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Full text of "Arbrisseaux d'ornement et plantes grimpantes pour les jardins Canadiens"

ARBRISSEAUX D'ORNEMENT 

ET 

PLANTES GRIMPANTES 

POUR LES JARDINS CANADIENS 

Par R. W. OLIVER 













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MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE 
OTTAWA, CANADA 



Publication 713 



Publiée en septembre 1953 
Réimpression 



u 

12 

13 
n3 



Digitized by the Internet Archive 

in 2012 with funding from 

Agriculture and Agri-Food Canada - Agriculture et Agroalimentaire Canada 



http://www.archive.org/details/arbrisseauxdorneOOoliv 



TABLE DES MATIERES 



Page 
L'emploi des arbrisseaux dans le jardin paysager — 

Encadrement du terrain ou bordure 3 

Spécimens et points d'accentuation 4 

Encadrement de la maison, ou plantation près des fondations 4 

Séparation et fond ou arrière-plan 6 

Arbrisseaux dominants 6 

Arbrisseaux de rempli 6 

Arbrisseaux d'intérêt 6 

Texture 7 

Couleur du feuillage . . . 7 

Multiplication des arbrisseaux — 

Semences 9 

Boutures 11 

Boutures de bois dur 11 

Boutures de bois vert 12 

Substances stimulantes ou hormones végétales 12 

Marcottage 14 

Greffage ordinaire 14 

Greffage par œil ou écussonnage 14 

Soin des arbrisseaux avant la plantation — 

Mise en jauge 16 

Défauts dans l'expédition 17 

Plantation — 

Préparation du sol 17 

Quand planter et transplanter 18 

Creusage du trou 18 

Taille au moment de la plantation 18 

Plantation 18 

Soin des arbrisseaux — 

Arrosages et binages 19 

Vieux arbrisseaux 19 

Engrais chimiques 21 

Taille 21 

Entretien 21 

Régénération 22 

Notes sur la taille des différents arbrisseaux 23 

Notes sur la taille des plantes grimpantes 25 

Notes sur les arbrisseaux d'ornement 26 

Plantes grimpantes — 

Multiplication 41 

Sol 41 

Taille 41 

Protection 41 

Notes sur les plantes grimpantes rustiques à Ottawa 42 

Insectes nuisibles aux arbrisseaux d'ornement 46 

Arbrisseaux pour différents sites et différentes fins 48 

Arbrisseaux rustiques dans les différents districts du Canada 52 

(Traduit de l'anglais) 
74631—1 



Arbrisseaux d'ornement et plantes grimpantes 

par 
R. W. OLIVER 

Division de V horticulture — Service des fermes expérimentales 

Les plantations "paysagères" ou d'agrément ont beaucoup augmenté au 
Canada en ces vingt dernières années, en raison de l'aisance et des loisirs 
croissants de la population et parce que l'art de dessiner les jardins est plus 
apprécié et mieux compris aujourd'hui qu'autrefois. On recherche de plus en 
plus la variété, non pas tant pour obtenir des effets de nouveauté que pour con- 
server au jardin son charme d'un bout de l'année à l'autre et en faire, par 
l'emploi de plantes bien choisies, un tableau harmonieux, cadrant bien avec la 
maison qu'il entoure et exprimant fidèlement le sens esthétique du propriétaire. 

Le chèvrefeuille, le lilas et le seringa sont toujours, et à juste titre, dans leurs 
variétés améliorées, les arbrisseaux les plus appréciés pour l'emploi général, mais 
ils ne suffisent plus pour tous les jardins canadiens. 

C'est pour aider les jardiniers à faire un choix des meilleures espèces 
d'arbustes, d'arbrisseaux et de plantes grimpantes et leur indiquer les soins à 
leur donner que ce bulletin a été préparé. Ces plantes n'y sont traitées qu'au 
point de vue des effets paysagers que l'on peut en tirer. La description et la 
classification botanique ne sont pas envisagées. 

L'EMPLOI DES ARBRISSEAUX DANS LE JARDIN PAYSAGER 

L'arrangement et la plantation d'un jardin sur une propriété quelconque 
présentent toujours des problèmes particuliers qui, naturellement, ne peuvent 
être couverts entièrement dans un traité général. Il y a cependant quatre 
moyens principaux d'utiliser les arbrisseaux dans le développement d'une 
propriété, et chacun de ces moyens comporte certaines réserves en ce qui 
concerne les arbrisseaux à employer. 

Encadrement du terrain ou bordure 

La plantation en bordure est le premier mode d'utilisation; elle sert à 
délimiter le jardin, à le rendre plus intime, à cacrïer les objets disgracieux et à 
donner de l'unité au plan par la formation d'un encadrement et d'un arrière-plan 
ou fond de verdure. 

Cette plantation exige une végétation touffue, de hauteur suffisante pour 
cacher la vue tout en offrant une bonne variation de hauteur, afin que la ligne 
d'horizon soit plus agréable à voir. On ne peut, bien entendu, espérer avoir une 
intimité complète dans les petites propriétés de ville ni dérober à la vue toutes 
les constructions voisines. Dans les petits terrains de ce genre, la bordure con- 
sistera probablement en une haie ou une clôture de plantes grimpantes. Sur les 
grandes propriétés, elle se composera de massifs épais d'arbres et d'arbrisseaux, 
avec, ça et là, des échappées ou trouées, laissant entrevoir une vue intéressante 
dans le lointain ou permettant à ceux qui sont dehors de voir l'intérieur. 

Ce qui importe ici avant tout, c'est l'effet créé par toute la masse de 
feuillage; on choisira donc les arbrisseaux plutôt pour leur pousse rapide épaisse, 
leur port étalé et leur feuillage vert intermédiaire, que pour leur beauté indivi- 
duelle. Naturellement leur hauteur sera réglée par la ligne d'horizon que l'on 
désire avoir. Les fleurs, s'il y en a, devraient être en masses assez grosses pour 
se voir de loin, mais les fleurs, toutes belles qu'elles soient, ne sont pas ici un 
détail aussi important que la nature des arbrisseaux, qui est traitée plus loin de 
façon plus détaillée. 

3 



Spécimens et points d'accentuation 

Les arbrisseaux employés comme spécimens sur la pelouse ou comme points 
d'accentuation dans un jardin servent à faire ressortir les détails du dessin 
général. Ces arbrisseaux sont isolés et se voient en détail. Il est essentiel qu'ils 
aient une apparence élégante, un port généralement dressé, ou gracieusement 
penché et qu'ils possèdent des caractères spécialement attrayants sous forme de 
fleurs, de feuillage aux couleurs variées ou de fruits décoratifs, en somme, que 
ce soient des arbrisseaux d'une distinction suffisante pour mériter une place 
spéciale. 

Il ne faut pas que ces sujets spécimens soient disséminés sans ordre, détour- 
nant ainsi l'attention du dessin général et des traits principaux de l'ensemble du 
jardin. La maison domine le tableau sur le devant de la propriété, et il vaut 
beaucoup mieux l'aider à remplir ce rôle que de susciter de l'opposition par de 
pauvres plantations de spécimens d'ornement (Voir figure). 



*A<MenV 




La bordure entoure le jardin et complète le tableau. On se sert d'arbrisseaux distincts ou proémi- 
nents pour faire ressortir le plan. Les plantations de fondation aux coins relient le jardin à la 

maison. 



Encadrement de la maison, ou plantation près des fondations 

Le premier moyen d'améliorer l'apparence d'une maison est de l'encadrer 
de masses de feuillage vert. Sur de petites propriétés, des groupes d'arbrisseaux 
élégants, à végétation modérément touffue et à feuillage vert foncé ou mi-foncé, 
attirent l'attention sur la maison et font remonter la ligne horizontale du sol sur 
les lignes verticales de l'habitation, créant ainsi une impression très désirable 
de permanence, que ne donneraient jamais des plantes herbacées placées le long 
des fondations. 

Quand la maison est haute et étroite, on devrait placer juste à côté des coins 
de devant, mais sans les cacher, de grands arbustes comme des lilas. La maison 
paraît ainsi plus large, surtout si la plantation peut être étendue plus loin sur 
le côté, au moyen d'arbrisseaux plus courts, allant en diminuant jusqu'au sol. 



Si la maison est large, tout en longueur, alors on pourrait planter de hautes 
plantes pyramidales, comme le thuya (cèdre) pyramidal ou des arbustes à pousse 
dressée, comme le grand seringa, sur le devant des espaces nus des murs, pour 
rompre la largeur. 

L'ancien système qui consistait à laisser entrevoir la maison par dessus un 
solide talus vert d'arbrisseaux est de plus en plus abandonné maintenant que les 
belles lignes d'architecture sont plus appréciées. Les plantations de ce genre ne 
peuvent servir qu'à cacher des lignes de fondation hautes ou mal conçues. 




On peut adoucir les lignes sévères d'une haute maison au moyen d'arbris- 
seaux qui font remonter la ligne horizontale du sol sur les lignes verticales 

de l'habitation. 




Les conifères placés à des endroits bien choisis font ressortir les belles 

lignes architecturales. 



On peut faire ressortir les bons points de l'architecture d'une demeure, 
par exemple une belle entrée, en plaçant certaines formes à des endroits bien 
choisis; il y a tout un choix de petits conifères pour cela. Les lignes droites 



6 

d'un portail colonial ou géorgien ressortent lorsqu'elles sont encadrées de plantes 
pyramidales, ou encore de formes basses et globuleuses faisant opposition; on 
choisira celles qui cadrent le mieux avec la maison. On obtient le type étalé 
ou allongé de maison de ferme au moyen de lignes estompées et étalées d'arbres 
à feuilles caduques, ou on obtient un contraste en mettant ci et là, à l'arrière- 
plan, la forme dressée d'un genévrier pyramidal ou d'un peuplier de Lombardie. 
Il est très rare que l'on puisse attirer l'attention sur un bel aspect en le faisant 
ressortir encore plus au moyen d'un arbrisseau à feuillage éclatant; en règle 
générale la plantation de fondation doit se baser sur la beauté de la forme et 
l'élégance plutôt que sur un étalage grandiose de feuillage coloré. 

Les plantes à grand développement comme les épinettes (sapins), le pin et 
le thuya (cèdre de l'Est) blanc indigène, n'ont aucune place dans les plantations 
de fondation. On choisira plutôt des plantes dont la hauteur, à complet dévelop- 
pement, ne cachera pas les belles lignes de l'habitation et n'interceptera pas la 
lumière. 

Séparation et fond ou arrière-plan 

Dans les jardins qui entourent la maison on se sert d'arbrisseaux pour en 
séparer les différentes parties. Ils servent en somme de cloisons ou de sépara- 
tions entre les "salles" du jardin et d'arrière-plan pour les étalages plus colorés 
de plantes herbacées. Comme ces séparations se voient toujours en élévation, 
il faut, en faisant le plan des groupes, les envisager comme elles seront à 
maturité. 

Considérées de cette façon, les bonnes plantations d'arbustes se composent 
de trois catégories générales, sommairement exposées comme suit. 

Dominants 

La hauteur de ces groupes et séparations est en général réglée par l'échelle 
du jardin entier, mais la diversité de la ligne d'horizon ajoute beaucoup de 
charme. On introduit de hauts points pour faire ressortir certains motifs du 
dessin. Ils servent à rendre les promontoires plus hardis, tandis que les massifs 
profonds de plantations dans une bordure d'arbrisseaux marquent les entrées ou 
cadrent les vues. On applique le terme "Dominants" aux arbrisseaux employés 
de cette façon. Il est nécessaire que ces arbrisseaux soient dressés, à port raide, 
à grosse texture et qu'ils diffèrent de la moyenne par la couleur du feuillage ou 
de l'écorce. Le lilas en raison de sa haute taille, de son port dressé et de son 
gros feuillage vert foncé est souvent employé comme plante dominante. Les 
viornes, et dans les climats plus doux, le prunier à feuilles violettes, sont bons; les 
petits arbres comme le lilas du Japon, le pommier d'ornement ou à fleurs et le 
bouleau argenté sont souvent employés. 

De rempli (ou remplissage) 

La hauteur est naturellement relative. Ces grands arbustes dominent sim- 
plement parce qu'ils sont plus grands et plus apparents que les arbrisseaux du 
groupe dit "de remplissage". Ces derniers sont des sujets d'une hauteur 
moyenne, choisis parce qu'ils se marient ensemble. Ils peuvent présenter une 
belle floraison pendant la saison ou un beau feuillage en automne, mais leur 
utilité principale consiste à fondre en un seul tableau les aspects les plus inté- 
ressants du jardin. 

D'intérêt 

On peut désirer faire ressortir quelques points du dessin sans relever la 
hauteur ou même en la diminuant. Dans une bordure courbée, sans apprêt, on 
peut approfondir les baies et faire ressortir les endroits bas au moyen de groupes 
de plantes particulièrement agréables qui "intéressent" on attirent l'attention 
par leurs fleurs, leur feuillage ou leur port caractéristique. Un port étalé 



horizontal ou bas, détourne l'attention des arbrisseaux étalés, à cime arrondie. 
Le feuillage clair ou panaché retient l'attention et fait aussi ressortir l'endroit 
où ces arbrisseaux sont plantés. 

Ces plantes dominantes et intéressantes sont nécessaires pour donner du 
caractère au groupement, mais il faut que les contrastes distincts de ce genre 
soient en minorité, sinon ils perdent leur utilité. Dans un groupe que l'on 
doit voir de près, il faut que tous les arbrisseaux soient beaux, mais aussi que les 
notes de contraste dans l'effet général ne soient qu'en petit nombre, sinon il y 
aurait trop de variété pour que l'œil puisse tout embrasser à la fois et il en 
résulterait un pêle-mêle confus. Il faut se servir de contrastes avec parcimonie, 
et grouper les arbrisseaux d'après leur texture et la couleur du feuillage. 






Dominants 



De remplissage 



















^■■■m 



;û- 



^_ D'intérêt 
— Perspective 




Dominants 



De remplissage 




Chèvrefeuille de Tartarie 



D1E.RVILLA - ROSE 
X 



HYDrZAKqEA 
X x 

ARQORESCCNS 




X PHILADELPHUS 
VIRQINAU 



D'intérêt 



PLAN 



Plan et perspective d'un groupe d'arbrisseaux montrant les arbrisseaux 
(a) Dominants, (b) de "remplissage" et (c) d'intérêt. 



Texture 



Par texture on entend la grosseur ou la finesse des rameaux et du feuillage. 
Une forte texture tend à la dominance et devrait par conséquent être tenue au 
fond du tableau, à moins que l'on ne désire avoir des effets d'extrême hardiesse. 
Comme le détail des arbrisseaux à fine texture est peu visible de près, ces plantes 
créent une illusion de légèreté et d'éloignement, ce qui est nécessaire dans de 
petits jardins. L'arrangement général le plus agréable est celui qui consiste à 
mettre les arbrisseaux à texture fine au premier plan et à les marier graduellement 
avec des sujets plus grossiers au fond. Si cet ordre était interverti, l'effet serait le 
même que si l'on s'arrangeait pour que l'arrière-plan d'une photographie ne soit 
pas au point, afin de faire ressortir le devant. 

Couleur du feuillage 

La même règle générale de mariage plutôt que d'opposition s'applique à 
l'arrangement des arbrisseaux sur la base de la couleur de leur feuillage. Une 
couleur éclatante au premier plan, s'adoucissant en des tons violets et vert 
bleuâtre au fond, donne une illusion de profondeur, tandis que l'inverse donne 
un effet de platitude. 



74631—2 



8 



Si l'on tient compte de ces détails dans le choix des arbrisseaux, la floraison 
ne sera plus considérée comme le détail d'importance principale. Quand les 
groupes de sujets sont bien disposés, la floraison, toute désirable et appréciée 
qu'elle soit, a moins d'importance. En effet, même chez les meilleurs des arbris- 
seaux la floraison ne dure que quelques semaines tandis que le port attrayant, 
la belle texture, la couleur du feuillage, si l'arrangement est bon, créent un 
tableau enchanteur toute la saison. 

Les détails à surveiller sont donc la hauteur, le port, c'est-à-dire le mode 
de pousse, la texture et la couleur du feuillage. Si ces points sont bons, on aura 
un fond agréable de feuillage toute la saison. La floraison, la couleur du feuillage 
et des fruits en automne, le bois décoratif, sont des traits qui ajoutent naturelle- 
ment au charme d'un arbuste, mais ce sont des traits secondaires. La nature du 
sol ne joue pas un rôle très important dans la sélection des arbrisseaux, sauf 
dans les grandes plantations, parce qu'elle peut toujours être modifiée. 

Les tableaux à la fin de ce bulletin donnent ces renseignements au sujet 
de tous les arbrisseaux cultivés à la Ferme expérimentale centrale et que l'on 
juge dignes d'occuper une place dans le jardin. Un jardinier inexpérimenté ne 
trouvera pas cependant dans les tableaux de ce genre des indications suffisantes 
pour créer un groupement réellement artistique. Il faut pour cela avoir une 
connaissance parfaite des arbrisseaux et de l'expérience dans leur arrangement; 
il faut aussi se faire une idée du genre de tableau que l'on veut créer. Quoi qu'il 
en soit, les notes qui précèdent et les tableaux qui suivent devraient aider les 
jardiniers à éviter les erreurs qui les découragent trop souvent et leur font 
abandonner, après un échec, toute tentative d'établissement d'un jardin d'agré- 
ment sur leur terrain. 

MULTIPLICATION DES ARBRISSEAUX 

A l'état naturel, les plantes se reproduisent par leurs semences ou par les 
rejetons qui naissent de leurs racines. Certains arbrisseaux comme le cornouiller 
émettent des racines de toutes les branches qui sont recouvertes de terre. C'est 
ce que l'on appelle le marcottage, et c'est le genre de multiplication le plus facile 
de tous, celui qui exige le moins de travail. Lorsque la branche a pris racine, on 
la sort de terre, on la sépare de la branche-mère en la sectionnant à un point au- 
dessous des nouvelles racines et on la met à la place qu'elle doit occuper perma- 
nemment ou dans la rangée de pépinières. 




Deux couches 
de canevas 
avec graines 
?ntre les deux 



Stratification des graines. 



9 

Cependant la plupart des arbrisseaux sont des créations horticoles; ce sont 
des mutants provenant d'une même espèce ou des hybrides produits par la 
pollinisation croisée de deux ou plusieurs espèces. Ces plantes ne se reproduisent 
pas identiquement par semis et beaucoup d'entre elles n'émettent pas de rejetons 
ni de racines par marcottage; il faut donc trouver le moyen de reproduire ces 
sujets végétativement et c'est pourquoi on a imaginé les méthodes de multipli- 
cation par "bouturage", greffage ordinaire et greffage par œil ou écussonnage. 

Semence 

Il est essentiel que la graine de semence soit prise sur des sujets sains, 
typiques de l'espèce à reproduire. On récolte cette graine dès qu'elle est mûre, 
pour empêcher qu'elle ne tombe à terre et ne se perde. Quant aux cônes des 
conifères comme le thuya (cèdre de l'Est) et le cyprès il faut les ramasser dès 
qu'ils commencent à s'ouvrir à la pointe. La plupart des gousses, des baies 
et des fruits pulpeux, indiquent par leur couleur leur degré de maturité. 

Il faut sortir la plupart des graines de leurs contenants naturels, les sécher 
à l'air et les nettoyer avant de les semer. Il y a des baies cependant que l'on 
peut laisser intactes. Il y a aussi certaines plantes comme le thuya, le cyprès 
et les érables mûrissant en automne dont la graine peut être nettoyée et con- 
servée pendant l'hiver dans un local sec et frais, ou, si la quantité est petite, dans 
des boîtes de fer-blanc ou des bocaux bouchés. Cependant les graines de la 
plupart des arbrisseaux exigent un procédé de maturation après la cueillette, 
avant qu'elles puissent germer. Il faut pour cela les conserver dans des condi- 
tions légèrement humides. C'est ce que l'on appelle la "stratification"; on la 
fait généralement de la manière suivante : On met au fond d'une caisse en bois 
une couche d'environ un pouce d'épaisseur de moitié sable et de moitié tourbe 
grise humectée, et on la recouvre d'une toile de canevas (burlap) ou d'une grille 
en cuivre. On trempe bien la tourbe et on en exprime l'eau en la pressant avec 
la main avant de la mélanger au sable. On épand ensuite sur la grille ou la toile 
une mince couche de graines, et on la recouvre d'une autre grille, ou toile, puis 
on rajoute encore du sable et de la tourbe, etc., et l'on continue ainsi en alter- 
nant les couches de graines et de mélange de sable et de tourbe jusqu'à ce que 
la caisse soit pleine; on termine par une couche de sable et de tourbe. Il faut 
mettre la caisse à l'abri des souris dans une chambre fraîche. La température 
varie avec l'espèce de graine, mais en général, les extrêmes sont de 32° et 40° F. 
Il faut surveiller les caisses avec attention et semer les graines dès qu'elles entrent 
en germination. 

Comme différentes espèces exigent différents modes de conservation pour 
obtenir la meilleure germination possible, un classement des graines par groupes 
est donné ici, avec des notes sur leur traitement. Ces notes sont extraites de 
tableaux préparés par le Dr L. C. Chadwick, Professeur adjoint de floriculture, 
Université de l'État de l'Ohio, et elles sont accompagnées des observations de 
l'auteur. 

(1) Graines pouvant être semées en couches froides dès qu'elles sont 
récoltées, car leur période de maturation après récolte est courte. On peut aussi 
les nettoyer, les sécher à l'air et les conserver jusqu'au printemps dans des 
récipients clos. 

Amorpha Cytisus Rhodotypos 

Berberis Exochorda Sambucus 

Caragana Genista 

74631—21 



10 

(2) Graines à nettoyer et à conserver sèches jusqu'à la stratification. La 
période de stratification dure de deux à trois mois. 



Ligustrum 

Lonicera 



Malus 
Rosa rugosa 



R. multiflora 



(3) Graines à nettoyer et à conserver sèches jusqu'à la stratification, 
période de stratification dure de trois à quatre mois. 



Amelanchier 
Euonymus 



Prunus 
Rosa carolina 



R. Hugonis 
R. setigera 



La 



(4) Graines à stratifier en automne, suivant les besoins. Durée, 4 mois 
ou plus. 



Cornus 

Crataegus 

Halesia 



Hamamelis 
Ribes 
Rosa canina 



R. rubrifolia 
Viburnum 



(5) Graines à nettoyer et à traiter avec de l'acide sulfurique concentré 
pendant 1| à 2 heures, puis à laver parfaitement et à stratifier pendant trois 
ou quatre mois. Ce traitement avance généralement la germination d'une année. 



Cotoneaster 



Symphoricarpus albus 



La graine se sème généralement au commencement du printemps, sauf 
indications contraires, notées ci-dessus, sur terre qui a été parfaitement préparée 
l'année précédente. On choisit de préférence un terrain égal, bien égoutté pro- 




Abri en lattes par dessus la planche de semis. 



11 

tégé par des arbres ou des bâtiments contre les vents dominants. La meilleure 
terre est celle qui est sablonneuse, riche et finement ameublie. On s'épargnera 
beaucoup de désherbage si la terre a été tenue en jachère pendant une bonne 
partie de la saison précédente. Dès que le sol est prêt à être travaillé au prin- 
temps, il faut le bêcher profondément, en ôter toutes les pierres et les déchets, 
puis le ratisser en planches égales de 4 pieds de large, séparées Tune de l'autre 
par des allées de 2 pieds. On roule les planches légèrement et l'on sème la graine 
claire, à la volée, sur la surface, ou on la plante en lignes écartées de 2 à 3 
pouces. Les semis faits, on roule encore légèrement puis on recouvre la graine 
de deux fois sa profondeur de terreau finement tamisé. 

On tient le sol humide mais non mouillé jusqu'à ce que la graine germe. 
Pour conserver l'humidité on peut recouvrir la planche d'une couverture mince, 
du canevas par exemple, jusqu'à ce que la germination commence; on peut aussi 
appliquer une couche de mousse de tourbe grise, réduite en poudre fine. 

Pendant les quelques premières semaines de la végétation de la jeune plante, 
les dangers principaux sont le dessèchement excessif, ou l'attaque d'une maladie 
fongique qui cause la pourriture ou "gangrène des semis". Cette dernière sévit 
principalement dans les peuplements épais de jeunes plantes où le sol reste 
trempé au lieu d'être simplement humide. Les semis clairs, l'arrosage bien 
réglé, sont les meilleurs moyens préventifs. 

Il faut ombrager les jeunes plantes pendant les quelques premières semaines 
au moyen d'abris lattes (voir figure). Ces abris reposent sur du fil de fer 
galvanisé, du calibre n° 12, étendu sur les pointes d'une rangée de piquets, placés 
à 6 ou 8 pieds d'intervalle de chaque côté de la couche de semis et hauts d'en- 
viron un pied à partir du sol. 

On peut laisser les jeunes plantes dans la planche jusqu'à l'âge d'un an 
puis on les plante à 6 pouces d'espacement en tous sens dans des planches sem- 
blables ou on les met en rangées de pépinière dans le champ; cela dépend de la 
rapidité de leur pousse. 

On repique les plantes dans la pépinière tous les deux ans, jusqu'à ce que 
le moment soit arrivé de les transplanter permanemment. On obtient aussi 
une touffe de racines fibreuses compactes, qui facilite la reprise, quelle que soit 
la grosseur de la plante. 

Boutures 

Comme la majorité des arbrisseaux sont des variétés horticoles qui ne se 
reproduisent pas identiquement par voie de semis, on les multiplie le plus souvent 
au moyen de boutures de bois dur ou de bois vert. 

Boutures de bois dur 

Un grand nombre d'arbrisseaux cultivés dans les jardins canadiens sont 
aisément multipliés au moyen de boutures prises en automne, après quelques 
légères gelées qui ont parfaitement aoûté le bois de la pousse de la saison précé- 
dente. On coupe ce bois en longueurs contenant chacun de deux à quatre yeux 
sains. On fait la coupe de façon nette, au moyen d'un couteau bien tranchant, 
la coupe du bas juste au-dessous, et celle du haut juste au-dessus d'un œil ou 
bourgeon de feuille. Les boutures doivent avoir de six à dix pouces de longueur, 
elles sont liées en bottes de 50 à 100, les gros bouts tous d'un même côté, et on 
les enfouit horizontalement dans du sable rude, dans une cave fraîche ou une 
couche froide. 

Au printemps on les plante à six pouces d'espacement, en rangées de pépi- 
nière, dans une terre sablonneuse bien égouttée. Elles sont généralement plan- 
tées de façon inclinée contre le côté d'une tranchée, l'œil ou la paire d'yeux 
supérieurs au-dessus de terre. Il faut tasser solidement la terre autour de 
l'extrémité inférieure pour qu'elle ne se dessèche pas. La plantation inclinée 
permet de faire ce tassement plus aisément. 



12 

Il faut sarcler pour enlever les mauvaises herbes, et transplanter tous les 
deux ans. Les boutures sont généralement assez grosses au bout de deux ans 
pour qu'on puisse les mettre permanemment en place. 

Les arbrisseaux ordinairement multipliés au moyen de boutures de bois dur 
sont les suivants: 

Cornus Ligustrum Rosa (espèces) 

Deutzia (grosse) Lonicera Sambucus 

Forsythia Philadelphus Spiraea 

Hydrangea (gros) Tamarix 

arborescens Ribes Weigelia 

Boutures de bois vert, ou non aoûté 

La plupart des arbrisseaux, de même que les précédents, peuvent être 
multipliés au moyen de boutures provenant de pointes terminales, non aoûtées, 
prises pendant la saison de végétation, à différentes époques suivant les espèces, 
mais comme ce moyen exige plus de soins et d'attention, il n'est généralement 
pratiqué que sur les espèces dont les boutures dormantes de rameaux aoûtés ne 
s'enracinent pas. 

Les boutures de rameaux tendres sont de deux genres principaux: a) jeunes 
pousses terminales de 2 à 4 pouces de longueur, coupées juste-au-dessous d'un 
nœud de feuille; b) jeunes pousses latérales de 2 à 6 pouces de longueur arrachées 
d'un rameau de la saison précédente de telle façon qu'un talon du bois de la 
saison précédente y reste attaché. 

Dans un cas comme dans l'autre, on ne rogne que les feuilles du bas, on 
laisse trois ou quatre feuilles au sommet. Pour les espèces à très grosses feuilles, 
comme certains lilas, on coupe généralement en deux moitiés la paire supérieure 
de feuilles. 

La bonne époque pour prendre ces boutures varie, comme nous avons déjà 
dit, avec l'espèce et les saisons. En règle générale on prend les boutures quand 
la végétation en longueur est presque terminée mais avant que le bois commence 
à s'aoûter. A ce moment les rameaux de la plupart des arbrisseaux se "rompent" 
quand on les plie entre le pouce et l'index, tout comme une fève verte. 

On plante les boutons dans un mélange de moitié sable et moitié mousse de 
tourbe dans des couches froides ou des couches chaudes à peu près épuisées, 
mais avec un peu de chaleur au fond, et à l'abri des rayons directs du soleil. On 
tient les couches fermées, sauf pendant le milieu du jour, quand on les ouvre 
un peu pour aérer, et on arrose les boutures légèrement avec de l'eau froide à 
fréquents intervalles pendant la journée. Le secret du succès est de tenir la 
température de l'air basse et l'humidité élevée pour empêcher la chute des 
feuilles. 

L'expérience enseigne que la couche où les boutures sont plantées doit être 
traitée 24 heures avant la plantation avec une forte solution de permanganate 
de potassium, à raison d'une once de cristaux pour un gallon d'eau; on applique 
cette solution à raison de deux pintes pour chaque pied carré de la surface. Cette 
application paraît enrayer le développement du champignon de la gangrène 
des semis, et l'oxydation qu'elle produit dans le sol paraît également stimuler 
la production des racines. 

Substances stimulantes ou hormones 

On a fait une grande réclame en ces dernières années à des substances 
appelées hormones végétales, qui, dit-on stimulent le développement des racines 
dans les boutures de bois tendre. Il s'est fait plusieurs essais de ces substances 
à la Ferme expérimentale centrale et elles ont donné de bons résultats. 

L'amateur ou le professionnel multipliant de petites quantités d'arbrisseaux 
et qui achète ces préparations commerciales devra suivre à la lettre les instruc- 
tions du fabricant, car la moindre modification du traitement recommandé 



13 





A gauche, bouture de rameau aoûté; en haut, bouture de rameau "tendre" ou non aoûté; en bas, 
bouture de conifère, (A) commencement de la saison courante de végétation, (B) talon de 

vieux rameau. 



14 

peut causer la destruction complète des boutures. En général, les applications 
sous forme de poudre sont les meilleures. Voir publication 665 "Les hormones 
végétales et leurs emplois", publiée par le ministère fédéral de l'Agriculture. 

Les arbrisseaux suivants sont ordinairement multipliés au moyen de bou- 
tures tendres: 

Clematis Forsythia Philadelphus 

Cotoneaster Hydrangea * (grêle) 

Daphne paniculata Espèces Syringa 

Deutzia gracilis Mahonia Viburnum 

Il est à noter cependant que lorsque les conditions de température et d'humidité 
sont favorables presque toutes les plantes peuvent être reproduites de cette 
façon. 

Marcottage 

Le marcottage n'est guère pratiqué que dans les petits jardins, car ce 
procédé n'est pas assez rapide pour la multiplication commerciale d'arbrisseaux; 
on ne peut en effet produire qu'un petit nombre de plantes de chaque parent. 
Il consiste à faire enraciner les branches de la plante; quand les racines sont 
formées, on sectionne la branche au-dessous de la racine et l'on obtient ainsi une 
nouvelle plante prête à être plantée. 

Il y a deux façons de procéder: (1) On rechausse tout le tour de la plante 
avec de la terre en juillet, pour que la base de chaque branche couverte produise 
des racines. Les racines formées, on arrache la plante et on la divise, ou encore 
on sépare les branches enracinées, et on laisse la plante mère en place. (2) On 
courbe les branches de la plante mère, on les aplatit sur le sol en les attachant 
à des piquets et on les recouvre de trois ou quatre pouces de terre en laissant 
découvertes les pointes des branches latérales. Cette opération se fait habituel- 
lement en juillet ou en août, quand la pousse se ralentit. On lève les branches 
l'année qui suit la formation des racines et on sectionne les parties enracinées 
pour les planter. 

Greffage ordinaire 

Il est rare que le greffage ordinaire soit employé dans la multiplication des 
arbrisseaux, mais on peut le pratiquer pour quelques espèces. Il y a des arbris- 
seaux qui ne se reproduisent pas identiquement par semis ou qui viennent mal 
par bouturage, et dans ce cas il faut avoir recours à d'autres moyens. Le greffage 
ordinaire est le procédé. le plus usité pour un grand nombre d'arbres, mais comme 
il est assez compliqué et qu'il doit être fait en hiver, on ne l'emploie guère pour 
les arbrisseaux, sauf peut-être pour les lilas. 

Greffage par œil ou écussonnage 

L'écussonnage est le procédé généralement employé pour multiplier toutes 
les variétés ornementales de prunier, de lilas et de rosier qui viennent malaisé- 
ment par bouturage. L'époque varie suivant l'espèce, la localité et la saison, 
mais on le pratique le plus souvent en juillet ou en août, c'est-à-dire vers la fin 
de la saison de végétation active, quand il y a encore assez de sève pour que 
l'écorce mince puisse se détacher du rameau sans se fendre, mais pas assez pour 
couler en dehors de l'entaille. C'est aussi au moment où les yeux ou bourgeons 
dans l'axe des feuilles sont assez bien développés. 

Le sujet sur lequel la variété que l'on désire reproduire est écussonné est 
généralement une espèce aussi intimement apparentée que possible, qui peut se 
reproduire rapidement par semis ou bouturage et qui est assez rustique pour 
résister au climat de la localité. Les variétés de lilas sont généralement écusson- 
nées sur lilas commun ou troène; cependant le frêne vert, employé comme souche 
à Ottawa, a parfaitement réussi. Le prunier à feuilles violettes est écussonné 
sur le prunier sauvage et le rosier sur différentes espèces d'églantier. 



15 





Écussonnage. (a) sujet préparé pour recevoir l'écusson, (b) écusson, 
(c) écusson en place, (d) ligaturé. 



f On prend comme sujets des rameaux d'un diamètre de f à f de pouce, et 
pour que l'écusson puisse être placé aussi près que possible de la racine sans 
qu'il soit exposé à être inondé, on retire souvent la terre du côté du sujet exposé 
au nord, découvrant ainsi la tige au-dessous de la surface normale du sol. Pre- 
nant un couteau (greffoir) à lame mince, bien tranchante, fait spécialement 
pour cela, on pratique une entaille verticale d'environ 1 pouce à \\ pouce 
de largeur sur le côté nord du sujet et au bas. Cette entaille doit être juste assez 
profonde pour pénétrer à travers l'écorce et atteindre le bois. Avec un mouve- 
ment tournant de la lame du couteau on fait une deuxième entaille, quelque peu 
en forme de croissant, à travers le dessus de la première de façon à former un 
"T", les extrémités de l'entaille transversale retombant un peu. Cette inclinaison 
facilite l'exécution de la phase suivante qui consiste à relever les lambeaux ou 
pattes d'écorce aux coins pour insérer l'écusson. 

Les yeux sont pris sur des rameaux de la saison courante, aussi bien aoûtés 
que possible. On enlève les feuilles des greffons-écussons mais il faut avoir soin 
de laisser une partie de chaque pétiole de feuille qui sert de poignée pour l'écus- 
son et de protection. On tient les greffons dans de l'eau jusqu'à ce qu'on soit 
prêt à s'en servir. 

Au moyen d'un couteau, on enlève l'œil du rameau avec un lambeau d'écorce 
d'environ un pouce de longueur et assez large pour laisser une marge d'environ 
xV de pouce d'écorce de chaque côté de l'œil comme on voit dans les figures ci- 
jointes. Quant à la mince esquille de bois que l'on enlève avec l'écorce, on peut 
l'enlever ou ne pas en tenir compte. 

Tenant l'écusson par le pétiole de la feuille, on l'insère dans l'entaille du 
sujet en le pressant vers le bas, pour qu'il soit tenu en place par les pattes de 
l'écorce sur le sujet. On rogne la partie de l'écusson qui fait saillie au-dessus de 
la barre transversale du T, puis on ligature solidement le joint au-dessus et au- 
dessous de l'écusson, avec du raphia ou des bandes de caoutchouc mais en ayant 
soin de ne pas recouvrir l'écusson. Au bout de quelques semaines quand l'union 
est faite, on coupe la ligature pour que l'écusson ne soit pas étranglé. 

Quand l'opération est faite à la bonne époque, l'œil reste dormant jusqu'au 
printemps suivant; on rogne alors le sujet pour garder toute la force de la végé- 
tation dans l'œil. Quelques semaines plus tard, quand l'œil s'est un peu développé, 
on rogne le sujet à égalité du joint pour que toute la force de la végétation aille 
dans l'œil et que la plaie se cicatrise bien. 

74631—3 



16 

Il est parfois nécessaire ou utile d'écussonner à une époque où l'écorce ne se 
détache pas assez bien pour permettre l'écussonnage ordinaire. Dans ce cas on 
peut pratiquer l'écussonnage en plaque, dit "de Jones", qui est spécialement 
utile quand les yeux sont dormants. Le principe est le même, mais au lieu de 
faire une entaille en T dans l'écorce du sujet, on fait une coupe mince le long du 
côté nord du sujet, juste assez profonde pour exposer la couche de cambium et 




Écussonnage en plaque (dit de Jones) (a) écusson, (b) et (c) vues de côté et de 
devant montrant comment on entaille l'écorce pour insérer l'écusson, (d) 
écusson en place, et patte d'écorce rognée à l'égalité de la base de l'œil, (e) écus- 
son tenu en place au moyen d'une bande de caoutchouc. 

on laisse une mince patte d'écorce d'environ un pouce de long attachée à la base 
de l'entaille. On enlève la moitié supérieure de cette patte et on place l'écusson 
dans la plaie, le cambium de l'écusson en contact avec le cambium du sujet. 
On relève la moitié inférieure de la patte d'écorce sur la moitié inférieure de l'écus- 
son, et on ligature la partie supérieure de l'écusson, tout comme dans l'écusson- 
nage ordinaire. 

Quand les yeux commencent à pousser, on rogne la partie supérieure du 
sujet, tout comme dans l'écussonnage ordinaire. 



SOIN DES ARBRISSEAUX AVANT LA PLANTATION 

Les arbrisseaux exigent des soins spéciaux à partir du moment où on les 
reçoit de la pépinière, l'endroit d'où ils viennent presque toujours, jusqu'à 
l'époque où on les plante. 

Mise en jauge 

Dès l'arrivée des plantes, il faut les déballer et mettre leurs racines dans 
une tranchée, de préférence dans un endroit ombragé où le sol est humide. On 
recouvre les racines de terre que l'on tasse bien pour exclure l'air. Si ces racines 
paraissent être sèches, il faut les tremper dans de l'eau ou de la boue avant de 
les mettre en jauge. 

Les arbrisseaux à feuilles caduques sont ordinairement liés en bottes, les 
racines à nu, seulement recouvertes de mousse humide. On ouvre les bottes et 
on place les plantes une par une dans la tranchée, mais bien serrées l'une contre 
l'autre pour économiser la place. Les arbrisseaux qui sont "emmottés et 
emballés", c'est-à-dire dont les racines sont dans une motte de terre enveloppée 
de toile solidement liée, seront mis "en jauge", tels qu'ils sont. S'ils sont secs à 
l'arrivée, on pourra tremper la motte de terre dans de l'eau pendant quelques 
minutes. 



17 

Les arbrisseaux dont les feuilles sont ouvertes veulent être protégés contre 
le soleil et arrosés fréquemment d'eau froide sur la cime avec une seringue, 
jusqu'à ce qu'ils soient plantés. 

Il ne faut jamais laisser les arbrisseaux sur la terre, leurs racines exposées 
au soleil et au vent, parce que les racines fibreuses perdent toute leur valeur lors- 
qu'elles sont desséchées. Quelques minutes d'exposition au soleil ou au vent 
peuvent être fatales. 

Défauts dans V expédition 

S'il manque des arbres dans l'expédition, si l'état des plants ou de leur 
emballage laisse à désirer il faut avertir la pépinière dès que les arbrisseaux sont 
déballés. Toutes les pépinières soucieuses de leur réputation tiennent à con- 
tenter leurs clients et seront heureuses de connaître les défauts qu'il peut y avoir 
dans leurs envois et d'y remédier, mais il faut pour cela qu'elles soient averties 
sans retard. 

PLANTATION 

Préparation du sol 

De même que toutes les autres plantes les arbrisseaux paient largement 
pour les bons engrais qu'on leur donne, mais on les néglige souvent parce que 
la majorité d'entre eux sont bons "fourrageurs" et réussissent à se procurer 
suffisamment de nourriture d'un sol ordinaire pour se maintenir en état plus ou 
moins vigoureux. 



Tranchée de toute la profondeur de la bêche 



Terre provenant de la tranchée A 



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Fumier mis au fond de la tranchée A et 
incorporé à la bêche dans le sous-sol 



BECHAGE DOUBLE DE LA BORDURE 



On enlève le dessus du sol de la partie A pour le mettre à la partie A 1 ; on met du fumier au fondde 
la tranchée et on l'incorpore à la bêche dans le sous-sol. On ôte ensuite le dessus du sol de la 
deuxième partie B pour le mettre sur le dessus du sous-sol fumé comme il est indiqué et l'on continue 
ainsi tout le long de la planche. La terre déposée sur A 1 est mise dans la dernière tranchée H. 

Comme les arbrisseaux restent permanemment en place, le meilleur mode 
de fertilisation est de bien préparer le sol avant de planter. Un bon moyen pour 
un sujet planté séparément est de creuser un trou et d'incorporer à la bêche, 
au fond du trou une quantité généreuse de fumier bien pourri. On met ensuite 
du bon terreau riche autour des racines de l'arbrisseau en le plantant. Cependant 
dans les pratiques modernes du jardinage d'agrément, les arbrisseaux sont plus 
souvent plantés en planches ou en bordure. On bêchera ces planches à deux 
reprises, en y incorporant du fumier bien pourri. 

Les arbrisseaux s'accommodent de sols assez variés, mais la plupart d'entre 
eux préfèrent un sol sablonneux bien égoutté. Si le sol est saturé d'eau, on peut 
l'égoutter au moyen de drains; si c'est de l'argile lourde on peut l'alléger en y 
ajoutant du fumier et de la terre sablonneuse. 

74631— 3h 



18 

Dans le bêchage double on enlève d'abord le dessus du sol d'une section 
d'environ 4 pieds de large sur toute la largeur de la planche et on place la terre 
enlevée à une extrémité de la planche. Le fond de cette excavation est recouvert 
de 2 à 3 pouces de fumier bien pourri que l'on incorpore à la bêche au sous-sol 
tout comme on ferait pour un jardin potager. On recouvre ensuite ce sous-sol 
fumé avec le dessus du sol que l'on enlève de la deuxième partie de la bordure, 
puis le sous-sol de cette deuxième partie est fumé, bêché et recouvert de terre 
et l'on continue ainsi jusqu'à l'extrémité de la planche, où l'on emploie l'amas 
de terre retiré de la première partie pour combler la dernière excavation. 

Quand on bêche un gazon, il faut enlever le gazon et incorporer le fumier 
à la bêche dans le sol exposé. Il ne faut jamais, sous aucun prétexte, se servir 
de fumier frais ou en fermentation lorsqu'on plante des arbrisseaux. 

Quand planter ou transplanter 

On peut transplanter les arbrisseaux sans grand risque à n'importe quelle 
époque pourvu qu'ils soient dormants, c'est-à-dire entre le moment où les 
feuilles commencent à tomber en automne et celui où la végétation se met en 
marche au printemps. Les conifères et les arbres à feuilles persistantes se plan- 
tent au printemps ou en septembre. L'automne est évidemment la saison la plus 
commode pour faire les nouvelles plantations parce que c'est l'époque où il y a 
le moins de travail à faire dans la plupart des jardins, mais nous préférons 
planter au printemps parce que les plantes ont ainsi le temps de s'établir solide- 
ment avant d'affronter les rigueurs de l'hiver. Il arrive souvent que les arbris- 
seaux plantés en automne soient soulevés hors de terre par la gelée et leurs 
racines se dessèchent avant qu'elles puissent être solidement renfoncées dans 
la terre au printemps. 

Creusage du trou 

Après avoir choisi l'endroit où l'arbrisseau doit être planté on creuse un 
trou d'un diamètre assez grand pour loger les racines lorsqu'elles sont étalées 
dans leur position naturelle, et assez profond pour que l'on puisse mettre au fond 
du trou de la terre riche, sans la tasser; il faut planter l'arbrisseau un peu plus 
profondément qu'il ne l'était dans l'endroit où il a été pris. Les arbrisseaux 
greffés seront plantés le joint de la greffe à deux ou trois pouces au-dessous 
de la surface. De cette façon il y aura beaucoup moins de rejetons. 

On fait un tas séparé de la terre du dessus du trou et un autre tas séparé 
du sous-sol; on enlève toutes les pierres et les autres déchets. 

Taille au moment de la plantation 

Au moment de planter, on aura soin de retrancher toutes les racines cassées 
ou celles qui se sont desséchées. On rogne le dessus de l'arbrisseau en proportion 
de la réduction qui a été faite dans le nombre des racines, et on les étête de façon 
à avoir une plante symétrique et bien équilibrée. Le bon moyen de faire cette 
opération est d'éclaircir la cime en enlevant toutes les branches faibles et celles 
qui se croisent et se frottent aux autres. 

Si l'arbrisseau a été bien développé, ces quelques soins suffiront, mais s'il 
est grand et haut-monté, il faut rabattre toutes les branches qui restent à un 
point juste au-dessus d'un bourgeon de feuilles ou d'une branche latérale pointant 
vers le dehors. 

On aura soin de sectionner les branches à enlever près de la branche-mère 
pour qu'il ne reste pas de moignons disgracieux qui mourraient ou pourriraient. 

Plantation 

Il y a des pratiques superstitieuses qui consistent à mettre de l'avoine, des 
pommes de terre ou d'autres matières étrangères au fond du trou; ces pratiques 
sont tout à fait inutiles et on n'en tiendra aucun compte. On se gardera bien 



19 

également de mettre des engrais chimiques à action rapide près des racines. 
Tout ce dont la jeune plante a besoin, c'est de la bonne terre bien tassée autour 
des racines, beaucoup d'humidité et de bons moyens d'égouttement pour l'eau 
de surplus; dans ces conditions elle poussera bien. 



Couper juste au-dessus d'une 
branche latérale 



Terre du dessus 

Planter plus profondément 
qu'auparavant 

Terre du dessus mise autour 
des racines 

Terre du sous-sol par dessus 




Terre du sous-sol 



r< *lSi>Sî 




Enlever les rameaux faibles 
et gauchis 

Trou assez large pour recevoir 
les racines sans qu'elles soient 
à l'étroit 



Après avoir taillé l'arbrisseau, on le met dans le trou à' peu près un 
pouce plus profondément qu'il n'était dans l'endroit d'où il a été pris et les 
racines étalées de façon naturelle. On remplit ensuite l'espace entre les racines 
avec le sol de la surface, en ayant soin de soulever et de rabattre l'arbrisseau 
doucement pour que la terre s'infiltre bien autour de chaque racine. Si la terre 
est sablonneuse et si l'on peut se procurer de l'eau, on remplira le trou d'eau après 
que les racines sont couvertes de terre meuble et on remuera la boue ainsi formée 
avec un bâton pour que l'eau entraîne avec elle les fines particules du sol vers 
le bas, pour remplir toutes les poches d'air. Après que l'eau s'est infiltrée dans 
le sol, on remplit le reste du trou et l'on tasse solidement la terre. Si la terre 
est glaiseuse on attendra pour mettre de l'eau que tout le trou soit rempli et que 
la terre soit tassée; sinon la terre se dessécherait et deviendrait impénétrable 
à l'eau et à l'air. 



SOIN DES ARBRISSEAUX 

Arrosages et binages 

Il faut autant que possible arroser les arbrisseaux jusqu'à ce qu'ils soient 
bien établis, et supprimer les mauvaises herbes en sarclant légèrement la surface 
de la planche avec une gratte (houe hollandaise). Eviter de sarcler profondé- 
ment car on s'exposerait à couper ainsi un grand nombre de fines racines alimen- 
taires. 

Dès que les arbrisseaux ont bien repris on peut épandre sur le sol avant 
d'arroser une légère application d'engrais chimiques. Une quantité d'une livre 
par cinquante pieds carrés de surface de planche suffit pour les jeunes arbris- 
seaux; la formule d'engrais recommandée est à peu près la suivante: 10 p. 100 
d'azote, 6 p. 100 de phosphore et 4 p. 100 de potasse. 

Vieux arbrisseaux 

Pour les arbrisseaux plantés depuis quelque temps, il est bon de les pailler 
en automne avec une quantité généreuse de fumier bien pourri. On pourra 
incorporer ce fumier à la surface du sol au printemps par un bêchage peu 
profond. 

Il faut toujours biner légèrement la surface de la planche jusqu'à la fin de 
juillet pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et conserver l'humidité. 



20 



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21 

Engrais chimiques 

Il ne s'est pas encore fait beaucoup de recherches exactes sur les engrais 
chimiques à appliquer aux différents arbrisseaux et aux différents sols; mais l'on 
sait cependant qu'il est bon de stimuler leur végétation au printemps au moyen 
d'une légère application d'engrais chimiques. La quantité et le genre d'engrais 
varient avec la grosseur des arbrisseaux et le genre de sol, mais en général une 
application d'une livre par 25 pieds carrés de planche d'un engrais contenant 9 
p. 100 d'azote, 5 p. 100 de phosphore et 7 p. 100 de potasse a donné de bons 
résultats à Ottawa. 

Les engrais d'action rapide devraient être appliqués au printemps, pour que 
la pousse succulente qu'ils produisent ait le temps de bien aoûter avant l'au- 
tomne. Les engrais d'action lente peuvent être ajoutés à tout moment. 

Taille 

Nous avons vu plus haut comment les arbrisseaux doivent être taillés au 
moment où ils sont plantés. Les arbrisseaux établis exigent une taille toute 
différente pour leur maintien en bon état, et il en est de même de la taille des 
vieux arbrisseaux négligés que l'on désire régénérer. 

L'objet de la taille est de produire un arbrisseau gracieux, bien équilibré, 
de bonne hauteur, et de l'ouvrir pour exposer l'intérieur à la lumière et à l'air, 
afin d'obtenir du bois sain et des boutons de fleurs. 

Ce n'est pas en rognant les pointes des branches pour former une boule 
élégante et arrondie que l'on obtiendra ces conditions. On ne devrait pas rogner 
les pointes des branches chez la plupart des arbrisseaux, sauf peut-être sur une 
haie ou l'on désire avoir une pousse épaisse et broussailleuse. 

On peut parfois rabattre une branche ou deux pour donner à l'arbrisseau 
une forme équilibrée, mais il faut toujours faire ce rabattage jusqu'à une branche 
latérale ou un œil pointant vers l'extérieur. 

Entretien 

Au point de vue de la taille, les arbrisseaux peuvent être divisés en deux 
catégories principales: ceux qui portent leurs fleurs aux extrémités de la pousse 
de la saison courante et ceux dont les fleurs naissent des boutons terminaux ou 
auxiliaires formés sur la pousse de la saison précédente. 




A gauche: vieux lilas. Au centre, un an après la taille. A droite, deux ans après la taille. 



22 

La première catégorie comprend la plupart des arbrisseaux à floraison 
tardive comme les Hydrangea, Sorbaria, Genista, etc. On taille ces derniers au 
printemps en enlevant d'abord tout le bois faible ou mort, que Ton coupe près 
de terre ou près de la branche parente d'où il pousse, et on éclaircit le reste en 
enlevant le bois le plus vieux, ne laissant que quelques-unes des tiges les plus 
vigoureuses. On rabat ensuite ces tiges à un point juste au-dessus du deuxième 
ou troisième œil sur la pousse de la saison précédente. On stimule ainsi la 
production d'une nouvelle pousse vigoureuse, et par conséquent d'une floraison 
abondante. 

La deuxième catégorie comprend la grande majorité des arbrisseaux à 
fleurs comme le seringa, le chèvrefeuille, la spirée, le deutzie, le groseiller à 
fleurs, la boule de neige, etc. Il suffira de les tailler toutes les quelques années 
pour les tenir dans des limites raisonnables et de les éclaircir suffisamment pour 
les empêcher de devenir dégingandés. 

Pour l'entretien général ces arbrisseaux devraient être taillés immédiate- 
ment après la floraison afin de stimuler la production du plus grand nombre 
possible de jeunes rameaux sains et une pleine floraison la saison suivante. Si 
on taillait ces arbrisseaux en automne ou au printemps en enlevant le jeune bois 
on aurait moins de fleurs. 

En général tout ce qu'il faut pour tenir les arbrisseaux de cette catégorie 
en bon état, c'est d'enlever par-ci par-là une vieille branche près de terre. On 
choisira ces branches avec soin pour que leur enlèvement ne nuise pas à la forme 
de l'arbrisseau, et on les coupera sans laisser de moignon. On supprimera en 
même temps la plupart des rejetons naissant des racines, en n'en laissant que 
deux ou trois pour prendre la place des vieilles branches qui ont été enlevées. 

En ce qui concerne les variétés nommées de lilas, de pruniers et de pom- 
miers à fleurs qui ont été cultivées ou écussonnées, il faut enlever tous les 
rejetons. 

Quelques arbrisseaux de ce genre comme les seringas, les diervilles, etc., 
produiront plus de fleurs si l'on a soin de rabattre chaque année tous les vieux 
rameaux qui ont fleuri jusqu'au point où la nouvelle pousse se voit. 

Voir notes sur la taille à la fin de ce chapitre. 

Régénération 

Un traitement plus rigoureux est nécessaire quand on taille de vieux arbris- 
seaux qui ont été négligés pendant un certain nombre d'années. Sur la plupart 
de ces arbrisseaux il vaut mieux faire cette taille au printemps car un rabattage 
exagéré des branches à une époque plus avancée de la saison pourrait affaiblir 
l'arbuste qui mettrait plus longtemps à se remettre. 

On coupe un tiers ou plus des vieilles branches ras-terre et on rabat les 
vieilles branches qui restent juste au-dessus de la branche latérale la plus 
basse. Toute la végétation va ainsi dans les jeunes rameaux, et l'on aura une 
quantité de rejetons naissant des racines ainsi que des rameaux adventices par- 
tant de la partie inférieure des vieilles branches. On éclaircira tous ces rejetons 
et rameaux pour qu'ils puissent se développer comme branches normales. 

Le printemps ou l'été suivant, on enlèvera près de terre la moitié ou plus 
des vieilles branches qui restent, et la deuxième année on supprimera tout 
le reste des vieilles branches. L'arbrisseau qui reste sera ainsi formé entière- 
ment de nouveau bois à l'exception de quelques troncs courts, à la base. On 
éclaircira ce jeune bois de façon à avoir un arbrisseau bien équilibré. 



23 

NOTES SUR LA TAILLE DES DIFFÉRENTS ARBRISSEAUX 

Acanthopanax Inutile de tailler régulièrement. 

Amélanchier Inutile de tailler régulièrement. 

Berberis Inutile de tailler régulièrement, sauf lorsque cet 

arbrisseau est cultivé en haie rognée. 

Caragana Inutile de tailler régulièrement, sauf pour former 

les jeunes plants. 

Cephalanthus Inutile de tailler régulièrement. 

Cercis Tailler aussi peu que possible. 

Chaenomeles Inutile de tailler régulièrement. 

Clethra Inutile de tailler régulièrement. 

Colutea Inutile de tailler régulièrement, éclaircir et 

rabattre au printemps pour empêcher les 
arbrisseaux de devenir trop élancés. 

Cornus Même que pour Colutea. Lorsque les arbris- 
seaux sont cultivés pour l'effet d'hiver de 
leur jeune bois, il faut les rabattre fortement 
tous les printemps. 

Cotoneaster Inutile de tailler régulièrement. 

Crataegus Immédiatement après la floraison, rabattre les 

rameaux florifères jusqu'au deuxième ou troi- 
sième bouton. Eclaircir pour retenir la forme. 

Cytisus Inutile de tailler régulièrement au Canada; il 

suffit d'enlever le bois mort au printemps. 

Daphne Même que Cytisus. 

Desmodium Voir Lespedeza. 

Deutzia Eclaircir tous les trois ans environ en enlevant 

le vieux bois après la floraison. 

Eleagnus Inutile de tailler régulièrement, sauf pour main- 
tenir la forme. 

Euonymus La plupart des espèces n'ont pas besoin de taille 

régulière. 

Exochorda Inutile de tailler régulièrement. 

Forsythia Inutile de tailler régulièrement. Dans les dis- 
tricts à climat doux, on peut rabattre le F. 
suspensa fortement tous les ans, juste après 
la floraison. 

Genista Enlever le bois mort tous les printemps comme 

dans le Cytisus. 

Halesia Inutile de tailler régulièrement. 

Halimodendron Raccourcir les longues tiges après la floraison, 

ne pas tailler fortement. 

Hamamelis Tailler seulement pour maintenir la forme. 

Hibiscus syriacus Inutile de tailler régulièrement. 

Hippochae Inutile de tailler régulièrement, arracher les 

rejetons. 

Hydrangea Tailler fortement au printemps. Pour H. arbo- 

rescens, éclaircir tout le bois faible et le 
vieux bois, en ne laissant que quelques vigou- 
reuses tiges d'un an et rabattre ces tiges 
jusqu'au deuxième ou troisième bouton. Pour 
H. paniculata grandiflora, éclaircir le bois 
faible et une partie de la pousse de l'année 
précédente. Rabattre la pousse d'un an qui 
reste jusqu'au deuxième ou troisième bouton. 

74631—4 



24 

Kalmia Inutile de tailler régulièrement. 

Kerria Rogner les pointes mortes au printemps. Eclair- 

cir le vieux bois pour encourager la nouvelle 
pousse juste après que les fleurs se fanent. 

Kolkwitzia Même traitement que pour le Weigelia. 

Lespedeza Rabattre fortement tous les printemps. 

Ligustrum Inutile de tailler régulièrement, sauf quand on 

cultive en haie. 

Lonicera Eclaircir tous les trois ou quatre ans en suppri- 
mant le vieux bois après la floraison. 

Malus Rabattre les rameaux florifères jusqu'au deux- 
ième ou troisième bouton après la floraison. 
Eclaircir en automne si c'est nécessaire. 

Mahonia Supprimer tout le vieux bois et les pointes 

mortes juste après la floraison. 

Philadelphus (Seringa.) Les espèces élevées n'ont pas besoin 

d'être taillées régulièrement. Eclaircir le 
vieux bois toutes les quelques années. Les 
types hybrides comme les P. Lemoinei 
viennent mieux quand le bois qui a fleuri est 
enlevé tous les ans après la floraison. Rabat- 
tre jusqu'au point où l'on voit la jeune pousse. 

Potentilla Inutile de tailler régulièrement. 

Prunus Inutile de tailler régulièrement. Dans les dis- 
tricts à climat doux on peut rabattre les tiges 
florifères du P. triloba jusqu'au deuxième ou 
troisième bouton immédiatement après la flo- 
raison. 

Rhamnus Inutile de tailler régulièrement. 

Rhodotypos Inutile de tailler régulièrement. 

Rhus Tailler juste assez pour maintenir la forme. 

Ribes Inutile de tailler régulièrement. 

Rosa Cette espèce n'exige que peu de taille régulière 

sauf pour maintenir la forme. Rabattre forte- 
ment au printemps quand le rosier devient 
trop élevé. Les rosiers thé hybrides et les 
rosiers remontants sont éclaircis et rabattus 
fortement tous les printemps. Supprimer le 
bois faible et rabattre les rameaux de l'année 
précédente jusqu'au deuxième bouton. 

Salix Lorsque le saule est cultivé pour son écorce 

à vive couleur, rabattre fortement tous les 
printemps. 

Sambucus Inutile de tailler régulièrement, sauf pour main- 
tenir la forme. La variété à feuilles dorées 
doit être rabattue fortement tous les prin- 
temps car les nouveaux rameaux ont un 
feuillage de couleur plus vive. 

Shepherdia Inutile de tailler régulièrement. 

Sorbaria Rabattre fortement au printemps et eclaircir 

le bois faible. 



25 

Spiraea Celles qui fleurissent des boutons formés sur la 

pousse de l'année précédente comme l'arguta 
et la Vanhoutte n'ont besoin d'être éclaircies 
que de temps à autre, immédiatement après 
la floraison. Rabattre les rameaux qui ont 
fleuri à un point où de jeunes pousses se sont 
formées. Celles qui portent les fleurs sur les 
pointes de la végétation de la saison courante 
comme les A. Waterer doivent être rabattues 
fortement au printemps. 

Symphoricarpus Inutile de tailler régulièrement. 

Syringa (Lilas) Inutile de tailler régulièrement sauf pour enlever 

les rejetons et les capitules de fleurs mortes 
juste après la floraison. Les vieux arbrisseaux 
qui sont devenus trop élancés peuvent être 
rabattus très fortement comme il est décrit 
ailleurs dans le texte. 

Tamarix Inutile de tailler régulièrement. Dans les dis- 
tricts à climat doux le T. pentandria peut 
être rabattu jusqu'au deuxième ou troisième 
bouton de la pousse de l'année précédente au 
printemps. 

Viburnum Inutile de tailler régulièrement. 

On peut supprimer le bois mort de tous les 
arbrisseaux quand on s'aperçoit de sa pré- 
sence. 

Weigelia Eclaircir tous les trois ans environ en suppri- 
mant le vieux bois après la floraison. Dans 
les districts à climat doux, ne conserver que 
quelques branches principales et rabattre les 
branches florifères secondaires immédiate- 
ment après la floraison jusqu'au point où de 
nouvelles pousses se forment. 



NOTES SUR LA TAILLE DES PLANTES GRIMPANTES 

Actinidia Inutile de tailler régulièrement. Lorsque la 

végétation est trop touffue, eclaircir et rabat- 
tre les branches au printemps. 

Aristolochia Comme le précédent. 

Clematis Comme le précédent. 

Lonicera Il ne faut que peu de taille. Si l'arbrisseau 

est trop touffu, rabattre et eclaircir après la 
floraison. 

Lycium Eclaircir de temps à autre. Rabattre au prin- 
temps si les branches sont trop serrées. 

Parthenocissus Cet arbrisseau fait un plus bel effet lorsqu'il 

est éclairci de telle façon que les longs bras 
rompent la monotonie des espaces nus des 
murs, plutôt que de les recouvrir complète- 
ment. 
74681- 4^ 



26 

Rosa Les rosiers grimpants comme le Dorothy Per- 

kins devraient être débarrassés de leur vieux 
bois immédiatement après la floraison. Les 
autres n'exigent que peu de taille; il suffit 
d'enlever le bois vieux ou mort. 

Tecoma Rabattre les branches au printemps jusqu'au 

deuxième ou troisième bouton. 

Wisteria Pincer la pousse terminale des jeunes rameaux 

en juillet ne laissant que cinq ou six boutons. 
Rabattre jusqu'au deuxième bouton au prin- 
temps pour produire des dards courts. 



NOTES SUR LES ARBRISSEAUX D'ORNEMENT 

Il s'est fait de nombreux essais d'espèces et de variétés d'arbrisseaux d'or- 
nement sur tous les points du Canada, à la Ferme expérimentale centrale 
d'Ottawa et aux fermes et stations annexes, depuis que la plantation a été 
entreprise en 1888. On a pris des notes sur la rusticité, la hauteur, le port ou 
mode de végétation, etc. Les notes suivantes sur les espèces qui ont donné 
de bons résultats pourront aider le planteur à faire un choix. 

Les arbrisseaux dont il est fait mention ici sont les seuls qui soient assez 
répandus. Plusieurs espèces peuvent être cultivées en toute assurance, dans 
le sud de l'Ontario et en Colombie-Britannique mais pas dans les parties du 
pays ayant un climat plus rigoureux. D'autre part certains arbrisseaux comme 
le Symphoricarpus occidentalis sont si rustiques qu'on les emploie là où d'autres 
arbrisseaux se refusent à pousser, mais ils ne sont pas mentionnés ici car leur 
rusticité est leur seul mérite. 

Dans un pays d'une étendue aussi vaste que le Canada, où la tempéra- 
ture, la hauteur de pluie et la nature du sol offrent tant de variations, il serait 
impossible de recommander une liste d'arbrisseaux pour tous les districts. Nous 
conseillons donc aux planteurs de consulter le tableau à la page 52 où ils 
trouveront une liste des arbrisseaux ou des arbres qui poussent actuellement 
sur les différentes fermes et stations expérimentales. 

Tous les noms scientifiques employés ici sont tirés de "A Manual of 
Cultivated Trees and Shrubs" par le Dr Alfred Rehder, ancien directeur de 
l'Arboretum Arnold. Nous nous sommes basés sur ce livre parce que c'est 
celui qui correspond le mieux aux règles de nomenclature établies au Congrès 
international de 1930. Les noms propres ou scientifiques sont donnés en itali- 
ques. Les noms communs, français et anglais, sont donnés entre parenthèses 
après le nom exact. Le nom ou l'abréviation du nom de l'autorité botanique 
est donné dans chaque cas. 

Acer ginnala, Maxim (Erable de l'Amour — Amur Maple). Forme souvent 
un petit arbre, mais c'est généralement un arbrisseau haut-monté, assez ou- 
vert. Le feuillage et les graines font un bel effet en automne lorsque leur 
rouge brillant égayé une masse de feuillage. On devrait s'en servir comme 
fond ou arrière-plan pour des arbrisseaux plus bas et plus intéressants, et 
comme sujet de remplissage dans de grands bosquets. 

A cer palmatum, Thunb. (Erable du Japon — Japanese Maple). Cet arbris- 
seau est très semblable à A. ginnala au point de vue paysager. Il est loin 
d'être aussi rustique que ce dernier mais il est plus gracieux et aussi plus 
décoratif, car il en existe beaucoup d'espèces à feuillage coloré. Il n'est pas 
assez rustique pour le climat d'Ottawa mais il pousse bien le long du Saint- 
Laurent. 



27 

Amélanchier (Shadbush). Il y a plusieurs espèces indigènes de cet arbris- 
seau qui fleurissent au commencement du printemps et produisent un effet 
décoratif à une époque où il n'y a encore que très peu d'arbrisseaux en floraison. 
Quelques-unes comme VA. alnifolia var. pumila sont tout à fait naines; d'autres 
peuvent faire de petits arbres. L'espèce la plus ornementale de toutes, peut- 
être, est VA. laevis, Wieg., qui est recouvert de grappes ouvertes et penchées 
de fleurs blanches, au commencement de mai. Les jeunes feuilles qui commen- 
cent à se développer à ce moment sont violettes et font un contraste agréable 
avec les fleurs. 

A. canadensis, Med. (Amélanchier du Canada — June Berry, Service Berry, 
Saskatoon) Très semblable à l'A. laevis, mais les jeunes feuilles sont tomen- 
teuses (blanchâtres) des deux côtés et paraissent plus argentées. Le fruit de cer- 
taines espèces est employé pour faire des gelées. 

Amorpha canescens Nutt. (Lead Plant). Un bel arbrisseau fleurissant 
en été, à feuilles divisées et à petites fleurs bleuâtres portées sur de longs épis 
serrés. Il atteint une hauteur d'environ 3 pieds et fait un bon effet sur les 
talus ou dans un endroit pierreux ou rocailleux. Il fleurit en juin et juillet. 

Amorpha fruticosa L. (Faux indigo ou Indigo bâtard — False Indigo). 
Cet arbrisseau est plus grand, plus grossier et plus ouvert que le précédent. 
Sa qualité principale est sa rusticité mais il est intéressant et utile lorsqu'il 
est planté derrière des arbrisseaux plus bas, qui cachent ses branches inférieures 
nues. 

Atraphaxis Billardieri Spach. (Atraphace). Arbrisseau bas, étalé à feuil- 
lage vert grisâtre, produisant beaucoup de petites fleurs roses en faisceaux 
terminaux. C'est un sujet utile sur le devant d'une bordure d'arbrisseaux, 
particulièrement sur sol sec lorsqu'il peut avoir un peu de protection en hiver. 

Berberis Thunbergii D.C. (Epine-vinette ou vinettier du Japon — Japanese 
Barberry). L'épine- vinette est trop connue pour qu'il soit nécessaire d'en 
parler longuement. C'est un arbrisseau épineux, bas, compact, à feuilles vert 
clair qui deviennent d'un rouge brillant en automne. Les fleurs sont peu 
voyantes mais les baies rouges abondantes en automne et pendant l'hiver en 
font une haie attrayante ou une belle bordure sur le devant d'un fourré d'ar- 
brisseaux. 

La variété à feuilles rouges ou violettes atropurpurea fait également une 
bonne haie ou une plante intéressante dans la bordure. 

La variété minor, une forme plus petite, plus compacte, est bonne pour le 
devant des bordures. 

Il y a une espèce d'introduction récente appelée parviflora erecta et qui est 
connue dans le commerce sous le nom anglais de "Truehedge columnberry" ou 
vinettier de haie. Il semble que ce soit là une excellente plante pour les haies 
en raison de son port dressé, étroit et de son long feuillage. Il n'est pas aussi 
rustique que le B. Thunbergii mais il l'est suffisamment pour que l'on puisse 
l'employer dans la formation de haies basses à Ottawa. Comme l'arbrisseau 
a un port très droit, il faut le planter à 6 ou 9 pouces d'espacement. 

Berberis Vernae Schneid. Arbrisseau gracieux mais très épineux, à bran- 
ches grêles et à grappes épaisses de petites fleurs jaunes suivies par des baies 
rouges. 

Berberis koreana Palib. Arbrisseau dressé, à branches plutôt grosses et à 
feuilles vert clair plus grosses que celles du B. Thunbergii. Les fruits conser- 
vent leur couleur et l'arbrisseau paraît être tout aussi rustique que l'espèce 
du Japon. 



28 

Caragana. Les caragans sont si utiles sur les Prairies et dans les districts 
du nord à cause de leur rusticité que nous avons jugé bon de les décrire ici plus 
complètement que ne mérite peut-être l'attrait qu'ils exercent. 

Caragana arborescens Lam. (Caragan, Arbre aux pois de la Sibérie ou 
Acacia de Sibérie — Siberian pea tree). Le caragan est l'un des plus utiles des 
arbrisseaux d'ornement rustiques car c'est vraiment un arbrisseau, quoiqu'il 
atteigne une hauteur de 15 à 18 pieds ou même plus. Le feuillage est beau et les 
fleurs jaunes, en forme de fleurs de pois, qui font leur apparition lorsque les 
feuilles sont encore petites en mai, en font un objet frappant au printemps. En 
raison de sa grande rusticité et de la faculté qu'il possède de résister à la séche- 
resse il est spécialement utile sur les Prairies comme brise-vent et pour la forma- 
tion de haies. Il fait aussi une très bonne haie dans l'Est du Canada. 

La variété Lorbergii, Koehne, est une très belle forme à feuilles fines, d'un 
port gracieux. Il y a aussi une variété naine, nana, et une variété pleureuse, 
pendula. 

Caragana chamlagu Lam. Un arbrisseau dressé buissonnant, d'environ 
4 pieds de hauteur à feuillage luisant vert foncé et à fleurs jaune rougeâtre. 

Caragana frutex K. Koch. (C. frutescens). Ce sujet dont la culture est 
répandue a un port dressé, buissonnant, et un feuillage vert clair terne; il est 
utile sous forme de haie ou pour des effets en masse, comme fond pour des 
arbustes plus intéressants. L'espèce généralement cultivée est la variété 
macrantha, Rehd. (C. /. grandiflora). Il y a aussi une autre variété assez 
commune à feuilles plus grosses appelée latifolia (C. obtusifolia) . Cependant, 
au point de vue ornemental, ces espèces peuvent toutes être considérées comme 
un même arbrisseau. 

Caragana pygmaea D.C. (Caragan nain ou pygmé). Cette espèce de 
caragan diffère beaucoup des autres mais il a une distinction caractéristique. 
C'est un sujet relativement bas et étalé. Les feuilles sont plus étroites et d'un 
vert plus terne que celles de C. arborescens ou C. frutex et les fleurs qui s'épa- 
nouissent en mai sont orange et jaunes au lieu d'être entièrement jaunes. C'est 
une plante élégante, à pousse basse, pour la formation des haies, mais les feuilles 
ont une couleur trop terne pour faire le meilleur effet. 

Greffé en tête comme arbrisseau à haute tige ou sur C. arborescens on 
obtient une belle plante "distincte" pour bordure régulière ou comme spécimen. 

Chaenomeles japonica Lindl. (Cydonia japonica Hort. Pyrus japonica, 
Thumb. P. Maulei, T. Moore). Le cognassier du Japon n'est pas rustique à 
Ottawa. L'arbrisseau et les boutons de fleurs meurent invariablement jusqu'à 
la ligne des neiges. Les formes hybrides se sont montrées un peu plus rustiques. 
Elles font un très bel effet en certaines années. Cet arbrisseau avec son feuillage 
vert clair brillant, ses fleurs rouge brillant, qui s'épanouissent très tôt, est une 
belle plante intéressante sur le devant d'une bordure d'arbrisseaux dans un 
district où elle est tout à fait rustique. 

Chionanthus virginica L. (Chionanthe de Virginie ou Arbre de neige — 
Fringe Tree). Le chionanthe est un arbrisseau d'apparence assez singulière. 
Le port est le même que celui du lilas. Il porte de longues panicules peu 
serrées de petites fleurs blanches mais malheureusement ses fleurs sont peu 
nombreuses à Ottawa, où l'arbrisseau manque de rusticité. 

Clethra alnifolia L. (Clethre à feuilles d'aulne). C'est l'un des arbrisseaux 
qui fleurissent le plus tard, de juillet à septembre. Ses fleurs petites, blanches, 
odorantes, sont portées en grappes compactes. Il affectionne les sols plutôt 
humides. Une autre espèce, Clethra acuminata, à pousse plus élevée, est très 
rustique à Ottawa. 



29 

Colutea arborescens L. (Baguenaudier ou Faux-séné — Bladder Senna). 
Arbrisseau d'apparence assez terne à petites feuilles composées, son feuillage en 
fait un sujet utile de remplissage dans les districts où le climat lui permet 
d'atteindre une bonne hauteur. 

Cornus alba L. (Cornouiller de Sibérie — Siberian Dogwood). Arbrisseau 
attrayant, à écorce rouge, à bon feuillage vert foncé. Les fleurs sont petites, 
blanc jaunâtre, en bouquets plats, d'assez bonne grosseur, les fruits ont un duvet 
blanc bleuâtre. Il y a deux variétés à feuilles panachées, qui forment avec le 
temps des notes compactes éclatantes dans une bordure. Ce sont les C. alba 
argentea-marginata, Rehd. (C. elegantissima Hort.) dont la feuille a un bord 
argenté et le C. alba ssepthii, Wittm. panaché d'or. La variété sibrica a une 
écorce rouge plus claire mais elle n'a pas une pousse aussi vigoureuse que les 
autres. 

Cornus alternifolia L. (Cornouiller à feuilles alternes). Le seul cornouiller 
ayant des feuilles alternes. Grand arbrisseau ou arbuste à écorce rouge violet 
terne, pas très attrayant. 

Cornus stolonifera Michx. (Cornouiller stolonifère — Red Osier Dogwood) 
Un arbrisseau à forme étalée, à écorce rouge, utile dans les plantations natu- 
relles où l'on désire avoir des effets de massif. La variété flaviramea, Rehd., a 
une écorce jaune éclatante. Elle forme un contraste intéressant à côté des autres 

• 

Cotinus coggygria Scop. (Rhus Cotinus) (Fustet, Arbre à perruque, Sumac 
des teinturiers — Smoke Tree). Un très bel arbrisseau à feuillage vert bleuâtre, 
rond, caractéristique. Les fleurs sont petites et verdâtres, en gros bouquets 
lâches. Les tiges des nombreuses fleurs stériles sont recouvertes de longs poils 
qui deviennent violets, donnant l'impression d'un nuage de fumée, d'un effet 
charmant, d'où le nom anglais "Smoke tree" et le nom français "Arbre à per- 
ruque". Le nouveau bois meurt souvent en hiver à Ottawa mais la beauté du 
feuillage en fait un arbrisseau utile. 

Cotoneaster. (Cotonéastre). Les arbrisseaux de ce nombreux genre se 
cultivent principalement pour leur beau feuillage vert foncé et leurs fruits rouges 
ou noirs. Leur rusticité les rend spécialement utiles sur les Prairies. Dans l'Est 
deux espèces sont très employées dans les jardins de rocailles, à cause de leur 
port bas et étalé. Ce sont C. adpressa, Bois, et C. horizontalis, Deecne. C. 
acutifolia, Turcez., et C. integerrima, Med., sont tous deux des sujets utiles pour 
remplissage car ils ont un beau feuillage, un beau port et un fruit intéressant en 
automne. Us sont particulièrement rustiques. Une autre espèce intéressante est 
le C Simonsii, Bak., une espèce demi-persistante, à très beaux fruits rouges, qui, 
malheureusement, n'est pas assez rustique à Ottawa. Malheureusement aussi 
notre climat est trop rude pour que l'espèce à feuilles persistantes puisse con- 
server son feuillage, sauf lorsqu'elle est recouverte de neige. 

Cratœgus. (Aubépine ou Senellier — Hawthorns) — Il y a beaucoup d'aubé- 
pines qui ont un bel effet lorsqu'elles sont par groupes nombreux. En général 
leurs branches horizontales et leur beau feuillage les rendent très intéressantes. 
Malheureusement au point de vue descriptif les espèces et les variétés ont été 
tellement croisées entre elles qu'on ne peut en identifier qu'un très petit nombre, 
sans l'aide d'un botaniste compétent. Les suivantes sont au nombre des espèces 
indigènes les plus utiles: 

C. coccinea Sarg. Arbrisseau ou arbre, jusqu'à 30 pieds. 

C. crus-galli L. Arbrisseau ou arbre, jusqu'à 30 pieds. 

C. rotundifolia Moench. Arbrisseau ou arbre jusqu'à 18 pieds. 



30 

C. punctata Jacq. Arbrisseau ou arbres à branches horizontales jusqu'à 30 
pieds. 

C. succulenta Lk. Arbre bas ou abrisseau de 15 pieds, à branches plus ascen- 
dantes. Il est utile sur les Prairies. 

Cydonia (voir Chaenomeles). 

Cytisus, (Cytise-Broom). Aucune des cytises n'est très répandue dans 
l'Est du Canada et cependant quelques-unes des espèces à pousse plus basse 
sont assez rustiques et très ornementales comme sujets dans un jardin de rocailles 
ou comme point d'intérêt dans les baies abritées d'une bordure d'arbrisseaux. 
Le plus rustique de tous peut-être est le C. elongatus, Waldst et Kitt qui a des 
fleurs brillantes mais plutôt jaune pâle. C. ratisbonensis, Schaeff., lui ressemble 
beaucoup. Ces deux espèces fleurissent vers la fin de mai. Elles font un très 
bel effet. 

C. nigricans L., qui fleurit en juin et en juillet est plus décoratif que le pré- 
cédent, sans être tout à fait aussi rustique. Les fleurs sont d'un jaune plus 
éclatant. Elles sont portées en longues grappes minces. C. purpureus, Scop., et 
quelques-unes de ses variétés meurent jusqu'à la ligne des neiges tous les ans 
mais elles fleurissent bien et sont très attrayantes. Leurs fleurs roses et violettes 
en mai paraissent bien sur le devant d'un massif d'arbrisseaux. 

C. Beanii Nichols. Un autre hybride jaune, également utile. 

Daphne Cneorum, L., (Daphné). Un arbrisseau bas, rampant, à fleurs 
violet rosâtre qui s'épanouissent de bonne heure au printemps. Utile dans les 
jardins de rocailles où le sol est acide et bien égoutté. 

D. Mezereum L., (Daphné bois-gentil ou bois joli). Arbrisseau plus grand 
atteignant jusqu'à 2 pieds, de port assez étalé, fleurs branches à violet rose, qui 
font leur apparition avant les feuilles. 

Deutzia. (Deutzie). Aucune des deutzies n'est entièrement rustique à 
Ottawa, mais le D. Lemoinei, Lemoine, est assez robuste pour fleurir de temps à 
autre. Ce sont des arbrisseaux bien connus dans les districts plus chauds. Ils 
sont buissonnants et produisent beaucoup de fleurs. 

D. gracilis Sieb et Zucc. (Deutzie grêle). Ces variétés sont des arbrisseaux 
à pousse basse, à floraison abondante, bons pour le devant de la bordure d'arbris- 
seaux, là où ils sont rustiques. 

D. scabra var. plena (D. crenata fl. plena, Hort.). L'espèce bien connue, 
Pride of Rochester, est un arbrisseau plus grand, à fleurs rosâtres doubles. 

Eleagnus angustifolia L. (Chalef à feuilles étroites — Oleaster, Russian 
Olive). Un petit arbre rustique ou un grand arbrisseau rustique, utile principale- 
ment par son feuillage vert clair. 

E. argentea Pursh. (Chalef argenté— Silver-berry). Un meilleur sujet que 
le précédent pour la bordure d'arbrisseaux. Port étalé, feuilles vert gris argenté 
et petites fleurs jaunes en juillet. Très rustique, mais pas aussi résistant à la 
sécheresse que le précédent. Ces deux arbrisseaux sont utiles sur les Prairies. 

Euonymus. (Fusain, Bonnet de Prêtre — Spindle Tree ou Burning Bush). 
Ces arbrisseaux sont peu attrayants à Ottawa sauf par leurs fruits ailés et colorés. 
Les espèces plus grandes E. alata, Reg., E. atropurpurea, Jacq. et E. europea, 
L., sont trop ouvertes et d'un port trop irrégulier pour faire un bel effet, sauf sur 
de grandes propriétés. UE. Americana, L., fait un sujet assez utile pour le 
remplissage tandis que E. nana d'une belle forme et à pousse basse, va bien 
dans les talus pierreux ou les grands jardins rocailleux. 



31 

Exochorda racemosa Rehd. (E. grandiflora) — (Pearl Bush). Un arbrisseau 
gracieux à tiges minces, portant des bouquets terminaux de fleurs blanches au 
printemps. 

Forsythia. (Forsythie — Golden Bells). Ces arbrisseaux ont tous des fleurs 
jaunes qui font leur apparition de bonne heure au printemps, avant les feuilles. 
Malheureusement la majorité d'entre eux ne sont pas assez rustiques à Ottawa 
et ne portent des fleurs que sur le bois qui a été recouvert par la neige. Le 
F. suspensa Vahl. (Forsythie sarmenteuse) est un arbrisseau d'un port gracieuse- 
ment penché qui fait un bon effet en massifs. Sa variété Fortunei est très 
semblable mais elle est plus dressée, plus vigoureuse. La forme hybride F. 
intermedia est peut-être la plus belle de toutes. 

Une espèce d'introduction plus récente F. ovata Nakai, s'est montrée plus 
rustique que les autres à Ottawa. C'est un arbrisseau plus bas, plus buissonnant, 
à fleurs jaune pâle s'épanouissant un peu plus tôt, et qui constitue une addition 
très utile aux anciens arbrisseaux favoris. 

Genista tinctoria L. (Genêt des teinturiers — Dyers Greenweed). Cet 
arbrisseau meurt jusqu'aux neiges tous les ans mais si on le rabat il repousse 
vigoureusement et produit une masse de fleurs jaunes vers la fin de l'été. C'est 
un sujet très intéressant dans les baies et les bordures. Il y a aussi des formes 
basses, utiles pour les jardins de rocailles. 

Halesia carolina L. (Halésie de Caroline — Silver Bells). Un grand arbris- 
seau mais qui n'est que demi-rustique à Ottawa. Il porte des bouquets peu 
serrés de fleurs blanches retombantes en forme de cloche avant que ses feuilles 
soient entièrement déroulées. 

Halimodendron halodendron Voss. (H. argenteum) . (Halimodendron 
argenté— Sait tree). L'halimodendron est un arbrisseau très utile sur les Prairies 
à cause de sa rusticité et de sa résistance à la sécheresse. Son feuillage vert 
bleuâtre pâle ou verdâtre et ses fleurs violet rose à la fin de juin sont aussi utiles 
dans l'Est, dans certaines conditions. Il forme également une très bonne haie, 
impénétrable à cause de ses épines. Comme il produit beaucoup de rejetons 
lorsqu'il est sur ses propres racines, il faut le greffer sur le Caragana arborescens. 

Hydrangea arborescens L. (Hydrangée ou Hydrangelle ou Hortensia 
arborescente — Hills of Snow). Arbrisseau bas, rond, de grossière apparence, à 
nombreux et gros corymbes de fleurs verdâtres à blanc crème qui se succèdent 
de juin à septembre. C'est l'un des plus beaux des arbrisseaux. Il est très utile 
dans les endroits ombragés. Il faut le rabattre fortement et Péclaircir tous les 
printemps. 

Hydrangea paniculata var. grandiflora Sieb. (Hydrangée paniculée). L'hy- 
drangée paniculée ou de quatre-saisons, est la plus rustique et la plus éclatante 
du genre. Elle produit de grosses touffes de fleurs blanc crème à rosâtres en août 
et septembre et fait un très bel effet lorsqu'elle est massée dans le bosquet ou 
conduite comme un arbre régulier (en forme d'arbre) sur la pelouse. 

Ilex verticillata Gray. (Houx d'Amérique — American holly). Le houx 
d'Amérique n'est utile que dans les grandes plantations d'arbrisseaux où l'on 
désire avoir un effet naturel. 

Kerria japonica D.C. (Rosier du Japon — Rose of Japan). Cet arbrisseau 
meurt jusqu'à la ligne des neiges tous les hivers à Ottawa mais il émet de nou- 
velles pousses et fleurit généralement assez bien. L'écorce et les feuilles vert 
clair, les fleurs jaunes à la fin de mai et en juin en font un ornement utile sur le 
devant de la bordure d'arbrisseaux. 



32 

Kolkwitzia amabilis (Graebn) — (Beauty Bush). Cet arbuste devrait être 
planté dans des endroits abrités beaucoup plus qu'on ne Ta fait par le passé. Bien 
qu'il soit détruit par les hivers rigoureux à Ottawa s'il est exposé aux vents, sa 
pousse gracieuse et sa floraison abondante en font un arbrisseau extrêmement 
attrayant. Ses fleurs roses sont en forme de trompette et plus petites que celles 
du Weigelia. 

Lespedeza formosa Koehn. (Desmodium penduliflorum) (Lespedèze — Bush 
Clover). Cette gracieuse plante n'est pas en réalité un arbrisseau à Ottawa car 
les plantes meurent jusqu'au sol tous les ans mais de fortes tiges repoussent tous 
les printemps et l'arbrisseau a généralement une abondance de fleurs violet 
rosâtre à la fin de septembre et au commencement d'octobre. Il est très gracieux 
et sa floraison est très remarquée. 

Ligustrum. (Troène — Privet). Aucun des troènes n'est entièrement rustique 
à Ottawa. Cependant le L. vulgaris L. est assez satisfaisant et le L. Amurense, 
Carr., fait également un arbrisseau passable. Leur port élégant et leur feuillage 
excellent en font des matériaux utiles pour le remplissage ou la formation de 
haies. 

Lonicera Morrowii A. Gray (Chèvrefeuille de Morrow— Morrow's Honey- 
suckle). Cet arbrisseau à fleurs blanches et jaunes est plus bas et a un port plus 
étalé que le chèvrefeuille ordinaire. Il est très ornemental et peut servir pour 
un grand nombre de fins. Il exige une taille régulière, sans quoi il n'a pas une 
très bonne apparence. 

Lonicera spinosa Alberti Rehd. (Chèvrefeuille d'Albert — Albert's Honey- 
suckle). Un arbrisseau gracieusement courbé presque couché, formant un tertre 
de petites feuilles vert bleu foncé. Il porte des quantités de fleurs roses en juin 
et il est utile pour couvrir les talus ou dans les jardins de rocailles. 

Lonicera tatarica L. — (Chèvrefeuille commun ou de Tartarie — Common 
Bush ou Tatarian Honeysuckle). Cet excellent arbrisseau est trop connu pour 
qu'il soit nécessaire de le présenter ici. Il est très rustique, sa végétation et son 
feuillage sont bons et il a de belles fleurs et de beaux fruits. Un grand nombre 
de variétés ont été essayées à Ottawa. Les meilleures sont les suivantes: 

latifolia Loud. (Splendens). Grosses feuilles, fleurs roses. 

rosea Reg. Fleurs rose rougeâtre à l'intérieur, claires à l'intérieur 

alba Loisel. Fleurs d'un blanc pur, de grosseur moyenne. 

grandiflora Rehd. (alba grandiflora) . Feuilles et fleurs plus grosses que 
celles du précédent. 

sibirica Pers. Fleurs d'un rose foncé. 

speciosa. C'est là la plus belle variété de L. tatarica cultivée à la Ferme 
expérimentale centrale. Les fleurs sont grosses, d'un rose vif avec des 
lignes plus foncées à l'intérieur. 

Plusieurs autres chèvrefeuilles sont utiles à Ottawa. Us sont spécialement 
intéressants au point de vue collection, car ils sont semblables aux précédents en 
ce qui concerne les effets paysagistes. 

L. chrysantha Turcz. Fleurs jaunes, baies rouge corail, feuilles vert foncé. 

L. deflexicalyx Batal. Fleurs jaunâtres, fruits rouge brique, feuilles vert 
brillant, port plus arqué que le tatarica. 

L. Korolkowii Stapf. Fleurs rose brillant, fruit rouge, brillant, feuilles plus 
petites que celles du L. tatarica, vert bleuâtre très belles. C'est un des arbris- 
seaux les plus décoratifs lorsqu'il a suffisamment de place pour prendre toute sa 
taille. 

L. Maackii Maxim. Fleurs blanches à jaunâtres, fruits rouge foncé, feuilles 
foncées. Grand arbrisseau dressé. 

L. Ruprechtiana Reg. Fleurs blanches, fruits rouge orange. Port pas aussi 
penché que le L. Morrowii. 

L. Xylosteum L. Fleurs blanches ou jaunâtres, fruits rouge foncé, feuilles 
plus foncées que celles des précédentes et quelque peu duvetées. 



33 

Mahonia Aquifolium Nutt. (Mahonie à feuilles de houx — Oregon Grape ou 
Holly-leaved Barberry). Un très bel arbrisseau à pousse basse. Les feuilles sont 
très lustrées par dessus et ont parfois une nuance bronzée agréable. Les bords 
sont serrâtes (dentelés) et la feuille en général rappelle beaucoup celle du houx 
d'Angleterre. Cet arbrisseau fleurit abondamment vers la fin de mai. Il porte 
de nombreux bouquets de petites fleurs jaune brillant. C'est un arbrisseau à 
feuilles persistantes, mais le vieux feuillage est généralement brun et défiguré 
par l'hiver à moins qu'il ne soit protégé par un peu de paille, cependant la nou- 
velle pousse fait bientôt son apparition et cache le vieux feuillage. Il se multiplie 
rapidement par rejetons et il est excellent pour la plantation dans des endroits 
partiellement ombragés. 

Malus (Pommier d'ornement — Flowering crabapple). Les pommiers d'orne- 
ment sont de petits arbres ou arbustes fort appréciés et à juste titre à cause de 
leur floraison abondante au printemps, et souvent employés comme sujets domi- 
nants dans les bosquets d'arbustes ou sur la pelouse. Comme le mode de végé- 
tation est assez irrégulier chez la plupart d'entre eux et que ceux qui portent des 
fruits ont un aspect négligé, il est préférable de les employer en conjonction avec 
d'autres arbrisseaux où ils ne sont visibles que lorsqu'ils sont en fleurs ou en 
fruits. 

M. baccata Borkh. (Pommier de Sibérie — Siberian crab.). Un gros arbre 
à Ottawa, mais utile en bordure dans les districts les plus froids. Il porte des 
fleurs blanches et une grande abondance de petits fruits dorés. 

Malus floribunda Sieb. Fleurs rouge carmin foncé dans le bouton, deve- 
nant rose pâle en s'épanouissant, fruits rouges et très petits. Un très beau petit 
arbre. 

M . ioensis plena Rehd. Ce pommier, appelé pommier de Bechtel est un très 
bon arbrisseau et ses fleurs roses doubles sont très appréciées. 

M. pumila var Niedzwetzkyana Schneid. Les jeunes feuilles, les fleurs et les 
fruits sont tous rouges. Cet arbre est très irrégulier et ne fait un bel effet que 
lorsqu'il est en fleurs. 

M . pumila Niedzwetzkyana. Les hybrides de la Ferme expérimentale cen- 
trale ont été introduits comme "pommiers à fleurs roses". Ces arbres ou grands 
arbrisseaux sont bien supérieurs à leurs parents pour la forme, les fleurs et les 
fruits. Leur mode de végétation varie, les fleurs sont uniques, simples, excep- 
tionnellement belles, de couleur variant de rose clair à rouge rose foncé suivant 
la variété. Quelques-uns des plus gros sujets ont des fruits très savoureux et 
peuvent êtres utiles dans les districts où les variétés commerciales ne sont pas 
suffisamment rustiques. Les fruits de la plupart des variétés sont bons pour 
faire des gelées. Les variétés à petits fruits sont très ornementales car les 
grappes de petits fruits rouge violet restent sur l'arbre jusqu'à la fin de l'automne. 
Le feuillage est aussi décoratif, de différents tons de vert bronzé à rouge. 

Les variétés suivantes sont parmi les meilleures: — 
Hâtive: Cowichan 

Simcoe 
Intermédiaire: Amisk 

Erie (produit une récolte tous les deux ans) 

Timiskaming 
Tardive: Makamik 

Scugog 
Très tardive: Sissipuk 

M. purpurea Eleyi Rehd. — Feuilles et fleurs rouges, fruits rouge violet 
ovales. Un arbrisseau ou petit arbre d'aspect attrayant. 



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Philadelphus. (Seringa — Mock Orange). (Le nom syringa qui est souvent 
appliqué à cet arbrisseau en anglais prête à la confusion car c'est le nom bota- 
nique des lilas et il ne devrait jamais être appliqué au genre Philadelphus) . Ces 
arbrisseaux sont au nombre des espèces les plus populaires et à juste titre. Il y 
a des formes pour presque tous les modes d'emploi car la grosseur et le port 
varient extrêmement. Tous préfèrent un sol sablonneux bien égoutté, semi 
ombragé ou en pleine lumière du soleil et leur floraison abondante dédommage 
amplement du temps que l'on donne à l'éclaircissage régulier du vieux bois qui 
a fleuri. 

P. coronarius L. Fait une plante superbe pour le remplissage et sa variété 
à feuilles dorées aureus est le meilleur arbrisseau pour la couleur d'or. 

P. grandiflorus Willd. Un arbrisseau plus grand, plus dressé, bon comme 
note dominante dans un groupe d'arbustes. 

XP. Lemoinei Lemoine. Arbustes plus petits, à feuilles plus petites et par- 
fois à fleurs doubles. Il y a beaucoup de variétés horticoles de cet hybride. Les 
mieux connues sont les suivantes: Avalanche, Boule d'Argent, Candélabre et 
Mont Blanc. Tous sont odorants, mais une bonne partie du parfum s'est perdu 
dans le croisement de ces espèces avec d'autres. 

D'autres bonnes variétés horticoles essayées à Ottawa dont la parenté est 
trop compliquée pour qu'elle puisse être indiquée ici sont les suivantes: Argen- 
tine, Bouquet Blanc, Favorite, Glacier, Pavillon Blanc, Rosace, Virginal et 
Voie Lactée. 

Toutes ces variétés sont excellentes et le choix est une question de goût 
personnel. 

Physocarpus opulifolius Maxim. — (Spirœa opulifolia) (Sept écorces — ■ 
Ninebark). Un arbrisseau plutôt grossier, à longues branches arquées. L'écorce 
se détache. Il est utile comme sujet de remplissage dans les groupes nombreux 
ou comme plante dominante dans les plantations sans apprêt. Les grappes de 
graines rouges ont un très bel effet et la variété à feuilles dorées est utile pour 
attirer l'attention sur des points d'une grande bordure. 

Potentilla fruticosa L. (Potentille frutescente — Shrubby Cinquefoil). C'est 
là une plante indigène qui vient très bien dans la culture et qui fleurit sans arrêt 
à partir de juin jusqu'en automne. Les fleurs sont d'un beau jaune égayant le 
devant de la bordure d'arbrisseaux. Il y en a plusieurs variétés, toutes très 
rustiques et par conséquent utiles. 

P. /. grandiflora Willd. Grandes fleurs jaune vif, arbrisseau dressé. 

P. /. pyrenaica Willd. Forme naine compacte, à fleurs jaunes. Bon pour 
les jardins de rocailles. 

P. /. Friedrichseni Rehd. Grandes feuilles, fleurs jaune pâle. 

P. /. Veitchii Bean. Fleurs d'un blanc pur, grosseur moyenne. 

P. /. dahurica Ser. Forme basse compacte, fleurs blanches. 

Prinsepia sinensis Oliver. Arbrisseau d'introduction récente, spécialement 
apprécié pour son beau feuillage vert clair, étroit. Rustique sur les Prairies. 

Prunus cerasifera Pissartii Bailey, (P. Pissardi). Prunier dressé à bran- 
ches grêles, à feuillage pourpre et à grandes fleurs roses. Il est vraiment 
trop délicat pour être cultivé à Ottawa, mais il est utile dans les districts à 
climat plus doux, comme point détaché dans un fourré d'arbrisseaux à cause de 
son feuillage très ornemental. 






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Prunus glandulosa Thunb. — (Flowering Almond). Très semblable au 
P. nana et P. japonica. La différence principale au point de vue ornemental est 
dans le feuillage. 

Prunus japonica Thunb. Cet arbrisseau est très semblable au P. nana, 
mais les feuilles sont plus larges. 

Prunus nana Stokes. (Dwarf Russian Almond.) Un petit arbrisseau qui 
fleurit au commencement de mai, avant que les feuilles soient entièrement 
formées. Les fleurs sont roses ou blanches dans la variété alba et comme 
l'arbrisseau est très rustique il est utile pour donner des effets de couleur au 
printemps. 

Prunus pennsylvania L. — (Cerisier de Pennsylvanie, — Wild Red Cherry 
et Prunus virginiana, L. — Cerisier sauvage et cerisier à grappes — Choke Cherry). 
Ce sont là des arbres à Ottawa et des arbrisseaux dans les districts plus froids. 
Us sont utiles pour la décoration au printemps. 

Prunus tomentosa Thunb. (Cerisier à feuilles duvetées — -Down-leaf Cherry). 
Il est bon d'avoir autant de points d'intérêts que possible dans les arbrisseaux. 
Cet arbrisseau porte des fleurs très ornementales ainsi que des fruits utiles. Il 
fleurit au commencement de mai. Les fleurs sont roses, mais les pétales sont 
blancs lorsqu'ils s'épanouissent et le calice est rose. C'est un cerisier nain très 
rustique. Le fruit est petit à côté des cerises sures cultivées, mais excellent en 
conserves. Cet arbrisseau est très rustique. Il a atteint à Ottawa une hauteur 
d'environ 10 pieds. 

Prunus triloba plena Dipp.— (Flowering Almond.) Cet amandier à fleurs 
doubles est l'un des plus beaux arbrisseaux au printemps. Les sujets qui pous- 
sent sur leurs propres racines sont les meilleurs. Ceux qui sont greffés en tête 
sur d'autres sujets meurent souvent en hiver et ne viennent pas bien du tout à 
Ottawa. Mais ceux qui sont cultivés sous forme naine fleurissent abondamment 
tous les ans et les fleurs roses doubles qui s'épanouissent avant que les feuilles 
soient complètement développées sont très belles et donnent à l'arbrisseau un 
aspect frappant. 

Rhododendron. Aucun des hybrides de rhododendron n'est rustique à 
Ottawa. U y a une espèce R. viscosum, Torr., généralement désignée sous le 
nom de "Clammy aider" qui pousse bien dans les endroits ombragés, mais qui 
n'est pas très ornemental. 

R. ponticum L. et R. molle G. Don. Ces deux espèces poussent dans les 
endroits ombragés, mais les boutons de fleurs se dessèchent souvent pendant 
l'été ou sont tués par la gelée; ce dernier a été généralement appelé Azalea 
mollis. 

Rhodotypos scandens Mak (R. kerrioides). (Kerrie blanche. — -White Ker- 
ria.) Lorsqu'il est assez rustique, cet arbrisseau fait un bel effet sur le devant 
des bordures. U a de grosses fleurs blanches et des fruits noirs qui restent sur 
l'arbre jusqu'à une époque avancée de l'hiver. Il ne vient pas bien à Ottawa. 

Rhus Cotinus L. (Sumac fustet ou Fusain. — Smoke Tree.) (voir Cotinus 
coggygria.) 

Rhus glabra L. (Sumac glabre — Smooth Sumac.) Cet arbrisseau indigène 
est apprécié principalement pour son feuillage rouge vif d'automne et ses 
fruits rouges singuliers. U fait un très bel effet lorsqu'il est massé sur des 
talus graveleux en plantations naturelles. La variété à feuilles laciniées 
(laciniata) sl un feuillage très décoratif et peut être employée dans une plantation 
plus distinguée. 



36 

Rhus typhina L. (Sumac de Virginie ou Sumac à cornes de cerf — Staghorn 
Sumac.) Un grand arbrisseau ou un petit arbre plus grossier que le précédent. 
Le jeune bois est recouvert de poils veloutés comme les cornes d'un cerf. 

Ribes alpinum L. (Groseillier de montagne — Alpine Currant.) Un arbris- 
seau largement étalé à nombreuses branches portant des fleurs jaune verdâtre 
au commencement du printemps. Les arbrisseaux pistillés portent des fruits 
rouges. Il est très rustique, utile sur les Prairies. La variété pumila, LindL, 
est naine et utile dans les jardins de rocailles. 

Ribes aureum Pursh. (Groseillier doré — Golden Current.) Un bel arbris- 
seau à port étalé, à fleurs jaunes, un peu odorantes, qui font leur apparition 
avec les feuilles. Les fruits de couleur dorée sont aussi décoratifs. 

Ribes odoratum Wendl. (Groseillier odorant ou de Buffalo — Buffalo Cur- 
rant.) Plus étalé que le précédent, à fleurs jaunes plus grandes et plus 
odorantes. 

Robinia hispida L. (Acacia Rose — Rose Acacia.) Cet arbuste n'est pas 
très rustique à Ottawa. Il a une végétation basse et ouverte. Dans les endroits 
où il est rustique, il fait une très bonne haie car il émet une quantité abondante 
de rejetons et il est épineux. Les fleurs violet rose sont assez semblables à des 
pois de senteur. Elles sont très belles en juin. 

Rosa. (Rosiers — Roses). Il serait superflu de dire que les rosiers comptent 
parmi les arbrisseaux les plus charmants. Deux des espèces rustiques ont déjà 
fait l'objet d'un paragraphe spécial, mais il y a aussi des espèces rustiques comme 
les rosiers jaunes de Perse et Harrison, l'églantier autrichien, les rosiers de 
Provence, les rosiers mousseux, les rosiers de Damas, le rosier d'Ecosse, etc. Il 
en est question plus longuement dans un bulletin séparé. 

Les rosiers des différentes espèces sont excellents pour la plantation en 
masse. Ils mûrissent plus tard et leurs fleurs durent généralement plus longtemps 
que celles de la plupart des arbrisseaux. On peut avoir de très belles combi- 
naisons de coloris de feuillage et de bois ainsi que de fleurs et de fruits, et on 
devrait s'en servir beaucoup plus que l'on ne le fait actuellement. 

Rosa rubrifolia Vill. — (Rosier à feuilles rouges — Red-leaved Rose.) C'est 
là un arbrisseau si différent des autres qu'il mérite d'être traité séparément. Ses 
feuilles rouge violet en font un objet frappant pendant la saison de végétation, 
même lorsque la floraison est passée. Les fleurs sont assez petites et d'une 
couleur bleu foncé; le fruit rouge vif fait un bel effet après que les feuilles sont 
tombées. Il est très rustique. Il réussit bien sur les Prairies. 

Rosa rugosa Thunb. — (Rosier rugueux.) C'est là un superbe rosier, à 
feuilles très décoratives, grosses, épaisses et luisantes. Il y a une variété à fleurs 
blanches qui est bonne également ainsi qu'un certain nombre d'hybrides entre 
rugosa et les variétés remontantes et les rosiers thé, dont la plupart sont très 
rustiques. 

Salix. (Saules — Willows) Comme la plupart des saules sont des arbres, nous 
n'en parlons pas longuement ici. Ils sont si utiles cependant en raison de leur 
rusticité et de la faculté qu'ils possèdent de pousser même dans les régions 
humides, sablonneuses et sèches, qu'ils prennent parfois très bien la place des 
arbrisseaux à condition d'être soumis à une taille spéciale qui consiste à les 
rabattre continuellement pour qu'ils ne dépassent pas la dimension d'un arbris- 
seau. Le port est buissonnant, dressé, touffu, et l'effet principal est obtenu par 
la couleur de l'écorce ou le feuillage vert luisant. Les principaux saules employés 
sont le Salix alba et ses variétés à écorce rouge et violette. 



37 

Sambucus (Sureau — Elder) Il y a plusieurs espèces de sureaux que Ton peut 
cultiver près des cours d'eau ou d'autres endroits humides et qui font de très bons 
arbrisseaux dans ces conditions. Une espèce S. racemosa, L., le sureau à baies 
écarlates ou sureau rouge d'Europe, fleurit en mai; ses baies sont rouges. Il y a 
aussi une variété intéressante à feuilles laciniées appelée tenuifolia, Carr. Une 
excellente souche de cette espèce appelée le sureau Redman a été introduite par 
la Station expérimentale de Morden, Manitoba. 

S. canadensis L. Ce sureau dont les fruits sont noir violet fleurit en juin 
et juillet. Sa variété maxima, Schwerin, a d'immenses panicules de fleurs, d'un 
très bel effet. S. nigra, L., le sureau d'Europe est très semblable au canadensis, 
mais il fleurit plus tôt. C'est l'espèce à feuilles dorées aurea de ce sureau qui 
est la plus employée, mais il y a aussi une variété attrayante la ciniata à feuilles 
laciniées. 

Sorbaria sorbifolia A. Br. (Spirœa sorbifolia). (Fausse spirée ou Spirée 
à feuilles de sorbier — Ash-leaf Spirsea.) Comme cette plante bourgeonne beau- 
coup, elle forme rarement un arbrisseau d'un port attrayant. Elle devrait être 
plantée sur le devant de la bordure où il est possible de réprimer sa végétation, 
mais assez en arrière cependant pour que ses branches basses puissent être 
cachées par des arbrisseaux bas, d'un plus bel effet. Elle est utile pour son 
beau feuillage, ses gros capitules de petites fleurs blanches floconneuses portées 
en juillet et la faculté qu'elle possède de pousser à l'ombre. 

Spirœa. La famille des spirées compte un grand nombre de nos plus beaux 
arbrisseaux. Ce sont toutes des plantes de hauteur moyenne ou basse, avec 
un bois d'une beauté caractéristique et des feuilles de grosseur moyenne ou 
petite. Beaucoup des espèces et des variétés sont très semblables les unes aux 
autres et nous ne citons ici que les plus utiles et les plus populaires. Comme 
elles se distinguent par leur port buissonnant et gracieux et qu'elles portent une 
abondance de fleurs en juin ou en juillet, leur place habituelle est dans les abords 
mêmes de la maison ou sur le devant d'un grand fourré d'arbrisseaux. 

S. alba Dur. Un arbrisseau indigène à fleurs blanches, utile pour les 
endroits humides en juillet. Il porte de grosses panicules de fleurs, souvent 
ouvertes et feuillues. 

XS. arguta Zabel (Spirée argoute). C'est la plus éclatante des espèces à 
floraison hâtive. Les rieurs sont blanches, en ombelles rondes, et font leur 
apparition avec les feuilles. Cet arbrisseau est très gracieux lorsqu'il est en 
fleurs, mais il exige une taille régulière pour conserver une bonne forme. 

XS. Billiardii Herincq. Très semblable à S. alba, mais à fleurs rose vif, 
en panicules étroites et plus épaisses. 

S. bumalda Burvenich. Cet arbrisseau n'est pas aussi généralement cultivé 
que ses variétés. La mieux connue de ces dernières est Anthony Waterer, un 
arbrisseau compact à feuilles étroites vert foncé et à capitules plats de fleurs 
rouge cramoisi vif clair vers la mi-été. Une autre variété est Froebeli 
(S. Callosa Froebeli). Elle est plus grande, ses feuilles sont plus larges et les 
fleurs ont la même couleur. 

S. média Schmidt. C'est là une des spirées qui fleurit le plus tôt parmi 
les espèces rustiques. Ses fleurs s'épanouissent un peu plus tard que celles de 
S. arguta, mais elle est beaucoup plus rustique. L'arbrisseau n'est pas aussi 
gracieux que ce dernier ni que le S. Vanhouttei, mais lorsqu'il est en pleine 
floraison et qu'il est recouvert de bouquets compacts de fleurs blanches, il est 
très décoratif et comme il est aussi très rustique il convient très bien pour les 
Prairies. On le trouve parfois sous le nom de S. oblongifolia qui est un syno- 
nyme de S. média subintegerrima et un peu différent du type. 



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Spirœa Thunbergii Sieb. (Spirée de Thunberg). Petit arbrisseau à feuilles 
plus étroites que le S. arguta, à la famille duquel il appartient. Les fleurs sont 
blanches et font leur apparition avec les feuilles. Le feuillage prend des tons 
rouge et orange vif en automne. Il n'est pas réellement rustique à Ottawa. 

S. trichocarpa Nakai. Une introduction assez récente et qui paraît avoir 
de l'avenir. C'est un sujet à branches gracieusement arquées, paraissant être 
plus rustique que le S. Vanhouttei et pouvant remplacer ce dernier dans les 
districts plus froids. 

y, Spirœa Vanhouttei. Cet arbrisseau très intéressant et très populaire 
est généralement désigné, mais à tort, par le nom anglais de l 'Bridai wreath". 
Ce nom appartient plutôt à S. prunifolia, un arbuste d'un mérite exceptionnel, 
mais qui n'est pas rustique à Ottawa. Il est bien inutile de le décrire ici, car sa 
forme gracieusement penchée et sa floraison abondante sont bien connues de 
tous. Il dédommage amplement des soins que l'on apporte à la taille à tous les 
deux ou trois ans dès que la période de floraison est terminée. 

Symphoricarpus (Symphorine). L'espèce plus communément plantée dans 
l'Est est S. albus, Blake (Boule de neige ou Snowberry). Elle a de grosses 
baies blanches qui la rendent très décorative en automne. C'est là la S. race- 
mosa ou symphorine à grappes (Boule de cire) des catalogues des pépiniéristes. 
La variété lœvigatus est un arbrisseau plus grand, à baies encore plus grosses 
portées en bouquets plus gros. S. orbiculatus, Moench. (S. vulgaris) Sympho- 
rine commune (Indian currant), est très apparente en automne par ses baies 
rouges. Elle est utile dans les plantations naturelles. Il y a aussi une espèce 
d'introduction plus récente, S. Chenaultii, Rehd.; c'est un petit arbrisseau très 
élégant, à branches gracieusement penchées et à beau feuillage. Il porte des 
baies rouges très intéressantes, mais il meurt généralement jusqu'à la ligne des 
neiges à Ottawa. 

Syringa (Lilas — Lilac). Il y a beaucoup d'espèces de ce genre qui pous- 
sent à Ottawa. Toutes font des arbrisseaux intéressants pour les jardins, mais 
il n'est fait mention ici que des plus utiles. Tous les lilas sont de grands arbustes. 
Ils ont généralement un gros feuillage d'une couleur assez foncée, qui en fait 
d'excellents arbustes dominants. 

Syringa japonica Decne. (Lilas du Japon — Japanese Lilac). Un petit 
arbre, souvent cultivé comme grand arbrisseau. Il a des fleurs blanches en 
panicules très grosses, assez lâches, qui s'épanouissent vers la fin de juin après 
que la floraison des autres lilas est passée. Deux autres espèces lui sont très 
semblables au point de vue décoratif. Ce sont S. Amurensis et S. pekinensis. 

S. Josikœa Jacq. (Lilas de Hongrie ou Josikea — Hungarian Lilac). On a 
beaucoup planté ce lilas parce qu'il fleurit après le lilas ordinaire. Il est très 
semblable au S. Villosa, mais ses fleurs ont des tons plus foncés. A la Ferme 
expérimentale centrale un hybride développé entre S. josikœa et S. reflexa 
fait un excellent arbrisseau à fleurs lilas rose en grosses panicules. C'est la 
variété S. josiflexa Guinevère. Il y a aussi une autre variété hybride appelée 
Kim, à fleurs lilas foncé. 

S. persica L. (Lilas de Perse). Le lilas de Perse est un arbrisseau un peu 
plus petit que les autres, à feuillage élégant et à floraison plus hâtive. 

X Syringa Prestoniœ. C'est là un croisement entre S. villosa et S. reflexa, 
développé par Mlle Isabella Preston de la Ferme expérimentale centrale. Les 
arbrisseaux sont robustes, de port dressé, à l'exception d'un petit nombre qui 
ont des branches légèrement retombantes comme le S. reflexa lorsqu'ils sont en 



39 

fleurs. La floraison est beaucoup plus tardive que celle du lilas commun et 
les grappes sont plus grosses et ouvertes d'une façon plus gracieuse. Il y a 
plusieurs espèces nommées chez lesquelles la date de floraison varie légèrement 
et dont la couleur va de rose lilas clair à lilas très foncé. 

Les variétés suivantes couvrent la gamme de temps et de couleur: 
Couleur claire, Audrey Foncée, Jessica 

Desdemona Calphurnia 

Ursula Alice 

Virgilia Elinor 

Des hybrides plus récents, produits à la Ferme expérimentale centrale, et 
qui méritent une mention, sont les suivants: Bellicent, Oberon, Roméo, Elaine, 
Gwynn, Ethel M. Wester. 

S. villosa Vahl. Une des nombreuses espèces de lilas de Chine. C'est un 
arbrisseau à pousse vigoureuse, à grosse texture, qui ressemble beaucoup à 
S. Josikœa et fleurit juste après celui-ci. Comme la floraison n'est pas aussi 
belle que celle du XS. Prestoniœ, il n'est utile que sous forme de sujet séparé 
dans une collection. 

S. vulgaris L. (Lilas commun — Common lilac). Le lilas commun est trop 
connu pour qu'il soit nécessaire de le décrire. C'est à juste titre l'un des lilas 
les mieux connus et les plus souvent plantés. Il en existe de nombreuses 
variétés; la couleur des fleurs varie du blanc au violet foncé et leur forme de 
simple à double. Parmi les centaines de variétés nommées, les meilleures sont 
les suivantes: 

Fleurs blanches simples : Simples intermédiaires : 

Mont Blanc Decaisne 

Vestale Mme F. Morel 

Fleurs blanches doubles: Doubles intermédiaires: 
Edith Cavell Paul Thirion 

Jeanne d'Arc Président Poincaré 

Mme Lemoine Président Viger 

Pâles simples : Foncées simples : 
Jacques Callot Congo 

Lucie Baltet Monge 

Maréchal Foch Mrs. W. E. Marshall 

Negro 

Pâles doubles: Réaumur 

Emile Gentil 

Katherine Havemeyer Foncées doubles: 
Président Fallières Charles Joly 

Président Grevy Mrs. Edward Harding 

Thunberg 

Deux autres lilas intéressants et qui devraient faire partie de toutes les collec- 
tions, sans être cultivés autrement sont les S. chinensis Willd. (S. rothoma- 
gensis) et S. pubescens Turcz. 

Tamarix (Tamaris — -Tamarisk). Ces arbrisseaux à fleurs roses, tardives, 
et à très beau feuillage en forme d'écaillés, méritent d'être plantés plus souvent 
dans les districts où ils sont rustiques. Us font un effet superbe dans les trouées, 
dans la bordure d'arbustes plantés entre les groupes d'arbrisseaux d'une plus 
grosse texture ou partout où l'on désire avoir leur végétation intéressante pour 
attirer l'œil. Malheureusement une bonne partie de leur bois meurt à Ottawa, 
et une taille soigneuse est nécessaire pour maintenir leur forme. Le T. pen- 



40 

tandra Pall. paraît être le plus rustique de tous mais le T. odessana, Stev. 
hiverne bien dans une situation abritée. Il est plus utile que les autres car 
c'est un arbrisseau bas, meilleur pour la plantation dans de petits jardins. 

Viburnum. — (Viorne). En dehors des viornes traitées ici séparément il y 
a plusieurs espèces indigènes qui font de très bons arbrisseaux pour l'emploi 
dans les plantations naturelles, à cause de leurs rieurs, de leur feuillage et de 
leurs fruits décoratifs et parce qu'ils poussent mieux que d'autres dans des 
endroits ombragés. L'une des plus intéressantes est V. cassinoides L. (Withe- 
rod). Cette espèce fleurit en juin. Elle a de 6 à 9 pieds de hauteur. Des espèces 
plus grandes, qui font de petits arbres attrayants, sont V. Lentago L. (Sheep 
Berry) et V. prunifolium L. (Black Haw). Ces dernières ont des fleurs blanches, 
des fruits noirs et un feuillage attrayant. Une autre espèce qui se distingue par 
son mode de végétation et son feuillage est le V. dentatum L. (Arrow Wood). 

V . Carlesii Hemsl. Un arbrisseau bas, très ornemental, à gros bouquets de 
fleurs rosâtres odorantes qui font leur apparition en même temps que les feuilles. 
Il a besoin d'être un peu abrité à Ottawa jusqu'à ce qu'il ait pris racine. 

V. Lantana L. — (Viorne flexible, mancienne ou cotonneuse. — Wayfaring 
Tree.) Ce grand arbrisseau a un feuillage très attrayant, de gros bouquets plats 
de fleurs blanches et des fruits d'un bel effet, tournant de rouge à violet foncé 
en mûrissant. 

V. Opulus L. — (Viorne obier ou pimbina — European Cranberry). La 
viorne obier est un arbrisseau attrayant, généralement cultivé sous la forme de sa 
variété stérile (roseum) qui est la viorne boule de neige (Snowball ou Guelder 
rose). Cette ancienne espèce favorite a perdu sa réputation en ces dernières 
années parce qu'elle est sujette aux attaques des pucerons. Il faut arroser cet 
arbrisseau avec une émulsion de sulfate de nicotine ou d'huile de charbon juste 
au moment où les boutons des feuilles s'ouvrent au printemps et de nouveau 
quelques jours plus tard, avant que les feuilles soient complètement ouvertes. 
Lorsque les feuilles ont commencé à s'enrouler, il est presque impossible d'at- 
teindre les insectes. 

V. trilobum Marsh (V. opulus) (Haute canneberge — Highbush Cran- 
berry.) — C'est là une autre espèce indigène, très employée dans les jardins. 
Elle est très semblable à la boule de neige, mais elle est plus rustique que cette 
dernière et porte des fruits rouges. 

Weigelia florida Koehne. (Diervalia rosea, D. candida, etc.). La plupart 
des variétés habituellement cultivées au Canada appartiennent à cette espèce. 
La couleur des fleurs varie de blanc à rouge et la floraison s'étend sur une longue 
période. Ce sont des arbrisseaux très utiles et très intéressants pour fins géné- 
rales. La variété horticole Eva Rathke fleurit abondamment et fait un sujet 
très intéressant dans une plantation de fondation ou sur le devant d'une bordure. 
La variété venusta est très gracieuse. Elle fleurit bien et c'est peut-être la 
meilleure variété à Ottawa où les weigelias veulent avoir un endroit abrité. 

PLANTES GRIMPANTES 

Les plantes grimpantes sont utilisées de trois façons différentes dans les 
jardins d'agrément: (1) Pour donner de l'ombre; (2) Pour servir comme écran 
et rendre les jardins plus intimes; (3) Pour couvrir ou cacher la vue des objets 
disgracieux ou de grands murs nus. 

Comme ombrage on les fait grimper sur des treillis ou des fils de fer sur 
les vérandas, les tonnelles ou les maisons d'été. Dans les endroits de ce genre 
où l'on s'asseoit pour lire ou se rafraîchir, on veut avoir de l'air, de la beauté 



41 

et de l'élégance tout autant que de l'ombrage. On a donc besoin d'une plante 
rustique, d'un port élégant, à grandes feuilles, mais ayant cependant une végéta- 
tion assez ouverte pour que l'air puisse circuler librement. Si cette plante n'est 
pas attaquée par les insectes, si les fleurs en sont odorantes et les fruits 
attrayants, cela n'en vaudra que mieux. L'aristoloche siphon ou Dutchman's 
pipe est un excellent exemple de ce genre. 

Comme écran, pour dérober le jardin au regard, ce que l'on exige avant 
tout c'est une pousse rapide et touffue. Un beau feuillage, pour servir de fond 
aux étalages plus décoratifs du jardin, est nécessaire. Les fleurs et les beaux 
fruits sont des caractéristiques utiles. Sur un petit terrain les plantes grim- 
pantes sur treillis ou clôture de fils de fer, sont très bonnes en bordure de plan- 
tation derrière une bordure de fleurs vivaces, car elles prennent beaucoup moins 
de place que les arbustes. Les clématites et les célastres sont très bons pour les 
endroits de ce genre. Les rosiers sont bons, mais ils ne peuvent servir d'écran. 

Lorsque Ton se sert de plantes grimpantes pour couvrir des murs nus ou 
pour cacher la vue des objets disgracieux, on a besoin d'une végétation touffue, 
s'accrochant d'elle-même, n'exigeant que peu d'attention et dont le feuillage est 
intéressant. Les fleurs et les fruits importent moins dans ce cas. La rusticité 
et la faculté de s'accrocher aux murs sont les premières considérations. La vigne 
vierge est un bon exemple de ce genre. 

Il ne faudrait pas cependant recouvrir complètement tous les murs d'une 
maison ni laisser toutes les vieilles souches pour leur faire porter des vignes. 
Il n'y a rien à gagner à recouvrir un mur d'une belle architecture; une souche 
recouverte d'une plante grimpante n'en est pas moins une souche très apparente, 
tandis qu'une pelouse dégagée serait souvent une grande amélioration. 

Propagation 

Les plantes grimpantes sont généralement multipliées par semis ou boutures 
mais beaucoup d'entre elles peuvent l'être par marcottage. (Voir multiplication 
des arbrisseaux). 

Sol 

Parce qu'une plante grimpante s'accroche à un mur de pierre ou de brique, 
ce n'est pas une raison pour la planter dans le mélange habituel de briques, de 
lattes ou de plâtre que l'on trouve habituellement au pied des murs d'une maison. 
Lorsqu'une plante grimpante doit être plantée près d'un endroit de ce genre, il 
faut creuser un gros trou de 2 pieds de profondeur et trois à quatre pieds carrés, 
et le remplir d'un bon terreau riche pour que la plante puisse bien s'établir. 

Après que les plantes ont pris un bon développement, il faut les arroser et 
les engraisser comme les autres plantes. (Voir notes sur la fertilisation des 
arbrisseaux.) 

Taille 

La taille des plantes grimpantes florifères se fait de la même façon que 
celle des arbrisseaux à fleurs et tout aussi régulièrement. Les plantes grimpantes 
portant des fleurs sur le bois de la végétation courante se taillent au printemps, 
les autres se taillent après la floraison. On enlève pour cela une bonne partie du 
bois qui a déjà fleuri. 

Protection 

On ne devrait jamais se servir pour les fins ordinaires de plantes grim- 
pantes qui ne sont pas suffisamment rustiques pour résister au climat sans pro- 
tection. L'exception naturellement est le rosier grimpant ou toute autre plante 
grimpante cultivée sur un treillis pour la beauté de ses fleurs, et qui peut être 
protégée sans trop de peine. On peut descendre une plante de ce genre de son 



42 

soutien en automne, la poser sur la terre et la recouvrir de branchages. On 
recouvre ensuite ces branches de papier à toiture imperméable ou d'une caisse 
pour détourner l'eau. Il faut avoir soin de pourvoir à une bonne circulation 
d'air en automne ou au commencement du printemps pour empêcher le "ressuage". 



NOTES SUR LES PLANTES GRIMPANTES RUSTIQUES A OTTAWA 

Ampélopsis, voir Parthenocissus. 

Aristolochia durior Hill. A. Sipho (Aristoloche siphon. — Dutchman's 
Pipe). Cette belle vigne grimpante est assez lente à s'établir, elle pousse peu 
pendant les deux ou trois premières années, mais une fois bien enracinée, elle se 
développe très rapidement et devient l'une des vignes rustiques les plus belles 
et les plus frappantes. Les feuilles sont grosses, en forme de cœur, vert foncé, 
d'un effet semi-tropical. D'aspect plus lourd que certaines autres vignes elle 
paraît mieux convenir pour les vérandas à style massif que pour celles d'un 
dessin plus léger. Sa végétation volubile (s'enroulant en spirale) fait un bon effet 
sur les treillis ou les vérandas. Les fleurs, en partie cachées par les grosses 
feuilles, sont brunes et ont une forme singulière, ressemblant beaucoup à une 
pipe de Hollandais, d'où le nom anglais (Dutchman's pipe) ou encore à un 
siphon, d'où le nom français. Cette vigne est indigène des états de l'Est et elle 
atteint une hauteur de vingt à trente pieds ou plus. 

Celastrus articulata Thunb. (Célastre du Japon — Japanese Bittersweet). 
Toute belle que soit l'espèce indigène, cette variété de célastre lui est encore 
supérieure sous certains rapports, car les fruits sont plus petits, plus nombreux 
et l'effet d'ensemble est plus gracieux. Ce n'est pourtant qu'après que les feuilles 
sont tombées que le fruit est visible; avant cette époque les fruits du célastre 
grimpant indigène sont peut-être plus visibles. Il y a un plus grand contraste 
entre l'extérieur et l'intérieur du fruit du célastre du Japon que dans le fruit du 
Celastrus scandens, les couleurs sont jaune et orange distincts. Cette liane est 
très rustique, pousse rapidement et elle est très utile, spécialement pour recouvrir 
les clôtures. Une condition essentielle pour avoir des fruits est de se procurer 
des plantes qui ont des fleurs mâles et femelles. 

Celastrus scandens L. (Célastre grimpant, Célastre du Canada ou Bourreau 
des arbres — American Bittersweet, Wax-work). C'est l'une des meilleures plantes 
grimpantes indigènes. Elle a une pousse très rapide, rampante, ses feuilles sont 
vert lustré, ses fruits décoratifs et elle s'accroche à tous les objets qu'elle rencon- 
tre. Elle est spécialement réfractaire aux insectes nuisibles et aux maladies. 
A l'automne et au commencement de l'hiver, après que les feuilles sont tombées, 
les fruits ou baies de couleur orange qui, après les gelées précoces, se fendillent, 
révélant un intérieur cramoisi, rehaussent beaucoup la beauté de cette liane. 
Il faut avoir soin de se procurer une espèce qui porte des fruits et qui provient 
d'une autre espèce fructifère, car certaines lianes n'ont que des fleurs mâles et ne 
portent pas de fruits. 

XClematis Jackmani Th. Moore (Clématite de Jackman — Jackman Clema- 
tis). C'est la meilleure des clématites à grandes fleurs. Elle fleurit abondamment 
et sa floraison dure plusieurs semaines. Les fleurs sont grosses, leur couleur est 
d'un violet pourpre riche et ont un aspect velouté. C'est une bonne plante à 
employer lorsque l'on désire avoir un vigoureux effet de couleurs. Il y a beau- 
coup de clématites hybrides à grandes fleurs et on peut facilement obtenir une 
bonne gamme de couleurs mais elles ne sont pas rustiques à Ottawa sauf dans 
des conditions exceptionnelles. 



43 

Le défaut principal de ces variétés, c'est qu'elles sont sujettes à la maladie 
que l'on appelle la pourriture du collet, spécialement pendant la première ou 
les deux premières années après qu'elles sont plantées, mais elles viennent géné- 
ralement bien lorsqu'elles sont bien établies. 

Clematis ligusticifolia Null. (Clématite de l'Ouest — Western Virgin's 
Bower). — La clématite de l'Ouest est originaire des districts plus secs de l'Ouest 
du Canada et des États-Unis, et lorsqu'on la cultive dans l'Est du Canada, il 
faut la planter dans un endroit aussi sec que possible. Elle est spécialement 
utile dans les provinces des Prairies où le nombre de plantes grimpantes vivaces 
et rustiques est limité et où l'été est relativement sec. Elle fait une excellente 
plante grimpante pour les treillis sur la véranda ou la maison et elle atteint 
une hauteur de vingt pieds ou plus. Les feuilles lustrées et attrayantes, les nom- 
breuses petites fleurs blanches que porte cette liane indigène, en font une plante 
très utile, surtout pour les parties plus froides et plus sèches du Canada. 

Clematis paniculata Thunb. (Clématite du Japon — Japanese Clematis). 
Cette clématite, aussi appelée clématite odorante d'automne à cause de ses fleurs 
parfumées, est une très belle plante grimpante et d'une utilité toute particulière, 
car elle fleurit en septembre. Elle se plaît surtout dans les endroits chauds et 
bien égouttés. A Ottawa, elle succombe souvent si elle n'est pas protégée avant 
que l'hiver s'établisse, et elle n'est pas en général aussi satisfaisante que dans 
les districts plus chauds. Les fleurs sont plus grosses et plus blanches que la 
plupart des autres espèces à petites fleurs. Lorsqu'elle réussit bien, elle atteint 
une hauteur de quinze pieds ou plus. 

Clematis tangutica Korsh. (Clematis de Chine — Chinese Clematis). Une 
clématite de culture facile avec de grandes fleurs jaunes en forme de cloches, 
suivies par de beaux capitules de graines. Elle mérite d'être plantée plus qu'elle 
ne l'est habituellement. 

Clematis virginiana L. (Clématite de Virginie, Clématite vierge, Berceau 
de la Vierge — Virgin's Bower). La clématite vierge est une plante grimpante 
ordinaire dans l'Est du Canada et elle n'est pas employée autant qu'elle devrait 
l'être pour embellir la maison. Après la vigne vierge, c'est peut-être la meilleure 
des plantes grimpantes indigènes à planter, et elle est préférable à la vigne vierge 
là où celle-ci est abîmée par les cicadelles des feuilles ou les thrips. Elle a une 
pousse très rapide et recouvre bientôt tous les objets qui l'entourent, et elle 
atteint une hauteur de vingt pieds ou plus. Elle s'accroche par des vrilles et il 
faut qu'elle ait quelque chose à quoi elle puisse s'accrocher. 

Clematis vitalba L. (Clématite des haies, Vigne blanche ou Herbe aux 
gueux — Traveller's Joy). — Cette clématite est une espèce européenne, très sem- 
blable à la clématite vierge, elle la remplace bien lorsque l'on ne peut pas se 
procurer cette dernière. Elle a une pousse même encore plus forte que la vigne 
vierge et elle atteint une hauteur de vingt à trente pieds. 

Clematis serratifolia Rehd. Une clématite de Korée qui produit des fleurs 
jaune pâle en grande abondance en août et au commencement de septembre. Elle 
mérite d'être plus employée qu'elle ne l'est. M. F. L. Skinner, de Dropmore, 
Manitoba, a produit une variété hybride de cette espèce qui est une nouveauté 
remarquable. 

Lonicera hirsuta Eaton. (Chèvrefeuille velu — Hairy Honeysuckle). — Il y a 
plusieurs chèvrefeuilles grimpants indigènes, mais celui-ci est peut-être le meilleur 
de tous. Il porte des fleurs d'une belle couleur jaune orange pendant le mois de 
juin. Ce n'est pas cependant une plante grimpante aussi satisfaisante que le 
chèvrefeuille de Virginie, car sa floraison est bientôt terminée. 



44 

Lonicera japonica Halliana Nichols. (Chèvrefeuille du Japon de Hall- 
Hall Japanese Honeysuckle). — Ce chèvrefeuille n'est pas rustique à Ottawa, mais 
on le plante souvent et il est vivement recommandé pour les endroits où il vient 
bien, comme par exemple les parties les plus chaudes du Canada. Ses fleurs sont 
petites, blanches, tournant au jaune. Dans les endroits où il est rustique, il 
fleurit bien pendant la dernière partie de l'été. 

Lonicera Periclymenum L. (Chèvrefeuille des bois — Woodbine, English 
Honeysuckle). — Cette plante grimpante est bien vue, dans les endroits où elle 
vient bien à cause de l'odeur agréable et piquante de ses fleurs et de la réputation 
dont elle jouit en Angleterre. Elle ne s'est pas montrée très rustique à Ottawa; 
elle ne porte en général que quelques fleurs, et parfois ses tiges meurent com- 
plètement en hiver. 

Lonicera sempervirens L. (Chèvrefeuille de Virginie — Scarlet Trumpet 
Honeysuckle). — Aucun autre chèvrefeuille n'est aussi désirable à Ottawa que 
celui-ci. Sa floraison est presque continue, à partir de la première semaine de 
juin jusqu'à la fin de l'automne. Les fleurs rouge écarlate en forme de trom- 
pettes, qu'il porte en abondance, font un très bel effet. Il est indigène dans 
l'Est des Etats-Unis et presque entièrement rustique à Ottawa. 

Lyciam chinense Mill. (Lyciet de Chine — Chinese Matrimony Vine). — Ceux 
qui ont besoin d'une vigne pour recouvrir des roches, des souches et des arbres et 
qui ne désirent pas avoir une plante grimpante, à pousse élevée, trouvent cette 
plante très utile. Ses feuilles et ses fleurs ne sont pas très ornementales, mais 
elle a un port gracieux et ses fruits rouge écarlate vif lui donne un aspect très 
attrayant en automne. Le lyciet européen ou commun (Lycium europœum) est 
aussi une bonne plante grimpante, mais il ne vaut pas le lyciet de Chine, car le 
fruit est plus petit et le feuillage n'est pas aussi beau. 

Menispermum canadense Marsh. (Ménisperme du Canada — Moonseed). — - 
Plante grimpante indigène, tout à fait rustique à Ottawa, qui atteint une hau- 
teur de 12 à 15 pieds. Le feuillage est propre et intéressant, il est lobé, un peu 
comme celui de l'érable. En automne elle porte des fruits noir bleuâtre. Elle 
peut être utilisée avantageusement sur les treillis, les vérandas ou les tonnelles. 

Parthenocissus quinquefolia Planch. (Ampélopsis quinquefolia) (Vigne 
vierge à cinq feuilles ou Vigne vierge ordinaire — Virginia Creeper). — Cette 
plante grimpante, à pousse rapide, est l'une des plus rustiques et des mieux 
connues de toutes. La feuille prend différents tons de rouge en automne qui la 
rendent très intéressante. En général les vrilles n'ont que peu ou point de 
facilité à s'accrocher aux murailles lisses, de sorte que la plante pousse géné- 
ralement en festons gracieux. 

La variété hirsuta Planch. a des feuilles un peu plus ternes qui sont duve- 
teuses. Cette variété a la faculté de s'accrocher à une surface lisse et fait ainsi 
une meilleure grimpante que l'espèce mère. Elle est aussi moins sujette aux 
attaques des cicadelles qui abîment souvent l'espèce précédente. 

La variété Engelmannii Rehd, est l'une des plantes les plus cultivées 
dans les pépinières de l'Est. Son feuillage est le même que celui de l'espèce, 
mais elle est plus petite et vraiment plus belle. Comme ces vrilles sont pourvues 
de disques, elle a la faculté de s'accrocher aux murs, mais il faut choisir des 
plantes chez lesquelles cette faculté est bien développée. 

Parthenocissus tricuspidata Planch. (Ampélopsis Veitchii — (Vigne vierge 
du Japon ou de Boston — Japanese ou Boston Ivy). — Cette plante n'est pas tout 



45 

à fait assez rustique à Ottawa, mais elle vient parfois assez bien sur un mur 
exposé au nord. Là où elle est rustique elle forme une superbe vigne, sans égale 
pour sa faculté à s'accrocher à un mur. Le feuillage est très ornemental. Il est 
vert clair luisant, de couleur généralement belle en automne. La forme ordinaire 
est la variété Veitchii Rhed. Il y a une forme à feuilles plus petites Lowii Rehd, 
et une variété plus vigoureuse robusta Hort. 

Rosiers, variétés grimpantes. Les rosiers grimpants donnent des effets d'un 
très grand charme dans le jardin et autour de la maison, et leur emploi se répan- 
dra sans doute beaucoup plus à mesure que de nouvelles espèces plus rustiques 
seront créées. Tous les rosiers grimpants que nous avons actuellement deman- 
dent à être protégés en hiver à Ottawa, et partout où les hivers sont aussi 
rigoureux qu'à Ottawa. Même lorsqu'ils sont protégés, il y en a beaucoup qui 
viennent mal, mais les suivants comptent parmi les plus rustiques et les plus 
sûrs: Dorothy Perkins, Dr Van Fleet, Chatillon Rambler, Paul's Scarlet, Gold- 
finch, Doubloons, New Dawn, Patricia Macoun. 

Vitis vulpina L. (Vigne des renards, Vigne sauvage, Raisin sauvage — River- 
bank Grape). — Cette vigne est très rustique et elle pousse à l'état sauvage 
jusqu'au Manitoba. C'est une plante grimpante ornementale, sa pousse est très 
rapide. Les fleurs mâles et femelles de cette espèce sont portées sur des plantes 
différentes, et pour avoir le parfum délicieux des fleurs par lequel cette espèce 
ainsi que d'autres vignes se distinguent il faut planter une vigne à fleurs mâles. 
Cependant, en plantant deux vignes, une ayant des fleurs mâles et l'autre des 
fleurs femelles, à côté l'une de l'autre, on peut avoir à la fois le parfum et le 
fruit. Un inconvénient que présente la vigne sauvage lorsqu'on l'emploie comme 
plante grimpante près de la maison, c'est qu'elle est sujette aux attaques des cica- 
delles, qui en défigurent souvent les feuilles, mais ces insectes ne causent pas 
autant d'ennuis dans les endroits exposés, où la circulation de l'air est bonne. 

Wisteria sinensis Sweet. (Wisteria ou Glycine de Chine — Chinese Wisteria). 
— Cette superbe plante grimpante veut être protégée à Ottawa; cependant, si elle 
est plantée dans un endroit protégé naturellement et que l'on ait soin de coucher 
les vignes et de les recouvrir avant que l'hiver s'établisse, elle fleurit assez bien 
et sa beauté est si frappante lorsqu'elle est en fleurs qu'il vaut bien la peine de 
lui donner quelques soins spéciaux. Le bois non protégé résiste aux froids ou 
ne gèle que sur une très petite étendue, mais les boutons à fleurs périssent et il 
n'y a pas de fleurs. 

Wisteria floribunda Nutt. — La glycine du Japon est aussi une plante grim- 
pante très ornementale et peut-être un peu plus rustique. 

D'autres plantes grimpantes non rustiques à Ottawa, mais venant bien dans 
les parties plus douces du Canada et qui méritent d'être mentionnées sont les 
suivantes : 

Actinidia arguta Miq.— C'est là une vigne chinoise qui a une pousse rapide 
et des fruits attrayants. Une bonne partie de la pousse gèle à Ottawa. 

Campsis radicans Seem. (Tecorna radicans ou Bignonia radicans — Jasmin 
de Virginie, Jasmin Trompette ou grimpant — Trumpet Vine). — Cette vigne a une 
pousse vigoureuse à Ottawa, mais son bois gèle tous les ans. Elle ne fleurit pas 
bien. 

Euonymus radicans Sieb. — Cette plante grimpante à feuilles persistantes 
est un peu plus rustique que Hedera hélix, mais pas suffisamment à Ottawa. Il en 



46 

existe beaucoup de variétés dont la meilleure probablement est végéta, Rehd, 
mais toutes sont généralement cultivées comme arbrisseaux à pousse basse, ram- 
pante, dans le jardin de rocaille. 

Hedera hélix var. baltica Rehd. (Lierre anglais — English Ivy). — Une des 
rares bonnes plantes grimpantes à feuilles persistantes. Une forme rustique 
serait très désirable. 

Polygonum baldschuanicum Reg. (Renouée du Turkestan — Silver fleece- 
vine). — Cette espèce fait une très bonne plante grimpante dans les districts à 
climat plus doux. Elle porte vers la fin de l'été des masses de petites fleurs 
blanches ou rosâtres. 



INSECTES NUISIBLES AUX ARBRISSEAUX D'ORNEMENT 

Beaucoup d'arbrisseaux d'ornement sont abîmés et parfois détruits par les 
attaques des insectes. Parfois les dommages causés à la vigueur de l'arbre sont 
très faibles, mais les effets immédiats sont désagréables parce qu'ils défigurent 
l'arbre. 

Les insectes qui attaquent les arbrisseaux se divisent en trois catégories 
principales: (1) Les insectes qui rongent les feuilles comme les chenilles, les larves 
de la mouche à scie et les coléoptères qui rongent les feuilles, (2) les insectes 
suceurs qui comprennent les pucerons, les insectes à bouclier, ou kermès et les 
cicadelles, et (3) les insectes térébrants ou perce-bois qui travaillent sous l'écorce 
ou dans le bois solide du tronc ou des branches. 

Les moyens répressifs à employer varient suivant le genre d'insectes. La 
plupart des insectes qui rongent les feuilles sont aisément détruits au moyen 
d'une pulvérisation d'arséniate de plomb. Cet insecticide est généralement em- 
ployé à raison d'une livre d'arséniate de plomb en poudre par 20 à 25 gallons 
d'eau; pour de plus petites quantités, se servir de 6 à 12 cuillerées à thé rases par 
gallon d'eau. Cette solution n'abîme pas le feuillage; elle ne coûte pas cher, 
s'applique facilement et son action est prompte. Il ne faut pas ajouter de savon 
aux pulvérisations arsenicales. 

L'arséniate de plomb est un poison de l'estomac, et comme tous les poisons 
de ce genre il est sans effet sur les insectes suceurs, qui sucent le jus des feuilles 
et des tiges pour se nourrir. Ces insectes ne peuvent être détruits qu'au moyen 
d'un insecticide tuant par contact. Le meilleur de tous ces insecticides de con- 
tact est le sulfate de nicotine, à la force recommandée par le fabricant. Il est 
très efficace contre les pucerons ou les poux des plantes et n'abîme pas le feuillage. 

La plupart des insectes qui rongent les feuilles et quelques insectes suceurs 
peuvent être détruits par le DDT appliqué sous forme de poussière à 3 ou 5 p. 100 
ou sous forme de pulvérisation. La forme "mouillable" de DDT est celle qui 
convient le mieux quand ce produit est pulvérisé. Les solutions d'huile à base de 
DDT vendues dans les pharmacies et les quincailleries pour la répression des 
insectes qui nuisent aux habitations ne doivent pas être appliquées directement 
sur le feuillage des arbres et des arbrisseaux. 

Il est plus difficile de se débarrasser des perce-bois. Les arbrisseaux très 
infestés doivent être coupés et brûlés. Quand il s'agit d'un spécimen de valeur 
et quand l'infestation n'est pas très grave, on peut tuer les insectes en injectant 



47 

quelques gouttes de bisulfure de carbone ou de tétrachlorure de carbone dans les 
galeries; on bouche ensuite l'ouverture de la galerie avec du mastic ou de l'argile 
pour retenir les vapeurs toxiques. 

Une pousse vigoureuse provoquée par une fertilisation et des arrosages 
appropriés par temps sec aide les arbres à résister aux effets de tous les genres de 
dégâts causés par les insectes. 

La Division de l'entomologie, Service scientifique, ministère de l'Agriculture, 
donne des conseils sur la destruction des insectes attaquant les arbres d'ornement, 
les arbrisseaux et les haies. Sa tâche est grandement facilitée si des spécimens 
d'insectes sont envoyés avec la demande; s'il est impossible de se procurer des 
insectes, des échantillons des dégâts qu'ils causent aident beaucoup à les iden- 
tifier. 

Les lettres et les paquets ne pesant pas plus de 1 livre adressés à l'Entomolo- 
giste du Canada, ministère de l'Agriculture, Ottawa, n'ont pas besoin d'être 
affranchis. 



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SERVICE DES FERMES EXPERIMENTALES 

Directeur, E. S. Hopkins, B.S.A.', M. Se., Ph.D. 

Division Chef 

Zootechnie H. K. Rasmussen, B.S.A., M. Se, Ph.D. 

Apiculture C. A. Jamieson, B.S.A., Ph.D. 

Céréales C. H. Goulden, B.S.A., M.Sc., Ph.D. 

Grande culture, sols et génie agricole P. O. Ripley, B.S.A., M.Sc, Ph.D. 

Plantes fourragères T. M. Stevenson, B.S.A., M.Sc, Ph.D. 

Horticulture M. B. Davis, B.S.A., M.Sc. 

Stations de démonstration J. C. Moynan, B.S.A. 

Aviculture H. S. Gutteridge, B.S.A., M.Sc. 

Tabacs N. A. MacRae, B.A., M.Sc, Ph.D. 

TERRE-NEUVE 
Régisseur, Station expérimentale, Saint-Jean, I. J. Green, B.S.A. 

ÎLE DU PRINCE-EDOUARD 

Régisseur, Station expérimentale, Charlottetown, R.-C. Parent, B.S.A., M.Sc. 
Régisseur, Renardière expérimentale, Summerside, C. K. Gunn, B.Sc, M.Sc, Ph.D. 

NOUVELLE-ECOSSE 

Régisseur, Ferme expérimentale, Nappan, S. B. Williams, B.S.A., M.Sc. 
Régisseur, Station expérimentale, Kentville, C. J. Bishop, B.Sc, A. M., Ph.D. 

NOUVEAU-BRUNSWICK 

Régisseur, Station expérimentale, Fredericton, S. A. Hilton, B.S.A., M. S.A. 

QUÉBEC 

Régisseur, Station expérimentale, Lennoxville, E. Mercier, B.Sc, M.Sc, Ph.D. 

Régisseur, Station expérimentale, Sainte- Anne-de-la-Pocatière, J.-R. Pelletier, B.S.A., M. A., M.Sc 

Régisseur, Station expérimentale, L'Assomption, R. Bordeleau, B.S.A. 

Régisseur, Station expérimentale, Normandin, A. Belzile, B.S.A. 

Régisseur, Sous-station expérimentale, Caplan, L.-J. Bellefleur, B.S.A. 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Sainte-Clothilde, F. S. Browne, B.S.A. 

ONTARIO 

Ferme expérimentale centrale, Ottawa. 

Régisseur, Station expérimentale, Kapuskasing, F.-X. Gosselin, B.S.A. 

Régisseur, Station expérimentale, Harrow, H. F. Murwin, B.S.A. 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Delhi, L. S. Vickery, B.S.A., M.Sc. 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Smithfield, D. S. Blair, B.S.A., M.Sc. 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Woodslee, J. W. Aylesworth, B.S.A., M. S. 

MANITOBA 

Régisseur, Ferme expérimentale, Brandon, R. M. Hopper, B.S.A., M.Sc. 
Régisseur, Station expérimentale, Morden, W. R. Leslie, B.S.A., LL.D. 
Chargé de la Linerie expérimentale, Portage-la-Prairie, E. M. MacKey, B.S.A. 

SASKATCHEWAN 

Régisseur, Ferme expérimentale, Indian-Head, J. R. Foster, B.S.A. 
Régisseur, Station expérimentale, Scott, G. D. Matthews, B.S.A. 
Régisseur, Station expérimentale, Swift-Current, G. N. Denike, B.S.A. 
Régisseur, Station expérimentale, Melfort, H. E. Wilson, B.S.A. 
Régisseur, Sous-station expérimentale, Regina, H. W. Leggett, B.S.A., B.Sc. 
Régisseur, Pépinière forestière, Indian-Head, John Walker, B.Sc, M. S. 
Régisseur, Pépinière forestière Sutherland, W. L. Kerr, B.S.A., M.Sc 



57 



ALBERTA 



Régisseur, Station expérimentale, Lacombe, G. E. DeLong. B.S.A., M. Se. 
Régisseur, Station expérimentale, Lethbridge, A. E. Palmer, B.Sc, M. Se. 
Régisseur, Station expérimentale, Beaverlodge, E. C. Stacey, B.A., M. Se. 
Régisseur, Station herbagère expérimentale fédérale, Manyberries, H. F. Peters, B.S.A. 
Chargé de la Sous-station expérimentale, Fort-Vermilion, V. J. Lowe. 

COLOMBIE-BRITANNIQUE 

Régisseur, Ferme expérimentale, Agassiz, W. H. Hicks, B.S.A. 

Régisseur, Station expérimentale, Summerland, T. H. Anstey, B.S.A., M. S. A., Ph.D. 

Régisseur, Station expérimentale, Prince-George, F. V. Hutton, B.S.A. 

Régisseur, Station expérimentale, Saanichton, J. J. Woods, B.S.A., M. S.A. 

Régisseur, Station herbagère expérimentale fédérale, Kamloops, T. G. Willis, B.S.A., M. S.A. 

Régisseur, Sous-station expérimentale, Smithers, W. T. Burns, B.S.A., M. Se. 

TERRITOIRES DU YUKON ET DU NORD-OUEST 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Whitehorse, T.- Y., J. W. Abbott. 

Chargé de la Sous-station expérimentale, Fort-Simpson, T.-N.-O., J. A. Gilbey, B.S.A., M. Se. 



CAL/BCA OTTAWA K1A 0C5 



3 9073 0021 




071 8 



EDMOND CLOUTIER, C.M.G., O.A., D.S.P. 
IMPRIMEUR DE LA REINE ET CONTRÔLEUR DE LA PAPETERIE 

OTTAWA, 1953