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Full text of "Archives entomologiques, ou, Recueil contenant des illustrations d'insectes nouveaux ou rares"

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PARIS, — IMPRIMERIE FÉLIX MALTESTE ET Cie, 
rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, 22 





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ARCHIVES 


ENTOMOLOGIQUES 


RECUEIL COXTENANT DES ILLUSTRATIONS 


D'INSECTES NOUVEAUX OU RARES 


PAR 


M. JAMES THOMSON, 


Membre de la Société Entomologique de France, des Sociétés Entomologiques d'Angleterre et de Philade}phje 
du Lycée d'Histoire naturelle de New-York, 


de la Société impériale Zoologique d'Acclimatation, et de la Société Géographique de Paris 


TOME PREMIER. 


PARIS 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE, 


rue Hautefeuille, 19, 


1857. 


Po 


1 


4% 


z 





PRÉFACE. 


Grâce aux efforts des naturalistes voyageurs en général, une 
foule de pays inconnus sous le rapport de l’Entomologie, ont 
été explorés avec succès au profit de cette science. 

Dans un avenir, peu éloigné sans doute, ils auront compléte- 
ment soulevé le voile qui couvre à nos yeux l’intérieur du grand 
continent africain, et surtout les bords du lac N’yassi, cette mer 
intérieure de Mozambique dont on ne connaît pas encore les 
limites. Il en sera vraisemblablement de même de Madagascar, 
du Japon et de la Nouvelle-Hollande. 

Parmi ces voyageurs, je placerai au premier rang M"° Ida 
Pfeiffer, femme aussi célèbre qu’intrépide , qui a rapporté de si 


6 


remarquables insectes de ses voyages autour du monde, et qui 
vient d’en entreprendre un nouveau, sur lequel j'ai déjà appelé 
l'attention des Entomologistes dans le N° de Septembre 1856 de 
la Revue Zoologique. 

Je citerai ensuite trois amateurs distingués, MM. Bowring, 
Fortune et Wallace, qui s'occupent maintenant avec ardeur 
d'explorer l'Asie orientale, Combien de reconnaissance ne leur 
devons-nous pas pour les richesses qu'ils nous ont déjà envoyées 
de cette partie du globe ? 

Enfin, je ferai mention de M. Henri C. Deyrolle, qui est arrivé, 
il y a près de neuf mois, au Gabon, chargé par M. le comte de 
Mniszech, et par l’auteur de ce livre, d'explorer ce pays sous le 
rapport entomologique; il m'a écrit dernièrement d’une manière 
satisfaisante pour les débuts de cette entreprise. 

Si les victoires ont leurs bulletins, les triomphes de la science 
méritent d’avoir leurs archives. Je rapporterai dans cet ouvrage 
toutes les découvertes qui pourront intéresser ses adeptes, 
et j'y consignerai les noms de tous les courageux pioniers de 
l’'Entomologie. 

Puissent mes efforts, trop faibles sans doute eu égard aux 
leurs, être accueillis avec sympathie par tous ceux qui ont 
acclamé l’Arcana Entomologiea de Westwood, livre conçu dans 
le même esprit que celui-ci. 


JAMES THOMSON. 


rue de l'Université, 22. 


Paris, le 15 Mars 1857, 


MONOGRAPHIE 
DE LA TRIBU DES ANACOLITES. 


DE LA FAMILLE DES LONGICORNES. 


I. HISTOIRE DES ANACOLITES. 


Perty décrivit le premier insecte appartenant à cette tribu 
sous le nom de Prionus Prœustus. (Délect. anim. articul. fase. IL, 
pl. 1. fig. 8.) | 

Une seconde espèce fut publiée par Gory, dans le Magasin de 
Guérin (1832, pl. 31), sous le nom d’Anacolus l-maculatus. 

Le comte Dejean, dans la troisième édition de son Catalogue, 
en 1837, créa, pour ces insectes, l’arrangement suivant, mais, 
toutefois, sans donner les caractères des genres et des espèces : 


MYZOMORPHUS Dejean. 
Quadrimaculatus Dej. Cat, 1837, p. 344. 
ANACOLUS Latreille, 


Niger Dej., Scapularis Dej., Nigricollis Dej., Testaceus Dej., Sanguineus Dei. 
loc. cit. 


En 1838, M. Ménétriés fit paraître, dans le bulletin de l'Aca- 
démie impériale des Sciences de Saint-Péterbourg, un essai 
monographique du genre Anacolus. Ce travail renferme huit 
espèces. 


Ô ARCHIVES 


« Les différences, » dit cet auteur, «que l’on observe sur la 
« forme du corselet et la coupe des élytres, m'ont paru néces- 
« Siter plusieurs divisions, » qui sont les suivantes : 


1% Division. Corselet un peu plus long que large, arrondi 
antérieurement, armé d’une épine de chaque côté, puis se rétré- 
cissant dans toute la moitié postérieure ; élytres courtes, trian- 
gulaires et pointues. 


4. Anacolus Lugubris ; ? Bimaculatus. 


2% Division. Le corselet de même que la 1” division ; élytres 
courtes, mais plus longues que chez les espèces précédentes, 
larges, convexes, parallèles jusqu’à leur moitié, puis se rétrécis- 
sant chacune, et terminées en pointe arrondie. 


3. Anacolus Sanguineus ; h. Lividus ; 5. Prœustus ; 6. Nigricollis. 


3° Division. Troisième article des antennes aussi long que 
les deux suivants réunis ; corselet plus large que long, pubescent, 
à surface irrégulière, armé d’une épine sur le milieu du bord 
latéral; élytres allongées, aplaties et baillantes dans presque 
toute leur longueur, terminées chacune par une pointe ovale. 


7. Anacolus k-maculatus ; 8. k-notatus. 


Un an après, en 1840, M. Lucien Buquet publia une notice 
sur le genre Anacolus, et la description de trois espèces qu’il 
considérait comme nouvelles. (Ann. Soc. Ent. p. 379.) 

En 1849, M. Auguste Sallé décrivit également dans ces 
Annales, p. 429, un insecte sous le nom de Myzomorphus scutel- 
latus. 

Enfin parut en 1853 le Catalogue des Longicornes du British 
Muséum, par M. White. Cet entomologiste, à l'instar du comte 


nf 


ENTOMOLOGIQUES. 9 


Dejean, admet deux genres parmi les Anacolites, Myzomorphus 
et Anacolus. Aux espèces mentionnées par les auteurs précé- 
dents , il ajouta les suivantes : Anacolus Variabilis, Nigrinus, 
Melanocerus et Xanthomelas. - 

Tous les auteurs que je viens de citer ont évidemment admis 
beaucoup trop d'espèces d’Anacolites ; ils n’ont point distingué 
leurs sexes, et me paraissent avoir ignoré leurs véritables carac- 
tères génériques. Les divisions établies par M. Ménétriés étant 
fondées sur des caractères purement sexuels, on ne saurait S'y 
arrêter. 

En effet, sa première division se compose d'insectes à « élytres 
courtes et triangulaires . . . etc. . . » Or, tous les Anacolites 
ont les élytres courtes. 

Les espèces de la deuxième division possèdent tous les princi- 
paux caractères de celles de la première. 

La troisième se compose d'insectes à « élytres allongées, 
aplaties, baillantes dans presque toute leur largeur. . . etc. . .» 
Celles de tous les Anacolites & sont dans ce cas. 

MM. le comte de Mniszech, L. Buquet et Chabrillac, ayant 
bien voulu mettre leurs riches collections d’Anacolites à ma 
disposition, m'ont donné les moyens de réunir une soixantaine 
d'individus de ces insectes. Voici le résultat auquel m'ont con- 
duit les études que j'ai faites sur eux. 


Il. MONOGRAPHIE PROPREMENT DITE. 


Les Anacolites font partie, suivant moi, d’un groupe de Prio- 
nites, chez lequel la saillie inférieure du prothorax est devenue 
une plaque mince, de forme assez variable, ce qui, je crois, 
n'avait pas été observé jusqu'ici. On pourrait désigner ce groupe 
sous le nom de PRIONITES PLAXOLEPTÉS, de 7222, plaque, 
et aezros, mince. Les genres qui me semblent devoir en faire 
partie sont les suivants : 


10 ARCHIVES 


Polyarthron. (?) Ancyloprotus. 
Closterus. Meroscelisus. 
Polyoza. Prionapterus. 
Scelnocantha. Myzomorphus. 
Tragocerus. ANACOLITES. 4 Oideterus (T). 
Pæcilosoma. Anacolus, 
Distichocera. Georgia (T). 
Trachelia. Hamadryades (T). 


Les Anacolites, qui me paraissent devoir former une tribu à 
part, se distinguent des autres Prionites Plaxoleptés par la forme 
des antennes, et surtout par celle des élytres, si différentes dans 
les deux sexes. 

D’après M. Chabrillac, qui a passé quinze ans au Brésil, ces 
insectes sont rares. Ils vivent sur les troncs des arbres, et on 
les prend ordinairement vers le milieu du jour, pendant les mois 
de janvier et de février. Sur quatre espèces, que je range 
aujourd'hui dans ce groupe, M. Chabrillac en a pris trois 
dans la province de Rio, soit aux environs de la Nouvelle-Fri- 
bourg, à 40 lieues de cette capitale, soit sur le mont Corcovado, 
soit 10 lieues plus loin, dans la Sierra d’Estrella. 

Les Anacolites sont de jolis insectes de taille moyenne et de 
couleurs si variables qu’il en existe à peine deux individus de la 
même espèce absolument semblables. Leurs variétés ont donné 
lieu à la création d’une foule d’espèces. 


ANACOLITES Thomson. 


Caractères de la tribu. Yeux grands, réniformes. Antennes de 
douze articles, pectinées, plus longues et beaucoup plus folia- 
cées chez les d ; le troisième article rarement rudimentaire et 
donnant en apparence des antennes de onze articles "; le qua- 
trième souvent le plus long dans les deux sexes, parfois aussi 
court que le cinquième chez les # ©. Labre arqué, transversal. 


(1) Myzomorphus. (2) Anacolus. 


ENTOMOLOGIQUES. 11 


Mandibules le plus souvent courtes et larges, parfois longues, 
plus minces et avancées ". Palpes maxillaires un peu plus 
longs que les labiaux ; les derniers articles de tous plus ou moins 
dilatés ou obtus et tronqués. Prothorax uni-épineux après le 
milieu de chacun de ses bords latéraux, tantôt penché en avant 
et descendant obliquement vers le crâne, tantôt presque hori- 
zontal ; saillie inférieure prosternale transformée en une plaque 
mince de forme variable. Au-dessous de la plaque du mésos- 
ternum apparaît une excavation dans la poitrine; cette dernière 
plaque rarement recouverte par la première . Élytres dépas- 
sant le prothorax, tantôt coupées obliquement en descendant 
vers les épaules où elles sont en saillie, tantôt droites antérieure- 
ment, ayant ces dernières arrondies; sub-triangulaires, plus 
étroites et beaucoup plus courtes chez les  , dont elles atteignent 
un peu plus de la moitié de la longueur du corps; allongées, 
aplaties et baillantes dans presque toute leur largeur chez les £ ; 
ailes dépassant les élytres dans les deux sexes. Abdomen de 
cinq segments, plus gros et parfois raboteux chez les g ; le 
dernier segment tantôt entier, tantôt plus ou moins échancré. 
Pattes postérieures les plus longues, aplaties et dilatées. Tarses 
antérieurs et intermédiaires, parfois très dilatés dans les # %. 


MYZOMORPHUS Dej:, Thomson. 
Anacolus Gray, Griff, À. K. Jns. II. 


Anacolus Ménétriés. Mém. de l’Acad. imp. des Sciences 
de Saint-Pétersbourg, 1838. 


Caractères génériques. Troisième article des antennes rudimen- 
taire, ce qui ne donne en apparance que onze articles aux anten- 
nes; celles-ci ponctuées dès le quatrième article, qui est presque 
aussi long que les deux suivants réunis; ensuite foliacées et allant 


(1) Anacolus. (2) Oideterus. (3) Anacolus. 


12 ARCHIVES 


en grossissant très fortement jusque vers l'extrémité ; moins 
ponctuées et moins foliacées chez les ?. Labre peu allongé. Man- 
dibules larges, courtes. Palpes un peu plus longs chez les 2 ; 
dernier article des maxillaires subglobuleux, tronqué; dernier 
des labiaux le plus gros de tous. Prothorax presque horizontal, 
en position normale, plus large postérieurement: plaque infé- 
rieure prosternale grande, arrondie à l'extrémité, criblée de 
points pilifères chez les #, presque lisse chez les 9. Plaque 
mésosternale bilobée à l'extrémité, concave. Écusson un peu 
moins large que chez les Anacolus. Élytres arrondies aux épau- 
les, très allongées chez les 9, arrondies à l'extrémité dans les 
deux sexes. Dernier segment de l'abdomen échancré dans & et 
?. Pattes postérieures très grandes, plus longues chez la 8 ; 
tarses de la même paire, dilatés dans les deux sexes. 


Deux espèces : 


M. scutellatus : . Elytres comparativement plus longues ; 
$. Elytres n'ayant jamais de taches. 


M. h-maculatus : &. Elytres comparativement plus courtes ; 
©. Elytres ayant toujours des taches. 


MYZOMORPHUS SCUTELLATUS Sallé. 
Ann. Soc. Ent. 1849, p. 429, pl. 13, fig. 4. 


(M. White cite dans le Catalogue des Longicornes du B. M., p. %5, six variétés 
de cette espèce , qu'il désigne sous les noms de : A. unicolor, apicalis, sca- 
pularis, plagiatus, thoracicus et bicolor. ) 

Patrie : Caracas et Brésil. 
Long. 10 à 20 mill. ; larg. 4 à 8 mill. 
Pl 2 fr AGP etai: 

20 indiv. dont 5 @. 


Excessivement variable pour la taille et les couleurs. Les # 


ENTOMOLOGIQUES. 13 


ressemblent beaucoup à ceux du M. 4-maculatus: les $ se distin- 
guent facilement de celles de cette dernière espèce, comme je 
lai dit plus haut. 


T. Ordinairement le front fauve, l’occiput noir. Les antennes 
noires extérieurement, brunes intérieurement. Le prothorax de 
la couleur de la tête, avec une grande tache noire au milieu. 
Écusson noir. Élytres de même couleur, bordées intérieurement 
de fauve. Pattes antérieures et intermédiaires toujours d’un 
fauve pale; postérieures presque toujours entièrement noires. 

Tête fortement ponctuée vers la base des antennes; occiput 
très granuleux. Premier article des antennes et labre ponctués. 
Deux tubercules sur le prothorax, l'un à droite, l’autre à gau- 
che; la tache du milieu très ponctuée, ainsi que l’écusson. Ély- 
tres plus échancrées intérieurement et plus longues que celles du 
M. li-maculatus “, ponctuées, la ponctuation presque obsolète 
dans les individus de petite taille. Poitrine très finement ponc- 
tuée, un peu poilue. Abdomen lisse. Pattes postérieures forte- 
ment ponctuées, surtout les tibias. Tarses de la couleur de leurs 
pattes correspondantes. 


2. Tête tantôt entièrement noire, tantôt plus ou moins fauve, 
avec deux petites taches noires sur l’occiput. Prothorax toujours 
fauve. Élytres d’un brun jaunâtre ou foncé, tantôt bordé de 
fauve, tantôt sans bordure, n'ayant jamais de taches. Une tache 
noire de chaque côté de la poitrine. Abdomen fauve. La couleur 
des pattes comme chez les «. 

M. Sallé, qui a pris cette espèce à Caracas, m'assure que 


M. Morritz a trouvé les deux sexes accouplés. 
Variétés. 


Elles ressemblent à celles du M. h-notatus. Les variétés g 


A{ ARCHIVES 


sont très nombreuses. Il y en a une dont le prothorax est d’un 
jaune d'orange, et les élytres d’un blanc pâle. Il existe une 
variété ayant les élytres bleuâtres. (Coll. de M. A. Sallé.) 


MYZOMORPHUS A-NOTATUS Ménétriés ( Anacolus) Gray. Grif. À. K. page 
116, pl. 70, fig. 19. 
= h-maculatus Dej., Gory. Mag. de Guérin, 1832, pl. 31, $. 
= h-punctatus Gray. Griff. A. K. IT. p. 116, pl. 70, $. 


— Pygmœus Buquet (Anacolus). Ann. Soc. Ent. 1840, p. 383, el 
Cat. des Long. B. M., p. 23, d. 


Patrie : Brésil. 
Long. 15 à 18 mill, ; larg. 6 à 7 mill. 
PI. 2, fig. 3 d, et 5 Q. 
30 individus dont 15 $. 


æ. Ne diffère du M. Scutellatus # que par les caractères sui- 
vants : 

Taille plus petite. Ponctuation générale constamment plus 
obsolète. Élytres plus courtes, moins échancrées  intérieure- 
ment. 


ç. Entièrement d’un jaune d'orange, sauf le contour des 
mandibules, les yeux, les antennes, les genoux, les tibias et les 
tarses, qui sont noirs. Dans les pattes postérieures, la coloration 
noire des genoux envahit les cuisses. Quatre grandes taches 
noires sur les élytres, dont deux humérales et deux postérieures, 
Ponctuation en général plus fine que chez les M. scutellatus @. 

Tête avec un sillon longitudinal entre les yeux, ponctuée. Pre- 
mier article des antennes et labre ponctués. Prothorax avec 
deux tubercules situés à droite et à gauche. Écusson peu granu- 
leux. Élytres parfois avec de faibles côtes longitudinales, plus 
fortement ponctuées antérieurement, la ponctuation diminuant 


ENTOMOLOGIQUES. 45 


beaucoup après les taches humérales; un peu atténuées au mi- 
lieu de leur longueur, subarrondies postérieurement. Poitrine 
finement ponctuée. Abdomen légèrement poilu. Genoux et tibias 
très fortement granulés. 


Variétés males. 


Var. a. Tache du prothorax petite , diffuse. Élytres entière- 
ment bordées de fauve. Jambes postérieures entièrement noires. 
Pl 2%fis 

Var. b. Prothorax sans tache médiane. Élytres comme ci-des- 
sus. Ecusson , naissance des cuisses et genoux postérieurs , 
fauves. PI. 3, fig. 1. 


Variétés femelles. 
Var. c. Taches antérieures des éltres auprès des bords anté- 
rieurs. PI. 9, fig. 5. 


Var. d. (4-maculatus Dupt. coll. de M. le comte de Mniszech). 
Taches humérales allongées et se trouvant au milieu de la 
partie antérieure des élytres. Premier article des antennes 
parfois maculé de fauve. Quatre individus. PI. 2, fig. 6. 


Var. e. Les mêmes taches plus petites, rondes. Trois individus. 
Ple2 hig07- 


Var. f. Les mêmes taches rondes excessivement petites. Deux 
individus. PI. 2, fig. 8. 


OIDETERUS Thomson. 


(oùd'érecos, ni l'un ni l’autre.) 


Caractères génériques. Troisième article des antennes non 


16 ARCHIVES 


rudimentaire ; quatrième presque aussi long que les deux 
suivants réunis, un peu arqué en dedans; cinquième et sui- 
vants sauf le dernier, projetant chacun un petit rameau effilé. 
Dernier article de tous les palpes dilaté. Prothorax comme 
chez les Myzomorphus ; seulement la plaque inférieure pros- 
ternale très longue , ponctuée et arrondie à l'extrémité, re 
couvre celle du mésosternum. Écusson triangulaire. Élytres 
atténuées chez les vers leur extrémité. Abdomen et pattes des 
Myzomorphus ; le dernier segment du premier faiblement 
échancré. 

Genre fondé sur un insecte # unique dans la collection de 
M. Buquet, qui a bien voulu me permettre de le décrire et de le 
lui dédier. La longueur extrême et la texture de la plaque infé- 
rieure prosternale , ainsi que la forme différente des antennes. 
sont les principaux caractères qui le séparent des deux autres 
genres de la tribu. 


O. BUQUETII Thomson. 


Patrie : Colombie. 
Long. 13 à 14 mill. ; larg. 5 mill. 
Pl 2/02 
1 individu 4, coll. Buquet. 


Entièrement d'un noir mat. 


Tête très granulée. Les trois premiers articles des antennes. 
le labre et les mandibules avec de gros points enfoncés. Prothorax 
finement granuleux :; écusson et élytres un peu plus fortement 
ponctués que chez le Myzomorphus Scutellatus ; poitrine très fine- 
ment pointillée, poilue ; segments de l'abdomen avec de gros 


points enfoncés, ainsi que les cuisses: tibias fortement gra- 
nulés. 


ENTOMOLOGIQUES. 17 


ANACOLUS Latreille, Serv. 


Ann, Soc. Ent. 1832, p. 199. 


Caractéres génériques. Troisième article des antennes non rudi- 
mentaire ; celles-ci pectinées dès le quatrième article, qui est à 
peine plus long que le cinquième ; ensuite foliacées et allant en 
grossissant jusqu'à l'extrémité, moins pectinées et moins folia- 
cées chez les 4. Labre très allongé. Mandibules avancées, assez 
minces, allongées. Dernier article des palpes maxillaires le plus 
gros de tous, presque dilaté ; dernier des labiaux obtus, tronqué 
au bout. Prothorax penché en avant et descendant vers loc- 
ciput, plus large antérieurement, brusquement échancré sur 
les bords après l’épine latérale ; plaque inférieure proster- 
nale large, courte, subtriangulaire , et lisse dans les deux 
sexes: plaque mésosternale allongée, bilobée à lextrémité, 
convexe. Ecusson grand, subcordiforme. Elytres coupées oblique- 
ment ou descendant vers les épaules qui sont en saillie : chez 
les “ beaucoup plus convexes que celles des Myzomorphus du 
même sexe, échancrées et terminées en pointe dans # et 4. 
Dernier segment de l'abdomen entier. Pattes postérieures moins 
longues que chez les Myzomorphus ; tarses antérieurs et inter- 
médiaires des très dilatés. 


ANACOLUS LUGUBRIS Lepell. Serv. Gray, Griff. A. K., pl. 73, fig. à, 

et pl. 65, fig. 4. Encycl. méthod. T. X, p. 200. 

— Niger Dej. Catal. 3° édit. p. 344. 

_— Bimaculatus Ménétr. Bull, de l'Acad. des Sciences, t. IV, 
DEC 

— Nigricollis Ménétr. Bull. de l’Acad. des Sciences, t. IV, 
p. 10, an Nigricollis ? Dej. Cat. 3° édit, p. 344. 

— Menetriesi Buquet. Ann. Soc. Ent, 1840, p. 381. 

on Scapularis Dej. Buquet. Ann. Soc. Ent. 1540, p. 582. 

= Sanguineus (Q) Lepell, Serv. Gray, Griff. A. K., pl. 85, 


fig. 9. 


18 ARCHIVES 
—— Lividus ($) Ménétr. an Testaceus Dej.? (sic), Bull. de 
l'Acad. des Sciences, 1838, t. IV. p. 9. 


— Prœustus ($) Perty. Deleet. Anim. art,, fasc, II, p. 87, 
tab. 17, fig. 8. 


— Variabilis White. Cat. Long. B. M., p. 23 (1). 
— Nigrinus White. Cat. Long. B. M., p. 24. 

-— Melanocerus White. Cat. Long. B. M., p. 24. 
— Xanthocerus White. Cat. Long. B. M., p. 24. 


Patrie : Brésil. 
Longueur : 13 à 15 mill. ; larg. 6 à 8 mill. 
PI. 3, fig. 34 et 8Q. 
18 individus. 


Entièrement d’un noir brillant. 


(<) Tête avec de gros points enfoncés ; 1‘ et 2° articles des 
antennes très ponctués, les autres ciliés, d’un noir mat ; mandi- 
bules fortement ponctuées ; prothorax avec des points enfoncés, 
assez distants les uns des autres ; écusson avec quelques petits 
points très fins; élytres avec des points enfoncés, moins profonds 
chez les variétés de couleur claire ; poitrine, abdomen et cuisses 
très ponctués ; tibias finement granulés. 


& Elytres beaucoup plus larges, et un peu moins fortement 
ponctuées que chez les # ; de couleurs très variables ; poitrine 
et abdomen lisses. 


(1) Je n'ai pas vu en nature l’Anacolus variabilis White, mais d’après la des- 
cription qu'en donne cet auteur, il ne saurait être qu'une variété de l’espèce qui 
pous occupe. Quant aux À. Nigrinus, Melanocerus et Xanthocerus, M. White 
dit « qu'il ne serait pas impossible que ces derniers fussent des variétés du Varia- 
bilis» loc, cit. Je les considère donc toutes comme des variétés de PA, Lugubris. 


ENTOMOLOGIQUES. 19 
Variétés mûles. 


Var a. Occiput, prothorax, écusson, bord antérieur el laté- 
ral des élytres, d’un jaune orange. PL 5, fig. 4. 


Var. b. Occiput, mandibules, labre, prothorax , dessous du 
corps, sauf une tache noire latérale sur la poitrine et la plus 
grande partie des cuisses, d’un rouge fauve ; une tache dun 
rouge de feu entourant l'épaule. PI. 3 , fig. 5. L'individu figuré 
est mutilé ; il lui manque les palpes et les ailes. 


Var. e. Deux taches d’un rouge de feu sur la partie antérieure 
des élytres et sur les bords latéraux antérieurs. Chez certains 
individus , le rouge envahit presque entièrement les élytres. 
PI. 3, fig. 6. 


Var. d. Front, bords latéraux du prothorax et des élyires, 
ainsi que leur partie antérieure , dessous du corps, et une 
partie des cuisses d’un jaune orange. Chez certains individus, 
les élytres presque entièrement jaunes. PI. 3, fig. 7. 


Variétés femelles. 


Var. e. Entièrement d’un jaune orange, sauf les veux, les 
antennes, le bord interne et l'extrémité des mandibules ; deux 
taches noires plus ou moins grandes à l'extrémité des élytres; 
tibias noirs. PI. 3, fig. 8. 


Var. f. Mêmes couleurs ; deux petites taches noires et ovales 
au milieu des élytres, près de la bordure. 


Var. g. Différe de la variété e, en ce que la tête, la poitrine 
et les pattes sont noires. 


20 ARCHIVES 


Var. h." Semblable à la variété e, sauf la couleur générale qui 
est rouge. 


Il doit exister sans doute des entièrement noires, puisqu'il 
y a des mäles de cette couleur. 


En terminant ce travail, je prie MM. les entomologistes de 


vouloir bien me communiquer tous les Anacolites qu'ils croiront 
nouveaux. 


DESCRIPTION 


DE DEUX GENRES NOUVEAUX DE LONGICORNES. 


15 mars 1857. 


Les grandes richesses que renferme la collection de M. le 
comte de Mniszech, sont connues de tous les principaux ama- 
teurs de l’Europe ; il serait donc superflu d'en parler ici. Parmi 
ses Longicornes, se trouvent deux espèces provenant de l’an- 
cienne collection Dupont, que ce naturaliste avait placées dans 
le genre Myzomorphus, sous les noms inédits de M. Bicolor, 
Cayenne, et M. Oculatus, Amazones. Non seulement ces insectes 
ne sont pas des Myzomorphus, mais encore ils ne peuvent pas 
rentrer dans le groupe des Anacolites dont ils sont pourtant voi- 


sins. Je remercie M. le comte de Mniszech d’avoir bien voulu 
me permettre de les décrire. 


ENTOMOLOGIQUES. 21 


GEORGIA Thomson. 


Caractères génériques. Tète avancée. Yeux réniformes, moins 
gros que chez les -Anacolites. Antennes de douze articles; chez 
les #, fortes, pectinées, allant en diminuant jusqu’à l'extrémité ; 
chez les $, moins fortes, à peine pectinées, allant en grossis- 
sant vers l'extrémité; deuxième article le plus gros de tous. 
Labre subtransversal , un peu arqué. Mâchoires médiocres. 
Palpes très petits, un peu plus longs chez les g ; dernier article de 
tous obtus. Prothorax suboctogone chez le 4, subhexagone chez 
la 9, uni-épineux au milieu des bords latéraux, fortement 
échancré sur les bords latéraux postérieurs. Plaque inférieure 
prosternale ne dépassant pas les trochanters antérieurs, éçhan- 
crée à l'extrémité dans les 4, bordée dans les 2 ; plaque méso- 
sternale plate chez le 4; un peu convexe chez la ?. Ecusson 
arrondi , peu allongé. Elytres coupées droit antérieurement et 
arrondies aux épaules qui dépassent le prothorax; arrondies à 
l'extrémité chez les < ; suture terminée par deux très petites 
pointes chez les $. Abdomen de cinq segments. Cuisses des « 
très dilatées, surtout les antérieures et les intermédiaires : celles 
des & beaucoup moins dilatées. 


GEORGIA CITRINA Thomson. 


Patrie : Amazones, Cayenne. 
Long. 18 à 20 mill. ; larg. 7 à 8 mil. 
PI 9, fig. 1 et 2. 


. 2 indiv  ?. Coll. de Mniszech. 


Tête, antennes, mandibules, prothorax, poitrine, écusson, 
pattes et tarses, noirs; labre et palpes bruns; élytres d’un 
jaune de citron avec deux taches noires au tiers antérieur , et 
une large bordure noire à l'extrémité inégalement découpée : 


292 ARCHIVES 


les taches et la bordure plus grandes chez la 9. Abdomen brun 
ou clair. 

Tête assez fortement ponctuée sur l’occiput; deuxième article 
des antennes et mandibules ponetués; gorge avec une tache 
d’un fauve testacé. Prothorax très finement ponctué, avec un 
enfoncement au milieu de la base. Élytres substriées, presque 
lisses, bordées. Poitrine et abdomen lisses,. ce dernier de cinq 
segments et garni de poils postérieurement. Pattes ponctuées. 


HAMADRYADES Thomson. 


Caractères génériques ". Tête peu avancée, penchée en avant. 
Yeux grands, réniformes. Antennes de douze articles, assez 
minces, allant un peu en grossissant vers l'extrémité. Labre 
transversal, un peu concave. Mandibules très grosses, courtes. 
Palpes assez grands comparativement à ceux des Georgiana; les 
maxillaires les plus longs; leur dernier article le plus gros de 
tous, en carré allongé, tronqué au bout; dernier des labiaux plus 
long et tronqué également à l'extrémité. Prothorax penché en 
avant, descendant obliquement vers la tête, subtrapézoïdal, plus 
large que long, et plus large postérieurement; un peu épineux 
sur les bords latéraux postérieurs ; plaque inférieure prosternale 
terminée par une saillie entre les trochanters antérieurs ; 
saillie mésosternale plus grande. Élytres plus larges que le pro- 
thorax et dépassant le corps, bordées, saillantes, coupées droit 
antérieurement et arrondies aux épaules, échancrées posté- 
rieurement; suture terminée par deux petites épines. Abdomen 
de cinq segments. Cuisses peu renflées. 


(1) Je n'ai vu qu'un exemplaire 4 ; on voudra donc bien en tenir compte pour la 
diagnose génériqne, si j'ai commis des erreurs ou omissions. 


ENTOMOLOGIQUES. Ze) 


H. ALURNOIDES Thomson. 
Patrie : Cayenne. 
Long, 17 à 18 mill. ; larg, 9 mill. 
PI.-9, fig. à. 


A individu 4. Coll, de Mniszech, 


Tête, antennes, labre, mâchoires, prothorax, écusson, poi 
trine, pattes et tarses noirs; les pénultièmes avec quelques 
reflets métalliques. Palpes bruns. Élytres d’un jaune très clair: 
deux taches transversales noires avec des reflets violets, com- 
mencçant au tiers antérieur, et descendant obliquement vers les 
bords latéraux ; deux taches très larges à l'extrémité. 

Tête fortement ponctuée, excepté sur locciput; deuxième 
article des antennes avec des points enfoncés. Labre lisse. Man- 
dibules très ponctuées. Prothorax avec des petits points très 
fins et assez distants les uns des autres. Écusson lisse. Élytres 
substriées, très finement et très légèrement ponctuées ; poi- 
trine ponctuée ; saillies inférieures thoraciques et abdomen, 
lisses et brillants. Pattes ponctuées. . 


DESCRIPTION 


D'UNE ESPÈCE DE BATOCERA. 


Je crois être agréable aux lecteurs des Archives en leur offrant 
la description suivante d’un magnifique insecte, que j'ai déjà 
D J 
publié dans le Magasin de Guérin, mais sans le figurer. 


2h ARCHIVES 


BATOCERA VICTORIANA Thomson. 
Rev. et Mag. de Zool. 1856, p. 529. 


Patrie : Borneo. 
Long, 62 mill. ; larg : 19 à 20 mill. 


Frontispice. 


Diffère de la B. Ajax par sa forme moins allongée et compara- 
tivement plus large. Couleur générale des élytres d’un brun 
parfois luisant; ces dernières recouvertes le plus souvent, sur- 
tout chez le «4, d’une pubescence jaunâtre, avec de nombreuses 
taches de même couleur. 


d. Cinquième et dixième articles des antennes avec des 
excroissances convexes en dehors et concaves en dedans; chez 
les sixième, septième, huitième et neuvième articles, cette ex- 
croissance est rudimentaire ; elle n'existe plus dans les onzième 
et douzième articles. 

Deux taches blanches sur les joues, se prolongeant en des- 
sous du prothorax jusqu'à la poitrine; deux taches jaunes en 
déssus, au milieu. Écusson blanc. Naissance des élytres avec 
des granulations moins prononcées que chez les autres espèces 
du genre; taches très irrégulières, grandes et affectant des 
formes plus ou moins bizarres, suivant les individus. Poitrine 
blanche sur les côtés, avec deux grandes taches d’un brun 
soyeux au milieu. 

Abdomen brun, pattes de même couleur, sauf les antérieures, 
qui sont noirâtres. 

Je ferai remarquer à cette occasion que ma Cerosterna volup- 
tuosa, Rev. et Mag. de Zool. 1856, p. 529, ne me paraît être 
qu'une variété de l'Oplophora (Cerosterna) Horsfieldù Hope. 
Trans. Ent. Soc. of London, vol. IV, 1845-47, p. 42, pl. 1, 
figure 2. 


MONOGRAPHIE 
DU GROUPE DES TRAGOCEPHALITES, 


DE LA FAMILLE DES CERAMBYCIDES (LONGICORNES). 


1°" Avril 1857. 
I. PARTIE HISTORIQUE. 


Olivier décrivit les deux premières espèces de ce groupe sous 
les noms de Cerambyx Angolator, Ent. IV, 67, p. 71, 99, T. 22, 
fig. 170, et de Cerambyæ formosus, Ent. IV, 67, p. 86, 113, 
t. 20, fig. 153. 

Fabricius y ajouta une troisième espèce, qu'il désigna sous 
le nom de Lamia nobilis, Ent. syst., 2, 281, 55, en lui donnant à 
tort Cayenne pour patrie. 

En 1835, Gory publia la T. jucunda, Ann. Soc. Ent, t. 4, 
p. 159, pl. 2, fig. 1. (Dejeanii, Dupt.) 

Le comte Dejean, dans son Catalogue, p, 368, 1837, plaça 
toutes les espèces de ce groupe dans les genres Tragocephala ( 
et Callimation ©). 


Les Tragocephalites me paraissent établir le passage des 
“eroplésites aux Sternodontites. Ils se distinguent surtout 
des premiers par la présence des saillies prosternales et 


(1) Virescens (Glaucina Dej.) Dejeanii, Formosa, Scenica, Nobilis. 
(2) Venustum (Coralinum Dupt.) 


26 © ARCHIVES 


mésosternales , et des seconds par la longueur moins grande 
de leurs antennes et le développement plus faible de leurs 
mandibules. Ce sont de magnifiques insectes dont la livrée est 
le plus souvent d’un noir velouté, avec des taches et des 
bandes jaunes ou fauves ; leur dessin varie tellement dans 
les mêmes espèces, qu'il serait très difficile sinon impossible de 
les décrire exactement. Relativement à leurs mœurs, je ne pos- 
sède malheureusement aucuns renseignements, mais je ferai 
observer que toutes les espèces connues jusqu'ici sont afri- 
caines, et se rencontrent depuis le Sénégal jusqu’à Mozambi- 
que et à Madagascar. 

La collection de M. le comte de Mniszech, très riche en Tra- 
gocephalites, m'a été communiquée par cet amateur distingué. 
M. Lucien Buquet a bien voulu aussi metire les siennes à ma 
disposition. 


IL MONOGRAPHIE PROPREMENT DITE. 


TRAGOCEPHALITES Thomson. 


Caractères du groupe. Tête perpendiculaire ou penchée en ar- 
rière, plus large à la base des mandibules. Yeux grands, réni- 
formes. Antennes de longueur et de grosseur variables, plus lon- 
gues chez les 4, subfiliformes, de douze articles; les premier et 
troisième les plus petits; le quatrième article, rarement le cin- 
quième, le plus long de tous; le dernier plus allongé chez les «. 
Labre arrondi antérieurement. Mandibules robustes, excavées 
sur les bords latéraux antérieurs. Palpes à dernier article allongé, 
lanté-pénultième des maxillaires le plus long. Prothorax uni- 
épineux latéralement, subglobulaire. Écusson arrondi. Élytres 


ENTOMOLOGIQUES. 97 


dépassant le prothorax, coupées carrément à la base, arrondies 
aux épaules, où elles sont plus larges, allongées, subparallèles, 
le plus souvent arrondies, rarement échancrées à l'extrémité. 

Abdomen de cinq segments, le premier le plus long de tous; 
le dernier deux fois aussi grand que les trois précédents. Pattes 
assez grosses et courtes. 

Genres : Phosphorus, Tragocephala, Tragiseus, Pormenesperus, 
Callimation. 


» 


PHOSPHORUS Thomson. 


( 20:90p0e, l'étoile du matin). 


Caractères génériques. Antennes plus minces que chez les 
Tragocephala ; quatrième article le plus long de tous, un peu 
arqué; le dernier plus long que les précédents, un peu 
échancré au milieu. Palpes comme chez les Tragocephala. 
Prothorax plus large que long, avec un sillon transversal 
très saillant en arrière. Saillie inférieure prosternale allongée, 
dépassant les trochanters antérieurs , sa pointe prolongée en 
avant; saillie mésosternale courte, subquadrangulaire, un peu 
bilobée à l'extrémité, sa pointe prolongée en avant. Élytres bor- 
dées antérieurement. Deuxième article des tarses triangulaire. 


PHOSPHORUS ANGOLATOR Olivier (1). 
(Cerambyx) Ent. IV, 67, p. 71, 92. T. 22, fig. 170. 
Patrie : Madagascar. 


Long. 30 à 32 mill. ; larg. 10 mill. 
PI. 4, fig. 1. 


2 indiv & 4. Coll. de Mniszech. 


Antennes brunâtres; tête et prothorax d’un noir velouté. 


(1) An Virescens? Oliv., loc. cit. 72, 93, T. 20, fig. 126 (voir p. 25, note 1). 


28 ARCHIVES 


Élytres d’un jaune verdâtre, avec deux taches noires sur cha- 
que épaule et deux taches de même couleur sur la partie pos- 
térieure. Dessous du corps et pattes grisätres, avec des taches 
jaunes sur la poitrine et sur les segments abdominaux. Guisses 
recouvertes d’une pubescence grisâtre. 

Tête faiblement ponctuée entre les yeux ; le‘reste du corps, 
lisse. 


TRAGOCEPHALA Dupt., de Castelnau. 
Hist. nat. des Anim. II. 472, et Dej. Cat. 3° éd., p. 368. 


Caractères génériques. Antennes plus grosses que chez les Phos- 
phorus ; quatrième article le plus long de tous, un peu arqué; le 
dernier non échancré. Prothorax aussi long que large, un peu 
rétréci postérieurement. Saillie inférieure prosternale déprimée 
à l'extrémité, à peine prolongée en pointe. Saillie mésosternale 
fortement bilobée à l'extrémité, subquadrangulaire. Élytres non 
bordées antérieurement. 


T. JUCUNDA Gory. 
Ann. Soc. ent. 1835, vol. 4, p. 139, pl. 2, fig. 4. 
Dejeanii Dupt., Dej.-Cat., 3° 6d., p. 368. (4rrogans Dupt. Coll.) 


Patrie : Madagascar. 
Long. 35 mill. ; larg : 12 mill. 
PI. 4, fig. 2 et 5. 


Antennes noires, tachetées de blanc à la naissance et à l’ex- 
trémité de chaque article. Dessus du corps d’un noir velouté ; 
des bandes jaunes bordées de blanc entre les yeux, sur l’occiput, 
les côtés du prothorax et les épaules ; des taches de même cou- 
leur sur les bords latéraux, le milieu et vers l'extrémité des 
élytres, où l’on apercoit deux petites taches blanches. Dessous du 


ENTOMOLOGIQUES. 29 


corps pubescent, jaune sur les côtés, grisätre au milieu; deux 
taches noires sur les bords latéraux du métathorax. Les taches 
noires sur l'abdomen peu développées. Pattes d’un gris ver- 
dûtre. 


Var. a. Couleur des bandes et des taches d’un brun fauve 
bordé de blanc ; une bande au milieu des élytres. 


T. HETEROCLITA Thomson. 
(Coll. de Mniszech). 
Patrie : Natal, 


Long. 27 mill. ; larg. 9 à 10 mill, 
PI. 4, fig. 4. 


Ne diffère de la Dejeanii que par les caractères suivants : 

Antennes noires, non tachetées de blanc. Taches et bandes 
fauves, non bordées; celles de l'extrémité des élytres s’élevant 
obliquement vers les bords latéraux. 


T. FORMOSA Olivier. 
(Cerambyx) Ent. IV, 67, p. 86, 113. T. 20, fig. 153. 


Patrie : Cap. 
Long. $0 mill. ; larg. 10 mill. 
PL. 5, fig. 4 et 2. 


Diffère de l’Heteroclita par les caractères ci-après : 

Tache médiane de la tête et taches latérales du prothorax 
constamment plus grandes, fauves. Deux très larges bandes 
d’un jaune clair sur les élytres ; la supérieure la plus large. Six 
points blancs au tiers postérieur. Deux grandes taches d'un 
fauve rougeûtre à l'extrémité. 

Var. a. Les bandes fauves des élytres bordées de blanc, 
séparées près de la suture. 


20 ARCHIVES 


+ 


T. NOBILIS Fabr. 
Ent. Syst. 2, 281, 55, Syst. Eleut. 2, p. 297. as 
Patrie : Sénégal (1). 
Longueur : 20 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 


PI. 5, fig 3. 
e ji A - . pris 
Diffère de la Formosa par les caractères qui suivent : 


Une tache longitudinale assez large , au milieu du front. 
Élytres avec deux taches longitudinales placées à droite et à 
gauche de la suture, un peu après la moitié de leur longueur. 
Trois taches noires sur chaque segment abdominal. Une tache 
noire au milieu des cuisses. 


T. BOERENSIS Thomson. 
(Coll. de Mniszech). 
Patrie : Natal. 

Long. 20 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 
PI, 5, fig. 4. 


Diffère de la Nobilis par ses taches d’un brun rougeûtre bor- 
dées de blanc. Tète comme chez la T, dynasta ; les taches des 
élytres disposées comme chez la T. formosa, var. a, mais un peu 
moins larges. Une tache noire au milieu de chaque segment 
abdominal. | 


T. VENUSTA Klug. 
Variegata Bartoloni. Prodotti del Mozamb. 
Patrie : Mozambique. 
Long. 25 mill. ;larg. 9 mill. 
PI. 5, fig. ». 
Très variable. 
D'un noir mat. Antennes noires. Taches d’un jaune uñ 


(1) Fabricius indique à tort Cayenne comme étant la patrie de cet insecte. L, cit, 


à ENTOMOLOGIQUES. 31 


peu fauve ; l’une envahit la tête entre les yeux; une se- 
ce recouvre presque entièrement l'occiput ; une troi- 
sième très large sur les bords latéraux du prothorax, et 
une quatrième perpendiculaire dans son milieu. Ecusson 
Jaune. Taches des élyires formant un dessin très compli- 
qué et fort sujet à varier; jamais de bandes; chez quelques 
individus le fond noir a presque entièrement disparu. Dessous 
du corps d’un jaune brillant avec des taches noires sur les bords 
latéraux et le milieu des segments abdominaux. Pattes d’un 
gris verdâtre, jaunâtres intérieurement. 

Front très finement strié, corps lisse. 


T. CASTNIA Thomson, 
(Coll. de Mniszech). 
Patrie : Sénégal. 
Long. 21 à 22 mill. ; larg. 7 mill. 
PI, 5, fig. 6. 


Diffère de la T. Bowrinqti par les caractères suivants : 

’as de tache à la base du prothorax. Tache humérale enve- 
loppant {l'épaule au milieu de laquelle se trouve un point noir. 
Dessous du corps recouvert d’une pubescence blanchâtre avec 
des taches noires sur les bords latéraux et le milieu des segments 
abdominaux. Jambes grisâtres , avec les articulations noires. 


T. BUQUETII Thomson. 
2 Patrie : Gabon. 
Long. 22? mill. ; larg. 7 mill. 
PL. 5, fig. 7. 


Couleur générale noire. Deux bandes d’un beau vert partant 
du sommet de l'occiput et allant finir sur les joues; deux bandes 


22 ARCHIVES 


de même couleur côtoyant les bords latéraux du prothorax ; 
deux grandes bandes fauves vers le milieu des élytres, où l’on 
distingue un point noir; quatre taches vertes sur leur partie 
postérieure. Poitrine fauve. Abdomen d’un noir brillant avec 
des taches vertes sur les bords latéraux. Pattes recouvertes 
d'une pubescence verdâtre. 

Prothorax presque lisse. Une carène longitudinale près de la 
suture sur chaque élytre; celle-ci bordée. Abdomen presque 
lisse. 


Je dédie cette espèce remarquable à M. Lucien Buquet, qui 
a bien voulu me permettre de la décrire. 


T. BOWRINGII Thomson. 


Patrie : Natal. 
Long. 20 à 22 mill. ; larg. 8 mill. 
PI. 5, fig. 8, et pl. 6, fig. 4, 2 et 3. 


Diffère de la Venusta par les caractères ci-après : 


Deux taches jaunes sur l’occiput. Pas de bande longitudinale 
au milieu du prothorax; une petite tache à la base de ce dernier. 
Écusson noir. Taches des élytres formant un dessin beaucoup 
moins compliqué; les taches postérieures plus éloignées de l’ex- 
trémité qui est garnie de deux petites touffes de poils blanchä- 
tres. Cinq taches, dont une médiane sur la poitrine. Deux 
grandes taches jaunes sur chaque segment abdominal. 


Var. a. Taches d’un jaune verdâtre. Planche 6, fig. 1. 


Var. b. Point de tache à la base du prothorax. PI. 6, fig. 2. 


Je dédie cette espèce, en témoignage de ma haute considéra- 


ENTOMOLOGIQUES. 29 


tion, à M. John C. Bowring, amateur très distingué, qui a en- 
voyé en Europe un nombre considérable de magnifiques insectes 
récoltés en Chine sous sa direction. 


T. MNISZECHIL Thomson. 
Patrie : Natal, 

Long. 23 mill. ; larg. 7 mill. 
PI, 6, fig. 4. 


Couleurgénérale d’un noir velouté. Taches et bandes d’unjaune 
brunâtre ; la tache du milieu du front, triangulaire; une tache 
sur chaque joue; deux taches contournant les yeux : deux autres 
côtoyant les bords latéraux du prothorax. Deux bandes longitu- 
dinales sur le bord latéral de chaque élytre, formant des ramifi- 
cations assez compliquées qui se réunissent presque à la suture, 
un peu plus loin que la moitié de leur longueur. Dessous du 
corps recouvert d’une pubescence jaunâtre; les quatre pre- 
miers segments abdominaux noirs au milieu. Pattes noires en 
dessus, recouvertes d’une pubescence jaunâtre en dessous. 

Entièrement lisse. Élytres moins parallèles que chez les au- 
tres espèces, subovalaires. 


Je dédie cette espèce à M. le comte de Mniszech, qui a bien 
voulu me permettre de la décrire. 


T. GORILLA Thomson. 


Patrie : Guinée. 


Long. 17 mill.; larg. 5 à6 mill. 


Diffère de la T. Mniszechii par sa petite taille, et la forme très 
parallèle de ses élytres. Ses autres caractères spécifiques sont les 


suivants : 


+ 


3! ARCHIVES 


Bandes longitudinales des élytres s’arrêtant un peu plus loin 
que le milieu de leur longueur, où elles se réunissent presque 
à la suture; quatre petites taches blanches un peu au-dessous; 
deux taches transversales vers l'extrémité, qui est ornée de 
deux petites touffes de poils blanchâtres. Dessous du corps d'un 
jaune éclatant, farineux ; deux taches noires, longitudinales, sur 
les bords latéraux de la poitrine; les quatre premiers segments 
abdominaux ayant chacun trois taches noires ; le dernier éga- 
lement noir, avec deux taches situées à droite et à gauche. 
Pattes recouvertes d’une pubeseence jaunâtre. Entièrement lisse. 


TRAGISCUS Thomson. 


(To2yisuoe, petit bouc.) 


Caractères génériques. Diffère des Tragocephala par les sui- 
vanis : 

Antennes grêles et filiformes; quatrième article le plus long. 
Saillie prosternale terminée carrément, non avancée; saillie mé- 
sosternale un peu atténuée à l'extrémité. 


T. BERTOLONII Thomson. 
(Coll, de Mniszech). 


Patrie : Mozambique. 
Long. 43 à 14 mill,; larg. 4 à 5 mill. 
PI AG-Nfip- 9: 


Noir avec des taches d’un jaune clair. Une large tache carrée 
sur le front; deux petites bandes sur les joues, deux der- 
rière les antennes, et deux sur locciput. Deux très larges 
bandes sur les bords latéraux du prothorax. Deux petites taches 
rondes sur les élytres, placées antérieurement entre les épaules 
et la suture; six taches rangées par paires au dessous de celles- 


ENTOMOLOGIQUES. 30 


ci; la première paire atteignant l'épaule; la deuxième rejoignant 
la suture ; la troisième plus petite que les autres. Plusieurs taches 
sur la poitrine, et huit autres sur les bords latéraux des quatre 
premiers segments abdominaux ; le dernier segment noir. Pattes 
d’un brun rougeûtre. 

Corps lisse, sauf la partie noire des élytres qui est criblée de 
gros points enfoncés. 


Je dédie avec plaisir cette espèce à M. le professeur Bertoloni 
de Bologne, duquel je l'ai acquise. 


T. LASCIVUS Thomson. 
Patrie : Natal. 
Long. 13 à 14 mill.; larg. 4 à 5 mill, 


4 individu, Coll. de Mniszech. 


Diffère du T. Bertolonii par les caractères que voici : 

Coloration des taches d’un jaune plus foncé ou fauve: une 
bande sur la partie antérieure de chaque élytre; une autre irré- 
gulière transversale au tiers postérieur ; deux taches vers l’ex- 
trémité. 

Partie noire des élytres faiblement ponctuée. 


POIMENESPERUS Thomson. 
(rsiunv, berger, #zmepoc, étoile du soir.) 
Caractères génériques. Voici ceux qui distinguent ce genre des 
précédents : 


Antennes plus fortes, grossissant un peu vers le milieu de leur 
longueur ; quatrième article le plus long: les autres, depuis le 


306 ARCHIVES 


sixième, obsolètement articulés. Prothorax plus large que long ; 
sillons transversaux antérieurs et postérieurs assez bien mar- 
qués. Saillie inférieure prosternale allongée, bilobée à l’ex- 
trémité : saillie mésosternale subovalaire, fortement avancée. 
Élytres un peu plus larges aux épaules, courtes, un peu échan- 
crées ou coupées droit à l'extrémité. 


P. VOLUPTUOSUS Thomson. 


Patrie : Natal. 
Long. 15 mill.; larg. 6 à 7 mill. 
PI. 6, fig. 6. 


Entièrement d’un noir velouté. 


Tête couverte d’une pubescence grise entre les yeux. Corps 
entier parsemé de taches d’un bleu obscur. Abdomen et 
pattes recouverts d’une pubescence grisâtre à reflet bleuâtre. 


CALLIMATION Dej., Blanchard. 


Hist. des Ins. IT. p. 158, et Dej. Cat. 3° éd., p. 368. 
Calymmation Desm. Dict. univ. d'Hist, nat. d'Orb. vol. 3, p. 81 


Caractères génériques. Antennes fortes, filiformes, longues , 
dépassant de beaucoup le corps chez les 4 ; cinquième article 
un peu plus long que le quatrième. Dernier article de tous les 
palpes terminé en pointe. Plaque inférieure prosternale étroite, 
très mince ; saillie mésosternale ovalaire. Élytres très légère- 
ment déprimées sur les bords au-dessous des épaules, sub- 


parallèles, échancrées à l'extrémité. Deuxième article des tarses 
dilaté. 


ENTOMOLOGIQUES. OÙ 


C. CALLIPYGUM Thomson. 
Venustum Dej. Cat, 3° 6d., p. 368. Nom déjà employé par Klug. 
(Coralinum Dupt. Coll.) 


Patrie : Madagascar. 
Long. 17 à 18 mill.; larg. 9 mill. 
PL. 6, fig. 7. 


Couleur générale d’un rouge de sang. Antennes et pattes 
noires; les postérieures et les intermédiaires maculées de blanc. 
Quelques petites taches blanches sur la tête et le prothorax. Au 
tiers antérieur, deux traits blancs obliques qui chez quelques 
individus se changent en deux points. Au tiers postérieur une 
tache blanche, ayant le plus souvent la forme d’un triangle. 
Dessous du corps d’un rouge terne maculé de blanc. Entière 
ment lisse. 


C. PONTIFICUM Thomson, 


Patrie : Guinée. 
Long. 15 mill.; larg, 5 mill. 
PI. 6, fig. 8. 


D'un brun rougeätre, luisant. Une tache noirâtre à l’extré- 
mité de chaque article des antennes à partir du troisième. Six 
taches noires, peu apparentes sur les élytres, dont deux longitu- 
dinales situées sur les bords latéraux antérieurs ; deux transver- 
sales au milieu de leur longueur, et deux au quart postérieur. 
Abdomen maculé de blanc. 

Élytres avec de gros points enfoncés au milieu du disque 
presque vers le tiers postérieur; les bords et le reste du corps 
lisses: les premiers brusquement échancrés vers le milieu de 
leur longueur. 


90 ARCHIVES 


C. PYRGOPOLYNICUM Thomson. 


Patrie : Sénégal. 
Long. 18 mill.; larg. 9 mill. 
PI. 6, fig. 9. 


Couleur générale d’un brun clair. Deux taches orange 
obliques sur le front, deux sur les joues et une sur l’occiput. 
Deux bandes de même couleur côtoyant le prothorax, et une 
tache à sa base. Deux petits traits blancs au-dessous du seutel- 
lum. Deux taches blanches sur les élytres au tiers antérieur, et 
deux autres, remontant vers les bords latéraux, au tiers posté- 
rieur. Dessous du corps et pattes d’un brun rougeûtre. 

Quelques points enfoncés à la base des élytres qui sont 
bordées , et le long de leur suture ; quelques rugosités au- 
dessous des épaules; leur extrémité arrondie, non échancrée. 


MÉLANGES ET NOUVELLES. 


Je tiens de M. Léon Fairmaire le fait suivant : 

Un des correspondants de eet entomologiste qui habite le 
Chili, lui a écrit avoir trouvé Gernièrement accouplés les Mallo - 
deres microcephalus et Amallopodes scabrosus, qui dès lors me sem- 
blent ne faire qu’une seule et même espèce. Comme on n'avait 
Jamais reçu que séparément des « du premier et des $ du se- 
cond, ce fait n’a rien qui doive surprendre. 

M. Rossignon vient de retourner dans l'Amérique centrale, 
qu'il a habitée pendant très longtemps ; il s’est engagé à ré- 
colter pour moi des Coléoptères de la partie septentrionale de 
ce pays, qui, Jusqu'à présent, a été très peu exploré sous le 
rapport de l’entomologie. 


MONOGRAPHIE | 


DU GROUPE DES TAPEINITES. 


DE LA FAMILLE DES CERAMBYCIDES (LONGICORNES). 


cr Avril 1857. 


LL PARTIE HISTORIQUE. 


Le genre Tapeina fut fondé par Serville, en 1825, dans l'En- 
cyclopédie méthodique, T. 10, p. 545. Get entomologiste en 
décrivit quatre espèces, savoir : T. dispar, bicolor, coronata et 
picea. Il en signala également une cinquième sous le nom de 
planifrons, existant dans la collection Dejean. 

En 1832, M. Gray appela ce genre, mais sans en donner les 
caractères, du nom d’Eurycephulus, dans le Règne animal an- 
glais, Vol. 15, p. 119. Je ne puis donc le citer ici que sous béné- 
fice d'inventaire. H figura aussi une espèce à laquelle il imposa 
le nom de Niger (loc. cit. pl. 65, fig. 5); mais également sans la 
décrire. 

Le comie Dejean, dans son catalogue, signale deux espèces 
seulement, les Zapeina dispar et planifrons. 

Sur les quatre espèces créées par Serville, deux seulement 
me paraissent être distinctes. T. bicolor n’est que la © de f. dis- 
par, @t T. picea est évidemment le petit développement de 7. 
coronata. L°Eurycephalus niger, Gray, est identique avec cette 
dernière. Je décris aujourd'hui deux espèces nouvelles de Tu- 
peina, dont l’une est originaire du Mexique, l’autre de Cayenne. 


0 ARCHIVES 


La plaque céphalodesmique des Tapeina +, dont on ne con- 
naît point l’usage, est le caractère le plus important de ces insec- 
tes. Or celle-ci variant de forme dans chaque espèce, et étant 
le seul caractère véritablement saillant qui les distingue, il est 
regrettable que Serville n’ait pas donné aux espèces qu’il a dé- 
crites des noms plus significatifs. 


Un autre caractère, presque aussi remarquable, est le point 
d'insertion des antennes chez les &, qui se trouve à la surface 
interne de la plaque céphalodesmique, environ à distance égale 
entre les yeux et l'extrémité de la première, tandis qu’elle a lieu 
d’une manière normale chez les £. Il résulte de cette confor- 
mation, que les yeux des 4 sont entiers, arrondis, et ceux des 
$ échancrés. Cette différence dans l'insertion des antennes, qui 
change ainsi la conformation des yeux chez les deux sexes, est 
excessivement curieuse, d'autant plus que c’est rarement un 
caractère sexuel. 


La forme déprimée et aplatie des Tapeinites ferait croire 
qu'elles vivent sous les écorces, comme les Cucujus, les Parandra, 
etc.....; il n'en est cependant pas ainsi. D’après M. Chabrillac, 
qui à pris un grand nombre de ces insectes sur les hauteurs qui 
dominent Rio-Janeiro, toutes les espèces sont assez agiles, 
vivent sur les feuilles d'arbre dont elles se nourrissent, se 
tiennent au-dessous de celles-ci pendant la journée, et ne volent 
que la nuit. On les prend au mois de février, à l’époque où la 
plupart des Coléoptères commencent à disparaitre. 


Il serait dificile, dans l’état actuel de la classification des 
Cérambycides, d’assigner aux Tapeinites une place autre que 
N 8 P 
parmi les Lamiites. 


J'ai pu étudier plus de cinquante individus de ces insectes 
dans les collections de MM. le comte de Mniszech, Chabrillac, 
Buquet et dans la mienne. 


ENTOMOLOGIQUES. A 


II MONOGRAPHIE PROPREMENT DITE. 


TAPEINITES Thomson. 
Tapeina Serv. Encycl. T. X, p. 546, et Ann. Soc. Ent. 1834, T. 4, p. 23 (1). 


Front des 4 armé d’une plaque cornée, dépassant plus ou 
moins la tête à droite et à gauche, et affectant une forme différente 
dans chaque espèce ; la surface interne de celle-ci caverneuse jusque 
vers un millimètre au-delà des yeux, où a lieu l'insertion des 
antennes; son extrémité plate. Yeux des « entiers. Tête des % 
avancée; le front non muni de plaque comme chez les & , mais 
prolongé en deux petites saillies à la base des antennes; l’inser- 
tion de celles-ci ayant lieu dans le milieu des yeux qui sont échan- 
crés. Antennes sub-filiformes, très garnies de poils, de onze arti- 
cles ©, beaucoup plus longues que le corps chez les 4, un peu 
plus courtes chez les $ ; premier article le plus gros et le plus 
long, arqué , un peu dilaté vers l'extrémité; troisième un peu 
plus long que le quatrième; chez la % le premier article moins 
arqué. Labre généralement terminé en pointe chez les 4. Mà- 
choires robustes, échancrées vers l'extrémité au côté interne. 
Dernier article des palpes maxillaires le plus long de tous: 


(1) Eurycephalus Gray, À. K., vol. 45, p. 119. Voir, p. 39, le paragraphe 
qui se rapporte à ce nom. 

(2) Ayant fait tout récemment quelques études au sujet des antennes des Céram- 
bycides, je constaterai ici que j'ai eu tort, chez les Anacolites et chez les Trago- 
cephalites (Archives entomol., vol. 1, p. 7 et 25), de compter comme un 
article le condyle ou support du premier article des antennes; cette pièce n’est 
évidemment qu'un prolongement de ce dernier, aucune ligne de séparation n’exis- 
tant en cet endroit, Il résulte de ce fait qu'on doit assigner aux antennes des 
Anacolites et des Tragocephalites un article de moins que je ne leur en ai 
accordé. Leur deuxième article deviendra donc le premier, et ainsi de suite pour 
les autres. 

Je ferai observer à cette occasion que le deuxième article des antennes des 
Cerambycides étant généralement inarticulé, doit être considéré comme un article 
imparfait. 

4 


h2 ARCHIVES 


dernier des labiaux un peu plus renflé et terminé en pointe. 
Prothorax en forme de lozange, rétréci antérieurement et pos- 
térieurement, très dilaté au milieu. Saillies prosternales et méso- 
sternales non apparentes. Ecusson sub-triangulaire. Elytres dé- 
passant le prothorax, plus larges aux épaules qu’elles embrassent 
en dessous, diminuant de largeur d'avant en arrière, convexes 
et arrondies à l'extrémité. Dessous du corps et abdomen très 
aplatis; celui-ci de cinq segments; le premier presque aussi 
long que les trois suivants; le dernier aussi long que les deux 
précédents. Pattes assez robustes, courtes; cuisses grosses et 
renflées , surtout les postérieures. 
Genre : Tapeina. 


T. DISPAR Serv. Encycl. T. 10, p. 546. 
Dispar Dej. Cat. 3° éd., p. 366. 
Bicolor & Serv. Encycel. T. 10, p. 546. 
Patrie : Brésil. 
Long. 8 à 11 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 
PI, 7, fig. 4 a, b. 
« Tête et prothorax d’un noir brillant; écusson et élytres 

d’un brun rouge; dessous du corps et pattes noirs. 

Plaque céphalodesmique transversale ou en triangle très 
allongé, relevée au milieu du bord antérieur supérieur, ponc- 
tuée, sinuée inférieurement. Prothorax lisse. Elytres ponctuées. 
Dessous du corps et pattes lisses, sauf le dernier segment de 
l'abdomen qui est finement granulé. 

? Même couleur. 

Var. a. Abdomen de la couleur des élytres. 


Caractères de la Tapeina dispar. 
(Planche 7.) 
Fig. 4. Tête du « vue de face. Grand développement. 
— 4. — —— Développement moyen. 
— b. — — Petit développement. 


ENTOMOLOGIQUES. h3 


T. CORONATA Serv. Encycl, T. 10, p. 546. 
Picea Serv. loc. cit, Petit développement du même. 
Planifrons ? Dej. Cat., 3° éd., p. 366 (1). 
Patrie : Brésil. 
Long. 10 mill. ; larg. 4 mill. 
Pl: 7, fig. 1 ac, b, c, d,te,f, 9. 


Entièrement d’un noir brillant. 4 Plaque céphalodesmique 
non transversale, très longue et très, fortement bilobée à son 
sommet; un peu excavée au-dessous, très finement pointillée, 
surtout latéralement. Prothorax lisse, un peu pointillé latérale- 
ment. Elytres très fortement ponctuées. Dessous du corps et 
jambes lisses, sauf le dernier segment abdominal qui est très 
finement granulé. 

? Même couleur. 


Caractères de la Tapeina coronata. 
(PI) 


Fig, 1. Tapeina coronata 4 grossie. 


a. Tête vue de face. Grand développement. 


b. — Développement moyen. 
c. — Petit développement. 
d. L— 


e. Antenne. 
f. Palpe maxillaire vu de face. 
g. Palpe labial. 


T. ERECTIFRONS Thomson. 
Patrie : Colombie, Cayenne, Brésil ? 
Long. 8 mill.; larg. 3 à 4 mill. 
PI, 7, fig. 21a. 


Entièrement d’un noir brillant. 
# Plaque céphalodesmique subtransversale, relevée vers ses 


(1) Niger Gray. Règne animal anglais, pl. 69, fig. 5. (Eurycephalus). 


hl ARCHIVES 


deux extrémités, non bilobée, mais un peu sinuée au milieu de son 
sommet: sa surface antérieure concave; les extrémités un peu 
ponctuées. Prothorax lisse. Elytres assez fortement ponctuées. 
Dessous du corps et pattes lisses, sauf le dernier segment abdo- 
minal qui est très faiblement pointillé. 


& Même couleur. 


Caractères de la Tapeina erectifrons. 
(EL) 


Fig. 2. Tête du «, vue de face. 
— a. — vue en dessous. 


T. TRANSVERSIFRONS Thomson. 


Patrie : Mexique, Gosta-Rica. 
Long. 8 à 9 mill.; larg. 4 mill. 
PI. 7, fig. 3. 


Ne diffère de la T. erectifrons que par les caractères suivants : 
Noire ou d’un noïr brunâtre luisant. 


4 Plaque céphalodesmique transversale, non relevée vers 
ses deux extrémités. Prothorax assez fortement ponctué latéra- 
lement. Abdomen légèrement ponctué sur ses bords latéraux. 


® Même couleur. 


Caractères de la Tapeina transversifrons. 


(PI. 7.) 
Fig. 3. Tête du & vue de face. 


Je prie MM. les amateurs de vouloir bien me communiquer 
toutes les espèces de Tapeina qu’ils croiront nouvelles. 


ESSAI MONOGRAPHIQUE 


SUR LE GROUPE DES TETRAOPHTHALMITES, 


DE LA FAMILLE DES CERAMBYCIDES (LONGICORNES). 


I. PARTIE HISTORIQUE. 


Olivier, le premier, décrivit sous les noms de Lamia Testator, 
Ent. 1v, 67, p. 131, 180, Tab. 16, fig. 122, et de Saperda prœusta, 
loc. cit. 68, p. 33, 43, T. 1, fig. 6, a, b, deux espèces apparte- 
nant à ce groupe. 

Fabricius, de son côté, signala les suivantes : Cerambyx splen- 
didus, Daldorfii, nitens, fulgidus. Lamia tornator (Ceramb. tetroph- 
thalmus, Forster), testator (Oliv., Fab.), et Saperda prœusta, 
Syst. Eleut. 1802, Vol. 2, p. 279, 280 et 437. 

Plus tard, en 1817, le genre Tetraopes fut créé, mais non carac- 
térisé par Dalman, dans la Synonymäa insectorum de Schonherr. 

Ce dernier y plaça toutes les espèces qu’il connaissait, loc. 
cit. p. 401 et 402, sauf la Saperda prœusta; il réunit sous le 
même nom, les Cerambyx Daldorfü, nitens et fulgidus. 

Kirby créa le genre Tetrops en 1826, Man of Brit. Entom. 


6 ARCHIVES 


Le comte Dejean, dans son catalogue des Coléoptères , 
signale sept espèces de Tetraophthalmus , cinq espèces de Te- 
traopes , et trois espèces de Tetrops (Anætia Dej.) *. 

M. Newman créa les genres Astathes, Eustathes et Tetra- 
glenes dans V’Entomologist, 1842, mai, p. 299 et 300. 

Enfin, mon savant ami, M. Le Conte, décrivit, en 1852, Art. 
xvin, Journ. A. N. S., 2° séries, Vol. 2, part 2“, p. 159, 
sept espèces de Tetraopes et deux espèces ,de Tetrops des États- 
Unis. 

Les Tétraophthalmites sont des Longicornes chez lesquels 
l'insertion des antennes a lieu au milieu des yeux, qu’elle divise 
en deux parties, ce qui donne à ces insectes quatre yeux appa- 
rents. 

Ils se rattachent, aux espèces dont les yeux ne sont pas divi- 
sés, par plusieurs genres chez lesquels les parties supérieures et 
inférieures de ces organes sont réunies ensemble par un filet plus 
ou moins étroit. Le nom de PSsEUDO-TÉTRAOPHTHALMITES COn- 
viendrait parfaitement à ces genres qui sont les suivants : 
Agelasta Ÿ, White; Entelopes, Dej. ; Serixia Pascae, Trans. Ent. 
Soc. London, 2° séries, Vol. 1v, p. 45, pl. 16, fig. 3; Neoxantha 
Pascae, loc. cit., p, 45, pl. 16, fig. 4. 

Les insectes de ce groupe semblent former le passage des Dor- 
cadionites aux Saperdites. Ils se trouvent probablement, comme 


(L) Violaceipennis Buqt, Splendidus Fab. (Daldorfii Miger), Bipartitus Buqt. 
(Semicyanea de Haan), Rufescens Dej., Nigricornis Dej., Lobicollis Dej., Tes- 
taceus De). 

(2) Varicornis Klug (var. Maculicornis Klug), 11-punctatus Chevr., Torna- 
tor Fab., Cordifer Say, 5-Maculatus Le Conte. 

(3) Prœusta Fab., Gilvipes Stéven (Minutissima Faldermann), Muhlfeldii 
Dej. (Discoides Megerle). 

(a) Les antennes des espèces qui rentrent dans ce genre sont très longues, et 
leur donnent un aspect très différent de celles des genres suivants. 


ENTOMOLOGIQUES. 17 


le Tetraopes tetrophthalmus, sur des Euphorbiacées dont ils 
doivent se nourrir ®. La plupart des espèces habitent l'Asie 
orientale et l'Amérique du nord. Parmi les autres, une provient 
du Sénégal, une autre du Brésil (?), et les dernières d'Europe. 

Les espèces asiatiques sont ornées de couleurs brillantes; la 
parure des autres est recouverte en général d’un duvet lanu- 
gineux, et sa couleur se rapproche d’un rouge de brique plus 
ou moins vif ou foncé. Les premières sont courtes, trapues, et 
ressemblent assez au premier coup d'œil à des Galleruca; les 
secondes sont généralement plus allongées et plus sveltes. 
Aucune ne dépasse la taille moyenne. 

La grande variabilité de ces insectes a fait dire à M. Newman, 
et avec raison (Entomol. 1842, p. 300) : Hujus generis species 
valdé perplexæ valdè incertæ : characteres nullo modo præbent colores ; 
sculptura nisi prothoracis specierum omnium valdè similis. 

MM. le comte de Mniszech et Lucien Buquet ont bien voulu 
mettre leurs collections à ma disposition pour ce travail. 


1. ESSAI MONOGRAPHIQUE PROPREMENT DIT. 
TETRAOPHTHALMITES Thomson. 


Tête inclinée en arrière, plus large à la hauteur des yeux. 
Ceux-ci divisés en deux parties par l'insertion des antennes, ce 
qui donne quatre yeux apparents. Antennes médiocrement lon- 
gues, de onze articles, subfiliformes, légèrement élargies au 


(1) Ayant pris cet insecte, très commun aux environs de New-York (Etats-Unis), 
pendant le mois de juillet 1845, j'en transportai de 5 à 600 individus dans une 
localité entièrement dépourvue d’'Euphorbiacées ; après avoir voltigé pendant 
quelque temps sur les arbustes environnants, ils disparurent, à l'exception de 
quelques individus qui s'étaient accouplés sur les feuilles. 


18 ARCHIVES 


milieu, un peu plus longues chez les & ; support et deuxième 
article les plus petits; premier le plus gros ; troisième ordi- 
nairement le plus long de tous, quelquefois aussi court que le 
suivant (Zetraopes, Tetrops). Labre demi-circulaire, avancé. 
Palpes maxillaires un peu plus longs que les labiaux ; le der- 
nier de tous terminé en pointe. Prothorax un peu plus large 
que long, plus ou moins renflé au milieu de ses bords laté- 
raux. Plaque prosternale et saillie mésosternale, de formes 
variables; la seconde quelquefois non apparente (Plaxomalus , 
Tétraopes). Elytres plus larges que le prothorax, saillantes 
aux épaules, tantôt courtes et trapues, tantôt allongées (Plaxo- 
malus, Tetraopes) où déprimées (Lamprocleptes, Tetrops). Abdo- 
men de cinq segments, le premier et le dernier beaucoup plus 
grands que les autres. Jambes grosses et médiocrement longues; 
les antérieures et les intermédiaires un peu plus courtes que les 
postérieures. 

Genres : Tetraophthalmus, Tetraglenes , Plaxomicrus, Hecphora, 
Tetraopes, Lamprocleptes, Tetrops. 


TETRAOPHTHALMUS Blanchard. 


1845. Hist. des Ins. T. II. p. 161. De Haan, Dej. Coll, 3° éd., p. 373. 1837. 
Astathes Newman. Entomol. 1812, mai, p. 299. 
Eustathes Newman. loc. cit. p. 300. 


Caractères génériques. Tête convexe, peu déprimée sur le front, 
allongée en avant en museau pointu. Antennes dépassant légère- 
ment l'extrémité du corps chez les 4 ; atteignant les deux 
tiers environ de la longueur des élytres chez les ? ; troisième 
article deux fois aussi long que le quatrième. Prothorax rétréci 
antérieurement, bordé postérieurement, plus large en arrière; un 
peu au delà de la moitié de sa longueur, une carène transversale 
plus ou moins saillante au milieu, et dépassant les bords laté- 


ENTOMOLOGIQUES. L9 


raux. Plaque prosternale très mince, recourbée, allongée; 
saillie mésosternale subtriangulaire, terminée en pointe. Elytres 
courtes, trapues, creusées un peu en avant des épaules. 


Caractères du genre Tetraophthalmus. 


(PL. 8.) 


Fig. 4. Tetraophthalmus ignorantinus ® grossi. 
a. Antenne. 
b. Insertion de la même. . 
c. Oil 
d. Palpes labiaux et languette. 
e. Palpe maxillaire et mâchoire. 
f. Saillies prosternale et mésosternale. 


De Haan imposa le nom de Tetraophthalmus à ce genre, mais 
sans le publier. En 1845, il fut caractérisé assez incompléte- 
ment par M. E. Blanchard, dans son histoire des insectes, 
T. 2, p. 161. M. Newman avait créé en 1842, les genres 
Astathes et Eusthates, qui me paraissent être identiques avec le 
premier (Ent. p. 299 et 300). Cet entomologiste a non seulement 
décrit ces deux genres aussi d’une manière insuflisante, mais 
il ne paraissait pas même alors être certain de leur nouveauté, 
puisqu'il a fait précéder les caractères qu'il en a donnés des 
mots : Genus novum? (sic) qui sont assurément très significatifs. 
Voici du reste les diagnoses de ces deux auteurs. 


Tetraophthalmus Blanchard (loc. cit.). Antennes au moins 
aussi longues que le corps. Corselet mamelonné latéralement. 
Corps court, ovalaire. Mésosternum saillant. 


Astathes Newman. Genus novum (sic)? AntennϾ corpore vir 


50 ARCHIVES 


breviores, basi distantes, articulo apicali glabro acutissimo; oculi 
ad antennarum basin omnino divisi; prothorax latus, lateribus uni- 
dentatus ; elytra lata, apice rotundata : corpus obesum. 

Nomine  generico Tetraophthalmus (Lucanitum genus) species 
pernota ©. (Entomol. 1842, p. 299). 


Eustathes, Newman. Genus novum (sic)? Antennæ dimidio cor- 
poris paulo longiores, pilosæ, basi distantes, articulo apicali acuto : 
oculi ad antennarum basin divisi; prothorax capite paulo latior, 
dorso asper, gibbus, lateribus tubere mediano armatus; elytra pro- 
thorace latiora, longa, parallela, bicarinata, apice rotundata, pedes 
breves. (Entomol. 1842, p. 300). 


Si les genres Astathes et Eustathes avaient été décrits d’une 
manière plus complète, on aurait dû certainement accorder à 
l'un des deux la priorité sur celui de Tetraophthalmus; mais 
comme ils ne trouvent pas dans ce cas, j'ai dû n’en tenir compte, 
la question de priorité disparaissant dès lors complétement. 
J'ai donc adopté de préférence le nom de Tetraophthalmus, par 
le double motif qu’il est le plus anciennement connu et le plus 
répandu dans les collections, et que c’est celui qui rapelle le 
mieux le caractère le plus saillant du genre et du groupe qui s'y 
rattachent. 


T. MNISZECHII Thomson. 


Patrie : Iles Philippines. 
Long. 17 à 18 mill.; larg. 9 mill. 
4 indiv. Coll. de Mniszech. 


Entièrement d’un brun rougeâtre brillant, avec deux taches 

(1) Lacordaire (Gen. Col. 1856, v. 3, p. 12) a substitué au nom de genre 
Tetraophthalmus Lesson, celui de Chiasognathus Steph. Trans. phil. Soc. 
Canterbury, IV. 


ENTOMOLOGIQUES. oi 


rondes d’un bleu violacé, un peu après le milieu de la longueur 
des élytres. 

Tête finement pointillée. Saillie médiane du prothorax très 
forte; ses bords latéraux fortement uniépineux. Elytres avec 
quelques gros points enfoncés jusque vers le milieu de leur lon- 
gueur ; très finement ponctuées vers l'extrémité, Dessous du 


corps et pattes lisses. 
Cet insecte est le géant du genre. 


T. JAPONICUS Thomson. 
Patrie : Japon.’ 
Long, 12 à 15 mill.; larg, 5 à 7 mill. 
1 indiv. Coll. de Mniszech. 


Tête, prothorax, abdomen et dessous du corps d’un jaune 
testacé pâle. Elytres d’un bleu violacé jusque vers l'extrémité 
qui est d’un testacé pâle. 

Elytres très finement ponctuées avec deux petites carènes lon- 
gitudinales, commencant vers la moitié de leur longueur et 
finissant avec la coloration bleue. Dessous du corps et pattes 
lisses. 


T. IGNORANTINUS Thomson. 


Cet insecte existe dans la collection de M. Lucien Buquet sous le nom de 
Kuhlii ? Dalman (sic). 
Patrie : Java. 


Long. 15 mill, ; larg, 7 mill. 


Antennes pâles, noircissant vers l'extrémité; labre fauve, 
organes de la bouche noirs. Tête et prothorax d'un noir 
brillant; élytres d’un violet métallique brillant jusque vers 
le tiers postérieur, ensuite jaunes. Poitrine et abdomen de 


p2 ARCHIVES 


même couleur, ainsi que les pattes postérieures; les anté- 
rieures et les intermédiaires noires. Tarses grisâtres. 


Tête assez fortement ponctuée, les points assez espacés. 
Premier article des antennes non ponctué; les autres pubes- 
cents. Prothorax très rétréci antérieurement, ponctué comme 
la tête; sillon transversal postérieur très marqué. Elytres assez 
fortement ponctuées à leur naissance, ensuite très finement 
jusque vers l'extrémité, la ponctuation formant quelques séries 
de points qui se trouvent dans les intervalles de plusieurs 
carènes longitudinales élevées; un plus peu large au tiers pos- 
térieur. Dessous du corps et pattes lisses, sauf le milieu du der- 
nier segment abdominal qui est faiblement ponctué. 


T. DALDOREII Illiger. 


Wied. Arcb. I. II. p. 136, 31, et II. IT, p. 230. 
Splendidus Fab. 


Syst. Eleut. IL. p. 279, 62, et Ent. Syst, I. IT. p. 263, 45. 


Patrie : Malacea et Java. 
Long. 12 à 45 mill. ; larg. 5 à 7 mill. 


‘Très variable. Ressemble beaucoup au T. Ignorantinus pour les 
couleurs, sauf le dessous du corps qui est entièrement d’un 
noir brillant; les cuisses noirâtres avec les tibias jaunâtres. 
Tarses de la couleur des tibias. Il se distingue par les carac- 
tères suivants : 

Tête plus fortement ponctuée. Premier article des antennes 
ponctué. Prothofrax un peu moins rétréci antérieurement, plus 
arrondi au tiers postérieur; sillon transversal postérieur moins 
marqué; carènes longitudinales des élytres beaucoup plus pro- 
noncées. Cuisses et abdomen très faiblement pointillés: le der- 
nier segment de celui-ci un peu ponctué. 


ENTOMOLOGIQUES. D9 


Var. a. Deux taches bleues aux épaules; le reste du corps 
d’un jaune testacé. 


Var. b. Entièrement d’un jaune testacé sans aucune tache. 


Var. c. Il existe dans la collection de M. Guérin-Méneville, 
une variété à côtes totalement effacées, dont les taches sont 
arrondies et notablement en arrière des épaules. 


T. VIOLACEIP ENNIS. 

Buqt. in Dej. Cat., 3° 6d., p. 373. 
Patrie : Inde boréale. 

Long. 14 à 15 mill. ; larg. 6 à 7 mill. 


Tête, prothorax et dessous du corps d’un jaune testacé; les 
derniers articles des antennes très obscurs. 

Ponctuation de la tête assez serrée. Deuxième article des 
antennes ponctué. Prothorax à peine plus large postérieurement; 
finement ponctué, globuleux au tiers postérieur; sillon trans- 
versal postérieur marqué. 

Ecusson jaune. Elytres d’un bleu violacé, assez fortement 
ponctuées; deux carènes longitudinales sur chaque élytre, 
médiocrement sail- lantes; cannelées sur la suture jusque vers 
le milieu de leur longueur; bordées. Dessous du corps et 
pattes lisses. 


T. EPISCOPALIS (Chevr. ?) 
Patrie : Schang-haï. 
Long. 13 mill, ; larg, 5 mill, 
Ne diffère du T. violaceipennis que par les caractères suivants : 
Plus étroite et plus allongée; les premier, deuxième et troi- 
sième articles des antennes ponctués; quatrième et cinquième 
avec une tache jaune à leur naissance; les autres d’un noir 


5! ARCHIVES 


mat. Ponctuation des élytres plus fine; carènes longitudinales 
plus faibles; tibias et tarses noirs. 


T. DIMIDIATA Gory, G. A. K. L pl. 95, fig. 3 (Tetraopes !) 


Semi-cyanea De Haan. Coll. (Galleruca). 
Bipartitus Buquet in Dej. in Cat., 3° éd. p, 573. 


Patrie : Java. 


Long. 14 mill. ; larg. 6 mill. 


Tête, antennes, prothorax et écusson fauves; extrémité des 
antennes noire. Partie antérieure des élytres avec une large 
tache d’un violet brillani qui atteint presque le milieu de leur 
longueur; la deuxième moitié d’un blanc jaunâtre très clair. 
Dessous du corps d’un jaune sale. Deux taches noires sur la 
poitrine; les trois premiers segments abdominaux noirs. 

Tête et premiers articles des antennes ponctués. Protho- 
rax lisse, sa saillie médiane un peu ponctuée. Elytres fine- 
meni et largement ponciuées, la ponctuation plus forte anté- 
rieurement; Geux carènes longitudinales très obsolètes sur 
chaque élytre. Dessous du corps et pattes lisses, sauf le der- 
nier segment abäominal qui est un peu ponctué. 


T. FULGIDUS Fab. Syst. Eleut. II. p. 280 (Cerambyx). 


Patrie : Assam. 


Long. 12 mill. ; larg. 5 à 6 mill. 


Tête, antennes, prothorax, écusson, dessous du corps et 
pattes d’un jaune fauve. Elytres d’ax beau bleu éclatant. Extré- 
mité des antennes et des tibias noirs. 

Tête, premier article des antennes et saillie médiane du 
prothorax ponctués. Elytres avec quelques séries longitudinales 


ENTOMOLOGIQUES. 99 


de petits points enfoncés antérieurement, et six carènes longitu- 
dinales élevées, obsolètes. Le reste du corps lisse. 


T. NITENS Fab, Syst. Eleut. IL. p. 279 (Cerambyx). 


Patrie : Java. 
Long. 12 mill. ; larg. 5 mill. 
A indiv. Coll, Buquet. 


Tête, prothorax, écusson et abdomen noirs. Antennes et 
élytres d’un jaune clair avec quatre taches violacées, dont deux 
humérales et deux apicales. Pattes brunâtres. 

Tête, deuxième article des antennes et prothorax ponctués. 
Elytres ayant chacune trois côtes longitudinales obsolètes, lisses, 
ainsi que l’abdomen et les pattes. 


T. TESTACEUS Thomson. 
Dej. Cat., 3° éd., p. 373. 
Coll. de Mniszech. 
Patrie : Java. 


Long. 8 mill. ; larg. 4 mill. 


Entièrement d’un testacé pàle, sauf les premiers segments ab- 
dominaux qui sont noirs. Entièrement et très finement ponctué. 


Voici les descriptions textuelles que M. Newman a données 
des trois espèces rentrant dans les genres Astathes et Eustathes. 


T, PERPLEXUS Newman (As{athes) Entom. 1842, mai, p, 299. 


Patrie : Manille, 


Prothorax longitudine brevior, capite latior, dors gibbus, lateri- 
bus manifestè uni-dentatus : dorsi gibber longitudinalis anticè in tube- 
ribus 2 vix conspicuës productus et terminatus : teslacea, antennis 
apicem versus fuscis. (Corp. long. 7 une. lat, 325 unc.). 


96 ARCHIVES 


8. Elytrorum apex lœtè violaceus. 


° 2. Elytri utriusque macula parva pone medium chalybea. 


T. LEVIS Newman (Astathes), Entom. 1842 mai, p. 299. 


Patrie : Manille. 


Prothorax latitudine paulo brevior, capite latior, dorso gibbus, 
lateribus obscure uni-dentatus ; dorsi gibber transversus, sublinearis : 
Lestacea, antennis apice fuscescentibus ; elytris basi lœtè chalybeis. 
(Corp. long. 65 unc. lat. 3125 unc.). 


8. Elytrorum fascia ante basin lœtè vèvlacea. 


>. Antennarum articulus basalis fuscus : utrinque elytri. macula 
ante medium læœtè violacea. 


T. FLAVUS Newman (Eustathes) Entom.1 842, mai, p. 300. 


Patrie : Manille. 


Aureo-testacea, lanuginosa, antennis, oculis, pedibus, abdomineque 
nigerrimis : prothorax gibbus,  aureo-testaceus,  lineis 2 longitu- 
dinalibus, abbreviatis, elevatis, qlabris, nigris. (Corp. long. 75 unc. 
lat. 25 unc.). 


TETRAGLENES Newman. Entom. 1842, mai, p. 300. 


Ce genre doit rentrer dans le groupe qui nous occupe, d’après 
la description que cet auteur en donne, et que voici. 


Tetraglenes. Genus Novum. Antennæ basi approximatæ, corpore 
paulo breviores, A1 articulatæ, articulus primus crassus, cylindra- 
ceus, capite longior, secundus brevis, tertius, quarto brevior, cœtert 
breviores, subtus ciliis ornati; caput ad antennarum basin valdè 
productum;  epicranium  longitudinaliter sulcatum, sulco inter 
antennas manifesto; facies longa, valdè inclinata; os valdè recedens, 


ENTOMOLOGIQUES, D / 


ferè reconditus; oculà plan 4, parvi ac distinctissimi, antennis dis - 
tantes (nec oculos plus minisve ad antennarum basin divisos, generum 
Cerambycitum more multorum simulantes, nempè Tétraopes, Tessa- 
romma), integri, utrinque bini, À lateralis, subrotundus, alter oblon- 
qus ferè in epicranio situs : prothorax ferè cylindraceus, capite paulo 
longior, lateribus rectus, inermis : elytra ampla, corpus omnino supe- 
rantia, linearia, prothorace paulo latiora, carina subelevata humero 
ad apicem currenti : utriusque apex integer, sub-acuminatus : pedes 
brevissimi, femoribus paulo tumidis, protibiis paulo curvatis, meso- 
tibiis extus quasi emarginatis. 


T. INSIGNIS Newman, Entom. 16/42, mai, p. 300. 


Patrie : Manille. 


Description d'après M. Newman : 


Tota densè lanuginosa, fusco cinerea ; prothoracis lineis 3 longr- 
tudinalibus fuscescentibus; elytrorum plagis nonnullis incertis albidis; 
antennæ nigricantes. (Corp. long. 5 unc. lat. O7 unc.). 


PLAXOMICRUS Thomson. 


(raaË, plaque ; mixpo7, petit.) 


Caractères génériques. Diffère des T'etraophthalmus par les sui- 
vanis : 

Tête fortement creusée au milieu du front. Troisième article 
des antennes moins long que les deux suivants réunis. Prothorax 
plus étroit; saillie médiane de la carène transversale plus faible. 
Elytres subparallèles et allongées chez les uns, décrivant chez les 
autres une ellipse qui atteint son maximum d'extension au tiers 
postérieur. Plaque prosternale très mince, très plate, subtrans- 
versale ; saillie mésosternale non apparente, 


58 ARCHIVES 


Caractères du genre Plaxomicrus. 
(PI. 8.) 


Fig. 2. Saillies prostern. et mésostern. du P. Fortuner. 
a. Insertion de l’antenne. 
b. OEil. 


A. Elytres subparallèles, allongées. 


P. FORTUNEI Thomson. 
Patrie : Shang-haï. 


Long. 9 à 11 mill. ; larg. 4 mill. 


Même coloration que dans le P. Ellipticus. Antennes ayant des 
taches d’un noir brillant à l'extrémité des deuxième, troisième 
et quatrième articles. 

Tête très finement pointillée. Premier article des antennes 
très ponctué. Prothorax ponctué d’une manière obsolète, sub- 
quadrangulaire, faiblement rétréci en arrière. Elytres parallèles, 
peu atténuées après les épaules, très ponctuées antérieurement, 
la ponctuation non rapprochée; très finement pointillées posté- 
rieurement. Dessous du corps lisse et non pubescent; une petite 
tache noire de chaque côté de la poitrine. Jambes lisses. 

Dédié à M. Fortune, le célèbre voyageur en Chine, qui a rap- 
porté de si beaux insectes de ce pays. 


B. Elytres décrivant une ellipse. 


P. ELLIPTICUS Thomson. 
Patrie : Schang-haï. 


Long. 14 mill. ; larg. 6 mill. au tiers postérieur. 


Tête, prothorax, écusson, dessous du corps et pattes d’un 


ENTOMOLOGIQUES. 09 


jaune testacé. Tibias un peu plus foncés; derniers articles des 
antennes noirâtres. Elytres d’un bleu éclatant avec des teintes 
violacées. 

Tête très finement pointillée. Premier article des antennes 
peu ponctué. Ponctuation du prothorax peu profonde. Elytres 
rétrécies au-dessous des épaules, décrivant une ellipse qui 
atteint son maximum de dilatation au tiers postérieur ; faible- 
ment poncluées antérieurement, lisses postérieurement. Des- 
sous du corps lisse, très pubescent sur les côtés de l'abdomen ; 
les quatre premiers segments de celui-ci avec une bordure 
mince d'un jaune clair. Jambes lisses. 


HECPHORA Thomson. 


(éxoopæ, saillie.) 


Caractères génériques. Se distingue des Zetraophthalmus par les 
suivants : 

Troisième article des antennes une fois et demie aussi long 
que le quatrième. Prothorax très large, prolongé en arrière en 
une très forte saillie, qui recouvre une partie de l’écusson et se 
termine sur le commencement de la suture des élytres; uniépi- 
neux au milieu des bords latéraux. Elytres un peu moins larges 
et trapues. Plaque prosternale très petite, assez plate, terminée 
en forme de hache, Plaque mésosternale arrondie supérieure- 
ment. Cuisses postérieures un peu arquées. 


Caractères du genre Hecphora. 
(PI. 8.) 


Fig. 3. Prothorax de l'A. Testator vu en dessus. 
a. Tête vue de face. 


60 ARCHIVES 


b. Insertion de l'antenne. 
e. OEil. 
d. Saillies prostern. et mésostern. 


H. TESTATOR Olivier. 

Ent. IV. 67, p. 151. 180. T. 16, fig. 122. 
Testator Fab. Syst. Eleut. Vol, 2, p. 402. 
Lobicollis? Dej. Cat. 3° éd., p. 373. 
Patrie : Sénégal, 


Loag. 11 à 12 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 


Entièrement d’un brun clair, sauf l'extrémité des antennes 
qui est noir, ainsi que le milieu du cinquième article. 

Tête fortement ponctuée de même que le premier article des 
antennes. Prothorax prolongé en une petite pointe au milieu de 
chaque bord latéral, lisse, sauf sur la saillie médiane qui est 
criblée de points. Elytres irrégulièrement arrondies à lextré- 
mité vers la suture, assez ponctuées, la ponctuation formant 
des séries de points moins gros postérieurement; deux 
carènes peu saillantes sur chaque élytre. Dessous du corps lisse, 
sauf le dernier segment abdominal qui est légèrement poin- 
tillé, Jambes lisses. 


TETRAOPES Dalman, Blanchard. Hist. des Ins. 1, p. 


Dalm. in Schonh. Syn. Ins. Il, 3° partie, p. 401. 


Caractères génériques. Tète aussi large à la base des joues qu’à 
celle des antennes; celles-ci n’atteignant pas en longueur 
l'extrémité des élytres dans les 4, un peu plus courtes 
chez les $; troisième article aussi long que le quatrième. 
Carène transversale très forte, un peu aplatie ou déprimée au 
milieu. Plaque prosternale peu apparente, subtransversale : 


ENTOMOLOGIQUES. 61 


saillie mésosternale non apparente. Ecusson grand, arrondi 
inférieurement. Elytres allongées, arrondies postérieurement. 
Cuisses arquées. 

Comme je l'ai fait observer déjà page 45, Dalman a seu- 
lement créé, mais non décrit ce genre. 


Caractères du genre Tetraopes. 
(PI. 8.) 


Fig. 4. Saillies prostern. et mésostern. du T. 11-maculatus. 
a. Insertion de l'antenne. 
b. OEil. 


T. VARICORNIS Klug. Dej. Cat. p. 383. 
(Thoreyi Chevr.? Variété avec les antennes noires.) 


Patrie : Mexique. 
Long, 17 à 18 mill, ; larg. G mill. 


Très variable. D'un rouge de brique; quatre points noirs sur 
le prothorax, une grande tache de même couleur au milieu des 
élytres, souvent cordiforme; deux petites taches noires égale- 
ment au tiers postérieur. Articles des antennes bordés de blanc 
antérieurement et postérieurement, à partir du troisième. 

Tête et premier article des antennes ponctués. Saillie mé- 
diane du prothorax très ponctuée. Elytres finement ponctuées, 
tantôt pubescentes, tantôt brillantes. Dessous du corps et pattes 
grisätres, très pubescents. 


T. 11-PUNCTATUS Chevr. in Dej, Cat, p. 573. 
Patrie ; Mexique. 


Long. 12 à 18 mill. ; larg. 5 à 7 mill. 


Se distingue du 7, Varicornis par les caractères ci-après : 


62 ARCHIVES 


Huit taches sur les élytres; deux disposées obliquement près 
de la suture au quart antérieur ; deux autres sur l’angle humé- 
ral; deux près du bord au tiers antérieur, et deux, les plus 
grandes de toutes, au tiers postérieur. 


Je cite textuellement les descriptions du docteur Le Conte 
(loc. cit., voir p. 46), pour les huit espèces suivantes : 


T. CANTERIATOR Say. 


Bost. Journ. Nat. Hist. 1, 196; Hald. 53. 
Arator (Lamia) Germ. Ins. Nov. 486. 
Gordifer Dej. Cat. 3° éd. 


Patrie : Amér. boréale, 


On trouve cette espèce assez communément sur les Asclépies. 

Niger, undique subtiliter cinereo-pubescens, supra coccineus nigro- 
villosus, thorace h-maculato, latitudine duplo-breviore, lateribus modice 
dilatatis, elytris confertim punctatis, scutello macula humerali, altera 
communi cordata ad medium, alteraque magna apicali nigris. 


T. TETROPHTHALMUS Forster, 
Cent. Ins. p. 41 (1771). 
Tornator Fab. Ent. Syst. 2, 287. Syst. Eleut. 2, 301. 


Patrie : Amér. boréale, 


Taches médianes externes des élytres oblongues. Antennes 
et pattes entièrement noires. Pubescence du prothorax moins 
épaisse que celle qui recouvre les élytres. 


T. UMBONATUS Le Conte. 
Long. Col. Jour. À. N, S. 94 Séries. vol. IT. 1852, p. 157. 


Patrie : Amér. boréale. Puento national. 


Niger, undique breviter cinereo-pubescens, supra coccineus, breviter 


ENTOMOLOGIQUES. 63 


nigro-pilosus, thorace -maculato, medio subito valdè elevato, parte 
elevata nigra punctata, elytris parce punctatis, macula communi 
transversa ad medium apiceque usque ad quadrantem plumbeo-nigris, 
scutello maculaque postica nigerrimis. 


T. 5-MACULATUS Halderman 53. 
Le Conte in Agassiz Lake Superior, 234, 


Patrie : Amér, boréale, Sault Sainte-Marie. 


Niger, undique subtiliter cinereo-pubescens, vix nigro-villosus, 
supra coccineus, thorace &-maculato, latitudine sesqui breviore, late- 
ribus subito dilatatis, elytris, scutello, qutta humerali, alteraque 
postica nigris, apice nigricantibus. 


T. FEMORATUS Le Conte. 
J. Ac. Nat. Sc. New. Series 1, 93. 


Patrie : Amér. boréale, Rocky Maunts. 


Niger, dense cinereo pubescens, cinereo villosus, supra coccineus, 
thorace l-maculalo, utrinque longitudinaliter subito depresso, late- 
ribus subito valdè dilatatis, margine basali nigro, elytris, seutello- 
maculisque utrinque U-nigris, antennis annulatis, femoribus rufis. 


T. BASALIS Le Conte. M 
Long. Col. Jour. A. N. S. 24 Séries. Vol. II. 1852, p. 157. 


Patrie : Amér. boréale. Sierra-Nevada. 


Niger, dense einereo-pubescens, nigro villosus, supra coccineus, 
thorace 4-maculato, utrinque longitudinaliter subito depresso, lateribus 
valde dilatatis, elytris scutello maculisque utrinque tribus nigris, an- 
tennis annulatis articulo primo femoribusque rufis. 


6! ARCHIVES 


T. CANESCENS Le Conte. 
Long. Col. Jour. À. N. S. 24 Séries. Vol. 1I. 1852, p. 157. 


Patrie : Amér. boréale. Nouv. Mexique. 


Niger, densissime cinereo-pubescens, non villosus, thorace l-macu- 
lato, utrinque longitudinaliter depresso, lateribus modice dilatatis, 
elytris, scutello, punctisque utrinque tribus nigris : anteñnis annu- 
latis. 


T. ANNULATUS Le Conte. 
Journ. Acad. Nat. Sc. New-Series, I, 93. 


Patrie: Amér, boréale, Rocky Mounts. 


Niger, dense cinereo-pubescens, non villosus, supra coccineus, tho- 
race -maculato, lateribus modice dilatato, elytris scutello, punctisque 
utrinque tribus nigris, antennis annulatis, pedibus rufis. 


LAMPROCLEPTES Thomson. 


(xéumpts, remarquable, #»£m5ne, voleur.) 


Caractères génériques. Voisin des Tétrops, dont il se distingue 
de la manière suivante : 

Antennes dépassant un peu le corps dans les &. Prothorax 
avec une grosse saillie subcirculaire au milieu, fortement bordé 
postérieurement ; saillie submédiane transversale, assez grande 
et apparente sur les bords latéraux. Plaque prosternale bifur- 
quée; saillie mésosternale allongée. Ecusson triangulaire. 
Cuisses postérieures peu arquées. 


Caractères du genre Lamprocleptes. 
(PL:6:) 


Fig. 5. Saillies prostern. et mésostern. du L. Entomologorum. 
a. Insertion de l'antenne. 


ENTOMOLOGIQUES. 65 


L. ENTOMOLOGORUM Thomson. 
Patrie : Brésil? 


Long. 9 à 10 mill. ; larg, 3 mill, 


Antennes noires. Elytres d’un rouge de brique antérieure- 
ment, et pubescentes postérieurement. Abdomen rougeûtre. 
Pattes jaunâtres. 

Tête et prothorax lisses; saillie médiane de ce dernièr très 
prononcée. Elytres avec des séries longitudinales de gros points 
enfoncés sur la partie antérieure, qui vont en diminuant après le 
milieu de leur longueur. Dessous du corps et pattes lisses. 


TETROPS Kirby (1826) Man. of Brit. Ent. 
Polyopsia Mulsant 1839. Col. de France, p. 190. 
Anætia Dej. Cat., p. 377. 

Oberopa Haldermann. Teste Le Conte. 

Caractères génériques. Tète plus large à la hauteur des yeux. 
Antennes à peine plus longues que le corps; troisième ar- 
ticle un peu plus long que le quatrième. Prothorax sans saillie 
submédiane, arrondi. Plaque prosternale très mince, un peu 
dilatée à l'extrémité; saillie mésosternale fortement bilobée à 
l'extrémité. Elytres subeylindriques, allongées, subdéprimées 
en dessus. Jambes courtes. 


Caractères du genre Tetrops. 
(PI. 8.) 


Fig. 6. Saillies prostern. et mésostern. 


T. PRÆUSTA Linné. 
(Leptura, Syst. Nat, 2. 641. 24). 
Schôünh. (Saperda). Syn, Ins. & 3, p. 497. 118. 
Dej. Cat. 3° édit. (Anætia, p. 377.) 


66 ARCHIVES 
Patrie : France. 


Long. 5 mill. ; larg. 2 mill. 


De + 


Antennes, tête, prothorax et dessous du corps noirs. Elytres 
et pattes d’un jaune clair. ..… 


Tête et prothorax très faiblement ponctués. Elytres très den- 
sément ponctuées. Dessous du corps faiblement pointillé. Pattes 
lisses. 

Var. a. Elytres noires. Du Piémont. 

Le comte Dejean a cité, dans son Cat., 3° Ed., p. 377, deux 
autres espèces de ce genre qui sont les suivantes : Gilvipes, 
Steven, Russie mérid. (Minutissima, Fald., Perse), et Muhlfeldii. 
Dej., Autriche (Discoides, Megerle) ©. 

Voici les diagnoses de deux autres espèces publiées par le 
docteur Le Conte (loc. eit. voir p. A6) : 


T. CANESCENS Le Conte. 
Long. Col. J. A, N. S. 2 Séries. Vol. II, 1852, p. 155. 


Patrie : Amér. boréale. Missouri. 


Plumbeo-niger, breviter cinereo-pubescens, parce cinereo-pilosus, 
capite, thorace, prosternoque lœte rufis, thorace parce punctato, 
utrinque modice constricto, macula magna dorsali nigra, elytris grosse 
viæ seriatim punetatis, apice rotundatis, antennis cinereo-annulatis. 


T. MONOSTIGMA Halderm, 
Proc. Am. Phil, Soc. 4, 373. 


Patrie : Amér. boréale. Pensylvanie. 


(1) N'ayant pas vu ces espèces, je n'ai pu les décrire. 


ENTOMOLOGIQUES. 67 


Niger, pilis nigris erectis, parce villosus, capite thoraceque parce 
punctatis, læte rufis, hoe macula parva ad medium, margineque basali 
nigris, elytris seriatim grosse punctatis, pedibus rufis, antennis arti- 
culis 5-11 rufis, fusco-annulatis. 


M. Newman, (Entomologist, 1842, mai, p. 300), décrit deux 
espèces de Phœa, de Manille, qu'il appelle : Dapsilis et Dilecta. 
Ne les ayant pas vues en nature, je ne saurais dire s'ils appar- 

_liennent au groupe actuel. 


NOTE SYNONYMIQUE 
SUR UN GENRE DU GROUPE DES TRAGOCÉPHALITES. 
(Cérambycides. ) 
1 mai 1857. 


Dans ma monographie des Tragocéphalites (Areh. Ent. vol. T, 
p. 54), J'ai créé un genre nouveau sous le nom de Tragiseus ; mais 
ce nom ayant été déjà employé par Klug (Monastber d. Berl. 
Acad. 1855, p. 651) pour désigner une coupe générique de la 
famille des Scarabéïdes (tribu des Coprites, groupe des Ontho- 
phagites) voisines des Eurysternus, il convient de débaptiser mon 
genre. Jelui imposerai doncle nom de Tragiscoschema, de rpæyianos, 
petit bouc, et sznue, figure. j 


J'ai eu tort de dire, dans ma Monographie des Cicindélides, 
vol. L, p. 11, que l’Agrius fallaciosus 4 avait sept segments abdo- 
minaux ; il n’en a réellement que six comme chez les Manticora. 


ESSAI SYNOPTIQUE 
SUR LES COMPSOSOMITES 


DE LA FAMILLE DFS CERAMBYCIDES (LONGICORNES). 


1° avril 1857. 


I. PARTIE HISTORIQUE. 


Vigors décrivit en 1825-26, sous les noms de Lamia Perpul- 
chrum, 5-notatum et Scutigerum, Zool. Jour. T.°1, p. 417, 4118, 
et T. 2, p. 239, trois espèces rentrant aujourd'hui dans ce 
groupe. 

Le comte de Mannerheim en publia une quatrième, L. Phale- 
ratum, Entom. Bras. Nova acta de Bonn 1825, T. 12, p. 421. 

Serville créa plus tard, en 1835, Ann. Soc. Ent. Vol. 4, p. 55, 
le genre Compsosoma. 

Le comte Dejean, dans son Cat., 3° éd., 1837; p. 369, signale 
les six espèces suivantes : C. Concretum, Dej.; Posticum, Dei. 
(Phaleratum, Mannerh.) ; Niveosignatum Dej. ; Imperiale Dupt. ; 
Arachnoïdes Dej. (Spinosum, Dupt.; {-spinosum, Buqt.) ; Viola- 
ceum, Dej. (Chalibæum, Buqt.). 

Depuis, Klug publia la C. Mutillarium, Ent. Bras., p. 463, 
N° 79; et enfin M. Newman a fondé le genre Eusphertum, qui me 
parait être identique avec le genre Compsosoma. 


ARCIIVES ENTOMOLOGIQUES. 69 


Malgré les rapports incontestables qui existent entre le genre 
Microcleptes, de M. Newman (Entomol. 1840-2, p. 11), et le 
groupe actuel, je ne crois pas devoir l'y comprendre; je pense 
néanmoins que ce genre forme le passage entre les Compso- 
somites et les Ærenæa, qui, pour leur part, ont de l’analogie avec 
les Gymnocerus et les Hypsioma. 

M. A. Chevrolat (Dict. univ. d'Hist. nat. de d'Orbigny, v. 4, 
p. 163) a considéré à tort la Compsosoma Arachnoïdes, Dei. , 
comme étant le type du genre Microcleptes; M. Newman, au con- 
traire, l'ayant fondé sur une espèce du Chili, qu'il désigna sous 
le nom d’Aranea, en lui donnant des caractères qui n’ont pas le 
moindre rapport avec le genre cité ci-dessus. Comme j'ai dû 
créer un genre nouveau pour la C. arachnoïdes, on voudra bien 
comparer la diagnose que j'en ai donnée (page 72), avec celle 
que M. Newman a faite pour son genre Microcleptes ". 

Le nombre des espèces connues de Compsosomites est fort 
limité; la plupart sont ornées de parures très élégantes et 
très variées ; elles habitent généralement l'Amérique méri- 
dionale. 

M. Chabrillac, qui a fait pendant de longues années des 
études très intéressantes sur les mœurs des Coléoptères brési- 
liens, confirme tout ce que Lacordaire a écrit sur ces insectes, 
dans son mémoire sur les habitudes des Coléoptères de l'Amé- 
rique méridionale. Les Compsosoma, suivant M. Chabrillac, 
sont des insectes très lourds qui vivent dans l'intérieur des 


(4) Voici la diagnose qu'en a donnée M. Newman (loc. cit.) : 


Microcleptes, Newman. Caput pronum, prothorace vix augustius ; facies 
complanata, lata, trigona ': antennæ A1 articulatæ, corpore longiores, 
articulo basali majori ; aculi elongati, medio angustissimi : prothorax valde 
conveæus, lateribus rectis, spind acutà armatis : elytra valdè convexa, 
humeris 1-dentata : pedes mediocres, femoribus tumidis, metafemora ely- 
tris longiora. 


70 ARCHIVES 


forêts, jamais sur leurs lisières. « J'en ai pris, m'a-t-il dit, 
plusieurs espèces aux environs de Rio, pendant les grandes 
chaleurs des mois de janvier et de février. Le jour ils se tien-. 
nent en repos sur le pied des troncs d'arbres; je n’en ai jamais 
vu aucun se servir de ses ailes, mais je pense qu'ils doivent 
voler pendant la nuit. » 

M. Chabrillac ainsi que M. le comte de Mniszech, ont bien 
voulu me permettre de décrire toutes les espèces nouvelles 
de Compsosomites de leurs collections. 


IL ESSAI SYNOPTIQUE PROPREMENT DIT. 


COMPSOSOMITES Thomson. 


Caractères du groupe. Tête "grosse, plus large à la base des 
antennes. Yeux fortement 'échancrés. Antennes” subfiliformes, 
plus ou moins garnies de poils longs et soyeux.' de onze’articles, 
dépassant le corps chez les «, l’atteignant à peine chez les’ ; 
premier article le plus gros; troisième ordinairement un peu 
plus long ® ou faiblement plus long que le quatrième ® ; celui- 
ci rarement plus long que le précédent ©? et ordinairement plus 
long que les suivants. Mandibules fortes. Palpes fayant le der- 
nier article des maxillaires terminé en pointe; dernier des 
labiaux recourbé vers l'extrémité. Bords antérieurs latéraux 
du prothorax descendant obliquement vers le prosternum ; 
le premier uni-épineux un peu après le milieu des bords 
latéraux. Plaque prosternale très plate ; saillie mésosternale 


(1) Pythaïs. (2) Compsosoma. (3) Tessarecphora. 


ENTOMOLOGIQUES. 7A 


prolongée rarement en une forte pointe conique avancée (, or- 
dinairement très plate, tronquée, et très faiblement bilobée à 
l'extrémité ®. Ecusson tantôt un peu allongé, tantôt arrondi. 
Elytres beaucoup plus larges que le prothorax aux épaules qui 
sont avancées en saillie et garnies d’une épine plus ou moins 
apparente; diminuant ensuite de largeur jusqu’à l'extrémité qui 
est arrondie. Abdomen de cinq segments, le premier et le der- 
nier un peu plus longs que les autres. Pattes grosses et courtes ; 
cuisses plus ou moins renflées. 


Genres : Pythais, Compsosoma, Tessarecphora. 


Plaque prosternale fortement rétrécie dans 

toute sa longueur; saillie mésosternale pro- 

longée en une forte pointe conique; troisième 

article des antennes à peine plus long que le 

quatrième : PyTHaIs. 
Plaque prosternale rétrécie aux deux tiers 

de sa longueur; saillie mésosternale peu appa- 

rente, très plate, tronquée, et un peu bilobée à 

l'extrémité ; troisième article des antennes 

un peu plus long que le quatrième : CompsosoMA. 
Plaque prosternale très étroite, dilatée à 

son extrémité; saillie mésosternale plate, 

dilatée antérieurement; quatrième article des 

antennes plus long que le troisième : TESSARECPHORA. 


PYTHAIS 


(Nom de la femme d'Aristote). 


Caractères génériques. Diffère des Compsosoma par les suivants : 


(1) Pythais. (2) Compsosoma, Tessarecphora. 


72 | ARCHIVES 


Tête plus large. Yeux beaucoup plus petits et moins appa- 
rents. Antennes à peine garnies de quelques poils ; pre- 
mier, deuxième, troisième et quatrième articles beaucoup 
plus gros; premier renflé en arrière; troisième et qua- 
trième un peu dilatés à l'extrémité ; troisième à peine plus 
long que le quatrième. Plaque prosternale fortement rétrécie 
dans toute sa longueur ; saillie mésosternale prolongée en 
une forte pointe conique. Ecusson arrondi. Cuisses beaucoup 
plus renflées ; les postérieures plus renflées que celles des autres 
paires de pattes. 


P. SCUTIGERA Vigors. (Lamia). 


Zool. Journ. Vol. II, p. 239, pl. 9, fig. 5. 


Compsosoma concretum, Dej., Blanchard 1837-43. Voy. d'Orbigny, T. VI, 
Insectes, p. 210, pl. 2?, fig. 8, et Dej. Cat. 3° Edit., p. 369, 


Patrie : Brésil. 
Long, 45 à 20 mill. ; larg. 8 à 41 mill. 
PI. 9, fig. 12 a. 


D'un brun fauve; les trois premiers articles des antennes 
d’un rouge terreux, les autres noirs. Sur les élytres, une bande 
transversale d’un beau jaune allant d’une épaule à l’autre, se 
réunissant au milieu, et sur les côtés des bandes latérales et 
suturales qui sont de mème couleur. 

Elytres presque lisses. 


COMPSOSOMA Serville. 


Ann. Soc. Ent. 1835, Vol. 4, p. 55. 
Eusphærium Newman, Ent. Mag. 1838, vol. 5, p. 498. 


Caractères génériques. Antennes le plus souvent fortement gar- 
nies de poils; troisième article un peu plus long que le qua- 


Q 


ENTOMOLOGIQUES. 73 


trième. Plaque prosternale rétrécie aux deux tiers de sa lon- 
gueur ; saillie mésosternale peu apparente, très plate, tronquée 
et un peu bilobée à l'extrémité. Ecusson un peu allongé. 
Cuisses des trois paires de pattes également renflées. 


Caractères du genre. 


(PI. 8). 


Fig. 7.  Compsosoma mutillarium grossi. 


a. Antenne. 

b. Tête. 

c. Insertion de l'antenne et œil. 

d. Palpes labiaux et languette. 

e. Palpe maxillaire et mâchoire. 

f. Plaques prosternale et mésosternale. 


C. PERPULCHRUM Vigors. (Lamia). 
Zool. Journ., T. 1, p. 418, pl. 15, fig. 9. 
Posticum Dej. Cat., à° édit., p. 269-. 
Patrie : Brésil. 


Long. 15 à 20 mill.; larg. 7 à 10 mill. 


Entièrement brun. Elytres avec une grande tache d’un jaune 
très clair, qui descend obliquement vers les bords latéraux, 
après le milieu de leur longueur ; une grande tache brune posté- 
rieurement, et deux taches de même couleur sous les épaules. 
Deux taches blanches sur les bords latéraux de la poitrine. 

Elytres fortement ponctuées, surtout antérieurement; la 
ponctuation très écartée. 


7h ARCHIVES 


C. PHALERATUM Mannerheim. 
1825, Entom. Brasiliana, nova acta de Bonn. T. 12, p. 421, pl. 40. 
Patrie : Brésil. 
Long. 16 à 17 mill.; larg. 8 à 9 mill. 
PI. 9, fig. 8. 


Diffère de la précédente en ce que la tache jaune des élytres 
est devenue une bande transversale commençant après la moitié 
de leur longueur, et remontant vers les bords latéraux; deux 
taches de même couleur sur les bords latéraux postérieurs. 


C. MNISZECHII Thomson. 
Patrie : Amazones. 
Long. 12 à 13 mill,; larg. 7 à 8 mill. 
1 indiv. coll. de Mniszech. 
PI. 9, fig. 4. 


Entièrement brune. Antennes d’un gris sale. Elytres avec 
deux bandes obliques blanches, bordées de noir, commençant à 
l’écusson qui est blanc; suture bordée de mème couleur. Poi- 
trine noire, avec deux taches blanches latérales. Abdomen et 
pattes d’un gris sale, sauf les cuisses et les tarses qui sont noirs. 

Tout le corps recouvert de points noirs luisants, ressemblant 
à des yeux. 

C. CHABRILLACIT Thomson. 
Patrie : Brésil, Rio. 
Long. 15 à 16 mill.; larg. 8 à 9 mill. 
PI. 9, fig. 6. 


Couleur générale d’un brun clair. Front, antennes et abdo- 
men recouverts d’une pubescence d’un gris clair. Une bande 
blanchätre transversale sur la première moitié des élytres; deux 
taches blanches remontant obliquement vers la suture au tiers 


ENTOMOLOGIQUES. 7 


postérieur. Deux taches blanches longitudinales sur les bords 
latéraux de la poitrine. 

Saillie médiane du prothorax assez forte. Partie antérieure 
des élytres recouverte de petits tubercules ronds; le reste lisse. 
Abdomen et pattes lisses. 


Dédié à M. F. Chabrillac, qui a bien voulu enrichir ma collec- 
tion de fort beaux insectes. 


C. 5-NOTATUM Vigors. 
Zool. Journ. T. ?, p. 417, pl. 15, fig. 8. 
Niveo signatum, Dej. Serv. 1835, Ann. Soc. Ent. Vol. 4, p. 56. 
Patrie : Brésil. 
Long. 15 à 18 mill. ; larg, 8 à 9 mill. 


D'un brun clair. Deux taches d’un brun foncé soyeux sur le 
prothorax ; une grande tache de même couleur, commençant au 
milieu des élytres et descendant vers les bords latéraux, au 
milieu de laquelle on apercoit deux taches d'un jaune clair 
ou blanches; deux taches d’un brun foncé soyeux, bordé de 
jaune sous les épaules; quatre taches blanches où d’un jaune 
clair sur la poitrine. 

Elytres ponctuées antérieurement. 


C. VARIEGATUM Serville, 1835. 
Ann. Soc. Ent. Vol. 4, p. 57. 
Patrie : Brésil. 

Long. 13 mill. ; larg. 7 mil. 

PI. 9, fig. 7. 


D'un brun rougeûtre varié de blanc. Base et extrémité des 
élytres variées de blanc; leur milieu d’un brun rougeûtre. Des- 
sous du corps et pattes variés de la même manière. 


76 ARCHIVES 


C. MUTILLARIUM Klug. 
(Lamia) Entom. Bres. p. 463, N° 79, Tab. 52, fig. 6. 
Patrie : Brésil. 
Long. 16 à 17 mill.; larg. 9 à 10 mill. 
PL 8, fig. 7. 


D'un noir velouté. Partie antérieure et postérieure des 
élytres avec des bandes jaunâtres ou fauves; celles de la pre- 
mière partie, longitudinales; celles de la seconde, transversales ; 
quatre taches rondes d’un jaune orange au milieu. Dessous du 
corps jaunâtre ou verdâtre. 


C. FRANCISCUM Thomson. 
Patrie : Brésil. 
Long. 7 mill. ; larg. 4 mill. 
Di L9/ fps; 


D'un brun clair. Antennes très velues. Deux petites lignes 
noires longitudinales sur la partie antérieure des élytres; deux 
lignes demi-circulaires de mème couleur sur leurs bords laté- 
raux, avec deux autres lignes d’un jaune assez clair superposées 
à celles-ci; disque obsolètement ponctué antérieurement. Des- 
sous du corps brun, très velu, ainsi que les pattes. 


C. PURPUREUM Newm. 
(Genre Eusphærium) Ent. Mag., vol. à, p. 498, 
Patrie : Brésil. 
Long. 9 mill. ; larg. 5 mill. 
PI. 9, fig. 8. 


D'un beau bleu brillant avec des reflets violacés, et sans 
aucune tache. Elytres ponctuées et velues. Abdomen et pattes 
très finement ponctués. 


1 
1 


ENTOMOLOGIQUES. 


TESSARECPHORA Thomson. 


(réa capes, Quatre; éx22e2, Saillie.) 


Caractères génériques. Troisième et quatrième articles des 
antennes excessivement renflés dans toute leur longueur, garnis en 
dessous d’une brosse de poils fins et soyeux ; le quatrième plus 
long que le troisième ; les trois suivants fortement recouverts 
de poils en dessus; les autres non garnis de poils. Plaque 
prosternale très étroite, dilatée à son extrémité; saillie mésos- 
ternale plate, dilatée antérieurement. Quatre saillies sur la 
partie antérieure des élytres, dont deux situées sur les épaules, 
et deux en regard de la suture. 

Les autres caractères comme chez les Compsosoma. 


T. ARACHNOIDES, Thomson. 
Dej. Cat., 3° édit., p. 369. 
Patrie : Brésil. 

Long. 6 à 8 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 
PI. 9, fig. 10 a, b. 


Diffère du C. Fariegatum par les caractères suivants : 

D'un noir brillant varié de blanc ou de gris. Troisième, 
quatrième, cinquième et sixième articles des antennes garnis 
de très longs poils excessivement serrés; septième, huitième 
et neuvième recouverts d’un duvet blanchâätre ou grisàtre. 
Prothorax varié de blanc ou de gris. 

Elytres variées de même antérieurement et postérieurement, 
mais beaucoup moins fortement que chez le Compsosoma Varte- 
gatum; les saillies suturales recouvertes chacune d'une petite 
touffe de poils blanchâtres ou grisàtres. Poitrine, abdomen et 
pattes variés de blanc ou de gris. 

Quelques points enfoncés sur la partie antérieure des élytres. 


DESCRIPTION 
D'UN GENRE NOUVEAU DE CÉRAMBYCIDES. 


15 Avril 1857. 


HOTARIONOMUS Thomson. 


(@rze10y, oreille; dpa0c, épaule.) 


Caractères génériques. Voisin des Monohammus et des Triamma- 
tus ; la longueur du prothorax semble le rapprocher des Tœ- 
niotes. 

Tête coupée verticalement de haut en bas, plus large aux 
joues. Labre arrondi. Mandibules robustes, avec une petite saillie 
au milieu du bord latéral externe chez les 4 seulement. Yeux 
très fortement échancrés. Dernier article des palpes maxillaires 
et labiaux renflés au milieu; antépénultième des maxillaires le 
plus gros. Antennes de onze articles; le premier le plus gros, 
renflé vers le milieu, coupé obliquement à l'extrémité; deuxième 
inséré près du bord latéral interne du premier ; troisième à peine 
plus long que le suivant, surtout chez le 4, un peu renflé à 
l'extrémité; le dernier le plus long de tous, chezle « seulement. 
Prothorax non transversal, beaucoup plus long que large, comme 
chez les Tœniotes, déprimé et sinué antérieurement, faiblement 
uni-épineux latéralement. Ecusson triangulaire. Elytres longues, 
peu larges, ovalaires; suture terminée, chez le 4, par deux 
petites épines tournées en dedans, sub-arrondie à l'extrémité 


(1) Voir la description de ce genre pa M. A. Chevrolat, Rev. et Mag. de Zool. 
1857, Mars, p. 105. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 79 


chez la $. Epaules peu élargies latéralement, avancées anté- 
rieurement en une saillie très grande et très forte, qui a un peu 
la forme de l'oreille d’un mammifère. Plaque prosternale de 
même forme dans les deux sexes, un peu rétrécie au milieu 
de sa longueur, très dilatée à son extrémité. Saillie mésosternale 
tres forte et très avancée. Abdomen de cinq segments, le premier 
et le dernier les plus grands. Pattes de grosseur égale. 


J'ai fondé ce genre sur une espèce rapportée de Bornéo par 
M. Wallace, auquel M. Pascoe a donné le nom de Honohammus 
Blattoides (Trans. of the Ent. Soc. of London, 2° série, vol. 1v, 


p. 47). 





MÉLANGES ET NOUVELLES. 
1°" mai. 


M. H: W. Bates est actuellement à Ega, d’où il compte ex- 
pédier en Angleterre les riches collections d'insectes qu'il a faites 
dans les régions de Amazone. Les espèces capturées par cet 
Entomologiste à Santarem, Altar do Chàäo, Villa Nova, Obydos 
et Ega, du mois de novembre 1851 jusqu'à pareille époque 1856, 
se montent à 5,860, savoir : 


Pépidopières ee" er 1,588 espèces, dont 753 diurnes 
et 635 nocturnes. 
Goléopteres = Re E CE 9,972 
AUILESSOLATES.- 700 
Motaltrsi4 nt ... 5,860 espèces. 


« Parmi les Coléoptères carnassiers, écrit M. Bates à son frère, 
on remarque 38 espèces de Cicindélides, dont 15 Tetracha. 


80 ARCHIVES 


Les Cicindela sont petites en général et de couleurs obscures ; 
les Odontocheila ont des parures plus brillantes ; presque toutes 
les espèces de Ctenostoma sont nouvelles. 272 espèces de Cara- 
bides, dont 25 Agra; quelques-unes de ces dernières sont de 
très grande taille; un nombre considérable de Brachinus, Cal- 
leida, Lebia, etc. J'ai pris des espèces qui ont une grande ana- 
logie avec les Coptodera, mais qui en diffèrent néanmoins, ainsi 
que plusieurs genres nouveaux de Scaritides. » 

Cet entomologiste fait observer en outre qu’il n’y a aucun 
rapport entre le nombre des espèces et des individus récoltés 
par lui, dans les régions qu’il a explorées, la nature s'étant atta- 
chée plutôt à créer des formes différentes qu'à multiplier l’exis- 
tence individuelle. 

Il résulte de cet état de choses que la collection de M. Bates 
renferme beaucoup d'espèces uniques ou représentées seulement 
par un très petit nombre d'individus. 


M. Wallace, qui a quitté Bornéo, vient d'arriver aux îles Cé- 
lebes. Les environs de Macassar ne lui ont fourni, à ce qu'il 
parait, que peu d'espèces intéressantes; mais en revanche il a 
pris, dit-il, dans l’intérieur du pays, de magnifiques insectes, et 
notamment des espèces nouvelles de Cicindélides. 


M. J. À. Guex, amateur très ardent d’entomologie, que je 
connaissais depuis 1843, est mort à Philadelphie (États-Unis) 
dans les derniers jours du mois de mars 1857. 

Nous avons à regretter également M. le professeur Ch. Passe- 
rini, avec lequel j'étais en relation depuis 1840, et qui est 
décédé à Florence (Toscane), le 4 mars dernier. 


ABREGE 
DE L'HISTOIRE DES CÉRAMBYCIDES (LONGICORNES), 


ET REVUE DES DIVISIONS PRIMAIRES ET SECONDAIRES 


ÉTABLIES DANS CETTE FAMILLE JUSQU'A CE JOUR. 


90 mars 1857. 


Ko 


Linnée, dont les premiers ouvrages remontent à 1753, connais- 
sait alors 121 espèces de Cérambycides, que ce grand naturaliste 
répartit de la manière suivante : 

Cerambyx, S7 espèces; Leptura, 23 espèces (non compris les 
Donacia aquatica et sericea) ; Necydalis, 11 espèces, 


Dans l’histoire des insectes des environs de Paris (1762), 
Geoffroy décrivit 45 espèces appartenant à cette famille. I créa 
les genres Prionus, loc. cit. T. 1, p. 198, pL 3, fig. 5, et Sfeno- 
corus, loc. cit. p. 221. 

Fabricius fonda les genres Spondylis, Callidium, Lamia, 


Saperda, Rhagium, Gnoma, Molorchus, Clytus, qu'il rangea 
dans l’ordre suivant ( (Syst. Eleut. 1802, Vol. 2, p. 257-376) : 





NAS PR ONUS 39 espèces. 

MOD CET AMOYL. MDN NT ENT 

— 196 Lame. t. te tie ee RL Re 

— 10/1 eNOCOTUS ENT ER RON CE 
276 


(1) Je ne cite point les genres Calopus et Megalopus de cet auteur, portant 
les numéros 438 et 145, parce qu'ils n'appartiennent point à la famille des Céram- 
bycides, 


{ 


82 ARCHIVES 


REPORT nu. 0270 espèces. 
NOM SO BRAATIUNS EEE De TIRE de 
—HL0NGNOME CCE ET EE Ride 
— MAS ane RP EEE TES GET: 
2 GR UMR GIE Te 
— AO NCLYEUS RE RCE RE SG (le 
NINTENDO ET (> 
— MG NeCyAQNS EP NET PEINE MC 
A7 EMOlIONCRUS ER OERERE LEGE 
— LS SPONCUYLS CN NET den 

TOTALE. NN 505 Espèces. 


On doit à Illiger le genre Sfenopterus (Mag. IT, p. 120-197), 
et celui de Dorcadion à Dalman (Schonh., Syst. Ins. 1"-3° part. , 
p. 397). 

En 1829, Latreille proposa pour les Cérambycides, les deux 
divisions primaires suivantes (Règne Animal, 2° Edit.), fondées 
sur la conformation des yeux : 


Division I. 
Yeux échancrés. 
Tribu I. Prionites. 


Tribu II. Cérambycites. 
Tribu JII. Lamiites. 


Division Il. 
Feux arrondis, non échancrés. 


Tribu IV. Lepturites. 


La révision des Cérambycides par Audinet-Serville, contribua 
beaucoup aux progrès de leur classification. Voici les caractères 
que cet entomologiste a assignés à cette famille et les divisions 
qu'il y a établies (Ann. Soc. Ent. Vol. 1, p. 120) : 


ENTOMOLOGIQUES. 83 
LONGICORNES (TÉTRAMÈRES). 


Caractères. Les trois premiers articles des tarses garnis de 
brosses en dessous; les deuxième et troisième cordiformes, le 
troisième profondément bilobé; on voit un petit renflement ou 
nodule simulant un article à l'origine du quatrième ou dernier. 
Menton court, transversal; languette membraneuse, en forme 
de cœur, échancrée ou bifide. Mächoires dépourvues de dent 
cornée au côté interne. Antennes filiformes ou sétacées, le plus 
souvent de la longueur du corps et quelquefois plus longues que 
lui, tantôt simples dans les deux sexes, tantôt en scie, pectinées 
ou flabellées dans les 4. Yeux ordinairement réniformes et 
entourant la base des antennes. Corps généralement allongé. 

Larves apodes ou presque apodes, vivant dans l’intérieur des 
végétaux. 


SECTION Î. 


Yeux échancrés ou réniformes, recevant la base des antennes. 
Tête s’enfonçant jusqu'aux yeux dans le corselet, sans rétrécis- 
sement ni cou distinct. 


Tribu I. Prionites. 
Tribu II. Cérambrycites. 


Tribu II. Lamiites. 
SECTION II. 


Yeux arrondis, entiers, ou à peine échancrés. Antennes insé- 
rées en avant des yeux, ou tout au plus à l'extrémité antérieure 
de leur faible échancrure. Tête prolongée postérieurement der- 
rière les yeux ou rétrécie brusquement en manière de cou à sa 
jonction avec le corselet. 


8! ARCHIVES 
Tribu IV. Lepturites. 


Tribu 1. Prionires. 


Labre nul, où très petit et peu distinct. Mandibules fortes, 
ordinairement plus petites chez les £ que chez les 4 , souvent 
très grandes chez ces derniers. Lobe externe des mâchoires nul 
ou très petit. Antennes insérées près de la base des mandibules 
ou de léchancrure des yeux, mais point entourées par eux à leur 
naissance. Tête avancée ou penchée, mais point perpendiculaire, 
ni aplatie en devant. Palpes ayant leur dernier article en cône 
ou en triangle renversé, quelquefois presque cylindrique; il est 
toujours tronqué au bout. 


Sous-tribu 1. Spondylites. Antennes courtes, presque monili- 
formes. 


Sous tribu IT. Prionites vrais. Antennes longues, filiformes. 
(Loc. cit. Vol. 4, p. 120). 


Tribu IL. CÉRAMBYCITES. 


Labre très apparent, s’ét:ndant dans toute la largueur de 
l'extrémité antérieure de la tête. Mandibules de grandeur ordi- 
naire, semblables ou peu différentes dans les deux sexes. Lobes 
des mâchoires très distincts et saillants. Yeux toujours échancrés 
et entourant, du moins en partie, la base des antennes. Tête 
avancée ou penchée, mais point entièrement verticale. Palpes 
ayant leur dernier article en triangle ou en cône renversé, ou 
presque cylindrique, mais toujours tronqué au bout. Corps 
ailé. 


Sous-tribu 1. Brevipennes. Elytres beaucoup plus courtes que 
les ailes, en forme d’écailles carrées ou arrondies au bout: quel- 


ENTOMOLOGIQUES. 59 


quefois de la longueur des ailes, mais alors subulées, el subite- 
ment rétrécies audelà de leur base extérieure. Antennes de 
onze articles. 
(Loc. cit. Vol. 2, p. 228), 
Sous-tribu II. Eongipennes. Klytres de forme et dé longueur 
ordinaire (le genre Colobus excepté). 


Tribu IE Lamures. 


Labre très apparent, s'étendant dans toute la largeur de l’ex- 
trémité antérieure de la tête. Mandibules de grandeur ordinaire, 
semblables ou peu différentes dans les deux sexes. Lobe exté- 
rieur des mâchoires un peu rétréci au bout, et se courbant sur le lobe 
interne. Yeux toujours échancrés et entourant, du moins en par- 
tie, la base des antennes. Tête toujours entiérement verticale, 
aplatie en devant, perpendiculaire. Palpes ayant leur dernier article 
ovoide, terminé en pointe ct non tronqué. Corps ailé ou aptère. 


Sous-tribu 1. Déprimés. Corps déprimé (notamment sur les 
élytres), ni linéaire, ni cylindrique, ordinairement court. 
Antennes de onze articles. 


Sous-tribu 11. Convexes. Corps plus ou moins convexe en 
dessus (ordinairement allongé, quelquefois linéaire, el ayant, 
dans ce dernier cas, les élytres un peu déprimées sur leurs 
disques dans quelques espèces). 

(Loc, cit. Vol. 4, p. 1). 


Tribu IV. LePruriTEs. 


Yeux arrondis, entiers où à peine échancrés. Antennes insérées en 
avant des yeux, ou tout au plus à l'extrémité antérieure de leur faible 
échancrure. Tête prolongée postérieurement derrière les yeux ou rétrécie 


86 ARCHIVES 


brusquement en manière de cou à sa jonction avec le corselet. Mandi- 
bules de grandeur ordinaire, semblables ou peu différentes dans 
les deux sexes. 

Sous-tribu 1. Laticerves. Tète prolongée derrière les yeux, 
sans diminuer de largeur jusqu'au cou. (Yeux un peu échancrés:; 
antennes de onze articles obconiques, souvent courtes). 


Sous-tribu IT. Angusticerves. Tète rétrécie en manière de cou 
immédiatement après les veux. (Articles des antennes ordinai- 
rement cylindracés). 

(Loc. cit. 1835, Vol. 4, p. 197). 

M. le comte Dejean, dans la 5° édition de son catalogue, en 
1837, indiqua plusieurs coupes nouvelles de Cérambycides ; sa 
collection en renfermait 1,802 espèces. 

En 1839, M. Westwood adopta trois divisions pour cette 
famille, qui sont les suivantes : 


Fam. I. Prionites. 
Fam. II. Cérambycites. 
Fam, II. Lepturites. 
(Intr, to the Mod. Class. of Ins., Vol. 1, p. 555 et suiv.). 


A la même époque, M. Mulsant (Hist. Nat. des Col. de France, 
Long. 4" liv., p. 16) proposait l'arrangement que voici : 


Enfoncée dans le prothorax jusqu'aux / 
| yeux (quelquefois séparée par une| Tête penchée 
sorte de cou, mais alors le troisième | en avant. PROCÉPHALIDES. 
article des antennes égale le quart de) Tête verticale 
la longeur totale de ces mes. où inclinée. CLINOGÉPHALIDES. 
Yeux très échancrés. 


Tête 


Séparée par une sorte de cou, du prothorax qui est 
rétréci en devant. Troisième article des antennes n’éga- 
lant jamais le quart de la longueur de ces organes. Yeux 
ordinairement presque entiers. DÉRÉCEPHALIDES, 


ENTOMOLOGIQUES. 


I. PROCÉPHALIDES. 


Fam. I. Spondylites. 
Fam. II. Prionites. 


Fam. II. Cérambycites. 
IT. CLINOCÉPHALIDES. 
Fam. IV. Lamiites, 


Fam. V. Saperdites. 


III. DÉRÉCÉPHALIDES. 


Fam. VI. Rhagites, 
Fam. VII. Lepturites. 


En 1845, M. Emile Blanchard (Hist. des Insectes, vol. 2, 
p. 136), établit, pour les Cérambyciens, la classification sui- 
vante : 


19 


. Notophysites. 


Cyrtognatites. 


Distichocérites. 
Trachydérites. 
Eburites, 
Phoracanthites, 
Xystrocérites. 


Acanthocinites. 
Mésosites. 
Stellognatites. 


. Lamiites vrais. 


I. SPONDYLITES, 
IT, TRICTENOTOMITES. 


III, PRIONITES. 


3. Psalidognatites. 
Li. Prionites, 


IV. CÉRAMBYCITES. 


. Malacoptérites. PE 
Cérambycites vr'ais. 

8. Callichromites. 

9. Rhopalophorites. 


Callidiites. 


V. L'AMIITES. 


Cu 


Pétrognathites. 
Tétraophthalmites, 
. Saperdites. 


1 


88 ARCHIVES 


VI. LEPTURITES. 


1. Desmocérites. h. Vespérites. 
2. Cosmétites. 5. Lepturites. 
3. Sténodériles. 


Il est à regretter que M. Blanchard n'ait pas caractérisé 
d’une manière plus complète, les groupes qu'il a créés. 

Dans son travail sur les Cérambycides du British Muséum, 
1853, M. A. White a adopté les grandes coupes des auteurs, 


mais il ne les a point subdivisées en tribus comme M. Blan- 
chard. 


Ici s'arrête l’histoire des insectés qui nous occupent. Ün 
grand nombre d'auteurs ayant senti la nécessité de changer tous 
les noms dérivés du latin, tels que Lamellicornes, Pectinicornes, 
Longicornes, etc., ont proposé pour celte derniere les sui- 
vants : Cerambiciens (Redtenb. Gatt. deutch kaf. F, p. 107) ; Eu- 
cerata, Westwood (Mod, Class. Ins. Syn. 40); Cerambyciens, 
Blanch. (Hist. des Ins. IT, p: 156); Cerumbycidæ, Le Conte, Cat. 
of Melsh. July 1853, Philadelphie, ete... 

Il me semble tres rationnel de désigner cette famille sous le 
nom de : CÉRAMBYCIDES, qui, comme on l’a vu, a déjà été 
employé par plusieurs auteurs. 

De toutes les divisions primaires établies par ceux-ci, deux 
seulement, celles de Latreille, me paraissent être basées sur un 
caractère d’une grande valeur, la structure des yeux (. Si ces 
deux divisions sont adoptées ultérieurement par les entomolo- 
gistes, je propose de les désigner ainsi : 


I. Cérambycides dont les yeux sont échancrés ou réniformes (1'° section, 
SET.) : 


(1) Le caractère sur lequel sont basées les divisions primaires de M. Mulsant, 
savoir, la position de la tête, me paraît être d'une valeur très contestable. 


ENTOMOLOGIQUES. 59 


ENTEMNOPSITES Thomson. 
(ev-reuva, j'échancre; +4, œil.) 


(Prionites, Cérambycites, Lamiiles). 


II. Cérambycides dont les yeux sont arrondis, entiers ou à peine échancrés 
(2° section, Serv.) : 


STRONGULOPSITES Thomson, 
(orpcyyvrow, j'arrondis; o}, œil.) 


(Lepturites). 


Il est évident que si les coupes de Prionites, Ceramby- 
cites, etc... , sont conservées, elles ne pourront plus dési- 
gner de vastes assemblages de Cérambycides souvent très diffé- 
rents entre eux; ces coupes, telles qu'on les conçoit aujour- 
d'hui, devront donc nécessairement disparaître comme celles des 
Sabulipalpes, Troncatipennes, etc.., dans la famille des Carabides. 

Le nombre des espèces de la famille actuelle s’est beaucoup 
accru depuis quelques années ; ma propre collection en renferme 
environ 3,500, et ce chiffre augmente tous les jours. Les col- 
lections réunies en Europe doivent en contenir au moins le 
double. 

Il y a tout lieu de croire et d'espérer que l'illustre savant, 
dont le généra des Coléoptères a déjà répandu une lumière si 
vive sur l’entomologie, pourra s'occuper prochainement de la 
révision des Cérambycides. Cette famille ne tardera donc pas à 
prendre, dans la hiérarchie scientifique, le rang élevé auquel il 
lui est permis d’aspirer, et où la placera certainement le génie 
de Lacordaire. 


MÉMOIRE 


A L'HISTOIRE DE L'ENTOMOLOGIE D'ARISTOTE, 


SUIVI DE REMARQUES SUR CELLE DE PLINE, 





bux Auud de fe Senees: 


Le nom d’Aristote est, à l’époque actuelle, exilé du vocabu- 
laire de l’entomologie. Je sais bien que ce grand naturaliste 
n'avait ni microscope pour approfondir les mystères de cette 
science, ni imprimerie pour publier les résultats de ses recher- 
ches; cependant, après plus de 2,000 ans, il nous est encore 
permis de lire et d'admirer ses ouvrages. 

C'est que le temps, ce grand destructeur, a respecté cepen- 
dant les œuvres du génie. Puissent nos ouvrages être lus, 
et surtout être admirés par les savants, à une époque aussi 
éloignée ! 

Loin de moi de vouloir revendiquer pour le maître et l'ami 
d'Alexandre-le-Grand une place que les auteurs modernes ne 
lui accorderont jamais. Je viens vous demander l’aumône pour le 
nom d'Aristote, et voilà tout. Combien d'auteurs ayant adopté 
les noms qu’il a créés, ne l’ont pas cité? Sans doute un grand 
nombre de ces noms ont perdu leur signification primitive, mais 
tous sont loin d’être dans ce cas. C’est pour ceux de cette dernière 
catégorie que je réclame aujourd’hui un arrêt de votre justice. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 91 


Voulez-vous reconnaitre Aristote comme l’un des nôtres et 
permettre qu'on puisse le citer à l’occasion? Alors, accordez- 
moi cette aumône que je sollicite de vous, et dont on trou- 
vera l'apologie dans les pages suivantes. 


1°° avril 1857. 
HISTOIRE D'ARISTOTE ET DE SES OEUVRES. 


Rarement un grand homme existe seul. Le même siècle admira 
Platon, Démosthène et Alexandre. Aristote naquit à Stagire, 
petite ville de l'Olynthie en Macédoine, l'an 354 avant Jésus- 
Christ, ou 2211 ans avant notre ère. Il descendait, dit-on, 
d’Esculape en ligne directe. À dix-sept ans, Aristote prit des 
lecons de Platon; on loue la bonté de son caractère, mais les 
auteurs de sa vie ne le peignent pas d’une fort belle stature. 

Aristote fut. marié; il épousa Pythaïs, dont il eut une fille à 
laquelle il conserva le nom de sa mère. Plus tard, il vécut avec 
Herpyllide, qui fut sa maîtresse, et en eut un fils qu'il aimait 
beaucoup. 

Instituteur d'Alexandre, ce prince, appréciant ses talents, le 
récompensa de la manière la plus sensible pour un savant, en 
lui facilitant tous les moyens d'étendre ses connaissances. 

Quelques auteurs (Diogène, Laërce, Ammonius, etc.) pré- 
tendent qu’Aristote accompagna Alexandre dans ses expéditions, 
et qu'il ne se retira à Chalcis qu'après la mort de ce prince. Les 
uns assurent qu'il but de la ciguë à l’âge de soixante-trois ans; 
d’autres aflirment qu’il mourut de maladie à l'âge de soixante- 
dix ans. 


92 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


Les ouvrages d’Aristote sont nombreux. En effet, il a laissé 
vingt-cinq livres sur l'histoire des animaux, dont les auteurs 
modernes pe paraissent guère avoir tenu compte. Il serait super- 
flu de les analyser ici, et je me contenterai de parler des sources 
dans lesquelles Aristote a puisé ses connaissances. 

I fut le premier qui rassembla un certain nombre d’ou- 
vrages pour s’en former une bibliothèque. Mais il lui fallait des 
ressources d’un autre genre. Selon Athénée, Alexandre donna à 
Aristote 800 talents, et lui fournit quelques milliers d'hommes 
pour parcourir l'Asie et la Grèce, réunir des animaux de toute 
espèce, les observer, les élever, de manière que rien de ce qui 
les concernait ne lui échappât. | 

Comment les ouvrages d’Aristote sont-ils parvenus jusqu’à 
nous ? Il avait deux élèves : Menedeme et Théophraste, de 
Lesbos; il laissa à ce dernier son école et sa bibliothèque. De 
Théophraste, ces livres passèrent à son disciple Nibé, fils de 
Corisque, natif de Scepsis en Phrygie. Enterrés par les succes- 
seurs de celui-ci, ils furent achetés par Apellicon, que Strabon 
représente comme un amateur. Ces mêmes livres passèrent avec 
la bibliothèque d’Apellicon aux mains du dictateur Secylla, qui 
l’acheta en Grèce. Bientôt ils furent transportés à Rome, revus 
par un grammairien nommé Tyrannion et rendus publics par 
Andronic de Rhodes. 

Vers le milieu du xv”* siècle, deux Grecs, Georges de Trébi- 
zonde et Théodore de Gaza, traduisirent en latin l'Histoire des 
animaux; le dernier publia sa traduction de 1471 à 1475. Fami- 
liarisé avec la langue grecque, il a été, plus que personne en état 
de représenter les noms véritables imposés aux animaux par 
Aristote. La traduction de Jules-César Scaliger date environ 
de 1550; celle de Camus, la dernière qu’on en ait faite, fut 
publiée à Paris en 1783; c’est d'elle que j'ai tiré les détails 
qu'on vient de lire et une partie de ceux qui suivent. 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


DES 


INSECTES ET ANIMAUX ANALOGUES 
Connus et désignés par ARISTOTE, 


‘AVEC LEURS NOMS LATINS SELON L'ANCIEN TRADUCTEUR, 
Gaza ET SCALIGER (1). 





d'ARISTOTE. 





A’xapf 
A’xpis 
*A’yapéyn 
A'poxns 
À THdpls 
* A’rTénaGos 
A’xETNs 
BouBUrios 
BouSy£ 
*Bogouxos 
E’AuIYS 


EuTis 
EYTepa ns 
Ey Adi 


E’qiuepo) 
H'‘r0n06 
l'#A06 
l'aTouvpune 


V'xYEUUEI 
Kèur 


EXPRESSION 
RS 


de Pancien traducleur. 


Akare. 
Locusta. 
Anthrena. 
Aranea. 
Askaris. 
Altelabus. 
Acheta. 
Bombilius. 
Bombyzans, 
Bostrichus. 
Lumbricus. 





Empys. 
Terræ intestina. 
Vimmiculus. 


Ephimerum. 
Ipiliolis. 

Tulus. 

Equeslris formica. 


Ichneumon. 
Kampa. 





de SCALIGER, 


ACari. 

Locusta. 

Crabro. 

Araneus. 

Tipula. 

Bruchus. 

Acheta. 

Bombyx. 

Bombyx. 

Cirrus. 

Tinea five lumbri- 
cus. 

Culex mulio. 

Terræ intestina. 

|Vermes qui carnes 

| putres edant, 

| 

|Ephemerum, 

|Hepiolus. 

Iulus. 

Formica quæ aques 
appellatur. 

Ichneumo. 

|Eruca. 











de GAZA. 


2 


Acari. 
Locusta. 
Crabro. 
Araneus. 
Ascaris. 
Bruchus. 
Canora. 
Bombyx. 
Bombyx. 
Cirrus. 
Lumbricus. 


Culex mulio. 
Terræ intestina. 
Vermes qui putribus 
in carnibus enas- 
centur. 
Ephemerum. 
Hepiolus (Papillon). 
fulus, 
Hippomyrmex. 


Ichneumo. 
Eruca (Chenille). 


(1) Lesnoms désignés par une astérique appartiennent aujourd'hui à des genres 


de Coléoptères, 


9! 


ARCITIVES 


2 ———— ————— —— 


EXPRESSION 
SE 


START 
d’ARISTOTE. 


de l’ancien traducteur. 


I 


*Kay4æpis 
*Kéydapos (1) 
*KodpaGos (2) 


Kg? 

KA hpos 
Knép 
Kopls 
KpoTwY 
Kuyopæie 
K@AGTHS 
KoYon 
Auxos (3) 
M£EaTle 

*M#àoAc7ôn 


Muia 
Mupuië 
Muon} 
*Nexvdæ nos 
EVA 0po7 


Oipéos(4) 
O'y06 0 TOAUTES 


*O’paudoxyn 


Dyyéo 


Kantharis. 
Cantharus. 


Carabus et Karam- 
bius. 

Cefenus. 

Cleros. 

Cnips. 

Coreis. 

Kroton. 

Musca Cannia. 

Colotes. 

Konops. 

Lupus. 

Apis. 

Melolontha. 


Musca. 
Formica. 
Myops. 
Nekydalus. 
Ytyloforum. 


Ystrus. 
Omus multiplex. 


Oreodagna. 


Ypenia. 


de SCALIGER, 
Cantharida. 


Scarabœus pillula- 
rius. 

Fullo et Scarabœus 
taurus. 

Fucus. 

Clerus. 

Mulio. 

Cimex. 

Redivius. 

Cynoraïsta. 

Golota. 

Culex vissarius, 

Lupus. 

Apis. 

Scarabœus et Scara- 
bœus viridis. 

Musca. 

Formica. 

Tabanus. 

Necydalus. 

Xylophtorum, ligni- 
perda. 

Asilus. 

Asellus multipes. 


Orsodacna , quam 
mordellam appel- 
lem. 

Aciæ,. 


(4) Aristote a désigné un poisson sous le même nom. 


(2) Id. 
(3) Id. 
(&) Id. 


un crustacé 
un quadrupède 


id. 
id. 


un animal aquatique (OEstre) id. 


de GAZA. 





Cantharis (Cantha- 
ride). 

Scarabœus  pillula- 
rius. 

Fullo et Scarabœus. 


Fucus (Bourdon). 

Clerus. 

Mulio. 

Cimex (Punaise). 

tecinus (Tique). 

Cynoraïsta. 

Colota. 

Culex. 

Lupus. 

Apis (Abeille). 

Melolontha et Scara- 
bœus pillularius. 

Musca. 

Formica. 

Tabanus (Taon). 

Necydalus. 

Xylophtorum (perce- 
bots). 

Asilus. 

Asellus multis pe- 
dibus  præditus 
(Cloporte). 

Orsodacna 
delle). 


( Mor- 


Peniæ. 


ENTOMOLOGIQUES. 


95 


ee SE ee au Re nn ES Re MR ee 





d'ARISTOTE. 





Ipagoxspés 
“Iuyoraurmis 


Nupavgns 

Zelpiy 

EhTis 
*Siaqn 

Zxvir 

Zxondme/dpa 


Zxoprios 
Zxopribdes 


Zxoan£ 
*ETaquAIJ0s 

ZonË 
*Epoydvan 

Tevépndœ 


Tepndcy 
Terliyounroa 


TeTliy 010 


Tèrlg 
Y'repa 
Daardy 107 
DdnayE 
DôTipes 
Dap 


Y y 
YyAAOY 
Yuan 
Yuxn 


EXPRESSION 
mm" — 


de SCALIGER. 


de l’ancien traducteur. 
Prassicaris. 
Pikokpis. 


Pyraustis. 
Ecreis. 
Tinea. 


Scolopendra. 


Scorpius. 
Scorpiale. 


Vermis. 
Stafilion. 
Vespa. 
Spondila, 
Tenthridon. 


Teredo. 
Cicadarum matrem. 


Tettigonium. 


Cicada. 

Ypera. 

Falangium, Aranea. 
Falanx. 

Pediculi. 

For. 


Judicium. 
Psylla. 
Pulex. 
Psycha. 





Blatta. 
Cicindela. 


Pyrausta. 
Sirenis. 
Tinea. 
Silpha. 
Culex. 
Gentipeda. 


Scorpio. 

Bestiolasimilis Scor- 
pioni. 

Vermis et Cossus. 

Pastinaca. 

Vespa. 

Verticillum. 

Teredo. 


Harde. 
Tettigometra. 


Cicadaster. 


Cicada. 
superæ. 
Phalangium. 
Falanx. 
Offifraga. 
Fur. 


Ficarius Gulex. 
Pulex. 
Pulex. 


Papilio. 
| 


de GAZA. 
ns 
Porricida (Mite qui 
mange le porreau) 
Cicindela ( cul-lui- 
sant). 
Pyrausta. 
Siren. 
Tinea (Teigne). 
Silpha. 
Culex (Moucheron). 
Gentipeda et Scolo- 
pendra. 
Scorpius 
Scorpiunculus. 


Vermis et Cossus. 
Pastinaca. 
Vespa. 
Sphondyla. 
Tenthredo 
geur ). 
(Chenille tarière.) 
Tettigometra (mère 


(Gru- 


de Cigale). 
Cicadaster ( Ciga- 
Lette). 
Cicada. 
Hyperia. 
Phalangium. 
Falangium. 
Offifraga (Orfraie). 
Fur (Abeille vo- 
leuse). 
Psen. 
Pulex (Psylle). 
Pulex (Puce). 
Papilio (Papillon). 


96 ARCHIVES 


(Avépéyn), ANTHRENUS Aristote. Hist. des Anim. 
— Geoffroy. Ins. des env. de Paris. I, p. 113. 


Aristote s'était servi de ce nom pour désigner un poisson; il 
a été adopté par Geoffroy pour le genre Anthrenus qui fait partie 
aujourd'hui de la famille des Dermestins. 


(A’r7é1260s), ATTELABUS Aristote. Loc. cit. 
— Fabr. Syst. Eleut. 2. 416. 


Pline dit que l’Attelabus est une espèce de petite sauterelle : 
« Adversantur et locustarum minima sine pennis quos attelabos vo- 
cant. » Liv. xx1x, ch. 5. Saint Jérôme, cité par Constantin, lui 
donne de petites ailes (V° 4’r7é1u60c) : « Modicis pennis reptans 
potins quam volans, semperque subsiliens. » Swammerdam pense que 
l’Attelabus des anciens n’est autre que la sauterelle elle-même 
dans l’état où ses ailes commencent à manquer. 

Ce genre fait actuellement partie de la tribu des Attelabites, 
famille des Curculionides. 


(Bo@uxos), BOSTRICHUS Aristote. Loc. cit. 
— Fabr. Syst. Eleut. IL. p. 384. 


(Voir Iuyoraurés). 


{Kayaapis), CANTHARIS Aristote. Loc. cit. 
— Fabr. Syst. Eleut. N° 58. 
TELEPHORUS Schæf. Elem. Ent. Tab. 123. 


« Ces insectes, dit Aristote, ont leurs ailes dans un étui, et 
aiment les odeurs fortes. « Gaza et les autres traducteurs d’Aris- 


ENTOMOLOGIQUES. 97 


tote ont pensé avec raison que ce nom désignait les mouches 
Cantharides (Coléoptères vésicants). 

Je propose donc de donner le nom de Telephorus Schæffer au 
genre Cantharis actuel ®, et de substituer ce dernier nom à celui 
de Lytta Fabr. dont la L. Vesicatoria de cet auteur serait le type. 
La famille des Vésicants prendrait alors le nom de CANTHARIDES. 


(Kavtapos) CANTHARUS, 
Par traduction littérale selon Camus : 


SCARABZÆUS, Aristote. 
—_ Fabr. Syst. Eleut. I, p: 22. 


Le mot Scarabœus, selon moi, est dérivé du mot Ké»tapos, qui 
a été aussi appliqué à un poisson par Aristote. 1] me paraît avoir 
une grande analogie avec le nom de gnacacen, Melolontha, du 
même naturaliste. En effet, dans un passage de la comédie des 
Nuées (v. 761), Aristophane fait dire à Streptiade par Socrate : 

« Laissez aller votre pensée comme Ja Melolontha qu'on lâche 
en l'air avec un fil à la patte. » 

Sur quoi le Scholiaste répond : 

« Cette Melolontha, que les enfants lient avec un fil et qu'ils 
font voler, est un insecte d’or semblable aux Cantharus (Scara- 
bœus). » 

Les Melolontha et les Scarabæus ont, d’après Aristote, les ailes 
formées de membranes sèches et recouvertes d’étuis. Il leur 
donne pour origine des vers qui se forment dans les excréments 
du bœuf et de l'âne. Rien ne paraît mieux indiquer les Scara- 
béites (Lamellicornes) en général. 


(4) Lacordaire vient de le faire dans son Genera des Coleoptères, vol. 4, 
1857, p. 353. 
ÿ 


98 ARCHIVES 


Il me paraît certain qu'Aristote etles auteursqui l'ont suiviont 
voulu désigner sous le nom de Wfelolontha les hannetons propre- 
ment dits, et ont appliqué celui de Scarabœus aux Coprophages. 
Pline et d’autres savants ont ensuite appelé Scarabœus tous-les 
Scarabéides et mème les Coléoptères en général (Hist. des Anim. , 
liv. XI, 8 xxxiv). 

Le nom d’Aristote doit donc être placé en regard du genre 
Melolontha avant celui de Fabricius. Je dirai maintenant quelques 
mots sur la nécessité de restituer les noms de Scarabœus, Scara- 
béites et Scarabéides, aux insectes qui sont désignés dans le 
Genera de Lacordaire sous ceux de Dynastes, Diynastites et La- 
mellicornes. Aujourd’hui qu'on est convaincu de la nécessité de 
changer tous les noms de famille issus du latin, cette mesure est 
autant une affaire d'équité et de justice pour Aristote, qu une 
question de grammaire 

M. Kirby (Trans. don t. x1V, p. 567) créa le nom de 
Dynastes pour mieux désigner, selon lui, le Scarabœus Hercules. 
Burmeister, en 1847 (Handbuch der Entomologie, t. v, p.210), 
et Lacordaire, en 1856 (Gen. des Col., vol. 111, p. 387), adop- 
tèrent ce nom de genre et admirent de plus la tribu des Dynas 
tites. 

Je partage l'opinion émise en 1842 par M. E. Blanchard, qui, 
dans son Histoire des Insectes (vol. 1, p. 205), substitue le nom 
de Searabéiens à celui de Lamellicornes, et partant, je suis 
d’avis de désigner le genre Dynastes Kirby, sous le nom de Sca- 
rabœus Aristote, dont le Scarabœus Hercules, lun des plus remar- 
quables insectes qui existent, pourra être le type. La tribu des 
Dynastites sera donc celle des Scarabéites. 


(1) Je propose de dire plutôt : SCARAB£IDES. \ 


EMTOMOLOGIQUES. 99 


(KépæSoc), CARABUS Aristote. Loc. cit. 
= Fabr. Syst. Eleut. I, p. 168. 


On pense qu’Aristote a voulu désigner sous ce nom une espèce 
de Coléoptère. Tout ce qu'il en dit, c'est qu'elle a des petites 
cornes sur la tête: autrement dit, des antennes. I a aussi em- 
ployé ce nom pour désigner un crustacé. 


(Kañpos), CLERUS Aristote. Loc. cit. 
Clerus Fabr. Syst. Eleut. I, p. 279. 


« C'est le nom, dit Aristote (LIX, p. 615), d'un petit ver qui 
se forme dans le plancher des ruches. Quand il a pris croissance, 
il remplit toute la ruche comme de fils d'araignées, et la pourri- 
ture se met dans les gâteaux... Il produit dans ceux-ci un autre 
animal qui lui ressemble et qui a la figure d’une araignée. » 


(Nexudaunos), NECYDALIS Aristote. Loc, cit, 
— Linné. Syst. nat. p. 641. 


Selon Aristote, il existe un grand ver qui a des cornes et dont la 
première métamorphose produit une chenille qui devient Bom- 
byle, et se change ensuite en Necydalis; ce nom a été employé 
par Linnée pour désigner un genre de Cérambycides. 


(O'paadaxyn), ORSODACNA Aristote. Loc. cit. 
— Latr. Hist. des Crust. et des Ins. 
t. XI, p. 349. 


Ce nom vient de deux mots grecs : &«, J'excite, j'élève 
et daxve , je mords. « L’insecte qui le porte, dit Aristote, vient 


100 ARCHIVES 


de vers qui se métamorphosent après s'être formés dans la tige 
du chou » (liv. V, ch. x1x). Gaza a traduit ce nom par celui de 
Mordella, qui a été employé par Fabricius pour caractériser un 
genre d’Hétéromères Trachélides. Latreille a désigné sous celui 
d’Orsodacna un genre de Chrysomélides. Swammerdam a donné 
le nom de Mordella à un genre de Libellules. 


(Hvyoaauris), PYGOLAMPIS Aristote. Loc. cit. 
—— Dejean, Cat. 3e éd., p. 115. 


Aristote et Dejean ont tous deux appliqué ce mot à un genre 
de Malacodermes appellés vulgairement vers luisants, Le premier 
cite d’abord, comme un exemple, des insectes qui, dans le 
même groupe, comprennentdes individus ailés et des individus 
aptères (Hist. liv. IV, ch. 1, p. 171). 

Je propose de mettre le nom d’Aristote en regard du genre 
Pygolampis avant celui de Dejean. 

Les noms de Bostrichus et de Cicindela paraissent être iden- 
tiques avec ce dernier. 


(Zn), SILPHA Aristote. Loc. cit. 
—  Linné. Syst. Nat. p. 571. 


Aristote compte la Silpha parmi les animaux qui se dépouillent 
de leur peau. On s’accorde à reconnaître en elle, d’après Camus 
(Notes, p. 772), uné mite, en latin, Blatta. D’après l'autorité 
du scholiaste Aristophane (sur la comédie de la Paix), ce doit 
être une mite puante qui répand une mauvaise odeur partout où 
elle passe. 


* 


ENTOMOLOGIQUES. 191 


(ZErapuxiyos), STAPHYLINUS Aristote. Loc, cit. 
— Linné. Faun. Suec. p. 839. 


En parlant des maladies auxquelles le cheval est sujet, Aristote 
dit qu'il est mortel pour un cheval d’avaler un Sfaphylinus. 
« Cela est gros, dit-il, comme un Spondyle » (Hist. liv. VITE, 
ch. xx1v). 


(Zgo/van), SPONDYLIS Aristote. Loc. cit. 
— Fab. Syst. Eleut. Il, p. 376. 


Aristote dit seulement que les Spondyles s’accouplent. Ils ne 
paraissent pas être très différents des Séaphylinus. 


Voici maintenant la liste des principaux noms employés par 
Aristote pour désigner différents animaux, et que les entomolo- 
gistes modernes ont appliqués à des genres de Coléoptères : 


(Oiseau).  Afyigos. Ægythus Fabr. (Érotylides). 

(Oiseau). Bpé/405. Brenthus Fabr. Schônh. (tribu des Brenthites, Cur- 
culionides). 

0) Apemayis, Drepanus Iliger. Pseudomorpha Kirby (tribu des 

dragon Pseudomorphites, Carabides). 

(Poisson). E"xac4, Helops Fabr. (Hélopides). 

(Héron). E’pœducs, Erodius Fabr. Pimelides. (Mélanosomes). 

(Poisson). K/xan, Cyclous Eschscholtz. (Gyrinides). 

(Oiseau). Kéguydis Cymindis Latreille (Carabides). 

(Poisson, Requin). Aa Fabr. (Cérambycides). 

(Quadrupède, Tigre). Maprixopæ Manticora (tribu des Manticorites, 

Cicindélides). 


4102 ARCHIVES 


Aristote, Pausanias, Pline, Elien, Phile, etc., ont indiqué 
Ctésias comme étant l’auteur de cenom, qui signifie : Man- 
qeur d'hommes. D’après Ctésias, la Manticora est un animal de 
l'Inde qui a la face de l’homme, la taille du lion, le poil de la 
couleur du cinabre ; elle a trois rangées de dents, les oreilles, 
et les veux bleus de l’homme; la queue est celle du scorpion, 
l'aiguillon qu'elle porte est de plus d’une coudée de longueur, 
et en outre de celui qui est à l'extrémité, il y en a encore 
d’autres de chaque côté de la queue. Ces animaux sont en grand 
nombre dans l'Inde; ceux qui les chassent sont armés de flèches 
et montés sur des éléphants. 

Gesner a pensé que la Manticora était la Leucronota de Pline, 
animal aussi fabuleux que le premier. « Tous ces noms, dit-il, 
ont été donnés à la hyène. » 

Je crois, au contraire, avec Pausanias et Camus, que la Man- 
ticora n'était autre que le tigre, dont la peur, aidée de l'imagina- 
tion, a changé les traits de cet animal dans l'esprit de ceux aux- 
quels il inspirait une grande frayeur. 


(Poisson). Zazepdis, Saperda Fabr. (Cérambycides). 


(Oiseau de roche). Xæaædptoc, Calandra Fabr. (Curculionides). 


LT. DES CONNAISSANCES ENTOMOLOGIQUES D'ARISTOTE. 


Voici plusieurs extraits de l'Histoire des Animaux de ce natu- 
raliste qui permettront au lecteur de juger des connaissances 
qu'il possédait sur les Coléoptères : 


« Ge qui compose la masse du corps des insectes n’est ni de 
la nature des coquilles, ni une chair telle que celle de l'intérieur 


ENTOMOLOGIQUES. 103 


des testacés; il est d’une nature mitoyenne : c’est parce qu'ils 
n'ont ni arète, ni os, ni partie solide, telle que l'os de la sèche, 
ni coquille qui les couvre, que leur corps se soutient lui-mème 
par sa solidité naturelle, sans avoir besoin d'appui. Voilà pour 
les parties extérieures des insectes. Leurs parties intérieures 
sont d'abord, après la bouche, un intestin qui, dans la plupart, 
est simple et va directement à l'anus. Dans quelques-uns, en 
petit nombre, l'intestin forme des circonvolutions. Aucun in- 
secte, non plus que tout autre animal n'ayant point de sang, n’a 
ni viscères ni graisse. Quelques-uns ont un estomac, et alors 
c’est de là que part l'intestin, soit qu'il soit droit ou qu'il 
forme des replis. On en a un exemple dans le criquet. » 
(Liv. IV, VIL.) 


« Chez les insectes, le 4 est plus petit que la $ ; lors de 
l'accouplement, il monte sur elle. » (Liv. V, XIX.) 


« Le Scarabæus pillularius (xaépos, sie) passe l'hiver dans 
les boules de fiente qu’il a faites et roulées, et y dé ‘pose ee vers 
qui le reproduisent. » (Liv. V:XIX.) 


Dans le: nombre des insectes (-£’rouv) qui dépouillent 
leur vieille peau sont : les Coléoptères ( Koaco71<pa ), la Silphe 
(=/on), l'Empis (Eun) et le Scarabœus pillularius (k2'apoc) ; 
mais ils ne sortent de leur enveloppe qu'après leur forma- 
tion. » (Liv. VIII, XVIL.) 


LV. ENTOMOLOGIE DE PLINE- 


« Les insectes, dit ce naturaliste, existent en grand nombre 
sur la terre et dans l'air, et leurs espèces varient à l'infini... 


10! ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


On les a tous, avec raison, nommés insectes, à cause des inci- 
sions qui partagent leurs corps... » Liv. XI. 


« Chez quelques-uns, les ailes sont garanties par une sorte 
d’étui qui les renferme : tels sont les Searabées (Coléoptères), 
dont l'aile est très mince et très fragile... On distingue une 
sorte de grands Scarabées qui ont des cornes très longues, dont 
les extrémités fourchues se ferment à volonté pour saisir les 
objets... Nigidius les nomme : Lucanides.…. Une autre espèce 
est celle qui, marchant à reculons, roule de grosses boules 
de fiente dans lesquelles elle dépose les petits vers qui 
doivent perpétuer sa race (Coprophages)... D’autres Scarabées 
dorés et très grands creusent les terres arides..…. Près d’Olynthe, 
ville de Thrace, est un canton où ces insectes ne peuvent vivre ; 
ce qui l’a fait nommer Cantarolethrus (mort des Scarabées). » 
Loc. cit. î 


J’appellerai surtout l'attention du lecteur sur les insectes que 
Nigidius désigne sous Je nom de Lucanus et que Pline décrit ainsi 
qu'il suit : 


« In quodan genere eorum (Scarabæorum) grandi, cornua præ- 
longa, bisulcis dentata forcipibus in cacumine, quum libuit ad morsum 
coeuntibus. … LuGANOS vocat hos Nigidius. » Loc. cit. 


Cette description n’est pas douteuse. 

Les noms de Nigidius et de Pline doivent donc être mis en 
regard du genre Lucanus avant celui de Linnée. 

Quant au nom latin de Pectinicornes, employé par Burmeister 
et par Lacordaire pour désigner ces insectes, il doit nécessaire- 
ment disparaître, et je crois qu'il sera très logique de lui substi- 
tuer celui de Lucanines, déjà employé à cet effet par plusieurs 
auteurs, 


LETTRE 


SUR LA LARVE DE LA CICINDELA HYBRIDA. 


À l'occasion de mon ouvrage intitulé : Monographie des Cicin- 
dèlides , dont la première livraison , contenant la tribu des 
Manticorites, vient de paraître, M. le docteur Laboulbène a bien 
voulu n’envoyer plusieurs larves de Cicindela, dont trois vivantes, 
qu'il a recueillies tout récemment à Bouray, près Étampes. Ce 
savant entomologiste avait placé ces dernières dans une boîte 
avec du sable, où elles ont vécu pendant quatre ou cinq jours. 
Je crois devoir communiquer ci-après aux lecteurs des Archives 
la lettre que M. Laboulbène m'a adressée sur cette intéressante 
découverte, et qui renferme des détails très curieux sur lesdites 
larves. 


Paris, 6 mai 1857. 


Monsieur et cher collègue, 


Je viens de faire dans la journée d'hier une excursion entomo- 
logique à Bouray, près d’Étampes, avec mon ami etnotre collègue 
M. Louis Amblard, et j'ai eu le plaisir de prendre pour la pre- 
imière fois des larves de Cicindela. J'ai pensé à vous, en faisant 
cette trouvaille, et je m'empresse de vous les envoyer. Vous pu- 
bliez dans ce moment un magnifique ouvrage sur les Cicindelidæ, 
je ne doute pas du plaisir que vous allez éprouver en voyant ces 
curieuses larves, car je sais que vous ne les avez jamais observées 
vivantes. 


106 ARCITIVES 


Notre excursion à Bouray avait pour but principal de recueil- 
lir des sommités desséchées de Carlina vulgaris qui sont habitées 
par une larve de Cureulionite dont j'étudie les métamorphoses 
et que notre collègue, M. Goureau, observe de son côté. J’ai pu 
ramasser un très grand nombre de capitules de cette plante et 
j'espère maintenant obtenir l’éclosion du Curculionite dont le 
premier état m'est seul connu. 

La journée avait été bien remplie, et nous attendions l'heure 
du retour par le chemin de fer auprès d’une sablonnière 
connue des entomologistes, et où notre collègue, M. V. Signoret, 
a trouvé, entre autres Hémiptères rares, le Doridium lanceolatum. 
Mon attention fut attirée par des Cicindela qui volaient de côté et 
d'autre; elles étaient peu nombreuses, mais je m’assurai, par la 
prise de deux individus 4 et ? , que c’étaient des C. hybrida. 

Pour renfermer à mon aise les insectes dans un flacon à large 
goulot et les engourdir avec l’éther sulfurique (vous savez, mon 
cher collègue, que l’éthérisation était appliquée aux insectes un 
quart de siècle, au moins, avant de l'être à l’homme) je m'étais 
adossé à un des côtés de la sablonnière taillé en talus. L’opéra- 
tion faite, je regardai autour de moi sur ce talus et ne trouvai 
que des Fourmis, quelques Amara ; je soulevai des pierres recou- 
vrant des Julus, des Glomeris ; enfin je remarquai des trous exac- 
tement arrondis, d’une circonférence à recevoir une plume à 
écrire et paraissant très profonds. Une tige desséchée de gra- 
minée d’un pied de longueur disparut entièrement dans l’un 
d'eux. 

Instinctivement j’eus la pensée que ces trous étaient formés 
par des larves de Cicindela, probablement de la C. hybrida dont 
je venais de constater l'existence en cet endroit, et je fis part de 
cette idée à M. Amblard qui recherchait des nids d’Hyménoptères 
fouisseurs dans le sable. 

Pour connaître l'habitant de ces retraites il fallut de la pa- 


ENTOMOLOGIQUES, 407 


tience et faire le métier de terrassier. Le premier trou exploré 
fut choisi sur le bord du talus. Il était presque perpendiculaire, 
d’un pied et demi de profondeur. Une tige sèche de Sfatice arme- 
ria m'a servi de guide, et le sable était déblayé avec les mains et 
un couteau jusqu'auprès de la tige. Alors J'arrivai doucement 
jusqu'à celle-ci en suivant le trajet de la galerie qu’elle indiquait 
dans le sable. Cette galerie était ronde dans son étendue souter- 
raine comme à son orifice extérieur. 

Le fond de cette espèce de puits semble se prolonger à mesure 
que l’on creuse profondément; j’aperçus enfin remuer un insecte, 
une larve de forme bizarre, à tête ronde, d'un vert sombre, 
métallique, à corps grisàtre, à mamelons dorsaux. : 

Je me rappelais assez les figures données par MM. Westwood, 
Chapuis et Candèze et la description ancienne de Desmarest 
pour la reconnaître. Mes pressentiments ne m'avait pas trompé, 
£'était une larve de Cicindela. 

Il faut être entomologiste, mon cher collègue, pour com- 
prendre le bonheur que nous avons ressenti M. Amblard et moi 
et que vous partagerez. Je n'avais encore vu que des figures des 
larves de Cicindela, et je n’en possédais que deux individus dans 
l'alcool, que je dois à l’obligeance de M. Aubé. 

De nouveaux trous et galeries furent reconnus et résolument 
attaqués. M. Amblard, qui est un botaniste et un entomologiste 
passionné, se livra à de tels travaux de déblai qu'il eut assez 
rapidement trouvé huit larves. Nous primes le soin de les isoler 
dans du sable afin de les empêcher de s’entre dévorer. 

J’examinais de mon côté la direction des galeries que 
j'explorais. Elles étaient rarement perpendiculaires, mais plutôt 
légèrement obliques ou un peu curvilignes, le fond était un peu 
plus large que l'ouverture supérieure ou que leur milieu. Nous 
avons trouvé dans ce fond des débris d'insectes coléoptères et 
particulièrement des élytres de Coccinella T-punctata. 


108 ARCHIVES 


J’ai eu le soin de n’intéresser qu’une partie de la circonférence 
de quelques galeries en enlevant seulement le quart de leur 
portion antérieure, en laissant les trois quarts du tube intacts. 
Je suis parvenu ainsi à voir la larve monter et descendre avec 
rapidité par des mouvements alternatifs et anguleux imprimés à 
son corps qu'elle plie en forme de Z et en S’accrochant avec les 
mamelons dorsaux placés aux deux tiers postérieurs du corps, 
mamelons pourvus de crochets. 

Nous n'avons pu trouver aucune larve bouchant la partie 
supérieure de son trou avec sa tête arrondie, déprimée sur la 
face supérieure. Le jour baissait et les insectes se tenaient tapis 
dans leur retraite. 

Exposées à l'air, les larves ont cherché à s'enfuir en marchant 
lentement à plat et en ligne droite, mais quand nous les inquié- 
tions elles courbaient leur corps et ouvraient leurs longues man- 
dibules. Si on continuait à les exciter, elles se repliaient sur elles- 
mêmes et exécutaient de véritables sauts qu'elles répétaient 
plusieurs fois. Placées dans une boîte avec du sable, elles se 
glissent le long des parois en plaçant leur corps en ziz-zag et 
elles avancent ou reculent très vite comme si elles se trou- 
vaient dans leurs galeries. 

J'ai déjà constaté leur instinct carnassier. Deux larves se sont 
trouvées rapprochées et aussitôt l’une d'elles à été mordue par 
l'autre, elle est devenue moins vive, et ce matin je l'ai trouvée 
morte. Je crains de ne pouvoir longtemps conserver ces larves 
vivantes, aussi je vous les envoie afin que vous les puissiez voir 
et que vous ajoutiez à ces renseignements tracés à la hâte tout 
ce que “otre talent d'observation et votre zèle entomologique ne 
manqueront pas de vous faire découvrir, 

Tout à vous, mon cher Collègue, 

D' LABOULPÈNE. 


DESCRIPTION 
DE TRENTE-TROIS ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES. 


15 mai 1857. 


J'ai déja publié, dans la Revue et Magasin de Zoologie (1856, 
p. 112, 472 et 526), des Coléoptères nouveaux appartenant à 
ma collection; aujourd'hui, je présente aux lecteurs des 4r- 
chives la description d'espèces qui en font partie également. 
Quelques-unes de celles-ci, très brièvement caractérisées dans 
ce travail, seront décrites plus minutieusement et figurées 
dans des monographies que je me propose de publier. 


1. CHALCOPHORA (EVIDES) WALLACEI Thomson. 
Patrie : Borneo. Long. 20 à 21 mill. Larg. 8 mill. 

En dessus, d’un brun clair bronzé avec quelques reflets métal- 
liques pourpres; en dessous, d’un pourpre terne mélangé de 
vert. Pattes d’un vert brillant avec des reflets pourpres. 

Tête granuleuse: sillon médian frontal profond. Prothorax 
presque coupé droit sur les côtés, peu arrondi vers les bords 
latéraux postérieurs, plus large et sinué en arrière, finement 
ponctué et pubescent, ayant deux points enfoncés au milieu du 
disque. Ecusson très petit, verdâtre. Elytres plus larges antérieu- 
rement que le prothorax, arrondies aux épaules, assez fortement 
atténuées vers l'extrémité, qui est terminée par deux épines 
suturales, dentées sur leurs bords latéraux postérieurs, obsolè- 


110 ARCHIVES 


tement striées et ponctuées. Dessous du corps granuleux ; pattes 
finement ponctuées. 
Var. a. Elytres d’un vert bronzé obscur. 


9, CHALCOPHORA (EVIDES) FLAMMEA Thomson, 


Patrie : Borneo, Long. 21 à 22 mill. Larg. 7 mill. 


Entièrement d’un rouge euivreux, pubescent en dessous ; 
pattes d’un veñt bleuâtre brillant. 

Premiers articles des antennes verts, les autres noirs. 

Tète ét prothorax très granuleux ; ce dernier coupé oblique- 
ment sur ses bords latéraux ët presque droit ensuite, avec un 
point enfoncé, et à la base qui est un pêu sinuée. Ecusson 
invisible. Elytres plus larges que le prothorax, bordées antérieu- 
rément, dentées sur les bords latéraux postérieurs et termi- 
nées en pointe à l'extrémité; quelques carènes longitudinales 
assez saillantes ; très finement ponctuéés. Dessous du corps fine- 
nent ponctué, la ponctuation serrée; pattes finement et largement 
ponctuées: 


3. CHALCOPHORA (EVIDES) SEX-SPINOSA Thomson: 
Patrie : Bornco; Long. 15 mill. ; larg, 5 mill. 

En dessus d’un brun rougéâtre bronzé, sauf la tête qui est d’un 
vert brillant, ainsi que le dessous du corps et les pattes. Six 
tâches noires sur les élytres, deux au tiers antérieur, et quatre 
vers le milieu de leur longueur. 

Tête et prothorax granuleux ; ce dernier faiblement plus large 
én arrière, peu sinué. Ecusson assez grand. Elytres dépassant à 
péine le prothorax, un peu déprimées latéralement vers le tiers 
antérieur, terminées par six épines; faiblemént dentées sur les 
bords latéraux postérieurs ; striées et ponctuées régulièrement, 
Dessous du corps et pattes très fortement ponctués. 


ENTOMOLOGIQUES. 111 


h. STIGMODERA RUGOSIPENNIS Thomson. 
Patrie : Australie, Long. 27 mill, ; larg, 12 mill. 

D'un noir brillant en dessus, avec quelques reflets verdâtres 
sur le prothorax, et bleuâtres sur les élytres. D'un noir bronzé 
en dessous; pattes de même couleur. Elytres bordées latérale- 
ment d'un rouge fauve. 

Tête finement ponctuée. Prothorax très globuleux, plus large 
en arrière, arrondi sur ses bords, très densément et assez forte- 
ment ponctué. Elytres excessivement rugueuses, les rugosités 
se changeant en gros points enfoncés vers les bords latéraux pos- 
térieurs, sinuées au tiers antérieur, un peu plus larges au tiers 
postérieur, échancrées, et en pointe à l'extrémité, Dessous du 
corps et pattes assez fortement ponctués, 


>. STIGMODERA SECULARIS, Thomson. 


Patrie : Australie. Long. 18 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 


Tête et prothorax bronzés, avec des reflets verdâtres et rou- 
getres. Elytres d’un jaune clair; une tache noire commen- 
cant sur la suture un peu avant le milieu de leur longueur, 
et donnant naissance à une bande qui se prolonge jusqu'à 
l'extrémité ; une deuxième tache vers le tiers postérieur, et une 
troisième d'un vert brillant à l'extrémité ; deux taches au milieu 
des bords latéraux. Dessous du corps d'un jaune très clair, sauf le 
milieu du prothorax qui est d’un vert doré avec quelques teintes 
métalliques, ainsi que la poitrine. Pattes d’un vert métallique 
brillant avec des reflets rougeûtres. 

Tête et prothorax assez finement et densément ponctués: ce 
dernier déprimé vers les bords latéraux postérieurs, et ayant deux 
points enfoncés de chaque côté de la suture. Elytres avec des 
stries longitudinales assez marquées, finement ponctuées. Des- 
sous du corps et pattes ponctués. 


112 ARCHIVES 


| 6. STIGMODERA DAPHNIS Thomson. 


Patrie : Swan River, Australie. Long. 28 mill. ; larg. 1 à 12 mill. 


Voisine, pour la forme, de la C. variabilis. 


Tête et prothorax d’un noir bronzé avec quelques reflets pur- 
purescents ou verdâtres. Ce dernier avec une bordure latérale 
d'un jaune fauve. Elytres noires; huit bandes transversales d’un 
jaune fauve; bords latéraux du prothorax et de l'abdomen bordés 
de même couleur. Dessous du corps d’un vert métallique 
terne. 


Tête et prothorax assez fortement et régulièrement ponctués. 
Elytres terminées en pointe, avec de très fortes stries longitudi- 
nales, finement ponctuées. Dessous du corps et pattes très for- 
tement ponctués. 


Var. a. Les quatre derniers segments de l'abdomen d’un jaune 
très clair. 


7. STIGMODERA LATITHORAX Thomson. 


Patrie : Moreton Bay, Australie. Long. 32 à 33 mill. ; larg. 13 mill. 


En dessus d’un rouge fauve, avec une tache noire longitudi- 
nale médiane sur le prothorax, et une grande tache noire triangu- 
laire sur l'extrémité des élytres. Tête et antennes noires. Partie 
réfléchie de la tête d’un rouge fauve, ainsi que l'extrémité de 
l'abdomen; reste du corps et pattes d’un bleu très foncé. 

Tête et prothorax ponetués ; ce dernier très convexe et arrondi 
latéralement, presque aussi large que les élytres. Celles-ci allon- 
gées, avec des stries longitudinales bien marquées, très finement 


ponctuées. Dessous du corps assez fortement, et pattes finement 
ponctués. 


ENTOMOLOGIQUES. 115 


S. STIGMODERA COELESTA Thomson. 
Patrie : Moreton Bay, Nouvelle-Hollande, Long. 35 mill.; larg, 43 à 14 mill. 


Tête, prothorax, écusson, dessous du corps et pattes d'un 
vert brillant avec des reflets pourpres. Elytres d’un jaune clair, 
avec une bordure mal limitée d’un rouge de sang ; suture d’un 
vert brillant métallique à partir du tiers antérieur. 

Tête ponctuée. Prothorax échancré sur les bords latéraux 
antérieurs, presque coupé droit latéralement, ponctué; une ligne 
longitudinale médiane fort obsolète, Elytres allongées, ayant des 
stries longitudinales peu apparentes ; très finement ponctuées. 
Dessous du corps fortement, et pattes plus faiblement ponc- 
Lués. 


9. STIGMODERA ACUTITHORAX Thomson, 
Patrie : Nouvelle-Hollande, Long. 24 à 25 mill. ; larg. 9 à 10 mill. 


Voisine de la C. Donovannii. 

Tête et prothorax d’un vert doré métallique avec des reflets 
cuivreux. Ecusson et bordure antérieure latérale et suturale des 
élytres de même couleur; disque d’un jaune clair; partie réflé- 
chie du prothorax, partie centrale du mésothorax, et épisternum 
de même couleur; reste du corps d’un jaune clair; segments 
abdominaux bordés d’un vert doré métallique avec des taches 
de même couleur sur les côtés. Pattes d’un vert doré métallique 
avec des reflets rougeûtres. 

Tête et prothorax ponctués. Ce dernier aussi large que les 
élytres à leur naissance, prolongé postérieurement sur les bords 
latéraux en deux pointes tournées en dehors. Elytres avec des 
stries longitudinales assez bien marquées, très finement poin- 
üllées ®. Dessous du corps et pattes ponctués. 


(4) Dans l'individu que je possède, l'élytre droite est échancrée obliquement et 
terminée en pointe, tandis que l’élytre gauche au contraire est seulement arrondie. 


idh ARCHIVES 


10. STIGMODERA AURICOLLIS Thomson, 
Patrie : Moreton Bay, Australie. Long. 13 à 14 mill. ; larg. 5 à G mill. 


Tête, prothorax, dessous du corps et pattes d’un vert métal- 
lique très brillant avec des teintes rougeûtres. Elytres d’un jaune 
clair. 

Tête très fortement déprimée au milieu, ponctuée, ainsi que le 
prothorax qui est peu arrondi sur ses bords latéraux et plus 
large en arrière. Elytres ovalaires, un peu échancrées vers 
l'extrémité et terminées en pointe, avec des stries longitudinales 
peu marquées; très finement ponctuées. Dessous du corps et 
pattes finement ponctués. 


11. STIGMODERA LILIPUTANA Thomson. 


Patrie : Nouvelle-Hollande. Long. 6 à 7 mill. ; larg. 2 mill. 


Tête et prothorax noirs avec des réflets-violets. Elytres noires 
avec des reflets métalliques brillants. Dessous du corps d’un bleu 
foncé. Six taches d’un jaune clair sur les élytres, dont deux an- 
térieures très petites; deux autres taches sur les bords latéraux 
antérieurs, et deux taches, les plus grandes, rondes, après le tiers 
antérieur. 

Tête et prothorax très finement ponctués. Elytres fortement 
striées longitudinalement, terminées en pointe. Dessous du corps 
finement ponctué. Pattes lisses. 


12. STIGMODERA PANTHERINA Thomson, 


Patrie : Borneo. Long. 9 mill. ; larg. 3 à 4 mill. 


En dessus d’un bronzé rougetre ; en dessous d’un vert bril- 
lant métallique avec des reflets rougeàtres; pattes de même 
couleur. Une multitude de taches noires sur le corps, dont une 
sur le front, sept sur le prothorax et les autres sur les élytres. 

Tête et prothorax ponctués. Elytres avec des lignes longitu- 


ENTOMOLOGIQUES. 115 


dinales ponctuées, un peu dentées sur les bords latéraux vers 
l'extrémité où elles se términent en pointe. Déssous du corps et 
pattes ponctués. 


13. STIGMODERA MUSTELAMAJOR Thomson. 
Patrie : Nouvelle Hollande. Long. 10 mill. ; larg. 3 à 4 mill. 

Tête et antennes noires. Prothorax d’un rouge fauve, avec 
deux taches d’un bronzé verdàtre obscur, mal limitées, à la 
base. Ecusson d'un bronzé métallique. Elytres d'un jaune 
clair, devenant rougeâtre vers l'extrémité; neuf taches d’un 
noir bleuâtre, dont quatre très petites antérieurement, deux 
rondes après le milieu de la longueur des élytres: ensuite 
une tache transversale sur la suture et deux autres taches à 
l'extrémité. Dessous du corps d’un rouge fauve pâle; cuisses de 
mème couleur; tibias verdâtres. 

Corps assez plat. Tête fortement creusée au milieu, ponctuée. 
Prothorax beaucoup plus large postérieurement, assez obsolète- 
ment ponctué, hormis sur les taches. Elytres bi-épineuses à 
l'extrémité, aveé dés stries longitudinales assez marquées et 
ponctuées. Dessous du corps très faiblement ponctué ; pattes 
lisses. 


14. PALLENIS SANGUINEUS Thomson. 
Patrie : Gabon. Long. 16 mill.; larg. 4 à 5 mill. 

D'un rouge orange clair, saüf la poitrine et l'abdomen qui 
sont noirs. Antennes de même couleur, moins le premier article 
qui est fauve; palpes d’un brun foncé. 

Tête ayant une impression au milieu, très finement pointillée. 
Prothorax peu convexe, subeylindrique, rétréci en arrière, ar- 
rondi sur les bords, très finement pointillé. Ecusson arrondi. 
Elytres parallèles, cylindriques, plus larges que le prothorax , 


116 ARCHIVES 


arrondies à l'extrémité, ponctuées; la ponctuation distincte ; plu- 
sieurs raies longitudinales obsolètes. Poitrine et abdomen très 
finement pointillés. Pattes fortement ponctuées. 


Var. a. Quelques petites taches noires le long de la suture. 


TETRAGONOSCHEMA ‘Thomson. 
(rerpayaros, Carré; x, figure.) 

Caractères génériques. Epistome peu échancré en avant; ses 
lobes latéraux arrondis, médiocrement larges. Cavités antennai- 
res médiocres: deuxième et quatrième articles des antennes les 
plus grands, les Suivants très serrés. Prothorax fortement trans- 
versal, plus large que long, arrondi, convexe, plus large que les 
élytres après le milieu de sa longueur, sinué en avant et en 
arrière. Ecusson très petit, arrondi. Elytres formant un carré 
presque équilatéral, un peu excavées vers les épaules, arrondies 
sur les angles latéraux postérieurs; vues de profil, un peu dé- 
primées sur leur milieu et vers leur extrémité. Pattes courtes et 
grosses. 

Forme subquadrangulaire. Il est parfaitement impossible 
d'apercevoir les pores antennaires chez l'individu unique sur 
lequel j'ai fondé ce genre, et qui me paraît être voisin des Pto- 
suna. 


15. TETRAGONOSCHEMA CHRYSOMELINA Thomson. 
Patrie : Haïti. Long. 4 1/2 mill. ; larg. 3 1/2 mill. 
PI. 10, fig. 2. 


Entièrement d'un bleu foncé. Tète creusée au milieu, ponc- 
tuée, ainsi que le prothorax. Six bosselures indistinctes sur les 
elvtres, dont deux antérieurement, deux médianes, et les deux 
dernières postérieurement, formant ainsi deux dépressions sur 
les élytres, qui sont très finement granuleuses. Dessous du corps 
et pattes lisses. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 117 


CALONECRUS Thomson. 

(x225, beau, et vé:8%, cadavre.) 
Caractères génériques. Corps très aplati ou déprimé. Antennes 
de dix articles. Palpes maxillaires de quatre articles dont le 
premier et le pénultième les plus petits: Fantépénultième le plas 
gros et le dernier en forme de cône. Mâchoires robustes. Saillies 
prosternales et mésosternales très plates. Elvtres brièvement 
ovalaires. 

Les autres caractères permettent de placer ce genre parmi les 

Nitidulaires: 


16: CALONECRUS WALLACEI Thomson. 


Patrie : Borneo. Long. 11 à 12 mill. : larg. 4 mill. 
PI. 10, fig. 3. 


Tête, organes buccaux, prothorax, écusson, pygidium et des- 
sous du corps d'un rouge fauve terne. Antennes. élvtres et 
pattes noires. 

Tête et prothorax finement pointillés: ce dernier saillant aux 
bords latéraux antérieurs, dilaté vers le milieu de sa longueur. 
ensuite un peu échancré latéralement. Ecusson triangulaire. 
Elytres un peu plus larges à leur naissance que la base du pro- 
thorax, plus fortement ponctuées que la tête et le prothorax. 
Pygidium et dessous du corps lisse. Pattes ponctuées. 


17. PHANÆUS CHABRILLACII Thomson. 
Patrie : Brésil. 
Long. 20 à 21 mill. ; larg. 12 mill. aux épaules, 13 mill. à travers le prothorax. 
Voisin, pour la forme, du P. Floriger. 


En dessus d’un rouge verdàtre brillant magnifique ; en dessous 
d'un bleu verdätre foncé. Organes buccaux et pattes de même 
couleur. 


118 ARCHIVES 


Corps lisse en dessus. Poitrine et abdomen ponctués sur leurs 
bords. Pygidium largement, et genoux très fortement ponc- 
tués. 

+. Chaperon sillonné. Une corne un peu recourbée en 
arrière. Prothorax échancré, plus large antérieurement que les 
élytres, où il est coupé un peu obliquement aux épaules, arrondi 
latéralement jusqu’après le milieu de sa longueur, puis brusque- 
ment échancré; deux saillies vers sa base; à droite et à gauche 
de cette saillie deux excavations; deux très gros points enfoncés 
vers les bords de la partie antérieure. Huit gros points enfoncés 
sur la base des élytres, les plus gros latéralement; sept stries 
faibles longitudinales sur chaque élytre. 

Je dédie cette magnifique espèce à M. F. Chabrillac qui l'a 
prise au Brésil, et qui a bien voulu me la donner. D’après La- 
cordaire (Mém. sur Phabitat des Coléop. de l'Amér. mérid.) , les 
Phanœus fréquentent exclusivement les houses, creusant en des- 
sous des trous profonds, et volent le soir en bourdonnant. Quand 
on les saisit, ils produisent un bruit assez aigu en frottant lex- 
trémité de leur abdomen contre l’intérieur de leurs élytres, ha- 
bitude commune également aux Copris. 


15. TRICHIUS BOWRINGII Thomson. 


Patrie : Schang-Haï. Long. 16 mill. ; larg. 7 mill. 


Organes de la bouche fauves. D’un vert mat en dessus, avec 
deux taches blanchâtres au milieu de la longueur du prothorax, 
près des bords latéraux, et dix taches jaunes sur les élytres dis- 
posées de la manière suivante : deux longitudinales antérieure- 
ment, quatre transversales (celles du milieu les plus grandes) 
au tiers antérieur, et quatre rondes au tiers postérieur. Dessous 
du corps blanchâtre, très pubescent, varié de noir métallique. 
Pattes d’un vert métallique, plus ou moins recouvertes de poils 


EMTOMOLOGIQUES. 119 


blanchâtres. Tarses bruns. Pygidium pubescent, avec une tache 
noire au milieu, 

Corps lisse, sauf les pattes qui sont ponctuées. Tête plus large 
sur le front; chaperon bilobé antérieurement. Prothorax sub- 
octogonal. Ecusson en triangle très élargi et arrondi à son som- 
met. Elytres beaucoup plus larges et deux fois aussi longues que 
le prothorax, subparallèles. Crochets des tarses très grands. 


Var. a. Elytres d’un brun foncé. 
Dédié à M. John C. Bowring, qui, le premier, a fait connaître 
cet insecte en Europe. 


19, CALADROMUS CYRTOTRACHELUS Thomson (1). 
Patrie : Borneo, Long. 8 à 9 mill. ; larg. 2 mill. 


intièrement noir. Rostre finement ponctué; tête lisse. Pro- 
thorax élevé ; coupé brusquement antérieurement, où il est 
déprimé, plus large au milieu de sa longueur. Elytres striées et 
ponctuées. Dessous du corps lisse, 

Antennes du 4 un peu plus longues que celles de la & ; 
ponctuation des élytres plus obsolète que chez les premiers. 

Dans le Catalogue des Cérambycides du British - Museum 
(1853, p. 18), M. A. White à décrit, sous le nom de Prionus 
mordax, un insecte qui me paraît devoir former un genre nou- 
veau. 

Cet entomologiste a cité dans sa diagnose spécifique la lon- 
eueur des articles des antennes (caractère générique), mais sans 
y attacher assez d'importance, 


Je proposerai pour le genre en question le nom de : 


(4) Voir la description du genre Caladromus Guérin, 1832, Mag, de Zool., 
classe 9, pl, 54. 


120 ARCHIVES 


PRIOTYRANNUS Thomson. 
{ AEpÉuV, scie, TÜpævVos, {yran. ) 


Caractères génériques. Se distingue des Prionus par les sui- 
vants : 

4 ®. Tête plus large; fossette longitudinale profonde; deux 
renflements à la base des antennes. Celles-ci non imbriquées 
et dépassant l'extrénüté du corps chez les 4, de onze articles; 
cles; premier le plus gros et plus long que chez les Prionus ; 
troisième le plus long de tous, comme chez ces insectes; les sui- 
vants diminuant graduellement jusqu’au dernier qui est presque 
aussi long que le troisième. Yeux moins rapprochés. Mandibules 
énormes, ayant dix millimètres de longueur, arrondies en demi- 
cercle, plus épaisses à leur naissance, ayant plusieurs petites 
dents internes vers l'extrémité. Palpes plus aplatis et plus longs, 
surtout le dernier article des maxillaires. Prothorax moins trans- 
versal, très sinué antérieurement, ayant huit épines latérales, 
dont celles de l’avant-dernière paire les plus grandes. Elytres 
plus en pointe aux épaules. Cuisses plus longues ; tibias compa- 
rativement très minces, un peu dilatés à l'extrémité; ceux des 
deux premières paires de pattes terminés par une dent ex- 
terne. 


Les saillies prosternales et mésosternales existent, mais à 
l'état de plaques assez minces comme chez les Prionus. Ce genre 
me paraît appartenir au groupe des Psalidognatites et doit être 
placé avant les genres Cacoscelis, Prionocalus et Psalidognathus , 
qu'il représente évidemment dans l'Asie. 


(1) Je ne connais point la ®, dont les mandibules sont vraisemblablement 
moins développées que celles des 4. On voudra donc bien m'en tenir compte, si 
J'ai commis des erreurs ou omissions. 


ENTOMOLOGIQUES. 121 


. 20. PRIOTYRANNUS MORDAX White. 
Cat. Long. B. M. 1853, p. 18 (Prionus, n° 14), 
Patrie : Bombay. 
Long. 44 à 45 mill., y compris les mandibules ; larg. 16 mill. 
PI, 10, fig. 1. 


D'un brun foncé. Cuisses d’un rouge de brique obscur. Man- 
dibules, tête et prothorax très granuleux. Elytres très finement 
ou délicatement granulées, plus fortement antérieurement et aux 
épaules. Dessous du corps presque lisse. Cuisses obsolètement 
ponctuées ; tibias granulés. 

Cet insecte, qui est très rare dans les collections , ressemble 
beaucoup au Cacosceles ædipus Newman. (Ent. Mag., vol. 5, p. 
h91). 


21. SCLEROCERUS PRIAPICUS Thomson. 
Patrie : Brésil. Long. 30 mill. ; larg. 6 mill. 


D'un brun foncé rougeûtre terne, avec deux bandes noirâtres 
obsolètes, courant le long de la suture des élytres, et deux autres 
bandes latérales encore plus effacées. 

Tête comparativement grande, déprimée sur le front, gra- 
nulée, ainsi que le premier article des antennes. Yeux gris. 
Prothorax fortement renflé en arrière, presque lisse. Elytres 
dépassant la base du prothorax, couvertes d’une ponctuation 
fine très espacée ; deux carènes longitudinales, obsolètes au mi- 
lieu de chaque élytre. Dessous de la tête, métathorax, abdomen 
et pattes finement ponctués. 


99, SCLEROCERUS CHABRILLACII Thomson. 
Patrie : Brésil. Long. 26 mill. ; larg. 5 à 6 mill. 


Tête, palpes, prothorax, poitrine, écusson, abdomen et pattes 


d’un brun terne rougeàtre. Premier et deuxième articles des 
10 


192 ARCHIVES 


antennes de même couleur, les autres plus foncés. Yeux gris. 
Elytres d’un gris métallique brillant, bordées de jaune, ainsi que 
la suture. 

Tête et premier article des antennes granulés. Prothorax ren- 
flé en arrière, très finement granuleux. Elytres fortement ponc- 
tuées, la ponctuation très serrée ; une carène longitudinale élevée 
sur chaque élytre, quelquefois un peu tachetée de jaune; une 
tache noirâtre sous l'épaule. Dessous du corps comme chez le 
Selerocerus Priapicus. 


-93. SCLEROCGERUS CYLINDRICUS Thomson. 
Patrie : Brésil, Long. 18 mill. ; larg. 3 mill. 


Très cylindrique. D’un brun rougeûtre terne, sauf le troisième 
article des antennes et les suivants qui sont noirs. Deux taches 
d’un vert métallique obscur sous les épaules; quatre taches de 
même couleur vers le tiers antérieur, et deux bandes partant du 
milieu de la longueur des élytres et se dirigeant obliquement vers 
les bords latéraux. 

Tête et premier article des antennes granulés; celles-ci garnies 
de poils. Prothorax à peine renflé en arrière, très finement gra- 
nuleux. Elytres assez finement ponctuées. Dessous de la tête, 
métathorax et abdomen très finement ponctués. Pattes plus 
fortement ponctuées, la ponctuation très serrée; garnies de 
poils. 


2h. CERAMBYX PASCOEI Thomson. 
Patrie : Inde, Long. 59 à 60 mill. ; larg. 16 mill. 
Voisin des C. Paris, aurifaber, holosericeus, etc. 
Tête, premier et deuxième articles des antennes ainsi que le 
prothorax, recouverts d’une pubescence d’un jaune d’ocre ; des- 
sous de la tête et organes buccaux noirs, sauf les palpes qui sont 


ENTOMOLOGIQUES. 123 


fauves. Prothorax d’un jaune d'ocre, avec trois larges bandes 
longitudinales noires, dont une médiane et deux latérales. Ecus- 
son d’un brun foncé ou grisàtre. Elytres recouvertes d'un duvet 
très serré d’un jaune fauve, sauf la partie réfléchie des épaules 
et un petit espace vers le tiers antérieur, qui sont noirs. Dessous 
du corps et pattes d’un jaune plus clair. 

Corps entièrement lisse. Antennes non pectinées, le premier 
article terminé en pointe latéralement, d’un noir brillant; sillon 
longitudinal frontal très prononcé. Prothorax très fortement ridé 
transversalement, rétréci antérieurement, plus large en arrière. 
Ecusson subtriangulaire. Elytres bombées sur la suture au tiers 
antérieur, ensuite un peu déprimées, coupées obliquement à 
l'extrémité, où elles sont terminées par deux épines sutu- 
rales. 

Je dédie cette remarquable espèce à M. Pascoe, qui vient de 
publier une très belle série de Cérambycides nouveaux dans les 
Transactions de la Société Entomologique de Londres. 


25. XESTIA CHABRILLACIL Thomson. 


Patrie : Brésil, Rio. Long, 35 mill. : larg. 10 à 11 mill. 


Tête, prothorax et dessous du corps grisâtres. Antennes noires, 
palpes fauves. Trois tubercules noirs au milieu du prothorax, 
deux antérieurement et un postérieurement. Elytres terminées 
par quatre épines, dont deux suturales; d'un jaune paille, 
ayant une tache noire sous chaque épaule ; deux autres taches de 
même couleur antérieurement, qui se rejoignent à la suture, 
et deux taches noires beaucoup plus grandes, commençant à 
la suture vers le milieu de sa longueur. Pattes noires, avec 
une bande jaune au milieu des cuisses et à l'extrémité des tibias. 

Corps lisse, excepté le prothorax qui est raboteux. 


49/ ARCHIVES 


26. ODONTOCERA ? SINGAPORENSIS Thomson. 
Patrie : Singapore. Long. 7 mill.; larg. ° à 3 mill. 
Entièrement d’un bleu foncé verdâtre, sauf le premier et le 
deuxième article des antennes qui sont d’un rouge fauve, et la 
naissance des cuisses postérieures qui est d’un testacé pâle. 
Organes de la bouche d’un brun foncé. 
Tête et prothorax très fortement granuleux. Elytres très fine- 
ment ponctuées. Abdomen avec quelques points enfoncés. Pattes 
granuleuses. 


27. ODONTOCERA? SARAWACKENSIS Thomson. 
Patrie : Sarawack, Borneo. Long. 6 mill. ; larg, 2 mill. 
Ne diffère de l'espèce précédente que par les caractères sui- 
vants : 
Coloration générale noire. Elytres d’un jaune paille avec 
deux taches noires à l'extrémité. Abdomen lisse. Pattes avec de 
gros points enfoncés. 


28. MONOHAMMUS NIGOLETII Thomson. 
Patrie : Singapore. Long. 28 à 29 mill ; larg. 8 à 9 mill. 

Corps noirâtre, recouvert d’un duvet très léger d’un jaune 
d'ocre. 

Tête avec des points enfoncés. Premier article des antennes 
très granuleux. Prothorax ayant latéralement deux très grandes 
épines, excavé circulairement au milieu, où l’on aperçoit quel- 
ques points enfoncés. Elytres criblées de points enfoncés, variées 
de fauve, subarrondies à l'extrémité. Dessous du corps lisse, 
d’un jaune clair; pattes grises, lisses. 

Dédié à M. H. Nicolet, l’un de nos meilleurs peintres d’his- 
toire naturelle. 


ENTOMOLOGIQUES, 125 


29, CEROPLESIS CALLYPIGA Thomson. 
Patrie : Natal. Long. 31 mill. ; larg. 9 mill. 


D'un blanc mat, varié de petites taches brunes. Antennes bru- 
pâtres. Ces mêmes taches concentrées sur la partie antérieure 
des élytres, aux épaules et au tiers postérieur. Abdomen et 
pattes tachetés de brun. 

Fête et prothorax lisses; ce dernier un peu plus large anté- 
rieurement et muni de deux épines latérales recourbées. Elytres 
coupées carrément à l'extrémité; suture terminée par deux 
très petites épines. 

Le faciès de cet insecte diffère de celui des Ceroplesis ; mais eu 
égard à ses $aillies prosternales et mésosternales, qui sont les 
mêmes que chez ces insectes, je ne crois pas devoir créer 
pour celui-ci un genre nouveau. 


30, CEROPLESIS JAVETII Thomson. 
Patrie : Inde, Long. 15 à 17 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 


D'un jaune verdàtre terne, avec des bandes noires sur les 
élytres. Dessous du corps et pattes de même couleur. Troisième, 
quatrième et cinquième articles des antennes tachetés de jaune. 
Prothorax avec une bande noire transversale située un peu après 
le milieu de sa longueur, en regard des épines latérales. Deux 
petits traits longitudinaux de mème couleur et trois bandes trans- 
versales noires sur les élytres. 

Le troisième article des antennes de cet insecte est presque 
aussi long que le quatrième; ceci n’a pas lieu dans les autres 
espèces de Ceroplesis où cet article est toujours notablement 
plus long que le suivant. D’après ce fait, on voit qu'il n°y a pas 
de caractères génériques absolus. 

J'ai dédié cette espèce à M. Charles Jayet, qui possède une 
belle collection de Coléoptères, et notamment de Cérambycides. 


196 ARCHIVES 
31. STERNODONTA PHILOSOPHICA Thomson. 


Patrie : Sénégal. Long. 21 à 22 mill.; larg. 9 mill. 


Voisine de la $. Ducalis West. Arc. Ent. If, p.155, pl. 85, 
fig. 5. 

Tête et antennes d’un noir brillant. Labre d’un jaune clair. 
Palpes verdâtres. Partie antérieure du prothorax d’un noir bril- 
lant, partie postérieure d’un vert clair. Elytres variées de vert 
et de rouge, ayant six lignes longitudinales qui s’effacent parfois 
presque entièrement, très atténuées ou acuminées vers l’extré- 
mité, avec des points enfoncés assez espacés antérieurement, 
lisses postérieurement. Dessous du corps lisse, varié de rouge 
et de vert. Tarses d’un jaune fauve. 


32. EUMOLPUS INTESTINARUM Thomson. 
Patrie : Brésil. Long. 13 mill.; larg. 8 mill. 


D'un fauve testacé, avec des taches noires assez mal limitées 
sur le prothorax et sur les élytres, dont deux vers les bords laté- 
raux postérieurs du premier, deux autres au tiers antérieur 
des élytres, et deux autres taches longeant leurs bords latéraux ; 
suture d’un brun obscur. 


Tête ponctuée. Prothorax coupé obliquement sur les bords 
antérieurs et postérieurs, fortement granuleux, avec de gros 
points enfoncés. Ecusson arrondi, lisse. Elytres plus larges aux 
épaules que le prothorax, arrondies en arrière, tuberculeuses, la 
granulation ressemblant à des intestins. Dessous de la tête criblé 
de gros points. Abdomen finement ponctué; poitrine et pattes 
très finement pointillées, lisses à l’œil nu. 

Cette espèce a été prise par M. F. Chabrillac, qui me l’a 
donnée. 


ENTOMOLOGIQUES. 127 


39. ALURNUS DRYAS Thomson. 
Patrie : Colombie. Long. 20 mill. ; larg. 10 mill. 


Voisin de l'A. bipunctatus. 

Tête, antennes, organes de la bouche, prothorax, dessous du 
corps et pattes d’un noir brillant. Elytres d’un jaune clair, bor- 
dées de noir ainsi que la suture, avec huit taches de même cou- 
leur, savoir : quatre antérieurement, dont deux grandes sur les 
épaules et deux petites près de la suture; deux taches au tiers 
antérieur, et deux autres taches ou bandes transversales, très 
grandes, un peu après le milieu de la largeur des élytres. 

Tête, antennes et prothorax finement ponctués. Elytres ter- 
minées à la suture par une pointe; obsolètement ponctuées. 
Dessous du corps et pattes finement ponctués. 


— sn 000 ——— 


DESCRIPTION 
D'UN GENRE NOUVEAU DE LA FAMILLE DES CÉRAMBYCIDES. 


1° mai 1857. 
CLYTRASCHEMA Thomson. 
‘ (Clythra, nom d’un genre, sxü#2, figure), 

Tête verticale. Yeux presque divisés, leurs parties supérieure 
et inférieure rattachées ensemble par un filet très mince. An- 
tennes de onze articles ; premier très gros, renflé d'avant en 
arrière: deuxième très petit; troisième aussi long que les deux 
suivants; quatrième plus long que le cinquième, qui est plus long 
que les suivants. Dernier article de tous les palpes conique. 
Labre arrondi. Mandibules peu allongées. Prothorax mutique 
latéralement où il est arrondi, descendant verticalement vers le 
prosternum; convexe. Saillies sternales très plates; la proster 


198 ’ ARCHIVES 


nale étroite; la mésosternale plus large, rétrécie au milieu de 
sa longueur. Ecusson arrondi, Elytres subparallèles ou un peu 
rétrécies au tiers antérieur, et très faiblement dilatées postérieu- 
rement; larges, peu allongées, convexes, creusées le long des 
bords latéraux jusque vers le quart postérieur ; épaules dépassant 
le prothorax d’une manière sensible, arrondies et un peu sail- 
lantes. Abdomen de cinq segments. Pattes de longueur et de 
grosseur égales; les cuisses peu renflées ©. 

Ce genre ne me paraît pas être éloigné des Tetraopes et des 
Cryptocranium. 


CLYTRASCHEMA CHABRILLACII Thomson. 
Patrie. : Brésil, Rio. Long. 11 mill. ; larg. 5 mill. 
PI. 9, fig. 11. 


Tête, organes buccaux, prothorax, dessous du corps et pattes 
d’un noir brillant. Premier article des antennes d’un rouge 
fauve , les autres d’un noir mat. Elytres d’un jaune paille, 
avec quatre bandes noires longitudinales mal limitées ou con- 
fuses:; les deux premières très étroites, courant au fond des 
deux excavations qui longent les bords latéraux, et les deux 
autres très larges, prenant naissance vers le milieu de la partie 
antérieure des élytres, se rejoignant presque à la suture au mi- 
lieu de leur longueur, et se terminant vers le quart postérieur. 

Tête avec de gros points enfoncés entre les yeux; front lisse. 
Prothorax avec de gros points ‘enfoncés, excepté au milieu du 
disque qui estun peu chagriné. Elytres lisses, ou ayant une ponc- 
tuation très obsolète, apparente seulement sur les taches. Des- 
sous du corps et pattes lisses. 


(1) N'ayant vu qu'un individu ®, on voudra bien m'en tenir compte pour la 
diagnose générique, au cas où j'aurais commis des erreurs ou omissions. 


DESCRIPTION 


DE QUATORZE ESPÈCES, NOUVELLES. 


15 avril 1857. 


M. J. Bates ayant bien voulu me communiquer un certain 
nombre d'espèces rares provenant de sa belle et intéressante 
collection, et m'inviter à décrire dans les Archives celles qui se- 
raient nouvelles, je soumets aujourd’hui à mes lecteurs les des- 
criptions suivantes. Je regrette toutefois que le temps ne m'ait 
pas permis de rendre ce travail plus complet ". 


1. CICINDELA MYRRHA Thomson. 


Patrie : Sarawack, Borneo. 


Entièrement d’un noir mat avec quelques reflets métalliques 
sur le prothorax et les antennes. Dessous du corps et pattes d’un 
bleu tendre brillant. Palpes d’un testacé pâle, sauf le dernier 
article qui est d’un noir brillant. Labre noir. Mandibules blanches 
avec l'extrémité noire. Quatre petites taches rondes, jaunes, 
vers le milieu de la longueur des élytres, et deux autres taches 
vers leur extrémité. 

Tête sillonnée longitudinalement entre les yeux. Prothorax 
presque lisse. Elytres couvertes de points enfoncés, irréguliers. 
Abdomen finement pointillé. Pattes garnies de poils. 


(1) Tous les Cicindélides décrits ici seront figurés dans ma Monographie de 
cette famille. 


130 ARCHIVES 


9, CICINDELA AFRITA Thomson. 
Patrie : Natal. Long. 9 mill. ; larg. 4 mill. 


Couleur générale d’un brun bronzé. Palpes labiaux blancs, 
sauf le dernier article qui est noir. Palpes maxillaires avec des 
reflets métalliques. Mandibules blanches à leur naissance, en- 
suite d’un vert brillant métallique. Labre d’un blanc sale. An- 
tennes d’un vert métallique. Dix taches blanches sur les élytres : 
quatre antérieures, quatre intermédiaires et deux postérieures. 
Dessous du corps et pattes d’un bleu verdâtre tendre. 

Tête finement sillonnée longitudinalement entre les yeux. 
Prothorax lisse, garni de poils latéralement. Elytres criblées de 
très petits points verdâtres enfoncés, irréguliers. Abdomen poin- 
tillé; quelques points enfoncés sur la partie intérieure des cuisses 
postérieures. 


3. CICINDELA EGAENSIS Thomson. 


Patrie : Ega, Amazone supér. Long. 70 mill. ; larg. 2 à 3 mill. 
2 individus. Coll. de M. H. W. Bates. 


Labre et palpes d’un testacé pâle. Mandibules d’un noir bril- 
lant. Antennes noires, sauf les premiers articles qui sont d’un 
vert brillant. Tête et prothorax d’un bronzé métallique. Elytres 
d’un gris noirâtre; six taches jaunes dont deux antérieurement 
en regard de la suture, deux au milieu de la longueur des élytres 
et deux postérieurement. Pattes d’un vert foncé métallique. 

Tête finement sillonnée longitudinalement entre les yeux. 
Prothorax lisse, garni de poils blancs. Elytres recouvertes de 
points blancs irréguliers. Abdomen avec quelques points en- 
foncés. Pattes garnies de poils. 


h. ODONTOCHEILA TRILBYANA Thomson. 
Patrie : Ega, Amar. supér. Long. 10 mill. ; larg. 3 à 4 mill. 


D'un vert rougeñtre métallique. Labre fauve. Palpes d’un 


ENTOMOLOGIQUES. 131 


blanc clair, sauf le dernier article qui est noir. Antennes de 
même couleur, sauf le premier article qui est d’un testacé pâle. 
Deux taches blanches sur les bords latéraux des élytres un peu 
après le milieu de leur longueur; deux autres taches vers les 
bords latéraux postérieurs. Abdomen d’un bleu verdâtre foncé. 
Cuisses d’un testacé pàle. Extrémité des tibias et tarses noirs. 

Tête finement sillonnée entre les yeux ; front lisse. Prothorax 
lisse, avec deux points enfoncés d'un vert brillant sur ses bords 
latéraux postérieurs. Elytres finement granuleuses. Dessous du 
corps et pattes lisses. 


5. THERATES WALLACEI Thomson. 


Patrie : Sarawak, Borneo. Long. 11 mil, ; larg. 3 à 4 mill. 
10 exemplaires, dont 2 coll. de l’auteur. 


Labre, organes buccaux, premier article des antennes, ab- 
domen et pattes fauves; les autres articles des antennes noirs. 
Yeux blancs. Tête, prothorax et élytres d’un vert ou violet foncé 
métallique. Poitrine noire. Deux taches fauves sur les épaules. 

Tête et prothorax lisses. Les deux saillies antérieures des 
élytres rondes, très apparentes; celles-ci plus fortement ponc- 
tuées sur leur contour, surtout latéralement, lisses à la partie 
postérieure, où elles sont brusquement déprimées et prolongées 
en une petite épine tournée en dehors. Dessous du corps et 
pattes lisses. 

Je dédie cette espèce à M. Wallace, l’un des explorateurs intré- 
pides de la faune entomologique dans l'Asie orientale. 


6. THERATES BATESII Thomson. 


Patrie : Borneo. Long. 8 mill, ; larg. 2 mill. 
1 individu. Coll. de M. J. Bates. 


Organes de la bouche, sauf l'extrémité des mandibules qui est 


132 ARCHIVES 


noire, abdomen et pattes, d’un testacé plus ou moins pâle ou 
foncé. Antennes et poitrine noires. Tête et prothorax d’un vert 
brillant. Elytres d’un bleu obscur avec une bande jaunâtre trans- 
versale antérieure; deux taches médianes et deux taches posté- 
rieures enveloppant l'extrémité. 

Tête et prothorax lisses. Elytres ayant deux élévations ova- 
laires très prononcées antérieurement, près de la suture; deux 
autres petites élévations servant de base aux taches médianes; 
ponctuées dans l’espace resté libre entre ces élévations ou saillies, 
lisses vers l'extrémité. Dessous du corps et pattes lisses. 

Je dédie cette espèce à M. J.. Bates. 


7. TRICONDYLA WALLACEI Thomson, 


Patrie : Sarawak, Borneo. Long. 23 mill.; larg. 5 mill. 


Voisine de la T. Cyanea, dont elle diffère surtout par la ponc- 
tuation qui est plus obsolète. 

Couleur générale noire; yeux blancs: palpes fauves, sauf le 
dernier article qui est noir. Tête, labre, premier article des an- 
tennes avec quelques reflets métalliques verdâtres ou violets; les 
trois articles suivants des antennes d’un bleu foncé; à l’extré- 
mité du troisième et du quatrième une petite tache d’un jaune 
rougeûtre; les autres articles noirs. Cuisses fauves; tibias et 
tarses d’un vert bleuâtre foncé métallique. 

Tète et prothorax lisses. Elytres très en saillie vers le tiers 
postérieur, très rugueuses à leur naissance, ensuite obsolète- 
ment ponctuées, les points peu serrés et allant en mourant vers 
l'extrémité. Dessous du corps et jambes lisses. 

Dédiée à M. Wallace. 


8. COLLYRIS ALBITARSIS Thomson. 
Patrie : Sarawak, Borneo. Long. 13 mill, ; larg. à mill. 


Palpes noirs. Tête et prothorax d’un violet tournant au bleu 


ENTOMOLOGIQUES. 133 


métallique. Elytres noires, avec quelques légers reflets bleuâtres 
métalliques. Cuisses fauves ; tibias antérieurs et intermédiaires 
noirs; les postérieurs noirs à leur naissance et d’un bleu pâle à 
l'extrémité; tarses de même couleur. 

Tête lisse. Prothorax faiblement sillonné transversalement. 
Elytres ayant un point lisse aux épaules, et quelques points en- 
foncés antérieurement, ensuite fortement granulées transver- 
salement jusqu'au tiers postérieur de leur longueur; extrémité 
déprimée et lisse, ainsi que le dessous du corps et les pattes. 


9. COLLYRIS SARAWAKENSIS Thomson. 


Patrie : Sarawak, Borneo. Long. 15 à 16 mill. ; larg, 4 mill. 
1 individu. Coll. de M. J. Bates. 


Entièrement d’un noir brillant; yeux d’un jaune pâle; cuisses 
d'un rouge fauve; tibias et tarses antérieurs et intermédiaires 
d’un noir brillant ; tibias postérieurs d’un jaune testacé à l’extré- 
mité; tarses de la dernière paire de pattes de mème couleur. 

Tête lisse. Prothorax sillonné d’une multitude de petits traits 
transversaux. Elytres non déprimées vers l'extrémité, moins 
rugueuses à leur naissance, très fortement chagrinées ou sillon- 
nées transversalement vers le milieu de leur longueur, lisses . 
près de leur extrémité. Dessous du corps et pattes lisses égale- 
ment. 


10. COLLYRIS CRIBRIPENNIS Thomson. 
Patrie : Sarawak, Borneo. Long. 13 à 14 mill. ; larg. 3 mill. 
2 individus. Coll. de M, J. Bates. 
Organes de la bouche d’un bleu noirâtre. Tête et prothorax 
noirs avec des reflets violets métalliques. Elytres d’un vert 
obscur. Dessous du corps d’un bleu assez obscur. Pattes comme 


chez la C. Sarawakensis. 
Tête et prothorax lisses ; ce dernier à peine sillonné transver- 


134 ARCHIVES 


salement. Elytres déprimées et aplaties vers leur extrémité, où 
il existe un petit renflement sur chaque élytre, avec de gros points 
enfoncés moins prononcés antérieurement, et disparaissant à 
l'extrémité. Dessous du corps et pattes lisses. 

Il existe des individus d’un bleu foncé. 


11. AGRA CYTHEREA Thomson. 


. Patrie : Ega, Amazone supér. Long. 16 à 20 mill. ; larg, 4 à 6 mil. 


Voisine de lAgra Mexicana Buquet. 

Tête, prothorax, écusson, dessous du corps et pattes d’un 
noir brillant; antennes brunes. Elytres d’un beau vert doré écla- 
tant. 

Tête lisse. Prothorax très renflé d’avant en arrière, avec cinq 
carènes longitudinales peu marquées ou indistinctes; criblé de 
gros points enfoncés. Elytres avec sept rangées longitudinales 
de très petits points; les espaces qui séparent ces points plus 
convexes que chez l’A. Mexicana ; extrémité sinueuse et terminée 
par quatre petites épines. Dessous du corps et pattes lisses. 


12. HELLUOMORPHA ? BATESII Thomson. 
Patrie : Ega, Amazone supér. Long. 15 mill. ; larg. 4 mill. 


Entièrement d’un noir brillant. Tête avec de gros points en- 
foncés très espacés. Labre lisse. Prothorax cordiforme, brus- 
quement rétréci vers les bords latéraux postérieurs, où il est un 
peu déprimé ainsi qu’au milieu de son bord postérieur ; ponctué 
comme la tête; sillon transversal médian distinct. Elytres peu 
allongées eu égard au genre actuel, ayant dix-huit stries longi- 
tudinales dont les espaces sont très finement et très régulière- 
ment ponctués. Dessous du prothorax avec de gros points en- 
foncés. Poitrine fortement, et abdomen, obsolètement ponctués. 
Cuisses ponctuées. 


ENTOMOLOGIQUES. 4135 


Je dédie cette belle espèce à M. H. W. Bates, qui l'a décou- 
verte. 


43. COTINIS AMAZONICA Thomson. 


‘Patrie : Ega, Amazone supér. Long. 31 mil, ; larg. 17 mill. 
Capturée par M. H. W. Bates. 


Voisine de la C. mutabilis, var. nigro-rubra G. et P. 

En dessus, d’un brun foncé avec quelques reflets rougeâtres 
métalliques ; saillie sternale d’un noir brillant; poitrine, abdo- 
men et pattes bronzés. 


$. Chaperon fortement ponctué; front lisse. Prothorax et 
élytres lisses ; saillies postérieures latérales très apparentes. 
Dessous du prothorax granuleux. Poitrine avec de gros points 
enfoncés. Abdomen finement pointillé. Cuisses postérieures avec 
quelques points enfoncés; les antérieures et les intermédiaires, 
ponctuées. 

Chez la C. mutabilis la ponctuation de la poitrine est infini- 
ment plus faible, et l'abdomen entièrement lisse. 


14. GYMNETIS BATESIT Thomson. 
Patrie : Ega, Amazone supér. Long. 25 mill. ; larg, 13 mill. 
Voisine de la G. Hebraica. 


En dessus, d’un gris verdätre avec des taches noires peu appa- 
rentes ; disque du prothorax avec des lignes noires en zig-zag 
peu marquées; une tache d’un noir brillant sur chaque épaule ; 
élytres recouvertes de grosses taches noires peu apparentes; ex- 
trémité de la suture d’un noir brillant; dessous du prothorax 
d’un brun noirâtre brillant. Poitrine, abdomen, pattes intermé- 
diaires et postérieures d’un gris clair; pattes antérieures d’un 
brun noirâtre brillant. Tarses noirs. 

Chaperon de la $ inerme; celui-ci et les bords latéraux du 


136 ARCHIVES 


prothorax avec de très petits points noirs; une large rangée 
longitudinale des mêmes points courant au milieu de chaque 
élytre; celles-ci beaucoup plus larges à leur base, saillantes à 
l'extrémité sur la suture. Un grand nombre de points noirs en- 
foncés, assez espacés, sur les bords latéraux de la poitrine. Côtés 
de l’abdomen, jambes intermédiaires et postérieures avec des 
points noirs un peu plus fins et plus serrés; cuisses antérieures 
granulées. 
Dédiée à M. H. W. Bates. 





NOTE RECTIFICATIVE 


SUR UN NOM DE GENRE 


DE LA FAMILLE DES CÉRAMBYCIDES. 


1° juin 1857. 


J'avais créé (Arch. Ent. I, p. 22) un genre nouveau sous le nom 
de Hamadryades ; ce nom ayant été déjà employé par Hübner pour 
désigner une coupe générique de Lépidoptères, j'ai dû le chan- 
ger. Je lui substituerai donc celui de Nicias (Nix‘s, nom propre). 


ss 4 0 00.0 mn — 


LETTRE 
SUR LE GENRE ANCYLOCERA 


DE LA FAMILLE DES CÉRAMBYCIDES. 


La note suivante, qui n'a été adressée par M. Lucien Buquet, 
est non seulement fort intéressante, mais renferme encore un 
travail synoptique précieux; je m'empresse donc de la communi- 
quer aux lecteurs des Archives. JT 


Paris, le 11 juillet 1857. 
Monsieur et cher Collègue, 


Bien que peu partisan, vous le savez, des descriptions d'in- 
sectes isolés, j'ai pensé néanmoins qu'il est des cas où l’on aurait 
tort de s'abstenir. Tel est celui qui se présénte aujourd'hui. 

Le genre Ancylocera, de la famille des Longicornes où Céramby- 
cides, ne comptait, vous ne l’ignorez pas, lors de la publication 
du Catalogue de Dejean, en 1837, que deux espèces, les 4. 
rugicollis et cardinalis (sanquinea Dej.). Depuis, dans la Revue 
zoologique (année 1854, p. 34h), j'en ai fait connaître deux au- 
tres, enfin M. A. White dans le Catalogue du British Museum en 
a décrit une cinquième. 

Ce petit groupe intéressant, et d’ailleurs l’un des plus natu- 
rels, semble devoir encore s’augmenter par la découverte d’es- 
pèces nouvelles. Pour ma part, j'ai été assez heureux pour 
m'en procurer une dont les caractères sont parfaitement tran- 
chés, et qui dès lors me paraît digne de fixer l'attention des 
entomologistes. J'ai donc pensé que la courte description que 
j'en donne ci-après, pourrait trouver place dans vos Archives, si 


généreusement ouvertes aux amis de la science. 
ii 


138 ARCHIVES 


ANCYLOCERA CURVICOLLIS Buq. 
Patrie : Brésil. Long. 41 mill. ; larg. 3 mill. 


Corps allongé. Tête petite, d’un noir mat, faiblement creusée 
entre les antennes, sans ponctuation apparente, couverte qu’elle 
est par un duvet court et serré ; yeux peu saillants; premier ar- 
ticle des antennes chez le « , le seul sexe que je possède, forte- 
ment ponctué. Prothorax à peine plus long que large (caractère 
tout à fait exceptionnel dans ce genre), d’un noir mat également, 
presque cylindrique, fortement ponctué, avec deux impressions 
bien marquées un peu au delà du milieu, et une autre près de la 
base qui le font paraître inégal. Écusson noir, très petit. Élytres 
parallèles, d’un noir assez brillant, faiblement tronquées à l’extré- 
mité, très fortement ponctuées antérieurement ; cette ponctua- 
tion s’affaiblissant graduellement jusqu’à l'extrémité. Dessous 
du corps et pattes noirs; ces dernières faiblement pointillées. 

Le genre Ancylocera compte donc aujourd’hui six espèces, qui 
sont : 


1. Ancylocera rugicollis Fabr., Dej. (bicolor Oliv.) Amérique boréale. 
2. — cardinalis Dalm. (purpurea Perty, sanguinea Dei.) Brésil, 
ad. — terminata Buq,. Brésil. 
Ur, foveicollis Buq. Colombie. 
D. — Watcrhousei White. Amazone. 
6. — curvicollis Buq. Brésil. 


Cette dernière rentre dans la seconde section du genre, celle 
dont les espèces ont le deuxième article des antennes cylindri- 
que au lieu d’être en forme de dent obtuse, et le dernier le plus 
long de tous. 


Recevez, Monsieur et cher Collègue, l'assurance de mes senti- 
ments dévoués. 
Lucien Buquer. 


——tñis 0 00 OO 


SYNOPSIS DES STIBARA 


DE MA COLLECTION. 


45 mai 1857. 
STIBARA Hope. 
Trans. of the Linn. Soc. 18/41 , vol. 48, p. 598. 


Glenea Newman. Ent, 1842, p. 301 et suiv. (1). 
Sphenura Chevr. Rev. et Mag. de Zool., 1855, p. 288, 
et Dej. Cat., 3° édit., p. 376 (2). 


Caractères génériques. Tête penchée en arrière. Yeux échancrés 
en dessus. Antennes de grosseur variable et de onze articles; 
le premier le plus gros, le troisième moins long que les deux 
suivants, les huit derniers obsolètement articulés. Prothorax 
plus long que large; saillie prosternale plate, très étroite ; 
saillie mésosternale plate également, plus large antérieure- 
ment. Ecusson arrondi. Elytres coupées carrément à la base, 
dépassant le prothorax, ayant le plus souvent les épaules très 
aiguës, allongées, plus ou moins atténuées ou étroites en arrière ; 
le plus souvent quadri-épineuses, et rarement arrondies ou cou- 
pées droit à l'extrémité. Cinq segments abdominaux, les pre- 
mier et dernier les plus grands. Cuisses intermédiaires et pos- 
térieures plus ou moins arquées. 


(4) Agassiz (Nomenclator Zool. Col, 4. 73) cite également le nom de Glenea, 
ais je ne sache pas que M. Newman ait donné une diagnose de ce genre. 

(2) M. A. Chevrolat, loc. cit., a appliqué le nom de Sphenura Dej. aux espèces 
de l'Afrique occidentale. 


110 


ARCHIVES 


Fe Division. Elytres non épineuses à l'extrémité. 


A. Stibara Tetraspilota. Assam. Hope, Trans. of the Linnear 


Soc., vol. 18, p. 598. 
Morbillosa. Inde. Fabr. Syst. Eleut. IT, p. 319. 
Trilineata. Inde. Hope, Trans. of the Linnean 
Soc., vol. 18, p. 598. 
Westermannii. Natal. Dej. Cat., 3° éd., p. 376. 


5. STIBARA FORTUNEI Newman. 


Trans. of the Ent. Soc. of London, New Series, vol. 2, 1852-53, p. 112, 


Patrie : Schang-Haï. Long. 16 à 17 mill.; larg, 5 à 6 mill. 


D'un vert pâle ou terne avec des taches noires. 

Tête verdâtre, excepté le front qui est noir. Antennes noires, 
sauf la partie intérieure du premier article, et l'extrémité du troi- 
sième qui sont verdàtres. Prothorax de même couleur, ayant deux 
petites taches rondes au milieu. Ecusson et élytres verdâtres ; 
sur ces dernières, deux grandes taches antérieurement, divisées 
au milieu par une bande verdâtre transversale souvent peu appa- 
rente; deux autres taches un peu moins grandes au tiers posté- 
rieur, n’atteignant point l'extrémité des élytres; ayant deux points 
verdâtres très petits près des bords latéraux. Poitrine et abdo- 
men de même couleur que ceux-ci; une bande noire transver- 
sale sur les premiers segments abdominaux ; une tache au mi- 
lieu du cinquième et dernier. Pattes verdâtres maculées de noir, 


w 


LS Division. Elytres quadriépineuses à l'extrémité. 


Stibara Conspuncta. Sylhet. Melly. 


6. 

HE — 
8 

9 


æ 
AS 
| 


7-quttata. Java. Dej. Cat. p. 376. 
Signata. Java. Dej. Cat. p. 376. 
Torquata. Sylhet. Melly. 

Jucunda. Sénégambie. Dej. Cat. p. 376. 


ENTOMOLOGIQUES. 11 


11. STIBARA INDIANA Thomson. 


Patrie : Inde. Long. 15 mill.; larg. 4 à 5 mill 


Noire, avec des taches d’un jaune clair ou pâle. Antennes 
noires. 

Deux taches longitudinales entre les yeux, et une troisième 
enveloppant la base du prothorax. Deux bandes transversales 
obliques vers le tiers postérieur des élytres, et deux taches d’un 
vert très obscur à leur extrémité. Deux taches sur les bords laté- 
raux de la poitrine: troisième et quatrième segments abdo- 
minaux jaunâtres; les autres grisètres au milieu, ainsi que les 
pattes. 

Tête et prothorax ponctués. Elytres criblées de trous enfoncés. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


12. STIBARA S.-MARLE Thomson. 
Patrie : Sylhet. Long. 17 mill. ; larg. 5 mill. 

D'un jaune clair ou blanchätre avec des taches et des bandes 
brunes. Antennes et pattes d’un brun clair. 

Tête, prothorax et écusson recouverts d’une pubescence d’un 
jaune blanchätre; un point noir près de la base du prothorax. 
Elytres recouvertes en partie de la mème pubescence, sauf 
sur les bords latéraux; quatre bandes sur chaque élytre; pre- 
mière paire oblique; seconde rejoignant la suture; les deux 
dernières paires formant en quelque sorte deux cercles. Dessous 
du corps varié de brun, et pubescent également. 


43. STIBARA FUNERULA Thomson 
Patrie : India. Long. 15 mill.; larg. 4 mill. 
D'un noir mat. Antennes de mème couleur. Une bande blan- 
châtre à la base du prothorax ; deux taches de même couleur 


142 ARCHIVES 


un peu après le milieu des élytres et deux points blancs à leur 
extrémité. Dessous du corps varié de blanc. Pattes brunâtres. 

Front ponctué. Prothorax et élytres lisses, sauf les épaules et 
les bords latéraux, où l’on observe quelques points enfoncés; 
épaules très acuminées; élytres très atténuées vers l'extrémité. 
Pattes lisses. 


14. STIBARA CAPRICIOSA Thomson. 


Patrie : Inde. Long. 13 mill. ; larg. 4 mill. 


D'un brun foncé rougeûtre avec des taches jaunâtres sur les 
élytres. Antennes et pattes brunes. 

Une tache blanche à la base du prothorax. Ecusson blanc. 
Dix taches sur les élytres, dont six au tiers antérieur, disposées 
en hexagone; deux premières, les plus grandes, vers le tiers 
postérieur, et deux autres, plus petites, vers l'extrémité. Six 
taches blanches disposées par paires, sous les épaules, sur la 
poitrine, et sur les bords latéraux du troisième segment abdo- 
minal. 

Tête et prothorax très fortement ponctués. Elytres criblées de 
points enfoncés, moins prononcés postérieurement, Dessous du 
corps et pattes lisses. 


45. STIBARA ANTICEPUNCTATA Thomson. 


Patrie : Java. Long. 12 mill, ; larg, 4 mill. 


Tête, dessous du corps, et partie réfléchie des élytres d’un 
gris obscur. Antennes noires. Une bande d’un jaune clair partant 
du front, et traversant le prothorax jusqu’à l’écusson. Prothorax 
noir. Ecusson jaune. Partie antérieure des élytres d’un brun 
rougeâtre; deux petites bandes jaunes transversales un peu 
avant le milieu de leur longueur: tout le reste noir, sauf 


ENTOMOLOGIQUES. 1h35 


deux taches rondes jaunâtres à l'extrémité. Pattes d’un brun 
clair. 

Prothorax ponctué. Partie antérieure des élytres criblée de 
points enfoncés; celles-ci un peu atténuées vers l'extrémité. 


16. STIBARA OBSOLETEPUNCTATA Thomson. 
Patrie : Inde. Long. 12 mill.; larg. 4 mill. + 
Diffère de la S. anticepunctata par les caractères suivants : 
Tête et prothorax entièrement noirs. Elytres obsolètement 
ponctuées antérieurement. Taches submédianes des élytres re- 
montant supérieurement vers les bords latéraux. Prothorax plus 
étroit et plus allongé. 


17. STIBARA OUDETERA Thomson. 
Patrie : Borneo. Long. 13 à 14 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 
Diffère de la S. anticepunctata par les caractères ci-après : 


Une bande d’un blanc éclatant entourant la base et la partie 
inférieure du prothorax. Partie postérieure des élytres d'un 
brun métallique brillant. Deux taches blanches sur les pro- 
pleures; métathorax de même couleur. Les quatre premiers 
segments abdominaux d’un blanc éclatant sur les bords, bru- 
nâtres au milieu; dernier segment d’un brun foncé rougeâtre. 

Elytres avec des points enfoncés très espacés antérieurement: 
à peine atténuées vers l'extrémité, 


18. STIBARA ARITHMETICA Thomson. 
Patrie : Ceylan. Long, 13 mill, ; larg. 4 mill. 
Noire. Tête d’un jaune obscur entre les yeux. Deux petits 


traits blanchâtres sur le front. Deux bahdes blanches mal limi- 
tées partant des joues et longeant le corps entier ; une autre bande 


Al ARCHIVES 


blanche bien limitée traversant le prothorax longitudinalement. 
Ecusson de mème couleur, ainsi que la suture des élytres. Pattes 
grises. 

Front ponctué. Prothorax lisse. Elytres criblées de gros points 
enfoncés. Pattes lisses. 


19. STIBARA ALGEBRAICA Thomson. 


Patrie : Java et Borneo. Long. 14 mill. ; larg. 4 mill. 


Très voisine de la S. arithmetica, dont elle diffère par les ca- 
ractères suivants : 

Une seule bande sur le front. Celles du prothorax et des 
élytres plus larges, d’un jaune fauve: deux autres bandes très 
minces vers les bords latéraux. Abdomen varié de jaune fauve. 
Pattes brunes. 

Extrémité des élytres plus échancrée. 


20. STIBARA MATHEMATICA Thomson. 
Patrie : Singapore. Long. 10 mill. ; larg, 2 à 8 mill. 

Diffère de la C. algebraica par les caractères ci-après : 

Tête bordée de blanc antérieurement et latéralement ; deux 
traits de même couleur sur le front ; yeux bordés de blanc. Trois 
bandes longitudinales de mème couleur sur le prothorax, dont 
une au milieu, et deux latérales. Des taches brunes sur la poitrine 
et sur l’abdomen. 

Ponctuation des élytres moins forte. 


21. STIBARA ILLUMINATA Thomson. 
Patrie : Singapore. Long. 13 mil. ; larg. 4 mill. 
D’un noir mat en dessus, avec des lignes longitudinales d’un 


bleu terne ou grisàtre; dessous du corps et pattes d’un gris 
clair. 


ENTOMOLOGIQUES. 4145 


Même dessin sur la tête que chez la S. mathematica, mais 
moins distinct. Une ligne longitudinale au milieu du pro- 
thorax. Cinq lignes longitudinales également sur les élytres. 

Prothorax à peine ponctué. Elytres très ponctuées. Deux 
taches noires sur les bords latéraux du premier segment abdo- 
minal. 


929, STIBARA ANA Thomson. 
Patrie : Java. Long. 11 à 12 mill,; larg. 4 mill. 
Entièrement brune et sans taches en dessus; quelques taches 
blanchâtres en dessous. 
Tête et prothorax ponctués. Elytres criblées de gros points 
enfoncés, la ponctuation diminuant beaucoup vers l'extrémité. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


23. STIBARA OBESA Thomson. 


Patrie : Sylhet. Long. 42 mill. ; larg. 5 mill. 


Courte et trapue comparativement aux autres espèces. Voisine 
de la S. Angerona Buq. in Dej. Cat. 

Tête d’un jaune sale, avec deux traits de même couleur sur le 
front. Prothorax et antennes d’un brun fauve avec une ligne jau- 
nâtre au milieu, et des pubescences de même couleur sur les 
côtés. Elytres d’un brun clair ; on apercoit vers l'extrémité deux 
taches obliques d’un jaune sale entourées d’une auréole noirûtre. 
Dessous du corps et pattes bruns variés de gris. 

Prothorax lisse. Quelques points enfoncés sur la partie anté- 
rieure des élytres. 


24. STIBARA ARGUS Thomson. 
Patrie : Inde. Long. 12 mill. ; larg. 4 mill. 


Antennes, tête et prothorax, noirs; les deux derniers variés de 


4146 ARCHIVES 


fauve sur les bords latéraux. Ecusson noir. Uue tache de même 
couleur à chaque épaule. Elytres d’un brun clair, jaunâtres vers 
la suture, avec huit taches noires disposées par paires. Poitrine 
et abdomen noirs, les segments abdominaux bordés de blanc. 
Pattes d’un brun clair. 

Tête et prothorax ponctués. Elytres avec de gros points en- 
foncés antérieurement, et assez espacés. 


25. STIBARA SANGUINARIA Thomson. 


Patrie : Java. Long. 10 à 12 mill. ; larg. 4 mill. 


En dessus, d’un rouge de brique terne; en dessous, brun 
varié de blane. Deux raies blanchâtres partant du labre et abou- 
tissant au prothorax:; joues blanches: deux bandes de même 
couleur sur les bords latéraux inférieurs du prothorax ; quatre 
bandes sur la poitrine. Antennes noires. Pattes brunâtres. 

Prothorax très finement ponctué. Elytres assez fortement 
ponctuées. 


96. STIBARA CARINATA Thomson, 
Patrie : Java. Long. 13 mill.; larg. 4 mill. 

D'un rouge de brique sans taches. Dessous du corps, pattes 
et antennes noirs. 

Quatre points noirâtres très obsolètes enfoncés sur le protho- 
rax, qui est lisse ainsi que la tête. Cinq carènes élevées, très 
fortes, sur chaque élytre; les espaces qui les séparent ont des 
séries de points disposés longitudinalement. Dessous du corps et 
pattes lisses. 


27. STIBARA COSMOPOLITA Thomson. 
Patrie : Inde, Sylhet, Manille. Long. 45 à 16 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 
D'un brun plus ou moins foncé ou clair, sauf les antennes et 


ENTOMOLOGIQUES. 147 


l'extrémité des élytres qui sont noires. Tibias postérieurs noi- 
ràtres. 

Tête et prothorax lisses. Quelques carènes longitudinales ob- 
solètes où peu distinctes sur les élytres; ponctuation assez 
espacée. Dessous du corps et pattes lisses. 


28. Stibara bidentata. Guinée. Fabr. Syst. Eleut. IT, p. 325, 42. 


29. STIBARA ANNULATA Thomson, 


Patrie : Inde boréale. Long. 10 mill. ; larg. 3 mill. 


Tête et prothorax d’un testacé fauve. Les trois premiers articles 
des antennes noirs, les autres brunâtres et bordés de noir à 
l'extrémité. Dessous du corps grisàtre. Pattes d’un brun clair. 

Tête et prothorax faiblement ponctués. Elytres couvertes de 
séries de points longitudinaux jusque vers le tiers postérieur. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


30. STIBARA BICOLOR Thomson. 
Patrie : Inde. Long. 8 à 10 mill. ; larg, ? à 5 mill. 


D'un testacé fauve jusque vers le milieu des élytres, qui alors 
deviennent noirâtres. Antennes comme chez la S. annulata. Seg- 
ments abdominaux grisàtres au milieu. 

Tête et prothorax finement pointillés. Partie antérieure des 
élytres criblée de gros points enfoncés ; partie postérieure presque 
lisse, ainsi que le dessous du corps et les pattes. 


1°: mai 1857. 


CHRYSINA (?) TRUQUII Thomson ©. 


NOUVELLE ESPÈCE (ET PEUT-ÈTRE NOUVEAU GENRE) 


DE SCARABÉIDE DU MEXIQUE. 
Long. 13 mill. ; larg. 7 mill. 
2 exemplaires  $. Coll. de l’auteur. 
PI. 10, fig. 4. 


Chaperon brun; front d’un vert brillant. Palpes d’un brun 
rougeûtre. Prothorax jaune, avec des reflets d’un vert brillant 
métallique, et une bande transversale verte au milieu. Ecusson 
arrondi, vert. Elytres jaunes avec des reflets d’un vert brillant 
métallique. Poitrine avec des reflets analogues, très poilue. Ab- 
domen brun, également poilu. Pattes et tarses d’un vert métal- 
lique. 

Chaperon bordé de noir, lisse; front très granuleux. Protho- 
rax finement, mais densément ponctué. Elytres faiblement ponc- 
tuées, la ponctuation très espacée. Poitrine granuleuse. Pattes 
avec de gros points enfoncés. 

Cette espèce ressemble pour la forme à la C. macropus; mais 
elle est infiniment plus petite. 

J’éprouve un vif plaisir à dédier cet intéressant insecte à 
M. E. Truqui, qui l’a découvert, et qui a bien voulu en enri- 
chir ma collection. | 


(1) Voir, pour les caractères du genre Chrysina, le Genera des Coléoptères de 
Lacordaire, 1856, III, p. 359. Ce savant en cite deux espèces seulement: C. ma- 
cropus «, Francill. Desc. of a new and rare Ins. From Potosi in 4°, London 1795 
{Peruviana ®. Kirby, Zool. Journ. I, p. 520, pl. 44, fig. 3) Mexique, et C. 
amæna ® Klug, Dej. Sturm. Cat. Ed. 1843, p. 338, pl. 3, fig. 4 (æ@ruginosa &, 
Sturm. loc. cit, fig. 1.) Mexique. 


REMARQUES 
SUR LE GENRE TRIAMMATUS,. 


DE LA FAMILLE DES CÉRAMBYCIDES. 





29 mai 4857. 


Ce genre, fondé par M. A. Chevrolat (Rev. et Mag. de Zool. 
1857, mars, p. 105) sur une espèce qu'il avait déjà désignée 
dans le même ouvrage sous le nom spécifique de Saundersii *, 
me paraît avoir été caractérisé par cet auteur d’une manière 
très incomplète. En effet, dans sa diagnose générique, M. A. 
Chevrolat n’a cité que des caractères propres aux 4, né- 
gligeant ainsi de parler de ceux de lautre sexe, qui sont très 
différents des premiers. 

Je donne ci-après la partie de la diagnose générique de M. A. 


Chevrolat qui a rapport à ce que viens d'avancer. 


(Genre TRIAMMATUS Chevr., loc. cit.) 


Antennes de onze articles : premier grand, épais, rebordé 
transversalement avant le sommet; deuxième court; troisième, 
quatrième et cinquième fortement noduleux ; onzième plus grand 
que les précédents et comme brisé et recourbé. 

Prosternum étroit, parallèle, allongé, arqué à sa partie posté- 


(1) Loc. cit. 4856, janvier. Triammatus Saundersii Chevr. Alatus, cinereus. 
Elytris nigro flavoque variegatis, basi tuberculatis. Capite, thorace, pectoreque 
infra in lateribus albidis ; antennis basi cinereis, articulis tribus nodosis apice 
elongatis nigris, Long. 32 mill.; larg, 14 mill. Patrie : Borneo, 


450 ARCHIVES 


rieure, longitudinalement sillonné. Mésosternum moyen, sub- 
coniquement élevé. 

Possédant un certain nombre d'individus « et % du Triam- 
matus Saundersi, et ayant étudié attentivement leurs caractères 
génériques et spécifiques, je crois devoir rétablir la diagnose 
ci-dessus citée de la manière suivante : 

Premier article des antennes le plus gros, un peu renflé en 
arrière, où il est coupé transversalement ; deuxième très petit, 
inséré près du bord latéral interne du précédent; troisième 
plus long que chacun des deux suivants; chez le 4, les troisième 
et quatrième articles fortement noduleux à l'extrémité, le cin- 
quième noduleux un peu après le milieu de sa longueur; les 
suivants aussi longs que le troisième ; le dernier le plus long de 
tous ; Chez la % , le troisième article le plus long, le quatrième 
plus gros , renflé d'avant en arrière , plus long que les sui- 
vants, qui vont en diminuant de longueur vers l'extrémité. Chez 
le 4 , la saillie prosternale en triangle très allongé est très 
aiguë, arquée à sa partie postérieure. Saillie mésosternale petite, 
ronde, subconiquement élevée. Chez la % , la plaque prosternale 
non en triangle, assez étroite, faiblement rétrécie au milieu. 
Saillie mésosternale comme chez le 4. 

Les Triammatus, quoique très voisins des Monochammus, comme 
l'a fait observer M. À. Chevrolat, se rapprochent encore davan- 
tage d’une espèce de Bornéo décrite par M. Pascoe sous le nom 
de Monochammus Blattoides. (Trans. of the Ent. Soc. of London, 
2 Series, vol. 4, p. A8). Cet insecte n'appartient évidemment 
pas à ce dernier genre, et doit en former un nouveau pour lequel 
j'ai déjà proposé le nom de Æotarionomus dans mes Archives ento- 
mologiques, vol. L, p. 78. 


DESCRIPTION 
D'UNE ESPÈCE NOUVELLE DE DORCADION, 


PROVENANT DE LA GRÈCE. 


L'espèce remarquable dont je m’empresse de communiquer 
ci-après la description à mes lecteurs, offre quelque analogie de 
forme avec les Moneilema Say (Callopterix Newman, Dorcace- 
phalum Dej.); mais ses antennes robustes, et sa saillie mésos- 
ternale simple et non bilobée, permettent de la ranger parmi 
les véritables Dorcadion. Elle est, du reste, la plus grande du 
genre, et me semble devoir être placée en tête de celui-ci. 


DORCADION FAIRMAIREI Thomson (1). 
Patrie : Grèce. Long. 22 à 25 mill.; larg, 9 à 10 mill. 


PI. 10, fig. 6. 


Entièrement d’un noir assez brillant, surtout sur les bords 
latéraux des élytres. 

Tête médiocrement creusée entre la base des antennes, avec 
une ligne médiane obsolète; assez finement ponctuée, la ponc- 
tuation peu serrée; premier article des antennes ayant au 
bord antérieur une échancrure demi-circulaire peu mar- 
quée; les trois premiers articles obsolètement ponctués, les 
autres lisses. Labre ponctué. Mandibules fortement granulées. 
Prothorax assez long, plus large au milieu de sa longueur, où se 


(1) Voir la description de ce genre par Serville, Ann. Soc, Ent, 4, 1835, 
p. 96. 


452 ARCHIVES 


trouvent les épines latérales; tantôt ayant, tantôt n'ayant pas de 
ligne médiane; faiblement pointillé au milieu ; ponctué latérale- 
ment. Ecusson assez large, arrondi. Elytres plus brusquement 
déprimées en dessus, et moins atténuées latéralement vers l’extré- 
mité que chez le D. Pallasii; finement pointillées ; la ponctuation 
devenant beaucoup plus forte sur les bords latéraux antérieurs. 
Dessous du corps et pattes finement et obsolètement pointillés. 


Dédié à M. Léon Faiïrmaire, entomologiste distingué et l'un 
des auteurs de la Faune entomologique francaise. 





NOTE SYNONYMIQUE 
SUR 


UN GENRE DU GROUPE DES TETRAOPHTHALMITES. 


Mon genre Lamprocleptes (Arch. Ent. p. 6h) ainsi que celui 
d’'Onchoderes de M. A. Chevrolat (Cat. Dej., 3° édit., p. 377) 
sont identiques avec les Phœa de M. Newman; or, ce dernier 
genre ayant la priorité, les deux premiers doivent disparaître 
nécessairement. 


MÉLANGES ET NOUVELLES. 


M. Henri-Célestin Deyrolle, envoyé au Gabon l’année der- 
nière, par MM. le comte de Mniszech et James Thomson, dans 
le but d'explorer la faune entomologique de ce pays, vient de 
revenir à Paris avec une belle récolte d'insectes. M. Thomson 
se propose de publier incessamment, dans les Archives, la rela- 
tion de ce voyage. 


D (Q-—— — 


DESCRIPTION 


D'UN GENRE NOUVEAU DE LA FAMILLE DES EUMORPHIDES, 


ET DE 


PLUMIEURS ESPÈCES QUE RENTRENT DANS CETTE DIVISION, 


45 avril 1857. 


CACODÆMON Thomson. 


(xaxodaipny, Mauvais génie.) 


Eumorphus (partie) Dej. Cat. 3° édit. p. 462. 


Caractères génériques. Tête avancée. Antennes de onze ar- 
ticles; premier le plus gros de tous; troisième plus long que 
les deux suivants; les trois derniers en forme de massue con- 
vexe en dehors et concave en dedans; anté-pénultième plus 
allongé que les deux suivants, échancré en dessus en forme 
de croissant. Labre grand, subquadrangulaire, avancé. Mà- 
choires robustes. Menton un peu avancé en pointe. Palpes maxil- 
laires ayant l’anté-pénultième article le plus gros, et le dernier 
obtus; dernier des labiaux très grand, renflé, presque sécuri- 
forme. Prothorax subquadrangulaire, ses deux bords latéraux 
antérieurs prolongés en une pointe ou épine. Saillie prosternale 
bifurquée à l'extrémité; saillie mésosternale quadrangulaire. 
Ecusson subovalaire. Elytres beaucoup plus larges antérieure- 
ment , tantôt très saillantes, tantôt moins saillantes aux épaules ; 


12 


A5! ARCHIVES 


très convexes: le nombre et la forme des épines sur le disque 
varient suivant les espèces. Abdomen de cinq segments. Pattes 
longues; cuisses grêles jusque vers les deux tiers de leur lon- 
gueur, ensuite très renflées vers les genoux. Tarses de trois 
articles, le deuxième entier, non échancré ou bilobé. 

Ce genre se distingue principalement des Æumorphus par la 
forme de sa saillie prosternale qui est bifurquée, ainsi que par 
celle des pattes, dont les tibias sont mutiques ; l’aspect général 
des espèces qui le composent est aussi très différent de celui 
des Eumorphus. 


CACODÆMON HOPEI Guérin. 


Patrie : Singapore, Ceylan. Long. 12 mill. ; larg. 6 mill. 
& individus. Collection de M. Guérin-Méneville. 


Entièrement noir, avec six taches sur les élytres, dont les 
deux premières les plus petites, situées antérieurement ; deux 
autres taches au tiers antérieur, et la dernière paire de taches 
postérieurement. Elytres ayant deux épines recourbées en ar- 
rière, prenant naissance près de la suture, un peu après le 
milieu de leur longueur. 


CACODÆMON HAMATUS Thomson. 
Eumorphus Hamatus Dej. Cat., 3° édit. p. 463. 
Patrie : Java. Long. 19 et 13 mill.; larg. 6 mill. 
6 individus. Collection de l’auteur. 


Coloration générale d’un noir bleuâtre foncé; huit taches d’un 
jaune fauve sur les élytres ; les deux premières obliques, placées 
à la base près de la suture; les quatre autres au tiers antérieur ; 
les deux dernières, les plus grandes, transversales, à l'extré- 
mité. 

Tête ponctuée. Prothorax avec quatre excavations rondes, 


EMTOMOLOGIQUES. 455 


placées transversalement au milieu du disque; ligne médiane 

longitudinale peu apparente ; angles antérieurs latéraux prolon- 

gés en une saillie obtuse ayant la forme d’une oreille. Deux 

épines penchées en arrière prenant naissance près de la suture 

vers le milieu de la longueur des élytres; épaules peu avancées 
; 


mais saillantes ; disque finement et obsoiètement ponctué. Abdo- 
men et pattes très finement ponctués. 


CACODÆMON CERBERUS Thomson. 


Patrie : Java. Long. 6 à 7 mill. ; larg. 5 mill. 


D'un noir bleuûtre; les quatre saillies des élytres d’un rouge 
foncé. 

Tète et prothorax ponctués; deux longues épines très minces 
prenant naissance aux angles latéraux antérieurs de ce dernier, 
non loin de la suture, dont la première antérieure, et la seconde 
postérieure ; deux grandes épines situées sur le bord latéral au 
tiers antérieur, et deux autres un peu recourbées en arrière près 
de la suture, un peu après le milieu de la longueur des élytres ; 
extrémité de celles-ci coupée carrément, et prolongée latérale- 
ment en une pointe ou épine tournée en dehors; disque ponctué 
antérieurement, lisse postérieurement. Abdomen et pattes fine- 
ment ponctués. 


CACODÆMON SATANAS Thomson. 
(Eumorphus) Rev. et Mag. de Zool., octobre 1856, p. 476, pl. 25, fig, 6. 


Patrie : Borneo. Long. 9 mill. ; larg. 5 mill. 
% D'un violet foncé avec des reflets métalliques brillants, sauf 


les épines et les jambes qui sont d’un bleu foncé brillant. Yeux 


(4) Je préfère, comme étant plus exacte, la description qu’on va lire à celle que 
j'ai donnée de cet insecte dans la Rev. et Mag, de Zool. loc cit. 


156 ARCHIVES 


et les trois derniers articles des antennes noirs. Mandibules et 
labre de même couleur. Palpes pâles. Tarses noirs. 

Tête ponctuée sur le front d’une manière obsolète. Prothorax 
rugueux, armé de deux épines tournées en dehors, prenant nais- 
sance sur les bords latéraux antérieurs. Elytres très rugueuses, 
bordées, terminées à leur extrémité par deux épines dirigées un 
peu en dehors; épaules très avancées, ayant chacune une saillie 
qui s'étend longitudinalement et projette un peu plus bas une 
longue épine tournée en dehors; en regard de celle-ci et de la 
suture, deux cornes droites et arrondies à leur extrémité ; vers 
le milieu de la longueur de chaque élyire, une saillie proje- 
tant une épine double ou deux épines ; au quart postérieur, deux 
gros tubercules ronds. Dessous du corps et pattes lisses, sauf le 
premier segment abdominal qui est ponctué. 


CACGODÆMON LUCIFER Thomson. 


Patrie : Bornéo. Long. 10 à 11 mill, Larg, 5 mill. 


Coloration générale d’un bleu foncé; diffère du M. Satanas 
par les caractères suivants : 

Prothorax plus large antérieurement que postérieurement, 
mais plus étroit que chez l'espèce précédente; angles antérieurs 
prolongés en deux saillies un peu tournées en dehors. Epaules 
arrondies; sur les élytres, deux tubercules près de la suture 
antérieurement; les deux saillies au milieu du disque proje- 
tant une épine simple; extrémité prolongée en deux pointes un 
peu tournées en dehors ; ponctuation fine. 

M. Guérin-Méneville possède un individu de cette espèce, pro- 
venant de Java, dont le prothorax est un peu plus quadrangu- 
laire, et dont les prolongements antérieurs latéraux sont un peu 
plus droits. Il a donné à cet insecte le nom d’Eumorphus aculeatus ; 
je ne pense pas cependant qu’on doive le considérer comme 
formant une espèce distincte. 


ENTOMOLOGIQUES. 157 


OLENUS Thomson. 
Chevr. in Dej. Cat., 3 édit., p. 463. 
Caractères génériques. Antennes presque deux fois plus longues 


que le prothorax, ayant les deux derniers articles dilatés et 
aplatis; dernier article des palpes maxillaires conique. 


O. Senegalensis Dej. Cat, 3° édit., p. 463. Sénégal. 
minutus Dei. id. Java. 


QUIRINUS Thomson. 
Chevr. in Cat. Dej. 3° édit., p. 463. 


Caractères génériques. Corps hémisphérique, épais. Antennes 
fortes, avec les trois derniers articles plus gros, globuleux et 
égaux entre eux, formant une masse bien distincte. 


Q. sulcithorax Dej., loc. cit. Madagascar. 


ORESTIA Thomson. 
Chev. in Cat. Dejean, 3° édit., p. 463. 


Caractères génériques. Corps ovalaire; dernier article des palpes 
ovale, allongé, acuminé à l'extrémité. Antennes un peu renflées 
également vers l'extrémité, mais d’une manière insensible. 
Tarses tétramères. 


G. alpina Ziegler (minuta Meg.) Dej. loc. cit., p. 46h. Styrie, 


LEIESTES Thomson. 
Chevr. in Cat, Dej., à° édit., p. 464. 


Caractères génériques. Corps allongé, subparalièle. Antennes 
terminées par une forte massue de trois articles, avec Îes autres 
assez courts et épais. Tarses tétramères évidemment. 


L. seminigra Gyllenh. Dej. loc. cit,, p. 464. 


NOTE 
SUR LE QUATRIÈME VOLUME DU GENERA DES COLÉOPTÈRES. 


Publié par M. le professeur TH. LACORDAIRE. 


95 mai 1857. 


Si les travaux des monographes, lorsqu'ils sont faits conscien- 
cieusement, contribuent puissamment aux progrès de la science, 
avec quelle faveur les entomologistes ne doivent-ils pas accueillir 
œuvre d’un savant qui a entrepris la tâche immense de rema- 
nier la classification de l’ordre des Coléoptères ? 

Déjà M. Lucien Buquet (Bull. des Ann. de la Soc Ent., 1854, 
p. 1v) a eu occasion de signaler à leur attention le premier 
volume du Genera de Lacordaire; je dirai aujourd’hui quelques 
mots seulement sur le tome quatrième de cet excellent ouvrage 
qui vient de paraître chez l'éditeur Roret. 

L'auteur a cru devoir se servir de caractères nouveaux pour 
distinguer plusieurs familles. Ainsi il a basé la classification des 
Buprestides (fam. 32) sur les pores antennaires, caractère qui 
déjà avait été signalé par Erichson (De fabr. et usu antennarum, 
pl. 7., fig. IT et E, 1-3), mais qu’on n’avait pas encore employé 
jusqu’ici. Les modifications que les pores antennaires éprouvent 
ont donné lieu, de sa part, à l'établissement des trois tribus sui- 
vantes : 


I. Pores antennaires diffus. 
== — cachés par une pu- 
bescence d’aspect hydrofuge. . .. JuLopiTEs. 


ENTOMOLOGIQUES. 159 


Pores antennaires visibles et occupant 
les deux faces des articles. .....  CHALCOPHORITES. 
Il. Ces pores concentrés dans une fossette 
SUPIChaque article EPS REREr BUPRESTITES VRAIS. 


Ayant étudié attentivement ces pores des antennes, à l’aide 
d'une loupe (Stanhope) d’un fort grossissement, chez plu- 
sieurs Buprestides de grande taille, tels que les Cathoxantha, les 
Euchroma et les Conognatha, j'ai pu m’assurer qu’en effet ils 
éprouvent, dans ces insectes, les modifications indiquées par 
Lacordaire. Mais je dois dire qu’il est assez dificile d’apercevoir 
ces modifications, non seulement sur les antennes des espèces 
de petite taille, mais encore sur la plupart des espèces de 
taille moyenne. D'autre part, ce qui est positif, c’est que les 
antennes des Buprestides présentent quelques différences de 
forme dont il est bon de tenir compte. Ainsi chez les Julo- 
dites, les huit derniers articles sont presque pyriformes; chez 
les Chalcophorites, ils sont plus ou moins pectinés; enfin, chez 
les Buprestites vrais, ils sont plus ou moins arrondis; mais tous 
les passages existant entre ces formes si diverses, ne permettent 
point de considérer ce caractère comme fondamental. Il résulte 
pour moi, de toutes ces appréciations, que je n'oserais pas baser 
la classification des Buprestides uniquement sur les modifications 
antennaires. 

J'ai été heureux de voir que Lacordaire a rétabli le nom géné- 
rique de Buprestis. Ce grand entomologiste ne s’est pas montré 
aussi bien disposé à l'égard du genre Scarabœus, qu'il n’a pas 
admis dans le tome troisième de son Genera. Il me semble tou- 
tefois qu’il eût été préférable d'appliquer le nom du Buprestis à 
l'Euchroma gigantea plutôt qu'aux Ancylocheira et Eurythyrea, 
comme l’a fait Lacordaire. Mais il faut observer, cependant, que 
le genre Euchroma, d'après sa classification, doit rentrer, non 


160 ARCHIVES 


dans le groupe des Buprestites vrais, mais bien dans celui des 
Chalcophorites. 


Viennent ensuite les familles suivantes : 


Fam. 33. Throscides. Fam. h0. Malacodermes. 
— 3h. Eucnémides. — A. Clérides. 

— 35. Élatérides. — 2. Lymexilonides. 
— 36. Cébrionides. — 113. Cupésides. 

— +37. Cérophytides. —  h. Ptnides. 

— 38. Rhypicérides. — 5. Bostrichides. 
— 39. Dascyllides. — A6. Cissides. 


« La classification des Élatérides, dit Lacordaire (loc. cit., 
p. 437), présente des diflicultés excessives et peut-être inso- 
lubles...... En étudiant les travaux de Germar et d’'Erichson, 
on voit que tous deux ont désespéré de la classification de ces 
insectes. Le second a exprimé ailleurs (Arch. 1845, IE, p. 90) 
le vœu qu’on découvrit enfin quelques caractères nouveaux qui 
permissent de l’établir sur des bases rationnelles. Plusieurs mois 
d'un travail assidu m’autorisent à dire que ces caractères n’exis- 
tent pas, et qu’on les cherchera en vain. Il faudra, dès lors, que 
la tradition supplée à l'impuissance de la science. » 

Passent à la famille des Malacodermes, il me semble qu'il eût 
été préférable de lui appliquer le nom de l’une des tribus qui la 
composent, celui, par exemple, de Lampyrides, qui désigne par- 
ticulièrement les insectes dont l'abdomen est pourvu d'un appa- : 
reil phosphorescent. 

Je ferai observer en passant, que les auteurs varient beaucoup 
sur la question de savoir s’il convient de conserver cette famille 
&lle quelle, ou s’il serait préférable de la subdiviser en celles 
des Lycides, des Lampyrides, des Téléphorides et des Mélyrides. 

« Les divergences d'opinion qui se sont produites à cet égard 


ENTOMOLOGIQUES. 161 


prouvent, dit Lacordaire, combien ces insectes sont voisins. » 
Ce sont ces divergences, et les passages insensibles qui existent 
entre ces groupes, qui l’ont décidé, non sans quelque hésitation, 
à les fondre tous dans une seule famille. 

Les caractères fondamentaux et absolus qui, d’après Lacor- 
daire (loc. cit., p. 115), séparent les Clérides des Malacodermes 
sont : chez les premiers, la présence de lamelles sous les articles 
des tarses, et la forme de leurs hanches postérieures. Les lamelles 
peuvent être très réduites, peu visibles même (Calendyma), mais 
ne disparaissent jamais complétement; les hanches sont étran- 
gères à tous les Malacodermes sans exception, et seraient iden- 
tiques avec celles des Cérophytides, si elles étaient un peu plus 
planes et plus enfoncées. 

Arrivant aux additions et corrections faites pour le tome III 
de son Genera, Lacordaire considère le genre Ranzania de M. Ber- 
toloni comme un sous-genre des Ceratorhina. Ce savant entomo- 
logiste dit ne pas avoir trouvé, dans son exemplaires des Mé- 
moires de l’Académie de Bologne, la cinquième dissertation 
de M. Bertoloni (sur les produits du Mozambique), où la Ran- 
zania splendens a été décrite et figurée; par conséquent il l’a 
citée, dit-il, d’après moi. Tout ce que je puis dire à ce sujet, 
c'est que je possède un tirage à part de cette dissertation qui 
m'a été envoyée en 1856 par M. Bertoloni °?. 

Le volume dont je viens de donner une bien courte analyse 
est, il faut le reconnaitre, tout à fait à la hauteur de ceux qui 
l'ont précédé, et mérite d’être mis au nombre des meilleurs et 
des plus utiles ouvrages de lentomologie: 


(1) Je ferai observer à cette occasion que Lacordaire, toutes les fois qu'il a cité 
mon nom, lui a imposé une orthographe qui ne lui appartient pas. 


—"DÈES— 


DESCRIPTION 


D'UN GENRE DE LA TRIBU DES TRICHIITES ®. 


1°: juin 1857. 


INCALA White, Cat. B. M. Cetonidæ, p. 50 ©. 


Voisin des Inca. 


Caractères génériques. Menton fortement bilobé, les lobes arron- 
dis. Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux ; 
dernier article de tous plus large et arrondi à l'extrémité. Der- 
nier article des antennes très gros, arqué; leur massue allongée. 
Yeux gros et saillants; canthus oculaires coupés assez oblique- 
ment. Chaperon ( ® ) beaucoup plus allongé que chez les Inca, plus 
étroit à son sommet, plus large et arrondi antérieurement. Pro- 
thorax une fois plus étroit que les élytres à sa base, très convexe, 
dilaté vers le tiers antérieur, non crénelé sur les côtés, ensuite 
coupé obliquement de dehors en dedans sur les bords latéraux 
postérieurs; couvert de rugosités. Ecusson cordiforme. Elytres 
convexes, subparallèles, allongées, avec deux grandes saillies 
rondes près de l'extrémité, où elles sont arrondies et légèrement 
sinuées. Pattes longues et robustes; attaches de la première 
paire très allongées, ayant deux petits tubercules au milieu; 
cuisses antérieures 1nermes, non munies comme chez les Inca 


(1) Je n'ai vu qu'une © de ce genre intéressant; on voudra donc bien en tenir 
compte pour les diagnoses génériques et spécifiques. Si jai commis des erreurs 
ou omissions, je désire ardemment qu'on puisse les corriger ou les modifier, 


(2) M. White, qui est l'auteur de ce nom, ne paraît pas en avoir donné une 
diagnose générique. 


ENTOMOLOGIQUES. 165 


d’une dent à leur partie supérieure interne , plus minces et 
plus aplaties; tibias de la même paire munies de trois fortes 
dents au dehors, les autres bidentées chez la $, probable- 
ment unidentées chez le &; tarses de la longueur des tibias, 
leurs crochets grands. Pygidium et mésosternum comme chez 
les Inca ". 


On voit que les caractères principaux qui séparent les Zncala 
de ce dernier genre sont : 

1° Les cuisses antérieures inermes; 2° la forme du chaperon 
et celle du prothorax. 


Il représente évidemment, en Afrique, les Znea du Nouveau- 
Monde. 


INCALA QUIMALANCA Thomson. 


Patrie : Gabon. Long. 20 à 21 mill. ; larg. 10 mill. 


Ressemble assez, pour les couleurs, à l'Inca Bomplandii. 


Palpes et antennes d’un rouge fauve. Tête et prothorax noi- 
râtres, variés de jaune. Elytres d’un brun foncé un peu rou- 
geâtre varié de noir ; deux taches d’un jaune assez clair avec de 
petits points noirs au milieu de la suture des élytres; huit autres 
petites taches, dont deux sous les épaules, quatre vers le tiers 
postérieur, et deux sur les saïllies postérieures. Dessous du corps 
noir; pattes d’un brun foncé brillant. 

Tête fortement ponctuée, les points grands, ronds et distincts. 
Rugosités du prothorax d’un noir brillant. Ecusson et élytres 
lisses. Dessous de la tête fortement sillonné. Métathorax et abdo- 
men ponetués comme la tête, mais obsolètement. Pattes criblées 
de gros points enfoncés. Pygidium lisse. 


L'Inca lineola Westw., Arcana Ent. 1, p. 187, pl. A6, fig. 6, 


(1) Voir la description de ce genre dans le tenera des Coléoptères de Lacor- 
daire, vol. 3, p. 506. 


164 ARCHIVES 


de Sierra-Leone, me paraît devoir rentrer également dans le 
genre actuel. Voici la diagnose qu’en a donnée cet auteur : 

Nigra, capite et pronoto fulvo, varioloso, hoc tuberculis nigris, 
elytris albido griseo nigroque varüs, alboque quttatis, singulo ultra 
medium et versus suturam lineola nigra ornato. Sierra-Leona. Long. : 
lin. 10. In. Mus. Britan. 





DESCRIPTION 


D'UN ELATERIDE, DE DEUX CARABUS 


ET 


D'UN HELLUONITE NOUVEAUX. 


45 mars 1857. 


JULODISCHEMA Thomson. 


(Jalodis, nom d’un genre de la famille des Buprestides, zxñar, figure,) 


Caractères génériques. Faciès des Julodis ©. Yeux très grands. 
Antennes insérées à la base interne de ceux-ci, de onze articles ; 
le premier le plus gros, les autres pectinés’, sauf le dernier qui 
est subarrondi. Labre grand, arrondi. Palpes maxillaires infini- 
ment plus longs que les labiaux, leur anté-pénultième article le 
plus long, le dernier tronqué ; l'un et l’autre munis de très petites 
épines latéralement; dernier article des labiaux sécuriforme ; 


(1) Ce genre appartient à la tribu des Oxynoptérites, et me paraît être voisin 
des Beliophorus (Lac. Gen. Col., vol. 4, p. 159). 


ENTOMOLOGIQUES. 165 


menton transversal: lèvre proprement dite grande, arrondie. 
Prothorax arrondi latéralement, beaucoup plus large à la base : 
saillie prosternale grande, allongée ; saillie mésosternale avancée 
en gouttière et creusée en guise de fourreau à sa naissance. 
Ecusson circulaire. Elytres à peine plus larges que le prothorax, 
très convexes, un peu plus étroites au tiers antérieur, un peu 
dilatées au tiers postérieur, diminuant fortement de largeur vers 
l'extrémité, où elles sont arrondies. Dernier segment abdominal 
le plus grand. 


JULODISCHEMA LACORDAIREI Thomson. 
Patrie : Borneo. Long. 25 mill.; larg. 9 mill. 
Entièrement brun, recouvert d’une pubescence grisàtre; yeux 
d’un noir brillant. 
Corps très finement ponctué sur les élytres: la ponctuation 
formant des stries longitudinales très obsolètes et très serrées. 
Dédié à Lacordaire. 


CARABUS TIEN-TEI Thomson. 
Patrie : Chine boréale. Long. 30 à 32 will. ; larg. 41 à 12 mill. 

Très voisin du C. prodigus, à la division duquel il appar- 
tient. 

Entièrement d’un noir bleuàtre. Palpes et les quatre premiers 
articles des antennes d’un noir brillant; les autres articles 
bruns. 

Tête, prothorax, stries et tubercules sur les élytres, comme 
chez le C. prodiqus. Elytres dilatées, non atténuées après le 
milieu de leur longueur ; leur extrémité obtuse, non pointue, et 
les échancrures postérieures excessivement faibles: bordure 
noire. 

Comme chez le C. prodiqus, douze stries longitudinales élevées 
sur chaque élytre; après chaque série de trois stries, une ligne 


166 ARCHIVES 


de tubercules très allongés, ce qui donne trois lignes de tuber- 
cules pour chaque élytre. Pattes intermédiaires et postérieures 
avec une rangée de points enfoncés longitudinaux. 


Dédié à Tien-Tè, chef de l'insurrection chinoise. 


CARABUS HIÈN-FOUNGIL Thomson. 


Patrie : Chine boréale. Long. 27 à 28 mill.; larg, 11 mill. 


Voisin, pour la forme, du C. Fiduciarius Thomson (Ann. Soc. 
Ent. 1856, p. 338, pl. 9, fig. 3). 

D'un brun foncé, avec des reflets métalliques rougeûtres en 
dessus; antennes, parties de la bouche, et pattes d’un noir 
brillant. 

Tête très finement ponctuée. Prothorax plus large antérieu- 
rement, arrondi aux angles latéraux antérieurs et postérieurs ; 
ces derniers un peu aplatis et tournés en dehors; bordé latéra- 
lement, avec deux impressions vers les angles postérieurs; ligne 
longitudinale médiane très faible; ponctuation fine et serrée. 
Elytres plus larges au tiers postérieur, bordées; bordure gra- 
nuleuse, un peu rougeûtre, bornée antérieurement par deux 
lignes longitudinales d’un noir brillant; sur chaque élytre, trois 
rangées de tubercules : un, trois, cinq; et trois carènes longitu- 
dinales : deux, quatre, six. Quelques points sur les bords laté- 
raux du métathorax. Abdomen lisse, sauf le dernier segment 
qui est un peu chagriné. Cuisses avec de gros points enfoncés 
assez écartés les uns des autres. 


Dédié à S. M. Hièn-Foung, l’empereur actuel de la Chine. 


HERINNIS Thomson. 


(épswvèc, diablesse.) 


Ce genre se distingue surtout de ceux de la tribu des Hel- 


ENTOMOLOGIQUES. 167 


luonites par la forme anormale de ses palpes, dont le dernier 
article n’est ni sécuriforme, ni renflé, ni en triangle ". 


Caractères génériques. Antennes grêles, diminuant de grosseur 
vers l'extrémité. Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les 
labiaux ; tous allant en s’amincissant graduellement jusqu'à l’ex- 
trémité; dernier article plus long que le pénultième. Labre 
transversal, coupé carrément. Dent du menton non apparente. 
Prothorax subcordiforme, plus large antérieurement, rétréci au 
milieu de sa longueur; angles postérieurs tournés en dehors, 
ayant deux excavations en regard de ces derniers. Elytres allon- 
gées, subparallèles, très grandes comparativement à la grosseur 
de la tête et du prothorax. 


HERINNIS CHABRILLACIL Thomson. 


Patrie : Rio-Janeiro. Long. 20 à 21 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 


Presque entièrement d’un brun foncé; tête noire; labre et 
les deux premiers articles des antennes et des palpes d’un rouge 
fauve. 

Tête fortement ponctuée. Prothorax avec des points enfoncés ; 
carène longitudinale du milieu et excavations postérieures assez 
apparentes. Elytres avec seize stries longitudinales et autant 
d'espaces ponctués alternants. Poitrine brillante avec des points 
enfoncés latéralement. Abdomen et jambes lisses, brillants. 

J’éprouve le plus vif plaisir à dédier cette espèce très remar 
quable à M. F. Chabrillac, qui l'a prise eta bien voulu m'en 
faire don. 


(1) Voir le Genera de Lacordaire, 1, p, 90 ct suiv. 


ee tte © 0 anne 


DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU 


DE LA FAMILLE DES BUPRESTIDES. 


1e juin 1857. 


TYNDARIS Thomson. 


(Nom propre.) 


Caractères génériques. Diffère des Ptosima ®? par les caractères 
suivants : 

Corps plus ramassé, plus trapu. Cavités antennaires grandes 
et arrondies; antennes grêles, dentées à partir du cinquième 
article; épistome faiblement échancré. Prothorax arrondi sur 
les bords latéraux postérieurs. Ecusson allongé. Elyires resser- 
rées au tiers antérieur, où elles sont moins larges que la base 
du prothorax, un peu dilatées au tiers postérieur, échancrées 
obliquement et quadri-épineuses à l'extrémité. Crochets des 
tarses simples. 

J'ai fondé ce genre sur la Ptosima planata Gory, Chili. Je 
connais plusieurs espèces inédites provenant du même pays, qui 
devront probablement rentrer dans ce nouveau genre. 


P. S. Le quatrième volume de Lacordaire, qui vient de pa- 
raître, signale (p. 66) la Ptosima planata comme devant former 
également une coupe ou division à part. 


(1) Voir la description de ce genre; Lacordaire, Gen, des Col., vol. 4, p. 63. 


me à Ge 


DIAGNOSES 


DE 


CÉRAMBYCIDES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS 
DE MA COLLECTION 


QUI SERONT DÉCRITS PROCHAINEMENT. 


4°" juin 1857. 


LUBENTIA Thomson. 


(L'un des noms de Vénus.) 


Caractères génériques. Diffère des Ancylonotus ® par les suivants : 
Corps non garni d’épines. Antennes grosses, troisième article 
non arqué. Prothorax mutique, plus étroit en avant, plus large 
au milieu de sa longueur ; une forte saillie mésosternale avancée, 
arrondie. Ecusson médiocre, arrondi. Elytres moins convexes, 
légèrement échancrées, faiblement quadri-épineuses à l’extré- 
mité. Pattes comparativement très courtes; les antérieures aussi 
courtes que celles des autres paires. Tarses moins gros. 


(1) Voir la description de ce genre dans l'Hist. Nat, Ins. Col. par de Castelnau, 
vol. I, p. 459. 


13 


41770 ARCHIVES 


LUBENTIA VOLUPTUOSA Thomson. 


Patrie : Manille. Long. 21 mill. ; larg. 8 mill. 


Noir avec des reflets bleuâtres, et recouvert de larges taches 
ou bandes d’un blanc velouté. Cinq bandes sur la tête; cinq 
autres bandes sur le prothorax. Ecusson blanc. Vingt-quatre 
à trente-deux taches sur les élytres; les autres sur la poitrine et 
sur l'abdomen. Pattes recouvertes d’uné pubescence grisâtre. 

Tête finement ponctuée en arrière; les premiers articles des 
antennes faiblement granuleux. Prothorax granuleux. Elytres 
ponctuées, plus fortement antérieurement et latéralement, la 
ponctuation très espacée. Dessous du corps et pattes lisses. 


BATOCERA CHINENSIS Thomson. 


Patrie : Chine bor. Long. 50 à 57 mill.; larg. 18 à 19 mill. 


D'un jaune clair blanchâtre, ou d’un gris clair, avec des taches 
blanches. Les trois premiers articles des antennes noirs, les 
autres bruns, bordés de noir à l'extrémité. Deux taches blanches 
longitudinales au milieu du prothorax. Ecusson blanc. Des taches 
blanches disposées irrégulièrement sur les élytres. Deux larges 
bandes blanches partant des yeux et aboutissant à l'extrémité 
de l'abdomen, sur lequel on aperçoit des taches; dessous du 
corps et pattes d’un brun clair; les dernières grises en dessus 
seulement. 

Tête lisse; les trois premiers articles des antennes fortement 
granuleux chez les à; les suivants faiblement granulés. Pro 
thorax lisse, sillonné transversalement comme chez les autres 
espèces du genre. Naissance des élytres couverte de tuber- 
eules d'un noir brillant assez espacés. Quand on enlève le duvet 
qui recouvre les élytres, on aperçoit une ponctuation obsolète et 
très espacée. Reste du corps lisse. 


ENTOMOLOGIQUES. 171 


BATOCERA CHLORINDA Blanchard Mss. 


Patrie : Inde, Long. 34 à 44 mill. ; larg. 11 à 15 mill. 


Brune; deux taches rougeâtres sur le prothorax; un assez 
grand nombre de taches blanchâtres sur les élytres qui sont 
échancrées et quadri-épineuses à l'extrémité. Dessous du corps 
avec des taches blanches sur la poitrine. 

Tête lisse. Prothorax rugueux. Elytres couvertes de tubercules 
noirs, espacés, antérieurement; le reste des élytres obsolète- 
ment ponctué. Dessous du corps et pattes lisses. 

Les Apriona rugicollis, 3-lineata, et cinerea de M. À. Chevrolat, 
Rev. et Mag. de zool. 1852, p. 415 et 416, sont probablement 
identiques avec l’A. Germaru Hope in zool. Misc., p. 27. 

L'auteur me paraît avoir fondé ces espèces sur différents degrés 


de dégradation de VA. Germarti. 


TÆNIOTES INSULARIS Thomson. 


Patrie : Cuba. Long. 33 mill. ; larg, 10 mill. 


D'un brun foncé grisàtre, avec des taches et des bandes blan- 
châtres, disposées comme chez le T, Cayennensis, sauf sur le pro- 
thorax et sur les élytres; tache médiane du prothorax très large, 
ne rejoignant pas cellede la tête ; deux bandes le long de la suture, 
et quelques taches seulement sur le disque. 

Tête lisse. Partie antérieure du prothorax très finement poin- 
tillée ; deux saillies au tiers antérieur; la partie postérieure 
un peu tuberculeuse. Elytres fortement granulées ou couvertes 
de tubercules antérieurement; ensuite ponctuées, la ponctuation 
diminuant fortement vers l'extrémité qui est entièrement sub- 
arrondie et bi-épineuse au milieu. Dessous du corps et pattes 
lisses, 


172 ARCHIVES 


TÆNIOTES AMAZONUM Thomson. 


Patrie : Amazones. Long. 29 à 31 mill. ; larg, 8 à 9 mill. 


Noir, avec des reflets grisâtres et des bandes d’un jaune fari- 
neux. Celles-ci disposées sur la tête, le prothorax et le dessous 
du corps, comme chez le T. Scalaris; une large bande le long de 
la suture, et quelques petites taches sur le disque. 

Tête médiocrementrugueuse. Prothorax rugueux, plissé trans- 
versalement en avant. Elytres granulées, ponctuées comme 
chez le T. Insularis, dans le 4 , et terminées à la suture par deux 
très petites épines ; subarrondies chez le $. Dessous du corps et 
pattes lisses. 


TÆNIOTES SUTURALIS Dej. Cat. 3° édit, p. 366. 


Patrie : Mexique. Long. 22 à 34 mill. ; larg. 6 à 11 mill. 


Voisin du 7. Amazonum, dont il diffère par les caractères sui- 
vants : | 

Granulation des élytres plus forte et plus serrée antérieure- 
ment ; leur ponctuation beaucoup plus apparente. Extrémité for- 
tement bi-épineuse à la suture. Bordure médiane moins déchi- 
quetée. 


TÆNIOTES INQUINATUS Dej.? 


Patrie : Colombie. Long. 22 à 38 mill. ; larg. 6 à 42 mill. 


D'un brun noirâtre métallique, verdâtre ou violet sur les 
bords latéraux des élytres. Antennes d’un brun foncé. Abdo- 
men d’un vert métallique, recouvert d’une pubescence grisâtre. 
Pattes brunes avec des reflets métalliques, recouvertes d’une 
pubescence également grisàtre. Une bande double d’un jaune 


ENTOMOLOGIQUES. 175 


orange, partant du milieu du front et atteignant l’extrémité.des 
élytres. Quatre rangées de taches de même couleur, dont deux 
au tiers antérieur et deux au tiers postérieur. Quelques petites 
taches de même couleur le long des bords latéraux des élytres, 
et sur ceux des segments abdominaux. 

Tête fortement et largement granulée; premier article des 
antennes raboteux. Prothorax très raboteux, sauf au milieu. 
Elytres très fortement granulées antérieurement, ensuite ponc- 
tuées, la ponctuation allant en diminuant beaucoup vers l’extré- 
mité qui est faiblement uni-épineuse à la suture. Poitrine ponc- 
tuée latéralement. Abdomen et pattes lisses. 


L'Hammoderus Buquetii Thomson (Ann. Soc. Ent. 3° série 
1856, vol. IV, p. 329, pl. 8, fig. 1), doit rentrer dans le genre 
Tœniotes, parmi les espèces de la première division, dont les 
élytres sont arrondies à l'extrémité. 


TÆNIOTES (Hammoderus) INERMIS Chevrolat ? 


Patrie : Mexique. Long. 24 mill,; larg. 7 à 8 mill. 


D'un brun grisâtre, avec des taches blanches sur le prothorax, 
les élytres et la poitrine. 

Tête et prothorax lisses. Ce dernier avec trois tubercules au 
milieu du disque. Partie antérieure des élytres couverte de 
petits tubercules d’un noir brillant assez espacés. Partie médiane 
et postérieure des élytres obsolètement ponctuées. Dessous du 
corps et pattes lisses. Extrémité de l'abdomen inerme. 


Cette espèce qui, sauf ce dernier caractère, me paraît être 
identique avec les Tœniotes, doit être placée dans le genre actuel 
auprès du 7, Buqueti. 


le ARCHIVES 


RHODOPIS Thomson. 


(Nom prepre, ÿ 


Faciès des Æotarianomus et es Triammatus ), mais de moitié 
plus petit ; il en diffère par les caractères génériques suivants : 
d. Antennes ayant leur troisième article seulement très forte- 
ment renflé à l'extrémité. Prothorax obsolètement uni-épineux 
latéralement. Saillies sternales plates, médiocrement larges. 
Elytres comme chez les Triammatus. Pattes antérieures aussi courtes 


R 


que celles des autres paires. 


RHODOPIS PUBERA Thomson. 


Patrie : Sylhet. Long. 20 mill. ; 5 mill. 
PI. 10, fig. 7. 

Brun, varié de jaune obscur ou terne. Antennes noires, ayant 
une tache grisàtre sur la naissance des troisième et neuvième 
articles. Quatre bandes longitudinales sur la tête, dont les deux 
médianes continuent sur le prothorax jusqu'à lécusson. Elytres 
variées de jaune ou de brun. Dessous du corps et pattes gris, 
genoux et tarses noirs. 

Prothorax ponctué sur les deux bandes médianes seulement. 
Elytres largement ponctuées antérieurement, lisses postérieure- 
ment, ainsi que le dessous du corps et les pattes. 


+ 
MONOCHAMUS Serv. Ann. Soc. Ent., 1839, vol. 4, p. 9L. 
— Dej. Cat., 3° édition, p. 366. 
Monohammus Meg. Dej. Cat., loc. cit. 
(1) Voir pour les caractères de ces deux genres : Rev. et Mag, de Zool., 1857, 


mars, p. 105 ; Ann, Soc. Ent. de Fr., 3° sér., vol. 5, 1857, p. 107, et Arch. Ent. 
1, p. 78 et 149. 


+ 


ENTOMOLOGIQUES. 179 
Anhamnus Dej. Cat. loc. cit. 


Euoplia Hope, 13 of the Linn. Soc., vol. 18, 1841, 
p. 197: 


Les caractères de ce genre sont très variables. Aïnsi les 
antennes sont plus ou moins nm Saillies sternales, 
tantôt plates, tantôt médiocrement, tantôt fortement appa- 
rentes ou avancées. L’extrémité des élytres est terminée de plu- 
sieurs manières. Enfin les’ 4 ont leurs pattes antérieures plus 
ou moins longues. J’ai cru ne pas devoir adopter les genres cités 
plus haut en synonymie, et ranger les Monochamus de la manière 
suivante : P" 


Division 1. Elytres arrondies à l'extrémité. 


Groupe 1. M. Seutellaris, permutans, infelix, Nicoletii, ete. 
Groupe 11. M. Adspersus, Bowringii, etc. 

Groupe 11. M. Dentator, faber, sartor, qallo-provincialis, etc. 
Groupe 1v. M. Conspersus (Tessellatus), etc. 


Groupe v. M. Marmoratus. 
Division HE. Elytres bi-épineuses à l'extrémité de la suture. 


Groupe vi. M. Ruber. 


Duvision FT. Elytres coupées droit à l'extrémité. 


Groupe vu. M. Prætorius. 


Division IV. Elytres quadri-épineuses à l'extrémité. 


176 ARCHIVES 
Groupe vus. M. Cylindricus . 


Groupe 1x. (Euoplia Hope). M. Polyspila, quttatus, etc. 


OPLOPHORA Hope, Trans. of the Linn. Soc., 1841, 
vol. 18, p. 138. 


Cerosterna Dej. Blanchard, Hist. des Ins. IT, p. 152, et Dei. 
Cat., à° édit., p. 367. 


Division I. Elytres arrondies à l'extrémité. 


O. Sollyi, Horsfieldii, punetator, etc. 


Divisiox Il. Elytres quadri-épineuses ou coupées droit à l'extré- 
mité. Saillies sternales tantôt fortes, tantôt très plates. 


O. Gladiator, pulchellator, etc. 


Druision IT. Elytres un peu baillantes à l'extrémité et termi- 
nées en pointe. 


O. Vittator, Buquetu. 


PLECTODERA Dej. Blanchard, Hist. des Ins., 1845, 
p. 158. 


ANAPLOSTHÆTHA Dej. Cat. 3° édition, p. 367. 


11 me semble qu’on devrait réunir ces deux genres, dont les 


(1) Monochamus cylindricus Thomson, — Patrie : Java. Long. 27 mill.; 
larg. 8 mill.— D'un brun rougetre avec de grandes taches blanches sur les bords 
latéraux du thorax et de l'abdomen. Ecusson blanc; quelques taches de même cou- 
leur sur les élytres. 

Corps allongé, lisse, sauf quelques gros tubercules sur la partie antérieure des 


élytres et sur les épaules, qui sont fortement relevées latéralement. 


ENTOMOLOGIQUES. 177 


espèces ne se distinguent réellement que par la différence de 
leur livrée. 


RHAMSES Thomson. 


Caractères génériques ©. Prothorax aussi long que large, un peu 
dilaté au milieu de sa longueur, sub-mutique, ou pourvu latéra- 
lement de deux très petites saillies. Elytres échancrées oblique- 
ment et bi-épineuses à l'extrémité. Tibias antérieurs des + den- 
telés et munis d’une forte épine près de l'extrémité, sur le bord 
inférieur. Les autres caractères comme chez les Monochamus. 

Genre fondé sur le Monochamus bi-punctatus, Schonherr. 


LEPRODERA Dej. Cat., 3° édit., p. 368. 


Diffère des Monochamus par les caractères génériques sui- 
vants : 

Corps médiocrement allongé. Une saillie plus ou moins grande 
à la base de chaque antenne. Prothorax transversal. Saillie pro- 
sternale plate, étroite ; saillie mésosternale en carène assez appa- 
rente. Pattes antérieures des « plus longues que celles des autres 
paires. Tibias subnoduleux vers l'extrémité du bord antérieur. 
Tarses grands; premier article moins dilaté à la base que le 
second. 


LEPRODERA ELONGATA Thomson. 
Patrie : Java. Long, 40 mill. ; larg. 13 mill. 
Noir, avec des reflets bronzés ; troisième article des antennes 


fortement garni de poils à l'extrémité. Elytres variées de jaune, 


(4) Voir la Description du genre Monochamus, Ann. Soc. Ent., vol. 4, 1835, 
p. 91. 


178 ARCHIVES 


avec une large tache brune transversale avant le milieu de sa lon- 
gueur, et deux autres taches latérales de même couleur au tiers 
postérieur ; ces taches bordées de jaune. 

Corps allongé pour le genre actuel. Tête et base des antennes 
fortement granulées. Prothorax très fortement plissé transversa- 
lement. Elytres couvertes de tubercules ronds et espacés anté- 
rieurement; ponctuées à partir de la bande transversale; lisses 
à partir des taches latérales. Dessous du corps lisse. Pattes 
presque lisses. 


LEPRODERA FIMBRIATA Chevrolat. 
Rev. et Mag. de Zool., 1856, p. 87, 


Patrie : Borneo.. Long. 30 à 33 mill.; larg. 10 à 12 mill. 


Brun, ou d’un brun rougeûtre, avec quatre taches d’un noir 
velouté sur les élytres, dont deux au tiers antérieur et deux au 
tiers postérieur. Ces taches bordées finement de jaune. Antennes 
et tarses noirs. 

Corps assez allongé pour le genre actuel. Tête fortement gra- 
nulée. Base des antennes lisse ou très finement pointillée. Les 
quatre premiers articles de celles-ci ponctués. Prothorax très 
granuleux. Sillons, transversaux antérieurs et postérieurs pro- 
fonds. Elytres avec quelques tubercules sur la partie antérieure, 
lisses ensuite, coupées obliquement à l'extrémité: Dessous du 
corps et pattes lisses; les antérieures quelquefois legèrement 
plissées à leur naissance. | 


LEPRODERA PLAGIATA Thomson. 
Patrie : Java. Long. 23 mil. ; larg. 8 mil. 
D'un brun clair, un peu rougeàtre en dessous. Antennes et 


pattes de mème couleur. Une large tache d'un brun soyeux cor- 
diforme vers le milieu des élytres: deux autres taches sur les 


ENTOMOLOGIQUES. 179 


bords latéraux, vers le tiers postérieur, ces taches faiblement 
bordées d’une auréole jaune. 

Tête ayant quelques points enfoncés. Prothorax rugueux. 
Quelques tubercules sur la partie antérieure et sur les bords 
latéraux antérieurs des élytres; celles-ci ensuite très faiblement 
et très irrégulièrement pointillées. Dessous du corps et pattes 
lisses. 


LEPRODERA SPINOSA Thomson. 
Patrie : Java. Long. 19 à 2/4 mil. ; larg. 6 à 8 mill. 


Ne diffère de la L. Fimbriata que par sa taille plus petite et les 
caractères suivants : 

D'un brun plus clair. Tête lisse. Prothorax lisse, sauf le milieu 
du disque qui est plissé transversalement. Elytres coupées plus 
droit antérieurement, plus larges et obsolètement quadri-épi- 
neuses à l'extrémité. 


LEPRODERA PLEURICOSTA De Haan. Mss. 
Patrie : Java. Long. 29 à 30 mill. ; larg. 10 à 11 mill. 


D'un brun assez clair, avec deux taches rondes d’un brun foncé 
soyeux au tiers antérieur, et deux taches sur les bords latéraux, 
vers le tiers postérieur. 

Corps trapu, peu allongé. Tête fortement granulée, avec deux 
impressions entre les yeux. Prothorax fortement tuberculeux. 
Partie antérieure des élytres couvertes de tubercules assez 
espacés, de grosseur différente; celles-ci ensuite très finement 
ponctuées. Dessous du corps et pattes lisses. 


PHRYNETA HECPHORA Thomson. 


Patrie : Guinée. Long. 27 mill. ; larg. 9 à 10 mill. 


Brun sur les élytres. Deux taches d'un brun foncé soyeux aux 


150 ARCHIVES 


épaules; une antérieurement, médiane; deux obliques, com- 
mencant aux bords latéraux, au tiers postérieur, et remontant 
vers la suture. Quatre taches blanches sur la poitrine. 

Une grosse saillie d’un noir brillant au milieu du prothorax. 
Epaules granulées. Le milieu des élytres faiblement et largement 
ponctué; l'extrémité lisse, ainsi que le dessous du corps et les 
pattes. 


PHRYNETA SENEGAMBIÆ Thomson. 
Patrie : Sénégambie. Long. 21 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 


Brun en dessus. Deux lignes fauves, obliques sur la tête. Plu- 
sieurs traits blancs sur le milieu des élytres. Quatre taches blan- 
ches sur la poitrine. Dessous du corps et pattes variées de blanc 
et de brun. 

Corps lisse, sauf la partie antérieure des élytres qui est forte- 
ment tuberculée. 


PHRYNETA PALLIDA Thomson. 
Patrie : Natal. Long. 23 mill.; larg. 8 mill. 

D'un brun très clair, avec deux bandes jaunes brunes, déchi- 
quetées sur les élytres, et deux points noirs postérieurement. 
Deux taches blanches sur la poitrine. . 

Prothorax très fortement tuberculé, surtout au milieu. Corps 
lisse, sauf la partie antérieure des élytres qui est tuberculée. 


HECYRA Thomson. 


(ëxup4, belle-mère.) 


Diffère des Psycholupes ” par les caractères suivants : 


(1) Voir la description de ce genre dans la Faune entomologique du voyage 
au Gabon. 


ENTOMOLOGIQUES. 181 


Antennes plus minces. Prothorax quadri-épineux latérale- 
ment; plaque mésosternale divisée longitudinalement. Elytres 
dépassant beaucoup moins le prothorax, plus convexes, surtout 
antérieurement ; aussi larges postérieurement qu'aux épaules, 
ayant deux saillies au quart antérieur, et deux autres saillies 
moins apparentes, après le tiers postérieur. Cuisses moins 
renflées. 


HECYRA IMPROBA Thomson. 
Patrie : Natal. Long. 20 mill. ; larg. 6 à 7 mill. 


Brun cendré, varié de noir et d’une teinte couleur de chair 
rougeûtre. Tête de cette dernière couleur. Antennes noires, avec 
l'extrémité des articles rougeûtre. Prothorax avec une ligne noire 
longitudinale indistincte au milieu. 

Ecusson noir, avec une bordure rougetre. Elytres noirâtres 
antérieurement, avec deux espaces obliques très pâäles au tiers 
postérieur, recouvertes de tubercules couronnés par des poils 
soyeux, dont deux très grands antérieurement ; ces poils noirs 
et rougeûtres. Dessous du corps et pattes rougeàtres, variés de 
noir et de blanc. 

Quelques points enfoncés entre les yeux. Prothorax raboteux, 
avec deux saillies au milieu du disque. Quelques points enfoncés 
très fins çà et là. Elytres avec deux petites épines sur le bord 
antérieur, granuleuses aux épaules, non ponctuées, ainsi que le 
dessous du corps. 


HECHINOSCHEMA Thomson. 


(£xivoe, hérisson; cxcun, figure). 


Caractères génériques. +. Antennes dépassant le corps de plus 
de la moitié de leur longueur : de onze articles ; troisième et qua- 


trième égaux: le dernier le plus long de tous. Prothorax plus 
. 


* 
152 ARCHIVES 


$ 


* 2 #e 


long que large, uni-épineux lätéralément. 5 Saillies sternales 
plates. Elytres parallèles, arrondies à l'extrémité, uni-épineuses 
à chaque épaule, et couvertes de épines sur le disque. Pattes de 
longueur égale. Tarses comme chez les Phryneta, mais un peu 
plus grêles. j 


HECHINOSCHEMA SPINOSA Thomson. 


Patrie : Sylhet. Long. 15 à 20 mill. ; larg. 5 à 7 mill. 


Noir, varié de jaune. Tête et prothorax lisses; au milieu de ce 
dernier, quelques points tuberculeux. Elytres garnies d’épines, 
finement, mais profondément ponctuées. La ponetuation deve- 
nant obsolète postérieurement. Dessous du corps et pattes lisses. 


MORIMUS LETHALIS Thomson. 


Patrie : Schang-Haï, Inde. Long. 20 à 26 mill. ; larg. 7 à 10 mill. 


D'un brun rougeûtre, avec quatre taches d’un noir soyeux, en- 
tourées de jaune sur les élytres, dont deux antérieures et deux 
postérieures. Une tache noire sur le front. La saillie des tibias 
d’un jaune clair. 

Tête ponctuée. Prothorax et élytres rugueux. Dessous du 
corps lisse. Pattes obsolètement ponctuées. 


F MORIMOPSIS Thomson. 
(Morimus, nom d'un genre de Cérambycides ; de, aspect.) 
Caractères génériques. Diffère des Morimus ® par les suivants : 


Deuxième article des antennes non arqué. Prothorax beau- 
coup plus long que large, plus étroit postérieurement. Elytres 
déprimées antérieurement, dépassant à peine le prothorax, con- 


(1) Voir les caractères de ce genre Ann. Soc. Ent., 1835, vol, 4, p. 95. 


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w. ENTOMOEOGIQUE 8. 153 


vexes, plus larges et suban rondies à et. Pattes posté- 
rieures beaucoup plus lonques e celles des autres paires. Saillie 


des tibias très faible. “ 4 


MORIMOPSIS LACRYMANS Thomson. 
Patrie : Inde orient. Long. 16 à 17 mill.; larg, 5 mill. 


Brun, varié de taches blanchâtres sur les élytres. 

Tête obsolètement ponctuée antérieurement, un peu granu- 
leuse postérieurement.-Prothorax sub-granuleux, avec quelques 
petits tubercules noirs au milieu du disque. Elytres couvertes 
antérieurement, et latéralement de ces mêmes petits tubercules. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


DIASTOCERA Dej. Cat., 3° édit., p. 368. 


Caractères génériques. Se distingue des Ceroplesis (Ann. Soc. 
Ent., 1835, vol. 4, p. 93, Lamia) par les suivants : 

Antennes diminuant moins de grosseur vers l'extrémité, gar- 
nies d’une grosse touffe de poils soyeux à l'extrémité des troi- 
sième, quatrième et cinquième articles; unguiculées, ou ayant le 
dernier article pourvu d’une épine sub-aiguë. recourbée en 
dessous, simulant un douzième article. Saillies sternales plates, 
mais un peu plus apparentes. 

Pattes de longeur égale. Tarses à articles beaucoup plus trans- 
versaux, cordiformes et échancrés. 


COROPLESIS ZONARIA Blanchard. Mss. 
Patrie : Natal. Long. 419 à 23 mill.; larg. 6 à 8 mill. 


D'un noir mat, avec des bandes d’un rouge terne. Tête noire, 
bordée derouge. Antennes noires. Deux bandes transversales d'un 
rouge terne, l’une antérieure, Fautre postérieure sur le protho- 


18/ ARCITIVES 


rax. Trois autres bandes transversales, de même couleur sur les 
élytres, et deux taches à l'extrémité; la bande du tiers posté- 
rieur remontant un peu obliquement vers les bords latéraux. 
Dessous du corps varié de gris et de rouge terne. Pattes grises. 

Partie médiane du prothorax granuleuse. Elytres très obsolè- 
tement ponctuées antérieurement. Dessous du corps et pattes 
lisses. 


EUTÆNIA Thomson. 


{«, bien; ‘rai, bande). 


Genre fondé sur la Ceroplesis Javetii Thomson. Archiv. Entom. 
F, p. 495. Il se distingue des Ceroplesis par les caractères sui- 
vants : 


Tête moins longue,-plus élargie. Insertion des antennes plus 
éloignée; celles-ci ayant leur troisième article à peine plus long 
que le quatrième; le cinquième le plus long de tous, les trois 
derniers épais. Prothorax sub-globulaire, plus large au milieu : 
saillie mésosternale en triangle aigu à l'extrémité. Articles des 
tarses plus échancrés que chez les Ceroplesis. 


PYCNOPSIS Thomson. 
(ruxvec, trapu ;'ôdue, aspect.) 
Genre fondé sur la Cerosterna brachyptera Boheman, Natal; 
dont il diffère par les caractères ci-après : 


Corps court, trapu; troisième article des antennes à peine plus 
long que le quatrième; ce dernier fortement arqué en dedans. 
Chez les 4, le dernier article arqué, allant en diminuant for- 
tement vers l'extrémité; garni intérieurement d’une rangée de 


(1) Voir page 185, ligne 13. 


ENTOMOLOGIQUES. 185 


poils soyeux; vers l'extrémité une petite touffe recourbée de ces 
mêmes poils simulant une épine. Prothorax fortement transversal, 
non rugueux, sillonné transversalement. Une forte saillie mésos- 
ternale, arrondie en avant, bilobée postérieurement. Pattes anté- 
rieures un peu plus longues que celles des autres paires. Tarses 
antérieurs des « très fortement transversaux et dilatés; le 
deuxième article plus large que le premier. 


TRAGOCEPHALA BASSAMENSIS Thomson. 
Patrie : Grand-Bassam. Long. 16 mill.; larg. 5 mill. 

Voisine de la T. Bowringü ®”, dont elle diffère par les caractères 
suivants : 

Plus allongée et plus cylindrique. Prothorax ayant les épines 
latérales très petites et situées près de l’extrémité. Taches mé- 
dianes des élytres moins obliques, et taches postérieures plus 
obliques. s 


STERNODONTA IRRORATOR Fabr. Syst. Eleut. II, p. 286, 26. 
Patrie : Sénégambie. Long. 28 mill. ; larg. 11 mill, 
Noir, variée de blanc et de jaune. Corps lisse, sauf les élytres 
qui sont obsolètement ponctuées. Epaules noires, couvertes de 


tubercules brillants de même couleur, assez espacés. Quelques 
côtes longitudinales obsolètes sur les élytres. 


Voisine de la S. Regalis. : 


PROSOPOCERA BELZEBUTH Chevrolat ë 


Patrie : Sénégambie. Long. 27 mill. ; larg. 40 mill. 


D'un brun rougeätre en dessus; premier article des antennes 


(1) Voir la description de cette espèce, Arch. Ent., I, p. 32. 


186 ARCHIVES 


noir ; les autres grisâtres et tachetés de noir à l'extrémité. 
Deux taches noires arrondies au tiers postérieur latéral. Brun en 
dessous. 

Tête du + armée d’une très forte corne excavée, granulée, 
très dilatée antérieurement et épineuse au milieu du bord anté- 
rieur. Prothorax faiblement rugueux. Elytres obsolètement ponc- 
tuées. Dessous du corps et pattes très finement pointillées. 


APOCOPTOMA CHABRILLACII Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 91 à 22 mill.; larg. 7 mill. 


Blanc, tournant au brun. Tête d’un jaune d’ocre. Au tiers pos- 
térieur des élytres, deux taches d’un noir velouté variées de 
jaune. 

Corps lisse, sauf le prothorax qui est très légèrement plissé 
transversalement, et la partie antérieure des élytres qui est 
ponctuée. 


TAURORCUS Thomson. 


(raÿpos, taureau ; y», colère). 


Caractères génériques. Genre voisin des Dorcadion. 


Antennes (mutilées) ayant leur troisième article très long, plus 
long que le suivant; les cinquième et sixième articles un peu 
plus courts que le quatrième. Palpes peu robustes; dernier 
article de tous assez étroit, allongé. Prothorax plus large après 
le milieu de sa largeur, où il est uni-épineux latéralement ; sail- 
lies sternales plates. Ecusson arrondi. Elytres plus larges à leur 
naissance que le prothorax, sub-ovalaires, arrondies postérieu- 
rement. Pattes postérieures beaucoup plus longues que celles 
des autres paires, très minces à leur naissance, brusquement 


ENTOMOLOGIQUES. 187 


renflées au milieu des cuisses; les autres cuisses robustes. Tarses 
très gros et poilus, à articles transversaux; le premier le plus 
grand de tous, sub-triangulaire ; le deuxième en demi-cercle. 


TAURORCUS CHABRILLACII Thomson. 
Patrie : Brésil. Long. 10 à 11 mill. ; larg, 4 mill. 


Noir, avec les antennes et les pattes d’un brun rougeàtre. 

Tête, prothorax et élytres ponctuées; les deux premiers assez 
obsolètement; les élytres assez fortement. Abdomen presque 
lisse, brillant. Cuisses lisses; tibias granulés. 


HESYCHA Dej. Cat., 3° édit., p. 370. 


Ce genre ne diffère des Hypsioma que par sa saillie mésoster- 
nale non bilobée, sa taille plus petite et plus cylindrique, et 
son corps dépourvu de saillies ou de protubérances. Ces deux 
genres pourraient bien être réunis. 


PLATYOMOPSIS Blanchard. Mss. 


Diffère des Zygocera ” par les caractères ci-après : 

Tête sub-quadrangulaire et plate antérieurement; troisième 
article des antennes sub-cylindrique. Prothorax cylindrique, 
mutique, ayant plusieurs saillies élevées au milieu du disque ; 
saillies sternales plates, également larges. Elytres échancrées 
demi-circulairement à l'extrémité, fortement avancées en épine 
aux épaules, couvertes de saillies épineuses. Pattes moins 
grosses. Tarses moins transversaux. 


(4) Voir la description de ce genre Arch. Ent, I, p. 189. 


158 ARCHIVES 


Genre établi sur la Lamia obliqua Donovan, Nouvelle-Hol- 
lande. 


+ MALLONIA Thomson. 
(Nom propre). 


Mastigocera Dei. Cat., 3° édit., p. 371. 
Nom déjà employé par Klug (Hyménoptères). 


$. Tète verticale. Yeux échancrés. Antennes de onze arti- 
cles ; une touffe de poils soyeux sur l'extrémité des premiers, 
troisième, quatrième et cinquième articles ; troisième un peu plus 
long que le quatrième. Prothorax plus long que large, uni-épi- 
neux latéralement, déprimé antérieurement, élevé au milieu de 
sa longueur, où l’on apercoit deux tubercules ; saillies sternales 
plates, larges; la mésosternale très dilatée postérieurement. 
Elytres beaucoup plus larges que le prothorax, allant en dimi- 
nuant vers l'extrémité qui est arrondie. Cuisses très renflées ; 
extrémité des tibias dilatée ; tarses gros. robustes. 


IMANTOCERA Dei. Spec., 3 édit., p. 371. 


Diffère des Mallonia qui précèdent par les caractères que 
voici : 

æ. Troisième article des antennes beaucoup plus long que le 
quatrième, qui est garni d’une touffe de poils soyeux vers l’extré- 
mité; dernier article un peu courbé. Saillie mésosternale rétrécie 
vers son extrémité, ayant un tubercule saillant au milieu de sa 
longueur. Pattes moins grosses; les antérieures plus longues que 


celles des autres paires; premier article des tarses un peu 
plus long. 


ENTOMOLOGIQUES,. 159 


MONEILEMA Say, Jour. Acad., 2°, 2, 167. 
— Callopterix Newman. 


— Dorcacephalum Dej. Cat. , 5° édit. ,p. 371. 


MONEILEMA CARINATA Blanch., Mss. 


Patrie : Mexique. Long. 20 à 22 mill.; larg. 9 à 40 mill. 


Entièrement noir. Quelques points enfoncés très espacés sur 
la tête. Bords latéraux antérieurs très tuberculeux. Reste du 


corps lisse. 


MONEILEMA ALBOTESSELLATA Blanch., Mss. 


Patrie : Mexique. Long, 21 à 22 mill. ; larg, 9 mill. 


Noir, avec des taches blanches sur les bords latéraux du pro- 
thorax et sur les élytres. Quelques points enfoncés sur la tête. 
La moitié antérieure des élytres fortement ponctuée, tubercu- 
leuse sur les bords latéraux antérieurs. Pattes sillonnées et 
ponctuées. Reste du corps lisse. 


Var. a. Entièrement noir. 


.ZYGOCERA Dej. Cat., 3° édit, p. 376. 


Caractères génériques. Partie antérieure de la tête sub-triangu- 
laire, beaucoup plus large à la hauteur des joues. Yeux faible- 
ment échancrés, n’entourant pas la base des antennes; une 
fossette au-dessous de leur base. Antennes de onze articles ; 
troisième article à peine plus long que le quatrième; leur 
insertion très rapprochée. Prothorax plus large en arrière, uni- 
épineux latéralement, avec des tubercules à sa base. Elvtres 


190 ARCHIVES 


dépassant le prothorax, garnies d’une épine à chaque épaule, 
ayant deux grandes saillies antérieurement, coupées oblique- 
ment à l'extrémité. Cuisses renflées. 


ZYGOCERA PALLIDICORNIS Chevr. Mss. 


Patrie : Nouvelle-Hollande. Long. 24 mill. ; larg. 9 à 10 mill. 


D'un brun rougeûtre, avec des traits formés par des poils jaunes 
sur la tête et sur le prothorax. Trois tubercules à la base de 
ce dernier. Elytres parsemées de poils noirs soyeux très espacés. 
Dessous du corps et pattes variés de noir, de blanc et de jaune. 

Premier article des antennes très fortement ponctué ; les autres 
jaunes; les premiers, deuxième et troisième, noirs à leur extré- 
mité. Corps lisse. Quelques carènes longitudinales assez obso- 
lètes sur les élytres. 


ZYGOCERA MORTALIS Thomson. 


Patrie : Java. Long. 22 mill. ; larg. 8 mill. 


D'un noir brillant, avec des taches blanches. Deux taches sur 
les joues; deux traits sur le front. Quatre taches sur le protho- 
rax; six ou huit autres taches disposées le long des bords laté- 
raux des élytres, et deux sur leur bord antérieur. Antennes gri- 
sâtres. Ecusson blanc. 

Tête lisse. Prothorax avec une faible saillie médiane située 
vers le tiers postérieur. Elytres ayant deux saillies à leur base, 
très fortement ponctuées antérieurement et surtout aux épaules, 
ainsi que latéralement. La ponctuation beaucoup plus faible et 
très espacée au milieu. Deux carènes longitudinales assez faibles 
postérieurement. Dessous du corps lisse, sauf le dernier segment 
abdominal où l'on aperçoit quelques très petits points enfoncés. 
Pattes lisses. 


A 


PE 


ENTOMOLOGIQUES, 191 


Var. a. Des reflets bleuâtres, et un très grand nombre de 
taches blanches sur les élytres. 


L’Hippopsis cincticornis Pascoe, Mss. me paraît devoir former 
un genre nouveau pour lequel je proposerai le nom de : 


ANAUXESIS Thomson. 


(ævev, Sans ; ælfxaic, Croissance). 


Caractères génériques. Voisin des Auxesis ® (Thomson), des Hip- 
popsis et des Nemotraqus, dont il a le faciès. 

Allongé, cylindrique. Tête large. Yeux divisés comme chez 
les Auxesis, ce qui donne quatre yeux apparents; la partie infé- 
rieure sub-ovalaire; la partie supérieure allongée. Antennes 
comme chez les genres cités plus haut. Prothorax excessivement 
long, cylindrique; pas de saillies sternales apparentes. Elytres 
un peu plus larges et arrondies aux épaules, cylindriques, échan- 
crées et quadri-épineuses à l'extrémité, les épines suturales les 
plus petites. 

Pattes courtes, de longueur égale; premier article des tarses 
aussi long que les deux suivants réunis. 


AUTHADES Thomson. 
(æù8#dùc, obstiné). 

Caractères génériques. «. Tète allongée en arrière. Yeux 
échancrés, mais ne touchant pas la base des antennes; celles-ci 
(mutilées) apparemment aussi longües que chez les Nemotragus : 
premier article très gros; troisième beaucoup plus long que le 
quatrième, qui est plus long que le suivant: troisième et qua- 


(1) Voir la Faune entomologique du Gabon. 


F# 


1992 ARCHIVES 


trième renflés à leur extrémité. Prothorax plus de deux fois aussi 
long que large, fortement déprimé antérieurement; saillie pros- 
ternale longue, étroite; saillie mésosternale en triangle très 
allongé. Ecusson en demi-cercle. Elytres plus larges aux épaules 
que le prothorax, parallèles, allongées et coupées obliquement 
à l'extrémité. Pattes assez robustes ; celles de la première paire 
beaucoup plus longues que les autres. Tarses comme chez les 
Lamiites. 


AUTHADES INDIANUS Thomson. 


Patrie : Inde orient. Long. 20 mil, ; larg. 4 4/2 mill. 


Tête, antennes, prothorax et pattes antérieures d’un brun 
foncé un peu rougeâtre. Ecusson blanc. Elytres, pattes intermé- 
diaires et postérieures d’un brun clair. Dessous du corps gri- 
sätre. Corps avec des taches blanches et des bandes de même 
couleur, dont les deux plus grandes partent des joues et aboutis- 
sent à l'abdomen. 

Tête, les quatre premiers articles des antennes, élytres, et 
pattes antérieures ponctuées. Le reste du corps lisse. 


PSATHYRUS Thomson. 


(LaBupèc, fragile). 


Caractères génériques. #. Cylindrique, allongé. Tête inclinée 
en arrière. Yeux faiblement échancrés, entourant la base des 
antennes. Celles-ci très longues, garnies de poils; premier article 
très gros ; troisième beaucoup plus long que les suivants. Pro- 
thorax deux fois aussi long que large, resserré au tiers antérieur, 
allant en s’élargissant d'avant en arrière ; saillies sternales non 


ENTOMOLOGIQUES. 193 


apparentes. Ecusson arrondi. Elytres à peine plus larges que le 
prothorax, cylindriques, acuminées à l'extrémité. Pattes comme 
chez les Auæesis. 


PSATHYRUS ÆOLIS Thomson. 
Patrie : Cap. Long. 11 mill. ; larg. 2 mill. 
PI. 10, fig. 8. 
Tête, prothorax et antennes d’un brun foncé rougeûtre. Elytres 
d'un jaune clair pale. Dessous du corps et pattes bruns. 
Premier article des antennes ponctué. Elytres très finement 
ponctuées. Le reste du corps lisse. 


CANIDIA Thomson. 


(Nom de sorcière). 


Caractères génériques. Tète verticale. Yeux échancrés. Antennes 
de onze articles : le premier très gros, très long, renflé au milieu ; 
les autres minces; deuxième caché, ou apparent en dessous seule 
ment ; troisième à peine plus long que le premier; les autres plus 
courts, allant en diminuant jusqu'à l'extrémité. Dernier article 
de tous les palpes terminé en pointe. Prothorax plus long que 
large, renflé d'avant en arrière jusqu'au tiers postérieur où il 
est très fortement uni-épineux latéralement: les épines tour- 
nées en arrière ; saillies sternales plates; la mésosternale la 
plus large. Ecusson arrondi. Elytres dépassant fortement le pro- 
thorax, plus larges et très arrondies aux épaules, fortement 
échancrées et quadri-épineuses à l'extrémité. Pattes postérieures 
plus longues que celles des autres paires, minces à leur nais- 
sance et dilatées postérieurement ; les intermédiaires plus dila- 
tées. Tarses allongés ; premier article deux fois aussi long que le 
suivant: l’un et l'autre non échancrés ; le dernier très fortement 
bilobé. 


494 ARCHIVES 


CANIDIA CINCTICORNIS Thomson. 


Patrie : Costa-Rica. Long. 13 mill. ; larg. 4 mill. 
o o 


D'un noir mat ; troisième article des antennes et les suivants 
d’un gris clair tacheté de noir à l'extrémité. Pattes grisâtres. 

Tête lisse. Quelques points obsolètes sur le prothorax. Elytres 
ponctuées; la ponctuation médiocrement forte et très espacée, 
plus marquée latéralement. Dessous du corps et pattes lisses. 


- —— QO— 





DESCRIPTION 


DE 


TREIZE ESPÈCES NOUVELLES DE CÉRAMBYCIDES. 


Par M. FRANÇOIS CHABRILLAC. 


(J'ai le plaisir de communiquer aux lecteurs des Archives, le 
travail suivant qui n'a été adressé par M. Chabrillac.) 


27 juillet 1857. 


Pendant un séjour de quinze années au Brésil, où je me suis 
livré à des recherches entomologiques assidues, j'ai été assez 
heureux pour recueillir un grand nombre d'espèces appartenant 


ENTOMOLOGIQUES. 195 


à la grande et belle famille des Cérambycides, que j'affectionne 
particulièrement. L'auteur des Archives ayant bien voulu m'en- 
gager à publier toutes les espèces nouvelles dans son magnifique 
ouvrage, je commence aujourd'hui par quelques descriptions, 
me réservant de continuer ce travail au fur et à mesure que mes 
occupations me le permettront. 


1. XESTIA THOMSONII Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 46 mill.; larg. 19 mill. 


En dessus, d’un brun varié de noir et de jaune sur le protho- 
rax, et de jaune seulement sur les élytres ; n dessous d’un brun 
grisâtre clair. Pattes noires, recouvertes d’une pubescence gri- 
sâtre; tête et prothorax noirs, ainsi que les organes buccaux. 


Tête lisse. Prothorax avec des impressions tuberculeuses, 
dont deux, les plus grandes, un peu obliques au milieu du 
disque, et quatre autres impressions circulaires sur chacun des 
bords latéraux. Elytres finement granulées, échancrées et qua- 
dri-épineuses à l'extrémité. Prosternum très saillant à sa base 
chez le mâle, fortement triangulaire, granuleux. Dessous du 
corps lisse; pattes finement ponctuées. 


Dédié à M. Thomson. 


2, XESTIA JAVETII Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 38 mill. ; larg, 9 mill. 


Diffère de la Xestia Thomson par les. caractères suivants : 
antennes aplaties; prothorax plus court, très tuberculeux, varié 
de poils jaunâtres, avec deux tubercüules au milieu: élytres très 
obsolètement et très finement granuleuses ; échancrures posté- 


196 ARCHIVES 


rieures obliques, et leurs épines très grandes. Dessous du corps 
et pattes d’un rouge terne. 


Dédié à mon ami M. Charles Javet, qui possède une belle col- 
Jection de Cérambycides. 


3. XESTIA DE ROUREI Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 30 mill. ; larg. 8 mill. 


Diffère de la Xestia J'avetii par les caractères ci-après : yeux plus 
rapprochés chez le mâle; prothorax tuberculeux, sans saillie mé- 
diane. Elytres recouvertes de petits espaces poilus assez rappro- 
chés, qui leur donnent une apparence jaspée; bordées de noir 
postérieurement; deux traits bruns longitudinaux au tiers posté- 
rieur ; les dessins des élytres moins apparents chez la femelle ; 
dessous du corps et pattes d’un brun rougeûtre, pâle et pubes- 
cent. 


Dédié à M. de Rouré de la Nouvelle-Fribourg (Brésil), qui a 
bien voulu enrichir ma collection de fort beaux insectes. 


h. XESTIA FULGURATA Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 32 mill. ; larg. 7 à 8 mill. 


Allongé, cylindrique; d’un brun foncé, avec quatre taches 
d’un jaune foncé sur les élytres, dont deux un peu obliques en 
forme de Z après le tiers postérieur, et deux rondes vers l'extré- 
mité. Une carène longitudinale sur le front; occiput ponctué, 
ainsi que le premier article des antennes. Prothorax serobicu- 
leux avec une petite saillie longitudinale lisse. Le reste du corps 
lisse; dessous du corps et pattes garnis de poils assez espacés. 


ENTOMOLOGIQUES, 197 


>. IBIDION QUADRIFOVEOLATUM Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 23 à 24 mill,; larg. 5 mill. 

Noir en dessus, avec quatre taches d’un jaune obscur sur les 
élytres, dont deux subovalaires au tiers antérieur, et deux 
remontant vers la suture au tiers postérieur; en dessous d’un 
gris argenté obscur; cuisses antérieures brunes. Front finement 
ponctué. Prothorax avec deux petites saillies obsolètes au 
milieu, lisse. Elytres ponctuées; la ponctuation très espacée, 
allant en diminuant vers l'extrémité qui est fortement bi-épi- 
neuse. Dessous du corps et pattes lisses. Cuisses antérieures 
fortement renflées. 


6. IBIDION THOMSONII Chabrillac. 


Patrie : Brésil, Long. 23 mill. ; larg. 5 mill. 


D'un brun rougeâtre, avec deux traits un peu obliques d’un 
jaune clair, situés vers le milieu de la longueur des élytres près 
de la suture; ces traits ayant extérieurement une auréole noi- 
râtre. Naissance des cuisses et genoux noirs. Tête finement 
ponctuée. Prothorax très finement ponctué, légèrement sillonné 
transversalement en avant, avec une petite saillie médiane vers 
le milieu de sa longueur, et deux autres saillies postérieurement. 
Elytres très finement pointillées. Dessous du corps et pattes 
lisses ; cuisses antérieures et intermédiaires plus renflées que 
les postérieures. 


Dédiée à M. Thomson. 


198 ARCHIVES 


7. IBIDION ARMANDINÆ Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 17 mill, ; larg. 4 mill. 


Tête, prothorax et poitrine d’un rouge fauve obscur ; premier 
et deuxième articles des antennes noirs; les autres d’un brun 
grisâtre. Elytres d’un vert métallique brillant, avec deux taches 
obliques d’un jaune très clair vers le tiers antérieur. Pattes 
noires. Front fortement excavé, bi-épineux à la base des an- 
tennes; tête ponctuée. Prothorax presque lisse, avec quatre 
saillies. Elytres lisses, avec quelques points enfoncés le long de 
la suture ; échancrées demi-circulairement et fortement bi-épi- 
neuses à l'extrémité. Dessous du corps et pattes lisses. 


8. RACHIDION GRANULICOLLIS Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 20 mill. ; larg. 7 mil. 


Noir en dessus. Poitrine recouverte d’un duvet gris soyeux ; 
segments abdominaux avec des bandes formées par le même 
duvet. Tête finement scabreuse. Prothorax très granuleux. 
Elytres finement ponctuées, la ponctuation très rapprochée. 
Abdomen lisse. Pattes ponctuées, la ponctuation assez espacée. 


Voisin du R. obesum, Newman in Charlesworth’s Mag., IV, 
p. 195. 


9. LOPHONOCGERUS TUBERCULICOLLIS Chabrillac. 
Patrie : Brésil. Long. 27 mill, ; larg. 7 mill. 
D'un jaune foncé varié de noir; premier article des antennes 


ponctué. Tubercules du prothorax, partie postmédiane des 
cuisses et abdomen noirs; troisième, quatrième et cinquième 


ENTOMOLOGIQUES. 199 


articles des antennes garnis d’une forte touffe de poils soyeux 
bruns. Tête lisse; premier article des antennes fortement ponc- 
tué. Prothorax lisse, avec onze saillies sur le disque. Elytres très 
finement pointillées en avant, ensuite lisses. Abdomen finement 
pointillé ; quelques points enfoncés sur les cuisses. 


10. CHRYSOPRASIS ARMATUS Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 49 à 20 mill. ; larg. 6 mill. 


Tête, prothorax, dessous du corps et dessous des pattes d’un 
vert métallique foncé. Antennes et écusson noirs. Elytres d’un 
bleu foncé mat. Dessus des pattes d’un bleu foncé métallique. 
Tête très finement ponctuée ; une petite épine droite garnie 
d’une très petite touffe de poils au bord intérieur postérieur du 
sixième article des antennes. Prothorax finement sillonné trans- 
versalement. Elytres finement granuleuses, la granulation très 
serrée; échancrées à l'extrémité où elles sont obsolètement 
quadri-épineuses. Poitrine et naissance des cuisses finement 
granuleuses. Abdomen finement ponctué. 


11. ONYCHOCERUS HAMMATUS Chabrillac. 


Patrie : Brésil, Long. 10 mill. ; larg, 5 mill. 


Blanc, recouvert de petits points et de tubercules noirs; troi- 
sième et quatrième articles des antennes armés d’une petite 
épine: ceux-ci, ainsi que les suivants, noirs à leur extrémité; le 
dernier article onguiculé. 


200 ARCITIVES 


12. HEMILOPHUS DIVUS Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 19 mill. ; larg. 6 mill. 


D'un brun grisâtre clair, avec des taches blanches bordées de 
noir, dont deux sur les bords latéraux du prothorax; une, la 
plus grande, déchiquetée au tiers antérieur des élytres; deux 
vers leur tiers postérieur; et deux autres, les plus petites, vers 
leur extrémité. Ecusson et poitrine blancs. Entièrement lisse. 


13. HEMILOPHUS MNISZECHII Chabrillac. 


Patrie : Brésil. Long. 17 à 18 mill. ; larg. 5 mill. 


D'un brun jaunâtre, avec des taches d’un jaune clair bordées 
de noir, dont une sur le front, et deux sur les bords latéraux du 
prothorax ; une autre tache en avant, une seconde postérieure- 
ment sur les élytres, et deux subovalaires vers le milieu de leur 
longueur. Bords latéraux du prothorax d’un jaune clair. Entiè- 
rement lisse. 


Dédié à M. le comte de Mniszech. 





MÉLANGES ET NOUVELLES. 


On vient de recevoir à Londres, de MM. Bates et Wallace, 
deux beaux envois provenants des régions de l'Amazone et de 
Macassar. 


DESCRIPTION 


D'UNE NOUVELLE ESPÈCE DE TRAGOCEPHALA. 


La description suivante, qui vient de m'être adressée par 
M. L. Buquet, mérite assurément de trouver une place dans les 
Archives; je me fais donc un plaisir de la communiquer à mes 
lecteurs. JTE 


Monsieur et cher collègue , 


Vous avez publié, dans le I‘ volume de vos Archives entomolo- 
giques, page 28 et suivantes, une excellente monographie du 
groupe des Tragocephalites, avec des planches d’une exécution à 
peu près irréprochable, ce qui fait honneur aux artistes peintre, 
graveur, coloriste auxquels vous avez confié cet important travail. 

Permettez-moi cependant de vous soumettre quelques obser- 
vations que m'a suggérées l'étude de ce groupe de Cérambycides. 
pour lequel j'ai, vous le savez, une prédilection marquée. 

Les genres m'ont paru caractérisés d’une manière complète, 
et par conséquent ne rien laisser à désirer. Quant aux descrip- 
tions, très soignées d’ailleurs, il eût été préférable peut-être, 
dans l'intérêt du plus grand nombre, qu'elles ne fussent pas seu- 
lement comparatives, ce qui oblige à un travail quelquefois pé- 
nible, quand surtout on ne possède pas comme vous, Monsieur, 


15 


209 ARCHIVES 


de nombreuses séries d'individus d’une même espèce, Une des- 
cription plus détaillée eût obvié à ce léger inconvénient. Je 
n’exprimerai donc ici qu’un regret, qui, je le crains bien, sera 
partagé aussi par d’autres amateurs. 

Ilest vrai, me direz-vous, que les figures sont là pour faciliter 
la détermination des espèces, point sur lequel nous sommes par- 
faitement d’acord, mais si cependant on devait s'arrêter à ce rai- 
sonnement d’une manière absolue, qu'arriverait-il? Insensible- 
ment on supprimerait le texte dans les ouvrages iconographiques, 
pour ne plus donner que des planches, tandis qu'une description 
leur est un accompagnement indispensable, si non obligé, pour 
l'étude des insectes. 

Ceci dit, je terminerai par où j'aurais dû commencer. 

J’ai recu de M. Blutel, vous le savez, un petit choix d'insectes 
du Gabon, nouveaux pour la plupart, parmi lesquels j'ai ren- 
contré une espèce de T'ragocephala que je crois inédite, de sorte 
que j'ai pensé que c'était le cas ou jamais de la publier dans 
vos Archives, comme faisant suite au travail précité. 

Je prends donc la liberté de vous en envoyer la description. 


TRAGOCEPHALA BLUTELIT Bug. 
Patrie : Gabon. Long. 6 mill.; larg. 18 mill. 


Couleur générale d’un jaune fauve plus ou moins foncé. Tête 
noire en dessus, jaune clair sur le front. Antennes noires. Pro- 
thorax jaune également, uni-épineux sur les côtés, avec une 
large bande longitudinale d’un noir velouté en dessus, qui, de 
la base, se prolonge en arrière un peu au delà de l’écusson 
qu’elle recouvre entièrement, et se termine en s’arrondissant. 
Une autre bande de même couleur, beaucoup plus étroite que 
la première, se trouve de chaque côté, en dessous, faisant suite 


ENTOMOLOGIQUES. 203 


aux yeux, qui sont grands et assez saillants. Elytres allongées, 
cylindriques, coupées carrément à la base, arrondies à l'extré- 
mité, avec trois taches noires ovales, placées transversalement 
sur la même ligne, au tiers environ de leur longueur, une au 
centre, la plus grande; une petite de chaque côté, et deux autres 
taches longitudinales de même couleur, légèrement échancrées 
antérieurement, qui couvrent plus du tiers inférieur de chaque 
élytre. Au milieu de chacune de ces taches, et dans le sens lon- 
gitudinal, on en voit trois autres, qui consistent : la première et 
la dernière, en deux petits points d’un blane de lait; la troisième, 
celle intermédiaire et la plus grande, en une tache fauve étroite, 
allongée, oblique, qui, avec celle qui se trouve au-dessous, res- 
semble assez à un point d'exclamation. 

Dessous du corps d’un fauve assez clair, la tête et le prothorax 
exceptés, une tache noire de chaque côté de la poitrine. Segments 
abdominaux noirs au milieu et sur les côtés. Pattes annelées de 
fauve et de noir. 

Cette espèce doit prendre place après la T. Buquetii Thomson, 
Arch. Ent. 1, p. 31, qui se trouve également au Gabon, et avec 
laquelle elle a le plus d’analogie de forme et de couleur. 

Je l'ai dédiée à M. Blutel, entomologiste aussi modeste que 
distingué, qui a bien voulu en enrichir ma collection. 

Je vous prie d'agréer, Monsieur et cher collègue, la nouvelle 
expression de mes sentiments affectueux et dévoués. 


Paris, le 4 août 1857. 


LuciENx Buquer. 


m0 


RECHERCHES 


SUR LES 


APPAREILS DE LA DIGESTION ET DE LA REPRODUCTION 


DU 


BUPRESTIS (ANTHAXIA) MANCA 
Par M. le Dr ALEXANDRE LABOULBÈNE, 


Membre des Sociétés Entomologique de France, de Biologie, Analomique, etc., ete. 


Les difficultés qu’on éprouve pour arriver à connaître l’anato- 
mie interne ou viscérale des insectes peuvent être augmentées 
par l’exiguïté de leur taille ou par la rareté de certaines espèces. 
La première de ces causes disparaît en partie avec l’aide des 
verres grossissants, mais il n’en est pas de même pour la 
deuxième. En effet, il faut répéter plusieurs fois une obser- 
vation anatomique, vérifier à diverses reprises un résultat avant 
de le donner comme positif, et presque toujours l’entomologiste 
qui trouve un insecte rare aime mieux le garder pour les collec- 
tions que le laisser mutiler sans retour par le scalpel. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 205 


Les Buprestides ont été, relativement aux autres familles d’in- 
sectes, peu soumis aux investigations anatomiques. MM. Meckel, 
Gæde, Léon Dufour, Læw, Stein, qui ont étudié leurs.organes in- 
ternes, préviennent qu’en doit ajouter beaucoup à leurs travaux. 
M. Léon Dufour, à l’époque de ses recherches anatomiques sur 
les Coléoptères publiées dans les Annales des sciences naturelles, 
avait disséqué le Ptosima novem-maculata et un Agrilus ; 
MM. Gæde et Lœw ont étudié les viscères du Chalcophora 
mariana. 

M. Stein, dans son bel ouvrage sur les organes générateurs 
des femelles des Coléoptères, a représenté ceux de l’Anthaxia L- 
punctata et du Capnodis carivsa, ce dernier d’après des individus 
conservés dans l’alcool. 

À la suite de ses admirables observations sur les mœurs du 
Cerceris bupresticida, M. Léon Dufour a dit quelques mots sur les 
vaisseaux biliaires de quatre espèces de Buprestides, dans son 
mémoire sur le foie des insectes. , 

On voit, par conséquent, que l'anatomie des Buprestides n’est 
pas très avancée. Ces beaux insectes sont généralement rares, et 
ils le sont extrêmement aux environs de Paris. Je n’aurai proba- 
blement jamais la joie de disséquer une des grandes espèces 
exotiques récemment morte. J’ai pu cette année (juillet 1857), 
prendre une quinzaine d’Anthaxia manca Lin\é, à Villegenis, 
dans le domaine de S. A. I. Monseigneur le prince Jérôme 
Napoléon, et j'ai saisi l’occasion de faire l'anatomie de cet 
insecte qui, on le sait, est d’une taille moyenne (7 à 9 milli- 
mètres). 

Les métamorphoses et les mœurs de l'Anthaxia manca ont été 
parfaitement exposées par M. Perris, dans les Annales de la 
Société Linnéenne de Bordeaux (année 1848). J’ajouterai que 
l'insecte parfait vole avec assez de rapidité au milieu de la 
journée, et se promène quelque temps en l'air avant de 


9206 ARCHIVES 


s'abattre sur les tas de bois de chène coupé, ou les fagots 

qu'il recherche pour déposer ses œufs. Il s’y jette brusquement. 

Aussitôt posé il agite rapidement ses antennes, puis s’avance sur 

ses pattes en rasant l’écorce. Il s'arrête tout à coup, recom- 

mence sa marche et pénètre dans une crevasse, ou gagne la par- 

tie du bois située dans l'ombre au milieu du tas. Le moindre. 
bruit le fait envoler ; on dirait alors un insecte d’un bleu violet, 

à cause du dessous des élytres et de la partie supérieure de 

l'abdomen, qui sont de cette couleur et frappent la vue, à l’exclu- 

sion du dessous du corps qui est d’un rouge cuivreux. 

Il m'a fallu de la persévérance pour m’en procurer un certain 
nombre. J’ai dû, sous un soleil ardent, m’armer de patience, car 
sans filet, sans autre moyen de capture qu’un mouchoir jeté sur 
l'insecte abattu, j'ai souvent eu le regret de le voir s'envoler. 

Il est facile à distinguer au vol des autres insectes qui vien- 
nent s’abattre sur les tas de bois pour y pondre, et dont les 
larves sont xylophages ou parasites; entr’autres. des Clytus 
arietis, arcuatus, qui sont jaunes, rayés de noir, et du Clerus for- 
micarius, dont l'abdomen est rouge et attire le regard quand les 
ailes sont étendues. 

L’Anthaxia manca meurt bientôt en captivité. Je ne l'ai point 
vu s’accoupler et je n'ai pu connaître, de visu, de quoi il se 
nourrit. On sait que plusieurs Anthaxia vivent sur les fleurs 
dans le midi de la France. 

Ce travail se divise naturellement d’après son titre en deux 
chapitres, le premier destiné à l'anatomie des organes digestifs, 
le deuxième à celle des organes reproducteurs mâles et femelles. 
Je désire que mes observations soient vérifiées et complétées 
par de nouvelles recherches sur des insectes du même genre et 
de la même famille. On n'a point à craindre dans cette sorte de 
travaux les doubles emplois de noms, si regrettables dans les 
descriptions, et qui rendent la synonymie confuse. Ce n’est que 


ENTOMOLOGIQUES. 9207 


par le grand nombre et la réunion des observations anato- 
niques qu’on arrivera à des données générales sur l'organisa- 
tion intérieure des insectes de tous les ordres. 


CHAPITRE 1°. 


APPAREIL DE LA DIGESTION. 
(Voy. pl. XI, fig. 1 à 15). 


Le 


Un 


Envisagé d’une manière générale, le tube digestif de l'Anthaæia 
manca représente, comme celui de tous les insectes Coléoptères, 
un long tube membraneux, étendu de la cavité buccale à lori- 
fice anal, fixé à ces deux extrémités, où il est pourvu de pièces 
solides. Sur son trajet existent des dilatations, des sortes de 
diverticules, ou des tubes communiquant avec son intérieur ou 
versant dans sa cavité des liquides spéciaux. 

Il a plus de deux fois la longueur totale du corps, deux fois et 
demie environ. Enveloppé près de son origine par le collier 
nerveux æsophagien, il repose dans le thorax et l'abdomen sur 
la chaîne nerveuse ganglionnaire, mais ce rapport n’est que 
médiat dans l’abdomen, la partie moyenne des organes génitaux 
étant interposée, tandis que les parties latérales, testicules ou 
ovaires le débordent de chaque côté, et peuvent même le recou- 
vrir en partie. 

Les divers portions de l'appareil digestif que nous devons exa- 
miner sont : la bouche, l'æsophage, le ventricule chylifique, Yintestin 
gréle et le gros intestin. Ces parties, il est presque superllu de le 
dire, sont communes aux deux sexes. L 

Bouche. Cette portion supérieure du tube digestif, si impor- 


208 ARCHIVES 


tante dans beaucoup d'insectes, au point de vue de la classifica- 
tion et des usages, ne peut guère fournir chez les Buprestides que 
des caractères d'ordre secondaire. Elle est petite, relativement 
au volume du corps chez l’Anthaxia manca, et par cela même 
assez difficile à mettre en évidence. Il est douteux que l’insecte 
parfait soit très avide de nourriture, et la conformation de son 
appareil masticateur donne à penser qu’il se nourrit de matières 
végétales, Le ventricule chylifique allongé vient encore appuyer 
cette présomption. 

Nous trouvons pour les pièces buccales : 

Un labre (fig. 2), ayant la forme d’un quadrilatère transversal, 
arrondi sur les angles antérieurs et un peu sinué en avant. Il 
est presque droit en arrière où il s'articule avec l’épistome. 
On remarque une tache obscure, foncée sur chaque côté de la 
ligne médiane, La partie antérieure est garnie de poils nom- 
breux ainsi que le devant de toute la tête. 

Les mandibules (fig. 3) sont fortes, dures, presque cunéi- 
formes, dentées à l'extrémité, mais elles manquent des dents 
aiguës ou cuspidées internes des carnassiers. Leur surface est 
pourvue de grosses molaires aplaties, faisant peu de relief. On 
voit en dehors une grosse tête demi-sphéroïdale correspon - 
dant à une cavité ou cotyle de la tête, et une autre articulation 
moins régulièrement énarthrodiale, située en arrière sur un 
plan postérieur; on trouve entr’elles une apophyse garnie de 
muscles puissants, qui font écarter la mandibule de l'axe mé- 
dian. A la partie interne est une autre apophyse avec des 
muscles qui, au contraire, rapprochent la mandibule contre 
celle du côté opposé. Les deux mandibules réunies ont l'aspect . 
d’une sorte de cône à base très large, à sommet émoussé, ou 
bien encore d’un triangle curviligne. 

Les mâchoires (fig. A) offrent une pièce basilaire, un lobe 
interne double, avec de gros poils au sommet et un palpe de 


ENTOMOLOGIQUES. 209 


quatre articles, situé en dehors comme à l'ordinaire. Le premier 

‘article est très court, le deuxième le plus long, le troisième et 
le quatrième presque égaux, le dernier plus petit toutefois et 
arrondi à l’extrémité. 

La lèvre inférieure (fig. 5) est simple. Elle paraît unie intime- 
ment au menton sans pièce intermédiaire © marquée. Les palpes 
sont de trois articles, le premier très court, le deuxième un peu 
plus long. La languette est arrondie, munie de poils des deux 
côtés, ces poils sont convergents vers le milieu. Il n’existe pas 
de paraglosses, 

Au bas du plancher buccal commence le pharynx ou arrière- 
bouche de l’insecte, ici fort court. Il offre à sa partie inférieure 


(1) Le nom d'hypoglotte donné récemment par M. Jacquelin-Duval (Genera 
des Coléoptères d'Europe, Introduction Lxvi) à la pièce intermédiaire entre le 
menton proprement dit et la languette ne me paraît pas heureux, L'existence de 
cette pièce étant loin d’être constante et de fournir des caractères faciles à saisr 
M. Léon Fairmaire et moi-même avons dû la passer sous silence (Faune entomo- 
logique Française 1, xx111). Je reconnais néanmoins que lorsqu'on traite d’une 
manière complète et comparative l'appareil buccal des insectes. ilest utile d'en 
parler et de la décrire là où elle existe. On sait d’ailleurs que M: Brullé la 
regarde comme formée de deux parties analogues à deux mächoires réunies et 
soudées, opinion déjà avancée par Savigny, Leach et Oken. 

J'ai dit que le nom d’Aypoglotte ne me paraissait pas heureux, parce qu'en 
effet le terme glotte, ynuorris en anatomie humaine et comparée signifie une 
ouverture et surtout l'ouverture comprise entre les cordes vocales du larynx. 
C'est le mot 0752 dont la signification répond au mot langue. I n'est pas ques- 
tion, en outre, d’une vraie langue dans le cas présent, le terme languette est pris ici 
dans un sens métaphorique comme lorsqu'on dit une languette de terre s'avançant 
dans l’eau, etc. M. Duval, et il a eu raison, a reculé devant le mot Aypoglosse 

qui rappelle l'idée des muscles linguaux humains. 

# Je résume cette remarque en disant : il s’agit ici d'une partie de la lèvre et de 
son avancement antérieur, et non d’une langue, et il me parait simple et conve- 
nable, quand une pièce intermédiaire labiaie existe, de la désigner sous le nom 
de pièce intermédiaire; j'aime autant ce nom que celui de sous-languette ou 
d’Aypocheile. 


210 ARCHIVES 


des poils dirigés en arrière et couvrant un espace triangulaire 
(fig. 6). 

L'œsophage (fig. 1 a et 7) fait suite à la cavité buccale. Il est 
allongé. Deux fois il m’a offert un léger renflement, mais sans 
poils, sans pièces de trituration à l’intérieur. Le gésier manque 
évidemment dans cette espèce d’Anthaxia. L’œsophage est plissé 
en long dans toute son étendue quand il n’est pas distendu ou 
rempli. En outre, il offre de fines rides transversales qui sont 
l'indice d’un appareil musculeux, ainsi que je le dirai plus bas. 

Comme annexes de l'æsophage, on trouve de chaque côté de ce 
conduit une poche (fig. 7) irrégulièrement ovoide, symétrique 
avec celle du côté opposé, et offrant un prolongement dirigé en 
dessous. L'existence de cet organe n’a jamais à ma connaissance 
été constatée; je l’ai constamment trouvé et toujours avec la 
même forme dans tous les Anthaxia que j'ai disséqués. Chez 
plusieurs je l'ai vu rempli d’une pulpe d’un brun clair qui se 
trouvait également dans l’œsophage. Le conduit de chaque 
poche annexe est court et vient s'ouvrir au dessous de l’œso- 
phage. Je ne l'ai pas vu se rendre dans le pharynx ou la bouche. 

Le ventricule chylifique (fig. À b) est très allongé, replié sur 
lui-même et sa configuration est fort remarquable. On sait que 
dans la majeure partie des Coléoptères, l’œsophage s’abouche 
simplement sur la base arrondie du wentricule. Cette partie 
supérieure n'offre presque jamais de dilatation, d'expansion 
marquée, et c’est par exception qu’on trouve comme chez l’Ano- 
bium tesselatum, des diverticules lobulés sur le ventricule près 
du point de jonction avec l’œsophage (Comptes-Rendus et 
Mémoires de la Société de Biologie 1" Série, T. 4, p. 98, et 
Annales de la Société Entomologique de France 1849, p. 312). 
Chez quelques Elaterides, Elater (Lacon) nuwinus d’après 
Ramdohr (Abhandlung über die Verdauungswerkzeuge der 
Insecten, Halle 1811, p. 109, Tab. XI, fig. 1), Elater (Agriotes) 


ENTOMOLOGIQUES. 211 


gilvellus d’après M. Léon Dufour (Annales des Sciences Natu- 
relles 1 Série, T. III, p. 223, PI. XI, fig. 5). on trouve une 
sorte d'échancrure de la partie supérieure du ventricule et un 
prolongement latéral de chaque côté. J'ai vérifié cette forme 
chez le Lacon murinus. 

Or, dans lAnthaxia manca, il existe une disposition tout 
exceptionnelle. Ce sont deux très grands prolongements laté- 
raux, avançant dans le thorax, bosselés sur les bords, évidem- 
ment très glanduleux. Ces deux sortes de cornes, de cœæcums 
au milieu desquels s’abouche l’œsophage, et dont la base est 
continue avec le corps du ventricule, forment avec celui-ci 
une sorte d'Y (fig. 1 c). Le ventricule se termine en bas comme 
de coutume après l'insertion des vaisseaux de Malpighi ou bi- 
liaires. Il est plus gros à sa base qu’à sa partie inférieure et par 
conséquent infundibuliforme. 

Je dois dire que la surface externe n’offre de bosselures laté- 
rales analogues à celles des cornes de la base que jusqu'au 
milieu de sa longueur; à partir de ce point il devient lisse ou 
presque lisse. 

J'avais cru remarquer, dans les premiers insectes ouverts, 
un resserrement des deux appendices latéraux à leur point de 
réunion avec le ventricule, mais cette disposition est exception- 
nelle. 

Les vaisseaux biliaires (fig. 1 d), sont au nombre de six. Ge 
nombre m'a paru d’abord anormal et je lai compté avec mé- 
fiance. Y avait-il seulement quatre: insertions réelles et un frag- 
ment de vaisseau passant en travers, fixé au bas du ventricule, 
et dont les deux bouts paraissaient de chaque côté? Cependant 
ce nombre six ayant été revu plusieurs fois j'ai dû l'admettre. 
Nous verrons plus bas ce que les auteurs ont dit des vaisseaux 
biliaires de quelques espèces de Buprestides. 

À leur point d'attache ventriculaire les vaisseaux offrent un 


219 ARCHIVES 


contour arrondi; dans le reste de leur étendue ils deviennent à 
peine bosselés, variqueux, et leur contenu interne est jaunûtre, 
autant qu'il men souvienne, car j'ai omis de le noter. 

Il me reste à dire comment se terminent les vaisseaux bi- 
liaires. Sont-ils à bouts flottants ou bien ont-ils une insertion 
inférieure? Je ne parle pas de la forme de vaisseaux en anse qui 
n’a été encore vue que dans le cas de deux vaisseaux partant du 
ventricule et y retournant, en présentant ainsi quatre insertions. 

On remarque une disposition des vaisseaux biliaires (fig. 12), 
le long du gros intestin qui les fait ressembler à des S à 
branches rapprochées ou à certaines passementeries. Ces vais- 
seaux se rapprochent ensuite du haut du gros intestin et pré- 
cisément en cet endroit, vers le point où s’est terminé l'intestin 
grêle, est un renflement peu ordinaire dans les figures déjà 
publiées sur l'intestin des insectes. Je crois qu'il y a là une 
fausse insertion des vaisseaux biliaires un peu différente, c’est 
vrai, de celle de l’Anobium ou de celles déjà connues, mais 
qui finalement revient au même. En résumé l Anthaxia manca n'a 
paru avoir six vaisseaux biliaires, ayant leur insertion vraie à 
l'extrémité du ventricule chylifique, etune fausse insertion intes- 
tinale sur les limites du gros et du petit intestin. 

L’intestin gréle commence par un renflement léger dans un 
point où existe certainement une valvule. Il a la forme d’un 
cordon. On remarque des plis latéraux et un double contour à 
ses parois. Il est pourvu de muscles à son pourtour et il a dans 
l’intérieur une solidité assez grande, ce qu'indique le trait brun 
délimitant la paroi interne. 

J'ai déjà dit qu’au point où il va se continuer avec le gros 


(1) Voyez le beau mémoire de M. Léon Dufour sur les vaisseaux biliaires où 
le foie des insectes, dans les Annales des Sciences Naturelles 1843, Tome xx, 
page 175. Le savant auteur y résume ses recherches précédentes et y démontre la 
fausse insertion inférieure des vaisseaux hépatiques. 


ENTOMOLOGIQUES. 213 


intestin, on trouve un renflement un peu lobulé et ayant quatre 
à cinq divisions. C’est là, je crois, ou auprès delà que vont 
s'attacher les vaisseaux biliaires après avoir rampé en zigzag 
sur le gros intestin. 

On ne trouve pas sur le gros intestin (fig. À f), d’une manière 
très marquée les trois divisions de cœcum, de colon et de rec- 
tum. On voit simplement un tube médian confondant cœcum et 
colon et terminé par un rectum court. Le gros intestin offre des 
plis longitudinaux ayant assez peu de régularité. Je répète 
pour la dernière fois qu’en dehors se trouvent des vaisseaux 
biliaires. 

La portion inférieure ou rectale est courte, musculeuse, 
l'anus dans l’'Anthaxia 4, est distinet de l’orifice pénien et situé 
audessus de lui. Dans la 9 , il est placé à la partie supérieure 
du cloaque, et séparé de l’orifice vaginal par une sorte d’éperon 
ou de cloison membraneuse. 


$ I. 


Avant d'étudier la structure des diverses parties de l'appareil 
digestif, je dois en rappeler les travaux antérieurs sur le sujet 
que je viens d'exposer. 

J.-F, MEckEeL a fait connaître d’une manière remarquable 
pour l’époque où ont été faites ses recherches (Beitræge zur 
vergleichenden Anatomie. Erster Band, Zweyte Heft 41809, 
p. 129, Tab. 8, fig. 5), l'anatomie d’un B. lurida ?. Le tube 
digestif représenté montre les deux prolongements du ventricule 
très dentelés, glanduleux sur les bords et lisses à leur sommet 
propre ou libre. Les vaisseaux biliaires sont au nombre de 
quatre, ils s’insèrent au bas du ventricule qui est lisse dans sa 
partie inférieure comme chez l'A. manca. L'auteur paraît avoir 
cru à une autre insertion au point de réunion des lobes anté- 
rieurs du ventricule. 


21! ARCHIVES 


Rampour qui s’est beaucoup occupé de l'anatomie du tube 
digestif des insectes, ne mentionne nulle part celui d’un Bu- 
prestide. 

M. Gzæpe a étudié le tube digestif du B. mariana. (Bei- 
træge zur Anatomie der AInsecten in Nov. Act. Acad. Cur. 
Nat. 1823, XI, p. 330, Tab. XLIV, fig. 1). Il décrit les longs 
cœæcums du ventricule chylifique comme très granuleux et le 
reste de l'organe est lisse. 1] a représenté quatre vaisseaux bi- 
liaires. 

M. Léon Durour (Annales des Sciences Naturelles 4" Série, 
182/4, 111, 229,) regrette de ne pouvoir donner que l'anatomie de 
deux espèces de Buprestides à cause de la rareté de ces insectes 
aux environs de Saint-Sever sur Adour. Ce sont le Buprestis 
(Ptosima) novem-maculata qui vit sur les fleurs et le B. (Agri- 
lus) viridis qu’on trouve sur la vigne. La configuration du tube 
digestif est très différente dans ces deux espèces. Chez le B. vi- 
ridis il existe un æsophage grêle, renflé en un petit jabot conoïde ; 
le ventricule chylifique est brusquement distinct, arrondi en 
haut, allongé, tubuleux, flexueux, parfaitement lisse ou glabre 
(Voy. Ann. Sc. Nat, loc. cit. PI. XI, fig. 2). 

Dans le B. novem-maculata Y'æœsophage est presque capillaire, 
sans jabot, « mais le ventricule chylifique (dit le savant auteur) 
présente une conformation singulière dont je n’ai point encore 
vu d'exemples dans les insectes, fourchu dès son origine ou en 
forme d'Y comme s’il résultait de la confluence de deux boyaux 
borgnes, allongés et divergents. Ceux-ci sont un peu bour- 
soufflés sur leurs bords, c’est dans l'angle de la fourche qu'est 
reçu l'æsophage. » Les cornes seules présentent quelques bosse- 
lures légères (Voy. loc. cit. pl. XE, fig. 1). 

Les deux insectes ont quatre vaisseaux biliaires à anses. 

Le cœcum est distinct par une contracture allongée, cylin- 
droïde, le rectum est court et droit. 


ENTOMOLOGIQUES. 219 


Ainsi le B. viridis est dépourvu des longues cornes latérales 
du ventricule chylifique si manifestes dans les B. novem-maculata 
et manca. M. Léon Dufour n’a pas aperçu de poches annexées 
à l'œsophage. Il fait remarquer plus bas (loc. cit. III, 223) que 
les Elater murinus et gilvellus ont le ventricule chylifique légère 
ment lobé en haut, tandis que l’Elater sanguineus Ja simplement 
arrondi. 

Plus tard M. Léox Durour, dans les Annales des Sciences 
Nat. 1846, T. XIV, p. 114, s'exprime ainsi au sujet de la larve du 
B. chrysostigma (qui est réellement celle du Chrysobothris affinis 
F., ainsi que je m'en suis assuré à Saint-Sever, car elle a pro- 
duit ce dernier insecte), et de deux autres larves de Buprestides, 
dont il n’a pas pu avoir l’insecte parfait. « Le trait le plus sail- 
lant qui leur soit commun est l'existence à l’origine du ven- 
tricule chylifique de deux bourses ventriculaires allongées, plus 
ou moins boursoufflées, dont la longueur varie suivant les 
espèces. L’organe hépatique offre dans les deux âges du même 
insecte, une différence notable et peu ordinaire. Dans la larve 
les vaisseaux biliaires sont au nombre de six ayant six insertions 
isolées au ventricule et autant au rectum, tandis que dans l’in- 
secte ailé, il n’y a que quatre insertions hépatiques au ventricule 
chylifique, et il n’en existe point au rectum. » 

Je dois noter que M. Léon Dufour n’a pas décrit plus tard 
l'anatomie du B. chrysostigma à l'état parfait: à cette époque, 
d’ailleurs, il ne connaissait pas les Buprestides qui ont six vais- 
seaux biliaires à l'extrémité du ventricule chylifique. 

J'ai dit en parlant des vaisseaux biliaires que j'avais été étonné 
moi-même d'en trouver six au lieu de quatre que je cherchais. 
Déjà M. Léov Durour (Annales Sciences Naturelles 1843, 
T. XIX, page 149), dans son mémoire sur le foie des insectes 
remarquait, à juste droit, que « la famille des Sternoxes ou 
Serricornes présente suivant les genres de singulières ano- 


216 ARCHIVES 


malies dans son organe hépatique. Ces anomalies sont loin 
d’être justifiées par les caractères extérieurs. Il nous reste, dans 
l'intérêt des explications, beaucoup à apprendre sur le régime de 
ces Coléopières, et les ouvrages d'Entomologie sont à peu près 
muets sur ce point. 

» Parmi les Buprestides dont j'ai fait la dissection, l’Agrilus 
viridis, le Dircerca ænea, le Ptosima novem-maculata ont deux vais- 
seaux biliaires à anses, tandis que l’Ancylocheira flavo-maculata et 
l’Agrilus bifascialus ont six de ces vaisseaux insérés d’une part au 
ventricule, de l’autre au rectum par six implantations isoléés. 

» Dans les Ælatérides, le nombre et la disposition des vaisseaux 
hépatiques sont les mêmes que chez les carnassiers. » 

L'Anthaxia manca a donc le même nombre de vaisseaux 
biliaires que l'Ancylocheira flavo-maculata et V Agrilus bifasciatus. 

M. Low (Entomologische Zeitung Stettin, 1841, 37, Tab. I, 
fig. 3 , décrit et figure le tube digestif de la larve du B. mariana. 
Il n’a point aperçu les vaisseaux biliaires, et je crois qu’il a pris 
pour tels les cæcums antérieurs et latéraux du ventricule chyli- 
fique. Ils sont longs, flexueux et bosselés. 


& IL. 


J'arrive à exposer maintenant la structure, l’histologie de 
l'appareil digestif, et ce genre de recherches est encore peu 
ayancé. 

D'une manière générale, on peut dire que 1@ tube digestif dans 
son ensemble est un conduit membrano-musculeux ayant deux 
à trois tuniques dans son épaisseur. 

Les parties solides de la bouche, les mandibules surtout, sont 
formées de cette substance spéciale aux insectes, ayant la con- 
sistance de la corne, brune, insoluble dans la potasse et appelée 
chitine ou entomoderme. Le labre, les mâchoires, la lèvre sont moins 


ENTOMOLOGIQUES. 914 


riches en chitine et plus membraneux. L'extérieur du tube 
digestif, sa paroi la plus externe est formée d’une mince couche 
de substance amorphe comparée par von Siebold a une mem- 
brane péritonéale, et que j'appellerais volontiers couche com- 
mune externe. J'ai vu cette couche, et chez l'Anthaxia manca 
et sur beaucoup d’autres insectes, sa présence est incontestable. 
Elle se trouve sur toute l'étendue du tube digestif, sur ses 
annexes et de plus sur tout l'extérieur de l'appareil de la géné- 
ration, qu'elle revêt comme une sorte de vernis. Mais je ne la 
regarde pas seulement comme une séreuse péritonéale, je crois 
qu'elle a aussi d’autres usages. Je dirai plus bas à quoi je la 
comparerais. 

Sous la couche commune externe viennent s'ajouter dans diverses 
parties des fibres musculaires, parfois réunies en faisceaux, et 
enfin une couche muqueuse interne qui supporte un appareil 
glanduleux dans le ventricule chylifique. 

Arrivons maintenant aux détails. 

J'ai dit que larrière-bouche a des poils courts dans un espace 
inférieur qu'on peut regarder comme le pharynx (fig. 6). 
L’œsophage est musculeux, on n’y voit pas de gros faisceaux de 
muscles mais des fibres. Les grandes poches latérales ont une 
structure curieuse. Elles sont membraneuses, tapissées par de 
grandes cellules épithéliales (fig. 8 et 9) aplaties, du centre 
desquelles part un poil court élargi et bidenté à sa base. Je ne 
vois pas là un organe glanduleux. 

Les cornes latérales du ventricule chylifique et la moitié de 
son étendue ont des bosselures latérales dans lesquelles on 
trouve un épithélium épais, grand, à cellules pourvues de noyau, 
ou même des noyaux libres (fig. 10). Il y a aussi de cet épithé- 
lium dans la partie inférieure, mais il est moins serré, moins 
stratifié. 

C'est à une couche muqueuse, glanduleuse du ventricule 

15 


218 ARCHIVES 


chylifique, les bosselures sont revêtues en partie, à leur base au 
moins, par des fibres musculaires circulaires, d'autres en 
nombre égal sont verticales. La couche commune revêt le tout 
extérieurement. 

Les vaisseaux biliaires arrondis, à parois amorphes près de 
leur origine, offrent plus bas de faibles varicosités (fig. 11). Il ya 
quelques cellules à noyau, dans l'intérieur, et une pulpe 
jaunâtre surtout dans la partie qui rampe sur le gros intestin. 

L'intestin grêle, qui parait noueux sur les bords, est muni 
d'assez forts faisceaux musculaires dont les fibres sont See en 
travers. La paroi interne est serrée, dense. 

Le bourrelet terminal (fig. 13) est composé de substance 
amorphe. Je n’ai pas vu de texture glanduleuse. Aurait-il des 
rapports avec les boutons charnus du gros intestin des Diptères ou 
les organes des Lépidoptères dans cette région? Le gros intestin 
possède aussi des fibres musculaires et de petits faisceaux 
transversaux, mais les faisceaux musculaires qui l'emportent en 
volume sont longitudinaux. L'intérieur offre, en outre, des 
lignes plus foncées, quelques-unes ont des poils courts, des 
lamelles de chitine. 


& IV. 


La physiologie, la manière d'agir de l'appareil digestif n’est 
pas diflicile à comprendre, et cependant quelques organes de 
cet appareil ont des usages sur lesquels les auteurs sont divi- 
sés d'opinion. Je n’essaierai pas de tourner les diflicultés que 
leur étude soulève, je les aborderai de front. 

Il est évident que les parties de la bouche divisent l'aliment, 
probablement végétal, dont lAnthaxia se nourrit, les mâchoires 
aident faiblement à cet usage. La pulpe qui en résulte s’amasse 
dans l’œsophage et dans les poches annexes, ainsi que je l'ai vu. 
D’après la structure de ces poches, je ne crois pas qu’elles aient 


ENTOMOLOGIQUES. 219 


d'autre usage que de servir de réservoir. Elles ont un conduit 
allant à l'æsophage et non dans la bouche, impropre, par consé- 
quent, à verser dans l’orifice buccal un liquide analogue à la 
salive. Peut-être la pulpe des poches destinée à être digérée au 
fur et à mesure des besoins de l’insecte, peut-elle remonter 
dans la bouche et y être mâchée de nouveau, ruminée. Ce n’est 
pas impossible. 

Les épaisses cellules du ventricule chylifique ramassés dans 
ces bosselures latérales destinées à multiplier les surfaces, indi- 
quent un riche appareil glanduleux. Ce sont là, ce me semble, 
de véritables glandes gastriques ou gastro-duodénales. Je sais 
que les auteurs allemands prétendent qu'elles représentent le 
foie, mais leur situation me paraît bien plutôt les faire corres- 
pondre à ce que j'ai dit qu’à un organe hépatique. 

Les vaisseaux de Malpighi ont pour usage de sécréter un 
liquide digestif et en même temps de dépurer le sang au milieu 
duquel ils flottent, et la fonction dépurative s'exerce surtout à 
leur extrémité correspondant au fond de l'abdomen près des 
organes générateurs et contre l'intestin. On admet généralement 
en Allemagne, que ces vaisseaux représentent le rein des in- 
sectes. La raison majeure est qu'on y a trouvé de l'acide urique. 
Mais si on veut bien invoquer, ainsi que l’a fait M. L. Dufour 
(Ann. Se. Nat., loc. cit.), la loi des connexions anatomiques, on 
ne peut voir en eux que l’analogue du foie. La bile, d’ailleurs, 
en même temps qu'elle est un liquide digestif, m’est-elle pas 
aussi un liquide destiné à être rejeté en partie? 

On dit encore que les insectes à l’état parfait rejettent une 
grande quantité de liquide épais, accumulé dans le gros intestin. 
Mais n'est-ce pas là l’analogue du méconium et le méconium ne 
vient-il pas de la bile et du foie ? 

M. le professeur CI. Bernard, dans sa thèse pour le doctorat 
ès-sciences, adopte l'opinion que je défends, et je me rappelle 


220 ARCHIVES 


l'avoir autrefois soumis à mon illustre collègue de la Société de 
Biologie, pour le travail dont il s’agit. 

Enfin M. Fabre, d'Avignon, dans un récent et beau mémoire 
sur les Sphégides (Annales Sciences Naturelles 4° série, tome VI, 
page 170 et suivantes, 1857), ne prouve-t-il pas que les 
lobes du corps graisseux, que le ventricule chylifique lui-même 
sécrètent de l'acide urique ou un urate pendant l’état de larve 
et de nymphe? Or la présence, que j'admets, que j'ai constatée 
moi-même, d’un sel urique dans les vaisseaux de Malpighi, ne 
prouve pas qu'ils soient, parce qu'ils dépurent le sang, forcé- 
ment et uniquement un rein, mais bien plutôt à mon avis une 
glande qui a aussi cette qualité, c’est-à-dire le foie où une 
glande analogue au foie des vertébrés. 

L’intestin grêle et le gros intestin achèvent la digestion de 
l'aliment, et dans le dernier se forme le résidu excrémentitiel 
ou fécal qui s'échappe par l'anus. 

Je terminerai en examinant les usages de la mince couche com- 
mune externe. Est-ce entièrement une séreuse comparable au 
péritoine? Sans doute, elle a pour usage de permettre aux autres 
organes de venir toucher le tube digestif en glissant sur lui, de 
former à celui-ci un vernis protecteur, mais n'oublions pas que 
dans l’insecte la cavité de l'abdomen, de même que celle du 
thorax et de la tête, renferme le fluide nourricier, le sang au 
milieu duquel nagent tous les organes. Il y a là une disposition 
identique à celle de la mince couche revêtant les sinus veineux 
du cou de certains poissons plagiostomes, ou bien les sinus vei 
neux chez plusieurs mollusques signalés par De Blainville, etc. 

Aussi je regarde cette membrane comme analogue à la 
tunique interne du système circulatoire ou tunique de Bichat; 
dans ces grandes lacunes vasculaires, comme on les a appelées, 
il y a des parois, et ces parois répandues sur tous les organes 
forment leur enveloppe extérieure. 


ENTOMOLOGIQUES. 291 


Je ne veux pas entreprendre ici la question si diflicile et si 
controversée de la circulation des insectes, mais je constate que 
le liquide nourricier est renfermé dans de grands espaces clos 
par une membrane, de même que dans un grand bassin on 
met partout une couche de ciment. Les sucs nutritifs élaborés 
surtout dans le ventricule chylifique, traversent cette couche en 
dernier lieu pour se trouver directement mêlés au sang. 


CHAPITRE ‘2. 


APPAREIL DE LA GÉNÉRATION. 
(Voy:"pl. XIE, fig. + à 42): 


CN 


FE 


jet appareil doit être étudié séparément chez PAnéhaxia 
manca du sexe mâle et chez la femelle, Ë 

L'appareil générateur mâle (fig. 4 à 7), se compose des testicules 
où organes spermatiques et de leur canal déférent, des glandes 
annexées (désignées sous le nom collectif de vésieules séminales), 
du canal éjaculateur suivi de l'armure qénitale où copulatrice. 

En ouvrant par la partie supérieure de l'abdomen un Anthaxia 
æ, on aperçoit deux gros corps arrondis, jaunes, situés chacun 
sur le côté de l'abdomen et près du milieu de sa longueur. On 
trouve ensuite deux autres corps d'un beau blanc, réniformes, 
placés en avant des premiers. Si on a le soin d'enlever avec pré- 
caution l'ensemble de ces organes, après s'être débarassé du 
tube digestif, on voit qu'à chacune des deux masses jaunes suc- 
cède un conduit ou canal déférent qui se réunit à celui du côté 
opposé, et qui, après avoir reçu les attaches des deux corps 
réniformes blanes et être devenu canal éjaculateur, se continue 
jusqu'au dernier segment abdominal, 


299 ARCHIVES 


Les testicules (fig. La), assez régulièrement arrondis, ont une 
couleur d’un beau jaune parfois un peu orangé, mais on recon- 
naît qu'elle est due seulement à une enveloppe ou pérididyme 
d’une grande finesse. Sous cette membrane on trouve une agglo- 
mération de tubes d’une excessive ténuité, enroulés dans tous 
les sens et qui vont se rendre au même conduit après avoir 
formé six dilatations à leur base. On pourrait encore exprimer 
cette disposition en disant qu'il y a six renflements, six sortes 
de capsules séminifères, et que chacun d'eux est suivi d’un long 
tube qui va former avec ses pareils des lacis inextricables. La 
figure 2, de la planche XIT, représente cette disposition, et je 
ne puis m'empêcher de faire remarquer l’analogie de ces six 
dilatations avec les six gaînes ovigères qui aboutissent aux 
trompes chez la femelle (fig. 8 a). 

Le canal excréteur (fig. 1 b), de chaque testicule ou canal défé- 
rent, est renflé à sa base et il commence au point de réunion des 
six troncs principaux auxquels vont aboutir les longs tubes 
séminifères enroulés du testicule. 

Le canal déférent, après un court trajet, recoit un long tube 
difficile à dérouler et terminé par une extrémité renflée en mas- 
sue (fig. 1 c). Il ne s’agit point ici d’enroulement propre du 
canal, d’une sorte d’épididyme, mais bien d’un organe annexé. 
Plus haut nous trouvons le canal excréteur d'une grosse masse 
d'un blanc laiteux (fig. 1 d), constitué par deux vésicules symé- 
triques ayant la forme du rein humain ou d'un haricot placé 
obliquement. Enfin après avoir reçu les canaux excréteurs des 
deux glandes annexées, le canal déférent devenu canal éjacu- 
lateur, se recourbe en haut et se rend à l'extrémité de l'abdomen 
où il se termine par l’armure copulatrice. 

Nous avons déjà prononcé le nom de vésicules séminales, pour 
désigner les deux paires de glandes annexées, et nous nous 
conformons ainsi à l'usage généralement reçu, mais la texture 


ENTOMOLOGIQUES. 2923 


de ces organes et leur contenu n’indiquent pas de véritables ré- 
servoirs de semence. 

Les canaux déférents, de même que le canal éjaculateur (fig. 4 e), 
ont des parois musculeuses, et ce dernier a une solidité assez 
grande qui maintient son calibre toujours égal. 

À l'extrémité de l'abdomen, on voit sortir, en exerçant une 
expulsion modérée ou même spontanément sur les insectes morts, 
un corps d'apparence cornée, pointu et dans lequel la loupe 
montre plusieurs pièces. Cest l'extrémité de larmure génitale 
qui peut ici porter le nom de copulatrice, puisqu'elle sert unique- 
ment à cet usage (fig. 1, 9 et 7). 

L'armure copulatrice se compose de trois pièces (fig. 7), pres- 
qu'entièrement cornées. L'une, médiane, est le fourreau de la 
verge ; elle a la forme d’un cylindre très obliquement coupé en 
biais à son extrémité, de laquelle sort un corps mou qui est la 
verge elle-même. En haut de cette pièce médiane vient se fixer 
l'extrémité du canal éjaculateur. 

De chaque côté du fourreau médian on trouve une pièce laté- 
rale. Chacune d'elles a la forme d’un demi-cylindre irrégulière- 
ment contourné, ayant une apophyse d’articulation en haut, 
spatuliforme en bas. Leur ensemble est symétrique et constitue 
une sorte de gaine pour l'enveloppe cornée de la verge. 


VE 


Cr 


Il n'existe à ma connaissance que deux indications sur les 
organes génitaux « des Buprestides. 

M. Gzæpe (Nova Acta Phys. Med. Nat. Cur. 1825, x1, 331), dit 
que chez le Chalcophora mariana & , il y a deux paires de vésicules 
séminales renflées, vésiculeuses, et deux paires tubuleuses, et il 
les représente ainsi. 

Nous devons à M. Léon Durour (Ann. des Se, Nat, 1825, 


29/ ARCHIVES 


vi, 165), ce qui suit sur le 4 du B. novem-maculata : « Les tes- 
ticules sont revêtus d’un enduit membraniforme jaunàâtre. 
Chacun d'eux a sept capsules spermatiques tubuleuses, renflées 
à leur base, agglomérées à leur extrémité qui est efilée. Les 
canaux déférents n’ont pas d'épididyme. Il existe deux paires 
de vésicules séminales comme dans les Staphylins, une grosse, 
boursouffiée, remplie d'un sperme blanc; l’autre filiforme, 
flexueuse, presque diaphane. Le conduit éjaculateur n’est pas 
fort long. » 
Aucune figure n’accompagne cette description. 


La fine enveloppe testiculaire ou pérididyme, est constituée 
par une membrane de tissu amorphe parsemée de pigmentum 
jaune, qui lui donne sa coloration. 

Le testicule proprement dit, dépouillé de son enveloppe, 
montre ses tubes qu’on peut dévider en partie, mais je ne suis 
pas parvenu à voir leurs terminaisons. 

En ouvrant un testicule, non pas sous Peau, maïs à l'air libre, 
sur une lame de verre et en regardant vite au microscope, après 
avoir recouvert la préparation avec une mince lamelle, on voit 
des spermatozoïdes contenus dans les tubes ou en sortant par 
une extrémité rompue. Ils sont agiles et exécutent des mouve- 
ments d’ondulation. Ils deviennent raides et immobiles si on 
ajoute de l’eau ou si on a ouvert le testicule dans ce liquide. 

Dans l’intérieur des tubes (fig. 2 et 3), les spermatozoïdes 
sont agglomérés comme des nattes de cheveux. Chaque sperma- 
tozoïde pris à part est allongé et n’a ni tête appréciable, ni cro- 
chet enroulé, formé par le corps replié en cercle à l'une de ses 
extrémités. 

Le contenu des tubes spermifiques est done constitué par les 


ENTOMOLOGIQUES. 225 


spermatozoïdes, et, en outre, on y voit des noyaux pales de cel- 
lules. Je n’y ai pas trouvé toutefois les cellules mères dans les- 
quelles, comme on le sait, se développent les spermatozoïdes. 

La structure tubuleuse du testicule me paraît évidente chez 
l’Anthaxia manca. On ne pourrait croire à une capsule que si on 
négligeait d'enlever le pérididyme. de suis loin de nier la possi- 
bilité de pareilles capsules spermifiques, MM. L. Dufour, Bur- 
meister, les ayant décrites, mais je dois dire que j'ai trouvé à 
mon grand étonnement des tubes presque pareils à ceux du tes- 
ticule de l'A. manca, dans un insecte qui a le testicule à peu près 
semblable à celui du Melolontha vulgaris et par conséquent avec 
des capsules types, c’est le Rhizotroqus fulvescens LarretLre, 
qui était cette année très commun, Ces tubes étaient sous une 
épaisse enveloppe blanchâtre. 

On comprend combien il était important de constater chez 
l'Anthaxia manca, quel était l'organe producteur du sperme, 
essentiellement caractérisé par la présence des spermatozoïdes. 

Examinons maintenant les glandes annexées, appelées vési- 
cules séminales. 

Le tube allongé (fig. 1 e et 4) se compose d’une paroi fine, 
parsemée de noyaux et de granulations, ayant un contenu 
presque diaphane. Je n'ai pas apercu de spermatozoïdes dans 
son intérieur, excepté à l'entrée du tube. On ne saurait donc 
regarder, dans le vrai sens du mot, ces tubes comme des réser- 
voirs spermatiques ou des glandes séminales. Il me paraît bien 
plus probable qu'ils fournissent un liquide destiné à fluidifier le 
sperme. On sait que chez l'homme le sperme testiculaire est 
brunätre et que son mélange avec les diverses humeurs prosta- 
tique et.des glandes de Cowper le rend blanchâtre et plus fluide. 

La deuxième paire de glandes vésiculeuses offre une paroi 
plus épaisse que celle des tubes précédents, et l'intérieur est 
rempli par une matière blanche, faisant émulsion dans l'eau et 


19 


26 ARCHIVES 


ayant l’aspect et les réactions des corps gras. Elle est composée 
de gouttelettes ou de granulations réfractant fortement la 
lumière, rapidement solubles dans l'alcool et l’éther. Il ny a 
pas traces de spermatozoïdes. 

Ces corps glanduleux ne sont done, pas plus que les précédents, 
des réservoirs spermatiques, mais plutôt un organe destiné a 
sécréter un fluide gras, qui, probablement, enveloppe le sperme 
véritable et le conserve dans les endroits spéciaux du corps des . 
femelles où il est déposé. 

Pour moi, les vésicules séminales ou leurs analogues seraient ici 
les six renflements qu'on trouve au point où va commencer le 
canal déférent. 

Ce canal est solide avec des fibres musculaires transversales 
peu marquées. Le canal éjaculateur (fig. 6) a de véritables 
faisceaux musculaires placés en travers et formés de fibres 
musculaires finement striées elles-mêmes. On lui distingue nette- 
ment une sorte de tube inclus formé par une paroi foncée, 
résistante. À sa naissance il existe des séries de poils internes, 
pressés, qui lui donnent aussi beaucoup de résistance. L’exis- 
tence de ces poils courts et à base large, lamelleux, est incon- 
testable, même à un grossissement médiocre. 

Le tissu de l’armure copulatrice est corné, formé de chitine. 

Les différences sexuelles de l’Antaxia manca sont peu marquées 
à l'extérieur du corps. Le « est ordinairement, mais non 
toujours, plus petit et surtout plus brillant que la £, ses 
antennes sont plus dentées, le dernier segment abdominal 
inférieur est tronqué transversalement et un peu émarginé à 
l'extrémité tandis qu’il est transversal chez la $. Ces caractères 
sont peu tranchés. 

L’abdomen a huit demi-segments en dessus et cinq en dessous. 
Les supérieurs sont d’un beau bleu, passant au violet et les 
inférieurs d’un rouge cuivreux. À l'extrémité et sous les deux 


ENTOMOLOGIQUES. 9297 


derniers demi-segments sont deux autres demi-segments brunà- 
tres faisant partie de l’armure génitale. 

Ce n’est point ici le lieu, à propos d'anatomie descriptive, 
de discuter la composition segmentaire de l'abdomen, je ferai 
remarquer seulement que le neuvième demi-segment constitue 
la valve supérieure de l’armure, le dixième le fourreau propre 
de la verge et que les deux gaines latérales paraissent corres- 
pondre à deux épisternites. 


& VIIL 


La physiologie de l'appareil générateur «4 est des plus 
simples. Le sperme avec ses animalcules est produit dans les 
tubes testiculaires. Il s’accumule dans leurs dilatations. En che- 
minant il recoit à l'extrémité du canal déférent les produits sé- 
crétés par les glandes annexes. Il devient apte à être projeté et 
conservé longtemps dans les organes femelles. 

La verge, protégée par son enveloppe cornée, pénètre dans 
le vagin et l’oviducte $ jusqu'à la poche copulatrice. Les deux 
valves de son étui peuvent s’écarter, ce me semble, et mainte- 
nir alors la partie médiane dans une position stable. Cette dispo- 
sition existe dans beaucoup d'espèces d'insectes. Elle est remar- 
quable dans le «4 de la Micralymma brevipennis GYLLENHAL 
(Faune Entomologique Francaise, 1, 625), petit Staphylinide 
maritime, dont je ferai bientôt connaître l'anatomie dans les 
Annales de la Société Entomologique de France. 


$ IX. 
(Voy. pl. XIL fig. 8 à 12". 


L'appareil générateur femelle de V'Anthaxia manca, est constitué 
par les ovaires et leurs calices; les trompes ovariennes ; Poviducte 


298 ARCITIVES 


et ses annexes, poche copulatrice, receptaculum seminis (glandes sé- 
bacée, sébifique ou accessoire). 

Ovaires. Quand on ouvre par la partie supérieure de l’abdo- 
men un Anthaxiamanca ® , on voit apparaître aussitôt deux gros 
corps blanchâtres, formés de grains et ressemblant à des grappes 
de chapelet. L’extrémité et la face interne embrassent l'intestin, 
la première va les fixer dans le thorax. En dessous un fort lien 
placé sous l’oviducte, maintient la fixité des deux ovaires et 
surtout de leurs trompes. 

Chaque ovaire (fig. 8 a), a six gaines ovigères, de même qu’il 
y a six dilatations spermatiques. Chacune de ces gaines se ter- 
mine en cæcum surmonté d’un filament fin qui, réuni à ses pa- 
reils, constitue, en dernier lieu, le ligament suspenseur de 
l'ovaire (fig. 1 b). En bas, chaque gaïîne s’ouvre dans un espace 
un peu plus grand constituant le calice de l'ovaire, suivi lui- 
même de trompe. 

Les œufs contenus dans chaque gaïîne, sont au nombre de 
quatre à cinq. ls sont brusquement plus gros vers les calices, 
aussi les gaines sont-elles peu allongées et se renflent-elles assez 
vite, Sans présenter la longueur et l'aspect cylindrique des 
gaines où les œufs sont presque conformément développés. 

Les trompes (fig. a, c), sont courtes et réunies sous un angle 
obtus peu ouvert en haut. 

L'oviducte (fig. 8 d), auquel le vagin fait suite, est un canal 
résistant, épais, blanchâtre, courbé dans le sens longitudinal, à 
concavité légère, supérieure, terminé en avant par une extré- 
mité arrondie qui n’est autre que la poche copulatrice (fig. 8, e et 
fig. 10, e\. Ce conduit naît de la réunion des deux trompes. Il 
finit en bas dans une cavité ou cloaque, où va se rendre le 
tube digestif qui lui est superposé. Au dessous du point de 
réunion des trompes un lien solide fixe l’oviducte à la paroi inté- 
rieure de l'abdomen. 


ENTOMOLOGIQUES. 229 


La poche copulatrice déjà décrite est aussi peu compliquée, 
aussi simple que possible. Elle est formée, dans lAnthaxia manca, 
par un renflement, un diverticule de l’oviducte sans canal, sans 
orifice rétréci à son origine. Le receptaculum seminis, glande acces- 
soire (fig. 8 f et 10 f), est située à peine plus haut, presque à 
côté de la poche copulatrice et non sur elle. Sa forme est celle 
d’un S, à peine renflée au sommet. Sa couleur est blanche, ses 
parois sont épaisses. 

L’armure génitale (fig. 8, 9 et 12), est très simple, elle consiste 
en une sorte d'oviscapte formée par une enveloppe ou gaine 
membraneuse, mais forte et terminée en bas par deux petits 
appendices articulés (fig. 12 b); on voit sortir ces deux appen- 
dices quand on presse l'abdomen. Il y a, en‘outre, de chaque 
côté une baguette cornée (fig. 12 e), mue par de puissants 
muscles qui font sortir au dehors l'oviducte au moment de 
leur contraction. 

S X. 

J.-F, Mecxer (loc. cit.) a trouvé que les gaînes ovigères 
étaient au nombre de vingt, dans le B. lurida. La poche copu- 
latrice est munie d’un:col. Le receptaculum seminis a un réser- 
voir et un tube. 

M. SreiN dans ses recherches sur les organes femelles des 
Coléoptères (Vergleichende Anatomie und Physiologie der 
Insecten in Monographieen bearbeitet. — Erste Monographie. 
Die weiblichen Geschlechtsorgane der Kæfer, Berlin 1847), a 
décrit et figure l'appareil générateur de lAnthaxia 4-punctata 
et celui du Capnodis cariosa. J'ai été heureux de voir une 
grande ressemblance entre la figure 411, de la pl. 1v, donnée 
par M. Stein et celle que je donne moi-même. J'avais fait 
mes dessins avant de connaître ceux de Fauteur allemand, 


230 ARCHIVES 


et leur analogie est un garant de leur exactitude réciproque. On 
voit même sur la figure 11, de la pl. v, les deux appendices 
articulés et la gaîne commune. ? 

L'appareil du Capnodis cariosa est bien moins soigné que celui 
de l’Anthaxia représenté par M. Stein. Il a été fait avec l’insecte 
conservé dans l'alcool et il est moins bien réussi. 

Je ne sais quel est le nombre de gaines ovigères qu’on 
trouve pour l'A. 4-punctata et pour le Capnodis cariosa et je 
n'ai point su découvrir ce nombre. Elles ne sont point figurées 
dans le texte (pages 27 et suivantes). 

M. Léon Durour n’a rien publié à ma connaissance sur les 
organes générateurs femelles des Buprestides. 


& XI. 


Les gaines de l'ovaire sont constituées par une fine membrane 
granuleuse sur laquelle rampent une foule de trachées. Le liga- 
ment suspenseur est d’abord formé de la réunion des six pro- 
venant de l'extrémité de toutes les gaînes, plus loin il devient 
très ténu et paraît simple. Son tissu est de même amorphe et 
non fibreux. 

Les œufs sont gros, en ovale court, blancs dans le bas des 
gaines près des calices. Ils sont formés d’un albumen froncé 
sur les bords quand l'œuf est extrait de l'ovaire (fig. 9). Le 
vitellus est grenu, opaque. Les plus petits, situés dans le haut 
des gaines, ne m'ont pas offert de tache vitelline ni de cellule 
vitelline. 

Les trompes présentent de plus de résistance, et leur tissu 
est plus compacte et plus épais que celui des gaines. Je n’y ai 
pas trouvé d'éléments musculaires en faisceaux. 

L’oviducte est pourvu d’une forte couche extérieure de 
muscles (sous la couche extérieure proprement dite, commune, 


ENTOMOLOGIQUES. 231 


> 


séreuse, et dont j'ai parlé une fois pour toutes au $ III, pour le 
tube digestif). Cette couche musculaire est transversale en 
grande partie, et les faisceaux ont leurs fibres situées en 
travers. La couche longitudinale est subjacente à celle-ci et 
bien moins forte. 

On connait les variations de forme de la poche copulatrice, de 
cet organe où la verge du 4 paraît s'arrêter. Elle est dans 
l'Anthaxia manca aussi simple que possible, c’est un diverticule 
supérieur de l’oviducte ayant la même structure. Jai trouvé 
dans sa cavité des spermatozoïdes. 

Le ligament de l’oviducte n’est pas musculaire, à ce qu'il m'a 
semblé, il est plutôt fibreux. 

La glande annexe (fig. 8 f et 10 f), est formée d’un tissu serré, 
qui dans la paroi interne est condensé et fort solide. Il m'a 
paru revêtu dépithélium pavimenteux. Je n'ai pas trouvé de 
spermatozoïdes dans son intérieur, mais ceci ne prouve aucune- 
ment que ces filaments du sperme ne puissent s'y rendre. 
M. Stein les a représentés et, par conséquent, les a constatés 
dans le même organe VA. 4-punctata. De plus, cet auteur a 
figuré (loc. cit. pl IV, fig. 11), une sorte de canal extérieur à 
la paroi de la poche et qui est creusé dans l'épaisseur elle- 
mème du tissu. Je n'ai pas vu cette disposition, non plus que 
les couches musculeuse ou glanduleuse, données comme 
distinctes de chaque côté de l'organe. 

Le vagin (fig. 11) est musculeux, mais à un degré moindre 
que l’oviducte et dans son intérieur on trouve une couche épithé 
liale fort belle ayant des poils disposés sur les cellules à peu 
près comme dans les poches æsophagiennes (Voy. $ HP. 

Il existe comme chez le 4 huit demi-segments en dessus et 
cinq en dessous de l'abdomen, les uns bleus et luisants, les 
autres d’un rouge cuivreux comme il a été dit, $ VIL C'est 
après les derniers que l'on trouve deux nouvelles pièces Tergite 
et Sternite brunâtres, sans brillant, ni reflet métallique entre 


232 ARCHIVES 


lesquelles sort l’oviscapie terminaison du conduit oviduetlo- 
vaginal et qui est formé de tissu condensé brunâtre, n'étant à 
l'extérieur ni fibreux, ni musculaire. 

Les tiges cornées latérales sont constituées par de la chitine 
et donnent attache à de gros faisceaux musculaires à fibres 
fortes et striées en travers. 


& XII. 


Les œufs où les germes % se forment dans l'extrémité des 
gaines ovigères, puis ils grossissent de plus en plus et cheminent 
jusque dans l’oviducte. 

Chez la © fécondée, il existe dans la poche copulatrice et puis 
dans le receptaculum seminis des spermatozoïdes, ou pour parler 
plus exactement, du sperme en dépôt. Le liquide mâle féconde 
l'œuf au moment où il passe, puis cet œuf est pondu quand la 
femelle a fait saïllir, au moyen des tiges cornées ou rhabdites, 
l'extrémité vulvo-vaginale de l’oviducte. 


$ XIII. 


Je place ici comme appendice quelques mots sur les antennes, 
les stigmates et les trachées de l’Anthaxia manca. 

On sait que récemment M. Lacordaire, dans le tome IV°, p. 3 
de son remarquable Genera des Coléoptères, a tiré parti pour 
la classification des Buprestides des pores situés sur leurs 
antennes et décrits par Erichson dans son travail De usu ct 
fabrica antennarum in Insectis. M. Lacordaire a étendu et com- 
plété les descriptions de l’auteur allemand, il a distingué les 
fossettes dans lesquelles sont rassemblés les pores, ou porifères, en 
internes, inférieures et terminales suivant leur position sur chaque 
article des antennes. Les fossettes seraient d’après lui terminales 
dans le genre Anthaxia (Gen. des col. IV, 49). 


ENTOMOLOGIQUES. 239 


J'ai éxaminé à un fort grossissement les antennes de l'Anthaxia 
manca. J'ai trouvé en effet dés fossettes terminales et qu'on 
pourrait même appeler externes situées sur la tranche externe 
de Particle antennaire, mais en même temps empiélant un peu 
sur la face inférieure. Elles forment une dépression réniforme, 
et s’avancent au delà du point où larticle qui suit vient 
s’articuler. 

Les Stigmates sont au nombre de deux pour les stigmates 
thoraciques. Le premier très allongé, grand, situé sur la 
membrane qui unit le prothorax au mésothorax est invisible 
si on ne tire pas le corselet en avant du reste du thorax. Le 
deuxième est placé entre le métathorax et le premier demi- 
segment abdominal, il est assez grand, oblique, allongé. Les 
stigmates abdominaux au nombre de sept se voient sur la 
membrane qui réunit les demi segments dorsaux et ventraux et 
sont situées à la partie antérieure des deuxième, troisième, 
quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième segments 
dorsaux. Ils sont peu allongés, ovales ; le dernier situé sur le 
côté du huitième demi-segment est arrondi et difficile à voir, 
mais je crois son existence incontestable. Je l'ai figuré sur les 
planches avec la terminaison du tube digestif et de l'appareil 
générateur. 

Les trachées vésiculeuses sont très abondantes dans le corps de 
l'insecte, et témoignent de la facilité de son vol. 


$ XIV 


Je dois dire, en terminant, que je n'ai senti aucune odeur 
s'exhalant du corps du Buprestis manca mâle ou femelle. Aucune 
glande, aucun organe d’ailleurs se rapportant à un appareil de 
sécrétion excrémentitielle ou odorante ne se trouve dans l'abde- 
men ou à son extrémité, 

1 


23! ARCITIVES 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE, XI. 


1. Appareil digestif grossi de l’Anthaxia manca. On voit la téte 
portant les antennes, et ayant en arrière ses attaches avec 
le prothorax. | 

a. OEsophage avec ses poches latérales annexées. 

D. Ventricule chylifique, bifurqué en haut 6, ayant à son 
extrémité inférieure les six vaisseaux biliaires 4, coupés 
non loin de leur insertion. Il est bosselé depuis sa 
partie supérieure, jusqu'à la moitié environ de sa 
longueur, puis il est lisse ou presque lisse. 

Intestin grêle. 

Gros intestin. 


CR 


. Derniers segments abdominaux. 

2. Labre ou lèvre supérieure, très grossie, ainsi que les figures 
suivantes. 

3. Mandibule du côté droit. 

k. Mächoire du côté opposé portant un palpe de quatre articles. 

5. Lèvre inférieure avec ses deux palpes de trois articles. 


6. Arrière-bouche se continuant avec l’œsophage et présentant 
un espace triangulaire poilu. 


I 


OEsophage vu en dessous, montrant l'insertion des poches laté- 

rales. 

8. Surface interne d’une poche œsophagienne avec des ceilules 
d'épithélium pavimenteux, ayant chacune un poil lamel- 
leux, dont la base est pourvue d’une petite dent de 
chaque côté. 

9. Une des cellules du même organe encore plus grossie. 


10. Portion des cornes latérales supérieures du ventrieule chglifique 
montrant les cellules qu'elles renferment. 


2 


ENTOMOLOGIQUES. 2359 


A1. Vaisseau de Malpighi ou biliaire pris à une distance moyenne 
de son insertion au ventricule chylifique. 


12. Le méme quand il rampe contre le gros intestin. 
13. Les renflements situés entre le petit et le gros intestin. 


PLANCHE XII. 


qË Appareil de la génération grossi de lAnthaxia manca à. 
a. Testicule avec b, son canal déférent. 
C. Tubes terminé en cæcum constituant la première glande an- 
nexe. 
d. Vésicule remplie d'une matière blanche, et constituant la 
deuxième glande annexe. 
e. Canal éjaculateur. 
f.. Dernier segment de l'abdomen. 
g. Extrémité de l'armure copulatrice. 


2. Testicule très grossi ainsi que les figures suivantes, mon- 
trant les six dilatations et les tubes propres du testicule 
enchevêtrés. 

3. Un de ces tubes renfermant des spermatozoïdes. 

L. Tube de la première glande annexe. Paroi avec des noyaux et 
des granulatious. 

©. Contenu de nature grasse ou huileuse de la deuxième glande 
anmnere. 

6. Une portion du canal déférent peu après son origine. 

7. Armure génitale ou copulatrice «. 

8. Appareil de la génération grossi de l'Anthaxia manca % . 

a. Ovaire composé de six gaines ovigères terminées en cul- 
de-sac et ayant leur ligament commun et suspenseur en b. 
c. Trompe de l'ovaire. 


230 ARCHIVES 


d. Oviducte terminé par le vagin qui lui fait suite. 
e. Poche copulatrice ne consistant qu’en une dilatation de 
loviducte. & 
f.. Receptaculum seminis (glande accessoire). 
. Armure génitale $. 
h. Dernier segment de l'abdomen. 

9. Un œuf très grossi ainsi que les figures qui suivent, extrait 
de l’ovaire moutrant à l'extérieur un albumen et un 
vitellus central blanchâtre, le premier assez tran$pärent 
et ridé sur les bords. 

10. Figure schématique mettant en évidence les rapports des 
trompes cc, de la poche copulatrice e, du receptaculuim 
seminis f, avec l’oviducte d. Au point ! est le ligament de 
l’oviducte situé en dessous. 

11 Commencement de la portion vaginale faisant suite à 
l'oviducte proprement dit. 

12 Armure génitale $, montrant les -appendices articulés du 
sommet près de l’orifice et les Rhabdites ou baguettes 
cornées avec les attaches des muscles. 


 MATÉRIAUX 


POUR UNE MONOGRAPHIE DES COLÉOPTÈRES 


DU GROUPE DES EUMORPHIDES 


ET PLUS SPÉCIALEMENT DU GENRE EUMORPHUS. 


Par M. F.-E: GUÉRIN-MÉNEVILLE. 


1e" juin 1857. 


Ce travail, commencé avant 1834, et demeuré inachevé jus- 
qu'à présent à cause de mes nombreuses occupations, serait resté 
encore longtemps dans mes cartons, avec d’autres qui attendent 
comme lui que je puisse leur donner la dernière main, si mon 
jeune ami, M. Thomson, entomologiste plein de zèle et de feu, à 
qui l’on doit déjà d'excellents travaux sur les Coléoptères, ne 
m'avait pas engagé à le publier, en m'offrant de l’insérer dans 
ses Archives entomologiques, Sans attendre que de nouveaux 
matériaux vinssent le rendre plus complet. 

Je ne donne donc ce Mémoire qu'à titre de matériaux pour 


235 ARCITIVES 


un travail plus parfait, et surtout parce qu'il a été fait sur la 
collection de Dejean, dont les Trimères appartiennent aujour- 
d'hui à la ville de Lyon. J'espère que mes confrères les ento- 
mologistes y trouveront des renseignements utiles et qu'ils au- 
ront égard à l’époque où il a été fait, dans la critique à la- 
quelle ils pourront se livrer en l'étudiant avec les matériaux 
dont les collections ont dû s'enrichir depuis l’époque où je l'ai 
rédigé. 

Cependant je dois ajouter que, tout en attendant qu’il me fût 
possible de terminer et de publier ces études, je n’ai cessé de 
prendre des notes sur les travaux dont ce groupe des Eumor- 
phides a été le sujet; heureusement ils sont très peu impor- 
tants et en très petit nombre , et ils n’ont presque rien ajouté à 
ce que j'avais consigné dans mon manuscrit. Quant aux espèces, 
il est certain que leur nombre a été considérablement augmenté 
dans les collections, mais cela ne peut influer d’une manière 
grave sur l’ensemble de ces matériaux et laisse encore à ceux 
qui entreprendront une Monographie complète de ce groupe 
un beau champs à explorer. 


INTRODUCTION ANTÉRIEURE A 1834. 


Quand Weber a fondé le genre Eumorphus, en 1801, il ne con- 
naissait qu’une seule espèce rapportée de Sumatra par Daldorf, 
et il lui a donné le nom de E. Sumatræ. Fabricius, qui a adopté 
le genre de Weber, dans son Systema eleutheratorum publié dans 


(1) Voir Arch. Ent. I, p. 153. 


(2) d'annonce cette Monographie dans mon texte de l'Iconogr. du Règne ani- 
mal Ins. p. 316, ouvrage publié de 1829 à 1844, et ma planche 50 des insectes, 
représentant les Trimères, est datée de 1834. 


EMTOMOLOGIQUES. 239 
a même année, y a rapporté deux espèces (Æ. immarginatus et 
marginatus) et ila confondu l'E. Sumatræ de Weber avec son E£. 
immarginatus, Sans donner d'autre raison que sa simple volonté. 

Depuis Fabricius, les collections se sont accrues d'un assez 
grand nombre d’'Eumorphus découverts à Manille, à Java, à 
Singapore, à Ceylan, dans l'Assam, etc., sans parler des insec- 
tes, que l’on réunissait à ce genre, et qui proviennent du Séné- 
gal, de Madagascar, et de l'Amérique méridionale, ce qui nous 
a permis de rapporter avec quelque probabilité plusieurs de 
ces espèces à celles de Fabricius. Si lon ne savait pas avec 
quelle légèreté les auteurs qui nous ont précédés notaient les 
localités des insectes qu'ils ont décrits, et si l'on était bien 
sûr, par exemple, que les Eumorphus indiqués par Weber et Fa 
bricius sont réellement de Sumatra et de la Nouvelle-Hol- 
lande, on ne devrait pas leur rapporter les espèces positivement 
propres à Java; mais tout le monde connaît le peu d'importance 
attachée par certains voyageurs à la localité précise des objets 
qu'ils recueillent; et l’on a vu de nos jours des naturalistes don- 
ner comme du Bengale des insectes pris à l'Ile-de-France et 
confondus dans leurs boîtes avec ceux du continent indien, ou 
attribuer à une petite île de la mer du Sud, Vanikoro, par 
exemple,une foule d'espèces prises sur divers autres points. Cest 
ainsi que les personnes qui ont travaillé d’après la collection de 
Labillardière , ont rapporté à la Nouvelle-Hollande des in- 
sectes qui ne portaient pas d'indications de localités, quoi- 
qu'ils pussent tout aussi bien avoir été pris à Java, aux îles 
Moluques, etc. ù 

En voulant établir le synopsis suivant, nous avons été assez 
embarrassé au sujet de l£. marginatus de Fabricius, décrit par 
cet auteur, et presque en même temps par Olivier, d'après les 
individus de la collection de Labillardière. Nous avions des doutes 


20 ARCHIVES 


au sujet de celte espèce, en voyant que M. Dejean avait cru de- 
voir en distinguer quelques individus sous le nom d'Æ. rotun- 
dipennis et nous pensions que sa distinction était motivée sur 
des caractères positifs; mais comme sa collection était alors 
en vente, et qu'il avait fermé son cabinet aux entomologistes, 
nous ne pouvions voir en quoi consistait la différence entre 
ses deux espèces, ne trouvant dans les collections de Paris 
aucun autre individu rapporté à l£. marginatus de Fabricius. 
Pour essayer de lever nos doutes, nous nous sommes rendu 
au Museum afin de voir si, parmi les débris de la collection de 
Labillardière, donnés à cet établissement par M. Furpin, il ne se 
se trouverait pas quelques restes de VE. marginatus, type des 
descriptions de Fabricius et d'Olivier, mais nous n'avons rien 
trouvé. Nous avons vu la collection de M. Chevrolat, dans 
laquelle il y a un £. marginutus provenant du cabinet d'Olivier, 
et nous avons reconnu avec lui que cet insecte ne différait 
nullement de plusieurs Æ. rotundipennis, communiqués par 
M. Chevrolat à M. Dejean, et étiquetés de la main de cet ento- 
mologiste. Tous ces insectes, et plusieurs individus de tailles 
un peu différentes que nous avons étudiés dans les collections 
de MM. Buquet, Reiche et Hope, se sont trouvés identiques 
pour les caractères spécifiques et ne différaient en rien, sur- 
tout les moins grands, de la figure de lÆ. marginatus donnée 
par Olivier, en sorte que nous avons dû en conclure qu'ils 
ne faisaient qu'une seule et même espèce. Nous avons fait plus à 
celte époque : malgré la clôture de la collection de M. Dejean, 
nous avons tenté de la voir, et sur notre prière, cet entomo- 
logiste a eu l'extrême complaisance de nous l'ouvrir un instant, 
ce qui nous a mis à même de conslater que l'unique individu 
qu'il rapporte à l'£. marginatus de Fabricius, n’est qu'une variété 
un peu plus petite de son Æ. rotundipennis, de forme un peu 


ENTOMOLOGIQUES. 2/1 


plus ovalaire, avec la dilatation |des Xélytres un peu plus 
allongée en arrière, le corselet un peu plus étroit en avant, 
et les quatre taches jaunes un peu moins larges. 

Comme ces faiblés différences se trouvent chez d’autres indi- 
vidus que nous avons sous les yeux, et qu’elles s’effacent insen- 
siblement, des plus petits aux plus grands, nous avons été tout à 
fait certain de l'identité des deux espèces. 

Ayant observé que tous les individus de VE. marginatus 
avaient le milieu des élytres relevé en bosse à la suture, que 
leurs jambes antérieures étaient arquées à la base avec cette 
portion comprimée et tranchante au côté externe, que leur côté 
interne offrait au milieu une forte épine, et que leur abdomen 
était terminé par un large segment transverse, nous avons pensé 
que e’étaient des individus mâles. Nous avons été confirmé 
dans cette opinion en remarquant que chez les autres espèces, 
dans des individus pareils pour la forme et les couleurs, il s’en 

.trouve à jambes armées et à jambes inermes, ce qui distingue 
les sexes. Nous avons voulu ensuite chercher si l’on connaissait 
des femelles d’'Æ. marginatus, mais sur vingt-huit individus vus 
dans diverses collections, nous n’en avons trouvé aucun qui 
n'ait pas l’épine des jambes antérieures et le dernier segment 
abdominal transverse et large. 

Soupçonnant qu'une autre espèce, très voisine pour la forme, 
mais sans élévation au milieu des élytres, pourrait bien être la 
femelle cherchée, nous en avons examiné aussi, dans diverses 
collections, vingt-trois individus tous semblables et constituant 
VE. epipedus des collections, et nous avons trouvé qu'ils ont 
tous les jambes antérieures simples et sans épines, les élytres 
non élevées au milieu, et que leur abdomen est terminé par un 
segment.plus long que large. 0 

Ces deux espèces se trouvent à Java: on en recoit toujours en 
égale quantité dans les collections qui viennent de ce pays, 


9212 ARCHIVES 


les uns sont toujours des mâles, les autres toujours des femelles, 
en sorte qu'il est permis de conclure que ce sont les deux sexes 
d’une même espèce, et que tout porte à croire que l’observa.- 
tion directe confirmera cette prévision. Nous avons donc réuni 
sous le nom d’'Æ. marginatus Fabricius les £. rotundipennis et 
epipedus des collections de Paris. 

La différence dans la forme du dernier segment de l'abdomen 
suivant les sexes, n’est pas seulement propre à VE. marginatus ; 
on l’observe dans toutes les espèces. Seulement entre celles 
qui n’ont pas les élytres dilatées, la différence consiste en une 
échancrure au milieu de ce segment, chez les « , tandis que les 
l'ont tout à fait arrondi. 

On peut couper le genre Eumorphus en deux divisions, selon 
que les élytres ont les bords dilatés ou non; mais ces divisions 
tendent à se confondre par des d'espèces chez lesquelles ces 
dilatations sont peu sensibles. 


Genre EUMORPHUS. 


Eumorphus marginatus Fabr. Syst. Eleuth., t 2, p. 12 (1501). 
— — Oliv. Hist. des Ins. Col., t. 6, genre 99, 
p. 1065, pl. I, fig. 1, a, b (1808). 
Laporte, Suites à Buff., Ed. Dumesnil, 
An. art, t. à, p. 922 (1840). 


Noir luisant, élytres bordées d’une large dilatation foliacée, 
d'un noir bleu, à reflets violets avec quatre grandes taches ar- 
.rondies et jaunes; les deux premières placées au-dessous des 
angles huméraux, près du bord externe, les deux autres près 
de l'extrémité. 


ENTOMOLOGIQUES. 923 


Dans le 4 (E. marginatus et rotundipennis), les élytres sont éle- 
vées et bossues au milieu, les jambes antérieures ont des carènes 
en dessus et en avant, qui les font paraître comme torses et une 
forte épine au côté interne. Le corselet est un peu plus large en 
arrière, terminé de chaque côté par une épine assez saillante, 
un peu courbée en arrière et en bas; le dernier segment abdo- 
minal est coupé droit en arrière, à peine échancré au milieu, 
beaucoup plus large que long (£. rotundipennis des Collecteurs). 
Long. 21 mill, L. 16 1/2 mill. 

Chez les variétés plus petites, le corselet est un peu moins 
élargi postérieurement, les taches jaunes sont moins grandes et 
la dilatation des élytres est un peu plus prolongée en arrière, ce 
qui donne à l’insecte une forme un peu plus ovalaire (Æ. margi- 
natus). Long. 16 à 19. L. 41 1/2 à 14 1/2 mill. 

Dans la femelle (£. epipedus), les élytres n’offrent aucune élé- 
vation au milieu, les jambes antérieures sont simples. Le corse- 
let est à peu près aussi large en avant qu'en arrière, sans épine 
aux angles postérieurs. Le dernier segment abdominal est beau- 
coup plus long que large, étroit, arrondi au bout. 

Les quatre taches jaunes des élytres sont disposées comme 
dans le 4. La dilatation latérale est un peu moins large, etleur 
forme est un peu plus arrondie. — Long. 15 à 16 mill. L. 11 à 
12 mill. 

Cette belle espèce se trouve à Java, où elle est assez com- 
mune, et à Borneo. 


E, dilatatus. Perty. Obs. non. in Coleopt. Ind, Orient, p. 42 
(Monachii 1831. in-{°, fig.). 


D'un brun noir, avec les côtés du corselet, dessus et dessous 
d'un jaune fauve. Élytres d’un noir luisant à reflets violets, 


9 ARCIIIVES 


avec les bords dilatés et la suture d’un jaune un peu fauve, 
et quatre petites taches égales, rondes et tuberculeuses d’un 
jaune pâle; les deux premières au tiers antérieur, près du bord 
externe assez en arrière des angles huméraux ; les deux autres 
en arrière, près des bords. 

Dans le & , les élytres sont relevées en bosse au milieu, les 
jambes antérieures sont un peu courbées et peu comprimées 
à leur base avec les carènes et les sillons moins marqués que dans 
l'espèce précédente, armées au milieu du côté interne d’une forte 
épine. Le corselet est un peu plus large en arrière à angles pos- 
térieurs terminés par une pointe assez saillante. La dilatation 
des élytres est très large. Le dernier segment abdominal est 
beaucoup plus large que long, à peine échancré au milieu. — 
Long. 14 1/2. L. 10 mill. 

Dans la $ toutes les pattes sont simples, les élytre es ne. sont 
pas bossues au milieu et le dernier segment abdominal est sail- 
lant en arrière. | 

De Java.— Nous avons vu cinq à six Hdi te de cette espèce 
dans les collections. Ceux de Dejean portaient le nom d’E. 
eburatus. 

Il est évident que Perty n’a connu que la nelle de Foie 
espèce, qu'il décrit ainsi : 


E. dilatatus subtus ferrugineus; thorace fusco, margine fer- 
rugineo; elytris cyanescentibus, margine lato guttisque in sin- 
gulo duabus testaceis. — Long. 6 à 6 1/2, lign. Lat. hum. 2 1/2 
lign. ad med. élytr. 4 lign. 

Subtus bruneo-ferrugineus. Thorax subquadratus, antice 
profunde emarginatus, fuseus, lateribus ferrugineis. Elytra ellip- 
tica, late marginata margine paullum reflexo, sordide flavo ; disco 
convexiusculo cyanescente, guttis duabus in singulo testaceis, su- 


ENTOMOLOGIQUES. 2/5 


tura ferruginea. Antennæ nigræ. Pedes picei. — Æ£. h-guttatus 
St. © forte hunc-referendus. 


E. tetraspilotus, Hope. Griflith, Anim. Kingdom, Ins. t. 2, 
p. 786, pl. 60, f. Get 75 f. 6 détails. Description donnée par 
Griffith : «Purplish, with four yellon spots on the elytra. » — 
Hab. Tanasserim. | 

Nous avons sous les yeux l’individn de la collection de Hope 
qui a servi au dessin de la planche du Règne Animal Anglais. 

Il y a, dans la collection de M. Deyrolle, un individu femelle 
un peu plus grand, d’un brun plus foncé presque noir à reflets 
bleus et pourpres, avec les jambes antérieures simples et le cor- 
selet moins épineux aux angles postérieurs. Il vient, dit-on, de 
Borneo. Appartient-il à cette espèce comme variété de colora- 
tion : est-ce une autre espèce voisine ? 


E. Columbinus. D'un brun foncé , avec la tête, le premier 
articles des antennes seulement, les bords du corselet et des 
élytres, la suture et l'extrémité des cuisses, d’un jaune rous- 
sàtre. Élytres peu dilatées aux bords, surtout en avant, un peu 
bombées en dessus, avec quatre taches jaunes arrondies; les 
deux premières assez éloignées du bord antérieur près du bord 


(1) La thèse de M. Perty est précédée d’un catalogue des Coléoptères des Indes 
orientales, comprenant un grand nombre d'espèces non décrites mais nommées 
par divers amateurs où marchands dans leurs collections. On voit souvent figurer 
les abbréviations Dej., Meg. et S1., et cette dernière nous a embarrassé assez 
longtemps, car nous trouvions plusieurs espèces d'Eumorplhus suivies de cette 
indication, et nous craignions qu'elles ne fussent décrites dans quelque ouvrage 
publié. Après de nombreuses recherches, qui nous ont pris beaucoup de temps, 
nous avons reconnu que ces noms éta:ent ceux que M. Sturm leur a donnés dans 
un catalogue de sa collection publié à Nuremberg en 1826, noms que M. Dejean 
n’a pas adopté dans son catalogue publié en 1837, probablement parce qu'il n'a 
pu faire le voyage de Nuremberg pour comparer ses espèces à celles de Sturm. 


2h60 ARCHIVES 


externe, mais ne le touchant pas, et assez en arrière des angles 
huméraux ; les deux autres égales aux premières, placées en 
arrière, le jaune de la suture est étroit, sans dilatation au 
milieu. Dessous entièrement noirâtre. 

Dans le 4, le corselet est un peu plus large que long, un 
peu élargi en arrière, avec les angles postérieurs prolongés en 
épines assez saillantes. Les jambes antérieures sont droites, leur 
première moitié est comprimée et tranchante sur le devant, leur 
seconde moitié a une côte tranchante au bord antérieur interne; 
elles sont armées au milieu et en dessous d'une forte épine 
dirigée en avant, formant le prolongement d’une autre carène 
interne, et produisant un empâtement assez fort à sa base. Le 
dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, 
fortement échancré au milieu. 

Dans la %, les jambes antérieures sont droites, faiblement 
comprimées, le corselet a ses angles postérieurs aigus, mais à 
peine prolongés en épines. Le dernier segment abdominal est 
plus large que long, simplement arrondi en arrière. — Long. 
12 mill. ; larg. 7 mill. 

De Java. 


E. lœtus. D'un brun foncé presque noir luisant, avec la tête, 
les deux premiers articles des antennes, les bords du corselet et 
les cuisses, à l'exception de leur base en dessous, d’un jaune un 
peu fauve. Élytres très peu dilatées aux bords, avec les angles 
huméraux assez saillants et un peu prolongés en arrière en une 
faible carène, d’un noir à reflets violets avec les bords et la 
suture jaunes, et quatre taches arrondies un peu ovalaires et 
transverses d’un jaune pâle, assez grandes, et dont les antérieures 
touchent le bord externe; le jaune de la suture est large, un 
peu dilaté au milieu. Dessous noirâtre avec l'anus jaune. 

Dans le 4, le corselet est plus large que long, un peu retréci 


ENTOMOLOGIQUES. 27 


en avant, avec les angles postérieurs terminés par une pointe 
assez saillante ; les jambes antérieures ont les mêmes carènes 
que chez l'espèce précédente, mais lépine interne ne forme pas 
le prolongement d'une carène, n’a aucun empâtement à sa base, 
naît brusquement, et n’est pas autant dirigée en avant. Le der- 
nier segment abdominal est beaucoup plus large que long, 
coupé droit en arrière sans échancrure au milieu, ou n’en of- 
frant qu'une très faible trace. — Long. 10; larg. 6 mill. 

Dans la © , les jambes antérieures sont simples et droites, la 
dilatation des élytres est un peu prolongée en arrière; le der- 
nier segment abdominal est beaucoup plus large que long, mais 
conique et pointu en arrière; et le corselet est presque aussi 
large en avant qu'en arrière, avec les angles postérieurs sim- 
plement aigus, mais sans épines.— Long. 9 mill. 1/2; larg. 5 
mill. 

De Java. 

Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme un 
peu plus aplatie, par ses taches’ un peu plus grandes, par l’in- 
sertion et la direction de l’épine de ses jambes, et par le dernier 
segment abdominal du 4, qui n’est pas échancré au milieu. 





E. circumcinctus. D'un brun foncé avec les bords latéraux du 
corselet et des élytres d’un jaune un peu roussâtre, et quatre 
grandes taches rondes et jaunes sur ces dernières. Élytres apla- 
ties, surtout en avant, à angles huméraux saillants, relevés en 
une petite carène qui se prolonge un peu en arrière, en s’effa- 
çant. Les deux taches antérieures sont placées très près de 
l'angle huméral, et touchent le bord dilaté. Les autres sont en 
arrière, égales aux premières. 

Dans le &, les jambes antérieures ont une double carène, 
lune sur le bord externe et l’autre, un peu oblique, sur le bord 
antérieur, et il y à une forte dent au milieu du bord interne. Le 


218 ARCHIVES 


dernier segment de l'abdomen est large et échancré au milieu 
en arrière. 

Dans la ® , les jambes antérieures sont droites en dedans, 
sans épines; leur tranche externe est un peu carénée et arquée 
dans leur moitié antérieure. Le dernier segment abdominal est 
un peu plus long que large, conique, à pointe arrondie. Le cor- 
selet est de forme carrée, un peu plus large que long, à peine 
retréci en avant, avec les angles postérieurs sans prolongements 
spiniformes. — Long. 11 mill. ; larg. 6 mill. 

De Java. 

Cette espèce se distingue parfaitement des deux précédentes 
par laplatissement de ses élytres, par ses antennes et ses pattes 
entivrement brunes, par l'absence de rougeûtre à la suture, et par 
la largeur et la position des taches de ses élytres. 


E. quadrinotatus. Noir luisant. Élytres d’un noir bleuâtre, 
bordées d'une large dilatation foliacée, avec quatre grandes 
taches jaunes de forme carrée; les deux premières occupant 
le bord antérieur, interrompues seulement au milieu par 
la suture, les deux autres près de l'extrémité, de même gran- 
deur. Dans les deux sexes le corselet est presque carré, un peu 
plus large que long, avec les angles postérieurs peu saillants. 

Dans le « , les jambes antérieures sont un peu arquées et peu 
comprimées à leur base, carénées, avec le côté interne armé d’une 
forte épine. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus 
large que long, très faiblement échancré au milieu. — Long. 
45 mill. L. 10 mill. 

Dans la £ , les jambes antérieures sont simples et droites. 
Les dilatations des élytres sont moins larges, et le dernier seg- 
ment de l'abdomen est plus long que large, arrondi en arrière. 
Long. 13 mill. L. 8 mill. 

Assez commune à Java. 





ENTOMOLOGIQUES. 249 


E. quadriverrucosus. D'un brun rougeûtre assez foncé avec les 
côtés du corselet, la suture et le bord externe des élytres rou- 
geàtres ; celles-ci très peu dilatées sur leurs bords, aplaties à la 
base, ayant les angles huméraux assez saillants, en carène pro- 
longée un peu en arrière, et portant quatre points jaunes, tu- 
berculiformes ou un peu saillants ; les deux premiers au tiers an- 
térieur, ronds, ne touchant pas le bord externe, les autres au 
tiers postérieur. Corselet des deux sexes un peu plus large que 
long, à côtés un peu sinueux, très peu retréci en avant, à angles 
postérieurs aigus, mais non spiniformes. Pattes brunes avec 
l'extrémité des cuisses fauve. 

Dans le à , les jambes antérieures sont droites, sans carènes, 
armées au milieu du côté interne d’une forte épine conique, 
presque droite. Le dernier segment abdominal est plus large 
que long, tronqué presque droit en arrière, avec une faible 
échancrure. — Long. 7 mill. 1/2; larg. 4 mill. 

Dans la ? , les jambes sont simples, sans dents, les côtés du 
corselet sont un peu plus sinueux, et le dernier segment abdo- 
minal, encore plus large que long, est avancé et arrondi-en 

arrière au milieu. — Long. 8 mill. ; larg. 4 mill. 
= De Java. 

E. quadrimaculatus. Noir, très luisant, oblong, ovalaire ; cor- 
selet et élytres lisses ; celles-ci ayant quatre taches jaunes assez 
grandes, arrondies : les premières placées au tiers antérieur, 
touchant le bord externe et approchant assez de la suture; les 
autres au tiers postérieur, aussi grandes que les premières, 
approchant très près du bord externe, mais ne le touchant pas. 

Dans le «4, les jambes antérieures sont droites à la base, 
très faiblement arquées vers l'extrémité, et armées au milieu 
d’une forte épine assez penchée sur la jambe, et dirigée obli- 
quement en avant. Le corselet est un peu plus large que long, 

18 


250 ARCHIVES 


assez sinué sur les côtés, avec les angles postérieurs saillants 
et presque spiniformes. Le dernier segment abdominal est plus 
large que long, tronqué en arrière avec une assez forte échan- 
crure au milieu. 

Dans la 9 , les jambes antérieures sont simples, sans dents, 
les angles postérieurs du corselet sont un peu moins aigus, 
etle dernier segment abdominal, encore plus large que long, 
est saillant et arrondi en arrière. — Long. 10 à 41 mill. ; larg. 
5 mill. à 5 1/4. 

De Java. Étudié sur dix individus 4 et quatre 8. 

Nous avons trouvé dans la collection de M. Buquet une va- 
riété mâle plus grande, dont les taches jaunes sont un peu 
moins larges. — Long. 19; larg. G mill. 

Java. 


8. F. bipunctatus, Perty, Obs. nonullæ in col. ind. or. p. 42. 

Noir, ovalaire, un peu élargi en arrière. Élytres presqu’en- 
tièrement occupées par une large tache jaune partant de leur 
quart antérieur, et terminée au quart postérieur, anguleuse en 
avant, un peu arrondie en arrière, laissant seulement la suture 
noire, et ayant au milieu, sur chaque élytre, deux gros points 
noirs, l’un au milieu, isolé, l’autre un peu plus petit, formant 
un demi-cercle confondu avec le bord externe, 

Dans le 4, les jambes antérieures sont droites, sans carènes, 
avec une forte épine dirigée en avant, au milieu du côté interne ; 
le corselet est plus large que long, un peu retréci en avant, avec 
les angles postérieurs assez épineux. L’abdomen est terminé par 
un segment plus large que long, tronqué, un peu échancré au 
milieu. — Long. 10 mill. ; larg. 5 mill. 1/2. 

Dans la %, les jambes antérieures sont droites, sans épine 
au côté interne. Le corselet est un peu moins large, les angles 
postérieurs sont un peu moins prolongés. L'abdomen est terminé 


ENTOMOLOGIQUES. 951 


par un segment plus large que long, mais avancé et de forme co- 
nique au milieu. — Long. 9 à 10 mill. ; larg. 5 mill. à 5 1/2. 
De Java. 
Cet insecte est connu dans les collections sous le nom d’E, 
ambustus. 


E. Kirbyanus. Latr. — Dans le règne animal, 2° éd., t. V, p. 
159, Latreille rapporte aux Dapsa son Eumorphus Kirbyanus. 

Latr., Genera, t. WI, p. 72, décrit le Æirbyanus, mais il a 
figuré pl. IT, fig. 12, VÆ. immarginatus, et il le cite sous ce 
nom dans son texte. 

Olivier n'ayant pas regardé de si près, cite la figure de La- 
treille sous le nom d’E. Kirbyanus. 

Ilest probable qu'il y a eu confusion ici pour ces deux espè- 
ces. Olivier n’a vu que l'individu du Muséum qui est semblable 
au Westermannit de Dej., et bien différent du Kirbyanus de la col- 
lection Latreille, qui était dans celle de Dej., actuellement 
au Musée de Lyon. Cet E. Kirbyanus de Latreille, a la massue 
des antennes moins large et moins plate, ce qui explique pour- 
quoi Latreille l'a rapporté depuis au genre Dapsa. 

Il y a donc deux Æ. Kirbyanus. 

L'un d'Olivier, ayant pour synonymie l'E. Westermannii Dej., 
l'autre de Latreille, n'étant peut-être pas positivement du genre 
Eumorphus. 

Voici la description que nous avons faite de l'individu de la 
collection Dejean, vendue au musée de Lyon, et qui nous a été 
généreusement communiquée par M. Mulsant. 


E. Kirbyanus. Noir luisant, ovalaire, corselet et élytres ponc- 
tués. Antennes allongées, à massue moins large et moins serrée 
que chez les autres Eumorphus. Corselet plus large que long, 
aussi large que les élvtres à la base, arrondi sur les côtés, un peu 


9252 ARCHIVES 


sinueux et retréci en arrière, à angles postérieurs aigus, mais non 
épineux, un peu bombé au milieu, faiblement rebordé sur les 
côtés avec une strie enfoncée de chaque côté, partant de la strie 
postérieure, et n’atteignant que le milieu de la longueur du cor- 
selet. Élytres de la largeur du corselet à leur base, élargies un 
peu en arrière, assez bombées, finement rebordées, ayant cha- 
cune deux taches irrégulières jaunes; l’une à la base, avant le 
tiers antérieur, partant du bord externe, envoyant un petit ra- 
meau vers le bord antérieur, fortement sinueuse inférieurement 
etne touchant pas la suture; l’autre au tiers postérieur, trans- 
versale, ne touchant ni le bord externe ni la suture, ondée ou 
dentée en avant et en arrière, Pattes et cuisses insensiblement 
renflées. 

Dans le « , les jambes antérieures sont armées un peu au delà 
du milieu, du côté de l'extrémité, d’une forte épine dirigée en 
avant. Le dernier segment abdominal est ponctué, plus large que 
long, tronqué, et offrant une échancrure au milieu, en arrière. 

La $ nous est inconnue. 

Long. 7 mill. 1/2; larg. 3 mill. 1/3. 

Indes-Orientales. 


E. Westermannii. Noir peu luisant, ovalaire, corselet et élytres 
ponctués; antennes allongées, à massue large, aplatie et serrée 
comme dans les autres espèces. Corselet plus large que long, 
moins large que les élytres à sa base, à côtés peu arrondis et un 
peu sinueux, peu retréci en arrière, à angles postérieurs aigus, 
mais non épineux, peu bombé au milieu, avec une strie pos- 
térieure, envoyant un petit sillon de chaque côté, lequel atteint 
le milieu de la longueur du corselet. Élytres plus larges que le 
corselet, à leur base, un peu élargies en arrière, assez bombées, 
finement rebordées, ayant chacune deux taches irrégulières 
jaunes, l’une à la base, partant du bord externe, envoyant un 


ENTOMOLOGIQUES. 


petit rameau en avant vers le milieu du bord antérieur, et forte- 
ment sinueuse inférieurement ; l’autre au tiers postérieur, ne 
touchant ni le bord externe ni la suture, fortement sinueuse ou 
dentée en avant et en arrière. Pattes à cuisses insensiblement 
renflées. 

Le « nous est inconnu. 

Dans la & , les jambes antérieures sont simples, sans dent in- 
terne. Le dernier segment abdominal est plus large que long, 
arrondi en arrière. 

Long. 6 mill. 1/2, larg. 3 mill. 2/5. 

Java. D. Westermann, collection Dejean. 

Cet insecte ne diffère de VE. Kirbyanus, que par son 
corselet plus étroit que les élytres, par ses antennes à massue 
plus large et plus serrée, par les pattes antérieures simples, et 
par son abdomen non échancré. Ces différences pourraient tenir 
au sexe, mais la forme de la massue des antennes est un carac- 
tère qui sépare nettement ces deux espèces. 


E. quadriguttatus. 

Erotylus quadriguttatus Alig. dans Wiedman, Arch. fur Zool. 
und Zootom., t. 4, p. 105, pl. 4, fig. 4 (1800), et Mag. fur 
Insek. t. à, p. 160. 

Eumorphus Sumatræ Weber, Obs. Ent. P. 59 (1801). 

—  immarginatus Fabr. Syst. Eleuth., t. 2, p. 11 (1801). 
Il cite Weber! 

— == Latr. Gen. Crust. et Ins., t. , p. 
pe PAUSE) 

== —_ Oliv. Hist. des Ins. Col., t. 6, genre 99, 
p. 1065, pl. 1, fig. 2 (1808). 

—  Sumatræ de Laporte, Suites à Buflon, édit. Dumesnil, 

An. articulés, & , p. 3 (1840). 


Nous avons étudié avec soin les descriptions données par 


254 ARCUIVES 


Iliger, Weber, Fabricius et Olivier, mais elles conviennent à 
tous les Eumorphus qui ont quatre taches jaunes et les élytres 
non dilatées; nous ne pouvons done pas savoir si ces auteurs 
ont connu plusieurs espèces. Cependant comme ils s'accordent 
tous à indiquer Sumatra pour la patrie de l’insecte qu'ils ont 
décrit, nous avons rapporté à l'espèce, sous son nom le plus 
anciennement publié, les Eumorphus de Sumatra et Java qui vont 
aux descriptions imparfaites données par ces auteurs. 

Noir, oblong, à côtés assez arrondis, à peine élargi en arrière ; 
élytres lisses ayant quatre taches jaunes assez petites, arrondies, 
transversales ; les premières placées au tiers antérieur, assez en 
arrière de la base, touchant le bord externe, les deux autres au 
tiers postérieur, un peu moins transversales, un peu plus petites, 
et ne touchant pas le bord. 

Dans le,«, les jambes antérieures sont droites à la base, 
sans carènes, un peu arquées en dedans à l'extrémité, armées à 
leur tiers antérieur et en dessous d’une petite épine très penchée 
sur la jambe, placée un peu sur le devant, très aiguë et eflilée. 
Les jambes intermédiaires sont également arquées vers le bout, 
ayant aussi au côté interne une petite épine couchée, mais placée 
près de l'extrémité, vers le tiers postérieur. Le corselet est un 
peu plus large que long, presque aussi large en avant qu’en ar- 
rière, sinueux sur les côtés avec les angles postérieurs saillants, 
mais non spiniforme. Le dernier segment abdominal est plus 
large que long, fortement échancré au milieu. — Long. 11 mill., 
larg. 5 mill. 

Dans la © , les jambes sont simples et le dernier segment de 
l'abdomen est avancé et saillant au milieu et en arrière. 


E. confusus. Noir, ovalaire, à peine un peu élargi en arrière, 
corselet presque carré, un peu plus large que long, à angles 
postérieurs aigus mais non épineux, dans les deux sexes, avec 


ENTOMOLOGIQUES. 259 
les élytres marquées de quatre taches arrondies jaunes, les deux 
premières un peu oblongues, transverses, placées au quart anté- 
rieur près de la base, ayant leur bord inférieur un peu sinueux 
et échancré au milieu, touchant le bord externe; les deux autres 
plus arrondies, ne touchant pas ce bord. 

Dans le #, les pattes antérieures sont droites, sans carènes, 
à peine un peu arquées vers le bout, et armées au milieu et en 
dedans d’une petite épine très penchée sur la jambe, placée un 
peu sur le devant, très aiguë et eflilée. Les jambes intermédiai- 
res sont aussi un peu arquées vers le bout, et elles ont au côté 
interne une petite épine couchée, placée vers l'extrémité, au 
tiers postérieur. Le dernier segment abdominal est transverse, 
plus large que long, échancré au milieu; les élytres sont arron- 
dies au bout. Long. 10 mill. ; larg. 5 mill. 4/3. 

Dans la © , les pattes antérieures et intermédiaires sont sim- 
ples, les élytres sont un peu prolongées en arrière, et le dernier 
segment abdominal, encore plus large que long, est fort saillant 
au milieu, et arrondi avec le milieu de cette saillie, un peu 
échancré. — Long. 11 mill. ; larg. 5 mill. 1/2. 

De Manille. 

Cette espèceressemble beaucoup à VE. quadriquttatus,etnepeut 
en être séparée au premier coup d'œil. Cependant des caractères 
organiques l’en distinguent, car la place occupée par l'épine in- 
terne des jambes antérieures, la présence d’une épine aux pattes 
intermédiaires, les taches des élytres qui sont plus grandes, 
et dont les antérieures sont plus rapprochées de la base, consti- 
tuent des caractères spécifiques suflisants. 


E. Hopei Thomson, Arch. Ent. 1, p. 154 (Cacodæmon). 
Noir, ovalaire. Corselet de forme carrée, un peu plus 
large que long, élargi en avant avec les angles antérieurs 
avancés de chaque côté de la tête, arrondis, offrant sur le disque 


256 ARCHIVES 


des inégalités assez marquées, et ayant les angles postérieurs 
aigus mais non spiniformes. Élytres brusquement plus larges 
que le corselet à leur base, ovalaires et retrécies en arrière, as- 
sez bombées, finement rebordées, ayant les angles huméraux 
très saillants et tuberculeux, et portant chacune trois taches 
inégales d’un jaune fauve, tuberculiformes ou portées sur des 
élévations assez saillantes; la première plus petite et ronde près 
du bord antérieur et de l’écusson; la seconde beaucoup plus 
grande et ronde un peu vers le bord externe, au tiers antérieur 
en arrière de l'épaule, et ne touchant pas le bord externe, et la 
dernière aussi grande, un peu moins ronde, et moins saillante 
près de l'extrémité, et touchant presque au bord externe et à 
la suture. Pattes allongées, à cuisses brusquement renflées à leur 
extrémité. $ ES 

Dans le 4, qui offre les anomalies les plus extraordinaires, 
les jämbes antérieures ne sont pas épineuses comme dans tout 
le genre, mais ce caractère s’est porté aux jambes de derrière ; 
les pattes antérieures ont seulement une petite épine à la base 
de la cuisse. Les jambes intermédiaires sont arquées vers le 
bout, épaissies en dedans avec une forte échancrure près de 
l'extrémité interne; cette partie est garnie d’un fort duvet noir 
assez long. Les jambes postérieures sont presque droites, épais- 
sies au bout, velues en dedans, et armées, vers le tiers antérieur, 
d’une forte épine dirigée en bas. Les élytres ont chacune, outre 
les taches tuberculeuses que nous avons décrites, une forte 
épine dirigée en arrière et un peu latéralement, et posée de 
chaque côté de la suture, assez près de celle-ci et entre les 
deuxième et troisième taches. Le dernier segment abdominal 
est beaucoup plus large que long, rebordé, coupé transversale- 
ment en arrière, et à peine sinueux et échancré avec un petit pli 
au milieu de la base. 

De Ceylan? ma collect. et de Singapour, collect. Hope. 


ENTOMOLOZIQUES. 257 


Dans la ? , les jambes antérieures sont simples, un peu com- 
primées latéralement, sans épine au côté interne. Les élytres 
sont inermes. Le dernier segment abdominal est triangulaire, 
plus large que long, avancé et conique au milieu en arrière, et 
sans échancure sensible au bout. — Long. 14 mill. , larg. 6 
mill. 1/2. 

De Singapour, découvert par M. Ad. Delessert. 


E. quadrisignatus. Noir luisant, oblong; corselet aplati, un 
peu plus large que long, un peu arrondi sur les côtés, rebordé, 
faiblement retréci en arrière avec les angles postérieurs aigus 
mais non saillants. Élytres bombées, finement ponctuées, avec 
les angles huméraux un peu saillants; elles ont chacune deux 
grandes taches d’unjaune orangé, portées sur des parties un peu 
saillantes, la première, située au tiers antérieur, est transverse, 
part du bord externe, sans le toucher, arrive au delà du milieu, 
et remonte jusque près du bord antérieur en s’approchant de 
l’écusson et en s’élargissant. La seconde est située au tiers pos- 
térieur ; elle est transversale, sinueuse et dentée des deux côtés, 
et va presque jusqu’à la suture. Les cuisses sont assez brusque- 
ment renflées. 

Dans le 4, les jambes antérieures sont brusquement arquées 
près de l'extrémité, les postérieures manquent. Les élytres ont 
chacune une forte épine dirigée en arrière, située un peu au 
delà de leur milieu, près de la suture. Le dernier segment abdo- 
minal est plus large que long, simplement tronqué en ar- 
rière. 

Dans la $, les jambes antérieures sont simples, droites, les 
élytres n’ont pas les épines que nous venons de signaler chez 
le 4, et le dernier segment abdominal, encore plus large que 
long, est conique et avancé en arrière, — Long. 12 mill. ; larg. 
6 mill. 

Java. 


258 ARCHIVES 


E. hamatus. Guér. Icon. R. à., Ins., Texte p. 316, pl. 50, 
fig. 7 (1834). 


Noir, allongé, pointu en arrière, corselet un peu plus large 
que long, à côtés élevés, arrondis avec les angles antérieurs 
avancés de chaque côté de la tête, peu arrondis, un peu plus 
large en avant, coupé droit en arrière avec les angles postérieurs 
aigus mais non spiniformes. Élytres de la largeur du corselet à 
leur base, s’élargissant ensuite, terminées en pointe, avec 
les angles huméraux dilatés latéralement, tranchants et for- 
mant une carène qui s'arrête brusquement sur le côté avant 
le milieu. Elles ont six tubercules ronds assez saillants, 
lisses et d’un rouge assez vif; l’un près de la base et de l’écus- 
son ; l’autre un peu avant le milieu, assez près du bord externe, 
donnant naissance à une carène élevée, tranchante, oblique, 
coupée brusquement et échancrée en arrière, avant d’être arrivée 
au tiers postérieur de l’élytre, et formant là un petit crochet 
épineux ; le troisième tubercule rouge au tiers postérieur, immé- 
diatement après le crochet. Pattes allongées, grèles à leur base, 
à cuisses brusquement renflées en massue à leur extrémité. 

Dans le & , le trochanter des pattes antérieures est saillant et 
forme une espèce de dent et les jambes antérieures sont droites, 
à peine comprimées et armées, très près de leur extrémité interne, 
d’une petite épine conique aiguë, presque droite. Le dernier 
segment abdominal est plus large que long, tronqué et un peu 
échancré au bout, avec un gros tubercule de chaque côté au 
milieu de sa base. — Long. 10 mill. 1/2, larg. 5 mill. 4/4. 

Dans la © , les jambes antérieures sont droites, inermes, et le 
dernier segment de l'abdomen, transversal et plus large que 
long, est arrondi en arrière et dépourvu des tubercules que 
nous avons signalés à celui du &. — Long. 12 mill., larg. 5 
mill. 1/4. 

De Java. 


ENTOMOLOGIQUES. 259 


E. tuberculatus Germar. D'un brun plus ou moins foncé, pres- 
que noirâtre dans un individu, tournant au fauve dans deux autres. 
Corselet plus large que long, un peu rétréci et faiblement échan- 
cré de chaque côté en arrière, avec les côtés un peu relevés, un 
faible sillon au milieu, en arrière, et quelques traces de bosses 
de chaque côté. Élytres ovalaires, larges à leur base, très fine- 
ment ponctuées, vues à la loupe, ayant à l'angle huméral une 
forte carène élevée, arrondie, courte, et un petit tubercule près 
du bord antérieur et de chaque côté de lécusson. Chaque 
élytre offre en outre, au milieu du tiers antérieur, un petit tuber- 
cule très saillant, rond, lisse et jaune, et au tiers postérieur, un 
autre tubereule plus grand, moins saillant, et de la même cou- 
leur. Les pattes sont brunes avec les genoux et les tarses fauves, 
chez l'individu noirâtre; elles sont entièrement fauves dans ceux 
dont le corps est pâle. Leurs cuisses sont minces à la base et 
brusquement renflées ensuite. 

Dans le 4, les jambes antérieures sont droites, peu compri- 
mées, armées au côté interne, au delà du milieu et vers le bout, 
d’une assez forte épine courte, épaisse à sa base, et dirigée un 
peu en avant. Le dernier segment abdominal est plus large que 
long, arrondi en arrière, sans échancrure, mais peu avancé au 
milieu. 

Dans la % , les jambes antérieures sont simples, sans dent, et 
le dernier segment abdominal, encore plus large que long, est 
beaucoup plus avancé au milieu en arrière, assez conique. 
Long. 8 mill. 4/2, larg. 5 mill. 

De Java. 





E. Herklotsüi. Noir, lisse, luisant, ovalaire. Corselet presque 
aussi long que large, inégal en dessus, un peu retréci et échan- 
cré de chaque côté en arrière, avec les bords un peu relevés, 
et les angles postérieurs peu saillants. Élytres lisses ayant quatre 


260 ARCHIVES 


taches jaunes assez grandes, arrondies; les premiéres 
placées au tiers antérieur, touchant le bord externe et appro- 
chant assez de la suture, les autres au tiers postérieur, aussi 
grandes que les premières, approchant très près du bord ex- 
terne, mais ne le touchant pas. 

Dans le &, les cuisses antérieures sont d’abord gréles, puis 
brusquement et très fortement renflées; elles ont une petite 
dent à la base produite par une saillie du trochanter. Les jam- 
bes antérieures sont droites, peu comprimées, avec une petite 
dent épineuse placée très près de leur extrémité. Il y a un 
duvet serré fauve entre cette dent et le tarse, toujours au côté 
interne. Nous mavons vu qu'un seul individu # dans la 
collection Dejean : il était mutilé et n’avait pas d’abdomen. La 
$ nous est inconnue. . 

Cette espèce ressemble au premier coup d'œil à l'E. 4-macu- 
latus, mais elle en diffère par la forme plus carrée de son corse- 
let, parce qu'il est inégal en dessus, à bords un peu relevés ; 
par ses pattes antérieures à cuisses brusquement renflées au 
bout, à jambes armées à l’extrémité interne, d’une petite dent 
épineuse, caractère qui, joint à la saillie LE trochanters anté- 
rieur la place près de l’'£. hamatus. 

Java. Envoyé à M. Dej. du Musée Rore 


Eumorphus Hardwichii Hope (E. Parryi Hope Mss.). Hope, 
Zol. miscel. de J. Gray, p. 22. 
Du Népaul. 


Genre APLOSCELIS, Duponchel et Chevr. , Dict. universel 
d'Hist. naturelle (édit. de d’Orbigny). 


« Ce genre, créé aux dépens du genre Eumorphus de Fabri- 
cius, s’en distingue au premier coup-d’œil, par une forme ova- 


ENTOMOLOGIQUES. 261 


laire plus allongée et moins dilatée; par des antennes plus grêles 
et dont la massue est proportionnellement moins forte, et parce 
que les mâles ont l’épine des jambes antérieures située à l’extré- 
mité. Du reste, les caractères sont semblables à ceux des 
Eumorphes. » 

« Ge genre renfermait trois espèces originaires de Mada- 
gascar; mais M. Guérin, dans une Monographie. du genre 
Eumorphe, a démontré que deux d’entre elles n'étaient que les 
deux sexes de l'Eumorphus atratus de Klug (Berich über eine auf 
Madagascar veraust. Sameul p. 126, lab. v, fig. 12), qui n’a 
connu que la femelle. » 

Dans les «, les jambes antérieures sont terminées par une 
forte pointe interne. Leur dernier segment abdominal est trans- 
versal et faiblement échancré, les côtés des élytres offrent une 
sorte de carène arrondie et renflée, et ce caractère est plus ou 
moins développé. Un individu plus élargi, à renflements laté- 
raux des élytres plus prononcés, a même reçu d'un OCEU le 
nom inédit d'A. hydropicus. 


Genre BALIUS (Jexi0, Balios-Luisant) ". 
Olenus Thomson, Arch. Ent. L. p. 157. 


Antennes presque deux fois plus longues que le corselet, 
ayant les deux derniers articles seulement un peu plus dilatés 
et aplatis. Dernier article des palpes maxillaires coniques. 

Les 4 ont l'extrémité de la jambe antérieure arquée et velue 
en dessous, et la jambe intermédiaire est armée d’une forte dent 
épineuse au milieu, très penchée en avant, et devant une échan- 


(1) Le nom d'Olenus a été employé par Burmeister pour un genre de Crus- 
tacés, il ressemble trop à celui d'Olena donné par M. Delaporte au groupe 
d'Eumorphus qui a pour type l'E. Sumatræ de Weber. 


262 ARCHIVES 


crure. Le dernier segment abdominal est conique et arrondi sur 
les côtés, sans échancrure. 

Dans les %, les jambes sont toutes simples, le dernier seg- 
ment abdominal est également conique, mais ses côtés sont 
moins arrondis, un peu déprimés. 

Le corselet est aussi un peu plus large. 


B. Senegalensis. Noir, luisant, ovalaire. Corselet plus large 
que long, à côtés droits, un peu plus étroit en avant. Élytres un 
peu plus larges, arrondies de chaque côté, faiblement rebordées, 
très finement ponctuées, ayant chacune deux bandes transverses 
jaunes, oxydées, ne touchant ni à la suture, ni au bord. Bord 
inférieur des élytres en dessous, d’un jaune päle. Pattes de 
grandeur moyenne, avec les jambes antérieures faiblement 
échancrées au côté interne et les intermédiaires armées au même 
endroit d'une forte épine. Ventre presque entièrement rouge. — 
Long. 9 mill. 1/2, larg. 5 mill. 

Sénégal. 


B. minutus. Noir luisant, ovalaire. Corselet presque de la 
largeur des élytres, lisse, un peu bombé au milieu, plus large 
que long, arrondi sur les côtés, retréci en avant et un peu en 
arrière, avec une échancrure antérieure peu large recevant la 
tête qui est petite, ayant les angles postérieurs aigus mais non 
épineux, avec une impression transversale en arrière et, de 
chaque côté, un petit sillon longitudinal, partant de l'extré- 
mité de l'impression postérieure et n’atteignant pas la moitié 
du corselet. Élytres à peine un peu plus large que le corselet, 
assez parallèles, faiblement arrondies sur les côtés, un peu 
rebordées, finement ponctuées, vues à une forte loupe, ayant 
chacune deux taches rougeûtres un peu oblongues et transver- 
sales : l’une située au tiers antérieur, un peu sinueuse et ré- 


ENTOMOLOGIQUES. 263 


trécie au côté externe, ne touchant ni le bord ni la suture; 
l'autre au tiers postérieur, assez grande, un peu triangulaire, 
également isolée. Extrémité du dernier article des antennes et 
tarses fauves; troisième article des tarses antérieur ayant l’ex- 
trémité et les crochets noirs. 

Le 4 nous est inconnu. 

Dans la % , les jambes sont toutes simples. Le dernier seg- 
ment abdominal est simplement arrondi. — Long. 6 mill., larg. 
li mill. 

De Java. Collection de la ville de Lyon, ex-collection De- 
jean, type unique. 

Ces insectes sont propres à Madagascar. M. Klug a donné une 
bonne figure de la femelle dans son Mémoire sur les Coléoptères 
de Madagascar, p. 126, pl. 5, fig. 12. 

Nous avons vu, dans la collection de M. Reiche, une seconde 
espèce de Madagascar, sous le nom d'A. metallicus. 


Genre AMPHYX, Laporte, Hist. Nat. des Anim. Artic. etc. 
t. 2, p. 522 (Buffon-Dumesnil). 


Ce genre est assez riche en espèces qui sont toutes améri- 
caines et connues des collecteurs sous le nom inédit de Coryno- 
malus. Parmi celles que lon à publiées on doit regarder les 
suivantes comme types : 

A. cruciger Latr., Voy. de Humboldt Entom. p. 356, pl. 22, 
fig. 411, de Colombie. 

A. limbatus Olivier, de Cayenne. 

A. cinctus Oliv., de Cayenne. 

A. discoideus Fabr. de Cayenne. 

A. (Eum.) binotatus, Lap. Hist. Nat. des Anim. Art. t. 2, 
p. 922, de l’intérieur de la Guyane. 

A.  «œneipennis. Rougeâtre, très Juisant: massue des 


26! ARCHIVES 


antennes noires. Elytres très bombées, arrondies, assez forte- 
ment ponctuées, d’un vert foncé luisant avec la marge extérieure 
rougeàtre, dessous un peu obscurci. — Long. 8 1/2 millim., 
larg. 6 mill. 

Brésil. Collection Dejean. 


A. viridipennis. Rougeñtre, terne. Massue des antennes et 
yeux noirs. Elytres en dessus d’un vert mat, un peu bleuûtre, 
très finement ponctuées, avec la bordure externe seulement rou- 
geâtre.— Long. 9 mill., larg. 6 mill. 1/2. 

Brésil. Collection Dejean. 

Très voisine de la précédente, ayant aussi les premiers articles 
des antennes grêles; mais s’en distinguant par le vert mat des 
élytres, par la petitesse des points et l'extrême finesse de leur 
bordure externe. 


A. Dejeanii. Corps rougeàtre, assez luisant. Les premiers 
articles des antennes grêles, comme dans les précédentes, avec la 
massue noire. Yeux noirs. Elytres assez bombées, peu luisantes, 
d’un noir de poix, avec une infinité de très petits points enfon- 
cés, visibles seulement à la loupe, et d’autres points plus forts 
et plus clairsemés, ayant les bords externes et la suture rou- 
getres. 

On trouve une variété qui offre de chaque côté de la suture, 
près du milieu, un commencement de ligne transverse rougeâtre. 
— Long. 8 à 9 mill., larg. 6 à 6 mill. 1/3. 

Brésil. Collection Dejean. 

Il y a beaucoup d’autres espèces à décrire. 


Genre EPIPOCUS. 


« Les Epipocus ressemblent aux Endomychus. Leur corps et 
leurs pattes sont plus allongés, un peu tomenteux. Elytres légè- 


ENTOMOLOGIQUES. ‘ 265 


rement tronquées à l'extrémité; couleur générale noire, lignes 
ou bandes longitudinales d’un jaune rougeàtre. » Chevrolat. 
Dict. Univ. d'Hist. Nat. t. 5, p. 36. 


E. politus. Entièrement noir, très lisse et luisant. Extrémité 
des antennes, bouche, extrémité des jambes et tarses jaunes. 

Dans les « les jambes antérieures sont armées d’une forte 
dent au côté interne au delà du milieu. Le dernier segment 
abdominal est arrondi. 

Dans les ? les jambes sont simples; le dernier segment abdo- 
minal est un peu tronqué.— Long. 11 mill.; larg. 6 mill. 

Colombie. 


E. tristis. Semblable au précédent, mais d’un noir terne ou 
peu luisant avec le corselet et les élytres couverts d’une ponc- 
tuation bien visible et très serrée. La massue des antennes, la 
bouche noires. Tarses d’un jaunâtre brun. 

$ Carthagène. Lebas. 

Les bords du corselet ne sont pas si relevés, peut-être n’est- 
ce qu'une variété du précédent. On aperçoit quelques faibles 
traces de côtes aux élytres.— Long. 9 mill., larg. 5 mill. 


E. punctatus. Corps rougetre; antennes noires avec les deux 
premiers et le dernier article rougeûtres. Corselet transversal, 
fortement ponctué, un peu velu, ayant de chaque côté un sillon 
enfoncé qui n’atteint pas le bord antérieur, rougeûtre avec une 
assez grande tache noire au milieu et un petit point noir de 
chaque côté. Elytres ayant le disque noir et les bords et la 
suture largement bordés de rougeàtre ; elles sont fortement 
ponctuées et leur extrémité est tronquée obliquement. — Long. 
6 mill. 1/2, larg. 5 mill. 2/5. 

Amérique boréale. Collection Dejean. 


E. nigricans. Corps d’un rougetre obscur. Articles intermé- 
diaires des antennes, dessus du corselet et des élytres noirs. 
19 


266 F ARCHIVES 


Corselet et élytres ponctués, pubescents ; ces dernières arron- 
dies en arrière. — Long. 7 mill., larg. 4 mill. 
. Brésil, Lacordaire. Collection Dejean. 

E. fuliginosus. Corps d’un brun noirâtre avec les antennes, les 
pattes, le bord inférieur des élytres, les côtés de la poitrine et 
de l'abdomen d’un brun plus pâle. Tête, corselet et élytres d’un 
noir un peu luisant, ponctués, un peu pubescents. — Long. 
6 mill., larg. à mill. 2/3. 

Carthagène. Collection Dejean. 

Très voisin du précédent pour la forme. Peut-être une variété. 


E. spadiceus. Corps noir avec la bouche, les pattes et les bords 
inférieurs des élytres d’un brun jaunâtre. Antennes noires à 
premier et dernier article brun jaunâtre. Corselet et élytres très 
finement ponctués, pubescents. — Long. 5 mill. 1/2, larg. 
5 mill. 4/4. 

Colombie. Très voisin du précédent. Var.? Collection Dejean. 

Æ. variegatus. Noir luisant, ovalaire. Corselet et élytres ponc- 
tués. Corselet d’un jaune fauve, avec les bords et trois taches au 
milieu, noirs. Elytres fauves, avec les bords externes, la suture, 
le bord antérieur et une large bande ondée et dentée au milieu, 
noires. Tarses, côtés et extrémité de l’abdomen jaunes.— Long. 
6 mill. 1/2, larg. 4 mill. 3/4. 

Brésil. Collection Dejean. 

E. tomentosus. Arrondi, d’un brun jaunâtre, tomenteux. An- 
iennes noires, avec les deux premiers et le dernier article 
jaunes. Corselet et élytres ponctués. Pattes et dessous du ventre 
d’un jaune plus pâle.— Long. 7 mill., larg. 5 mill. 

Brésil. Collection Dejean. 

Cet insecte ressemble beaucoup à l'Ephebus ursinus Dej., mais 
ses antennes à forte massue l’en distinguent. 


E, juvencus. Jaune un peu fauve, plus pâle en dessous et aux 


ENTOMOLOGIQUES. 267 


pattes. Antennes noires avec les trois ou quatre premiers articles 
et l'extrémité du dernier jaunes; milieu du corselet et écusson 
obscurs. Corselet et élytres couverts d’une fine ponctuation et 
d’un duvet jaunâtre.— Long. 6 à 8 mill., larg. 4 à 4 1/2 mill. 

Colombie. Lebas. Collection Dejean. 

E, latus (Lycoperdina (Epipocus) lata Chev., Icon. du Règne 
Anim. Ins. p, 317, pl. 50, fig. 11). Tout à fait semblable au 
précédent, mais ayant les quatre ou cinq premiers articles 
des antennes jaunes et la poitrine obscure. — Mème taille. 

Peut-être simple variété locale du Brésil. Collection Dejean. 

E. cinctipennis. Noir, tête, côtés du corselet et des élytres, 
dessus et dessous, moitié antérieure des antennes et pattes 
d’un jaune un peu fauve. Corselet et élytres ponctués, tomen- 
teux.— Long. 6 mill., larg. 3 1/2 mill. 

Cayenne. Collection Dejean. 


E. rutilus. D'un jaune roussâtre un peu plus foncé en dessous 
et luisant, un peu arrondi, finement ponctué, tomenteux. Les 
six derniers articles des antennes noirs. — Long. 5 mill., larg. 
3 mill. 

Colombie. Collection Dejean. 


E. ferrugineus. Jaune fauve luisant, ovalaire tomenteux. Yeux 
et les cinq ou six derniers articles des antennes noirs. — Long. 
3 1/2 mill., larg. 2 mill. 

Amérique boréale. Collection Dejean. 

E. tibialis. Chevr. Icon, du Règne Anim. Insectes, Texte 
p. 317, pl 50, fig. 9.— Du Mexique. 

Il ya beaucoup d’autres espèces à décrire et les caractères 
génériques devront être mieux fixés. 


Genre EPOPTERUS. 


« Les Epopterus ont le corps un peu aplati, pubescent, ova- 


268 ARCHIVES 


laire, allongé; ils sont d’un brun noirâtre. Leurs élytres portent 
des bandes flexueuses jaunes, quelquefois ocellées; la massue 
de l’antenne est composée de trois articles dont le dernier est 
grand et lenticulaire. » Chevrolat : Dict. universel d'Hist. Nat. 
L. 9, p. 380. 

E. amnulatus. Oblong, d’un brun rougeûtre, foncé dessus, jau- 
nâtre dessous ainsi que les pattes. Antennes noires avec les deux 
premiers articles jaune fauve. Corselet large, finement ponctué, 
pubescent, avec deux grandes taches au milieu et un gros point 
de chaque côté noirs. Elytres ponctuées, velues, noires à la base 
et près de l'extrémité; elles ont à la base une bande étroite 
jaune, partant du bord externe, derrière l'épaule, et allant for- 
mer un petit cercle de chaque côté de l’écusson; une autre 
bande jaune et étroite est située en arrière, au delà du tiers 
postériear ; elle est fortement dentée, surtout du côté postérieur. 
— Long. 6 mill., larg. 3 2/3 mill. 

Brésil. 

£. myops. Oblong, d’un brun fauve, très foncé sur les élytres, 
moins sur le corselet et jaunâtre dessous ainsi qu'aux pattes. 
Les six premiers articles des antennes d’un jaune fauve, les 
autres noirs. Cuisses tachées de noir à leur base inférieure. Cor- 
selet ayant quatre points noirs, tomenteux. Elytres très finement 
ponctuées, tomenteuses, noires à la base et près de l'extrémité, 
ayant une bande transverse jaune, formant le cercle près de l’é- 
cusson et une autre au tiers postérieur, tout à fait disposés 
comme dans l'espèce précédente. Variété plus petite. 

Dans une variété que l’on pourrait plutôt considérer comme 
espèce distincte (£. trémaculatus G.), le corps et les élytres sont 
noirs, luisants, le corselet n’a de jaune que sur les bords anté- 
rieurs; les antennes ont tous leurs articles jaunes, tachés de noir 
à la base; lespattes sont noires avec les genoux et les tarses jaunes, 
Panus seul est fauve et les élytres ont, en arrière, une large bande 


ENTOMOLOGIQUES. 9209 


jaune dentelée en haut, arrivant presque à lextrémilé en 

arrière, et ayant au milieu trois points noirs dont celui du milieu 

plus grand et sur la suture.— Long. 5 4/3 mill., larg. 8 mill. 
Colombie. Collection Dejean et la mienne. 


E. undulatus. Noir, ovalaire, assez luisant. Tête et côtés du 
corselet jaunes ; celui-ci et les élytres finement ponctués, tomen- 
teux, bord inférieur et externe des élytres jaune; elles ont en 
dessus, près de la base, une bande ondée jaune qui va toucher à 
la suture, remonte presque jusqu’au bord antérieur et forme 
une espèce de cercle de chaque côté de l’écusson, cercle qui 
n’est pas bien formé du côté de l'épaule. Il y a au tiers posté- 
rieur une autre bande ondée et à l'extrémité un petit point de la 
même couleur. Les antennes sont fauves, plus ou moins brunes 
avec la massue noirâtre; quelquefois elles sont noires avec les 
premiers articles tachés de jaune à leur extrémité. Les pattes, 
les côtés de la poitrine, de l'abdomen et l’anus sont fauves. — 
Même taille. 

De Buenos-Ayres. Collection Dejean. 


Genre STENOTARSUS Perty, Delect. an. art. p. 112 (Ephebus 
Chev., Dict. Univ. d'Hist. Nat. t. 5, p. 346). 
St. brevicollis Perty, Id. pl. 22, fig. 12. (Syn. Ephebus 
ursinus des Collections). 


Jaune fauve, ovalaire arrondi assez convexe, finement ponctué 
et couvert de poils courts, très serrés et jaunes, un profond 
sillon de chaque côté du corselet, parallèle aux bords, ei un 
point enfoncé près de la base, de chaque côté, dessous peu 
velu.— Long. 7 1/4. mill., larg. 5 mill. 

Brésil. Collections Dejean, Reiche, etc. 

Sten.? nigricornis. Arrondi, fauve luisant, un peu tomenteux. 
Antennes épaisses, fauves, à massue noire, plus longue que les 
huit articles de la base, Corselet ayant de chaque côté un sillon 


970 ARCIIIVES 


parallèle aux bords et un point enfoncé près de la base. Elytres 
finement ponctuées, bombées.— Long. 4 mill. 

Cayenne. Collection Dejean. 

À raison de ses grosses antennes, cette espèce formera une 
division distincte dans ce genre. 

S. globosus. Entièrement noir, arrondi, bombé, finement 
ponctué, avec les élytres entourées d’une large bordure d’un 
brun jaunâtre; suture de la même couleur. Les poils des élytres 
sont noirs aux parties noires et jaunes à la suture et aux bords. 
— Long. 6 1/2 mill. 

Mexico. Collection Dejean. 

S. limbatus. Fauve, ovale arrondi, luisant. Extrémité des 
antennes noire. Corselet et élytres ponctués, celles-ci noires, 
bordées de fauve extérieurement et en avant.— Long. 4 mill. 

Amérique boréale. Collection Dejean. 

Voilà encore un groupe nombreux en espèces et qui attend 
une Monographie. 


Genre BYSTUS. 


Corps hémisphérique. Palpes terminés par un article conique. 
Les trois derniers articles des antennes aussi longs que les pré- 
cédents réunis, formant une grosse massue, tarses allongés. 


Bystus coccinelloides. Hémisphérique ; d’un jaune un peu fauve, 
couvert d’un duvet jaune assez long et serré. Antennes et pattes 
jaunes. Massue des antennes et yeux noirs. Corselet transversal, 
élargi en arrière, très arrondi sur les côtés, avec le bord posté- 
rieur lobé et arrondi au milieu, finement ponctué, peu rebordé. 
Ecusson petit, triangulaire. Elytres plus larges que le corselet à 
leur base, aussi larges que longues, finement ponctuées, très 
bombées. Dessous aplati, d’un jaune fauve pâle, moins velu, 
avec une assez grande tache noire à l’anus.— Long. 3 1/2 mill., 
larg. 2 3/4 mill. 

Colombie. Collections Dejean et Reïiche. 


ENTOMOLOGIQUES. 271 
Genre QUIRINUS Thomson, Arch. Ent. [, p. 157. 


Corps hémisphérique, épais. Antennes fortes, grenues, avec 
les trois derniers articles plus gros, globuleux et égaux entre 
eux, formant une massue bien distincte. 

Quirinus sulcithorax. Les deux individus de Dejean diffèrent 
du mien, parce qu'ils sont un peu plus forts et surtout parce 
que leurs antennes sont plus courtes, atteignant juste les élytres 
quand elles sont repliées en arrière, tandis que dans le mien 
elles descendent au moins jusqu’au premier tiers de leur lon- 
gueur. Caractère sexuel? — Long. 4 mill. 

Hab. Madagascar. Collections Dejean et la mienne. 


Genus ENDOMYCHUS. 


E. perpulcher. Newman, Ent. Mag. T. 5, p. 390. (1838). 

Caput, antennæ, abdomen subtus, et pedes nigra : prothorax 
rufus : elytra nigra, maculis 4-rufis. (corp. long. 15 unc.; lat. 
1 unc.). F 

Inhabits the United States of north America. MDoubleday 
took two specimens at Trenton falls. 


Genre LYCOPERDINA. 


L. glabrata. Ovalaire, d’un brun de poix, presque noir au 
milieu du corselet et des élytres, un peu rougeûtre sur les bords. 
Antennes, pattes et dessous du corps d’un brun rougeûtre, plus 
pâle. Corselet lisse, luisant, avec deux forts sillons longitudi- 
naux en arrière. Elytres glabres, lisses, très finement ponctuées. 
— Long. 6 mill. 

Hab. Amérique boréale. Collection Dejean. 

L. lineata Oliv. Corps oblong, d’un rouge ferrugineux, 
très luisant avec l’écusson, une large bande de chaque côté de 
la suture, n’atteignant pas l'extrémité et une autre bande près 
du bord externe, ne touchant ni la base, ni l'extrémité, dun 


[2 


72 ARCILIVES 


noir vif, Corselet transversal, plus large en arrière, avec deux 
sillons enfoncés, courbes et réunis en arrière par un faible sillon 
transverse. Elytres finement ponciuées. Antennes et pattes d’un 
fauve jaunâtre. — Long. 6 mill. 

Amérique Boréale. — Collections Dejean et Reiche. 

Voir les Lycoperdina puncticollis, EL. unicolor et L. testacea, de 
Ziegler, publiées dans les Proceed. Acad. Nat. Sc. of Philad. 
t. 2, p. 266, août 18/5. 


Genre DAPSA. 
Voir Guer. Icon. du R. A. Texte Ins., p. 316. 


Dapsa trimaculata. D'un fauve jaunâtre avec les yeux et 
trois taches en arrière des élytres, noirs. Tête ponctuée 
et velue. Corselet plus large que long, un peu rétréci -en 
arrière, arrondi sur les côtés avec une large échancrure en 
avan! pour recevoir la tête, assez bombé àâu milieu, fortement 
ponctué, velu, ayant de chaque côté un court sillon longitudinal 
situé en arrière, avec une faible impression au milieu, près du 
bord postérieur. Ecusson transverse, arrondi. Elytres assez 
allongées, ovalaires, un peu élargies en arrière, très finement 
rebordées, fortement ponctuées, à points serrés, disposés sans 
ordre, avec un duvet jaune pâle, plus serré en arrière; elles ont 
chacune, vers le tiers postérieur, une tache noire oblongue, 
située au milieu de leur largeur, et un peu plus en arrière, sur 
la suture, une auire tache commune, rhomboïdale, allongée, 
mais n’atieignant pas l'extrémité. Les antennes, les pattes et le 
dessous du corps sont d’un jaunâtre fauve, plus pâle et pubes- 
cents. — Long. 4 1/4 mill., larg. 2 mill. 

Espagne, à Valencia. Collection Dejean. M. Reiche l’a reçu 
de Montpellier. 

D. barbara. Brun rouge assez foncé, ponctué, couvert de poils 
courts et jaunes. Corselet ayant de chaque côté un sillon court 


. “ENTOMOLOGIQUES. 273 


et au milieu une impression longitudinale assez large et peu 
profonde. On voit au milieu trois taches noirâtres très peu mar- 
quées. Ecusson brun. Les élytres ont à la base, près des angles 
huméraux, une ligne longitudinale noiràtre, courte, suivie, plus 
en dedans et près de la suture, d’une autre faible ligne moins 
marquée et se terminant, au tiers postérieur, par une assez 
grande tache noire, de forme triangulaire, échancrée inférieure- 
ment. Le dessous est noir, tomenteux, avec les bords de la poi- 
trine, de l'abdomen et le dessous de la tête rougeàtres. Les 
pattes et les antennes sont d’un rougeûtre pàle, avec les cuisses 
un peu plus foncées et faiblement tachées de brun à leur base 
externe. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. 

D’Alger, collection Dejean. J’en ai vu un dans la collection 
de M. Signoret, venant également d'Alger. 

Depuis, M. Lucas a décrit cette espèce dans l'Exploration Sc. 
de l'Algérie, Insectes t. 2, p. 552, pl. 47, fig. 43. 

D. denticollis Germ. D’un fauve rougeûtre, avec la tête, le 
corselet, moins les bords extérieurs, une grande tache au bord 
et au delà du milieu des élytres, et une autre tache à la suture, 
au tiers postérieur, noirs. Dessous, pattes et antennes d’un 
fauve pâle, avec le milieu de la poitrine et la base du ventre 
noirs. Tête et corselet ponctués, velus. Elytres plus larges que 
le corselei, ovalaires, assez arrondies, ponctuées et velues, ayant 
chacune, au delà du milieu, une grande tache noire touchant le 
bord externe et arrivant jusqu’au milieu de leur largeur, et une 
tache commune rhomboïdale, sur la suture, au tiers postérieur. 
Jambes antérieures sans épine interne ?. 

Une variéié offre les trois taches des élytres réunies et for- 
mant une bande transverse. — Long. 5 mill. 

Hongrie, collection Dejean. 


Genre HYLAÏIA. 


Nouveau genre, très voisin des Lycorperdina, mais ayant les 


97 ARCHIVES 


antennes terminées par trois gros articles globuleux, tandis que 
dans les Lycorperdina, les mêmes articles sont moins gros et 
anguleux avec le dernier obliquement tronqué. 

H. rubricollis. D’un rouge ferrugineux luisant, pubescent, 
avec les élytres, la poitrine’et le ventre, à l'exception du dernier 
segment, noirs. Corselet transversal, échancré en avant, pour 
recevoir la tête, arrondi et très légèrement crénelé sur les côtés, 
en arrière, avec cette partie un peu rétrécie; son disque est très 
finement ponctué, pubescent, et il a deux sillons longitudinaux 
en arrière. Elytres ponctuées, couvertes de petits poils jaunes. 
Antennes et pattes d’un fauve pâle, pubescentes.—Long. 3 mill. 

Hab. la Hongrie. Collection Dejean. 

M. Chevrolat en a trouvé un individu à Fontainebleau. 

H. podagrica. Rouge avec une tache noire au milieu du bord 
antérieur du corselet. Elytres noires avec une tache humérale et 
une large bande près de l'extrémité, fauves. Ecusson noir, petit. 
— Long. 3 mill. 

Trouvée le 20 mai, près de Batoum, en Turquie, par feu 
Montandon. Ma collection. 


GENRES QUI NE SONT PAS TRIMÈRES. 


Genre PHYMAPHORA, Newman Ent. Mag., t. 5, 
p. 589 (1838). (Rhanis, Dej. Mss.). 


Natural order Expouycires, New. Genus Phymaphora. Newman. 


Caput parvum fere in prothorace reconditum : antennæ pro- 
thorace longiores, capitatæ, 11-articulus 1-latitudine duplo lon- 
gior, 2-brevis, 3 ad 8-brevissimi, 8-precedentibus duplo latior, 
cætera incrassata, dilatata, capitulam formantia : labrum trans- 
versum, medio vix emarginatum; mandibulæ validæ apice in- 
curvæ, bifidæ, intus sub apicem dentibus duobus minutis ins- 
tructæ, tune lobo magno membranco auctæ, basi serratæ ; ma- 
villarum lacinia parva, erecta, lincaris, apice pilosa; galea 


ENTOMOLOGIQUES. 9275 


similis at paulo major paulo longior; maripalpi A-articulati, 
articulus 1-minutus, brevissimus, 2-incrassatus, cyathiformis, 
3-brevis sed incrassatus, 4-incrassatus conicus apice ipso trun- 
cato; labium transversum, antice angustius, lateribus rotundatis; 
labipalpi 3-articulati, articulus 1-brevissimus, 2-incrassatus, 3- 
subconicus; ligula lata rotundata. Prothorax subquadratus 
antice paulo latior, lateribus antice rotundatis. Elytra ampla, 
medio prothorace latiora, lateribus convexis, apice rotundatis : 
tarsi tetrameri. 

Phym. pulchella. Late ferrugineà, glabra, nitida, oculis, ver- 
tice, elytrorum fascia lata mediana alteraque apicali nigris. 
Elytra juxta suturam utrinque profundè 1-striata. (Corp. long. 
15 unc.; lat. 05 unc.). 

Inhabits the United states of North America. M. Doubleday 
took three specimens at Trenton falls. 

Voici la description que nous avons faite des individus vus 
dans la collection Dejean. 

R. pulchella. Alongé, luisant, rouge. Antennes d’un jaune fauve 
avec les neuf premiers articles tachés de noir à leur extrémité. 
Corselet un peu en cœur avec les angles postérieurs un peu sail- 
lants, ayant les bords, en arrière, bruns et une grande tache 
noire au milieu. Ecusson noir, transversal, arrondi. Elytres un 
peu plus larges que le corselet, à leur base, élargies vers le 
milieu, assez allongées, très finement ponctuées avec un petit 
sillon près de la suture. Elles ont au milieu une large fascie 
noire un peu prolongée en arrière, à la suture et l'extrémité 
brunâtre ou noire. Le dessous est d’un rouge ferrugineux avec 
les pattes plus pâles. 

P. hæmorrhoïdalis. Il est un peu plus petit que le précédent, 
tout à fait de mème forme, rougeàtre avec deux sillons longi- 
tudinaux assez rapprochés sur le milieu. Elytres noires avec 
l'extrémité seulement fauve. Les antennes et les pattes sont d’un 
fauve plus pale. —Long. 3 mill. 


276 ARCHIVES 


Amérique boréale. Collection Dejean. 

La massue des antennes est un peu moins épaisse que dans læ 
R. pulchella, avec ie premier article un peu moins grand que les 
deux autres. 

Voici encore un genre manifestement iétramère. 


Genre LEIESTES Redt.? Thoms., Arch. Ent. I, p. 157. 


Corps allongé, subparallèle. Antennes terminées per une forte 
massue de trois articles, avec les autres assez courts et épais. 
Tarses évidemment tétramères. 

Leiestes seminigra (Lycoperdina ruficollis Dej., Cryptophagus 
seminiger Gyllenh.). 

Ovalaire assez allongé, rouge avec les élytres, le métathorax et 
l'abdomen noirs. Le corselet et la tête sont très lisses et lui- 
sants; le corselet offre, de chaque côté un petit sillon qui vient 
aboutir aux angies postérieurs. Les élytres sont assez bombées, 
très luisantes, très finement ponctuées, avec une petite strie près 
de la suture. Les paties et les antennes sont d’un fauve assez 
pâle. —Longeur 3 mill. 4/4: 

Habite la Russie méridionale, la Finlande, la Styrie. Col- 
lection Dejean. 

C’est encore un genre qui devra être éloigné du groupe des 
trimères. 

On devra probablement placer dans ce groupe des Eumorphides 
ou à.sa suite, les genres Agaricophilus et Cholovocera de M. Victor 
Moischoulsky, publiés par cet entomologisie dans les Bulletins 
de Moscou, année 1838, N° 2, p. 175, pl. 3, fig. B et fig. A. 


Genre ORESTIA Germar? Thoms. Arch. Ent. I, p. 157. 


Corps ovalaire; dernier article des palpes ovale, allongé, 
acuminé à l'extrémité. Antennes un peu renflées vers l’extré- 
mité, mais d’une manière insensible. Tarses tétramères. 


ENTOMOLOGIQUES. DH 


O. alpina. Cet insecte est ovalaire, assez bombé, d’un 
brun ferrugineux, très luisant, plus ou moins foncé, avec 
les antennes, le dessous et les pattes d’un jaune ferrugineux, 
assez pâle chez les individus les moins foncés. La tête et le 
corselet sont très lisses. Le corselet est plus large que long, 
arrondi sur les côtés, très finement rebordé, à peine échan- 
cré en avant pour l'insertion de la tête, ayant le bord pos- 
térieur lobé et arrondi au milieu, avec une impression trans- 
verse en arrière, ne touchant pas les bords latéraux et un court 
sillon de chaque côté. Les élytres sont un peu plus larges que le 
corselet, ovalaires, finement rebordées, avec des stries longitu- 
dinales de points enfoncés, assez forts et effacés vers l’extré- 
mité. Antennes et pattes pàles et velues. — Long. 3 mill. 

Hab. la Styrie alpine. Collection Dejean. 

Cet insecte ne peut rester dans ce groupe si l’on tient compte 
de l’organisation de ses tarses. 


Genre ADES. 


Corps hémisphérique et épais. Palpes terminés par un article 
allongé et arrondi au bout. Antennes longues ayant les quatre 
premiers articles cylindriques et les autres plus épais, globuleux 
et presque égaux entre eux. Tarses hétéromères. 

Cet insecte a été placé par M. Dejcan, dans sa collection, à 
côté des Quirinus, immédiatement avant les Endomychus. (22 
août 18/10). 

Ades hemisphericus. Globuleux, au moins aussi large que long, 
très luisant et lisse, d’une couleur de poix, presque noire avec 
le dessous un peu moins foncé, les pattes et les quatre premiers 
articles des antennes bruns. — Long. 3 1/3 mill., larg. 3 1/2 
mill. 

Madagascar. Collection Dejean. 

Ge genre ira probablement se placer près des Milio. 


278 ARCHIVES 


Genre PELINUS. 


Corps un peu allongé; tarses antérieurs et intermédiaires de 
cinq articles, les postérieurs de quatre. Antennes filiformes, ter- 
minées par trois articles plus grands et plus épais. 

Get insecte étant hétéromère ne peut rester dans ce groupe ; 
il est placé dans la collection Dejean, à la suite des ÆEphebus 
(Stenotarsus Perty). 

P. lagrioides. Entièrement fauve, pubescent. Les cinq 
derniers articles des antennes et les yeux noirs. Corselet 
transversal, deux fois plus large que long, peu bombé au 
milieu, aplati et un peu transparent sur les côtés, finement 
ponctué et pubescent ainsi que la tête. Ecusson assez grand, 
triangulaire. Elytres plus larges que le corselet à leur base, 
ovalaires, élargies en arrière, assez bombées, très finement 
ponctuées et couvertes d’un fin duvet jaune, plus serré en 
arrière. Dessous et pattes un peu plus pâles; dessous du thorax 
et de l'abdomen ponctués, peu velus. — Long. 5 mill., larg. 
3 mill. 

Cayenne. 

Cet insecte, unique dans la collection Dejean, a les antennes 
cassées, mais l'extrémité de l’une d’elles est collée sur un petit 
papier piqué à la même épingle que l’insecte (22 août 1840). 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XIIL. 


1. Eumorphus marginatus, À a son antenne ; 1 b jambe anté- 
rieure du mâle. 


2. E. columbinus, jambe antérieure du mâle; 2 a dernier seg- 
ment de l'abdomen du mâle; 2 b id. de la femelle. 


(DL. 


10. 


1 


14. 


15. 
16. 
17e 


ENTOMOLOGIQUES. 279 


E. latus, jambe antérieure du mâle; 3 a dernier segment 
de l'abdomen du mâle. 


E. circumeinctus, dernier segment abdominal du mâle; 4 « 
id. de la femelle. 


E. quadrinotatus, jambe antérieure du mâle. 


E. quadrimaculatus, jambe antérieure du mâle ; 6 a le der- 
nier segment de son abdomen; 6 b id. de la femelle. 


E. quadriguttatus, jambe antérieure du mâle; 7 a sa jambe 
intermédiaire ; 7 b derniers segments de l'abdomen du mâle. 


E. confusus, jambe antérieure du mâle; 8 a le dernier seg- 
ment de son abdomen ; 8 b id de la femelle. 


E. Kirbyanus, 9 a son antenne. 


E. Westermannii, 10 a son antenne; 40 b dernier segment 
abdominal de la femelle. 


E. Hopei, mâle ; 11 a sa patte antérieure ; LU b jambe inter- 
médiaire ; 11 « jambe postérieure. 


E. quadrisignatus, mâle ; 12 a sa patte antérieure; 12 b der- 
nier segment de son abdomen ; 12 c id. de la femelle. 


E. hamatus, mâle, sa patte antérieure; 13 a le derniér 
segment de son abdomen. 


E. tuberculatus, Al a patte antérieure du mâle; 14 b der- 
niers segments de son abdomen; 14 ec id. de celui de la 
femelle. 


E. Herklotsii, 15 a patte antérieure du mâle. 
Aploscelis atratus, mâle ; 16 a sa jambe antérieure. 


Balius senegolensis, antenne; 17 a jambe intermédiaire du 
mâle. 


Epipocus politus mâle, son antenne; 18 a sa jambe anté- 
rieure ; 18 b derniers segments de son abdomen. 


280 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


19. Epipocus variegatus. 


20. Epopterus annulatus, mâle; 20 a son antenne; 20 b sa jambe 
antérieure; 20 c derniers segments de son abdomen. 


21. Epopterus undulatus. 


22. Bystus coccinelloides, 22 a son antenne, 22 b tarse antérieur; 
29 c palpe maxillaire. 


23. Quirinus sulcithorax, 23 a son antenne. 
24. Dapsa trimaculata, 24 a jambe antérieure du mâle. 
25. Dapsa denticollis, 25 a son palpe maxillaire. 


26. Hylaia rubricollis, 26 a son tarse antérieur ; 25 b id. posté- 
rieur. 


27. Hylaia podagrica, 27 a son antenne. 

28. Phymaphora pulchella, 28 a son antenne ; 28 b palpes ; 28 c 
tarse antérieur ; 28 d id. postérieur. 

29. Leiestes seminigra, 29 a son antenne; 29 b tarse antérieur ; 
29 c tarse postérieur. 

30. Orestia alpina, 30 a son antenne; 30 b tarse antérieur ; 
30 c tarse postérieur ; 30 d palpe maxillaire. 

91. Ades hemisphericus, 31 a id. vu en dessous; 31 b son antenne; 
31 c tarse antérieur; 31 d tarse postérieur; 31 e sa bouche 
vue en dessous. 

32. Pelinus Lagrioides, 32 a sa tête; 32 b son antenne; 32 cd 
tarse antérieur ; 32 e tarse postérieur. 


= —— 


DESCRIPTION 


DE 


TREIZE COLÉOPTÈRES . 


1° octobre 1857. 


PERICALUS Mac Leay, Ann. Jav. p. 15. 
Ed. Lorquin p. 112. 
Lac, Gen, des Col. I, p. 147. 


Corps allongé; élytres non dilatées, subparallèles ou à peine 


rétrécies en arrière; antennes n'atteignant pas le milieu du 
COTrps. 


A. PERIGALUS PRESIDENS Thomson. 


Patrie : Célèbes. Long. 17 à 48 mill.; larg, 6 mill. 


En dessus d'un vert métallique, avec des reflets pourpres sur 


(4) Voir Arch. Ent. I, p. 409. 
20 


282 ARCHIVES 


les élytres ; en dessous d’un vert métallique peu éclatant; pattes 
d’un bleu foncé verdâtre. Antennes, labre, palpes, mandibules 
et tarses noirs. 

Tête et prothorax lisses; le dernier ayant les angles anté- 
rieurs très saillants, avancés; rétréci sur les bords latéraux 
postérieurs. Elytres ayant plusieurs dépressions sur le disque ; 
striées longitudinalement, très fortement et largement échan- 
crées à l'extrémité où elles sont quadriépineuses. Dessous de la 
tête sillonné; corps lisse, 


2. PERIGALUS CUPRIPENNIS Thomson (Tatum Mss.). 


Patrie : Singapore. Long. 16 mill. ; larg. » mill. 


Tête et prothorax d’un vert métallique ; élytres d’un rouge cui- 
vreux. Dessous du corps et pattes d’un vert terne, avec des 
reflets bleuâtres sur les dernières. Antennes, sauf les derniers 
articles qui sont fauves, labre, mandibules, palpes et tarses noirs. 

Tête et prothorax très finement sillonnés transversalement, 
le prothorax surtout, qui est plus cylindrique ou étroit que chez 
le P. Presidens. Elytres striées longitudinalement, sans dépressions 
sur le disque; fortement échancrées et quadriépineuses à l’ex- 
trémité. Dessous du corps et pattes lisses. 


3. CATASCOPUS CELEBENSIS Thomson. 


Patrie : Célèbes. Long, 9 mill.; larg. 4 mill. 


Tête et prothorax en dessus d’un vert brillant, en dessous, 
bleuâtres. Elytres d’un vert brillant métallique mélangé de 
pourpre. Dessous du corps d’un bleu indigo foncé. Pattes noires. 

Tête ponctuée sur le front; prothorax ayant ses angles anté- 
rieurs aigus et coupés droit, un peu dilaté au milieu de sa 


ENTOMOLOGIQUES. 265 


longueur, ensuite rétréci; angles postérieurs droits, obtus ; 
ligne médiane profonde; disque sillonné transversalement. 
Elytres ayant une bordure réfléchie raboteuse ; striées longitudi- 
nalement, les stries faiblement ponctuées ; latéralement sur 
chaque élytre, deux fortes carènes, séparées par des séries de 
points: Dessous du corps et pattes lisses. 


4. CYCLOLOBA ACUTICOLLIS Thomson. 


Patrie : Natal. Long. 27 mill, ; larg, 8 à 9 mill. 


Très voisine de la C. Pilosa, Bohem. Ins. Caffr. p. 104, mais 
en diffère surtout par les angles postérieurs du prothorax, qui ne 
sont pas arrondis. 

En dessus noirâtre ; en dessous noire, assez poilue, et variée 
de taches formées par des poils jaunâtres ; six taches de même 
couleur sur les élytres, dont deux aux épaules; deux autres 
obliques en regard des premières près de la suture, et les deux 
dernières auprès de l'extrémité; suture jaunûtre. 

Tête et prothorax finement ponctués; ce dernier subcordi- 
forme, brusquement rétréci au tiers postérieur, ses angles 
postérieurs presque droits. Elytres subovalaires, avec seize stries 
longitudinales élevées et convexes ; coupées carrément à l’extré- 
mité; bords de la partie réfléchie très finement ponctués. 
Dessous du corps et pattes ponctués. 


BOMBODES Westwood. Cab, of Orient. Ent. p. 56, 


Lac. Gen. Col, HT, p. 510. 


Westwood a établi ce genre sur un insecte femelle incomplet. 
dont il a donné la description spécifique suivante : 
Bombodes Ursus West. loe. cit. pl. 17, fig. 4, Hyrmalaya. Noir : 


281 ARCHIVES 


avec la tête presque nue, noire et ponctuée. Prothorax densé- 
ment couvert de poils noirs soyeux. Le milieu des élytres cou-. 
vert de poils bruns, et leurs bords latéraux, de poils noirs. 
Pattes ferrugineuses, aves des poils de même couleur: les 
cuisses plus obscures à leur base. Long. : 10 lignes anglaises. 

Je suis heureux de pouvoir faire connaître aujourd'hui une 
seconde espèce appartenant à ce genre très remarquable, que 
je désignerai sous le nom de : 


». BOMBODES WESTWOODII Thomson. 
Patrie : Inde-Boréale. Long. 17 mill. ; larg. 9 mill. 


PI. 14, fig. 2. 


4. Corps noir: recouvert de poils de mème couleur, sauf 
au milieu des élytres, où ils forment une bande transversale d’un 
jaune clair, plus large sur les bords latéraux ; à l'extrémité, ees 
poils sont d’un rouge ferrugineux; deux touffes de poils noirs sur 
le prothorax ; deux sur les épaules : et deux autres touffes, les 
plus grandes, au quart postérieur des élytres. Deux taches d’un 
jaune farineux à leur tiers postérieur ; pattes postérieures rou- 
geatres. 

Corps assez fortement ponctué. Prothorax fortement déprimé 
vers la base, avec un faible sillon longitudinal au milieu. Elytres 
striées longitudinalement, les stries de nombre variable, selon 
qu’elles sont plus ou moins cachées par les poils. 

Dédié à Westwood. 


6. MACRONOTA VENEREA Thomson. 


Patrie : Célèbes. Long. 15 mill. ; larg. 7 mill. 


Voisine des M. depressa et regia, G. et P. Monog. des 
Cétoines, p. 62 et 63, pl. 62, fig. 2 et 3. 


ENTOMOLOGIQUES. 285 


D'un noir brillant, avec des taches, des bandes et des points 
d’un jaune très clair. Palpes et bords antérieurs du chaperon 
brunâtres; celui-ci bilobé, ou fortement sinué. Deux bandes 
longitudinales sur la tête, et trois également longitudi- 
nales sur le prothorax; deux grandes taches sur ses bords 
inférieurs. Ecusson avec une tache triangulaire. Une autre tache 
également sur chaque épaule ; élytres ayant quatre stries sur la 
partie antérieure ; quelques points le long des bords latéraux: 
deux bandes droites, longitudinales, commencant au quart anté- 
rieur et se terminant en crochet arrondi, suivi d'une tache 
vers l'extrémité. Une tache ronde au milieu du pygidium. 
Dessous du corps avec des bandes transversales qui ne recou- 
vrent pas le milieu de l'abdomen; pas de taches sur les deux 
derniers segments. 

Tête et prothorax ponctués; élytres ayant deux fortes carènes 
latérales, doubles, convexes, antérieurement; ponctuées le long 
des bords latéraux ; quelques petits points très faibles sur le 
milieu du disque. Pygidium ponctué. Dessous du corps avec de 
gros points enfoncés. Pattes en partie lisses et en partie sillon- 
nées; des points enfoncés, irréguliers et peu apparents au bord 
extérieur des tibias. 


7. EURYOMIA (GAMETIS) DULCINEA Thomson. 


Patrie : Natal, Long. 44 mill.; larg. 7 mill. 


En dessus, d’un noir velouté avec des taches d'un jaune 
orange, et des traits rougeàtres; en dessous noir. Yeux rou- 
geàtres. Prothorax bordé de la même couleur rouge sur ses 
bords latéraux postérieurs; la bordure interrompue au milieu. 
Ecusson avec une tache triangulaire de même couleur. Sur les 


286 ARCHIVES 


élytres, huit taches, dont deux sur les épaules, quatre au milieu 
de leur longueur, et deux sur les bords latéraux postérieurs : 
deux traits longitudinaux arqués en dedans et terminés par un 
crochet tourné également en dedans. Pygidium d’un jaune 
orange. Quatorze taches de même couleur sur les bords latéraux 
de l'abdomen. 

Tête ponctuée: quelques rangées de très petits points blancs 
sur les bords latéraux des élytres; poitrine ponctuée; abdomen 
lisse, ayant par ci par là quelques points enfoncés ; pattes sillon- 
nées. Le reste du corps lisse. 


8. EURYOMIA (GAMETIS) LASCIVA Thomson. 


En dessus d'un noir velouté avec des taches d’un jaune 
orange ; la bordure du prothorax comme chez l'espèce précé- 
dente. Tête et dessous du corps d’un noir brillant. Deux taches 
sur les épaules, deux autres taches, un peu obliques, vers le 
milieu de leur longueur, et deux taches sur les bords latéraux 
postérieurs. Pygidium noir. 

Tête ponctuée. Prothorax lisse. Elytres avec des stries demi- 
circulaires, situées, pour la plupart, près de la suture. Poitrine 
et pattes très fortement sillonnées. Abdomen avec de gros points 
enfoncés irrégulièrement, sauf sur le dernier segment qui est 
finement sillonné transversalement. 


9. EURYOMA (ELAPHINIS) NATALENSIS Thomson. 


Patrie : Natal. Long. 9 mill. ; larg. 4 à » mill. 


Tête noire; palpes bruns. Prothorax d’un noir velouté, ayant 


ENTOMOLOGIQUES. 287 


deux taches blanches au milieu; deux autres taches blanches 
antérieurement ; brièvement bordé latéralement de même couleur. 
Ecusson d’un noir velouté. Elytres d’un beau vert velouté avec 
deux taches blanches sur les épaules, et seize autres taches de 
même couleur sur les élytres, dont six au quart antérieur, quatre 
au milieu de leur longueur, et six postérieurement. Dessous du 
corps noir, avec des taches blanches très grandes sur la poitrine 
et sur les bords latéraux des segments abdominaux. Pygidium 
noir avec deux taches blanches. Pattes noires; tibias postérieurs 
ayant intérieurement une rangée de poils blanes. 

Tête ponctuée; abdomen ayant quelques points enfoncés : 
pattes sillonnées; le reste du corps lisse. 

Le nombre des taches blanches varie fréquemment. 


CELEBIA Thomson. 


Caractères génériques. Voisin des Stigmatrachelus, et intermé- 
diaire entre ce genre et les Cyphus. Tète allongée. Yeux subova- 
laires, assez rapprochés. Antennes de neuf articles; le premier 
aussi long que la moitié de l'antenne ; les autres subégaux, sauf 
le dernier, qui est élargi et terminé en pointe. Rostre long, plus 
large à l'extrémité; scrobes antennaires très grands, allongés, 
semi-circulaires, arrondis antérieurement. Prothorax comme 
chez les Cyphus, plus long que large, plus large postérieurement. 
Ecusson arrondi. Elytres plus larges que le prothorax aux épaules 
qui sont arrondies, très convexes, plus larges au milieu de 
leur longueur, terminées en pointe obtuse à leur extrémité. 
Pattes postérieures plus longues que celles des autres paires ; 
leurs cuisses allongées, non renflées comme chez les Stigma- 
trachelus et les Cyphus. 


288 ARCHIVES 


10. CELEBIA AZUREIPES Thomson. 
Patrie : Célèbes, Long. 18 à 19 mill. ; larg. 8 mill. 


PI, 14, fig. 3, 


D'un jaune verdàtre, ou d’un bleu d’azur farineux, avec des 
lignes noires transversales; partie antérieure du rostre, yeux et 
scrobes antennaires, noirs. Une ligne sur le front, continuant 
au milieu du prothorax jusqu’à l’écusson ; sur ce dernier, quatre 
autres lignes très indistinctes d’un bleu d'azur; dix lignes noires 
longitudinales sur les élytres en comptant celles de Ia suture, 
dont huit forment des carènes ; vingt rangés de points de même 
couleur le long de ces lignes ou carènes ; pattes d’un bleu d'azur. 
Dessous des tarses jaune. 

Tête ponctuée. Prothorax finement pointillé, ainsi que les 
élytres et le dessous du corps. Pattes ponctuées, la ponctuation 
espacée. 


11. CHLORIDA CURTA Thomson. 


Patrie : Cayenne, Long. 20 mill. ; larg. 6 mill, 


Voisine de la C. festiva, mais beaucoup plus courte. 

Base des antennes, leur premier article, palpes, dessous du 
corps et pattes d’un jaune orange; les autres articles des 
antennes bruns ; deux taches d’un jaune orange sur le prothorax: 
élytres d’un jaune verdâtre très pâle. 

Tête obsolètement, et premier article des antennes fortement 
ponctués. Prothorax granuleux. Elytres courtes, quadriépi- 
neuses à l'extrémité, ponctuées aux épaules et antérieurement, 


ENTOMOLOGIQUES. 289 


lisses ensuite; huit carènes longitudinales, dont les deux pre- 
mières obliques, interrompues par la suture au quart antérieur, 
beaucoup plus apparentes que chez la €. festiva, surtout à leur 
bourrelet postérieur. Dessous du corps lisse; pattes très fine- 
ment ponctuées,. 


12. ASTYNOMUS CELEBENSIS Thomson. 


Patrie : Célèbes. Long. 10 à 11 mill.; larg. 3 mill. 


D'un brun velouté grisätre, avec une large tache d'un brun 
foncé au milieu des élytres, ct deux taches obliques vers leur 
extrémité. 

Corps lisse, sauf quelques très faibles points sur la partie 
antérieure des élytres. 


Jai cru être agréable à mes lecteurs en leur offrant la 
description suivante, d’un des insectes les plus curieux de la 
famille des Chrysomélides. 


LOXOPROSOPUS Guérin, Icon. du R. À , p. 306. 


Caractères génériques.  Faciès d’Hemilophus. Peu allongé. 
Face antérieure de la tête concave. Antennes des « rappro- 
chées, insérées au milieu du front, dépassant le corps de 
plus de la moitié de leur longueur; troisième, quatrième 
et cinquième articles renflés à leur extrémité; troisième à 
peine plus long que le suivant qui est arqué; dernier aussi 
long que le troisième chez la $ , dont les antennes ne dépassant 


290 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


pas la moitié de la longueur du corps. Prothorax coupé carré- 
ment, plus long que large. Ecusson grand, triangulaire. Elytres 
peu saillantes et arrondies aux épaules, qui dépassent le pro- 
thorax ; arrondies à l'extrémité. Pattes antérieures et intermé- 
diaires médiocres; cuisses postérieures excessivement renflées; 
tibias de la même paire subépineux vers l'extrémité. 

Ce genre doit être placé parmi les Gallérucites auprès des 
Octogonotes. 


13. LOXOPROSOPUS CERAMBOIDES Guérin, Icon. du R. A., p. 506. 


Patrie : Brésil, Long. 9 à 10 mill, ; larg. 4 mill. 


PI. 10, fig. 5. 


« Tête noire, avec deux bandes jaunes longitudinales sur les 
bords latéraux de la face antérieure; antennes d’un noir bril- 
lant. Prothorax et élytres d’un gris noirâtre mat, bordés de 
jaune pâle latéralement. Poitrine tachetée de même couleur ; 
abdomen d’un noir brillant. Pattes noires en dessus, d’un jaune 
pâle en dessous. Tarses noirs. 


MELANGES ET NOUVELLES. 


M. James Foxcroft doit partir incessamment pour Sierra- 
Leone, où il compte passer plusieurs années et récolter des 
insectes de tous les ordres. 

M. Wallace, qui est actuellement aux îles Arroo, n'y a pris, 
dit-on, que fort peu de Coléoptères carnassiers. 


DESCRIPTION 


CÉRAMBYCIDES NOUVEAUX 
OÙ PEU CONNUS DE MA COLLECTION (1). 


—“û 000) Q 0 


1° octobre 1857. 


IRESIOIDES Thomson. 


Leptocera Serv. 1834, Ann. Soc. 
Ent, Il, p. 109, Dej. Cat. 8° édit. 
p. 300; nom déjà employé par 
Schünh. Disp. Méthod. (1826), 
pour désigner un genre de Cur- 
culionides. 


Caractères génériques. ‘Tête faiblement prolongée en avant, plus 
large que le prothorax à la hauteur des veux : ceux-ci très grands, 
saillants, subtransversaux, échancrés. Insertion des antennes 
comme chez les Lamiites ; celles-ci de onze articles, n’atteignant 
pas l'extrémité du corps: premier gros, arqué: troisième aussi 


(1) Voir Arch. Ent. I. p. 165. 


9209 ARCHIVES 


long que les deux suivants. Dernier article des palpes ovoide. 
Prothorax inerme, étroit, cylindrique, convexe au milieu de sa 
longueur ; saillies sternales aplaties. Ecusson formant saillie sur 
les élytres; celles-ci dépassant très faiblement, à leur naissance, 
la base du prothorax, arrondies aux épaules, parallèles, allon- 
gées, coupées droit à l'extrémité. Pattes intermédiaires, plus 
longues que les antérieures, et plus courtes que les postérieures: 
cuisses renflées brusquement après le milieu de leur longueur. 
Tarses de longueur égale, à articles subégaux. 


EMBRYON Thomson. 


(éuGpuov, embryon). 


Caractères génériques. (4?) Corps petit, robuste, assez con- 
vexe. Tête verticale. Yeux échancrés. Antennes de onze articles, 
allant en grossissant vers l'extrémité; troisième faiblement plus 
long que le quatrième ; ‘huitième et les suivants élargis. Palpes 
robustes, à dernier article obtus. Prothorax subarrondi, un peu 
plus large au tiers postérieur, ensuite coupé obliquement et 
pointu aux bords latéraux postérieurs ; saillies sternales parais- 
sant aplaties. Ecusson arrondi. Elytres brièvement ovalaires, 
arrondies à l'extrémité. Pattes médiocrement longues. Tarses 
à articles larges, transversaux; le deuxième plus large que le 
premier. 

Ce genre me parait devoir être rapproché des Brachychilus 
Gay, Faune du Chili, Zool. V, p. 499. 


EMBRYON GRISEOVILLOSUM Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 4 à 5 mill. ; larg, 9 à 3 mill. 


Noir, sauf les antennes et les pattes intermédiaires et posté- 


ENTOMOLOGIQUES. 293 


rieures qui sont d’un brun rougeàtre obscur. Palpes pàles. Man- 
dibules noires. Des poils grisätres sur les bords latéraux du pro- 
thorax, disposés sur les élytres de manière à représenter quatre 
taches sur le disque. 

Tête, prothorax et élytres finement ponctués; là ponctuation 
trés serrée. Cuisses presque lisses ; tibias granuleux. 


4. MONOCHAMUS SUBLUSGUS Thomson, 


Patrie : Singapore. Long. 20 mill. ; larg. 7 mill. 


Voisin du M. luseus Fabr. Syst. Eleut, IL, p. 298, N° 90. 

D'un brun grisàtre; couvert de poils. Tête brune; antennes 
de même couleur, obsolètement tachetées de blanc grisàtre. 
Elytres de même couleur; deux taches d'un noir velouté anté- 
rieurement ; deux bandes brunes obsolètes, commencant au tiers 
postérieur, et remontant obliquement vers les bords latéraux. 

Tête lisse. Prothorax sillonné transversalement, ponctué au 
milieu du disque. la ponctuation très écartée; saillies sternales 
aplaties. Élytres très finement et très largement ponctuées, sub- 
arrondies à l'extrémité chez les 4. Dessous du corps lisse. Pattes 
lisses, très robustes, de longueur égale; cuisses renflées : tarses 


gros. 


2, MONOCHAMUS ADAMITUS Thomson. 
Patrie : Singapore. Long. 16 à 18 mill.; larg. 6 à 6 1/2 mil. 
Voisin du précédent, dont il ne diffère que par les caractères 


suivants : Ecusson noir, bordé de jaune. Une large bande d’un 
noir velouté sur la partie antérieure des élytres; la bande brune 


29/ ARCHIVES 


‘ 


oblique, placée plus haut, parsemée de petites taches noires, 
ainsi que l'extrémité qui est brunûtre. 

Quelques points irrégulièrement enfoncés sur le prothorax, qui 
n'est point sillonné transversalement. Elytres coupées oblique- 
ment à l'extrémité. Dessous du corps lisse. Pattes lisses, compa- 
rativement très grèêles; les antérieures un peu plus larges que 
celles des autres paires. Tarses médiocres. 


3. MONOCHAMUS SUBGEMMATUS. 


Patrie : Sylhet. Long. 50 mill.; larg. 10 mill. 


# Brunâtre, tacheté d’ocre. Tête noire, avec deux traits 
jaunâtres sur le front; premier article des antennes fauve, les 
autres d’un brun jaunâtre, noirâtres vers l'extrémité. Prothorax 
noir, avec des taches d’un jaune d’ocre. Ecusson jaune, ayant 
une ligne noire au milieu. Elytres brunâtres ; d’un jaune d’ocre 
a leur naissance, tachetées irrégulièrement, et ayant au quart 
postérieur six traits longitudinaux de même couleur. Poitrine 
tachetée de fauve. Abdomen avec quatre rangées de taches de 
même couleur. Pattes brunes. 

Tête lisse. Prothorax rugueux; sillons transversaux bien 
marqués; un tubercule au milieu de la saillie mésosternale. 
Elytres ayant leur partie antérieure recouverte de tubercules 
noirs, qui se changent en points largement espacés après le tiers 
antérieur, la ponctuation allant en diminuant fortement jusqu’à 
l'extrémité; subarrondies postérieurement. Dessous du corps 
lisse; pattes lisses, médiocrement robustes, les antérieures plus 
longues que celles des autres paires. Tibias un peu échancrés 
intérieurement vers l'extrémité ; tarses trèsgros, fortement garnis 
de poils. 


EMTOMOLOGIQUES. 295 


h. MONOCHAMUS DESPERATUS Thomson. 


Patrie : Inde. Nouv.-Holl. Long. 28 mill.; larg. 3 mill. 


Voisin du M. subgemmatus. Brun, tacheté de noir et de 
jaune d’ocre. Tête noire, avec deux traits jaunâtres sur 
le front. Antennes grisâtres, avec des taches blanchâtres. 
Prothorax noir, tacheté de fauve. Ecusson d’un noir gri- 
sâtre, bordé de jaune. Elytres brunes, parsemées de taches 
d'un noir velouté et d’un jaune d’ocre; au tiers postérieur plu- 
sieurs traits longitudinaux de même couleur, bordés antérieu- 
rement en grande partie par deux taches d’un noir velouté. Des- 
sous du corps et pattes grisâtres, ayant des taches d’un jaune 
d’ocre; quatre rangées longitudinales de ces taches sur l'abdo- 
men. Tarses noirs. 

Tète lisse, prothorax finement sillonné transversalement : 
sillons transversaux très obsolètes ; saillies sternales aplaties. 
Ecusson lisse. Elytres assez finement tuberculeuses antérieure- 
ment, les tubercules espacés, et disparaissant au tiers antérieur ; 
reste du disque lisse ou très obsolètement ponctué ; extrémité 
arrondie. Dessous du corps et pattes lisses. 

Var. a. D'un jaune brunûtre. 


5. MONOCHAMUS DEJEANII (1) Thomson. 


Patrie : Java. Long. 13 mill. ; larg. 14 mill. 


Tête, premier article des antennes, prothorax, écusson, 


(4) J'ai (Arch. Ent. FE, p. 175), désigné à tort cette espèce sous le nom de 
M. Conspersus (Tessellatus, sic). 


296 ARCHIVES 


abdomen et pattes d’un brun clair pubescent; antennes tantôt 
noires, tantôt tachetées de gris. Elytres d’un brun foncé bril- 
lant, recouvertes de très nombreuses taches jaunes, formant des 
agglomérations vers le milieu de leur longueur, au tiers posté- 
rieur et à l'extrémité. Tarses noirs. 

Tête granuleuse. Prothorax très fortement uni-épineux, ayant 
quelques points enfoncés; sillons transversaux très obsolètes; 
une dépression au-dessous du sillon antérieur, dont le fond est 
sillonné transversalement: saillies sternales aplaties. Ecusson 
lisse. Elytres beaucoup plus larges aux épaules, qui sont avan- 
cées en pointe et garnies d'une épine; très fortement recou- 
vertes de tubercules noirs assez espacés antérieurement, ces 
tubercules se changeant en points après le tiers antérieur; la 
ponctuation n’allant en diminuant que très peu vers l'extrémité, 
qui est arrondie. Dessous du corps lisse. Pattes lisses, les anté- 
rieures à peine plus longues que celles des autres paires; tibias 
intermédiaires et postérieurs armés d'une saillie au bord 
externe, un peu après le milieu de leur longueur. 

Dédié à feu M. le comte Dejean, dont la mémoire est chère à 
tous les entomologistes. 


6. MONOCHAMUS GRISEIPENNIS Thomson. 


Patrie : Inde. Long. 15 à 16 mill.; larg. 5 mill. 


Entièrement recouvert d’une pubescence d’un gris clair, sauf 
les antennes et les palpes qui sont brunâtres. 

4 Quelques points enfoncés, très espacés entre les yeux. 
Prothorax très finement pointillé; sillons transversaux très obso- 
lètes ; saillies sternales aplaties. Elytres recouvertes d’une 
ponctuation obsolète, médiocrement espacée ; subarrondies à 


ENTOMOLOGIQUES. 9297 


l'extrémité. Dessous du corps et pattes lisses; cuisses posté- 
rieures un peu plus longues que celles des autres paires. 
Voisin des M. luseus, adamitus, etc. 


GNOMA STICTICOLLIS (Dej. Gat, 3° édit. p. 371) Thomson. 


Patrie : Célèbes, Java. Long. 20 mill.; larg. 5 mill 


+ En dessus, brun avec quelques taches jaunâtres, mal limi- 
tées ou confuses sur la tête et les élytres; une ligne longitudinale 
de même couleur sur le prothorax. Face noirâtre; antennes 
d'un noir grisätre. Ecusson tournant au jaune. Dessous du 
corps gris, avec des taches jaunâtres latéralement. Pattes 
grises. 

= Tête lisse. Prothorax plissé transversalement, déprimé un 
peu avant le milieu de sa longueur. Elytres assez fortemeni 
ponctuées, la ponctuation allant en diminuant vers l'extrémité. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


CEROSTERNA LÆVIGATOR Thomson. 


Patrie : Chine boréale. Long. 32 à 36 mill. ; ary. 11 a 13 nuu. 


Très voisine, mais distincte de l'O. Punctator Fabr. 

En dessus, noir avec des taches blanches sur les élytres 
dessous du corps et pattes grisàtres ; troisième article di 
antennes et les suivants d’un gris blanchâtre à leur naissance. 

Tête très finement pointillée, non ridée. Prothorax faibleme 
et largement ponctué, sans saillie médiane. Elytres non co: 
vertes de granulations à leur naissance, ponctuées, la ponctua- 
tion très espacée au milieu, beaucoup plus forte latéralement. 
Le reste du corps lisse. 


298 ARCHIVES 


RHAMSES (1) ALCANOR Newman (Monochamus) Ent, p. 77. 


Patrie : Célèbes. Long. 21 à 23 mill.; larg. 7 à 8 mill. 


D'un brun médiocrement clair en dessus, beaucoup plus clair 
en dessous ; deux petites taches noires sur l’occiput à la base du 
prothorax, qui est varié de noir. Antennes d’un noir grisâtre. 
Ecusson jaunâtre. En dessus, élytres parsemées d’une multi- 
tude de très petites taches jaunâtres; deux taches noires, rondes 
avant le tiers postérieur; ces taches entourées d’une auréole 
jaune: quelques petites taches noires en dessous. Pattes 
orisàtres. 

Tête ponctuée entre les veux et sur le front. Prothorax inéga- 
lement raboteux. Elytres ponctuées antérieurement, la ponctua- 
tion ensuite très obsolète. Dessous du corps et pattes lisses. 

Voisin du Rhamses bipunctatus Schænherr. 


ÆRENÆA (Deij. Cat. 3° édit., p. 370) Thomson. 


Caractères génériques. Voisin des Compsosoma, des Microcleptes, 
etc. Corps trapu. Tête verticale, large. Yeux médiocres, échan- 
crés. Antennes dépassant le corps dans les deux sexes, un peu 
plus longues chez les 4; subfiliformes, de onze articles; pre- 
mier le plus gros; troisième plus court que le quatrième, qui est 
le plus long de tous et légèrement arqué. Prothorax subqua- 
drangulaire, uni-épineux latéralement un peu après le milieu de 
sa longueur; saillie prosternale aplatie, étroite, recourbée ; saillie 
mésosternale forte, en pointe et avancée. Ecusson subquadran- 
gulaire. Elytres dépassant fortement le prothorax à leur nais- 


(1) Pour les caractères de ce genre, voir Arch, Ent. I, p. 177. 


ENTOMOLOGIQUES. 299 


sance, sinuées à droite et à gauche des épaules, qui sont sail- 
lantes et arrondies; diminuant ensuite de largeur jusqu’à 
l'extrémité qui est subarrondie; non soudées ; des ailes. Pattes 
courtes, robustes; cuisses renflées. Tarses subégaux, sauf le 
premier article de ceux des pattes postérieures, qui est plus long 
que le deuxième. 


ÆRENÆA POSTICALIS Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 43 à 14 mill. ; larg. 7 mill. 


En dessus d’un brun grisâtre; dessous du corps et pattes d’un 
brun foncé avec des taches jaunâtres pubescentes. Mandibules 
noires ; palpes fauves. Deux larges taches blanchâtres, obliques. 
peu apparentes à l'extrémité des élytres. 

Tête lisse. Prothorax avec quelques points enfoncés au 
milieu, et trois tubercules noirs faibles; sillons transversaux 
très obsolètes. Elytres obsolètement ponctuées. Dessous du 
corps et pattes lisses. 


APHITOPOLA (Dej. Cat. 3° édit., p. 375) Thomson. 


Caractères génériques. Voisin des Pericoptus et des Colobothea. 
Tête penchée en avant. Yeux très gros, fortement échancrés 
supérieurement. Antennes dépassant l'extrémité du corps d’un 
tiers de leur longueur chez les « seulement, filiformes, de onze 
articles; premier le plus gros; troisième le plus long. Palpes 
robustes; à dernier article obtus. Prothorax aussi long que 
large, mutique; saillies sternales aplaties; la mésosternale plus 
grande que la prosternale. Ecusson subquadrangulaire. Elytres 
plus larges que le prothorax à leur naissance, allongées, subpa- 


300 ARCHIVES 


rallèles, subarrondies à l'extrémité. Pattes courtes, de longueur 
égale; deuxième article des tarses plus dilaté que le premier. 


APHITOPOLA LACTEA (Dej. Cat. 3° édit. p, 375) Thomson. 


Patrie : Sénégal. Long. 15 à 19 mill.; larg. 5 à 7 mill. 


D'un blanc farineux, sauf les antennes et les pattes qui sont 
d’un brun pâle. 

Corps entièrement lisse, sauf quelques points enfoncés sur les 
épaules. Sillons transversaux du prothorax faibles. 


MYCERINUS Thomson. 
(Nom propre). 


Hathlia Dej. Cat. 3° édit. p. 374, 
nom déjà employé par Erichson 
(Wiegm. Arch, I, 1835), pour dé- 
signer un genre de Scarabæides. 


Caractères génériques. Voisin des Apomecyna. Corps allongé. 
Tête inclinée en avant. Yeux petits, échancrés. Antennes 
atteignant l'extrémité du corps chez les 4 seulement, plus 
courtes chez les $ , de onze articles; troisième beaucoup plus 
long que le quatrième, qui est plus long que les suivants ; der- 
nier article le plus court de tous. Mandibules très grandes et 
très robustes. Prothorax subquadrangulaire, à peine déprimé 
sur les bords latéraux antérieurs, mutique; saillies sternales 
aplaties; la prosternale dilatée, et la mésosternale bilobée à 
l'extrémité. Ecusson arrondi. Elytres un peu plus larges à leur 
naissance que le prothorax, arrondies aux épaules, convexes, 
un peu plus larges au tiers postérieur, subaiguës à l'extrémité, 


ENTOMOLOGIQUES. 301 


Pattes courtes et robustes; deuxième article des tarses plus large 
que le premier. 


MYCERINUS DORCADIOIDES (Dej. Cat. 3° édit. p. 374, Hathlia) Thomson... 


Patrie : Sénégal, Long. 18 mill, ; larg, 5 à 6 mill. 


D'un brun clair blanchâtre, tomenteux; antennes brunes. 
Une ligne noire peu distincte au milieu du prothorax. Plusieurs 
lignes brunes longitudinales, peu distinctes sur les élytres. 

Tête lisse; une raie entre les yeux. Prothorax faiblement 
tuberculeux, avec une saillie légère à la base. Le reste du corps 
lisse. 


ATMODES Thomson. 
(aruodsr, Vaporeux). 


Mylothris Dej. Cat. 3° édit. p. 374; 
nom déjà employé par Hübner (Cat. 
90, 1816), pour désigner un genre 
de Lépidoptères. 


Caractères génériques. ( # ) Très voisin des Mycerinus, dont il 
diffère par les suivants : 

Prothorax sinué à sa base; saillies sternales fortes; la pros- 
ternale en forme de cône pointu; la mésosternale grande, 
avancée. Elytres échancrées et obsolètement quadri-épineuses à 
l'extrémité. Dernier segment de l'abdomen fortement échancré 
circulairement. 

Genre fondé sur la Lamia Lrrorator Fabr. Syst. Eleut. LL, 
p. 286. 


302 ARCHIVES 


AGENNOPSIS Thomson. 
(£yew»e ignoble, s{i figure). 


Talæpora où Talæporia Dej. Cat. 
3° édit. p. 374, nom déjà employé 
par Hübner (Cat. 108, 1816), pour 
désigner un geure de Lépidoptères. 


Caractères génériques. Voisin des Mycerinus, Atmodes, Crypto- 
cranium, etc. Antennes courtes, filiformes, dépassant à peine la 
moitié de la longueur du corps; leur insertion éloignée; troi- 
sième article beaucoup plus long que le quatrième. Prothorax 
un peu plus long que large; saillie prosternale faible: saillie 
mésosternale forte, avancée. Elytres dépassant à peine le pro- 
thorax à leur naissance, allongées, parallèles, subarrondies à 
l'extrémité. Pattes assez robustes. 


AGENNOPSIS MUTICA (Dej. Cat. 3° édit. p. 374. Talæpora) Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 12 mill. ; larg, 4 mill. 


D’un brun grisâtre, avec une tache noire bordée de blanc à 
l'extrémité des élytres. Palpes d’un brun rougeûtre. Mandibules 
noires. Six taches de même couleur sur les segments abdo- 
minaux. 

Corps entier très largement ponctué, sauf sur l'abdomen et 
les pattes. 


HEBESTOLA (Dej. Cat. 3 édit., p. 374) Thomson. 


Caractères génériques. Corps allongé. Tête verticale. Yeux assez 


ENTOMOLOGIQUES. 303 


grands, échancrés. Antennes dépassant l'extrémité du corps chez 
les 4 seulement, ne l’atteignant pas chez les % ; troisième et 
quatrième articles subégaux. 

Prothorax plus long que large, uniépineux latéralement, tuber 
culé; saillies sternales aplaties. Elytres dépassant à peine le pro- 
thorax à leur naissance, allongées, coupées carrément à l’extré- 
mité. Pattes robustes. Cuisses renflées, les antérieures renflées 
davantage que celles des autres paires. Tarses gros. transversaux. 
dilatés. 


HEBESTOLA COMATA (Dej. Cat. 3° édit. p. 374) Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 16 mill. ; larg. 4 à 5 mill. 


Entiérement d’un brun obscur. 

Corps entier fortement ponctué ; la ponctuation diminuant vers 
l'extrémité des élytres, sur l'abdomen et les pattes. Trois tuber- 
cules sur le prothorax dont les sillons transversaux sont très 
faibles. 


PHAULA (Dej. Cat. 3° édit., p. 374) Thomson. 


Caractères génériques. Voisin des Æebestola, dont il ne se distingue 
que par les caractères suivants : Prothorax mutique. Elytres à 
épaules saillantes, dépassant fortement le prothorax ; leur extré- 
mité garnie de deux épines. Pattes médiocrement robustes; les 
postérieures plus longues que les autres. Cuisses assez renflées : 
tarses non dilatés. 


PHAULA ANTIQUA Thomson. 


Patrie : Brésil, Long. 20 mill.; larg. 5 à 6 mill. 


D'un jaune farineux recouvert de points noirâtres et de tuber- 


20/4 ARCHIVES 


cules d’un brun rougeâtre. Antennes à articles tachetés de brun 
à l'extrémité. Prothorax couvert de points. noirâtres. Sillons 
transversaux très obsolètes. Elytres couvertes de petits tuber- 
cules ronds d’un brun rougetre; ces tubercules assez espacés. 
et se changeant en taches vers l'extrémité. Dessous du corps 
absolètement ponctué. | 


PHAULA MELANCHOLICA (Dej. Cat. 3° édit. p. 374) Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 15 à 16 mill. ; larg. 4 mill. 


Jaunâtre ; antennes à articles bruns à leur extrémité. Corps 
recouvert de taches noires, irrégulières. Un sillon longitudinal 
sur le front ; trois tubercules sur le prothorax. Dessous du corps 
et pattes marqués de très petits points noirs assez espacés. 


ONOCEPHALA (Dej. Cat. 3° édit., p. 376) Thomson. 


Caractères génériques. 4 Tête penchée en avant, grande, plus 
longue que large, plus large à la base des mandibules, creusée au 
milieu du disque un peu au-dessous des yeux, biépineuse à la 
base des antennes. Yeux petits, échancrés. Antennes dépassant 
le corps de plus de la moitié de leur longueur; un peu plus 
courtes chez les $. Premier article très grand, le plus gros de 
tous, aussi long que le quatrième; troisième un peu arqué, le 
plus long de tous; les quatre ou cinq premiers articles plus ou 
moins fortement garnis de poils intérieurement ; les autres arti- 
cles, sauf le dernier, plus long que le quatrième, subégaux. Pro- 
thorax subquadrangulaire, mutique; saillie sternale aplatie, la 
mésosternale la plus large. Ecusson large. Elytres dépassant for- 


ENTOMOLOGIQUES. 305 


tement le prothorax à leur naissance, pointues aux épaules, allon- 
gées, diminuant sensiblement de largeur jusqu'à l'extrémité, qui 
est subaiguë. Pattes assez longues, robustes: celles de la pre- 
mière paire un peu plus longues que les autres; cuisses très 
épaisses. Tarses antérieurs très gros et très dilatés: ceux des 
autres paires de pattes moins gros. 


ONOCEPHALA RUGICOLLIS (Dej. Cat. 5° édit. p. 376) Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 49 à 20 mill. ; larg. 6 à 7 mill. 


D'un brun clair, avec deux taches jaunàtres au milieu de la 
largeur des élytres. Dessous du corps recouvert de petites taches 
brunes. 

Tête presque lisse. Prothorax faiblement sillonné transversa- 
lement avec une ligne médiane longitudinale peu marquée. Nais- 
sance des élytres recouverte de tubercules ronds, noirs : le reste 
du disque à peine ponctué, et faiblement strié longitudinalement. 
Dessous du corps et pattes lisses. 


CLINIA Thomson. 


(Nom propre) : 


Caractères de tribu. Yeux arrondis, ou à peine échancrés. 

* Caractères génériques. Tête penchée en arrière. Yeux très gros. 
Antennes de onze articles, dépassant le corps chez le 4 : premier 
gros et long ; troisième plus long que le quatrième; cinquième et 
les suivants absolètement articulés; cinquième plus long que les 


306 ARCHIVES 


suivants, qui vont en diminuant de largeur jusqu’à l'extrémité, 
Prothorax plus long que large, rétréci en avant, renflé au tiers 
postérieur; saillies sternales aplaties et étroites. Ecusson sub- 
triangulaire. Elytres à peine plus larges que le prothorax, 
allongées, cylindriques, échancrées et quadri-épineuses à 
l'extrémité. Pattes courtes, assez robustes: tibias plus larges à 
l'extrémité. Tarses à articles sub quadrangulaires, non échancrés 
ou bilobés, sauf le dernier. 


CLINIA SENEGALENSIS Thomson. 
Patrie : Sénégal. Long. 14 à 15 mill. ; larg. 4 mill. 


PI. 10, fig. 9. 


Noir, avec des taches et des bandes jaunes. Yeux bordés de 
même couleur. Quatre bandes longitudinales sur le prothorax. 
Seize tachesdisposées par paires sur les élytres, dont deux grandes 
sous les épaules. Poitrine bordée de deux larges taches; dix 
autres taches disposées par paires sur l'abdomen. Une dernière 
tache blanchâtre au milieu de chacune des cuisses intermédiaires 
et postérieures. 

Entièrement lisse, sauf les élytres qui sont grossièrement, mais 
assez obsolètement ponctuées, la ponctuation disparaissant au 
tiers postérieur. 


RONDIBILIS Thomson. 


(Nam propre). 


Caractères génériques. « Voisin des Auxesis, Psathyrus, etc. Sub- 


ENTOMOLOGIQUES. 307 


cylindrique, allongé. Tête penchée en avant, subquadrangulaire. 
Yeux médiocres, échancrés. Antennes longues, dépassant très 
fortement le corps, filiformes: troisième article à peine plus long 
que le quatrième ; les cinq premiers articles garnis de poils. Pro- 
thorax allongé, subcylindrique, convexe en avant, déprimé en 
arrière, mutique, ou à peine dilaté au milieu de sa longueur : 
saillies sternales aplaties ; la mésosternale plus grande que la 
prosternale. Ecusson arrondi. Elytres dépassant le prothorax 
à leur naissance, allongées; leur largeur diminuant légèrement 
jusqu'à l’extrémité, qui est subarrondie ; deux saillies surmontées 
de deux épines tournées en arrière au quart antérieur. Pattes plus 
longues que les antérieures, et les postérieures beaucoup plus 
longues que les intermédiaires. Cuisses un peu renflées; celles 
de la dernière paire arquées. Tarses antérieurs gros, dilatés : 
premier article le plus long ; tarses des autres paires de pattes 
du double de la longueur des tarses antérieurs. 


RONDIBILIS BISPINOSA Thomson. 


Patrie : Inde, Long, 42 à 13 mill.; larg. 4 mill. 


D'un brun noir assez clair, recouverte de taches pubescentes 
d’un gris terne. Prothorax recouvert de petits tubercules bruns: 
pubescent en dessous. 

Tête lisse, velue. Elytres obsolètement et largement ponctuées 
antérieurement, la ponctuation disparaissant après le milieu de 
leur largeur; deux épines au quart antérieur. Dessous du corps 
et pattes lisses, 


508 ARCHIVES 


SAPERDA Fabr, Syst. Eleut, II, p. 317, 141. 


Je proposede considérer, comme type de ce genre, le Cerambyx 
carcharias ® Linné, syst. Nat. Il, 631, 52, pour lequel M. Mul- 
sant (Coléoptères de France, Lougicornes, p. 184), a cru devoir 
créer le genre Anærea; cet insecte étant le Saperdite le plus grand 
et le plus remarquable, doit, selon moi, rentrer dans le genre 
typique de cette tribu. Je propose également de placer dans le 
genre Anæria Mulsant, loc. cit. les Saperda de cet entomologiste. 


HEMILOPHUS Serville, Ann. Soc. Ent, IV, 1855, p. 49. 


Amphyonicha Dej. Cat. 3° édit. p. 378. 


Les principaux caractères assignés par Serville au genre ci- 
dessus cité sont les suivants : 


Antennes de onze articles: premier long; deuxième court; 
troisième cylindrique, plus long que le quatrième; les deuxième, 
troisième et quatrième ayant en dessous une frange longue, 
épaisse, formant un panache; cette frange égale et courte sous 
les articles suivants. Prothorax mutique. Elytres allongées, à 
leur extrémité. Pattes courtes, égales ; cuisses point en massue. 
Tarses pubescents. 


IH. Dimidiaticornis, Albilatera, Dimidiata, etc. 


(1) Il existe plusieurs espèces de l'Amérique boréale, qui doivent rentrer éga- 
lement dans le genre Saperda proprement dit. 


ENTOMOLOGIQUES, o0Q 


CIRRHICERA Chevt.? 


Caractères génériques. Diffère des Hemilophus par les suivants : 


Antennes dépassant fortement le corps chez le 4, ayant leur 
troisième article deux fois aussi long que chez les Hemilophus.. 
cinquième et sixième article de chaque antenne garnis d’une 
épaisse touffe de poils. Prothorax subeylindrique, mutique latéra- 
lement ; saillie sternale aplatie comme chez les Hemilophus ; la mé- 
sosternale plus dilatée à l'extrémité. Elytres diminuant de largeur 
vers l'extrémité où elles sont coupées droit et rudimentairement 
quadri-épineuses. Cuisses postérieures un peu plus courtes que 
celles des autres paires. 


CIRRHICERA LEUCRONOTA (Dej. Cat. 3° édit. p. 379) Thomson. 


Patrie : Mexique. Long. 15 à 16 mill.; larg, 5 à 6 mill. 


Brun, avec des taches d’un blanc jaunâtre. Deux grandes 
taches longitudinales sur les bords latéraux du prothorax. 
Elytres recouvertes d’un blanc jaunätre, sauf sur les bords 
latéraux et à l'extrémité. Poitrine d’un blanc jaunâtre. Deux 
taches de même couleur sur l'abdomen; premier article des 
antennes pointillé. Prothorax avec une petite saillie lisse au 
milieu. Elytres obsolètement et grossièrement ponctuées anté- 
rieurement et latéralement, où il n'existe pas de duvet blan- 
châtre. Quelques carènes longitudinales latéralement. Dessous 
du corps et pattes lisses. 


310 ARCHIVES 


CIRRHICERA NIGRINA Thomson. 


Patrie : Vénézuela. Long. 8 à 9 mill. ; larg. 3 mill. 


Noir avec des taches blanches. Antennes et pattes d’un brun 
clair. Extrémité des antennes recouverte d’une pubescence blan- 
châtre. Deux taches longitudinales sur les bords latéraux du pro- 
thorax ; deux autres taches un peu après le milieu de la longueur 
des élytres touchant la suture. Deux grosses taches sur les bords 
latéraux de la poitrine,et quatre taches plus petites sur les bords 
latéraux des deux premiers segments abdominaux. 


Tête densément ponctuée. Prothorax lisse. Elytres fortement 
ponctuées antérieurement, lisses postérieurement, carénées laté- 
ralement. Dessous du corps et pattes lisses. 


CIRRHICERA SALLET Thomson. 


Patrie : Mexique. Long. 11 mill. ; larg. 3 à 4 mill. 


D'un brun assez clair, avec des taches blanches; abdomen 
d’un brun plus foncé que le reste du corps; brillant. Tête blanche, 
rarement brune. Deux larges taches sur les bords latéraux du pro- 
thorax ; deux autres taches plus petites au-dessous de celles-ci. 
Deux grandes taches divisées au milieu par la suture sur les 
élytres; la première au quart antérieur ; la seconde avant le tiers 
postérieur, Poitrine blanche latéralement. Quelques taches indis- 
tinctes ou mal limitées sur les bords latéraux de l'abdomen. 


Tête ponctuée, lorsque le duvet qui la recouvre ordinairement 


» 


ENTOMOLOGIQUES. oi 


vient à manquer. Prothorax et élytres obsolètement ponctués. 
carénés latéralement. Dessous du corps et pattes lisses. 


Dédiée à M. A. Sallé, qui a pris cet insecte. 


AMPHYONICA (Dej. Cat. 3° édit. p. 378) Thomson. 


Je propose d'appliquer ce nom aux Hemilophus présentant les 
caractères suivants : 

Antennes jamais garnies de touffes de poils ; de longueur assez 
variable. Elytres le plus souvent arrondies, rarement échancrées 
et quadri-épineuses à l'extrémité. 


Division 1. Quatrième article des antennes très court. 
A Elytres échancrées et quadri-épineuses à l'extrémité. 
A. luctuosa, spectabilis. 
B Elytres arrondies à l'extrémité. 
A. hemispila, clathrata, bicincta, ete. 


Division IT. Quatrième article des antennes très long. 
A. albomaculata, albida, etc. 


ÆRENICA (Dej. Cat. 3 édit, p. 379) Thomson. 


Caractères génériques. Subcylindrique, allongé. Tète penchée en 
avant. Yeux des 4 plus gros que ceux des £; échancrés. 
Antennes dépassant le corps chez les premiers, un peu plus 
courtes chez les secondes, épaisses, filiformes: premier article 


212 ARCHIVES 


le plus gros et le plus long de tous: troisième un peu plus long 
que les suivants. Prothorax plus long .que large, cylindrique, 
mutique ; saillies sternales petites, aplaties. Elytres dépassant le 
prothorax à leur naissance ; coupées droit antérieurement, 
allongées, parallèles, échancrées et terminées par deux épines à 
l'extrémité. Pattes médiocres. Tarses antérieurs plus gros et 
plus courts que ceux des autres paires; premier article des 
tarses postérieurs le plus long. 


AMILLAR US Thonison. 
(Nom propre). 


Aphies Dej. Gat. 3° édit. p. 379, 
nom déjà employé : Aphis. Linné 
Syst. Nat. 1748 Hemiptères, 


.Caractères génériques. « Tête prolongée en avant, beaucoup 
plus large à la hauteur des yeux; vue de face, subcordiforme. 
Yeux médiocres, échancrés. Antennes très longues, dépassant 
le corps de plus de la moitié de leur longueur; les-premier, 
troisième et quatrième articles de longueur subégale; le pre- 
mier renflé d'avant en arrière, le dernier plus long que les six 
précédents. Prothorax plus long que large, subeylindrique ; 
bords latéraux inégalement sinués ; saillies sternales aplaties. 
Ecusson arrondi. Elytres dépassant le prothorax à leur naissance, 
arrondies aux épaules. diminuant de largeur jusqu’à l'extrémité 
qui est échancrée, et plus ou moins quadri-épineuse. Pattes 
longues, les postérieures plus longues que celles des autres 


ENTOMOLOGIQUES. 315 


paires; cuisses assez grèles. Tarses antérieurs les plus gros de 
tous ; premier article plus long que le deuxième. 


Amillarus ap'ealis Guérin ? 


FRIXUS Thomson. 


(Nom propre). 


Caractères génériques. Voisin des Oberea. Allongé. Tête verti- 
cale, large, subquadrangulaire. Yeux gros, longitudinaux, 
échancrés. Insertion des antennes éloignée ; celles-ci dépassant 
le corps de près de la moitié de leur longueur, de onze articles ; 
premier article long, gros; troisième, de moitié plus court que le 
quatrième ; les suivants subégaux en largeur. Prothorax subqua- 
drangulaire, cylindrique, mutique; saillies sternales aplaties. 
Ecusson arrondi. Elytres dépassant le prothorax à leur nais- 
sance, arrondies aux épaules, allongées, parallèles, coupées 
obliquement à l'extrémité. Pattes médiocres; tibias postérieurs 
un peu plus longs que ceux des autres paires; premier article 
des tarses le plus grand. 


FRIXUS VARIEGATUS Thomson. 


Patrie : Inde. Long. 7 à 8 mill. ; larg. 2 à 3 mill, 


Pubescent; d’un gris sale, avec les antennes tachetées de 


22 


31/4 ARCHIVES 


brun; deux grandes taches brunes au milieu de la longueur des 
élytres, et un dessin irrégulier de même couleur au quart posté- 
rieur. Labre et palpes fauves. 


Taches ponctuées; reste du corps lisse. 


NYCTIMENE Thomson. 


Caractires génériques. « Voisin des Oberea. Linéaire. Tête ver- 
ticale, plus large à la base des mandibules. Yeux médiocres, 
échancrés. Antennes subfiliformes, dépassant le corps d'environ 
un tiers de leur longueur; premier article long, renflé d'avant 
en arrière; troisième un peu plus long que le quatrième; les 
suivants allant en diminuant de longueur jusqu'à l'extrémité. 
Mandibules robustes. Prothorax plus-ong que large, cylindrique, 
inerme; saillies sternales aplaties. Ecusson arrondi. Elytres 
dépassant le prothorax à leur naissance, arrondies aux épaules, 
très allongées, parallèles, fortement échancrées et quadri-épi- . 
neuses à l'extrémité. Pattes courtes, de longueur égale. Tarses 
un peu dilatés; premier article des postérieurs le plus long de 
tous. 3 


NYCTIMENE AGRILOIDES Thomson. 


Patrie : Java. Long. 43 à 14 mill.; larg. 3 mnill, 


Ron 


Tête et prothorax noirs; deux bäândes blanches partant des - 


ENTOMOLOGIQUES. 315 


yeux et s'arrêtant à l'extrémité de l'abdomen. Antennes brunes. 
Elytres de même couleur. Dessous du corps et pattes gris. 

Tête, prothorax et élytres obsolètement ponctués, la ponctua- 
tion espacée; celle-ci disparaît après le milieu de la longueur 
des élytres, sur lesquelles on aperçoit plusieurs lignes longitu- 
dinales obsolètes. Dessous du corps et pattes lisses. 


AGLAOPHIS Thomson. 


(Nom propre). 


Caractères génériques. Voisin des Hastatis. Corps allongé, 
épais. Tête verticale. Yeux petits, échancrés. Antennes n’at- 
teignant pas l'extrémité du corps chez les 4, un peu plus 
courtes chez les @ ; de onze articles dont le dernier est double, 
ce qui donne douze articles apparents ; premier gros; troisième 
beaucoup plus long que les suivants, qui sont. subégaux en lon- 
gueur. Dernier article des palpes maxillaires gros, allongé; 
dernier des labiaux plus gros encore, dilaté, subsécuriforme. 
Prothorax très convexe et bituberculé latéralement; plus long 
que large; saillies sternales aplaties. Ecusson arrondi. Elytres 
allongées, convexes, un peu plus larges aux épaules qui sont 
arrondies, et dépassent fortement la base du prothorax ; extré- 
mité échancrée et quadri-épineuse. Pattes longues; les intermé- 
diaires plus longues que les antérieures, et plus courtes que les 
postérieures ; cuisses renflées. Tarses subégaux ; premier article 
le plus long; le même article des postérieures plus long que ceux 
des autres paires. 


316 ARCHIVES 


AGLAOPHIS FASCIATA Thomson. 


Patrie : Inde. Long, 11 à 14 mill.; larg. 4 à 5 mill. 


D'un brun rougeûtre, avec des taches d’un jaune pâle pubes- 
cent. Antennes maculées de même couleur. Palpes fauves. Un 
grand nombre de taches irrégulièrement disposées sur les 
élytres, formant des bandes transversales aux tiers antérieur et 
postérieur, ainsi qu’au quart postérieur. Dessous du corps noir. 


Tête et prothorax pubescents, lisses. Elytres très finement 
pointillées, excepté sur les taches. Dessous du corps et pattes très 
finement pointillés. 


DISTENIA PEREGRINA Thomson. 


Patrie : Brésil? Long. 19 mill., larg. 5 mil!. 


Tête et prothorax noirs ; palpes jaunâtres ; antennes de même 
couleur, tachetées de noir à l'extrémité de chaque article. Ély- 
tres d’un brun foncé, avec des taches jaunâtres irrégulières. 
Dessous du corps d’un brun très foncé. Pattes jaunâtres, sauf 
l'extrémité des cuisses, et parfois celle des tibias, qui est 
noire. 

Allongé. Palpes grands; dernier article des maxillaires dilaté 
et coupé obliquement. Tête et prothorax ponctués; ce dernier 
uni-épineux latéralement, ayant deux saillies au milieu du 
disque. Élytres avec des séries longitudinales de gros points en- 
foncés, arrondies à l'extrémité. Dessous du corps très finement 
ponctué. Pattes lisses. 


Voisine de la D. undata Fabr. Amér. bor. 


ENTOMOLOGIQUES. 317 


PACHYTICON Thomson. 


(Pachyta, nom d'un genre de Cérambycides &xæv, portrait). 


Caractères génériques. « Facies des Pachyta; antennes ressem- 
blant à celles des Distenia. Tête avancée; un bourrelet à la base 
de chaque antenne. Yeux très grands, échancrés ; très rapprochés 
supérieurement; insertion des antennes à la base des ‘yeux. 
Antennes filiformes, grêles, environ trois fois aussi longues que 
le corps; premier article médiocrement long, arqué; troisième 
- à peine plus long que le quatrième; les suivants subégaux, sauf 
le dernier, qui est presque aussi long que les trois précédents. 
Palpes robustes et très grands, comme chez les Lepturites, à 
dernier article subovoïde. Mâchoires petites. Prothorax renflé 
d'avant en arrière, comme chez les Vesperus, inerme ; saillies 
sternales aplaties. Ecusson grand, allongé, coupé presque carré- 
ment à l'extrémité. Elytres dépassant notablement à leur nais- 
sance la base du prothorax; arrondies aux épaules, allant en 
diminuant de largeur jusqu’à l'extrémité qui est subaiguë; un 
peu atténuées vers le milieu de leur longueur. Pattes longues, 
grèles; les intermédiaires un peu plus longues que les anté- 
rieures, et plus courtes que les postérieures ; tarses allongés ; les 
postérieurs et le premier article de tous, les plus longs. 


PACHYTICON BRUNNEUM Thomson. 
Patrie : Cap. Long. 10 mill.; larg. 3 mill. 


D'un brun pâle. Tête et prothorax lisses; ce dernier sillonné, 
en arrière seulement. Elytres ayant une impression auprès de 


318 ARCHIVES 


chaque épaule, faiblement ponctuées antérieurement, lisses pos- 
iérieurement. Dessous du corps et pattes lisses. 


MASTODODERA. 


Mastododera B'anch. Hist. des Ins. IF, 
p. 164. ; 


Caractères génériques. Voisin des Toxotus dont il a le faciès. Tête 
avancée. Yeux arrondis. Antennes médiocrement fortes, de onze 
articles, les derniers légèrement aigus au bord externe ; nattei- | 
gnant pas l'extrémité du corps chez les 4, un peu plus courtes 
chez les Ç : troisième article à peine plus long que le quatrième ; 
les suivants subégaux. Palpes grands, les maxillaires plus longs 
et plus gros que les labiaux ; dernier article des maxillaires ova- 
laire, dernier des labiaux court, dilaté. Mâchoires robustes. 
Prothorax fortement renflé d'avant en arrière, mamelonné, 
‘coupé brusquement postérieurement par un sillon transversal 
très profond; saillies sternales aplaties. Ecusson allongé. Élytres 

. convexes, allongéés, dépassant fortement le prothorax, à épaules 
Saillantes et arrondies, diminuant sensiblement de largeur 
jusqu’à l'extrémité, où elles sont échancrées et bi-épineuses ; ces 
épines disparaissant souvent. Pattes robustes, allongées; les 
intermédiaires à peine plus longues que les antérieures, et 
sensiblement plus courtes que les postérieures ; plus courtes chez 
les , dont les cuisses intermédiaires et postérieures sont 
arquées. Tarses dilatés, à premier article le plus long; tarses 

. postérieurs les plus longs de tous. 

Genre fondé sur le Toxotus basalis d'Urville, Dej. Cat. 3° édit. 
p. 380. du 


ENTOMOLOGIQUES. 319 


M. Blanchard (loc. cit.) a désigné sous le nom de Mastododera, 
un genre qu'il a placé auprès des Pachyta, en le caractérisant de 
la manière suivante : « Corselet mamelonné. Palpes à dernier 
article oblong. » Cette diagnose est évidemment insuffisante, 
et M. Blanchard n’a pas même cité les espèces qui doivent ren- 
trer dans le dit genre. 


La 


OPHISTOMIS (Dej. Cat. 3° édit. p. 381) Thomson. 


Caractères génériques. Faciès des Strangallia. Allongé. Tête 
avancée; cou grêle. Yeux arrondis, saillants. Antennes de onze 
articles, ratteignant pas l'extrémité du corps chez les & , un 
peu plus courtes chez les  , dilatées à partir du sixième article ; 
troisième un peu plus long que le quatrième; les autres dimi- 
nuant de longueur jusqu’à l'extrémité. Palpes maxillaires à der- 
nier article ovoïde, plus long que les labiaux. Prothorax trapé- 
zoïdal, renflé d'avant en arrière ; bords postérieurs aigus ; saillies 
sternales aplaties. Ecusson arrondi. Elytres plus larges aux 
épaules où elles sont arrondies, échancrées et bi-épineuses à 
l'extrémité. Pattes intermédiaires un peu plus longues que les 
antérieures et plus courtes que les postérieures. Tarses dilatés ; 
premier article le plus long; les postérieurs plus de deux fois 
aussi longs que les antérieurs. 


Ophistomis fasciata Dej. Cat. 3° édit. p. 381. 


OEDECNEMA (Dej. Cat. 3° édit. p. 381) Thomson. 


Caractères génériques. Diffère des Strangallia par les caractères 
suivants : 


220 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


Taille plus robuste; corps plus large, moins allongé. Une 
petite saillie au milieu de la plaque mésosternale. Extrémité des 
élytres non épineuse. Cuisses postérieures des + fortement 
renflées ; tibias gros et arqués; chez les 9 , les pattes subégales 
en longueur. 

OEdecnema dubia Fabr. Syst. Eleut. 


MÉLANGES ET NOUVELLES. 


M. Samuel Stevens (24, Bloomsbury street, Londres) vient de 
recevoir deux beaux envois, dont l’un provient de Moreton-Bay 
(Nouvelle-Hollande), et l'autre de Delagoa-Bay (Natal). Cette 
dernière contrée lui a fourni, entre autres très belles espèces, 
l'Anthia Burchelli, ainsi que quelques Dicranorhina Derbyana. 
J’engage donc MM. les amateurs à s'adresser immédiatement et 
directement à M. Stevens. 


Un lettre de M. J. Bates n'’apprend que son frère, l'infatigable 
chasseur, se préparait à partir pour S.-Paulo (région de lAma- 
zone), où il espérait récolter de beaux insectes. Les vœux de 
tous les entomologistes l’y accompagnent. On attend prochaine- 
ment, en Angleterre, une collection d'insectes, recueillie récem- 
ment à Tabatinga par cet habile chasseur. 


VOYAGE ENTOMOLOGIQUE 


A LONDRES. 





Le 4 septembre 1857, je merendis chez M. Samuel Stevens 
avec l'intention de faire quelques emplètes entomologiques pour 
ma collection. Il ne sera pas inutile de dire en passant que ce 
naturaliste possède aujourd’hui le monopole des insectes les plus 
remarquables, qu’il vend généralement à des prix moins élevés 
que ceux qu’on achète en France, et sans les fabriquer ou leur im- 
poser des noms inédits de sa création, système aussi fâcheux que 
ridicule, contre lequel je me suis déjà élevé autre part ®. La 
plupart des marchands d'insectes se fournissant chez M. Stevens, 


(1) Natural History and General Agent, 24, Bloomsbury Street, Londres. 

(2) Monog. des Cicendélides, vol I. p. 25. Voici ce que j'ai dit à ce sujet : 
« Chacun sait que les marchands d'insectes, n’ont, en créant des espèces, d'autre 
but que celui d'élever le prix de leurs denrées entomologiques, c'est-à-dire d'aug- 
menter en proportion les dépenses des amateurs et d’embrouiller la synonymie. Ce 
système étant très facheux, je conseille fortement à ces derniers de rejeter tous 
les noms inédits d'espèces soi-disant nouvelles, qu'on leur vendra. Ces noms, 
suivis tantôt de celui d’un entomologiste connu, pour leur donner plus de valeur 
mercantile, tantôt d'un Mihi grotesque, que la vanité la plus ridicule voudrait, 
malgré les usages et les lois de la probité, imposer au monde scientifique, ont, en 
effet, le grave inconvénient de troubler l'amateur ou le monographe travail'ant sur 
les collections, et souvent même de le dérouter complétement. Pourquoi ces pré- 
tendus savantsne se contentent-t-il pas de la fabrication des insectes, de la pre- 
paration des rats pinçant de la guitare, et des grenouilles tirant l'épée? » 


3292 . ARCHIVES 


les entomologistes et les amateurs ont dès lors le plus grand 
intérêt à suivre l'exemple des premiers. 

Je terminerai par où j'aurais dû commener, en disant que j'ai 
acheté chez M. Stevens un grand nombre de belles espèces, 
dont la plupart étaient nouvelles. | 

Le soir même, j'ai rendu visite à M. le docteur Baly, qui 
- demeure 12, Southampton Terrace, Kéntish-Town, et possède 

une fort belle collection de Chrysomélides. Cet entomologiste, qui 
est l’auteur de plusieurs monographies sur cette intéressante 
famille, s'occupe en ce moment d’un grand travail sur les His- 
pites. J'ai vu dans sa collection deux genres voisins des Alurnus 
propres à l'Asie orientale, provenant de M. Wallace. 

M. Baly m'a fait observer que l’insecte publié par moi sous 
le nom de Octocladiseus flabellatus, Rev. et Mag. de z0ol. 1856, 
p.480; pl. 2h, fig. 6, avait été déjà décrit par M. Guérin, Icon. du 
R. An., p. 254, sous celui de Caloëluda flabellata ; maïs ce dernier 
auteur n'ayant pas donné une diaynose du genre en Hotte le nom 
d'Octocladiseus doit prévaloir. 

Le lendemain, je n’ai pas été assez heureux pour rencontrer 
(Royal Exchange, Lloyd’s oflice), M. Wilson Saunders, qui était 
absent. En revanche, j'ai pu voir chez M. Stevens (3, Clapham 
road, Kennington), les collections particulières de MM. Wallace 
et Bates. La première renferme un très grand nombre d'espèces 
nouvelles, principalement parmi les Carabides, les Curculionides et 
les Cérambycides, ainsi qu'une variété à taches très rouges de la 
Batocera Victoriana (Arch. Ent. I, p. 23, frontispice), et une autre 
variété à taches jaunes de la B. 8-maculata. La collection de 
M. Bates est également fort belle. 

Le dimanche matin, j'ai vu celle de M. Tatum (3, Georgestreet, 
Hanover square), se composant uniquement des familles de Cicin- 
délides et de Carabides, et qui est surtout très riche en espèces 
des anciens auteurs. Cette collection renferme un exemplaire de 


ENTOMOLOGIQUES. 329 


L'Eurymorpha eyanipes Hope, dont les élytres m'ont paru ne pas 
être soudées; il serait possible dès lors que cette espèce füt 
ailée, quoi qu’en ait dit M. Hope. Dans tous les cas, elle est par- 
faitement distincte de l'Æ. Mouffleti Fairmaire, Ann. Soc. Ent. 
1856, p. 95. 

Ayant eu occasion de visiter les jardins zoologiques de Regent’- 
park, j'ai observé que les insectes y sont représentés par un 
Dytiseus latissimus, renfermé dans une caisse en verre. 

Lundi matin, je fus reçu au British-Museum par M. Adam 

White, qui s'empressa, avec beaucoup d’obligeance, de me mon- 
trer les belles collections entomologiques de ce grand établisse- 
ment, el notamment les Cicindélides.et les Cérambycides. Ces col- 
lections sont superbes, et renferment des espèces de la plus 
grande rareté, parmi lesquelles je remarquai surtout les sui- 
vantes : Tetracha australasiw Hope, Nouvelle-Hollande, apparem- 
ment voisine de la T. A-signata. Cet insecte est ailé, et à quatre 
taches sur les élytres, qui sont largement bordées de même 
couleur; C. Hamiltoniana White, Madras; subcylindrique, allon- 
gée, verte, au labre grand et bombé, avec deux bandes jaunes 
longitudinales sur les élytres; €. shiva Parry; C. Dejeanii Hope ; 
le beau genre Psalidocoptus White, qui est aptère et voisin des 
Psalidognathus, ete. 

J'ai vu également au British Museum l'insecte £ sur lequel 
M. Waterhouse (Mag. of Nat. Hist. Mém. Séries IL. p. 156, n° 1, 
pl: 62, 1837) a fondé la Manticora latipennis, et j'ai constaté, 
avec beaucoup d’étonnement, qu’elle est ‘identique avec la 
M. Seabra de Klug (Linn. Ent. 4, p. 420, pl. 1, fig. 3 et 4, 1849. 
Ce dernier no métant postérieur à celui donné par M. Water- 
house à l'espèce actuelle, doit donc disparaître. Quant à l'espèce 
désignée par moi (Monog. des Cicindélides, vol. À, p. 7 et 8) sous 
le nom de M. latipennis Waterhouse, je lui ai substitué celui de 
M. nuyygaloïdes Thomson (Mon. des Cicind. E, p. 66). 


321 ARCHIVES 


À la séance du lundi soir 7 septembre de la Société entomolo- 
gique de Londres, je fus heureux de rencontrer Westwood, son 
président, et MM. Waterhouse, Janson, Sheppard, Baly, Pas- 
coe, etc. La séance ayant été ouverte à huit heures et demie, 
M. Stevens montra un exemplaire magnifique du Megalosoma 
Mars Reiche, provenant de M. Bates, qui l’a pris sur les bords 
de l’Amazone, ainsi qu'une boîte de Coléoptères recueillis à 
Célèbes par l’infatigable M. Wallace. La séance fut levée à dix 
heures. 

Le lendemain, je me rendis chez M. Warwick, naturaliste (23, 
New Street, près Surray Zoological Gardens), avec l'intention de 
lui acheter les Coléoptères de sa collection entomologique du 
Sylhet. Celle-ci se compose de 80 à 100 cadres, dont 15 de Coléo- 
ptères, renfermant 4 on 5,000 individus. Le prix de cette collec- 
tion entière est fixé à 200 1. ster. (5,000 fr.). Malgré toutes les 
offres que j'ai pu faire à M. Warwick, il a refusé de me montrer 
au delà de quatre cadres. 

Je me suis rendu chez M. Pascoe (Fern Lodge, Campden Hill, 
near Percy villas, end of Schefield Terrace), dont la demeure est 
assez difficile à trouver. Cet entomologiste s'occupe particulière- 
ment de Cérambycides, sur lesquels il a déjà publié des travaux 
importants. Sa collection, qui est fort jolie, renferme aujourd’hui 
un certain nombre de types que M. le professeur Lacordaire devra 
consulter lorsqu'il établira, sur une base nouvelle, la classifica - 
tion de la famille précitée. Cette collection renferme également 
le genre Psalidocoptus. 

M. Pascoe décrit en ce moment les Cérambycides nouveaux 
rapportés de l’Asie orientale par M. Wallace. 

Grâce au chemin de fer, Oxford n’est plus qu'un faubourg de 
Londres, et j'ai pu, dans le bref espace de deux heures, franchir 
les vingt lieues qui séparent la collection Hope du public ento- 
mologique de Londres. Cette collection, très riche en espèces 


ENTOMOLOGIQUES. 325 


des anciens auteurs, est déposée provisoirement dans le bâti- 
ment de Taylor’s Institute, et vient d’être confiée à la garde 
de M. Westwood, qui a bien voulu me la montrer. J’y ai remar- 
qué les espèces suivantes : Cicindela Horsfieldii Hope, qui est 
noire; labre grand, bombé; deux taches rondes, jaunâtres, après 
le milieu de la longueur des élytres; C. Erichsont, voisine de 
C. Vigorsü; Tetracha australasiæ (3 individus) ; Collyris grandis, 
le géant de ce genre, noir avec les pattes brunes. Un individu 
4 du Goliathus giganteus ; Batocera rubiginosa D rapiez; Cerosterna 
Sollii, Stanleyana, Cummingii Hope; Phosphorus angolator Fab. ; 
Ceroplesis molator ; Lamia mormorator Fab., etc. 

La collection particulière de Westwood, qui renferme un grand 
nombre d'espèces remarquables, entre autres le plus grand Hyp- 
pocephalus armatus que je connaisse, et quarante espèces de 
Paussus, sera fondue prochainement dans celle de Hope. 

Il m'a été impossible de voir la collection entomologique de 
l'East India House, ce musée étant fermé pendant tout le mois 
de septembre. 

Arrivant à parler de la manière dont les entomologistes anglais 
conservent et arrangent leurs collections, je dirai qu’elle laisse 
à désirer. Les tiroirs vitrés qui renferment ces collections sont 
très génants pour l’étude des insectes, et ceux-ci, généralement 
graisseux, Sont piqués au bas de courtes épingles. Le coup 
d'œil qui en résulte n’est donc pas très flatteur, mais pourrait 
être facilement corrigé à l’aide d’un peu de goût, et de Benzine 
Colas. 

En terminant ce récit, je ne puis m'empêcher de remercier 
mes collègues de la Société entomologiques de Londres de leur 
accueil amical, dont je conserve le meilleur souvenir, et pour 
lequel je les prie d’agréer mes remerciements sincères. 


NOTE 


SUR 


PLUSIEURS COLÉOPTÈRES. 





qe septembre 1857. 


Je ferai observer que ma Sfernodonta philosophica (Arch. Ent. L, 
D 126), me paraît n'être qu'une simple variété de la $. ducalis, 
Klug in Ermann p. 44, pl. 16. fig. 4, et Westw. (Arch. Ent. T1. 
p. 155, pl. 85, fig. 5). 

L’insecte sur lequel j'ai fondé mon genre Tetragono: ne 
(1857, Arch. Ent. 1, p. 116), et auquel j'ai donné le nom spéci- 
fique de Chrysomelina, avait déjà été décrit par M. Lucien Buquet 
(Rev. et Mag. de Zool. 1841, p. 194, sous le nom d’Anthaxia? 
(sic) quadrata. 

Le genre Canidia Thomson (Arch. Ent, I,.p. 198, me paraît 
être voisin des Hetæmis Halderman, Am. Phil. Trans. 10, p.54, 
et Dej. Cat. 3° édit. p. 374, fait que j'avais omis de mentionner. 

J'ai cité à tort sous le nom de Callopterix (Arch. Ent. p. 151 
et 189), le genre Collapterix Newman (Ent. Mag. 1838, p. 397). 

La Leprodera pleuricosta Dehaan (Arch. Ent. I, p. 179), me 
paraît être identique avec la L. Carcelii Guérin, in Bélenger. 
Voy. aux Indes orientales. 


APOCOPTOMA Kirby? Thomson, Arch. Ent. 1, p. 186. 


Caractères génériques. 4. Allongé, parallèle. Yeux longitudi- 
naux, échancrés. Antennes subfiliformes, dépassant fortement le 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 927 
corps; troisième article beaucoup plus long que le suivant. Pro- 
thorax mutique. Elytres ayant les épaules en saillie, arrondies 
postérieurement. Pattes courtes; cuisses renflées. Tarses assez 
STOS. 


Voisin des Oneideres. 





NOTICE MONOGRAPHIQUE 


SUR 


LE GENRE HEMICLADUS, DE LA FAMILLE DES LONGICORNES, 


Par M. Luc1EN Buquer. 


> 4 0 GO 0 


Paris, le 8 octobre 1857. 


Monsieur et cher Collègue , 


Pendant plus de vingt ans, j'ai été assez heureux pour être 
admis à consulter, presque chaque jour, la riche collection de 
M. le comte Dejean, dont l’ordre parfait et le classement métho- 
dique en rendaient l’étude si facile. 

3ien que ses occupations multipliées et une mort prématurée, 
n'aient pas permis à ce savant de donner les caractères de tous 
les genres qu'il a créés, et dont bon nombre sont seulement 
inscrits dans son dernier catalogue, publié en 1837, chacun de 
nous à pu apprécier cependant les services que ce catalogue 


328 ARCHIVES 


était encore appelé à rendre, attendu qu'il présentait à cette 
époque le résumé le plus complet des espèces de l’ordre des 
Coléoptères. 

La science, il est vrai, a fait de grands progrès depuis quel- 
ques années : quantité d'ouvrages importants ont paru successi- 
vement sur divers groupes de cette grande famille, sans parler 
du Généra de Lacordaire, dont nous possédons déjà quatre 
volumes, et qui est devenu le vade mecum de tout entomologiste 
sérieux. S'en suit-il de là que nous ne devions pas un souvenir à 
celui qui, disciple de Latreille, a guidé nos premiers pas avec 
une bienveillance qui ne s’est jamais démentie ? 

Mù par un sentiment de reconnaissance, j'avais eu la pensée 
de publier les caractères des genres de Longicornes, créés par 
M. le comte Dejean. Malheureusement le temps et les matériaux 
indispensables m’eussent souvent manqué, de sorte que je me 
suis vu dans la nécessité de renoncer à cette entreprise : mais 
voulant honorer autant qu’il était en moi la mémoire de cet 
illustre savant, je me suis contenté jusqu'ici de publier quelques- 
uns de ses genres inédits dans divers recueils périodiques, tels, 

par exemple, que les Annales de la Société entomoloyique de France, 
la Revue Cuviérienne, le Magasin de Guérin, etc. 

Le même motif n'a porté à m'occuper ces jours-ci d’un petit 
travail sur le genre intéressantci-après, peunombreux en espèces, 
travail que je joins ici, dans l'espoir qu'il pourra trouver place 
dans vos Archives. 


HEMICLADUS (Dej. Cat. p. 373, 1837) Buquet. 


Caractères génériques. Tête arrondie, assez large, convexe et 
penchée en avant. Yeux peu saillants. Antennes de la longueur 
du corps chez le + , un peu plus courtes chez la © , de onze arti- 


ENTOMOLOGIQUES. 229 


cles, le troisième et le plus long échancré à l'extrémité, les qua- 
trième, cinquième, sixième, septième articles à peu près d'égale 
longueur, aplatis et fortement élargis èn dehors, en forme de 
lamelles obtuses; les trois derniers plus minces et plus étroits, 
et à peu près d’égale longueur. Mandibules médiocres, cachées en 
partie par le labre qui est avancé et arrondi à l'extrémité. Palpes 
filiformes, cylindriques, dernier article le plus long, terminé en 
pointe. Prothorax cylindrique, un peu plus large que long, avec 
un petit tubercule ou épine plus ou moins saillante, au milieu 
environ des bords latéraux. Plaque inférieure mésosternale en 
triangle allongé, légèrement concave. Ecusson très petit, triangu- 
laire. Elytres allongées, convexes, coupées droit à la base, arron- 
dies aux épaules et à l'extrémité. Abdomen composé de cinq seg- 
ments, le dernier légèrement échancré dansles deux sexes. Pattes 
moyennes, cuisses plus ou moins renflées en massue. Tarses en 
triangle allongé, pubescents en dessous. 

Le caractère le plus saïllant de ce genre d’insectes consiste dans 
la forme des antennes, dont les articles intermédiaires sont exces- 
sivement dilatés extérieurement, particularité que l’on n’observe 
dans aucun autre du groupe auquel il appartient, et que Dejean 
classe après les Tetraopes. 


HEMICLADUS DEJEANII Buquet. 


Patrie : Cayenne. Long. 11 à 42 mill. ; larg, 4 mill. 


Tête d’un noir mat, très finement pointillée, avec une ligne 
enfoncée au milieu du front. Yeux bruns, moyens. Antennes d’un 
violet très foncé, sauf les deux derniers articles qui sont d’un 
noir Wat. Prothorax d’un gris verdâtre, un peu plus large que 
long, cylindrique, avec un petit tubercule à peine saillant ua peu 
au delà des bords latéraux, ponctué assez inégalement et couvert 

23 


390 ARCITIVES 


d’un duvet court, serré, penché en arrière. Ecusson très petit, 
excavé au milieu; élytres de la couleur du prothorax, coupées 
carrément à la base, avec une échancrure au-dessus des angles 
huméraux, légèrement déprimées au milieu, dans le sens de la 
longueur, fortement, mais inégalement ponctuées dans la partie 
avoisinant l’écusson, cette ponctuation assez serrée formant 
ensuite plusieurs lignes très distinctes de points enfoncés qui se 
rejoignent à l'extrémité. Pattes et dessous du corps d’un brun 
foncé parfois rougeàtre, recouverts d’une pubescence grisätre. 
Je dois cette espèce, aujourd’hui assez répandue dans les col- 
lections, à M. Leprieur aîné, qui le premier l'a découverte à 
Cayenne. 


HEMICLADUS THOMSONII Buquet. 
Patrie : Brésil. Long. 9 à 11 mill. ; larg. 3 à 4 mill. 


PI. 14, fig. h. 


Tête d’un noir mat, très finement pointillée, avec une ligne à 
peine marquée au milieu du front. Antennes entièrement d’un 
bleu foncé presque noir. Prothorax d’un noir mat, couvert de 
points enfoncés très rapprochés, avec une épine assez saillante 
dirigée en arrière, un peu au delà du milieu des bords latéraux. 
cusson petit, noir, excavé au milieu. Elytres légèrement pubes- 
centes, d'un brun rougeûtre ou rouge brique, coupées carrément 
à la base, avec une échancrure très peu marquée au-dessus des 
angles huméraux, légérement déprimées au milieu, dans le sens 
de la longueur, assez fortement, mais inégalement ponctuées en 
dessus, ne formant pas, comme dans l'espèce précédente, de 
lignes bien distinctes de points enfoncés. Dessous du corps et 
pattes noirs, recouverts d’une pubescence grisâtre. 

Cette espèce fait partie de la belle collection de M. James 
Thomson à qui je me suis fait un plaisir de la dédier. Elle se dis- 


ENTOMOLOGIQUES. 331 


tingue de la Dejeanii par son prothorax noir, plus épineux, d'une 
ponctuation plus serrée, par la couleur des antennes et des pattes, 
enfin par celle des élytres qui sont d’un rouge brique. 


HEMICLADUS CALLIPUS (Dej. Catal. p. 373, 1837) Buquet. 


Patrie : Brésil, Long. 12 mill. ; larg. 4 mill. 


PI. 14, fig. 5. 


Couleur générale d'un gris verdâtre avec un duvet court el 
très serré, qui ne laisse apercevoir aucune trace de ponctua- 
tion ni sur la tête ni sur le prothorax. Antennes d’un bleu foncé, 
sauf les trois derniers articles qui sont noirs. Prothorax aussi 
long que large, uniépineux de chaque côté. Ecusson assez petit, 
excavé au milieu. Elytres coupées carrément à la base, à peine 
échancrées au-dessous des angles huméraux, très légèrement 
déprimées au milieu, dans le sens de la longueur, avec plusieurs 
lignes de très petits points enfoncés assez distants les uns des 
autres, que l’on aperçoit à travers le duvet très serré qui les 
recouvre. Dessous du corps noir et pubescent. Pattes d’un beau 
bleu, avec toutes les cuisses annelées de jaune. Ce dernier carac- 
tère, le plus saillant de tous, suflirait à lui seul pour distinguer 
cet insecte des deux autres espèces du genre. 

Je vous réitère, Monsieur et cher collègue, l'assurance de mes 
sentiments affectueux et dévoués. 


Lucien Buouer. 


“sr Q © Q Q Qi —— + — 


DESCRIPTION 


NOUVELLE ESPÈCE DE LONGICORNE, DU GENRE ANCYLOCERA, 


Par M. Lucien Buquer (1). 


Paris, le 28 septembre 1857. 


ANCYLOCERA SALLEI Buquet. 


Patrie : Mexique. Long. 11 mill,; larg. 3 mill. 


Corps allongé ; tète d’un brun noir, petite, creusée, et légère- 
ment velue en avant des antennes, très fortement ponctuée en 
arrière. Prothorax d’un brun noir en dessus, deux fois plus long 
que large, presque cylindrique, légèrement renflé sur les côtés, 
fortement ridé transversalement, avec quelques points enfoncés 
à la base et à l'extrémité, une ligne longitudinale rouge au milieu, 
qui n’attéint ni le bord antérieur ni le bord inférieur, et une large 
plaque rouge également en dessous, de chaque côté. Ecusson 
brun, petit, pointillé. Elytres d’un rouge assez vif, parallèles, un 
peu rétrécies et coupées carrément à l'extrémité, très fortement 
ponctuées, principalement dans les deux premiers tiers de 
leur longueur, avec une ligne brune longeant la suture qui est 
relevée. Poitrine d’un brun noirûtre, pointillée ; segments abdo- 
minaux d’un rouge brique, pointillés également. Pattes noires, 
avec le haut des cuisses parfois rougeûtre. 


(4) Voir Rev. Zool. 1854, p. 344, et Arch. Ent. I, p.139. 


599 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 299 


Cet insecte, qui constitue la septième espèce du genre, doit 
prendre place à côté de la Rugicollis, dont il différe,par la plus 
grande longueur du prothorax, par la ligne rouge qui, chez le 
mâle seulement, se trouve au milieu, par les rides plus fortement 
marquées qui existent en dessus, enfin par la ligne suturale brune 
que l’on remarque sur les élytres. Il m'a été communiqué par 
M. Sallé qui l’a découvert au Mexique, et à qui je l'ai dédié. 


NOTICE MONOGRAPHIQUE 


SUR 


PHEVR GENRES DE LORENRORRES 


par M. LuciEN BuQuEr. 


Paris, 20 octobre 1857. 


Dejean, dans son Catalogue (3° édit, 1837, p. 378), a désigné, 
sous le nom de Hastatis, un nouveau genre de Longicornes fondé 
sur deux jolis insectes du Brésil, les ÆL. septemmaculatus et denti- 
collis, espèces que je possède depuis longtemps, et qui n'ont 
entre elles, il faut bien le reconnaître, aucune analogie ni de 
forme ni de couleur. Un examen minutieux m'a confirmé dans 
la pensée que j'avais eue autrefois que ces insectes ne peuvent 


391 ARCHIVES 


appartenir au même genre, attendu qu'ils offrent des caractères 
très différents. Le premier, en effet (H. septemmaculatus ), m'a 
paru devoir rentrer bien plutôt dans le genre Atelodesmis du 
même auteur, tandis que le second (H. denticollis) forme, avec 
deux autres espèces appartenant tant à la collection de M. Thom- 
son qu'à la mienne, un petit groupe tout à fait distinct. Je vais 
essayer de caractériser l’un et l’autre genre; et, afin de prévenir 
toute confusion, je donnerai la description des espèces. 


ATELODESMIS (Dej. Cat. 1837, p. 374) Buquet. 


Tête moyenne, convexe en dessus, à face verticale ou légère- 
ment penchée en avant. Yeux peu saillants. Antennes de onze 
articles filiformes, de la longueur du corps, plus ou moins 
velues ; le premier article assez long, épais, légèrement conique, 
le second très petit, presque triangulaire, les suivants à peu près 
d’égale longueur, sauf les deux derniers qui sont plus courts. 
Dans quelques espèces, les quatre premiers articles sont cou- 
verts d’une pubescence longue et tellement fournie qu’ils pa- 
raissent beaucoup plus gros que les suivants. Palpes filiformes, 
à dernier article terminé en pointe aiguë. Mandibules peu 
avancées, recouvertes en partie par le labre qui est arrondi. 
Prothorax cylindrique, plus long que large, uni-épineux de 
chaque côté. Ecusson très petit, arrondi au bout. Elytres con- 
vexes, plus ou moins allongées, coupées carrément à la base, 
arrondies aux épaules et à lextrémité. Plaque mésosternale 
légèrement creusée. Pattes médiocrement longues, cuisses plus 
ou moins renflées, premier article des tarses le plus long. Abdo- 
men de cinq segments, le dernier arrondi au bout dans le 4, 
très légèrement échancré dans la ®. 

Les espèces que je connais sont au nombre de cinq : quatre 
proviennent du Brésil, et une du Mexique. 


BNTOMOLOGIQUES. 299 


ATELODESMIS HIRTICORNIS Buquet. 


Patrie : Brésil. Long, 42 mill.; larg. 4 1/2 mill. 


Corps entièrement couvert d’une pubescence courte el tres 
serrée, d'un jaune fauve assez clair, mélangé de taches brunes 
qui lui donnent un aspect soyeux et marbré. Tête finement poin- 
tillée. Yeux, et les quatre premiers articles des antennes, qui 
sont entièrement recouverts de poils longs et serrés, d’un brun 
foncé, les articles suivants d’un jaune fauve annelé de brun à 
l'extrémité. Prothorax un peu plus large que long, faiblement 
pointillé en dessus, avec deux lignes longitudinales d'un brun 
clair au milieu, et qui tendent à disparaître à mesure qu’elles se 
rapprochent du bord antérieur. Ecusson brun, creusé au milieu. 
Elytres allongées, presque parallèles, finement ponctuées, cette 
ponctuation plus marquée et rapprochée dans la partie avoisi- 
nant l’écusson. 


ATELODESMIS VESTITA (Dej. Cat. 1837, p. 374) Buquet, 


Patrie : Brésil, Long, 13 1/2 mill.; larg. 4 1/2 mill. 


Corps d’un brun noirâtre brillant, avec çà et là des taches 
jaunâtres et soyeuses, mais plus particulièrement sur les côtés. 
Tête assez fortement ponctuée; yeux, ainsi que les quatre pre- 
miers articles des antennes, d'un brun rougeàtre; ces derniers 
couverts de poils noirs, longs et serrés, les cinquième, sixième 
et septième jaunâtres, annelés de brun à l'extrémité, les suivants 
de cette dernière couleur. Prothorax plus long que large, forte- 
ment ponctué en dessus, avec quelques rides transversales au 
milieu et une ligne ou bande jaunâtre de chaque côté. Ecusson 
jaunàtre également. Elytres allongées, presque parallèles, fine- 


2930 \RCIIVES 


ment et inégalement ponctuées: celle ponctuation beaucoup 
plus marquée à mesure qu'elle se rapproche de l'écusson. 
Dessous du corps et pattes jaunâtres. 

Cette espèce se distingue de la précédente par sa taille, qui est 
un peu plus grande, et sa coloration d’un noir brillant avec des 
taches jaunâtres. 


ATELODESMIS UNICOLOR Buquet. 


— pubicornis Chevr. in Litt. 


Patrie : Mexique Long. 14 mill.; larg. 4 mill. 


Corps entièrement couvert, lorsqu'il est frais, d’un pubescence 
très courte, serrée, et d'un jaune fauve assez clair, avec quelques 
taches inégales brunâtres. Tête sans ponctuation apparente. 
Yeux d’un brun marron. Les quatre premiers articles des an- 
iennes d’un gris foncé, recouverts de poils moins longs et moins 
touflus que dans les espèces précédentes, les articles suivants 
d'un jaune fauve, sauf les deux derniers qui sont noirs. Pro- 
thorax aussi long que large, faiblement pointillé en dessus avec 
deux bandes longitudinales plus foncées au milieu, qui se con- 
fondent et tendent à disparaître à mesure qu'elles se rapprochent 
du bord antérieur. Ecusson sans ponctuation apparente. Elytres 
assez courtes, finement pointillées dans la seule partie qui avoisine 
l’écusson. 

Cette espèce, par l'aspect des quatre premiers articles de ses 
antennes dont les poils sont relativement assez courts, forme 
le passage entre celles qui précèdent et les deux qui suivent. 


ENTOMOLOGIQUES. 397 


ATELODESMIS OCTOMACULATA Buquet. 
Hastatis 7-maculata Buq. in Dej. Cat. 1837, p. 374. 


Patrie : Brésil. Long. 12 1/2 mill. ; larg. 4 1/2 mill. 


Tête d’un jaune de soufre, avec une petite tache noire arron- 
die au milieu du front, et une autre en arrière de même couleur 
qui se confond avec le prothorax. Antennes d’un gris noir avec 
quelques poils courts, assez rares, uniformément répartis sur 
toute leur longueur. Prothorax jaune, pointillé en dessus, avec 
trois taches noires; une, de chaque côté, oblongue, placée au- 
dessous de l’épine latérale, la troisième, plus grande, arrondie, 
se trouve au dessus et s'étend jusqu’au bord antérieur. Écusson 
noir, creusé au milieu. Élytres d’un blanc de lait, avec quatre 
grandes taches noires; l’une, en triangle très allongé, au dessous 
de chaque angle huméral, une autre, arrondie et pointillée à la 
base, embrassant les deux élytres, enfin une quatrième, semi- 
circulaire à l'extrémité, et commuue aux deux élytres, qui n’at- 
teint ni la bordure ni la suture, et qui se trouve ainsi séparée en 
deux. Dessous du corps d’un jaune verdâtre. Pattes brunes. 


ATELODESMIS VIRIDESCENS Buquet. 


Hastatis grisèscens Buq. Olim. 


Patrie : Brésil. Long. 10 mill. ; larg. 3 mill. 


Corps entièrement d'un gris verdâtre, couvert de poils assez 
longs, couchés en arrière. Tête et prothorax ponetués; celui-ci, 
convexe en dessus, avec une petite côte longitudinale qui le 
divise par le milieu. Écusson sans ponctuation apparente. Élytres 
ponctuées dans toute leur longueur, mais plus fortement dans 
le premier tiers antérieur. Dessous du corps et pattes lisses. 


399 ARCHIVES 


HASTATIS (Dej. Cat. 1837, p. 378) Buquet. 


Tête petite, convexe en dessus, à face verticale. Yeux peu 
saillants. Antennes de onze articles filiformes, de la longueur du 
corps, légèrement pubescentes ; le premier article assez long, 
épais, légèrement conique; le second très petit, presque trian- 
gulaire; le troisième le plus long de tous; le quatrième un peu 
plus petit, et les suivants allant en diminuant insensiblement 
jusqu’au dernier, qui est terminé en pointe. Palpes filiformes, à 
dernier article le plus long, pointu également. Mandibules peu 
avancées, recouvertes en partie par le labre qui est arrondi. 
Prothorax cylindrique, plus large que long, uni-épineux de 
chaque côté, parfois tuberculeux ou avec une côte longitudinale 
en dessus. Écusson très petit, triangulaire. Élytres assez larges, 
presque planes, sinuées à la base, arrondies aux épaules et à 
l'extrémité. Plaque mésosternale légèrement élevée et avancée 
en pointe. Pattes courtes; cuisses à peine renflées; premier 
article des tarses le plus long. Abdomen de cinq segments, le 
dernier arrondi au bout dans le 4 , très légèrement échancré, et 
avec une ligne enfoncée au milieu dans la 9. 


Je connais trois espèces de ce genre, deux proviennent du 
Brésil et une de Cayenne. 


HASTATIS DENTICOLLIS (Dej. Cat. 1837, p. 378) Buquet. 


Patrie : Brésil. Long. 11 3/4 mill. ; larg. 4 mill. 


Couleur générale d’un jaune fauve soyeux. Tête avec une 
ligne longitudinale faiblement marquée au milieu. Mandibules 
et antennes noires. Prothorax ayant au milieu une bande longi- 


ENTOMOLOGIQUES. 299 


tudinale noire qui part du bord antérieur et n'atteint pas la base. 
Écusson sans ponctuation apparente. Élytres pointillées surtout 
à la base, avec une côte longitudinale faiblement marquée sur 
chacune d’elles, et une large tache d’un gris noirâtre à l’extré- 
mité, occupant le tiers environ de leur longueur ; cette tache est 
assez confuse antérieurement. Dessous du corps et pattes d’un 
noir de poix, avec les cuisses largement annelées de fauve. 


HASTATIS AURICOLLIS Buquet. 


Patrie : Brésil. Long. 10 mill. ; larg. 4 mill. 


Tête d’un jaune paille et soyeux, avec une tache noire, trian- 
gulaire au milieu. Antennes et mandibules noires. Prothorax de 
la couleur de la tête avec laquelle il se confond, ayant une ligne 
ou côte longitudinale au milieu partant du bord antérieur ou 
elle est plus large, mais n’atteignant pas la base. Écusson jaune 
également, sans ponctuation apparente. Élytres d’un noir luisant, 
pointillées dans toute leur longueur, mais plus fortement dans 
leur tiers antérieur, avec une côte longitudinale très marquée 
sur chacune d'elles. Dessous du corps et pattes noires. 

Cet insecte est unique dans la collection de M. James 
Thomson. 


HASTATIS SIGNATICORNIS Buquet. 


Patrie : Cayenne. Long. 10 mill. ; larg. 4 mill. 


Couleur générale d'un noir assez brillant, plus particulière 
ment sur les élytres. Tête faiblement pointillée et creusée entre 
les antennes; leur premier article rougeâtre dans les trois 
quarts de sa longueur, les suivants annelés de gris à la base, à 
l'exception des quatre derniers qui sont entièrement d'un 


340 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


blanc sale. Prothorax pointillé, avec trois tubercules assez 
saillants au milieu, placés en triangle. Écusson très petit, se con- 
fondant absolument avec les élytres qui sont pointillées dans 
toute leur longueur, mais plus fortement dans leur premier tiers 
antérieur, avec quelques atomes grisâtres, vermiculés sur les 
côtés et à l'extrémité. Dessous du corps d’un noir soyeux à 
reflets grisâtres. Pattes fauves, avec le bas des jambes et les 
tarses noirs. 


Cette espèce a été découverte à Cayenne par M. Leprieur 
ainé. 


Nora. Le genre Cacodæmon, créé par moi (Arch. Ent. 1, 
p. 153), me paraît être identique avec celui d’Amphisternus de 
Germar. La description du C. cerberus (p. 155) étant erronée, 
je compte en donner prochainement une diagnose claire et 
détaillée. 


DESCRIPTION 


TROIS ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES. 


ce D D a — — 


1‘* octobre 1557, 


BARALIPTON Thomson. 


Caractères génériques. $. Voisin des Ægosoma. Tête avancée. 
Yeux réniformes, éloignés supérieurement. Antennes de onze 
articles; troisième ét quatrième échancrés à l’extrémité interne: 
les sept derniers légèrement imbriqués, carénés à la surface 
interne; premier article armé d’une forte épine vers l’extré- 
mité; troisième le plus long de tous, aussi long que les six sui- 
vants réunis: une forte échancrure demi-circulaire au-dessous 
de la base des antennes. Mandibules petites, peu allongées. 
Palpes médiocres, à articles gros, courts, subégaux; dernier 
de tous coupé carrément à lextrémité. Prothorax transver- 
sal, un peu plus large en arrière, armé dé six épines, dont 
quatre aux bords latéraux antérieurs et postérieurs, et deux 
vers le tiers postérieur; saillie prosternale en forme de plaque 
allongée ; saillie mésosternale peu apparente. Elytres dépassant, 
à leur naissance, la base du prothorax ; allongées, convexes, 
bordées latéralement, arrondies aux épaules, légèrement atté- 
nuées sur les bords latéraux au tiers postérieur, arrondies à 
l'extrémité, et biépineuses à celle de la suture qui est tournée 
en dehors. Abdomen plus court et moins large que les élytres. 


342 ARCHIVES 


Pattes antérieures plus courtes que les intermédiaires, qui sont 
moins longues que les postérieures. Tarses gros et courts. 


Je ne connais pas l’autre sexe de ce genre remarquable ; tou- 
tefois les caractères suivants me paraissent suflisants pour devoir 
l'éloigner des Ægosoma : Premier article des antennes armé 
d'une épine; mandibules plus petites; palpes beaucoup moins 
longs ; prothorax armé de six épines. 


BARALIPTON MACULOSUM Thomson, 


Patrie : Asie orient, Long. Al mill.; larg. 14 mill. 


PI, 44, fig. 1, 


Tête, prothorax, écusson, taches sur les élytres, dessous du 
corps et pattes d’un jaune pubescent soyeux; mandibules et an- 
tennes noirs ; palpes bruns, tachetés de fauve; disque des élytres 
d'un brun marron. 

Tête lisse; les quatre premiers articles des antennes raboteux ; 
mandibules granulées supérieurement, lisses à leur extrémité ; 
une ligne médiane partant de l’échancrure demi-circulaire placée 
à la base des antennes, et disparaissant bientôt après. Prothorax 
inégal, bosselé, à ligne médiane peu apparente mais assez pro- 
fonde ; épines latérales antérieures obtuses; épines postérieures 
aiguës ; quelques granulations noires sur le disque. Elytres lisses ; 
deux carènes parallèles à la suture se rejoignant au tiers posté- 
rieur, pour n'en plus former qu'une seule qui s'arrête avant 
l'extrémité; une petite carène très courte sur chacun des bords 
latéraux postérieurs; quatorze taches assez irrégulières sujettes 
à varier, savoir : six antérieurement; deux courant le long de 
la suture ; quatre après le milieu de la longueur des élytres, et 
deux à leur extrémité. Dessous du corps et pattes finement et 
densément granulés, surtout où le duvet a été effacé. 


ENTOMOLOGIQUES. 313 


APOMECYNA TIGRINA Thomson. 


Patrie : Java. Long. 41 mill. ; larg. 3 à 4 mill, 


D'un brun châtain. Une ligne noire longitudinale au milieu, 
et deux points blanchâtres vers le sommet de la tête. Labre, 
mandibules, et organes buccaux noirs. Deux bandes noirâtres, 
transversales, sur le prothorax. Elytres ayant également plu- 
sieurs de ces bandes, mais confuses et mal limitées, surtout 
antérieurement et postérieurement ; six dessins blancs formés 
par des petites taches réunies ensemble ; les deux premiers au 
tiers antérieur, en forme de demi-cercle, ouvert du côté de la 
suture ; les dessins intermédiaires, vers le tiers postérieur, en 
forme d’> ; les dessins postérieurs, vers l'extrémité, formant 
deux bandes transversales qui se réunissent à la suture. Quelques 
petites taches blanches, confuses, sur l'abdomen. 

Allongé, parallèle. Tête finement et largement ponctuée. Pro- 
thorax plus long que large, inerme, ayant quelques points en- 
foncés, obsolètes. Elytres offrant des séries longitudinales de 
points enfoncés assez peu apparents; coupées obliquement et 
subcarrément à l'extrémité. Dessous du corps et pattes poilus, 
non ponctués. 


PLATYPUS WALLACEI Thomson. 


Patrie : Bornéo. Long. 14 mill.; larg. 4 mill. 


Noir, sauf les élytres qui sont presque entièrement d’un brun 
marron clair. 

Cylindrique. Tête granulée; palpes (mutilés). Prothorax sub- 
quadrangulaire ou à peine plus long que large, échancré latéra- 
lement, sinué en arrière, lisse. Ecusson petit, triangulaire. 


3h ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES, 


Elytres environ de deux fois la longueur du prothorax, parallèles 
jusqu'au quart postérieur, où elles sont un peu déprimées, for- 
tement biépineuse et échancrées à l'extrémité; ayant des séries 
longitudinales'de points peu apparents. Dessous du corps lisse, 
garni de poils fauves. Pattes aplaties, élargies, surtout les posté- 
rieures; les antérieures et les postérieures munies d’une épine 
à l'extrémité; lisses. Tarses longs, grèles, à prémier article le 
plus long. 


Dédié à M. Wallace, qui a découvert cet insecte. 





MELANGES ET NOUVELLES. 


1e décembre 1857. 


M. le professeur Schaum vient de m'envoyer la première partie 
de sa Faune des Coléoptères de la Grèce, renfermant les Cicin- 
delidæ, les Carabidæ, les Distiscidæ et les Gyrinidæ. Ce travail, 
dont je dois signaler le mérite et l'importance, sera vivement 
apprécié par les entomologistes. 


La collection de Coléoptères du Sylhet de M. Warwick, vient 
d’être achetée par M. le comte de Mniszech. 


Je viens de recevoir plusieurs exemplaires de Julodischema 
Lacordairei (Arch. Ent. I, p. 165), chez lesquels le prothorax et 
les élytres sont parsemés de taches brunes. 


DE M. GUÉRIN-MÉNEVILLE 


ET 


DE TROIS EUMORPHIDES. 


Simple Dédicace pouvant servir de Préface. 


À MM. le marquis de Saint-Paul, H. Daroll, L. Rache et H. Lucus. 


Messieurs et honorables arbitres, 


Permettez-moi de vous dédier ce petit mémoire où votre nom 
devait figurer nécessairement, puisque vous avez bien voulu in- 
tervenir dans le débat qui s’est élevé entre M. Guérin-Méneville 
et moi. Mon adversaire avait pris l'engagement de s’en rapporter 
à votre amicale justice, en vous soumettant la liste de ses nom- 
breux griefs et de ses non moins nombreuses demandes en répa- 

24 


216 ARCHIVES 


ration. Je la remets ici sous vos yeux, et sous ceux du publie, 
puisque M. Guérin-Méneville a cru devoir faire appel à la publi- 
eité. 


Je reproche à M. Thomson : 


{0 D'avoir manqué à ses engagements, dans la transaction qui à eu 
ieu entre nous lorsqu'il a voulu acquérir les Carabiques de ma collection 
qu'il n'avait pas; 

20 D'en avoir fait autant relativement à mes Hispides ; 

30 D'avoir refusé de payer une somme due pour tirage à part et qu'on 
avait oublié de porter sur sa facture ; 

4 De s'être approprié des descriptions de genres et d'espèces décrits 
par moi dans un manuscrit sur les Eumorphides que je lui avais confié, 
descriptions qu'il a publiées avant moi en retardant l'impression de mon 
manuserit, ce qui me pose comme les lui ayant volées. 


Du reste, quand il m'a demandé de signer mon travail avec moi, je ne 
lui ai pas refusé, ne voulant pas blesser grossièrement son amour-propre, 
mais je n'ai pas consenti, Car cette association ne m'offrait aucun 
avantage pour mon travail, qui était complet, et auquel il n'aurait rien 
DJOUTÉ eee que des erreurs et son nom. 


En conséquence, je demande que MM. les arbitres veuillent bien statuer 
sur les quatre griefs ci-dessus mentionnés, et dont les détails sont au 
dossier que je dépose entre les mains de MM. Reiche et Lucas, nommés 
par moi. 


En résumé, mes prétentions sont : 

1° Que M. Thomson exécute dans son entier le marché primitif de mes 
Carabiques ; 

20 Qu'il me remette une vraie petite collection d'Hispides; 

3° Qu'il régularise le compte du tirage à part dans lequel il y a une 
erreur dont il a voulu profiter ; 

4e Qu'il imprime la deuxième partie de mes Études sur les Eumor- 
phides de suite, quand je lui en remettrai le manuscrit, avec une 


ENTOMOLOGIQUES. 347 


deuxième planche au trait, en me remettant gratuitement, et aussitôt 
l'apparition de sa livraison, qui ne pourra être retardée de plus de quinze 
à vingt jours après la remise de mon manuscrit, un tirage à part de 
cinquante exemplaires, texte et planches, des deux parties; 

50 Comme réparation, qu'il me donne son ouvrage complet sur les 
Cicindélides et ses Archives entomologiques, tant que ce recueil se conti- 
nuera, m'engageant à les annoncer dans ma Revue de trois en trois 
livraisons ; 

6° Enfin, payer la composition de ma notice qui allait paraitre dans le 
numéro d'octobre de ma Revue zoologique, numéro retardé outre mesure 
à cause de M. Thomson. 

En décidant que M. Thomson fera les réparations et restitutions que je 
demande, MM. les arbitres feront justice. 


Signé : GUÉRIN-MÉNEVILLE. 


Paris, ce 22 novembre 1857. 


A cette kyrielle d'accusations et de réclamations, vous avez 
bien voulu répondre par la sentence suivante : 


ARBITRAGE RÉGLÉ LE 15 DÉCEMBRE 1857 SUR LES PRÉTENTIONS 
EXPRIMÉES PAR M. GUÉRIN-MÉNEVILLE, ET COMBAITUES PAR 
M. J. Trouson. 


Arbitres : MM. le marquis de Saint-Paul, Deyrolle, Reiche et Lucas. 


Les arbitres sus-nommés, vidant le différend entre les parties, croient 
devoir proposer comme justes et équitables les points suivants : 


948 ARCHIVES 


1e La note que M. Guérin se proposait d'imprimer dans la Revue x00- 
logique et qu'il a communiquée, imprimée en placards aux arbitres, sera 
supprimée ; 

20 M, Thomson paiera à M. Guérin, pour solde de tous comptes jusqu'à 
ce jour, une somme de quinze francs quarante centimes, qu'une erreur 
l'avait empêché de reconnaître comme légitimement due ; 


30 M. Thomson ayant pris l'engagement de donner à M. Guérin une 
collection d'Hispides, composée de quarante espèces, la remise de cette 
collection parait utile dans un bref délai; 

40 M. Guérin paraissant avoir droit à quelque faveur de la part de 
M. Thomson, ce dernier insérera dans un des plus prochains numéros de 
ses Archives entomologiques la suite du travail de M. Guérin sur les 
Eumorphides, intitulée Deuxième partie, avec une planche au trait. Le 
manuscrit de ce travail devant préalablement être accepté par les arbitres 


soussignés. 


(Suivent les signatures.) 


Pour copie conforme, 


REICHE. 


Cette sentence n'a pas été, à ce qu'il paraît, du goût de M. Gué- 
rin-Méneville, car il en appelle de votre jugement à celui du 
public; je ne croyais pas que cela fût possible, et il me semblait, 
au contraire, que les convenances les plus ordinaires comman- 
daient à mon adversaire de respecter une décision qu'il avait 
lui-même provoquée, et à laquelle il avait pris l’engage- 
ment de se soumettre d'avance. Je me trompais sur un point 
comme sur l'autre. On à toujours à apprendre quelque chose 
de nouveau avec des hommes comme M. Guérin. Non content 
de recommencer, devant la Société entomologique, un procès 


EMTOMOLOGIQUES. 349 


que je croyais vidé par vous, il le porte maintenant devant les 
lecteurs de son journal, en publiant l'article dont vous aviez 
ordonné la suppression. Il faut donc bien, malgré moi, que je le 
suive sur ce nouveau terrain. Vous me rendrez, je l'espère, 
Messieurs et honorables arbitres, cette justice que ce n’est point 
ma faute si cette grande querelle, que vous aviez bien voulu 
prendre la peine d’apaiser, se trouve ranimée de nouveau. 

Agréez, Messieurs et honorables arbitres, mes remerciements 
ei l'assurance de ma respectueuse considération. 


JAMES THomsox,. 


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DE M. GUÉRIN-MÉNEVILLE 


ET 


DE TROIS EUMORPHIDES. 


CHAPITRE [°. 


À sommaire, sommaire et demi, — Le tonnerre-Guérin. — Je suis l’'exem- 
ple de mon adversaire. — Terribles accusations. — Ni regret ni repentir, 
— Où le lecteur doit frémir. — Souvenir classique. — Collaboration et 
repentir. — Rapt de Coléoptères. — Histoire d'un manuscrit. — M. Gué- 
rin-Méneville inventeur de l’entomologie appliquée. — La Revue z00- 
logique. — M. Guérin-Méneville s'indigne contre le luxe en matière 
d'entomologie. — Je me permets de lui donner un conseil à ce sujet. — 
Longanimité de M. Guérin-Méneville, — La Providence veille heureu- 
sement sur lui, — L'inventeur de l'entomologie appliquée et la postérité. 
— Les flèches du Parthe. 


Avez-vous lu le foudroyant sommaire qui précède le factum de 
M. Guérin-Méneville (1)? C'est un roulement en quarante lignes, 
le bruit lointain annonçant le tonnerre près d’éclater. J'ai suivi 


(1) Rev. el Mag, de zool,, 1857, p. 565. 


302 ARCHIVES 


l'exemple qui m'était donné, et je me suis lancé dans le som- 
maire à mon tour. J’ai fait comme mon adversaire, qui en tire 
un assez bon parti, lisez plutôt son article : Longanimité. — En- 
durcissement. — M. Thomson ne manifeste pas méme le regret d’avoir 
posé un confrère en plagiaire, ete., ete. Terribles accusations! 
L'homme longanime, c'est M. Guérin-Méneville, cela va sans 
dire ; l'endurci, le relaps, l'homme qui ne témoigne aucun re- 
pentir, pas même un simple regret, c’est moi! et pourtant j'ai 
exposé mon confrère à l’odieuse accusation de plagiat. Le lecteur 
frémit déjà, sans doute, et ne prononce plus mon nom qu’en 
tremblant. J'espère qu’il voudra bien cependant m’écouter un 
moment sans trop de défaveur ; il verra peut-être que je ne suis 
pas aussi criminel que M. Guérin-Méneville veut bien le dire. 

Deux entomologistes vivaient en paix, trois £umorphides sur- 
vinrent, et voilà la guerre allumée. Amour, tu perdis Troie ! il 
s’agit ici de l’amour des Coléoptères, amour que je porterais 
jusqu’à la frénésie, puisque, selon mon adversaire, je ne recu- 
lerais, pour l'assouvir, ni devant le rapt, ni devant la violence. 
Rassurez-vous, lecteurs, ma passion ne saurait aller jusque là ; 
elle ne perd jamais le calme et la dignité qui conviennent à l'ami 
véritable de la science. Mais revenons aux deux entomologistes 
en question. 

Is vivaient en paix, ai-je dit, non seulement en paix, mais en 
intimité scientifique assez grande, puisqu'ils poussaient cette 
intimité jusqu’à la collaboration; les deux noms de Guérin-Mé- 
neville et de Thomson devaient être inscrits fraternellement au 
bas d’un mémoire sur les Eumorphides. En partant pour le Midi, 
où il allait, s’il faut en croire une lettre dont nous parlerons, faire 
de l’entomologie appliquée, science nouvelle dont il est l’inven- 
teur, M. Guérin-Méneville me confia le manuscrit d’un travail ré- 
digé en 1834, sur la collection Dejean, et ayant pour ütre : Maté- 
riaur pour une monographie du grouedes Eumorphides, que je lui avais 


ENTOMOLOGIQUES. 393 


demandé, dit-il, pour l'insérer tel qu'il était, avec mention de sa 
date (1834), dans mes Archives entomologiques. Ces pauvres Archives, 
pour le dire en passant, ne sont pas tout à fait du goût de l’in- 
venteur de l’entomologie appliquée ; ce puritain de la science 
s’en prend au luxe des planches. Ce luxe, pourtant, M. Guérin- 
Méneville ferait peut-être sagement de limiter, Sa Revue ne s’en 
trouverait pas mal; j'ai entendudire à biendes gens, que 25 francs 
par an, C'était payer un peu cher quelques descriptions d'insectes, 
surtout lorsque le texte ne rachète pas toujours la faiblesse des 
dessins. Mon adversaire n’épargne pas non plus le texte des Ar- 
chives, contre lequel il lance, en fuyant, quelques flèches de Par- 
the; cependant, il veut bien reconnaitre que, grâce au mérite des 
peintres, ce modeste recueil n’est pas sans rendre quelques ser- 
vices à la science, notamment, lorsqu'il insère les travaux de 
M. Guérin-Méneville. Ceci nous amène au fatal mémoire. Arrê- 
tons-nous un instant, etprenons des forces pour continuer ce récit. 

Le mémoire était donc entre mes mains. Qu’'ai-je fait de ce 
dépôt sacré? Je lai violé, et, au lieu de le publier dans mes 
Archives, j'ai frauduleusement copié la description de plusieurs 
genres et espèces, dont je me suis donné comme le légitime pro- 
priétaire, enlevant ainsi à M. Guérin-Méneville la gloire de ses 
patientes et laborieuses recherches. C’est là ce qui s'appelle 
jouer un mauvais tour à un savant. M. Guérin-Méneville me 
l'aurait pardonné, cependant, à ce qu'il assure. Cet homme lon- 
ganime m'aurait laissé à mes remords et à la vengeance quelque- 
fois tardive, mais toujours sûre, de la Providence, s’il ne s'était 
agi que d’une question d'argent ; mais il s'agissait d’une ques- 
tion de réputation, et, sur ce terrain, M. Guérin ne transige 
pas. L’inventeur de l'entomologie appliquée plagiaire ! Que dirait 
la postérité. 

Examinons pourtant les choses de sang-froid, et passons au 
chapitre suivant. 


391 ARCILIVES 


CHAPITRE II. 


SOMMAIRE. — La propriété scientifique. — A quoi reconnait-on un proprié- 
taire ? — Divers genres de preuves. — Impossibilité où est M. Guérin- 
Méneville d'en fournir une seule. — Les larmes de M. Guérin-Méneville. 
— Le danger de porter un nom saxon —Linnée et Fabricius.— Reproche 
que je me permets d'adresser à quelques successeurs de ces deux grands 
hommes.— La modestie de M. Guérin-Méneville. — Le Moniteur et les 
journaux. — M. Guérin-Méneville part, M. Guérin-Méneville revient. — 
M. Guérin-Méneville, la santé des chenilles, et l'avenir de la sériciculture 


française. — La réclame — L'entomologie en actions, — M. Guérin- 
Méneville directeur d’une maison de santé pour les vers à soie. — La 
grippe des chenilles. — La pâte de Nafé et le sirop de Lactucarium 


appliqués à l’entomologie. 


La propriété d’une œuvre scientifique est aussi sacrée que 
celle d’une œuvre littéraire, artistique ou industrielle, s’écrie 
avec chaleur M. Guérin-Méneville, et il a parfaitement raison. 
Ce n’est pas moi qui m'inscrirai jamais en faux contre cette 
assertion. Seulement, il faut que la propriété soit la propriété, 
qu’elle n’appartienne qu'à un seul individu. Ces Coléoptères 
sont à moi! Rien de plus facile à dire. Il s’agit maintenant de le 
prouver. Je les ai publiés le premier. Voyons la preuve. 
M. Guérin-Méneville se gardera bien de la donner, car, il me 
serait trop facile de lui montrer que les genres dont il parle, 
ont été décrits par d’autres que par lui, bien avant la rédaction 
de son fameux travail (1). En vérité, il y a de quoi rire des 
larmes que verse mon célèbre confrère en entomologie, en son- 
geant qu'on pourra l’accuser de m'avoir emprunté ses descrip- 


(4) Voir p. 36». 


ENTOMOLOGIQUES. 309 


tions ; qu’il se rassure à cet égard, que la paix et la tranquillité 
rentrent dans son âme troublée ; qu'il cesse de réclamer une 
propriété imaginaire, et des biens qui ne sont ni à lui ni à 
moi. 

Surtout qu'il daigne prendre en patience mon nom dont la 
consonnance saxonne parait agacer horriblement ses nerfs si 
sensibles. J'ai le tort grave de faire suivre de ce nom, que je ne 
croyais pas si barbare, mes descriptions d'espèces nouvelles, ou 
réputées nouvelles, comme il dit avec une si ingénieuse malice. Où 
est le mal, je vous le demande? Linnée et Fabricius, répond-il 
sévèrement, nagissaient pas ainsi; et pourtant leurs noms sont 
parvenus à la postérité. Linnée et Fabricius, dont j'honore la 
mémoire, et surtout quelques-uns de leurs successeurs, auraient 
peut-être mieux fait d’épargner au lecteur la peine de feuilleter 
une centaine de pages pour chercher leurs noms, qu'on ne par- 
vient pas toujours à trouver. M. Guérin-Méneville, qui prèche la 
modestie aux autres, devrait bien songer un peu à lui-même. J’ai 
entendu bien souvent les gens sérieux s’égayer aux dépens de 
mon adversaire, et de la manie qu’il a de mettre son nom sous 
les yeux du public. Le Moniteur et d’autres journaux constatent 
avec le plus grand soin, tantôt que M. Guérin-Méneville vient 
de partir pour le Midi, tantôt qu'il est de retour. Le but de 
ces voyages est sans doute fort important. Il s’agit du salut des 
chenilles, et de l'avenir de la sériciculture française; mais mon 
docte confrère me permettra de croire, cependant, qu'il n’est pas 
tout à fait étranger à la publicité donnée à ses excursions. Linnée 
et Fabricius n'auraient pas agi ainsi; mais, de leur temps, on 
ne connaissait pas la réclame, on n'aurait point songé à appli- 
quer l’entomologie, ni surtout à la mettre en actions. Puisse du 
moins la santé des chenilles profiter des pérégrinations de 
M. Guérin-Méneville. Hélas ! les journaux annonceront bientôt 
le départ de mon adversaire pour le Midi, car on n'assure que 


396 ARCHIVES 


les malheureux vers à soie soumis à l’entomologie appliquée 
dans la maison de santé de M. Guérin-Meneville sont décimés 
par une épidémie. Espérons que ce ne sera que la grippe, et 
que leur médecin les tirera facilement d'affaire en les traitant 
par la pâte de Nafé et le sirop de Lactucarium. 


CHAPITRE IE. 


SOMMAIRE. — Le Cacodæmon cerberus. — Une victime innocente, malheu- 
reuse et persécutée. — De Paris à Tombouctou. — M. Guérin et la 
seconde vue. — L’entomologie appliquée au commerce. — M. Guérin 
marchand d'insectes en gros et en détail. — Un avertissement paternel. 
— Feu la collection de M. Guérin-Meneville.— L'étonnement des savants 
anglais. — Ce que coûte un insecte sorti de la boutique de M. Guérin- 
Méneville. — Harpagon entomologiste. — Un honneur qu'on ne saurait 
payer trop cher. 


M. Guérin-Méneville, qui est un homme fort spirituel, 
comme chacun sait, prend à partie, dans son article, un 
Cacodæmon cerberus, que je me suis permis de décrire. Que 
lui a donc fait cet infortuné Coléoptère? M. Guérin-Méneville 
est pour lui sans pitié, il l’accable des plus mordantes raille- 
ries. Quoi! lui dit-il, seigneur Cacodæmon cerberus, vous pré- 
tendez avoir deux longues épines très minces, prenant naissance 
aux angles latéraux antérieurs du prothorax, non loin de la 
suture, dont la première antérieure, la seconde postérieure ? 
C'est comme, si vous disiez, avoir rencontré deux hommes 
dont une femme, être monté dans deux greniers dont une 
cave, et autres facéties du même genre. On aime à voir qu'un 
si grand savant ait tant de gaîté, tant de verve. Qu'il me per- 
mette seulement de lui dire que, n'ayant pas mon C. cerberus 


ENTOMOLOGIQUES. 397 


sous les yeux, il lui est bien difficile de savoir au juste comment 
il est fait. C’est comme si M. Guérin disait : « Hier, dans mon 
cabinet situé n° 4, rue des Beaux-Arts, à Paris, j'ai examiné 
deux insectes, dont un à Tombouctou; j'ai fait venir, pour juger 
les couleurs de ce tableau, deux experts, dont un aveugle. » Il 
est vrai que M. Guérin est peut-être doué de la seconde vue. 
Pour ma part, je n’en serais pas surpris. Cela m'expliquerait 
comment il a pu juger, à Paris, la structure d’un Coléoptere 
présentement à Berlin, où il figure dans une collection que J'ai 
prêtée à M. le docteur Gerstæcker, un honorable savant de 
cette ville, sans se douter, des croupières que lui taille en 
ce moment l'impitoyable M. Guérin. 

Mon adversaire termine ce factum, qu'il appelle un avertisse- 
ment paternel, en m'offrant son avis, ses notes, sa bibliothèque, 
et sa collection ; pourquoi pas aussi sa plume brillante et légère ? 
Merci, généreux philantrope, homme paternel, merci! ce que 
vous nommez votre collection ressemble à ces rameaux dépa- 
reillés que les gentillâtres de campagne appellent pompeusement 
leur arbre généalogique. Trop de quartiers, hélas! manquent 
maintenant à cette collection que vous n'offrez, pour qu'elle 
puisse figurer au livre d’or de la science; elle n’est plus, à 
l'heure qu'il est, que le chaos divisé par boîtes. Avant de mettre 
au jour l’entomologie appliquée à l’agriculture, vous aviez 
inventé l'entomologie appliquée au commerce. Vous étiez mar- 
chand d'insectes en chambre, vous vendiez des insectes en gros 
et en détail. J’en sais quelque chose, moi qui ai vu l’étonne- 
ment de nos confrères d'Angleterre en apprenant le prix auquel 
J'avais acquis de vous plusieurs espèces, et certaines familles 
de Coléoptères. Je ne m'en suis jamais plaint, quoique vous ayez 
prétendu avoir été traité par moi d'Harpagon entomologiste ; je 
sais trop bien qu’on ne saurait payer trop cher l'honneur de pos- 
séder des insectes ayant appartenu à M. Guérin-Méneville, 


308 ARCHIVES 


CHAPITRE IV. 


SOMMAIRE. — Un errata monstre. — Calembourg d’entomologiste. -— 
Lettre d'un confrère à son jeune anu.— Les préludes d’un placard. — 
Les choses agréables et les choses désagréables de M. Guérin-Méneville, 
— Le post-scriptum d'une lettre du même. — Il est pour la première 
fois question d’un arrangement. — La branche d'olivier et le glaive. — 
Je persévère dans mon endureissement. — Avant cette détermination, 
j'éprouve un remords. — Pourquoi? — Le seul arrangement qui convint 
à ma dignité. — Nous nous adressons à des arbitres. — Sentence pro- 
noncée par eux. — Elle a le malheur de n'être pas du goût de M. Guérin- 
Méneville. 





Je crois avoir répondu à toutes les accusations de l’article de 
M. Guérin-Méneville. C’est l’histoire de l'article lui-même qui 
est une chose curieuse. 


« Rentrez un instant chez moi, faites cet effort, il ne s’agit pas seulement 
d'un errata monstre, mais bien de choses qui peuvent vous être agréables 
ou qui peuvent faire le contraire. La chose presse, car ma Revue va être 
sous presse, » 


Ainsi m'écrivait M. Guérin le 29 octobre de l’année dernière. 
Passons sur le calembourg qui termine ce paragraphe. Jaime à 
croire que mon adversaire est ordinairement mieux inspiré. 
mais de quelles choses agréables pouvait-il être question? Je 
l'ignore encore. Quant au reste, c'était évidemment l’article qui 
montrait déjà le bout de l'oreille. 


ENTOMOLOGIQUES. 399 


Le 1/4 novembre, nouvelle lettre plus pressante ; dans la pre- 
mière, je n'étais que le cher confrère de M. Guérin; dans celle-ci, 
il m'appelle son jeune ami : 


« Avant de me décider à publier des choses qui ne peuvent vous ètre 
agréables, j'ai attendu jusqu’au dernier moment, retardant même outre 
mesure l'apparition de ma Revue zoologique pour vous donner le temps. 
.…... Venez me voir demain dimanche, et arrangeons-nous convena- 
NME S---.. .… Il va sans dire que nous pouvons arranger les choses de 
manière à ce que votre dignité et votre amour-propre soient tout à fait 
sauvegardés dans l’arrangement qui pourra intervenir entre nous. » 


Cette dernière phrase formait le post seriptum de la lettre à 
laquelle était jointe la copie manuscrite de l’article auquel je 
viens de répondre. Ainsi, le paternel M. Guérin se présentait 
tenant d’une main la branche d’olivier, de l’autre le glaive. 

Le remords bien naturel de retarder l'apparition de la Revue 
zoologique est le seul sentiment, je l'avoue, que m'’ait fait éprouver 
la lecture des épîtres de M. Guérin. Malgré toutes les avances 
de cet homme longanime, j'ai persévéré dans mon endurcisse- 
ment. Le seul arrangement qui convint à ma dignité, était une 
bonne et valable sentence d’arbitres comme celle que j'ai obte- 
nue, et qui n’a pas eu le bonheur de contenter mon adversaire, 
comme on le verra dans le chapitre suivant. 


360 ARCHIVES 


CHAPITRE V. 


SOMMAIRE. — Les métamorphoses d'un manuscrit, pour faire suite à celles 
de Pierrot. —M. Guérin lance son réquisitoire. — Ma réponse. — La 
Société entomologique de France transformée en cour d'assises scienti- 
fiques.— Un entomologiste à la tire ou à l'américaine. — Un pensionnat 
à l'usage des chenilles. — L'écrin de M. Guérin-Méneville, — Grave 
erreur de date commise par le susdit. — L'indignation de l’ex-gérant du 
Cheptel. — L’artiele-escopette. — Souvenir de Gil-Blas. — Rendons à 
Redtenbacher ce qui n'appartient pas à M. Guérin-Méneville. — Je me 
console de n'être pas le collaborateur de ce grand homme.— Petite 
dissertation sur le mot flibustier. — De la mélodie en matière d'insectes. 
— M. Guérin-Méneville parrain universel des insectes. — Les Carabus 
chinois. — Le placard de Damoclès. — Un Knownothing scientifique. 
— Le juge Lynch de l’entomologie. — Soustraction frauduleuse dont 
je suis accusé. — Cette soustraction s'élève à 15 franes 40 centimes. — 
M. Guérin-Méneville et son talent pour la satire. — Influence du car- 
naval sur un entomologiste. — Déridons la science. — Les eauses 
crasses de l’entomologie. 


Nous touchons au moment où le manuscrit menaçant de 
M. Guérin-Méneville va se transformer en placard, en attendant 
de se métamorphoser en article. C’était le 23 décembre 1857, 
à la Société entomologique; on allait procéder au renouvelle- 
ment annuel du bureau et du comité de publication. Confiant 
dans la justice arbitrale, croyant à son inviolabilité, ne songeant 
plus à M. Guérin, j'attendais le moment de déposer mon vote, 
lorsque M. le Président annonce que, entre autres communi- 
cations, il a reçu une lettre de M. Guérin-Méneville, dont il va 
donner lecture à la Société. 

Cette lettre, c'était le factum en question. 


ENTOMOLOGIQUES. 501 


On m'assure que mon adversaire avait longtemps hésité s'il 
ne fulminerait pas lui-même son réquisitoire du haut de la tri- 
bune (qu’on me passe cet anachronisme ambitieux) de la Société 
entomologique, et S'il ne m'écraserait pas sous le poids de son 
éloquence ; on ajoute même que, sorti de chez lui dans le but 
que je viens d'indiquer , il avait jugé plus prudent de rentrer au 
logis à la moitié du chemin, et de faire parvenir sa vengeance au 
moyen d'un commissionnaire. 

J'étais présent, et j'ai tout entendu. Voici ma réponse dans la 
séance suivante * 


Monsieur le Président, 


M. Guérin-Méneville, dans une lettre en date du 23 décem- 
bre 1857, dont il m'a été donné communication, dirige contre 
moi des accusations, qui, si elles étaient prouvées, me met- 
traient au ban de lentomologie. Cette science, si paisible de sa 
nature, ennemie des débats personnels, aura donc ses procès 
célèbres, car vous me permettrez de porter ma défense à votre 
Tribunal, et de repousser les allégations aussi blessantes pour 
l'homme que pour l’entomologiste. Ce n’est pas ma faute si 
notre Société, ordinairement si calme, et tout entière à des tra- 
vaux plus en harmonie avec son but, se trouve momentané- 
ment transformée en cour d'assises scientifiques. Mais l’accusa- 
tion à parlé, il faut bien que l'accusé prenne à son tour la parole. 

Le réquisitoire de M. Guérin-Méneville qualifie nettement, il 


562 ARCHIVES 


faut lui rendre cette justice, le fait qui n'est imputé; il s’agit 
d’un attentat à la propriété scientifique, crime prévu par le 
Code pénal, et réprouvé par les lois aussi bien que par la 
morale. Je suis accusé de faire le manuscrit du prochain, 
comme on fait le foulard ; en un mot d’être un entomologiste à 
la tire, où plutôt à l'américaine, et je m'étonne que ce trait ne 
figure pas dans le factum de mon accusateur, qui est fort plai- 
sant, comme vous pourrez en juger; mais ne parlons pas de ce 
vol à la tire, ce n’est qu'un simple délit, et, comme j'ai eu 
l'honneur de vous le dire, j'ai commis un crime véritable. 

M. Guérin-Méneville est non seulement un théoricien célèbre 
comme le monde entier le sait, mais encore un homme de pra- 
tique des plus distingués. La zoologie appliquée à l’agriculture, est 
une science de son invention. Le Cheptel, qui a dû peut-être sa 
splendeur à cette découverte, s'est éteint après avoir brillé 
du plus vif éclat à la quatrième page des journaux, et à la 
Bourse ; il a vécu ce que vivent les roses et beaucoup de 
découvertes par actions, l'espace d’une liquidation. Comme sa 
lettre le prouve, notre savant et intrépide collègue ne s’est 
point découragé ; il a imaginé une nouvelle science à laquelle 
il a donné le nom de zoologie appliquée; sa lettre ne dit 
pas à quoi elle s'applique, mais je suppose que c'est à la 
sériciculture. Auteur d'une méthode pour apprendre aux vers 
à soie l’art de filer leur cocon, que la nature leur enseignait 
trop mal, M. Guérin-Méneville s'était rendu dans le Midi pour 
ouvrir un pensionnat à l'usage des pauvres chenilles arrié- 
rées, et c'est pendant son absence que le crime dont il m'ac- 
cuse à été perpétré. 

Candide et naïf comme tous les hommes d'application, 
M. Guérin-Méneville en partant m'avait confié, dit-il, le ma- 
nuscrit d’un travail rédigé en 1834 sur la collection Dejean, 


ENTOMOLOGIQUES. 363 


et ayant pour titre : Matériaux pour une Monographie du groupe 
des Eumorphides, manuscrit que je lui avais demandé, s'il faut 
l'en croire, pour l'insérer tel qu'il était, et avec mention de 
la date de sa rédaction (153) dans mes Archives entomologiques. 
Il ignorait sans doute, et je ne le soupconnais guëre plus que 
lui, car ce que l’homme connaît le moins hélas! c’est lui-même, 
que la nature n'avait doué de la protubérance du vol moral de 
Coléoptères. Entrainé par ce déplorable penchant, violant la 
propriété qui m'était confiée, dépositaire infidèle, j'ai dérobé, à 
lécrindeM. Guérin-Méneville les genres et les espèces qu’effron- 
tément j'ai livrées à l'impression, et dont je me suis paré, geai 
scientifique, comme des plumes d’une autre paon, dans une 
notice ayant pour titre : Description d'un genre nouveau de la 
famille des Eumorphides et de quelques espèces qui rentrent dans 
cette division. Comme pièce de conviction il vous apporte 
la sixième livraison de mes Archives, contenant la susdite 
notice. 

Vous le voyez, Monsieur, je reproduis scrupuleusement l'acte 
d'accusation: criminel audacieux, je ne dissimule rien, je n’at- 
ténue rien. Toul se trouve mentionné, mème la circonstance 
aggravante de préméditation, car M. Guérin-Méneville a soin 
de l’insinuer dans sa lettre, la publication de son travail a été 
retardée par des motifs qu'il s’abstient de rechercher; quels 
pouvaient donc être ces motifs, si ce n’est ceux de consommer 
plus à mon aise mon crime, et d'établir par l'antériorité de ma 
notice une sorte d’alibi en ma faveur. Mais ce n’est pas tout 
encore! pendant que des amis communs s’occupaient à régler 
amiablement le différend, rompant la trève de Dieu et des arbitres, 
j'ai sans pudeur profité des renseignements qu'ont pu me donner 
les pièces loyalement fournies aux débats par mon adversaire, 
pour rectifier les erreurs qu'il avait signalées dans mon travail 


364 ARCHIVES 


sur le genre Cacodæmon, et notamment sur mon Cacodæmon 
cerberus. 

Mon antagoniste se trompe ici de date. La lettre dans laquelle 
il veut bien rectifier mon Cacodæmon, n'a été adressée avant 
l'arbitrage, puisqu'elle est datée du mois d'octobre 1857. J'en ai 
profité, en effet, pour redresser une erreur, comme €’était mon 
droit et mon devoir, et je pouvais penser que la lettre de 
M. Guérin-Méneville ne n'était pas envoyée dans une autre 
intention. 

Il eût été à désirer, puisqu'il est question d'arbitrage, que 
M. Guérin-Méneville eût respecté aussi bien que moi toutes les 
convenances à cet égard. J'ai, selon mon adversaire, assez 
d’autres torts sur la conscience, pour que je tienne du moins à 
repousser celui-là, car la kyrielle de mes attentats est déjà pas- 
sablement fournie. Violer un dépôt, dérober les Eumorphides 
du prochain, rectifier frauduleusement le genre Cacodæmon, 
qu'est-ce que tout cela à côté du préjudice immense que je cause 
au journal dont M. Guérin-Méneville est le directeur immaculé ? 
Que vont dire les savants, qui, de tout l’univers et de mille 
autres lieux, lui confient leurs travaux, s'ils prévoient que 
M. Guérin-Méneville ferme les yeux sur l'attentat dont il est 
la victime? Ne seront-ils pas autorisés, s’écrie-t-il douloureu- 
sement, par cette lâche complaisance, à croire qu’il est disposé 
à agir à leur égard comme on a agi envers lui? Je conçois 
que, à cette seule pensée, l'honorable ex-gérant du Cheptel 
n'ait pas hésité à me trainer devant la justice entomologique, 
et à me dénoncer à la vindicte de notre chère Société. Il veut 
bien me faire grâce, dit-il dans le placard annexé à la lettre, 
de la justice ordinaire. En vérité, je lui en suis bien recon- 
naissant. 

Ce placard, Monsieur le Président, est une pièce assez curieuse, 


ENTOMOLOGIQUES. 369 


el mérite qu'on s'y arrête. Votre justice ne suflit pas, à ce qu'il 
paraît, à M. Guérin-Méneville. Tout en s'adressant à vous, il à 
soin de faire sortir de sa poche le petit bout d’un article commi- 
natoire, qui joue un peu dans cette affaire, permettez-moi de le 
dire, le rôle de l’escopette du routier de Gil-Blas. I ne s’agit 
point ici d’une aumône, encore moins d’une de ces contributions 
que certains journalistes arrachent à la peur de leurs victimes ; 
mais enfin, il y a chantage et chantage, et je me suis laissé dire 
que le chantage au placard pourrait bien avoir été inventé par mon 
ingénieux adversaire, pour m'amener à me jeter à ses genoux et 
à lui demander grâce. Il faudra qu'il cherche un autre moyen. 
J'ai lu le terrible placard, je rends justice à la grâce, au piquant, 
à la finesse de style qui le distinguent; je suis fier, presque 
heureux d'avoir fait produire un tel chef-d'œuvre à l'esprit 
français ; pourtant il faut bien que j'essaie de répondre tant bien 
que mal à ce merveilleux factum, qui, je l'espère, ne restera pas 
inédit. 

Non, Monsieur le Président, je n’ai point pris à M. Guérin- 
Méneville, comme il le prétend, les genres : Orestia et Leiestes. 
et cela par beaucoup de raisons; la première, qui me dis- 
pense des autres, c’est qu'ils ne lui appartiennent nullement ; 
ils sont la légitime propriété de M. Redtenbacher, qui les a dé- 
crits et publiés bien avant que mon adversaire ait cru devoir 
élever ce grand débat (1). Comment un entomologiste de sa force 
a t-il pu ignorer cela ? 

Quant au genre Quirinus, Sur lequel il lui plaît également 
de mettre l’'embargo, j'aflirme, et tous ceux qui me connaissent 


(1) Orestia Redt., Gatt. Deut. Kæf, Faun., p. 121, genre 532, Vienne, 1845; 
et Faun. Austr., 1849, p. 199, n° 188. 

Leiestes Redt, loc, cil., 1845, p. 121, genre 533; et Faun, Austr., p. 200, 
n° 189, 


366 ARCHIVES 


m'en croiront facilement, sur parole, que sa description était 
terminée dans mes notes, bien avant que le manuscrit mis par 
moi en coupe réglée m'ait été confié. 

M. Guérin-Méneville s'était engagé à le signer avec moi, ce 
fameux travail sur les £umorphides, qui doit transmettre sa gloire 
à la postérité la plus reculée ; il avait daigné consentir à unir son 
nom auguste à mon-nom obscur, et il a manquéà sa parole. Si 
vous m'en voyez consolé, Monsieur le Président, c’est.qu’on se 
console de tout dans ce monde, même de n’être pas le collabora- 
teur de M. Guérin-Méneville. 

Mon accusateur me reproche encore d’avoir changé le mot 
français flibustier en substantif latin flibuster (1). Eh mon Dieu, que 
lui fait cet innocent barbarisme ? 11 s’en suit, ajoute-t-il, avec 
cette ironie pleine de gräce qui le caractérise, qu’en prenant ce 
nom comme titre d’un genre renfermant une espèce dédiée à 
M. Thomson, on obtiendrait, en suivant la méthode de quelques 
entomologistes, ennemis irréconciliables du génitif, la dési- 
gnation suivante : Flibustier-Thomson. Le trait est piquant, et je 
le livre à l'admiration des gens de goût. Je suis un peu de l'avis 
de mon contradicteur, pourtant; il est des cas où l’on n’a pas 
besoin de se donner la peine de traduire, et où il vaut mieux 
arriver directement au même résultat. En ouvrant le dictionnaire 
latin, je tombe précisément sur l'adjectif fallax. Choisissant ce 
mot pour désigner un genre nouveau, dont l’une des espèces 
serait dédiée à mon honorable collègue, je lintitule Fallax 
Guérin, et tout le monde pourra apprécier cet hommage. 

Pour désigner deux Curabus de la Chine (2), j'ai employé deux 
noms chinois : Hien-Foung, le fils de la lumière, et son compéti- 


(1) Eucamptus flibuster Thomson, Rev. et Mag, de Zool., 1856, p. 475. 
(2) Arch. Ent., I, p. 165 et 166. 


ENLOMOLOGIQUES. 367 


teur Tien-Te, le chef des mystérieux révoltés du céleste empire ; 
ces désignations ne trouvent pas grâce devant le purisme de 
M. Guérin-Méneville. Quoi de plus naturel, cependant, que de 
donner à des insectes chinois des noms qui rappellent leur patrie ? 
Ces noms sont baroques, dit-il; pas plus baroques que ceux de Æa 
rakera, Hornsehuch, Vladzimirsky, Losnikoff, Zakharschewski, Scha- 
myl, et une foule d’autres plus étranges encore, et adoptés 
cependant par la science. En réalité, il n’y a pas de nom baroque ; 
le nom si harmonieux de Guérin-Méneville horripilerait un 
dilettante de Canton. La Chine fournira peut-être un jour à 
l’Europe des entomologistes aussi distingués que l’ex-gérant du 
Cheptel. Sera-t-il défendu de leur dédier des espèces? D’ail- 
leurs, jusqu'où s’étendra cet ostracisme ? Faudra-t-il désormais 
demander à M. Guérin-Méneville, avant de baptiser une 
espèce, si son nom ne choque pas ses oreilles délicates ? 
S'instituera-t-il enfin de son autorité privée, le parrain universel 
des insectes ? 

De tout temps, ça été pour les savants une distraction ou une 
innocente manie, de rappeler dans une fleur, dans une plante, 
dans une coquille, dans un simple Coléoptère même, le souvenir 
d’un grand événement contemporain ou d’un grand homme. 
M. Guérin-Méneville, malgré sa haute influence, ne parviendra 
pas à détruire cette habitude séculaire et traditionnelle qui ne 
fait aucun tort à la science. Qu'il me laisse donc appeler mes 
deux Carabus chinois Hien-Foung et Tien-T6, ou qu'il tonne 
également contre ceux de nos confrères qui ont donné à deux 
insectes le nom de Napoléon et de Schamyl, car, si je me suis 
trompé sur ce point, il devrait savoir que c’est en assez bonne 
compagnie. 

Du reste, Monsieur le Président, si je supporte, avec une 
philosophie qui vous surprend peut-être, les coups terribles que 


568 ARCHIVES 


me porte mon adversaire, c'est que j'ai eu le loisir de m'y pré- 
parer. Il y a longtemps que M. Guérin-Méneville tient son placard 
de Damociès suspendu surma tête. Il m’en a fait épuiser d’avance 
toutes les terreurs. Je pourrais montrer plus d’une lettre dans 
laquelle, avec un art savant et les gradations les plus raffinées, il 
balance le factum aigu sur ma faible nuque, menaçant à chaque 
instant de couper le fil qui le retient. Cette correspondance est 
curieuse, Monsieur le Président ; tantôt, entre des choses 
agréables ou désagréables qu'il peut livrer à limpression, 
M. Guérin-Méneville me laisse le choix; tantôt sa clémence se 
lasse, et il ne parle plus que de lancer l’excomunication, si je ne 
m'arrange pas avec lui. 

Un autre à ma place auraic tremblé sans doute ; mais, faisant 
un appel à cet esprit audacieux dont mon spirituel adversaire 
veut bien gratifier mon pays, et me posant résolument en Know- 
nothing devant les menaces de ce juge Lynch de l’entomologie, 
je me suis dit : il y a des arbitres à Paris! C’est une dure 
extrémité dans laquelle me plaçait M. Guérin-Méneville, car 
on n'aime pas trop à déranger les gens de leurs travaux pour 
les forcer à endosser la robe et le rabat, à perdre leur temps 
à écouter de misérables contestations d’'amour-propre où d’in- 
térêt; mais enfin je me suis résigné, et j'ai suivi mon accu- 
sateur devant nos juges respectifs. Il s’y est présenté, flanqué 
d’une énorme pancarte contenant la liste de ses griefs. Vous 
connaissez les plus considérables, Monsieur le Président, et je 
vous ferai grace des autres, ainsi que de la série des réparations 
exigées par M. Guérin-Méneville (1). 

J'ai toujours entendu dire, et j'ai toujours compris qu’en 
s'adressant à des arbitres, on prenait davance l'engagement 


(1) Voir nage 5/6. 


ENTOMOLOGIQUES. 369 


d'honneur d'exécuter leur sentence. Ce sont non seulement des 
juges, mais encore des témoins. C’est ainsi du moins que l'ont 
toujours entendu dans les pays jeunes, comme dans ces pays 
vieillis au milieu de la civilisation, auxquels M. Guérin-Méneville 
paraît si fier d’appartenir, les gens de cœur, jaloux de leur 
dignité personnelle et de celle d'autrui. 

D'où vient donc qu'au mépris de toutes les convenances, mon 
adversaire vient étaler à la publicité de nos séances, un factum 
dont nos honorables arbitres ont ordonné la suppression? Les 
décisions de la sentence arbitrale n’ont-elles pas été exécutées ? 
N'a-t-il point reçu les quinze francs quarante centimes dont il 
m'a accusé d'avoir voulu le fruster ? La collection d'Hispides 
composée de quarante espèces, n'a-t-elle pas été mise à sa dis- 
position? Et, puisque les arbitres ont décidé que M. Guérin- 
Méneville paraissait avoir droit, non à un dédommagement ou à 
une indemnité, mais à quelque faveur de ma part (ce sont les pro- 
pres expressions de la sentence), me suis-je refusé à insérer 
dans un des plus prochains numéros de mes Archives entomologi- 
ques, la suite du travail de M. Guérin-Méneville sur les Eumor- 
phides, avec une planche au trait, lorsque le manuscrit de 
ce travail aura été préalablement examiné et accepté par les arbi- 
tres ? Telle est l'unique faveur à son égard que les juges m'aient 
imposée. Il en est une autre pourtant que je prétends lui 
faire de mon plein gré : celle d'oublier parfaitement ses pe- 
tites médisances, ses petites rancunes et ses petits pam- 
phlets. 

J'espère, Monsieur le Président, que vous et mes honorables 
collègues me rendrez cette justice, que j'ai fait tous mes 
efforts pour éviter des débats personnels qui répugnent tou- 
Jours aux gens comme il faut. Je me le devais à moi-même, 
à vous, et j'ose le dire à la science, que je cultive, sinon 


370 ARCHIVES 


avec succès, du moins avec un .dévouement désintéressé, 
comme elle veut être cultivée. 11 y a des gens, je le sais, qui 
ont une opinion différente, et qui pensent que le scandale 
n’est pas toujours un moyen à dédaigner, quand il s’agit de 
servir ses intérêts. Je ne prétends pas que M. Guérin-Méneville 
soit de cet avis; un peu d’amour-propre est permis à un écri- 
vain si fin, si délicat; il n’a pas voulu, sans doute, en être pour 
ses frais d'esprit, et il s’est laissé aller au plaisir bien naturel 
de mettre ses collègues dans la confidence de son talent pour la 
satire. Je ne lui en veux point pour cela. Qui sait d’ailleurs si 
un autre motif ne l’a point guidé? Peut-être a-t-il pensé qu’à 
cette époque du carnaval où nous entrons, il n’était pas défendu 
de dérider un peu la science, et de faire en sorte que l’entomo- 
logie, comme autrefois la justice, eût ses jours consacrés aux 
causes grasses. 


Agréez, Monsieur le Président, l'assurance de ma respec - 
tueuse considération. 


JAMES THomsoN. 


Paris, le 14 janvier 1858. 


2 0 


ENTOMOLOGIQUES. 371 


MORALE. 


La morale de tout ceci, est que M. Guérin-Méneville n’a 
fait une querelle d'allemand ; que manuscrit, placard, ou article, 
son acte d'accusation ne repose sur rien de sérieux, et qu'il 
vient de faire, ce qu’on appelle vulgairement, une mauvaise 
campagne. 

Je m'abstiendrai, en finissant, de répondre aux allusions 
grossières que M. Guérin-Méneville se permet sur ma nationalité ; 
le bon goût des lecteurs français en a déjà fait justice. Il y a des 
gens qui se livrent d'autant plus facilement à l'injure qu'ils y sont 
moins sensibles. M. Guérin-Méneville s’est laissé entrainer sur 
un terrain où un homme bien élevé ne saurait le suivre. 


00 HD" 





FRAGMENTS 
D’ANATOMIE ENTOMOLOGIQUE 


SUR LES BUPRESTIDES. 


Par M. LÉON Durour. 


La lecture d’un excellent mémoire de mon ami le docteur 
Laboulbène, sur l'appareil de la digestion et de la reproduction de 
l'Anthaxia manca (1), m'a mis à même de fouiller dans des dos- 
siers de vieille date et d’en exhumer quelques bribes d'anatomie 
entomologique, qui, sans cette circonstance, eussent été con- 
damnées à un éternel oubli. 


ARTICLE 1°, SUR L'APPAREIL DIGESTIF DU Capnodis tenebrionis. 


Durant mon dernier séjour à Madrid, en juin 1854, j'eus 
occasion de me livrer à la dissection du mâle et de la femelle 
de ce Buprestide, dissection rendue très difficile par son tégu- 
ment dur et cassant. Cet appareil se compose des glandes sali- 
vaires, du canal alimentaire, et des vaisseaux hépatiques. 


(1) Archiv. Ent., tom, I, p. 204, 1857. 


37! ARCHIVES 


1° Glandes salivaires. 


De chaque côté du bord occipital de la tête, on voit sortir 
de dessous celui-ci, un tube d’une extrême brièveté suivi tout 
aussitôt d’une glande papilleuse ou vésiculeuse subdiaphane, 
allongée, qui traverse tout le thorax pour se terminer au détroit 
thoraco-abdominal par un bout libre, flottant, borgne. 

Quand on déchire cette grêle guirlande pour en étudier 
l’intime texture, on trouve qu’elle consiste en un tube central 
hérissé dans sa périphérie de vésicules papilliformes, oblongues, 
qui s’y abouchent. 

Ces vésicules sont l’organe essentiellement sécréteur de la 
salive; le tube axal en est le réservoir; le canal excrtteur est 
le col court dont j'ai parlé, et qui transmet la salive à la 
bouche. 

Jusqu'à cette dissection du C. tenebrionis, je n’avais jamais 
trouvé ni dans les Buprestides, ni dans aucun Coléoptère penta- 
méré, la moindre trace de l'existence d’une glande salivaire. 
Aussi, lorsque je découvris cet organe dans les deux sexes de 
notre Capnodis, je considérai et je considère encore ce fait comme 
nouveau pour la science. M. Laboulbène ne fait point mention 
de cet organe dans l’Anthaxia. Sa petitesse, dans ce dernier 
insecte, qui est d’une taille de beaucoup inférieure à celle du 
Capnodis, aura peut-être éludé l’habileté de son scalpel. Peut- 
être aussi n’y existe-t-il point. On doit donc, dans une science 
qui, comme l’entomotomie, est encore pour longtemps au ber- 
ceau, être sobre de généralisations et de règles. 


% Canal alimentaire. 


Il mesure trois fois la longueur du corps de l’insecte ; il est 


ENTOMOLOGIQUES. 379 


plus ou moins filiforme, musculo-membraneux, ployé en anses 
ou en flexuosités. 


L'æsophage est si court qu’à peine déborde-t-il la tête, tandis 
qu'il est proportionnellement beaucoup plus long dans les Bu- 
prestides suivants : 


manca, Ͼnea, 
affinis, 2-fasciata , 
flavomaculata, 9-maculata. 


Il est tout aussi court dans le B. derasofasciata (olim vir'dis). 


Malgré sa brièveté, l’æœsophage de notre Capnodis donne 
insertion à droite et à gauche à une panse latérale longue, fili- 
forme, unie, atteignant le quart postérieur à peu près du ven- 
tricule chylifique, et offrant à son origine un col presqu'insaisis- 
sable. 


Lorsque, en 1854, je découvris cet organe binaire, j'hésitai 
d’abord à lui donner le nom de panse, précisément parce qu'il 
était double et que dans le grand nombre de panses que j'avais 
décrites dans les insectes de divers ordres je n’en avais jamais 
vu qui eussent ce caractère pair. Puis, dans l’ordre des Coléop- 
tères, l'OEdemera dispar était le seul où j'eusse signalé et figuré 
l'existence d’une panse, et celle-ci était unique ou solitaire. 
Mais l’origine de cet organe à l'æsophage est commune à toutes 
les panses. Dès lors, il n’y avait plus à balancer, j'y voyais, 
comme dans les autres insectes, un réservoir destiné au séjour 
temporaire d’un aliment non suflisamment élaboré, peut-être 
même destiné à retourner à la bouche pour une espèce de rumi- 
nation. 


En voyant en ce moment un second exemple de panse double 


376 ARCHIVES 


dans l'A. manca, Buprestide dont l'habile scalpel de M. Laboul- 
bène vient d'enrichir la science, j’éprouve un de ces bonheurs 
qu’apprécieront seuls les hommes passionnés pour la micro- 
tomie. Cet auteur s’est borné à les désigner sous le nom de 
poches latérales annexées à l’œsophage, n’en soupçonnant pas alors 
les attributions physiologiques. 

Les poches latérales de l’A. manca et les panses du C. tenebrionis 
ne diffèrent évidemment que par la configuration. On ne saurait 
contester à M. Laboulbène la priorité scientifique de la décou- 
verte de cet organe dans les Buprestides ; elle est consacrée 
par l'impression et la gravure. Quoique ma découverte date de 
plus de trois ans, comme elle est demeurée inédite jusqu’à ce 
jour, je n’ai droit de revendiquer que la dénomination technique 
et la fonction. 

Le ventricule chylifique de notre C, tenebrionis est filiforme et 
partout glabre et lisse. Lorsqu'il est déployé, il a la longueur du 
corps de l’animal. Il n'offre à son origine aucun vestige de ces 
doubles boyaux aveugles qui s’observent dans le plus grand 
nombre de Buprestides, mais qui n'existent pas non plus dans le 
B. derasofasciata. Avant sa terminaison, ce ventricule se courbe 
en une anse variable. L’intestin égale ce dernier en longueur. 
D'abord grêle et flexueux, il se renfle ensuite en un cæcum ou 
rectum oblong, droit, et, avant de s'ouvrir à l'anus, il présente 
un col aussi court que l’œsophage. 


9° Vaisseaux hépatiques. 


Ils sont au nombre de six bien distincts, fort longs, flottants 
par un bout, verticillés par l’autre bout, autour de la terminaison 
du ventricule chylifique. 


ENTOMOLOGIQUES. 377 


ART. 2, FRAGMENT ANATOMIQUE SUR LE CANAL DIGESTIF 


DU Dicerca œneu. 


En 1832, je disséquai un seul individu de cette espèce, 
qui est assez rare aux environs de Saint-Sever, et, depuis cette 
époque, il ne m'est plus tombé vivant sous la main. 

Je ne décrirai de son canal alimentaire que les bourses 
ventriculaires, parce qu'elles ont une forme et une texture spé- 
ciales que je n’ai rencontrées dans aucun des Buprestides que 
j'ai disséqués. 

Ces bourses confluent en arrière en une dilatation qui leur 
est commune, et qui est séparée du ventricule chylifique par une 
coarctation brusque qu'accompagne un col étroit. 


Mais ce qui rend ces bourses encore plus remarquables, c’est 
que, au lieu de plissures ou de boursoufflures marginales comme 
dans les autres espèces, elles sont hérissées de papilles oblon- 
gues, bien distinctes. Leur extrémité libre en est seule dé- 
pourvue. 


Ces bourses seraient-elles un vaste jabot bifurqué ? Je sens 
le besoin de nouvelles autopsies pour établir leurs connexions 
positives. 

Je présume que les bourses ventriculaires du B. mariana, 
décrites par Gæde comme très granuleuses, et celles du B. lu- 
rida, que J.-F. Meckel dit glanduleuses sur les bords et lisses 
au sommet, doivent ressembler sous ce rapport à celles de notre 
Dicerca œnea. 


378 ARCHIVES 


ART. 3. SUR L'APPAREIL GÉNITAL MALE DU Corœæbus bifasciatus. 


C’est en 1810 que, au milieu des nombreuses victimes bu- 
prestidiennes anesthésiées et enterrées par le savant Cerceris 
bupresticida, je pus sacrifier à l'anatomie quelques individus du 
Coræbus bifasciatus. Je me bornerai pour le moment à donner 
la description et la figure de l'appareil génital mâle de ce 
rarissime Buprestide. 

Cet appareil diffère et par la forme et par la composition de 
celui de l'Anthaxia manca décrit par M. Laboulbène. Mais il s'y 
rattache en même temps par des traits qui témoignent de la 
conformité du plan d'organisation viscérale de cette famille 
naturelle de Coléoptères. 

Les testicules placés en arrière des vésicules séminales, près 
de l’origine du canal éjaculateur, consistent, chacun, en un 
peloton arrondi, blanchâtre, formé par les replis agglomérés de 
cinq vaisseaux spermifiques, capillaires et fort longs dont les bouts 
libres, terminés par un renflement olivaire, débordent l'organe 
et sont apparents, ainsi qu’on peut le voir dans la figure. 

En déroulant, en dévidant avec soin ce peloton testiculaire, 
on constate que les cinq vaisseaux flexueux de cette glande 
s'insèrent à un renflement oblong, subovoïde, qui est l’origine 
du conduit déférent. 

Celui-ci, à ne l’envisager que dans sa partie externe ou sail- 
lante au dehors, lorsque les testicules sont dans leur position 
normale, semble fort court; mais, quand on a déroulé l’organe, 
on s'assure que, après le renflement ovoïde, il est assez long, 
presque capillaire et reployé au milieu des vaisseaux spermi- 


ENTOMOLOGIQUES. 319 


fiques. 11 s’insère comme d'ordinaire, près de la confluence des 
vésicules séminales principales. 

Remarquons ici que dans l'Anthaxia manca il y a six vaisseaux 
spermifiques où capsules séminifires, comme les appelle M. La- 
boulbène. Ces vaisseaux sont, chacun, renflés à leur confluence 
pour la formation du conduit déférent, ce qui n’a pas lieu 
pour notre Coræbus, qui a aussi un de ces vaisseaux de moins. 
Ces différences comparatives, de peu de valeur en apparence, 
en acquerront sans doute davantage lorsqu'on aura assez multi- 
plié les dissections des groupes génériques ou spécifiques, et que 
l’on voudra, pour la classification, allier les caractères extérieurs 
avec l'anatomie viscérale. 

Il existe deux paires de vésicules séminales. L'une, que j'ai tou- 
jours appelée principale, a la forme d’une massue blanche assez 
consistante et raide, courbée en crosse, de manière à ce que les 
deux crosses se regardent vers la ligne médiane du corps. L'autre 
paire se présente sous la forme d’un long fil subpellucide, replié 
et fragile, s’'abouchant à la vésicule principale, un peu avant le 
point d'insertion du conduit déférent. 

Ces vésicules séminales sont aussi au nombre de deux paires 
et d’une même configuration dans l’Anthaxia de M. Laboulbène ; 
seulement je ne vois pas pourquoi cet auteur leur donne le nom 
de glandes annexées, puisqu'elles ne sont évidemment que des 
réservoirs. 

Quant aux connexions des vésicules séminales entre elles et 
avec les autres parties de l'appareil génital, j'en demande pardon 
à M. Laboulbène, je crois qu'il a commis une inadvertance. 
Amicus Plato, magis amica veritas. Dans mes si nombreuses au- 
topsies des insectes, j'ai toujours vu que la seconde paire de 
vésicules séminales s’abouchait, non pas aux conduits déférents, 
ce qui serait un non-sens physiologique, mais bien à la vésicule 
principale. 


380 ARCHIVES 


Le canal éjaculateur de notre Coræbus est filiforme, d’un blane 
mat, raide, comme élastique. Ici, comme dans tous les insectes, 
il est évidemment formé par la confluence des vésicules princi- 
pales. Ainsi que je l'ai déjà insinué, ce canal est donc le tronc, 
l’aboutissant de tout l’ensemble des organes sécréteurs et con- 
servateurs de la liqueur prolifique. Il pénètre un peu latérale- 
ment à l’origine de l’armure copulatrice. 

J’ai confirmé dans l'appareil génital du Coræbus l'observation 
de M. Laboulbène sur la conformité du nombre des vaisseaux 
spermifiques avec celui des gaines ovigères. Ce nombre est de 
six dans l’Anthaxia manca et de cinq dans le Coræbus bifasciatus. 
Mais ne nous hàtons pas de généraliser cette conformité même 
dans les Buprestides, car, dans le Capnodis tenebrionis, il y a une 
trentaine de gaines ovigères à chaque ovaire, tandis que les vais 
seaux spermifiques d’un testicule ne dépassent pas six ou sept. 


EXPLICATION DES FIGURES, 
Planche XV. 


Toutes considérablement grossies. 


Fig. 1. Appareil digestif du Capnodis tenebrionis. 
a. Bord occipital de la tête. 
bb. Glandes salivaires. 
ec. Panses latérales insérées à l’æœsophage. 
d. Ventricule chylifique. 
ce. Insertions des six vaisseaux hépatiques. 
f. Intestin grêle. 
g. Cœcum. 
h. Col du cœcum. 


EMTOMOLOGIQUES. 381 
i. Dernier segment dorsal de l'abdomen. 
2, Portion encore plus grossie de la glande salivaire. 


a. Conduit excréteur. 
b. Papilles vésiculaires. 


3. Fragment du canal alimentaire du Dicerca œnea. 


a. OEsophage. 


bb. Bourses ventriculaires? avec leurs confluences et leurs 
papilles vésiculaires. 


c. Coarctation et col du ventricule chylifique. 
d. Portion de ce dernier. 
k. Appareil génital mâle du Coræbus bifasciatus. 
aa. Testicules. 
bb. Bouts libres des vaisseaux spermifiques. 
ec. Conduits déférents. 
dd. Vésicules séminales principales. 
ee. Seconde paire de ces vésicules. 
f. Canal éjaculateur. 
g. Portion de l’armure copulatrice pour mettre en évi- 
dence l'insertion latérale du canal éjaculateur. 


5. Portion encore plus grossie de cet appareil. 


a. Insertion des cinq vaisseaux spermifiques. 
b. Un de ces vaisseaux entier et déroulé pour mettre en 
évidence son bout renflé. 


e. Conduit déférent avec le renflement subovoïde de son 
origine. 


NOUVELLE ESPÈCE DE CYOHAUS, 


Par M. LÉON Durour. 


CYCHRUS SPINICOLLIS. 


Niger prothoracis cordati impresso-punctati angulis posticis longe 
acuminatis ; elytris subgranulato-punctatis ruyulosisque, singulo punc- 
tis elevatis oblongis triplici serie ; tibiis fusco-piceis. 


Long. 6 lin. 


Hab. in montibus hispanieis Guipus eoensibus haud longe ab oppido 
Vergara. 


Ce Cychrus a la forme et la grandeur du rostratus, dont on le 
distingue à l'instant par l’épine aiguë et bien détachée des 
angles postérieurs du prothorax. 

Tête avec un pointillé fin à peine sensible ; dernier article des 
palpes largement sécuriforme. Prothorax avec un pointillé en- 
foncé bien plus prononcé que celui de la tête, sa ligne médiane 
enfoncée. Elytres avec un guillochage où la loupe constate de 
légers reliefs comme confluents et paraissant rugueux sous un 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 333 


certain jour. Chaque élytre a, outre cela, trois séries longitu- 
dinales, à égale distance, d’élévations oblongues plus ou moins 
prononcées. Pattes noires; tibias en grande partie d’un brun 
fauve; tarses ayant parfois une teinte de cette nuance. 

Je dois à mon ami le professeur Mieg, de Madrid, un individu 
de cette rare espèce et la figure qui accompagne mon texte. 


EXPLICATION DES FIGURES. 


Planche XV. 


Fig. 6. Cychrus acuticollis, grossi. 


7. Mesure de sa longueur naturelle. 


———éémm#  Q Q © 


SYNOPSIS DU GENRE TRACHYSOMUS. 


Ac février 1858. 


TRACHYSOMUS Serv., Ann. Soc. Ent., 1835, p. 40. 
— Buquet, Ann. Soc. Ent., 1852, p. 349. 


4. TRACHYSOMUS FRAGIFERUS Kirby (Lamia), Trans. Lion., XII, p. 440. 
— fragifer Serv. Ann. Soc. Ent., 1835, p. 40. 
— monstrosus Dej. Cat., 3° édit., p. 369, 


Patrie : Brésil. Long. 17 à 19 mill.; larg. 7 à 9 mill. 


D'un brun obscur ; antennes à articles annelés de jaune; quel- 
ques petites taches blanchâtres vers le tiers postérieur. 

Court. Prothorax subépineux. Deux très fortes bosselures 
tuberculeuses sur la partie antérieure des élytres, qui sont 
arrondies à l'extrémité. Corps rugueux. 


2. TRACHYSOMUS GIBBOSUS Buquet, Ann. Soc. Ent, 1552, p. 354, 
pl. 7, fig. 4. 


Patrie : Brésil. Long. 20 à 22 mill.; larg. 8 à 9 mill. 


Tête, prothorax, écusson, extrémité des élytres, ainsi que les 
deux taches transversales au tiers postérieur de ces dernières, 
bruns; reste des élytres grisâtre. Deux taches blanches sur les 
bords latéraux du prothorax. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 389 


Allongé. Deux fortes bosselures tuberculeuses sur la partie 


antérieures des élytres, qui sont coupées obliquement à l’extré- 
mité. 


Je cite textuellement les diagnoses de M. L. Buquet pour les 
trois espèces suivantes, que je ne possède pas : 


3. TRACHYSOMUS ELEPHAS Buquet, Ann, Soc. Ent., 1552, p. 351, 
pl. 7. fig. 1. 


Patrie : Brésil. Long. 28 mill.; larg, 12 mill. 


Modice elongatus, rufo-ferrugineus. Thorace lateribus, elytrisque 
apice flavescentibus. Abdomine pedibusque rufo-variegatis. 


h. TRACHYSOMUS CAMELUS Buquet, Ann. Soc. Ent,, 1892, p. 392, 
pl. 7, fig. 2 


Patrie : Brésil. Long. 25 mill.; larg. 11 mill. 


Modice elongatus, rufus, thorace lateribus, elytris pedibusque albo- 
varieqatis. 


5, TRACHYSOMUS DROMEDARIUS Buquet, Ann. Soc. Ent., 1852, p. 353, 
pl. 7, fig. à. 


#5 


Patrie : Brésil. Long. 26 mill,; larg, 11 mil. 


Modice elongatus, albogriseus. Capite, thorace, ely risque basi lacteo 
maculatis. Abdomine pedisbusque flavo-variegatis. 


386 ARCHIVES 


6. TRACHYSOMUS BUQUETII Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 22 a 23 mill.; larg. 9 à 10 mill. 


4 indiv. Coll. de l’auteur. 


D'un brun terreux. Tête et prothorax jaunâtres sur les bords 
latéraux. Antennes également jaunâtres après leur cinquième 
article. Mandibules noires; palpes bruns. Un peu après le milieu 
de la longueur des élytres, une large tache grise, transversale, 
mal limitée antérieurement, bordée d’un noir velouté postérieu- 
rement; de cette bordure s’échappent plusieurs filets longitudi- 
naux également noirs; saillies postérieures garnies de poils d’un 
jaune clair soyeux. Dessous du corps et pattes poilus, variés de 
jaune brunâtre. 

Allongé. Un espace clair, subquadrangulaire au milieu du 
front, entre les yeux, limité supérieurement par deux faibles 
saillies tuberculeuses; occiput avec une carène longitudinale 
médiane, au milieu de laquelle court une ligne assez bien mar- 
quée quoique légère ; premier article des antennes tuberculeux. 
Prothorax tuberculeux, surtout latéralement, mutique, subqua- 
drangulaire ; à sillon transversal antérieur formé par des lignes 
en zig-zag ; ligne médiane très profonde en arrière, faiblement 
ponctuée antérieurement. Ecusson grand, arrondi. Elytres allon- 
gées, un peu plus larges antérieurement et garnies d’un tuber- 
cule à l'angle huméral ; antérieurement, deux très fortes 
élévations gibbeuses garnies de tubercules épineux ; deux saillies 
vers l'extrémité qui est subaiguë ; disque offrant quelques tuber- 
cules par ci par là, ainsi que quelques points obsolètes sur les 
bords latéraux. Dessous du corps et pattes poilus, non ponc- 
tués. 


Rapporté du Brésil par M. F. Chabrillac, et dédié à M. Lucien 
Buquet. 


ENTOMOLOGIQUES. 387 


7. TRACHYSOMUS PEREGRINUS Thomson. 


Patrie : Brésil. Long. 14 mill.; larg. 6 à 7 mill. 


Brunûtre. Tête variée d’une couleur blanchâtre, ayant des 
petites taches noires, plus nombreuses antérieurement; sur l’oc- 
ciput, trois taches rondes d’un noir velouté, dont deux en 
dessus et une en dessous; antennes obsolètement annelées de 
jaune, sauf le premier article qui est blanchâtre; mandibules 
noires ; palpes bruns. Prothorax également blanchâtre sur les 
bords latéraux seulement, recouvert par ci par là d’un duvet 
clair. Ecusson recouvert d’un duvet semblable. Elytres devenant 
blanchätres sur les bords latéraux postérieurs, où l’on aperçoit 
quelques filets noirs; après le milieu de leur longueur, deux 
grandes taches d’un noir velouté en forme de demi-cercle, ne 
se réunissant pas cependant à la suture; saillies postérieures 
recouvertes de poils soyeux jaunâtres. Abdomen blanchâtre. 
Pattes obscures. 

Médiocrement allongé. Deux faibles crêtes transversales 
entre les yeux; antennes non ponctuées; ligne médiane de 
l’occiput légère, mais bien marquée. Prothorax subquadran- 
gulaire, tuberculeux, inerme ; sillons transversaux peu appa- 
rents; ligne médiane élevée, ayant une impression profonde 
après le milieu de sa longueur. Ecusson arrondi. Elytres un peu 
plus larges antérieurement, et garnies d’un petit tubercule à 
l'angle huméral; antérieurement deux élévations gibbeuses 
garnies de tubercules épineux; deux saillies vers l'extrémité 
qui est arrondie; quelques tubercules par ci par là sur le 
disque. Dessous du corps et pattes non ponctués. 


Rapporté du Brésil par M. F. Chabrillac. 


MÉLANGES ET NOUVELLES. 


0  — 


45 décembre 1857. 


M. W. Frédéric Rogers, jeune entomologiste de Philadel- 
phie (États-Unis), membre de la Société entomologique de 
France, etc..., est mort subitement à Paris, dans la soirée du 
mercredi 9 décembre. Je connaissais particulièrement M. Ro- 
gers, dont la fin prématurée doit être considérée comme un 
malheur pour la science. 


M. François Chabrillac, qui déjà a fait un séjour de quinze 
années au Brésil, d'où il a rapporté un nombre très considé- 
rable d'insectes nouveaux, est retourné dans ce pays, le 14 no- 
vembre dernier. 

Chasseur habile, familiarisé depuis longtemps avec les dangers 
et le climat du Brésil, M. Chabrillac, qui se propose actuelle- 
ment d'explorer plusieurs provinces encore peu connues sous le 
rapport de l’histoire naturelle, fera sans doute une très riche 
récolte d'insectes. Les vœux de tous les Entomologistes l’ac- 
compagnent. 


L'ITelluomorpha ? Bates (Arch. Ent. I, p. 134), provient de 
Moreton-Bay, Nouvelle-Hollande, et non d'Ega (région de 
l’'Amazone). ainsi que je l'ai dit. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 389 


La Gymnetis Batesii Thomson (Arch. Ent. I, p. 135), est 
peut-être identique avec la G. schistacea de Burmeister, Hand, 
d. Ent. V, p. 553. 


“ 


Je signalerai à l'attention des Entomologistes un ouvrage 
intéressant publié par M. J.-B. Gehin, et intitulé : Notes pour 
servir à l'histoire des insectes nuisibles à l'agriculture et à la sylui- 
culture dans le département de la Moselle. La première partie du 
3° numéro de ce travail, qui a paru dans le Bulletin de la Société 
d'histoire naturelle du département de la Moselle (8° bul- 
letin 1857), traite des Coléoptères qui attaquent le poirier, 
dont le nombre d'espèces s'élève actuellement à cinquante. J’ai 
cru utile d'en reproduire ici la liste. 


LISTE DES ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES 


Qui vivent sur le Poirier (Pyrus communis L.). 


I. Hisrerin. 


Platysoma depressum. Cet insecte vit sous les écorces, et 
paraît plutôt être protecteur que nuisible. 


IT. Trocosrrinx. 


Thymalus timbalus. Même observation. 


890 ARCHIVES 


III. Coryprpz. 


Ditoma crenata. Même observation. 


IV. Cucusinz. 


Silvanus unidentatus. Même observation. 


V. Lucanin&. 


Sinodendron cylindrieum. La larve vit dans le bois. 


VI. SCARABOEIDÆ. 


Melolontha vulgaris. La larve vit dans la terre, et l’insecte 
mange les feuilles. 


Osmoderma eremita. La larve vit dans le bois. 


VIT. BUPRESTIDÆ. 


Capnodis tenebricosa. Espèce méridionale dont la larve vit 
dans le bois. 


Agrilus viridis. La larve vit sous les écorces. 
Agrilus pyri. Espèce non déterminée. 


VIII. LamPyrID#. 


Dasytes serricornis. La larve vit dans les jeunes bran- 
ches. 


ENTOMOLOGIQUES. 391 


IX. CURCULIONIDÆ. 


Brachytarsus varius. Sous les écorces. 
Rhynchites bacchus. Insecte très nuisible. 


— auratus. Id. 
— conicus. Id. 
— betuleti. Id. 
_ CUprœus. Id. 
— pauxilus. Id. 


Apion pomone. Nuisible. 


Polydrusus sericeus. L’insecte mange les feuilles et les bour 
geons. 


Phyllobius calcaratus. Même observation. 
—  pyri. L'insecte mange les feuilles ; très nuisible. 


—  argentatus. Mange les feuilles. 


— vespertinus. Id. 
= oblongus. ! Id. ; très nuisible. 
—  uniformis. Id. 


Peritelus griseus. Mange surtout les jeunes bourgeons; très 
nuisible. 


Othiorhynchus raucus. Mange les feuilles pendant la nuit. 
— picipes. Id. 
Magdalis cerasi. Mange la face supérieure des feuilles. 
—  pruni. Id. 


Anthonomus pomorum. La larve vit dans les boutons à fleurs ; 
très nuisible, 


Anthonomus ulmi. ? 


392 ARCHIVES 


Anthonomus pyri. Vit dans la fleur à l’état de larve. 
Mecinus pyraster. Vit sous les écorces. 


X. Hyzesiinx. 


(Bostrichidæ, Géhin.) 


Scolytus destructor. La larve et l’insecte creusent des galeries 
dans le bois. 
Scolytus pruni. Mème observation. 
— ruculosus. La larve et l’insecte creusent des galeries 
dans les jeunes branches. 
Platypus cylindrus. Mème observation. 


XI. CERAMBYCID&. 


Clytus arcuatus. La larve vit sous les écorces et dans les 
bois. 

Letopus nebulosus. La larve vit sous les écorces. 

Saperda scalaris. Même observation. 

—  candida. Espèce américaine ; elle vit dans le bois à 

l'état de larve. 

Polyopsia prœusta. La larve vit dans le bois. 

Phytæcia nigricornis. Id. 


XIT. CHRYSOMELID&. 


Luperus flavipes. Ronge les feuilles. 


ENTOMOLOGIQUES. 393 
XIII. CocciNELLIDx. 


Idalia bipunctata. Larves et insectes carnassiers. 


Coccinella 7-punctata. Id. 
— variabilis. Id. 
— Ll-punctata. Id. 

Micraspis 12-punctata. Id. 


Je reçois la note suivante de M. E. Desmarest : 


La Société Entomologique de France, fondée en 1832, et qui 
compte par conséquent vingt-six ans d'existence, a, dans la 
séance du 23 décembre 1857, tenue à l'Hôtel-de-Ville, et sous 
la présidence de M. Bellier de la Chavignerie, procédé au renou- 
vellement annuel des membres du bureau et de la commission 
de publication. Ont été nommés pour 1858 : président, M. le doc- 
teur Boisduval; premier vice-président, M. J. Bigot ; deuxième 
vice-président, M. le docteur Laboulbène : secrétaire, M. Æ. Des- 
marest; secrétaire-adjoint, M. A. Lucas; trésorier, M. L. Bu- 
quet; trésorier-adjoint, M. L. Fairmaire; archiviste, M. Doté; 
archiviste adjoint, M. le docteur V. Signoret. Commission de 
publication : outre les membres du bureau, MM. Bellier de la 
Chavignerie, Berce, Aug. Chevrolat, le colonel Goureau et le doc- 
teur Sichel. 

La Société, qui compte actuellement plus de 260 membres, 
publie chaque année un gros volume de mémoires, accompagné 
de planches nombreuses, et ne néglige pas les applications 


si importantes de l’entomologie à l’agriculture et à l’industrie. 
97 


394 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


Elle à inauguré cette année, en se rendant à Montpellier, les 
congrès entomologiques qu'elle se propose de tenir chaque 
année sur les divers points de la France, et qui, tout en fai- 
sant connaitre les faunes locales, rendront de grands services 
en établissant de nouvelles relations entre les entomologistes des 
divers pays et ceux de Paris. 


Mon genre Psathyrus (Arch. Ent., I., p. 192) paraît être 
identique avec celui de Listrocerum Chevrolat. 


Mon genre Clinia (Arch. Ent. I, p. 305 ) est identique avec 
les Proctocera du mème Entomologiste. Voir la Rev. et Mag. de 
Zool. 1855, p. 284. 


Ma Distenia peregrina ( Arch. Ent. I, p. 316) appartient au 
genre Phelocalocera Blanchard (Hist. des Ins. 11, p. 163), et 
provient incontestablement de Madagascar ou de l’île de France. 
Cet insecte faisait partie de la collection de M. Trobert, qui 
n’en connaissait pas la provenance. 


4 D — 


DESCRIPTION DE TROIS COLÉOPTERES. 


PIEZIA Brullé, Hist. Nat. des Ins., IV, p. 272. 


— Lacordaire, Gen. des Col. I, p. 175. 


PIEZIA PILOSEVITTATA Thomson. 


Patrie : Natal. Long. 17 mill.; larg. 7 mill. 


Noir, avec les interstices des carènes longitudinales des 
élytres garnis de poils jaunâtres, simulant des bandes. 


Tête assez légèrement, mais densément ponctuée ; labre et 
mandibules presque lisses. Prothorax un peu plus long que 
large, plus large au tiers antérieur, ensuite assez fortement 
échancré sur les bords latéraux; peu convexe ; ponctué comme 
la tête; ligne longitudinale médiane assez apparente. Ecusson 
petit, subtriangulaire. Elytres environ deux fois et demie aussi 
longues que le prothorax, beaucoup plus larges que ce dernier dès 
le tiers antérieur; sans épaules ; aplaties, ovalaires, tronquées et 
échancrées obliquement à l'extrémité; cinq carènes longitu- 
dinales assez convexes sur chaque élytre, ce qui donne également 
cinq interstices recouverts de poils ; ces carènes finement et 
densément ponctuées; corps aptère. Poitrine ponctuée; abdo- 
men et pattes lisses. 


Voisine de la P. laticollis Boheman, Ins. Caffr. I, fasc. I, 
p. 33. 


396 ARCHIVES 


SAGRA NATALENSIS Thomson. 


Patrie : Natal. Long. 15 à 16 mill.; larg. 6 à 7 mill. 


d. Tête, antennes, dessous du corps et pattes d'un vert 
obscur. Organes buccaux noirs. Elytres d’un vert cuivreux 
terne. Tarses d’un vert foncé. 

Allongé. Tète très finement ponctuée antérieurement, ainsi 
que les six premiers articles des antennes. Prothorax plus long 
que large, à angles latéraux antérieurs très saillants et arrondis; 
postérieurement une impression sur le disque. Ecusson arrondi. 
Elytres fortement rebordées antérieurement, déhiscentes aux 
épaules, qui sont arrondies ; ayant des séries longitudinales, 
irrégulières, de points enfoncés, indistincts à leur naissance, 
plus apparents au tiers antérieur, et disparaissant complétement 
vers l'extrémité; une rangée de points semblables assez appa- 
rents, le long des bords latéraux, disparaissant également vers 
l'extrémité. Quelques points enfoncés au milieu du premier 
segment abdeminal ; pattes finement ponctuées ; cuisses posté- 
ricures rudimentairement bidentées; tibias ayant un tubercule 
à leur naissance. $ inconnue. 


Voisine des Sagra africaines. 


LUCANUS (HEXARTHRIUS) MNISZECHIT Thomson. 
Patrie : Sylhet. 


d. Long. 77 mill., inclus les mandibules; larg. 19 mill.; long. des mand. 95 mill. 
®. Long. 35 mill.; larg. 14 mill. 


D'un noir brillant un peu brunâtre ; yeux fauves; extré- 
mité du chaperon garnie de poils de même couleur. 


ENTOMOLOGIQUES. 397 


s. Tête plus large que le prothorax à la hauteur des 
yeux; légèrement aplatie au milieu du disque; sinuée anté- 
rieurement ; ensuite brusquement déhiscente vers le chape- 
ron; diminuant beaucoup de largeur après les yeux ; cha- 
peron prolongé en avant en une pointe triangulaire obtuse; 
armé de deux dents latéralement; disque assez finement, mais 
très densément ponctué ; la ponctuation formant antérieure- 
ment des alvéoles ; de fortes granulations sur la partie déhis- 
cente vers le chaperon. Antennes de six feuillets. Mandibules 
très grandes, recourbées, sinuées après le milieu de leur lon- 
gueur, où l’on aperçoit une forte dent, moins grosse cependant 
que celle qui existe à la base inférieure ; une petite dent vers le 
milieu de leur longeur ; dentelées vers l'extrémité qui est bifide ; 
fortement ponctuées à leur base, ensuite granulées. Menton 
transversal, en carré allongé. Prothorax également transversal, 
plus court que la tête, sinué antérieurement ; bords latéraux 
presque droits; angles latéraux obliques, les postérieurs les 
plus grands; disque finement granulé, plus fortement gra- 
nulé sur les bords latéraux. Ecusson subarrondi. Elytres ova- 
laires, environ trois fois aussi longues que le prothorax ; moins 
larges à leur naissance que celui-ci, uni-épineuses à chaque 
épaule et biépineuses à l'extrémité ; plus larges au milieu de 
leur longueur; bordées, entièrement lisses. Dessous de la tête 
et prosternum presque entierement granulé; mésosternum et 
abdomen lisses. Pattes ayant quelques séries de points sur les 
tibias ; les tibias antérieurs pluri-épineux ; les intermédiaires uni- 
épineux au milieu de leur longueur; les postérieurs sans 
épines. 

. Tête moins large que le prothorax; criblée de points 
enfoncés assez espacés, surtout sur l’occiput où ils finissent 
par disparaître. Mandibules ponctuées. Prothorax plus large 


398 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


que la tête, transversal, sinué antérieurement où l’on aperçoit 
deux carènes transversales; arrondi et dentelé sur les bords 
latéraux ; brusquement échancré et sinué sur les bords latéraux 
postérieurs; très finement et très largement ponctué sur les 
bords latéraux ; bordé. Les autres caractères comme chez le 4. 


Voisin de l'A. Forsterii Hope. J'ai dédié cette magnifique 
espèce à M.'le comte de Mniszech, qui a bien voulu en enrichir 
ma collection ; elle sera figurée dans le Genera des Coléoptires de 
Lacordaire. 


Je reçois une lettre de M. F. Chabrillac, datée de Bahia, 
Al mars, dans laquelle ce voyageur m'annonce qu'il doit 
partir incessamment pour l’intérieur du Brésil. 

« Je vais, dit M. Chabrillac, parcourir un pays entièrement 
neuf, qui, par sa position, la configuration de son sol, la grande 
quantité de cours d’eau qui le sillonnent, et la luxuriante végé- 
tation qui le couvre, me promet de faire une riche moisson 
d'insectes. » 


J’ai reçu également d'excellentes nouvelles de M. Jules Ros- 
signon, qui explore actuellement les parties les moins connues 
du Guatimala, sous le rapport de l’entomologie. 


DESCRIPTION 


DE 


DIX COLÉOPTÈRES. 


4°" Février 1558. 


1. AGRA MEGERA Thomson. 


Patrie : Régions de l’Amazone. Long. 26 à 27 mill.; larg. 7 mil. 


Tête d’un noir brillant. Antennes et palpes d’un brun foncé; 
les premières ayant leurs 4-11 articles tachetés de noir à l'extré- 
mité. Prothorax, écusson et élytres d’un bronzé métallique foncé. 
Abdomen et pattes d'un bronzé obscur, ou noir avec des reflets 
bronzés ; tarses noirs. 

Grande, ressemblant un peu à l'A. œnea Dej. Tête lisse. Pro- 
thorax gros, renflé d'avant en arrière, plus large au milieu de sa 
longueur ; plus long que la tête ; en dessus, criblée de gros points 
enfoncés irrégulièrement ; quelques points enfoncés en dessous ; 
ligne longitudinale médiane presque effacée. Ecusson allongé, 
subtriangulaire, lisse. Elytres près de deux fois et demie aussi 
longues que le prothorax ; dépassant notablement la base du 
prothorax; déhiscentes vers les épaules qui sont arrondies; à 
bords latéraux sinués, larges; plus larges vers le tiers posté- 
rieur ; échancrées obliquement d'une manière demi-circulaire, 
et quadri-épineuses à l'extrémité, ayant dix-huit séries longi- 
tudinales de gros points enfoncés; celles voisines de la suture 


kO0 ARCHIVES 


et des bords latéraux peu distinctes. Quelques faibles points 
enfoncés sur la poitrine. Abdomen et pattes lisses. 

Se distingue de l'A. ænea par la largeur de la tête, du protho- 
rax, et des élytres; la ligne longitudinale peu apparente du pro- 
thorax ; la régularité de la ponctuation des élytres ; et la couleur, 
constamment plus foncée. 


2, AGRA FORMICARIA Thomson. 


Patrie : Région de l'Amazone. Long. 26 à 27 mill.; larg. 4 mill. 


D'un noir brillant, avec quelques reflets métalliques, sauf les 
élytres qui sont d’un beau vert éclatant, également métallique. 

Allongée, cylindrique. Tête, y compris les palpes et le col, 
presque aussi longue que le prothorax; lisse. Prothorax assez 
gros, renflé d'avant en arrière; un peu plus large au milieu de 
sa longueur; en dessus irréguliérement ponctué et faiblement 
ridé transversalement; ligne longitudinale médiane fine, mais 
apparente; en dessous ridé, mais non ponctué. Ecusson allongé, 
arrondi. Elytres un peu plus de deux fois aussi longues que le 
prothorax, à épaules peu saillantes et arrondies ; coupées un peu 
obliquement, et quadri-épineuses à l'extrémité ; ayant seize séries 
longitudinales d’impressions transversales séparées par de faibles 
lignes également longitudinales; ces impressions et ces lignes 
disparaissant vers l'extrémité. Abdomen et pattes lisses. 


AULACINIA Thomson. 


(æËn2£, sillon; ivor, occiput.) 


Caractères génériques. Corps assez aplati. Tête à peine aussi 
longue que le prothorax, subtransversale, allant en s’élargissant 


ENTOMOLOGIQUES. hO1 


postérieurement d’une manière notable; à angles latéraux pos- 
térieurs subarrondis, relevés ou saillants, un peu prolongés en 
arrière ; fortement échancrée demi-circulairement à la base du 
labre ; séparée du prothorax par un col très mince; en dessous, 
deux gouttières ou sillons antennaires très profonds, sinueux, 
se rejoignant presque avant la base du prosternum. Yeux petits, 
sans orbite, à canthus très grands. Antennes moniliformes, de 
onze articles; deuxième un peu plus gros, mais moins long que 
le troisième, qui est le plus long de tous ; les suivants allant en 
grossissant légèrement vers l'extrémité; dernier obtus, le plus 
gros de tous, et plus long que chacun des sept précédents. Labre 
subtransversal, coupé droit en avant. Mandibules robustes, très 
épaisses. Six palpes; les maxillaires un peu plus longs que les 
labiaux ; dernier article de ees mêmes palpes gros et obtus, le 
plus long de tous; dernier article des antennules légèrement 
recourbé. Mâchoires en forme d’S retourné, armées intérieure- 
ment de très fortes dents; arrondies supérieurement. Menton 
transversal, profondément sinué en avant et en arrière, à lobes 
entiers etarrondis; dent médiane très longue et aiguë, dépassant 
notablement les lobes latéraux. Languette arrondie supé- 
rieurement, munie latéralement de paraglosses médiocrement 
distincts, triangulaires, et dirigés obliquement en dehors. Pro- 
thorax distinct de la tête, un peu moins large qu'elle, un peu 
plus long que large; une très forte saillie prosternale. Ecus- 
son arrondi, peu visible. Elytres ayant environ deux fois et 
demie la longueur du prothorax, un peu plus larges que celui-ci, 
médiocrement allongées, arrondies à l'extrémité. Abdomen 
atteignant l'extrémité des élytres. Pattes courtes, à tibias anté- 
rieurs élargis et déjetés vers l'extrémité; ces mêmes tibias ayant 
deux épines au bord externe et étant profondément échancrés 
au côté interne. Premier article des tarses le plus grand de tous, 


02 ARCHIVES 


allongé ; les trois suivants allant en diminuant graduellement de 
grosseur ; le dernier plus allongé que les trois précédents. 


J'ai fondé cette nouvelle coupe générique sur un insecte très 
remarquable qui ressemble, au premier coup d'œil, à un 
Rhysodes. Les six palpes de cet insecte, ses antennes moni- 
liformes, ses tibias antérieurs digités, et, d’autres caractères, 
m'ont permis de le placer dans la tribu des Scarititæ de la 
famille des Carabides, où je pense qu'il doit prendre place 
auprès des Cryptomma. 


3. AULACINIA RHYSODOIDES Thomson. 
Patrie : Région de l'Amazone. Long. 8 mill; larg. 3 mill, 
PI. 91, fig. 2. 

En dessus d’un brun clair terreux. Palpes, mâchoires et 
mandibules d’un brun rougeûtre; tarses brunâtres. Sillons 
antennaires et écusson noirs. En dessous d’un brun noirûtre. 

Tête très obsolètement tuberculée; faiblement impressionnée 
longitudinalement, en regard de chacun des angles postérieurs ; 
deux faibles saillies au milieu de la base; une saillie circulaire 
au milieu du labre. Prothorax suboctogonal, bicaréné longitudi- 
nalement au milieu; ces carènes crénelées ou tuberculeuses ; 
bords latéraux garnis d’une rangée de tubercules crénelés; 
angles antérieurs subaigus ; les postérieurs obtus. Elytres à 
angles antérieurs relevés et aigus; légèrement sinués latérale- 
ment vers le milieu de leur longueur, brusquement relevés 
sur les bords latéraux; arrondies postérieurement, ayant six 
carènes longitudinales dont les espaces sont obsolètement ponc- 
tués. Dessous du corps et pattes lisses. 


Découvert par l’infatigable et intrépide voyageur, M. Bates. 


ENTOMOLOGIQUES. h03 


l. PAUSSUS ARISTOTELI Thomson, 


Patrie : Natal. Long. 8 mill.; larg. 4 mill 


PL 21, fig. 2. 


D'un brun châtain assez clair. Antennes à deuxième article 
jaunâtre à sa base , et rougeàtre vers l'extrémité. 

Tête avancée, fortement et brusquement déprimée en ar- 
rière. Yeux gros, arrondis. Antennes de deux articles; premier 
allongé; deuxième très grand, dilaté, subconique, ou en forme 
de massue; plus large à la base, où lon aperçoit, au côté 
externe, une épine recourbée; obtus et arrondi à l'extrémité. 
Prothorax subcordiforme, plus large au milieu, et arrondi aux 
angles antérieurs ; divisé au milieu de sa longueur par une 
ligne transversale ; ligne longitudinale médiane très faible. 
Elytres au moins trois fois aussi longues que le prothorax, dé- 
passant ce dernier à leur naissance, à épaules arrondies, cou- 
pées presque carrément à l'extrémité; deux petites saillies 
sur la suture, après le quart postérieur ; partie réfléchie faible- 
ment ponctuée. Abdomen ponctué. Pattes robustes. Le reste 
du corps lisse. 


Dédié à Aristote. 


Voisin du P. dentifrons. 


5. PAUSSUS PLINII Thomson. 


Patrie : Natal. Long. 6 mill.; larg. 3 mill. 
PI. 21, fig. 3, 


D'un châtain jaunâtre. 
Tête avancée, fortement et brusquement déprimée sur son 


O0! ARCHIVES 


col. Yeux petits. Antennes de deux articles. Premier assez gros, 
arrondi latéralement, un peu plus long que large; deuxième en 
forme de pointe de flèche, fortement courbée en dehors à l’extré- 
mité; plus large à la base qui est prolongée en pointe au côté 
externe. Prothorax subcirculaire, avec une forte excavation 
transversale au milieu de sa longueur. Elytres dépassant un peu 
le prothorax à leur naissance; arrondies aux épaules, plus de 
trois fois aussi longues que le prothorax, coupées presque droit 
à l'extrémité, n’atteignant pas celle du corps, ponctuées; la 
ponctuation espacée. Pygidium et abdomen ponctués. Pattes 
robustes, à cuisses très épaisses. Reste du corps lisse. 


Dédié à Pline. 


DIPLOSCHEMA Thomson. 


(drmoëc, double; cxiux, figure.) 


Caractères qén/riques. Voisin des Coptocephalus et des Tor- 
neules. 

Allongé, parallèle, cylindrique. Tête avancée, brusquement 
déhiscente en avant des yeux. Ceux-ci gros, échancrés. An- 
tennes insérées dans une très forte cavité située vers le milieu 
de la longueur du bord latéral antérieur des yeux ; canthus très 
grands, triangulaires, placés près de la base antérieure des mêmes. 
Antennes subégales en longueur dans les deux sexes, un peu plus 
grêles chez la $ ; atteignant plus des deux tiers de la longueur 
du corps; premier article le plus gros ; troisième le plus long ; 
dernier un peu plus long que le pénultième et recourbé à l’ex- 
trémité ; ce même article moins long chezles 9. 

Mandibules des 4, très robustes et grandes; brusquement 
dilatées au milieu de leur longueur, creusées intérieurement, 


ENTOMOLOGIQUES. 405 


très épaissies et coupées obliquement à leur extrémité ; celle de 
droite seulement aiguë à l'extrémité externe. Mandibules des % 
plus petites, moins robustes, subaiguës et non épaissies à leur 
extrémité. Palpes subeylindriques: à dernier article plus long 
que les précédents. Prothorax des « plus long que large, 
arrondi latéralement, inerme ; plus court et plus circulaire chez 
la % ; plaque prosternale grande, triangulaire ; saillie mésoster- 
nale peu apparente. Ecusson subarrondi, médiocre. Elytres aussi 
larges que le prothorax, parallèles, arrondies aux épaules et à 
l'extrémité chez le 4 ; un peu séparées vers celle de la suture 
qui est biépineuse; élytres des $ échancrées un peu oblique- 
ment à l'extrémité. Cinq segments abdominaux, dont le pre- 
mier le plus long de tous, et le dernier plus long que les trois 
précédents, légèrement échancré chez les 4. Pattes médiocre- 
ment longues, à cuisses comprimées et dilatées chez les «, 
beaucoup moins chez les $ ; premier article des tarses anté- 
rieurs plus court que le mème article chez les autres paires de 
pattes; deuxième plus large que le premier. 


Ce genre se distingue surtout des Coptocephalus par ses yeux 
non divisés; ses antennes de longueur subégales dans les deux 
sexes; la longueur beaucoup plus grande de leur dernier article; 
les mandibules des 4 plus grandes et autrement conformées ; 
les palpes plus grèles, à dernier article bien plus long que 
les précédents ; le manque de saillies prosternales et mésos- 
ternales, appendices qui sont très fortement développés chez les 
Coptocephalus. D'autre part les pattes et les tarses de ces der- 
niers ressemblent beaucoup à ceux des Diploschema. 


Chez les Torneutes, qui sont également voisins des Diplos- 
chema, les antennes sont très courtes, filiformes, insérées à la 
base des mandibules en avant des yeux, dépassant à peine les 
épaules, et les mandibules des 4 sont allongées, dentelées inté- 
rieurement. 


h06 ARCHIVES 


6. DIPLOSCHEMA FLAVIPENNIS. 


Patrie : Amér. mérid. centrale. Long. 37 à 38 mill.; larg. 8 mill. 


Tête, mandibules, prothorax, écusson et tarses d’un noir 
assez brillant; antennes, dessous du corps et pattes d’un brun 
rougeâtre. Elytres d’un brun clair jaunâtre, avec la bordure et 
la suture ornées d’un filet noir assez mince ; deux taches noires, 
vagues, un peu au-dessous des épaules. 

Tête et mandibules granuleuses, poilues. Antennes également 
poilues, lisses. Prothorax des 4 ayant cinq saillies longitudi- 
nales luisantes, lisses; reste du disque granuleux, poilu latérale- 
ment; chez la % , très fortement ponctué, la ponctuation très 
serrée ; point de saillies luisantes. Ecusson creusé. Elytres ayant 
environ trois fois et demie la longueur du prothorax, et quatre 
lignes longitudinales très obsolètes ; finement et peu densément 
ponctuées. Prosternum très fortement ponctué, la ponctuation 
serrée; mésosternum, abdomen et pattes finement et un peu 
obsolètement ponctués ; la ponctuation espacée. 


Je ne possède qu'un + de cette rare et intéressante espèce, 
dont j'ai pu étudier la $ dans la riche collection de M. le comte 
de Mniszech, qui en possède trois individus : deux 4 et une 
$. J’en ai vu également deux, « %, dans la collection de 
M. À. Chevrolat. 


SIBYLLA Thomson. 
(c1Cvaræ : sibylle.) 


Caractères génériques. Voisin des Phœdinus. Tête avancée. 
Yeux réniformes. Antennes insérées au bord externe vers le 


ENTOMOLOGIQUES. h07 


milieu de leur longueur, atteignant l'extrémité du corps chez 
les 4, et les deux tiers de sa longueur dans les 9 ; grêles; de 
onze articles, dont le dernier est double, ce qui donne douze 
articles apparents; les 5-10 faiblement dilatés; un peu imbri- 
quées vers l'extrémité au côté externe; troisième et qua- 
trième subégaux ; le dernier le plus long de tous, obtus à 
l'extrémité. Palpes médiocrement gros, à dernier article obtus. 
Mandibules robustes. Prothorax aussi long que large, uniépi- 
neux latéralement; plaque prosternale allongée, recourbée, 
moins grande chez le 4 ; plaque mésosternale échancrée à l'ex- 
trémité, moins apparente chez le 4. Ecusson petit, subtriangu- 
laire. Elytres dépassant notablement le prothorax à leur base; 
très allongées, allant en diminuant de largeur vers l'extrémité 
qui est biéchancrée et quadriépineuse. Pattes assez robustes et 
longues: les postérieures plus longues que les autres, surtout 
chez la %; cuisses fortement arquées, sauf les antérieures. 
Tarses à premier et deuxième articles subégaux, sauf les pos- 
térieurs qui sont allongés, et chez qui le premier article est plus 
long que les deux suivants réunis. 


Ce genre se distingue surtout des Phædinus par la structure 
de ses antennes, l'absence de saillies sternales, et par ses cuisses 
intermédiaires et postérieures fortement arquées. Je l'ai établi 
sur un insecte du Chili, mon Phœdinus cæmoterii Rev. et Mag. de 
Zool., 1856, p. 482, dont je possède aujourd’hui un mâle, ayant 
la base des élytres d’un beau rouge de corail. 


GONYACANTHA Thomson. 


(yorv, genou; ax av, épine.) 


Caractères génériques. Voisin des Rachidion. «.'Tète avancée. 


108 ARCITIVES 


Yeux réniformes. Antennes insérées au bord externe, vers le 
milieu de leur longueur; de douze articles, dont le dernier 
paraît être articulé, bien distinct, et complétement séparé du 
onzième ; troisième article le plus long de tous, un peu plus 
long que le suivant; les troisième, quatrième et cinquième 
aplatis ; les 6-11 élargis, un peu imbriqués; sixième plus 
long et moins élargi que les suivants qui vont en diminuant 
de longueur jusqu’au onzième; douzième assez petit, un peu 
allongé, subarrondi à l'extrémité. Palpes à dernier article gros 
et très obtus. Mandibules assez robustes. Prothorax subtrans- 
versal, fortement uniépineux latéralement ; un tubercule for- 
mant saillie au milieu de la plaque prosternale, et un autre 
au milieu de la plaque mésosternale. Ecusson en triangle très 
allongé. Elytres dépassant fortement le prothorax à leur base, 
subarrondi aux épaules, allant en diminuant légèrement de 
largeur vers l'extrémité qui est également subarrondie ; médio- 
crement allongées. Dernier segment abdominal entier. Pattes 
assez longues ; les postérieures très longues; cuisses antérieures 
et intermédiaires fortement renflées après le milieu de leur 
longueur; les postérieures bien moins brusquement; genoux 
armés chacun extérieurement de deux appendices ou épines. 
Tarses gros ; premier article le plus long de tous ; deuxième le 
plus large. 


Ce genre, dont je ne connais pas la 9, se distingue des 
Rachidion par la structure de ses antennes, de ses plaques ster- 
nales, de ses pattes, et notamment par ses genoux épineux. 


7. GONYACANTHA RUBRO-NIGRA Thomson. 
Patrie : Brésil. Long. 18 mill.; larg. 6 à 7 mill. 


D'un noir mat, sauf l'abdomen et les cuisses qui sont d'un 


ENTOMOLOGIQUES. h09 


beau rouge de corail; base des cuisses d’un noir brillant. 
Abdomen et pattes brillants. 

Tête lisse ; premier article des antennes ponctué. Prothorax 
lisse, avec trois tubercules au milieu vers l'extrémité; pro- 
fondément caréné transversalement d’une manière sinueuse; 
quelques granulations en regard des épines latérales. Écusson 
et élytres lisses; ces dernières à peine trois fois aussi longues 
que le prothorax. Poitrine presque lisse. Quelques faibles points 
obsolètes sur l'abdomen. Pattes lisses. | 


THRYALLIS Thomson. 


Caractères génériques. Faciès des Anisocerus. Tête grande, pas 
plus large à la base des mandibules. Yeux médiocres. Insertion 
des antennes éloignée ; celles-ci un peu plus longues chez les 
4, de onze articles, n'atteignant pas l'extrémité du corps chez 
les ? ; premier article, le plus long de tous, renflé à l'extrémité ; 
troisième à peine plus long que le quatrième; les autres un peu 
dilatés ou aplatis, allant en diminuant de longueur jusqu'à l'ex- 
mité. Palpes à dernier article obtus. Prothorax plus large que 
long, allant en s’élargissant jusqu’à la base des élytres:; deux 
saillies, au quart postérieur des bords latéraux; plaques ster- 
nales peu apparentes. Ecusson petit, subtriangulaire. Elytres 
courtes, convexes, allant en diminuant de largeur vers l’extré- 
mité qui est arrondie; à épaules également arrondies et avan - 
cées. Pattes robustes, à cuisses renflées. 


8. THRYALLIS MACULOSUS Thomson. 


Patrie : Mexique. Long. 12 à 15 mill.; larg. G à 7 4/2 mill. 


En dessus grisâtre, recouvert de très petits points noirs ; 
29 


h10 ARCHIVES 


ayant sur les élytres six taches rondes de même couleur, un peu 
après le milieu de leur longueur ; ces taches bordées supérieu- 
rement d'une auréole jaunâtre; quelques taches jaunâtres sous 
les yeux et vers l'extrémité des élytres. Antennes noires, sauf 
une partie des troisième, quatrième et cinquième articles, qui 
est d’un gris clair. En dessus noir, avec des points jaunâtres. 

Deux petits tubercules noirs sur le prothorax, sans compter 
les saillies des bords latéraux postérieurs. Partie antérieure des 
élytres inégale, convexe, offrant quelques granulations d’un noir 
brillant, surtout sur les bords latéraux. 


L'Onychocerus undatus Chev. Col. du Mex., doit rentrer égale- 
ment dans ce genre. 


9. OMOIOTELUS SPINIFER Thomson. 


Patrie : Région de l'Amazone. Long. 12 mill.; larg, 7 mill. 


D'un jaune d’ocre mat. Yeux, mandibules, genoux, partie 
supérieure des tibias, et tarses noirs. Antennes noires, avec une 
petite tache jaune à l'extrémité de chaque article, sauf les deux 
premiers articles qui sont entièrement jaunes, et les neuvième 
et dixième qui sont entièrement noirs. 


Voisin de l'O. Orbygnianus, mais beaucoup plus allongé et 
atténué en arrière. Tête lisse. Prothorax transversal, à angles 
antérieurs aigus et avancés, irrégulièrement découpé sur les 
bords latéraux; plus large en arrière; très obsolètement ponc- 
tué. Ecusson subtriangulaire. Elytres ayant environ trois fois et 
demie la longueur du prothorax; plus larges au quart antérieur; 
allant en $’atténuant vers l'extrémité qui est obliquement échan- 
crée; convexes ; sur la suture, au milieu de leur longueur, for- 
tement exhaussées et prolongées en deux très longues épines 


ENTOMOLOGIQUES. 11 


tournées en arrière; ponctuées ; la ponctuation serrée. Abdo- 
men finement et obsolètement ponctué. Cuisses intermédiaires 
plus longues que les antérieures, qui sont plus courtes que les 
postérieures. Tibias et premier article des tarses antérieurs 
plus courts que les intermédiaires, qui sont plus courts que les 
postérieurs. 


Genre SAGRA Fab., Syst. Eleut., Il, p. 26. 


10. SAGRA LACORDAIREI Thomson. 


Pate : Afrique occidentale, Long, 18 mill.; larg. 7 mill. 


À indiv. Coll. de Mniszech, 


D'un rouge cuivreux peu brillant, plus obscur sur la tête, le 
dessous du corps et les pattes. Les cinq premiers articles des 
antennes d’un rouge obscur; les suivants d’un vert bleutre 
foncé; organes buccaux et tarses noirs. 

Allongée. Tête finement et obsolètement ponctuée. Prothorax 
plus long que large, à angles latéraux antérieurs assez saillants ; 
lisses, avec une courte ligne en arrière au milieu du disque. 
Ecusson arrondi. Élytres avec des séries longitudinales de petits 
points peu marqués, qui disparaissent vers le quart postérieur ; 
deux rangées de points plus gros et plus brillants le long des 
bords latéraux, disparaissant aussi postérieurement. Dessous 
du corps et pattes lisses; cuisses unidentées et munies de 
deux tubercules vers l'extrémité interne; tibias en forme de 
massue; ayant deux saillies, dont la seconde la plus grosse; 
une épine à leur extrémité. $ inconnue. 


Dédiée à M. le professeur Lacordaire. 


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DESCRIPTION 


D'UNE 


ESPÉCE NOUVELLE DE BATOCERA, 


Par M. Charles JAVET. 


BATOCERA THOMSONII Javet, 


Patrie : Bornéo. Long. 50 mill.; larg. 17 mill. 


Voisine de la B. Surawakensis Thomson (Arch. Ent., I). 


£. Couleur générale d’un brun foncé; corps revêtu d’un 
duvet brun jaunâtre. Yeux noirâtres. Les trois premiers arti- 
cles des antennes noirs; les suivants bruns, à extrémité noire. 
Deux taches couleur de rouille au milieu du prothorax, en 
regard du sillon longitudinal. Yeux bordés vaguement de blanc. 
Deux bandes blanches commençant aux yeux, et se terminant 
vers l'extrémité de l'abdomen; plus vagues sur les segments 
abdominaux ; deux taches de même couleur latéralement, vers 
l'extrémité du mésosternum. Ecusson blanc. Sur les élytres, 
quatre taches rondes, blanches également, disposées réguliè- 
rement; les deux supérieures les plus petites. 

Tête profondément creusée entre la partie supérieure des 
yeux lisse. Antennes dépassant de plus d’un tiers l'extrémité 
du corps; troisième article scabreux, dentelé, aussi long que les 
deux suivants réunis. Prothorax transversal, fortement uniépi- 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. A3 


neux latéralement; sillons transversaux bien marqués; sillon 
longitudinal très obsolète. Ecusson subquadrangulaire. Elytres 
beaucoup plus larges à leur naissance que la base du prothorax ; 
environ quatre fois aussi longues que lui; à bord antérieur 
sinué; faiblement uniépineuses aux épaules qui sont avancées ; 
allant en diminuant de largeur jusqu’à l'extrémité qui est coupée 
droit et quadriépineuse ; couvertes antérieurement de petits tu- 
bercules noirs, formant des ondulations transversales; lisses 
ensuite. Abdomen lisse également, ainsi que les pattes, sauf les 
antérieures qui sont les plus longues et scabreuses; tibias de 
la même paire dentelés intérieurement. 


Var. a. Six taches sur les élytres. 


J’ai vu plusieurs individus, « %,de cette belle espèce dans 
les collections du British Museum et de M. Pascoe; ils ne va- 
rient que par le nombre et la grandeur des taches sur les élytres. 
M. Buquet en possède aussi un bel individu ® , chez lequel les 
trois premiers articles des antennes sont d’un brun clair dans 
toute leur longueur, mais recouverts d’une légère pubescence 
jaunâtre à l’état frais. 


Dédiée à M. James Thomson. 


ns CSC — 


DESCRIPTION 


SIX LONGICORNES EXOTIQUES NOUVEAUX, 


par M. A. CHEVROLAT. 


Paris, le 24 février 1858. 


Monsieur et cher collègue, 


M. F. P. Pascoe m'a fait hommage de deux mémoires qui 
ont paru dans les Transactions de la Société Entomologique de 
Londres, 1856, 1857, lesquels contiennent les descriptions, avec 
planches, de Longicornes de l'Inde et de la mer du Sud, la 
plupart fort curieux et nouveaux. Je crois intéressant de faire 
connaitre plusieurs espèces de ma collection, qui rentrent dans 
quelques-uns des genres établis par cet auteur, ou qui sont 
voisines d'espèces qu'il a publiées, et je vous serai très recon- 
naissant de vouloir bien les faire imprimer dans vos Archives. 


Veuillez agréer, etc. 


1. TMESISTERNUS VIRIDICOLLIS, Rev. et Mag. Zool., 1858, p. 82. 


Patrie : Nouvelle-Calédonie. Eong. 11 mill.; larg. 5 1/2 mill. 


Ailé, court, d’un violet plus ou moins brillant ou noirâtre. 
Corselet vert, Tite arrondie, inégale, ponctuée, marquée de 
8 } I 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 15 


trois sillons : deux entre les yeux, courts, celui longitudinal 
entier. Antennes dépassant à peine le milieu du corps; les quatre 
premiers articles sont violets et les suivants d’un brun pâle. 
Corselet aplati, oblique sur les côtés, près du double plus large 
à la base qu'au sommet, trisinué en arrière, très fortement et 
inégalement ponctué, transversalement déprimé vers les côtés, 
au-dessus de l’épine latérale qui est violette, et placée au delà 
du milieu en arrière. Ecusson très grand, arrondi, lisse. Elytres 
plus larges que le corselet, convexes, arquées extérieurement 
au-dessus de l'épaule : elles offrent trois bandes formées de gut- 
tules blanches. La première n’est que marginale ; la deuxième 
est située au delà du milieu, cintrée, et la troisième, avant le 
sommet, est à peine interrompue. Corps en dessous obscur. 
Pattes d’un beau violet; sommet des jambes frangé et terminé 
de poils blanc. Tarses blanchâtres. 


2, NAVOMORPHA? ALBOCINCTA, Rev. et Mag. Zoo!l., 1858, p. 52. 


Patrie : Nouvelle-Calédonie. Long. 11 mill.; larg. 3 1/2 mill, 


Aïlée, allongée, atténuée en arrière, d'un noir légèrement 
bleuàtre en dessus, brillante et polie en dessous. Téte arrondie, 
ponctuée, couverte d’une poussière cendrée, Antennes un peu 
plus longues que le corps, d'un noir cendré, garnies en dessous 
de poils blonds, légers ; neuvième et dixième articles ferrugi- 
neux. Corselet deux fois aussi long que large, subeylindrique, un 
peu élargi en arrière, droit aux extrémités, resserré et étroite- 
ment bordé de blanc sur la base; le disque est d’un noir 
bronzé, finement ponctué, les côtés sont inermes et couverts 
d’une poussière cendrée. Le dessous est blanc et tiqueté de 
noir par la ponctuation. Ecusson subconique, blanchätre. Elytres 


h16 ARCIIIVES 


plus larges que le corselet, subconiques, presque tronquées et 
obtusément arrondies, marquées d'une ponctuation moyenne au 
sommet, régulière, assez profonde ; deux bandes et le tiers 
apical de la suture revêtus d’une villosité blanche à fond 
jaunâtre. Pattes noires, couvertes en grande partie par une 
poussière cendrée; cuisses fortement renflées, rougeûtres à leur 
naissance, évasées en demi-cintre sur le sommet ; jambes posté- 
rieures velues. Tarses cendrés; premier et deuxième articles 
larges et coniques. Deux grandes taches latérales sur la poitrine, 
et une sur chaque côté des segments de l'abdomen, d’un beau 
blanc argenté. 


Cette espèce, ainsi que le Tmesisternus gratiosus Pascoe, 
devront probablement former un nouveau genre, voisin des 
Navomorpha. 


3. NAVOMORPHA ? SANGUINICOLLIS, Rev. et Mag. Zool., 1858, p. 82. 


Patrie : Nouvelle-Calédonie. Long. 49 1/2 mill.; larg. 4 mill. 


Ailée, cylindrique, noirâtre, couverte d'une courte pubes- 
cence blanche. Téte blanche, à sillon longitudinal entier. Man- 
dibules et yeux noirs. Antennes plus courtes que le corps, d’un 
brun noirâtre, ayant leur bord inférieur chargé d'un poil noir 
assez dense et le dessus parsemé de faibles traits blancs. Les 
troisième et quatrième articles sont fort longs. Corselet cylin- 
drique, rouge, coupé droit et rebordé aux extrémités. Ecussor 
arrondi, blanc, marqué d’un point noir et lisse au milieu. Elytres 
à peine plus larges que le corselet, échancrées et subbiépineuses 
sur chaque extrémité, d'un brun noirâtre offrant sur chaque étui 
quatre lignes blanches: la deuxième, à partir de la suture, ne 
s'étend que vers le milieu. Pattes cendrées. Cuisses renflées au 


ENTOMOLOGIQUES. 17 


milieu et abdomen d’un noir luisant; ce dernier présente sur la 
bordure inférieure de chaque segment une tache allongée, d’un 
beau blanc; cinquième profondément échancré. 


Cette espèce, qui ne ressemble ni aux Tnesisternus, ni au 
Navomorpha, devra sans doute constituer une nouvelle coupe. 


h. MACROCYRTA MACILENTA, Rev: et Mag. Zool., 1838, p. 82. 


Patrie : Singapoore. Long. 16 mill.; larg. 2 1/2 mill. 


Aïlée, très étroite et allongée, d’un cendré bleuâtre. Palpes 
d’un brun ferrugineux. Mandibules au sommet, et yeux noirs. 
Antennes grèles, plus longues que le corps, légèrement pubes- 
centes en dessous; troisième et quatrième articles munis à leur 
sommet d’une très petite épine. Corselet cylindrique, droit aux 
extrémités, marqué de deux petites taches arrondies, noires et 
obliques, et d’une carène longitudinale de même couleur. 
Ecusson cordiforme. Elytres un peu plus larges que le corselet, 
parallèles, tronquées obliquement au sommet de l'angle mar- 
ginal à la suture; elles offrent quatre bandes noires: la pre- 
mière, au-dessous de la base, est brisée en chevron:; la 
deuxième, oblique, s'appuie à la marge et remonte le long de 
celle-ci jusque près de l’épaule; la troisième seule est entière, 
et la quatrième est oblique et se trouve placée entre la seconde 
et le sommet. Pattes grêles, postérieures plus longues, apla- 
ties; genoux terminés par deux épines; jambes munies de 
deux longs ergots droits ; tarses d’un brun noirâtre, roussâtres 
au sommet. 


». SCOPODUS? BICUSPIS, Rev. et Mag. Zool., 1858, p. 52. 


Patrie inconnue. Long. 7 1/2 mill.; larg. 3 mill. 


D'un noir opaque en dessus. Téte large, aplatie en devant, 


LS ARCHIVES 


oftrant deux petites cornes obtuses à la base des antennes. Feux 
petits, latéraux, d’un brun clair. Antennes à premier article grand, 
épais, arqué, terminé par un crochet; suivants grèles, légère- 
ment renflés, tous sont munis de quelques longs poils noirs. 
Corselet globuleux, subitement étranglé sur la base, droit aux 
extrémités, couvert de petites rides longitudinales. Ecusson semi- 
arrondi. Elytres plus larges que le corselet, rectangulaires sur 
le dehors de l'épaule avec l'angle recourbé, arrondies sur chaque 
extrémité ; le tiers antérieur est couvert de gros points, en 
arrière d’un fort tubercule élevé, terminé en pointe et arqué; 
en devant, existent par étui quatre petites stries ponctuées, sur 
leur limite, une petite bande transverse blanche émet deux 
rameaux de même couleur qui se dirigent sur ce tubereule; le 
tiers médian est criblé de petits points réguliers et profonds; 
le tiers apical est glabre, terne et étroitement blanchâtre sur 
son bord antérieur. Pattes d'une noir brillant; cuisses subite- 
ment renflées ; jambes à leur sommet, avec la tranche externe 
et les tarses d’un blanc ferrugineux. 


6. STEGENUS DENTICORNIS, Rev. et Mag. Zool.. 1858, p. 83. 


Patrie : Java. Long. 19 mill.; larg. 6 mill. 


Ailé, d’un blanc sale en dessous, obscur en dessus. Téte tron- 
quée de haut en bas, d'un blanc sale en devant, noirâtre en 
dessus, marquée de quatre traits postérieurs obscurs; premier 
étroit, au-dessus de chaque mandibule; deuxième, en arrière 
des yeux, et de leur largeur; deux sur l’occiput; ceux-ci sont 
séparés par un sillon longitudinal entier qui, en cet endroit, est 
bordé de deux lignes blanches; deux autres lignes blanches par- 
tent du sommet interne des veux, et toutes se continuent, blan- 


ENTOMOLOGIQUES. 19 


ches et noires, jusqu'à la base du corselet. Feux profondément 
incisés et divisés à leur partie supérieure, noirs, frangés de blanc 
sur l’incision. Antennes de la longueur du corps, cendrées ; les 
quatre premiers articles sont renflés, barbus et entremèlés de 
poils gris et noirs ; premier grand, anguleux etévasé au sommet ; 
deuxième binoduleux, la seconde moité anguleuse et plus forte ; 
troisième en ovale allongé, de la longueur du premier, également 
évasé ; quatrième fort long, bidenté à l'extrémité; cinquième 
plus mince, arqué, terminé par une dent anguleuse ; il est, ainsi 
que les suivants, qui sont très raccourcis, blanc à la base et 
brun au sommet. Ecusson semi-arrondi, moyen. Elytres plus 
larges que le corselet, parallèles, subeylindriques, arrondies sur 
le bout, couvertes de points qui, depuis la base jusqu’au milieu, 
sont finement granuleux; deux lignes blanches et trois lignes 
noires obsolètes par étui; les premières ne s'étendent qu'à la 
moitié de leur longueur, tandis que les noires se continuent 
jusque près de l'extrémité; de plus, trois côtes larges et peu 
saillantes ; marge et tiers sutural rebordés. Pattes inermes, rap- 
prochées; antérieures un peu plus longues ; cuisses modérément 
renflées ; jambes antérieures cambrées. Manches assez fortes. 
Sternum muni d’une petite saillie obtuse. Abdomen de cinq seg- 
ments ; les deux premiers presque soudés entre eux. Mâle. 


DESCRIPTION 


DE 


DEUX BSPÈRRS DU ŒANRE PASSARUS 





PASSALUS OPACIPENNIS Thomson. 
Patrie : Guatimala. 


Long. 58 mill.; larg, 20 mill. à travers le milieu de la longueur des élytres. 


PI. 21, fig. 4. 


Tête, prothorax, abdomen et pattes d’un noir brillant. Elytres 
d’un noir mat, ou opaque. Labre, menton et prosternum d’un 
brun très foncé un peu rougetre; espace lisse ovalaire infé- 
rieur de la tête d’un jaune d’ocre. Abdomen et pattes d’un noir 
brillant. Corps, antennes, labre, bords latéraux du prothorax 
et des élytres, recouvert, d’une pubescence ferrugineuse très 
serrée. 

Tête lisse, ayant cinq saillies, dont deux, très petites, en 
regard du labre; une plus grande au milieu du front, et deux 
autres saillies très grandes, situées obliquement au-dessus des 
yeux; ceux-ci très petits. Antennes ayant les deuxième, troi- 
sième et quatrième articles arrondis, lisses; les suivants ponc- 
tués; cinquième très gros, deux fois aussi long que le précédent ; 
sixième et septième en triangle allongé ou lamellés; les trois 
derniers, ou massue, très longs, en forme de lames; le dernier 
plus épais que les précédents. Labre subquadrangulaire, un peu 
arqué antérieurement; ponctué. Mandibales armées chacune de 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 24 


quatre dents, dont une au milieu de leur longueur, supérieure- 
ment; lisses, sauf sur les bords latéraux où l’on aperçoit quel- 
ques gros points enfoncés. Menton fortement ponctué. Prothorax 
plus large que les élytres, moins long que large ; bordé, à angles 
latéraux antérieurs subaigus; les postérieurs arrondis; une 
dépression sur chacun des bords latéraux après le milieu de sa 
longueur ; bord postérieur profondément sinué au milieu; ligne 
longitudinale médiane bien marquée. Elytres environ deux fois 
aussi longues que le prothorax ; convexes; brièvement ovalaires ; 
arrondies postérieurement ; ayant vingt sillons longitudinaux 
peu profonds, en comptant les deux sillons latéraux qui sont dis- 
tincts de la bordure, et dans chacun desquels on aperçoit une 
série de points espacés obsolètes, beaucoup plus apparents sur 
les bords ; intervalles lisses, sauf sur ces mêmes bords, qui sont 
recouverts d’une ponctuation assez forte et serrée ; extrémité 
lisse. Dessous de la tête et prosternum ponctués latéralement ; 
la ponctuation très fine et serrée; quelques points sur le mésos - 
ternum, plus nombreux sur ses bords latéraux. Abdomen lisse. 
Pattes antérieures digitées; cuisses un peu ponctuées en des- 
sous; les autres paires lisses, sauf quelques points sur les 
tibias. 


Cette magnifique espèce doit être rangée auprès du 


PASSALUS GORYI.Melly, Mag. de Zool., 1833, Ins. Classe IX, pl. 56. 


Patrie : Guatimala. 


Long. 65 mill.; larg. 23 mill, à travers le milieu de la longueur des élytres. 


Entièrement d'un noir brillant. Aux caractères assignés à cette 
espèce par M. Melly, j'ajouterai les suivants : 

æ. Labre fortement creusé au milieu du bord antérieur; pro- 
Uhorax moins large que les élytres, ayant une forte dépression 


122 ARCHIVES 


sur chacun des bords latéraux, après le milieu de sa longueur; 
deux plaques métalliques longitudinales, ou deux parties élevées 
et polies, non loin de ces derniers; deux points enfoncés à la 
base. Elytres ayant vingt sillons longitudinaux comme chez le 
P. opacipennis. 

J'ai constaté, dans mon exemplaire du P. Goryi, que cet 
insecte possède cinq articles à tous les tarses, non quatre arti- 
cles et un crochet, comme l’a dit M. Melly (loc. cit.). Déjà 
M. Percheron, qui cependant n'avait pas vu le P. Goryi en 
nature, a démontré le peu de vraisemblance de cette assertion. 

Cet insecte existe également dans la riche collection de M. le 
comte de Mniszech, dans celle de M. Melly, à Liverpool, et au 
Muséum d'histoire naturelle. Il est remarquable par la dilatation 
de ses élytres, chez la ? surtout, caractère qui le distingue de 
toutes les autres espèces du genre. 


—_—— 9 C0 0 Om 


DESCRIPTION D'UN COLYDIIDE. 


Genre EULACHUS Erich., Nat. d. Ins. Deut., LIT, p. 275. 
— Lac., Gen. Col., p, 373. 


EULACHUS COSTATUS Erich., Thomson. 


Patrie : Cayenne, Antilles? Long. 9 mill.; larg. 3 mill. 


D'un brun foncé. Allongé, cylindrique. Tête finement ponc- 
tuée; massue antennaire de trois articles. Prothorax environ 
trois fois et demie aussi long que la tête, un peu plus large anté- 
rieurement; ayant quatre carènes ou côtes longitudinales; 


ENTOMOLOGIQUES. h23 


angles antérieurs avancés, aigus; angles postérieurs également 
aigus, un peu tournés en dehors. Elytres ayant environ trois 
fois la longueur du prothorax ; le dépassant à peine à leur base ; 
subaiguës aux épaules et arrondies à l'extrémité; offrant huit 
côtes longitudinales; deux rangées de points obsolètes dans cha- 
cun des espaces qui séparent ces côtes. Dessous de la tête 
granuleux. Prosternum plissé transversalement au milieu, gra- 
nuleux latéralement. Poitrine largement et obsolètement ponc- 
tuée, Abdomen chagriné longitudinalement. Pattes finement 
ponctuées. 

Cet insecte sera figuré prochainement dans le Genera des Co- 
léoptères de Lacordaire. Je lui ai conservé le nom sous lequel il 
a été désigné par Erichson. 


J'avais, (Arch. Ent., 1, p. 291) substitué le nom d’Jresiodes à 
celui de Leptocera Serville (1834, Cérambycides), parce que ce 
dernier nom était déjà employé par Schænherr (Disp. Method. , 
1896) pour désigner un genre de Curculionides. Mais les carac- 
tères que j'ai donnés du genre /resioides se rapportant à un insecte 
voisin, quoique différent des Leptocera, je crois devoir substi- 
tuer à ce dernier genre le nom de Glaucytes, auquel je n’attache 
aucune signification. 


Genre IRESIOIDES Thomson, Arch. Ent., 1, p. 291, nec 
Leptocera Serv. 


IRESIOIDES FEROX Thomson. 


Patrie : Madagascar. Long, 9 mill.; long. 2 mill. 


Tête, prothorax et centre de l'abdomen, noirs; antennes, 


12} ARCHIVES ENTOMOLOGIUUES. 


élytres et pattes d’un brun fauve ; corps parsemé de nombreuses 
bandes longitudinales blanches, dont deux sur le front, quatre 
sur le prothorax, et six sur les élytres ; la deuxième et la troi- 
sième de chaque élytre, interrompues, courtes. Labre et bords 
latéraux de la tête blancs, ainsi que le centre de la poitrine et 
les bords latéraux de l’abdomen. 

Elytres finement ponctuées ; le reste du corps lisse. 


ESSAI SUR LA FAUNE DE L’ILE DE WOOD- 
LARK OÙ MOIOU, par le P. MONTROUZIER. Lyon, 
chez F. Dumoulin, libraire, rue Centrale-Saint-Pierre, 20 
(1857). 


L'auteur de cet excellent ouvrage, que la Société entomolo- 
gique de France compte aujourd'hui au nombre des membres, 
n’a rien négligé pour rendre son œuvre aussi complète et aussi 
importante que possible. Aussi ne saurais-je trop la signaler à 
l'attention des-entomologistes. Espérons que le P. Montrouzier, 
qui habite actuellement la Nouvelle-Calédonie, pourra bientôt 
publier, ou mettre les entomologistes à même de publier une 
faune de cette belle contrée, encore si peu connue, et pourtant 
si digne de l'être. Un tel ouvrage serait aussi glorieux pour 
celui qui le ferait que pour la France elle-même! 


WALLACE. 


VOYAGE DANS L'ASIE ORIENTALE. 


FRAGMENTS ENTOMOLOGIQUES 


RENFERMANT 


LA DESCRIPTION DE COLÉOPTÈRES NOUVEAUX OU RARES. 


Déjà, dans la préface de mes Archives entomologiques, j'ai cru 
devoir signaler à l'attention des savants, le nom d’un des plus 
intrépides pionniers de l’entomologie, M. Wallace, qui s’est 
donné pour mission d'explorer plusieurs pays de l'Asie orientale 
peu connus sous le rapport de l’histoire naturelle. 

On connaît les richesses entomologiques recueillies à Bornéo 
et à Célèbes, par ce courageux voyageur. Il vient aujourd'hui, 
de nous envoyer des îles Arou, près la Nouvelle-Guinée, un 


30 


126 ARCHIVES 


contingent supplémentaire d'insectes magnifiques, nouveaux 
pour la plupart. 

Signaler dans cet ouvrage quelques-unes des victoires du 
célèbre naturaliste anglais ; consigner, dans ces pages, le nom 
de Wallace, est plus qu'un droit, c’est un devoir. Puissent les 
entomologistes accueillir avec sympathie les efforts que j'ai 
faits pour atteindre ce but. 


Famille 1. SCARABÆIDÆ. 


Lac. Gen. Col. I, p. 49. 


I. CETONITÆ Lac. loc. cil., p. 464. 


I. GYMNETITÆ Lac. loc. cit., p. 496. 


Genre 4. LOMAPTERA Gory, Perch., Cétoines, p. 43. 
— Lac., Gen. Col., III, p. 503. 


1. LOMAPTERA WALLACEI. 


Patrie : Ile Arou. Long. 27 à 31 mill,; larg. 13 à 15 mill. 


PI. 16, fig. 1. 


D'un vert de pré brillant et comme verni, plus éclatant en 
dessous. Antennes d’un noir métallique. 


ENTOMOLOGIQUES. 127 


Tête finement et largement ponctuée; chaperon fortement 
bilobé, noir à l'extrémité. Prothorax subglobulaire, un peu 
atténué antérieurement, lisse; une forte saillie mésosternale. 
Ecusson très petit, subarrondi. Elytres ayant deux fois et demie 
la longueur du prothorax, mesurée au point le moins long de 
ce dernier; dépassant, aux épaules, la base du prothorax ; plus 
étroites en arrière; extrémité biépineuse ; postérieurement, deux 
saillies et quelques lignes chagrinées, ainsi que sur le pygidium ; 
de très faibles points obsolètes sur le disque. Dessous de la tête 
avec des lignes chagrinées. Poitrine lisse. Quelques points en- 
foncés sur le cinquième segment abdominal. Pattes antérieures 
ponctuées. Quelques lignes chagrinées sur les autres paires de 
pattes. 


2. LOMAPTERA VALIDIPES Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 27 mill.; larg. 14 mill. 


PI. 16, fig. 2. 


D'un vert foncé, avec des reflets pourpres sur la poitrine ; 
tibias et tarses d’un rouge fauve; ces derniers annelés de noir. 
Antennes brunes. Palpes et extrémité du chaperon d’un brun 
rougeàtre. 

Tête finement ponctuée; chaperon bilobé. Prothorax demi- 
circulaire, un peu déprimé antérieurement, finement et large- 
ment ponctué; une forte saillie mésosternale, Ecusson arrondi. 
Elytres ayant environ deux fois et demie la longueur du pro- 
thorax, mesurées au point le moins long de ce dernier; plus 
étroites en arrière; fortement échancrées demi-cireulairement 
et biépineuses à l'extrémité; fortement granuleuses ou chagri- 
nées latéralement, ponctuées; la ponctuation faible et espacée ; 


h28 ARCHIVES 


sillonnées transversalement en arrière. Dessous du corps et 
pattes ponctuées ; celles-ci très robustes. 


Voisine de la L. valida. 


3 LOMAPTERA ADELPHA Thomson. 


Patrie : Ile Arou, Long. 26 mill.; larg. 43 mill. 


PI. 16, fig. 3. 


Diffère de la L. validipes, par les caractères que voici : 


Moins allongée. Elytres non échancrées à l'extrémité, ayant 
deux bosselures postérieurement ; point de granulations sur 
les bords latéraux ; sillonnées transversalement en arrière; 
lisses antérieurement ; la ponctuation se changeant ensuite en 
sillons transversaux confluents. 


h. LOMAPTERA AROUENSIS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 23 à 25 m'll.; larg. 11 à 12 mill, 


PI. 16, fig. A. 


D'un vert métallique foncé. Antennes brunes. 

Tête finement et largement ponctuée ; chaperon bilobé, Pro- 
thorax demi-circulaire, un peu sinué antérieurement, lisse au 
milieu, obsolètement ponctué sur les bords latéraux. Ecusson 
petit, triangulaire, Elytres ayant à peine deux fois et demie la 
longueur du prothorax, mesurées au point le moins long de ce 
dernier ; plus étroites en arrière; ayant deux fortes bosselures 
postérieurement; lisses, sauf les bords latéraux postérieurs qui 
sont sillonnés ou chagrinés; extrémité aiguë. Pygidium sillonné 
transversalement. Dessous du corps lisse. Pattes sillonnées. 


Voisine de la _L. vividiænea. 


ENTOMOLOGIQUES. = 129 


Genre 2. SCHYZORHINA Kirby, Trans. Linn. Soc., XIE, p. 570. 


— Lac., Gen. Col., LIT, p. 519. 


>. SCHYZORHINA EMILIÆ White. ? 


Patrie : Ile Arou. Long, 21 mill,; larg. 11 mill, 


PI. 16, fig. 5. 


D'un vert métallique un peu foncé, recouvert de nombreuses 
taches d’un jaune d’ocre, variant de forme et de position dans 
chaque individu ; bords latéraux de la poitrine et des segments 
abdominaux également tachetés. Antennes et palpes bruns. 

Tête finement ponctuée; Prothorax subcireulaire, ayant 
quelques points enfoncés très rapprochés vers les bords laté- 
raux ; une forte saillie mésosternale, Ecusson grand, triangu- 
laire. Elytres ayant deux fois et demie la longueur du prothorax, 
mesurées au point le moins long de ce dernier ; offrant six séries 
de points obsolètes ; sillonnées latéralement vers l'extrémité, qui 
est biépineuse. Pygidium faiblement sillonné transversalement. 
Abdomen lisse, sauf le dernier segment qui est ponctué. Pattes 
largement ponctuées. 


Cette belle espèce doit être rangée auprès de la $. australasiæ, 
dont elle est voisine. Je n’ai pas pu m’assurer si elle avait été 
publiée par M. White. 


130 ARCITIVES 


Famille IL BUPRESTIDÆ. 


Lac. Gen. Col., 4, p. 1. 


Tribu I. CHALCOPHORITÆ. 


Genre 1. CHRYSODEMA de Cast. et Gory, Mon. des Bup. I. 


Chalcophora Lac., Gen. Col , IV, p. 21. 


6. CHRYSODEMA CALEPYGA Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 30 à 40 mill.; larg. 9 à 43 mill. 
PI. 16, fig. 6. 


En dessus, d’un beau vert métallique, se changeant en bleu 
foncé sur la suture, ainsi qu’à l'extrémité, et en rouge pourpre 
brillant sur le milieu des bords latéraux des élytres. Dessous 
de la tête, genoux et tibias verts; tarses d’un bleu foncé; 
le reste d’un rouge terne, avec quelques reflets verdâtres. 
Antennes, mandibules, et palpes noirs; labre fauve. Yeux jau- 
nâtres. 

Tête ayant une très forte impression longitudinale ; un bour- 
relet transversal très sinueux en avant du labre; front fine- 
ment et très largement ponctué. Prothorax un peu plus large 
que long, à angles antérieurs coupés obliquement ; angles pos- 
térieurs aigus et saillants, beaucoup plus large vers le quart 
antérieur qu’à sa naissance; bords latéraux droits ; deux fortes 
dépressions en forme &’S, en regard de ceux-ci; ligne longitu- 


ENTOMOLOGIQUES. h31 


dinale médiane assez profonde; disque finement et très large- 
ment ponctué ; bords antérieurs et postérieurs sinués. Ecusson 
uu peu allongé, subarrondi. Elytres ayant trois fois et demie la 
longueur du prothorax ; naviculaires, dépassant à peine, à leur 
naissance, la base du prothorax; plus larges vers le milieu de 
leur longueur, ensuite fortement atténuées et relevées en ar- 
rière; extrémité garnie tantôt de huit, tantôt de dix épines; 
faiblement et largement ponctuées; la ponctuation plus forte 
antérieurement. Bords latéraux du prosternum finement, et son 
centre fortement ponctués. Une ponctuation grosse, et. très 
espacée, sur le centre de la poitrine et de l'abdomen; bords 
latéraux de la poitrine très finement et densément ponctués. 
Quelques points enfoncés sur les pattes. 


Voisine de la C. semipurpurea. 


7. CHRYSODEMA VENEREA Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 28 à 32 mill,; larg. 9 à 41 mill. 


PI. 16, fig. 7. 


Tête, prothorax et écusson d’un noir métallique brillant ; 
sur le prothorax, deux grandes taches d’un jaune d’ocre , laté- 
ralement. Elytres d’un vert métallique, ayant deux sillons 
pourpres longeant obliquement la suture, depuis le milieu de 
leur longueur jusque vers l'extrémité, qui est noirâtre. Des- 
sous du corps et pattes bronzés, avec des teintes verdàtres. 
Abdomen varié de nombreuses taches irrégulières d’un jaune 
d’ocre ; des taches blanchätres sur les deux derniers segments. 
Antennes, mandibules et palpes noirs ; labre fauve. 

Tête ayant un sillon longitudinal médian profond; un bour- 
relet transversal sinué en avant du labre; front faiblement et 


h32 ARCHIVES 


largement ponctué. Prothorax subquadrangulaire, rétréci en 
avant, s’élargissant au quart antérieur, presque droit latérale- 
ment jusqu’à la base; angles latéraux postérieurs aigus, avancés ; 
ligne longitudinale médiane profonde; quelques faibles points 
enfoncés sur le disque; bords antérieur et postérieur sinueux. 
Ecusson arrondi. Elytres ayant près de quatre fois la longueur 
du prothorax, dépassant à peine celui-ci à sa base, plus larges 
vers le milieu de lenr longueur, ensuite atténuées et relevées 
vers l’extrémité, qui est pluri-épineuse ; fortement ponctuées 
antérieurement, la ponctuation diminuant sensiblement en 
arrière. Abdomen largement ponctué. Pattes lisses. 


Voisine de la C. farinosa, Fab. 


Genre 2. CHALCOPHORA Solier, Ann. Soc. Ent. Il, p. 278. 


— Lac., Gen. Col., LV, p. 21. 


8. CHALCOPHORA STEVENSIT Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 27 mill.; larg. 9 mill. 


PI. 16, fig. 8. 


Entièrement d'un pourpre métallique ; labre d’un blanc pâle; 
mandibules noires à l'extrémité. 

Tête très finement ponctuée, fortement creusée, à ligne lon- 
gitudinale médiane peu apparente. Prothorax plus large que 
long, plus large en arrière; bords antérieurs et postérieurs fai- 
blement sinués ; disque inégal, finement et largement ponctué. 
Ecusson arrondi. Elytres ayant près de quatre fois la longueur 
du prothorax, dépassant celui-ci aux épaules, un peu sinué 
latéralement au tiers antérieur, dentelé sur les bords latéraux 


ENTOMOLOGIQUES. 33 


postérieurs ; extrémité arrondie ; disque inégal offrant quelques 
vestiges de carènes longitudinales; grossièrement ponctuées, 
surtout latéralement ; la ponctuation très espacée. Dessous de 
la tête finement et densément ponctué. Bords latéraux du 
prosternum finement, et centre du prosternum, fortement, lar- 
gement ponctués. Le reste finement ponctué, la ponctuation 
très espacée. . 


Dédié à M. Samuel Stevens. 


9. CHALCOPHORA AROUENSIS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 22 mill.; larg. 7 mill. 


PI. 16, fig. 9. 


Tête, prothorax, dessous du corps et pattes d’un vert métal- 
lique, avec des reflets pourpres. Elytres d’un beau pourpre 
brillant. Les deux premiers articles des antennes verts; les 
suivants d’un bleu noirâtre. Labre fauve ; extrémité des man- 
dibules noire. Tarses d’un vert foncé. 

Tète creusée au milieu , à ligne longitudinale médiane obso- 
lète ; finement ponctuée. Prothorax plus large que long, plus 
large en arrière, inégal, ayant une forte impression en regard 
de chacun des angles latéraux postérieurs; finement et large- 
ment ponctué. Ecusson arrondi. Elytres ayant près de quatre 
fois la longueur du prothorax, dépassant ce dernier aux épaules ; 
un peu sinuées vers le tiers antérieur, épineuses sur les bords 
latéraux postérieurs ; extrémité biépineuse. Dessous du corps 
largement ponctué. Pattes très finement pointillées. 


A3! ARCHIVES 


Famille III. CURCULIONIDÆ. 


I. ORTHOCERITÆ. 


Tribu 1. ANTHRIBITÆ. 


Genre 1. EUGIGAS Thomson. N. G. (1). 


(sd, bien; yry«s, géant.) 


Caractères. Yeux gros, placés obliquement. Antennes attei- 
gnant presque l'extrémité du corps chez les &, et à peine la 
base des élytres chez les ? , insérées vers les deux tiers de la lon- 
gueur des bords latéraux du rostre ; scrobes allongés ; funicule très 
court, gros ; deuxième article assez court ; les 3-8 articles sub- 
égaux en longueur; les trois derniers plus courts, épaissis, sur- 
tout chez la $. Rosire grand, robuste, allongé, plus large, 
surtout à l'extrémité, chez la $. Mandibules des & grandes, 
plus apparentes que dans l’autre sexe. Palpes grands; les 
maxillaires à dernier article conique; dernier des labiaux en 


(1) Dolichocera (Gray, Griff. A. K., 1832, p. 65), nom déjà employé par 
Latreille (R. A., 2° édit., 1829) pour désigner un genre de Diptéres, de la tribu 
des Muscarites. 


ENTOMOLOGIQUES. h35 


carré allongé. Menton très grand, fortement bilobé au milieu. 
Prothorax plus long que large ; en saillie latéralement, un peu 
après sa naissance; légèrement atténué en arrière ; saillies ster- 
nales triangulaires. Ecusson arrondi. Elytres grandes, robustes, 
convexes, subovalaires, dépassant fortement le prothorax aux 
épaules, qui sont arrondies; à peine plus étroites en arrière ; 
extrémité aiguë. Pygidium arrondi. Pattes longues, robustes ; 
chez les 4 seulement les tarses antérieurs très allongés; pre- 
mier article beaucoup plus long que les suivants réunis; 
deuxième article de tous les tarses plus élargi à l'extrémité que 
le premier. 
Voisin des Anthribus et des Phlæotraqus. 


10. EUGIGAS SCHOENHERRIL Thomson, 


Patrie : Ile Arou. Long. 32 à A0 mill.; larg. 41 à 13 mill. 


PI. 17, fic. 1. 


D'un gris brunätre assez clair. En dessus, parsemé de taches 
très nombreuses, blanchâtres et noirâtres ; extrémité des 1-8 
articles des antennes blanchâtre ; deux taches noires tres appa- 
rentes sur le prothorax en regard de la base des élytres ; d’autres 
taches blanches et noires sur celles-ci, alternatives, disposées 
régulièrement et formant des séries longitudinales. Dessous 
d’un jaune pâle soyeux parsemé de taches noires; cinq rangées 
de taches sur les segments abdominaux. 

Sillon longitudinal du rostre bien marqué. Bordure latérale 
du prothorax saillante, ainsi que le sillon du quart postérieur, 
qui est sinueux. Corps entièrement lisse. 


h36 ARCHIVES 


11. EUGIGAS GOLIATHUS Thomson. 


Patrie : Java. Long. 35 mill,; larg. 12 mill. 


PI: 17, fig. 2. 


. Brun, avec un grand nombre de taches noires et blan- 
châtres, plus obsolètes que chez l'E. Schoënherrii ; on remarque 
surtout deux taches à la base du prothorax ; deux grandes raies 
noires longitudinales au milieu des élytres; et quatre rangées de 
taches sur l'abdomen ; extrémité des 3-7 articles des antennes 
blanchâtre ; huitième presqu’entièrement blanc. 

Même forme que chez VE. Schoënherrii, maïs plus robuste ; 
rostre beaucoup plus gros et plus élargi (1). 


12. EUGIGAS CHILDRENII Gray (Dolichocera). 
Griff. À, King. Ins. IT, p. 65, pl. 49. 


M. Gray mentionne cette espèce sans la décrire. 


Genre 2. MECOCERUS Sch. Curc., V, p. 183. 


13. MECOCERUS ? PANTHERINUS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 44 à 17 mill,; larg. 4 à 6 mill. 


D'un gris pubescent, avec de très nombreuses taches noires, 


(4) Je ne connais pas le 4 de cette espèce. 


ENTOMOLOGIQUES. 137 


dont deux sur le front, six sur la face supérieure du prothorax 
(2 et 4); les autres sur les élytres et le dessous dn corps. 
Celles-ci parsemées de points noirs espacés; quatre rangées 
de taches sur les segments abdominaux. Antennes et organes 
buccaux noirs. Pattes grisätres. 


4. Plus étroit que la ?. Tête lisse. Antennes grêles ; celles 
des « longues, atteignant presque l'extrémité du corps; celles 
des % très courtes. Prothorax lisse, plus long que large; bor- 
dure latérale et ligne transversale postérieure bien marquées ; 
pas d’épines sur les bords latéraux inférieurs. Elytres ayant 
environ deux fois et demie la longueur du prothorax; plus 
larges que ce dernier aux épaules, subovalaires. Dessous du 
corps et pattes pubescents, lisses ; les pattes antérieures des 
4 très longues. 


44. MECOCERUS? PARVULUS Thomson. 


Patrie : Ile Arou, Long. 8 à 9 mill.; larg. 3 mill. 


Très voisin du M.? pantherinus, dont il se distingue par les 
caractères suivants : 


Prothorax ayant une grande tache au milieu, située entre 
deux bandes longitudinales; quatre taches sur les côtés. Sur 
les élytres, des points noirs formant des séries longitudinales 
régulières. Deux taches sur la poitrine et sur le premier seg- 
ment abdominal. 

Antennes très grèles ; celles des « dépassant l'extrémité du 
corps de plus de la moitié de leur longueur. Prothorax plus 
large en arrière qu’en avant. Pattes antérieures des 4 médio- 
crement longues. 


138 ARCHIVES 


Genre 3. XENOCERUS Sch., Curc., [, p. 117. 


45. XENOCERUS LACRYMANS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 14 à 19 mill.; larg. 5 à 6 mill. 


PI, 17, fig. 3. 


En dessus noir, avec deux taches blanches entourant Îles 
yeux ; trois bandes longitudinales de même couleur sur le pro- 
thorax, et dix taches blanches sur les élytres disposées ainsi 
qu’il suit : trois antérieurement, dont une à cheval sur la suture; 
deux latéralement; une triangulaire à cheval sur la suture; 
deux latéralement, et deux postérieurement. Deux points blancs 
sur le pygidium. Dessous du corps d'un blanc de lait avec le 
dernier segment de l'abdomen d’un noir brillant; une tache 
noire sur la poitrine et quelques petites taches sur les bords 
latéraux des segments abdominaux. Antennes noires; huitième 
et neuvième articles tachetés de blanc. Pattes recouvertes 
d’une pubescense d’un gris verdâtre. 

Tête lisse. Antennes robustes; celles des 4 dépassant lex- 
trémité du corps; celles des £ très courtes, ayant les trois 
derniers articles beaucoup plus dilatés que chez l’autre sexe. 
Prothorax plus long que large, arrondi latéralement. Elytres 
ayant environ deux fois la longueur du prothorax, le dépassant 
aux épaules; échancrées et biépineuses à l'extrémité, Corps 
lisse. 


Var. a $. Taches d’un jaune sale. 


ENTOMOLOGIQUES. 139 


II. GONATOCERITÆ. 


Tribu 11. CLEONITÆ. 


Genre 4. EUPHOLUS G.-Méneville, Voy. Coquille, Ins. p. 114. 


— Mag. de Zool. 1842, pl. 96 et 97 (1). 
SYNOPSIS DES ESPÈCES QUI RENTRENT DANS CE GENRE. 


L Elytris transversim nigro fasciatis. 
À. Fasciis elytrorum inœqualiter distantibus. 


a. Genubus cyaneis. 


16. EUPHOLUS SCHOENHERRII G.-Méneville, Mag. de Zool., loc. cit., pl. 96, 
fig. 1, et Voyage Coquille, Ins., p. 116, 

1533, 
— — Boisduval, Voyage Astr'olabe, Ent., Il, p. 365, 

1839. 


Patrie : Nouvelle-Guinée. Long. 28 mill.; larg. 10 mill. 


Viridi glaucus , submetallicus ; elytris basi ct fasciis quatuor (ul- 


tima valde arcuata ) nigris; thorace medio elytrisque fasciis duabus, 
cyaneis. 


(1) Je cite textuellement les diagnoses latines de M. Guérin-Méneville pour les 
six espèces suivantes. 


40 ARCHIVES 


17. EUPHOLUS PETITIT G.-Méneville, Mag. de Zool., 1849, pl. 97, fig. 1, 
et Rev. Zool., 1841, p. 216. 


Patrie : Triton-Bay, Nouvelle-Guinée. Long. 25 à 32 mill.; larg. 10 à 42 mill. 


Viridi micans, submetallicus ; thorace maryine postico fusco; elytris 
basi fasciisque quatuor ad suturam interruptis (ultima valde arcuata) 
niqris. 


b. Genubus viridibus. 


18. EUPHOLUS CHEVROLATII G.-Méneville, Mag. de Zool., 1842, pl. 96, 
fie. 2 


De <e 


— — Voyage Coquille, loc. cit., p. 117. 


Patrie : Amboyne etile Arou. Long. 20 à 26 mill.; larg. 7 à 9 mill. 


Viridis ; elytris basi, fasciisque quatuor valde arcuatis et dentatis 
(secunda tertiaque ad suturam fere junctis) nigris. 


B. Vitis elytrorum æqualiter distantibus. 


49. EUPHOLUS GEOFFROYII G.-Méneville, Mag. de Zool., 1842, pl. 97. 
fig. 2. 


= — Voyage Coquille, Ins., p. 115, pl. 6, fig. 3, 
1833. 
— mirabilis Boisd., Voyage Astrolabe, Ent., II, p. 864, 1835. 


Patrie : Dory. Nouvelle-Guinée. Long. 27 mill.; 40 mill. 


Viridi glaucus, submetallieus ; elytris basi fasciisque quator subun- 


ENTOMOLOGIQUES. hAA 


dulatis (secunda ultimaque ad suturam valde interruptis) nigris ; 
thorace cyaneo, elytris tantum apice cyaneis. 


20. EUPHOLUS TUPINIERIT G.-Méneville, Mag. de Zool, 1842, pl. 97, fig. 3. 


— —— Voyage dela Favorite, Mag. Zool., el. IX, pl. 233, 


fig. 1, 1838. 
Patrie : Triton Bay, Nouvelle-Guinée. Long. 23 mill.; larg. 8 mill 


Viridi-micans ; submetallicus : elytris basi fasciisque tribus subrectis 
(ultima ad suturam interrupta), nigris, genubus cyaneis. 


IT. Elytris vittis longitudinalibus nigris. 


21. EUPHOLUS CUVIERI G.-Méneville, Mag. de Zool., 1842, pl. 97, fig. 4. 
— — Voyage Coquille, Ins., p. 118, pl. 6, fig. 4, 1833. 


= — Boisd., Voyage Astrolabe, II, p. 363, 1833. 


Patrie : Dory, Nouvelle-Guinée. Long. 23 mill.; larg. 7 mill, 


Viridi glaucus, submetallicus ; thorace lateribus cœruleo, vitta 
media nigra; elytris vittis duabus suturaque nigris. 


31 


hh2 ARCHIVES 


22. EUPHOLUS LINNEI Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 24 à 27 mill.; larg. 8 1/2 à 10 mill. 
PAYS Geune 


L individus. Collection de l’auteur. 


Couleur générale d’un noir brillant. Antennes, sauf le der- 
nier article qui est brun, et pattes d’un bleu d’azur métallique. 
Des granulations très faibles de même couleur, par ci par là, 
sur la tête et le prothorax. Elytres ayant dix bandes d’un vert 
bleuâtre métallique rangées par paires; les deux dernieres 
taches se réunissant à la suture, et remontant ensuite le long 
des bords latéraux jusque vers le milieu de leur longueur. 
Dessous de Ja tête et du prothorax d’un vert bleuâtre métal- 
lique; une large tache de mème couleur, transversale, entre 
les pattes antérieures et intermédiaires; quatre taches sur le 
métasternum; extrémité de l’abdomen d’un bleu verdâtre mé- 
tallique. 

Voisin, pour la forme, de l'E. Petiti. Rostre fortement 
canaliculé dans toute sa longueur, à peine ponctué. Prothorax 
plus large au tiers antérieur, presque aussi long que large, 
sinué en arrière, faiblement et largement ponctué. Elytres trois 
fois et demie aussi longues que le prothorax, le dépassant forte- 
ment à la base ; à épaules saillantes, un peu plus larges vers le 
milieu de leur longueur, convexes, déhiscentes en arrière, 
brusquement échancrées latéralement au tiers postérieur, aiguës 
à l'extrémité, criblées, sur la partie noire, de gros points en- 
foncés réguliers. Poitrine faiblement ponctuée. Abdomen et 
pattes lisses. 


ENTOMOLOGIQUES . hh3 


Genre 5. GEONEMUS Sch., Curc., 1834, I, p. 289, vr, 


part. 2, p.212: 


93. GEONEMUS FABRICIT Thomson. 
Patrie : Ile Arou. Long. 20 à 24 mill,; larg. 7 à 9 mill. 
PI. 47, fig. 5. 


2 indiv. Coll. de l'auteur. 


D'un gris perle, ayant, en dessus, des reflets dorés; en des- 
sous des reflets d’un rose doré. Les trois derniers articles des 
antennes noirs, ainsi que les yeux. Ligne longitudinale mé- 
diane du prothorax noire, mal limitée. Elytres ayant vingt 
stries noires longitudinales. Segments abdominaux bordés de 
même couleur. 

Tête et prothorax couverts, çà et là, de petites aspérités 
d’un noir brillant. Le dernier plus long que large, un peu plus 
large au tiers antérieur. Ecusson petit, arrondi. Elytres ayant 
trois fois et demie la longueur du prothorax; à épaules pen 
saillantes, arrondies, dépassant la base du prothorax, très 
convexes, plus larges au milieu de leur longueur, aiguës à 
l'extrémité; stries longitudinales parsemées de points assez 
écartés. Dessous du corps et pattes faiblement ponctués. 


Voisin du 


24. GEONEMUS STIATOPUNTATUS Guérin, Voyage de la Coquille, Ins., 
p. 113, pl. 6, fig. 2. 


hhh ARCHIVES 


Famille IV. CERAMBYCIDÆ. 


Legio I. ENTEMNOPSITÆ Thomson, Arch. Ent. F, p. 89. 


Tribu I. LAMIITEÆ. 


Genre 4. MONOCHAMUS Serv., Ann. Soc. Ent., 1835, 
vol. IV, p. 91. 


25. MONOCHAMUS LONGICORNIS Thomson, 
Patrie : Ile Arou. Long. 26 à 39 mill.; lag. 9 à 13 mill. 


d, longueur des antennes, 110 mill.; ?, 75 à 80 mill, 


PI. 17, fig. 6. 


Brun, avec les trois premiers articles des antennes et les 
pattes couverts de petites taches noires. Tête fauve, couverte 
de granulations noires; front piqueté de même couleur. Pro- 
thorax recouvert de très petits points et de granulations noires. 
Deux taches blanches, obliques, obsolètes, à la base des élytres. 

Face granulée ; premier article des antennes raboteux. Pro- 
thorax foriement uni-épineux ; sillon transversal antérieur très 
sinué ; sillon postérieur à peine sinué. Ecusson large, subar- 
rondi. Elytres à épaules avancées, dépassant fortement le pro- 


ENTOMOLOGIQUES. h45 


thorax à leur naissance, plus larges en avant, près de trois fois 
et demie aussi longues que le prothorax, coupées droit et fai- 
blement quadri-épineuses à l'extrémité ; les épines suturales 
peu distinctes; grossièrement, mais obsolètement et largement 
ponctuées antérieurement ; la ponctuation disparaissant en ar- 
rière. Pattes antérieures des 4 un peu plus longues que celles 
desnoe 


26. MONOCHAMUS RARUS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 32? mill.; larg, 10 à 14 mill. 


PI. 17, fig. 7. 


En dessus, d’un blanc sale, avec des taches brunes sur les 
élytres. En dessous brun. Face grisâtre au milieu ; yeux bordés 
de jaune fauve. Antennes noires; deux taches très minces de 
même couleur sur les joues; quatre petites bandes longitudi- 
pales fauves sur le front. Prothorax noir au milieu, ensuite 
d’un jaune d’ocre pâle, puis gris, ensuite blanc, et enfin brun 
sur les bords latéraux inférieurs ; une bande blanche longitudi- 
nale en regard des pattes antérieures. Ecusson blanchâtre. 
Elytres ayant une tache brune sur les épaules, qui sont cou- 
vertes de granulations d’un noir brillant; antérieurement, une 
grande tache brune à cheval sur la suture, atteignant la base 
du prothorax ; deux grandes taches de même couleur, triangu- 
gulaires, après le milieu de leur longueur, et deux taches brunes 
plus petites près de l'extrémité, Ouelques taches blanches sur 
les bords latéraux de l'abdomen. 

4. Tête lisse. Antennes (mutilées), leur septième article 
dépassant l'extrémité du corps. Prothorax fortement uni-épineux 
latéralement, ayant quelques petits tubercules noirs au milieu. 


AG ARCHIVES 


Ecusson subarrondi. Elytres plus de trois fois et demie aussi lon- 
gues que le prothorax, le dépassant fortement aux épaules, qui 
sont coupées droit et munies d'une très faible épine; un peu 
moins larges en arrière, fortement échancrées demi-circulaire- 
ment et quadri-épineuses à l'extrémité ; lisses. Dessous du corps 
également lisse. Pattes ponctuées ; les antérieures à peine plus 
longues que celles des autres paires. 


Cet insecte doit rentrer dans mon IX° groupe du genre Mo- 
nochamus. Arch. Ent., 1, p. 176.), auprès des M. polyspilus, 
fimbriatus, etc. 


Genre 2. RHAMSES Thomson Arch. Ent. L, p. 177. 


(Monochamus Auet.) 


97. RHAMSES BIPUNCTATUS Sch., Dalm. Syn. Ins. Appendix, p. 167, et 
Arch. Ent, I, p. 177. 


De Java. 


98. RHAMSES ALCANOR Newman, Ent., p, 77, et Arch. Ent., I, p, 298. 


De Célèbes et de Manille. 


29. RHAMSES AROUENSIS Thomson. 


Patrie : Ile Arou. Long. 30 mill.; larg. 9 mill. 


PI. 17, fig. 8. 


Brun, avec une multitude de petites taches mal limitées, 
blanches et fauves. Yeux largement bordés de jaune pâle. 


ENTOMOLOGIQUES. Uh7 


Quatre traits longitudinaux de mème couleur sur le prothorax. 
A la base des élytres, deux traits blanchâtres ; deux grandes 
taches noires obliques remontant vers leurs bords latéraux 
après le milieu de leur longueur. Antennes d’un brun noirâtre. 

Tête lisse. Antennes des + dépassant le corps de plus de la 
moitié de leur longueur; les trois premiers articles ponctués. 
Prothorax plus long que large, dilaté latéralement au milieu de 
sa longueur, où il est rudimentairement uni-épineux. Elytres à 
épaules avancées, dépassant fortement la base du prothorax, plus 
larges en avant; ayant près de trois fois la longueur du pro- 
thorax, échancrées obliquement à l'extrémité. Pattes antérieures 
des « très longues; tibias antérieurs munis d’une grande 
épine vers leur extrémité interne. 


Voisin du R. bipunctatus. 


Genre 3. BATOCERA Blanchard, Hist. des Ins., 1845, IL, 
p. 158. 


SYNOPSIS DES ESPÈCES QUI RENTRENT DANS CE GENRE. 


30, BATOCERA WALLACET Thomson. 
Patrie : Ile Arou, Long. 53 à 73 mill.; larg. 18 à 24 mill, 
PI, 18; fig. 1. 


Gindiv. Coll, de l’auteur. 


Couleur générale d’un jaune d’ocre, se changeant en noir 
brillant sur une grande partie des élytres, où l'on aperçoit une 


AS ARCHIVES 


wultitude de taches d'un blanc de lail; ces taches formant deux 
bandes longitudinales irrégulières vers l'extrémité. Antennes 
noires, maculées de blanchâtre çà et là ; les 4-11 articles moins 
foncés que les 1-3. Labre rougeâtre ; mandibules et palpes noirs. 
Bords antérieurs et postérieurs du prothorax d’un blanc de 
lait. Deux larges bandes blanches irrégulières, commençant sur 
les bords latéraux inférieurs du prothorax, et courant sur les 
bords de la poitrine et de l'abdomen, jusqu’à l'extrémité du 
corps. Pattes et tarses noirs, recouverts d’une pubescence jau- 
nâtre souvent peu apparente. 


4. Forme de ja B. Victoriana, mais b'en plus grande et plus 
robuste. Tête lisse, à sillon frontal profond. Antennes très lon- 
gues, de 115 à 180 millimètres, dépassant l'extrémité du corps 
de plus de la moitié de leur longueur; premier article gra- 
nuleux, deuxième plus long que les deux suivants réunis, très 
fortement granuleux et épineux intérieurement; les suivants 
moins granuleux et épineux; le dernier plus long que les sept 
précédents. Prothorax plus large que long, fortement uniépi- 
neux latéralement avant le milieu de sa longueur; sillonné 
transversalement en avant; ligne transversale postérieure plus 
profonde que l’antérieure; lisse, sauf quelques faibles points 
enfoncés latéralement. Ecusson subtriangulaire. Elytres ayant 
au moins quatre fois la longueur du prothorax, le dépassant 
notablement aux épaules qui sont armées d’une épine dirigée er 
dehors; plus larges antérieurement; allant en diminuant de 
largeur jusqu’à l'extrémité qui est coupée carrément et quadri- 
épineuse; en regard du prothorax, lisses ; le centre de chaque 
élytre recouvert depuis le haut jusqu’en bas de granulations 
sur la partie noire; ces granulations diminuant postérieure- 
ment. Dessous du corps lisse. Pattes également lisses, sauf les 
antérieures qui sont très longues, à tibias très arqués, granu- 
leuses et épineuses intéricurement. 


ENTOMOLOGIQUES. h49 


?. Plus large que le 4 Antennes dépassant l'extrémité du 
corps d’un tiers seulement de leur longueur, moins granulées et 
épineuses que chez le premier Elytres plus larges, et pattes 
antérieures moins longues que dans le même sexe ; ces dernières 
à peine granulées et épineuses. 


Var. a. En dessus noir, avec quelques taches blanches sur 
les élytres. 


J'ai conservé à ce magnifique insecte le nom sous lequel je 
l'ai reçu de M. Stevens. 


31. BATOCERA WOODLARKIANA Montrouzier (Lamia), Faune de l’île Wood- 
lark, 1857, p. 61, Lyon. 


— Boisduvalii ? Hope Charls, Mag., 2° sér., vol. IT, p. 231. 


Patrie : Ile Woodlark. Long. 22 lignes. 


Tête noire. Antennes des 4 dépassant d’un quart de leur 
longueur lextrémité du corps; noires. Prothorax d’un brun 
foncé, ridé en avant et en arrière. Elytres noires, plus larges à 
la base qu'à l'extrémité; couvertes antérieurement de granula- 
tions luisantes postérieurement; six groupes d'impressions 
d’un blanc de lait. Poitrine et abdomen bruns, avec une villo- 
sité grise, et une large bande blanchâtre de chaque côté. Pattes 


brunes. 


32, BATOCERA VICTORIANA Thomson, Arch. Ent, I, p. 25, Frontispice. 


De Borneo. 


h50 ARCHIVES 


33. BATOCERA PRINCEPS Kollar et Redtenb. in Kügel’s Kaschmir, vol. 4, 
p. 551, pl. 27, fig, 1. 


Des régions de l’Hymalaya. 


3h. BATOCERA LÆNA Thomson, 


Patrie : Ile Arou. Long. 48 à 52 mill.; larg. 17 à 19 mill. 
PI. 19, fig. 1. 


L indiv. Coll. de l’auteur. 


Coloration générale d’un jaune ferrugineux. Tête d’un gris 
foncé. Antennes ayant les quatre premiers articles d’un noir 
brillant; les suivants d’un noir mat, sauf l'extrémité des 
5-10 qui est luisante. Bord antérieur du prothorax d’un 
jaune clair. Sur les élytres, plusieurs taches d’un blanc de lait, 
variant pour la forme et pour le nombre dans chaque indiviäu. 
Deux grandes et larges bandes blanches, commençant sur les 
bords latéraux inférieurs du prothorax, et courant sur le long 
de la poitrine et de l'abdomen jusque vers l'extrémité du corps. 
Deuxième, troisième et quatrième segments abdominaux d’un 
noir brillant à leur extrémité. Pattes noires, recouvertes d’une 
pubescence jaunâtre. 

æ. Voisin de la B. 8-maculata. Tête faiblement granuleuse 
en avant; une petite excavation entre la partie supérieure des 
yeux; quelques points obsolètes sur le front. Antennes dépassant 
l'extrémité du corps de plus de la moitié de leur longueur ; 
premier article granuleux, garni d’épines intérieurement ; les 
autres articles faiblement chagrinés. Prothorax court, beaucoup 


ENTOMOLOGIQUES. h51 


plus large que long, uniépineux latéralement au milieu de sa 
longueur ; impressionné irrégulièrement sur le disque; sillonné 
transversalement en avant et en arrière; sillon transversal anté- 
rieur double, profond, sinueux; sillon transversal postérieur, 
moins sinueux. Ecusson subtriangulaire. Elytres à peine quatre 
fois aussi longues que le prothorax, dépassant notablement le 
dernier à la base des élytres ; ayant chaque épaule garnie d’une 
épine ; beaucoup plus larges antérieurement, coupées oblique- 
ment et quadriépineuses à l’extrémité ; les épines suturales les 
plus grandes; couvertes antérieurement de très gros tubercules 
noirs, qui vont en diminuant jusque vers le milieu de leur 
longueur , où ils disparaissent complétement ; obsolètement 
ponctuées. Dessous du corps lisse. Pattes antérieures granu- 
leuses, dentelées intérieurement; lés autres paires faiblement 
ponctuées là où le duvet a disparu. 


$. Plus parallèle que le 4. Antennes dépassant à peine 
d’un quart de leur longueur l'extrémité du corps. Elvytres plus 
parallèles, moins larges antérieurement; pattes antérieures 
moins longues. 


Var. a. &. Type. Sur les élytres six taches blanches, rondes, 
disposées par paires; deux autres très pelites situées en regard 
de la première paire de taches. 


Var. b. 4. Sur les élytres, huit taches blanches, dont quatre 
an milieu de leur longueur; les deux plus voisines de la suture 
très grandes ; deux autres également très grandes au tiers pos- 
térieur, et deux taches allongées, obliques, postérieurement. 


Var. ce. $. Sur les élytres, cinq taches blanches, dont deux 
au milieu de leur longueur, et trois vers le tiers postérieur; deux 
de ces dernières à droite, très voisines l’une de l’autre. 


152 ARCHIVES 


Var. d. 4. Sur les élytres, cinq taches blanches, dont 
quatre vers le milieu de leur longueur, et une très petite vers 
le tiers postérieur de l’élytre gauche. 


35. BATOCERA SARAWAKENSIS Thomson. 


Patrie : Borneo. Long. 41 à 48 mill.; larg. 14 à 17 mill. 


PI. 49, fig. 2. 


a 


3 indiv. Coll. de l’auteur. 


Coloration générale d’un brun clair pubescent. Yeux entourés 
d’un cercle jaunâtre. Les trois premiers articles des antennes 
noirs: les suivants bruns, rougeâtres à leur extrémité : labre 
d’un bran rougeâtre. Mandibules noires, recouvertes en partie 
d'une pubescence jaunâtre. Palpes bruns. Deux taches d’un 
jaune pâle, très étroites, en forme de parenthèse sur le pro- 
thorax. Ecusson blanc. Elytres ayant le plus souvent dix taches 
d’un blanc de lait, dont deux antérieurement; quatre vers le 
milieu de leur longueur (les deux inférieures les plus grandes) ; 
et quatre autres taches rangées par paires postérieurement. 
Deux larges bandes blanches commençant aux yeux, sur les 
bords latéraux inférieurs de la tête, et parcourant tout le corps 
jusque vers l’extrémité ; ces bandes échancrées sur la poitrine, 
moins marquées et comme nacrées sur l'abdomen. Celui-ci, 
ainsi que les pattes, recouvert de duvet d’un brun jaunâtre. 


s. Tête lisse. Antennes dépassant très notablement l’extré- 
mité du corps. Premier article des antennes granuleux ; le troi- 
sième granuleux, épineux intérieurement ; le quatrième faible- 
ment épineux ; les suivants chagrinés. Prothorax fortement uni- 
épineux latéralement. chagriné sur le disque; sillons transver- 


ENTOMOLOGIQUES. 53 


saux bien marqués. Ecusson lisse. Elytres ayant un peu plus de 
quatre fois la longueur du prothorax; beaucoup plus larges en 
avant; épaules munies d’une épine dirigée en dehors ; extrémité 
coupée tantôt droit, tantôt obliquement, faiblement quadriépi- 
neuse; partie antérieure couverte de granulations noires, plus 
serrées vers la suture, diminuant brusquement après le tiers 
antérieur; le reste lisse. Dessous du corps également lisse. 
Pattes antérieures granuleuses et épineuses intérieurement ; 
les autres paires presque lisses. 


$. Antennes moins longues, moins granulées et épineuses ; 
élytres un peu moins larges en avant, et relativement moins 
rétrécies en arrière; pettes antérieures plus courtes, d’un brun 
un peu rougeire. 


36. BATOCERA CELEBIANA Thomson. 


Patrie : Célèbes. Long. 44 à 47 mill,; larg. 45 à 16 mill, 
PI, 20, fig. 1. 


2 indiv. Coll, de l’auteur. 


Cette espèce, dont je ne possède malheureusement que des % , 
se distingue de la B. sarawackensis, dont elle est voisine, par les 
caractères suivants : 


Coloration générale d’un jaune d'ocre ; très pubescente ; corps 
d’un noir brillant là où le duvet est effacé. 

Forme plus robuste, plus trapue. Les deux taches du pro- 
thorax d’un jaune d’orange, très grandes et élargies, se réunis- 
sant presque par le haut. Tubercules sur la partie antérieure 
des élytres plus espacés; celles-ci ayant huit taches, dont deux 
au tiers antérieur; deux autres, très grandes, de forme irré- 


h54 ARCHIVES 


gulière au milieu de leur longueur; et quatre autres taches 
disposées par paires postérieurement; les deux dernières les 
plus petites. 


Var. a. Taches des élytres d’un jaune rougeâtre. 


37. BATOCERA THOMSO NII Javet, Arch. Ent. I, p. 412, pl. 20, fig. 2. 


De Bornéo. 


38. BATOCERA ROYLIT Hope, Trans. Zool, Soc., 1835, vol. 1, p. 103, 
pl. 15, fig. 1. 


Des Indes orientales. 


39. BATOCERA OCTOMACULATA Fabr. Syst. Eleut., IL, p. 283, 11. 
— albofasciata (Cerambyx) De Geer, Ins., V, p. 106, 7, 
tab. 13, fig. 16. 
== stigma VNoet., Col. ed. Panz., II, p. 37, 54, tab. 13, 
fig. 54 


De Java. 


L0. BATOCERA LINEOLATA Chevr., Rev. et Mag. de Zool., 1852, p. 417 
— Chinensis Thomson, Arch. Ent., I, p. 170 (1857). 


De la Chine boréale. 


ENTOMOLOGIQUES. 155 


41. BATOCERA AJAX (Dej., Cat., 3° édit,, 1837, p. 367) Thomson. 


Patrie : Java. Long. 60 à 74 mill.; larg. 20 à 23 mill. 


En dessus d'un brun jaunâtre; en dessous gris. Antennes et 
pattes noires; yeux bordés de blanc; point de taches sur le 
prothorax ; deux taches blanches sur les bords latéraux infé- 
rieurs de la tête et sur les côtés de la poitrine. Antennes et 
paltes noiràtres. 

Tête lisse. Antennes des 4 dépassant l'extrémité du corps 
d'au moins le tiers de leur longueur; leurs trois derniers arti- 
cles épineux. Sillons transversaux du prothorax obsolèles. 
Elytres ayant quatre fois et demie la longueur du prothorax, 
garnies de quelques très petits tubercules antérieurement; lisses 
ensuite, échancrées et quadriépineuses à l'extrémité. 


h2. BATOCERA HECTOR (Dej. Cat., 3° édit., 1837, p. 367) Thomson. 


Patrie : Java. Long. 60 à 70 mill.; larg. 18 à 23 mill. 


Diffère de la B. Ajax par les caractères suivants : 


æ. Plus étroit; $ plus élargie. Antennes des 4 dépassant 
l'extrémité du corps d'environ le quart de leur longueur, beau- 
coup plus grèles et moins épineuses. Tubercules sur la partie 
antérieure du prothorax beaucoup plus gros. Elytres parsemées 
de taches couleur de rouille. 


Var. a. 9. Deux taches couleur de rouille sur le prothorax. 


h56 ARCHIVES 


43. BATOCERA FERRUGINEA Blanchard. ? 


Patrie : Ceylan. Long. 46 à 65 mill.; larg. 14 à 21 mill. 


Diffère de la B. Ajax par sa coloration plus fauve; deux 
taches couleur de rouille sur le prothorax; les tubercules de la 
partie antérieure des élytres plus gros; extrémité de celles-ci 
biépineuses, et quelques taches rougeâtres obsolètes sur leur 
disque. 


hh. BATOCERA CHLORINDA Thomson, Arch, Ent., I, p. 171. 


De l'Inde. 


“ 


45. BATOCERA RUBUS Fab. Syst. Eleut., Il, p. 283, 10. 


— rubiginosa (Cerambyx), Voet., Col., ed. Panz., I, 
p. 37, 53, tab. 13, fig. 353. 


= rufomaculata (Cerambyx) De Geer, Ins. V, 
p. 107, 8, 


— cruentata (Cerambyx) L., Syst. Nat, Gmel., I, IV, 
p. 1863, 351. 


Des Indes orientales et d'Afrique. 


L6. BATOCERA HERCULES Boisduval, Voyage de l’Astrolabe, Ent., vol. II, 
p. 495, 


L’Amboyne. ds: 


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y A8. BATOCERA ALBERTIANA Thomson. 
É Patrie : Gabon. Long. 68 à 70 mill.; larg. 18 à 19 mill. 


1 Brune, avec des taches irrégulières blanchâtres sur les 
élytres (1). ” 
æe # 


% 


49. BATOCERA WYLIEI Chevr. Rev, si Mag. de Zool., 1858, p. 51. 


à 


Du Vieux-Calabar. é 


net GLENEA Newman, Ent., 1849, p. 301 et suiv., et 
| Arch. Ent. L, p. 139. 


> “ 
* 
30: GLENEA AROUENSIS Thomson. ‘ 


Patrie : Ile Arou. Long. 43 mill.; larg. 4 à 5 mill. 


» Face, bords latéraux du prothorax, abdomen et pattes d’un 
gris pubescent Prothorax fauve, avec deux bandes longitudi- 
nales, noires latéralement; ayant six taches mal limitées dispo- 
sées par paires. Ecusson ct élytres d’un brun foncé noirâtre 


+ (1) Woir la description de #7 la faune du Gabon, Arch, Ent., IL 
S 32 


ki - 


. # 
» 


4 ke 


| 
# 





158 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


mat, celle-ci avec deux grandes taches fauves au milieu, tou- 
chant presque la suture. Antennes noires. 

Face ponctuée, la ponctuation écartéè. Prothorax ponctué là 
où le duvet est effacé. Elytres ayant trois fois la longueur du pro- 
thorax ; à épaules avancées; plus larges antérieurement où elles 
sont obsolètement ponctuées; lisses postérieurement, échan- 


crées et quadriépineuses à l'extrémité. Dessous. du corps 
pubescent, lisse n SE 


Voisine dé la G. indiana Thomson, kch. Ent., I, p. 11. 


51. GLENEA CYANIPENNIS. Thomson, 


Patrie : Ile Arou; Long. 13 à 14 mill.; larg. A-mill, 


Tête jaunâtre avec un sillon longitudinal moir au milieu. 
Antennes el Jabre noirs; palpes d'un. jaune fauve. Prothorax 
jaunâtre, avec une large tache noire au milieu du disque. 
Elytres d’un bleu mé tallique clair. Poitrine grise. Abdomen 
brun. Pattes d’un jaune fauve. NS 

Tête et prothorax lisses. Elytres à épaules: avancées, plus 
larges antérieurement, près de trois fois aussi longues que le 
prothorax, coupées droit, et quadriépineuses à l'extrémité; les 
épines suturales les plus petites. Dessous du corps et pattes 
lisses à l'œil nu. 14 


Voisine de la G. torquata Mély. 


TABLE 
DES FAMILLES, TRIBUS, GENRES ET ESPÈCES 


CONTENUS DANS CE MÉMOIRE. 


CurysoDEMA calepyga Thomson. 


I. SCARABÆIDE. moe ide 
CuazLcornorA Solier. 
Î. GETONIDÆ. —  Steyensii Thomson. 


—  arouensis id. 
ÏJ. GYMNETITÆ. 


III. CURCULIONIDE. 
LouAPTERA Gory, Perch. 
—  Wallacei Thomson. L. ORTHOCERITÆ. 
— validipes id. 
— adelpha. id. ! 
ce |. ANTHRIBITÆ. 
—  arouensis id. 
ScuyzorHiNA Emiliæ White. ? 


EuGiGas Thomson. N. G. 


, —  Shænherrii Thomson, 
II. BUPRESTIDÆ, Et à 
—  Goliathus id, 
—  Childrenii Gray. 
l. CHALCOPHORITE. 
MECOCERUS Sch. 


CnaysoDEMaA de Cast. Gory. —  pantherinus Thomson, 


160 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


MecocEnus parvulus Thomson. 


XENOCERUS SCh. 


—  Jacrymans Thomson. 


ÎI. GONATOCERITÆ. 


LT. CLEONITÆ. 


Eupnozus G.-Méneville. 


— Schænherrii G.-Méneville. 


— Petiti id. 
—  Chevrolati id, 
—  Geoffroyii id. 
—  Tupinierii id. 
—  Cuvieri id. 


—  Linnei Thomson. 


GEoNEMus Sch. 


—  Fabricii Thomson. 
—  striatopunctatus G.-Méneville. 


IV. CERAMBYCIDÆ. 


1. enxTEmNoOPsiTÆ Thomson. 


Ï. LAMITÆ. 


MONOCHAMUS Serv. 


—  longicornis Thomson. 


Monccuamcts rarus Thomson. 


RHAMsEs Thomson. 


—  bipunctatus Sch. Dalman. 
—  Alcanor Newman. 
—  arouensis Thomson. 


BaArocERrA Blanch. 


—  Wallacei Thomson. 

—  woodlarkiana Montrouzier. 
— Victoriana Thomson. 
—  princeps Kollar, Reût. 
— Læna Thomson. 

—  sarawackensis id. 

—  celebiana id, 
— Thomsonii Javet. 

—  Roylii Hope. 

— $-maculata Fabr. 

—  lincolata Chev. 

— Ajax Dej., Thomson. 
— Hector id. 

—  ferruginea Blanch.? 
—  chlorinda Thomson. 
— rubus Fab. 

— Hercules Boisd. 

— una White, 

—  Albertiana Thomson. 
—  Wyliei Chev. 


GLENEA Newman. 


—  arouensis Thomson. 


— cyanipennis id, 


LETTRE DE M. HENRI DEYROLLE ‘. 


Je reçois de M. Henri Devyrolle la lettre suivante, avec 
prière de l’insérer. JT 


À M. GuériIN-MÉNEVILLE. 


« Monsieur, 


» L'on m'a communiqué le troisième numéro de votre Revue 
de celte année, renfermant un article dans lequel se trouvent 
quelques expressions malveillantes contre moi qui m'étonnent, 
mais me touchent peu; pourtant, comme elles laissent suspecter 
la bonne foi qui nous a guidés, mes collègues et moi, dans l’ar- 
bitrage amiable rendu par nous, dans votre différend avec 
M. Thomson, je crois devoir les relever. 

» Voyons donc, Monsieur Guérin, vous qui semblez suspec- 
ter la justice bienveillante des arbitres, quel fond l’on peut faire 
sur vos assertions. 

» Vous avez dit dans un précédent numéro, celui de dé- 
cémbre, je crois, que, pendant que des collègues étaient en 
pourparlers pour régler le différend en question, M. Thomson, 
profitant de cette espèce de trève, avait fait usage de notes 
communiquées par vous, pour rectifier une erreur qui s'était 
glissée dans l'impression de ses Archives ; quoique vous ayez 


(4) Vecir Arch. Ent., I, p. 545. 


s 


62 ARCHIVES % 


eu aussitôt connaissance du fait, vous n’en avez rien dit, vous 
réservant cette porte de dégagement, pour en profiter à l’occasion ; 
puis lorsque vous connaissez notre décision, qui, rendue, on 
le sait très bien, en toute liberté de conscience, fa pas satisfait 
vos espérances; vous rompez en visière, malgré votre engage- 
ment écrit de vous soumettre à l'arbitrage, et commencez 
cette polémique scandaleuse pour la science, dont nous vou- 
lions vous éviter les déplorables conséquences. 

» Aujourd'hui, profondément mortifié par votre adversaire, 
vous cherchez un autre prétexte pour attaquer l'arbitrage lui- 
même et les arbitres, vous appuyant sur la parenté de l’un, les 
intérêts de l’autre, et la faiblesse des deux vôtres; c’est tout au 
moins de l’ingratitude, pour ne pas qualifier autrement cette 
manière d'agir; puis vous continuez en disant : «un pareil arbi- 
» _trage ne devait pas aboutir ; + maïs il paraît qu’à votre premier 
point de vue il anrait'abouti, si la rectification n'avait pas eu 
lieu. d 

» Passons maintenant à ce qui me concerne plus particulière- 
ment, et sachons apprécier votre bonne foi à sa juste valeur. 

» Vous vous fondez, pour suspecter mon impartialité, sur ce 
que je toucherais des honoraires de M. Thomson pour entretenir 
sa collection; mais, Monsieur, tous nos collègues savent parfaite- 
ment le contraire, et notamment, vous dont j'ai reçu plusieurs 
fois la visite, 191, rue du Faubourg-Saint-Honoré, siége de 
la collection dont la classification m'est confiée, et à laquelle 
je consacre tout mon temps; collection que vous savez très bien ne 
pas étre celle de M. Thomson, et dont je vous ai communiqué 
les Eumorphides pour terminer le travail sujet de tout ce bruit. 

» Je me rappelle très bien que pendant les pourparlers, je 
reçus un jour une lettre de vous dans laquelle vous me disiez, 
entre autres choses, qu'il n’était pas d'usage de choisir des gens 
salariés (je répète votre mot) pour arbitres. 


ENTOMOLOGIQUES. 63 


» J’allai vous trouver pour savoir qui vous prétendiez exclure 
sous cette dénomination, et alors vous m'avez désigné deux de 
nos honorables collègues, qui, dites-vous, sont en compte 
avec votre adversaire; pourtant je n'ai pu m'empêcher de 
protester contre cette fausse opinion de l'impartialité de gens 
honorables ; il n’était pas encore question de moi, et ce prétexte 
à base tout à fait erronée est donc nouveau. 

» Ilest vrai que vous avez voulu lui donner un semblant de 
vérité en m'adressant une lettre chez M. Thomson, qui me l'a 
expédiée par la poste (1) et que j'ai dû vous renvoyer purement 
et simplement, en vous engageant à faire comme par le passé, 
m'écrire directement si vous vouliez une réponse, chose que 
vous vous êtes bien gardé de faire, n’en désirant pas. 

» Du reste, bien longtemps avant la publication de votre 
article, j'avais dénoncé ce fait à nos collègues en entomologie, 
m'attendant bien à quelque piége caché sous une finesse aussi 
spirituelle. . 

» Est-ce de la bonne foi tout cela? Le public jugera. 

» Croyez-moi, vous ne prouverez pas que vous avez raison 
en employant toutes ces petites ruses si peu utiles à celui 
qui s'en sert, et qui tendent tout au plus à faire supposer la 
faiblesse d’une cause défendue par des moyens aussi ridicules. 

» Rappelez, Monsieur Guérin, vos esprits qui s’égarent, et 
qui pourraient vous entrainer dans une voie que tout homme 
d'honneur doit éviter, sous peine d’être flétri-par l'opinion. 

» Vous vous proposez, dites-vous, de traiter toutes les ques- 
tions dans lesquelles la dignité scientifique est intéressée; celte 
idée est superbe! j'avoue pourtant que j'aurais voulu voir un 
autre champion à cette pauvre dignité. 

» Je vous engage surtout à traiter la question touchant ces 


(1) Ignorant sa source, 


hGh ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


prétendus savants, dont le savoir consiste principalement en 
coups de grosse caisse, cymbales, annonces dans les jour- 
naux, etc., etc., etc.; qu'ils produisent du scandale ou non, 
peu importe, tout leur est bon pour arriver au but. 

» Du haut de votre estrade, tonnez sans pitié contre ces pro- 
fanateurs de la dignité scientifique, qui ressemblent assez à 
des outres pleines d'air, se battant les flancs pour produire 
le plus de bruit possible, quitte à crever sous leurs propres 
coups. 

» Ce sujet est magnifique, et vous pourrez le traiter en par- 
faite connaissance de cause. 


» Recevez, Monsieur, etc. 


» HENRI DEYROLLE. » 


Batignolles, 46, rue des Dames, 23 avril 1858, 


RECHERCIES 


SUR 


L’ANATOMIE DU BUPRESTIS GIGANTEA LINNÉ, 


Par M. le docteur ALEXANDRE LABOULBÈNE. 


Vice-Président de la Société Entomologique de France, Membre des Sociétés de Biologie, 


Analomique, ele. 
ect () 9 Q me 


Grèce à l’obligeance de mon ami et collègue de la Société 
entomologique, M. J. Thomson, j'ai pu faire des recherches 
anatomiques sur un Buprestis gigantea ? , conservé depuis long- 
temps dans l'alcool. Mon attention $'est portée d’une manière 
particulière sur l'appareil respiratoire; et de plus, malgré la 
macération prolongée des viscères, je suis parvenu à voir l’appa- 
reil génital et une partie du tube digestif. 

Je prie M. James Thomson de recevoir ici l'expression sincère 
de mes sentiments de reconnaissance. 


Je vais exposer dans trois articles séparés ce qui a trait : 4° aux 
stigmates ; 2° à l'appareil génital femelle ; 3° au tube digestif de 
ce Buprestis gigantea. s 

33 


GG ARCHIVES 


ARTICLE PREMIER. 
S 1. 


Les stigmates. orifices ou ostioles respiratoires externes des 
insectes, sont en général plus difficiles à voir chez ces animaux à 
l’état parfait, que sur les larves à peau nue et à tégument lisse. 
Les stigmates thoraciques, en particulier, sont cachés profondé- 
ment entre les diverses pièces du thorax, où ils éludent les re- 
cherches superficielles. Le nombre total des orifices respira- 
toires tant thoraciques qu'abdominaux, n’est pas toujours le 
même, d’après les auteurs, et il est loin d’être rigoureusement 
fixé. 

Il me suflira, quand j'aurai exposé mes recherches, de citer 
quelques exemples à cet égard. Je tiens d’ailleurs à faire con- 
naître présentement un fait de détail en l’étayant de preuves, 
sans faire une revue rétrospective sur les organes respiratoires 
des insectes. 

Examinons sans idée préconçue la position et le nombre des 
stigmates dans le Buprestis gigantea. Commençons cette étude en 
allant du simple au composé et cherchons, dans les segments 
abdominaux, grands, faciles à compter et mis à découvert par 
l'enlèvement des élytres, les orifices respiratoires. 

En comptant les segments dorsaux (fig. 8) de l'abdomen, nous 
en trouvons huit apparents, à partir de l'endroit (bord posté- 
rieur du métathorax), qui reste libre après l’arrachement de 


ENTOMOLOGIQUES. 67 


l'abdomen jusqu'au dernier segment visible, triangulaire (fig. 
et 9). Au-dessous de celui-ci est un nouveau segment, mais 
plus petit, caché par le huitième et formant larmure génitale 
(fig. 9, 1). 

Ainsi donc, huit demi-segments dorsaux existent sans aucun 


doute. 


Sur ces huit segments, en commençant l'examen de bas en 
haut, nous trouvons que le dernier, triangulaire, porte une paire 
de stigmates peu visibles, mais réels, petits, arrondis (fig. $, a. 
“elui qui le suit a également, sur les côtés et près de son bord 
antérieur, une paire de stigmates arrondis. Le troisième segment, 
à partir de l'extrémité de l'abdomen, présente également une 
paire de stigmates, mais ils sont elliptiques, obliques et situés 
toujours au bord antérieur. Enfin tous les segments suivants 
Jusqu'au septième (qui est le deuxième à partir du thorax) 
offrent une paire de stigmates elliptiques comme les précé- 
dents, mais horizontaux ou à peu près horizontaux. 


Voilà donc sept segments qui, évidemment, incontestable- 
ment, offrent sept paires de stigmates correspondant à leur bord 
antérieur et situés sur une plaque verticale, allongée, de forme 
à peu près triangulaire (1). Cette plaque touche, par son bord 
externe, à la membrane unissant les demi-segments supérieurs 
aux inférieurs; elle est séparée par une ligne fine, une suture 


(4) Dans son Introduction à l'entomologie, planche X, fig 12, représentant 


un B, gigantea, vu en dessus, M. Lacordaire a noté ces plaques, qu'il désigne 
par les lettres f f f f, sous le nom de Les péritrèmes. I me semble qu'Audouin n’a 
voulu donner le nom de péritrème qu'à l'anneau corné entourant, en général, le 
stigmate. Le premier segment, qui offre une de ces plaques de chaque côté, a le 
stigmate placé en dedans et non sur elles, et ce stigmate possède un anneau corné 
ou péritrème particulier. 


h6S ARCHIVES 


enfoncée, de la portion dorsale de l'abdomen, largement trans- 
versale et quadrangulaire. 

Le huitième segment abdominal, à partir de l'extrémité de 
l'abdomen, mais qui est en réalité le premier qui suit le thorax, 
offre aussi très visiblement une grande paire de stigmates obli- 
ques ayant une plaque triangulaire, brillante comme celle que 
nous avons indiquée pour les autres segments, mais étant 
située en dehors d'eux. Is sont placés sur un espace membra- 
neux, jaunàtre. 

Devons-nous considérer ces stigmates, grands, obliques. 
comme étant abdominaux. Plusieurs auteurs les ont regardés 
comme tels. Is existent sur une pièce abdominale, mais d’autre 
part, Erichson les a, dans les Staphylins, appelés thoraciques. 
Est-ce que le demi-segment que nous admettons comme abdomi- 
nal ferait partie du thorax et devrions-nous le considérer comme 
une dépendance de la troisième pièce ou métathorax ? 

Nous ne pensons pas qu'on puisse sérieusement objecter que le 
premier segment apparent de l'abdomen soit une dépendance du 
thorax ou doive être-regardé comme tel, À peine trouve-t-on une 
ligne médiane horizontale un peu saillante le séparant en deux 
parties. On pourrait tout au plus (et à tort ce nous semble) 
soutenir que la portion située en avant répond à une pièce tho- 
racique, mais on serait toujours obligé de regarder la deuxième 
ou postérieure comme faisant partie de l'abdomen. 

Ce premier segment, d'ailleurs, nous paraît avoir pour ana- 
logue le segment médiaire de certains Hyménoptères chez les 
quels il paraît thoracique et non abdominal. 11 porte chez ces 
insectes une paire de grands stigmates tout comme chez le B. 
gigantea. H est suivi de même de sept segments après lesquels 
s'ouvre larmure. Il vient lui-même après la pièce thoracique 
(métathorax) portant la âeuxiéme paire d'ailes. 


ENTOMOLOGIQUES. h69 


Pour moi, ce segment est abdominal et dans le B. gigantea, et 
dans les insectes hyménoptères. Jadopte l'opinion de Latreille, 
et je trouve qu'elle à été très bien défendue par M. J.-Duval 
dans l'introduction de son Genera des Coléoptères d'Europe, 
page CHI. 


Les Staphylinides rentrent dans la règle commune, malgré 
l'opinion d’Érichson à ce sujet (Gen. et Spec. Slaphylinorum, 
p. 14, 1840). Ce n’est pas sur une pièce métathoracique, mais 
bien sur une pièce abdominale que se trouve le grand stigmate 
dont il s’agit. Je n'ai pu trancher cette question avec un petit 
insecte dont j'ai fait récemment l'anatomie ( Wicralymma brevi- 
penne), mais sur le Staphylinus olens la chose me paraît jugée. 
M. Kraatz a raison d'admettre huit segments à l'abdomen des 
Staphylinides avant l’armure. J’y trouve le même nombre ainsi 
que M. J.-Duval. 

Qu'est donc ce stigmate en définitive? Il est grand, placé en 
travers contre une plaque luisante située en dehors, il est posé 
sur une membrane. C’est un stigmate thoraco-abdominal; pour 
moi, ilest entre le thorax et l'abdomen. Sa structure se rap- 
porte d’ailleurs aux stigmates thoraciques, ainsi que je le dirai 
plus bas. C’est le troisième des stigmates du thorax plutôt que 
le premier stigmate de l'abdomen. 


Si nous recherchons maintenant les stigmates thoraciques 
depuis longtemps connus et admis, si pour cela nous attirons le 
prothorax en avant, rien ne sera plus facile que de reconnaitre 
de chaque côté le grand stigmate placé presque en travers, mais 
cependant obliquement, sur la membrane qui unit le prothorax 
au mésothorax (fig. 8 et 9, p). 

Ce très grand stigmate à été connu par tous les anatomistes, 
sa forme est elliptique. Nous n'avons pas besoin d'insister plus 


h70 ARCHIVES 


longtemps sur lui. C’estle premier stigmate du thorax ou le proto- 
mésothoracique. 

Il nous reste à connaitre s’il existe ou non chez le Buprestis 
gigantea un stigmate entre celui-ci ou premier stigmate et le tho- 
raco-abdominal que nous avons appelé troisième stigmate tho- 
racique. 

Oui, ce stigmate existe et j'espère mettre son existence hors 
de doute. 

En cherchant avec attention sur les bords latéraux du méso- 
thorax au point où il va s'unir au métathorax, et répondant en 
dessous à la réunion de lépimère du mésothorax avec l’épi- 
sternum métathoracique, on trouve un avancement anguleux en 
forme de V ou plutôt d'U, ayant par conséquent son extrémité 
arrondie et dont les bords sont ciliés (fig. 8 et 9, m). 

C'est là qu'est le stigmate, les cils sont attachés à ses deux 
valves, qui représentent deux paupières suivant l'expression de 
Réaumur (voy. fig. 10 et 11). 

Je dis que c’est un stigmate, car derrière l’ouverture située 
entre ses valves on voit un tronc trachéen manifeste (fig. 19, t). 
Les poils qui se détachent de ces mêmes valves ne sauraient 
d’ailleurs être ceux qui terminent les parties ordinaires du corps 
près de leurs sutures. Je n'ai point produit artificiellement la 
déhiscence représentée, elle existe normalement et les poils 
rameux ou bifurqués de ses bords sont fréquents aux orifices 
respiratoires, ainsi que le montrent les travaux de Malpighi, 
Réaumur, Sprengel, MM. Léon Dufour, Carus, ete. (1). 


(1) J'ai montré à M. Léon Dufour, dans son cabinet à Saint-Sever, les prépa- 
rations que j'ai dessinées, fig. 11, 12 et 15. Mon cher et savant maître, qui dou- 
tait d'abord, à admis l’existence de ce stigmate quand il à vu les poils rameux et 
bifurqués, le tronc trachéen faisant suite à l'ouverture, la commissure (fig. 13), 
les valves détachées (fig. 14 et 15). M. Perris assistait à ma démonstration. 


ENTOMOLOGIQUES. 71 


Si on introduit par la partie interne du stigmate détaché du 
corps, une pince fine et fermée, puis si on laisse les branches 
s’écarter l’une de l'autre, on sépare les deux valves. On acquiert 
la certitude que l'une supérieure a des poils rameux et un peu 
obliques, tandis que l’autre inférieure a des poils redressés, 
bifurqués à l'extrémité, sans être rameux. 


Ces poils, que j'ai représentés (fig. {1 à 15) dans diverses posi- 
tions, s’entrecroisent. Les supérieurs (fig. 11, a) devraient être 
plus inclinés. D'ailleurs la figure 12 rend cette particularité. 
Je n'ai pas besoin d'y insister davantage. 


La valve supérieure examinée isolément permet de voir que 
les poils rameux sont le prolongement de la face externe de cette 
valve. Je n’en ai figuré que le dernier rang. I en existe d'autres 
en arrière plus petits et à base plus large (voir les figures 11, 13, 
14 et leur explication). 


La face interne de la valve supérieure est lisse, munie d’une 
fine membrane dont on voit bien le bord libre passant non loin 
de la base des poils (fig. 14, a). 


On trouve sur la valve inférieure la même disposition externe 
etinterne. La figure représente les poils bifurqués et la mem- 
brane de la cavité du stigmate (15, a). 


Il existe donc réellement entre le mésothorax et le métathorax 
un stigmate, placé sur une portion cornée, située elle-même 
sur une membrane médiane. Ge stigmate a deux valves munies 
de poils, ilest suivi d’un tronc trachéen. Son existence est indu- 
bitable et il ne s’agit pas d’une ouverture artificielle et des 
franges qui s’observent parfois auprès des sutures des pièces du 
Corps. 


h72 ARCHIVES 
En résumé, le Buprestis gigantea nous a offert : 


Le premier, ou proto-mésothoracique , entre le pro- 
Trois stigmates thora - thorax et le mésothorax ; 


ciques, grands, ellip- | Le deuxième, ou méso-métathoracique, entre le méso- 
tiques, obliquement} thorax et le métathorax ; 


placés, Le troisième, ou thoraco-abdominat, entre le métatho- 
rax et l'abdomen. 


, Cinq elliptiques, horizontaux, sauf le cinquième, situés 
latéralement et près du bord antérieur, sur les 
deuxième, troisième, quatrième, cinquième et shième 


Sept sligmates abdo- : 
ÉPUPREMANESS segments abdominaux. 


minaux, EN AVEL: 
Deux arrondis, situés sur le bord externe et plus en ar- 


rière du bord antérieur, sur les septième et huitième 
segments. 


Avant de terminer ce qui à trait aux stigmates, je dois dire 
que le premier stigmate thoracique a, de mème que le thoraco- 
abdominal, les bords de ses deux valves garnis de poils. 

Ces deux stigmates sont plans, non avancés en angle. 

Les stigmates abdominaux ont également des valves planes, 
ou à peu près, et munies de prolongements ciliés. 

Enfin, à tous ces stigmates viennent aboutir des troncs tra- 
chéens dont les divisions sont innombrables dans le corps du 
Buprestis gigantea. Le nombre des trachées vésiculeuses et des 
utricules terminales est immense, et l'anatomie indique chez 
cet insecte une grande puissance de vol, de locomotion aérienne. 


0 
19 


Si nous recherchons maintenant les opinions de plusieurs 
auteurs recommandables sur les faits que nous venons d'exposer, 


ENTOMOLOGIQUES. h73 


nous serons en mesure de reconnaître si notre manière de voir 
est en désaccord avec celles qu’on a réunies, ou bien si elles ont 
ensemble des analogies ou de l'identité. 

Nous avons jugé convenable de placer cette controverse à la 
fin de nos recherches sur les stigmates agissant de la sorte 
comme nous l’avions fait dans nos dissections. Ge n’est qu'après 
avoir vu et dessiné les objets en litige que nous avons vérifié 
nos résultats avec ce qui avait été écrit à ce sujet. 


SPRENGEL, dans son Commentarius de partibus quibus insecta spi- 
ritus dueunt, Lipsiæ, 1815, ne mentionne pas d’une manière 
précise le nombre des divers stigmates thoraciques et abdomi- 
naux des Coléoptères. Son beau travail est une description 
générale et non point appliquée aux ordres en particulier. 

Le stigmate méso-métathoracique du Buprestis gigantea offre à 
sa face supérieure les poils rameux qu’on trouve représentés dans 
la planche IE, fig. 22 du Eommentarius de Sprengel, dont voici les 
paroles : « Stigmatis externa facies in Hydrophile caraboide cum 
membrana bivalvi plumulis elegantibus hine pertexta, fig. 9, » et 
page 7, « arbusculis elegantibus... pertexta valva. » 

Les figures de Sprengel ont souvent été reproduites et avec 
raison. 

M. Léon Durour, dans ses Recherches anatomiques et phystologi- 
ques sur les Co'éoptères, publiées dans la 4" série des Annales des 
sciences naturelles, 1826, dit, tome vin, page 20 : « Ces orifices 
extérieurs de l'appareil de la respiration sont au nombre de neuf 
paires, disposées le long des côtés du corps. Il y a une seule 
paire de celles-ci au thorax et huit à l'abdomen. » 

L’explication des planches dessinées par M. Léon Dufour, ce 
qui double leur prix, est toujours instructive et ne doit point être 
négligée. Elle nous apprend en effet, tome vur, page 914, expli- 


h7h ARCHIVES 


cation de la pl. XXE, fig. 6, que M. Léon Dufour considere le 
stigmate représenté en « comme stigmate pectoro-abdominal de 
l'Hammaticherus heros; b, premier stigmate abdominal. 
Prenons bonne note de ce mot heureux de pectoro-abdominal. 
Planche XXI bis et explication vur,52, on trouve représenté 
et décrit l'organe pulmonaire considérablement grossi, logé dans 
la poitrine du Prionus faber. 


a. Stigmate logé entre le corselet el la poitrine. 


b. Autre stigmate logé profondément au devant de la 
hanche de la troisième paire de pattes. 


. Sorte de parenchyme adipo-trachéen qui accompagne les 
troncs pulmonaires qui vont de l’un de ces stigmates 
à l’autre. 


Il nous paraît résulter de ces citations : 1° que dans les Carabus, 
M. Léon Dufour n’a admis au thorax qu’un seul stigmate ; 2° que 
sur les ZI. heros et P. faber, il a reconnu un deuxième stigmate 
thoracique. Il l'appelle dans le premier insecte, stigmate pec- 
toro-abdominal. Dans le second, je ne sais encore s’il a décrit le 
méso-métathoracique ou le troisième stigmate, un vrai pectoro- 
abdominal. Je ferai sur les insectes vivants à la première occa- 
sion des recherches à ce sujet. 


M. Picrer (Note sur les organes respiratoires des Capricornes. — 
Mémoires de la Société de Physique de Genève, 1836, VII, 393, 
fig. 1 à 6) a fait connaître la disposition remarquable des tra- 
chées fines et ramifiées, s’ouvrant en très grand nombre au fond 
d’une caisse dure, écailleuse et solide; cette caisse faisant suite 
au grand st'gmate qu'il appelle mésothoracique. Je crois, d'après 
sa description, qu’il s’agit simplement du premier stigmate que 
J'ai nommé proto-mésothoracique. La même disposition s’observe- 


ENTOMOLOGIQUES. 75 


rait sur le stigmale que j'appelle thoraco-abdominal (loc. cit., 
fig. 6). 

M. Pictet a observé cette particularité des stigmates, auxquels 
n'aboutissent pas de gros troncs trachéens, mais bien une foule 
de trachées sur les Æammaticherus heros, Cerambyx moschatus, 
Trachyderes succinctus. I ne l'a point trouvée sur le Prionus sca- 
bricornis, ni chez le P, coriartus, ni sur la larve du Hammaticherus 
heros. 

M. Pictet indique, en terminant son intéressant travail, l'exis- 
tence de deux stigmates thoraciques, mais il ne discute pas ce 
nombre non plus que celui des stigmates abdominaux. 


M. Lacorpaire, dans son Jntroduction à l'Entomologie, 1858, 
ur, 96, s’exprimait ainsi : « Chaque segment n'a jamais plus 
d’une paire de stigmates.. Le thorax n’en a jamais au delà de 
deux paires, le dernier segment abdominal en est constamment 
dépourvu. 


» Ces orifices ne peuvent jamais être au delà de vingt... La 
plus grande partie des Coléoptères en ont vingt... Les Lamelli- 
cornes, les Cerambycins dix-huit. 

» Les stigmates sont situés ordinairement près du point de 
jonction des deux segments... Quelquefois sur la membrane qui 
unit ces deux segments entre eux (p. 97). » 


« Chez les insectes parfaits, il y a généralement quatre stig- 
mates thoraciques, presque toujours très difliciles à distinguer. 
Le premier est ordinairement situé sur la membrane ligamen- 
teuse qui unit le prothorax au mésothorax. La deuxième paire 
est encore plus cachée, étant placée entre larticulation du mé- 
sothorax et du métathorax où son existence ne se révèle que 
lorsqu'on désarticule entièrement les deux pièces entre lesquelles 
elle est comme enfouie (p. 98). 


h76 ARCHIVES 


» Dans les Coléoptères qui ont généralement vingt de ces 
stigmates.… ils sont ordinairement placés sur la limite posté- 
rieure de chaque anneau et sur la bande membraneuse qui unit 
les anneaux supérieurs aux inférieurs. Le premier stigmate tho- 
racique est ordinairement le plus grand de tous et a une forme 
plus ou moins allongée. Le second, caché entre le mésothorax et 
le métathorax est beaucoup moins grand. Le premier stigmate 
abdominal placé entre le mésothorax et le premier anneau de l'abdomen 
est le plus souvent assez petit. Quelquefois néanmoins il est aussi 
grand ou même plus grand que le premier du thorax. 

» Les autres stigmates abdominaux, au nombre de sept paires, 
sont égaux entr'eux, excepté chez les espèces aquatiques où les 
deux derniers sont plus grands, allongés, et hors de la ligne des 
précédents (p. 104). » | 

Cette description, faite probablement en grande partie d’après 
les travaux et les figures données par M. Léon Dufour, a le tort 
léger de faire le premier stigmate abdominal, le plus souvent assez 
petit; mais on voit que M. Lacordaire place ce stigmate naturel- 
lement entre le thorax et l'abdomen et le’ décrit à part. Il 
groupe ensuite les autres sous le titre de stigmates abdomi- 
naux. 

L'existence du deuxième stigmate thoracique y est parfaite- 
ment indiquée. 


Plus tard M. Léon Durour, dans les Annales des sciences natu- 
relles, 2° série, 1840, tome xr17, page 331, dit, en faisant con- 
paitre l'anatomie de la Pyrochroa coccinea. « Nous avons constaté 
dans la larve neuf paires de stigmates, mais ces orifices respira- 
toires ne sont qu'au nombre de huit dans l’insecte parfait. 


» Il ya dans ce dernier deux paires de stigmates thoraciques, 
Pune prothoracique, l’autre métathoracique. J’ai eu beau re- 


ENTOMOLOGIQUES. 77 


nouveler mes investigations et sur l’insecte vivant et sur l'insecte 
desséché, je n'ai jamais pu en découvrir au mésothorax et je 
n'ai pas été plus heureux en recherchant dans l'intérieur de ce 
compartiment une souche trachéenne qui pût m'y indiquer la 
position. Au reste, la grandeur du stigmate métathoracique me 
semble justifier l'absence de celui du mésothorax. » 


Le prothoracique est placé comme à l'ordinaire : « Le méta- 
thoracique est beaucoup plus grand que le précédent et il sur- 
passe de sept à huit fois, au moins, le diamètre des stigmates 
abdominaux. On croirait au premier coup d'œil que ce stigmate 
appartient à l'abdomen, mais la dissection lève tous les doutes à 
cet égard, car la souche trachéenne qui y aboutit est tout entière 
dans le métathorax. 


« Les stigmates abdominaux sont au nombre de six paires. Ils 
sont d’une petitesse extrême, etc. » Ces stigmates sont repré- 
sentés pl. VI, fig. 10. 11 et 12. 


Dans cette description des stigmates de la Pyrochroa, M. Léon 
Dufour démontre que le grand stigmate placé entre le premier 
segment abdominal est un stigmate métathoracique. Nos preuves 
personnelles deviennent bien fortes en recevant l'autorité d'un 
pareil appui. 


Ericusox, dans son Genera et species staphylinorum, décrit trois 
stigmales au prothorax. Il met la troisième paire sur le méta- 
thorax lui-même. Nous avons déjà dit que nous ne croyons pas 
qu'il ait raison. Le segment en question est le premier segment 
abdominal pour MM. Kraatz, J.-Duval et nous-mêmes. 

Erichson s'exprime ainsi : « Stigmata decem in utroque cor- 
poris latere, primum (prothoracicum) pone coxas anticas in 
inferiore corporis pagina situm, magnum ; secundum (mesothora- 
cicum) pone elytrorum insertionem inter mesothoracis dorsum et 


178 ARCHIVES 


episternum situm, occultum; tertium (metathoracicum) in dorsi 
margine laterali sub elytris inter metathoracis scutum dorsale et 
ejus epimera situm, permagnum ; reliquis abdominalibus, primo 
in segmento dorsali basali, reliquis in segmentis abdominis sex 
sequentibus dorsalibus prope marginem lateralem sitis, parvis, 
omnibus oblongis, fimbria laciniata subtiliter ciliata clausis. » 
(Gen. et spec. Straphylinorum, 1840, p. 1h). 


M. Léon Durour, dans ses Recherches anatomiques et physiolo- 
giques sur les Orthoptères, etc., dans les Mém. de l Acad. des sciences, 
savants étrangers, t. Vi, 1841, montre pl. HE, fig. 3, que l’Acridiuin 
lineola à trois stigmates thoraciques bien apparents. On sait que 
M. Léon Dufour regarde depuis longtemps les Orthoptères comme 
étant les plus compliqués d'organisation, les plus parfaits de tous 


les insectes. 


M. J.-Duvar ne paraît avoir fait aucune recherche qui lui 
soit propre sur les stigmates thoraciques des Coléoptères. Il dit 
« Que les stigmates abdominaux sont au nombre de huit 
paires. » ({ntroduction au Genera des Coléoptères d'Europe, 1857, 
CXXY.) 

Nous avons nous-mêmes, dans l'anatomie du Buprestis manca, 
publiée dans ces Archives, 1, p. 235, dit qu'il y avait deux 
stigmates thoraciques et sept stigmates abdominaux de chaque 
côté . Nous ajouterons seulement que le deuxième stigmate tho- 
racique médian ou méso-métathoracique nous avait échappé. 


En résumé, il résulte de ces citations, que d’autres avaient 
reconnu, en partie, avant nous les faits que nous décrivons, mais 
que l'interprétation en avait été souvent défectueuse. 


Nous nous estimerons heureux si nous avons pu les élucider 
par l'étude attentive de la nature. 


ENTOMOLOGIQUES. h79 


ARTICLE I]. 


L'appareil génital femelle du Buprestis gigantea (fig. 16) se 
compose des ovaires, de leurs trompes, d'un oviduete muni d’une 
poche copulatrice et terminé par une tarière ou oviscapte. 

Les ovaires (fig. 16, a) sont formés de douze gaines ovigères 
biloculaires ou triloculaires. Les gaines les plus inférieures 
touchant aux calices ovariens renfermaient un œuf gros, rous- 
sàtre ou brunâtre et finement grenu ou chagriné (fig. 17) d’une 
forme oblongue. Cet œuf était dur, résistant, son contenu était 
épais sans structure appréciable. 


Les gaines étant groupées comme les graines de blé sur leur 
épi, les calices sont peu ou point visibles. 

Les trompes (fig. 16, b) sont assez courtes et convergent pour 
former l’oviduete comme à l'ordinaire. 

L'oviducte est repliée sur elle-même, En haut se trouve une 
poche renflée, au-dessous de laquelle à lieu la confluence des 
trompes. C'est la poche copulatrice (fig. 16, d). Sur son côté 
droit vient se rendre un long tube enroulé, terminé en cœcum 
(fig. 16, e). Est-ce un receptaculum seminis où une glande sébacée ? 
Son existence est évidente, mais je n'ai pu saisir aucun renflement 
sur son trajet, ni à son origine. 

L'ensemble de l'appareil génital devient d'une grande fragilité 
après un long séjour dans l'alcool. Les gaines ovigères se rom- 
pent à la moindre traction, les trompes résistent davantage, 
l'oviducte à cause de ses parois épaisses, musculo-membraneuses 
offre une élasticité et une solidité marquées. 

L'oviducte se termine par une pièce (fig. 46, f, et fig. 18,49 
el 20) qui est la farière où oviscapte destinée à introduire les œufs 


hS0 ARCHIVES 


dans les endroits où doit éclore la larve. C’est une pièce dure, 
cornée, en partie membraneuse seulement. Elle est cunéiforme. 
mais sensiblement quadrilatérale dans les trois quarts de sa lon- 
gueur. En dessus (fig. 18, d) comme en dessous (fig. 19, e) 
elle est jaunâtre avec des traits bruns ou noirâtres que le dessin 
indique et sur lesquels je n’ai pas de description inutile à faire. 

Je dois faire remarquer la troncature (fig. 19, f) de la mem- 
brane qui revêt la tarière en dessous, il existe un tube, un 
canal complet extensible pour livrer passage aux œufs. 11s sor- 
tent par l’ouverture f, exprimée sur les deux figures 19 et 20. 
J’ai introduit par cette ouverture une petite sonde d'argent qui 
a pénétré parfaitement dans l’oviducte. L’extrémité de la tarière 
est très dure avec deux poils divergents et un petit bouquet de cils 
terminaux. 

L'armure génitale, représentée de grandeur naturelle dans 
les figures 18 et 19 est formée par un demi-segment supérieur 
(tergite) (fig. 16, h et fig. 20 a) ayant une forme d'écusson à 
branches latérales très longues (épimérites) ; il est percé pour 
le passage du rectum et on voit sur sa face postérieure, en b 
(fig. 18) l’orilice anal. La figure représente exactement la dis- 
position observée. Une sorte de valvule ferme cette ouverture 
placée de la sorte en haut du cloaque. 

La pièce inférieure de larmure (fig. 48, c et fig 20, ec) est 
formée d’une pièce (tergite) plus grande que la supérieure qu’elle 
reçoit et que ses bords recouvrent légèrement. Ses côtés sont 
également très longs. Cest sur elle que glisse la tarière et que 
se trouve regarder l'ouverture génitale protégée par le prolonge- 
ment de la tarière. 

Ces deux pièces de l’armure génitale femelle forment l’une le 
neuvième demi-segment supérieur, l’autre le sixième demi- 
segment inférieur abdominal. La tarière est constituée par un 
dixième segment profondément modifié. Les sutures latérales 


ENTOMOLOGIQUES. SI 


qu'on remarque sur la face supérieure indiquent la fusion de 
plusieurs pièces secondaires, accessoires. 

La figure schématique montre la disposion des orifices digestif 
et génital. Le cloaque est très grand dans les Buprestides et dans 
les Elatérides. M. Lacaze-Duthiers avait rendu cette disposition, 
dans son travail Sur l'armure génitale femelle des Coléoptères et avait 
donné une figure de larmure génitale % du Sternocera irreqularis 
(Ann. des Se. naturelles, 1853, 3° série, x1x, pl. IE, fig. 10). La 
figure 20 purement schématique met plus nettement en relief 
cette dispositon éloignée des deux ouvertures anale et vulvaire. 


ArTICLE I. 


Le séjour prolongé de l’insecte dans l'alcool avait rendu le 
tube digestif fragile et ratatiné. Il m'a été impossible, malgré 
mes efforts de ramollissement dans l'eau pure, continués plu- 
sieurs jours, d'arriver à le dérouler sans le rompre. Le nombre 
immense de trachées vésiculeuses que renferme cet insecte 
masque d’ailleurs en grande partie les autres organes. 

Quoi qu'il en soit, le tube digestif, dans sa portion ventricu- 
laire et intestinale, est replié, enroulé sur lui-même, et il m'a 
paru avoir trois fois au moins la longueur du corps. Je n'ai pas 
vu nettement si le ventricule est bifurqué à sa naissance, et ce 
qui probablement m'en a empêché, c'est la forme des dilatations 
(fig. 21, b, b), que j'avais trouvées dans le prothorax faisant 
suite à l'œsophage. Vérification faite, et en regardant de très 
près, il s’est trouvé que j'avais sous les yeux des poches æsopha- 
giennes, de véritables pauses, conime dans le B. manca. Quel que 


34 


hS2 ARCHÈVES + 


soit le regret éprouvé de n'avoir point vue ventricule chylifique, 
d'ignorer s’il est fourchu à son origine, lisse ou papillairé sur 
ses bords, je suis heureux de retrouver la conformité d’organi - 
sation chez ces deux Buprestides et là disposition de poches Œso= 
phagiennes, si rare chez les Coléoptères.… 

M. Léon Dufour vient de faire connaître: dans. ces Archives 
{voy. page 379) les mêmes organes chez le B. ténebrionis, où ces 
panses ont la forme de longs cæcums. 11 a fixé leur véritable 
rôle physiologique et leur dénomination que j'avais laissée indé- 
cise, me contentant de reconnaitre leur. structure analogue à 
celle du conduit æsophagien. | 

Les panses du B. gigantea sont vésiculeuses, reployées en des- 
sous et un peu en avant (fig. 22). Elles paraissent largement 
ouvertes dans. l'æsophage sans canal ou orifice rétréci. Les 
ligures 24 et 29, b; b, rendent : ces dispositions. 

Je ne veux. présentement dire qu'un mot du vaisseau dorsal, 
j'ai pu suivre l'extrémité antérieure jusqu’au bout de l'æsophage 
sur le plancher buccal ; là il s'est rompu, et la cassure montrait 
un élargissement de son calibre et un amincissement de ses 
parois. Il était creux en cet “endroit. Je ne crois pas, quoiqu'il 
fût attaché à l'æsophage, qu'il fût fermé à ce point d'attache. 

Je n’ai pas vu de glandes salivaires. 

L'exirémité du ventricule chylifique et le commencement de 
l'intestin sont marqués par l'insertion des vaisseaux biliaires. I] 
existe quatre de ces vaisseaux dans le B. gigantea. Us viennent 
s'insérer sur une sorte de tubercule inférieurement placé. Le 
lieu où ils s s'implantent est donc comme boursoufllé et ils sont 
rapprochés les uns des autres (fig. 23). Je n'ai pas vu l’extré- 
mité des vaisseaux biliaires. Je les crois à anses flottantes. 

Le rectum (fig. 16, 4) est renflé avant la terminaison anale 
que j'ai représentée (fig. 18, b). 

Le B. gigantea que J'ai eu à ma disposition était une femelle, 


E\TOMOLOGIQUES. hS5 


ainsi que je l'ai dit en commençant; je n'ai pas pu m'occuper du 
sexe mâle, et Je devrais borner ici ce travail si je ne tenais à 
remercier M. Léon Dufour qui a bien voulu dire quelques mots 
sur mes recherches relatives à l'Anthaæia manca. 

Le savant entomologiste m'a fait une objection sur le rôle 
des vésicules séminales que j’admets, dit-il « comme .des : 
glandés, tandis que ce sont des réservoirs » (Voy. dans ce même 
vol. des Archives entomologiques: page 379). C'est. précisément 
parce que j'ai trouvé des granulations d'aspect graisseux, blan- 
châtre, et un fluide mêlé de. cellules d épithélium dans ces 
organes sans sper matozoïdes, que je reste encore dans le doute 
sur le rôle véritable : de ces: organes. Je crois qu'ils sécrètent 
quelque fluide propre à la composition ultime du sperme. M. La- 
cordaire avait, du reste, émis uné opinion analogue à la mienne 
({ntroduction à al Entomologie, 1 320. 1838); M. de Siebold. là 
partage (Manuel d'anatomie ne 1, 634.6 “ition Roret, 1850). 
Je nai fait. que prêter anatomiqueïnent un appui. à cette nià- 
nière de voir. 

Il ne me répugnerait pas, après tout, de dire vésieules sémi- 
nales, si on n’attachait pas à ces mots le sens de réservoir sper- 
matique. Celui d'organes annexes, où glandes annexes ne précise 
rien. 1% sf go 

M. Léon Dufour croit.que c’est à tort que j'ai fait venir. le 
tube (loc. cit. PL x1, fig. l, ce) s'ouvrir dans le canal déférent. 
Voici mes raisons : en séparant le testicule et le canal déférent 
par une traction modérée de la paire de grosses vésicules, on en- 
traine le tube. Ses connexions avec le canal déférent sont donc 
intimes. Elles sont nulles ou moindres avec la vésicule (pl XIE. 
fig. 1, d). 

Les entomologistes savent, et M. Léon Dufour mieux que tout 
autre, que les vésicules dites séminales, parfois au nombre de trois 
paires, et les canaux déférents confluent presque au même point 


AS ARCITIVES 


et viennent s'y aboucher. Il est extrêmement diflicile de recon- 
naître leurs connexions. M. Straüs Durekheim, je ne veux citer 
que lui, fait confluer les canaux déférents et les annexes au 
même endroit de l'appareil générateur « du elolontha vul- 
garis. 

Jai dû en conséquence m'aider de tractions pour connaître à 
quel organe (canal déférent ou première paire d'annexes) tenait le 
tube. Il à suivi le canal déférent, Je l'ai fait insérer avec 
celui-ci. 

Mon tort a été d'exprimer trop nettement cette particularité. 
J'aurais dû dessiner le tube à sa confluence plus près de la pre- 
mière paire d’annexes. 

J’ai craint de masquer derrière le canal éjaculateur, recourbé 
en cet endroit, l’origine du tube. 

Je n’en remercie pas moins M. Eéon Dufour de l'attention 
qu'il a donnée à mes recherches, et je serai toujours beureux, 
et quelque peu fier, de recevoir ses leçons et ses conseils. 


EXPLICATION DES FIGURES 8 À 24 DE LA PLANCHE XV. 


Fig. 8. Abdomen du BuPresris GIGANTEA, © , de grandeur natu- 
relle, vu en dessus, montrant les demi-segments 
supérieurs, le bord des inférieurs et les stigmates. 

a, b, c,d,e, f, q. Stigma'es abdominaux. 


h. Stigmate thoraco-abdominal ou troisième stigmate 
thoracique. 


9. Le méme insecte vu de profil, les ailes relevées, le pro- 
thorax écarté, montrant la disposition des diverses 
pièces du thorax et de l'abdomen, et les stigmates 
thoraciques et abdominaux, 


ENTOMOLOGIQUES. 85 


p. Premier stigmate thoracique, situé sur la membrane 
qui unit le prothorax au mésothorax. 

m._ Deuxième stigmate thoracique, situé entre le méso- 
thorax et le métathorax. 


h._ Troisième stigmate thoracique, ou thoraco-abdominal, 
situé entre le métathorax et l'abdomen. 


a, b,c, d,e,f, q. Stigmates abdominaux. 


i. Armure génitale cachée sous le huitième segment 
dorsal et le cinquième demi-segment ventral. 


10. Deuxième stigmate m de la figure précédente grossi, 
ayant l'aspect d’une ouverture peu visible, arrondie, 
garnie de poils. 


11. Le méme stigmate très grossi, vu de profil. 

a. Valve supérieure à poils rameux. 

b._ Valve inférieure à poils bifurqués à l'extrémité, nom 
rameux et redressés. Les poils rameux de la 
valve supérieure devraient être obliques et 
dirigés vers le bas, ils sont représentés un 
peu redressés pour mieux faire comprendre 
leur disposition. 


12. Le même stigmate vu renversé et offrant le dessous de 
la valve supérieure. On distingue les poils rameux 
et les poils bifurqués non rameux à la base; ils 
sont entrecroisés ; t, tronc trachéen. 


15. Le méme stigmate, vu sur une commissure, pour mon- 
trer la dispositiou entrecroisée des poils ou pro- 
longements des deux valves. On distingue une 
double ligne qui termine en dedans la membrane 
interne du stigmate. 


a. Valve supérieure. 


h86 ARCHIVES 


b. Valve inférieure: 


Ah. La Valve supérieure très grossie, étalée après la sépa- 
tion des deux valves du stigmate au moyen d’une 
pince introduite de dedans en dehors et dont les 
branches se sont écartées. On distingue la ligne 
qui circonscrit la membrane interne du stigmate. 
Les autres poils rameux placés derrière le pre- 
mier rang, seul figuré, ont été négligés dans le 
dessin. Ils sont moins grands et vont en dimi- 
nuant de volume comme ceux des côtés a. 


45. Poils de la valve inférieure. a, limite de la membrane 
interne du stigmate. 
16. Appareil génital, femelle, grossi du B. GIGANTEA. 
a. Ovaires formés de douze gaïnes ovigères, 0. 
b,b. Trompes. 

e. Oviducte. 

d. Poche capulatrice. 

e. Organe tubuleux terminé en cœcum, inséré sur les 
côtés de la poche copulatrice. Receptaculum 
seminis ? 

{. Tarière ou oviscapte. 

g. Rectum renflé avant sa terminaison. 

h._ Dernier segment dorsal de l'abdomen (tergite). 


47. Un œuf extrait d’une gaïîne ovigère. 


18 et 19. Armure génitale, vue dans son ensemble, la 
valve supérieure renversée, de grandeur natu- 
relle. 

a. Valve supérieure, neuvième demi-segment dorsal 
(tergite) montrant en dessous lorifice anal, b. 


ENTOMOLOGIQUES. 187 
ce. Valie inférieure, sixième demi-segment ventral 
(sternite). 
d. Tarière où oviscapte vue en dessus. 
\ 
19, e. La méme vue en dessous. 


f. Orifice génital dilatable, servant de passage aux 
œufs. 

20. Fiqure schématique montrant la disposition des deux 
valves de l’armure, de loviscapte et des deux 
orifices anal et génital. 

Mêmes lettres que pour la figure précédente. 
21. OEsophage et panses latérales du B. @iGANrEA, de 
grandeur naturelle, vus en dessus. 
a. Bord occipital de la tête. 
b,b. Panses. 
22. Les mêmes vus de profil. 


b. Panse du côté gauche. 
23. Extrémité du ventricule chyl fique vue en dessous. 
a. Ventricule. 
b. Insertion des quatre vaisseaux hépatiques. 
c. Intestin gréle. 
2h. Deux articles d’une antenne du B. MANGA vues en des- 
sous et par le haut. 
a, a. Fossettes porifères. 
(Cette figure a été omise sur la planche XII 


de ce volume. Elle se rapporte à ce qui a été dit 
page 233 sur les antennes du B. maxca.) 


188 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


MÉLANGES ET NOUVELLES. 


20 mai 1858. 


CERAMBYX PASCOEI Thomson, Arch. Ent, I, p. 122. 
PI. 14, fig. 6. 


(Voir la discription de cette espèce, loc. cit. ). 


DORCUS (CLADOGNATHUS) FORFICULA Thomson, Rev. et Mag. de Zool., 
1856, p. 27. 


Patrie : Chine boréale, Long. 60 mill., inclus les mandibules; larg. 16 mill, à 
travers le prothorax. 


Pl foieter io: 


Entièrement d’un brun très foncé presque noir et luisani. 


M. Samuel Stevens (Londres, 24, Bloomsbury Street) m'an- 
nonce la mort de M. R. W. Plant, naturaliste voyageur dans 
l'Afrique méridionale, qui déjà a fait de belles récoltes d’in- 
sectes. 


M. Wallace vient de prendre de magnifiques Coléoptères et 
Lépidoptères (notamment lEuchirus longimanus) à Amboyne. 
Cet habile chasseur a expédié ces insectes, ainsi qu'une nou- 
velle collection entomologique provenant des îles Célèbes, à 
M. Samuel Stevens. 


M. A. Chevrolat m'a assuré que le Compsosoma posticum De]., 
n’est pas identique avec le C. perpulchrum Vigors, ainsi que je 
l'ai dit, page 73, mais bien avec le C. phaleratum Mannerh. 


(p. 74). 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


DES MATIÈRES, 


AVEC INDICATION DES AUTEURS DES NOMS GÉNÉRIQUES ET SPÉCIFIQUES, 


NOUVEAUX SEULEMENT. 


Nora. 


Les noms en italique ne sont pas udoptés, mais seulement cités dans cet 


ouvrage. 


ACRIPIUM, 478. 
Lineola, 478. 
ADES, 277. 
Hemisphericus Guérin, 277. 
ÆRENEA (Dej.) Thomson, 69, 298. 
Posticalis Thomson, 299. 
JÆRENICA (Dej.) Thomson, 311. 
AGARICOPHILUS, 276. 
AGENNOPSIS Thomson, 302. 
Mulica (Dej.) Thomson, 302. 





AGELASTA, 46. 
AGLAOPIS Thomson. 315. 
Fasciata Thomson, 316. 


AGRA, 134, 399. 
Cytherea Thomson, 134. 


Formicaria do, 400. 
Megera do, 399. 
AGRIUS, 67. 


Fallaciosus, 67. 
ALPHITOPOLA (Dej.) Thoms., 299. 
Lactea (Dej.) Themson, 300. 
ALURNUS, 127. 
Dryas Thomson, 127. 
35 


90 ARCHIVES 


AGRILUS, 375. 


Derasofasciatus, 376, 376. 
Pyri, 390. 
Viridis, 390. 


AMALLAPODES, 38. 


Scabrosus, 38. 


AMILLARUS Thomson, 312. 


Apicalis, 313. 


AMPHIONY CHA (Dej.) Thoms., 308, 
311. 


Albida, 311. 
Albilatera, 308. 
Albomaculata, 311. 
Bicincta, 311. 
Clathrata, 311. 
Dimidiata, 308. 
Dimidiaticornis, 308. 
Hemispila, 311. 
Luctuosa, 311. 
Spectabilis, 311. 


AMPHYX, 263. 


Æneipennis, 263. 
Binotatus. 263. 
Cinctus, 263. 
Cruciger, 263. 
Dejeanii, 264. 
Discoideus, 263. 
Limbatus, 263. 
Viridipennis, 9264. 


AMPHISTERNUS, 340. 


ANACOLUS, 7, 8, 10, 11. 


Bimaculatus, 8, 17. 
Lividus, 8, 18. 

Lugubris, 8, 17, 18. 
Melanocerus, 9, 18. 
Menetriesi, 17. 

Niger, 7, 17. 

Nigricollis, 7, 8, 17, 18. 
Nigrinus, 9, 18. 
Prœustus, 8, 18. 
Pygmœus, 14. 
Quadrimaculatus, 7, 8, 14 
Quadrinotatus, 8. 
Quadripunctatus, 14. 
Sanquineus, 7, 8, 17. 
Scapularis, 7, 17. 
Testaceus, 7. 

Variabilis, 9, 18. 
Nanthocerus, 9, 18. 


ANÆREA, 308. 


Carcharias, 308. 


AnϾtia, 46, 65. 


Discoides, 46. 
Gilvipes, 46. 
Minutissima, 46. 
Muhlfeldii, 46. 
Præusta, 46. 


ANAUXESIS Thomson, 191. 


Cincticornis, 191. 


ANCYLOCERA, 137. 


Curvicollis Buquet, 138. 
Sallei d9 21832, 


ENTOMOLOGIQUES. 1194 


ANCYLOPROTUS, 10. 
Anhammus, 173. 
Anoplosthætha, 176. 
ANCYLOCHEIRA, 379. 
Flavomaculala, 375. 


ANTHAXIA, 204, 373, 375, 316, 
378, 380. 

Manca, 204, 373, 375, 316, 378, 
380, 383. 


ANTHIA, 320. 
Burchellii, 320. 


ANTHONOMUS, 391. 


Pomorum, 391. 
Pyri, 392. 
Ulmi, 391. 


ANTHRENUS, 96. 
Aphies, 312. 


APION, 391. 
Pomonæ, 391. 


APLOSCELIS, 260. 
Atralus, 261. 


APOCOPTOMA Thomson, 186, 326, 
Chabrillacit Thomson, 186. 


APOMECYNA, 343. 


Tigrina Thomson, 343. 





APRIONA, 171. 


Cinerea, 171. 
Germari, 171. 
Rugicollis, 171. 
Trilineata, 171. 


Astathes, 46, 48, 49, 50, 55, 56. 


Levis, 56. 
Perplexus, 55. 


ASTYNOMUS, 289. 


Celebensis Thomson. 289. 


ATELODESMIS (Dej.) Buquet, 334. 


Grisescens Buquet, 337. 
Hirticornis de, 335. 
Octomaculata do, 337. 
Pubicornis de, 336. 
Seplemmaculata do, 337. 
Unicolor de, 336. 
Vestita (Dej.) do, 337. 
Viridescens de, 337. 


ATMODES Thomson, 301. 


Irrorator, 301. 
ATTELABUS, 96. 


AULACINIA Thomson, 400. 


Rhysodoides Thomson, 402. 


AUTHADES Thomson, 194. 


Indianus Thomson, 192. 


c 


h92 


Bazivs G.-Méneville, 261. 
Metallicus, 263. 
Minutus Guér., 262. 
Senegalensis d°, 262. 


BARALIPTON Thomson, 341. 


Maculosum Thomson, 342. 


BATOCERA, 23, 170, 412, 447. 


Ajax (Dej.) Thomson, 24, 455. 
Albertiana do. 
Albofasciata, 454. 
Boisduvalii? 449. 
Celebiana Thomson, 453. 
Chinensis, 170, 454. 


J/ 


457. 


Chlorinda (Blanc.) Thoms., 171, 


456. 
Cruentala, 456. 
Ferruginea, 456. 
Hector (Dej.) Thomson, 455. 
Hercules, 456. 
Læna Thomson, 450. 
Lineolata, 454. 
Octomaculata, 322, 454. 
Princeps, 450. 
Roylii, 454. 
Rubiginosa, 325, 456. 
Rubus, 456. 
Rufomaculata, 456. 
Sarawakensis Thomson, 412, 
452, 


Stigma, 454. 


ARCHIVES 


Thomsonii Javet, 412, 454. 

Victoriana Thomson, 24, 322, 
449. 

Wallacei do, 

Woodlarkiana, 449. 

Woyliei, 457. 

Una, 457. 


447. 


| BOMBODES, 283. 
Ursus, 283. 
Westwoodii Thomson, 284. 


BosTricaus, 96. 


BRACHYTARSUS, 391. 


Varius, 391. 


Buprestis, 204, 373, 375, 376. 
Gigantea, 465. 
Lurida, 377. 
Manca, 204, 373, 375, 376, 478. 
Tenebrionis, 482. 


BysTus Guér., 270. 


Coccinelloides Guer., 270. 


Cacodæmon Thomson, 153, 340. 


Cerberus Thomson, 155, 258. 

|  Hamatus {Dej.) do, 154. 
Hopei Guér. Thoms., 154, 255. 
Lucifer do, 156. 
Salanas do, 155. 





ENTOMOLOGIQUES . 


CALADROMUS 119. 


Cyrlotrachelus Thomson, 119. 
CALLIDIUM. 81, 82. 


CALLIMATION, 36. 


Callipygum Thomson, 37. 


Pontificum d2 8377 
Pyrgopolynicum de, 38. 


Venustum, 25, 37, 


Caloclada, 322. 
Flabellata, 322. 


CaLonECcRus Thomson, 117. 


Wallacei Thomson, 117. 


CaNipra Thomson, 193, 326. 


Cincticornis Thomson, 194. 
CANTHARIS, 96. 


CAPNODIS, 373, 374, 376, 380. 
Tenebricosa, 390. 
Tenebrionis, 373, 374, 376, 380. 
CARABUS, 169. 


Fiduciarius Thomson, 166. 
Hien-Fouugii do, 166. 
Prodigus, 165. 

Tien-Tei Thomson, 165. 


CATASCOPUS, 282. 


Celebensis, Thomson, 282. 


193 


| CELEBIA Thomson, 287. 


Azureipenuis. Thomson, 288. 


CERAMBYX, 81, 122. 


Angolator, 25. 

Cylindricus Thomson, 122. 
| Daldortii, 45. 

| Formosus, 25. 

Fulgidus, 45. 

Moschatus, 475. 

Nitens, 45. 

Pascoei Thomson, 122, 488. 
Splendidus, 45. 

Testator, 45. 
Tetraophthalmus, 45. 


CERATORHINA, 161. 


CEROPLESIS, 129. 


Callypiga Thomson, 125. 
Javetii Thomson, 125. 
Molator, 325. 

Zonaria, 183. 


CEROSTERNA, 24, 176, 297. 


Buquetii, 176. 
Cummingii, 325. 
Gladiator, 179. 
Horsfieldii, 24, 176. 
Lævigator Thomson, 297. 
Pulchellator, 176. 
Punctator, 176. 





Sollii, 325. 

Stanleyana, 329. 
. Vittalor, 176. 

Voluptuosa Thomson, 24. 


h9/ 


CHALCOPHORA, 432. 


Arouensis Thomson, 433. 
Flammea de, 110. 
Mariana, 377. 


Sexspinosa Thomson, 110. 
432. 
109 


de, 


de, 


Slevensii 
Wallace: 
CHLORIDA, 288. 


Curta Thomson, 288. 
CHOLOVOCERA, 276. 


CHR YSINA 148. 


TFruqui Thomson, 148. 


CHKYSOBOTHRIS, 37. 


Affinis, 375. 


CHRYSODEMA, 430. 


Calepyga Thomson, 430. 
Venerea (OM EL 


CHRYSOPRASIS, #99. 
Armatus Chabrillac, 199. 


CICINDELZ, 105, 129. 


Afrila Thomson, 130. 
Dejeanii, 323. 

Egaensis Thomson, 130. 
Erichsonii, 325. 
Hamiltoniaua, 323. 
Horsfieldii, 325 
Hybrida, 106. 


ARCHIVES 


Î 
Î 








Myrrha Thomson, 129. 

Schiva, 323. 

Vigorsii, 325. 
CIRRHICERA, 309. 


Leucronota, 309. 
Nigra Thomson, 310. 
Sallei de, 310: 


Cladognatus, 488. 


Forficula Thomson, 488. 


Clinia Thomson, 305, 394. 


Senegalensis Thomson, 306. 


CLOSTERUS, 10. 


CLYTRASCHEMA Thomson, 127. 


Chabrillacii Thomson, 128. 


CEYTUS, 81, 82, 392. 


Arcuatus, 992, 


COCCINELLA, 393. 


Quatuordecempunctata, 393. 
Septempunctata, 393. 
Variabilis, 393. 


COLLAPTERIX, 189, 326. 


COLLYRIS, 132. 
Albitarsis Thomson, 132. 
Cribripennis d°, 133. 
Sarawackensis do, 133. 


ENTOMOLOGIQUES. h95 


CompsosomA, 68, 71, 72. 


Arachnoïdes, 68, 69. 
Chabrillacii Thomson, 74. 
Chalibœum, 68. 
Concretum, 68, 72. 
Franciscum Thomson, 76. 
Imperiale, 68. 

Mniszechii Thomson, 74, 
Mutillarium, 68, 76. 
Niveo-signatum, 68, 7 
Perpulchrum, 73, 488. 
Phaleratum, 68, 74, 488. 
Posticum, 68, 73, 488. 
Purpureum, 76. 
Quadrispinosum, 68. 
Quinquenotatum, 75. 
Spinosum, 68. 
Violaceum, 68. 
Variegatum, 75, 77. 


COPTOCEPHALUS, 403. 


COROEBUS, 378. 


Bifasciatus, 378, 


CoTINISs, 135. 


Amazonica Thomson, 135. 


Cryptophagus, 276. 


Seminiger, 276. 


CYCHRUS, 382. 


Rostratus, 382. 
Acuticollis Dufour, 382. 





CYCLOLOBA, 283. 


Acuticollis Thomson, 283. 
D. 


Dapsa, 272. 
Barbara Guér., 272. 
Denticollis do, 273. 
Trimaculata do, 27 
DASYTESs, 390. 
Serricornis, 390. 


DIASTOCERA, 183. 


DICERCA, 375, 377. 
Ænea, 375, 377. 


DiCRANORHINA, 320. 
Derbyana, 320. 


DrpLoscHEMA Thomson, 404. 
Flavipennis ‘Thomson, 406. 


DISTENIA, 316, 394. 
Peregrina, 316, 394. 


DISTICHOCERA, 10. 


Diroma, 390. 
‘renata, 390. 


DOLICHOCERA, 434. 


196 ARCHIVES 


DoxAcCIA, 81. 
Adqualica, 81. 
Sericea, 8{. 


PDORCADION, 82, 191. 


Fairmairei Thomson, 154. 
DORCACEPHALUM, 189. 


Dorcus, 488. 
lorfieula Thomson, 488. 


FermiNoseHEMA Thomson, t8T. 
Spinosa do, 182. 


ÉLAPHINIS, 286. 


Natalensis Thomson, 286. 


Emgryon Thomson, 292. 


Griscovillosum Thomson, 392. 


ENDOMYCHUS, 271. 
Perpulcher Guér., 271. 


ENTELOPES, 46. 
EptPocus, 264. 


Cinctipenpis Guér., 267. 
Ferrugineus, do, 267. 


Fuliginosus do, 266. 
Juvencus de, 266. 


Latus. 267. 





Nigricans Guér., 265. 
Politus Guérin, 265. 
Pumctatus do, 265. 
Rutiius do, 267. 
Spadiceus do, 266. 
Tibialis do, 9267. 
Tomentosus do, 266. 
Tristis do, 265. 
Variegatus do, 266. 


EPOPTERUS, 267. 
Annulatus Guer., 268. 
Myops do. . 268. 
Frimaculatus do, 268. 
Undulatus, do, 269. 


EuciGas Thomson, 434. 
Childrenii, 436. 
Goliathus Thomson, 436. 
Schænherrii do. 439. 


Eumozpus, 126. 
Intestinarum Thomson, 126. 


EuLAeuus, 422. 
Costatus (Erich.) Thomson, 422. 


Eumorruus, 238, 242. 
Aculeatus, 156. 
Atratus, 
Bipunctatus, 250. 
Circumcinetus Guér., 247. 
Columbinus do, 24 
Confusus do, 
Dilatatus, 243, 244. 
Epipedus, 243. 


D ND 
= QC 
. : 


# 
9 


ENTOMOLOGIQUES. 


Hamatus (Dej.) Thomson, 154. 
258. 

Hardwickii, 260. 

Herklotsii Guer., 259. 

Hopei. Guér., Thomson, 154, 
259. 

Pnmarginatus, 239, 253. 

Kirbyanus, 251. 

Lætus Guer., 246. 

Marginatus, 239, 242, 243. 

Quadriguttatus Guer., 253. 


Quadrimaculatus do, 249. 
Quadrinotatus do, 248. 
Quadrisignatus do, 257 


Quadriverrucosus de, 
Rotundipennis, 243. 
Sumatræ, 238, 253. 
Tetraspilosus, 245. 

Westermanni, Guer., 252, 


Euoplia, 175, 176. 


Guttatus, 176. 
Polyspila, 176. 


Eurnozus 439. 


Chevrolalii, 440. 
Cuvieri, 441. 
Geoffroyi, 440. 
Linnei Thomson, 442. 
Petitii, 440. 
Schœnherri 439. 
Tupinieri 441. 


Eurycephalus, 39, 41. 
Niger, 39, 43. 


197 


| EURYMORPHA, 323. 


Cyanipes, 323. 
Mouflleti, 323. 


| EURYOMIA, 285. 


Dulcinea 
Lasciva 
Natalensis 


Thomson, 285. 
do, 286. 
do, 286. 


EURYSTERNUS, 67. 


Eusphærium, 68, 72, 76. 


Purpureum, 68, 76. 


Eustathes, 46, 48, 49, 50, 56, 76. 
Flavus, 56. 
EuræniA Thomson, 184. 


Javetii Thomson, 184. 


Evides, 109. 


Flammea Thomson, 110. 


Sexspinosa do, 110. 
Wallacei d°, 109. 
F. 


Frixus Thomson, 313. 





| Variegalus Thomson, 313, 


198 


Gametis, 285. 


Dulcinea Thomson, 285. 
Lasciva do, 286. 


GEONEMUS, 443. 
Fabricii Thomson, 443. 
Striatopunctatus, 443. 
GEoRGIA Thomson, 10, 21. 


Citrina Thomson, 21. 


Glenea, 139. 


Arouensis Thomson, 457. 
Cyanipennis do. 458. 
Torquata, 140. 


GNoMA, 81,82, 297. 


Sticticollis (Dej.) Thomson, 297. 


GOLIATHUS, 325. 


Giganteus, 325. 


GYMNETIS, 135, 389. 


Batesii Thomson, 1395, 389. 
Schistacea, 389. 


GYMNOCERUS, 69. 


GONYACANTHA Thomson, 407. 


Rubro-nigra Thomson, 408. 





ARCHIVES 


Hamadryades Thomson, 10, 22, 
136. 


Alurnoides Thomson, 23. 
HAMMATICHERUS, 474, 475. 


Hammoderus, 173. 


Buquetii Thomson, 173. 
Inermis, 173. 


Hasraris (Dej.) Buquet, 333, 338. 


Auricollis do, 339. 

Denticollis(Dej.)de, 333,338. 
Seplemmaculatus do, 333. 

Signaticornis do, 339. 


Hathlia, 300. 
Dorcadioides (Dej.) Thom., 301. 


HEBEsTOLA (Dej.) Thomson, 302. 
Comata (Dej.) Thomson, 303. 


HecrnorA Thomson, 59. 


Lobicollis, 60. 
Testator 59, 60. 


HEcyra Thomson, 180. 
Improba de, 181. 


ENTOMOLOGIQUES. 199 


HELLUuOoMORPHA, 134, 388. 


Batesii Thomson, 134, 388. 


HeuwicLapus (Dej.) Buquet, 327, 


328. 
Callipus (Dej.) Buquet, 331. 
Dejeanni do, "11329. 
Thomsonii d’, 330. 


HEmiLopaus, 200, 308. 
Albilatera, 308. 
Dimidiata, 308 
Dimidiaticornis, 308. 
Divus Chabrillac, 308. 
Mniszechii . d°, 200. 

Herinis Thomson, 166. 
Chabrillacii do, 167. 


HESY CHA, 187. 


HETOEMIS, 326, 


HEXARTRIUS, 396. 
Forsterii, 398. 
Mniszechii, 396. 


Hippopsis, 191. 


Cincticornis, 191. 


HoraRrIONOMUS, 78, 150. 


Blattoides, 79, 150. 





HyaLiA, 273: 
Podagrica Guer., 274. 
Rubricollis do, 274. 
HyYPPOCEPHALUS, 325. 


Armatus, 329. 


HypsiomA, 69, 187. 


IB1pION, 197. 
Armandinæ  Chabrillac, 198. 
Quadrifoveolatum de, 197. 
Thonmsonii de, 197. 
IDALIA 393. 


Bipunctata, 393. 


ÎMANTOCERA, 158. 


INCALA, 162. 

Lineola, 163. 

Quimalanca Thomson, 163. 
IRESIOIDES Thomson, 291, 423. 


Ferox Thomson, 423. 


JULODISCHEMA Thoms., 164, 344. 


Lacordairei Thomson, 165, 344. 


LAMIA, 68, 72, 81. 
Irrorator, 301. 
Marmorator, 325. 
Mutillaria, 76. 
Nobilis, 25. 
Perpulchra, 68, 73. 
Phalerata, 68. 
Quinquenotata, 68. 
Scutigera, 68, 72. 
Testator, 45. 
Tornator, 45. 


Lamprocleptes Thom., 48, 64, 152. 


Entomologorum Thomson, 65. 


LEIESTES, 157, 276, 365. 


Ruficollis, 276. 
Seminigra, 157. 


LEIOPUS, 392. 
Nebulosus, 392. 


LEPRODERA, 177, 326. 


Carcelii, 326. 

Elongata Thomson, 177. 
Fimbriata, 177. 

Plagiata Thomson, 178. 
Pleuricosta, 179, 326. 
Spinosa Thomson, 179. 


LEPTOCERA, 291, 423. 





ARCHIVES 


LEPTURA, 65, 81, 82. 
LISTROCERUM, 394. 


LOMAPTERA, 426. 
Adelpha Thomson, 428. 


Arouensis do, 498. 
Validipes do, 427. 
Wallacei do, 496. 


LOPHONOCERUS, 198. 
Tuberculicollis Chabrillac, 198. 


LoxoPROSOPUS, 289. 
Ceramboides, 290. 


LuBENTIA Thomson, 169. 


Voluptuosa Thomson, 170. 


LUCANUS, 396. 
Mniszechii Thomson, 396. 


LUPERUS, 192. 


Flavipes, 192. 


LYCOPERDINA, 267, 271. 


Glabrata, Guér., 271. 
Lata, 267. 
Lineata, 271. 
Puncticollis, 272. 
Ruficollis, 276. 
Testacea. 272. 
Unicolor, 272 


ENTOMOLOGIQUES. pol 


M. 


MACRONOTA, 284. 
Venerea Thomson, 284. 


MAGDALINUS, 391. 
Cerasi, 391. 
Pruni, 391. 


MALLODERES, 38. 
Microcephalus, 38. 


MACROCYRTA, 417. 
Macilenta Chevr., 417. 


MALLONIA Thomson, 188. 


MANTICORA, 67, 323. 
Latipennis, 323. 
Mygaloides Thomson, 323. 
Scabra, 323. 


Mastigocera, 188. 


MASTODODERA, 318. 
Basalis, 318. 


MECGINUS, 392. 
Pyraster, 392. 


MECOCERUS, 436. 
Pantherinus Thomson, 436. 
Parvulus d’, 437. 
MEGALOSOMA, 324. 
Mars, 324, 





MELOLONTHA, 390. 
Vulgaris, 390. 


| MEROSCELISUS, 10. 


MICRALYMMA, 369. 


Brevipenne, 369. 


Micraspis, 393. 


Duodecimpunctata, 393. 
MicROCLEPTES, 69. 
MOLORCHUS, 81, 82. 


MONEILEMA, 189. 


Albotesselata, 189. 
Carinata, 189. 
Duodecimpunctata, 393. 


MONOCHAMUS, 124, 174, 293, 444, 
446. 


Adpersus, 175. 

Adamitus Thomson, 182, 192, 
293. 

Alcanor, 298. 

Bowringii, 175. 

Conspersus, 175, 295. 

Cylindricus Thomson, 176. 

Dejeanii d0005 

Desperatus do, 995. 

Dentator, 175. 

Faber, 175. 

Gallo-provincialis, 175. 

Griseipennis Thomson, 296. 

Guttatus, 176. 


502 


Infelix Thomson, 175. 
Longicornis do, 444. 
Marmoratus, 175. 

Nicoletii Thomson, 124, 175. 
Permutans, 175. 

Polyspila, 176. 

Prætorius, 175. 

Rarus Thomson, 445. 
Ruber, 175. 

Sartor, 175. 

Scutellaris, 175. 
Subgemmatus Thomson, 294. 
Subluscus Thomson, 293. 
Tessellatus, 175, 295. 


MoNonAMMus, 124, 174 (voir Mo- 
nochamus). 


Morimopsis Thomson, 182. 


Lacrymans de, RSS 


Morimus, 182. 
Lethalis Thomson, 182. 


MycEeriNts Thomson, 300. 
Dorcadioides (Dej.) Fhom., 301. 


Mylothris, 301. 
Irrorator, 301. 
Myzomorpaus (Dej.) Thomson, 7, 
800 NL 


Apicalis, 12. 
Bicolor, 12. 
Plagiatus, 12. 





ARCHIVES 


Pygnœus, 14. 
Quadrimaculatus, 7, 19, 13, 14. 
Quadrinotatus, 13, 14. 
Quadripunctatus, 14. 
Scapularis, 12. 

Scutellatus, 8, 12, 16. 
Thoracicus, 12. 

Unicolor, 12. 


NavomorPHA, 415. 


Albocincta Chevrolat, 415. 
Sanguinicollis do, 416. 


NECYDALIS, 81, 82, 99. 
NEOXANTHA, 46. 
Nicras Thomson, 136. 


NYCTIMENE Thomson, 314. 


Agriloides Thomson, 314. 


Oberopa, 65. 
OcrocLADiIscUs Thomson, 322. 


Flabellatus, 322. 


ODONTOCERA, 124. 


Sarawackensis Thomson, 124. 
Singaporensis do, 124. 


ENTOMOLOGIQUES. 


UDONTOCHEILA, 130. 


Trilbyana Thomson, 130. 


OEDEMERA, 379. 


Dispar, 375. 


OEDECxEMA (Dej.) Thomson, 319. 


Dubia, 320. 


Olenus Thomson, 157, 261. 
Minutus (Dej.) Guér., 157, 161. 
Senegalensis do, 157, 262. 

OMOIOTELUS, 410. 


Spinifer, Thomson, 410. 
Orbygniaous, 410. 


ONCHODERES, 1952. 


OxocEPHALA (Dej.) Thomson, 304. 


Rugicollis (Dej.) Thomson, 305. 


ONYCHOCERUS, 199, 410. 


Hammatus Chabrillac, 199. 
Undatus, 410. 


Opmisromis (Dej.) Thomson, 319. 


Fasciata, 319. 


OPLOPHORA, 24, 176. 


Buquetii, 176. 
Gladiator, 176. 
Horsfieldii, 24, 176. 





503 


Pulchellator, 176. 

Punctator, 176. 

Sollyi, 176. 

Vittator, 176. 
ORESTIA, 157, 276, 365. 

Alpina, 157, 277. 

Minuta, 157. 


ORSODACNA, 99. 


OSMODERMA, 390. 


Eremita, 390. 


OTHIORHYNCHEUS, 391, 


Picipes, 391. 
Raucus, 391. 


PACHYTICON Thomson, 317. 


Brunneum Thomson, 317. 


PALLENIS, 115. 


Sanguineus Thomson, 115. 


PASsALUS, 420. 

Goryi, 421. 

Opacipennis Thomson, 420. 
Paussus, 403. 


Aristoteli Thomson, 403. 
Plinii do, 403. 


50! 


PELINUS, 278. 

Lagrioides Guér., 278. 
PERICALUS, 281. 

Cupripennis Thomson, 282. 

Presidens do, 281. 
PERITELUS, 391. 

Griseus, 391. 


PHANÆUS, 117. 


Chabrillacii Thomson, 117. 


PHAULA (Dej.) Thomson 303. 
Antiqua Thomson, 303. 
Melancholica (Dej.) Thom., 304, 

PHELOCALOCERA, 394. 


Peregrina, 316, 394. 


PHEÆA, 67, 152. 
Dapsilis, 67. 
Dilecta, 67. 

PHOEDINUS, 406, 407. 


Cæmoterii Thomson, 407. 


PHospaorus Thomson, 27, 325. 


Angolator, 27, 339. 


PHRYNETA. 179. 


Hecphora Thomson, 177. 
Pallida do, 180. 
Senegambiæ do, 180. 


ARCHIVES 


| PHyLLOBIus, 391. 


Argentatus, 391. 
Calcaratus, 391. 
Oblongus, 391. 
Pyri, 391. 
Uniformis, 391. 
Vespertinus, 391. 


| PayMAPHORA, 274. 

Hæmorrhoidalis Guér., 275. 

Pulchella Guér., 275, 276. 
PHYTOECIA, 392. 


Nigricornis, 392. 
| 
PrEzrA, 395. 


Laticollis, 395. 
Pilosevittata Thomson, 395. 


| PLATYOMOPSIS, 187. 
Obliqua, 188. 


PLATYPUS, 343. 


Cylindrus. 392. 
Wallacei Thomson, 343. 


PLATYSOMA, 389. 


Depressum, 389. 


PLaxomicrus, Thomson, 48, 57. 


Ellipticus Thomson, 58. 
Fortunei do, 58. 





| Pr ECTRODERA, 176. 


ENTOMOLOGIQUES. D05 


POECILOSOMA, 10. 


POEMENESPERUS ‘Thomson, 27. 


39. 


Voluptuosus Thomson, 36. 
POLYARTHRON, 10. 


Polyopsia, 65, 392. 
Præusta, 392. 


PoryosA, 10. 

PRIONAPTERUS, 10. 

PRIONUS, 7, 81. 
Coriarius, 475. 


Prœustus, 7, 120. 
Scabricornis, 475. 


PRIOTYRANNUS Thomson, 120. 
Mordax, 121. 


PROCTOCERA, 394. 


PROSOPOCERA, 185. 
Belzebuth, 185. 


PsALIDOCOPTUS, 323. 


Psathyrus Thomson, 192, 394. 
Æolis Thomson, 193. 


ProsiMA, 168, 375. 


Novemmaculata, 375. 
Planata, 168. 





Pxexorsis Thomson, 184. 
Brachyptera, 184. 


PyGoLAMPIS, 100. 


PYROCHROA, 476. 


Coccinea, 476. 


Pyrnais Thomson, 71. 
Concreta, 72. 
Scutigera, 72. 


Q. 


Quirinus Thomson, 157, 271. 
Sulcithorax, 157, 271. 


RACHIDION, 198, 407. 
Granulicollis Chabrillac, 198. 


Banzania, 161. 


Splendens, 161. 


RHaGium, 81, 82. 


RHamsEs Thomson, 177, 298, 446. 
Alcanor, 298, 446. 
Arouensis Thomson, 446. 
Bipunctatus, 177,298, 446. 


Rhanis, 174. 


Pulchella, 275, 276. 


506 


Raopopis Thomson, 174. 


Pubera Thomson, 174. 


RHYNCHITES. 


Auratus, 391. 
Bacchus, 391. 
Betuleti, 391. 
Conicus, 391. 
Cupreus, 391. 
Pauxilus, 391. 


RoNDiBiL1s Thomson, 306. 


Bispinosa Thomson, 307. 


SAGRA, 396, 411. 


Lacordairei Thomson, 411. 
Natalensis do, 396. 


SAPERDA, 65, 81, 82, 308, 392. 


-Candida, 392. 
Carcharias, 308. 
Prœusta, 45. 
Scalaris, 392. 


SCARABÆUS, 97. 


Pillularius, 103. 


SCELENOCANTHA, 10. 


ARCHIVES 


SCLEROCERUS, 121. 


Chabrillacii Thomson, 121. 
Cylindricus do, 122. 
Priapicus do, 191: 


SCHYRORHINA, 429. 


Australasiæ, 429, 
Emiliæ, 429. 


SCOLYTUS, 392. 


Destructor, 392. 
Pruni, 392. 
Reculosus, 392. 


SCOPODES, 417. 
Bicuspis, 417. 


SERIXIA, 46. 


SIBYLLA Thomson, 406. 
Cæmoterii Thomson, 407. 


SILPHA, 100. 


SILVANUS, 390. 
Unidentatus, 390. 


SINODENDRON, 390. 


Cylindricum, 390. 
SPHENURA, 139. 


SPONDYLIS, 81, 82, 101. 





| STAPHYLINUS, 101. 


ENTOMOLOGIQUES. 507 


STEGENUS, 418. 
Denticornis Chev., 418. 


STENOCORUS, 81. 
STENOPTERUS, 82. 


STENOTARSUS, 269. 
Brevicollis, 269. 
Globosus, 270. 
Limbatus, 270. 
Nigricornis, 269. 


Sternodonta (voir STERNOTOMIS), 
126, 185. 326. 


STERNOTOMIS, 126, 185, 326. 
Ducalis, 326. 
Irrorator, 185. 
Philosophica, 126, 326. 
STIBARA, 139. 
Algebriaca Thomson, 144. 


Ana do, 145. 
Anoulata do, 147. 
Anticepunctata do, 142. 
Argus do, 145: 
Arithmetica do, 143. 
Bicolor done 


Bidentata, 147. 

Capriciosa Thomson, 142. 
Carinata do, 146. 
Conspuncta, 140. 
Cosmopolita Thomson, 146. 
Fortunei, 140. 

Funerula Thomson, 141. 
Iluminata do, 144. 
Indiana do, 141. 





Jucunda, 140. 

Mathematica Thomson, 144. 
Morbillosa, 140. 

Obesa Thomson, 145. 
Obsoletepunctata Thoms., 143. 
Sanguinaria d, 140. 
Santæ-mariæ de 141. 
Septemguttata, 140. 

Signata, 140. 

Tetraspilota, 140. 

Torquata, 140. 

Trilineata, 140. 

Udetera Thomson, 143. 
Westermanni, 140. 


STIGMODERA, 111. 


Acutithorax Thomson, 113. 


Auricollis do, 114. 
Cœlesta do, ie 
Daphuis de, 112. 
Latithorax do, 112. 
Liliputana do, 114. 
Mustelamajor do, AGE 
Pantherina do, 114. 
Rugosipennis  d°, 111. 
Secularis de 111. 
T. 


TÆNIOTES, 172. 


Amazonum Thomson, 172. 
Buquelii, 173. 

Inermis, 173. 

Inquinatus, 172. 

Insularis Thomson, 171. 
Suturalis, 171. 


508 


Talcpora, 


Mutica (Dej.) Thomson, 302. 


TAPEINA 39, 41, 42. 


Bicolor, 39, 42. 

Coronata, 39, 43. 

Dispar, 39, 42. 

Erectifrons Thomson, 43, 44. 
Niger, 39, 43. 

Picea, 39, 43. 

Planifrons, 39, 43. 
TFransversifrons Thomson, 44. 


Tarrorcus Thomson, 186. 


Chabrillacii Thomson, 187. 


TELEPHORTS, 96. 


TMESISTERNUS, 414. 


Viridicollis Chevrolat, 414. 


TESsARECPHORA Thoms., 71, 77. 


Arachnoides (Dej.) Thoms., 77. 


TETRACHA, 323. 
_ Australasiæ, 323, 325. 
Quadrisignata, 323. 


TETRAGLENES, 46, 48, 56. 
Insignis, 57. 


TETRAGONOSCHEMA Thoms., 116, 
326. 


Chrysomelina Thomson, 116. 
Quadrata, 326. 





ARCHIVES 


TETRAOPES, 45, 46, 48, 60, 


Annulatus, 64. 

Arator, 62. 

Basalis, 63. 

Canescens, 64. 
Canteriator, 62. 
Cordifer, 46, 62. 
Femoratus, 63. 
Quinquemaculatus, 46, 63. 
Maculicornis, 46. 
Tetrophtalmus, 47, 62. 
Thoreyi, 61. 

Tornator, 46, 62. 
Umbonatus, 62. 
Undecimpuctatus, 46, 61. 
Varicornis, 46, 61. 


TETRAOPTHALMUS, 46, 48, 49, 50, 
O7 


Bipartitus, 46, 54. 
Daldorfii, 46, 52. 
Dimidiata, 54. 

Episcopalis, 53. 

Flovus, 56. 

Fulgidus, 54. 

Ignorantinus Thomson, 51, 52. 
Japonicus door 
Levis, 56. 

Lobicollis, 46. 

Mniszechii Thomson, 50. 
Nigricornis, 46. 

Nitens, 55. 

Perplexus, 55. 

Rufescens, 46. 

Semi-cyanea, 46, 54. 
Splendidus, 46, 52. 


ENTOMOLOGIQUES. 


Testaceus (Dej.) Thom., 46, 55. 
Violaceipennis (Dej.)Thom., 46, 


53. 


Terrops, 45, 46, 48, G5. 
Canescens, 66. 
Discoides, 66. 
Gilvipes, 66. 
Minutissima, 66. 
Monostigma, 66. 
Muhlfeldii, 66. 
Præusta, 65. 


THERATES, 131. 


Batesii Thomson, 131. 
Wallacei do, 131. 


TaryALLIS Thomson, 409. 
Maculosus Thomson, 409. 


THYMALUS, 389. 
Limbatus, 389. 


TMESISTERNUS, 414. 
Viridicollis Chev., 414. 


TORNEUTES, 405. 
TRACHELIA, 10. 


TRACHYDERES, 479. 
Succinctus, 475. 


TRAGISCOSCHEMA Thomson, 67. 


Bertolonii Thomson, 34. 
Lascivus do, 35, 





509 
Tragiscus Thomson, 27, 34, 67. 


Bertolonii Thomson, 34. 
Lascivus do, 9D: 


TRAGOCEPHALA, 27, 28, 185, 201. 
Arrogans, 98. 
Bassamensis Thoms., 185. 
Blutelii Buq., 202. 
Bœrensis Thomson, 30. 


Bowringii do 51532: 
Buquetii do, 31, 203. 
Castnia do, 31. 


Dejeanii, 25, 28. 
Formosa, 25, 29, 30. 
Glaucina Dej., 25. 
Gorilla Thomson, 33. 
Heteroclita do, 29. 
Jucunda, 25, 28. 
Muiszechii Thomson, 33. 
Nobilis, 25, 30. 
Scenica, 25. 
Variegata, 30. 
Venusta, 30, 32. 
Virescens, 25. 


TRAGOCERUS, 10. 


TRIAMMATUS, 78, 149. 
Saundersii, 149. 


TRICHIUS, 118. 


Bowringii Thomson, 118. 


TRICONDYLA, 132. 
Wallacei Thomson, 132. 


510 ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


TyNpARIs Thomson, 168. 


X. 

Planata Gory, 168. 

TRACHYSOMUS, 384. XESTIA, 123, 195. 
Buquetii Thomson, 386. Chabrillacii Thomson, 123. 
Camelus, 385. Derourei Chabrillac, 196. 
Dromedarius, 385. Fulgurata de, 196. 
Elephas, 385. Javetii do, 195. 
Fragiferus, 384. Thomsonii do, 195. 


Fragifer, 384. 
Gibbosus, 384. 
Monstrosus, 384. 
Peregrinus Thomson, 387. Lacrymans Thomson, 438. 


XENOCERUS, 438. 


ZYGOCERA, 187, 189. 


UpETERuS Thomson, 10, 15. Mortalis Thomson, 190. 


Buquetii Thomson, 16. Pallidicornis, 190. 


2 0 —— 


TABLE DES NOMS D'AUTEURS. 


Buquer (Lucien) . . Description d’une nouvelle espèce de Tragoce- 
phala (Longicornes), 201. 


— Lettre et descriptions de deux espèces nouvelles 
de Longicornes du genre "Ancylocera, 137, 332. 


— Notice monographique sur le genre Hemicladus 
de la famille des Longicornes, 327. 


— Notice monographique sur deux genres de Lon- 
gicornes (4telodesmis et Hastatis), 333. 


CHABRILLAC (Franç.) Description de treize espèces nouvelles de Céram- 
bycides, 194. 


CHEVROLAT (Aug.) . Description de six Longicornes exotiques nou- 
veaux, 414. 


DEYROLLE (Henri). . Lettre à M. Guérin-Méneville, 461. 


Durour (Léon) . . . Fragments d'anatomie entomelogique sur les 
Buprestides, 373. 
— Nouvelle espèce de Cychrus d'Espagne, 382. 
GUÉRIN-MÉNEVILLE. Matériaux pour une Monographie des Coléoptères 


du groupe des Eumorphides, et plus spéciale- 
ment du genre Eumorphus, 237. 


JAVET (Charles). . . Description d’une nouvelle espèce de Buto- 
cera, 412. 


LABOuLBÈNE (Alex.). Lettre sur la larve de la Cicindela hybrida, 106. 


912 


ARCHIVES 


LABOULBÈNE (Alex.). Recherches sur les appareils de la digestion et 


THOMSON. . .. .. 


de la reproduction du Buprestis (Anthaxia) 
manca, 206. 


Recherches sur l'anatomie du Buprestis gigantea 
Linné, 465. 


. Abrégé de l’histoire des Cérambycides (Longi- 


cornes) et revue des divisions primaires et 
secondaires établies dans cette famille jusqu'à 
ce jour, 81. 


Description d’un genre nouveau de la famille des 
Eumorphides, et de plusieurs espèces qui ren- 
trent dans cette division, 153. 


Description d’un genre de la tribu des Trichites, 
162. 


Description d’un Elatéride, de deux Carabus et 
d'un Helluonite nouveaux, 164. 


Description d’un nouveau genre de la famille des 
Buprestides, 168. 


Description de trente-trois espèces de Coléop- 
tères, 109. 


Description d'un genre nouveau de la famille des 
Cérambycides, 127. 


Description de quatorze espèces nouvelles, 129. 


— d'une espèce nouvelle du genre 
Chrysina, 148. 


Description d’une nouvelle espèce de Dorcadion 
provenant de Grèce, 151. 


Description d’un nouveau genre de Céramby- 
cides, 78. 


THousox . 


ENTOMOLOGIQUES. D13 


. Description de deux genres nouveaux de Longi- 


cornes, 20. 
Description d’une espèce de Batocera, 23. 
— de treize Coléoptères, 281. 


— de Cérambycides nouveaux ou peu 
connus, 293. 


Description de trois espèces de Coléoptères, 341. 
—- de trois Coléoptères, 395. 
— de dix Coléoptères, 399. 


— de deux espèces du genre Passalus, 
420. 


Description d’un Colydiide, 422. 


Diagnoses de Cérambycides nouveaux ou peu 
connus, 169. 


De M. Guérin-Méneville et de trois Eumor- 
phides, 345. 


Essai monographique sur le groupe des Tétraoph- 
thalmites, de la famille des Cérambycides (Lon- 
gicornes), 45. 


Essai synoptique sur les Compsosomites, de la fa- 
P Î ; 
mille des Cérambycides (Longicornes), 68. 


Mémoire pour servir à l’histoire de l Entomologie 
d’Aristote, suivie de remarques sur celle de 
Pline, 90. 


Mélanges et nouvelles, 38, 79, 80, 152, 200, 290, 
320, 344, 388, 398, 424. 


Monographie de la tribu des Anacolites, de la 
famille des Longicornes, 7. 


37 


oh 


THOMSON. 


ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES. 


. Monographie du groupe des Tragocéphalites, de 


la famille des Cérambycides (Longicornes), 25. 


Monographie du groupe des Tapéinites, de la fa- 
mille des Cérambycides (Longicornes), 39. 


Note rectificative sur un nom de genre de la fa- 
mille des Cérambycides, 136. 


Note sur le quatrième volume du Genera des 
Coléoptères, par M. le professeur Lacordaire, 
198. 


Note synonymique sur un genre du groupe des 
Tétraophthalmites, 152. 


Note sur plusieurs Coléoptères, 326. 


— synonymique sur un genre du groupe des 
Tragocéphalites (Cérambycides), 67. 


Préface, 5. 


Remarques sur le genre Triammatus, de la fa- 
mille des Cérambycides, 149. 


Synopsis des Stibara de ma collection, 139. 
— du genre Trachysomus, 384. 
Voyage entomologique à Londres, 321. 


Wallace, Fragments entomologiques renfermant 
la description de Coléoptères rares ou peu connus 
de l’Asie-Orientale, 425. 


Page 


à 


— «10, 


"0: 
185, 


7, ligne 
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45, 
16, 


22 


116, 
145, 
181, 


189, 
281, 
290, 
299, 
306, 
308, 
309, 
310, 
311, 
DD 
382, 
01, 


2, Au lieu de : 


FIN DU PREMIER 


ERRATA. 


Prionus, 
DI°AI, 
XYanthomelas. 
Oideterus. 

id. , 
0, 
Georgiana, 
Dejeanit, 
POÏMENESPERUS, 
Pascae, 

id., 
Monohammus. 
STRONGULOPSITES, 
Desmestins, 
Ptosim«, 
OUDETERA, 
HECHINOSCHEMAÀ, 
COROPLESIS, 
Callopterix, 
Lorquin, 

Ar00, 
APHITOPOLA, 
id., 
Amphyonicha, 
LEUCRONOTA, 
Venezuela, 
Amplhyonichu, 
9, 
SPINICOLLIS, 
déjetés, 


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#" 


lisez 


VOLUME, 


: Anacolus. 


pl A7. . 
Yanthoceruws. 
Udeterus. 

id. 
U: 
Georgia. 
Jucundu. 
POEMENESPERUS. 
Pascoe. 

id. 
Monochamus. 
STRONGYLOPSITES. 
Dermestices. 
Anthazxi«. 
UDETERA. 
ÉCHINOSCHEMA. 
CEROPLESIS. 
Collapterix. 
Lequien. 

Arou. ; 
ALPHITOPOLA. 

id. 
Amphionycha. 
LEUCONOTA. 
Mexique. - 
Amphionycha, 
20. 
ACUTICOLLIS. 
digités. 











” RE Se 19 s + : É 


ARCHIVES ENTOMOLOCGIQUES PL 








LA 1. Anacolus Quadrimaculatus Q tres grosste etvue en dessous 


enton: et palpes labiaux du même. 2 Plaque nferieure prosternale dumêème 






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a. l'Oideterus Buqueti SR 
5 id, l'Anacolus lugubris. ne id — 


np. Tourfaut 


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ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES Te 





Jisolet pinæ Lebrun re 


1° Tapema Coronata Ô serve Brard M3 Tapeina Jransversifrons 6 Tamron Merigu 


Ô Serville Brérd 


e. 


2 id Érecüfrons à Zemrn à k id.  Dispar 





mp. Tourfaut 








ARCHIVES ENTOMOLOGIQUE S 


Lebrun re 


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Daiman Blanchard. 


L, Tetraopes 


1. Tetraophthalmus eus 


Tarmron 


2. Flaxomicrus 


5 Lamprocleptes Thamron 


6: Tetrops 


Le 


Thsmron 


3. Hecphora 


7: Compsosoma se 

















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ARCHIVES PNTOMOLOBTQUES à PLEXI. | 







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ARCHIVES ENTOMOLOGIQUES 





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Recherches anatomiques sur le Buprests (Anthaxia) manca. 


Appareils dela génération. ô cto. 




















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| DE DT Leon Dufour et Laboutbene del! 


Anatomie de plusieurs Buprestides Fig 1 





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Anatomie du Buprestüs @igantea Fig 8 a 24 raboutéène 
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