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Full text of "Archives de la France monastique"

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RECUEIL HISTORIQUE 

DES ARCHEVÊCHÉS, ÉVÊCHÉS, ABBAYES ET PRIEURÉS 

DE FRANCE 



INTRODUCTION 



ARCHIVES DE LA FRANCE MONASTIQUE 

VOL. IV / 



RECUEIL HISTORIQUE 

des Archevêchés, Évectiés, Abbayes et Prieurés 

IDE FRANCE 

FAR 

DOM BEAUNIER 

NOUVELLE ÉDITION, REVUE ET COMPLÉTÉE 

PAB 



INTRODUCTION 



\joWs_ 
S- -3 a 



LIGUGE 



ABBAYE DE SMM -MAIt 1 1\ 



PARIS 



ui:it\iitir. vi:i vi: imii ssiei i; 



CHEVETOGNE (PAR LEIGNON, BELGIQUE) 15, RUE CASSETTE 



1«>0(> 



m 



PREFACE 



Les monastères, qui entrent dans le cadre de notre réédi- 
tion du Recueil de Dom Beaunier, appartenaient à un 
certain nombre de congrégations, lesquelles se ratta- 
chaient soit à la règle de saint Benoit, soit à celle de saint 
Augustin. En voici la liste : congrégation de Cluny de 
la commune et de l'étroite observance, congrégation des 
Bénédictins Exempts, congrégation de Saint- Vanne et de 
Saint-Hydulphe, congrégation de Saint-Maur, congrégation 
des Bénédictins anglais, congrégation des Bénédictines du 
Saint-Sacrement, congrégation de Notre-Dame de la Paix, 
ordre de Cîteaux, partagé en étroite et en commune obser- 
vance, congrégation des Feuillants, ordre de Fontevrault, 
congrégation de Notre-Dame du Calvaire, ordre de Grand- 
mont, ordre des Célestins, ordre des Çamaldules. Ces 
diverses familles religieuses suivaient, avec des modifica- 
tions plus ou moins importantes, la règle bénédictine l . 
L'ordre de Prémontré, l'ordre de Saint-Ruf, la congrégation 
de France et celle du Saint-Sauveur se conformaient à la 
règle de saint Augustin, telle que les chanoines réguliers 
l'interprétaient. 

Quelques monastères d'hommes n'appartenaient à aucune 
congrégation, ceux des anciens bénédictins, par exemple, 



i L'ordre de Grandmont est, de toutes ces familles religieuses, celle qui se 
approchait le moins du type bénédictin proprement dit. 



ei de certains chanoines réguliers. La plupart des abbayes 
de bénédictines étaient dans le même cas, ainsi qu'un cer- 
tain nombre de communautés de chanoinesses régulières. 
Nous avons maintenu sur nos listes plusieurs maisons tant 
d'hommes que de femmes, sécularisées depuis un temps 
plus ou moins Long, en souvenir de leur premier état. 

Ces congrégations ou ordres se distinguaient par L'inter- 
prétation qu'elles donnaient dans la pratique de Leurs 
constitutions ou déclarations soit à la règle bénédictine soit 
à celle de saint Augustin. Leur distinction avait, en outre, 
une cause historique dans le fait même de leur origine. 
Les unes s'étaient formées à une époque déterminée, par La 
réforme ei Le groupement de monastères qui existaient 
déjà, tandis que les mitres avaient commencé avec des 
monastères, établis par leurs fondateurs conformément àun 
type nouveau. Mais il n'y en avait aucune qui remontât à 
saini Benoit ou à saint Augustin ; car L'abbé du Mont- 
Cassin et L'évêque d'Hippone ne songèrent jamais à créer 
un ordre ou une congrégation quelconque. 

Le premier rédigea une règle pour le gouvernement des 
moines qu'il avait réunis et formés. Cette règle s'est peu 
;i peu répandue dans presque ions les monastères occiden- 
taux. Le fait de son admission ne suffisait pas pour les 
incorporer à un groupe hiérarchisé de communautés reli- 
gieuses. Il faul en dire autant de la lettre lM 1 de saint 
Augustin aux moniales, transformée plus tard en règle, et 
de ses deux sermons sur la vie que menaienl les clercs de 
sa maison épiscopale, qui servirent de code primitif aux 
communautés cléricales du \r siècle ' . 

1 l.r monachisme africain, par le 11. P, Dom Besse, Paris, s. d., in 8, 



L'unité d'observances l , qui est la conséquence nécessaire 
de l'unité de règle dans les monastères, est une condition 
essentielle à tout ordre ou congrégation. Mais elle ne suffit 
pas pour le constituer. On donne, en effet, le nom d'ordre 
ou de congrégation à un groupement de monastères, sui- 
vant une règle ou des constitutions ~ identiques, gouverné 
par un même supérieur, assisté d'nn chapitre général, 
et soumis au contrôle soit de ce supérieur en per- 
sonne, soit de visiteurs désignés par lui ou par le cha- 
pitre. Ces associations hiérarchisées de monastères n'exis- 
taient pas en France durant la période gallo-romaine et 
i'ranque. Louis le Pieux essaya le premier de coordonner 
ainsi les moines de ses États, en leur prescrivant une 
manière uniforme d'interpréter la règle bénédictine et en 



1 On désigne par ce mot observances les pratiques de la vie religieuse. 

2 On ne donne pas indifféremment le nom de règle aux corps de lois qui 
régissent les familles religieuses. Nous ne parlons pas des règles anciennes tom- 
bées en désuétude, qui sont d'un intérêt purement historique. Dans le langage 
ecclésiastique, les règles de saint Basile, de sainl Augustin, de saint Benoît et de 
saint François sonl les seules à porter ce nom. Il leur est appliqué toujours au 
singulier. On dit la règle de sainl Benoit, la règle de sainl Basile, etc. Au pluriel, 
le mot règle a un tout autre sens; il devient synonyme de règlements. On peul 
s'en servir pour désigner les règlements de n'importe quelle communauté reli- 
gieuse ou ecclésiastique. Les articles ajoutés par les congrégations bénédictines 
ou autres aux chapitres de l'une îles grandes règles pour en déterminer la pratique 
reçoivenl le nom de déclarations. On nomme constitutions l'ensemble «les lois 
adoptées par un ordre ou une maison, lorsqu'il est rédigé de manière a former un 
code distinct et se sutlisant à lui-même. Les règlements de la congrégation de saint 
Maur mit été publiés sous la forme tantôt de déclarations, tantôt de constitutions. 

Il serait intéressant d'avoir un recueil des règles, déclarations ou constitutions, 
qui Ont été en usage dans les divers ordres religieux. Mais il n'existe pas, au 
moins d'une manière complète. Sainl Benoit .l'A nia ne forma, au commencement du 
w siècle, le recueil des règles suivies jusque-là. C'est son Codex regularum, qui fui 

édité en troi I volumes in-4° a Bonie en 1661 el a Paris en 1663 par Luc llolslenius 

sous ce titre : Codex regularum </<>"* sanctt l'<iir<'s monachis et virginibus servandas 
préscripsere, collectus olim » sancto Benedicto Anianensi abbate. Brockie en a 
donné une nouvelle édition, considérablemenl augmentée, en six volumes in-folio 
(Augsbourg, 1759). Auberl Mireus avail public w<\ Codex regularum et constitutio- 
num clertcalium Anvers. ir>:'..y, in-fol.). 



les soumettant tous à, l'autorité de saint Benoît d'Aniane. 
Le concile d'Aix-la-Chapelle (817) fit de la volonté impériale 
une institution monastique \ Mais cette tentative fut éphé- 
mère. Il fallut attendre le xi e et surtout le xn e siècle pour 
assister à la formation et au développement des ordres ou 
congrégations. 

Les monastères de cette époque reculée présentaient de 
grandes divergences dans la manière de comprendre et 
d'appliquer les prescriptions de la vie religieuse. Toutefois 
cet ic diversité des règles n'avait pas, aux yeux des con- 
temporains, l'importance que Ton pourrait supposer. L'unité 
de la vie monastique n'en subissait aucune atteinte. Ces 
monastères avec leurs coutumes si différentes ne formaient 
en réalité qu'un seul ordre monastique 2 . Le mot ordre 
n'avait pas alors le sens qu'on lui donne de nos jours. 
Il embrassait la totalité des moines. 

Sa signification se précisa après les réformes du x e et du 
xi e siècle. Il servit à désigner les monastères qui avaient 
le même genre, le même ordre de vie. On les distinguait, 
en leur donnant le nom de l'abbaye qui leur avait servi de 
type. Il y eui l'ordre de Cluny. Les auteurs de ces fédé- 
rations monastiques établirent bientôt une hiérarchie entre 
les monastères, nous le verrons en son lieu. On eut alors 
de véritables congrégations. Les grandes abbayes, qui 
possédaient des prieurés pins on moins nombreux, devinrent 
par là même le centre de congrégations locales; quelques- 
unes jouirent d'une certaine importance. Marmoutier, Saint- 



1 Voir une dissertation de Mabillon sur w sujel : Spécimen monastict ordinis, 
qualis fuerit œvo s. Benedicti ac post cum, dans Acta Sanctorum ord.s. Benedicti, 

sir. IV, pais I, XYII-XXY. 

- Mabillon, Annales ordinis sancti Benedicti, II. ii'K-i.î!). 



IX — 



Victor de Marseille, Lérins, Montmajour, l'Ile-Barbe, la 

Cl mise-Dieu, la Grande Sauve, Fleury, Saint-Michel en 
l'Herm, Saint-Bénigne de Dijon, Saint-Remi, Tiron, etc., 
sont les plus connus. On trouve quelque chose de semblable 
chez les chanoines réguliers : Saint-Victor de Paris en est 
un exemple frappant. 

Cependant, après un sérieux examen du passé des moines 
noirs, on arrive à constater qu'ils sont un peu rebelles à la 
hiérarchie précise des congrégations. Ils paraissent jaloux 
de l'autonomie de leurs maisons. Aussi restent-ils confinés 
dans leur indépendance, malgré les graves inconvénients 
qui en résultent pour eux. La fédération leur a été d'ordi- 
naire imposée soit par le Saint-Siège, soit par des cir- 
constances auxquelles ils ne pouvaient légitimement se 
soustraire. Quand on a voulu la leur prescrire efficace et 
forte, il a fallu modifier en quelques points certaines de 
leurs traditions économiques. Les circonstances, qui impo- 
saient ces groupements, se chargèrent de rendre ces 
modifications possibles. Les congrégations, issues de ces 
nécessités, ont pour la plupart donné des résultats 
heureux. Malgré cela, les monastères bénédictins conser- 
vent toujours leur tendance a une autonomie complète, 
«pii s'accommode mal des contraintes sans lesquelles 
un ordre ou une congrégation ne sauraient exister. Et 
pourtant le besoin de se grouper subsiste impérieux, sans 
qu'on ait encore trouvé moyen de lui donner pleine satis- 
faction. Cette lacune, il est permis d'employer ce mot, 
explique certaines difficultés que les moines ont rencontrées 
au cours de leur histoire. 

Cîteaux et Prémontré sont les deux premiers types de 
congrégation franchement caractérisés que l'on trouve chez 



— X 



les moines et les chanoines réguliers. Le succès rapide et 
extraordinaire de ces deux ordres fit comprendre à tous 
les avantages incomparables des groupements monastiques. 
Les abbayes isolées, même puissantes, se virent reléguées 
au second plan. Rome leur demanda bien de suivre cet 
exemple; mais il leur fallut pour cela ajouter un élément 
nouveau à leur esprit et à leurs constitutions, tandis que, à 
Cîteaux et à Prémontré, l'aptitude à, l'organisation com- 
mença et grandit avec la famille religieuse elle-même. Les 
fondations nouvelles, qui se multipliaient partout, la re- 
curent en même temps que la règle et les coutumes parti- 
culières à ces ordres. Elle était inhérente au genre de vie 
qu'ils préconisaient. Ce fut pour beaucoup dans leur déve- 
loppement. A Fontevrault et à Grandmont, on observe des 
phénomènes analogues dans un cadre plus restreint. Chez 
les moines noirs \ la fédération des monastères fut un 
simple clément de conservation. 

Les ordres et congrégations qui nous occupent, à l'excep- 
tion des Célestins et des Camaldules, venus d'Italie à une 
époque tardive et dont l'influence sur la vie religieuse en 
France fut à peine appréciable, sonl d'origine française; ils 
appartienne^ donc à notre histoire nationale. Leur propa- 
gation dans l'Église catholique et le rôle joué par leurs 
membres onl servi à (''tendre et à fortifier l'action de 
notre race, chose digne de remarque, les grandes asso- 
ciations monastiques du moyen âge ont donné aux étrangers 
beaucoup plus qu'elles n'ont eu à en recevoir. Grâce ;'i cela, 



1 Les Bénédictins propremenl dits sonl fréquemment désignés par ce nom de 
moines murs, nigri, <>!■</" niger, .1 cause de la couleur de leur habit, Landis qu on 

11 e les Cisterciens moines gris, griseus <>r<l<> el les chanoines réguliers 

religieux blancs, ordo albus, candidus pour une raison semblable. 



la France l'ut, pendant doux ou trois siècles, un centre 
intense de vie chrétienne. 

Les groupes de moines noirs, formés sous l'ancien régime, 
firent tout d'abord de larges emprunts à l'Italie, en rece- 
vant de la congrégation de Sainte-Justine de Padoue une 
influence heureuse. Ce fut le cas des congrégations de 
Chezal-Benoît et de Saint-Vanne. Mais, pour avoir une 
congrégation susceptible de prendre chez nous un grand 
essor et de rendre à la vie bénédictine le lustre des anciens 
jours, on dut se débarrasser de ce que l'organisation inté- 
rieure des monastères reformes présentait de trop italien 
et se l'aire un gouvernement et des habitudes répondant 
mieux au génie de notre race. Les Bénédictins de Saint- 
Maur accomplirent ce travail d'adaptation. 

Parmi les congrégations nommées plus haut, celles qui 
suivaient la règle de saint Augustin appartenaient à l'ordre 
i\(^s chanoines réguliers ou ordre canonial \ A une vie reli- 
gieuse généralement calquée sur le type monastique, les 
chanoines réguliers unissaient les œuvres du ministère 
clérical, telles que l'administration des paroisses et la pré- 
dication. Cet apostolat ecclésiastique ne leur appartenait 
pas exclusivement: les moines, en effet, l'exercèrent en 
beaucoup d'endroits et avec un grand zèle. 

Les congrégations, qui suivaient la règle bénédictine, 
appartenaient à Mordre monastique -. Les hommes rece- 



i Les Frères Prêcheurs ou Dominicains, les Rédempteurs de la Trinité el de la 
Merci el quelques communautés hospitalières en faisaient égalemeni partie. Il j 
avait, en outre, un grand nombre de congrégations tant d'hommes que de femmes 

suivant la règle de saint Augustin, qui n'avaienl rien de corni i avec l'ordre 

canonial. 

2 Les Chartreux en faisaient égalemeni partie. Les Dominicaines el les Francis 
caines du second ordre, ainsi que les Carmélites, étaienl des moniales el appar- 



vaient le nom de moines et les femmes, celui de moniales. 
On ne désignait jamais ainsi les membres des ordres men- 
diants, des congrégations ou sociétés de clercs réguliers ou 
de «viles qui se sont fondées plus récemment 1 . Les maisons 
dans lesquelles habitaient les moines et les chanoines, 
étaient communément appelées monastères. Ce nom ne 
convient pas aux maisons des autres familles religieuses, 
qui étaient des couvents, des résidences ou des collèges 2 . 

Les monastères se divisaient en abbayes et en prieurés 3 . 
Cette distinction ne remonte pas aux origines de la vie 
monastique; on ne peut même dire la date exacte à laquelle 
elle a commencé \ L'abbaye était un monastère autonome, 
s'administrant lui-même par conséquent, dont le supérieur 
avait le titre d'abbé et jouissait des privilèges attachés à 
cette fonction. Ceux qui gouvernaient les monastères por- 



lenaient par conséquent à l'ordre monastique, sans suivre cependant la règle 
bénédictine. 

i Les Franciscains reçurent le nom de mendiants, parce que, pauvres person- 
nellemenl cl vivant en des communautés pauvres et incapables de posséder 
quoi que ce soit, ils étaient dans la nécessité de vivre d'aumônes. Le Saint-Siège 
leur accorda, en compensation, des privilèges nombreux, qui furent, dans la suite, 
étendus aux Dominicains, aux Carmes, aux Ermites de Saint-Augustin, aux Servites 
ci ;ni\ Jésuites, moyennant certaines conditions qui leur furent imposées. Ces 
derniers appartiendraient plutôt cependant à la catégorie des clercs réguliers, ou 
membres du clergé astreints à la vie religieuse, qui embrassent la plupart des con- 
grégations fondées depuis le xvr siècle. Il y eut, en outre, des sociétés de prêtres 
s'engageanl par simple promesse à vivre en commun et à travailler aux mêmes 
œuvres sous l'autorité des supérieurs etdes règlements; leurs membres ne faisaient 
pas de vœu. Tels sonl les Sulpiciens. 

2 Les termes couvents et convenus ne doivent pas être conf lus. bien qu'ils aient 

la même étymologie (conventus, réunion, assemblée). Le couvent est la demeure 
d'une communauté n'appartenant ni à l'ordre canonial ni à l'ordre monastique. 
Leconvent désigne la réunion des membres d'une communauté monastique, ou 
simplemenl religieuse, assemblés pour un exercice commun ou pour poser un 
acte collectif. 

• Les chanoines réguliers remplaçaient quelquefois le prieuré par la prévoté. 
Les prieurs chez eux se nommaient encore prévôts. 

» (tu donnait primitivemenl aux communautés monastiques le simple nom de 
monasterium. Mes communautés moins importantes recevaienl celui Scella. 



taient indistinctement le titre d'abbés ou de prieurs, durant 
les premiers siècles 1 . Les seules différences admises entre 
eux avaient pour fondement leurs mérites personnels, le 
nombre de leurs moines, l'antiquité, la richesse et les pri- 
vilèges de leur maison. 

Le terme de prieuré n'apparaît guère que au xi e siècle 
avec un sens bien précis. Il servit à désigner un monastère 
placé sous la dépendance d'une abbaye, dont il était véri- 
tablement la propriété; elle lui avait fourni ses moines, 
qui restaient ses membres, et son supérieur immédiat ou 
prieur n'était que le délégué de l'abbé. Ces prieurés avaient 
été fondés la plupart du temps sur l'un des domaines monas- 
tiques, éloigné du siège de la communauté, dans le but d'en 
faciliter l'administration. Les monastères trop nombreux se 
déchargeaient ainsi d'une partie de leurs habitants. Les 
prieurés, placés sous la protection d'une puissante abbaye, 
se trouvaient dans une situation en réalité fort avantageuse; 
pour se l'assurer, des abbayes d'une importance moindre 
ne craignirent pas de renoncer à leur autonomie. L'histoire 
de Cluny en fournit plusieurs exemples. Il y eut même des 
prieurés qui se développèrent assez pour avoir à leur tour 
• les maisons sous leur propre dépendance. Ces petits monas- 
tères, qu'on pourrait appeler satellites, ne se rencontraient 
que chez les moines noirs et les chanoines réguliers -. Les 
Cisterciens préférèrent les granges, ou termes exploitées 
par un groupe de frères convers. Quelques monastères 
dépendants reçurenl Le nom d'hospice, qui de faii Leurcon- 
venaii mieux que celui de prieuré; e'étaienl ordinairemenl 



1 S;iini Benoît les emploie indiffère 

2 On les trouve autour des monastè 



des refuges '. situés soit dans une ville fortifiée, soit dans 
un pays très salubre; on s'y retirait en cas de guerre, ou 
encore l'abbé y envoyait les religieux ayant besoin de 
repos. Plusieurs grandes abbayes avaient auprès dos uni- 
versités Mes collèges monastiques, habités par les frères qui 
suivaient les cours; ce fut le eus à Paris, à Douai, à 
Toulouse, à Avignon, à Montpellier. Le supérieur prenait 
le titre de recteur J . 

Dans l'ordre de Fontevrault, la maison-mère avait seule 
le titre d abbaye ; ses dépendances n'étaient que des prieurés. 
Il ni fui «le même dans l'ordre deGrandmont. Les Célestins 
ei les Camaldules n'eurent que des prieurés, en France du 
moins. Quelques fondatrices et réformatrices du xvn e siècle, 
pour écarter la pompe extérieure attachée à la dignité abba- 
tiale et d'autres inconvénients, ne voulurent pus du titre 
d'abbaye pour leurs nouvelles fondations; il leur suffit 
d'avoir i\<>s prieurés. Ce fut le eus de la mère Mechtilde, 
institutrice des Bénédictines du Saint-Sacrement. Elle ne 
lut point la seule à agir de la sorte. Les hommes eurent 
moins occasion de suivre cet exemple. Ils avaient déjà trop 
;i faire pour conserver les maisons existantes et les arra- 
cher à la sécularisation, sans songer à des établissements 
nouveaux :; . 



1 nu se contentai! parfois de leur donner le nom de refuge. 

• : routes 1rs abbayes n'avaient pas les ressources suffisantes pour établir un 
collège. Elles étaienl cependant obligées d'envoyer de temps a autre quelques 
religieux suivre l'enseignement théologique el juridique d'une université, ('.es 
moines vivaient, comme ils pouvaient, sous la responsabilté de leur supérieur. On 
élablil dans quelques universités un contrôle de la vie «les moines étudiants, 
exercé d'ordinaire par un membre de quelque abbaye de la ville ; c'était leprior 
Celte institution, qui donna forl peu de résultats, perdil sa raison 
d'être au xvn e siècle, lorsque les monastères furenl groupés en congrégations 
bien 01 ganisées. 

a Les Bénédictins de Saint-Maur fondèrenl deux prieurés, Bonne-Nouvelle, à 
Orléans, el La Daurade, a Toulouse. Ce furent, au reste, leurs seules fondations. 



Dans les abbayes bénédictines, on donnait depuis fori 
longtemps le nom de prieur au religieux chargé d'assister 
l'abbé pour le gouvernement intérieur de la communauté 
et, au besoin, de le remplacer ; il occupait partout le second 
rang. On lui donnait plus spécialement le nom de prieur 
claustral, parce qu'il exerçait son autorité dans l'intérieur 
du cloître, pour le distinguer du prieur conventuel, qui pré- 
sidait à la direction générale d'un prieuré. Les supérieurs 
des abbayes en commende étaient généralement des prieurs 
conventuels; le prélat ou l'ecclésiastique, qui recevait la 
dignité abbatiale et jouissait des revenus attachés à ce 
titre, n'avait aucun pouvoir sur la communauté, sauf dans 
quelques abbayes qui avaient exceptionnellement un moine 
pour titulaire. 

Au début, tout prieuré fondé par une abbaye devait avoir, 
pour l'habiter, des moines plus ou moins nombreux. Mais ce 
nom lut, dans la suite étendu, a un grand nombre de posses- 
sions monastisques, où on ne vit jamais un groupe de reli- 
gieux. Il suffisait, pour constituer un prieuré, d'avoir une 
église avec des terres, des dîmes et autres redevances, appar- 
tenant à une abbaye de bénédictins ou de chanoines régu- 
liers. Quand cette église se trouvait au centre d'une paroisse, 
on avait un prieure-cure; on en faisait un prieure rural, 
lorsqu'elle était située à l'écart. Il fallail à une église un 
prêtre chargé de la desservir et d'administrer ses biens ri 
revenus. Celui-ci vivait de cette fonction; il avail auprès du 
sanctuaire, devenu son litre, une demeure. Le titulaire de 
ces églises fut, tout d'abord un religieux de l'abbaye qui les 
possédait, désigné par l'abbé lui-même; on lui donnait le nom 
de prieur ou de pivvot; et la maison, qu'il occupait auprès de 
son titre, devenait le prieuré. On ne peut donc pas conclure 



XVI — 



de la présence d'un prieuré en une localité quelconque à 
L'existence d'un monastère véritable '. Les abbés ne donnèrent 
pas toujours à dos moines les églises priorales de leurs dépen- 
dances ; elles eurent fréquemment pour titulaires des prêtres 
séculiers, surtout à partir du xiv e siècle. Ces prieurés ne 
restèrent pas forcément propriétés monastiques ; les abbayes 
pouvaient les échanger et les vendre, comme des domaines 
ordinaires. Le Saint-Siège put souvent en disposer lui-même, 
moyennanl certaines conditions. C'est ainsi qu'on les voit 
laisser d'un monastère à un autre, ou encore d'une abbaye 
à une collégiale ou à une cathédrale, sans parler de ceux 
qui lurent acquis par des seigneurs laïques. Le domaine, 
malgré ces mutations, conservait son titre prierai. Il n'était 
pus rare non plus de donner ce nom de prieuré à des églises, 
qui ne furent, à aucune époque, propriété monastique ; on 
assimilait ainsi aux dépendances monastiques des églises et 
des terres, qui appartenaient à des évèchés, à des cathédrales 
ou à <les collégiales. Ces prieurés subsistèrent entrés grand 
nombre jusqu'au moment de la Révolution. Ils entraient 
dans la catégorie des bénéfices simples, dont les titulaires 
n'avaient point charge d'âmes '". 



1 Dans les listes d'églises possédées par les abbayes, on a soin de remplacer le 
mol ecelesia par celui de cella ou de monasterïum toutes les fois qu'il existe autour 
de l'église un monastère. 

2 Le nom de prieur était fréquemment employé au moyen âge et sons l'ancien 
régime; il servail a désigner les présidents d'un grand nombre de confréries et 
d'associations. <>n nommail prieur décimateur l'ecclésiastique jouissant, en vertu 
île son bénéfice, du droit de prélever les dîmes sur une paroisse. On rencontre 
encore le litre de grand prieur ou de prieur mage; il est employé dans certains 
monastères nombreux pour désigner le premier des prieurs en dignité, c'est-à- 
dire le véritable prieur; il y avail dans ces maisons le deuxième, le troisième, le 
quatrième prieur. On trouve chez, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem les 
grands prieurés el les grands prieurs; le grand prieuré correspondait a un chef- 
lieu de province religieuse; celui qui en étail supérieur prenait le titre de grand 
prieur. 



Les abbés étaient élus par les membres de leur commu- 
nauté, saut en cas de fondation; le choix du premier 
abbé appartenait alors au fondateur. Telle était la règle 
générale. Mais les possessions monastiques, les préroga- 
tives seigneuriales attachées à ces biens et la situation des 
monastères dans la société engendrèrent peu à peu des 
confusions, qui compromirent gravement la liberté des 
élections. Les abbayes partageaient en cela le sort des 
évêchés. Les princes, les rois et les empereurs s'attribuaient 
le droit de les conférer comme des seigneuries laïques. Les 
libertés de l'Église se trouvaient ainsi sacrifiées; le tem- 
porel s'imposait au spirituel. Ce n'est pas le lieu de faire 
l'histoire des élections épiscopales et abbatiales et encore 
m'oins de raconter les luttes des pouvoirs ecclésiastiques et 
Iniques, au sujet de ces élections. Il suffit de signaler 
brièvement cette cause de la perte du droit d'élection dans 
un grand nombre d'abbayes. Elle ne fut point la seule. 

Cédant au besoin urgenl de se créer des ressources indis- 
pensables, les Souverains Pontifes usèrent du droil de 
réserve, qui leur permettait de conférer directemenl une 
supériorité, sans se préoccuper du choix des moines. 

Cet usage se développa surtout pendant le séjour t\cs 
papes à Avignon. Il est juste de signaler une troisième 
cause, qui provenait des moines eux-mêmes. Les élections 
fureni parfois pénibles; il arriva même (prou ne pu1 les 
terminer, par suite des divisions et des cabales ^^s électeui s 
ou d(^ candidats. Les communautés subirent encore des 
influences extérieures et injustifiables, on se laissèrenl 
guider par des considérations peu délicates. On les vit por- 
ter leur choix sur des incapables ou des indignes. L'affai- 
blissement de l'espril religieux obscurcit trop souvenl chez 



les moines la conscience de leur situation; ils perdaient, 
avec le sens ecclésiastique, la notion de ce qu'est un monas- 
tère an sein delà société religieuse et civile. Les préoccupa- 
tions surnaturelles el élevées s'effaçaient devant les soucis 
administratifs et le désir de se concilier la bienveillance des 
grands. Cet état d'espril iniluail nécessairement sur le 
choix de leurs abbés. Ceux-ci devenaient de plus en plus 
des seigneurs monastiques, beaucoup moins monastiques 
que seigneurs. Les moines n'étaient pas les seuls atteints de 
cette contagion morale, à l'époque <pii précéda immédiate- 
ment la réforme protestante. 

( >n avait depuis longtemps divise les domaines de chaque 
monastère en deux parts ou menses ' : celle de l'abbé ou 
du prieur, menue abbatiale ou priorale, et celle des reli- 
gieux, mense conventuelle. Cette distinction eut de graves 
inconvénients; elle ne fut pas non [dus sans de précieux 
avantages. On put, grâce à ce moyen, éviter l'absorption de 
toute la fortune monastique par les seuls abbés, comme 
cela eut lieu plus particulièrement en Italie. L'abbé, avec 
le train de maison que lui imposait alors sa dignité, eut 
une existence personnelle, qui pouvait ne causer aucun 
trouble aux religieux de son abbaye. Les revenus de sa 
mense lui fournissait de quoi en couvrir les frais. Les 
choses se passèrent ainsi, des le xiir siècle, dans un grand 
nombre de monastères bénédictins et de collégiales régu-= 
lières, pendant que la supériorité était encore exercée par 
<\i's religieux. 

Lorsque I usage ^(^ réserves apostoliques se fut répandu 



1 Ces parts élaienl appelés menses, parce que leurs revenus étaient surloul 
destinés ■< l'entretien des habitants du monastère el en particulier aux frais de 
nourriture ou de table (tnensa). 



— XIX — 



et que le Souverain Pontife nomma directement aux 
abbayes ou aux prieurés, il choisit parfois des religieux 
d'autres ordres ou même des membres du clergé séculier; 
les premiers, avant de prendre possession de leur charge, 
obtenaient la permission de passer dans Tordre auquel appar- 
tenait leur monastère; les séculiers faisaient profession 
religieuse avant de recevoir la bénédiction abbatiale. Ces 
abbés prenaient en main le gouvernement de leur commu- 
nauté. On ne peut les confondre avec les commendataires. 
Les abbés commendataires recevaient le titre d'une abbaye 
et jouissaient, moyennant certaines charges, des revenus 
qui y étaient attachés; mais, sauf dans des circonstances 
exceptionnelles, ils ne s'occupaient point du gouvernement 
des religieux. Us firent leur apparition, à la faveur des 
nominations faites par le Saint-Siège ou encore des élec- 
tions plus ou moins spontanées de certaines abbayes. 
C'étaient ordinairement de hauts personnages ecclésias- 
tiques. Ces dignités leur apparaissaient comme un moyen 
naturel d'augmenter leurs revenus. Les évêques et 1rs 
cardinaux, qui jouèrent au XV e et au XVI e siècle un rôle 
politique considérable et généralement très heureux, furent 
accessibles à ces considérations. Le faste royal, dont ils 
aimaient à s'entourer, ne leur permettait pas de s'en affran- 
chir. La facilité avec laquelle on réunissait sur une même 
tête, avant le concile de Trente, les titres épiscopaux 
multiples, calmait les scrupules «les hommes que ces abus 
auraient pu de prime abord surprendre. 

Les évêques recherchèrenl le titre abbatial de certains 
monastères influents, dans l'espoir d'atténuer par là ce que 
les exemptions monastiques axaient de gênanl pour eux. 
Ne pouvant les supprimer directement, ils cherchèrent à 



en reconquérir l'usage par la commende. Le Pape, le Roi 

ei souvent les moines eux-mêmes se prêtèrent à leurs 
désirs. En réunissant le titre de plusieurs abbayes sur une 
même tête, après le concile de Trente, on ne croyait pas 
déroger à ses prudentes prescriptions sur la pluralité des 
bénéfices. Cet état de choses engendra forcément des abus 
ei des conflits. Nous n'avons pas à les raconter ici. 

Le concordat de Léon X et François I er régularisa la 
nomination aux abbayes et monastères du royaume (1510). 
La Pragmatique Sanction de Bourges (1438) avait remis 
en vigueur l'élection dt^ ;>LIk : s et des prieurs conventuels. 
Ce régime fui complètement aboli par l'acte de 1516. « Les 
monastères et prieurés conventuels et vrais électifs, y est-il 
siipule. c'esl à savoir en l'élection desquels la forme du 
chapitre quia propter a accoustumé d'estre observée, et la 
confirmation d'icelles élections solennellement demandée, 
ne pourront doresnavant procéder à l'élection ou postu- 
lation des abbés ou prieurs. Mais le Roy, icelle vacation 
occurrent, devra nommer un religieux de Tordre du monas- 
tère ou prieuré vacant, de l'âge de vingt-trois ans pour 
le n i< tins, et dedans semblable temps de six mois. Et si le 
ilii-t Ftoy à nous, à noz successeurs ou siège sus dict dedans 
les diets mois, îioininoit un prestre séculier, ou religieux 
d'autre ordre, ou mineur de vingi trois mis ou autrement 
inhabile, le dicl ainsi nommé sera par nous récusé et ne 
lui sera pas pourveu. M;iis dedans trois mois à compter 
depuis le .jour de la dicte récusation, le dict Roy sera tenu 
nommer un autre qualifié. Kt si dedans les diets neuf mois, 
le dicl roy ne nomme personne ou qu'i] la nomme moins 
qualifiée ei idoine que dessus, sera par nous, noz succes- 
seurs, pourveu aux diets monastères. » 



Le Pape ne sacrifiait pas cependant le droit d'élection 
de toutes les abbayes et de tous les prieurés. In certain 
nombre de maisons avaient eu soin de se le faire confirmer 
par des privilèges spéciaux. Il y avait là des situations 
acquises auxquelles le concordat n'eut point à déroger. 
« Toutefois par ce que dict est, nous n'entendonz aucune- 
ment préjudicier aux chapitres, églises, couvents, monas- 
tères et prieurés, ayant sur ce spéciaux privilèges du Siège 
apostolique, d'eslire leur prélat. „ 

Les moines conservaient encore quelques parcelles de 
leurs droits : certains monastères gardaient le privilège 
de choisir eux-mêmes leurs supérieurs; aux autres, le Roi 
ne pouvait présenter que des religieux du même ordre. Ils 
ne profitèrent pas longtemps de ces réserves. François I er 
finit, à force d'instances, par obtenir du Souverain Pontife 
l'extension de son droit à tous les monastères, les chefs 
d'ordre exceptés, et la liberté complète dans ses choix (1531). 
Le Roi put ainsi nommer à la plupart des abbayes et 
prieurés conventuels d'hommes ou de femmes. 11 lui arriva, 
en quelques circonstances assez nombreuses, de choisir des 
religieux. Mais, d'une manière générale, les membres du 
clergé séculier, surtout les hauts personnages et les clercs 
issus de familles nobles, leur furent préférés. On signale 
les nominations un peu scandaleuses de laïques ne mentant 
guère pareil honneur; ce sont là des faits exceptionnels, 
sur lesquels il n'est pas possible de s'appuyer pour appré- 
cier les usages introduits par l'application du concordat. 
C'est ee régime qui lit presque avorter la réforme, qui eul 
pour berceau le monastère de Chezal-Benoît. 

Les abbayes, qui étaienf chefs-lieux d'ordre ou de 
congrégation, tels que Cluny, Cîteaux, Prémontré, Sainte- 



— XXII — 



Geneviève de Paris, Saint- Antoine-de- Viennois, ne per- 
dirent point leur droit d'élection, nous venons de le dire. 
Mais les religieux se virent, en plus d'un cas, obligés d'élire 
un séculier. Les quelques monastères, appartenant à la 
congrégation de Chezal-Benoît, Saint-Sulpice de Bourges, 
Saint-Allyre de Clermont, Brantôme, Saint-Martin de Séez 
et Saint-Vincenl du Mans, échappèrent d'abord à la 
commende. Ceux qui se trouvaient dans les provinces 
annexées à la couronne après la signature du concordat 
îfenrent à subir aucun changement. D'autres maisons 
bénédictines, cisterciennes ou canoniales purent encore 
choisir elles-mêmes leurs supérieurs. On les désignait 
sons le nom à'abbayes en règle '. Les monastères de 
femmes de nomination royale avaient toujours une reli- 
gieuse pour les gouverner. Si l'élue était séculière, elle 
commençait par l'aire profession; et elle embrassait la règle 
de sa nouvelle maison, au cas où elle aurait d'abord appar- 
tenu a nue antre famille religieuse ; ce qui se présentait assez 



1 On en trouve la listé dans la Framce ecclésiastique de 1190. Paris, 1790, in-12, 
p. 352-353. Abbecourt, Saint-Ayri de Verdun, Altorf, Anchin, Saint-André d'Amiens, 
Saint-Antoine, Arrouaise, Saint-Aubert de Cambrai, Auchy, Barbery, Beaubec, 
Beaulieu diocèse de Troyes), Saint-Benoît de; Metz, Bergues, Saint-Bertin, Blangy. 
Bonn aiguë, lion il las, Bucilly,Cambron, Canigou, Chaloché, Cantimpré, Chancelade, 
La Charité, La Charmoise, Château-l'abbaye, Chatillon (Verdun), Chocques, 
Cisoing, Citeaux, Clairlieu, Clairmarais, Clairvaux, Cluny, La Colombe, Corneux, 
Crespin, Cuissy, Cuxa, Domèvre, Dommartin, Eaucourt, Ebersheimmunster, 
Escurrey, La Fermeté, Foucarmont, Freistroff, Sainte-Geneviève, La Grâce-Dieu, 
Grosbois, H; Hasnon, Hautmonl, Hénin-Liétard, Hornbach, La Castelle, Saint- 
Jean de Valenciennes, Saint-Léger de Soissons, Saint-Léopold de Nancy. L'Étanche, 
La Luzerne, Marbach, Marcilly, Maraîuil, Maurmunster, Marolles, Saint-Martin de 
Limoges, Montcets, Mont-Saint-Éloi, Moyen-Moutier, Morimont, Munster, Neubourg, 
Pains, Les Pierres, La Piété, Le Pin, Pont-à-Mousson, Pontigny, Prémontré, 
Prières, Riéval, Le Rivet, Ruisseauville, Salivai, Saint-Sauve, Senones, Sepl-Fonts, 
Saint-Sépulcre de Cambrai, Saint-Sulpice dioc. Belley), La Trappe, Sainl-Waasl 
d'Arras, Val-des-Ëcoliers, Val-Dieu, Vaucelle, Vaux-la-Douce, Vauclair, Vicogne 
Villers-Cotterets. Les abbayes de l'ancienne congrégation de Chezal-Benoîl ne 
flgurenl poinl sur celle liste; clU-s avaienl alors perdu leur privilège. 



fréquemment. Les moniales échappèrent ainsi aux plus 
graves inconvénients de la commende. Elles n'eurent pas à 
scinder leurs propriétés en deux menses distinctes. 

Avec la commende, cette distinction des menses devint 
pour les monastères d'hommes une sauvegarde. L'abbatiat, 
qui représentait la partie sécularisée du monastère, put être 
organisé à part, si bien qu'il lut possible en certaines circons- 
tances de le supprimer complètement, sans porter la moindre 
atteinte à l'existence religieuse des moines. On s'en aperçut, 
lorsque la mense abbatiale de Saint-Corneille-de-Compiègne 
fut attribuée à l'abbaye du Val-de-Grâce, et celle de Saint- 
Denys, à la maison de Saint-Cyr. Saint-Corneille-de-Com- 
piègne et Saint-Denis n'eurent plus d'abbé commendataire ; 
et ce fut tout l . Des commendataires habitaient quelquefois 



i Lisie des abbayes, dont la mense abbatiale avait été supprimée au profit (Tune 
institution ecclésiastique ou charitable : Saint-Martin d'Ainay, unie à l'arche- 
vêché de Lyon; Ambournay, à l'évêché de Belley; Saint-André-le-Bas de Vienne, 
au chapitre noble de cette ville; Asnières, au collège «le la Flèche; Saint-Aubin 
d'Angers, à l'évêché de Séez; Saint-Géraud d'Aurillac, à l'évêché de Saint-Flour; 
N.-D. d'Autrey, à celui de Saint-Dié; Bellebranche, au collège de la Flèche; Saint- 
Bénigne de Dijon, à l'évêché de celle ville; Saint-Benoit-sur-Loire, a l'archevêché 
de Bourges; Bôze, à l'évêché de Dijon; Bourgmoyen, a l'évêché de Blois; Sainte- 
Çatherine-du-Mont, a Rouen, aux chartreux de Gaillon ; Selle-sur-Cher, aux Feuil- 
lants qui possédaient cette abbaye; Saint-Chaffre, a l'archevêché de vienne; 
Charroux, au chapitre de Brioude; les Chateliers, aux Oratoriens de la rue Saint- 
Honoré; Glairac, au chapitre de Saint-Jean de Latran ; Saint-Corneille de Com- 
piègnes, au Val-de-Grâce ; Cormery, au séminaire de Saint-Charles a Tours; Crouis, 
;i l'évêché de Sisteron : Saint-Cyran, a l'évêché de Nevers; Daoulas, au séminaire 
delà marine; Saint-Denis, à la maison deSaint-Cyr; Saint-Évre de Toul, au chapitre 
de Bouxières; Saint-Étienne de Dijon, a l'évêché; Ëtival, à I évêché de SainlrDié; 
Saint-Florent de Saumur, a la mense conventuelle; Fontfroide, a l'évêché de 
Perpignan; Saint-Gildas, au chapitre de Chateauroux; SaintrGildas de Rhuys, a 
l'évêché de Vannes; Sainl-fiilles. à l'archevêché d'Aix; ^Miiit^oullH'hn-.lii-l). ^<'il. 
;i l'évêché de Lodève; Saint-Jean de Laon, a l'école militaire; Saint-Jean de sens, 
unie ii l'archevêché; Joug-Dieu, à la collégiale de Villefranche ; Saint-Jouin de 
Marnes, au chapitre d'Amboise; Joyenval, à l'évêché de Chartres; l'Ile-Barbe, au 
chapitre cathedra) de Lyon; l'Ile-en-Barrois, a l'évêché de Nancy; Saint-Julien 
de Tours, au collège des jésuites de la ville; Landevenec, à l'évêché de Quimper; 
Lérins, a l'évêché de Grasse; Saint-Lomer, à i évêché de Blois; Lure, a l'abbaye 



l'enceinte de leur abbaye; celui de Saint-Germain-des-Prés 
occupai un somptueux palais. Mais, comme ces béné- 
fices n'entraînaienl pas la résidence, ils en profitaient. 

Néanmoins ils avaient toujours pour eux un logement 
séparé du cloître. Mes fermiers se chargeaient, moyennant 
une somme cou venue, de faire valoir les terres et de perce- 
voir les droits de leur mense. Bien qu'ils n'eussent pas à 
s'immiscer dans le gouvernement intérieur des commu- 
nautés, plusieurs prirent grand intérêt à leur prospérité 
spirituelle et temporelle. La reforme monastique trouva 
dans leurs rangs, surtout pendant la première moitié du 
xvii e siècle, des promoteurs zélés et parfois généreux. 

L'abbé, présenté par le Roi, recevait du Pape sa nomi- 
nation. Les bulles, qui la notifiaient, n'étaient expédiées que 
si le titulaire versait au préalable une taxe convenue. On 
l'avait établie une fois pour toutes à l'aide d'indications 
assez peu exactes; elles révélaient toujours des revenus 



de Murbach; Saint-Magloire, à l'archevêché de Paris; Sainl-Mansuy, à L'évêehé de 
l'uni ; Marmoutier, à l'archevêché de Tours ; Saint-Martin-au-Bois, au collège Louis- 
le-Grand ; Saint-Martin de Séez, à l'évêehé; Saint-Martin deLaon, à l'évêehé; Saint- 
Martin-aux-Jumeaux, à l'évêehé d'Amiens; Saint-Maur-des-Fossés, à l'archevêché 
de Paris ; Saint-Médard, à l'évêehé de Soissons; SainlrMeIaine,à l'évêehé de Rennes; 
Mélinais, au collège de la Flèche ; Saint-Michel-en-1'Herm, au collège des Quatre- 
Nations; Montmajour, ii l'archevêché d'Arles; Mont-Saint-Martin, a l'archevêché de 
sens; Moutier-la-Celle, à l'évêehé de Troyes; Moutier-saint-Jean, à l'évêehé de 
Langres; Nanteuil, au séminaire de Poitiers; Saint-Nicaise de Reims, à la Sainte* 
Chapelle de Paris; Notre-Dame du Val, au monastère des Feuillants de la rue. 
Saint-Honoré; Saint-Père, à l'évêehé de Chartres; Saint-Pierre le Vif, ;i la cure de 
Versailles; Pontlevoy, à l'évêehé de itlois; Psalmody, à l'évêehé d'Alais; La Real, ;i 
l'évêehé i\<- Perpignan ; Saint-Remy, a l'archevêché de Reims; Saint-Rem^ de sens. 
à la première cure de Versailles; Rocamadour.à l'évêehé de Tulle; Saint-Satur, à 
l'archevêché de Bourges; Silvacane, au chapitre d'Aix; Thehailles, au collège de 
Saintes; Saint-Thierry, à l'archevêché de Reims; Saint-Thiers de Saon, à l'évêehé 
de Grenoble; Tholey, au chapitre de Bouxières; le Thoronel, ;i l'évêehé de Digne; 
i iron, à la cure de Saint-Louis de Versailles; Tournus, ;iux évêchés de Chalon el 
de Maçon ; Saint-Vanne, à l'évêehé de Verdun ; Vendôme, au chapitre el au sémi- 
naire de Blois; Villeneuve-lès-Avicnon, ;i l'évêehé de Grenoble. 



inférieurs à la réalité. La taxe figure sur la liste officielle 
des bénéfices. 

On peut alléguer de nombreuses considérations inspirées 
par la connaissance de l'état religieux, politique et social 
de la France sous l'ancien régime dans le but d'expliquer 
la commende. Un fait aussi général a évidemment sa raison 
d'être. Il serait, en tout cas, bien difficile de répartir avec 
justice et vérité les responsabilités sur tous ceux qui ont 
contribué à l'établir et qui en ont tiré profit. Quoi qu'il en 
soit, la commende fut un abus ; elle détournait de sa desti- 
nation première une partie considérable de la, propriété 
monastique. Elle correspond à une déviation profonde du 
sentiment religieux. Cette décadence eut d'autres effets qu'il 
nous reste à signaler. 

Les prieurés, dépendant des grandes abbayes bénédic- 
tines, excitèrent, avant les abbayes elles-mêmes, l'appétit 
des coureurs de bénéfices. Ils se les faisaient attribuer par 
le Souverain Pontife, au moyen d'une provision aposto- 
lique. Les abbés de Cluny firent renouveler fréquemment 
les privilèges de leur ordre, pour échapper à cette invasion 
de clercs séculiers ou de religieux fatigués de la vie obscure 
des couvents. Les besoins financiers de la Cour d'Avignon 
poussèrent les Papes à étendre le plus possible ces réserves 
de bénéfices. L'état dans lequel tombèrent la plupart des 
prieurés pendant la, guerre de Cent ans et après la peste 
noire Leur aplanit des difficultés : les monastères décimés 
abandonnèrent un grand nombre <le leurs dépendances 
rurales, et ils n'eurent pas toujours les moyens de les pro- 
téger contre l'extension des réserves. Les Papes ne furent 
pas seuls i\ profiter de cette désolation : les évoques et les 



XXVI — 



princes saisirent volontiers cette occasion de se faire attri- 
buer indirectement une partie de La fortune monastique. 

Cluny réussit néanmoins à conserver des religieux dans 
un grand nombre de prieurés; Saint-Victor de Marseille, 
Montmajour, Marmoutier et de rares abbayes en gar- 
dèrent quelques-uns. Mais ce ne furent guère que des 
exceptions. Les mitres dégénérèrent en bénéfices. Les abbés 
purent, en certains cas, maintenir leur droit de les donnera 
dos religieux de leur communauté. Ces prieurs furent 
désormais, non des chefs de moines, mais de simples admi- 
nistrateurs, qui finirent bientôt par administrer pour leur 
propre compte, comme des bénéficiers ordinaires. 

Les bienfaiteurs des anciens monastères avaient eu des 
intentions biens différentes, en leur donnant églises et 
domaines. Après toutes ces déviations, les moines perdaient 
nu prestige nécessaire à la conservation de leurs droits; ils 
ne surent que mal les défendre. Les prieurés se séculari- 
sèrent ainsi de plus en plus. En vertu du concordat de 
L516 et de ses conséquences, le Roi en eut un certain 
nombre à sa disposition. Lorsqu'il étendit par des conquêtes 
nouvelles les frontières de son royaume, le Saint-Siège lui 
accorda, par des induits spéciaux, de nommer aux prieurés 
i\cs provinces récemment acquises. Lors de l'union de cer- 
taines nieiises abbatiales ' soit à un évêché soit à une autre 
institution, il se réserva presque toujours La nomination 
;mx bénéfices qui en dépendaient. Les sécularisations de 
istères devenaient un excellent moyen d'allonger la 



n 



i Ce fut le cas de Saint-Denis en France, de Saint-Victor de Marseille, de Saint- 
Michel en l'Herm, de l'Ile-Barbe, de Marmoutier.de Saint-Pierre-le Vif, de Saint. 
Claude, de Saint-Julien de Tours, de Moutier-la-Celle, de Moutier-Saint-Jean, de 
Saint-Guilhelm, de Landevenec, Clairac, Gaillac, etc. 



liste des prieures de nomination royale ; elle s'enrichit, une 
dernière fois, de toutes les maisons de Tordre de Grand- 
mont, après sa suppression par la commission des Réguliers \ 
Les abbés commendataires disposaient à leur gré de ceux 
qui dépendaient des menses abbatiales. 

Les moines préposés aux offices claustraux ne tardèrent 
pas à suivre l'exemple donné par les abbés et les titu- 
laires des prieurés, en transformant leurs fonctions en béné- 
fices. Les célériers, chambriers, réfectoriers, infirmiers, etc., 
s'attribuèrent personnellement les revenus de leurs offices, 
sans se préoccuper d'en remplir les charges. Les reli- 
gieux de leur côté rompirent avec la vie commune et 
partagèrent les ressources monastiques en prébendes, au 
profit de chacun d'eux. Il se forma de la sorte dans les 
abbayes un certain nombre de portions monacales, corres- 
pondant à un chiffre limité de places. Les moines adop- 
taient ainsi les coutumes reçues dans les chapitres cathé- 
draux et dans les collégiales. Ils s'acheminaient rapidement 
vers la sécularisation. C'est dans cet état que les réforma- 
teurs du xvi e et surtout du xvn e siècle trouvèrent la plupart 
des monastères bénédictins. 

Les places monacales, assimilées aux canonicats, pouvaient 
en certaines circonstances être mises à la disposition du Roi 
ou de personnages ecclésiastiques, qui les attribuaient 
comme bon leur semblait. Lorsqu'il s'agissait de moniales, 
on ne les offrait qu'à des jeunes filles ayant le goût de la 
vie religieuse. On prenait plus de liberté avec les monas- 
tères d'hommes; il fui facile d'attribuer quelques pensions 



1 Ou trouve une liste des prieurés ;i uomination royale, telle qu'elle étail à la 
chute de l'ancien régime, dans la France ecclésiastique pour l'année 1790, 364-U9. 



à des laïques, par exemple aux anciens soldats réduits à 
l'impossibilité de gagner leur vie. Ces invalides oblats 
pendaient, en échange de leur nourriture, quelques services 
aux religieux. Louis XIV débarrassa les monastères de leur 
présence, en fondant pour eux un hospice à Paris. 

Il arriva même que certains monastères d'hommes ou de 
femmes devinrent, petit à petit, comme la propriété des 
familles nobles ou bourgeoises d'une contrée, qui avaient 
là un placement choisi pour leurs fils et leurs filles. Moines 
et moniales se prêtèrent à ces exigences, en n'admettant 
parmi eux que des personnes pouvant justifier d'un certain 
nombre de quartiers de noblesse. C'est ainsi que se for- 
mèrent les abbayes nobles. Les réformateurs du xvn e siècle 
supprimèrent ces abus, au moins dans les congrégations 
d'hommes. 

I>u jour où les prieurés des abbayes bénédictines et 
canoniales eurent dégénéré en bénéfices, on pouvait sans 
trop de difficultés s'en servir pour doter de nouvelles insti- 
tutions pieuses ou charitables et pour créer des ressources 
au profit de dignitaires ecclésiastiques. La destination que 
Ton donnait ainsi à ces débris de la propriété religieuse était 
beaucoup plus conforme aux intentions des donateurs que 
leur distribution aux clercs vivant des bénéfices. Cela se 
faisait par la suppression du titre prioral et l'union des 
terres ei des droits, qui le constituaient, soit à l'église, soit 
à l'établissement, soit à la dignité, qui devaient en jouir 
désormais. C'esl par ce moyen que furent créées les pré- 
bendes de certains chanoines dans quelques églises cathé- 
drales et que fut d<>tc le personnel de plusieurs collégiales 
séculières. On augmenta ainsi les revenus de certains 
évêchés et de charges ecclésiastiques; les collèges établis 



autour des universités et ceux que les Pères Jésuites 
ouvrirent dans un grand nombre de villes se constituèrent 
de la sorte des rentes, dont l'emploi était noblement 
justifié. Il en fut de même des hôpitaux, des séminaires, 
de quelques couvents et de certaines congrégations fondées 
au xvii e et au xvm e siècle dans un but manifestement utile. 
Ces unions diminuèrent de beaucoup la liste des prieurés 
distribués à titre de bénéfices simples. 

Les monastères réformés du xvn c siècle voulurent à leur 
tour profiter de ces suppressions. L'attribution aux religieux 
des prieurés dépendant de la mense conventuelle ou 
des offices claustraux s'accordait mal avec la pauvreté 
monastique. On entourait de précautions minutieuses les 
titulaires, pour les maintenir dans un rôle de personnes 
interposées. Mais cela ne pouvait durer indéfiniment : l'esprit 
de propriété personnelle et, après lui, tous les relâchements 
dont il est l'avant-coureur envahiraient, un jour ou l'autre, 
les cloîtres par cette porte entre-ouverte. On prévenait ce 
péril, en sollicitant l'union pure et simple des prieurés à la 
mense conventuelle ou aux offices claustraux. Le Souverain 
Pontife et le Roi comprirent l'importance de cette mesure. 
qu'ils encouragèrent. Mais des difficultés administratives 
ne permirent pas de la généraliser. Il resta donc un certain 
nombre de prieurés appartenant aux abbayes el donnes 
toujours ;'i des religieux : c'étaient les prieurés réguliers. 

Les monastères, outre leurs prieurés, possédaient des 
églises paroissiales ou mitres plus ou moins nombreuses. 
Les supérieurs n'en confiaient pas le service aux membres 
de la communauté. Tout en conservant pour leur abbaye le 
titre de euro primitif ou de prieur décimateur avec lesdroits 
honorifiques et pécuniaires qu'il comportait, ils présentaient 



à la nomination de l'évêque diocésain un prêtre séculier, 
qui prenait le titre de vicaire perpétuel et recevait, sous Le 
nom de portion congrue, une pari des revenus. 

Les églises, les prieurés, les droits perçus en nature ou 
en argenl formaient, avec les domaines, La partie principale 
de La fortune d<^ monastères. Les rentes que cette fortune 
produisait étaient assez aléatoires; elles variaient beaucoup 
avec les capacités administratives des supérieurs. Ainsi 
presque partout, durant la période qui précéda la réforme 
monastique du xvir 3 siècle, les moines criaient misère; et 
ce n'émit pas sans raison. Les édifices claustraux tombaient 
en ruines et les religieux avaient à peine de quoi pourvoir 
à leurs propres besoins, malgré leur petit nombre. On peut 
voir dans cette pauvreté une conséquence du laisser-aller 
général. L'administration n'était pas mieux partagée que 
L'observance régulière. Les Bénédictins de Saint-Maur 
mirent tout en ordre et presque aussitôt les propriétés 
monastiques, sans augmenter en étendue, produisirent 
beaucoup plus. Elles étaient mieux cultivées et adminis- 
trées plus sagement. 

( 'n autre fait se constatée la même époque : les terres, 
appartenant à la mense conventuelle, émient en meilleur 
< : i;ii que celles de La mense abbatiale ou priorale. Les 
moines, fidèles à l'esprit et aux pratiques de leur ordre, se 
faisaienl remarquer par le soin avec Lequel ils s'acquittaiëni 
de toutes choses. Ils restèrent jusqu'à la fin dignes de leur 
réputation de sages administrateurs. 

Les monastères groupés en ordre ou en congrégation 
relevaient au spirituel directement du Souverain Pontife, 
parce que exempts de la juridiction épiscopale. Ceux qui 
préférèrenl s'isoler de tout groupemeni monastique per- 



dirent, de ce fait, ce privilège, après le Concile de Trente 
Les congrégations entretenaient auprès du Saint-Siège un 
procureur, chargé de les représenter et de traiter leurs 
affaires en Cour de Rome. Cette institution, qui maintenait 
des relations étroites et continuelles entre les moines fran- 
çais et le centre de la catholicité, disparut dans le cours du 
xvm e siècle. 

Quelques abbayes, qui étaient parmi les plus florissantes 
du Royaume, jouissaient d'une exemption plus complète 
que les autres ; elles formaient, avec leur enclos et les terres 
environnantes, une sorte de petit diocèse monastique 
enclavé dans un autre : c'est ce qu'on nommait un territoire 
nullius (sous-entendu diœcesis). L'abbaye prenait le nom 
d'abbaye nullius, et son territoire s'appelait quelquefois 
l'Exemption. L'abbé exerçait sur ce territoire et ses habi- 
tants la juridiction ordinaire, sans avoir pour cela le carac- 
tère épiscopal. Cette juridiction était liée au titre abbatial; 
aussi fut-elle attribuée aux abbés commendataires, qui la 
faisaient exercer par le prieur en qualité de vicaire général. 

De tous les privilèges reconnus aux moines, il n'en est 
pas qui aient provoqué davantage les susceptibilités des 
évoques. Les territoires nullius les troublaient, surtout 
quand l'abbaye était située dans l'intérieur de la ville épis- 
copale, comme Saint-Germain-des-Prés, ou à proximité, 
comme Saint-Denis. On trouva une solution qui put satis- 
faire L'archevêque de Paris, sans compromettre les tradi- 
tions de ces vénérables monastères. L'exemption de Suint- 
Germain et de Saint-Denis l'ut abrogée en principe et leur 
territoire, soumis à la, juridiction ordinaire; mais l'arche- 
vêque eut pour vicaire général sur ce même territoire le 
prieur. Les choses allèrent comme par le pusse, nvec cette 



différence que Le prieur tenait ses pouvoirs de l'archevêque 
de Paris, non de L'abbé commendataire. Les abbayes de 
Fécamp, de Saint-Médard de Soissons et de Corbie conser- 
vèrent leur territoire exempt. 

Ces indications préliminaires permettront au lecteur de 
saisir Le sens de quelques termes fréquemment employés 
(Lins le cours de ce travail et de comprendre des allusions 
faites à des institutions disparues depuis fort longtemps et 
dont rien de ce que nous avons sous les yeux ne peut nous 
donner une idée. 

Dans le présent volume, nous consacrons une notice histo- 
rique aux congrégations monastiques et canoniales entre 
lesquelles se partageaient les monastères de l'ancienne 
France. Ces notices n'ont pas la prétention d'être une 
histoire définitive. Elles offrent à ceux qui s'intéressent au 
passé des moines un résumé de ce que l'on sait sur chacun 
de ces groupements religieux. La bibliographie qui les 
accompagne indique le champ qu'auront à explorer les 
travailleurs chargés de préparer leur histoire définitive. 
II nous suffit, pour Le moment, de mettre à la disposition du 
public studieux un travail utile. 



ORDRE DE CLUNY. 



L'histoire de l'Ordre de Ckmy peut être divisée en trois 
périodes. La première va de la fondation de l'abbaye par 
l'abbé Bernon (910) à la réforme de l'Ordre, qui suivit la bulle 
du pape Grégoire IX (1231). La deuxième s'étend jusqu'en 
juillet 1622, date de l'élection de Dom Jacques d'Arbouze. 
La troisième, qui commence avec le gouvernement de cet 
abbé, finit avec l'Ordre lui-même, au moment de la Révolution 
française. 

F»i*eiiiièi*e période (910-1931). 

Le deuxième abbé de Cluny, saint Odon (928-942), sut 
mettre de bonne heure cette abbaye dans la voie qui devait 
être la sienne. Les moines menèrent une vie religieuse plei- 
nement conforme aux traditions bénédictines. Leurs obser- 
vances régulières se rattachaient, par Saint-Martin d'Autun 
et Saint-Savin-sur-Gartempe, à l'œuvre réformatrice de saint 
Benoît d'Aniane. Le successeur de l'abbé Bernon développa 
chez eux la pratique fidèle de toutes les vertus monacales, 
le zèle de la prière liturgique et l'application au travail et 
à l'étude. La décadence générale des monastères et des 
Églises, en répandant une ombre épaisse autour de ce 
tableau de vie religieuse, en faisait ressortir la beauté avec 
un éclat extraordinaire. De toutes parts, les hommes, que 
peinait l'état moral de la société, tournèrent les yeux vers 
Cluny. Ce fut le signal de la restauration des monastères, 
des Églises et de la société. 

î 



<2 

Les évèques et les princes s'adressèrent à saint Odon, 
le suppliant d'introduire les observances de sa maison dans 
les abbayes de leurs diocèses, que le relâchement déshono- 
rait. 11 répondit à leur appel. C'est ainsi que furent réformés 
Romainmoutier en Bourgogne, Aurillac, Tulle, Sarlat, Lezat, 
Saint-Martial de Limoges, Saint-Jean d'Angely, Saint-Allyre 
de Clermont, Saint-Chaffre du Monastier, Sainte-Énimie, 
Saint-Julien de Tours, dans la région que limitent les 
Cévennes, les Pyrénées, l'Océan et la Loire; Saint-Pierre- 
le-Vif à Sens et Fleury, au nord de ce fleuve; Saint-Paul 
de Home, Subiaco et Farfa, en Italie. 

Fleury, relevé par l'action directe de saint Odon, et les 
abbayes de Brogue, au nord, et de Gorze, à l'orient, qui 
ressentirent son influence, devinrent à leur tour des foyers 
d'où la réforme rayonna sur de nombreux monastères. C'était 
toujours l'extension de l'œuvre clunisienne. Les maisons 
nouvellement fondées acceptèrent cette impulsion réformatrice. 

Cette restauration monastique continua sous les successeurs 
de saint Odon. Saint Mayol (948-994), que le bienheureux 
abbé Aymard se donna comme coadjuteur, en attendant qu'il 
reçût sa succession, fortifia la réforme en Italie, en Bour- 
gogne et en France et l'étendit à de nouveaux monastères, 
entr'autres à Saint-Sauveur de Pavie, à Saint-Apollinaire de 
Classe, Flavigny, Marmoutier, Saint-Denys, Cormery et Saint- 
Maur-des-Fossés. Après lui, saint Odilon (994-1049) porta 
plus loin encore l'action de Ciuny en France, en Italie et 
en Espagne. Voici le nom de quelques abbayes réformées 
par lui ou par ses disciples : Saint-Germain d'Auxerre, Saint- 
l'.non de Meaux, Vézelay, Saint-Marcel de Chalon, Saint- 
Sauveur de Nevers, Saint- Wandrille, le Mont-Saint-Michel, 
Saint-Ouen de Rouen, Jumièges, Sauxillanges, La Voûte, 
M.iillezais, Bourgueil, Saiut-Cyprien de Poitiers, Saint-Claude, 
Savigny au diocèse de Lyon, Saint-André de Vienne, Lérins. 



— 3 — 

Pendant ce temps, saint Guillaume, abbé de Saint-Bénigne 
de Dijon, et le bienheureux Richard, abbé de Saint-Vanne 
de Verdun, donnaient par leur action personnelle un nouvel 
élan à la réforme monastique. Elle gagnait ainsi de proche 
en proche la plupart des abbayes et des prieurés. 

Cluny atteignit l'apogée de sa puissance sous l'abbatiat de 
saint Hugues (1049-1109). Ce saint abbé compléta l'œuvre 
réformatrice de ses prédécesseurs. Il prit une part active à 
diverses fondations, particulièrement à celle des prieurés de 
la Charité-sur-Loire (1056) et de Saint-Martin-des-Champs. 
Des abbayes et des prieurés, qui comptaient déjà une longue 
existence, se donnèrent à Jui. Les évëques et les seigneurs, 
qui fondaient de nouvelles maisons, et ils furent nombreux 
alors, les placèrent fréquemment sous sa dépendance. L'abbé 
Hugues se trouva de la sorte présider au gouvernement 
d'une multitude de moines répandus dans des monastères de 
France, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne et d'Angleterre. Sa 
mission fut d'organiser ce vaste état monastique. 

Cette agglomération, due à l'action de grands abbés conti- 
nuée pendant près de deux siècles, répondait à un besoin de 
l'époque. Elle se fit au moment où les éléments politiques et 
sociaux, destinés à former le royaume de France, se dégageaient 
de l'anarchie du xe siècle pour aboutir à la féodalité. Une 
loi générale poussait les faibles et les moins forts à chercher 
assistance et protection auprès des puissants ei des plus forts. 

Saint Odon et ses premiers successeurs gardaient une 
autorité réelle sur les monastères réformés par eux. Les abbés, 
qui les gouvernaient après leur départ, n'étaient guère que 
leurs représentants, on dirait aujourd'hui leurs vicaires 
généraux. Mais rien ne consacrait pour l'avenir une autorité, 
née de la réforme et personnelle au réformateur. L'union 
toute morale, que L'identité des règles et des usages établissail 
forcément entre les maisons réformées et l'abbaye-mère, ne 



_ 4 — 

suffisail pas pour constituer un corps. Il fallait un élément 
nouveau. Le besoin de protection le fournit. 

Les moines avaient à défendre leurs domaines et leur 
indépendance contre la rapacité de voisins puissants et ambi- 
tieux. Les évêques et les seigneurs laïques cherchaient 
souvent, par une ingérence illégitime, à troubler leur vie 
domestique, à leur imposer malgré eux des supérieurs, à faire 
peser sur leurs communautés des charges lourdes et injustes. 
Mais, voisins rapaces, évêques et seigneurs jaloux, qui s'atta- 
quaient volontiers à des monastères sans défense, traitaient 
avec égard les abbayes, connues par leurs relations avec les 
Papes et les Rois. L'abbé de Cluny n'avait pas son pareil en 
France au XI e siècle. D'instinct, les monastères faibles dans 
leur isolement se donnèrent à lui. Ce don avait une con- 
séquence immédiate : le monastère, avec ses religieux, ses 
serviteurs et ses domaines, appartenait à Cluny comme sa 
chose propre, participait à ses privilèges, était mis sous la 
protection immédiate de l'abbé et son entière dépendance. 

Un usage, ancien déjà parmi les moines, fournit une base 
traditionnelle à l'organisation, que réclamait ce nouvel état 
de choses. Quand une abbaye avait reçu de ses fondateurs ou 
bienfaiteurs des terres étendues et situées dans des régions 
lointaines, elle y établissait des colonies monacales, chargées 
de veiller sur ses intérêts, de diriger l'exploitation agricole, 
de prélever les droits, qui lui appartenaient, et de remplir 
les charges matérielles et spirituelles inhérentes à la pro- 
priété. Ces prieurés ou celles, c'était leur nom, n'étaienl 
pas des monastères proprement dits. On n'y voyait qu'une 
simple extension de l'abbaye-mère : maison, domaine, reli- 
gieux, tout lui appartenait immédiatement. Son abbé envoyait 
et rappelait les moines à son gré, leur donnail un supérieur, 
son délégué, gardant sur lui et sur eux toute l'autorité qu'il 
avait sur les religieux de sa propre abbaye. Ce fut la 



condition des monastères qui se soumirent à Cluny pour 
obtenir sa protection. Voilà pourquoi aussi les abbayes, qui 
demandaient cette faveur, renonçaient généralement à leur 
titre et devenaient de simples prieurés. 

Cette situation intérieure parut à certaines maisons véné- 
rables incompatible avec leur passé et leur dignité. Elles 
voulurent conserver leur titre, tout en taisant partie de 
l'ordre. On leur demandait seulement d'accepter ses coutumes 
et de reconnaître l'autorité de son abbé; celui-ci, quand la 
charge abbatiale venait à vaquer chez elle, donnait l'insti- 
tution canonique au religieux choisi par ses frères. De ce 
nombre furent Moissac, Figeac, Saint-Martial de Limoges, 
Uzerches, Beaulieu, Saint-Étienne de Baigne, Saint-Jean- 
d'Angely, Maillezais, Montierneuf de Poitiers, Menât, Thiers, 
Môzat, Saint-Gilles, Gigny, Baume-les-Messieurs, Vézelay, 
Saint-Germain-d'Auxerre, Saint-Vulmer, Saint-Bertin , et, en 
Italie, Saint-Benoit-du-Pô. 

Quelques monastères, réduits au rang modeste de prieurés, 
obtinrent cependant de conserver à leur supérieur le titre 
abbatial, bien qu'il n'eût en réalité que les pouvoirs de 
prieur. Ce fut le cas de Saint-Eutrope de Saintes, de Coincy, 
d'Arles-sur-Tech, de Camprodon et de Pontida. 

Nous ne saurions dire, même approximativement, le nombre 
des prieurés clunistes. Il fut considérable. On les trouvait 
partout en France; il y en avait en Italie, en Espagne, 
en Angleterre, jusqu'en Ecosse, en Allemagne, en Pologne, 
même en Palestine. Beaucoup étaient sans grande importance. 
Quelques-uns, par ailleurs, rivalisaient avec des abbayes floris- 
santes par le nombre de leurs moines, l'étendue de leurs 
domaines et le caractère de leurs privilèges. Saint-Martin-des- 
Champs, la Charité-sur-Loire, Nogent-le-Rotrou, Nantua, 
Saint- Saturnin- du -Port ou Pont-Saint-Esprit, Montierneuf, 
Saint-Eutrope de Saintes, Souvigny, Sauxillanges, etc. avaient 



— 6 — 

sous leur dépendance des prieurés plus on moins nombreux. 
On désignait ces derniers à Cluny sous le nom de maisons 
médiates, pour les distinguer de celles qui appartenaient 
immédiatement à l'abbaye-mère. Parmi ces prieurés immédiats, 
cinq avaient un rang à part, et ceux qui les gouvernaient 
portaient le titre de prieurs majeurs et occupaient la pre- 
mière place après les abbés. On les connaissait dans l'Ordre 
sous le nom des cinq tilles de Cluny. C'étaient La Charité- 
sur-Loire, première fille de Cluny, Saint-Pancrace de Lewes, 
Saint-Martin-des-Champs, Souvigny et Sauxillanges. 

Ces monastères étaient presque tous occupés par des 
hommes. L'Ordre n'avait qu'un nombre très limité de reli- 
gieuses. Voici le nom de quelques-uns de leurs monastères 
les plus connus : Marcigny, Sales, au diocèse de Lyon, 
Saint-Victor près de Huy, au diocèse de Liège, La Veine, 
au diocèse de Clermont. 

Sur toutes ces maisons, l'abbé de Cluny avait le droit de 
visite. Il lui appartenait de nommer les supérieurs, de déplacer 
les religieux, de les punir, s'il y avait lieu, de promulguer 
des statuts et de contrôler toute l'administration. Moines et 
moniales, taisant partie de l'abbaye clunisienne, ne pouvaient 
faire profession qu'entre les mains de son abbé ou en pré- 
sence de son délégué. 

Cette organisation, qui reposait en grande partie sur l'auto- 
rité personnelle de l'abbé de Cluny, put donner des résultats 
excellents et permettre à son chef d'avoir, par ses moines et 
ses monastères, sur l'Église et la société une influence consi- 
dérable; elle profita beaucoup aux Souverains Pontifes et aux 
Kois de France. Mais cette puissance demandait, pour durer, 
à être exercée par une main habile et ferme. Ce ne fut point 
le ens sous le successeur de saint Hugues, l'abbé Pons, qui 
dut se démettre des fonctions abbatiales, en 1122. Après La 
mort de Hugues II, qui gouverna le monastère et l'Ordre 



pendant trois mois seulement, Pierre le Vénérable (1122-1158) 
travailla de tout son pouvoir à remonter le courant. Ses 
efforts ne furent point inutiles. Toutefois Cluny put d'autant 
moins reprendre dans la société sa place de jadis qu'elle 
était déjà occupée par Cîteaux. Il resta quand même un corps 
ecclésiastique respectable et respecté, conservant, malgré le 
relâchement de la discipline, assez de vie religieuse pour 
mériter l'estime et garder une réelle influence. Les jugements 
sévères, portés sur cette partie de son histoire, sont motivés 
par le souvenir des gloires antérieures et par la compa- 
raison avec la fervente jeunesse des Cisterciens plutôt que 
par des désordres constatés. 

Voici les noms des abbés de Cluny et supérieurs généraux 
de, l'Ordre, après Pierre le Vénérable : Hugues III de 
Trazan (1158-1166), Etienne 1er (1173), Raoul de Sully (1176), 
Gauthier de Chalon (1177), Guillaume 1er (1179), Thibaud, 
créé cardinal par Alexandre III (1183), Hugues IV de Clermont 
(1199), Hugues V (1222), Géraud (1220), Roland (1228) et 
Barthélémy (1230). 

L'abbaye de Cluny et les monastères de sa dépendance 
suivaient la règle de saint Benoit, modifiée ou complétée par 
des coutumes. Les textes les plus anciens, que nous possédons, 
Consuetudines cluniacenses antiquiores, remontent au temps de 
saint Mayol; celles de Bernard de Cluny et d'Udalric furent 
rédigées sous le gouvernement de saint Hugues, les premières 
vers 1060 et les autres, une vingtaine d'années plus tard. 
D'autres monastères, Farta en Italie et Sahagun en Espagne, 
Saint-Bénigne de Dijon et Fleury, eurent des coutumes 
rédigées provenant de la même source. On y trouve 
les règlements qui concernent les offices liturgiques, les 
exercices réguliers de la journée monastique el les fonctions 
diverses du gouvernement des monastères. Cette législation 
n'était pas immuable. Les abbés de Cluny y ajoutèrenl des 



prescriptions nouvelles ou atténuèrent celles qui existaient 
déjà. Nous avons un statul de l'abbé Pons, pour la commémora- 
tion annuelle des défunts de l'Ordre, les statuta Congregationù 
Cluniacensis de Pierre le Vénérable, les Institutiones de l'abbé 
Hugues V, et d'autres statuts promulgués par un anonyme 
d'une époque incertaine, connus sous le nom de statuta antiqua. 

Deuxième période ( 1 «3 1 - 1 G««). 

Grégoire IX fut un pape réformateur. Les Ordres religieux 
attiraient son attention. Il avait sous les yeux, à Rome, les 
Frères Mineurs et les Frères Prêcheurs, qui, par leur sainteté 
et leur doctrine, rendaient à l'Église d'inappréciables services. 
On se demandait si les anciens monastères n'allaient point, 
dans un élan de pieuse émulation, secouer leur sommeil. 
L'exemple de Cîteaux aurait dû les stimuler. Cet Ordre, qui 
avait pu multiplier ses abbayes dans toute la chrétienté occi- 
dentale, conservait encore sa ferveur. Son organisation, qui 
avail sa formule dans la célèbre charte de charité, passait, 
avec raison, pour l'une des causes principales de cet étonnant 
succès. Les moines noirs, malgré le nombre et l'importance 
de leurs monastères, ne pouvaient supporter la comparaison 
avec les Cisterciens; ceux-ci leur étaient trop manifestement 
supérieurs. Comment ne point attribuer cette faiblesse à leur 
isolement? Il y eut, l'occasion de le dire se présentera bientôt, 
des essais d'organisation dûs à l'initiative privée, puis forte- 
ment encouragés par le Siège apostolique. 

Cluny avail su éviter les périls de l'isolement; mais les 
conditions dans lesquelles fonctionnai! son vaste groupement 
monastique ne répondaienl plus aux nécessités de l'heure 
présente. L'action trop personnelle de ses abbés opposait une 
faible barrière aux progrès du relâchement et de la décadence. 
Il suffisait d'ouvrir les yeus pour le constater. 



— 9 — 

Grégoire IX entreprit de remédier à cet état de choses, en 
donnant à l'organisation clunisienne ce qui lui manquait. Elle 
présentait un groupement monastique avec un chef, investi 
d'une autorité réelle. Cela existait aussi à Citeaux. Mais Citeaux 
avait en plus les visites canoniques et les chapitres généraux. 
Ces deux institutions ne taisaient pas complètement défaut à 
Cluny, mais elles fonctionnaient mal, parce que l'abbé était tout. 
La visite de l'ordre, qu'il taisait ou plutôt qu'il ne faisait pas, les 
chapitres généraux, qui le mettaient en rapport avec les prieurs, 
ne pouvaient suppléer aux lacunes de son action personnelle, 
parce que, une fois encore, tout reposait sur lui. Il n'en allait 
pas de même chez les Cisterciens. L'autorité du chapitre général 
et des visiteurs, indépendante de celle du Supérieur général, la 
complétait et, au besoin, lui servait de correctif. 

Grégoire IX, par sa bulle du 28 juillet 1231, prescrivit à 
l'abbé et aux moines de l'Ordre de Cluny de s'approprier ces 
deux institutions et de recourir aux bons offices de deux abbés 
Cisterciens, qui les initieraient au fonctionnement des chapitres 
généraux. Le Pape ajoutait quelques règlements très utiles pour 
la réforme des abus les plus criants. Cette première intervention 
du Saint-Siège, sans rester inefficace, ne produisit pas tous les 
résultats désirables. Nicolas IV dut revenir à la charge par une 
bulle du 12 septembre 1239. Quelques-unes de ces prescrip- 
tions furent jugées inapplicables, et Boniface VIII chargea une 
commission, formée par le chapitre général, de les atténuer 
(15 juillet 1295). 

Les chapitres généraux, composés des abbés et prieurs de 
l'Ordre, ou de leurs délégués, fonctionnèrent régulièrement 
jusqu'en 1571. Le premier, dont nous possédions le compte 
rendu, est de 1259. Ils avaient lieu tous les ans. Les omissions 
furent très rares. On eut, par contre, à déplorer de nombreuses 
absences, malgré les efforts. tentés soit pour les punir soit pour 
les rendre impossibles. Les Déflniteurs, qui formaient au sein 



— 10 — 

du chapitre un conseil suprême, exerçaient un pouvoir législatif, 
administratif e\ coërcitif. L'ensemble de leurs définitions ou déci- 
sions est pour l'histoire de l'Ordre, pleine des informations les 
plus précieuses. Les Visiteurs, nommés par eux, leur rendaient 
compte de l'état matériel et moral des monastères qu'ils avaient 
inspectés. Dans le but de rendre cette visite [tins facile et 
efficace, les maisons furent distribuées en provinces. Il y en 
eut neuf, à savoir celles de Lyon, de France, de Provence, 
du Poitou, d'Auvergne, de Gascogne, d'Allemagne, de Lombardie 
et d'Espagne. Chacune d'elles eut son visiteur. Ces provinces 
avaient à leur tête un vicaire général de l'abbé de Cluny, qui 
portail au début le nom de Chambrier (camerarius), venant du 
nom de Cameraria, sous lequel la province était connue. Dans 
la suite, les Définiteurs complétèrent cette organisation en 
envoyant un Procureur de l'Ordre à Rome ou à Avignon, auprès 
du Pape, et un autre auprès du Roi, avec mission de prendre 
en mains la défense des intérêts et des privilèges de Cluny 
et de ses monastères. Il y eut, en outre, à Cluny un Procureur 
général chargé des intérêts généraux. 

Les chapitres, les visites et les nouveaux offices n'enlevaient 
aucune autorité à l'abbé de Cluny. Il présidait les chapitres; 
il conservait son droit personnel de visite; il nommait et 
pouvait destituer les prieurs; il recevait la profession de tous 
les moines et, au besoin, il les déplaçait; il avait le droit 
de promulguer des statuts et de donner des dispenses, comme 
par le passé. De fait, plusieurs abbés de Cluny ont édicté 
des règlements ou statuts qui obligeaienl l'Ordre entier. Ils 
v faisaient entrer d'ordinaire les modifications apportées à la 
discipline el au gouvernement par les chapitres généraux. 
Les premiers en date, durant cette période, sont ceux de 
l'abbé Bertrand de Colombiers (1301) ' que Henri de Fau- 

i Entre Bertrand, élu en 1295, h Barthélémy, morl en 1230, nous trouvons sur 



— 11 — 

trières, son successeur en 1308, revit et compléta. Jean II 
de Cosant en édicta de nouveaux, en 1399; Jean 111 de 
Bourbon, élu en 1456, les reproduisit avec de légères 
modifications. 

Notons, en passant, un changement, qui n'eut pas de 
grande importance, survenu, en 1291, dans la désignation 
des monastères clunisiens; jusque-là ils portaient le titre 
d'abbayes ou de prieurés. L'abbé de Cluny fut alors auto- 
risé par Boniface VIII à prélever sur treize maisons une 
taxe annuelle. Le Pape crut leur donner une compensation 
suffisante, en les autorisant à remplacer leur titre de prieuré 
par celui moins commun de doyenné. Voici leurs noms : 
Linons - en - Santerre, Nogent - le - Rotrou , Gassicourt, Gaye, 
Vergy , Vendeuvre , Tours - sur - Marne , Carennac , Moirac , 
Roncenac, Saint-Cosme, Marmesse et Montret. 

Durant cette longue période, l'Ordre de Cluny eut à subir 
des pertes énormes. Les progrès de son organisation ne 
pouvaient rien contre la force des événements politiques. 
Les nations, en prenant davantage conscience d'elles-mêmes, 
obéissaient à des rivalités, qui opposaient d'insurmontables 
obstacles au caractère catholique des œuvres religieuses du 
moyen âge. Les monastères espagnols, lombards, anglais ou 
allemands, trouvèrent pénible et humiliante la soumission à 
une abbaye française. Ils finirent par la secouer. Cluny 
avait perdu, en 1458, toute autorité sur ces monastères 
étrangers. Les efforts tentés pour la recouvrer lurent abso- 
lument inutiles. 

Les mêmes tendances séparatistes sévissaient dans quelques 
maisons françaises, depuis longtemps déjà. Les chapitres 
généraux, que Rome appuyait, réagirent avec succès. Mais le 



la liste des abbés Etienne II (1236), Hugues VI 1243 . Guillaume m de Pontoise 
1265 , Yves I de Vergj (1275 , Yves II de Chasanl (1289), Guillaume l\ (1295). 



— 12 — 

besoin d'indépendance prit le dessus, et la plupart des 
abbayes finirenl par se séparer de l'Ordre. L'isolement leur 
devint fatal; on les vit presque toutes s'effondrer, les unes 
plus tôt, les autres plus tard, dans la sécularisation. Ce fut 
le cas de Saint-Martial de Limoges, de Figeac, de Moissac, 
de Vézelay, de Saint-Gilles, d'Ainay. 

Avant de subir toutes ces pertes, Cluny avait eu sa part 
des douloureuses épreuves qui suivirent en France la guerre 
de Cent ans et le Grand Schisme. Les Églises souffrirent dans 
leurs intérêts temporels non moins que dans leurs intérêts 
moraux. La peste accrut encore cette désolation sans exemple. 
Quelques moines vivaient misérablement dans des abbayes 
et des prieurés ruinés et dépeuplés. Un pouillé, inséré par 
Dom Marrier dans sa Bibliotheca Cluniacensis, donne l'état 
assez exact de l'Ordre et de ses monastères, durant les années 
qui précédèrent ce qu'on appela la « grande mortalité » (1346). 
Ce document mérite attention. Il y avait, dans la province 
de Lyon, 24 maisons avec 466 moines, dont 260 à Cluny, et 
80 moniales; celle de France, qui était la plus nombreuse, 
avait une cinquantaine de prieurés avec 500 moines et 
25 moniales; celle de Provence en avait 44 et 252 moines; 
celle du Poitou, 33 avec 238 moines; celle de Gascogne, 
20 avec un minimum de 263 religieux; celle d'Allemagne, 
30 avec 212 religieux; celle de Lombardie, 25 avec environ 
200 religieux et 40 moniales; celle d'Espagne, 26 avec 
190 moines et 16 religieuses; celle d'Angleterre, 41 avec 
450 moines; celle d'Auvergne, 11 avec 260 religieux et 
80 moniales. Ce qui l'ait, en tout, 324 monastères et 3372 reli- 
gieux ou religieuses. 11 faudrail ajouter à ces chiffres les dépen- 
dances de plusieurs de ces abbayes ou prieurés et leurs habitants 
que nous n'avons pas comptés. Nous ne saurions nous foire 
par là une idée de l'Ordre de Cluny, tel qu'il fut sous le 
gouvernement de saint Hugues. Ne l'oublions pas, le 



— 13 — 

xiv e siècle fut, pour cet ordre, comme pour la famille monas- 
tique tout entière, une période de décadence. 

Les chapitres généraux et les abbés de Cluny essayèrent 
d'introduire une réforme, au sortir de la guerre de Cent ans. 

Les statuts de l'abbé Jean III de Bourbon, promulgués pendant 
le chapitre de 1458, en sont une preuve manifeste. Ces ten- 
tatives, qui ont laissé des traces nombreuses dans les définitions 
des chapitres généraux, ne restèrent point sans résultat. Mais 
cette restauration monastique partagea le sort du besoin 
général de réforme, qui produisait en France une vie pleine des 
plus belles espérances. Elle avorta. Deux causes expliquent son 
échec. Les abbés, qui devaient être les principaux moteurs 
de cette restauration, furent trop mêlés, par leurs relations 
de- famille et leur situation personnelle dans la société, à l'action 
politique, pour comprendre les conditions indispensables à une 
réforme. Cette œuvre éminemment religieuse se fait surtout 
par l'intérieur. Ils voyaient les choses de loin et par le dehors. 
Cluny aurait pu retirer de l'état de choses créé par le règne 
de Louis XI et de ses successeurs un parti excellent ; mais il lui 
manqua, pour présider à ses destinées, des hommes pénétrés 
de l'esprit qui avait animé les Odon, les Mayol, les Odilon 
et les Hugues. Cette abbaye, il est vrai, eut à sa tête des 
hommes d'état : Jacques et Godefroid d'Amboise, Aimard de 
Boissy, Jean et Charles de Lorraine; mais ils n'appartenaient 
pas à la famille des grands restaurateurs monastiques. 

Le protestantisme et les guerres de religion, seconde 
cause de l'échec, accumulèrent les ruines matérielles et 
morales et faillirent anéantir l'Ordre tout entier. Les cha- 
pitres généraux cessèrent leur réunion à partir de l'année 
1571. C'était sous l'abbatiat du cardinal de Lorraine. Dom 
Claude de Guise, son coadjuteur depuis 1562, lui succéda ou 
1574. Ce personnage, très mêlé aux événements do la Ligue, 
tut pour l'abbaye et l'Ordre une occasion de troubles. Le calme 



— 14 — 

revinl pourtant sous son abbatiat, dans les dernières années du 
xvi e sicilc. | h chapitre général put se réunir, en l'année 1600. 
Il y cul, dans la tenue de ces assises monastiques, une 
nouvelle interruption, qui se prolongea jusqu'en 1626. 

Troisième période (l«S».n89). 

Dom Claude de Guise eut pour successeur (1612) Louis 
de Lorraine, cardinal de Guise. Vers ce temps, les moines 
lorrains, qui désiraienl une vie monastique sérieuse, entraient 
dans la Congrégation de Saint- Vanne, récemment l'ondée. 
Leur exemple allait bientôt être suivi en France. Toutes les 
institutions ecclésiastiques éprouvaient du reste le même 
besoin de se renouveler par la réforme. L'Ordre de Clmiy 
ne put rester étranger à ces aspirations. Le successeur de 
Louis de Lorraine, Dom Jacques de Veny d'Arbouze (1622), 
('■(ail par ses vertus personnelles tout disposé à les faire 
siennes. Il se mit en rapport avec les supérieurs de la 
Congrégation de Saint-Maur dans le but d'introduire leurs 
observances dans l'abbaye et les prieurés clunistes. Mais 
ses indécisions l'empêchèrent de surmonter les obstacles (pie 
rencontre fatalement une entreprise de cette importance. 
('elle première tentative n'eut donc point les résultais 
espérés. Le désir de la réforme persista néanmoins clic/ 
l'abbé et les moines. 

Le cardinal de Richelieu fut, à cette époque, un grand 
promoteur de la réforme religieuse. Il ne lui suffisait point 
de percevoir les gros revenus des abbayes, dont il était le 
commendataire, il usait surtout de son influence pour leur 
rendre l'observance monastique, ("est ce qui eut lieu ;'i Cluny. 
Le cardinal, nommé d'abord coadjuteur de Dom Jacques 
d'Arbouze, le 17 avril 1622, lui succéda, le 'A août 1629. 



15 — 

Il nourrissait la grande ambition de grouper en une seule, 
qui prendrait le titre de saint Benoit, les Congrégations de 
Saint- Vanne et de Saint-Maur et l'Ordre de Cluny, ut d'y 
faire entrer tous les monastères bénédictins du royaume. 
Cette union, conclue le 22 décembre 1634, aurait eu de 
sérieux avantages, si elle s'était effectuée dans des condi- 
tions viables. Mais on y reconnaissait trop l'œuvre person- 
nelle du grand ministre. D'une part, Rome le tenait en 
défiance; de l'autre, les moines, malgré leur silence respec- 
tueux, n'adoptaient pas ses manières de voir, à Cluny 
surtout. Aussi l'union ne reçut-elle pas l'approbation du 
Saint-Siège. Et, après la mort du cardinal (1642), les 
mécontents de Cluny, forts des encouragements du prince 
de, Coudé, élurent en toute hâte son jeune tils, Armand 
de Bourbon, prince de Conty. La Congrégation de Saint- 
Benoit avait vécu. 

Il restait cependant quelque chose de l'œuvre du Père 
d'Arbouze. Avant son abbatiat, pendant qu'il remplissait 
l'otHce de grand -prieur de l'abbaye et de coadjuteur de 
Louis de Lorraine, il avait déterminé un certain nombre 
de ses moines à pratiquer une observance plus austère, 
réglée par des statuts, promulgués le 14 juin 1621. Ces 
réformés se constituèrent en un groupe distinct, après 
l'échec de la Congrégation de Saint-Benoit, sous le nom 
d'Étroite Observance, avec des constitutions et des supérieurs 
particuliers. Les autres adoptèrent l<> nom de religieux de 
YAncienne Observance. Cette organisation nouvelle l'ut ap- 
prouvée par le prince de Conty. Les moines de l'Étroite 
Observance tinrent, en 1646, leur premier chapitre général. 

Le cardinal Mazarin, qui succéda au prince de Conty 
(1654), ne voulut pas laisser aux Définiteurs de l'Étroite 
Observance le droit de nommer pendant le chapitre général 
les prieurs de chaque monastère. 11 y voyait une usurpation 



— 16 — 

sur ses prérogatives abbatiales. Les moines durent céder 
(1657). 11 y avait dans leurs constitutions un certain nombre 
de règlements empruntés aux Vannistes. Ces religieux 
avaient exercé sur eux une influence très bonne au temps 
du cardinal de Richelieu. Mazarin voulut que cette influence 
devint encore plus complète; il unit l'Ordre de Cluny et la 
Congrégation de Saint- Vanne, le 17 avril 1659; il abandonna, 
en même temps, au chapitre général le droit d'élire les supé- 
rieurs et la juridiction spirituelle exercée jusqu'à ce jour 
par l'abbé commendataire. Cette union était factice; on la 
rompit de part et d'autre après la mort de son auteur (1661). 

Les religieux clunistes de l'Etroite Observance se suffirent 
désormais à eux-mêmes. Leur réforme fut approuvée, en 1664, 
par le cardinal Chigi, légat d'Alexandre VII, et confirmée, 
en 1668, par le cardinal César de Vendôme, légat de 
Clément IX. Leur tentative d'échapper à la commende, en 
procédant eux-mêmes à l'élection de l'abbé de Cluny, après 
la mort du cardinal d'Est (1672), et les intrigues de leurs 
confrères de l'Ancienne Observance leur créèrent à la Cour 
de sérieux embarras. Ils parvinrent à les surmonter, si bien 
que Louis XIV n'hésita pas à les soutenir contre le cardinal 
de Bouillon, successeur du cardinal d'Est, qui ne voulut pas 
leur reconnaître le droit d'élire en chapitre général leurs 
supérieurs, sans le contrôle de l'abbé commendataire. 

Après la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, 
les prieurés de cette région formèrent dans l'Ordre un 
groupe distinct avec des observances particulières. Ils appar- 
tenaient, en ce moment, à la congrégation de Saint-Vanne. 
Cluny les réclama en 1684. Leur situation fut réglée l'année 
suivante. C'étaient les prieurés de Château-sur-Salins, Dole, 
Lons-le-Saulnier, Moutier-Hautepierre, Morteau, Vaucluse et 
Vaux-sur-Poligny, tous situés dans le diocèse de Besançon. 
Il y avait 44 moines à la lin du kviii 6 siècle. 



— 17 — 

Voici la liste des monastères de l'Étroite Observance : 
Cluny, Saint-Martin-des-Champs, où résidait le Procureur 
général, Saint-Denis-de-la- Châtre, Longpont, Montdidier, 
Bourbon-Lancy, Paray-le-Monial, Marcigny, La Charité-sur- 
Loire, Saint-Martial d'Avignon, Saint-Leu d'Esserent, Cha- 
teau-Salins, Dole, Lons-le-Saunier, Moutier- Haute -Pierre, 
Morteau, Vaucluse, Vaux-su r-Poligny, Thierbach, Saint- 
Marcel de Chalon-sur-Saône, Manglieu, Mozat, Sauxillanges, 
Souvigny, Layrac, Moyrax, Pommiers, Nanteuil-lès-Meaux, 
Reuil, Saint-Etienne de Nevers, Saint-Pierre-le-Moutier, 
Longueville, La Voulte, Crépy-en-Valois, Saint-Nicolas d'Acy, 
Coincy et Saint-Lizier. Il y avait, dans ces 31 maisons, 
333 religieux. Elles disparurent pendant la Révolution. Les 
moniales de Marcigny appartenaient à l'Étroite Observance. 

Les religieux de l'Ancienne Observance avaient conservé 
la distribution de leurs prieurés en provinces. La province 
d'Auvergne se composait des cinq monastères de Menât, de 
Saint-Symphorien de Thiers, de Ris, du Chambon et du 
Moutier-d'Aliun; celle de Provence, Languedoc et Dauphiné, 
des dix monastères de Tornac, Die, Domène, Valensole, Gana- 
gobie, Lérins, Pont-Saint-Esprit, Sauzet, Manthes et Tain ; celle 
de France, des neuf maisons de Saint-Pierre d'Abbeville, de 
Lihons-en-Santerre, Bonny, Elincourt, Nogent-le-Rotrou, Saint- 
Révérien, Sézanne, Gaye et du collège do Cluny, résidence du 
Procureur; celle de Gascogne, de neuf maisons également, Éauze, 
Saint-Mont, Montant, Carennac, Fons, Saint-Jean de Mezin, 
Touget, Lezat, Saint-Orens de Lavedan; celle de Lyon, de huit 
prieurés, Saint-Vivant, Talissieu, Ambierle, Nantua, S.uni- 
Rambert-sur-Loire, Saint-Romain-le-Puy, Charlieu et Thizy; 
celle de Monestier, créée récemment, de Barraux,Vif, Langogne, 
Sainte-Enimie, Séverac-le-Château, Charnalières et Monestier- 
Saint-Chaffre, soit sept maisons; celle du Poitou n'en avait plus 
«pie deux, Mentionnai! et Saint-Eutrope de Saintes. ( V (|iii faisait 

2 



— 18 — 

en tout 50 monastères, habités, en 170H, par 296 religieux. 
Nous sommes loin de la population monastique du xiv e siècle 1 . 

Les religieux de l'Ancienne ou Commune Observance vivaient 
conformément aux traditions de l'Ordre, interprétées avec 
largeur. La vie régulière s'était beaucoup affaiblie parmi 
eux. Aussi ne purent-ils résister à la commission des Réguliers. 
Dominique de La Rochefoucauld, archevêque de Rouen et 
abbé de Cluny, ne parvint pas à les sauver. Neuf maisons 
furent sacrifiées, en 1768. Vingt ans plus tard, le 14 juillet 
1788, Pie VI, accédant à la demande de Louis XVI, supprima 
les monastères de cette Observance et sécularisa tous les 
religieux. Les édifices et les propriétés furent mis à la 
disposition des évèques. 

Le 26 août suivant, Dominique de La Rochefoucauld, 
devenu cardinal, présida le chapitre général de l'Étroite 
Observance, où de nouvelles constitutions furent approuvées. 
Pie VI les confirma par son Bref Apostolatus offlcium du 
15 mai 1789. Ces actes précédèrent de quelques mois seulement 
la destruction complète de l'Ordre de Cluny. 

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE. 



Bibliotheca Cluniacensis, in qua Sanctorum Patrum Abbatum Cluniacensium 
vit;r, miracula, scripta, privilégia chronologiaque duplex, item catalogus abba- 
tiarum, prioratuum, decanatuum, cellarum, et ecclesiarum a Cluniacensi cœno- 
bio depeiKlentium, una cum chartis et diplomatibus donationum earumdem, 
omnia aune primura ex ms. codicibus collegerunt Domnus Martinus Marrier, 
monast. S. Martini a Campis Paris, monachus professus, et Andréas Quercetanus 
(Ddchesne), Turonensis, qui eadem disposuit ac iiotis illustravit. Lutetiae Pari- 
siorum, 1614, in-fol. — Prospectus novae editionis Bibliothecse Cluniacensis. 
Voir : .Nouvelles littéraires (La Haye. 1718), VII, 240. Vie de Dom Calmet, 



1 Nous avons emprunté ces listes à .M. Leceslre : Abbayes, Prieurés et Couvents 
d'hommes en France. Paris, 1902, in-,s, i-s. 



— 19 — 

par Dom Fange, 416. Historia rei litterariœ ordinis sancti Benedicti, a 
Zieguelbauer, II, 410-413. Recueil des chartes de Cluny, I, xi.. — Bullarium 
sacri ordinis Cluniacensis, complectens plurima privilégia per summos Ponti- 
fices tuin ipsi Cluniacensi abbatiae tum ei subjectis monasteriis hactenus 
concessa. Quibus accessit rotulus seu index ecclesiarum quae habent societatem 
et bonorum operum communieationem cnm ordine Cluniacensi, a Petro Simon. 
Lugduni, 1680, in-fol. — Description du Crand Trésor de l'abbaye de Cluny. 
par L. de Barive, dans Bulletin de la société d'histoire de Trance, I (1834), 
"231 et s. — Archives de l'abbaye de Cluny. Plan de publication soumis au 
ministre de l'Instruction publique, par Aug. Bernard, Paris, 1861, in-8 de 
8 p. et dans Cabinet historique, VII (-1801); i, 103-112; n. 109-123. - Rap- 
port sur le projet de publication des archives de l'abbaye de Cluny, par 
L. Delisle, dans Revue des sociétés savantes, XXV. (1868, 2 e sem.i. 505-509. 

— Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny (802-1300), formé par Aug. 
Bernard, complété, révisé et publié par Al. Bruel, Paris, 1876-1903, (i vol. 
in-4. — Charters and records among the ancient abbey of Cluni from 1077 
to 1534. Edited with notes and observations, by sir G. F. Duckett, London, 
1888, 2 vol. in-8. — Inventaire des manuscrits de la Bibliothèque nationale. 
Fonds de Cluny, par L. Delisle, Paris. 1884, in-8, xxv-413. — Archives de 
l'abbaye de Cluny. Inventaire général publié d'après les manuscrits inédits 
des archives départementales de Saône-et-Loire, par Bénet et Bazin, Mâcon, 
1884, in-8, xi-I87. 

Catalogus abbatiarum, prioratuum et decanatuum, médiate et immédiate 
abbatiae seu monasterio Cluniacensi subditorum, per provincias, et aumerus 

monachorum qui esse al» antiquo et etiam quoi missae < sueverint celebrari, 

ante magnam mortalitatem, in quolibet prsedictorum et quibus diebus débet 
lieri eleemosyna, dans Bib. Clun., 1705-1752, et s. I. n. ri., in-4. Rotulus 
continens nomina ecclesiarum. quae sunt Cluniacensi monasterio et ordini 
associaUe et habent communieationem precum et aliorum bonorum operum. 
qu« liunt in dictis monasterio et online, dans Bullar. Clun.. 213-220. 
Pou i lié général des abbayes de France et des bénéfices qui en dépendent. 
Paris, 1626, in-8, 1-174. — Abbayes, prieurés et couvents d'hommes en 
France. Liste générale d'après les papiers de la commission des Réguliers 
en 1768, par L. Lecestre, Paris, 1902, in-8, i-s. — Pouillé des abbayes de 
l'Ordre de Cluny. Bib. nat.. col. Moreau, ms. 786, et nom. acq. lat., 1502. 

— Matricula monachorum professorum reformationis abbatiae et ("tins ordinis 

Cluniacensis Cil) janv. 1600 23 net. 1788). BU). Wsenal. ms. 990 el 991. 
(30 janv. 1600—16 août 1789). Ebid. ms. 1158. 

Histoire de l'ordre rie Cluny depuis la fondation du monastère jusqu'à la 
mort de Pierre le Vénérable (909-1157), par Pignot, Autun, 1868, ■'! vol. in-8. 
L'ordre rie Cluny au v et au \ir siècle, par Anat. \>\ Charmasse, dans 



— 20 - 

Revue des Questions historiques, VI (1869), 265-271. — Die Cluniacenser in 
ihrer kirchlichen und allgeraeingeschichtlichen Wirksamkeit bis zur Mitte des 
elften Jahrhuilderts, von Ernst Sackur, Halle, 1892-1894, 2 vol. in-8. — 
Cluny, son action religieuse et sociale, par Dom Ursmer Berlière, dans Revue 
bénédictine, IX (1892), 465-471 et 498-508. — Histoire de l'abbaye de Cluny, 
avec pièces justificatives, par Lorain, 2 e éd., Paris, 1845, in-8, xun-440. — 
Cluny au onzième siècle : son influence religieuse, intellectuelle et politique, 
par Cccheràt, "2 1 éd., Autun, 1873, in-8, vi-280. — l>ie Wirksamkeit (1er 
Cluniacenser auf kirehlichem und politischem (iebiete im elften Jahrh, von 
Greeven, Wesel, 1870, in-8, 32 p. — L'Ordre de Cluny et son gouvernement, 
par Dom Besse, dans Revue Mabillon, I (1905-1906). — Nous donnerons, après 
la notice de l'abbaye de Cluny, une liste plus complète de ces monographies, 
('.allia christiana, Paris, 1870, IV, 1117-1172. — Reformata; Cluniacensis 
congregationis brevis historia et séries Superiorum generalium. Ibid., VII, 
544-550. —La France pontificale, par Fisquet, Paris, II, 359-361. — Histoire des 
ordres religieux et militaires, par Helyot, Paris, 1792, in-4, V, 183-223. — 
Histoire des ordres religieux, par Hekmant, I, 231-248. — Die Orden und 
Kongregationen der katholischen Kirche, von Heimbucher, Paderborn, 1896, in-8, 

I, L 16-1 21. — Annales ord. S. Benedicti, Mabillon, iii-vi passim. — Chroniques 
générales de l'ordre de Saint Benoît, par Dom Ant. de Yepes, traduites par le 

II. P. Dom Martin Rethelois, Toul, 1648, in-fol., IV, 459-520. 

Sur saint Odon, abbé de Cluny, Pat. lat., CXXXIII, 9-858. Saint Odon, 
par Dom du Bourg, Paris, 1905, in-12. — Sur saint Mayol, Ibid., CXXW1I. 
745-781. Histoire de saint Mayol, abbé de Cluny, par l'abbé Ogerdias, 
Moulins, 1877. in-8, xvi-497. — Sur saint Odilon, Pat. lat. CXLII, 939-1055. 
Der li. Abt Odilo von Cluny in seinem Leben und Wirken, von Dom Ringholz, 
Briinn, 1885, in-8, lxxxii-126. Saint Odilon, abbé de Cluny, sa vie, son 
temps, ses œuvres (962-1049), par l'abbé Jardet, Lyon, 1898, in-8, 800. — 
Sur saint Hugues, Pat. lat. CLIX, 927-989. La vie de saint Hugues, abbé 
de Cluny (1024-1109), par Dom L'Huillier, Solesmes, 1888, in-8, XVI-647. - 
Sur Pierre-le-Vénérable, Pat. lat. CLXXXIX, 9-1075, Pierre -le -Vénérable ou 
la vie et l'influence monastique au xir siècle, par l'abbé Demimuid. Paris, 
1876, in-8, IX-286. — Pour chacun de ces saints, voir Bibliotheca historica 
medii sévi de Potthast et Répertoire des sources historiques du moyen âge. 
Bio-Bibliographie, par II. Chevalier. 

Les monastères de l'ordre de Cluny du xm e au xv siècle, par Dom 
Berlière, dans Rev. bénéd., \ (1893), 97-112. — Documents concernant les 
prieurés clunisiens en Belgique, par Dom Berlière, dans Bul. com. roy. 
d'Hist. de Belgique, XVII (1890), 134-142. Ces prieurés clunisiens de l'ancien 
diocèse de Liège, par •;. Halkin, dans Bul. soc. art. et archéol. de Liège, 
\ L896), 155-293. — Le prieuré clunisien de Saint-Pierre-d'Aywaille, par t.. s.. 



21 

dans Leodium, III (-1904), 112. — Nouvelle contribution à l'histoire des prieurés 
clunisiens en Alsace, par l'abbé Ingold. Paris, 1893, in-8, 11 p., ext. Revue 
d'Alsace. — ftie Cluniacen. Architektur in 'der Sclnvei/. vom X bis KIII Jahrh., 
von Emma Reinhart, Zurich, 1904, in-8. — nie Cluniacenser in England, par 
Dom Berlière, dans Studien und Mitthel. Bened. und Cisterc, XI (1890), 414- 
124. Voir : Apostolatus benedictinus de Reyner, 209-210 et scriptura, LXII, 
147-149; LXXIV, 192-194. — Beitrag zur Geschichte der Cluniacenser Deut- 
schlands und Polens in XV Jahrhundert, par Dom Berlière, Ibid.. \ll (1891), 
115-120. — Monastères de Cluny en Pologne au xv e siècle, par Chavot, dans 
Annales acad. Maçon, IV d860), 15-20. — Une province de Cluny en Pologne 
ou description de six abbayes de cet ordre qui existaient au moyen âge 
dans ce royaume, par Malinouski, Maçon, 1870, in-8, 47 p. — Les couvents 
de l'ordre de Cluny en Gascogne, par l'abbé Couture, dans Revue de 
Gascogne, XVIII (1877), 296. — Les couvents de Cluny en Gascogne, par 
Lavergne. Ibid, 438-440. — État des monastères espagnols de l'ordre de Cluny 
aux xin e -xv e siècles, par 01. Rorert, dans Boletin de la real academia de la 
historia, Madrid, XX, 321-431. — La provincia Cluniacense de Espana, por el 
padre I'ita. Ibid. 431. — Etat des monastères francs-comtois de l'ordre de Cluny 
au xnr'-w siècles, par 0l. Robert. Lons-le-Saulnier, 1882, in-8, 52 p., ext. 
Mém. soc. émul. du Jura. 



LIVRES LITURGIQUES. 

Missale Cluniacense ... Michael Wensler, civis Basiliensis, plus affectu devo- 
tionis quam lucrandi causa, impressit in Cluniaco, anno Domini 1493, In-fol, 
Voir : Livres imprimés à Cluny en 1493, par Aie. Bernard, dans Mémoires 
de la société des antiquaires de France, XXXI (1869), 37-50. Livres imprimés 
a Cluny au xv e siècle. Rapport sur une communication de M. Maurice 
Dumoulin, par L. Delisle, Paris, 1897, in-8 de 16 p., ext. Bulletin hist. et 
philol. Repertorium bibliographicum de Hain, lll. 128, n° 11.281. — Missale 
ordinis Gluniacensis, Paris. Simon Vostre et de Marnef, 1510; nouvelle édition, 
par Vostre, en 1517. - Missale secundum usum celebris monasterii Clunia- 
censis totiusque ordinis. ail Romanam Ecclesiam uullo medio pertinentis, 
multoque hactenus édita id genus missalia et locupletius et emendatius, ut 
conferenti facile patebit, Paris. lolande Bonhomme, 1550. Voir : Description 
des livres de liturgie, par Au s. v.vi i:;:.. Missale ml usum percelebris 
monasterii Cluniacensis, Reims, 1556. - Missale monasticum ad usum sacri 
ordinis Cluniacensis, Paris, Sevestre, itit. — Missale monasticum ad usum 
sacri ordinis Cluniacensis, Paris, Simon. iT.'i:!. Lettre du le P. Lebrun, 

prêtre de l'Oratoire, a M-' l'archevêque de Vienne, abbé général He Cluny. au 



— 22 — 

sujet du nouveau missel de Cluny, s. 1. n. d., in-4. Lettre d'un religieux 
bénédictin de l'étroite observance à ses supérieurs, assembles en une diète, 
au sujet de plusieurs décrets sur la bulle Unigenitus et. de plusieurs erreurs 
glissées dans leur nouveau Missel, par Dom .1.-1!. Caubère, I7.ÏÏ, s. 1. u. d. in-4. 

Breviarium ordinis Cluniacensis, seeundum novam reformationem consuetu- 
dinum sacri monasterii Cluniacensis, imprimi mandatum per Ileverendissimnin 
in Christo Patrem Dominum Johannem de Bourbonio, (;piscopum Aniciensem 
et abbatem Cluniacensem, ex anno Domini mcccclxxvhi, Venise, 1479. in-16. - 
breviarium ordinis Cluniacensis, Cluny, 149*2, in-8. Voir : Description des livres 
de liturgie imprimés aux xv e et xvi e siècles, faisant partie de la bibliothèque 
de Ms' - Charles-Louis de Bourbon, par Aues, Paris, 1878, in-8, &35-437. — On 
imprima à Cluny, vers le même temps, un Psautier, Voir : Bernard, art. cité 
plus liant. — Breviarium monasticum ad usum sacri ordinis Cluniacensis juxta 
regulam sancti Benedicti et mentem Pauli V, pontificis maximi, Paris, 1686, 
4 vol. in-8. En tête, lettre d'approbation du cardinal de Bouillon. Sur ce 
bréviaire : Éclaircissements sur la réformation du bréviaire de Cluny. par 
Dom Claude de Veut. Paris. 1691, in- 1 8 de 99 p. Observations sur le nouveau 
bréviaire de Cluny, par J.-B. Tiiiehs, Bruxelles, 1702, 2 vol. in- 12. Institutions 
liturgiques, par Dom Prospek Cuéranger Paris, 1880, in-8, II, 58-71. — Horae 
canonicte breviarii Cluniacensis per quatuor anni partes juxta regulam sancti 
Benedicti et mentem Pauli V, ad usum sacri ordinis Cluniacensis. Paris. 1726, 
in-12. — Breviarium Cluniacense, editio altéra, Paris, 1779, 4 vol. in-12. 

Horae diurnae breviarii Cluniacensis, Paris, 1714, in-18. — Diurnale monas- 
ticum ad usum ordinis Cluniacensis, Paris, 1741, in-16. 



COUTUMES, STATUTS DES ABBÉS ET CONSTITUTIONS. 

Consuetudines monasticae, édita' a Dom Bruno Alrers, vol. 1. Consuetudines 
Farfenses, Vienne, 1900, in-4, lxxi-206; 11. Consuetudines Cluniacenses anti- 
quiorés, Mont-Cassin, 1905, in-4, xiv-239. — Le plus ancien coutumier de Cluny, 
par Dom B. Alrbrs, dans bévue bénédictine, XX (1903). 174. — Les consuetudines 
Sigeberti abbatis, par le même, Ibid., i20. — L'ntersuchungen zu den altesten 
Mônchsgewohnheiten. Ein Beitragzur Benedictiner Ordensgeschichte des \-m Jahr- 
hunderts, Dom Bri N" Albers, Munich. 190.'». in-8. Les coutumiers monastiques 
i\' et \u siècles), par Dom Ursmeb Beklière, dans Revue bénédictine. Win 
(1906), 260-266. 

Ordo cluniacensis, rédigé par Bernard de Clunj vers 1060, dans Vêtus Disci- 
plina monastica, par Marquard Bergott, Parisiis, 177»;. in-4, 133-364. Voir: 
Histoire littéraire de la France, vu, 59S-597. — Antiquiores consuetudines monas- 
terii Cluniacensis d'I DALRIC ' vers 1080), dans Spicilegiuni de DOM LUC n'AciiKliV, 



— 23 — 

Paris, 1773, in-fol., I, 639-703 et Pat. lat., CXLIX, 635-778. Voir : Ulrich von 
Cluny. Kin biographischer Beitrag zur der Cluniacenser ira xi Jahrhundert, von 
Hauviller, Munster. 1896, in-8. — On peut comparer ces coutumes avec les sui- 
vantes, qui procèdent de la réforme clunisienne : Sancti Wïlhelmi constitu- 
tiones Hirsaugienses, dans Vêtus disciplina monast., 371-570. Statuta seu ordo 
monasterii Sancti Benigni Divionensis, dans Histoire de S. Bénigne de Dijon, 
par l'abbé Chomtom, Dijon, 1900, in-fol., 345-441. Sur les coutumes de Sahagun, 
voir Chroniques générales de l'ordre de S. Benoît, par Yepes., III, 300-306. — 
Traite sur les moyens de parler par signes, dans Spicilegium romanum de Mai, 
VI, xxxviii-xl. - Bib. nat. ms. lat. 13.874—13.876. 

Statuta Pontii abbatis Cluniacensis, dans Miscellanea de Baluze, II, 183. — 
Dispositio rei familiaris Cluniacensis de PiERRE-Ie-Vénérable, Ibid., III, 72-74 
et Pat. lat., CLXXXIX, 1047-1054. — Sancti Pétri Mauricii dicti venerabilis, 
abbatis Cluniacensis IX, statuta, dans Bibliot. Clun., 1353-1376 et Pat. lat., 
CLXXXIX, 1023-1048. - Domni Hugonis V, abbatis Cluniacensis XVII, statuta, 
dans Bibliot. Clun., 1457-1472 et Pat. lat. CCIX, 881-896. - Statuta quaedam 
alia Cluniacensis cœnobii, dans Bibliot. Clun.. 1471-1480. — Statuta Ivonis II, 
abbatis Cluniacensis (1276), dans Miscellanea de Baeuze. Il, 244-247. — Statuts 
de Cluny, édités par Bertrand, abbé de Cluny (1301), publies par l'abbé Douais, 
Paris, 1892, in-8, ext. Bul. hist. corn. trav. hist. (1892), 383-415. - Collectio 
statutorum per Summos Bomanos Pontifices et bonae mémorise pr;edecessores 
Abbates Cluniacenses, pro qualitate et necessitate temporum varietateque casuum, 
in totn Cluniacensi ordine editorum, ordinata per venerabilem in Christo patrem 
Domni m Benricum, Dei gratia abbatem Cluniacensem ... XXIX, dans Bibliot. 
Clun., 1541-1586. — Les statuts de l'ordre de Cluny de l'année 1399. par A. Bruel, 
dans Bib. Le. Chartes, XLI (1880), 321-323. — Statuta, ordinationes et diffini- 
tiones receptae, admissa3 et innovatse per nos Johannem de Bourbonio, Dei 
gratia sanctaj Aniciensis Ecclesiœ episcopum, et abbatem Cluniacensem, et nos 
Defflnitores Capituli generalis Cluniacensis, hujus anni gratia' MCCCCLVIII, dans 
Bibliot. Clun., 1593-1616. — Vetera statuta ordinîs Cluniacensis, s. 1. n. d., in-4 
(Bib. nat. L d" 1 , 370). — Statuta saeri ordinis Cluniacensis. s. 1.. 1(176. in-4. 

Statuta Martinianse Domus a 11. P. et, D. Domino Jacobo d'Ambasia, Claromon 
tensi episcopo et abbate Cluniacensi. anno Domini 1500, et a rege Ludovico 
nominis hujus \il supremaque Parisiensis Parlamenti curia 24 januarii anno 1512 
conftrmata et horaologata, dans Martiniana, 17-69. Ordo divini offlcii secun 
ilinn reformationem et statuta monasterii seu prioratus Sancti Martini a Campis 
Parisiensis a Sede apostolica permissus, approbatus et confirmatus neenon 
S. P. N. Itcnedicti reguhe conformis, Ibid., 70. Sequuntur statuta et ordina- 
tiones a R. D. Claudio a Guisia, miseratione divina abbate saeri monasterii 
totiusque ordinis Cluniacensis, anno 1515 die XXI mensia maii, ibid.. 159. 

Articles particuliers pour l'ordre de cluny et la congrégation de S.-Maur, 



— 24 — 

Paris, 1623, in-S. — Constitutiones congrégations Sancti Benedicti alias Clunia- 
censis et Sancti Mauri, Parisiis, 1637, in-S. 

statuts et règlements pour l'ordre de Cluny faits par M- 1 ' l'Éminentissime 
cardinal de Richelieu, abbé, chef et général administrateur de l'abbaye de 
Cluny, :M mars 1633, Paris. 1633, in-8 et 1670, in-12. - Régula sanctissimi 
Patris Benedicti cum declarationibus et constitutionibus prout servantur in 
ordine sacro Cluniacensi a Patribus strictions observantiae, Lugduni, 1655, in-24. 
— Statuta ordinis Cluniacensis, Paris, 1676, in-4. - Statuta et consuetudines 
sacri Ordinis Cluniacensis, cum constitutionibus pro regulari seu stricta obser- 
vantia, in duas partes distributa, s. 1. n. d., in-4. - Statuta el constitutiones ordinis 
Cluniacensis pro antiqua observantia per nos Dominicum de La Rochefoucauld ... 
et nos definitores capituli generalis ejusdem ordinis Cluniacensis (177!) redacta 
et édita. Bib. nat. aouv. acq. lat. ms. 1501, fol. 180-216. — Le bref « aposto- 
latus officium » de Pie VI, du 15 mai 178'.), contient le texte des nouvelles 
constitutions approuvées au chapitre général du 26 août 1788. Voir Bullarium 
romanum, VI, m, 2055-2085. 



CHAPITRES GÉNÉRAUX. 

La Bibliothèque du Palais-Bourbon possède une collection de documents, 
manuscrits pour la plupart, formant 33 volumes in-4, sous la côte B" 8 ( .), ayant 
pour titre : Chapitres généraux de l'ordre de Cluny, enregistrés sur lettres 
patentes confirmatives de ses privilèges et statuts, avec plusieurs arrêts du 
Conseil d'État, du Parlement et du Grand Conseil et autres actes pour l'ordre 
de Cluny. Les tomes VIII-XII1 renferment les chapitres de 1259 à 1I79. — 
Chapitres généraux de l'ordre de Cluny avec plusieurs arrest (1393-1627), Bib. 
Arsenal, ms. 777 et 778.— Iiitïinitiones capituli generalis Cluniacensis (1323), 
publiées par Morand, Paris, 1872, in-4, 38 p.; ext. des Mélanges historiques. 
Les actes de plusieurs autres chapitres (1290, 1324, 1399, 1458, 1500, 1501, 
1507, 1565, 1571) sont imprimés dans divers recueils. — Les chapitres généraux 
de l'ordre de Cluny depuis le xnr siècle jusqu'au xvm e , avec la liste des 
actes qui se sont conserves jusqu'à nos jours, par Ai.. BRUEL, dans Bib.- éc. 
Chartes, \\\i\ (1873), .'-''i-.'.TU. Sermo île commendatione religionis monas- 
ticae, prolapsione et instauratione in pristinum decorem Eacienda, habitus Cluniaci, 
m capitulo generali, anno 1513, 17 die aprilis, per Godefridum Ambasianum, 
Bib. Slazarine, ms. 1068, f. Lis. 

Chapitres généraux de l'ordre de Cluny, enregistrés sur lettres patentes. 
confirmatives de ses privilèges et Btatuts (1600-1710), Paris. 1717, in-4. — 
Capitularia generalia ordinis Cluniacensis >l<iK;>. 1693, 1697, 1701 et 1704), sut. 
serenissimo principe et eminentissimo cardinale Bullionio .... ipso présidente 



— 25 — 

et capitulum tenente. accesserunt quœdam alia instrumenta. Paris. 1704, in-'.. 
— Publicatio capituli generalis (21 mars 1676), s. 1. n. d., in-4. Capitulum 
générale (1676), Paris, in-4. — Capitulum générale (1678), Paris, in-4. Décla- 
ration pour la confirmation des statuts et règlements du chapitre général de 
Cluny, tenu à Piris au mois de novembre dernier (1678). Voir Catal. hist. de 
France, V, 488. — Indictio capituli generalis an. 1685. Capitulum générale an. 
Domini 1685, s. 1. n. d., in-4. — Capitularia generalia sacri ordinis Cluniacensis 
habita annis 1685 et 1693, Parisiis, 1694, in-4. — Bref « Pastoralis oflScii » du 
pape Innocent XII, du 21 juin 1695, confirmant et publiant les actes du chapitre 
de 1693, dans Bullarium Romanum, IX, 393-401. — Oratio in comitiis genera- 
liluis Cluniacensium habita, die 28 aprilis anni 1007. présidente serenissimo 
principe Kmmanuele Theodorio a Turre Arvernicœ, oratore Domno Hyeronymo 
d'Ogerdias, monacho Cluniacensi, Parisiis, 1697, in-4. 

Actes concernant ce qui s'est passé au chapitre général de l'ordre de Cluny. 
assemblé le 7 oct. de l'an 1708. Paris. 1700, in-4. Série de pièces relatives 
a l'élection des déiiniteurs nommés dans le chapitre général de Cluny du 
7 oct., s. 1. n. d., in-4. Série d'arrêts du Grand-Conseil intervenus sur l'appel 
comme d'abus interjeté par les définiteurs du chapitre général pour l'ancienne 
et nouvelle observance de l'ordre de Cluny contre la nomination de nouveaux 
définiteurs, Paris, s. d., in-f. — Verbal du chapitre général de tout l'ordre de 
Cluny, tenu dans l'abbaye de Cluny le septième jour du présent mois 
d'octobre 1708..., s. 1. n. d., in-fol. Procès-verbal du chapitre général de 
l'ordre de Cluny, ouvert dans l'abbaye de Cluny et commencé le dimanche 
7 oct. 1708 ... indiqué premièrement par le chapitre général, tenu ... au 
mois d'avril 1704. pour être tenu au dimanche Jubilate 1707. m la manière 
accoutumée, et depuis remis par deux arrêts du Conseil d'Ftat du 14 avril 1707 
d, du 17 juillet «le la même année, au préjudice desquels il a été encore 
remis par un mandement de M- 1 ' le card. de Bouillon, donne à Rouen, le 
9 mai dernier, au dimanche 7 du présent mois d'octobre, s. 1. n. d.. in-4. 

Capitulum générale sacri ordinis Cluniacensis anno Domini 1711. Paris, 
I7H, j n ./ t . _ i,i., -m. 1717. p a n S . 1717. in-4. - Procès-verbal du chapitre 
général de tout l'ordre de Cluny. tenu en l'abbaye de Cluny le dimanche 
dix-huitième d'avril 1717. indiqué par le chapitre général de 1714, où a présidé 
très-haut et très puissant prince Henry Oswald de La Tour d'Auvergne, 
s. I. n. d.. in-4. - Actes du chapitre général de l'ordre de Cluny (1725), 
Avignon, in-'.. Arrèl du Conseil d'État du roi, au sujet du chapitre général 
de l'ordre de Cluny, tenu au prieuré de S.-Martin-des-Champs, le 22 avril 1725 
Il juin 1725), voir Cat. hist. France, V, 192. Mémoire pour h- supérieurs el 

religieux de l'étroite observance de l'ordre de Cluny. servant de réponse a un 
recueil de pièces intitule : c< Actes du chapitre général de l'ordre de Cluny. de 

l'an 17-2.'» », imprimé a Avignon et distribue par ordre de M. l'archevêque de 



— 26 — 

Vienne, abbé commendataire de Cluny, Paris, 1727. in-fol. — An-est du Conseil 
d'État du roy au sujet ... 1725. Chapitre général de l'ordre de Cluny de 1728, 
s. I. n. d., in-4. Actes du chapitre général de l'ordfl de Cluny de 1728, 
Paris. 1729, in-4. — Définitions et ordonnances du chapitre général de l'ordre 
de Cluny, tenu au collège dudit ordre a Paris le 26 sept, et jours suivants 
de l'année -172<s. laites dans le petit définitoire par les définiteurs réservés 
par le dit chapitre général (12 oct. 1728), s. 1. n. d., in-4. — Arrêt du Conseil 
d'État, qui déclare nulle une protestation faite par quelques religieux de 
l'ordre de Cluny contre les décrets du dernier chapitre général, tenu à Paris 
le 26 sept, dernier (26 oct. 1728). — Actes du chapitre général de l'ordre de 
Cluny (1732), Paris, 1733, in-4. — Arrêt du Crand-Conseil du roy qui confirme 
les statuts du chapitre général de l'ordre de Cluny, concernant les religieux 
de l'étroite observance, envoyés pour étudier dans les universités (19 déc. 1735), 
Paris, IT.'Ki, in-4. — Actes du chapitre général de l'ordre de Cluny (1753), 
Avignon, in-4. — Les actes des chapitres généraux de 1756, 1759, 1762, 
1765, mit été édités au même lieu et en français, ceux de 1756, 1759 et 1762, 
a Paris et en latin. — Procès-verbal du définitoire de l'étroite observance de 
l'ordre de Cluny. tenu en l'abbaye de Cluny le 24 avril 1768 et jours suivants, 
s. 1. n. d., in-4. — Bib. nat. nouv. acq. ms. lat. L501 contient les chapitres de 
1771, 1781, 1787. 

Indictio diaetae strictae observantire ordinis Cluniacensis, 1754, s. 1., in-4. On 
possède, en outre, V indictio pour les années 1755, 1757, 1758, 1760, 17(>:>, 
1761. 1766, 1769. — Diète ou assemblée particulière de l'étroite observance 
de l'ordre de Cluni, tenue à Cluni, le 18 de novembre 1708, en conséquence 
de la dissolution du chapitre général de l'ordre, Paris. 1709. in-fol. — Acta 
diaetae anni 1715, s. I. n. d.. in-4. — Diaeta seu congregatio generalis stric- 
tions observantiae ordinis Cluniacensis anni Domini MDCCXXI, s. 1. n. d., in-4. — 
Acta diaetae strictioris observantiae ordinis Cluniacensis, 1754, Paris, in-4. — Los 
actes drs diètes de 1755. 1757, I75,s, L760, 1761, I7i;:!, 1764, 1766, I7(i7 ont été 
imprimés a Paris dans le même format. — Modèle du compte général de 
chaque monastère, que doit rendre, chaque année, le procureur, suivant 
l'ordonnance de la diète de 1721. s. I. n. d., in-4. Modèle de l'état que 
les communautés doivent envoyer au chapitre général de l'ordre de Cluny 
(12 mai 17.7.1). Paris, 1761, in-4. 

La plupart de res docuiiients se trouvent a la Bibliothèque Nationale. Noir 
ratai, hist. France, V, Î84-495. 

Collectio generalis statutorum in ordine Cluniacensi variis temporibus editorum. 
Bib. arsenal ms. 6N7. — Recueil de définitions des chapitres de Cluni, depuis 
1202 jusqu'en 1429, classées par ordre de matières. I>il>. Nat., nouv. acq., lat. 
2263. Voir Inv. fonds Cluni. 318-322. 



^27 



Forma visitationis quam debenl dimittere visitatores in loris visitatis, dans 
liib. éc. Chartes, XL1, 323. — Visite, par les prieurs de Barbezieux et de 
Saint-Sauveur de Nevers, des mon .1 stères de la congrégation de Cluny situés 
dans la province de Poitou (1292), par Siméon Luce, Ibid., XX (1859), 237-246. - 
Visite des monastères de l'ordre de Cluny situés dans la province de Poitou 
1 1330 et 1343), par Bédet, dans Archives historiques du Poitou, IV (1875), 507-424. 

— Visites des monastères de la province d'Auvergne en 1286 et 1310, par 
Ai.. Bruel, Paris. 1877, in-8 de 16 pages, ext. Bib. éc. des Chartes, XXXVIII, 
114-127. — Visites des monastères de la province d'Auvergne aux xin c et 
xiv° siècles, nouv. série, par Al. Bruel, Paris, 1891, in-8 de 56 p., ext.. ibid., LU, 
64-117. — Visites faites dans les prieurés de l'ordre de Cluny du Dauphiné, de 
L280 à 1303, par Jos. Roman. Montbéliard, 1883, in-8, de 19 p., ext. Bul. hist. 
dioc. de Valence, IV. — Visites des monastères de Cluny de la province de Lyon, 
de 1262 à 1342. dans Cartulaire de Paray-le-Monial, par l'abbé I 1.. Chevalier, 
Paris, 1890, in-.S. — Visitations and chapters gênerai of the order of Cluni, in 
respect of Alzace- Lorraine, Transjurane Burgundy und the others parts of the 
province of Germany, from 1269-1529, with notices of early Cluniac foundations 
in Poland, par sir Duckett, London. 1893, in-8. — Dans le t. VI du Recueil 
des chartes de l'abbaye de Cluni, M. Bruel signale les visites faites au xni' siècle 
et dont les procès-verbaux sont conservés. — M. L. Delisle donne la liste 
des procès-verbaux conservés a la Bibliothèque nationale. Fonds de Cluny. 
325-329. 

UNION DE CLUNY AVEC SAINT-VANNE ET SAINT-MAUR. 

Union entre l'ordre de Cluny, premier chef entre les chefs d'ordre de France, 
et la congrégation de S.-Maur. où se voit, comme l'ordre de Cluny se remet en 
l'ancienne et étroite observance de la règle de S. -Benoit, Paris, 1623, in-4°. — 
Articles particuliers pour l'ordre de cluny et la congrégation de S.-Maur (26 juin, 

— 7 juillet 1623), par le cardinal de La Rochefoucauld, Paris. \fri:>. in-8°. 
Articles portant nouveau établissement pour l'ordre de Cluny. accordes 

a la poursuite des Pères de la congrégation de S. -Vanne en Lorraine, SOUS 
certains prétextes pour entrer dans le dit ordre de Clunj (15 décembre 1631), 
s. n. 1. d.. in-4°. — Réponses aux articles que les Bénédictins de la cou-. 
de S. -Vanne ont l'ait signer sous faux entendre à M ' l'éminentissime card- 
de Richelieu... pour entrer dans le dit ordre, a la suppression des statuts 
stables et très célèbres d'icelui et y introduire les leurs de s. -Vanne, incertés 
et controversés par eux-mêmes, par de Cherviers (mai 1632), s. 1. n. d.. in-4°. 



— 2S — 

— Arrest de nosseigneurs du Grand-Conseil pour la conservation de l'ordre 
de Cluny contre la congrégation de S. -Vanne de Verdun en Lorraine (1632), 
S. I. n. d., in-S". 

Concordat fait entre Me r l'éminent. eard. due de Richelieu et de Fronsac ... 
et les supérieurs dudit ordre de Cluny et de la congrégation de S.-Maur, 
pour l'union desdits ordre et congrégation en un même corps sous le titre 
de la congrégation de S. -Benoit en France, autrement de Cluny et de S.-Maur 
(9 sept. 1634). Avec les Lettres patentes du roi confirmatives dudit concordat 
(9 lévrier 1636) et l'arrêt du Grand-Conseil portant l'enregistrement du même 
concordat (9 février L636), s. 1. n. d., in-4. — Le cardinal de Richelieu dans 
ses rapports avec les Bénédictins, de la congrégation de S.-Maur, par Boni 
Piolin, dans Rev. Quest. hist., xux, 128-167. — Pour montrer que le droit 
d'élection de l'abbaye de Clugny appartient aux seuls religieux anciens profès 
de la maison, avant le concordat et union prétendue dudit ordre de Clugny 
a la congrégation de S.-Maur. privativement aux religieux soi-disant réformés 
de la dite congrégation, M&' le Prince de Conti, abbé de S. -Bonis, remontre a 
messieurs du Grand-Conseil, s. 1., 1640, in-fol. — Consultation de quatre avocats 
du Parlement de Paris, du mois de janvier 1643, touchant l'élection de l'abbé 
de Cluny et la validité de l'union de l'abbaye et de l'ordre de Cluny a la 
congrégation de S.-Maur, suivant le concordat fait entre eux, l'an 1634, con- 
firmé par Lettres patentes dûment enregistrées, Paris, 1643, in-4. — Factum 
pour Boni Germain Espiart, abbé élu chef et général administrateur de l'abbaye 
cl ordre de Cluny, et les Pères général, supérieurs et religieux de la dite 
congrégation a lui joints, demandeurs, d'une part, contre messire Armand 
rie Bourbon, prince de Conty, soi-disant postulé à la dite abbaye, aussi 
demandeur, d'autre, l'ouï' montrer que le droit d'élection de l'abbé de Cluny 
appartient aux seuls religieux réformés de la congrégation, s. 1. n. d.. in-4. 
Arrêt du Conseil d'État portant homologation du concordat fait pour la 
séparation de l'ordre de Cluny avec la congrégation de S.-Maur (29 oct. 1644). 
- Lettre du P. Des Bkossks, au sujet du chapitre général de l'ordre de 
Cluny, convoqué a Vendôme, datée du 17 juin l(i!;i. s. I. n. d., in-4. — 

Copie d'une lettre adressée a religieuse par son frère, religieux de Cluny, 

le is juillet llii."), s. I. n. d.. in-4. — Bes unions de l'ordre de Cluny avec 
les congrégations de S.-Maur el de S.-Vanne et des mauvais effets qu'elles 
uni produits audit ordre, s. 1. n. d., in-4. 

Règlement général de M- 1 le prince de Conti, pour l'instruction des jeunes 
religieux de son ordre de cluny {4 sept. 1646), avec les Lettres patentes 
confirmatives dudit règlement et l'arrêt d'homologation du Grand-Conseil 
(Mi nov. 1646). Règlement général de Ms r le prince de Conti pour le réta- 
blissement de la discipline régulière dans les monastères de son ordre de 
Cluny (31 juillet 1647). 



_ 59 

Bref de N. S. P. le Pape Alexandre VII (11 juin 16. f i7) et Lettres patentes 
du roi, vérifiées au Grand-Conseil, obtenues par M* 1 ' le card. Mazarin, abbé, 
chef et supérieur général de tout l'ordre de Cluny, pour la réformation dudit 
ordre (25 sept. 1657). — Arrêt du Conseil d'État du roi, Sa Majesté y séant, 
portant cassation du concordat fait et passé entre feu M. le card. Mazarin ... 
et tous les religieux de la congrégation de S.-Vanne, au mois d'avril 1659 
(16 déc. 1661). 

ÉTROITE OBSERVANCE. 

Factum pour Dom Pierre Du Laurens ..., grand prieur et vicaire général 
(pendant la vacance du siège abbatial) ..., contre les religieux abstinents du 
dit ordre, s. 1. n. d., in-fol. Factum : seconde partie, contenant les réponses, 
s. 1. n. d., in-fol. Factum : troisième partie contre les abstinents, s. 1. n. d., 
in-fol. — Extrait des registres du Conseil d'État (18 mars 1673), défendant 
aux abstinents de tenir aucune assemblée particulière. — Placet présenté au 
roi, par deux religieux abstinents, au nom de la voulte ou communauté de 
l'abbaye de Cluny. lieux lettres ouvertes par les dits deux abstinents au pape 
Clément X et au cardinal Altieri (19 fév. 1674). Observation sur ledit Placet 
et Lettres, par Dom P. Dr Laurens, s. 1. n. d., in-4. 

Kxtrait des registres du Conseil d'État (20 mars 1676) pour l'observation 
des statuts de 1458. Réflexions sur l'arrêt du Conseil d'État du 20 mars 1676, 
s. 1. n. d., in-4. — Factum de la différence et changement des régimes de 
l'ancienne et nouvelle observance de l'ordre de Cluny, s. 1. n. d., in-4. — 
Factum pour montrer que l'observance de Cluny est bien établie et suffisam- 
ment approuvée et qu'on n'y peut faire aucun changement, s. 1. n. d., in-4. 

— Réponse a trois imprimés des abstinents de Cluny, s. 1. n. d., in-fol. — 
Arrêt du Conseil d'État du roi pour rétablir la régularité et la communauté 
dans l'ordre de Cluny (14 juil. 1681), Paris. 1707. in-4. 

Arrêt de la cour du Parlement pour les religieux de l'étroite obser- 
vance de l'ordre de Cluny contre l'abbé (18 mars 1710). Paris, s. d. in-fol. 

— Mémoire pour l'étroite observance de Cluny contre l'ancienne, sur la 
question : Si, aux termes de la déclaration du mois de juin 1671, la réforme 
de Cluny ne peut, sans lettres patentes, s'introduire dans une maison de 
l'ordre, s. 1. n. d., in-fol. — Au Roi, s. 1. n. d., in-fol. Requête des religieux 
de l'étroite observance pour le même objet. — Édit du roi concernant les 
religieux de l'étroite observance de Cluny (avril 1721), Paris, 1721, in-4 et 
Grenoble, s. d., in-4. 

Au Roi et a Nosseigneurs les commissaires nommés par l'arrêt du 
17 juin 1723, Paris, \~rl't, in-fol. Arrêt du 17 juin 1723. Notes, s. I. n. d., 
in-fol. — De l'origine de' la réforme de Cluny et de ses établissements avant 



— 30 — 

l'édit de juin 1671, Paris, 1724, in-fol. — Des établissements de la réforme 
de Cluny sans lettres patentes, depuis redit de 1671 jusqu'à celui du mois 
d'avril 1721, Paris, 1724, in-fol. — Au Roi. Pour les religieux de l'étroite 
observance de Cluny, au sujet de redit du mois d'avril 1721, qui les soumet, 
plus étroitement à l'autorité de l'abbé de Cluny, Paris, 1724, in-fol. - 
Mémoires pour les religieux de l'étroite observance de Cluny, au sujet de 
l'édit du mois d'avril 1721, s. 1. n. d., in-4. — Mémoires, requêtes et pièces 
au sujet de l'édit du mois d'avril 1721, Paris, 1724, in-fol. - Mémoires concer- 
nant le collège de Cluny, Paris, 1724, in-fol. - Au Roi et à Nosseigneurs 
les commissaires députés par Sa Majesté pour l'ordre de Cluny. Paris. 1727, 
in-4. Arrêt du Conseil d'État du roi au sujet des partages des maisons 
de l'ordre de Cluny entre les deux observances (23 oct. 1727), Paris, 17-27, in-4. 
Mémoire contre la coadjutorerie du Grand-Prieuré de Cluny. Pour l'étroite 
observance contre Dom Martin de la Vigne, pourvu a titre de coadjutorerie 
du Grand-Prieuré de Cluny, Paris, 1724. in-fol. - Réponses pour les religieux 
de l'étroite observance de l'ordre de Cluny contre Dom M. de la Vigne. 
Au Roi et a Nosseigneurs les commissaires nommés par arrêt du 13 juin 1723, 
Paris. 1724, in-fol. Réponse sommaire des religieux de l'étroite obser- 
vance de l'ordre de Cluny. aux mémoires et pièces produites sous le nom 
de religieux de l'ancienne observance par Dom Martin de la Vigne, 
Paris, 1724, in-fol. — Requête des religieux de l'étroite observance de Cluny. 
servant de réponse aux derniers mémoires de Dom de la Vigne, Paris, 
1724, in-fol. — Les supérieurs et religieux de l'étroite observance défendeurs 
contre Dom de la Vigne, demandeur sous le nom de religieux de l'ancienne 
observance, Paris, 1724, in-fol. — Au Roi et à Nosseigneurs les commissaires 
unes par l'arrêt du 17 juin 1723. Pour les religieux de l'étroite obser- 
vance contre Dom M. de la Vigne, Paris, 1724, in-fol. - Réponse du procu- 
reur général de l'étroite observance de l'ordre de Cluny a la requête de 
M. l'archevêque de Vienne, abbé commendataire de Cluny. Paris. 1724, in-fol. 
Au Roi et a Nosseigneurs ses commissaires généraux députés par sa 
Majesté pour donner leur avis sur les contestations concernant l'ordre de 
C| 11M y. Pour le procureur général de l'étroite observance de Cluny contre 

I M. de |; ( Vigne, Puis, 1726, in-fol. Arrêt du Conseil d'État sur la 

coadjutorerie du Grand-Prieuré de cluny (15 mars 1728). 

Requête sur la profession religieuse et le vœu de stabilité des religieux de 
Cluny présentée, le 17 mai 1727, au Roi et a Nosseigneurs les commissaires 
pour les affaires de l'ordre de Cluny. Réponse du procureur général de l'étroite 
observance sur les formalités prétendues nécessaires pour passer de l'étroite 

observance a l'ancienne, Paris, 1728, in-4. 

Requête des supérieurs de l'étroite observance de l'ordre de Cluny au 
sujet de la translation de leurs religieux dans l'observance mitigée dudit 



— 31 — 

ordre. Au Roi et à Nosseigneurs les commissaires nommés pour régler les 
affaires de l'ordre de Cluny, Paris, 1728, in-fol. — Mémoire sur la stabilité 
des religieux bénédictins de l'ordre de Cluny, Paris, 1728, in-fol. 

Au Roi et à Nosseigneurs les commissaires de Sa Majesté pour les affaires 
de l'ordre de Cluny, Paris, 1728, in-fol. — État sommaire des questions 
pendantes devant MM. les commissaires du Roi, Paris, 1728, in-4. — 
Requeste du procureur général de l'ordre de Cluny, présentée à MM. les 
commissaires du Roi, le 2 mai 1727. au sujet des offices claustraux de 
l'abbaye de Cluny, Paris, 1728, in-4. 

Arrêt du Grand-Conseil du Roi, qui déclare nuls différents actes faits par 
les religieux de l'ancienne observance de l'ordre de Cluny, en faveur de 
leurs parents (4 février 1747), Paris, 1747, in-4. — Arrêt du Crand-Conseil 
du Roi, pour les supérieurs de l'étroite observance de l'ordre de Cluny 
iii sept. 1754). — Arrêt du Grand-Conseil portant règlement pour les reli- 
gieux de l'étroite observance, pourvus de bénéfices (17 février 1758). — 
Arrêt de la cour de Parlement, contradiction entre les supérieurs de l'étroite 
observance et un religieux de la même observance, titulaire d'un bénéfice, 
portant le règlement intervenu sur les conclusions et le réquisitoire du 
ministère public pour la dite étroite observance (11 août 1767). 

Mémoire pour les supérieurs majeurs de l'étroite observance de l'ordre 
de Cluny contre quelques religieux de la même observance, Paris, 17 M 
in-fol. — Extraits de plusieurs actes qui prouvent que la nomination des 
procureurs et autres officiers des monastères de l'étroite observance de 
l'ordre de Cluny appartient aux prieurs des dits monastères, Paris, 1742, in-4. 



DEMELES AVEC LE CARDINAL DE IIOUILLON. 

Réflexions sur les moyens proposés par quelques communautés particulières 
de la soi-disante étroite observance de l'ordre de Cluny pour appuyer le 
schisme excité dans l'ordre par Claude Rabusson, ci-devant procureur gênerai 
de l'Ordre de Cluny. Pour faire connaître que la contestation formée sur 
l'exercice de la juridiction de M. le card. de Bouillon dans l'ordre de Cluny 
est très mal fondée, si^'iie ANT. \a-, VAILLANT, s. I. n. d., in-4. — Très-humble 
remontrance à nos seigneurs du Crand-Conseil, sur le procès de la juridiction 
entre les religieux de l'étroite observance de Cluny et messire Emmanuel 
Théodose de la Tour d'Auvergne, cardinal de Bouillon, doyen du Sacré 
Collège, abbé coin, dudit Cluny; où l'on répond au Mémoire et aux 
Réflexions de M. Le Vaillant. Signé, Baudouin, avocat. Paris, 1705, in-4, 
s. I. n. il., in-l-2, 50 p. — Arrêt du Grand Conseil, du :{() mars 1705, portant 

règlement entre les religieux de l'étroite observance de l'ordre de Cluny, 



— 32 — 

et messire ... card. de Bouillon..., concernant la prétendue juridiction du 
sieur cardinal sur les dits religieux. — Au Roi et à Nosseigneurs de son 
Conseil, s. 1. n. d., in-fol. (contre la demande en cassation faite par le 
cardinal de l'arrêt du 30 mars 1705). -- Apologie de l'arrêt rendu le 
30 mars 1705 par Nosseigneurs du Grand-Conseil ..., s. 1. n. d., in-4. — 
Mémoire servant pour l'exercice de la juridiction de M. le card. de Bouillon ... 
par Ant. Le Vaillant, avec tous les chapitres généraux dudit ordre de Cluny, 
lettres patentes, brefs du pape, arrêts du Grand-Conseil, qui confirment 
la dite juridiction sur tous les religieux du dit ordre, Paris, 1705, in-4. — 
Mémoire pour montrer que M. le card. de Bouillon est incapable de la juri- 
diction régulière, et que ses bulles en commende ni sa dignité de cardinal 
ne le relève pas de cette incapacité, Paris, s. d., in-4. — Mémoire pour 
messire ... card. de Bouillon. Pour justifier que le dit seigneur cardinal est 
en droit et possession d'exercer sa juridiction dans tout l'ordre de Cluny, 
sur tous les religieux dépendant dudit ordre de Cluny, tant de l'ancienne 
que de la nouvelle observance, par Ant. Le Vaillant, Paris, 1705, in-4. 
Mémoire pour servir à l'établissement de la juridiction des abbés généraux 
de Cluny sur tout l'ordre. Avec le recueil des titres et pièces justificatives de 
cette juridiction, Paris, 1706, in-fol. 16, 142 et 100 p. — Mémoire contre la 
juridiction régulière et monastique que le card. de Bouillon prétend exercer 
sur tous les monastères et religieux de l'ordre de Cluny, par Rolland du 
Bourg, Paris, 1707, in-fol. — Mémoires pour les supérieurs et religieux 
Bénédictins de l'étroite observance de Cluny, s. 1. n. d., in-fol. — Placet de 
M. le card. de Bouillon adressé à M. le marquis de la Vrillière, secré- 
taire d'État, pour être présenté à Sa Majesté (10 oct. 1708). Réponse de 
M. de la Vrillière ... (16 oct. 1708), Lyon, s. d. in-fol. — Pièces relatives à 
l'élection des délimiteurs nommés dans le chapitre général de Cluny du 
7 octobre 1708, s. 1. n., in-4. — Arrêts du Grand- Conseil intervenant sur 
l'appel, comme d'abus, interjeté par les délimiteurs du chapitre général pour 
l'ancienne et nouvelle observance de l'ordre de Cluny contre la nomination 
de nouveaux delliniteurs (Tt oct., 12 nov. 1708), Paris, s. d., in-fol. — lliète 
ou assemblée particulière de l'étroite observance de l'ordre de Cluny, le 
18 nov. 1708, en conséquence de la dissolution du chapitre général, Paris, 
1709, in-fol. 

Mémoire sur les contestations présentes de l'ordre de Cluny, Paris, 1709, 
in-fol. — Précis qui sert à montrer quelles ont été les vues de M. le card. 
de Bouillon dans le dernier chapitre de l'ordre de Cluny. Pour les supérieurs, 
religieux et communautés de l'étroite observance ..., par Sadourny, avocat, 
Paris, s. d.. in-4. — Mémoire pour les supérieurs et religieux de l'étroite 
observance ..., appelants comme d'abus et défendeurs, contre Dom Ch. Le Goué 
et mitres anciens delliniteurs de, l'ancienne observance, appelants comme 



— 33 — 

d'abus et intimés, par Sadoiîrny, Paris, s. d., in-4. — A Nosseigneurs du 
Parlement. Requête du card. de Bouillon contre l'authenticité de trois actes 
en date du 9 oct. 1708, produits dans l'instance par les délimiteurs nommés 
au dernier chapitre, Paris, 1709, in-fol. — Réponse à la requête de M. le card. 
de Bouillon, signifiée le 6 février dernier, par laquelle il prétend faire passer 
trois actes, faits à la réquisition des délimiteurs de l'étroite observance, pour 
falsifiés et fabriqués après coup, Paris, 1709, in-fol. 

Requête civile contre l'arrêt du Grand-Conseil du 30 mars 1705, Paris, 1709, 
in-fol. — Mémoire pour régler les contestations qui sont survenues au dernier 
chapitre général de l'ordre de Cluny, entre Me' le card. de Bouillon ... et les reli- 
gieux de l'étroite observance sur l'exécution de l'arrêt du Grand-Conseil du 30 mars 
1705, confirmé par celui du Conseil d'État du 14 avril 1708, s. 1. n. d., in-4. 

Mémoire sur la provision pour les supérieurs, religieux et communautés de 
l'étroite observance, défendeurs et demandeurs, contre Boni Ch. Le Goué et 
autres religieux de l'ancienne observance ..., demandeurs et défendeurs et 
contre le card. de Bouillon, par Sadourny, Paris, s, d., in-fol. — Requête 
servant de mémoire au sujet de la provision a Nosseigneurs du Parlement, 
pour le card. de Bouillon, par Chevalier, Paris. 1709, in-fol. — Requête au 
sujet de la provision, servant de mémoire et de réponse à celle de M. le card. 
de Bouillon; pour les supérieurs et les communautés de l'étroite observance. 
Paris, 1709, in-fol. — Mémoire sur la provision, servant de réfutation de la 
requête que les prétendus supérieurs de la réforme ont signifiée, au sujet de 
la même provision, et de leurs autres imprimés, par Chevallier, Paris, 1710, 
in-fol. — Sommaire sur la provision demandée par M. le card. de Bouillon et 
les délimiteurs et supérieurs majeurs de l'ordre de Cluny, contre quelques 
supérieurs et communautés de la nouvelle observance, par Chevallier, Paris, 
s. d., in fol. — Sommaire sur la provision, où l'on répond a la requête du 
4 janvier, présentée par le card. de Bouillon, Paris, 1710, in-fol. — Précis 
pour la provision; pour le card. de bouillon, s. I. n. d., in-4. — Arrêt de 
la Cour de Parlement pour les religieux de l'étroite observance de Cluny, 
I.S mars 1710. — Arrest du Crand-Conseil du .'50 mars 170.";, portant règle 
nient entre les religieux de l'étroite observance de l'ordre île Cluny et le 

card. île Bouillon, concernant la prétendue juridiction dudit cardinal sur les 
dits religieux, Paris. 1705, in-4, .'.'.> p. - Arrest du Conseil d'Étal du Roj 
(14 avril 1708) qui confirme celui rendu au Grand-Conseil, le 30 mars 1705, 
Paris, 17DK, in-tol., 25 p. 

PROVINCE DE FRANCHE-COMTÉ. 

Avertissement pour Dom Claude lliil'resne. religieux proies et procureur 

général de l'ancienne observance de l'ordre de Cluny ci Dom Jean Goutelle, 



— 34 — 

aussi religieux et procureur général de l'étroite observance, demandeurs : 
contre les supérieurs, religieux et couvents de l'abbaye de Beaulieu en 
Irgonne, du collège de S.-Jérôme de la ville de Dole, et des prieures de 
Lehon-le-Saulnier, de Joux, de Montrolland, de Chasteau-sur-Salins, de 
Koustier-Haute-Pierre, de Vaucluse, de Vaux-sur-Poligny et de Morteau, situés 
dans le comté de Bourgogne, du même ordre de Cluny, défendeurs; et contre 
Dom Pierre Ringuaud, religieux, supérieur et président de la congrégation de 
s. -Vanne, tant pour lui que pour les autres supérieurs de la dite congré- 
gation, pareillement défendeur. P • montrer qu'il y a lieu d'ordonner que 

les supérieurs et religieux desdits monastères reconnaîtront et se soumettront 
aux supérieurs, chapitres généraux, statuts et pratique de l'étroite observance 
dUdit ordre de Cluny, par Evrard, s. 1. n. d., in-i. — Contredits de pro- 
ductions et salvations de contredits pour les mêmes contre les mêmes, s. 1. 
n. d. in-;. A Nos Seigneurs du Grand-Conseil, signé Louis Le Barbier, 
s. 1. n. d.. in-8. Requête de la congrégation de s. -Vanne contre les pré- 
tentions de l'ordre de cluny. — A Nos Seigneurs du Grand-Conseil, signé 
Evrard, s. I. n. d., in-4. Requête de l'ordre de Cluny. — Arrêt du Grand-Conseil 
12 sept. 1684) ordonnant la réunion a l'ordre de Clunj de sept monastères 
situés en Franche-Comté, ci-devant occupés par les Pères de la congrégation 
de s. -Vanne. Écritures qui ont servi de f'actum au procès, jiii- r e au Grand- 
Conseil du roi, en faveur de l'ordre de Cluny contre la congrégation de 
S.-Vanne .... signé Evrard, s. I. n. d., in-4. — Sentence rendue à Rome 
pour le règlement des différends de la congrégation de S.-Vanne avec l'ordre 
île Cluny, en date du "21 juin D>8fc>. — Factum pour les supérieurs et 
religieux de la congrégation de S.-Vanne, demandeurs au principal et inci- 
demment défendeurs, contre les supérieurs et religieux de l'ordre de cluny. 
défendeurs et demandeurs en requête incidente -i\ juil. 1688), s. I. n. d., in-fol. 
Mémoire pour les supérieurs et la province de l'étroite observance de Clunj 

en Franche-Comte, contre Dom Frère et Dom l.ety. religieux de la inclue 

province, par Dom Ans. Lambert, [trieur de Vaux, députe des supérieurs et 
de la province ..., Paris. I~:;ti. in-fol. Recueil des pièces produites par 
ks meules, dans la iiieme affaire) .... par Dom Ans. Lambert, Paris. 1736, 
in-fol. — Mémoire pour Dom Augustin l.ety, Dom Ant, Frère et autres 
religieux de l'étroite observance de Cluny, résidants dans les maisons de cet 
ordre situées en I ranche-Comté, contre les supérieurs desdites communautés, 

par Dom Létj et Dom Frère, Paris, s. d. in-4. Me ire pour Dom Aug. 

Léty, Dom Ant. Frère, I Pierre-Louis Marie. Dom Athanase Sergent, 

Dom Joseph Bornet, Dom Célestin de la Tour, Dom piac. Frère, Dom Colomban 
Frère, Dom Bilarion Billefod, Dom Adalbert Faverot, Dom Basile Frère, Dom 

Henri Bardonet, Dom Constance Si tôt, Dom Valbert Jantot, Dom Boniface 

Perrey, Dom Hubert Jantot, Dom Aug. Bornet, Dom Pierre Molard, Dom Nicolas 



— 35 — 

et Dom Anselme Gupillote, Dom J.-B. Gouillardet, Dom Maur L'Homme, 
Hom Aimé Ledoux, Dom Simon Perrot, Dom Hyacinthe Pigeot, Dom Emmanuel 
Guyot, Dom Théophile Pèlerin, Dom Dominique Toitot, Dom Bernardin Matherot 
de Preigney, tous religieux de l'étroite observance de Cluny, résidants dans 
les maisons de cet ordre situées en Franche-Comté, appelant comme d'abus, 
contre les supérieurs comtois desdites maisons, intimés; M. l'Archevêque de 
Vienne ... et les supérieurs majeurs de l'étroite observance, Paris, 1737, in-4. 

Éclaircissements sur le régime de l'ordre de Cluny, son unité et son 
opposition à celui des maisons dudit ordre situées en Franche-Comté, Paris. 
1738, in-4. — Jugement de Messeigneurs les commissaires généraux du Conseil 
députés par le Roi. portant règlement pour les sept monastères de l'étroite 
observance de Cluny situés en Franche-Comté et celui de Thierbak en Alsace 
(8 juin 1739), et Lettres patentes du Roi, s. 1. n. in-4. 

Lettre d'un bénédictin comtois, de l'ordre et étroite observance de Cluny, 
a un de ses confrères sur l'établissement de leur province monastique et 
sur la constitution de son régime, s. 1. n. d., in-8, de 71 p. 



ABBES DE CLUNY. 

Traité du droit d'élection de l'abbaye de Cluny, divisé en cinq chapitres, 
Paris. 1672, in-4. 

Légende de Domp Claude de Cuise, abbé de Cluny, contenant ses faits et 
gestes depuis sa nativité jusqu'à la mort du cardinal de Lorraine et des 
moyens tenus pour faire mourir le roy Charle neuvième, ensemble plusieurs 
princes, grands seigneurs et autres, durant le dit temps, s. 1. 1581, in-8. 
Supplément aux mémoires de Condé, seconde partie ou légende de Domp 
Claude de Cuise, contenant ses faits et gestes. Nouvelle édition augmentée de 
plusieurs notes, s. 1. n. d. in-4 de 273 p. — Articles de très-humbles requêtes 
présentées au Roi par messire Claude de Guise, abbé de Cluni (4 juin 1594- 
23 tiov. 1595), s. I. n. d. in-4. — Arrêt de la Cour de Parlement (19 .millet liilT 
au sujet de l'appel comme d'abus do fr. Jean Le Paige, a l'occasion de l'élec 
tion de fr. Pierre du l'uni, comme coadjuteur et successeur de l'abbé do Cluni. 

Arrêt du Conseil privé du Roi pour M« r le prince de Conti, portant confirma- 
tion de la dignité d'abbé, chef supérieur et général administrateur de l'abbaye 
et de tout l'ordre de Cluny. et, que les ordonnances et. institutions par lui 
décernées en la dite qualité seront exécutées sous leur l'on ■! teneur, 

demandeur contre IV. Claude Cambrai, religieux de Coiiiie. Jean Antoine. 

Adrien Benoist et, autres défendeurs "'et. 1648). Ordonnance par laquelle 
Armand de Bourbon, prince <\<- Conti, supérieur général de l'ordre de Cluny, 
nomme le sieur Lemoine son vicaire général 'Ci février 1650). 



— 36 — 

Nullités en l'élection ou postulation, que quelques religieux de l'abbaye de 
Cluny prétendent faire par précipitation, d'un abbé et général de l'ordre, 
s. 1. n. d. in-4. — Arrest du Conseil d'État du Roi, Sa Majesté y séant, 
portant que les religieux de l'abbaye de Cluny jouiront de tous ses revenus 
échus pendant la vacance de la dite abbaye (16 déc. 1661). 

Les Pères de la voulte et chapitre de l'abbaye de Cluny aux vénérables 
religieux de notre dit ordre et abbaye, s. 1. n. d. in-fol. Au sujet de l'autorité 
du grand-prieur durant la vacance du siège abbatial. — Dom Pierre Du Laurens, 
prêtre, religieux profès, prieur du prieuré du collège de Cluny, docteur en 
théologie de la Faculté de Paris, grand prieur de l'abbaye et de tout l'ordre 
de Cluny, vicaire général au spirituel et au temporel desdits abbaye et ordre, 
à nos confrères, les abbés, doyens et prieurs en titre et claustraux et religieux 
du même ordre d'' 1 ' juin 1673), pour obliger les religieux de l'ordre résidants a 
Paris a habiter l'une de trois maisons. — Réponse de Dom Pierre Du Laurens ... 
au mémoire imprimé et intitulé : Pour justifier que la juridiction et admi- 
nistration de l'abbaye et de tout l'ordre de Cluny appartient, pendant la 
vacance du siège, aux Pères sénieurs et officiers de la voulte de Cluny et que 
la collation et présentation des bénéfices ... leur appartient durant la dite 
vacance, s. 1. n. d. in-4. 

Bref de N. S. P. le Pape Innocent XII, accordé à M& 1 ' le card. de Bouillon, 
grand aumônier de France, abbé, chef et sup. et gén. de l'abbaye et de tout 
l'ordre de Cluny, pour visiter et réformer les monastères dudit ordre 
(27 oct. 1691) et les Lettres patentes du Roi pour l'exécution dudit bref, 
enregistrées au Crand- Conseil (13 mars 1692), s. 1. n. d. in-4. — Requête 
adressée au Pape par le chapitre de Cluny, pour demander la confirmation de 
l'élection faute d'Henri Osvvald de la Tour d'Auvergne, comme coadjuteur et 
futur successeur de son oncle, le card. de Bouillon (26 avril 1697), s. 1. n. d. 
in-4. — Decretum totius ordinis Cluniacensis, s. 1. n. d. in-4. 

Mémoire pour messire H. Oswald de la Tour d'Auvergne, coadjuteur île 
l'abbé de Cluny, intimé; contre Dom Pierre Boulzan, religieux de l'ordre de 
Cluny, appelant comme d'abus, et contre Dom Jacques de la Motte, soi 
disant avoir des pouvoirs particuliers de quelques communautés de l'ordre de 
Cluny, intervenant. Signé Le Vaillant, s. 1. n. d., in-4. 

Mémoire pour les supérieurs et religieux de l'étroite observance, contenant 
leurs moyens d'opposition à l'obtention des Lettres patentes que M. l'archev. 
de Vienne, abbé corn, de Cluny, demande sur un bref délégatnire qu'il prétend 
avoir obtenu du pape Benoit XIII pour visiter, réformer et gouverner tout 
l'ordre de Cluny (28 nov. 1727), Paris, s. d. in-fol. 

Bref du pape lienoît XIII dont on demande l'enregistrement. Mémoire pour 
M. l'archev. de Vienne ..., Paris, 1728, in-4. — Réponse pour les supérieurs et 
religieux de l'étroite observance au mémoire de M. l'archev. de Vienne ... 



— 37 — 

sur son bref délégatoire et à la requête du procureur général de l'observance 
mitigée (février 1728), Paris, 1728, in-fol. — Observations de M. l'archev. de 
Vienne ... sur la Réponse que les réformés de l'ordre de Cluny ont faite à 
son mémoire sur son bref de délégation (5 mars), Paris, 1728, in-4. 

Observations sur le Bref du pape qui établit M. le card. de Bissy et lM. l'arch. 
de Rouen, commissaires apostoliques pour le gouvernement et la réformation 
de l'ordre de Cluny, s. 1., 1731, in-4. — Arrêt du Conseil d'État, qui ordonne 
que l'imprimé qui a pour titre : « Observations ... Cluny » sera et demeurera 
supprimé (10 mai 1731). 

Domnus Carolus Bouché, superior vicarius generalis strictions observanto 
ord. Clun., omnibus prioribus, administratoribus dilectisque fratribus eorum- 
dem ordinis et observantùe, salutem (30 avril 1757), s. 1. n. d., in-4. Au sujet 
de la mort du card. de La Rochefoucauld, abbé. 



Lettres patentes du Roy, portant évocation au Grand -Conseil, vérifiées le 
27 juin 1645, octroyées à Ms* le prince de Conty, abbé de Cluny, en faveur des 
monastères, prieurés, offices et religieux du dit ordre. Placard in-fol. — Lettres 
patentes du roi, obtenues par Ms r le card. Mazarin .... Portant confirmation des 
privilèges dudit ordre (de Cluny) et de l'évocation générale au Grand-Conseil 
du 24 nov. 1654, vérifiées au dit Grand-Conseil, le 7 déc. audit an. — Lettres 
patentes du roi, obtenues par Me r le card. prince d'Esté, abbé, chef et sup. 
gén. de tout l'ordre de Cluny, portant continuation dudit ordre ... (18 juillet 
1663). — Lettres patentes portant évocation au Grand-Conseil de toutes les 
affaires de Msf le card. de Bouillon (1684), s. 1. n. d., in-4. — Id. (27 août 1718) 
mémoire instructif pour se servir des Lettres patentes d'évocation générale 
(27 août 1718) accordées à l'ordre de Cluny, Paris, s. d., in-4. — Lettres 
patentes de confirmation des privilèges de l'ordre de Cluny et d'évocation 
au Grand-Conseil (25 mai 1749). 



AFFAIRES DIVERSES. 

Factum servant d'éclaircissement en la cause d'entre M-' 1 ' le prince de 
Conti ... et le sieur abbé de Chézy, intervenants avec Dom Paul Vtiillaume, 
vicaire général du dit ordre de Cluny en Allemagne, prieur des prieurés de 
s.-\alentin de Ruffach et S. -Jacques de Weldbach, et Dom Benoit Schwaller, 
prieur de S. -Morand dudit ordre, contre les recteurs des trois collèges de 
Jésuites de Selestat, Ensisheim et Fribourg en Brisgau, demandeurs, s. I. n. d. 



— 38 — 

(1654), in-4. — An-est mémorable rendu au Conseil privé du Roi entre le card. 
Mazarin, abbé et général de l'ordre de Cluny, et messire François de Nesmond, 
abbé de Chézy, intervenant avec Dom Paul Willaume et Dom Benoit Schwaller, 
religieux bénédictins, contre les Pères Jésuites d'Allemagne, pour trois prieurés 
situés en Alsace, Paris, 1654, in-4. 

Extrait des registres du Conseil d'État (23 juin 1676) au sujet de la nomination 
aux bénéfices. Extrait des registres du Grand-Conseil du Roi (27 nov. 1676). 
Autres du 16 mars 1677. — Extrait des registres du Conseil d'État (17 juillet 
1679), du Grand-Conseil du Roi (29 déc. 1679) pour la visite et réparation des 
bâtiments dépendant des abbayes de l'ordre. Instruction relative à l'exécution 
de l'arrêt précédent, s. 1. n. d. in-4. Arrêt du Crand-Conseil du Roi, qui adjuge 
aux prieurs claustraux de l'ordre de Cluny une double pension payable par les 
abbés et prieurs commendataires, qui n'ont point abandonné le tiers des charges 
(16 mai 1735), Paris, 1735, in-4. — Arrêt du Grand-Conseil du Roi qui adjuge la 
double mense aux prieurs claustraux dans l'ordre de Cluny payable par les 
prieurs titulaires sur le tiers lot (6 février 1744), Paris, 1744, in-4. — Arrêt du 
Grand-Conseil du Roi portant règlement pour le rôle des taxes de la procure 
générale de l'ordre de Cluny, du 5 février 1744, Paris, 1744, in-4. — Arrêt du 
Grand-Conseil portant règlement pour les réparations des maisons et monastères 
de l'ordre de Cluny et permission au procureur général de faire saisir les revenus 
(3 sept. 1764), s. 1. n. d. in-4. 

SOURCES DIVERSES. 

Les archives nationales possèdent divers documents : constitutions, statuts et 
règlements, L 868-869. — Listes des abbayes et prieurés ; pièces les concernant. 
LL 1000, 1333-1350. - Consultations en faveur de l'ordre, H 3617. — Liste des 
prieurs de divers prieurés. LL 1372. — Comptes. LL 1381-1394. H. 3623-3632 - 
Registres de dépenses. H 2786, 3613. — Inventaire général des titres de la 
procure. S 1445. — Documents sur la suppression de l'ordre. 525-526. 

Privilèges apostoliques de l'ordre de Cluny, dans Traité des droits des reli- 
gieux et monastères, par René Choppin, Paris, 1662, V, 157-163. — Abrégé des 
mémoires du clergé de France, IV, 21, 713, 751, 014, 2005; VI, 644, 1057, 1480; 
Vil. Kfhl; VIII, 210: IX, 1486. —Table raisonnée et alphabétique des .Nouvelles 
ecclésiastiques, par l'abbé Bonnemare, s. 1. 1767, in-4, I, 61-62. 

DESTRUCTION DE L'ORDRE. 

Les Bénédictins français avant 1789 par Ch. GéRin, dans Revue des Questions 
historiques XIX, 461-465. — Arrêt du Conseil d'État du Roi qui dispense les reli- 



— 39 — 

gieux de l'ancienne observance de l'ordre de Cluny de l'exécution des édits du 
mois de mars 1768 et février 1773 et ordonne que sur les revenus qui dépendent 
des monastères il sera assigné à chacun des dits religieux telle pension qui sera 
jugée convenable (17 oct. 1787), Paris, 1787, in-4. — Arrêt du Conseil d'État du 
Roi, rendu en conséquence des délibérations et demandes du chapitre général 
des religieux de l'ancienne observance de Cluny, portant assignation des pensions 
provisoires, pour la subsistance de chacun d'eux avec établissement d'une régie 
générale entre les mains du receveur général du clergé, pour la conservation 
du temporel des maisons (27 mars 1788), Paris, 1788, in-4. — Bref de suppression 
de l'ancienne observance de l'ordre de Cluny (1788), Dijon, 1789, in-4 et Bullarium 
romanum VI, II, 1921-1925. — Lettres patentes du Roi confirmatives d'un bref 
du Pape qui ordonne la suppression des maisons de l'ancienne observance de 
Cluny (19 mars 1789). — Aix, 1789, in-4. Réimpression de l'ancien moniteur. 
II, 20. 



LES PROVINCES BENEDICTINES. - LES ANCIENS BENEDICTINS. 
LA CONGRÉGATION DES EXEMPTS. 



Les monastères, qui comptaient des moines nombreux et 
avaient des domaines situés dans des régions éloignées, 
eurent des prieurés ou celles, dont le nombre et l'importance 
variaient avec leur fortune territoriale. Ces l'on dations minimes 
se multiplièrent au xi e siècle. Les seigneurs, possesseurs 
d'églises et de terres ayant appartenu jadis soit à des églises, 
soit à des communautés religieuses, turent généralement 
empressés à les rendre à une destination sainte. Leur géné- 
rosité allait de préférence aux abbayes, qui recevaient de la 
sainteté de leurs habitants ou du Saint particulièrement honoré 
dans leur basilique un titre extraordinaire à la vénération 
des fidèles. 

Comme les novices affluaient sous leurs cloîtres, elles 
établirent autour de ces églises et sur ces domaines soit 
une colonie monastique ou prieuré, soit un religieux ou 
prévôt. Ces prieurés formaient avec l'abbaye-mère une société, 
une sorte de congrégation, dont tous les membres étaient 
maintenus sous l'autorité du chef par les liens d'une entière 
dépendance. Moines des prieurés et de l'abbaye ne formaient, 
en réalité, qu'un monastère, gouverné par un seul abbé. Ils 
avaient, tous, les mêmes intérêts; ils suivaient la même règle; 
ils appartenaient à la même famille. Le chapitre général, qui 
ramenait tous les ans les supérieurs des prieurés à l'abbaye 
autour de leur commun abbé, pour lui rendre compte de leur 



— 44 — 

administration et recevoir ses ordres, fut le principal moyen 
d'affermir l'unité. Les archives de certains monastères ont 
conservé les statuts arrêtés et promulgués dans quelques-unes 
de ces réunions. Il y a là une source d'informations, qui n'a 
guère été explorée jusqu'à ce jour. 

Cette organisation monastique supposait un personnel consi- ' 
dérable dans les abbayes. Mais, du jour où les vocations 
se firent plus rares, les prieurés devinrent une charge très 
lourde et un grand obstacle pour la vie régulière. Les abbayes 
ne gardaient plus le nombre de moines que demandait leur 
fonctionnement normal; d'autre part, les quelques religieux, 
et souvent il n'y en avait qu'un, envoyés dans les celles, 
étaient accablés par le travail matériel et découragés par la 
privation des secours que procure la vie commune. Cette 
situation devint pénible, au terme du xn« siècle. Le temps ne 
fit que la rendre plus lourde, en aggravant ses causes. 

Le relâchement de la discipline augmenta encore le mal. 
Les religieux, qui recevaient de leur abbé une fonction, 
oublièrent peu à peu les devoirs imposés par l'obéissance et 
la pauvreté. Ils virent bientôt dans leur office, non une 
charge qu'ils avaient à remplir en vue du bien commun et 
sous la dépendance d'un supérieur, mais un bénéfice, dont 
ils s'appropriaient tranquillement les revenus. Ce désordre 
atteignait la vie religieuse dans ses pratiques essentielles. 
Il sévit dans l'intérieur des grands monastères et dans les 
plus humides prieurés. La sécularisation des âmes fut sa 
conséquence inévitable. Les abbés ne pouvaient réagir contre 
un mal dont ils étaient les premières victimes. La désolation. 
qui suivit la guerre de Cent ans et la peste uoire, mit le 
comble à ces misères. Les abbayes se virent dans l'impossi- 
bilité de fournir le moindre personnel à leurs prieurés. Ils no 
disparurent pas néanmoins. On les trouve jusquïi la lin du 
xvm e siècle avec leurs titulaires, jouissant dos revenus qui leur 



— 42 — 

restaient. Ces prieurs simples furenl 1res souvent des séculiers, 
nommés quelquefois par Les ;il>l>< ; s, plus souvent par les 
Souverains Pontifes. Après le concordat de Léon X, les Rois 
de France revendiquèrent la nomination à bon nombre de ces 
bénéfices. Quelques-uns de ces prieurés lurent supprimés par 
l'autorité ecclésiastique, en cela d'accord avec l'autorité royale 
et unis à des églises, à des hôpitaux, à des collèges ou à 
des séminaires. 



Chapit r<*« provinciaux. 

L'exemple des Cisterciens et l'action personnelle de saint 
Bernard déterminèrent les abbés des monastères bénédictins, 
situés dans les provinces ecclésiastiques de Reims, à établir 
entre leurs communautés respectives des liens officiels et 
réguliers, capables de les unir et de les aider à conserver ou 
à rétablir la discipline religieuse. Les chapitres généraux 
annuels leur en donnaient le moyen pratique. Il y avait eu 
déjà, au x e siècle (973), sous la présidence de Raoul, abbé 
de Saint-Remi, une réunion des abbés de la province. Mais 
elle ne lui suivie d'aucune autre. L'initiative des abbés de 
cette même province, au xn e siècle, eut des résultats plus 
durables. Leur premier chapitre eut lieu à Reims, pendant 
le mois d'octobre 1131. Encouragés par le cardinal Mathieu 
d'Albano, ils se retrouvèrent à Saint-Médard de Soissons, 
l'année suivante. Leur résolution de tenir ces assemblées 
annuellemenl reçut l'approbation d'Innocent II (1135-1136, 
17 novembre). Les abbés de la province voisine de Sens se 
joignirent ,'i eux dans la suite. Mais il y eut, les premiers 
temps, beaucoup d'hésitation ; les chapitres ne furenl pas 
convoqués assez régulièrement. Les prescriptions du concile 
de Latran (1215), les recommandations d'Honorius III ei 



— 43 — 

surtout de Grégoire IX en firent, au siècle suivant, une insti- 
tution obligatoire pour les monastères bénédictins. 

Grégoire IX, qui voulut donner aux moines noirs une orga- 
nisation imitée de celle des Cisterciens, publia, en mai 1235, 
des statuts pour leur réforme. La réunion annuelle des 
chapitres généraux était, aux yeux du Souverain Pontife, 
le règlement qui assurerait l'exécution de sa volonté. Des 
visiteurs, nommés par lui, veillaient à ce que ses ordres 
ne fussent point négligés. Il promulgua de nouveaux statuts. 
en 1237. Ses successeurs furent moins vigilants. Les diffi- 
cultés, avec lesquelles le Saint-Siège était aux prises, ne 
leur laissaient pas le temps de travailler à la réforme des 
monastères et d'exiger plus de régularité dans la tenue des 
chapitres généraux. Ces réunions étaient, par conséquent, 
rares et peu suivies. Rome semblait encourager l'indifférence 
et le mauvais vouloir des abbés, en accordant des dispenses 
à qui les sollicitaient. Dans ces conditions, les mesures prises 
par Grégoire IX restèrent inefficaces. 

Un pape d'Avignon, Benoit XII, qui avait d'abord mené 
la vie religieuse dans un monastère cistercien, s'occupa très 
activement de la réforme monastique. Il commença par 
l'ordre de Oiteaux, la première année de son pontificat 
(12 juillet 1335). Il promulgua, l'année suivante, des statuts 
pour le bon gouvernement de l'ordre de Saint-François 
(28 novembre 1336) et, trois ans plus tard (13 mai 1339), 
des constitutions pour les monastères de chanoines réguliers 
siiiv.-uiî la règle de Saint- Augustin. La bulle Summi magistri, 
citée parfois sous le titre de Constitution l>< ; u< ; </irii)i<>. qui 
devait, dans la pensée de son auteur, régénérer l'ordre 
bénédictin, parut, le 20 juin 1330. Le Souverain Pontife 
entre dans les détails de l'administration domestique et des 
observances régulières. Les trente-neuf chapitres de ce docu- 
ment présentent une adaptation ires sage de la vie béné- 



— 44 — 

dictine aux circonstances de temps et de lieux. La célébration 
triennale «les chapitres généraux, telle que le concile de Latran 
l'avait décrétée, sert de base à l'organisation que Benoit XII 
établit entre les monastères, pour leur taire trouver dans 
l'association la force morale et la discipline qui leur man- 
quaient. Afin de faciliter l'exécution de cette réforme et de 
lui donner quelque garantie d'avenir, il imagina une distri- 
bution des maisons de l'ordre en provinces. Il n'eut, pour 
cela, qu'à grouper celles de une ou plusieurs provinces ecclé- 
siastiques. Les abbayes et prieurés de France formèrent 
ainsi les six provinces de Reims et Sens, de Rouen et Tours, 
de Bourges et Bordeaux, de Narbonne, Toulouse et Auch, 
de Lyon, Besançon et Tarentaise, de Vienne, Arles, Aix 
et Embrun. 

Cette tentative d'organisation et la réforme dans laquelle 
le Pape la faisait entrer répondaient à un besoin. Une renais- 
sance monastique aurait pu en sortir. Pour arriver au succès, 
on aurait dû compléter cette constitution et donner à l'ordre 
un organe nouveau, mais essentiel, c'est-à-dire un chef 
responsable, muni des pouvoirs nécessaires et secondé, à La 
tête de chaque province, par un délégué, responsable lui aussi 
et investi d'une autorité suffisante pour imposer l'obéissance 
aux dispositions de la bulle. Benoit XII ne comprit point 
qu'il y avail là une lacune. Elle ne fui pas davantage 
soupçonnée de ses contemporains. C'est ce qui explique, en 
partie, l'insuccès de la constitution bénédictine. 

D'autres causes concoururent à cet échec fâcheux. Les 
temps allaienl devenir très mauvais en France. La guerre 
de cenl ans était sur le point d'éclater. Durant les années 
1348 et L'34'J. la terrible peste noire devait exercer ses 
ravages d'une extrémité du royaume à l'autre; la ruine suivit 
cette mortalité extraordinaire. El la ruine entraîna, après 
elle, tout un cortège de misères. La guerre étrangère et la 



— 45 — 

jacquerie mirent le comble à tous ces maux. Trop d'inquié- 
tudes agitaient les esprits pour qu'il lut possible de songer 
efficacement à une réforme religieuse. 

Les chapitres généraux, convoqués rarement dans les 
provinces de Reims, de Lyon et de Tours, fonctionnèrent 
avec une régularité satisfaisante dans la province de Narbonne, 
jusqu'à la fin du xve siècle. Mais leurs décisions ne purent 
arrêter une décadence que tout semblait précipiter au dedans 
et au dehors. La transformation des offices claustraux en 
bénéfices se généralisait. Les Papes d'Avignon ne réagirent 
pas contre cet abus. Les antipapes l'exploitèrent, comme un 
moyen facile d'augmenter le nombre de leurs partisans. Les 
simples moines imitèrent l'exemple des supérieurs et des 
officiers. Les revenus monastiques, partagés en un certain 
nombre de parts, furent abandonnés à leur libre disposition. 
Il se forma ainsi des prébendes plus ou moins riches, attri- 
buées à chaque membre d'une abbaye. Ces prébendes reçurent 
le nom de pensions ou de portions monacales. Les rentes 
assez fortes, attachées au titre d'abbé et aux principaux 
offices, tentèrent la cupidité des moines. Les religieux des 
ordres mendiants les convoitèrent de leur coté et, pour mieux 
les obtenir, ils changeaient de costume et d'ordre. Benoit XII 
interdit ces passages d'une famille religieuse à l'autre 
(4 juillet 1335). Cette défense n'eut aucun effet; on l'éludait, 
en sollicitant du Saint-Siège une dispense facilement accordée. 
Les clercs séculiers entrèrent à leur tour dans cette voie 
Lu outre, les familles influentes d'une région virent dans les 
places monacales un moyen facile d'assurer un avenir à 
quelques-uns de leurs enfants. Pour leur en assurer le mono- 
pole, on adopta la coutume de n'admettre que des novices 
pouvant justifier de plusieurs quartiers de noblesse. Ce tut 
l'origine des abbayes nobles. 

Les monastères bénédictins et leurs domaines lurent, en 



— 40 — 

quelque sorte, mis au pillage. Nous n'avons pas à chercher 
ici les têtes sur lesquelles pèse la responsabilité d'un pareil 
état de choses. Bornons-nous à dire qu'il eut pour Tordre 
monastique des conséquences plus désastreuses que la com- 
mende, telle du moins qu'elle fut organisée en France après 
le concordai de François 1 er et de Léon X. 

Il ne faudrait pourtant point exagérer les situations et 
voir dans les abbayes de cette époque des repaires d'hommes 
vicieux. Décadence et relâchement ne sont pas synonymes de 
corruption des mœurs. Les moines du xive e t du xve siècle 
turent des dégénérés, et non des dégradés et des corrompus. 
Si les misères morales lurent parmi eux nombreuses et pro- 
fondes, il y eut aussi dans leurs rangs des hommes vertueux, 
fidèles à tous les devoirs de leur profession. Les Bénédic- 
tins ne se montrèrent, en somme, ni pires ni meilleurs 
que leurs contemporains, religieux d'autres ordres, prêtres 
séculiers et laïques. 

On pourrait, semble-t-il, caractériser d'un mot cet état 
des monastères : ce fut la sécularisation des âmes. Elle 
devait aboutir fatalement à la sécularisation complète, par 
laquelle des moines, vivant en séculiers dans des maisons 
appelées monastères et sous le froc monacal, quittaient le 
nom ci l'habit du moine, pour paraître ce qu'ils étaient 
réellement, des prêtres séculiers. Plusieurs abbayes célèbres 
avaienl j;idis subi de pareilles t ranstonnat i< mis, Saint-Martin 
de Tours et Saint-Hilaire de Poitiers, pour ne citer que 
ces deux. La sécularisation monastique, pendant la période 
qui nous occupe, suivit de près l'érection en évêchés de 
plusieurs abbayes, faite par Jean XXII (6 juillet 1317). 
Saint-Benoîl de Castres, Saint-Flour, Tulle, Sarlat, Montauban, 
Vabres, Luçon, Saint-Papoul, Lavaur, Rieux, Saint-Pons-de- 
Thomières virent, les uns plus tôt, les autres plus tard, les 
chanoines séculiers remplacer les moines dans leurs églises 



— 47 — 

devenues cathédrales 1 . Maillezais conserva son personnel mona- 
cal jusqu'à la translation de son évêché à La Rochelle (1648). 
D'autres abbayes sollicitèrent dans la suite, avec plus ou 
moins de spontanéité, leur sécularisation. Elles étaient, pour 
la plupart, situées dans le midi de la France et la vallée 
du Rhône. Il n'y eut guère ailleurs que Saint-Maur-des-Fossés 
(1535) à rompre ainsi avec ses traditions séculaires. Saint- 
Martial de Limoges, Vézelai (1538), Tournus (1623), l'Ile 
Barbe (1549), Saint-Martin-d'Ainay (1680), Conques, Figeac, 
Moissac, Aurillac, Souillac sont à signaler sur la liste des 
maisons perdues par les entants de Saint-Benoit. Les réformes 
du xvi e et du xvn« siècle rendirent ces défections plus rares. 
La congrégation de Saint-Maur chargea ses procureurs en 
cour- de Rome de s'y opposer par tous les moyens en leur 
pouvoir. Il y eut cependant de nouvelles sécularisations, celles 
d'Uzerche, de Saint-Victor de Marseille et de Saint-Claude 
en particulier. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Les chapitres généraux de l'ordre de Saint-Benoit, par Dom Berlière, dans 
Mélanges d'histoire bénédictine, £ e série (1902), 52-181. fauteur donne la liste 
chronologique des chapitres généraux connus et des documents pontificaux qui 
s'y rapportent. — Statuta abbatum ordinis Saneti Benedicti in provincia Narbonensi 
ad restaurandam disciplinam regularem, approhata a Papa Gregorio 1\ (1226), 
dans Spicilegium de Dom Lie d'Achery, VI. 30 ou 1, 707. — Ordinationes et 
reformationes pro bono regimine monachorum nigrorum ordinis Saneti Benedicti. 
par Benoît mi ou Huile Summi magistri, dans Miscellanea de Baluze, IV. ^li 
et Bullariura romanum (éd. Rome, 1741) 111. n. 214-239. — Benedictina, sive 
constitutiones Benedicti \II. papa', ail monachos uigros. Parisiis, 1517, in-'», 
et 1519, in-8. — Declaratio super certis capitulis contentis in constitutione édita 
super statutis monachorum nigrorum (5 déc. 1340), dans Bullarium romanum. 
lbid. 288-291. — Clementis VI declaratio super statutis Benedicti \u erga 



i Les cathédrales de Pamiers el 'le Lombez furenl érigées dans îles monastères 
île chanoines réguliers. 



— 48 - 

monachos nigros, dans Miscellanca de Baluze, IV, 27. — Innocenth VI decla- 
ratio super iisdem statutis Benedicti XII. Ibid. 

Ordinationes factœ per abbates S. Jovini, Nantolii, Sancti Augustini, Sancti 
Maxentii présidentes in capitule, provinciali Leniovicis celebrato ab abbatibus et 
prioribus claustralibus provinciarum Bituricensium et Burdegalensium, anno -1367, 
dans Bibliotheca nova manuscriptorum de Làbije, II, 758. — Chapitres généraux 
des monastères bénédictins des provinces de Beims et de Sens (xm e -xv e siècle), 
par Dom Berlière, dans Documents inédits pour servir à l'histoire ecclésiastique 
de la Belgique, Maredsous, 1894, in-4, I, 59-117. L'auteur publie les actes des 
chapitres de Saint-Quentin (1299), Beims (1348), de Saint-Germain-des-Prés (1363), 
de Compiègne (1379 et 1408), de Saint-Faron (1410), un questionnaire des visites 
canoniques et une lettre du roi Charles VI relative à la célébration des chapitres 
généraux. — Notes pour servir à l'histoire des monastères bénédictins de la 
province de Beims, par Dom Berlière, dans Bev. bénéd. XI (1894), 36-38. 
- Provincial ehapters of the black monk in France, par Dom Besse, dans 
Spicilegium benedictinum, Borne, fasc. XIII, 1-29, où l'auteur publie : Varia statuta 
capitulorum generalium congregationis monachorum nigrorum in provinciis 
iNarbonensi, Auxitana et Tolosana, aliis pluribus minoris momenti statutis 
omissis (1337-1499), d'après les papiers de Dom Estiennol; fasc. XIV, 54-87, 
où Statuta qutedam Capitulorum generalium pro reformatione cœnobiorum 
(1258-1291) et Statuta in capitulo generali monachorum ordinis Sancti Benedicti 
in regno Burgundias (20 juil. 1337), pro reformatione et bono regimine cœno- 
biorum. — Statuts arrêtés dans le chapitre général de l'ordre de S. Benoit 
des provinces de Tours et de Bouen, tenu dans l'abbaye de Saint-Pierre de 
la Couture au Mans (1337). Bib. Avranches, ms. 214, f. 265. — Statuta Capi- 
tulorum provincialum (xv-xvi 1, s.). Bib. Le Mans, ms. 115. — Statuts d'un 
chapitre général bénédictin tenu à Angers en 1220, par Maurice Prou, dans 
Mélanges d'hist. et archéol. école de Borne, IV (1884), 345-356. — Les cha- 
pitres généraux des abbayes de Saint-Aubin et de Saint-Serge d'Angers, par 
Dom Guiixoreau, Angers, 1900, in-8. 

Les chapitres généraux de l'ordre de Saint Benoit avant le IV e concile de 
Latran (1215) par Dom Berlière, dans Rev. bénéd. VIII (1891) 255-264. — 
Les chapitres généraux de l'ordre de Saint Benoit du xiu 1 ' au xv siècle, par 
Dom Berlière. Ibid. IX, 545-557. - Les origines de Citeaux et l'ordre béné- 
dictin au \ii r siècle, par Dom Berlière, dans Rev. hist. ecclés. 1 (1900) 
148-471; II, 253-290. — Die Benedictiner-Ordens Beformen des \in und xiv 
Jahrh., par Dom Pie Schmieder, Linz, 1867, in-8. — La désolation des églises, 
monastères et hôpitaux en France pendant la guerre de Cent ans. par le 
I'. Denifle, Paris, 1899, 2 vol. in-8. — Des assemblées générales des ordres 
religieux au xiii 8 siècle, par V. Leclerc, Paris, 1848, in-4 de 14 p. ext. 
Mém. acad. Inscript. 



i!> 



Les oiiciens bénédictins. 



Les monastères, qui ne voulurent pas s'incorporer aux 
congrégations réformées du xvi e et du xvn e siècle et qui 
purent échapper à la sécularisation, restèrent, tant bien que 
mal, ce qu'ils avaient été durant la période antérieure. Leur 
vie religieuse, très largement menée, avait pour la régler 
la constitution bénédictine et des traditions locales assez vagues. 
Il n'existait aucun lien régulier entre eux ; ils étaient soumis 
pour la plupart à la juridiction épiscopale depuis le concile 
de Trente. On ne saurait donc leur attribuer le titre et les 
caractères propres aux congrégations. Ces religieux, connus 
sous le nom d'anciens Bénédictins, étaient au nombre de 
700 environ, répartis en 66 maisons, lorsque la commission 
des Réguliers les supprima, en 1768. Voici la liste de leurs 
abbayes et prieurés conventuels : Anchin, Marchiennes, 
Hasnon, Hamage, Gorre, Evin, Berclau, Auehy, La Beuvrière, 
Blangy, Saint-Jean-au- Mont, Saint-Georges-lès-Hesdin, Ham, 
Le Gâteau, Crespin, Saint-I)enis-en-Brocqueroie, Fesmy, Saint- 
Ghislain, Haspres, Hautmont, Aymeries, Honnocourt, Liessics, 
Maroilles H Saint-Sépulcre de Cambrai, dans les diocèses 
d'Arras, Boulogne, Saint-Omer et Cambrai; Forestmontiers, 
Moreuil, dans le diocèse d'Amiens; Saint- Amand, Homblières 
et Saint-Prix de Saint-Quentin, dans celui de Noyon ; 
Bergues-Saint-Winnoc, dans celui d'Ypres; Altorf, Ebersheim 
et Marmoutier, dans celui de Strasbourg; Chemillé, dans 
celui d'Angers; Longues et Troarn, dans celui de Bayeux ; 
Montebourg, S.tinî-S.ni veur-le- Vicomte et Saint-Sever, dans 
celui de Coutances; Cormeilles, dans celui de Lisieux; 
Orbestier, dans celui de Luçon; Chambon, Ferrières et Le Sye- 
en-Brignon, dans celui de Poitiers; Saint-Liguaire, dans celui de 

4 



Saintes; Saint, Amand-de-Boixe, Bournet et Saint-Cybard, dans 
celui d'Angoulême; Saint-Genou et Notre-Dame d'Issoudun, 
dans celui de Bourges; Maurs, dans celui de Saint-Flour; 
Marcilhac, dans celui de Cahors; Rieupeyroux, dans celui de 
Rodez; Nant, dans celui de Vabres; Saramon, dans celui 
d'Auch; Savigny, dans celui de Lyon; Saint-Rigaud, dans 
celui de Maçon; Anzy-le-Duc et Perrecy, dans celui d'Autan: 
Saint-André-le-Bas, à Vienne; Cruas, dans le diocèse de Viviers; 
Saint-Polycarpe, dans celui de Narbonne; Cendras, dans celui 
d'Alais; Saint-Martin-du-Canigou, Cuxa et Notre-Dame-de- 
Arlès, dans celui de Perpignan. 

Ces trois derniers monastères avaient dû se séparer de la 
congrégation espagnole des Claustrales, quand le Roussillon 
fui annexé à la France. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Arch. nat. 523-528. Bib. nat. ms. fr. 13847, 13855. - Héiaot, V, 12 et 
13. — Los Bénédictins français avant 1789, par Ch. Gérin, dans Rev. Quest. 
hist. XIX (1876), 451-460. — Abbayes, prieurés et couvents d'hommes en 
France, par Lecestre, 1-4. 



Congrégation s des Ex«mii|>I«. 

Il y eut deux congrégations des Exempts, celle de Flandre 
ri celle de France. Elles furent fondées L'une après l'autre 
pour échapper à un décret du concile de Trente, qui sou- 
mettait à la juridiction de L'Ordinaire tous Les monastères 
n'appartenant à aucune congrégation. Leur but était moins 
d'appliquer aux moines une réforme sérieuse, que de conserver 
leurs privilèges et, en particulier, L'exemption de la juridic- 
tion épiscopale. Les abbés, qui Les fondèrent, surent néanmoins, 



— ol — 

par dos constitutions pleines de sagesse, corriger les abus et 
ranimer la ferveur religieuse. 

Les abbés de Saint- Waast, de Saint-Bertin et de Saint- 
Pierre de Gand projetèrent l'établissement de la congrégation 
des Exempts de Flandre, le 27 octobre 1564. Les statuts, 
promulgués le 25 octobre 1569, furent corrigés par les 
chapitres généraux des années suivantes. Grégoire XIII les 
approuva, le 18 octobre 1575. Cette réforme reçut les encou- 
ragements du duc d'Albe, gouverneur des Pays-Bas et du 
nonce Bonomio, qui entreprit la visite des monastères de la 
région pour y faire appliquer les décrets du concile de Trente 
(1585). Malgré les circonstances favorables, la nouvelle con- 
grégation se développa avec beaucoup de lenteur. L'abbaye 
de Lobbes y était entrée presque au moment de sa fondation. 
Il fallut attendre les années 1620 et 1625 pour voir arriver 
les monastères d'Eename et de Saint-Amand. Les Bénédictins 
de ces contrées, soumis en grand nombre à la congrégation 
allemande de Bursfeld ou à la congrégation belge de la 
Présentation-Notre-Dame, n'éprouvaient pas le besoin d'aller 
aux Exempts. Par ailleurs, les évèques, jaloux de conserver 
leurs droits sur les monastères, ne pouvaient favoriser un 
groupement monastique, organisé pour les diminuer. 

Dom Nicolas Dubois, abbé de Saint-Amand, forma Le 
projet d'affilier à la congrégation tous les monastères de la 
Belgique et des diocèses de Cambrai et d'Arras. Ce dessein 
reçut à diverses reprises l'approbation du Saint-Siège (1636). 
Mais l'indifférence des moines, l'hostilité des évêques et, plus 
tard, l'occupation française rendirent ses efforts inutiles. 
L'abbé, on 1642, demanda au chapitre général do la con- 
grégation do Saint-Maur, réuni à Vendôme, do réformer son 
monastère. Los guerres firent échouer le projet. Ce fui l'abbé 
commendataire do Saint-Waasl qui s'opposa ;'i l'union de ses 
moines à la congrégation de Saint-Maur, on 1661; il ne pul 



- 52 - 

les empêcher cependant de manifester leur bonne volonté 
par une réforme sérieuse. 

Cette congrégation des Exempts passa très inaperçue. Les 
abbayes qui la composaient avaient par elles-mêmes une impor- 
tance et une célébrité, qui ne lui permirent pas de leur donner 
un lustre quelconque. Les abbés assistèrent avec régularité à ses 
synodes ou chapitres triennaux. Elle dura jusqu'à la fin du règne 
de Louis XV. On aurait pu craindre que les rois de France 
supportassent moins longtemps un groupement monastique de 
religieux appartenant à deux nationalités différentes. C'est le 
26 mars 1768 seulement qu'un édit royal interdit à des abbés 
français de se réunir en chapitre général avec des abbés 
étrangers. La congrégation se trouva de ce fait disloquée. 
Cet édit fut confirmé en 1773. Les abbayes de Saint- Waast et 
Saint-Bertin obtinrent d'être agrégées à l'ordre de Cluny (1778), 
malgré l'opposition des évêques d'Arras et de Saint-Omer. 

BIBLIOGRAPHIE. 



Die belgische Benedietincr-Congregation der Exempten, par Dom Berlière. 
dans Studien Bened. nnd Cisterc. de Raigern, X (1889), 542-548. — La con- 
grégation bénédictine des Exempts de Elandre, par I>om Berlière, dans Revue 
bénédictine, XI (1894), 415-424; 433-445; 541-547; XII (1895), 25-32; L45-160; 
Mil (1890), 145-153; 215-228. - Hélyot, VI, 254-267. Dom Berlière donne, au 
commencement de son étude, la liste des sources manuscrites qu'il a utilisées. 

Arch. nat., 527-528. — Les Bénédictins français avant 1789, par Ch. Gérin, 
dans Rev. quest. hist., XIX (1871)), 502-505. — Consultation pour les abbés, 
grand-prieur et religieux de Saint-Bertin et les grand-prieur et religieux de 
Saint-Waast, défendeurs, contre MM. les évêques d'Arras et de Saint-Omer, 
demandeurs en cassation, s. 1., 1782, in-4. — Mémoire pour les abbés, 
grands- prieurs et religieux des abbayes de Saint-Waast, de Saint-Bertin, 
défendeurs et demandeurs, contre M* 1 ' l'év. d'Arras, appelant comme d'abus et 
demandeur et nmtre M« r l'év. de Saint-Omer, demandeur et défendeur, Paris, 
I77S, in-4. — Consultation sur l'agrégation des abbayes de Saint-Waast et de 
Saint-Bertin à la congr. de Cluny, Paris, 1768, in-4. — Mémoire à consulter 
pour les abbayes de Saint-Waast, de Saint-Bertin et de Saint-Amand, réunies 



— 53 — 

en congrégation et connues sous le titre de congrégation des Exempts de 
Flandre, Paris, 1773, in-4. 

Mémoire à consulter et consultation pour les abbayes et autres maisons 
religieuses de la province d'Artois, au sujet des édits du mois de mars 17(i8 
et du mois de février 1773, concernant les réguliers, Paris, 1773, in- 4. — 
Mémoire a consulter et consultation .... Paris, 1777, in-4. — Précis pour la 
congrég. des Exempts de Flandre. Paris, s. d., in-4. 

Observations sur le projet d'agrégation des abbayes de Saint-Waast et de 
Saint-Bertin à l'ordre de Cluny. Paris, s. d., in-4. — Précis sur l'agrégation 
des abbayes de Saint-Waast et de Saint-Bertin à l'ordre de Cluny. Paris, 1776, 
in-4. — Lettres patentes du roi interprétatives de celles du mois de mai 1775, 
données par le décret d'agrégation des abbayes de Saint-Waast d'Arras et de 
Saint-Bertin de Saint-Omer à l'ordre de Cluny (28 mars 1778). Paris, 1778, in-4. 
— Précis pour les abbayes de Saint-Waast et de Saint-Bertin contre messieurs 
les évèques de Saint-Omer et d'Arras. Paris, 1778, in-4. 



I^es Exempts de France. 

Les États généraux de Blois (1579) imposèrent aux monas- 
tères exempts du Royaume d'avoir à se constituer en congré- 
gation dès l'année suivante, sous peine (Vèive soumis à la 
juridiction diocésaine des évèques. Cette ordonnance était 
pleinement conforme aux décrets de la vingt-cinquième 
session du concile de Trente. Dom René Lucas, grand-prieur 
de Marmoutier, prit, en 1580, l'initiative d'une première 
réunion, qui eut lieu dans son abbaye. Étaient présents les 
prieurs de Fleury, Vendôme, Bourgdieu, Redon, Evron et 
Saint-Melaine de Rennes. Quelques-uns d'entre eux se retrou- 
vèrent bientôt après au prieuré de L'Evière, à Angers, puis 
à Vendôme, pour examiner el approuver les statuts de la 
nouvelle congrégation et lui donner deux visiteurs. Les 
chapitres généraux se réunissaient tous les trois ans, tantôt 
dans un monastère, tantôt dans un autre, sous la présidence 
du supérieur local; l<' premier se tint a Saint-Michel de la 



(incivil.' (1 sept. L581). La congrégation avait, pour la gou- 
verner d'un chapitre à l'autre, Les deux visiteurs el Le défini- 
teur, qui pril bientôt Le titre de supérieur général. 

D.uii François Rolle, qui remplil le premier cette fonction, 
eut pour successeurs (1603) Dom Isaïe Jaunay, moine de 
Marmoutier, puis Dom Claude de Saint-Offange, abbé régulier 
de Glanfeuil, Dom Jean d'Alibert, Dom Pierre Gaufreteau, 
prieur de La Grande-Sauve. Dom Isaïe Jaunay obtint de 
Pau] \ La confirmation des privilèges de la congrégation des 
Exempts (21 aoûl 1606). Il prit à cœur la réforme monastique 
et prodigua ses encouragements à Dom Noël Mars et aux 
réformés de Bretagne. Dom Claude de Saint-OfFange, rendu 
célèbre par son opposition aux Bénédictins de Saint-Maur 
(1624), ne put obtenir de Rome la confirmation de sa congré- 
gation, à la suite des obstacles que suscita L'ambassadeur de 
France. Il donna peu après sa démission en faveur d'un neveu 
homonyme, qui introduisit les Mauristes dans son abbaye. 

Les Exempts avaient [iris de bonne heure une grande 
extension. Leurs monastères furent assez nombreux pour «''ire 
distribués en six provinces : Tours avec douze maisons, Sens 
avec quatre, Bourges avec cinq, Lyon avec trois, l'Aquitaine 
avec vingt, Toulouse et Narbonne avec onze; ce qui faisail 
en toul cinquante-cinq monastères. Chaque province eut un 
provincial pour la présider. Ces religieux se contentaienl 
d'une vie régulière quelconque; ils ne portaienl pas on eux 
la vigueur morale sans laquelle toute restauration monastique 
rS t impossible. Ceux qui avaienl l'esprit de Leur état cher- 
chèrent a former un groupement distinct; ce fut l'origine de 
l ;i société de Bretagne. Ils tendirenl plus tard la main a la 
congrégation de Saint-Maur, qui tut introduite a Vendôme, 
à Fleury, a Marmoutier e1 ailleurs. Les progrès de cette 
réforme, qui n'avaienl pas au début troublé les supérieurs 
des Exempts, si Ton excepte Dom Claude 'le Saint-Offange, 



— o5 — 

finirent par leur inspirer quelque inquiétude. Après une inter- 
ruption de treize années, ils réunirent un chapitre général à 
la Grande-Sauve (1643), où ils examinèrent les moyens d'ar- 
rêter son développement. Peine inutile; dès sept ans plus 
tard, le général de la congrégation en personne, Dom Gauf- 
treteau, prieur de ce même monastère de la Grande-Sauve, 
l'offrit aux Mauristes (1650). D'autres suivirent cet exemple. 
Au milieu du xvm e siècle, il ne restait plus aux Exempts 
que quatorze abbayes, situées dans le midi et le sud-ouest : 
Nanteuil, Charroux, Saint-Benoit de Quinçay, Moreaux (diocèse 
de Poitiers); Baignes (diocèse de Saintes); La Reule (diocèse 
de Lescar); ïerrasson (diocèse de Sarlat); Vigeois (diocèse de 
Limoges); Mas-d'Azil (diocèse de Rieux); Saint-Hilaire de 
Carcassonne; La Tasque (diocèse de Tarbes); Guitres et Blaye 
(diocèse de Bordeaux); Saint-Ferme (diocèse de Bazas). Cette 
congrégation, condamnée par la commission des Réguliers, 
l'ut supprimée par- Lettres patentes du 25 mars 1770 et le 
Roi livra ses monastères et leurs biens aux évêques. 



BIBLIOGRAPHIE. 



La congrégation bénédictine des Exempts de France, par Dom BerlièRE, 
dans Mélanges d'histoire bénédictine, 2 me série (1899) 1-17 et Revue bénéd. 
XIV (1897), 398-414. — Note sur la congrégation des Exempts de France, par 
Dom Berlière, dans Mélanges, 219-220 et Ilev. bénéd. XVI, i75-47(>. — 
Hêlyot, VI, 254-268. — Histoire de Marmoutier, par Dom Martêne, 11, 385-448, 
passim. — Histoire de la congrégation de Saint-Maur, par Dom MartèNE, 
1 et II, passim. — Visites des monastères (xvi e siècle). Arch. nat. LL. 999. 

Benedictinorum Exemptorum et a Sancta Sede apostolica et romana immé- 
diate dependentium, sub capitulis generalibus ex Concilii Tridentini et chris- 
liaiiissimi Régis Henrici m in comitîis trium ordinuin niesiis decreto 
coactornm, reformationis primordia et acta, ex vulgari seraione in latinam 
linguam versa (1580-1581). Parisiis, 1582, in-4. — Statuta et décréta reforma- 
tionis congregationis Benedictinorum Exemptorum, abbatiarum trium provin 
ciarum Senonensis, Turonensis, Bituricensis, aucta et recognita in capitulo 



— 56 — 

generali praedictœ congregationis primo, in prioratu de la Guierche apud 
Turonenses, calendis septembris anno 1581, prœside Dommo Francisco Rolle, 
camerario de Régula, Partais, 1582, in-4. — Statuta et décréta reformationis 
Benedictinorum Exemptorum, Parisiis, 1582, in-8; autre édition, Paris, 1583, 
in-4. — Statuta et décréta ... aucta et recognita in capitulis generalibus in 
abbatia Sancti Salvatoris de Blavia in diœcesi Burdigalensi indictis et cele- 
bratis, scilicet die quinta mensis maii 1086 et 1695, prœside J.-B. Ddverdieb 
doctore theologo et priori claustrali abbatia) Sancti Stephani de Beania, 
Bordeaux, 1596, in-4. — Statuta et décréta reformationis congregationis 
Benedictinorum nationis gallican», recognita in ejusdem capitulis genera- 
libus, approbata a Sancta Sede apostolica, nec non roborata auetoritate regia 
et senatus-consultis secreti et magni Régis Consilii, prœside Domno Franc. 
Rolle, doctore theologo académie» parisiensis et camerario de Régula. Huic 
secundœ editioni quaedam apposite accesserunt ex sacris summorum Ponti- 
ficum decretis et bullis nondum impressis, opéra et industria R. P. .1. Darnalt, 
procuratoris generalis praofatœ congregationis, Paris, 1605, in-8. — Extrait du 
procès-verbal du chapitre général de la congrégation des Bénédictins Exempts 
tenu en l'abbaye de Saint-Sauveur de Blaye, le 1 mai 1761 et les deux jours 
suivants, s. 1. n. d. in-fol. 

Remonstrance au très chrestien Roy de France et de Navarre Henry III. 
Sur la réformation nécessaire et ja ordonnée par sa Majesté estre faite en 
l'ordre de Saint-Benoist, par Frère Isaye Jaunay, général dudict ordre, Paris, 
1605, in-8 et dans : De l'esprit des ordres religieux, par Dom Laurent Bénabd, 
Paris, 1616, p. 210 et s. — Avis à Messieurs des États. Pour rétablir l'ordre 
de Saint-Benoit en France, avec une remontrance faite au feu Roy Henri IV 
sur la réformation de l'ordre de Saint-Benoit, Paris, 1614, in-8. — Bref de 
Paul V (21 août 1606), dans Bullarhim romanum, V m, 223-22-4. - Placitum 
magni. consilii pro gallicana Benedictinorum congregatione adversus Majoris 
Monasterii monachos, Paris, 1606, in-8. 

L'anatipophile bénédictin aux pieds du Roi et de la Reine. Pour la réformation 
de l'ordre de Saint-Benoit nécessaire en ce royaume. Dédié à Me* le Chancelier 
par un Père d'un noviciat de l'observance bénédictine, Paris, 1615, in-12 l . 



i La réforme des monastères préoccupail alors beaucoup le Pape el le Roi. Le 
cardinal de La Rochefoucauld recul mission d'imposer cette réforme.Voici quelques 
ouvrages sur cette question : Remerciemenl des Bénédictins au roj très chrétien 
Louis Mil ..., sur la proposition faite par sa Majesté, en l'assemblée de Rouen, de 
remettre les abbayes en régularité, par Dom Laurenl Bénard, religieux bénédictin, 
Paris, 1616, in-8. Avis aux Révérends Pères les religieux de l'ordre de Sainl Benoil 
pour répondre, en particulier el en général, à MM. les évoques et commissaires 
qui seronl envoyés pour l'exécution des articles faits à Paris, a l'hôtel abbatial de 



La suppression des Exempts et fin de l'abbaye du Mas-d'Azil, par Frédéric 
Le Cétins, Toulouse, 1901, in-8, ext. Rev. Pyrénées, MU. — Les Bénédictins 
français avant 1789, par Ch. Gérin, dans Rev. Ouest, hist. XIX, 502-505. 
Lettres patentes du Roi qui dispensent les religieux de la congrégation des 
Exempts de l'exécution des articles 5, 7 et 10 de l'édit du mois de mai 1768, 
concernant les ordres monastiques (25 mars 1770). 

Règlement pour la réception à l'habit et à la profession es ordres de 
Saint-Benoit, Cluny, Saint-Augustin et Citeaux, par le card. de la Rochefou- 
cauld (12 oct. 1623), Paris, 1623, in-8. — Articles faits par l'ordonnance de 
Mgr. le card. de la Rochefoucauld, grand aumônier de France, pour le réta- 
blissement de l'observance régulière es ordres de Saint-Augustin, Saint-Benoit, 
Cluny et Citeaux (11 mars 1623), Paris, 1623, in-8. — Remontrance à la Reine 
régente, par François cardinal de la Rochefoucauld, sur l'exécution des 
sentences données par le dit cardinal ... pour le rétablissement de l'obser- 
vance régulière es monastères qui en auraient besoin des ordres de Saint-Benoit, 
Saint-Augustin, Cluny et Citeaux, Paris, 1643, in-4. — Commission donnée par 
le card. de La Rochefoucauld au P. Robin, de l'ord. de Saint Benoit, pour la visite 
des' monastères du même ordre en la province de Reims, Paris, s. d. in-8. — 
Commission donnée par le card... au P. Dom Jean de la Mare, sous-prieur de 
Saint-Ouen de Rouen, pour la visite des monastères de la province de Paris. 
Paris, s. d. in-8. — Commission donnée par le card... au P. Perot, de l'ord. de 
Saint Benoit m l'abbaye de Saint-Jean d'Angely, pour la visite des monastères 
en la province de Sens, Paris, s. d. in-8. — Commission donnée par le card... 
au P. Pilon, prieur de s. Victor de Charrier, ordre de Saint Benoît, diocèse de 
Rouen, pour la visite des monastères de la province de Rouen, Paris, s. d. in-8. — 
Recueil de pièces manuscrites et imprimées, relatives a la réformation de l'ordre 
de Saint Benoit, par le card. de la Rochefoucauld, (1605-1617). Bib. Sainte- 
Geneviève, ms. 3240. — Le cardinal de la Rochefoucauld, réformateur, par l'abbé 
Fluet, dans Revue Ouest, hist., XXIII, 115-175. 



Sainte-Geneviève, l'onzième mars 1623, par Mgr le card. de La Roche Foucauld el 
autres pour le rétablissemeni dudil on Ire. Paris, 1625, in-*. - -Commission pour la 
visite des monastères de l'ordre de s, oui Benoil en la province de Paris signée 
François de La Rochefoi cai li> i 15 janvier 1623 . Commission semblable pour les 
provinces de Reims, Rouen, Sens. Paris. — Simplicii, monachi, de senio el incli- 
natione ordinis Sancti Benedicti in Gallia el ipsius speranda in integrum restitu- 
imne el juventutis renovatione, dialogorum libri 1res, Grenoble, 1627, in-12. 

Pour ces ouvrages el ceux indiqués dans la bibliographie ci-dessus, voir : Calai, 
hist. de France, \ 179 180. 



— 58 



Soeiété <le Bretagne. 

La vie monastique, telle que la pratiquaienl Les Bénédictins 
Exempts, ne répondait pas aux aspirations des cœurs généreux. 
Six moines de Marmoutier, trouvanl que ses statuts s'écartaient 
trop de la règle de saint Benoit, demandèrent au général, 
Dom [saie Jaunay (1603), la permission de mener une 
existence plus austère. Dom Jaunay les approuva et leur lit 
espérer qu'il entrerait lui-même dans leur dessein. Le roi 
Henri IV, vers qui il les envoya, leur témoigna la satisfaction 
que lui procurait ce désir d'une réforme. Les moines de 
Marmoutier, qui ne voulaient pas suivre leur exemple, leur 
abandonnèrent le prieuré de Lehon en Bretagne. Dom Noël 
Mars leur fut donné comme supérieur (1604), avec le titre 
de vicaire général des Exempts. 

L'évêque de Dol, qui appréciait leurs vertus, les introduisit 
dans l'abbaye du Tronchet (1607). C'est alors seulement que 
1rs réformés prirent le nom de société de Bretagne. La sainte 
mort de Dom Noël Mars (31 janvier 1(511) n'arrêta point les 
progrès de l'œuvre naissante. Elle se développa sous Dom 
Stample, son successeur. La réputation de ces moines éveill.ui 
au loin le désir de la réforme. Dom Jean Regnaud, abbé 
réformateur de Saint-Augustin de Limoges, aurait bien voulu 
les attirer dans son abbaye (1612). Mais la société ne se 
sentait point les forces nécessaires pour prendre une aussi 
rapide extension. Los moines do Nouaillé, qui désiraient embras- 
ser la même réforme, ne réussiront pas davantage. Ceux 
de Landevenec furenl plus heureux; ils se séparèrent de la 
congrégation de Chezal-Benoît, à laquelle ils étaienl affiliés 
depuis trois ans, pour s'unir à la société de Bretagne (1615). 
L'abbaye de La Chaume, près de Machecoul, embrassa la 



- 59 - 

réforme, en 1618. Dom Jaunay fit venir quelques réformés 
à Marmoutier, dans l'espoir que leur présence préparerait 
les voies à une réforme générale. 11 n'en fut rien. Les mauvais 
traitements que leur infligèrent les moines les contraignirent 
de se retirer (1615). Ils éprouvèrent aussi de grandes diffi- 
cultés pour entrer dans l'abbaye de Redon (1618). 

Dom Jaunay avait pu leur obtenir, avant sa mort, le droil 
d'élire eux-mêmes leur vicaire général et le visiteur. Les 
Exempts entrèrent alors eu lutte ouverte contre eux. Pour 
avoir la paix, ceux-ci résolurent de poursuivre en cour de 
Rome leur érection en congrégation distincte. On leur conseilla 
de s'agréger plutôt à la congrégation de Saint-Maur. Le cardinal 
de La Rochefoucauld se montra favorable au projet. Les négo- 
ciations engagées presque aussitôt échouèrent, après la visite 
des monastères bretons par les Bénédictins de Saint-Maur 
(1624); on revint à l'érection en congrégation. Le roi Louis XIII 
donna l'autorisation nécessaire, en avril 1626; mais le Pape 
se montra moins favorable et voulut que la société de Bretagne 
s'unit à la congrégation de Saint-Maur. Il en écrivit même 
au cardinal de Bérulle (8 novembre 1627). Les intéressés se 
rendirent aux instances d'Urbain VIII. Les six articles du 
concordat d'union furent signés au collège de Cluny, le 
13 juillet 1628. Les Mauristes prirent possession, le 16 octobre 
suivant, des monastères de Lehon, du Tronchet, Landevenec 
et Redon. Les religieux qui ne voulurent pas se soumettre 
à leur régime se retirèrent dans celui do Lantenac. 

BIBLIOGRAPHIE. 



La Société de Bretagne de l'ordre de Saint-Benoît, par C. A., dans Hev. 
bénéd., M (1894), 97-107. — Histoire très vénérable de la réforme des religieux 
de l'ordre de Saint-Benoist, instituée en la province de Bretagne, de laquelle 
le premier auteur tut le i;. i\ Noël Murs... sous la congrégation îles Bénédictins 
de la nation française. Archives d'Ille-et-Vilaine, ms. I. lfil>. nat. ras. fr. MTS-j. 



— 60 - 

Histoire, de l'abbaye de Marmoutier, par Dom Martène, II, 414-464. — Histoire 
manuscrite de la congrégation de Saint-Maur, par Dom Martène, I, 237-25'.). — 
Le prieuré royal de Saint-Magloire de Lehon, par Fouéré-Macé. Bennes, 1<S'.)2, 
in-8, 88-120. — Hélyot, VI, 307-300. — Bullarium romanum, VI î, 91. - 
Biographie de Dom Noël Mars, dans Vies des Saints de Bretagne, par Dom Lobineau 
(1725), 346-350, et Paris (1837), in-8, III, 317-341, et dans Éloges de plusieurs 
personnes illustres de l'ordre de Saint Benoit, par la mère de Blémuu, II, 210-240. 
— Dom Noël Mars, par Dom Yves Laurent, dans Bul. de S. -Martin et de S. -Benoit. 



Congrégation de Saint-Denis. 

L'abbaye de Saint-Denis aurait cru déroger à sa dignité, 
en s'agrégeant à la congrégation des Exempts. Comme les 
moines tenaient à conserver intacts leurs privilèges, ils 
s'arrêtèrent à la pensée de former une congrégation, dont 
leur monastère serait le centre. Leurs confrères de Saint- 
Magloire, de Corbie, de Montiérender, de Saint-Lomer de Blois, 
de Saint-Père de Chartres, de Coulombs, de Josaphat, de 
Bonneval et de Neauphle-le-Viel adoptèrent ce projet. Les 
procureurs de ces diverses maisons, assemblés au prieuré 
de Saint-Lazare de Paris, le (3 mars 1007, jetèrent les 
bases de la nouvelle congrégation. Dom Nicolas Hesselin, 
grand-prieur de Saint-Denis, fut élu supérieur général. On 
résolut de s'en tenir à des « règles assez généralement 
reçues dans les cloîtres, sans déroger aux coutumes de 
chaque monastère. » Henri IV autorisa cette congrégation 
par Lettres patentes de mars 1607. Paul V l'approuva, en 
1614. Les moines de Compiègne obtinrent peu après de lui 
être incorporés. 

Cette congrégation eut une existence éphémère, et elle n'a 
point d'histoire. Ses statuts ne pouvaient donner l'illusion 
d'une réforme sérieuse. Ses ahbayes furent contraintes, les 
unes après les autres, d'ouvrir leurs portes aux Mauristes, 
malgré La résistance quelquefois opiniâtre des anciens. 



- 64 — 

A la faveur des troubles qui suivirent, dans la congré- 
gation de Saint-Maur, le décès du cardinal de Richelieu et 
la dislocation de la congrégation de Saint-Benoît, quelques 
monastères normands essayèrent de ressusciter la congré- 
gation de Saint-Denis. Fécamp, la Croix-Sain t-Leuffroy et 
plusieurs autres se tirent représenter à un chapitre général 
réuni dans l'abbaye de Saint-Ouen, le 1 octobre 1643. 
Dom Claude de Baudry de Piencourt, abbé de la Croix- 
Saint-Leuffroy, l'ut élu supérieur général. De nouveaux 
statuts, approuvés par les membres de la réunion, furent 
imprimés deux ans plus tard. Comme les anciens de la 
congrégation de Saint-Denis restèrent sourds à l'appel qu'on 
leur adressa, cette tentative n'eut aucun succès. Les Mau- 
ristes, forts de la protection d'Anne d'Autriche, absorbèrent 
bientôt ces abbayes normandes. 

BIBLIOGRAPHIE. 



Statuts pour les religieux de l'ordre de saint Benoît, dépendants immédia- 
tement du Saint-Siège apostolique, et autres dudit ordre, qui se sont volon- 
tairement associés sous la congrégation du sacré et royal monastère de 
Saint-Denis-en-France, s. 1. n. d., in-4. — Statuts de la congrégation des 
Bénédictins de France, revus, augmentés et confirmés en la royale abbaye 
de Saint-Ouen de Rouen, l'an 1643, y présidant II. P. en Dieu Dom Claude 
de Baudry de Piencourt, abbé de la Croix - Saint - Leuffroy et général de 
ladite congrégation. Rouen, 1645, in-4. 

Histoire ... de saint Denis, par Dom Félibien, 430-431 et r.xi.-cxi.n, où 
sont les pièces concernant l'érection de la congrégation. — IIî.i.vot. Y. 
106-116. — Histoire manuscrite de la congrégation de Saint-Maur. par 
Dom Martène, l. 530-532. 



CONGREGATION DE CHEZÀL-BENOIT. 



L'abbaye de Chezal- Benoît, au diocèse de Bourges, fut, 
à la fin du xv e siècle, le berceau d'une congrégation, qui 
aurait pu entreprendre avec toutes les chances de succès 
la réforme des monastères bénédictins du royaume, si l'appli- 
cation du concordat de François I et de Léon X n'avait point 
fait surgir devant elle des obstacles insurmontables. L'abbé, 
Dom Pierre du Mas (1479), son fondateur, ne chercha d'abord 
qu'à restaurer la discipline régulière parmi ses moines, en 
unissant à la mense conventuelle les bénéfices claustraux et 
les prieurés; les religieux, pourvus de ces charges, en ver- 
sèrent les revenus dans la caisse commune. Le réformateur 
renonça lui-même à la perpétuité de la dignité abbatiale, 
pour se soumettre à l'élection tous les trois ans. Les statuts, 
rédigés par lui en 1488, imposaient un genre de vie, qui 
rappelait celui des Bénédictins italiens de la congrégation de 
Sainte-Justine. Cette réforme, très encouragée par Charles VIII, 
reçut l'approbation du pape Innocent VIII, le 11 mai 1490. 
Dom du Mas mourut, le 25 mars 1492. 

Cinq ans après, Saint-Sulpice de Bourges embrassait cette 
même réforme. Saint-Allyre de Clermont suivit cet exemple, 
en 1500-, l'abbé commendataire, Jacques d'Amboise, avail 
donné sa démission, en faveur d'un réformé, Dom Jean 
de la Roist. Le cardinal Philippe de Luxembourg, évèque 
du Mans, introduisit dans h; monastère de Saint-Vincent 
dix-huit religieux do colle observance '1502). Ces quatre 



— 63 — 

monastères pouvaient former une congrégation. Leur premier 
chapitre général se réunit à Saint-Sulpice (14 avril 1505). 
Ils s'organisèrent et promulguèrent des statuts. Le chapitre 
eut, dès ce moment, à faire les élections abbatiales. Les 
nouveaux règlements reçurent l'approbation du cardinal 
d'Amboise, archevêque de Rouen et légat du Saint-Siège, 
chargé de promouvoir la réforme des ordres religieux (1506). 
Le nombre des maisons réformées s'éleva bientôt à cinq, 
grâce à l'union de Saint-Martin de Séez, conclue en 1511. 

Le concordat aurait pu être fatal à la congrégation 
naissante, si François I et Léon X n'avaient eu soin de la 
soustraire à la commende, en déclarant qu'il n'avait en rien 
dérogé à ses privilèges. Malheureusement, les monastères, 
qu'elle put s'adjoindre dans la suite, ne devaient point 
bénéficier de cette faveur. 

Guillaume Briçonnet, évèque de Meaux, et abbé de 
Saint-Germain-des-Prés, donna cette abbaye aux moines de 
Chezal-Benoît (1514). Il avait été stipulé que, après sa 
mort, l'abbé serait choisi, tous les trois ans, par le chapitre 
général. Cette disposition, confirmée par Léon X, demeura 
sans effet. Le cardinal de Tournon lui succéda, en 1534. 
On dut se résigner. Jumièges (1525), Lagny, Brantôme (1541), 
Cormery, Sainte-Colombe de Sens (1582), Saint-Méen, Notre- 
Dame de Lire, Notre-Dame de Valmont et Landevenec adop- 
tèrent les observances de Chozal-Benoit. La plupart de ces 
maisons, Jumièges et Landevenec entre autres, ne lurent 
incorporées que momentanémenl ù la congrégation. Il ne lui 
resta que Brantôme et Sainte-Colombe. Six monastères de 
femmes firent partie de ce groupement monastique : Charenton, 
Saint-Laurenl de Bourges, Saint-Menoux , Saint-Pierre de 
Lyon, Iseure et Notre-Dame de Nevers. 

Les cinq premiers monastères eurenl ù défendre leurs 
droits d'élection contre <U>s personnages puissants, qui cou- 



— 64 — 

voitaient la dignité abbatiale et ses revenus. La bulle de 
Léon X (1516) et les Lettres patentes de François I (1517) 
donnaient à leur défense une base très ferme. François I 
et Henri II confirmèrent leurs privilèges et le pape Paul IV 
les fit participer aux privilèges d'exemption, dont jouissait la 
congrégation du Mont-Cassin (1555). Henri III, Henri IV et 
Louis XIII Leur donnèrent des témoignages multiples de 
bienveillance. Mais la protection royale n'alla jamais jusqu'à 
délivrer de la commende les abbayes qui voulaient embrasser 
la réforme. Un siècle plus tard, les Bénédictins de Saint-Maur 
furent aux prises avec les mêmes difficultés; ne pouvant les 
surmonter, ils les tournèrent, en organisant leurs monastères 
sans le titre abbatial. Les guerres de religion ne compro- 
mirent pas moins le succès de la réforme. 

Les moines de cette congrégation restèrent fidèles aux 
pratiques austères de leur observance jusqu'à la fin du 
xvi e siècle. Les chapitres généraux et les visites canoniques 
furent célébrés aux époques fixées par les statuts. Leurs 
règlements témoignent du zèle que mettaient les supérieurs 
à maintenir la discipline. Il y eut dans ces monastères 
quelques hommes d'étude, qui ont laissé des oeuvres esti- 
mables : on cite Guy Jouvençaux, les deux frères Jean et 
Charles Fernand, Jean Bondonnet et Jacques du Breuil, prieur 
de Saint-Germain-des-Prés. 

La congrégation de Chezal-Benoît n'avait plus, au commen- 
cement du xvne siècle, la vitalité religieuse, qui lit son succès 
au siècle précédent. La congrégation de Saint-Maur, organisée 
de manière à répondre mieux à l'état des choses, prenait, 
grâce à la protection royale, un rapide développement, fille 
devait finir par absorber ses monastères. 

Dans l'acte d'union de Saint-Germain-des-Prés, <m avait 
inséré la clause suivante : cette union cessera quand cessera 
la régularité. Or l'observance régulière se trouva très compro- 



mise par les libertés que prenaient les abbés et les officiers. 
Les moines fervents, affligés de cela, refusèrent de reconnaître 
deux religieux de Saint-Vincent du Mans, qui leur étaient 
envoyés, l'un comme visiteur, l'autre comme prieur (1(509). 
Cette situation tendue fit comprendre la nécessité d'une réforme. 
Un arrêt du Parlement la prescrivit en vain (1613). Les 
Vannistes, à qui Marie de Médicis s'adressa, ne purent se 
rendre à son appel (1614). Le Pape, sollicité par Dom Bénard, 
avait prescrit de son coté cette réforme, devenue urgente. 
On pariait de soustraire l'abbaye à la congrégation pour en 
former une, sous le nom de Saint-Germain. Les troubles poli- 
tiques ne permirent pas de donner suite à ce projet. Découragés, 
les religieux zélés allèrent à Landevenec. Revenus au bout 
de trois ans, ils poussèrent activement à la réforme. 

Le chapitre général de 1627 décréta des peines sévères 
con Ire les moines qui violaient la règle. Elles ne furent point 
appliquées. L'un des plus ardents promoteurs de la réforme, 
Dom Claude Cotton, fut nommé prieur de Saint-Germain, et, 
en 1630, visiteur général de sa congrégation. Il usa de son 
influence pour préparer l'union de l'abbaye avec Saint-Maur. 
Les supérieurs majeurs et les anciens lui opposèrent une 
résistance acharnée. Un arrêt du Grand-Conseil, qui leur était 
favorable, fut annulé par le Roi. Les Mauristes pénétrèrent 
enfin à Saint-Germain-des-Prés (1631). L'attitude des moines 
de Chezal-Benoît montra combien une réforme s'imposait. 

Richelieu, à qui le Père Joseph persuadait de travailler à la 
restauration des grands ordres religieux du royaume, se fit 
donner la commende des principales abbayes. Du même coup, 
il augmentait ses revenus et il prenait les moyens nécessaires 

à l'exécution dU pieux dessein de son conseiller. Les lîéué- 

dictins de Chezal-Benoîl L'acceptèrent, en 1634, pour leur abbé, 
chef et administrateur général. Deux années plus tard, les 
Mauristes étaient installés, avec la réforme, dans toutes leurs 

5 



— 66 — 

maisons. Ils donnèrent à une de leurs provinces le nom de 
Chezal-Benoît, afin de conserver mieux le souvenir de cette 
congrégation. 

Après la mort du cardinal, les anciens tentèrent d'amener 
la Cour romaine à détruire son œuvre. Le procureur des 
Mauristes sut déjouer leurs manœuvres et l'union fut main- 
tenue et confirmée. 

Les cinq premières abbayes conservèrent leurs privilèges 
et reçurent du chapitre général leurs abbés triennaux, comme 
par le passé. Cette exemption de la commende excita la 
jalousie de quelques hommes influents, bien que Louis XIV 
l'eut reconnue, par ses Lettres patentes de mai 1650. Le pape 
Alexandre VII la confirma, par une bulle du 30 décembre 1659. 
La congrégation de Saint-Maur eut cependant à soutenir, 
pour la défendre, deux longs procès, en 1677 et en 1686. 
Les juges conclurent à la pleine reconnaissance du droit qu'elle 
avait de nommer les abbés triennaux. Elle fut moins heureuse 
en 1763. Le Roi avait même disposé des cinq abbaj'es. Un 
arrêt du Parlement consacra cette usurpation (1764). 

BIBLIOGRAPHIE. 

La congrégation bénédictine de Chezal-Benoît, par Dom Beruére, dans 
Mélanges d'histoire bénédictine, 3 me série (-1901), 97-198, ext. Rev. bénéd., 
XVII (1900). - IIéeyot, VI, 304-307. 

LIVRES LITURGIQUES. 

Missalis codex pro more institutoque inonachorum congregationis Casalis-Bene- 
dicti, Rothomagi, 1513. — Breviarium nionasticum congregationis Casalis 
Benedicti, l'arisiis, 1586, in-8. — Dinrnale monasticum congregationis Casalis 
Benedicti, l'arisiis, 1534, in- 16. — Ollicii diarni libellas manualis secundum 
iisuni congregationis Casalis-Benedicti, Rothomagi, 1513, in-8. Voir : Catalogue 
des livres de liturgie faisant partie de la bibliothèque de S. A. R. M» 1- Ch.-L. de 
Bourbon, par Ai.i.s, 439-442. 



— In — 

Ceremoniae nigrorum monachorum ordinis Sancti Benedicti congregationis 
Casalis-Benedicti, Bib. nat. ms. lat. 12.784, 12.788; 13.850, 13.854. — Rituel de 
profession, Bib. Bourges, ms. 202. La Bibliothèque nationale possède d'antres 
cérémoniaux de Chezal-Benoît, ms. lat. 13.318, 13.319, 13.322 (XVI S ). 



STATUTS ET CIIAI'ITHES ('.KNEKAIX . 

Heclaratoriuni régula) Beati Patris Benedicti auctoritatc apostolica factum 
per venerabilem Patrem Abbatem Casalinum Petrum du Mas, authorem hujus 
reformationis, ad instar declaratorii editi a capitulo generali Sanctaj Justinae. 
l!il). nat., ms. lat. 12.787. — Statuts acceptés en 1529. Ibid. 12.785 et 13.852. 
— Statuts révisés par Dom Du Breuil, en 1580, Ibid. 12.784; 12.788; 13.322 ; 
13.847; 13.850; 13.856; avec commentaires par Dom Du Breuil, Ibid. 13.856. -- 
Statuts, constitutions et ordonnances faits par les Pères de la congrégation 
de Chezal-Benoît pour l'enseignement des monastères de religieuses de Cha- 
renton en Berry, Saint-Laurent de Bourges, Saint-Pierre de Lyon, Iseures de 
Moulins en Bourbonnais, Bib. Mazarine, ms. 32(0. 

Actes des Chapitres généraux : Bib. Bourges, ms. 184 (1505-1627); ms. 187 
(4506-1630); ms. 191 (1506-1572); Bib. nat. ms. lat. 12.784 (1517-1622); 13.850 
(4517-1628); 12.7S7 (1517-1627); 13.854 (1517-1625); 13.856 (1607-1627). 

Régula B" 1 ' Patris Benedicti, e latino in gallicum sermonem per quondam 
reverendum Dominum Guidonem Juvenalem, dum viveret, abbatem Sancti 
Sulpitii Bituricensis, traducta, Paris, 1514, in-8, rééditée en 1521. 1535. 1573 
et 1580. — liegula Sancti benedicti, cum declarationibus et constitutionibus editis 
a Patribus congregationis Cassinensis, ex editione Domni Jacobi lu Breuil, 
Parisiis, 1603, in-8. 

Matricula seu registruin venerabilium patrum et fratrum nostrae congrega- 
tionis Casalinae .1519-1629), Bib. nat. ms. lat. 13.319, 15.851. 13.854, 13.857. 
Bib. Bourges, ms. ISi, L86. 

Bulle du pape Léon X pour l'érection de la congrégation de Chczalbenoisl 
réformée en France, donnée a la supplication de François I. roi île France, 
l'année 1516, s. 1. n. d. in-4 de ni p. — Defensorium bullas congregationis 
casalinae ... a quodam fratrum sub eadem congregatione militante confectum 
patratumque et in quatuordecim libellos "l' materiarum varietatem distributum. 
Bit., nat. 13.849. — Bulles des Papes, Ibid. I2.7N7. 13.848, 13.857. 

soi RCES DI\ ERSES. 

Primordia congregationis Casalis-Benedicti. Bib. nat. ms. lat. 12.787: Bib. 
Bourges, ms. 184. - Histoire de l'abbaye île Chezal-Benoît et de la congrégation 



— 68 — 

du même nom. Arch. nat. L 985. — Chronicon Casalense de l»om Estiennot. 
lub. nal. tus. lat. 12.744. — Instaurati in Gallia Bénédictin i ordinis per eongrega- 

ti m Sancti Mauri annales, par Doni Mègb. Bib. nat. ms. lat. 13.859, 13.861. 

Dom Mège a misa contribution, pour ce qui concerne l'union îles congrégations 
il.' Chezal-Benoît et de Saint-Maur, nu mémoire de Dom François Musserot, moine 
de Saint-Vincenl du Mans. — Bistoire de la congrégation de Saint-Maur, par 
Dom Martène, t. 1. — Nous avons emprunté au travail de Dom Berlière la plupart 
de ces indications. 

MÉMOIRES ET FACTUMS. 

Coppie du concordat du Père Jacques Mercier, abbé de l'abbaye de Saint-Vincent- 
du-Mans, les abus et absurdités duquel sont marqués es marges d'iceluy, s. 1. n. d. 
in-fol. — Procès-verbal de M- 1 ' le K. P. en Iticu Ch. de Beaumanoir, évèquedu Mans, 
l'ait a la requeste des religieux de Saint-Vincent ... opposant à l'exécution d'un 
certain concordat fait entre le P. Jacques Mercier, abbé de la dite abbaye et frère 
Cl. Cotton, pensionnaire de Saint-Germain-des-Prés de Paris, s. 1. n. d. in-4. — 
Pactum du procès d'entre les Pères de la coik. de Chezal-Benoît, demandeurs, 
joints aux religieux de Saint-Vincent-du-Mans, monastère uni à la dite congré- 
gation, opposants d'une part, et le P. Mercier, soi-disant abbé de la dite abbaye, 
défendeur et demandeur en exécution d'un certain concordat fait et passé entre lui, 
certains religieux de Saint-Vincent et frère Cl. Cotton, pensionnaire de Saint- 
Germain-des-Prés, soi-disant procureur des Pères de Saint-Maur, d'autre part, 
s. I. 1633, in-fol. — Abrégé du factum du procès (ci-dessus), s. 1. n. d. in-4. — 
Les procédures laites tant, au privé Conseil du Roi que ailleurs, en conséquence des 
oppositions formées aux homologations des concordats faits par frères .1. Mercier 
et ci. Cotton, pour l'union des abbayes de Saint-Vincent du Mans et de Saint- 
Germain-des-Prés ... a la congrégation des Pères de Saint-Maur. par lesquelles 

procédures on rec Laîtra l<'s violences souffertes par les abbés, supérieurs et 

religieux de la dite congrégation de Chezal-Benoît, pour n'avoir point consenti 
la dite union. Paris, l"-'!<s. in-i. Pièces produites par la congrégation de Chezal- 
Benoît contre les Pères de Saint-Maur. s. I. n. d. in-4. — Bulle du pape Léon \ 
pour l'érection de la congrégation de uhezal-Benoit, produite par les religieux de la 
congrégation de Chezal-Benoît contre les Pères de Saint-Maur, s. I. n. d. in-i. 

Arrêl du prive Conseil du Roi, par lequel les religieux de la congrégation 
de Chezal-Benot sont déclarés déchus des droits d'élection de leurs abbés 
28 aoûl 1634), s. I. n. d. in-i. — Transaction faite par les Pères visiteurs 
et abbés de Chezal-Benoll pour le paiement de trente mille livres de 
pension par eux accordées a M. le card. de Richelieu (21 février 1635). Rati- 
fication du traite la-dessus, l'aile par le chapitre général de la congrégation 

de Chezal-Benoîl 7 mai 1635) et distribution des trente mille livres de 



- 69 — 

pension sur les cinq abbayes (14 mai 1635), s. 1. n. d. in-4. — Articles 
arrestés entre les soubsignés, sous le bon plaisir de Me r l'éminentissime 
cardinal duc de Richelieu pour l'union de la congrég. de Chezal-Benoit à la 
congrég. de Saint-Benoist réformée de France (28 mars 1636), s. 1. n. d. in-4. — 
Arrêt du Conseil d'État du Roi portant l'union de la congrég. de Chezal- 
Benoît à la congrég. de S.-Benoît réformée en France (2 mai 1636), s. 1. n. d. 
in-4. — Lettres patentes du Roi portant commission à Messieurs Deschamps, 
Vertamont et Fouquet, conseillers de Sa Majesté en ses conseils et maistres 
des requestes ordinaires de son Hostel, pour l'exécution de l'arrest du Conseil 
d'État du 2 mai 1636 ... (15 mai 1636), s. 1. n. d. in-4. - Cas posé tou- 
chant l'union de la congrég. de Chezal-Benoit à la congrég. de S.-Benoît en 
France, dite de Cluny et de S.-Maur, et résolution de MM. les Docteurs de 
Sorbonne et de droit canon (12 janvier 1644), s. I. n. d. in-4. — Lettres 
patentes du roi Louis XIV pour la confirmation de l'union des abbayes et 
monastères de la congrég. de Chezal-Benoit à la congrég. de S.-Maur regis- 
tres au Parlement de Paris (5 sept. 1650). Arrêt du Parlement de Paris 
portant homologation des dites Lettres patentes. Arrêt du Grand-Conseil por- 
tant homologation des dites Lettres patentes (23 déc. 1650), s. 1. n. d. in-4. 
Premier éclaircissement du droit de Sa Majesté sur les cinq abbayes dites 
de Chezal-Benoit, au Roy, s. 1. 1675. in-4. — Second éclaircissement ..., 
s. 1. in-4. — Abrégé des trois premiers éclaircissements du droit de Sa 
Majesté .... s. 1. n. d. in-4. — Extrait des registres du Conseil d'État 
ils février 1677), s. 1. n. d. in-4. — Au Roy et à Nosseigneurs de son Conseil. 
Pour le Supérieur général de la congrég. de S.-Maur, au sujet du droit 
d'élection dans les cinq abbayes de la congrég. de Chezal-Benoit, s. I. KiTT. 
in-fol. — Mémoire pour montrer par le simple fait que le roi a droit de 
nommer aux abbayes de Chezal-Benoit, s. I. 1680, in-fol. — Réponse (par le 
Sup. gén. de la congrég. de S.-Maur) a l'écrit intitulé : Mémoire .... s. 1. n. d. 

in-fol. — Réflexions s naires sur les mémoires qui prouvent que les cinq 

abbayes de Chezal-Benoit sont électives triennales et que c'est, le chapitre 

général de S.-Maur qui a droit d'élire les abbes. s. 1. n. d. in-fol. Réponse 
décisive du droit .le nomination de Sa Majesté aux cinq abbayes, dites de 
Chezal-Benoit, contre toutes les prétentions du Sup. gén. de la congrég. de 
S.-Maur, notamment contre sa dernière production signifiée le 19 février 1682, 
s. 1. n. d. in-fol. — Au Loi et à Nosseigneurs de son Conseil. Requête du 
Sup. gén. de la congrég. de S.-Maur (1 juil. 1682), s. I. n. d. in-fol. 
Vérités décisives de la contestation touchant l'élection triennale des cinq 

abbayes ... prouvées par les pièces que le Sup. gén. de la COngrég. de 
S.-Maur a remises, par l'ordre de Sa Majesté, entre les mains de M. de lîe/ons. 
conseiller d'État, s. I. n. il. in-l'ol. — Extrait des pièces produites ... par 

le Sup. gén. de la congrég. de s.-Maur, où l'on peut voir aisément la justice 



70 - 

de sa cause, s. 1. n. d. in-fol. — Mémoire qui justifie le droit de Domina- 
tion du roi aux abbayes de Chezal-Benoît ... contre le Sup. gén. de la 
congrég. de S.-Maur. Pour servir en l'instance qui est à juger devant 
Sa Majesté, par l'avis de M** l'archev. de Paris, du 11. P. de la Chaise, de 
MM. Poncet, de Bezons, Pommereu, conseillers d'État ordinaires, s. 1. n. d. 
in-i. — Au Roi. Requête du Sup. gén. de la congrég. de S.-Maur, s. 1. n. d. 
in-fol. — Avis de M e Charles Richer, avocat au Parlement, sur l'état des cinq 
abbayes, s. 1. n. d. in-fol. — Au Roi et à .Nosseigneurs de son Conseil. 
Réponse du Sup. gén. (20 déc. 1682), s. 1. n. d. in-fol. 

Premières démonstrations par pièces produites au nom du Sup. gén. de la 
congrég. de S.-Maur. 1° que la congrég. de Chezal-Benoît était établie avant 
le concordat, du 19 déc. 1516, ... 2° que nos rois avaient approuve l'insti- 
tution des abbés triennaux de titre et de régime, suivant les statuts de Dom 
Pierre du Mas, s. 1. n. d. in-fol. — Seconde démonstration par pièces pro- 
duites ... 1° que la bulle de Léon X ... a été obtenue sans surprise et que 
l'obligation de payer l'annate au Pape qui y est contenue n'est point un 
droit nouveau; 2" qu'elle a été exécutée de l'exprès vouloir du Roi, avant et 
après le concordat; 3° que le statut de triennalité n'est nullement contraire 
aux saints décrets, ni à la règle de saint Benoit, ni au droit de prière accordé 
par la pragmatique-sanction au Roi; -4° que les cinq abbayes ont été exceptées 
du concordat, sur la réquisition du Roi ; 5° que les déclarations et arrêts de 
1542 pour la révocation de la triennalité ... sont coups d'autorité d'un car- 
dinal ministre, qui ont été réparés par lui-même et par plusieurs bulles et 
lettres patentes portant rétablissement des abbés triennaux dans la congrég. 
de Chezal-Benoît, s. 1. n. d. in-fol. — Troisième démonstration ... 1° que le 
droit d'élire des abbés triennaux dans les chapitres généraux a été conservé 
aux cinq abbayes par les papes, les rois et cours supérieures, a perpétuité et 
sans restriction-, 2" que le Orand-Conseil, en 1518, et le commissaire députe, 
en 1558, n'ont pu et dû, contre le respect qu'ils devaient aux volontés de 
leurs souverains, opposer une condition irritante-, 3° que la peine opposée à 
la déchéance, dont il est fait mention dans l'arrêt du eard. de Luxembourg 
(1517) est une preuve que l'observance régulière subsistait en 1633; 4" que 
la déchéance de 1634 est un prétexte pour parvenir à la qualité d'abbé ... 
et à dix mille écus de pension, puisque, six mois après, le roi rétablit les 
religieux dans le droit d'élire, s. 1. n. d. in-fol. 

Première démonstration du droit de nomination aux cinq abbayes, dites de 
Chezal-Benoît 'in janvier 1683), par Dom Chappe, s. I. n. d. in-4. — Second 
éclaircissemenl du droit de Sa Majesté sur les cinq abbayes, par Dom Chappe, 
s. 1. n. d, in-1. — Au Roi et a Nosseigneurs de son Conseil. Requêtes du 
Sup. gén. de la congrég. de S.-Maur, s. I. n. d. in-fol. — Remarques et obser- 
vations sur l'établissement des élections triennales des cinq abbayes de la 



— 7] — 

congrég. de Chezal-Benoit, continuées dans la congrég. de S.-Maur, s. 1. n. d. 
in-4. — Addition aux « Remarques et observations ... », s. 1. n. d. in-4. — 
La réalité de l'abbé de régime, pour terminer les différends des cinq abbayes. 
Au Roi et à Nosseigneurs de son Conseil, par Dom Chappe (25 avril 1683), 
s. 1. n. d. in-4. 

Mémoire pour les abbés, prieurs et religieux des abbayes de S.-Vincent du 
Mans, de S. -Martin de Séez, de S.-Sulpice de Bourges, de S.-Allyre de Cler- 
mont et de S. -Augustin de Limoges (signé Mey), Paris, 1764, in-4. — Mémoire 
pour M. l'archevêque de Lyon, M. l'évêque d'Orléans, le sieur abbé de Véry, 
auditeur de rote, et le sieur abbé de Foy, nommés par le Roi aux abbayes 
de S.-Allyre, de S.-Vincent, de S.-Sulpice, etc. avec pièces justificatives, signé : 
Laget-Bardelin, Paris, 1764, in-4. — Précis pour les brévetaires du Roi sur 
les abbayes ... contre les soi-disant abbés réguliers et les religieux desdites 
abbayes, Paris, 1764, in-4. — Réponse sommaire au mémoire des brévetaires 
nommés aux abbayes, Paris, 1764, in-4. — Notice des titres et des textes 
justificatifs de la possession de nos rois de la première, seconde et troisième 
rac'e, de nommer aux abbayes et aux évèchés de leurs États, Paris, 1764, 
in-4. — Réflexions dans la cause des abbayes de Chezal-Benoit, sur la nature 
et l'origine du droit du Roi de nommer aux prélatures de son royaume, 
Paris, 1764, in-4. — Observations dans la cause des abbayes de Chezal-Benoît 
sur les nominations royales, Paris, 1764, in-4. — Suite des observations dans 
la cause des abbayes de Chezal-Benoit, Paris, 1746, in-4. — Pièces et titres 
concernant les abbayes de Chezal-Benoît, Paris, 1764, in-4. — Vérités décisives 
dans la contestation qui concerne les abbayes de Chezal-Benoit, incorporées 
à la congrégation de Saint-Maui\ et l'abbaye de Saint-Augustin de Limoges, 
Paris, 1764, in-4. — Nouvelles réponses à la congrégation de Saint-Maur, 
Paris, 1764, in-4. 

Arrêt du Grand-Conseil du Boi (18 juillet 1764). — Arrêt de la cour de 
Parlement qui juge que les abbayes de ... sont à la nomination du Boi, ainsi 
que les autres prélatures de son royaume, et qui, en conséquence, maintient 
messieurs les nommés par le Roi aux dites abbayes dans la possession 
d'icelles (1 sept. 1764). — Déclaration du roi, qui ordonne qu'il sera sursis 
pendant trois ans à toute espèce d'impétrations de prieurés ou bénéfices 
dépendant des abbayes y nommées, unis ou non unis aux menses d'icelles, 
vacant de quelque manière que ce puisse être (4 sept. 1764). — Lettres 
patentes du Roi, concernant la disposition des revenus de l'abbaye de Chezal- 
Benoît (17 lévrier 1765). 

Voir : Catalogue de. l'histoire de France, V, £81-483. 



LES BENEDICTINS ANGLAIS. 



Les catholiques anglais, persécutés par Henri VIII et, 
Elisabeth, trouvèrent sur le continent la plus généreuse 
sympathie. On s'intéressa de préférence aux jeunes gens qui 
manifestaient le désir de se consacrer au service religieux de 
leurs compatriotes, restés fidèles à l'Église romaine. Des sémi- 
naires furent établis pour eux à Rome, à Douai, à Valladolid 
et à Séville. Le gouvernement espagnol encouragea ces 
fondations. Les étudiants de ces séminaires n'entrèrent pas 
ions, dans le clergé séculier. Beaucoup se firent jésuites; il y en 
eut d'autres qui préférèrent la vie bénédictine. La congrégation 
italienne du Mont-Cassin reçut les jeunes Anglais, qui lui 
vinrent du séminaire de Rome; ceux de Valladolid et de 
Séville s'adressèrent aux abbayes de la congrégation espagnole 
Ils conservaient, les uns et les autres, la volonté formelle de 
travailler un jour à l'évangélisation de l'Angleterre. Le Sou- 
verain Pontife autorisa les supérieurs des congrégations du 
Mont-Cassin (1601) et de Valladolid (1602) à envoyer dans 
l'île leurs religieux anglais. Les vocations affluèrent dès lors; 
les monastères espagnols les attiraient plus que ceux d'Italie. 

Il restait en Angleterre un vénérable survivant de l'ordre 
monastique, Dom Sigebert Buckley, moine de l'abbaye de 
Westminster. Ce confesseur de la foi avail eu la consolation 
d'incorporer à sa famille religieuse deux Anglais, Robert 
Sadler et Edouard Mahew (21 uovembre 1607). La congrégation 
anglaise revivait en leurs personnes. Deux années plus tard 



— 73 — 

(15 décembre 1609), il transmettait à Dora Thomas Preston, 
proies du Mont-Cassin, tous les privilèges de son abbaye de 
Westminster et il le mettait à la tète de son petit groupe de 
moines. Cette restauration de la congrégation anglaise, approu- 
vée par le chapitre général du Mont-Cassin (1608), reçut de 
Paul V la confirmation apostolique (1612). Les Bénédictins 
qui évangélisaient l'Angleterre se partageaient donc entre trois 
congrégations différentes : la congrégation anglaise, la congré- 
gation italienne du Mont-Cassin et la congrégation espagnole 
do Yalladolid. 

Ceux qui venaient d'Espagne étaient les plus nombreux el 
do beaucoup les mieux organisés. Vers 1614, moins de vingt 
années après les premières professions reçues à Valladolid, 
ils étaient cinquante-huit religieux prêtres; vingt autres faisaient, 
dans les scolasticats, leurs études théologiques. Ils avaient 
déjà perdu quatorze confrères, dont quatre martyrs et un mort 
on prison. Ce n'étaient pas les seules victimes de leur zèle 
apostolique. Quatre moines souffraient alors dans les prisons 
de l'Angleterre; sept en étaient sortis après une détention 
prolongée; six étaienl condamnés au bannissement et, pour 
trois autres, on avait commué la peine capitale ou un exil 
perpétuel. Les moines venus d'Italie no dépassaient pas à cette 
époque le chiffre de seize. Leurs supérieurs les abandonnaient 
un peu à eux-mêmes. 

Plusieurs parmi les Bénédictins venus d'Espagne travaillaient 
activement au milieu de leurs compatriotes. Les autres cher- 
chaient, soit on France, soit dans les Pays-Bas, des installations 
pour organiser loin- vie religieuse, se tenir à la disposition 
des catholiques anglais qui habitaient ou traversaient ces 
régions et guetter les occasions favorables de traverser la 
mer. Ils se concilièrent l'estime et la sympathie «le personnages 
influents. Le cardinal Charles de Lorraine leur ofiril un asile 
dans le prieuré de Saint-Laurent de Dieulouard, au diocèse 



- 74 — 

de Toul (1606). Dom François Walgrave y admit plusieurs 
postulants. L'un d'eux, membre de la famille des Giffbrd, avait 
enseigné la théologie à l'université de Reims et rempli les 
fonctions de recteur. Il prit le nom de Gabriel de Sainte-Marie. 
Son crédit en France et à Rome et ses relations avec l'aristo- 
cratie anglaise, restée catholique, le mirent à même de rendre 
de grands services à ses frères. C'est lui qui leur procura 
uu monastère à Saint-Malo. 

Les Bénédictins n'eurent pas de bienfaiteurs plus généreux 
que Dom Philippe Caverel, abbé de Saint- Waast d'Arras. 
Il mit à leur disposition une partie du collège qu'il venait de 
fonder pour ses religieux auprès de l'université de Douai. 
Ce fut le berceau du collège et monastère de Saint-Grégoire, 
où Dom Léandre de Saint-Martin enseigna l'hébreu et la 
théologie. Ce saint homme, que le supérieur de la congrégation 
do Valladolid établit en qualité de vicaire général à la tête 
de ses religieux anglais, trouva le temps de préparer une 
édition de la bible avec glose interlinéaire, connue sous le 
nom de Bible de Douai, en six volumes in-folio. 

Marie de Lorraine, qui voulait réformer son abbaye do 
Chelles, demanda le concours des moines de Dieulouard. Elle 
installa et dota pour eux une maison dans le voisinage de 
si m monastère et leur confia la direction spirituelle de ses 
religieuses. La pieuse abbesse leur procura une autre maison 
dans Paris (1615), qui fut meublée par ses soins. D'autres 
abbesses cherchaienl à les utiliser. Le Père Joseph et Richelieu 
auraient voulu leur donner les monastères d'hommes de l'ordre 
de Fontevrault, à la seule charge de diriger les moniales. 
Les supérieurs refusèrenl ces propositions avantageuses; ils 
craignaient do les voir abandonner peu à peu l'évangélisa- 
tion de l'Angleterre, s'ils leur permettaient d'entrer dans 
cette voie. I ne <|u<'s!ioii plus importante les préoccupail alors 
et ne leur laissait guère la liberté de s'occuper d'autre chose. 



— 75 

Le succès de l'apostolat des Bénédictins en Angleterre 
dépendait de leur union. Or, cette union se trouvai! grave- 
ment compromise. Comment, en effet, des religieux, appar- 
tenant à trois congrégations différentes et soumis de ce fait 
à trois supérieurs éloignés les uns des autres, auraient-ils 
pu concerter leurs efforts? Il importait avant toul de 
fusionner ces trois groupes en une seule congrégation, 
anglaise par L'esprit, par le recrutement et par le but 
poursuivi. Cette solution, qui s'imposait, soulevait de sérieuses 
difficultés. Les groupes étaient d'importance trop inégale; 
et chacun d'eux avait sa physionomie propre, ses intérêts 
et ses ambitions légitimes. Ils étaient d'une origine trop 
récente pour avoir pu se ménager les moyens de se suffire 
à eux-mêmes. Ils avaient besoin de s'appuyer sur des monas- 
tères dévoués et riches et sur des congrégations fortement 
organisées. Les abbayes espagnoles leur donnaient cette double 
garantie. Aussi leurs moines anglais tenaient-ils, pour la 
plupart, à ne point rompre avec elles. 

Une première tentative d'union, commencée en 1(510, 
échoua après de longs pourparlers. Le projet fut bientôt 
repris. Rome le désirait. Le nonce du pape, Bentivoglio, 
intervint, lu concordat, agréé par les intéressés (1617), 
reçui l'approbation du chapitre général de la congrégation 
espagnole (1619) el la confirmation du Saint-Siège. La 
nouvelle congrégation, formée par la fusion <h^ trois groupes, 
conservait avec celle de Valladolid <\<'> liens étroits. Ses 
supérieurs, élus en chapitre général tous les quatre ans, 
étaient confirmés dans leur charge par le Général des 
Bénédictins espagnols. Celui-ci gardail sur ses membres le 
droit de visite el de protection. Comme il ne pouvait, à 
cause des distances, l'exercer par lui-même, le l'ère Caverel 
le suppléait. Les Bénédictins anglais envoyaient aux chapitres 
généraux d'Espagne un procureur avec mission de rendre 



- 76 - 

compte de leur état. Ceux qui avaient fait profession dans 
un monastère de la péninsule gardaient le droit d'y revenir, 
si l'âge ou les infirmités les condamnaient au repos. Cette 
union fut confirmée par Paul V (1619) et Urbain VIII (1626). 

On eut soin de la rappeler jusque dans le titre même de 
la congrégation, congregatio Angliœ ab hispanica dcpendens. 
Le temps permit bientôt aux religieux anglais de se suffire. 
Ils cessèrent, en 1637, les rapports officiels avec la con- 
grégation de Valladolid. 

L'homme qui avail le plus contribué par son action per- 
sonnelle à implanter en France les Bénédictins anglais, 
Dom Gabriel de Sainte-Marie Giftbrd, tut mis à la tète de 
la congrégation. Mais il dut céder la place à un autre 
avant que Paul V ne l'eût confirmé; Louis XIII l'adjoignit 
à l'archevêque de Reims en qualité de coadjuteur avec 
future succession (1618). Après lui, Dom Léandre de Saint- 
Martin, qui avait longtemps rempli la fonction de vicaire 
du supérieur général de Valladolid, gouverna l'œuvre nais- 
sante. On le considère de fait comme son premier supérieur 
général. Il eut pour successeurs, les Pères Rosendo Barlow, 
Sigebert Braghshaw et Claude White. Le chapitre général 
le remit en charge (1633), deux années avant sa mort. 
Dom Clément Reiner, qui lui succéda, s'était fait connaître 
par son Apostolahis Benedictinorum in Anglia, où il montre 
la tradition historique qui rattachait la jeune congrégation 
aux anciennes abbayes bénédictines d'Angleterre et à leurs 
saints fondateurs. 

Elle n'eut en France que les trois monastères de Saint- 
Edmond de Paris, de Saint-Grégoire de Douai et de Saint- 
Laurenl de Dieulouard. La congrégation allemande de Bursfeld 
lui avail cédé le prieuré de Lambspring. La maison de Chelles 
fui, de bonne heure abandonnée. Celle de Saint-Malo, par le 
simple lait de Sa situation dans une ville maritime, excita 



— 77 — 

des inquiétudes en haut lieu, on s'en aperçut sous Louis XIII 
(1638); il fut alors question de l'unir à la congrégation de 
Saint-Maur. Des pourparlers furent de nouveau engagés 
en 1650; mais ils n'aboutirent qu'en 1669. Les religieux, 
n'ayant plus la possibilité de gagner l'Angleterre par ce 
port, se retirèrent dans leur maison de Paris. Les moines 
de Marmoutier cédèrent à cette congrégation leur prieuré 
de la Celle-en-Brie. 

Grâce à ces maisons, établies et dotées sur le continent, 
les Bénédictins anglais purent se recruter et donner à leurs 
jeunes religieux la formation monastique et théologique 
nécessaire. Ils y laissèrent, avec les novices, les étudiants 
et leurs maîtres, des prêtres, qui s'occupaient de leurs 
compatriotes réfugiés en France. Les infirmes et les vieillards 
y trouvèrent un lieu de repos. Les moines valides menaient, 
en Angleterre, une vie tout apostolique. On les avait distri- 
bués en deux provinces, de Cantorbéry et de York, ayant 
chacune à sa tète un provincial. 

Ceux qui vivaient en France se tinrent facilement en 
dehors des troubles qui agitèrent la congrégation de Saint- 
Maur. Leurs habitants n'avaient pas le loisir de s'occuper 
de Jansénius, de Port-Royal et de Quesnel. La commission 
«1rs Réguliers les laissa tranquilles. La Révolution ne lit 
guère que déplacer leurs prieurés. Dieulouard fut transporté 
à Ampleforth et Saint-Grégoire de Douai, à Downside, en 
Angleterre. Saint-Edmond de Paris put, dans la suite, se 
reconstituer à Douai. La congrégation possédait à Cambrai 
un monastère de femmes, qui trouvèrent un asile ;'i Stanbrook. 



i -. 1 1 : 1 i » • « . I : \ l ■ 1 1 1 1 . 

Chapters in the Historj of the English Bénédictines, par Dom Gilberi Dolan, 
dans The Downside review, 1891 et suiv. — index generalium constitu- 
tionum anglo-benedictinœ congregationis necnon el regularum a missionariis 

obscrvandarum, auct. Dora Benedicto Snow. Liver| I. 1872, in-12. On trouve 

en appendice la Matricule des religieux depuis les origines de la congrégation. 
— Examen trophœorum congregationis praetensœ anglicanae ordinis Sancti 
Benedicti, a Dom Barnez. Bemis, 1622. — Apostolatus Benedictinorum in 
Anglia, a Dom Clémente Reiner, Douai, 162i>, in-fol. L'appendice contient un 
grand nombre de documents inédits. — Bullarium romanum VI, i. Brefs 
d'1 rbais vin. \. 6 et 325. - Two letters of cardinal Bentivoglio, dans Douai 
magazine, vil (1902) 113-123. — Les archives de la congrégation de Valladolid, 
conservées à l'abbaye de silos, possèdent des documents originaux intéressant 
les origines de la congrégation anglaise, XII, fol. 99 et s., XIX. 

A brief history of the anglo- Bénédictine congrégation, dans the Douai 
magazine, vu (1902) 129-139. — Chroniques générales de l'ordre de S.-Benoît, 
par Yepez, traduites par Dom Martin Bethélois, 1. 595-599; IV, 67-70. — 
llisioria abbatiae Cassinensis per sseculorum sériera distributa. studio et labore 
Erasmi Gattola, Venetiis, 1733, in-fol. I, 784-786. Gallia christiana, VII, 
1068-1089. — BÉLYOT, VI, 280-287. qui a utilisé des notes fournies par 
Dom Benoit Weldon. 

Chronological notes containing the rise, grouth and présent state of the 
english congrégation, drawn from the archives of the houses of the said 
congrégation ... where are preserved the authentic acts and original deeds 
an. 1709, by Dom Benêt Weldon. Stanbrook, 1881, in-'., c'est un résumé 
du manuscrit de l'auteur. 2 volumes in-fol., conservé aux archives de 
Downside. On trouve dans l'appendice la liste des supérieurs généraux, des 
provinciaux, des religieux profès antérieurs à l'union des trois congrégations, 
-les prieurs et proies de chaque monastère. — Necrologj of the english congré- 
gation of the order of St. Benedict, from 1600 to 1883, by Dom Snow, 
London, 1883, in-8. Additamenta ad Ziegelbauer Historia rei litterariœ ejusque 
continuatores. Nomina auctorum congregationis anglican», a D. <;. Dolan, 
dans Studien and Mit. de Raigern, i issu 164-168. 

Mémoire of missionarj Priests and other catholics of both sexes that hâve 
Bufierend death in England in religious accounts from the year 1571 to 1684, 
Edimburgh, 1878, 2 vol. in-8, où l'on trouve des notices sur Dom Mark 
Barkworth (1601) l. 257; G. Gervaise (1608) II. 19; J. Roberta 1610), 11; 
W. Scott (1612), '.7 ; Barlou (1641), 116; Boniface Kempe el lldef. Hesketh 

1644), 179; Philip Powel (1646), 145; Robert Cox 1647), 211; Thomas 



— 79 — 

Pickering (1679), 238. — Notices of the english collèges and convents estab- 
lished on the continent after the dissolution of religious houses in England, 
by Edward Petre, edited by the rev. Husenbeth, Norwick, 1849, in-8. 

The english black monks of St. Benedict. A sketch of their history from the 
coming of St. Augustine to the présent day, by the rev. Ethelreu Tauton. 
London, 1897, 2 vol. in-8. Le tome deuxième est consacré à l'histoire de la 
congrégation anglaise. Chacun de ses monastères a son chapitre particulier. 
— Le vénérable Jean Roberts, 0. S. B. par Dom Bède Camm, dans Rev. bénéd. 
XII (1895) et XIII (1896). A Bénédictine martyr in England, being the life 
and Urnes of the vénérable' servant of God, Dom John Roberts, by Dom B. Camm, 
London, 1897, in-8. — Two récent books on the english Bénédictines, by 
Edmond Bishop, dans the Downside review, XVII (1898), 121-126. — The rise 
af the Anglo-Benedictine congrégation, dans The month (1897), 581-600. Voir 
dans la même revue (1898), 364-377, un article de Dom Camm sur les relations 
des Bénédictins et des Jésuites à Valladolid de 1599 à 1604, et (1899), 232-248 
un de Pollen sur la rivalité de ces religieux, en 1603. — Fontevrault, par 
Dom Besse, dans the Ampleforth Journal, II (1896), 23-38. — Une tentative de 
réforme monastique dans l'abbaye de Fontevrault, par Dom Besse, dans Bul. 
soc. antiq. de l'ouest (1898), 68-79. 

Les Bénédictins français avant 1789. par Ch. Gérin, dans Rev. quest. histor., 
XIX, 506. 



CONGRÉGATION DE SAINT-VANNE. 



Les monastères lorrains eurent beaucoup à souffrir durant 
les guerres de religion; la Ligue ne causa pas moins de 
préjudice à leurs intérêts spirituels et temporels. Une réforme 
était indispensable. Le cardinal Charles de Lorraine, qui s'en 
rendait compte, reçut du pape Grégoire XIV la mission de 
l'établir dans les maisons religieuses des diocèses de Metz, 
Toul et Verdun, des duchés de Lorraine et de Bar (1591). 
Deux chapitres généraux, convoqués par lui, en 1595 et 
en 1597, ne donnèrenl aucun résultat appréciable. Une 
réforme ne peut venir du dehors au moyen de mesures 
administratives; elle réclame, pour réussir, l'action d'un 
réformateur dn dedans, qui commence son œuvre en faisant 
de toute sa personne une règle vivante. 

L'abbaye de Saint-Vanne de Verdun possédait, parmi ses 
religieux, ce1 instrument providentiel de la rénovation monas- 
tique, Dom Didier de la Cour, profès depuis l'année 1575. 
Le prince Erric de Lorraine, évêque de Verdun el abbé com- 
mendataire de Saint-Vanne, partageail les sentiments de son 
cousin, le cardinal évêque de Metz, au sujel de la réforme. Erric 
sollicita peur Dom Didier, après son élection à la charge de 
prieur (1598), un bref pontifical l'autorisanl à prendre toutes 
les mesures qu'il jugerait utiles au rétablissement de la 
discipline. Quatre novices el un ancien religieux s'enga- 
gèrent, le 30 janvier 1600, à pratiquer la régie de Saint 
Benoît. D'autres vocations ne tardèrenl pas à s,» présenter; 



— 81 — 

il en vint de Paris et de plus loin. Des moines proies, dési- 
reux de la perfection monastique, sollicitèrent leur admission. 
La réforme était établie. Il ne restait plus qu'à l'organiser. 

L'abbaye de Moyen-Moutier reçut, en 1601, quelques nou- 
veaux profès de Saint-Vanne. Les deux communautés for- 
mèrent le projet de s'ériger en congrégation (1603). Une 
bulle de Clément VIII (7 avril 1604) confirma leur dessein 
et donna son existence canonique à la nouvelle congrégation, 
connue désormais sous le nom des Saints Vanne et Hydulphe, 
patrons des deux abbayes. Elle adoptait l'interprétation pra- 
tique donnée à la règle bénédictine par la congrégation du 
Mont-Cassin. Le premier chapitre général, réuni à Saint- 
Vanne, le 31 juillet 1604, la dota des organes, qui lui étaient 
nécessaires pour vivre et se développer. Ces chapitres eurent 
lieu lous les ans jusqu'en 1740; ils devinrent triennaux. 
à partir de cette époque. Les premières assemblées don- 
nèrent tous leurs soins à la formation des novices et à la 
rédaction des lois qui devaient fixer l'observance. L'œuvre 
parul assez avancée, en 1610, pour que les constitutions 
fussent imprimées. C'était une adaptation fidèle aux exigences 
de la vie monastique en Lorraine des constitutions suivies 
dans les monastères italiens. 

Le meilleur auxiliaire de Dom Didier de la Cour fut 
Doin Claude François, réformateur de Moyen-Moutier. Le 
cardinal Charles do Lorraine les appuya, l'un et l'autre, 
de toute son autorité. Le Brel de Paul Y. envoyé sur ses 
instances CJ7 septembre 1605) pour recommander la réforme 
aux moines lorrains, et la visite des monastères faite en consé- 
quence par un bénédictin italien, Dom Laurent Lucalberti, 
leur turent d'un grand secours. Ou vit bientôt les monastères 
de la région se réformer les uns après les autres et entrer 
dans la congrégation de Saint-Vanne. En voici la liste : 

Saint-Vanne de Verdun (1604), Saint-Hydulphe de Moyen- 



— 82 — 

Mont ici- (1604), Saint-Mihie] (1606), Longueville (1606), Saint- 
Avold (1607), Saint-Léopold à Nancy (1608), Saint-Mansuy 
à- Toul (1609), Beaulieu en Argonne (1010), Saint-Vincent de 
Besançon (1(51 1), Saint-Airy de Verdun (1011), Saint-Evre de 
Toul (1611), Bouzonville (1612), Saint-Nicolas du Port (1012), 
Faverney (1613), Senones (1018), Saint-Arnoul de Metz (1619), 
Laye-Saint-Christophe (1020), Saint-Mont (1020), Breuil-lès- 
Commercy (1021), Moiremont (1022), Saint-Pierre de Chalons 
(1627), Jouhe (1028), Mont-Roland (1028), Saint-Clément de 
Metz (1630), Luxeuil (1034), Morizécourt (1634), Saint- 
Symphorien de Metz (1034), Mouzon (1034), Hautvillers (1635), 
Novy (1040), Fontaines-lès-Luxeuil (1640), Saint-Vincent de 
Metz (1042), Sainte -Barbe -lès -Metz (1642), Flavigny-sur- 
Moselle, Saint-Urbain (1654), Montiéramey (1655), Châtenois 
(1655), Poultiers (1655), Moutier-la-Gelle (1655), Munster 
(1658), Montiérender (1659), Villenauxe (1660), Saint-Michel- 
en-Thiérache (1661), Saint-Ayoul à Provins (1002), Huiron 
(1008), Vertus (1(572), Kozières- lès -Salins, Saint -Ferj eux, 
Ménil (1738) l . 

Ces monastères, disséminés dans les diocèses de Metz, Toul, 
Verdun, Baie, Besançon, Chalons, Langres, Laon, Reims, 
Sens et Troyes, formaienl les provinces do Champagne, de 
Lorraine et de Franche-Comté. 

Dom Didier de la Cour mourut, le 14 novembre 1(523. Il 
mérite une place au milieu iU>s principaux restaurateurs de 
l'ordre bénédictin. Son action réformatrice eu1 une portée con- 
sidérable, même au dehors de la congrégation de Saint-Vanne. 



' Il j avail dans ces diverses maisons 610 religieux, à la fin du xvm e siècle. 
Les Vannisles avaienl essayé, a diverses reprises, de fonder une maison à Paris, 
Ils tîrenl nue nouvelle tentative, dans ce .sens, en 1686. Elle échoua complètement. 

Celle fondalit ûl été contraire aux transactions passées entre eux el les 

Bénédictins de Saint-Maur. Don Martène, Histoire de la congrégation de Saint- 
Maur, II. 822. 



— 83 — 

Saint-Vanne et Moyen-Moutier, centres de cette congré- 
gation, et ses monastères de la première heure se trouvant 
dans la Lorraine, ne dépendaient pas de la couronne de 
France. Les moines français, qui adoptèrent la réforme inau- 
gurée par le vénérable Didier de la Cour, «lurent former un 
groupe monastique indépendant, qui devint la célèbre congré- 
gation de Saint-Maur (1618). Ceux qui la fondèrent, après 
avoir réformé le collège de Cluny, Saint-Augustin de Limoges, 
Nouaillé, Saint-Faron de Meaux et Jumièges, étaient pour 
la plupart proies de Saint-Vanne. 

Les monastères, mentionnés plus haut, se trouvaient en 
grand nombre dans le royaume. Ils avaient de continuelles 
relations avec les abbayes des diocèses voisins. L'ordre de 
Cluny se ressentit de leur influence. Dom Jacques d'Arbouze 
demanda quelques religieux de cette congrégation pour l'aider 
à réformer son abbaye, lorsque ses pourpalers avec les Mau- 
ristes eurent échoué. Le cardinal de Richelieu l'engloba avec 
la congrégation de Saint-Maur et l'ordre de Cluny dans sa 
congrégation de Saint-Benoit, qui devait réunir tous les 
monastères français. Les Vannistes conservèrent une certaine 
action à Cluny, après la rupture de cette union. On en recon- 
naît la (race dans la réorganisation de cet ordre. L'union 
entre Saint-Vanne et Cluny, réalisée par Mazarin, ne dura 
pas plus longtemps que lui. Ces deux congrégations se dispu- 
tèrent, dans la suite, la possession de quelques monastères 
franc-comtois. Cluny eut gain de cause. 

Les Bénédictins belges, édifiés par la réforme de leurs con- 
frères de Lorraine, se remirenl à une pratique plus fervente des 
vertus religieuses. De cette rénovation sortit la congrégation de 
la Présentation-Notre-Dame (1628). L'abbaye de Saint-Huberl 
fut son berceau. La réforme s'étendit ensuite aux monastères 
de Saint-Denis en Brocqueroie, do Grammont, d'Afflighem, etc. 

La congrégation de Saint-Vanne avail à sa tête un supé- 



— 84 — 

rieur général ou président, nommé pour un an par le chapitre 
général. C'est dans ce chapitre que résidait l'autorité souve- 
raine. Il se composait du président, des visiteurs, des supérieurs 
et d'un délégué de chaque maison. On y procédait à l'examen 
de l'état spirituel et temporel des monastères et à la nomi- 
nation des nouveaux supérieurs. Comme les abbayes, saut 
Moyen-Moutier, Senones, Saint-Mihiel, Munster, Saint- Avold, 
Longueville et Saint -Léopold, étaient en commende, les 
supérieurs n'avaienl que le titre de prieurs. Les abbés réguliers 
des abbayes, que nous venons d'énumérer, étaient perpétuels 
et nommés par les moines. Celui de Saint- Léopold ('tait 
renouvelé tous les cinq ans. Il avait été décidé à l'origine 
que le scolasticat de la congrégation serait établi auprès de 
l'université de Pont-à-Mousson. Deux essais échouèrent, en 
1618 et en 1621. On se contenta de réunir les étudiants et 
leurs maîtres dans le prieuré de Breuil, près de Commercy. 
Les Bénédictins Vannistes se sont adonnés avec ardeur à 
l'étude des sciences sacrées et de l'histoire. On ne saurait 
toutefois les comparer aux Bénédictins de Saint-Maur. Quelques 
noms demandent à être cités. C'est, en première ligne, Dom 
Calmet, abbé de Senones, à la t'ois exégète et historien, l'un 
des hommes les plus instruits de son époque. Les deux Pères 
Alliot et Dom Mathieu Petit-Didier mirent en honneur les 
(•Indes bibliques à Moyen-Moutier, où une académie se tonna 
autour d'eux. Petit-Didier l'ut un ardenl défenseur de l'infailli- 
bilité pontificale. Dom Rémi Cellier, prieur de Flavigny, a 
laissé une histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, qui 
n'a pas perdu toul son mérite. Les publications de Dom CaJmel 
sur l'histoire de la Lorraine sont une source, où les érudits 
,,,. r,. S s<'ut de puiser. Doni Thomas Mangearl l'ut un numismate 
distingué. Plusieurs de ces moines fouillèrenl les archives de 
leurs abbayes el on1 rédigé des monographies, pleines <!<■ faits 
h de documents. 



— 85 — 

Ils ne surent pas tous se préserver des erreurs janséniennes. 
Les maisons champenoises en souffrirent plus que les autres. 
Il y eut des appelants, même dans les monastères lorrains. 
Dom Petit-Didier avait écrit une apologie des lettres provin- 
ciales; il était l'ami de Quesnel. Ce n'était pas le seul. La 
congrégation de Saint- Vanne l'ut toutefois beaucoup moins 
atteinte et, par conséquent, moins agitée que la congrégation 
de Saint-Maur. 

Elle taisait encore bonne figure, lorsque la commission des 
Réguliers lui imposa de nouvelles constitutions (1768), s'immisça 
dans son gouvernement et saisit tous les prétextes de semer 
la défiance et le trouble, en attendant la suppression violente 
des ordres religieux. Elle eut à rédiger de nouvelles consti- 
tutions, qui furent confirmées par Lettres patentes. Des moines 
assez nombreux, trouvant la discipline trop austère, récla- 
maient la suppression de l'abstinence perpétuelle. Les défini- 
teurs du chapitre général de 1783 prirent sur eux de les 
autoriser à manger de la viande, malgré les protestations de 
Dom Pierre, supérieur général de la congrégation. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Nous n'avons aucune histoire imprimée ou manuscrite de la congrégation 
de Saint-Vanne. Mom Pierre Munier avait réuni quatorze volumes in-folio 
de documents sur cette congrégation et rédigé une histoire en six volumes 
in-fol. Les documents, conservés à la bibliothèque de Moyen-Moutier, <!t l'his- 
toire, conservée a Senones, ont disparu pendant la Révolution française. On 
conserve, à la Bib. île s. -hic, une histoire commencée par Dom Calmet, qui 
devait avoir deux ou trois volumes in-',. Voir : Vie 'l' 1 Dom Calmet, par 
Dom Fange, 408. ■ - Histoire abrégée de l'origine de la congrégation de Saint- 
Vanne. Arch. Nat., ma. 170. -- Les historiens île la congrégation île Saint-Mauri 
Dom Mi.i.i: et Dom Martène, fournissent sur les origines île nombreux 
renseignements. — <>n peut consulter, a la Bibliothèque Nationale, les ms. 
lat. 2260, 5208, 11.822, 12.664, l-J.iiiiii. 1-1777. M77'.». 13.859. Notes sur la 
concréaati le Saint-Vanne, m la lin du ms. lat. 1283. La collection île 



— 86 — 

Lorraine renferme de nombreux documents sur les monastères de cette con- 
grégation. Voir : Collections manuscrites sur l'histoire des provinces de 
France. Inventaire, par Lauer, l. 252-502, passim. 

Sommaire de la naissance et progrès du l'établissement de l'ordre de Saint 
Benoît en ce siècle, avec un abrégé de la vie du \\. I*. Didier de la Cour, 
son premier restaurateur, s. 1. n. d., in-fol. — Chroniques de l'ordre de 
Saint-Benoît, par Yepez, traduites par Dom Martin Rethélois, IV, 172-184. — 
Hélyot, VI, 273-280. — Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine, par 
Dom Calmet (éd. Nancy, 1728), in, 132-148. - Histoire des diocèses de Toul, 
de Nancy et de Saint-Dié, par l'abbé Eug. Martin. Nancy. 1904, in-8, II. 88-97. 
Histoire du vénérable Dom Didier de la Cour, réformateur des Bénédictins 
de Lorraine et de France, tirée d'un manuscrit original de l'abbaye de 
Saint-Vanne, par un Bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur (Dom 
Haudiquier), Paris. 177-2. in-8°, XVI-344. Voir : Année bénédictine, par la 
mère de Blémur, au 14 novembre; la préface de la Bibliotheca Benedictinor 
Mauriana, par Dom Bernard Pez, Augsbourg, 1716, in-8, et le Voyage litté- 
raire de deux Bénédictins (Dom Martène et Dom Durand), 2 e partie, 97-109. 
— Dom Didier de la Cour et la reforme des Bénédictins de Lorraine 1550- 
1623), par Dom Didier Laurent, dans Mém., Soc. arch. lorraine, Mil (1903), 
265-502. Voir un travail du même auteur sur le même sujet, dans Bullet. de 
Saint-Martin de Ligugé, 1899-1900. — Éloge du 11. P. Dom Philippe François, 
abbé de Saint-Ayrj de Verdun, dans Éloges de plusieurs personnes illustres 
de l'ordre de Saint-Benoît, par la Mère de Blêmir, II. 521-536. — La vie 
du T. U. Dom Aug. Calmet. abbe de Senones, avec un catalogue raisonne 
de tous ses ouvrages tant imprimés que manuscrits auquel on a joint plusieurs 
pièces, qui ont rapport à cette vie, par Dom Fange, Senones, 1762, in-8. — 
Dom Calmet et la congrégation de Saint-Vanne, par E. de Bazelaire, dans le 

Corres] dant, IX (1845), 703-727, 846-874. 

Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de Saint-Benoit, par Dom .1. 
François, de la congrégation de Saint-Vanne, bouillon. 1777. i vol. in-8. — 
Bibliothèque lorraine ou histoire des hommes illustres qui ont Henri en 
Lorraine, dans les trois évêchés, dans l'archevêché de Trêves, dans le duché 
de Luxembourg, par Dom Calmet, Nancy, 1751, in-fol. — Bibliothèque des 
auteurs de la congrégation de Saint-Vanne, par Dom Thdèbault, Bib. Nat., 
qouv. acq. franc., ms. 1423. Bistoire des diocèses de Toul. de Nancy et de 
Saint-Dié, par l'abbé Martin, il. 350-357. - Correspondance >U^ Bénédictins 
de Lorraine avec Moreau, historiographe de France, par l'abbé A. Didier- 
Laurent, Nancy, 1896, in-8; ext., Mém., Soc. arch. de Lorraine, L896. — 
Quelques lettres de Bénédictins lorrains, par Dom Didier-Laurent, Saint-Dié, 
1899, in-8°, ext., Soc. philom. Vosgienne. 

Anciens Bénédictins lorrains, par L. Germain, Nancy. 1886, in-8°, ext., 
Journal, Soc. arch. lorraine. - La bibliothèque du Grand-Séminaire de Nancy. 



— 87 — 

par l'abbé Vacant, Nancy, 1897, in-8. On trouve, dans ce dépôt, de précieux 
documents sur les moines de la congrégation de Saint- Vanne. 

Notice sur Dom Calmet, par Digot, Nancy, 1800, in-8°. — Mémoire sur la 
correspondance inédite de Dom Calmet, par Maggiolo, Paris, 1863, in-8. — 
Documents inédits sur la correspondance de Dom Calmet et de Dom Fange, 
par l'abbe Guillaume, dans Mém., Soc. arch. lorraine (1873), 94-151; (1874), 
124-234. 

Les travaux des Bénédictins de Saint-Maur et de Saint-Vanne sur les an- 
ciennes versions de la Bible, par l'abbé Mangenot, dans Bévue des sciences 
ecclésiastiques (1888). 

LIVRES LITURGIQUES. 

Breviarium monasticum juxta regulam S. P. Benedicti et ad mentem 
Pauli V pontificis maxîmi, Senoniis, 1762, 2 vol. in-8. — Bechercbes sur le 
bréviajire de l'ordre de S. -Benoît (à propos de celui imprimé a Senones en 
1764), s. 1. 1766, in-12 de 130 p. — Lettre au B. P. '** contenant des remar- 
ques sur l'écrit intitulé : Bechercbes sur le bréviaire de S.-Benoit, Cologne, 
I7(it>, in-12 de -46 p. — Lettre au Bévérend Père*** contenant des observations 
sur les deux bréviaires imprimés à .Nancy et à Senones, La Haye, 1767, in-8 
de 55 p. — Spécimen Breviarii monastici ad mentem régula' Sancti Patris 
Benedicti, Nanceii, 1771, 2 vol, in-8. — Breviarium monasticum juxta regulam 
Sancti Patris Benedicti ad usum congregationis Sanctorum Vitoni et Hydulphi, 
Nanceii, 1777, i vol. in-8. — Diurnale monasticum ad usum congregationis 
S. Vitoni, Nanceii, 1780, in-18. 

Ceremoniale monasticum jussu et auctoritate capituli generalis congregationis 
Sanctorum Vitoni et Hydulphi editqm, Tulli-Leucorum, 1695, in-8. - Synopsis 
Ceremonialis monastici. dans Bibliot. génér. (les écrivains de l'ordre de 
S. -Benoit. IV, 277-:;ili. — Missale ronianum monasticum ad usum congréga- 
tions Sanctorum Vitonis et Hydulphi, Nancy, 1781, in-fol. — Processionale 
monasticum ad usum congregationis Sanctorum Vitoni et Hydulphi. Cui adjun- 
guntur l'itus adrainistrandi extremam-unctionem et viaticum infirmis, etc.. 
Nanceii, l~<s:>, in-4. 

STATl is m C0NS1 ITUTIONS. 

Acta capitulorum generalium congreg. Sanct. Vitoni el Hydulphi usque ad 
erectionem congreg. Sancti Mauri in regno Galliae. Arch. nat., 991. Listes 

des présidents, visiteurs, supérieurs, etc. de la congrégation de S.-Vanne, 

élus dans les chapitres généraux. Liste i\rs religieux proies el. des défunts 

d'un chapitre a l'autre. Avertissements donnes dans les chapitres généraux. 



— 88 — 

Explication du serment que taisaient les religieux ;tu moment «le leur pro- 
fession. Arch. départ, de Meurt! I Moselle, sér. H, 109. Inventaire sommaire, 

par Lepage, IV. I e part.. II. — Difficultés entre les religieux et les supérieurs 
majeurs de la congrégation an sujet du Bref du 15 avril 1711, qui changeait 
certains articles de leur régime et portait que le chapitre général, jusqu'alors 
annuel, ne se tiendrait plus que tous les trois ans. Sér. H, °217. Ibid., °2°2. — 
Défense de la constitution faite au dernier chapitre général de la congré- 
gation de S.-Vanne. par un disciple de saint Augustin (Dom Marc Couché). Bib. 
Vesoul, ins. 82. — Relazione del Lorenzo Luc Alberti. Bib. Vatican, ms. lat. 
7923, insérée par Dom Didier Laurent dans sa biographie de Didier de la 
Cour. — Bulle d'érection de la congrégation par le pape Clément VIII (1604), 
dans Bullarium romanum V, m, 40-42, 

Régula Sanctissimi Patris Benedicti cum declarationibus congregationis 
Sanctae Justinse de Padua, prout mine servantur in congreg. Sanct. Vitonis et 
Bydulphi, quibus addita est vita ejusdem Patris. Virduni, 1610, in-lfi et Tulli. 
1625, 1640, 1674. — La Règle <le S.-Benoît, avec les déclarations qui se 
gardent en la congrég. de S.-Vanne et de S.-IIydulphe, Toul, 1641 et 1679, 
in-s. — Régula Sanctissimi Patris Benedicti ad usum congreg. Sanct. Vitoni 
et Bydulphi accommodata, Parisiis, 1769, in-12 et 177'.. in-12. — Statuta 
congregationis Sanct. Vitoni et Bydulphi île studiis, édita anno 1769, dans 
Bibliot. génér. des écrivains de l'ordre de s. -Benoit, IV, 251-259. 

Matricula religiosorum et sacerdotum congreg. Sanct. Vitoni et Hydulphi, 
Nanceii, 1782, in-4. Voir Rev. bénéd., Mil (1896), 56. — Ordo et annus aggre- 
gationis monasteriorum congreg. Sanct. Vitoni et Hydulphi, dans Studien und 
Mith. Bened. de Raigern, VI (1885), 171-172. — Lecestre, 9-11. 

Privilégia congreg. Sanct. Vitoni et Bydulphi concessa. Bib. Metz. ms. 263. 
— Bulla [nnocentii M. papœ maximi, in gratiam congreg. reformataB Sanct. 
Vitoni et Bydulphi, uni. Sancti Benedicti, édita (26 juin 1679). 

Mémoire pour les religieux de la congrégation de s.-Vanne sur le privilège 
de leur évocation générale au Grand Conseil, s. I. n. d. in-fol. — Lettre d'un 
jeune religieux de la congr. de s. -Vanne a un ancien supérieur de cette 
congrég. et réponse de cet ancien supérieur a ce jeune religieux sur l'habi- 
leté des religieux de la mêl grég. a posséder en titre perpétuel les 

abbayes, prieurés et mitres bénéfices qui dépendent de leurs monastères. 
Datée de Verdun du ï> nov. 1719, s. I. n. d. in-12. Mémoire a consulter 
pour plusieurs abbés, prieurs et religieux de la congrég. de S.-Vanne el 
S.-Bydulphe, Paris, 1741, in-4. Appel comme d'abus des décrets du chapitre 

énéral de 1740. Mél re pour servir de réponse au mémoire imprime 

par ordre des supérieurs majeurs de la congrég. de S.-Vi assemblés à 

la diète lei ai l'abbaye de S.-Urbain (20 sept, 1741), s. I. n. d.. in-'.. 

Pièces justificatives, s. I. n. d.. in-4. — Mémoire au sujel d'un Bref cou- 



— 89 — 

cernant le gouvernement des religieux Bénédictins de la congrég. de s. -Vanne 
et de S.-Hydulphe, s. I. n. d., in-4. — Pièces justificatives pour servir au 
Mémoire intitulé : Éclaircissements des difficultés nées dans la congr. de 
S.-Vanne, au sujet du Bref de N. S. P. le Pape du 13 avril 1741, s. 1. n. 
d., in-fol. — Mémoire pour les religieux Bénédictins de la congrég. de 
S.-Vanne contre les Supérieurs majeurs de la même congrég., s. 1., 1742, 
i n _4. _ Arrêt du Conseil d'État du Roi portant règlement pour la congrég. de 
S.-Vanne (21 février 1744). Lettres patentes portant règlement pour ies reli- 
gieux de la cong. de S.-Vanne (9 mars 1744). 

Éclaircissement des droits de la cong. de S.-Vanne et S.-Hydulphe sur les 
monastères qu'elle possède dans la Franche-Comté, s. 1. n. d. — Écritures qui 
ont servi de Ëactum au procès jugé au Grand Conseil du Roi en laveur de 
l'ordre de Cluny contre la congrég. de S.-Vanne par arrest du 12 sept. 1682, 
s, 1. n. d., in-4. 

VANNISTES El CHANOINES RÉGULIERS, ETC. 

Mémoire pour les abbés et religieux Bénédictins des monastères de Lor- 
raine rentre les prétentions des abbés et religieux chanoines réguliers du 
même pays, touchant la préséance dans les cérémonies publiques, tant ecclé- 
siastiques que civiles, sur lesdits abbés et religieux Bénédictins, s. 1. n. d. 
in-fol. — Réponse des chanoines réguliers de Lorraine au mémoire des abbés 
et religieux Bénédictins des mêmes États, touchant la préséance, s. 1. 1699, 
i,i-/ t . _ Réplique des abbés et religieux Bénédictins de Lorraine et Barrois 
aux réponses des chanoines réguliers des mêmes pays, au sujet de la pré- 
séance, s. I. n. d.. in-fol. - Réponse des chanoines réguliers de Lorraine 
a la réplique des RR. PP. Bénédictins, louchant la préséance dans les céré- 
monies tant ecclésiastiques que civiles, s. I. n. d.. in-fol. — Apostilles sur 
la dernière réponse des chanoines à la réplique <\<'^ RR. PP. Bénédictins, 
s. I. n. d., id-i. 

Au sujet du Jansénisme dans la congrég. de S.-Vanne, voir : Nouvelles 
ecclésiastiques, table raisonnée, première partie, 63-66. 

Arrêl du Conseil d'Étal du Roi, qui ordonne que le chapitre ordinaire de 
la congrég. de s. -Vanne, qui doii s'assembler la quatrième semaine après 
Pâques de l'année prochaine itti. sera tenu dans l'abbaye de Montier-en-ser 

18 août 1770). — Les Bénédictin8 français avant IT.S'.K par Cu. (iÉRIN, dans 

Rev. Quest hist. tiist., \IV 191-302. Mémoires pour servir a l'histoire 
ecclésiastique pendant le kviii 1 siècle, par Picot, Paris, 1855, in-8, V, 189. 

— Arrêt du Conseil d'Étal du Loi portant nouiinali les commissaires pour 

assister au chapitre ordinaire de la congrég. de s. -Vanne donl l'ouverture 
est Indiquée au 3 juin 1786, Paris, 1786, in-4. 



CONGREGATION DE SAINT-MAUR. 



Dom Laurent Bénard, prieur du collège de Cluny, fui le 
promoteur de la réforme dos monastères français au xvn« siècle. 
Dom Anselme Rolle, de la congrégation des Exempts, et Dom 
Athanase de Mongin, moine de Luxeuil, qui avaient renouvelé 
leur profession à Saint-Vanne, entre les mains de Dom Didier 
de la Cour (1612), devinrent ses auxiliaires. Quelques étudiants 
de son collège, Dom Colomban Régnier et Dom Maur Tassin, 
allèrent demander au réformateur lorrain de les recevoir au 
nombre de ses disciples. Laurent Bénard leur oflril son 
collège pour inaugure]- la réforme dans le royaume (1613). 
L'abbé de Saint-Augustin de Limoges, Dom Regnaud, eut, 
la même année, recours aux Bénédictins de Saint-Vanne 
pour rétablir la discipline régulière dans son abbaye. Ce fut, 
en 1615, le tour de Nouaillé, au diocèse de Poitiers, de 
Saint-Faron de Meaux et, en 1617, celui de Jumièges. Los 
réformés obtinrent dans Paris le monastère des Blancs- 
Manteaux (1618), occupé jusque-là par les Guillelmites. 

Ils appartenaient toujours à la congrégation t\c Saint-Vanne 
et vivaient sous la dépendance de ses supérieurs. Le succès 
de la réforme demandait que les monastères, dans lesquels on 
l'introduisait, ne tussent point membres d'une congrégation 
ayant son contre hors du royaume. On le comprit en Lorraine. 
Aussi l'érection <\<'s maisons réformées en une congrégation 
distincte, sous le vocable de Saint-Maur, ne souffrit-elle aucune 
difficulté (1618). Le pape Grégoire XV la confirma par bulle 



— 91 — 

du 17 mai 1621. Louis XIII et Anne d'Autriche donnèrent 
à la nouvelle congrégation des témoignages multiples de leur 
bienveillance. Les personnages les plus influents de la Cour, 
du Parlement et du Clergé suivirent cet exemple. Le cardinal 
de la Rochefoucauld, chargé par le Saint-Siège de prescrire 
la réforme dans les monastères bénédictins et cisterciens et 
dans ceux des chanoines réguliers, les appuya de tout son 
pouvoir. Les abbés commendataires, soucieux de la respon- 
sabilité qui leur incombait, les priaient avec instance de 
ramener dans leurs maisons l'observance monastique. 

Voici le nom des abbayes, données à la congrégation, 
pendant les dix premières années de son existence : Corbie 
(1618), Solignac (1619), Saint-Josse-sur-Mer (1620), Vendôme 
et 'Mont-Saint-Quentin (1621), Bourgueil et Mont-Saint-Miche] 
(1(522), Saint-Louis de Toulouse et Saint-Jean d'Angely (1623), 
Aniaiie (1624), Le Bec et Compiègne (1626), Saint-Remy de 
Reims (1627). Elle s'adjoignit, en 1628, les monastères de la 
société de Bretagne. Ceux de la congrégation de Chezal-Benoil 
eurent le même sort en 1636. Le projet d'unir les moines 
réformés do Cluny, de Saint-Vanne el de Saint-Maur, qui eut 
quelques années de succès grâce à l'action personnelle du 
cardinal de Richelieu, ne pui absorber l'attention des supé- 
rieurs au poini d'arrêter l'expansion de la congrégation. 
Los abbayes les plus importantes, telles que Saint-Denis, 
Saint- Benoît-sur- Loire, Marmoutier, se placèrenl alors sons 
sa dépendance. 

La réforme des monastères souleva néanmoins de grandes 
difficultés. Les anciens religieux la voyaient souvenl de 
mauvais œil el la gênaient par les conditions excessives qu'ils 
imposaient aux Mauristes. Los ;il>b< ; s commendataires ne 
consentaient pas toujours à (aire les sacrifices indispensables. 
Los familles et, on général, tons ceux qui profitaient, à la 
faveur des bénéfices, >\<' la fortune monastique, s'opposaient 



92 

à un rétablissenieni «le la discipline qui, en supprimant les 
abus, les priveraient des avantages dont ils jouissaient. La 
protection royale et les bulles, qui autorisaient les Mauristes 
à introduire la réforme dans tous les monastères, aplanirent 
cependant la plupart des difficultés. Pour mieux échapper 
à la réforme, les moines, dans le midi principalement, solli- 
citaient du Saint-Siège une sécularisation, qui leur était 
facilement accordée. Les abbayes de Mas-Grenier, de Sorèze, 
de Lezat, de La Grasse, de Saint-Papoul et de Saint-Orens 
d'Auch l'auraient obtenue sans l'intervention de Dom Baudry, 
qui étail à Rome (1624). Les procureurs de la congrégation 
usèrent, après lui, de leur influence auprès du Souverain- 
Pontife, des cardinaux et de l'ambassadeur du roi pour 
empêcher, à l'avenir, ces transformations de monastères en 
collégiales séculières. 

Les Mauristes se virent assez promptement en possession 
do la plupart des maisons bénédictines d'hommes en France. 
Ils refusèrent, dès l'origine, de s'agréger les abbayes de 
femmes, malgré les instances des abbesses les plus pieuses 
oi les plus influentes à la Cour. Les monastères qui la 
composaient furent repartis en six provinces, France, Nor- 
mandie, Bretagne, Bourgogne, Chezal-Benoît et Gascogne. 
Loue nombre s'élevait à près de deux cents. Dans la province 
de France, on trouvait Corbie, Saint -Fuscien- aux -Bois, 
Saint-Josse-sur-Mer, Saint-Riquier et Saint-Valéry (diocèse 
d'Amiens); Saint-Lucien el Breteuil- sur -Noyé (dioc. de 
Beauvais); Saint-Sauve de Montreuil el Samer (dioc. de 
Boulogne); Meulan (dioc. de Chartres); Saint-Jean e1 Saint- 
Vincent de Laon, Saint-Nicolas-aux-Bois, Nogent-sous-Coucy 
el Ribemonl (dioc. Laon); Saint-Crépin el Saint-Médard 
de Soissons, Saint-Corneille de Compiègne, Orbais el Chézy 
(dioc Soissons;; Saint-Éloi (U' Noyon, Mont-Saint-Quentin 
et Saint-Quentin-en-1'Isle (dioc. Noyon); Saint-Remy, Saint- 



— 93 — 

Nicaise, Saint-Thierry, Saint-Basle, Saint-Marconi de Corbeny, 
Notre-Dame de Rethel (dioc. Reiras); Saint-Martin de Pontoise 
et Le Tréport (dioc. Rouen); Saint-Faron, Rebais et Saint- 
Fiacre (dioc. Meaux) ; Saint-Germain-des-Prés, les Blancs- 
Manteaux, Saint-Denys, Lagny, Argenteuil et Chelles (dioc. 
Paris). 

La province de Normandie comprenait Saint-Ouen, Saint- 
Vandrille, Jumièges, Fécamp, Bonne-Nouvelle, Saint-Georges 
de Boscherville, Le Bec, Aumale et Valmont (dioc. Rouen); 
Cerisy-la-Foret, Saint- Vigor, Fontenay et Saint-Ëtienne de 
Caen (dioc. Baveux): Beaumorit-en-Auge, La Couture de 
Bernay, Saint-Evroult, Préaux (dioc. Lisieux); Saint-Taurin, 
Conches, Lyre et Ivry- la -Bataille (dioc. Evreux); Saint- 
Pierre-sur-Dive et Saint-Martin (dioc. Séez); Lessay (dioc 
Coutances); Lonlay-l'Abbaye (dioc. Le Mans); Saint-Germer 
de Flay (dioc. Beauvais); Saint-Père, Josaphat, Tiron, Coulombs 
et Bonneval (dioc. Chartres). 

La province de Bretagne comprenait Marinoutier, Saint- 
Julien, Cormery, Beaulieu, Noyers, Turpenay et Villeloin 
(dioc. Tours); Saint-Aubin, Saint-Nicolas, Saint -Serge, Notre- 
Dame de l'Evière, Saint-Florent de Saumur, Saint-Florent-le- 
Vieil. Saint-Maur-sur-Loire, Bourgueil, Craon et Château- 
Gontier (dioc Angers); La Couture, Saint-Vincent, Evron, 
Tuffé, Solesmes (dioc. Le Mans); Montreuil-Bellay (dioc. 
Poitiers); Saint-Melaine, Sainte-Croix de Vitré el Lehon 
(dioc Rennes); Saint-Mâlo; Le Tronche! et Saint-Jagut (dioc. 
Dol); Lantenac (dioc. Saint-Brieux) ; Landevenec et Quimperlé 
(dioc. Quimper); Saint-Mathieu (dioc Saint-Pol de Léon); 
Saint-Gildas de Rhuis el Saint-Sauveur de Redon (dioc 
Vannes); l-< i Mont-Saint-Miche] (dioc Avranches); Saint- 
Gildas-des-Bois, Vertou, Pirmil, Blanche-Couronne et la 
Chaume (dioc Nantes). 

La province de Bourgogne : Saint-Calais (dioc. Le Mans); 



— 94 - 

Saint-Laumer, Pontlevoy et Vendôme (dioc. de Blois); Saint- 
Benoit-sur-Loire et Bonne-Nouvelle (dioc. Orléans); Sainte- 
Colombe, Saint-Pierre-le-Vif, Ferrière et Saint-Pierre de 
Melun (dioc. Sens); Saint-Germain -d'Auxerre ; Bèze, Molesmes, 
Molosme, Moutier-Saint-Jean, Saint-Michel de Tonnerre (dioc. 
Langres); Saint-Bénigne et Saint-Seine (dioc. Dijon); Saint- 
Martin, Corbigny el Flavigny (dioc Autan); Saint-Pierre de 
Chalon-sur-Saône; Ambournay (dioc. Lyon). 

La province de Chezal-Benoît : Chezal-Benoit, Vierzon, Saint- 
Benoîl du Sault et Saint-Sulpice (dioc. Bourges); Saint-Savin, 
Nouaillé, Saint-Maixent, Saint-Jouin de Marnes, La Ferrière 
et Saint-Cyprien (dioc Poitiers); Bassac et Saint-Jean 
d'Angely (dioc Saintes); Mortagne-sur-Sèvre (dioc La 
Rochelle); Saint-Michel-en-1'Herm (dioc Luçon); Brantôme 
(dioc Périgneux); Souillac (dioc Caliors); Chanteuges (dioc 
Saint-Flour); Saint-Allyre, La Chaise-Dieu, Issoire et Mauriac 
(dioc Clermont); Savigneux (dioc Lyon); Saint- Angel, 
Meymac, Beaulieu, Solignac et Saint-Augustin (dioc Limoges). 

La province de Gascogne : Le Mas-Grenier et La Daurade 
(dioc. Toulouse); La Reule, Saint-Savin, Saint-Pé et Saint- 
Sever (dioc Aire); Sorde (dioc Dax); La Grande-Sauve el 
Sainte-Croix de Bordeaux; Eysses, La Réole (dioc Bazas); 
Sainte-Livrade et Saint-Maurin (dioc Agen); Camon (dioc. 
Mirepoix); Sorèze (dioc. Lavaur); Saint-Chinian (dioc. Saint- 
Pons); Âniane(dioc. Montpellier); Saint-Guilhem (dioc Lodève); 
\ Allemagne (dioc Béziers); Saint-Tibefi (dioc. Agde); Montolieu 
e1 La Grasse (dioc Carcassonne) ; ("aune et La Morguier 
(dioc. Narbonne); Saint-Bausille de Nimes; Sauve (dioc. 

Al.iis); Montmajour (dioc. Arles); Saint-André de Ville ive 

et Rocheforl (dioc. Avignon); Saint-Roberl (dioc. Grenoble). 

('es monastères étaient occupés par 2000 religieux envi- 
ron (1768). 

La congrégation <\>' Saint-Maur aurait absorbé les autres 



— 9o — 

monastères occupés par les anciens Bénédictins el par les 
Exempts, si elle ne s'était pas heurtée à une opposition 
ouverte, à laquelle les relations de plusieurs de ses membres 
avec les jansénistes les plus compromis servaient de prétexte. 
Ses supérieurs résistèrent à toutes les offres qui leur furent 
laites de s'établir hors de France. 

Les premiers Mauristes suivaient les constitutions de la 
congrégation italienne du Mont-Cassin, telles qu'ils les 
avaient vu observer à Saint-Vanne de Verdun. Mais, au lieu 
d'imiter les moines lorrains, qui ne crurent pas devoir les 
modifier sensiblement, ils profitèrent des leçons de l'expé- 
rience. Dom Grégoire Tarisse fut chargé de donner à la 
congrégation de nouveaux règlements. Sa prudence con- 
sommée était pour tous une garantie suffisante. Il s'entoura 
de conseils et, avant de promulguer ses constitutions, il voulut 
les soumettre au contrôle de la pratique, et ensuite les faire 
consacrer par le consentement des religieux. Les observances 
régulières restaient les mêmes, à peu de chose près. Dom 
Tarisse porta son attention sur le bon gouvernement de sa 
famille monastique et sur les moyens de le rendre efficace. 
L'autorité souveraine fut, comme par le passé, remise au 
chapitre général, qui se réunissait tous les trois ans. Le 
supérieur général reçut des pouvoirs plus étendus. Il était 
rééligible à perpétuité. Deux assistants formaient son conseil. 
Ils résidaient tous les trois dans l'abbaye de Saint-Germain- 
des-Prés. 11 y avait un visiteur à la tête de chaque province. 

('es changements ne plurent pas ;'i tous les religieux. 
Quelques-uns, ayant pour guide Dom Faron de Chalus, témoi- 
gnaient bien haut leur mécontentement. Ils accusèrent d'ambi- 
tion If vénérable Père Tarisse h lirenl parvenir au Roi et 
;iu Pape les griefs qu'ils avaient contre lui. Ce lut le commen- 
cement de rivalités qui troublèrenl la congrégation durant 
plusieurs années. Dom Tarisse put se justifier ;'i Rome h à 



— 96 — 

Paris. Ses constitutions restèrent en vigueur jusqu'au jour où 
la commission des Réguliers entreprit de les transformer (1700). 

Dom Tarisse fut le premier supérieur général de la con- 
grégation de Saint-Maur (1630-1648). Dom Jean Harel la 
gouverna après lui (1648-1660). Vinrent ensuite Dom Audebert 
(1660-1672), Dom Marsolles (1672-1682), Dom Brachet (1682- 
1687), Dom Boistard (1(587-1705), Dom Bougis (1705-1711), 
Dom de Loo (1711-1714), Dom de l'Hostallerie (1714-1720), 
Dom de Saint-Marthe (1720-1725), Dom Thibault (1725-1729), 
Dom Alaydon (1729-1732), Dom Hervé Ménard (1732- 
1736), Dom Dupré (1736-1737), Dom Laneau (1737-1754), 
Dom Maumousseau (1754-1756), Dom Delrue (1756-1766), Dom 
Boudier (1666-1772), Dom Gillot (1772-1778), Dom La Croix 
(1778-1781), Dom Chartié-Mousso (1781-1783). Dom Chevreux 
(1783), dernier général do la congrégation, l'ut l'une dos 
victimes du massacre des Carmes. 

La congrégation envoyait, à Rome un religieux avec le 
titre de procureur général et la mission de détendre ses 
Intérêts et parfois ceux de l'ordre entier auprès du Souverain 
Pontife e1 des congrégations romaines. Ces procureurs occupenl 
dans son histoire une place importante. Le premier fui 
Dom Placide Le Simon (1623-1661). Il eut pour successeurs 
Dom Gabriel Flambarl (1665-1672, 1(581-1684), Dom Antoine 
Durban (1672-1681), Dom Claude Estiennol (1684-1699), 
Dora Bernard de Montfaucon (1699-1701), Dom Guillaume 
Laparre (1701-1711), Dom Philippe Raffler (1711-171(5). Dom 
Charles Conrade (1716-1725), Dom Pierre Maloel (1721-1733). 
On ne donna point de successeur à ce dernier. La procure 
fui de ce fail supprimée. 

Les Bénédictins de Saint-Maur se sont fail connaître par 
leurs travaux d'érudition ecclésiastique el nationale. Ceux qui 
s'adonnèrenl les premiers à l'étude de l'antiquité cherchaient, 
pour l'édification de leurs confrères, les vies <\<^ saints, les 



— 97 — 

souvenirs du passé monastique et les écrits des Pères de 
l'Église, inédits ou publiés d'une manière défectueuse. La passion 
de l'exactitude les amena à se taire une méthode, grâce à 
laquelle la congrégation de Saint-Maur est devenue Tune des 
écoles historiques les plus renommées. Mabillon, qui passe 
pour l'avoir établie, avait eu dans Dom Hugues Ménard et 
Dom Luc d'Achery des précurseurs et des maîtres. Son De re 
diplomatica, ses Annales et son Traité des études monastiques, 
en affirmant aux yeux du public la force et la vitalité des 
études chez les Mauristes, leur donnèrent à eux-mêmes des 
manuels formateurs et des modèles à suivre. Nous n'avons 
pas à énumérer les innombrables travaux sortis de cette école 
et à nommer tous leurs auteurs. Leur activité s'est portée de 
préférence sur les éditions des Pères de l'Église et des écri- 
vains du moyen âge, sur la publication des documents inédits, 
sur l'histoire de l'ordre en général et de ses principaux 
monastères. Louis XIV et Louis XV leur témoignèrent à 
maintes reprises l'estime qu'ils faisaient de leurs œuvres. 
Sous ce dernier prince, ils s'occupèrent activement de l'histoire 
nationale On leur doit la Gallia Christiana, le 'Recueil des 
historiens des (huiles. Y Histoire littéraire de la France. Personne 
n'a contribué autant qu'eux a mettre on honneur l'histoire des 
anciennes provinces. Colles du Languedoc par Dom Vaissette, 
do la Bretagne par Dom Lobineau, et de la Bourgogne par 
Dom Plancher ont vu le .jour. Ces travailleurs n'ont pas 
toujours mis la dernière main à leur œuvre; mais les 
matériaux qu'ils ont amassés restent une mine que les 
érudits exploitent depuis un siècle, sans pouvoir L'épuiser. 
Tels sont les recueils de Dom Fonteneau pour le Poitou, de 
Dom Housseau pour l'Anjou et la Touraine, de Dom Poirier 
pour la Picardie. On pont dire que les Bénédictins de 
Saint-Maur ont tracé la voie dans laquelle l'érudition française 
a marché pendant plus de dewx cents ans. 

7 



— 98 

Ces savants furent très honorés pendanl leur vie et après 
leur mort. Nous avons parlé de l'estime que leur témoignaient 
les Rois de France. Les Souverains Pontifes ne manquèrent 
jamais l'occasion de les féliciter de tant d'œuvres, qui faisaienl 
honneur à l'Église catholique. La volumineuse correspondance 
des Mauristes, conservée à la bibliothèque nationale ou 
dispersée en Franco et à l'étranger, est une preuve mani- 
feste de l'estime que faisaient de leurs personnes et de leurs 
publications les savants les plus en renom. Leurs supérieurs 
appréciaienl les services qu'ils pendaient à la société et à 
leur ordre; aussi ne négligèrent-ils rien de ce qui pouvail 
faciliter leur tâche. C'est encore Dom Grégoire Tarisse qui 
inaugura cette intelligente tradition. 

Les Bénédictins de Saint-Maur ne se tinrent pas en dehors 
des œuvres par lesquelles l'Église exerce son influence 
apostolique. Ils «Mirent leur part dans l'évangélisation des 
campagnes que le protestantisme avait perverties. Quel- 
ques-uns de leurs monastères ouvrirent des collèges destinés 
à l'éducation de la jeunesse; ce furent Tiron, Pontlevoy, 
Saint-Germer de Flay et Sorèze. Saint-Martin de Vertou se 
chargea plus tard d'instruire gratuitement les enfants des 
familles nobles ruinées. Le nombre de ces collèges fui accru 
après la suppression des Jésuites; et plusieurs servirent 
d'écoles militaires, tels que Lagny et Saint-Germain d'Auxerre. 

Les Maurisles ne virent pas les dangers du jansenis 

Les solitaires de Port-Royal eurenl parmi eux des amis et 
drs partisans. Ils ne s'en tinrent pas à une sympathie per- 
sonnelle. 11 y eul dans leurs rangs des hérétiques avérés; 
Dom Gerberon lui le plus affiché. La publication de la 
constitution Unigenitus, qui condamnait les erreurs professées 
par l'oratorien Quesnel dans ses Réflexions morales, ne reçut 
pas dans tous 1rs monastères l'obéissance qui lui étail due. 
Beaucoup de religieux furent au nombre (h's appelants. 



— 99 — 

Les supérieurs et les chapitres généraux réagirent de («mies 
leurs forces, sans pouvoir ramener tous les obstines à la 
soumission et à la foi véritable. Le jansénisme resta dans la 
congrégation comme un dissolvant et un germe de discorde. 

Quelques religieux se laissèrent gagner par le naturalisme 
philosophique, qui lit tant de mal aux Églises de France 
durant la seconde moitié du xvm e siècle. Vingt-huit reli- 
gieux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, victimes de cet 
< ; t;it d'esprit, donnèrent, en 1765, un exemple scandaleux, 
eu demandant au Roi la permission de modifier leur genre de 
vie, de telle sorte que cette démarche équivalait à une demi- 
sécularisation. Les Bénédictins, qui fort heureusement res- 
taient en masse attachés à leur vocation, furent indignés 
de 'cette tentative. Tous les monastères se firent un devoir 
de protester, celui des Blancs-Manteaux en tète. 

On remarquait, depuis plusieurs années, une diminution très 
inquiétante du véritable esprit religieux. Les mécontents s'en 
prenaient aux institutions qui faisaient au supérieur général la 
pari trop belle. Les plus hardis renouvelèrent les querelles 
de Dom Faron de Challus. Cette division troubla gravement 
les dernières années de la congrégation de Saint-Maur. La 
commission des Réguliers ne lit qu'aggraver le mal. Le 
chapitre général extraordinaire de 1783 et les désordres qui 
suivirent la nomination des nouveaux supérieurs, eurent 
peur l'observance monastique des conséquences désastreuses. 
Ces tristes événements prouvent, qu'il restait néanmoins dans 
cette vénérable congrégation un grand nombre de religieux 

.■ililliies par l'esprit de leur et;il et Ires attachés au devoir. 

Les travailleurs continuaient, malgré ces troubles, leurs 
doctes recherches. La suppression des ordres monastiques 
les trouva patiemment occupés à la préparation de la Gallia 
Christiana, du Recueil îles historiens tics Gaules, de ['Histoire 

littéraire ou de l'Histoire de quelques provinces. 



|l)() — 



Bibliographie. 

GÉNÉRALITÉS. 

Instaurât! in Gallia Benediclini ordinis in congregatione Sancti Mauri Annales, 
(1610-1651), auctore Domno Josepho Mége, ejusdem ordinis et congregationis 

i acho. 3 vol. Bib. aat. ras. lat. 13.8S9-13.861. Incepit, 15 aug. 1672; com- 

plevit, 15 maii 0>7, f >. — Histoire de la congrégation de Saint-Maur, par Doni 
Martène, i vol. in-4. Bib. de Solesmes". — Origines de la congrégation de 
Saint-Maur et son progrès, par Dora Ange Malet. Bib. nat. ms. franc. lT.lifi'.) 
et 17.770. L'auteur s'arrête en 1626. — Chroniques de la congrégation de 
Saint-Maur (1642-1655), par Dom Audebert, Ibid. 17.772. — Annales de la congré- 
gation de Saint-Maur (1600-1730), Ibid. 12.789-12.790, relatives aux affaires trai- 
tées en Cour de Borne par les Procureurs. — Histoire de la congrég. de 
Saint-Maur, par Dom Bouillart, Arch. nat. ms. 1539 et 1540. - Courte 
histoire de la congrégation de Saint-Maur, Bib. Mazarine, ms. 3336. — Notes et 
documents pour l'histoire de l'ordre de Saint-Benoit et de la congrég. de 
Saint-Maur, Bib. nat. ms. lat. 12.648, 12.783, Bib. Le Mans, ms. i. r i et 169. 

— Los Benedictinos de San Mauro, noticia historico literaria, par Mon José 
Ignacio Valenti, l'aima, 1899, in-12. 

Lettre à son Altesse royale Madame l'abhesse de Chelles. par Dom Denys 
de Sainte-Marthe, Paris, s. d. in-4. — Néerologe des religieux de la congré- 
gation de Saint-Maur, décédés a l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, publié 
ayec introduction, suppléments et appendices, par l'abbé Vanel, Paris, 1896, 
in-4. L'introduction renferme une notice historique sur la congrégation, et 
l'appendice; une liste des supérieurs généraux, 339-344. — Zur Geschichte der 
Mauriner-Congregation, par D. Braunmuller, dans Studien und Mit. de Baigern, 
Mil (1892), 529-531. - Hélyot, VI, 288-298. - Hermant, IV, 46-101. - 
Heimbucher, I, 149-158. — Compendiosa congregationis Sancti Mauri ... bistoria, 
dans Gallia christiana, VII, 474-490. — Fisquet, La France pontificale, Paris, 
II. 309-315. 

Catalogue alphabétique des abbayes et monastères de la congrég. <\r Saint- 
Maur et départ des courriers de Paris pour les provinces. Paris, 1781 in-4. 
Carte géographique des abbayes et monastères de la congrég. >\r Saint- 
\laur, par François Le Chevallier, Paris, 1740. — Monasticon gallicanum, 
collection de 168 planches de vues topographiques, par Dom Michel Germain. 
Paris, in-fol. Reproduction par Peigné-Delacourt, avec uni' préface par 
L. Delisle. l'ans, 1877. 2 vol. in-4. - Dépouillement du monasticon galli- 
canum, par l.. Delisle, Paris, 1897, in-8 de 31 p. ext. Revue des Bibliothèques. 

— Études iconographiques sur la topographie ecclésiastique de la France aux 



— 101 — 

xvii" et xviii € siècles. Le monasticon gallicanum, par L. Courajod, Paris, 1869, 
in-fol. — Lecestre, 11-19. — Portefeuille d'architecte, renfermant de nom- 
breux dessins pour la reconstruction de différents monastères de la congré- 
gation de Saint-Maur, Bib. Meaux, ms. 44. 

Matricula raonachorum professorum congregationis Sancti Mauri in (iallia, 
ab initie ejusdem congreg. usque ad annum 1669, Paris, 1669, in-fol. — 
Matricula fratruni conversorum professorum congreg. Sancti Mauri, Paris, 106'.). 
in-fol. — Matricula commissorum stabilitorum congreg. Sancti Mauri, Paris, 
in-fol. — Matricula monachorum in congregatione Sancti Mauri ab ultimo 
capitulo generali anni 1714 professorum (9 maii 1714 — 11 maii 1717), s. 1. n. d. 
in-fol. (1607-1728), Arch. nat. L 816; PL 994-997 (1771), Arch, nat. ms. 1558 
(1778-1783), Ibid. 1559 (1607-1736), Bib. nat. ms. lat. 12.794 (1736-1775), nouv. 
acq. lat. ms. P27. f i (1096-1785; 1696-1773; 1696-1763), Bib. Montpelier, ms. 14 
1 1690-1766), Bib. Agen, ms. 26 (1668-1729), Bib. Alençon, ms. 107 (1715-1775), 
Bib. Auxerre, ms. 132. 

En la cause appelée entre Fr. Etienne Léomel, provincial et supérieur de 
l'ordre des religieux hermites de Saint-Guillaume, appelant comme d'abus, 
demandeur en réintégrande, contre les religieux Bénédictins soi-disant réfor- 
mes de la congrégation de Saint-Vanne, s. 1. 1614, in-4. Au sujet de l'instal- 
lation des premiers moines réformes au monastère des Blancs-Manteaux. - 
Plaidoyer de M'' e Louis Servin, en la cause d'entre Fr. Etienne Léomel .... 
Edme Guyart, bachelier en théologie de la Faculté de Paris, naguères élu 
prieur des Guillelmites, et Fr. Ant. Bogard, procureur de l'ordre, et autres 
religieux des Blancs-Manteaux, appelants comme d'abus île la nouvelle agré- 
gation d'aucuns de leurs frères et de leur maison des Blancs-Manteaux, sise 
à Paris, a la congrégation des bénédictins réformés de Saint-Vanne de Ver- 
dun, le 3 sept. 1618, d'une part, et les religieux de la congrégation des 
Bénédictins réformes île Saint-Vanne, autrement dit de Saint-Maur. intimes, 
s. I. n. d., in-8. — ' Pièces du procès de l'Université de Paris contre les reli- 
gieux réformés de la congrégation de Saint-Vanne, touchant la réforme pro- 
jetée des religieux de l'ordre de Saint-Guillaume, appelés a Paris les Blancs- 

Manteaux, faisant partie de l'Université, ms. 1619, in-fol. Bib. nat. recueil 
Thoisy, 31 f. 139. 

LIVRES LITURGIQUES. 

Missale monasticum, Pauli V Pont. max. auctoritate recognitum, ad usum 
ord. S. Benedicti et congregationis Sancti Mauri, Parisiis, 1701, in fol. 
Epistolae et Evangelia ail usum congregationis Sancti Mauri. Parisiis. 1708, 
in-fol. - Graduale monasticum ... pr inibus sub régula s. p. \. Bene- 
dicti militantibus, Parisiis, 1704, in-fol. - Psalterium dispositum per hebdo- 



— 102 — 

raadara secundum regulam s. Benedicti, Parisiis, 1701, in-fol. — Lettres de 
Itoin Barthél. Canto, de Dijon, à Dom Daniel d'Eaabonne (1702-1706) sur la 
musique de la nouvelle édition du psautier à l'usage de la congrégation de 
Saint-Maur, Bib. nat. ms. fr. 20.000. — Breviarium monasticum, ordinis Sancti 
Benedicti, ad usum congregationis Sancti .Mauri in Gallia, Parisiis, 1739, l vol. 
in-16; I7(i.'i. 2 vol. in-4. — Breviarium ad usum congregationis Sancti Mauri, 
ordinis Sancti Benedicti, in Gallia, Parisiis, 1787. i vol. in-12. — Idée abrégée 
du nouveau bréviaire de la congrég. de Saint-Maur, on plan intéressant de 
la religion chrétienne appliqué aux différents temps de l'année, aux mystères 
et aux fêtes que l'Église célèbre. Paris. 1786, in-12 de ( .)i p. 

Diurnum monasticum ord. Sancti Benedicti, ad usum congregationis Sancti 
Mauri in Gallia, Parisiis. 1729, in-8. — Diurnum monasticum ... ad usum 
congregationis Sancti Mauri, ordinis Sancti Benedicti, Parisiis, 1741, in-°2i. 

Processionale benedictinum, Paris, 1641, in-l°2. — Processionale monasticum 
pro omnibus sub régula Sancti Benedicti militantibus, Paris, 1687, in-12 et 
1719, in-8. — Cœremoniale monasticum jussu et auctoritate capituli generalis 
congregationis Sancti .Mauri, Paris, 1680, in-8. 

Offices propres à diverses maisons de la congrégation de Saint-Maur. par 
liom Hugues Vaillant, Bib. nat. ms. lat. l"2.07, f >, 12.076. 



CONSTITUTIONS ET CHAPITRES GENERAUX. 

Constitutiones congregationis Sancti benedicti, alias Cluniacensis et Sancti 
Mauri, Paris, 1637, in-8. — Régula Sanctissimi Patris benedicti, cum declara- 
tionibus congregationis Sancti Mauri. Jussu et auctoritate capituli generalis 
ejusdem congregationis, s. !.. 1646, 1663, in-8. On conserve aux arch. nat. 
LL. 989, lem anuscrit original signe par les membres du chapitre de 16{.">. — 
Régula Sanctissimi Patris Benedicti et constitutiones congregationis Sancti Mauri. 
Paris, 1770, in-8. — (»n peul consulter sur ces diverses constitutions les 
manuscrits suivants : bib. nat. ms. lat. 11.815— 11.817, 13.858; Arch. nat. 
L. 810-828, LL. 988-999. - Parallèle des constitutions et déclarations des 
congrégations du Mont-Cassin, de Saint-Vanne et de Saint-Maur. Arch. nat. 
ms. 1545. Projet de nouvelles déclarations et constitutions (xvin e siècle). 
Bib. nat. ms. lat. 13.863 13.864. 

\d emineiilissimiun cardinalein Alphonsum Ludovicum Du Plessis de Richelieu, 

archiepiscopum et c item Lugd snsem, Galliarura primatem... epistola. Quanti 

sint mu nti statuts gallicanae reformationis benedictina3 quantique référât 

ut aseriis benedictinis, maxime primaevaB institutionis, quos vulgo vocanl 

anteriores seu antecessores, plana liant atque manifesta, dei stratur, par 

boni m: i,\ Dangie m. lii;\em . cad snsis abbatiœ cellelarius, Cadomi, 1645, in-4. 



— 103 — 

Pratique de la règle de Saint Benoît, par Loin Claude Martin, Paris, 17 40, 
in-lii. Règles communes et particulières de la congrégation de Saint-Maur. 
Nouvelle édition, corrigée sur les institutions, déclarations et règlements des 
chapitres généraux, s. 1., 1687. in-8. — Méthode instructive aux cellériers pour 
bien faire dresser et rendre les comptes selon l'usage de la congrégation 
de Saint-Maur, s. 1. n. d., in fol. — Méthode instructive aux soubs-cellériers 
et pour les dépositaires, Paris, 1671. in fol. — Directoire propre aux commis 
de la congrégation de Saint-Maur. Bib. nat. ms. fr. 19.628; Bib. Avignon, 
ms. 1612. — Conduite pour les religieux bénédictins de la congrégation de 
Saint-Maur, occupés dans les missions. Bib. Avignon, ms. 1442. 

Actes et décrets des chapitres généraux (1604-1699). Arch. nat., L. 749, 
SU). 813; LL. 991. (1618-1751 1, Bib. nat., ms. lat. 13.862. 1 1645-1717), Ibid., 17.690. 
— Règlements des chapitres généraux confirmés, à commencer aux règlements 
du chapitre général de 1645 jusqu'en 1733, Ibid.. ms. fr. 17.673. — Élections 
des supérieurs et décrets des chapitres généraux (1645-1736, 1636-1699, 
I7lh>-1709>, Bib. Auxerre, ms. 130 et 131. (1636-1705). Bib. nat. ms. lat. 12.792. 
Bib.,Sens, ms. 259. (1645-1714), Bib. Bourges, ms. 214. — Assemblées générales 
(1683-1764), Arch. nat. LL. 992-993. — Visites des monastères, LL. 999. - 
Procès-verbaux du temporel des abbayes et prieurés de la congrégation 
(1728-1786), L. 817-828, CL. 998. — Ciste des membres du chapitre de la congré- 
gation de Saint-Maur. nommés dans l'assemblée tenue près de Tours, le 
\\ juin 1699, s. 1. n. d., in-4. — Bulles, lettres patentes, arrêts et règlements 
concernant la congrégation de Saint-Maur. Arch. nat, (1604-1711), LL. 990. L 7',. 
— • Compendium privilegiorum et gratiarum congrégation] Sancti-Mauri... a 
Sumniis Pontificibus concessorum, Arch. nat., ms. 1534. — Indulgences plénières 
de la congrégation de Saint-Maur de l'ordre de Saint-Benoit, s. 1. n. d.. in fol. 

Crectio congregationis Sancti-Mauri (17 mai 1621). Bulle de Grégoire \\. 
Pai'is. 1621, et dans Bullarium roinanum. V i\. 343-345. — Confinnatio 
erectionis congregationis Sancti-Mauri cum ampliatione gratiarum ab l rbano Mil. 
Pont, niax. (Janv. 1628). Paris, L628, et Ibid., VI i. 101-104. — extrait des 
registres du Parlement de Toulouse, du 28 nov. 1631; de Bordeaux, du 3 mai 
1632; de Paris, du 21 mars 1633; de Semur, du 13 juil. 1 1 i: ïT : d,' Rennes, 
du 17 avril 1738; d'Aix, du 10 déc. 1638; de Rouen, du 26 janv. 1640. 
Homologation des bulle et lettres patentes portant érection île la congrégation 
de Saint-Maur, s. 1. n. d.. in-4. — Consultatio doctorum Romanœ Cuire circa 
huilas erectionis et confirmationis congregationis Sancti-Mauri 'mars 1637), 
s. l. n. d.. in-4. — Consultatio. facta anno 1647, circa bullam Gregorii \\ 

pro erecti congregationis Sancti-Mauri in Gallia, s. I. n. d.. in-4. — Brève 

apostolicurn Innocentii \ll quo prohibetur monachis congregationis Sancti-Mauri 
per annum jubilœi sine licentia superioris generalis Romam adiré (28 juillet 
1699), s. I. n. d., in-4. Brève Sanctissimi Patris ac Domini nostri Ci.ehbntis 



— 104 — 

papse XI (19 avril 1706), s. 1. n. d., in fol. ot in-4. Au sujet des travaux 
littéraires de la congrégation. - Brectio congregationis Sancti-Mauri. Confir- 
matio erectionis.... Fulminatio seu publicatio huila; confirmationis congrega- 
tionis Sancti-Mauri. Lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye, le 

\:> juin 1631. Extrait des registres des lettres royaux. 21 mars 1633. Paris, 
171 1, in-i. — Brève apostolicum Ci.ementis papa' X. quo prohibetur monachis 
congregationis Sancti-Mauri, ne ad alios ordines seu congregationes quocumque 
prsetextu transire présumant (19 sept. 1672). Brève alteruni. datum ab 
[nnocentio XI, eonfirmativum pr.'ecedentis (17 août 1683). Lettres patentes 
du Roy sur le bref d'Innocent XI... qui défend aux religieux de la congrégation 
de Saint-Maur de passer dans un autre ordre sous prétexte d'une vie plus 
austère (29 sept,. 1683). Extrait des registres du Grand Conseil du Roi (9 nov. 
1683), s. 1. n. d., in-!. — Bref du pape Pie VI, du 24 juillet 1787. qui prescrit 
la forme et la tenue des diètes dans chacune des provinces de la congrégation, 
ainsi que du prochain chapitre général, s. 1. n. d., in-4, et dans Bullarium 
romanum, VI n, 1824-1825. Lettres patentes du Roi ordonnant l'exécution de 
ce bref (21 février 1788). Arrêt du Conseil d'État (18 avril 1788). 

Lettres patentes obtenues par les supérieurs de la congrégation de Saint-Maur, 
le \ mai 1711, ordonnant que les religieux de la dite congrégation qui seront 
pourvus de bénéfices ou pensions ne pourront en aucune manière disposer 
en leur particulier ni des titres ni des fruits des dits bénéfices ou pensions. 
Bil). Rouen, cas. 1904. 



HISTOIRE DES CONSTITUTIONS DE DOM TARISSE. 

QuœrUur quid magis expédiât congregationi Sancti-Mauri in Gallia... : 
Habere suum superiorem generalem absolute perpetuum aut triennalem cum 
facultate euni in eadem superioritate generali continuandi, quoties id utile 
vel necessarium pro bono congregationis capitulum générale judicaverit, aut 
annualem, prout hactenus factum est, aut absolute triennalem, s. 1. n. d., in-4. 
— Consultation sur la question de savoir si le chapitre général de la 
congrégation de Saint-Maur peut changer les statuts de l'ordre sans le consen- 
tement du Saint-Siège et des autres religieux, datée du 2 mai 1635, s. I. n. d.. 
in-4. — Autre consultation sur le même sujet, s. 1. n. d., in-4. — Hic agitur 
iit.runi. in capitulo generali congregationis Sancti-Mauri, institutum auctoritate 
apostolica in illa receptum et a monachis ejusdem congregationis juramento 
eoniii'iiiatuin, possit abrogari sine expresso consensu monachorum praefatae 
congregationis inconsultoque Pontifioe Romano, vel non, s. 1. n. d., in-4. 

Copie de lettre écrite pai' le sieur de la lienehardiei'e au II. P. Supérieur 

général de la congrégation de Saint-Maur, par laquelle il se rend partie formelle 



— m:; - 

contre la dite congrégation, disant être obligé en conscience de pourvoir au 
.salut des âmes d'ioelle et de faire obéir aux intentions du Pape contenues 
au bref, duquel il fait la poursuite en cour de Rome (22 mai 1643 . s. I. n. d., 
in-;. Il s'agit «l'un bref apocryphe imaginé par Dom Faron et ses partisans. 

— Factum narratif de ce qui s'est passé en l'abrogation des constitutions 
anciennes de la congrégation de Saint-Maur et l'institution des nouvelles, 
avec quelques raisons sur le sujet de cette innovation, s. 1., 1643, in-'., - 

- Requête de Dom Faron de Challus, par laquelle il reconnaît avoir supposé, 
fait imprimer et distribue un faux bref-, et demande pardon et pénitence 
pour son crime, avec promesse désormais de vivre en bon religieux, en date 
du 2 août 1644, au T. R. P. Dom Grégoire Tarisse, s. 1. n. d., in-4. - Factum 
narratif de ce qui s'est passé en l'abrogation de l'institut qui avait été reçu 
ei pratiqué, par autorité apostolique plusieurs années en la congrégation 
de Saint-Maur, et à l'observance duquel les religieux profès d'icelle s'étaient 
personnellement obligés par leurs vœux et serments solennels après leur an 
de probation; et des moyens dont le R. P. Dom Grégoire Tarisse et ses 
adhérents se sont servis pour y en subroger un autre contraire.... par 
Dom Faron de Challus, s. 1., 1645, in-4. - Quelques remarques sur les 
innovations introduites en la congrégation de Saint-Maur, depuis quinze ans. 
par cinq ou six supérieurs d'icelle: et des maux et abus qui s'en sont suivis, 
a la ruine spirituelle et temporelle de la dite congrégation, par Dom Faron 
de Challus (21 juillet 1645), s. I. n, d., in-4. - Brièves remarques contre 
les innovations faites et pratiquées, depuis l'an 1630 jusqu'à présent, en ce 
qui touche la célébration de- chapitres généraux et la direction de la congré- 
gation de Saint-Maur, et ce qui est ordonne par les instituts de la première 
et de la seconde partie des congrégations du Mont-Cassin et de Saint-Vanne 
pour la conduite d'icelle; et quelques répliques aux imprimés faits par le 
II. I'. Dom Grég. Tarisse et consors pour appuyer les dites innovations et 
abrogations, par Dom Faron de Challus, s. I.. 1645, in-4. Arrêl du conseil 
d'Étal du roi. donne .ai faveur de liom Faron de Challus et autres religieux 
de la congrégation de Saint-Maur joints avec lui, appelants au Saint-Siège 
de plusieurs abus et dérèglements qui se sont -lisses dans le gouvernement 
de la dite congrégation, au préjudice de la discipline régulière d'icelle. sous 

l'autorité du l'ère Dom Grég. Tarisse (23 sept, 1645), s. I. 11. d.. in-4. 

Réponse a certains libelles diffamatoires el faux bref, publies par un reli- 
gieux anonyme, sur des prétendus changements faits m la congrégation île 

Saint-Maur, i tenanl le récil véritable de ce qui s'est passe jusqu'à présenl 

touchant le régime d'icelle. s. I. n. d., in-4. Se ide partie, concernant la 

faculté et pouvoir que la i grégation de Saint-Maur a de Paire des statuts 

et des règlements pour son gouvernement, s. I. n. d.. in-4. Répliques à 
un imprimé qui s'intitule : Réponse à un libelle, par I Faron de Challus, 



— 106 — 

s. 1., 1645, in-4. — Récit véritable des moyens dont, le R. P. Dom Grég. 
Tarisse et aucuns de ses adhérents se sont servis pour abroger ['institut qui 
avait été introduit en la congrégation de Saùit-Maur, s. !.. 1647, in-4. — 
Sommaire du régime de la congrégation de Saint-Maur en France, ordre de 
Saint-Benoît, s. I. n. d., in-4. 

Bulle pontificale du 9 nov. 1647, confirmative du droit des chapitres et 
supérieurs de la congrégation de Saint-Maur, contre les oppositions de Dom 
Placide Duchemin, Dom Barthélémy Corbelin et Dom Faron de Ghallus, du 
pape Innocent \. s. 1. n. d., in-4. — Decretum s. Congregationis Regularium 
pro congregatione Sancti Mauri (22 nov. 1647), s. I. n. d., in-4. 

Défense du R. P. Dom Tarisse, contre les Fausses imputations des Faronites, 
renouvelées depuis peu dans quelques libelles, par Dom Jourdain, Paris, 1766, 
in-4. 

DOCUMENTS CONCERNANT LA DISCIPLINE ET L'ADMINISTRATION. 

Avis touchant les religieux qu'on veut employer pour enseigner les séculiers 
dans les séminaires de la congrégation de Saint-Maur (l(i(>K). s. 1. n. d., in-8. 
— Déclaration du roi portant règlement pour les religieux de la congrégation 
de Saint-Maur qui seront chargés de la desserte des collèges (Fontainebleau. 
•*'»l oct. 177(1). Circulaire de Dom Claude Boistard, aux supérieurs de la 
eongrégation de Saint-Maur, portant invitation de n'entreprendre ni poursuivre 
aucun procès sans lui en avoir préalablement donné avis (juillet 1087), s. 1. 
n. d., in-4. Lettre adressée aux supérieurs majeurs de la congrégation de 
Saint-Maur, assemblés en l'abbaye de Saint-Cermain-des-Prés. a Paris, le 
18 mai 1697, s. I. n. d., in-8. — Lettre de l'abbé de Notre-Dame de '" a 
M. l'abbé de Saint-Pierre de '", où l'on examine quels gens ce sont que les 
convers de la congrégation de Saint-Maur, ou quelle est leur condition 

(21 mais 1700), s. I. 1700. in-12. 

Extrait des lettres patentes de Louis Mil. des 18 sept. Kilo. 28 oct. 1616 

et août 1618, d'autres lettres patentes du roi bouts \IY. des 13 déc. 1653, 

-20 juin 1561 et, 29 sept. 1683, pour justifier que les supérieur et religieux 
ih' la congrégation de Saint-Maur ont attribution particulière au Grand-Conseil 
pour le maintien de leurs privilèges, s. I. n. d.. in-fol. Modèles de décla- 
rations de biens a faire aux commissaires royaux, adresses aux supérieurs 

de la congrégation de Saint-Maur, par Dom Louis Boudan, s. I.. 1687, in-4. — 
Lettre circulaire de Dom m Pré, supérieur général de la congrégation de 
Saint-Maur, au sujet des formalités a suivre pour la déclaration du revenu 

de chaque prieure appartenant a la congrégation (25 janvier 17-jo*. s. I. n. d.. 

m-',. Lettre d'envoi par Dom PlERRl luir.ui.i de modèles de procuration et 

île déclaration a l'usage des religieux de la congrégation de Saint-Maur, 



— 407 — 

titulaires de bénéfices, s. 1. n. d., in-4. — Circulaire de Dom Georges Loovei, 
aux abbés, prieurs, etc.. sur le retrait des biens aliénés du clergé (sept. 
IT'i-j', s. I. ii. d.. in-4. — Circulaire de Don Boudier, relative au paiement des 
dettes de eli;ii|ue communauté (26 juin 1767), s. 1. n. d., in-i. 

Arrêt du Parlement par lequel est jugé que les religieux de la congrégation 
de Saint-Maur ne peuvent, sans la permission de leurs supérieurs, se faire 
pourvoir de bénéfices (45 décembre 1653), rendu contre Dom Marc-Urbain 
Fouier, prieur claustral d'Asnière, s. I. n. d., in-4. — Au Roy. Requête d'une 
grande partie des curés de France contre la prétention des religieux de 
Saint-Maur. de taire les fonctions curiales, en vertu île privilèges révoqués 
par les conciles, s. 1. n. d.. in-fol. — Factum pour Fr.-Jean Harel. supérieur 
général, et les religieux de la congrégation de Saint-Maur, appelant de la 
sentence des Requêtes du palais du 7 mai 1654, et défendeurs, contre maître 
Antoine Briolay, intimé et demandeur en deux requêtes des 18 avril et i mai 
1667, s. 1. n. d. Au sujet de la possession du prieuré de Saint-Mélaine. - 
Mémoire an sujet des bénéfices possédés par les religieux Bénédictins de la 
congrégation de Saint-Maur, par l'abbé de Saint-Pierre, Luxembourg, 1705, 
in-4. # — Lettres patentes du roi 1 mai 1714), enregistrées au Parlement de 
Paris, par arrêt du 20 du même mois, au sujet des bénéfices possèdes par 
les religieux de la congrégation de Saint-Maur, s. i. n. d., in-4. — ... enre- 
gistrées au Grand-Conseil par arrêt du I '. septembre, s. 1. n. d.. in-4. — 
Factum pour Dom Arnoul de Loo, supérieur général de la congrégation de 
Saint-Maur. appelant comme d'abus contre Dom Simon Frique, de l'ordre de 
Cluny, Paris, 1742, in-fo|. — Mémoire pour Dom Arnoul de Loo.... contre 
messire Julien l'rovansal de Roussillon, élu en l'élection d'Ëtampes, Paris. 
s. d.. in-fol. — Abrégé des Mémoires du clergé de France, IV, 704, 1-2-27. 

Recueil de pièces manuscrites et imprimées, concernait l'affaire du P. Charles 
Champigny, provincial des Célestins, devenu bénédictin de la congrégation 
île Saint-Maur. Bib. nat. ras., fr. 15.793. — Sommaire pour Dom René L'Aneau, 
supérieur général de la congrégation de Saint-Maur et les prieur et religieux 
de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, appelants connue d'abus contre Dom 
Pierre Carpentier, religieux de la même congrégation, intime. Paris, 1741, 
in-4. — Mémoire pour la même cause. Paris, 1741, in-4. Dom Carpentier avait 
obtenu -on transfert au collège de Cluny. — Faits de la cause pour Dom 
Jacques Précieux, abbé régulier de Karents, diocèse de Verden, et pour 
Dom Germain Poirier, abbé régulier de la Grande-Croix, diocèse de Nicosie. 
demandeurs, contre M. l'archevêque de Paris, défendeur, Paris. 177*2 in-4. 
Moines sortis de la congrégation qui avaient obtenus du Saint-Siège des 
bulles d'abbayes in partibus. — Précis pour Dom Précieux et Dom Poirier 
abbés in partibus, contre Dom Boudier, supérieur gênerai de la congrégation 
de Saint-Maur, Paris. 177-2, in-4. — Observations de Dom Préciei \ et Dom 



— 108 — 

Poirier, abbés in partibus de l'ancien ordre de Saint-Benoît, sur le mémoire 
de boni Boudier, Paris, I77 i 2. in-4, 

Mémoire pour Dom Pierre-François Boùdier..., appelant comme daims 
contre Dom Guillaume Pierre Duperray, religieux de la même congrégation, 
intimé, Paris, 1707, in-4. — Arrêt du Parlement (10 mars 1768), décidant qu'il 
v a eu abus pour Dom Pierre François Boudier, dans l'instance portée à 
Rome contre Dom Duperray, Paris, 1768, in-4. 



BIOGRAPHIES. 

Relation des actions mémorables des quatre premiers supérieurs généraux 
de la congrégation de Saint-Maur et de quelques autres supérieurs de la 
même congrégation, par Dom Mommole Geoffroy. Bib. nat., ms., fr, 19.622. — 

Vie des justes (le la congrégation de Saint-Maur, par Dom Martène. Ibid., 
17.671. — Le ramast des délices monastiques, ou histoire de différents reli- 
gieux de la congrégation de Saint-Maur. par un frère eonvers (16871 Ibid.. 
17.ti7;i. — Éloges historiques de différents bénédictins. Ibid., 17.676. 

Les fondateurs de la congrégation de Saint-Maur, par Dom Iîkssk. Lille, 
1902, in-8 de 36 p.; ext. Rev. sciences ecclés. — Les bénédictins de Saint- 
Maur, originaires du Limousin, par l'abbé Arrellot, Limoges, 1892, in-<S 
de ;:i p. Les bénédictins méridionaux, par Tamizey de Laroque, dans Rev. 
cath. de bordeaux. 1895-1896. — Bénédictins de Saint-Maur. originaires du 
diocèse de Reims, par Dom Noël, dans Trav. acad. Rejms, XCVII (1895-1896). 

Circulaire de Dom Caijxte Adam, sur la moi't de Dom Grég. Tarisse (22 déc. 
[648 , s. I. n. d.. in-4. — Circulaire de Dom Simon Boijgis, relative a la mort 
d,. nom Vincent Marsolle (12 sept 1681), s. 1. n d., in-4. - Circulaire de 
Dom Georges Louvei, au sujet de la mort de Dom Benoit Brachet (18 janv. 
[687), s. I. n. d., in-4. — Lettre de Dom Joseph Castel sur la mort de 
Don, Denis de Sainte-Marthe (25 avril 1725), Paris, s. d.. in-4. - Lettre de 
Dom FRANÇOIS DELVILLE sur la mort de I i .1.-1!. Aliydon I" oct. 1733), 

p ar j S) s . d.. [ n -4. Lettre sur la mort de Dom Hervé Ménard (13 août 1735), 
s 1. „. ,l., i,|.;. -- Lettre de Dom FRANÇOIS Dki.vii.i.k sur la mort de Dom 
Claude Dupré (l ei mai 1737), Paris, s. d.. in-4. - Ad R. P. Domnum 
ci. Dupré ... unanimi caetus suffragio electum in prsefectum generalem, die 
26 maii I7:>fi. carmen gratulatorium, auct. Thiboust. — Lettre de Dom Joseph 

DeI-RUE sur la mort de Dom René Laneaii. Paris, 1754, in-'.. 

Abrégé de la vie de Dom Jean Mabilloii. par Dom Thiérj RUINART, Paris. 

itou, in-12. - Histoire de Dom Mabillon et la congrégation de Saint-Maur. 

par Cu \\i\ DE MALAN, Paris, 1843, in-12. Mabillon et la société (le Saint- 

Cennain. par Km. DE BROGUE, Paris. 1888, 2 vol. in-8. - La société de Saint- 



- 109 — 

Germain au wur siècle. Bernard de Montfoucon et les Bernardins, par 
Ku. de Broglie, Paris, 1891, 2 vol. in-8. — Vie du vén. Père Dom Claude 
Martin, par Dom Martène, Rouen, 1698. in-1-2. 



HISTOIRE LITTERAIRE. 



Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur, où l'on trouve la vie 
et les travaux des auteurs qu'elle a produits depuis son origine (1618) jus- 
qu'à présent, avec les titres, l'énumération, l'analyse, les différentes éditions 
des livres qu'ils ont donnés au publie et le jugement nue les savants en 
ont porté; ensemble la notice de beaucoup d'ouvrages manuscrits, composés 
par des Bénédictins du même corps, par Dom René Tassin, Bruxelles, 1770. 
in-4, xxm-800. La Bib. nat., nouv. acq. ms. fr. 807, possède 'un exemplaire de 
cet ouvrage copieusement annoté par Mercier i>e Saint-Léger. — Supplé- 
ment a l'histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur. par I i.. Robert; 
Paris, 1881, in-8, de is p., ext. Cabinet historique. 

Bibliotheca Benedicto-Mauriana, seu de ortu, vitis et scriptis Patrum Bene 
dictinorum a celeberrima congregatione S.-Mauri in Francia, libri il. auc- 
tore Domno Bernardo Pez, I71t>. in-8. — Lettre a M. Chassebras, seigneur de 
Cramailles, touchant quelques personnes illustres et distinguées par leur vertu ci 
leur science dans la congrégation de Saint-Maur, par Pinsson, Paris. 1694, in-4 
de s p. — Catalogue des livres composes par les Bénédictins de Saint-Germain 

et autres de la i grégation de Saint-Maur, par Dom Duret, dans l'Histoire de 

Saint-Germain-des-Prés, par Dom Bouillart, CLXXVH-CLXXVin. — Bibliothèque 
historique et critique des auteurs de la congrégation de Saint-Maur, où l'on 
fait voir quel a été leur caractère particulier, ce qu'ils ont l'ait de plus 
remarquable, et où l'on donne un catalogue exact, de leurs ouvrages, par 
Dom Pu. Le Cerf de la Vièville, La Haye. 1726, in-12. - Lettre de Dom 
I'. Le Richoulx de Norlas a un de ses confrères, sur la bibliothèque bis 
torique et, critique des auteurs de la congrégation de Saint-Maur (par Perdoi \ 
de la Périère), Orléans, 17-27. — Défense du livre qui a pour titre : Biblio 
thèque historique, etc. ... au H. P. Dom '". religieux île la même congré- 
gation, par H Le Cerf de la Viéville, Paris, 1727. in-12 de [9 p. - 

Seconde lettre de Dom le Richoux ... (par Perdoux de la Périère), Orléans, 
1728. Catalogue de> ouvrages, livres et éditions que les Bénédictins de 

la congrégation de Saint-Maur nous onl donnes depuis leur réfor Vrch. 

nat. ms. 2067. — Bibliothèque des écrivains de la congrégation de Saint- 

\| ;mr . ouvrage publie ave le concours d'un Bénédictin de la congrégation 

il,. France (Dom Rigaud), par Charles de Lama, Munich et Paris, 1882, in-12. 



— III) 

Historia Rei litterariae ordinis sancti Benedicti ... a Domno Zieguelbauer, 
Augusta-Vindelicorum, I7.'»i, \ vol. in-fol. — Bibliothèque générale des 
écrivains de l'ordre de Saint-Benoît, par Dom François, Bouillon, 177'.. '. vol. 
in-!. -- Les écrivains champenois de la congrégation de Saint-Maur, par 
il. Jadard, dans Rev. Champagne et Brie, V. ( .»7. 

Les travaux tics Bénédictins de Saint-Maur et de Saint-Vanne sur les 
anciennes versions «le la Bible, par l'abbé Mangenot, Amiens. 1888, in-8, 
ext. Rev. sciences erclés. — J»ie Mauriner Ausgabe des Augustinus, par le 
M 1 Kimi.a. Vienne, 1892, in-8, ext. Mém. acad. imp. Vienne, CXXXVm. — 
Histoire de l'édition de Saint-Augustin avec le Journal inédit de Dom Ruinart. 
par l'abbé Ingold, Paris. 1903, in-8, xii-201. Le chan. II. Didio avait, com- 
mencé la publication de cet ouvrage dans liev. sciences ecclés. 1897-1898. 
- Histoire des ouvrages critiques publiés pendant le différend des Pères 
.lesuil.es avec les Pères Bénédictins de la congrégation de Saint Maur, à l'occa- 
sion de la nouvelle édition des ouvrages de saint Augustin, par le P. Léonard. 
Arch. nat. ms. 2066. 

Les Bénédictins de Saint-Maur ont laissé une volumineuse correspondance, 
qui esl d'un grand intérêt pour l'histoire de leur ordre. La meilleure partie se 
trouve dans le fonds Saint-Germain, Bib. nat. ms. fr. 6198, 6436-6439, 9355- 
9356, 12.803-12.804, 15.183, 15.466, 17.678 17.689, 17.695. 17. 701-17.71.!, 19.639, 
19.643-19.659, 19.660-19.681, 20.941, 25.537-25.538. Il existe à la Bib. nat. un 
Inventaire manuscrit de plusieurs de ces volumes. Des lettres nombreuses, 
écrites par des Mauristes, sont, éparses dans d'autres recueils de la Bib. nat.. 
et, dans les autres bibliothèques de la France et. de l'étranger, sans compter 
celles qui sont aux mains des particuliers. Voici quelques indications relatives 
aux lettres publiées. 

Correspondance inédite de Mabillon et, de Montfaucon avec l'Italie, par 
Valéry, Pans, 1846, '■> vol. in-8. The french Bénédictines, dans Kssays 
in ecclesiastical biography, par Stephen, London, 1860, in-8. — Ans dem 

Briefverkehr deutscher (Jelehrte H den Benedict rn der Congrégation von 

S 1 Maur uncl deren Beziehungen zu der literarischen und religiôsen Bewegungen 
• les wiii Jahrh., von I». Katrein, dans Studién. de Raigern, XXIII (1902), lil- 
126, 386-403, n-Jii-fi.'M — Recherche de la correspondance des Bénédictins, 
lui' \i.i'ii. Dantier, Paris. 1857, in-8, ext. Archives des missions scientif., VI 
(1857), 241-502. I. 'auteur proposa de publier un recueil île documents sur 
l'histoire de la congrégation de Saint-Maur, voir Rev. soc. savantes, \i (1861), 
h. 1,1 et 149. Beitrage zum Mauriner-Briefwechsel, par le li 1 Goldmann, 
dans Studien und Mil, de Raigern, \i 1890), 597-612. - Rômische Briefe der 
Mauriner ans dem Jahr 1699, par Kukula, Ibid., XVII (1896), 651-699. 
Lettres des Bénédictins de la congrégation de Saint Maur. d'après les originaux 
conservés a la Bib. de Copenhague (1652-1670, l7oM7',l). par Uigas, Paris, 



— 111 — 

1892 et 1893, -2 vol. in-8. - Korrespondenz der Mauriner mit den Emme- 
ramern und Beziehungen der letzteren zu den wissenschaftlichen Bewegungen 
des wiii Jahrh, par le D r Endres, Stuttgart, 1899, in-8. — Lettres inédites de 
Bénédictins français de la collection Wilhelm. par Dom Berlière, dans 
Mélanges d'hist. bénéd., 2 e série, 182-218, ext. Rev. bénéd. XVI, 323, 345, 
129, 168. 

La congrégation de Saint-Maur d'après les lettres et le journal de Dora 
Dassac (1752-1826), par Dom Lévèque, dans Rev. du inonde cathol. CXIII 
(1893), i3-70, 434-457. — Correspondance échangée entre les savants lyon- 
nais et les Bénédictins de Saint-Germain, par l'abbé Vanel, dans Rev. du 
Lyonnais, 1893, janvier-avril. — Les Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés 
et les savants lyonnais d'après leur correspondance inédite, par l'abbé Vanel, 
Paris, 1894, in-8. — .Notes sur la correspondance et les travaux littéraires 
des derniers Bénédictins de Saint-Maur, par l'abbé Bourret, dans Mém. suc. 
archéol. Tourraine, XIII (1860), 35. — Lettres bénédictines inédites, par 
Tamizey de Laroque, dans Annales du Midi, I (1889), 397, II, 81. — Docu- 
ments inédits concernant l'histoire littéraire de la France, publiés par 
I i- 'Robert, Paris, 1875, in-4. — Le Comité des travaux historiques el 
scientifiques, par X. Charmes, Paris. 1885, I, table 432. — Bossuet et les 
Bénédictins de Saint-Maur, par l'abbé Vanel, dans Revue Bossuel 1903), 
28-38, 235-242. 

Die Lehranstalten der Mauriner. von Dom l rsmeb Berlière, dans Studien 
de Raigern, VU (1887), 589-593. - Les Bénédictins au collège de Thoissey, 
par Dom Besse, dans Revue Mabillon, I (1905), 280-291. - Études classiques 
avant la Révolution, par l'abbé Sicard, Paris, 1887, in-12, 147-492. 



Deux jugements rendus à Saint-Germain-des-Prés par le supérieur général 

de la i grégation de Saint-Maur, contre les Pires Dom Chopelet el Dom 

Varauqueaux, insoumis à la Constitution Unigenitus, datés l'un du 26 mai 
et l'autre du 7 juin 1715, s. I. n. d., in-4. - Lettre d'envoi de « deux juge- 
ments rendus à Saint-lieriiiain-des-h'es ... » s. I. n. d. Voir Bib. S.-Geneviève, 
ms. 2500, loi. 243. - Lettre d'un théologien aux RR. pp. Bénédictins des 
congrégations de Saint-Maur et de Saint-Vanne, pour les exhorter a continuer 
de défendre le christianisme renversé par la Constitution Unigenitus du pape 
Clément \l (30 juillet 17-jk >. i. 17-21. in-4. — Patrum Benedictinorum e con- 
gregatione s. Mauri ad RR. ri', superiores in Majori-Monasterio prope Turoncs 
pro canitulo generali congregatos, Bupplex epistola (13 avril 17-2.:. s. t. n. d.. 
in-'., c'est une protestation contre la bulle Unigenitus. Lettre à l'assemblée 



— 112 — 

générale des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, envoyée en 1723 
et 1726. Amsterdam, s. d., in-8. s. Basile-le-Grand. Épître -503 aux moines 
persécutés par les Ariens, s. Basilius magnus, epistola -503 ad monachos ab 
Arianis maie mulitatos. Beverendis admodum Patribus Prassidenti et Defini- 
toribus in abbatià Majoris-Monasterii ad capitulum générale congregatis epistola 
(23 mai 1726), s. I. n. d., in-4. 

Lettre circulaire de Dom Thibault, supérieur général de la congrégation de 
Saint-Maur. à tous les prieurs de la dite congrégation, Paris, 1727, in-4. — 
Béponse à une lettre que le B. P. Thibault a écrite à un de ses religieux 
pour l'engager à accepter la bulle Unigenitus (I e * avril 1727), s. 1. n. d.. in-4. 

- Lettre de Dom Thibault ... à tous les prieurs de la dite congrégation 
(5 avril 1727), s. 1. n. d., in-4. — Lettre des Bénédictins de la province de 
Bourgogne, congrégation de Saint-Maur, au T. R. P. Dom Pierre Thibault 
et a quelques autres supérieurs majeurs, qui sollicitent les religieux qui leur 
sont soumis a recevoir et accepter purement et simplement la Constitution 
Unigenitus (15 mars 17-27;, s. 1. 1727, in-4. — Lettre d'un ancien professeur 
de théologie de la congrégation de Saint-Maur. qui a révoqué son appel, a 
un autre professeur de la même congrégation (pli persiste dans le sien, par 
Dom Vincent Thuillieb (13 mars 1727), Paris, 1727. in-12. — Réponse d'un 
professeur de théologie de la congrégation de Saint-Maur, qui persiste dans 
son appel, à la lettre d'un ancien professeur de théologie, qui a révoqué le 
sien. s. 1. n. d., in-4. —Seconde lettre de Dom Thuillieb, servant de réplique 
a la réponse que lui a faite un de ses confrères, qui persiste dans son appel, 
Paris, 1727. in-12. — Dénonciation des lettres de Dom Thuillier contre l'appel 
de la bulle Unigenitus, par Dom Edme Pehbault, s. 1. n. d.. in-4. — Lettre 
au 11. 1'. Prieur de... <IS mars 1727), s. 1. n. d.. in-i. Relative a l'attitude de 
la congrégation dans cette affaire. — 'Ires-humbles remontrances de plusieurs 
religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, au cardinal de Bissy, 
à l'archevêque d'Embrun et a douze autres prélats, au sujet des approbations 
qu'ils ont données à la seconde lettre de Dom Y. Thuillier, Paris, 1731, in-4. 

Lettres des religieux Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, écrites 
a Son Éminence M- 1 le cardinal de Fleury et a leur Père général, aux fins 
d'obtenir la liberté des suffrages qui leur a été ôtée dans leurs trois derniers 
chapitres généraux (21 mars 1732), s. I n. d. in-4. — Diverses lettres en date 
du ,s--jb avril 17:;::. relatives a la tenue du chapitre général de la congrégation 
de Saint-Maur et a l'exclusion dans cette assemblée des religieux appelants 

de la Constitution l' niijfiiil us, s. I. n. d.. in-4. — Lettre du comte de 
Saint-Florentin aux religieux de la congrégation de Saint-Maur pour défendre; 

de la part du Boi, toute protestation contre la reconnaissanee. laite par les 
Supérieurs de l'ordre, de la bulle I " nvjenitUS (-21 mai 1733), s. I. n. il., in-4. 

— Remontrances adressées aux BR. PP. supérieurs de la congrégation de 



— 113 — 

Saint-Maur, assemblés pour la tenue du chapitre gênerai de 1733 (24 juin 1733), 
s. 1. ii. (I., in-4. — Procès-verbal et déclaration d'appel comme d'abus interjeté 
par les députés exclus du chapitre général des religieux de la congrégation 
de Saint-Maur, tenu en l'abbaye de Marmoutier, le u 2 juillet 1733, s. 1. n. d., 
m-4. — Arrêt du Conseil d'État du Roi, supprimant le formulaire de l'arche- 
vêque de Tours proposé au chapitre général ... le 3 juillet 1733, Paris, I".'!:!, 
in-4. — Lettre d'un appelant aux religieux Bénédictins de la congrégation de 
Saint-Maur, qui ont donne des marques publiques de leur opposition a la bulle 
Unigenitus, s. 1. n. d., in-i. — Actes et protestations signifiés aux religieux 
qui prétendent composer le chapitre général de la congrégation de Saint-Maur, 
par plusieurs députés du dit chapitre (31 juillet— I" août 1733), s. 1. n. d., in-i. 

Arrêt du Conseil d'État du Roi, qui ordonne à tous les religieux de la 
congrégation de Saint-Maur d'obéir aux supérieurs nommés par lé chapitre 
général, tenu en l'année 1733, et à ceux qui ont été élus depuis par les 
supérieurs majeurs de la dite congrégation, nonobstant toutes protestations, 
significations, enregistrements ou dépôt d'icelles, qui seront regardés comme 
nuls et de nul effet, même rayés et biffés des registres, du M juillet il'M. 
— Très-humbles remontrances des religieux Bénédictins de la congrégation 
de Saint-Maur au Roi, avec un mémoire où, après un exposé succinct de ce 
qui s*est passé dans le prétendu chapitre gênerai .... on en démontre l'irrégu- 
larité et la nullité, on fait voir ensuite la nécessité de convoquer au plutôt 
une assemblée plus canonique (21 août 1734), s. I. 1734, in-4. — Questions 
proposées aux quatorze capitulants du prétendu chapitre général des Béné- 
dictins tenu dans l'abbaye de Marmoutier. en 1733, pour servir de supplément 
au Mémoire (14 octobre 1734), s. 1. n. d., in-i. — Réponse à la lettre du 
I;. P. Sarazin, visiteur de la congrégation de Saint-Maur dans la province de 
Bourgogne, sur le prétendu chapitre général des quatorze, où l'on l'ait voir 
les impostures des quatorze, les nullités et les irrégularités de leur chapitre, 
Paris, 17:i;i, in-i, — Lettre du comte de Maurepas, écrite au nom du Roi 
a boni du Pré, vicaire général de la congrégation de Saint-Maur. portant révo- 
cation (les exclusions précédemment ordonnées (14 mars IT.'lfi). s. I. a. d.. in-4. 

Histoire de la Constitution Unigenitus, en ce qui regarde la congrégation 
de Saint-Maur, Utrecht, 1736, in-12. — Histoire des derniers chapitres généraux 
de la congrégation de Saint-Maur, où l'on voit l'irrégularité de ses assemblées, 

l'Opposition de ce corps a la Imlle l' iiitjciiil us et, par quelles intrigues on 
est enfin parvenu a faire souscrire un décret favorable a cette huile dans le 
chapitre de 17::::. Tour servir de siipplemeni a l'histoire de la Constitution, 
s. 1. 1736, in-4. — .Nouveau témoignage contre la Constitution Unigenitus 
ou gémissement d'un Bénédictin sur l'acceptation de la dite huile et sa signa- 
ture du formulaire (2 avril 1752), s. I. n. d.. in-12. 
Voir .Nouvelles ecclésiastiques, tables raisonnées, par l'abbé Bonnemare, I. 

8 



— 114 — 

62-65. — Imprimeries clandestines. Nouvelles ecclésiastiques, dans Archives du 
bibliophile, mars 1858. — Dictionnaire des livres jansénistes ou qui favorisent 
le jansénisme, par le 11. P. Colonia, Anvers, 1752, ; vol. in-12. — Histoire de la 
Constitution Unigenitus, par Dom Thtjillier, Bib. nat., ms. fr. 17.731- 17.737. 
L'abbé Ingold en a public un fragment sous ce titre : Rome et la France. La 
seconde phase du jansénisme ..., Paris, 1902, in-8. — Lettres théologiques aux 
écrivains défenseurs des convulsions, par Dom La Taste, Paris, 1733-1740, 
2 vol. in-!. 

TROUBLES QUI PRÉCÉDÈRENT LA COMMISSION DES RÉGULIERS. 



Idée d'un plan général, tendant a réformer les abus que le relâchement a 
introduits dans la congrégation de Saint-Manr, présenté par un .jeune prieur 
d'icelle a tous les chefs et membres, spécialement aux supérieurs majeurs et 
députes ijiii s'assembleront dans l'abbaye de Marmoutier-les-Tours, le jeudi 
de la quatrième semaine d'après Pâques, pour la célébration du chapitre 
-encrai de 1754, s. 1. n. d., in-12. — Lettre d'un religieux Bénédictin de la 
congrégation de Saint-Maur a un magistrat sur la triennal ité des supérieurs de 
cette même congrégation (8 sept. 1762). En France, s. d., in-12. — Seconde 
lettre d'un religieux Bénédictin ... à un magistrat sur la triennalité des 
supérieurs ... (8 déc. 1762). En France, s. d. in-12. — Discours d'un des 
Messieurs de grand'chambre à la cour du Parlement, toutes les chambres 
assemblées, au sujet d'un écrit anonyme contre le régime de la congrégation 
de Saint-Maur (25 janv. 1763), s. 1. n. d., in-'., — Arrêt de la cour de Parle- 
ment, qui condamne un imprimé ayant pour titre : « Lettre d'un religieux 
Bénédictin ... » à être lacéré et brûlé par l'exécuteur de la haute justice. 

Extrait des registres du Parle nt d fév. 1763), Paris, s. d. in-i. — Arrêt du 

Parlement de Bordeaux ... (28 mars 1763), s. 1. n. d., in-i, — Arrêt de la 
cour du Parlement de Toulouse ... (S avril 1763), s. 1. n. d.. in-i. 

Mémoire sur les supériorités de la congrégation de Saint-Maur (29 mars 1763), 
Paris, 1763, in-4. — Consultation sur les innovations abusives introduites dans 
I,. régime de la congrégation de Saint-Maur, bordeaux. I7(ii, in-8. — Consulta- 
tion pour les religieux bénédictins ... réclamant la mise en vigueur de la 
triennalité des supérieurs, s. I. n. d. in-fol. (1 juil. 1763). — Mémoire pour 
Dom Joseph Delrue. supérieur général de la congrégation de Saint-Maur, 
contre un écrit intitule : « Consultation sur les innovations ... » (31 juillet 
1764), bordeaux. 1764, in-'.. - Lettre de M ' le comte de Saint-Florentin. 
ministre et secrétaire d'État, au supérieur général de la COngrégrtion de 
Saint-Maur (2 juillet 1765), s. 1. n. d.. in-4. - Mémoire pour Dom Jean Faiire. 

prêtre, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, appelant comme 

d'abus, tant en son nom qu'en celui des religieux adhérents, contre Dom 



— Mo — 

J. Delrue, supérieur général, Dom Phil. Lebel, visiteur de la province de 
Gascogne, et Dom Jacques Cruvellier, prieur du monastère de Saint-André- 
lez-Avignon, intimés, Toulouse, 1765, in-4, au sujet des modifications intro- 
duites dans le gouvernement de la congrégation. — Mémoire pour les religieux 
Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, appelants comme d'abus, du 
régime actuel de la dite congrégation et demandant une provision de 10,000 I. 
et l'apport des primitives constitutions et autres titres de Tordre, contre 
Dom Joseph Delrue, supérieur général de la dite congrégation, s. 1. n. d., 
ITfi.'), in-8. — Justification de l'appel comme d'abus, relevé par les religieux 
Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, contre le régime actuel de 
cette congrégation, par Dom Emmanuel-Marie Limairac, Bordeaux, s. d., in-12. 

— Observations à MM. les commissaires nommés par Sa Majesté pour examiner 
les appels comme d'abus, interjetés par quelques religieux de la congrégation 
de Saint-Maur, s. 1. n. d., in-4. — Idée sommaire des demandes évoquées 
au Conseil et formées contre le général de la congrégation, par Dom Faure 
et les religieux qui se sont joints à lui, s. 1. n. d. in-4. 

Parallèle du régime actuel de la congrégation de Saint-Maur avec celui 
qui lui fut imposé par l'Église et par l'État sur l'élection des supérieurs 
majeurs et locaux, sur leur institution et destitution, et sur l'institution 
et destitution des officiers des maisons, par Dom Massanes, s. 1., 1765, in-fol. 

— Théorie du gouvernement domestique de la congrégation de Saint-Maur, 
s. 1. n. d., in-8. — Apologie des constitutions de la congrégation de Saint-Maur 
par Dom Maur Jourdain, Toulouse, s. d., in-4. — Défense du R. P. Dom Grég. 
Tarisse ... contre les fausses imputations des Faronites renouvelées depuis 
peu dans quelques libelles, par Dom Jourdain, Paris, 1760, in-4. — Lettre 
de Dom J. Delrue ..., au sujet de la réforme introduite dans cette congré- 
gation (6 août 1765), s. 1. n. d., in-4. — Troisième écrit de Dom Devienne, 
se disant en butte aux persécutions de Dom Labbat, son supérieur (1 janv. 
1763), s. 1. n. d., in-8. — Mémoire à consulter pour Dom Devienne, se disant en 
butte aux persécutions de Dom Labbat, son supérieur, s. 1. 17iii. in-4. 

Requête au Roi, signée par DD. Berthereau, Bourotte, Brézillae, Caffiaux, 
Coutans, Haudiquier, Henry, Labbé, Lieble, Pernetty, Poirier, etc. (15 juin 1765), 
s. 1. n. d.. in-4. — Requête des mousquetaires noirs à N. s. p. le Pape 
Clément XIII. Parodie de la requête des Bénédictins. Bib. Aix, ms. 815. — 
Requête présentée au Uni par le supérieur général, le régime et la plus nom- 
breuse partie de la congrégation de Saint-Maur, contre l'entreprise de 28 reli- 
gieux de Tabbaye de Saint-Germain (23 juillet, L765), par l i lui. km:. Paris, 

1765, in-4. — Réclamations des religieux Bénédictins des Blancs-Manteaux, 
contre la requête des religieux de Saint-Germain-des-Prés, s. I. n. d., in-4. 

— Mémoire à consulter el consultation pour les Bénédictins de Saint-Germain- 
des-Prés, Paris. [769, in-4. — Recueil de pièces concernant cette dernière 



— III) — 

affaire 1 1754-1769). Bib. nat. ms. fr. 18.823-18.825, Bib. Arsenal, ras. 6320. - 
Mémoire à consulter et consultation pour les religieux des Blancs-Manteaux en 
réponse au mémoire de quelques religieux de Saint-Germain-des-Prés, Paris, 
ITti'.), in-i. — Second mémoire à consulter et consultation pour les religieux 
de Saint-Germain, contre six religieux des Blancs-Manteaux, Paris, 1769, in-i. 



COMMISSION DES REGULIERS. 

Lettres d'un religieux à son supérieur général sur la nécessité d'une réforme 
dans les constitutions des ordres religieux et sur la manière canonique d'y 
procéder, s. 1., 1767, in-18. — Observation sur les deux lettres à un supérieur 
-cneral à l'occasion de la réforme des réguliers, par Dom Lieble, s. 1. n. d., 
in-8. — Suite des observations, s. 1. n. d., in-8. 

Arrêt du Conseil d'État du 'Roi, qui ordonne qu'il sera convoqué un chapitre 
général et extraordinaire de la congrégation de Saint-Maur ... en l'abbaye 
royale de Saint-Denys, le 24 avril prochain en présence des commissaires 
de Sa Majesté (31 janv. 1766), Paris, 1766, in-fol. — Arrêt du Conseil d'État 
du Roi concernant la députation qui sera faite des religieux de la congrégation 
au chapitre général (19 fév. 1766), Paris, 1766, in-i. — Arrêt du Conseil d'État 
du Roi, qui ordonne la séparation du chapitre général et extraordinaire, 
assemblé en l'abbaye de Saint-Denys (9 mai 1766), Paris, 1766, in-i. — 
Circulaire des commissaires du Roi pour l'exécution de l'arrêt de son conseil 
(23 niai 1766) au sujet de la réforme à introduire dans la congrégation de 
Saint-Maur, s. 1. n. d. in-fol. — Arrêt du Conseil d'État du Roi, qui confirme 
les bulles et lettres patentes d'érection de la congrégation de Saint-Maur et 
qui ordonne l'exécution provisoire des déclarations sur la règle et les Consti- 
tutions (6 juillet 1766), Paris, 1766, in-i. — Arrêt du Conseil d'État du Roi, 
sur la tenue des chapitres généraux des ordres religieux et en particulier de 
la congrégation de Saint-Maur (3 avril 1767). Le même Conseil rendit un arrêt 
(6 avril 17(>7) sur la tenue du chapitre général de la congrégation, un autre 
(lli sept. 1768) pour la rédaction des constitutions, un (Tt avril 1769) pour 
l'acquit des dettes de la congrégation. — Arrêt du Conseil d'État (3 avril I7»i7i 
relatif a la suppression de la conventualité dans les maisons de Saint-Basle, 
Molosme, Saint-Pourçain, le Tréport et Montreuil-Bellay, toutes abbayes île 
la congrégation de Saint-Maur, Paris, 1767, in-4. — Arrêt du Conseil d'État 
:: avril 17(17) relatif au rétablissement de la conventualité dans les monastères 
dépendant de la congrégation de Saint-Maur, Paris, 1767, in-i. 

Lettre de boni l>... a boni I)..., son ami (12 avril 1766), au sujet des 
troubles de la congrégation, s. I. n. d., in-8. — Lettre de boni '" a un 
religieux de l'abbaye royale de Saint-Denys, s. 1. n. d., in-i. — Mémoire 



— 117 — 

pour servir a l'histoire du chapitre général (24 avril 1766), par Dom Jamin. 
Bib. nat. ms. fr. 19.623. — Procès verbal des séances du définitoire du chapitre 
général de la congrégation de Saint-Maur, tenu en l'abbaye de Saint-Germain- 
des-Prés, le 26 sept. 1766. Bib. nat. nouv. acq. fr. 20,005; ms. fr. 15,784- 
15,750. — Projet de nouvelles déclarations et constitutions, par Dom Pernetty, 
lhid. ms. lat. 13.863, 13.864. 

Précis des faits, des monuments et des autorités qui intéressent le chapitre 
général que la congrégation de Saint-Maur doit tenir dans l'abbaye de 
Marmoutier (27 avril 1769). Procès verbal des chapitres tenus à Marmoutier 
en I7(i9, Londres, 1769, in-4, 1772. 1775. Bib. Rouen, ms.. 1923, f. 87-204. 

Arrêt du Conseil d'État du Roi, concernant l'assemblée prochaine du chapitre 
général de la congrégation de Saint-Maur (27 février 1778), Paris, 1778, in-4. 
Compte que les RR. PP. Visiteurs et six députés des religieux de la province 
de Normandie rendent au chapitre général de leur diète et de ce qui l'a pré- 
cédée, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire concernant la diète de la congrégation de 
Saint-Maur dans la province de Normandie et le chapitre général de 1781, 
s. 1. n. d., in-4. — Consultation sur les opérations de la diète tenue à l'abbaye 
du, Bec par les religieux Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, de la 
province de .Normandie, Paris, 1781, in-4. — Addition aux pièces et mémoires 
sur lesquels a été donné l'avis du 11 mai 1781. relativement aux opérations 
de la diète tenue par les religieux de la congrégation de Saint-Maur a l'abbaye 
du Bec (27 juin 1781), Paris, 1781, in-4. 

Arrêt du Conseil d'État du Roi. pour la convocation d'un chapitre extraor- 
dinaire de la congrégation de Saint-Maur à Saint-Denis (21 juin 1783), Paris, 
1783, in-4. — Très humbles et très respectueuses représentations du supérieur 
général de la congrégation de Saint-Maur et de ses deux assistants, au Roi, 
s. 1. n. d., in-4. Réflexions sur l'arrêt du Conseil d'État du 21 juin 1783, 
concernant la congrégation de Saint-Maur, s. 1. n. d., in-8. — Arrêt, du Conseil 
d'État qui ordonne la suppression de quatre imprimés concernant la congré- 
gation de Saint-Maur (12 juillet 1783), Paris, 1783, in-4, 

Discours prononce par M-'' l'archevêque de Narbonne, l'un <\f* commissaires 
du Roi, à l'ouverture du chapitre général, Paris, 1783, in-4. Mémoire a 
consulter et consultation au sujet, du chapitre général de la congrégation de 
Saint-Maur (19 août 1783), Paris, 1783, in-4. — Kxtrait des registres du procès 
verbal des séances du chapitre gênerai de la congrégation de Saint-Maur, 
assemblé a Saint-Denis (9 sept. 1783), Paris, 1783, in-4. — Journal abrégé de 
l'assemblée 'les religieux île la congrégation de Saint-Maur ordonnée a Saint- 
Denis pour le '.i sept, par l'arrêt du Conseil du 21 juin 1783, et consultation 

■ I nov. 1783), s. I. n. d., in-4. — Précis pour les supérieurs majeurs de la 

congrégation de Saint-Maur. un 1res grand nombre de supérieurs locaux et de 
religieux appelant comme d'abus, de l'assemblée tenue a Saint-Denis, Paris. 



— 118 — 

4783, in-i. — Consultation du M sept, sur la légitimité de l'appel comme 
d'alius interjeté par les supérieurs majeurs de la congrégation de Sàint-Maur, 

du refus fait par l'assemblée de Saint-Denis de déférer à leur ordonnance du 
(i sept. 1783 et de se borner à la connaissance du temporel, s. 1. n. d., in-i. — 
Pièces justificatives pour le régime de la congrégation (6-20 sept. 1783), s. 1. 
n. d., in-i. — .Mémoire à consulter et consultation pour la congrégation de 
Saint-Mauret singulièrement pour les supérieurs majeurs, les principaux officiers 
et les supérieurs locaux, établis par le chapitre général de 1781 (20 sept. 1783), 
Paris, 1783, in-4. — Observations et consultation en répons*' a un mémoire 
qui a pour titre : Mémoire à consulter, etc. (27 sept. 1783), s. 1. n. d., in-4. 
— Observations pour la congrégation de Saint-Maur (1783), s. 1. n. d., in-i. 

Extrait du procès-verbal des séances du chapitre général (9 sept.-l oct. 1783), 
Paris, 1783, in-i. — Lettre des supérieurs majeurs aux religieux de la congré- 
gation (10 oct. 1783), s. 1. n. d., in-4. — Appel comme d'abus des élections 
faites par l'assemblée de Saint-Denis, au préjudice des supériorités légitimes. 
Arrêt qui reçoit cet appel, signification de cet arrêt, consultation (1S oct. 1783), 
s. 1. n. d., in-i. — Kxamen des délibérations de l'assemblée ... tenue dans 
l'abbaye de Saint-Denis depuis le 9 sept, jusqu'au 7 oct. et consultation, 
s. 1. n. d., in-i. — Mémoire et consultation pour le régime actuel de la 
congrégation de Saint-Maur, contre les appelants comme d'alius des élections 
faites au chapitre général de Saint-Denis, Paris, 1783, in-4. — Mémoire et 
consultation pour Dom Ksnault, prieur de Saint-Germer-de-Flay, actuellement 
cadastré par l'assemblée de Saint-Denis à l'abbaye de Saint-Père-de-Chartivs, 
Dom Duclos et Dom Cotte, sénieurs de ladite abbaye de Saint-Germer, intimés 
et demandeurs, contre Dom Littré et Dom Evrard, religieux de la même 
congrégation appelants comme d'abus, Paris, 1784, in-4. 

Consultation en réponse à un imprimé qui a pour titre : Mémoire à consulter 
et consultation pour le régime actuel, etc. (10 janv. 1784), Paris, ITSi, in-4. — 
Mémoire a consulter et consultation au sujet du chapitre général (17 janv. 1784), 
Paris, 1784, in-i. — Réponse à la consultation de M. Piales du 10 janv. 1784, 
Paris, 1784, in-4. — Consultation en réponse à deux imprimés intitules, l'un : 

Mé ire à consulter et consultation ... du -17 janvier dernier; l'autre : Réponse 

à la consultation de M. Piales, Paris, 1784. — Supplément au Précis pour les 
supérieurs majeurs appelants Comme d'abus de l'assemblée tenue a Saint- 
Denis en sept. 1783 (1-4 février 1784), Paris, s. d., in-i. — Examen île la dicte 
de Normandie île 1781 et du chapitre qui l'a suivie, Paris, 1784, in-4. 

Quatrième et cinquième appels, comme d'abus, des opérations de l'assemblée 
tenue à S.-Denis. Requête et arrêts du 2 janvier 1784 et consultation sur la 
nécessité de conserver et protéger la congrégation de Saint-Maur, Paris. 1784, 
in-i. - Réflexions et consultation sur les effets funestes de la conduite odieuse 
et tyrannique des intrus, par l'assemblée de Saint-Denis, dans les supériorités 



— 119 — 

et offices de la congrégation. Sixième et septième appels comme d'abus 
( i mai 1784), Paris, 1784. in-4. — Mémoire et consultation .sur les vrais 
principes de toute société, appliqués à l'état actuel de la congrégation de 
Saint-Maur. Suite de la conduite tyrannique des intrus. Nécessité absolue de 
la faire cesser et de remédier aux abus qui en résultent. Huitième appel connue 
d'abus (28 juin 1784), Paris, 1784, in-4. — Addition aux mémoire et consul- 
tation du 28 juin dernier, Paris, 1784, in-4. — Considérations et tableau des 
malheurs actuels et de l'état déplorable de la congrégation. Consultation. 
Dixième appel comme d'abus des actes de visite faits par les intrus. Paris, 
1784, in-4. — Consultation sur la conduite à tenir par les religieux oppo- 
sants à l'égard des visiteurs en cours de visite, Paris, 1784, in-4. — Craintes 
et espérances également fondées de vrais religieux de la congrégation de 
Saint-Maur. Excès énormes de la plupart des intrus dans les supériorités et 
offices. Consultation. Onzième appel comme d'abus (24 déc. 1784), s. d., in-8. 
— Uueslion importante concernant les élections des intrus. Suite de leurs 
vexations et mauvaise conduite. Douzième appel comme d'abus (21 janv. 1785), 
Paris, s. d., in-4. — Mémoire sur la nécessité pressante de remédier sans 
délai aux abus énormes introduits par l'assemblée de Saint-Denis dans la 
congrégation, si l'on veut empêcher sa ruine entière. Treizième, quatorzième 
et quinzième appels comme d'abus. Consultation (15 mars 1785), Paris, s. d., 
in-4. — Discussion de plusieurs sophismes auxquels les intrus ont recours 
pour défendre leur cause. Consultation. Seizième appel comme d'abus (24 avril 
1785), Paris, 1785, in-4. — Consultation sur la nécessité où l'on s'est trouvé de 
multiplier les appels comme d'abus, des opérations de l'assemblée de 
Saint-Denis et de ses suites qui tendaient à la dissolution de la congrégation 
de Saint-Maur. Dix-septième et dix-huitième appels comme d'abus, Paris, s. d., 
in-4. — Nouvelles entreprises et vexations des intrus. Appels comme d'abus 
qu'elles ont nécessités. Consultation sur l'esprit et la conduite de Dom Chevreux 
(30 juin 1785), Paiis. 1785). Paris, L78S, in-4. 

Représentations du Parlement sur l'arrêt du Conseil du -1\ juin 1783, S. 1. n. d.. 
in-12. ■- Remontrances lues et arrêtées aux Chambres assemblées, le mardi 
10 février 1784, s. I. n. d., in-12. — Troisièmes remontrances lues et arrê- 
tées aux Chambres assemblés, le mardi l février 1785, présentées au Roi le 
dimanche 13 du même mois. s. 1. n. d., in-4 et in-12. — Consultation con- 
cernant l'entreprise des intrus .... de produire les divers écrits imprimes pour 
la défense îles supérieurs légitimes, dans la vue de faire envisager comme 
contradictoire l'arrêt a intervenir au Conseil du Roi <I7 mai 1784), Paris, 
1784, m 1. — Consultation en réponse a quelques plaintes des intrus (27 oct. 
1784), Paris, 1784, in-i. - Progrès des entreprises des intrus dans les supé- 
riorités. Consultation (30 nov. 1784), l'an-. 1784, in-4. — Lettre aux reli- 
gieux de la congrégation, par Dom Chevreux, Paris. 13 janvier 1785. 



120 — 

Réponse d'un prieur de la congrégation, s. I. n. d., in-4. — Circulaire de 
Dom Chevreux, au sujet des troubles de la congrégation. Réponse <l'un prieur 
de la congrégation de Saint-Maur au T. R. P. Chevreux, supérieur général 
(3 février 1785), s. I. n. d., in-4. — Mémoire pour la congrégation de Saint-Maur, 
présentée a l'Assemblée du Cierge. Consultation (13 mai 1785), Paris, s. d., in-4. 

Arrêt du Conseil d'État du Roi concernant la congrégation de Saint-Maur 
(S janvier 1785), Taris. 1785, in-4. — Bref du pape Pie VI (24 juillet 1787) qui 
prescrit la forme et la tenue des diètes dans chacune des provinces de la 
congrégation de Saint-Maur, ainsi que du prochain chapitre général de la 
dite congrégation, Paris. 1787, in-i, et dans Bullarium Romanum XXVI, 56-57. 
— Lettres patentes du roi, qui confirment un bref du Pape du 24 juin 1787, 
en ordonnent l'exécution et prescrivent la forme et tenue des diètes, etc. 
(2-1 février 1788). Paris. 1788, in-4. — Arrêt du Conseil d'État du Roi concer- 
nant la tenue des diètes provinciales et du chapitre général de la congré- 
gation de Saint-Maur, en conformité du bref du pape du 24 juillet 1787. 
annexé aux lettres patentes du Roi fl8 avril 1788), Paris, 1788, in-4. 

Lettre de Dom Devienne au chapitre général de la congrégation de Saint- 
Maur convoqué, par ordre du roi dans l'abbaye de Saint-Denis, le 3 août 
1788, s. 1. n. d., in-8. — Troisième mémoire sur les moyens de terminer 
les trouilles de la congrégation de Saint-Maur, par Dom Devienne, s. 1. d. n., 
in-8. — Liste des capitulants du chapitre général de la congrégation de Saint- 
Maur. assemblés en l'abbaye de Saint-Denis en France, le 3 août 1788, suivant 
l'ordre de leur profession, s. 1. n. d., in-4. — Règlements faits au chapitre 
général de la congrégation de Saint-Maur, assemblé en l'abbaye de Saint- 
Denis (3 août 1788), s. 1. n. d., in-4. — Plan d'institution pour les can- 
didats, novices et jeunes profès de la congrégation de Saint-Maur. Paris, 

1788, in-4. — Requête à Xosseigneurs les évêques de France, par les Béné- 
dictins de la congrégation de Saint-Maur, Paris, 1788. in-8. La plupart île 
ces pièces se trouvent a la Bibliothèque Nationale; voir Catalogue de l'his- 
toire de France, V, £96-503. 

Les Bénédictins français avant 178'.), par Ch. GÊRIN, dans Revue Ouestions 

historiques, \l\, 178-491. — Les couvents de la congrégati le Saint-Maur 

dans le midi de la France a la veille de la Révolution, par l'abbé Douais, 
dans Bul. Institut cath. Toulouse, VIII (4896), 177-190. - La congrégation de 
Saint-Maur dans le midi de la France, de 1778 a 1781, par l'abbé Doi vis. 
dans Did. Qistor. du Comité des lr.i\. (1897), 810-823. - L'état de Paris, en 

1789. Études et, documents sur l'ancien régime à Paris, par II. Momv Paris, 
1889, in-8, L27-LI7. — Pétition des réguliers Mauristes demandant qu'on paie 

leurs dettes et qu'on hisse aux religieux des pensions equixalant a la 
moitié des revenus, dans le Courriel' français du 2-'! dee. 1789, 667-670. — 
Mémoires pour servir a l'histoire ecclésiastique pendant le XVIII e Siècle, 
par Picot, Paris. 1855, in-8; IV. 171-180; V, 193-196. 



BENEDICTINES. 



Les monastères de Bénédictines ne tirent généralement 
point partie des groupements ou congrégations monastiques. 
L'ordre de Cluny et la congrégation de Chezal-Benoit furent 
seuls à les accepter; et encore ne s'en agrégèrent-ils qu'un 
fort petit nombre. Ces communautés se virent donc con- 
damnées à l'isolement. Il est dès lors impossible de donner 
même une simple esquisse de l'histoire générale de ces reli- 
gieuses en France. Cette histoire se morcelle forcément en 
autant de monographies qu'il y eut de maisons distinctes. 

Les moines cependant ne se désintéressèrent pas complè- 
tement des moniales. Ils eurent, de fait, sur elles une 
influence incontestable. Aussi peut-on affirmer qu'ils mar- 
chèrent de front soit dans la ferveur soit dans la déca- 
dence religieuse. Toutefois, par le fait de leur isolement, 
les abbayes de femmes purent recevoir l'influence directe 
des ordres religieux, non soumis à la règle bénédictine. 
Ce qui permit à plusieurs de se soustraire au relâchement 
qui envahissait les abbayes d'hommes. Faut-il attribuer, par 
exemple, à une action des Chanoines réguliers le change- 
ment d'habil qui se lit en quelques lieux sur la lin du 
moyen âge? Nous no saurions le dire. 

Les Bénédictines participèrent ;'i la renaissance générale 
qui se lii sentir partoul en France après la guerre de Cenl 
ans. Il y en eut qui prirent pour modèle la réforme do 
Fontevrault; d'autres se contentèrent d'une réforme locale, 



j<22 

encouragée par les évêques. Les statuts d'Etienne Poncher, 
évêque de Paris (1503-1519) furent en honneur à Chelles 
et à Montmartre V. Le protestantisme compromit le succès 
de ces rénovations partielles. Mais la renaissance monas- 
tique n'attendit pas la fin des guerres de religion et de la 
Ligue pour se manifester dans quelques-unes des abbayes 
les plus renommées. Les Capucins et les Jésuites, qui avaient 
alors la ferveur et l'élan de la jeunesse, s'en tirent les 
auxiliaires généreux. On peut citer Montmartre, Saint-Paul 
de Beauvais, Saint-Pierre de Reims, Faremoutier, Saint- 
Laurent de Bourges, Saint-Ausone d'Angoulème, Notre-Dame 
de Saintes, La Règle de Limoges, Sainte-Croix et la 
Trinité de Poitiers, Notre-Dame de Troyes, Notre-Dame de 
Sens, Montivilliers, etc. Les moines se laissèrent alors 
devancer par les moniales. 

Quand la congrégation de Saint-Maur eut pris quelque 
développement, plusieurs abbesses demandèrent aux supé- 
rieurs de se charger de la direction spirituelle de leurs 
communautés. Mais ceux-ci, craignant d'imposer à leurs reli- 
gieux un ministère qui aurait flni par en absorber un grand 
nombre, refusèrent, malgré les avantages qui leur étaient 
promis. On ne fît d'exception que pour l'abbaye de Chelles. 

Les anciennes abbayes, pourtant très nombreuses, ne 
suffisaient plus à recevoir les vocations qui affluaient. Il 
fallut établir de nouveaux monastères. Nous parlerons bientôt 
de ceux qui formèrent l'Institut des Bénédictines du Très 
Saint-Sacrement. La mère Florence de Verquigneul fonda à 
Douai celui de Notre-Dame de la Paix, d'où sortirent plu- 



1 Reigles îles abbayes el monastères de filles religieuses de l'ordre de S. Benoist, 
réforméespar M. P. Messire Etienne Poncher, traduites du latin, par Dom Laur. 
Bénard, s. i., 1601, in-iii de 'M>-2 p. — Règle de s. Benoîl avec les statuts du 
i:. p. Estienne m Poncher, évêque de Paris, adaptés aux religieuses el conformes 
ii la louable pratique du présent, Paris. 1646, in-32,422 p. 



— 123 — 

sieurs essaims. On vit se former dans quelques diocèses 
des prieurés conventuels, soit indépendants les uns des autres, 
soit soumis à quelques abbayes. 

Nous avons à signaler les translations des monastères de 
la campagne à la ville, qui eurent lieu dans le nord de 
la France pendant les guerres du dix-septième siècle. Paris 
en reçut plusieurs pour sa part. Des femmes pouvaient 
difficilement jouir de la paix nécessaire dans des villages 
éloignés. 

Le jansénisme fut pour beaucoup une occasion de troubles. 
Mais toutes les Bénédictines ne s'abandonnèrent point à un 
entraînement trop général ; il y en eut qui conservèrent 
uue foi irrépréhensible. 

Les monastères de femmes surent garder en face de la 
révolution une attitude beaucoup plus digne que la plupart 
des monastères d'hommes. Les défections furent rares parmi 
elles. Il s'en trouva même qui parvinrent à conserver une 
certaine communauté de vie et à se reconstituer aussitôt 
après le concordat. 



ABBAYES ET PRIEURES DE BENEDICTINES. 

Province ecelésîastïciue <le Paris. 

Dans le diocèse de Paris : Montmartre, Le Val-de-Grâce, 
Chelles, Val-de-Gif, Malnoue, Yerres, Gersy, Issy, et les 
prieurés de Notre-Dame de Grâce, Notre-Dame de Liesse, 
Notre-Dame des Prés, Notre-Dame de Bon Secours, la 
Présentation-Notre-Dame, la Madeleine de Treinel, Notre- 
Dame de Consolation, Issy, le Val d'Osne à Charenton, la 
Conception à Conflans, Lagny et Torcy. 

Dans le diocèse de Chartres : Arcisses, Saint-Avit de 
Châteaudun, Saint-Corentin-lès-Mantes, Saint-Cyr de Berchères, 
Saint-Remy des Landes et les prieurés de Notre-Dame de 
Nazareth à Nogent-le-Rotrou et de la Madeleine à Mantes. 

Dans le diocèse de Meaux : Jouarre, Faremoutier et le 
prieuré de NoèYort. 

Dons le diocèse d'Orléans : Saint-Loup. 

Province «*<*<*l«»t*ïï»wti«iui» «le Seiiw. 

Bans le diocèse de Sens : Notre-Dame-lès-Sens on de la 
Pommeraie, Charapbenoît, Villechasson et les prieurés de 
Villeneuve-le-Roi, do Montargis, Morel e1 Giy. 

Dans h' diocèse d'Auxerre : Saint-Julien d'Auxerre, Notre- 
Dame de Ranthaume, Notre-Dame de Crisenon el Le prieuré 
de Saint-Fargeau. 



— 125 — 

Dans le diocèse de Nevers : Notre-Dame de Ne vers et les 
prieurés de Cosne, la Fermeté et la Charité-sur-Loire. 

Dans le diocèse de Troyes : Notre -Dame -aux -Non nain s 
de Troyes, Notre-Dame de Sézanne et le Paraclet. 



Province ecclésiastique de Reims. 

Dans le diocèse de Reims : Saint-Pierre de Reims et 
A venay . 

Dans le diocèse de Soissons : Notre-Dame de Soissons, 
Argensolles, Saint-Remy près Villers-Cotterets, Saint-Jean 
de Royal-lieu près de Compiègne, La Barre, Morienval et 
et le prieuré de Notre-Dame de Braine. 

Dans le diocèse de Laon : Origny-Sainte-Benoîte et le 
Calvaire de La Fère. 

Dans le diocèse d'Amiens : Sainte-Austreberte de Montreuil, 
Bréteaucourt-les-Dames et Saint-Michel de Doullens. 

Dans le diocèse de Châlons : Notre-Dame d'Andecy. 

Dans le diocèse de Beauvais : Saint-Paul de Beauvais. 



I*i*ovïnce ecclésiastique <le Cambrai. 

Dans le diocèse de Cambrai : Noire-Dame de la Paix à 
Saint- Arnaud. 

Dans le diocèse d'Arras : Avesnes, Etrun, Notre-Dame de 
la Paix à Douai et de la Paix de Jésus à Arras. 

Dans le diocèse de Boulogne : les prieurés d'Ardre el de 
Calais. 



— 121) 



Province ecclésïa*! iciue «le ïtouoii. 

Dans le diocèse de Rouen : Saint-Amand de Rouen, Saint- 
Jean d'Andely, Montivilliers, les prieurés de Notre-Dame des 
Anges, de Saint-Louis à Rouen et de Brienne. 

Dans le diocèse de Bayeux : La Trinité de Caen, Cor- 
dillon, les prieurés de Bayeux et Vire. 

Dans le diocèse d'Evreux : Saint-Sauveur d'Evreux, Saint- 
Nicolas de Verneuil, Saint- Jean de Neubourg, Notre-Dame 
de Pacy, les prieurés de Nassandres, Pont-de-1'Arche el 
Vernon. 

Dans le diocèse de Lisieux : Saint-Désir de Lisieux, Notre- 
Dame du Pré à Lisieux, Saint-Léger de Préaux et les 
prieurés d'Etrépagny et de Vimoutier. 

Dans le diocèse de Coutances : Notre-Dame des Anges à 
Coutances et Notre-Dame de Protection à Valogne. 

Dans le diocèse de Séez : Notre-Dame d'Almenèches, Sainte- 
Marguerite de Vignats, Exmes, le prieuré de Saint-Antoine 
de Domfront. 

Dans le diocèse d'Avranches : le prieuré de Moutons. 

Province «'«*<*l«'*«ïii«lï<|ii« ,> de Tour». 

Dans le diocèse de Tours : Beaumont-lès-Tours el prieuré 
de la Bourdillère. 

Vans le dinrr.se du Mous .- Saint-Julien du Pré, Sainte- 
Geneviève de Montsort, Étival-en-Charnie, les prieurés de 
Château-du-Loir, la Fontaine-Saint-Martin, Pont-de-Gennes, 
Courthamont, Saint-Calais, Sainte-Scholastique de Laval, 
Evron, Lassay, Mayenne el Ernée. 

Dans le diocèse d'Angers : Notre-Dame du Ronceray el les 



— 127 — 

prieurés de Beaugé et de Notre-Dame de Bon-Conseil à 
Angers. 

Bans le diocèse de Rennes : Saint-Georges de Rennes, 
Saint-Sulpice-des-Bois et le prieuré de Vitré. 

Bans le diocèse de Saint-Malo : le prieuré de Notre-Dame 
de la Victoire à Saint-Malo. 

Dans le diocèse de Nantes : le prieuré de Clisson. 

Dans le diocèse de Dol : les prieurés de Dol et du Mont- 
Cassin de Josselin. 

Dans le diocèse de Vannes : le prieuré de Kerléano. 

Dans le diocèse de Quimper : le prieuré de Loc-Maria. 

I*i*ovince ecclésiastique de Bourges. 

Dans le diocèse de Bourges : Saint-Laurent de Bourges, 
Charenton, Saint-Menou, Notre-Dame de Sancerre et les 
prieurés de Charly et de Menetou-sur-Cher. 

Dans le diocèse de Clermont : Beaumont, Brayeac, Cusset, 
Saint-Genès-les-Monges, les prieurés de Charroux, Chatel- 
Montagne, Souvigny, Yzeure, Pontratier, Clermont, Cour- 
pière, Issoire, Marsat, Saint-Julien-la-Geneste et Auzun. 

Dans le diocèse de Saint-Flour : Saint-Pierre de Blesles, 
Saint-Pierre des Chases, Saint-Jean du Buis, près d'Aurillac, 
et le prieuré do La, Yaudieu. 

Dans le diocèse de Limoges : Notre-Dame de la Règle e1 
les Allois à Limoges, Bonnosaigne et le prieuré du Dorât. 

Province ecclésiastique «le Bordeaux. 

Bans le diocèse de Bordeaux : Prieuré de Saint-Benoît, à 
Bordeaux. 



— 128 — 

Dans le diocèse d'Angoulême : Saint-Ausone d'Angoulême. 

Dans le diocèse de Saintes : Notre-Dame de Saintes et 
Notre-Dame de Grâce à Cognac. 

Dans le diocèse de Luron : le prieuré des Sables d'Olonne. 

Dans le diocèse de Poitiers : Sainte-Croix et la Trinité de 
Poitiers, Saint-Jean de Bonneval près Thouars, les prieurés 
de Sainte-Madeleine de la Fougereuse, de Niort, de Givrai, 
de Puyberland et de la Mothe-Saint-Héraye. 

Dans le diocèse de Périgueux : La Bugue et Ligneux. 

Dans le diocèse de Sarlat : Fontgauffler. 



Provinces ecclésiastiques <rAll>i et d'Auch. 

Dam le diocèse de Castres : Vielmur et le prieuré de la 
Salvetat de Lautrec. 

Dans le diocèse de Rodez : Saint-Sernin-sous-Rodez. 

Dans le diocèse de Vabres : L'Arpajonie à Milhau. 

Dans le diocèse d'Aire : le prieuré de Roquefort de 
Marsan. 

Dans le diocèse de Lescar : Saint-Sigismond. 

Dans le diocèse de Comminges : Saint-Laurenl de Comminges. 



Provinces ecclésiastiques «le EVarbonne 
• -i Toulouse. 

Dans le diocèse de Lodève : Gorian. 

Dans le diocèse de Montpellier : Gigean el Saint-Geniès. 

Dans le diocèse de Toulouse : le prieuré de Notre-Dame 

du Sac. 



— 129 - 

Provinces ecclésiastiques d'Aix, Arles 
et Embrun. 

Dans le diocèse d'Aiœ : La Celle, à Aix. 
Dans le diocèse d'Arles : Saint-Césaire d'Arles, Saint-Sauveur 
de Beaucaire. 

Dans le diocèse de Marseilles : Saint-Sauveur de Marseilles. 

Dans le diocèse de Toulon : le prieuré de Saint-Zacharie. 
Bans le diocèse d'Avignon : Saint-Honorat de Tarascon, les 
prieurés de Sainte-Catherine et de Saint-Laurent d'Avignon. 
Dans le diochc de Cavaillon : le prieuré de Cavaillon. 
Dans le diocèse d'Orange : le prieuré de Caderousse. 

Province ecclésiastique «le Vienne. 

Dans le diocèse de Vienne : Saint-André-le-Haut à Vienne, 
Sain te-Colombe-lès- Vienne. 

Dans le diocèse de Valence : Soyons, à Valence. 

Dans le diocèse de Vaison : le prieuré de Saint-Césaire 
de Nyons. 

Province ecclésiastique «le Lyon. 

Dans le diocèse de Lyon : Saint-Pierre et la Déserte à 
Lyon, Chazaux et le prieuré de Saint-Benoîi de Lyon. 

Dans le diocr.se d'Aulun : Saint-Andoche el Saint-Jean-le- 
Grand à Autun, le prieuré <l<> Marcigny. 

Dans le diocèse de Châlon : Notre-Dame de Lancharre 
à Châlon et le prieuré de Notre-Dame de Tournus. 

Dans le diocèse de Dijon : Saint-Julien de Rougemonl 
à Dijon. Notre-Dame du Puits-d'Orbe à Chatillon, Notre- 
Dame de Pralon. 

9 



130 



Bans le diocèse de Langres : Poulangy, Notre-Dame de 
Pitié à Join ville, Jully-lès-Nonnains. 



Province ecclésiastique <le Besançon. 

Bans le diocèse de Besançon : Chateau-Chalon, les prieurés 
de Besançon et de Morey. 

Bans le diocèse de Strasbourg : Billischeim, Saint-Jean- 
des-Choux. 

Bans le diocèse de Metz : Sainte-Glodesinde à Metz, 
Vergaville.' 

Bans le diocèse de Trêves : les prieurés de Marville et de 
Ju vigny. 

Dans le diocèse de Verdun : Saint-Maur de Verdun. 



MONASTERES DE FEMMES SECULARISES. 



Les moniales n'échappèrent pas plus que les moines à la 
sécularisation. Toutefois les transformations de leurs monas- 
tères en chapitres séculiers furent plus rares. On en faisaii 
généralement des chapitres nobles dont les membres, portant 
le titre de chanoinesses, récitaient l'office divin au chœur, 
mais ne contractaient par vœu aucune obligation de la vie 
religieuse. Quelques maisons de cisterciennes et de cha- 
noinesses augustines se sécularisèrent dans des conditions 
analogues. Ces sécularisations ne se firent pas foules au 
xvn e et au xvm e siècle; il en esl qui remontent à une 
époque assez reculée 1 . 

En voici la liste : Remiremont, Bouxières-aux-Dames, 
Épinal, Poussay, Bleurville, Saint-Pierre et Notre-Dame de 
Metz, Andlau, Hohenbourg, Masevaux, Ottmarsheira, dans 
les diocèses de Lorraine et d'Alsace; Sainte-Aldegonde de 
Maubeuge, Denain et Bourbourg, dans les diocèses de 
Cambrai, d'Arras et de Saint-Omer; La Veine, en Auvergne; 
Baume -les -Dames, dans le diocèse de Besançon; Alix, 
Largentière, Leignieux et Neuville-les-Dames, dans celui 



de Lyon. 



1 Les abbesses restaienl assez généralement obligées de faire profession 
iligieuse, sous la règle qui avail primitivement élé suivie dans leur maison. 



BENEDICTINES DU SAINT-SACREMENT. 



Les Bénédictines du Saint-Sacrement eurent pour fondatrice 
Catherine de Bar, connue sous le nom de Mechtilde du 
Saint-Sacrement. Née à Saint-Dié, en 1614, elle entra chez 
les religieuses annonciades de Bruyères, à l'âge de 17 ans. 
L'invasion de l'armée suédoise en Lorraine, pendant la guerre 
de Trente ans, la contraignit de prendre la fuite avec la com- 
munauté dont elle était devenue supérieure. Ce fut pour elle 
l'occasion d'épreuves nombreuses, qui la mirent à même de 
solliciter son admission parmi les Bénédictines de Ramber- 
villers; ces religieuses menaient une vie austère et édifiante 
(1(339). Il fallut une fois encore fuir devant l'ennemi. 
L'abbaye de Montmartre fut le terme de ce nouvel exode. 
La Mère Mechtilde trouva un refuge à Saint-Maur-des-Fossés 
avec quelques-unes de ses sœurs. On la vit ensuite à la 
tête du monastère de Notre-Dame de Bon-Secours de Caen, 
puis à liambervillers. 

Elle revint à Paris, en 1651, fonder un nouveau monas- 
tère, dont les religieuses se vouèrent à l'adorai ion perpétuelle 
du Saint-Sacrement et à la réparation des outrages faits 
à Jésus-Christ dans cet auguste sacrement. La reine Anne 
d'Autriche protégea cette fondation, qui fui autorisée par 
lettres patentes de Louis XIV (1654), et plus lard par un 
bref du pape Alexandre VII (1661). Le premier monastère, 
installé rue Cassette, devint un centre de dévotion très 
fréquenté par une élite d'âmes pieuses. 



— 133 — 

La Mère Mechtilde, qui voulait écarter de sa maison la 
pompe attachée à la l'onction abbatiale, se contenta du 
titre de prieure et, pour donner à cet acte d'humilité un 
caractère mystique, elle voulut que Notre-Dame reçût, dans 
ce monastère et dans ceux qui seraient fondés à l'avenir, le 
titre d'abbesse et les honneurs attachés à cette dignité. C'est 
ainsi que la statue de la Vierge, ornée d'une crosse, préside 
toutes les réunions conventuelles, au chœur, au chapitre et au 
réfectoire. La vénérable fondatrice rédigea les institutions, 
que devaient observer ses moniales; elle composa, pour leur 
édification, des ouvrages ascétiques, où est nettement expri- 
mée sa pensée sur le but et le caractère de son institut. 
Elle eut recours pour les rédiger aux lumières de quelques 
Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Cette sainte 
femme fut en relation avec plusieurs hommes d'une vertu 
éminente, tels que le Père Jean-Chrysostome du tiers ordre de 
Saini François, M. de Bernières, Dom Ignace Philibert, prieur 
de Saint-Germain-des-Prés, et, en Lorraine, le Père Ëpiphane- 
Louis, abbé d'Etival. Leurs enseignements contribuèrent au 
développement de son esprit et de sa doctrine. 

L'œuvre de la Mère Mechtilde reçut sa consécration défi- 
nitive par la bulle Militantis Ecclesiœ du pape Innocent XI 
(1()7(5), qui érigeait son institut en congrégation. Il se com- 
posait déjà do plusieurs monastères : Paris (rue Cassette), 
ïoul (1665), Rambervillers, qui avait obtenu son agrégation 
à l'institut on 1666, Notre-Dame do Consolation (U^ Nancy, 
qui ont la même faveur trois ans plus lard (1669). D'autres 
fondations suivirent bientôl : Rouen (H'>77), second monastère 
de Paris (Saint-Louis-au-Marais) (1684), Notre-Dame de Bon- 
Secours de Caen, qui sollicita son agrégation l'année sui- 
vante (1685), Chatillon-sur-Loing, fondé par la princesse de 
Meckelbourg dans un ancien collège calviniste (1688), et 
Dreux (KWtî). ()n dut envoyer dos religieuses à Varsovie, 



— 134 — 

sur La demande de la reine de Pologne, Marie -Casimire 
(1688). Cette même princesse prit l'initiative d'une autre 
fondation dans la ville de Rome (1702), où elle s'était 
réfugiée. 

La Mère Mechtilde du Saint-Sacrement mourut en l'année 
1698. Elle eut, pendant sa vie, une grande aversion pour 
les jansénistes et leurs erreurs. Ses tilles héritèrent de son 
zèle. La Révolution qui ruina leurs monastères ne parvint 
pas à détruire l'Institut ; il s'est reconstitué au commencement 
du xix e siècle pour prendre un développement qu'il n'avait 
pas eu du vivant de la pieuse fondatrice. 

BIBLIOGRAPHIE. 



Vie de la Vénérable Mère Catherine de Bar, dite en religion Mechtilde du 
Saint-Sacrement, par Duquesne, Nancy, 1775, in-12. — Vie de la T. R. Mère 
Mechtilde du Saint-Sacrement, par Hérvin et Dourlens, Paris, 1882, in-8. Les 
auteurs indiquent les sources manuscrites qu'ils ont utilisées. Leur œuvre 
renseigne exactement sur les origines de la congrégation. — Catherine de Bar, 
sa vie et son œuvre, par Ch. Pfister, Saint-Dié, 1897, in-8, 26 p., ext. Bul. 
soc. philom., Vosges (1896). — Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et 
de Saint-Dié, par Martin, II, 254-260. 

Constitutions pour le régime des religieuses bénédictines du Saint-Sacrement 
et déclarations sur la règle de Saint-Benoit, par Dom Ignace Philibert, voir 
Hérvin, 520-528. — Les Constitutions des religieuses bénédictines de l'Institut 
de I "Adoration perpétuelle du T. S. Sacrement, par la Mère Mechtilde, confir- 
mées et approuvées par Clément XI, Paris, s. d., in-16; Rouen, 1829, in-!2: 
Paris, 1851, in-12. Voir : Bullarium romanum, VIII, 16-18. — Constitutiones 
in regulam s. P. Benedicti pro monialibus Adorationis perpetuœ Sanctissimi 
Sacramenti, Homa3, 1705, in- 1 . Bib. nat. ms. (v. } L3.525. — Observations sur 
les constitutions des religieuses bénédictines du Saint-Sacrement, Arch. nat., 
IIIS. 1511. 

Pmpre des fêtes et offices de la congrégation des religieuses bénédictines 
de l'Adoration perpétuelle du Très-Saint-Sacrement, Supplementum Breviarii 

nastici pro Sanctimonialibus Ord. s. Benedicti Adorationis perpétua' 

ss. Sacramenti, Paris, 1671, in-8; Arras, 1872; Malines, 1873, in-12. - Céré- 
monial de la vèture et de la profession, Paris, 1668; 



- 133 — 

Exercices spirituels, Paris, 1686, in-12; qui est une adaptation aux besoins 
des Bénédictines du Saint-Sacrement de la « Pratique de la règle de S.-Benoît, » 
par Dom Cl. Martin. — Règlement des offices, Paris, 1688. — Dispositions 
et pratiques pour les Filles du Très Saint-Sacrement. Paris, 168-2. Réimprimé 
sous ce titre : Le véritable esprit des religieuses adoratrices du Très Saint- 
Sacrement de l'autel, Versailles, 1864, in-18. — La journée religieuse, Paris. 
17-20. Ces ouvrages ascétiques sont dûs à la Mère Mechtilde. 

Collection de lettres émanant des divers monastères des religieuses béné- 
dictines en France, in-fol., Bib. nat.. LD ::i . - Helyot, VI, 376-394, d'après 
des renseignements fournis par la M"' de Jésus et M" c de Bienville, nièce 
de la fondatrice. — Heimbucheh, I, 197-499. Les Bénédictines du Saint- 
Sacrement par D. Gérard van Caloen dans Revue bénédictine. V11I (1891), 
242-254, 299-308, 306-406; IX (1892), 433-441, 481-490. 



CISTERCIENS. 



Saint Kobert, abbé de Molesmes, fonda le monastère de 
Citeanx, en 1098, dans le diocèse de Cbalon, avec ceux 
de ses moines qui voulaient pratiquer intégralement la règle 
de Saint Benoit. Lorsqu'il fut obligé de revenir à Molesmes, 
le prieur Albéric lui succéda (1099). Dix ans après, Etienne 
Harding reçut le gouvernement de l'abbaye. Saint Robert; 
ses deux successeurs et leurs compagnons n'avaient qu'un 
but : mener une vie religieuse austère, sans songer à intro- 
duire une réforme parmi les moines et encore moins à 
fonder un ordre nouveau. Mais leur entreprise devait prendre 
une importance considérable. De Citeanx allaient, en effet, 
sortir des colonies monacales, qui établiraient dans toute 
l'Église latine des monastères destinés à être d'autres 
Citeanx et rattachés à lui par les liens d'une très forte 
organisation. 

L'entrée de saint Bernard au noviciat (lll'i) fui le signal 
de ce développement extraordinaire. Trente compagnons le 
suivaient. Il en vint d'autres après eux, si bien que saint 
Etienne dut fonder les abbayes de la Ferté (111-'), de 
Pontigny (1114), de Clairvaux et de Morimond (1115). (es 
quatre maisons jouèrent un rôle important dans l'histoire et 
la vie de l'ordre cistercien. On les connut toujours sous le 
nom des (piatre premières filles de Cîteaux. Saint Bernard 
lut chargé de la fondation de Clairvaux. Ce monastère prit 
immédiatement s<>ns s.-i direction nu développement sans 
exemple dans le p;isso. Les novices Im arrivèrent si nom- 
breux qu'il put fonder, de son vivant, soixante-huit mena- 



187 — 

stères en France, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en 
Espagne et en Portugal. 

L'action religieuse et politique exercée par l'abbé de 
Clairvaux, l'éclat de sa doctrine et de son éloquence, la 
sainteté de sa vie, manifestée par de nombreux miracles, 
attirèrent sur tout son ordre l'attention et l'admiration du 
clergé et des fidèles. Citeaux et ses autres filles durent 
envoyer de fréquentes colonies monastiques s'installer dans 
les diocèses, où les évèques et les seigneurs réclamaient la 
présence de communautés cisterciennes. Les vides ainsi 
formés étaient comblés par les novices, qui sollicitaient leur 
admission. De la Ferté sortirent cinq abbayes qui, de leur 
côté, en fondèrent dix autres. La filiation de Pontigny est plus 
considérable; ce monastère a pu donner dix-sept maisons 
:\ Tordre; celles-ci ont fait à leur tour des fondations au 
nombre d'environ trente-trois. Morimond produisit directement 
ou indirectement vingt abbayes 1 . 

Il y eut dans l'ordre un grand nombre de monastères de 
femmes. Le développement de cette famille religieuse s'est 
tait pendant les Croisades. Les ordres militaires, qui s'éta- 
bliront soit en France, soit en Espagne et en Portugal, 
subirent son influence et s'inspirèrent de ses pratiques. Tels 
furenl les Templiers, qui profitèrent dos conseils et de la 
protection de saint Bernard, les chevaliers de l'ordre de 
Calatrava, fondé par Raymond, abbé de Fitero en Espagne, 
ceux de l'ordre d'Alcantara, d'Avis, de l'Aile de Saint-Michel 
ci du Christ. 

La propagation des monastères cisterciens se fil avec une 
étonnante rapidité. Ils atteignirent en un demi-siècle (1152) le 
chiffre de trois cent cinquante, sans compter les granges 
ou prieurés que la plupart dos abbayes avaient sous leur 



ice au moment de La Révolution. 



— 138 — 

dépendance. On craignait que cette prospérité ne compromît 
le maintien de la régularité. Le chapitre général de 1152, 
pour obvier à ce danger, décida qu'il ne se ferait à l'avenir 
.•incline fondation sans avoir obtenu l'assentiment des abbés 
réunis. Le recrutement continua connue par le passé, les 
seigneurs et les évêques ne cessèrent point de réclamer les 
moines de Cîteaux; de telle sorte que cette mesure ne gêna 
en rien la diffusion de l'ordre. Il comptait à la lin du xir siècle 
cinq cent trente monastères, et sept cent quarante-deux au 
milieu du xvn e . Quelques-uns d'entre eux avaient une popu- 
lation religieuse considérable. 

Bien que Citeaux se soit surtout développé par le moyen 
des fondations, il y eut cependant des abbayes de moines 
noirs qui adoptèrent ses observances; mais elles furent très 
peu nombreuses. Des congrégations monastiques, fondées sous 
l'empire des mêmes sentiments et dans un but analogue, 
entrèrent avec leurs religieux et leurs monastères dans son 
organisation. Ce fut le cas de Savigny et de ses vingt-sept 
tilles, fondé, vers 1105, dans le diocèse d'Avranches, par le 
bienheureux Vital de Mortagne, disciple de Robert d'Arbrissel, 
el d'Aubazine, fondé au diocèse de Limoges par saint 
Etienne (1142). 

Les maisons cisterciennes étaienl répandues dans la plupart 
des diocèses de l'Église latine. 11 y en eut en Irlande el en 
Ecosse, en Danemark, en Norwège, en Prusse, en Bohême, 
en Hongrie. Les croisés en créèrent en Palestine et dans 
l'Empire de Constantinople, On les vit ainsi prospérer dans 
des régions où les Bénédictins clunistes et autres n'avaient 
jamais pénétré. Leurs habitants surent s'adapter aux <'\i- 
gences de chaque pays. Ils évangélisaienl les populations 
encore païennes des royaumes du Nord, et, dans l'Espagne, 
ils organisaient les ordres religieux militaires, sans s'écarter de 
l'espril de Cîteaux et de ses pratiques austères et laborieuses. 



— 139 — 

Tous ces monastères, maigre la distance qui les séparait, 
formaient un ordre unique, soumis à l'autorité de l'abbé de 
Cîteaux et gouverné par le chapitre général. L'abbaye-mère 
n'absorbait point, comme à Cluny, ses dépendances. Chaque 
maison avait son autonomie, élisait son abbé, s'administrait, 
se recrutait elle-même, en un mot, vivait de sa vie propre. 
Toutes interprétaient la règle de Saint Benoît de la même 
manière et suivaient les mêmes coutumes, appelées us. Tous 
les ans, les abbés se réunissaient en chapitre général à Cîteaux 
sous la présidence de l'abbé. Ils rendaient compte de la manière 
dont ils taisaient observer la règle. L'assistance annuelle à 
ces assemblées était onéreuse et souvent impossible pour 
les supérieurs des monastères trop éloignés. On dut taire 
une exception en leur faveur. Ceux de Danemark, de Suède, 
de Prusse et de Hongrie ne vinrent que tous les trois ans; 
ceux d'Irlande, d'Ecosse et de Sicile, tous les quatre; ceux 
de Palestine et de Syrie, tous les sept. 

L'unité se maintint dans l'ordre, grâce au fonctionnement 
régulier des chapitres. Ils se réunissaient en septembre. On 
ne remarque aucune interruption avant l'année 1411. Les 
guerres alors ne permirent pas aux abbés de se rendre 
à Cîteaux. Ils n'y allèrent plus dans la suite avec la même 
régularité. Le chapitre se tint alors tous les deux ou tous les 
trois ans; il y ou! même une Interruption de vingt années. 
11 devin! triennal à partir de 1666. Les chapitres cisterciens 
ont exercé une grande influence sur le développement de la 
vie religieuse. Le Saint-Siège, en voyant leurs effets salu- 
taires, prescrivit aux ordres anciens el nouveaux de les 
prendre comme base de leur organisation. 

Cîteaux du! former avec ses nombreux monastères >\''x 
groupements particuliers, pour rendre le gouvernemenl et la 
surveillance plus faciles. Il ne lut pas tenu compte de leur 
distribution géographique. An lieu de les grouper en pro- 



— 140 — 

vinces, comme cela se fit dans la suite pour les autres familles 
religieuses, on rattacha simplement soit à Cîteaux soit à 
l'une des quatre premières filles tous ceux qui en étaient 
sortis directement ou indirectement. Ces groupes lurent les 
filiations de l'ordre. 

Saint Robert et ses disciples s'attachèrent à la pratique 
littérale de la règle bénédictine. Leur ordre marque, en cela, 
une réaction très nette contre la tendance générale des monas- 
tères existant alors et, en particulier, de Cluny et de ses 
dépendances. Les moines noirs, c'est le nom qui désormais 
l'ut donné aux anciens bénédictins pour les distinguer des 
moines blancs ou cisterciens, faisaient à l'office divin la part 
trop large, au détriment du travail manuel. Ils avaient adouci 
les rigueurs de l'observance primitive et s'écartaient, dans la 
manière de se vêtir et dans leurs constructions, de la simplicité 
antique. Les Cisterciens diminuèrent la longueur et la solen- 
nité des offices, s'adonnèrent personnellement aux travaux 
agricoles ', suivirent un régime plus austère et leurs églises 
et leurs abbayes se distinguèrent par la gravité et la simpli- 
cité de l'architecture. 

Le texte de la règle de saint Benoit ne pouvait, sans com- 
mentaires pratiques, suffire aux abbés pour la formation de 
leurs communautés. La manière dont elle était observée par 
les moines de Cîteaux leur fournit cette explication vivante. 
On ne tarda pas à la lixer par la rédaction des Us ou usages. 
Ce livre tint lieu de constitutions. Tous les monastères le 
suivaienl à la lettre. Le chapitre général en contrôlait l'appli- 
cation. Les abbés, qui toléraienl ou encourageaienl des négli- 
gences et des infractions, recevaienl une réprimande et, au 
besoin, un châtiment. Il appartenait au chapitre général 



i L'exploitation des terres fui surtout confiée aux frères convers, disséminés 
par petits groupes dans les granges ou fermes des abbayes. 



— m — 

d'abroger les règlements devenus impraticables et d'en promul- 
guer de nouveaux. Ses décisions complétaient le livre des Us. 

La marche ordinaire de* abbayes et la vie personnelle de 
leurs moines sont minutieusement réglées par ces usages, 
tandis que l'organisation de l'ordre est donnée dans la Charte 
de charité. L'abbé de Cîteaux, saint Etienne, et les abbés des 
quatre premières filles l'adoptèrent pendant le premier cha- 
pitre général (1119). Elle traite de l'autorité de l'abbé de 
Cîteaux et de ceux des quatre premières tilles, qui étaient la 
tête de l'ordre, du fonctionnement et des devoirs des chapitres 
généraux, de l'élection et de la déposition des abbés. Cette 
charte est, comme le livre des Us, l'œuvre de Etienne 
Harding. Elle fut confirmée par le pape Callixte II, le 
23 «décembre 1119, l'année même de sa promulgation. 

Les Cisterciens conservèrent leur ferveur religieuse pondant 
le xn e et le xm e siècle. On peut juger de la haute estime en 
laquelle les Papes les tenaient par le rôle qu'ils leur ont fait 
jouer dans la réforme de Cluny. 

Pendant ce temps, les supérieurs généraux s'occupèrent de 
la codification des statuts décrétés par les chapitres. Le 
premier recueil, qui a pour titre Institula Capituli generalis, 
est l'œuvre de l'abbé saint Raynard, qui le promulgua eu 
11.34. Le second, Jnstitufiones Capituli generalis, commencé 
vers 1203 par l'abbé Arnaud I, fut revu et complété par 
Arnaud II, qui le soumit à l'examen et à l'approbation du 
chapitre de 1240, avant de le promulguer. Il y eut, dans les 
années qui suivirent, entre les principaux abbés de l'ordre 
un grave conflil au sujet de leur juridiction mutuelle. L'évêque 
de Troyes, Nicolas, Etienne, abbé de Marmoutier, et Geoffroy 
de Beaulieu, confesseur de saint, Louis, que Urbain IV leur 
donna comme arbitres, ne purenl ramener la paix. Clémenl IV 
trancha le différend par sa bulle Parvus /uns, du 9 juin 1265, 
qui compléta la charte do charité. Elle est connue dans 



— 142 — 

l'ordre sons le nom de Constitution Clémentine. Lorsque les 
abbés eurent retrouvé le grand bien de l'union, ils poursui- 
virent dans leurs assemblées annuelles leur tâche de légis- 
lateur^. Les Libelli anliquarum deftnitionum capituli generalis 
ordinis Cisterciensis, promulgués en 1289 et 1316, conservent 
leurs décisions distribuées méthodiquement. 

Mais, au xiv siècle, les Cisterciens ne purent échapper 
à l'action dissolvante <lu temps et à l'influence des troubles 
qui agitaient l'Église et les divers peuples occidentaux. 
Cet ( ; t;il de choses, qui dura au moins deux cents ans. 
leur fut tout aussi préjudiciable qu'aux moines noirs. Rome 
et les chapitres généraux réagirent maintes fois contre cette 
décadence. Ils ralentirent sa marche, sans pouvoir l'arrêter 
complètement. Citeaux dut attendre, pour se réformer effica- 
cement, le concile de Trente et l'efflorescence de sainteté, 
dont cette auguste assemblée donna le signal. 

Le pape Benoit XII, qui appartenait à cette famille mona- 
cale et avait gouverné l'abbaye de Fontfroide, essaya de la 
réformer, en publiant des statuts, obligatoires pour l'ordre 
entier, dans sa bulle Futgens ut Stella, connue sous le nom 
de Constitution bénédictine (12 juillet 1335). Les Supérieurs, 
réunis à Citeaux en 1350 entrèrent pleinement dans ses vues. 
Les novellœ definitiones, publiées alors, imposent à tous les 
monastères l'exacte observation de ses règlements. Ces me- 
sures attestent la bonne volonté du chapitre général. Mais 
elles n'étaient pas assez énergiques pour réagir avec efficacité 
contre les dissolvants de la discipline et de l'esprit religieux. 
Une dernière réaction, tentée au chapitre de 1390, n'eut 
aucun résultat appréciable. Ou finit, dans les réunions 
suivantes par autoriser les manquements les plus formels 
au vœu de pauvreté. Los chapitres convoqués, avec la plus 
grande Irrégularité, n'eurent plus aucune influence sur les 
religieux. Pendant que les guerres de religion ruinaient en 



— 1 13 — 

France matériellement et moralement la pluparl des abbayes, 
le protestantisme anéantissait, sans le moindre espoir de 
restauration, les monastères si nombreux de l'Angleterre, 
de l'Irlande, de l'Ecosse, de la Norwège, de la Suède, du 
Danemark et d'une grande partie de l'Allemagne. 

La réforme monastique elle-même, en renouvelant la vie 
religieuse dans les maisons d'Espagne et d'Italie, fut un 
amoindrissement pour Citeaux. Elle se taisait en dehors du 
chapitre et du supérieur général. Ceux qui l'acceptaient 
n'avaient point à tenir compte d'une autorité qui s'était 
elle-même détruite en suspendant son exercice. Ils se for- 
mèrent en congrégations autonomes. La première fut fondée 
en Espagne par Dom Martin de Bargas (1426). La pluparl 
des- monastères de la Castille adoptèrent ses constitutions. 
D'autres congrégations réformées surgirent en Italie. La plus 
célèbre, celle de Saint-Bernard, engloba des monastères de 
la Lombardie et de la Toscane (1497). Il sera bientôt ques- 
tion des deux réformes françaises de Feuillant et de la 
Trappe. 

Lorsque le calme fut rendu à la France, un abbé de 
Citeaux, Jean de Cirey, qui aimait passionnément sa famille 
religieuse, s'efforça de la préserver d'une ruine complète, In 
historien le présente comme la colonne qui soutint l'ordre 
de Citeaux. Il le gouvernait à la lin du xv e siècle (1476- 
1501). Le pape Innocent VIII et Charles VIII, roi de France, 
réclamaient instamment une réforme qui s'imposait. Un 
chapitre général extraordinaire, convoqué en 1493, à Paris, 
au collège des Bernardins, arrêta un certain nombre de 
statuts, qui supprimaient les désordres les plus affichés. Mais 
les abbayes el les abbés avaient trop contracté l'habitude 
de l'indépendance pour reconnaître pratiquement l'autorité 
du chapitre général et de l'ordre de Cileaux. Là, comme dans 
tout l'ensemble de la société civile el religieuse, le relâche- 



— 1 u — 

ment dos lions de subordination rendait presque impossible 
le succès de toute réforme. Il aurait fallu tout d'abord 
fortifier l'autorité centrale, réorganiser son exercice el briser 
les obstacles qui empêchaient son action. La monarchie 
française le faisait depuis Louis XI. Rome allait s'y mettre 
,111 concile de Trente. Les ordres religieux bénéficieraient, 
avec le temps, de ce nouvel état de choses. 

Le besoin de revenir aux saines traditions monastiques 
se manifesta, vers 1(515, dans quelques monastères, Prières, 
la Charmoye, Vauclair, Longpont, Cheminon, Saint-Aubin- 
des-Bois. Ce fut un point d'appui pour la réforme que 
demandèrent les papes Grégoire XV et Urbain VIII et le roi 
de France, Louis XIII. Le cardinal de La Rochefoucauld avait 
reçu la mission de l'établir. Dom Denis Largentier, abbé 
de Clairvaux, avait déjà contribué à cette restauration de 
la discipline religieuse. Il la lit approuver par le chapitre 
général do 1618. Les religieux réformés ou de l'étroite 
observance obtinrent du cardinal do La Rochefoucauld de 
former une congrégation distincte, soumise à un chapitre 
généra] particulier et gouvernée par un supérieur, qui 
prendrait le nom de vicaire général (1(324). Le cardinal ne 
put rien obtenir des moines non réformés on do la com- 
mune observance. Il usa do rigueur, en prescrivant la visite 
dos monastères et une réorganisation do l'ordre (1634). Le 
cardinal do Richelieu, que les non réformés avaient demandé 
pour abbé de Cîteaux dans l'espoir d'échapper à l'auto- 
rité du cardinal de La Rochefoucauld, se donna comme 
h> protecteur de la réforme et la lit appliquer dans sou 
abbaye (1635). 

Les religieux <\* x la commune observance essayèrent, après 
su mort (1642), de reprendre le dessus. Leur tentative 
n'aboutit pas. Le Souverain Pontife enjoignit aux ;d>bos de 
Cîteaux et dos quatre premières Mlles d'introduire la réforme 



- i m - 

dans les diverses abbayes. Alexandre VII ordonna à Dom 
Claude Vaussin, abbé de Cîteaux, de convoquer un chapitre 
généra] qui rechercherait les moyens de mettre un terme 
à ces troubles et de l'aire observer par l'ordre tout entier 
les dispositions de son Bref du 19 avril 1666. Ce document 
pontifical donna aux Cisterciens une organisation qui assura, 
dans la mesure du possible, le maintien de la paix et de 
la vie régulière. Clément IX le confirma par un nouveau 
Bref, le 26 janvier 1669. 

Les monastères ne revinrent pas cependant à l'absti- 
nence des aliments gras. Mais il n'y eut entre eux aucune 
autre divergence. Ceux qui observaient le maigre perpétuel 
étaient de l'étroite observance; les autres, de la commune 
Ce -renouveau de ferveur diminua pendant le cours du 
xvme siècle. L'ordre subit alors les atteintes du jansénisme et 
les infiltrations du naturalisme philosophique, qui tarissaient 
la vie religieuse dans ses sources. Les conflits de juri- 
diction, qui éclatèrent entre l'abbé de Cîteaux et les abbés 
des quatre premières filles, amenèrent d'interminables procès; 
les abbés furent les premières victimes de ces divisions, 
qui avaient pour conséquence immédiate la diminution du 
respect de l'autorité. 

Ces divisions fournirent à la commission des réguliers un 
excellent prétexte de s'immiscer dans le gouvernement 
intérieur de l'ordre. Elle provoqua la tenue du chapitre 
généra] de 1768, où lut décidée la formation d'un nouveau 
recueil de statuts. Ce travail occasionna de nouvelles divi- 
sions fort pénibles. Les membres du chapitre ne tombèrenl 
d'accord sur un texte définitif qu'en 1786. C'était à la 
veille «le la Révolution, qui devait anéantir cet ordre 
vénérable. 

Le relâchement, qu'il nous a fallu signaler, est une tache 
dans l'histoire de Cîteaux. Mais elle s'efface promptemenl 

10 



— 146 — 

à la pensée du nombre considérable de saints fournis à 
l'Église par cette famille religieuse et des services inappré- 
ciables qu'elle a rendus à la religion et au pays. La 
réforme, inaugurée à la Trappe par l'abbé de Raneé, en 
faisant revivre les austérités «lu Citeaux primitif, rendit 
aux iils de saint Bernard un renom de sainteté, qui 
survécut à la Révolution. 

Au moment de sa suppression, l'ordre de Citeaux comptait 
en France 228 monastères, occupés par 1873 religieux. Il 
y en avait (51 avec 532 moines dans la filiation de Citeaux : 
Citeaux, La Cour-Dieu (diocèse d'Orléans), Grand-Champ 
(Chartres), L'Aumône (Blois), Barzelles, Le Landais, Loroy, 
Olivet et Varennes (Bourges), Bellaigue, Mégemont et 
Montperroux (Clermont), Bonnaigue, La Colombe et Aubazine 
(Limoges), Valette (Tulle), Le Pin (Poitiers), Grosbos (Angou- 
lème), La Frénade (Saintes), Valbenoite (Lyon), La Bussière 
(Autun), Bonnevaux (Vienne), Les Chambons et Mazan 
(Viviers), Bonlieu et Léoncel (Valence), Valmagne (Agde), 
Senanque (Cavaillon), Le Thoronet (Fréjus), Silvanès (Vabres), 
Bonneval (Rodez), La Garde-Dieu et Gourdon (Cahors), 
Beaugerais et la Clarté-Dieu (Tours), L'Épau et Perseigne 
(Le Mans), Le Louroux et Pontrou (Angers). La Meilleraie 
(Nantes), Lanvaux (Vannes), Bégard (Tréguier), Bonrepos, 
Coëtmalouen, Langonnel et Saint-Maurice (Quimper), Relbecq 
(Saint-Pol de Léon), Saint-Aubin des Bois et Boquen (Saint- 
Brieuc), Bai-beaux, Cercanceaux, Preuilly et Vauluisanl 
(Sens), Élan (Reims), Valloires (Amiens), Lannoy <'t Royau- 
monl (Beauvais), Cheminon (Châlons), Bonporl (Rouen), La 
Celle et pains (Bâle), Neubourg (Strasbourg), et Orval 
(Trêves), qui étail hors de France. 

La libation de la KeHé ne comptai! que 3 monastères et 
33 moines : La Ferté el Maizières (diocèse de Chalon-sur- 
Saône), Sturzelbronn (Metz). 



— 147 - 

Celle de Pontigny en avait 33 avec 171 religieux : 
Pontigny, Bourras et les Roches (diocèse Auxerre), Fontaine- 
Jean et Jouy (Sens), Aubignac et Chalivoy (Bourges), Beuil, 
Dalon, Le Palais et Pré-Benoit (Limoges), Bonlieu et la Faize 
(Bordeaux), Gondon (Agen), ïrizay (Luçon), Bonnevaux, 
l'Étoile et la Merci-Dieu (Poitiers), L;i Chaume (la Rochelle), 
Cadouin (Sarlat), Pontaut (Aire), Font-Guilhom (Bazas), 
Saint-Marcel (Cahors), Ardorel (Lavaur), Loc-Dieu (Rodez), 
La Chassagne (Lyon), Saint-Sulpice (Belley), Cercamp 
(Amiens), Chaalis (Senlis), Scellières (Troyes), Quincy 
(Langres), La Noë (Evreux). 

La filiation de Clairvaux, de beaucoup la plus nombreuse, 
avait 92 maisons et 864 religieux : Les Vaux-de-Cernay 
(diocèse de Paris), Font-Morigny, La Prée, les Pierres et 
Noirlac (Bourges); Aubepierre (Limoges), les Écharlis (Sens), 
Reigny (Auxerre); Bonnefontaine, Chéhéry, Igny, les 
Rosiers, Signy et Val-Roy (Reims); le (tard et Lieu-Dieu 
(Amiens); Beaupré et Froidmont (Beauvais); Longvillers 
(Boulogne); Vaucelles (Cambrai), Loos (Tournai), Clairmarais 
(Saint-Omer), la Charmoye, Baute- Fontaine, Moustier-en- 
Argonne et Trois-Fontaines (Chalons-sur-Marne) ; Boheries, 
Foigny et Vauclair (Laon); Ourscamp (Noyon), Longpont 
(Soissons), Belleau, Boulancourt, la Piété, le Reclus el la 
Rivour (Troyes); la Chalade et Chatillon (Verdun), Acey, 
Balerne, Notre-Dame do Buillon, Cherlieu el Mont-Sainte- 
Marie (Besançon); Chézery (Genève); Auberive, Beaulieu, la 
Charité, Clairvaux, Longuay el Mores (Langres); Fontenay, 
Mairillv el Septfonts (Autun); Fontfroide (Narbonne), Grand- 
selve (Toulouse), Calers (Rieux), Belleperche (Montauban), 
Candeil (Albi), Belloc el Bonne-Combe (Rodez); les Boschauds 
et la Pérouse (Périgueux); Valence m 1rs Chateliers 
(Poitiers); Charron, la Grâce-Dieu et Moreilles (la Rochelle); 
la Blanche el Bois-Grolland (Luçon); Fontaines-les-Blanches 



— L48 — 

(Tours), la Boissière et Chaloché (Angers); Champagne, 
Clermont, Fontaine-Daniel et Tironneau (le Mans); Buzai et 
Notre-Dame de Villeneuve (Nantes); la Vieuville (Dol); 
Prières (Vannes); Beaubec, Foucarmont, Mortemer et la 
Valasse (Rouen); Saint-André-en-Gouffern et la Trappe (Séez); 
le Breuil-Benoit (Evreux); Aulnay, Barbey, Val-Richer et 
Torigny (Bayeux); Savigny-le-Vieux (Avranches). 

Morimond avait dans sa filiation 37 monastères, occupés 
par 251 religieux; la Crète, Kcurey, Morimond et Vaux-la- 
Donce (diocèse de Langres); Theuley (Dijon); Bellevaux, 
Bithaine, la Charité, la Grâce-Dieu, Clairefontaine, Rosières 
et le Lieu-Croissant (Besançon); Beaupré, Clairlieu, Vaux- 
en-Ornois, Haute-Seille et l'Isle-en-Barrois (Toul); Saint- 
Benoîl en Waerre, Freistroff et Villers-Betnach (Metz); Feniers 
et le Bouchet (Clermont); Eaunes (Toulouse), Bonnefonl et 
Nizors (Comminges); Boulbonne (Mirepoix); Berdouès, Bouillas, 
Flaran et Gimont (Auch); Pérignac (Agen), l'Échelle-Dieu 
(Tarbes), Sauvelade (Lescar), Villelongue (Carcassonne), 
Franquevaux (Nimes), Valsaintes (Apt) et Aiguebellë (Saint- 
Paul-Trois-Chàteaux). 

Le collège des Bernardins, situé à Paris, était commun 
aux diverses filiations. 

Bibliographie. 

GÉNÉRALITÉS. 

Originum Cisterciensium tomus l, in quô, prœmissis congregationura domiciliis 
adjectisque tabulis chronologico-genealogicis veterum abbatiarum a monachis 
habitatarum fundationes antiquissimarura fontium primus descripsit Domnus 
Leopoldus Janauschek, Vienne, 1877, in-4, LXXXII-394. L'auteur se proposait 
de publier un Monasticon Cistercienne. La mort l'a empêché de mener son 
œuvre à terme. Bib. éc. «les Chartes, XXXIII, 216. Un nouvel historien de 
Cîteaux, par de Lachesnais, dans Rev. Quest. historiques, Wlll. 265. — Der 
Cistercienser Orden, historische Skizze, von L. Janauschek, Baden, 1884, 
in-8. — Cisterciensium seu vérins ecclesiasticarum annalium tomi quatuor 



— 1 i!) — 

(1098-1236), auctore Angelo Manrique, ordinis Cisterciensis monacho et histo- 
riographo, Lugduni, 1642-1659, 4 vol. in-fol. — Annales ordinis Sancti Benedicti, 
auctore Domno Johanne Mabillon, V et VI (1098-1157). — Essai de l'histoire 
de l'ordre de Citeaux, par Dom Pierre Lenain, sous-prieur de la Trappe, Paris, 
1696-1697, 9 vol. in-12. — Notitia abbatiarura ordinis Cisterciensis, per universum 
orbem, libris X quibus singulorum raonasteriorum origines, incrementa, 
benefactorum aliorumque illustriuni viroruni diplomata donationesque recen- 
sentur, auctore Gasparo Joncelino, Colonise, 1640, in-fol. — Chronicon Cister- 
ciense, a Sancto Roberto primum inchoatum, postea a Sancto Bernardo, mirifice 
auctum ac propagatum, Aubertus Mir.eus, publicavit, Colonise, 1614, in-8. — 
Cistertium bis-tertium, seu historia elogialis, in qua sacerrimi ordinis Cister- 
ciensis, anno Domini 1098 a sui origine sexies seu bis-tertium saecularis 
primordia, incrementa, praeclara gesta, mérita..., auctore Aug. Sartorio, 
Pragae, 1700, in-fol. — .Notitia ordinis Cisterciensis ex Sancti Bernardi familia 
maxime illustris, auctore J. Schmid, Helmstad, 1711, in-4. — Origines et 
progressus abbatiarum ordinis Cisterciensis et equestrium militiarum de Cala- 
trava, Alcantara, Avisy, Montesa, de Christo et SS. Mauritii et Lazarii, auctore 
Joncelino, Coloniae, 1641, in-fol. 

Primera parte de la coronica del orden de Cister institulo de Santo Bernardo, 
por Bernardo de Montealvo, Madrid, 1602, in-fol. — Primeira parte da chronica 
de Cister, onde se contào as cousas principaes deste ordem et multas antigui- 
dades do reino de Portugal, por Bern. de Britto, Lisboa, 1602, in-4, et 1720, 
in-fol. — Origine del ordine Cisterciense e suovi progressi, por Rusca, Milano, 
1598, in-4. — Ambrosiame basiliea; ordinis Cisterciensis monumenta, par 
Puricelli, Mediolani, 1643, in-4. 

Cabinet des choses les plus signalées advenues au sacré ordre de Citeaux, 
signamment des vies et histoires de plusieurs saints prélats d'iceluy, par 
Fr. Jean d'Assignies, religieux de Cambrai, Douai, 1598, in-8. — Éclaircissement 
sur l'origine et la fondation de l'ordre de Citeaux, Paris, 1710, in-4. — Histoire 
de la réforme générale de l'ordre de Citeaux en France, tome I, contenant 
tout ce qui s'est passe de l'origine jusqu'en 1726, par Itom Armand Gervaise, 
Avignon, 1746, in-4. — Histoire abrégée de l'ordre de Citeaux, par un moine 
de Tymadeuch, s a int-Brieuc, 1897, in-8. — Les Cisterciens d'après des docu- 
ments nouveaux, par l'abbé Rambure, dans Rev. sciences ecclés., 1896, janvier. 
- Hermant, I, 360-428. Hélyot, V, 336-474. Beimbucher, I, 218-241. 

Kleinere Quellen und Forschungen zur Geschichte des Cistercienser Orden, 
par Dom Otto Grillnberger, dans Studien und Mittheilungen ans dem Bene- 
dictiner-und dem cistercienser orden, Raigern, Ml (1891), 442-448; XIII, 
84-91; XIV, W. XVI, 270-280, 599-610; XVII, 40-59, 256-269, 437-443 ; XVIII, 
87-101, 294-299, 458-468, 639-650. Cette revue, commencée en 1880, fournit de 
nombreux renseignements historiques sur l'ordre de citeaux. — Cistercienser- 



— 150 - 

Chronik, Bregenz, in-8, revue dont la publication a commencé un 1888. 
i Dion cistercienne. Revue historique, biographique, liturgique, ascétique et 
anecdotique de l'ordre de Cîteaux, Hautecombe, in-8, commencée en 1892, n'a 
duré que trois ans. 

Articles sur les Cisterciens par Dom J. M. Besse, dans Dictionnaire de 
théologie catholique, Paris, Letouzey, in-4, II. 2532-2550, et Cistercienser 
Orden, par Raulen Fehb, dans Kirchenlexicon, Fribourg, 1884, III, 374-387. 

ORIGINES ET EXTENSION DE L'ORDRE. 

Origines Cisterciensis ordinis, dans Bibliotheca nova de Labbe, I. 640-647. 
— Exordium ordinis Cisterciensis minus, scriptum circa annum 1120, jussu 
sancti Stephani, tertii abbatis Cisterciensis, per religiosum ejusdem ordinis 
anonynum, plurimis in locis auctuni et notis illustratum ah [gnatio Firmino 
de Hibero, Fiterensis cœnobii abbate, Fiteri, 1610, in-fol. — Exordium cœnobii 
atque ordinis Cisterciensis a primis Patribus Cisterciensibus conscriptum, Coloniœ, 
1614, in-4. Pat. lat., GLXVI, 1501-1510. — Exordium magnum Cisterciensis 
ordinis, auctore Stephano aMiate et fundatore archimonasterii Cisterciencis, quod 
scripsil Conradus abbas Eberbacensis, Pampelonœ, 1031, in-fol., dans Biblio- 
theca Cisterciensis de Tissieh, I, 13-246 et Pat. lat.. CLXXXV, 995-1198. Voir : 
Histoire littéraire de la France, XVII, 363-370; Das Exordium magnum ordinis 
Cisterciensis des Klosters Eberbach, par Otto, dans Neues Archiv.. VI (1881), 
603-605, et l'Histoire de saint Bernard, par l'abbé Vacandabj), dans Iiev. Ouest, 
hist. XLIII (1888), 383-386. 

Exordia sacri ordinis Cisterciensis ... édita et recollecta per .1. F. de Bibero, 
Pampelonse, 1631, in-fol. — Le petit et le grand exorde de Cîteaux contenant 
les origines de ce monastère et de l'ordre de ce nom, avec de nombreuses 
légendes de la vie admirable des anciens moines de Clairvaux, Soligni-la- 
Trappe, 1884, in-8, 616 p. — Vie de saint Bernard, abbé de Clairvaux. par 
l'abbé Vacandard, Paris, 1895, 2 vol. in-8, liv-503 et 588. — OEuvres de saint 
Bernard, dans Pat. lat., CLXXXn-CLXXXV. — Xenia Bernardina, Vienne, 1891, 
4 vol. in-8. — Sources de l'histoire de France, par Molinier, II. 24 i-2.'>"2. 

Cistercienser und Cluniacenser : i eber den Dialog zwischen einem Cistercienser 
unil Cluniacenser, dans Archiv fur Kirchenrecht .... 1897, 655. — Les origines 
de Citeaux el l'ordre bénédictin au m e siècle, par Dom Berlière, dans Revue 
d'histoire ecclésiastique 1900), 148-471, et (1901), 253-290. — Mer Zisterzien- 
irden im grotsen abendlandischen Schisma, par le D' Bmemetzrieder, dans 
Studien .... de Baigern, XXV, 62-83. Beitrâge zur Geschichte der Zisterzien- 
ser-Ordens im xvn Jahrh. von d" Grillnberger, dans studien ... de Baigern, 
\\\ (1904), 165-479, 711-729. 

hl.-ca chronotopographica congregationis sancti Bernardi per superiorem Germa- 



— i:;i — 

niain, 1720, in-4. — Annales Austrio-Claravallenses ord. cisterc, auct. Linck, 
1723, 2 vol. in-fbl. — Les Cisterciens en Suède, par Frithiof, Hall, 1899, in-8. 

— Die Cistercienser der nordostlichen Deutschlands, par Wïnter, Gotha, 1868-1871, 
3 vol. in-8. L'auteur donne en appendice un catalogue des monastères qui 
étaient sous la dépendance immédiate de Liteaux et de Clairvaux, une règle 
inédite pour les livres convers, des instructions pour la visite des monastères 
et un recueil des statuts des chapitres généraux. — Lin Cisterzienserbuch. 
Geschichte und Beschreibung der bestehenden und Anfûhrung der aufgehobenen 
Cisterzienserstifte in Osterreich-Ungarn, Deutschland und der Schweiz, par 
Sébastian Brunner, Wurzburg, 1881, in-8 de 730 p. La Cistercienser-Chronik 
renferme plusieurs articles sur l'histoire de l'ordre dans ces mêmes régions. 

— Ltude sur l'histoire du xm ( ' siècle. Recherches sur la part que l'ordre de 
Cîteaux et le comte de Flandre prirent à la lutte de Boniface VIII et de 
Philippe le Bel, par Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1854, in-4, ext. Mém. 
acad. Bruxelles. XXVIII. — iMittheilungen ùber Kloster und Ordensbrùder in 
Belgien zu Lnde fies xvm Jahrh. dans Cistercienser-Chronik, X (1898), 225, 265, 
321; XI, 8, 37, 75, 101, 143. — History of the Cistercian order in England, 
dans Christ, reniember LIV (1867), I. — Les abbayes cisterciennes du Yorkshire, 
par Piggot, dans Fraser's magazine, sept. LSTii. — The srish Cistercians : Past 
und présent, Dublin, 1893, in-8 de 90 p. Voir : Rev. bénéd., M (1894), 191. 

— lie familiae cisterciensis cœnobiorum in Sabaudia origine, auct. Dalbene, 
Camberii, 1594, in-4. 

Tabula omnium monasteriorum sacri ordinis Cisterciensis conscripta per fra- 
trem Joannem Rozanensem, olim professum Coronoviensem , publiée par Bretolz 
dans Studien ... de Raigern, \\ll. 421427, 599-610. — Lecestre, 19-29. - Archives 
de la Cùte d'Or, ms. 7 et 140. Bib. Troyes, ms. 1450. Bib. Dijon, ms. 603-605. 

HISTOIRE LITTÉRAIRE ET BIOGRAPHIE. 

Bibliotheca Patrum Cisterciensium, id est opéra abbatum et monachorum 
ordinis Cisterciensis, qui saeculo sancti Bernardi aut paulo post ejus obitum 
lloriieruiit. in uiiuni corpus aliquot tomis distinctum, collecta, auct. Bertr. 
Tissier, Bonofonte, 1660-1664, l-VL in-fol.-, Parisiis, 1669, Vll-Vlll, in-fol. 
Phaenix redivivens, sive ordinis Cisterciensis scriptoruni Anglku et Hispaniae 
séries, libri II, auct. Henriquez, Bruxelles, 1626, in-4. — Bibliotheca scriptorum 
ordinis Cisterciensis, elogiis plurimorum maxime illustrium adornata, auct. 
Car. de Visch, Duaci, 1649, in-4 et Colonise, 1656, in-4. — Historia rei litterariœ 
ordinis Sancti Benedicti, auct. Zieguelbaueb et Bibliothèque générale des écri- 
vains de l'ordre de Saint-Benoît, par Dom François, passim. — Histoire générale 
des auteurs sacrés, par Dom l'«. Cellier, table générale, I. 213 (éd. Paris, 1868). 

— Table générale des quinze premiers voli s de l'Histoire littéraire de la 

France, par Cam. Rivain, Paris, 1875, p. 186. 



— 152 — 

Menologium Cisterciense, notationibus illustratum, auct. Dom Benriquez : 
accedunt seorsum régula, constitutiones et privilégia ejusdem ordinis et con- 
gregationum et monasticarum et militarium, quœ cisterciense institutum 
observant, collecta et in ordinem redacta per eumdem, Antverpiœ, 1630, 2 vol. 
in-fol. — Fasciculus Sanctorum ordinis Cisterciensis complectcns Cisterciensium 
ascetarum prœclarissima gesta, hujus ordinis exordium, incrementum, progres- 
suin, praecipuarum abbatiarum per universum orbem fundationes, ordinum 
militarium origines, auctore Domno Chrys. Henriquez, Bruxellis, 4623, in-fol. et 
Coloniîfi, 1631, 2 vol. in-fol. — Menologium Cisterciense, Antverpise, 1630, in4. 

Compendium sanctorum ordinis Cisterciensis, auct. Joanne de Cirey, Divione, 
1491, à la suite de ses Privilégia ordinis Cisterciensis, et dans Monuments 
primitifs do la règle cistercienne, par Guignard, 650-652. — Vie des personnes 
illustres en sainteté de l'un et l'autre sexe de l'ordre de Citeaux, par Jean 
d'Assignies, abbé de Nizelles, Douai, 1598 et Mons, 1606, 2 vol. in-4. — 
Séries sanctorum et illustrium virorum sacri ordinis Cisterciensis, auct, Claudio 
Gharlemot, abbate S. Maria' de Columba, Parisiis, 1666 et 1670, in-4; — 
trad. allemande, Cologne, 1686, in-4. — Journal des Saints de l'ordre de 
Citeaux pour être honorés chaque jour dans l'abbaye de Notre-Dame du Tart, 
par Cl. Févret, Dijon, 1706, in-12. — Ménologe cistercien, par un moine de 
Tymadeuc, Saint-Brieuc, 181)8, in-8, VITI-473 p. 

Purpura sancti Bernardi, seu elogia Pontificum, Cardinalium et Pnesulum. 
qui ex ordine Cisterciensi in Fcclesia floruerunt, Colonia;, 1644, in-fol. — 
Cardinalium elogia, qui ex ordine Cisterciensi floruere, auct. Ughelli, l'Io- 
renti.v, 1624, iu-fol. 



Missale secund sonsuetudinem fratrum ordinis Cisterciensis, s. I. 1487, 

in-fol. — Missale completissimum ad usum Cisterciensis ordinis per solitum 
ejusdem ordinis monachum studiosissime correctum, emendatum scrupulosis- 
simeque ponctuatum, ad veram ipsius ordinis formam redactum, Parisiis, 1515, 
in-fol. — Missale ad usum Cisterciensis ordinis per quemdani ejusdem ordinis 
studiosissime correctum ac per J. Kebriant, alias Huguelin et .1. Adam socios, 
Parisiis, 1516 impressum, in-8. - Missale cisterciensis ordinis nuper recogni- 
hiiii et ad verum matris Cistercii ritum accurate redactum perpulchrisque 
typis affabre excusum, anno salutis 1529, Parisiis, in-fol. Missale ad usum 
dicti ordinis Cisterciensis nuper a mendis quamplurimis repurgatum ac rienuo 
accuratius recognitum, emendati si ad meliorem formam redactum, Parisiis, 

1584, in-fol. Voir la description de ees missels dans Description des livres 

liturgiques imprimés aux w et xvi 1 Merles, taisant partie de la bibliothèque 
de s. A. I'.. M»* Charles-] is de Bourbon, par Anatole Alés, 142-447. — 



— lorï - 

ad usum ordinis Cisterciensis, pro Engelberto et Gofrido de Mamef 
fratribus, Parisiis, 1504, in-fol. et 1512, in-4 et 1556, in-4. — Missale cister- 
ciense juxta novissimam Romani recognati correctioneni auctoritate Reveren- 
dissimi D.D. abbatis cisterciensis generalis editum, Parisiis, 1657, 1751, I75.s, 
in-fol. — Voir Bibliographia liturgiea. Catalogus missalium ritus latini ab anno 
1475 impressorum, A. VVeale, 233-231). 

Breviarium secundum consuetudinem monachorum cisterciensium, s. 1. vers 
1480, in-18; San. Germano, Vercellensi et Basilea3, 1484, in-16 et in-8; Argen- 
tina et Venetiis, 1494, in-8; Parisiis, 1506 et 1515, in-8. Voir Manuel du 
libraire par Brunet, 1, 1232. — Breviarium juxta ritum ordinis Cisterciensium, 
cui ad ea quœ in priori erant excussione addita sunt ha_'c ; tabella annorum 
communium et bissextilium, ratio epactilis, commemorationes communes et 
propria' qu» fiunt per anni circulum, suffragia Nostrae Domina 1 et in fine 
otficium sanctae Luciae; additum est etiam nuper ollicium nominis Jesu, 
Venetiis, 1513, in-8. — Breviarium venerabilis ordinis Cisterciensis. Parisiis 
impressum apud Yolandam Bonhomme, 1534, in-8. — Breviarium cisterciense 
authqritate Reverendissimi D.D. abbatis Cisterciensis generalis editum, Parisiis, 
1751, 4 vol. in-16. 

Kalendarium Cisterciense, dans Martyrologium Adonis, publié par Georgi, 
xix-xx, 710-714, et dans Guignard, xvii-xxii, 288-302. — Martyrologium 
Cisterciense, *dans Guignard, 303-403. — Martyrologium saactorum pro omni- 
bus monachis utriusque sexus totius ordinis Cisterciensis monastico ac romano 
ritui accommodatum, dans Martyrologium romanuin. 

Diurnale ad usum sacri ordinis Cysterciensis nuper a mendis quam pi uri- 
nas repurgatum ac denuo accuratius per viros probos ejusdem ordinis reco- 
gnitum, Parisiis, 1573, in-8. Voir Alés, 448-449. — Psalterium ad usum ordinis 
Cisterciensis, correctum super psaltei'io beati Roberti primi abbatis cister- 
ciensis, s. 1. 1486, in-lt>. 

Officium beatae Mariae Virginis ad usum Cisterciensium cum pluribus devotis 
orationibus et contemplationibus, impressum caracteribus ac figuris novicter 
additis, Parisiis, 158(1, in-8. Voir Alés, J49-450. — Officium parvum beat* 
Maria: Virginis ad usum ordinis Cisterciensis. auctoritate R.R. D.D. Abbatis 
generalis editum. Parisiis, 1746, 1771, in-16. 

Processionale secundum ordinem Cisterciensium, Paris, s. d. in-8. Voir Alés, 
449.— Processionale ordinis Cisterciensis authoritate capituli generalis editum, 
l'arisiis, 1681, in-8. Ordo divini officii recitandi missasque celebrandi juxta 
usum ordinis cisterciensis pro anno Domini 1785, auctoritate et mandato 
11"" D. h. Abbatis generalis Cistercii. l'arisiis, Lambert, I TS... in-18. On trouve 
a la lin les noms des moines ci. des moniales décédés dans le courant de 

l'année et une liste des livres liturgiques de l'ordre. 

Rituale Cisterciense appemlix pro moiiialibiis, l.erins, 1897, in-8. - Die liyni- 



- 154 — 

nen des Cistercienses Breviers iibersetzt und erklâre, Wien, 1891, ta-8. — 
Hymnarium Parisiense, par Weinmann, Ratisbonne, 1905, in-8, VI1I-73. — Der 
Choral bei don Zisterziensern, von 0. Kîenle, dans Abhandlung fur don 
Gehberten-Kongress in Munchen (1900) et Gregorius-Blatt (1901) 4 et s. 

On trouve de très utiles renseignements sur les livres liturgiques cisterciens 
du monastère de Clairvaux, dans les Livres liturgiques du diocèse de Langres, 
par l'abbé Marcel, Paris, 1892, in-8. — Die neuen Choralbûeher des Cister- 
cienser orden von II. li. Widmann, dans Cistercienser-Chronik, XVII (1905). 
— Das Fest der unbefleckten Empfangnis Mariens bei den Cisterciensern, von 
P. Gallas Weiher. Ibid. 346. 359. 

CONSTITUTIONS ET CHAPITRES GÉNÉRAUX. 

Les monuments primitifs de la règle cistercienne publiés d'après les manus- 
crits de l'abbaye de Cîteaux, par Ph. Guignard, Dijon, 1878, in-8, cxn-65i p. 
On trouve dans ce recueil, Régula Sancti Benedictis abbatis. 1-57; Exordium 
Cisterciensis cœnobii, 61-75; Carta caritatis, 79-84; Consuetudines, 87-287; 
Kalendarium, 290403; ancienne traduction française des Ecclesiastica officia, 
Instituta Capituli generalis, Usus conversorum et, Régula Sancti Benedicti, 
publiée d'après le ras. 352 1 de la Bib. publique de Dijon, 407-617; Statuts 
de Chapitres généraux tenus à l'abbaye de Notre-Dame de Tart, 643-649; 
Catalogue des Saints et Bienheureux de l'ordre de Cîteaux, par Jean de Cirey, 
650-652. 

Nomasticon Cisterciense, seu antiquiores ordinis Cisterciensis constitutiones 
a R. P. D. Juuano Paris, monasterii Fulcardimontis abbate, strictions obser- 
vance, collectas ac notis et observationibus adornatai, Parisiis, 1664, in-fol. 
Editio nova, emendata et usque ad tempora nostra deducta a R. P. Hugone 
Séjalon, Solesmis, 1892, in-fol., xlv-815. Ce recueil renferme : Régula S. Bene- 
dicti abbatis, 5-51; Exordium Cisterciensis cœnobii, 52-65; Carta caritatis, 
suivie des bulles de confirmation de Callixte 11, Eugène III, Anastase IV. 
Adrien IV et Alexandre 111, 66-81; Consuetudines, 82-241; Prafationes antipho- 
narii et gradualis circa annum 1140, 242-259; Collectio statutorum capituli 
generalis ah anno 1157 usque ad annum 1221, 260-285; Institutiones capituli 
generalis, collectas annis 1240 et 1256, 286-364; Libellus antiquarum défini- 
tionum (1289-1316), 366-470; Constitutio Benedicti papas Xll pro reformatione 
ordinis Cisterciensis, 472-496; Libellus iiovellaruni deliiiitionuin, 497-541; arti- 
culi Parisienses, seu instrumentum reformationis cisterciensis anno 1493 
exaratum, 542-559; Lapsus et reformatio ordinis et praecipuœ constitutiones 
et loges ad rain spectantes, 56Hi7i; : Documents relatifs aux dernières consti- 
tutions, (i77-75'.l. — Du premier esprit de l'ordre de Cîteaux, où sont traitées 
plusieurs bases nécessaires pour la connaissance du gouvernement et des 



— 155' — 

mœurs de cet ordre et pour l'intelligence de la règle de S.-Benoît, par le 
11. P. 1». Julien Paris, Taris, 1653, in-4; 1664, in-i; 1670, in-i. On trouve a la 
fin du volume : Directoire pour les novices. Epistola Stephani abbatis Sanctae 
Genovefae ad Robertum Pontiniacensem monachuni. — La règle cistercienne 
primitive telle qu'elle fut pratiquée et enseignée par saint Bernard, entièrement 
traduite sur le texte du manuscrit-type de Citeaux du xn e siècle, avec un sup- 
plément pour les moniales, par bom Symphorien Guillemin, Lérins, 1906, in- u 2i. 

Liber usuum Cisterciensis ordinis, non modo ipsius ordinis communitati. 
sed et singulis quibusque ejusdem ordinis personis pernecessarius , noviter 
correctus, emendatus et ad veram formam redactus, una cum usibus conver- 
sorum ejusdem ordinis, Parisiis, 1517, in-i; 1531, in-8. Voir Alès, U1-U8. — 
La bibliothèque de Troyes, qui s'est enrichie des dépouilles de Clairvaux, et celle 
de Dijon, qui a reçu au moment de la Révolution celle de Citeaux, possèdent 
un grand nombre de documents précieux sur la discipline religieuse des 
Cisterciens. Voir Catalogue général des manuscrits des Bibliothèques publiques 
de France, II, Troyes, Paris, 1855, in-i et nouv. série, V, Dijon, 1880, in-8. 

Liber usuum Cisterciensis ordinis emendatus, una cum usibus conversorum 
ejusdem ordinis, Parisiis, 1628, in-8. — Régula conversorum ordinis Cister- 
ciensis, dans Thésaurus anecdot. de Martène, IV, 1647-1652. 

Études sur l'état intérieur des abbayes cisterciennes et principalement de 
Clairvaux aux xn e et XIII e siècles, par d'Areois de Jubainville et Pigeotte, 
Paris, 1858. in-8, et dans Bib. Éc. de Chartes, XX. — lias Konverseninstitut 
des Cistercienser Orden in seinem Ursprung und seiner Organisation, von 
P. I). Eberhard Hoffmann, Freiburg, 1005, in-8. Voir: Revue Mabillon, II (1906). 
— Hic Cistercienser beim Mahle. Servitien und Pitantien, von Lud. Dolberg, 
dans Studien und Mit ... de Raigern, XVII, 609-629. — Die Tracht der Cister- 
cienser nach dem liber usuum und den Statuten, von I.. Dolberg, foid., XIV, 
359-367; 530-538. — Die Cistercienser Mônche und Conversen abst Landwirte 
und arbeiter, von L. Dolberg, Ibid., Mil, 216-228; 360-367; 503-512. — Die 
Liebesthàtigkeit der Cistercienser im Beherbergen der Gâste und Spenden von 
Almesen, von L. Dolberg, Ibid., XVI, 10-21 -, 243-250; 414-418. - Oie Satzungen 
des Cistercienser wider das Betreten ihrer Kloster und Kirchen durch Frauen, 
von b. Dolberg, \\, 10-44, 244-249. - lier Name Cistercienser, von 
li. Gregob Mûller, dans Cistercienser-Chronik (1905), i6-52. — Leibrenten- 
vertrâge in Cistercienserklôstern, von h. Lucian Pfleger, Ibid., 118-120. — Hic 
Fleischgenuss im Orden, Ibid. (1906), 25-30 ri. s. 

Die Kirchen und Kloster <l<-> Cistercienser nach den Angaben des liber 
usuum, von L. Dolberg, dans Studien und Mil... de Raigern, XII, •i'.i-.'.i. 
Die formée der Chorstiihle in den Gistercienser Kirchen, von .1. Clause, Ibid., 
XII, 332-334. — Die Kirchen des Cistercienser ordens m Deutschland wàhrend 
drs Mittelalters, von \\. Dohme, Leipzig, 1869, in-8. Étude sur les églises 



- 156 - 

de l'ordre de Cîteaux, par A. de Dion, Tours, 1889, in-4. — Introduction de 
l'architecture gothique en Italie par les Cisterciens Français, par A. de Dion, 
dans Bullet. monum., SOI (1890), 295-325; analyse d'une étude de M. Frothin- 
i.iiwi paru dans The american Journal of archaeology and of the history of 
the fines arts, vi (1890), 10-46. — The architecture of the Cisterciàns by 
E. Scharpe, London, 1874. — Bulletin monumental, table générale, XI-XXI, 
par l'abbé Auber, Paris, 1868, in-8, p. 156; XXI-XXXI, par l'abbé Renault, 
Paris, 1868, in-8, p. 180. — Dictionnaire raisonné de l'architecture, par 
Viollet-le-Duc, I, 263 et s. — Architecture monastique, par Lexoik, II, 45-47. 

Studien iiber das General Capitel, von 1). Gregor Mûller, dans Oistercienser 
Chronik, XII (1900), XIII, XIV, XV, XVI et s. 

Statuta sclecta eapitulorum generalium ordinis Cisterciensis ab anno 1134 
ad annum 1547, dans Novus Thésaurus anecd. de Marténe. IV, 1243-1647. 
Brockie les a réédités dans Codex regularum, II, 385-428 avec les Statuts des 
chapitres généraux de 1124 à 1199. — Statuta et definitiones eapitulorum gene- 
ralium Ordinis Cisterciensis (1322-1342), publics par Dom Philibert Pauhôlze, 
dans Studien und Mit... de Ilaigern, VI (1885), pars II. 244-264. — Clementk 
Papa' IV epistola ad Capitulum générale Cisterciense (1345), dans Amplissinia 
collectio de Martène, I, 1455. — Kpistola Capituli generalis ordinis Cister- 
ciensis ad universos episcopos (1423), dans Novus Thésaurus, I. 1761. — Capi- 
tulum générale Cisterciense, Divione, 1490, in-4. — Statuta eapitulorum gene- 
ralium ordinis Cisterciensis ab anno 1180 usque ad annum 1628 habita. Bib. 
Troyes, ms. 1285. — Varia' ordinationes seu décréta eapitulorum generalium 
ordinis Cisterciensis (1221-1699). Ibid., ms. -1796. 

Descriptio itineris cisterciensis, quod ad comitia generalia ejusdem sacri 
ordinis, faventibus superis féliciter expedivit frater Joseph Meglinger, reli- 
giosus sacerdos monasterii lî. Maria' de Maris Stella, vulgo Wettingen, mense 
maio, anno 1067, Lucerne, in-32, reproduit dans Pat. lat., CLXXXV, 1565-1620. 
Voyage d'un délégué suisse au chapitre gênerai de- Cîteaux en 1667, par 
II. Chabeuf, Dijon, 1885. in-8. — Capitulum générale apud Cislercium celebra- 
tum anno Doinini 10117, die noua niaii et sequentilms a SS. DD. NN. Clé- 
mente papa IX approbatum et confirmatum, Paris. 1669, in-4. — Indictio 
capituli generalis ordinis Cisterciensis, celelirandmn apnd Cistercium, Paris, 
1683, 1689, 1734, in-4. — Capitulum générale ordinis Cisterciensis apud 
Cistercium celebratum anno Domini lus::, die 17 maii et sequentibus. Lutetiae 
Paris, 1683, in-4. — Beitrage zur Geschichte des Generalcapitels vora 1771, 
dans Cistercienser Chronik, \ (1898). - Neuer Beitrag zar Geschichte des 

Generalkapitels \ 1771. Blâtter aus dem Diarium des Vbtes Sébastian 

Steinegger von Wettingen. Ibid. \\n (1905) 65-71, Il '.-lis. [37. Décrets 

délibérés du chapitre général île 1771 et ré| se aux observations des quatre 

premiers pères, Paris, 1775. 2 vol. in-5. 



- 157 - 

La manière de tenir le chapitre général de l'ordre de Cîteaux, par Dora 
Loi is Meschel, Paris, L683, in-4. — Traité historique du chapitre général de 
l'ordre de Cîteaux, par lequel on fait voir quelle est son autorité et su véri- 
table discipline, par Dom Jean Ant. Macusson, s. !.. 1737, in-4. 

Brefs du pape Innocent XI. S mai 1683 et 10 mai 1685. Lettres patentes 
du Roi, IN juillet 1685, et arrêt d'enregistrement au Grand-Conseil, 13 août 
lus;;, pour la confirmation des chapitres généraux de l'ordre de Cîteaux des 
années 1672 et 1683, s. 1. n. d. in-4. - Factum pour l'abbé de la Charité, 
au nom et comme procureur général de l'ordre de Cîteaux, défendeur et 
intime. Contre les religieux, abbé et convent de l'abbaye de Clairvaux, 
demandeurs et appelants, comme d'abus, de deux décrets des deux derniers 
chapitres généraux de 1683 et 1686, s. I. n. d. in-4. 

Discours prononcé par M. de la Briffe, conseiller d'État, intendant de 
Bourgogne, à l'ouverture du chapitre général de Cîteaux, le 5 mai 1788. avec 
la traduction latine, Dijon, 1738, in-4. 

Mémoire contenant des questions et réponses sur différents décrets du 
chapitre général tenu à Cîteaux en 1788, s. 1. n. d., in-4. — Becueil de tout 
ce que contiennent les lois et règlements de l'ordre de Cîteaux relativement 
aux chapitres généraux, avec quelques observations nécessaires pour en bien 
prendre le sens. i»n y a joint le relevé des procès-verbaux des chapitres 
généraux déposés au greffe en exécution de l'arrêt du 2 (la-. 1768, pour 
constater quelle a été la manière de les tenir, Dijon. I7iiii. in-4. — Arrêt du 
Conseil d'État du Roi. concernant les délibérations du chapitre de l'ordre de 
Cîteaux, dont l'assemblée sera tenue au lieu et en la manière accoutumée, 
le 2 sept. 1771. Du 4 avril 1771, s. 1. n. d., in-4. 



PRIVILEGES DE L ORDRE DE CITEAUX. 

Bullaire de Cîteaux. Bib. Dijon, ms. 598. Ce recueil renferme les copies de 
i:{,s bulles. Bib. nat. ms. lat. 9003-9005, 9749-9751. — Collectio privilegiorum 
ordinis Cisterciensis opéra et impensa Johannis abbatis Cistercii. Divione, 
1491, in-4. C'est le premier livre imprimé a Dijon. Voir catalogue de h 
bibliothèque de M. Mallard. Dijon. 1903, in-8, n. lll. et Guignard, CII-CXII. 
Liber quoruradam privilegiorum sacro ordini cisterciensi per summos 
Pontifices coneessorum necnon per quosdara Galliœ reges, oovissime per 
Ludovicum decimum tertium, Franciae et Navarrœ regem, confirmatorum, 
Parisîis, 1620, in-8. — Liber privilegiorum sacro ordini cisterciensi per summos 
Pontifices coneessorum et per christianissimos uostros Francix et N'avarrae 

peges, ParisiiS, 1666, m-!. — Privilèges de l'ordre de Liteaux, recueillis et 

compilés de l'autorité du chapitre général et par s trdre exprès, divises 



— 158 — 

on deux parties contenant les bulles des papes et les lettres patentes des 
Rois et leurs règlements, par Dom Louis Méchel, abbé de la Charité, Paris, 
1713, in-4. — Éclaircissement des Privilèges de l'ordre de (liteaux, sur la 
compilation imprimée à Paris, en 1713, par les soins de Dom Louis Méchel, 
qui n'a pas été examinée, approuvée, confirmée ni autorisée par le chapitre 
général, Liège, 171 ï. in-4. — Elenchus privilegiorum tam mendicantium quam 
non mendicantium, maxime Cisterciensium, a Raphaël Kondig, Colonise, 1729, 
in-<S. — Arrêt du Grand-Conseil du Roi qui ordonne la suppression d'un livre 
intitule : Elenchus privilegiorum etc.. imprimé à Lyon en 1729. Du I" mars 
L733, s. 1. n. d., in-4. 

De usu Pontificalium pro abbatibus ordinis Cisterciensis, a Dom. Roberto 
Tkili,.k, dans Studienund Mit... de Raigern, xxiii, 3-16, 2(30-277. — De bulla 
Innocentiana sive de potestate Papae committendi simplici presbytero subdia- 
conatus et diaconatus collationem, auct. P. Pio ue Langogne, dans Analecta 
eeclesiastica (1901), 311 et s. — Bulle d'Innocent VIII aux abbés de Citeaux 
pour les ordinations in sacris par le P. Pie de Langogne, dans Études 
franciscaines (1901) 119 et s. 

Traite des droicts des religieux et monastères, par René Chopin, Paris. 
1662, in-fol., 163-170. — Abrégé des mémoires du clergé de France. IV. 
10, 70, 914, 1095-1100, -1269-1271: VI, 992; VII, 802-809; XII, 769 et table 
générale, partie II. 61-64. 

Traduction d'une excellente lettre d'Etienne d'Orléans, évèque de Tournay, 
écrite à Robert, prieur de Pontigny pour justifier et encourager quelques 
religieux de l'ordre de Crandmont entrés dans l'ordre de Citeaux. avec une 
édition de la lettre latine plus exacte et plus correcte, Paris, 1652, in-4. 

Mémoire pour MM. les évêques de la province de Bourgogne, contre 
M. l'abbé de Citeaux, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire pour M. l'abbé général 
do l'ordre do Citeaux. touchant sa séance aux États de Bourgogne, contre 
M. l'évêque d'Autun et autres lui adhérant. Paris, s. d. in-4. — Mémoire 
contre la prétendue possession où M. de Citeaux dit être d'avoir aux États 

un siège pareil a celui des eveques. Paris, s. d.. in-fol. - Mémoire par 
lequel on justifie que M. l'abbé de Citeaux n'est pas fondé en droit, d'avoir 

aux États un siège pareil a celui des évêques, Paris, s. d.. in-fol. Mémoire 
des pièces justificatives de la manière que les abbés île Ctteaux ont siégé 
aux États de la province de Bourgogne, s. 1. n. d.. in-4. — Abrégé de 
l'instance pendante au Conseil d'Étal pour MM. les évêques de la province 
île Bourgogne, défendeurs, contre M. l'abbé de Ctteaux, demandeur, s. I. 

n. d., in-4. — Pièce produite par les ahhes de la province de Bourgogne, 
dans la contestation entre l'abbé de Citeaux et les évêques de la province. 

s i. n. il., in-fol. — Au l'.oi. Requête des évêques de Bourgogne, s. I. n. d.. 
in-fol. — Factum pour MM. les évêques qui ont entrée aux États de la pro- 



- 159 — 

vince de Bourgogne, défendeurs, contre M. l'abbé de Cîteaux, demandeur, 
s. 1. n. d., in-fol. — Réponse au factum de M. l'évèque d'Autun pour y servir 
de contredits. Sur ce même sujet, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire sur Penquête 
de M. l'abbé de Cîteaux. s. 1. n. d., in-fol. — Réponse à la déposition de 
chacun des témoins oiiis en l'enquête de M. l'abbé de Citeaux, s. 1. n. d., 
in-fol. — Preuves du droit qu'a l'évèque de Chalon d'exiger de l'abbé de 
Cîteaux le serment d'obéissance, lors de sa bénédiction, s. 1., 1692, in-4. — 
Propositions avancée.-, par M. l'abbé de Citeaux dans l'acte qu'il a fait signifier 
a M. i'évèque de Chalon-sur-Saône, le 7 d'avril 1696, et dans les écritures, 
s. 1. n. d., in-4. — Mémoire pour M. l'abbé, chef-général de l'ordre de Citeaux, 
appelant comme d'abus et défendeur, contre M. Félix, évéque de Châlon-sur- 
Saone, intimé et demandeur, s. 1. n. d., in-fol. - Arrêt du Grand-Conseil du 
roi, qui déclare abusives les ordonnances rendues par M. l'év. de Chalon, et 
maintient l'ordre de Cîteaux dans ses privilèges concernant l'administration 
îles sacrements, 25 janvier 1700, s. 1. n. d., in-4. 

Kelaircissement sur l'origine et la fondation de l'ordre de Cîteaux et sur 
deux des principaux points de son origine, Paris, 1710, in-4. — Preuves de 
l'usagé et de la possession où sont les abbés de Cîteaux depuis le com- 
mencement de l'ordre, en conformité avec les statuts, d'en visiter tous les 
monastères, de juger et connaître de tous leurs procès et différends, même, 
selon les cas, en première instance, s. 1. n. d., in-4. — Réponse au mémoire 
qui porte pour titre : Preuves de l'usage, etc., s. 1. n. d., in-4. 

Lettres patentes du Roi en confirmation des privilèges de l'ordre île (liteaux, 
avec attribution de juridiction au Grand-Conseil , déc. 1711, s. 1. n. d. in-4. — Nou- 
velles lettres patentes du Roi, mars 1719. s. 1. n. d. in-4. Mémoire au Roi 
pour l'abbé de Citeaux et les abbés de la Ferté, etc., contre les députés et 
procureur-général, syndic des États de Bretagne , demandeurs. Servant de 
réponse à la requête des députés des États du 26 août 1724, Paris, 1724, 
in-fol. — Mémoire signifie pour M. l'abbé général de Citeaux, contre .M. le 
procureur-syndic des États de Bourgogne, et encore contre M. Ce Bault, 
conseiller au Parlement de Dijon, et consorts-, en présence des abbé, prieur 
et religieux de Mézières et M. le marquis de Clermont, — Montoison, Paris, 
1734, in-fol. 

Mémoire pour les agents généraux du clergé de France i ire M. l'abbé 

général de l'ordre de Citeaux. Paris. 1747, in-fol. — Arrêt du Conseil d'État 

du Roi, rendu entre le clergé et l'ordre de Cîteaux, sur la prétention des 

religieux dudit ordre, d'administrer les sacrements aux domestiques et fermiers 

dépendants de leurs monastères, du P.» mai 17 i7. s. I. n. d.. in-4. Ubrégé 
des mémoires du Clergé de France, tables, partie n. 62-64. 

Bref de Benoit Mil du •!'■> janv. 1729, dans Bullarium romanum, XII, 347-350; 
de Clément Mil. du s août 1760, dans Bullar. rom. continuatio l\ . pars I, 
391-402. 



- 160 — 

Mémoire pour la conservation des abbayes de l'ordre des Citeaux en règle, 
s. I. n. d., in-fol. — Un religieux de l'ordre de Citeaux est-il apte à 
posséder nu bénéfice de l'ordre de Saint-Benoit, par l'abbé Tarrisse, s. 1., 
it;.:!-i7;;;). in-4. 

Arrêt célèbre de la cour du Parlement, du 2 juin 167 i, au profit de 
l'abbaye de Clairvaux, chef d'ordre et de tous les religieux Bernardins, 
portant exemption de toutes sortes de dîmes pour les terres à eux appar- 
tenantes, soit qu'ils les cultivent par leurs propres mains, soit qu'ils les 
donnent à ferme, s. 1. n. d., in-4. 



AUTORITE DE L, ABBE DE CITEAUX. 

Des droits et prérogatives des supérieurs de l'ordre de Citeaux, s. 1. n. d., 
in-8. En faveur des quatre premiers pères contre l'abbé de Citeaux. — 
Sommaire des remarques chronologiques touchant la supériorité, prééminence 
et autorité du révérendissime abbé de Citeaux, chef et supérieur général de 
son ordre, s. I. n. d., in-4. 

Pièces et emblèmes divers des affaires qui se sont passées au sujet do la 
généralité de l'ordre de Citeaux et particulièrement de la joie que tous les 
religieux dudit ordre ont de la jouissance paisible de Me r Dom CI. Vaussin, 
leur révérendissime général, par un religieux dudit ordre, Paris, 1646, in-fol. 
— Preuves sommaires des abus qui se rencontrent dans la prétendue élection 
et confirmation du B. P. Dom Claude Vaussin a l'abbaye de Citeaux, s. 1. 
n. d., in-4. 

Au Boi et à Nosseigneurs les commissaires députés par Sa Majesté, par arrêt 
du 20 nov. 1671, requête de l'abbé de Citeaux, contre Dom Louvel, procureur 
du collège des Bernardins, s. 1. n. d., in-4. — Factum pour Dom Charles 
Louvel, docteur en théologie de la Faculté de Paris, visiteur et vicaire général 
de l'ordre de Citeaux en l'Ile de France, proviseur de l'ordre des Bernardins, 
contre M. le Révérendissime abbé de Citeaux, s. 1. n. d., in-4. 

Sommaire des moyens d'abus de Dom Pierre Henry, abbé de Clairvaux, 
l'un des premiers pères et supérieurs majeurs de l'ordre de Citeaux, visiteur 
et réformateur de l'abbaye de Citeaux, contre Dom Jean Petit, abbé de 
Citeaux, intimé, s. 1. n. d., in-4. (l'est un appel comme d'abus de deux 
ordonnances des li juil. et 24 déc. 1674. — Arrêt du Conseil d'État du Roi, 
Sa Majesté y étant, pour le maintien «le l'autorité de l'abbé, chef et, supérieur 
général de l'ordre de Citeaux, rendu contradictoirement contre les réformés 
et autres abbés et religieux dudit ordre, 19 avril 1675, s. 1. n. d., in-i. 

Transaction sur les différends d'entre l'abbé général et les quatre premiers 

abbé8 de l'ordre de ClteaUX, \ sept. I67. r i, Paris. I67.'>. in-4. — Le véritable 



— 164 — 

gouvernement de l'ordre de Cîteaux, pour servir de réponse à plusieurs libelles 
et factums qui ont été donnés au public contre la vérité du régime de cet 
ordre et au préjudice de la juridiction de l'abbé de Cîteaux, qui en est le 
père, le chef et le supérieur général, par Dom L. Meschel, Paris, 1678, in-4. 
— Réponse au livre qui porte pour titre : Le véritable gouvernement..., s. 1. 
n. d., in-4. — L'autorité de l'abbé de Cîteaux et des quatre premiers pères 
de l'ordre sur les monastères de leur dépendance, s. 1. n. d., in-4. — L'auto- 
rité de l'abbé de Cîteaux et des quatre premiers pères de l'ordre sur les 
monastères de leur dépendance, s. 1. n. d., in-4. — Observations sommaires 
sur les droits des abbés de la Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond, 
premiers pères et supérieurs majeurs de l'ordre de Cîteaux, contre -Dom 
J. Petit, abbé de Cîteaux, s. 1. n. d., in-4. 

Principes de décision, pour servir en l'instance, qui est à juger par Sa 
Majesté au rapport de M. de Fieubet, conseiller d'État, par l'avis de 
M& r l'archev. de Paris, et de MM. Poncet, de Marillac, Voisin, Bénard-rie- 
Rézé, conseillers d'État ordinaires, commissaires députés, entre les quatre 
premiers Pères, supérieurs majeurs de l'ordre de Cîteaux et l'abbé de Cîteaux, 
Paris, 1679. in-4. — La charte de charité, avec son prologue, conforme à 
l'extrait authentique et collationné sur l'original de Cîteaux en l'an 1522, et 
produite en l'instance pendante devant Sa Majesté, s. 1. n. d., in-4. — 
Réponse aux dernières objections des premiers abbés de l'ordre de Cîteaux, 
s. 1. n. d., in-4. 

Lettre écrite à un abbé de Liège sur le différend des affaires de l'ordre 
de Cîteaux, s. 1. n. d., in-4. — Seconde lettre écrite à un abbé de Liège 
... où l'on montre que l'abbé de Cîteaux n'est pas d'accord avec; lui-même 
dans les propositions qu'il a avancées, et qu'il n'est pas vrai que l'abbaye 
de Cîteaux et celles qui ont été fondées avant l'an 1119 ont été exemptes 
de la juridiction épiscopale et dans la dépendance de l'abbé de Cîteaux, 
Paris, 1681, in-4. 

Arrêt du Conseil d'État du roi, par lequel l'abbé de Cîteaux est maintenu 
dans ses droits et dans ses prérogatives de chef et de supérieur général de 
l'ordre de Cîteaux, contre les prétentions des quatre premiers et de quelques 
autres abbés dudit ordre, 19 sept. 1681, s. 1. n. d., in-4. — Sommations 
aux quatre premiers abbés de l'ordre de Cîteaux d'avoir à choisir des arbitres 
pour prononcer sur leur différend avec l'abbé général de l'ordre, signifiées 
les 4 mars et 9 mai 1682, s. 1. n. d., in-4. — Sentence arbitrale de M* 1 ' 
l'éminentissime cardinal d'Estrées, rendue sur les différends de l'ordre de 
Cîteaux, a Rome, le 2 déc. 1684, s. I. n. d., in-4. 

Mémoire signifié servant de réponse a celui de M. l'abbé général de 
Citeaux intitule « État de la contestation pendante au Cnind-Conseil, » au 
sujet d'une ordonnance que l'abbé de Citeaux a faite en laveur du collège 

il 



— 162 — 

de Saint-Bernard de Toulouse, et dont les abbés de la Ferté, Pontigny et 
Clairvaux se sont rendus appelants comme d'abus, Paris, 1732, in-4. — Ana- 
lyse du Conseil d'État du Roi du 19 sept. 1681, Paris, 1682, in-4. — Sommaire 
du gouvernement de l'ordre de Citeaux, Paris, 1732, in-4. — Examen du factum 
intitulé: « Sommaire du gouvernement, etc. », distribué parles trois abbés de 
la Ferté, Pontigny et Clairvaux dans l'instance, actuellement pendante au Grand- 
Conseil, entre eux et l'abbé général de Citeaux, Paris, 1732, in-4. — Réfutation 
d'un écrit qui a pour titre : Kxamen du sommaire du gouvernement de l'ordre 
de Citeaux, Paris, 1732, in-4. — Mémoire pour les abbés de la Ferté, Pontigny 
et Clairvaux, trois des quatre premiers Pères de l'ordre de Citeaux, appelants 
comme d'abus contre M. l'abbé de Citeaux, intimé, Paris, 1733, in-fol. — 
Mémoire pour M. l'abbé général de Citeaux, intimé et défendeur, contre les 
abbés de la Ferté, ... appelants comme d'abus et demandeurs, Paris, s. d. 
in-4. — Mémoire pour M. l'abbé général de Citeaux, intimé, contre les sieurs 
abbés 'le la Ferté, Pontigny et Clairvaux, appelants comme d'abus, Paris. 1733. 
in-4. — Sommaire pour M. l'abbé général de Citeaux, contre les sieurs abbés 
de la Ferté, Pontigny et Clairvaux, appelants comme d'abus, Paris, 1733, in-4. 
— observations pour les premiers Pères de l'ordre de Citeaux contre M. l'abbé 
général, Paris, 1733, m-fol. 

Mémoire a consulter pour les quatre premiers Pères ou abbés de l'ordre de 
Citeaux, 3 mai 1760, Paris. 1760. in-4. — Au Roi et à Nosseigneurs de son 
Conseil. Requête pour l'abbé de Citeaux, Paris, 1761, in-4. — Réponse à la 
requête que l'abbé de Citeaux a présentée au Roi pour obtenir la cassation de 
l'arrêt du Grand-Conseil du 14 mars 1761, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire pour 
M. l'abbé de Citeaux, contre les abbés de la Ferté, Pontigny, Clairvaux et 
Morimond. On établira, en premier lieu, quelle est l'autorité de M. l'abbé de 
Citeaux, comme seul chef, supérieur général et père de tout l'ordre; que les 
quatre premiers Pères sont non recevables et mal fondes dans leurs appels 
comme d'abus; qu'ils doivent être déboutés de leurs différents chefs de 
demande, Paris, 1761, in-4. — Second mémoire de .M. l'abbé général de Citeaux. 
intime, défendeur et demandeur, contre Rom Couthaud, religieux profès de 
l'abbaye de Citeaux, abbé de Chaloché et autres abbés réguliers au nombre 
de dix; Dom François Le Clerc, prieur claustral de l'abbaye de Mont-Sainte- 
Marie, et autres prieurs claustraux; Dom Quartier, religieux profès de l'abbaye 
de Pré-Benoît, et autres religieux de l'ordre de Citeaux, intervenants, appe- 
lants comme d'abus, demandeurs et défendeurs; et contre les abbés de la 
Ferté, Pontigny, Clairvaux et Marimond, adhérents aux appels comme d'abus 
et demandes des intervenants, Paris, 1761, in-4. — Mémoire pour M. l'abbé 
général de Citeaux, intimé, défendeur et demandeur, contre les sieurs aM.es 
de la Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond. appelants comme d'abus. 

demandeurs et défendeurs, Paris, 1761, in-'.. 



— 163 — 

Mémoire pour les abbés de la Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond, 
contre boni Pierre Trouvé, abbé général de l'ordre de Citeaux, en présence 
des abbés de Foucarmont, Beaubec, Clialoché et autres abbés ou prieurs, 
parties intervenantes, Paris, 1761, in-4. — Mémoire pour Charles du Sausset 
Dumas, abbé de Beaubec-, Louis Dequesme, abbé de Foucarmont, de l'étroite 
observance, tous deux pères immédiats dans l'ordre de Citeaux ; Bernard de 
Cauron, abbé de N.-D. de Barbery, et autres abbés réguliers du même ordre; 
Joseph Mayeur, prieur titulaire des Bosiers; Jean Claude de Clugny, prieur 
de l'abbaye des Trois-Fontaines, et autres prieurs claustraux, dont plusieurs 
procèdent avec les religieux des abbayes, intervenants, appelants comme 
d'abus et demandeurs. Contre M. l'abbé de Citeaux. intimé, défendeur 
et demandeur. En présence des abbés de la Ferté, Pontigny, Clairvaux et 
Morimond, Paris, 1761, in-4. — Consultation pour l'abbé de Citeaux, 1 er sept. 
1761, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire pour l'abbé général de Citeaux, sur sa 
demande en cassation, 24 février 1762, Paris, 1762, in-4. — Addition pour 
l'abbé de Citeaux, demandeur en cassation, 23 déc. 1763, Paris, 1763, in-4. 

— Observations pour l'abbé de Citeaux, 19 sept. 1764, Paris, 1764. in-4. 
Mémoire contenant des questions et réponses sur différents décrets du 

chapitre général tenu a Citeaux en 1738, 14 février 1765. s. 1. n. d., in-4. — 
Aveux de l'autorité exclusive du définitoire, comme tribunal unique du chapitre 
général. Extraits : 1° des livres composés sous les yeux et par les ordres des 
abbés de Citeaux; 2" des mémoires produits par M. l'abbé actuel de Citeaux et 
par son prédécesseur. Dijon, s. d., in-4. — Consultations pour les abbés de la 
Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond, premiers Pères de l'ordre de (liteaux et 
deliniteurs nécessaires du chapitre général, contre M. l'abbé gênerai du même 
ordre, 25 août 1765. Dijon, 1765. in-4. — Au Roi et à Nosseigneurs du Conseil. 
Requête pour les quatre premiers Pères de l'ordre de Citeaux, Paris. I7(i(i. in-4. 
Plaidoyer prononcé par M. de Marveau, avocat général, à l'audience publique 
du parlement de Bourgogne, les 11, 13 et 17 mars ITfiii. dans la cause d'entre 
les abbés de la Ferté, etc., et autres abbés du même ordre ... appelants 
Comme d'abus des décrets du chapitre général tenu a Citeaux, le 6 niai 1765. 

et .M. l'aMie de Citeaux, chef et supérieur général de l'ordre, intime, et les 
abbés de Salem, Hauterive et autres intervenants et adhérants, Paris, iTiiii. in-4. 

— Mémoire pour les abbés de la Ferté ..., appelants, connue d'abus des 
décrets formés dans l'assemblée générale tenue a (liteaux, en I7(i5; contre 

M. l'abbé, chef et supérieur de l'ordre de (liteaux.... Dijon. I76(>, in-4. — 
Sommaire pour le- quatre premiers Pères de l'ordre de (liteaux et les abbés 
qui se sont mus à eux, contre M. l'abbé général et ses adhérents, Dijon, s. d.. 
in-4. - Observations sur les écrits de .M. l'abbé général de (liteaux et îles 
abbés qui lui sont joints, signifiés aux quatre premiers Pères, appelants 
comme d'abus, et, ;ui.x alihes adhérents :i cette appellation, Dijon, iTtiti, in-4. 



— 164 — 

Précis pour les premiers Pères et autres abbés de l'ordre de Citeaux, 
demandeurs en cassation d'un arrêt rendu par le Parlement de Bourgogne, 
le 18 mars 17<>*>, Paris, 1767, in-4. — Arrêt du Conseil d'Ktat du Koi, du 
15 juillet ITIi.S, ordonnant de remettre aux mains des commissaires royaux 
les motifs de l'arrêt du Parlement de Dijon, s. 1. n. d., in-4. — Arrêt du 
Conseil d'Ktat du Roi concernant l'ordre de Citeaux, 19 oct. 1771, s. 1. n. d., 
in-4. — Mémoires à consulter, 30 nov. 1775, et consultations, "1 déc. 1775. 
pour les quatre premiers Pères de l'ordre de Citeaux, Paris, 1775, in-4. - 
Arrêt du Conseil d'Ktat du Roi, concernant l'ordre de Citeaux, le 31 août 1781, 
s. 1. n. d., in-4. 



Huile de saint Pie V, mars 1570, dans Bullarium romanum, IV, m, 99-102. 
- bulle de Grégoire XIII, Pi juillet 1574, Ibid., 273-278. — Articles particuliers 
pour l'ordre de Citeaux, 11 mars 1623, publiés par le card. de la Rochefoucm ld, 
Paris, lii!!:!, in-8. — Raisons et moyens proposés au Roi par les religieux 
de l'abbaye de Clervaux et autres convents de ce royaume dépendants de la 
filiation de l'abbaye de Clervaux. Contre les monopoles de quelques particuliers 
religieux directement contre l'autorité de Sa Majesté, qui vont à la ruine 
et subversion de l'ordre de Citeaux, s. I. n. d., in-8, au sujet de l'annulation 
par le chapitre général des articles précédents. — Remontrances très humbles 
au Roi par les religieux de l'abbaye de Clervaux contre l'élection de Dom 
Claude Largentier, s. I. n. d., in-8. — Heinontrance très humble faite au Roi 
par Dora Cl. Largentier, abbé désigne de Clairvaux. s. I. n. d., in-8. 

Extrait des procès-verbaux des assemblées tenues en l'hôtel de Mgr le 
cardinal pour la réformation de l'ordre de Citeaux, 15 nov. 1633 — 5 mai 1634, 
s. I. n. d., in-4. — Ordonnance générale de Mgr le cardinal de la Rochefoucault, 
commissaire apostolique pour la réformation de l'ordre de Citeaux en France. 
-Il juillet 1634, s. I. n. d. — Apologie pour l'abbé de Foucarmont ou brief 
état du gouvernement du collège des Bernardins a Paris, duquel il est proviseur, 
aux révérends abbés de l'ordre de Citeaux. gardant l'abstinence... . Paris. 
1634, in-4. Projet de sentence pour le rétablissement de l'observance 

régulière en l'ordre de Citeaux. et motifs pour le dit projet envoyés au Koi 
par François, card. de la Rochefoucauld, commis par bref du Pape et 
lettres patentes île Sa Majesté pour et; sujet, Paris, 1634, in-4. — Apologie 
pour l'ordre de Citeaux contre un « Projet de sentence... », 28 déc. 1634, 
Paris, 1635, in-4. — Réponse des abbés et religieux de l'étroite observance 
de l'ordre de citeaux a la réponse du R. P. abbé de Foucarmont, proviseur 
.lu collège îles Bernardins, Paris, 1635, in-4. Réponse au « Projet de 
sentence » et articles y contenus, s. I. n. d.. in-4. 



— 165 - 

Remontrances très humbles, par les religieux de l'ordre de Citeaux, au Roi. 
Requête de l'abbé de Citeaux et des abbés de La Ferté, Pontigny, Clervaux, 
Morimond, au Roi. Réponses aux motifs du projet de sentence. Articles 
présentés à M. le card. de la Rochefoucault, le 5 mai 1634, par l'abbé de 
Citeaux et les quatre premiers abbés de l'ordre. Acte d'appel à Sa Sainteté 
de l'exécution d'un Rref par elle adressé à M. le card. de la Rochefoucault, 
ensemble de la récusation faite de la personne du dit sieur pour les causes y 
contenues, 2 août 1634. Articles particuliers pour l'ordre de Citeaux, dressés 
le 11 mars 1623, et cassés au mois de mai suivant. Commission au R. abbé 
de la Charmoye pour la visite de quelques monastères de l'ordre de Citeaux. 
Décret du chapitre général de l'ordre de Citeaux tenu au mois de mai 1623. 
Extrait des registres de Parlement, 25 avril 1625. Confirmation des privilèges 
de l'ordre de Citeaux par nos rois François I, Henri II, Henri IV et Louis XIII, 
à présent régnant, 2 août 1556 — mai 1620, s. 1. n. d., in-4. — Ordonnance 
particulière de Mgr le card. de la Rochefoucauld, commissaire apostolique pour 
la réformation de l'ordre de Citeaux en France, 20 août 1635, s. 1. n. d., in-4. 

Cisteréiensium monachorum provocatio ad Sanctam Sedem apostolicam, 
contra Fratres qui se dicunt reformatos. 2 janv. 1643, s. 1. n. d., in-4. — 
Griefs et moyens d'appel proposes par devant .Nosseigneurs les illustrissimes 
archevêques de Sens, évèques d'Auxerre et d'Uzès, juges délégués do Sa Sainteté, 
et déduits que les religieux de l'abbaye de Citeaux distingués par la qualité 
d'anciens de ceux qui se sont donné celle de réformés, appelant tant du 
prétendu « Projet de sentence » dresse par Mgr le card. de la Rochefoucauld, 
l'année 1634, comme commis de Sa même Sainteté, que de tout le procédé 
fait, les années 1636, 37 et autres, sous l'autorité de M. le cardinal de Richelieu, 
concernant leur expulsion dudit Citeaux, l'introduction dedans la même 
abbaye desdits soi-disant réformés, intimés, la réception des novices et 
l'admission à la profession audit Citeaux, et appelants généralement de tout 
ce qui s'en est ensuivi. Dijon 1643, in-4. — Soutènement des griefs des reli- 
gieux de Citeaux, tiré «le l'évidente contrariété de leur institut avec le projet 
de la nouvelle réforme et du sentiment de quelques auteurs très célèbres, 
hors d'intérêt et de passion, lesquels ont défendu leur cause ci, des thèses 
mi hypothèses entièrement semblables. Dijon, 1643, in-!. 

Défense de la sentence rendue pour la réformation de l'ordre de Citeaux 
par Mgr l'em. card. de la Rochefoucauld ... contre les appellations des 
anciens religieux, Paris, 1643, in-4. Réplique a la Défense du projel de 
sentence ... pour les religieux profès de l'abbaye de Citeaux. mère de l'ordre, 
appelants, contre les soi-disants réformés, intimés, par Nie. de Chevanes, 
s. I. n. d.. in-4, — Éclaircissement des principales difficultés entre les religieux 
de Citeaux de la commune observance et les nouveaux qui se disent de 
l'étroite observance. Ensemble la réponse aux raisons de leur factura intitule : 
Défense de la sentence ..., Paris, 1644, in-4. 



— 166 — 

Griefs et moyens d'appel que propose et déduit devant vous, Nosseigneurs... 
arch. et évèques de Sens. d'Auxerre et d'Uzès, juges délégués de Sa Sainteté, 
Frère Placide Petit, procureur général des abbés et religieux de l'étroite 
observance de l'ordre de (liteaux, et encore en cette cause procureur spécial 
des dits abbés et religieux que du II. abbé des Pierres, prieur de Cîteaux. 
et en cette qualité vicaire général né de tout l'ordre pendant la vacance et 
des autres religieux reformés de ladite abbaye de Cîteaux et composant la 
communauté d'icelle. appelant de la prétendue élection du 11. I'. I). Mathieu 
de Mesgrigny, abbé de Quincy, à la charge et dignité d'abbé de Pontigny, 
contre ledit abbé de Quincy, prétendu élu de Pontigny, s. 1. n. d., in-4. 
Réponse îles religieux de l'étroite observance, profès du monastère de 
Cîteaux aux « griefs et moyens d'appel » proposés par devant ... les juges 
délégués, par les anciens religieux dudit Cîteaux. appelant de la sentence 
rendue par le card. de la Rochefoucault ... et des règlements faits par le card. 
de Richelieu, s. 1. K>ii, in-4. — Briève réfutation du livre intitulé : « La 
réponse aux griefs ... » pour les religieux de Cîteaux, appelants contre les 
religieux de l'abstinence de l'ordre dudit Cîteaux. intimes, s. 1. n. d., in-4. 
— Cruautés exercées sur Dom Pierre Grumel, religieux de Cîteaux, par les 
religieux prétendus réformés dudit ordre, s. I. n. d., in : 4. 

Factum sur les différends de l'ordre de Cîteaux entre les réformés, soi- 
disant de l'étroite observance et ceux de l'observance commune. Savoir 
lesquels doivent être reconnus pour vrais cisterciens et vrais observateurs de 
la règle, s. 1. n. d. in-4. — Quseritur utrum ritus vivendi abstinentium 
monachorum exactior et rigidior sit ritu antiquorum Cisterciensium profes- 
sorum, s. I. n. d., in-4. Quaeritur utrum prœtensa abstinentium reformatio 
cum divi Benedicti régula el primœvis majorum Cisterciensium institutis per 
omnia consentiat. s. I. n. d., in-4. — briève réponse à quelques raisons d'État 
mises en lumière par les abstinents de l'ordre de Cîteaux, s. 1. n. d., in-4. 

Bref du pape Innocent \. décisif du procès pendant au Parlement entre le 
chapitre général de l'ordre de Cîteaux et les particuliers abbés et religieux 
abstinents d'iceluy, s. I. n. d.. in-4. - Défense des règlements faits par les 
(■animaux, archevêques et évèques pour la réformation de Tordre de Cîteaux, 
par commission des Papes, a l'instance du Roi, par les abbés et religieux de 
l'étroite observance du même ordre, Paris, 1656, in-4. — Factum pour les 
abbés, prieurs el religieux de l'étroite observance de l'ordre de Cîteaux, 
contre boni P. Viart et Dom Jean Tedenat, soi-disanl commissaires du 
chapitre général du même ordre, appelants comme d'abus des règlements de 
réformation de M^' 1 le card. de la Rochefoucault, du -il juillet 1634 el 
20 août 1635, et de la sentence contradictoire de uosseigneurs l'archev. 
de Sens, el les év. d'Uzès et Auxerre, du 13 juin 1644. Et les R. R. abbés 
de Cîteaux, La Ferté, Pontigny, Clervaux et Bfori ni. joints avec les dits 



— 167 — 

appelants, s. 1. 1658, in-4. — Le seul fait au vrai et en abrégé du procès. 
Pour le chapitre général de l'ordre de Cîteaux contre les abstinents du même 
ordre, s. 1. n. d., in-4. — Requête des abbés et religieux de l'ordre de 
Cîteaux des pays étrangers à Nosseigneurs du Parlement, 9 février 1660, 
s. 1. n. d., in-fol. — Bref du pape Alexandre VII au Parlement, 10 nov. 1657, 
s. 1. n. d.. in-4. — Déclaration des abbés et religieux de l'observance de 
l'ordre de Cîteaux contre les prétentions présentes des premiers abbés du 
même ordre, s. 1. n. d., in-4. — Réponse à une prétendue raison d'État 
qu'on propose contre les règlements faits d'autorité apostolique pour la 
reformation des monastères de l'ordre de Cîteaux et confirmés par un arrêt 
solennel rendu contradictoirement au Parlement de Paris, 22 juin 1660, s. 1. 
n. d., in-4. — Lettres patentes du Roi, adressées au Parlement de Paris, 
pour l'enregistrement des ordonnances de réformation rendues par le card. 
de la Rochefoucault, le 3 juillet 1660, s. 1. n. d., in-4. — Arrêt de la cour 
du Parlement pour la confirmation des règlements faits par le card. de 
la Rochefoucault, 3 juillet 1660, s. 1. n. d., in-4. 

Brevia' apostolica Urbani VIII et Innocentii X suscepta et registrata a capitulo 
generali ordinis cisterciensis, anno 1651, s. 1. n. d., in-4. — Réflexions 
importantes pour les agents du chapitre général de l'ordre de Cîteaux contre 
les abstinents, s. 1. n. d., in-4. 

Ordre du Roi portant deputation de commissaires pour ouïr les plaintes des 
procureurs généraux de l'ordre de Cîteaux contre un arrêt du Parlement de 
Paris du 3 juillet 1660, en faire le rapport à Sa Majesté, 12 nov. 1660, 
s. I. n. d.. in-4. — Abrégé des sentences, rendues d'autorité apostolique, pour 
la réforme de l'ordre de Cîteaux et de tout le procès qui s'en est suivi, 
s. 1. ii. d., in-4. — Raisons pour lesquelles le R. abbé du Pin, visiteur et 
supérieur ordinaire de l'étroite observance de l'ordre de Cîteaux, demande 
d'être reçu partie intervenante dans les instances pendantes an Conseil, s. 1. 
n. d., in-4. -- A Nosseigneurs du Parlement. Requête des religieux de l'étroite 
observance contre l'arrêt du Conseil obtenu, le 30 déc. 1660, par I). Viart et 
l>. Tedenat, commissaires du chapitre général, s. I. n. d., in-4. — Défense 
des règlements de réformation de l'ordre de Cîteaux, confirmés par l'arrêt 
contradictoire du Parlement du 3 juillet 1660, contre la surséance portée par 
l'arrêt du Conseil d'État du 30 décembre suivant, s. I. n. d., in-4. — Extrait 
des registres du Parlement, 26 janvier 1661, s. I. n. d., in-4. — Arrêt du 
Conseil d'État du Roi, prononcé de la bouche de Sa Majesté le 18 juin 1661, 
confirmatif de l'arrêt du Parlement de Paris, du 3 juillet 1660, rendu pour 
la réformation de l'ordre de Cîteaux, s. 1. n. d.. in-4. 

Requête présentée au Roi par l'abbé général de Citeaux pour la réformation 
de son ordre, sous l'autorité du Saint-Siège, conformément aux brefs apos- 
toliques, contre les desseins particuliers de l'abbé de Prières, qui veut être 



— 168 — 

autrui' et supérieur «l'une réforme sans avoir union, subordination et dépen- 
dance de Sa Sainteté, par Dom Cl. Vaussin, s. I. n. d., in-fol. Bref du 
l'api' Alexandre VII. du 1(> janvier 1662, confirmant des règlements du 
chapitre gênerai de l'ordre de (liteaux, et entre autres de l'article qui annule 
toutes les dispenses du vœu de pauvreté accordées auparavant, s. I. n. d., 
in-4. — Kequète présentée au Roi par les abbés et religieux de l'étroite 
observance de l'ordre de Citeaux, au sujet d'un Bref subrepticement obtenu 
de Rome par le R. P. abbe de «liteaux, le 16 janvier 1602. contre les 
sentences rendues pour la réforme dudit ordre par le card. de la Rochefnueault. 
Paris, 1602, in-4. — Réflexions sur la requête présentée au Roi sous le nom 
des abbés et religieux de l'étroite observance contre le bref de Sa Sainteté, 
s. 1. n. d., in-4. — Les nullités et abus contenus dans un prétendu bref 
obtenu subrepticement à Rome par le R. abbé de Citeaux, s. 1. n. d.. in-4. 
Défense du Bref de N. S. P. le Pape, par lequel il a terminé le différend 
de l'ordre de (liteaux et ordonné que, par Sa Sainteté même, il sera procédé 
à la réformation générale, servant de réponse aux objections de l'écrivain 
des abstinents du même ordre. Faite au nom du chapitre général d'icelui, 
Paris, 1662, in-4. 

Lettre du Rôvérendissime abbé de (liteaux, Dom Claude Vaussin, chef et 
supérieur général de tout son ordre, à tous les abbés, abbesses, supérieurs 
et communautés dudit ordre, sur ce qu'il a fait auprès de Sa Sainteté en 
son voyage de Rome, suivant les intentions du Roi très chrétien, pour la 
réformation du même ordre. 15 mai 1662, s. I. n. d., in- i. — Réflexions 
sur la lettre circulaire du révérend abbé de Citeaux, par Dom Jean Jouant, 
abbé de Prières, s. I. n. d., in-4. — Lettre circulaire du reverendissimc 
abbé général de Citeaux ... pour déclarer la justice de sa conduite, la sincé- 
rité de ses intentions et l'équité de ses desseins, contre un libelle diffama- 
toire, compose par l'abbé de Prières, 21 août 1662, s. 1. n. d., in-4. 

Le fait et la question agitée présentement devant le Roi, touchant la réforme 
de (liteaux, s. I. n. d.. in-4. — Réponse aux objections qui se font contre 
l'arrêt du Parlement de Paris. :î juil. 1660, s. I. n. d., in-4. — Au leù. 

Requête des religieux de l'étroite observance pour l'exécution du. bref du 
-il dov. 1661 et le renvoi des parties devant le Parlement, s. I. n. d., in-4. 
— Au Roi. Requête des religieux de l'étroite observance, contre le choix 
des commissaires nommés par arrêt du Conseil du 24 avril 1664, s. 1. n. d., 
in 4. — Arrêt du Conseil d'État du Roi, le 3 juillet 1664, suspensif de l'exé- 
cution de l'arrêt du parlement de Paris, le :'» juillet 1660, de l'arrêt du Grand 
Conseil d'État, le 18 juin 1664, conflrmattf du Bref de N. s. p. le pape, du 

Ifi janvier 1662, donne BUT les différends et, la reforination générale de l'ordre 

de Citeaux, dans toutes les souverainetés chrétiennes, s. l. n. d.. in-4. 
Brève s. p. D. /Vlbxandri \ii. pro generalj ordinis Cisterciensis reforma- 



— 109 — 

tion, 14 aprilis 1666, s. 1. n. d., in-4, et dans Bullarium romanum, VI-VI, 
119-435. — Ces surprises faites à la religion de N. S. P. le pape Alexandre VII, 
contenues en son Bref du 19 avril 1666, s. 1. n. d., in-4. — Arrêt du 
Conseil d'État du Roi, le 14 juillet 1666, par lequel, sans avoir égard aux 
arrêts du Parlement de Paris, du 13 juillet 1660, etc., l'exécution du bref de 
Sa Sainteté, du 19 avril 1666, contenant la décision des différends de l'ordre 
de Cîteaux et les articles de la réformation générale d'icelui, est ordonnée, 
s. 1. n. d,, in-4. — Arrêt du Grand Conseil d'État et lettres patentes du Roi. 
du 14 juillet 1666, qui ont reçu et autorisé le bref du pape Alexandre VII. 
Ensemble l'arrêt d'enregistrement au Grand Conseil, 6 août 1666, s. 1. n. d., 
ïn-4. — Indictio capituli generalis sacri Cisterciensis ordinis. anno Domini 
1667, ex decreto Alexandri VII in Cistercio celebrandi, s. 1., 1666, in-4. — 
Bref de Clément IX, du -20 déc. 1667, indiquant aux Cisterciens de la 
commune observance les monastères où ils peuvent envoyer leurs novices et 
jeunes profès, dans Bullarium romanum VI-VI, "227-229. 

Bref de Clément X, du 3 oct. 1670. Ibid. VII, 63-64. Factum pour les 
quatre premiers Pères de l'Ordre de Cîteaux, appelants comme d'abus du 
prétendu chapitre général de 1672. tenu à Cîteaux contre le Révérend abbé 
de Cîteaux, s. 1. n. d., in-fol. — Factum pour Dom Pierre Bouchu, abbé de la 
Ferté, Dom Jacques de la Varendo', abbé de Pontigny, Dom Pierre Henry, 
abbé de Clairvaux, et Dom François Marchand, abbé de Morimond, premiers 
Pères et supérieurs majeurs de l'ordre de Citeaux, intimes et demandeurs, 
contre Dom Jean Petit, abbé de Cîteaux, défendeur, et les abbés et religieux 
de l'étroite observance dudit ordre de Citeaux, appelant comme d'abus de 
l'exécution du bref de Clément X et de tout ce qui s'en est ensuivi dans 
le prétendu chapitre général tenu a Cîteaux, au mois de mai dernier, s. 1. 
n. d., in-fol. — Factum pour Dom J. Petit, abbé de Citeaux. détendeur et 
intime, contre les abbés de Cadouin, de l'oucarmont, du Pin, de Prières et 

autres demandeurs et appelants, c me d'abus, d'un bref du .Y S. I'. le 

pape Clément X, Paris. HIT.'), in-4. Abrégé des principaux moyens d'appel 
comme d'abus contre le prétendu chapitre gênerai île l'an 1672, pour servir 
de réponse au factum du B. abbé de Citeaux. s. 1. n. d.. in-',. - Examen 
du chapitre généra) tenu à l'abbaye de Citeaux, le tu mai 1672, pour servir 
au procès, pendant au Grand Conseil. Paris, 1673, i ii- i. — Requête présentée 
au Roi par 1rs abbés, prieurs et religieux de l'étroite observance «le l'ordre 
de Citeaux. Battrait des registres du Conseil d'État, 27 sept. 1673. Paris, 1673, 
in-4. — Plaise à M... conseiller au Grand Conseil, protéger en justice le bon 
droit des abbés, prieurs et religieux de l'étroite observance de l'ordre de 

Citeaux ... s. 1. n. d., in-fol. — I aetuni pour les abbés, prieurs et religieux 

de l'étroite observance de l'ordre de Citeaux, demandeurs en exécuti lu 

bref du pape Alexandre vil, du 19 avril 1666, contre les abbés de Cîteaux, 



— 170 — 

la Ferté, Pontigny et Morimond, Paris, 1674, in-4. — Éclaircissement sur 
l'état présent de l'ordre de Cîteaux, mémoire pour les Pères de l'étroite 
observance, réclamant le droit. Paris, 1674, in-4. — Éclaircissement sur les 
différends qui concernent la réforme (Je Cîteaux. avec les véritables moyens 
de la maintenir, s. 1. n. d., in-fol. 

Bref du pape Innocent XI, du u 26 janvier H5cS, f >, confirmant un décret du 
chapitre général qui prescrivait la réforme des monastères de Pologne, Prusse 
et Lithuanie, dans Bullariuin romanum VIII, 351. — Mémoire pour Constantin 
Howiecky, abbé de Landa, vicaire général de la congrégation de Pologne et 
de Lithuanie, Florien Cotartoursky, abbé de Cirice en Pologne, et coadjuteur 
de Poplin; Joseph Harles, abbé du Val-Saint-Lambert, au pays de Liège ... 
tous étrangers et défmiteurs ... avec l'adhésion du chapitre général de la 
congrégation de Pologne et Lithuanie, intervenants, appelants comme d'abus 
et demandeurs, contre M. l'abbé de Cîteaux, intimé et défendeur, et contre 
les abbés de Vaucelles, Hauterive, Salem et autres intervenants, intimés et 
défendeurs, Dijon, 1766, in-4. 

Brefs de Pie VI, supprimant la perpétuité des abbés dans les monastères 
cisterciens de Pologne, dans Bullarum romanum VI. 



Requête présentée au Loi et à Nosseigneurs les commissaires par l'abbé de 
l'Étoile, Jean Bernard, pour maintenir la liberté des Bernardins de Paris et 
les droits que tous les ;ibbés de l'ordre y ont de prendre le rang et la 
place d'abbé. Contre les abbés de la Ferté, de Pontigny, de Clairvaux et de 
Morimond. communément appelés les quatre premiers abbés dudit ordre, 
24 janvier 1679, Paris, 167'.), in-4. 

Mémoire pour l'abbé chef et supérieur général de l'ordre de Cîteaux, demandeur 
en cassation d'arrêt du Grand Conseil du 25 juin 1698. Contre le sieur abbé 
de Morimond, défendeur, s. I. n. d., in-4. — Mémoire pour l'abbé de Morimond i 
défendeur contre le sieur abbé de Cîteaux, demandeur, s. 1. n. d., in-fol. — 
Mémoire sur l'affaire du procureur gênerai de. l'ordre de Cîteaux en cour 
de Rome; pour M. l'abbé de Cîteaux, défendeur, contre messieurs les quatre 
premiers abbés, défendeurs, s. I. n. d., in-4. — Mémoire pour M. l'abbé «le 

Cîteaux. touchant l'impression îles livres de sou ordre, s. I. n. d., in-fol. 

Sur tous ces documents voir : Catalogue de l'histoire de France (Bib. nat.) 
v, .')ini-.')iT. Catalogues des livres imprimés de la Bibliothèque «lu Loi, Paris, 
I7:>:î. in-fol. Jurisprudence, I, 239-241. 

Les Bénédictins français avant 1789, par Cu. GeriN, dans P.ev. C'i'cst. his- 
toriques \l\. 165-474. 



FEUILLANTS. 



qui comptaient 162 religieux, dans les dernières années du 
xvm e siècle. En voici la liste : Saint-Bernard, les Anges 
Gardiens, Notre-Dame du Val et le Plessis-Piquet (diocèse de 
Paris); Saint- Mesmin de Micy (dioc. Orléans); Saint-Bernard 
de Soissons et Blérancourt (dioc. Soissons): Amiens; Chatillon- 
sur-Seine (dioc. Langres); Fontaine-lès-Dijon; Saint-Charles 
de Lyon; Notre-Dame d'Auville et Saint-Pierre (dioc. Rouen); 
Saint-Louis de Tours; Notre-Dame de Selles (dioc. Bourges); 
Saint-Martin de Limoges; Saint-Martial de Tulle; Saint- 
Antoine de Bordeaux; Saint-Bernard de Poitiers; Notre-Dame 
de Belle-Fontaine (dioc. La Rochelle); Saint-Benoît de Toulouse; 
Notre-Dame des Feuillants (dioc. Rieux); Aix et Marseilles. 
Cette réforme de l'ordre de Cîteaux eut pour auteur Jean 
de la Barrière, abbé commendataire du monastère cistercien 
des Feuillants \ depuis l'année 1561. Né à Saint-Ceré 2 (1544), 
il lit ses études à Bordeaux et à Toulouse sous la direction 
d'Arnaud d'Ossat, qui, devenu cardinal, fut son dévoué pro- 
tecteur. 11 résolut, en 1573, de prendre très au sérieux sa 
dignité abbatiale, en embrassant le premier toutes les austé- 
rités de la règle cistercienne, ne mangeant pas de viande, 
ne buvant pas de vin, couchant à terre et allani pieds nus. 



1 Com. La Bastide-Clermont, Haute-Garonne. 

2 Départ, du Lot. 



— 172 — 

se contentant d'herbes cuites sans sel et sans huile Personne 
ne voulut d'abord se consacrer à une existence aussi rigoureuse. 
Les premiers disciples ne lui vinrent qu'au bout de quatre ans. 
Leur nombre s'accrut ensuite avec rapidité, lis conservèrent 
ces austérités jusqu'en l'année 1595. Le Pape Clément VIII, 
ému par la mort de quatorze religieux arrivée au monastère 
de Rome dans le courant d'une semaine, leur imposa de 
nouvelles c< >nst il utions beaucoup moins sévères. 

Le Père de la Barrière ne cherchait qu'à réformer son 
abbaye, sans songer à l'établissement d'une congrégation. Les 
circonstances lui en tirent une nécessité. Sixte V garda les 
religieux envoyés à Rome pour obtenir l'approbation du genre 
de vie inauguré à Feuillant (158(5). Ce fut le point de départ 
d'une première fondation. Le roi Henri III, après avoir vu le 
pieux réformateur, voulut établir ses disciples dans un monas- 
tère auprès du palais du Louvre, dans la rue Saint-Honoré. 
Il fallut au préalable obtenir l'érection de cette réforme en 
congrégation : ce qui eut lieu en 1587. L'abbé de Feuillant 
quitta son abbaye avec soixante moines, le 16 juin de la 
même année. Le Roi et la Cour l'accueillirent avec un reli- 
gieux enthousiasme. 

Les divisions que la Ligue provoqua parmi les Feuillants 
faillirenl amener la ruine de cette congrégation. Les moines 
de Paris el leur prieur, Dom Bernard de Montgaillard, sur- 
nommé le Petit Feuillant, furent <l< i s ligueurs ardents, tandis 
que 1'' Père do la Barrière affectait de se tenir en dehors. 
Son attitude politique mécontenta la plupart de ses religieux, 
qui cherchèrenl a s'affranchir de son autorité. Tout devait se 
régler dans un chapitre général convoqué à Turin; mais on 
dm le tenir a Rome (1592). Ce fut le premier chapitre 
général do la congrégation. Les abbés de Citeaux et de 
Morimond, inquiets du succès do la nouvelle réforme, saisirent 
avec empressement une occasion d'intervenir qui leur fut 



— 178 — 

offerte par Dom Bernard, et convoquèrent un chapitre général 
à Rome. Mais les choses n'allèrent point au gré de leurs 
désirs. Les deux abbés et le Père de Montgaillard lurent 
contraints de se retirer; ce dernier reçut, dans la suite, l'abbaye 
d'Orval, qu'il réforma (1592). Dom Jean Gualteron, élu vicaire 
général l de la congrégation des Feuillants par les membres 
de cette assemblée, obtint du pape Clément VIII d'être sous- 
trait, avec tous ses religieux, à l'autorité de l'abbé et du 
chapitre général de Citeaux. La congrégation put dès lors 
se gouverner elle-même. Le texte des constitutions, qui se 
rapproche le plus possible des observances primitives cister- 
ciennes, fut adopté par le chapitre général de 1595 et ensuite 
approuvé par le Saint-Siège. 

Dom Jean de la Barrière mourut à Rome (1600), entouré 
de lu vénération universelle. Le roi supprima la commende 
de l'abbaye de Feuillant et en donna le titre à la congréga- 
tion, qui pul le donner à des abbés triennaux, choisis par- 
le chapitre général. Les abbés de Feuillant étaient en outre 
vicaires généraux de la congrégation. 

La congrégation se propagea assez rapidement soit par la 
réforme d'anciens monastères, soit par la fondation de monas- 
tères nouveaux. Ce développement se termina, en 1658, par 
l'ouverture de la maison d'Aix. Il fallut distribuer en deux 
congrégations distinctes ces monastères situés en Italie el en 
France (1630); les premiers formèrent celle des Réformés 
de Saint-Bernard et les seconds, celle de Notre-Dame de 
Feuillant. 

Les Feuillants n'excluaient point de parti pris les études. 
On trouvait dans leurs rangs un certain nombre de théolo- 



1 Les congrégations monastiques appartenant à l'ordre de Cîteaux ont, pou 
les gouverner, un vicaire général; on ne lui donne poinl le titre de supérieu 
général par égard pour l'abbé de Citeaux. 



— 174 — 

giens, de liturgistes, d'écrivains ascétiques. Ils turent moins 
atteints que d'autres familles religieuses par le jansénisme. 
Quelques-uns parmi eux cultivèrent les sciences profanes; 
les frères Corne et Philippe se sont l'ait connaître par d'heu- 
reuses découvertes chirurgicales. 

Cette congrégation resta jusqu'à la fin fervente et compacte: 
de sorte que la commission des Réguliers eut peu de prise 
sur elle. Elle disparut, pendant la Révolution, avec les divers 
ordres religieux. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Les archives du monastère de la rue Saint-Honoré conservaient des titres 
intéressant le gouvernement de la congrégation. Archives Nat. L. 943. LL. 988. 

Privilégia congregationis beatae Mariae Fuliensis, ordinis cisterciensis, per 
diversos summos Pontifices concessa, Parisiis, 1628, in-8. — Compendium 
privilegiorum et gratiarum congregationi beatae Mariae Fuliensis, ex ordine 
cisterciensi, a summis Pontiftcibus concessorum, a li. P. Marcellino a 
s. Benedicto, ejusdem congregationis monacho, collecluin, Parisiis, 1628, in-8. 

- Bref de Sixte V, ;i mai 1586, confirmant la congrégation, dans Bullarium 
romanum. IV. i\. 211; autre, nov. 1587, accordant des faveurs, ibid. 3(36. — 
Bref de Paul V, juillet L606, ibid., V, m, 213; du 21 nov. L607, ibid.. 216; 
L4août 1608, ibid.. 344. - Bref pontifical pour la prolongation des pouvoirs 

et, la réélection des anciens supérieurs de h i grégation des Feuillants de 

France, '. janvier 1731, du pape Clément XII. — Au Roi et a Nosseigneurs 
les commissaires députés par arrêt du conseil d'État, du I sept. 1731. pour 
h-s Feuillants de la province de Bourgogne opposant à l'exécution du bref 
du ; janvier 1731, Paris, 173-2. in-fol. — Mémoire signifié pour l'abbé et 
supérieur général des Feuillants, contre les Feuillants de Bourgogne et de 
Guienne, Paris, 173-2. in-fol. — Addition du mémoire pour l'abbé et général 
des Feuillants contre les religieux opposants, Paris, 1732. in-fol. — Abrégé 
îles mémoires du clergé de France, IV, si, un et s.; V, 286 et s. 

Constitutiones congregationis sanctae Mariae Fuliensis, ordinis cisterciensis, 
ad regulam sancti Benedicti accommodât», in capitulo generali Bomae, anno 
1595 celebrato. Bomae, 1595, in-8. Constitutiones ... ad usum praesentem 
accommodatae in capitulo generali Biturigum, anno 1634, celebrato, Parisiis, i»i:;i. 
in-12. - on trouve une traduction des premières constitutions a la Bibl. Nat.. ms. 
fr. 11.763, et des sec les, ibid., ms.fr. 13.861, el Cil'. Mazarine, ms. 1759 et itou. 

— Règlements et exercices des postulants et novices de l'ordre des Feuillants, 



— 17o — 

à l'usage du noviciat du monastère de Saint- Bernard de Paris, xvn e s. Bib. Nat., 
m s. fr. 14.479. — Response faicte par un religieux des Feuillants à la lettre 
que son frère lui avait écrite pour le retirer de la religion, s. 1. 1588, in-lC. 

Diurnum cistereiense ad usum eongregationis B. Maria* Fuliensis. Lutetiœ 
Parisiorum, 1666, in-24. 

Cistercii reiloreseentis seu eongregationumcistercio-nionasticarum beata' Maria' 
Fuliensis in (iallia et Reformatorum sancti Bernardi in Italia, auct. Jos. Mohtius, 
Augustae Taurinorum, 1690, in-fol. — Vie du vén. Jean de la Barrière réfor- 
mateur et abbé de l'abbaye des Feuillants et des Feuillantines, par l'abbé 
Bazv. Toulouse, 1885, in-8, XXIX-436. Voir Bib. Nat., ras. fr. 11.564 et 11.565. 

— La conduite de Dom de la Barrière, premier abbé et instituteur des 
Feuillants, durant les troubles de la Ligue, par un religieux feuillant (le 
I'. Pradil^on), Paris, 1699. in-12. — Charles d'Angennes de Rambouillet, 
cardinal, évêque du Mans, et le vén. Jean de la Barrière, abbé des Feuillants. 
au diurèse de Rieux (1559-1587), par Dom Pioun, Le Mans. 1886, in-8. — 
Eloge du R. 1'. boni Jean de S. François, religieux de la congrégation des 
Pères Fulliens, Paris, 1629, in- 1. — Vie du R. P. Dom Fustache de S. Paul 
Asseïine, religieux de la congrégation de N.-D. de Feuillens, par un religieux 
de la même congrégation, Dom Antoine de S. Pierre Lejeune, Paris. 1646, in-8. 

— Éloge historique de Jean Baseilhac, dit frère Corne, religieux feuillant et 
chirurgien lithotomiste, avec des détails sur les instruments qu'il a inventes. 
perfectionnés ou appropriés pour la taille. Pour servir à l'histoire de la 
Chirurgie, par M. de Chambon, Paris. 1781, in-8. — Détails inédits sur la 
vie des chirurgiens RR. \'\\ Feuillants Baseilhac, dit frère Côme, et Philippe 
dit Bernard, célèbres lithotomistes, par le d r B. Charvet. Voiron, 1884, in-8. 

Bernard de Montgaillard, abbé d'Orval, par Roger Graffin, Dole 1896, 
in-8. Ext. Rev. hist. ardennaise (mars-avril 1896). 

Héi.yot, V, 401-411. — Heimbucher, 1. 241-244. — Hermant, III. 184-212. 
-- Les Bénédictins français avant 1789, par Ch. Gérin, dans Rev. quest. histo- 
riques, \l\. W4-478. — Lecestre, 29-30. 



CISTERCIENNES. 



Le premier monastère de Cisterciennes fut établi au Tari ' 
par saint Etienne Harding, qui les soumit aux observances 
générales de l'ordre (1120). D'autres fondations suivirent 
bientôt. On ne peut toutefois rien dire de précis sur les 
origines de ces communautés de femmes ni sur la situation 
qui leur fut faite dans l'ordre cistercien -. 11 paraîtrait que 
le Tari jouil d'une situation privilégiée à la tête de ses 
abbayes, qui Unirent par se multiplier; les nbbesses y tenaient 
un chapitre général annuel sous la présidence de l'abbesse 
du lieu qui exerçait sur leur maison le droit de visite. 
Cette organisation particulière n'a laissé aucune trace dans 
l'histoire; ce qui porte à penser qu'elle a duré fort peu 
île temps. 

Les cisterciennes taisaient partie de l'ordre sous la dépen- 
dance de l'abbé de Citeaux et du chapitre général. Chacun 
de leurs monastères se rattachait par voie de filiation à une 
abbaye d'hommes, et reconnaissail à son abbé une certaine 
supériorité, dont les religieuses ue pouvaienl s'affranchir. 

Les moniales cisterciennes passèrent par les mêmes alter- 
natives de décadence el de réforme que les cisterciens. 
Quelques-unes de leurs communautés se signalèrenl au 



1 rarU'Abbaye, cant. Genlis . arr. Dijon, Côte-d'Or. 

- M. l'abbé Vacandard el !<■ P. Janauschk sonl unanimes ;i déclarer impéné 
trable ■■ le chaos des origines <lc.s couvents cisterciens de femmes, n m indard 
Vie de saint Bernard, II. .'>.">7. 



— 177 — 

xvn e siècle par un retour sérieux à la ferveur primitive. 
L'abbaye du Tart l'ut de ce nombre. Jeanne de Courcelle 
de Pourlan, qui la reçut à gouverner, en 1617, travailla 
de toutes ses forces au rétablissement de la discipline régu- 
lière, avec la protection de l'évêque de Langres et de 
l'abbé de Citeaux, Dom Nicolas Boucherat. Comme le suc- 
cesseur de ce dernier se montrait hostile à la réforme, la 
pieuse abbesse dut faire arracher, par le Souverain Pontife, 
son abbaye à la juridiction de l'ordre de Citeaux, pour la 
soumettre à l'autorité épiscopale (1626-1627). Elle avait 
transféré ses religieuses dans la ville de Dijon, dès l'année 
1624. Aucun autre monastère n'embrassa cette réforme. 

Quelques années auparavant, une cistercienne savoyarde, 
Louise de Ballon, entreprit, sous la direction de saint François 
de Sales, la réforme du monastère de Sainte-Catherine 
d'Annecy avec l'autorisation de Dom Boucherat. On dut, 
pour réussir, grouper les religieuses décidées à un change- 
ment de vie dans le monastère de Rumilly \ fondé exprès 
pour elles (1622). Quatre religieuses de l'abbaye des Ayes 2 
les rejoignirent bientôt; des novices ne tardèrent pas à se 
présenter. De la sorte, les Cisterciennes réformées ou Ber- 
nardines purent entreprendre des fondations à Grenoble 
d'abord (1624), puis à Saint-Jean de Maurienne, à Vienne, 
à Lyon, à Toulon, à Marseille, à Seyssel, à Cavaillon, à 
Aix et à Paris. 

Ces religieuses, soustraites par Urbain VIII à la juridic- 
tion de l'ordre de Citeaux (1628) et placées sous celle de 
l'Ordinaire, suivaient des observances qui rappellent les règles 
des Visitandines. Elles avaient remplacé le bréviaire monas- 
tique par le bréviaire romain. Leurs monastères étaient de 



1 Arr. Annecy, Haute-Savoie. 
- dm. Crolles, cant. Le 'l'on 



- 178 - 

simples prieurés gouvernés par dos prieures triennales. Une 
division, qui troubla profondément les esprits, les obligea 
de se séparer en deux congrégations indépendantes : celle de 
la Providence, qui conserva les monastères savoyards et quel- 
ques-uns de ceux qui étaient situés en France; les autres 
formèrent celle de Saint-Bernard. La maison de Paris finit 
par n'appartenir ni à l'une ni a l'autre; elle changea ses 
constitutions pour se conformer aux pratiques primitives des 
religieuses cisterciennes. On les connaît sous le nom de 
Bernardines du Précieux-Sang. 

BIBLIOGRAPHIE. 



La règle et les constitutions des religieuses bernardines réformées de la 
congrégation de la divine Providence, Paris, 1636, in-24. — La règle et les 
constitutions pour les religieuses bernardines de la Congrégation de Saint- 
Bernard, Paris, 1637, in-24. — Les constitutions du monastère de Notre-Dame 
du Tart, de l'étroite observance, par Pierre Magnien, Dijon, 1695, in-12. 

origine, décadence et réforme de la maison-mère des religieuses bernar- 
dines cisterciennes, par Mignard, dans Mémoires lus à la Sorbonne (1863), 
332-352. Voir la notice de l'abbaye du Tart. — Les statuts de l'ordre de 
Citeuax pour le gouvernement des religieuses qui en suivent l'institut (xvm e s.), 
lîib. Dijon, ins. 615. 

Vie de Madame de Courcelle de Pourlan, dite de Sainte-Anne, dernière 
abbesse titulaire et réformatrice de l'abbaye de N.-D. du Tart. par Bernard 
Bodrée, Lyon, 1693, in-8. — Vie de Louise-Thérèse-Blanche de Ballon, fonda- 
trice et première supérieure de la congrégation des Bernardines réformées 
de France et en Savoie, par Jean Crosse, Annecy, 1695, in-8. — Vie de la 
B se Louise-Cécile de Ponzenas, institutrice de la congrégation des Bénédictines 
réformées du Dauphiné, Lyon, 1675, in-8. — Hki.yot. V, 3(>7-:i7.'>; 129-444; 
/*60-i7"2. 



MONASTERES DE CISTERCIENNES. 

Province ecclésiastique <le I*ai»ïs. 

Dans le diocèse de Paris : Saint- Antoine des Champs. 
Abbaye-au-Bois, Panthémont et Bernardines dn Précieux-Sang, 
à Paris; Port-Royal, Maubuisson, Bernardines d'Argenteuil. 

Bans le diocèse de Chartres : Notre-Dame de l'Eau-lez- 
Chartres, Notre-Dame des Clairets et le prieuré de Saint- 
Bernard de Cour ville. 

Bans le diocèse de Meau.v : Pont-aux-Danies. 

Bans le diocèse d'Orléans : Notre-Dame de Voisins et Lieu- 
Notre-Dame. 

Province ecclésiastique «le Sens. 

Bans le diocèse de Sens : La Cour-Notre-Dame, la Joye- 
lès-Nemours, le Lys-lès-Melun, Mont-Notre-Dame-lès-Provins, 
Villiers-aux-Nonnains. 

Bans If diocèse d'Auœerre : Notre-Dame des Islcs près 
Auxerre, !<■ Réconfort. 

Dans le diocèse de Troyes : Notre-Dame-des-Prés-lès-Troyes 
el Notre-Dame de la Pitié près Ramerupt. 



— 180 — 

Province ecclésiastique «le It«»imm '. 

Dans le diocèse de Châlons : Saint-Jacques-lès-Vitry et 
Notre-Dame-lès-Saint-Dizier. 

Bans le diocèse de Soissons : L'Amour-Dieu et Notre-Dame 
d'Argensoles. 

Bans le diocèse de Laon : Montreuil-les-Dames et le Sauvoir. 

Bans le diocèse de Noyon : Fervacques, à Saint-Quentin. 

Bans le diocèse de Sentis : Biaches-lès-Péroune el le Parc- 
aux-Dames. 

Dans le diocèse de Beauvais : Monchy-Hiimières. 

Dans le diocèse d' Amiens : Le Paraclet à Amiens, Epagne 
cl Villancourt, à Abbeville. 

Province ecclésiastique «le Cambrai. 

Dans le diocèse de Cambrai : Fontenelles, les Prés à Douai, 
Marquette et le Verger. 

Dans le diocèse d'Arras : Flines, le Vivier, à Arras, et la 
Brayelle-lès-Annay. 

Dans le diocèse de Saint-Omer : Beaupré, Sainte-Colombe 
de Blendecques, Wastyne et Raversberghe. 

■*i*<>viii<M> ecclésiastique «1«» Itoiicn. 

Dans le diocèse de Rouen -. Sainte-Madeleine de Bival, Notre- 
Dame de Bondeville, Fontaine-Guérard, Gomer-Fontaine, Notre- 
Dame du Trésor, Suint-Sacns, Noul'chùtol et Cluirruissel, Yvetot. 



i L'abbaye de Félix-Pré, comm. Givet, Ardennes, se Irouvail dans le diocèse 
de Liège. 



— I<S1 — 

Bans le diocèse de Bayeux : Torigny. 

Bans le diocèse d'Avranches : Abbaye Blanche, à Mortain. 
Bans le diocèse dEvreux : L'Estrée. 

Bans le diocèse de Séez : Maison-Dieu d'Essai et Villers- 
Canivet. 

Province ecclésiastique de Tours. 

Dans le diocèse de Tours : Moncé. 

Dans le diocèse du Mans : Bonlieu, la Perrigne et la Virginité. 
Dans le diocèse d 'Angers : Le Perray-aux-Nonnains. 
Bans le diocèse de Vannes : La Joye-lès-Hennebont. 
Bans le diocèse de Quimper : Notre-Dame de Kerlot. 

Province ecclésiastique de Bourges. 

Bans le diocèse de Bourges : Beauvoir et Notre-Dame de 
Bnssière, Bernardines de Montluçon. 
Bans le diocèse de Clermonl : L'Eclache. 
Bans le diocèse de Puy : Bellecombe, Clavas et la Séauve. 
Bans le diocèse de Limoges : Coyroux. 
Bans le diocèse de Tulle : Prieuré des Bernardines de Tulle. 

Provinces ecclésiastiques dWucli el d\\ll»i. 

Dans le diocèse d'Albi : Candeil. 

Dans le diocèse de Cahors : Leyme, Vic-lès-Capdenac et le 
prieur»'' de Ussac. 

Dans le diocèse de V<d>r<'s : Nonenque. 

Dans le diocrse de Mende : Mercoire. 

Dans le diocèse de Bayonne : Bernardines de Bayonne. 

Bans le diocèse de Lescar : Saint-Sigismond, près Orthèz. 



182 



Provinces «»<*<*I«'»»iïi**lï<ni«»** <l*» Toulouse 
et Narbonne. 

Bans le diocèse de Toulouse : Faims et Salenques, à Toulouse. 

Dans le diocèse de Ttieuœ : La Grâce-Dieu. 

Dans le diocèse de Lombez : Saint-Bernard de Lombez. 

Bans le diocèse de Narbonne : Les Olives, à Narbonne. 

Dans le diocèse de Carcassonne : Rieunette. 

Bans le diocèse de Montpellier : Vignogoul. 

Bans le diocèse de Nîmes : Saiut-Sauveur de la Font, à 
Nîmes. 

Bans le diocèse de Perpignan : L'Eule. 

Bans le diocèse d'Uzès : Valsauve de Bagnols et les Fontaines 
d'Alais. 

Province» ecclésiastiques d'iVix et Arh'w. 

Dans le diocèse d'Api : Sainte-Croix d'Apt. 
Dans le diocèse de Carpentras : Bernardines de Carpentras. 
Bans le diocèse de Cavaillon : Bernardines de Cavaillon. 
Dans le diocèse d'Aix : Bernardines d'Aix. 
Dans le diocèse de Marseille : Notre-Dame de Sion et prieuré 
des Bernardines à Marseille. 

Dans le diocèse de Toulon : Hyères et Bernardines de Toulon. 
Bans le diocèse de Crusse : Bernardines d'Antibes. 
Bans le diocèse de Nice : Bernardines de Nice. 

Province ecclésiastique <l«* Vienne. 

Bans le diocèse de Vienne : Saint-Jusl de Romans, Saint- 
Paul de Beaurepaire, La Côte-Saint-André, Bernardines de 
Vienne el de S oiron. 



— 183 - 

Dans le diocèse de Grenoble : Les Ayes, Bernardines de 
Grenoble et de Tullins. 

Dans le diocèse de Valence : Vernaison, à Valence. 

Il y avait, en Savoie, Sainte-Catherine d'Annecy et, dans 
ce même diocèse, les prieurés de Rumilly et de la Roche; le 
prieuré de Saint-Jean de Maurienne et celui de Conllans. 

Province ecclésiastique de Lyon. 

Dons le diocèse de Lyon : La Bénissons-Dieu, Bonlieu, 
Chazeaux et le prieuré des Bernardines de Lyon. 

Dans le diocèse d'Autun : Lieu-Dieu, à Beaune, Bernardines 
de Moulins. 

Dans le diocèse de Chalon : Molaise. 

Dans le diocèse de Dijon : Notre-Dame de Tart, à Dijon. 

Dans le diocèse de Langres : Collonge et Belmont. 

Province ecclésiastique île Besançon. 

Dans le diocèse de Besançon : Notre-Dame de Ballant, 
Corcelles, Ounans à Dole, Bernardines de Pontarlier. 

Dans le diocèse de Saint-Claude : Le prieuré d'Orgelet. 

Dans le diocèse de Belley : Bons, à Belley, et le prieuré de 
Seyssel. 

On trouvait dans Les diocèses d'Alsace et de Lorraine : 
Benoite-Vaux et Sainte - Hoilde , au diocèse de Toul; 
ELenigsbruck, dans celui de Strasbourg, et Clairvaux, dans 

celui de Metz. 



FEUILLANTINES. 



Les Feuillantines n'eurent que deux maisons en France : 
Montesquieu de Volvestre \ au diocèse de Rieux, fondée 
en 1588 par Dom Jean de la Barrière pour les premières 
religieuses et transférée à Toulouse, en 1599, et Paris. 
Les religieux ne voulurent accepter aucune autre fondation. 
La mère Antoinette d'Orléans, fondatrice des Calvairiennes, 
avait fait profession au monastère de Toulouse. Les Feuil- 
lantines se conforment aux constitutions des Feuillants. 



BIBLIOGRAPHIE. 

Histoire de la fondation du monastère des religieuses Feuillantines de 
Toulouse, avec les éloges de plusieurs religieuses de cette maison, remar- 
quables par leurs vertus, par Dom J.-li. de Saimk-A.nnk, abbé et général des 
Feuillants, Hordeaux, 1696 et Paris, 1699, in-12. — Hélyot, V, 405-413. 



i .\r. Muret, Haute-Garonne. 



GRANDMONTAINS. 



Saint Etienne, fondateur de l'ordre de Grandmont, établit 
son premier monastère à Muret, diocèse de Limoges, où il 
menait la vie érémitique depuis l'année 1076. Des disciples 
ne tardèrent pas à se réunir autour de sa cellule. Le genre 
de vie, qu'il leur proposa, dérivait de la règle bénédictine, 
bien- qu'il fût caractérisé par un grand nombre de pratiques 
spéciales. Etienne mourut au mois de juin 1125. Son ordre 
comptait alors un bon nombre de maisons. Sa règle avait 
reçu toute la fixité désirable, sans qu'il eût cru devoir 
cependant la rédiger; elle était maintenue et transmise par 
l'expérience et la tradition. Ses religieux, qui se faisaienl 
remarquer par une austérité peu commune et une grande 
humilité, reçurent le nom de pauvres frères; on les connut, 
dans la suite, sous celui de Bons Hommes. Le fondateur ne 
voulut ni pour lui ni pour ses successeurs du titre d'abbé; 
ils adoptèrent celui de prieur; les supérieurs de chaque 
maison se nommaient correcteurs. 

Ses religieux durent se transporter à Grandmonl peu de 
temps après la mort d'Etienne. Ils continuèrent à se pro- 
pager. Leur développement lut surtout rapide sous le gou- 
vernement du quatrième Supérieur général, Etienne de Liciac. 
Il se lit alors plus de soixante fondations. Pierre Bernard 
de Boschiac, qui l'ut après lui prieur de Grandmont, en \ii 
plus de quatre-vingts autres. On trouvait les monastères de 
Grandmontains dans la plupart <U^ diocèses de France. Les 



— 186 — 

Papes l<-s comblaient de laveurs. Les rois de France et 
d'Angleterre Leur prodiguaienl les témoignages de leur sym- 
pathie généreuse. Ils devinrent très populaires dans tout le 
royaume, où ils exercèrent pendanl le xir siècle une influence 
considérable. Leurs monastères étaient répartis de la manière 
suivante : 22 dans le diocèse de Limoges, 19 dans celui de 
Poitiers, 9 dans celui de Bourges, 7 dans celui de Saintes, 
7 dans celui de Périgueux, 7 dans celui de Tours, 6 dans 
celui de Chartres, 5 dans celui de Cahors et autant dans 
celui d'Angers, 4 dans celui d'Autun, et autant dans celui 
d'Agen; les diocèses de Sens, du Mans, de Soissons, de 
Bordeaux, de Clermpnt, d'Orléans et de Beauvais en avaient 
chacun 3; il y en avait 2 dans chacun des diocèses de 
Troyes, de Séez, de Nevers, de Rodez, de Langres, de 
Rouen, d'Auxerre et de Toulouse, et 1 dans ceux de Paris, 
d'Évreux, de Lyon, de Chalon-sur-Saône, Châlôns-sur-Marne, 
Besancon, le Puy, Angoulême, Avignon, Maguelone, Lodève, 
Lectoure et Meaux. Il y en avait 3 en Angleterre el 2 en 
Espagne. 

On dut, pour en faciliter le gouvernement, distribuer ces 
maisons en provinces. Il y en eut 9 : celles de France, de 
Bourgogne, de Normandie, d'Anjou, de Poitou, de Saintonge, 
de Gascogne, de Provence el d'Auvergne. Le nombre des 
religieux, qui les habitaient vers la fin du xin- siècle, s'élevail 
à 900. 11 diminua considérablement avec celui des monastères 
eux-mêmes, l.es calamités du xiv el du xv« siècle furent pour 
beaucoup dans cette décadence. 11 n'y avait plus, à la veille 
de la Révolution, que 31 monastères occupés par 1<>7 religieux. 

Les Grandmontains de l'ancienne observance étaienl au 
nombre de 68, répartis en 23 maisons : Grandmont, Badeix, 
Bonneval-de-Montusclal (dioc. Limoges); collège de Grandmonl 
(dioc. Paris); Boulogne (dioc. Blois); Bois-Rabier, Pommier- 
\i'jrr el Villiers (dioc. Tours)-. La-Haye-des-Bons-Hommes, 



— 187 

la Primaudière et Breuil-Bellay (dioc. Angers); Bercey (dioc. 
du Mans); Beaumont-le-Roger (dioc. Évreux); Grandmont-lès- 
Rouen (dioc. Lisieux); Chène-Galon (dioc. Séez); le Mesnel 
(dioc. Beau vais); Francour (dioc. Cahors); la Faye-Jumilhac 
(dioc. Périgueux); Viaye (dioc. le Puy); le Sauvage (dioc. 
Rodez). 

Les Réformés avaient 8 maisons avec 39 religieux : Louye 
(dioc. Chartres); Macheret (dioc. Troyes); Epoisses (dioc. 
Chalon-sur-Saône); Chavanon et Thiers (dioc. Clermont); 
Vieuxpou (dioc. Sens); La Faye (dioc. Nevers) et Lodève. 

Etienne de Liciac compléta l'œuvre du fondateur en donnant 
à la règle la fixité d'une rédaction officielle. Il réunit (1154 
ou 1156) un chapitre général et, en coordonnant les témoi- 
gnages des disciples immédiats de saint Etienne, il forma 
un recueil qui contenait sa vie, ses maximes et ses obser- 
vances. Ce fut la première règle de Grandmont; elle reçut 
L'approbation du pape Adrien IV et de plusieurs de ses 
successeurs. Les chapitres généraux complétèrent et modi- 
fièrent, par leurs statuts, quelques-unes de ses dispositions. 
On réunit on un seul corps de lois ces décisions et l;i règle 
elle-même, en 1314. 

Chaque monastère avait des religieux de chœur et des 
convers, chargés des travaux matériels, Les attributions do 
ces derniers étaient mal délimitées. Le développement de 
l'ordre leur servit de prétexte [tour s'emparer de la direc- 
tion générale. On dut recourir à des mesures rigoureuses. 
(V tut le commencement de discordes pénibles, qui durèrenl 
au moins un siècle et se manifestèrent parfois avec une 
violence scandaleuse. Mlles étaienl envenimées par les (actions 
politiques dans lesquelles les événements jetaienl ces pauvres 
religieux; les uns se déclaraienl partisans du roi d'Angle- 
terre et les autres, du roi de France. Le calme était revenu 
pour quelque temps, lorsque le chapitre général de 1295 



— 188 - 

fit dresser L'état des maisons, qui a été donné plus haut. 
De nouveaux troubles nécessitèrent l'intervention de Jean XXII. 
Le Pape, par une bulle de l'année 1317, revisa les règles et 
l'organisation de l'ordre, en mitigeant les observances, dont 
la rigueur finissait par légitimer les dispenses générales et 
le relâchement, et en faisant disparaître par une sage réorga- 
nisation du gouvernement tout ce qui pourrait ramener de 
nouvelles divisions. Il est à noter que le supérieur de 
Grandrnont porta depuis cette époque le titre d'abbé. 

Ces mesures ramenèrent dans l'ordre le sérieux de la 
vie religieuse. Mais, au xiv e siècle, le relâchement prit de 
nouveau le dessus. La transformation des supériorités en 
bénéfices, conférés directement soit par les papes, soit par 
les princes, le rendait inévitable. La suppression de la com- 
mence pour la maison-mère (1579) ne put arrêter une 
décadence que les guerres de religion précipitèrent encore. 
Les finances n'étaient pas en meilleur état que la discipline. 
On ne pouvait, au milieu de ces désordres, réunir les 
chapitres généraux. Après une interruption de cent trente- 
quatre années, Dom Georges Barny en convoqua un (1643), 
où les constitutions furent, de nouveau confirmées. Dom 
Charles Frémon, prieur de l'abbaye, y fut autorisé à entre- 
prendre une réforme qu'il introduisit en premier lieu dans 
le monastère d'Epoisses et ensuite dans celui de Thiers. Les 
réformés portèrent le nom de Grandmontains de l'étroite 
observance. Ils restèrent unis à l'ordre et soumis à son supé- 
rieur général. Leur influence fut très limitée. Ils ne purent, 
malgré leur ferveur religieuse, rendre à l'ordre la vitalité 

qu'il avait perdue. Il fui V dos premières victimes de la 

commission dos Réguliers. 



189 



Bibliographie. 

Une page de l'histoire du clergé français au xvm'' siècle. Destruction de 
l'ordre et de l'abbaye de Grandmont, par L. Guibert, Limoges, 1877, in-8. 
Kxt. Bul. Soc. arch. du Limousin. — Annales ordinis Grandimontis nunc 
primum editi et in hanc epitomen redacti, auctore et collectore utrorumque 
IV. Joiianne Levesque, Trecensi. Trecis, 1662, in-8. — Lettre critique d'un 
religieux de Grandmont à un de ses confrères, sur le livre intitulé : Les 
moines empruntés, 1 er juillet 1696 (par Dom H. de la Marche de Parnac, 
s. 1. 1697, in-8. — On conservait dans la bibliothèque de Grandmont plusieurs 
manuscrits intéressant l'histoire de cet ordre. Quelques-uns ont disparu, les 
autres se trouvent dans la Bibliothèque du Grand Séminaire de Limoges. Voir : 
Les manuscrits du Grand Séminaire de Limoges, notice et catalogue, par 
L. Guibert, Limoges, 1892, in-8, 42-58, et Destruction de ... Grandmont, 111-113. 
— Histoire de la réforme de Grandmont, contenant la vie du T. R. P. Frémon 
et tout ce qui s'est passé dans la réforme depuis son établissement jusqu'à 
la mort du vén. réformateur, par P. Legeay, religieux de la réforme (1718). 
Bib. nat. ms. fr. 19.682. Bib. Sainte-Geneviève, ms. 1878 et 2555. — Les 
prieurés de l'ordre de Grandmont, par de Dion, dans Bul. monum. XL 
(1874), 566 et s. — Seconde note sur l'architecture de l'ordre de Grandmont, 
suivie d'une liste générale des maisons de l'ordre, par de Dion et L. Guibert, 
Ibid., XLII, 247-265, 310-320. - Troisième note, par de Dion. Ibid., \LU1, 
653-663; XLIV, 125-137. — Prieurés de l'ordre de Grandmont en Saintonge, 
par L. Audiat, Ibid., XLI, 288 et s. — Prieurés de l'ordre de Grandmont en 
Périgord, par Goyhenèche, dans Bul. soc. hist. Périgord, VI (1879), 243 et s. 

Bélyot, VI, 406-426. - Bermant, L 264-314. - Beimbucher, I. 212-214. 
Gallia christiana, II, 645-660. — Lecestue, 56-58. — Glossarium infinie et 
médise latinitatis de Ducange, au mot Boni homines. 



CONSTITUTIONS ET PRIVILEGES. 

Régula s. Stephani, ordinis Grandimontensis instituions, dans De antiquis 
monachorum ritibus, de Martène, Antverpiœ, 1738, in-fol. 873-922. - Collectio 
statutorum ad usum ordinis Grandimontensis editorum. Ibid. 923-954. 
statuta pro reformatione ordinis Grandimontensis, édita ab abbatibus île 

Maseriis et de Saviniarn, uni. Cistoreiensis, et prioribus de LjgetO et de 

Glanderiis, ord. Carthus, Ibid. 955-966. Statuta édita ab abbate Moyssiaci 
el Priore Fratrum Prœdicatorum, Ibid., 967-980. — Statutum factum m 



— 190 — 

capitulo generali, temporc Guillelmi I, abbatis Grandimontensis, Ibid., 981-984. 

— Confirmatio Domini Clementis VI cujusdam concordiae Lnitse inter Dnos 
abbatem et priores ordinis Grandimontensis. Ibid. ( J'J3-100i. 

I nitAM papae V opistola encyclica ad Grandimontenses (1362), dans Novus 

Thésaurus de Martène I, 1489. — Antiqua statuta ordinis Grandit tenais 

auto annos 400 in variis capitulis generalibus édita. Ibid., IV, 123-1-1237 
et dans Codex regularura de Brockie, II, 303-309. — Statuta capitulorum 
generalium ordinis Grandimontis, dans De Ant. monach. ritibus, 1003-1017. 

— Statuta Priorum et Diffinitorum capitulorum generalium ordinis Grandi- 
montensis collecta a Guillelmo Pellicerii, abbate Grandimontensi. Ibid., 971-980. 

— Liber de doctrina novitiorum ordinis Grandimontensis, dans Novus thésaurus 
de Martène, V, 1823-1845. — Voir : Sources de l'histoire du Limousin, par 
Leroux, 149-150, 243 et 254. - Bib. nat. ms. lat. 12.705-12.700. 12.798. 
Bib. Mazarine, ms. 1694; Bib. Charleville. ms. 54; Bib. Clermont, ms. 151; 
Bib. Laon, ms. 431. 

Régula S. Stephani, confessons, auctoris et fundatoris ordinis Grandimon- 
tensis, Divione, 1645, in-8 et Rothomagi, 1671, in-12. Pat. lat. CCIV, 1135-1162. 

— Capitulum générale ordinis Grandimontensis in abbatia Grandimontis anno 
Domini 1643 celebratum. Jussu reverendissimi abbatis et opéra R. P. Patris 
Fremon, superioris de Haya a Bonorum Hominum et deflnitoris capituli, impres- 
sum (26 apriiis-3 maii). Parisiis, 1643, in-18. — L'esprit de l'ordre de 
Grandmont, tiré de la doctrine de S.-Ktienne, son premier instituteur, et 
de la règle donnée au dit ordre par le Souverain Pontife Clément III. Paris, 
1666. — Statuta fratrum Grandimontensium strictions observance Lugduni, 
1692, in-18. 

Proprium festorum ordinis Grandimontensis de novo typis excussum, ex 
decreto capituli generalis 23 nov. 175;i. Parisiis, 1756. — Kxemptionis privilégia, 
dans De antiquis monachorum ritibus, 985-992. — Bullarium Grandimontense, 
ms. Bib. sém. Limoges. Bib. Tours, ms. 633. — Le ms. 362 de la Bib. de 
Chartres contient avec les Annales ordinis Grandimontis de Jean Levesque, 
un Index bullarum summorum Pontificum neenon statutorum ... juxta tem- 
porum successionem et le Bullarium ordinis Grandimontensis a R. P. Pâtre 
Bernardo Arnaud ex codicibus originalibus excerptum et inscriptum. — 
lissai de reconstitution du bullaire de Grandmont. dans Destruction .... par 
L. Gi [bert, 639-720. — Bulle de Grégoire VIL Ibid. 721-723. Bulle de Jean Wll. 
Ibid. 909-927. — Extrait des privilèges accordés à tout l'ordre de Grandmonl 
avec les confirmations de nos rois de France, sentences et arrêts en con- 
séquence. Paris, 1731. — Inventaire de plusieurs arrêts du Conseil prive, du 
Grand Conseil et autres Cours souveraines en faveur de l'ordre de Grandmont. 
ms. arch. de la Haute-Vienne. 



- 191 — 



ORIGINES DE 1. ORDRE. 



Vita s. Stephani Muretensis, auct. Gerardo Itherio, priore Grandimontensi, 
dans Acta Sanctorum. Februar, II, 205-213, Amplissima collectio de Martene, VI, 
1045-1134 et Pat. lat. GCIV, 1005-1046. — S. Stephani dicta et farta, auct. 
Stephano de Liciaco, dans Amplissima collectio, VI, 1118-1130 et Pat. lat. GCIV, 
1071-1084. Ce recueil est de Hugues de Lacerta. — Liber sentcntiarum seu 
rationum S. Stephani, dans Pat. lat. CCIV, 1035-1136. — Maximes de S. Etienne, 
instituteur de l'ordre de Grandmont, dit des Bons-Hommes, traduites par 
Baillet. Paris, 1707, in-12. — La vie et les miracles de S. Etienne, fondateur de 
l'ordre de Grandmont, par Ch. Frémont, Dijon, 1647, in-8. — Vie de S. Etienne, 
par IL de la Marche de Parnac, abbé général de cet ordre, Paris, 1704, in-12. 
— Histoire littéraire, X, 413-419; XV, 136-142, — Vita P. Hugonis de Lacerta, 
discipuli S. Stephani, auct. Guillelmo Dandina, cognomento de S. Sabino (1157), 
dans Amplissima collectio de Martène, VI, 1143-1186 et Pat. lat. CCIV, 1181- 
1222;' Hist. litter. XV, 144-146. — Lpistolae Pétri Bernardi, prioris Grandi- 
montensis quinti et Guillelmi de Trahinaco prioris sexti, dans Pat. lat. CCIV, 
1177-1179. 

Historia brevis priorum Grandirai ontensium, dans Amplissima collectio de 
Martène, VI, 113-124. — Historia prolixior priorum Grandimontensium. Ibid, 
123-148. — Priores Crandimontis, dans Bibliot, nova ms., de Labre, IL -275: 
Bouquet, XXI, 751 et Notices et extraits des ms. XXVII, part. IL 263-265. — 
De o.rdinibus Grandimontensi atque Artigia par Bermard Guy, dans Labbe, II, 
"275-279. — Index domorum Graridimontensis ordinis et Générales ordinis 
Grandimontensis, dans de Antiquis monachorum ritibus de Martène, 905-910. 
Voir : Les sources de l'histoire de France par Molinier, II, 256-257. — 
Pouillé des maisons de l'ordre de Grandmont. Bib. nat. col. Moreau, ms. 786. 
Unir des bénéfices de l'ordre (XVI s.). Bib. nat. ms. fr. 15.777. 

Sur quelques écrivains de l'ordre de Grandmont d'après le ms. 17.187 de 
la Bibliothèque nationale, par Hauréau, Paris, 1875, in-4, ext. .Notices et 
extraits des ms. XXIV (1876) part. Il, 247-267. — Examen de treize chartes 
de l'ordre de Grandmont, par L. Delisle, Caen, 1854, in-4, ext. Mém. soc. 
antiq. Normandie. - Les manuscrits de l'abbaye de Grandmont, par Couderc, 
dans Bib. éc. chartes, IAII (1901 1, 362-373. 

Oraison funèbre du R. I'. F. Thomas, vicaire général de la réforme de l'ordre 
de Grandmont, par le 11. I'. SERVIN, Chartres. 1705, in-4. 

Factum pour Dom Georges Barny, abbé, chef général de l'ordre de Grand- 
mont, demandeur en intervention contre frère Jean Le Maigre et Frère Etienne 
Talin, s. 1. n. d. in-4 (au sujet de la collation des bénéfices de l'ordre'; voir : 
l!il». nat. Recueil Thoisy, II, 99. — Factum du procès pendant au Grand Conseil 



— 192 — 

entre Dom Georges Barny, abbé de Grandmont, chef et général de l'ordre et 
hviv Jean du Chiron et autres religieux de la Primaudière, du même ordre, 
s. 1. n. (I. in-4. — Sommaire du procès d'entre frère Pierre Roze, religieux 
profès de l'ordre de Grandmont, et Dom Antoine de chaveroche, abbé et 
général, s. I. n. d. in-4. — Mémoire pour messire Pierre de la Guérinière, 
abbé de Grandmont, contre messire .1 an Pernost, prieur commendataire 
d'Époisses-lez-Dijon, reforme de Grandmont, en présence des prieurs claustral 
et religieux du même prieure. Paris, 1720, in-fol. 

Au Roi et à Nosseigneurs de son conseil. Pour trois prieurs de l'ordre de 
Grandmont, prenant fait et cause pour le P. Ligondèz, transféré par l'abbé de 
Grandmont du prieuré de Notre-Dame-du-Parc-lez-Rouen, dans une autre 
maison, et réclamant la convocation d'un chapitre général. Paris. 1733, in-fol. 
— Au Roi, Réponse de René-Pierre de la Guérinière, abbé de Grandmont. à la 
requête des trois prieurs. Paris, s. d., in-fol. — Mémoire pour les prieurs et 
religieux de l'ordre de Grandmont, servant de réponse à la requête présentée 
au Roi par II. de la Guérinière, abbé général dudit ordre. Paris, 1733, in-fol. — 
Au Roi. Réponse pour R. de la Guérinière, au mémoire précédent. Paris, 1733, 
in-fol. — Sommaire de la contestation pendante devant le Roi entre l>on> l'r. 
L. Aleaume, prieur de Reaumont-le-Roger, .1. Al. lialmas, prieur de Viaye, 
L. Dalmas de Boissy, prieur claustral de N.-D.-du-Parc-lez-Rouen, et 1». de la 
Guéririnière, abbé de Grandmont. Paris, 1733, in-fol. — Arrêt du Grand Conseil, 
en forme de règlement qui décharge M. l'abbé do Grandmont de faire célébrer 
le service dans la chapelle de la Meilleraye et dans toutes les annexes tant de 
de l'abbaye de Grandmont .pie des trente-neuf prieurés mentionnes dans la 
bulle de Jean KXD (6 mars 1736), s. 1. n. d., in-i. 

Mémoire pour Dom Fr. N. Mondain de la Maison-Rouge, abbé général de 
l'ordre de Grandmont, contre .1. B. Fr. Vitecocq, religieux du mémo ordre, 
ci-devant supérieur du collège de Grandmont, et, l'Université de Paris, sur l'in- 
dispensable nécessité d'évoquer au conseil du Roi les contestations mues entre 
les pailies. Paris, 1754, in fol. — Addition au mémoire de Dom Fr. X. Mondain 
de la Maison-Rouge, abbé général de l'ordre de Grandmont, servant de réponse 
à la requête contenant production nouvelle, qui lui a été signifiée, le 8 juillet 
it.v,. de la part de l'Université de Pans, en l'instance dans laquelle est aussi 
partie J.-B. l'r. Vitecocq. Paris, s. d., in-fol. - Mémoire signifié pour I». J.-B. 
Vitecocq, contre l'abbé de Grandmont. Taris, 17.'»;, in-4. — Réponse de l'abbé 
général de l'ordre de Grand tt a la production nouvelle qui lui a été signi- 
fiée, le -2 septembre 1754, de la part de Vitecocq, ci-devant prieur du collège 
,1,. Grandmont, sous le nom de ri Diversité de Paris. Paris, 17.'/,. in-fol. — 
Extrait chronologique des pièces el titres produites en l'instance en n 
menl de jugea d'entre l'abbé -''lierai de l'ordre de Grandmont, demandeur, 
d'une part, Dom Vitecocq, et l'Université de Paris, reçue partie intervenante. 



— 193 — 

Paris, 1754, in-fol. — Addition à l'extrait chronologique. Pour l'abbé de 
Grandmont, contre Dom Vitecocq, destitué de ses fonctions de supérieur du 
collège de Grandmont. Paris, 1754, in-fol. 

Lettres patentes du roi, qui dispensent les religieux de l'ancienne obser- 
vance de l'ordre de Grandmont de l'exécution des articles 5, 6 et 10 de l'édit 
du mois de mars 1768, concernant les ordres religieux (24 février 1769), s. 1. 
n. (1., in-4. — Arrêt du conseil d'État concernant l'ordre de Crandmont (22 juin 
1771), s. 1. n. d., in-4. — Mémoire à consulter et consultation pour l'abbé 
général de Grandmont, au sujet de la suppression de son abbaye et de son 
union au siège épiscopal de Limoges. Paris, 1773, in-4. — Pièces justificatives, 
produites par l'abbé de (irandmont au sujet de la suppression de son ordre. 
Paris, s. d. in-4. 

Abrégé des mémoires du clergé de France, IX, 654; XL 106 et s. — Pièces 
relatives à l'ordre de (irandmont. Bib. nat., ms. lat.. 13.895, 15.721, l;i.777. 
et col. Moreau, 786. 



Religieuses de Grandmont. 

Saint Etienne, le fondateur de cet ordre, avait expressé- 
ment défendu d'admettre des monastères de femmes. Quatre 
maisons du diocèse de Limoges lui furenl néanmoins affi- 
liées : Aiibepierre, la Dronillie noire, la Drouilhe Manche et 
le Chatenet. 

Destruction de l'ordre de Grandmont, par L. Glibert, 900-908. 



LES CÉLESTINS. 



L'ordre «les Célestins, fondé en Italie, au Mont Mourron 
(1250), par celui qui devait être saint Pierre Célestin, 
comptail seize monastères lors de l'élection de son fondateur 
au Souverain Pontilicat (1294). Il se répandit surtout dans le 
royaume de Naples, où les princes de la maison d'Anjou 
le protégeaient ouvertement. Ses membres suivaient la règle 
de saint Benoit et des constitutions particulières. 

Philippe le Bel, que ses différends avec Boniface VIII 
portaient à admirer son prédécesseur, Célestin V, ne se 
borna point à hâter sa canonisation. Il porta de bonne 
heure un vif intérêl à la famille religieuse, qui le vénérai! 
comme son fondateur. Les douze premiers Célestins, appelés 
p ar ce roi, arrivèrent eu France, en 1300. Ils prirent 
possession, quatre ans [dus tard, du monastère qu'il fonda 
et dota richemenl pour eux à Ambert, dans la forêt 
d'Orléans. Clément V Le félicita, en 1307, de cette bonne 
œuvre. Le second monastère fut fondé par Le même prince 
dans m, ancien prieuré de saint Crépin de Soissons, près 
de Compiègne (1308). Il y eut après cette fondation un 
long arr ê1 de trente années. Le Bienheureux Roger Le Fort, 
successivement évêque d'Orléans, de Limoges et archevêque 
de Bourges, établit les religieux de cel ordre dans sa 
maison paternelle, à Ternes, diocèse de Limoges (1238). 
Il avail connu dans sa jeunesse saint Pierre Célestin. 
Mais pour que L'Ordre prit en France son développe- 



— 195 — 

ment, il fallut attendre le règne de Charles V. Ce roi 
le prit sous sa protection. Il voulut avoir un de ses 
monastères dans la capitale. Son précepteur, Robert Jussy. 
ancien novice à Saint-Pierre de Chartres, lui avait commu- 
niqué son dévouement aux Célestins. Il n'était encore que 
Dauphin, lorsqu'il fonda la maison de Paris. Ce l'ut, 
pendant tout son règne, son monastère de prédilection. Ses 
religieux lurent, en maintes circonstances, ses conseillers. 
Philippe de Maizières, à qui il avait confié l'éducation du 
Dauphin, Charles VI, prit lui-même l'habit de célestin. 
Pierre Pocquet, qui gouvernait alors la maison, jouissait 
d'un grand crédit; le chancelier Gerson l'honorait de son 
amitié; saint Pierre de Luxembourg et Philippe de Maizières 
le Choisirent pour confesseur; Louis, duc d'Orléans, frère 
de Charles VI, le désigna comme son exécuteur testamen- 
taire. Ce prince avait hérité de l'affection paternelle pour 
les Célestins. Ce furent aussi les dispositions du roi 
Charles VI. Il fonda le monastère de Saint-Martin et de 
Saint-Antoine d'Amiens (1401), en souvenir de son mariage 
avec Isabeau de Bavière, célébré dans cette ville. 

D'autres fondations avaient précédé celle d'Amiens. Le 
monastère de Notre-Dame de Sens fut donné à l'ordre en 
1366. Celui de la Sainte-Trinité de Limay-lès-Mantes est dû 
a la générosité du roi Charles V (1376). La maison de Metz, 
fondée par Bertrand le Hongrois, en 1370, fut érigée cano- 
niquement trente-deux ans plus tard; Philippe de Maizières, 
qui était l'ardent propagateur de la fête de la Présentation 
de Notre-Dame, instituée grâce à lui, la lit placer sous le 
vocable de ce mystère. Le monastère de la Trinité à 
Vïlleneuve-lès-Soissons vénère pour ses fondateurs Enguerand 
do Couey et Louis, due d'Orléans. Son érection canonique 
se lit, en 1404. L'année suivante, tut érigé celui de Sainte- 
Croix-sous-Offemont, qui voit dans le due d'Orléans l'un de 



— 196 — 

ses principaux bienfaiteurs. Jean de Montaigu, secrétaire et 
conseiller de Charles VI, fonda le monastère de Marcoussis 
(1408) pour obtenir de Dion la guérison du roi, son maître. 
C'est à un membre de la iàmille royale, Louis II, din- 
de Bourbon, beau-t'rère de Charles Y, qu'est dû l'établis- 
sement des Célestins à Vichy (1410). Le duc de Savoie, 
Amédée Mil, les introduisit dans la maison des Templiers 
à Lyon (1421); ce monastère prit le titre de Notre-Dame 
de Bonne-Nouvelle. Le roi Charles VII, en action de grâces 
pour la conquête de la Normandie, fit terminer le monastère 
de Notre-Dame de l'Assomption à Rouen, commencé par 
Jean, duc de Bedfort. 

Les papes d'Avignon ne furent pas moins favorables aux 
Célestins que les rois de France. Innocent VI autorisa 
François de Apt, surnommé le cardinal de Florence, à 
remplacer par des religieux de cet ordre les chanoines 
établis par le cardinal Annibal de Ceccano, dans son château 
de Gentilly, à Pont-de-Sorgues (1356). Pierre du Colombier. 
cardinal-évêque d'Ostie, leur légua par testament (1361) 
son château du Colombier en Vivarais, où ils fondèrent une 
maison sous le vocable de Notre-Dame de l'Annonciade 
(1363). Le monastère de Saint -Pierre Célestin d'Avignon fut 
fondé par l'antipape Clément VII, sur le tombeau de saint 
Pierre de Luxembourg. 

C'est donc sous le gouvernement des derniers Valois et 
pendanl le séjour des papes à Avignon, que les Célestins 
eurent en franco leur plus grande prospérité. Ils étaient 
l'ordre religieux en vue, grâce à la faveur royale. Ce fui 
aussi pour eux une période de ferveur exceptionnelle. Ils 
réussirent à se donner une organisation forte, capable de 
maintenir l'observance régulière. Les monastères italiens, qui 
suivaienl la décadence générale des institutions dans leur 
pays, reçurent d'eux le bienfait de la réforme. 



— 197 — 

Les Célestins français faisaient toujours partie de l'ordre 
et vivaient sous l'autorité du supérieur général, qui résidait 
au Mont-Mourron. Mais l'éloignement des lieux et les 
troubles qui agitaient l'Italie rendaient cette situation précaire. 
Il importait d'y apporter un remède efficace en constituant, 
avec les monastères de France, une province fortement 
organisée et capable de se suffire à elle-même. Charles V 
intervint en leur faveur auprès du pape d'Avignon, 
Clément VII, qui les autorisa à réunir un chapitre provincial 
et à choisir un provincial, chargé de faire la visite des 
monastères. Jusque-là, ils avaient été gouvernés par un 
vicaire ou délégué du supérieur général. La province de 
France jouit désormais d'une véritable autonomie. Le célèbre 
Pierre Pocquet remplit, à diverses reprises, les fonctions de 
provincial. Sa grande autorité et le zèle qu'il mit à s'acquitter 
de cette charge contribuèrent au développement matériel et 
moral de l'ordre. 

La province française fournit à l'ordre plusieurs supérieurs 
généraux; André de Biencourt et Pierre de Gftiéroud (1399) sont 
les plus connus. Le B. Jean Bassand, que Martin V aurait 
voulu uommer général de l'ordre pour toute sa vie, conclut avec 
les religieux Italiens un concordat qui rendait plus stable encore 
l'autonomie des monastères français. On voit, à cette époque, 
des Célestins français travailler à la réforme des Italiens el 
fonder des monastères à l'étranger. C'est par ce moyen 
qu'ils agrégèrent à leur province les maisons do Surrey, 
on Angleterre, fondée par le roi Henri V (vers 1408); ^U' la 
Sainte-Chapelle do Barcelone, donnée par Martin \. roi 
d'Aragon, aux Célestins français; du Mont-Paraclet , on 
Bohême, fondée en 1376, par le roi Charles de Luxembourg; 
do Saint-Pierre de Collemaggio, de Saint-Eusèbe ^ï*' Rome 
et de Saint-Benoîl de Nfursie, où ils avaienl introduit la 
réforme. Mais leurs confrères d'Italie no purent se résigner 



— 198 - 

à voir des monastères de la Péninsule sous l'autorité de 
supérieurs étrangers. Il en résulta des conflits incessants. 
Pour en supprimer la cause, Dom Pierre Barbo, qui était 
alors provincial, abandonna ces maisons, malgré les instances 
des chrétiens du pays. 

Le xvie siècle fut marqué par la fondation du monastère 
de Notre-Dame d'Esclimont, au diocèse de Chartres, et le 
xvne, par celle de Notre-Dame de Verdelais, au diocèse de 
Bordeaux. La province de France conserva jusqu'à la lin le 
monastère de Notre-Dame Annonciade d'Héverlé, près de 
Louvain, en Belgique. 

Les Célestins ne revirent plus en France les jours glorieux 
qu'ils avaient connus, du règne de Charles V à celui de 
François I et de Louis XII. Les guerres de religion leur 
portèrent un coup terrible. Le monastère de Marcoussis fut 
pillé à trois reprises différentes; celui d'Ambert le l'ut deux 
fois. Lyon, le Colombier, Gentilly, Rouen, Vichy, Soissons 
eurent beaucoup à souffrir. Esclimont lut saccagé, quelques 
années seulement après sa fondation. Les Calvinistes tuèrent 
plusieurs religieux et dévalisèrent églises, bibliothèques et 
archives. I><" pareils malheurs furent pour cet ordre une 
grande cause d'affaiblissement. Il partageait en cela le sort 
des communautés religieuses, qui existaient en France. 
Comme elles, il obéit au mouvemenl de réforme qui se 
taisait sentir partout au début «lu xvir siècle. 

Dom Claude Champigny, élu provincial en 1613, après 
avoir gouverné le monastère de Paris, essaya de ramener 
les religieux aux observances traditionnelles. La tâche étail 
difficile. Le provincial, qui possédait à un haut degré les 
vertus monastiques, avait moins l'art de manier les hommes. 
Il trouva des résistances ouvertes, qu'il crut devoir briser. 
Les troubles que cette tentative provoqua aboutirenl à sa 
déposition (1615). Le père Champigny, oe croyant pouvoir 



— 199 — 

demeurer dans un ordre relâché, sollicita sou admission dans 
la Congrégation de Saint-Maur, où il mourut (1633). 

Dom Nicolas Caverou, qui lui succéda dans la dignité de 
provincial, réussit à calmer les esprits. Le général, pour 
assurer le maintien de la paix, obtint du pape Paul V un 
bref, qui le maintint dans l'exercice de cette charge pendant 
six années (1616-1622). 

Les Célestins lurent supprimés par la laineuse commission 
des Réguliers. Le retour aux observances primitives servit 
de prétexte. On accusa ces religieux de relâchement. Ces 
griefs étaient exagérés. On leur interdit au chapitre général 
de 1770, tenu à Limay le 2 octobre, de recevoir des 
novices. Les évêques reçurent l'ordre de Rome de visiter les 
monastères de leurs diocèses respectifs (1773). Clément XIV 
Unit par accepter leur suppression. Le père de Saint-Pierre, 
prieur du monastère de Lyon, joua dans toute cette affaire 
un vilain rôle. Dès 1767, il travaillait à répandre dans les 
monastères un projet de sécularisation. Or ce fut lui qu'on 
nomma provincial au chapitre de Limay. 



Bibliographie. 

(. allier Cœlestinorum coii^re^ationis monasteriorum fundationes virortiinqiu' 

vita et scriptis illustrium catalogue chr tlogico-historicus, auctore Antonio 

i: il sacerdote parisino, bibliothecœ domus parisiensis praefecto, Paris, 

1719, in-4. on conserve parmi les manuscrits de la Bibliothèque de l'Arsenal, 

ms. ti.'.SIi. un exemplaire de cet ouvrage annule de la propre main de l'auteur. 

— La vie admirable il»- notre glorieux père Saint Pierre Célestin, pape, cinquième 
du aom, fondateur île l'ordre des Célestins, suivie d'une notice et, de divers 
documents historiques sur cet ordre, par Dom Aurélien, Bar-le Une, 1873, in-8. 

— Histoire des ordres monastiques, pur le H. |'. BÉLYOT, VI, 180-191. — Sup- 
plément et remarques critiques sur le vingt-troisième chapitre du tome sixième 
de l* <- Histoire des ordres monastiques, » où il est traite de l'ordre des Cèles 

tins, par \\i. BECQUET, 8. I. 17-ili, in-i. Voir : Mémoires de Trévoux. 17-21, 
mai, 858-880. 



— 200 — 

Histoire abrégée «le la ■ grégation des Célestins de Franci'. diviser en trois 

parties, par le général de la congrégation de France, Bib. Arsenal, ms. M i;>. — 
Historia generalis ordinis Cœlestinorum ab eorum origine deducta, cum ejusdem 
ordinis progressu in (ialliis, chronographico modo descripta a Pâtre Nicolao 
Malet, molinensi, Bib. Avignon, ms. 1363, —Historia monasteriorum Cœlestino- 
rum franco-gai lorura, secunduni dictorara monasteriorum ordinem chronologice 
scripta, cum rébus majori memoria dignis iisdem annis per multas orbis par- 
tes actis, et historia fundatorura et benefactorum prsecipuorum, a I'. Malet, 
[bid. ms. 1438. — Vitae provincialium et priorum congregationis Cœlestinorum 
provincial gullicse, a Fr. Nicolas de la Ville, [bid. ms. 1439. La bibliothèque 
de l'Arsenal et les bibliothèques d'Amiens et d'Avignon contiennent de nom- 
breux documents sur l'ordre des Célestins. On peut consulter la table générale 
des catalogues de ces bibliothèques au mot Célestins. 

Les Célestins de France, par Ch. Sdstrac, dans Positions des thèses de 
l'école des chartes (1899), 137-148. 

Catalogus chronologicus et historicus scriptorum ordinis Cœlestinorum con- 
gregationis gallicanae, Bib. nat., ms. lat. 18.342-18.343 et Arch. nat. ms. 2240. 

— La vérité pour les Pères Célestins, par Dom Nicolas Bernard, Paris. 
1615, in-12. 

constitutions et privilèges. 

Constitutiones fratrum Cœlestinorum, s. I. 1590, in-4 et Paris. 1630, in-12. 

— Les ms. 789, 790, 959, 960, 961, 968 de la bibliothèque de l'Arsenal, les ms. 
lat. 13.797 de la bib. nat., 2978 de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, "il et 
712 de celle d'Avignon contiennent des constitutions rédigées au xv et au 
xvi e siècle. — Constitutiones Cœlestinorum monachorum ordinis sancti lieue- 
dicti, confirmées par Urbain VIII, le s juillet lii-Jti, dans Codex regularum de 
Brockie, IV. 176-596. 

Chapitres généraux el provinciaux des Célestins de France (xvi e et wir s.), 
Bib. Avignon, ms. 1440. - Nomina R. P. Provincialium diversis temporibus 
per capitula provincialia electoruin (1381-1563), [bid. ms. 712. 

Privilèges des Célestins. Bib. nat.. ms. IV. 24.865; Bib. Avignon, ms. 1441. 
Bib. Arsenal. 961. — Indulgences accordées aux Célestins, Bib. Arsenal, ms. 
962. -On trouve dans la collection des bulles aux archives nationales, série !.. 
cinq bulles de l'antipape Clément VII, une de benoît Mil, une de Martin V, une 
d'Eugène IV, une de Sixte IV, une de Léon V une de Clément VU, une de 
Paul III. 

Factura pour les Célestins sur la requête présentée au roi, le 26 novembre 

unis. s. |. n. il. m',. Au sujet des réformes a introduire dans le gouvernemenl 
de l'ordre. — <» ambitio, ambitiosorum crux. Lettre a MM. les commissaires 



— 201 — 

nommés par le roy pour réformer les supérieurs des religieux célestins qui 
se perpétuent et qui se transmettent successivement les uns aux autres les 
premières dignités par la confidence ("27 avril 1669), s. 1. n. d. in-4. — Le pro- 
vincial de la congrégation des Célestins de France ayant envoyé à M^ r le duc 
d'Estrées, ambassadeur de France à Rome, un mémorial contenant en peu de 
mots les raisons de l'exemption de cette congrégation, en France, des visites 
du R ,ne Général de l'ordre, et ce mémorial ayant été communiqué au dit 
général, il y a répondu. Sa réponse ayant été donnée à M" 1 ' le cardinal duc 
d'Estrées, Son Éminence a eu la bonté de l'envoyer aux Célestins de France, 
et l'un d'eux y a répliqué comme s'ensuit, s. 1. n. d. in-4. 

Déclaration de Charles IX exemptant les Célestins d'oblats, 12 septembre 1563, 
dans Abrégé des Mémoires du clergé de France, IV, 2010. — Arrêt du conseil 
d'Etat du 15 novembre 1669, qui contient un règlement pour l'ordre des Céles- 
tins. Ibid., 846 et s. 

SUPPRESSION. 



Les Célestins, dans Les Bénédictins français avant 1789, par Ch. Gérin, 
Revue des questions historiques, XIX (1876), 509-512. — Arrêt du Conseil 
d'État du Roy, concernant l'ordre des Célestins, donné à Versailles le 
u 21 mai 1771. — Lettres patentes du Roy, concernant l'ordre des Célestins, 
données a Versailles le :» avril 1773. — Lettres patentes du Roy, concernai!! 
l'ordre des Célestins. données a Versailles le 5 avril 1778. Arrêt du Conseil 
d'État du Roy. qui assigne le monastère de Mareoussis pour retraite à ceux 
des religieux célestins de son royaume qui voudraient continuer de vivre dans 
une maison du dit ordre, du 4 juillet 1778. — Bref de Pie VI autorisant les 
évêques d'Orléans et de Limoges a supprimer les monastères de Célestins de 
leurs diocèses, "21 mai 1770. dans lîullarium romanum, VI, i. 240-242. 
Bref a l'évèque de Clermont, s janvier 1777, ibid., 304. — A l'archevêque de 
Reims, I er février 1779, ibid.. 645. — Lettres du Roy confirmatives des brefs 
de suppression des maisons de Célestins. données à Marly, le 13 mai 1779. — 
Arrêt du Conseil d'État du Roy, qui ordonne que les biens des maisons t\c* 
Célestins du diocèse de Paris seront administres :i l'avenir sous l'inspection 
île l'archevêque de Tans, 5 mars 1785. Voir: Catalogue de l'histoire (le France 
V, 4,so-',81, Arch. uaf., 0, 838-544. - Bref de Pie VI a l'archevêque de Paris. 
in imv. 1789, Bullarium romanum VI, u, 2125-2127. 



LES CAMALDULES. 



Quelques écrivains ont voulu rattacher à l'histoire des 
Camaldules la venue de saint Pierre Orséolo et de saint 
Komuald au monastère de Saint-Michel de Cuxa, dans le 
Roussillon. Mais cette opinion ne repose sur aucun fonde- 
ment. Cet ordre n'était pas encore établi. Saint Romuald, 
sou fondateur, ne l'institua qu'en 1012, après son retour en 
Italie, dans une solitude des Apennins, nommée Camaldoli. 
Les premiers religieux menaient la vie érémitique. Plus tard, 
des monastères de cénobites prirenl leur nom, leur costume, 
en adoptant les principales dispositions de leur règle. Ermites 
et cénobites se rattachent à la grande famille bénédictine. 

Cet ordre fut exclusivement italien jusqu'à la fin du 
xvi e siècle. Il comprenait alors la congrégation de Camaldoli 
avec six ermitages; celle de Monte-Corona, qui était beaucoup 
plus nombreuse; celle de Turin, qui avait quelques ermitages 
dans le Piémont, e1 celle de Saint-Michel de Murano, dont 
les monastères de cénobites atteignaienl le chiffre de trente- 
cinq. Les ermites commencèrenl à se répandre hors de 
l'Italie durant les premières années du wir siècle. Il y en 
eul six groupes en Pologne, un à Vienne el deux en Allemagne. 
On essaya de les introduire en Espagne; mais cette tentative 

n'eut aUCUn succès. 

Les relations entre la France el l'Italie étaienl trop fré- 
quentes pour qu'il ne fui pas question un jour ou l'autre 
de fonder dans ce premier paya quelques maisons d'un ordre 



— 203 — 

religieux aussi prospère. Peiresc, abbé de Guitres, fut le 
premier qui en eut l'idée. Son séjour à Padoue l'avait mis 
à même de connaître et d'admirer les fils de saint Romuald. 
Quelque temps après, un Camaldule de la congrégation de 
Monte-Corona, nommé Hélie, fut envoyé par ses supérieurs 
en Provence pour traiter des affaires relatives à une voca- 
tion. C'était le pays d'origine de Peiresc, qui habitait alors 
la ville d'Aix. 

Il se mit en relations avec le moine étranger, dont les 
entretiens lui causaient un plaisir extrême. Il réussit à le 
garder plusieurs mois dans le pays et à lui ménager une 
solitude auprès du sanctuaire de Notre-Dame des Anges, 
où il aimait à passer de bonnes journées en sa compagnie. 
C'était un acheminement vers une fondation. La vie pieuse 
de Dom Hélie et les instances de son ami disposaient les 
populations religieuses d'Aix et de Marseille à en manifester 
le <l< ; sir. Peiresc usait, en attendant, de son crédit auprès 
de l'évêque de Padoue et d'autres personnages influents 
pour déterminer les supérieurs de la congrégation de Monte- 
Corona à entrer dans ses vues. Ils n'auraient qu'à laisser 
Dom Hélie en Provence et à lui envoyer un groupe de 
confrères. Mais, à cette époque, la congrégation avait accepté 
de fonder un ermitage en Pologne. Des établissements italiens, 
créés depuis peu, prenaient th'jn la meilleure partie de son 
personnel disponible. Les démarches de Peiresc arrivaient 
donc ;'i un moment très inopportun. Kilos n'eurenl aucun 
résultat (1605). Dom Hélie, rapprit' pat- ses supérieurs, dut 
prendre le chemin de la Pologne. 

Sur divers points de la France, des tiommes, que sollicitait 
le besoin do la vie érémitique, se rapprochaient les uns 
<\<-* autres et menaient dans un isolement relatif une existence 
analogue à celle des Camaldules. In prêtre du diocèse de 
Lyon. Qommé Boniface Antoine, avait groupé quelques-uns 



— 204 — 

de ces solitaires. Ils (Mirent de bonne heure des rapports 
avec Les Calmaduies italiens. Ils connaissaient plus particu- 
lièrement ceux de Turin. Leur présence est signalée aux 
obsèques du vénérable Alexandre Ceva (1612), fondateur 
de cet ermitage. Neuf ans plus tard, Boniface demanda au 
majeur ou supérieur général de la congrégation de Turin de 
vouloir agréger ses ermites à Tordre des Camaldules (1621). 
Celui-ci l'engagea à présenter sa requête au majeur de 
Monte-Corona ; l'union sollicitée, disait-il. se conclurai plus 
facilemenl avec cette congrégation. Les choses en restèrent 
là vraisemblablemei 1 1 . 

Boniface crut résoudre les difficultés, en allant demander 
lui-même au majeur de Turin son admission personnelle dans 
l'Ermitage. La congrégation de Turin avait alors pour chef 
Dom Benoit de Saint-Loup, originaire du diocèse de Besançon. 
Il comprit la pensée de Boniface Antoine, qui fut incorporé 
par lui au monastère de Turin et, de ce fait, à la congrégation 
ei à l'ordre des Camaldules, le 21 novembre 1625. Le majeur 
et Boniface agirent avec une précipitation qui leur lit 
négliger des précautions sérieuses. Nous verrons dans la 
suite quels inconvénients en résultèrent. Boniface reçut de 
sou supérieur la mission d'aller en France travailler à la 
diffusion de l'ordre e1 obtenir du Roi Louis XIII les autori- 
sations nécessaires (15 février 1626) '. 

La vie très austère, qu'il menait depuis longtemps, ses 
vertus, sa piété, on parlait même de faveurs extraordinaires 
obtenues par son intercession, lui donnaient un grand pres- 
tige. Les archevêques de Lyon el de Vienne le tenaient en 
haute estime. Ce dernier, Pierre de Villars, le lui témoigna 
en l'autorisant à fonder l'ermitage de Notre-Dame de Grâce à 



i Mittarelli, Annales Camaldulenses, i. VIII, 276-277, donne le texte di 
lettres d'obédience du majeur Benoît de Saint-Loup. 



— 20S — 

Sapet. Le procureur syndic des États du Dauphiné, Busenanl 
de Marines, prit à sa charge les frais de cette fondation (1G"J9). 
Le cardinal Denis de Marquemont, archevêque de Lyon, 
confirma très volontiers la fondation d'un ermitage dans son 
diocèse, qui était antérieure au dernier voyage de Boniface 
en Italie. Il avait installé ses ermites (1621) autour d'une 
chapelle, sous le vocable de Notre-Dame de Consolation, 
dans une solitude du Forez, qui se nommait Bothéon. Le fou- 
dateur, Baltasar de Gudaigne, marquis de la Baume, avail 
assuré l'entretien de huit religieux. Ces installations ne purent 
subsister longtemps. Il en fut de même de Notre-Dame des 
Anges, au diocèse d'Aix, où l'on plaça quelques ermites 
camaldules. 

L'archevêque de Lyon et les Oratoriens procurèrent aux 
Camaldules une seconde fondation dans le Forez, au mont 
Penchant. L'un des Oratoriens, qui s'intéressait le plus à ces 
ermites, le Père Vital de Saint-Paul, courut bientôt pour 
Dom Boniface une sainte amitié. Il travaillait avec ses con- 
frères à l'évangélisation du pays. Les fils de saint Romuald 
lui apparurent comme des auxiliaires précieux, dont les 
prières et les pénitences attireraient sur son ministère les 
bénédictions divines, il possédait avec sa sœur, dans une 
vallée peu distante, un domaine où il avait fait construire 
deux oratoires, le premier en l'honneur de l'Enfance de Jésus 
et le second sous le vocable de Saint-Roch. Cotait un site 
très bien dispos*'' peur un groupe érémitique. Le Père \ ital 
de Saint-Paul Poffiïl à Dom Boniface Antoine, qui s'empressa 
de l'accepter. Cet ermitage, qui prit le nom de Val-Jésus, 
devint l'un des plus florissants de l'ordre en France (1633). 

Les Camaldules n'avaient pus encore obtenu du Roi l'auto- 
risation nécessaire pour établir (U'^ maisons dans le royaume. 
Louis XIII la leur accorda, par ses lettres patentes de février 
16J34, qui furent enregistrées au parlement de Grenoble 



— 206 — 

l'année suivante et à celui de Paris, en 1644. Les premiers 
ermitages français suivaient les constitution de la congré- 
gation de Turin, dont ils continuaient de faire partie. Mais 
cette union finit par leur peser. Peut-être les observances 
leur semblaient-elles trop rigoureuses. On serait tenté de le 
croire, puisqu'ils obtinrent dans la suite la dispense d'aller 
pieds nus. Toujours est-il que la congrégation de Monte 
Corona parut mieux répondre à leurs besoins. Ils ne pouvaient 
cependant lui être incorporés; car on n'acceptait guère en 
France les fondations monastiques, appartenant à une con- 
grégation étrangère. Le pape Urbain VIII, sur la demande 
des ermites et à la recommandation du Roi, leur permit, 
par bref du 19 avril 1635, d'ériger leurs monastères en 
une congrégation distincte, sous le titre de Notre-Dame-de- 
Consolation, avec son majeur ou supérieur général à elle; 
elle suivrait les constitutions de la congrégation de Monte- 
Corona, à laquelle le Souverain Pontife la déclarait affiliée^ 
en lui communiquant tous ses privilèges. 

L'entreprise de Dom Boniface Antoine avait reçu du Roi 
et du Pape le bienfait de l'existence légale et canonique. Des 
doutes graves furent néanmoins soulevés dans la suite. Dom 
Boniface n'avait pas fait profession à Turin. Le Père Benoit 
de Saint-Loup s'était contenté de l'incorporer à l'ordre, sans 
se demander s'il était proies. Or l'engagement, contracté par 
lui au début de sa vie érémitique, ne pouvait passer pour 
une véritable profession religieuse. Son incorporation à L'ordre 
devenait, dès lors, plus que douteuse. Que penser des pro- 
fessions reçues par lui el «les fondations qu'il avail établies? 
Toute son œuvre péchail donc par la base, [nnocenl X leva 
tous les doutes, en publiant ses bulles du 26 février L650, 
qui régularisaient cette situation. 

La nouvelle congrégation, après le brel d'Urbain VIII, 
n'avail plus qu'à s'organiser el à se donner un majeur. Les 



— 207 — 

quatre ermitages de Notre-Dame-de-Consolation, de Notiv- 
Dame-de-Grâce, de Notre- Dame-des- Anges et du Val-Jésus, 
qui la composaient, envoyèrent leurs délégués au chapitre 
général. Dom Boniface, qui remplissait depuis l'origine les 
fonctions de supérieur, demanda instamment à ne pas être 
maintenu dans cette charge. Dom Paul de Solmes l'ut 
élu. Le majeur de Monte-Corona confirma son élection, le 
15 février 1636. 

La vie que menaient les Camaldules ne semblait guère 
convenir aux Français. Malgré la sainteté de leur règle et 
les éminentes vertus de Boniface et de ses premiers compa- 
gnons, le recrutement fut très faible. Les nouvelles fondations 
devenaient difficiles; d'autant plus que les ermitages existanl 
avaient grand'peine à se maintenir. De fait, pour voir un autre 
établissement se constituer, il fallut attendre l'année 1642; 
ce qui est extraordinaire dans un pays et à une époque, où 
tous les ordres religieux prospéraient. 

Charles de Valois, aumônier du duc d'Angoulème, s'étail 
vu condamner par le Saint-Siège à fonder et à doter un 
monastère d'hommes, pour réparer une usurpation sacrilège 
commise par lui au détriment de la paroisse et de l'église 
de Grosbois, diocèse de Paris. 11 ht appel aux Camaldules 
donl il appréciait fort la vertu et les observances. Ce tut 
l'origine de l'ermitage de Grosbois (1642). L'archevêque de 
Paris approuva cette fondation l'année suivante et le Roi 
Louis XIV, en 1644. Les ermites du Mont-Valérien, qui 
n'appartenaient à aucun ordre religieux et ne suivaienl aucune 
règle déterminée, offrirent leur solitude aux Camaldules, qui 
avaient su mériter l'estime universelle (1669). L'archevêque 
de Paris, de Péréfixe, les autorisa à accepter. La prise de 
possession ne put avoir lieu que sous son successeur. François 
de Harlay, le .'* juillet 1671. Mais cet ermitage n'avail pas 
nue dotation sullis;in!e ; les religieux lurent contraints de 



— 208 — 

l'abandonner. Il y .iv.nl dans la forêl de Senart, toujours 
au diocèse de Paris, un autre groupe d'ermites, qui ne se 
rattachaienl à aucun ordre monastique. Ils sollicitèrent leur 
union aux Camaldules de Grosbois. Le chapitre général 
de 1695 agréa cette demande, qui étail présentée et appuyée 
par l'abbé de Caumartin. 

. Six ans après la fondation de Grosbois, Catherine Le Voyer, 
dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche et veuve de 
René du Bellay, établil et dota l'ermitage de la Flotte, dans 
le Vendomois, au diocèse du Mans. Le chapitre général 
l'agréa la même année (1648). Gilles Renard, qui avait fait 
bâtir une église à La Gavolerie, paroisse de Bessé, toujours au 
diocèse du Mans, proposa aux Camaldules de les y installer. 
Comme il pouvait construire six cellules pour autant de reli- 
gieux '■! assurer par une dotation leur entretien, le chapitre 
de 1661 accepta son offre. Louis XIV confirma cette fondation 
par lettres patentes (167(5). 

Le comte de Guénéguaud et son épouse Elisabeth de Choiseul 
du Plessis-Praslin établirent sur leur domaine de Rogat, 
paroisse de Saint-Congard, au comté de Rieux, un nouvel 
ermitage, qui fui agréé par le chapitre général de 1674. 
L'abbaye de l'Ile-Chauvet, diocèse de Luçon, fut mise à la 
disposition des Camaldules, quelques années plus tard; ils 
y entrèrent en 1679. 

On lit aux supérieurs de l'ordre d'autres propositions. 
Quelques-unes furent écartées après un premier examen. Les 
ressources offertes par les fondateurs n'auraienl jamais permis 
aux religieux de pourvoir à leurs besoins. Tel l'ut le cas <\>'^ 
projets d'établissement à Mémoire '. diocèse du Mans (1659), 
et en un lieu désigné sous le nom de Notre -Dame -des- 



— âoô — 

Victoires (1681). Quelques maisons, fondées imprudemment, 
durent être abandonnées après quelques années d'essai infruc- 
tueux. C'est ce qui advint à l'ermitage établi sur la paroisse de 
Sainte-Sigolène \ dans le diocèse du Puy. La grande dévotion 
de Boniface et de ses premiers disciples les poussait à s'ins- 
taller dans un pays placé d'une manière aussi directe sous la 
protection de la Reine du Ciel. Quelques familles chrétiennes 
désiraient avoir un monastère de leur ordre. L'évêque du Puy, 
Henri de Maurepas, donna volontiers la permission (1(501). 
Les religieux prirent possession de leur nouvel ermitage 
en 1666. Mais il leur fallut bientôt le quitter pour les raisons 
données plus haut. 

Les Camaldules ne furent donc pas nombreux. Les privi- 
lèges de leur ordre, qui leur permettaient de recevoir au 
noviciat et à la profession des membres de la plupart des 
familles monastiques, excitèrent néanmoins les susceptibilités 
(1rs Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Leur supé- 
rieur général obtint du Saint-Siège un Bref interdisant au 
majeur des Camaldules d'admettre dans ses monastères des 
Bénédictins mauristes, sans sa permission écrite. 11 cherchai 
doue moins à empêcher les migrations légitimes de ses moines 
vers la vie érémitique qu'à les soumettre à un contrôle sérieux. 
L'abbé de Sept-Fons, les [trieurs de Perrecy et du Val-des- 
Choux se montrèrent plus conciliants. Ils conclurent avec les 
lils de saint Romuald une union fraternelle, en vertu de 
laquelle leurs religieux pouvaient passer d'une maison à l'autre, 
avec autanl de facilité que si elles appartenaienl au même ordre. 

Quelques Camaldules onl laissé parmi les leurs om 

vénéré. Dom Boniface Antoine est nu premier rang de ces 
hommes de Dieu, il n'aimait rien tanl que la solitude. La 



1 Cant. de Monistrol-sur-Loire, Haule-Loire. 

il 



- 210 - 



supériorité lui était une croix insupportable, parce qu'elle lui 
ravissail un temps qu'il aurait voulu consacrer :> l'oraison. 
Des que la congrégation tut organisée, il se ménagea une 
retraite profonde dans un petit ermitage, situé sur la paroisse 
de Saint-Just, près d'une chapelle dédiée à Notre-Dame. Ce 
fut sa demeure pendant les seize dernières années de su vie. 
Rien ne le troublait, sinon la visite des personnes éprouvées 
qui venaient réclamer le secours de ses prières ou une conso- 
lation spirituelle. Ses infirmités le contraignirent d'entre- 
prendre le voyage de Lyon. Il mourut en revenant à 
Saint- Etienne , le 12 juin 1673. Les ermites du Val-Jésus 
eurent beaucoup de peine à transporter son cadavre au 
monastère; car les habitants de la ville voulaient absolument 
Le garder, comme une relique précieuse. Il fut enterré dans 
l'église de l'ermitage. 

Dom Paul de Solmes, disciple et compagnon de Boniface 
Antoine, était originaire d'Auvergne. Il fit profession à 
Notre- I)anie-de-Consolation. Il fut le premier majeur de 
France. Il mourut à Grosbois, le 26 septembre K5G8, après 
avoir rempli sept fois cette charge importante. 

Dom Joseph Royer, prêtre, né d'une famille bourbonnaise, 
('■tait d'abord entré dans la Compagnie de Jésus. Il iinissml 
à une science étendue la piété et la simplicité d'un enfant. 
On lui confia la dignité île majeur en 1648. Il était prieur à 
La t'Ioiic, l'année de sa mort (28 février 1668). 

Dora Louis de Grandis, ancien religieux de l'ordre de 
Saint-François et confesseur de Charles de Valois, remplit 
les fonctions de supérieur général en 1655, 1656 el 1662. 
Ou lui doit deux ouvrages ascétiques : l'Union spirituelle </<■ lu 
nature divine et de la nature humaine et le Triomphe do le 
Croix. Il mourut en 1673. 

Dom Jérôme de la Grave, savoyard par sa naissance et 
parenl de saint François de Sales, proies en 1621, mourut 



le 7 janvier 1676, laissant après lui la mémoire d'un saint. 
Dom Michel Gary, originaire du Velay, prononça ses vœux, 
le 13 février 1G35. Il mourut, le 20 mai 1677, à Bessé, après 
avoir rempli huit t'ois les fonctions de supérieur général. 
C'était un homme d'une vie très sainte. On trouva son corps 
en parfait état de conservation, dix ans après sa sépulture. 
Dom Placide Aubert, premier prieur de l'Ile Chauvet, et Dom 
Maur Champion moururent la même année (1681). Dom 
Siméon Doumel mourut le 6 juillet 1684 et Dom Arsène 
Schamps, le 23 septembre 1684. Ce dernier, qui avait été 
général, laissa parmi ses confrères un nom vénéré. Long- 
temps après sa mort, on le nommait toujours le grand 
Arsène. 

Dom Gaspard de Fieubet, ancien conseiller du Roy, vécut 
très saintement à l'ermitage de Gros-Bois. Il mourut en 1689. 
On peut encore citer Dom Ange Martinet (f 1689), qui avait 
pris part aux fondations du Val-Jésus et de Bessé; Dom 
Paul Picquelin (f 1689), ancien lazariste. 

Les Camaldules français passèrent très inaperçus. Il fallut 
les querelles du Jansénisme pour attirer sur eux l'attention 
du public. Cette hérésie compta parmi eux des adeptes 
obstinés. L'ermitage de Grosbois était, plus que nul autre, 
bien placé pour recevoir l'influence de la secte. La moitié 
de la congrégation se déclarait ouvertement en sa faveur : 
dix-neuf religieux sur trente-huil ou quarante. Le chapitre 
général d'octobre 1727 avait pris des mesures rigoureuses 
contre les appelants, les privant de voix active et passive, 
s'ils ne signaient pas le formulaire d'Alexandre VII et 
n'adhéraient pas à la constitution Unigenitus. Les rebelles 
furent envoyés dans les ermitages éloignés de Paris. Comme 
le nombre des religieux était restreint, on se trouva tort 
embarrassé pour la nomination des supérieurs et le choix 
des officiers. Il fallut, malgré les constitutions, maintenir 



— 212 - 

en charge ceux qui n'étaient pas suspects d'hérésie. D'autres 
irrégularités furent commises. On eut. dans la suite, recours 
au Saint-Siège pour régulariser cette situation. 

Les appelants protestèrent contre ces mesures ei lancèrenl 
dans le public un op'uscule, où leur conduite était exposée 
font au long (1728). Le Témoignage, tel était le titre de 
la brochure, était publié au nom des dix-neuf opposants. 
Le cardinal de Bissy, qui avait pris à cœur de rétablir 
l'orthodoxie chez les Camaldules, fut très ému par cette 
publication. 11 ordonna au majeur d'exercer des poursuites 
contre les auteurs. Les Jansénistes, lecteurs des Nouvelles 
Ecclésiastiques, étaient tenus au courant de tout ce qui se 
passait dans les ermitages. Le fait le plus curieux est 
relatif à Dom Jérôme 'Grandjean, alors prieur de Bessé. Il 
s'était, au début, montré hostile au Jansénisme. Non coulent 
de souscrire à la constitution TJnigenitus, il avait publié une 
Lettre sur l'unité de la communion ecclésiastique (un vol. in-12) 
contre les appelants de la Bulle au futur concile. 11 changea 
brusquement d'avis dans le courant de l'année 1728, rétracta 
son adhésion et lia publiquement partie avec ses confrères 
opposanls. On dut sévir. Le Père Grandjean fut relégué 
au Val-Jésus. Les Nouvelles publièrent une lettre adressée 
par lui aux ermites de Bessé \ Les supérieurs, ajoutaient- 
elles, se voient dans la nécessité de faire appel à des 
religieux italiens, s'ils veulent pourvoir aux charges de la 
congrégation. Ces troubles durèrent un quart de siècle. 
Dom Placide Babel, élu majeur de la congrégation en lTôô, 
parvint a rétablir la paix, sans toutefois extirper l'erreur 
qui l'avait compromise. La congrégation resta très affaiblie. 
tille ne réussil même pas à se relever de cette décadence. 



1 \ ouvelles ' < i 



— 243 - 

La pauvreté des maisons ne permettait point de faire l'ace 
aux dépenses occasionnées par les voyages des délégués 
au chapitre général. On supprima cette institution, ou 
plutôt on la remplaça par un échange de lettres. Un dernier 
chapitre se réunit en 1769, à la requête de la commission 
des Réguliers. Il précéda de peu la suppression de l'ordre 
en France (1770). Loménic de Brienne, qui dirigeait les 
travaux de la fameuse commission, fut obligé de recon- 
naître que ces religieux observaient leur règle, menaient 
une vie pauvre et austère et qu'ils avaient de l'aversion 
pour les charges. 

FUBU0GRAPHIE. 

Pour la Bibliographie générale de l'ordre des Camaldules, on peut consulter 
Ulysse Chevalier. Répertoire des sources historiques du moyen âge. Topo- 
Bibliographie, col. 553-554, et Heimbdcher, Die Orden nnd Kongregationen, 
t. 1, 203-208. — Annales Camaldulenses, ordinis sancti Benedicti, opéra et studio 
Ii. Johannis-Benedicti mittareixi et D. Anselmi Costadoni, abbatum Camal- 
dulensium, VIII. Venetiis, 1764, in-folio, passim, IX, 1773, qui contient les 
documents suivants : Lettres patentes de Louis XIII approuvant l'érection de 
la congrégation des Camaldules dans son royaume, I63-4 (325-326); approbatio 
superioris Congregationis gallicanse, 15 februarii 1636 (3-28-329); approbatio 
Congregationis eremitarum gallicanorum ab Innocentio X, 16 Januarii 1650 
(356-357); Cardinalis Ludovici de Vendôme legati decretum pro capitulis Con- 
gregationis gallicans eremi Camaldulensis, 1668 (379-382). — Histoire des 
ordres religieux et militaires, par le R. P. Helyot, V, 271-276, d'après 1rs 
mémoires communiqués par Dom J.-B. Carbonnier, majeur. 

Forma vivendi Eremitarum ordinis Camaldulensis a sancto Romualdo insti- 
tua, Parisiis, 1671, in-8. — Ceremoniale ad usum congregationis Eremitarum 
Camaldulensium, in-8, suivi d'Extraits des chapitres généraux de la congré- 
gation des Bermites Camaldules en France, passés et arrêtes dans l'hermitage 
de s. J.-B. de Grosbois ... depuis l'année 1672. 

Témoignage des révérends Pères Camaldules de la congrégation de France, 
contre la constitution Unigenitus et la signature pure el simple du formulaire. 
où sont contenus divers actes par lesquels ces lilt. PP. forment opposition à la 
réception de la constitution Unigenitus et à la signature en fait du formulaire 
et s'unissenl en cuise avec nosseigneurs les évèques de Senez, de Montpellier, 



- 214 — 

et les autres qui ont été ou seront inquiétés sur ce sujet, s. 1., 1727, in-4. 
— Relation des quatre derniers chapitres généraux des religieux Camaldules 
de la congrégation de France, avec les remontrances des appelants de cette 
même congrégation, juridiquement signifiées au dernier chapitre général 
(1725-15 sept. 1738), s. 1., 1739, in-4, dans Nouvelles Ecclésiastiques, 1710, 
151-152. — Relation abrégée de la vie et de la mort édifiantes du R. P. Arnoul, 
prêtre et religieux camaldule, arrivée le 5 décembre 1733, y compris la copie 
du renouvellement d'appel de ce religieux, s. 1., 1734, in-4 de 6 p. dans 
Nouvelles Ecclésiastiques, 1734, p. 32. — Abrégé de la vie de Maur Boucault, 
religieux camaldule, fl74-i, dans Les appelans célèbres, par P. Barràl, Paris, 
1753, in-12, 371-384. — Mémoire sur l'état présent de la congrégation des 
Camaldules de France (v. 1737). Correspondance du P. Maurice Pêne, majeur 
de la congrégation, avec le lieutenant de police (1737-1747), dans Archives de 
la Bastille, 10.177. 

Les Camaldules, dans Les Bénédictins français avant 1789, d'après les 
papiers inédits de la commission des Réguliers, par Ch. Gérin, dans Revue des 
Questions historiques, XIX (1876), 507-509. — Archives nationales, 0, 525. — 
Situation topographique des couvents de Camaldules, dans l'Intermédiaire 
des chercheurs, XXXIII, 642; XXXIV, 173, 365. 



L'ORDRE DE FONTEVRAULT. 



Cet ordre religieux eut pour berceau le monastère de 
Fontevrault \ dans l'ancien diocèse de Poitiers, fondé par le 
B. Robert d'Arbrissel. Cet illustre personnage, après avoir 
suivi l'enseignement des maîtres qui professaient à Paris, 
remplit les fonctions d'archidiacre du diocèse de Rennes, son 
pays d'origine. Son zèle pour la réforme du clergé souleva 
contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se 
retirer. Il séjourna quelque temps auprès des écoles d'Angers; 
puis il s'enfonça dans la forêt de Craon. Des compagnons le 
suivirent, ce qui lui permit de fonder l'abbaye de la Roe. Ils 
y menèrent la vie des chanoines réguliers. Urbain II, lors de 
son séjour à Angers (1096), le ht prêcher en sa présence et 
lui donna plein pouvoir d'annoncer en tous lieux la parole 
divine. Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de 
Ponthieu et Vital de Mortain, le suivirenl dans ses courses 
apostoliques avant d'aller fonder, l'un le monastère de Tiron 
au diocèse de Chartres, l'autre, celui de Savigny au diocèse 
d'Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation. 

Robert parcourut d'abord l'Anjou, la Touraine et le Poitou. 
Sa prédication soulevail l'enthousiasme des foules; parmi ceux 
qui l'avaienl entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles 
ci s'attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d'hommes ci 
do femmes; on y voyait un grand nombre de pénitents el do 

1 Canl. Saumur, Maine-et-Loire. 



— 216 — 

pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, donl 
les conditions étaienl prescrites au jour le jour par Robert. 
Cette communauté nomade excitait la curiosité publique. Elle 

finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Bernard et 
Vital emmenèrent les hommes avec eux. Robert conserva les 
femmes. Il s'établit avec elles à Fontevrault. Elles étaienl 
fort nombreuses. Quelques frères se fixèrent auprès d'elles et 
se chargèrent de leur service temporel et religieux. Cela se 
passait vers 1099. 

La première communauté de Fontevrault se composait ainsi 
d'hommes et de femmes. Le pieux fondateur lui donna une 
organisation très originale. Avec la recherche du symbolisme 
évangélique, commune à la plupart de ses contemporains, il 
vit surtout dans les femmes le sexe auquel appartenait la Vierge 
Marie. Voulant l'honorer en elles, il leur donna la supériorité 
sur les religieux; la soumission des moines à l'abbesse devait 
rappeler celle que les apôtres témoignaient à Notre-Dame. 
Cette pensée et les usages par lesquels il la fit passer dans la 
pratique donnent à l'ordre de Fontevrault sa physionomie 
propre. Moines et moniales habitaient des monastères séparés 
et suivaient dans ses grandes lignes la règle de Saint-Benoît, 
modifiée et complétée par les prescriptions de Robert d'Arbrissel. 
Il confia à deux femmes, les plus fidèles «le ses disciples, 
Hersende de Champagne et Pétronille de Chemillé, qui fut 
plus tard la première abbesse de Fontevrault, le soin de veiller 
à la construction el à l'organisation du monastère, pendant 



:ir- 



qu'il poursuivrait lui-même ses courses apostoliques. Il | 
courut ainsi les diocèses de l'ouest el du centre, remuant 
partout les foules, opérant des conversions extraordinaires et 
entraînanl vers les solitudes des femmes de # toutes conditions. 
Los évêques, les princes et les rois comptaient avec lui. 
Il obtint de Philippe | le renvoi de Bertrade de Montfort, son 
épo use illégitime; ce que personne n'avait pu obtenir. 



— 217 — 

Robert interrompait de temps en temps ses prédications 
pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux 
monastères, qu'il peuplait de ses religieuses. Ces fondations 
recevaient le titre de -prieurés et restaient sous l'entière 
dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu'une seule 
congrégation, dont l'abbesse était le chef unique. Partout une 
communauté d'hommes s'attachait au service des moniales. 
Il y en ' eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, 
d'Orléans, de Limoges, de Chartres. 

Robert d'Arbrissel mourut, le 24 février 1117. Pétronille 
de Chemillé gouvernait depuis bientôt deux ans, de par sa 
volonté, l'abbaye et l'ordre de Fontevrault. Les soupçons, que 
le caractère de sa mission et de son oeuvre avait tait naître, 
tombèrent d'eux-mêmes. Il avait du reste pris ses mesures, 
en sollicitant L'approbation formelle du Souverain Pontife. 
Paschal II confirma sa fondation le 25 avril 1106 et le 5 avril 
des années 1112 et 1117. Calixte II fit mieux encore, puisqu'il 
alla personnellement consacrer l'église de l'abbaye, en 1159. 

Sous le gouvernement de Pétronille et des abbesses qui lui 
succédèrent, on continua à fonder de nouveaux prieurés. 
Il y en eut en France et on Angleterre. La domination 
anglaise sur l'Anjou et les provinces voisines établit des 
relations étroites entre Fontevrault et les souverains. Henri II, 
roi d'Angleterre, Éléonore d'Aquitaine et Richard Cœur de 
Lion, y furent enterrés. Dans la suite, la famille royale de 
France fournit à cet ordre plusieurs abbesses et un certain 
nombre «le religieuses. Il se recruta longtemps parmi les filles 
de la plus haute noblesse française. Nul autre monastère ne 
présente une pareille liste de noms illustres. 

Le onzième siècle fui l'âge «l'or «le Fontevrault. Mais la 
décadence ne so tii pas attendre. On la voit poindre dans 
les dernières années du siècle. Elle ne se manifeste point 
par d'es désordres scandaleux. On remarque seulement une 



— 248 - 

diminution dans la ferveur religieuse et dans les ressources 
matérielles. En somme, l'ordre conserve, avec sa renommée, 

une situation unique. Il connut cependanl des heures de 
détresse pendant le douzième siècle. Mlles s'aggravèrenl 
singulièrement plus tard, quand les rois d'Angleterre et de 
France furenl aux prises. La désolation sévit alors sur 
Fontevrault comme sur toutes les maisons religieuses. Lorsque 
la guerre de Cent uns fut terminée, on s'aperçut de l'état 
lamentable dans lequel se trouvaient la discipline régulière et 
l'administration temporelle. 

L'abbesse Marie de Bretagne (1457-1477) s'attaqua aux 
abus les plus criants, deux ans après son élection. Les 
prieures qui résistèrent à ses projets de réforme furent par 
elle déposées de leur charge. Pour mener à terme cette 
•réforme, devenue d'autant plus nécessaire qu'elle rencontrait 
des résistances plus tenaces, elle dut la commencer, avec 
quelques moniales fidèles, au prieuré de la Madeleine 
d'Orléans (1471). Les Souverains Pontifes l'encourageaient; 
et une commission, qui se composait de saints évèques et 
de prêtres éminents, l'assistait de ses lumières. Les nouveaux 
statuts préparés par elle reçurent l'approbation de Sixte IV, 
le 6 mars 1475. Marie de Bretagne mourut à la peine. 
Sa cousine, Anne d'Orléans, qui lui succéda (1477-1491), 
continua *<\\ entreprise, en révisanl les statuts et en éten- 
dant la réforme à plusieurs prieurés. Renée de Bourbon 
travailla sans relâche à la même œuvre (1491-1534). 
Pendanl celte période de rénovation, les rapports entre 
l'ordre de Fontevraull et la famille royale devinrent plus 
intimes que par le passé. Charles \ III, Louis XII et 
François I er , parents des abbesses el de plusieurs religieuses, 
mirent leur autorité au service de la réforme. On choisit 
parmi les moniales réformées des abbesses pour quelques 
monastères de bénédictines les plus renommés. Dans d'autres 



— l>19 — 

maisons du même ordre, qui avaient besoin d'une réforme 
sérieuse, on subit l'influence de Fontevrault. Les religieuses 
avaient adopté depuis quelque temps, avec les coutumes des 
chanoinesses, leur robe blanche et un élégant surplis. Au lieu 
de revenir à leurs antiques traditions, elles se contentèrent 
du costume, du bréviaire et des constitutions fontevristes. 
C'est ce qui se passa dans les abbayes de Sainte -Croix de 
Poitiers, de Chelles, de Jouarre et de Faremoutier, où cet 
état de choses dura jusqu'aux réformes du xvn e siècle. 

Le protestantisme et la guerre civile qu'il déchaîna com- 
promirent cette restauration morale. Malgré la résistance de 
Louise de Bourbon (1535-1575), il y eut dans l'ordre des 
défections scandaleuses; vingt-quatre religieuses de la 
Madeleine d'Orléans passèrent à l'hérésie. La vaillante abbesse 
tint tète à l'orage. Éléonore de Bourbon, qui lui succéda 
(1575-1611), vit la fin de ces douloureuses épreuves et elle 
prépara une rénovation morale et matérielle, en s'aidant 
des conseils des Pères Capucins Ange de Joyeuse et Joseph 
du Tremblay. Elle eut pour la seconder, pendant quelques 
années, sa coadjutrice Antoinette d'Orléans, qui fonda avec 
le père Joseph la congrégation du Calvaire. 

Les religieux ne rendaient plus aux religieuses les mêmes 
services que par le passé. Us étaient peu nombreux; l'esprit 
de leur état leur faisait souvent défaut. Ils suscitèrent aux 
abbesses réformatrices de grands obstacles. Le Père Joseph 
crut un instant pouvoir les remplacer par des Bénédictins 
anglais, appartenant à la congrégation espagnole de Valla- 
dolid. ('(! projet no put aboutir. Les moines do l'ordre 
l.ontèronl de s'organiser indépendamment de l'autorité de 
l'abbesse. Mais Louis XIII les mit à la raison, par un arrêt 
du 8 octobre 164] que Clément \ 111 confirma. On put <\i's 
lors remettre en vigueur lès statuts de l'ordre, approuvés 
au siècle précédent par le pape Sixte IV. Ce fut le point 



— 220 — 

de déparl d'une nouvelle réforme qui assura la paix et la 
prospérité de Fontevrault pour longtemps. Sous le gouver- 
nement de Gabrielle de Rochechouart de Mortemart (1670- 
1704), surnommée avec raison la reine des abbesses, l'abbaye 
et l'ordre traversèrent l'une des périodes les plus fécondes 
et les plus glorieuses de leur histoire. 

A la suite de la réforme du xvif siècle, les prieurés 
furent distribués en quatre provinces. Les moniales, qui 
avaient atteint le chiffre de cinq mille au douzième siècle, 
restèrent encore nombreuses jusqu'à la fin. Il y en avait 
deux cent trente dans l'abbaye, vers 1670; le nombre des 
moines s'élevait à soixante. Les religieuses étaient encore 
au nombre de deux cents au moment de leur suppression (1790). 
Les moines alors ne formaient une communauté véritable 
qu'à Fontevrault. Ils étaient ailleurs isolés et remplissaient 
les fonctions de confesseurs et de chapelains des divers 
prieurés. 
Voici la liste des maisons, qui subsistaient au xvnr 3 siècle : 
Province de France — Les Filles-Dieu de Paris; la Made- 
leine-lez-Orléans; Belhomer et Hautes-Bruyères, au diocèse 
de Chartres; Colinance et Fontaine-en-France, au diocèse de 
Meaux; Poicy, au diocèse de Troyes; Varriville, au diocèse 
de Beauvais; Charmes-aux-Nonnains et Longpré, au diocèse 
de Soissons; Longueau, transféré du diocèse de Soissons dans 
la ville de Reims; Moreaucourt, transféré dans la ville 
d'Ami. mis: Clairuissel, au diocèse de Rouen; La Chaise-Dieu, 
au diocèse d'Evreux : le Petit Fontevrault, à la Flèche, 
diocèse d'Angers. 

Province de Bretagne. - L'Encloître-en-Gironde, La Puye, 
Guesne, Bonneuil-aux-Monges, la Font-Saint-Martin, Ville- 
salem, au diocèse de Poitiers; la Regrippière, Val-de-Morière, 
Sainl-Saiivour de Moutaigu, au diocèse do Nantes; les Ceriziers 
h la Lande-en-Beauchesne, au diocèse do Luron: Rives, au 



221 

diocèse de Tours; Longefont, au diocèse de Bourges; Boubou, 
au diocèse de Limoges. 

Province de Gascogne. — Tusson, au diocèse de Poitiers; 
Fontaine-en-Périgord, au diocèse de Périgueux; Saint-Aignan, 
au diocèse de Montauban; Boulaur, le Breuil et Vaupillon, 
au diocèse d'Auch; le Paravis, au diocèse de Condom; 
Momères, au diocèse de Tarbes; Lespinasse, au diocèse de 
Toulouse; la Gràce-Dieu, Sainte-Croix et Longages, au dio- 
cèse de Rieux; Saint-Laurent, au diocèse de Comminges. 

Province d'Auvergne. — Les Loges, au diocèse d'Angers; 
Lencloitre-en-Chaufournois et Belay, au diocèse de Tours; 
Glatigny, Jarzay et Orsan, au diocèse de Bourges; Blessac, 
au diocèse de Limoges; Esteil, Pontratier et Vic-le-Comte, au 
diocèse de Clermont; la Mothe, Brioude et Sainte-Florine, 
au diocèse de Saint-Flour; Beaulieu et Joursay, au diocèse 
de Lyon. 

ISil>lio$;°i*;i]>liie l « 

HISTOIRE DU FONDATEUR. 

Vita l li. Roberti de Arbrissello, auctore Baldrico, episcopo Dolensi. Vita II 
sive extrema conversatio et transitus ejus, auctore monacho Fontis-Ebraldi, 
Andréa, ipsius discipulo et confessario, dans Acta Sanctorum, Febr. III. 598- 
621, et Pat, lat. CLXII, 1017-1118. Migne fait suivre ces deux vies des 
œuvres qui nous restent du Bienheureux et de quelques diplômes. — La 
gloire ou les éminentes vertus du l>. Robert d'Arbrissel, par Séb. Ganot, 
La Flèche, L648, in-8. — Baston de défence et mirouer des professeurs de 
la vie régulière de l'abbaye et de l'ordre de Fontevrault, dont l'érection et 
propagation sera récitée au présent volume avec la très-sainte conversation 
du législateur d'iceluy, par Yves Magister, Angers, 1586, in-4. Beati Roberti 
Arbressellensis vitœ, transitus, epitome, elogia, miracula, auct. Henr. Lud. 



Comme l'histoire de l'ordre de Fontevraull se confond avec celle de l'abbaye- 
•c. il sera nécessaire, pour compléter sa bibliographie de recourir à celle de 
e maison, au diocèse de Poitiers, province ecclésiastique de Bordeaux. 



Chastaignier de La Rocheposai, publié par .1. 1!. de Bourbon, abbesse de 
Fontevrault, Rouen, 1668, in-8. — De vita et gestis 15. Roberti Arbrissellensis, 
ord. Fontis Ebraldi sub régula s. Benedicti fundatoris, coni|)eii(lio.sa disquisitio, 
auet. D. Fr. Plaine, dans Studien uml Mit. de Raigern IV (1885), II, 64-78. 

La vie du B. Robert d'Arbrissel divisée en deux parties et justifiée par litres 
rares, tirés de divers monastères de France, d'Angleterre et d'Espagne, par 
I!. Pavillon, Saumur, 1666, in-4. — Dissertationes in epistolara contra 
1$. Robertum de Arbrisselo scélérate confictam a Roxelino hasretico, sub 
nominc Goffridi, abbatis Vindocinensis, auct. P. Joan. de Manufirma, Salmurii, 
1682, in-8. — Brevis confutatio epistohe a Roxelino in B. Robertum de Arbrisello 
nequiter confict:e, Salmurii, 1682, in-8, — Clypeus nascentis Fontebraldensis 
ordinis contra priscos et novos ejus calumniatores, auct. J. de Mandfirma, 
Parisiis, 1084, 2 vol. in-8 et 1692, 3 vol. — Ignatius Bailly, presbyter arbris- 
sellensis, domino Cousin, s. 1. n. d. in-8. Réponse à un article du Journal des 
savants du 6 juin 1689. — Dictionnaire historique et critique de Bayle (1740), 
II, 479-485. — Dissertation apologétique pour le B. Robert d'Arbrissel sur ce 
qu'en a dit Bayle dans son dictionnaire, par Mathurin Soris, Anvers, 1701, 
in-8. Éclaircissements, notes critiques ou additions, Anvers, 1702, in-8. — 
lissai historique sur Robert d'Arbrissel, par de Feydel, Londres, 1788, in-8. 
— Le B. Robert d'Arbrissel partageait-il, par excès de piété, le lit des plus 
jeunes religieuses de Fontevrault, par Salgdes, dans Préjugés et réfutations, 
Paris, 1830, in-8, pp. 61-85. 

Robert d'Arbrissel et Geoffroy de Vendôme, par de Pétigny, dans Bib. éc, 
Chartes XV (1854), 1-30. — Lettre inédite de Robert d'Arbrissel à la comtesse 
Krmengarde, par de Pétigny. Ibid, 209-235. — Das Leben Roberts von Arbrissel, 
par von Walter, Gôttingen, 1901, in-8. — Die erster Wanderprediger 
Frankreichs. Studien zur Geschichte der Mônchtums, I. Hubert von Arbrissel, 
par Joh. vo.\ Walter, Leipzig, 1903, in-8. — Étude hagiographique sur Robert 
d'Arbrissel. fondateur de l'ordre de Fontevrault, par M-"' Barbier de Montault, 
Angers, 1863, in-8. Reliques du B. Robert d'Arbrissel. par le même, Angers, 
L860, in-8. Voir : OEuvres complètes, XI, 530-580. — Rapport sur «les docu- 
ments manuscrits envoyés par M. Barbier de Montault, par F. Bourquelot, 
dans Revue des sociétés savantes, XXI (1866), 71-76. 



documents disciplinaires. 

Régula sanctimonialium Fontis Ebraldi, dans Pat. lat.. CLXII, 1079-1086. et 
Die ersten Wanderp. de Walter, 189-198. - Règle et constitutions de 
Fontevrault, comprenant les constitutions approuvées par le Grand Conseil. 
18 mars 1501; réforme du couvenl de Paris, cérémonial. Bib. Mazarine, 



- 223 - 

ms. 1762. — Statut de la réforme de Fontevrault par Jean Cœur, archevêque 
de Bourges, et Louis Pot, abbé de Saint-Lomer de Blois. Règle des sœurs 
et des frères; bulle de Clément VII (II janvier 1523). Ibid. ms. 1703. — 
Règle de Fontevrault, Bib. Poitiers, ms. 96; Bib. Rouen, ms. 770. — Statuts 
de la réforme des religieuses de Fontevrault (xvr s.). Bib. nat. ms. lat. 11.077. 

— Règle, constitutions et cérémonial des religieuses de l'ordre de Fontevrault, 
à l'usage des monastères de Chelles, Montmartre et Malnoue (xvi e s.i. Bib. 
nat. ms. fr. 14.435. — Voir : Bib. S 10 Geneviève, ms. 2738, 2739, 2977, 2990. 
Ordo vlsitandi monasteria Fontis-Fbraldi, Andegavis, 1586. 

Régula ordinis Fontis-Ebraldi. La règle de l'ordre de Fontevrault, imprimée 
par l'ordonnance de très-illustre et religieuse princesse Madame J.-B. de Bourbon, 
Paris, 1642, in-18. — Règle et constitutions de l'ordre de Fontevrault, Paris, 
1726, in-16. — Bulle d'Urbain VIII du 13 août 1642, dans Bullarium romanum, 
VI, ii, 338-339. - Voir : Bib. nat. ms. lat. 10.123, 13.865; Bib. Mazarine. 
ms. 3426; Bib. S tP Geneviève, ms. 3240, 3249. 

Missale secundum usum inviolatae reformationis Fontisebraudi, Parisiis, 1515, 
in-4, et 1534, in-4. — Missale ad usum ordinis Fontisebraldensis, Parisiis, 1606, 
in-fol. — Psalterium ordinatum per ferias secundum usum Fontisbraldi. Psal- 
terium B. Mariae, Parisiis, 1546, in-8. — Breviarium deodicatarum virgiimm 
ordinis Fontebraldensis ad vera priorum exemplaria débite restitutum, revisum 
ac diligentissime repurgatum nec non quibusdam additamentis auctuni et 
illustratum, Parisiis, 1545, 2 vol. in-8. — Diurnum officium ad usum sacri 
ordinis Fontebraldensis, Parisiis, 1595, in-12. — Hore beatissime Marie secundum 
usum ordinis Fontebraldensis, Parisiis, 1546, in-8. — Commendationes defunc- 
torum. Olïicium singulare et devotum, cum orationibus superadditis, Parisiis, 
1546. — Dévote orationes, partim sélecte et emendate, partim recens com- 
posite pro sanctimonialibus et feminis devotis, Parisiis. 1546, in-8. Voir la 
description de ces livres dans Alês. Description des livres liturgiques imprimés 
aux w et xvi e siècles, 467-476. — Brief traicté de l'ordre du divin office des 
religieuses servantes de Dieu sous la réforme de Fontevrault, par Nie. Bacqi enois, 
Reims, 1558, in-16. 

HISTOIRE DE L'ORDRE. 

Les archives départementales de Maine-et-Loire possèdent un fonds très riche 
sur l'histoire de cet ordre. Voir : État général par fonda des archives, S37-439. 

- Bib. nat. 10.123, 

Fontisbraldi exordium complectens opuscula duo, cum rïotationibus de vita 
B. Roberti de Arbrisello, et quaestionibus aliquot de potestate abbatissae, 
auctore Cosnier, Flexiae, 1641, in-4. - Apologie pour l'ordre de Fontevrault 
par le P. Honorât Nicquet, huis, 1641, in-8. — Histoire de l'ordre de 



— 224 — 

Fontevrault, contenant la vie et les merveilles de la sainteté de Robert 
d'Arbrissel et l'histoire chronologique des abbesses, par le même, Paris, 1642, 
in-i. Voir : Bib. Poitiers, ms., 256. — La Sainte-Famille de Fontevrault, 
contenant l'histoire généalogique des personnes illustres, tant religieuses que 
fondatrices et bienfaitrices, dent les noms sont inscrits au martyrologe de 
Font-Évraud, par le P. Lardier, 1650. Bib. Chateau-Gonthier, ms., 12. — 
Necrologium Fontebraldense, dans Pavillon, ouv. cité p. . c >77. — Catalogue 
des abbesses de l'abbaye de Fontevrault, et dames illustres y enterrées. 
Angers, 1586, in-4. 

L'abbesse Marie de Bretagne et la réforme de l'ordre de Fontevrault. par 
Julien; Paris, 1872, in-18. — L'abbesse Anne d'Orléans et la réforme de 
l'ordre de Fontevrault, par Palustre, dans Revue Ouest, histor. LXVI (4899) 
210-217. Voir : Positions des thèses de l'école des chartes (1897). — Fonte- 
vrault and the english Bénédictines at the beginning of the seventeenth 
century, by I>om Besse, dans Ampleforth Journal II (1896), 23-38. — Une tenta- 
tive de réforme monastique a l'abbaye de Fontevrault. par le R. P. Dom Besse, 
dans Bul. de la soc. des antiq. de l'ouest, 1898. 

Lettre de la Grande-Prieure et du couvent de Fontevrault. écrite à toutes les 
maisons du même ordre, sur la mort de Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille du roi 
Louis-le-Grand, légitimée de France, abbesse, chef et générale de l'ordre de Fonte- 
vrault, Paris. 1()70, in-4. — Une abbesse de Fontevrault, au xvn e siècle. Gabrielle 
de Rochechouart de Mortemart, par Pierre Clément, Paris, 1869, in-8. — Ordon. 
nancesde l'abbesse, chef et générale de l'abbaye et ordre de Fontevrault, G. de 
Rochechouart, lues et publiées au chapitre général de l'ordre, le 2 juin 1687. 

Fontevrault et ses monuments ou histoire de celte myalr abbaye, depuis sa 
fondation jusqu'à sa suppression, par l'abbé Edouard, Paris, 1873, 2 vol. in-8. <»n 
trouve dans cet ouvrage une histoire incomplète de l'ordre. — L'abbaye de Fonte- 
vrault et Robert d'Arbrissel, par Oscar Havard, dans Revue du monde catho- 
lique XXX\ (1872), Î59-489. — Bélyot VI, 53-108. — Bermant II, 1-38. - 
Beimbucher I. 214-217. — Dictionnaire historique, géographique et biogra- 
phique de Maine-et-Loire, par Célestes Port, II. 167-173. 



DOCUMENTS DIVERS. 

Concilium Castri-Radulfi sub Geraldi episcopo Engolismensi, dans Novus thésau- 
rus de Hartênj VI, 133. - Choix de lettres missives du uu e au kvi 6 siècle par 

\. MaRCHEGAY, dans lievuc des SOC. sav. Vil (1859), 375-381. - Collection de 

lettres circulaires émanant des divers monastères de religieuses bénédictines 
de la congrégation de FontevrauJd, en France, in-8. Bib. nat. Ld 74 1. — 



Arrêt du Grand Conseil, du 11 août 1610, concernant l'exemption des dîmes 
de Fontevrault, s. 1. n. d., in-4. 

Mémoires touchant l'institution de l'ordre de Fontevrault, présentés au Roi, 
par Jeanne de I'.ourbon, abbesse, Paris, 1040, in-4. — Factum pour les reli-* 
gieux de Fontevrault, touchant les différends dudit ordre. Fnsuite sont rap- 
portées les raisons pour les religieux, par Jacques Pignard, s. 1.. 1641, in-'.. 

- Réponse d'un ecclésiastique à la lettre d'une dame religieuse de Fonte- 
vrault, sur un libelle imprime sous ce titre : Factum pour les religieux, etc.» 
par le P. Jean Chevalier, jésuite, Paris, 1641, in-4. — Arrêt du Conseil 
d'Etat du Uoi, sur les troubles et différends mus et excités en l'ordre de 
Fontevrault, suivant l'avis des commissaires députés par Sa Majesté pour en 
connaître, Paris, 1641, in-4. — Avis donne au roi par MM. les commis- 
saires députés par Sa .Majesté pour connaître les différends mus depuis quel- 
que temps en l'ordre de Fontevrault, sur les appellations comme d'abus 
interjetées par les religieuses, prieures et couvents dudit ordre et d'un bref de 
N. S. P. le Pape Urbain VIII, du u 2r> juin 1636, pour l'attribution des con- 
vents- et prieurés de La Puye, Orsan et Lencloistre, aux religieux dudit ordre 
et translation des religieuses d'iceux en autres monastères. Arrêt du Conseil 
prive de Sa Majesté donné sur ledit avis (6 sept, et 8 oct. 1641), s. I. n. d., 
in-4. — A .Nosseigneurs du Grand Conseil. Pour les prieures et convents 
de Fontaine-en-France, Collinence, Variville, Hautes-Bruyères, La Chaume et 
Longueau de l'ordre de Fontevrault, intervenantes, appelant comme d'abus 
contre M me J.-B. de Bourbon, abbesse, chef et générale de l'abbaye et ordre 
de Fontevrault. intimée et défenderesse, s. 1. n. d., in-8. — Sommaire de 
ee procès, s. I. n. d., 1643, in-4. 

Arrêt contradictoire du Conseil prive du 27 août 1635, qui maintient les 
évêques au droit de visite sur les monastères de l'ordre de Fontevrault et 
qui continue les ordonnances par eux faites en conséquence pour la clôture 
des religieuses du même ordre, saut' a se pourvoi!- contre par devant le 
juge métropolitain, s. 1. n. d., in-fol. — Mémoire pour Madame l'abbesse de 
Fontevrault, louchant les sorties des religieuses et l'examen des novices de 
son ordre, contre les prétentions de messieurs les évêques, s. 1.. 1695, in-fol. 

— Réponse aux mémoires de M. l'abbé de Citeaux et de \i ['abbesse de 

Fontevrault, concernant l'obligation des évêques de veiller sur la clôture des 
monastères do religieuses il leur pouvoir de juger des causes légitimes de 
permettre aux religieuses d'en sortir, s. I. n. d., in-fol. Réponse pour 
M" ,r l'abbesse de Fontevrault contre la prétenti le messieurs les évêques, 

touchant la sortie îles religieuses et l'examen des novices, s. I. n. d.. in-l'ol. 

Réponse pour M ||M l'abbesse de Fontevrault au i veau mémoire des 

évêques, touchant les sorties des religieuses, s. I. n. d. Arrèl du Parlement 

L5 



— 226 — 

qui déclare abusive la permission donnée par l'abbesse de Fontevrault à sa 
su ni' de sortir de la clôture de son prieuré, Paris, 1700, in-4. 

Au Roi. Pour l'abbesse de Fontevrault contre plusieurs religieuses de la 
communauté des Filles-Dieu de Paris, appelant comme d'abus de la nomi- 
nation d'une prieure à la tête de leur monastère, Paris, 1737, in-fol. — 
Mémoire pour les dames religieuses de la communauté des Filles-Dieu, appe- 
lantes comme d'abus contre l'abbesse de Fontevrault, Paris, 1737, in-fol. — 
Au Roi. Pour les religieuses du monastère des Filles-Dieu de Taris contre 
l'abbesse de Fontevrault, Paris, 1738, in-fol. — Au Roi. Réponse de l'abbesse 
de Fontevrault aux religieuses dû monastère des Filles-Dieu, au sujet de sa 
prétendue ingérence dans l'élection d'une prieure, Paris, 1738, in-fol. 

Abrégé des mémoires du Clergé, Table raisonnée, il. 85-86. — .Nouvelles 
ecclésiastiques, Table raisonnée, I, 488. 



CALVAIRIENNES 



Éléonore de Bourbon, abbesse de Fontevrault, qui travaillait 
de son mieux à la réforme de cet ordre, obtint du pape e1 
du roi Henri IV, pour aide et coadjutrice, sa nièce, la prin- 
cesse Antoinette d'Orléans, veuve de Charles de Gondi (1604), 
marquis de Belle-Isle, qui avait récemment embrassé la vie 
austère des Feuillantines. Le Père Joseph du Tremblay prêta 
son concours aux deux nobles religieuses et contribua pour 
sa pari à réformer les moniales de Hautes-Bruyères. Celles 
de Fontevrault améliorèrent elles-mêmes leur observance. 
La Mère Antoinette se rendit au prieuré de Lencloitre, après 
avoir renoncé à la coadjutorerie et vu l'élection d'une nouvelle 
abbesse, Louise de Lavedan de Bourbon (1(51]). Les reli- 
gieuses de ce monastère se mirent à pratiquer la règle de 
saint Benoit dans sa rigueur. Cette austérité attira les âmes 
généreuses. Le Père Joseph el la Mère Antoinette purent 
fonder une nouvelle maison à Poitiers (1614). 11 n'étail pas 
question d'établir une congrégation nouvelle. Les religieuses 
qui n'appartenaient plus à Fontevraull songeaient, semble-t-il, 
à s'unir aux Feuillants. Ce projet, qui devail plaire à la 
Fondatrice, échoua. Après sa mort, arrivée à Poitiers le 
25 avril 1618, le Père Joseph fut amené ù faire de son 
œuvre une congrégation distincte sous le nom de Filles de 
Notre-Dame du Calvaire. Il rédigea lui-même les constitutions. 

Les vocations ne tardèrenl pas à affluer. La vie sainte 



— 228 — 

des premières religieuses leur méritait l'estime générale. Le 
nom du Père Joseph leur valut les plus hautes protections. 
Le couvent de Poitiers l'ut doue bientôt à même d'essaimer. 
Il commença par fonder un monastère à Angers. Vinrent 
ensuite les deux fondations de Paris, au Petit-Luxembourg 
(1620) e1 au Marais (1637), celles de Nantes (1623), de 
Loudun et de Mayenne (1624), de Vendôme, de Saint-Brieux 
h de Morlaix (1625), de Chinon (1626), de Rennes (1631), 
de Quimper (1(534), de Tours et «l'Orléans (1636), de Saint- 
Mal<> (1639); un second monastère fut établi à Rennes 
après 1656; il se lit dans la suite une fondation à 
Machecoul, au diocèse de N'aides. Les moniales de l'abbaye 
de la Trinité de Poitiers et du prieuré de Bedon, qui en 
dépendait, sollicitèrent leur admission dans la congrégation. 
Le Père .Joseph ne se borna point à unir les religieuses 
par la communauté d'observances monastiques; il donna a 
leurs monastères une organisation compatible avec les exi- 
gences de la clôture. La congrégation fut gouvernée par un 
supérieur ecclésiastique, qui était d'ordinaire un cardinal ou 
un évêque, par un visiteur ecclésiastique et par la directrice 
ou supérieure générale, qui résidait au monastère du Marais. 
,-'i Paris. Celle-ci, élue peur trois ans, pouvait être renou- 
velée quatre fois dans cette charge. Le chapitre général se 
réunissait tous les trois ans; les prieures et une déléguée 
de chaque monastère envoyaient par écrit leurs suffrages et 
leurs vœux à cette assemblée, romposee de la supérieure 
et de ses assistaides. 

La congrégation émit exempte de la juridiction de l'ordi- 
naire. Son fondateur obtint de Grégoire XV (1622) deux 
bulles, qui lui conféraient l'existence canonique. 

Les Calvairiennes restèrent fidèles ;'i leurs pratiques reli- 
gieuses. Mais leur austérité ne les protégea point contre l'in- 
fluence des docteurs jansénistes. Supprimées violemmenl par 



229 

la Révolution, elles ont pu l'établir au commencement du 
xix e siècle quelques-uns de leurs monastères. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Vie de la mère Antoinette d'Orléans, fondatrice de la congrégation de 
Notre-Dame du Calvaire, par un religieux Feuillant, publiée avec une intro- 
duction et des notes par l'abbé Petit, Paris, 1880, in-8. — Éloge de madame 
Antoinette d'Orléans, dans Éloges de plusieurs personnes illustres de l'ordre 
de Saint-Benoit, par Madame de Blémub i. 130-143. Vie du II. P. Joseph 
de Paris, prédicateur de l'ordre des Pères Capucins, commissaire apostolique 
des missions étrangères, fondateur des religieuses réformées de Saint-Benoit 
sous le titre de la congrégation de Notre-Dame sur le Calvaire, par Claude 
Lepri-Balain, ms. couvent des capucins de Paris. — Histoire de la vie du 
P. Joseph par l'abbé Richard, Paris, 1701 2 vol. in-12. Voir : Journal des 
savants, "21 août 1702, 565-573. — Le P. Joseph du Tremblay; notice biogra- 
phique d'après le sieur de Hautebresche. tissai bibliographique, par l'abbé 
Dedouvres, Angers, 1889, in-8. —Le Père Joseph et Richelieu. L'avènement de 
Richelieu au pouvoir et la fondation du Calvaire, par Paumez. Paris, 1889, in-8. 

Fondation de l'ordre des Bénédictines reformées de Notre-Dame du 
Calvaire: Madame Antoinette d'Orléans et le P. Joseph, par Bouchet, Orléans. 
Mém. acad. Sainte-Croix, l\. — Annales du Calvaire, ms. des archives de la 
congrégation. 

Le P. Joseph. Conférence donnée à l'université catholique de l'ouest, par 
l'abbé Dedouvres. Angers, 1896, in-8 de il p. — Le P. Joseph. Étude critique 
sur ses œuvres spirituelles, par le même. Paris, 1903, in-8 de 194 p. — 
l n précurseur de la B. Marguerite-Marie. Le P. Joseph et le Sacré-Cœur 
par le mime. Angers, 1899, in- Pi, 204 p. -■ Quatre opuscules du 
P. Joseph du Tremblay, l. La fondation de l'ordre des Bénédictines du 

Calvaire, il. La vocati les Bénédictines du Calvaire, III. Mémoires sur son 

enfonce et son adolescence, IV. L'exercice des bienheureux pratiquable en 

terre, publiés par le P. Apollinaire de Valence, Nimes, 1895, in-8, xni-395. 

Constitutions des religieuses bénédictines de la congrégation du Calvaire 

vivant sous la première et exacte règle de s. Benoît, par le P. Joseph 
nu Tremblay, Paris, 1634, in-12 et Paris, 1902, in- 1 s. - Considérations sur 

la règle de Saint-Benoît, sur lesquelles sont fondées les i stitutions établies 

par l'autorité apostolique pour les religieuses Calvairiennes, par le même, 
Paris, 1634, în-16. Cérémonial «les religieuses bénédictines du Calvaire, 
Paris, 1635, in-8. - Exhortations pour les religieuses du Calvaire (1637 1648). 



— 230 - 

Bib. mi. ms. IV. 19.689-19.690. - Les exhortations du T. 11. P. Joseph 
de Paris, d'heureuse mémoire, zélé prédicateur capucin, fondateur de la 

igrégation du Calvaire, 3 vol. (1629-1637); Bib. Mazarine, ms. 1203-1205. 

Les épîtres du R. P. Josep ■: Paris ... contenanl de grands enseigne- 

nients de la vie intérieure .... Ibid., ms. 1206. — D'après l'abbé Dedouvres, 
on ne conserve pas ins de IWO lettres de direction el quatre cents exhor- 
tations du Père Joseph. — Lettres générales écrites à la congrégation du 
Calvaire aux principales fêtes de l'année, avec des discours et des lettres 
particulières, par la très sainte et illustre révérende Mère Marie-Catherine- 
Antoinette de S" Scholastique de Gondy, petite fille de M me d'Orléans, 
fondatrice de cet ordre, décédée au calvaire de Saint-Germain, le :> juillet 1701. 
Il.iil., ms. 13.878. 

Les premières Mères de la congrégation bénédictine de N.-D. du Calvaire, 

par une eieligieus mémj ordre. Poitiers. 1865, in-12, XXII-286. — Abrégé 

de la vie de Marie-Antoinette de Gondy, supérieure générale du Calvaire par 
Ambroise Lallouette. Paris. 1717. in 12. — La vie de sœur Em. de Tourny, 
religieuse calvairienne, en forme de lettres, s. I.. 1760, in-12. 

Bref d'Alexandre \ll confirmanl les constitutions des Calvairiennes -W mars 
1656) dans Bullarium romanum, VI, vi, 90-94. — Bistoire de l'établissement 
de la congrégation du Calvaire, ou recueil historique des bulles et brefs des 
Papes, lettres patentes des Rois, arrêts îles Parlements, consentement des 
évèques, seigneurs^ villes et communautés des lieux, où les vingt monastères 
de celte congrégation sont situes (1617-1672), Bib. nat. ms. fr. 1().;>71. — 
Voir : Bib. S" (ieneviève, ms. 709. 

Bref de N. S. P. le pape Clément \li qui établit et délègue l'archevêque de 
Paris, visiteur et commissaire apostolique des monastères des religieuses de 
la congrégation du Calvaire (i août 1738). — Lettre à une religieuse de la 
congrégation du Calvaire au sujel du bref de N. s. p. le pape clément Ml. 
s. I. n. d.. m-'.. — Lettre de S. E. le card. de Fleur? aux dames religieuses 
du Calvaire; a Versailles, le -ii déc. 1738, s. I. n. d.. in-4. — Pièces con- 
cernant le bref de clément XII, <|iii établit et délègue l'archevêque de Paris 
visiteur etc. s. I.. 1739, in-4. — Suite du recueil concernant l'affaire des 
religieuses du Calvaire, s. I. n. d.. in-'.. Mémoire pour les religieuses de 
la congrégation du Calvaire (2 sept. 1740), s. I. n. d.. in-4. - Mémoire 
et consultations d'avocats pour les religieuses de la congrégation du Calvaire 
(7 sept. 1740), s. I.. 1740, in-12. 

Helyot, VI, 359-374. - Ces Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire, par 
Dom Gérard \ \\ Caloen, dans Revue bénédictine, X (1893), I-'.». — Table 
raisonnée des Nouvelles Ecclésiastiques, l. 133 136. 



CHANOINES REGULIERS. 



Les chanoines réguliers, tels qu'ils ont existé en France, 
doivent leur origine aux anciennes communautés de clercs, 
qui ont cherché à modeler leur existence sur celle des moines. 
L'évolution, causée par le désir de donner aux travaux apos- 
toliques et à la dignité des prêtres, chargés du service des 
églises,, la consécration des vœux monastiques, se fit avec 
une certaine lenteur. Elle commença au vm e siècle pour 
avoir son terme au- xf. La première manifestation connue se 
rattache au travail intense de réforme ecclésiastique, dont 
Charlemagne fut le protecteur éclairé. Saint-Chrodegang, 
évêque de Metz (753-766), imposa la vie commune aux 
membres du clergé de son église cathédrale. Mais, pour 
rendre sa décision plus efficace, il leur donna une règle, 
composée par lui et en bonne partie tirée de la règle de 
Saint-Benoît '. Rien ne permet de dire si l'exemple de l'Eglise 
de Metz lut imité ailleurs J . Mais le besoin de la vie commune 



' S. Chrodegangi episcopi metensis, Régula canonicorum, dans d'Achery, Spici- 
legium, 1,565-383, éd. in-fol. el Pat. lat., LXXXIX, 1057-1096. Le texte, publié par 
d'Achery, esl l'œuvre, non de Ghrodregang, mais d'un anonyme qui ;i combiné sa 
règle et celle du concile d'Aix-la-Chapelle. La règle de l'évêque de Metz a été 
éditée par Labbe dans ses Sacrosancta concilia, Vil, liii-liiii. par Le Cointe, 
dans ses Annales ecclesiastici Francorum, \. 38-70 el dans Pat. lat., LXXXIX 
1097-1120. S. Chrodegangi régula canonicorum, éd. Schmitz, Hannovre, 1889, 
ni-i de 26 p. Noir Histoire littéraire de la France, IV, 128-134. Hauck, Kirchen- 
geschichte Deutschlands, II. 62-68. 

a Wabillon, sur le témoignage de Guillaume de Malmesbury, affirme que Lefric, 
évêque d'Exester en Angleterre, prescrivil au clergé de sa cathédrale la pratique 
de La règle de Saint-Chrodegang. Annales benedictini, II, 183. 



232 

pour les clercs se faisait sentir un peu partout dans les pays 
soumis aux carolingiens '. Charlemagne, qui promulgua en 
802 des capitulaires fort importants sur la vie des clercs, leur 
recommande de vivre conformément aux prescriptions cano- 
niques '-; c'est l'avis qui leur est donné par le concile 
d'Aix-la-Chapelle (802). Pendant que les abbés délibéraient 
ensemble sur les moyens de restaurer parmi les moines la 
discipline régulière, les évêques, les prêtres el les diacre 
méditaient les enseignements des Pères et les décisions cano- 
niques pour y mieux conformer leur vie :; . Les termes, donl 
se servait le grand empereur, laissent entendre que déjà de 
nombreux clercs habitaient ensemble sous l'autorité de l'évêque 
ou d'un abbé '. On leur donnait le nom de chanoines ou 
canonici. Ils étaient ainsi réunis soit autour d'une église cathé- 
drale soit auprès d'un' 1 église particulière, élevée en l'honneur 
de quelque Saint. Les moines dégénérés de certaines abbayes, 
qui ne se sentaient ni la force ni le courage de revenir à la 
pratique >h^ observances religieuses, se contentaient de cette 
existence plus douce. Ces sécularisations ne furent point rares 
au VIII e et au î.v siècle. On peut citer Saint-Martin de Tours, 
Saint-Hilaire de Poitiers el Saint-Maurice d'Agaune. Quelques 
maisons de femmes s'abandonnèrent aussi au relâchement et 
se transformèrent, par une sécularisation analogue, en chanoi- 
nesses. Charlemagne, dans le même capitulaire, leur enjoignit 



1 Leidrad, archevêque de Lyon, annonce à Charlemagne qu'il a fail construire 
une maison commune pour le clergé de son église. Claustrum quoque clericorum 
construxt in quo omnes nunc sub uno conclavi manere noscunlur. Lridradi 
epistolo, I. Pat. lat., XCIX, 872. 

- M episcopi el presbyteri secundum canones vivanl el ilaque ca?leros doccanl. 
Capitulare missorum générale nii-j m dans Capitularia regum francorum. éd. 
Hoih inv l. 93. Canonici aulem pleniter vilam observenl canonicam, -J-J. Ibid., la. 

:; Concilia carolini œvi, II, pars prior, 230. 

1 Ceux-ci par exemple i i abbates canonici canones inlelliganl el canones 
observenl, el clerici canonici secundum canones vivanl. Capitulare missorum. :'.-J. 
dans Capitularia regum Francorum, I. 103, 



— 233 — 

de suivre les prescriptions canoniques, qui désormais rem- 
plaçaient chez elles la règle de saint Benoit '. Il leur 
ordonnait, en d'autres termes, de modeler leur vie sur celle 
des chanoines, ("est la première apparition dans l'histoire 
des chapitres de femmes, qui furent nombreux en Belgique. 
dans le nord et l'est de la France '-. 

Les règles canoniques (canones), auxquelles ces commu- 
nautés étaient soumises, manquaient de précision. On avait 
besoin d'en faire un corps, répondant aux besoins d'un 
groupe d'hommes vivant ensemble. La Régula canonicorum 
de saint Chrodegang, laite pour cela, semblait ignorée au 
commencement du règne de Louis le Débonnaire. Aussi le 
concile, assemblé par ce prince à Aix-la-Chapelle (816) pour 
compléter l'œuvre de réforme inaugurée par Charlemagne, 
voulut-il leur en proposer une, dont les éléments seraient 
empruntés aux écrits des Pères et aux canons des conciles. 
On a cru longtemps, sur la loi du seul Adhémard de Chabanes, 
que le diacre Amalaire, disciple d'Alcuin, avait été chargé 
i!e cette compilation. Le nouvel éditeur des conciles de la 
période carolingienne y voit plutôt l'œuvre d'Anségise :; . 
Cette règle, qui reçut le nom d'Institutio canonicorum Aquis- 
granensis, fut obligatoire pour tontes les communautés cléri- 
cales «le l'Empire '. Les chanoines des églises collégiales 
et cathédrales de France l'observèrent autanl que les troubles. 



1 Cl ;ilih;iliss;r riiiinn ic;r cl siinri illioll iules c;moliirc sec Iniii canones vivant 

ri claustra earum ordinabilitercomposita sint. Capitulare missorum, ■<\. Ibid. in;;. 

- M \i;ii.i.(>\. Acta sanctorum, II, prref. \\n-\i\. 

; \i.iii;iiT Wermingiioff, l>ir Beschlûsse des lachener Concils im Jahre 816, dans 
mues Archiv der Oesellschaft fur altère deutsche Geschichtskunde, xxvn 1902), 
607-631. 

1 Goldasl l'a publiée dans ^;i Collectio constitutionum imperialium Offenbach, 
1610), III, 164-220. On la retrouve dans Sirmond, Concil. Galliee, 1307; Labre, 
«i>. ni.. VII, 1313-1 105; Mut i.i s. ('nilr.r regularum et constitutionum clrricalium, I. 
l-i 18. Pat. lat., <:\ . 805-934. Concilia cevi carolini. éd. V\ erminghoi i , 309 i-'t . 



— 234 — 

occasionnés par les invasions normandes el les rivalités 
des princes carolingiens, le permirent. Quelques-uns la 
suivaient encore au \r siècle, et en particulier ceux de 
Notre-Dame de Reims '. 

Le concile d'Aix-la-Chapelle ne négligea point les, chanoi- 
nesses. Il leur prescrive une règle spéciale, Institutio sancli- 
monialium, due au même compilateur que la précédente -. 

Mais ni Chrodegang ni Anségise ne font la moindre 
allusion aux vœux des chanoines ei des chanoinesses. Par 
le fait, ils n'en (''menaient ni les uns ni les autres. Les 
chanoines appartenaient au clergé séculier. La pauvreté 
religieuse, qui caractérisai les moines, leur était absolument 
étrangère. Il n'en fallut pas davantage pour les faire aban- 
donner par les promoteurs de la réforme ecclésiastique au 
xi e siècle. Saint Grégoire VII, saint Pierre Damien, les 
évêques de France et les moines de Cluny, leurs émules, 
avaient affaire à un clergé simoniaque. Ils ne virent qu'un 
moyen de les sauver de cette course sacrilège aux bénéfices, 
la pratique de la pauvreté religieuse. Les règles de l'évoque 
de Metz el du concile d' Aix-la-( 'hapelle, qui pouvaient arra- 
cher les clercs aux séductions de l'immoralité, grâce à 
l'organisation de la vie commune, ne leur fournissaient pas 
ce remède, jugé avec raison le seul efficace. Aussi le 
concile romain de 1059, que présidai! le pape Nicolas II, 
résolut-il de ks abandonner définitivement '. Sous l'influence 
d'Hildebrand, les clercs des églises romaines donnèrent 
l'exemple d'une désappropriation, qui rappelait celle des 

moines. Mais nulle action ne lut aussi efficace q ;elle 

de sainl Pierre Damien, | r étendre en Italie et par delà 



1 \| \l:ll LOI», [filiales /„■ ,,1',/ir l !| ni . I\ . .'>sr, .',S7. 

• Pat. i.ii. LA 933-952. Concilia œvi carolini, \l\-\'M\ 

• M kBILLON, loc. Cit. 



- 235 — 

les Alpes cette adaptation «le la vie religieuse aux commu- 
nautés de clercs. C'est lui qui le premier leur proposa les 
deux sonnons <le saint Augustin sur l'organisation des clercs 
qui habitaient avec lui l . Le pape Alexandre II, dans le 
concile romain de 10(33, insista de nouveau sur cette 
réforme du clergé par la vie commune et la pauvreté -. 
Les clercs ne suivirent pas tous les prescriptions pontifi- 
cales, avec la même ardeur; il y en eut qui se conten- 
tèrent de la vie commune, sans renoncer à leurs biens. 
Ce Turent les chanoines sans épithète. D'autres allèrent plus 
loin et reçurent le nom de chanoines réguliers; leur vie 
fut celle des religieux; ils étaient soumis en tout à leurs 
supérieurs et ils ne possédaient pas même les revenus 
attachés aux fonctions qu'ils pouvaient remplir. Leurs com- 
munautés s'organiseront d'après le type que leur présentaient 
les monastères bénédictins. 

Sainl Bernard, qui ne fut étranger à aucun des grands 
mouvements religieux de son époque, encouragea par ses 
lettres et sa parole cette introduction de la vie religieuse 
dans les communautés cléricales :; . Yves, chanoine de Mont- 
Saint-Quentin, au diocèse de Beauvais, nvani de monter sur 
le siègÇ épiscopal de Chartres, se hi en France le propaga- 
teur de cette organisation religieuse de la vie cléricale, en 
commençani par le chapitre qu'il gouvernail (v. 1079). L'épis- 
copal ii'' lit que donner plus de force à son zèle pour la 
réforme du clergé. Les évêques entrèrent dans ses vues. 
Grâce à eux el a l'initiative personnelle de saints prêtres, 
on vit se fonder en France dos communautés cléricales régu- 



1 Doni Besse, /.'• monachisme africain, 9-18. On peul lire en parti 
lettres 24, i~. i'-> de sainl Pierre Damien, dans lesquelles il s'exprin 
franchise ordinaire. Pat. lat., CXLV, 179, 503, iiii. 

J Jappé, Regesta Pontificum rom. (4501 . I. 570. 

:; \ tCANDAKD, 1 ie de saint Bernard, I, 180-199. 



— 236 — 

lières. Ces fondations devinrent surtout nombreuses à partir 
du xne siècle. On ne leur proposa d'abord aucune règle par- 
ticulière. Mais elles vinrent d'elles-mêmes aux deux sonnons 
de saint Augustin e1 à sa règle, qu'il leur l'ut aisé de com- 
pléter par dos constitutions et des coutumes répondant à 
leurs besoins. Los principaux organisateurs des chapitres 
s'inspirèrent des nécessités locales et de ce qu'ils avaient 
sous les yeux. Ils firent, en particulier, de fréquents emprunts 
aux coutumes des monastères bénédictins, qui étaient alors 
dans toute leur ferveur. Les conditions, qu'impose la com- 
munauté de vie, étaient les mêmes de part et d'autre. Cela 
suffit pour expliquer cette influence des moines sur les 
chanoines. Leurs institutions eurent désormais un dévelop- 
pement parallèle. Il ne faudrait pas on conclure qu'il régna 
toujours parmi eux une entente cordiale. Des rivalités, 
souvent mesquines, les excitèrent fréquemment les uns contre 
les autres. Elles commencèrent dès le xn« siècle pour durer 
jusqu'au xvm e . De vulgaires questions de préséance leur 
servirent parfois de prétexte. Les chanoines réguliers en 
prenaient occasion de se donner une ancienneté, à laquelle 
ils n'avaient aucun droit, en prétendant remonter à saint 
Augustin, voire même aux saints Apôtres. 

Les fondateurs des monastères de chanoines réguliers 
n'éprouvèrent pas le besoin de se concerter pour codifier les 
usages auxquels ils les soumettaient. Chacun suivit son 
inspiration. Mais on vil se reproduire parmi eux ce qui - était 
précédemment arrivé chez les moines. Les communautés, 
gouvernées pur un homme éminent et réputées à cause de 
la sainteté et de la valeur des religieux qui les formaient, 
exercèrent sur les autres une influence irrésistible. On les 
prit peur modèles. Leur manière de mener pratiquement la 
vie canoniale se propagea ainsi el finit par se communiquer 
,'i un certain nombre de monastères. Ces maisons, qui sui- 



— ^>:i7 — 

vaient une même règle ou ordre de vie, constituèrent un 
ordre. Cette unité d'observances ne suppose pas forcémenl 
une subordination hiérarchique ou une organisation sem- 
blable à celles de Cluny et de Citeaux. Cependant les fonda- 
tions de saint Norbert et de ses disciples restèrent unies 
entre elles et soumises à l'abbaye de Prémontré; il y eut 
ainsi l'ordre canonial de Prémontré, comme il y avait L'ordre 
de Citeaux et l'ordre de Cluny. C'était un ordre véritable, 
nous aurons bientôt occasion de le dire. 

De toutes les maisons qui transmirent a d'autres leurs 
observances, sans néanmoins se les agréger hiérarchique- 
ment, les plus connues sont celles de Saint-Victor de Paris, 
de Marbach en Alsace, de la Réau en Poitou et d'Arrouaise 
en Artois. Les monastères de Saint-Rut', d'abord au diocèse 
d'Avignon, puis dans celui de Valence, de Saint-Antoine, 
au diocèse de Vienne, du Val-des-Écoliers, dans celui de 
Langres, du Val-des-Choux, furent des chefs d'ordre; ils con- 
servèrent ce titre et ce rôle jusqu'au moment de Leur 
suppression au xvuy- siècle. La plupart de ces collégiales 
restèrent isolées, sous la juridiction immédiate des évêques. 
Elles avaient généralement le nom et la dignité d'abbayes 
ei leurs supérieurs avaient les mêmes prérogatives que les 
abbés de moines. Les unes voyaient tous leurs membres 
réunis dans une seule maison; les autres, et c'étaient les plus 
nombreuses, possédaient des prieurés-cures, dans Lesquels 
les abbés envoyaient un ou plusieurs chanoines chargés do 
les desservir. 

Les chanoines réguliers mirent en grand honneur au \ir 
et au Mil 1 ' siècle l;i règle de saint Augustin. Aussi fut-elle 
adoptée par les ordres nouveaux établis à cette époque, tels 
que les Dominicains et les Trinitaires, el par les commu- 
nautés de clercs qui se \'oii;i ieiil ;m soin des HKilades dans les 

hôpitaux. Les religieuses hospitalières suivirent cet exemple. 



— 238 — 

Il se fonda, en outre, des communautés régulières de chanoi- 
nesses, ayant une abbesse à leur tête, et qui suivaient les 
observances des chanoines réguliers, les travaux de la cléri- 
cature en moins. 

Pendant la période de leur ferveur, les chanoines réguliers 
rendirent d'éminents services. Il y eut parmi eux des saints. 
Ils fournirent aux diocèses de pieux évêques. Quelques-uns 
de leurs monastères lurent des levers intenses de vie intel- 
lectuelle. Mais le relâchement de la discipline, dont souflrirenl 
les moines du xiir siècle, les envahit à leur tour; il ne 
lit que s'accentuer durant les deux siècles suivants: d'assez 
nombreuses sécularisations de communautés, tant d'hommes 
que de femmes, en furent l'inévitable conséquence. Les abbés 
ne semblent pas avoir cherché dans les chapitres généraux, 
à l'exemple des Bénédictins, un moyen de conjurer ce mal. 
On ne trouve ces réunions que dans les groupements 
formés autour d'Arrouaise, de Marbach ou de Saint-Ruf. 
Le Pape Benoit XII, qui avait pris à cœur la réforme 
monastique, s'occupa des chanoines réguliers. Sa huile 
Ad decorem Ecclesiœ, du 13 mai 1339 ', leur enjoignil de 
revenir à la discipline régulière, qui avaii l'ait La force 
de leurs communautés. Elle en renouvelle les principales 
dispositions, complétées par des règlements très utiles sur 
les études. Le Souverain Pontife demanda aux abbés de se 
réunir en chapitre général tous les quatre ans. Pour rendre 
plus faciles ces assemblées, il groupa les maisons en pro- 
vinces; une distribution analogue avait ete précédemment 
faite pour les monastères bénédictins. 11 y eul en France 
six provinces : Embrun, Vienne el Aix; Lyon, Tarentaise 
et Besançon; Reims el Sens; Rouen el Tours: Bourges el 



i Bullarium romanum I! s, 1741 III, n, 204-286. 



— 239 — 

Bordeaux: Audi, Narbonne et Toulouse La constitution 
de Benoît XII s'adressait aux chanoines du monde entier. 

Quels en furent les résultats pratiques? On ne saurait trop 
le dire. Il y eut cependant quelques chapitres provinciaux 
durant les années qui suivirent. Les chanoines de Languedoc 
se réunirent à Narbonne, le '28 novembre 1339; ceux de la 
province de Reims-Sens, à Saint-Vincent de Senlis, le 
13 avril 1340, et à Notre-Dame de Chaage de Meaux, en 
1300. Ce ne turent sans doute pas les seules réunions de 
ce genre. L'état des diocèses, désolés par la guerre étran- 
gère, par la guerre civile, par la peste, les rendit bientôt 
impossibles et dans tous les cas impuissantes. Le relâchement 
s'accrut avec la désolation. 

La congrégation de Windesheim,' nombreuse et prospère 
dans la Prusse rhénan*; et les Pays-Bas, fut au xv e siècle 
une école de théologie mystique très renommée. Jacques 
d'Aubusson de la Feuillade. abbé commendataire de Saint- 
Séverin de Château-Landon, au diocèse de Sens, recourut 
à elle pour la réforme de son abbaye; il y introduisit six 
religieux de cette congrégation et leur prieur Jean Mauburne. 
Les chapitres de Livry, de Cysoing, de Saint-Victor de 
Paris, de Saint-Martin de Nevers, de Change, d'Épernay, de 
Saint-Acheul d'Amiens et quelques autres encore adoptèrenl 
leurs observances. Ils formèrent des lors un groupement, 
qui eut ses chapitres généraux, réunis d'abord à Château- 
Landon, puis à Saint-\ ictor. 

Les guerres de religion compromirent le succès de cette 
réforme et jetèrent, pour plus d'un demi-siècle, les monastères 
• les chanoines réguliers dans le trouble et ',,-1 désolation. 
Ils ne sortirent de cet étnt lamentable que durant la période 
de renaissance religieuse par laquelle débuta le wir' siècle. 



— -2 in 



Bibliographie. 



DOCl MENTS DISCIPLINAIRES. 

S. Chrodegangi régula canonicorum. Voir p. 223. — Institutio canonicorum 
aquisgranensis. Voir p. 225. — Constitutio sanctimonialium. Voir p. 226. — Mie 
Beschlûsse des Aachener Concils im Jahre 816, von Albert Verminghoff dans 
Neues Arehiv des Gesellschaft fur altère deutsche Geschichtskunde, X.Wll (4902) 
607-651. — Règlements inédits du pape S. Grégoire VU pour les chanoines 
réguliers, par l>. <-. Morin dans Revue bénédictine Wlll (1901), 177-183. 

Antiquae consuetudines canonicorum regularium insignis monasterii Sancti 
Victoris Parisiensis ad usum monasterii s. Evrutii accommodatœ, dans 
De antiquis Ecclesiœ ritibus, par Martène (éd. 1738) III, 699-814. — Voir : 
Histoire de l'abbaye de Saint-Victor et de l'ordre des chanoines réguliers de 
Saint-Victor de Paris, par Fourieb Bonnard, Paris, s d. in-8. — Expo- 
sitio in regulam lieati Augustini, auct. Hugone a Sancto-Victore, dans Pat. 
lat. CLXXVI, 881-924; De institutione oovitiorum liber. Eodem. auct. Ibid., 
925-952. — Régula canonicorum regularium per Hugonem de sancto Victori 
declarata, Parisiis, s. d., in-8 (éd. Goth.). - Antiqua statuta canonicorum 
regularium metrice cum glossulis optimis edidit Hierschius, dans les Miscel- 
lanea de Duellius (1723) l. 74-104. - Formula professionis canonicorum 
regularium, dans Annales benedictini de Mabillon, IV. 685-686. 

Antiquâ3 constitutiones et quœdam décréta capitulorum generalium ordinis 
Vallis-Caulium, dans Novus Thésaurus de Martène, IV, 1651-1661. — Statuta 
capitulorum generalium ejusdem ordinis. Ibid, 1661-1669. — Constitutiones 
ordinis Vallis-Scholarium, dans Voyage littéraire de deux religieux bénédictins, 
1 1 ; 134. Constitutions du Val-des-Écoliers (xm e s.). Bib. nat. ms. lat. 9754. 

— Consuetudines canonicorum regularium subjunctae regulœ sancti Augustini, 
nunc priimim editae ex ms. Morbacensi, dans De antiquis Ecclesiœ ritibus de 
Martène, iil. 847-888. ■ statuta capitulorum generalium ordinis Artigiœ, 
dans Fragmenta historiae Aquitaniae d'EsTiENNOT l. Bib. nat. ms. lat. 12.763, 
IV. 309-362. 

Constitutio totius ordinis canonicorum regularium ordinis sancti Augustini, 
seu l'.ulla Ail decarem Ecclesiœ Benedicti P. \u. dans Bullarium romanum, 
m. h, 264-286. Procès-verbal d'une assembler de délégués des chapitres 
de Languedoc (28 qov. 1339), touchant de nouvelles constitutions de chanoines 
réguliers, promulguées par le Pape Benoit \n. Bib. S" Geneviève, ms. 206. 

— Notification à tous les abbés, prévôts et prieurs, chanoines réguliers des 
provinces de Reims el de Sens, des décisions prises dans le chapitre 



— 241 — 

provincial tenu à Senlis (13 avril 1340). Ibid. — Actes du chapitre général 
de l'ordre tenu en 1355 a N.-H. de Chaage, au diocèse de Meaux. Ibid., 
ms. 3274, ff. 621-641. 

Statuta canonicoruni regulariuin in hoc regno Francise refonnatoruni sub 
régula pii Patris et eximii Ecclesiae doctoris Augustini militantium, auctoritate 
Sedis Apostolicae confirmata ac roborata (Statuts de la réforme de Chateau- 
Landon, 1505-1508). Bib. S le Geneviève, ms. 2967. Voir ms. 1641, 2966, 2968. - 
Liber de origine congregationis canonicoruni regularium reformatorum in regno 
Franciœ. Ibid., ms. 574 et 2963. Recueil de pièces. Ibid., ms. 615-639. 

Tractatus de ordine canonicoruni regularium, editus per R. in Christo 
Dominum Anselmum, Havelbergensis Ecclesise episcopum, dans Thésaurus 
anecdotorum novissimus de Bern. Pez, IV, n, 74-110. — De canonicis regula- 
ribus eorumque ordine et disciplina, auct. Joanne Trullo, Bononiœ, 1505. 

— Canonicoruni ordinis S. Augustini instituta et progressus. Venetiis. 1648, 
in-4. — Codex regularum canonicorum regularium, auct. Mir^eo, Antverpiis, 
1638, in-fol. — Vêtus disciplina canonicorum regularium et secularium, auct. 
Amort. Venetiis, 1747, 2 vol. in-4. 

HISTOIRE GÉNÉRALE 1 . 

Chronica sancti Augustini ordinis per seriem digesta a S. Augustino usque 
ad anmiin 1510, auct. Onuphrio I'anvinio, Roma, 1510. — Ordo canonicorum 
regularium iv libris elucidatus, auct. Trullo, Saragossae, 1571, in-4, et 
Bononiœ, 1605, in-4. — !>e antiquitate et dignitate ordinis canonici ejusque 
progressu et propagatione, auct. Augustino de Novis, Mediolani, 1603, in-4. 

— Origines canonicorum regularium ordinis sancti Augustini, auct. Mut .ko. 
Colonise, 1615, in-8. — De collegiis canonicorum per Germaniam, Belgiam, 
Galliam, Hispaniam, Italiam aliasque orbis christiani provincias liber singularis, 
eodem auctore. Ibid., 1615, in-8. — l>o clericis regularibus historia, auct. 
I'i.ti'.o Grisio, Parisiis, 1620, in-4. — Monasticon augustinianum, in quo 
omnium ordinum sub régula sancti Augustini militantium .. origines atque 
incremenla tribus partibus explicantur, auct. Crusenio, Monachii, 1623. 
Generalis totius ordinis clericorum canonicorum historia tripartita, cujus in 



1 Les ouvrages que nous signalons ici n'ont, en général, qu'un simple inlérêl 
bibliographique. L'histoire des chanoines réguliers esl encore à faire. Nous 
sommes mieux partagés pour l'histoire des congrégations particulières. Nous 
renvoyons le lecteur à la bibliographie des monastères, donl elles portaienl le 
nom, sauf pour ce qui concerne l'ordre des Prémontrés el la congrégation 
de France. 



— 242 — 

prima parte de clericali S. Augustini instituto et habitu, in secunda de 
origine procursuque totius ordinis canonicorum Salvatoris Lateranensis disse- 
ritur, auct. Pennoto, Romae, 1624, in-fol. et Colonise, 1645, in-fol. — Insti- 
tutio et progressus canonicorum pegularium ordinis, auct. Malegaro, Venetiis, 
1648, in-4. — Figures des différents habits de chanoines réguliers, par 
Dom Cl. du Molinet, Paris, 1666, in-4. Réflexions historiques sur les 
antiquités des chanoines, par le même, Paris, 1674, in-4. — De canonico 
ordine disquisitiones, Paris, 1697, in-4. — Histoire des chanoines ou recherches 
historiques et critiques sur l'ordre canonique, par Raymond Chaponnel, Paris, 
1699, in-18. — Critique de cet ouvrage, par le P. Hugo, Luxembourg, 1700, 
in-8. — Examen d'une apologie pour les chanoines réguliers de l'ordre de 
S. Augustin, imprimée a Reims, chez Nicolas Constant, 1623, sans le nom de 
l'auteur, l'ait par un de l'ordre de S. Augustin, Paris, 1624, in-8. — De vita 
et communitate clericorum, auct. Benvenoto de Crema, Constantiœ, 1730. — 
Historia generalis et specialis de ordine canonicorum regularium S. Augustini, 
auct. Zdnggo, Monachii, 17V.», 2 vol. in-fol. — Notice historique sur l'ordre 
des chanoines réguliers de saint Augustin, par Dom Ild. PiSANi, Poitiers, 
L874, in-8, 83 p. — Étude sur l'ordre canonial ou l'ordre des chanoines 
réguliers, par le P. Paulin, Avignon, 1885, in-8. 

Natalis sanctorum canonicorum regularium, a Const. Ghinio, Venetiis. 
1624, in-4. — Vie de S. Augustin et des autres hommes illustres de son 
ordre, par de S 1 Martin, Toulouse, 1641. — Le chandelier d'or ou chrono- 
logie des prélats et religieux qui suivent la règle de S. Augustin, par le 
P. Athanase des Anges, Lyon, 1643. — Bibliotheca augustiniana historica, 
critica, chronologica, auct. Ossingek, Ingolstari, 1776. — Klenchus onomas- 
ticus scriptorum sacri et apostolici ordinis canonicorum regularium S. Augus- 
tini, auct. Topsi, Pollingae, 1762. 

Histoire des ordres religieux et militaires, par le P. Hélyot, Paris, 1792, 
in-4, il. - Die Orden und Kongregationen der katholischen Kirche, von 
Reimbucher, Parderborn, 1896, l. 386-398. — S. Augustin (règle et ordre 
par Dom liiossE. dans Dictionnaire de théologie. — l'eber dcii I rsprung des 
orden der regulierten Chorherren vom hl. Augustinus, von l>. Ludgeb Léonard, 
dans Studien de Raigern, XI. u, 407-413. 



POLÉMIQ1 ES ENTRE MOINES ET CHANOINES. 

Pétri Abelardi epistola \n. contra quemdam canonicum regularem qui 
monasticum ordinem deprimebal el Buum illi anteferebat, dans Pat. lai. 
CLXXVI1I, 343-352. - Pc vita vere apostolica Dialogorum librj V, auct. 
Ruperto li 1 1 1 1 nsi. Hiid. CLXX, 609-664. Roberti Ai.i-.aii epistola, qua ratione 



— 243 — 

monachorum ordo pnccellit ordinem clericorum ad Liegelinum canonicum, 
Ibid. 664-668. — Mélanges d'histoire monastique par D. Berlière, dans 
Revue bénédictine, VII (1890), 449457. 

Idea ordinis hierarchieo-benedictini seu brevis delineatio exhibens principatum, 
clericatura, scientiam, actionem, antiquitatem ordinis sancti Benedicti disser- 
tationibus juridieo-historiciso illustrata, auct. D. Feue Egger, Colonise, 1715- 
1720, 3 vol. in-8. — Hierarchia Augustana tripartita, auct. D. Corbiniano Khamn, 
Augsbourg, 1719, in-4. 

Requête à Nosseigneurs les commissaires nommés par Sa Majesté pour 
examiner les affaires des Etats de Bourgogne présentée par les religieux 
Bénédictins de la même province, s. 1. n. d., in4. — Au Roi et à Nossei- 
gneurs les commissaires nommés par Sa Majesté. Requête des chanoines 
réguliers pour la préséance dans les États, s. 1. n. d., in-4. — Au Roi et à 
.Nosseigneurs les commissaires.... Requête des religieux de la congrégation de 
Saint-Maur, s. 1. n. d., in-4. — Précis de la défense des religieux Bénédictins 
de la, province de Bourgogne contre les chanoines réguliers de la même 
province, touchant la préséance dans les États, par Boni J. Mabillon, s. 1. n. d., 
in-4, et dans ses Ouvrages posthumes, II, 174-177. — Exposition sommaire 
du droit des chanoines réguliers de la province de Bourgogne, s. 1. n. d.. 
in-4. — Béponse des religieux Bénédictins de la province de Bourgogne à 
un écrit des chanoines réguliers de la même province, touchant la préséance 
dans les États, par Dom J. Mabillon, s. 1. n. d., in-4 et dans Ouvrages 
posthumes de Dom J. Mabillon, Pans, 1724, m-4, II. 96-173. — Réponse des 
chanoines réguliers de la province de Bourgogne à un écrit des religieux 
Bénédictins de la même province, touchant la préséance aux Etats, par 
.1.-1!. d'Antecourt, s. 1. n. d., in-4. — Réplique des religieux Bénédictins de 
la province de Bourgogne au second écrit des chanoines réguliers de la 
même province, par Dom .1. Mabillon, s. 1. n. d., in-4 et dans Ouvrages pos- 
thumes, II, 178-269. - Gemina apologia Benedictinoruro congrégations 
S. Mauri, pro defendenda possessione pnecedentia 1 in comitiis Statuum lïurgundia' 
contra canonicos regulares S. Augustini ejusdem provinciae, gallice édita 
anno 1688. D. .1. Mabillon, Constantin, L708, in-4. — Béponse des chanoines 
réguliers de la province de Bourgogne à un écrit des religieux Bénédictins 
de la même province, touchant la préséance dans les États, Liège, I7;:i. 
in-i, 172 p. 

Mémoires pour les abbés et religieux Bénédictins des monastères de Lorraine 
contre les prétentions des abbés et religieux chanoines réguliers du même 
pays, touchant la préséance dans les cérémonies publiques, tant ecclésias 
tiques que civiles, sur les dits abbés et religieux Bénédictins, par Dom Mathieu 
Petit-Didier, s. I. n. d.. in-4. — Béponse des chanoines réguliers de Lorraine 
au mémoire des abbés et religieux Bénédictins des mêmes États, touchant 



- 244 — 

la préséance dans les cérémonies publiques, par le P. Hugo, s. I., 1699, in-8. 
— Réplique des abbés et religieux Bénédictins de Lorraine et Barrois aux 
chanoines réguliers des mêmes pays, par Hum M. Petit-Didier, s. 1. n. d., 
in-4. — Réponse des chanoines réguliers de Lorraine à la réplique des 
RR. PP. Bénédictins, par le P. Hugo, s. 1. n. d., in-fol. — Apostilles sur la 
dernière réponse des chanoines réguliers à la réponse des RR. PP. Béné- 
dictins, par Dom M. Petit-Didier, s. 1. n. d. — Réponse des chanoines réguliers 
de Lorraine aux apostilles des RR. PP. Bénédictins, par le P. Hugo, s. 1. 
n. d., in-4 (15 oct. 1700». 



CONGREGATION DE FRANCE. 



Les chapitres réguliers se trouvèrent, après la Ligue, 
dans la même situation que les monastères de Bénédictins 
et de Cisterciens. Le besoin d'une réforme se faisait partout 
sentir. Les religieux étaient néanmoins peu résolus à l'em- 
brasser. Il y en eut cependant quelques-uns, à Saint- Vincent 
de Senlis, qui, profondément humiliés par le spectacle du 
relâchement général, résolurent de revenir à la pratique 
de la règle. Le Père Charles Faure, qui ht profession le 
1 mars 1615, fut de ce nombre. Personne ne contribua plus 
que lui au succès de cette entreprise. François de la 
Rochefoucauld, évèque de Senlis, qui devait être le grand pro- 
moteur dos réformes monastiques au commencement du dix- 
septième siècle, le seconda de tout son pouvoir. Les réformés 
n'étaient que trois au début. Mais la Providence allait se 
mettre de lu partie et offrir à leur zèle une voie inespérée. 

Vers ce temps (1619), le cardinal de la Rochefoucauld 
reçut do Louis XIII le titre d'abbé de Sainte-Geneviève, 
avec la mission de réformer cette abbaye. 11 prit cette tâche 
à cœur. Une première tentative, commencée on 1621, n'eut 
aucun résultat. Sur ces entrefaites, le pape Grégoire X\, 
répondant aux sollicitations pressantes des évèques et du 
i'oi, chargea le cardinal de réformer les ordres de Saint- 
Augustin, de Saint- Benoit, de Cluny et de Cîteaux 
(S avril 1(522) et il lui donna pour Six ans les pouvoirs 
les plus étendus. François de Rochefoucauld réunit, avant 



— 246 - 

la lin de l'année, les supérieurs ou les délégués d'un certain 
nombre de chapitres et conféra avec eux sur les moyens 
d'exécuter sa mission. 

Les bases d'une congrégation, dans laquelle entreraient 
tous les chapitres réguliers du royaume furent posées, le 
11 mars 1623. Les Pères Baudouin et Faure, chanoines 
réformés de Senlis, reçurent la charge de les visiter cano- 
niquement. La réforme fut introduite à Sainte-Geneviève 
(avril 1624). Le Père Faure fut nommé prieur, l'année 
suivante. On peut considérer ce saint religieux, comme le véri- 
table auteur de la réforme et le fondateur de la congrégation 
de Sainte-Geneviève. Saint-Vincent de Senlis, Sainte-Catherine 
de la Couture, Saint-Jean en Vallée, Saint-Chéron, Saint-Jean 
de Jard, etc., étaient déjà entrés dans les vues du cardinal. 
Le nombre de ces monastères s'éleva bientôt jusqu'à douze. 
On décida que l'abbé de Sainte-Geneviève serait en même 
temps supérieur général de la congrégation et que cette 
double fonction serait triennale. Le P. Faure en fut investi 
le premier. Comme le cardinal de la Rochefoucauld con- 
servai l'abbaye, il prit seulement le titre de coadjuteur. 

Les chanoines de Toussaint d'Angers et de Chancelade, 
au diocèse de Périgueux, qui avaient eux-mêmes entrepris 
,1,» se réformer, ne voulaient point entrer dans ce groupe- 
ment. Les premiers finirenl par se rendre; les seconds 
restèrenl à part, avec cinq chapitres qui leur étaient unis. 
L'ordre du Val-des-Écoliers ei les maisons qu'il possédai! 
en France ei dans les Pays-Bas, s'aggrégèrenl à la nouvelle 
congrégation (1637). On vit, chaque année, plusieurs monas- 
tères embrasser la réforme. Ce furent les plus importants 
du royaume. Il > en eut quatre-vingt-dix-sept, vers 1667. 
(v chiffre ae fui guère dépassé. Ces communautés possé- 
daient pour la pluparl des cures desservies par leurs reli- 
gieux, sous la juridiction des évêques et le contrôle 'l^s 



— 247 — 

supérieurs. Quelques-unes avaient auprès d'elles un grand 
ou un petit séminaire, voire même un hôpital, dont le ser- 
vice était t'ait par leurs chanoines. Elles étaient distribuées 
en quatre provinces : France, Bretagne, Champagne et 
Bourgogne. 

Cette congrégation, connue sous le nom de congrégation 
de France, était gouvernée par son supérieur général, élu 
pour trois ans, et par ses chapitres généraux. Les provinces 
avaient leurs chapitres provinciaux. Il y avait, pour les 
divers monastères, des noviciats et des scholasticats com- 
muns. Les supérieurs de chaque communauté (abbés ou prieurs) 
étaient triennaux et nommés par le chapitre général. La 
congrégation suivait des constitutions qui, dans leur rédaction 
première, étaient l'œuvre du Père Faure. 

Le ministère paroissial occupait un grand nombre de ses 
membres. D'autres se livraient à l'enseignement et à la 
prédication. La célébration de l'office divin restait cependant 
à la base fie leur vie conventuelle. Il y en eut qui s'adon- 
nèrent avec grand succès aux études et se signalèrent par 
leurs doctes publications. Le jansénisme eut des adeptes 
parmi eux, malgré la vigilance qu'exerçaient les chapitres 
et les supérieurs généraux. La commission des Réguliers 
troubla fort ces communautés de chanoines, destinées à dispa- 
ru! tv pendant la Révolution française. 

Voici la liste des ;il>l>< ; s de Sainte-Geneviève qui ont 
rempli les fonctions de supérieur général do la congrégation de 
France : Faure (1634-1637, 1637-1640, 1643-1645), Boularl 
(1040-164.% 1665-1667), Blanchart (1645-1647-1650, 1653- 
1655, 1667-1675), Sconin (1650-1653), Beurrier (1675-1681), 
Floriot (1681-1685), Watric (1685), Morin (1685-1691), 
De Montenay (1691-1697, 1703-1706), Chauberl (169M703), 
Claude Paris (1706-1701)), Polinier (1709-1715, 1721-1727), 
de Riberolles (1715-1721, 1727-17W), Sutaine (1733-1739), 



— 248 — 

Patol (1739-1751), Duchêne (1751-1754), Chauberl (1754- 
1760), Delorme (1760-1766), Viallet (1766-1772), de Géry 
(1772-1784), Rousselet (1784-1790). 

La congrégation possédait au moment de sa suppression 
106 monastères, habités par 602 religieux. 

I»roviiice do France. 

Bans le diocèse de Paris : Sainte-Geneviève de Paris, 
Notre-Dame d'Hérivaux, Livry, Les prieurés de Sainte- 
Catherine de La Couture, de Longjumeau el de Nanterre. 

Bans /<> diocèse île Chartres : Saint-Chéron et Saint-Jean- 
en-Vallée à Cliartres, La Madeleine de Cliateaudun, Saint- 
Vincent-des-Bois et le prieuré d'Hennemont, près de Saint- 
Germain -en-Laye. 

Bans le diocèse de Meaux : Notre-Dame de Chaage el 
L'Hôpital Jean-Rose à Meaux. 

Bans le diocèse d'Amiens : Saint-Acheul el Saint-Martin 
d'Amiens. 

Dans le diocèse de Beauvais : Saint-Quentin-lès-Beauvais 
el le prieuré de Saint-Martin-aux-Bois. 

Bans le diocèse ^Orléans : Saint-Euverte d'Orléans el 
Notre-Dame de Beaugency. 

Bans le diocèse de Rouen .• Notre-Dame d'Eu. 

Bans le diocèse de Senlis ■ Saint-Vincent el Le prieuré 
Saint-Maurice de Senlis. 

Bans le diocèse de Sens .- Château-Landon el Saint-Jean 



.lu Jard. 



i h roviii<*«* «i<* Bretagne. 



Bans le diocèse de Rouen Graville-Sainte-Honorine, 
l'Hôtel-Dieu <l" Rouen, !<•- prieurés <l<' Saint-Lo de Rouen, 



- 249 — 

de Mont-aux- Malades, des Deux-Amants et de Corneville- 
sur-Rille. 

Dans le diocèse d'Évreuœ : prieuré de Notre-Dame du Parc. 

Dans le diocèse de Lisieux : prieurés de Sainte-Barbe-en- 
Auge et de Pont-Audemer. 

Dans le diocèse de Bayeuœ : prieuré de Plessis-Grimoult. 

Dans le diocèse de Coutanees : Saint-Lo. 

Dans le diocèse d'Avranches : Notre-Dame de Montmorel. 

Dans le diocèse de Séez : prieuré de Chartrage. 

Dans le diocèse de Saint-Malo •. Montfort-sur-Men, Saint- 
Jean-des-Prés, Paimpont et le prieuré de Beaulieu à Dinan. 

Dans le diocèse de Nantes : Genestou. 

Dans le diocèse de Bornes : Rillé et le prieuré de Saint- 
Denis de Rennes. 

Dans le diocèse du Mans : Notre-Dame de Beaulieu et 
les prieurés de Sainte-Catherine de Laval, de Château- 
l'Hermitage et de Port-Ringeard. 

Dans le diocèse d'Angers : Toussaint d'Angers, Saint- 
Georges -sur- Loire, Mélinais et Notre-Dame de la Roe. 

Dans le diocèse de Poitiers : Saint- Laon de Thouars. 

Dans le diocèse de Rochelle : Chatillon-sur-Sèvre. 



I*rovillce <r.\<|iiil:iim'. 

Dans le diocèse de Poitiers .• Saint-Hilaire de la Celle, à 
Poitiers, Notre-Dame de Fontaine-le-Comte, Notre-Dame de 
Celles et Notre-Dame de la Réau. 

Dans le diocèse de Tours : Aigues-vives e\ Gatines. 

Dans le diocèse de H/ois : Notre-Dame de Bourgmoyen el 
le prieuré de Saint-Lazare, à Blois. 

Dans le diocèse de Bourges : Saint-Ambroise de Bourges, 
les prieurés d'Aubigny et de Chantelle. 



250 - 

Dans le diocèse de Nevers : Saint-Martin de Nevers. 

Dans le diocèse de Clermont : prieuré Sainte-Geneviève 
de Riom. 

Dans le diocèse de Saint-Flour : Pébrac et le prieur.' de 
Vieille-Brioude. 

Dans le diocèse de Limoges : L'Esterps, les prieurés de 
Saint-Gérard de Limoges et d'Evaux. 

Dans le diocèse d'Angoulëme : Notre-Dame de la Couronne 
et le prieuré de Noire-Dame de Lanville. 

Dans le diocèse de Périgueux : Saint-Jean de Cole. 

Dans le diocèse </<> Rodez : prieuré de Saint-Antonin. 

Dans le diocèse de Pamiers : Saint- Volusien de Foix. 

Dans le diocèse de Narbonne : Notre-Dame de Quarante. 

Dans le diocèse de Béziers : Saint- Jacques de Béziers et 
le prieuré de Notre-Dame de Cassan. 

Dans le diocèse d'JJzès : prieuré de Saint-Nicolas de 
Campagne. 

I»rovïnce de Champagne. 

Dans le diocèse de Beims : Saint-Denis de Reims, Saint- 
Martin d'Épernay, Granpré et Landèves. 

Dans le diocèse de Noyon : Collège de Saint-Barthélémy 
de Noyon, Saint-Éloi-aux-Fontaines et Notre-Dame de Ham. 

Dans le diocèse de Chalons : Toussainl de Chalons, Sainte- 
Memmie el Chatrices. 

Dans le diocèse de Soissons : Saint-Léger de Soissons, 
Saint-Crépin-en-Chaie ei Essones. 

Dans le diocèse de Sens : Saint-Jean de Sens ei Saint- 
Jacques de Provins. 

Dans /'• diocèse dïAvwerre : Saint-Pierre e\ le prieuré de 
Saint-Eusèbe d'Auxerre. 



— 251 — 

Dans le diocèse de Troycs : Saint-Loup, Saint-Martin de 
Troyes et Saint-Serain de Chantemerle. 

Dans le diocèse de Verdun : prieuré de Beauchamp. 

Dans le diocèse de Besançon : Notre-Dame de Pontarlier. 

Dans le diocèse de Langres : Chatillon-sur-Seine et Notre- 
Dame du Val-des-Écoliers. 

Dans le diocèse d'Autun : Oigny, prieurés de Saint-Sym- 
phorien d'Autun et de Saint-Jean de Semur. 

La Congrégation de France possédait dans les Pays-Bas six 
maisons : Notre-Dame de Mons, diocèse de Tournai; Notre- 
Dame de Géronsart, au diocèse de Namur; le Val-des-Écoliers 
el Notre-Dame de Houffalize, au diocèse de Liège; Notre- 
Dame de Malines et Notre-Dame de Lièves, au diocèse de 
Malines. 



CONGREGATION DE CHANCELADE. 



L'abbaye de Chancelade, au diocèse de Périgueux, avail 
réuni dans la congrégation, dont elle était le centre, les 
maisons de Vertheuil, au diocèse de Bordeaux, d'Aubrac, au 
diocèse de Rodez, de Sablonceaux, au diocèse de Saintes, de 
Saint-Cyprien, au diocèse de Sarlat, el de Cahors. Il y avait, 
en 1768, 172 chanoines. 



CHANOINES RÉGULIERS INDEPENDANTS. 



On comptait, en France, 46 monastères de chanoines régu- 
liers, qui n'avaient accepté aucune réforme et par conséquent 
n'appartenaient point à une congrégation. Ils étaient sous la 
dépendance des évêques. Le nombre des religieux s'élevait, 
en 1768, à 509. 

Bans le diocèse de Cambrai : Saint-Aubert de Cambrai, 
Cantimpré, Cysoing et Saint-Jean de Valenciennes. 

Bans le diocèse d'Arras : Arrouaise, Eaucourt, Hénin- 
Liétard, Marœuil et Mont-Saint-Eloy. 

Dans le diocèse de Boulogne : Notre-Dame de Ruisseauville, 
Saint-André-lès-Aire et Chocques. 

Bans le diocèse de Tournai : Phalempin. 

Bans le diocèse de Soissons : Saint-Jean des Vignes. 

Bans le diocèse de Sens : Hôpital de Sens. 

Bans le diocèse d'Auxerre : Saint-Laurent-lès-Cosne. 

Bans le diocèse de Paris : Saint -Victor de Paris et Notre- 
Dame d'Hyverneaux. 

Bans le diocèse de Rouen : Beaulieu, Saint- Laurenfc-en- 
Lyons, le Val-aux-Grés el Bourg- Atîhard. 

Bans le diocèse de Lisieuœ : Friardel. 

Bans le diocèse d'Evreuœ : Lierru. 

Bans le diocèse de Bayeux : Hôtel-Dieu de Caen, Saint- 
Nicolas de la Chesnaye el Notre-Dame du Val. 

Bans le diocèse de Coûtâmes : Hôtel-Dieu de Coutances, 
Notre-Dame du Vœu, à Cherbourg, el la Bloutière. 



— 253 — 

Bans le diocèse de Tréguier : Sainte-Croix de Guinguamp. 

Bans le diocèse de Nantes ; Pornic. 

Bans le diocèse de Poitiers : Angles, Parthenay el Saint- 
Séverin. 

Dans le diocèse d'Angouléne : Cellefrouin. 

Dans le diocèse de la 'Rochelle : Airvault. 

Dans le diocèse de Bordeaux : Saint-Romain de Blaye el 
Saint-Vincent de Bourg-sur-Gironde. 

Bans le diocèse de Gap : Chardavon. 

Bans le diocèse de Besançon ; Saint-Paul de Besançon, 
Gouailles, Laval, Lanthenas et Montbenoit. 

Bans le diocèse de Bàle : Murbach. 



Bibliographie. 

CONSTITUTIONS ET CHAPITRES GÉNÉRAUX. 

Régula beati Au^ustini, episeopi et ecclesi.r doctoiïs, l'arisiis, l(>76, in-8. 

— Constitutiones canonicorum regularium sancti Augustini congregationis galli- 
canœ, l'arisiis, 1663, in-8. Il y eut d'autres éditions en 1676. in-12, et en 177-2. 

— Reguke canonicorum regularium congregationis gallicame de studiis philo- 
sophiae et theologiie, l'arisiis, 1661, in-8, et 1676, in-8. — Regulse canonicorum 
regularium congregationis gallicanœ de pastoribus animarum et beneficiatis, 
l'arisiis, 1662, in-8. — Le directoire des novices, par le R. P. Faure, Paris, 
1638, plusieurs fois réédité. — La Bib. Sainte-Geneviève possède plusieurs ms. 
intéressant les constitutions de la congrégation de France, ms. 348, 705, 1640, 
1679, L716, 2607, 2985, 2986, 2987, 2988. - Statuts des religieux de Sainte- 
Geneviève (1712), Bib. nat., ms. fr. 15.765, loi. 216. — Examen critique des 
constitutions des chanoines réguliers de saint Augustin, par le P. Regnard, 
Arch. nat.. ras. M)3. — Responses aux notes faictes en 1653 sur les constitutions 
de la congrégation en forme de doultes et d'objections, Bib. Sainte-Geneviève, 
ms. 1680. — De la lin intérieure et extérieure de cette congrégation, Ibid., 
ms. 311. — Idée de choses qui serviront a conserver en sainteté la congrégation, 
Ibid., ms. 312. — l>e l'esprit de la congrégation de France, par le R. P. Caignet, 
Qrid., ms. 7::'.. — Remarques sur les constitutions des chanoines réguliers de 

la congrégation de France cl sur les exercices du mois, par le P. GABRIE1 
de BoiSSY, Ibid., ms. 298'.). Voir ms. 7();i. 



- 254 — 

Décrets des chapitres généraux des chanoines réguliers de la congrégation 
de France, tenus en l'abbaye de Sainte-Geneviève de Paris es années 1637, 
1644, 1647, 1650, 16S3, 1656, 1659, Paris, 1660, in-8. — Décrets des chapitres 
généraux dos chanoines réguliers de la congrégation de France. Revus et 
confirmés par le chapitre général tenu en l'année 1694, Paris, 1694, in-8. — 
Lettre commune à l'issue du chapitre général de 1637, Bib. Sainte-Geneviève, 
mis. 280. Relation de ce qui s'est passé au chapitre général de 1637, foid., 
mis. 726. — Lettres du chapitre général de 1640 à tous les monastères de la 

congrégation touchant l'électi lu P. Boulart, DMd., ms. 748. — État du 

temporel des abbayes et prieurés des chanoines réguliers, dressé au chapitre 
de 1650, Ibid.. ms. 3239. — Extraits des chapitres généraux (1653-1709), Ibid., 
ms. 712. — Mémoire à consulter et sur lequel on demande advis pour l'exécution 
des statuts du chapitre général de 1667, ibid.. ms. 1920. 

Avis du chapitre général de l'année 1697 pour être observés comme statuts 
et décrets dans la congrégation, s. I. u. d.. in-8. — Avis du chapitre général 
de l'année 1706 ..., s. 1. n. d., in-8. Décrets du chapitre général de 1706, 
s. I. n. il., in-8. — Décrets du chapitre général de 1709, s. 1. n. d.. in-8. 
Décrets du chapitre général de 1712, s. 1. n. d., in-8. — Décrets du chapitre 
général de 1712 sur les règles des curés, s. 1. n. d., in-8. — Règlement de In 
diète de l'année 171 4, s. 1. n. d., in-8. — Avis et décrets du chapitre général des 
chanoines réguliers de la congrégation de France tenu en l'année 171.'), 
s. 1. n. d.. in-8. — Règlements de l'assemblée de la diète de l'abbaye de 
Sainte-Geneviève de Paris. I71(i, s. I. n. d., in-8. — Kxtrait des résolutions 
d.' la dicte de 1717, s. 1. n. d., in-8. — Décret du chapitre général de l'année I721i 
s. I. n. d., in-8. Toutes ces pièces se trouvent à la Bibliothèque nationale, 
Ld 15 , i2-56. — Actes des chapitres généraux des chanoines réguliers de la 
congrégation de France, du 10 sept. 1703 au 18 sept. 17.'i0. (Originaux' Bib. 
Sainte-Geneviève, ms. i>8-2. — Remontrances présentées au général de la 
congrégation par le chapitre général de I7::ii, ibid.. ms. 7 '.s. — Réflexions 
a présenter au chapitre général des chanoines réguliers de la congrégation de 
France .... année 1745, s. I. n. d., in-4. Procès-verbaux des diètes de 1770 
a 1776, Bib. Sainte-Geneviève, ms. 684. - Chapitres généraux de 1769 et 1778; 
diète de 1770, Vrch. oat., 0, 510-511. 

Mémoire soumis au chapitre général de la congrégation de France, le 5 sept. 
kit::, touchant le mode d'élection du supérieur général, Bib. Sainte-Geneviève, 
ms. 1920. - Bulletins de liste ou catalogues pour l'élection des dignitaires de 
la congrégation de France 1636 1694), Ibid., ms. 291 et 707. — Liste générale 
drs supérieurs des chanoines réguliers élus et nommés dans le chapitre de I7is. 

b. I. n. d.. in-fol. tté liste pour 1757, 1766, 1784. Voir : Ibid.. 685 el 1975. 

Résolutions données par le R mi l'ère Beurrier, général des chanoines régu- 
liers (1675-1676), Ibid.. 1898. 



Necrologium canonicorum regularium congregationis gallican» ac ejusdeni 
benefactorum ab anno l(>2:> ad finem anni 1680, s. 1. n. d., in-4. — Nomina 
canonicorum regularium ... qui obierunt anno 1680, s. 1. n. d., in-4. — .Nomina et 
cognomina canonicorum regularium congregationis gallican» qui vota emise- 
runt, s. 1. n. d.. in-4, pour les années 1713, 1718, 1722, 1724, 1725, 1726, 1729, 
1739, Bib. nat., Ld 15 , 40-41. — Nomina, cognomina, dies admissions ad habitum 
religionis et professionis religiosorum reformatorum eongregationis, Parisiensis, 
(1605-1636) Bib. Sainte-Geneviève, ms. 1899; (1615-4755) Ibid., ms. 671; (1704- 
1789) Ibid., ms. 685. - Obits de quelques religieux, (1624-1634) Ibid., ms. 1899. 
— Liste des religieux existant en 1757, Ibid., ms. 1843. — Religieux morts 
de 1635 à 1655, Ibid., ms. 773. — Listes des maisons de la congrégation avec 
les noms et fonctions de ceux qui les habitent (1657-1672), Ibid.. ms. 1856- 
1869. - État des maisons de la congrégation (1676-1678), Ibid., ms. 1898. - 
État des maisons de la province de Champagne (1728), Ibid., ms. 705. — 
Catalogue des monastères des chanoines réguliers de la congrégation de France, 
dans Hermant, IL 269-277, et Lecestre, 35-39. — Abbayes et prieures des 
chanqines réguliers de la congrégation de France en la province ou archevêché 
de Paris, par Lierre du Val, Paris, 1603, in-fol. — Carte des bénéfices des 
chanoines réguliers de Saint-Augustin dans l'archevêché de Reims, par le 
P. René le Bossu, chanoine régulier de la congrégation de France, Larisiis. 1664, 
in-fol. — Carte des bénéfices des chanoines réguliers dans l'archevêché de Sens. 
par le P. René le Bossu, Paris, 1005, in-fol. — Catalogue de tous les bénéfices, 
Bib. Sainte-Geneviève, ms. 595, et des prieurés-cures avec les noms des desser- 
vants. Ibid., ms. 1900. 



L'abbaye de' Sainte-Geneviève et la congrégation de France, par l'abbé Féret, 
Paris. ISS.'!. -J vol. in-8, I. 183-210, et tout le tome II. C'est le meilleur travail 
que nous ayons sur les Génovéfains. Leur histoire littéraire. II. 211-384. 
Histoire des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin de la congrégation 
de France depuis l'origine jusqu'en 1670, par le P. Claude nu Moi.i.mt, Bib. 
Sainte-Geneviève, ms. 611-614 et 002-606. — Précis historique sur les chanoines 
réguliers de la congrégation de France, Arch. nat., ms. 464. Recueil de 
pièces relative.- à l'histoire de cette congrégation, Bib. S te -Geneviève, ms. 
015-639. - Hki.vot. Il, 384-396. - Beimbucher, I, 413. 

Les vertus du vrai prélat représentées en la vie de \\ < l'Éminentissime 
cardinal de La Rochefoucauld, par le u. P. de la Morinière, Paris, 1646, in-8. 
— La vie du IL I'. Charles l'aure, par le P. Lallemant, Paris, 1698, in-4. Sur 
le P. l'aure, Bib. Sainte-Geneviève. ms . 309, 3252-3260. Note du I'. Lallemant 



— 256 - 

sur les origines de la réforme (1622), Bib. Sainte-Geneviève, ms. 651. On 
trouve des mémoires sur cette réforme, Ibid., ms. 71^, 717, 3241-3243. — La 
vie du 11. P. Franc. Blanchart, où l'on voit l'histoire de la réforme de plus 
do 50 maisons, par le P. Le Royer, Ibid., ms. 661. — Mémoires touchant 
l'union des monastères à la congrégation (1622-1642), Ibid., ms. 732 ; (1630-1666), 
Ibid., ms. 70S. Voir ms. 595, 705, 773, 1152. — Mémoires des choses arrivées 
en la réforme de la congrégation, exemples de vertu, ordonnances et autres 
choses mémorables, par le P. Bouuart (1633-1637), Ibid., ms. 1899. — Relation 
■ le ce qui s'est passé en 1637 a l'égard des monastères de Chanœlade, Ibid., 
ms. 7-21). — Recueil de pièces sur la réforme et sur son extension, Ibid., 
ms. 496, 595, 021, 663, 703, 707, 70'.), 712, 720, 748, 77:;. 1682, 1701. 1916, 
1918, 1919, 1920, 1951, 1963, 2572, 3241-3243, 3337; Bib. nat., ms. fr. I5.7ll, 
15.721. — Des choses les plus remarquables qui se sont passées en 22 ans 
que j'ai été curé de Saint-Ltienne-du-Mont, par le I'. Beurrier, Bib. Sainte- 
Geneviève, ms. 1886. — Des choses les plus remarquables qui se sont passées 
depuis que j'ai quitté la paroisse de Saint-Ktionne et que j'ai été élu abbé de 
Sainte-Geneviève (1675-1691), par le mkme, Ibid., ms. 1887. 

Rapport de l'abbé de Sainte-Geneviève, concernant les affaires de la congré- 
gation (28 janvier 1661), s. 1. n. d., in-4. — Relation de ce qui s'est passé en 
la congrégation des chanoines réguliers, 1686, 1687, s. 1. n. d., ln-4. — Arrêt 
du Conseil d'État du Roi, concernant la congrégation de France, 2 juillet 17li'.). 
Arrêt du Conseil d'État du Roi pour la liquidation des dettes des chanoines 
réguliers, 27 avril 177'.). — Lettre du Révérendissime abbé de Sainte-Geneviève 
(de Géry) aux chanoines réguliers de la congrégation (l ( ' r mai 1782), Paris, 
I7S2. in-'., 

Vies de divers chanoines réguliers, par le 1'. du Molinet, Bib. Sainte- 
Geneviève, ms. 744. — Les vies des personnages considérables en piété et 
en doctrine des chanoines réguliers, Ibid., ms. 601. Autres biographies, dans 
ms. 603, 712, 1871, 1938, 1951. 

Correspondance du P. Ch. Faure, ibid.. ms. 3250. — Correspondance de 
divers Génovéfains (1624-1649), Ibid.. ms. 3265-3337; (1657-1672), Ibid.. ms. 
ia*>6-1869. Voir ms. 658, 720, 1602, 1855-1869, 2;i;i2 et 32;:,. 



SUIS LES CHANOINES ci i;i,s. 

Factum du procès des religieux, abbé et couvent de Sainte Geneviève, 
demandeurs, contre Fr. Martin Citolle, nnr de Saint-Étienne-du-Mont et les 
marguilliers ; et aussi des dits religieux contre M "■'' l'archevêque de Paris, 
s. I. n. d.. in-fol. — Sommaire du procès pendant au Conseil du Loi. Paris, 
1641, in-4. 



- 457 - 

Arrêt du Conseil d'État du Roi et lettres patentes de Sa Majesté, portanl 
tjue les chanoines réguliers, pourvus de bénéfices, pourront être révoqués par 
leur supérieur général, du consentement des évèques, et qu'aucun chanoine 
de la même congrégatien ne pourra accepter de bénéfices, sans l'attestation de 
vie et mœurs et le consentement par écrit du supérieur général (5-6 déc. 1679). 
— Bref d'iNNOŒNT XI confirmant les articles des statuts des chapitres généraux 
de la congrégation de France, de non acceptandis beneficiis et dimittendis 
ad libitum superioris generalis (15 mai 1680). — Lettre de l'abbé de Sainte- 
Geneviève à l'un des membres de la congrégation pour l'autoriser à accepter- 
un prieuré-cure, s. 1. 1700, in-4. C'est une formule dont on se servait en 
pareil cas. — Lettres patentes du Roi touchant les cures de la congrégation, 
Bib. Sainte-Geneviève, ms. 1704. Voir ms. 1917, 1921. — Si les chanoines 
réguliers de la congrégation de France, pourvus de bénéfices, peuvent être 
révoqués par leur supérieur général, Bib. nat. Becueil Thoisy, IL 3 et 14. — 
Titres concernant la révocabilité des chanoines réguliers de la congrégation 
de France de leurs bénéfices, Paris, 1731, in-4. — Au sujet de la révocation 
du P.-Blondel, Bib. Sainte-Geneviève, ms. 17^26. — Arrêts du Grand Conseil, 
qui jugent qu'un chanoine régulier ne peut accepter ni prendre possession 
d'un bénéfice à charge d'âmes, sans avoir obtenu auparavant le consentemenl 
par écrit de son supérieur général, soit qu'il soit nommé ou présenté par 
un patron ecclésiastique, soit qu'il soit nommé par un patron laïc, 8 mars 170.! 
et l ( .) juin 1731. — Déclaration du Roi qui enjoint aux chanoines réguliers, qui 
seront à l'avenir pourvus de bénéfices, de satisfaire aux formalités prescrites par 
l'édit du mois de novembre 1719 et par la déclaration du I e '' février 1720 
(25 avril 1752). - Sur ces sujets. Bib. Sainte-Geneviève, ms. 1539, 1719, 1921, 
1966, 2527, 3252. — Sur le pécule des chanoines curés. Ibid., ms. 318, 382. — 
Consultation pour les prêtres séculiers pourvus des cures de Saint-Ëtienne- 
du-Mont et de Saint-Médard ... sur la question de savoir : 1" si les religieux 
de Sainte-Geneviève sont ou ne sont point, chanoines réguliers; -l" s'ils sonl 

ou nt; sont pas capables de posséder (les cures; 3" par qui doivent être 
possédées les cures t\t'>, maisons qui forment leur congrégation, nouv. édition 

augmentée de notes intéressantes, Paris. 1772. in-4. 
Mémoire sur la manualité et révocabilité (les prieurs-curés de l'ordre et 

congrégation des chi ines réguliers de Saint-Augustin (pour Isaac Pinson 

et Jean Daneau, chanoines ... contre leur supérieur général), s. I.. 1686, 
in-fol. liepoi.se au mémoire publie par les frères ls. 11. et .1. D. sur la 
manualité des prieurs-curés ... de la congrégation de France, servant de 

contredits a toutes les requêtes par eux présentées au Loi et a son conseil, 
s. I. n. d., in-fol. — Mémoire servant de réponse au dernier factum des 

frères P. et l». pour le supérieur général ... de la congrégation de franc,'. 
s. I. n d. in-fol. Mémoire pour le procureur général des chanoines régu- 

17 



- 258 - 

liers de la congrégation de France, demandeur en intervention, contre 
le fr. Gabriel Le Cœur, religieux de S" Croix ... se qualifiant chanoine 
régulier, sur la question de savoir si les religieux de Sainte-Croix sont 
chanoines réguliers, Paris, 1723, in-fol. — Second mémoire servant de réponse 
à différentes requêtes employées pour contredits et salvations pour les 
chanoines réguliers ... contre le fr. Le Cœur, religieux de Sainte-Croix, 
Paris, \l"li. in-fol. 

A Nosseigneurs du conseil <le conscience. Requête de religieux Augustins 
de province, députes à Paris pour terminer leurs différends avec les pères 
de Sainte-Geneviève, s. L n. d M in-'.. — Mémoire pour les abhés de Sainte- 
Geneviève et autres supérieurs majeurs et le procureur général de la congré- 
gation de France, sur leur demande en suppression des mémoires imprimés 
et requête du frère Lelièvre, comme injurieux, calomnieux et diffamatoires. 
Paris. L764, in-4, concernant la validité de la profession de ce religieux. 



CONGREGATION DE NOTRE SAUVEUR. 



Les huit monastères lorrains de chanoines réguliers. Saint- 
Léon de Toul, Saint-Nicolas de Verdun, Saint-Pierremont, 
Saint-Bemy de Lunéville, Saint-Sauveur de Domèvre, Bel- 
champ, Autrey et Chaumouzey étaient, au commencement du 
xviF siècle, aussi déchus de leur antique ferveur que les 
collégiales régulières de France. Le cardinal légat, Charles 
de Lorraine, essaya vainement de les réformer. Les réunions 
de supérieurs, provoquées par lui, en 1595 et en 1604, 
n'eurent aucun résultat appréciable. Les visiteurs, qu'il 
chargea de parcourir les maisons afin de réprimer les abus 
et de ranimer l'esprit religieux, perdirent leur temps. 
L'évêque de Toul, Jean de Maillane, qui avait résolu d'en- 
treprendre une réforme toujours plus nécessaire, se lit 
nommer par Rome visiteur des chanoines réguliers de 
Lorraine (16^1). C'était à l'époque où le cardinal de la 
Rochefoucauld travaillait à la réforme de Sainte -Geneviève. 
L'évêque de Toul ht. appel à Pierre Fourrier, chanoine do 
Chaumouzey et alors curé de Mattaincourt ; le saint homme 
s'était tait connaître par la fondation d'une congrégation do 
Notre-Dame; dont los religieuses se vouaient à l'éducation 
des jeunes Mlles '. Il trouva six do ses confrères, qui réso- 
lurent d'accepter la réforme Le premier noviciat lut installé 



1 La congrégation de Noire-Dame n'entre pas dans le cadre de ce travail. Elle eut, 
avant la révolution, près de 80 monastères. Elle s'est conservée jusqu'à notre époque. 



— "260 — 

à Saint-Rerny de Lunéville et les premières professions eurent 
lieu le 25 mars 1624. Les communautés canoniales lorraines 
s'ouvrirent promptement aux réformés. Ils s'installèrent, en 
outre, dans le prieuré bénédictin de Viviers. Le prieuré 
canonial d'IIérival n'accepta la réforme qu'en 1747. Ils 
créèrent une station de missionnaires au Tholy, dans les 
Vosges, et un collège pour les jeunes religieux à Pont-à- 
Mousson. On les établit dans la suite au collège de Saint- 
Mihiet, au séminaire de Verdun, au petit séminaire de 
Dommartin-lès-Ville-sur-Illou et dans un hospice fondé pour 
eux à Nancy. Ils eurent des collèges à Metz, à Strasbourg 
et à Aoste. L'abbaye de Saint-Maurice en Valais, qui adopta 
leur genre de vie, appartint quelque temps à leur congrégation. 
Aussitôt après l'admission des premiers proies, le saint 
réformateur se mit à rédiger pour eux des constitutions 
(Summarium constitutionum congregationis Salvatoris nostri), 
Rome érigea par bref les monastères réformés en congré- 
gation (1625); une bulle du 2 novembre 1628 donna à 
l'œuvre du B. Fourrier, avec l'existence canonique, les droits 
qui la consacraient. L'autorisation de se vouer à l'enseigne- 
ment ne leur fut point accordée, au grand regret du fonda- 
teur. La congrégation était gouvernée par un supérieur 
général, par un chapitre général, qui se réunissait tous les 
trois ans, et par les diètes annuelles. La charge de supé- 
rieur général était à vie. Le P. Nicolas Guinet en l'ut le 
premier investi; il eut pour successeur (1632) le P. Fourrier, 
qui gouverna la congrégation jusqu'à sa mort (9 décembre 
1640). Guy Lemulier lui succéda (1641-1642); Jean Terrel, 
qui vint après lui, eut un gouvernement plus long (1642-1667). 
Les chanoines réguliers de Lorraine administraient une cen- 
taine de paroisses, qui dépendaient de leurs abbayes. Après 
la suppression de la Compagnie Jésus, ils eurent à la rem- 
placer dans les missions, fondées par le roi Stanislas, et dans 



— 264 — 

la direction des collèges de Bouquemont, d'Epinal et de Nancy. 
L'école militaire de Pont-à-Mousson leur fut confiée, en 1776. 
Le jansénisme avait trouvé des adeptes parmi eux. La 
commission des Réguliers fut pour leurs maisons une occa- 
sion de troubles. Le naturalisme des encyclopédistes séduisit 
quelques-uns de leurs membres. Leur dernier supérieur 
général, le père de Saintignon (1769-1789), laissa le relâ- 
chement de la discipline envahir les communautés. Ils 
étaient encore au nombre de 300, lorsque éclata la Révo- 
lution française. 

BIBLIOGRAPHIE. 

La vie du T. R. P. Fourrier, dit vulgairement le Père de Mattaincourt, 
par Bédel, Pont-à-Mousson, 1656, in-4. — Histoire du B. P. Fourrier et désastre 
de la Lorraine, par l'abbé Chapia, Paris, 1861, "2 vol. in-12. — Histoire du 
B. Pierre Fourrier, par Rogie, Verdun, 1887. 3 vol. in-4. — La vie de 
S. Pierre Fourrier, par Dom Wuillerain, Paris, 1897, in-i. — Saint Pierre 
Fourrier, par Pingaud, Paris, LecolTre, 1898, in-12. 

Lettres du B. Pierre Fourrier, autographiées par le R. P. Bogie, Verdun, 
6 vol. in-fol. — Extraits des mémoires du P. Gilles Drouin, annotés par le 
R. P. Bogie et l'abbé Eug. Martin, dans Mémoires de l'académie de 
Stanislas, CLV (1904-1905), 111-200. 

Hélyot, II, 421430. — Heimbucher, L 414. — Histoire des diocèses de Toul, de 
.Nancy et de S. Dié, par l'abbé Martin, Nancy, 1901, in-8, 119-140, III. 570. table. 

Mémoire pour M. l'Évêque de Toul et le clergé séculier de Lorraine contre 
les chanoines réguliers de la congrégation de Nôtre-Sauveur ou dissertation 
historique, théologique et canonique sur la capacité prétendue par les chanoines 
réguliers aux bénéfices séculiers, par un prêtre séculier du diocèse de Toul, 
Nancy, 1765, in-4, 388 p. — Mémoire pour M. F. Drouas, évêque de Toul. 

à lui joints les curés séculiers de s liocèse, partie au procès principal, 

le chapitre de sa cathédrale premier intervenant et M. Ant. Clériade de Choi- 
seul-Beaupré. ... archevêque de Besançon et primat de l'église primatiale de 
Lorraine, et les grand doyen, chanoines et chapitre de la dite église, 
seconds intervenants, contre IV. Jacques Simon Pierre, chanoine régulier du 
Sauveur et les autres chanoines réguliers de la même congrégation, deman- 
deurs, Nancy. I7ti.'., in-4, 220 p. - Plaidoyer sur la capacité des chanoines 
réguliers de la congrégation de Nôtre-Sauveur, en Lorraine, a posséder des 
cures régulières, contre M. l'évêque de Toul. les cures séculiers du diocèse 
et les autres parties en cause, Nancy, 1765, in-4. 



CHAMNESSES REGULIERES. 



Il y avait en France quelques abbayes et prieurés de 
chanoinesses régulières, suivant la règle de saint Augustin, 
qui n'appartenaient à aucune congrégation. En voici la liste : 

Sainte Perrine à Paris, Notre-Dame de Meaux, le prieuré 
de la Ferté-Gaucher, au diocèse de Meaux; celui de Danne- 
marie, au diocèse de Sens; de Saint-Michel de Crépy, au 
diocèse de Senlis; Saint-Paul-lés-Soissons, Saint-Étienne-lés- 
Nonnes, à Reims; les prieurés de Lançon, au diocèse de Reims; 
de Prémy à Cambray, de Saint-Elisabeth du Quesnoy, de Notre- 
Dame de Sin à Douai; de Saint-Jacques des Andelys et 
de Saint-Nicolas de Pontoise, au diocèse de Rouen; de Saint- 
Louis de Vernon, au diocèse d'Evreux; d'Essay, au diocèse 
de Séez; de Nioiseau, au diocèse d'Angers; de Soyons à 
Valence; do Saint-Géry a Cahors; du Saint-Esprit de Béziers; 
«k Sainte-Catherine d'Api el d'Aubagne,au diocèse do Marseille. 



LES PREMONTRES. 



Les chanoines réguliers, qui adoptèrent le genre de vie 
inauguré par saint Norbert dans l'abbaye de Prémontré, au 
diocèse de Laon, formèrent un ordre particulier ou congré- 
gation, connu sous le nom de la maison-mère. L'évêque de 
Laon, Barthélémy de Vir, installa le saint dans une vallée 
déserte (1120), où il créa en quelques années une florissante 
abbaye. Norbert venait d'éprouver un échec à Saint-Martin 
de Laon. L'évêque l'avait chargé d'introduire une réforme 
sérieuse parmi les chanoines de cette église. Tout son zèle 
n'abonni à rien. C'est alors qu'il résolut de former une famille 
canoniale nouvelle. 11 n'appartenait jusque-là à aucun ordre 
religieux. Aussitôt après son ordination sacerdotale par l'ar- 
chevêque de Cologne, Frédéric, il avait mené une vie pauvre 
et austère, qui lui valut les ressentiments des clcvrs et des 
chanoines de la contrée. Le pape Calixte II. qu'il alla trouver 
à Saint-Gilles dans le Languedoc, l'envoya, avec les pouvoirs 
les plus étendus, prêcher où bon lui semblerait. Il commença 
par évangéliser le midi, puis il se dirigea vers le nord, en 
annonçant partout sur son chemin la parole de Dieu (1118- 
] ]]'.)). Il parcourail les diocèses de Cambrai el de Liège, 
lorsque l'évêque de Laon l'attira chez lui, ave< l'autorisation 
de Calixte 11. 

Quelques disciples l'accompagnaient. Leur nombre s'accrut, 
• les qu'il se fui ii\e a Prémontré. Les premiers n'avaient 

d'autre règle que Ses exemples et ses enseignements. 



264 - 

Il dut, pour donner une base régulière à sa communauté 
naissante, adopter une des règles en usage dans l'Église. 
Ce fut celle de Saint-Augustin qu'il choisit, telle que les 
chanoines réguliers l'interprétaient. Le fondateur et ses 
premiers chanoines s'engagèrent à l'observer le jour de leur 
profession, en la fête de Noël 1121. Ils n'eurent d'abord aucune 
constitution ou coutume écrite. La doctrine orale du Saint 
transmise par la tradition, leur suffisait. Le genre de vie 
qu'ils menaient rappelle l'existence des premiers Cisterciens. 
Lorsque Norbert dut organiser les maisons soumises à sa 
règle, il s'inspira, en effet, de ce qui se luisait à Cîteaux. Il lit 
ainsi pour les chanoines ce que son contemporain et ami saint 
Bernard et les premiers abbés de Cîteaux avaient fait et 
faisaient pour les moines. L'influence cistercienne ne détourna 
pas saint Norbert et ses disciples de leur vocation canoniale. 
Malgré la part très large faite à la célébration de l'office 
divin et aux austérités, ils donnèrent un temps considérable 
à l'étude, à la prédication et au ministère pastoral. 

Saint Norbert donnait l'exemple à tous. Les hérétiques du 
temps eurent en lui un adversaire puissant et redouté. Ce l'ut 
lui qui eut raison de l'hérésiarque Tancelin. Les progrès de son 
ordre, le succès de ses prédications et l'éclat de ses vertus 
fixèrent sur sa personne l'attention publique. Le cierge de 
Magdebourg le demanda pour archevêque. 11 gouverna sain- 
temenl ce diocèse jusqu'à sa mort (1126-1134). Sa dignité 
nouvelle ei les services qu'il rendit coiit filmèrent pour une 
pari très large au développemeni de sa famille religieuse, qui 
s'étendii avec une rapidité surprenante en Allemagne, dans 
les Pays Scandinaves, dans les Pays-Bas, en Angleterre el en 
Irlande. Elle eul des fondations en Espagne, en Italie et 
jusqu'en Palestine. Nous n'avons pas à la suivre dans cette 
diffusion, qui rappelle encore Cîteaux. Il faut nous borner 
;i la France. 



265 



Un besoin intense de rénovation religieuse se faisait sentir 
partout. La parole et les exemples de saint Bernard contri- 
buaient puissamment à le propager. Les évêques et les 
seigneurs laïques ne purent pas rester étrangers au mouve- 
ment réformateur, qui en fut la conséquence. Il ne leur suffit 
pas de ramener à la ferveur ecclésiastique les groupements 
qui existaient déjà; ils multiplièrent les établissements nou- 
veaux. La réputation que se firent les premiers chanoines 
de Prémontré les désignait au choix des Pontifes et des 
grands propriétaires. On leur demanda de fonder de nouveaux 
monastères dans les diocèses du nord. Les vides formés 
dans leurs rangs par les essaims qui se multipliaient étaient 
vite comblés par les recrues, qui affluaient de toutes parts. 
Plus d'un seigneur sollicita son admission dans le monastère, 
qu'il venait de fonder sur ses domaines. Ce fut le cas de 
Godefroid, comte de Namur, fondateur de l'abbaye de Floreffe. 
Le nouvel ordre comptait déjà huit maisons, en 1126; il ne 
lui fallut pas vingt années pour en posséder une centaine. 
Ce développement continua durant la plus grande partie du 
XII e siècle. Les historiens prémontrés ne craignent peint 
d'affirmer que le nombre de ces monastères dépassait mille. 
Mais il est fort difficile de contrôler cette assertion. 

Saint Norbert, qui avait obtenu de Pierre de Léon et de 
Grégoire de Saint-Ange, Légats en France du pape Calixte II, 
l'approbation de sa famille religieuse (1124), reçut à Rome 
même du pape Eïonorius 11 une confirmation plus solennelle 
(112(i), qui fut renouvelée dans la suite par d'autres Souve- 
rains Pontifes. Il lui donna une organisation stable. L'abbaye 
de Prémontré fut, comme de raison, le centre de l'ordre; son 
abbé en fut \<> supérieur général. Il avait, pour l'assister, en 
qualité de premiers pères de l'ordre les abbés de Saint-Martin 
de Laon, de Floreffe et de Cuissy. Il leur appartenait de 
visiter canoniquement l'abbaye mère. L'abbé de Prémontré, 



— 266 — 

assisté de l'abbé de Saint-Martin, et plus tard du prieur, 

visitait les diverses maisons. Le gouvernement de l'ordre 
étail exercé par le chapitre général, composé de tous les 
abbés réunis à Prémontré. Alin de rendre plus faciles l'admi- 
nistration et la surveillance de tanl de monastères, ou les 
distribua en provinces ou circaries, ayanl chacune à sa tête 
un circateur, dont les fonctions ressemblent assez à celles 
des provinciaux dans les divers ordres religieux. La plupart 
des monastères étaient chargés du service des paroisses qui 
leur appartenaient. 

Il y avait à l'origine, près de la majeure partie des 
abbayes d'hommes, une communauté de femmes; on avait 
ainsi des monastères doubles soumis à une réglementation 
des plus sévères. Le successeur de Norbert, Hugues de Fosse, 
voyant les inconvénients que ne pouvait manquer de pro- 
voquer cette situation anormale, lit décréter sa suppression par 
le chapitre de 1137. Les religieuses furent transférées dans 
des monastères éloignés; les abbés étaient tenus de pour- 
voir à leurs besoins. Leur nombre diminua promptemenl à la 
suite de cette mesure; elles finirent même par disparaître 
complètement en France. 

Le régime primitif des Prémontrés était d'une austérité 
extrême. Le sainl Fondateur se vit dans la nécessité d'atténuer 
sa rigueur peu de temps après son élévation a l'épiscopat. 
Hugues IL devenu abbé de Prémontré en 1171, dut intro- 
duire de nouveaux adoucissements et, en particulier, tempérer 
le jeûne perpétuel prescril par saint Norbert. Mais le temps 
lit son œuvre et, environ un siècle après la fondation de 
l'ordre, le relâehemenl se lit sentir un peu partout. En 
somme, les Prémontrés SUivaienl le courant qui entraînait 
les Cisterciens et les Bénédictins. Innocent [V leur prescrivit, 
au concile de Lyon, une réforme devenu.' nécessaire; 
l'abbé Conon se chargea de rappliquer, vers 1245. Jean 



— 267 — 

de Rockignies (1247) continua son œuvre. Sachant que l'étude 
est la sauvegarde de la régularité, il fonda un collège auprès 
de l'Université de Paris, en faveur des religieux, qui seraient 
jugés capables d'en suivre les cours. Cette réaction finit par 
céder devant la décadence générale. De nouveaux adoucis- 
sements s'imposèrent. Au lieu de leur opposer une résistance 
jugée inutile, les abbés se bornèrent à solliciter du Saint-Siège 
des dispenses, qui mettaient les consciences en paix. Les 
désordres de la guerre de Cent ans rendaient alors difficile la 
pratique des vertus religieuses. 

Le pape Eugène IV prescrivit à l'abbé de Prémontré de 
travailler à une réforme de son ordre, qui chaque jour 
devenait plus urgente. Jean de la Fère (1436-1449) prit à 
coeur cette tâche, qui fut poursuivie par ses successeurs 
Pierre de Rodières et Jean Agnet. Une nouvelle réforme fut 
nécessaire à la fin du quinzième siècle; l'abbé Jean de l'Écluse 
(1497-1512) l'entreprit sur les instances du roi Charles VIII. 
Le maintien de la discipline régulière fut le grand souci 
de son successeur, Jacques de Bachimont (1512-1531). 
Le chapitre général de 1530 approuva les statuts ou consti- 
tutions qu'il avait préparées. L'abbatiat séculier des cardinaux 
François de Pise et Hippolyte d'Esl fut d'autan! plus nuisible. 
qu'il coïncida avec les guerres de religion. Mais Jean Despruets, 
nommé par Grégoire XIII (1572), travailla avec le plus grand 
succès à la restauration morale et matérielle îles monastères 
de son ordre en France, en Lorraine el dans les Pays-Bas. 
Cette grande œuvre, qui continua sous le gouvernement de 
Pierre Gosset, fut confirmée au chapitre général de 1618. 
Il y avait, dans les abbayes lorraines, des chanoines qui 
menaient une vie exemplaire. Daniel Picart, élu abbé de 
Sainte-Marie-aux-Bois (1595), avait < ; ie le promoteur de cette 
réforme, que sou coadjuteur, Servais de Lairuels, propagea 
dans la plupart des nuisons de la contrée. Elle eut pour 



— 268 - 

foyer l'abbaye de Sainte-Marie, transférée à Pont-à-Mousson 
(1612). Les statuts de la réforme, qui se rapprochaient autant 

que possible des observances primitives, reçurent, en 1610. 
l'approbation de l'abbé de Prémontré et, en 1017, la confir- 
mation du Siège apostolique. Los maisons qui les adoptaient 
formèrent une congrégation distincte, sous le nom de Sainte- 
Marie-Majeure ou de l'antique rigueur, gouvernée par un 
chapitre général particulier annuel et par un vicaire général, 
élu tous les trois ans par le chapitre et agréé par l'abbé 
de Prémontré. La nouvelle congrégation avait la faculté de 
s'agréger des abbayes situées hors de la Lorraine. Elle finit 
par compter trente-huit maisons distribuées en trois circaries, 
de Lorraine, de Champagne et de Normandie. 

Les Prémontrés, qui se contentaient d'une observance plus 
douce ou de l'ancienne observance, ne virent pas de très 
bon œil, au début, les réformés de leur ordre. Ils suivaient 
des statuts acceptés par le chapitre général de 1030. 
L'élection forcée de Richelieu comme abbé commendataire 
n'était point de nature à rétablir la paix. Son successeur 
Augustin Le Scellier parvint à ramener la discipline dans 
les abbayes non réformées et il put calmer les divisions 
qui régnaienl entre les religieux de l'antique rigueur et les 
autres. Sous Michel Colbert, les abbayes de France et de 
Lorraine s'accordèrent pour restaurer à frais communs le 
collège de Paris. 

Les fils de saint Norbert continuèrent leur vie religieuse 
sans trop se compromettre avec le jansénisme el la philo- 
sophie, jusqu'au momenl où fui instituée la commission drx 
Réguliers. Ils eurent alors à se donner de nouvelles con- 
stitutions (1772). Les abbés de Prémontré ne cessèrent pas 
de remplir leurs ion. ■tions de supérieurs généraux. Le dérider, 
Jean-Baptiste L'Ecuy, s'efforçait, par tous les moyens en s. m 
pouvoir, de mettre les études en honneur. Il s'acquittail 



— -269 — 

fidèlement de la visite des monastères. La Révolution 
supprima toutes les maisons qui existaient en France, au 
nombre de 92 \ En voici la liste : 



ANCIENNE OBSERVANCE. 
Cii*cai*ïe de Champagne. 

Dans le diocèse de Sens : Saint-Paul-lès-Sens et Dillo. 

Bans le diocèse d'Auxerre : Saint-Marien d'Auxerre. 

Dans le diocèse de Troyes : Basse-Fontaine, Beaulieu et 
la Chapelle-aux-Planches. 

.Dans le diocèse de Nevers : Bellevaux. 

Dans le diocèse de Châlons : Moncel. 

Dans le diocèse de Besançon : Corneux. 

Dans le diocèse de Trêves : Vadegasse. 

Dans le dioce.se de Clermont : Saint-André-lès-Clermon1 ei 
Saint-Gilbert de Neuffonts. 

Circarîe «le Flandre. 

Dans le diocèse d' A miens : Saint-Jean d'Amiens, la Sainte- 
Larme de Sélincourt, Saint-André-au-Bois et Dommartin. 

Dans le diocèse de Noyon : Vermand. 

Dons h' diocèse de Saint-Omer : Saint-Augustin-lès-Thé- 
rouanne. 

Dans le diocèse d'Arras : Château-l'Abbaye e\ Vicoigne. 

Dans le diocèse de Boulogne : Licques. 

Dans le diocèse de Condinii : Moiit-S;iilil-M;irl ill. 
1 Le nombre des religieux, en 1770, étail <lc 1298. 



— 270 — 

Circnrie <le Prémontré. 

Dans le diocèse de Reims : le Val-Dieu et Septi'ontaines. 

Dans le diocèse de Laon : Prémontré, Clairfontaine, 
Thenailles el Saint-Martin de Laon. 

Dans le diocèse de Soissotis .- Saint- Yved de Braine, Char- 
treuve, Lieu-Restauré, Val-Chrétien, Val-Secret et Valsery. 

Cii*«*ï*i»ïe <le Normandie. 

Dans le diocèse de Paris : Collège de Prémontré et 
Hermières. 

Dans le diocèse de Meauœ : Chambrefontaine. 

Dans le diocèse de Chartres : Abbecourt et Joyenval. 

Dans le diocèse de Beauvais : Saint- Just-en-Chaussée. 

Dans le diocèse de Rouen : Bellozane. 

Dans le diocèse de Coûtâmes : Blanchelande. 

Dans le diocèse de Sainl-Brieux : Beauport. 

Cipcaric de Gascogne. 

Dans le diocèse de Toulouse : la Capelle. 

Dans le diocèse de Conserans : Combelongue. 

Dans le diocèse de Saint-Pons : Fontcaude. 

Dans le diocèse du Puy : Doue. 

Dans le diocèse d'Auch : la Caze-Dieu. 

Dans le diocèse d'Aire : Saint-Jean de la Castelle. 

Dans le diocèse de Bayonne : Lahonce. 

Dans le diocèse de Dur . ^rthous e1 Divielle. 



— -271 — 

CONGRÉGATION DE L'ANTIQUE RIGUEUR. 

C!ïi*c»rie de Loi*i*«ïiie. 

Dans le diocèse de Ton/ .- Sainte-Marie-Majeure de Pont- 
à-Mousson, Bonfays, Flabemont, Jeand'heurs, Jovilliers, 
bureaux, Hospice Saint-Jean de Nancy, Parey-sous-Montfort, 
Rangeval et Riéval. 

Dans le dioehe de Metz : Étival, Justemont et Salivai. 
Dans le diocèse d'Amiens : Sery. 

Circarie de Normandie. 

Dans le diocèse de Laon : Bucilly et Cuissy. 

Dans le diocèse de Blois : l'Étoile. 

Dans le diocèse du Mans : Saint-Georges-du-Bois et Vaas. 

Dans le diocèse d'Angers : le Perray-Neui'. 

Dans le diocèse de Séez : Saint-Jean de Falaise et Silly. 

Dans le diocèse de Lisieux : Mondaye. 

Dans le diocèse d' A vranches : la Luzerne. 

Circarie de Champagne. 

Dans le diocèse de Reims : Belval, Brieulles, le Calvaire 
de Charleville, Chaumonl e1 Longwé. 

Dans le diocèse de Verdun : Saint-Paul de Verdun et 
l'Étanche. 

Dans le diocèse de Strasbourg : Sainte-Odile. 

Dans le diocèse de Langres : Sept-Fontaines. 

Dans le diucr.se de Noyon : Genlis. 

Dans le diocèse de Paris : le Saint-Sacremenl <l< i la 
Croix-Rouge. 



Dans le diocèse de Rouen : Marcheroux, l'Isle-Dieu et 
Ressons. 
Dans le diocèse de Bayeux : Ardennes et Belle-Étoile. 

Bibliographie. 

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE. 

De sancto Norberto antistite, ftindatore ordinis Prœmonstratensis, auc. 
Papebroch, dans Acta Sanct., jun. I. 809-981 et Pat. lat. CLXX, 1235-1365. — Vie 

de saint Norbert, contenant le progrès et l'avancement de l'ordre de Prémontré, 
par Mai rice di Pré, Paris, 1627, in-8, et Namur, 1889. - Vie de saint Norbert 
avec plusieurs pièces concernant son ordre, Charleville, 1674, in-4. — La vie de 
saint Norbert avec des notes pour l'éclaircissement de son histoire et de celle 
du xii e siècle, par le P. Hugo, Luxembourg, 1704, in-4., Prague, 1712, Home. 
L867. - Histoire de saint Norbert, fondateur de l'ordre des Prémontres et 
archevêque de Magdebourg, d'après les ms. et les documents originaux, par le 
P. Coi». Madelaine, Lille,. 1876 et 1883, in-8, Paris, 1900, in-8. - Pour la biblio- 
graphie de saint Norbert, voir Répert. des sources hist. Bio-bibliographie, par 
li.. Chevalier, 1653-1654 et Bibliotheca historica medii œvi parPoraAST, I i'.i'.-l '.%. 
Liber de ordine, habitu et professione canonici ordinis Prœmonstratensis, ab 

ADAMO Pli EMONSTRATENSI, dans Pat. lat. CXCVIll, 440-610, et Vita auetoris. lbid. 

49.^0. — Primaria institut;» canonicorum Prœmonstratensiura ex ms. bibliothecœ 
s. Victoris, dans De antiquis Ecclesiœ ritibus de Martène (Anvers, 1737), m. 

894-942. — l>e modo et ordine professionis Prœi stratensium, lbid. II. 504-506. 

— Bibliotheca Praemonstratensis ordinis, omnibus religiosis, prœsertim vero 
s. Augustini regulam profitentibus, utilis maximeque necessaria, auct. .1. Le Paige, 
Parisiis. 1633, in-fol. On trouve dans ce recueil les règles, les constitutions, le 

Cérél ial, les éloges des UOmmeS illustres, des UOticeS sur les monastères el 

les églises, etc. — institutions Patrum Prœmonstratensium, Bib. nat. ms. lat. 
9752. - Régula canonicorum Prœmonstratensium, Bib. Laon, ms. 109. 

Confirmationes statutorum et libertatum ordinis Prœmonstratensis, dans 
l,. s Manuscrits du château de Merville par Mgr. Douais, annales du Midi il 
1890), 200-202. — Statuta ordinis Prœmonstratensis de 1530, voir Lelong, 
n" 13.528, l. 832. On trouve dans la bibliothèque du Grand Séminaire de 
Nancj une collection des chapitres généraux et un Ordinarius ord. Prœmons- 
tratensis. Ce dépôt conserve un certain nombre de manuscrits provenant de 
l'abbaye de Pont-à-Mousson, importants pour l'histoire de cel ordre. Les 
manuscrits de la bibliothèque du séminaire de Nancy, par l'abbé \ m wt, '<■> 15. 



— 273 — 

— Statuta ordinis Praemonstratensis renovata ac anno 1630 a capitulo generali 
plene resoluta, acceptata et ad observandum imposita. Lovanii 1631, l'arisiis, 
1635, in-8. — Kditio secunda, variis generalium et provincialiuni capitulorum 
decretis illustrata, notis et commentariis adornata, a C. Sauemer. Accesserunt 
régula S. Augustini et articuli reformationis communitatis antiqui rigoris 
nuncupatae. Stivagii, 1725, et Luxeniburgi, 1776, in-4. — Capitulum générale 
ordinis pramionstratensis Praamonstrati celebratum, anno Domini 1686, prési- 
dente R mn I). Michaele Colbert, abbate Pnemonstrati et totius ejusdem ordinis 
praîmonstratensis generali. Parisiis, 1686, in-4. — R mi D. Generalis Praîmons- 
tratensis in capitulo provinciali habito in ecclesia Caudii-Vallis, die III Junii 
et sequentibus 1674, ordinationes et décréta circa regularem observantiam. — 
Circulaire du P. Michel Colbert, abbé de Prémontré, chef et général du même 
ordre, pour la réforme des abus introduits dans l'ordre (25 février 1701). — 
Arrêt du conseil d'État du Roi pour la tenue du chapitre de l'ordre de Pré- 
montré, du 25 mai 1770, Paris, 1770, in-4. — Réflexions sur le projet de 
réduire le chapitre annuel de Prémontré en chapitre triennal, par François. 
Bar-lê-Duc, 1733, in-8. - Discours prononcé dans la salle capitulaire de l'abbaye 
de Prémontré, le 15 août 1779, a l'ouverture du chapitre national, par M. L'Kcrv, 
prieur du collège de Paris. Soissons, 1779, in-4. 

Optica regularium seu commentaria in regulam S. I'. N. Augustini, auctore 
Servatio de Lairuels. Mussiponti, 1603, in-4. — Meditationes ad vitae reli- 
giosaj perfectionem cognoscendaiii utilissimae, ex novo II. P. Lucas Pinelli 
Cersone depromptae et gallico idiomatë in Iatinum in monasterio novo Sanct;e- 
MariaB-Majoris, Mussiponti, ord. Pr;cmonst., translata. Ilis accesserunt aliquot 
aliae ali ejusdem monasterii abbate Servatio conscriptae. Mussiponti. 1621, 
in-16. — Catechismi novitiorum et eorumdem magistri. omnibus quorum- 
cumque ordinum religiosis ulilissimi, auct. II. P. Servatio de Lairuei.s, 
Mussiponti, 1623. 2 vol. in-fol. — Copie du décret extrait des actes du chapitre 
annuel de la congrégation des Prémontrés réformés, tenu en l'abbaye de 
Belval, les derniers jours du mois d'avril et premier du mois de mai 1727. 
s. I. n. d. in-fol. — Catéchisme de l'ordre de Prémontré, par le II""' Père 
I i PAULIN, Tours, 1889, in-8. — Manuel du Tiers-Ordre de Saint Norbert. 

par Dom <.. Madelaine, Caen, bS7(i, in-18. 



Missale secundum ritum el ordinem sacri ordinis Pramonstratensis, Basilae, 
circa 1482, in-fol.; l'arisiis. 1508, 1530, 1578, 1622 el 1697. L'édition de 1578, 
faite sur l'ordre de l'abbé Jean de Pruets, est décrite par Ai .es dans Description 
des livres de liturgie faisant partie de la bibliothèque de S. A. \\. Mgr Charles 
Louis de Bourbon, 195 196. Missale ad usui dinis Praemonstratensis, 

1S 



- 274 — 

s. 1., 173.'i, in-fol. — Missale ejusdeni ordinis, Hl>. L'Ecuy, abbatis Praemons- 
trati et capituli generalis auctoritate editum, Nanceii, 1787, in-fol. 

Breviariura candidi ordinis Pra3monstratensis, Alostae, 1488, in-8; s. 1.. 
•1490, in-8, décrit par Bain, dans Repertorium bibliographicum, n" 3882, 1, S39, 
Breviarium Prsemonstratense, Paris, 1505, in-«s ; Paris, 1507, in-<s. décrit par 
Ai.is. 196-497. — Psalterium Itavidicum secundum rituni sacri et canonici 
ordinis Prasmonstratensis per hebdomadam dispositum. Et nunc opéra et labore 
F. Pétri Desbans, Sanctae Mariœ Majoris Mussipontanœ sub abbate Servatio.. 
impressuin, Mussiponti, 1619, in-fol. — Horœ Beatse Maria? virginis secundum 
usuni Praemonstratensem, Paris, 1547, in-16. — Ordinarius Pra3monstratensis, 
s. 1. n. d., décrit par IIai.n, n" 12060, III, 532. — Processionale secundum 
ritum ecclesiae Praemonstratensis, Parisiis, 1574, in-8. — Processionale Pnemons- 
tratense, J.-B. L'Ecuy, Praemonstrati abbatis et capituli nationalis auctoritate 
editum, Nanceii, 1787, in-8. — Prosic seu sequentiae ex veteri missali ordinis 
Praemonstratentis desumptse, édita' a D. Th. Heylen, Tongerloo, 1893, in-8. 

HAGIOGRAPHIE ET HISTOIRE LITTÉRAIRE. 

Praemonstratensis ordinis nonnullorum Patrum vit;c, ex variis auctoribus 
collectae, auct. Kohel. Lucens, 1608, in-4. — Epigrammata de viris vitœ sancti- 
monia illustribus ex ordine Praemonstratensi, auct. Wichmans, Lovanii, 1615, 
in-8; -i" editio, cura Van Spilbeeck, à laquelle on a joint l)e viris sanctitatis 
opinione illustribus ex ordine Pramionstratensi, auct. Mik. eus, Taminse, 1895, 
in-8. — Sanctorum confessorum Praemonstratensium vita\ auct. Le Paige, 
Paris, 1620. in-8. — Natales Sanctorum ordinis Praemonstratensis, auct. 
Van in.it Sterre, Antverpiœ, 1625, et Namurci. 1887, in-8, sous le titre 
d'Hagiologium Norbertinum, in-4. — Ephemerides hagiologicae ordinis Prasmons- 
tratensis seu quotidiana Sanctorum, Beatorum, opinione sanctitatis aut beroica 
virtute illustrium uivei institut] alumnorum memoria, acta et elogia in honorem 
Candidorum indigetum, abGEORGio Lienhart, Augustae Vindelicorum, 1764, in-8; 
auctuarium, I7f>7, in-8. 

Spiritus litterarius Norbertinus a scabiosis Casiiniri iludini calumniis vindicatus, 
seu ByllOge viros ex ordine l'nenionstratensi sciiptis et doctrina célèbres exhi- 

bens, à G. Lienhart, Augustœ Vindelicorum, 1771, in-8. — Les écrivains de 
l'ordre de Prémontré, précédés d'une étude sur l'histoire littéraire et les archives 
françaises de l'ordre (1120-1884), par le R. P. Louis de Gonzague, prieur de 
Storrington, Toulouse, 1885, in-8. Sur ce travail et les travaux que l'auteur pro- 
jetait, voir : l'ordre de Prémontré, son histoire littéraire, ses écrivains, par II ln 

DE SeRMAIZE, dans lîeviie du monde eatlioli(|tie. |,\\l\ (1884), 728-746. — Ecri- 
vains, artistes et savants de l'ordre de Prémontré. Dictionnaire bio-bibliogra- 
phique, par Léon Ceovaerts, Bruxelles, in-8, en cours de publication. 



— 27o — 

Arbor genealogica ordinis Praemonstratensis ab ejus origine sub anno 1120 
usque ad aiinuin 1727, auct. Ars. Fasseau, Augustae Vindelicorum, 1727. — 
Catalogus totius ordinis Praemonstratensis, auct. Danner, Inspruck, 1894, in-8. 

— Catalogue des abbayes des chanoines réguliers de Prémontré en France, 
dans Hermant, 11, 37-64, Lecestre, 4549. 

HISTOIRE DE l/ORDRE. 

Sacri et canonici ordinis Praemonstratensis annales, in duas partes divisi. 
Pars prima monasteriologiam sive singulorum ordinis monasteriorum singularein 
historiam amplectens, auct. Car. Lud. Hugone, Xanceii, 1734-173(>, u 2 vol. in-fol. 
Ce travail de l'abbé Hugo est ce que nous possédons de plus complet sur l'ordre 
de Prémontré. — Jugement des écrits de M. Hugo, abbé d'Étival, historiographe 
de l'ordre de Prémontré, par Jean Blampain, du même ordre, Nancy, 1736, in-8. 

— Lettre de M. l'abbé de Brisacier, docteur de Sorbonne, à M. l'abbé général de 
Prémontré, s. 1. 1737, ln-12, au sujet de Hugo. — Critique de l'histoire des 
chanoines ..., avec dissertation de la canonicité de l'ordre de Prémontre, parle 
P. Hugo, Luxembourg, 1700, in-8. 

De fundatione novem abbatiarum ordinis l'raTuonstratensis in diœcesi Laudu- 
nensi, auct. Hehman.no monacho, publié a la suite des œuvres de Lanfranc. Paris, 
1668, in-fol.— De miraculis s. Maria' Laudunensis, lib. 111. a la suite des œuvres 
île Guibert do Nogent, Pat. lat., CLVI, 987-1018. — Ordinis Praemonstratensis chro- 
nicon, in quo cœnobioruin istius instituti per orbem christianum origines recen- 
sentur, auct. Mir.eo, Colonise Agrippinae, 1613, in-18. — Annales brèves ordinis 
Praemonstratensis, auct. Maiiut. du Pré, Ambianis, Kiwi, in-8, rééditées par 
Van Spilbeeck, Namur, 1886, in-8. — Religio canonicorum ordinis Praemonstra- 
tensis, sive tractatus candidi et canonici ordinis Praemonst. institutum cl excel- 
lentiam exponens. auct. Corn, de Hertoghe, Antverpiae, 1663, in-12. — Manuale 
canonicorum Pra3monstratensium, auct. Dion, Albrecht, Argentorati, 1742. — 
Brevis dissertatio de fine et instituto ordinis Praemonstratensis, auct. Timmermans, 
Bruges, 1892. Prémontré. Étude sur l'abbaye do ce nom, sur l'ordre qui y a 
pris naissance, ses progresses épreuves ci sa décadence, par Ch. Taiée, Laon, 
1873, in-8. Études sur l'ordre canonial ou l'ordre des chanoines réguliers, 

par l i Pau. iv Vvignon, 1885, in-8. Die Prâmonstratenses des xnJahrh. und 

ihre Bedentung fur das nordostliche Deutschland, von Winter, Berlin, 1865. 

— Hèlyot, II, 160-182. Heimbucher, i. H6-427. Monasticon anglicanum, 
par Dugdali (1846), VI, h. 837-863. Gallia christiana, l\ 1751), 642-663. 

— Fisqdet, Métropole >\r Reims, Soissons et Laon, 359-371. 

Mémoire instructif sur l'origine et les progrès de l'ordre de Préri tic Arch. 

nat. nis. 'i(i. : ;. - Documents sur l'origine >\r l'ordre, actes capitulaires, élections 
de généraux, état îles diverses maisons, réformes et suppressions, [bid., \. 



— 276 - 

510-511; Bib. nat. ma. fr. 15.702, 15.721, 15.765, 15.767, 15.777; Bib. Sainte- 
Geneviève, nis. 376, 3055. 

Senor. Requête du P. Antoine de la Torre, générai réformateur de l'ordre 
des Prémontrés de saint Norbert, en Espagne, au sujet du refus du P. Philippe 
Bernai de porter le nouveau costume de l'ordre, s. 1. 1639, in-fol. — Traslado 
de una earta que el revendissimo padre maestro fray Antonio de la Torre, 
gênerai del orden de canonigos règlares premonstratenses y calificador del 
consejo supremo de la Inquisieion, eserivio al padre maestro fray Felipe Bernai, 
depositado en el monasterio de San Bernardo de esta eorte. por el eonscjo 
supremo de la gênerai Inquisieion (26 mai 1639), suivie de la réponse du 
C. Bernai (3 juin), s. 1. n. il. in-fol. 

Copia litterarum BR. PP. abbatum provinciarum belgicarum ad Km. et Kev. 
cardinaleni Spada, ordinis Praemonstratensis protectorem, quibus déclarant se 
ttolle nec posse patrem Simonem llaguet in abbatem generalem agnoscere 
(11 martii 1644), s. I. n. d., in-i. — Copia libelli supplicis a patrono romano, 
nomine archicœnobii Praemonstratensis, eminentissimo cardinali Spada oblati, 
contra Fr. Simonem Baguet, sua praetensa electione Roma nulla declarata, 
jus providendi eidem archicœnobii Sedi apostolica' devolutuni esse contra jura 
regni Francise sustinentem (9 aprilis 1664). Responsio facta ab agentibus Romae 
I'. Simonis Ragueti,... s. I. n. d.. in-4. 

Factum pour Fr.-Louis Soppite, abbé régulier île N.-D. d'Abbecourt et 
syndic général de tout l'ordre de Prémontré, intime, contre Fr. Augustin 
I,' Scellier, abbé de Prémontré, prétendu général dudit ordre, procédant sous 

I,. ii de Fr. Hierosme Firmin, son religieux profès, appelant, s. I. n. d., 

j n _4_ _ Sentence contradictoire de M. l'official île Paris, comme commissaire 
de N. s. I'. le Pape Innocent X. de l'avis de MM. Rousse et Bail, docteurs de 
Sorbonne, Cholel et Humbelot, anciens avocats au Parlement île Taris, pris 
pour assesseurs ei collègues, qui infirme la sentence du sieur Augustin 
Le scellier.... .le destitution du sieur Soppite, en l'abbaye d'Abbecourt et au 

syndical général dudit ordre, et celle lu sieur David, ci-devant abbé de 

Marcheroux, comme pareillement plusieurs articles des relictums des dits 
sieurs général et abbé 'le Marcheroux, îles visites qu'ils ont dans la dite 
abbaye d'Abbecourt 17 juillet 1654), s. I. n. d., in-'.. Consultation de 
MM. les docteurs en théologie et avocats célèbres (1-8 mars Ii;ii7>. Lettre 
d'un ancien docteur de Sorbonne a M. le Général de Prémontré ''- 1 mars 
1667 . s. I. n. .1.. in-4, au sujet «le lu démission du I". Le Scellier. Disser- 
tation sur le sujet de la démission faite pur le R. P. Le Scellier... entre les 
mains des électeurs, les *!■'> min un..', et I" février 1666, pour servir de 

réponse a un écrit intitulé : « Consultation de MM. les docteurs, " par 

d'Aigreville, s. I. n. .1., iu '.. — Decretum s. Congregationis, quo declaratur, 
per ce8sionem R ml P. Aug. Le Scellier, nec vacasse ne.- vacare potuisse 



— 277 — 

Praemonstratensem ecclesiam; secutam electionem nec validam esse nec con- 
lirmabilem; atque ideo eumdem R. Patrem intègre restituendum esse 17 mai 
1668). — Signification et déclaration d'appel (27 août 1668), s. I. n. d.. in-4, 
au sujet de cette même démission. 



CONGRÉGATION RÉFORMÉE DE 1,'aNTIQUE RIGUEUR. 

De canonicis Prœmonstratensibus in Lotharingia et de congregatione antiqui 
rigoris a Servatio de Lairuels instituta, (hesim Facultati litterarum Nanceiensi 
proponebat Eug. Martin, Nancy, 1801, in-8. Servais de Lairuels et la réforme 
des Prémontrés en Lorraine au xvn e siècle, par l'abbé Martin, Nancy. 1893, 
in-8. — L'ordre de Prémontré en Lorraine. Servais de Lairuels, par E. Martin. 
dans Annales religieuses des Pères Prémontrés, 1895, juillet. — Histoire des 
diocèses de Toul, .Nancy et S. Dié, par l'abbé Martin, IL 110-117. 

Inhibitio in favorem reformatorum ordinis Pramionstratensis , auct. 
R. P. Danozet, s. L, 1629, in-i. — Status strictions reformationis in online 
Prsemonstratensi instituta', auct. Petro Desrans, Mussiponti, 1630, in-4. — 
Litterae executoriales trium sententiarum rotalium conformium in favorem 
communitatis antiqui rigoris ordinis Prœmonstratensis concessae, s. I. n. d., 
in-8. - Vindiciae communitatis Norbertinae antiqui rigoris scriptae ad Edictum 
Sylvium Elgardem, apud s. Stephanum de Venderiis. 1634, in-4. — Brèves 
annotationes ad articulos praetensae reformationis communitatis antiqui rigoris 
ordinis Praeraonstratensis, quam quidam vocanl congregationein antiqui rigoris 
S. Norberti, alii congregationem s. Vorberti, nonnulli congregationem stric- 
tions observantiae, alii denique congregationem S. Maria' Mussipontanœ, 
s. 1. n. d.. in-4. 

\rtiruli propositi a II""' Pâtre An;. Le Scellier, abbate Praemonstratensi et 
aliis infra scriptis dominis Praelatis a capitulo generali ejusdem ordinis, 
anno 1660, deputatis, et ex altéra parte a RR. PP. Prœlatis el aliis Patribus 
a communitate antiqui rigoris ejusdem ordinis et infra scriptis, pro formanda 
unione et uniformitate totius ordinis et sopiendis isto unico principali medio 

omnibus litibus et dilliciill.atibns, qU9B a tôt amiis inter 1'.""' D. (ieiienlein, 

capitulum générale et dictam coi unitatem, cum magnis expensis et fra- 

ternœ charitatis laedendae periculo deductae sunt et adhuedum deducuntur et 
agitantur 1 1 S julii 1661 >, s. I. n. d., in-4. 

Très humbles remontrances, présentées par l'abbé de Sainte-Marie du Pont- 
à-Mousson (Nicolas Guinbt), vicaire-général de la congrégation de l'étroite 
observance de l'ordre de Prémontré, pour l'établissemenl et le progrès de la 
réforme en quelques maisons de l'ordre où elle pourrail être facilement 
reçue, Nancy. KI7-2, in-4, — Réponses faites a certaines inhibitions sous peine 



— 278 - 

d'excommunication ipso /ncto de la part du R me Général de l'ordre de 
Prémontré, contre le vicaire-général de la congrégation de l'étroite observance 
dudit ordre et les religieux d'icelle. Pour servir de manifeste des nullités 
notoires de droit et de fait des dites inhibitions et censures et pour faire 
voir que l'on n'est pas obligé d'y déférer, par Nicolas Guinet (8 février 1072), 
s. 1. n. d., in-4. — Sollicitation raccourcie envers MM. les commissaires 
nommés par le Roi (14 mars 1672), pour juger le différend qui est entre les 
Prémontrés réformés, complaignants, et M. l'abbé de Prémontré, général de 
l'ordre, qui a fait le trouble, s. 1. n. d., in-4. — Actes d'opposition, appel- 
lation et récusation de la part du vicaire-général (Nicolas Guinet), joint le 
substitut du procureur syndic, abbés, définiteurs, supérieurs, religieux et 
convents de l'étroite observance de l'ordre de Prémontré, contre certaines 
ordonnances du II"" Général dudit ordre, entreprises et innovations, qui vont 
a la ruine de la dite observance et de tous ses droits établis du consente- 
ment de tous ses prédécesseurs, cimentés par les bulles et brefs des papes, 
par arrêts contradictoirement rendus et transactions solennelles, etc., et 
fortifiées d'une possession qui n'a jamais été interrompue (13 mai 1672). 
s. 1. n. d., in-4. — Factum touchant le pouvoir du R me général de l'ordre 
de Prémontrô sur la congrégation de l'étroite observance, pour faire connaître 
les nullités des dispositions, changements et institutions que sa II"" Paternité 
aurait faits depuis peu au régime de la dite congrégation, s. 1. n. d., in-4. — 
Lettre circulaire du gémirai de l'ordre de Prémontré (Michel Coi.bert) à tous 
les religieux de la communauté de l'antique rigueur, pour servir de réponse au 
libelle intitulé : (factum précédent), s. 1. n. d., in-4. — Réponse très-humble a 
la « Lettre circulaire » ci-jointe, par le vicaire général de l'étroite observance 
Nicolas <;i;inet), au nom de tous les religieux qui en sont profès, s. 1. n. d.. in-4. 
Mémoire premier, abrégé et instructif, touchant la célébration du chapitre, 
indiqué au monastère de lîelval pour l'année 1672, s. 1. n. d., in-4. — 
Mémoire second, abrège instructif, pour faire voir que les séparations des 
provinces, prétendues faites par le R rae Général de l'ordre en l'étroite obser- 
vance, ne sont aucunement soutenables, s. [., 1672, in-4.— Mémoire troisième, 
abrégé instructif, pour connaître les nullités de droit et de fait de l'interdit 
d,, vicaire général de la congrégation de l'étroite observance de l'ordre de 
Prémontré, par le R me Général du dit ordre s. !.. 1672, in-4. — Mémoire 
quatrième, abrégé instructif, du pouvoir du P."" Général de l'ordre de 
Prémontré et de celui du chapitre annuel et du vicaire général en la congré- 

gati le l'étroite observance du dit ordre, s. I. n. d., in-4. - Factum pour 

i,. i;. p. Général de l'ordre de Prémontré. Contre son vicaire en la province 
de Lorraine, s. I. n. d., in-4. Mémoire cinquième, pour montrer la conti- 
nuation des surprises >\<-s conseillers du P."" Général de l'ordre de Prémontré 
dans le Factum qu'ils intitulent : (Factum précédent), s. I. n. d.. in- 1. 



— 279 — 

Le vicaire général de l'étroite observance de l'ordre de Prémontré à ses 
confrères, par un religieux de la province de Normandie, s. 1. n. d., in-4. 
— Avis important aux religieux de la communauté de l'antique rigueur, 
ordre de Prémontré, en la province de Normandie, touchant la séparation 
de leur circarie d'avec les autres qui composent la dite communauté. Réponse 
à l'écrit précédent, s. 1. n. d., in-4. — Réponse à l'avis important du 
R. P. N., religieux de Normandie, de l'étroite observance de l'ordre de 
Prémontré, par un religieux du même pays et de la même observance. 
s. 1. n. d.. in-4. — Mémoire sixième, avis salutaire pour servir de réponse 
à un certain quidam, soi-disant religieux de Normandie, auteur inconnu de 
l'avis prétendu important, s. 1. n. d., in-4. 

Actes de la conférence tenue en l'abbaye de Prémontré, le 18 oct. 1673. 
entre les abbés, supérieurs et religieux députés des provinces de France, 
Normandie et Lorraine, de la communauté de l'étroite observance de l'ordre 
de Prémontré, en présence du R me P. Michel Colbert, abbé de la dite abbaye 
de Prémontré, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire sixième. Relation de l'abbé de 
Sainte-Marie (Nicolas Guinet) aux révérends abbés, supérieurs, religieux et 
convents de l'étroite observance de l'ordre de Prémontré, de ce qu'il a fait 
avec les Révérends abbés de Jovilliers, de Rangeval. d'Estival et Salivai, et 
les Pères prieurs de Saint-Paul et de Belval en la conférence tenue 
a Prémontré, le 18 octobre et jours suivants 1673, s. 1. n. d., in-4. — 
Mémoire huitième, s. 1. n. d.. in-4. — Reflexions sur les règlements qu'ont 
proposés et demandés a M- 1 et R"" i>. Michel Colbert, abbé de Prémontré..., 
les RU. PP. députés des provinces de France et de Normandie, pour terminer 
1rs différends qui se rencontrent dans les monastères de leur communauté 
de l'antique rigueur, adressées a MM. les religieux de la dite communauté 
îles provinces de France et de Normandie, s. 1. n. d.. in-4. — Réponse aux 
Réflexions sur les règlements proposés dans la dernière assemblée de Prémontré, 
adressées a l'auteur de ces réflexions, s. 1. n. d. in-!. — Mémoire dixième. 
Remarques de l'abbé de Sainte-Marie Nicolas Guinet) sur la « Réponse aux 
réflexions, >> s. I. n. d., in-4. 

Homologation de la transaction passée entre messire Michel Colbert. abbé 
de Prémontré, chef et général de tout l'ordre, et le R. P. Guinet, son vicaire 
général dans la congrégation de l'étroite observance (2 juillet 1674), s. I. 
ii. d., in-4. — a Mgr. >■{ R m « p. Michel Colbert, abbé de Prémontré, chef et. 
général de tout l'ordre, président au chapitre de la congrégation on commu- 
nauté de l'étroite observance, et aux i;i;. PP. abbés, supérieurs et. conventuels 
représentant le dil chapitre assemblé dans l'abbaye de Cuissy, le 2 sept. 1674. 

s. l. n. d., in-'». - ïres-ii Mes remontrances a Mgr el R Michel Colbert... 

et a tous les révérends abbés, prieurs, supérieurs '•!. autre-, religieux, taisant 
le chapitre annuel de la c munauté, dit de l'ancienne rigueur, par un 



— 280 — 

religieux de la même communauté, pour obtenir qu'il soit mis en pratique 
qu'une même personne, autre que le II. P. vicaire général, ne puisse être 
continuée deux ans de suite dans le délinitoire du chapitre annuel (1677), 
s. 1. n. d., in-4. 

La visite de l'abbaye de Sainte-Marie du Pont-à-Mousson ... faite par le 
vicaire général de l'étroite observance les 19, 20, 21 et 22 août 1683. Avec 
un éclaircissement des droits honoraires appartenant au dit vicaire général, 
qui lui ont été refusés pendant cette visite, s. 1. n. d. in-4. — Mémoire 
seizième. Les droits d'appel. Pour les abbés de la congrégation de l'étroite 
observance de l'ordre de Prémontré, appelant de l'élection des prieurs défi- 
niteurs en plus grand nombre que d'abbés, et de l'élection d'un prieur pour 
vicaire général de la dite congrégation a leur exclusion, au chapitre dernier 
tenu au monastère d'Ardène en Normandie, le second et suivants jours de 
mai 1683, s. 1. n. d., in-4. — Congrégations sive coinmunitatis antiqui rigoris 
Prajmonstratensis jus vindicatum, Parisiis, 1686, in-4. — Éclaircissements sur 
les contestations qui sont dans la réforme de Prémontré, s. 1., 1688, in-4. — 
Copie du décret extrait des actes du chapitre annuel de la congrégation des 
Prémontrés réformés, tenu en l'abbaye de Belval les derniers jours du mois 
d'avril et premier du mois de mai 1727, s. 1. n. d., in-fol. 

Keverendis admodum in Christo Patribus ac Dominis Abbatibus Bonifageti, 
Justimontis, Uengis-Vallis et Stagni cœterisque reverendis Patribus prioribus ac 
superioribus monasteriorum congregationis antiqui riguoris. auct. Nie. Guinet, 
E. Louys, Hier. Jkannot (23 sept. 1675), s. 1. n. d., in-4. Sur la conduite à 
à tenir dans la question du Jansénisme. — Nouvelles ecclésiastiques. Table 
raisonnée et alphabétique, II, 710. 



Inqiiisitio in privilégia Pra:monstratensis ordinis, auct. Launoy, Parisiis, 
1658, m s. Capituli Latidunensis Kcclesia; jus apertum in monasteria 
l'ivininiislrateiisium diiecesis. auct. LAUNOY, Parisiis. 1659, ill-8. — llesponsio 

ad [nquisitionem Launoii, auct. Nokb. Cailleu, Parisiis, 1661, in-8. — Censura 
dictas Responsionis, auct. Launoy, Parisiis, 1663, 1676, in-8. - Factura pour 
1rs Prémontrés de s. Martin de Laon contre m. d'Estrées, évêque de Laon, 
s. I. n. d., in-4. — Examen du privilège d'Alexandre v peur le jugement du 
procès de m. de Laon et des Prémontrés de l'abbaye de s. Martin, par 
.i. de Launoy, s. 1. n. d.. in-8. 

Arrêt de la cour de parlement de Paris pour le maintien de la juridiction 
des évèques sur les prieurs-curés de l'ordre de Prémontré (7 mai 1646). 
Au Roi et à Nosseigneurs de son Conseil, s. I. n. d., in-fol. Uequète au sujet 



— 281 — 

de la révocabilité des curés de l'ordre. — Arrests des Conseils du Roi portant 
révocation au cloître des prieurs-curés, grangiers et autres bénéficiers de l'ordre 
de Prémontré (8 niai 1669-24 mars 1677), s. 1. n. d., in-fol. — Moyens par 
lesquels ou justifie 1° que les supérieurs claustraux de l'ordre de Prémontré 
doivent être condamnés à rapporter les lettres patentes et arrests du Conseil 
qu'ils ont surpris au mois de mai 1669 et de mars 1677, pour la confirmation 
de nouveaux statuts; 2° que, ces statuts étant contraires aux saints conciles, 
l'exécution doit en être défendue, s. 1. n. d., in-fol. — Arrêt du Conseil d'État, 
sei'vant de règlement pour la révocation des curés de l'ordre de Prémontré 
(12 sept. 1678). — Mémoire pour M. l'évèque de Séez et ses archidiacres, 
défendeurs, contre les Prémontrés réformés de la province de Normandie, 
s. 1. n. d., in-fol. — Addition au mémoire pour M. l'évèque de Séez, s. 1. n. d., 
in- 1. — Lettres patentes du Roi pour alléger les religieux Prémontrés de 
quitter leurs bénéfices pour fautes par eux commises. Versailles, 1700. — 
Arrest du 4 août 1730 en faveur de l'ordre de Prémontré, qui juge que, 
l'évèque diocésain ayant donné une cure à une abbaye de cet ordre, cette 
cure est devenue régulière par cette donation, Paris, 1730, in-4. 

Dissertatio de rcgimine abbatiarum commendatarum ordinis Pra'monstra- 
tensis. Altéra pars : quas gesta sunt in causa P. Hugonis Gallien, canoniei 
regularis archicœnobii Pr:emonstrat., antehac prioris claustralis abbatiae Viro- 
mandensis, s. 1. n. d., in-4. — Mémoire pour Fr. Nicolas Le Juge, prêtre. 
chanoine régulier de S. Augustin, ordre de Prémontré, procureur général du 
même ordre, demandeur et défendeur, contre les marguilliers et les habitants 
de la paroisse île S. Germain de la ville d'Amiens, défendeurs et demandeurs. 
s. 1. n. d., in-fol. Au sujet du privilège de l'ordre de ne pouvoir être juge 
que par le- Grand Conseil. — Arrêt du Grand Conseil du Roi. qui maintient 
les chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré dans le droit et possession 
d'administrer les sacrements de pénitence, d'eucharistie et d'extrême-onction 
à toutes les personnes qui sont et demeurent dans les enclos des abbayes du 
dit ordre, et donner la sépulture a toutes les personnes qui décèdent dans 

les enelo> des dites abbayes •!'■'> mai 1730). Lettres patentes confirmatives des 
privilèges de l'ordre de Prémontré (décembre 1661). — Privilèges de l'ordre 
de Prémontré, Paris, 1730, in-4 '. — Abrégé du recueil des actes ... con- 
cernant le clergé de France, il. 169-171. 



1 Pour les livres el pièces, mentionnés dans cette bibliographie, qui se trouvenl 
a la bibliothèque nationale, voir Catalogue de l'histoire de France Paris, 1858, 

in-4 . v. ît:M7.s. 



APPENDICE. 



Chapitres provinciaux des moines noirs '. 

Benoît XII, par sa Bulle Summi Magùtri du 20 Juin 1336, 
pour la réforme des monastères bénédictins, a distribué les 
abbayes et les prieurés des diocèses situés dans les limites de 
la France actuelle en six provinces. Ceux des provinces 
ecclésiastiques de Reims et Sens en formaient une; ceux des 
provinces de Rouen et Tours, une autre; de Bourges et 
Bordeaux, une troisième; de Narbonne, Toulouse et Auch, une 
quatrième; de Lyon, Besançon et Tarentaise, une cinquième; 
de Vienne, Arles, Aix et Embrun, une sixième. 

La constitution bénédictine, c'est sous ce nom qu'esl connue 
la Bulle de Benoît XII, avait indiqué comme principal moyen 
de réforme la tenue régulière des chapitres provinciaux. 
La distribution des monastères en province pour l'ordre entier 
n'avail pas d'autre but (pie de rendre ces réunions plus 
tari les. Les décisions, (pie les abbés y ont prises, sont le 
complément naturel de tout le plan de réforme élaboré par 
Benoit XII. Leur ensemble forme un monument de la disci- 
pline monastique, dont l'importance u'échappe à personne. 
Malheureusement elles sont encore peu connues. Dom Ursmer 
Berlière, pour me borner à la France, est le seul qui ait 



| Nous reproduisons ici les textes des chapitres provinciaux publiés pa 
i;. i". Dom i; esse dans le Spilcilegium Benedictinum, 13 mars el il.jum 1899. 



— 283 — 

pu donner- une série des actes de ces chapitres provinciaux. 
Ou lui doit le texte des chapitres de la province de Reims et 
Sens tenus à Reims (1348), à Saint-Germain -des-Prés (1363), 
à Compiègne (1329), Saint-Germain-des-Prés (1408), à Saint- 
Faron-de-Meaux (1410) 1 . 

Nous avons trouvé dans la précieuse collection des manuscrits 
de Dom Etiennot les actes et statuts de plusieurs chapitres 
provinciaux. Viennent en première ligne ceux des provinces 
de Narbonne, Toulouse et Auch. Dom Etiennot les a recueillis 
dans les archives de divers monastères du midi de la France. 
Il n'a pas jugé à propos de transcrire en entier le procès 
verbal original. Il s'est contenté des statuts qui lui ont semblé 
les plus importants. La série commence en 1337, l'année 
même qui suivit la promulgation de la constitution bénédictine, 
et se poursuit assez régulièrement jusqu'en l'année 1499. 
Les quarante -deux monastères, qui prenaient part à ces 
assemblées, formaient une sorte de congrégation '-. 

Dom Etiennot a trouvé dans les archives de l'abbaye de 
Savigny les statuts de deux chapitres de la province de Lyon, 
Besançon et Tarentaise. Le premier eut lieu, le 20 juillet 1337, 
à Saint-Vincent de Maçon; c'est donc le premier après la 
promulgation de la Bulle Summi Magistri. La date et le lieu 
du second ne sont pas indiqués :i . 

Nous les faisons suivre de quelques statuts de cinq chapitres 
de la même province, antérieurs à Benoit XII. Ils sont de 1258, 



1 Chapitres généraux des monastères bénédictins des provinces de Reims 
el sens, Documents inédits pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique 
:w-H7. 

- hum Etiennot, Fragmenta historiae Aquitaniae. i. xi. Bib. aat. ms. lat., 
i-J.t;:*, r. 288-316. Les rédacteurs du i. vi. de la Gallia Christiana Iburnissenl 
des renseignements sur ces chapitres. 

:; Dom Etiennot, Fragmenta historiae Aquitaniae, i. vii. Bib. aat. ms. lat., 
12.769, r. i>s;i-i>!iit. on trouve ces statuts dans le cod. 776 de la Bque de l'Arsenal, 
faisanl suite ;i la constitution bénédictine. 



- 284 — 

1266, 1278, 1281, 1291, Dom Etiennol les a copiés sur un 
manuscrit de l'abbaye de Saint-Claude '. 



VARIA STATUTA CAPITULORUM GENERALIUM GONGREGATIONIS MON \- 
CHORUM NIGRORUM IN PROVINCIIS NARBONENSI, AUXITANA, ET 
TOLOSANA, ALIIS PLURIMIS MINORIS MOMENTIS STATUTIS OMISSIS. 



Anno 1337, die Dominico in octavis Pentecostes, Narbonae 
luit celebratum capitulum, in quo baec statuta fuerunl : 

Primo, quod capitulum proxime sequens celebretur Carcas- 
sonae, l'eria ii post iv Dominicam a festo Paschae proxime 
sequendam. 

Secundo, fuit definitum quod liber ordnationum sanctissimi 
in Christo Patris el Domini Benedicti Papae XII. factus et 
compositus super relbrmatione ordinis nostri -, ponatur el 
custodiatur in monasterio Crâssensi, dioecesis Garcassonensis. 

Tertio, item fuit definitum quod Domini Visitatores, qui in 
hoc praesenti capitulo fuerint deputati, non visitent primo 
anno, e1 secundo non visitent nisi simul, nisi casus specialis 
occurrerit. 

Quarto, item fuil definitum quod Domnus Abbas Psalmo- 
diensis el Domnus A.bbas Sancti Salvatoris Lodovae diligenter 
videanl el examinent omnia statuta capituli provincialis., el 
quod referanl in proximo sequenti capitulo. 

Quinto, quod singuli A.bbates in provincia Narbonae et 
Priores Ecclesiarum Cathedralium in antiqua provincia Nar- 
bonae possinl absolvere suos monachos, subditos el conversos 



i i:ih. nat. nis. lat., 12.740, Wl-484. 

- il s'agil iln texte de la Bulle Summi Magistri. 



— 28S — 

a quibuscumque sententiis excommunicationis, suspensionis et 
interdicti, si quas incurrerint, usque ad sequens capitulum. 
In hoc capitulo non exercebunt visitationis offlcium, consis- 
tentes in sua visitatione. 

Sexto, ((iiod in quolibet provinciali capitulo apportentur et 
legantur nomina monachorum et conversorum defunctorum 
al» uno capitulo ad aliud, et ibidem absolvantur. 

Septimo, quod habeatur unus magnus liber in quo scri- 
bantur omnes deflnitiones in praesenti capitulo editae e1 in 
sequentibus faciendae, et quod custodiatur in monasterio 
Crassensi. 

Octavo, quod modo et in sequentibus capitulis monachus 
ad hoc deputatus per Dominos Praesidentes aut saecularis 
scribal deflnitiones et ordinationes ipsius capituli et alia (àcial 
quae pertinent et pertinere possunt ad offlcium lectoris et 
scriptoris. 

Nono, quod nullus recédât sine copia dictarum ordinationum. 

Decimo, quod compelli possint omnes administrationem 
habentes ad contribuendum communi collectae, quae factfl fuit 
m praesenti capitulo. 

11. 

Ainio L339, célébrât uni fuit capitulum Carcassonae, feria u 
post Dominicain Cantate Domino, in quo fuit statutum. 

Primo, quod capitulum proxime sequens celebretur Carcas- 
sonae in domo Praedicatorum, feria ii post Dominicain Cantate 
Domino, .iiino 1341. 

Secundo, quod, pro discordia seu guerra quae de praesenti 
est inter Dominum nostrum Regem Francorum ei Regem 
Vngliae, dicatur qualibet die oratio pro pace in una miss;i 
conventuali. 

Tertio, quod in prioratibus conventualibus nullus mona- 



- 286 - 

chus ad ibidem residendum deputatus audeat ducere feminas, 
sub poena excommunication is absque licentia prioris con- 
ventualis praedicti. 

III. 

Anno 1341, feria ii post Dominicam Cantate Domino, cele- 
Ur.ii uni fuit capitulum Carcassonae in domo Praedicatorum 
et statutum fuit. 

Primo, quod capitulum sequens ibidem eadem die celebra- 
bitur, an no 1343. 

Secundo, quod, si continuai, aliquos vel aliquem de futuris 
praesidentibus abesse, illi qui praesentes i'uerint, possint alios 
eligere loco absentium. Si vero continuât omnes praesidentes 
abesse a capitulo, quod absit, luit ordinatum quod tune illi 
qui fuerunt detinilores proximi capituli praecedentis possint 
eligere praesidentes, et quod illi praedicti praesidentes q 
absentes i'uerint, in quorum locum alii subrogati fuerint, 
nullam tanquam praesidentes habeant potestatern; sed ill 
solum <iui succederint in locum ipsorum; et sic deinceps i 
perpetuum observentur. 

Tertio, quod nullus Abbas, Prier Ecclesiae Cathedra! 
monachalis, vel Procurator, vel alius nuncius eorumdem recé- 
dant a praesenti capitulo sine copia novarum declarationu 
per Dominum Nostrum Summum Pontificem noviter éditai 
et per eum ad praesens capitulum missarum, el quod B 
dictarum declarationum in monasterio CYassonsi custodiatur. 
Quarto, quod Visitatores diligenter inquiranl in loris sin- 
gulis quae visitabunl an ordinationes Domini Nostri Papae 
plene serventur. 



is 



Ml 

uni 
illa 



— 287 — 

Haec autem sunt nomina monasteriorum et ecclesiarum 
cathedralium. 

In provincia Narbonensi : 
Monasterium Sancti Aegidii \ dioecesis Nemausensis. 
Monasterium Psalmodii 2 , » » 

Monasterium Sendracense 3 , » » 

Monasterium de Salva 4 , » » 

Monasterium S. Guillelmi de Desertis 5 , Lodovensis dioecesis. 
Monasterium S. Salvatoris Lodovae 6 . 
Monasterium Anianae 7 , dioecesis Magalonensis. 
Monasterium S. Tyberii s , dioecesis Agatensis. 
Monasterium Villae Magnae 9 , dioec. Biterrensis. 
Monasterium Juncellense 10 , » » 

Monasterium S. Aniani n , dioec. S. Pontii. 
Monasterium Crassense 12 , dioec. Carcassonensis. 
Monasterium de Caunis 13 , dioec. Narbonensis. 
Monasterium Montis Olivi H , dioec. Carcassonensis. 
Monasterium S. Hilarii 1: ', » » 

Monasterium S. Polycarpi 16 , dioec. Narbonensis. 
Monasterium S. Martini de Canigou n , dioec. Elnensis. 



i s. Gilles, dioc. de Nîmes. 

2 Psalmodi, ibid. 

3 Sendras, ibid. plus lard. d'Alafc 
" s. Pierre de suive, ibid. 

■'■ s. Guilhelm du désert, dioc de Lodéve. 

(; s. Sauveur de Lodéve. 

7 Aiiiimc, dioc de Montpellier. 

* s. Tiberi, dioc d'Agde. 

;| Villemagne, dioc. de Béziers. 

1(1 .lourds. ibid. 

11 S. Cbinian, dioc. de S. Pons de Thomiôn 

12 La Grasse, dioc de Carcassonne. 

I ■'• Caunes, dioc. de Narbonne. 

II Montolieu, dioc de Carcassonne. 
,: ' s. Hilaire. 

16 s. Polycarpe, dioc. de Narbonne. 

17 S. Martin du Canigou, dioc de Perpignan 



— 488 — 

Monasterium S. Michaelis de Coxano l , dioec. Elnensis. 

Monasterium S. Andreae 2 , » 

Monasterium Arularum \ » 

Monasterium S. Genesii *, » 

Capitulum Electense \ 
Capitulum S. Pontii 6 . 

In provincia Tolosana. 
Monasterium de Soricinio 7 , dioec. Vaurensis. 
Monasterium Montis Azili 8 , dioec. Rivensis. 
Monasterium Lezatense '•', dioec. Tolosanae. 
Monasterium Montis Garnerii 10 . 
Capitulum S. Papuli ll . 
Capitulum Montis Albani 12 . 

In provincia Auxitanensi. 
Monasterium S. Severi de Rustano l3 , dioec Tarbiensis. 
Monasterium Regulae S. Orientis 14 , dioec. Tarbiensis. 
Monasterium S. Pétri de Generosio 15 . 
Monasterium de Tasco 16 , dioec. Tarbiensis. 
Monasterium de Pessano ,7 , dioec. Auxitanae. 
Monasterium Cellae-Medulfi 18 . 



i s. Michel de Cuxa, Dioc. de Perpignan, 
z s. André t\c Sureda, » 

3 \.-i>. de Arles, 
| s. Génies, » 

• Uet. 

b s. Pons, de Tomiôres, dioc. de Montpel 
i Sorèze, dioc. de Lavaur. 

• Mas d'Azil, dioc. d<' liimx. 
s Lezat, dioc. de Toulouse. 
i" M;is Garnier, 

h s. Papoul. 

12 Montauban. 

1 - Sever de Roustan, dioc. de Tarbes. 

ii S. Oriens de la Reule, 

i < s. Pé de Générés. 

te s. Pierre <l<- Tasque, » 

w Pessan, dioc. d'Auch. 

' Saramon, » 



— 289 — 

Monasterium S. Sabini in Lavitania ', dioec. Tarbiensis. 

Monasteriuni de Laça -, dioec. Lascarrensis. 
Monasterium de Régula Silvestri : \ » 
Monasterium S. Severi de Vasconia 4 , dioec. Adurensis. 
Monasterium Sorduense 5 , dioec. Aquensis. 
Monasterium S. Fermerii 6 , dioec. Yazatensis. 
Monasterium Blasimontis 7 . 
Monasterium Simorae 8 , dioec. Auxitanensis. 
Capitulum S. Quiteriae, dioec. Adurensis. 

IV. 

Anno Domini 1343, iëria ii post Dominicain Cantate Domino. 
celçbratum fuit capitulum Carcassonae in domo Praedica- 
torum, in quo statutum fuit. 

Primo, quod capitulum sequens fiet ibidem et eodem die 
anno 1345. 

V. 

Anno 1345, celebratum fuit capitulum Carcassonae in domo 
Fratrum Praedicatorum, feria ii post Dominicain Cantate 
Domino, in quo statutum fuit. 

Primo, quod anno 1347 ibidem eadem die capitulum cele- 
brabitur. 

Secundo, quod in singulis ecclesiis cathedralibus el mona- 
chalibus liant spéciales orationes pro Domino Nostro Papa. 

Tertio, quod statuta poenalia in capitulo apud Sanctum 



i s. Savin de Lavedan, dioc. deTarbes. 

2 Lucque, dioc. de Lescar. 

:; La Reule, ibid. 

4 s. Sever, dioc. d'Aix. 

' Sorde, dioc. de Dax. 

8 S. Ferme, dioc. de ii;i/;is. 

7 Blasimont, ibid. 

s Simore, dioc. d'Auch. 

19 



— 290 — 



Tyberium celebrato maneant suspensa cum omni eflectu, donec 
examinata sint et approbata. 



VI. 



Anno 1347, fuit celebratum capitulum Carcassonae in domo 
Fratrum Praedicatoruni, feria ii post Dominicain Cantate 
Domino, in quo statutum fuit. 

Primo, quod sequens capitulum ibidem eodem die celebra- 
bitur, anno 1349. 

Secundo, quod Abbas de Régula inquirat super reforma- 
tionem monasterii S. Severi, diœcesis Adurensis, et quod 
justum fuerit décernât, compellendo rebelles per censuram 
ecclesiasticam, invocato, si necesse l'uerit, auxilio brachii 
saecularis. 

VII. 

Anno 1349, celebratum fuit capitulum in domo Fratrum 
Praedicatorum Carcassonae, i'eria ii post Dominicain Cantate, 
in quo statum fuit. 

Primo, quod sequens capitulum ibidem celebrabitur eodem 
die anno 1351. 

Secundo, quod quilibel Abbatum el Priorum maiorum eccle- 
siarum cathedralium uabeanl praecipere subditis suis inonachis. 
in virtute sanctae obedientiae sub poena excommunicationis, 
quod in monasteriis et extra debeanl portare vestes et habitus 
decent.es el omnino dimittere indécentes. 

Tertio, item pro omnibus beneficiis impensis e1 impendendis 
ordini uostro per Dominum Montis Olivi Cardinalem ' mille 



1 il s'agit de Guillaume Court, neveu du Pape Benoit XII, Mbbé de Montolieu, 
Cardinal Prêtre du titre des Qualre-Saints-Couronnés, puis Evêque de Frascati 
Léeat en Lombardie, mon en 1361. 



—.291 — 

missae celebrentur pro eo, orando specialiter pro eo in mille 
missis praedictis, et quod in qualibet congregatione subjecta 
nostro provinciali capitule celebrentur viginti quinque missae, 
modo et forma praedictis, pro dicto Domino Cardinali. 

Quarto, quod Domnus Abbas Villae Magnae provideat vel 
procuret cum effectu quod conventus sui monasterii recipiat 
pitantiam opportunam, cultus divinus ob defectum tempora- 
lium 1 1 i li il perdat. 

VIII. 

Anno 1354, fuit celebratum capitulum Carcassonae in domo 
Fratrum Praedicatorum. feria vi auto Dominicain Cantate 
Domino, in quo statutum fui!. 

Primo, quod ibidem anno 1357 feria v ante praedictam 
Dominicain celebretur capitulum. 

Secundo, quod monachi qui veniunl ad provinciale capitulum 
de aliquo monasterio veniant in vestibus, tonsura et uabitu 
regularibus <'t honestis; si non sic venerint, exuantur et 
amore Dei vestes dentur et mittentes eos non habeantur pro 
excusatis. 

Tertio, quod Domnus Abbas de Soricinio eligat Priorem 
studentium in Studio Tolosano quolibel anno, et idem facial 
Domnus Abbas S. Tyberii in Studio Montis Pessulani. 

Quarto, quod Domnus Abbas de Soricinio diligenter per- 
quirat et perquirere facial tam per Priorem studentium dicti 
Studii Tolosani quam per alias personas monachos dissolutos 
vel portantes vestes, tonsuras et sotulares inhonestos in Studio 
praedicto, h quod taies monachos moneat, corrigal >'(. si 
necesse fuerit, ;i dicto Studio ad monasteria revocando, ci 
quod idem facial dictus Domnus \Mus dicti S. Tyberii in 
Studio Montis Pessulani. 

Quinto, quod in monasterio monachi non portent chla- 
mydes seu mantones maxime lissos et botonatos, cucullas 



292 

manticatas et manicas botonatas, el quod, si excédant, 
per Abbates, Priores, Visitatores, vel Praesidentes effectu- 
aliter puniaDtur. 

Sexto, in virtute sanctae obedientiae iniunctum et sub poena 
duplici contenta in constitutionibus Papalibus, quae remitti non 
possit nec aliqualiter mitigari, quod de cetero quicumque 
Abbas visitator iïcclesiarum Cathedralium vel aliquoruin mo- 
nasteriornm, per hoc sacrum concilium deputatus, personaliter 
visitet ecclesias, monasteria sen monasterium per ipsum capi- 
tulum ad visitandum assignata; in qua quidem visitatione 
corrigenda effectualiter corrigat, et reformanda reformet, omni 
appellatione cessante. 

Septimo, item l'nii deflnitum quod suhtrahantur iura eccle- 
siastica et spiritualia monasteriorum, ecclesiarum sen loco- 
rum monachalium rebellium, monitione trina praemissa, et 
sint excommunicati monachi, a quo absolvi valeanl per 
dictos Dominos Praesidentes vel eorum alterum, satisfac- 
tione praemissa. 

Octave, in virtute sanctae obedientiae el sub excommuni- 
cationis poena iniunctum t'ait ne aliquis monachus contra 
Abbatem suum aut Priorem aut monachum recurrere habeal 
ad alium quam ad Abbatem suum, Priorem, Subpriorem, vel 
Visitatorem proprium, vel aliquem Praesidentium, pro f'actis 
regularibus. 

Nbno, quod Domini Praesidentes scribanl Dominis Uticensi 
Episcopo el Abbati Psalmodiensi quod supplicenl Domino 
Nostro Papae quantum Sanctitas declarare dignetur ni Domnus 
Abbas Coxanensis, qui in uostra provincia es! inclusus el alias 
in isto consilio venire consuevit, teneatur in ipso provinciali 
capitulo uiittere vel non jam mine ad ipsum venire do facto 
contradicat. 

Decimo, deflnitum luit exhortando el alias salubriter invi- 
tando ut illi ipii habebunl do catero recursuro ad Dominos 



— 293 — 

Praesidentes seu eorum loca tenentes, pro litteris impetrandis 
aut alias justifia prosequenda, non gravent ipsos in eorum 
declinationibus ad sua monasteria seu loca faciendis. 

Undecimo, quod Domini Praesidentes vel eorum alter seu 
eorum loca tenentes non recipiant, pro singulis litteris cum 
suis sigillis, nisi grossum cum dimidio. 



IX. 



Anno 1368, die ultima mensis Maii celebratum fuit capi- 
tulum in domo Fratrum Minorum Vaurensium, in quo sunt 
electi Praesidentes DD. Saxius, Abbas Montis Olivi, R. P. 
Abbas Iuncellensis, Dom. Ioannes, Abbas Montis Garnerii, et 
D.' Bertrandus, Abbas S. Severi de Rustano, in quo statu- 
tum fuit. 

Primo, quod capitulum celebrabitur, prout est alias lieri 
consuetum, in domo Fratrum Praedicatorum Carcassonae anno 
tertio sequenti, die Jovis post Dominicam Cantate Domino, 
si tantum fieri possint sine periculo hostium et viarum, et 
quod, si de multis annis propter pericula celebrari non possent, 
potestas Dominorum Praesidentium semper daret, et, si posl 
triennium aliqui e Praesidentibns decesserint, definitores eis 
succédant et omni jure Praesidentium utantur. 

Secundo, quod Domnus Philippus, Abbas de Soriciniis, 
faciet sermones très, quod Domnus Petrus, Abbas [uncel- 
lensis, librura Regulae e1 Constitutionum Domini Benedicti 
PP. XII. glossatum el cum apparatu bene dispositum per 
Doiiinimi Petrum ', olim Abbatem S. Aniani, dioecesis 
S. Pontii, eodemque Domno Abbati tuncellensi per eumdem 
Doiiiiiiini Petrum Abbatem traditum, «•uni publico instrumento 



Boyer, \bbé de s. Chi 
ire de la Règle de s. i;< 



- 29i — 

reddel el restituel dicto capitulo seu Dominis Praesidentibus 
ci in eodem loco Carcassonae teneat et custodial el dili- 
genter conservet, usque ad capitulum aliud servandum. 

Quarto, statutum luit quod Domini Praesidentes possint 
visitare monasteria et Abbates de quibus eis videbitur, et 
querelas vel alia quae indigerent reformari, aut aliquem 
de Abbatibus vicinis visitatorem deputare, ne graventur mo- 
nasteria in visitatione, nisi quando l'uerit utile vel necesse. 

Quinto, quod Praesidentes vol deputati ab ois caveau t dili- 
genter ue in causis seu negotiis agitandis coram eis 
adruitiaiii quolibet modo cessiones indebitas et injustas, seu 
lictitias et suspectas, seu etiam donationes similes, nisi 
constaret eis quod sine ftetione monachis vel monasteriis 
pro obitu vel obitibus ve\ aliis causis légitime data essent. 

Sexto, quod partes coram eis agentes super vacationibus 
seu actionibus faciendis non graventur seu opprimantur minis 
seu terroribus, violentiis vel injuriis, sed quod plenam 
habeanl securitatem disserendi et jus suuni libère allegandi. 

Septimo, caveant propter honorera religionis ne privilégia 
iimIijs data impugnentur propter abusum ipsorum et ue 
partes graventur injustis et indebitis actionibus. 



\ 



An n< » 1371, feria iv posl Dominicain Cantate Domino, fuit 
celebratum capitulum in domo Fratrum Praedicatorum Car- 
cassonae el electi sunl Praesidentes DD. Abbates Crassae, 
Soricinii, Caunarum e1 Pessani, el Definitores, DD. Abbates 
Montis Olivi, S. Hilarii, S. Polycarpi, S. Aniani, in quo 
statuerunt. 

Primo, quod capitulum celebrabitur ibidem anno 1373, 
feria ii posl lestum Sanctae Crucis mensis Maii. 

Secundo, quod Domnus Bertrandus Abbas facial sermonem. 



— 295 — 

Tertio, quod propter cessiones bonorum quae fiunt quan- 
doque [de] locis seu personis Ordinis nostri saepe scandalum 
oritur, statuerunt quod Praesidentes virtute talium donatio- 
num inillum convenire patiantur coram ipsis, et quod 
convenientes ad impensas condemnent débitas, et alias eis 
acriter corrigant et castigent. 

Quarto, item statutum t'ait quod Domini Praesidentes vel 
alter eorum seu loca tenentes non recipiant pro singulis 
litteris nisi duos crossos, videlicet unum pro sigillo, et 
uniun pro papyro vel notario. 

Quinto, item quod, quando aliquis monachus non inter- 
t'uerit in matutinis, videlicet cum primo incipitur hymnus 
Ambrosianus, vel ante completum dictum officium absque 
légitima causa chorum seu ecclesiam [non] convenerit, média 
portione monachali vini sit illa die privatus, nisi obtenta 
licentia et ex causa rationabili absit. 

Sexto, item fuit deflnitum quod Domnus Abbas Soricinii 
Philippus vadat ad Curiam Romanam pro aliquibus uegotiis 
ipsius capituli dictam religioneni tangentibus promovendis, et 
quod, si plus vel minus in promotione praedictorum nego- 
tiorum expendel, super hoc stabitur conscientiae suae. 



XL 



Anno 1373, x mensis Maii celebratum luit capitulum in 
domo Fratrum Praedicatorum viilae Limosi '. dioecesis Nar- 
bonensis, in quo statutum fuit. 

Primo, quod ibidem celebrabitur capitulum, die ii Maii 
anno 1376. 

Secundo, quod nullus amodo Praesidens ad suura mona- 

1 Liiiiniix. 



— 296 — 

sterium visitandum locum tenentem generalem facere et 
deputare non possit, nisi alium Domnum Abbatem vel 
Priorem Maiorera Cathedralis ecclesiae eiusdem Ordinis et 
Reliffionis. 



XII. 



Anno 1376, vii mensis Maii, in conventu Fratrum Prae- 
dicatorum Carcassonae celebratura fuit capitulum, in quo fue- 
runt electi Praesidentes DD. Pontius, S. Tyberii Agatensis, 
Embrinus, de Caunis Carcassonensis, Bertrandus, S. Genesiis 
Elnensis, et Petrus, S. Polycarpi Narbonensis dioecesis, 
Abbates, in quo statutum fuit. 

Primo, quod capitulum ibidem celebrabitur anno 1378, 
iv die mensis Maii. 

Secundo, quod Domnus Guido, Abbas Crassensis, missam 
celebret et Petrus, Abbas S. Polycarpi Narbonensis dioecesis, 
sermonem faciat. 

Tertio, quod Domnus Philippus, Abbas Soricinii, visitet 
monasteria et ecclesias Narbonensis et Carcassonensis dioecesis. 

Quarto, quod Domnus Abbas monasterii Mansi Azilis vi- 
sitet monasteria et ecclesias cathédrales Tolosanae provinciae. 

Quinto, quia ununi de substantialibns cujulibet regulae 
est omni iure quemlibet monachum proprium non habere, 
ad salutem animarum subiectorum huiusmodi religionis, defi- 
nituni luit quod quilibet monachus "saltem in vigilia Natalis 
Domini el die Cioiiac suo propi-io Abbati et Priori Majori 
cathedialium ecclesiarum et per eosdem ad hoc specialiter 
députâtes, proprium si quod babet, pure et sine fraude reve- 
lare teneatur; alias, ad communionem aullatenus admittatur. 

Sexto, quia aliquoties litteras impétrantes abutuntur eis 
quando sub generalitate conceduntur, deflnitum fuit quod 
deinceps non concedantur, nisi expressis nominibus propriis. 



— -297 - 

Septimo, qaod quilibet Abbas aut feuda possidentes reco- 
gnitionem dictorum fëudorum in forma a dictis feudatoribus 
débita ad celebrationem futuri capituli afferant, nisi eam 
habuerint a quindecim annis et citra. 

Octavo, quod nullus Praesidens aurum aut pecuniam ab 
excommunicato de cetero recipiat. 

Nono, quod quilibet Visitator, si casus requirit, possit 
assumere unum alium convisitatorem, qui eum juvare 
teneatur et tantum habeat potestatem sicut visitator ad hoc 
deputatus; hoc tamen, ({uando indigebit, relinquetur arbitrio 
suae conscientiae. 



XIII. 



Anno 1379, feria iv post Dominicain Iubilate, celebratum 
luil capitulum in <lomo Praedicatorum Carcassonae, in quo 
statutum fuit. 

Primo, quod capitulum sequens celebretur in domo Prae- 
dicatorum Limosi, iii die mensis Maii, anno 1382. 

Secundo, quod Domnus Philippus, Abbas Soricinii, facial 
sermonem. 

Tertio, quod Domnus Bertrandus, Abbas S. Hilarii, visitel 
monasteria et ecclesias cathédrales dicti Ordinis, dioecesis 
Electensis et Elnensis. 

Quarto, quod Domnus Philippus, Abbas Soricinii, visitel 
ecclesias el monasteria Narbonensis et Carcassonensis dioecesis. 

Quinto, quod Domnus Antonius, Abbas S. Polycarpi, visitel 
monasteri;i el ecclesias cathédrales Tolosanae provinciae. 

Sexto, quod Domnus Embrinus, Abbas de Caunis, visitel 
monasterium S. Guillelmi de desertis el ecclesiam cathe- 
dralem S. Pontii Tomeriarum. 



298 



XIV. 



Anno Domini 1393, die viii Maii, celebratum fuit capitulum 
m domo Fratrum Praedicatorum Carcassonae, in quo fuerunl 
electi Praesidentes 1)1). Abbates Guillelmus Crassensis, Pon- 
lius s. Tyberii, Guillelmus Lezatensis, et Raymundus Arnaudi 
S. Pétri de Generosio. Et statutum fuit, cum consilio 1)1). 
Abbatum definitorum Vingonis Soricinii, Reginaldi S. Guil- 
lelmi, Roberti Villae Magnae, el Bernardi Iocundensis, uecnon 
et Pétri Abbatis de Tasca ac Iacobi Abbatis S. Hilarii. 

Primo, quod sequens capitulum celebretur ibidem, die x 
Maii 1395. 

Secundo, quod Domnus Thesaurarius possit concedere 
litteras opportunas denunciatorias et aggravatorias contra 
récusantes solvere summas per eos débitas. 

Tertio, quod Domnus Abbas Crassensis custodiat librum 
datum capitulo per Domnum Petrum l>onae memoriae epis- 
copum [Jrbevetanum ', videlicet regulam sancti Benedicti 
glossatam et constitutiones Domini Benedicti Papae etiam 
glossatas in illo volumine. 

Quarto, quod missa pro Schismalo designata uoviter ordi- 
n.il.i |wr Doininum Clementem Papuin de cetero celebretur 
solemniter el dévote in quolibel monasterio dictarum pro- 
vinciarum semel in septimana, videlicel die lovis, impedi- 
mento cessante, au1 alia die, secundum quod magis opportune 
poteril celebrari. 

Quinto, quod, ultra dictam de Schismate missam, celebretur 
qualibel septimana die Martis, aut alia magis opportuna, 
alia missa conventualis, in qua dicantur très collectae, una 
pro bono statu Domini Papae el totius Ecclesiae, alia pro 

| Orvieto. 



— 299 — 

bono statu Doraini Nostri Régis Franciae e1 flliorum suorum, 
tertia pro bono statu Domini Cardinalis Ambianensis, judicis 
el protectoris omnium monachorum universi orbis, et illa die, 
qua celebratibur dicta missa, flat processio per ecclesiam et 
claustrum cujuslibet monasterii dictarum provinciarum. 



XV. 



Anno 1395, x Maii, celebratum fuit capitulum Carcassonae 
in domo Praedicatorum, in quo fuerunt Deflnitores DD. Ab- 
bates Guido Crassensis, Hugo Anianae, Antonius S. Polycarpi 
et Iacobus S. Hilarii, et statutum fuit. 

Primo, quod anno 1399 celebrabitur capitulum Tolosae 
in monasterii » beatae Mariae Deauratae, in Vigilia Ascen- 
sionis Domini. 

Secundo, quod Domnus Elias, Abbas Montis Olivi, eccle- 
sias et monasterià provinciae Tolosanae visitet. 

Tertio, quod Domnus Reginaldus, Abbas S. Guillelmi, 
visitet monasterià Biterrensis, Lodovensis et Magalonensis 
dioecesium. 

Quarto, quod Domnus Psalmodiensis U)bas visitet mona- 
sterià Nemausensis et Uticensis dioecesium. 

Quinto, quod Prières non possinl facere conventiones cum 
monachis sibi assignatis seu deputatis pro claustralibus de 
pensione nisi causa studiorum vé\ alia rationabili causa, el 
de licentia praelati sui el conventus, secundum formam juris, 
el laudabilem consuetudinem monasteriorum, el aliter non. 



XVI. 



Anno 1401, die Lunae \ Maii, celebratum fuit capitulum 
Carcassonae in domo Fratrum Praedicatorum, in quo défini- 



— 300 — 

tores fuere DD. Abbates Bugo de Soricinio, Elias Montis 
Olivi, [oannis S. Aniani, et Antonius S. Polycarpi, cui inter- 
fuerunt Bernardus [ocundensis, Guido Crassensis, Philippus 
Anianae, [oannes Sendracensis, et alii, in quo statutum fuit. 

Primo, quod capitulum sequens celebrabitur anno 1403 in 
ecclesia cathedrali S. Pontii Tomeriarum, in vigilia Corporis 
Christi. 

Secundo, quod Abbates et Priores ecclesiarum cathedra- 
lium moneant monachos suos quod habeant déferre vestes 
honestas et non opulentas more saecularium cum amplis 
manicis et inlionestis, et, si noluerint obedire, perdant ipsas 
vestes, quae dentur pro amore Dei pauperibus. 



XVII. 



Anno 1410, celebratum fuit capitulum in ecclesia cathe- 
drali S. Pontii Tomeriarum, in quo fuerunl Definitores 1)1). 
Mil taies Guido Crassensis, Philippus Anianae, Vitalis Pessani, 
et Bertrandus S. Hilarii, in quo statutum fuit. 

Primo, quod sequens capitulum celebrabitur anno 1413 
Tolosae, die \x mensis Maii. 

Secundo, quod litterae citationis non valeant ultra quatuor 
menses. 

Tertio, quod constituantur procuratores générales per 
Dominos Praesidentes el praelatos in curia cujuslibel Praesi- 
dentis, qui uomine totius religionis assumant et prosequantur 
causas contra quoscunque impedientes aul récusantes obedire 
el parère mandatis, praeceptis au! litteris Dominorum Praesi- 
dentium, nec non causas ecclesiarum cathedralium aul 
monasteriorum Langentes statum universalem dictarum eccle- 
siarum, primitus tamen habita deliberatione el maturitate 
cum ipsis Dominis Praesidentibus el Deflnitoribus an debeant 
assumere dictam causam vé\ causas, e\ etiam de licentia 



— 304 — 

praedictorum ve] majoris partis ut prosequantur expensis 
imponendis el indicendis. 

Quarto, item fuit définit uni quod omnes praelati prioribus 
seu praepositis religiosos pro sociis suis mansionariis tenean- 
tur assignare, cuni nullus religiosus debeat morari soins. 

Quinto, quod omnes jaceant in eodem dormitorio, el 
coinedanl in refectorio, ubi sunt ad hoc loca opportuna, 
cum haec praecipiantur in Régula et in constitutionibus 
Benedicti Papae XII et in jure. 

Sexto. qu<»l religiosi quicumque etiam administrationem 
habentes parebunt proprio Abbati vel oui ipse commiseril 
vol prioribus in monasteriis, ubi solum priores praesunt vol 
etiam oui ipsi commiserint. 

XVIII. 

(uni teste beato Apostolo Iacobo et luris authoritate liqueat 
quoniam omne datum optimum et omne donum perfectum 
desursum sit descendens a Pâtre luminum apud quem non 
est transmutatio vol vicissitudinis obumbratio, humanamque 
sciamus fragilitatem caliginosissimis irretitam turbinibus et 
densissimis obumbratam nebulis, nec solum saeculari, qui- 
niiiM». pi-oii dolor, el regulari religione quae sanctorum 
Patrum virtutibus a suis primis rudimentis jamdudum hones- 
lissiinc cl sanctissime floruil el produxil palmites <"t multipli- 
ées Deo devotissimos <'t acceptos, uunc quoque, quod nun- 
quam sine profluvio lacrymarum mémorandum est, ager ille 
Dominicus, videlicel monachorum nigrorum religio, latebrosis 
uutal atque errai hoiirstmis el morum obumbrationibus, adeo 
ut jain ponc labatur in omnium inhonestatum coenosum volu- 
tabrum, propter quod nec via amplius pedeundi ad coenobi- 
tarum vitam approbatissimam nec semita pateat, justum arbi- 
trari el dignum quemque religiosum decel el catholicum ni 



— 302 — 

in lani salutiferi operis prosecatione indeficientis luminis lotis 
praecordiorum visceribus mentiumque affectibus nec siccis 
genis imploretur suffragio quatenus lumine quod lucel in 
tenebris irradiata fulgoribus coalescanl ai cum Christo et 
sanctis omnibus jnxta Apostolum possimus comprehendere 
quae sit Longitudo, latitudo, sublimitas, et profundum, el ni 
Patrum spicula in juvenum pectoribus recondatur salutiferae 
Crucis insigniti signo atque protecti, sanctissimam Trinitatem 
plurimum invocare delectat sic dicendo : In aomine sanctae et 
individuae Trinitatis Patfis, et Filii, e1 Spiritus Sancti, anno 
,i Nativitate Domini 143:3. et die xxvi mensis lanuarii, luit 
celebratum capitulum in monasterio Beatae Mariae Tolosae, in 
quo statutum fuit per Definitores DD. Abbates Hugonem 
Crassensem, Sancium Montis Olivi, Ioannem locundensem. 

Primo, quod capitulum sequens celebrabitur Carcassonae 
in domo Fratrum Praedicatornm, anno 14.3(5 die xvi post 
i'estum Paschae. 

Secundo, quod omnes religiosi portent tonsuras suas hone- 
stas et rasas, célèbrent missas fréquenter secundum ordina- 
tiones antiquas, el faciant hebdomadas suas per se et non 
per alios, nisi tuerint légitime excusati, et, casu quo in 
praemissis defecerint, perdant medietatem praebendae. 

Tertio, quod non portent zonas argenteas. nec caputia 
cum magnis cornetis, et, casu quo contrarium tecerint, dentur 
pauperibus dictae zonae et caputia amore Dei per superiores 
eorum. 

Quarto, quod omnes monachi existentes el moram facientes 
iu Studiis generalibus vel aliis locis seu villis insignibus 
causa studii vel alia rationabili vel justa, teneantur el 
debeant portare cucullas sive floccos, < i t non sicut ausi ire 
aut incedere per civitatem vel villas ubi moram trahent, nisi 
portent alium ex praedictis habitibus, et, si contrarium fece- 
rini ii qui in Studiis generalibus fuerint, perdanl privilégia 



— 303 — 

Studii generalis ipso facto; ceteri vero extra studia in prae- 
missis delinquentes efflciantur inhabiles per duos menses ad 
quaelibet bénéficia vel officia obtinenda, et a beneiiciis vel 
officiis quae obtinent per dictum tempus sint suspensi etiam 
ipso facto. 



XIX. 



. pro cunctorum praeiatae religionis communi 
retbrmatione . . . reverendi patres Ecclesiarum cathe- 
dralium Priores, post Antistites maiores in Narbonensi, 
Tolosana, et Auxitana provinciis pro una provincia ad hoc 
comprehensis, et alii subditi religiosi se ad hoc provinciale 
capitulum salubriter congregaverunt, anno videlicet Dominicae 
Incarnationis 1444, die xiv mensis lulii, in domo Fratrum 
Praedicatorum Carcassonae, in quo per Praesidentes Dominos 
Abbates de Caunis, S. Aniani, S. Hilarii, et Soricinii, de 
consilio DD. Abbatum S. Guillelmi de desertis, S. Pétri 
de (Jenerosio, Sendracensis statutum fuit. 

Primo, quod anno 1446 sequens capitulum celebretur 
Biterris in domo Fratrum Praedicatorum, die prima mensis 
Maii. 

Secundo, statutum luit quod monachi non portent capucia 
bordelata cum longis et amplis cornetis sive aguiletis ipsis 
capuciis curiose alligatis ad modum histrionum, contra statum 
religionis deformata, nec vestes francitas sive bascinatas cum 
longis et amplis manicis ac etiam ex longo, videlicet ab ore 
usque ad fimbrias, totaliter apertas et cum bachinatis sive 
bossivis adiunctas el astrictas etiam patulas cum aguilletis 
nimium dissolutis ad modum praedictorum histrionum; *><\ 
portent bonesta ef, si obedire noluerint, puniantur in pane 
el aqua el in carceribus, si meruerint. 

Tertio, quod monachi portent tonsuraa suas rasas ci 



— 804 — 

honestas, non ad modum presbiterorum saecularium sed ad 
modum religionis monachorum, prout antiquitus more anti- 
quorum patrum esl portari solitum; non etiam portent zonas 
argenteas aui cultellos argenti globulatos. 

Quarto, quod nullus religiosus in ecclesiis sive monasteriis 
teneat arma invasiva sine expressa sui superioris iicentia 
petita etiam et obtenta, et lioc, sub poena in jure et consti- 
tutionibus contenta. 

Quinto, quod nullus ejusdem religionis, cujuscunque status, 
dignitatis sive conditionis existât, vivere aut conversari cum 
mulierculis aliquali nota infamiae notatis, et lioc, sub poenis 
in jure et constitutionibus contentis. 

Sexto, quod nullus religiosus avvendere seu ad firmam 
habere praesumat bénéficia saecularia, neque etiam alii reli- 
giosi beneficiati sive administrationem habentes avvendere 
ultra anniiin bénéficia aut administrationem habeant absque 
sui superioris petita Iicentia, et quod DD. Abbates et eccle- 
siarum cathedralium Priores Maiores super hoc subditos suos 
monere habeant, sub poenis quibus eis videbitur infligendis. 

Septimo, quod nullus ad taxillos sive ad pilam nec ad 
cartas monachus cum laicis ludere liabeal causa lucri, et 
hoc, sub poena inclaustrationis per mensem pro qualibet vice 
qua talia facere attentaverint, nec etiam permittanl ullatenus 
dicti DD. Abbates seu dictarum ecclesiarum cathedralium 
Priores Maiores laicos intra septa monasterii praedictos 
ludos exercere permittant. 

Octavo, cum ignorantia si1 muter cunctorum errorum, 
ordinatum fuit quod in quibuscunque ecclesiis cathedralibus 
dicti ordinis sive monasteriis, in quibus suppetunl necessaria, 
habeanl tenere idoneum magistrum, sufficientem < i t habilem 
qui juvenes monachos in primitivis scientiis, scibcel in 
grammatica el logica, diligenter instruere ac docere habeat, 
quem quidem magistrum habere procurent infra très menses 



— 305 — 

a die publicationis praesentium, sub poena suspensionis ab 
administrai ionibus quas habent per très menses. 

Nono, quod quando religiosi per villas in quibus suni 
eorum monasteria incedunt, bini et bini, vel saltem cuni 
decenti societate associati vadant, et non soli, et non cum 
cuculla. 

Decimo, quod de cyetero nullus religiosus dicti ordinis in 
monasteriis, ecclesiis seu villis portare habeat scapularia no- 
data ad latus sive transversata ad modum seripae in dedecns 
religionis et in signum superbiae et làstus, sed ipsa modo 
déférant prout hactenus per antiquos et probos patres est 
portari solitum. 

XX. 

... Et quamquam circa dictae religionis salubrem et felicem 
statum ejusque attinentias tam per regulares institutiones 
almorum patrum, qui de hoc saeculo tèliciter transmigrarunt, 
([iiam per juridicas sanctiones provisum existere satis démon- 
stratif, Dominus tamen Benedictus recolendae memoriae Papa 
duodecimus, ob zelum amplioris salutis et majoris prosperitatis 
praefatae religionis, quam plurimas pro reformatione Ordinis 
el observantia regulari edidit constitutiones, in quibus fruga- 
liter ordinavil capitulum provinciale de triennio in triennium 
debere celebrari, provincias super hoc clare distinguendo. Ideo 
RR. Paires el Praelati infrascripti in unum super hoc légitime 
congregati in provinciis Narbonensi, Auxitanensi, el Toiosana 

comprehensi, ,• o 1448 die Mercurii prima mensis Maii, in 

civitate Biterrensi in domo Fratrum Praedicatorum statuerunt. 

Primo, de consensu el voluntate DD. Abbatum Psalmodii, 
Caunarum, ^nianae, Villae Magnae, S. Aniani, S. Martini, 
de Canigou, S. Hilarii, Sendracensis, Soricinii, S. Polycarpi, 
S. Tyberii, [uncellensis, <i i|ihI sequens capitulum celebretur 
in civitair Electensi infra septa tnonasterii ecclesiae cathe- 

•20 



— 306 — 

dralis beatae Mariae dictae civitatis, die prima mensis Maii 
anno 1450. 

Secundo, quod nullus veniat ad dictum capitulam nisi 
expresse vocatus. 

Tertio, quod sint Praesidentes in dicto capitulo 1)1). Abbates 
de Cuxano, de Generesio, de Lezato et de S. Tyberio. 



XXL 



Anno 147(S, die undecima mensis Novembris celebratum 
fuit oapitulum in civitate Tolosana et monasterio Beatœ 
Mariae, Gnillelmus Montis Olivi, Giraldus Mansi Garnerii, 
Odo S. Polycarpi, et alii, qui dicti Abbates electi fuerunt 
Praesidentes, in quo statutum t'ait. 

Primo, quod, anno 1491 die prima Maii, celebrabitur sequens 
capitulum in monasterio Mansi Azilis, cui praesidebunt Abbates 
Iocundensis, Simorrae, Villae Magnae et S. Salvatoris Lodovae. 

Secundo, quod nullus Abbas seu commendatarius possit 
aut debeat constituere vicarium nisi religiosum e gremio sui 
monasterii, praesertim in causis concernentibus regularem 
disciplinam et mores regulares. 

Tertio, quod Domnus Thesaurarius possit capitulum monas- 
terii eonvocare ad electionem Abbatis, consultis prius super 
hujusmodi convocatione duobus Abbatibus sibi vicinioribus. 

Quarto, quod monachi non conférant camisias lineas, nisi 
[iront jura volunt et ronstitutiones. 

Quinte, quod in capitulo quilibet incedat cum cuculla seu 
flocco aut nlio habitu çongruo et religioni decenti. 



XXII. 



\iiiki 1495 die (5 Maii, celebratum fuit capitulum in 
que Praesidentes fuerunt DD. Abbates Rogerius de Bartha, 



— 307 — 

Simorra; Oliverius de Monte Falcone, Iuncellarum; Florentins 
Galandi, Soricinii ; Antonius de Narbona, Anianae. in quo 
statutum fuit. 

Primo, quod sequens capitulum celebrabitur in monasterio 
Soricinii, dioecesis Vaurensis, prima Maii anno 1498. 

Secundo, item statuerunt quod Abbates saeculares seu 
commendatarii ordinis praedicti constituera teneantur eorum 
vicarios in monasteriis suis religiosos et de gremio monasterii 
cuiuslibet ac de consensu capituli. Dabunt dictis vicariis sti- 
pendia et salaria moderata, et quod taies vicarii non possint 
neque valeant destitui nec revocari per dictos Abbates sae- 
culares sine consensu capituli eorumden; et casu quo Abbates 
praedicti saeculares non se possint cum dictis religiosis con- 
venue de dictis vicariis instituendis, quod ipsi religiosi adeant 
Dominos Praesidentes praedictos aut alterum ipsorum, et quod 
dicti Domini Praesidentes vel alter ipsorum possint de dictis 
vicariis pro videra. 

Tertio, quod saecularis aliquis domos proprias infra septa 
monasteriorum ordinis praedicti non habeat, nec religiosus 
possit stare vel habitare extra septa religionis ejusdem mona- 
steriorum in locis ubi fuerint ipsa monasteria situata. 

Quarto, quod quilibet prior teneatur in suo prioratu resi- 
dere, nisi fuerit légitime impeditus aut licentiatus. 

Quinto, quod religiosi in civitatibus seu villis résidentes 
in quibus monasteria ipsa sunt sita non habeant incedere soli 
et sine cuçulla, nisi alias fuerit per illorum Abbates dispensatum. 

Sexto, quod quilibet religiosus reddat rationem quolibet 
anno de administrâtes Abbati suo. 

XXIII. 

Anne 1497, celebratum fuit capitulum in monasterio Sori- 
cinii, die 2.'} mensis luuii, cui interfuerunt Augerius de Monte 



— 308 — 

Falcone, Abbas de Iuncellis, Florentius Galandi Soricinii, et 
alii, in quo statutum fuit. 

Primo, quod singulis annis in quolibet monasterio capitulum 
celebretur générale ab omnibus religio'sis dicti monasterii et 
ab eodem dependentibus, tam extra claustra viventibus quam 
claustratis vocatis. 

Secundo, quod religiosi non habeant exire extra septa mona- 
sterii, nisi petita licentia et obtenta; alias regulariter puniantur. 

Tertio, quod in choro, dormitorio, capitulo et refectorio 
silentium continuum habeant servare, et in claustro boris 
consuetis. 

Quarto, quod nullus religiosus in villa aut civitate ubi 
monasteria sita sunt comedat, sub poena excommunicationis 
et carceris. 

Quinto, quod religiosi sub poena regularis disciplinae com- 
matres non faciant. 

Sexto, quod juvenes religiosi non beneflciati vel offlciarii 
dormiant in dormitorio; et offlciarii, intra septa monasterii. 

Septimo, quod religiosi comedant in refectorio saltem teni- 
pore adventus, quadragesimae et diebus quadragesimalibus ; 
et omni tempore, hebdomadarii et servitores altaris. 

Octavo, quod tempore adventus, quadragesimae, feria iv 
et sabbato carnes non comedant, neque reliquo tempore in 
refectorio. 

Nono, quod religiosi intra septa monasterii pedisequos non 
habeant. 

Decimo, quod religiosi ad argentum cum cartulis vel ta- 
xiliis non ludant, sub poena regularis disciplinae. 

Undecimo, ne religiosi, cujuscunque conditionis vel quali- 
tatis existant, in negotiis regularibus se immisceant. 

Duodecimo, ne religiosi, cujuscunque qualitatis existant, 
comas ferre habeant, sub poena carceris. 

Decimo tertio, quod Abbates commendatarii teneantur 



— 309 — 

ad expensas religiosorum et vicariorum suorum, quos mittunt 
et mittere tenentur ad capitulum, et acl expensas DD. Deti- 
nitorum ad visitandum et alias. 

XXIV. 

Anno 1499 die "27 Iunii, in Monasterio Soricinii celebratum 
luit capitulum, in quo statutum fuit quod sequens capitulum 
celebretur Tolosae, et facta fuit cotisatio abbatiarum, capitu- 
lorum et aliorum beneficiorum, in provinciis tribus Auxitana, 
Narbonensi et ïolosana. 



STATUTA QUAEDAM CAPITULORUM GENERALIUM 
PRO REFORMATIONE COENOBIORUM ORDINIS BENEDICTINI 

Anno 1258, habitum fuit capitulum générale et statutum fuit. 

Primo, quod sub poena excommunicationis nullus monachus 
simplex, quando committitur sibi prioratus, adscriberet debitum 
suum, si quod ante fecerat, prioratui. 

Secundo, ne monachus aliquis déférât de cetero porpoin 
nec manicas curtas, et quod omnes superius déférant manicas 
longiores. Et ut monachi de prioratibus déférant staminas. 

Tertio, ut priores qui non sunt sacerdotes ad ordines 
accédant. 

Anno 1260, habitum fuit capitulum générale et statuerunt 
Patres. 

Primo, ni dentur monachis uno anno tunica, alio pellicia. 

Secundo, ut singulis annis froccos habeant singuli de 
conventu. 

Tertio, ut omnes staminas deferanl praeter quam pueri, 
juniores, et ne alicui detur tela, nisi pro lëmoralibus (aciendis. 



— 310 — 

Quarto, ut nullus noviter induatur, nisi secum prius attu- 
lerit omnia et singula supradicta. 

Anno 1278, habitum fuit capitulum générale apud Sanc- 
tum Petrnm Cabilonensem et, praesidentibus Guidone, abbate 
S. Augendi, et Hugone, abbate S. Benigni, statutum fuit. 

Primo, ut monachi claustrales caméras proprias non habeanl 
nec ronimos nec garciones. 

Secundo, ut claves camerarum seu domorum Abbates 
requirant a monachis, si qui cas habuerint, intra mensem. 

Tertio, ut Visitatores semel ad minus in relectorio come- 
dant cum conventu. 

Quarto, ut nullus Ordinum mendicantium recipiatur in 
monachum, nisi de licentia capituli. 

Quinto, ne vestes regulares dentur ystrionibus vel goliardis. 

Sexto, ut antequam Abbates visitentur, per mensem ante 
visitationem canonice moneantur. 

Scptimo, ut Insulae Barbarae et Athanaii Abbates monacbos 
suos in Lugdunensi civitate studere non permittant, nisi in 
theologica facultate. 

Anno 1281, babitum luit capitulum générale apud S. Petrum 
Cabilonensem et Praesides fuere Hugo, abbas S. Benigni, et 
Stephanus, abbas Saviniaci. Et statuerunt ut Abbates singulis 
anuis réopèrent computum de prioribus et administratoribus 
suis per juramentum suum.... 

\mi<) 121)1, babitum luit capitulum générale apud S. Petrum 
Cabilonensem et Praesides fuerunt locerandus, abbas Athanaii, 
et (rinllolmus, abbas S. Sequani, el statutum luit in dicto 

'•;i|iitl||i). 

Primo, ut nullus comedal nisi in refectorio, inlirmaria aul 
caméra domni Abbatis, sine licentia ipsius. 



— 311 — 

Secundo, ut id non fiât nisi de licentia ipsius speciali. 

Tertio, ne monachi habeant domi aut déférant secum arma, 
sine licentia abbatis speciali. 

Quarto, sub poena excommunicationis inhibemus ne aliquis 
raonachus aves venaticas, t'alcones, accipitres vel vissos 
déterre praesumat. 



STATUTA IN CAPITULO GENERALI MONACHORUM ORDINIS BENEDIC- 
TINI, IN REGNO BURGUNDIAE ANNO 1337 DIE '20 MBNSIS 
IULII PRO REFORMATIONE ET BONO REGIMINE COENOBIORUM. 

« Reverendo ac Venerabili in X t0 Patri ac Domino, 
Domino Abbati monasterii Molismensis Ordinis Sancti Bene- 
dicti, Lingonensis Dioecesis, l'rater Guido, permissione divina 
humilis abbas monasterii Flaviniacensis eiusdem Ordinis, 
Aeduensis dioecesis, salutem in Domino sempiternam. Ad 
vos transmittimus copiam constitution um < i t statutorum per 
Reverendos in X t0 Patres Dominos Praesidentes, insuper et 
nos super status et Ordinis monachorum nigrorum refor- 
matione nuper éditas, vobis dictas constitutiones et statuta 
intimando, ut easdem etiam intimetis et publicetis omnibus 
subditis vestris quorum intererit, seu intimare et publicare 
faciatis, quarum institutionum seu statutorum ténor sequitur 
in baec verba. » 

In nomine Domini. Amen. Notum sii omnibus praesenti- 
bus, praeteritis et futuris quod, anno Domini 1337 die 20 
mensis iulii cum continuatione dierum sequentium ad hoc 
necessariorum, qua die citati fueranl omnes Abbates et 
Priores, superiores immédiate non habentes, provinciarum 
Lugdunensis, Bisuntinensis, Tarantasiensis apud Masticonum 
coram Reverendis in X 1 " Patribus Dominis ^.bbatibus Clunia- 
censi el Trenorchiensi, commissariis a Sede Apostolica depu- 



— 312 — 

tatis super publicatione et executione reformation um et 
constitution uni Domini Nostri Benedicti Papae XII super 
statu religionis monachorum nigrorum edictarum. Qui dicti 
Domini commissarii ut supra, missa Sancti Spiritus et sermone 
primitus celebratis in Ecclesia cathedrali et capitule dictae 
sancti Vincentii Masticonensis, juxta tenorem commissionis 
sibi factae, nobis Abbatibus praesentibus in capitulo dictae 
Ecclesiae sancti Vincentii una cum procuratoribus Abbatum 
absentium dictas Constitutiones iuxta formam eorumden inti- 
maverunt, promulgaverunt et publicaverunt, et eas de verbo 
ad verbum in nostrum omnium praesentia in capitulo dicto 
legi iecerunt et copiam unicuique habere volenti dari et tieri 
concesserunt. Quas constitutiones de puncto ad punctum 
juxta formam et tenorem earumdem nobis et nostris subditis 
authoritate qua supra praeceperunt firmiter et inviolabi- 
liter observari. Quibus peractis, dicti Domini Abbates prae- 
sentes, videlicel Sancti Eugendi Iurensis l , Saviniacensis -, 
S. Regnoberti Iurensis 3 , S. Pétri Cabilonensis 4 , S. Stephani, 
S. Pétri Melundensis 5 , Reomensis 6 , S. Martini Viziliacensis 7 , 
S. Leonardi de Corbiniaco 8 et S. Rigaudi 9 , cum procura- 
toribus abbatum absentium, videlicet Insulae Barbarae "'. 
Ambroniacensis lI , S. Benigni Divinionensis l2 , de Bessua ,; . 



I Saint-Claude, 
z Savigny. 

3 Saint-Rambert. 

* Saint-Pierre de Ghalon. 

•'■ Saint-Pierre de Molosme. 

•■ Moustier-Sainl-Jean. 

i Vézelai. 

3 SaintrLéonard de Corbigny. 

n Sainl-Rigaud. 

i" lie-Barbe. 

II ^mbournay. 

12 Saint-Benigne de Dijon. 

1' \\r/v. 



— 313 — 

S. Pétri de Pultis \ Molismensis 2 , S. Michaelis Torno- 
dorensis :! , S. Martini Aeduensis 4 , Favernerii 5 , Luxovii i; , 
praehàbita inter se deliberatione matura, nos Trenorchiensem, 
Cabilonensem, Flaviniacensem, dioecesis Aeduensis, Athana- 
tensem, Lugdunensis, et sancti Vincentii Bisuntinensis Abbates, 
in Praesidentes nostri provincialis capituli unanimiter elege- 
runt. Qua electione facta, virtute, authoritate et potestate 
nobis datis, nos Praesidentes memorati imprimis stataimus 
et ordinavimus nostrum provinciale concilium debere cele- 
brari apud Cabilonum in monasterio S. Pétri Cabilonensis, 
videlicet in Dominica post octavas festi Corporis Christi, 
quod erit anno Domini 1339, nisi per nos terminus prolixior 
,-iuî brevior ex causa légitima i'uerit assignatus. 

Item, quod pro vita et prosperitate longaeva ipsius Domini 
Nostri Papae Benedicti statuimus et ordinamns quod per 
quemlibet monachum sacerdotem ipsius Ordinis très missas 
tore celebrandas, videlicet, imam de Sancto Spiritu, aliam 
de Beata Virgine et tertiam de mortuis. Et per quemlibel 
monachum non sacerdotem debere Legi uniim psalterium 
int'ra annum a data praesentium computandum. Et in singulis 
ecclesiis cathedralibus, monasteriis e1 aliis locis conventua- 
libus dicti Ordinis seu Religionis unam missam solemniorem 
debere celebrari. 

Item, statuimus Dominum Abbatem Cluniacensem, prima 
die nos! ri praesentis capituli, missam Sancti Spiritus solem- 
niter debere celebrare; et, ipso absente tamen rationabiliter 
excusato, ordinamns dictam missam per Dominum Vizilia- 



1 Saint-Pierre de Poultiers. 

z Molesme. 

:i Saint-Michel de Tonnerre. 

1 Saint-Martin d'Autun. 

• Faverney. 

8 Luxeuil. 



— 314 — 

censem celebrandam, el per eumdem Dominum Yiziliacensem 
sermonem dicta die faciendum. 

[tem, praecipiendo mandamus quatenus omnes et singuli 
quorum interesl in singulis ecclesiis cathedralibus, monas- 
teriis et aliis locis conventualibus ipsius Ordinis seu Religionis 
dictae nostrae provinciae praedictas constitutiones, ordina- 
liones et statuta sub scriptura authentica perpétue habeant 
el intendant, observent diligenter. 

[tem, statuimus quod, si aliquis monachus in suum Abba- 
t"in per se vel per alium manus injecerit temere violenter 
vel procuraverit, aut injectionem, captionem occasione sui 
i'actam, ratam habuerit, carceribus mancipetur, et sit perpetuo 
inhabilis ad omne beneficinm adhihendum, et, si beneficiarius 
extiterit, quod sit sno beneiïcio vel officie privatus ipso facto; 
et iiullus de sui génère usque ad quartum gradum in suo 
monasterio vel membris ipsius recipiatur. Illi vero qui abba- 
tem vel alium cui hoc esset commissum impedirent ne dictus 
monachus incarceraretur, illi etiam qui non juvarunt, tamen 
peins requisiti, ad dictum monachum incarcerandum, excom- 
municationi subjaceanl ipso facto. Hoc enim observari volu- 
mus in omnibus casibus, in quibus abbas cum consilio 
maioris partis sui conventus àliquem de suis monachis vel 
conversis incarcerandum judicaret. Incarcerandus pro injec- 
tione manuum in suum Abbatem, nisi de misericordia nostra 
Praesidentiura praedictorum, de suo carcere aliquo modo 
non valeal liberari. 

[tem statuimus quod, si monachus qui in suum commona- 
chum manus injeceril temere violentus, si prior au1 obedien- 
tiarius existai qui violentiam intulerit, prioratu suo, offlcio 
;nit administratione per annum, ipso facto, existai suspensus. 
Si vécu claustralis fueril injuriam irrogans, in aliquo de 
societatibus (Ecclesiae) mittatur per annum continuum vel 
amplius, prout suo superiori visum fueril ibidem moraturus. 



— 31o — 

Si vero laycus in abbatem vel monachum, alicujus motu, 
manus injecerit temere violentas, nullus de suo génère asque 
ad quartum gradum in dicto monasterio vel loco alio eidem 
subjecto in monachum vel conversum recipiatur, quousque 
injuriam irrogans ex inde monasterio vel monacho injuriato 
emendam fecerit competentem. 

Item inhibemus quod nullus monachus vel conversus alium 
monachum vel conversum de suo monasterio conveuiat vel 
conveniri faciat coram aliquo judice ecclesiastico vel seculari, 
nisi de sui abbatis vel superioris licentia speciali, vel uisi 
abbas aut superior antea requisitus luerat in uegligentia aut 
defectu. 

Item excommunicamus omnes monachos cessationem a divi- 
nis i'acientes, procurantes et consentientes, nisi de praelatorum 
suorum jussu aut voluntate. 

Item statuimus quod, cum litterae aliquae in monasterio 
sigillo conventus fuerint sigillandae super aliquo concentu utili 
vel necessario, si abbas vel qui pro eo erit et maior pars 
conventus ut sigilletur consentiant, sine conditione qualibet 
sigillentur. Contradicentes vero sententiam excommunicationis 
iucurrant ipso l'acto et sigillum climittere teneantur, et alio 
ad custodiendum tradatur. 

Item, quia inl'amibus portae dignitatum patere non debent, 
statuimus quod, si aliqui monachi de casu criminati coin ici i 
vel conl'essi fuerint, quod in contractibus capituli voces 
penitus non tiabeant, nec majorem missam vel aliam publi- 
cam célèbrent in conventu, et semper iiltinii in clioro, 
capitule et aliis locis maneant et existant, neque ad bénéficia 
vel officia valeant promoveri, donec cum eis fuerit légitime 
dispensatum. 

Item statuimus quod omnes monachi etiam obedientiarii, 
saltem semel in anno, A.bbati suo sua peccata confiteantur, uisi 
abbas alio hoc decreveril committendum. Proprium vero si 



— 31(5 — 

quid habeant priores, offîciarii vel alii obedientiarii suo 
Abbati sine fraude revelare teneantur. 

Item statuimus et in virtute sanctae obedientiae inhibemus 
quod nullus monachus de alieno monasterio in monachum 
recipiatur in aliquo monasterio sine nostra licentia Praesiden- 
tium praedictorum. 

Item statuimus et ordinamus quod omnes Abbates et 
Priores, Abbates proprios immédiate non habentes, teneantur 
aportare ad quodlibet nostruin provinciale capitulum omnes 
brèves monachorum suorum defunctorum ab uno capitulo 
usque ad aliud, ut de suffrages animarum eorumdem commo- 
dius in dicto capitulo valeat ordinari. 

Item hospitiis et cameris in monasteriis dictae nostrae pro- 
vincia interdicimus et inhibemus expresse ne comedatur nec 
pernoctetur in eisdem, nisi quibus competit juxta et secundum 
forman constitutionum Domini Nostri Papae Benedicti vel nisi 
cum eis ex causa légitima fuerit dispensatum. 

Hem, ex absentia beneficiatorum reperimus quam plura 
bénéficia magnam pati jacturam, et eleemosynas In dictis 
beneflciis faciendas defraiidari, hospitalitatem non teneri in 
eisdem. Hine esl quod nos omnes prioribus el aliis beneficiatis 
nostrae provinciae tenore praesentium monemus ut ipsi, infra 
iinuin mensem a tempore publicationis statutorum sibi factae, 
ad dictos suos prioratus sou alia bénéficia quae obtinenl 
v.i.lant et in eis resideant assidue seu continuo ut tenentur, 
nisi licentiam sui superioris obtineant, vel alias légitime fuerit 
dispensatum cum eisdem, alioquin nos contrarium facientes 
a suis beneflciis suspendimus, donec paruerint cum effectu. Et, 
suspensione durante, regimen el administrationem dictorum 
beneflciorum committi volumus per superiores eorumdem, prout 
eis videbitur faciendum. Et si resistentiam aliquam per se vel 
per alium praestiterint, volumus el statuimus ipsos manere 
excommunicatos. 



— 347 — 

Item, omnes constitutiônes, diffinitiones et statuta a praede- 
cessoribus nostris seu a nobis sub quacumque forma verborum 
editae, exceptis his praesentibus statutis, tenore praesentium 
revocamus et penitus adnullamus, omnimodam autem juris- 
dictionem. potestatem, dispositionem seu absolutionem praedic- 
torum pênes quemlibet nostrum Praesidentium praedictorum 
totaliter et in solidum, de consensu Abbatum praesentium in 
dicto nostro capitulo notum remariere. 

Item praecipimus quod ordinationes et statuta per nos 
memoratos Praesidentes t'acta in praesenti capitulo ab omni- 
bus et. singulis quorum interest recipiantur et diligenter 
observentur. 

Item praecipimus et expresse injungimus quod praedictae 
constitutiônes dicti Domini Nostri Papae Benedicti et ordina- 
tiones et statuta per nos facta, in singulis ecclesiis, mona- 
steriis et locis aliis conventualibus ipsius Ordinis seu Religionis 
nostrae provinciae praefatae, bis anno quolibet legantur dili- 
genter et de verbo ad verbum describantur. 

Item statuimus et ordinamus libruni dictarum constitutio- 
num, ordinationum Domini Nostri Papae bullarum in mona- 
sterio Trenorchiensi debere fldeliter conservari. 

Item, quum, secundum constitutiônes dicti Domini Nostri 
Papae Benedicti, conspiratoribus seu illicitis conjuratoribus 
certa poena (non) profligatur, nihilominus taies conjuratores 
et conspiratores publicos vel secretos necnon et eisdem con- 
silium, auxiliuni vel lavorem praestantes el taies ab illis 
excommunicatos in monasteriis et locis conventualibus volùmus 
publiée nuntiari. 

[tem, quia intelleximus, quod dolentes reierimus, uonnullos 
monachos veJ per alios Qostrae provinciae damna el multi- 
plicia gravamina monasteriis el aliis locis ejusdem monasteriis 
subjectorum et personarum eorumdem diversis modis procu- 
rare seu aliquibus procurantibus dare auxiliuni, consilium, 



— 318 — 

juvamen vel assensum malitiose et scienter; hinc est quod 
nos, volentes quanto est nobis pro possibilitate huic morbo 
mederi, propterea iieri de caetero sub excommunicationis 
poena pmhibemus expresse; quum excommunicationis senten- 
' i.iiii contra vim facientes, consilium, auxilium, favorem vel 
assensum praestantes incurrere volumus ipso iacto. 

Item prohibemus quod nullus monachus vel conversas 
panem, vinum, vel pictanciam contra voluntatem administran- 
tium capiat. Et si contrarium faciat vel aliquem ad hoc indu- 
xerit, consilium vel auxilium sibi dederit vel coadjutus fuerit, 
excommunicationis sententiam incurrat ipso iàcto. 

Item excommunicamus et excommunicatos volumus publiée 
tiunciari, videlicet quibuslibet jeiuniis Quatuor Temporum, 
omnes conspiratores et libellos diffamatorios facientes seu 
confici procurantes et in publico projicientes ac etiam latro- 
cinia gravia in monasteriis et prioratibus nostrae provinciae 
facientes. 

Item statuimus quod, si aliquis monachorum vel converso- 
rum incarcerari contingit pro tali crimine pro quo, si esset 
laycus, mortem deberet incurrere corporalem, quod sine 
licentia praesidentium praedictorum a dicto carcere nullatenus 
distrahatur. 

[tem visitatores deputamus monasteriorum et aliorum loco- 
'•'un conventualium dictae nostrae provinciae Dominos inferius 
nominatos, el primo in Lugdunensi, Masticonensi et Cabilo- 
im'usi dioecesibus duos Saviniacensem el Sancti Rigaqdi 

Abbates aut alterum eorumdem, qui anno ultû m in quadra- 

gesima, si sit eis possibile, visitabunt. El monasteriorum 
dictorum dominorum Saviniacensis et Sancti Rigaudi ordi- 
aamus per Dominum Sancti Regnoberti Iurensis fore visi- 
tandum < i i per Dominum A.bbatem Aumbroniacensem volumus 
dictum monasterium Sancti Regnoberti [urensis visitandura. 

Item visitatores in Lingonensi et Eduensi dioecesibus 



— 349 — 

deputamus Dominos Viziliacensem et Sancti Leonardi de 
Corbigniaco Abbates, Eduensis dioecesis, aut alterum eorum- 
deni. Et ipsorura duorum Viziliacensis et Sancti Leonardi 
monasteriorum dictus dominas Sancti Rigaudi visitabit. 

Item in provincia Bisuntinensi visitatores ordinamus Domi- 
nos Luxoviensem et Lutrensem Abbates, dictae Bisuntinensis 
dioecesis, et eorum quemlibet in solidum. Quorum Dominorum 
Luxoviensis et Lutrensis Abbatum monasteria abbas Sancti 
Vincentii Bisuntinensis visitare, et ipsum monasterium prae- 
dictuin per Dominum Abbatem Arslatensem (?) volumus visitari. 
V r erum, quia relatione multorum intellexerimus nonnullos 
priores, ofl3ciarios et monachos bona Abbatum nostrae provin- 
ciae quomodocumque occupare et nonnullos dicta bona sibi 
appropriare, quod redundat in maximum praejudicium mona- 
chorum praedictorum, hinc est quod nos, volentes buic morbo 
céleri remedio providere, monemus, in virtute sanctae obedien- 
tiae, omnes et singulos occupatores praedictorum bonorum 
ut omnia bona per eos occupata iut'ra quindecim dies post 
publicationem praesentium statutorum Abbatibus ipsorum mo- 
nasteriorum integraliter restituant, et a talibus occupatoribus 
omnes et singuli abstineant; si qui vero fuerint qui nostrae 
monitioni minime paruerint, vel bona ipsorum Abbatum 
quaecumque fuerint de caetero occupaverint, excommunica- 
tionis sententiam incurranl ipso facto, a qua non possirit, 
nisi facta primitus restitutione plenaria, beneficium absolu- 
tionis obtinere. El tune per aliquem nostrum Praesidentium 
absolutionem studeat impetrare. 

Datum et actum cmn nostrorum Praesidentium praedicto- 
rum appensione sigillorum, anno, diebus, loco et praesen- 
tibus quibus supra. 

In robur et testimonium omnium praemissorum. 

lu silvis mirandae altitudinis habel hoc authoritatis arbor 
lixa per propagationes dilatari, ûliis novellae plantationis 



— :-} u 2<) — 

foécundari proleque exultare honoris progenie laetabunda. 
Ne seges dominicae sanctionis indecenter tribulis suffocetur, 
initit pater operarios in vineam religionis, tbdit torcular ni 
appréhendât tritura messorem, a flnibus terrae damans 
millier Chananaea, scilicet illius Sisarae, quia salutis uberi 
refectione excludere cupit cunctos nequitia serpentina, suggerit 
in proclivum falso applaudere sui jugis et sacrilega prae- 
varicatrix el obedentiae mandatorum. Igitur nobis cum proi'usis 
jam genis lacrimis sit necessarium profiter] quod Lucifer 
m;ti uîiims. apostolica sancta sedes, in vicem eripere conten- 
debat lumen sub modio, jam non lueet nubes candida l , sed 
sensu nubilo obscuratur, quibus possumus statutorum retina- 
culis talia amputamus districtius et expressius statuentes ut 
in habitu decentiae et honestatis tum in calceamentorum 
materia tum in factura incedere studeant monachi juxta 
statuta apostolica et mandata. 

Et ut pastores vigilent sollicite circa gregem, cunctis abba- 
tibus e1 prioribus in virtute sanctae obedientiae sub excommuni- 
cationis poena, quam illico secus facientes incurrant, mandantes 
praecipimus ut suis monachis et conversis sut» praelibatis 
poenis praecipianl el injunganl ut infra sexaginta dies posl 
quam haec in eorum monasteriis fuerinl publicata, vestes, 
capucia, sotulares errantes in praedictis colore, materia ve\ 
m forma ipsi Praelato vel Priori tradant, simpliciter reddanl 
el libère dimittant. Qui praedicti habitus per jam dictos A.bba- 
tem vel priorem in praesentia omnium publiée erogentur. 
Quod, si beneflciati intitulât] aul alii obedientiae rebelles con- 
tradictorum au1 alii inobedientes rebelles extiterint, ipso facto 
privatos suis beneficiis ve\ offlciis e< alios idoneos praecipimus 
ordinari. Quod, si dicti abbates circa boc fuerinl négligentes 



i i». Etiennol remarque que le texte de 
corrompu. Par le fait, il esl inintelligible. 



— 3-21 — 

aut remissi, collationem dictorum beneficiorum ad nos penitus 
retinemus ut possimus de ipsis canoniçe ordinare. Si vero 
claustrales fuerint sic rebelles, non ticto carceri usque ad 
uiiLim annum dimïiimus et praecipimus mancipandos. In quo, 
die lunae, mercurii et veneris, aqua et pane doloris et 
angustiae sustententur ut admissa clefleant et ea postmodum 
non admittant. Caeteri vero hebdomadae dies pro incarce- 
ratis talibus deputandi abbati reservari. 

Item statuimus et ordinamus quod abbates non facientes 
observare constitutiones Domini Papae a subditis suis, videlicet 
in eo quod camerae non teneantur in monasteriis neque 
pro jacendo, neque pro comedendo, nisi quibus conceditur 
a constitutione, una décima puniantur persolvenda ab eis in 
proximo capitulo provinciali, a loco ubi tenebitur dictum 
capitulum non recessuri, donec satistàctione iàcta. Si vero 
fuerint beneflciati caméras tenentes, in quibus conceditur a 
constitutione vel ex licentia sui Abbatis concessa, a beneflciis 
vel officiis suis privati, illa conl'erenda infra tempus juris 
per Abbates eorumdem. Comedentes vero et jacentes sine 
licentia, nisi competat eisdem ut supra, tribus diebus in pane 
et aqua, et nihilominus de inobedientia corrigantur nec possit 
in lus poenis supradictis per Abbates eorum dispensari. 

Item, quod aliquibus monachis praebendae non distribuan- 
tur extra refectorium vol infirmariam, nisi qui de licentia 
Abbatis comedent. 

Item praecipimus quod tnonachi in abbatiis suis degentes 
et veniontes in quatuor locis principalibus lloccum suum 
deferanl ueque septa monasterii exeanl sine flocco, alias de 
inobedientia graviter puniantur. 

Item prohibemus monachis ue camisiis lineis utantur. 

Item poenas a jure statutas in non venientes suspendimus 
quoad Abbates qui ad praésens capitulum non veniunl usque 
ad immédiate (sequens) capitulum celebrandum, el ex causa. 

21 



322 

Item statuimus e1 ordinamus pro statu venerabili Religionis 
unam centesimam tam a nobis quam a subditis nostris nec 
a subditis eorumdem beneficiatis ubicumque consistant levari, 
medietatem in proximo festo Sancti Michaelis el aliam me- 
dietatem in proximo festo Paschae. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS DE MONASTÈRES. 



Abbecourt, corn. Orgeval, cant. Poissy, 

Seine-et-Oise, 270. 
Abbeville, Somme, 17. 
Acey, corn. Ougney, cant. Gendrey, 

Jura, 147. 
Acy, com. Courteuil, cant. Senlis,0ise,17. 
Agen. Lot-et-Garonne, 94. 
Ahun, Creuse, 17. 
Aigues-Vives, com. Faverolles. cant. 

Montrichard, Loir-et-Cher. 249. 
Ainay, à Lyon, Rhône, 12, 47. 
Airvault, Deux-Sèvres, 253. 
Aix, bouches-du-Rhône; Bernardines, 

182; Feuillants, 171. 
Alix, cant. Anse, Rhône, 131. 
Allois (les), com. La Geneytouse, cant. 

S. -Léonard, Haute-Vienne, 127. 
Almenèches, cant. Mortrée, Orne, 120. 
Altorf, près Molsheim, Basse-Alsace, 49. 
Ambert, com, Chanteau, cant. Orléans, 

Loiret, 194. 
Ambierle, cant. S. Haon - le - Chatel, 

boire, 17. 
Ambournay, Ambronay, cant. Ambé- 

rieu, Ain, 94. 
Amiens, Somme; Saint-Acheul, 248; 

Saint -Jean, 269; Célestins, 145; 

Feuillants, 171. 
Amour-Dieu 11'), com. Troissy, cant. 

Dormans, Mann:, 180. 
Anchin, com. Pecquencourt, cant. Mar- 

chiennes, Nord. £9. 



Andecy, com. Raye, cant. Hesdin, Pas 
de-Calais, 125. 

Andely, aux Andelys, Eure; Saint- 
Jacques. 262; Saint-Jean, 126. 

Andlau, Alsace, 131. 

Angers, Jlaine-et-Loire; Saint- Aubin, 93 
Saint-Nicolas, 93; Saint-Serge, 93 
Toussaint, 249; Le Ronceray, 126 
Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 127. 

Angles, cant. Moutiers-les-Mauxfaits, 
Vendée, 253. 

Angoulème, Charente; Saint-Ansone, 
128; Saint-Cybard, 50. 

Aniane, Hérault, 94. 

Annecy, Hante-Savoie, 183. 

Antibes, Alpes-Maritimes, 182. 

Anzy-le-Duc, cant. Marcigny, Saône-et- 
Loire, 50. 

Apt, Vaucluse; Sainte-Catherine, 262; 
Sainte-Croix, 182. 

Arcisses, com. Brunelles. cant. Nogent- 
le-Rotrou, Eure-et-Loir, 124. 

Ardennes, com. S.-Germain-la-Blauche- 

llerbe. cant. Caen, Calvados, 272. 
Ardorel, com. Lempaut, cant. Puylau- 

rens, Tarn, l i". 
Ardres, Pas-de-Calais, 125. 

Argensolles, com. Moslins, cant. Avize, 
Marne, 180; inscrit à tort parmi 

les abbayes de Bénédictines, 125. 
Argenteuil, Seine-et-Oise, 93; bernar- 
dines, 179. 



324 — 



Arles, Bouches-du-Rhône, 129. 
Arles-Sur-Tesch, Pyrénées-Orientales, 50. 
Arpajonnie (I*), à Millau, Aveyron, 128. 
Arras, Pas-de-Calais; Saint-Waast, 52; 
Le Vivier, 180; Paix de Jésus, 125. 
Arrouaise, com. le Transloy, cant. Ba- 

paume, Pas-de-Calais, 252. 
Arthous, coin. Bastingues, cant. Peyre- 

barade, Landes, 270. 
Aubagne, Bouches-du-Rhône, 262. 
Aubazine, cant. Beynat, Corrèze, 146. 
Aubepierre,com. Méasnes,cant.Bonnat. 

Creuse, 147 et 193. 
Auberive, Haute-Marne, 147, 
Aubignac, com. Saint-Sébastien, cant. 

Dun, Creuse, 147. 
Aubigny-sur-Cher, Cher, 249. 
Aubrac, com. Saint -Chély-d'Aubrac, 

Aveyron, 251. 
Auch, Gers, 92. 

Auchy-lès-Hesdin, Pas-de-Calais, 49. 
Aulnay-sur-Odon(Aunayy, Calvados, 148. 
\iiin:ilc, Seine-Inférieure, 93. 
Aumône Cl'), com. ' :i Colombe, cant.Ou- 
zouer-le-Marché, Loir-et-Cher, 146. 
Aurillac, Cantal, 47. 
Vutrey, cant. Rambervillers, Vosges, 259. 
Autun, Saone-et-Loire ; Saint-Andoche, 
129; Saint-Martin, 94; Saint-Sym- 
phorien, 251, 

Auxerre, Yo ; Saint-Germain, 94; 

Saint-Julien, 124 ;Saint-Eusèbe,220; 
Saint-Marien, 269; Saint-Pierre, 250. 
Auzun, Auzon, Haute-Loire, 127. 
Wenay, cant. \y. Marne, 125. 
Wesnes lès-Bapaurae,Pas de Calais, 125. 
Wignon, Vaucluse; Saint-Martial, 17; 
Saint-Laurent, 129; Sainte-Cathe 
rine, 129 ; Célestins, 196. 
Ayea (les), com. Crolles, cant. leTouvet, 
Isère, 183. 



Badeix, com. Saint-Estèphe-de-Droux, 

cant. Nontron. Dordogne, 186. 
Baignes-Sainte-Radegonde,Charente,55. 
Balerne, com. Mont-sur-Mornnet, cant. 

Champagnole, Jura, 147. 
Barbeaux, com. Héricy, cant. le Chatel- 

en-Brie, Seine-et-Marne, 1 56. 
Barbery, cant. Bretteville, Calvados, 1 18. 
Barraux, cant. le Touvet, Isère. 17. 
Barre (la), à Château-Thierry, Aisne 125. 
Barzeilles, com. Poulaines, cant. Saint- 
Christophe-en-Bazeille, Indre, 146. 
Bassac, cant. Jarnac, Charente, 94. 
Basse-Fontaine, com. Brienne-la-Vieille, 
cant. Brienne-le-Chàteau, Aube, 269. 
Battant (N.-D.), à Besançon, Doubs, 183. 
Baume-les-Dames, Doubs, 131. 
Baume-les-Messieurs, cant. Voiteur, 

Jura, 5. 
Bayeux, Calvados, 1 -26. 
Bayonne, Basses-Pyrénées, 181. 
Beaubec, cant. Forges-les-Kau\, Seine- 

Inférieure, 148. 
Beaucaire, Gard, 129. 
Beauchamp,com.Clermont-en-Argonne, 

Meuse, ~i:>\. 
Beaugé, Maine-et-Loire, 127. 
Beaugency, Loiret, -248. 
Beaugerais, com. Argy, cant. Buzançais, 

Indre, 146. 
Beaulieu, com. Trannes, cant. Ven- 

deuvre, Aube, 1 17. 
Beaulieu, Corrèze, 94. 
Beaulieu, à Dinan, Côtes-du-Nord, 249. 
Beaulieu, cant. Loches. Indre-et-Loire, 

93. 
Beaulieu, com. Réorges, Loire, 221. 
Beaulieu-en-Argonne, cant. Triaucourt, 

Meuse, 82. 
Beaulieu, àBois-l'Évèque, cant. Darnétal, 
Seine-Inférieure, 252. 



32S - 



Beaumont-en-Auge, cant. Pont-1'Êvêque, 

Calvados, 93. 

Beaumont-le-Roger, Eure, 187. 

Beaumont-lès-Tours,Indre-et-Loire,426. 

Beauraont, cant. Clermont, Puy-de- 
Dôme, 127. 

Beauport, com. Kérity, cant. Paimpol, 
Côtes-du-Nord, 270. 

Beaupré, com. MonceMès-Lunéville, 
Meurthe-et-Moselle, 148. 

Beaupré, com. Haubourdin, Nord, 180. 

Beaupré, com. Acliy, cant. Marseille, 
Oise, 147. 

Beaurepaire, cant. Avesnes, Nord, 182. 

Beauvais, Oise, Saint-Lucien. 92; Saint- 
Paul, 125; Saint-Quentin, 248. 

Beauvoir, com. Marmagne, cant. Mehun- 
sur-Yèvre, Cher, 181. 

Bec (le), cant. Brionne, Eure, 93. 

Bedon, Vienne, 228. 

Bégard, Côtes-du-Nord, 146. 

lielay, Indre-et-Loire, 221. 

Belchamps, com. Méhoncourt, cant. 
Bayon, Meurthe-et-Moselle, 259. 

Belhomert, cant. La Loupe, Eure-et- 
Loir, 220. 

Bellaigue, com. Virlet, cant. Montaigu, 
Puy-de-Dôme, 146. 

Belleau, com. Villeneuve-la-Bionne, 
cant. Esternay, Marne, 147. 

Bellecombe, com. Yssengeaux, Haute- 
Loire, LSI. 

Belle-Étoile, com. Cerisy-Belle- Étoile, 
cant. Fiers, Orne, 272. 

Belle-Fontaine, com. Bégrolles, cant. 
Beaupn .m. Maine-et-Loire, 171. 

Belleperche, com. Cordes -Tolosane, 
cant. Saint-Nicolas, Tarn-el Ga 
ronne, 147. 

Bellevaux, com. Cirey, cant. Rioz, 
Haute-Saône, 269. 



Bellevaux, com. Limanton, cant. Cha- 
tillon-en-Ba/nis, Nièvre, 148. 

Belloc, com. Ginals, cant. Saint-Antonin, 
Tarn-et-Garonne, 147. 

Bellozane, com. Brémontier-Merval, 
cant. Gournay, Seine -Inférieure, 
270. 

Belmont, cant. Faye-Billot, Haute- 
Marne, 187. 

Belval, cant. Buzancy, Ardennes, 171. 

Bénissons-Dieu, cant. Roanne, Loire, 183. 

Benoite- Vaux, com. Reynel, cant. Ande- 
lot, Haute-Marne, 183. 

Bercey, com. Marigné. cant. Écommoy, 
Sarthe, 187. 

Berclau, com. Billy, cant. Cambrin, 
Pas-de-Calais, 49. 

Berdoucs, cant. Mirande, Gers, 148. 

Bergues-Saint-Winoc, Nord, 49. 

Bernay, Eure, 93. 

Besançon, Ddubs, Saint-Paul, 253; Saint- 
Vincent, 82-, Bénédictines, 130. 

Beuil, com. Voyrac, cant. Nieul, Haute- 
Vienne, 147. 

Bèze, cant. Mirebeau, Côte-d'Or, 94. 

Béziers, Hérault, 250. 

Biache-lès-Péronne, Somme, 180. 

Billischeim, Alsace, 130. 

Bithaine, cant. Saulx, Haute-Saône, I &8. 

l'.ival, com. Neslé-Hodeng, cant. Neuf- 
châtel, Seine-Intérieure, 180. 

Blanche(la), a Noirmoutier, Vendée, l '.7. 

Blanche-Couronne, com. La Chapelle- 
Launay, cant. Savenay, Loire-Infé- 
rieure, '.»■'>. 

Blanche-Lande, com. Neufmesnil, cant. 

La Haye-du-PllitS, Manche, 270. 

Blancs-Manteaux, a Paris, '.»:!. 
Blandecques, cant. Saint-Omer, Pas-de- 
Calais, 180. 
Blangy,cant.LeParcq, Pas-de-Calais, Ï'.». 



— 32(5 — 



Blaye, Gironde, 55 et 253. 

Blérancourt, cant. Coucy, Aisne. 171. 

Blesle, Haute-Loire, 127. 

Blessac, cant. Aubusson, Creuse, 221. 

Bleurville, cant. Monthureux-sur-Saône, 
Vosges, 131. 

Blois, Loir-et-Cher; Saint-Lomer, 93; 
Saint-Lazare, 249 ;Bourgmoyen, 249. 

Bloutière (la), cant. Viliedieu, Manche. 
u 2'i-2 

Boheries, corn. Vadencourt, cant. Guise, 
Aisne, 147. 

Bois-Grolland, coin. Poiroux, cant. Tal- 
mont, Vendée, 140. 

Bois-Rahier, com. Saint-Avertin, cant. 
Tours, Indre-et-Loire, 186. 

Boissière (la), Saint-Florent, Maine-et- 
Loire, 148. 

Bondeville, cant. Marerame, Seine-Infé- 
rieure, 180. 

Bonfays, com. Légéville, cant. Dompaire, 
Vosges, 271. 

Bonlieu, cant. Marsanne. Drôme, 146. 

Bonlieu,com.Carbonblanc, Cironde, 147. 

Bonlieu, com. Bannes, cant. Meslay, 
Mayenne, 1 48. 

Bonlieu, com. Sainte-Agathe- la -Boute- 
resse, cant. Beon, Loire, 183. 

Bonnaigue, com. Saint-Fréjoux, cant. 
Ussel, Corrèzc, 146. 

Bonnecombe, com. Coraps- la -Grand- 
ville, Aveyron, 1 47. 

Bonnefont, com. Plaisance-du-Touch, 
cant. Léguevin, Baute-Garonne, 1 48. 

Bonnefontaine,com. Blanchefosse, cant. 
Rumigny, Ardennes, 1 17. 

Bonne-Nouvelle, à Orléans, Loiret, 93. 

Bonne-Nouvelle-lès-Rouen, Seine- Inf., 
94. 

Bonne-Saigne, com. Combressol, cant. 
Meymac, Corrèze, liî~. 



Bonneuil-aux-Monges, com. Sainte-So- 

liue, cant. Lezay, Deux-Sèvres, 220. 
Bonneval, Eure-et-Loir, 93. 
Bonneval, près Thouars, Deux-Sèvres, 

128. 
Bonneval, com. Cayrol, cant. Kspalion, 

Aveyron, 146. 
Bonneval de Montusclat, com. Sou- 

deilles, cant. Meymac, Corrèze, 186. 
Bonny-sur-Loire, cant. Briare, Loiret, 17. 
Bonport,com.Pont-de-l'Arche,Eure. 146. 
Bonrepos, com. Saint-Geloen, cant. 

Gouarec, Côtes-du-Nord, 146. 
Bons, à Belley, Ain, 183. 
Bosquen, com. Plénée-Jugon, cant. 

Jugon, Côtes-du-Nord, 146. 
Bordeaux, Gironde; Sainte-Croix, 94; 
Saint-Antoine, 171 ; Saint-Benoit, 127. 
Boschauds (les), com. Villars, cant. Cham- 

pagnac-du-Belair, Dordogne, 147. 
Boscherville, cant. Duclair, Seine-Infé- 
rieure, 93. 
Bonbon, com. Cussac, cant. Oradour- 

sur-Vayres, Haute-Vienne, 221. 
Bouchet (le), com. Ironde, cant. Vie-le- 

Comte, Puy-de-Dôme, 148. 
Rouillas, com. Pauilhac, cant. Fleurance, 

Gers, 148. 
Boulancourt, com. Longeville, cant. 

Montiérender, Haute-Marne, 149. 
Boulaur, cant. Saramon, Gers, 221. 
Boulbonne, com. Cintegabelle, Haute- 
Garonne, 148. 
Boulogne, com. Tour-en-Sologne, cant. 

Bracieux, Loir-et-Cher, 186. 
Bouquemont, cant. Pierrefltte, Meuse. 

261. 
Bourbon-Lancy, Saône-et-Loire, 17. 
Bourbourg, Nord. 131. 
Bourdillière (la), com. Genillé, cant. 

Montrésor. Indre-et-Loire, 126. 



— 327 — 



Bourg-Achard, cant. Routot, Eure, 259. 
Bourgdieu ou Déols, cant. Ghâteauroux, 

Indre, 53. 
Bourges, Cher; Saint-Sulpice, 94; Saint- 
Laurent, 122; Saint- Ambroise, 249. 
Bourg-sur-Gironde, Gironde, 253. 
Bourgueil, Indre-et-Loire, 93. 
Bournet, com. Courgeac, cant. Mont- 

moreau, Charente, 50. 
Bourras, com. Saint-Malo, cant. Donzy, 

.Nièvre, 147. 
Bouxières-aux- Dames, cant. Nancy, 

Meurthe-et-Moselle, 131. 
Bouzonville, district Thionville, Lor- 
raine, 83. 
Brageac, cant. Pleaux, Cantal, 127. 
Braisne, Aisne, 125. 
Brantôme, Dordogne, 94. 
Brayelle-lès-Annay (la), cant. Lens, 

Pas-de-Calais, 180. 
Bréteaucourt, lisez Bertheaucour-les- 
Dames, cant. Domart, Somme, 125. 
Breteuil, Oise, 92. 
Breuil (le), diocèse d'Auch, 221. 
Breuil-Bellay, com. Cizay, cant. Mon- 
treuil-Bellay, Maine-et-Loire, 187. 
Breuil-Benoît, com. Marcilly-sur-Eure, 

cant. Saint-André. Eure, 148. 
Breuil-lès-Commercy, Meuse, 84. 
Brienne, diocèse de Rouen, 126. 
Brieulles- sur-Meuse, cant. Dun-sur- 

Meuse, Meuse, 271. 
Brioude, Haute-Loire, 221. 
Bucilly, cant. Birson, Aisne, 271. 
Buguedei, Dordogne, 128. 
Bussière (la)sur-Ouche, cant. Pouilly, 

Côte-d'Or, 146. 
Bussières-lès-Belmont, cant. Fays-Billot, 

Haute-Marne, 181. 
Buzay, com. Rouans, cant. de Pellerin, 
Loire-Inférieure, 108. 



Caderousse, cant. Orange, Vaucluse, 129. 

Cadouin, Dordogne, 147. 

Caen, Calvados; Saint- Etienne, 93; 

Trinité, 126; Notre-Dame, 133; 

Hôtel -Dieu, 252. 
Cahors, Lot, 262; Saint-Géry, 125. 
Calais, Pas-de-Calais, 125. 
Calers, com. Gaillac-Toulza, cant. Cin- 

tegabelle, Haute-Garonne, 147. 
Cambrai, Nord; Saint -Sépulcre, 49; 

Saint-Aubert, 252. 
Camon, cant. Mirepoix, Ariège, 94. 
Campagnac, com . Sainte- Anastasie, cant. 

Saint-Chaptes, Gard, 250. 
Candeil, com. Labeissière.cant.Cadalou, 

Tarn, 147, rangé à tort parmi les 

maisons de Cisterciennes, 181. 
Canigou (le), com. Casteil, cant. Prades, 

Pyrénées-Orientales, 50. 
Cantimpré, à Cambrai, Nord, 252. 
Capelle (la), com. Merville, cant. Casta- 

net, Haute-Garonne, 270. 
Carcassone, Aude-, Saint-Hilaire, 55. 
Carennac, cant. Veyrac, Lot, 17. 
Carpentras, Vaucluse, 182. 
Cassan, com. Roujan, Hérault, 250. 
Castelle (la), com. Duhort-Bachen, cant. 

Aire, Landes, 270. 
Cateau (le), Nord, 49. 
Caunes, cant. Peyriac-Minervois, 

Aude, 94. 
Cavaillon, Vaucluse; Bénédictines, 129; 

Bernardines, 182. 
Caze-Dieu (la), com. Beaumarchès, cant. 

Plaisance, Gers, 270. 
Celle (la), a Aix, Bouches-du-RhÔne, 129. 
Celle-en-liric, cant. Coulommiers, Seine- 
et-Marne, 77. 
Gellefrouin, cant. Mansles, Charente, 253. 
Celles, Deux-Sèvres, 249. 
Cendras, cant. Mais, dard, 50. 



Cercamp, com. F révent, cant. Auxy-le- 
Château, Pas-de-Calais, 147. 

Cercanceaux, com. Souppes, cant. Châ- 
teaulandon, Seine-et-Marne, 1-46. 

Cerisy-la-Forêt, cant. Saint-Clair, Manche, 
93. 

Ceriziers (les), Vendée, 221. 

Chaalis, com. Fontaines-les-Corps-Nus, 
cant. Nanteuil, Oise, 147. 

Cliaise-Dieu (la), Haute-Loire, 94. 

Chaise-Dieu (la)-du-Theil, cant. Rugles, 
Eure, 220. 

Chalade (la), com. Stainville, cant. 
Ancerville, Meuse, 147. 

Chalivoy-Milon, cant. Dun-sur-Auron, 
Cher, 147. 

Chaloché,com.Chaumont, cant. Seiches, 
Maine-et-Loire, 148. 

Châlon,Saône-et-Loire; Saint-Marcel, 17; 
Saint-Pierre, 94; Notre-Dame, 129. 

Chalons, Marne; Toussaint, 250. 

Chamalières, cant. Vorey, H ,e -Loire, 17. 

Chamhon (le), cant. Mauzé-Thouarsais, 
Deux-Sèvres, 49. 

Chambon-sur-Voueize, Creuse, 17. 

Chambons (les), com. Borne, cant. Saint- 
Étienne-de-Lucdarès, Ardèche, 146. 

Champagne, com. Rouez, cant. Sillé-le- 
Guillaume, Sarthe, 148. 

Champbenoît, com. Poigny, cant. Pro- 
vins, Seine-et-Marne, 124. 

Chancelade, cant. Périgueux, Dordogne, 
251. 

Chantelle, Mier, 247, 

Chantemerle, com. Cormort, cant. 
Bouilly, Aube, 231. 

Chanteuges, cant. Langeac, Saute- 
Loire, 94. 

Chapelle-aux-Planches (la), com. Puelle- 
moutier, cant. Montiérender, Haute- 
Marne, 269. 



Chardavon, com. Saint-Genièz. Basses- 
Alpes, 253. 

Charenton, Seine, 127. 

Charenton-sur-Cher, Cher, 63. 

Charité(la), com. Neuvelle-lès-la-Charité, 
cant. de Scey-sur-Saone; Haute- 
• Saône, 148. 

Charité (la) -sur-Lézinnes, com. Ancy- 
le-Franc, Yonne, 147. 

Charité-sur-Loire, Nièvre, 17; Bénédic- 
tines, 125. 

Charleville, Ardennes, 271. 

Charlieu, Loire, 17. 

Charly, cant. Nérondes, Cher, 127. 

Charmes-aux-Nonnains. cant. la Fère, 
Aisne, 220. 

Charmoye (la), com. Montmort, Marne, 
140. 

Charron, cant. Marans, Charente-Infé- 
rieure, 147. 

Charroux, cant. Chantelle, Allier, 127. 

Charroux, Vienne, 55. 

Chartrage, com. Mortagne, Orne, 249. 

Chartres, Eure-et-Loir; Saint-Père, 93; 
Saint-Chéron, 248; Saint-Iran, 248. 

Chartreuve, com. Chéry-Chartreuve, 
Aisne, 270. 

Chases (les), Haute-Loire, 127. 

Chassagne (la), com. Crans, cant. Chala- 
mont, Ain, 147. 

Château -Chalon, cant. Voiteur, Jura, 
130. 

Château-du-Loir, Sarthe, 126. 

Châteaudun, Eure-et-Loir, Saint-Avit, 
12/.; La Madeleine, 248. 

Château-Gontier, Mayenne, 93. 

Château-l'abbaye, cant. Saint-Amand, 
Nord, 269. 

Châteaulandon, Seine-et-Marne, 248. 

Château-l'Hermitage, cant. Pontvallain, 

Sarthe, 249. 



— 329 



Château-sur-Salins, corn. Salins, Jura, 

17. 
Chatelmontagne, caat. le Mayet-de- 

Montagne, Allier, 127. 
Chatenet (le), com. Saint-Jal, cant. 

Seilhac, Corrèze, 193. 
Chatenois, Vosges, 82. 
Chatillon, com. Pillon, cant. Soincourt, 

Meuse, 147. 
Chatillon-sur-Loing, Loiret, 133. 
Cliatillon-sur-Seine, Côte-d'or, Cha- 
noines-réguliers, 254 ; Feuillants, 

171. 
Chatrices, cant. Sainte -Menehould, 

Marne, 250. 
Chaume (la), com. Machecoul, Loire- 

' Inférieure, 93. 
Chaume (la) à Saint-Léonard, com. Dom- 

pierre, cant. la Rochelle, Charente- 
Inférieure, 147. 
Chaumoussey, cant. Épinal, Vosges, 259. 
Chavanon, com. Combronde, Puy-de- 

Dome, 187. 
Chazeau, cant. le Chambron-Feugerolles, 

Loire, 129, inscrit à tort parmi les 

maisons cisterciennes, 183. 
Chéhéry, cant. Sedan, Ardennes, 147. 
Chelles, cant. Lagny, Seine-et-Marne, 

93, 124. 
Chemillé, Maine-et-Loire, 49. 
Cheminon, cant. Thiéblemont, Marne, 

146. 
Chêne-Galon, coin. Éperrais, cant. Per- 

venchères, Orne, 187. 
Cherbourg, Manche, Notre-Dame du 

Vœu, 292. 
Cherlieu, com. Montigny, cant. Vitrey, 

Baute-Saone, 1 17. 
Chesnaye lia), à Bayeux, Calvados, 252. 
Chezal-Benoît, cant. Lignières, Cher, 62- 

71, 94. 



Chézery, cant. Collongcs, Ain, 147. 
Chinon, Indre-et-Loire, 220. 
Chocques, cant. Béthune, Pas-de-Calais, 

252. 
Citeaux, com. Saint-Nicolas, cant. Nuits, 

Côte-d'Or, 146. 
Civrai, Vienne, 128. 
Clairefontaine, com. Polaincourt, cant. 

Amance, Haute-Saone, 148. 
Clairets (les) , com .Souancé ', cant . 

Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir, 179. 
Clairfontaine,cant.LaCapelle,Aisne.260. 
Clairlieu, com. Villers-lès-Nancy, Meurthe- 
et-Moselle, 148. 
Clairmarais, Pas-de-Calais, 147. 
Clairruissel, com. Gaillefontaine cant. 

Forges. Seine-Inférieure, mis à tort 

parmi les monastères des Cister- 
ciens, 180, 220. 
Clairvaux, com. Ville -sous -la Ferté, 

cant. Bar-sur-Aube, Aube, 147. 
Clarté-Dieu (la), com. Saint-Paterne, 

cant. Neuvy-le-Roi, Indre-et-Loire, 

146. 
Clavas, com. Riotard, cant. Montfaucon, 

Haute-Loire, 181. 
Clermont, Puy-de-Dome, Saint-Allyre, 

62,94; Bénédictines, 127. 
Clermont, com. Olivet, cant. Loiron, 

Mayenne, I i8. 
Clisson, Loire-Inférieure, 127. 
Cluny, Saone-el-Loire, 1-39, 83. 
Cluny, collège de, a Paris. 17, 83, 90. 
Coëkmolouen, com. Kerpert, cant, Saint- 

Nicolas-du-Pélem, Côtes-du-Nord, 

146. 
Cognac, Charente, 128. 
Coincy, cant. la Fère-en-Tardenois, 

Aisne, 17. 
Coyroux, com. Aubazine, cant. Beynat, 

Corrèze, 181. 



330 



Collinances, com. Thury-en-Valois, 

cant. Betz, Oise, 220. 
(allonge, com. Broye-lès-Loups, cant. 

Autrey-lès-Gray, Haute-Saône, 183. 
Colombe (la), com. Tilly, cant. Bélabre, 

Indre, 146, 
Colombier-le-Cardinal, cant. Serrières, 

An lèche, 196. 
Combelongue, com. Rimont, cant. 

Saint-Girons, Ariège, 270. 
Comminges, com. Saint-Bertrand, cant. 

Barbazan, Haute-Garonne, 128. 
Compiègne, Oise; Saint-Corneille, 92; 

Célestins, 194. 
Couches, Eure, 93. 
Conflans, Seine, 124. 
Conflans, com. Albertville, Savoie, 183. 
Conques, Aveyron, 47. 
Corheny, cant. Craonne, Aisne, 93. 
Corbie, Somme, 92. 
Corbigny, Nièvre, 94. 
Corcelles, cant. Héricourt, Haute- 
Saône, 183. 
Cordillon, com. Lingèvres, cant. Balle- 

roy, Calvados, 126. 
Cormeilles, Cure, 49. 
Cormery, cant. Montbazon, Indre-et- 
Loire 93. 
Corneux, com. Saint-Broing, cant. 

Cray. Haute-Saône, 269. 
Corneville-sur-Risle, cant. Pont- 

Audemer, Eure, 249. 
Cosne, Nièvre, 125. 
Cote-Saint-André (la), Isère, 182. 
Coulombs, cant. Nogent-le-Rotrou, 

Eure-et-Loir, 93. 
Cour-Dieu (la), com. Ingrannes, cant. 

Neuville, Loiret, 1 16. 
Cour-Notre-Dame (la), com. Michery, 

cant. Pont-sur-Yonne, Yonne, 
179. 



Couronne (la), cant. Angoulème, Cha- 
rente, 250. 

Courpières, Puy-de-Dome, 127. 

Courthamont, Sarthe, 126. 

Courville, Eure-et-Loir, 179. 

Coutances, Manche; Notre-Dame des 
Anges, 126; Hôtel-Dieu, 252. 

Craon, Mayenne, 93. 

Crépy-en-Valois, Oise, 17. 

Crespin, cant. Condé-sur-l'Escaut, Nord, 
49, 262. 

Crète (la) ou Lacrète, cant. Andelot, 
Haute-Marne, 148. 

Crisenon, com. Prégilbert, cant. Ver- 
menton, Yonne, 124. 

Croix-Saint -Leuft'roy, cant. Gaillon, 
Eure, 61. 

Cruas, cant. Rochemaure, Ardèche, 50. 

Cuissy, cant. Craonne. Aisne, 271. 

Gusset. Allier, 127. 

Cuxa, cant. Thuir, Pyrénées-Orien- 
tales, 50. 

Cysoing, Nord, 252. 

Oalon, com. Sainte-Trie, cant. Exci- 
deuil, Dordogne, 147. 

Dannemarie, Doubs, 262. 

Daurade (la), à Toulouse, Haute- 
Garonne, 94. 

Denain, Nord, 131. 

Déserte (la), à Lyon, Rhône, 129. 

Deux Amants (les), com. Amfreville- 
sous-les-Monts, Eure, 249. 

Die, Drôme, 17. 

Dieulouard, cant. Pont- à -Mousson, 
Meurthe-et-Moselle, 76. 

Dijon, Côte-d'or; Saint-Bénigne, 94; 
Saint-Jean, 12'.). 

Dillo, cant. Cerisiers, Y le, 269. 

Divielle, com. Goos, cant. Montfort, 
Landes, 270. 



331 



Dol, Ule-et-Vilaine, 127. 

Dole, Jura, 17. 

Domène, Isère, 17. 

Domèvre, cant. Blamont, Meurthe-et- 
Moselle, 257. 

Domfront, Orne, 126. 

Douai, Nord; Saint-Grégoire, 77; Notre- 
Dame des Prés, 180; Notre-Dame 
de la Paix, 125. 

Dommartin, corn. Tortefontaine, cant. 
Hesdin, Pas-de-Calais, 269. 

Dommartin- lès -Ville- sur -Mou, cant. 
Dompaire, Vosges, 260. 

Dorât (le), Haute-Vienne, 127. 

Doue, coin. Saint-Germain-La Prade, 
cant. Le Puy, Haute-Loire, 270, 

Dôuliens, Somme, 125. 

Drouilhe-Dlanche, com. Bonnac, cant. 
Ambazac, Haute-Vienne, 193. 

Drouilhe-N'oire, ibid., 193. 

Eau (O-lès-Chartres, com. Ver, Eure-et 

Loir, 179. 
Eaucourt, com. Sars, cant. Bapaume, 

Pas-de-Calais, 252. 
Eaunes, cant. Muret, Haute-Garonne, 148. 
Kauze, Gers, 17. 
Ébersheim, Alsace, 49. 
Écharlis (les), com. Villefranche, cant. 

Charny, Yonne. 147. 
Échelle-Dieu (1') ou Escale-Dieu, com. 

Bonnemazon, cant. Lannemezan, 

Hautes-Pyrénecs, I i«. 
Éclache il'), com. Prondines, cant. 

Herment, Puy-de-Dôme, 181. 
Rclimont, com. Saint-Symphorien, cant. 

Maintenon, Kure-et-Loir, 198. 
Écurey, cant. Damvi 11ers, Meuse, l i8. 
Élan, cant. Flize, Ardennes, l i<>. 
ÉlinCOUrt, cant. Lassi^ny, Oise, 17. 

Épagne, cant. Abbeville, Somme, 180. 



Épau (F), com. Yvré-rÉvèque, cant. le 
Mans, Sarthe, 146. 

Épernay, Marne, 250. 

Épinal, Vosges, 131, 161. 

Époisses, cant. Semur, Côte-d'Or. 187. 

Ernée, Mayenne, 126. 

Essay, cant. Le Mêle-sur-Sarthe, Orne, 
181. 

Essones, lisez Essommes, cant. Château- 
Thierry, Aisne, 250. 

Esteil, cant. Jumeaux, Puy-de-Dôme, 221 . 

Esterps (1') ou Lesterps, cant. Confolens, 
Charente, 250. 

Estrée (1'), com. Muzy, cant. Nonnan- 
court, Eure, 181. 

Étanche (D, cant. Neufchâteau, Vosges, 
271. 

Étival, cant. Baon-1'Etape, Vosges, 271. 

Étival-en-Charnie, cant. La Suze, Sarthe, 
126. 

Étoile (D, com. Authon, cant. Saint- 
Amand, Loir-et-Cher, 271. 

Étoile(l'), com. Archigny, cant. Vouncuil, 
Vienne, 147. 

Etrépagny, Eure, 126. 

Eu, Seine-Inférieure, 248. 

Evaux, Creuse, 250. 

Evière (1'), à Angers, Maine-et-Loire, 93. 

Eviu-Malmaison, cant. Carvin, Pas-de- 
Calais, 49. 

Evreux, Eure; Saint-Taurin, 93; Saint- 
Sauveur, 126. 

Evron, Mayenne, 93, 126. 

Exmes, Orne, 126. 

Eysses, com. Villeneuve-sur-Lot, Lot- 
et-Garonne, '.><. 

Fabas, cant. Sainte-Croix, Ariége, 182. 
Faize (la), coin. Lussac-de-Libourne, 

Gironde, 1 19. 
Falaise, Calvados, 271. 



— 332 



Farcmoutiers, cant. Kozoy, Seine-et- 
Marne, 122, m. 
Faverney, cant. Amance, Haute- 
Saône, 82. 
Faye (la), com. Sauvigny-Ies-Bois, cant. 

Nevers, Nièvre, 187. 
Faye-Jumilhac (la), com. Jumilhac, 

Dordogne, 187. 
Fécamp, Seine-Inférieure, 93. 
Feniers, com. Condat, cant. Marcenat, 

Cantal, 148. 
Fère (la), Aisne, 125. 
Fermeté (la), cant. Saint-Benin-d'Azy, 

Nièvre, 125. 
Ferrière (Ia)-Airoux, cant. Gençay, 

Vienne, 94. 
Ferrières, com. Bouillé-Lorez, cant. 

Argenton, Deux-Sèvres, 49. 
Ferrières, Loiret, 94. 
Ferté (la), com. Saint-Ambreuil, cant. 

Sennecy, Saone-et-Loire, 1 46. 
Ferté-Gaucher la), Seine-et-Marne, 262. 
Fervaques, à Saint-Quentin, Aisne, 180. 
Fesmy, cant. Nouvion, Aisne, 49. 
Feuillants, com. la Bastide-Clermont. 

Haute-Garonne, 171. 
Figeac, Lot. 12, il. 
Flabemont, com. Tignécourt, cant. 

Lamarche, Vosges. 271. 
Flaran, com. Valence-sur-Baise, Gers, 

lis. 
Flavigny, Côte-d'Or, 94. 
Flavigny-8ur-Moselle, cant. S.-Nicolas, 

lleurthe-el Moselle, 82, -si. 

Flay, Oise, 93, US. 

Fleury, Loiret, 94. 

Flines-l'abbaye, cant. Douai, Nord, 180. 
Flotte (la), Sarthe, 208. 
Foix, Ariége, 230. 

Foigny,com. la Bouteille, cant. Vervins. 
Usne, 147. 



Fons, cant. Figeac, Lot. 17. 
Font (la), à Nimes, (lard, 182. 
Fontaine-Daniel, com. Saint-Georges- 

Buttavent, Mayenne, 148. 
Fontaine-en-France, com. Douy-la- 

Ramée, cant. Lizy, Scine-ct-Marne, 
' 220. 
Funtaine-en-Perigord, Dordogne, 221. 
Fontaine-Guérard, com. Badepont, cant. 

Fleury-sur-Andelle, Eure, 180. 
Fontaine-Jean, com. Saint-Maurice-sur- 

Aveyron, cant. Cliatillon-sur-Loing- 

Loiret, 147. 
Fontaine -le- Comte, cant. Poitiers, 

Vienne, 249. 
Fontaine-lès-Dijon, Cote-d'Or, 171. 
Fontaine-lès-Luxeuil, cant. Saint-Loup- 

sur-Semouse, Haute-Saône, 87. 
Fontaine-Saint-Martin, cant. Pontvallain, 

Sarthe, I2G. 
Fontaines-d'Alais (les), Gard, 182. 
Fontaines-les-Blanches,com.Autivcli.^. 

cant. Chateaurenault, Indre-et- 
Loire, 147. 
Fonteaude, com. Juvignac, cant. Celle- 

neuve, Hérault, 270. 
Fontenay, com. Saint-André-de-Fonte- 

nay, cant. Bourguébus, Calvados, 93. 
Fontenay, com. Marmagne, cant. Mont- 

cenis, Saône-et-Loire, 147. 
Fontenelles, com. Maing, cant. Valen- 

cienncs. .Nord, 180. 
Fontevraull, cant. Saumur, Maine-el 

Loire, 245. 
Fontfroide, com. Bizanet, cant. Nar- 

bonne, Aude, I ',7. 
Fontgauffler.cant.Belvès, Dordogne, 128. 
l'uni Guilhem, com. Masseilles, cant. 

Bazas, Gironde, l '>'■ 
Font-Mnrigny, com. Ménetou-Couture, 

cant. Nérondes, Cher, 147. 



333 



Font-Saint-Martin, coin. Usson, cant. 
Gençay, Vienne, ±1<K 

Foresmontier,cant. Nouvion, Somme, 49. 

Foucarmont, cant. Blangy, Seine-Infé- 
rieure, 148. 

Francour, coin, la Française, Tarn-et- 
Garonne, 187. 

Franquevaux, corn. Beauvoisin, cant. 
Vauvert, Gard. 148. 

Freistroff, près Bouzonville, Lorraine, 
148. 

Fi'énade, corn. Merpins, cant. Cognac, 
Charente, 146. 

Friardel, cant. Orbec, Calvados, 252. 

Froidmont, eom, Bailleul-sur-Thérain, 
cant. Nivillers, Oise, I '.7. 

Ganagobie, cant. Peyruis, Basses- 
Alpes, 17. 

Gard [le), com. Crouy, cant. Picquigny, 
Somme, I ',7. 

Garde-Dieu (la), com. Mirabel, cant. 
Caussade, Tarn-et-Garonne, 146. 

Gassicourt, cant. Mantes, Seine-et- 
Oise, II. 

Gastines, com. Villedomer, cant. Gha- 
teaurenault, Indre-et-Loire, 249. 

Gavolerie (la), com. Bossé, cant. Saint- 
Calais, Sarthe, 208. 

Gaye, cant. Sézanne, Marne. 17. 

Genestou, com. Montbert, Loire-Infé- 
rieure, 249. 

Genlis, coin. Villequier-Aumont, cant. 
Chauny, Aisne -271. 

Gentilly, com. Sorgues, Vaucluse, 196. 
Géronsart, prov. Namur, Belgique, 251. 
Gersy, com. Varennes, cant. Boissy- 

Saint-Léger, Seine-et-Oise, 124. 
Gimont, Gers. I »s. 
Giy, Gy-les-Nonnains, cant. Château 

renaud, Loiret, I2<. 



Glanfeuil, com. le Toureil, cant. Gennes, 

Maine-et-Loire, 93. 
Glatigny, com. Chabris, cant. Saint- 
Christophe, Indre, 221. 
Gomer-Fontaine, com. Trie-la-Ville, cant. 

Chaumont, Oise, 180. 
Gondon, com. Monbahus, cant. Cancon, 

Lot-et-Garonne, 147. 
Gorze, Lorraine, 49. 
Gouailles, com. Salins, Jura, 253. 
Gourdon, Lot, 140. 
Grâce-Dieu (la), com. Benon, cant. 

Courçon, Charente-Inférieure, 147. 
Grâce-Dieu (la), com. Chaux-les-Passa- 

vant, cant. Vercel, Doubs, 148. 
Grâce-Dieu (la), Haute-Garonne, 221, 

mentionné par erreur 182. 
Grandchamp, cant. Houdan, Seine-et- 
Oise, 146. 
Grande Sauve, com. la Sauve, cant, 

Cr< , Gironde, 94. 

Grandmont, coin, de Saint- Sylvestre, 

cant. Laurière, Haute-Vienne, 186. 
Grandmont-lès-Rouen, Seine-Inférieure, 

187. 
Grand pré, Ardennes, 250. 
Grandselve,com. Bouillac, cant. Verdun, 

Tarn-et-Garonne. 147. 
Crasse (la) ou Lagrasse, Aude, 94. 
Graville-Sainte-Honorine, cant. Le Havre, 

Seine-Inférieure, 248. 
(irenoble, Isère, 183. 
Grosbois, i Boissy- Saint -Léger, 

Seine-et-Oise, 207. 
Grosbost, com. Charras, cant. Montbron, 

Charente. I [h. 

Guesnes. com. Mont- sur- Guesnes, 

Vienne. 220. 

Guinguamp, Côtes du-Nord, 253. 
Guitres, Gironde. 55. 



— m — 



Ham, Somme, 2. f >(). 

Ham-en-Artois, cant. Norrent, Pas-de- 
Calais, 49. 

Hamage, com. Wandignies, cant. Mar- 
chiennes. Nord, 49. 

Basnon, cant. Saint-Amand, Nord, 49. 

Haspres, cant. Bouchain, 49. 

Haute-Fontaine, coin. Ambrières. cant. 
S.-Remy-en-Bonzemont, Marne, 147. 

Hautes -Bruyères, com. Saint-Remy- 
l'Honoré, cant. Chevreuse, Seine- 
et-Oise, -220. 

Haute-Seille, com. Cirey-sur-Vezouse, 
Meurthe-et-Moselle, 148. 

Hautmont, cant. Maubeuge, Nord. 49. 

Hautvillers, cant. Ay, Marne, 82. 

Baye-des-Bonshommes (la), com.A vrillé. 
cant. Angers, Maine-et-Loire, 186. 

Bénin-Liétard, cant. Carvin. Pas-de- 
Calais, 252. 

Hennemont, com. Saint-Germain-en- 
Laye, Seine-et-Oise, v 2W. 

Bérival, com. le Val-d'Ajol, cant. 
Plombières, Vosges, 260. 

Hérivaux, com. Luzarches, Seine-et- 
Oise, 248. 

Bermières, com. Favières, cant. Tour- 
nan, Seine-et-Marne, 270. 

Bohenbourg, Alsace, 31. 

Bomblières, cant. S.-Quentin, Aisne, 49. 

Bonnecourt, cant. Marcoing, Nord, 49. 

Bouffalize.prov.Luxemb., Belgique.251. 

Buiron,cant.Vitry-le-Françai8,Marne,82. 

Byères, Var. ih-2. 

Byverneaux, com. Lésigny, cant. Brie- 
Comte-Robert, Seine-el Marne, 252. 

■gny, com. Arcis-le-Ponsart, cant. 

Fiâmes, Marne, 147. 
Ile-Barbe (F), com. Saint-Rambert, 

Rhône, «7. 



Ilc-Chauvet (F), com. Bois-de-Céné, 

cant. Challans, Vendée, 208. 
Isle-Dieu (1'), oom. Perruel, cant. Fleury, 

Fure, 272. 
Isle-en-Barrois (1'), Meuse, 148. 
Iseure ou Yzeure, cant. Moulins, 

Allier, 63. 
Issoire, Puy-de-Dome, 94; Bénédictines, 

127. 
Issoudun, Allier, 50. 
Issy, Seine. 124. 
Ivry-la-Bataille, cant. s. -André, Eure, 93. 

«lard (le), com. Vert-Saint-Denis, cant. 
Melun, Seine-et-Marne, 248. 

Jarzay, Indre, 221. 

Jeand'heurs, com. l'Isle-en-Rigault, 
Meuse, 271. 

Joinville, Haute-Marne, 130. 

Josaphat, com. Lèves, cant. Chartres, 
Eure-et-Loir, 93. 

Josselin, Morbihan, 127. 

Jouarre, cant. la Ferté-sous-Jouarre, 
Seine-et-Marne, 124. 

Jouhe, cant. Rochefort, Jura, 82. 

Joursay, com. Saint-Galmier, Loire, 221. 

Jouy, com. Chenoise, cant. Provins, 
Seine-et-Marne, 147. 

Jovillers, com. Stainville, cant. Ancer- 
ville, Meuse, 271. 

Joye-lès-Honnebont (la), Morbihan. 181. 

Joye-lès-Nemours (la), S.-et-M., 179. 

Joyenval, com. Chambourcy, cant. Saint- 
Germain, Seine-et-Oise, 270. 

Jully-lès-Nonnains, cant. Ancy, Yonne, 
130. 

Jumièges, cant. Duclair, Seine-Infé- 
rieure, 'Xi. 

Justemont, com. Vitry, cercle de Thion- 
ville, Lorraine, 271. 

Juvigny, Meuse, 130. 



33o — 



Kenigsbruck, 183. 

Kerléano, com. Brech, cant. Pluvigner, 

Morbihan, 127. 
Kerlot, com. Plomelin, cant. Quimper, 

Finistère. 181. 

Lagny, Seine-et-Marne, 93 et 124. 
Lahonce, cant. Bayonne, Basses-Pyré- 
nées, 270. 
Lancharre, à Chalon, Saone-et-Loire, 129. 
Lançon, cant. Grandpré, Ardennes, 262. 
Landais (le), com. Ménétréos-sous-Lan- 

dais, cant. Ecueillé, Indre, 146. 

Lande-en-Beauchesne (la), com. Saller- 

taine, cant. Chalons, Vendée, 221. 

Landevennec,cant. Crozon, Finistère, 93. 

Landèves, com. Ballay, cant. Vouziers, 

Ardennes, 250. 
Langogne, Lozère, 17. 
Langonnet, cant.Gourin, Morbihan. I i<>. 
Lannoy, cant. Biscle, Oise, 146. 
Lantenac. com. la Ferrière, cant. la 

Chèze, Côtes-du-Nord, 95. 
Lanthenans. cant. l'Isle-sur-le-Doubs, 

Doubs, 253. 
Lanvaux, cant. Grandchamp, Morbihan, 

146. 
Lanville, com. Marcillac, cant. Rouillac, 

Charente, 250. 
Laon, Aisne; Saint-Jean, 92; Saint-Vin- 
cent, 92; Saint-Martin, 220. 
Largentière, com. Aveize, Rhône, 131. 
Lassay, Mayenne, 126. 
Lautrec, Tarn, 128. 
Laval, Mayenne; Sainte-Scholastique, 

126; Sainte-Catherine, 249. 
Lavaur, Tarn, 128. 
Layrac, cant. Utaffort, Tarn-et-Ga 

ronne, 17. 
l,;i\ - Saint - Christophe, cant. Nancj 
Meurthe-et-Moselle, 82. 



Lehon, cant. Dinan, Côtes-du-Nord, 93, 
Leigneux, cant. Boën, Loire, 131. 
Lencloitrcar.Chatellerault, Vienne. 221 . 
Lencloitre-en-Chaufournois, diocèse de 

Tours. 221. 
Léoncel. cant. Saint-Jean -en-Royans, 

Drome, 146. 
Lérins, cant. Cannes,Alpes-Maritimes, 1 7 . 
Lespinasse, cant. Fronton, Haute-Ga- 
ronne, 221. 
Lessay, Manche, 93. 
Leyme, cant. Lacapelle-Marival, Lot, 181 . 
Lezat, cant. le Fossat, Ariège, 17, 92. 
Licques, cant. Guines, Pas-de-Calais, 269. 
Lierru, com. Sainte-Marguerite, cant. 

Breteuil, Eure. 252. 
Liessies,cant.Solre-le-Château, Nord, 49. 
Lieu-Croissant, com. Geney, cant. l'isle- 

sur-le-Doubs, Doubs, 148. 
Lieu-Dieu, com. Beauchamps, cant. Ga- 

maches, Somme, 147. 
Lieu-Dieu, à Beaune, Côte-d'Or, 183. 
Lieu-Notre-Dame, com. Lanthenay, Loir- 
et-Cher, 179. 
Lieu-Restauré, com. Bonneuil-en- Valois, 

cant. Crépy, Oise, 270. 
Lièves, Brabant, Belgique, 251. 
Ligueux, cant. Savignac- les -Églises, 

Dordogne, 128. 
Linons- en -Santerre, cant. Chaulnes, 

Somme, 17. 

Limay-lès-Mantes, Seine-et-Oise, 195. 

Limoges, Haute-Vienne -.Saint-Augustin, 

94; Saint-Martial, tt •. Saint-Martin, 

l71;Saint-Gérard,250;LaRègle,127. 

Lire ou Lyre, com. de Vieille-Lyre, cant. 

Rugles, Eure, 63. 
Lisieux, Calvados, 126. 
Lissac, Lot, 181. 

Livry.cant. le Raincy, Seine et-0ise,248. 
Lobbes, Hainaut, Belgique, 51. 



336 



Loc-Dieu, com. Martiel, cant. Ville- 
franche, Aveyron, 147. 

Loc-Maria, com. Quimper, Finistère, 1^7. 

Lodèves, Hérault, 187. 

Loges (les), com. La Breille, cant. Sau- 
mur, Maine-et-Loire, 221. 

Lombez, cant l'Isle-Jqurdain, Gers, 1X2. 

Longages, cant. Carbonne, Haute-Ga- 
ronne, 221. 

Longefont, coin. Guiches, cant. Saint- 
Gaultier, Indre, 221. 

Longjumeau, Seine-et-Oise, 248. 

Longpont, cant. Longjumeau, Seine-et- 
Oise, 17. 

Longpont, cant. Villers-Cotterets, Aisne, 
147. 

Longpré, com. Haramont, cant. Villers- 
Cotterets, Aisne, 220. 

Longuay, coin. Aubepierre, cant. Arc- 
en-Barrois, Haute-Marne, 147. 

Longueau, à Reims, Marne, 220. 

Longues, cant. Hyes, Calvados, 49. 

Longueville, Seine-Inférieure, 17. 

Longueville OU Longeville-lès-Saint- 
Avold, Lorraine, 84. 

Longvilliers, cant. Étaples, Somme, 147. 

Longwé, cant. Vouziers, Ardenncs, 271. 

Lonlay- l'Abbaye, cant. Domfront, 
Orne, 93. 

Lons-le-Saulnier, Jura, 17. 

Loos, cant. Haubourdin, Nord, 147. 

Loroy, com. Méry-ès-Bois , cant. la 
Chapelle-d'Angillon, Cher, 147. 

LOUdun, Vieillir, 220. 

Louroux (le), com. Vernantes, cant. 

Longné, Maine-et-Loire, L46. 
Louye, com. des Granges- le-Roi, cant. 

Dourdan, Seine-et-Oise, 187. 
Luron Vendée, 46. 
Lunéville, Meurthe-et-Moselle, 259. 
Luxeuil, Haute-Saône, 82. 



Luzerne (la), cant. Saint-Lo, Manche, 27 1 . 
Lyon, Rhône: Saint-Pierre, 63, 129; 

La Déserte, 129; Saint-Benoit, 129: 

Célestins, 196; Bernardines, 183; 

Saint-Charles, 171. 
Lys-lès Melun . (le), com. Dannemarie, 

cant. Melun, Seine-et-Marne. I7 ( .). 

Machecoul, Loire-Inférieure, 220. 

Macheret, com. Saint-Just-Sauvage, cant. 
Anglure, Marne, 187. 

Madeleine de Treinel (la), à Paris, 124. 

Madeleine-lés-Orléans, Loiret, 220. 

Maillezais, Vendée, 47. 

Maizières, com. Saint-Loup-de-la-Salle, 
cant. Verdun-su r-le-Doubs, Saône- 
et-Loire, 146. 

Malines, Brabant, Belgique, 251. 

Malnoue, com. Ëmérainville, cant. 
Lagny, Seine-et-Marne, 124. 

Manglieu, cant. Vic-le-Comte, Puy- 
de-Dôme, 17. 

Mans (le), Sarthe; La Couture, 93; Saint- 
Vincent. 93; Saint-Julien, 126. 

Mantes, Seine-et-Oise; Madeleine, 124. 

Mant lies, cant. leGrand-Serrc,Drùme, 17. 

Marbach, Alsace, 253. 

Marcheroux, com. Beaumont-les-INon- 
nains, cant. Auneuil, Oise, 272. 

Marchiennes, .Nord, 49. 

Marcigny, Saône et-Loire, 6, 129. 

Marcilhac, cant. Cajarc, Lot, 50. 

Marcilly, com. Provency, cant. l'Isle- 
sur-Serein, Yonne, 147. 

Marcoussis, cant. Limour, Seine-et- 
Oise, 196. 

Marmesse, cant. Châteauvillain, Haute- 
Marne, 49. 

Marmoutier, Alsace. 49. 

Marmoutier, com. Sainte Radegonde, 
cant. Tours, Indre-et-Loire, 93. 



337 



Marœuil, cant. Arras, Pas-de-Calais, 252. 

Maroilles, cant. Landrecies, Nord, 49. 

Marquette, Nord, 180. 

Marsat, cant. Riom, Puy-de-Dôme, 127. 

Marseille, Bouches -du -Rhône; Saint- 
Victor. 47; Saint -Sauveur, 129; 
Feuillants, 171 ; Notre-Dame de Sion, 
182; Bernardines, 182. 

Marville, cant. Montmédy, Meuse, 130. 

Mas-d'Azil, Ariége, 55. 

Masevaux, Alsace-Lorraine, 131. 

Mas-Grenier, cant. Verdun, Tarn-et- 
Garonne, 94. 

Maubeuge, Nord, 131. 

Maubtiisson, com. Saint-Ouen-l'Aumône, 
cant. Pontoise, Seine-et-Oise, 179. 

Mauriac, Cantal, 94. 

Maurs, Cantal, 50. 

Mayenne, Mayenne, 126, 220. 

Mazan, cant. Montpezat, Ardèche, 146. 

Meaux, Seine-et-Marne; Saint-Faron,93; 
Notre-Dame de Charge, 248; Hôpital 
Jean-Rose, 248. 

Mégemont, com. Chassagne, cant. Ardes, 
Puy-de-Dôme, 146. 

Meilleraye (la), cant. Moisdon, Loire- 
[nférieure, 146. 

Mélinais, com. La Fèche, Sarthe, 249. 

Melun, Seine-et-Marne, Saint-Pierre, 94. 

Menât, Puy-de-Dôme, 17. 

Mennetou-sur-Cher, Loir-et-Cher, 127. 

Ménil, com. Lunéville, Meurthe-et- 
Moselle, 8^2. 

Herci-Dieu (la), com. la Roche-Pozay, 
cant. Pleumartin, Vienne, 147. 

Mesnel(le),ci m. *Ionsoult,cant.Ecouen, 
Seine-et-Oise, 187. 

Metz, Lorraine; Saint-Arnould, 82; 
Saint-Clément, «2-. Saint-Sympho 
rien, 82; Saint-Vincent, 82; Sainte- 
Glodesinde, 130; Notre-Dame, 131 . 



Chanoines réguliers, 260; Célestins, 

195. 
Meulan, Seine-et-Oise, 92. 
Meymac, arr. L'ssel, Corrèze, 94. 
Mézin, Lot-et-Garonne, 17. 
Micy, à la Chapelle-Saint-Mesmin, cant. 

Orléans, Loiret, 171. 
Millau, Aveyron. 128. 
Moirax, cant. Laplume, Lot-et-Garonne, 

11. 
Moiremont, cant. Sainte-Menehould, 

Marne, 82. 
Molaise, com. Écuelles, cant. Verdun- 

sur-le-Doubs, Saône-et-Loire, 283. 
Molesme, cant. Laignes, Côte d'or, 94. 
Molosmes, cant. Tonnerre, Yonne, 94. 
Momères, cant. Tarbes, Hautes-Pyré- 
nées, 221. 
Monastier (le), Haute-Loire, 17. 
Moncé, Indre-et-Loire, 181. 
Moncel, pour Moncetz, cant. Thiéble- 

mont, Marne, 269. 
Mondaye, com. Juaye, cant. Balleroy, 

Calvados, 271. 
Mons, Hainaut, Belgique, 251. 
Montaigu, cant. La Roche, Vendée, 221. 
Montargis, Loiret, 124. 
Montauban, Tarn-ct-Caronne, 46. 
Montaut, cant. Audi, Gers, 17. 
Montbenoît, Doubs, 253. 
Montdidier, Somme, 17. 
Montebourg, Manche, 19. 
Montesquieu-Volvestre, cant. Carbonne, 

Haute-Garonne, 184. 
Montfort-sur-Men, [Ile-et-Vilaine, 249. 
Montiéramey, cant. Lusigny, Aube, 82. 
Hontiérender, Haute-Marne. 82. 
Montierneuf, à Poitiers, i". 
Montivilliers, arr. le Havre, Seine-Infé 

rieure, 122. 
Montlucon, Allier. 181. 



338 



Montmajour, com. Arles, Bouches-du- 
Rhône, 94. 

Montmartre, à Paris, 122, 124. 

Montmorel, com. Poilley, cant. Ducey, 
Manche, 249. 

Montolieu, cant. Alzonne, Aude, 94. 

Montperroux, com. Saint-Léon, cant. 
Jaligny, Allier, 148. 

Montreuil, Pas-de-Calais ; Saint-Sauve, 
92 ; Sainte-Austreberte, 125. 

Montreuil-Bellay, Maine-et-Loire, 93. 

Montreuil-les-Dames, com. Laon, Aisne, 
180. 

Mont-Roland, com. Jouhe, cant. Roche- 
fort, Jura, 82. 

Mont-Saint-ÉIoi, cant. Vimy, Pas-de- 
Calais, 252. 

Mont-Sainte-Marie, com. les Granges- 
Sainte-Marie, cant. Pontarlier, 
Doubs, 147. 

Mont-Saint-Martin, coin. Gouy, cant. 
le Catelet, Aisne, 269. 

Mont-Saint-Michel, cant. Pontorson, 
Manche, 93. 

Mont-Saint-Quentin, cant. Péronne, 
Somme, 91. 

Montsort, com. Alencon, Orne, 126. 

Moreaucourt, à Amiens, Somme. 220. 

Moreaux, com. Champagne- Saint - 

Hilaire, cant. Couhé, Vienne, 55. 
Moreilles, cant. Chaillé-les-Marais, 

Vendée, 147. 
Mores, com. Celles, cant. Mussy, Aube, 

147. 
Moret-sur-Loin^, Seine-et-Marne, 124. 
Moreuil, Somme, 49. 
Morey, cant. Vitrey, llautc-Saone, 130- 
Morguier (la), à Narbonne, Aude, 94. 
M. .lien val, cant. Crépy-en-Valois, Oise, 

125. 
Morizécourt, cant. Lamarche, Vosges, 82. 



Morimond, com. Fresnoy, cant, Mon- 
tigni, Haute-Marne, 148. 

Morlaix, Finistère, 220. 

Mortain, Manche, 181. 

Morteau, Doubs, 17. 

Mothe (la)-Saint-Héraye, Deux-Sèvres, 
128. 

Mouchy-Humières, cant. Saint-Pol, Pas- 
de-Calais, 180. 

Moutier-d'Ahun, Creuse, 17. 

Moutier-Haute-Pierre, cant. Ornans, 
Doubs, 17. 

Moutier-la-Celle, com. Troyes, Aube, 82. 

Moutier-Saint-Jean, cant. Montbard, 
Côte-d'Or, 94. 

Moutons, com. Saint-Clément, cant. 
Mortain, Manehe, 126. 

Mouzon, Ardennes, 82. 

Moyen-Moutier, cant. Senones, Vosges, 
84. 

Mozat, cant. Riom, Puy-de-Dôme, 17. 

Munster, Alsace, 84. 

Mureaux, com. Pargny, cant. Neuf- 
château, Vosges, 271. 

Nancy, Meurthe-et-Moselle; Saint- 
Léopold, 84; Bénédictines, 133; 
Saint-Jean, 271 ; Chanoines régu- 
liers, 260. 

Nant, Aveyron, 50. 

Nanterrc, cant. Puteaux, Seine, 248. 

Nantes, Coire-lnférieure, 220. 

Nanteuil, cant. Rufïec, Charente, 55. 

Nanteuil-lès-Meaux, Seine-et-Mani<\ 17. 

Nantua, Ain, 17. 

Narbonne, Aude, 50. 

Nassandres, cant. Beaumont-le-Roger, 
Kure, 126. 

Neauphlc-le-Viel, cant. Montfort, Seine- 
et-Oise, 60. 

Ncubourg, Kure, 126. 



339 



Neubourg, Alsace, 146. 
Neufchatel, Seine-Inférieure, 180. 
Neuville-les-Dames, cant. Chatillon-sur- 

Chalaronne, Ain, 131. 
Nevers. Nièvre; Saint-Sauveur, 2; Saint- 

Étienne, 17 ; Saint-Martin, 280. 
Nice, Alpes-Maritimes, Bernardines. 182. 
Nimes, Gard; Saint-Bauzille, 94. 
Nioiseau ou Nyoiseau, cant. Segré, 

Maine-et-Loire, 262. 
Niort, Deux-Sèvres. 128. 
Nizors, Haute-Garonne, 148. 
Noe (la), corn, la Bonneville, cant. 

Conches, Eure, 147. 
Noëfort, coin. Saint -Pathus, cant. 

Dammartin, Seine-et-Marne, 124. 
Nogent-le-Rotrou, Kure-et-Loir, Saint- 
Denis, 17; N.-D. de Nazareth, 124. 
Nogent-sous-Coucy, Aisne, 92. 
Noirlac, coin, la Celle-Bruère, cant. 

Saint-Amand, Cher, 147. 
Nonenque, com. Marnhagues, cant. 

Cornus, Aveyron, 181, 
Nouaillé, cant. la Villedieu, Vienne, 90. 
Novy, cant. Rethel, Ardennes, 82. 
Noyers, com. Marcilly, cant. Sainte- 
Maure, Inde-et-Loire, 93. 
Noyon, Oise; Saint-Eloy, 92; Saint- 

Barthélemy, 250. 
Nyons, Drôme, 129. 
Notre-Dame de Bon-Secours, à Paris, 124. 
Notre-Dame de Buillon, com. Chenecey, 

cant. Uuingey, Doubs, 147. 
Notre-Dame de Consolation, a Paris, 124. 
Notre-Dame de Grâce, a Paris, 124. 
Notre-Dainc de la Présentation, a 

Paris, 124. 
Notre-Dame de Liesse, a paris. 124. 
Notre-Dame 'les Prés, a Paris, 124. 
Notre-Dame dos lies, près Auxerre, 

Yonne, 179. 



Notre-Dame du Sac, à Toulouse, Baute- 
Garonne, 128. 

Notre-Dame - lès - Saint, - Di/.ier, Haute- 
Marne, 180. 

Oigny, cant. Daigneux, Côte-d'Or, 251. 
Olives (les), à Narbonne, Aude, 182. 
Olivet, com. Saint-Julien-sur-Cher,cant. 

Mennetou, Loir-et-Cher, 146. 
Orbais, cant. Montmort, Marne, 92. 
Orbestier, com.Château-d'Olonne, cant. 

les Sables, Vendée, 49. 
Orgelet, Jura, 183. 
Origny-Sainte-Benoîte, cant. Bibemont, 

Aisne, 135. 
Orléans, Loiret; Bonne-Nouvelle, 94; 

Saint-Loup. L24; Saint-Euverte,248; 

Calvairiennes, 220. 
Ornans, cant. Villcrs-Farlay, Jura, 183. 
Orsan,com.Maisonnais,cant.leChatelet, 

Cher, 221. 
Orval, Luxembourg, Helgique, 146. 
Ottmarsheim, Alsace, 131. 
Ourscamps, corn. Chirj . cant. Ribécourt, 

Oise, 147. 

l'acy, Eure, 126. 

Paimpont, cant. Plélan, [Ile-et-Vilaine, 

249. 
Pairis, Alsace, 146. 
Palais (le), com. Thouron, cant. Pon- 

tarion, Creuse, 147. 
Paraclet (le), com. Quincey, cant. 

Romilly, lube, 125. 
Paraclet (le), com. Amiens, Somme, 180. 
Paravis (le), com. Feugarolle, cant. 

Lavardac, Lot-et-Garonne, 224. 
Paray le-Monial, Saône-et-Loire, 17. 
Parc de d'Harcourt, cant. Brionne, 

Eure. 249. 



— 340 — 



Parc-aux-Damcs (le), com. Auger-Saint- 
Vincent, cant. Crépy, Oise, 180. 

Paris, Seine; Saint-Edmond, 77; Saint- 
Germain-des-Prés, 93 ; Blancs- 
Manteaux, 93-, Saint-Magloire, 60; 
Saint-Martin-des-Champs, 17; Saint- 
Denys de la Châtre, 17; Saint- 
Victor, 252 ; Sainte-Catherine de la 
Couture, 248 ; Sainte-Geneviève, 248; 
Saint- Antoine, 179; Abbaye-aux- 
Bois, 179; Bénédictines du Saint- 
Sacrement, 133; Bernardines du 
Précieux-Sang, 170; Calvairiennes, 
220; Célestins, 195; Collège Saint- 
Bernard, 148; Collège de Grand- 
mont, 176; Feuillantines, 184; 
Feuillants, 171; Panthémont, 179; 
Prémontrés, collège, 270; Croix- 
Bouge, 271. 

Parthenay, Deux-Sèvres, 253. 

Pébrac, cant. Langeac, Haute-Loire, 250. 

Pérignac, com. Montpezat, Tarn -et - 
(iaronne, 148. 

Pérouse pour Peyrouse (la), com. Saint- 
Saud, cant. Saint- Pardoux - la - 
Bivière, Dordogne, 147. 

Perray-aux-Nonnains (le), com. Ecou- 
llant, cant. Angers, Maine-et-Loire, 
181. 

Perray-Neuf (le), com. Précigné, cant. 
Sablé, Sarthe, 271. 

Perrecy-les-Forges, cant. Toulon, Saône- 
et-Loire, 50. 

Perrigne (la), com. Saint-Corneille, cant. 
Montfort-le-Botrou, Sarthe, 181. 

Perseigne, com. Neufchatel-en-Saonnois, 
cant. la Fresnaye, Sarthe, 146. 

l'etit-Fontevrault, à La Flèche, Sarthe, 
220. 

Phalempin, cant. Pont-à-Marcq, Nord, 
252. 



Pierres (les), com. Sidiailles, cant. Cha- 
teaumeillant, Cher, 147. 

Piété (la), com. Bamerupt, Aube, 147. 

Pirmil, com. Nantes, Loire-Inférieure, 93. 

Pin (le), com. Béruges, cant. Vouillé, 
Vienne, 146. 

Plessis-Piquet (le), cant. Sceaux, 
Seine, 171. 

Poicy, Aube, 220. 

Poitiers, Vienne; Montierneuf, 17; 
Saint-Bernard, 171; Saint-Cyprien, 
94; Saint-Hilaire, 46; Saint-Hilaire 
de la Celle, 249; Sainte-Croix, 128; 
Trinité (la), 128; Calvairiennes, 220. 

Pommier- Aigre, com. Saint- Benoît, 
cant. Azay, Indre-et-Loire, 186. 

Pommiers, cant. Saint-Germain-Laval, 
Loire, 17. 

Pont-à-3lousson, Meurthe-et-Moselle ; 
Sainte-Marie, 271 ; Chanoines régu- 
liers, 260. 

Pontarlier, Doubs, 183,251. 

Pontaut, com. Mant, cant. Hagetmau, 
Landes, 147. 

Pont-aux-Dames, com. Couilly, cant. 
Crécy, Seine-et-Marne, 179. 

Pont-de-Gennes, cant. Montfort-le- 
Botrou, Sarthe, 126. 

Pont-de-1'Arche, Eure, 126. 

Pontigny, cant. Ligny-le-Chatel, Yonne, 
147. 

Pontlevoy, cant. Montrichard, Loir-et- 
Cher, 98. 

Pontoise,Seine-ct-Oise; Saint-Martin, 93. 

Pontratier, com. Charmes, cant. Biozat, 
Allier, 221. Mis par erreur sur la 
liste des monastères de Bénédic- 
tines, 127. 

Pontrou, com. le Lourou-Becconnais. 
cant. Ingrandes, Maine-et-Loire, 146. 

Pont-Saint-Esprit, Gard, 17. 



341 - 



Pornic, Loire-Inférieure, 253. 
Port-Ringeart, corn. Entrammes, cant. 

Laval, Mayenne, 249. 
Port-Royal, à Paris, 170. 
Poulangy, cant. Nogent, Haute-Marne, 

130. 
Poultiers, com. Pothière, cant. Cha- 

tillon, Côte-d'Or, 82. 
Poussay, cant. Mirecourt, Vosges, 131. 
Pralon, cant. Sombernon, Cote-d'Or, 129. 
Préaux, cant. Pont-Audemer, Eure, 126. 
Pré-Benoît, com. Bétète, cant. Cha- 

telus, Creuse, 147. 
Prée (la), com. Ségry, cant. Issoudun, 

Indre, 147. 
Prémontré, cant. Coucy- le -Château, 

, Aisne, 270. 
Prémy, à Cambrai, Nord, 262. 
Preuilly, com. Egligny, cant. Donnema- 

rie-en-Montois, Seine-et-Marne, 146. 
Prières, com. Billiers, cant. Muzillac, 

Morbihan, 148, 
Primaudière (la), com. la Previère, 

cant. Pouancé, Maine-et-Loire, 187. 
Provins, Seine-et-Marne; Saint-Ayoul, 

8 v 2; Saint-Jacques, 250. 
Puits-d'Orbe, à CMtillon-sur-Seine, 

Côte-d'or. 127. 
Puyberland, com. Saint-Génard, cant. 

Melle, Deux-Sèvres, 128. 
Puye (la), cant. Pleumartin, Vienne, 220. 

Quarante, cant, Capestang, Hérault, 250. 
Quesnoy (le), Nord, 262. 
Quimper, Finistère, 220. 
Quimperlé, Finistère, 93. 

Rambervillers, Vosges. 133. 
Bamerupt, Aube 179. 
Rangeval, com. Corniéville, cant, Com- 
mercy, Meuse, 271. 



Ravengsberghe, com. Bailleul, Nord, 

180. 
Réau (la), com. Saint-Martin-l'Ars, 

cant. Availles, Vienne, 149. 
Rebais, Seine-et-Marne, 93. 
Reclus (le), com. Saint-Prix-le-Ilameau, 

cant. Montmort, Marne, 147. 
Réconfort (le), com. Monceaux-le- 
Comte, cant. Tannay, Nièvre, 179. 
Redon, flle-et- Vilaine, 93. 
Regrippière (la), com. Vallet, cant. 

Pallet, Loire-Inférieure, 221. 
Reigny, com. Vermenton, Yonne, 117. 
Relbecq, com. Plounéour-Menez, cant. 

Saint-Thcgonnec, Finistère, 146. 
Reims, Marne, Saint-Denis, 250; Saint- 
Etienne, 262; Saint-Nicaise, 93; 
Saint-Pierre, 122; Saint-Remy, 92. 
Rennes, Ille-et-Vilaine; Saint-Denis, 
249; Saint-Georges, 127; Saint- 
Melaine, 93 ; Calvairiennes, 220. 
ftéole (la), Gironde, 94. 
Ressons, cant. Noailles, Oise, 272. 
Reule (la) ou Larreule, cant. Maubour- 

guet. Hautes-Pyrénées, 94. 
Reuil, cant. la Ferté-sous-Jouarre, 

Seine-et-Marne, 17. 
Ribemont, Aisne, 92. 
Rieunette, com. Moliéres, cant. Saint- 

Hilaire, Aude, 182. 
Rieupeyroux, Weyron, S0. 
Riéval, com. Ménil-la-Horgne, cant. 

Void, Meuse. 271. 
Rillé, près Fougères, Ille-et-Vilaine, 249. 
Riom, Puy-de-Dôme, 250. 
Ris, cant. Chateldon, Puy-de-Dôme, 17. 
Rives, com. .\i»ill\. cant. la Haye 

Descartes, Indre-et-Loire, 221. 
Rivour (la ou Larrivour, com. Lusigny, 

\ilhe, 147. 

Rocheda), Haute-Savoie, 183. 



342 



Roehefort-du-Gard, cant. Villeneuve- 
lès- Avignon, Gard, 94. 

Hoches (les), corn, Myennes, cant. 
Cosne, Nièvre, 147. 

Roe (la), cant. Saint-Aignan-sur-Roe, 
Mayenne, 249. 

Rogat, eom. Saint-Congard, cant. 
Rochefort, Morbihan, 208. 

Romans, Drôme, 182. 

Ronceray (le), à Angers, 126. 

Roquefort-de-Marsan, Landes, 128. 

Rosières, com. la Forte, cant. Arbois, 
Jura, 148. 

Kosiers (les), com. Séchault, cant. 
Montois, Ardennes, 147. 

Rouen, Seine-Inférieure; Saint-Amand, 
126; Saint-Lo, 248; Saint-Louis, 
126-, Saint-Ouen, 93; Saint-Pierre, 
171; Célestins, 196; Hôtel-Dieu, 
248; Mont-aux-Malades,249; Notre- 
Dame des Anges, 126 ; Saint-Sacre- 
ment, 133. 

Rougemojit, à Dijon, Côte-d'Or, 129. 

Royal-lieu, com. Compiègne, Oise, 125. 

Royaumont, com. Asnières-sur-Oise, 
cant. Luzarches, Seine-et-Oise. 146. 

Ruisseauville, cant. Fruges, Pas-de- 
Calais, 252. 

Humilly, Haute-Savoie, 183. 

sables d'Olonne, Vendée, 128. 

Sablonceau, cant. Saujon, Charente- 
Inférieure, 251. 

Saint-Aignan, cant. Castelsarrasin,Tarn- 
et-Garonnc, 221. 

Saint-Amand, Nord, 47, 51 ; N.-D. de la 
Paix, 125. 

Saint-Amand-de-Boixe, Charente, 50. 

Saint-André-aux-Bois, com. Gouy, cant. 
Saint-Pol, Pas-de-Calais, 269. 

Saint- André-en-Gouffern, com. la llo- 



guette, cant. Falaise, Calvados, 

148. 
Saint-André-lès-Aire, com. Witternesse, 

cant. Norrent, Pas-de-Calais, 252. 
Saint-André-lès-Clermont, Puy-de-Dôme, 

269. 
Saint-Angel, cant, Ussel, Corrèze, 94, 
Saint-Antonin, Tarn-et-Garonne, 250. 
Saint-Aubin-des-Bois, com. Plédéliac, 

cant. Jugon, Côtes-du-Nord, 146. 
Saint - Augustin - lès - Thérouanne, com. 

Clarques, cant. Aire, Pas-de-Calais, 

269. 
Saint-Basle, com. Verzy, Marne, 93. 
Saint-Benoit-en-Warre, cant. Vigneulles, 

Meuse, 148. 
Saint-Benoit-de-Quinyay, cant. Poitiers, 

Vienne, 55. 
Saint-Benoît du Sault, Indre, 94. 
Saint-Benoit-sur-Loire, cant. Ouzouer- 

sur-Loire, Loiret, 94. 
Saint-Bertin, Pas-de-Calais, 52. 
Saint-Brieux, Côtes-du-Nord, 220. 
Saint-Calais, Sarthe, 93; Bénédictines, 

126. 
Saint-Chinian, Hérault, 94. 
Saint-Claude, Jura, 47. 
Saint-Corentin-lès-Mantes, Scine-et-Oise, 

124. 
Saint-Crépin-en-Chaie, à Soissons, 

Aisne, 250. 
Saint-Cyprien, Dordogne, 251. 
Saint-Cyr-de-Berchères, cant. Versailles, 

Seine-et-Oise, 124. 
Saint-Denys-en-France, Seine, 93. 
Saint-Floy-aux-Fontaines, com. Com- 

menchon, cant. Cliauny, Aisne, 250. 
Saint-Evroult, cant. la Ferté-Fresnel, 

Orne, 93. 
Saint-Fargeau, Yonne, 124. 
Saint-Ferjeux, com. Besançon, Doubs, 82. 



3-43 — 



Saint-Ferme, cant.Pellegruè,Gironde,55. 
Saint-Fiacre, cant. Crécy-en-Brie, Seine- 
et-Marne, 93. 
Saint-Florent-le-Vieil, Maine-et-Loire, 93. 
Saint-Flour, Cantal, 46. 
Saint-Fuscien- aux -Bois, cant. Boves, 

Somme, 92. 
Saint- Genès-les-Monges, corn. Saint- 
Hilaire, cant, Pionsat, Puy-de- 
Dôme, 1-27. 
Saint-Geniès, cant. Castries, Hérault, 128. 
Saint-Genou, cant. Buzançais, Indre, 50, 
Saint-Georges-du-Bois,com. Saint-Pierre 
des-Bois, cant. Brûlon, Sarthc, 271 
Saint- Georges-lès-Hesdin, Pas-de-Ca 

lais, 49. 
Saint-Georges-sur-Loire, Maine-et-Loire, 

249. 
Saint-Germer-de-Flay, Oise, 98. 
Saint-Gilbert-de-Neuffonts, com. Saint- 
Didier, cant. Escurolles, Allier, 269. 
Saint-Gildas de Rhuys, cant. Sarzeau, 

Morbihan, 93. 
Saiiil,-(.il.las-i|rs-r.i)is,l.(.iiv-lntrrieu re ,93. 
Saint-Gilles, (lard, \"1. 
Saint-Guilhem-le-Désert, cant. Aniane, 

Hérault, 94. 
Saint-Jacques-lès-Vitry, Marne, 180. 
Saint-.lai.Mit ou Saint-Jacut-de-la-Mer, 
cant. Ploubalay, Côtes-du-Nord, 93. 
Saint-Jean-au-Mont,com.Clarques, cant. 

Aire, Pas-de-Calais, 49. 
Saint-Jean-d'Angely,Charente-Infér re ,94. 
Saint-Jean-de-Cole, Dordogne, 250. 
Saint-Jean-de-Maurienne, Savoie, 183. 
Saint-Jean-des-Prés, com. Guillac, cant. 

Josselin, Morbihan, 249. 
Saint-Jean-du Buis, com. Aurillac, Can 

lal, 1-27. 

Saint-Josse-sur-Mer, cant. Montreuil, 
Pas de-Calais. '.'2. 



Saint-Jouin-de-Marnes, cant. Airvault, 

Deux-Sèvres, 94. 
Saint-Julien-la-Geneste, cant Saint-Ger- 

vais, Puy-de-Dôme. 127. 
Saint-Just-en-Chaussée, Oise. 210. 
Saint-Laurent-en-Lyons, à Lyons, Eure, 

232. 
Saint-Laurent-lès-Cosne, Nièvre, 252. 
Saint-Leu-d'Lsserent,cant.C.reil,0ise,17. 
Saint-Liguaire, cant. Niort, Deux-Sè- 
vres, 49. 
Saint-Lizier ou Saint-Lezec, cant.Vic-en- 

Bigorre, Hautes-Pyrénées, 17. 
Saint-Maixent, Deux-Sèvres, 94. 
Saint-Malo, Ule-et- Vilaine, 93; Notre- 
Dame, 127; Calvairiennes, 220. 
Saint-Marcel, com. Réalville, cant. Caus- 

sade, Tarn-et-Garonne, I i7. 
Saint-Martin-aux-Bois, cant. Maignelais, 

• lise, 248. 
Saint-Martin de Vertou, Loire-Inférieure, 

98. 
Saint-Mathieu, com. Plougouvelin, cant. 

Saint-Renan, Finistère, 93. 
Saint-Maur-des-Fossés, Seine, 47. 
Saint-Maur-sur-Loire, coin, le Toureil, 

cant. Gennes, Maine-et-Loire, 93. 
Sainl Méen, Ille-et-A ilaine, 63. 
Saint-Menoux, cant. Souvigny, Allier, 

63, 127. 
Saint-Michel en l'Herm, cant. Luçon, 

Vendée, 94. 
Saint-Michel-en-Thiérache, cant. Hirson, 

Usne, 82. 
Saint-Mihiel, Meuse, 84; collège, 260. 
Sainl Mont, cant. Riscle, Gers, 17. 
Saint-Mont, Remiremont, Vosges, 82. 
Sainl \icohs aux Bote, cant. la Fère, 

Aisne, 92. 

Saint-Nicolas d'Acy, com. Courteuil, 
cant. Senlis, Oise, 17. 



— 344 



Saint - Nicolas - du - Port , Meurthe - et - 
Moselle, 82. 

Saint-Orens-de-Lavedan, coin. Ville- 
longue, eant. Angeles, Hautes-Pyré- 
nées, 17. 

Saint-Papoul, cant. Castelnaudary, Aude, 
46, 92. 

Saint-Paul-lès-Sens, Yonne, 269. 

Saint-Paul-lès-Soissons, Aisne, 262. 

Saint-Pé-de-Génerés, H les -Pyrénées, 94. 

Saiut-Pierre-le-Moutier, Nièvre, 17. 

Saint -Pierremont, com. Avril, cant. 
Briey, Meurthe-et-Moselle, 259. 

Saint-Pierre-sur-Dives, Calvados, 93. 

Saint-Pons-de-Tliomièrcs, Hérault, 46. 

Saint-Prix, à Saint-Quentin, Aisne, 49. 

Saint-Quentin, Aisne, 180; Saint-Quentin- 
en-1'Isle, 92. 

Saint-Rambert-sur-Loire, Loire, 17. 

Saint-Remy-des-Landes, com. Clairfon- 
taine, cant. Dourdan, Seine-et- 
Oise, 124. 

Saint-Réverien,cant. Rrinon, Nièvre, 17. 

Saint-Rigaud, com. Ligny-en-Brionnais, 
cant. Semur, Saonc-et-Loiiv, ;>0. 

Saint-Riquier, Somme, 92. 

Saint-Robert, com. Sainl-Egrève, cant. 
Grenoble, Izère, 94. 

Saint-Romain, cant. Saint-Rambert, 
Loire, 17. 

Saint-Saëns, Seine-Inférieure, iso. 

Saint-Saturnin-du-Port, à Pont-Saint- 
Esprit, Gard, 17. 

Saint-Sauveur-le-Vicomte, Manche, 49. 

Saint-Savin-de-Lavedan, cant. Argelès, 
Hautes-Pyrénées, 94. 

Saint-Savin-sur-Gartempe, Vienne, 94. 

Saint-Seine, Côte d'or, 94. 

Saint-Sernin-sous-Rodez, Aveyron, I2.s. 

Saint-Sever, Landes, 94. 

Saint-Sever, Calvados, 49. 



Saint-Severin, cant. Loulay, Charente- 
Inférieure, 253. 

Saint-Sigismond, près Orthez, Basses- 
Pyrénées, 181. Mentionné à tort 
parmi les monastères des Béné- 
dictines, 128. 

Saint-Sulpice, com. Thézillieu, cant. 
Hauterive, Ain, 147. 

Saint-Sulpice, à Rennes, Ille-et-Vi laine, 
127. 

Saint-Tibéry ou Saint-Thibéry, cant. 
Pezenas, Hérault, 94. 

Saint-Vigor, cant. Bayeux, Calvados, 93. 

Saint-Vincent-des-Bois, com. S.-Maxime, 
cant.Chateauneuf, Eure-et-Loir, 248. 

Saint-Vivant, com. Curtil-Vergy, cant. 
Gevrey, Côte-d'Or, 19. 

Saint-Wandrille, cant. Caudebec, Seine- 
Inférieure, 93. 

Saint-Yved-de-Braisne, Aisne, 270. 

Saint -Zacharie, cant. Saint -Maximin, 
Var. 129. 

Sainte-Croix-sous-Offemont, com. Saint- 
Crépin- aux -Bois, cant. Attichy, 
Oise, 195. 

Sainte-Enimie, Lozère, 221. 

Sainte -Florine, cant. Auzon, Haute - 
Loire, 221. 

Sainte-Hoïlde, com. Bussy-la-Côte, cant. 
Il' vigny, Meuse, 183. 

Sainte-Livrade, Lot-et-Garonne, 94. 

Sainte-Memmie-lès-Chalons, Marne, 250. 

Sainte-Odile, Alsace, 271. 

Saintes, Charente-Inférieure; S.-Eutro- 
per, 17; Notre-Dame, \-i-i, 128. 

Salenques, à Toulouse, Haute-Garonne, 
182. 

Salivai, Lorraine, 271. 

Salvetat (la), com. Montdragon, cant. 
Lautrec, Tarn, L28. 

Samer, Pas-de-Calais, 92. 



34b 



Sancerre, Cher, 127. 

Saramon, Gers, 50. • 

Sarlat, Dordogne, 46. 

Saumur, Maine-et-Loire, 93. 

Sauvage (le), com. Balsac, cant. Mar- 
sillac, Aveyron, 187. 

Sauve, cant. Créon, Gironde, 94. 

Sauvelade. cant. Lagor, Basses-Pyré- 
nées, 148. 

Sauvoir (le), com. Laon, Aisne, 180. 

Sauxillanges, Puy-de-Dôme, 17. 

Sauzet, com. Marsanne, Drôme, 17. 

Savigneux, cant. Montbrison, Loire, 94. 

Savigny, cant. l'Arbresle, Rhône, 50. 

Savigny- le -Vieux, cant. le Teilleul, 
Manche, 148. 

Scellières, com. Romilly- sur -Seine, 
Aube, 147. 

Séauve (la), com. Saint-Didier-la-Séauve, 
Haute-Loire, 181. 

Séez, Orne, 93. 

Sélincourt, cant. Hornoy, Somme, 269. 

Selles-sur-Cher, Loir-et-Cher, 171. 

Semur-en-Brionnais, Saône-et-Loire, 251 . 

Senanque, com. Gord.es, Vaucluse, 146. 

Sciilis, Disc, Saint-Maurice, 248-, Saint- 
Vincent, 248. 

Senones, Vosges, 84. 

Sens, Yonne. Saint-Jean, 250; Saint. 
Pierre-le-Vif, 94; Sainte-Colombe, 
94; Hôpital, 252; Notre-Dame, 195. 

St'verai'-le-ChàU'.-iii, \ve\mn, 17. 

Seyssel, Ain, 187. 

Sézanne, Marne, 17, 125. 

Septfontaines, com. Blancheville, cant 
Andelot, Haute Marne, 271. 

Septfontaines, com. Fagnon, cant. 
Mézières, Vrdennes, 270. 

Septfonds, com. Uiou, cant. Dompierre, 
Ulier, 1 17. 



Séry, com. Bouttencourt, cant. Gama- 

ches, Somme, 271. 
Signy, Ardennes, 147. 
Silly-en-Gouffern, cant. Exraes.Orne, 271. 
Silvanés, cant. Camarès, Aveyron, 146. 
Soissons, Aisne; Saint-Bernard, 171; 

Saint-Crépin, 92; Saint-Jean-des- 

Vignes, 252; Saint -Léger. 250; 

Saint-Médard,92; Notre-Dame, 1-25. 
Solesmes, cant. Sablé, Sarthe, 93. 
Solignac, cant. Limoges, Haute-Vienne. 

94. 
Sorde, cant. Peyrehorade, Landes, 94. 
Sorèze, cant. Dourgne, Tarn, 94, 98. 
Souillac, Lot, 47, indiqué à tort parmi 

les monastères sécularisés, 94. 
Souvigny, Allier, 17; Bénédictines, 127. 
Soyons, à Valence, Drôme, 129, indiqué 

à tort parmi les maisons cister- 
ciennes, 262. 
Strasbourg, Alsace, 260. 
Sturzelbronn, Lorraine, 146. 
Sye-en-Brignon (le), com. Saint-Macaire- 

du-lîois, cant. Montreuil- Bellay. 

Maine-et-Loire, i9. 

Tain, Drome, 17. 

Talissieu, cant. Champagne, Ain, 17. 
ïarascon, Bouches-du-Rhône, 129. 
Tari (le), à Dijon, Côte-d'Or, 183. 
Tasque (la), cant. Plaisance, Gers, 55. 

Ternes, COm. PlODnat, cant. Aluni, 
Creuse, 194. 

Terrasson, Dordogne, 55. 
rhenailles, cant. Vervins, Usne, 270. 
Theuley, com. Vars, cant. Autrey-lès- 

Gray, Haute-Saône, 1 18. 
Thierbach, com. Soultz, Alsace, 17. 
Thiers,Puj de Dôme.Saint-Symphorien. 

17; Grandmontains, IS7. 



346 — 



Thizy, Hhône, 17. 

Tholy(le),cant.Rerairemont,Vosges,260. 
Thoronet (le), cant. Lorgnes, Var, 146. 
Thouars, Deux-Sèvres, Saint-Jean, 128; 

Saint-Laon, 249. 
Tiron, Eure-et-Loir, 93, 98. 
Tironneau, eom. Saint-Aignan, cant. 

Marolles, Sartlie, 148. 
Tonnerre, Yonne, 94. 
Torcy, cant. Lagny, Seine-et-Marne, 124. 
Torigny, Manche, 148. Inscrit par erreur 

sur la liste des maisons de cister- 
ciennes, 181. 
Tornac, cant. Anduze, Gard, 17. 
Touget, cant. Cologne-sur-Gers, Gers, 17. 
Toul, Meurthe-et-Moselle; Saint-Evre,82 ; 

Saint-Léon, 259; Saint-Mansuy, 82, 
Toulon, Var, 182. 
Toulouse, Haute-Garonne, 91. 
Tours, Indre-et-Loire; Saint-Julien, 93; 

Saint-Martin, 46; Saint-Louis, 171; 

Calvairiennes, 220. 
Tours-sur-Marne, cant. Ay, Marne, 11. 
Trappe (la), eom. Soligny, cant. Bazoches, 

Orne, 148. 
Treinel, à Paris, 124. 
Tréport (le), cant. Eu, Seine-Inférieure, 

93. 
Trésor 'le), eom. Buis- Saint -Remy, 

Eure, 180. 
Trizay, cant. Saint-Porchaire, Charente- 
Inférieure, 147. 
Troarn, Calvados, 49. 
Trois -Fontaines, cant. Thiéblemont, 

Marne. I il. 
Tronchet (le), eom. Plerguer, cant. 

Chateauneuf, Hle-et-Vilaine, 93. 
I royes, iabe-, Saint-Loup, 251; Saint- 

i rbain, 82; Notre-Dame-des-Prés, 

1-29. 

Tuffé, Sarthe, 93. 



Tulle, Corrèze. 46; Saint-Martial, 171; 

Bernardines, 181. 
Tullins, Isère, 183. 
Turpenay, eom. Saint-Benoît, cant. Azay- 

Ie-Rideau, Indre-et-Loire, 93. 
Tusson, cant. Aigre, Charente, 221. 

■Jzerches, Corrèze, 47. 

Vaas, cant. Mayet, Sarthe, 271. 

Vabres, Aveyron, 46. 

Vadegasse, près de Sarrelouis, Lor- 
raine, 269. 

Val (le), à Saint-Omer, cant. Thury- 
Harcourt, Calvados, 252. 

Valasse (la), corn. Gruchet.cant Bolbec, 
Seine-Inférieure, 252. 

Val-aux-Grés, corn. Bolbec, Seine-Infé- 
rieure, 148. 

Valbenoite, corn. S.-Étienne, Loire, 146. 

Valchrétien, corn. Bruyères, cant. Fère- 
en-Tardenois, Aisne, 270. 

Val-de-Gif, cant. Palaiseau, Seine-et- 
Oise, 124. 

Val-de-Grâce, à Paris, 124. 

Val-de-Morière, Loire-Inférieure, 221. 

Val des-Ecoliers, corn. Luzy,cant. Chau- 
mont, Haute-Marne, 251. 

Val-Dieu. cant. Montliermé, Ardennes, 
270. 

Val-d'Osne, à Çharenton, Seine, 124. 

Valence, Drôme, 129, 147. 

Valenciennes, Nord, 252. 

Valette (la), eom. Auriac, cant. Saint- 
Privat, Corrèze, 146. 

Val Jésus, eom. Chambles, cant. Saint- 
Rambert, Loire, 205. 

Valloires, eom. ^rgoules, cant. Rue, 
Somme, I i<i. 

Valmagne.com. Villeveyrac, cant. Mèze, 
Hérault, lit;. 



347 



Valmont, Seine-Inférieure, 93. 
Val-Notre-Dame (le), com. Mériel, cant. 

l'Isle-Adam, Seine-et-Oise, 171. 
Valogne, Manche, 126. 
Val-Hicher, com. Saint-Ouen-le-Pin, cant. 

Cambremer, Calvados, 148. 
Val-Koy, com. Saint- Quentin-le-Petit, 

cant, Château-Porcien, Ardennes, 

147. 
Valsainte,cant.Banon,Basses-Alpes,148. 
Valsauve à Bagnols, Gard. 181 
Val-Secret, com. Brasles, cant. Château- 
Thierry, Aisne, 270. 
Valséry, com. Cœuvre, cant. Vic-sur- 

Aisne, Aisne, 270. 
Vaucluse, cant. Maiche, Doubs, 17. 
V'audieu (la), dioc. Saint-Flour, 127. 
Varennes, cant. Saint-Christophe, Indre, 

146. 
Varriville, dioc. Beauvais, 220. 
Vaucelles, com. Crèvecœur, cant. Mar- 

coing, Nord, 147. 
Vauclair ou Vauclerc, cant. Craonne, 

Aisne, 147. 
Vauluisant, com. Courgenay, cant.Ville- 

neuve-P Archevêque, Yonne, 146. 
Vaupillon, cant. La Loupe, Eure-et-Loir, 

221 . 
Vaux-de-Cerna\, com. Cernay-la-Ville, 

cant. Chevreuse, Seine-et-Oise, 147. 
Vaux-en-Ormois, com. Saint-Joire, cant. 

Gondrecourt, Meuse, I i8. 
Vaux- la -Douce, cant. La Ferté-sur- 

Amanec, Haute-Marne, I W. 
Vàux-sur-Poligny, Jura, 17. 
Veine (la), com. Crevant, cant. Lezoux, 

Puy-de-Dôme. fi. 133. 
Vendôme, Loir-et-Cher, Trinité, 94; 

Calvairiennes, 260. 
Verdelais, cant. Saint-Macaire, Gironde, 
198. 



Verdun, Meuse, Saint-Airy, 82; Saint- 
Maur, 130; Saint-Paul, 271; Saint- 
Vanne, 81, 83; Chanoines réguliers, 
260. 

Vergaville, Lorraine, 130. 

Verger (le) com. Seiches, Maine-et-Loire, 
180. 

Vermand, Aisne, 269. 

Vernaison, à Valence, Drôme, 183. 

Verneuil, Eure, 126. 

Vernon, Eure, 126. 

Vertheuil, cant. Paulhac, Gironde, 254. 

Viaye, com. Saint-Vincent, cant. Saint- 
Paulien, Haute-Loire, 187. 

Vichy, Allier, 196. 

Vic-le-Comte, Puy-de-Dôme, 221. 

Vic-lès-Capdenac, cant. Figeac, Lot, 
181. 

Vicoigne, com. Raismes, cant. Saint- 
Amand, Nord, 269. 

Vieille-Brioude, cant. Brioude, Haute- 
Loire, 250. 

Vienne, Isère, Saint-André-le-Bas, 50; 
Saint-André-le-Haut, 129; Bernar- 
dines, 182. 

Vierzon, Indre, 94. 

Vieuville ila) ou Vieuxviel, cant. Pleine- 
Fougères, Ule-et-Vilaine, 148. 

Vieuxpou, com. Poilly-sur-Tholon,cant. 
Aillant, Yonne,, 187. 

Vif, Isère, 17. 

Vigeois, Corrèze, 55. 

Vignats, cant. Morteaux, Calvados, 126. 

\ ï v-r 1 1 • > ^-c < > 1 1 1 . com. Pignan, cant. Mont- 
pellier, Hérault, 182. 

Villancourt, a Abbeville, Somme, 180. 

Villechasson, com. Chevry,cant. Lorrez 
h- Boccage, Seine-et-Marne, 124. 

Villeloin, cant. Montrésor, Indre-et- 
Loire, 93. 

Villelongue, cant. Limoux, Amie. I '.s. 



348 



Villemagne, cant. Castelnaudary, Aude, 
94. 

Villenauxe, Aube, 82. 

Villeneuve, com. de Bignon, cant. Aigre- 
feuille, Loire-Inférieure, 148. 

Villeneuve-le-Roi, à Villeneuve-sur- 
Yonne, Yonne, 124. 

Villeneuve-lès-Avignon, Gard, 94. 

Villeneuve-lès-Soissons, Aisne, 195, 

Villers-aux-NonnainsouVilliers-Nonain, 
com. Saint-Brancher, cant, Quarré- 
les-Tombes, Yonne, 179. 

Villers-Betnach, cant. Vigy, Lorraine, 
148. 

Villers-Canivet, cant. Falaise, Calvados, 
181. 

Villesalem, com. Journet, cant. la 
Trimouille, Vienne, 220. 

Villiers, com. Villeloin-Coulangé, cant. 
Montrésor, Indre-et-Loire, 186. 

Vimoutiers, Orne, 126. 



Vire, Calvados, 126. 

Virginité (la), com. les Roches, cant. 
Montoire, Loir-et-Cher, 181. 

Vitré, Ille-et-Vilaine, S ,u -Croix, 93; 127. 

Viviers, cant. Longuyon, Meurthe-et- 
Moselle, 260. 

Voiron, Isère. 182. 

Voisins, com. Saint-Ay, cant. Meung, 
Loiret, 179. 

Voûte (la), à Lavoulte-Chilhac, Haute- 
Loire, 17. 

Wœstine, com. Renescure, cant. 
Hazebrouk, Nord, 180. 

| Yerres,cant. Boissy-Saint-Léger, Seine- 
et-Oise, 124. 
Yzeure, cant, Moulins, Allier, 127. 



TABLE DES MATIÈRES. 



Préface i 

Ordre de Cluny. Première période (910-1231) 1 

Deuxième période (1231-1622) 8 

Troisième période (1622-1789) 14 

Bibliographie générale 18 

Livres liturgiques -1 

Coutumes et statuts -- 

Chapitres généraux 24 

Visites 27 

'Union de Cluny avec S. Vanne et S. Maur » 

Étroite observance 29 

Démêlés avec le card. de Bouillon 31 

Province de Franche-Comté 33 

Abbés de Cluny ; ^» 

Privilèges et affaires diverses 37 

Sources diverses et destruction de l'ordre 38 

Les provinces bénédictines 40 

Chapitres provinciaux 42 

Bibliographie • 47 

Les anciens Bénédictins 49 

Bibliographie 50 

Congrégation des Exempts }> 

Bibliographie 52 

Les Exempts de France ,f) 3 

Bibliographie 55 

Société de Bretagne 58 

Bibliographie 59 

Congrégation de Saint-Uenys 60 

Bibliographie 61 

Congrégation de Chezal-Benoit 62 

Bibliographie : Liturgie, Statuts 66 

Mémoires et factums 68 

Les Bénédictins anglais 72 

Bibliographie 7 8 



— 350 — 

Congrégation de Saint-Vanne 80 

Bibliographie générale 85 

Livres liturgiques et statuts 87 

Vannistes et Chanoines réguliers 89 

Congrégation de Saint-Maur 90 

Bibliographie générale 100 

Livres liturgiques 101 

Constitutions et chapitres généraux 102 

Constitutions de Dom Tarisse 104 

Documents concernant la discipline et V administration 106 

Biographie 108 

Histoire littéraire 109 

Jansénisme 111 

Commission des Réguliers 114 

Bénédictines 121 

Abbayes et prieurés 124 

Monastères de femmes sécularisés 131 

Bénédictines du Saint-Sacrement 132 

Bibliographie 134 

Cisterciens 136 

Bibliographie générale 148 

Origine et extension de l'ordre 150 

Histoire littéraire et biographie 151 

Liturgie 152 

Constitutions et Chapitres généraux 154 

Privilèges 155 

Autorité de l'Abbé de Citeaux 160 

Réformes 164 

Variétés 170 

feuillants 171 

Bibliographie 174 

Cisterciennes 176 

Bibliographie I7.s 

Monastères de Cisterciennes I7 ( .i 

Feuillantines 184 

Grand montains 185 

Bibliographie 18'.) 

Constitutions et Privilèges » 

Origines de l'ordre 191 

Religieuses de Grandmonl 193 

Célestins 194 



— 351 - 

Bibliographie 199 

Constitutions et Privilèges 200 

Suppression 201 

Camaldules 202 

Bibliographie 213 

Fontevrault 215 

Bibliographie : Histoire du Fondateur 221 

Documents disciplinaires 222 

Histoire de l'Ordre 223 

Documents divers 2°24 

Calvairiennes 227 

Bibliographie 229 

Chanoines réguliers 231 

Bibliographie : Documents disciplinaires 240 

Histoire générale 241 

Polémiques entre moines et chanoines 242 

Congrégation de France 244 

Congrégation de ChanceJade 251 

Chanoines réguliers indépendants 252 

Bibliographie : constitutions et chapitres généraux 253 

Histoire 255 

Chanoines-curés 256 

Congrégation de Nôtre-Sauveur 259 

Bibliographie 264 

Chanoinesses régulières 262 

Prémontrés 263 

Bibliographie générale 272 

Liturgie 273 

Hagiographie et histoire littéraire 274 

Histoire de l'ordre 275 

Congrégation reformée de l'antique rigueur -77 

Privilèges. . 280 

Appendice. Chapitres provinciaux des moines noirs 282 

Varia statuta capitulorum generaliura congregationis monachorum nigrorum 

in provinciis Narbonensi, Auxitana et Tolosana (1137-1499) 284 

Statuta quaedam capitulorum generalium pro reformatione cœnobiorum 

ordinis benedictini 309 

statuta in capitulo generali monachorum ordinis Benedictini in regno 

Burgundiae, anno 1337 dié 20 mensis julii ;{ M 

Table alphabétique des noms de monastères :i * { 






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