs camps, s'observer comme des ennemis et soutenir 
entre eux une lutte fratricide. C'est alors que chez les 
riches la Charité dégénère en philanthropie, que chez les 
pauvres la Résignation se rappoche de Tenvie. Mais la 
Charité seule porte le flambeau qui éclaire la route du 
progrès, tandis que l'Envie et la Haine dardent le brandon 
qui accumule les ruines. 

m. 

Celui qui écrit ces pages n'a ni le talent ni l'autorité 
nécessaires pour le prendre de haut, et pour entrer dans 
de longs développements à propos d'un simple état de 
naissances et de décès sur un petit coin du territoire pen- 
dant une période de 72 ans. Il a voulu seulement démon- 



43 

UD accroissement au moins correspondant du nombre des 
naissances. 

IV. 

L'état de dépérissement dans lequel nous nous trouvons 
est une conséqut^nce et non une cause; mais comme toute 
conséquence devient cause à son tour, le résultat est le 
même et chaque année qui s'écoule emportant pour sa part 
ce qu'on pourrait appeler les économies antérieures, nous 
devenons de jour en jour plus faibles en face de vides 
qui ne se comblent pas. 

Nous cédons à une prudence raisonneuse qui, sous pré- 
texte d'éloigner de nous les ennuis et les fatigues, de nous 
ménager plus d'aisance dans le présent et plus d'influence 
dans l'avenir, nous plonge dans une sorte d'engourdisse- 
ment moral qui nous fait regarder comme un bien la soli- 
tude du foyer et qui ne nous permet pas de voir qu'au* 
delà de ce calme malsain, de ce bonheur apparent pour 
la jeunesse ou l'âge mûr, nous trouvons, le plus souvent, et 
même avant de descendre jusqu'à la vieillesse, les maux 
que nous avons voulu fuir. — Combien de pères regrettent, 
à cinquante ans, d'avoir cédé aux volontés irréfléchies de 
leur filif unique \ Combien de mères voient, devant leur foyer 
désert, l'océan de joies qu'elles s'étaient promis se changer 
en un océan de larmes ! Combien de ménages agricoles ne 
peuvent, même sur leurs vieux jours, jouir d'un repos dès 
longtemps rêvé et bien légitimement acquis, parce que les 
champs réclament leur travail, vu que trop peu d'ouvriers 
répondent à leur appel I 

Nous n'aimons guère le travail et noire vanité exige des 
satisfactions que nous ne manquons pas de lui accorder 
dans la mesure de notre pouvoir. Quoi d'étonnant, si nous 
n'accueillons qu'avec une indifférence trop souvent voi- 
sine du sarcasme les défenseurs de la loi morale, de 
Vordre, du vrai progrès, les vrais patriotes, en un mol? 

Un simple trait va nous révéler — naïvement? non , 
brutalement — les dispositions intimes de la ms^sse de la 
population. — Disons, pour plus de clarté, que dans une 
partie de l'arrondissement d'Avallon, beaucqup de ménages 
reçoivent en pension des enfants assistés des départements 
de la Seine et de Seine-et-Marne. — Or, un homme des 
plus respectables passait récemment devant une maison où 



i6 

sous peine de perdre le bénéfice des efforts accomplis. Il en 
eu est de même pour une nation qui veut remonter un cou- 
rant trop complaisamment suivi. Il ne lui suffit pas de don- 
ner à la barque un vigoureux coup de rame et de compter 
sur le vent; il lui faut agir, agir encore et lutter avec une 
persévérance qui ne se démente pas un seul instant. Quel- 
ques-uns, frappés du danger, sont enclins à passer le temps 
en recherches sur les causes du mal; il s'agit bien de celai 
Le vaisseau a donné sur un écneil, remparons-le, et après 
l'avoir remis à flot, nous ferons l'histoire très-intéressante 
du naufrage. En attendant, aux pompes I c*est-à-dire, au 
travail par tous et pour tous! Au travail, pour produire; 
au travail, pour moraliser; au travail, pour élever Thomme 
et le rendre digne de ses hautes destinées I 

VI. 

Hais nous nous égarons loin de la statistique. Laissons-la 
prendre possession de l'espace qui nous reste; aussi bien, 
un rôle modeste est beaucoup mieux à notre taille. 

Dans la discussion de la loi sur l'armée, on a avancé 
qu'en France le maximum des naissances s'était produit 
en 4848. Nous ne sommes pas en mesure de contester 
cette assertion, mais le fait ne se vérifie certainement pas 
en ce qui concerne notre circonscription. 

Les tableaux qui suivent mettent en lumière la loi des 
naissances dans l'arrondissement d'Avallon depuis le com- 
mencement du siècle, et, fidèles reproducteurs des ré- 
sultats constatés aux registres de l'état civil, ils ont dû 
faire ressortir une diminution graduelle et constante. Ce 
qui est néanmoins incontestable, c'est qu'à partir de 1848 
ou 1850 le nombre des naissances, qui avait suivi une dimi- 
nution lente, a fait alors un saut énorme et qu'il a continué 
à descendre jusqu'à présent. Dans plusieurs localités, on ne 
relève pas aujourd'hui un nombre de naissances égal à la 
moitié de celui qu'offraient les années voisines du com- 
mencement du siècle I Et c'était un temps oii presque tous 
les jeunes gens passaient sous les drapeaux et où la guerre 
faisait d'innombrables victimes ! Quelle chute I 

Si l'on ne tient pas compte des émigrations, ainsi que 
cela est juste par une raison qui va éire donnée, la somme 
totale des naissances survenues depuis 1800 conserve en- 



47 

de Tassistance publique, parce qu'ils n'ont pas atteint leur 
majorité, dépassent 1800. C'est 4 pour 100 de la population 
totale, soit un individu sur 25. L'émigration a-t-elle jamais 
atteint une pareille proportion? Et si, malgré cet appoint, 
la population baisse, faut-il en chercher la cause ailleurs 
que dans le fait désolant que font ressortir les tableaux 
des naissances? 



(Voir les Tableaux d'autre parl\ 



48 



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2« Vittll-de-Lugny, 



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1840 



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1816 
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120 
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118 
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1860 



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61 
130 
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142 
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68 
97 
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1860 

à 
1870 



18701 

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1871 



POPULATION OFFICIELLE EN 



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2525 



1169 

66 

11 

60 

166 

67 

61 

138 

205 

2t5 

31 
100 
178 
59 
48 



2576 



1836 



1846 






234 
15 

1 
11 
12 
15 
18 
26 
3i 
51 

9 
11 
31 
18 

8 
10 



5031 



5309 

490 

89 

411 

611 

431 

504 

858 

1055 

1016 

200 

607 

780 

3M 

268 



1856 



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883 

510 

462 

495 

865 

1014 

1107 

198 

513 

778 

896 

212 



1866 



12989M3244 



5543 
478 
67 
884 
855 
367 
486 
773 
935 

1067 
231 
504 
741 
328 
206 



1872 



6070 

465 

53 

371 

t75 

441 
725 
949 
1115 
208 
503 
721 
342 
218 
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487 
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J0% 
200 
84^ 

11729 



Rapport des naissances à la populalton par 1,000 hctbiiants. 

(5) De 1800 à 1820 28 24 (pop. 11,800) 

De 1830 ik 1840 23 21 

De 1840 à 1850 22 59 

De 1850 à 1860 19 98 

De 1860 à 1870 20 26 (dédaction ftite de reffeclif Biili- 

ttire recensé à AtsIIod). 

De 1870 à 1872 excl. 19 75 



[i) Le nombre des naissances sVst mieux maintenu à A vallon que dans les communes rurales. 
1 peut en trouver la cause dans ce fali que les principaux commerçants et artisans, (Mirvenus à 
I certain &ge, cèdent leur clientèle à de jeunes remplaçants quelquefois venus d^ailleurs, et 
tournent eux-mêmes habiter la campagne. Il y a un autre motif dans Taccroissement même de 
population, conséquence nécessaire du développement commercial et industriel. La population 
t rb6 est anormale, car elle comprend refTeclif assez coniiidérable d^un corps de troupes qui 
trouvait en ville au moment du recensement. 

[i) Les naissances semblent n^avoir pas cessé de s'accroître à Etanles; c'est que cette eom- 
ouc comprend le hameau de Vassy, où rindustrie du ciment romain a attiré un grand nombre 
ouvriers étrangers pendant une assez longue suite d'années. Dans ces derniers temps la popu- 
lion a sensiblement baissé par suite de la création d'usines nouvelles sur divers points. 

(3> Ije hameau de Thory, détaché de Liiny le-Bois, a été érigé en commune en 1869. Les eom- 
onésde Lucy-le-Bois, do iVlagny et du Vault ont relaiivemeni^moins perdu que les autres loca- 
les du Ctjnlon. • 

(4) Les naissances l'emportent sur les décès jusque dans la période 1840- i85o. 

(5) Le premier rapport des naissances h la populoiion a été calculé sur les chiffres dVnseroble 
I recensement de ibaa. La population de l'arrondiiisemeni était d'environ Ai, 000 babitanis, à 



oeique» unités près. Colle du dépiriement était alors de 339,(|o5. 
1873. 



4. 



50 



Gnillon 

ABStrude«, 

Gisery, 

G1l8sy-les-For^es, 

Marmeauj, 

Montréal) 

Pisy, 

Saint-André, 

Sanligny, 

Sauvigny-le-Beur., 

SauTigny-en-T.-P., 

Sceaux, 

Thiiy. 

Trévilly, 

Yaasy-aous-Pisy, 

Vignes, 

Totaux (1) 



DECES. 



1800 


1810 


à 


à 


1810 


1820 


164 


146 


%5i 


SU 


37 


32 


230 


158 


45 


50 


147 


160 


90 


83 


«00 


63 


65 


61 


37 


37 


98 


85 


76 


36 


48 


46 


67 


35 


87 


51 


69 


43 


1611 


1S97 



1830 
à 

i830 



148 

157 
27 

158 
46 

147 
89 
98 
83 
39 
97 
86 
4i 
20 
53 
42 



1811 



1880 


1840 


1856 


1860 


à 


a 


à 


à 


1840 
154 


1856 


1860 


1870 


167 


176 


184 


«€4 


173 


156 


162 


23 


25 


38 


28 


207 


201 


198 


181 


52 


68 


58 


42 


126 


146 


il9 


117 


83 


90 


81 


73 


85 


60 


60 


73 


48 


57 


^ 71 


56 


3.^ 


40 


5i 


SI 


74 


69 


72 


62 


60 


40 


61 


59 


43 


:^? 


6i 


59 


24 


31 


81 


43 


64 


48 


41 


69 


55 


75 


64 


52 


1295 


i3S8 


1335 


H91 



1870 
et 

1871 



44 
29| 

s 

16 

«7, 
13 

9; 
21 , 

22, 

16 

8 

16 

12 



oÉcès 
par le choléra en 



1831 1849 






7 











• 



310 

















9 






Rapport des décès à la population par 1,000 habitants. 



De 1800 à 1820 26 34 

De 1830 à 1840 19 36 

De 1840 à 1850 20 35 

De 1850 à 1860 21 41 

De 1860 * 1870 20 87 

De 1870 à 1872 excl. 26 03 



(i) A partir de la période i85o-i860y les <lécèâ sont restés en pins grand nombre que I 
naissances; ils ont été dans le rapport de 3 à a pendant les deux dernières années. 



51 



6alll«B. 





KAISS \NCES 




1 


POPULATION 0FPIC1ELL1 


[ EN 




4800 


1810 


1820 


1830 


1840 


1850 


1860 


1870 














à 


à 


k 


à 


k 


è 


à 


et 


18S6 


1846 


1856 


1866 


1872 




1810 


18S0 


1830 


1840 


1850 


1860 


1870 


1871 












riiiloo, 


313 


tn 


209 


178 


186 


167 


177 


85 


849 


818 


809 


780 


828 


instniëes (1) 


346 


217 


239 


224 


219 


157 


146 


24 


856 


832 


756 


783 


663 


Swry 


43 


' 44 


46 


41 


26 


21 


3< 


6 


167 


156 


«50 


188 


156 


lossy-Iea-Forg., 


246 


238 


194 


219 


152 


120 


117 


24 


76 ^ 


730 


665 


682 


627 


Unneiux (2) 


71 


70 


60 


81 


59 


55 


61 


9 


245 


249 


266 


299 


242 


loDtréal, 


184 


186 


143 


158 


129 


ir'2 


98 


16 


613 


6<>8 


554 


511 


540 


'isy, 


76 


101 


90 


63 


90 


59 


51 


10 


3^4 


389 


386 


360 


335 


«ni André, 


il» 


m 


136 


100 


61 


79 


80 


19 


4M 


887 


374 


898 


396 


MtigDy, 


6i 


104 


82 


74 


71 


56 


55 


10 


353 


383 


334 


818 


328 


lOTigny-le-B., 


SI 


58 


6h 


40 


86 


46 


40 


3 


2 3 


199 


176 


186 


17è 


•▼igny-en-T.-P. 


iOl 


116 


145 


79 


77 


85 


60 


8 


418 


385 


400 


377 


363 


waux, 


71 


76 


97 


.1 


76 


68 


07 


10 


292 


298 


293 


803 


283 


;hisy(3) 


59 


78 


57 


44 


53 


64 


88 


19 


252 


247 


260 


315 


;09 


'réfilly, 


53 


58 


59 


41 


34 


84 


36 


4 


206 


191 


176 


181 


174 


■Jsy-.oas-Pisv, 


77 


58 


[ 64 


63 


84 


70 


42 


t8 


281 


337 


355 


288 


290 


1SQ«S, 


82 


74 


68 


79 


72 


58 


41 


7 


163 


320 


280 


271 


247 


Totaux (4) 


1733 


1806 


1755 


1566 


1425 


1241 


1192 


212 


6696 


6529 


6234 


6185 


5953 



Rapport des naissances à la population par 1,000 habitants. 



De 1800 à 
Oe 1630 à 
De 1840 à 
De 1850 k 
De 1860 à 
De 1870 à 



1820 


32 04 (pop. 8520) 


1840 


23 38 


1850 


21 82 


1860 


19 90 


1870 


19 27 


1872 


17 81 



(I La population d^AnsCradet a contidérablement baissé depuis quelques années, par suite 
«ne moindre exploitation de ses carrières ; mais les émigrants étaient généralement étrangers 
h commuDe. 

(') Marmeaax revient & sa population d^il y a 4o ans, parce que quelques familles d^ouvriers 
it cpisé d'y trouver tonte roccupatiun qui les attirait naguère. 

^, In carrières de ciment et autres ont attiré des ouvriers h Tbisy. 

'I Us naissances l'emportent sur les décès jusque dans la période i84o-i85o» 

















. 




CkbMm « 








DÉCÈS. 






aicU 
IMT le «holtn a 




110* 


1810 


tau 


1830 


IStO 


1850 


1861 


1870 
1871 




<81<l 


iSSO 


1830 


18» 


IBS* 


1860 


1870 


1831 


18(9^ m 


L'Iile-inr-lt- Serein, 


I9i 


IBt 


les 


lȕ 


104 


H6 


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67 


11 


J.- 


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83 


61 


65 


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78 


77 




17 







AnnoDX, 


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67 


94 


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16 






Albfe, 


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73 


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S6 


5* 


U 


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Blicv, 


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77 


SI 


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39 


114 


74 


18 






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90 


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86 


74 


88 


B6 


19 






Cou- •'HOUX, 


83 


98 


78 


77 


113 


81 


78 






17 


Dimngii, 

JDUX-I»-V.II<-, 


87 


88 


61 


81 


74 


70 


60 


II 




3' 


337 


SS3 


971 


3*7 


ISS 


S68 


389 


S7 


89 


• 


¥rt.ey-(e-Str, 


177 


lU 


117 


141 


151 


I8i 


U6 


35 


11 


Mi 1 


tlft 


197 


13 


8811 


175 


H5 


148 


** 


m 


'* 


Pro* taty, 


131 


117 


*f 


117 


137 


111 


111 


18 




13 1 


Silnte-Colombf, 


ISO 


>0 


lis 


IIS 


135 


SI 


100 


14 




10 ' 


T.IOÏ, 


1(8 


54 


%7 


60 


46 


91 


49 


B 




1 


Totaux, 


IBS8 


ISOO 


1431 


I77S 


157* 


1691 


1510 


S7» 


146 


ICI' ' 



Rapport dt$ décès à ta population par 1 ,000 habitants. 



De 


1800 i 1810 


18 01 


Pe 


1830 i ISiO 


» 91 


De 


184» k 1850 


11 31 


De 


11)0 * 1860 


15 79 


D« 


1860 i 1870 


13 10 


De 


1870 i 1871 


18 If 



53 



Uni 



L'Isle-t-le-Ser., 

iODOOX, 

Athie, 

Bltcy, 

Gvry, 

Coniarnoiu, 

Diisangis, 

Jonz-la-Ville, 

MisêêUf^s, 

PTécy-l«-Sec, 

Frofcney, 

SÉiole-Colombe, 

Tâlcy, 



Totaux, 



1806 

à 
ÎSiê 



9051 



1810 

à 
1810 



231 


soi 


101 


66 


71 


70 


70 


88 


118 


79 


108 


101 


OS 


9% 


99 


lOi 


370 


3i0 


196 


161 


S38 


S60 


174 


U3 


107 


lOS 


79 


78 



1856 



NAISSANGSS. 




POPULATION OPPIGIKLLI BU 


18S0 


1830 


1840 


1880 


1860 


1870 










' 


à 


à 


à 


à 


à 


et 


1836 


1846 


1886 


1866 


1873 


1830 


1840 

as9 


1850 
316 


1860 
193 


1870 
303 


1871 
43 




981 




933 




Î93 


983 


843 


91t 


84 


83 


88 


64 


84 


17 


398 


387 


813 


381 


800 


98 


87 


83 


87 


87 


8 


349 


339 


386 


841 


388 


68 


47 


81 


43 


88 


10 


346 


348 


310 


338 


334 


83 


98 


83 


79 


96 


10 


348 


316 


368 


393 


949 


111 


87 


79 


71 


46 


10 


438 


393 


400 


338 


M8 


109 


118 


84 


63 


84 


14 


409 


863 


313 


313 


83i 


78 


79 


70 


88 


41 


7 


843 


346 


801 


389 


37i 


338 


S97 


381 


368 


306 


83 


1160 


1173 


1181 


1191 


114S 


lOi 


103 


138 


103 


«03 


14 


618 


870 


898 


873 


518 


Si9 


S30 


198 


188 


177 


3^ 


698 


743 


668 


700 


73i 


108 


1S8 


130 


108 


107 


18 


477 


489 


441 


488 


48i 


130 


139 


98 


84 


81 


11 


488 


461 


438 


407 


386 


79 


79 
1798 


87 
1603 


76 
1447 


64 
1833 


11 

389 


300 
7131 


810 
7056 


377 
6689 


393 


399 


1836 


0709 


0834 



Rapport des naissances à la population pair 1 ,000 habitants. 



De 1800 à 1890 


33 60 (pop. 8,990) 


De 1830 à 1840 


98 34 


De 1840 à 1880 


23 70 


De 1880 à 1860 


33 06 


De 1860 à 1870 


33 84 


De 1870 à 1879 


19 83 



1873. 



54 



0«B«»ai « 



• 


1800 

à 
1810 


Qairré-lcs Tombes, 


826 


Beauifilliers 


67 


Bnssières, 


1S8 


GHâStellux, 


115 


Siint-Brtncher, 


175 


SiiQt-Gorm . -des-Cb. 


386 


Saint Léger. 


457 


.Siinte-Magnanee, 


«1« 


Totaux, 


S366 



1810 
à 
1890 


1890 
è 
1830 


857 


784 


38 


44 


119 


151 


iU 


153 


211 


195 


330 


310 


439 


508 


S34 


S05 


^Ui 


3349 



DÉCÈS. 



1830 
1840 



8S9 



47 



900 



193 



271 



348 

487 



204 



2576 



1840 
à 

1850 


1850 
i 
1860 


1860 
1870 


807 


716 


605 


58 


77 


61 


168 


256 


280 


247 


182 

w 


164 


211 


267 


200 


395 


373 


326 


568 


512 


466 


203 


951 


282 


2657 


2634 


3384 




DÉCÈS 

par le cbolcra es 




Bappori des décès à la population par 1,000 habitants. (4) 



De 1800 à 1820 


34 16 


De 1830 à 1840 


33 08 


De 1840 à 1850 


31 54 


De 1880 à 1860 


33 86 


De 4860 à 1870 


31 46 


De 1870 à 1872 


31 22 



(1) Le rapport des décès à la population est plus éleTé dans le canton de Quarré que dan 
autres cantons, mais Panomalie ost plus apparente que réelle, attendu que, d^une part, le no 
des naissances étant aussi plus élevé, la mortalité plus grande des premières années s^accus< 
les chiffres et que, de l'autre, parmi les nombreux enfants h la mamelle qu^y euvoyait Yi 
tance publique de Paris et de Seine^t-Marne avant la fermeture des tours, beaucoup périsj 
et accroissaient le rapport. Cette remarque parait d'autant plus plausible que dans ce ci 
seulement les décès Pont toujours emporté sur les naisitances depuis i83o. 



85 



^AȎ*1ea-Tombe8. 



NAISS mCES 



1800 

à 
iSlO 



1810 
à 

1820 



urré-Jtfs-T-, 


7d0 


714 


miTUliers, 


68 


67 


btièrcS; 


151 


1S7 


MeUax, 


155 


158 


Ifet-Braoeher, 


199 


231 


>6e7m.-de8-Cb. 


376 


387 


bi-Léger, 


482 


441 


lete-MagDance, 


190 


222 


Totaux, 


Î951. 


2347 



1820 

è 
1830 



742 
55 
122 
194 
225 
344 
400 
260 

2342 



(830 
è 



1840 



1840 1850 



709 
48 
135 
195 
236 
326 
457 
21 fi 



1850 
à 

1860 



714 579 



33: 30 



2322 



134 
205 
176 
286 
443 
181 



2172 



85 
191 
143 
276 
380 
157 



1860 

à 
1870 



499 
31 
80 
156 
189 
335 
326 
162 



1841 



1678 



1870 

et 

1871 



98 
7 
13 
40 
36 
43 
55 
30 



322 



POPULATION OFFICIELLI EN 



1886 

2154 
242 



1846 

2370 
237 



447 501 



664 



816 
1209 



1450 



819 



7786 



749 



830 
1337 
1530 

859 



1856 1866 



2216 
206 
409 



2068 
249 
417 



706 620 



766 



1201 

147iJ 



780 



84221 7778 



818 
1232 



1398 



1872 



2208 
233 
424 

648 

824 

1264 

1376 



770 785 



7678 



7757 



Rapport des naissances à la population par 1,000 habitants. 



De 1800 à 1820 


39 12 (pop. 6770) 


De 1830 à 1840 


29 82 


De 1840 à 1850 


25 78 


De 1850 à 1860 


23 66 


De 1860 k 1870 


22 14 


Da 1870 k 1872 


20 75 



56 



Véielty, 

AsDières, 

Asqnint, 

Bltnnay, 

Brosses, 

Ghamoux, 

GhAtel-Gensoir, 

Domecy-SQ r-Cure| 

Foissy-lès-Vézel., (1) 

Fonteoty p. Yéielty, 

GIvry, 

Lichères, 

MoDtillot, 

Pierre-Perthois^ 

9iint*Moréy 

Saint-Père, (I) 

ThtroiseiQ, 

YooUnayy 



Totaux, 



DECES. 



1800 


1810 


à 


à 


1810 


18)0 


i40 


817 


au 


169 


S34 


197 


99 


6i 


358 


3S4 


«82 


103 


8i3 


%n 


2i8 


131 


« 


II 


170 


ISO 


145 


9S 


86 


46 


aai 


3%5 


88 


30 


116 


89 


996 


S63 


78 


88 


9i 


93 


88S6 


S7U 



1830 


1830 


1840 


k 


à 


à 


1830 


1840 
300 


1850 


35S 


983 


189 


197 


900 


178 


909 


167 


«7 


50 


50 


U6 


419 


317 


108 


88 


191 


306 


818 


306 


260 


357 


394 


»■ 


« 


100 


159 


lOi 


IfO 


76 


95 


84 


61 


67 


47 


959 


973 


190 


49 


59 


31 


98 


118 


104 


311 


999 


915 


63 


108 


85 


61 


63 


78 


3038 


3116 


9893 



1850 


1860 


à 


à 


1860 


1870 


986 


987 


190 


130 


180 


183 


59 


66 


989 


178 


146 


89 


998 


993 


968 


189 


108 


94 


138 


lf8 


84 


61 


76 


56 


990 


185 


51 


51 


103 


69 


960 


910 


71 


79 


83 


68 


9884 


9370 



1870 
et 

1871 



84 
36 
66 
14 
49 
16 
63 
43 
97 
44 
96 
14 
98 
18 
99 
79 
94 
91 



667 



par l4 cboléfi 



I 

■ 



1831 


1849 











9i 













68 









30 



















11 



























G 











111 


51 



Rapport des décès à la populaiian par 1,000 habilanis. 



De 1800 à 1890 


97 86 


De 1830 à 1840 


96 49 


De 1840 à 1850 


99 90 


De 1850 à 1860 


94 60 


De 1860 à 1870 


90 86 


De 1870 à 1879 


30 90 



(I) RéaDi ft Saiot-Pèrc jusqu'en «837. 
(a) Afce Foissy Joiqu'en «837. 



57 



t»l»T 



ères, 

y» 



•lOQZy 

lel-Censoir, 
iciîv-»-Curc, 
^y.|.Véx., (i) 
tenay p. Véi., 



itiltot, 
Te-Pertbuis, 
fi- More, 
tVPère, (3) 
toiseao, 
tcniy. 



Totaux, 



1800 
à 

1810 



855 
J77 
S54 

96 
39« 
113 
:i59 
933 
(I 
169 
154 

53 
S58 

63 
115 
344 
134 

75 



3351 



1810 

à 
1830 



341 
199 
318 
93 
383 
187 
361 
307 

n 

169 
106 

56 
361 

63 
113 
361 

93 

96 



8307 



NAISSANCES. 



1830 

à 
1830 



345 
315 
311 

68 
380 
113 
354 
360 
If 
163 
110 

89 
369 

68 

96 
398 
135 

86 



8349 



1830 
à 

1840 



333 
301 
303 

43 
318 
130 
370 
300 

13 
i67 
100 

66 
350 

45 
100 
397 

93 

64 



3089 



1840 
à 

1850 



397 

183 

331 

50 

376 

118 

344 

366 

. 95 

153 

68 

54 

339 

55 

87 

354 

103 

85 



3940 



1860 

à 
1860 



374 

301 

197 

48 

353 

{33 

313 

VU 

76 

130 

53 

53 

304 

55 

9« 

336 

56 

70 



3634 



1860 

à 
1870 



344 

149 

185 

60 

343 

109 

318 

197 

86 

135 

51 

67 

191 

56 

78 

314 

63 

65 



3500 



1870 
et 

1871 



40 
31 

33 
U 
30 
33 
50 
33 



POPULATION OFFICIELLE EN 



1836 



1169 
645 
931 
390 
951 
450 

1310 
860 



33 


611 


4 


463 


10 


834 


35 


958 


6 


313 


33 


383 


39 


1539 


14 


413 


30 


341 


431 


11759 



1846 



1343 
644 
968 
381 

1133 
481 

1433 
951 
455 
648 
457 
333 
981 
316 
381 

1073 
413 
338 



13335 



1856 



1158 
680 
894 
961 

1438 
419 

1346 
863 
439 
593 
433 
308 
904 
348 
393 

1088 
381 
339 



11733 



1866 



1148 
661 
874 
363 

1093 
418 

13461 
800 
463 
588 
403 
318 
885 
358 
380 

1073 
333 
330 



11519 



1873 



1058 
633 
837 
343 

1033 
384 

1313 
798 
463 
606 
366 
315 
853 
334 
386 

1033 
309 
333 



11048 



Rapport des naissances à la population par 1 ,000 habiianls. 



De 1800 à 18S0 
De 1830 à 1840 
De 1840 à 1850 
De 1880 à 1860 
De 1860 à 1870 
De 1870 à 1873 



I 
II 



\\ 



, iicuiiî ft Saint -Père jusquVn 1837. 
) Afcc Foisty jusqu^en 1837. 

.-1873. 



39 65 (pop. 10,800) 

36 37 

33 86 

33 46 

31 70 

19 06 



6. 



88 



kH\\àn 

GltfllOQ 

L'IsIé 

Qtièrré , . . . . 
Vèxëlay 

TotilTX. . . 



DÉGBB. 



1800 
à 

18k0 


181V 

à 
182D 


8481 


3035 


1611 


1297 


18»8 


IBOt 


2366 


2261 


8316 


2744 


12642 


10837 



1820 
à 

f88{» 


t880 
à 
1840 


1840 

à 
1850 


2b84 


2827 


2909 


1311 


1295 


1328 


1431 


1773 


1574 


2349 


2576 


2667 


3038 


81!6 


2823 


1070à 


Il5è7 

1 


11291 



1850 
à 
1860 


1860 
à 
1870 


2878 


2674 


1838 


1291 


1692 


1510 


2634 


2384 


2884 


2370 


11423 


10229 



Dioès 
par lecbol^ 




Rappùh des décès à ia populaHon par \ ,000 habUanis. 



GanUn d'Ayalion, 

— de Gaillon, 

— de ri8le-s-Serein, 

— 4fe QQàrré, 

— de Vézelay, 



é 

1800 
è 

1820 


1830 
à 
1840 

21 76 


1840 
è 

1850 


1850 
à 
1860 

22 72 


1860 
è 

1870 

21 04 


28 45 


21 96 


26 84 


19 36 


20 35 


21 41 


20 87 


28 01 


24 91 


22 30 


25 79 


23 10 


34 16 


33 08 


81 54 


33 86 


31 46 


27 86 


26 49 


22 90 


24 60 


20 56 



1870 
à 
1872 



26 23 
26 03 
28 31 
31 82 

30 20 



(t) Soit |)our 10 ans, dans les mêmes conditions, ia,5ori, o*6st-à-dire trois >{<;€««; 
èatii naîasanees. 



59 



_il 



NÂISSINCSS 



h 
^ 



Tf 



1800 

à 
1810 



3315 



1783 



9051 
39M 



dS51 



' U, 13301 



1810 

isao 


1810 

à 
1830 


1830 
à 

1840 


1840 

à 
1850 


1850 

à 
1860 


1860 

à 
1870 


3351 


3Ui 


3015 


1991 


1515 


1575 


1806 


1755 


1566 


UIS 


1141 


1191 


1856 


1816 


1798 


1601 


1447 


1533 


3347 


1342 


1311 


1171 


1841 


1678 


3107 


3849 


8089 


1940 


1634 


1560 


11568 


11416 


11790 


11131 


9688 


9478 



1870 

et 

1871 



503 
111 



1591 



311 
411 



POPULATION OFPICIELLI EN 



1717, 



1836 


1846 


1856 


1866 


11939 


13144 


11431 


13109 


6606 


6519 


6184 


6185 


7121 


7056 


6559 


6709 


7786 


8411 


7778 


7578 


11759 


li315 
47576 


11713 
44715 


11519 


46301 


45100 



1871 



11719 
5953 
6584 
7757 



11063 



44016 



Rapport des décès à la population par 1,000 habitants. 





1800 

& 

1810 


1880 
à 
1840 


1840 
à 
1850 

• 


1850 
à 
1860 


1860 
& 
1870 


1870 

à 
1871 


Canton d*Avallon, 


18 14 


13 11 


11 59 


19 93 


10 16 


19 75 


— de Gnillon, 


31 04 


13 38 


11 81 


19 90 


19 17 


17 81 


— de L'Iile, 


31 60 


15 14 


11 70 


11 06 


11 84 


19 81 


— de Qnifré, 


39 11 


19 81 


15 78 


13 66 


11 14 


10 75 


deVézeUy, 


19 65 


16 17 


13 86 


11 46 


11 70 


19 06 



t masses tiennent depuis longtemps pour certain que les familles riches 
lées sont peu nombreuses: le tableau de comparaison qui précède ten- 
i faire passer à l'état de loi que la proportion des naissances est en raison 
te de la richesse du sol, et, par conséquent, de Taisance des populations. 
iQtons de Tarrondissement d'Avallon ne peuvent pas être rigqureuse- 
classés sous ce rapport, mais on peut dire que la loi se vérifie par aproxi- 
b et d'autant mieux que Ton remonte plus haut, car alors il y avait plus 
iérence qu'aujourd'hui entre la situation économique de cantons voisins 
is n'étions pas si près delà limite inférieure extrême que puisse atteindre 
iffre des naissances, ce qui maintenait un plus grand écart entre les 
Irts. X. 

kit ponr 10 «db, dans les mêmes condi tient, 8585 seulement. 



RECHERCHES SUR LES ANCIENS CIMETIÈRES 



DE lA VILLE D'AUXERRE. 



Combien de fois, alors qu'on creusait le sol auxerrois 
pour Texécution de travaux publics ou particuliers, 
avons-nous vu la foule, assemtlée autour a'une fouille 
qui contenait des ossements humains, se demander 
avec surprise comment ces tristes débris pouvaient se 
trouver en ce lieu. C'est au'elle ignorait les profonds 
changements apportés par le dernier siècle à la physio- 
nomie de notre vieille cité, dans laquelle on cnerche- 
rait en vain aujourd'hui les traces des nombreux monu- 
ments sacrés qui ont fait dire d'elle qu'on y comptait 
plus d'oratoires que de maisons (1) ; c'est qu'avec ces 
édifices ont disparu les cimetières établis sous leurs 
murs, et dont les terrains ont été réunis à la voie 
publique ou aliénés. 

Il nous a paru dès lors qu'il y avait quelqu'intérêt à 
chercher à rétablir, à l'aide des documents qui existent 
aux archives de la préfecture et de la mairie, les champs 
de sépulture où dorment nos devanciers. 

Ce sera une page ajoutée à YHistoire anecdotique des 
rues d'Auxerre^ par notre collègue et ami M. Quantin, 

(1) In ea episcoporum sanctitas enituit , quorum plures 
exîant suàstruciiones sacra quamprivata ofdificia. — (Paradin, 
Description de l'ancienne Bowrgogne.) 



61 

travail plein d'érudition et d'intérêt, qui a paru dans 
les Annuaires de 1869 et 1870. 

Mais , avant d'aborder notre sujet, nous croyons 
devoir le faire précéder de quelques indications sur les 
divers modes d inhumation chez les anciens. 



I 

Tous les peuples ne firent par servir également le 
sein de la terre aux inhumations ; mais s'ils varièrent 
sur la manière de manifester leur respect pour la dé- 
pouille mortelle de l'homme, ils furent tous d'accord 
sur le principe, et le culte des morts comme celui du 
foyer sont de la même antiquité. Ces deux cultes 
étaient associés si étroitement que la croyance des 
anciens n'en faisait qu'une religion. Ils voyaient dans 
les morts des êtres divins. Les Grecs les appelaient 
Démons ou Héros. Les Latins leur donnaient le nom de 
Lares, Mânes ^ Génies. Aux Dieux Mânes, DOs ManUmSy 
teUe est la formule sacramentale qu'on lisait sur les 
tombeaux oui étaient les temples de ces dieux. 

L'usage d'enterrer les morts remonte aux siècles les 

S lus reculés, et c'est dans cette pratique naturelle qu'on 
oit rechercher l'origine des tombeaux. Lorscjue le 
corps était descendu dans la fosse, la terre extraite de 
la fôuiUe était sans doute, ainsi que cela se fait de nos 
jours, amoncelée au-dessus, et permettait de recon- 
naître, pendant un certain temps, l'endroit où repo- 
saient les restes d'un parent, d'un ami. Mais lorsque, 
par suite de la décomposition du corps, la terre repre- 
nait son ancien niveau, on dût chercner à prolonger la 
durée de ce signe passager, en ajoutant à la butte de 
terre des pierres qui étaient moins exposées à subir les 
ravages du temps ; puis cet amas de pierres sera devenu 
un monument. 

Les Egyptiens embaumaient les corps et les dépo- 
saient dans d'immenses tombeaux. Dans les crémiers 
siècles, les Romains enterraient leurs morts. Plus tard, 
ils empruntèrent aux Grecs l'usage de les brûler. Cet 
usage existait aussi dans la Gaule antique, et les funé- 



62 

railles y étaient célébrées avec un grand appareil (1 ) . 
Toutefois, il ne semble pas avoir été général dans les 
Gaules où, le plus souvent, les gens pauvres enter- 
raient leurs morts. 

A Rome, il n'y avait pas de terrain consacré à la 
sépulture de tous les habitants de cette ville. Chaque 
individu était enterré dans celui qu'il avait désigné de 
son vivant (2), ou qu'avaient choisi ses héritiers, ses 
amis, ses bienfaiteurs. Par suite, les tombeaux étaient 
épars de tous les côtés, dans les champs, dans les jar- 
dins et jusques dans la maison môme aes défunts (ô). 

Le besoin d'éloigner les dangers d'incendie et ae la 
putréfaction fit cesser cette coutume. La loi des Douze 
Tables (4) défendit d'inhumer ou de ftrâter aucun cadavre 
dans les villes, ce qui prouve que les deux modes de 
sépulture existaient simultanément (5). Dès lors, les 
tombeaux furent placés de préférence le long des voies 
publiques les plus fréquentées, telles que les voies 



(1) Cest ce qui résulte de ce passage des Commentaires de 
César, lib. 6, n« 4 : 

c Funera sunt pro cultu Gallorum magnifica et sumptuosa : 
Omniaque^ quœ vivis cordi fuisse arbitrantur, in içnem infe- 
runt, etiwm animalia ; acpaulo supra hanc m^emortam servi et 
clientes, quos ab iis dilectos esse constabaty justis funeribus con- 
fectis una cremabantur. » 

c Les funérailles, relativement à la civilisation des Gaulois, 
sont magnifiques et somptueuses. Tout ce (pie le défunt a chéri 

Îiendânf sa vie on le brûle après sa mort, même les animaux. 
1 y a peu de temps encore, pour lui rendre les honneurs 
complets, on brûlait ensemble les esclaves et les clients qu'il 
avait aimés » 

(2) C'est ce qu'indicpient les inscriptions suivantes : V.P. 
Vivus fecit, V.F.C. Vitms faciendum curavit. V.S.P. Vivus siài 



(3) Primus in domo sua quisque sepeliebatur, (Isidore, rig. 
1. 15,0. 11.) 

(4) Code publié à Rome par les décemvirs en 451 et 450 
avant J.-G. et ainsi nommé parce qu'il était gravé sur douze 
tables d'airain. On n'en publia d'abord que oix ; mais comme 
elles étaient incomplètes, on en ajouta deux autres l'année 
suivante. 

(5) Eominem mortuum in nrbe ne sepelito neve uritû. Néan- 
moins, postérieurement à cette loi, une exception eut lieu en 
faveur des Vestales et de certains personnages illustres. Les 
Empereurs avaient un lieu spécial pour leur sépulture, sous 
le Capitole. 



63 

Àppia, Fkmmia, LnHna^ Ils y Ibrmiaent des sortes de 
nies, qui s'étendaient, sans interruption, à plusieurs 
milles des portes de Rome. C'est ainsi que furent en- 
terrés les Sdpions, les Serviliens, les Marcellus. Bien 
aue ces tombeaux fussent assez généralement réunis 
dans le voisinage des lieux habités, ils ne formaient 
pas, à proprement parler , ce que nous appelons des 
cimetières. 

Les Romains étendaient aux monuments fui^èhrps le 
luxe architectural qu'ils déployaient en tout avec tant 
de candeur et de magnificence. Los épitaphes, Titui\i^, 
Epitaphiunif Elogiuniy étaient aussi ce que le\irs 
tombeaux offraient de remarquable. Elles comi]aen- 
çaient ordinairement par les mots D. M. J)iis Ifiça^^ 
aui étaient suivis du nom de la personne morte .et 
aune notice relatant les principales circonstances ^e 
sa vie. Lorsqu'elle avait vécu dans une heureuse union 
maritale, on ajoutait ces mots : Sine querelây si non jur- 
gio. Si quelques épitaphes appelaient avec plus ou moi^s 
d'emphase l'attention des passants sur les titres et 
qualités des défunts, il y en avait d'aijtres qui se fai- 
saient remarquer par lepr touchante sii^plicité. Nous 
croyons devoir en citer une dont nous empruntoi^s la 
traduction au Rév. P. Routh (1). 

Etranger, ce que j'ai à te dire est court. Arrêpetçi^ et 
lis : Ici est le sépulchrc peu beau d'ufie bellfi fentime. Ses 
parents la nommèrent Claudia ; ^/fe fit aihvé son mari de 
tout son cœur ; elle a eu deux fils : elle a laissé tun sur la 
terrcy elle a placé t autre sous terre. Sa conversation était 
aqréable et sa démarche aisée ; elle gardait la maison^ elle 
fumt sa quenouille. J'ai dit tout ; va-t-en. 

Il nous a également paru y avoir quelque intérêt à 
reproduire la suivante qui démontre combien, dani^ les 
conditions les moins élevées, chacun Jenait à avoir son 
bûcher et son épitaphe. 

Aux IHeux mânes. A P. AttiUus Jlufus et à Attilia 
Beronica, sa femme : Ils ont vécu tous deux 24 ans ; mais 



(1) Recherches sur la maniée d'mhum^ des anciei^, à Toc- 
casion des tombeaux de Civaux, en f oj^Lou, par le révérend 
père Bernard Routh de la Compagnie de Jésus. Imj^n^é à 
Poitiers, MDCCxxxvra. 



64 

PubUus vint au monde dix mois avant sa femme. Ils sont 
morts toiLS deux à la même heure pour avoir mangé des 
champignons. Ils gagnaient leur vie^ lui par son aigmlley 
elle a filer de la laine. On ri a trouvé de leurs biens que ce 
qui suffisait à acheter un bûcher et delà poix pour brûler 
leurs corps, de quoi gager la pleureuse (1 ) et acheter une 
urne. 

L'obligation de donner la sépulture aux morts était 
considérée par tous les peuples civilisés comme un devoir 
de religion. Les Romains se montraient très-scrupuleux 
dans l'accomplissement de ce devoir, et ils auraient 
cru se rendre coupables d'un crime horrible en y man- 
quant, môme envers les étrangers et leurs ennemis, 
uhez eux la privation de la sépulture était regardée 
comme le comble de l'infamie (2). On la refusait à ceux 
qui étaient condamnés à mort; mais les empereurs et 
les juçes l'accordaient par grâce. La loi romaine proté- 
geait les lieux de sépulture. Elle déclarait en dehors 
du conmierce le terrain qui contenait un mort, et per- 
sonne n'aurait songé à le lui disputer sans se croire un 
Profanateur. L'antiquité n'a jamais dépossédé un mort 
e sa fosse pour en mettre un autre à sa place, et l'usage 
d'enterrer plusieurs morts dans la même fosse est émi- 
nemment moderne. 

Lorsqu'on ne brûlait pas les corps, on les enfermait 
dans des cercueils en bois. D'autres étaient placés dans 
des caisses de pierre. Quelquefois les caisses sëpulchrales 
étaient en terre cuite, en plomb, en maçonnerie, ou 
formées de pierres plates posées sur champ, de manière 
à revêtir Fintérieur de la fosse. Généralement elles 
avaient la forme parallélipipède et étaient fermées par 
un couvercle plat ou ayant la forme d'un toit à deux 
pentes. Les faces apparentes présentaient des lignes ou 
des ornements qui les distinguaient des tombeaux de 
l'ancienne Gaule, où la coutume de mettre les corps 
dans des caisses de pierre existait également. Mais les 



(1) Il y avait des femmes dont le métier était de faire des 
lamentations sur la mort des défunts. On les appelait /?r^/?(^. 

(2) Centum errant annos, volitantque hœc litlora circum, dit 
le poète, faisant errer sur les bords du Styx les âmes de ceux 
qui n'avaient pas reçu la sépulture. 



65 

tombeaux le plus généralement en usa^e étaient les 
columelles ou cippes cubiques de petites dimensions (1). 

Quant aux indigents, leurs corps étaient transportés 
au lieu de sépulture dans une bière commune [sanda- 
pila) et inhumés sans cérémonie. Ceux des malfaiteurs 
et des esclaves étaient jetés dans des espèces de voiries 
appelées puticult{2) ou ciilinœ (3). Enfin il y avait un 
lieu nommé Sestercium^ oii l'on jetait les corps de ceux 
que les Césars condamnaient à mort. 

Les lieux de sépulture des morts brûlés étaient dis- 
tincts de ceux des morts inhumés et plus éloignés de 
Tonceinte des habitations. La présence de clous oxydés 
dans les sépultures à ustion, ainsi gu^on en a trouvé 
dans le cimetière gallo-romain dHéry, près Sei- 
gnelav (4), s'explique par la destruction des caisses en 
bois dans lesquelles on avait renfermé les ossements 
extraits du bûcher. 

^ Les restes des morts brûlés, recueillis par leurs plus 
proches parents, étaient placés dans des urnes de terre 
cuite (5), d'albâtre, de marbre, de porphyre et quelque- 
fois d'or. Chacun, suivant ses moyens ou sa dévotion, 
accompagnait Tume principale du nombre de vases 
qu'il juçeait convenable. Les urnes étaient placées sous 
une petite voûte ou dans im caveau de famille. Quel- 
quefois on les confiait simplement à la terre. 



(1) Les tombeaux de ce genre étaient, chez eux comme chez 
nous, fabriquas à Tavance et vendus tout faits, pour être con- 
sacrés à la mémoire de tel ou tel mort dont il ne restait qu'à 
graver le nom. 

(2) Sorte de puits où Ton jetait les cadavres des pauvres. 

(3) Cloaque. Lieu destiné aux funérailles des pauvres. 

(4) Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles 
de l Yonne, t. IX. 

(5) Les vases de terre sont très-rares dans les sépultures 
mérovingiennes, qui sont celles de Clovis à Gharlemagne. 

Les chrétiens se servaient de terre et très-rarement de 
verre. Le mélange égal des deux substances indique un âge 
plus voisin de la période des trois premiers siècles de notre 
ère que de la période mérovingienne. 

Enfin si, dans le cercueil, les vases sont répandus par tout 
le corps, il y a présomption du paganisme gallo-romain ; 
car les Francs-Mérovingiens ne présentaient guère qu'un vase 
dans chaque sépulture et toujours aux pieds. (La Normandie 
souterraine^ par Tabbé Ck)chet]. 



66 

Le caveau dans lequel on rangeait par étages les 
urnes cinéraires était appelé co/um6anum(l), sans doute 
à cause de l'analogie qu'il présentait avec l'intérieur 
d'un colombier. 

L'idée que les Romains avaient de la mort les portait, 
feuivant un usage qui était commun à l'Egypte, à la 
Perse et à la Grèce, à déposer dans les tomoeaux les 
objets les plus précieux et ceux qui avaient servi 
aux besoins ainsi qu'aux plaisirs de la vie. Les hommes 
y reposaient avec leurs armes, les femmes avec leurs 
bijoux, les enfants avec leurs jouets, les gens d'état 
avec les instruments de leur profession. Aussi est>ce 
dans ces monuments qu'ont été trouvées les antiquités 
les plus remarquables, telles que vases, médailles, ar- 
mures, etc. Les lamoes en terre ou en bronze, qui figu- 
raient la présence ae la lumière éternelle, y étaient 
aussi en grand nombre. Mais le faste déployé dans les 
funérailles devint si grand, que la loi des Douze-Tables 
dut y apporter des restrictions. Elle limita à trois le nom- 
bre des robes bordées de pourpre qu'il était permis 
d'enterrer ou de brûler avec le mort, et à dix celui des 

Ë' )ueurs de flûte qui pouvaient accompagner le convoi. 
Ile défendit de polir et de façonner les bois qu'on em- 
ployait dans le tûcher, de porter aux funérailles des 
couronnes, des cassolettes, des parfums et plus d'un lit 
de parade, de rendre plus d'une fois les honneurs funè- 
bres à chaque mort, enfin de brûler ou d'enterrer de 
l'or avec les cadavres, à moins qu'il ne fût employé à 
attacher leurs dents (2). 

Les Francs ne brûlaient pas les cadavres ; mais ils 
les enterraient aussi avec aes armes, des bijoux, des 
médailles et des monnaies. 



II 

Trois cultes ont été successivement la r^Ii^ion de 
l'Etat dans le département de l'Yonne : le dniidisme, 

(1) Le CoUmbarium était un réceptacle d'urnes cinéraires. 
C'était une chambre dans les murs de laquelle étaient prati- 
quées plusieurs niches cintrées, analogues auz trous où les 
pigeons font leurs nids. 

(2) Les tombeaux de Civaux. 



67 

l'idolâtrie romaine et le dunstianisme. Siiivant Topimon 
de M. Leblanc Davau (1), qui a visité les divers cime- 
tières gaulois antérieurs au Christianisme dont Texis- 
tence a été constatée dans le département, on doit 
retrouver et Ton retrouve réellement, dans le sein de 
la terre, sur des emplacements distincts, les nécropoles 
de ces trois cultes. 

Ainsi, dans les cantons où les Romains n'ont fait 
aucun établissement, oîi il n'existe aucun vestige de 
leur idolâtrie, aucune trace de crémation et de sépul- 
tures gallo-romaines, M. Leblanc constate qu'on ne 
voit dans les fouilles que des tombeaux en pierre de 
taille absolument semblables à ceux de la primitive 
église chrétienne. Il en conclut que ces tombeaux sont 
non- seulement les sépultures des premiers chrétiens, 
mais encore celles de fei religion des Druides, les anciens 
habitants de ces communes n'ayant, en passant de cette 
religion au christianisme, changé ni la forme de leurs 
tomneaux, ni leur mode de sépulture. 

Mais si les tombeaux sont semblables, ils sont placés 
différemment. Dans les sépultures gauloises, ils sont 
épars, par groupes, dans un vallon ou sur une colline ; 
on n'y voit aucun débris d'édifice religieux. Dans les 
cimetières chrétiens, ils sont placés autour d'un ora- 
toire ou d'une église. 

Au contraire, dans les lieux où les Romains ont fait 
un établissement, les sépultures sont les mômes que 
celles des conquérants. On y remarque d'abord une ou 
deux pièces de monnaie des empereurs, le fret, le Nau- 
Ivm, que leur religion prescrivait de mettre dans la 
bouche des morts pour payer le passage de l'Achéron, 
le vase ou les vases qui ont servi aux unations pendant 
les funérailles, ceux qui contiennent les cendres et les 
ossements brûlés, divers autres signes de l'idolâtrie, 
puis les agrafes des vêtements, les armes et enfin les 
clous du coffre en bois qui renfermait tous ces objets. 

C'est autour des remparts de la Cité^ dont les restes 
des hautes murailles se dressent encore au milieu de la 

(1) Recherches historiques et statistiques swr Auxerre, ses 
monuments et ses environs, par M. Leblanc Davau, mgénî4sur 
en chef des ponts et chaussées, 2« édition, 187i. 



68 

ville actuelle, qu'on a trouvé les sépultures des Gallo- 
romains qui s'établirent à Auxerre. On y a également 
recueilli un assez grand nombre d'inscriptions votives 
et funéraires. 

Quant au cimetière public antérieur au Christianisme 
et à la conquête romaine, son existence a été reconnue 
dans la rue Chantepinot, le long de l'emplacement de 
l'ancien Hôtel-Dieu de la Magdeleine, dont une partie 
est aujourd'hui occupée par le Dépôt de mendicité. 
Des tombeaux en pierre de taille y ont été découverts 
en 1822. 

De son côté, en 1848, M. Trutey, propriétaire d'un lot 
de bâtiments et jardins dépendant de cet hôpital, en 
creusant le sol pour établir des fondations, a rencontré 
aussi d'anciennes sépultures. Les corps , réduits en 
poussière, regardaient l'Orient. Ils reposaient sur le 
tuf. Autour de la tête étaient placés plusieurs petits 
vases en terre, remplis de matières charbonneuses et 
de cendre (1). 

Des sépultures gallo-romaines ont encore été trou- 
vées lors des fouilles exécutées en 1822, sous la terrasse 
de l'ancien évôché, devenu l'hôtel de la Préfecture, 

Eour la construction du bâtiment qui regarde le nord. 
iCs tombeaux contenaient des pièces de monnaie du 
II*' siècle, d'Antonin le Pieux (2). Quelques découvertes 
assez intéressantes comme substructions romaines ont 
eu lieu dans d'autres emplacements. 

A dix ans de là, en 1832, dans d'autres fouilles faites 
pour la construction du bassin de la place des Fontai- 
nes, les ouvriers mettaient au jour des cercueils de 
pierre semblables à ceux de la rue Chantepinot. 

En 1861, des tranchées pratiquées, pour la pose de 
tuyaux à gaz, dans la rue Saint- Eusèbe, anciennement 
appelée rue du Cimetière Saint-Eusèbe, faisaient décou- 
vnr, à un mètre de profondeur, neuf cercueils de pierre. 
Ces cercueils né contenaient aucune pièce de monnaie, 
aucun signe de l'idolâtrie ou du christianisme. 



(1) M. Tru^y en a fait don au Musée de la ville et à quel 
ques amis. 
(S) M. Leblanc a aussi remis ces médailles au Musée. 



69 



m 



Le mot cimetière vient du latin ctmeterium formé lui- 
même du grec xwTTjfojptov, lieu où Ton dort, parce que, 
suivant la pieuse croyance des chrétiens, les morts y 
dorment en attendant le jugement dernier. 

Les catacombes de Rome furent pour les premiers 
chrétiens un lieu d'asile contre les persécutions ; elles 
devinrent leur première église et leur premier cime- 
tière. Us y avaient transporté les ossements de leurs 
martyrs, pour les séparer de ceux des idolâtres, et s'y 
rassemblaient pour prier devant ces saintes reliques. 
De là prit naissance Vidée d'être inhumé près des Deux 
consacrés. La fin des persécutions et l'ascendant que 

f)rit leur religion ne les obligeant plus à se cacher et 
eur permettant d'enterrer leurs morts dans les lieux 
exposés aux regards du public, c'est à dater de cette 
épocjue qu'on vit des cimetières proprement dits. Tou- 
tefois ceux-ci furent placés hors des villes, suivant 
l'ancienne coutume. 

Les premiers chrétiens enterraient leurs morts comme 
les Juifs. Ils plaçaient le cadavre sur le dos, la face 
vers le ciel, les pieds vers l'Orient. Mais chez les Juifs 
chaque famille avait sa sépulture en propre, isolée et 
séparée des autres. 

En dehors des traditions gallo-romaines, la vénéra- 
tion pour les reliques créa les cercueils en pierre, dans 
lesquels ces restes sacrés étaient moins exposés à la 
destruction. Les cimetières . dans lesquels on les plaçait 
étaient ordinairement très vastes, parceque les tom- 
beaux devaient y garder pour toujours la place qu'ils 
occupaient, et que le peu d'ordre qu'observaient les 
fossoyeurs nécessitait aussi une plus grande étendue de 
terrain. 

Ce que la superstition avait dicté aux païeuî^ en fa- . 
veur de leurs morts, l'esprit de piété et de rrli, ion l'in- 
spira aux chrétiens. Dans les premiers temps, l'usage 
était de parfumer les corps et de les inhumer avec 
leurs habits ordinaires. Plus tarJ, la vanité s'en mêlant, 
les funérailles eurent lieu avec mw grande pompe. On 
habillait les morts somptueusement; on les parait de 



70 

leurs bijoux les plus précieux qpe Ton enterrait avec 
eux. Le corps était ensuite place dans un cercueil de 
marbre, de pierre, de plomb ou de bois. On mettait 
aussi dans le tombeau un ou deux vases vers la tôte(l). 

Cet usage antique de placer des vases dans les tom- 
beaux, une fois adopté et sanctifié par le Christianisme, 
persévéra parmi nous jusqu'au xvii° siècle. Nous igno- 
rons ce que les païens mettaient dans les vases qui 
accompagnaient leurs morts ; mais les chrétiens y pla- 
çaient ordinairement de Teau bénite et de l'encens aes- 
tiné à brûler sur des charbons de bois. La présence 
d'un ou de plusieurs vases funéraires est assurément 
le trait le plus caractéristique des anciennes sépultures. 

A Tinverse des tombeaux gallo-romains, les tom- 
beaux chrétiens sont plus étroits aux pieds qu'à latôte. 
Le couvercle imite un toit légèrement aplati. Il est très- 
souvent en deux morceaux et ne renferme guère que 
la pierre nécessaire, a On sent, dit Tabbé Cochet, que 
« ce tombeau a voyagé, et que le commerce a songé à le 
« rendre aussi portatif que possible. » D'abord en usage 
pour les fidèles qui mouraient en odeur de sainteté, les 
cercueils de pierre passèrent tellement en coutume 
Qu'au VII* siècle l'usage en était général. C'est surtout 
aans les monastères, où la foi était plus vive, qu'on les 
employa davantage (2). 

IV 

Les écrivains auxerrois des cinquième et sixième 
siècles placent le premier cimetière chrétien sur le mont 
Autricus (3), en face de la Cité, in monte Autrico ; in cons- 
pectu civitatis. Il avait été établi en cet endroit, vers l'an 
288, par saint Pèlerin, à l'époque où il construisait la 
première chapelle sur les bords de la rivière d'Yonne. 
Ce cimetière longeait le grand chemin du Nivernais et du 



(1) Nous avons recueilli ^ilusieurs de ces vases, qui ont été 
trouvés dans Téglise Saint-Eusèbe, lors de rexécution des 
travaux pour la consolidation de sa flèche, en 1869. 

(2) Les tomàeaux de Civaux. 

(3) Le mont Autric était vulgairement appelé mont Artre. 



71 

Berri, et dans ce Ueu^ dit le chanoine Potel (1), «étoient 
« différents endroits marqués pour la sépulture des 
« morts de tous âges, qualités et conditions. » 

Les compagnons de la prédication de saint Pèlerin, 
Marse, prêtre, Gorcodome, diacre, Alextodre et Savi- 
nien, sous-diacres, y furent inhumés, ainsi que les 
évoques ses successeurs, saint Marcellien, saint Valé- 
rien, saint Elode. Chaque évêque est placé devant l'ora- 
toire construit par saint Amatre, à côté de ses prédéces- 
seurs, iuœtà preàecessores suos. Saint Amatre,mort le l®*" 
mai 418, y fut lui-même inliumé à côté de son épouse 
Marlhe, dont le corps avait été par ses soins enterré au 
même lieu (2). 

C'est dans ce cimetière qu'un idolâtre, MamerttnuSy 
notre saint Mamert, dont le prêtre Constance de Lyon 
a écrit la vie, venant à Auxerre (3) « s'ouvrir à saint 
(( Germain du dessein qu'il avait de renoncer au paga- 
<( nisme et de se donner à Dieu, fut surpris par une 
« nuit obscure, dont im terrible orage augmentait l'hor- 
« reur. S'étant mis à l'abri sous un petit couvert qu'il 
« aperçut à la triste lueur des éclairs, il fut obligé de 
« se coucher sur un tombeau, qu'il apprit dans un 



(1^ Gourtépée rapporte que saint Achard, abbé de Lumièges, 
en o80, fit inbumer 442 moines, morts en trois jours, dans des 
cercueils de mené. In peireis sarcophaçis sepehvit. 

Ces cercueils formaient un objet considérable de commerce. 
Il y en avait des dépôts en différents endroits, comme à 
Q^arré'leS'Towbes, qui doit son nom à la grande quantité de 
cercueils de pierre jpie Ton y voyait en dépôt du v® au ix® siè- 
cle. Nos pays les tiraient ominairement de Chablis, d' Auxerre 
ou de Tonnetre. La pierre de ceux de Quarré parait venir 
dMne carrière appelée Champ Rotard^ près de Dissangis, 

(2) Marthe, réponse de saint Amatre, était originaire d*Héry; 
elle avait été inhumée par lui dans ce. cimetière. C'est ce que 
constate ce passage du prêtre Constance : 

Cujus corpus reverendus Amator, multis secum comiiantilms 
popuîis, diligenUssime institis redimitum coHegit, et jwità 
AltrievM in conspecPu civitatis, tumulamt. 

Quant à saint Amatre, il fut inhumé par saint Gormain, au 
même lieu, à côté de Marthe : 

Sxinde ad Locum qui appellatnr AUricus, ad seputtwam 
deducitur, et juxta tumulum reverendre virginis Marthe depo^ 
nitur, 

(3J Reoueil d'antiquités sur la vtfle d*Anaerre, par M. *♦*, 



(3) Reme'i 
1776, in-12. 



72 

c songe être celui de saint Gorcodome, inhumé par 
a saint Marse, saint Jovinien et saint Alexandre, qui 
« reposaient au même lieu. » 

Constance ajoute que le petit couvert sous lequel se 
reposa Mamertinus était proche de la basilique déj^ 
bâtie « enl'honneur de saint Amatre. Mais cet endroit. 
« si digne d'attirer l'attention des fidèles, était si peu 
m fréquenté, que les ronces et les épines en cachaient 
(( une bonne partie, et que les reptiles et les bêtes veni- 
c( meuses y firent leur séjour jusqu'à Theureux moment 
(( où saint Germain s'y transporta, sur le récit ^ue lui 
« fit Mamert des choses extraordinaires qu'il avait vues, 
« non-seulement en songe, mais de ses propres yeux. » 

Saint Gorcodome avait un oratoire dans le voisinage 
de cette basilique, et saint Urse, évêque d'Auxerre, 
mort en 508, y avait aussi choisi une solitude. Sa cel- 
lule devint un lieu de dévotion après son élection à 
l'épiscopat, et elle subsistait encore au ix** siècle, ainsi 
que nous l'apprend le Gesta ponti/icam Autissiodoren- 
sium (1). 

Get emplacement fut plus tard le siège d'une abbaye 
dont les lieux réguliers^ au dire du chanoine Potel, 
auraient été beaucoup plus bas que l'église, et plus 
rapprochés des fossés de la ville. GeUe dont on voyait 
les ruines de son temps paraissait être du commen- 
cement du xii® siècle, et avait été construite sur l'em- 
placement de l'ancienne. 

Quant à l'église détruite en 1791, elle avait été bâtie 
dans les temps modernes. Sa longueur était de 63 pieds; 
la nef, avec ses bas-côtés, mesurait 33 pieds de largeur 
et le chœur 1 8 pieds. La crypte, dans laquelle on des- 
cendait par la nef de droite, avait 24 pieds de longueur 
sur 18 de largeur. Elïe subsiste encore en partie et date 
du xii*" siècle. Ses voûtes, en arcs de cloître, sont por- 
tées sur deux rangs de colonnes de pierre dure et sur 
des chapiteaux composés du tailloir de l'ordre toscan 
et de feuilles d'acanthe. On y remarque un tombeau de 
pierre encastré dans le mur, et qu'on suppose être 

SI) Manuscrit précieux du xu^ siècle, conservé à la Biblio- 
que d'Auxerre. 



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73 

celui d'un saint personnage. Il a été ouvert et on n'y a 
trouvé que des ossements. 

Avant 1789, le clergé de la cathédrale se rendait, 
chaque année, en procession dans le cimetière et Téglise 
Saint-Amatre, pour honorer les sépultures des pre- 
miers chrétiens. 

V 



3 



Le corps de saint Amatre reposa dans l'endroit oti il 
avait étémhumé par son successeur saint Germain, jus- 
u'au xr siècle, époque de sa translation dans l'église 
e Saint-Etienne. Quant à l'église de Saint-Amatre (1), 
l'emplacement actuel de la maison de M. PetitrRaux 
indique celui qu'elle occupait, {Planche 1). 

En 1714, on découvrit, à 50 pas environ de cette 
égalise, à ou 6 pieds de profondeur, un tombeau de 
pierre et trois autres groupés autour du premier. Ils 
étaient tournés vers l'orient d'hiver, tandis que l'église 
l'était à l'orient d'été. 

En 1734, d'autres tombeaux furent exhumés du 
cimetière y attenant. Ils étaient construits avec des 
pierres de taille provenant de la démolition de monu- 
ments de l'idolâtrie. L'un d'eux, qui était placé der- 
rière le chœur de l'église et qui portait une mscription 
en lettres de cinq centimètres de hauteur, a été scié et 
transporté au Musée (2). 

Au mois de juillet 1850, on trouva, dans le même 
faubourg, sur le bord de la route d'Auxerre à Vallan, 
en face de la rue d'Argentine, neuf cercueils en pierre 
calcaire de Courson. lis étaient à six pieds de profon- 
deur et placés d'occident en orient. Les corps parais- 
saient intacts. Quelques-uns étaient couverts de terre 
par suite de l'effondrement du couvercle. Dans l'un de 
ces cercueils, plus soigné que les autres, il y avait sur 

(1) Derrière l'église il existait également une chapelle en 
rhonneur de saint Didier, évèque de Langres au vu® siècle. 
Elle servait de pressoir en 1790. 

(2) Voici quelle était cette inscription : 

PRO SALVTE DOMINORVM V.S.L.M. 
DEDIGAVIT MODESTO ET PROBO GOSS. 

4873. 7. 






74 

la poitrine du mort une grosse boucle de cuivre massif. 
Dans un autre la boucle était plus petite ; mais aucun 
d'eux ne contenait de pièces de monnaie. Un autre cer- 
cueil était formé de trois parements de pierre de taille 
de 1 mètre 8 décimètres de longueur, sur la tranche 
desquels étaient gravées des lettres romaines. Enfin, 
dans les six autres, il y en avait qui étaient ornés de 
stries en forme de feuilles de fougère (1). A peu jjrès à 
la même époque, et dans un emplacement voisin de 
celui que nous venons d'indiquer, M. Petit, gendre 
Jouard, en creusant une citerne et en construisant un 
mur, a aussi trouvé plusieurs tombeaux de pierre. Ils 
étaient à fleur de terre et ne contenaient que des osse- 
ments. 

Depuis lors, des fouilles, entreprises au mois de 
décembre 1869 par M. Petit-Raux, pour la construction 
d'un pavillon dans son jardin, ont mis au jour un grand 
nombre de cercueils de pierre à 4 ou 5 pieds de pro- 
fondeur. Quelques-uns étaient superposés. Tous se 
composaient d'une pierre de taille creusée à l'intérieur, 
et avaient généralement une longueur de 1 m. 78, une 
hauteur de m. 40, une largeur de m. S8 à la tête 
et de m. 32 aux pieds. Ils étaient clos par une 
grande pierre de m. 14 d'épaisseur, rarement plate, 
quelquefois convexe par-dessus, le plus souvent à deux 
versants. L'un d'eux, plus grand que les autres, était 
fermé par un couvercle ou tombe à demi-creusé, arron- 
di en dessus. On n'a non plus trouvé dans ces cercueils 
aucun vestige de sculpture, aucune inscription, aucune 
figure, aucune date. Quelques-uns contenaient de^ 
ossements plus ou moins bien conservés, d'autres un 

{)eu de poussière, suivant la profondeur de la fosse ou 
a nature du terrain. 

Chaque cercueil avait, à l'endroit correspondant au 
bassin du cadavre, un trou en forme d'entonnoir, qui 
nous paraît avoir été pratiqué pour l'écoulement dos 
eaux d'infiltration ou des résidus de la décomposition 
cadavérique. L'abbé Cochet signale l'existence de trous 
semblables dans des sarcophages du xiii® siècle et dans 

(1) Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles 
de VYonne^ 1850. Notice par M. Quantin. 



75 

beaucoup d'autres tombeaux chrétiens. Mais ils étaient 
plus rapprochés des pieds. 

Un croquis, que nous avons fait sur les lieux {Plan- 
che 2), indique la disposition de ces cercueils. Les osse- 
ments qu'ils contenaient étaient généralement assez 
bien conservés. L'un d'eux renfermait deux corps d'iné- 
gale grandeur. Dans un autre, la tête du mort était de 
couleur violette, soit qu'elle eût subi une préparation, 
soit qu'elle eût pris la couleur de l'étoffe qui la couvrait . 
Quelques-ims, ceux de dessus notamment, avaient dû 
être ouverts, car les ossements qu'ils contenaient étaient 
déplacés. M. Petit-Raux, qui a' apporté dans sa fouille 
le plus grand soin, a recueilli certains objets qu'il s'est 
empressé d'offrir à notre musée et dont nous donnons 
le dessin (Planche 3) (1). 

Avant les dernières fouilles dont nous avons parlé, 
le môme propriétaire, en creusant nne citerne sous sa 
miaison, avait déjà trouvé des tombeaux nombreux et 
superposés. Ils ne contenaient qu'un peu de poussière 
humaine. L'un deux, qui était placé au-dessus des 
autres, avait des parements d'une épaisseur extraordi- 
naire. 

M. Seurat, voisin de M. Petit-Raux, avait fait de 
semblables trouvailles, lorsqu'il avait bâti sa maison en 
1849. 

En creusant le sol pour y établir une citerne, M. Seu- 
rat a reconnu l'existence, à 1 2 pieds de profondeur, 
d'un souterrain qui se prolongeait sous sa cour, et il lui 
fallu descendre jusqu'à 24 pieds pour asseoir solidement 
le fond de sa citerne. Des ouvriers qui ont parcouru ce 
souterrain dans une certaine longueur n'y ont rien 
découvert. Dans une autre fouille pour la construction 
d'une cave, il a trouvé trente cercueils. De cette cave on 



(1) Parmi ces objets nous citerons particulièrement les sui- 
vants : Une boucle de ceinturon mérovingien, un style en 
bronze, objets paraissant avoir servi à décorer une ceinture; 
une plaque et une agrafe mérovingienne en bronze; des débris 
d'étoffe de laine. 

D'autres trouvailles faites antérieurement dans le môme 
cimetière se composaient de fibules à ressort et sans ressort, 
de boucles de manteau en bronze étamé, ou potin, et de bagues 
antiques en bronze. 



> 



. 76 

pouvait pénétrer dans le souterrain indiqué ci-dessus, 
par une ouverture qu*il a fait fermer. M. Seurat déclare 
qu'il existe encore aautres souterrains à Textrémité de 
son jardin, situé derrière ses bâtiments. 
Il nous a dit, en outre, que, dans toutes les fouilles 

Sar lui pratiquées pour planter des arbres dans ce jardin 
avait rencontré des cercueils. 

M. Leblanc, qui place Tamphithéâtre en cet en- 
droit, raconte que des ouvriers qui creusaient un puits 
ont trouvé une galerie conduisant dans Tintérieur du 
cirque. Elle était garnie de petites loçes, et fermée à 
son entrée par une porte en pierre de taille. Cette galerie 

Pourrait bien avoir quelque analogie avec le souterrain 
ont nous avons parlé ci-dessus, et il serait peut-être 
facile de rétablir la vérité au sujet de l'existence aujour- 
d'hui contestée d'un cirque romain en cet endroit. 

Tout récemment, de nouvelles fouilles entreprises 
pour la construction d'une autre cave et pour l'ouver- 
ture d'un puits dans le chantier de M. Seurat, ont mis à 
découvert d'autres cercueils semblables aux premiers. 

VI 

Pendant le moyen-âge, la physionomie du bourg de 
Saint- Amatre a subi de notables changements. Quand 
on commença à bâtir les murs de la nouvelle enceinte 
en 1 1 66, il fallut, dit l'abbé Lebeuf, traverser le cime- 
tière public, qui était fort vaste. On le coupa en deux, lais- 
sant une partie du côté de Saint- Amatre et l'autre du 
côté de la ville (1). Par suite, on cessa peu à peu d'en- 
terrer dans la partie située au dehors, et, contrairement 
à ce qui avait eu lieu jusque-là, on fit de préférence 
les inhumations dans la partie restée dans la nouvelle 
enceinte. D'ailleurs, plusieurs églises avaient commencé 
à avoir leur cimetière particulier. La cathédrale avait 
cessé de porter ses morts à Saint-Eusèbe. Elle avait 

(1) Parmi les nouvelles portes construites dans renceinte 
du xii° siècle, il y en avait une dite du Cimetière, parcequ'elle 
conduisait au cimetière du moût Autric. Elle était située dans 
ou près la tour Pai'adis, sur l'emplacement de laquelle on a 
bâti une maison particulière. 



77 

réservé, dans son cloître, une place pour servir aux 
inhumations, et àTun des coins de cette place avait été 
bâtie une chapelle en l'honneur de saint Michel. 

Cette chapelle, qui est élevée sur celle de saint Clé- 
ment, pape, existe encore. Elle est double. Celle de 
dessus appartient à Mlle Prudot et celle de dessous aux 
religieuses de St- Vincent-de-Paul, place Lebeuf. Mais 
le cimetière a cessé de servir au môme usage depuis 

Ï)lus d'un siècle. Quant à celui que saint Germain avait 
ait établir autour d'un oratoire dédié à saint Maurice, 
sur la colline anciennement appelée Mans Brenni (la 
montagne du chef), et dans lequel plusieurs personnes 
se firent inhumer par dév«;tion, il comprenait tout le 
terrain existant entre cette église et celle de Saint-Loup, . 
et une grande partie de la place qui se trouvait devant 
le portail dit de Saint-Germaiii. Il s'étendait jusqu'à la 
vieille porte à plein-cintre qui servait d'entrée au mo- 
nastère, et qui malheureusement a été démolie en 1825. 
Saint Germain, qui avait fait établir ce cimetière au- 
tour d'un oratoire dédié à saint Maurice, y fut inhumé 
en l'an 448. Les évoques ses successeurs et les notabi- 
lités de la ville y ont eu leur sépulture jusau'au 
iC" siècle. Ce cimetière, devenu plus tard celui ae la 
paroisse Saint-Loup, et auquel aboutissaient six rues, 
n'était pas clos. 11 y passait journellement des chevaux, 
charrettes et carrosses, et de plus, ainsi que l'expo- 
saient, en 1688, dans une requête à l'évêque, les fabri- 
ciens et marguillers de Saint-Loup, il s'y commettait 
des « immodesties, inconvenances et indécences, de jour 
et de nuit, contraires à de tels lieux. » On s'occupa dès 
lors de chercher un emplacement qui pût être clos, et 
au mois de décembre de ladite année, on acquit à cet 
effet une maison et un jardin appartenant au sieur 
Louis Salle, huissier ordinaire des conseils du Roy. 

En 1852 (1), des fouilles faites le long de l'ancienne 
nef de l'église Saint-Germain pour établir les fondations 
de la maison du chapelain de l'Hôtel-Dieu, ont mis à 
découvert des tombeaux de pierre en deux ou trois 
couches superposées. Ceux placés à 8 ou 9 pieds de 

(1) BulleiiTi de la Société des sciences de V Tonne j année 
1852. 



78 

profondeur renfermaient des vases en poterie rougeàtre 
contenant de la cendre et du charbon. Quelques-uns de 
ces vases étaient percés de trous faits après coup. 

Dix ans après, lorsqu'on fit le nivellement de la 
place Saint-Germain (ancien cimetière Saint-Loup), on 
trouva presqu'au niveau du sol une quantité considé- 
rable d'ossements humains. Dans la partie voisine de 
rentrée de la nef, qui a été démolie en 1812, on décou- 
vrit plusieurs tombeaux creusés dans une seule pierre. 
Dans Tun d'eux, la place de la tête était marquée par 
une échancrure circulaire. Ceux qui ont été trouves à 
la même époque sur la montagne Saint -Loup étaient 
généralement formés de plusieurs morceaux. 

VII . 

L'usage d'être enseveli près des lieux consacrés ayant 
prévalu dans toute l'Europe chrétienne, chaque église 
eut son enclos oui devint la sépulture générale des 
chrétiens. Ainsi placés autour des églises, les cimetières 
avaient de salutaires enseignements. Les fidèles ne 
pouvaient entrer dans le temple du Seigneur sans don- 
ner à des liens brisés, à des affections perdues, le tribut 
d'im souvenir. En venant s'agenouiller au pied de ces 
toml)es qu'ils avaient fréquemment sous les yeux, ils 
oubliaient moins qu'un jour vient où le pauvre et le 
riche, l'humble et le superbe, également courbés sous 
l'inflexible niveau de la mort, ne se distinguent plus 
que par leurs œuvres. Quelquefois des portiques élevés 
le long des murs de clôture des cimetières servaient de 
promenoir ou de lieux de sépulture à des familles pri- 
vilégiées. C'était sous cet abri que le pauvre et le 
voyageur attardés, qui ne pouvaient se faire ouvrir les 
portes de la ville, attendaient le jour. 

Les cimetières étaient considérés comme des lieux 
d'asile. Dans les campagnes, pendant les guerres, 
les paysans y déposaient leurs instruments aratoires, 
leurs meubles et môme leurs bestiaux. Outre la croix 
de pierre qui s'élevait dans leur enceinte, ils con- 
tenaient habituellement une petite tour isolée, en 
forme de colonne creuse et se terminant supérieure- 



79 

ment par un lantemon. On donnait à ces édicules, 
dont Tusage remonte à la plus haute antiquité chré- 
tienne, le nom de lanternes des morts. Quelques-uns 
avaient à leur base une large pierre servant d'autel. 
On plaçait, tous les soirs, dans le lantemon, une lampe 
allumée. La nuit, ils avertissaient les étrangers que là 
était un champ de repos. Ils étaient aussi destinés à 
conjurer les apparitions des mauvais esprits, vampires, 
loups- garons oui causaient la terreur des populations 
du nord et de rouest. Malheureusement, ainsi que nous 
avons déjà eu occasion de lo faire remarquer, ils furent 
aussi des lieux de superstition et de débauche (1). On 
y tenait des assemblées profanes, des foires et des mar- 
chés, et des mesures durent être prises pour faire cesser 
cet oubli du respect dû à la mémoire aes morts (2). 

Dans les premiers siècles, alors qu'on ne pouvait être 
enterré dans l'enceinte des basiliques, on cherchait à 
l'être au moins le plus près possible de leurs murs, soits 
tégoût du toit. Les porches des églises, aujourd'hui si 
rares dans les villes et qui sont encore assez communs 
dans les campagnes, devinrent aussi des lieux de sé- 
pulture. Puis, lorsque plus tard (3) l'usage s'introduisit 
d'inhumer dans les éghses, on le restreignit d'abord aux 
fidèles d'une sainteté extraordinaire. On ne se relâcha 
môme pas de cette sévérité en faveur des empereurs et de 
plusieurs saints évoques qui furent seulement inhumés 
à la porte de l'église. Bientôt on fit une exception pour 
les ecclésiastiques d'une vie exemplaire, puis pour les 
laïques d'une grande vertu, et enfin, sous divers motifs, 

(1) Par arrêt du Parlement de Dijon du 3 mars 1560, il fut 
défendu au seigneur de Martigny-le-Gomte de permettre à ses 
vassaux de danser dans le cimetière de cette paroisse. 

(2) En 1551, on célébra, dans le cimetière de THÔtel-Dieu de 
la Magdeleine un mystère dont la représentation dura 28 
jours. Pendant ce temps le cimetière fut pollué, et il dut ôtre 
par révoque procédé à sa réconciliation. 

La cour qui précédait le cimetière ainsi qu'une partie de 
celui-ci ont servi, depuis le commencement du xvni« siècle, 
de champ de foire pour la vente des cuirs, de la cordonnerie 
et des draps. Cet usage n'a cessé qu'après 1830. 

Le cimetière saint-Loup, ainsi qu'on Ta vu dans le cours de 
cette notice, était également devenu un lieu de débauche. 

(3) Vers la fin du xir^ siècle. 



80 

on accorda la môme faveur à d'autres fidèles. L'intérêt 
du clergé, qui tirait un produit considérable de la con- 
cession du droit de sépulture, Torgueil de ceux qui ne 
voulaient pas que leurs cendres fussent confondues avec 
celles du peuple, toutes ces distinctions frivoles ner- 
pétuèrent rusage de faire de nos églises de véritables 
nécropoles. 

Ce n'était pas seulement dans les villes, mais jusques 
dans les bourgs et les hameaux que les riches et les 
grands se disputaient quelques pieds du sol sacré. La 
place la plus nonorable dans le chœur, près de Tautel 
et des reliques, était Tobjet de l'ambition des plus 
grands personnages. Bientôt les murs, les pavés des 
nefs furent couverts de monuments, d'inscnptions et 
d'effiçies (1). 

Mais les églises ne tardèrent pas à regorger des 
corps des fidèles. Leurs portiques étaient envahis par 
les tombes et leurs alentours se hérissaient de croix 
funéraires. 

Au milieu des cités closes de murailles le terrain 
devenant rare à mesure que la population augmentait, 



(1) Tout d'abord, beaucoup de ces pierres tombales présen- 
tèrent réfugie du mort en bas-relief. Le respect que Ton avait 
pour les sépultures faisait que les fidèles ne marchaient pas 
sur ces pierres. Mais s'il y avait foule, il était assez difficile 
d'éviter de butter contre les saillies qu'elles présentaient, si 
faibles qu'elles fussent. Aussi dûUon se contenter de graver 
sur des dalles de pierre, ou sur des plaques de bronze, Teffi- 
gie du défunt, et vers la fin du xv<^ siècle les dallages de nos 
églises ne se composaient plus que de dalles tombales juxta- 
posées. 

On ne peut que regretter la disparition d'un grand nombre 
de ces monuments funèbres, si pleins de souvenirs et d'ensei- 
gnements, et en même temps si précieux pour les études 
historiques et archéologiques. 

Les plus curieux que Ton connaisse remontent au xii« siè- 
cle. Sur beaucoup de ces dalles on voit le portrait en pied du 
défunt, gravé en creux et au trait, et une inscription latine 
ou française. A partir du xiv» siècle on a dessiné au-dessus 
de la tète de ces personnages un dais suivant le coût du 
temps. Quelquefois, dans le siècle suivant, les mams et la 
tète moulées sur nature étaient sculptées en marbre et in- 
crustées dans la pierre. D'autres fois, les pierres tumulaires 
étaient ornées d'incrustations en cuivre. (Viollet-Leduc. Dic- 
tionnaire raisonné d'Architecture.) 



81 

il fallut renoncer à conserver dans leur enceinte les em- 
placements uniquement destinés à la sépulture des 
morts. D'ailleurs des raisons de salubrité et de police 

{mblique exigeaient qu'on fît cesser, notamment dans 
es villes populeuses, cet usage qui était général dans 
toute la chrétieneté. En 1765, le Parlement de Paris, 
ordonna, par un règlement sur la police des sépultures, 
que les champs mortuaires seraient désormais situés 
hors des murs de la capitale, et que Ton fermerait ceux 
qui existaient dans son intérieur (1). Cet arrêt étant 
resté sans exécution, la déclaration royale du 10 mars 
1776 eut pour objet d'apporter dans le service des inhu- 
mations les améhorations inutilement tentées jusque-là. 
Cette déclaration interdisait les inhumations dans les 
églises, chapelles publiques ou particulières, oratoires 
et généralement dans les lieux clos ou fermés, où les 
fidèles se réunissaient pour la prière ou pour la célé- 
bration de leur culte. Elle ne faisait exception que pour 
les archevêques, évoques, curés, patrons des églises et 
hauts justiciers et fondateurs de chapelles. Ce droit 
était tout personnel et ne pouvait être cédé, même à 
titre de fondation. Elle réglait, en outre, les conditions 
relatives à rétablissement des caveaux. Enfin l'inhu- 
mation des religieux ou religieuses ou des personnes 
qui avaient eu jusque-là le droit d'être enterrées dans 
les églises n'était plus permise que dans les cloîtres ou 
chapelles ouvertes y attenant, et, lorsqu'il n'y avait ni 
cloître ni chapelle, elle devait se faire au cimetière 
commun. 

VIII. 

n ne paraît pas que jusqu'en 1783 l'autorité épisco- 

Sale ait provoqué, dans la ville d'Auxerre, l'exécution 
e cette déclaration. Mais, le 8 décembre de la dite 
année, le procureur du roi au bailliage mit les officiers 
municipaux en demeure de s'y conformer; s'étant 
rendu à cet effet dans la salle de leurs délibérations, ce 
magistrat leur représenta que l'inexécution des obliga- 
tions imposées par la déclaration pouvait avoir les 

(1) Bncjfclqpidie moderne, Firmin Didot, 1851. 



82 

plus âLcheuses conséquences pour la santé publique, 
au cas où Tadministration laisserait subsister plus long- 
temps dans Tenceinte de la viUe des cimetières insuf- 
fisants et resserrés de tous côtéfe par les habitations. 
Leur translation au dehors lui paraissait d'autant plus 
urgente que le cimetière de l'Hôtel-Dieu, dans lequel 
certaines paroisses, à défaut de cimetières, étaient auto- 
risées à faire inhumer leurs morts, finirait par devenir 
lui-môme insuffisant, et que, pendant les grandes cha- 
leurs du dernier été, Tautorité ecclésiastique avait dû 
interdire le cimetière de la paroisse de Saint-Loup, à 
cause des miasmes putrides qu'il exhalait. 

Le bureau fit observer que la mesure proposée lui 
semblait prématurée. En effet, la déclaration royale 
n'avait pas prescrit la translation de tous les cimetières, 
mais de ceux-là seulement qui pouvaient nuire à la 
salubrité publique. Il fallait donc, avant tout, constater 
les inconvénients et établir qu'il n'y avait aucun moyen 
de les faire disparaître. 

Or, des huit paroisses comprises dans l'intérieur 
de la ville, on n'en comptait que deux, celles de Saiut- 
Pierre-en-Château et de Saint-Loup, qui fussent dans 
ce cas. Toutefois on pouvait y remédier en inhumant 
leurs morts dans le grand cimetière de l'Hôtel-Dieu, 
surtout si toute son étendue (1) était consacrée aux 
inhumations, et si celles-ci se faisaient avec ordre. A 
cette occasion, le bureau ajoutait que, dans presque 
tous les cimetières, les inhumations avaient lieu sans 
ordre ; qu'on n'observait ni la distance, ni la profondeur 
voulues, et que. les fossoyeurs ne cherchaient qu'à évi- 
ter ou à diminuer leur travail. 11 y avait donc là tout 
d'abord un abus à réprimer. D'un autre côté, comme 
le pays était essentiellement agricole, il paraissait 
au nureau qu'il serait difficile de trouver à portée de 
la ville des terrains convenables, à moins de les payer 
très -cher, et plus difficile encore de pourvoir aux 
frais d'acquisition et de clôture. En outre, comme 
les cimetières appartenaient aux fabriques, qui profi- 
taient du produit des inhumations, il était de toute 

(1) Une plantation de noyers occupait alors le tiers de ce 
cimetière. (Voir le pian). 



83 

justice qu'elles supportassent la dépense de cette trans- 
lation. « Sans nul aoute, les cimetières serftient mieux 
« placés au dehors, mais quand le mieux étoit difficile, 
« quand il rencontroit des obstacles réels, la sagesse 
« exigeoit qu'on s'occupât du bien actuellement pos- 
te sible et facile, lequel, dans la circonstance, consistoit 
« à établir une bonne police dans les inhumations. » 

Expédition de cette délibération fut transmise au pro- 
cureur du Roi, qui n'y vit qu'un moyen d'éluder les 
prescriptions de la déclaration de 1776. Il crut devoir 
dès lors adresser, le 1 7 juin 1 784 , à l'évêque une re- 
quête dans laquelle il signalait « l'indiflFérence éton- 
nante » des officiers municipaux à ce sujet, et insistait 
Sarticulièrement sur l'insuffisance des cimetières, 
epuis que les églises ne leur servaient plus de dé- 
charge; sur la situation de la plupart d'entr'eux dans 
des heux bas et humides, ce qui les rendait peu pro- 
pres à la dissolution des écoulements cadavéreux, enfin 
sur la nécessité dans laquelle s'était trouvée l'autorité 
ecclésiastique d'interdire le cimetière de la paroisse 
Saint-IiOup. 

Par ces motifs principaux et pour justifier la nécessité 
de la mesure, il lui paraissait opportun de faire cons- 
tater par des arpenteurs la contenance de tous les 
cimetières, le nombre d'arbres qui y étaient plantés, et 
l'espace qu'ils occupaient ; et, comme aux termes de 
l'art. 7 de la déclaration précitée la puissance ecclé- 
siastique avait, eu cette matière, droit de juridiction 
avec l'autorité civile, il concluait à ce qu'il fût demandé 
à l'évêque de vouloir bien désigner un arpenteur qui, 
de concert avec celui que nommerait le lieutenant - 
général au bailliage, procéderait à cette opération, en 
même temps que des médecins et chirurgiens à ce 
commis vénfieraient si la continence (sic) des dits cime- 
tières était suffisante pour recevoir le nombre de corps 
que les paroisses faisaient inhumer, année commune, 
après avoir préalablement déterminé quel espace de 
terrain devait occuper un corps mort pour ne pas nuire 
à la salubrité de l'air. 

L'évêque, s'en rapportant à la nomination qui serait 
faite par le lieutenant-général d'experts arpenteurs, 
ainsi que des médecins et chirurgiens et gens à ce coti" 



84 

naissants, chargea, par ordonnance du l"^*" mars 1784, 
M. Tabbé Closet, chanoine de la cathédrale et Tun des 
vicaires généraux, de procéder à Tenquête demandée, 
en présence des curés, procureurs fabriciens et habi- 
tants des paroisses ainsi que de toutes autres parties 
intéressées. 

Les paroisses de Saint-Gervais, Saint-Martin-lès- 
Saint-Marien et Saint-Martin-lès-Saint-Julien, avaient 
aussi chacune leur cimetière particulier. Mais, en raison 
dé leur situation en dehors de la ville, il n'jr avait 
aucune mesure à prendre en ce qui les concernait. 

Celui de l'église paroissiale . et prieurale de Saint- 
Gervais était situé au-dessus du chemin de fer, à 
gauche de la route de Nevers à Sedan, près du point où 
elle s'embranche dans celle de Paris à Lyon. Ce cime- 
tière précédait l'église. Une maison construite sur une 
partie de son emplacement appartient à M. Lefèvre, 
médecin (1). 

Le cimetière de Saint-Martin-lès-Saint-Marien, d'a- 
près le dire d'anciens habitants de ce faubourg, était 
attenant à 1^ petite église paroissiale qui se trouvait à la 
distance de 50 mètres environ du bord de la rivière et 
de l'avenue de peupliers qui conduit à la route de Sei- 
gnelay. Près de cet endroit, dans la propriété de M'"'' 
Lesseré-Martin, on voit encore un pilier, dernier dé- 
bris de l'abbaye de Saint-Marien. 

Quant au cimetière de Saint-Martin-lès-Saint-Julien (2), 
son emplacement est facile à reconnaître. Il existait dans 
un terrain qui dépend aujourd'hui de l'usine de M. Leroy. 
Il est limité, d'un bout, par le chemin qui conduit à 
Vaux, d'un long, par le ruisseau qui alimente l'usine, 
d'autre long, par un sentier qui dessert des jardins ap- 
partenant à divers, enfin d'autre bout à ladite usine. 

IX 

Les opérations confiées aux médecins, chirurgiens et 
arpenteurs nommés ainsi qu'il a été dit ci-dessus, 
eurent lieu les 24, 26 mars 1 784 et jours suivants. 

(IJ M. Lefèvre possède un plan de Téglise et du cimetière. 
(2) Un plan de Tabbaye de Saint-Julien, fait en 1716, et pu- 



85 

Les procès- verbaux qui furent dressés établirent 
comme principes généraux: 

1** Que chaque corps, pour n'être point nuisible à la 
santé publique, devait occuper un terrain de 48 pieds 
en superficie (1) ; 

2" Qu'il fallait la révolution de cinq ans pour con- 
sommer im cadavre, et que, par conséquent, on ne 
pouvait rouvrir avant ce temps une fosse ayant déjà 
servi; 

3** Que la situation des cimetières au nord était très- 
défavorable (2); 

4** Enfin qu'aucuns desdits cimetières ne pouvaient 
rester dans l'état où ils étaient sans danger évident, 
excepté celui de l'Hôtel-Dieu, à la condition de faire 
arracher les arbres qui en occupaient une partie. 

De son côté, M. l'abbé Closet ayant procédé, dès le 
1 7 mai, à l'enquête qu'il avait été chargé de faire, nous 
empruntons à ces divers documents les renseignements 
ci-après en ce qui concerne chaque cimetière. 

Paroisse de Saint-Pterre-en" Château. 

Nombre de morts 7 (3) 

Contenance nécessaire 1,680 pieds quarrés. 
Contenance actuelle.. 215 

Déficit... 1,465 

blié dans Y Annuaire jie l'Yonne de 1849, par M. Salomon, 
représente cette église, qui était distincte de celle de Tabbaye, 
ainsi que remplacement du cimetière qui la précédait. 

(1) Ce calcul, porte le procès-verbal, est au plus bas, tant 
pour rétendue du terrain en superficie nécessaire à un cada- 
vre pour qu'il ne soit pas nuisible à la salubrité, que pour le 
temps de sa consommation. Les auteurs fixent 104 pieds de 
terrain pour chaque corps ; le procureur du roi l'avait porté à 
52; les médecins ne le portent qu'à 48. 

(2) Cette opinion est contraire aux principes admis de 
nos jours. On établit les cimetières de manière que les vents 
qui soufflent le plus fréquemment, tels que ceux de Test et 
du nord, en chassent les émanations à l'opposé des lieux 
habités. 

(3) Cette moyenne, comme celles qui suivent, résultent 
d'un relevé fait par le procureur du roi pour les vingt der- 
nières années, depuis et y compris 1764 jusqu'à 1783 inclusi- 
vement. 



86 

Ce cimetière, de figure triangulaire, tient, d'un côté, à 
réélise, et des deux autres aux rues. 

Il est, depuis plusieurs années, regardé comme 
insuffisant pour le service de la paroisse à cause de son 
peu d'étendue (215 pieds carrés), ce qui fait que, 
depuis six ans, on n'y enterre que les enfants, et que 
les grands corps sont portés au cimetière de l'Hôtel- 
Dieu. Les paroissiens ne s'opposent pas à sa transla- 
tion ; mais ils seraient hors d'état de concourir à la 
dépense, en raison du peu de ressources de la fabrique, 
dont les revenus ont diminué depuis que les bourgeois 
ou les personnes un peu aisées ne sont plus enterrés 
dans l'église ou dans le cimetière. 

Paroisse de Notre- Damcrlà-d* Hors. 

Nombre de morts * 50 

Contenance nécessaire 12,000 p. q. 
Contenance actueUe.. 3,500 (1) 

Déficit... 8,500 p. 

Le cimetière de cette paroisse est situé au midi. Son 
sol est graveleux. Jusqu'en 1784, il avait suffi; mais 

Sar suite de la nécessité où l'on s'est trouvé d'ouvrir 
e nouvelles fosses avant la consommation des corps, 
il est résulté des exhalaisons dont les habitants se plai- 
gnent à juste titre. On y trouve, en effet, beaucoup de 
planches de cercueils à moitié pourries, et la terre 

{)araît avoir été fraîchement remuée. Non-seulement 
es paroissiens ne s'opposent pas à sa translation, mais 
ils la désirent, en émettant toutefois le vœu que le 
nouveau cimetière soit placé à la porte de Paris (2). 



(1) On pourra remarquer que les plans dressés par les arpen- 
teurs indic^uent, pom* chaque cimetière, une superficie de ter- 
rain supériem'e à celle établie par Tenquète. Gela tient à ce 
que, lors de leur visite, les commissaires délégués n'ont pas 
cru devoir considérer comme faisant partie de certains cime- 
tières, des portions de terrain qui, bien qu'ils en dépendissent, 
n'étaient pas alors consacrées aux inhumations. 

(2) Le procès-verbal constate qu'on y voyait quatre tombes 
de pierre, dont deux élevées d'environ six pouces au-dessus 
du sol et deux au niveau. 



87 

Paroisse de Saint- Père-en- Voilée (aujourd'hui Saint- 
Pierre). 

Nombre de morts 71 

Etendue nécessaire.. 17,045 p. q. 
Contenance actueUe.. 6,667 

Déficit... 10,378 p. 

Ce cimetière est situé au midi. Son sol est pierreux 
et tient de la marne. Il favorise par les vides qiril laisse 
les émanations putrides. Il est fouillé de tous les côtés, 
et les cadavres se touchent dans toutes leurs parties. 
On y trouve quantité d'ossements et de débris ae cer- 
cueils, ce qui prouve que les fosses sont rouvertes 
avant le temps voulu. 

Le prieur et les procureurs fabriciens, sans examiner 
s'il est ou n'est pas insuffisant, expriment le désir 

Îu'en général les cimetières soient transférés au dehors 
e la ville, notamment celui de cette paroisse, qui est 
entouré de maisons, et dont le terrain est plus élevé 
que le sol de celles-ci et que le pavé de l'église (1). 

Paroisse de Saint-Mamert. 

Cette paroisse n'a jamais eu de cimetière particulier. 
De temps immémorial, et même avant l'existence de 
l'Hôtel- Dieu, dans l'emplacement où il est actuellement, 
la dite paroisse était en possession d'inhumer ses morts 
dans le cimetière exiirtant près dudit Hôtel- Dieu, où les 
anciennes familles de la paroisse ont leur place mapquée. 
C'est un droit que la fabrique soutiendra par tous les 
moyens légaux. 

Paroisse de Saint-Etisèbe. 

Nombre de morts 30 

Contenance nécessaire 13,440 p. 
Contenance actueUe.. 9,417 

Déficit... 4,023 

(1) Il y existait onze tombes toutes posées au niveau du 
sol. L'une d'elles fermait l'entrée d'un caveau construit sous 
le cimetière. 



88 

Le terrain est plus élevé d'environ cinq pieds que le 

§avé de Téglise. On y trouve en beaucoup d'endroits 
es ossements et des planches de cercueils à moitié 
pourries (1). 

Il serait possible de l'agrandir en arrachant 1 5 arbres ; 
en faisant disparaître un atelier où Ton bat du ciment ; 
en utilisant un espace de 18 pieds de longueur sur 10 
de largeur, converti en jardin ; plus un autre qui a été 
loué pour un chantier, enfin une dernière partie qui a 
été close et réunie à la maison du prieur et des reli- 
gieux de la paroisse. 

Il est observé par la majeure partie des comparants 
que, même dans son état actuel, le cimetière n est pas 
encore rempli à moitié, bien que depuis près de huit 
années on y fasse toutes les inhumations. 

Quoiqu'il en soit, le prieur curé et quelques habi- 
tants voisins désirent sa translation, à cause des exha- 
laisons dangereuses qu'il dégage. 

Paroisse de Saint-Regnobert. 

Cette paroisse n'a pas de cimetière particulier (2). 
Comme celle de Saint-Mamert, elle jouit du droit de porter 
ses morts au cimetière de l'Hôtel-Dieu. 

Paroisse de Saint-Loup. 
Nombre de morts 33 

Gontenance nécessaire 7,920 p. q. 
Contenance actueUe.. 1,773 



Déficit. . . 6,147 

(1) Gomme à Saint-Pierre, on y remarquait onze tombes de 
pierre blancbe, dépassant Œenyiron un pied le niveau du sol. 
Pas de croix, mais seulei&ent un piédestal et une colonne qui 
paraissaient être les débris d'une croix de pierre. 

Î2) Les Souvenirs de Texcellent et vénérable curé Fortin sont 
Ldèles lorsqu'ils indiquent le jardin qui dépend de la maison 




plan publié par 

Quantin dans son Histoire anecdotique des rues d'Auxerre). 



89 

Ce cimetière est situé au midi. Le sol est pierreux 
et peu chaxgé de terre végétale. Il répand une odeur 
infecte. A raison de son insuffisance, une sentence du 
bailli du portail neuf de Tabbaye de Saint-Germain a 
défendu d'jr faire aucune inhumation. Depuis lors, les 
morts sont inhumés au cimetière de THôtel-Dieu. Les 
inhumations y étaient, année commune, de 33, y corn- 
pris les enfants trouvés qui quelquefois arrivaient morts de 
Paris, 

Paroisse de Saint-Pèlerin . 

Nombre de morts 15 

Contenance nécessaire 3,600 p. q. 
Contenance actueUe. . 1,082 

Déficit... 2,518 

Le cimetière de cette paroisse est divisé en deux 

{)arties. L'une d'elles anticipe sur la rue et s'élève, à 
'est, en forme de terrasse. Elle n'est pas close et il n'y 
a pas de croix. La seconde, de forme triangulaire, est 
tellement labourée depuis quelque temps, qu'il reste à 

})eine assez d'espace auprès de la porte pour ouvrir une 
bsse. La croix qui y est élevée est cassée et tombe en 
ruine. 

Cimetière de FHÔtel-Dieu. 

4 

Nombre de morts 149 (1) 

Contenance nécessaire 35,760 p. q. 
Contenance actuelle. . 35,070 

Déficit. . . 690 

Si les paroisses ne portaient plus leurs morts au cime- 
tière de THôtel-Dieu , qui ne donne à lui seul que 
86 morts par an, ce cimetière pourrait suffire, même 

f)our les citoyens qui jugeraient à propos d'y choisir 
eur sépulture. On pourrait aussi y laisser tenir, sans 
scandale, ni inconvénient, les foires, en réservant pour 



(1) Dans ce chiffre est compris pour 33 le nombre de morts 
de la paroisse Samt-Loup, par suite de Tinterdiction de son 
cimetière. 

1873 8. 



^0 

cela remplacement superflu. S'il devient insuffisaut, la 
cause en est dans l'interdiction et le peu d'étendue de 
plusieurs cimetières auxquels il n'est pas tenu de sup- 
pléer. Cependant les administrateurs ont consenti à 
recevoir ce surcroît de corps ; ils ont même décidé 
qu'on arracherait les arbres qui nuiraient aux sépul- 
tures, sauf ceux qui longent les magasins et celliers, 
attendu que leur destruction pourrait compromettre la 
conservation des denrées qui y sont renfermées, et que 
d'ailleurs la sécheresse du terrain en cet endroit le rend 
peu propre aux inhumations. Mais l'augmentation du 
nombre des morts ne pouvant qu'ajouter k l'insa- 
lubrité de l'air et porter préjudice aux malades ainsi 
qu'au personnel de la maison et aux voisins, les admi- 
nistrateurs demandent qu'il soit promptement pourvu 
aux besoins des autres paroisses, et que l'Hôtel-Dieu ne 
soit pas tenu de supporter plus longtemps une charge 
si contraire à l'intérêt public (1). 



L'insuffisance et l'insalubrité des cimetières étant 
bien et dûment constatées par les opérations qui ve- 
naient d'avoir lieu, le procureur du roi fit assigner les 
officiers municipaux à comoaroir, le IS juin 1784, à 
l'audience du bailliage, à l'effet de voir dire qu'ils 
seraient tenus, dans tel délai qui serait fixé, d'acquérir 
les terrains, pour les nouveaux cimetières, de les fer- 
mer de murs et de grilles, sinon qu'il y serait autre- 
ment pourvu. 

Convoqués pour aviser au meilleur parti à prendre, 
les notables, par délibération du 12 du même mois, 
autorisèrent les officiers municipaux à faire les dé- 

Senses nécessaires, à la condition que les emplacements 
es anciens cimetières seraient abandonnés à la %àlle 



(1) Il y avait dans ce cimetière deux grandes croix en 
pierre, et une troisième dont il ne restait que le piédestal, plus 
trente et une tombes ayant presque toutes des inscriptions. 
Ces tombes, dont une grande partie existe encore, ont servi à 
daller les anciennes galeries du champ de foire converties en 
dortoirs pour les reclus du Dépôt de mendicité. 



»1 

pour indemnité, et qu'on aviserait à réduire l'étendue 
des nouveaux emplacements à ce qui serait strictement 
nécessaire. Cette délibération fut soumise à Thomolo- 

§ation de l'intendant qui, avant de l'approuver, crut 
evoir autoriser une nouvelle réunion des notables à 
l'effet d'examiner si quelques-uns des cimetières exis- 
tants pouvaient, sans danger, être conservés, et s'il était 
préférable d'en établir plusieurs ou de n'en avoir qu'un 
seul qui serait commun à toutes les paroisses. Ils de- 
vaient, en outre, faire choix des terrains nécessaires 
pour l'un ou l'autre cas. En effet, si la mesure ne de- 
vait pas être générale, les nouveaux emplacements 
devraient avoir moins d'étendue et môme un seul pour- 
rait suffire. 

La réunion ayant eu lieu le 25 août, il fut décidé 
cjue les officiers municipaux défendraient à l'assigna- 
tion du procureur du roi et requerraient un délai suffi- 
sant pour aviser. Pendant ce délai, ce magistrat pour- 
rait provoquer de l'évoque une ordonnance qui aéter- 
minerait le nombre des cimetières à transférer. C'est 
ce qui eut lieu. Par ordonnance du 7 décembre 1784, le 
réiat interdit sans délai les cimetières de Notre-Dame- 
a-d'Hors, Saint-Loup et Saint-Pèlerin, et, à compter du 
1" janvier 1786, ceux de Saint-Pierre-en- Château, 
Saint-Pierre-en-Vallée. Les paroisses ci-dessus dési- 
gnées ainsi que celle de Saint- Regnobert et de Saint- 
Mamert, qui n'avaient pas de cimetières particuliers, 
étaient autorisées à transporter leurs morts dans un 
lieu convenable et hors de la ville, après que le terrain 
à ce destiné, approuvé par l'évêque, aurait été mis en 
état de clôture. 

L'ordonnance épiscopalc portait en outre que, même 
après le l°'"ianvier 178o, «aucun des cimetières interdits 
ne seroit réputé lieu profane ; qu'ils seroient tous main- 
tenus, avec soin et révérence, en leurs clôtures, et 
Ïu'il n'y seroit fait aucune novation ni emploi étranger 
es terrains d'iceux, jusqu'à ce (jue par 1 évêque il en 
eût été autrement ordonné, après un laps de temps 
suffisant, avec les précautions et cérémonies conve- 
nables. L'évêque se réservoit de statuer par la suite ce 
u'il anpartiendroit sur le cimetière de l'Hôtel-Dieu, et 
e régler ce qui seroit convenable pour l'ordre et la 



£ 



t 



92 

forme du transport des corps et des inhumations rela- 
tivement aux différentes paroisses. » 

Réunis de nouveau par suite de la signification à eux 
faite de cette ordonnance, les notables, dans leur réu- 
nion du 1 5 décembre, firent remarquer que Fart. 7 de 
la déclaration ne mettait à la charge des communautés 
ni Tachât des terrains, ni la dépense de leur clôture. Il 
obligeait seulement les juges des lieux, les officiers 
mxmicipaux et les habitants à concourir à son exécution, 
chacun en ce qui les concernait : d^où il suivait que la 
dépense d'établissement des nouveaux cimetières in- 
combait aux fabriques , ce qui était d'autant plus juste 
que celles-ci percevaient des droits d'inhumation. Tou- 
tefois, comme aucune d'elles n'était en état de faire 
les avances nécessaires, ils déclaraient persister dans 
leur délibération du 12 juin 1784, et autorisaient les 
officiers municipaux à acquérir, près de l'hôpital-géné- 
ral, un terrain pour un seul cimetière, à le clore de 
murs, et afin de pourvoir aux dépenses, à em prunter, 
sans rétention, attendu que la ville n'avait pas de 
deniers dont elle pût disposer pour y subvenir. Quant 
à l'abandon des anciens cimetières, comme il paraissait 
résulter de l'ordonnance épiscopale que ce ne serait 
pas de longtemps (ju'ils fussent « mis dans le commerce, 
si même l'intention de l'évêque étoit qu'ils fussent 
jamais abandonnés à la ville, » les notables substituè- 
rent à leur première rédaction une disposition portant 
que chaque fabrique rembourserait à la ville les dépen- 
ses faites en raison du nombre des morts de chaque 
paroisse, et que jusqu'au remboursement elles en paie- 
raient rentes franches d'impositions. Ils donnaient en 
même temps tous pouvoirs aux officiers municipaux 
pour appeler en cause lesdites fabriques. Cette délibé- 
ration ayant été homologuée par l'intendant le 1 7 jan- 
vier 1785, le 20 du même mois, l'évoque autorisait la 
mise en cause des huit fabriques. Le 23, la municipa- 
lité arrêtait que la délibération ainsi que l'ordonnance 
susdite seraient signifiées au procureur du roi pour dé- 
fendre à sa demande. En ce qui concernait la question 
d'achat du terrain, il était sursis à statuer jusqu'à ce 

S'il eut été justifié de l'acquiescement ou du relus des 
)riques. 



93 

Les notables, dans leur délibération, n'expliquent 
pas les motifs pour lesquels ils demandaient que le 
nouveau cimetière fût à proximité de Thôpital-général, 
Mais la municipalité y supplée dans la requête qu'elle 
présente à l'intendant pour en demander Thomologa- 
tion. C'est (qu'ils pensaient que cela fournirait des occa- 
sions de faire des aumônes à cette maison de charité, 
attendu que les pauvres pourraient être chargés d'ou- 
vrir les fosses, moyennant une rétribution, et que ces 
fosses seraient faites d'une manière régulière , sans 
abus de terrain, abus qui arriverait infailliblement, s'il 
y avait autant de fossoyeurs que de paroisses fournis- 
sant des morts au cimetière. 

Dès le 19 décembre, les officiers municipaux avaient 
fait choix d'un terrain convenable à proximité de l'hô- 
pital-général. Us en avaient conféré avec les administra- 
teurs de cet établissement qui avaient adopté ce pro- 
jet, comme pouvant procurer un grand bien aux pau- 
vres. 

XL 

Par ordonnance du 8 janvier 1785, l'évéque avait 
autorisé les officiers municipaux à mettre en cause les 
huit fabriques, à l'effet de les obliger à rembourser à la 
ville, dans la proportion de leurs morts, la dépense 
qu'eUe aurait à faire pour l'achat des terrains et la clô- 
ture des nouveaux cimetières. Il était, par la même 
ordonnance, sursis à l'obligation de pourvoir à cette 
dépense, jusqu'à ce qu'il eut été justifié du consente- 
ment ou au refus des labriques. 

Mais les paroissiens de Saint- Eusèbe n'en persistaient 
pas moins à demander le maintien de leur cimetière. 

Leur résistance à sa translation n'était pas seulement 
motivée par les dépenses qui pouvaient en résulter, 
pour la ville ou pour la fabnque ; elle l'était avant tout 

r ce sentiment si naturel et si louable qui faisait crain- 
à certains d'entr'eux de ne plus pouvoir, en raison 
de l'éloignement du nouveau cimetière, faire leurs visi- 
tes fréquentes et discrètes à des tomi)eaux aimés ; et 
puis encore par la cruelle nécessité d'avoir à trou- 
mer la paix de ces tombeaux, pour transporter 




94 

ailleurs les restes précieux qu'ils renfermaient, à moins 
de renoncer à la douce consolation de reposer auprès 
d'eux. 

Dans les divers mémoires imprimés (jui ont été pré- 
sentés à ce sujet, notamment dans celui en date du 1 8 
juin, lequel est, comme les autres, signé : Camelin (1), 
marguillier d'honneur, Graindorge et Toupry, procu- 
reurs fabriciens, les paroissiens s'ingénient à prouver 
que les opérations des arpenteurs ont été mal faites, et 
aue l'enquête repose sur des assertions inexactes. Us 
demandent qu'il soit procédé à de nouvelles opérations 
et à une contre-enquête. Nous ne saurions mieux faire 
crue de reproduire les principaux motifs invoqués par eux 
aans cette requête, rédigée en leur nom par M. Camelin : 

<( Il y a eu, y est-il dit, erreur impardonnable dans la 
« mesure du terrain. Il y a eu même réticence de par- 
ce ties considérables pour vouloir en faire résulter une 
« insuffisance. Il y a eu la plus grande inexactitude et 
<( la plus intolérable affectation dans les observations 
« et les raisonnements qu'on s'est permis de faire pour 
« en conclure l'insalubrité. » 

Se fondant sur la déclaration royale de 1776, les sup- 
pliants ajoutent : 

« L'art. 7 de cette déclaration a deux dispositions. 
« (1 ^'^ disposition commune à tous les cimetières.) Les 
« cimetières qui se trouveront insuffisants pour contenir 
« les corps des fidèles seront agrandis (Seconde disposi- 
« tion.) et ceux qui, placés dans l'enceinte des hanita- 
« tions, pourraient nuire à la salubrité de l'air, seront 
« portés, autant que les circonstances le permettront, 
(( nors de la dite enceinte ; 

« Il en résulte que l'on peut conserver les cimetières 
« quand le terrain en est suffisant, et lorsqu'ils ne peu- 
« vent nuire à la santé. » 

Or, le cimetière de Saint-Eusèbe a évidemment ces 
deux avantages. 

En ce qui concerne son étendue, « si les experts 
c( arpenteurs n'ont pas trouvé la continence {sic} réelle, 

(1) M. Camelin était conseiller du roi et son procureur au 
bailliage d'Auxerre sur le fait des tailles et autres impositions 
royales sur le comté d'Auxerre. 



95 

« qui est de 15,543 pieds, c'est parce gu'ils n'ont pas 
«( mesuré la partie qui en a été distraite, ni le petit 
« cimetière. » Nous croyons devoir supprimer Far^- 
mentation relative à l'étendue de terrain que doit occu- 
per un cadavre, et au temps nécessaire pour qu'on 
puisse rouvrir sans danger la fosse qu'il occupait. 

En ce qui a trait à l'insalubrité du cimetière, les 
plaintes formulées n'ont, suivant M. Gamelin, rien de 
sérieux. 

En eflfet, la ville d'Auxerre étant en côte, le cimetière 
ainsi que l'église se trouvent sur la cime, et dominent 
consid!érablement tous les terrains environnants ; le sol 
en est très-convenable, puisque, dans la partie la plus 
basse, il y a une profondeur de plus de dix pieds de 
terre maniable, ce qui permet d'inhumer les cadavres à 
plus de sept ou huit pieds. 

Il n'y a d'ailleurs que trois plaignants : le curé de la 
paroisse, M. Dufaur(l)et M. de la Sarcelle. Or, M. le curé 
n'a parlé que par un motif particulier d'intérêt. « Il a 
fait du petit cimetière une basse- cour, ce qui est peu 
convenanle pour un lieu consacré à la sépulture des 
fidèles, et il ne craint rien tant que de se voir retirer 
cette aisance. » 

D'un autre côté, on ne comprend pas l'opposition de 
M. Dufaur. En eflFet, s'il était incommodé par les éma- 
nations cadavériques, on ne l'aurait pas vu « chaque 
« soir, après son souper, à une heure où tous genres 
« d'exhalaisons se condensent et affectent plus puis- 
ât samment le sentiment de l'odorat, se promener sur la 
« place Saint-Eusèbe avec toute sa famille, et y rester 
« jusqu'à dix ou onze heures. S'il s'échappait du cime- 
ce tière des exhalaisons meurtrières, aurait- on vu l'aïeul 
a de la dame Dufaur et ses père et mère jouir de la 
« plus briflante santé et pousser une très-longue car- 
ie rière ? » 

Quant au jeune M. de la Harcelle, il est, à la vérité, 
voisin du cimetière ; « mais il y a, entre celui-ci et son 

(1) M. Dufaur habitait la maison qui, dans ces derniers 
temps, appartenait à M. Gaulon, chef d'institution. Nous 
avons vu dans la cour de cette maison que Ton reconstruit, un 
énorme maroimier qui comptait 158 ans lorsqu'on Ta abattu. 



96 

bâtiment, une cour en laquelle il place des fumiers et 
les ordures de sa maison. Près de cette cour et dans un 
autre endroit, il y a un trou rempli d'eau croupissante. 
S'il ressent quelque mauvaise odeur, elle vient certai- 
nement de ce cloaque et de sa cour plutôt que du cime- 
tière. » 

Abordant la question des charges qu'imposerait à la 
fabriq^ue la translation du cimetière, M. Gamelin pour- 
suit amsi : « Où la fabrique, dans son état de pénurie 
« et de pauvreté, trouvera-t-elle des deniers pour l'axî- 
<( quisition d'un nouveau terrain hors de la ville ? Les 
« terrains hors notre ville sont précieux et très-chers, 
« môme quand les propriétaires cherchent à vendre ; 
a mais combien le seront-ils plus quand on sera forcé 
« d'accpiérir? Encore une fois, où donc prendre tous ces 
« deniers ? Faudra-t-il économiser ? Mais sur quoi ? 
« Sur les revenus de notre fabrique ? n y a quelques 
« années qu'au nombre de cinq ecclésiastiqpies em- 
« ployés à notre desserte, ils avaient ses revenus en- 
« tiers ; réduits au nombre de quatre, ils n'en ont 
tt voulu rien remettre ; enfin, s'étant réduits à trois, ils 
« n'en ont pas moins tout gardé, et môme, s'il était 
« possible, us ne seraient pas fâchés d'y faire ajouter. 

« Il faudrait donc un rôle d'imposition sur chaque 
« paroissien. » 

D'un autre côté, si le cimetière était transféré hors 
les murs, « qu'adviendroit-il de la pieuse coutume d'ao- 
(( compagner ses parents et amis à leur dernière de- 
ce meure ? » 

Les portes de la ville sont habituellement remplies 
de boue. « Il y a des pluies, des neiges en hiver, des 
« chaleurs brûlantes en été. De tous les temps on s'est 
c< fait un devoir de décence et de religion, dans les hon- 
« notes maisons, hommes et femmes, d'accompagner 
« ses parents défunts jusqu'au tombeau. Ce devoir est 
(( inspiré par la nature, et l'on voit que chez les Païens 
« môme il était observé avec la plus scrupuleuse exao- 
« titude. Mais comment le pourroit-on faire dans les 
« temps fâcheux dont nous venons de parler ? Faudra-t- 
« il aller au loin, en habits de deuil, se faire couvrir de 
« boue, se faire inonder de pluies ou de neiges, ou se 
« faire écraser sous un soleil brûlant, repasser tout 



97 

« défigurés au milieu de la ville ? Il faudra donc doré- 
ce navant renoncer à la satisfaction, quelque douce 
« qu'elle puisse être, à la douleur et au sentiment d'ao- 
tt comparer ses parents à la sépulture, sans même 
« savoir, le plus souvent, le lieu particulier où on les 
« aura déposés. Il faudrait être à la fois sans naturel 
4L et sans ame pour être indifférent en pareille conjonc- 
« ture. » 

Le 22 juin 1785, Tévêgue rendait une ordonnance, 
par laqnelle, avant d'y faire droit, il donnait acte aux 
paroissiens de Saint-Eusèbe de la présentation de leur 
requête, à la charge par eux de se pourvoir, sans délai, 
au siège dubailliage, pour contester les procès-verbaux 
d'arpentage et exposer leurs griefs. 

La cause ayant été plaidée contradictoirement, le 
bailliage, par sentence du 19 juillet, ordonnait de nou- 
velles opérations d'arpentage, un nouveau rapport de 
chirurgiens et une nouvefle enquête, dans laquelle 
seraient entendus les voisins ayant maison sur le àme- 
tière. Dans l'audience qui avait été tenue à ce sujet, le 
procureur du roi avait conclu à la suppression de la 
requête du 1 8 juin, comme contenant des faits faux^ des 
énoncés et des eaopressions indécentes et injurieuses pour 
des personnes respectables par leur caractère ; « à ce que 
défenses fussent faites d'en imprimer de pareilles à 
l'avenir ; à ce qu'il fût interdit au sieur Camelin de 
prendre la qualité de marguiUier d'honneur, enfin à ce 
que la fabnque fût condamnée aux dépens des nou- 
velles opérations, et subsidiairement à ce que les sieurs 
Camelin, Graindorge et Toupry fussent tenus, en leurs 
noms personnels, d acquitter lesdits frais, faute par eux 
d'avoir justifié d'actes réguliers d'assemblée des habi- 
tants les ayant autorisés à défendre aux conclusions 
qu'il avait prises. » 

Dans un autre mémoire du 1 3 août 1 785, M. Camelin 
démontre qu'on a omis avec intention d'appeler dans 
l'enquête les personnes qui pouvaient utilement déposer 
sur le fait de l'incommodité résultant pour elles du voi- 
sinage du cimetière, tandis qu'on en a entendu d'autres, 
qui avaient un intérêt particulier à obtenir sa transla- 
tion. Parmi celles-ci il prend de nouveau à partie le 
prieur curé de Saint-Eusebe et ses deux confrères cha- 



98 

noines réguliers de la congrégation de Sainte-GeDeviè- 
ve. Il leur reproche de s'être emparés du petit cimetiè- 
<c re, prétendant que c'est un terrain qui dépend de leur 
« maison prieuraie », et il ajoute : « Le pfieur a même 
« été plus loin. Il a dit publiquement que si notre çrand 
« cimetière demeurait interdit, il devoit revenir au 
« prieuré, parce que le prieuré n'en avoit abandonné 
a le terrain à la paroisse que pour les inhumations, et 
« que la cause de l'abandon cessant, l'abandon devoit 
« cesser, et le terrain abandonné retourner à son maître. 
« Le prieur et ses confrères sont donc intéressés à la 
c< suppression de notre cimetière : ils ne craignent rien 
« tant que de le voir conserver ; ils ne souhaitent rien 
« tant que de le voir supprimer. » 

Puis, dans un troisième mémoire du 23 du même 
mois, en réponse aux conclusions du procureur du roi 
tendant à ce qu'il lui fût enjoint de ne plus prendre la 
qttalité de marguillier d'honneur, il explique ses titres 
à cette qualité et, al)ordant la question contestée de 
Tautorisation à lui donnée par les nabitants, 

« Le procureur du roi, dit-il, n'a pu ignorer que les 
« marguilKers ont été autorisés par acte d'assemblée 
« du général des habitants à réclamer leur cimetière. 
a Jamais assemblée en cette paroisse n'a été aassi nom- 
« breuse ; jamais assemblée n'a été composée d'un 
« aussi grand nombre de personnes d'un rang hono- 
« rable : jamais cri ne fut plus général et plus uni- 
« versel. Le procureur du roi devrait d'autant moins 
« rignorer, que c'est sur cette requête qu'il a fait plai- 
« der à l'aumence du 25 juillet. » 

Néanmoins, par sentence du 6 septembre, le bailliage 
ordonnait que les cimetières interdits « seraient trans- 
férés bçrs des murs, et qu*attendu l'urgence, les offi- 
ciers municipaux seraient tenus d'acquénr les terrains 
nécessaires, « sauf leurs recours contre qui il appai^ 
tiendroit, ce' qui seroit exécuté par provision. » 

Il avait été sursis à statuer en ce qui concernait le 
cimettère de Saint-Mamert, en raison du prétendu droit 
des hai)itants de cette paroisse d^tre inhumés dans 
cdni de PHÔtel-Dieu. 

Ordonnait la dite sentence « aue le mémoire, en 
« i^me de requête adressé, à Mgr révôcpiei demeweroit 



99 

(c supprimé comme imprimé en contraventicm des règle- 
ce ments et contenant des expressions peu mesurées; 
« faisoit défense à M. Gamelin et à Graindorge d'en 
a signer à Tavenir de semblables, à Fournier, impri- 
« meur, d'en imprimer de pareils ; défendoit aussi à 
« M* Gamelin de prendre la qualité de margrallier 
« d'honneur. » 

Par ordonnance du 1 3 septembre suivant, rendue sur 
le vu des nouveaux procès verbaux d'arpentage et les 
résultats de la nouvelle enquête, l'évoque maintenait 
les dispositions de celle du 7 décembre 1 784 . Puis un 
arrêt du Parlement du 2 mars 1 786, rendu à la requête 
du procureur du roi, ordonnait l'exécution provisoire de 
la sentence du bailliage du 6 septembre 1/85, dans un 
délai de deux mois. 

Les marguilliers de Saint-Eusèbe ayant formé oppo- 
sition à cette sentence, il intervint contre eux un nouvel 
arrêt du 10 juillet 1786, ordonnant qu'ils seraient tenus 
de procéder en la cour, et que, par provision, l'arrêt du 
2 mars 1786 serait exécuté- 

Et cependant, à deux ans de là, la situation des 
choses était encore la même, et les inhumations se 
faisaient dans les cimetières comme avant leur inter* 
diction ! 

XII 

Les paroisses qui n'avaient pas de cimetière^ adnsi 
que celles dont les cimetières étaient insuffisants, ayant 
continué à porter leurs morts dans le cimetière de 
l'Hôtel-Dieu, les administrateurs de cet établissement 

Êrésentèrent, au mois de juin 1 788, requête au bail- 
a^e pour qu'il fftt défendu aux curés de ces paroisses, 
à 1 exception de celui de Saint-Mamert, de faire inhu- 
mer, à l'avenir, aucun corps dans ce cimetière; ils 
demandaient en conséquence à être autorisés à refuser 
l'ouverture des portes , sauf aux fabriciens de ces 
paroisses à obtenir l'autorisation d'inhumer dans leurs 
cimetières ou à se pourvoir d'emplacements suffisants 
pour y suppléer. 

A cette occasion, la question de translation des- cime- 
tières fut reprise à nouveau, et le 18 juin interr^iMiit 



100 

une sentence du bailliage fpi accueillait la requête des 
suppliants, sauf en ce qui concernait les paroisses de 
Samt-Mamert , Saint-Regnobert et Saint-Pierre-en- 
ChàteaUy qui n'avaient pas de cimetières ; cette sen- 
tence permettait aux marguilliers des autres paroisses 
de faire inhumer par provision, pendant trois mois, 
leurs morts dans les cimetières dont ils usaient précé- 
demment. Elle portait, en outre, que Tarrêt de la cour 
du 2 mars 1 786 serait exécuté, selon sa forme et teneur, 
et que faute par les officiers municipaux d'y satisfaire 
dans le djélai indiqué, le procureur du roi au bailliage 
poiu^rait y suppléer à leurs frais, faire saisir et arrêter 
partout ou il appartiendrait les deniers patrimoniaux, 
pour qu'il n'en fût fait aucun divertissement jusqu'à 
rentier payement des opérations et ouvrages. 

Appel fut fait de cette sentence par les officiers mu- 
nicipaux à l'intendant, qui leur répondit qu'ils ne pou- 
vaient se dispenser de 1 exécuter, sauf, lorsque la pré- 
tention des marguilliers de Saint-Eusèbe serait sur le 
point d'être jugée, à demander cru'ils fussent tenus, en 
tout état de cause, d'indemniser la ville dans la propor- 
tion qui serait fixée. Dès lors, par requête du 4 & août, 
les officiers municipaux demandèrent à l'évêque de vou- 
loir bien approuver pour l'emplacement du nouveau 
cimetière le terrain des anciens fossés comblés, lon- 
geant les murs de ville, entre la porte de Paris et la 
nvière. Après s'être assuré qu'il réunissait les condi- 
tions nécessaires, l'évêque donna son approbation au 
cîioix de ce terrain. 

Mais, dans leur réunion du 9 septembre, les notables, 
après s'être fait représenter les délibérations prises dans 
leurs assemblées aes 1 2 juin et 1 5 décembre 1 784 , dé- 
dîupèrent unanimement qu'ils persistaient dans cette 
dernière délibération et s'opposaient au besoin à ce que 
le cimetière fût établi dans un autre emplacement <jue 
celui qu'elle désignait , c'est-à-dire devant l'hôpital 
général. Ce choix était déterminé pax les considérations 
que nous avons précédemment indiquées. Par ordon- 
nance du 30 dudit mois, l'évêque approuva ce nouveau 
choix, fixa l'étendue du terrain à deux arpents au 
moins, et invita les officiers municipaux à en faire 
l'acquisition. 



101 

Informés de cette décision, les habitants de la paroisse 
SaintrPère-en-Vallée, convoqués et assemblés au banc 
d'œuvre, le 16 novembre 1788, avaient été d*avis que 
le cimetière serait mieux placé près de la porte Chante- 
pinot, comme étant moins éloigné, ce qui permettrait 
aux familles d'assister aux convois. Ils entendaient 
<c former opposition dans le cas oîi l'on prétendroit em- 
« ploier cette paroisse dans la contribution des deniers 
<c nécessaires pour Tachât du terrain près de la porte 
ce de Paris (1). » 

Quant au terrain agréé par Tévêque, le propriétaire, 
M. Leblanc, procureur syndic, se refusait à le vendre 
au prix d'estimation. Il en indiquait d'autres comme 
devant être moins coûteux et plus convenables. Il objec- 
tait que l'évêjque avait précédemment approuvé pour 
cette destination l'emplacement des anciens fossés com- 
blés, dont il a été ci-diessus parlé. 

D'un autre côté, il lui paraissait que l'hôpital-général 

Sourrait fournir le terrain, et qu'en fixant, pour l'in- 
emniser, un prix d'inhumation par classes d'habi- 
tants, on éviterait à la ville la dépense d'acquisition. 

Il rappelait que les Capucins, proposant d'affecter à 
cet usage une partie de leur enclos, et ne demandant 
qu'une modique rétribution pour l'ouverture des fosses, 
ce projet, qui n'imposerait aucune charge à la ville, serait 
avantageux à ces religieux, et placerait le cimetière à 
portée des paroisses. 

Désireux d'éviter les frais d'un procès avec le sieur 
Leblanc, et pour arrêter la vivacité du procureur du roi, 
qui aurait pu se faire autoriser à acquérir le terrain et 
à le clore aux frais de la ville, les officiers municipaux 
décidèrent que la lettre de l'intendant et celle du sieur 
Leblanc seraient communiquées à ce magistrat ; puis 
on sollicita une conférence de Tévêque, afin « d'aviser, 
comme en famille, au meilleur parti à prendre dans 
l'intérêt commun. » 

Quel fut le résultat de cette conférence ? Nous n'en 

(1) Lors de l'enquête faite en 1784, les habitants de cette 
paroisse avaient demandé qull y eût deux cimetières, Tun 
vis-à-vis de Thôpital-général, l'autre au-delà et près de la 
porte Ghantepinot. 



102 

tfouvons auoune traoe dans les pièces que nous avons 
sous les yeux. Il est à présumer qae le statu quo fat 
HiaântenUy gr^ce, sans doute, à rinfatigable actÎTité du 
marguillier d'honneur. 

XIII 

Nous voici en 1791. Trois ans se sont encore écoulés. 
Les paroissiens de Saint-Busèbe ont eu « le crédit d'ob- 
tenir par arrêt le maintien de leur cimetière » et les 
inhumations ont continué à avoir lieu dans les cime- 
ti^es interdits. Cette fois, en dehors des influences 
locales, il est permis de croire que la révolution de 1 789 
a été pour quelque chose dans les nouveaux retards 
qu'a subis cette importante question ; et puis l'hiver de 
ladite année ayant été un des plus lonçs et des plus 
rudes que Ton eût vus depuis 80 ans, le moment eut 
été mal choisi pour imposer à la ville de nouvelles 
charges. 

Mais, depuis lors, les couvents avaient été supprimés 
ainsi que l'évôché d'Auxerre et sou chapitre, et des 
viugtrsept églises de la ville il n'en restait que quatre 
ouvertes au culte paroissial : Saint-Ëtieime, Saint- 
Ëusèbe, Notre-Dame-la-d'Hors et Saint-Pierre-en- Val- 
lée (1). Par suite, certains cimetières se trouvaient sup- 
primés de fait. D'ailleurs les administrations du dis- 
trict et du département ayant demandé leur translation, 
il convenait de faire, le plus tôt possible, choix d'un 
terrain propre à l'établissement d'un cimetière commun 
à toutes les paroisses. 

En effet, en même temps qu'un certain nombre de 
celles-ci était supprimé, on avait interdit les inhu- 



(1) Les autres églises étaient la collégiale de Notre-Dame- 
de la Cité, les églises paroissiales de Saint-Martin-lès-Saint 
Marien, Saint-Gervais, Saint-Martin-lès-Saint-Julien, Saint- 
Amatre, Saint-Loup, Saint-Pèlerin, Saint-Pierre-en-Château, 
Saint-Regnobert et Saint-Maûiert ; les églises des abbayes 
d'hommes de Saint-Germain, des Cordeliers, des Jacobins, 
des Capucins et des Augustins, et des couvents de femmes de 
Saint-Julien, des Bernardines, des Ursulines, des Visitan- 
dines, des Dames de la Provideuce ; celles du séminaire ou 
des Lazaristes, de TUÔpital-^énéral et de rÛ6tel«Dieu. 



103 

martians dans les cimetières qui en dépendaient^ et leudr 
morts étaient inhumés dans ceux des paraisses conser- 
vées. Il en était résulté ce grave inconvénient que 
le cimetière de la paroisse Saint-Loup notamment, qui 
avait été depuis longtemps interdit comme msuffîsasit, 
recevait , outre les morts de cette paroisse, ceux des 
ci-devant paroisses de Saint-Pierre-en-Ghâteau, Saintr 
Pèlerin et Saint-Regnobert. 

A cette occasion, dans une séance du conseil mumr 
dpal du 1*"' octobre 1791, le procureur de la Gonmiune 
ayant demandé qu'en attendant rétablissement d'uii 
seul cimetière, il ne <( fût pas abusé de ceux dont 
Tusage avait été repris au préjudice des interdictions » 
le conseil ajrrêta que le cimetière de Saint-Loup serait 
fermé, et que les morts seraient inhumés dans celui de 
THôtel-Dieu. 

Quant aux emplacements qui pouvaient convenir 
pour le nouveau cimetière, le procureur de la Commune 
avait, dans une précédente séance, indiqué au conseil 
ceux qui avaient été antérieurement désirés, ainsi 
que les avantages et les inconvénients qu'ils présen- 
taient. 

Ces emplacements étaient : 

1** Le terrain situé devant Thôpital-général et appar- 
tenant au sieur Leblanc; 

2** L'ancien fossé comblé attenant les murs de ville, 
entre la porte de Paris et la rivière ; 

3*" Enfin le clos des ci-devant Capucins. 

En ce qui concernait le premier, il ne paraissait pas 
au procureur de la Commune qu'il convînt de l'acqué- 
rir, en raison des prétentions excessives du proprié- 
taire, et de la dépense importante à laquelle donnerait 
lieu la construction des murs de clôture. 

D'autres motifs devaient faire rejeter le second. U 
n'avait pas l'étendue nécessaire pour former un seul 
cimetière, et les terres rapportées depuis peu d'années 
n'avaient pas « la solidité convenable. » 

Quant au clos des ci-devant Capucins, il présentait 
les conditions désirables. Il était environné de murs de 
toutes parts ; il y avait une chapelle pour servir d'ora- 
toire, et, pour y arriver, il sul lirait d'ouvrir une porte 
du côté de la ville. Mais les lois des 13 et 19 février 1790 



104 

ayant supprimé les corporations religieuses, le projet 
de traité avec les Capucins ne pouvait plus exister, et 
la ville se trouvait dans l'obligation d'acquérir rempla- 
cement. Outre que la dépense d'acquisition serait très- 
élevée à cause de l'étendue des terrains et des bâti- 
ments, il pourrait, en raison de son éloignement, y 
avoir nécessité de créer un chapelain pour venir pren- 
dre les corps aux portes de la ville, ce qui entraînerait 
de nouveaux frais. De plus, cet emplacement pouvait 
être dangereux par sa situation au oudi de la ville, sur 
laquelle se porteraient les émanations putrides. 

Voici maintenant quels étaient les autres terrains 
proposés. 

A défaut de celui du sieur Leblanc il y en avait un 
appartenant à l'hôpital-général et longeant ses murs, 
au nord. Ce terrain, planté d'arbres fruitiers d'un bon 

Sroduit, contenait plus de deux arpents. Il était fermé, 
u côté méridional, par les murs du jardin de l'hôpital, 
du côté nord et du bout du levant par une haie vive ; 
il n'y avait donc qu'à le clore au bout occidental. Mais 
s'il présentait des avantages, il y avait des inconvé- 
nients à priver l'hôpital-général de revenus en nature 
assez importants. 

On indiquait aussi le grand jardin de la ci-devant 
abbaye de Saint-Germain appartenant à la nation. Son 
sol était ingrat pour la culture, et il avait une étendue 
suffisante. L'élévation de ses murs le privait, dans une 
grande partie, des rayons du soleil ; il était situé près 
ae l'éghse Saint-Germain qui en serait l'oratoire, et il 
devait être vendu prochainement. Mais (il y avait tou- 
jours des mais) son rapprochement de la ville pouvait 
présenter quelque danger. 

Restait comme dernier emplacement le cimetière de 
Saint-Amatre qui aurait pu suffire en y réunissant un 
terrain contigu appartenant au sieur Boursin. Mais, 
outre qu'il coûterait cher et qu'il faudrait le clore, « ce 
« qui paraissait affecter le plus les esprits, c'est qu'il 
a aurait l'inconvénient d'être la perspective de la prin- 
« cipale promenade de la ville. » 

En résumé, tout bien considéré, on en revint à l'enclos 
des ci-devant Capucins, et il fut décidé qu'il n'y aurait 
qu'un seul cimetière et qu'il serait établi clans cet 
enclos. 



105 

En conséquence, le corps municipal fut autorisé à 
acquérir la totalité de remplacement du monastère. Il 
était sursis à délibérer sur Tusage qui serait fait des 
anciens cimetières. 

Le 6 avril 1791, le directoire du district décida qu'il 

Îj avait lieu d'homologuer cette délibération, qui fut par 
ui renvoyée à cet effet au directoire du département. 

XIV 

Les cimetières des paroisses supprimées ayant été 
mis, par le décret du 6 mai 1 791 , au nomnre des 
biens nationaux, il paraissait juste que Tacquisition 
d'un terrain pour le nouveau dmetière fût à la charge 
de la nation. 

Une demande spédale fut en conséquence adressée 
au conseil exécutir. 

Sa décision se faisant attendre, le conseil général de 
la commune, par décision du 22 avril 1793, autorisa 
Tadministration à faire provisoirement des inhumations 
dans le clos des ci-devant Capucins. 

Enfin, le 10 avril 1794, le directoire du département 
mit la ville en possession du terrain, et, le 19 juin sui- 
vant, on procéda à l'adjudication des travaux de clô- 
ture pour séparer le nouveau cimetière des bâtiments, 
cour, et de la partie des jardins dépendant du couvent, 
dont le sieur Legueux-Gochois avait été déclaré adjudi- 
cataire, sauf approbation du citoyen Maure, représen- 
tant du peuple, qui la donna en ces termes : 

« Le représentant du Peuple, considérant que le 
d culte de la Raison a succédé dans la commune 
« d'Auxerre à celui du fanatisme et de la superstition, 
« qu'à ce moven les inhumations ne peuvent plus avoir 
« heu dans les ci-devant paroisses et leurs cimetières, 
« que la salubrité et le conservation des citoyens exi- 
« gent impérieusement que le heu destiné à cet usage 
a soit transféré hors des murs de la commune et dans 
« un endroit qui réunisse tous les avantages propres 
« à la sûreté et à la salubrité, approuve l'arrêté du dé- 
tt partement de l'Yonne et en ordonne l'exécution à la 
a charge par l'administration d'en donner connaissance 

187S. 9. 



106 



« à la commission remplaçant pour cet objet le ministre 
« de rintérieur. A Auxerre, le sept prairial an II de la 
« République. Signé : Maure aîné. » 

Différentes acquisitions ont été successivement faites 
pour Fagrandissement de ce cimetière. Ainsi, dès la 
même année (H thermidor, an II, 30 juillet 1794), sur 
un rapport fait au conseil général de la commune, cons- 
tatant que, depuis l'établissement à Auxerre d'im hos- 
pice militaire, les inhumations étant devenues fré- 
quentes, il y avait lieu de craindre qu'en peu de temps 



idjudication 

faite au citoyen Legueux-Cochois, ou Fautorisation de 
traiter de la partie qu'il avait acquise. Les bâtiments 
auraient servi à loger le gardien du cimetière e; sa 
famille, et le surplus eût été converti en hangars, dont 
la nécessité était reconnue. Saisis de cette demande, 
dans leur séance du 1 5 brumaire, an III, les adminis- 
trateurs du département, a considérant oue le champ du 
repos avait une étendue plus que suffisante pour les 
innumations »; 

(( Considérant, en outre, qu'il ne pouvoit y avoir de 
motifs déterminants qui pussent faire expulser le ci- 
toyen Legueux de la propriété qui lui étoit légitime- 
ment acquise, et résilier 1 adjudication qui lui avoit été 
faite, ont arrêté qu'il n'y avoit lieu à délibérer. » 

Le conseil général de la commune, en même temps 
qu'il avait mis la ville en possession de son nouveau 
cimetière, auquel il donnait le nom de Charm du reposy 
arrêtait, par une délibération du 3 thermiaor, an II, 
(21 juillet 1794) qu'il serait créé im corbillard, pour le 
transport des corps, et donnait pouvoir aux citoyens 
Burat et Salle, notalDles, d'acheter à la foire un cheval ou 
un mulety sans, pour le cheval ^ pouvoir dépasser 800 livres. 

Le cheval et le corbillard devaient être confiés au 
gardien du champ de repos, à la charge par lui de 
nourrir le cheval et d'entretenir les harnais, sauf à per- 
cevoir 40 sous par chaque corps, sans être tenu d'en 
rendre compte a personne, et de faire le transport gra- 
tuit des pauvres décédés dans les hospices de charité. 

Les officiers publics, membres du conseil, demeu- 



107 

raient inyités à apporta une surveillance rigooren&e 
sur l'entretien des dits corbillard, cheval et harnais, sur 
la tenue du champ de repos et Tordre des inhumations, 
et réprimer tout ce qui lour paraîtrait contraire à la dé- 
cence et au respect dû aux mânes des morts. 

Ce n'est donc pas de Tadministration du regrettable 
baron Martineau des Ghesnez que date Fétabhssement 
d'un corbillard à Auxerre. 

Ce mode de transport ne dura pas longtemps, car il 
résulte de documents qui nous ont été communiqués 
par M. Demay (1), que, le 23 octobre 1795, le conseil 
général de la commune avait compris dans une vente 
d'objets mobiliers appartenant à la municipalité, la car- 
riolle des morts (^ic), qui fut adjugée au prix de 3,430 
livres (2). 

Bien que toutes les inhumations dussent avoir lieu 
dans le nouveau cimetière, on avait continué à en faire 
dans celui de THôtel-Dieu, et même, pour simplifier 
son travail, le fossoyeur avait, cru devoir ouvnr une 
grande fosse dans laquelle il plaçait tous les corps (3). 

(1) M. Demay est possesseur d'un certain nombre de pièces 
provenant de la mairie d' Auxerre et qu'il a achetées en 1868, 
chez un épicier, auquel elles avaient été vendues comme pa- 
piers inutiles. Gela est d'autant plus regrettable que, parmi 
celles qu'il s*est empressé de mettre à notre disposition, il y 
en a qui présentent un intérêt réel. 

(2) Ce prix doit paraître excessif, mais comme d'après le 
tableau aes réductions en matière métallique de la valeur 
successive du papier-monnaie dans le département, 100 livres 
en assignats valaient alors 1 livr. 5 sous, on voit que le prix 
de la cariole était loin d'être exagéré, puisqu'il ne s'élevait 
qu'à 42 livr. 17 sous. 

A la même époque, la commune mit en vente les habil- 
lements de la citoienne déesse. Le citoien Robin, apothicaire, 
s'en rendit acquéreur au prix de 300 livres. 

On vendit aussi au citoyen Paillette la porte d'Egleny pour 
5,355 livres ; au citoyen Campenon, une coulevrine et trois 
petits canons pour 6,345 liv. ; au citoyen Paillet, une grande 
coulevrine du poids de 376 livres pour 7,015 liv. 

(iJ) C'est assurément cette fosse commune que M. Trutey a 
mise à découvert en faisant ses constructions ; car il nous a 
dit avoir vu dans une même fouille un grand nombre de 
corps entassés les uns sur les autres. Il a trouvé aussi, à l'ex- 
trémité de la terrasse qui servait de promenoir aux sœurs de 
rhospice, deux tombeaux en pierre, de petites dimensions 
et contenant des corps de femmes : des sœius hospitalières, 
sans doute ! 



108 

Comme il pouvait en résulter des dangers pour les ma- 
lades et le voisinage, les administrateurs réclamèrent 
auprès de la municipalité, et celle^i, par décision du 
3 pluviôse, an m «24 janvier 1795), ordonna qu'il ne 
serait plus fait d'iniumations ailleurs qu'au cimetière ; 
oue le ios5.>ye'-ir serait tenu d'ouvrir autant de fosses 
*^Ti'ià V iuril: ie o^-rps : et que pendant la durée des 
X .^î-s sr-ilrisfiLt. il était autorisé à percevoir une aug- 
t-^.y-j^;;^ r ie 4*» sous paT fosse. 

XV 

MjL'i'^'uaut que le cimetière est établi dans l'enclos 
>,'< »;â î.:cuis, les documents, en ce qui le concerne, 
j.'\:otiueiiî. plus i-areset, sauf quelques décisions appli- 
cju .os jt ♦-les cas pailiculiers, ou des mesures prises pour 
ùucv -lu U'-'Uvel emplacement un champ de repos modèle, 
>< ATcbivos sont à peu près muettes à son sujet. 

Nous empruntons aux quelques pièces qu'elles con- 
tieuueut les principaux renseignements qui nous parais- 
<oul devoir éliv mentionnés. 

Ku Tau IV, une demande était adressée aux adminîs- 
Inileurs du département par le citoyen Ramponneau, 
oûioier public de la commune, à l'effet d'être déchargé 
du si.nu de faire inhumer les morts de la maison de 
bieuùûsîince (hôpital général), dans le cimetière public, 
attendu que cette maison avait un cimetière particulier. 
Los udimnislrateurs du département, par arrêté du 24 
frimaiiv, de ladite année, en raison de l'éloignement du 
cimelièiv commun, autorisèrent l'inliumation de ceux 
qui viendraient à décéder dans cette maison, dans le ci- 
melièîv en dépendant (1), mais toujours en présence 
d^ui ollicier pubhc. 

Kn Tîui 1\', l'administration était saisie d'une de- 
mande d*une autre nature. 



(I) Co cimetière était isolé de la dite maison. Il existait dans 
la pivmière cour, à di'oite en entrant. Il était clos de deux 
côtés imr des murs, d'un iroisième côté par la chapelle, et du 
quatritMuo par un fosaé qui le séparait du jardm. il avait 
!U loisos do louirueur sur G toises 4 pieds de largeur, soit une 
durlaco do 80 tuises. ^Rapport de Tingénieur en chef du dépar- 
tement du 28 fructidor, an III). 



109 

Les citoyens exerçant à Auxerre le culte judaïque, 
ayant présenté une pétition tendant à obtenir une partie 
du champ du repos pour servir à Tinhumation des indivi- 
dus de leur secte, par arrêté du 21 germinal, an VI, (1 1 
avril 1798), après avoir entendu le commissaire du di- 
rectoire exécutif, il fut décidé qu'une portion du cime- 
tière, ayant 6 toises de longueur sur 4 de largeur, à 
prendre le long des murs de clôture, recevrait cette des- 
tination. Ce terrain pouvait être séparé de la sépulture 
commune par un fossé de trois pieds d'ouverture sur 
trois pieds de profondeur. 

Puis, le 29 floréal de la même année , intervint, sur 
la police des inhumations, un arrêté dont nous croyons 
devoir reproduire les dispositions principales. 

Aux termes de cet arrêté, le Champ au repos devait 
être divisé en six compartiments correspondant aux six 
âges delà vie humaine, et ornés de symboles analogues à 
F âge des inhumés. 

Les anciens draps mortuaires devaient être remplacés 
par des draps tricolores et les couleurs nationales de- 
vaient se retrouver jusque dans le costume des fos- 
soyeurs et du commissaire aux inhumations. 

Voici ce document : 

Du 29 floréal, an VI, de la République française 

une et indivisible. 

Présents : les citoyens Tenaille, président; Petit- 
Salomon, Edme Faurax, Robert, L. Fontaine, Leconte, 
Chaisneau, administrateurs ; 

Defrance, commissaire du Directoire exécutif, 
et Faultrier, secrétaire en chef, 

Sur le rapport de Tofficier public, 
et oui le commissaire du Directoire exécutif. 

L'administration, 

Considérant que les peuples libres se sont distingués 




que dans le transport 
des morts il s'est glissé des abus qu'il est instant de 
réprimer. 

Arrête ce qui suit : 

Art. 1*' Le lieu destiné à la sépulture sera appelé 



110 

Champ du repos. Cette nouvelle dénomination sera 
gravée sur le frontispice extérieur de la porte d'entrée. 

Art. 2. Le terrain sera divisé en six compartiments 
correspondant aux six âges de la vie humaine, TeQ* 
fance, Tadolescence, la jeunesse, Tâge viril, Tàge mûr, 
la vieillesse. 

Art. 3. Chacun de ces compartiments sera orné 
de symboles naturels analogues à Tàge des inhumés. 

Art. 4 . L'enceinte destinée à Y Enfance, oui s'étendra 
jusqu'à l'âge de dix ans, sera entourée a\m plant de 
rosiers. 

Celle destinée à V AdolescencSy depuis dix ans jusqu'à 
vingt ans, d'un plant de lilas ; 

Celle de la Jeunesse, depuis vingt ans jusqu'à tr^te, 
d'un plant de cerisiers ; 

Celle de VAge viril, depuis trente jusqu'à quarante 
ans, d'un plant d'arbres à fruits d'été ; 

Celle de Y Age mûr, depuis quarante ans jusqu'à 
soixante ans, d'un plant d arbres à fruits d'autonme ; 

Enfin celle de la Vieillesse, qui commencera à 
soixante ans, d'un plant de cyprès. 

Art. 5. Du centre du terrain s'élèvera une pyramide 
triangulaire sur laquelle seront gravées les inscriptions 
suivantes : 

Sur la première face correspondant à la porte d'en- 
trée, on lira ces mots écrits en gros caractères : Silence, 
respect : ici reposent les corps de vos concitoyens. 

Sur la face opposée : Les tombeaux sont les limites des 
deux mondes. 

Sur l'une des deux faces latérales : La vie est C appren- 
tissage de la mort. 

Sur l'autre ; La mort est le commencement de Fimmor- 
taUté, 

Les articles suivants déterminent les devoirs des 
fossoyeurs et règlent la profondeur et la distance des 
fosses. Ils ne presentent rien qui ne se rapproché sen- 
siblement de ce qui se fait de nos jours. Quant au mode 
de convoi, nous croyons devoir en reproduire textuel- 
lement les dispositions réglementaires. 

Art. 1*' Les fossoyeurs seront chargés du transport 
des corps au lieu de la sépulture. 

Art. 2. Les porteurs, au nombre de quatre, seront 



m 

revôtus d'un manteau court en surtout large, de cou- 
leur bleue, avec agrafes sur la poitrine, manches lar- 
ges, parements rouges, collet rouge, avec bordure blan- 
che d un ou deux pouces de largeur, fait de façon à 
être mis et ôté aisément, guêtres noires et souliers, 
chapeau rond. Ces objets seront à la charge des fos- 
soyeurs. 

Art. 3. Il y aura trois draps mortuaires tricoloresy 
l'un pour les grands corps, l'autre pour les enfants de 
dix ans et un petit pour les nouveau-nés. Ils seront 
fournis aux frais de la commune. 

Art. 4 . Un officier de police nommé ad hoc accompa- 
gnera, en habit décent et revêtu de sa décoration, le 
corps à la sépulture, et fera devant lui remplir les 
fosses après la descente du cercueil. 

Ce règlement est signé : Robert, Tenaille, Edme 
Faurax, Chaisneau et Leconto. 



XVI 

Malgré les a^andissements dont il avait été l'objet, 
le cimetière était encore insuffisant. De plus, le mur de 
clôture, du côté de Test, menaçait ruine dans toute sa 
longueur. 

I/administration municipale, en vue de l'agrandir de 
nouveau, acquit, en 1826, au prix de 1,500 fr., deux 
parcelles contiguës appartenant à MM. Maillefer et Mar- 
tin. La dépense de clôture s'éleva à 3,095 fr. 22 c. 

Par suite de cette acquisition, la porte d'entrée fut 
rapprochée de la ville et placée en face du nouveau ter- 
rain, là où elle existe encore aujourd'lmi. Mais lors de 
sa reconstruction en cet endroit, on eut, suivant nous, 
le tort de ne pas rétablir sur ses pilastres ces mots : 
Repos, Espérance, qui étaient gravés sur ceux de l'an- 
cienne porte, et que chacun pouvait lire avec consola- 
tion en franchissant le seuu de ce triste asile de la 
mort. 

Après la translation du cimetière dans l'endos des 
Capucins, la population se servit pendant lonctemps de 
ce dernier mot pour désigner le nouvel emplacement, 
et ainsi que le fait remarquer M. le curé Fortin, on ne 



112 

disait pas ^e Ton portait tel mort au cimetière, mais 
aux Capucins. 

La ville n'avait pas acquis la totalité de la portion 
qui avait été vendue, en 1794, au sieur Legueux-Co- 
chois. Dans la partie qu'il s'était réservée et dont elle a 
fait l'acquisition, le 2 mai 1837, se trouvait l'église du 
couvent, qui a été vendue, le 10 août 1841, au prix de 
1,210 francs, à la condition qu'elle serait démoBe. 

Sur l'un des côtés de cette église existait le cimetière 
des pères Capucins, dans lequel ouelques personnes de 
la vule avaient obtenu la faveur d être inhumées. L'une 
des pierres du socle indiquait la destination du lieu par 
cette inscription. 

• 

Le silence des morts te dict en ce saint Uev : 

Ne crains qve le péché , ne désire que Diev, 

Requiescant in pace. 

4687 

On voyait aussi dans les jardins deux vastes citer- 
nes (1) qui avaient été construites pour recevoir les 
eaux de la source de Sainte-Geneviève, que les reU- 
rieux avaient dérivée à leur profit, et dont la ville les 
déposséda plus tard. 

En 1830, le mur séparatif de l'ancien cimetière et de 
la portion acquise des sieurs Martin et Maîllefer était 
dans un état de vétusté tel, qu'il fallut le recons- 
truire. 

Avec ses agrandissements successifs, le cimetière 

fouvait désormais suffire. Mais , par testament du 
juin 1832, la demoiselle Thérèse Dunand, décédée 
le 10 juillet 1837, avait légué à la ville une somme de 




il)La première, dont la voûte était presoue au niveaudu sol. 
Lu être démolie en partie, puis comblée par suite de tra- 
vaux d'abaissement du terrain. Quant à la seconde, qui existe 
encore et dont rentrée est fermée par des dalles, l'administra- 
tion municipale avait eu la pensée de Tutiliser pour le dépôt 
Provisoire des corps qui n'auraient pasété inhumés à Àuxerre. 
^oir notre notice sur ce couvent, Annuaire de 1842). 



113 

raire^ dans laquelle les restes du père de la donatrice, 
ceux de sa sœur et les siens seraient transportés, et de 
donner à cette portion du cimetière le nom de cimetière 
Dunand. La ville a été autorisée à accepter le legs, et les 
conditions testamentaires ont été remplies (1). 

La situation du nouveau cimetière au sud-ouest de la 
ville a fait craindre qu'il ne fût un danger pour la salu- 
brité publique. Cette (juestion a été traitée, en 1838, 
par un de nos concitoyens, le D*" Sonnié-Moret (2), 
enlevé trop tôt à la science, à sa famille et à ses nom- 
breux amis. Après une étude sérieuse du terrain dans 
lequel est établi notre cimetière, le D' Sonnié-Moret n'a 
pas hésité à affirmer que sa position vicieuse, à 320 m^ 
très de Tenceinte de la ville, était plus que compensée 
par son éloignement, son étendue considérable et par la 
nature de son sol. 

En même temps qu'il constatait son innocuité, sans 
s'ériger en censeur de la piété des parents qui consa- 
crent par quelques ornements la tombe d'une personne 
chérie, notre regretté compatriote a cru. devoir blâmer 
a ce fol orgueil qui semble vouloir imposer aux siècles 
« futurs le deuil d'une mort vulgaire, et qui déploie un 
a luxe puéril pour vivre un jour de plus dans la mé- 
« moire des hommes. » 

Que dirait-il s'il vivait de nos jours, où il n'existe 
pour ainsi dire pas de sépulture qui n'ait sa tombe et 
son épitaphe? 

Quant à nous, nous ne croyons pas qu'il convienne de 
rechercher quelle peut être, dans ces témoignages du 
deuil des familles, la part de la vanité ou celle de la 



(1) Voici queUe est aujourd'hui, par suite de ces divers 
agrandissements, la contenance du cimetière : 

Ancien cimetière, dit des Capucins. 1 h. 00 a. 40 c. 

Terrain Legueux 37 50 

— Martin 13 04 

— Maillefer 18 60 

— Dunand 1 56 82 

Total 3 h. 26 a. 36 c. 

(2) Sonnié-Moret, mort du choléra, à Âuxerre, le 24 août 1854 * 
âgé de 45 ans. 



114 

douleur. Nous ne voulons voir dans ces pieuses mxiaû- 
festations qu'un touchant souvenir donné à de chers 
déftmts et une éloquente protestation contre les doctri- 
nes matérialistes qui menacent d'envahir la vraie civi- 
lisation. 

AD- LEGWAT. 



Nous joignons à cette notice les planches suivantes : 

Un extrait d'im plan de la ville et des faubourgs d*Au- 
xerre, fait en 1750, par M. Ronde, membre de la Société lit- 
téraire d^Auxerre ; cet extrait représente la partie du faubouj^ 
Saint-Amatre dans laquelle ont eu lieu les diverses décou- 
vertes que nous avons indiquées. M. Bertin, conducteur des 
ponts-et-cbaussés, a bien voulu relever Tétat actuel des lieux 
et le reporter sur ce plan, qui est à deux teintes, pour rendre 
fftcile la comparaison entre les deux époques. 

Un extrait, en ce aui concerne ce môme faubourg, du 
Pourtraict de la ville d'Auxerre, en Bourgogne, fait en 1575, 

Sar Belleforest. Nous avons publié ce plan dans VAfmuaire 
e 1847. 

Un croquis indiquant la forme et la disposition des cer- 
cueilç trouvés en 1869 dans le jardin de M. Petit-Raux. 

Le dessin des principaux objets contenus dans ces cer- 
cueils. 

Les plans des cimetières existant à Tintérieur de la viUe, 
dressés, en 1784, par MM. Joinon et Barbier-Dumont, arpen- 
teurs. 

Une vue de la porte d'entrée, qui existe encore, de Tan- 
cian cimetière de Saint-Père-en-Vallée. 

Cette vue et ces dessins ont été faits et gravés sur pierre 
par M. Garlandier, élève de TËcole polytechnique, que nous 
ne pouvons trop remercier de son intelligente coopération. 



\ 
>. 



NAVIGATION DE LTONNE 



DU CANAL DU NIVBBNAIS ST DU CANAL DE BOURGOGNE. 



Le Journal olfieiel da 16 novembre 4873 a publié le rap* 
port fait par M. Krantz, membre de TAssemblée nationale, 
au nom de la Commission d*enquéte des chemins de fer et 
des moyens de transport, snr la situation des voies navi- 
gables dans le bassin de la Seine. 

L'éditeur de V Annuaire de l'Ycnne a cru utile àe conser- 
ver dans ce recueil la partie de ce rapport qui concerne le 
groupe de TYonne. Cette partie, contenant des aperçus his- 
toriques et statistiques sur les voies de navigation qni des- 
servent le département de l'Tonne, forme un complément du 
plus haut intérêt aux études, déjà si nombreuses et si variées, 
publiées à ce sujet dans FAnnuaire. 

Nous laissons la parole à M. Krantz: 

GROUPE DE L'YONNE. 

Par sa direction, l'étendue de son bassin, le volume de 
ses eaux, 1^ communications qu'elle dessert, les affluents 
navigables qu'elle reçoit, TYonne est assurément la plus 
importante des deux rivières qui se réunissent à Montereau, 
et elle aurait mérité de donner son nom au beau fleuve 
qu'elles constituent. Il n'en a pas été ain<%i, mais malgré 
cette sorte d'injustice géographique, nous devons, au point 
de vue de la navigation, considérer TYonne comme la^véri- 
table mère de la Seine. 

Navii^ble jusqu'à Auxerre, elle se prolonge vers la Loire 
par le canal du Nivernais et vers le Rhône por le canal de 
Bourgogne. ^ 



116 

Si, comme tout nous y coDvie, nous réunissons les canaux 
du Nivernais et de Bourgogne au bassin de l'Yonne, le réseau 
des voies navigables de ce bassin sera constitué comme 
suit : 

Yonne canalisée de Montereau à Auxerre 118 k. 

Canal de Bourgogne 242 » 

Canal du Nivernais 174 » 



Soit en tout 534 k. 

Nous allons examiner successivement ces diverses voies 
navigables. 

RIVIÈRE d'tONNE. 

L'Yonne est flottable à bûches perdues depuis sa source 
dans les étangs de Belle-Percbe jusqu'à 1,200 mètres en 
amont du pertuis d'Armes, sur une longueur de 76 kilo- 
mètres. 

Elle est flottable en trains de ce point jusqu'à Auxerre, 
sur une longueur de 77 kilomètres. 

Enfin, elle est navigable d'Auxerre jusqu'à Montereau sur 
118 kilomètres. 

Nous ne considérons dans ce qui va suivre que la partie 
navigable. 

Cette partie elle-même se divise naturellement en deux 
autres fort inégales d'importance et de longueur. La première 
s'étend d'Auxerre h l'embouchure du canal de Bourgogne, 
près Laroche, sur 27 kilomètres; l'autre s'étend de Laroche 
à Montereau sur 91 kilomètres. 

Dans la première partie, l'Yonne a une largeur qui varie 
de 70 à 90 mètres, une pente kilométrique de m. 67. Elle 
débite 13 mètres à l'éliage et 500 mètres dans les plus 
grandes crues ; son fond est de gravier et présente une suffi- 
sante résistance aux érosions. 

Comme on le voit, dans cette partie de son cours, l'Yonne, 
par sa pente forte et son débit inégal, a des allures quelque 
peu torrentielles et ne se prête pas facilement aux allures 
réglées d'une voie navigable Elle sera pliée aux convenances 
de la navigation, on ne saurait en douter; mais cependant 
on aurait pu se demander, dès le début des travaux, s'il ne 
valait pas mieux la remplacer par un canal latéral. II est à 
croire que la dépense n'eût pas sensiblement varié et que le 
résultat obtenu eût été plus complètement satisfaisant. 



447 

Quoiqu'il eu soit, successivement engagée par des amélio- 
rations partielles radministration n'a pas eu à faire son 
choix. Les événements l'ont fait pour elle et la voie navigable 
s'établit en ce moment dans le lit de la rivière. 

Le décret du 11 août 1868 a doté cette partie de l'Tonne 
d'un crédit de trois millions sur lequel il reste à dépenser 
environ 1,800,000 fr. Il serait à désirer que cette dernière 
somme pût être allouée et dépensée en 1873. 

La pente entre Auxerre et Laroche est rachetée par neuf 
écluses accolées à des barrages mobiles. 

L'une de ces écluses, celle de la Chafnette a 8 m. 30 de 
largeur sur 93 m. de longueur utile. 

Les huit autres ont 10 m. 50 de largeursur86m.de 
longueur. 

Comme nous le verrons plus tard, les canaux de Bourgogne 
et du Nivernais ont des écluses de 5 m. 20 sur 34 de lon- 
gueur d'où résulte que les bateaux qui les pratiquent peuvent 
en s'accouplant occuper une largeur de 10 m. 40 et une 
longueur de 34 m. Deux couples réunis bouta bout donne- 
raient une longueur de 68 m. 

On voit donc que les écluses de second type de l'Yonne 
peuvent recevoir quaire bateaux ordinaires et utiliser ainsi, 
dans une certaine mesure, leurs dimensions exceptionnelles. 
Il n'en sera pas de même à l'écluse de la Chaînette et c'est 
là une réelle imperfecion qu'il conviendra plus tard de cor- 
riger. 

Il est ù peine besoin de dire que ces dimensions excep- 
tionnelles ont été adoptées en vue de la navigation par éclu- 
sées et du passage des trains de bois que le flottage amène 
en abondance dans le haut de la rivière. Elles ont eu leur 
raison d*étre, mais on pouvait, tout en satisfaisant aux né- 
cessités du moment, prévoir les exigences de la navigation 
continue ei leur assurer par avance une complète satisfaction. 
Ici encore, comme sur la plupart de nos voies navigables, 
on ne parait pas malheureusement s'être beaucoup préoccu- 
pé des relations à établir entre les dimensions des lignes qui 
se correspondent. 

Entre Laroche et Montereau, sur 9i kilomètres, TTonne 
a une largeur qui varie de80 à 90 mètres; sa pente moyenne 
est de 0,35 par kilomètre, et son débit passe de 17 m. par 
seconde en éiiage à 1 ,000 m. environ dans les grandes crues. 
Si on compare cette partie de rivière à la précédente, on 



118 

trotire que la pente s'esfC améliorée, mais qnt les variattôos 
de débit se sont plutôt aggravées qu'amoindries. 

Quoi qu*il en soit, dans ces conditions, l*Tonne pouvait 
être appropriée à la navigation et Ta été. 

Un décret du 17 août 1861 a prescrit l'exécution des tra- 
vaux et leur a assuré une dotation suffisante. 

Les travaux sont terminés et, par le fait de cette récente 
construction, le canal de Bourgogne se trouve aujoardluii 
débloqué et va rendre les services en vue desquels il a été 
établi, ce qu'il n'avait pn faire jusqu'à ce jour, en raison de 
l'imperfection de la voie dans laquelle il débouche. 

On n'estime pas à moins de 2 fr. par tonne Técononie qui 
résultera pour tous les transports /aits par le canal de Bour- 
gogne de l'araétioration de l'Yonne. Le chiffre de ces trans- 
ports étant aujourd'hui de 463,000 tonnes, l'économie réali- 
sée atteindra dès l'abord 326,000 fr. et dépassera prompte- 
ment ce chiffre. C'est un bel intérêt des fonds consacrés aux 
travaux. 

Les ouvrages exécutés consistent en 47 barrages ac- 
compagnés d'écluses. 

Ces barrages sont mobiles. 

Les écluses n'ont pas toutes les mêmes dimensions. 

Deux d'entre elles, assez anciennes, ont 8 mètres 30 de 
largeur sur 181 mètres de longueur. 

Les quinze autres ont: 40 mètres 50 de largeur sur 96 
mètres de longueur utile. 

Les observations faites précédemment s'appliquent encore 
ici. Les dimensions anormales des quinze dernières dclases 
pourront être utilisées. Il n'en sera pas de même 'de celles 
des deux autres. 

La fréquentation a été, en 1868, sur la partie conaprise 
entre Laroche et Auxerre : 

En descente au parcour.; entier 190,000 t. 

En remonte id 2,500 

Soit en tout 192,600 t. 

donnant un trafic total de 5,497,500 tonnes kilométriques. 

Elle a été sur la partie comprise entre Laroche et Mon- 
tereau: 

En décente au parooofs entier 394 ,000 t. 

En remonte id 9,500 

Soit, en tout 400,500 l. 



149 

donnant un trafic kilométrique de 46,500,000 tonnes. 

Le prix du fret en descente est de fr. 014 pour les bois 
en train, de fr. 025 pour les matériaux de construction, de 
fr. 039 pour les vins et céréales. 

Il est de fr 05 en remonte. 

Avec une bonne navigation continue, le taux du fret s'é- 
tablira pour la remonte aussi bien que pour la descente aux 
environs de fr. 02. 

Le prix de transport des bois en train ne s'abaissera donc 
pas. Il aura bien plutôt tendance à s'élever légèrement ; mais 
si on se décide à amener les bois de chauffage par bateaux, 
on retrouvera sur la qualité l'équivalent de la petite différence 
de prix que Ton aura dû subir. Dans tous les cas, cette mo- 
dification, commandée par l'intérêt général, ne saurait cons- 
tituer un grief contre l'administration qui, à notre avis, s'y 
est trop tardivement décidée. Hais elle donne ouverture à 
des demandes légitimes des localités qui se trouvent ainsi, 
dans une certaine mesure, sacrifiées à l'intérêt général. 

Nous verrons plus tard comment rétablissement des canaux 
de Vitry à Hontargis et les descentes aux principaux ports 
à bois de l'Yonne et de la Cure peut donner une large répara- 
tion aux iiitérëts atteints. 

Ainsi, grâce aux travaux exécutés en vertu du décret du 
17 août 1861, la communication est maintenant régulière- 
ment établie entre le canal de Bourgogne et la Seine. Il en 
sera de même pour le canal du Nivernais quand les travaux 
prescrits par le décret du H juillet 1868 seront exécutés, ce 
qui ne saurait tarder. 

Alors la navigation par éclusées de l'Yonne prendra fin et 
sera remplacée par la navigation continue, dont la régularité 
et la puissance, égales dans les deux sens, se prêtent mieux 
aux exigences du commerce actuel. 

Il n'est pas sans intérêt de rappeler ici en quelques mots 
ce qu'était cette navigation par éclusées de l'Yonne qui a 
rendu autrefois tant de services et si puissamment contribué 
pendant plusieurs siècles à l'approvisionnent de Paris. 

La rivière, abandonnée à elle-même, ne donnait, en raison 
de sa largeur et de son débit inégal, qu'un mouillage insuf- 
fisant pendant une grande partie de Tannée. Les trains de 
bois et les rares bateaux qui affrontaient alors les hasards 
d'une navigaiion sur l'Yonne profitaient do la première crue 
et descendaient avec elle en Seine. 



no 

Mais comme les crues natarelles, surbordonnées anx con- 
ditions atmosphériques, sont incertaines, capricieuses, 
qu'elles se faisaient quelquefois longtemps attendre et 
d'autres fois se succédaient à des intervalles trop rapprochés 
pour qu'on pût les utiliser, on résolut de faire d/es crues arti- 
ficielles cl de les limiter strictement aux proportions utiles. 
Pour cela, dans le haut de la rivière et sur tous les cours 
d'eau affluents on établit des retenues ou des réservoirs 
et on leur emprunta le volume d'eau nécessaire pour former 
la crue ou flot dont on avait besoin. L'expérience apprit bien 
vite combien il fallait de temps pour amener chacun des flots 
partiels à l'artère principale et permit de constituer sûrement, 
avec des réserves fort distantes les unes des autres, un flot 
unique de ^ ,500,000 mètres cubes environ. 

Ce flot, constitué dans le haut, descendait la rivière, don- 
nant partout le mouillage prévu et emportant sur son passage 
les trains et les radeaux qui l'attendaient aux diverses 
escales. 

Habituellement, toute cette flottille, bien dirigée et placée 
en bon ordre dans le courant, arrivait heureusement en Seine. 
Quelquefois cependant des manœuvres incorrectes troublaient 
l'ordre en enchevêtrant les trains. Laissés en arrière par le 
flot qui s'avançait toujours, ils devaient attendre la prochaine 
éclusée. Tout bateau écarté du chenal s'échouait sur la grève, 
et était également distancé. Bref, sans être un voyage au 
long cours, cette navigation en descente ne laissait pas que 
d'avoir ses incidents ; pour l'ensemble elle donnait de sérieux 
résultats. 

Mais si les écl usées, au nombre de 50 environ que l'on 
faisait tous les ans, favorisaient la descente, elles gênaient 
singulièrement la remonte des bateaux. En eff'et, pendant 
l'éclusée, le bateau montant devait vaincre le courant, se ga- 
rer des avalants, et, ce qui était encore plus grave, il croisait 
le flot et, après en avoir profilé dans la première partie de son 
trajet, il le voyait, s'éloigner et laisser derrière lui la rivière 
plus appauvrie qu'avant son passage. Dans ces conditions 
Ton ne pouvait, en réalité, remonter qu'à vide ou à faible 
charge. 

Lorsque les canaux du Nivernais et de Bourgogne ont été 
terminés, on a compris que c'en était fait de la vieille naviga- 
tion de rïonne, et qu'on devait lui substituer une navigation 
continue comme celle des canaux voisins. 



124 

Seulement ii a fallu près de trente ans pour obtenir ce 
résultat. 

CANAL DB BOURGOGNE. 

La pensée de réunir par une voie navigable les bassins de 
la Seine et du Rhône préoccupait déjà les esprits au temps 
de François 1 ". 

Mais on ne voit pas qu'à celte époque il ait été fait de ce 
grand travail aucune étude sérieuse. 

En 1576, le célèbre Riquet reçut mission d'examiner les 
lieux et de donner son avis sur cette jonction. Il la déclara 
impraticable. 

Plus tard MM. Abeille, entrepreneur, et Gabriel, premier 
ingénieur de France, appelés à leur tour à examiner la ques- 
tion, déclarèrent que le canal de jonction de la Seine et du 
Rhône ne présentait pas de difficultés insurmontables et en 
dressèrent Tavant-projet. 

Deux êdits, Tun donné le 7 septembre 1773, par Louis XV, 
l'autre le 9 août 1774 par Louis XVI, prescrivirent l'exécu- 
tion de ce beau travail, qui fut commencé en 1775. Suspendu 
en 1798 par suite de la tourmente politique» il ne fut repris 
qu'en 1808. Mais l'exécution des travaux, subordonnée aux 
allocations annuelles de crédit, subit des vicissitudes de 
toute sorte, jusqu'à ce que enfin la loi du 14 août 1822 as- 
surât l'achèvement du canal en lui assignant une dotation de 
25 millions. 

Cette magistrale artère de navigation fut livrée au com- 
merce en 1832, à titre d'essai seulement et sous la réserve 
de nombreux parachèvements. 

Au 31 décembre 1868, elle avait coûté 56,498,960 francs 
et il restait encore à faire des dépenses autorisées pour 
534,684 fr. 

Ces dépenses faites, le coût kilométrique s'élèvera à 
833,467 fr. ce qui s'explique par le grand nombre des ou- 
vrages d'art de toute nature que l'on a dû construire et par 
les difficultés que l'on a rencontrées au bief de partage. 

Le canal de Bourgogne quitte l'Yonne à Laroche, franchit 
à Pouilly le faite de séparation des bassins de la Seine et du 
Rhône et débouche en Saône à Saint-Jean-de-Losnes, après 
uo parcours de 242 kilomètres. 

Son bief de partage est établi à l'altitude 378 m. 

1873. 10. 



122 

Sa longueur sur le versant de la Saône est de 81 ,34i m . 

Au bief de partage de 6,088 m. 

Sur le versant de la Seine de 1 54,643 m. 

Il compte en tout 194 écluses, dont 115 sur le dernier 
versant, et 76 sur Tautre. 

Le mouillage devait être établi à 1 m. 80 et procurer un 
tirant d'eau utile de 1 m. 60; mais en réairté, si on croit les 
mariniers, il ne dépasse guère 1 m. 50 et ne procure pas plus 
de 1 m. 30 de tirant d'eau utile. C'est là un grave inconvé- 
nient pour la batellerie, à laquelle le maintien du mouillage 
normal permettrait d'augmenter de 5 p. 100 environ le char- 

Î;ement des bateaux et de réduire dans la proportion inverse 
e taux du fret. ^ 

L'alimentation est assurée: 

1® Par cinq réservoirs qui présentent une capacité utile 
de 80 millions de mètres cubes. 

2» Par 20 prises d'eau naturelles, qui peuvent amener au 
canal 430,000 m. c. 

Les écluses ont 5 m. 20 largeur et une longueur utile de 
34 m. environ. 

Sauf la longueur des écluses qui laisse à désirer ce canal 
est établi dans de bonnes conditions. 

Il desservait dès 1847 un trafic de 45,478,000 tonnes 
kilométriques. 

La fréquentation a baissé progressivement jusqu'en 1855, 
par suite de la concurrence du cbemin de fer de la Méditer- 
ranée. 

Elle se relève actuellement et, en 1868, elle a atteint le 
chiffre de 39,423,000 tonnes kil., donnant au parcours 
moyen un trafic de 163,000 tonnes. 

L'achèvement des travaux de l'Yonne jusqu'à Laroche va 
rendre au canal son ancienne activité. Il atteindra prochaine- 
ment et sans aucun doute bientôt dépassera son mouvement 
de 1868. 

De Lyon à Paris, par le canal de Bourgogne, le taux da 
fret est actuellement fixé comme suit : 

Vins. — a fr. à distance entière, soit fr. 031 par kilo- 
mètre. 

Ciments. — 17 fr. i distance entière, soit fr. 026 par 
kilomètre. 

Bois et briques. — 16 fr. à distance entière, soit fr. 025 
par kilomètre. 



4i3 

L'amélîoraiioo de l*YoDne et le draine do canal de Bour- 
gogne ramèneraient immédiatement ces prix à fr. 025 pour 
les vins, 0,021 pour les ciments et 0,020 pour les bois. 

La durée du voyage de Laroche à Saint-Jean-de-Losnes 
est de sept jours quand le halage se fait avec des chevaux 
et de quatorze jours quand le halage se fait avec des 
hommes. 

CANAL DU NIVERNAIS. 

La première pensée de réunir le bassin de la Seine à la 
Loire, dans la direction que suit aujourd'hui le canal du 
Nivernais, est due à Jean du Gert, maitre des digues sous 
Louis XIII ; mais bien des années se passèrent avant que 
cette grande conception pût se réaliser. 

Le 40 août 1784, un arrêt du conseil d'Etat prescrivit 
l'exécution du canal, dont les travaux furent commencés im- 
médiatement. 

La tourmente révolutionnaire arrêta les travaux en 4791. 
Après quelques modifications dans les projets ils furent repris 
sons l'Empire, puis suspendus en 1813. 

La loi du 14 août 1822 vint enfin assurer au canal une 
dotation de 8 millions et pourvut à son achèvement, mais ce 
ne fut que vingt ans plus tard, en 4848, qu'il fut livré au 
commerce. 

Les dépenses faites pour cette belle voie d'eau s'élevaient 
au 34 décembre 1868 à 33,351,802 fr. Il reste à effectuer 
une dépense autorisée de 490,888 francs. Ceci fait, le canal 
aura coûté, en tout, 33,842,690 fr., soit 489,911 fr. par 
kilomètre. 

Le canal du Nivernais part d'Auxerre sur l'Yonne et abou- 
tit à Decize sur la Loire, après un parcours de 174 kilom. 
Il traverse au plateau des Brouilles et à l'altitude le fafie qui 
sépare les bassins de la Seine et de la Loire. 

Sa longueur dans le bassin de la Seine est 

de '. 103,500 m. 

Sur le versant de la Loire 66,000 

Son bief de partage a une longueur de 4,500 

Total comme ci-dessus 174,000 m. 

Sur le versant de la Seine, le canal compte 81 écluses 
rachetant une différence de niveau de 466 mètres et sur le 



424 

versant de la Loire, 35 écluses rachetant 74 mètres. Ce qui 
fait en tout 446 écluses et 240 mètres de chute totale. 

Les écluses, conçues sur le même type que celles du canal 
de Bourgogne, ont de 5 m. 42 à 5 m. 25 de largeur et une 
longueur ulile de 33 mètres environ. 

L'alimentation est assurée par quatre réservoirs dont la 
contenance totale est de 7,300,000 m. c. par plusieurs 
prises d'eau dans l'Tonne, le Beuvron et TAron. 

Le mouillage normal est de 4 m. 50, mais dans les années 
sèches il se réduit notablement. 

Les biefs établis dans le lit de TTonnet participent au ré- 
gime intermittent de cette rivière et, après avoir eu 4 m. 55 
de mouillage pendant le flot, descendent à m. 55 pendant 
Taffameur qui suit. 

On comprend aisément que dans ces conditions il ne puisse 
exister sur le canal aucun service régulier et que le trafic 
s'en ressemé. Il descend en effet à 78,000 tonnes au par- 
cours entier, donnant un mouvement kilométrique de 
43,572.000 tonnes. 

Le mouvement s'opère pour les 415"^' dans le sens de la 
Loire à la Seine. 

Le taux du fret pour les houilles et bois est de fr. 020. 

Pour les matériaux de construction fr. 025. 

Pour les céréales, fr. 035. 

Il peut aisément avec les améliorations projetées être ré- 
duit, au moins pour les matériaux et les céréales, de 45 p. 
400 environ. 

On améliorerait beaucoup le service du canal en suppri- 
mant les trains de bois sur l'Yonne, mais, pour cela; il fau- 
drait établir des communications entre le canal et la rivière 
au droit des principaux ports à bois, notamment à Armes, 
Clamecy, la Forêt et Grain. La dépense de ces descentes est 
évaluée à 460,000 francs. 

Ce ne sont pas, du reste, les seules améliorations que com- 
porte le canal du Nivernais. Ce que nous avons dit de son 
alimentation et de son tirant d'eau fait pressentir la nécessi- 
té de travaux de parachèvements importants. Us ontété étudiés 
avec grand soin par l'un des derniers ingénieurs en chef 
chargés de cette belle voie navigable et se chiffre au total de 
3;000,000 fr. dont 4,650,000 fr. pour travaux urgents et le 
reste pour travaux utiles^ mais pouvant être différés. 



125 

Noos résnmons en un tableau les faits et les chiffres 
essentiels mentionnés précédemment. 



n^AïaHATlAB. 


m 

C3C 

l. 

118 
S49 
174 

594 


Dépenses 

d'étabUsse- 
ment. 


Transports 
eflèetoés. 


DiPIISIS niSTAIT A fAini 




l^* elasse. 


S* classe. 


8* elasse. 


Toflfle eaniljsée 

Canal de Boargogoe. . . 
Canal do NîTernais.... 


fr. 
17.dS9.000 
67.088.644 
83.84S.090 


T. kil. 
51.700.000 
89.498.000 
18.57S.000 


fr. 

1.850.000 
1.650.000 


tt. 

> 

1.450.000 


fr. 

7.000.000 

environ. 

> 


ToUnz 


106.305.884 


104.695.000 


S.000.000 


1.450.000 


7.000.000 



Ainsi le groupe des Toies navigables de l'Yonne présente 
un développement de 534 kilom., a coûté environ 108 mil- 
lions, dessert un trafic de près de 1 00 millions de tonnes kil. et 
exige des travaux complémentaires que Ton peut évaluer à 
4 4 millions et drmi. 

Les allongements d'écluse et Taugmentation du mouil- 
lage entrent dans ce chiffre pour 7 millions et n'ont rien 
d'urgent. 



VAUBAN 



LA DIME ROYALE ET LTMPOT SUR LE REVENU 



Plusieurs articles ont déjà été publiés dans VAnnuaire 
sur Yauban ; nous citerons principalement les Illustrations 
militaires d* Avallon, \iaLr Hl. Philippe Dupin, année 4855, 
p. 234 ; les Maréchaux de France de l' Affallonnai», par 
If. Raudot, année 1874, p. 79: Causerie sur Vauban, par 
te même, année 4865, page 470. 

Néanmoins, au moment où la ville d'Avallon se prépare 
à inaugurer la statue de Tun des plus illustres enfants de 
l'Avallonnais, les éditeurs de VAnnuaire de l'Yonne ont 
cru opportun de compléter ces travaux, en reproduisant les 
pages si intéressantes sur la Dtme royale rapprochée de 
l'impôt sur le revenu, du Journal des Economistes, revue 
de la science économique et de la stattstiqucy publié par la 
librairie Guillaumin, auquel recueil ils ont été très obligeam- 
ment autorisés à faire cet emprunt. 

Un débat récent et solennel a ramené Tatteniion de l'As- 
semblée nationale et du public sur le nom de Vauban et sur 
celle de ses Oisivetés à laquelle il a donné le nom de Dtme 
royale. Hais, par une singularité qui n^a peut-être pas été 
assez remarquée, des deux champions qui se sont fait réci- 
proquement, du livre de Vauban, une arme l'un contre l'au- 
tre, le premier, M. le Président de la République, adversaire 
de l'impôt sur le revenu, n'a cité de Vauban qu'un passage 
relativement secondaire, eu égard au but et à l'importance 
de l'œuvre ; et le second, l'honorable M. Wolowski, partisan 
de l'impôt sur le revenu, n'en a rien cité du tout. 

H. le Président de la République a dû, si nous ne nous 



487 

trompons pas, lors de la communication au*il en a faite à 
l'Assemblée, lire Tédition moderne de Vauban (Guillaumin, 
1851) aux pages 68 et 69, qu'il a parcourues d'un bout à 
l'autre, y compris la note où le commentateur de 4851, 
M. Daire, a cru devoir corroborer, par une aneciote tirée des 
Confessions^ les reproches que faisait Vauban au régime de 
la taille et aux inquisitions qu'elle entraînait [ce qui expli- 
querait, soit dit en passant, le rapprochement inattendu, 
dans la bouche du chef de l'Etat, de l'autorité de Vauban et 
de celle de J.-J. Rousseau], mais, delà pensée fondamentale 
qui a inspiré la Dfme royale, dont il citait un détail de criti- 
que, M. le Président de la République n'a rien dit, ou s'il en 
a dit quelque chose, ça été en termes assez vagues pour per- 
mettre de prendre le change sur cette pensée même, et pour 
dérouter quiconque en ces matières n'eût pas été, à l'avance, 
sûr de son chemin. 

Après lui, son savant contradicteur, M. Wolowski, qui 
avait aussi apporté son Vauban, n'en a montré à l'Assemblée 
que la tranche fatiguée par sa main laborieuse, et ne l'a point 
ouvert. Il s'en est inspiré sans en citer le texte. 

Or, c'est du texte même de ce livre qu'acheva Vauban en 
4 707, et dont il devait mourir (1), que nous croyons utile de 
rappeler certains passages décisifs» à notre avis, en faveur de 



(1] Il est sans doute hardi de s'en tenir encore à ce sujet à 
la tradition, à la légende peut-être, — qui rapporte, sinon à 
la disgrâce même du maître, du moins aux procédés par le£K 
quels elle se manifesta, la mort du maréchal, — après les pa- 
roles prononcées par M. le Président de la République : « Il 
ne mourut pas comme Racine, du chagrin d'avoir déplu au 
Roi, il mourut de son grand â^e et de ses longs services. » 

S'il fallait produire ici les raisons de notre entêtement, nous 
invoquerions : 

D'aboord la coïncidence de la maladie et de la mort du maré- 
chal, arrivée le 30 mars 1707, avec les dates des arrêts rendus 
par le Roi, en son conseil, le 14 février et le 19 mars de la 
même année, qui vouaient au pilori le livre de la dime royale 
« comme distribué sans permission et sans privilège, et dans 
lequel il se trouvait plusieurs choses contraires à Tordre et à 
l'usage du royaume. » 

Et ensuite ce passage de Saint-Simon, demeuré dans toutes 
les mémoires : 

c .... Le malheureux maréchal, porté dans tous les cœurs 
firançais, ne put survivre aux bonnes grâces de son maître, 
povu; qui il avait tant laiU II mourut peu de mois après, ne 
voyant plus personne, consumé de douleur, et d'une aâUc- 



428 

celui des deux champions de qui la théorie D*a pas triomphé 
cependant. 

Voici, de la maio même deVauban, le résumé et le som- 
maire de son livre : 

« Projet qui réduit les revenus du roi à une proportion 
géométrique, par rétablissement d'une dtme royale, laquelle, 
en produisant un revenu considérable et suffisant pour tous 
les besoins de l'Etat, pourra donner lieu à la suppression de 



tion que rien ne peut adoucir, et à laquelle le Bol fut 
insensible, jusqu'à ne pas faire semblant qu*il eut perdu 

un serviteur si utile et si illustre iSainl-Siinonj Mim.^ 

t. V.) 

Ne convient-il pas, d'ailleurs, de rapporter Tincrédulité de 
M. le Président de la République quant à la tradition que nous 
continuons à suivre, A quelque transposition de temps et de 
mœurs? Sans doute, de nos jours, rien n^est moins supersti- 
tieux que le respect pour Tautorité, surtout quand elle est 
représentée par une couronne. De nos jours, un simple ci- 
toven peut occuper la place marquée par les débris de trois 
trônes, successivement écroulés depuis quarante ans, et dire : 
« la Révolution, de Taccent dont on disait autrefois : c le 
Roi. » 

Mais, au siècle de Louis XIV, où Ton disait o le Roi, » où 
Ton rapportait tout au Roi, où Ton ne servait que le Roi, on 

Souvait mourir de douleur d'avoir déplu au Roi. La disgrâce 
u Roi était une maladie du temps, à lacpielle Racine ne put 
survivre, et dont la seule menace, s'il en faut croire les mé- 
moires du temps, n'a été étrangère ni à Tapoplexie qui fou- 
droya Louvois, ni à la fièvre qui emporta Golbert. Fén^lon lui- 
même, qui n'en mourut pas, en souffrit toujours, et son 
amertume a laissé sa trace dans les pages où un critique con- 
temporain signale « le fiel de la colombe. » — Pourquoi 
s'étonner que ce mal redouté ait pu compliquer et rendre 
mortels les derniers accès de celui auquel la médecine rap- 
porte la fin de Tillustre maréchal ? 

Quant à l'explication qu'en veut donner M. le Président de 
la République, c'est précisément celle que nous avons le plus 
de difficulté à accepter de sa bouche. 

Si les biographes disent vrai sur son âge, le chef de l'Etat va 
bientôt entrer dans sa soixante-seizième année. Après l'avoir 
vu, au sortir du cabinet, où il laissait, pour les retrouver en 
rentrant, les soucis du gouvernement d'une nation en proie 
aux tempêtes, supporter, sans fléchir et pendant trois heures 
consécutives, les luttes de la tribune, comment croire, 
môme sur sa parole, que Vauban,qui n'avait pas encore 74 
ans accomplis quand il rendit sa grande âme, ail suc- 
combé c sous le fardeau des ans, et qu'il soit mort de vieil- 
lesse? » 



429 

la taille, des aides, des douanes provinciales, des décimes du 
clergé et de toutes les autres impositions onéreuses et à 
charge au peuple, de quelque nature qu'elles puissent être ; 
à la réserve de la gabelle, réduite à la moitié ou aux deux 
tiers de ce qu'elle est ; des douanes qu'il faudrait reléguer 
aux frontières et les beaucoup diminuer; des vieux domai- 
nes de nos rois ei de tous autres revenus fixes et de raison, 
dont il sera parlé dans la suite de ces mémoires. » 

Voici maintenant comment Vauban développe son pro- 
jet : 

«... Tous ces moyens (la taille, la capitaiion, les aides, 
les douanes), étant défectueux, il en faut chercher d'autres 
qui soient exempts de tous les défauts qui leur sont imputés 
et qui puissent en avoir toutes les bonnes qualités et même 
celles qui leur manquent. Ces moyens sont trouvés : ce sera 
LA DIME ROYALE, si Icroi Ta pour agréable, prise proportion- 
nellement sur tout ce qui porte revenu. 

a Ce système n'est pas nouveau. Il y a plus de trois mille 
ans que l'Ecriture sainte en a parlé, et Thistoire profane nous 
apprend que les plus grands Etats s'en sont heureusement 
servis. Les empereurs grecs et romains l'ont employé ; nos 
rois de la première et de la seconde race l'on fait ^ssi... 

«... C'est le moyen le mieux proportionné, le moins sus- 
ceptible de corruption, parce qu'il n'est soumis qu'à son tarif, 
et nullement à l'arbitrage des hommes... » 

« Par ce moyen un chacun contribuera, selon spn revenu, 
aux besoins de l'Etat, par une proportion dont personne 
n'aura lieu de se plaindre, parce qu'elle sera tellement répan- 
due et distribuiée que, quoiqu'elle soit également portée par 
tous les particuliers depuis le plus grand jusqu'au plus petit, 
aucun n'en sera surchargé parce que personne n'en portera 
qu'à proportion de son revenu. 

« Ce moyen aura encore cette facilité que, dans les temps 
fâcheux, il fournira les fonds nécessaires, sans avoir recours 
à aucune affaire extraordinaire, en augmentant seulement la 
quotité des levées à proportion des besoins de l'Etat...» 

Voici maintenant comment Vauban explique son système 
et en établit l'ordonnance : 

« ... Je réduis cette contribution générale à quatre diffé- 
rents points : 

4*' fonds f qui comprend la dtme de tous les fruits de la 
terre, sans exception ; 



f3Q 

Se fonds, qui comprend h âtme des oiaisons des villes et 

S ras bourgs, des moulius de toute espèce; celle de rindustrie; 
es rentes sur le roi ; des gages, pensions, appointements et 
de toute autre sorte de revenus non compris dans le premier 
fonds. 

3^ fonds: le sel. 

4^ fonds : revenu fixe, composé des domaines, des parties 
casuelles, francs-fiefs, amendes, douanes, de quelques impôts 
volontaires et non onéreux, etc., etc. » 

Puis Vauban, son plan une fois établi, consacre un chapi- 
tre à chacune de ces grandes divisions. 

Nous ne relèverons rien du premier de ces chapitres, ou 
Vauban s'occupe du premier fonds, c'est-à-dire de ta grosse 
dime sur tous les fruits de la terre, et où se trouve cette 
critique de la taille qu'a citée M. le Président de la Répu- 
blique, parce qu'il faut abréger d*une part , mais aussi parce 
que le principal argument sur lequel se fonde Yauban, l'ba- 
bitude des populations à payer régulièrement et paisiblement 
la dtme de l'Ëgiise, fait défaut aujourd'hui. Et nous abordons 
sur-le-champ le second chapitre^ parce que c'est celui-là 
surtout qui éclaire le dessein et l'économie financière sur les 
points où elle pourrait encore trouver ses applications dans 
notre société actuelle. 

« Le 2« fonds, dit Yauban, comprend la dtme des maisons 
des villes, des gros bourgs, etc. 

... t( Les tailles et les aides, dans lesquelles je comprends 
les douanes provinciales, étant converties en dime du 
vingtième des fruits de la terre, il se trouvera encore plus de 
la moitié du revenu des habitants du royaume qui n'aura 
rien payé, ce qui serait faire une injustice. manifeste aux 
autres, parce qu'étant tous également sujets et sous la 
protection du roi et de l'Etat, chacun a une obligation 
spéciale de contribuer à ses besoins à proportion de son 
revenu. 

... « Il n'y a donc qu'à débrouiller le revenu de chacun et 
le mettre en évidence, afin de voir comment il doit être taxé, 
ce qui suppose un dénombrement exact de toutes les personnes 
qui habitent dans le royaume. 

« Toutes les personnes qui habitent le royaume s«bI ou 
gens d'épée, on de robe longue, ou courte, ou bien rotu- 
riers. 

«.Li9)gens:d'épée s«Bi; )e^ princes, les» ^s et p^ir», les 



431 

maricbaux de France, les gottverneur» et lietHeBMls-gëné- 
raux des provinces, les officiers de terre oo de- m^r et tons 
les geniilshommes do royaume. 

« Les gens de robe sont ou ecclésiastiques, ou officiers de 
justice, de finance ou de police. 

« Les roturiers sont ou bourgeois vivant de leurs biens ou 
charges, ou marchands, ou artisans, ou laboureurs, ou enfin 
manouvriers ou gens de journée. 

« Toutes ces personnes, dans leurs différentes condi- 
tions, oui du revenu, dont elles subsistent et font subsister 
leur famille. Ce revenu consiste en terres, domaines, maisons, 
moulins, pêcheries, ou en pensions, gages, émoluments de 
charges et emplois ; ou dans leur négoce; ou enfin dans leurs 
bras, si ce sont artisans ou gens de journée. 

... «Il n'est done question que de découvrir quels sont 
ces revenus, pour en fixer et percevoir la dtme royale. Et c'est 
à quoi je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de difficulté si 
on veut bien s'y appliquer, et que le Roi veuille bien s'en 
expliquer par une ordonnance sévère, qui soit rigidement 
observée, portant confiscation des revenus recelés et cachés, 
et la peine d'être imposé au double pour ne les avoir pas 
fidèlement rapportés. Moyennant quoi, elle châtiment exem- 
plaire sur quiconque osera éluder l'ordonnance et ne s'y pas 
conformer, on viendra à bout de tout. Il n'y aura qu'à nom* 
mer des gens de bien et capables, bien instruits des intentions 
du Roi, bien payés, et suffisamment autorisés pour examiner 
ces différents revenus en se transportant partout oii be&oin 
sera... » 

Comme on le voit, c'est bien l'impôt sur le revenu, ainsi 
qu'il est entendu, de nos jours, par les nations qui en ont 
adopté le principe, en en variant l'économie ; c'est bien Vin- 
come-tax anglais (car en celte matière comme en beaucoup 
d'autres, nos voisins ont été d'abord nos élèves, pour devenir 
plus tard nos maîtres), qu'entend conseiller VauDan. On en 
sera plus convaincu encore dans un moment, en lisant ses 
développements au sujet du quatrième fonds. C'est bien 
l'impôt qui atteint tous les revenus, quels qu'ils soient, qui 
remplace certains impôts odieux ou pesants, mais qui se su- 
perpose àcerinins autres, et dont trois parts sur quatre doi- 
vent demeurer élastiques, afin de s'étendre à tous les besoins 
extraordinaires. Cesi bien l'impôt que payera le prince du 
sang sur son apanage ou ses dotatiojifô, Fooivrier su« ses sa- 



133 

laires, le domestique sur ses gages. « ... Il est juste, dit i 
ce sujet, dans iioe de ses noies, Vaubao, qui ne voit de pri- 
vilèges ni en haut ai en bas, qui voit dans l'Etat des citoyens 
tous contribuables, « ... Il est juste que les domestiques 
paient ; car c'est, à proprement parler, une des conditions do 
bas peuple la plus heureuse; il ne sont jamais en soin de 
leur boire ni de leur manfer, non plus que de leurs habits, 
coucher et lever; ce sont les maîtres qui en sont chargés. 
Aussi voit-on toujours plus de gaieté dans les valets que 
dans les maîtres, » ajoute-t-il avec un grain de bonne 
humeur militaire et de malice gauloise, qui, de temps en 
temps, vient assaisonner et éclaircir le sérieux de son 
œuvre. 

Quant auT moyens d'exécution, on voit qu'il ne les mar- 
chande pas, et l'on retrouve, dans son accent, à ce propos, 
quelque chose de la rudesse d'un autre financier qui se sou- 
venait parfois, à la surintendance générale de France, qu'il 
avait été soldat, de Sully, l'ar bien des endroits, d'ailleurs, 
tes deux personnalités se rejoignent, se rappellent l'une 
l'antre et se confondent dans un même sentiment d'ordre, 
de fermeté, d'hoanéieié et de patriotisme. 

Vauban veut que chacun paye, et, pour assurer le résultai, 
il ne recule ni devant t'amende eiorbitante, ni même devant 
la confiscation. Il ne s'inquiète que d'une chose, c'est que le 
travail de la répartition de la dfme soit fait par d'honuétes 
gens. 

Quand il s'occupe des résistances que pourra rencontrer, 
dans les régions moyennes ou inférieures du pays, l'appli- 
cation de sou système (application qu'il ne conseille d'ailleurs 
?ue graduelle, partielle, par provinces , modérée dans les 
valuations et circonspecte dans les procédés), il s'en fie aux 
sanctions pénales qu'il indique. Hais, dès qu'il touche à 
celles qui pourront se manifester plus haut, il redevient ma- 
réchal de France et reprend « cet air de guerre i dont parle 
Saint-Simon. « ... Quand un grand roi, dit-il, a la justice 
de son côté, jointe au bien évident de ses peuples et deux 
cent mille hommes bien armés pour le soutenir, les opposi- 
ot guère à craindre (1)... » 
BO entendu que, dans cette rapide analyse d'une 

royale, cb. 8. 



433 

œuvre aussi coosidërable, nous procédons, non-seulement 
par résumé, mais par choix^ sinon il faudrait nous arrêter 
encore, et longtemps, sur ce chapitre II. 

Nous pouvons, sans perdre le fil de la pensée de Vauban, 
sauter par-dessus le troisième fonds, le seK chapitre tout 
spécial, et arriver au quatrième fonds, où les analogies et les 
leçons vont, pour nous, se présenter en foule. 

« Je compose le quatrième fonds, dit Vauban, d'un revenu 

Sue j'appelle fixe, parce que je suppose que les parties qui le 
oivent former seront et doivent être presque toujours sur le 
même pied. 

« 4'' Domaines, parties casuelles, francs-fiefs, amendes, 
confiscations, droit de marque (fers, etc.], vente annuelle des 
bois du roi, contrôle des contrats, les postes « où le port des 
lettres sera modéré d'un tiers, et fixe » ; 

« 2^ Les douanes, mises sur les frontières de terre et de 
mer, pour le payement des droits d'entrée et de sortie des 
marchandises, réduits par le conseil de commerce sur un 

{lied tel qu'on ne rebute point les étrangers, et qu'on favorise 
e commerce du dedans du royaume. 

« 3** Impôts volontaires, qui ne seront payés que par ceux 
qui le veulent bien, et qui sont, à proprement parler, la peine 
de leur luxe, de leur intempérance et de leur vanité ; tels sont 
les impôts sur le tabac, les eaux-de-vie, le thé, le café, le 
chocolat, à quoi on pourrait utilement en ajouter d'autres sur 
le luxe et la dorure des habits... sur les carrosses... sur la 
permission de porter l'épée, à ceux qui ne sont ni gentils-* 
hommes, ni gens de guerre... sur la magnificence outrée des 
meubles, sur les dorures des carrosses... sur les grandes 
et ridicules perruques... et tous autres droits de pareille 
nature. 

a Enfin, sur le vin, le cidre et la bière bus dans les caba- 
rets, ce qui serait livré au dehors devant être exempt d'im- 
pôt. » 

Il n'est assurément pas sans intérêt de constater l'opposi- 
tion qui éclate entre les vues de Vauban au sujet de l'impôt 
général et celles qui ont guidé M. le Président de la Répu- 
blique et son ministre des finances dans leurs projets de lois 
sur les matières premières et la marine marchande. Nos gou- 
vernants actuels demandent à faire peser sur l'industrie et le 
commerce une surcharge extraordinaire, dont le couvriront, 
plus tard, le drawbach à la frontière, le consommateur à 



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riûtérîeur da terriloire^ Vauban comprend les dotianes et ie 
commerce dans les branches de la richesse qui ne doivent 
jamais supporter leur part de raccroissemeat régulier et 
uniforme des autres impôts. Le service qu'où leur demaodera 
sera fixe et le plus bas possible. Il s'explique avec détail et 
à plusieurs reprises sur ce point capital. 

Nous voici arrivé i Tobservation qui nous tient le plus au 
cœur et qui nous a mis la plume à la main. 

Vauban, dans tout le cours de cet ouvrage» qui lui avait 
coulé plusieurs années de recherches et de travail, se 
montre préoccupé, avant tout, des moyens de diminuer te 
fardeau des impôts et de le mieux répartir. 

Or, c'est la conclusion précisément contraire qu un audi- 
teur peu averti aurait pu tirer de certaines formes, ou plutôt 
certaines ellipses de langage, que les hasards de Timprovi- 
sation ont amenées sur les lèvres de H. le Président de la 
République dans le cours de sa harangue du 27 décembre 
dernier. 

a Dans son livre, a dit M. le Président, Vauban ne s'occu- 
pait que d'une chose, non pas de diminuer le poids de 
l'impôt, il le trouve indifférent, mais de repousser Tarbi: 
traire » 

Evidemment, dans ce passage, H. le Président de la Répu- 
blique n'entendait pas résumer la pensée générale de Vauban, 
mais indiquer celle qui ressortait de la critique particulière 
du régime de la taille. Nais il importe de bien s'expliquer 
sur ce point, car c'est précisément, je le répète, à diminuer 
le fardeau de l'impôt, et à faire ressortir les conséquences 
désastreuses de ses excès, que s'attache le maréchal dans 
toutes les parties de son livre. Il y revient sans relâche, 
et il convient ici de l'écouter lui-même, et c'est au hasard 
que nous allons recueillir et relever ses paroles : 

« Je me sens encore obligé d*honneur et de conscience 

de représenter à S. U. qu'il m'a paru que, de tout temps, on 
n'avait pas eu assez d'égard en France pour le i-nenu peuple 
et qu'on en avait fait trop peu de cas. Aussi, c'est la partie 
la plus ruinée et la plus misérable du royaume; c'est elle, 
cependant, qui est la plus considérable par son nombre et 
par les services réels et effectifs qu'elle lui rend ; car c'est 
elle qui supporte toutes les charges... » 

« .... Quand les peuples ne seront pas si oppressés, ils se 
marieront plus hardiment ; ils se vêtiront et nourriront 



13S 

mieux; leurs enfants seront plus robustes et tniéux Aevés; 
ils prendront un plus grand soin de leurs affaires; enfin ils 
travailleront avec plus de force et de courage, qnahd ils ver- 
ront que la plus forte partie du profit qu'ils y feront leur 
demeurera... » 

« Comme il y a impossibilité qu'un état puisse subsister si 
les sujets qui le composent ne le soutiennent par une contri- 
bution de leurs revenus... les Rois ont un intérêt personnel 
et très-pressant de tenir la main à ce que les levées qui se 
font sur eux à cette occasion, n'excèdent pas le nécessaire. 
La raison en est que tout ce qu'on en tire au delà les jette dans 
on malaise qui les appauvrit d'autant... Ce mal a fait, dans 
ces derniers temps, périr ou déserter une partie considérable 
des peuples de ce royaume, et tellement appauvri les autres 
que l'Etat s'en trouve aujourd'hui affaibli; perte qui tombe 
sur le roi lui-même, qui en souffre par la diminution de ses 
revenus, la perte de ses meilleurs hommes, et un déchet con- 
sidérable de ses forces... 

€ Cela m'autorise à répéter ce que j'ai dit ; « que les rois 
ont un intérêt réel et très-essentiel à ne pas surcharger leurs 
peuples par de là le nécessaire. J'ose même dire que toutes 
les tentations dont les princes ont le plus à se garder, ce 
sont celles qui les poussent à tirer le plus qu'ils peuvent de 
leurs sujets, par la raison que, pouvant toutes choses sur les 
peuples qui leur sont soumis, ils les auront plus tôt minés 
qu'ils ne s'en seront aperçus...! 

« Plus on tire des peuples, plus on ôte d'argent 

du commerce, et l'argent du royaume le mieux employé est 
celui qui demeure entre leurs mains, où il n'est jamais inu- 
tile ni oisif... 

« .... On doit bien prendre garde, en même temps, de ne 
pas outrer la dtme en la portant trop haut ; et, bien qu'il soit 
dit en beaucoup d'endroits de ces Hémoires, qu'on se pourra 
jouer entre le vingtième et le dixièoie sou à la livre, ou la 
vingtième et la dixième gerbe, qui est la même chose ; il 
faudrait, pour bien faire, n'approcher du dixième que In 
moins possible, et se tenir toujours le plus près du ving- 
tième; par la raison qu'à mesure qu'on approchera du 
dixième, la charge deviendra plus pesante sur le pauvre peu- 
ple, qui la sentira le premier, à cause du sel, qui doit 
augmenter à proportion. 

« Supposons que dans un temps forcé et très-pressant, 



136 

la dtme soit remontée au dixième, équivalant à 2 sous par 
livre. 

« L'Eglise tirera de son côté un vingtième et demi pour sa 
dtme, qui, joint aux censives, au droit des seigneurs, à la 
grêle, mauvais temps et stérilité des années, emportera plus 
d'un autre dixième. 

« Le sel, de son côté, faisant chemin à remonter comme 
la dîme royale, emportera encore au moins un dixième. De 
sorte que voilà trois dixièmes pour chaque livre, c'est-à-dire 
six sous de vingt, savoir: quatre pour le Roi, un et demi pour 
l'Eglise, et le surplus pour les seigneurs et le mauvais temps. 
Pourtant il ne restera que treize à quatorze sous pour le 
propriétaire et le fermier, qui, partagés en deux, revien- 
dront à sept pour chacun, sur quoi, déduisant les frais de 
labourage et de récolte, il leur restera bien peu de chose pour 
vivre. » (Chap. xi.) 

Enfin, Vauban, au moment de conclure et en précisant les 
chiffres du revenu que devra produire la dfme, termine 
ainsi : 

« Les quatre fonds généraux joints ensemble devront ren- 
dre, année commune, environ 447 millions, somme qui 
pourra être augmentée suivant les besoins de l'Etat dans 
une proportion juste et toujours suivie ; sur quoi il est à re- 
marquer que l'augmentation proportionnelle devra toujours 
porter sur les trois premiers fonds ; mais sur le quatrième 
non, parce qu'il contient des parties qui, ayant rapport au 
commerce, pourraient le troubler, et causer de l'empêche- 
ment aux consommationns, ce qu'il faut éviter. » 

Arrêtons-nous, puisque nous nous sommes interdit, pour 
aujourd'hui, d'entrer dans le débat et d'aborder la critique 
du système même de Vauban. De ce système nous en avons 
dit plus qu'il n'en faut pour donner envie à qui lira ces ex- 
traits de recourir au texte même du maître. Nous en avons 
dit assez, du moins, pour que la pensée dominante de Vau- 
ban, en matière de contributions publiques, demeure dégagée 
de toute équivoque. 

Nous ne nous permettrons pas déjuger s'il y a lieu de rap- 
peler à nos législateurs « qui peuvent tout à leur tour, » cet 
avertissement que le maréchal osait donner à Louis XIV « de 
bien prendre garde aux charges qu'ils peuvent mettre sur les 
peuples parce qu'ils les auront plutôt ruinés qu'ils ne s'en 
seront aperçus. » 



437 

Hais, pour laisser jusqu'au bout Yauban parler lui-même, 
nous fiDiroDs par cette recommandation adressée par lui au 
Roi, en lui envoyair son travail: « D'avoir la bonté d'en com- 
mettre Texamen à des gens de bien et absolument désinté- 
ressés, car le défaut le plus commun de la nation est de se 
peu mettre en peine des besoins de TEtat, et rarement 
en verra-t-on qui soient d'un sentiment avantageux au 
public quand ils auront un intérêt contraire ; les intérêts d'au- 
trui les touchent peu quand ils en sont à couvert ; et j'ai vu 
souvent que beaucoup d'affaires publiques ont mal réussi, 
parce que des particuliers y ayant des intérêts mêlés, ils ont 
su trouver le moyen de faire pencher la balance de leur 
eôté. » 

Sage conseil et digne de la méditation du souverain, que 
ce soit un Monarque ou une Assemblée. 

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1873. 



14. 



NOTICE TOPOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE 

SUR GIVRY. 



I 

TOPOGRAPHIE. 

Givry, au canton de Yézelay, arrondissement d'Avalloo, 
à 40 kilomètres de cette ville et à ii d'Auxerre, est sfiué 
sur le versant nord-est d*une haute colline de la rive gauche 
du Cousin. La montagne qui domine ce pays est de 295 m. 
au dessus du niveau de la mer. A ses pieds, le Cousin se 
jette dans la Cure. Le recensement de cette année 1872 a 
donné 372 habitants. La population diminue sensiblement, 
surtout depuis 4840^ mais la décroissance a été plus rapide 
dans ces douze dernières années, soUde 50 âmes. 

Le plus grand nombre des familles n ont qu*un enfant, 
quelques-unes en ont deux. Trois enfants sont rares. 

Pourquoi cette dépopulation 7 Peu d'habitants émigrent ; 
sauf Tannée 1832, aucune épidémie n'est vtiiiue fondre sur 
ce pays. 11 n'y a point de causes extérieures et apparentes. 
La diminution des naissances accuse donc un état grave 
que je ne me permets point de qualifier, d'autant plus que 
cette épidémie d'un nouveau genre est commune aux villes 
et aux villages de rAvallonnais. 11 est néanmoins une triste 
remarque à faire : de toutes les communes environnantes, 
c'est Givry qui a le moins de naissances à enregistrer tous 
les ans et où la population accuse une décroissance aussi 
marquée et absolument inexcusable. 



454 

Si l'on peut juger de la valeur morale d'un pays par le 
nombre des naissances, il est certain que celui-ci n'a point 
gagné depuis le commencement du siècle et que Tesprit de 
famille y est étrangement affaibli. L'honorable H. Raudot, 
dans le travail intitulé : « Population comparée de l'Aval- 
lonnais sous Louis XYI et Napoléon lîl(A7inuaire de 1862),» 
nous prouve que de 1775 à 1789, en 45 ans, le nombre 
des naissances fut dans cette commune de 195; et de 4846 
à 4860, c'est-à-dire pendant te même la|s de temps, de 91 
seulement, soit une différence de 40i naissances. El si je 
remonte à la fin du xvii« siècle, je trouve dans le registre 
de cette paroisse 45 et 18 naissances tous les ans. 

Et cependant, dirai-je avec M. Raurlot, est-ce que Givry 
ne jouit pas des principes de 4 789 7 Est-ce que la propriété 
y est concentrée en un petit nombre de mains? Bien au con- 
traire, la terre est très morcelée. Nos paysans sont fins et 
rusés, lisant les journaux, politiquant, ne croyant plus à ce 
que leur disent leurs curés. Et si, parmi les vieilles généra- 
tions, il y a des gens qui ignorent la lecture, le calcul et la 
géographie, ils savent en revanche très bien placer de la 
rente; ils ont des obligations de chemins de fer, du Crédit 
foncier, des biens plus qu'ils n'en peuvent cultiver, etc. Les 
habitants de cette paroisse mangent, il est vrai, plus de viande 
qu'il y a 400 ans; la quantité des bestiaux et des mesures de * 
blé a augmenté de beaucoup. Et comment se fait-il que la 
population diminue avec une aussi effrayante rapidité? Mais 
encore une fois ne jugeons point. 

Dans ce tableau, je compare Sermiselles, Girolles, Domecy- 
sur-le-Vault et Blannay avec Givry. 

Moyenne par an des naissances et des décès de iS6i à\ 870. 

Givry - 4 naissances et 7 6(10 décès 

Domecy 4 5|40 — 6 6i40 — 

Blannay 6 7i40 — 1 — 

Sermiselles 6 — 6 7i4 — 

Girolles 7 4|40 — 6 3i40 — 

De toutes, ces communes, Givry a donc le moins de nais- 
sances et le plus de décès. Girolles tient le premier rang. 

Pendant ces douze derni.ères années, la population de ces 
mêmes communes a varié comme il suit : 



I 



45S 

ltt61 1872 

Givrv 403 372 diminutioo de 50 eo 43 aos 

Blannay... 272 243 — 29 — 

Domecy... 38t 3«3 — 49 — 

Girolles... 343 342 — 4 — 

Sermiselles 349 36:S aaugmeoiéde 43 — 

De toutes ces communes, Givry montre la plus forte di- 
minution. Sermiselles, au contraire, a gagné 43 habitants. 
Mais il est juste de dire que, pendant le dernier recensement, 
Sermiselles comptait encore 30 étrangers, ouvriers du chemin 
de fer. L'augmentation de sa population n'est donc paâ réelle. 
A cette époque, Blannay avait 6 étrangers ; les autres pays n'en 
comptaient point. Depuis longtemps Givry n'eut à enregistrer 
qu'un seul enfant naturel, mort presque aussitôt après sa 
naissance. 

L'instruction laisse beaucoup à désirer parmi les personnes 
âgées. 74 ne savent ni lire ni écrire, soit 32 hommes et 42 
femmes. Cependant il est à remarquer que cette ignorance 
ne les a point empêchés de faire fortune dans la position 
qu'ils occupent et d'être de très-honnétes gens. 

Les cinq communes déjà nommées se classent de la ma- 
nière suivante pour le degré d'instruction : 

Ne sachant ni lire ni écrire : 

Sermiselles compte 57 personnes, soit 4 6/40 sur 40 

Givry 74 — soit 2 sur <0 

Girolles 86 — soit 2 5/10 sur 40 

Domecy-s.-le-Vault 445 — soit 3 5/40 sur 4 

Blannay 92 — soit 4 sur 40 

Givry tient donc le second rang. 

La longévité est assez commune. Le dernier recensement 
a donné 45 personnes de soixante-dix à quatre-vingts ans, 
dont 20 hommes et 25 femmes. La sobriété, la simplicité de 
vie, les rudes travanx de ces vieillards, leur donnent un 
tempérament de fer. Plusieurs de ces hommes et de ces 
femmes plus qu'octogénaires ne mangent presque jamais de 
viande, l'habitude et le goût leur font préférer des aliments 
maij^res. Leçon à l'adresse de ceux qui ne font jamais absti- 
nence. 

Givry compte 45 personnes de soixante-dix à quatre-vingts 



453 

ans; Sermiselles, 35; Girolles, 32; Domecy-sur-le-VauIt, 30; 
Blannay, 44. 

Ces pays nourrissent annuellement : 

Domecy 38 bœufs, 90 vaches, 67 ânes. Total, 495 

Givry 22 _ 64 — 62 — — 145 

Girolles.... 46 — 86 — 38 — — 440 

Sermiselles. 9 — 49 — 26 — — 84 

Nos paysans ont, en général, une petite aisance. D*un ca- 
ractère jovial, ilsainaent les fêtes et les noces, mais ils sont 
ordinairement sobres. Beaucoup de familles se privent de 
viande fraîche pendant la semiiine; mais quand ils sont en 
fête, ils laissent trop souvent leur raison dans la bouteille. 
Ol peut compter une dixaine d*ivrognes incorrigibles. 

Tous possèdent. Ils font argent de tout : ils fournissent les 
marchés d'Avallon de beurre, de fruits de toute espèce. Les 
cerises produisent plus de 5,000 fr. Le sol nourrit en abon- 
dance d'excellents escargots. La truffe, rivale de celle du Péri- 
gord, se cache dans les bois. Cette année, il en a été vendu 
près de 400 livres à raison de 4 fr. 75 à 2 francs. 

Le territoire de Givry se compose de 820 hectares qui se 
divisent ainsi qu'il suit : 

413 hectares 74 ares 60 centiares de terres labourables ; 
402 — 90—60 — de vignes; 
164 — 21—50 — de bois; 
et 35 — 73 — 50 — de prés. 

Le tiers seulement du territoire est fertile, ce sont les 
terres d'alluvion; le reste est formé d'un sous-sol léger, peu 
profond et pierreux. Cependant comme tous les habitants 
veulent posséder, et qu'à leurs yeux celui-là seul est vrai- 
ment riche qui compte beaucoup de terres, la moindre pro- 
priété est d'un prix très élevé. Ainsi, un pré ne. rapportant 
tous les ans que 400 fr. se vend près de 5,500 fr. et plus. 

F-e vin de Givry, excellent et très-agréable à boire, se vend 
ordinairement cher. La légèreté du terrain expose les vignes 
aux moindres gelées Givry possède le fameux cru de la Gi- 
raude, propriété de^M. Ernest Gariel de Vassy. La plante de 
M. Armand Moiron donne un vin blanc d'excellente qualité. 

Dans les années exceptionnelles, les vignes produisent 
2,500 feuillettes: dans les bonnes années 3,000, et dans les 
moyennes 4 ,500. 



154 

• 

Considéré sous le rapport géologique, le sous^sol du terri- 
toire de Givry est formé de 'îiS hectares de rocs calcaires de 
Toolithe inférieur dont on se sert pour les constructions, et 
de 75 hectares de lias et argiles supraliasiques. Les mon- 
tagnes sont couvertes de laves où le calcaire, travaillé par 
les froids, Tair et Teau, se délite et produit des pierres de 
mille formes différentes dont on orne les portes, les fontaines 
et les bassins. Ces roches calcaires se composent de bancs 
horizontaux et quelquefois verticaux de 40 à 30 centimètres 
d*épaisseur. Souvent, au milieu de ces bancs, on rencontre 
des gardes ou conduits naturels formés de rochers s'arc 
boutant les uns contre les autres par suite d*un bouleverse- 
ment général. Dans quelques-uns de ces vides, on recueille 
des stalactites mesurant O'^f 5 de longueur. A la base de la 
montagne qui domine le pays se trouvent des carrières de 
sable, exploitées par le chemin de fer, et dont on ne connaft 
point la profondeur. Ce sable renferme peu de fossiles. 

Dans la plaine de la Bataille, entre Givry et Sermiseiles, 
le chemin de fer exploite des carrières dont les magnifiques 
bancs ont fourni tous les moellons piaués nécessaires à la 
construction des gares, des aqueducs, fossés, de Vouienay à 
Avallon. Les rochers dont se compose le territoire de Givry 
offrent des points de vue très-pittoresques sur Bestia et sur 
^ les bords de la Cure. 

La commune possède des sources très-abondautes dont la 
principale sert de lavoir public; son eau claire et limpide 
sort immédiatement du rocher. Des sources intermittentes se 
lèvent de tous côtés dans les grandes pluies. Givry est arrosé 
par le Cousin, qui baigne les maisons et sur lequel est jeté 
un pont très- ancien. Cette rivière traverse le territoire de la 
commune de Test à Touest dans sa plus grande largeur. La 
rive droite de la Cure limite son finage à l'ouest. Enfin les 
ruisseaux de Girolles et de Domecy-sur-le-Vault Tarrosent 
à Test. . 

n 

HISTOIRB DE LA COMMUNAUTÉ DE GIVRY « 

Au XII'' siècle les chroniques d'Hugues de Poitiers appel- 
lent Givry Gibriacum, et Givreum au xiv*. Le pays est 
nommé Gevrey en 4 393, et Gevriacum, Gevry, en 4492 par le 
chapitre de Saini-Lazare d'Avallon. Rnfin il a pris le nom de 



155 

Givry- D'où vient Tétymol^gie de ce nom? nous Fignorons 
eniièreroent. 

L'ongioe de ce pays se perd dans la nuit des temps. Exis- 
tait-il sous Tère gallo-romaiDe? On peut le supposer. Hais 
les preuves n'en sont ni assez certaines ni assez positives 
pour l'aflSrmer. Une montagne nommée Bestia ou Beuchia, 
haute de 295 mètres, domine Givry à l'ouest. La tradition 
rapporte qu'il y eut là un camp romain (ou autre], ce qui ne 
serait nullement étonnant, un peuple guerrier ne pouvait 
négliger une position aussi avantageuse. Cette mon- 
tagne surplombe la Cure, et le Cousin qui viennent se réunir 
à ses pieds, commande la vallée du Cousin, la vallée haute 
et basse de la Cure ainsi que les anciennes voies de Vézelay 
et d'A vallon à Auxerre. Cet immense rocher inculte n'est ac- 
cessible que d'un côté par une langue de terre qui le relie 
aux montagnes voisines. De ce côté on voit encore les dé- 
bris d'un retranchement en pierre commençant et finissant 
là où le mont devient absolument inabordable et se trouve 
fortifié par la nature. Au milieu de cette enceinte, s*ouvrent 
trois passages qui devaient donner accès dans la station. Ce 
camp date-t-il des guerres de cent ans ou des Bourguignons 
et Armagnacs ou des Romains? Je ne le sais. La montagne 
se termine en pente douce et va, en se rétrécissant, mourir 
en avant du pont de Blannay. 

Sur cette langue de terre, on découvrit, en 1842, plus de 
vingt tombeaux en pierre; malheureusement les gens n'y 
attachèrent aucune importance. On put cependant recueillir 
une bague ou anneau de bronze qui fut donné, brisé en 
deux, au Musée d'Auxerre. Uji de ces tombeaux fut transporté 
dans le pays pour servir d'auge à un puits auprès duquel il 
gtt toujours; il est bien taillé et porte deux mètres de lon- 
gueur, il est d'une pierre tendre que les maçons de la localité 
reconnaissent comme venant de Pisy ou des environs. Les 
carrières de Givry ne peuvent fournir une semblable ma- 
tière. 

Le territoire de Givry, comme il est dit au livre des Chro- 
niques de Vézelay, appartenait à Judith de Bavière, seconde 
femme de Louis-le-Débonnaire. Cette reine échangea la terre 
de Vézelay, qui comprenait Asquin, Hontelliot, etc., avec 
Gérard de Koussillon, qui en donna la propriété à Tabbaye 
de Vézelay, qu'il venait de fonder en 804. 

La charte de fondation porte : « Nous donnons à Vézelay 



456 

« tout ce que Teniperear Loais-le-Dëbonnaire noos a con- 
« cédé et tout ce que nous avons acquis sur le territoire 
« d'A vallon. » Parmi ces biens était certaineaieDt Givry, 
puisque, quelque temps après cette fondation, noustrouvoDs 
un prieuré dans ce pays. 

Le village était situé sur les limites du duché de Bour- 
gogne dont il faisait partie. Depuis la réunion de cette pro- 
vince à la France, sous Louis XI, il fut de la généralité de 
Paris et du bailliage d'Avallon. 

Comme paroisse, Givry était sous la dépendance de Tab- 
baye de Vézelay. L*abbé en était le curé. 

En 1673, celle-ci rentra dans le diocèse d'Aulun, comme 
nous l'expliquerons plus loin. Après la Révolution, elle fut 
comprise dans le diocèse de Troyes et enfin dans celui de 
Sens. 

Les seigneurs ecclésiastiques, abbés de ¥ézelay, et les 
rteigneurs laïcs se partageaient les dtmes et une partie des 
terres de Givry. La collégiale d'Avallon et le chapitre de 
Hont-Réal y possédaient aussi quelques biens. Les seigneurs 
avaient le droit de haute, moyenne et basse justice sur tout 
le pays. 

Cette communauté, ainsi que Blannay, Sermiselles, Tou- 
tenay. Girolles, éprouva toutes les calamités des guerres (.'e 
cent ans, des luttes entre les Bourguignons et les Arma- 
gnacs et des guerres de religion. 

L*an H 67, Ponce de Hontboisier, abbé de Vézelay, eut de 
graves démêlés avec Guillaume III, comte de Nevers, qui 
prétendait avoir droit de justice sur Vézelay. Le comte prit 
et saccagea plusieurs fois cette ville, tua les moines et pro- 
fana Téglise. L*abbé Ponce, en ayant appelé au roi Louis Vil, 
celui-ci invita Tabbé et le comte à se rendre à Morei. Guil- 
laume de Nevers y fut condamné. En revenant, Tabbé Ponce 
s*arrète à Givry (apud Givriacum) et y demeure quelques 
jours. 

En 1163, le monastère ayant été de nouveau assiégé par 
Guillaume IV, Tabbé s'enfuit à Chamoux et de là à Givry. De 
ce prieuré il envoie un exprès au roi Louis-le-Jeune et au 
pape Alexandre II, alors à Sens, pour leur exposer la situa- 
tion du monastère. 

A cette époque remonte la construction du sanctuaire et 
du chœur de l'église paroissiale. 

Le sanctuaire semi-circulaire, les fenêtres plein-cintre ei à 



«57 

cordon en pierre, les voAtes primitives, les appareils des 
murs, ne permettent pas de se tromper sur l'origine romane 
de rédifice ; un gracieux clocher à quatre pans, aux baies 
géminées, s'élevait sur le milieu de l'église et était soutenu à 
l'intérieur par une puissante arcade. La nef fut construite 
probablement dans les siècles suivants. Le clocher a été dé- 
truit en 4850 lors des réparations faites à l'église sous la 
direction de Tircuit, architecte d'Avallon. Ces derniers tra- 
vaux coûtèrent 32,000 francs. A mon grand regret, la vérité 
m'oblige à juger sévèrement cet architecte. Les édifices reli- 
gieux de TAvallonnais. malheureusement, n'accusent que 
trop son défaut de goût; ses travaux ont rarement répondu 
aux sommes qu'ils oni coûtées, témoins les églises deGivry, 
Montillot, Brosse, Cure, Çbamoux. Foissy, etc. Quelques 
beaux clochers ooi été construits, il est vrai, sous sa direc- 
tion; mais les plans ne lui en étaient^ils pas donnés par 
l'administration? En somme, nous n'avons jamais compris 
pourquoi il était favorisé du patronage administratif. 

En 4421, après le massacre de Jean-sans-Peur, duc de 
Boui*gogne, Vézelay se déclara du parti de Philippe-le-Bon, 
son fils, allié du roi Henri Y d'Angleterre. Les troupes des 
deux princes se réunirent dans cette ville pour résister au 
Dauphin Charles YIL 

Tous les environs devinrent un vaste camp. Givry fut pillé 
et eut à supporter toutes les horreurs de la guerre civile 
« qui par longtens ont eu courts par ci-devant et tant à la 
« prinse d'Avallon, Voutenay et autres places voisines, les- 
« quelles furent pillées, fouillées sous trente ans ou environ 
« par fortune, et autres gens de guerre qui dès lors régnaient 
« audit pays. » Ainsi parle un titre de 4 464, conservé à Gi- 
vry. Or, pendant ces guerres, en 4426, Sermiselles, défendu 
ϻai le capitaine de Girolles, est pris par les Armagnacs et 
'église pleine de grains est brûlée. 

Une preuve du pillage de Givry : un habitant, creusant en 
4850 les fondations d'une maison, trouva dans une pierre 
creusée en forme de botte plus de 36 pièces d'or, dont plu- 
sieurs à l'effigie de Charles VI et de Jean-sans-Peur, et une 
de Jean-le-Bon. 

Jean deDigoine, seigneur de Givry, était alors capitaine 
des ducs de Bourgogne. 

Le 8 juin 4453, Marguerite d'Esnay, veuve de Jean de 
Digoine, chevalier, dame deGivry, affranchit les habitants 



158 

f 

des droits de maio-morte et s'en réserve les cens et rentes 
sur les héritages, soit cinq sols pour droict de bourgeoisie. 

Le pénultième jour d'octobre, Tan de rincarnation 1i6i, 
Guy de Dempuis, chevallier, seigneur de Villers-le-Comte, 
Saint-Aubin en Morvan, etc., donne aux habitants « le droict 
« d'usage dans les bois, buissons et chaumes étant en la 
« justice de Givry et en prendre en toute leurs nécessités 
« hors le bois appelé le Vieil-Chdteau, lequel le compette et 
« lui appartient en pleine proniture. n 

Cette charte, donnée à Champion, respire la bonté et la 
justice. Elle est trop longue pour la citer entièrement. Ce 
n'est cependant point une faveur que le seigneur ootroie aux 
habitants. C'est une « reconnaissance et une confirmation 
« des droicts d'usage, desquels les habitants de Givry ont 
« joui de toute ancienneté, desquels droicts ils avaient titres 
« et chartes, lesquels ont été pris à Toccasion des guerres, 
« etc. »....« Voulant de mon pouvoir à chacungs garder 
« son bon droict et pour ent etenir mes sujets en leurs li- 
« bertés et pour empeupler ledit lieu qui à ceste cause pour- 
« rait demeurer despeupler, et afin que lesdits suppliants et 
« ayant-cause de prier Dieu pour moi et pour mes prédéces- 
« seurs au temps advenir, ait donné, octroyé, donne et oc- 
« troye par ces présentes autorité, faculté et puissance de 
« jouir et user desdits usages en lieux susdits, en jouir 
« comme bons et vrais usagiers. » Le seigneur se réserve la 
haute, moyenne et basse justice dans lesdits usages et les 
amendes. Chaque habitani devra payer, au jour de la fête 
de TAnnonciation, en mars, deux deniers. 

Guy de Dempuis se réserve encore de disposer des chau- 
mes et déserts au profit de qui bon lui semblera. 

« Passé à Champion, en présence de Jacob Dehou, notaire 
« public à Avallon, et de vénérable personne Jehan Poudrier, 
« prêtre chanoine de la collégiale d*Avallon. » 

C'est sqr ce titre que s'appuiera le jugement rendu en 1806 
en faveur des habitants contre Loppin de Montmort, dernier 
seigneur de Givry. 

De 1567 à 1570, Yézelay, au pouvoir des Huguenots, fnt 
en vain assiégé par de San sac et les troupes royales. En 1 556, 
le seigneur de Tezanes prend le château de Girolles sur les 
protestants ; et en 1589, les royalistes, sous la conduite de 
François de Briquemont, seigneur de Hilleron, le reprennent 
aux Bourguignons. 



159 

Givry eut à souffrir de ces guerres. La preuve en est dans 
un titre très-curieux que j'ai trouvé dans les cartons de la 
mairie où il gisait dans la poussière. Ce titre a été déchiffré 
par M. Prot, inspecteur primaire d*Avallon. C'est un procès- 
verbal d'une réunion des habitants de la localité convoqués 
pour aliéner un pré communal dont le prix de 30 livres tour- 
nois doit être employé « pour la réparacion nécessaire et 
4t demolicion faict et de Tuncurtion des guerres derrenyères, 
« en Téglise de la paroisse dudit lieu de Givry. » Le pré est 
vendu à Simon Paulymier, marchand à Sermiselles. Parmi 
les principaux habitants convoqués , se trouvent douze 
veuves. 

Dès cette époque on peut connaitre avec certitude la cons* 
titution de la commune. Ce qui est hors de doute, c'est la 
liberté extrême qui lui est laissée de se gouverner elle-même. 
Il n'y a point encore de conseil municipal, mais, ce qui est 
mieux, dans les affaires qui intéressent la paroisse, la popu- 
lation raisonnable se réunit au son de la cloche ; les femmes 
veuves tiennent la place de leur mari défunt, comme le prouve 
le litre cité plus haut. 

Les seigneurs ne prennent presque aucune part aux affaires 
communales : bien plus, ce sont les habitants qui les atta - 
quent et les contrarient. 

Les registres authentiques et autre^ pièces noiïs montrent 
ce pays et les pays voisins ayant à leur tête un syndic, un 
greffier ou notaire royal, un recteur d'école. Le curé tient les 
registres civils. Les mariages se célèbrent d'abord à l'église, 
puis l'acte civil est passé en présence du curé, du syndic, du 
recteur d'école et des témoins. A cette époque, les seigneurs 
laïcs et ecclésiastiques habitent leurs propriétés ; ils tiennent 
les enfants du pays sur les fonts baptismaux : un lien plus 
intime les attache aux habitants. 

En 4621, Nicolas d'Haranguier délaisse le /droit d'usage 
et pacage aux habitants dudit lieu dans les bois du Yiell- 
Ghâteau, moyennant de lui donner par « chacungs feu une 
« poule, ou pour icelle quatre sols, une quarte d'avoine me- 
« sure d'Avallon, ou pour icelle, en ce qui regarde les ma-. 
« nouvriers, cinq sols. » Les laboureurs doivent livrer leur 
avoine à la Saiot-Remy. 

Les droits d'usage et pacage accordés par les seigneurs 
donnaient-ils un droit réel de possession? Les habitants le 
peosen ',aussi ils revendiquent contre leurs seigneurs ecclé^ 



4«0 

siasiiques et laïcs le droit de couper les bois comme à eux 
appartenant. De là des divisions. Cependant, le 23 jan- 
vier 1661, les habitants vendent au prix de 2,000 livres la 
coupe de deux cents arpents des bois des Tremblats, et par- 
tagent cette somme entre eux ei les seigneurs. Ces derniers 
reçoivent un tiers, et les premiers deux tiers. Les contesta- 
tions continuant toujours, la cause est soumise au jugement 
royal. 

Le 9 août 1682, Louis XIV, à la Table de marbre, donne 
le tiers des bois à Magdelaine de Haranguier de Brun, dame 
de la localité, et les autres tiers aux habitants. Après quoi, 
il fut permis à un particulier, adjudicataire des bois, d'en 
faire Texploitation, à charge par lui de payer le tiers du prix 
à la dame de Givry et le reste aux habitants. 

Le doyen de Vézelay, lésé dans ses droits, réclame contre 
le jugement de Louis XIV. Ce roi, en 1694, partage de nou- 
veau le tiers des bois entre la dame de Haranguier et Tabbé 
de Vézelay. 

Les seigneurs laissent pendant un assez long espace de 
temps les deux jugements sans exécution. [Les considérants 
du Mémoire pour le procès de 1806 sont très-haineux). « Ils 
« ont voulu accoutumer, y est-il dit, peu à peu les habitants 
« à ridée de la propriété commune et leur faire oublier in- 
« sensiblement que les bois n'appartenaient qu*à eux seuls. 
« Leur inaction a eu pour cause l'astuce bien plus que la 
«modération. » En 1741, les seigneurs déterminent les 
habitants à présenter, conjointement avec eux, au grand- 
maître des eaux et forêts, une requête afin de permission de 
vendre et couper les bois des Tremblais. Le 13 novem- 
bre 4750, il est procédé à Auxerre à cette opération. Les 
deux tiers des bois ont été laissés aux habitants et l'autre 
tiers aux deux seigneurs. Par ce moyen , chacun d'eux a 
trente arpents de bois. 

Givry avait une Maison-Dieu en 4521. Au xvii* siècle, la 
population pouvait être de 450 à 500 âmes. En cinq ans, de 
4676 à 1(80, la commune compte 56 naissances et 31 dé- 
cès, c'est-à-dire une moyenne de 10 2/5 naissances et 6 dé- 
cès par an. 

De 1700 à 1709, il y a 410 naissances et 85 décès, c'est- 
à-dire une moyenne de 11 naissances et 8 décès. 

Ainsi nos histoires locales nous révèlent, à nous hommes 
du xix« siècle et nourris de préjugés étranges, nos histoires, 



461 

dis-je, nous révèlent bien des choses que nous ignorions. A 
Tépoque dont nous parlons, il y a 172 ans, sur une popula- 
tion plus considérable les décès sont moins nombreux que 
dans notre temps et le chiflfre des naissances bien supérieur. 
Nos pères du siècle dernier, tant méprisé par le nôtre, vivaient 

f^lus longtemps que les générations actuelles, et cependant 
eurs maisons étaient moins commodes et plus rustiques, 
leurs tables moins bien servies, leurs goûts et leurs vêtements 
plus simples. Rien n'est plus éloquent qu'un faill 

En 1691, Jean Toque est greffier: en 1704, c'est Jean 
Guérin ; en 1716, Jean Gourlet; en 1780, Germain Labaume; 
en 17i0, Defert; en 175^ Guillaume Guérin. 

En 1701, le recteur d'école est Jean Cotignat; en 1707, 
c'est Georges Andrez; en 1751, c'est Jean Clerc. 

Jusqu'au xvii' siècle, le prieur de Yézelay était curé de 
Givry ; mais depuis la sécularisation de l'abbaye par le pape 
Paul III, à la demande de François I*^ en 1537, cette com- 
munauté ayant perdu ses privilèges, les évéques d'Autun re- 
vendiquent alors la juridiction spirituelle sur Yézelay et ses 
dépendances. 

Dès cette époque, Givry put compter des curés séculiers 
dont le premier connu est Jacques Cornu dont nous parlerons 
dans le chapitre suivant. 

La paroisse dut alors faire l'acquisition d'un presbytère dont 
l'acte notarié existe toujours. Le 19 décembre 1688, les délé- 
gués de la commune se rendirent acquéreurs d'une maison 
et dépendances, propriété de M. Isaac de Haumiré, bour- 
geois d'Asquin, et de demoiselle Marguerite Estignard, sa 
femme, au prix de 400 livres et deux feuillettes de vin, ou, 
à leur défaut, dix livres. 

La chapelle de la sainte Vierge, construite par les soins 
de M. Gaiitillot, curé, Jean Guérin, fabricien, Guillaume Gué- 
rin, greffier, qui aidèrent de leurs charités, fut bénite le 
SOnovembre 1751, sur la permission accordée par Mgr An- 
toine de Malvin, évéque d'Autun. 

Le 30 août 1752, les habitants de la communauté de Gi- 
vry présentent, à M. Berthier de Sauvigny, un mémoire pour 
demander la réparation de l'église, du pont et de la fontaine. 
L'adjudication de tous ces travaux fut laite à Lairot, maçon 
à Asquin, et à Philippe Gourlet, menuisier à Vézelay, pour la 
somme de 1,800 livres. Les devis de l'église portent que le 
vestibule et les murs du cimetière seront recrépis et le pla- 
fond delà nef réparé. 



Aujourd'hui, le pool do Cousin a ud besoin urgent de ré- 
«arauon. Le devis des ponts el chaussées momel 3.700 fr 
&uellc différence en cent ans «,,, j,^ eu.repreneurs n'ayani 

fi poursuivit et les «^I « J \ ^mmer Jes travaux tels /Jtis 

S avaient entrepris- De soa côté. M. le curé Edme Gautiliol 

nrésente à M. Berthier de Sauv gny un mémoire sur Téiat de 

raîse. * Il y » ''"'' "**",' *•" '"'= ''^^ découverte, écrit-n « 

\TÙt pourrilles murs. Les vents sont si grands. q«e nous 

i îïfflraes obligés pour la samte Messe, d'allouer les ciJ- 

\ gesdaosdesfallû.s.j^"al>'^s^ 1^^^^^^^^ les poutres sans 

; les descendre; les dalles en ont été brisées. Les nouvelles 

- Douiresn'ontnil'épaisseurmlalongueurvoulues.lln'yapas 

\ Soe pièce conforme au devis du sieur Gardet. Les ouvriers 

, ont couvert l'église aux irois quarts, et se sont retirés sans 

, QM BOUS puissions savoir si la nef sera termiaée avant 

«phiver. Mes paroissiens ont amassé de si grands rhumes 

« que nous avons manqué d en mourir. » 

Pour effectuer tons ces travaux. Loppin de Monlmorl, alors 
seigneur de Givry, permet à Guérin, syndic, de fouiller la 
cour du château pour en extraire les pierres et moellons; 
il autorise même celui-ci à faire une brèche aux murailles, à 
condition que les demandeurs combleraient les vides et ré- 
pareraient les brèches. Mais les entrepreneurs refusant de ■ 
remplir ces conditions, de Honmori les faii assigner et les 
oblige à remettre les murs et la cour dans leur état primitif. 
La Révolution arrive, Givry n'éprouva aucune secousse 
bien sensible. H. le curé Michel Hidole quitta cependant le 
presbytère à l'injonction du maire Galette. Il rendit à celui- 
ci les registres ecclésiastiques, qu'il déclara ne remonter 
qa'i l'année 1670, et il se relira dans une maison particu- 
lière qu'il acheta et où il célébrait la sainte messe. Il fut 
plusieurs fois en butte aux risées et aui insultes de quel- 

!|ues drôles; on l'obligea même à couper sa portion d'af- 
ouage. Mais ce fut tout : il ouvrit une école, et après la 
tourAiente il rentra dans le presbytère 

Quelques croix furent brisées par Galette, maire, et lui- 
même les releva plus tard. Sur la tombe de ceux qu'il venait 
')'<»»<"■»<■ ■'• citoyen maire buvait à la prospérité de la Ré- 
s'écriait : « Au nom de Dieu, repose en paix I » 
les habitants se plaignent d'avoir été dépouillés 
I arpents de bois donnés aux seigneurs par le 



163 

jugement de Louis XIV. Le 16 juillet 1793, ils sont auto- 
risés, par un arrêté de l'administrateur de TTonne, à pour- 
suivre l'exercice de leurs droits contre Loppin de Montmort. 

Un jugement du 27 ventôse an II leur accorde la pos- 
session de ces bois; mais trois années après « Edme Chou- 
« dez, nommé procureur de la commune par sa supercherie 
<i et celle de sa fille naturelle, avait quasi vendu ces bois au 
¥ ci-devant seigneur. Alors les habitants (pièce conservée à 
« la mairie) accablés de la misère la plus affreuse, dénués de 
« pain même, se décident à couper 7 arpents de bois de 37 
« ans d'âge. » Si cette plainte des habitants est réelle, leur 
misère ne prouve point en faveur de la République une et 
indivisible dont ils jouissaient depuis S ans. « Les habitants 
€ commencent donc la coupe en Galimard et à la Collerette. 
« Alors Choudez, bien mal à propos, requiert le transport de 
« troupes et d*huissiers qui ont été bien onéreux aux gens 
€ dudit pays. Ces garnisaires demeurent deux mois dans la 
« commune. » 

a Le jugement ordonné par le district pour le paiement 
« des troupes ne vient que de lui (Choudez), au premier ins- 
« tant que le maire a représenté qu'il fallait suspendre la 
« coupe, on l'a fait. Les gendarmes étaient donc inutiles et 
« si ils sont restés ce n'a pu être qu'à la sollicitation du sieur 
< Choudez. Les habitants osent donc se pourvoir devant vous 
a (au département). Messieurs, à trois fins. La première, la 
« décharge d'une partie de la somme à quoi ils ont été con- 
a damnés. La seconde, le renvoi dudit Choudez nommé par» 
m supercherie et illégalement, lequel s'est même fait donner 
« de l'argent qu'il a empoché pour ne pas servir à la com- 
« mune et au contraire lui nuire. La troisième, à l'effet 
a d'avoir les bois. La mise en possession n'étant pas termi- 
« née, ils ne peuvent s'en prendre qu'à Choudey qui a retardé 
« cette formalité. » 

Le SO janvier 1806, Loppin de Montmort, qui n'avait point 
émigré, attaque le jugement de 1793 et réclame les bois des 
Tremblais. Nous n'analyserons point le long procès qui s'en 
suivit. Dans l'exposé des faits par Dutocq, rapporteur, on 
sent la haine profonde du révolutionnaire contre le clergé 
et la noblesse. Ce mémoire eu rempli d'allégations et de sup- 
positions fausses et injustes. Enfin, par décision de la Cour 
suprême, approuvée par Napoléon le 29 octobre de la même 
année, le bois des Tremblais est définitivement donnée à la 






i;-:it?. ij. 






165 

Une note des Archives d*Auxerre nous apprend que le 
doyen de Vézelay possédait seul k Givry les dîmes de vin, 
de chanvre mâle et femelle, d*un agneau de laine. En grain 
il prélevait, au siècle dernier, 3 bichets de froment, 3 de 
méteil et 6 d'orge; il avait aussi droit sur les pois, fèves, 
lentilles, haricots, etc. Le tiers des dimes appartenait au 
chapitre* Vers le milieu du xviii* siècle, les habitants de la 
localité plantaient en vigne beaucoup de terres labourables, 
cedontle doyen profitait, puisque seul il levait ladime de vin. 
Aussi, sur la fin de ce siècle, le chapitre avait perdu beau- 
coup de ses revenus. Le dimeur du chapitre payait 10 écus 
de taille, en raison de ce qu'il levait pour les chanoines. 
Parmi les biens de la collégiale de Vézelay, les uns apparte- 
naient à l'abbé et formaient la manse abbatiale; le reste était 
la propriété du chapitre qui possédait, seulement sur Givry, 
la métairie dite du Couvent/soit 75 journaux de terre et 3 
de prés affermés 263 livres à Michel Moiron. 

Le reste appartenait au doyen. Maximilien de Saint-Phall, 
dernier titulaire du prieuré, invité par le district d'Avallon à 
présenter Tinventaire des titres de son prieuré, déclare n'en 
posséder qu'un seul, le bail général du 7 février 1781, passé 
pour sept ans, ivec le sieur Michel Moiron, moyennant 
2,600 livres par an. 

Il résulte de l'examen de ce bail que les biens du prieuré 
de Givrv consistaient : 

I — En un moulin sur le Cousin et dépendances, af- 
fermés 755 livres. 

IL — En 14 arpents de vignes Giraude, 1,0M livres et 
4 feuillettes de vin en fûts neufs, évalués à défaut de récolte 
200 livres. 

IIL — Une métairie des Bouilles, affermée 13 bichets fro- 
ment, 7 méteil, 20 orge. Celte métairie était une fondation 
de messire de La Chasse^ chanoine de Saint-Etienne 
d'Àuxerre, en 1688. 

IV. — Autre métairie de la Bataille, affermée 15 bichets 
froment, 15 3/4 méteil, 31 1/2 orge. Ces terres avaient été 
sous-louées par Michel Moiron à Etienne Voillerau, 63 bi- 
chets de grains et 50 livres. 

V. — 6 journaux de terre (aux Fossés), affermés 6 bichets 
troment, 6 1/2 orge. 

VI. — I arpent de terre, affermé 3 bichets orge et fro- 
ment. 

187a. 11. 



166 

En plus, 4 prés dont on ne donne pas la contenance. 

Le chapitre de Saint-Lazare, d'Avalion, avait aussi des 
biens et le droit à dimes» grandes et petites, et les novelies 
sur Givry. 

Ces terres ont dû être données à cette collégiale par un 
testament de Guy de Jaucouri, seigneur du Yault, en 1449. 
Un jugement rendu au siège présidial d*Auxerre, en faveur 
des curés de Givry, semble l*indiquer clairement. 

Le chapitre de Montréal possédait «ussi quelques biens 
sur celte paroisse. Nous avons dit qu'en 1661 les abbés de 
Vézelay portaient encore le titre de curés de Givry, mais 
après la sécularisation de l'abbaye, Mgr l'évéque d'Autun 
nomma le premier curé, Jacques Cornu. 

A ce nouveau curé il fallait des revenus. 

Les doyens de Vézelay et de Saint-Lazare d*Avallon refu- 
sent de partager avec lui leurs revenus et leurs dimes. Jac- 
ques Cornu attaque d'abord Tabbé, puis le doyen de Saint- 
Lazare, devant le siège présidial d'Auxerre, pour les obliger 
à lui payer les droits dont ils avaient joui jusqu'alors comme 
curés de la paroisse. 

Un arrêt de ce siège condamne les doyens à| restituer à la 
cure ce qui devait lui appartenir. 

En 1661, il y eut un accord entre noble et scientifique 
personne matire Jacques le Geay, prêtre abbé de Vézelay, et 
vénérable et discrète personne Jacques Cornu, prêtre curé 
de Givry. Celui-ci renonce, sur la demande du doyen, à 
toutes les dimes et biens dépendants de la ciire, à la réserve 
d'un arpent de terre, dont deux ouvrées en vigne et le cro 
de l'église. De son côté , le doyen s'engage à lui payer 
400 livres tournois. Ce curé (disent les archives) se rend 
aussi amodiataire des dimes du chapitre d'Avallon sur 
Givry. 

Le 5 janvier 1672, Tévêque d'Autun obtient un arrêt du 
conseil qui enlève définitivement à l'abbaye de Vézelay toute 
la juridiction qu'elle prétendait avoir sur cette ville et autres 
églises en dépendant. Dès lors l'archiprêtré de Vézelay fut 
formé des paroisses qui reconnaissaient autrefois la juridic- 
tion de l'abbaye. Le doyen conserva seulement le droit de 
présentation des curés de Givry et autres lieux. 

En 1688, la commune acheta le presbytère, comme nous 
l'avons dit plus haut. 

En 1725, des différends s'étaient encore élevés entre 



467 

M. Darme, curé, et les doyens de Vézelay et d'Avalloo. Un 
nouvel accord vint régler les droits des deux partis. Pour 
terminer et faire paix , le doyen de Vézelay accorde au curé 
4 bichets de blé en plus de ses 400 livres, et le doyen d* Aval- 
Ion 2 bichets, à condition qu'il renoncera à toute autre dime. 
En 1768, la somaie payée aux curés de Givry est portée à 
500 livres. 

Le presbytère a besoin de réparation, Claude Dubourgt, 
doyen de Vézelay et prieur de Givry, est présent \i rassemblée 
des notables léiinis au son de la cloche le âO octobre 1748. 
Il est dit sur le procès-verbal « qu'à la demande des habi- 
« tants, il a bien voulu transporter son illustre personne en 
« la maison presbyiérale, pour supplier de concert avec^ux 
M. Berthier « de les autoriser à prendre sur les deniers de 
« la communauté la moitié des dépenses, les gens devant se 
« charger du reste. » L'estimation, portée à 160 livres, monta 
jusqu'à 620. 

Le dernier doyen de Givry fut Charles Maximilien de Saint- 
Phall. Les doyens, premiers dignitaires du chapitre, rempla- 
çaient les abbés, presque toujours absents, et agissaient en 
leur nom. Le dernier abbé, seigneur de Givry, fut Louis- 
Marie Le Bascle d'Ârgenteuil, mort dans les prisons de Paris 
en 1793. 

CHATEAU DB GIVRY. 

Au milieu de bouquets d'arbres et de tilleuls séculaires, 
derrière l'église et le doyenné, se cachent de vastes bâti- 
ments pittoresquement placés sur les bords du Cousin. C'est 
le château, ancien manoir, ou plutôt^ maison de campagne 
des seigneurs de Givry, de Champien, Chnssigny et Saint- 
Aubin-en-Morvan. Ce château forme un carré parfait; chacun 
des angles est flanqué d'une tour. Les deux du devant sont 
rondes et irès-élevées ; les deux autres sont carrées. Primiti- 
vement, quelques bâtiments placés au fond et sur les côtés 
de la grande cour formaient tout le manoir. A défaut des bâ- 
timents, des murs crénelés fermaient la résidence seigneu- 
riale. Une grande porte, et à côté une petite au fronton 
triangulaire, donnaient entrée dans la cour intérieure. Cette 
maison, comme on le voit, n'avait de seigneurial que le 
uom. Il reste encore une allée de tilleuls magnifique condui- 
sant à la grille d'entrée. Une autre allée semblable et plus 



(68 

longue uotsiiaitd'uti autre côté le cbàleau au pajs. Hais cette 
secoade allée ii'exrsle plus, le propriétaire actuel, M. Ar- 
mand MoiroD, a fait de toutes ces anciennes constructions et 
dépendances une très-agréable demeure. La façade de l'ha- 
biiatioD a été réparée, ei sur les côtés de la cour se trou- 
vent les bàiimenlâ d'exploitation. La terrasse et les bords du 
i^ousin ont été entièrement transformés et un jet d'eau répand 
la fraîcheur au milieu du jardin. La propriété est arrosée 
pur une source abondante. M. Hoiron, voulant l'utiliser pour 
l'agréable et le néceïisaire, ta &t rechercher dans la cour su- 
périeure. La source, heureusement trouvée, aequil par celle 
élévation- une chute de deux mètres au-dessus de son premier 
niveau. Ce résultai obtenu, il 61 construire dans Içs ate- 
liers de H. Leroy, mécanicien à Auxerre, une roue hydrau- 
lique, à godets en fer, très-légère. Cette gracieuse roae 
co iipie deux mètres de diamètre sur une largeur de vingt 
centimètres seulement, et vingt quatre godets, pouvant con- 
leuir six litres d'eau chacun. A l'aide de la chute, la roue 
met en mouvement deux pompes aspirantes et foulantes qui 
lancent l'eau dans un réservoir placé en dehors du château, 
k huit mètres au-dessus du niveau de la source et ii prèB de 
cinquante mètres dt; dislauce de son point de départ. De ce 
réservoir partent des tuyaux qui alimenieni le jet d'eau. 

Entre la terrasse el la rivière se trouve un jardin. Sous 
l'et>c:ilier, qui conduit de celle terrasse sur les bords du Cou- 
sin, M. iMoirOQ :i fait construire un rocher en pierres percées 
comme on en trouve en abondance sur les montagnes de la 
localité. L'eau sortant du bassin supérieur vient tomber à vo- 
lonté, soit eu une seule et belle cascade au milieu du ro- 
cher, ou sourdre entre les pierres, ou bien, contournant le 
rocher, descendre lentemenl, d'obstacles en obslacle.";, jusque 
dans le bassin ou de là elle va se perdre dans la rivière. Ces 
bâtiments, ces jardins el un vaste potager forment acluel- 
lemenl le château de Givry. 

Cette propriété et ses dépendances furent confisquées 
et vendues pendant la Révolution. Un procès- verbal, con- 
servé aux Archives d'Auxerre, nous apprend ce que pouvait 
Âtre le château à la tin du dernier siècle. 

L'an V de la République, Jean Keuche, huissier à Véze- 
Uy, se transporte au cliàteau de Givry, accompagné de Ga- 
lette, maire de la localité, et Guériu, greffier, pour dresser 
du séquestre des meubles et immeubles appar- 
de LoppÎD de Uoatmort. 



109 

Les bâtiments se composent de trois chambres, d'une 
salle, d'une cuisine, d*un four, deux cabinets, une chambre 
haute, grenier dessus et cave dessous, une remise, deux tours 
carrées, une grange, deux écuries, une vinéc à pressoir, 
autre petite écurie, un cabinet d'aisance, deux toits à porcs, 
un poulailler, deux colombiers en tours rondes, un jardin, 
une cour, une terrasse et une promenade, en tout formant 
trois cents perches ou environ. 

Le procès-verbal des immeubles, qu'il nous est impossible 
de rapporter ici à cause de sa longueur, constate que le sei- 
gneur possédait 21 \ pièces de terre à Givry, 22 sur Sermi- 
selles, 17 sur Girolles^ 1 sur Voutenay, 2 sur Blannay, 5 sur 
Asquin. Ces terres étaient nombreuses, sans doute, mais peu 
importantes et stériles. Le doyenné en possédait moins, mais 
elles étaient très-fertiles. 

Le château avait alors un intendant, Ruffier; un gardien. 
Poulain; et un fermier, Croix. Ceux-ci, faisant valoir la pro- 
priété, avaient «lans les remises de la maison leur mobilier 
d'exploitation. Le séquestre est mis néanmoins sur tout ce 
qui s'v trouve. 

Les biens meubles du seigneur sont estimés à 732 livrer 
ceux de Rufiier 532, et ceux de Poulain 663. Nais ceux-ci 
adressent une protestation à l'administrateur du départe- 
ment contre le séquestre de leurs meubles ; un arrêt du tri- 
bunal d' itixerre ordonne que ce qui leur appartient leur soit 
rendu, et accoi*de aux plaignants des indemnités à prendre 
sur les 2,550 livres de fermage que Ruffier devait à Loppin 
de Hontmort et devant être versés dans les caisses du gou- 
vernement. 

Maintenant, faisons connaissance avec les anciens habi- 
tants du vieux manoir. 

Il est impossible de connaître l'origine de la seigneurie de 
Givry. Mais tout porte à croire qu'elle fut dès le principe un 
fief dépendant des ducs de Bourgogne. 

Les seigneurs partageaient avec les abbés de Vézelay les 
droits de justice. 

Au XIV* siècle, la seigneurie de Givry appartient à la famille 
féodale de armisow d'armes, d'Avallon. 

En 1323, Jean le Bruat, écuyer, fait hommage à Eudes IV, 
duc de Bourgogne, de Champayen et Gevrez. 

En 1370, une lettre du même confesse tenir cette terre du 
duc de Bourgogne. 



S' 



tr 






'■^- 









474 

Saint-Aabin en Morvan, Champien, etc. II épouse à Givry, 
le 18 juillet de cette année, Mlle Françoise Borot. 

L'histoire d'Avallon raconte, au sujet de ce dernier, le ré- 
cit suivant : MH. de Chartraire et de Jaucourt du Vault, son 
voisin, passaient assez souvent leur temps dans un tripot 
d'Avallon. Un jour, le châtelain du Vault, irrité des pertes que 
de Chartraire venait de lui faire subir au jeu, le traite d'enfant 
naturel. Comme ils revenaient chevauchant tous deux Tun à 
côté de l'autre, de Chartraire, tirant son épée, la plonge dans 
la poitrine de Jaucourt et s'enfuit. Celui-ci mourut de sa 
blessure; son assassin fut pris et enfermé pendant quaranfls 
ans dans le château de Pierre-Kncise. 

Vers t753, la succession de Chartraire de Dompierre passa 
à Claude Loppin de Hontmort, conseiller au parlement de 
Dijon, qui conserva la seigneurie jusqu'à la Révolution. Il 
n'éroigra pas, mais il se tint caché pendant toute la tour- 
mente. 

Je termine ici cette notice, j'corais eu bien des réflexions 
à faire sur le Givry du xiv« siècle comparé aux siècles précé- 
dents, mais j'ai mieux aimé me taire. Nos peuples, dont l'es- 
prit a été faussé par mille mensonges historiques, ne sont pas 
encore mûrs pour la vérité et peut-être me taxeraient-ils d'ex- 
agération. 

Paul Dalbanne, 

Curé de Givry. 



LE COMBAT DE GRANDPUITS 

(21 octobre 1870). 



Daos la première quinzaine du mois de septembre 4870, 
par les soins de M. le Préfet de TTonne, un corps de volon- 
taire fut organisé à Âuxerre sous le nom de Compagnie de 
marche. La petite phalange se composait de quatre-vingts 
hommes environ. Appelée à élire elle-même ses chefs, elle 
se donna pour capitaine H. Petit, pour lieutenant M. Bouxio, 
ponr souS'lieuteoantH. Remacle(l). Son rôle devait être de 
surveiller sur les confins du département la marche de l'en- 
nemi, et, en cas d*approche, de Tarréter, autant que faire se 
pourrait, par des attaques de vive force. 

Le 28 septembre, la compagnie, équipée et armée, quittait 
Auxerre. En ce moment elle n'avait encore qu*à se façonner 
à la discipline, et à se rompre aux fatigues de la marche. 
Pendant près d'un mois elle se livra sans désemparer à ces 
exercices, recherchant bientôt d'ailleurs toutes les occasions 
de se rencontrer avec l'ennemi. Le 13 octobre notamment, la 
Compagnie, qui venait de rentrer à Auxerre, ayant appris que 
Tennemi était signalé du côté du village de Voulx (Seine-et- 
Marne), se remit immédiatement en marche : mais les Prus- 
siens ne se montrèrent pas. 

Le 21 octobre enfin, l'occasion qu'elle poursuivait se pré- 
senta. 

Dans la nuit du 20 au â1 , le capitaine fut informé par le 



(1} M. Souple! fut choisi pour chirui^ien. La Société médi* 
eale de TYonne a, depuis, rendu un juste hommag^e au dé- 
vouement de M. Souplet en lui décernant une médaille com- 
mémora tive de Texpedition de Grandpuits. 



173 

s-lieutenant Remacle, qui avait été envoyé en reconnais- 
ce, qu'une colo ^qe prussienne, composée de quelques 
taines d'hommes^ réquisitionnait à Grandpuits et aux 
irons. Grandpuits est un villa{;edu département de Seine- 
Marne situé à peu de distance des limites de TTonne. 
D'après le rapport du sous-lieutenant, les communes me-, 
cées réclamaient du secours ; le Commandant de la garde 
iiionale de Montereau avait convoqué pour le lendemain 
atin à Coutançon (village situé à 13 kilomètres de Grand- 
uits) des forces assez considérables, et demandait aux vo- 
intaires de l'Yonne de lui prêter leur concours. Aussitôt le 
apitaine fit sonner le rappel. A trois heures du matin, la 
.ompagnie était sous les armes. Après une marche forcée de 
ept heures, elle arrivait au lieu du rendez-vous. . 

Lorsque les forces furent réunies à CoutançoSt on apprit 
par des éclaireurs que les Prussiens occupaient le village de 
Grandpuits. Sans hésitation d'aucune part, l'attaque fut 
décidée : toutes les troupes se dirigèrent vers le point où 
était l'ennemi. 

La colonne arrivée à une faibledistance de Grandpuits, le 
commandant de la garde nationale de Montereau, qui venait de 
recevoir de nouveaux reuseigncments sur le nomhre et sur 
la position de l'ennemi, réunit en conseil les chefs des di- 
verses compagnies. Après délibération, le plan d'attaque fut 
ainsi arrêté : 

L'ennemi ne s'étant pas seulement concentré à Grand- 
puits, mais occupant, en outre, une ferme située à cent 
noètres de ce village, il fallait le déloger à la fois de l'un et 
de l'autre point. En conséquence il fut résolu que la ferme et 
le village seraient attaqués simultanément de trois côtés : un 
détachement laissé en réserve assurerait la ligne de retraite. 
Les forces prussiennes, qui tenaient le village et la ferme 
de Grandpuits se composaient d'environ cinq ceats hommes, 
moitié cavalerie, moitié infanterie. 

La colonne française, elle, comptait à peu près douze cents 
hommes, savoir : la compagnie de l'Yonne et plus de onze 
cents gardes nationaux, lesquels se répartissaient de la 
sorte: cinq cents de Montereau, deux cents de Marolles, cent 
cinquante de Mizy, le surplus venu de divers pays circonvoi- 
sins, tels que La Chapelle-Contançon, Courcelles, etc. 

Les volontaires de l'Yonne sollicitèrent l'honneur de mar- 
cher en avant : leur demande fut accueillie. Ils devaient atta- 



474 

quer de front, en se déployant en tirailleurs, pendant que 
deux détachements de gardes nationaux viendraient, par une 
marche tournante opérée derrière les bois, appuyer leur 
mouvement, et assaillir en même temps l'ennemi sur les 
deux flancs. Si ce pian eut été suivi, nul doute que les Prus- 
siens eussent été mis en déroute, ou plus vraisemblablement 
faits prisonniers : le malheur fit que, par suite de diverses 
circonstances, il ne reçut pas son exécution. 

Prévenu (on ne sait comment] de rapproche des troupes 
françaises, l'ennemi changea la position qu'il avait d'abord 
prise. Au lieu de rester disséminé dans le village de Grand- 
puits et dans la ferme, il se concentra inopinément dans 
ce domaine, lequel, entouré de cours et de jardins, clos de 
murs et de haies, était comme un petit fort au milieu de la 
plaine. Quoiqu'il en fût de ces difficultés imprévues, la corn- 
pagniede marche, divisée en deux sections (la première com- 
mandée par le capitaine Petit, la seconde par le lieutenant 
Bouxin), se porta rapidement sur la ferme 

Jusqu'à quelques mètres de l'enclos de la ferme, les deux 
sections de tirailleurs avancèrent, Tarme au poing, sans es- 
suyer aucune décharge de l'ennemi. Mais bientôt voilà : 
'les fantassins prussiens,qui s'étaient cachés derrière les haies, 
commencent presque à bout portant un feu de mousqueterie 
très violent. — Deux hommes de la compagnie de marche 
sont tués ; trois autres sont grièvement blessés. 

Sur l'ordre qui en est donné, les volontaires se précipitent 
au pas de course, entourent à demi la ferme et ripostent au 
feu de l'ennemi par une fusillade bien nourrie. Pendant une 
heure un con^bat de mousque:erie se continue. Malheureuse- 
ment le tir des volontaires est gêné par la hauteur des 
haies derrière lesquelles s'est retranché l'ennemi. — Un 
volontaire est tué: quatre sont légèrement blessés. 

L'heure écoulée, le feu cesse du côté des Prussiens. Leurs 
fantassins se replient dans l'intérieur de la ferme, et vont 
prendre position dans les greniers, crénelant les murs pour 
tirer à couvert. Bientôt le feu recommence. Au bout d'un 
instant, des deux cent cinquante cavaliers qui sont dans la 
ferme une cinquantaine sortent de la cour, vont prendre leur 
élan à l'entrée du village, et exécutent une charge à fond sur 
la première section des volontaires. Ceux-ci attendent de 
pieu ferme les cavaliers jusqu'à cinq mètres, puis font une 
décharge qui a pour résultat de refouler l'avalanche qui 



476 

fond sur eux. Uue trentaine de cavaliers et plusieurs chevaux 
sont atteints. 

Dans le même temps, un nombre égal de cavaliers se pré- 
cipitent sur la seconde section. La charge est repoussée 
avec pareille intrépidité. Autant d'ennemis et de chevaux 
restent sur le champ de bataille. 

Un quart d'heure se passe sans que les volontaires aient à 
répondre à d*autre attaque qu*à celle des fantassins qui, des 
fenêtres des greniers, n'ont cess é de diriger sur eux un feu 
plongeant. 

Ce temps passé, un nouveau détachement de vingt cava- 
liers s*élance de reclief sur la première section de volon- 
taires. Ceux-ci attendent, impassibles, que Tennemi soit à 
dix pas. Ils commencent alors un feu de tirailleurs qui 
enlève trois hommes à Tennemi. 

Dix minutes après, nouvelle charge de quatre-vingts 
cavaliers dirigée en même temps contre les deux sections. 
De part et d'autre, on laisse s'avancer les assaillants. Quand 
ils sont arrivés sur les fusils un feu meurtrier s'ouvre contre 
eux. Le détachement, qui a subi de grandes pertes, est forcé 
de battre en retraite. Les cavaliers se dispersent en désordre, 
et s'enfuient, à toute bride, du côté du village de Grandpuits. 

Qu'attendaient donc pour entrer en ligne les renforts 
apostés dans les bois d'alentour? On ne sait. Seuls, les pom- 
piers de Marolles, accompagnés de quelques gardes natio- 
naux, vinrent se joindre aux deux sections de volontaires de 
l'Yonne. 

Peut être, au reste, la petite troupe engiSgée eut-elle suffi 
pour réduire l'ennemi, si une ruse de ce dernier ne fut venu 
jeter le trouble dans ses rangs. Au moment oii les combat- 
tants Désistaient avec le plus d'ardeur, voilà que tout à coup 
une sonnerie de retraite française, au pas gymnastique, se 
fait entendre. Malgré l'étonnement qu'en peuvent concevoir 
les volontaires, nul doute que ce signal ne leur soit adressé. 
Cette sonnerie est bien celle de la Compagnie I c'est bien 
aussi le timbre des instruments français I Quoiqu'il en coûte 
de battre en retraite, surtout quand on se cousidérait comme 
vainqueur, il n'y a pas à hésiter ; devant Tennemi, l'obéis- 
sance est la première vertu. Donc, le plus grand nombre des 
volontaires se retirent dans un bois situé à cinq ou six cents 
mètres de la ferme. Vainement le capitaine s'écrie que ce 
signal est un piège, qu'aucun ordre de retraite n'a été donné 



V 



*7«. 
^^ voii se perd dans l'espace: les Tolontaires ne 
oit**** ^rti pas. Heof hommes seulement et le sous-lieute- 
\^nie<»**?'LoO' à sescôlés, restent avec lui à leur poste d'at- 

tsqae- ^ eotreftiies, ppoËtant du désarroi général, cin- 

So*" ^^-valief*- suivis de deux cent cinquante faniassios, 
^joic *^, la ferme, et s'élancanl sur les derniers combat- 
lorte"* t de t^"^ extrémités la lulle est devenue impossible. 
uDls.. *^**ioe. le sous-lieutenaoi, qui est blessé, rendeol leurs 
1 e caP'î^iys'les hommes sont faits prisonniftrs. 
Apées- (jetie rencontre, l'ennemi, de son propre aveu. 
Dat»* ■,aoie-cii'! * soixante-di.i hommes, au nombre des- 



oerdi* ***'n0i mandant du détachement dinfanlerie, 
L„el^ ** ^gôié. les volontaires del'Yonne eurenliroishommes 
De*cor j^jj^sseaii, Robert et BengDOt; six hommes blessés, 
loé* ■ M^macle, sous-lieulenant , Lechiche. sergent- major, 
14^. ■* , lureol Michel et Sérard. Onze volontaires furent 
Steoc*"' - Qonics: MU. Peiil, capitaine, Remacle, sous-lien- 
ftîi* P*^ Rouget, scrgenl-fourrier, Puissant, caporal, Ppssé, 
ieo»"V' „ Gras, Crellé, Lagrange, Beuny et Laurent, 

soVd*'*' jljgH de cette scène lugubre apparut, comme un 
K^ d'en haut, une femme dont l'héroïque dévouement 
' sott*"'''''|„ssu8 de loul éloge. Lorsque lombÈrenl les premiers 
est*'* Madame Merle d'Aubigné (de Mizy) vint se joindre 
bïes»**' ,-ien, a. Souplei, et, malgré la grêle des balles, ne 
au "** ,io orodiguer aux victimes les soins les plus ma- 

iero«'*' ^^ ^jj^j |g volume précédent de ce Recueil les bon- 
mérités qui furent rendus aux mânes des victimes 
iieurs reviendrons sur ce point que pour mentionner 
^'*sl'*l'iide d'une souscription d'hommage sympathique, un 
qu ^ ' g„i funèbre fui élevé depuis dans le cimetière de la 
**!?! d'Auxerre à la mémoire des braves jeunes gens qui 
vi'l« |,jj|^j,g Ce monument n'est pas que le signe exlérieiir 
''"'l'esiime et des regrets que leur conservent leurs conci- 
^* fis il **>■' e'ictu'e * •"^"^ rendre moins amères les épreu- 



vans. Il sert oin.uni ■ ""•'•' i^u«.v U.U1., 
« flf* P'"* ^"^ """* *^°''* ^* *"''''■ 



CHàRLSS HOISKT. 



LES VINS MOUSSEUX. 



MatiTiam iuperabat opta... 
Le travail surpassait la matière. 

(Ov»k). 



La France a toujours été et restera par excellence le pays 
du merveilleux et de l'impossible. En interrogeant son his- 
toire, en remontant le cours des siècles depuis Waterloo 
jusqu'à Tolbiac, et de Jeanne d'Arc à Clovis, on est heureux 
de constater que, aux époques de nos plus grandes défail- 
lances, aux jours de nos plus lamentables épreuves, la France 
a conservé invariablement ce type privilégié, ce caractère es- 
sentiel de vitalité et d'éternelle jeunesse qu'ont célébrées les 
poètes modernes et, avant eux, les bardes du Moyen-Âge. La 
France reproduit bien à la lettre ce Phényx tant vanté qui 
renatt perpétuellement de ses cendres avec des ailes plus 
vigouie{>ses et un plus resplendissant plumage. Nos récents 
malheurs en offrent encore une preuve palpitante, un exem- 
ple saisissant : 

Surprise, assaillie, il y a vingt-huit mois à peine, par Ton- 
ragan d'une guerre inouïe, suivi du fléau plus douloureux 
encore de la guerre civile; en proie à tous les genres de 
calamités conjurées sur elle à la fois; écrasée, mutilée sous 
les coups d'un vainqueur impitoyable, la France respirait à 
peine et n'était pas encore débarrassée des étreintes de son 
ennemi, que ces monstrueux milliards, prix de sa rariçon, 
et déclarés pour elle introuvables, ils se trouvaient réalisés 
et en grande partie payés. Tant notre France est puissante 
en ressources, tant son crédit a conservé de prestige, de 
fécondité et d'étendue I 

Il n'est que juste de reconnaître que Tabonrlance de la 



dernière récolté a puissamment favorisé ce résultat magni- 
fique. La Providence, toujours attentive et compatissante, a 
permis à notre agriculture, sans compromettre les besoins 
de la consommation intérieure, de livrer à l'étranger en quel- 
ques mois, d'après les données de la statistique, pour cinq 
cents millions de produits, en grains principalement. 

C'est là un chiffre d'une haute et consolante éloquence. El, 
ce qu'il y a ici de particulièrement remarquable, c'est que 
si l'Angleterre entre pour une large part dans la somme de 
nos exportations agricoles, l'Allemagne y figure pour une 
part plus large encore. 

De son côté, l'indastrie française fonctionne très-active- 
ment ; et Paris, à lui seul, vient d'expédier depuis six mois 
à l'Europe, au monde entier, plus de huit cents millions des 
inimitables produits sortant de ses fabriques. 

Le produit dont nous nous proposons d'entretenir les lec- 
teurs de V Annuaire, monopole d'élite, tient à la fois de 
l'agriculture et de l'industrie. Il fait honneur à l'une et à 
l'autre et, ce qui n'est pas à dédaigner dans nos temps posi- 
tifs, il devient pour l'une comme pour l'autre une source 
d'abondants profits. 

Né en France, acclimaté parmi nous et exclusif dans ses 
goûts d'indigénat, il y maintient, à travers toutes nos vicissi- 
tudes, une royauté incontestée, sans exciter d'autres jalou- 
sies que celle de l'étranger fort empressé, d'ailleurs, à lui 
apporter son tribut annuel et à savourer ses intimes faveurs. 
Ce monarque exceptionnel, ce porteur de sceptre si univer- 
sellement respecté et courtisé, le Roi-Champagne en un 
mot, est devenu pour notre département l'objet d'une atten- 
tion exceptionnelle aussi et d'un palpitant intérêt. C'est à ce 
titre que nous lui consacrerons quelques pages. 

I 

Disons, d'abord, quelques mots de son origine : l'impor- 
tance du personnage nous en fait un devoir. C'est en le pre- 
nant à son berceau, en suivant le cours de son existence que 
nous nous rendrons mieux compte du développement de ses 
progrès et de l'importance de sa valeur actuelle. 

Suivant la tradition populaire, c'est à Mareuil-sur-Ay, à 
quelques kilomètres d'Ëpernay, que le roi des vins a pris 
naissance. 



479 

« 

Au treizième siècle, il existait dans le voisioage de Hareuil 
une abbaye très célèbre. Un religieux de cette abbaye, l'ab- 
bé PerruchoD ou PerrichoD, constata le premier les propriétés 
merveilleuses des produits du crû et se livra à des expé- 
riences dont le succès ne fit que s'accroître avec les an- 
nées. 

Mais, en ces temps-là, une découverte heureuse avait des 
effets moins rapides que de nos jours. Toutefois, le nouveaur 
né fit son chemin, et si bien, que les rois de France, deux 
siècles plus tard, tenaient à honneur de posséder leur ven- 
dangeoir dans le voisinage de Hareuil. François I**^ figure en 
tête de la liste des possesseurs de ce vendangeoir royal dont 
la renommée s'accrut encore sous les règnes suivants. 

Henri lY goûtait fort le mousseux et cultivait avec sollici- 
tude les produits de son vendangeoir de Champagne, qu'il ne 
manquait jamais de faire servir à ses hôtes de distinction, 
aux étrangers surtout (t). 

Charles-Quint, Henri VIII et d'autres grandes têtes cou- 
ronnées voulurent aussi, après avoir goûté du nectar cham- 
penois, établir pour leur compte personnel des maisons de 
campagne (lisez : des vendangeoirs) dans les vignobles 
d'Epernay. 

N'omettons pas de dire que, dès le pontificat de Léon X, 
l'abbaye-inventeur avait fait hommage au Saint-Siège d'un 
de ses principaux établissements de fabrication. 

Comparativement à ceux de nos jours, ces établissements 
étaient encore à l'état d'enfance : c'est-à-dire que l'on y fa- 
briquait des vins choisis, de qualité incomparable, mais en 
quantités très-limitées. La spéculation y était étrangère ; elle 

(1) On raconte que. à Toccasion d'une de ses visites en 
Champagne, le roi Béarnais, après avoir passé la nuit dans 
une petite ville de la Marne, se disposait à partir le lendemain 
de grand matin. 

Au petit lever, un de ses oifûciers, interrogeant un indigène 
sur rêtat du temps : 

— // mousine, répond le Champenois. 
Il tombait une bruine assez épaisse. 

Henri IV, à qui le mot n'avait pas échappé, partit quelques 
instants après, entouré de douze bourgeois delà ville, chevau- 
chant autour du royal équipage. 

Au bout d'une demi-lieue, voyant la pluie redoubler, le roi 
fit arrêter, et, se tournant vers son escorte, d'un air souriant: 

— Or ça, Messieurs, dit-il, n'allez pas plus loin, il mousink 
wi peu trop fort. 



480 

n'aurait pas eu sa raison d-étre à une époque où les relations 
étaient aussi rares que difficiles, même de province à pro- 
vince. Et, encore une fois, la qualité des produits fabriqués 
n'avait rien à y perdre. 

II 

Après les rois, ou plutôt à leur suite, vinrent les grands 
seigneurs, les chefs des provinces, séduits comme leurs su* 
zerains par l'exquise délicatesse, par les agréments mous- 
seux du Champagne, et non moins empressés à lui faire la 
cour. 

' Ainsi s'étendait peu à peu le cercle de sa brillante clien- 
tèle. Ainsi se peuplèrent successivement de villas-nobles les 
vingt ou vingt-cinq villages renfermés dans l'enceinte de 
cette belle chaîne de coteaux si poétiques et si riches, qui 
environnent la ville d'Epernay et dont Ay-Champagne occupe 
le point le plus central et le plus en renom. 

A dire vrai, le vin mousseux, le primitif et pur Champagne 
ne s'obtient pas, au naturel^ en dehors de ces coteaux pri- 
vilégiés dont les produits sont d'ailleurs peu abondants et les 
prix exceptionnellement élevés. 

Les vignobles environnants, même les côtes les plus rap- 
prochéesy n'ont jamais pu obtenir cet arôme, cette finesse de 
goût incomparablement acquise aux crûs du rayon' d'Ay, et 
pour leur faire produire cette mousse perlante avec ses ac- 
cessoires si recherchés, il faut recourir à tous les artifiees Cu 
mensonge, h toutes les ruses, à toutes les séductions de l'in- 
dustrie. Autant on usait sobrement de tout cela, il y a deux 
ou trois siècles, autant on en a été prodigue depuis. Et cette 
prodigalité, elle s'est développée bien plus largement encore 
dans ces dernières années. 

III 

Les villes de Reims et de Chàlous, la première surtout, 
avec l'ardeur de ses convoitises et son activité si intelli- 
gente, ne pouvaient voir d'un œil indifférent une gloire nou- 
velle, disons mieux : une industrie naissante grandir et s'é- 
lever à leurs portes sans s'intéresser à elle et lui offrir, avec 
le concours de leurs sympathies, celui de leurs services ; 
sans lui offrir, dis-je, et, au besoin, lui imposer l'appui de 
leur coopération. C'est ce qui arriva. 



/ 



18f 

Sans entrer dans le détail des phases successives de l'af- 
faire, disons que la découverte de Sillery, coteau vineux 
très-important et situé aux portes de Reims, vint seconder à 
souhait les appétits d'attraction de cette ville» et servir ses 
vues intéressées. On fit mousser doublement les vins de Sil- 
lery; il fut même démontré par les prospectus qu'ils éclip- 
saient tous leurs rivaux. 

D'autres circonstances locales, d'autres vents favorables 
firent à Chàlons, chef-lieu du département, une renommée 
moins bruyante mais non moins solide, et c'est dans cette 
ville que sont établis les fameux celliers Jacquesson, qui 
passent pour être les plus vastes et non pas les moins fré- 
quentés de la Champagne. 

Malgré cette concurrence redoutable, Epernay et Ay ont 
conservé leurs positions et occupent toujours le haut du pavé 
dans le commerce des mousseux. 



IV 



Vers la fin du dernier siècle, le réseau des fabriques cham- 
penoises se trouvait considérablement élargi autour de son 
berceau d'origine, et le nombre des vendangeoirs s'était ac- 
cru dans la même proportion, lorsqu*éclata la Révolution, 
qui passa son niveau impitoyable sur toutes ces fondations 
particulières, dont Tindustrie ne tarda pas à s'emparer. Celle- 
ci« reine nouvelle, fut d'abord gênée dans ses mouvements 
par les guerres incessantes du premier Empire. Elle ne prit 
un essor bien sérieux que sous la Restauration. Encore, à 
cette époque, les voies de communication étaient trop lentes 
et trop limitées pour lui permettre de se donner carrière. Il 
lui fallait les chemins de fer aux longs parcours et aux ailes 
de feu. Leur arrivée fut pour elle un coup de fortune écla- 
lant ; on en pourra juger par le tableau suivant, qui em- 
trasse la période entière du mouvement des voies ferrées et 
dont les chiffres sont empruntés à des documents offi- 
ciels : 



1873. 16. 



482 

Mouvement des mousseux dans la Mmme^ à partir de'fSM, 
at^ec indication des vins expédiés â Vétranger et à intérieur. 





NOMBRE 


NOMBRE 


NOMBRE 

de bouteilles 

expédiées 

en France. 


IMPOETANCB 


knniES, 


de bouteilles 

existant 

en comptft* 

(!•' avril 


de bouteilles 
expédiées 

à 
rétrangcr. 


réelle 
du commerce. 




chaque année). 








18i5 


. 38,385,818 


4,880,314 


3,385,488 


8,688,653 


18i6 


33,847,971 


4,508,808 


3,810,605 


7,018,913 


1847 


18,815,867 


4,711,918 


3,358,366 


7,067,381 


184t 


33,123,994 


4,859,638 


3,093,571 


6,983,196 


1849 


31,390,188 


8,686,484 


1,473,966 


7,160,450 


185t 


30,499,193 


5,001,044 


1,705,738 


6,706,779 


1851 


20,444,915 


5,866,971 


3,133,569 


7,989,540 


18BS 


31,905,479 


5,957,553 


3.163,880 


8,120,433 


18S3 


«9,376,967 


6,355,874 


3,885,317 


8,740,790 


1854 


17,757,769 


7,878,320 


3,538,719 


10,407,089 


1855 


30,933,959 


6,895,773 


3,452,743 


9,348,516 


1886 


15,957,141 


7,137.001 


2,562,039 


9,699,040 


1857 


15,338,394 


8,496,198 


3,468,818 


10,959»0I6 


1858 


21,638,778 


7,363,310 


2,421,454 


9,789,764 


1859 


38,338,251 


7,666,633 


3,805,416 


10,473,049 


1860 


85,648,134 


8,265,398 


8,089,631 


11,308,016 


1861 


30,385,360 


8,488,323 


3,697,508 


11,185,731 


1863 


30,254,291 


6,904,915 


3,593,875 


9,497,790 


1868 


38,013,189 


7,937,836 


3,767,371 


10,705,307 


1864 


38,466,975 


9,851,138 


3,934,996 


19,786,134 


1865 


38,398,673 


5,101,441 


3,801,636 


11,908,067 


1866 


34,175,439 


10,413,455 


3,783,777 


13,106, «32 < 


1867 


37,608,716 


10,283,886 


3,318,343 


13,503,229 


1868 


37,969,2(9 ' 


10,875,885 


3,934.368 


13,800,888 


1869 


33,490,881 


12,810,194 


3,104,496 


15,914,690 . 


1870 


39,373,563 


13,858,839 


3,638,461 


17,487,300 


1871 


39,984,003 


7,554,323 


1,633,941 


9,178,264 


1873 


40,099,343 


17,001,134 


8,367,537 


30,368,661 



Six millions t vingt millions I 

Le seul rapprochement des deux résultats extrêmes du 
tableau qui précède, parle plus haut que tous les commen- 
taires. Disons, toutefois, pour être complet, que le derrier 
de ces chiffres comprend les expéditions faites d*avrl i 
septembre derniers. Et même nous pourrions ajouter, sans 
cesser d'être vrai, que depuis cette dernière date, sepleD> 
bre 1872, et dans les trois mois qui ont suivi, il n'a pas été 



expédié, à ncttreau, moins de cinq mllions de bauteill^s. 
En sorte que, à I*iQverse des temps réguliers, le chiffre des 
existences en magasin n*est pas aujourd'hui supérieur à 
quinze millions de bouteilles. C'est Tordre renversé. 

On sait, en effet, que la période d'incubation des vins 
mousseux, portée d'abord à quatre ans, s'est trouvée ré- 
duite à trois, par suite du progris de la science ou, pour 
pour mieux dire, par suite des impatiences des consomma- 
teurs. 

D'où il suit qu'une vente annuelle de dix millions de bou- 
teilles implique une existence totale en magasin de trente 
millions, pour opérer dans des conditions normales. Le rou- 
lement triennal, pour être régulier, doit comprendre le tiers 
de la totalité du stock ; et c'est le contraire ici qui vient 
d'avoir lieu. 

Les graves événements de ces dernières années ont donc 
bouleversé jusqu'au jeu régulier de la conscription des 
mousseux. Que devient la période triennale précédemment 
et si prudemment exigée d'eux pour entrer en ligne avec 
honneur dans le service actif? Quatorze ou quinze millions 
de vétérans (et quels vétérans I) pourront-ils suffire aux exi- 
gences de la demande en 1873 et soutenir la réputation de 
leurs afnés ? 

Cette situation anormale, ce déficit des existences explique 
éloquemment le zèle, les efforts d'activité dépensés par les 
fabricants, lors de la dernière récolte, pour recruter de nou- 
veaux produits afin de combler les vides immenses qui exis- 
taient dans leurs celliers. Ils ont, pour cela, fait appel aux 
vignobles de plus de vingt départements. Et même, pour 
suppléer à l'insuffisance de tous ces produits 'si divers d'ori- 
gine et de qualité, on a mis en réquisition des cidres, des 
poirés un peu surpris mais très-flattés de se voir enrôlés 
dans les rangs des vins mousseux pour être admis bientôt à 
ce titre aux honneurs des grandes tables. 

VI 

Des 410 ou 420 maisons qui font le commerce des mous- 
seux dans la Marne, près de la moitié est établie à Reims. 
Nombre d'entre elles ont des dépôts à Paris, à Bordeaux, à 
Nantes et à Marseille. Un grand nombre aussi ont des repré- 
sentants, quelques-uns même des comptoirs fonctionnant 



484 

dans les principales villes de l'Europe et notamment à Lœ- 
dres, à Francfort, I Tienne, à Berlin, à Saint-Pétersbourg, 1 
Constantînople, et jusqu'aux Etats-Unis d'Amérique. 

Si la ville d'Epemay compte moitié moins de commerçants 
que celle de Reims, elle supplée au nombre par la qualitiL 
Les maisons Perrier et Moët ont acquis une importance in- 
comparable. Pour donner une idée de cette importance, di- 
sons que la maison Moët possède, à elle seule, trois à quatre 
cents Hectares de vignes situées dans les climats les plus re- 
nommés non-seulement du rayon d'Ay et d'Epemay, mais 
jusqu'aux portes de Reims, dans ses mines si fameuses àt 

Sillcry. 

Les caves de cette maison ne mesurent pas moins de neui 
à dix kilomètres, et l'on comprendra que ces immenses ga- 
leries ne restent pas inactives lorsqu'on saura qu'il en est 
sorti depuis un an, pour être expédiées aux quatre coins da 
monde, plus de deux millions et demi de bouteilles. Dans 
les premiers mois de l'année 1872, la maison Moët, tous Ifô 
jours régulièrement, expédiait par le chemin de fer de quinze 
a vingt mille bouteilles en paniers. 

II y a dix ans, on calculait à un franc par bouteille le bé- 
néfice net du fabricant. Ce chiffre n'a sans doute pas beau- 
coup varié, et il est dès lors facile de se rendre conapte de 
l'importance des gains réalisés sur un ensemble d'tfpérations 

aussi vaste. 

Mais il convient d'ajouter que la ville d'Ay, la petite ca- 
pitale du Champagne, avec ses 3,700 habitants, ne compte 
guère moins de vingt maisons faisant le commerce de mous- 
seux, lesquelles alimentent la gare d'Epemay de leurs expé- 
ditions incessantes. Ces expéditions, jointes à celles prove- 
nant d'Epernay^ ont atteint, de janvier à octobre 4872, le 
chiffre fabuleux de quatorze millions de bouteilles I 

En présence* de tels résultats, comment s'étonner si U 
ville d'Epernay a, depuis quatre vingts ans, triplé sa popula- 
tion, décuplé sa fortune et construit des quartiers neufs â 
l'instar des plus grandes villes (1) ? 

(1) Epemay, agrandi, transformé, présente de nombreux dis- 
parates entre la ville ancienne, groupée, serrée autour de 
rEglise, et la ville nouvelle qui se distiogue par des rue? 
spacieuses et bordées de beaux trottoirs. 

Le quartier le plus remarquable, le plus animé, est celui 



• •» 



48S 

Commeot s'étonner que le département de la Marne ait 
acquis une prospérité si rapide et si étendue? 

Comment s'étonner qu'il ait pu, depuis deux ans, sup- 
porter, sans faiblir, le poids de vingt à vingt-cinq millions de 
réquisitions allemandes? 

Qu'ai-je dit, faiblir? Lqs ressorts sont plus élastiques, 
plus puissants que jamais; en voici la preuve : 

Le 17 novembre dernier^ il a été vendu par acte notarié, 
au village de Cumiëres, situé sur la Marne, entre Ay et 
Epemay, une pièce de vigne à raison de 200 francs la verge 
(vieux style], soit au prix de quarante mille francs l'hec- 
tare 1 1 1 

C'est là un prix nowoeau^ car jusqu'ici les vignes d'élite 
n'avaient guère dépassé vingt mille francs, ce qui était déjà 
fort honnête. Le progrès donc est très-sensible. Mais il faut 
bien dire aussi que jamais la vente des mousseux n'avait 
versé sur le pays un flot d'écus aussi abondant. 

Et à ceux qui ne verraient là qu'une exception, je répon- 
drais que l'exception tend à se généraliser, car j'entends dire 
partout autour de moi que les immeubles de choix atteignent 
des prix illimités. 

D'ailleurs, si élevés que soient les prix d'acquisition, ils 
semblent justifiés par l'importance des produits. Je viens de 
citer Cumières : dans une commune qui touche à celle-ci, le 
propriétaire At deux hectares et demi de vigne a vendu sa 
dernière récolte huit mille francs; et Ton sait combien cette 
récolte était faible en quantité. Mais il convient d'ajouter que 
si les recruteurs de moût l'ont obtenu à soixante-dix francs 
la pièce dans les plus humbles vignobles, la même pièce, à 
Ay et aux environs, se payait m, sept cents, et jusqu'à huit 
cents francs. 

Enfin, à Yertus, chef-lieu de canton peu distant d'Eper- 
nay, !e trésorier-payeur des fabricants égrenait à ses ven- 
deurs du lieu, le lendemain des vendanges, la bagatelle de 
neuf cent soixante-cinq mille francs [\]. 

« 

du Commerce, qui compte plusieurs hôtels splendldes et que 
domino le magnifique cnâieau Renaissance de M. Perrier. 

Mais, à son immense commerce de vins, Epernay joint en- 
core celui de sa chapellerie qui occupe 7 à 800 ouvriers et ex- 
pédie chaque jour 1 5 à 1800 casquettes et chapeaux de feutre 
a tou3 les chapeliers fournisseurs de France et d'Europe. 

(i) A cette médaille brillante il est bien un revers: la carte 



486 



vn 

Autour des grands astres d'Eperoay, d'Ay-Champagne et 
au-delà, gravite ou plutôt se meut une multitude de satel- 
lites. 

Dans tout le vignoble environnant, certains producteurs 
indépendants et jusqu'à de simples vignerons procèdent par 
eux-mêmes à la fabrication de leur mousseux. Hais ces pro- 
duits hors cadre, privés d'estampille, en manquant du certi- 
ficat d'origine, manquent par là-méme de passeport. Ils 
sont obligés de s*écouler sans bruit dans les pays d'alentour 
avec un rabais assez sensible de prix et souvent aussi de 
qualité. Cependant, ils procurent encore, malgré cette ab- 
sence de notoriété, d'assez jolis bénéfices. 

Du reste, ces fabriques isolées donnent des produits rela- 



à payer des frais de culture. Ils sont énormes. Sept^ huit cents 
et jusqu'à mille francs à Thectare I 

De même que dans notre Puisaye, la 67Aa?wpa^7i^-mousseuse 
a conservé Tantiquo usage des louées. On loue doue, mais ou 
loue très cher, à la semaine: celle-ci commence le lundi à 
midi ; elle finit au soleil couchant du samedi ; et on paie de 
2b à 30 fr., non compris la nourriture qui a des exigences 
presque raffinées ; non compris le vin supplémentaire qui 
doit arroser les intervalles des trois repas. 

Est-il besoin d'ajouter que les vignes des mènerons pro- 
duisent en moyenne comme à Auxerre, comme partout, un 
tiers plus que celles des propriétaires à façons f 

Ajouterais-je encore que les meilleurs Champagne ne se 
font qu'avec du raisin noir ; le raisin blanc n'est guère em- 
ployé qu'à, éclaircir le produit des raisins noirs lorsqu'il se 
trouve taché, c'est-à-dire chargé en couleur. Il va de soi que 
le moût ne se cuve pas. A peine cueilli on le porte au pres- 
soir et on le met dans des tonneaux pour être immédiatement 
expédié et livré aux manipulateurs. 

Nos meilleurs vignerons de l'Yonne seraient bien surpris 
en voyant les vignobles de la Marne, qui, au lieu de ces 
lignes de ceps réguliers comme livs rangs d'un bataillon sous 
les armes, dessinent de petits carrés séparés par des sentiers 
où s'étale sans ordre et végète à qui mieux mieux une multi- 
tude de plants plus vigoureux et plus chargés les uns que les 
autres. 

Ces vignobles, déjà si étendus, aspirent chaque jour à s'é- 
tendre encore et un vigneron émérite de Sézanne, le père 
Royer, a reçu, aux derniers concours régionaux, trois mé- 
dailles honorifiques pour avoir converti, en les défrichant, 
plusieurs hectares de très mauvais bois en excellentes vignes. 



«87 

tivement trèa-Iimités : deux à trois cent mille bouteilles , 
évaluées bien à peine cinq cent mille francs. Elles sont sans 
influence sur le mouvement d'affaires des grandes maisons 
titrées, qui ne s'en occupent même pas. 

« 

Vin 

Généralement, en France, nous n'usons du Champagne 
qu'avec modération et mesure, j'allais dire avec respect. Il 
ne figure guère sur nos tables que les jours de cérémonie. 

Dans les diners d'apparat, dans les réunions à grand or- 
chestre, le défilé des vins a lieu par séries successives comme 
celui des pièces composant un feu d'artifice. Mais, aux ap- 
proches du dessert, sitôt qu'apparatt le Roi, les Vassav^ 
font silence et se retirent. Tout en lui domine, jusqu'à la 
hauteur du contenant qui tranche royalement sur la foule. 

Sa Majesté entre en scène souvent avec éclat et s'empresse 
d'étaler aux regards enchantés des convives les grâces impa- 
tientes de sa parure ; et le feu roulant de ses mille rubis 
improvisés, et les flots et les parfums de sa mousse étince- 
lante. On dirait qu'elle a, cette majesté liquide, le sentiment 
de sa supériorité et qu'elle trône coquettement en parfaite 
connaissance de cause. 

C'est le bouquet obligé, c'est le superbe couronnement 
du festin. 

A l'étranger, si l'on cultive le Roi-Champagne avec un 
zèle plus ardent, on le traite souvent avec moins d'égards et 
de déférence que dans ses propres états. 

En Russie, aux Etats-Unis, le Louis XIV des vins se voit 
emprisonné d'abord sans pitié dans d'épaisses carafes dites 
frappées, à compartiments intérieurs agencés fort ingénieu- 
sement pour maintenir la température au degré voulu. On 
l'introduit là-dedans sans déperdition sensible de ses pro- 
priétés en bouteille : mais il est visiblement mal à l'aise, se 
voyant, dès les débuts du repas, confondu avec la foule, 
dépouillé de toute auréole, pour être inglorieusement avalé 
par des dévorants aussi ingrats que vulgaires dans leurs 
procédés (1). 

(1) Je n'ai pas nommé T Angleterre qui figure au premier 
rang dans la consommation de nos vins, mais qui en use à sa 
manière. 

Nos bons voisins d^Outre-manche, ceu2 surtout dont la 



188 

Evidemment, le prestige de la royauté se trouve, ici, com- 
promis, effacé. La prééminence du Mattre a disparu et toute 
sa gloire est évanouie. Il ne se reconnaît plus au milieu de 
ces adorateurs d*un nouveau genre; mais il se venge trop 
souvent en faisant tourner les têtes de tant d'irrespectueux 
prodigues qui abusent de ses faveurs aussi bien que de ses 
titres. 

On a tenté d'introduire en France ces affreuses prisons 
cellulaires : elles n'ont pas eu grand succès, et l'antique 
bouteille brune au col argenté a conservé à peu près partout 
ses droits séculaires et sa blanche encolure. Celle-ci est le 
premier signe apparent de la royauté ; mais ce n'est ni le 
plus réjouissant ni le plus caractéristique. 

IX 

A rencontre des autres Majestés qui imposent à leurs 
sujets un tribut annuel de vingt à vingt-cinq millions pour 
satisfaire aux frais luxueux de leurs Maisons, le Roi-Cham- 
pagne prélève annuellement sa Liete civile sur un peuple 
choisi de contribuables très-volontaires et répartis sur tous 
les points du globe. Non pas que celte Liste civile offre des 
proportions plus modestes que les autres : au contraire I 

De vingt ou trente millions qu'elle était les années pré- 
cédentes, elle s'est élevée, en 1873, au chiffre encore inédit 
A^ soixante millions, ^o\xx\q moins. Mais nous avons hâte 
d'ajouter à sa décharge ou, pour mieux dire, à sa louange, 



bourse est à la hauteur du savoir-vivre^ professent à Tendroit 
de nos vins de choix un véritable culte ; mais un culte po- 
sitif. Chez eux, on boit sans étalage, on boit sans mousse 
et sans gloriole; on boit beaucoup.... on boit sans fin et sou- 
vent presque sous la table l!I 

J'ai connu, j'ai vu à Tœuvre un Anglais, un pnr-sang, qui, 
après avoir arrosé ses deux repas de cnaque jour avec quatre 
bouteilles de Bourgogne et de Bordeaux entremêlés, agré- 
mentait les intermèdes, chaque jour aussi, de trois ou quatre 
bouteilles de Champagne. 

C'était là, j'esçère, un client sérieux. Il habitait Paris ou la 
banlieue six mois de Tannée, par économie, les vins de France 
coûtant, à Londres, au moins le double de ce qu'on les paie 
en deçà du détroit. 

Voilà, pour le dire en passant, une économie bien entendue 
et bien placée surtout! 



189 

qae le Sire champenois, à son toar, lépartit en grand sei- 
gneur cette fabuleuse dotation, comme une rosée bienfai- 
sante, sur les vingt ou trente mille familles qui composent, 
à des degrés divers, le personnel de son opulente Maison 
Industrielle. C'est la récompense généreuse de bien des la- 
beurs et de bien des veilles. 

SOIXANTE MILLIONS I 

Et le Roi-Cbampagne espère bien n'avoir pas dit encore 
son dernier mot 1 1 



Le développement général des affaires et du mouvement 
commercial, en augmentant Taisance des particuliers et Ta- 
vidité du bien-être, crée des besoins nouveaux, des besoins 
de confort et de luxe qui veulent être satisfaits à tout 
prix. 

Dans cet ordre d'idées, serait-ce une témérité, serait-ce 
une illusion d'admettre que la France, après un temps d'ar- 
rêt trop douloureux et trop long, va reprendre son essor 
dans les voies de la fortune ; qu'elle va retrouver et élargir 
encore le cours de ses prospérités? 

Comme conséquence, serait-ce une autre illusion de pré- 
voir que les vins mousseux, déjà si fortement enracinés dans 
nos habitudes gastronomiques, ne peuvent qu'y gagner du 
terrain; — la contagion est si facile et si douce en pareille 
matière I — ne peuvent voir que s'étendre chaque jour leur 
clientèle et leur débit? 

Une autre illusion encore, de prévoir que le Champagne, 
devenu pour tous un luxe de première nécessite'^ il n'y aura 
bientôt plus autour de nous une noce de village, un banquet 
rural oii il ne figure avec les honneurs dus à son rang? 

Cette popularité universelle, si elle n'est pas encore un 
fait accompli, ne tardera certainement pas à le devenir. 

En attendant, laissons au vieux roi de nos celliers ses an- 
tiques privilèges et les restes d'aristocratie qu'il a conservés 
jusqu'ici et dont il aime tant à se parer. Hais' tenons-nous 
prêts : et si, interrogeant l'avenir, nous trouvons les vents 
favorables pour préparer son avènement au milieu de nous 
et pour en recueillir les avantages, sachons en profiter sans 
hésitation comme sans faiblesse. 



490 

XI 

Et maintenant, viticulteurs de l'Yonne, vignerons grands 
et petits, mes compatriotes et mes amis, c'est à vous que je 
fais appel. N'allez pas voir dans Texposé statistique que je 
viens d'esquisser, une œuvre de fantaisie ou de complaisante 
curiosité. Non : mon travail est plus sérieux, mon but plus 
élevé. Le sujet a une incontestable valeur : il touche à des 
intérêts si graves, qu'il ne saurait être traité à la légère. 
Aussi ai-je puisé mes renseignements et mes chiffres aux 
sources les plus autorisées, je pourrais bien dire à des sour- 
ces officielles. 

En comparant la situation vinicole de l'Yonne à celle de la 
Marne, j'ai vu qu'elle accusait, à côté d'analogies nom- 
breuses, des résultats si différents, si supérieurs pour la 
Marne, si inférieurs pour l'Yonne, que j'ai cherché à en pé- 
nétrer les causes, et, s'il était possible, à en combattre les 
effets. Après un examen raisonné, il m'a paru que la simple 
observation des faits accomplis, ces dernières années, pour- 
rait bien donner la solution la plus vraie de ce grave pro- 
blème. 

En effet, lorsqu'on voit les meilleures parties du vignoble 
auxerrois envahies, comme elles l'ont été, par les fabricants 
de la Marne; lorsqu'on voit ceux-ci, après dégustation répé- 
tée, étendre autour de vous leurs convoitises et leurs razzias^ 
on demeure convaincu qu'ils apprécient de plus en plus la 
qualité de vos produits, et on est amené à en conclure que 
si vous ne faites pas mal de les leur abandonner à des prix 
honnêtes pour être manipulés par eux, vous feriez bien mieux , 
encore de les manipuler vous-mêmes et d^les vendre ensuite ' 
directement aux consommateurs. 

J'ignore le chiffre des prélèvements faits, cette année, en 
mousseux futurs dans le rayon auxerrois. En admettant mille 
pièces bordelaises à deux cents ou deux cent cinquante 
francs l'une, en moyenne, on arriverait à un produit total de 
deux cents ou defux cent cinquante mille francs. 

Assurément ce chiffre n'est pas à dédaigner et jamais, 
peut-être, les vins bourrus ordinaires d'Auxerre, de Chablis 
même, n'ont atteint un prix aussi élevé. 

Mais si ce prix, quel qu'il soit, pouvait être doublé, triplé 
et au-deU, la chose vous déplairait-^elle et vous serait-il per- 
mis d'hésiter? 



i9t 

Examinons un peu la siiuation faite à chacun et pesoos-en 
les conséquences. 

Les fabricants de la Marne, voyant leurs celliers vidés, 
Tannée dernière, n'ont rien négligé pour les remplir en 4872. 
Ety comme la dernière récolle était généralement faible, ils 
ont étendu le cercle de leur action aspirante et puisé un peu 
partout. Dans ces emprunts multipliés, forcés même, ils ont 
rencontré des produits de tout aloi. J*ai de bonnes raisons 
pour dire que les provenances de TYonne ont été exception- 
nellement remarquées et goûtées. 

Vos preuves sont donc faites sur ce point essentiel et ce 
n'est pas la première fois (1). 



(1) Oui, depuis longtemps, les expériences sont faites et les 
succès assurés. En voici une nouvelle preuve déjà ancienne. 

Il y a une vingtaine d'années, j'assistais, me trouvant à 
Tonnerre, à une réunion, à un repas où furent servis deux 
sortes de moussseux. 

Un des principaux viticulteurs de la ville, dans une année 
d'abondance, s'était donné la fantaisie de fabriquer cinq cents 
bouteilles de Champagne. C'est ce produit indigène qpu avait 
l'audace de se poser à table en rival des vins d'Ay. 

Après dégustation attentive et réitérée des deux pétillants 
qui semblaient lutter de perles transparentes et de mousse 
limpide, les avis furent à peu près partagés. 

Des palais fort exercés n'hésitaient pas à décorner la palme 
au Champagne tonnerrois. Mais il faut bien dire que nous 
n'étions là que des Icaunais el que le partage des opinions 
pouvait bien se sentir un peu de cette parenté de voisinage : 
on a un faible si naturid pou** les siens ! 

Quoiqu'il en fût, le mousseux nouveau-venu avait des qua- 
lités incontestables et qui eussent très-probablement ressorti 
davantage si la fabrication en eût été confiée aux fins mani- 
pulateurs de la Marne. 

— Et voulez-vous savoir le prix de revient? 

— Un franc titigi-cing centimes la bouteille, verre et bou- 
chonnage compris ! 

— Maintenant, pourquoi, direz-vous, s'être arrêté là, açrès 
des essais aussi encourageants? 

— Oui, pourquoi ? 

— Eh bien, je viens de vous livrer le gros secret 1 

On dit que nous ne manquons ni d'intelligence, ni de bras 
actifs, ni d'argent.... 

Mais, an ajoute que ce qui nous fait trop souvent défaut, 
c'est l'esprit de résolution, c'est l'énergie de la persévérance, 
c'est^ en un mot, ce tonloir au grand complet, condition es- 
sentielle du succès, chez les modernes aussi bien que chez les 
anciens. 



XIV 

J'avais d'abord eu la pensée de réunir quelques éléments 
d'appréciation de la dépense à faire ; j'avais même d^jà en 
mains quelques chiffres approximatifs des prix d'nn éiablis- 
sement de début, aux proportions modestes ei simples. Hais, 
i part que les détails devenaient infinis, à part qu'ils auraient 
eu besoin du contrôle d'hommes expérimentés sur une foole 
de matières diverses, il m'a semblé, toute réflexion faite, 
qu'nne question aussi sérieuse, aussi compliquée, ne pouvait 
être utilement étudiée et résolue que sur le terrain. A dis- 
tance surtout, il y a si loin de la théorie des évaluations aux 
pratiques de la dépense efi'eclire I 

D'ailleurs, je le répète, il ne saurait être question de don- 
ner à une création de ce genre, dans l'Yonne, les proportions 
des gigantesques fabriques d'Epernay, de Châlons ou de 
Reims; et moins encore de leur créer une concurrence : ce 
serait tenter l'impossible. 

Ces immenses officines ont des positions &ans rivales. 
Elles sont inexpugnables à tous égards, et il y aurait folie 
seulement d'y songer. 

Mais comme, malgré la puissance de leurs moyens et l'é- 
tendue de leur fabrication, les vastes entrepôts de la arne 
ne suffisent déjà pins qu'à grande peine aux exigences de la 
consommation, il devient urgent de leur venir en aide par un 
ou plusieurs élablissemenls additionnels. Or, un élablisse- 
meoi de ce genre, sans exciter le moindre ombrage, aucun 
vignoble ne serait, il me semble, plus autorisé, ne serait 
plus à portée de le fonder avec succès que celui de l'Yonne, 
dans des conditions d'indépendance absolue et d'une com- 
plète liberté d'action. 

El ne nous y trompons pas : ce rôle modeste d'auxiliaire 
à l'alimenlation d'une clientèle aussi riche et aussi étendue 
I quoi satisfaire les ambitions locales les plus 
intérêts engagés les plus exigeants. 

viens d'émettre n'a pas la prétention d'être 
: c'est une simple indication, simple comme 
]uels elle s'appuie, el c'est là son principal 

presque là tout son mérite. 

simples sont généralement les meilleures, 



f9S 

mais elles rencontrent souvent dans Tapplication des obsta- 
cles de plus d'un genre. 

Nous souhaitons bonne fortune i celle-ci. Nous espérons 
que les vignobles de rYonne, déjà si bien notés sur toutes 
les tables de l'Europe, s'empresserout d'ajouter à leur cou- 
ronne ce fleuron éclatant et si ricbe d'avenir. 

Nous serions aussi heureux que fier d'avoir contribué pour 
quelque chose à ce nouveau succès. 

B. DURANTON, 
Juge do paix 



LÈOPOLD JAVAL 

DÉPUTÉ DE l'YONNE. 



Ad narrandiun^ wm ad probcmdmn. 



L' Annuaire du département de TYonne offrait, Tannée der- 
nière, à ses lecteurs la biographie d'un homme considérable, 
qui fut Tune des illustrations de ce pays, en même temps 
que Tune des gloires du barreau français, et dont la mémoire, 
restée inattaquable au milieu des excès qui auraient pu s*en 
autoriser, demeuré entourée du respect de tous les partis. 
H. Marie a reçu, à cette même place, un hommage auquel 
s'est associé, le premier, Thomme dont nous entreprenons 
aujourd'hui de raconter la vie. Les deux existences se res- 
semblent peu, quoiqu'elles aient entre elles plus d'un point 
de contact. M. Marie fut surtout un homme de parole; 
M. Léopold Javal s'est révélé, dès ses premières années, 
comme un homme d'action. 

Bien que le rapprochement s'offre de lui-même^ il ne sau- 
rait entrer dans notre pensée d'établir, au début de cette 
notice, entre deux renommées si différentes, un parallèle 
dont les éléments nous feraient peut-être défaut, et dont la 
justesse pourrait échapper à l'appréciation du lecteur ; mais 

fmisque l'ordre, si cruellement arbitraire, selon lequel la mort 
rappe ses victimes, amène, dans un même recueil, les suc- 
cessions nécrologiques les plus inattendues, on nous permet- 
tra de nous arrêter un instant sur ces deux physionomies si 
distinctes et d'en esquisser les principaux traits. 



unxU.€^3^,t H^tJKn^ \oi$. 



LÉOPOLD JAVAL 



497 

M. Marie était un enfant du pays; l'Yonne ne fut pour 
M. Léopold Javal qu*uue patrie adoptive; mais il y tenait 
comme à son pays d*origine, surtout depuis le démembre- 
ment douloureux qui avait violemment arraché du giron 
français, Mulhouse, sa ville natale. M. Marie, jurisconsulte 
émîneni, grand théoricien politique, homme d*Etat à son 
heure, était arrivé assez promptement h une haute noto- 
riété, comme tous ceux qui remuent des idées et qui touchent 
au pouvoir, ne fût-ce qu'un moment; M. Léopold Javal, fi- 
nancier habile, agriculteur intelligent, économiste pratique, 
enfermé de bonne heure dans le monde des affaires, se fit 
remarquer beauconp plus par la recherche des améliorations 
positives et la poursuite d'un idéal réalisable, que par la 
nouveauté de ses doctrines politiques et Tingéniosité de ses 
aperçus. Il était, avant tout, l'homme du monde réel, et si 
quelques ulopies généreuses s'offrirent un instant à sa pen- 
sée, il n'en garda que des aspirations hopnétes et des ten- 
dances sincèrement libérales, qui sont restées l'âme Je sa 
vie et le mobile de toutes ses actions. L'imagination politique 
et sociale, si périlleuse, lorsqu'elle est seule au gouvernail, 
ne régara point : la raison, qui était sa faculté maîtresse et 
quç la pratique des affaires fortifiait incessamment, prit bien- 
tôt la direction de sa conduite et ne l'abandonna jamais. 

Mais à côté de certaines dissemblances qui tenaient surtout 
aux études premières, il existait entre les deux représentants 
de l'Yonne plusieurs points communs dont l'évidence semble 
incontestable: d'abord un grand fonds d'honnêteté politique 
et une extrême délicatesse dans tout ce qui touche aux affaires 
publiques; puis une complète absence d'ambition person- 
nelle, dans le sens étroit et égoïste de ce mot; nulle visée vers 
les places et les honneurs, et au contraire, un éloignement 
instinctif de toute compétition vulgaire, enfin une répugnance 
profonde pour toute démarche ayant le caractère du lucre ou 
de l'intrigue. Si M. Marie réalisait de nos jours le type an- 
tique du mr j^ro&u^ dicendiperitust M. Léopold Javal en 
était également la vivante personnification, à cette différence 
près qu'au mot dicendi il convenait de substituer l'expres- 
sion agendi. 

Deux esprits aussi sincèrement libéraux avaient naturelle- 
ment horreur de toute mesnre de compression morale ou ma- 
térielle: le culte de la force; l'adoration du succès ne les 

1873. 17. 



198 

comptèreol jamais parmi leurs fidèles; ils étaient, quoique à 
des degrés différents, de ceux auxquels, pour parler le lan- 
gage de Locain, les causes vaincues ne déplaisent point, et 
qui gardent leurs sympathies pour les régîmes tombés ou 
pour les gouvernements à naître. Mais, si peu enclins qu'ils 
Tussent à se mêler aux affaires publiques et à intervenir direc- 
tement dans une gestion dont ils entendaient être les contrô- 
leurs plutôt que les complaisants, ils ne négligeaient aucune 
occasion d*agir sur les masses et d'y introduire le plus grand 
nombre possible d'idées généreuses, avec la plus grande 
somme réalisable de bien-être matériel, comme le meilleur 
gage du progrès et la plus solide garantie de conservation 
sociale. M. Marie, dans son optimisme politique, voulait des 
électeurs libres, sincères, désintéressés, lisant et écoutant 
avec discernement, jugeant sans partialité, éloignés de tous 
les vices de la démagogie et animés de toutes les vertus ré- 
publicaines ; idéal merveilleux, à la réalisation duquel tous 
ses amis et tous ses ennemis, s'il avait pu en avoir, eussent 
souscrit avec empressement. H. Léopold Javal, républicain de 
longue date, souhaitait théoriquement tout cela; mais, dans 
la pratique, il s'ingéniait à faire des électeurs aisés, contents 
de leur sort, élevant sans cesse le niveau de leur instruction, 
de leur moralité, et de leur fortune, jouissant, par le fait 
seul de leur travail, de tout le confortable de la vie rnrale, 
et n'ayant par conséquent rjen à envier aux fausses joies des 
villes, rien à gagner au jeu périlleux des révolutions. 

Il y avait donc, chez ces deux libéraux déclarés, deux con- 
servateurs de la meilleure espèce, et nous désirons ardemment, 
pour notre pays si cruellement éprouvé, des représentants 
qui sachent allier, dans la même mesure, l'esprit théorique 
qui conçoit, avec l'esprit pratique qui réalise, l'amour ardent 
du progrès sans lequel une nation s'immobilise, avec ce bon 
sens gaulois, qualité essentielle de notre race, en dehors du- 
quel il n'y a que chimère et déception. 

M. Léopold Javal naquit à Mulhouse (Haut-Rhin) le f^ dé- 
cembre 1804. Sa famille, établie depuis longues années 
dans cette partie de l'Alsace, faisait partie de ce groupe in- 
dustriel et financier qui appartient presque exclusivemeiit 
au culte Israélite et au culte protestant, et qui, en moins 
d'un demi-siècle, a su, par sa prodigieuse activité, centupler 
la fortune du pays. 11 eut de bonne heure sous les yeux le 



4dO 

spectacle du travail, do haut en bas de l'échelle sociale. Les 
Japy, les Kœchlin, les Dolfus, les Mieg, etc., etc., auxquels 
la haute Alsace et l'extrémité orientale de la Fraoche-Comté 
doivent leur richesse industrielle, lui apparurent comme les 
véritables civilisateurs de la contrée; et, tandis que le fracas 
de la guerre retentissait de Tautre côté du Rhin, il put en- 
tendre, sur la rive gauche de ce fleuve, le bruit moins glo- 
rieux peutéire, mais plus utile assurément, des nombreuses 
usines qui commençaient à s'élever dans les arrondissements 
d'Altkirch et de Montbéliard. Ces impressions d'enfance lui 
restèrent et exercèrent sur son esprit une influence réelle, 
quoique inconsciente : dans les meilleurs actes de la vie on 
ne fait bien souvent que se souvenir. 

Le jeune Léopold Javabavait dix ans à peine lorsque le 
premier empire sombra sous Tefi'ort de l'Europe coalisée. 
L'Alsace, envahie deux fois, et traitée par les soldats de Bliî- 
cher comme elle devait l'être cinquante-huit ans plus tard 
par ceux de M. de Holike, ressentit, plus que toute autre 
province, les abaissements de la défaite et les duretés 
de l'occupation étrangère. Elle avait été, alors comme au- 
jourd'hui, la pépinière de Tarmée française, et on lui faisait 
expier cet honneur par un redoublement de brutalités. Il fut 
même question de l'arracher, sans autre forme de procès, à la 
patrie dont elle était, depuis un siècle et demi, la fille adop- 
live; et si Tempereur Alexandre ne s*était pas généreusement 
jeté en travers de ce beau dessein, elle eut peut-être, dès ce 
UQoment, subi la honte de l'annexion allemande. 

L'enfant vit le foyer domestique envahi et put mesurer l'é- 
tendue des exactions commises chez un citoyen qu'on croyait 
riche, et que la victoire permettait de rançonner impunément. 
Il en conçut plus tard une aversion profonde, non seule- 
ment contre les abus de la force, de quelque part qu'ils 
viennent, mais encore et surtout contre le système de con- 
quêtes à outrance, contre la politique d'aventures et 4:ontre le 
principe fatal des annexions, avec ou sans la théorie des na- 
tionalités. Cette doctrine équivoque, alternativement mécon- 
nue par le premier empiré et imprudemment évoquée par 
le second, lui parut dès lors comme une arme à double tran- 
chant qui blesse presque toujours la main maladroite à la- 
quelle on ose la confier. Il enveloppa dans la môme répulsion 
le régime qui avait fait, pendant quatorze ans, le silence 
absolu eu France et le plus épouvantable tumulte en Europe, 



200 

préparant ainsi, avec une déplorable imprévoyance, les explo- 
sions formidables du dedans et les représailles non moins 
terribles du dehors. Les doctrines libérales, dont il fit profes- 
sion ouverte, dès que l'âge de la réftexion lui fut venu, 
avaient donc leurs racines non seulement dans la longue op- 
pression de sa race et de son cuite, mais encore et surtout 
dans le douloureux spectacle des catastrophes auxquelles 

f^eut aboutir un pays qui ne sait ni mesurer Tusage de ses 
ibertés, ni fixer le degré de sa soumission au pouvoir. 

Dans les premières années de la Restauration, la famille 
Javal crut devoir placer le jeune Léopold à Nancy, ville uni- . 
versitaire, où elle comptait de nombreux amis, et qui, au 
point de vue de l'éducation, offrait des ressources considé- 
rables. Mulhouse, alors simple chef-lieu de canton, ne possé- 
dait ni ses grands établissements primaires, ni son collège 
communal, ni son école d'enseignement supérieur. On aurait 
pu sans doute suppléer à ces diverses lacunes par une édu- 
cation domestique fortement organisée. Mais le père du 
jeune Léopold avait, sur ce point, les idées que le roi Louis- 
Philippe fit prévaloir plus tard dans sa propre maison : il 
aimait J'éducation publique; il jugeait, avec raison, que les 
intelligences et les caractères ont tout à gagner an frottement 
social, et loin de craindre, pour un enfant Israélite, le contact 
de camarades catholiques ou protestants, il pensait que la 
religion, la moralité et les aptitudes de son fils en bénéficie- 
raient certainement. Ses petits-fils ont été élevés dans les 
mêmes conditions et n'ont point à le regretter. Le régime du 
préceptorat, lorsqu'il est trop prolongé, efféminé les jeunes 
gens et les rend étrangers aux idées ainsi qu'aux hommes de 
leur génération ; l'éducation commune, sagement organisée, 
snscite les grandes émulations, trempe les caractères, rap- 

E roche les rangs, nivelle les fortunes et prépare, sur les 
anca mêmes du collège, la vraie fraternité sociale. 
Ses études de grammaire une fois terminées, le jeune Léo- 
pold fut envoyé à Paris, en 4824, pour y suivre les cours de 
rhétorique et de philosophie au collège royal de Saint-Louis, 
en qualité d'élève externe. Des répétitions suivies complé- 
taient ce système d'enseignement: elles lui furent données 
successivement par MM. Salgues, Gentil et Pernot. 

L'aristocratie et la haute bourgeoisie anglaises, qui ont, 
en matière d'éducation, des idées très larges et très pratiques, 



SOI 

regardent comme un complément indispensable des études 
classiques la connaissance d*une ou plusieurs langues éiran- 
gères, apprises au lieu même où on les parle. L'Université et 
les familles françaises ne songeaient guère, en 1824, à ce 
genre de connaissances ; la famille Javal fut mieux inspirée : 
bien que le jeune homme parlât déjà ses deux langues mater- 
nelles, le français etrallemand,ellele dépécha en Angleterre, 
où il fut placé chez un clergyman. Il y demeura un an, s'ini- 
tiant aux mœurs anglaises, autant qu'à Tidiome anglo-saxon, 
ajoutant à son éducation théorique la science pratique qui 
manque au collégien le plus brillant, et s'instruisant chaque 
jour, au spectacle de cette civilisation éminemment positive, 
qui est elle-même tout un enseignement. 

Les institutions anglaises le frappèrent vivement et four- 
nirent un aliment à son esprit naturellement porté vers les 
études comparées. Les idées économiques dont Robert Peel 
devait se faire, quelques années plus tard, l'éloquent organe, 
commençaient à poindre, et les natures généreuses s*y asso- 
ciaient déjà, malgré la résistance du parti tory. Le jeune Léo- 
pold Javal, dont rintelligeoce était ouverte à toute pensée de 
justice et de progrès, recueillit ces idées et les apporta en 
France comme un précieux appoint au libéralisme purement 
politique de ce temps. Hais les esprits n'y étaient point prépa- 
rés: les hommes de l'opposition constitutionnelle, tout oc- 
cupés de questions de doctrine, n'avaient aucune notion et, il 
faut le dire,, aucun souci de la science économique. C'est 
seulement après 4830 que les adeptes de Saint-Simon abor- 
dèrent cet ordre de problèmes. M. Léopold Javal connut les 
plus illustres d'entre eux, mais il ne prit que leurs idées 
pratiques et leur abandonna leurs utopies. 

Avant de quitter l'Angleterre, M. Javal eut la pensée de se 
livrer à un autre genre d'importation : avec l'esprit libérale- 
ment pratique qui le distinguait, il se dit que les inventions, 
comme les idées, appartiennent à tout le monde, et que le 
vrai mérite industriel consiste, non point à cacher avec un 
soin jaloux-le procédé qu'on a découvert, mais à en tirer le 
meilleur parti et à l'amener au plus haut point de perfection. 
Précisément, il se trouvait alors en situation de faire tout à la 
fois acte de bon fils et de bon citoyen. Son père et son oncle 
avaient fondé, en 4849, à Saint-Denis, une des premières 
manufactures de toiles peintes qui aient été établies en 



20S 

France. L'impression sur étoffes se faisait à la main ; il en 
résultait naturellement des longueurs et une ehertéde main- 
d'œuvre qai nuisaient beaucoup au développement de cette 
industrie. Les Anglais, mieux avisés, avaient imaginé un 
système de cylindres gravés, qui accomplissaient mécanique- 
ment le même travail, avec beaucoup plus de perfection dans 
les détails et à des prix infiniment moins élevés. Il était donc 
de la plus haute importance, pour Tindustrie française, non 
seulement de connatire le procédé théorique, mais encore de 
posséder une machine à imprimer, afin d'en bien connaître 
le mécanisme et d'en généraliser promptement Tusage. Mais 
une loi punissait d^ mort tout exportateur de ces machines: 
la législation anglaise sur les patentes n'avait pas reculé 
devant cette rigueur, pour assurer à la Grande-Bretagne le 
monopole d'une industrie aussi fructueuse. 

AL Léopold Javal connaissait les pénalités édictées par le 
législateur; cependant il n'hésita point et parvint à acquérir 
une de ces précieuses machines. Il se h&ta alors de regagner 
le continent ; mais, malgré toute sa diligence, il fut sur le 
point d*étre arrêté par la police anglaise, qu'une indiscrétion 
avait mise sur la piste de l'importateur français. Le ba- 
teau de Calais sauva heureusement la contrebande et le con- 
trebandier ; la machine fut immédiatement installée à Saint- 
Denis. 

Peu après son retour à Paris, M. Léopold Javal, atteint 
d'une maladie grave, dut abandonner Tétude des sciences 
mathématioues, qui devaient le conduire à TEcole polytech- 
nique. L'illustre établissement fondé par les Monge, les 
Fourcroy, les BerthoUet et toute la pléiade républicaine de 
4795, était alors, comme aujourd'hui, la haute aspiration de 
la jeunesse laborieuse et libérale. Obligé d'y renoncer, 
M. Léopold Javal entra résolument dans la carrière des af- 
faires. Son père était, avec Jacques LaflSte, l'un des fonda- 
teurs de§ fameuses Messageries LaflBle et Gaillard, qui ont 
longtemps disputé le haut du pavé aux Messageries royales, 
et dont les services, d'abord modestes et peu nombreux, fi- 
nirent par couvrir tout le réseau des routes françaises. Nom* 
mé en 4887 administrateur adjoint de cette société, qui 
était une création du parti libéral et en avait toutes les sym- 
pathies, il prit ses fonctions au sérieux et étudia spéciale- 
ment les moyens les plus propres à assurer la rapidité des 



203 

transports. Alors, comme aujourd'hai la prospérité du 
commerce et de riodustrie tenait essentiellement à la rapidi- 
té des échanges, et c'était faire acte d'intelligence que de rap- 
procher le plus possible les grands centres industriels et 
commerciaux. M Javal savait que la vie se compose de dé- 
tails et que les plus petites choses ont leur importance rela- 
tive dans un grand ensemble. Chargé de la direction des 
ateliers, il introduisit dans la construction des voitures de 
nombreuses améliorations; nousen citerons deux seulement: 
rétablissement d'une banquette d'impériale pour y placer, h 
côté des voyageurs, le conducteur jadis obligé de chevaucher, 
en grosses bottes, côte à côte avec le postillon, et la substitu- 
tion d'un frein mécanique au grossier et ptimitif sabot, tou- 
jours si long à placer et si impuissant à arrêter un lourd 
véhicule dans les descentes abruptes, dont toutes nos routes 
étaient alors entrecoupées. 

Hais la vie sédentaire ne pouvait suffire à l'activité de 
M. Javal; il entreprit, pourTadministration des Messageries, 
de nombreux voyages, tant en France qu'à l'étranger, noua 
des relations importantes, créa de nouvelles lignes et sut 
occuper utilement ses vingt-cinq ans. Ses rapports de famille, 
et de service avec Jacques Laffiie lui ouvraient d'ailleurs le 
monde politique, et il y entra avec ces sentiments que son 
enfance, son éducation, son séjour d'un an en Angleterre et 
son expérience de la vie active avaient dû lui inspirer. 

La haute bourgeoisie parisienne, groupée, en 1814, autour 
de la Charte et ralliée d'abord au gouvernement de la Restau- 
ration, était alors en pleine opposition, à la suite des Benja- 
min Constant, des général Foy, des Dupin, des Mauguin, 
des Casimir Périer et autres grandes illustrations parlemen- 
taires. Le palais royal faisait échec aux Tuileries, et la tra- 
dition libérale de 1789, abandonnée par le successeur de 
Louis XVIII, était reprise par le fils de Philippe-Egalité. 
C'était le temps où un grand enseignement historique, phi- 
losophique et littéraire, animé du souffle de la liberté, pas- 
sionnait non seulement la jeunesse des écoles, mais encore 
l'élite des classes intelligentes et aisées. On était libéral à la 
Sorbonne avec MM. Guizot, Cousin et Yillemain, comme au 
Palais-Royal avec le duc d'Orléans, et il fallait à un jeune 
hou'me, né ardent et généreux, une bien grosse somme d*idées 
préconçues pour ne pas subir passionnément l'influence 



204 

d'un tel milieu. BI. Léopold Javal y était, au contraire, mer- 
veilleusement préparé par son éducation, par ses voyages 
et par les traditions de sa famille. Représentant de cette 
bourgeoisie active, honnête, laborieuse, dont il comprenait 
que rheure était venue, il appela de tous ses vœux la chute 
de la Restauration, et il fit, dans le domaine des idées et des 
faits, tout ce qui pouvait en accélérer le moment, se réser- 
vant de contribuer ensuite à rétablir, sur le pavé même des 
barricades, Tordre public que les révolutions mettent toujours 
«n péril. 

i830 a été div^sement jugé. Il eut peut-être mieux valu 
que rétablissement constitutionnel de 4814 se consolidât, 
grâce à des transactions intelligentes et à des compromis 
opportuns entre Tavenir et le passé. Heureuses les nations 
qui font peu on point de révolutions I Plus heureuses celles 
qui les rendent inutiles par des réformes conçues à temps, 
entreprises avec résolution et exécutées avec une égale 
bonne foi, par le souverain et par le peuple 1 4830 a été un 
moyen violent, auquel se sont résolus, vers 1829, les hommes 
que M. Léopold Javal coudoyait dans les salons de M. Jacques 
LafBtte; ils n*y eussent sans doute point songé si les Yillèle, 
les Chateaubriand, les Martignac, avaient pu maintenir sur 
le trône les idées que Fauteur delà Charte y avait fait asseoir 
avec lui. M. Javal* et ses amis politiques, dont la pensée 
allait bien au-delà d'une monarchie de droit divin, entourée 
d'institutions parlementaires, ne sont devenus des irrécon- 
ciliables j qu'après avoir acquis la conviction que le pouvoir 
ne pouvait pas même être ramené aux principes constitution- 
nels de 4790 et de 4814. 

Entre 1829 et 1847 on a cru voir quelque analogie ; il 
en existait fort peu en réalité. La monarchie de Juillet était 
d'origine libérale et de droit humain ; elle n'entreprit point 
de ressusciter le passé ; elle ne déchira pas le pacte de 1 830, 
ne tenta point le moindre coup d'Etat et se borna à ajourner, 
plus que de raison, un ensemble de réformes réclamé depuis 
quelque temps par l'opinion publique. Aussi les hommes ar- 
dents qui, comme M. Léopold Javal, avaient en trois jours 
déblayé le terrain et les politiques graves qui s'étaient hâtés 
d'y installer la « meilleure des républiques », déplorèrent- 
ils d'abord le succès du coup de main qui détruisait l'œuvre 
de vingt ans et remettait tout le gouvernement parlementaire 



305 

t 

en question. C'est ce qui explique comment les libéraux de 
4830 devinrent, pour la plupart, les mécontents de 1848. 
Il est vrai que le fait accompli el la nécessité de s'y accommo- 
der ne tardèrent point à les ramener à une plus saine appré- 
ciation des choses. Plusieurs d'entre eux, et M. Javal était de 
ce nombre, acclamèrent la République avec Cavaignac, et 
lorsque, trois ans après, on leur demanda une nouvelle révo- 
lution, ils jugèrent avec raison que c'était trop; ils étaient 
devenus et restèrent républicains. 

Mais n'anticipons pas; la participation active de H. Javal 
aux événements de 4830 lui valut une distinction enviée à 
cette époque. Une ordonnance royale du 25 juin 4831 lui 
conféra la décoration de Juillet, « fondée, dit le texte même 
^ du brevet, par la reconnaissance nationale, en faveur de 
« ceux qui se sont distingués par leur dévouement à la cause 
« de la liberté. )» Biais déjà le ruban rouge ornait sa bouton- 
nière, et c'était à un jeune homme de moins de vingt-sept 
ans que cet honneur avait été fait, dans des circonstances que 
nous allons mentionner. 

Le jeune administrateur des Messageries, habitué des 
salons de Jacques LaiBlle, s'était, pendant toute la période 
militante, attaché à la fortune politique du célèbre banquier; 
mais fidèle à ses habitudes de désintéressement, il ne mit 
pas à profit une telle relation. 11 avait été à la peine ; on ne le 
vit point à l'honneur et au profit. Et pourtant, rien ne lui eut 
été plus facile que d'obtenir une sous-préfecture, une recette 
particulière, un siège d'auditeur au Conseil d'état ou à la 
Cour des Comptes, un secrétariat d*amba$sadei un consulat 
richement appoiuté, ou toute autre grosse sinécure. Il ne 
songea pus non plus, comme le font tant de jeunes gens, hé- 
ritiers d'une fortune traditionnelle ou acquise, à jouir de la 
vie sans travail et à offrir aux classes inférieures, que la con- 
voitise dévore, le spectacle d'une oisiveté d'autant plus 
odieuse qu'elle est plus enviée en secret par ceux-là mêmes 
qui s'en offusquent. Les traditions de sa famille, les habi- 
tudes laborieuses de sa race et ses goûts personnels Téloi- 
gnaient du far niente; et. d'autre part, il avait l'âme trop 
fière pour demander soit à la caisse paternelle, soit au bud- 
get, qui est la bourse commune, le moyen de vivre sans rien 
faire, à vingt-six ans. 

Une pensée lui vint alors, pensée anglaise s'il s'en fut, 



206 

quoique parfaitement française parle généreux élan dont elle 
était Texpression. Pendant son séjour à Londres, il avait vu 
les héritiers de Taristocratie territoriale et de la haute bour- 
geoisie de la Cité partir ^courageusement pour les Iodes et 
pour l'Australie, y conquérir une position et se créer une 
seconde fortune personnelle, tout en ajoutant à la fortune du 
pays. La conquête de TAigérie lui parut une occasion favo- 
rable de se montrer tout à la fois spéculateur habile et pa- 
triote intelligent. Les Français, a-t-on dit, ne sont pas nés 
colonisateurs et n'apprennent point à le devenir; M. Léo- 
pold Javal tenait h honneur de faire mentir ce proverbe; il se 
proposait de suivre pas h pas la marche de nos corps expé- 
ditionnaires, et de faire, à leur suite, sur le terrain conquis 
la veille, de l'agriculture ou de Tindustrie, réalisant ainsi, 
plusieurs années d'avance, l'idéal que le maréchal Bugeaud 
exprima si bien dans sa fière devise : Ense et aratro. 

Ses projets, à cet égard étaient nés, non d'un entraîne- 
ment passager, mais d'une étude sérieuse des ressources 
agricoles de la Régence et des débouchés que la France, 
rÉspage et riialio offraient à ses produits. Dans une volu- 
mineuse correspondance que la famille a conservée, et qui 
porte la date du mois d'octobre 1830, M. Léopold javal dé- 
veloppe longuement les motifs qui lui semblent de nature à 
conseiller une colonisation immédiate. Il insiste sur la mise 
en culture de la plaine de la Mitidja, que nos armes suffisaient 
alors à défendre, demande des capitaux, des instruments 
aratoires, des colons laborieux, et insiste tout particulière- 
ment sur l'envoi de cent familles suisses et alsaciennes pour 
commencer les travaux. Il y a peu d'exemples d'une telle 
sûreté de coup d'œil : quatre mois seulement après l'appari- 
tion de notre drapeau sur le sol africain, M. Léopold Javal 
embrassait du regard l'œuvre colonisatrice, qui a été, depuis, 
l'objet de si longs tâtonnements. Il voyait, par une sorte d'in- 
tuition, ce que l'avenir, à défaut du présent, devait faire en 
Algérie^ et, en y appelant deux robustes races de cultivateurs, 
il semblait pressentir non seulement les colonies genevoises 
de Sétif, qui ont obtenu de si beaux résultats, mais encore 
l'émigration alsacienne et lorraine, qui va se créer là-bas 
une nouvelle patrie. 

L'esprit d'initiative n'est pas l'esprit d'aventure; H. Léo- 
pold Javal avait autant de bon sens que d'élnn, et autant de 
jugement que de résolution. En présence des lenteurs de 



207 

Taction militaire, il comprit bien vite que TAlgérie serait pour 
longtemps encore un champ de bataille, ou, tout au moins, 
un camp. Le débarquement heureux de Sidi*Perruch et la 
prise de la Casbah n'étaient pas tout : il restait, à Alger et 
dans la banlieue, une population frémissante à contenir, dans 
toute Vétendue de la Régence, des tribus à vaincre et à dé- 
sarmer, d'implacables haines de race et de religion à éteindre» 
et une tradition vingt fois séculaire à interrompre violem- 
ment. La phase militaire ne faisait que commencer; la phase 
colonisatrice n'était pas même à son aurore. 

Dans cette situation, M. Léopold Javal ne prit conseil que 
de son courage; au lieu de revjenir à Paris, avec ses projets 
indéfiniment ajournés, il sollicita du général Clausel, auquel 
il avait été recommandé, rhonneur de suivre Tarmée française, 
en qualité de volontaire, et, revêtu de son uniforme de garde 
national, il s'engagea bravement, avec nos soldats, dans les 
gorges de l'Atlas. 

La première ville qu'il fallait enlever sur les Arabes était 
Blidah. Le jeune volontaire prit une part active à Tattaque 
de la ville et sut faire honorer, en sa personne, le pacifique 
uniforme de la milice citoyen nev Après Blidah, ce fut le tour 
de Médéah ; mais ici, nous devons laisser la parole au géné- 
ral en chef lui-même, qui, dans un ordre du jour du 1 5 dé- 
cembre 1830, adressé à toute l'armée expéditionnaire, s'ex- 
primait en ces termes: 

« Le volontaire Javal a saisi plusieurs fois l'occasion de 
« se distinguer par son zèle et par sa bravoure. Ayant rem- 
« pli, à diverses reprises, les fonctions d'aide de camp auprès 
4c du général en chef, il s'en est acquitté avec autant d'acti- 
« vile que d'intelligence, en partageant les dangers de nos 
« troupes les plus exposées. Il est entré l'un des premiers 
a dans la ville de Médéah, et il a eu l'honneur de planter, 
« sur le minaret le plus élevé, le drapeau tricolore. » 

« A la suite d'une conduite aussi digne d'éloges, M. Ja- 
« val a été proposé au ministre pour le grade de chevalier de 
« la Légion d'honneur. » 

Les propositions du général Clausel furent accueillies par 
le ministre, et un décret du 16 mai suivant accorda au volon- 
taire parisien la distinction qu'il avait si bien méritée. 

Un autre témoignage de haute satisfaction lui avait été 
donné dès le 24 décembre 1830: nommé sous-lieutenant à 



208 

la suite, dans € Pescadron de la cavalerie algérienne » qui 
devint plus tard le noyao du corps des spahis, il fut chargé 
d'accompagner en France le bey de Tittery, fait prisonnier 
par Texpédition victorieuse. 

Le jeone sous-lieutenant, entré dans la carrière militaire 
sous des auspices si favorables, ne souhaitait rien tant (fue 
d y persévérer, sauf à se faire soMat-labonreur aussitôt que 
les circonstances le lui permettraient; mais sa famille en dé- 
cida autrement. Elle jugea avec raison que toute entreprise 
agricole ou industrielle était, pour longtemps encore, impos- 
sible en Algérie, et qu'il était au moins inutiled'aller y ré- 
colter ce qu'on a plaisamment appelé de la graine d'épi- 
nards. II. Léopold Javal eut beaucoup de peine à se laisser 
persuader; mais il céda enfin et consentit à reprendre la 
suite des affaires que son voyage eu Afrique avait interrom- 
pues. 

Nous sommes arrivés à la période la plus active de l'exis- 
tence de M. Léopold Javal : c'est à partir de ce moment que 
l'esprit d'initiative, dont il avait toujours été animé, peut se 
donner libre carrière Toutes les affaires auxquelles il prend 
part, soit pour les faire naftre, soit pour leur donner plus 
de développement, sont marquées au co^q du bon sens et de 
l'utilité publique. Il s'attache de préférence aux entreprises 
ayant un côté oémocratique et pouvant ajouter quelque chose 
au bien-être du plus grand nombre. C'est ainsi qu'if seconde 
de tout son pouvoir l'établissement des premières lignes de 
voilures omnibus dans Paris. Les Orléanaises, reprfeentées 
aujourd'hui par la ligne du Louvre à Courbevoie, et les Fa- 
vorites, dont le service comprenait les ligues de La Chapelle 
à la barrière d'Enfer, de Vaugirard à la place du Havre, de 
Notre-Dame de Lorette à la barrière d'Italie, furent créées 
avec le concours de la maison Javal, et entrèrent prompte- 
ment dans les habitudes parisiennes. Elles comptaient en- 
core parmi les meilleurs entreprises de ce genre, lorsqu'eut 
lieu, vingt ans plus tard, la fusion de toutes les sociétés par- 
ticulières en une compagnie générale. 

Une seconde création ne tarda pas à succéder à la pre- 
mière. Le même sentiment qui détermina plus tard à Mul- 
house, ville natale de H. Léopold Javal, la fondation des 
cités ouvrières, lui inspira, vers 4834, la pensée de créer à 
Paris un grand quartier exira-muros spécialement destiné 



209 

au logement des classes laborieuses. Plus de soixante cens* 
tructions furent élevées au Petit-Nontrouge; des rues, des 
avenues nouvelles sillonnèrent le plateau désert de la route 
d'Orléans, et plusieurs entrepreneurs, encouragés par le suc- 
cès, se mirent à bâtir le long des voies qu'on venait d'ouvrir. 
C'est à cette double initiative qu'est dû le peuplement du 
quartier compris entre la chaussée du Maine et la rue de la 
Tombe-Issoire, l'une des parties les plus importantes du XIV« 
arrondissement (t). 

Pour aborder des entreprises de ce genre, pour y réussir, 
alors que d'autres y comproniettent leurs propres capitaux 
ou ceux de leurs amis, M. Javal n'avait qu'à suivre la pente 
naturelle de son esprit inventif et chercheur. Lorsqu'il avait 
découvert une affaire, dans laquelle les sentiments du philan- 
thrope et les calculs du banquier étaient d'accord, il la pour- 
suivait vigoureusement, et l'on ne saurait dire lequel de ces 
deux mobiles était le plus puissant, ou le désir bien naturel 
d'obtenir personnellement un succès, ou la noble ambition 
d'être utile à tous. 

Ses liaisons avec les principaux adeptes de la nouvelle 
école de Saint-Simon fortifièrent en lui celte tendance, en 
même temps qu'elles lui permirent de juger, de fort près, les 
enseignements économiques et sociaux que la société com- 
mençait à répandre. Il connut et fréquenta M. Olinde Ro- 
drigue, qui avait été son professeur de mathématiques^ 
M. Michel Chevalier, employé, dès sa sortie de lEcolé poly- 
technique, par M. Javal père dans la construction d'un che- 
min de fer, MM. Enfantin, Péreire, Bazard, Chemin-Dupootès 
et autres personnages devenus célèbres dans le monde des 
idées ou des affaires. Hais ce n'était pas là des relations doc- 
trinales; H. Javal avait à un trop haut degré le sentiment du 
réel et du possible, pour s'arrêter un instant aux nuageuses 



(1) Pour ne point allonger cette notice, nous nous bornerons 
à mentionner deux autres créations économiques de M. Javal, 
qui ont eu, à Torigine, et gardent aujourd'hui ce double carac- 
tère commun à toutes ses entreprises : affaire avantageuse 
et œuvre utile. Nous voulons parler de rétablissement de 
bains, connu sous le nom de la Samaritaine, ainsi que du 
vaste bazar qui a pour titre : A la Ménagère, et qui demeure 
conûé à Tun des collaborateurs les plus intelligents de la mai- 
son, M. Drugé. 



210 

théories écloses h Hénilmonlant. Persofloe n'était moins idéo- 
logue que lui ; nul ne se piiyait moins de mots et n'allait 
plus vite au fond des choses. Aussi fit-il bonne et prompte 
justice des singularités de doctrines et des bizarreries de cos- 
tumes, qui se produisaient alors aux lieux mêmes ou il s*est 
débité depuis tant de folies. Il discerna, dans l'école saint- 
simonienne un certain nombre d'idées justes qui feraient 
certainement leur chemin, et des sentiments généreux qu'un 
homme de cœur pouvait hautement avouer; mais il y vit en 
même temps de pures utopies et des impossibilités mani- 
festes. Aussi, lorsqu'il s'opéra une scission, facile à prévoir, 
entre les illuminés de la secte et les hommes sensés, qui 
avaient apporté leur adhésion à un grand système écono- 
mique, et non à une petite église, H. Léopold Javal ne con- 
serva de relations qu'avec ce dernier groupe, et s'appliqua à 
dégager le côté pratique de leurs théories, dans lesquelles le 
chimérique et le réel se heurtaient à chaque pas. 

Plus tard, lorsque la faveur publique s'attacha aux adeptes 
de l'école dispersée, lorsque les grandes administrations se 
disputèrent le concours de ces hommes qui avaient étudié à 
fond les questions sociales, M. Léopold Javal ne songea pas 
un seul instant à saisir cette nouvelle occasion de devenir 
quelque chose; il se borna à prêter son concours le plus actif 
et le plus désintéressé aux fondateurs de la Société et du 
Journal des Economistes, heureux de faire de loin en loin 
un peu d'économie théorique entre amis, tout en faisant 
chaque jour de Téconomie pratique dans les affaires auxquelles 
il participait. Plus tard, il devint membre actif de la Société 
d'Economie politique fondée en 1862, et de la Société Inter-- 
nationale des études de politique et d'économie sociale, 
créée en 1 865. 

Remontons à trente ans en arrière ; nous ne sommes en- 
core qu'en 1835. A cette époque la maison de banque fondée 
par HH. Javal frères, père et oncle de M. Léopold Javal, 
ayant pris fin par suite du décès de l'un des principaux asso- 
ciés, une nouvelle maison fut créée sous la raison sociale 
Léopold Javal et Cie (1]. La direction passa donc tout entière 
aux mains d'un banquier de trente ans. 



(1) M. Jacques Javal (1780-18S8J manufacturier, armateur, 
banquier, constructeur de chemins de fer, homme d'une grande 



214 

Les grandes affaires industrielles naissaient à peine : les 
chemins de fer étaient à rttat d*enfance; quelques lignes 
seulement, à une seule vote, à plans inclinés et à machi- 
nes fixes, étaient exploitées, sur un faible parcours, par 
les houillères du basain de Saint-Etienne et de Saône-et- 
Loire. C'est alors que la nouvelle maison Léopold Javal et 
Cie, unissant ses efforts à ceux de la maison Nicolas Rœchlin, 
parvint à construire le premier chemin de fer d*Alsace (de 
Mulhouse à Thann), destiné à mettre en relation le grand 
centre industriel du Haut-Rhin, avec les usines de Mîinster, 
Bolwiller, Cernay, Wesserling et tout le versant oriental dès 
Vosges. La ligne de Strasbourg à Bâie suivit de près ce pre- 
mier et heureux essai; M. Léopold Javal concourut active- 
ment à rétablissement de cet important rail-way. Il s'agissait 
non seulement de faire communiquer entre elles dix ou douze 
villes considérables et de relier, par une voie rapide, la France 
et la Suisse, à travers deux départements populeux, mais en- 
core d'enlever au grand duché de Bade un transit qui l'enri- 
chissait, et dont l'Alsace était ainsi appelée h bénéficier. Le 
but fut atteint, grâce à l'énergique concours des deux établis- 
sements financiers, et la rive gauche du Rhin se trouva dotée 
de deux voies ferrées, alors que le reste de la France atten- 
dait encore la formation des compagnies, qui devaient lui 
/issurer beaucoup plus tard le.méme bienfait. 

Les deux pauvres lignes de Mulhouse h Thann et de Stras- 
bourg à BâIe ne sont plus françaises, hélas I mai^ la popu- 
lation alsacienne, momentanément séparée de la mèr^-patrie, 
continue à recueillir les avantages de cette utile création, et, 
le jour où ses épreuves finiront, elle se rappellera pieuse- 
ment les noms des deux compatriotes, alsaciens et français 
de cœiir, auxquels elle doit le commencement de sa prospé- 
rité. / 

C'est vers ce même temps que se place le mariage de 
M. Léopold Javal. Il s'allia à l'une des familles les plus con- 



initiative et d'une bienfaisance inépuisable, s'était assuré 
depuis longtemps le concours de son frère, père de M. Joseph 
Javal, à qui il donna sa fille en mariage. M. Joseph Javal était 
donc à la fois son neveu et son gendre. Il fut camarade d'en- 
fance de son cousin, devenu son beau-frère, et lui apporta le 
concours le plus intelligent et le plus dévoué dans plusieurs 
affaires industrielles, notamment pour Texploitation de deux 
importantes houillères près de Marseille et de Montpellier. 



212 

sidérabics el les plus jastement estimées de Prague, dans 
Tempiie Austro-Hongrois. Sa jeune femme, dont réducation 
avait été extrêmement soignée, apporta, dans les conseils de 
la maison, une raison et une fermeté toutes viriles, et ses 
qualités de cœur et d'intelligence furent promptement appré- 
ciées dans le monde parisien. Elle seconda de tout son pou- 
voir les vues philanthropiques de son mari, et assura son 
bonheur domestique en lui donnant cinq enfants, que leur 
éducation et l'exemple de leur père ont préparés depuis à 
continuer son œuvre. 

Les premiers essais agricoles de M. Léopold Javal datent 
de la même époque. Il avait été ameué, par un concours de 
circonstances fortuites, à acquérir le domaine de Vauluisant 
situé dans le canton de Villeneuve-rArchevêque et dans l'ar- 
rondissement de Sens, a la lisière des départements de 
l'Yonne et de l'Aube. Vauluisant, ancienne abbaye de Béné- 
dictins, illustrée par les visites de saint Bernard et de plu- 
sieurs autres grands personnages de l'Eglise et de l'Etat, of- 
frait à son nouveau possesseur plus d'un genre d'attraits. 
Aux souvenirs historiques se joignaient des agréments de si- 
tuation el des éléments de pittoresque, qui ne pouvaient 
manquer d'être appréciés : un joli vallon, entouré de coteaux 
boisés, débouchant dans la riche vallée de la Vanne; un cours 
d'eau vive traversant le pourpris de l'abbaye; une enceint? 
monastique complète, avec ses portes et ses fossés; des bâti- 
ments conventuels remarquablement conservés, des terres de 
valeurs diverses, mais pouvant être facilement fertilisées; 
le voisinage de plusieurs routes et chemins, tout se réunis- 
sait pour fixer 1 attention de M. Léopold Javal sur sa nou- 
velle acquisition. Ses projets de colonisation algérienne lui 
revinrent en pensée; il n'y avait qu'à les reprendre; seule-: 
ment, au lieu d'avoir à lutter contre les rochers de l'Atlas et 
les sables de la Kabylie, il fallait s'attaquer aux tourbes de la 
Vanne et.aux craies de la Champagne; le théâtre seul delà 
lutte était changé. 

Vauluisant demeura pendant douze ans environ à l'état de 
domaine, produisant chaque année davantage, grâce h une 
exploitation intelligente, et visité de loin en loin par la fa- 
mille qui le possédait. Hais des excursions plus fréquentes 
et des relations plus suivies avec les populations du voisi- 
nage permirent à M. Léopold Javal de constater les besoins 



213 

agricoles du pays et la nécessité de venir en aide aux efforts 
isolés de la petite culture. Le canton de Villeneuve*r Arche- 
vêque et l'arrondissement de Sens ne possédaient alors au- 
cune société d*encouragement ; TAdministration était sans 
initiative, et Textréme division des fortunes dans le pays ne 
permettait pas d'espérer qu'un ou plusieurs cnltivateurs, 
même aisés, se décidassent jamais à faire les frais néces- 
saires pour donner soit un exemple, soit un enseignement 
agricole de quelque valeur. 

M. Léopold Javal résolut de faire une tentative, et il an- 
nonça, pour les premiers jours de juin 1847, un concours de 
labourage et de fauchage sur les terres de l'ancienne abbaye. 
Tous les cultivateurs des environs furent invités à l'inaugu- 
ration de l'œuvre ;raffluenc? fut grande; on se disputa vigou- 
reusement/les prix offerts par la libéralité du fondateur; un 
banquet et des réjouissances publiques terminèrent cette pre- 
mière réunion qui eut, dans tout le pays, un immense reten- 
tissement. Le concours agricole de Vauluisant était fondé. 

Les meilleures choses ont leurs détracteurs: on ne man- 
qua pas de dire que H. Javal,en acquérant Vauluisant, en ins- 
tituant sa fête agricole, avait eu des visées électorales, et qu'il 
préparait ainsi de loin sa. candidature. De bien loin en effet, 
puisque l'acquisition date de 1835, le concours de 1847, et 
que la candidature ne se produisit qu'en 1857, vingt-deux 
ans après l'achat du domaine, dix ans après le premier 
concours. Des ambitions qui savent attendre si longtemps ne 
sont pas bien impatientes. 

Et puis, en admettant ipéme la réalité d'une pensée de ce 
genre, y a-t-il rien de plus légitime que de préparer de longue 
date une candidature, en se plaçant, dès le premier jour, sur 
le terrain du progrès agricole ou industriel, en se faisant 
pendant vingt-deux ans Tinitialeur des idées utiles, le propa- 
gateur des vrais principes de conservation sociale? Ne vaut-il 
pas mieux employer une moitié de sa vie à moraliser les 
populations parle travail, que de les griser d'utopies? Et 
celui-là ne fait-il pas acte de bon citoyen, qui cherche à se 
créer des électeurs avec les lauréats de ses concours, plutôt 
que de les recruter exclusivement dans les réunions ora- 
geuses de nos grandes villes? Quoi qu'il en soit, M. Javal n'a 
fait appel aux suffrages de ses voisins de campagne qu'après 

1873. 18. 



214 

avoir justifié, par des services incontestables, le bill de con- 
fiance qu*il leur demandait. 

Le concours de Vauluisant est entré de bonne heure dans 
les faabitades du pays ; il a en la bonne fortune de susciter 
des imitateurs, et, sans s'effacer abs(rinment devant les so- 
ciétés officielles, nées de lui, il leur a constamment cédé le 
pas, se contentant d'être modestement leur précurseur. 
M. Léopold Javal n'a, du reste, jamais varié sur ce point : 
il a toujours entendu que son œuvre conservât un caractère 
privé. Les autorités administratives se rendaient chaque an- 
née à Vauluisant, et y étaient reçues avec déférence; mais 
elles y arrivaient à Tétat de simples invitées; elles accep- 
taient l'hospitalité de H. Javal et prenaient place au banquet 
rural, entre les membres de sa famille. Si des personnages 
de distinction y paraissaient quelquefois, c'est au groupe 
des amis politiques de M. Javal qu'ils appartenaient, et 
presque jamais au monde officiel. On y a vu successivement 
M. Odilon Barrot, qui venait de quitter la présidence du 
conseil des Ministres; M. Berger, l'homme qui mit pendant 
quelque temps en échec la royauté de Juillet, poussa vive- 
ment à l'agitation réformiste et devint préfet de la Seiae en 
4849; le républicain Barrai, ami de Bixio, éditeur dee 
œuvres de François Arago, et plusieurs autres notabilités 
représentant les diverses nuances du parti libéral. On ns 
faisait pas de politique à Vauluisant; on causait agriculture, 
et c'est sur ce terrain commun que les hommes honnêtes de 
toutes les opinions ont pu se réunir pendant vingt-trois 
ans. 

Malgré la diversité des régimes politiques qui se sont 
succédé dans cet intervalle, le succès de Tinslituiion a tou- 
jours été en croissant. Quelques chiifres seulement permet* 
tront d'apprécier cette progression : au premier concours, 
huit laboureurs et six faucheurs seulement avaierU répondu 
à l'appel de M. Javal; en 1869, on comptait trente-huit la- 
boureurs, quarante-sept faucheurs et quarante-huit mare- 
chaux-ferrants. 

Ce dernier concours était d'origine plus récente: il ne re- 
montait qu'à \ 862. M. Léopold Javal, frappé, comme tous les 
chefs d'exploitation agricole, de l'imporlance d'une bonne 
ferrure, au double point de vue de la conservation des che- 



âi5 

vaux et, de la régularité des services de la ferme» eut Tidée 
de faire appel aux maréchaux-ferrants et de provoquer entre 
eux une lutle d'habileté professionnelle. Ceux-ci répondirent 
à la convocation aveQ autant d'empressement que les labou- 
reurs et les faucheurs, et le premier concours donna des ré- 
sultats inattendus. Le second fut plus brillant encore. Le 
Ministre de la Guerre s'était fait rendre compte de cette 
heureuse innovation, et, prévoyant le parti qu'il pourrait 
en tirer pour le recrutement et la conservation des milliers 
de chevaux qui composent la cavalerie et le service des re- 
montes, il s'empressa de mettre à la disposition de M. Javal 
douze forges d'artillerie pour faciliter les opérations maté- 
rielles du concours. Il désigna, en outre, M. Merche, vétéri- 
naire principal de l'armée, pour faire partie du jury et lui 
adresser un rapport sur les résultats que ce jury aurait 
constatés. 

Ces résultats ne se sont point fait attendre: dès la seconde 
année, l'opération du ferrage s'était notablement améliorée, 
et|les ouvriers maréchaux primés étaient devenus l'objet d'une 
préférence marquée chez tous les patrons. Il en avait, du 
reste, été de même pour les lauréats des concours de labou- 
rage et de fauchage. L'influence de ces deux concours avait 
été, en outre, aussi large et aussi décisive que possible, sur tout 
l'ensemble de Texploiiation rurale. Grâce aux essais de toute 
nature faits avec persévérance sous les yeux de plusieurs 
milliers d'agriculteurs, le plus simple paysan était arrivé h 
porter un jugement motivé sur les différents systèmes de 
charrues, de faucheuses et de moissonneuses, et Ton avait 
été conduit à passer en revue tout le matériel agricole, ainsi 
que toutes les variétés de céréales et de fourrages. M. Javal, 
qui ne se croyait pas infaillible, et qui eut été désolé de don- 
ner, même de la meilleure foi du monde, un mauvais exemple 
à ses voisins de campagne, allait répétant avec une bonhomie 
charmante: « Regardez, étudiez, mais ne m'imitez pas tout 
<( de suite; attendez que j'aie réussi* » 

Restait la question du bétail, si intimement liée à la ques- 
tion des récoltes, par le rôle que jouent les engrais en agricul- 
ture, et si capitale au point de vue des produits ruraux, par 
le rendement que donnent les étables, quand elles sont ad- 
ministrées avec intelligence. M. Javal, il faut le dire, s'était 
occupé, dès les premières années, de cet important élément 



a4B 

de la richesse agricole, et il avait été, sur ce point, comme 
eo toutes choses, admirablement secondé par son habile ré- 
gisseur, M. Hartmann. Sans compter les beaux types de tau- 
reaux et de vaches qu'il acquérait à grands frais, et qui don- 
naient, dans ses étables, de très remarquables produits des 
races Schwitz, Durham et Charolaise, il avait compris que la 
race ovine était éminemment propre à vivre sur h's terrains 
crayeux et un peu arides de la Champagne. C'est donc à Ta- 
mélioration de la race ovine qu'il s'attacha plus particulière- 
ment; les meilleurs béliers mérinos et métis, les types les 
plus purs des races anglaises et allemandes furent importés 
à Vauluisantet régénérèrent bientôt les petites races du pays. 
Les produits des élables de Vauluisant ne tardèrent pas à 
acquérir une légitime renommée; les béliers présentés au 
concours agricole universel de Paris en 1856, et Tannée sui- 
vante au concours régional de Châteauroux, furent primés, 
et l'influence des réunions annuelles de Vauluisant, sur l'élève 
du bétail dans toute la contrée s'accrut dans des proportions 
considérables. 

Nous l'avons dit plus haut, l'exemple de M. Léopold Javal 
suscita autour de lui une émulation féconde. Une seule société 
agricole existait dans tout le département de l'Tonne, au 
moment où Vauluisant ouvrit ses portes: c'était le comice de 
Joigny. Aujourd'hui ces utiles institutions se sont multipliées: 
indépendament de la Société centrale du département fondée 
en 1857, des comices se sont formés successivement à Ancy- 
le-Franc, Auxerre, Avallon, Brienon, Chablis, Flogny, Ho}fers, 
Sens et Tonnerre. Le concours de maréchalerie, importation 
belge des plus heureuses, a également fait école : inconnu 
dans le déparlement avant 1862, il a pris place depuis dans 
tous les programmes des fêtes agricoles, et aujourd'hui il 
n'est pas une réunion de ce genre oii les maréchaux-ferrants 
ne se disputent, les prix comme les laboureurs, les faucheurs, 
les constructeurs de matériel, les producteurs d'engrais et 
les éleveurs de bétail. 



Vauluisant n'a pas été seulement une ferme-modèle et un 
champ de concours : il a été aussi une tribune ouverte à l'ex- 
position et à la discussion des grands intérêts économiques 
du pays ; tribune modeste assurément, mais du haut de la- 
quelle sont descendues de sages paroles et d'utiles enseigne- 



an 

ments. Après quinze années de réunions agricoles^ oh toutes 
les questions intéressant l'exploitation rurale avaient été 
aboraées, les cultivateurs de TYonne étaient devenus un au- 
ditoire parfaitement compétent, et M. Javal ne craignait pas 
de leur apporter, avec ses félicitations et ses encourage- 
ments , les problèmes les plus ardus de la science écono- 
mique. 

Au moment où la législation sur les céréales allait être 
profondément modifiée parla suppression de l'échelle mobile, 
il leur disait : m Frappé des inconvénients que présente Tétat 
« actuel des choses, je me propose de vous les signaler 
4( successivement; je produirai mon avis en homme qui 
« recherche le vrai avec impartialité et veut, avant tout, s é- 

« clairer des faits La première question qui se présente à 

« l'esprit, quand on veut juger l'échelle mobile, c'est de sa- 
« voir si, conçue en vue de protéger Tagriculteur et le con- 
« sommateur, elle atteint, en effet, ce double but ; c'est de 
« savoir si elle a, durant sa longue existence, prévenu l'avi- 
se lissement des prix et maintenu leur équilibre Protége- 

« t-elle le consommateur? C'est là encore un résultat fort 
« douteux. Toutes les fois que la récolte a paru devoir être 
« insuffisante pour les besoins du pays, on s'est trouvé 

« obligé de suspendre l'échelle mobile Protége-t-elle 

<( mieux l'agriculteur? La protection qu'elle prétend lui donner 
« parait plutôt nominale qu'effective, puisque, d'une part, 
« elle ne met obstacle à l'importation des grains que quand 
« cet obstacle se trouve déjà créé par le nivellement des prix 
« à l'intérieur et à l'étranger, et que, d'un autre côté, elle ne 
« permet l'exportation que quand les prix sont au plus bas, 

« c'est-à-dire quand il n'y a plus lieu à exporter Trente- 

« six années d'expérimentation de l'échelle mobile (de 4 84 9 à 
« 1854] ont démontré que le système n'empêche ni la baisse 
« des hlés à des prix avilis, ni la hausse à des cours exorbi- 
« tants... On peut donc résumer ainsi Thistoire de cette 
« législation: dans les circonstances normales et régulières, 
« elle est sans objet ; dans les circonstances critiques, on 
« est obligé de la suspendre. » 

Après avoir établi, avec cette remarquable précision, les 
conséquences du fonctionnement de Téchelle mobile, M. Javal, 
étudiant en détail le jeu de cette machine compliquée, en dé- 
montait le mécanisme pièce à pièce, et faisait songer involon- 
tairement à l'appareil suranné de Rennequin Sualem, si 



«18 

avantagepsement remplacé par une pompe à vapeur. «Le jeu 
« des marchés dits régulateurs, et des zones à droits de 
« douane différentiels, n'a-t*il pas eu pour effet, disait-il, et 
a ce de l'aveu de toutes les personnes qui se sont occupées 
« de la question, de produire des hausses et des baisses fac- 
« tices, qui faussent la vérité des mercuriales officielles, et 
« qui, favorables peut-être à des intérêts individuels, sont 
« toujours contraires aux intérêts généraux des producteurs 
« et des consommateurs ?».... 

a De nos jours, ajoutait-il, les progrès matériels marchent 
« vite; la vapeur et Télectricité n*ont pas dit leur dernier 
« mot ; » et il en concluait logiquement que nous ne devons 
pas nous immobiliser dans une législation, alors que tout 
marche autour de nous, alors que la science change, de jour 
en jour, les conditions de la production, du transport et de 
la vente des céréales. 

A la liberté du travail agricole correspond naturellement la 
liberté des transactions commerciales; H. Javal le compre- 
nait merveilleusement et Texprimait de même: « Dans ce dé- 
€ bat, disait-il, une considération domine toutes les autres, 
« c'est que le plus grand, le plus solide avantage pourTagri- 
« culture nationale, soumise à un si grand nombre de char- 

^ ges, est de pouvoir disposer librement de ses produits 

« Du jour où, assuré de la sécurité de ses opérations, le 
« commerce agricole pourra agir avec régularité et esprit 
« de suite, du jour, ou n'étant plus soumis aux variations 
« plus ou moins imprévues de Téchelie mobile et aux corn- 
« Dinaisons trop souvent trompeuses des mercuriales offi- 
« cielles, il pourra opérer sur de fortes quantités et à len- 
te gnes distances, et préparer de longue main ses arrivages ei 
« ses expéditions, de ce jour-là notre pays, si admirablement 
« favorisé par la possession de son double littoral, si riche 
« de sa fertilité agricole, sera en position de devenir le pre- 
a mier marché producteur et exportateur de grains dans le 
« monde. » 

M. Javal, dont les doctrines politiques et économiques 
formaient un tout compacte, ne pouvait terminer cette dis- 
cussion sans la rattacher à l'ensemble de ses opinions et sans 
chercher à dégager l'idée philosophique qu'elle contient. 
C'est à Montesquieu qu'il l'emprunta, en citant cette phrase 



ai9 

justement célèbre: « Les pays ne sont pas cultivés en 
« raison de leur fertilité, mais en raison de leur libefté. » 

Cette conférence agricole, par lettre, se faisait en f859; 
sept ans plus tard, une autre causerie, de même nature,avait 
lieu en plein air, snr la grande pelouse de Yauluisant. Il' 
s'agissait de rassurer les cultivateurs sur l'état actuel de Ta- 
griculture et, en particulier, sur la dépréciation des produits 
agricoles ; la première parole de H. Javal fut un appel à Té- 
nergie morale du paysan : « Rappelons-nous, leur dit*il, ce 
« mot de nos pères, qui leur fit accomplir autrefois des pro- 
« diges: Aide-toi, /ecie/^'atdera. Cultivateurs, aidons-nous; 
« employons le plus puissant des moyens de progrès ; aug- 
« mentons la valeur de l'homme. En décuplant ses forces pro- 
« ductives, Tinstruction, qui lui donne à la fois conscience 
« de son indépendance, de ses droits et de ses devoirs, Tins- 
K truction sous toutes ses formes, conduit aussi bien à la mo- 
« ralité qu'à la richesse. Il ne faut pas l'oublier : s'instruire, 
<( c'est travailler, et rien n'est moralisateur comme le tra- 
« vail productif. » 

Après un début si digne et si rassurant, Ht. Javal se posa ù 
lui-même la question palpitante d'alors : « Quelle est la 
<( situation de notre agriculture dans l'Yonne?» Et il répon- 
dit immédiatement, sans la moindre hésitation: « Elle ne 
« diffère pas de la situation générale de Tagriculture fran- 
« çaise. Le blé y est à bas prix comme partout, et, cùmme 
a partout, le cultivateur voudrait vendre son blé plus cher. Il 
« a raison. Hais certaines conditions sont plus fortes que 
« notre volonté, et il faut bien savoir supporter ce qu'on ne 
« peut pas empêcher. » 

Continuant cet interrogatoire, oîi il jouait, au profit de 
ses auditeurs, le rôle déjuge d'instruction, il se demandait : 
« Pourquoi le blé est-il à bas prix »? Et la réponse ne tardait 
pas à venir: « Mon Dieul la cause de la baisse n'est pas un 
« mystère; elle n'est le résultat d'aucun acte imprudent ou 
€ coupable; elle est toute naturelle, et, en vérité, nous se- 
a rions bien ingrats si nous la maudissions. La cause de la 
« baisse, c'est le progrès agricole ; la cause de la baisse, 
€ c'est aussi le beau temps que le bon Dieu nous a donné 
« depuis cinq ans. Faut-il repousser le progrès? faut-il nous 
€ plaindre des bienfaits de la Providence, qui a béni nos 
« moissons? » 



Kitorellement, li plainte expirait sor les lèfits des aiidl- 
tears de H. Javal ; mais ce n'était pas assez de les amen^ i 
la résignation, il fallait encore, et c'était là le c6té caractéris- 
tique des allocutions on des écrits de M. Javal, lenr indigner 
un moyen pratique à employer, lenr montrer one ronie à snia 
Yre, les renvoyer enfin contents d'eux-mêmes ainsi que dit 
l'orateur, pleins d'initiatiTC et d'espérances. « Que fant-ii 
« faire, leur disait-il sans ambages? Puisque le débouché 
« nous manque chez nous, il faut le chercher a l'extérieur ; 
« c'est le rôle du commerce, et l'on y parviendra, si on le 
« laisse libre d'agir selon ses intérêts, qui sont aussi les nô- 

« très Si nos débouchés ne suffisent pas pour ramener le 

« prix du blé à un taux largement rémunérateur, il ne fan- 
« pas s'endormir; il faut savoir agir. Que fait Tindustriel ? 
« Quand son produit baisse, parce qu'il est trop abondant, il 
« cherche à modifier son industrie. Dans notre contrée, nons 
« faisons presque exclusivement du blé, ne pourrions-nous 
« pas avoir recours à d'autres récoltes? A côté du blé et en 
« concurrence avec lui, ne serait-il pas possible d*enire- 
« prendre et de mener à bien d'autres branches de l'industrie 
« agricole? L'engraissement du bétail, la production de la 
€ laine, la culture de la betterave ont fait la fortune des cul- 
« tivateurs du Nord ; ne pourrions-nous pas y trouver la for- 
« tune de nos pays ? 

Et après avoir ouvert ces perspectives aux cultivateurs un 
un peu trop routiniers, H. Javal complétait ses conseils, 
en indiquant, à côté des possibilités d'augmentation pro- 
ductive, le moyen de diminuer, dans une certaine mesure, 
les frais d'exploitation agricole. Augmenter les recettes ou 
atténuer les dépenses ; faire l'un et l'autre en même temps, 
si on le peut, la science budgétaire, à la ferme, comme au 
ministère des finances, se réduira toujours à ces deux ter- 
mes, a Si la main-d'œuvre a augmenté partout, disait U. 
« Javal, il ne faut pas nous en plaindre, car le bien-être de 
« l'ouvrier s'est accru; seulement, cherchons à économiser 
a la main-d'œuvre, afin de pouvoir la payer plus cher, sans- 
€ nous ruiner. Vous y arriverez par l'usage des machines 
« perfectionnées, qui permettent d'employer moins de bras, 
« dcdemander à Touvrier un travail plus intelligent, et.de 
« le mieux rétribuer, sans se mettre en perte, en perfection- 
ne nant le travail dans les arts qui se rattachent à l'agricul- 
« ture. » 



Dans ce même ordre d'idées M. Javal recherchait les divers 
moyens légaux et honnêtes d'alléger ragricnlture d'une partie 
des charges énormes qui pèsent sur elle depuis tant d'an- 
nées, et qui vont sans cesse en s'aggravant. Il croyait les 
trouver dans la suppression ou la réduction des octrois, 
« véritables douanes intérieures, qui frappent principalement 
« les denrées agricoles, » dans la diminutionr des droits de 
mutation et d'enregistrement, « qui font passer, en peu d'an* 
« nées, la valeur presque entière des propriétés mobilières 
« dans les coffres de l'Etat, tandis que les valeurs mobilières 
« se transmettent, sans presque rien payer, de la main à la 
« main. » Enfin, M. Javal appelait de tous ses vœux une lé- 
gislation analogue à celle qui porte, en Angleterre, le nom de 
clause de lord KameSf et en vertu de laquelle, à la fir du 
bail, le propriétaire doit au fermier la moitié de la plus- 
value du sol, plus-value estimée par deux expertises faites 
contradictoirement, l'une lors de la prise de possession, 
l'autre lorsque le fermier se retire. 

Par de telles paroles, nous serions tenté de dire de telles 
hardiesses, H. Javal avait conquis dans le monde rural une 
véritable popularité. On s'était habitué à le voir à la tête du 
progrès agricole, en paroles, en actions, en vœux énergique- 
ment exprimés, et là où la réalisation semblait impossible, 
on applaudissait, du moins, l'intention et le bon vouloir. 

C'est en 1866, l'année même où retentit le coup de ton- 
nerre de Sadowa, que M. Javal parlait ainsi à ses voisins de 
campagne, et aux bruits de guerre qui grondaient déjà dans 
le lointain, il opposait ces simples et prophétiques paroles : 
4c Applaudissons aux vainqueurs de ces luttes pacifiques et 
« fécondes. Les lauriers que Ton cueille au milieu de nos 
« paisibles campagnes n'ont coûté de larmes à personne, et 
« ils profitent à tout le monde. » Quatre ans plus tard, on 
versait des torrents de larmes, et Ton ne cueillait hélas I pas 
une feuille de laurier I 

Yauluisant est la première création agricole de H. Javal; 
nous en avons parlé longuement parce qu'elle intéresse plus 
particulièrement le département de l'Yonne, mais la vérité 
nous oblige d'ajouter qu'une seconde propriété, de nature 
toute différente, acquise par lui, à l'autre bout de la France, 
l'année même où il fondait le concourjs de Yauluisant, eut 
aussi une large part dans sa sollicitude. Nous voulons parler 



i« 400MHB6 ^Afhs, situé dans les bndesde Gaseef ne, rar les 
bords du bassin d'ArcachoB. Ce domaîDe coeteftaii origiDai- 
remeot six cent quatre-vingt-dix hectares ; mais des acqnisi- 
lÎMs successives portèrent sa contenance à trois mille 
hectares environ. 

Là» H. Léopold Javal était dans un autre monde: des sa- 
bles, des dunes, des eaux stagnantes, une végétation 
misérable nourrissant à peine un mouton par hectare, point 
de routes agricoles et nul concours à attendre d'une popula* 
tion pauvre, clairsemée et languissant dans une routine 
séculaire. Les éléments d'un concours manquaient absolc^nent 
dans ce pays; la société d'agriculture de Bordeaux, institution 
florissante cependant, hésitait à s'y transporter ; M. Javal, 
lui, n'hésita point à tenter la transformation de son nouveau 
domaine. 

Nous ne raconterons point, par le menu, les difficultés 
qu'il rencontra et les efforts qu'il |dut faire pour les surmon- 
ter. Treize ans après avoir acquis ces landes incultes et 
réputées incultivables, il pouvait, avec quelque orgueil, 
montrer aux agronomes qui allaient le visiter, des prairies 
parfaitement irriguées, des champs bien drainés et couverts 
de riches moissons, des forêts de pins en pleine exploitation, 
des réservoirs à poissons, pour des essais de pisciculture, et 
de nombreux troupeaux de bœdfs, de vaches et de moutons, 
trouvant une nourriture très abondante sur ce sol trans- 
formé. 

Ces résultats, que tout le monde pouvait constater à Ares, 
et qui se traduisirent à Paris, par une très remarquable exhi- 
bition au concours général d'agriculture tenu en 1860, valu- 
rent à M. Léopold Javal la plus haute récompense à laquelle 
un agriculteur puisse prétendre. La grande médaille d'or 
lui fut décernée « pour l'ensemble de sa grande et belle 
«c exposition, présentant systématiquement, dans un but 
« d'études, les spécimens complets des landes dans la Gi- 
« ronde, à l'état inculte et à l'état de production ; pour les 
« résultats de ses ensemencements de pins, ainsi que pour 
« les produits de ses exploitations résineuse, forestière, 
« agricole et de pisciculture. [Rapport du jury.) 

L'exposition universelle de Londres, qui eut lieu en 1862, 
permit à M. Javal de renouveler, dans des proportions encore 
plus imposantes, son exhibition de 1860. Les Anglais, bons 



11 



383 

jttges ea pareille matière, ne se bçcn^neot pas à ratifier le 
jugement du jury parisien ; mais ils signalèrent tout partieu^ 
lièreroent à l'attention du gouvernement français, la trans- 
formation des landes de Gascogne. Sur la oroposition même 
du jury international, la croix d*officier de la Légion d'hon* 
neur fut décernée à II. Léopold Javal « agriculteur à Ares ». 
Le nouveau dignitaire ne voulut pas qu'une autre qualification 
lui fût donnée; le cultivateur, homme neutre, pouvait rece*- 
voirdu gouvernement une distinction honorifique; le député 
libéral n'eut pas consenti à aliéner son indépendance au prix 
d'une rosette, si méritée qu'elle fût. 

Agriculteur pratique à Ares et à Yauluisant, U. Léopold 
Javal n'était pas resté étranger à l'étude théorique des scien- 
ces agricoles* Non content d'appartenir aux sociétés d'agri- 
culture de l'Yonne et de la Gironde, il avait exercé pendant 
plusieurs années les fonctions d'administrateur de l'Ecole de 
Grignon. En 4868, les membres les plus distingués des asso- 
ciations agricoles disséminées sur tous les points du sol 
français, eurent la pensée de les rattacher entre elles par un 
lien commun ; il fut des premiers à apporter son adhésion» 
et il contribua, de tout son pouvoir, à généraliser cette idée 
féconde. La Société des Agriculteurs de France qui a> réuni, 
en quatre ans, plus de deux mille membres actifs, l'a 
compté dès le premier jour parmi ses coopéraieurs les plus 
dévoués ; on ne pouvait moins attendre de l'homme qui, à 
vingt-cinq ans, avait eu l'idée d'aller coloniser l'Algérie, sous 
le feu même des Arabes. 

Si le progrès agricole a été la préoccupation constante de 
U. Javal, on doit reconnaître cependant qu'il ne s'y est point 
complètement absorbé, et que d'autres problèmes économi- 
ques, intéressant plus particulièrement les populations ur- 
baines, se sont également imposés à son attention. De 1850 
à 1860, il a fait partie du Conseil de surveillance du Honi-de 
Piété de Paris, et, en cette qualité, il s'est donné la mission' 
de rechercher les moyens pratiques d'améliorer une institu- 
tion qui a, comme toutes les choses humaines, ses avantages 
et ses inconvénients. 

Les reproches les plus fondés qu'on ait articulés jusqu'ici 
contre les Monts-de-Piété sont Tinterposition des commis- 
sionnaires entre le public et l'Administration, TélévaiioA usu« 
raire de l'intérêt, et la proportion infime du boni revenant à 



8S4 

remprunteur, après la vente de son nantissement. H. Léopold 
Javal connaissait ces trois plaies de l'institution ' des prêts 
sur gages, et il s'est efforcé d'y porter remède; mais les amé* 
liorations de ce genre sont lentes à réaliser, et les résistances 
longues et acharnées. Le taux de l'intérêt et la proportion 
du boni sont restés, malgré ses instances, ce qu'ils étaient il 
y a un demi-siècle. Quant aux intermédiaires, véritables para- 
sites vivant aux dépens du malheureux emprunteur, H. Javal 
a eu le courage d'en proposi r la suppression radicale et 
l'heureuse chance défaire adopter, à titre de compromis, 1o 
le principe de la réduction graduelle des commissionnaires, 
jusqu'à complète extinction; V l'augmentation progressive 
des bureaux annexes ; 3^ la création de bureaux auxiliaires, 
véritables succursales de l'administration centrale, offrant les 
mêmes garanties et prêtant au même taux. 

Ces résultats semblent petits au premier abord; mais, si 
l'on veut bien se rappeler que le Mont-de-Piété de Paris ne 
possédait, lors de i'entiée en fonctions de M. Javal, qu'une 
seule succursale, avec deux bureaux annexes, et qu'il était 
flanqué de soixante-quatre commissionnaires, tandis qu'il 
compte aujourd'hui deux succursales, avec vingt quatre bu- 
reaux annexes, et que le nombre des commissionnaires est 
descendu à quatorze, on reconnaîtra que les idées émises par 
M. Javal, au sein du conseil de surveillance, ont fini, malgré 
l'opposition et la routine, par faire peu à peu leur chemin. 

A des occupations si nombreuses et de nature si différente, 
H. Léopold Javal savait encore ajouter des travaux supplé- 
mentaires extrêmement variés, tant il est vrai que les hom- 
mes dont le temps est le mieux réglé et le pluscom plétement 
rempli, sont encore ceux qui en ont le plus à donner aux 
œuvres utiles. Il trouvait, même après *sa double élection 
dans la Gironde et dans l'Yonne, le temps d'assister aux 
séances de la Société des Economistes, de la Société Ethno- 
logique, de la Société de protection des apprentis, de l'Asso- 
ciation française pour l'avancement des sciences, de la 
Société zoologique d'acclimatation, et il avait contribué à la 
fondation de presque toutes ces institutions. II était fréquem- 
ment élu censeur des grandes compagnies d'assurances con- 
tre l'incendie et sur la vie. Enfin, il avait été nommé, dès 
1841, membre du collège des notables Israélites de Paris, 
et, depuis 1853, il représentait ses co-religionnaires du 
Haut-Rhin au consistoire central des Israélites de France. 



225 

Noiis somnies arrivé à la phase administrative et politique 
de rexjfsteDce de M. Javal ; nous l'exposerons, comme la pre- 
mière pfirtie de sa vie, avec la même liberté de pensée et la 
même inclépendance de langage. 

Au moment où. M. Léopold Javal se décida à entrer dans 
l'a vie- publique, par la porte des Conseils généraux et du 
Corps législatif, on n'y pouvait arriver que par l'étroit cou- 
loir de la candidature officielle. Or, son caractère ne lui per- 
mettait pas de courber la tére sous cette exigence. 

On a jugé diversement la candidature officielle : des hom- 
mes d'Etat ont soutenu, non sans quelque apparence de rai- 
son, que le suffrage universel, encore inexpérimenté, a besoin 
d'être éclairé, contenu, dirigé, et que cette mission délicate 
appartient de droit à l'Administration. D'autres hommes politi- 
ques ont répondu à cette argumentation en faisant observer 
que l'Administration ne peut être juge et partie dans sa pro- 
pre cause, et qu'il répugne au plus simple bon sens de faire 
désigner les contrôleurs du pouvoir par le pouvoir lui-même, 
intéressé à supprimer ou à amoindrir le contrôle qui appar- 
tient aux mandataires de la nation. On ajoutait que la prati- 
que continue de la candidature officielle énerve le sens poli- 
tique, et allanguit le corps électoral, en le désintéressant 
chaque jour davantage de la conduite des affaires publiques, 
en l'habituant à se reposer de tout soin pour le présent, de 
toute prévoyance pour l'avenir, sur le Gouvernement qui 
pense, parle et agit à sa place. Enfin, on disait, et les événe- 
ments ont justifié cette sinistre prévision, qu'un peuple ainsi 
endormi est livré d'avance, pieds et poings liés, à toutes les 
éventualités. 

Quoiqu'il en soit de cette discussion théorique, la candi- 
dature officielle avait pris, dans la réalité, un regrettable 
caractère d'intolérance et d'exclusion. Quelques députés seu- 
lement avaient pu pénétrer au Palais Bourbon par la porte de 
la candidature libre, et M. Javal, en sollicitant d'abord les 
suffrages des électeurs du canton d'Audenge (Gironde), puis 
ceux des électeurs de la deuxième circonscription de l'Yonne 
(Sens et Joigny), savait d*avance qu'une terrible lutte l'at- 
tendait. 

Nommé à Audenge, malgré les efforts de l'Administration, 
et en dépit de sa qualité de propriétaire forain, il prit immé- 
diatement une place considérable au Conseil général de la 
Gironde, s'y fit estimer et écouter pendant neuf années consé- 



226 

cutives (1852-1861), et contribua puisamment à l'onverture 
des routes agricoles dans les Landes de la Gascogne, moyen 
certain de régénération pour cette malheureuse contrée, com- 
plètement privée de toute voie de communication. 

Cette œuvre d'utilité publique était, d'ailleurs, la raison 
d'être de sa candidature : M. Javal voulait assurer, à toute la 
région sud du département de la Gironde, le bienfait des che- 
mins ruraux, sans lesquels il ne peut y avoir de progrès 
agricoles. Il se retira, d'ailleurs, devant des manœuvres 
électorales qui lui répugnaient profondément ; et, en remet- 
tant aux électeurs le mandat qu'ils lui avaient confié» il leur 
adressa une circulaire aussi digne qu'énergique, dont nous 
extrayons les passages suivants. « Bien que le prochain 
« tour de scrutin puisse m'offrir des chances de succès, je 
« tiens à ne pas rester plus longtemps engagé dans une 
« lutte qui m inspire le plus profond dégoût. Je me relire 
« donc d'un combat qui, engagé comme il Test, jette du 
« trouble dans les consciences et démoralise les popu- 
« lations. » 

Dans le .département de TYonne, son ambition semblait 
plus haute, et l'opposition qui lui, était faite présageait de 
graves difficultés. Son concurrent, homme du pays, ancien 
président du tribunal de Commerce de la Seine et du .Conseil 
général de l'Yonne, avait fait partie de trois législatures et 
comptait de nombreux appuis dans le monde officiel. La lutte 
fut vive; mais M. Javal remporta, elle S8 novembre 1857 
son admission était prononcée par le Corps législatif. 

La courte session de novembre n*avait été consacrée qu'à 
la vérification des pouvoirs ; la session véritable ne s'ouvrit 
qu'eu février 1858 et fournit bientôt à M. Javal l'occasion de 
dessiner nettement sa ligne politique. 

L'attentai du 14 janvier, en renouvelant le crime de Fies- 
cbi, ramenait, par une conséquence fatale, le Gouvernement à 
ces législations draconiennes qu'on regarde faussement 
comme devant assurer le salut des dynasties menacées. Les 
lois de septembre ayant été dépassées par la constitution de 
4852, il fallait bien imaginer quelque chose de plus énergi- 
que ; on imagina la loi de sûreté générale (19 février 4858), 
dont nous ne reproduirons point les formidables dispositions. 
H. Javal détestait, autant que personne, l'assassinat politi* 
que; mais il ne voulut pas remettre entre les maids du Gou- 



vernement VkttM redoutable de la proscriptioD. L^histoire IqI 
avait appris que les lois d'exception sont toujours inToquées 
contre ceux qui les ont faites, que les partis s'en servent 
pour se décimer successivement; et sa raison lui disait que 
l'arbitraire, toujours odieux de sa nature, l'est bien davantage 
encore lorsqu'on le met dans la loi. 11 vOla donc avec vingt 
trois de ses collègues contre cette lot, et il no cessa depuis 
d'en demander Fabrogation. 

Le 5 mai il prit part à la discussion du projet de M re- 
latif aux warrants et atMX ventes publigws de marchandi- 
ses en gros. Ce qu*il lui importait de connaître, c'était la ma- 
nière dont le Gouvernement entendait faire fonctionner la 
nouvelle loi. Toujours préoccupé d'étendre au plus grand 
nombre de commerçants le bénéfice de la législation qui allait 
être établie, il insista pour que les autorisations d'ouverture 
de magasins publics lussent accordées dans la plus large 
mesure possible, afin d'cmpécber la constitution d'un mono- 
pole en faveur des riches négociants. La même sollicitude le 
porta i demander que le Gouvernement ajoutât aux tableaux 
qu'il avait fart dresser, et dans lequel étaient énumérées les 
marchandises susceptibles d'être vendues en gros aux enchè- 
res publiques, tous les produits fabriqués ou non fabriqués, 
de nature à passer plus facilement et plus économiquement 
dans la consommation. Telle était, en effet, la pensée cons- 
tante de M. Javal : supprimer partout les intermédiaires et 
assurer, an meilleur marché possible, ht diffusion des objets 
nécessaires i ta vie et au bien-être de tous. 

Le lendemain, 6 mai, une discussion de même Ordre rap- 
pelait à la tribune. Il s'agissait d'un projet de loi ayant pour 
objet la substitution du Crédit foncier de France d FEtat 
powr les prêts àfaircjusqu'a ooncurrence de cent millions, 
en vertu de la loi dut! juillet 4856 sur le drainage. Agri- 
culteur en grand sur ses domaines, mais défenseur de la pe- 
tite propriété poiir laquelle il avait établi ses concours, 
M. Javal fit remarquer que le Crédit foncier, société d'action- 
naires, représentait avant tout une certaine somme d'intérêts 
privés, taudis que l'Etat est le tuteur-né des intérêts de tous. 
Laisser au Crédit foncier la faculté de refuser les prêts deman- 
dés par les petits propriétaires, sous prétexte que la posses- 
sion n'est; pas régulièrement établie, ou que les garanties 



. V 



S38 

offertes ne sont pas suffisantes» ce serait Ii?rer à la spéenla- 
tion subventionnée l'avenir de l'agriculture française, et cons- 
tituer un monopole au profit unique de quelques centaines 
d'actionnaires. Mieux vaudrait alors une compagnie particu- 
lière, libre de toute attache gouvernementale et agissant sous 
sa seule responsaliîUté. 

De plus, faisait observer M. Javal, le Gouvernement, en 
présentant le projet de loi, montrait une regrettable inconsé- 
quence. Tandis qu'on le voyait intervenir en toutes choses et 
à toute occasion, gêner par son immixtion intempestive le 
développement des affaires industrielles et commerciales, 
réglementer à outrance les choses qui échappent le plus à la 
réglementation, on ne comprenait pas pourquoi ilabandonnait 
ici à une société particulière la tutelle de la moyenne et de 
la petite propriété, alors surtout que, par exception et dans 
l'intérêt de Tagriculture, il s'était chargé, deux ans, aupa- 
ravant, de faire lui-même et directement des prêts pour le 
drainage. 

Cette argumentation, quoique fort logique, n'eut pas de 
succès, et la loi fut votée par deux cent trois voix contre 
vingt cinq. Mais M. Javal avait, dès la première session de 
la législature, marqué sa place parmi les rares économistes 
de la Chambre et indiqué la direction qu'il entendait impri- 
mer à ses travaux politiques. 

La session de (859 ne lui fournit que fort peu d'occasions 
d'affirmer ses tendances autrement que par ses votes. Cepen- 
dant, à la séance du 23 mai, il obtint de M. Baroche, minis- 
tre présidant le Conseil d'Etat, une déclaration portant que le 
Gouvernement considérait comme la manifestation d'une 
pensée de la Chambre, l'amendement présenté par deux cent 
vingt membres et ayant pour but Taugmentaiion du crédit 
affecté à la production et à l'amélioration de la race che- 
valine. 

La session de 1860 fut plus remplie. Le 34 avril, le Corps 
législatif avait à discuter la convention provisoire passée le 7 
du même mois, entre le Ministre de l'agriculture, du commerce 
et des travaux publics, et la Compagnie du chemin de fer de 
Graissessac à Béziers. H. Javal, obéissant à une pensée de 
justice et à un sentiment de commisération envers les action- 
naires de cette malheureuse ligne, combattit énergiquement 



i 



929 

le projet qui les sacrifiait aux obligataires. Les actionnaires 
avaient été troaipés une première fois par les Compagnies 
houillères; pourquoi le seraient-ils une seconde fois par 
TEtat ? Ils avaient versé leur argent sur la foi de promesses 
trompeuses ; mais les obligataires savaient que les premiers 
engagements étaient fallacieux, et ils voulaient devenir un 
jour seuls propriétaires de la ligne. Etait-il juste alors que les 
actionnaires abusés perdissent tout et que les obligataires 
spéculateurs fussent seuls indemnes? 

Des raisons aussi sages firent impression sur TAssemblée. 
M. Javal avait annoncé, en terminant, qu'il compléterait le 
lendemain ses observations ; mais, à l'ouverture de la séance 
suivantclc Président fit connaître que la commission, d'accord 
avec le Gouvernement, s'était décidée, « devant les objec- 
« tions produites à la Chambre » à demander l'ajournement 
de la discussion. Le Corps législatif prononça, en efiet, cet 
ajournement, et le projet de loi fut retiré par décret du 1 1 juin 
suivant. 

Le même jour, H. Javal eut un second succès, toujours 
dans l'ordre des questions économiques. Il obtint que le pro- 
jet de loi relatif aux tarifs des laines, des cotons et autres 
matières premières, dont la discussion était reculée indéfini- 
ment, fût mis à l'ordre du jour du 28 avril. L'incertitude, di- 
sait-il, sur des ouestions de tarifs, est funeste pour les indus- 
triels, dont les anaires demeurent en suspens et qui attendent, 
pour engager ou continuer leurs opérations, un vote déter- 
minant les conditions dans lesquelles elles se trouveront pla- 
cées désormais (1). 

C'est la pensée qui fait le fond de la lettre adressée par 
M. Javal aux agriculteurs de l'Yonne, et dont nous avons 
donné plus haut de nombreux extraits. 

Le bon sens et l'esprit d'équité que M. Javal apportait tou- 
jours dans des questions de ce genre l'avaient déjà désigné à 
l'attention de la Chambre. Il fut nommé membre de la com- 
mission chargée d'examiner \g projet de loi tendant à substi* 
tuer la société du Crédit foncier de France au Comptoir 



(t) Le 11 mai suivant, M. Javal s'exprimait de la môme ma- 
nière et obtenait le môme succès^ à roccasion de la fixation de 
Tordre du jour pour la discussion d'un nouveau tarif sur les 
sucres et les cafés. 

1873. 19. 



i'f^tcuMpM.fMvr touut tea opérations de ce Comptoir avec 
U Sinàt-C-impuir dft Entrepreneurs . Ea désaccord avec la 
m^uniê dt U ctiaû>sioi, il fat smené, dans la séance du 
T oui, à«ipiis«rles nUois de son disseniimeal. 

Après a«vtr n::ei<f ïis drcoisbaces dans lesquelles le 
CJotiii.i.-.ri'Esoiapte sTaîi Aé foadé et les services qu'il avait 
noitus à ■•iobfi '^<s Laiitstries da bitimenl, soit directement, 
iiiiL Tjr .' ■iif'vc'-iJire lia Soas-CoEDptoir des entrepreaeurs, 
X Xï-i^ s: liuinaatie ^uels aiastages pouvait offrir aux cous- 
r^fjru.^ a sjibstituQoa d'une s«ciété semi-of6cielle, — qui 
•t-^-si >ar jvjijiiiàques, <{ut est ngoarense dans ses relaliODS 
4>^- cs mp rameurs ei qui tead toujours à coasoiider sa cré- 
iiof -'or sut! lUStiriptioB sur la propriété bfltie, — à une ius- 
'. I.1..IJU oitrt:cuiitiK, plus large dass ses ouvertures de cré- 
jLi. •lustuciLe (laus [a proloaptioD des échéauces, plus en 
$. 'ij..tja. par ses reUtioas avec la Banque de France, devenir 
tfiCrviociiKUt «auide aux entrepreneurs embarrassés. Etlors- 
i{u<^ IVuipruoteur ta poiut de propriété à offrir en ga^e, lui 
sajjrj-c ti (•lupruoter sur naatissemeut? Quand il aura besoin 
vt<! 7^0(0. uta.vtaiuu des prêts consentis jusqu'à ce jour par 
k> Sous-i-Ottipioir. (ie«ra-t-il descendre ï 50 0|0, limite ex- 
tu'uw tV ceux que peut faire le Crédit foncier? 

Kitlruiit ensuite dans les détails les plus circonstanciés, 
». Javdl couliuue l'élude comparée des deux établisse- 
Hi«Bt$ titiauciers. disL-uie leurs agissements, indique leurs 
tt>u Jaiioos, et tvrutîue eu affirmant que le projet du Gouverne- 
aiotil. avantageux peut-^tre pour le Crédit foncier, sera coiu- 
^loioLUfut del'awrablo au public et au Sous-Comploir des 
Viitr\'prviieit(s les allures uu peu hautaines du Crédit foncier 
uo lut setubivul pas di> uature 1 attirer h ses guichets les 
ptuiis cousirucieurs, et il craint que l'industrie du hâiiment 
it'ttti btMUCOup jt souffrir du oouveau régime auquel on veut 
4a *w«uienre. 

iMitiscussion fut laborieuse ; M. Baroche combattit ton- 
|[Ut'iiiettl rar^uitieuiaiion de M. Javal, sans en ébranler la 
HotidiltV Celui-ci le suivit piedi pied. dans le vote des articles 
Pt ltuttleii)i)nt pa: vint i grouper une miaorité de trente quatre 
\oix *ur cent qua're vingt dix volants, ce qui était alors un 
»ua-tV r«lalilMe quelque ioiporlance. 

Il — ...V..V.II..I occasion d'affirmer ses doctrines économi' 
a bientôt i H. Javal. Le 17 juillet, le Corps 



234 

législatif avait à discuter h projet de loi relatif i V affectation 
d'une somme de quarante millions de francs à des prêts d 
l'industrie pour le renouvellement et l'amélioration de son 
matériel. M. Javal, qui avait à plusieurs reprises blûnoé Tim- 
mixtion trop fréquente du Gouvernement dans les intérêts 
industriels et co nmerciaux, et demandé instamment, pou^ 
toutes les branches de Tactivité humaine un régime plus 
libéral, une réglementation moins tracassiëre, plus de con- 
fiance et moins de lisières en un mot, ne pouvait guère être 
sympathique à ce nouveau projet de mise en tutelle, sous 
prétexte de protection et d'encouragement. 

C'était, il faut bien^e dire, une concession faite aux ma- 
nufacturiers protectionnistes, qui, à raison de l'infériorité ou 
de la vétusté de leur outillage, s'étaient déclarés hors d'état 
de soutenir la lutte contre les industries étrangères admises 
à écouler leurs produits en France. M. Javal, attaché de lon- 
gue date aux doctrines du libre-échange et partisan décidé du 
fare da se en toutes choses, ne pouvait admettre que l'initia- 
tive privée, source de toutes les grandes fortunes indus- 
trielles, eût besoin d'un tel secours. «Ou considère, disait-il, 
« l'industrie comme un malade ; mais au lieu de le guérir ou 
« de le rassurer, on arrivée affecter son moral ; on lui admi- 
se nistredes remèdes pires que le mal. Il semble que personne 
« n'ait confiance; on ne sait d'où Ton vient, ce que Ton veut, 
^ où l'on va. » 

H. Javal opposait ensuite le projet de la commission, qui 
demandait un prêt de quatre cents millions, à celui du gouver- 
nement qui ne proposait que le dixième de cette somme ; il 
cherchait, sans les trouver, les moyens d'exécution qu'on avait 
dû prévoir en présentant le projet de loi et qu'il ne fallait pas 
renvoyer banalement à un règlement d'administration publi- 
que. Enfin, ne voyant rien de net comme doctrine, et rien de 
pratique comme application, dans la mesure proposée, il 
votait contre le projet de loi, avec quarante six de ses collè- 
gues, convaincus, ainsi qu'il l'était lui-même, que l'indus- 
dustrie française n'avait rien à gagner à une demi-protec- 
tion. 

Dans le cours de la session de 1861, M. Javal accentua 
davantage encore son attitude, tant par ses déclarations au 
sein des commissions, que par ses amendements votés en 
séance publique. Cependant, son opposition n'avait rien de 



232 

systématique ; il se ralliait sans fausse honte aux proposi- 
tions du GouverDement, lorsqu'elles ne choquaient pas ses 
principes politiques, et plusieurs fois il vota avec la majorité, 
notamment lors de la discussion du projet de loi portant 
fhodification de là loi du il avril 1 830 mr la contrainte par 
corps. Ce projet, qui faisait déjà pressentir Tabolition pro- 
chaine de Temprisonnement pour dettes, élevait à un chiffre 
plus en rapport avec la cherté de la vie matérielle, tant à 
Paris que dans les départements, la somme destinée aux ali- 
ments des détenus. L'adhésiou de H. Javal était acquise d'a- 
vance à une mesure de ce genre; il eût voulu davantage; 
mais il acceptait avec empressement le peu que le Gouverne- 
ment offrait, et, pénétré de la vérité touchante contenue dans 
cet axiome: Bis dat, qui cilb dat,\\ s'écriait : «Je reproche à 
« la commission de s'en remettre à l'initiative du Gouverne- 
« ment pour la présentation d'une loi nouvelle sur la matière. 
« Il s'agit de gens qui souffrent, et dont on veut améliorer 
« la situation. La commission pense qu'il y aurait humanité 
« à abaisser la limite d'âge, qui laisse le débiteur, jusqu'à 
« soixante dix ans, sous le coup de la législation de la con- 
« trainte par corps. Mais, en ce moment, il y a peut-^tre des 
« vieillards presque septuagénaires détenus pour dettes; donc 
« il y a urgence. » C'était là un beau et généreux langage ; la 
contrainte par corps a pu avoir, à une autre époque, ses dé- 
fenseurs et sa raison d'être ; mais sur le terrain de l'huma- 
niléoii s'était placé M. Javal, il était impossible qu'il rencon- 
trât un seul contradicteur. 

La session de 1862 remit, dès son début, les questions 
économiques à Tordre du jour par la discussion du projet de 
loi concernant les prêts du Crédit foncier aux départements^ 
aux eommuneSf aux hospices et aux établissements publics. 
Toujours habile à démêler les motifs cachés des mesures pré- 
sentées sous une apparence d'intérêt public. U. Javal décla- 
rait que le projet lui paraissait inspiré par cette double pen- 
sée, de l'aciliier au Gouvernement le recouvrement de la 
soultc de conversion qu'il attendait des établissements de 
bienfaisance, et, en même temps, d'alléger, pour ces établis- 
sements, la charge que le paiement de cette soulte leur impo- 
sait. La mesure était, en effet, la conséquence finale de l'uni- 
fication de la dette publique. Pour avoir un type unique de 
rente, le Gouvernement avait diminué le revenu du patrimoine 



233 

des pauvres, augmenté les embarras des hospices et ajouté à 
sa propre gène financière. Heureusement, les établissements 
hospitaliers ne l'avaient pas suivi dans la voie où il voulait 
les engager: la plupart avaient conservé leurs propriétés ru- 
rales, qu'on les invitait à convertir en rentes, et se félicitaient 
de cet acte de prudente résistance. 

Toujours peu favorable au Crédit foncier, qu'il regardait 
comme trop enclin à s'éloigner du but de son institution, 
H. Javal ne trouvait pas bon qu'on voulût en faire une sorte 
de préteur universel. « Cet établissement, disait-il, ne peut 
€c servir aujourd'hui qu'à la spéculation, et si la spéculation 
« ne recule pas devant le haut prix des services qu'il lui 
« reud, il ne saurait en être de même des établissements 
<c hospitaliers,» qui nedoivent ni spéculer avec leurs propres 
ressources, ni acheter chèrement les moyens de le faire. Il 
ajoutait que le moment était bien mal choisi pour leur impo- 
ser de nouvelles charges. A Paris, disait-il, le budget hospita- 
lier va toujours croissant, et l'argeai manque pour réaliser 
les améliorations les plus essentielles, pour restaurer ou re- 
construire l'flôtel-Dieu I Puis, ramenant le projet de loi à s:i 
véritable origine, l'unification de la dette publique, il s'é- 
criait: «Quand vous avez voulu faire du H 0[0, voifê avez 
« dit: il y a le bénéfice de l'augmentation du capital. Passé 
« encore, si ce langage s'adressait à des gens libres de pro- 
ie fiteiid'un remboursement; mais les hospices ne peuvent 
« vendre; ils ne comptent leurs fortunes que par leurs revê- 
te nus. Est-il juste de leur donner le même revenu, ou un 
« revenu moindre, et de leur demander encore de l'ar- 
< gent? » 

Dans cette importante discussion, où la vérité était évi- 
demment du côté de M. Javal, il eut pour adversaire M. Vni- 
try, qui s'exprima du reste avec la plus grande modération, 
et présenta le concours du Crédit foncier comme purement 
facultatif. L'honorable président de section au Conseil d'Etat 
reconnut d'ailleurs, avec une courageuse franchise, que la 
conversion de la rente avait fait perdre aux hospices un 
dixième de leurs revenus, et qu'il importait, tout en leurlais^ 
sant leur liberté, de leur éviter dans l'avenir une nouvelle ré- 
duction. Il y avait donc, au fond, presque identité de pensée 
entre M. Yuitry et M. Javal, et la condamnation formelle de 
la mesure se dégageait presque aussi bien de la réplique em- 
barrassée du commissaire du Gouvernement, que de la vigou- 
reuse attaque du député. 



tlOI 

pri 







235 ' 

•n des sociétés en commaiidite par actions. Il voulait, 
rt, que la gérance, trop habituée à se créer une si- 
agréable aux dépens de la commandite, fût obligée 
untrer plus soucieuse des intérêts dont elle a la garde; 
ommandiie, de son côté, prit une part plus directe 
active dans Tadministration de la chose commune, 
afin la loi permit d'atteindre les nombres des conseils 
.eillance qui feraient acte de gestion, 
que M. Javal prenait la parole dans un débat de cette 
, rbonnéteté commerciale était Tàme de son discours, 
passionnait facilement en présence d'une contradiction 
i semblait injustifiable, y répliquait par quelques pa- 
un peu vives, et arrivait enfin, malgré les interrupteurs 
président, à stigmatiser, avec une égale énergie, les 
nomt sorte de condottieri aux gages des lâches dé- 
seurs d'actionnaires, et tous ces honteux forbans du 
nerce et de Tindustrie, qui accomplissent leur œuvre té- 
euse à Tombre d'un « homme de paille ». 

e projet de loi relatif aux sociétés à responsabilité li- 
ée suivit de près l'importante discussion que nous venons 
nalyser. M. Javal y trouva l'occasion de revenir sur les 
mes idées et de les formuler encore avec plus de préci- 
>n. Recopliaissant ce que le projet pouvait avoir de libéral, 
.isque, tout en indiquant un maximum de vingt millions 
jur la constitution d'un fonds social, il ne fixait cependant 
is de minimum aux apports sociaux, et favorisait ainsi la 
jrmation des petites associations, M. Javal se déclarait prêt 
le voter ; seulement il demandait, dans Texécution delà 
oi, beaucoup de discernement et une courageuse impar- 
ialité. 

Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire. 

Tout en faisant remonter à qui de droit les responsabilités 
légales, H. Javal recommandait au Gouvernement de ne pas 
les exagérer au point de créer de nouvelles entraves au com- 
merce et à l'industrie. Il ne voulait pas surtout qu'on écartât, 
par un excès de rigueur, les gérants en situation d'offrir aux 
sociétés nouvelles la plus grande somme de garanties : «Tous 
« ne trouverez plus pour gérants, ajoutait-il, que des hom- 
« mes ayant pour eux la loi, mais n'ayant pas, ce qui 
« vaudrait mieux, une bonne gestion. Faites, avant tout, 



S36 

« des sociétés sérieuses ; faites une législatioo qui permette 
« à des hommes honorables, riches, connus par leurs an- 
n técédenls, d'accepter le rôle de gérant. » 

Dans ces sortes de discussion, le rapporteur et les com- 
missaires du Gouvernement avaient quelque peine à descen- 
dre des hauteurs et des généralités où ils trouvaient prudent 
de se maintenir. Lorsque H. Javal s'apercevait de cette tac- 
tique, il devenait d'une précision, d'un terre-à-terre fort em« 
barrassant pour ses interlocuteurs. 

« Je précise, s'écria-t-il un jour, au moment ou l'orateur 

< se perdait dans de nuageuses considérations; sept per- 
« sonnes se réunissent pour aider dans ses affaires un petit 

< boutiquier ; comment fonctionnera-t-on 7 » Et il fallait bien 
répondre catégoriquement à une question si nettement 
posée. 

La législature de 1857 avait atteint le terme de son man- 
dat. M. Javal se représenta avec confiance devant ses élec- 
teurs. Le gouvernement, quoique parfaitement éclairé sur 
l'attitude opposante qu'il avait prise et qu'il comptait gar- 
der, crut qu*il était habile de ne pas le combattre, et plus 
habile encore de le présenter comme un des siens. Cette tac- 
tique, suggérée au ministre de l'intérieur par l'administra- 
tion locale qui se souvenait de l'échec de 1857 et tenait 
beaucoup à ne pas le renouveler, ne pouvait* convenir à 
M. Javal. 

Un groupe d'électeurs libéraux offrit la candidature à 
H. Edouard Charton, avant que M. Javal eût le temps de pro- 
tester contre l'abus dont il était victime. Cependant, il con- 
traignit le préfet à expédier aux maires une circulaire dans 
laquelle celui-ci avouait avoir € spontanément » désigné 
M. Javal h leurs suffrages. Dans cette lutte, HH. Charton et 
Javal ne s'écartèrent pas un seul instant d'une des règles de 
la plus parfaite courtoisie, et ils contractèrent, dès cette 
époque, une amitié inspirée par l'estime réciproque la plus 
complète. M. Javal fut nommé par plus de dix-sept mille 
voix sur vingt-sept mille votants. Sa situation politique dans 
le département était désormais à l'abri de toute attaque et 
de toute compromission. 

Dès les premiers jours de la session de 1864, l'amende- 
ment au projet d'adresse, présenté par HM. Thiers, Brame, 
Pouyer-Quertier et plusieurs autres députés, amena M. Javal 
à discuter à fond la question des tarifs; c'était, en réalité, 



237 

la doctrine de la protection et celle da libre-échange qui 
rentraient en lice. Là, M. Javal était sur son terrain : les 
arguments docirinaux, il les faisait valoir aussi bien que per- 
sonne , les chiffres, dont toute cette discussion était hérissée, 
il les possédait, les citait avec une mémoire prodigieuse et 
savait les grouper avec autant d*art que ses contradicteurs. 
L'industrie des tissus, des forges, des mines, la question 
des transports par voie ferrée, fluviale et maritime, les taxes 
et surtaxes de pavillon, les entrées et les sorties des ports, 
les receltes de douanes, les drawback, les acquits à caution, 
il avait tout étudié, trouvait réponse à tout et se mesurait 
sans la moindre hésitation avec trnjoûteur commeM.Pouyer- 
Quertier. 

a A vous entendre, lui disait-il, il semble que li nation 
« ne se compose que d'une s^ule classe de citoyens, les pro- 
« ducteurs, et que vous comptez pour rien celle des consom- 
me roateurs. » Et quand le député normand prophétisait, en 
termes sinistres, la ruine prochaine de l'industrie française 
et du commerce français, M, Javal lui répliquait plaisam- 
ment : « Quant à moi, je n'accepte pas la lettre funèbre 
« que nous adresse M. Pouyer-Quertier ; je ne prétends pas 
« assistera l'enterrement de nos industries. Il n'y a à en- 
4 terrer ici que des propositions contraires au bon sens, à la 
« justice et à la vérité. » 

Dans tout le cours du débat, M. Javal eut un véritable 
succès, et sa compétence dans les questions de tarifs fut re- 
connue par les économistes de Tune et de l'autre école. 

M. Javal demeura silencieux pendant les sessions de 1865 
et 1866; mais il se fit remarquer par ses travaux au sein 
des Commissions et par son assiduité aux séances de la 
Chambre. 

Nous relèverons seulement quelques-uns de ses votes les 
plus significatifs. 

Le 23 mai 1865, il vota contre un projet- de loi relatif 
aux chèques j qui ne lui semblait pas conçu dans un esprit 
suffisamment libéral. 

Le 30 du même mois, il contribua à faire renvoyer à la 
Commission un article du /7ro;e^ de loi relatif à la mise en 
liberté provisoire des prévenus, lequel soumettait au bon 
plaisir du procureur général les mesures prises par les auto* 
rites administratives, en ce qui concerne la police des pri- 
sons. 



838 

Le 24 juin, il protestait, par un vote négatif, contre le 
fonctionnement abusif de la funesrte institution, connue sous 
le nom de Caisse de la dotation de r armée. 

Le 43 mars 1866, il signait un premier amendement nu 
projet d'adresse pour demander que Venquéte agricole fût 
confiée au Corps législatif, et un second amendement récla* 
mant pour l'agriculture : 

Le dégrèvement des droits de mutation; 

La diminution du contingent militaire; 

Le ralentissement des travaux stériles d'embellissement, 
« qui détournent tant de bras et tant de capitaux nécessaires 
« à la prospérité des campagnes. » 

Le 19 mars, il demandait, avec MM. Buffet, Martel et 
autres députés progressistes, que les velléités libérales du 
49 janvier devinssent des réalités solides, et le lendemain il 
volait contre le projet d'adresse. 

Enfin, dans le courant du mois de mai, il repoussait, par 
son vote, la loi sur les Conseils généraux comme absolu- 
ment illibérale, et la loi concernant les crimes^ délits et 
contraventions commis à C étranger par un Français, comme 
entachée du même vice. 

En 4867, la présentation d'un nouveau projet de loi sur 
les sociétés commerciales donna lieu à une discussion qui 
se prolongea du 27 mai au 43 juin, et dans le cours de la- 
quelle M. Javal se tint constamment sur la brèche. Il atten- 
dait un Code complet, destiné à régir les sociétés en nom 
collectif, les sociétés anonymes, les sociétés en participation, 
les sociétés en commandite ordinaire, et on ne lui offrait 
qu'un petit nombre de dispositions, conçues, il est vrai, 
dans un esprit libéral, mais insuffisantes pour atteindre le 
but que se proposait le Gouvernement d'accord avec l'opinion 
publique : « Malgré l'urgence, il vaut mieux, disait-il, ajour- 
ne ner la loi que de s'exposer, pour avoir voulu aller trop 
« vite, à l'inconvénient de refaire et de replâtrer sans cesse 
« l'édifice de nos lois commerciales. » Et, comme la Cham- 
bre semblait peu disposée à prononcer l'ajournement, M. Ja- 
val faisait taire ses scrupules, cherchait minutieusement les 
lacunes du projet de toi et proposait k ses collègues de les 
combler. 

Le Corps législatif le suivit dans cette voie, et, après quinze 
jours de discussion, pendant lesquels M. Javal ramena obsti- 



S39 

nëmeot à ses amendements la Chambre qui persistait à s'en 
éloigner, la loi, sensiblement améliorée, fut votée à la pres- 
que unanimité. 

Ce ne fut pas la seule question importante qui le prér 
cupa dans le cours de cette session. Les intérêts morr 
proprement dits le touchaient plus encore que le souci ^ id 
moralité publique dans les choses matérielles. L'instrir ion 
primaire, notamment, avait, de longue date, toutes seC sym- 
pathies ; lors de la discussion du budget , il recommandait 
cette pauvresse à la générosité des ministres; il en réclamait 
Textension, en votait la gratuité et demandait instamment 
qu'elle fût placée sous la main des recteurs, et non sous celle 
des préfetà. Ce service avait, à ses yeux, indépendamment du 
but moralisateur qui est son objectif par excellence, une 
portée économique considérable : il pensait, comme les Amé- 
ricains du Nord, que lé premier capital social c'est l'homme, 
et que développer Tintelligence humaine c'est accroître in« 
définiment sa force productrice. Les progrès de l'agriculture, 
du commerce et de l'industrie, vont toujours de pair avec 
l'instruction générale du pays, et, si les moralistes font ici 
leurs réserves, — que nous déclarons, pour notre part, assez 
fondées, — il ne semble pas prouvé non plus quà la plus 
grosse somme d'ignorance corresponde e; lement le plus 
haut degré de moralité. 

La session de 1868 amena M. Javal sur autre terrain. 
La nécessité de mettre nos forces militaires \ niveau de 
la Prusse et de préparer ainsi la France à des Wentualités 
qui se sont transformées, moins de deux ans pi.'s tard, en 
des réalités poignantes, avait conduit le maréchal Niel, alors 
ministre de la guerre, à présenter un projet de loi sur l'orga- 
nisation de la garde mobile. Cette mémorable discussion est 
encore présente à tous les espl*its ; on se rappelle avec quelle 
répugnance la majorité accueillit les idées du maréchal, avec 
quelle ténacité celui-ci les défendit, et quel appui il trouva 
dans H. Javal, lorsqu'il fallut faire adopter le principe du 
service personnel, à l'exclusion de toute espèce de remplace- 
ment. 

L'honorable député de l'Yonne était l'auteur de cette dis- 
position additionnelle, que le Gouvernement n'avait pas osé 
présenter, et que la Commission eut beaucoup de peine à 
accepter. Le rapporteur y mettait une si mauvaise grâce, 



S40 

qae M. Javal perdit an jour patience et laissa échapper 
deux épithètes un peu vives (1). Un rappel à Tordre accueillit 
cette sortie extra-parlementaire ; et le député censuré, con- 
sidérant, dans l'ardeur de sa conviction, la peine discipli- 
naire dont on venait de le frapper comme un honneur aux 
yeux du pays, répondit à H. Schneider : « Monsieur le prési- 
« dent, jevous remercie! » 

Mais la cause du service personnel était gagnée : on savait 
que H. Javal, riche et père de plusieurs fils placés sous le 
coup de la loi, avait fait taire le sentiment paternel pour 
n'écouter que la voix du patriotisme. La loi fut votée après 
une longue discussion, et, deux ans après, le père, resté k 
Paris, partageait tous les dangers, subissait toutes les pri- 
vations du siège, tandis que son fils atné, quoique marié et 
père de famille, se faisait inscrire, bien avant nos premiers 
revers, en qualité de médecin militaire, et que les deux 
autres, enrôlés dans la mobile de TTonnc ou ils furent élus 
lieutenants, tenaient la campagne avec trois compagnies de 
ce corps détachées à Paris, et demeuraient près d'un mois 
au village dlssy, sous le feu des batteries prussiennes. 

L'affaire capitale de la session était le vote de la loi mili- 
taire. D'autres questions succédèrent à celle-là, et M. Javal 
prit une part active à la discussion qu'elles provoquèrent; 
mais l'intérêt qu'elles offraient s'efface devant celui dont il 
venait de se montrer le défenseur ardent, contre sa propre 
famille. Le projet de loi sur la presse lui inspira un amen- 
dement de principe et de nombreuses obser\'ations de détail. 
Il tenait à dégager, dans le journalisme, l'élément politique 
de l'élément commercial qui le tient asservi, et à affranchir 
les grands périodiques de l'obligation d'accueillir, de recher- 
cher même, les annonces, les réclames, les faits divers payés, 
appoint indispensable pour arriver à balancer les recettes et 
les dépenses. La presse mercantile lui répugnait, et pour lui 
rendre un peu de dignité, il n'hésitait pas à demander l'abo- 
lition du timbre, qui la grevait si lourdement. La presse 
étrangère lui semblait devoir entrer en France au même titre 
que les voyageurs et les réfugiés; il n'assignait pas de li- 
mites à l'hospitalité généreuse que notre pays a toujours 



(1) c .... Vous êtes dans le faux 1 .... C'est honteux ! » 



841 

exercée envers les idées, aussi bien qa*envers les hommes. 
C'était» à ses yeux, un autre aspect du principe dont il pour- 
suivait l'application dans le monde économique : « Laissez 
« faire, laissez passer. » 

Puis vinrent les lois d'affaires, qui étaient, par excellence, 
le domaine de M. Javal. Le ministre des travaux publics et 
la compagnie des chemins de fer de l'Ouest ayant arrêté 
entre eux diverses stipulations financières, destinées à rele- 
ver les tarifs, H. Javal démêla sans peine, à travers les arti- 
fices de la rédaction, la portée de la convention qu'on lui 
demandait d'approuver. 

« Nous ne devons pas oublier, dit-il, que, à côté des in- 
« térêts des localités et des compagnies, nous avons à dé- 
« fendre l'intérêt général. Les chemins de fer n'ont pas été 
« créés uniquement pour procurer des bénéfices aux action- 
« naires ; ils doivent s'attacher surtout à rendre, au meilleur 
« marché possible, le plus de services à la masse du pu- 
« blic. » 

Conséquent avec ses doctrines, M. Javal proposait d'abais- 
ser les tarifs maxima à 60, 33 et 25 centimes par kilomètre 
pour les trois classes de voyageurs, et à 80, 60, 40 et 25 
centimes, par tonne et par kilomètre, pour les quatre catégo* 
ries de marchandises. Cet amendement, éminemment démo- 
cratique, ne fut pas pris en considération; mais, tout en le 
repoussant, la Chambre ne put que rendre justice au désin- 
téressement dont faisait preuve, en cette circonstance, un 
riche capitaliste, constructeur de chemins de fer, actionnaire 
important de la plupart des lignes françaises, et s'imposant 
généreusement à lui-même une diminution de revenus pour 
assurer au plus grand nombre le bon marché des transports. 
Cette abnégation, si peu commune, n'avait, d'ailleurs, rien 
de plus méritoire que celle dont il venait de donner un écla- 
tant témoignage, en s'enlevant à lui-même la faculté de faire 
remplacer ses fils. 

Repoussé une première fois, M. Javal ne se tint pas pour 
battu. Dans l'espace de quelques semaines, il revint trois 
fois à la charge, armé de son amendement sur la réduction 
des tarifs. Il le reproduisit lors de la discussion des conven- 
tions passées entre TEtat et les compagnies des Charcutes 
(12 juin), de Paris-Lyon-Méditerranée (15 juin), de l'Est 
(20 juin), du Uidi et du canal latéral à la Garonne (22 juin), 



248 

des canaux du Nord (22 juillet), du chemin de fer du Nord 
(24 juillet], sans succès bien entendu, mais avec Padhésion 
tacite de plusieurs de ses collègues. 

Rien ne le lassait dans cette poursuite incessante des ré- 
formes économiques, ni Thostilité des uns, ni l'indifférence 
des autres ; il était littéralement infatigable, et, à un an de 
distance (22 avril 4869), on l'entendait s'écrier : <c Fidèle h 
« mes demandes antérieures, je persisie à appeler l'atten- 
« tion du Gouvernement sur les améliorations qu*il serait 
« juste et utile d'introduire dans l'exploitation des chemins 
« de fer: augmentation de vitesse pour les trains de voya- 
ge geurs, notamment pour ceux qui contiennent des secondes 
a et des troisièmes classes ; accélération du transport des 
« marchandises par la petite vitesse, révision et abaissement 
« des tarifs. » 

Son dernier mot, dans cette session, fut une réponse à 
M. Rouher, qui attribuait l'insuccès de l'expédition du Mexi- 
que à Tattitude hostile de l'Opposition, et lui reprochait d'a- 
voir appelé de tous ses vœux le triomphe de Juarez. « J'ai 
« volé contre l'expédition du Mexique, s'écria M. Javal ; 
« mais je n*ai jamais désiré l'humiliation de la France. » Et, 
un an plus tard, lors de la clôture de la session de 4865, an 
moment où M. Mony, faisant allusion aux élections qui al- 
laient renouveler la Chambre, prononçait ces paroles dont 
la signification devait être si amèrement dérisoire : « Les 
« élections prochaines auront pour mot d'ordre la paix, mais 
« la paix féconde, active, économe, et elles assureront le 
« salut et le bonheur de la France » , H. Javal, en proie à 
un secret pressentiment, s'écria : « Et sa grandeur? » Hé- 
las I la grandeur de la France ne devait pas survivre à l'an- 
née 1870, et son humiliation, déjà grande après la fatale 
expédition du Mexique, allait dépasser celle de Waterloo. 

Le renouvellement du Corps législatif, auquel était réservé 
le triste honneur d'inaugurer l'Empire libéral, d'approuver 
le projet de plébiscite et de déclarer la guerre à la Prusse, eut 
lieu dans les conditions que Ton connaît. 

La candidature officielle, quoique battue en brèche par 
l'opinion publique et peu compatible avec les tendances 
libérales affichées par le pouvoir, n'en était pas moins main- 
tenue sur toute la ligne. Dans la deuxième circonscription 
de l'Yonne, M. Javal trouva en face de lui un homme fort 



243 

hoQorabley H. Briacard, conseiller général pour le canton de 
Cerisiers et Tua des auditeurs les plus distingués du Conseil 
d*Etat, qu on avait, non sans peine, décidé à tenter cette 
aventure. Tous les eflorts de TAdministration ne purent assu- 
rer à ce nouveau concurrent que neuf mille et quelques cen- 
taines de voix ; H. Java! en eut près de vingt mille. 

La première et dernière session de cette nouvelle législa- 
ture s'ouvrit sous les plus tristes auspices : le ministère du 
3 janvier, dont quelques politiques naïfs saluaient Tavéne- 
ment, eut à peine huit jours de prestige; l'événement d'Au- 
teuil fut un coup de tonnerre qui ébranla, jusque dans ses 
fondements, la dynastie impériale et, avec elle, tout le libé- 
ralisme ministériel. M. Java! avait vu venir l'orage ; attristé 
et déjà souffrant, il lutta pendant quelques mois encore sur 
le terrain des réformes économiques, le seul qu'il lui convint 
désormais d'aborder. Il réclama notamment la publicité des 
séances de la Commission d'enquête sur la marine mar- 
chande et sur les traités de commerce, la diminution de dix 
mille hommes sur le contingent de 1870, la liberté de réu- 
nion dans la période qui précède les élections aux Conseils 
généraux , et de nouvelles améliorations dans les services 
télégraphiques. 

Son programme politique était d'ailleurs identiquement 
contenu dans le manifeste, dit de la gauche, qu'il signa le 
25 novembre 1869, avec vingt-six de ses collègues (1). 

Après avoir rempli, jusqu'au dernierjourde la session, son 
mandat législatif, H. Javal crut de son devoir de se metttre 
en rapport avec les électeurs de l'Yonne, pour les éclairer sur 
les conséquences probables du vote que leur demandait le 
projet de plébiscite. Il accepta la présidence de réunions 
antiplébiscitaires dans ce département, discuta sérieusement 
et entendit discuter le pour et le contre dans cette question 
épineuse. 

Une première réunion fut tenue à Sens ; M. Javal y formula, 
dans les termes suivants, l'opinion consciencieuse qu'il s'é 
tait formée : « On vous a dit, et Ton vous répète chaque 



(1) On connaît les affirmations et les revendications conte- 
nues dans ce document : 
Le gouvernement du pays par lui-môme,8pour et par la 



244 

« jour, qoe les amis de l'ordre et des mesures libérales, que 
< ceux qui ne veulent pas de révolution, doivent accorder un 
« vote aflBrmatif; ehl bien, c'est parce que je suis ami dé- 
« voué de Tordre et de la liberté, c'est parce que je ne veux 
« pas de révolution que je voterai non. » 

Quelques jours après, dans une réunion qui eut lieu à Joi- 
gny, il ajoutait : « Le oui, c'est une abdication de vos droits; 
« le NON, c'en est la patriotique revendication. » Vingt-huit 
mille électeurs donnèrent, en déposant dans l'urne u n vote 
négatif, la mesure de l'influence qu'il exerçait sur les popu- 
lations de l'Yonne. 

Cette attitude faisait naturellement présager celle qu'il 
devait prendre après la fatale issue d'une guerre contre la- 
quelle il avait énergiquement protesté. Il fut l'un des signa- 
taires de la proposition de déchéance ; mais nul doute qu'il 
ne se fut rallié, dès le 3 septembre, au gouvernement provi- 
soire que H. Thiers proposait de constituer « attendu les cir-* 
« constances », s'il avait été possible, dans un moment aussi 
troublé, de grouper en un seul faisceau les opinions, les vo- 



liberté, transformation inévitable, qui seule peut assurer le 
repos, la prospérité et la grandeur de la France ; 

Aucun progrès régulier à espérer, sans une modification 
profonde ae la législation électorale ; 

Le droit de remanier les circonscriptions électorales ne doit 
appartenir qu'au Ck)rps législatif; 

Le vote doit être affranchi de Tentrave du serment préala- 
ble et de toute intervention de l'autorité : 

Election des maires et replacement de Paris et de Lyon 
sous Tempire du droit commim : 

Liberté d'action des municipalités ; 

Abrogation de l'article 75 de la Constitution de l'an Vin, 
assurant Tirresponsabilité des fonctionnaires ; 

Abrogation d!e la loi militaire ; 

Aucune déclaration de guerre ne pouvant être faite sans la 
volonté nationale ; 

Suppression du timbre et du cautionnement des journaux ; 
rétablissement de la juridiction du jury ; liberté de la librai- 
rie et de l'imprimerie ; 

Révision de la loi sur les réunions et associations ; 

Rejet du mandat impératif qui fausserait radicalement le 
sufirage universel, en livrant Félu, c'est-à-dire la majorité 
des électeurs, à la merci d'une minorité usurpatrice ; 

Nécessité de dégager le principe électif des compromis mo- 
narcbioues qui le corrompent et des violences démagogiques 
qui le dégradent. 



245 

lontés et les passions que 'vingt années de dissentiment 
avaient incuraolement aigries. 

Les événements qui suivirent le 4 septembre sont trop 
récents et trop douloureux, pour qu'il soit nécessaire d'en 
raviver le souvenir. H. Javal voulut en éire témoin et les 
conjurer, si cela était possible, en apportant au gouverne- 
ment de la Défense nationale son concours le plus absolu. 
Resté obslinéroent à Paris/ malgré les sollicitations de toute 
nature qui cherchaient à l'en éloigner, il se fit un devoir 
d'inspirer à tous ceux qui rapprochaient la patriotique con- 
fiance dont il se sentait animé. On le voyait partout où il y 
avait une bonne parole ou un bon conseil à donner : à l'Hô- 
tel-de-Ville, où siégeaient ses anciens collègues de la gau- 
che; au ministère des finances, où H. Ernest Picard aimait à 
le consulter sur les questions qu'il savait lui être familières, 
sur la place publique, où il se mêlait aux groupes pour les 
éclairer et soutenir leur moral, et jusque dans les rangs des 
défenseurs du pays, où il aimait à pénétrer pour entretenir 
leur ardeur, prodiguant ainsi ce qui lui restait de force, et 
remplissant, au-delà même du possible, son devoir de ci- 
toyen. 

Et cependant, dès le premier jour, les offres de tout genre 
ne lui avaient pas manqué. C'est dans d'autres conditions que 
les amis de H. Javal eussent voulu utiliser son dévouement. 
On avait insisté pour lui faire accepter, d'abord une mission 
politique à l'étranger, puis une haute situation financière à 
Paris ; mais il poussa sur ce point la réserve jusqu'au scru- 
pule, alléguant le faible état de sa santé pour ne point occu- 
per, à Paris, un poste éminent, et protestant contre toute 
idée de fuir le danger, ou simplement d'abandonner ses amis 
politiques, sous prétexte de diplomatie au dehors. La seule 
mission qii'il ait cru pouvoir accepter, mission pénible et es- 
sentiellement gratuite, c'est celle de réviser les comptes des 
ministres pour 1869 et 1870. II fut appelé à faire partie de 
la Commission de vérification, par décret da 30 décembre, 
et il consacra à cette difiicile besogne tout ce qu'il avait 
d'expérience et de puissance de travail. 

Biais il lui fallait, comme tout le monde, vivre au milieu 
du froid le plus intense et des plus douloureuses privations. 
Ses souffrances physiques augmentèrent, avec la décroissance 
graduelle de ses espérances ; l'anévrisme dont il était atteint 

1873. 20. 



246 

depuis quelques années parut s'amoindrir ; noais ses forces 
diminuèrent rapidement sous l'influence du froid continu 
qu'il eut h endurer et des fatigues qu'il s'imposait volontaire- 
ment 

Cependant, il s'arrachait encore à son fauteuil ou à son 
lit, lorsqu'il lui fallait faire, au Gouvernement, un rempait 
de son corps, ou contribuer, de sa personne et de sa bourse, 
à la défense du pays. Le 31 octobre, pressentant l'émoi que 
devait jeter dans Paris la capitulation de Metz, il courut à 
rHôtelde-Yille, passa à travers les bataillons de Belleville 
et de Montmartre, conseilla à ses amis de tenir ferme, se 
rendit ensuite au ministère des finances, et détermina, de 
concert avec M. Picard, le mouvement des bataillons de l'or- 
dre qui dégagèrent le Gouvernement. Hais, dès ce jour, à la 
lueur des feux de bivouac, autour desquels campaient les pre- 
miers fédérés, il avait jugé la gravité de la situation. La 
guerre civile, à la perspective de laquelle sa pensée patrio- 
tique n'avait point encore osé s'arrêter, lui apparut alors 
comme une éventualité horrible et à peu près inévitable. 

Il se h&ta de détourner les regards de cet aflfreui tableau, 
et s'occupa activement de la fonte du canon l'Yonne, qui 
était son offrande personnelle à la patrie. Il en surveilla la 
fabrication, ainsi que les essais, et tint à honneur de le con- 
duire lui-même au lieu où il devait être mis en batterie. 
Bien que sa confiance dans le résultat final fût fort ébranlée, 
il comprenait qu'il fallait épuiser tous les moyens de résis- 
tance et d'excitation patriotique ; il aspirait au moindre suc- 
cès militaire, non-seulement parce que c'eût été un achemi- 
nement vers la délivrance, mais encore parce que la popula- 
tion parisienne, ardente, mobile et énervée par trois mois de 
privations, avait besoin d'un pui;sant dérivatif, pour ne pas 
se dévorer elle-même. 

Et en même temps qu'il aidait à élever les cœurs et à ar- 
mer les bras des combattants, dans ses bureaux convertis en 
ambulance, on pansait les blessés, on soignait les malades» 
tandis que, gr&ce à ses abondantes libéralités, deux fourneaux 
alimentaires s'ouvraient à la population famélique dans les 
quartiers les plus malheureux. 

Les événements se précipitèrent avec une lamentable ra- 
pidité, et le jour vint où la France, envahie, épuisée d'hom- 



Si7 

mes et de munitions, vaincue par le froid et par la faim, plus 
encore que par les armes, dut rouvrir les urnes du plébiscite 
pour y jeter les noms de ceux qui devaient acheter la paix. 
M. Javal n'ambitionna pas ce triste honneur : il ne fit aucune 
démarche dans ce. département qu'il représentait depuis qua- 
torze ans; son cœur saignait à la pensée qu'il lui faudrait, 
s'il allait siéger à Bordeaux, consommer le douloureux sacri- 
fice qu'exigeait le vainqueur, et arracher aux embrassements 
de la mère-patrie Mulhouse, sa ville natale, l'Alsace, sa chère 
et malheureuse province. Les électeurs de l'Yonne ne lui 
épargnèrent point ce pénible devoir : ilfut élu spontanément 
par plus de quarante mille voix, et il eut le courage de remplir 
la navrante mission qui lui était confiée. 

D'autres déchirements l'attendaient h Paris et à Versailles. 
Les excès de la Commune le remplirent d'horreur ; homme 
d'ordre et de progrès, démocrate sincère, mais éminemment 
conservateur, il souflfrait comme citoyen et comme représen- 
tant, en voyant ces deux grands principes sociaux si affreu- 
sement compromis : liberté I eût-il pu dire avec Madame 
Roland, que de crimes on commet en ton nomi 

Son concours était naturellement acquis à l'œuvre de sau- 
vetage social entreprise par M. Thiers. II ne le lui marchanda 
point, chaque fois qu'il fut question de relever, avec le pou- 
voir et la vraie liberté, le crédit de la France, le prestige de 
l'armée et le moral de la nation. Le dissentiment ne se pro- 
duisit que sur les principes économiques appelés à régir le 
pays, et sur leur application au commerce et à l'industrie du 
dedans, ainsi qu'aux relations internationales. Dans cet or- 
dre d'idées, qui avait fait l'objet des études de toute sa vie, 
M. Javal n'admettait ni transaction ni compromis. On est 
libéral» ou on ne Test pas : « To be, ornot to be. » 

Démocrate résolu, avec le progrès pour but et la liberté 
pour moyen, mais, en même temps, conservateur par instinct 
et homme d*ordre par conviction, iln*avait, sur le terrain du 
libéralisme, aucune de ces défaillances qu'éprouvent parfois 
les hommes les plus forts. Ses doctrines libérales formaient 
un ensemble compacte : libertés individuelle, municipale et 
départementale, liberté électorale à tous les degrés, liberté 
commerciale en deçà comme au delà des frontières, liberté 
d'enseignement et de culte, liberté de la pensée et du droit 
de contrôle dans les limites compatibles avec la paix sociale. 



248 

tel est le programme quMl s'était tracé dès 4830, et qa'il 
n'eût jamais laissé entamer. 

Malgré les tristesses du présent et les anxiétés de l'ave- 
nir, il éprouvait une véritable satisraction à se trouver, sur 
presque tous les points, en parfaite communauté de senti- 
ments avec ses collègues de la gauche républicaine. Autant il 
s'était senti gêné, déplacé, presque honteux dans les Assem- 
blées dont il avait fait partie jusqu'alors, autant il respirait à 
l'aise dans le milieu démocratique où il était appelé à siéger. 
Après les premières mesures répara trices.auxquelles il accorda 
son vote, la confiance lui revint, et, avec elle, une apparence 
de santé qui trompa pendant quelque temps sa famille et ses 
amis. Mais, si le mal semblait sommeiller, il n'en faisait pas 
moins de rapides progrès ; vers la fin de l'hiver, l'anévrisme 
avait pris un développement tel que la marche lui était deve- 
nue presque impossible. 

L'Assemblée, aux séances de laquelle rien ne pouvait Tem- 
péeher de se rendre, lui témoignait en toute occasion une 
affectueuse sympathie; ses collègues allaient au-devant de 
lui, l'aidaient à gravir les escaliers du palais et Tentrete- 
naicnt familièrement des incidents de la journée. Il s'intéres- 
sait aux menus détails de la vie parlementaire, et, abandon- 
nant la tribune queses forces ne lui permettaient plus d'abor- 
der, il exprinifiit librement ses idées partout où il trouvait 
Toccasion ds les développer: dans les salles de commissions, 
dans les galeries, dans la salle des Conférences ou des Pas- 
Perdus, et jusque dans le compartiment où il prenait place 
pour faire le voyage de Versailles. « Ce n'est pas dans la 
« salle des séances, disait-il, c'est dans les couloirs que je 
« travaille le plus volontiers. » 

L'œuvre qui lui tenait le plus à cœur, et au succès de la- 
quelle tendaient toutes ^es causeries, c'était la conciliation 
des partis raisonnables sur le terrain d'une république sage 
et sincèrement progressive. 11 y travaillait sans rel&che, et 
sa journée parlementaire lui semblait bien employée, lors- 
qu'il avait réussi à faire pénétrer dans quelques esprits ses 
convictions, ou tout au moins, ses espérances. Le centre 
gauche, fortifié par l'adjonction des membres les plus hono- 
rables du centre droit, et la gauche républicaine, parvenant 
à détacher de l'extrême gauche quelques hommes ardents, 
mais honnêtes, étaient, à ses yeux, le noyau du grand parti 
libéral destiné à régénérer l'opinion publique en France. L'ex- 



249 

Iréme droite et la droite pure, dans les rangs de laquelle il 
comptait pourtant de nombreux amis, lui semblaient devoir 
être exclues de ce concert patriotique, parce qu'elles y eus- 
sent infailliblement jeté quelques notes discordantes. Aux 
exagérations des vieux partis, disait-il, ne manqueraient pas 
de répondre les excès au jeune radicalisme, et la raison, le 
bon sens, le pays sombreraient sous Teffort de ces deux ou- 
ragans. On ne saurait être plus ferme dans ses idées, plus 
net dans sa ligne politique et plus perspicace dans ses pré- 
visions. 

C'était surtout avec ses collègues et amis du même dépar- 
tement qu'il aimait à échanger ses idées et ses espérances ; 
MM. Charton, Guichard et Rampont, qui formaient avec lui 
le groupe républicain et conservateur de l'Yonne, ont été 
souvent les confidents de sa pensée ; ils en demeurent au- 
jourd'hui les témoins. 

Dans les premiers jours de mars, il sentit ses forces l'a* 
bandonner ; mais il voulut lutter jusqu'au bout, et on le vit 
encore à son banc de député le samedi 16. Enfin, le mal fut 
plus fort que sa volonté; il s'éteignit doucement le matin du 
28, entouré de ses enfants et petits-enfants, de sa femme et 
des autres membres de sa Tamille; il n'était encore que dans 
sa soixante-huitième année. 

Cette douloureuse nouvelle fut immédiatement annoncée 
à l'Assemblée nationale. M. le président Grévy, auquel l'ho- 
norable député de l'Yonne avait toujours été très sympathique, 
fit précéder la lecture de la lettre qu'on lui adressait des 
quelques mots suivants, qui sont, à eux seuls, toute une 
oraison funèbre: « Nous avons perdu un de nos plus excel- 
m lents collègues, qui était en même temps, pour beaucoup 
« d'entre nous, un excellent ami, M. Javal, un parfait honnête 
« homme, un parfait homme de bien, dont la perte causera 
« à TAssemblée d'unanimes regrets. ^ L'Assemblée s'inclina 
tout entière, en signe d'assentiment ; M. Javal n'y comptait 
pas un seul ennemi. 

Plusieurs de ses collègues, non compris dans ladéputation 
officielle, assistèrent à ses obsèques, avec la foule de ses core- 
ligionnaires, de ses amis d'enfance et de jeunesse, de ses re- 
lations de finance, de commerce, d'industrie et de btenfai- 
sance ; son convoi funèbre fut une imposante manifestation. 
De remarquables discours furent prononcés sur la fosse, au 



250 

nom de la dépu talion et de ragricoltare de l'Yonne, par 
H. Guicliard, au nom de la grande famille Israélite, par 
HH. Franck, membre de l'Institut, président du consistoire 
des israélites de France, Isidor, grand-rabbin du consis*" 
toire central, et Zadoc-Kahn, grand-rabbin du consistoire 
de Paris. 

Quelques jours après la cérémonie funéraire, à la pre- 
mière réunion de la Société d'Economie politique, le prési- 
dent, M. Hippolyte Passy, se fit un devoir de rendre publi- 
quement témoignagne aux qualités de l'homme privé qu'il 
connaissait de longue date, et aux convictions du vieil écono- 
miste, dont il appréciait toute la solidité. Après avoir rappe- 
lé les longs et courageux efforts de M. Javal pour i'aire 
triompher les principes dej[la véritable science sociale, il ter- 
minait par cet éloge, dont chaque mot est une vérité: « Ce 
« qui caractérisait notre regretté confrère, c'était l'amour 
« vrai du bien public. Aucune vanité personnelle ne s'y mê- 
« lait; il défendait hardiment ses opinions, parce qu'elles 
« étaient le fruit de méditations sérieuses. Un de ses mé- 
« rites, c'est d'avoir résisté aux fascinations, aux entrafne- 
« ments que produit si souvent la possession d'une grande 
a fortune. Il était resté simple dans ses goûts, modesfe 
m dans ses habitudes, consacrant une bonne partie de ses 
a revenus à des œuvres utiles. M. Javal unissait à la bonté 
« du cœur les dons les plus heureux de l'intelligence ; sa 
« mémoire nous restera toujours chère (1). » 

On nous permettra d'ajouter quelques traits à cette esquisse 
vraie de la personne et de l'existence de M. Javal. La bonté 
était bien le fond de son caractère. Une certaine brusquerie 
naturelle pouvait quelquefois donner le change aux per- 
sonnes qui ne le voyaient point habituellement et qui cho- 
quaient involontairement une de ses convictions : mais il y 
aV'Ut encore de la courtoisie sous l'apparente raideur de ses 
réponses, et, dès la seconde parole, on voyait qu'oa avait 
affaire à un homme chez lequel la plus complète franchise 
s'alliait à la plus entière obligeance. 

Une tête forte sur des épaules trapues, un regard diver- 
gent, qui semblait dur, mais qui n'était que franc, des traits 

(1) Journal des Economistes, avril 1872, p. 123 et 124. 



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heurtés, dont l'ensemble n'avait assurément rien de la régu- 
larité académique, un organe un peu rude, un accent assez 
bref, tout son extérieur, en un mot, était pour quelque chose 
dans Teffet produit par le visiteur. H. Javal le savait et n'y 
pouvait rien, il se bornait à sourire, lorsque le crayon du ca- 
ricaturiste accentuait plaisamment les imperfections de son 
visage. Mais, lorsqu'il était sûr de ne pas avoir, en face de 
lui, un fâcheux, un oisif, ou un visiteur intéressé, ce qui lui 
arrivait bien fréquemment, il savait par la rondeur de sa 
conversation, par la franchise de son regard et de son sou- 
rire, adoucir les aspérités d'une première impression. 

Son intérieur était une scène biblique : la vie patriarcale 
s'y montrait dans toute sa grandeur et dans toute sa simplt- 
cité: il semblait que le précepte du Décalogue : Honore ton 
père et ta mère, y fut écrit sur tous les murs, tellement il 
était gravé dans tous les cœurs. Des employés comptant 
vingt-cinq ou trente ans de services y rappelaient les servi- 
teurs d'Abraham: c'était plus que des amis, c'était presque 
des membres de la famille. 

La grande fortune s'y révélait surtout par des œuvres 
d'art, par de beaux livres, par tout ce qui constitue le luxe 
intelligent; le faste en était absent, et l'on n*y pouvait cons- 
tater ni cette recherche affectée du confortable, ni cette pour- 
suite incessante des nouveautés à la mode, qui constituent 
le luxe des égoïstes et des sots. M. Javal faisait, dans son 
budget, la part des pauvres, et elle était large ; les indigents 
qu'il assistait en secret jugeaient mieux de sa richesse que 
les personnes qu'il recevait à sa table ou dans son salon. 

L'homme public était d'accord avec le père de famille et 
l'homme privé. Inflexible sur les questions de principes, il 
usait de ménagements avec les personnes, respectait leurs 
opinions sans les partager, et savait allier, dans une parfaite 
mesure, la déférence pour tout ce qui est honnête, avec le 
mépris de tout ce qui ne l'est pas. Et, pour résumer en 
quelques mots les pages que nous venons de consacrer à sa 
mémoire, il réalisait en lui ce type que Tacite a si bien peint 
dans une phrase restée célèbre : « Puissé-je accomplir paisi- 
« blement ma carrière, en me tenant à égale distance d'une 
« opposition farouche et d'une honteuse servilité (1). » Ceux 

(1) Liceat mihi, inter abntplam contwnaciam et déforme o6- 
sequium, perçere iter^ perieulis vacuum. 



•' u 



253 

qui ont connu H. Javal et apprécié l'indépendance un peu 
rude de son caraclère, peuvent dire si ce vœu ne fut pas le 
sien, et si toute sa vie politique n'en a pas été l'honnête et 
sincère expression. 

L.-M. TISSERAND, 

Ancien proresseor an lycée de Sens, 

Chef dn bureau des Beanx-Arts et des travaux 
historiques à la Préfecture de la Seine. 



V 



Q^M'^^A* 



,i^^^'Uc^^,<,l'\S'^3. 



LOUIS FLANDin 



M. LOUIS FLANDIN. 



Le 1 1 septembre dernier, à Saint-Père sous Vézelay, dans 
ce village qui, à côté d'habitations si délabrées, possède une si 
charmante église, est décédé, dans la propriété où il s'était 
retiré depuis deux ans, un homme de bien, M. Louis Flandin, 
conseiller honoraire à la Cour d'appel de Paris. 

Il avait soixante-et-onze ans passés, et à peine en portait- 
il soixante, tant sa santé était encore robuste: il vivait heu- 
reux des occupations qu'il s'était choisies, sa bibliothèque et 
les soins donnés à sa propriété, au milieu d'une famille qui 
le chérissait, ouand la mort, à laquelle nul ne songeait pour 
lui, est venue le chercher: elle a trouvé une ftnie ornée des 
pins solides vertus et prête à se présenter devant Dieu. 
Toute sa vie, en effet, avait été employée au travail ; toutes 
ses facultés, toutes ses ressources avaient été dirigées vers le 
bien public. 

Quiconque Ta connu retrouvera, sous les traits que nous 
avons essayé de reproduire, cette droiture, cette indépen- 
dance de caractère, cette bonté, qui étaient certainement les 
qualités saillantes de sa personnalité. 

Par les services qu'il a rendus à son pays, par les fonc- 
tions élevées qu'il a remplies dans la magistrature, par les 
écrits qu'il a laissés, il eut sa place mairquée entre les hom- 
mes distingués de notre département ; nous lui donnerons 
aussi sa place dans cet Annuaire, à la prospérité duquel il a 
contribué aussi bien en le soutenant par ses votes au Conseil 



254 

générai, qu'en nous envoyant, presque depuis sa fondation, 
pour la partie historique, une longue série d'intéressants 
articles (1). 

Louis Flandin est né avec le siècle, le 25 novembre 1800, 
sar les frontières du département de TYonne, à quelques- kilo- 
mètres du canton de Yézelay. A l'entrée du Morvan, entre les 
communes de Poucques et de Lormes, s'étend une vallée au 
fond de laquelle est située une terre qui appartenait jadis à sa 
famille et qu'on appelait les Aubues ; c'est là que se passèrent 
ses premières années, dans un site charmant, dans Tun de 
ces endroits attrayants où l'homme se plaît, et où il s'é- 
change, dès Tâge tendre, entre le sol et l'enfant une solide 
affection. Cet amour du pays natal, qui fut l'une des qualités 
dominantes de M. Dupin aîné, comme lui originaire des mêmes 
contrées, fut aussi l'une des siennes, et ne se démentit ja- 
mais. Peut-être se déplaça-t-il de quelques kilomètres, lorsque 
des intérêts de famille le fixèrent plus tard dans le canton de 
Yézelay, mais toute sa vie ne fut qu*un labeur continuel pour 
appeler sur son pays tous les avantages qu'il était à même 
de lui procurer. 

Lui et son frère cadet, Charles, furent envoyés au collège 
d'Auxerre pour y faire leurs études : Tun et l'autre y rempor- 
tèrent des succès qui se continuèrent à Dijon et à Paris, à 
l'école de droit pour l'un, à l'école de médecine pour Tau- 
tre. 

Les dix années qui s'écoulèrent de 1820 à 1830 devaient 



(l)Les articles publiés par M. Louis Flandin dans V Annuaire 
de P Yonne, sont les suivants : 



Année 1839 
1841 
1842 
1843 
1845 
1851 



des Magnaneries. 

VÉZELAY, l«r article. 

VÉZELAY, 2« art. 

VÉZELAY, 3« art. 

VÉZELAY, 4« et dern. art. 

Le Cube,. Le Maire, Le Juge de Paix. 

Je recommande cette courte lecture ; on ne peut ni mieux 
penser, ni mieux dire. 

1855; DU Budget départemental. 
1856; id. 2oaxt.' 

1859; Abbaye de Cure. 

1865 ; Jacques Amyot. 

L'Asile des Aliénés. 

1866 ; Statistique agricole du canton de Yé- 

zelay. 



355 

être pour Tavocat inscrit aa tableau, comme pour tout nouvel 
arrÎTant, des années d*attenie et d'incertitude, quelque heu- 
reux qu'eussent été d'abord ses débuts : mais, obéissant 
bientôt à une bonne inspiration, il prit résolument un parti * 
qui fut pour lui suivi de succès, et le point de départ d'une 
carrière distinguée. 

MM. Désiré et Armand Dallez, l'un avocat au Conseil, le 
second avocat à la Cour de Paris, étaient alors à la tête d'une 
{^gigantesque entreprise qu'ils avaient créée eux-mêmes et dont 
ils étaient les principaux ouvriers : il s'agissait de ce Réper- 
toire de jurisprudence générale, ouvrage mené à si bonne 
fin, qui est en même temps le recueil peut-être le plus com- 
plet de jurisprudence et l'un des monuments de doctrine les 
plus estimés. MM. Dalloz avaient eu l'occasion de connaître 
M. Louis Flandin; ils se l'attachèrent comme collaborateur. 

D'un esprit cultivé, instruit, très laborieux, d'un jugement 
sûr et investigateur, le jeune avocat fut heureux dans ses pre- 
miers essais. Ce n'était pas cependant une compilation qu'il 
s'agissait d'imprimer, mais une œuvre originale, où l'auteur 
donnait son opinion personnelle, étayée souvent sur des déci- 
sions judiciaires, souvent aussi marchant seul et à rencon- 
tre de la jurisprudence jusqu'alors établie. Textes nombreux, 
systèmes variés, arrêts multipliés à disséquer et h coordon- 
ner pour les fondre dans un commentaire pratique, tout cela 
exigeait du soin, de la persévérance et des capacités spécia- 
les. Louis Flandin y réussit, et nul doute que son esprit n'en 
recueillit, après quelques années, une souplesse et une matu- 
rité précoces. 

Il ne faut pas, du reste, chercher d'autre explication aux 
succès de beaucoup d'hommes marquants de notre époque. 
Combien s'en irouve-t-il, en effet, dans l'enseignement et 
ailleurs, qui ne sont arrivés à la célébrité que par les mêmes 
efforts I Le^ exemples seraient nombreux et faciles à 
trouver 

M. Flandin profita. si bien à ce stage, qui était loin d'être 
une sinécure, qu'en 4830 il fut de prime-saut nommé avocat 
général à la cour de Bastia. Il était à peine installé sur son 
siège qu'il fut chargé de prononcer le discours de rentrée, et 
le texte qu'il prit pour sujet de sa harangue fut la devise qui 
était alors inscrite sur le drapeau national : Ordre et Liberté. 
Ces deux mots répondaient à ses aspirations et aux vœux de 
son esprit sincèrement libéral. Il les prit, en politique, pour 



S86 

règle constante de ses opinions, et jusqu'à la fin de sa vie il 
y fut fidèle. 

Un an plus tard, en 4834, son Procureur général, dont le 
nom alors était fort connu, fut disgracié, injustement selon 
lui : il n'hésita pas à se placer à ses côtés, et à deman- 
der sa démission, que le Ministre ne voulait pas accep- 
ter. 

Sa carrière judiciaire n'avait pas été longue puisqu'elle 
n'avait duré qu'une année. Cependant, s'il avait sacrifié sa 
position à l'amitié, il avait gardé Testime du Garde des 
sceaux. L'année suivante il rentra dans la magistrature comme 
procureur du Roi à Bourbon-Vendée, d'où il fut appelé plus 
tard à la cour de Poitiers. 

En 1 848, il quitta les fonctions de premier avocat général 
à Poitiers pour venir comme substitut du Procureur général 
à Paris, où l'attirait l'éducation à donner à ses fils. Survint 
l'Empire. En 1855, il demanda à quitter le parquet et à s'as- 
seoir comme conseiller ; le siège qu'il sollicitait lui fut 
accordé. Par son indépendance bien connue, par son savoir, 
par ses travaux, il fui l'un des magistrats les plus considérés 
et en même temps les plus aimés de sa compagnie. Consa- 
crant la plupart de ses veilles, et les jours que ne prenaient 
pas les audiences, à travailler pour son propre compte, il con- 
tinua sa collaboration à la Jurisprudence générale, écrivit 
deux traités de droit importants, lepremiersur les Privilèges 
et hypothèques, qui resta inédit, le second sur la Transcrip- 
tion en matière hypothécaire, qui fut publié à Paris. 

En même temps il écrivait dans la Revue critique du Droit 
français et dans la Revue du Notariat, dont il était l'un des 
principaux rédacteurs. C'était un travailleur infatigable et ce 
fut pour donner une sorte de diversion à ses occupations 
absorbantes que le choix du Garde de£ sceaux se porta sur 
lui plusieurs fois pour présider les Assises. 

Il aimait surtout à venir dans l'Yonne, où il se retrouvait 
au milieu de ses compatriotes. Dans ces délicates fonctions 
il faisait preuve des plus hautes qualités et, parla droiture de 
son caractère et ses manières bienveillantes et affables, il 
exerçait sur les jurés un incontestable ascendant. C'est pen- 
dant l'une de ses sessions d'assises, à Auxerre, que 
lui échut l'honneur de marcher à la tête des magistrats du 
tribunal, ses collègues, et pour la plupart ses amis, comme 
présidant la cérémonie d'inauguration du nouveau Palais-de- 



267 

Justice que le département venait d'élever sur la place Notre- 
Dame-la-d'Hors. 

Si, comme magistrat, il pouvait en goûter la magnificence, 
comme Conseiller général il trouvait qu'il avait coûté trop 
cher, et bien souvent, je l'ai entendu regretter qu*on eût mis 
tant d'argent dans le nouvel édifice, alors que par une restau- 
ration bien entendue on aurait pu tirer si bon parti de Tan- 
cien,et à si peu de frais. 

Nul n'était plus soucieux que lui de la bonne gestion des 
deniers publics, ni plus ferme dans son opposition s'il s'a- 
gissait de dépenses excessives ou mal placées. 

Cela m'amène à rappeler en quelques mots les services 
rendus par lui au canton de Vézelay, qu'il a représenté au 
Conseil général de l'Yonne pendant plus de trente années 
consécutives, de 4840 à 1871. 

Qu*on interroge les anciens du pays et qu'on leur demande 
ce qu'était le canton de Vézelay il y a trente ans, et ce qu'il 
est aujourd'hui? 

Pour cette superbe église de Vézelay qui couronne si ma- 
jestueusement la montagne sur laquelle elle est assise, clas- 
sée parmi nos monuments historiques comme l'un de nos 
plus beaux, que n'a-t-il pas fait? Il en a d'abord écrit l'his- 
toire, que VAnnuaire a publiée ; et tandis que l'habile et 
illustre M. Viellet-Leduc préparait les plans de restauration, 
lui, de son côté, se mettait en quête, et s'adressait à qui pou- 
vait l'aider pour trouver les ressources nécessaires à l'exécu- 
tion des travaux. Que de pas et de démarches ne fit-il point 
pendant que les tailleurs de pierre continuaient leur œuvre? 
Profitant de son séjour à Paris, auquel l'assujettissaient ses 
fonctions, bien souvent il alla frapper à la porte du Ministre, 
tant et si bien qu'un jour il le décida à venir à Vézelay ; et, à 
la distance de 15 à 20 ans, je revois encore, montant en 
chaises de poste la côte de Vézelay, le pèlerinage officiel com- 
posé : du Ministre de instruction publique, de M. Haus- 
mann, alors préfet de l'Yonne, de H. Louis Flandin, qui fai- 
sait à ces illustres visiteurs les honneurs du pays, et de plu- 
sieurs conseillers généraux ou autres notabilités. 

Sainte-Madeleine de Vézelay est aujourd'hui achevé«j, et 
pas une pierre n'y manque. 

L'église de Saint-Père, sa charmante sœur, la parure du 
canton, attendait son tour; tous les ans la pauvre délaissée 
implorait des secours pour refaire sa toilette, mais on ne 



258 

pouvail s'occuper d'elle avant que son aînée, Saînte-Uadc- 
leine, fûl pourvue. A force d'attendre, cependant, son heure 
élail venue : il y a cinq ans environ, elle avait reçu du Con- 
seil général et de l'Etal un premier subside de 25,000 fr. 
qui servit à la resiauralioD du clocher meurtri parle temps, 
et dont les sculptures se détachaient : c'était le plus urgent, 
mais beaucoup reste à faire. Aujourd'hui que son parrain n'est 
plus, qu'elle en porte le deuil contre l'ua de ses piliers. Dieu 
veuille lui susciter, à cette chère merveille, un successeur 
zélé qui puisse seconder les efforts de son intelligent 
curé. 

Quant au canton, il eut des routes en tous sens, et jamais 
dans aucun temps la viabilité ne fut l'objet d'un pareil soin. 
Tout était à faire; et il y avait à lutter contre l'inertie des 
communes, souvent disposées à projeter, mais presque tou- 
jours timides pour exécuter. 

Que de luttes, que d'efforts persévérants ne fallait-il pas 
pour arrivera mettre la pioche partout, pour propager celte 
idée que c'est par les bons chemins qu'on arrive à la bonne 
agriculture, et que pour avoir des chemins il faut savoir voter 
des fonds I 

Toutes les communes du canton de Vézelay, sauf nne 
peut-être, dont la nature a tracé l'abord presque inaccessible, 
sont actuellement reliées entre elles et aux centres qui les 
intéressent, par d'excellentes voies de communication. 

La vallée de la Cure, grâce à unç route facile et du plus 
pittoresque parcours, est devenue le passage d'une grande 
partie du Morvan se rendant à Paris,, et c'est pour la contrée 
une richesse dont on commence i sentir les effets. 

H. Louis Flandin avait du crédit dans la population, et de 
la ténacité ; le mandat qui lui avait été une première fois 
confié lui fut souvent renouvelé, et c'est ainsi que ses efforts 
furent couronnés de succès. Non pas que l'honneur de tout ce 
qui se fit en trente ans doive ne revenir exclusivement qu'à 
lui ; non assurément : je ne veux pas, pour augmenter la part 
qui lui en revient, diminuer celle d'autrui, mais rendre hom- 
mage, quand je le puis, à celui que l'amour du bien public 
anima toute sa vie. 

onée avant que le décret sur la limite d'âge l'attei- 
ésigna ses foliclions de conseiller. Loin de redouter 
iDt, il se plaisait à l'entrevoir, et à la fin de 1869 
il Paris pour venir prendre ses quartiers d'hiver 



359 

à Saint -Père, avec Tintention de s'y installer définitive- 
ment. 

En août 1870 la guerre éclata ; ce fut pour lui Toccasion 
d*une profonde angoisse. Peu confiant dans les forces de la 
génération moderne, dont les habitudes et les plaisirs fai- 
saient contraste avec sa vie simple et austère, lui qui avait vu 
la première invasion du siècle, il en prophétisa une seconde. 
Nos premiers revers lui causèrent un violent chagrin : mais 
sans qu'il en fût abattu, il en rejaillit dans son âme élevée un 
éclair de patriotisme qui remplaça tout autre sentiment. N'é- 
coutant que sa première émotion, sans peur et sans reproche 
comme un preux du temps passé, il voulait, malgré son âge, 
se jeter en avant, et entraîner son monde avec lui. Courage 
sincère, mais courage perdu! 

D'autres devoirs l'appelèrent bientôt là où il pouvait rendre 
de réels services. 

L'armistice était signé, l'Assemblée convoquée. Par une de 
ces mesures auxquelles un ennemi insatiable nous avait habi- 
tués, et que sa cupidité seule explique, le département de 
l'Yonne, comme beaucoup de ses voisins, fut frappé d'une 
contribution de guerre de dix millions. Quelque dérisoire que 
fût cette exigence de la part de pillards qui ne nous avaient 
rien laissé, il y avait cependant tout lieu de redouter qu*on 
voulût la mettre à exécution. On ne savait à ce moment si les 
conseils généraux existaient encore, puisque le dictateur 
improvisé de Bordeaux'avait jugé à propos de les dissoudre. 
M. Louis Flandin ne se considérait pas comme désinvesti de 
son mandat; conservant sa qualité de conseiller général de 
TYonne, il s'adressa à l'Assemblée nationale et à notre 
ministre des affaires étrangères pour dénoncer cette exaction, 
et réclamer contre cette violation du droit des gens. Ses col- 
lègues se réunirent à Auxerre; dans la discussion il main- 
tint avec une grande énergie le principe du refus absolu de 
consentir t un paiement quelconque, et avec l'honorable 
M. Challe et le maire d'Auxerre il avait été désigné pour se 
rendre à Versailles auprès de l'empereur d'Allemagne. On 
leur apportait de la préfecture leurs sauf-conduits quand un 
télégramme adressé de Versailles annonça que la contribu- 
tion était annulée. 

Si je mets de côté l'activité qu'il déploya pour amener à 
bien, dans le canton de Vézelay, la souscription destinée à 



260 

hâter la libération da territoire, ce fut la dernière preuve de 
dévouement qu*il eut à donner à son pays. 

Et à ce moment où j'approche du temps où il nous fut 
enlevé, combien ses solides vertus m*apparaissent dans leur 
vraie grandeur I 

Toute sa vie il ne connut que le travail, son devoir, et le 
dévouement à la chose publique. Obligeant à Texcès, je ne me 
rappelle pas qu'il ait jamais refusé un service qu il pouvait 
rendre. Comme homme public, il ne rechercha pas la popula- 
rité ; comme magistral, par la noblesse ec l'indépendance de 
son caractère, par son savoir éprouvé, il rappelle l'une de ces 
anciennes figures parlementaires dont une famille est fière de 
porter le nom. 

l'un des éditeurs. 



bâter la libération du territoire, ce fut la deraière preuve de 

f.à SOD { 

i [al 



■'»'•'' 



NOTE DES EDITEURS 

SUR DEUX LITHOGRAPHIES JOINTES AU PRÉSENT VOLUME 



I. — Vue de Vermenton au xviii« Siècle. 

Lallemand, dessioaleur el peintre du xvui* siècle, nous a 
transmis la reproduction fidèle de plus d'une cité de Tan- 
cienne Bourgogne à cette époque, de plus d'un monument 
de cette province, aujourd'hui disparu ou complètement 
transformé. Une collection des dessins de cet artiste, aujour- 
d'hui très rares, don du regretté M. Léon de Bastard, fait 
partie de la bibliothèque de la ville d'Auxerre. Les Éditeurs 
de l'Aqnuaire ont pensé qu*il leur appartenait de conserver 
quelques unes des œuvres de cet artiste qui intéressent 
surtout le département de l'Yonne. Ils offrent cette année aux 
lecteurs de ce recueil une vue de Vermenton il y a cent ans. 
Cette vue est prise de la route venant d'Auxerre. L'Annuaire 
n*a pas encore publié de notice historique complète sur cette 
petite ville, mais les documents épars la concernant y sont 
nombreux. 



IL — Vue de l'abbaye St-Julien d'Auxerre en HSO. 

Dans l'Annuaire de 1849, M. Salomon, l'un de ses corres- 
pondants, a publié l'histoire de cette célèbre et riche abbaye 
de Bénédictines, détruite en 1790, et dont il ne reste plus 
que de bien faibles vestiges dans le faubourg Saint-Martin- 
lès-Saint-Julien. A cette notice est joint un plan par terre des 
bâtiments et dépendances de l'abbaye, dressé par M. Vachey, 
mais qui ne donne qu'une imparfaite idée du b&timent 
abbatial. 

Le musée d'Auxerre possède un vieux tableau, sans mé- 

1873. 21. 



262 

rite artistique, mais offrant le plus grand intérêt historique. 
Ce tableau, qui date de 4750 environ, fait partie de Tancien 
fonds du musée de la ville d*Âuxerre. Il nous donne ta vue 
exacte en élévation du bâtiment abbatial et de son mur d'en* 
ceinte. Les Éditeurs de TAnnuaire ont cru utile de le repro- 
duire par la lithographie et de le conserver dans ce recueil. 
Il ne nous reste plus aujourd'hui de Tédifice qu'une petite 
partie de bâtiments occupée par M. Gérot. 

Le tableau reproduit par notre lithographie figure au 
Catalogue du Musée rédigé par H. Passepont, et inséré au 
Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles 
de r Yonne (26* vol. 4872], sous le n'' 84, avec cette men- 
tion : 

« Hauteur, m. 80. — Largeur, m. 72. — Toile. — 
« Petites figures. — Au milieu du tableau, l'abbaye et son 
« enclos : Tune des façades est surmontée de la flèche de la 
« chapelle. A droite quelques fabriques, des personnages se 
<c promènent autour du mur d'enceinte. Sur le devant, des 
« moutons dans la prairie. 

<c Provenance inconnue. » 

Nous avons cru devoir supprimer dans la reproduction les 
petites « fabriques » sans importance, de manière à pouvoir 
donner plus de développement à l'édifice abbatial. 



RÉSUMÉ DES TRAVAUX 

DU 



» • 



CONSEIL GENERAL DE L'YONNE 



(Sessions de 1872.) 



1» SESSION d'avril. 



Séance du 3 avril. 

Le conseil s'associe aux paroles de regrets et do sympathies 
du président, à l'occasion de la mort de M. Léopold Javal, 
père de M. Emile Javal, membre du Conseil. 

Une discussion s'élève sur la question d'impression et de 
distribution des rapports avant session. Les observations fai- 
tes dans le cours de cette discussion seront mises à profit pour 
l'avenir. 

L'élection de M. Brunot dans le canton de Seignelay est 
validée. 

Renvoi à la 5« commission d'une demande du Comité de 
Noyers, tendant à l'émission d'un vœu pour que ce canton 
soit traversé par le chemin de Calais à Marseille. 

Renvoi à la 2^ commission d'une proposition relative à la 
formation de comités cantonaux chargés d'une enquête sur le 
service vicinal. 



Séance du 3 awril. 

M. Letainturier demande une enquête sur les faits publiés 
par un journal d*Auxerre touchant l'Asile des Aliénés. 
Après explication il ajourne le dépôt de sa proposition au len- 
demain. 

Le Préfet annonce que, grâce aux sacrifices faits par la So- 
ciété centrale d'agriculture et aux dons émanés des français 



264 

de Saint-Pétersbourg, la somme consacrée aux achats et ven- 
tes de blés de semences s'est élevée à 19,000 francs. 

Les conclusions du rapport de M. Deligand sur la viabilité 
sont adoptées. 

Le Conseil ajourne jusqu^aux expropriations la question de 
rectification de la route aépartementaîe n<> 7 d*A vallon à Lor- 
mes. 

Il adopte les conclusions du rapport de la 3« commission, 
concerùant divers travaux d'appropriations dans la caserne 
de gendarmerie de Vézelay. 

Il vote les conclusions du rapport de M. Brincard, au nom de 
la 1<^ commission, sur une demande de la municipalité 
d'Auxerre, tendant à.créer pour dix années de nouvelles taxes 
à Toctroi et à élever le chiffre de certaines autres. 

Il émet un vœu en faveur de la concession d'un chemin de 
fer de Calais à Marseille et adopte les conclusions de la com- 
mission demandant que ce chemin traverse le département de 
l'Yonne. 

Il approuve le vœu que le maximum des dépôts aux caisses 
d'épargne soit élevé à 2,000 francs. 



SioMce du 4 avril. 

Renvoi à la commission de viabilité d'une proposition ten- 
dant à ce que les fonctions d'agent-voyer cantonal soient 
données au concours devant un jury dont la composition 
serait ultérieurement fixée par le Conseil général et dont ferait 
toujours partie un membre de ce conseil. 

Une commission d'enquête sur Tadminisiration de l'Asile 
des Aliénés est nommée au scrutin secret ; elle est composée 
de MM. Letainturier, Bagard, Goste, Billaud, Morin. 

Le Conseil vote les conclusions du rapport de la 2^ commis- 
sion sur la plantation des routes départementales. 

Rfjnvoie a la commission des chemins la proposition de 
M. de Fontaine tendant à ce que des plantations de haies 
soient faites ou des barrières établies sur les chemins de 
grande et moyenne communication, et à la commission d'ini- 
tiative celle de M. de Villeneuve, relative à l'interdiction des 
filets de pèche à larges mailles. 



Séance du 5 avril. 

Le Conseil décide en principe la création d'une Ecole Nor- 
male ae filles. 

Il adopte la proposition de M. Deligand tendant au renvoi à 
la comjnission départementale de l'examen des questions 
d'installation de cette école et au vote d'une somme de 4,000 
francs applicables à l'instruction préalable des ieunes filles se 
destinant à suivre ultérieurement les cours de l'Ëcole. 



265 

La commission départomeniale est autorisée à fixer la date 
et les conditions du concours d'admision à ladite Ecole. 



Séance du 6 avrtV. 

Le Conseil adopte l'interprétation de la commission relative 
aux bourses départementales, en ce sens que le Conseil géné- 
ral est substitué au Préfet dans Texercice du droit mentionné 
en l'article 3 du décret de 1852. 

Ajourne Texamen de la situation du dépôt de mendicité. 

Adopte les conclusions de la commission d'initiative ten- 
dant à ce que les commissions de surveillance des asiles, hos- 
pices et bureaux de bienfaisance soient désormais nommées 
Sar les Conseils généraux, et à ce que la pento réglementaire 
es chemins de petite communication soit portée de 5 à 7 
centimètres, mais dans des cas exceptionnels seulemejit. 



2° SESSION D*AOUT. 



Séance du 19 août. 

Après la lecture du rapport du Préfet sur la situation admi- 
nistrative du département, après la constitution du bureau, 
le conseil décide qu'une somme de 500 francs sera mise à la 
disposition du bureau pour Torganisation d'un service sténo- 
graphique, et que les comptes-rendus analytiques seront 
soumises à Tapprobation du Conseil avant leur publication. 

Une commission est nommée à Teffet d'examiner la ques- 
tion spéciale de l'acquisition des bâtiments destinés à l'Ecole 
normale de filles. 

Formation des cinq commissions ordinaires. 



Séance du 20 août. 

Le Conseil vote les conclusions de la commission spéciale 
de l'Ecole normale de filles tendant à autoriser le Préfet à 
faire l'acqui^sition de la maison Fort, pour l'installation de 
ladite école, moyennant le prix de 50,000 francsiet à y faire tou- 
tes les réparations, modifications et appropriations nécessai- 
res. 

Après quelques observations sur le procès-verbal, le Conseil 
renvoie à la commission d'initiative des vœux tendant à la 
suppression du régime cellulaire et de la surveillance de la 
haute police en matière criminelle, à l'établissement de la 
franchise postale entre les conseillers généraux et les admi- 
bistrations départementales et municipales. 



266 

Le Conseil adopte les rapports sur les divers objets sui- 
vants : 

Caisse des incendiés ; 

Mouvement des caisses d'épargne, dans lequel TYonne t|eni 
le dixième ran^ en France, et l'arrondissement de Sens le pie- 
mier dans ce département; 

Fixation du taux de la journée de travail à 1 75 ; 

Modifications à l'octroi de Tonnerre ; 

Renouvellement des tables décennales de Tétat civil ; 

Crédit de 250 francs pour dépense relative au transport des 
archives du tribunal civil d'Auxerre ; 

Vœux relatifs aux canaux de Briare, de Bourgogne et du 
Nivernais ; 

Entretien des bâtiments départementaux ; 

Chauffage du Palais-de-Justice ; 

Travaux d'appropriation aux sous-préfectures d' A vallon et 
de Joigny; 

Travaux au tribunal de Sens, et à ceux do Tonnerre et 
d'Avallon ; 

Ajournement ou renvoi aux commissions de divers autres 
rapports et vœux. 



Séance du 22 aoûL 

Le conseil, après discussion, repousse la proposition de no- 
mination d'une commission spéciale chargée d'étudier la ques- 
tion du chemin de fer d'Auxerre à Gien. 

Adopte divers rapports sur les objets suivants : 

Fonds d'abonnement de la Préfecture et des sous-préfec- 
tures* 

Arcnives départementales et communales ; 

Achat de molbilier pour l'inspection académique et le tribu- 
nal de Tonnerre ; 

Octroi de Joigny ; 

Emploi des prestations sur les chemins ruraux ; 

Ecole des Arts-et-Métiers ; 

Jeunes aveugles ; 

Tribunaux de Commerce et liste électorale ; 

Primes aux communes pour achat de pompes ; 

Service hydraulique; 

Concours régionsu agricole; 

Allocations a diverses communes pour améliorer leiirs mai- 
sons d'école. 

Repousse par 16 voix contre 18 la proposition addition- 
nelle de M. Bert, tendant à ce que les écoles communales 
laïques seules reçussent les allocations de l'Etat et du dépar- 
tement. 



267 

Siancê du 33 août. 

Le Gonseif vote un crédit de 2,766 francs, destiné à faire face 
aux frais nécessités par les mesures prises contre la peste 
bovine ; 

Un crédit de 1 ,200 francs pour frais de personnel et de bureau 
de la Commission départementale ; 

Un crédit de 1,000 francs pour l'Ecole normale de Cluny : 

Un crédit de 1,000 francs pour venir en aide aux Communes 
obérées qui voudraient transférer leur cimetière ; 

1,000 irancs pour encourager les observations météorolo- 
giques dans les campagnes ; 

Le maintien de la station d'étalons à Âvallon ; 

L'allocation de 6,500 francs pour le service des haras ; 

Supprime la subvention annuelle allouée à la Société cen- 
trale (ragriculture de TYonne. 



Séance du 24 août. 

Le Conseil émet le vœu que la surveillance de la haute 
police soit supprimée de la série des peines politiques et que 
pour les crimes et délits de droit commun, elle soit soumise 
a une élude nouvelle ; que les condamnés à Temprisonne- 
ment soient divisés en groupes ; que le régime cellulaire soit 
aboli; 

Vote un crédit de 400 francs pour Tentretien de la Sous- 
Préfecture de Sens et un autre de 600 francs pour achat de 
mobilier ; 

Adopte les conclusions des rapports sur les prisons ; 

Vote au budget rectificatif de 1 872 une somme de 9,280 francs 
pour le tribunal de Tonnerre ; 

Emet le vœu que Tadministration des forêts soit détachée 
du ministère des finances et rattachée àcellederagriculture ; 
que la franchise postale soit accordée des Maires aux Conseil- 
lers généraux, mais non réciproquement. 



Séance du 26 août. 

Renvoi à la Commission (finitiative de différents vœux 
relatifs à Tamélioration du sort des facteurs ruraux, aux pertes 
occasionnées par la guerre, à la création d'une caisse commune 

générale d'assurances contre l'incendie, la grêle et les inon- 
ations, etc. ; 

Adoption des conclusions du rapport de la 4® commission 
sur le service des enfants assistés, de divers rapports sur 
rétablissement de foires à Andryes, Lainsecq, Domecy-sur- 
Cure, Montillot, Foissy-lès-Vézelay et Saint-Père. 

Vote les conclusions de la l»*® partie du rapport de la com- 
mission ayant trait au budget de TAsile des Aliénés. Sur la 



268 

2® partie, le Conseil vote un ordre du jour motivé sur l'assu- 
rance que dès le lendemain il serait saisi de la liquidation de 
la retraite du docteur Teilleux. 

Délègue à la Commission départementale le soin de faire les 
études et recherches nécessaires à TefiFet de pourvoir à Tali- 
mentation des eaux de TAsile. 

Renvoi à la Commission d'initiative d'un vœu en faveur des 
communes qui ont le plus souffert de l'orage du 28 juillet, à 
la Commission de vicinalité d'un vœu relatif au commerce 
de bois flottés à bûches perdues sur la rivière de Cure. 



Séance du S7 août. 

Le Préfet dépose sur le bureau le dossier relatif à la liqui- 
dation de la retraite du docteur Teilleux qui s'élèvera à 1,949 
francs. 

Vote d'un crédit de 1,405 francs pour achat et entretien de 
mobilier pour la Sous-Préfecture de Tonnerre, des crédits 
demandés pour les casernes de gendarmerie, des rapports sur 
la dette départementale, sur les travaux à exécuter à l'hôtel 
de la Préfecture, des crédits pour la conservation des monu- 
ments historiques et des secours aux communes pour la répa- 
ration de leurs édifices paroissiaux. 

Le Conseil adopte les conclusions du rapport sur les routes 
nationales, réservant la question de fusion du service des 
routes départementales et de celui des chemins vicinaux, et 
du rapport sur le réseau général des voies vicinales ; 

Vote 500 francs à titre d'encouragement au jeune Cadoux, 
élève sculpteur ; 

Répartit les subventions du département et de l'Etat entre 
les Sociétés agricoles, à l'exclusion de la Société centrale 
d'agriculture de l'Yonne, et vote un crédit dé 1,000 francs 
applicable à l'enseignement agricole. 



Séance du 28 août. 

Renvoi à la CommissioUx d'initiative d'un vœu relatif au 
point de croisement du chemin de fer et de la route nationale 
n» 6 dans la traverse du faubourg Saint-Gervais, à Auxerre. 

Vote d'une somme de 500 francs à M. Leclaire, sculpteur, 
d'un secours de 200 francs à madame veuve Mlchaud. 

Adoption des rapports sur la pèche fluviale, sur le tribunal 
de Joijgny, sur l'établissement de bureaux télégraphiques, sur 
la fusion du service des routes départementales et des ch^ 
mins vicinaux, sur la demande de plusieurs communes 
d'être autorisées à porter en 1873 une journée de prestation 
sur les chemins ruraux, sur la liste du jury d'expropriation, 
sur des subventions offertes par les communes de Saint-Bris 
etNitry. , 



269 

Le Conseil décide la création d'une bourse, dite de voyage, 
et vote 1,000 francs pour frais d'excursions agricoles. 

Nomination de la Commission départementale, de la com- 
mission chargée d'examiner la question de la fusion du service 
des routes départementales et des chemins vicinaux. 

Vote de divers vœux sur l'instruction gratuite, obligatoire 
et laïque. 



Séance du 29 aoûL 

Adoption des rapports relatifs à la création de foires à Ro- 
gny et aux octrois d!^'Auxerre et d' A vallon, sur l'excédant des 
recettes du budget, sur la comptabilité départementale. 

Vote sur les conclusions des rapports concernant divers 
chemins de fer d'intérêt local, les rivières d'Yonne, de Cure et 
d'Armançon, l'industrie du flottage ; sur des vœux relatifs au 
braconnage, à la pèche, à la liquidation des retraites à la 
charge du département. 

Le Conseil décide l'acquisition de la maison Thévenin con- 
tiguë à 1h maison Fort pour l'Ecole normale de filles, moyen- 
nant 17,000 francs. 

Vote de deux bourses au Collège d'Auxerre en faveur des 
jeunes Sinlon et Deligne, de la question de section électorale 
entre Etaules et Vassy, des conclusions du rapport sur la con- 
cession demandée par M. Parent-Pôcher pour la ligne de 
Saint-Dizier à travers l'Aube et l'Yonne, sur la plantation des 
arbres fruitiers lo long des chemins vicinaux. 

Le Conseil vote plusieurs crédits montant à 26,000 francs 
au chapitre de l'instruction primaire. *^ 

Renvoi à la commission départementale du questionnaire 
sur l'assistance publique. 

Prise en considération du vœu relatif aux facteurs ruraux. 

Adoption du vœu concernant la route n« 6 dans le faubourg 
Saint-Gervais à Auxerre et de celui relatif à l'abrogation de la 
loi du 10 août 1871, imposant l'obligation du compte-rendu 
sommaire officiel des séances. 

Le Conseil passe à la discussion du budget ordinaire ; 

Décide que les Société scientifiques subventionnées rendront 
compte de leurs travaux chaque année, charge la Commissio*i 
départementale de surveiller et diriger la rédaction de l'An- 
nuaire, fixe à 1,200 fr. les frais de bureau et de service sténo- 
graphique, réduit à 500 francs les frais de bureau et d'impres- 
sions relatifs à la Commission départementale, décide que le 
bulletin de l'instruction publique sera adressé à chacun des 
membres du Conseil ; 

Vote le budget extraordinaire et le budget rectificatif sans 
discussion ; 

S'associe à un vœu relatif à un service postal entre Saint- 
Fargeau et Charny ; 

Fixe au 15 avril la première session de 1873. 



FAITS GÈ]>ÎÊRAUX. 



1872. JANVIER l<^^ — Des soulèvements éclatent parmi 
quelques tribus arabes. Un succès important est remporté 

gar le général Lacroix sur un des principaux chefs dissidents, 
i-Kaddour-Ben-Hamza. 

5. — Le prince de Galles est atteint de la fièvre typhoïde. 
Pendant plus d*une semaine on désespère de ses jours. 
Le ministère grec donne sa démission. 

7. — Grande manifestation à Lausanne en mémoire des 
soldats français morts pendant leur internement en Suisse. 

Un conseil de guerre juge les auteurs de l'assassinat des 
otages à la Roquette. 

Elections partielles à l'Assemblée nationale dans les Ar- 
dennes, les Ôouches-du-Rhône, l'Isère, le Pas-de-Calais, les 
Basses-Pyrénées, la Somme, le Var, la Haute- Vienne, le Nord 
et la circonscription d'Oran. 

8. — La Malle des Indes traverse pour la première fois le 
Mont-Genis. 

Un nouveau ministère grec est formé sous la présidence de 
M. Bulgaris. ïai^ 

6. — M. de Gontaut-Biron, ambassadeur français, présente 
ses lettres de créance à la Cour d'Allemagne. 

M. le comte d'Amim est accrédité auprès du gouvernement 
français en qualité d'ambassadeur extraordinaire de l'empe- 
reur d'Allemagne. 

15. Un arrêté du ministre de l'intérieur interdit la vente des 
journaux la Constitution (de Paris) et le Gaulois sur la voie 
publique. 

16. — Le prince de Galles triomphe enfin de la maladie 
dont il est atteint. Grande cérémonie et manifestation à Lon- 
dres à cette occasion. 

19. — Après une discussion longue et laborieuse sur l'impôt 
sur les matières premières, la proposition de M. Feray est 
adoptée par 367 voix contre 297. 

c L'Assemblée nationale, dit cette proposition, réservant le 
principe d'un impôt sur les matières premières, décide qu'une 
commission de quinze membres examinera les tarifs proposés 



274 

et les questions soulevées par cet impôt, auquel elle n'aura 
recours qu'en cas d'impossibilité d'aligner autrement le bud- 
get. » 

20. — A la suite de ce vote, le président de la République et 
les ministres donnent leur démission. 

Un vote par assis et levé refuse la démission du Prési- 
dent. 

L'Assemblée témoignant, par la déclaration de M. Benoist 
d'Azy, ses sentiments de confiance vis-à-vis du Président et 
des ministres, M. Tbiers retire sa démission et les ministres 
reprennent leurs portefeuilles. 

L'empereur de Russie court danger de mort dans une 
cbasse a l'ours. Un de ces animaux, blessé, se précipite sur lui 
et l'empereur lui-môme le tue d'un coup de fusil. 

23. — Le prince Jérôme-Napoléon Bonaparte est élu membre 
du conseil général de la Corse. 

24. — Le prince Orloff est nommé ambassadeur extraordi- 
naire du gouvernement russe auprès de la République fran • 
çaise. 

25. — L'Assemblée nationale approuve la convention addi- 
tionnelle au traité de paix de Francfort, signée le 11 dé- 
cembre 1871. 

Catastrophe d'Antibes. Un train de voyageurs est précipité 
dans une rivière. Dix morts et un grand nombre de bles- 
sés. 

26. — Un détachement de nos troupes s'empare de Bou- 
Mesrag, chef de la tribu insurgée des Mokranl. 

27. — Discussion de la loi sur la marine marchande. 

Une souscription nationale pour la libération du territoire 
s'organise en France. 

FÉVRIER. 6. — M. Casimir Perler, ministre de l'intérieur, 
donne sa démission. 

M. Victor Lefranc le remplace. 

7. — Le tribunal correctionnel de Lille prononce plusieurs 
condamnations contre des néffociants accusés de fraude dans 
les marchés militaires passes à l'occasion de la guerre de 
1870-1871. 

Elections partielles à l'Assemblée nationale dans TEure, les 
Côtes-du-Nord et la Corse. 

M. Rouher est élu dans ce dernier département. 

Le gouverneur général des Indeô, lord Mayo, est assassiné 
par un forçat, 

14. — Abrogation de la loi interdisant le compte rendu des 
procès de presse. 

Ib. — Troubles à la Havane. Insurrection contre les Espa- 
gnols. 

20, — Une brochure bonapartiste, V Abeille, répandue dans 
les départements, est saisie par ordre du gouvernement. 

22. — Exécution des assassins des généraux Lecomte et 
Clément Thomas. 

Les journaux le GauloU et VÂrmée sont suspendus. 

24 . — La présence du comte de Chambord à Anvers donnç 



272 

lieu à une manifestation tumultueuse. La police est obligée 
d'intervenir. 
Le comte quitte Anvers. 

26. — La commission chargée d'examiner le projet sur Tin- 
struction publique, présenté par M. Jules Simon, repousse 
l'obligation . 

28. — L'Assemblée et le gouvernement refusent de s'asso- 
cier au projet de souscription pour la libération du terri- 
toire. 

Cette décision connue, un grand nombre de comités su.». - 
pendent leurs opérations et restituent les sommes versées. 

MARS lo*". — Attentat contre la reine Victoria. Un Irlandais 
dirige sur elle 1q canon i'un pistolet non chargé. L'auteiir de 
cet attentat était atteint de folie. 

5. — Démission de M. Pouyer-Quertier, ministre des fi- 
nances. 

M. Grévy est réélu président de TAssemblée nationale. 
MM. Martel, Saint-Marc-Girardin, Benoist d'Azy, Vitet, sont 
nommés vice-présidents. 

6. — Un violent tremblement de terre est ressenti à Prague. 
10. — Le prince et la princesse de Galles arrivent à Paris se 

rendant en Italie. 

Ils font une visite au Président de la République. 

Lord Northbook est nommé vice-roi des Indes, en rempla- 
cement de lord Mayo. 

15. — Dénonciation du traité de commerce avec l'Angle- 
terre. 

22. — Promulgation de la loi contre la société rintematio- 
nale. 

27. — M. Fournier, ambassadeur de France, est accrédité 
près le gouvernement italien. 

Le général Trochu intente un procès au journal le Figaro à 
raison d'articles diffamatoires et injurieux. 

Le gérant du journal et le rédacteur de l'article sont con- 
damnés chacun en un mois de prison et à trois mille francs 
d'amende. 

30. — Le gouvernement français dénonce le traité de com- 
merce conclu avec la Belgiq[ue. 

AVRIL l«r. — Un nouveau tremblement de terre éclate au 
Pérou, où il cause des désastres importants. 

4. — Mort, à New- York, du professeur Morse, inventeur 
d'un appareil télégraphique. 

6. — La ville d'Antioche est à moitié détruite par un trem- 
blement de terre. 

7. — La reine d'Angleterre fait un voyage en Allemagne. 
9. — Multiple assassinat à Tastous (Gironde). Cinq victimes. 

L'assassin est un facteur du nom de Mano. 
' 22. — L'Assemblée nationale reprend ses travaux. 

I 23. — M. Barodet est nommé maire de Lyon. 

M. de Goulard est nommé ministre des finances, M. Teisse- 

renc de Bord ministre de Tagriculture. 



273 

24. — Eruption du Vésuve. 

26. — Plusieurs villages situés autour du cône du volcan 
sont envahis par la lave ; plusieurs habitants et quelques 
voyageurs étrangers sont surpris par les flammes. 

MAI 1®^. — Le comte de Bourgoing est nommé ambassadeur 
de France près du Saint-Siège, en remplacement du comte 
d'Harcourt, nommé en la môme qualité auprès du gouverne- 
ment britannique. 

Une décision du gouvernement allemand expulse de l'em- 
pire tous les prêtres de la compagnie de Jésus. 

Voyage du roi des Belges à Londres. 

L'éruption du Vésuve fait de nouvelles victimes. Des étran- 
gers et leurs guides sont cernés par les flammes. 

Mort de la princesse Marie, des Pays-Bas. 

2. — La peste bovine sévit avec une grande violence en 
Allemagne. 

4. — Rapport de M. d'Audifiret-Pasquier sur les marchés du 
ministère de la guerre au commencement de la guerre. 

Le gouvernement décide que le maréchal Bazaine comparaî- 
tra devant un conseil de guerre. 

12. — Le marquis de Noailles est nommé minisire plénipo- 
tentiaire aiiprès des Etats-Unis. 

M. Jules Ferry est nommé en la môme qualité auprès du roi 
des Hellènes. 

13. — Le projet de révision de la Constitution Suisse échone 
par 261,000 non contre 251,000 oui. 

14. — Le comte de Gobineau est nommé ministre plénipo- 
tentiaire près le roi de Suède et de Norwége. 

M. de Grabriac est nommé en la môme qualité près le roi des 
Pîyrs-Bas. 

Un nouveau traité postal est conclu entre TEspagne et la 
France. 

L'insurrection carliste continue en Espagne avec des alter- 
natives de succès et de revers. 

La convention postale conclue entre la France et TAUemagne 
est adoptée par r Assemblée. 

21. — Dans le procès-verbal publié sur la capitulation de 
Strasbourg, le conseil d'enquête émet un blâme sévère sur le 
compte du général Uhrich. 

22. — L'insurrection carliste se concentre dans les provinces 
basques et la Navarre. 

20. — La loi réorganisant le Conseil d'État est votée. 

Aux élections provinciales de Belgique, les catholiq[ues ob- 
tiennent la majorité. 

30. — Discussion de la loi militaire astreignant tout Fran- 
çais au service personnel. 

JUIN 2. — Ouverture de l'exposition internationale de 
Lyon. 

4. — Mort du maréchal Vaillant. 

11. ^ Elections partielles à l'Assemblée nationale. Dans le 
Nord, M. Deregnaucourt est nommé, dans la Somme M. Bami, 
dans ITonne M. Bert, dans la Corse, M. Abbatucci. 



274 

13. — Une dépêche de Bombay annonce que Ton a des nou- 
velles du célèbre voyageur anglais Livingsione, découvert à 
Ujiji par M. Stanley, rédacteur du Herald. 

Composition d'un nouveau ministère espagnol. Présidence 
de M. Huiz-Zorilla. 

17. — Catastrophe de Juvisy (ligne d'Orléans). Un train de 
voyageurs est rencontré par un train de marchandises. Plu- 
sieurs morts et blessés. 

20. — Mort du maréchal Forey. 

28. — Le général Rivière est changé de Tinstruction de Taf- 
faire du maréchal Bazaine c[ui s*est constitué prisonnier. 

En présence des tendances du gouvernement à sortir de la 
neutralité qui lui était imposée par le pacte de Bordeaux au 
point de vue.de la forme gouvernementale, M. de Larcy donne 
sa démission de ministre des travaux publics. 

M. Teisserenc de Bord, ministre de ragriculture, est chargé 
de l'intérim. 

JUILLET lo^ — Le général Tiwchu donne sa démission de 
membre de rAssemblée nationale. 

Une nouvelle convention est conclue avec TAllemagne pour 
le payement des trois derniers milliards et' pour l'évacuation 
du territoire. 

13. — Promulgation de la loi autorisant un emprunt natio- 
nal de 3 milliards en rente 5 0/0. 

15. — Affaire de Serres et de Tex-général Cremer, accusés 
de l'exécution sans jugement du sieur Arbinet de Dijon. 

19. — Attentat à Madrid contre le roi et la reine d'Espagne. 
Plusieurs coups de feu sont tirés contre leur voiture, ni run 
ni l'autre n'est atteint. 

20. — L'Assemblée vote, par 346 voix contre 248, la loi sur 
les matières premières. 

26. — Des désordres graves éclatent à Denain et à Abcon 
(Nord) parmi les mineurs grévistes. La troupe est obligée 
d'intervenir et de faire usage de ses armes. Il y a des morts 
et des blessés. 

27. — Souscription à l'emprunt des 3 milliards. Rentes 
souscrites 2 milliards 464 millions. Capital souscrit 41 mil- 
liards 641 millions. 

28. — Formation du conseil supérieur de la guerre. 
On signale une abondante récolte de céréales. 

AOUT i^^. — Grand sinistre à New-York. Les dépots de pé- 
trole sont incendiés. Perte de 5 millions de francs (1 million 
de dollars]. 

3. — L'Assemblée nationale s'ajourne au 11 novembre. 

6. — Voyage du président de la République à Trouville. 

6. — Mort de M. Delaimay directeur de l'observatoire, noyé 
à Cherbourg pendant une promenade en mer. 

10. — Des expériences d'artillerie ont lieu à Trouville en 
présence du président. 

14. — M. de Rémusat est chargé par intérim du ministère 
de l'Intérieur pendant l'absence de M. Victor Lefranc. 



276 

16. — Promulgation de la loi sur le recrutement de Tarmée. 

18. — Promulgation de la loi portant fixation des tarifs sur 
les matières premières. 

Des troubles sérieux éclatent à Belfast (Irlande) pendant 
plusieurs jours. Les protestants et les catholiques sont aux 
prises. 

21 . — Ouverture des conseils généraux par toute la France. 

22. — Le prince Milano est couronné roi de Servie. 

27. — Arrivée à Versailles du vice-amiral de Gueydon, gou- 
verneur général de l'Algérie. 

Evénements tragiques à Lima. L'aventurier Guttîerez s'em- 
pare du pouvoir après avoir assassiné le président Balta. La 
population, indignée, s'empare de lui et de ses deux frères, les 
égorge et pende leurs cadavres aux tours de la cathédrale. 

SEPTEMBRE l«^ — Le choléra sévit à Calcutta. 
Une circulaire ministérielle interdit toute manifestation à 
l'occasion du 4 septembre. 

Le général Davoust d'Auërstaedt est chargé d'assister aux 
grandes manœuvres d'automne des troupes anglaises. 

2. — Un arrêté de M. Pascal, nouveau préfet de Lyon, rétablit 
les écoles congréganistes supprimées sous l'administration 
précédente. 

3. — Manifestation à Nimes contre les militaires ; la police 
fait 58 arrestations. 

4. ~ Promulgation de la loi relative aux distillateurs et 
aux bouilleurs de crû. 

5. — Entrevue des empereurs de Russie, d'Autriche, et 
d'Allemagne à Berlin. 

6. — Naissance de la princesse Glémentine-Marie-Léopol- 
dine, fille du roi des Belles. 

14. — Voyage de M. Thiers au Havre. 

15. — Ouverture des Certes espagnoles. 

M. Ed. About, journaliste, est arrêté à Saverne par l'autorité 
prussienne. 

Dernière séance du comité arbitral de Genève. Le tribunal 
adjuge aux Etats-Unis une somme de 15 millions 500 mille 
dollars, à titre d'indemnité. 

18. — Mort de Charles XV, roi de Suède. 

M. Dalloz, président du comité central de l'œuvre des 
femmes de France, opère un premier versement de 6 millions 
850,000 francs. 

20. — 3,000 ouvriers mécaniciens se mettent en grève à 
Berlin. 

Le prince Régent de Suède Oscar II est proclamé roi de 
Suède. 

22. — Le gouvernement prend à l'égard des banquets du 22 
(anniversaire de l'abolition de la royauté en 1792) les mômes 
mesures d'interdiction que pour le 4 septembre. 

M. Ed. About est mis en liberté. 

Du 20 au 30. — De grands pèlerinages catholiques ont lieu 
à la chapelle de Lourdes (Hautes-Pyrénées). 

26. ^ Grand discours prononcé par M. Gambetta à Grenoble, 



Î76 

qui produit une fâcheuse impression dans le monde politise. 
30. — Un nombre considérable d'Alsaciens-Lorrains emi- 
grent en France. 

OCTOBRE l•^ — M. Jules Simon ministre de Tlnstruction 




supérieure de phar- 
macie de Strasbourg sont transférées à Nancy. 

Un incendie allumé par la foudre éclate dans le palais de 
TEscurial. Les dommages sont considérables. 

8. — La commission internationale du mètre adopte le 
mètre français comme unité linéaire. 

12. — Le prince Napoléon, qui avait pénétré sur le territoire 
français, est expulsé par ordre du président de la République. 

16. — Des inondations surviennent en Italie et causent des 
dommages sérieux. 

Mort du prince Albert de Prusse. 

17. -» Des pluies persistantes font grossir et déborder les 
fleuves et rivières notamment le Rhône et la Saône. 

20. — Elections partielles à TAssemblée nationale. Sont élus: 
Calvados, M. Pans; Gironde, M. Caduc; Indre-et-Loire, 
M. Nioche ; Morbihan, M. Martin • Oise. M. Gérard de Blin- 
court; Vosges, M. Méline; Alger, M. Cremieux. 

23. — Mort de M. Babinet membre de Tlnstitut. 

24. — Mort de M. Théophile Gautier. 

Des inondalions sont signalées dans les bassiuF du Rhône el 
de la Loire. La Camargue est submergée. 

26. — Incident de la Fère. Certains propos touchant le re- 
tour éventuel de Tex-empereur sont tenus par des officiers et 
répétés dans la presse où ils produisent une certaine émotion. 

NOVEMBRE 4. — Inondations considérables en Italie, dans 
la province de Ferrare. 

5. — Elections présidentielles aux Etats-Unis. M. Horace 
Greeley, directeur du journal la Tribune^ est le compétiteur 
du général Grant. Ce dernier est réélu. 

9. — Promulgation de la loi accordant à TEtat le monopole 
de la fabrication des allumettes chimiques. 

10. — Un incendie considérable éclate à Boston. Une grande 
partie de la ville est détruite. Perte 250 millions de dollars. 

13. — Le président de la République lit son message. 

19. — Le général Changanier interpelle le gouvernement 
au sujet des discours de M. Gambetta à Grenoble et à Cham- 
béry. 

20. — Discussion de la loi sur le Jury. 

23. — L'Assemblée remet les princes d'Orléans en posses- 
sion de leurs biens confisqués par Napoléon III. 

28. — L'Assemblée nationale adopte la proposition tendant 
à la nomination d'une commission de 30 membres chareée 
d*organiser la responsabilité ministérielle et de régler les 
rapports entre le pouvoir exécutif et l'Assemblée. 



FAITS DÉPARTEMENTAUX 



1872. JANVIER 4. — Nomination de M. Dupèchez comme 
maire de Sens. MM. Perrin et Licois sont nommés adjoints. 

8. — M. Daranton, ancien juge de paix de Villeneuve-sur- 
Yonne, est nommé juge de paix à Sesanne (Marne]. 

Des conférences sont données à Auxerre et dans quelques 
communes des environs par des membres de la Société (Tifu- 
truction populaire, 

10. — M. Angenoust est nommé vice-président du Conseil de 
préfecture. 

13. — M. Laffrat, notaire, est nommé suppléant du juge de 
paix à Villeneuve-sur- Yonne, en remplacement de M. Lenfant, 
décédé. 

25. — Des comités s'organisent dans le département pour 
provoquer des souscriptions en vue do la libération du ter- 
ritoire. 

M. Girard, notaire à Gravant, est nommé notaire à Auxerre, 
en remplacement de M. Piétresson. 

FÉVRIER 2. — M. Montarlot remplace M. Royer-Colilard 
comme procureur de la République près le tribunal de Joigny . 

4. — Fermeture de la chasse dans le département. 

10. — M. Poulain, juge suppléant à Epernay, est nommé 
juge suppléant à Avaîlon, en remplacement de M. Vinnebeaux 
nomme à Reims. 

24. — M. Giraut est nommé notaire à Druyes, en remplace- 
ment de M. Montagne. 

MARS 8. — M. Valteau, commissaire de police à Avallon, 
est nommé en la môme cfualité à Tonnerre. M. Wagner rem- 
place à Avallon M. Valteau. 

12-13-14. — Réunion de la Commission départementale. 

23. — Le département est compris pour une somme de 
7d,741 fr. dans la répartition accordée pour Tachèveraent des 

1873. 22. 



( 



278 

chemius yicinaux, plus une somme de 6,529 fr. pour chemins 
d'intérêt commun. 
27. — • Mort de M. Javal, député de l'Yonne. 

AVRIL 2. — Ouverture du Conseil général de TYonne. 

4. — M. Drouet est nommé sous-préfet de Joigny, en rem- 
placement de M. Golsteiu, nommé à Lapalisse (Allier). 

MM. Cochet etPiétresson de St-Aubin sont nommés cheva- 
liers de la Légion d'honneur (garde nationale mobile). 

4. — Le môme d*îcret confère la médaille militaire aux gar- 
des nationaux Blondeau, Boucheron, Blanc, Laforgue et Fe- 
rand, et aux mobilisé» Simonnet, Réveillon, Renaud, Leriche, 
tous blessés pendant la guerre. 

6. — M. Baudeuf, lieutenant, est nommé capitaine de gen- 
darmerie à Auxerre, en remplacement de M. Panien. 

M. Bourthoumieux, sous-heutenant, est nommé lieutenant- 
trésorier à Auxerre, en remplacement de M. Laureau. 

30. — M. Dumoulin est nommé juge suppléant à Joigny, en 
remplacement de M. Gasnin, nommé substitut. 

MAI !•'. — M. Oudin est nommé commissaire de ï>olice à 
Auxerre, en remplacement de M. Desmard. 

Mort de Mgr Mellon-Joly, ancien archevêque de Sens. 

10. — Un décret convoque les électeurs du département p( ur 
le 8 juin à l'effet d'élire un député à l'assemblée nationale, en 
remplacement de M. Javal. 

H. M. Boucher de la Rui)elle, procureur de la République à 
Auxerre, est nommé substitut près le tribunal de l*"* instaûce 
de la Seine. Il est remplacé à Auxerre par M. Charpentier. 
M. Dodoz remplace M. Charpentier comme président du tribu- 
nal d'Avallon. M. Fauche est nommé substitut k Auxerre, en 
remplacement de M. Flandin, nommé procureur de la Répu- 
blique à Coulommiers. 

JUIN 3. — M. Dujon, percepteur à Coulanges-sur-Yonne, 
est nommé à Vault-de-Lugny. 

6. — M. Vacher, notaire ûonoraire, est nommé suppléant de 
juge de paix à Pont-sxuvYonne, en remplacement de M. Mou, 
décédé. 

9. — Elections partielles à l'assemblée nationale. Electeurs 
inscrits 111.547. Votants 70,494. M. Bert, radical, élu, obtient 
34.813 voix. M. Javal, républicain modéré, 21.554 voix. M. de 
Clermont-Tonuerre, conservateur, 13.080. 

13. — Elections au tribunal de commerce d' Auxerre. 

14. — M. Deltheil est nommé juge au tribunal d'Avallon, 
en remplacement de M. Thibaut, démissionnaire. 

7. — La Cour d'assises de l'Yonne tient sa session du 2« tri- 
mestre. 

18. — Ouverture de la pêche. 

JUILLET. 7. — Un violent orage éclate dans la vallée de 
Chablis. La grêle cause quelques dégâts. 

12. M. Gallet est nommé notaire àChassy, en remplacement 
de M. Boulangé. 



279 

i8.— Election d'un conseiller d'arrondissement à Avallon, 
M. Degoix est nommé. 

M. Maréchal est nommé sous-inspecteur des forêts à Aval- 
lon, en remplacement de M. Gant, mis à la relraite. 

19. •— M. Bert, député, intente un procès à la Conslituiionel 
au Nouvelliste, 

22. — M. RoUin est nommé suppléant de juçe de paix du 
canton Nord de Sens, en remplacement de M. Pille, décédé. 

27. — Souscription à l'emprunt national df trois milliards. 
Le département de T Yonne fournit un capital de 33,590,290 fr., 
soit 1,981,675 fr. de rente. 

28. — Un effroyable orage éclate dans l'arrondissement d'A- 
vallon et dans la Nièvre, principalement sur Clamec3% La grêle 
cause des dégâts considérables. 

AOUT 4. — Ouverture de la 3» session des conseils munici- 
cipaux. 

Concours agricole d'Auxerre tenu par la Société centrale 
d'agriculture de l'Yonne réunie au Comice de Tarrondissemcnt 
d'Auxerre. 

M. Besancenet est nommé notaire à Ancy-le-Franc, en 
remplacement de M. Frilley. 

6. — M. Couturier, juge au tribunal de Joigny, est chargé 
de remplir les fonctions de juge d'instruction en remplace- 
ment de M. Leblanc-Duvernoy, nommé juge à Auxerre. 

10. — Réunion du Conseil général. 

3* Session des Assises de l'Yonne. 

Le département de l'Yonne est compris pour une subven- 
tion de 150,000 fr. dans la répartition des 4 millions destinés 
à venir en aide aux départements. 

20. — Tirage au sort de la classe de 1871. 

SEPTEMBRE 13. — M. Roche, percepteur à Bléneau, est 
nommé percepteur à la Ferté-Loupière. 

19. — M. Auvity, percepteur à St-Bris, est nommé à Crecy 
(Seine-et-Marne). 

25. — M. Lassuchette, sous-préfet d'Arles, est nommé sous- 
préfet de Sens, en remplacement de M. Vacherot, nommé 
maître des requêtes au Conseil d'Etat. 

28. — Ouverture de la vendange à Auxerre. 

OCTOBRE 13. — M. Denis est nommé notaire à Chablis, en 
remplacement de M. Charlier, démissionnaire. 

M. Verolot est nommé notaire à St-Florentin, en remplace- 
ment de M. Hermelin. 

21 . — 2* service anniversaire du combat de Grandpuits. Erec- 
tion d'un monument dans le cimetière de la ville d'Auxerre, 
en l'honneur des volontaires tués dans cette rencontre. 

22. — Les vendanges sont achevées dans la majorité des 
vignobles du département. En raison de la champlure surve- 
nue sous l'action des froids dans les journées des 9 et 10 no- 
vejnbre 1871, la récolte n'est environ que du tiers d'une année 
ordinaire. Ce faible rendement est heureusement compensé 
par la cherté très soutenue qu'obtient la nouvelle récolte. 



280 

26. — M. Gent, percepteur dépossédé de Brumath (Bas- 
Rhin), est nommé percepteur à Sens. 

M. Godron, percepteur dépossédé de Longueville-les-Melz 
(Moselle), est nommé percepteur à Avallon. 

28. -— Des médailles d'honneur, cour actes de sauvetage, 
sont accordées aux nommés H. Haubin Germain, à Auxerre, 
et Delhom Guillaume d'Avrolles. 

NOVEMBRE. — Le journal de Joigny prend le titre de Pro- 
grès de P Yonne. 

13. — M. Octave Ravin est nommé notaire à Guerchy. 

Ih* — M. Jacob, percepteur à Recke (Nord), est nommé per- 
cepteur à Str-Bris. 

M.fBergé, ancien professeur au collège d' Auxerre et ancien 
principal du collège de La Châtre, est nommé principal du 
collège de Joigny. Il remplace M. Gondinet, nommé à Ber- 
gerac. 

20. — Sous Teffet de pluies persistantes, la rivière ITonne 
subit une crue très forte. 

Un désastre financier atteint la ville de Joigny. M. Courcier, 
banquier, est en fuite, laissant un déficit considérable. 

21 . — Un pont en pierre est érigé sur TYonne, à Laroche. 

27. — M. Morio, notaire, est nommé suppléant du juge de 
paix à Avallon, en remplacement de M. Houdaille. 



281 

TABLE ALPHABÉTIQUE DBS DEUX PREMIÈRES PARTIES DE L'aNNUAIRE. 



pagM 



pages 



77 

38 



Abattoir d*Aiiicrre 
Académies 
Académie de Dijon 
Adjoints aux maires 67 
Administration civile 47 
Administration ecclé- 
siastique 80 
Administ. financière 95 
Administ. de la justice 8f 
Administ. militaire 93 
Administ. municipales 
des cheft^ lieux d'ar- 
rondissements 77 
Administ. des postes 110 
Administ. des lignes 

télégraphiques 124 
Agenda municipal 17 
Aliénés (asile dep. des) 78 
Ambassadeurs 26 
Archerèques et éTèques 33 
Architectes départem. 78 
Archifec.des mon. bist. 125 
Archives de r Yonne 51 
Armée. 38 
Arrondissements mari- 
times 39 
Assemblée nationale 27 
Assistance judiciaire (bu- 
reaux d*) 87 
A ssociation des demois el 

les économes, à i;ens 130 

Association des anciens 

élèves du collège 

d'Auxerre 132 

— du collège de Sens. — 

Atelier de charitéd'Aux. 130 

ÏZm } V.Tribun.«x. 



Banque de France(succ.) 96 
fifltim. civils (conseil des) 78 
Bibliothèques publiques 12 f 
Bureaux de la préfecture 18 

— de postes iio 

— de bienfaisance 129 



Cadastre 96 

Caisses d'épargnes 131 

Calendrier 5 

Canal de Bourgogne il G 



Canal du Nivernais 115 
Chambres consul utives 
des arts et manufac- 
tures à Sens 129 

— d'agriculture 127 
Chapitre métropolitain 80 
Chefs-lieux de préfec- 
tures 3 i 

Chemins de fer 122 

Chemins vicin. (serv. des) 1 1 6 

— (nomenclature et 
itinéraire des) l|7 

Comices agricoles 128 

Comité de l'Annuaire 1 
—de patronage des en- 
fants assistés 57 

— des travaux hist. et 
soc. savantes 126 

Commissaires priseurs 86 
Commission départem. 54 
Commission a'examen 
pour rinstruction se- 
condaire 88 

—d'examen pourTins^ 
traction primaire 88 

— salles d'asiles 88 

— de surveillance des 
prisons départem. 79 

Commissions de statist. 128 

Commission d'inspect. 
des pharmacies 56 

Communes du départ, 
comp. chaque canton 5 

Communes du départe- 
ment ( superficie, re- 
venu, distances judi * 
claires, noms des can- 
tons et bureaux de 
poste) 58 

— (population, maires, 
adjoints, curés et ins- 
tituteurs par arrond). 67 

Comput ecclésiastique 3 
Conférences deSt-Vin- 

centdePauI 130 

Conseil départemental 

d'instruction publique 92 

— d'Etal 30 
Conseil de préfecture 47 
— généial de l'Yonne 51 
Conseils d'arrond. 55 
—municipaux des cbei's- 

lieux d'arrond. 
Conseils d'hygiène 



7: 
56 



' liages 

Conservateurs des hy* 

pothèques 109 

Conservations fores - 

tières 37 

Contributions directes 

(personnel) 95 

— mdir. (person.) |()8 

Correspondants de 

l'Annuaire 1 

Cour de cassation 31 

—des comptes 31 

— d*appel de Paris 31 
Cours d'appel de France 32 
Cour d'assises de l'Yenne 81 
Cours de la lune 5 

Cours de dessin indus- 
triel à Auxerre 127 
Cours d'enseignement' 
secondaire pour les 
jeunes filles a Auxerre 127 
Cours gratuit de dessin 

d'Auxerre -. 

— de Sens — 

Cours normal d'institu- 
trices 90 
Culte protestant 80 
Curés 67 
D 

Délégués cantonaux 88 
Départements de la 

France 34 

Dépôt de mendicité 129 

Desservants 67 

Diocèse deSens 80 

Ë 

EauxetforèU MO 

Eclipses. V. Phénomènes 

météorologiques 3 

Ecoles norm. primaires 00 
Ecoles spéciales 39 

Embranchement de La- 
roche à Clamecy 122 
Enfants assistés 79 
Enre^trement et do- 

mames (personnel) 1<>9 
Enseignement profes- 

sionnel de Sens 127 

Eres et supputations 

chronologiques 5 

Etabl.diversd'ulil.publ. 124 

F 

Ferme-école 129 



Dtges 
5 



03 
9i 



129 

78 
86 



88 



125 
67 

87 



f êtes mobiles 
Foires de TYonne 

G 

Garnisom 
Gendarmer, de TYonnc 

II 

Hflr&s 

HauteKïOur de justice 

Hospices 

Huissiers 

I 

Inspecteurs de instruc- 
tion primaire 

Inspection de TAcadém. 88 

Inspection des monii- 
inents historiques 

Instituteurs conununaus 

Instruction publique 

— (Etablissements d') 

J 

Jardin botanique dé- 
partemental 
Jours de la lune 

— du mois 

— de la semaine 
Justices de paix 

L 

Lever et coucher du 

soleil 
LeTer et coucher de 

la lune. 
Lignes télégraphiques 

M 

Maires 

Maison d'anêt d'Auxerre 79 
Marées M 

Marine (corps de la) 38 
Médecins des enfanu 
assistés 56 

Mendicité (assoc. pour 
l'extinction de la), V, 



282 

pages 

aussi dépôt 130 

Ministres. ^25 

Monuments historiques vio 

Navigation de TYonne et 



pace 



S 



canaux 
Notaires 



84 



O 



108 
130 



Octrois 

Orphelinats d'Auxerre 

V 

Percepteurs et| percep- 
tions »' 
Phénomènes météorolo- 1>;^ 
giques 3 
Ponts et chaussées iH 
Popnlat. des déi)artem. 
"• de la France 
^ Population totale du dé- 
partement 
Position géographique 

du déparlement 
Population par commu- 
nes, cantons et arron- 
dissements 07-76 



3 

UO 

80 

89 

116 

130 

126 



127 



126 

o 

5 

5 

83 



34 
76 
53 



5 
12S 

67 



Postes aux letlres(bnr). 110 



Al 
34 
80 
79 
23 



Préfecture de l'Yonne 

Préfets 

Prêtres aux.de Pontigay 

Prisons du département 

Puissances 

Q 

Ouatre-tcmps 
K 

Recev. de Tenrcgistr. 

Revenu foncier par corn 
munes, cantons et ar- 
rondissements. 58-76 

Rôles par communes 
(montant des) 97 

Routes nationales Ijl 

-•départementales 112 



• 

Saisons (commencement 

des) 
Salles d*asile 
Séminaire diocésain 

— (petit) 
Service vicinal 
Société de charité ma- 
ternelle d'Auxerre 

Société des Sciences 
de rvonne 

— archéologique de Sens 

— d'études d'Avallon 

— d'instruction popu- 
laire 

— médicale de PYonne 

— de prévoyance et do 
secours mutuels des 
médecins de TYonne 

— de secours mutuels 
Sociétés d'agriculture 
Sous -Préfectures 
Succursale de la Ban- 
que de France 

Superficie du départ. 

— par communes, can- 
tons et arrond. 58-76 

SupiJlcanU des juges de 
paix ^^ 

T 



131 

128 

51 

96 



Trésorerie générale 
Tribunaux civils 
— de commerce 



109 



93 
81 

82 



36 



Vaecine . , 

Vérificateurs des poids 

et mesures ^ 

— de PËnregistrerottit 109 

Vicinalilé ' 16 



Yonne (rivière d') 1 15 



I 



283 



TABLB ALPHABÉTIQUE DE LA TROISIÈME PARTIE DE l'aNNUAIRE. 



Pages. 



Aleiandre, sous-cliacre 
Andrez Georges 
Âiitricus 

.Auxerro (calliédraV d^^ 
Aaprrre (compagnie di 

iharche iP) 
Aux erre ^vilie d') / Go 
AratloD (arrood.d') 40 i3i) 
Ay i 81 



le 



7» 
itii 

'S 

172 

118 



Harcelle (de la) 

Berthipr de Sauvignj 

Bestia ou Beucliia 154 

Blannay 15i 

Bourgogne (Canal de) 

Boursin 

BoQxin 

BriquemoDt (François 

de) 
Burat 

C 

Cimelin 

Capucinn 

Chablis (vins de) 

Cbaisnchu, adminisl - 
leur 

Champagne (vin mous- 
seux de) 

Chardon, MOtaire à Sens 

Cfaarton 

Chéroj 

Choudez 

Cimetières d^Auxerre 
(anciens) 

Clerc Jean 

Closet (abbé) 

Commalle 

CorcodAme 

Cornu Jacques (cure) 

Cotignat Jean 

Coataoçon 



155 
i5a 
ii5 
104 
17a 

r>s 
106 

94 

101 
109 

•j8 

ib3 

60 
iGi 

84 



iG 



ItK) 

iGi 
.73 

161 



Defert 

Defrance, commissaire 

du Oirecioire exécutif 109 
Demay 107 

Digoino (Jean de) 167 

Doroecy-sur-le-Vault i5i 

[«5a i53 
IJormiau iG^ 

Dubourgt Claude 1G7 

Duchâteau i )6 



Dufaur (ciiri^) 
Du nand Thérèse 



Pages 
lia 



Kpernay 180 

Ësnty (Marguerite d^) 
veuve de Jean de Di- 
goioe 157 

Esiignard Marguerite iGt 



Fonltrier, secrétaire en 

chef 
Faurax Edme, adminis* 

Ira leur 
Flandin Louis 
Fontaine L., administ. 



119 
109 



Galette, maire 

Garlel Krncst 

Gantillot (curé) 

Goay (Jacques le) 

Gérard de Boussillon 

Giraudc(Crûdo)a) 

Girolles i5i i5i 

Girolles (capllaine de} 

Givry 

Givry (château de) 

Givry (prieuré de) 

Givry (seigneur de) 

Gourlet Philippe 

Ginindorge 9 

Grand pu ils 

Guérin Guillaume 

Guéri n Jean 

Gùichard 

Guillaume III et Guil- 
laume IV, comte de 
Neyers 

Guy de Dempuis 

Guy de Jaucourt 



16} 
i53 
161 

iGG 

iri5 
*^ 

i50 
i()7 

169 
161 

173 

léi 
161 

a49 



i56 
i58 
16G 



Haranguicr de Hrun 

(Magdeleinn de) 160 

Haranguier (Kicolas d') 199 

Hausmann . 2'>7 

Hôlel Dieu (cimetière 

de r) 89 



Javal L^opold, député 196 



foigny'(ville de) 
Juditb'de Bavière 



Pages. 

,4, 
i55 



Labaorae Germain 161 

Lairot, maçon 161 

Lallemant peintre 
Le*: Bascle 'd^Argenteuil 

(Louis-Marie) 1G7 

Lehlatic, procu reurjlyu- 

die ' 101 io3 

Lefc^ano-Davatt 67 ^6 

Leconto, administrai, too 
Legueux 106 

Loppin de Montmort i58 

tiGa 

91 

Magdeleine(Hô(eI-Dieu 



79 



de h) 
iVlaillefer 
Miirouil-sur-Ay 
Murnllf^tt 

Marse 
Martin 

Marti neau des Chesnez 
.VI au miré (Jean de) 
M Idole Michel (curé) 
Mizv 
Moét 

Moiron Armand 
Moiron Julien 
Moiron Michel 
Montereau 
Nivernais (ranal dn^ 
Notre - Darae-I& id^Hors 
(paroisse de) 



8a 
1 II 

173 

:» 
1 1l 

107 

iGt 
16a 

1Ô4 

i53 168 
§64 
164 
173 
II:, 



86 

184 

«79 
17a 

75 

ICQ 

i56 
Prot, inbpoct. primaire i5g 



Perrler 

Perruchon (abbé) 
Petit 

Potit-Ranx 73 ^4 

Petlt-SalomoD, admi- 
nistrateur 
Ponce de Montboisier 
Potel (chanoine) 71 



34<) 



RampQnt -j^p 

Ravisy 164 

Remarie 173 

Robert, administrateur 109 

Robin, apothicaire 107 



— 284 — 



Pages. 



Saint-Amatrc 71 72 73 
St-Eiisèbe (paroisse do) 
St-Florenlin (ville de) 
Saint-Germain 
Sl-Gervais (paroisse de^ 
Saint-Julien (abbaye da) 
Saint-Loup 
Sainl-Mamcrt 
vSt-Nfamt:rt(parois6ede] 
Saint- Martin-lè&-Saint- 

Julieii (paroisse de) 
Saint- Martin - lès - bl- 
Marien 'paroisse de) 
Saint- Pèlerin 70 

St^PéUsrin (paroisse de) 
Saint-Pierre-en-Cbàteau 

(paroisse de) 
Saint- Fère, près Veze- 

lav (église do) 
Si-Père-en-Vallëe (pa- 
roisse de) 



i' 

«4 
361 

77 
7' 
87 

84 

84 

7» 
«9 

85 

25; 

87 



Pages. 
Saint -Pball (Charles- 

Maximilien de) 
St-Pbal (MaximilieQjde) 
St-Regnobert (par. de) 
Saint<^Urse 
Ste-Gencviève (aonrce 

de) 
Salle 

"^allé Lonis 
San sac (de) 
Savinien (sous-diacre) 
Sens (musée de) 
Sens (ville de) 
Sermiselles i5i iSa 
Seurat 
Sillery 

Son nié- More! 
Soufflot 



167 

i65 
88 

7^ 

16) 
106 

isl 

7« 

38 

143 
i53 

75 
lôi 
ii3 

38 



Oi 



Pages. 

143 
qn 

66 



126 



Tenailla, administ. 109' 

Tircuit. architecte 157 

Toque Jean 161 



Tonnerre (ville de) 
Toucy (ville de) 
Toupry 

Trousseau Joanné 
Trutey 

Vauban 

Vauliiisant 

Ycrmentoo (ville de) 146-261 

Vertus i8.> 

Vézelay (abbaye de) 1 55 i5^î 

Vézelay (Sle-Madeleine 
de) \Ttrj 

Villeneuve - l'Archevè - 
que (ville de) 

Villeneuve sur-Tfonne 
(ville de) 

Volontaires de la com- 
pagnie de marche 
d^Âuxerro 

Vuilry 

Yonne (rivière) 



'4: 
148 



17^ 

2i3 



PLACEMENT DES DESSINS DE L'ANNUAIRE 1873. 

Pages 

Faubourg Saint- Amalre (Extrait du piaD de Bellefore.sl} . 60 

Cercueils trouvés au faubourg Saint- Amatre en 1869 . ... 60 

Objets divers trouvés au faubourg Saint- Amatre en 1869 . 60 

Cimetière.s des paroisses Sainl-Père, Saint Ëusèbe, Saint- 
Leup,de Téglise St-Pierrc-en- Château, de l'Hôtel-Dieu 60 

Plau d'ensemble ^0 

Portrait de M. Léopold Javal ....-.,... 196 

Portrait de M. Louis Flandin 252 

Vermenton au XVII* siècle 261 

Abbaye de Saint-Julien d'Auxerre 261 



ERRATVif. 



C'est par erreur que <I-lciues-uns des t^^^^^^^^^ 
riales (p. 138 et suiv.) portent le millésime de 1872, ces laDieaux 
s'appliquent tous à Tannée 1871 . 



V, 




121 194 266 



DATE DUE 1 




























































































1 1