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Full text of "Bibliographie coréenne: tableau littéraire de la Corée, contenant la nomenclature des ouvrages ..."

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Si'Wl'l»l»!U»!iJl'l'IWI>lt'''J 



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PUBLICATIONS 



DE 



L*ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES 



m" SÉRIE. VOLUME XVIII 



BIBLIOGRAPHIE CORÉENNE 



TOME PREMIER 



n 







BIBLIOGRAPHIE CORÉENNE 



TABLEAU LIÏÏÉRAIRE DE LA COREE 



DDtenant la nomenclature des ouvrages publiés dans ce pays jusqu'en 1890 
ainsi que la description et l'analyse détaillées 
des principaux d'entre ces ouvrages 



PAB 

MAURICE aÇOURANT 

INTERPRÈTE DE LA LKGATION DE FRANCE À TÔKYÛ 



TOME PREMIER 



PARIS 
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DE LA SOCH^ITH ASIATIQUE 
DE L'ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ETC. 

28, BUE BONAPARTE, 23 

1894p 




^« 



"^ A "^-^ 






PUBLICATIONS DE L ÉCOLE DES LANc.LES OUIENTALES VIVANTES 

'. 1 :- i .. — 



1^ ^ 



BIBLIOGRAPHIE CORÉENNE 



TABLE4U LITTÉRAIRE DE LA CORÉE 



CONTENANT 



LA NOMKXCLATIIRE DES OIIVRAgIBS PUBLIÉS DANS CE PAYS 
JCSQu'eN 1890, AINSI OI'K LA DESCRIPTION ET l' ANALYSE DÉT.ttLLÉES 

DES PRINCIPAUX ïj'eNTRE CES OUVRAGES 



PAR 



MAURICE GOURANT 

I.VTBRPRÈTK X>^ LA I LÉGATION DE FRANCE A TOKYO 



TOME PREMIER 



PARIS 

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DE LA SOCiÊTb: ASIATIQUE 



' JL 



DE L ECOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ETC. 

28, RUE BONAPARTE, 28 
MDCCCXCV 



\ 



^ 




Sceau du Koi l^/oui (ron^.' 



J. Ce M*au, i|ui jmrle li» caraclt'rR, % $, t«L gravé -a U tiii il'iinc iiwri[iLiuii 
■or pierre qui se Irouve au ,Vu«i mi/o, M Wt 1"*^ Je ïieuiil, «l iluiil te leite a élé 
l', ODinpoȎ par ce luii. 



i:^. 



362694 



MONSIEUR CHARLES SCHEFER 



M£UBIt£ DE l'institut 



HOMMAGE DE RESPECT ET DE IIEUONNAISSANCE 



MAURICE COURANT. 



DIVISIONS DE L'OUVRAGE. 



LivBE I : Enseignement. 



LivEE II : Etupe des langues. 



LivBE m : Confucianisme. 



LiVBE IV : LiTTEKATUKE. 



LiYBE V : Mœurs et coutumes. 



LiVBB VI : HlSTOIBE et GEOGRAPHIE. 



Livre VII : Sciences et arts. 



Livre VUE : Eeligions. 



Livre IX : Relations internationales. 



TABLE DES MATIÈRES 



DU 17 VOLUME. 



Table des gravures du 1*/ volume xn 

J^ X \7XC«V/w ••• ••• ••• ••■ ••• ••• ••• ••• ••• ^m V 

Introduction xix 

Note sur les transcriptions employées pour les 
langues coréenne, chinoise, japonaise et 

OclUDOi^li/iJ ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• v^.2LO 

Liste des principales références cxcix 

Liste des tableaux phonétiques, historiques, géo- 
graphiques, etc ocxi 

Liste des abréviations ccxiv 

* 

LiVKE I : ENSEIGNEMEirr. 

Chapitre I : Éducation '.. 1 

Chapitre II : Manuels épistolaires 20 

• Chapitre III : Manuels divers 24 

LrvBE II : Étude des langues. 

Chapitre I : Langue chinoise 39 

l*r partie : Ouvrages divers 39 

2? partie : Ouvrages spéciaux à la Cour 

des Interprètes 71 



TABLE DES MATIÈRES. 



Chapitre II : 

Chapitre III : 

Chapitre IV : 

Chapitre V : 



Langue mantehoue 
Langue mongole ... 
Langue japonaise ... 
Langue sanscrite ... 



• • • • • • 



• . • • . • 



... ... 



. • • ... 



Livre III : Confucianisme. 



Chapitre I : 
Vr partie 
2c partie 
3? partie 
4? partie 
5! partie 
6? partie 
7? partie 
8! partie 

Chapitre II 

Chapitre III 
1^=® partie 
2? partie : 



. • ... 



Livres Canoniques et Classiques 
: Collections générales ... . 
Livre des Transformations . 
Livre des Histoires 
Livre des Odes 
Livres des Rites ... 
Printemps et Automne 
Livres Classiques ... 
Livre de la Piété Filiale, etc. 

Ouvrages sur Confucius 

Philosophie classique ... 
: Ouvrages chinois 
Ouvrages coréens 



Livre IV : Littérature. 



... ••* t.. 



Chapitre I : Poésie 

l*r partie : Poésies chinoises 

2S partie : Poésies chinoises composées en 

V./\/X X/vJ .*• ... t.. •.• ... ... ... 

3? partie : Poésies coréennes 

Chapitre II : Prose 



79 

93 

100 

113 



116 
118 
122 
125 
132 
133 
136 
138 
145 

148 

154 
154 
161 



.. ... ... ... 



185 
185 

202 
238 

255 



TABLE D£S MATIÈBES. 



••• ••• ••• ••• 



• • • • • • 



Chapitre III : Komaus ... 

1^? partie : Romans chinois ... 

2! partie : Komans en langue chinoise, 

composés par des Coréens ... ... 

3! partie : Komans coréens à personnages 



4S partie : Komans coréens à personnages 



coréens 



• . ... • • 



. • ... 



XI 



1*? partie : Prose chinoise 255 

2S partie : Prose chinoise composée en 

V^vX Kj\} .•• ••• ••• ••• •«. •.« •.• Ai t X. 



377 
377 

388 



cmnoio* •• ••• ••• •.. •«. *•• ••• dt/d 



428 



Chapitre IV ; Œuvres divei-ses 476 

Errata du IV volume 501 




Chapeau de combat, K jE>^^' 



1. Tiré du lyiH ichan eui kouéù 



1 



TABLE DES GRAVURES 



DU 1? VOLUME. 



N? des 



Sceau du Roi Tjyeng tjong Titre. 

I Syllabaire coréen 1 

II 1? feuillet du Tchyen tjà moun 3, i 

III 1? feuillet du Tonff mong syen seup ... 12 

IV Titre du E tyéng kyou tjyang tjyen oun 67 
V 1? feuillet du Tchyeng e ro keul tai ... 114 
V**** Feuillet du Han tchyeng inoun kam ... 119 

VI 1? feuillet du Mong e ro keul tai ... 128 

VII Titre du Tchyep kâi sin e 157 

VIII Figure explicative du Htai keuk {Syeng 

hak sip ta tjap tjâ) ... 284 

IX Titre du Tai tyen hoi ktong ... ... 1461 



TABLE DES GRAVURES. 



xm 



X V? feuillet du £ tjyei ryoun eum . . 



N-de» 
ouVragea. 

1472, II 



XI IV feuillet du Syen ouen hyei po keui 

lyOflC ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• JL t/X v/ 




Support doré, tÊL^tW^^ 



1. Tiré du 7)m ichan eui kouei. 



XVI Ï*RÉPACR 

par ses troubles intérieurs et par les compétitions 
qui l'entourent ; peut-être aussi ^ après avoir parcouru 
ces volumes, reconnattra-t-on qu'elle est digne d'un 
intérêt d'un autre genre, par le rôle tout spécial 
qu'elle a joué dans la civilisation de l'Extrême 
Orient. 

La nouveauté du sujet, tout en accroissant l'intérêt 
qu'il offre, en augmentait aussi les difficultés : fai 
du chercher les renseignements de tous côtés, dans 
les écrits %s plus divers, coréens, chinois, japonais, 
dans les ouvrages des Européens et dans les conver- 
sations des indigènes ; trop souvent je ne suis parvenu 
qu'à des résultats incomplets, peu satisfaisants, nom- 
breuses aussi doivent être les erreurs commises et que 
les travaux postérieurs auront à redresser. 

J'ai conscience de n'avoir négligé aucun ^noyen 
d'investigation à ma portée, ni à Séoul où cet ou- 
vrage a été commencé, ni à Péking et à Paris où je 
l'ai continué, ni à Tôhyô enfin où il s'achève. Je 
demande donc l'indulgence du lecteur et je prie qu'il 
se souvienne que je marchais sur une voie à peine 
frayée. 

Il me reste à dire combien cet ouvrage doit à 
M. Collin de Plancy, qui était Commissaire du Gou- 
vernement Français en Corée au moment où fai 



■V*X4k- 



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..«L 



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entamé ce travail : la première idée lui en est due, 
et quant aux renseignements surs qu'il nCa fournis^ 
aux excellents conseils qu'il m'a donnés. Je ne les 
saurais énumérer : je le prie d'agréer ici l'eapression 
de ma gratitude. 

l^hyô, novembre 1894. 

Maukice Coubant. 




GaifftiK de eéréinciD^ ÏE!3** 



♦. Tirf du TJïn ûAon «ut towU 



INTRODUCTION. 



I. 

Après un long séjour en Cîorée, bien des rési- 
dents ne se doutent pas qu'il existe des livres coréens ; 
ceux même que leur situation met en rapports fré- 
quents avec les indigènes et qui étudient leur langue, 
savent à peine s'il y a une littérature coréenne. 
Quelle est la saison d'un fait aussi particulier? 

A Séoul et en province, dans les nielles tortu- 
euses et sales comme sur les places poudreuses, on 
voit ée petits étalages en plein vent, abrités du soleil 
par une toile grossière ; et, près de l'étalage, un jeune 
garçon se tient accroupi, vêtu 4e chanvre écru, avec 
la longue natte pendant sur le dos ; il vend des 
épingles de cheveux, des serre-tête en crin, des miroirs 
de poche, des blagues et du tabac, des pipes com- 
munes, toutes sortes de boites, des allumettes japo- 
naises, des pinceaux, de l'encre, du papier et des 



XX INTRODUCTION. 

livres. Le même commerce d'objets hétéroclites se 
fait aussi dans des échoppes d'un ordre un peu plus 
relevé, large ouvertes sur le chemin ; l'étalage est 
disposé en pente douce sur un plancher établi à un 
pied et demi ou deux pieds du sol et qui s'étend 
jusqu'à la rue ; le marchand, un homme fait, portant 
les cheveux relevés, le serre-tête à anneaux de come, 
l'épingle rouge au sommet du toupet, est au fond, 
près de la porte qui conduit à sa pauvre habitation. 
Les livres de ces humbles commerçants ne paient 
pas de mine : format variant habituellement entre l'in- 
octavo et l'in-douze, épaisseur peu considérable; cou- 
verture en papier grossier, d'une nature un peu résis- 
tante, de couleur jaune abricot, omé d'une sorte de 
grecque serrée, brillante, en léger relief, qui est produite 
par compression à l'aide d'une planche tailladée 
d'un gaufrage ; cette couverture, sans dos, est formée 
de deux feuilles simples, repliées tout autour à 1^^ façon 
de l'ourlet d'une étoffe ; comme garde, si le livre n'est 
pas tout à fait commun, une feuille imprimée, collée 
à l'envers. Le volume est cousu de cinq ou six points 
au moyen d'une ficelle rouge. Le papier est grisâtre, 
très mince, très mou, ayant des trous, contenant des 
brins de paille, de petits paquets de poussière ou de 
terre : naturellement, l'impression ne prend pas sur tous 



INTBODUCTION. XXI 

ces points défectueux, et elle prend fort mal sur le 
reste ; le papier est plié en feuilles doubles, comme pour 
les livres chinois, la pliure formant la tranche, la 
feuille n'est donc imprimée que d'un côté. Les marges 
sont très étroites ; le texte de cliaque feuille est souvent 
encadré d'une ligne noire, deux lignes plus minces, 
au milieu de la feuille, réservent un espace libre qui 
sert pour la* pliure : on y met, vers le haut, le titre 
de l'ouvrage, vers le bas, le numéro du feuillet ; au 
premier quart de la hauteur, à partir du haut, se 
trouve, en blanc sur noir, un monogramme ressemblant 
à un trèfle, qui est la marque à peu près constante 
des livres coréens. Presque tous ces ouvrages vulgaires, 
sont en caractères coréens ; le prix en est infime, il 
atteint rarement dix sapèques^*^ 

•Tels sont les livres qui s'imposent à la vue de 
l'étranger dès son arrivée en Corée et qui se présentent 
à lui, dans les villes de province comme à la capitale, 
à chaque détour de la rue ; l'aspect misérable qu'ils 
* ofl*rent, peut expliquer la prévention dont ils sont l'objet. 
En province, on ne voit que ces ouvrages ; à Séoul, 
on en rencontre d'autres, mais ceux-ci étant presque 

1. Cent sapèques forment une ligature, ryan(/, fS et dix ligatures 
forment un koan, ^. J'ai vu le change de la piastre mexicaine varier 
de un à trois kocui en 1890, 1891 et 1892. 



XXn INTRODUCTION. 

tous imprima en caractères chinois, on en conclut, 
trop hâtivement, qu'ils sont chinois et qu'en Cîorée, 
l'art d'écrire un livre et celui de l'imprimer sont à 
peine dignes d'être mentiomiés. Il n'est cependant 
pas besoin d'un examen bien approfondi pour constater 
que, sur dix de ces ouvrages que l'on prend pour 
cliinois, huit ou neuf ont été imprimés en Corée : en 
dehors des indications fournies par le texte, il est des 
signes extérieurs, grandeur du format, solidité et belle 
qualité du papier, qui ne permettent pas de les con- 
fondre avec les livres venant de Chine. Parfois, dans 
ces petites échoppes dont j'ai parlé, on rencontre, parmi 
les livres communs, quelques-uns de ces volumes plus 
grands et mieux imprima, mais ils sont incomplets, 
dépareillés, salis, ils ont les feuillets coupés et rongés 
des vers. 

Habituellement les livres soignés font l'objet d'un 
commerce spécial et on ne les mélange pas avec les 
blagues à tabac et les serre-tête. Les boutiques des 
libraires sont toutes réunies vers le centre de la ville, 
dans la large rue qui part du pavillon de la cloche 
et mène par une courbe allongée jusqu'à la porte du 
sud, après avoir traversé le pont de pierre sur lequel 
les Coréens vont à minuit, le 15 de la 1*? lune, se 
promener, pour se préserver des rhumatismes pendant 



raTRODXJcrroN. xxm 

toute Tannée. Les librairies sont non loin de ce 
pont de pierre, établies ainsi à proximité des cinq ou 
six maisons à étage qui sont le siège des plus impor- 
tantes corporations de marchands ; des bazars, cours 
rectangulaires entourées sur les quatre côtés de bou- 
tiques sombres et étroites où se vendent les curiosités 
et les objets de luxe ; de la place centrale où se bous- 
culent, discutent et s'injurient les soldats au feutre 
noir et rouge et aux vêtements bleus, les palefreniers 
chargeant et déchargeant les sacs de grain, les com- 
merçants et les promeneurs avec leurs chapeaux de 
crin noir et leurs manteaux blancs à plis amples, les 
femmes esclaves coiffées en bandeaux et la tête nue, 
les femmes du peuple couvrant leurs cheveux et leur 
visage de leur manteau vert, bordé de rouge et doublé 
de blanc. Un peu à l'écart du bruit qui se fait dans 
ce centre des affaires, assez près pour profiter du 
mouvement des allants et venants, le libraire trône 
accroupi au fond de sa boutique, derrière son étalage 
disposé en pente sur le plancher qui est un peu en 
retrait, de façon que les clients soient à l'abri tandis 
qu'ils font leurs achats ; ce Ubraire est un homme de 
bonne mine, qui porte, avec des vêtements de soie, la 
petite tiare en crin réservée aux nobles, qui fume sa 
longue pipe en causant avec quelques visiteurs assis 



XXIV INTRODUCTION. 

prè« de lui et qui ne se dérange que pour les acheteurs 
importants, H rougirait de mettre en montre ces 
volumes communs et à bas prix qui sont écrits en 
langue coréenne ; s'il en a, il les relègue dans un coin ; 
ce qu'il expose, ce sont des livres en langue chinoise, 
des exemplaires neufs des classiques, des exemplaires 
d'occasion des ouvrages les plus variés par le sujet, 
les plus différents par la date, les uns imprimai, les 
autres manuscrits ; parfois des éditions assez communes 
parfois des éditions royales, de grand format, d'une 
lypographie soignée, sur un papier souple et fort, de 
teinte légèrement ivoirine et rappelant le papier im- 
périal du Japon. D'ailleurs, la reliure est toujours la 
même que celle des livres vulgaires : seulement le 
papier jaune de la couverture est plus beau, la garde 
est de papier non imprimé ; la ficelle rouge est de 
rigueur : il n'y a guère que quelques manuscrits qui 
soient recouverts en papier blanc jaunâtre et reliés de 
ficelle bleue ou verte. 

Ce n'est pas seulement thez les marchands que 
l'on trouve des livres, il existe aussi un assez grand 
nombre de cabinets de lecture^^^ qui possèdent surtout 
des ouvrages communs, romans ou chansons, presque 



INTRODUCTION. XXV 

tous en langue coréenne, les uns imprimés, les autres 
manuscrits ; souvent les exemplaires de ces établisse- 
ments sont plus soignés, imprimés sur meilleur papier que 
ceux qui sont à vendre dans les boutiques. Le maître 
loue ces volumes pour un prix minime, un ou deux 
dixièmes de sapèque par jour et par volume ; fréquem- 
ment il exige un dépôt de garantie, en argent ou en 
nature, une somme de quelques ligatures, un fourneau 
portatif, une marmite par exemple. Assez répandu jadis 
à Séoul, ce genre de commerce est devenu plus rare, m'ont 
affirmé quelques Coréens ; je n'ai, d'ailleurs, jamais 
entendu dire qu'il existe en province, même dans les 
grandes villes, telles que Syong to^ Tai hou, Hpyeng 
yang^^\ Ce métier est peu lucratif, mais il est tenu 
pour honorable et, comme tel, adopté volontiers par les 
gens de petite noblesse qui sont tombés dans la gêne. 
Les emprunteurs coréens sont peu exacts à rendre les 
livres loués, aussi le fond d'un cabinet de lecture 
diminue rapidement et ne correspond jamais que très 
imparfaitement, comme j'ai eu l'occasion de m'en 
assiu'er, à la liste grossière qui tient lieu de catalogue : 
chaque fois que j'ai demandé un ouvrage, d'après une 
de ces listes, on m'a répondu qu'il était égaré ; elles 



XXVI INTRODUCTION. 

m'ont, du moins, fourni un certain nombre de titres 
qui ont trouvé place dans cette Bibliographie, et j'ai 
eu la chance de rencontrer par la suite une bonne 
partie des livres qui m'étaient ainsi connus de nom 
seulement. 

Pendant le séjour de deux ans que j'ai fait à 
Séoul, ma curiosité ayant été éveillée par tous ces 
livres sur lesquels les ouvrages européens, non plus 
que les résidents étrangers, ne me donnaient que de 
maigres renseignements, je commençai par examiner 
ceux que possédait M. Collin de Plancy, Commissaire 
du Gouvernement Français, et qu'il a donnés depuis 
lors à la Bibliothèque de l'Ecole des Langues Orien- 
tales. Mis en goût par ces premières recherches et 
encouragé des conseils bienveillants de mon chef, je 
poursuivis mes investigations : la plupart des boutiques 
de Séoul furent fouillées, les fonds de librairie me 
passèrent sous les yeux ; j'achetais à mesure ce qui 
me semblait le plus intéressant et je prenais des notes 
précises sur le reste. J'eu^ recours aussi aux résidents 
étrangers, presque tous montrèrent le plus grand em- 
pressement à me laisser consulter les ouvrages qu'ils 
avaient entre les mains ; les Coréens se prêtèrent 
pioins facilement à mon enquête, il en est cependant 



INTRODUCTION. XXVII 

quelques-uns à qui je dois d'avoir vu des livres fort 
curieux. A la faveur de ces circonstances, je fis 
connaissance avec un grand nombre d'ouvrages, dont 
plusieurs sont rares et presque introuvables aujour- 
d'hui. Qu'il me soit permis d'offrir ici mes remercie- 
ments à tous ceux dont l'aide m'a été précieuse pour 
ce travail, et spécialement à S. G. Mgr. Mutel, Vicaire 
apostolique de Corée, dont l'obligeance m'a fourni 
plus d'un renseignement et qui, depuis mon départ 
de Séoul, a bien voulu continuer à chercher pour moi 
plusieurs ouvrages que je n'avais pu voir pendant 
mon séjour. 

Pendant un congé passé en Europe, j'ai visité 
diverses collections importantes de livres coréens : à 
Paris, celle "de la Bibliothèque Nationale qui remonte 
à l'expédition de l'Amiral Roze, en 1866 ; la collec- 
tion formée en 1888 par M. Varat et déposée aujour- 
d'hui au Musée Guimet ; je ne parle pas de celle de 
l'École des Langues Orientales Vivantes, que j'avais 
étudiée à Séoul, avant qu'elle eût été envoyée en 
France ; à Londres, j'ai vu en détail l'importante 
collection du Musée Britannique : je suis particulière- 
ment obligé à M.M. Deprez et Feer, Conservateurs 
à la Bibliothèque Nationale, à M. K. K. Douglas, 
Conservateur au Musée Britannique, de toutes les 



XXVm INTRODUCTION, 

facilites qu'ils m'ont données pour étudier les livres 
cîonfîés à leur garde, M. G. von der Gabelentz a bien 
voulu me communiquer le catalogue de sa collection 
particulière et je le prie d'agréer l'assurance de ma 
gratitude. Malheureusement, il ne m'a pas été possible 
d'obtenir la liste des ouvrages coréens qui existent à 
Saint-Pétersbourg, ces volumes n'ayant pas encore été 
classés. A Tôkyô enfin, soit chez les libraires, soit 
dans la bonzerie de Zô djô, soit à la Bibliothèque 
d'Ouyéno, j'ai trouvé divers ouvrages intéressants que 
je n'avais pu consulter en Corée. 

Je n'ai pas borné mon travail aux volumes qu'il 
m'a été donné de voir, mais j'y ai compris aussi la 
nomenclature de ceux dont j'ai trouvé mention dans 
les livres consultés au cours de mes recherches : 
les collections des statuts et règlements^*^ diverses 
œuvres historiques et géographiques^^^ m'ont fait con- 
naître un grand nombre de titres ; le Catalogue de 
la Bibliothèque Eoyale de SeouP, dont M. Collin de 

Plancy réussit à se procurer ime copie, enrichit con- 

• 

sidérablement ma liste. En même temps, quelques 

1. Tai tyen hoi lUong, n? 1461 ; Ryouk tyen tyo ryeiy ii? 1462 ; 
Htang moun koan tji, n? 1694. 

2. Moun hen pi ko, n, 2112 ; Tai tong oun oh, u^ 2108 ; Hou tjà 
kyeng hpyen, u1 2116 ; Tong kyeng tjap keul, nî 2292. 

3. Nâl kak ijang sye Iioui hpyen, u% 2068. 



INTRODUCTION. XXIX 

ouvrages m'ont donné des indications intéressantes 
sur la composition des principaux livres coréens, les 
éditions qu'ils ont eues, la vie des auteurs, et ont 
complété les renseignements déjà trouvés dans les 
préfaces et avertissements que j'avais lus. Il m'est 
donc devenu possible, à la nomenclature sèche des 
titres et aux renseignements purement bibliographiques, 
d'ajouter l'analyse des principaux ouvrages, les circon- 
stances de la composition et de la publication, les 
faits les plus importants de la vie des auteurs, et 
d'indiquer ainsi les traife saillants de l'histoire littéraire 
et philosophique de la Corée ; je me suis ejfforcé, par 
là, de reconstituer la physionomie intectuelle de ce 
pays et j'espère avoir réussi, dans une certaine mesure, 
à marquer ^ place dans la civilisation de l'Extrême 
Orient. 

C'est dans le Tai tong otm oh^^^ et le Iltong 
nioun hoan tji^^\ que j'ai trouvé le plus grand nombre 



1. Le Toi tong oun oh (n? 2108) est un dictionnaire encyclopé- 
dique des choses coréennes, rangé par ordre de rimes ; il contient de 
très intéressantes indications sur la géographie, Thistoire, les légendes, 
la littérature, les sciences. L'auteur, qui vivait au XVI? siècle, 
n'émet pas d'opinions personnelles, il se borne à rapporter les faits 
qu'il tire des anciens ouvrages, et ajoute toujours avec le plus grand 
soin la source où il les a puisés. 

2. Le ISong moun koan iji (n? 1694) a été composé en 1720 et a 
eu, depuis lors, plusieurs éditions augmentées ; la dernière est de 1882 



XXX INTRODUCTION. 

d'indications sur l'histoire littéraire et sur la biographie 
des auteurs ; mallieureusement le premier de ces 
ouvrages est déjà ancien et le second ne s'occupe que 
d'une partie des écrivains, de ceux qui appartiennent 
à lu demi-noblesse, appelée souvent classe des inter- 
prètes ; et comme, de plus, l'iiistoire des derniers siècles 
n'est pas imprimée, que les ouvrages qui s'y rapportent, 
circulent seulement sous le manteau, j'ai été réduit, pou^ 
la période qui commence avec le XVII? siècle, aux 
hasards des renseignements oraux. Le Monn hen pi 
ko^^\ résultat de la vaste enquête instituée par le roi 



avec supplément de 1889. L'auteur primitif et ceux qui out revu 
l'ouvrage, étaient des fonctionnaires de la Cour des Interprètes ; ils 
ont travaillé en partie d'après des documents ofRciels, en partie 
d'après des mémoires privés ; l'ouvrage est fait avec un grand luxe 
de détails : outre la liste de références qui se trouve en tête, ou 
rencontre dans le texte des indications sur les ouvrages cités et des 
renseignements précis sur les livres qui ont été publiés par la Cour 
des Interprètes. 

1. Le Mùun hen pi ko (n? 2112) a été rédigé sous le règne du roi 
Yeng tjong et achevé en 1770 par une commission de hauts fonction- 
naires et de lettrés choisis par le Roi : c'est un recueil de documents 
sur tout ce qui concerne la Corée, sciences, rites, administration, com- 
merce, géographie ; chacun de ces points est traité à part, non seule- 
ment pour le XVlIIf siècle, mais aussi historiquement, en remontant 
aux plus lointaines origines. Dans cette revue générale des choses 
coréennes, on ne peut guère constater l'absence que de trois points : 
l'histoire proprement dite, la langue coréenne et les religions non 
officielles, bouddhisme et taoïsme. Aux documents cités, les auteurs 
ajoutent souvent des remarques et des discussions critiques, rédigées 
très clairement et dans un esprit de stricte impartialité. 



INTRODUCTION. XXXI 

Teng tjong^^^ sur rensemble des choses coréennes, m'a 
fait connaître une multitude de faits intéressants et dont 
j'ai profité, mais parmi lesquels un bien petit nombre 
se rapportent à l'histoire littéraire ou philosophique ; 
de plus, cet ouvrage néglige totalement ce qui touche 
-à la langue coréenne et aux religions bouddhique et 
taoïste, négligence facilement explicable par le discrédit 
•où se trouve auprès des lettrés tout ce qui est d'origine 
populaire : pour ces diflPérents points, j'ai dû chercher 
autre part, et j'ai trouvé peu de cliose. 

Pour les œuvres chinoises qui se sont implantées 
en Corée, et même pour quelques ouvrages coréens, 
le Catalogue de la Bibliothèque Impériale de Péking^% 
' m'a été précieux par ses copieuses notices ; pour le 
bouddhisme, j'ai eu largement recours à la traduction 
du Catalogue du Tripitaka de M. Bunyiu Nanjio^'^; 
cette œuvre de patience et d'érudition m'a fourni des 



2. Le Catalogue de la Bibliothèque Impériale (voir Liste des 
Références) a été compilé dans les années Khien long^ $^ |^ (1736- 
1795) par une commission formée des savants et des lettrés les plus 
autorisés de la Chine, sous la direction active de l'Empereur Kiio 
tsang, iK ^ > cet ouvrage ne contient pas seulement la nomenclature 
de titres, que pourrait faire prévoir le nom de Catalogue, mais des 
notices historiques, littéraires et critiques rédigées avec le plus grand 
soin et d'après les meilleures sources ; il est bien connu, d'ailleurs, 
de tous ceux qui s'occupent de littérature chinoise. 

3. Cf. Liste des Références. 



XXXn INTRODUCTION. 

détails circonstanciés sur les traductions chinoises des 
ouvrages bouddhiques et sur les traducteurs, elle m'a 
donné le moyen d'identifier avec les titres sanscrits un 
assez grand nombre de titres que je ne connaissais 
qti'en chinois ; il en est cependant plusieurs encore dont 
je n'ai pu trouver nU'équivalent ni le sens exact. Pour 
le taoïsme et les croyances populaires, le Tsi choe 
tshitien tchen!^^ du P. Hoang m'a fourni de nombreux 
et sûrs renseignements, tirés des meilleures sources 
chinoises. 

% 

J'ai souvent éprouvé des difficulté considérables 
pour déterminer les noms des auteurs, ceux des localités 
d'où ils sont originaires ou dans lesquelles les ouvrages 
ont été publiés, et enfin pour fixer les dates d'une 
façon précise : ces difficultés, d'une nature toute spéciale 
et ignorées du public euroi)éen, méritent quelques 
explications. 

Tout Coréen, en effet, a un nom de famille^^ et 
un postnom^'^ qui joue le rôle dévolu, chez nous, au 
prénom habituel : mais, tout d'abord, il arrive que, 
pour ime raison rituelle ou par simple caprice, un 

1. Cf. Liste des Références. 

2. Syeng, ^. 

3. Myeng, ^. 



INTRODUCTION. XXXHI 

homme change de postnom. De plus, toute personne 
qui prétend au titre de lettré, a un surnom^*\ qui peut 
être aussi changé, et un nombre variable de noms 
littéraires ou pseudonymes^'^, limité seulement par le 
bon plaisir du possesseur : si généralement .un seul 
semble suffisant, il n'est pas rare de trouver des gens 
qui en ont deux ou trois, et quelques auteurs en ont 
bien davantage, jusqu'à sept ou huH ; souvent les 
pseudonymes sont tirés de noms de localité, ce qui 
prête à confusion. Les grands fonctionnaires, qui se 
sont distingués par leurs services, reçoivent du Roi des 
titres nobiliaires^^^ de leur vivant, des noms posthumes^*^ 
après leur mort. Ces noms, postnoms, surnoms, pseu- 
donymes, titres nobiliaires, noms posthumes sont usités 
concurremment pour désigner celui à qui ils appartien- 
nent ; parfois aussi on parle d'un fonctionnaire en 
employant le nom de sa fonction actuelle, ou, s'il est 
mort, de. la fonction qu'il a remplie de son vivant, ou 
de la fonction qui lui a été accordée après sa mort. 
S'il est rare que deux Coréens aient même nom et 
même postnom, les similitudes de pseudonymes sont 
moins rares, et celles de titres nobiliaires ou autres 
sont très fréquentes. La même confusion règne parmi 

1. Tjâ, ^. 3. Pong ho, j^ S8- 

2. Ho, a|. 4. 8i ho, 1^ ^. 



XXXIV INTRODUCTION. 

les noms chinois ; et bien souvent les diJBferentes dé- 
signations d'un personnage coréen pourraient aussi s'ap- 
pliquer à un Chinois ou réciproquement. Comme il 
n'existe aucun ouvrage complet et méthodique pour 
débrouiller ce chaos, ce n'est qu'à force de lectures et 
de notes qu'un parvient à rapprocher, tant bien que 
mal, les n/)ms qui s'appliquent au même personnage et 
à reconstituer sa personnalité. 

De même qu'un homme peut-être désigné à peu 
près indifféremment par cinq ou six expressions au moins, 
de même, en Corée comme en Chine, une localité a 
plusieurs noms : une ville, à coté du -nom officiel, qui 
change à peu près à chaque dynastie, et parfois même 
pendant la durée de la dynastie, a souvent un nom 
vulgaire et de nombreux noms littéraires qu'il est 
élégant d'employer à la place du nom ordinaire ; il 
en résulte qu'une bourgade secondaire peut avoir cinq 

r. 

OU six désignations différentes ; le nombre des noms 
employés pour un endroit augmente avec l'importance 
du rôle qu'il joue. Il faut ajouter que le même 
nom qui est appliqué aujourd'hui à telle ville du 
nord, a pu être, sous une autre dynastie, celui d'une 
autre ville située à l'extrémité méridionale de la 
contrée ; que beaucoup de villes coréennes ont les 
mêmes noms que des villes chinoises ; on aura ainsi 



ÎNTRODUcnOl*. XXXV 

une idée de la confusion qui règne en cette matière. 
Pour les noms géographiques chinois, les recherches 
sont rendues faciles par l'excellent ouvrage de M. 
Playfair et par le Id chi oou tchong Iio khan^^^; 
mais, pour la Corée, le problème reste -fort obscur, 
puisqu'il n'existe aucun travail méthodique sur le 
sujet : j'ai dû me contenter des renseignements du 
Han ryei Jioui tchan (n? 29) et du jK? sa tchoal 
yo (n? 2105), et de ceux qui m'ont été fournis par 
une liste manuscrite. La longue étude sur la géo- 
graphie ancienne, qui fait partie du Mmm hen pi 
koy ne m'a été que d'une médiocre utilité, tant elle 
est touffue et contradictoire dans certaines parties : 
pour coordonner les faits qu'elle contient, et qui sont 
puisés aux sources anciennes, tant chinoises que coréennes, 
il serait besoin d'un ouvrage spécial ; et, sans doute, 
cette étude vaudrait la peine d'être faite et modifierait 
ou confirmerait \m certain nombre des données admises 
sur la géographie ancienne et l'ethnographie de la 
Corée et de la Mantchourie ; mais ce n'était^ pas le 
lieu, dans le présent ouvrage, de faire ce travail. 

Si l'obscurité est la même pour les noms géo- 
graphiques que pour les noms d'hommes, elle n'est pas 



1. Voir Liste des Références. 



XXXVI INTRODUCTION. 

moindre pour la chronologie, par suite du même manque 
de précision et de la même recherche de l'élégance 
aux dépens de la clarté. Les Coréens ont emprunté 
aux Chinois l'usage des caractères cycliques, rangés en 
deux séries l'une de dix (troncs célestes), l'autre de 
douze (branches terrestres), et employés pour désigner 
les directions dans l'espace (points cardinaux et inter- 
médiaires), ainsi que les heures du jour et les mois de 
l'année. Ces caractères forment entre eux soixante 
combinaisons qui se succèdent dans un ordre fixe et 
s'appliquent aux jours successifs, aux mois successifs, 
aux années successives, à partir d'une origine donnée. 
Si l'on connaît, par exemple, les caractères cycliques 
d'une année, on saura par là même son rang dans le 
cycle sexagénaire des années ; il restera à savoir de 
quel cycle il s'agit. Souvent l'écrivain se contente 
d'une indication aussi vague et, si le texte daté de la 
sorte ne renferme pas quelque élément, nom de fonction, 
allusion à un fait historique, ou autrei qui précise l'époque, 
nous en sommes réduits aux hypothèses. D'ailleurs, 
il arrive fréquemment que, par recherche de style, le 
Coréen substitue aux caractères cycliques ordinaires les 
termes correspondants de deux séries usitées dans la 
liante antiquité chinoise ; ces termes sont composés 
chacun de deux ou trois caractères, chaque année est 



INTRODUCTION. XXXVII 

donc désignée par quatre ou cinq caractères au lieu de 
deux ; et pas un seul Coréen, j'en suis persuadé, n'est 
capable d'identifier de mémoire les termes d'une série 
avec ceux de l'autre : mais les expressions anciennes 
sont plus élégantes, et c'est une raison sulfisante pour 
les employer. 

Dans la moitié des cas, l'auteur ajoute aux carac- 
tères cycliques de l'année le nom du roi régnant ou 
le numéro d'ordre de l'année depuis l'avènement de 
celui-ci : comme il est bien rare que deux rois com- 
mencent leur règne sous les mêmes caractères cycliques, 
une telle notation est satisfaisante, et elle le serait 
complètement, si elle était employée d'une façon métho- 
dique. Seulement, s'il est admis en général que l'on 
appelle première année d'un règne non pas celle de 
l'avènement, mais celle qui commence le V^ jour de la 
Tî* lune suivante, des considérations morales font aban- 
donner cette convention, lorsque le monarque qui cesse 
de régner, est conliidéré comme indigne et a été ren- 
versé par une révolte légitime : il est malaisé pour 
nous de savoir quelles sont les révoltes légitimes, et 
une divergence d'une année peut résulter de notre 
erreur sur ce point de morale politique. Le souci 
de l'élégance ne permet d'ailleurs pas aux écrivains 
de désigner un monarque toujours par son nom de 



XXXVIII INTRODUCTION. 

temple^^\ ce qui serait fort clair : on remplace donc parfois 
ce nom par le nom de son tombeau^^^ ; puis il arrive qu'au 
secondcaractère du nom de tombeau, reung^^\ on substitue 
le mot myo^^^ (temple), qui est aussi l'équivalent des 
mots tjo^^^ et tjong^^\ employés comme seconds carac- 
tères dans les noms de temple. De la sorte, on ne 
peut savoir si l'expression Yeng myo^"^ doit être prise 
pour Yeng tjd^\ nom d'un roi du XVIIE siècle, ou pour 
Yeng reung^^\ nom du- tombeau du roi Syei tjong^^^\ 
qui a régné trois siècle plus tôt ; Hyen myd^^^ désigne 
le roi Hyen tjong^^'^\ ou le roi Moun tjong^^^\ dont le 
tombeau s'appelle Hyen reung^^^^ : ces deux princes ont 
régné l'un au XV?, l'autre au XVII? siècle : on voit 
assez par ces deux exemples quelles confusions peuvent 
se produire.. 

Les souverains, chinois, dès avant l'ère chrétienne, 
ont pris l'habitude, soit à leur avènement, soit à propos 
d'une circonstance importante, de clioisir une expression 
de deux, trois, ou quatre caractèires présentant un 



1. 3/yo /m>, ISI SU- 


8. ^ifi. 


2. Reimg ho, ^ SIË- 


9. ^fô. 


3. m- 


10. iB:^. 


4. M' 


11- mm- 


5- M. 


12. m m- 


6.^. 


13. 3Jtm 


7nm- 


14. m m- 



INTRODUCTION. XXXIX 

sens favorable, et de la «donner comme nom à une 
I)eriode d'années : ces expressions s'appellent noms de 
règne^*^ et Ton désigne les années comme première, 
deuxième, troisième de telle période ; le nom de 
règne reste en usage jusqu'à ce qu'un décret impérial 
en choisisse un autre ; il est, en somme, le nom d'une 
ère qui dure plus oii moins longtemps, suivant la 
volonté du souverain. Depuis la dynastie des Ming^\ 
l'usage s'est établi de laisser durer chaque période 
autant que le règne, la première année d'une période 
correspond donc à la première année du règne, c'est 
. à dire à l'année qui commence au 1? jour de la Vl 
lune qui suit l'avènement^^^ 

Les ouvrages officiels coréens et un grand nombre 
d'ouvrages non officiels emploient les noms de règne 



ère 



1. Nyen ho, ^ SJ^. 

2. m 

3. Il n'en a pas toujours été ainsi, et les changements do noms 
de règne étaient jadis très fréquents et avaient souvent un effet 
rétroactif sur la partie de Tannée écoulée jusqu'au jour du change- 
ment de périodei Tous les monarques de l'Asie Orientale ont, à un 
moment ou à un autre, imité l'Empereur de Chine et donné des noms 
de bon augure aux périodes d'années ; mais, tandis que les états 
qui refusaient de reconnaître dans toute son étendue la suprématie 
chinoise, le Japon et l'Ânnam par exemple, ont continué jusqu'à 
présent à employer des nums de rè^ne spéciaux, la Corée, dès le X* 
siècle, a affirmé sa fidélité de vassale, en adoptant définitivement les 
poms de règne chinois. 



# 



XL INTRODUCrrON. 

chinois : cette notation chronologique est très claire. 
Mais la Corée, bien qu'ayant reconnu dès 1637 la 
suzeraineté des Mantchous, et devant par suite employer 
les noms de règne de la dynastie des T»hing^\ ne s'est 
conformée qu'à regret et incomplètement à cette obli- 
gation : par un sentiment de loyalisme à l'égard des 
Ming qui avaient rendu de si grands services à leur pays, 
un grand nombre d'écrivains coréens, parfois même dans 
des ouvrages semi-officiels, s'en sont tenus à la période 
Tchhong tcheng^^\ où régnait le dernier empereur de 
race chinoise : ils datent par exemple une préface de 
la 237? année Tchhong tcheng (1863) ; c'est- ainsi qua 
la fidélité exaltée de certains lettrés a doté la Corée 
d'une ère de longue durée, ressemblant aux ères occi- 
dentales plus que les brèves périodes correspondant 
aux noms de règne. Enfin, depuis que des relations 
existent entre la Corée et les puissances occidentales, 
les pièces officielles sont datées au moyen d'une ère 
qui commence en 1392, date de la fondation de la 
dynastie régnante^^\ 

1. m. 

2. m M (IC28-1644). 

3. Pour établir la concordance entre les dates européennes et les 
noms de règne chinois, je me suis servi des ouvrages de W. F. Mayers 
et du P. Iloauff ; pour les quelques dates japonaises que j'ai citées, 
j'ai eu recours aux tables de William Bramsen. 



• INTEODUCTION. XLI 

IL 

Telles sont les circonstances où est né ce livre, 
tels sont les i»nseignements que j'ai trouvés et les 
difficultés qui se sont présentées à moi. Je me propose 
maintenant âans cette introduction de dégager des 
documents rassemblés les conclusions les plus générales 
relatives au livre coréen, au triple point de vue du 
livre matériel, si je puis dire ainsi, de la langue em- 
ployée et des idées exprimées. 

Le papier coréen est fait avec Técorce de 
l'arbre tjyé^^^ sorte de mûrier qui pousse en grande 
quantité en Corée et au Japon ; cette écorce macère 
dans l'eau pendant un certain temps, puis elle est 
battue, aplatie, séchée au soleil, blanchie ; mais elle 
n'est jamais complètement broyée, de sorte qu'un grand 
nombre de fibres subsistent intactes dans le papier. 
Le plus beau se fabrique à l'automne : il est très dif- 
ficile à déchirer, épais, lisse et d'un ton ivoirin ; la 
déchirure est cotonneuse, il a d'une étoffe la résistance 
et presque la souplesse. La première qualité est d'un 
usage rare, elle ne sert guère que pour certaines pièces 
officielles» pour des listes de cadeaux envoyés par le 

1* ^ ! japonais kôzou (kouzu, ^ 5 i^)i broussonetia pap^rifera. 



XLn INTRODUCTION. 

Koi et pour quelques impressions très soignées. Les 
qualités secondaires, avec la même texture, sont moins 
épaisses, étant plus battues, ce qui permet de la même 
quantité de matière de faire plus de '«feuilles ; lorsque 
ce papier est très mince, les baguettes des claies, sur 
lesquelles on le fait sécher, y laissent une légère trace 
transparente, ce qui lui donne un aspect vergé. Les 
belles espèces de papier de seconde qualité ^^^ sont en 
usage pour écrire les compositions des examens ; ces 
compositions sont ensuite achetées par des industriels 
et passées à Thuile, le papier acquiert ainsi plus de • 
résistance et deisdent complètement imperméable, il sert 
alors à faire des manteaux pour la pluie et à tapisser 
le sol des habitations, on en recouvre des paniers, on 
en fait des éventails. Le papier commun est préparé 
avec les parties les plus grossières de Técorce et avec 
le résidu de la fabrication des plus belles qualités, on 
y ajoute aussi de la paille et d'autres corps étrangers : 
au battage, il s'amincit inégalement et présente des 
trous à côté de parties épaisses. Avec le papier de 
seconde qualité enduit d'une teinture jaune gommeuse, 
on fait les couvertures de livres. 

Dans les livres coréens de quelque époque qu'ils 



1. Toi ho tji, izff10t, et autres. 



INTKODUCTION. XLni 

soient ^*^ le papier présente les mêmes caractères, souplesse 
et texture cotonneuse ; dans les ouvrages les plus anciens, 
bien qu'assez mince, il a résisté à l'injure du temps : 
témoin les livres de la dynastie de Ko rye qui se trou- 
vent dans quelques bonzeries, dans quelques collections 
d'Europe, et qui sont à peine jaunis et sans mangeures. 
J'ignore à quelle époque la fabrication du papier a 
pris naissance en Corée : je n'ai trouvé mention d'au- 
cune autre matière employée pour écrire et, puisque les 
livres étaient déjà fort répandus au IX? siècle, qu'il 
existait des études régulièrement organisées, que des 
bibliothèques furent fondées au siècle suivant, il est 
vraisemblable que le papier se préparait déjà dans le 
royaume. La dynastie régnante a, dès son avènement, 
fondé une papeterie officielle, qui a subsisté jusqu'en 
1883 et qui fabriquait le papier employé pour les com- 
positions de félicitations, les prières, etc. 

A l'imitation des Chinois, les Coréens impriment 
au moyen de planches de bois gravées. On choisit 
un bois d'un grain fin et serré, du bois de cerisier en 
général, et, sur la planche de deux centimètres d'épais- 
seur aplanie avec soin, on colle la feuille à graver, 

1. Je ne ferai exception qae pour quelques ouvrages du XVIII; 
siècle, dont le papier est jaune, parfois assez foncé, cassant, et semble 
d'une tout autre nature. 



XLIV INTRODUCTION. 

Tendroit étant œntre la planche, de sorte que les 
caractères apparaissent à Tenvers ; le graveur creuse 
tout ce qui est en blanc, les caractères et encadrements 
ressortent donc en relief. On a ainsi l'imitation exacte 
du manuscrit employé, ce qui permet d'obtenir facile- 
ment des fac-similé d'autographes : aussi les titres, 
préfaces et postfaces sont très souvent écrits par l'auteur 
même ou par un personnage de marque, et le volume 
reproduit telle quelle l'œuvre du calligraphe. La planche 
est toujours gravée pour la feuille entière, une seule face 
de celle-ci reçoit l'impression, après quoi elle est pUée 
par le milieu et forme un recto et un verso ; l'intérieur 
de la feuille demeure blanc ; le papier est d'ailleurs 
trop mince et trop transparent, pour qu'il soit possible 
d'imprimer ou d'écrire sur les deux côtés. 

Mais, pour l'art de l'imprimerie, la Corée a dépassé 
la Chine ^^^ et devancé l'Europe : en 1403, un décret 
de Htai tjong^^\ troisième roi de la dynastie régnante, . 
ordonna de fondre des caractères en cuivre. " Pour 
"gouverner, dit le décret royal, il faut répandre la 
" connaissance des lois et des livres, de façon à remplir 
** la raison et à rendre droit le cœur des hommes : de 

1. Les types mobiles n'ont jamais été employés dans ce pays 
que par exception. 

2. :i;^. 



ce 



c< 



C( 



C( 



INTRODUCTION. XLV 

" la sorte, on réalisera Tordre et la paix. Notre pays 
" est situé à Torient, au delà de la mgr, aussi les livres 
de la Chine y sont rares. Les planches gravées 
s'usent facilement, de plus, il est difficile de graver 
"tous les livres de Tunivers. Je veux qu'avec du 
cuivre, on fabrique des caractères, qui serviront pour 
l'impression, de façon à étendre la diffusion des 
** livres : ce sera un avantage sans limites. Quant aux 
"frais de ce travail, il ne convient pas qu'ils soient 
" supportés par le peuple, mais ^ ils incomberont au 
"trésor du Palais ^^^". En exécution des ordres du 
Eoi, on choisit les caractères les plus usuels du 

CM king, du Chou ktng et du Tso tchoanf^^ et on 

fondit cent miUe types en cuivre ; tous les successeurs 
du Roi Htai tjong s'intéressèrent à cette invention et, 
jusqu'en 15M, on trouve mention de onze décrets royaux 
relatifs à la fonte de caractères ou à l'impression d'ou- 
vrages à l'aide de types mobiles. Les plus habiles 
calligraphes du royaume furent chargés d'écrire pour 
les fondeurs des caractères élégants ; on imita aussi des 

«^ «r jsi SI a je i& i8:«« fê2|î ;j. ^§)U;s ^^ rf, a ;^ 

1nk^%ï\f^% (Postface du Mmn heii pi fe)— Cf. aussi n; 1673. 

2. iNpIE; ««(;£». 



XLVI INTBODUCnON, 

caractères tires d'une édition chinoise du Kang fnou% 
on prit comme modèles des autographes d'anciens caUi- 
graphes chinois. A mesure que le besoin se faisait 
sentir de caractères qui n'étaient pas dans la fonte 
primitive, on les fabriquait aussitôt. Jusqu'en 1434, on 
n'eut qu'une seule fonte ; à cette époque, pour l'impres- 
sion du Kang mou, le Roi fit faire, en plomb, de 
nouveaux caractères de cahbre double. C'est par cent 
mille et deux cent mille que les souverains coréens 
faisaient fabriquer les types mobiles ; et l'enthousiasme 
royal alla si loin que, le cuivre manquant, on mit au 
creuset les cloches des bonzeries ruinées, les vases et 
instruments appartenant aux administrations et aux 
particuliers. 

A toutes les éditions imprimées à cette époque par 
le nouveau procédé, les Rois firent mettre des postfaces 
relatant l'origine et le développement de l'invention du 
Roi fftai tjong. Après 1544 et jusqu'en 1770, le 
silence se fait sur les impressions en caractères mobiles, 
soit que les querelles intestines et les guerres extérieures 
qui marquèrent cette période, aient absorbé toute l'atten- 
tion royale, soit pour tout autre motif. En 1770, le 
Roi Yeuff tjong^^^ fit fondre en cinq mois et demi les 



1. iW g. 2. ^ 



Ji« 



m 



INTRODUCTION. XLVn 

caractères nécessaires à Timpression du Moun lien pi ho ; 
il fit mettre à la fin de l'ouvrage une postface rappelant, 
avec les origines de rimprimerie en caractères mobiles, 
la nouvelle application qui en était faite- En quelques 
années, on fondit encore trois cent mille caractères, qui 
furent déposés en partie à la Bibliothèque Royale et 
en partie dans le Palais Tchyang hyeng^^^\ on fabriqua 
aussi trente-deux mille poinçons en bois, qui servirent 
de modèles pour la confection de nouveaux lyp«8 en 
cuivre. De 1770 à 1797, un grand nombre d'ouvrages 
furœt imprimés par le procédé du Roi Htai tjong^ qui 
a encore été employé fréquemment dans ce siècle : mais 
je n'ai pu avoir aucun renseignement précis sur l'état 
actuel de la typographie coréenne et le peu que j'ai 
entendu dire, me fait penser que les dépots de types 
mobiles sont en fort mauvais état. 

H faut regarder d'assez près pour distinguer un livre 
imprimé en types mobiles d'un hvre gravé sur planches : 
la similitude très grande des caractères qui sont répétés 
dans le texte, rend probable la première alternative ; 
parfois les types en cuivre, insuffisamment maintenus, 
ont glissé, et le caractère est un peu déplacé. M. Satow, 
dans son intéressant article sur les anciennes impressions 



1- gft^- 



XLVm INTRODUCTION. 

japonaises^^^ pense qu'une autre marque des impressions 
en caractères mobiles peut être cherchée dans l'aspect 
des raies verticales séparant les colonnes de caractères: 
si ces raies ne vont pas jusqu'à l'encadrement, cela tient 
à l'imperfection de la typographie, les filets de cuivre 
employés pour les imprimer étant insuflBsamment assu- 
jettis, souvent trop courts, et glissant de leur place 
après que la feuille a été composée ; M. Satow part 
de cette explication plausible pour établir que l'impri- 
merie en caractères mobiles existait en Corée dès l'an 
1817 ^^\ H ne m'est pas possible de me ranger à cette 
opinion, attendu que le décret du Roi ffiai tjong fixe 
nettemœt à 1403 l'invention de la typographie et parce 
que j'ai vu plus d'un ouvrage gravé sur planches où 
les lignes verticales n'atteignent pas non plus l'encadre- 
ment. 

J'ai vu quelques ouvrages, imprimés à l'aide de 
types mobiles, comme semble le prouver la déviation 
d'un assez grand nombre de caractères, et qui, loin 
d'offrir la netteté des éditions faites au moyen de iypes 
en cuivre, présentaient des caractères peu nets et à bords 
baveux : des Cîoréens m'ont dit que ces livres avaient 
été imprimés à l'aide de types en terre cuite et que ce 

« 

1. Voir Liste des Référenees. 
% Cf. nî 229. 



INTRODUCTION. XLIX 

procédé avait été usité dans leur pays ; mais je n'ai 
pu obtenir à ce sujet aucune indication précise écrite, 
ni même orale ; d'autre part, quelques traces de cette 
méthode se retrouvant au Japon, il n'est pas impossible 
qu'elle ait été employée en Corée. 

Les livres coréens peuvent se ranger, d'après l'aspect 
extérieur, en quelques classes qui, sans être nettement 
délimitées, ont cepaidant chacune des marques spéciales, 
format et style des caractères, suffisamment indiquées 
et communes à tous les individus composants. 

Parmi les ouvrages anciens, quelques-uns, le Kong 
tjà ha e (n5 229), le Ryei tjyo syen sa e roh (n? 2678), 
le Ko tchyou hpyen (nS 329), par exemple, sont imprimés 
en caractères grêles, anguleux, qu'on dirait tracés d'une 
main malhabile, avec un pinceau trop dur et trop fin; 
le premier de ces livres remonte manifestement au 
commencement du XIV? siècle ; les deux autres, sans 
qu'il me soit possible d'en fixer la date d'une façon 
aussi précise, sont également fort anciens, si je m'en 
rapporte à l'aspect archaïque des volumes et à la 
vétusté du papier. Ces trois ouvrages peuvent servir 
de type à une série de hvres, dont le trait principal 
est la gaucherie et la gracilité des caractères, qui se 
r^ttachent^ bien que d'un peu loin, à l'école de çalli- 






L INTRODUCrnON. 

graphie dite des 8ong'^\ Des représentants de cette 
classe se trouvent encore au XV? siècle et jusqu*aujour- 
d'hui ; l'Ecole des Langues Orientales possède plusieurs 
exemples de ce siyle, qui datent du XVB siècle ^^^ 
Les anciens spécimens sont souvent sur grand papier 
et d'impression soignée, et la gaucherie de récriture 
de cette époque semble indiquer que, depuis deux 
siècles, Fart des scribes et des graveurs a fait de sensibles 
progrès ; actuellement, en effet, on ne confie à des 
artisans aussi maladroits que des ouvrages communs, qui 
sont imprimés sur papier grossier, de format in-octavo, 
m-douze ou au-dessous, généralement des manuels épisto- 
laires ou des manuels de sorcellerie. 

Les livres bouddhiques, depuis les origines de 
rimprimerie jusqu'à la fin du XVIIS siède, forment une 
classe plus nettement définie, remarquable par la grandeur 
des formats, grands in-folio carrés, in-folio ordinaires 
et in-quarto, et par la beauté des caractères qui n'ont 
rien du style calligraphique des 8ong et se rapprochent 
des caractères écrits ordinaires par l'arrondissement des 
formes et la diminution graduelle du plein au délié : 
ce style d'écriture rachète un peu de lourdeur par de 

1. *- 

2. 3% moun ryou tchyou^ n? 441 ; l^yeng hoa pon Mu>, nî 2495^ 



tt 



nUTEfiobucrioN. ut 

grandes qualités de solidité, de plénitude et d'élégance 
sévère ; dans quelques volumes du XVII? siècle, ces 
traits distinctifs ont été exagérés jusqu'à faire le caractère 
plus large que haut. Les ouvrages bouddhiques n'ont 
pas, à la pliure, la quadruple ou sextuple feuille en blanc 
sur noir, qui existe dans presque tous les autres livres 
coréens. L'édition du Tripitaka (nS J3624), gravée au 
commencement du XI? siècle et dont un exemplaire 
imprimé au XV§ siècle se trouve à Tokyo, mérite une 
place à part : c'est un grand in-folio dont l'écriture est 
sensiblement la même que celle des livres bouddhiques 
postérieurs, à part quelques formes anciennes tombées en 
désuétude et quelques autres qui sont plus spéciale- 
ment coréennes ; il n'y a ni encadrement autour 
des pages, ni filets pour séparer ]fs colonnes de 
caractères. Quelques exemplaires d'ouvrages imprimés 
sous la dynastie de Ko rye par les soins du Conseil 
du Bouddhisme, existent en Europe ^^^ : l'aspect en est 
analogue à celui du Tripitaka, auquel ils sont postérieurs 
comme gravure, les filets verticaux n'ont pas apparu 
entre les colonnes, mais chaque page a un encadrement, 
le format est un peu plus petit, je n'y ai pas remarqué 
de formes archaïques ; le papier est mince, mais bien 



1. N? 2625 ; 2636. 



LU nïTEODUCnON. 

conservé maigre cinq cents ans d'existence ; les ouvrages 
de cette époque sont fort rares en Corée. Avec le 
temps, ]es formats diminuent jusqu'à l'in-quarto, mm 
les signes distinctifs restent, en somme, les mêmes. Au 
XVIIIs et au XIX? siècles, beaucoup de livres boud- 
dhiques ont été imprimés dans les formats et le siyle 
des autres classes. Presque tous les volumes bouddhiques 
de la djmastie régnante débutent par un ou plusieurs 
feuillets de gravures représentant le Bouddha entouré 
d'Arhans, ou quelques scènes tirées de l'ouvrage, ou 
encore une sorte de tablette où sont inscrits des vœux 
pour la religion et le royaume ; ces gravures sont 
d'aspect purement chinois, les plus anciennes sont 
habituellement les plus soignées. Je ne connais qu'un 
hvre bouddhique imprimé en caractères mobiles, c'est le 
Ouen hah hyeng (n? 2634). La plupart des ouvrages 
de cette rehgion sont pubhés aux frais d'une bonzerie, 
ou au moyen de souscriptions des fidèles, ou grâce à 
la générosité d'un donateur riche qui veut assurer le 
repos de l'âme de ses parents ou l'heureux^ succès d'un 
vœu : car c'est œuvre pie que de pubher et répandre 
la parole du Bouddha. 

Les ouvrages gravés par ordre royal offrent aussi 
des signes distinctifs extrêmement nets ; d'ailleurs le 



%.• 



INTBODUCrnON. Lm 

nom de la Bibliothèque Royale ou de rimprimerie 
Royale se trouve souvent à la page du titre ; le sceau 
de la première de ces administrations se rencontre parfois 
gravé à la fin de la préface. Tous les volumes de cette 
série qui me sont connus, datent de la dynastie actuelle ; 
fréquemment la date de gravure se lit sur la page du 
titre, ou à la fin de la préface, mais il s'en faut qu'elle 
se trouve toujours et, lorsqu'elle manque, il est bien 
difficile de connaître exactement l'époque du livre : 
l'apparence extérieure, papier, style des caractères, est, 
en effet, toujours la même du XV? siècle au XIX?. 
Le papier employé est de belle qualité, de grand format, 
variant de l'm-folio au grand in-octavo ; les marges 
sont larges ; les caractères, d'une belle calligraphie, un 
peu plus massifs que ceux de l'écriture chinoise moderne, 
différant de ceux des Song, se rattachent visiblement 
au style employé pour les ouvrages bouddhiques anciens. 
Presque tous ces hvres ont un titre en grands caractères, 
imprimés en noir ou en bleu, et dus au pinceau d'un 
Eoi ou d'un haut fonctionnaire ; c^ sont aussi de grands 
personnages qui composent et écrivent les préfaces ; 
elles sont accompagnées de décrets royaux, adresses 
de présentation, listes des lettrés chargés de composer 
et revoir l'ouvrage, avertissements, listes de références. 
Les hvres imprimés par ordre du Roi, avec les sujets 



UV INTRODUCTION. 

les plus divers, littérature, administration, histoire, 
sont toujours des ouvrages de grande valeur littéraire 
ou documentaire. C'est parmi ces impressions royales 
que j'ai trouvé le chef d'œuvre de l'imprimerie coréenne, 
une collection non datée d'extraits des livres canoniques 
et classiques (n? 173) ; le bon état des planches me 
fait croire qu'elle ne peut remonter plus loin que la 
fin du XVIII? siècle ; un exemplaire s'en trouve à 
la Bibliothèque de l'École des Langues Orientales : les 
caractères, dépassant de beaucoup le calibre ordinaire, 
sont d'une élégance parfaite, de formes pleines et 
gracieuses, et, quand l'ouvrage est imprimé sur le 
papier de première qualité, épais, lisse, à tons ivoirins, 
c'est un des plus beaux hvres que l'on puisse voir. 

Des impressions royales, on peut rapprocher les 
nombreux ouvrages publiés par la Bibliothèque Koyale, 
la Cour des Interprètes, la Cour des Médecins Royaux, 
les Camps des Gouverneurs de province, spécialement 
du Ham Icyeng^ du Hpyeng an^ du Tjyen ra^ du 
Kyeng syang ^^^ : ce sont, pour la plupart, des éditions 
des classiques, des dictionnaires et manuels de langues 
diverses, des livres de médecine, d'astronomie, des notices 
historiques, telles que le Iftong moun Jcoan tji (n? 1694), 

1. j^«;^3c;i^ili;Kia. 



raTBOMXTION. LV 

L'impression, bien qu'inférieure à celle de la classe précé- 
dente, est encore très nette, les caractères, d'un type 
analogue, sont plus grêles, le papier est bon, le format 
varie de Tin-folio au petit in-octavo. Mais les livres 
de ce genre sont d'un aspect beaucoup moins un que 
les ouvrages royaux ou les ouvrages bouddhiques 
antérieurs au XVIIIS siècle et ils forment une dégra- 
• dation presque insensible depuis les impressions royales 
jusqu'aux volumes communs. 

La plupart des livres imprimés à l'aide de carac- 
tères mobiles sont des éditions royales et, pour la 
qualité du papier, le format, les titres, préfaces, aver- 
tissements, adresses de présentation,' o£Prent les mêmes 
' marques distinctives dont j'ai parlé plus haut, à propos 
des ouvrages gravés par ordre royal ; les titres en 
grands caractères, les préfaces fao-shnilé du manuscrit 
de Tauteur sont imprimées au moyen de planches ; 
assez fréquemment la page du titre porte mention de 
l'emploi des types mobiles. Le style des caractères 
usit^ dans la typographie coréenne à l'origine, est 
celui de l'écriture des 8ong ; les formes un peu 
anguleuses, les déliés très minces qui le caractérisent, 
conviennent bien au travail du métal ; ce slyle a, 
d'aiUeurs, continué d'être employé jusqu'aujourd'hui 
sans différence sensible et, à défaut de date ou d'in- 



LVI INTRODUCmON. 

dications sur l'époque du livre, Taspect seul des carac- 
tères ne saurait faire soupçonner si le volume est du 
XVS siècle ou du XIX?: pendant la première période 
de la typographie coréenne, on a surtout imprimé des 
ouvrages d'histoire et de morale ; c'est au XVIII? et 
au XIX? siècles que des livres de littérature et d'ad- 
ministration ont été publiés au moyen de ce procédé : 
je citerai, comme principales éditions, le Sam hang 
hàing sil to (n? 253), de 1434, le / ryoun haing %il 
to (n? 275), de 1518, le Mahàvaipulya sûtra (n? 2634) 
de 1465, le Thong kien hang mou (n? 2145), de 1438, 
le Moun hen pi ho (n? 2112), de 1770, le Byouh 
tyen tyo ryei (n? 1462), de 1866. Des types mobiles 
différents des précédents, d'une forme légèrement cursive 
et très élégante, ont été fondus et employés sous le 
règne de Tjyeng tjong^^\ principalement pour le Byoun 
eum qui est indiqué au n? 1472 et date de 1776, pour 
le Myeng eui roh (nS 2042), de 1777, le Kàing tjyang 
Toh (n? 1903), de 1786, le Sa heui yeng syen (n? 2119), 
de 1796. 

Ce procédé d'impression n'est, d'ailleurs, pas 
resté renfermé dans la Bibliothèque Royale : diverses 
administrations s'en sont servi, ainsi la Cour des Inter- 



1. jE^. 



INTRODUCTION. LVH 

prêtes pour le Tong moun ho ryak (n? 1744) ; mais 
il ne paraît pas avoir été fort répandu, probablement 
à cause des frais considérables qu'entraîne la confection 
de types en cuivre. Les ouvrages imprimés en carac- 
tères mobiles par ces administrations et par des parti- 
culiers, car il en existe quelques-uns, sont loin d'avoir 
l'élégance des impressions royales dues au même 
procédé. 

En dehors des quelques classes que je viens d'in- 
diquer, il existe encore un bon nombre de livres, en 
caractères chinois, qu'il est difficile de faire rentrer 
dans aucune d'elles et qu'aucune ressemblance ne permet 
de réunir ensemble, format, papier, style des caractères, 
tout étant dijfférent ; ce sont des livres de littérature, 
d'histoire, des reproductions d'ouvrages chinois, des 
œuvres des lettrés célèbres, publiées aux frais des 
collèges où ils sont honorés, ou par les soins de leur 
famille ; très restreint est le nombre des livres de la 
sorte qui sont imprimés par les libraires dans un but 
commercial. Comme quantité, ces ouvrages forment 
au plus un quart de ceux que l'on rencontre chez les 
marchands de hvres ; avec les volumes tout à fait 
communs, presque tous en coréen, qui , composent 
plus de la moitié d'uS fonds ordinaire, ils sont seuls 



LVm INTRODUCTION, 

à constituer Tobjet habituel et direct du commerce 
de la librairie ; car les ouvrages imprimés par ordre 
royal, les livres administratifs et les livres bouddhiques 
sont destinés à l'usage des bonzeries, des yamens et 
du Palais, ainsi qu'aux dons que fait le Eoi, et ils 
n'entrent dans les librairies que par occasion ; ils y 
forment cependant peut-être aussi un quart environ du 
fonds total, à cause du petit nombre des livres publiés 
pour être mis en vente. 

Le peuple coréen, en effet, est trop pauvre géné- 
ralement pour qu'un livre puisse se vendre, s'il coûte 
plus de quelques sapèques ; ce prix est celui des volumes 
communs que l'on voit partout en si grand nombre. 
Toute édition plus soignée et plus chère n'a qu'un 
débit très peu considérable, et le Ubraire n'en saurait 
faire les frais ; si parfois il se hasarde, c'est en s'assu- 
rant d'avance quelques souscriptions. Aussi, un ou- 
vrage n'est-il jamais tiré qu'à un petit nombre d'exem- 
plaires et, comme les planches subsistent, on continue 
de l'imprimer au fur et à mesure des besoins ; mais 
ces planches, sujettes à être gâtées ou détruites par 
l'humidité, le feu, les mites, ne restent pas longtemps 
au complet ; habituellement, au bout de quelques dizaines 
d'années, l'ouvrage ne peut plus être imprimé, à moins 
d'en graver à nouveau une partie plus ou moins impor- 



INTBODUCrnON. Ltt 

tante ; et les livres pour lesquels on se décide à faire 
ce travail, forment une petite minorité. Pour ceux qui 
sont imprimés par la Bibliothèque Eoyale et les 
diverses administrations, les choses se passent à peu 
près de même : on ne tire d'exemplaires que ce 
qu'il en faut pour les besoins du service et pour 
les dons que fait le Eoi, les planches sont gardées 
en magasin ; cinquante ans après, elles sont pourries. 
Pour les éditions en caractères mobiles, il n'existe, 
bien entendu, que les exemplaires imprimés à l'ori- 
gine. Le livre coréen de valeur est donc une rareté 
dès le jour oii il paraît ; on parle d'éditions de 
neuf exemplaires, de vingt exemplaires ; avec l'impos- 
sibilité de le réimprimer qui arrive bien vite, avec 
l'action du temps et le manque de soin, non moins 
destructeur, il ne tarde pas à devenir presque unique 
ou même introuvable : c'est ainsi que du Moun hen 
pi koy qui date de 1770, il subsiste quatre exem- 
plaires à la Bibliothèque Royale et deux seulement 
ont passé dans les librairies depuis une dizaine d'an- 
nées, ils ont été achetés par des Européens. Quant 
aux livres communs, ils sont imprimés à profusion, tel 
petit volume bouddhique, de quatorze feuillets (n? 2648) 
a été tiré à deux mille exemplaires ; mais les planches 
et les volumes mêmes sont encore plus exposés que ceux 



LX INTRODUCTION, 

des ouvrages plus chers : rédition s'épuise, les volumes 
s'égarent, et on ne les fait parfois graver de nouveau 
qu'après bien des années ^^^ 

Les impressions en caractères vulgaires peuvent 
se ramener à trois types : les éditions communes de 
romans et recueils de chansons sorit grossièrement 
gravées sur planches, imprimées sur mauvais papier, elles 
se rencontrent partout et le bas peuple, ainsi que les 
femmes, fait ses délices de cette lecture ; le caractère 
employé est un coréen à peu près carré, ayant ce- 
pendant quelques Ugatures cursives ; les hvres de ce 
genre sont tous de notre siècle. Les rares ouvrages 
imprimés en coréen par ordre royal ont presque tous 
un texte chinois, dont le coréen n'est que la traduction 
et l'explication ; les caractères coréens sont réguliers, 
avec les pleins bien accentués, mais d'aspect fort lourd ; 
chaque groupe coréen, correspondant à une syllabe, 
occupe le même espace qu'un caractère chinois : je citerai 
comme exemples le Sam hang hàing ail to (n? 253), 
imprimé en 1484: en caractères mobiles, le En hai Mai 

1. Tout ce paragraphe ne s'applique qu'à Tétat actuel des choses : 
j'ai lieu de croire qu'au XVI? siècle, la librairie était plus florissante 
qu'aujourd'hui ; mais trouvant les renseignements sur l'époque anté- 
rieure dans un ouvrage que je viens d'acquérir, le Ko «a ichoai yo (n? 
2105), je suis forcé de les renvoyer à un supplément. 



INTRODUCTION. LXI 

San tjip yo (n? 2506), gravé en 1506, le Sam oun syeng 
haut (nS 66), gravé en 1751 ; ces ouvrages sont imprimés 
sur beau papier, les deux premiers de format in-folio. 
iTnfin la Mission Catholique de Séoul, a imprimé récem- 
ment des ouvrages de religion en caractères vulgaires; 
ce sont des volumes de petit format, d*aspect soigné, 
les plus anciens sont d'un type de caractères un peu 
cursif, ils étaient gravés sur planches ; depuis une dizaine 
d'années, la Mission se sert de caractères mobiles de 
forme réguhère. 

Dans un pays où l'imprimerie est usitée depuis 
aussi longtemps, le rôle du manuscrit a été tout différent 
de ce qu'il a été en Europe. La planche gravée exige 
une première mise de fonds plus considérable que le 
pinceau et l'encrier du copiste, mais elle permet de 
reproduire l'ouvrage, sinon indéfiniment, du moins à 
un grand nombre d'exemplaires ; de plus, le travail 
de l'imprimeur est plus simple et moins payé que 
celui du scribe ; l'art de la copie des ouvrages ne 
saurait donc prendre beaucoup de développement à côté 
de l'imprimerie. En Chine, par exemple, où la main 
d'œùvre du graveur coûte fort bon marché, où le papier 
se vend peu de chose, le manuscrit existe à peine ; au 
Japon, où l'imprimerie n'a pris un grand développement 



LXn INTBODUCnDN. 

qua partir de la fin du XVI? siècle, le manuscrit 
est déjà bien moins rare. En Corée, il se rencontre 
fréquemment, malgré Tancienneté de l'imprimerie et 
le haut degré de perfection où elle a atteint : c'est 
que, comme je l'ai dit, le livre sérieux imprimé est 
toujours resté d'un prix très élevé ; pour la majeure 
partie de la population, même lettrée, il est demeuré 
rare. La copie se vend encore plus clier, il est vrai, 
mais chacun peut faire celle qu'il désire, car le temps 
ne coûte rien ; le noble, sans déroger, occupe ses 
loisirs à faire des copies, " serait-ce même pour les 
vendre, alors que le travail manuel lui est interdit 
par la coutume ; le magistrat • emploie à faire des 
copies quelques clercs de son yamen, sans leur donner 
de salaire spécial, tandis qu'il lui faudrait engager des 
ouvriers pour faire graver et imprimer l'ouvrage dont 
il désire posséder un exemplaire, ou la collection de 
ses œuvres, dont il veut faire présent à un ami. 

Les manuscrits coréens varient de l'in-folio au 
petit in-octavo ; ils sont sur un papier semblable à 
celui des imprimés, parfois tout blanc, parfois avec 
encadrement et filets verticaux, ces ornements sont 
ajoutés à l'avance sur chaque feuille au moyen d'une 
planche gravée ; la reliure est la même que celle des 
autres ouvrages. L'écriture est très variable, tantôt 



y 



nrrBODuorioN. Lxm 

peu soignée et pleine d'abréviations, tantôt d'une 
élégance remarquable et ressemblant aux plus belles 
impressions : je citerai comme exemple les superbes 
vdumes du Tcham pong hong y ou ho (nS 714), qui 
sont dans la Collection Varat. Parmi les manuscrits, 
on rencontre des œuvres diverses de personnages d'une 
petite notoriété, "n'ayant pas eu les honneurs de l'im- 
pression ; des ouvrages administratife, qui sont souvent 
des copies ou des recueils, faits par des fonctionnaires 
pour leur usage personnel ^^^ ; des traités géographiques, 
comme le Tong houh ti ri hai (n? 2231), en coréen ; 
des romans, en chinois ou en coréen ; des ouvrages 
historiques, relatifs, pour la plupart, à la dynastie 
régnante, tels que le Tjyo y a hoi htong (n? 1876), le- 
Tjyo y a tjeup yo (n? 1877), le Tong houh heui sa 
(n? 1884), le Tjyeng tjong tjyo heui sa (n? 1885), le 
Ban tchyo (nS 1886). 

Je ne dois pas manquer de citer deux manuscrits 
anciens qui ne sont plus des copies bien faites, mais 
des œuvres d'art ; l'un de 1446 se trouve dans la 
Collection Varat, il était renfermé dans l'intérieur d'une 
statue bouddhique, l'autre est au Musée Britannique ; 
ce sont un volume du Mahâvaipulya pûmabuddha 

1. Par example le Paik hen yo ram, nî 1467 ; le Tai myeng ryotU, 
vi 1777 ; le Eun tai pyen ko, n? 1517 ; le Syaul i, n? 1518, 



*i 



LXIV INTRODUCTION. 

sûtra prasannârtha sûtra (n? 2684, II) et un volume 
du Buddhàvatamsaka mahavaipulya sûtra (nS 2635, V) : 
œs deux manuscrits sont en forme de paravent, sur un 
papier très épais, recouvert uniformément d'une peinture 
bleu sombre ; les caractères d'une belle écriture, les 
miniatures très finies sont exécutés en or. 

Les manuscrits qui sont à la Bibliothèque Na- 
tionale depuis l'expédition de l'Amiral Eoze, sont non 
moins intéressants : ce ne sont pas des ouvrages destinés 
à la publication, mais les comptes rendus détaillés et 
ornés de dessins en couleurs, de diverses cérémonies 
qui ont eu lieu au Palais ; la calligraphie et l'exécu- 
tion des dessins sont inégales, mais, presque partout, 
•très soignées : la beauté du papier qui est d'une qualité 
tout à fait supérieure, le format grand in-folio, la 
couverture en soie verte brochée, le dos soutenu par 
une baguette plate en bois et maintenu par une 
armature de cuivre ciselé, en font des ouvrages extrême- 
ment curieux. 

Dans un assez grand nombre de livres : le texte 
est accompagné de figures exphcatives, ainsi dans le 
Syeng hah aip to tjap tjà (n? 284), dans les ouvrages 
astronomiques, mathématiques, mihtaires, médicaux^*^; 

1. Voir surtout les n? 2494 et 2495. 



INTRODUCTION, LXV 

ces planches sont dessinées au trait, d'une^ façon aussi 
simple que possible, ce sont presque des figures 
schématiques et elles n'ont aucune prétention artistique. 
Les ouvrages, manuscrits ou imprimés, relatifs aux 
rites "^ renferment de nombreuses gravures du même 
genre, qui représentent les cort^es, les vêtements, les 
instruments de toutes sortes employés dans les céré- 
monies ; elles sont parfois très indistinctes à cause de 
Tusure des planches, parfois au contraire d'une impres- 
sion nette et d'un dessin ferme ; dans celles qui 
représentent des danses, les mouvements et les plis 
des vêtements sont assez bien saisis, mais la perspective 
est presque nulle et les personnages sont simplement 
juxtaposés. Quelques-uns de ces ouvrages contiennent 
aussi des dessins de fêtes célébrées dans le Palais, de 
temples, de portes monumentales : ces dessins sont 
toujours d'une précision très sèche à cause de l'absence 
des ombres, mais la perspective est observée exacte- 
ment ; le point de vue est placé très haut et l'eJSet 
est analogue à celui de beaucoup de dessins européens 
du Moyen- Age. Les scènes de la vie de Confucius 



1. ryei eut (nî 1047) ; Sang ryei po hpyen (n? 1316) ; Hoa 
$yeng ïïyeng yek eut houei (n; 1299) ; Tjin tjyaJc tjyeng ryei eui kouei 
(n; 1302) ; ÎJftn ichan eui hmei (n? 1305, 1306, 1307) ; Ouen hàing 
tjyeng ri eui kouei (n^ 1398). 



LXVI INTBODUCrrrON. 

du Kouel ri tji (nS 282) et du Syeng tjyek to (n? 283), 
les machines, les forteresses du Yen po to syel tjeup 
yo (n? 2480) et du Tjeung po tjetih keuh rok (n? 2481), 
reproduites de dessins chinois, sont loin de dépasser, 
à aucun point de vue, les œuvres coréennes. Les 
planches sont, naturellement» ou manuscrites ou gravées 
sur bois. 



m. 



Ces livres, dont je viens de décrire Taspect exté- 
rieur, sont ou en caractères chinois, ou en lettres 
coréennes ; quelques-uns seulement contiennent un 
mélange des caractères chinois avec les lettres indigènes. 
Mais ce mélange est tout différent de celui que font 
les Japonais des idéogrammes avec les signes de leurs 
syllabaires : le coréen est mis à coté du texte chinois 
soit pour le transcrire, soit pour le traduire, il sert à 
expUquer un passage, à indiquer la prononciation d'un 
caractère, mais la phrase en chinois se sufBit à elle-même 
et le coréen n'est ajouté qu'à titre de secours pour 
le lecteur peu lettré ; ce système est celui qui est 
suivi dans presque tous les dictionnaires, dans un bon 



INTRODUCTION. LXVH 

nombre d'ouvrages sur les langues étrangères, la méde- 
cine, Tastrologie, dans quelques éditions des classiques, 
dans certains livres bouddhiques et taoïstes. L'emploi 
simultané des deux sortes de caractères concourant à 
former une seule et même phrase, où les lettres 
coréennes sont réservées pour les particules grammati- 
cales, n'existe, à ma connaissance, que dans un recueil 
manuscrit de chansons, le Ka kok ouen ryou (n? 424). 
Les caractères chinois sont presque toujours usités en 
Corée sous la forme correcte ; toutefois, dans des 
volumes tels que le You sye hpil tji (n? 43), le Sye 
tjyen tai moun (n? 187), dans certaines pièces oJËcielles, 
un sinologue remarquera des caractères employés de 
façon inexplicable, et d'autres caractères qui n'ont 
rien des lettres coréennes et qui ne sont pas non 
plus chinois. Un bref examen des livres coréens nous 
conduit donc à rechercher quelle part ont, dans l'écriture, 
ces trois sortes de caractères, coréens, chinois propre- 
ment dits et semi-chinois, et d'abord quelle en est 
l'origine. 

Les documents sont peu nombreux relativement 
à l'introduction et à l'emploi des caractères chinois en 
Corée : cependant le Sam Jcouh sa heui (n? 1835), 
ouvrage écrit en chinois au XI? siècle, cite quelques 



LXyni INTRODUCTION. 

faits intéressants, qui montrent tout d'abord que l'his- 
toire de l'écriture chinoise a été différente dans les 
divers États qui se divisaient alors la péninsule. Le 
Ko kou rye, situé dans la Corée du nord-ouest, paraît 
s'être étendu, à certaines époques sur une notable 
partie de ce qui est aujourd'hui la Mantchourie ; par 
sa position même, il avait, avec les royaumes de la 
Chine du nord, des rapports ou de commerce ou de 
guerre ; c'est aussi sur le territoire du Ko kou rye 
que les légendes et l'histoire fixent l'emplacement des 
états de Tan kouuj de ^eui tja^ de O^ii man^^^ ; or 
les deux derniers étaient des réfugiés chinois ; c'est 
donc là qu'a dû apparaître pour la première fois la 
civilisation, tout au moins la forme chinoise de la 
civilisation. En effet, le Sam Jcouh sa heui note qu'en 
l'an 600, onzième année du Roi Yeng yang, ce prince 
ordonna à Ri Moun tjin^ docteur du Collège des 
Lettrés, de résumer les anciennes histoires du pays ; 
Bi Moun tjin en fit un ouvrage en cinq volumes. 
Le Sam Jcouh ajoute les paroles suivantes : "Dès 
"l'origine du royaume, on avait commencé à se servir 
"des caractères et, à cette époque, il existait cent 
" volumes de mémoires écrits par diverses personnes ; 



1. ttfi;âKiF;»i«. 



lOTBODUCTION. LXIX 

" on les appelait ryou heui (choses écrites pour rester). 
" Arrivé à cette époque, on en fixa le texte^^V 
L'antiquité d'un usage, au moins restreint, des carac- 
tères chinois dans ce pays est encore appuyée par le 
fait qu'à partir de Htai tjo^\ qui monta sur le trône 
en 53 de l'ère chrétienne, les noms des rois sont tous 
explicables en chinois : jusque vers la fin du IV? siècle, 
l'expression chinoise employée est à la fois le nom 
du souverain et celui de la localité où était situé son 
tombeau ; par la «suite, les désignations adoptées sont 
plutôt bouddhiques. C'est en 372, deuxième année du 
Koi Syo syou rim, que la nouvelle religion fut introduite 
dans le Ko kou rye où elle amena une recrudescence 
des études chinoises ; des livres bouddhiques furent 
apportés et le Roi établit une école nommée Htai 
hah^ pour y instruire les jeunes gens^^^ 

Pour le royaume de Pâik tjyei, situé au sud du 
Ko kou rye, sur la côte occidentale de la Corée, le 
Sam houh sa heui se borne à rapporter, d'après des 



& m ^ iSam hmk m keui, liv. 20). 

E9 # ft M ^ ^ (.Sam kouk m keui, liv. 18). 



LXX INTRODUCTION. 

documents plus anciens, que, sous le règne de Keun 
syo ko (346 à 375), on commença à se servir de 
. récriture pour noter les faits qui se produisaient^*^: 
s'agit-il là seulement de l'origine des annales écrites? 
et ne serait^il pas bien invraisemblable qu'un royaume 
possédant l'art de l'écriture, eût existé plus de trois 
siècles et demi, sans que personne eut eu l'idée d'écrire 
le récit des événements importants ? Je serais, pour 
ma part, tenté de croire que l'écriture y était ignorée 
jusqu'à cette époque et qu'elle a ^été apportée par les 
missionnaires bouddhiques qui pénétrèrent alors dans 
toute la péninsule^^^ Ce n'est qu'une centaine d'années 
plus tard que les noms des rois du Pàik tjyei cessent 
d'être de simples transcriptions privées de sens en 
chinois et prennent l'aspect de noms de temple ; d'ail- 
leurs les noms des particuliers, dans le Pàik tjyei 
comme dans le Ko kou rye, restèrent presque tous, 
jusqu'à l'absorption de ces états par le Sin ra, de 
pures et simples transcriptions. 

D est vrai que les vieux livres historiques japonais ^^^ 

4È* {Sam kouk sa keui, liv. 24). 

2. Le bonze Mârânanda, f^fUJt PË» vint en 384 dans le Paik 
tjyei. 

3« B 4>^ |2> Ni hon gi. 



INTROBUCTTON. LXXI 

font venir au Japon, en 285, le lettré Wa ni^^^ qui 
était originaire du Pâik tjyei et qui apporta avec lui 
le Loen yu et le Tshien tseu oen ; ce fait a été • 
accepté par la plupart des savants européens. Mais M. 
Aston ^^^ a établi combien les vieilles annales japonaises 
sont peu dignes de foi ; en particulier, il a montré 
que toute une période des relations entre le Pàik tjyei 
et le Japon a été interpolée par les anciens auteurs 
japonais, de façon à combler les vides de la chronologie 
demi-fabuleuse qu'ils trouvaient dans les traditions ; 
se rencontrant sur ce point avec le savant japonais 
Moto ori^% M. Aston rapproche de cent vingt ans, ou 
deux cycles, les événements de cette époque : Tintro- 
duction des caractères chinois au Japon aurait donc 
eu lieu au commencement du V? siècle et cette date 
coïncide fort bien avec celle de l'emploi de l'écriture 
dans le Pâik tjyei. Quant au nom du Tshien tseu 
oen cité à cette époque, il ne fait pas difficulté, puisque 
cet ouvrage semble avoir eu une première rédaction, 
avant celle du VI? siècle qui est venue jusqu'à nous. 

Le Sin ra, occupant le sud-est de la péninsule, 
était plus éloigné de la Chine que ses deux voisins ; 

1. 3Et:. 

2. Early japanese bistorj ; cf. Liste des Références. 
3 *^. 



LXXn INTRODUCrnON. 

il s'ouvrait vers les régions orientales encore barbares. 
Il est donc assez étonnant de lire, dans le Sam houk sa 
heui^ que le roi Tou W, en la neuvième année de son . 
règne, 32 de l'ère chrétienne, donna aux habitants des 
six cantons de son royaume des noms de famille 
chinois, ceux de M, Tchoij Son^ Tjyeng, Pâi et SyeV^^ ; 
les trois familles royales étaient appelées Pak, Syeh et 
Kim^\ Si l'exactitude de ces assertions était prouvée, 
on pourrait en conclure à la connaissance des caractères 
chinois par les gens du Sin ra dès cette époque 
reculée : on ne manquerait pas d'apporter, comme 
preuve à l'appui, l'histoire de ces Chinois qui seraient 
venus au pays des Tjin ou H^'tn kan^^^ pour fuir la 
tyrannie de l'empereur CTii des Tshi/n^*^ et qui auraient 
donné au pays oii ils débarquaient, le nom même de 
la dynastie qui les chassait de leur patrie : les auteurs 
chinois ont, en effet, rapproché les deux noms. On 
citerait aussi les réfugiés venus de la Corée du nord, 
des états de Keui tjà^ donc Chinois d'origine, que men- 
tionnent les premières lignes du Sam houh sa keui. 
Mais tout cela est le terrain mouvant de la légende 



1. fllaMeP4^A^*iîfe7^«:2:«(5ll»«.... 

^ H^ ^ ^ (JSam kouh «a keui, liv. 1), 

3- M ! M ^ ! pliis tard royaume de Sin rit. 
4. 3îf *& ^ (221-209). 



INTRODUCfnOK. LXXIII 

et, en fait, si Ton parcourt le Sam kotik même, ce n'est 
pas avant la fin du VI? siècle que Ton commence à 
trouver des personnages à noms chinois ; jusque-là, 
tous les noms employés ont l'apparence manifeste de 
mots transcrits d'une langue étrangère ; de même tous 
les vieux noms coréens que l'on rencontre dans les 
annales japonaises, n'ont quoi que ce soit de chinois. 
Les trois noms royaux, Pak^ Syek et Kim^ se trouvent, 
il est vrai, dès le commencement du VI? siècle ; mais 
les explications du Sam kouk au sujet de ces noms 
indiquent justement l'emploi d'un caractère chinois à 
la place d'un mot indigène, auquel il ressemble par le 
son, tout au moins dans deux cas sur les trois. De 
plus, quelle est la valeur documentaire du Sam kouk 
sa keui pour cette période antique : c'est une question 
que j'examinerai plus loin. 

Enfiin, quand même les noms de famille en ques- 
tion auraient été en usage dès l'origine du royaume, 
il n'en résulterait pas que les caractères chinois eussent 
été dès lors employés dans le pays : si l'on admettait, 
en effet, conmie exact le fait d'une ancienne immigration 
chinoise, il ne serait pas étonnant que les descendants 
de ces fugitifs, en oubliant presque tout de la culture 
de la mère-patrie et, avec le reste, l'habitude de l'écriture, 
çussent conservé les coutumes les plus simples de 



I 



LXXIV INTRODUCTION. 

cette civilisation, avant tout leurs propres noms de 
famille, et même une tradition des signes mystérieux 
qui les représentaient. Mais cela n'est qu'une hypothèse, 
et le fait qui ressort de la lecture du Sam kouk^ c'est 
que jusqu'à la seconde moitié du VIS siècle, ces noms 
n'étaient pas usités. 

Si nous examinons maintenant les noms propres 

4 

des rois de Sin ra, nous constatons que, jusqu'au roi 
SU syeng qui monta sur le trône en 402, ils sont 
transcrits d'une langue étrangère ; si le nom même de 
SU syeng a une apparence chinoise^*^, celui de son succes- 
seur Noul tji (417-458) a deux orthographes et semble 
bien être encore une transcription du coréen ^^^ ; Tjà pu 
qui régna ensuite (458-479), pourrait avoir pris son 
nom aux hvres bouddhiques ^% mais des deux désigna- 
tions du roi suivant (479-500), l'une au moins. Pi 
tchye^ n'a rien de chinois ^^^ A partir de là, les 
expressions employées pour désigner les rois sont 
facilement exphcables et ressemblent à des noms de 
temple chinois. 

C'est le roi Tji tjeung, en 503, qui abandonna 
le premier son titre coréen de ma rip kan pour le 



2. nifiou »^. 4 W:||. 



INTRODUCTION. LXXV 

titre chinois de oang^^\ En même temps, les grands 
fonctionnaires lui demandèrent de fixer définitivement 
le nom du royaume : jusque-là, on l'avait appelé Sa ra^ 
jSà rOf Sin ra ; ils furent d'avis qu'on s'en tînt à la 
dernière appellation, faisant observer que sin, nouveau, 
indique la vertu toujours renouvelée et que ra signifie 
reunir les contrées des quatre points cardinaux ^^^ 
Quant aux raisons données pour l'adoption du titre 
de oang, elles sont tirées de l'emploi des mots oang, 
roi, et tyei, empereur, dans les histoires chinoises et 
témoignent d'une connaissance sérieuse de la langue du 
pays voisin. Il est bien difiâcile de prendre au pied 
de la lettre l'assertion que, pendant plus de cinq cents 
ans, le royaume n'avait pas eu de nom fixé ; d'ailleurs 
les mots Sa ra. Sa ro, Sin ra, très voisins phonétique- 
ment, ne sont sans doute que diverses transcriptions 
d'un même mot indigène ; ce qui n'était pas fixé 
jusqu'alors, c'étaient les caractères employés pour trans- 
crire ce mot ; le besoin d'une orthographe invariable 



1. ï, roi. 

mua mmmmmnaitmn^iSim'ik'K^x^n 

f£ ^ {Sam kouk sa keul, liv. 4). 



♦» 



{ 



LX3CVI INTRODUCTION. 

correspond à une période où la langue chinoise prend 
une influence considérable et devient la langue 
officielle. C'est à peu près à la même époque (517) 
que le Sam houh commence à donner un assez grand 
nombre de titres administratifs, qui tous sont explicables 
en chinois ; auparavant, il cite peu de noms de fonctions 
et d'admmistrations et ceux que Ton trouve, sont 
presque tous transcrits du coréen. 

L'introduction du bouddhisme paraît remonter 
au milieu du VS siècle, le bonze Meuh ho tjà^^^ étant 
venu du Ko kou rye au Sin ra, sous le règne du roi 
Noul tji (417-4:58), et le bonze A to^^^ avec ses 
disciples s'étant étabh dans le royaume sous le règne 
de Pi tchye (479-^500). Mais le Sam kouh sa heui 
nous avertit que l'exactitude de ces renseignements est 
contestée ; la prédication ne remonte d'une façon certaine 
qu6 jusqu'à 528, quinzième année du roi Pep heung^\ 
La diffusion de la nouvelle religion fut rapide, celle 
de la langue chinoise marcha du même pas : aussi 
voyons-nous, en 545, le roi Tjin heung^^^ prescrire de 

e îu ^ jKig - « sp s ifc ^ £ B* ^î M it(- 1^ ^ S)» 

lAl H ^ ^ H A jfl: 2^ {Sam. kmk m kmi, liv. 4). 

4. mnï:^^ikA: n ^'^mm^M^m^mum 



INTRODUCTION. LXXVH 

rédiger d&ormais Thistoire du royaume. Ce n'est 
qu'un peu plus tard que fut fondé le Collège des 
Lettrés ^^^ imitation de la Chine ; c'est vers la même 
époque qu'on trouve mention de gens du Sin ra versés 
dans la langue chinoise, tels que Kim Tchyoun tchyott^\ 
ainsi que son fils Kim In nioun^^K 

Ainsi, tandis que •le développement des études 
chinoises remonte pour le Ko kou rye à la fin du 
IV? siècle et que vers la même époque les caractères 
furent introduits dans le Pàik tjyei, le royaume de 
Sin ra ne paraît avoir profité de ce progrès de 
civilisation que plus tard, après le Japon, dans le 
cours du Vil siècle. 

Maintenant, jusqu'à qud point sont exacts les 
faits que j'ai cités et qui sont tous tirés du Sam kouh 
sa keui ? c'est-à-dire quelle est la valeur documentaire 
de cet ouvrage ? 11 a été composé par un grand 
fonctionnaire de la Cour des rois de Ko rye, Kim Pou 

liv. 4). 

liv. 8). 

2. ^ ^ %^ ; il régna de 654 à 661 et est connu sous le nom 
de Htai tjong, -j^^^. 



LXXVin INTRODUCTION. 

Sik^^^ qui vivait à la fin du XI? siècle et au commence- 
ment du XICi deux siècles et demi après la disparition 
du dernier des trois royaumes dont il écrivait Thistoire, 
à une époque oîi la monarchie de Ko rye avait déjà 
beaucoup emprunté à la Chine des Sofig : les anciennes 
langues et les anciennes institutions étaient oubliées ou 
n'étaient plus comprises, encore plus à cause du mépris 
des lettrés de l'école chinoise pour leurs ancêtres 
barbares que par suite de Topposition entre le Ko rye, 
monarchie septentrionale et militaire, et le 8m ra, 
royaume du sud, le dernier anéanti des Etats Han^^^ ; 
les tribus du Ka ya^^\ les royaumes de Pâik tjyei 
et de Ko kou rye, absorbés par le Sin ra au VI? et 
au Vllt siècles, étaient encore bien plus oubliés. Ces 
diverses circonstances étaient peu favorables à la com- 
position d'une histoire exacte et impartiale ; cependant, 
il ne faut pas perdre de vue que le Sam kouh sa keui 
est le plus ancien ouvrage coréen existant aujourd'hui 
sur l'histoire de Corée ; l'authenticité^*^ n'en a jamais 

2. $1. 

3. OP fW ; État situé entre lu Si a ra, le Pâik tjyei et la mer. 

4. Le Sam kouk sa keui est à présent un ouvrage fort rare. 
L'édition que j'ai consultée, semble imprimée au moyen de types 
mobiles ; un assez grand nombre de caractères ont, en effet, une 
position oblique, qui pourrait s'expliquer, comme je l'ai dit en parlant 
des impressions, par un déplacement du type après la composition ; 



INTBODUCrnON. TiXTCTX 

été contestée, le style très simple porte des marques 
d'antiquité et de bonne foi, le plan de l'ouvrage est très 
clair et tout à fait imité de celui des Mémoires his- 
toriques de Seu ma Tshien^^\ 

De plus, ce livre ayant été composé par ordre 
royal, Kim Pou sih a dû avoir à sa disposition tous 
les documents alors existants et aujourd'hui disparus ; 
il en mdique quelques-uns, sans en donner nulle part 
une liste complète, et, comme il n'a pas inséré dans 
son ouvrage quelques chapitres d'histoire littéraire, s'écar- 
tant en cela des exemples chinois, nous n'avons sur 

d'autre part, la postface parle de la gravure des planches d'impression : 
cette difficulté pourrait être levée, en admettant que mon édition est 
une reproduction exacte, sans date et sans indication d'aucune sorte, 
faite au moyen de caractères mobiles, d'une ancienne édition gravée. 
La date de la gravure n'est pas non plus donnée clairement, mais 
les titres des fonctionnaires qui s'en sont occupés, permet de la fixer 
à 1394 ou 1454. 

D'ailleurs, la première édition du Sam kouk était à cette époque 
perdue depuis longtemps, et c'est d'après une copie manuscrite retrouvée 
dans la province de Kyeng eyang, J| ^| qu'ont été gravées les planches 
nouvelles : cette copie était incomplète sur quelques points, puisque, 
dans plusieurs livres, on trouve des lignes inachevées, où le sens est 
interrompu; vraisemblablement, l'ouvrage était précédé d'une dédicace, 
d'une préface, d'un avertissement qui n'ont pas été conservés. 

lia Bibliothèque de Tokyo possède une copie manuscrite du Sam 
kouk, faite d'après un exemplaire manuscrit qui se trouve à l'École 
Normale de cette ville ; cette copie présente d'assez nombreuses lacunes 
qui n'existent pas dans mon exemplaire ; je n'ai pu savoir quelle est 
l'origine de la copie de l'École Normale, 



LXXX INTBODIJCIIÛN. 

rancienne littérature que des indications fragmentaires 
et peu nombreuses. Du moins, savons-nous que Kim 
Fou sih l'a consultée, ainsi que les archives et les 
autres documents, et constatons-nous que son livre est 
d'accord, dans l'ensemble, avec les histoires chinoises et 
avec quelques anciens ouvrages coréens d'une époque 
postérieure, assez reculée toutefois pour être tirfe des 
mêmes sources. Quel était donc le degré d'exactitude 
des documents qu'a eus Kim Pou sih ? Livres ou 
archives d'un genre quelconque, si ceux qui concernent 
le Ko kou rye semblent dater indirectement des origines 
mêmes de ce royaume, ils ne sauraient remonter plus 
loin que la fin du IVS siècle pour le Pâik tjyei et que 
le conunencement du VIS pour le Sin ra : car, c'est 
à cette double époque que l'écriture chinoise s'est 
introduite et développée dans la Corée du sud, comme 
je l'ai montré plus haut et comme Ma Toan Un^^^ 
rindique ; et nulle part il n'existe de trace ou de 
mention d'une écriture employée auparavant. Donc 
toute l'histoire plus ancienne repose sur de simples 
traditions orales, forcément incertaines : par là s'expli- 
quent et les points douteux, et les faits miraculeux, et 
la pauvreté des renseignements pour les quatre ou einq 



INTRODUCTION. LXXXI 

premiers siècles de Thistoire coréenne. Les caractères 
cycliques des années, que Ton trouve dès le com- 
mencement du Sam houky ont fort bien pu être 
appliqués après coup, comme cela a eu lieu pour la 
primitive histoire de la Chine et du Japon ; les phéno- 
mènes astronomiques, qui sont notés, pourraient foumir 
une vérification : M. Aston a essayé de ce procédé 
sans résultat. 

Mais le fait dont je m'occupe en ce moment, 
rintroduction de récriture, marque précisément la limite 
entre la tradition orale et Tliistoire écrite, cela d'autant 
plus exactement que la langue chinoise, dès longtemps 
formée, capable d'exprimer toutes les idées, est apportée 
par l'écriture même ; bien peu de temps s'écoule donc 
avant que l'art, inconnu jusque-là des Coréens, soit 
appliqué à noter les événements ; les annales du Pàik 
tjyei datent de l'introduction même du bouddhisme 
dans la péninsule, celles du Sin ra cominœcement 
dix-sept ans après la première prédication certaine de 
la religion hindoue dans ce royaume. Les faits rapportés 
par le Sam kouh au sujet de la première transplantation 
des caractères sont donc dignes de confiance, au même 
titre que tous les événements postérieurs et sans être 
attemts par les doutes que j'ai formulés relativement à 
lliistoirQ ancienne de la Corée* 



LXXXn INTRODUCTION. 

Ce qui a d'abord été apporté par les moines boud- 
dhistes, ce sont les livres de leur religion ; puis sont venus 
les livres classiques de la Chine, diverses œuvres histori- 
que, des ouvrages d'astronomie, d'astrologie, de médecine, 
quelques volumes taoïstes. Les indications que j'ai trouvées 
tant chez Ma Toan Un que chez les auteurs coréens, 
au sujet des livres apportés de Chine, se trouvent dans 
la présente Bibliographie aux places assignées par la 
nature des œuvres auxquelles elles se rapportent. Ce 
sont ces ouvrages qui ont été étudiés des Coréens, 
spécialement dans les Collèges de Lettrés fondés par 
les différents Hois de la péninsule ; ils étaient aussi 
dans les mains des hoa rang^^\ ces jeunes gens choisis 
par les rois de Sin ra pour leur intelligence et leur 
bonne grâce, élevés dans le Palais, instruits dans tous 
les exercices du corps, dans toutes les élégances de 
l'esprit et appelés ensuite aux plus hautes fonctions ; 
ces ouvrages encore ont fait l'objet des examens fondés 
dans le Sin ra à la fin du VUE siècle. Les fils des 
plus grandes familles s'appliquaient avec ardeur aux 
études chinoises ; dès 640, des Coréens allaient étudier 
en Chine ; les hommes d'état les plus célèbres du Sin 
ra, tels que Kim Heum oun% Kim Ton sin^^^ et 



1. ^ËO- 2. i^iftai. 3. 4^jg|^. 



INTRODUCnON. LXXXHÎ 

Kini în moun^^\ le dernier, fils de roi, étaient renommés 
pour rétendue de leurs connaissances littéraires. 

Non contents d'étudier les livres étrangers, les 
Coréens s'exerçaient à écrire dans la langue de leurs 
instituteurs : le Moun hen pi ho cite une phrase rédigée 
en chinois, qui est tirée des annales du royaume de 
Ka rak^\ sans indiquer d'aïQeurs si la citation est 
puisée directement à ces annales, ce qui semble peu 
vraisemblable, ou si elle était rapportée dans un autre 
ouvrage ; quoi qu'il en soit, ce royaume s'étant soumis 
au Sin ra en 532, il en résulterait que, dès avant 
cette date, il existait des Coréens du sud capables 
d'écrire en chinois. Les passages que le Sam houhy 
tire des annales des trois royaumes et de quelques 
autres anciens mémoriaux, les textes de décrets et de 
suppliques qu'il rapporte, sont dans la même langue ; 
un I peu plus tard, c'est encore en chinois que le roi de 
Sin ra correspond avec les gouvemeurs envoyés par 
les TiMng'\ Il n'y a pas de différence sensible entre 
le style employé par les Coréens et celui des Chinois 
de la même époque ; peut-être, à l'origine, des Chinois 
ont-ils été engagés comme secrétaires officiels dans la 

2* 21 f&f autre uom du Ka ya, ({jp ^(. 
• 3. ^. 



LXXXIV INTRODUCTION. 

penmsule, ainsi qu'il semble avoir été fait fréquemment 
par les peuplades tartares du nord de la Chine ; peut- 
être récrivain coréen se contentait-il de découj^er des 
phrases dans les livres chinois et de les ajouter bout 
à bout : les Japonais de l'antiquité ont été fort experts 
dans cette sorte de mosaïque, M. Satow dit qu'ils 
arrivaient à traiter des sujets purement indigènes sans 
employer une phrase qui ne sorfât des ouvrages de la 
Chine ^*\ Il né serait pas impossible que ce fût à des 
faits de ce genre que se rapportât la tradition qui fait 
de Tchoi Tchi ouen^^^ le premier Coréen ayant écrit 
en langue chinoise et que, jusqu'à lui, on se fût borné 
à rapprocher des phrases toutes faites prises dans les 
auteurs. 

En même temps, les Coréens se servaient des 
caractères chmois pour transcrire les sons de* leur 
langue, noms propres et titres des fonctions ; cet usage 
phonétique est d'aïQeurs parfaitement conforme aux 
habitudes chinoises et les Chinois n'ont jamais, natu- 
rellement, employé d'autre système pour rendre la 
prononciation des mots étrangers. Mais, allant moins 
loin dans ce sens que leurs voisins de l'est, les Coréens 



1. Translitération of the Japancse syllabary ; cf. Transactions 
of the Asiatic Society of Japan, vol. VIT, p. 227. 

2. UWi^l Tchoi Tchi ouen vivait à la fin du IXl siècle. . 



INTBODUCTnON. LXXXV 

n'ont jamais eu de syllabaire ni d'alphabet tire des 
idéogrammes, du moins il n'en existe aucune trace ; et 
jusqu'à la fin du VII? siècle, il n'ont rien écrit de la 
langue indigène, sauf des noms propres et des titres. 
En 692, le lettré Syel Tchong " réussit à expliquer le 
" sens des neuf hing en langue vulgaire pour Tenseigne- 
"ment de ses élèves ^'^"; tels sont les termes employés 
par le Moun hen pi ho^ au livre 83. Le Smn houh 
sa keuù dans la biographie de Syel Tchong^ s'exprime 
différemment et dit que Syel Tchong " prit 'soin de lire 
à haute voix les neuf king à l'aide de la langue 
vulgaire pour l'enseignement de ses élèves ; jusqu'à 
présent,*les étudiants suivent son exemple ^^^". Enfin 
la préface de Tjyeng Bin tji^^^ pour le JE tjyei hotm 
min tjyeng emn^^\ s'exprime ainsi : " Autrefois, Syel 
" Tchong, du royaume de Sin ra, créa l'écriture ri tok^^\ 
" qui est usitée jusqu'aujourd'hui dans les yamens et 
" parmi le peuple. Mais elle se compose uniquement 
" de caractères empruntés au chinois, qui sont durs 



lE H f II ^ ^ ^ {Moun hen pi ko, liv. 83). 

2.^si:fjnm:fL&mm^^m^^^^.Z{Samk<mk 

M keui, liv. 46). 

4. Ouvrage de 1446, n® 47. 

5. ProDODciatiou usueUe : ni do pour ri do. 



ce 



« 



C( 



« 



ce 



LXXXVI INTBODUCriOK. 

" (pour le style), dont le sens est étroit et dont Tusage, 
de plus, est inélégant et mal établi ; ils ne peuvent 
pas rendre la dix-millième partie du langage ^^^'\ La 
tradition coréenne moderne est tout à fait œnforme aux 
assertions de Tjyeng Bin tji. 

A la place des termes kài euf^^ "expliquer le sens'', 
qui se trouvent dans le Moun hen pi ho et sont très 
clairs, le Sam houk donne le mot toh^^^ qui veut dire 
"étudier, lire à haute voix"; à part cette différence 
de verbe, la partie importante est la même dans les 
deux phrases : il semble probable que les auteurs de 
l'ouvrage récent ont copié .l'ouvrage ancien et ont 
substitué au mot "lire à haute voix" les mots*" expliquer 
"le sens" qui arrondissent mieux la période. Cette 
correction n'est pas heureuse : " expliquer le sens " 
paraît indiquer une traduction ou un commentaire : 
mais une traduction écrite n'est pas possible, la langue 
coréenne étant jusque-là simplement parlée, et une 
explication orale n'aurait pas mérité à Syel Tcliong une 
mention aussi spéciale, puisqu'aussi bien les classiques 



1. ^ffJiP)»i&l^ïe'S['&;iïl^KS4^ff;&«!l^<S 
^M ^ ]^i& i^M #m i^ Fg fi^M^ Mit? iS;t rs AiJ 

^ âÊ 3É K j5| ~ ^ (J/b«n hen pi ko, liv. 51). 

2. jWH. 

3. m- 



INTBODUCnON. LXXXVII 

chinois étaient étudiés depuis longtemps en Corée et 
que d'ailleurs Texplication aurait disparu avec le com- 
mentateur. La portée du mot " lire à haute voix " est 
bien différente, et Ton va voir ce qu'est cette lecture, 
comment elle est conforme à la pratique actuelle des 
lettrés coréens et comment elle s'explique par la nature 
des caractères ni do, tels qu'ils sont décrits dans la 
préface de Tjyeng Bin tji et tek qu'ils sont encore usités. 
En laissant même de côté la différence de la 
prononciation des caractères en Chine, au Japon et en 
Corée, la lecture d'un même texte chinois dans les trois 
pays est essentiellement différente : le Chinois énonce 
le son de chaque caractère à mesure qu'il se présente 
et ne prononce aucun son qui ne soit dans le texte ; 
le Japonais ajoute au texte des terminaisons nombreuses 
qui ne sont pas écrites, substitue à des sons chinois des 
mots purement japonais et renverse fréquemment l'ordre 
des mots pour le rendre conforme à la construction 
de sa propre langue. Le Coréen ht les caractères tels 
qu'ils s'oflfrent à lui, leur donnant une prononciation 
assez voisine de la prononciation chinoise pour qu'ils 
soient reconnaissables à une oreille un peu exercée ; 
mais il ponctue cette lecture de syllabes isolées ou 
réunies par deux, trois, quatre et qui ne sont nullement 
dans le texte. Ces syllabes, qui correspondent à unç 



LXXXVm INTRODUCTION. 

partie des terminaisons insérées par le Japonais, sont 
les marques de cas et les particules verbales de la 
langue coréenne, elles servent de guide au lecteur coréen 
pour Tintelligence d'une langue dont le génie est tout 
différent du génie de sa langue maternelle. Mais dans 
la plupart des cas, le texte chinois est placé dans toute 
sa pureté sous les yeux du Coréen qui doit avoir déjà 
une connaissance approfondie de la syntaxe chinoise 
pour mettre judicieusement en place les particules 
indigènes : toute erreur sur la nature de la terminaison 
à employer, sur la place où elle, doit être mise, con- 
stitue un contre-sens. 

L'œuvre de Syel Tchong a été" de faciliter la 
lecture à haute voix, et par suite Tintelligence du 
chinois, en écrivant les particules coréennes telles 
qu'elles sont usitées pour la lecture des textes chinois. 
On trouvera, dans les notices que j'ai consacrées .au 
You %ye hpil tji (n? 43) et au Sye tjyen tai moun 
(nS 187), deux listes des affixes les plus importants ; 
bien qu'incomplètes, ces listes suffiront à montrer que 
le ni do ou ni moun^^^ note les cas, les postpositions 
qui remplacent nos prépositions, les terminaisons verbales, 
qui jouent à la fois le rôle de modes, de temps, de 

!• 'A'ÙC.i ri moun. 



iHTttOBtJOttON. LXXXIX 

oonjonctions, de marques de ponctuation et de mots 
honorifiques. En outre, un certain nombre d'adverbes 
usuels et quelques termes habituels de la langue adminis- 
trative peuvent s'écrire en ni do. La notation de Sî/el 
Tchong sert ainsi pour le squelette grammatical de la 
phrase, mais c'est un cadre vide, qui doit être rempli 
par les caractères chinois ; il n'est pas plus possible 
d'écrire toute une phrase en ni do qu'il ne serait 
possible d'exprimer une idée, en latin par exemple, en 
écartant toutes les racines des mots et ne conservant 
que les désinences des déclinaisons et conjugaisons, avec 
les prépositions et les conjonctions. Par là, s'expliquent 
facilement les trois textes que j'ai cit^ et qui sont les 
seuls .que je connaisse sur l'invration de Syel Tchong : 
le ni doy tout en étant incapable d'exprimer la dix- 
millième partie du langage, est bien, pour le Coréen peu 
lettré, l'aide indispensable, de la lecture à haute voix 
et de rintelhgence des textes ; il a certainement con- 
tribué à la diffusion de la culture chinoise ; et par là 
se justifient la reconnaissance témoignée à Syel Tchong^ 
les titres qu'il reçut après sa mort^*^ la place qui lui 
fut donnée dans le temple de Confucius. 

La plus grande partie des signes employés dans le 



i*!4«#l* 



XO IKTEODUCTrON. 

ni moun sont des caractères chinois usuels, quelques- 
uns seulement sont des abrevial^ions ou des figures 
inventées ; ces caractères s'emploient seuls, ou par 
groupes de deux ou trois, parfois jusqu'à sept ensemble. 
Souvent des caractères ont été choisis 4)our rendre une 
terminaison coréenne, parce que, dans la prononciation 
chinoise, ils se rapprochent du son de cette terminaison : 
on est là en présence d'une simple application de la 
transcription phonétique usitée pour les mots coréens. 
Quelquefois le sens des caractères chinois donne approxi- 
mativement celui de la particule qu'ils traduisent : ainsi 
le caractère (mi^^\ faire, affecte toujours la prononciation 
hày radical du verbe faire ; 8i^^\ être, prend le son % 
radical du verbe être, et il le conserve même dans des 
combinaisons d'où le sens du mot être paraît absent 
Souvent il n'y a aucun rapprochement à établir et les 
caractères semblent avoir été choisis arbitrairement. Le 
caractère etm, sous la forme complète ou sous une 
forma abrégée ^% offre un emploi intéressant : il se joint 
à hà pour faire hàn^ à ho pour faire hon^ à na pour 
faire nàn ; il prend donc la valeur de la lettre n finale 
En général, un même son a toujours la même notation, 
mais il existe des exceptions. 



1- iSi. 2. ^. 3. ^ ou p. 




INTRODUCTION. XCI 

Dans les suppliques, actes d'accusation, lettres des 
clercs de yamen, Sentences rendues, les particules en 
ni do sont insérées dans la phrase chinoise, à la place 
qu'exige la ^taxe coréenne, parfois en caractères plus 
petits que le reste du texte. Lorsque ces signes sont 
employés pour guider dans la lecture des livres clas- 
siques, on les met dans la marge supérieure ; je ne 
connais, d'ailleurs, qu'un seul ouvrage de ce genre qui 
porte les particules en ni do. Les désinences du style 
classique ne' sont pas les mêmes que celles du style 
des yamens ; quelques-unes se trouvent dans l'un et 
dans l'autre, encore sont-elles écrites presque toujours 
à l'aide de caractères différents ; les particules du 
style classique sont plus courtes, plus simples, on y 
fait un moins grand usage des formes honori^ques. 

Ce système est, on le voit, différent de celui des 
Japonais, qui ont eu bien plus fréquemment recours à la 
valeur phonétique des caractères et sont arrivés, avec 
leiirs syllabaires, à écrire leur langue telle qu'ils la 
parlaient. L'invention de Sî/el Tchong n'a pas eu la 
même fortune et elle est toujours restée insuffisante et 
d'un usage peu commode ; elle a subsisté cependant 
jusqu'aujourd'hui : ce que nous connaissons, en est-il 
la forme primitive ou le développement ? l'édition du 
C%ou king avec ni do, du n? 187, est-elle la reproduc- 



zon orrBopuonoN. . 

tion de la " lecture " du lettre du Sin ra ? c'est ce 
que la pénurie des renseignements ne nous permet pas 
de décider. 

Uue courte notice, placée à la première feuille du 
To ri hpyo (n? 2181) et rédigée en chinois, offre, à 
coté du texte principal, quelques caractères, qui occupent 
la place convenable aux particules coréennes et qui, 
pour la plupart, ne se trouvent pas dans les deux listes 
de ni do .connues de moi. Des Coréens consultés sur 
la valeur de ces signes, n'ont pu me renseigner ; (hi 
les trouvera reproduits au n? 2181 avec les lectures 
que je propose : je suis d'avis, jusqu'à plus ample 
information, que ce sont des fragments de caractères 
ni do employés à la place des signes complets, comme 
les fragments appelés kata kana remplacent souvent 
au Japon les caractères complets pris phonétiquement. 
Ce procédé existe déjà quelque peu dans les tables 
de ni moun que j'ai transcrites, ainsi les syllabes 
r«, na^ iy teun^ tye^ eun se trouvent sous une forme 
complète et sous une forme abrégée ^^^ la dernière de ces 
syllabes entrant en combinaison avec le signe précédent 
et prenant alors la valeur de la lettre n ; dans le 
To ri hpyOy ce double procédé d'abréviation et de 

1. J» et A ; fR et & ; ^ et 1, ; ^ et ;J^ ; JK et j^ ; 
et p. 



combinaison des caractères a pris une telle eictension 
que ceux-ci deviennent de véritables signes syllabiques 
ou alphabétiques ; ei s'écrit e + h ihei s'écrit i + 
ke + f. Je n'ai malheureusement aucun renseignement 
sur cette transformation des caractères de Syel 
Tchong et le texte même qui m'en révèle l'existence, 
est bien insuffisant, puisqu'il ne contient que douze 
de ces signes. 

L'évolution de réc;iture en Corée pe s'est pas 
arrêtée là et elle est arrivée jusqu'à l'alphabet, appelé 
pan tjyeP^^ par les Coréens, qui donnent le nom de 
textes vulgaires, en moun^^\ aux textes écrits alphabé- 
tiquement De même que le ni moun a été composé 
pour aider à la lecture de la langue chinoise, et nulle- 
ment pour écrire la langue indigène, de même l'invention 
de l'alphabet a eu pour but de noter la prononciation 
correcte du chinois et de réformer sur ce point 
Tusage vulgaire des Coréens ; c'est accessoirement que 
l'alphabet a été appliqué à l'idiome national, tant 
celui-ci a peu d'importance aux yeux de quiconque 
sait un peu de chinois. Ce fait est clairement attesté 
par le titre même de l'ouvrage qui expose les principes 
de la nouvelle écriture (nS 47) : U tjyei houn min 

1. R^. 2. K^. 



XCIV INTRODUCmON. ^ 

tjyeng eum^ c'est à dire " la vraie prononciation enseignée 
" au peuple, ouvrage compose par le Eoi ". C'est pour 
la même raison que Syeng Sam moun^^^ et plusieurs 
autres fonctionnaires furent envoyés à diverses reprises 
dans le JLiao tong^^^ pour consulter, au sujet de la 
prononciation, un académicien chinois qui était exilé ; 
c'est encore pour les besoins de la transcription du 
chinois que l'on trouve dans l'alphabet coréen primitif 
le son A, le son / et le son mouillé initial, qui ne 
sont pas indigènes et dont les signes sont tombés en 
désuétude ; c'est à des considérations linguistiques du 
même genre qu'est due l'identité de la finale ng avec 
l'initiale que l'on met avant la voyelle, aux endroits 
où la prononciation met une voyelle seule. La facilité 
d'écrire avec cet alphabet la langue coréenne vulgaire 
a été prévue et indiquée par le Roi Sî/ei tjong^^^ et ses 
collaborateurs ; mais le but mis en première ligne était 
de faciliter aux Coréens l'étude du chinois. 

Je n'ai pas à insister ici sur les circonstances de 
cette invention, puisqu'au n? 47 je donne la traduction 
du texte qui la relate et en fixe la date à 1443^*^. 

1. jS H K- 

2. »«. 

3. ifi:^- 

4. Voici le texte du M<mn hen pi ko (liv. 61). 



INTBODUCTION. XCV 

Il 7 a lieu de remarquer que, dans l'analyse de la 
syllabe, telle qu'elle est prononcîée a'une seule émission 
de voix, les Coréens sont allés plus loin que leurs 
voisins de l'ouest- et de l'est. Ceux-ci, servis par la 
nature de leur langue, qui, anciennement du moins, ne 
comprenait que des syllabes formées au plus d'une 
consonne et d'une voyelle et dépourvues de consonnes 
finales, ont constitué un syllabaire oii chaque consonne 
est suivie d'une voyelle et qui a, de plus, une série 
purement vocalique, et lorsque la langue s'est modifiée 
par l'effet du temps et de l'intrusion de mots chinois, 
ce n'est qu'à l'aide d'artifices étrangers à l'esprit du 
syllabaire primitif, que les Japonais ont pu écrire les 

nmmm&i7^±^BmRjE^fSiMm^mt^mmm 

HiAAM'S^MQ^^ i^wn hen pi ko, liv. 51). 



consonnes doubles et la finale n. Les Chinois, à partir 
du moment où la prédication du bouddhisme les a 
conduits à l'étude de la langue sanscrite, ont cherché 
un moyen de tendre, à Taide de leurs idéogrammes 
correspondant chacun à une syllabe cotnplète, les mots 
d'un idiome tout différent du leur ; Vusage a consacré, 
pour transcrire chaque syllabe sanscrite, l'emploi de 
quelques caractères ayant à peu près le même son ; 
pour les syllabes qui commencent par plusieurs consonnes, 
on a employé ensemble plusieurs caractères qui doiyent 
être fondus dans la prononciation ï c'est ainsi que les 
lettrés chinois ont été amenés à distinguer^ dans chaque 
son de leur langue^ une initiale qui est toujours une 
consonne simple ^^ et une finale, formée d'une voyelle 
ou d'une diphthongue, seule ou suivie de l'une des 
consonnes k, t, p, ng, n, m<''. H était difficile, étant 
donnée la nature de la langue chinoise, d'arriver à un 
système de transcription plus simple, mais la méthode 
employée est néanmoins fort incommode, puisque, pour 



1. Ou, à défaut d'une consonne, la marque de l'absence de con- 
sonne ; d'ailleurs, dans le dialecte du nord, il y a toujours une con- 
sonne initiale, ng étant préfixé à la voyelle initiale des dialectes 
méridionaux. 

2. Dans la prononciation moderne de la langue mandarine, k, t, 
p ont été remplacés par le ton rentrant ; m s'est transformée en n ; n 
et ng subsistetit seuls comme ùoosonnes fiâfileSé 



INTRODUCTION. XCVII 

former un son nouveau, il faut supprimer par la pensée 
la finale du premier caractère et l'initiale du second. 

Le roi Syei tjong^ auquel ses compatriotes attri- 
buent l'invention de l'alphabet, adoptant le système 
chinois, a distingué l'initiale et la finale, mais il a 
décompose celle-ci, lorsqu'il y avait lieu, en une 
médiale, voyelle ou diphthongue, et une finale propre- 
ment dite ; et l'identité a été reconnue de ces 
dernières finales avec un certain nombre des initiales. 
Les CJoréens sont donc arrivés à concevoir la lettre 
alphabétique, soit consonne, soit voyelle, et ils ont 
été ainsi dotés d'un instrument bien plus parfait que 
les syllabaires japonais, se prêtant également bien à 
transcrire les sons des idéogrammes chinois et à 
écrire ceux de la langue indigène, grâce aux combi- 
naisons des voyelles en diphthongues et des consonnes 
simples en consonnes doubles ^^^ L'alphabet coréen 
est d'une remarquable simplicité, la classification des 
lettres se rapproche de celle des lettres sanscrites, 
autant du moins que la nature de la langue le permet ; 
la présence d'une initiale muette, qui sert de support 
de voyelle, est encore un trait commun au coréen et 
au sanscrit ; ces ressemblances sont, au reste, toutes 

1. Toutes les initiales coréennes sont simples, mais on rencontre . 
souvent la finale double Ih, 



XCVni INTRODUCTION. 

naturelles, puisque c'est, en somme, Talphabet sanscrit 
que le roi Syei tjong a pris pour modèle, soit en 
rimitant directement, soit, ce qui est plus probable, en 
se conformant aux initiales chinoises qui en déri- 
vent. Les formes graphiques dû coréen sont aussi 
très faciles et logiques : les voyelles ont pour base 
un trait vertical ou horizontal, employé seul, ou avec 
addition d'un ou de deux traits perpendiculaires au 
premier et placés à droite, à gauche, au-dessus ou 
^ au-dessous ; la série des labiales, jo, hp^ m dérive du 
carré ; les gutturales et les dentales sont représentées 
par le carré privé d'un ou deux côtés. Cette 
logique dans la classification et la forme des lettres 
est la marque d'une création réfléchie et confirme les 
faits énoncés par le Houn min tjyeng eum. H n'y 
a, d'ailleurs, aucune ressemblance entre les lettres 
coréennes et les caractères chinois ou japonais ; je ne 
parle pas, bien entendu, des lettres presque inusitées, 
connues sous le nom de "caractères des dieux ^^^", 
que les auteurs japonais les plus sérieux s'accordent 
pour dériver de l'alphabet coréen et qui ne sauraient 
donc en être l'origine. 

Le texte du Moun hen pi ho que j'ai cité, d'accord 



1. K f^ O ^9 sin dai no zi. 



ÛTCRODtJCTION. XCll 

avec les traditions, fixe à 1443 rinvention des lettres 
coréennes qui est due au roi Syei tjong. M. James 
Scott, dans l'intéressante introduction de son diction- 
naire anglais-coréen, rapporte que des envoyés coréens 
rencontrèrent à la cour de Péking quelques Chinois 
versés dans la langue sanscrite et que c'est dans leurs 
entretiens qu'est née l'idée première de l'alphabet : ce 
récit n'est peut-être que l'expression, mise en action, si 
je puis dire, des rapports des lettres coréennes avec 
les lettres sanscrites, et rien de semblable ne se trouve 
dans les documents que j'ai entre les mains. Quant 
à la légende qui fait remonter à Tan houn^^ l'invention 
des caractères vulgaires, réformés ensuite par Syei tjong^ 
elle ne mérite pas detre discutée, le personnage de 
Tan houn^ qui descendit du ciel et régna un millier 
d'années, étant complètement mythique ; si d'ailleurs 
la Corée avait eu si anciennement une écriture, comment 
n'en trouverait-on mention dans aucun ouvrage coréen, 
chinois ou japonais ? Je ne puis reconnaître plus de 
valeur à l'opinion de Klaproth, qui, dans son Aperçu 
général des trois royaumes ^^^ déclare, sans citer aucune 
source, qu'un alphabet a été inventé dans le royaume 
de Pàik tjyei en 374 : or, comme il résulte de tous 

1. tt 1^, de 2333 à 1286 avant l'ère chrétienne. 

2. Page 20, note. 



C INTRODUCnOK. 

les textes chinois et coréens, les idéogrammes chinois 
venaient à peine, à cette date, d'être introduits dans 
ce royaume ; il est plus qu'invraisemblable que les 
gens du Pàik tjyei aient en si peu de temps passe 
des idéogrammes à Talphabet ; il est probable que 
Klaproth a mal compris une expression se rapportant 
à rintroduction des caractères chinois- Je n'ai pas 
non plus, je pense, à discuter la théorie, assez répandue 
parmi les savants européens, qui attribue à Syel Tchong 
l'invention des caractères vulgaires : ce que j'ai dit 
plus haut du ni do et de \en moun^ suffit à montrer 
que ce sont deux écritures différentes, de système tout 
opposé. 

Les Coréens ont-Us emprunté leur alphabet à 
un peuple voisin ? je ne le pense pas possible. Si un 
genre d'écriture en Corée a quelque rapport avec les 
syllabaires japonais, c'est le ni do^ et nullement 1'^» moun ; 
les lettres coréennes, au contraire, ont donné naissance 
aux "caractères des dieux", qui, quelque simples et 
faciles à appUquer qu'ils soient, ne se sont jamais 
répandus. Vers le nord, c'est ou avec des peuplades 
barbares et à peine pohcées que les Coréens ont été 
en relations, ou avec des Chinois, ou avec des nations 
tartares qui avaient adopté, en même temps que la 
civilisation, la méthode idéographique des Chinois, je 



INTBODUCnON. CI 

veux dire les Khi tan'^\ les Jffiu tcheti^^^ et les 
Mongols ^^\ Quant à récriture mongole proprement 
dite, elle n'a aucun point de ressemblance avec les 
lettres coréennes ; d'autre part, il n'est fait nulle part 
mention de rapports quelconques entre la Corée et ces 
Turks de l'Altai qui furent possesseurs d'un alphabet 
dès le VIS siècle ; d'ailleurs, à cette époque reculée, 
les querelles des trois royaumes coréens et leurs 
guerres avec la dynastie des Thang ne laissaient 
guère de loisir pour des missions et des voyages 
lointains. En somme, si Ton met à part les sylla- 
baires japonais et l'alphabet mongol qui représentent 
des systèmes d'écriture tout différents de Ven moun, 
les Coréens ont toujours été entourés d'une zone 
où l'idéogramme était seul employé ; je suis donc 
convaincu que l'alphabet qu'ils ont formé, a été tiré 
du sanscrit, ou directement, ou en passant par les 
taeu mau^^^ chinois. 

Quant à la date de 1448, bien que fixée par le 
texte du ^ tjy^i houn min tjyeng eum^ elle n'est pas 
sans offrir quelque difficulté : en effet, si le Kouk tjyo 



1- ^ ^1 dynastie des JMoo, Jft. 

2. -^ j^, dynastie des £:in, ^. 

3. Dynastie des Ynen^ 5C« 

4. ^#1 initiales. 



dV INTEODTOnON. 

tent comme tels, en comprend un certain nombre qui, 
malgré un aspect coréen, semblent bien dérivés du 
chinois : n'est-il pas permis de rapprocher maly cheval, 
de ma^^'^y surtout alors que cet animal a un nom 
presque semblable en japonais ^^^ ? le mot am^ femelle 
n'est-il pas voisin de eum^^^^ nom du principe femelle ? 
Si le chinois, en pénétrant dans la langue populaire, 
a subi d'importantes transformations, pourquoi des modi- 
fications phonétiques ne l'auraient-elles pas affecté aussi 
dans la langue httéraire ? Il s'en est produit un 
certam nombre depuis l'invention de \en moun : je 
n'en veux pour preuve que les prononciations vulgaires 
notées fréquemment par le Tjyen oun oh Jifyen (nS 68) 
à côté des prononciations correctes. La substitution 
fréquente de la lettre ^ à la lettre r, la chute de r 
au commencement des mots, l'adjonction de i après you . 
donnant un " u long totalement étranger au coréen du 
XVI siècle, sont des faits du même genre et qui tous 
s'appliquent aux sons des caractères chinois. Parlerai- 
je aussi de la confusion, constante devant les diph- 
thongues ya^ ye, ete., de la série des palatales avec 



% Muma : la première sjUabe disparaît presque dans la pronon- 
ciation. 

3.1^. 



INTRODUOnON. CV 

celle des dentales ? de la disparition des initiales 
chinoises J, ts, tsh ? Enfin l'entorse la plus curieuse 
donnée par les Coréens à la langue chinoise est 
la transformation en 2 du ^ final, qui existe encore 
dans les dialectes chinois du sud : pourqjioi supposer 
que cette l finale vient de Tancienne prononciation du 
Chan tang? je ne vois pas sur quel fait linguistique 
peut reposer cette assertion ; et je ne sais pas non 
plus pourquoi les CJoréens auraient tiré de cette 
province leur connaissance du chinois, puisqu'aucune 
dynastie n'y a résidé depuis l'époque oîi des relations 
suivies se sont établies entre la Cor^ et l'Empire. 
H semble bien plus naturel d'admettre que les CJoréens 
étaient incapables de prononcer le t final, et cela encore 
au XV? siècle, puisque tous les mots indigènes qui 
ont aujourd'hui cette terminaison, ont été écrits et 
s'écrivent encore avec une s finale. De» même, de 
l'absence des tons dans la prononciation coréenne du 
chinois, il n'est pas possible de conclure que ces tons 
se sont introduits dans la langue chinoise après qu'elle 
avait déjà pénétré en Corée ; il^emble au contraire 
bien naturel que les Coréens, dont l'idiome indigène 
n'offre rien d'analogue aux mtonations, aient néghgé 
tout ce qui les concerne. En somme, il faut, à mon 
avis, se borne/ à dire que la prononciation du chinois 



CVI IKTBOBUCriON. 

efl Corée peut nous permettre de retrouver certains 
faits relatifs aux transformations phonétiques de la 
langue chinoise ; mais il est dangereux d'affirmer que 
les Coréens emploient la prononciation chinoise d'une 
époque ou d'une province quelconques ^*^ 

L'élément chinois, qui a pâiétré dans le coréen 
au moyen des idéogrammes, s'est étendu jusqu'à la 
langue populaire, dont il a transformé l'aspect ; il est 
étrange que deux idiomes aussi opposés aient pu s'unir 
aussi intimement, il eût semhlé plus naturel que l'un 
remplaçât l'autre, comme il est advenu pour la langue 
littéraire. Le trait distinctif du coréen, c'est le verbe : 
pour s'en figurer la nature, un Européen doit mettre 
de côté toutes les idées qu'il peut avoir sur le sens 
du mot verbe, il n'en doit conserver qu'une 2 le verbe 
est un mot qui exprime un état ou une action. Des 
personnes et des nombres, il n'est pas question ; les 
temps et les modes se forment par l'adjonction de 
suffixes ; la racine verbale et les suffixes ont pour 
mission d'exprimer tout ce que rendent, dans les langues 

1. La prononciation du chinois en Corée se fait encore remarquer 
par les traits suivants : maintien des anciennes finales dures et nasales ; 
diphthongues beaucoup moins nombreuses que dans le chinois moderne ; 
i chinois fréquemment remplacé par eut ou yei ; aspirations supprimées 
ou ajoutées sans règle apparentjf^ 



ÎOTÎBODTJcriOU. CVlt 

européennes, outre le verbe même, les conjonctions de 
coordination et de subordination, de faire connaître 
les modalités de la pensée, telles que négation, affir- 
mation, doute, possibilité, causalité, opposition, inter- 
rogation, exclamation ; d'indiquer le rang social de la 
personne qui parle, de son interlocuteur et de celle 
de qui on parle. L'adjectif est un verbe, c'est-à-dire 
qu'il contient toujours l'affirmation de la qualité, 
se conjugue à la façon du verbe et joue dans la phrase 
le même rôle que le verbe ; réciproquement le verbe 
proprement dit prend fréquemment la valeur d'un 
adjectif. Pour la construction, en coréen comme en 
japonais, on met en tête les mots qui correspondent 
au sujet, puis les mots de temps, les locatifs, Tmstru- 
mental, tous les compléments divers ; alors seulemwt 
paraît le verbe ou l'adjectif attributif, suivi des par- 
ticules qui répondent à nos conjonctions et à notre 
ponctuation. La langue coréenne est encore marquée 
par des règles phonétiques assez nombreuses, qui 
amènent de fréquentes mutations de lettres, et par une 
fusion des racines et de certains su£Bbces, qui est plus 
qu'une simple agglutination : par là, elle se rapproche 
des langues à flexions. Le génie de cet idiome est 
donc tout l'opposé de celui du chinois, dont la 
c(MQstruction est sensiblement^ conforme à celle du 



CVin INTRODUCTION. 

français et qui ignore toute conjugaison, toute modifi- 
cation phonétique. 

Néanmoins les Coréens ont emprunté énormément 
à la langue chinoise, et le fait s'explique par la différence 
de culture qui existait au IV§ siècle entre les tribus 
guerrières et pastorales de la Corée, et leurs puissants 
voisins d'occident ; chez celles-là, la vie sociale, les arts, 
les connaissances générales, par suite aussi la langue, 
tout était dans Tenfance ; les autres arrivaient avec 

é 

une organisation militaire perfectionnée, radministration 
reposait sur des traditions vieilles de plus de mille 
ans, la constitution de la famille était d'origine encore 
plus antique, les commencements des arts et des sciences 
se perdaient dans le lointain des âges, la parole écrite 
était devenue un instrument délicat capable de montrer 
tout objet et de traduire toute pensée. Les barbares 
coréens, éblouis de l'éclat de cette civilisation, cher- 
obèrent à l'acclimater chez eux ; les commodités de 
la vie, les besoins d'une administration qui se formait, 
les aspirations vers une religion nouvelle, tout les 
poussa vers la Chine ; à des idées neuves il fallait 
des mots neufs, les dialectes coréens auraient eu besoin 
d'une longue élaboration pour les fournir. H était 
plus simple de se servir de l'instrument qu'apportaient 
les Chinois ; cette Sujétjpn intellectuelle coûtait moins 



INTRODUCTION. CIX 

à ces peuples jeunes que la déférence exigée dès lors 
par TEmpire dans ses relations avec les états de la 
péninsule. Le chinois fut donc étudié avec enthou- 
siasme, et bientôt on s'en servit pour écrire même les 
choses coréennes ; les mêmes faits se sont produits en 
Annam, chez diverses peuplades tartares et, dans une 
certaine mesure, au Japon ; si nous voulons trouver en 
Europe un point de comparaison, il nous faut songer 
au long règne du latin depuis les jours de la conquête 
romaine jusqu'au XVIB siècle et jusqu'aujourd'hui. ' 
Par cette intrusion du chinois, le développement litté- 
raire du coréen fut suspendu pour des siècles'' et à tout 

jamais modifié. 

* 

En effet, il n'est pas jusqu'à la langue la plus 
commune qui ne se soit remplie d'expressions chinoises ; 
on les entend dans la bouclie du plus bas peuple, on 
les trouve dans les romans et les chansons populaires, 
elles forment la moitié du vocabulaire de la langue 
usuelle ; souvent, d'ailleurs, elles sont fortement défigurées 
comme sens et comme prononciation. Elfes jouent, 
dans le coréen, le rôle de racines invariables, suscep- 
tibles de prendre les affixes des cas, de fournir des 
adjectifs et des verbes à l'aide de l'auxiliaire hâta 
(faire). Le nombre des expressions chinoises employées 
dans la langue parlée varie naturellement avec la 



Gz iirrBODncTio2ff. 

classe des interlocuteurs et avec les questions qui sont 
traitées ; il est presque toujours bien porte d'en mettre 
le plus possible ; s'il s'agit de félicitations ou de 
condoléances à présenter, de quelque devoir rituel à 
accomplir» la phrase ne contient plus que quelques 
terminaisons coréennes accolées à des mots chinois et 
devient incompréhensible pour l'auditeur non prévenu. 
Dans les romans et les cliansons en langue vulgaire, 
les mots chinois sont au moins aussi nombreux et 
' employés de même sorte ; les citations d'auteurs chinois 
abondent, généralement sous forme d'allusions à des 
faits et à des personnages que tout le monde est 
censé connaître : c'est ainsi que des chansons qui ne 
sont même pas écrites, le Ouen ial ho ha (nS 427) 
par exemple, nous parlent de lA JPç, de Han Sin, 
de Oen aang^^K 

Le style le plus proche de celui de la conversation 
et des romans est celui des clercs de yamen, le ni 
monuy dont j'ai déjà parlé à propos des caractères de 
Syel TchOng : la langue indigène y a encore une très 
grande place par la construction, d'une part, et aussi 
par toutes les particules écrites en ni do, qui sont 
purement coréennes : mais, à part quelques adverbes et 

1. ^â;»m;S:ï. 



IKIBODUCnON. CXI 

quelques termes administratifs d'un usage fréquent, tout 
le reste est chinois ; les noms, les verbes sont écrits 
au moyen d'idéogrammes pris dans un sens voisin 
de leur sens primitif et prononcés suivant la pronon- 
ciation coréenne de la langue chinoise. 

La Gazette de la CJour (n? 1521), bien que tout 
entière en idéogrammes chinois, est en réalité écrite 
dans une langue mixte, dont le vocabulaire et la 
phraséologie sont voisins de la langue des yamens. 
Ainsi ridée de surveiller est exprimée par les deux 
caractères tchyeh kan^ ^ ^, celle de faire est rendue 
par ma ryen, |^ ^, des fèves s'appellent htai^ ^^ 
de la toile de coton pàih moTcy Q TJC ; ori^ qui veut 
dire un canard, s'écrit ovsl oi, ^ ^ : or ces expres- 
sions n'ont aucun sens en chinois ou ont un sens tout 
différent. L'emploi fréquent de ouiy ^, faire, et de 
tjya^ ^, quant à, vient évidemment de la présence 
constante en coréen de l'auxiliaire hâta et de la 
particule nàn ; m^ ^, affaire, mis à la fin d'une 
phrase ; l'impératif rendu simplement par le verbe sans 
caractère auxiliaire ; la brièveté de certaines phrases 
privées de verbe et où l'afltanation est exprimée par 
l'une des particules haho^ hàya^ hâni ajoutées par le 
lecteur ; le rejet fréquent du verbe à la fin de la 
phrase ; toutes ces particularités fgnt du style de \à, 



CXII INTBODUCTION. 

Gazette un intermédiaire curieux entre le ni moun et 
la langue littéraire. 

Celle-ci n'est autre que du chinois, mais elle 
présente bien des variétés, très proches les unes des 
autres, et qui établissent une gradation insensible depuis 
le style que les Chinois déclarent incompréhensible 
jusqu'à celui qui satisfait leur goût. Les différences 
portent d'abord sur les expressions et les constructions ; 
les Coréens recherchent les expressions anciennes, mais 
les emploient sans grand discernement et le pastiche le 
meilleur se trahit toujours par quelque maladresse. 
Mais il y a surtout l'absence, dans le style coréen le 
plus semblable au modèle, de cette cadence que seul 
un lettré chinois sait mettre dans sa phrase et que seul 
il sait complètement apprécier, qui consiste dans un 
mélange des différents tons, dépourvu de règles précises, 
mais senti par l'oreille. Au XV? siècle, Sye Ke tjyeng^^^ 
déclarait que les Coréens ont un style spécial, différent 
de celui qui était usité en Chine sous les diverses 
dynasties ; mais, depuis lors, l'idéal semble avoir changé, 
et c'est l'imitation stricte du chinois qui est devenue 
la règle : comme les auteurs latins de la décadence 
copiaient les maîtres du commencement de l'Empire, 

1- 1^ ^ jE ; voir 3!ong moun syou, nî 483. 



INTRODUCTION. CXni 

comme les cioeroniens de la Eenaissance ne voulaient 
s'exprimer qu'en prose latine, en vers latins marqués 
au coin de la meilleure époque, de même les Coréens 
cherchent à exprimer leurs idées coréennes en prose 
et en vers chinois ; pour les revêtir de cette langue 
étrangère, ils commencent par les jeter dans un moule 
étranger. Et de là à adopter les idées de Textérieur, 
à les aimer pour elles-mêmes, à les vouloir réaliser en 
Corée, il n'y a qu'un seuil d'accès facile. Les Chinois, 
depuis bien des siècles, ne cherchent pas à être origi- 
naux ; la nouveauté déplaît, l'invention est condamnable ; 
le secret de bien faire, c'est de copier les anciens qui 
ont tout mieux fait que nous. Mais l'esprit pratique 
du Chinois l'a gardé de vouloir transplanter dans la 

« 

réalité les faits et les actes avec le style et les idées ; 
à part une ou deux expériences coûteuses, on a senti que 
les conditions de la vie changent, en Chine comme 
ailleurs. Le Coréen, plus idéaliste, demeure toujours 
l'esclave de son idée ; il garde avec un soin jaloux le 
vieux style, les vieilles mœurs, il reste fidèle aux grandes 
dynasties chinoises des Sang^^^ et des Ming^*\ A ce 
système d'imitation, sa force inteme s'épuise ; et c'est 
ainsi que, pour les relations créées par les traita avec 



l. 5|c. 2. IÇ. 



cny nnxoDucnoK. 

les étrangers, au lieu d'employer, en Tappropriant 
à cette nouvelle fonction, le style hiea national des 
correspondances officielles entre mandarins, on s'efforce, 
avec plus ou moins de succès, de copier la langue 
qu'écrit à Fékmg le Tsong li yamen. 



IV. 

L'imitation de la Chine est aussi manifeste dans 
la littérature que dans l'écriture et dans la langue 
même. Je prends ici le mot littérature dans le sens 
le plus large, en j comprenant toutes les productions 
de l'esprit exprimées par le langage écrit. C'est de la 
littérature, prise dans ce sens général, c'est-à-dire du 
contenu des livres, que je vais essayer de donner une 
idée, mamtenant que j'ai décrit le livre même et indiqué 
en quels caractères et en^ quelle langue il est écrit Je 
ne me bornerai pas, d'ailleurs, à parler des ouvrages 
composés par des Coréens : ceux-ci ont lu, copié, 
réimprimé, relu et étudié un grand nombre de livres 
chinois, qui ont dirigé et maintenu leur esprit dans 
les* voies actuelles ; passer sous silence ces premiers et 
fidèles instituteurs du peuple coréen, c'est négliger toute 
une face des choses, non la moins importante, et 
s'exposer à ne rien comprendre au reste. 



QtTBOBîTCfnOK. OXV 

Les premiers ouvrages en langue chinoise que les 
bonzes ont apportés en Corée, ont été natureUement les 
livres de leur religion. Je ne sais si des éditions en 
ont été faites dès l'époque du Sin ra : aussi bien, je ne 
possède que de très rares indications sur les livres 
copiés ou imprimés dans cet âge reculé; mais Texis- 
tence d'éditions bouddhiques antérieures au Ko rye 
n'a rien d'impossible, puisque la religion étrangère avait 
pris dès lors un grand développement : des rois ont fait 
brûler leur cadavre suivant les rites bouddhiques, des 
bonzeries étaient construites et l'enthousiasme pour la 
profession religieuse fut si grand qu'on dut réglementer 
sévèrement la prise de l'habit de bonze. Dans le 
Ko rye, la faveur du bouddhisme ne fut pas moins 
éclatante : les rois avaient toujours près d'eux un bonze 
i^ommé qui avait le titre de précepteur du Eoi^^^, ils 
Essaient porter les écritures sacrées en tête de leur 
cortège, un Conseil spécial ^^ était chargé de préparer les 
éditions des livres saints ; de cette seconde période, il 
subsiste quelques ouvrages ; le plus considérable est la 
grande édition du Tripitaka gravée à la fin du XS 
siècle et dont l'exemplaire existant à Tokyo a été imprimé 
au XY' siècle. Sous la dynastie régnante, au contraire, 

1* 3E ff^f Oang m, ou ^, Kovk «a. 
2* ^ IK fit ft» TcA tjang to kam. 



CXVI INTROBUCIION. 

le rôle du bouddhisme est toujours, allé en s'efiPaçant ; je 
n'ai vu que deux éditions bouddhiques faites par ordre 
royal, celle du Mahâvaipulya pûrnabuddha sïïtra prasan- 
nàrtha sûtra de 1465 (n? 2634, 1) et celle de 1796 du 
Poul syel tai po pou mou eun tjyoung hyeng (n? 2650) ; 
les autres ouvrages bouddhiques, imprimés aux frais des 
bonzeries et des fidèles, sont d'ailleurs assez nombreux. 

Les ouvrages originaux relatifs à la religion 
hindoue sont beaucoup plus rares en Corée qu'en 
Chine : il n'y a guère à citer que deux ou trois œuvres 
de Htyei hoan et de Tjyeng ouen^\ admises dans les 
éditions postérieures du Tripitaka. Les idées bouddhi- 
ques, si elles ont eu un jour une grande influence en 
Corée, n'ont laissé d'autre trace que l'existence des 
bonzeries, dont quelques-unes sont richement dotées, 
mais dont la plupart tombent en ruines; quant aux 
bonzes, leur rôle dans l'état est nul et ils forment l'une 
des classes viles de la société. Les divinités bouddhi- 
ques, comme partout ailleurs, se sont mélangées ou con- 
fondues avec les esprits adorés auparavant, tous reçoivent 
un culte de pratiques semblables et de ferveur aussi 
mince ; il s'agit, moyennant quelques bâtons d'encens, 
quelques bols de riz, quelques génuflexions, d'obtenir 

!• i^ R> fin du X; siècle, et ^ ((^, qui vivait soua la dynastie 
des Sotig. 



iNTBODTJcnoN. oxvn 

protection, richesse, postérité, en un mot félicité dans 
cette vie aussi bien qu'au-delà de la tombe; pour un 
pareil contrat, il n'est pas besoin de sentiments profonds, 
il sufllt de s'assurer parmi les esprits autant de débiteurs 
solvables que possible. Quant à l'idée des récompenses 
futures pour le bien et de l'enfer pour les méchants, elle 
paraît être, en Corée, d'origine purement bouddhique : 
mais elle ne sort guère des historiettes et des romans, 
où elle i^onne parfois des situations amusantes. 

L'influence du taoïsme a été bien moindre que 
celle du bouddhisme et il n'en existe aujourd'hui 
aucune trace ; le roi de Ko kou rye obtint de la Chine 
des livres taoïstes au commencement du VU? siècle; 
Ma Toan lin^^^ rapporte qu'un monastère taoïste fut 
construit à la capitale au XIII siècle; mais si cette 
religion eut quelque prise sur les esprits, c'est plutôt 
par le culte des étoiles, qui a existé officiellement jusqu'à 
la fin du XVI? siècle, et par les doctrines astrologiques 
et géoscopiques : il resterait à savoir si ce culte et ces 
théories viennent en effet du taoïsme, ou si elles ne se 
rattachent pas aux superstitions locales et aux vieilles 
croyances cosmologiques de la Chine, dont le taoïsme 



1. iittfê. 



OXVill WHBOOOCRGS, 

n'est loi-méme qu'une expression systématisée* Cette 
religion a laissé si peu de traces dans la mémoire du 
peuple, que même des Coréens instruits ignorent qu'elle 
ait jamais existé dans leur pays ; ils la regardent 
seulemœt comme une doctrme d'hygiène mystique 
promettant à ceux qui la pratiquent, entre autres biens, 
l'immortalité. Hécemment, à la suite du séjour pro- 
longé de divers fonctionnaires chinois en Corée en 1882 
et 1884, le taoïsme a eu une sorte de renaissance ; ce 
mouvement est peut-être même un peu antérieur, mais 
je n'en ai pu connsdtre l'origine ; il paraît s'être vite 
amorti, et le taoïsme n'a guère plus d'adeptes que par 
le passé. Quoi qu'il en soit, on a alors imprimé en 
Corée d'assez nombreux ouvrages au sujet de cette 

croyance, et surtout des cultes du dieu de la guerre, du 

* 

dieu de la littérature et du dieu idu Tang pin^^'^ ; on a 
fait des éditions populaires et quelques traductions ea 
coréen : ce sont ces livres qui sont les plus nombreux 
dans le chapitre que je consacre au taoïsme. Des autres, 
j'ai trouvé mmticxi surtout dans les docummts se 
rapportant aux études taoïstes avant le XYI^ siècla 
Enfin le Nan hoa king (i^ 2685) et le Kan ying 
phien (n$ 2590) ont dû leur diffusion l'un à ses 



HTTEODUOITON. GXIX 

qualités littéraires et l'autre à sa valeur morale. Les 
Coréens n'ont rien écrit d'original sur le taoïsme. 

En arrivant au confucianisme, nous touchons le 
centre de la pensée coréenne : constitution sociale 
et adnûnistrativei idées philosophiques» conception de 
l'histoire et de la httérature, tout part de là pour le 
Coréen ; spéculation, observation et critique, enthousiasme, 
sens pratique, curiosité, tout Vj ramène. H n'est pas 
possible de se faire une idée du mouvement intellectuel 
de ce coin du monde, si Ton ne se rend compte de ce 
qu'est le confucianisme en lui-même et de ce qu'il est 
devenu dans la péninsule. 

Ce serait une grave erreur (mais cette erreur a été 
fréquenmient commise) que de prendre le confucianisme 
pour une religion au même titre que le taoïsme et le 
bouddhisme, parce qu'avec ces deux concurrents il 
partage l'esprit des Chinois : si une religion est une 
doctrine, plus ou moins élaborée, plus ou moins con« 
sciente d'elle-même, qui reconnaisse expressément ou 
tacitement l'existence de forces supérieures à l'homme ou 
différentes de lui, et qui règle l'attitude qu'il doit 
prendre à leur égard, soit pour les maîtriser, soit pour 
se les concilier, alors le confucianisme contient sans 
doute une religion, mais il a aussi une portée bien plus 



CXX INTBODTJCnON. 

grande que n'importe quelle religion. H est bien vrai 
que les grandes religions antiques et modernes ne se 
bornent pas à poser des dogmes et à prescrire des rites, et 
qu'elles y joignent un enseignement moral ; mais pour 
elles» la morale résulte de la théodicee, elle n'est 
qu'une partie du tout qui s'appeUe religion. Confucius 
renverse l'ordre des termes : c'est un précepte moral et 
social qu'il met à la base et la religion n'est qu'une 
application de ce précepte. Ce Sage, en effet, s'occupe 
peu des esprits, il en parle rarement et, le jour oii on 
l'interroge sur cq sujet, il oppose à son interlocuteur une 
fin de non-recevoir ; sa pensée est orientée dans un tout ^ 
autre sens : il accepte l'homme et la société de son 
temps, il admet les traditions transmises par les ancêtres, 
et» de tous ces faits, il tire des règles de conduite qu'il 
appuie de l'autorité des anciens ; il ne veut pas trans- 
former la société, il cherche seulement à régulariser sa 
marche sur la voie tracée par les ancêtres. Ce sont là 
des préoccupations morales ; mais la morale, telle que 
la comprend Confucius, s'étend singuhèrement loin : elle 
dépasse l'individu et la famille, elle embrasse toute la 
société actuellement vivante et elle atteint, par le culte, 
jusqu'aux défunts, qui sont en société avec leurs des- 
cendants, et au ciel même : terme vague qui indique 
les puissances supérieure quelles qu'elles puissent être. 



nrrBODXJcnoN, cxxi 

D'ailleurs, pour le culte, comme pour tout le reste, 
Confucius ne songe qu'à maintenir ce qui vient de 
Tantiquité. Toute cette morale se résume dans le mot 
hia>o^^\ que nous traduisons, d'une façon bien insuf- 
fisante, par piété filiale : c'est, en effet et d'abord, le 
respect du fils pour son père et tous ses ascendants ; 
mais ces ascendants, après leur mort, continuent de 
vivre, dans leur tombeau ou près de la tablette qui les 
personnifie ; ils ont des besoins de divers genres, la 
piété ordonne d'y satisfaire et ils reconnaissent ce 
culte en protégeant leurs descendants. Le prince 
est le père de ses sujets, qui lui doivent fidélité : teUe est 
la base de l'État. Les cadets respectent en l'aîné le 
représentant direct du père, l'aîné protège les cadets 
comme le père aurait fait ses fils ; ces relations ne 
s'arrêtent pas aux premiers degrés de la parenté, mais 
se perpétuent indéfiniment ; teus les hommes (c'est-à-dire 
tous les hommes civilisés, tous les Chinois) sont égale- 
ment fils du souverain, ils sont donc frères : et c'est 
là la base de la société humaine. Le maître qui a 
enseigné, devient le père spirituel de ses disciples, ceux-ci 
sont des frères : de là, découlent des devoirs stricts 
encore accomplis aujourd'hui. Les sages sont les 



1. j^. 



CXXn INTBODUGTIQN. 

instituteuis du peuple» ses pères spirituels ; de là» le 
culte des grands hommes. 

Ce système social, qui ne manque pas de gran- 
deur, n'est pas Tœuvre de Confucius : celui-ci en a 
trouvé tous les éléments dans la société chinoise, il n'a 
fait que les lier logiquement et les ramener tous au 
principe de la piété filiale, en leur donnant une expression 
plus adéquate et écartant tout mélange étranger, en 
particulier toutes les superstitions relatives aux forces de 
la nature et aux puissances occultes. Ce choix a été fiedt 
avec assez de logique et de largeur d'esprit pour que 
le système élaboré reposât seulement sur des instincts 
purement humains et pût se plier aux diverses circon- 
stances de temps et de lieu : les idées de Confucius 
conviennent aussi bien à la Chine féodale antérieure 
à l'ère chrétienne qu'à la Chine profondément démocra- 
tique que nous connaissons, elles ont régné' au Japon, 
elles se sont implantées en Corée conune en Annam. 
Au reste, quand je parle de Confucius, je ne prétends 
nullement décider quelle a été l'œuvre personnelle du 
Sage du royaume de Laté^\ ni si ses disciples inmiédiats 
et ses éditeurs de l'époque des Han^^^ n'ont pas contribué 
à la formation de ce corps de doctrines ; l'examen de 



1- ^. 2. ^. 



iMTBODuorioN. oxxm 

cette question ne serait pas ici à sa place et, si j'emploie 
le nom de Confucius et celui du confucianisme, c'est parce 
que ces mots sont commodes pour désigner l'ensemble 
de faits distincts et d'idées précises que j'ai essayé de 
caractériser. 

C'est vraisemblablement à l'époque des Han et 

m 

par réaction contre les persécutions de CM hoang tt^^^ 
que les lettrés, c'est-à-dire ceux qui se consacrent à 
l'étude et à l'observance des préceptes du confucianisme, 
ont commencé à former un corps distinct, adorant en 
Confucius "l'instituteur des dix mille générations", 
oi^eilleux de leur fréquentation intellectuelle avec le 
Maître, gardiens de sa parole, pleins de mépris pour les 
adhérents des doctrines hétérodoxes et pour tous ceux qui 
ne dévouent pas leur vie aux recherches morales ; cette éUte 
ne constitue pas une caste, mais une sorte d'association 
tacite, c'est une secte dépositaire non de dogmes religieux, 
mais d'une théorie sociale ; bien que son existence repose 
sur le principe d'autorité, l'autorité n'appartenant qu'aux 
Livres, la constitution est restée trop flottante et le pouvoir 
mteme a toujours été trop variable, pour que la secte ait 
jamais pu devenir une église. Jouissant du respect du 
peuple et souvent des feveurs impériales, elle a dû presque 



!• jéM.^' 



GZXVI INTBODDanDK. 

par la liste des ouvrages étudiés que donne le Maun 
hen pi ho. La dynastie de Ko rye poursuivit la 
même politique, fonda des écoles confucianistes à la 
capitale, dans les principales villes du royaume et 
dans les chefs-lieux de district ; des bibliothèques 
furent établies, des hvres confucianistes furent im* 
primés et distribués dans ces bibliothèques ; tous ces 
établissements reçurent des dotations en rizières et 
en esclaves ; des examens, à la fiaçon chinoise, 
furent institués en 958 pour donner accès aux 
fonctions. 

Mais ce développement du confucianisme était 
purement administratif, tout en surface, il ne pénétrait 
pas dans les mœurs du peuple : celui-ci conservait 
ses anciennes coutumes et n'avait d'attachement que 
pour le bouddhisme ; les rois mêmes, malgré la 
protection intermittente qu'ils accordaient aux doctrines 
chinoises, suivaient en réalité la rehgion hindoue, en 
faisaient imprimer magnifiquement les livres, réservaient 
leurs faveurs aux bonzeries, donnaient à des bonzes 
l'influence dans leurs conseils. La rigidité des 
principes confucianistes, l'opposition existant entre eux et 
les mœurs du pays, écartaient les foules, glaçaient 
le dévouement : pendant toute la première pâiode 
de la monarchie de Ko rye, on ne cite guère que le 



seul Tchoi Tchyoun^^^^ qm se soit interesse activement 
à cette doctrine, il fonda des écoles pour en enseigner 
les principes. Le célèbre Ah Tou^'^^ n'a vécu que 
trois siècles plus tard : il déplorait amèrement cet 
état de choses et s'attristait de voir l'encens fumer 
dans les bonzeries, les prêtres y vivre grassement, 
tandis que le temple de Confucius tombait en ruines; 
Je n'ai pas trouvé mention des œuvres de ce lettré : 
du moins savons-nous qu'il s'efforça de soutenir le 
culte de Confucius, en offrant cent esclaves au temple 
du Sage. Son action se ût sentir surtout par ses 
disciples, Pàik I tjyenff^^\ Ou Tchah^^^ et Bi Tjyei 
hyen^^^ l'un des auteurs les plus féconds de l'époque 
du Ko rye. Après eux, Tchoi Hài^^\ Kouen Han 
h(mg^'\ m Koh^\ Bi Tal tchyoung^\ Bi Tjif^ 
Kim Kou yong^^^ reçurent la tradition de An Ton et 
furent les précurseurs des grands lettrés du milieu 
du XIVS siècle. 

Au commencement de ce siècle, en 1313, eut 
lieu un événement important pour l'avenir du confu- 
cianisme œ Corée : des Coréens firent achat» à 



1. % Vf, fin du Xî siècle. 5. ^ ^ Jf. . 9. ^ a|J[. 

2. ^%. 6. ^ j||. 10. ^ fk^ 

3. g 13 JE. 7. «jl^. 11. ÀA^. 

4. A \^. 8. 




CXXVm INTEODUCriON. 

Nankîng, d'un nombre considérable de livres pro- 
venant de la bibliothèque impériale de la dynastie 
des Song^^^ renversée peu auparavant, et parmi lesquels 
devaient se trouver les œuvres de Tchou Hi^^K Les 
auteurs indigènes n'ont pas été sans remarquer la 
coïncidence de ce fait avec l'essor pris dès lors par 
le confucianisme ; il est difficile de prouver l'action 
directe de l'achat fait à Nanking sur la philosophie 
coréenne : mais ce qui ne peut être nié, c'est l'in- 
fluence sur elle des idées du grand philosophe et 
historien Tchou Mi. Celui-ci, le dernier venu de l'école 
qui a fleuri sous les Sang, successeur des Tchang 

T8ai^^\ des Tcheou Toen yi^^\ des frères Tchheng^^, a 

repris, approfondi, coordonné dans un vaste système 
les travaux de ses devanciers : c'était la première 
fois qu'un écrivain, en creusant aussi loin les théories 
de Confucius et de Mencius, savait rester orthodoxe, 
étudiant de près l'antiquité, expliquant par les faits 
les idées des anciens sages, historien et critique, 
moraliste et métaphysicien tout ensemble, cherchant 
sous les événements les conceptions, et sous les con- 

1. Ce fait est relaté par le Moun hen pi ho. 

2. J^ Il (1130-1200). 

5. igf. 



INTRODUCTION. CXXIX 

ceptions les principes de Texistence et de la connais- 
sance humaines ; les labeurs, consacres par lui, dans 
sa jeunesse, à l'étude du taoïsme et du bouddhisme, 
avaient formé son esprit aux spéculations abstraites et, 
sous le confucianisme, dont l'élévation morale et 
l'imposante organisation sociale convenaient bien à 
son esprit ami de l'ordre, il s'efforçait de découvrir 
une base métaphysique et psychologique, qui avait 
presque fait défaut, ou tout au moins n'avait pas été 
mise en lumière jusque-là ; le succès de ses doctrines, 
qui complétaient et élargissaient celles de l'antiquité, 
tout en conservant les dehors de tout tirer de 
l'antiquité même, a été immense ; ses écrits sont 
devenus, après les vieux classiques, les monuments 
reconnus de l'orthodoxie, et c'est seulement il y a un 
siècle et demi que s'est formée en Chine l'école critique 
moderne, qui se demande si ce vaste système était 
bien contenu dans les textes anciens. 

Ce confucianisme renouvelé, plus large et plus 
humain que le premier, était merveilleusement ap- 
proprié aux Coréens, d'un esprit moins terre à terre 
que les Chinois, épris de spéculation plus que de 
pratique. Le bouddhisme, pour populaire qu'il fût, 
et peut-être parce qu'il était resté trop uniquement 
populaire, s'était toujours borné à un enseignement 



CXZZ nfTBODUCnOK. 

s'appliquant à la vie de chaque jour, plein de com- 
promis avec les superstitions du peuple et les vices 
des grands ; il n'avait suscite aucune grande œuvre 
de pensée ; les bonzes s'étaient fait remarquer par 
leur rapacité, souvent mêlés aux affaires de l'Etat, ils 
avaient donné les conseils et les exemples les plus 
déplorables ; la doctrine bouddhique, pour peu qu'on 
l'examine, apparaît comme destructrice de la famille 
et de la société civile ; plus d'une fois, dès l'époque du 
Sin ra, les rois avaient dû interdire ou. limiter la 
transformation des maisons en bonzeries, l'adoption de 
la profession de bonze, qui menaçait de dépeupler 
leurs états. Tout au contraire, le confucianisme, par 
sa morale rigide, pr&entait un idéal familial supérieur 
à ce que Ton voyait en Ck)rée ; il reconnsdssait la 
hiérarchie aristocratique existante, fortifiait le gouver- 
nement et représentait un état social plus élevé, en 
rapport avec les aspirations de tout ce que la C!orée 
contenait d'esprits intelligents et vraiment nobles. 
Mais, jusqu'à Tchau Hi, les Coréens n'avaient rien 
trouvé dans le confucianisme pour satisfaire leurs 
tendances métaphysiques et idéalistes : aussi les efforts 
de An You avaient peu réussi et c'est seulement 
après l'introduction de quelques Uvres de l'école des 
Sang par Ou Tchah, surtout après Tachât fait à 



nrrRobtJcmoH. cxxxt 

Nanking, que le mouvement confucianiste s'étendit et 
s'accéléra. C'est alors que l'on voit paraître Tjyeng 
Mong tjyou^^\ plus connu sous son surnom de Hpo 
eun^\ et son ami Bi Sâih^^\ surnommé Moh eun^^\ 
partisans zélés du confucianisme, qui profitèrent de 
leur situation officielle pour servir cette cause de tout 
leur pouvoir. Le premier même resta jusqu'à la mort 
fidèle à ses convictions et à ce loyalisme prescrit par 
les sages chinois : il fut tué en 1392, en luttant pour 
défendre son maître, le roi Kong yang^^\ contre la 
sédition d'où est sortie la djmastie actuelle ; encore 
aujourd'hui, près de Syong to^^\ on montre le pont 
où fut tué Tjyeng Hong tjyou et dont les pierres 
rougissent encore du sang de la victime à certains 
jours de l'année. 

Dès lors, le sort du confucianisme est assuré ; il 
va toujours se développant, grâce à l'enseignement 
officiel donné dans le temple de C!onfucius et dans les 
écoles provinciales ; grâce aussi à cette coutume 
coréenne qui rassemble jeunes gens et hommes faits 
autour d'un sage en renom, pour qu'ils profitent des 
exemples et des entretiens du maître, comme autrefois 
les jeunes Athéniens allaient écouter les paroles de 



CXXXn • INTBODUondN. 

sagesse que prononçaient Socrate et Platon. Ceux qui 
ont eu le bonheur d'approcher les sages, conservent 
leurs préceptes et repètent leurs leçons ; souvent le 
maître dœigne parmi eux celui qui, après sa mort^ 
sera Théritier attitré de sa pensée. C'est ainsi que les 

m 

élèves de Spo eun et de Mok eun furent nombreux : 
il faut citer Tjyeng To tjye7i^^\ Ha Byoun^^\ Pyen 
Kyei ryang^^\ Kouen Keun^^\ dont un ancêtre, Kouen 
Fou^y était déjà renommé coname moraliste et dont le 
frère et plusieurs descendants se sont aussi acquis un 
nom comme lettrés. Ceux que je viens de citer, avec 
quelques autres, Sin Syouh tjyou^^\ Syeng Sam 
moun^\ Sye Ke tjyeng^^\ qui se rattachent indirecte- 
ment à l'école de Hpo eun, se sont rendus célèbres 
au XVS siècle, comme écrivains, lettrés, hauts fonc- 
tionnaires. 

Car le conJEiicianisme est désormais au pouvoir, 
par les fonctionnaires, par les nobles, par les rois. 
Les nobles l'ont, sanâ doute, adopté d'abord pour se 
distinguer du peuple, mais ils se pénètrent si bien des 
préceptes chinois qu'ils en viennent a considérer la 



1 m^n^' 


5.mm' 


2. M». 


6. **i#. 


3. 1? ^ â- 


7. js H pg. 


4. «iE- 


8. #SJE. 



mTfioDtJCTiON. cxxxm 

science des lettre comme Tapanage et la marque 
distinctive la plus brillante de leur caste. Les rois 
de la nouvelle dynastie sont les élus de la noblesse, 
ils partagent ses sentiments et voient aussi, dans 
les doctrines confucianistes sur les rapports du 

m m 

souverain et du sujet, un précieux instrument de 
pouvoir. Pe sa longue infériorité, le confucianisme a 
gardé un besoin d'expansion et de revanche ; ne 
trouvant plus en face de lui rien qui soit capable de 
lui faire contrepoids, sentant d'autant mieux sa force 
que le pays est plus resserré et que les nouvelles y 
circulent plus rapidement d'un bout à l'autre, em- 
porté par l'idéalisme de l'esprit coréen, il devient 
envahissant : les préceptes acquièrent l'autorité impé- 
rieuse de dogmes, le système mord et social prend les 
allures d'une religion d'état, qui persécute les dissidents 
et les infidèles : on interdit aux lettrés de lire les 
livres bouddhistes et taoïstes, de se servir, dans leurs 
écrits, d'expressions tirées de ' JLao tseu^^^ et de 
Tchoang tseu^^^ ; dans les examens, on annule les 
compositions qui contiennent quelques-uns de ces termes 
mis à l'index ; on défend aux élèves du temple de 
Gonfucius d'aller voir les danses qui ont lieu dans 

1. *^r 2. jÈËiP. 



<^ 



CXXXIV IHTBODUOnON. 

les rues vers la fin de l'année et se rattachent aux 
vieilles croyances populaires ; des décrçts royaux gour- 
mandent les négligents. On détruit les bonzeries de 
Séoul, les bonzes ne peuvent plus entrer dans la ville 
où réside le roi ; les distinctions traditionnelles des 
diverses écoles bouddhiques ^^^ sont supprimées ; toutes 
sortes d'entraves sont mises à la profession de bonze- 
Un bonze nommé Po you^^^ ayant de grands succès 
auprès du peuple et faisant des miracles, les lettre du 
temple de Confucius demandent au roi d'interdire 
ces manifestations ; le roi, dans une heure d'équité, se 
montrant récalcitrant, les lettrés abandonnent le temple, 
se retirent chez eux ; le roi cède, Po y ou est exilé à 
Quelpaërt où il meurt bientôt A Syong to^ existait 
une chapelle ^% où le peuple se réunissait pour célébrer 
d'anciens rites, quahfiés de superstitieux : les lettrés y 
mettent le feu et anéantissent ce vieux culte. Mais 
les mœurs du peuple attirent encore davantage leur 
animadversion ; ils réforment donc la famille restée 
un peu flottante et conservant les vieilles coutumes 
barbares, on la modèle sur la famille chinoise : les 
mariages entre personnes du même nom sont formelle- 

2- «M. 

3- ifc £ |^> Tai oang «S. 



nwBODuorioN. cxxxv 

* 

ment interdits ; au XVIB siècle, on va encîore 
plus loin et on interdit le mariage entre personnes 
de même nom, même si les lieux d'origine ^^^ 
des deux familles sont différents ; or, en réalite, si les 
lieux d'origme diffèrent, les familles sont distinctes et 
la parenté est nulle ; remarquons qu'en Chine même, 
la loi est moins sévère et que le mariage est permis, 
si l'origine* n'est pas la même. On interdit le second 
mariage des veuves ; on prescrit le deuil de trois ans 
pour la mort des parents ; on ordonne à chaque famille 
d'instituer les sacrifices des ancêtres et on les limite à 
un, deux ou trois degrés suivant la classe des intéressés ; 
pour les sépultures, on établit les règles chinoises, les 
incinérations ne sont plus autorisées que pour les 
bonzes ; on fixe les rites pour la prise de la coiffure 
virile à l'imitation de la Ghiqç. Il faut en tout que la 
Corée se modèle sur ses voisins de l'ouest et que son 
peuple devienne le peuple selon le cœur de Confucius. 

En même temps que les lettrés attaquaient les su- 
perstitions populaires et imposaient les mœurs chinoises, 
ils se serraient les uns contre les autres, se constituaient 
et formaient un parti de plus en plus puissant : le 
temple de Confucius, dont nous venons de voir les 



CXXXVI INTRODUCTION. 

lettr&i imposer leur volonté au Eoi, est le centre 
naturel de cette organisation ; les chefs de ce temple 
bien que fonctionnaires nommés par le Roi, sont 
désignés au Roi par la voix des lettrés et .sont bien 
plus souvent les chefs de l'opposition confucianiste 
^ue les représentants de l'autorité. Chaque district a 
une école officielle pour renseignement de la doctrine : 
à Torigine, c'étaient des fonctionnaires spéciaux, recteurs 
ou censeurs, qui étaient à la tête de ces écoles et 
groupaient autour d'eux les lettrés de la région ; mais 
ces fonctionnaires disparaissent et, depuis plus de deux 
siècles, ce sont les lettrés qui choisissent leur chef, 
soit directement eux-mêmes, soit en le désignant au 
magistrat local ; ils sont donc devenus indépendants. 
Les chapelles, consacrées au culte d'un ou plusieurs 
personnages célèbres corons ou chinois, les collèges, 
où les lettrés d'une même école se réunissent pour 
expliquer les œuvres de leur maître, les premières 
comme les seconds dotés de biens fonds par la 
générosité des particuliers, exemptés d'impôts, se mul- 
tiplient à partir de 1550, au point de devenir un 
danger pour les revenus de l'État ; on en supprime 
un certain nombre, on impose aux autres des restric- 
tions sévères, rien n'y fait : il n'est pas de district 
qui ne possède un de ces établissements, beaucoup en 



INTRODUCTION. CXXXVII 

ont cinq ou six. !Écoles officielles devenues indépen- 
dantes, chapelles, collèges sont autant de centres de 
groupement, où Ton examine tout ce qui concerne la 
doctrine, oii Ton discute les aflFaires de TÊtat, où se 
fait l'opinion et où se prépare l'opposition au gouver- 
nement ; toutes ces associations locales sont reliées 
entre elles, correspondent sans cesse, sont en relations 
avec le temple de Coiifucius à Séoul : on ne se fait pas 
faute d'adresser des remontrances au roi et de résister 
aux ordres donnés lorsqu'ils déplaisent ; les lettrés ont 
un moyen infaillible à leur portée : ils cessent les 
sacrifices, interrompent les explications, se retirent chez 
eux : presque toujours le souverain doit céder. Deux 
rois se montrent favorables au bouddhisme, violent les 
préceptes confucianistes, résistent aux objurgations ; 
naturellement, des membres de leur famille se trouvent 
tout prêts pour les déposer, en s'appuyaut sur les 
lettrés et dans l'intérêt de la pure doctrine ; ces 
princes sont déclarés indignes et privés à jamais du 
titre royal, qui passe à l'usurpateur, fervent du con- 
fucianisme au moins dans cette circonstance ^^^ 

D'ailleurs, cette influence toujours grandissante 

1. Je veux parler des rois détrônés qui sont désignés sous les noms 
de Prince de Yen êon, j|S Ul ^i et Prince de Koang hai, j|^ ^ S* 



CXXXVm INTBODUCnON 

ne se développe pas uniformémœt et sans secoures. 
Les élèves de Hpo eun furent beaucoup moins 
philosophes que lui-même et devinrent presque tous 
des hommes d^état ; ce n'est qu'à la fin du XY' 
siècle que Ton voit paraître une nouveUe école 
comparable d'éclat à celle des lettrés du XIY t siède : 
Ktm Tjong tjik^^\ surnommé Tchyem hpil^^ reunit un 
grand nombre d'élèves ; mais, faisant de Toppositiou 
au Prince de Yen san, il fut accusé auprès de lui 
comme auteur du Tyo eut tyei pou [v^ 2101) et 
mis à mort en 1498 ; en même temps, ses partisans 
Hong Koui taV^\ Sim ouen, Prince de Tfyou kyei^^^ 
Kim U son^^, Kotien po¥^\ Kang Kyeng sye^, 
Tchoi Pau^'\ m Tjyou^\ Tjo Om^'% Tjyo Ouen 
keut^^^\ Tjyeng Heui ryang^^\ Nam Hyo on^\ 
Hong En tchyoung^^\ Pak Mn^'"^, Kim Hong hp%l^\ 
furent bâtonnés, exilés ou mis à mort ; en 1504, on 
reprit la persécution contre quelques-uns des adhérents 



!• Ô^IË- 9. ^ j^. 

2. tt «. 10. « (t. 

3. »««• 11. «%«. 

4. *88Sai«. 12. JK*a. 

&• âre«. 13. Kf#a. 

6. «3£ii. 14. mit&^ 

7. Jl»^. 15. *B8. 

8.^». 16. Aaî?9- 



iJNTftOOUCriON. C^jtKSS^ 

de Tchyem hpil ; Nam Hyo on^ déjà mort, fut 
condamné comme auteur d'un écrit attentatoire à la 
mémoire du Boi Syei tjo, son cercueil fut ouvert et 
son cadavre mis en pièces. 

En 1519, Tjyo Koang tjo^^\ Grand Censeur, 
qui importunait le roi de ses conseils au sujet de la 
répudiation de sa pn&mière fmmie, fut exilé et mis à 
mort ; son. condisciple et ami, Kim An kouk^^\ 
exilé, ne fut rappelé, qu'en 1537. En même temps, 
Kim Tjyeng^^\ Ministre de la Justice, fut bâtonné et 
envoyé à Quelpaërt où il se suicida ; Bd Tjâ^*\ 
membre du Qrand Conseil, exilé aussi, fut gracié, 
puis exilé de nouveau. Far une juste compulsation, 
M Hàing^^^ ennemi de Tjyo Komç tjo et de ses 
partisans, dut se retirer m provmce pour éviter leur 
veng^uice. En 1517, on trouve encore de nouveaux 
exils. L'histoire de ces persécutions a été écrite 
plusieurs fois. On ne peut s'étonner qu'en des temps 
aussi troublés, plusieurs lettrés célèbres, Nam myeng^^\ 
Mai ouél tang^''^ et d'autres, préférant vivre en paix, se 
soient letiiss des affaires ou n'y aient pas voulu entrer. 



1. «*M. 5.^^. 



CXL . n^TBODucnoK 

Avec le milieu du XVB siècle, commence une 
période de calme et d'épanouissement du confu- 
cianisme ; elle est dominée par les noms de deux 
ou trois personnages, Bi Hoang^^\ surnommé Htoi 
kyei^^\ Syeng ffon^\ surnommé Ou hyei^^\ Bi /^, 
surnommé Byoul hoh^^\ dont la réputation comme 
philosophes, moralistes, chefs d'école, atteint et dépasse 
même celle de Tjyeng Hong tjyou. Leurs écrits, 
souvent édités, sont encore aujourd'hui assidûment 
étudiés par les lettrés coréens ; leurs biographies, 
l'histoire de leurs écoles ont été plus d'une fois 
écrites ; les anecdotes abondent sur leur science du 
confucianisme, leur respect des rites, leur connaissance 
du cœur humain, leur intégrité. Tous les trois 
étaient morts, avant l'invasion japonaise ; mais leurs 
élèves, Byou Syeng ryong^^ au premier rang, se 
distmguèrent par leur courage. Kim Tjyang sàing^^^ 
élève de Bi /, a laissé des études profondes sur les 
rites ; de toute cette école il reste un grand souvenir 
chez les Coréens : par Kim Syang hen^^\ Kim Youk^^^\ 
Tjyang You^^^\ qui en procèdent, elle se relie au 



1. ^«. . 


6. 4S3®. 


d-^l^iE- 


2. mm- 


6. g|î^. 


10. 4^Jg. 


3. « î?. 


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11. sgjfi. 


4.^85- 


8. ^ê^. 


- 






ÎKTBODUCriON. CXLI 

célèbre Song Si ryeP^\ Celui-ci fut le plus fécond 
de tous les philosophes coréens ; ses œuvres principales 
ne forment pas moins de cent vingt volumes dans la 
Bibliothèque Royale ; j'en ai vu une édition en cent 
trois volumes grand in-quarto ; l'admiration qu'il a 
inspirée, est bien marquée par le titre de tjà^^\ sage, 
que la postérité lui a décerné et qui est le même qu'on 
donne à Tchau Hi, voire à Mencius et à Confucius. 

Grand Conseiller du Eoi Hyen tjong^^\ il soutint, à 

* 

propos des funérailles du prédécesseur de ce prince, 
une opinion qui fut adoptée par le roi. Déjà depuis 
une cinquantaine d'années, la noblesse coréenne était 
divisée en deux partis par des rivalités d'influence ; le 
parti opposé à celui de Song adopta avec ardeur 
l'opinion contraire ; il arriva au pouvoir à l'avènement 
du Roi Syouk tjong^^^ ; Song Si ryel et ses partisans, 
les No ron^^ furent bannis. Dans les luttes qui s'en 
suivirent, He Moh^^\ chef des Nam'in^'^\ adversaires 
de Song Si ryeh mourut en exil à Quelpaërt ; Song 
lui-même fut mis à mort, à l'âge de quatre-vmgt-cinq 
ans : il y avait dès lors entre les deux partis des 



1. 5fe»«. 


^' £ ^t ^0 '^'k 


2. ^. 


6. HfS. 


3. m^- 


7. «A. 


^' M^' 





(r 



CXLII IJSnODWBOV. 



irréconciliables, des vengeances 



la fin du XYID siède et tout le oommenoemait du 
XVIID furent ensanglantes par les représailles ; ce ne 
furent qu'exils, bastonnades, exécutions, chapdleB élevées, 
puis détruites, cercueils ouverts, cendres jetées au vent 
Il fallut toute rénergie du roi Yen^ ^jong^^^ pour 
calmer la violence des inimitiés, qui ont subsisté, bien 
qu'adoucies, jusqu'à Fheure présente. 

On voit par cet exposé qud rôle le confucianisme 
a joué ai Corée et combien il est impossible de rien 
comprendre à Thistoire de ce pays, si Ton m^ge cette 
doctrine. En dehors des nombreuses éditions coréennes 
des livres classiques chinois, des ouvrages de Tchou Bif 
spécialanent du enao Mo (n? 284, etc.), les théories 
confucianistes ont donné naissance à une littérature 
considérable : si les commentaires des classiques sont 
^utot rares, les * ouvrages originaux, destinés à exposer 
à nouveau et à développer les idées chinoises, sont 
loin de manquer. Ils ont porté surtout sur la morale, 
sur la métaphysique et sur les rites : parmi les 
premiers, il faut citer le Sam hang haing %il to 
(n? 253) et le / ryoun hàing sil to (n? 275), qui 



^' 35 ^* 



INTRODUCTION. CltUIt 

exposent les cinq relations résultait de la piété filiale 
et y ajoutent des exemples ; le Hyo haing rok 
(n? 250), le Ton hyo rok (nS 296), de sujets 
analogues ; deux ou trois ouvrages de JRi En tyeh^^^ 
et de Tjyeng Te tchyang^^^ qui sont des développe- 
ments sur le Ta Mo (nS 206) et le Tehong yong 
(nS 210) ; Kim Tjyeng houh^^ a aussi écrit plusieurs 
traités moraux. En métaphysique, les Coréens se sont 
surtout occupa d'exposer et d'élucider les théories de 
l'école des 8ong sur le principe suprême, sur les deux 
principes primordiaux, sur l'origine du monde et la 
nature de l'homme et des esprits : Tjyeng To tjyen^ 
Kouen Keun, Kouen Tchài^^\ Nam Hyo on^ Bjipi 
hyei ont laissé des ouvrages rmommés sur ces 
queetionSé Quant aux rites, c'est-à-dire à ce tissu de 
prescriptions minutieuses qui règlent les moindres actes 
de la vie et déterminent pour chaque situation 
l'attitude à prendre, s^appuyant sur cette observation 
juste que toute . action exercée sur le corps se transmet 
à req[>rit et espérant, en harmonisant les mouvements, 
régler aussi les pensées, non seulement les œuvres 
chinoises, celles de Tchtm Hi surtout, ont été ré- 
imprimées, conunentées, élucidées, discutées jusqu^au 

1. *««. 3. ^jE 



CXIIV DïTRODUCnON. 

siècle prient, mais un assez grand nombre d'ouvrages 
nouveaux ont été écrits. 

L'étude de la philosophie coréenne ne manquerait 
pas d'un certain intérêt : on ne trouverait dans la 
pensée de ces Asiatiques ni la profondeur des Hindous, 
ni la clarté des Grecs, mais peut-être ne manquerait- 
il pas de rapprochements avec la philosophie scolastique, 
soumise, comme celle des Coréens, au principe d'autorité 
et emprisonnée, comme elle, dans un réseau de formules. 
A coup sûr, on n'y verrait pas ce mouvement continu 
de la pensée qui, depuis l'antiquité, est la marque de 
la philosophie occidentale : il serait assez difficile 
d'^blir une démarcation bien nette entre les idées du 
XV? siècle et celle du XVIII? siècle, par exemple ; 
peut-être pourrait-on dire que les auteurs du XIV? 
siècle et du commencement du XV* ont étudié surtout 
la morale, la métaphysique étant l'œuvre de l'école de 
Htoi hyei et de quelques écrivains isolés du XVî et 
du XVIS siècles ; les rites auraient excité un intérêt 
spécial aux XVI? et XVIP siècles : mais il ne faudrait 
accorder à ces divisions qu'une valeur très approxima- 
tive et se souvenir qu'elles laissent place à de nombreuses 
exceptions. 



HTTRODUOnON. CXLV 



V. 



Ce n'est pas seulement dans les ouvrages consacres 
à la morale, à la métaphysique, aux rites que sont 
exposées les idées confucianistes : on les trouve 
développées et paraphrasées dans une multitude de 
traités, de lettres, de rapports, de pièces rituelles, 
prières et autres, de postfaces, de préfaces, de 
dédicaces ; et les œuvres de ces diverses sortes 
forment les trois quarts dans toutes ces collections de 
pièces dues à des lettre célèhres, qui sont une des 
branches les plus importantes de la littérature coréenne 
Sous une forme moins dogmatique, plus déguisée, les 
préceptes de la morale chinoise, piété filiale, fidélité 
au souverain, équité, modestie, courage pour soutenir 
les idées que Ton a adoptées, reviennent presque à 
chaque phrase dans les œuvres de tous les genres ; 
souvent elles sont indiquées par un mot, rappelées plus 
qu'exprimées : mais elles sont au fond de tout et les 
supprimer, c'est détruire la substance la plus profonde, 
la plus intime de la pensée coréenne, comme ce serait 
anéantir notre littérature du moyen âge et du XVII? 
siècle que d'en retirer l'inspiration chrétienne. 

Pour le Coréen, ces idées morales sont la prin- 



CXLVI IHTBOPUCnON. 

cipale source de l'art d'écrire ; le style, la valeur 
littéraire sont subordonnés à l'orthodoxie de la pensée, 
un lettré sage est toujours mis au-dessus d'un écrivain 
éminent. Le lettré digne de ce nom ignore ou condamne 
toute idée qui ne vient pas des anciens, comme le 
scolastique repoussait tout ce qui n'a pas été prévu 
par la Sible et par Aristote ; ces pensées anciennes 
doivent être exprimées par des mots anciens, l'écrivain 
doit chercher à se rapprocher des modèles classiques, 
sans jamais espérer les atteindre. L'originalité est con* 
damnable pour la forme comme pour le fond, il ne 
faut ni idées neuves ni expressions recherchées : bien 
des décrets royaux . en ont signalé les dangers aux 
lettrés et aux candidats des examens. 

n en résulte que, dès qu'un écrivain trouve dans 
un ouvrage classique un passage ou une phrase 
correspondant à l'idée qu'il a dans l'œprit, il n'a 
garde de chercher une façon de dire personnelle : il 
transcrit le passage ou la phrase, joyeux de se couvrir 
de l'autorité d'un ancien. A côté de la citation 
directe et avouée, on trouve aussi l'emprunt d'une 
phrase, d'une expression, qui se fait sans rien ajouter 
pour indiquer le procédé et en laissant au lecteur le 
soin de reconnaître l'origine des termes employa* 
L'allusion n'est pas moins pratiquée : deux mots sont 



QTTBODtîcaiON. GÎLVU 

mis pour rappeler toute une page d'un auteur classique, 
ou une anecdote connue de l'antiquité, et ils prennent 
par là un sens détourné, souvent fort éloigné de la 
signification primitive, mais dont l'intelligence est 
nécessaire à qui veut comprendre tout le passage. 
Citations, emprunts, allusions ramènent dans la mémoire 
du lecteur des passages souvent relus, des œuvres 
longtemps feuilletées, lui présentent des idées qui lui 
sont familières, qu'il reconnaît avec plaisir, auxquelles 
il peut se fier, et l'écrivain moderne bénéficie d'une 
part de la faveur qui s'adresse aux anciens dont 
il rappelle les paroles ou les actions ; sans compter 
que le lecteur se sait gré à lui-même de l'instruction 
et de la sagacité dont il fait preuve pour comprendre 
ces passages difficiles, et en est d'autant mieux 
disposé pour l'auteur. Le style devient ainsi œuvre 
de marqueterie, et celui dont la mémoire est le mieux 
meublée, celui qui montre le plus d'ingéniosité à 
rapprocher ces lambeaux de phrases, est reconnu pour 
le plus grand écrivain : ce système est loin de la 
simplicité et du naturel que nous recherchons ; il 
amène à la compilation de ces recueils encyclopédiques 
par ordre de matières, où l'on est sûr de trouver ce qu'il 
y a à dire sur un sujet donné, et qui sont si nombreux 
en Extrême Orient ; et c'est souvent encore plus comme 



cxLvm nrTBODUonoK. 

répertoires de citations que œmme modèles littéraires, 
qu'ont été reimprimés en Corée tant d'ouvrages chinois 
des auteurs renommés. 

Dans la prose, le Coréen jouit d'une liberté rela- 
tive ; aussi bien n'étudie-t-il pas le oen tchang^^\ cette 
rhétorique chinoise, plus stricte et plus remphe de 
subdivisions que notre rhétorique classique. Mais en 
poésie, le système est le même ; la difficulté 01 est encore 
accrue de toutes les exigences de la métrique, de sorte 
que toute inspiration personnelle est exclue. Les Coréens 
ont copié les formes chinoises : l'ode ^^ pour la brièveté* 
et pour la rigueur des règles, pourrait être comparée 
au sonnet, mais à un sonnet hérissé à plaisir de 
prescriptions minutieuses ; c'est de beaucoup le genre 
le plus employé et le large usage qui en est fait, met 
en lumière le côté précieux et raffiné de la littérature 
chmoise et coréenne. Dans l'ode, le nombre des vers 
d'une pièce est fixé ; les vers sont tous de cinq ou de 
sept caractères ; chacun d'eux forme un sens complet, 
l'enjambement n'existant pa3 ; les vers de rang pair 
riment tous entre eux, par le dernier caractère seule- 
ment ; les rimes sont fixées par des tables, o\x tous 
les caractères de la langue sont répartis en un certain 



1. * *. 2. U, «. 



IKTBOBUCriON. CXLIX 

nombre de classes, tous les caractères d'une même classe 
riment ensemble, mais il n'est pas permis de faire rimer 
un caractère avec lui-même ; en dehors des caractères 
qui riment, le ton de presque tous les autres est fixé 
par des règles sévères : on a pu ainsi construire des 
modèles schématiques de toutes les formes dont Tode 
est susceptible, la confection d'une ode consiste seule- 
ment à remplir ce cadre tout fait d'expressions toutes 
faites ingénieusement agencées. On voit qu'il ne reste 
pas de place pour l'originalité dans ces bouts-rimés 
perfectionnés. Les vers hrréguliers^^^ ont des règles 
moins strictes : l'étendue de la pièce n'est pas limitée, 
elle se divise en couplets monorimes, la rime portant 
toujours sur les vers de rang pair ; dans un même 
couplet les vers sont presque toujours de même longueur, 
mais la longueur des vers de chaque couplet est laissée 
au choix du poète ; l'enjambement est interdit ; ce 
genre est réservé aux descriptions. L'épigramme^^^ est 
composée de vers de quatre caractères, la longueitt de 
la pièce n'est pas déterminée ; les règles pour les rimes 
sont les mêmes que dans l'ode, mais l'accentuation des 
autres caractères y est beaucoups moms fixe : ce genre, 
imité des anciennes poésies chinoises, a beaucoup plus 

1. H, jmr. 2. 0g, myeng. 



CL INTBODtXmON. 

de liberté que les autres ; il est employé surtout pour 
les éloges que Ton met à la fin des inscriptions. H 
serait long et peu intéressant de passer en revue les 
divers genres de la poésie coréenne ; partout on observe 
ces règles de parallélisme, qui exigent pour deux 
phrases symétriques même nombre de caractères, même 
emploi pour chacun d'eux, un mot jouant le rôle de 
substantif, de verbe, de particule, devant correspondre, 
dans la phrase opposée, à un mot ayant précisémœt 
le même rôle et présentant un sens ou analogue ou 
contrasté ; ce parallélisme est observé exactement, même 
dans un certain genre de prose qui devient ainsi 
intermédiaire entre la prose vraie et la poésie. Les 
licences laissées à l'écrivain dans quelques-uns des genres 
poétiques sont toujours assez étroites ; si les Chinois ont 
de siècle en siècle imposé des règles plus strictes à la 
poésie et ont, au grand détriment de l'inspiration, 
supprimé les libertés dont jouissaient les auteurs de 
l'antiquité et même ceux de l'époque des Tjiang, les 
Coréens, leurs émules, n'ont pas complètement imité 
cette sévérité et ils se soumettent plus volontiers aux 
préceptes plus larges des anciens âges. 

L'estime où l'on tient la poœie, et spécialement 
les genres les plus stricts, est marquée par l'usage 
fréquent qui en est fait : une pièce de vers est l'une 



INIBODUarEON. GLI 

des compositions dans les examens par où Ton accède 
aux fonctions publiques ; il n'est pas de fête au 
Palais oii Ton ne présente au Eoi des adresses 
de félicitation en prose rhythmée, des odes, des 
compositions de divers genres ; on y chante aussi 

m 

des hymnes en vers ; quand on achève un édifice, 
la pose de la maîtresse poutre, donne lieu à la com- 
position de pièces en prose rhythmée et en vers, 
souvent on les grave sur un tableau de bois qui est 
suspendu bien en vue dans l'intérieur du monument ; 
pour les funérailles du roi ou d'un membre de sa 
famille, chaque grand fonctionnaire compose une pièce 
de vers qui est écrite sur une bannière de soie blanche 
et portée dans le convoi ; une épitaphe, une inscription 
commémorative quelconque ne saurait se terminer 
sans une épigramme. Dans la vie privée, il n'est pas 
de banquet où les lettrés ne récitent et ne composent 
des vers, ne se livrent à des divertissements teb que 
faire des vers sur des rimes données, compléter 
une pièce commencée, construire une pièce avec des 
caractères donnés : une renommée de bel-esprit, d'élé- 
gance, à laquelle ni Chinois, ni Coréen n'est indifférent, 
s'attache à celui qui réussit dans ces jeux. Ces passe- 
temps pénètrent même dans les solennités officielles : 
le Roi s'y livre avec les hauts fonctionnaires, après Iç 



^ • 



• • ;i; ^: 



OLn INTBODUCnON. 

sacrifice au temple de Gonfiicîus, et les po^es com- 
posées dans cette fête sont recueillies et imprimées. Il 
existe des collections en vingt-cinq et trente volumes 
qui ne renferment que les po^es échangées de la 
sorte entre les envoyés chinois et les fonctionnaires 
coréens chargés de les recevoir ; des recueils analo- 
gues existent pour les pièces faites à Féking par les 
mandarins chinois et par les envoyés coréens et 
annamites. 

Un grand nombre de collections de 
chinoises ont été imprimées en Corée ; les recueils 
d'œuvres poétiques coréennes sont moins nombreux, 
parce que presque toujours les pièces de vers dues 
à un auteur coréen sont imprimées avec ses autres 
ouvrages ; elles forment souvent une bonne partie 
des œuvrœ complètes ; assez rarement, les poésies 
ont une édition séparée. Dans un grand nombre 
de traités, de lettres, de récits de voyage, la 
poésie se mêle à la prose ; les fonctionnaires coréens 
envoyés en Chine ont écrit une série d'odes et 
de pièces diverses au sujet des localités qu'ils trwer- 
saient ; un autre auteur a exprimé en vers les 
sentiments que lui inspirait la lecture de Tancienne 
histoire coréenne ; certaines poésies enfin ont eu 
un rôle historique : ainsi, le Tyo eut tyei jpou 



INTRODUCTION. CLm 

(n? 2101) de Kim Tjong tjiJc^^^ dont les allusions ont 
suscite la persécution de 1498. 

Si la po&ie est sans cesse mêlée à la vie 
officielle et intime, ce sont les rites qui forment la 
trame de Texistence ; ce que j'ai dit plus haut du 
confucianisme et de la philosophie coréenne, permet 
de prévoir le nombre et l'importance des ouvrages qui 
se rapportent à cette matière. Non contents d'avoir 
réimprimé, commenté et expliqué les principaux rituels 
chinois, principalement ceux de Tchou Mi^^\ et d'avoir 
ainsi une littérature importante sur les rites en général, 
les Coréens ont composé, pour en régler la pratique, 
un grand nombre d'ouvrages originaux, aussi origmaux 
du moins que peuvent l'être des livres qui reproduisent 
les textes de prescriptions fixes et en déterminent 
l'application à la vie de chaque jour ; un grand nombre 
de ces œuvres coréennes, pour la plupart du XVII? 
ou du XIX S siècle, traitent en grand détail des 
rites privés, prise de la coiffure virile, mariage, 
funérailles, sacrifices : ce sont des guides nécessaires 
au confucianiste zélé pour l'accomplissement de ses 
devoirs ; des abr^s, quelques-uns en coréen, en ont 



i-^^iË. 2. JScl. 



CLIV raTRODUCnON. 

été faits à l'usage du peuple. D'autres livres, peu 
nombreux, le Syang ryei hap hpyen (n? 1057) par 
exemple, sont destinés à établir ou généraliser en 
Corée d'anciennes œutumes chinoises. Les rites of- ' 
ficiels coréens, rites de bon augure, des réjouissances, 
de l'hospitalité, de l'armée, des funérailles, sont 
d'ensemble les mêmes en Corée qu'en Chine, mais 
diffèrent par les détails : aussi il n'existe, à ma 
connaissance, qu'un ouvrage chinois traitant de ces 
questions, le Ta ming tH U (n? 1052), qui ait été 
réimprimé à Séoul, tandis que plusieurs ouvrages 
importants et ornés de figures y ont été pubhés par 
ordre royal, pour régler exactement l'accomplissement 
des cérémonies. De plus, les solennités du Palais 
donnent lieu à la composition de forts volumes où l'on 
réunit au compte-rendu minutieux des fêtes, le texte 
des décrets et édits rendus pour la circonstance, des 
communications officielles échangées entre les fonction- 
naires, des adresses et po^es présentées, des hymnes 
chantés ; on y joint le compte des dépenses faites ; ces 
ouvrages, presque toujours omés de planches, ne sont 
pas destinés à la publication, mais sont préparés 
simplement pour rester dans les archives ; cependant 
quelques-uns ont été gravés et des exemplaires en ont 
été distribués aux fonctionnaireSt 



INTEODUCnON. CLV 

L'administration est intimement liée aux rites, 
puisqu'elle applique d'antiques traditions sorties des 
mêmes principes moraux et sociaux ; si les rites 
pénètrent plus avant dans la vie de tout le peuple, 
l'administration dépasse les rites par l'étendue des 
matières qu'elle touche. Quoi qu'il en soit, rites et 
administration sont connexes et les guvrages qui se 
rapportent à celle-ci, offrent la plus grande res- 
semblance avec les rituels officiels ; comme ceux-ci 
présentent en Corée et en Chine des différences de 
détail assez considérables pour empêcher l'application 
à l'un des deux pays des règles faites pour l'autre, 
de même l'administration coréenne, ayant pris pour 
modèle celle des Thang, des Song et des Ming, s'en 
sépare cependant, par suite de la diversité géographique 
et économique. Aucun ouvrage administratif chinois 
n'a été réimprimé dans la péninsule, mais un grand 
nombre d'ouvrages coréens sont inspirés de modèles 
chinois : les plus importants (n? 1451 à 1461) sont les 
refontes successives d'un ouvrage sur les statuts de la 
dynastie régnante ; ce livre, divisé en six parties, 
correspondant aux six sections du service administratif, 
fonctionnaires, cens, rites, armée, justice, travaux, donne, 
avec la liste des fonctionnaires et de leurs attributions, 
un examen approfondi, historique et pratique, des 



CLVI INTBODlXrnOK 

principales questions ressortissant à chacun d'eux ; la 
première édition de cette œuvre remonte aux dernières 
années du XVt siècle, la plus récente est de 1865 ; un 
complément important y a été joint en 1866, sous le 
titre de « Règlements relatifs aux six Statuts " (n? Ié62) 
Plusieurs administrations ont été l'objet d'historiques très 
détaillés; celui de la Cour des Interprètes (n? 1694), 
le seul que j'aie vu, renferme les règlements de cette 
Cour, la biographie des personnages célèbres qui ai 
ont fait partie, les règles qui président aux relations 
avec les Chinois et avec les Japonais et les annales de 
ces relations depuis le milieu du XYIB siècle ; la 
demière édition est de 1882 et un supplément a 
été ajouté en 1889. Si l'on ajoute à ces ouvrages, 
préparés par des commissions ou par les administrations 
elles-mêmes, des recueils de pièces, de règlements et de 
précédents, les uns imprimés, les autres manuscrits, les 
uns officiels, les autres dus à des particuliers, on aura 
une idée à peu près complète de la littérature administra- 
tive en Corée. 

Quant à la jurisprudence qui tient une si grande 
place en Europe, elle se distingue à peîae, en Corée 
et en Clûne, de raafninistration et des rites : bien 
rares sont les œuvres qui s'y rapportent ; les deux seules 
importantes sont le Code des Ming (n? 1777) appliqué 



DTÏBODIX/TION. CLVII 

jusqu'aujourd'hui en Corée, et un ouvrage en chinois et 
en ooreen (n? 1789) sur les expertises médico-légales 
post mortem ; ce dernier est aussi d'origine chinoise. 

Dans les ouvrages rituels et administratifs, comme 
dans les œuvres historiques, scimtiôques, linguistiques 
dont j'ai encore à parler, le but pratique que se 
propose l'auteur, l'oblige à user d'un style plus simple 
et plus précis que celui des livres purement lit- 
téraires : il n'est pas possible, pour énoncer un fait 
ou formuler un précepte, d'emprunter aux ouvrages 
classiques des termes qui risqueraient de n'être pas 
compris ; la nature du sujet exige que l'on appelle les 
choses par leur nom, de façon qu'aucun vague ne 
subsiste dans l'esprit du lecteur. Les écrivains coréens 
s'y sont résolus, et presque toutes les œuvres de ce 
genre sont claires et bien disposées ; la recherche et 
l'élégance ne reprennent leur empire que dans les 
préfaces et les postfaces, et dans les dissertations dont 
l'auteur coupe quelquefois l'exposé des faits. 

L'histoire, à laquelle j'arrive à présent, a, dans la 
société confucianiste, un rôle gouvernemental des plus 
importants, complément de celui qui est attribué aux 
fonctionnaires appelés censeurs : ceux-ci ne prennent 
aucune part directe au gouvernement, mais ils ont le 



CLVra INTBODUCriOK. 

droit' de discuter tous les actes du pouvoir, de faire con- 
naître au souverain les fautes des fonctionnaires, de lui 
adresser des remontrances sur sa propre conduite ; leurs 
fonctions, analogues à celles des inspecteurs dans les 
administrations européennes, mais plus élevées puisque 
leur blâme peut atteindre l'Empereur même, leur 
assurent une situation prépondérante et entourée de 
respect : c'est ce corps des censeurs qui, avec 
quelques autres institutions, telles que la solidarité des 
lettrés entre eux, l'existence de corporations et d'as- 
sociations de tous genres, sert de contre-poids à 
l'absolutisme théorique du souverain et ne lui laisse 
qu'une puissance effective bien plus restreinte qu'on ne 
l'imagine. Gomme le censeur porte un jugement sur 
les actes du souverain régnant et le lui fait connaître, 
l'historiographe doit, dans sa conscience, peser ces 
mêmes actes, formuler son opinion dans les annales 
qu'il rédige et la r^rver, pour que la postérité en 
prenne connaissance : ces annales sont tenues secrètes, 
celui qui les écrit n'en connaît que la partie qu'il 
rédige lui-même ; le résultat de ces travaux est 
conservé en plusieurs exemplaires, mis en lieu sûr, 
et il servira à écrire l'histoire de la dynastie, quand 
celle-ci aura disparu. B ne faut pas, en effet, que 
le jugement de l'historiographe soit faussé par le désir 



nn*BODUcnoN. eux 

de œmplaire au prince pu par la recherche de la faveur 
publique ; il ne faut pas non plus que le souverain 
voie ses fautes, celles de ses ancêtres, dévoilées aux 
yeux de ses sujets ni que ceux-ci perdent le respect 
dû au dépositaire du mandat du ciel. Ce principe 
est tellement ancré dans l'esprit des Coréens que plus 
d'un historiographe a mieux aimé se laisser exiler, a 
été ferme devant des menaces de mort, plutôt que de 
consentir à montrer au roi ce qu'il avait dit de ses 
actes. C'est par suite des mêmes idées que les annales 
de la dynastie régnante écrites par des particuliers ne 
peuvent être imprimées : on tolère généralement qu'elles 
circulent en manuscrit. L'historiographe travaille pour 
l'avenir seul, il amasse les documents d'après lesquels 
la postérité jugera les souverains, pour honorer ou 
maudire leur mémoire ; et le souverain, en lisant les 
actes de ses antiques prédécesseurs, apprend à y 
distinguer le bien et le mal et à régler ses propres 
actions. 

Des divers genres historiques, celui qui correspond 
le plus complètement à cette conception et qui agrée le 
mieux au goût coréen, c'est celui qui imite le Thang 
kien kang mou (nS 3146) de Tchou Hi. Parmi les 
ouvrages de ce genre, l'un des meilleurs est le 
Jbn0 houh hton^ ham tyei hang (n? 1861) de Hong 



<'X 



CLK tSTBOînJGBO'S. 

Ye ha^\ auteur du XVIIS siècle ; il relate Thistoire de 
la Corée depuis les origines fabuleuses jusqu'à la 
chute du royaume de Bin ra. Les événements sont 
disposés année par année ; le récit est coupé par 
endroits de dissertations morales où l'auteur flétrit le 
crime, exalte la vertu, s'eflForce de découvrir et de 
soutenir la légitimité : c'est par suite de ces préoccu- 
pations morales que Eonp Ye ha place les £aits qui 
concernent le Faik tjyei et le Ko kou rye en annexe à 
l'histoire du Sin ra ; ce royaume, foncjé le premier, est le 
seul légitime à ses yeux et les deux autres, sans être 
tout à fait des états rebelles, n'ont cependant qu'une 
existence de fait, et non de droit C'est pour les mêmes 
raisons que les historiens ont retiré le titre royal à Sin 
Ou^^^ et à Stn Tchyang^^\ successeurs du Roi Kong 
min^^\ et les regardent conmie des usurpateurs. Porté à 
ce point, le souci de la légitimité fausse l'histoire : et» 
pour ma part, malgré les motifs donnés par les 
historiens, je ne vois pas bien pourquoi le Sin ra est 
le seul état légitime, à partir de la chute du royaume 
semi-légendaire des Ma han^^j ni pourquoi Sin Ou, 
adopté comme ûls et désigné conune successeur par 



1- mmm- 


4. SSfï- 


2. ^JJR. 


5' S^$^- 


3. ^g. 





INTRODUCnON. CLXI 

le roi Kong min, est traite en usurpateur. Les 
intentions morales sont encore plus marquées dans le 
Xouk tjyo po ham (n? 1897), le Kaing tjyang roh 
(n? 1903) et les œuvres qui s'en rapprochent : ces 
ouvrages, imites de la Chine, ont pour but déclaré de 
glorifier les vertus des rois de la dynastie régnante et 
de donner des exemples à leurs descendants ; peut- 
être y trouve-t-on une certaine véracité historique, 
mais il faut nous rappeler qu'on nous montre seule- 
ment le beau côté de la médaille. Le récit n'y est 
pas continu ; ce sont des recueils d'actes vertueux, 
de paroles mémorables avec développements moraux, 
classés non par ordre chronologique, mais d'après 
les vertus qu'ils manifestent ; je ne pense pas que 
ces ouvrages aient un grand intérêt pour l'historien 
sérieux. 

Un autre genre, au contraire, d'une grande valeur 
pour l'histoire critique, est celui qui est imité du 
CM ki (nS 2118) de Seu nia Tshien^^^ et des autres 
histoires dynastiques chinoises. Cette forme historique, 
remarquable pour l'ampleur et la précision, est faite 
pour jeter la plus grande gloire sur son inventeur ; un 
ouvrage de la sorte se rapporte toujours à une dynastie 



.i 



CLXn INTBODUCnON. 

entière, à une longue période, et comprend essentielle- 
ment l'histoire des règnes, année par année ; des tables 
chronologiques ; des traités spéciaux sur Tétat des rites, 
des coutumes, des sciences, de Tadministration, de la 
géographie, du commerce, de la littérature ; les 
biographies de tous les personnages célèbres à un 
titre quelconque ; souvent enfin des notices sur les 
peuples étrangers avec qui la dynastie en question 
a été en rapports. Ce cadre est vaste et je doute 
que l'occident ait rien d'aussi compréhensif et d'aussi 
bien pondéré à mettre en parallèle : si l'auteur est de 
force à se conformer à un pareil plan, s'il est con- 
sciencieux et clairvoyant, l'œuvre acquiert une valeur 
considérable ; c'est ainsi que parmi les histoires dynas- 
tiques chinoises quelques-unes sont des monuments 
dignes de toute admiration. En Corée, le plus ancien 
ouvrage de ce genre est le Sam houh sa heui (n? 1835) 
qui commence un peu avant l'ère chrétienne et s'étend 
jusqu'en 935 ; il est dû à une commission de hauts 
fonctionnaires du Ko rye qui ont travaillé sous la 
direction de Kim Pou 8ik^^\ au commencement du 
XIS siècle ; l'abondance des documents anciens qui 
y sont cités, le ton simple et l'air de véracité qui y 



1. ^«I(. 



INTRODWrnON. CLXIII 

régnent, permettent de le considérer comme une œuvre 
de première importance. L'histoire de la dynastie de 
Ko rye a été écrite plusieurs fois sous cette forme, 
d'abord, au commencement du XV? siècle, par Tjyeng 
To tjyen^^\ dont l'ouvrage est perdu depuis longtemps, 
un peu plus tard par Tjyeng Bin tjf'^^ : son ouvrage, 
en cent-trente-neuf livres est extrêmement rare et je 
n'en connais pas d'édition en Corée ; j'en ai pu 
consulter un exemplaire à la bibliothèque de Tokyo. 
Enfin Hong Ye ha a écrit sous la même forme le 
Houi tchan rye sa (n§ 1863), moins considérable que 
le travail de Tjyeng Bin tji^ œuvre consciencieuse, mais 
qui ne repose que sur des documents de seconde main. 
Les Coréens ont écrit en outre sur l'histoire de 
leur pays un grand nombre de livres, dont les uns 
sont dus à l'mitiative privée, tandis que les autres ont 
été composés par ordre de difiEerents rois : généalogies, 
biographies, histoires des écoles philosophiques, des 
persécutions contre les lettrés, des conspirations, des 
guerres, surtout de l'invasion japonaise du XVIt siècle, 
des mœurs, du gouvernement, des relations avec les 
barbares, mémoires, journaux de différents person* 
nages : les documents abondent, naturellement de 






CLXIV nïTRODUcno». 

» 

valeur fort inégale, mais susceptibles de servir de 
matériaux à une histoire précise et détaillée de la 
Corée depuis un millier d'années. 

Ces documents, ainsi que les archives officielles, 
ont déjà été mis à contribution à diverses reprises 
par les Coréens eux-mêmes : au siècle dernier, 
le roi Yeng tjong a fait préparer une grande 
encyclopédie en cent livres, le Moun hen pi ko 
(nS 2112), imitée du Oen hieti thong khao (n? 2173) 
de Ma Toan Un^^\ mais relative seulement aux 
choses coréennes : l'astronomie, la géographie, les rites, 
l'armée, la justice, la condition de la terre et les 
impôts, le commerce, l'instruction, l'administration sont 
passés en revue depuis les origines les plus lointaines 
jusqu'en 1770 ; les documents sont tirés des histoires 
chmoises, des histoires coréennes, des ouvrages .spéciaux 
à chaque matière, des archives ; des discussions 
critiques souvent bien faites, des rapprochements 
intéressants indiqués, complètent l'ouvrage qui est dû 
à une commission nommée par le roi et constitue un 
monument de premier ordre pour l'étude de la Corée. 
Le Tai tong oun oh (n? 2108) est une œuvre du 
même genre et traitant à peu près les mêmes points, 



1 %ilk% 



INTKODUOTION. CLX V 

mais il insiste davantage sur la partie biographique et 
littéraire ; la disposition adoptée est celle d'un diction- 
naire par ordre de rimes ; c'est Tœuvre d'un Président 
du Conseil Privé qui vivait au XVB siècle. Il existe 
quelques autres encyclopédies moins importantes. 

En dehors de leur histoire nationale, les Coréens 
n'ont étudié que l'histoire chinoise et ils s'y adonnent 
avec un zèle qui fait tort aux autres travaux histori- 
ques ; ils en ont réimprimé presque tous les monuments, 
importants, histoires dynastiques, Thong Men kang 
mou (n? 2145), collections de biographies, et bien 
d'autres ouvrages moins considérables. Ils ont même 
écrit quelques œuvres originales, par exemple une 
suite au Thang kien kang mou qui s'étend de 960 
à 1868 et date de la fin du XVII? siècle, et trois 
ou quatre livres intitulés " Miroirs ", qui racontent la vie 
des souverains chinois les plus célèbres et les propo- 
sent aux rois de Corée comme exemples à imiter ou 
à fuir. Les auteurs de la péninsule, dans ces demières 
œuvres, comme dans celles qui se rapportent à leur 
propre pays, ont mis la même clarté dans leurs 
plans, ont fait preuve de la même bonne foi, et souvent 
du même esprit critique : si bien que, jusque dans 
les parties qui touchent aux origmes coréennes, il est 
facile de distinguer le mythique du réel et que l'histoire 



CLXVI INTBODTOTION. 

sérieuse et vraisemblable remonte relativement j^us 
loin pour la Corée que pour aucun autre pays d^Bxtrême 
Orient. 



Pour les Coréens, comme pour les Chinois, la 
géographie fait partie int^rante de Thistoire, dont 
elle est une simple branche au même titre que la 
biographie ; cette manière de voir s'explique facilement 
parce qu'il n'existe pas d'ouvrages de géographie 
pure. La littérature géographique se compose à peu 
près uniquement de relations de voyages, dans 
lesquelles le récit des événements tient une place au 
moins aussi grande que la description des localités, et 
de tp^^\ c'est-à-dire "notices, documents, mémoires": 
ces notices, relatives à une r%ion plus ou moms 
étendue, province, préfecture ou simple ville, ne se 
bornent pas à des indications de géographie physique 
et administrative, elles étudient aussi l'histoire, l'archéo- 
logie, les mœurs, la population, les hommes célèbres, 
les productions de la région ; ces monographies 
locales sont très détaillées et pleines de renseignements 
précieux. Très nombreuses en Chine, elles sont 
rares pour la Corée : la Bibliothèque Royale en 



1 -^ 



INTBODrCTION. CLXVII 

possède quelques-unes pour chacune des huit provinces, 
pour les villes importantes, pour les palais royaux ; je 
n'en ai vu qu'une seule, le Tong hyeng tjap keui 
(n*î 2292), au sujet de la ville de Kyeng tjyou^^\ 
ancienne capitale du Sin ra : cette notice en trois 
volumes est tout à fait conforme aux modèles chinois. 
Le Ye ti aeung ram (nS 2228) en vingt-cinq volumes 
est un ouvrage analogue relatif à toute la Corée ; il a 
été composé par ordre royal en 1478 et réimprimé en 
1530 ; je n'en ai pu voir aucun exemplaire en Corée, 
quoiqu'il en existe vraisemblablement encore quelques- 
uns ; des extraits, en assez grand nombre, s'en trouvent 
dans le Moun hen pi ho^ la bibliothèque de Tokyo 
possède vingt volumes d'un exemplaire de l'édition de 
1580. Les Coréens ont quelques relations de voyages en 
Chine et au Japon et des itinéraires détaillés et exacts 
pour leur pays ; ils ont dressé un grand nombre de 
cartes de la Corée : l'une d'elles, qui date de 1861 et 
est composée de vingt-trois feuilles formant ensemble 
une surface de deux mètres soixante-dix sur six 
mètres trente, est un travail remarquable d'exactitude, 
et d'autant plus admirable qu'il a été fait par les 
seuls procédés indigènes. 



*• S tH' 



x 



CLXTin INTRODUCTION. 

Les ouvrages géographiques sont en somme peu 
nombreux, bien que les gens du peuple et les nobles 
se déplacent facilement dans l'intérieur du pays : mais 
le Coréen ne s'intéresse pas aux réalités physiques qui 
l'entourent, la curiosité lui manque, l'importance de 
l'observation lui échappe ; les végétaux et les animaux, 
les phénomènes physiques ordinaires sont connus par 
la routine joumalière, il ne vient à l'idée de personne 
d'en chercher les rapports ; ^* cela est ainsi ", cette 
réponse suffit presque toujours ; et s'il s'agit d'une 
inondation, d'une épidémie, d'un de ces fléaux qui 
désolent de temps en temps une r%ion, on ne cherche 
pas d'autre cause que l'intervention d'esprits mal- 
faisants et l'on recourt au sorcier pour les apaiser. 
L'esprit scientifique n'existe pas, bien moins encore 
qu'en Chine : car, si le Chinois use parfois d'une 
logique bizarre, du moins a-t-il fait preuve souvent 
d'esprit d'observation, voire d'esprit mathématique. 
Confucius ne s'inquiétait ni des questions métaphysi- 
ques, ni de l'explication des phénomènes extérieurs, 
l'homme était sa seule étude : les Coréens ont étudié 
la métaphysique à l'exemple de Tchmi Hi, sur tout 
le reste ils s'en sont tenus à la lettre du confu- 
cianisme. Aussi pour la bibliographie, l'épigraphie, 
la numismatique, l'agriculture, la sériciculture, l'histoire 



INTBODUCnON. GLXIX 

naturelle, les arts industriels, les beaux-arts n'ont-ils 
presque rien à opposer aux richesses chinoises : quelques 
listes de livres, peut-être un recueil épigraphique, deux 
réimpressions d'histoires naturelles chinoises, quatre 
ou cinq ouvrages sur Tagriculture, autant sur la 
sériciculture et sur la musique, et c'est tout. Encore 
est-il bon de remarquer que les traites agricoles et 
musicaux sont presque tous du XVS siècle et ont été 
composés sous l'impulsion de Syei tjong^ l'inventeur 
de l'alphabet, le prince le plus remarquable de la 
dynastie actuelle, dont on retrouve le nom dans toutes 
les branches d'études. L'iagriculture et la sériciculture 
sont une aJBfaire de pratique traditionnelle ; la musique, 
s'enseigne par une imitation mécanique et les sons 
s'écrivent aujourd'hui au moyen de lettres coréennes 
qui forment une harmonie imitative ; le dessin, bien que 
pratiqué avec succès ^^^ n'a domié lieu ni à un ouvrage 
théorique ni à un ouvrage d'enseignement. 



1. J'ai déjà donné quelques indications sur l'art du dessin à propos 
des gravures qui se trouvent dans divers ouvrages. Il n'est pas 
inutile d'ajouter que, pour la couleur, la composition, l'ordonnance 
des masses, les artistes coréens sont bien supérieurs à leurs voisins 
de l'ouest et de lest. Les deux temples du dieu de la guerre, 
situés l'un à l'est, l'autre au sud de Séoul, possèdent, dans des 
galeries couvertes sur les deux côtés de la grande cour, des séries de 
peintures, semblables d|ins les deux temples et représentant les 
scènes principales de la vie du dieu ; la vivacité et l'hi^rmonie des 



z' 



CLXX httroduction. 

Les mathématiques et Tastronomie sont un peu 
mieux partagées : des livres chinois ont été réimprimés 
aux XVIIS et XVIIII siècles ; on peut citer quelques 
ouvrages composés en Corée, Tun au XV? siècle par 
ordre du roi Syei tjong et les autres depuis 1850 
par deux hauts fonctionnaires, Nam Pyeng kil et 
Nam Pyeng tchyeP^\ qui paraissent avoir eu des 
aptitudes toutes spéciales pour les sciences exactes, 
La divination, qui touche de près à l'astronomie, 
offre un grand nombre d'ouvrages, tant manuscrits 
qu'imprimés, quelques-uns en coréen, beaucoup en 
chinois, plus ou moins savants suivant la classe de 
lecteurs à laquelle ils s'adressent : les sciences occultes 

couleurs, la disposition des masses dans les bataiUes, l'approfondisse, 
ment des lointains, toute la perspective témoignent d'une habileté 
remarquable, on ne sent nulle gaucherie et nul effort. Une bonzerie 
proche de Séoul, celle de Sin heung, $f^^» je crois, a des 
peintures d'un style analogue représentant des scènes àe Tenfer 
bouddhique Enfin, il existe à la bonzerie de Ryong tjyau, flj^^i 
un tableau de petites dimensions : le sujet est un ascète en médita- 
tion dans la forêt, la chair légèrement rosée, la barbe et les cheveux 
blancs du vieillard accroupi, mettent sous la verdure sombre une 
lumière surnaturelle, l'expression de la physionomie est d'une inten- 
sité remarquable : ce n'est plus de l'art coréen, c'est de l'art humain. 
Les artistes qui ont peint ces œuvres, sont des bonzes, m'a-t-on dit; 
mais on a oublié leurs noms et on ne sait ce qu'ils sont devenus. 

On brode sur soie, au Palais, des paravents représentant des 
paysages, qui sont exécutés avec une très grande finesse et présentent 
une grande ressemblance de style avec les peintures dont j'ai parlé. 



INTRODUCTION. CLXXl 

jouent, en effet, un grand rôle dans la vie du Coréen ; 
remplacement d'un tombeau, le site et Torientation 
d'une maison, le choix d'un jour pour des funérailles 
ou pour un mariage, l'horoscope sont du ressort du 
devin ; et pour peu qu'un homme soit timoré et 
superstitieux, il n'est pas de petit fait dans la vie, 
jusqu'à tailler un vêtement et prendre un bain, qui ne 
soit soumis aux règles de l'astrologie. La cour donne 
l'exemple, le calendrier officiel est rempli aux trois 
quarts d'indications sur les faits et gestes des esprits, 
une administration spéciale, le Bureau d'Astrologie, 
recrutée par des examens spéciaux, prépare le calendrier 
et détermine pour chaque circonstance les directions 
et les jours fastes et néfastes. Et cependant, malgré 
l'importance des sciences occultes en Corée, presque tous 
les ouvrages qui les concernent sont venus de Chine. 

H reste encore trois branches d'études, l'art 
militaire, la médecine et les langues, oii les Coréens, 
poussés par la nécessité pratique de se défendre, de 
soigner les malades et de s'entendre avec leurs voisins, 
ont été plus originaux ; ils y ont porté les qualités 
d'ordre et de clarté qui leur sont naturelles. Dès 
l'époque du Sin ra, on cite le titre de deux traités 
militaires, on en trouve un sous la dynastie de Ko rye ; 



CLZXII IKTBODUCTION. 

SOUS la dynastie régnante, Syei tjong, Moun tjong, 
Syei tjo^^^ ont composé eux-mêmes ou fait composer un 
assez grand nombre d'ouvrages ornés de planches et 
ont fait imprimer les sept classiques militaires de la 
Chine. L'invasion japonaise de 1592 ramena à ces 
études n^ligées pendant plus d'un siècle ; on imprima 
quelques ouvrages chinois. Au XVIIIS siècle, Syouk 
^jongy Yeng tjong^ Tjyeng tjong^^^ publièrent des éditions 
d'anciens ouvrages et en firent composer de nouveaux 
qui furent imprimés avec le plus grand soin. Enfin, 
récemment, plusieurs œuvres nouvelles ont vu le jour 
et on a réimprimé un ouvrage chinois de la première 
moitié du siècle, relatif à l'armement moderne, aux 
canons, bateaux à vapeur, etc. : ce Uvre est orné de 
gravures finement exécutées. Dans le présent ordre 
d'idées, les Coréens se font gloire d'avoir inventé une 
nouvelle disposition tactique et des jonques de guerre 
à double pont, où ^les archers tirent à couvert et 
qui sont armées de coutelas dissimulés sous de la 
paille : ces " bateaux-tortues " ont fait le plus grand 
mal aux Japonais en 1592. Les études militaires sont 
oi^^isées sur le même plan que les études httéraires 
et donnent accès à des grades analogues. 



1 ia:^;*^;ia:«. 2. |ft^;X^;iE^. 



lOTBODUCnON. CLXXin 

Pour la médecine, la Corée s'est mise à Técole 
de la Chine dès le VU? siècle, elle lui a emprunté 
ses livres, des examens ont été institués. C'est sous 
la dynastie de Ko rye que l'on trouve pour la première 
fois l'indication d'ouvrages composés par les médecins 
royaux. Au XV? siècle, lors de la réforme adminis- 
trative accomplie par la dynastie nouvelle, les examens 
réorganisés portèrent encore sur des ouvrages chinois ; 
dès cette époque, ^urtant, quelques-uns de ces livres 
furent traduits en langue vulgaire, ce qui indique une 
diffusion plus grande des connaissances thérapeutiques. 
Sous le règne de Syen ijo^^\ la médecine prit un 
développement indépendant ; ce prince paraît s'être 
intéressé spécialement à ces études, il fit graver 
plusieurs ouvrages chinois importants et encouragea 
les travaux de He Tjyoun^'^\ l'auteur du Tong eui 
po ham (n2 2517), ouvrage général en vingt-cinq 
volumes, et du Htài mn ijip yo (n? 2506), traité 
sur la gestation et sur l'accouchement ; le premier de 
ces ouvrages a été fort apprécié en Chine et y a été 
râmprimé. Depuis cette époque, plusieurs œuvres 
moins importantes ont été composées par des médecins 
coréens ; on trouve, en particulier, un grand nombre 



â» 



1. âM. 2. t^gf. 



CLXXIV INTBODUCTION. 

d'éditions de divers formulaires. Les principes de 
la science médicale sont les mêmes en Corée 
qu'en Chine : Tanatomie est très rudiraentaire ; les 
maladies, classées d'après les principes physiques 
auxquels on les attribue, sont étudiées et reconnues 
uniquement d'après les symptômes externes ; la médi- 
cation interne consiste en tisanes et en pilules 
extrêmement compliquées • à l'extérieur, on fait grand 
usage de l'acupuncture et du moxa.» , 

La médecine, l'astrologie, ^ainsi que l'astronomie 
qui n'a guère d'autre raison d'être que la confection 
du calendrier, forment un ordre d'idées étranger au 
confucianisme, qui ne favorise pas plus la spéculation 
sur les pouvoirs occultes que l'observation des objets 
réels ; tandis que les lettrés se consacraient à l'étude 
de la morale, des rites et de l'histoire, et même de 
l'art militaire, les ^lences devenaient le monopole 
d'une autre classe de la société coréenne, classe de 
formation récente, plus humble, à laquelle les hautes 
fonctions étaient inaccessibles, qui à la pratique de la 
mMecine, de l'astrologie, joignait, aussi l'étude des 
langues et était en possession de servir d'intermédiaire 
dans toutes les relations extérieures ; tandis que la 
noblesse lettrée des derniers siècles s'égarait dans de 



raTRODUcrroN. clxxv 

stériles discussions philosophiques, cette classe moyenne, 
que Ton nomme souvent classe des interprètes, se 
faisait, par son activité et sa richesse, une place de 
plus en plus grande, restait en contact avec la 
Chine et le Japon, malgré les lois qui fermaient le 
royaume, et faisait pénétrer en Corée quelques-unes 
des notions scientifiques venues d'occident. 

La connaissance des langues étrangères était le 
principal apanage et la raison d'être de cette classe ; 
l'instruction était donnée par les interprètes aux 
jeunes gens sortant -de familles d'interprètes ; une 
administration spéciale, préposée à cet enseignement, 
avait aussi diverses attributions relatives aux missions 
envoyées annuellement à Péking. A l'époque du 
Ko rye, cette Cour des Interprètes semble ne s'être 
occupée que du chinois officiel et du chinois parlé ; la 
dynastie régnante divisa la Cour en quatre sections 
pour l'étude du chinois, du mongol, du japonais et du 
niu tchen, qui fut plus tard appelé mantchou. Je 
n'ai pas trouvé la date précise de cette réorganisation ; 
les quatre sections existaient et étaient complètement 
constituées en 1469, les Statuts du Gouvernement 
(n? 1^5)j qui ont été publiés h cette date, donnent la 
liste des livres étudiés dans chacune d'elles. A cette 
époque, la puissance des Mongols était abattue depuis 



CLXXVI INTBODUCrrON. 

un siècle, celle des Mantchous ne devait s'âever qu'un 
siècle plus tard : si néanmoins la section de mongol 
était conservée et si celle de mantchou existait déjà, 
c'est que les relations que les Coréens entretenaient 
avec ces peupladqs, avaient une certaine importance : 
quelle en était la nature ? c'est une question qui 
serait intéressante à élucider. Des livres indiqua par 
les Statuts de 1469, un grand nombre ont été perdus, 
quelques-uns existent encore dans des éditions revues 
au XVIII S siècle ; l'historique de ces ouvrages est 
inconnu, les documents coréens ne donnent sur eux 
aucun renseignement antérieur à la fin du XVII? 
siècle ; il serait à souhaiter que des spécialistes des 
langues mongole et mantchoue examinassent les fac- 
similé qui se trouvent à l'Ecole des Langues Orien- 
tales : peut-être s'y rencontrerait-il quelque fait 
linguistique curieux. L'enseignement de la langue 
japonaise était, à l'origine, basé sur des ouvrages 
japonais, tels que le Dou zi kiyau (nS 145), l'I ro 
ha (n? 141), le Tei kun wau rai (n? 151) ; tous c«s 
livres ont été exclus en 1678 et remplacés par un 
important recueil de dialogues en douze volumes, dont 
la première édition avait été préparée, à la *fin du 
XVI? siècle, par un Coréen prisonnier au Japon. 
L'origine des plus anciens ouvrages destinés à l'instruc- 



INTEODUCrnON. CLXXVII 

tien des interprètes de langue cliinoise n'est pas moins 
obscure que celle des livres mantchous et mongols ; 
tous ces volumes furent revus et modifiés à la fin 
du XVII? siècle et pendant le XVIII?. Ce sont, 
comme les livres mantchous et mongols, des recueils 
de dialogues. 

En dehors des œuvres destinées à renseignement 
officiel, il en existe quelques autres qui ne sont 
pas indiquées dans les Statuts du Gouvernement à 
propos des examens : ainsi un important vocabulaire 
mantchou-coréen, qui ne porte aucune date, .et plusieurs 
collections de dialogues en chinois parlé, presque toutes 
récentes. Il faut encore noter les dictionnaires chmois 
avec prononciation coréenne, qui sont presque tous du 
XVIII; siècle ; quelques-uns seulement remontent au 
XV S siècle. Parmi les ouvrages employés pour l'éduca- 
tion, un petit nombre sont des vocabulaires, donnant 
à coté de chaque caractère la prononciation coréenne 
et le sens en coréen ; les ouvrages de morale élémen- 
taire que Ton met dans les mains des enfants, joignent 
parfois au texte chinois mie traduction en langue 
vulgaire. 

Enfin la langue sanscrite a été aussi étudiée en 
Corée, mais seulement par les bonzes, il existe quelques 
textes bouddhiques en sanscrit, chinois et coréen ; une 



CLXXVITI INTHOBIXmON. 

méthode pour apprendre la langue sacrée, datée de 
1777 et paraissant fort cîlaire, se trouvait en 1891 
dans une bonzerie voisine de Séoul ; je n'ai malheureuse- 
ment pas eu le loisir de l'examiner en détail et les 
bonzes ont refusé de me la céder. 



VL 



Les classes d'ouvrages que j'ai essayé de carac- 
tériser jusqu'ici, sont tenues par les lettrés en plus ou 
moins grande estime, mais toutes sont r^^ardées 
comme sérieuses et dignes d'attention. H me reste à 
parler de la littérature populaire, de celle qu'ignorent 
les lettrés et les interprètes, les nobles et les demi- 
nobles, ceux qui ont étudié, qui sont fonctionnaires ou 
peuvent l'être. H y a d'abord les romans : un homme 
de classe même moyenne rougirait d'être vu avec un 
roman dans les mains ; mais le style chinois est bien 
difficile pour qui ne l'a longtemps étudié, les ouvrages 
sérieux ont peu d'attrait pour celui que ne touchent 
pas les rites, les exemples des anciens, les questions 
administratives. Que feront les femmes dans les 
longues oisivetés de l'appartement intérieur, après 



j f 



INTRODUCTION. CLXXIX 

qu*elles ont pris leur soûl de bavardages avec les 
voisines? que fera le marchand dans Tattente du 
chaland ? le travailleur, dans les fréquents jours de 
repos qu'il s'octroie ? bien peu de ces gens-là 
connaissent les caractères chinois, pas un peut-être 
n'est capable de lire un texte suivi. Mais il en est 
peu qui ne connaissent les caractères vulgaires, et les 
romans les ont pour lecteurs assidus. 

Aussi le roman en langue chinoise est-il rare, 
n'étant pas compris des uns, étant dédaigné des autres ; 
il ne trouve sans doute pas d'autre public que les 
femmes du Palais, les femmes et les jeunes gens des 
classes élevées ; il existe une édition illustrée du 
San koe tchi (n? 755), on trouve aussi quelques 
autres romans chinois ; un fonctionnaire du XVID siècle, 
Kîm Ihàyoun tchàik^^^ a écrit deux romans en langue 
chinoise, l'un est une allégorie transparente destinée à 
ramener le roi Syotik tjong^^^ à de meilleurs sentiments 
à r^ard de la reine qu'il voulait répudier. 

La plus grande partie des romans sont en langue 
vulgaire, ils ne portent jamais un nom d'auteur et 
rarement une date, les uns sont traduits ou imités du 
chinois, les autres sont originaux* et se rapportent à 



1. ^^ï5. 2. ift 






CLXXX INTRODUCTION 

des faits œnnus de Thistoire chinoise et coréenne, ou 
sont des œuvres d'imagination sans aucun fondement 
historique : même parmi ces derniers, Tintrigue d'un 
grand nombre se passe en Chine, tant est bien établi 
l'ascendant de ce pays sur les esprits coréens ; d'ail- 
leurs cette Chine des romans est toujours peu réelle, les 
anachronismes abondent et les personnages expriment 
sans cesse des idées coréennes nullement déguisées. 
Quel que soit le lieu de la scène, les traits com- 
muns de ces ouvrages sont nombreux et manifestes : 
les études de caractères sont nulles ; les personnages 
sont toujours les mêmes, étudiant qui devient docteur 
ou jeune guerrier qui repousse les ennemis, jeune fille 
douée de toutes les perfections physiques et morales, 
père qui s'oppose au bonheur des jeunes gens, méchant 
mandarin qui convoite la jeune fille et dont les 
calonmies sont démasquées, grand fonctionnaire bien- 
faisant, bonze versé dans l'art de la guerre et dans les 
sciences occultes : les înêmes types se retrouvent partout 
et deviennent vite de vieilles connaissances. L'intrigue 
est monotone : il s'agit d'arriver au mariage des 
jeunes gens, ou à la reconnaissance d'un fils longtemps 
perdu ; les événements s'accumulent, guerres, rapts, 
naufrages, songes, signes miraculeux, calomnies, exils se 
succèdent sans trêve ; le seul intérêt est celui de la 



IlîTRODUCnON. CLXXXI 

curiosité tenue en éveil, qui se demande comment pourra 
se débrouiller un écheveau aussi compliqué, et qui est 
souvent déçue par la maladresse du dénouement. 
Quand on a lu deux ou trois de ces productions, on 
les connaît toutes. On trouve parfois quelques des- 
criptions de paysage assez fraîches, ou des traits de 
caractère heureusement -saisis et qui ne sont pas 
dépourvus d'intentions satiriques : mais les descriptions 
sont toujours les mêmes et deviennent vite fastidieuses, 
et les traits de caractère s'amassent de façon exagérée, 
tournent à la grimace. Parfois l'intrigue prend une allure 
fantastique et a des péripéties assez imprévues ; mais 
de temps en temps les invraisemblances sont tellement 
grandes, le fil qui relie les personnages est si ténu,. que 
l'ouvrage devient inférieur en intérêt aux plus faibles 
de nos contes moraux à l'usage des enfants. 

Après les romans, la littérature populaire nous 
offre des chansons assez nombreuses, quelques-unes 
sont imprimées, la plupart se trouvent dans des volumes 
manuscrits, beaucoup ne sont écrites nulle part ; de 
noms d'auteur et de dates, il n'est pas question. 
Ces poésies se font remarquer par un vif sentiment de 
la nature, un réel talent de description, une teinte 
tantôt sentimentale, tantôt légèrement ironique ; l'amour 



CLXXXII INTRODUCTION. 

et ses joies, le plaisir de l'ivresse, la fuite du temps, 
la brièveté de la vie sont les thèmes qui reviennent 
le plus souvent ; dans toutes œs pièces, même dans 
les plus vulgaires, les allusions aux choses de Chine, 
les réminiscences des formules de la poésie cliinoise se 
rencontrent à chaque instant. J'ai essayé plusieurs fois 
de me faire expliquer les règles de la prosodie 
coréenne, mais tous ceux à qui je me suis adresse, 
n'avaient sur ce sujet que des idées fort vagues. Les 
chansons coréennes, m'ont-ils dit, sont de trois genres : 
les unes, courtes, sont divisées en strophes à peu près 
de longueur égale, souvent elles décrivent un petit 
tableau poétique et y ajoutent quelques réflexions 
morales ; d'autres, beaucoup plus longues, et sans 
divisions rhythmiques, renferment une suite de scènes 
reliées entre elles ; les unes et les autres sont toujours 
chantées par une personne seule, avec accompagnement 
de musique. Les complaintes, comportant un dévelop- 
pement d'action, forment le troisième genre ; elles sont 
chantées avec accompagnement et mimées par deux ou 
trois baladins. Quant à la nature du vers coréen, 
elle est peu déterminée, puisqu'il n'y a ni quantité, ni 
rime, ni assonance, ni nombre fixe de syllabes : ce qui 
le distingue de la prose, c'est une certaine recherche 
d'expressions poétiques et d'images, c'est aussi que 



INTRODUCTION. CLXXXm 

chaque vers forme une phrase, forcement courte, ne 
dépassant pas une vingtaine de syllabes, alors qu'en 
prose la phrase s'étend souvent sur plusieurs pages ^^^ 

Tout le reste de la littérature indigène en langue 
vulgaire se compose de traductions : les trois livres 
canoniques reconnus en Corée, Yi king (nS 174), 
Chaii king (n? 183) et CJii king (n? 188), existent,* 
pour l'usage des étudiants, avec traduction coréenne ; 
des manuels populaires pour la correspondance, les rites 
funéraires, la divination, la médecine, des ouvrages 
plus importants, médicaux, taoïstes, bouddhistes, rela- 
tifs aux langues, à l'agriculture, à la morale, à 
l'éducation, contiennent aussi .une partie coréenne : 
tantôt la prononciation des caractères difficiles est 
seule donnée en coréen, tantôt tout le texte est 
transcrit en en moun^ parfois une traduction complète 
est jointe à la transcription, soit à la fin de chaque 
phrase, soit disposée côte à côte avec le chinois ; 
quelques-uns de ces volumes enfin sont uniquement 
en langue vulgaire. L'époque de ces différentes 

1. Parmi les anciennes poésies dont je donne la liste au chap. I 
du liv. IV, plusieurs ont dû être écrites dans la langue du pays, mais 
elles ne se sont pas conservées. Dans les fêtes du Palais, on exécute 
une ou deux danses d'origine populaire, qui sont accompagnées de 
chansons en coréen : je n'ai pu trouver le texte de ces chansons. 



CLXXDV INTRODUCTION 

traductions est rarement indiquée ; celles qui sont 
datées, sont presque toutes du XV 5, du XVI* et du 
XIX* siècles. 



L'introduction du catholicisme a donné naissance 
à une brandie nouvelle de la littérature vulgaire ; la 
religion s'ad ressaut à tous, les ouvrages religieux doivent 
être à la portée de tous, et c'est la langue vulgaire 
seule qui peut répondre à ces besoins nouveaux. 
Quelques ouvrages sont antérieurs à la persécution de 
1839 : Tun existe en manuscrit à la Mission de Séoul, 
il porte la date de 1837 ; un autre est dû au noble 
chrétien Paul Tyeng qui périt dans la persécution de 
cette époque. L'ouvrage de Paul Tyeng, après avoir 
longtemps circulé en manuscrit, a été imprimé vers 
1864 par les soins de Mgr. Daveluy : c'est dans cette 
seconde période que les ouvrages chrétiens commencent 
à devenir nombreux ; Mgr. Daveluy prépara des traduc- 
tions de livres catholiques chinois et les fit imprimer ; 

m 

ces travaux furent interrompus par la persécution de 
1866, les planches gravées et la plupart des exemplaires 
tirés furent perdus. A partir de 1884, Mgr. Blanc 
put reprendre l'œuvre de son prédécesseur ; un peu 
plus tard, la Mission installa une imprimerie avec 
types mobiles qui a fonctionné sans arrêt jusqu'à ce 



INTRODUCTION. CLXXXV 

jour. Quelques ouvrages ont aussi été imprimés par 
la Maison des Missions Etrangères qui est à Hong 
kong. Tous les livres catholiques, à une ou deux 
exceptions près, sont traduits ou abrégés du chinois ; 
la langue employée est le coréen vulgaire ; mais les 
termes techniques sont des expressions chinoises, sim- 
plement transcrites au moyen de lettres coréennes. 

Les Missionnaires protestants américains, arrivés 
en CJorée depuis l'ouverture du pays par les traités, 
ont publié un livre de cantiques, quelques traités reli- 
gieux et quelques traductions des évangiles et des 
épîtres. Les missionnaires anglais ne sont venus qu'en 
1890 ; j'ignore si, depuis mon départ de Séoul, ils 
ont imprimé quelques livres coréens. 

Cette longue revue de la littérature coréenne 
nous a montré des œuvres peu originales, toujours 
imbues de l'esprit chinois, souvent de simples imita- 
tions ; encore, dans les richesses déconcertantes de la 
littérature chinoise, les Coréens ont fait un choix : la 
philosophie, qui a été lente à les conquérir, a su se 
les attacher et, avec les théories cx)nfucianistes, sont 
venus naturellement tous les genres qui se rattachent 
à cette conception sociale et morale, rites et administra- 
tion, histoire, poésie savante et raffinée. En dehors du 



()t.XXXVI INTRODUCTION. 

confucianisme, les Coréens nont cultivé des sciences 
que celles qui ont une utilité immédiate, médecine, 
astrologie, art de la guerre, langues des peuples 
voisins. Si des ouvrages chinois étrangers aux genres 
que je viens d'énumérer, ont été reproduits, ce sont des 
œuvres dont le but est pratique ; la littérature religieuse 
même, taoïste et bouddhiste, n*a ]ias d*autre raison 
d'être que le motif tout pratique de mettre en règle 
avec les esprits ceux auxquels le confucianisme, trop 
froid, ne suffit pas. Les œuvres d'imagination sont 
peu importantes par le nombre et la valeur, moins 
encore par l'estime qu'en font les lettrés. Le 
rôle de cette littérature a été surtout social et 
moral, conforme à l'idée confucianiste qui a peu à 
peu dominé tout le reste ; toute influence étrangère 
a donc été lentement éliminée, surtout dans ces 
derniers siècles, oîi la Corée s'est tenue enfermée en 
elle-même ; la notion de ce qui est extérieur aux 
frontières, s'est presque totalement perdue, tout le 
monde s'est réduit, pour le Coréen, à ce que contient 
son étroite péninsule ; de la Chme classique, il a 
conservé un grand souvenir accompagné d'une recon- 
naissance attendrie, mais il a oublié, dédaigné dans 
son for intérieur, la Chine actuellement existante. 
Le territoire resserré de la Corée est devenu, pour le 



INTRODUCTION. CLXXXVII 

lettré coréen, le centre du monde et lui-même se tient 
pour Tunique dépositaire de la doctrine; Tignorance et la 
vanité qui en résultent, dépassent l'attente : à entendre 
parler un Coréen, il semble parfois qu'on entende un 
de ces Grecs antiques, seuls civilisés au milieu des 
barbares et pour qui le monde commençait à la mer 
Egée et allait à peine jusqu'à la mer Ionienne ; mais 
la Grèce a joué un bien autre rôle dans le monde. 

Telle qu'elle est cependant, bien inférieure à la 
littérature chinoise, à la littérature japonaise aussi qui 
a su conserver une part d'originalité malgré les 
emprunts faits à l'étranger, la littérature coréenne 
l'emporte de beaucoup sur ce qu'ont produit les 
Mongols, les Mantchous et les autres élèves de la 
Cliine. Mieux qu'aucun d'eux, la Corée s'est assimilé 
les leçons reçues, a fait siennes les idées apprises, les 
a mises en pratique avec une rigueur, en a tiré des 
conclusions avec une logique que la Chine n'a pas 
connues ; le dévouement des sages coréens à leur 
théories, à leur foi, peut bien leur mériter une place 
d'honneur à cote des sages chinois : ils ont, en somme, 
créé une religion confucianiste qui n'existait pas en Chine, 
et plusieurs sont morts pour elle. Et dans l'histoire, 
les écrivains ont porté assez de simplicité, d'honnêteté, 
de critique impartiale pour avoir droit à un haut rang. 



CLXXXVm iKTBODtJCnON. 

La clarté de l'esprit coréen apparaît dans la 
belle impression des livres, dans la perfection de 
l'alphabet, le plus simple qui existe, dans la concep- 
tion des caractères mobiles où iî a atteint le premier ; 
et je ne veux pas parler ici de toutes les coimais- 
sances, de tous les arts reçus de la Chine, développes 
et transmis aux Japonais. Le rôle de la Corée a 
été considérable dans la civilisation de l'Extrême 
Orient : si la situation y avait été analogue à celle 
de l'Europe, les idées et les inventions coréennes 
auraient remué tous les jmys d'alentour ; mais les 
barrières élevées par l'orgueil de race et la conception 
de l'état, étaient plus hautes, le respect du passé 
imposait l'immobilité. Resserrée entre deux puissants 
voisins, remarquablement doués, l'un pour l'art et la 
guerre et l'organisation, l'autre pour toutes les branches 
de la littérature et pour les luttes de la vie pratique ; 
pays pauvre, à communications difficiles, la Corée, 
surtout depuis quelques siècles, n'a eu de rapports avec 
l'étranger que pour être pillée et asservie ; elle a vécu en 
elle-même, ses forces d'invention n'ont pas dépassé ses 
frontières, ses idées élevées, à l'étroit dans le royaume, 
se sont changées en ferments de discordes, elle a été 
déchirée par des partis, ces divisions ont arrêté tout 
progrès social : c'est ainsi que s'explique la triste 



INTBODUCriON. 



situatioD actuelle. Les dons que ce peuple avait reçus, 
ont ainsi tourné contre lui-même et il n'a pu remplir 
son mérite et son génie, entravé par l'inclémence de 
la destinée. 




Dunec de ïcAyc yoiuj, ft'SM 




1. l'iré du 'l'Jin tduin eui i:ouei. 



NOTE SUR LES TRANSCRIPTIONS 

EMPLOYÉES 

FOUR LS8 

LANGUES CORÉENNE, CHINOISE, JAPONAISE 

ET SANSCRITE. 



Pour la transcription de la langue coréenne, la 
méthode est toute tracée: à chaque lettre de l'alphabet 
coréen, substituer une lettre ou une combinaison de lettres, 
toujours la même ; c'est ce que je me suis efforcé de faire 
partout ; je n'ai eu, d'ailleurs, qu'à suivre l'exemple des 
Missionnaires de Corée, dont les beaux travaux^'^ sont 
conformes à ce principe. Si je me suis écarté d'eux sur 
quelques points, c'est pour me tenir plus près de l'ortho- 
graphe coréenne correcte, telle qu'elle est fixée par le 
Tjyen oun oh hpyen (n? 68) pour les caractères chinois, 
et par le Dictionnaire coréen-français où les mots sont 
écrite d'abord en lettres coréennes, pour la partie pure- 
ment indigène de la langue. 

J'ai donc résolument rei)Oussé la lettre n ou l'absence 
de consonne pour transcrire la lettre S , r, du commence- 
ment des mote et j'ai partout gardé à /\ la transcrii)tiou 
5, même quand cette lettre est finale et se prononce t ; 

1. Dictionnaire coréen-français et Grammaire coréenne (voir Liste 
des principales références). 



NOTE SUE LES TRANSCRIPTIONS EMPI/)YÉES. CXCI 

pour S finale, j'ai adopté, la notation / : la notation r 
eût été plus régulière, mais, à cause de la parenté phoné- 
tique de 1 et de r, ce point m'a semblé secondaire et je n'ai 
voulu me séparer que le moins possible du système employé 
par les ouvrages des Missions Étrangères. Je ne me suis 
éloigné sciemment qu'une seule fois de Torthographe du 
Tjyen oun ok hpyen : c'est pour le caractère ]^, fausse- 
ment écrit ^, tchyeng^ alors que l'homophone |^^ est 
transcrit ^, htyeng. 

Pour les titres d'ouvrages écrits en lettres coréennes, 
quand je me suis trouvé en présence de mots écrits 
incorrectement, j'ai conservé l'orthographe du texte, 
en rétablissant l'orthographe correcte entre paren- 
thèses. 

Pour la prononciation, voir les indications données 
aux pages 5 et 6 du premier volume. Je n'ai à y ajouter 
que quelques remarques : s n'a jamais le son doux de z, 
e a un son voisin de o bref, o a toujours le son grave 
de ô, ou se prononce comme en français, a est un a 
bref, eu a le même son qu'en français, mais un peu 
plus long ; ai, eij ai donnent è et é ; oi équivaut à peu 
près à eu ; les autres diphthongues se prononcent d'après 
leurs composantes, mais d'une seule émission de voix. La 
combinaison oui se prononce généralement comme en 
français et elle correspond à la finale chinoise oei ; 
parfois le son a dégénéré en iï, par exemple B^, ^|f 
tchyouiy prononcez tchu ; le son chinois étant tcJihoei, 
il semble bien qu'on ait afiaire à un affaiblissement de 



CXCn NOTE SUR LES TRANSCRIPTIONS EMPLOYÉES. 

la diphtliongue primitive. Dans d'autres cas, cette com- 
binaison remplace dans la langue vulgaire le simple ou 
de la prononciation correcte, ainsi ^, correctement ^ 
tchyouj s'écrit fréquemment ^|, tchyoui et se prononce 
tchû ; on a là un affaiblissement analoguç à celui qui a 
donné le son chinois tsiu du même caractère, qui rime 
avec des finales en ou (]|^, stni, et ^, A'o?^). . 

Tous les mots transcrits du coréen sont imprimés en 
italiques maigres. 

La question de la transcription est plus compliquée 
pour la langue chinoise : la prononciation a beaucoup 
varié depuis l'époque des plus anciens textes et elle 
diflPère considérablement d'une province à ubc autre ; 
comme il n'y a pas d'alphabet, la langue étant purement 
idéographique, il semble qu'on n'ait pas de base où fonder 
une transcription raison née et qu'il ne reste qu'à écrire 
le son tel qu'on l'entend : rien n'est moins scientifique 
que ce procédé ; il a été suivi par un bon nombre de 
sinologues, non pas par tous, et il a abouti à la confusion 
connue de ceux qui ont, si peu que ce soit, étudié l'Extrême 
Orient. Cependant les Chinois ont pour les sons de leur 
langue une méthode orthographique, qu'ils ont inventée à 
l'époque où ils ont étudié le sanscrit, et qui repose sur 
la décomposition du son d'un caractère en initiale et finale, 
toutes les initiales et toutes les finales étant classées en 
tableaux réguliers ; le dictionnaire que l'on peut regarder 
comme faisant foi pour la langue chinoise, le Khang hi 



NOTE SUR LES TRANSCRIPTIONS EMPLOYÉES. CXCIII 



tseu tien, ^ SR ^ ^y donne pour chaque cara^îtêre la 
prononciation d'après ce système (^ ^y fan tshie). Ce 
n'est pas ici le lieu d'insister davantage, mais le lecteur, 
même ignorant du chinois, comprendra sans peine qu'il 
y ait là le moyen de déterminer une orthographe raison- 
née, indépendante des variations locales et personnelles. 
On constate, de plus, que l'orthographe à laquelle on 
arrive de la sorte, est en accord avec celle qui se dégage 
de la prononciation du chinois au Japofi, en Corée et en 
Annam, et ne diflfére qu'insensiblement de celle qu'ont 
adoptée les anciens missionnaires français et des autorités 
telles qu'Abel Rémusat et Stanislas Julien. 

En me servant pour les transcriptions que j'avais à 
faire, de l'orthographe indiquée par le Khang M tseu 
tien, j'ai eu différents buts devant les yeux : employer 
le moins de lettres possible pour rendre chaque caractère, 
tout en conservant aux lettres ou combinaisons de lettres 
le son le plus voisin possible de celui qu'elles ont en 
français ; ne garder que les signes diacritiques strictement 
indispensables, chose d'autant plus nécessaire pour le chi- 
nois que l'on peut avoir à user des accents pour noter les 
tons ; transcrire d'une façon uniforme les initiales équiva- 
lentes et en agir de même pour les finales ; rester aussi le 
plus près possible de la prononciation usitée aujourd'hui 
pour la langue dite mandarine et qui est celle des gens 
instruits ; et enfin laisser la possibilité de noter, quand le 
besoin s'en fait sentir, une particularité de prononciation, 
telle que le ng mis dans le dialecte du nord avant presque 



CXCIV NOTE flUR LES TRANSCRIPTIONS EMPLOYÉES. 

toute vpyelle initiale, ou une indication ayant un intérêt 
* linguistique, telle que h à la fin des mots que les dialectes 
du sud et les prononciations étrangères terminent par 
k, t ou p. 

La différence entre les sons chinois et les sons français 
étant fort grande, les explications fournies pour la pronon- 
ciation des syllabes telles qu'elles sont transcrites, ne 
sauraient avoir qu'une valeur relative, sujette à toutes les 
incertitudes que je reproche à la transcription fondée 
uniquement sur l'ouïe. Je dois pourtant donner quelques 
notions, afin que ces syllabes représentent du moins un 
son approximatif au lecteur non sinologue. 

Le principe étant que les lettres et coml^inaisons de 
lettres conservent leur valeur française, j'indique seulement 
les exceptions : 

h soit seule, soit dans les combinaisons kH, ph, th, 
tchJif tsh, a un son guttural très voisin du ch 
dur allemand ; devant i seulement, ce son se rap- 
proche de celui du ch doux, sans lui être tout à 
fait semblable. Dans les combinaisons indiquées 
ci-dessus, la valeur de l'h s'ajoute à celle de la 
consonne qui précède : ainsi kh équivaut à k + h. 
k et kh, devant i, ont, dans les dialectes du nord, une 
valeur qui ne peut se noter en français ; en alle- 
mand elle pourrait s'écrire à peu près t + ch ainsi 
IHn serait t/chin, khin serait t/ch/hin. 
dans les dialectes septentrionaux, équivaut à ng 
prononcé faiblement (comparer le sanscrit ô). 



NOTE SUR LES TRAKSClilPTIONS EMPLOYÉES. CXCV 

S a toujours le son dur et ne se prononce jamais ^ 

comme z. 
o devant une voyelle, donne à peu près le son du w 

anglais. 
i on y devant une voyelle, forme avec elle une diph- 

thongue. 

ng à la fin du mot, rend nasale la voyelle précédente ; 
fang se prononce comme faut de enfant, fong 
comme fopd ; ing a approximativement le son du 
même groupe en allemand (diug) ; eng doit être 
entendu de la bouche d'un Chinois et ne i>eUt se 
décrire. 

n finale est toujours sonore (c/iau = chane). 

a équivaut à peu près à ea, les deux sons étant pro- 
noncés d'Une seule émission de voix. 

e se prononce é. 

ç a un son voisin de e, eu, o : dans le grouj^e en, 
il se rapproche de eu ; quand il est seul, il est un 
peu plus voisin de o. 

o comme voyelle, a toujours le son grave de ô. 

ai, ei, aOf eou, oe, ue se prononcent comme a + i, e -f i, 
a + 0, e + ou, + e, u + e, mais d'une seule émis- 
sion de voix. 

Tous les mots transcrits du chinois sont imprimés en 
Ualiqties grasses. 

La langue japonaise étant fréquemment écrite à l'aide 
d'un syllabaire, la transcription n'en offre pas de difficulté ; 



CXCVI NOTE SUR LES TKANSCRIPTIONS EMPLOYEES. 

^ il suffit, de chaque série de syllabes, de rapprocher une 
série aussi régulière que possible de syllabes françaises 
(par exemple fi^ iif ^ C < , ka ke ki ko ku, etc.) et de 
mettre sous chaque signe du mot japonais la syllabe fran- 
çaise correspondante. La prononciation moderne de O (à 
peu près tsou) et de i> (à peu près allemand tchi) ne 
saurait faire obstacle à l'application de ce i)rincipe, puis- 
que tous les faits linguistiques démontrent que ces deux 
syllabes appartiennent à la série ordinaire des dentales ; 
dans la série des labiales, les variations de prononciation 
entre ha et va, (fi^ entre hu (u) et fu, ^, ne font pas 
non plus difficulté : il suffit de poser que, dans les trans- 
criptions du japonais, h a une valeur spéciale, qui la 
rapproche des labiales, et est remplacée, dans certains 
cas, par v ou f, par b (^ bu) ou par p (^ pu). 

Il né me reste qu'à donner quelques indications sur 
la valeur attribuée aux lettres, quand cette valeur s'écarte 
de celle qu'elles ont en français : 

u se prononce ou ; il est presque muet à la lin des 

mots, 
e se prononce é; cette lettre correspond soit à^ ^ , soit 
à yi ; ces deux caractères s'employant aujourd'hui 
indifféremment et se prononçant tantôt é, tantôt 
yé, la transcription sur ce point ne saurait être 
tout à fait fixe, 
o a le son grave de ô,- mais est bref. 
s a toujours le son dur. 
ti i? et tu "^ se prononcent comme j'ai dit plus 



NOTE SUR LES TRANSCRIPTIONS EMPLOYÉES. CXCVII 

haut ; les faibles correspondantes, di ^' et du 
O f ont le même sou adouci. 

h est une simple aspiration et appartient à la série 
labiale, comme je l'ai dit plus haut ; devant i, CA, 
cette aspiration devient sifflante ; devant e, ^, 
elle ressemble parfois à y ; enfin, entre deux voyel- 
les, elle disparaît souvent dans la prononciation 
et laisse place à la contraction des voyelles. 

w a le son du w anglais devant a et o, iOy ^ ; devant 
i, 7d > bien qu'il semble exister pour Tétymologie, 
il disparaît toujours, de sorte que cette lettre ne se 
distingue pas nettement de i, V/*^. 

oi, ni forment chacun deux syllabe^ 

ai, ei sont des diphthongues dont chaque partie doit 
s'entendre, bien qu'elles soient prononcées d'une 
seule émission de voix. 

au, ou équivalent généralement à ô. 

uu se prononce ou long. 

tiya, tiyu, etc., diya, diyu, etc., valent tcha, t^hou, etc., 
dja, djou, etc. 

siya, ^siyu, etc., se prononcent comme cha, chou, etc. 

ziya, ziyu, etc., équivalent, à ïôkyô, à dja, djou, etc. 

eu se prononce yô. 

deu se prononce djô. 

seu se prononce chô. 

tu devant une des consonnes dures k, t, p, s, s'assimile 
à cette consonne (kk, tt, pp, ss), 

ku s'assimile au k qui le suit. 



CXCSniI NOTE SUR LES TRANSCRIPTIONS EMPLOYÉES. 

fu OU hu suivi de f ou h ou p, donne le groupe pp. 
n finale, devant une labiale, se transforme en m. 

Pour la transcription du sanscrit, j'ai suivi le sys- 
tème si clair et si logique adopté par Bergaigne, dans 
son Manuel pour étudier la langue sanscrite. 




Table pour le yin, M3|(<i). 



1. Tiré du 2jin tchan cui kouei. 



LISTE 

DES 

PRINCIPALES REFERENCES. 



/ ^ 



ALLEN (Dr. H. N.). 

Korean taies ; 

1 vol. in-8, Londres. * 

AMYOT. 

Dîctionriaire tartare-mantcliou-françaîs, publié par 
L. Langlès ; 
3 vol. în-4, Paris, 1789-1790. 

ASTON (W. G.). 

On. Corean popular literature ; 

Transactions of the Asiatic Society of Japan, 

vol. XVIII. 

Early Japanese history; 

id. vol. XVI. 

BERGAI6NE (A6EL). 

Manuel pour étudier la langue sanscrite ; 
1 vol. in-8, P§ris, 1884. 

BRAMSEN (W.). 

Japanese clironological tables ; 
i vol. în-8, Tokyo, 1880. 



œ LISTE DES PRINCIPALES RÉFÉBENCES. 

BUNTIU NANJIO (mUÈ^JI). 

A Catalogue of the Chinese translation of the Bud- 

dhist Tripî/aka, etc.; 

1 vol. in-4, Oxford, 1883. 



^ ^ 



BULLETIN DE LA SOCIETE DE 6E0GBAPHIE DE PARIS. 

7? série, tome X, 1889. 



COBDIEB (H.). 

Bibliotheca Sînica, dictionnaire bibliographique des 

ouvrages relatifs à l'Em]3ire Chinois ; 

2 vol. in-8, Paris, 1881-1885 ; • 

Supplément du même ouvrage ; 

2 fascicules, 1893. 

Essai d'une bibliographie des ouvrages publiés en 
Chine par les Européens au XVII? et au XVIII? 
siècles ; 

1 vol. in-8, Paris, 1883. 



CATAL06US LIBBOBUM VENALIUM IN OBPHANOTBOPHIO 
TOU SAI WAI. 

1 vol. i)etit in-8, Zi ka wei, 1889. 

■» 

DALLET (CH.). 

Histoire de l'Eglise de Corée, précédée) d'une intro- 
duction sur l'histoire, les institutions, etc. ; 

2 vol, in-4, Paris, 1874, 



LISTE DES PRINCIPALES RÊFÉRENCEa CCI 

DUHALDE (le P.). 

Descrîptîbn de la Chine ; 

4 vol. in-folio, Paris, 1735 (et diverses autres 

éditions) . 



EITEL (ERNEST J.). 

Handbook of tlie Chinese Buddhism, 2! édition ; 
1 vol. in-8, Hongkong, 1888. 



Feng shwei, or the rudiments of natural science în 
China^; 
1 vol. in-8, Londres, 1873. 



GRIFFIS (W. E.). 

Corea. The Hermit Nation ; 
1 vol. in-8, Londres, 1882. 



H0AN6 (P. PETRUS). 

De Calendario Sinîco et Europœo ; de Calendario 
Sinico variée notion es, etc.; 
1 vol. in-8, Zi ka wei, 1885. 



HERVET DE SAINT-DENTS (Marquis d'). 

Ethnographie des peuples étrangers à la Chine. Ma- 

touan-lin traduit pour la 1*5® fois, etc. ; 

2 vol. in-4, Genève, 1876-1883. 



œn LISTE DES PRINCIPALES BÉFÉRENCE8. 

HABLEZ (C. DE). 

Traduction partielle du Koe yu ; 

Journal Asiatique, nov. déc. 1893 et janvier 
/évrier 1894 ; et Mémoires du Comité Sinico- 
japonais de la Société d'ethnographie, tome 
XIX, partie II, 1894. 

JULIEN (STANISLAS). 

Eésumé des principaux traités chinois sur la cul- 
ture des mûriers et l'éducation des vers à soie; 
1 vol. in-8, Paris, 1837. 



ELAPBOTH (J.). 

Aperçu général des trois royaumes ; 
1 vol. in.8, Paris, 1832. 



LEQGE (JAMES). 

The Sacred Books of China. The texts of Taoism, 
traduction ; 
2 vol. in-8, Oxford, 1891. 



LOWELL (P.). 

Chosen, the land of the Morning Calm ; 

1 vol. in-8, Boston, 1886. 



MATEBS (W. F.). 

The Chinese reader's manual ; 
1 vol. in-8, Changhai, 1874. 






LISTE DES PBINCIPALES BÉFÉBENGES. OCUI 

MILLOUE (L. de). 

Feng shoui ou Principes de science naturelle en 

Chine, par Ernest J. Eitel, traduit de l'anglais ; 
Annales du Musée Guiniet, I, Paris, 1880. 

MISSIONNAIRES DE COREE DE LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS 
ÉTRANGÈRES. 

Dictionnaire coréen-français, contenant I partie lexi- 
cographique ; II partie grammaticale ; III partie 
géographique ; 

1 vol. grand in-8, Yokohama, 1880. 

Grammaire Coréenne ; 

1 vol. grand in-8, Yokohama, 1881. 

MOLLENDORFF (P. 6. von). 

Essay on Manchu literature ; 

China branch of the Eoyal Asiatic Society, 
XXIV, new séries. 

NOCENTINI (LUDOVICO). 

Names of the old Corean sovereigns ; 

China branch of the Royal Asiatic Society, 
XXII, new séries. 

OFFERT (E.). 

A forbidden Land, voyages to Corea ; 
1 vol. in-8, Londres, 1880. 

FLAUCHUT (E.), 

Le royaume solitaire ; 

Revue des Deux Mondes, 15 février 1884. 



K* 



OCIV LISTE DBS PBINCIPALES EÉFÉBENCEa 

PLATFAIR (G. M. H.). 

The Cities and Towns of China, a geographîcal 
dîctionary ; 

1 vol. grand in-8, Hongkong, 1879. 

BOSNT (L. de). 

Sur les sources de l'histoire ancienne du Japon; 

Congrès des Orientalistes, tome I, p. 217. 

Les peuples de la Corée connus des anciens Chinois ; 
Actes de la société d'Ethnographie, VII, 1873; 
p. 99. 

Les Coréens ; 
Paris, 1886. 

Traité de l'Education des vers à soie au Japon. 

Sur la langue chinoise en Corée ; 

Cf. Congrès des Orientalistes, tome I, p.p. 148, 
178, 184, 217, 219, 221, 225, 227, 229, 233, 
235, 237, 239, 289, 291. 

ROSS (Rev. J.). 

History of Corea ancient and modem, etc.; 
1 vol. in-8, Paisley, 1879. 

SATOW (E.). 

Translitération of the japanese syllabary ; 

Transactions of the Asiatic Society of Japan, 
vol. VII. 



LISTE DES PRINCIPALES BÊFÉRENOES. OCV 

On the early hîetory of printing în Japan ; 

Transactions of the Asîatic Society of Japan, 
vol X, part I. 

Further notes on movable types in Korea and early 
Japanese printed books ; 

Transactions of the Asiatic Society of Japan, 
vol. X, part II. 

SCHERZER (F.). 

Journal d'une mission en Corée, traduit par, etc.; 
Dans les publications de TÉcole des Langues 
Orientales Vivantes, tome VII, 1 voL in-8, 
Paris, 1878. 

Tchao sien tche. Mémoire sur la Corée par un Coréen 
anonyme, traduit etc.; 

1 vol. in-8, Paris, 1886 (extrait du Journal 
Asiatique). 

SCOTT (JAMES). - 

English Corean Dictionary; 
• 1 vol. in-8, Séoul, 1891. 

TREATIES AND CONVENTIONS BETWEEN THE EMPIRE OF 
JAPAN AND THE POWERS, T06ETHER WITH THE UNIVER- 
BAL CONVENTIONS, REGULATIONS AND COMMUNICATIONS 
8INCE MARCH 1854; 

Revised édition ; 

1 vol. grand in-8, Tokyo, 1884. 



OCVI LISTE DBS PRINaPALES BÉFÉRENCES. 

Même ouvrage, vol. II, 1884-1888 ; 
1 vol. grand in-8, Tokyo, 1889. 

TREATIES, REGULATIONS ETC., BETWEEN COREA AND OTHEB 
PO WEBS, 1876-1889; 

1 vol. m-4 Changhaî, 1889 (Impérial Maritime 
Customs, III, Mîscellaneous séries, nî 19). 



WYLIE (A.). 

Notes on Chinese literature ; 

1 vol. in-4, Changhai et Londres, 1867. 

ZAEHAROV (I.). 

Dictionnaire mantchou-russe ; 

1 vol. in-4, St. Pétersbourg, 1875. 



OKAKURA TOSHISABURAU. 

Tiyau sen no bun gaku. 

Au sujet de la littérature coréenne ; 

Article donnant des détails intéressants sur les' livres 
et la littérature en langue vulgaire et reproduisant, 
avec traduction japonaise, plusieurs poésies popu- 
laires ; 

(^ ^ il M* < OP itou Têtu gaku 
zatu si, Revue de philosophie, 8S vol., n? 74 
et 75, Tokyo, avril et mai 1893). 



LISTE DES PRINCIPALES RÉPÉRENCEa OCVn 



Seu Jchou tsiuen chou tsong mou. 

Catalogue général des ouvrages de la Bibliothèque Im- 
périale (Cat. Imp.) ; 

121 vol. in-12, Canton, 1868. 
Ouvrage composé par ordre de l'Empereur, par 
une commission formée d'un grand nombre de fonc- 
tionnaires ; achevé en 1790. 



if H ^ fl » i 

Tseng pou oei kho chou mou. 

Liste des ouvrages formant des collections, avec addi- 
tions ; 

11 vol. in-lS, Péking, 1875. 
L'édition primitive renferme une introduction de 
Kou Sieou, surnom Zou ^ai, ^ f^ ^ M» originaire 
de Thong tchJioan, ^jl|, datée de 1799; cette 
introduction est reproduite dans l'édition dont je me 
suis servi. 



:^ ^ # ffl 

Ta mifig hoei tien. 

Statuts de la dynastie des Ming ; 

Ouvrage en 180 livres, publié par ordre impérial; 
1609. 

J'ai consulté une édition en 42 vol. in-8, formatit 
228 livres, datée de 1587. 



OCVIII LISTE DES PRINCIPALES RÉFÉÉENCES. 




1^ ^m^kn 

Li chi oau tchong ho khan. 

Collection de cinq ouvrages de Id TcJiao lo, ^^^\ 
Comprenant ; 

1? dictionnaire de géographie historique (Chine) ; 
2? dictionnaire de géographie moderne (Chine) ; 
3? atlas de géographie historique (Chine) ; 
4? atlas de géographie moderne (Chine) ; 
5? liste de noms de règne (Chine et pays voisins). 
10 vol. in-8, Tientein (?) 

L'ouvrage est de 1837 ; il en existe une édition 
de 1888, avec préface de Id Hong tchang, ^ ^ 






^ >F >£ ^ 

TcM pou tsou tchai tahong chmu 

Collection de Tchi pou tsou tchai ; 

Publiée au XVIII? siècle, par JPao Thing po, 

M]!^1$9 originaire de Hi au 'An hoei, ^fR^ 






Siu oei kho chou mou. 

Suite à la liste des ouvrages formant des collections; 
11 vol. in-18; Péking, 1876 ; 
Préface par l'auteur de l'ouvrage, Fou ¥un long, 
surnom Meou yuen, originaire de Te tshing, ^m 



LISTE DES PBINCIPALES RÉFÉRENCES. OCIX 

Choe fou. 

Recueil de morceaux divers ; 

Ouvrage en 100 livres formé d'extraits d'ouvrages 
anciens ; publié par Thao Taang yi, ^ ^ ^t 
au commencement de la dynastie des Ming, |Q ; 
publié de nouveau en 1630 et complété par Yti Oen 
POf^'XW^ (Cat. Imp., liv. 123). 



Thang chang ko koe thiuo yo. 

Traités entre la Chine et les puissances étrangères ; 

16 vol. în-8, Péking, imprimerie du Tsong li 
yamen, s.d. 



Thong chang yo tehang lei taoan. 

Recueil méthodique des dispositions contenues dans les 
traités ; 

20 vol. grand in-8, Tientein, 1886. 
Cet ouvrage a été composé sous la direction de 
lA Hong tehang, ^ ^ ^^ qui y a mis une pré- 

face, avertissement de Siu Taoïig liang, surnom 

• _ 

Tsiao tc^hen, originaire de Thong tehheng, ^ ||K 



œx 



LISTE DEB PRINCIPALES BÉFÊItENCEB. 




wtmMr 

Tsi ehoe tsMtien tehen. 

Veritas coUectis textibus demonstrata ; 

6 vol. in-8, par le P. Petrus Hoang ; Zi ka wei, 
1880. 




B«bw, «»^»>. 



X. Tiré du 'Qin Uihan eut houei, 



LISTE DES TABLEAUX 

PHONÉTIQUES, HISTORIQUES, GEO- 
GRAPHIQUES, ETC. 



N?d a« 
ovvngM. 



Syllabaire coréen transcription de la planche I.. 1 

Table dé multiplication 1 

Table des transformations phonétiques 1 

Liste des principales particules du style des 

administrations r 43 

Tableau méthodique des lettres 47 

Table des rimes .- 65 

Tableau des sept ordres de consonnes 66 " 

Tableau méthodique des lettres 66 

Liste des principales particules du style classique 187 

Liste des principales sortes de compositions 

il viîeraires ••• ••• ••• • * • ••• ••• ••• ^oo 

Table d^ insignes des divera rangs officiels... 1461 

Liste des principales administrations 1462 

Liste des compositions qui se font aux examens 1574 

Liste des cinq châtiments 1777 



\ 



œxn LISTE DES TABLEAUX. 

Nrdea 

OUTIlgW. 

Tableau chronologique des Rois de Ko rye 
Tableau des États et des Souverains jusqu'en 

Wt^tJ ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• •«< J.^y/ A 

Tableau chronologique des Rois de la dynastie 

régnante (à partir de 1392) 1910 

Liste des huit chevaux du Roi Htai tjo (dynastie 

régnante) 2103 

Liste des douze chevaux du Roi Syei tjo ... 2104 

Liste des principales routes 2182 

Liste des neuf mansions (^ ^, km koung)... 2354, i 
Tableau des points cardinaux, des trigrammes, 
des troncs (--p, kan) et des branches (^i 

Vi Vf »•• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• »•• Âé%jfJ^t% X 

Liste des principaux esprits qui règlent les 

choses humaines 2354, i 

Liste des principales conjonctures fastes et 

n6XcioLei3 ••. «a. ••■ ... ••• ••. ••• •«. Jj^kja. 

Liste de conjonctures qui influent sur les actions 

humaines , 2354, m 

Liste des neuf astres-princes 2425 

Tableau du rapport des horoscopes (pour les 

mariages) 2426 

Règle des trois fléaux 2426 



LISTE DES TABLEAUX 



œxni 



Tableau des influences qui règlent la vie des 

hommes, d'après l'année de leur naissance 2426 

Liste des huit provinces et des principales villes Index. 

Liste des dix troncs célestes (^ --p, htyen kan) 
et des douze branches terrestres (ijfe ^t 

W \J^J ••• ••• ••• ••• ••• «at ••• ••• xUCiGXa 




Figiire en terre de rarète d'un toit, (ill)^*^ 



1. Tiré du Hoa ëyeiig syeng yèk eui kouei. 



LISTE DES ABREVIATIONS. 



A.V. 


Collection de M.A.VÎRBière. 


a* XV. 


Bibliothèque Koyale de 8eoul. 


Bibl. Nat. 


Bibliothèque Nationale, fonds chi- 




nois. 


Brit. M. 


British Muséum, Department of 




Oriental printed books and manu- 




scripts. 


C. P. 


Collection de M. CoUin de Plancy. 


C. des Int. 


Bibliothèque de la Cour, des Inter- 




prètes, à Séoul. 


Coll. Varat 


Collection Varat, déposée au Musée 




Guimet, à Paris. 



Coll. V. d. Gabelentz Collection de M. G. von der CJabe- 

lentz, à Berlin. 
Com. F. S. Bibliothèque du Commissariat de 

France, à Séoul. 
J. B. Collection de M. J. Beauvais. 

L. O. V. Bibliothèque de TEcole des Langues 

Orientales Vivantes, à Paris. 



M.a 

Miss. étr. Séoul 



LISTE DES ABRÉVIATIONa 

Collection de l'auteur. 



œxv 



Bibliothèque de la maiison des Mis- 
sions Étrangères, à Séoul. 




Initraiiient de mittiqae, |i(K^'^ 



1. Tire du Ijftn tehan wi houd. 



N.B. — Les Duméroa d'ordre en italiqueê sont ceux des ouvrages 
oonteuaut des caractères coréens. 

Les mots en iialiqtieê maigreê sont transcrits du coréen ; les mots 
en italiques grfisnes sont transcrits du chinois. 



Si 



e 

a 



El 



£h: 



TT 



Cl 









ji. 



71 



TT 
1- 



H 



■a ît -il" '4 

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^ TT iv -a- 

r^°i5./!-?LS'a. 
gi :y •!- -g- 
^ *h -i- a>- 



a 



UV S] ^ 



11 



«i ^ 4? 
1'^ §. ^.^ 

■g. ^ TT 



a7^ 



BIBLIOGRAPHIE COREENNE 



TABLEAU LITTERAIRE DE LA COREE. 



Livre I : ENSEIGNEMENT, 



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Chapitre I : ÉDUCATION. 






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L Syllabaires coréens. 

I. Feuillets de 30 cm. sur 20 cm. ou environ. 

L.O.V.— Col. Varat. 

La disposition du syllabaire est celle qu'indique le 
tableau transcrit ci-contre: la première colonne à 
droite renferme les consonnes principales, qni sont 
désignées par des noms spéciaux, et la voyelle i ; la 
première rangée horizontale contient les images d'ob- 
jets dont les noms ont la même lettre initiale que les 
syllabes rangées au-dessous. 



UV. I : ENSEIGNEMENT. 



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trigrammes. 








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CHAP. I : ÉDUCATION. 3 

Sur ces syllabaires, on trouve en outre les divers 
renseignements astrologiques énumérés au 2? article 
" Syllabaires coréens," et la table de multiplication, 

A» Al *^» ^^^* ^^^ P^P ' 



9x9=81 


8x8=64 


6x7=42 


3x6=18 


3x4=12 


8x9=72 


7x8=56 


5x7=35 


2x6=12 


2x4= 8 


7x9 = 63 


-6x8=48 


4x7=28 


1x6= 6 


1x4= 4 


6x9=54 


5x8=40 


3x7=21 


5x5=25 


3x3= 9 


5x9=45 


4x8=32 


2x7=14 


4x5=20 


2x3= 6 


4x9=36 


3x8=24 


1x7= 7 


3x5 = 15 


1x3= 3 


3x9=27 


2x8 = 16 


6x6=36 


2x5=10 


2x2= 4 


2x9 = 18 


1x8= 8 


5x6=30 


1x5= 5 


1x2= 2 


1x9= 9 


7x7=49 


4x6=24 


4x4 = 16 




Le total de la table d( 


! multiplication qui précède, est 1505. 



Enfin quelques syllabaires portent des indications, 
telles que Û 3: ^ ^Ij i^ '^> syllabaire gravé nou- 
vellement en 1889. 

La disposition est parfois un peu difiérente, mais " 
les éléments sont toujours les mêmes. 

IL Un seul de ces syllabaires est d'un aspect plus 
spécial : 
1 feuille de 27 centimètres sur 23, en trois 

couleurs. 
L.O.V. 

En haut, dans des cercles, les caractères ^ ^ iHfe 
m ^ 5'C /^ JH hoang koit mou kang syou htyen tji 
hyeng^ **jusqu' à l'extrême vieillesse recevoir tou- 
jours la faveur du ciel." A la place de l'étoile, en 
tête de la colonne des lettres isolées, se trouvent les 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 

caractère3 ]fe tO> tj<^ to (forme sîgillaire) "à gauche 
est la peine " (?). A la fin, on lit, en caractères sigîl- 
laires : planche d'impression de la salle Po moun^ 
5§ ^ ^ ^. Il n'y a ni la table de multiplication, 
ni les renseignemente astrologiques. 

m. Le Korean Repository, Décembre 1892, (En pan 
chyel, by the Edilor) indique l'existence, dans une 
grande bonzerie proche de Ouen sarij JC lil> d'un 
ouvrage intéressant sur l'alphabet et l'emploi des 
lettres coréennes, et reproduit un fragment de cet 
ouvrage ; malheureusement la traduction qui y est 
jointe, est peu exacte et le titre de l'ouvrage n'est 
pas cité. De plus, le nom donné pour la bonzerie est 
fSà yeh ouen^ W) p| |^ (Cour des Interprètes) : j'ima- 
gine que la bonzerie en question n'est autre que celle 
de Syek oang «a, J^ 3E ^• 



Bien que ces feuilles soient très répandues, on ne 
se sert pas des syllabaires pour l'enseignement des 
filles et on interdit aux garçons de les regarder : 
ceux-ci, vers six ou sept ans, apprennent par cœur 
le Tchyen tjà mourij et quelques autres ouvrages 
analogues, sans les comprendre; à quatorze ou 
quinze ans, ils lisent les classiques. Jamais la langue 
coréenne ne fait l'objet d'une étude spéciale et bien 
des lettrés la lisent difficilement. D'autre part, les 
gens du peuple et les femmes, pour la plupart, con- 
naissent les caractères vulgaires, en mourij g^ ^ (Cf, 
E tjyei houn min tjyeny eum pour l'historique de ces 
caractères). 



CHAR I : ÉDUCATION. 6 

On peut remarquer que les consonnes X </, A 
tchy ^ hky £ hty ^ hp^ "5 hj n'ont pas de nom 
spécial. Les voyelles se désignent par leur son. 

Les règles de la phonétique coréenne sont assez 
délicates et un grand nombre de consonnes se trans- 
forment, lorsqu'elles se rencontrent en présence, l'une 
à la fin, l'autre au commencement d'un mot ; ces règles 
s'appliquent même aux mots chinois, qui se trouvent 
en abondance dans la langue coréenne, et les rendent 
parfois difficilement reconnaissables à l'oreille, 
n initiale tombe dans la prononciation ; 
r initiale équivaut presque toujours à n, soit muette, 

soit prononcée; 
r finale a le son 1 (transcription 1) ; 
h est une simple aspiration, fort différente de la 
gutturale que l'on rend par h en transcrivant 
le chinois du nord ; 
hk, tch, ht, hp équivalent à k + h, tj + h, t + h, 

• p + h ; 
sy se prononce comme s + h ; 
k, t, p ont parfois le son de g, d, b ; 
s finale se prononce t ; 

k final, suivi de n initiale ou m initiale, se trans- 
forme en ng ; 
k final et r initiale deviennent respectivement 

ng n ; 
t final, suivi de n initiale ou m initiale, se trans- 
forme en n ; 
t final et r initiale donnent n n ; 
p final, suivi de k initial ou hk initial, se rap- 
proche de k ; 

(51^4) U'^5i^<sv^) (tfe w m) 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 

p final, suivi de n initiale ou m initiale, se trans- 
forme en m ; 

p final et r initiale donnent m n ; 

ng final, suivi de tj initial ou tch initial, se trans- 
forme en fi ; 

ng final et r initiale donnent ng n ; 

n finale, suivie de k initial ou lik initial, se rap- 
proche de ng; 

n finale, suivie d'une voyelle initiale, se rapproche! 
parfois de r; 

n finale et r initiale donnent 1 1; 

m finale, suivie de k initial ou lik initial, se rap- 
proche de ng ; 

m finale et r initiale donnent m n ; 

1 finale, suivie d'une voyelle, devient r ; 

1 finale et n initiale donnent 1 1 ; 

1 finale et r initiale donnent 1 1. 



^. ^ -^ ^i ^ ^ 

En moun pas tchim pep. 

Alphabet et syllabaire en langue vulgaike. 

1 vol. in-12, 17 feuillets. 

L.O.V.— Coll. Varat. 

Imprimé à Séoul par les Missions Etrangères, 
1889, la 488= année de Tère coréenne et la 151 de 
Koatiff siu, jfe ^. 

A la fin de l'ouvrage, se trouve, comme exercice 
de lecture, l'histoire des sept frères et de leur mère 
condamnés aux supplices (voir Ancien Testament, ■ 
Maccabées, II, chap. VII). 



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CHAP. I I ÉDUCATION. 7 

5. ^ ^ ^ ' 

Tchyen tjà moun (Tsliien fseu oen). 
Le livre des mille mots. 

* 

I. 1 vol. în-4j 17 feuillets. 

L.O.V.-Coll. Vârat.— Coll. v. d. Gabelentz.— 
CF.— M.C. 

Le quart supérieur de la page contient le texte, en 
caractères sigillaires imprimés en noir sur blanc ; le 
reste de la page est noir et porte le même texte en 
blanc, en carjictères cursifs, auprès de chacun des- 
quels se trouve le caractère correct, en noir dans un 
rond blanc. 

Ce volume a été calligraphié en 1597, ji&i M X 
@, à Syek pong^ ^ ^ ; il a été gravé de nouveau 
à You long, È P. en 1847, ^ :)fc T ^ ; il est 
habituellement imprimé sur papier commun de for- 
mat in-8. 

Un exemplaire du Tchyen tjâ moun que possède 
la Coll. Varat, porte les dates de 1597 pour Tœuvre 
du calligraphe et 1864, |^ ?p ^ -f*, pour la 
gravure ; le lieu indiqué pour la gravure est 3Tou kyoy 
^ ^ (quartier de Séoul) . 

II. Une édition du Tchyen tjà moun est indiquée par 
le Tong hyeng tjap keuiy comme imprimée à Kyeng 
tjyou, ^j{V 

ni. Autre édition : grand in-fol., avec préface royale 

datée de 1691, ^fg lËTC^rx + K ^5^% 

A la fin du volume, se trouvent les indications sui- 
vantes : " écrit par ordre royal, par le Vice-Lieu- 



CHAP. I : ÉDUCATION. 

Cet ouvrage a été introduit au Japon, en 285 de 
notre ère, par un lettré du Paik tjyeî nommé Oang 
^^> SÊt» (japonais ^ M> 4*» iè, W'« ni) (Cf. Con- 
grès des Orientalistes, de Eosny, sur les sources de 
l'histoire ancienne du Japon ; tome I, p. 217) : il 
était donc dès lors connu en Corée. D'après la 
même communication, il existe un exemplaire d'une 
édition coréenne du Tckyen tjâ moun à la Bibliothè- 
que Nationale. 

Voir aussi Grammaire de la langue coréenne, p.p. 
II et III ; Dallet, Introd, p. LXXVII (sous le nom 
de Tchyen tjà kyeng, T- ^ ^) ; Cordier, 677-678. 

Tjùu kài tchyen tjâ moun. 

Le livre des mille mots avec commentaires. 

I. 1 vol. in-4, 43 feuillets. 

L.O.V- 

Les caractères, d'environ 30 millimètres de hau- 
teur, sont accompagnés, à gauche en haut, d'un signe 
indiquant le ton ; à droite, du même caractère en 
forme sigillaire ; au dessous, de la prononciation et 
du sens, indiqués en lettres coréennes ; enfin d'une 
courte explication en caractères chinois. Dans les 
colonnes perpendiculaires, se trouve le commentaire 
des phrases en chinois. 

Sur la première page, ou rappelle que Oau H, 
fondateur de la dynastie des Ziang, ^ ^ ^ (502- 
549), enjoignit à Tcheoii Hing seu, ^ ^ ^, de 
composer un livre avec mille caractères dififérents, 
sans en répéter un seul. Tcheou rédigea, en une 

(51-^4) (&^5v><5v^) («f: tr «) 



10 LIV. I: ENSEIGNEMENT. 

seule nuit, ce traîté élémentaire, mais il se trouva, le 
lendemain y que ses cheveux et sa barbe étaient de- 
venus blancs. 

Les caractères carrés et sigillaires de ce livre sont 
dus au pinceau de Chan Tcheug ming, \\\^^^ 
qui vivait sous les Ming^ 11^ ; l'ouvrage a été copié 
par Hong Htai oun de Nam yang^ ^ Rif 1^ ^ îM» 
et nouvellemeiit gravé à Koang hloiig^ J^ j^ (quar- 
tier de Séoul) en l'automne de l'année Arop </â, Ç 
-f-, cent soixante-dix-sept ans après la V^7 année 
Tchhong tcheng, ^ |^ (1804) (note du dernier 
feuillet). 

II, Autre édition, 1 vol. în-8 carré, 32 feuillets, s.l.n.d. 

L.O.V. 

Les caractères, d'environ 30 millimètres de hauteur, 
sont accompagnés, à ^uche en haut, des mêmes 
signes que dans l'édition précédente ; au dessous, à 
gauche, de la prononciation et, à droite, du sens 
indiqué en lettres coréennes. Plus bas, suit une 
explication en chinois ; dans les colonnes perpendi- 
culaires, se trouve le commentaire des phrases en 
chinois. La première page porte la même note 
que le précédent, relativement à la composition de 
l'ouvrage. 

5. :^ T- ^ 

Tcho tchyen ijà. 

Le Tchyen Ijà moun en caractèkes cursifs. 

Titre usuel donné à l'édition de cet ouvrage qui 
est indiquée au N? 3, L 



CIIAP. I: EDUCATION. 11 



6. w m.=?' ^ 

Tcho sye tchyen tjâ. 

Le Tchyen tjà moun en caractères cursifs. 

Cite par le Tony kycng tjap keui. 



7. m^ 

Hyou hap. 

Vocabulaire par ordre de matières. 

1 vol. în-4, 22 feuillets, s.l.n.d. 

L.O.V.— Coll. Varat (in-S carre). — Coll. v.d. 
Gabelentz— C.P. 

Cet ouvrage est employé pour l'instruction des 
enfants, conjointement avec le Tchyen tjà moun. — 
Caractères chinois de 25 millimètres, suivis de la 
prononciation à gauche et du sens à droite, indiqués 
au moyen des lettres coréennes. 

Cf. Oppert, p. 156; Cordier, col. 73G. 

L'auteur, d'après. Siebold, serait le Chinois Ko 
Tsching dschang^ ^|i ^ -^> {Koo Tchheng tchang.) 




8. T- 

Tjà hoi. 

Vocabulaire par ordre de matières. 

1 vol. grand in-8 (incomplet, manquent les feuil- 
lets 1, 2, une moitié du 3! et la fin à partir de 
la 21 moitié du feuillet 27). 

L.O.V. 



12 LTV. I : ENSEIGNEMENT. 

Caractères chinois de 20 mîllîmètres de haut ; sous 
chaque caractère se trouvent la prononciation sino- 
coréenne, un ou deux sens en coréen et quelques 
explications en chinois. 

Houn mong Ijà hoi. 

Vocabulaire pour l'instruction des enfants. 

Cité parmi les ouvrages coréens qui ont servi à la 
composition du manuel intitulé ^S^^^, Kau 
rîn su ti, fi^ ^ ^ A. T "^ publié par le Gouverne- 
ment japonais pour l'étude de la langue coréenne (Cf. 
Oa e ryou kàiy note). 

Auteur : Tchoi Syei tjin, ^ "^ 3^, Interprète 
qui vivait sous Syeuff tjong (Cf. Htong moiin koan tji). 



10. \ËMm^ 

Ijik kâi long tjâ setip. 

L'enseignement des enfants, avec commentaires. 

Ouvrage composé sous le règne de Moun tjong (Cf. 
Tai long oun ok). 

11. mm^ 

Syok lïwiig koit. 

Suite au Mong kou (éducation des enfants). 

Cet ouvrage, en plusieurs dîzaiues de livres, a été 
composé par £you Heui tchyonriy ^J ^ ^•, surnom 
In tjyoung^ ^ f |^, nom littéraire Mi am^ ^ ^s 



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CHAP. I : ÉDUCATION. 13 

originaiie de Syen san, ^ |i|, docteur sous Tjyoung 
tjong (Cf. Tai long oun ok). 



12. MM ^"^ 

Tong mong syen seup. 

Pbemiers éléments à l'usage des enfants. 

1 vol. in-4, 17 feuillets. 

B.R.— L.O.V.— Coll. Varat.— Coll. v.d. Gabelentz 
— M.C. 

Cet ouvrage, dû à Kim An kouk, ^ 5^ S, après 
une introduction sur le ciel, la terre et Thomme, 
expose les cinq relations sociales, ^BlIb, o ryaun, 
rhistoire chinoise et l'histoire coréenne, depuis les 
origines jusqu' à rétablissement des Jlfingr, ^, et de la 
dynastie régnante de Tjyo syen. Dans le texte chi- 
nois, en gros caractères, sont intercalés des caractères 
chinois plus fins, qui représentent les particules de 
liaison usitées en sino-coréen ; ces particules sont à peu 
près les mêmes que celles dont la liste est donnée à 
propos du Sye tjyen tai moim. 



13. mm^'^mm 
^^ ^^ ^^] 

Tong mong syen seup en kàL 

Premiers éléments à l'usage des enfants, avec tra- 
duction coréenne. 

1 vol. in-4, 30 feuillets. 
B.R.— L.O.V.— Brit M. 
Nouvellement gravé en 1797, L i2l H "h "^ ^f' 



14 LIV. I : ENSEIGNEMENT. 

Traduction de l'ouvrage précédent : chaque carac- 
tère chinois est accompagné de la prononciation sino- 
coréenne ; les chapitres sont suivis d'une traduction 
coréenne. 

A la dernière page, se trouve l'indication suivante, 
eu caratères sigillaires :^li3;^)^||^ ? ? h ^ 
^, sans doute pour WlM:^^^^ '^ ^ -h^S' 
" achevé à la première décade de la ? lune de l'année 
tyenç sa (1797) ; " au-dessous est un sceau portant 
cinq caractères : ^ (?) ^ ? ? §§ (?)• 



14, m ^ ^ ^ 

Tong viong syou tji. 

Connaissances» nécessaires pour les enfants. 

1vol. 
B.R. 

Ouvrage imprimé dans le Kyeng syang to, )^ fnî 
^, par ordre de Kim An koiiky ^^1^, (Cf. / 
ryoun hàing sil to) , 

Postface de Sye aiy ® Mi pour une réédition. 



15. m mm m 

Kyci mong ik tjyen. 

Aide à la tradition pour l'éducation des enfants. 

4 vol. 
B.E. 

Postface de Htoi kyeiy ^M ^> pour une réédition, 



CHAP. I : ÉDUCATION. 15 




10. ^mm 

Kyei mong tjyen eui. 

Tradition et doutes sur l'éducation des enfants. 



Ouvrao;e de Htoi kyeiy 5^ ^, avec préface de 
l'auteur. 





17. 1^ m 

Kyek viong yo hyel. 

Conseils importants pour l'éducation des enfants. 



Par le lettré Ryoul kok, ^ ^. 



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18. mU% 

Kyei mong tjip tjyen. 

Collection pour l'éducation des enfants. 

2 vol. 
B.R. 

Ouvrage imprimé en caractères mobiles en 1772 
(Cf. Tjou tjâ sa sil). 




19. m m. 

Pal mong hpyen. 

Premières leçons pour les enfants. 

1 vol. in-4, 56 feuillets. 

L.O.V. 

Préface datée 1870, ^If^^^^j par Im Hen 
hoif de Sye hoy jS M f£ ^% ^ • cet ouvrage est dû 
à Pak Sa moiniy de Sxjel syengy S fefe >i*h ^ ^> et a 
été imprimé par les soins de son fils Pak Kyou tjin^ 



(iil-^4) [%^^^^<,i>^r) (ifc W ®) 



16 LIV. I : ENSEIGNEMENT. 

Autre préface de 1868, :^ |i t^ S J[j^ M, par 
Pak Tjâi tchyely de Syel syeng^ nom littéraire Tchyo 

pou, m^m^^^mm- 

Cet ouvrage est divisé en trois parties (principes 
généraux, les cinq relations sociales, paroles remar- 
quables) et est suivi de deux suppléments sur la 
protection de l'enfance, ^ ^ j^, Po mong hpyen^ et 
sur les personnages extraordinaires, t^ K j^> ^^^ 
min hpyen. 

Postface de 1868, ^^^M.JZM> signée Hoj^ 
Tjài ken, de Tang syeng, l^^^'H. M- 

20. ^ %mm 

Keum moun kyei mong. 

Manuel en style moderne pour l'éducation des en- 
fants. 

1 vol. grand in-8, 36 feuillets ; gravé en grands 
caractères fort élégants. 

L.O.V. 

Table.— Le 17 livre traite des choses qui nous 
entourent, des relations humaines, de la doctrine con- 
fucianiste et de la façon dont elle a été transmise 
depuis l'antiquité jusqu' à l'époque des Song, tJc 
(960-1278), des principaux littérateurs et des diffé- 
rents travaux de l'homme. Le 2? livre expose l'his- 
toire, depuis l'origine du monde jusqu' à la dynastie 
des Soei, pf (581-618) ; le 3? reprend aux Thang, ]^ 
(618), et s'étend jusqu' à la fondation de la dynastie 
des Song, 7^ (960). Un supplément assez considé- 
rable comprend l'histoire de la Corée depuis les origines 



CHAP. I: ÉDUCATION. 17 

les plus reculées jusqu' à la fondation de la dynastie 
actuelle (1392). Dans tout l'ouvrage, dos notes placées 
dans la marge supérieure complètent les faits cités 
dans le texte principal,* qui est rédigé en vers de 
quatre caractères. L'ouvrage se termine par des sou- 
haits formulés pour le Koi ; par la. note " gravé nou- 
vellement à Syo reung en l'année kyeng siriy^ j^ ^ 
^^^ ^J, et par un sceau gravé portant les quatre 
caractères Moun in Ijyeng rak^ ^ A. ^ ^f " Tjyeng 
Jtakf de Moun'/' c'est vraisemblablement le nom de 
l'auteur. 



21. ^mmmm 
-«1 -s- 3â ^ ^) 

Kyei mong hpyen en kài. 

Premières leçons pour les enfants, avec traduction 
coréenne. 

1 vol. in-4, 23 feuillets. 

L.O.V.— Coll. Varat (in-S carré, 27 feuillets).— 
Coll. v.d. Gabelentz. 

L'ouvrage est divisé en cinq leçons, j^ hpyeUj intitu- 
lées préliminaire, "j^, syou ; du ciel, 5C> htyen ; de la 
terre, Jtfe, /t; des choses, i^, moul\ des hommes, ^, in. 

La première leçon est un court résumé de l'ouvrage : 
" En haut, est le ciel et au-dessous, se trouve la terre. 
" Dans le ciel et sur la terre, il y a les hommes et les 
" dix mille choses. Le soleil, la lune et les étoiles 
" constituent le ciel ; les fleuves, les mers et les mon- 
" tagnes forment la terre. Les relations entre père et 
" fils, prince et sujet, frère aîné et frère cadet, mari et 
" femme, ami et ami, sont les fondements de la société. 



IS 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 



" L'est et l'ouest, le sud et le nord fixent les points 
" cardinaux du ciel et de la terre. Le bleu, le jaune, 
" le rouge, le blanc et le noir déterminent la couleur 
" des choses ; par les <5inq saveurs, acide, salé, acre, 
" doux, amer, on en reconnaît le goût; par les cinq 
" notes, koung^ ^, syang, ^J, kak, ^ , tchi ^, ou, ^, 
" on en distingue le son ; par les chiffres, 1, 2, 3, 4, 
" 5, 6, 7, 8, 9, 10, 100, 1000, 10000, 100000, on en 
" compte le nombre." 

Chaque caractère chinois est accompagné de sa 
prononciation sino-coréenne ; les particules de liaison 
sont notées en coréen ; les paragraphes sont suivis de 
commentaires en langue coréenne. 




22. 3s 

Oun tjyang. 
Manuel de calcul. 

2 vol. in-8, formant 3 livres ; mss. 
En sous-titre : 

Sin hpyen tjyou hak kyei rnong. 

Nouvel ouvrage pour l'enseignement du calcul aux 

ENFANTS. 

Auteur : Tjyou Syei kel, nom littéraire Syong tycng. 



28. mumm 

Houn mong pài oun. 

Phrases rimées pour l'instruction des enfants. 



ijSL^^) 



(è^5*»v»iî) 



(lfc «F m) 



CHAP. I s ÉDUCATION. 19 

1 vol în-4, 30 feuillets, mss. 
L.O.V. 

Chaque caractère est accompagné, à droite, du sens 
et de la prononciation en lettres coréennes. 

24. ^mum 

Kyei mong to syel. 

Dessins avec légendes pour l'ins>tbuction des enfants. 

3 vol. 
B.R. 

25. ^M^m 

Kyei mong tan syek. 

Explications en différents articles pour l'enseigne- 
ment. 

4 vol. 

S.xv. 

26. :^ ^ ^f 

Syo nyen liàing. 
Actions de l'enfance. 

1 vol. in-8, mss. 




Gargouille en tète de dnigon, TîttK.o 



1. Tiré du Hoa syeng tyeug yek eui koueL 



Chapitre II 



MANUELS EPISTOLAIRES. 



Ti ^ -^ ^^t^ttl^ ® )» IJ 




27. ^ Bt 15 

Uan hoiten tjap rok. 

Modèles de lettres par Han hoiien. 

3 vol. in-8, forniant 5 livres. 
Auteur : Han houen, ^ Da.. 



27"» 5fe n ^ :^ ifô 

Syen pài syou kan htyep. 

COEEESPONDANCES DE LETTEÉS. . 

8 vol. 
B.R. 

28. gc '^ X K 

Ouen tang tchyek tok. 

Modèles de lettres de Ouen tang. 

L'auteur s'appelait Kitriy ^, et vivait au milieu de 
ce siècle — Préface par Nam Pyeng kily de ^ui san^ 
l: Ul ^ ^ ^, datée 1867, T I^H- 



(ii:^ 4) (ê^^5/^>v^» («:!»«) 



CHAP. II : MANUELS KPISTOLAIBES. 21 

29. m TÊMM 

Kan ryei houi tchan. 

Recueil des bites de la correspondance. 

1 vol. îii-4, 65 feuillets, s.l.n.d. 

L.O.V.— M.C. 

Recueil de renseignements et de modèles de lettres 
pour toutes les circonstances de la vie. 

Table. 

1? Liste des Rois, Reines et principaux Princes de 
la dynastie actuelle, indiquant leurs dates de naissance, 
d'avènement, de mort, les noms et localités des tom- 
beaux, depuis Htai ijo jusqu'au Roi actuel. 

2? Abrégé des quatre rites, P9 j^, sa ryei (prise 
de la coiffure virile, mariage, funérailles, sacrifices) ; 
modèles de lettres se rapportant à ces cérémonies — 
Modèles de lettres pour annoncer que l'on a passé les 
examens, etc. — Règles à suivre en cas de deuil public. 

3? Modèles de lettres pour chaque saison et pour cha- 
que mois. — Noms élégants pour chaque saison, chaque 
mois, chaque jour — Poésies se rapportant à chaque 
période de l'année. — Renseignements astrologiques. — 
Règles à suivre pour les enveloppes, adresses, etc. — 
Règles pour les lettres adressées au père, à la mère, au 
frère aîné ou cadet, pour tous les degrés de parenté ; 
pour les diflférentes circonstances de la vie : félici- 
tations, condoléances, anniyersaires. — Réponses. 

4? Conseils pour la lecture : liste des livres classi- 
ques avec indications les concernant ; noms dififérents 
qui les désignent. 

5? Echanges de vers : divers modèles de poésies. 



22 LtV. I ENSEIGNEMENT. 

6? Des études du lettré. 

7? De la calligraphie — Noms élégants pour le pin- 
ceau, le papier, Tencre, Tencrier. 

8? Du corps humain : noms élégants pour les difle- 
rentes parties du corps. 

9î Des vertus, ^, tek (intelligence, humanité, sa- 
gesse, droiture, fidélité, esprit de concorde) et des 
devoirs, ^^, hàing (piété filiale, amitié, bienveillance, 
affection familiale, patience, pitié). 

10? Des arts, ^, yei (rites, musique, tir à Tare, 
art de conduire les chars, calligraphie, calcul). 

11? Du gouvernement, ^, tjyeng {nowxTitnre, objets 
de commerce, sacrifices, travaux, instruction, justice, 
hospitalité, armée) et des affaires, $, êà (maintien, 
langage, regards, ouïe, pensée). 

12? Du langage. 

13? De la vérité et de Terreur. — Les quatre sectes : 
secte de la raison, J^^i to ka; secte de la nature, 
^ RIf ^> ci^wi yang ka; secte de la loi, *7i ^, pep 
ka; secte de la charité universelle, ^^, ?iieuk ka 
(ainsi nommée de son maître, Me Ti, ^ §; Mayers, 
I, 485 ; Cordier, 667, 1782-1783). 

14? Des demandes d'emprunt. 

15? Des banquets anniversaires. 

16? Du mariage. 

17? Félicitations à Toccasion d'une naissance. 

18? Envoi de cadeaux. 

19? Kecommandations. 

20? Prendre congé. 

21? Maladie. 

22? Mort. 



CHAR II : MANUELS ÉPIST0LAÎRE8. 28 

23? Funérailles. 

24? Examens. 

25? Nominations aux fonctions civiles — Liste des 
principales fonctions et noms littéraires pour les 
désigner. 

26? Nominations aux fonctions militaires — Liste 
des fonctions, noms littéraires. 

27? Gouverneurs de province. 

28? Commandants de forteresse. 

29? Généraux. 

30? Magistrats de district — Noms littéraires des 
districts. 

31? Condoléances à ceux qui sont accusés par les 
Censeurs. 

32? Condoléances à ceux qui sont condamnés à Texil. 

33? Félicitations à ceux qui sont graciés. 

34? Félicitations à ceux qui rentrent en fonctions. 

35? Fêtes du Palais. 

36? Deuils publics. 

37? Suscription des lettres. 

38? Pour demander un service. 

Les N? 1 et 2 forment une sorte de supplément 
placé en tête; à partir du N? 3 (12f feuillet), trois 
lignes en haut de chaque page sont consacrées à un 
recueil d'expressions élégantes expliquées en langage 
plus simple ; ce recueil se termine sur une demi-feuille 
placée à la fin du volume. 




30. f!9 JM ^ 

Kan t-oh tjyeng yo. 

Principes essentiels de la correspondance. 



24 LIV. I: ENSEIGNEMENT. 

1 vol. în-12 carré, 63 feuillets, impression grossière. 

B.R. — Com. Fr. Séoul. 

Cet ouvrage est analogue au précédent, il ne con- 
tient pas les N? 1 et 2. — J'en ai vu un exemplaire 
portant, à la dernière feuille, l'indication " nouvelle- 
" ment gravé à 3Tou kyo^ à la 3? lune de Tannée eul 



31. %m^ 

Kan toh tchyo. 

Extraits relatifs 1 la correspondance. 

1 vol. in-12, 48 feuillets, mss. 

Ce volume, analogue aux précédents, contient quel- 
ques renseignements spéciaux : lettre pour inviter à 
un concours de tir à Tare ; liste de dix localités qui 
sont des refuges sûrs en temps de guerre ; noms 
d'animaux en chinois et en coréen, noms des étoiles 
en chinois et en coréen ; noms des coups au jeu de 
dés ; noms des quartiers de Séoul, etc. 

32. M j» # ^ 

Kan tok hoi syon. 

Parties essentielles des règles de la correspon- 
dance. 

1 vol. in-4, 68 feuillets. 

Ouvrage analogue au Kan tok tjyeng yo. 

33. mM^^ 
Kan tok tjyel yo. 

Principes nécessaires de la correspondance. 

1 vol. 



CHAP. II : MANUELS ÉPISTOLAIREa 25 



34. flî ^ 

Kan sik. 

Règles de la correspondance. 

1 vol. în-8, 79 feuillets, mss. 



35. fU ^ ^ H 

Kan 9ik ryou hpyen. 

Recueil des règles de la correspondance, rangé par 
ordre de matières. 

1 vol. în-8. 
• Auteur : Tjyen Kyem ik^ ^ |^ ^, nom littéraire 
Mok tjàiy ^ ^, originaire de Koang mn^ J^ |1|. 

36. :^ iî jgf 

Tcho kan tok. 

Modèles pour la correspondance en caractères 

CURSIFS. 

1 vol. in-8, 38 feuillets. 

Nouvellement gravé à Mi tong^ ^ ^, quartier de 
Séoul. 

37. ^mmn 

Hou sya ryou tjeup. 

Recueil de lettres pour les relations amicales, 
rangé par ordre de matières. 

1 vol. in-8, 74 feuilleta. 

Ouvrage analogue aux précédents ; " nouvellement 
gravé à Mm kyo " ^Wiff\ %- 



26 Lnr. I ; ENSEIGNEMENT. 




38. ^ 

Tjyou keup. 

Secours aux gens embarrassés. 

1 vol. in-8, G8 feuillets, mss. 
Modèles de lettres. 

39. B mu 

n yong pang. 

Recettes d'usage journalier. 

1 vol. îii-ir>. 
Modèles de lettres. 

40. ^ Ti ^ 

En Jean tok. 

Manuel épistolaire en langue coréenne. 

1 vol. în-4, 32 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v.d. Gabelentz. 

Nouvellement gravé à You tong, ^ ^, quartier 
de Séoul. 

Modèles de lettres et de réponses à un fils, à un 
père, à un neveu, à un oncle, à un frère cadet, à un 
frère aîné, à un oncle maternel, à un beau-père, aux 
parents par alliance, à un vieillard. — Lettres où Ton 
annonce une réponse à date fixe ; pour inviter un ami 
à aller se promener au moment du printemps, à aller 
voir les lanternes le 8 de la 4! lune, à faire une 
excursion dans les montagnes en été, à venir s'amuser 
en automne. — Envoi d'étrennes avant le IV de la 1^™ 
lune ; lettres de jour de Tan ; félicitations pour la 
naissance d'un enfant, à quelqu'un qui vient d'être 



CHAt. II : MANtJELS ÉPISTOLAIRÊS. 27 

reçu docteur, à un ami devenu magistrat de district. — 
Lettres pour faire part d'un décès, pour demander 
des nouvelles d'un malade. Lettres de condoléances. 

Modèles de lettres pour les femmes : la nouvelle 
mariée aux parents de son mari, père et mère, oncle, 
tante, frère, sœur, femme du frère, parents par alli- 
ance ; une femme à son gendre. — Lettres pour annoncer 
une naissance, pour prévenir du jour des sacrifices ; 
lettres à des amies ; condoléances pour un décès. 
Lettres d'un inférieur à un supérieur. 
Voici l'un de ces modèles, c'est la lettre qui accom- 
pagne les étrennes : " Comme le vent est très violent 
et comme les nuages sont fort épais, le froid est 
devenu des plus rigoureux. Par cette saison dure, 
comment va mon frère ? je désire avoir de ses nou- 
velles. Quant à moi, votre frère, étant très frileux, 
je n'ai pas pu sortir de chez moi et j'ai manqué à 
vous aller saluer le 30 de la 12? lune. Je vous envoie 
cette lettre pour m'excuser et vous offre ces quelques 
objets insignifiants : on ne saurait les qualifier du 
nom d'étrennes, mais je vous prie de les accepter 
comme gage de mon amitié. Comme l'année n'a plus 
un seul jour à remplir, j'espère que vous passerez le 
1? de la nouvelle année en pleine paix." 



41. mmi^^ 

En sye han htyep. 

Livre en paravent contenant des modèles de lettres 

EN coréen. 

1 vol. 
S.H. 



28 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 




42. il % 

Htong moun hto. 
Collection de letibes. 

1 vol. mss. 

Modèles de lettres à Tuisage des 'associations, corpo- 
ratiouSy communes, etc. 




Pierre d'angle ornée de nuages sculptési S 11 ^ R S*^^' 



1. Tiré (lu Hoa syeiig syeiig yck eui koueL 



CUAPITIIE III 



MANUEI.S DIVERS. 



3 ■£ -^ jB.^ib^n'^ A niJ 



43. M W ^^ ^ 

You sye hpil tji. 

Connaissances nécessaires aux lettrés et aux commis 

DE YAMEN. 

1 vol. grand iii-8, o6 feuillets. 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz. 

Cet ouvrage, sans date et sans nom d'auteur, est 
un recueil de modèles de pétitions, plaintes, notes, 
rapporte, etc., adressés aux magistrats par des gens 
du peuple ou des valets de yameii : on y trouve des 
demandes en autorisation de placer des inscriptions 
sur une maison en riionneur d'un fils respectueux ou 
d'une femme fidèle à la mémoire de son mari, des 
plaintes à propos de la construction d'un tombeau 
sur le terrain d'autrui, des accusations contre des 
gens qui ont tué leur bœuf, bien que n'étant pas 
boucliers, des lettres, d'envoi de cadeaux mortuaires. 

A la fin du volume se trouve une liste des princi- 
pales particules de liaison employées dans le style 

(^ -S: 4) (u^*/t5v>) (A R m) 



«0 LIV. I : ENSËIGNEMElIt. 

semi-officiel des commis de yamen, ^ 3fiC> ^ vwun^ 
^ ^, ri lo (pour ri tok) ; ces particules s'écrivent en 
caractères chinois, la prononciation coréenne est 
donnée au-dessous. Pour les particules du style 
classique, voir Sye tjyen tai moun. — C'est au 
célèbre lettré Syel Tchong^ ^ $S, (VU? siècle) que 
les auteurs coréens attribuent le mérite d'avoir le 
premier employé de la sorte des caractères chinois ; 
nous aurions donc dans la liste de ces particules 
la plus ancienne trace de la langue coréenne ; on 
remarquera que tantôt les caractères chinois sont 
pris dans une acception voisine de leur sens primitif, 
et tantôt ils fournissent approximativement le son 
du mot coréen ; parfois aussi, on ne retrouve en 
coréen ni le son ni le sens du caractère chinois. 
(Cf. N? 47). 

Liste deâ principales particules du style des adiuinistratioiis. 



Ciractères. 


Prouonciaiion. 


Seus. 


^^ 


uhai 


^ur, à 


^ 


eui 


de 


^^ 


vehài 


IMirmi 


^^^ 


iyeken 


id. 


Wl% 


tantou 


quant à 


Z.% 


eul an 


id. 


m^ 


teutài>'e 


par suite de, conformémcut 


z.m^ 


eukyo-â 


id. 


i}h=f 


tjitjeuro 


à cause de 


1^^ 


tere 


sans faire (quelque ch(Mî) 


[SL-^^-) 


(è^$d>v 


^M) [fk m «) 



CHAR in : MANUELS DIVERa 



31 



Omettrai. 


Prononciation. 


Sens. 


^ER 


hâtourok 


jusqu'à 


m^ 


Tnatjam 


juste au moment 


i&Pb 


piras 


au commencement 


UAp 


tchyohye 


id. 


ff^ 


sairo-i 


nouvellement * 


5iT 


tjofl-tcho, tchyou-ou 


de nouveau 


M^ 


kasai-a, tasi 


id. 


^m 


hàmoulmye 


à plus forte raison 


X'f 


te-ouk 


id. 


M=f 


te-ouk 


id. 


M^ 


tjyenye 


si)écialement 


WM 


kankas 


complètement 


mw' 


heulni 


excessivement 


^R 


antjàki, katjang 


id. 


fÈJT 


jmrok, pantôfd 


certainement 


^R 


tamouki, aoina 


ensemble 


j^in 


kareuh^'e 


à jmrt 


tlR 


aki, otjik 


seulement 


m&. 


)'ang-6uro 


comme si 


^fb\,M 


hàki-am, hâki-oui 


impératif respectueux 


ùm 


sàltjyei 


id 


n^m 


hâsàltjyei 


id. 


^ù^m 


isàlpistjyei, isâlyon- 

t j yeï ' 


id. 


nm 


hàtjyei 


impératif 


4^ 


ttanve 


fin d'une phrase (.) 


ji^^ 


i-akeum 


id. 


^^* 


isi-anil 

• 


faire (auxiliaire à la fin 
d'une phrase) 



(^J * ^) 



(^c^^^^v») 



(A n m) 



32 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 



Caractères. 


Prononciation. 


Sens. 


^^m 


nouhonil 


faire (auxiliaire final) 


n^-^^ 


hânouhonil 


id. 


n^^m 


hâsâlhonil 


id. (respectueux) 


^âia-T-f* 


hasalnoulionil 


id. id. 


;Sèâ^""An^'-'^ hasTilpistahonil 


id. id. (au jiawé) 




iko 


fin d'un membre de phrase 


nù!& 


hâsalko 


id. (respectueux) 


n^m 


hâaiko 


id. 


nm 


hâmve 


id. 


«^j^ 


hàhomve 


id. 

4 


nù^m 


hàfîàlhomve 

* 


id. (respectueux) 


^ù^W 


isàlhomye 


id. itl. 


^ 


pis, you 


marque du passé 


JitÉ^ 


ikyenkoa 


id 


>B&Tb 


hàkyen , 


id. 


^â«^ 


lifbvilkyenkoa 


id. (respectueux) 


^â^'«^ 


hâsâlpiskyenkoa 


id. id. 


^^mf.^ 


isi.sâlkvenk<>a 

• 


id. id. 


^ëf 


isa 


avant fait 


ZJÔ> 


enl^â 


id. 


;t^lS 


iratjye 


ayant 


^âis 


haeulatjye 


id. 


^IM^IS 


hâsàlatjye 


id. (respectueux) 


l;iPnJ 


itaka 


en faisant 


^inpJ 


hâtaka 


id. 


^ÉiiUnJ" 


lutsaltaka 


id. (resi)ectuenx) 


^ÈWADpT 


hasalpistaka 


id. id. 


(5i:îEî Jf.) 


(è^5*^v 


•^•) (ft « «) 



CHAP. III : MANUELS DIVERS. 



88 



Oamctdre». 


Prononciaiion. 


Seng. 


^1^^^ 


î-asa 


après avoir fait 


1:È^^ 


iRàlasa 


i(l. (resiicctueux) 


nù!k^ 


lianala^^ 


îd. id. 

• 


^i:Z. 


ikeneul 


s'il en e,st aînsi (suivi de 

l>ourquoiP) 


;tâi2: 


iHalkeneul 


id. (respectueux) 


^-£z: 


hâkeneul 


id. 


^Wiz: 


hâpiskeneul 


id. 


^â*z^ 


h&sâlkeneul 


id. (respectueux) 


IIÈWiZl 


hâsîilpiflkenenl 


id. id. 


15:1:0*21 


isisàlkenénl 


id. id. 


^^^ 


hâketeun 


si (conditionnel) 


^âi^ 


hàsàlketeun 


id. (res{)ectueux) 


/Elm 


intji 


si (dubitatif) 


Ji^it 


ihontji 


.id. 


#% 


h&ntji 


id. 


i^È^nir 


hâaalhontji 


id. (respectueux) 


^È^iit 


hàsâlantji 


id. id. 


^% 


anîntjî 


si (dubitatif et négatif) 


&!^ 


niistchye 


quand 


iL^^ia 


ihontculro 


j)arce que 


l:é^^ia 


isàlhonteulro 


id. (respiHîtueux) 


«WK^^^l^ 


, hâpiston-îsintenlro 


parce qu'il a dit 


1:^1 


iratou 


quoique 


^Élâl 


ifiàlatou 


id. (reflj)ectucux) 


:fê^l 


hâratou 


id. 




ina 


id. 


;iâi-7i 


ifiâlkena 


id. (respectueux) 



{*J ^ ^) 



({C^%/i«V^) 



(A n Ii) 



34 



LTV. I: ENSEIGNEMENT. 



Caractères. 


Pronondatioiu 


SensL 


:tÈT7î» 


ÎHâlhona 


quoique (respectueux) 


®*7îf 


hâkena 


id. 


:1^^ 


ihoteu 


quand même, bien que 


nf^ 


hàhoten 


id. 


Jiftl 


• 

ita \ 




^ts\f 


itahon 1 




;iȣ^ 


isulkehon 1 


il dit, comme il dit, com- 


^T 


liâlion > 


me il fait ; sert à citer 


iSi^ 


liàkehou 1 


des aot^^ ou des imroles. 


;tâm 


isâlkoun 1 




^m 


hûkoun / 




l:ia^)^ 


inouhonpa 1 




#J^ 


hànpa > 


c'efit ce qu'il fait 


^^^ 


hâhonpa ; 




IS 


itou 


il dit 


^^% 


hâpîstou 


id. 


^SKW^ 


isàltoupisye, irinye 


voilà ce qu'il dit (resp.) 


1;^^ 


ihoDma ) 




^T-^ 


hàhonma > 


il a dit qu'il ferait 

(promifflif) 


^âia^^ 


hâsâlnouhonma ) 


vr / 


^*'7CB& 


• 


on ne sait si c'est tout, s'il 


Ib^^'l'lK 


pounanmtji 


n'v a pas davantage. 


^# 


euirin 


de moi 


^tt 


euito 


de noiLs 


^^ 


keu-eui 


d'eux 


B^ 


tve-eui 


id. 


il 


tji-oui, tjyel 


votre (respectueux) 



t^ 




syepang 



voiLs, monsieur, (terme 
général) 



[SL^^-) 



(&-^5^»v^iî) 



[fk m n) 



CHAP. III : MANUELS DIVERS. 



35 



Carucières. 



Prononciation. 



M 



m9s 







syeutal 

luuiri 

rycngkam 

taikam 

tyeiiha 



} 



Hvangkam-mauora 



} 



Sens. 

vous, nionsieiir (on s adres- 
sant à lin bachelier) 

vous, monsieur (à un fono- 
tionnaîre supérieur en 
grade) 

vous, monsieur (en s'adres- 
sant à un haut digni- 
taire), V. E. 

(en s'adressaut au lloi) 
V.M. 



(Les domestiques emploient tous ces même termes, eu les faisant 
suivre du mot ^» tjyau, en coréen uim). 




7t. 






M 











ISl 

i^ 

iHLsa 

sal 

saisi 

salteun 

anil 

Ichalia 

l)at-tcha 

l^oktyeng 

tchvek-moun 



tatjim 
palkoal 



daigner, vouloir bien 

id. 

id. 
marque le respect 

id. 

id. 

marque la fin d'une com- 
munication 

paiement fait par le gou- 
vernement 

paiement fait au gouverne- 
ment 

impôts s})éciaux 

reçu (du paiement des 
impôts) 

engagement pris avec 
clause pénale 

plainte 



(*J ^ #) 



(lc^x4/t^v>) 



(A R m) 



36 



LIV. I : ENSEIGNEMENT. 



GaractèreSi 








a 



©R 




bîS 




Prononciation. 


Sens. 


tjveikim 


réj)Onse du magistrat é- 
crite sur la plainte 


houlim 


minute 


htyeitjâ 


8i)rte de sceau 


kenkeui 


liste 


Tiioulyc 


remettre, douuer un délai 


niki 


commander, ordonner 


kveki 


s'occuper de 


hasyoïi 


commencer 


l)t)k yek 


service, emploi 


maleum 


gardien de rizières 



44. U X% 

En vioun po. 

BeCUEIL en COREEN. 

45. MM^ 

Kài ka sik. 

Moyen de trouver les prix. 

1 vol. in-8, 15 feuillets, mss. 

Tables pour trouver le prix d'une quantité donnée 
de marchandises, étant donné le prix de l'unité de 
mesure. 

46. ■7^ -^ 4 ^ 

Kyou hap Ichyong sye. 

Le guide universel de la ménagère. 

1 vol. iii-8, 29 feuillets. 
L.O.V. 



iSL^^) 



(è^5*>v»^-) 



{Ml m m) 



CHAP. m : MANUEI^ DIVERa 37 

Ouvrage coréen imprimé en la Vï^ lune de la 8? 
année Tliotig tchi, [rJ Vo (février 1869). 

C'est un recueil de recettes : on indique notamment 
les jours heureux pour faire le vin, la manière de con- 
fectionner le soya instantanément, de griller les pois- 
sons, de conserver la viande, de la faire cuire, de 
pétrir le pain et les pâtisseries, de préparer les confi- 
tures, etc.; comment on doit empeser les vêtements 
de soie ; le moyen de chasser les insectes qui rongent 
la soie ou les livres ; les procédés pour rechercher 
l'esclave qui s'est enfui, le retrouver ou le faire revenir 
de lui-même au logis de son maître. 

Nous donnerons ici deux de ces recettes : 

Pour chasser les insectes qui rongent la soie : met- 
tez-y des arêtes séchées d'anguille ; ou le 5? jour de 
la oS lune, cueillez des feuilles de salade, faites-les 
sécher et placez-les dans votre armoire. 

Pour faire revenir de lui-même l'esclave qui s'est 
enfui : prenez-les vêtements de celui-ci, placez-les 
auprès du puits, aussitôt le fugitif reviendra. Ou 
encore, procurez-vous quelques cheveux de l'esclave, 
enroulez-les sur le rouet et faites tourner l'instrument ; 
à ce moment, l'esclave ne saura plus dans quelle 
direction il doit aller et reprendra la route de la 
maison. Ou bien, écrivez le nom de l'esclave sur un 
papier que vous attacherez en travers sous la poutre 
du toit, puis faites brûler la semelle d'un de ses 
souliers sur un feu d'herbes, l'esclave retournera chez 
son maître. — Si vous soupçonnez que votre esclave ait 
l'intention de s'enfuir, faites bouillir dans un chau- 
dron sa ceinture et le lacet de sa robe, avec la corde 

(^ -S: 4) (JC^^Aôvp) (A f^ m) 



LIV. 1 ! ENSEIGNEMENT. 

qui sert à maintenir une charge 8ur le bât d'uD cheval; 
et, à partir de ce moment, votre esclave abandonnera 
80D projet. 




Le jonge du gned en or, y ft ^.(i 



1. Tiié <lu Tjin khan eut kuuei. 



Livre II 
ÉTUDE DES LANGUES. 

^ *i -f <>T»> B m 



u 



Chapitre I : LANGUE CHINOISE. 



•^ *i 



ôT?i-n«^ 








l*?» Partie : OITVTIAGES DIVERS. 



47. m M f II K ÏE ^ 

J? </y^* hôun min tjyeng eum. 

La vraie prononciation enseignée au peuple, ou- 
vrage CX)MPOSÉ PAR" LE Koi. 

Ouvrage sur la transcription du chinois en lettres 
coréennes, composé par le Roi Si/ei tjong ; cité dans la 
postface et dans Tavertissement du Sam oun 9yeng houij 
dans le Tjin en tjip^ N? 162, dans le Tai long oun oh. 

Le Moun kenpi koy liv. 51, fait l'historique de cet 
ouvrage et en reproduit presque intégralement la 
préface et le texte : 

" En 1446, le Roi Syei tjong composa le E 
" ^jy^ houn min tjyeng eum. Le Roi, ayant re- 



(•»*i-f) 



{f>^A,Z;^^) 



(^ ^ n) 



40 



LTV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 



marqué que tous les peuples avaient inventé des 
caractères pour noter chacun son dialecte, et que, 
seule, la Corée n'avait pas de caractères, forma 
vingt-huit lettres, ^ -;^, tjà moUy auxquelles il 
donna le nom de caractères vulgaires, ^ ^, en 
viotin ; il fonda un bureau dans son palais et 
ordonna à Tjyeng liin tji, ^l^^j ^S'm Syouk 

ljy(nij ^ ^ iB*> ^^^9 ^^^ niouTij ^ zl R^, Tchoi 
Hàng^ ^ '^j et autres de les écrire d'une façon 
définitive. Ces lettres ressemblent (comme figure) 
aux anciens caractères sigillaires ; elles sont divisées 
en sons initiaux, moyens et finaux. Bien que ces 
caractères soient peu nombreux, (l'ordre) en étant 
facile à intervertir, ils peuvent transcrire toutes les 
prononciations ; ils servent sans difficulté pour 
ce que les caractères ordinaires ne peuvent noter. 
L'Académicien chinois Hoang Tsan, ^ ]^, étant 
alors exilé dans le Liao tong, ^^, Syeng Sam 
moun et autres reçurent l'ordre de l'aller voir et de 
prendre des informations sur la prononciation et les 
rimes ; ils allèrent au IJao tong et en revinrent en 
tout treize fois." 
La préface de Tjyeng Jiin fjî, aprè.s quelques 
considérations générales, continue : " Autrefois Syel 

* Tchongy f$ ǧ[, du royaume de Sin ra créa l'écri- 

* ture ri tok^ ^ ^, (prononciation usuelle nido pour 
^ ritOy cf. N? 43), qui est usitée jusqu'aujourd'hui 
' dans les yamens et parmi le peuple. Mais elle se 

* compose uniquement de caractères empruntés au 

* chinois, qui sont durs (pour le style), dont le sens 

* est étroit et dont l'usage, de plus, est inélégant et 



(^«i-f) 



{yfh. 2r ^•) 



( 



mi 



«) 



CHAR I LANGUE CHINOISE. 



41 



" mal établi ; ils ne peuvent pas rendre la dix-mîllîè- 
" me partie du langage." Tjyeng fait ensuite l'éloge 
de l'invention royale, à l'aide de laquelle on expli- 
quera les livres, on facilitera le jugement des procès, 
on pourra transcrire le bruit du vent, Te cri de la 
grue, le chant du coq, l'aboiement du chien. Il ajoute 
que lui et ses collègues ont reçu l'ordre d'expliquer 
cette nouvelle écriture, de façon que, seulement en 
la regardant et sans maître, on la puisse comprendre. 
Le Moun hen pi ko cite ensuite les paroles du Roi : 
" La langue coréenne étant différente de la langue 
" chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffi- 
** samment. C'est pourquoi les gens du peuple désirent 
" dire une chose et n'arrivent pas à exposer leurs 
** sentiments : cela est fréquent. Emu de pitié, j'ai 
" inventé vingt-huit caractères qui seront facilement 
" appris de tous et serviront aux usages journaliers." 
Suit le tableau des lettres coréennes : 



Molariennes 
a eum 



1 

o 



ng 



(muet comme 
initiale) 



, initiale de ;^, honuy et aussi 
de j^, koa ; 

hk initiale de 'j^, hkoai ; 



initiale de ^, ngep (habituel- 
lement epY"^) 



1. Le Sam oun syeng houi écrit ici ô ; ce son s'est coufoiidu avec 
O (voir gutturales). 



(•Ô*^-^) 



(«>/ti'$v^) 



(31 @ m) 



42 



LTV. n : ÉTUDE DES LANGtJEB. 



Linguales 

syel eum 



Labiales 




tjin eum 



Dentales 




tcJii etim 



Gutturales 
hou eum 



initiale de -^^ touj et aussi de 
^ÊL, tam ; 



ht initiale de ^^ htàn ; 



E 

I n initiale de ^, na ; 

H 



initiale de ^, pyelj et aussi 
P de :^, po ; 



D m 



tj 



initiale de ^, Apyo ; 

initiale de 5S> ^** î 

initiale de fj!, tjeuky et aussi 



nitiale de ^, tchim ; 



A 

o 

CymoiiUlé initiale de ^, yoP^' 



initiale de ^, symily et aussi 
^ de ^, sya ; 

initiale de jê> Aet/jo (aujour- 
d'hui enpY^^*\ 

r initiale de ^, Ae, et aussi de 



1. Ce son a disparu aujourd'hui. 

2. Pratiquement confondu avec ng, ô • 



(^H-f) 



(tf/ii-it) 



(^ w *) 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 43 



Semilînguale ( ^^^ 

ijî •^g' ^ } ■■■' r initiale de ^, rye ; 
pan Byel eum y 



Semidentale 



initiale de ^, jyang (au 



4^ Mb \ 2Ia J jourd'huiyany)^»); 



pa;i feA^ eum 



f à son médial de :^, A<an ; 

eu sou. médial de ||1, tjeuk ; 



i son médial de 'i^, ichivi ; 




o son médial de j^, Aow^ ; 




a son médial de m, to;?^ ; 




ou son médial de ie > ko un ; 




e son médial de ^, 7i^cjo (^) ; 



I f yo son médial de ^, yok ; 




son médial de ^, jyang 



1. Son tombé en désuétude. 



(tî- H-^) U>A2r5v^) (ai S «) 



*i LIV. II : ÉTUDE DBS LANGUES. 




I I you 6011 médial de J^, syoïd; 



ye son médial de ^, pyel ; 



Pour les finales, on se sert des mêmes caractères que 
pour les initiales. — Indications sur quelques prin- 
cipes d'orthographe. — " Le ton descendant, ^ ^, 
" kc syenfff est marqué par un point à gauche ; le ton 
" montant, J^ j^, syang syeng^ par deux points; pour 
" le ton égal, ^ ^, hpyeng sye7ig, il n*y a pas de 
" point. Pour le ton rentrant, A. ^, îp syeng, la 
" notation par points est la même, mais la prononcia- 
*' tion est plus brève. 



99 




48. M M JE 

Tony kouk tjyeny oun. 

Les vbaies bisies coréennes. 

Ouvrage composé par ordre du Roi Syei Ijony, 
(Cf. Sa kai lyeng tjtp)> 



49. pg if îi 3& 

Sa syeng htong ko. 
Examen des quatre tons. 

Ouvrage composé par ordre du Roi Syei tjongy par 
Sin Syouk tjyouj Prince de Ko ryeng^ î^ M Jiï ^ 
S^ ^ ^9 d'après le Hong oou tcheng j/un, j^ 
ft JE É (Cf. Wylie, p. 9; Cat. Imp. liv. 42) : ce livre 
est simplement une liste de caractères donnant la 

(^ ^ -f ) (y^/tZr» (t fê ») 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 45 

prononciation chinoise vulgaire et la prononciation 
correcte, mais sans expliquer le sens (Cf. préface du 
Sa syeng hUyixg kài). 





50. m^jEm-^ 

Hong mou tjyeng oun htong ko. 

Examen complet du Hong oou tclieng y un, (voir ci- 
dessus). 

Ouvrage cité par le Tai long oun ok : il fut com- 
posé, par ordre du Roi, par Sin Syouk tjyoït^ ^ ^ 
^, qui eut à ce sujet treize entrevues en Man- 
tchourîe avec TAcadémicien chinois Hoang Tsan, 
; publié en 1461. 





51. P ^ fê m 
Yek e tji nam. 
Boussole de la traduction. 

Cet ouvrage est cité par la préface du Sin syek pak 
hlong 8à ; il parut avec une préface de Sye Ke tjyeng^ 
^ .^ lE • une phrase de cette dernière préface, rap- 
portée dans celle du Sin syek pak htong «a, exalte la 
haute intelligence du Roi Syei tjong, sous le règne 
duquel la langue coréenne fut employée, pour la 
première fois, dans les compositions littéraires. 

52. ill "t ^ |g 

Houn syd kpyeng hoa. 
Extraits pour l'instruction. . 

1vol. 

C. des Int. 

(1!: H 4) («>/t2r5«r) {« m Wi) 



40 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 

Au commencement de la dynastie, ce livre fut 
imprimé en caractères mobiles (cf. Tjou tjà sa 9il}, 
et fut perdu pendant les guerres. En 1682, un 
fonctionnaire de la Cour des Interprètes, O Keuk 
heunffy ^]^M, en retrouva un exemplaire qu'il 
présenta au Roi. Cet ouvrage avait été compilé par 
JRi Jh/en ^eng^ ^ jft gjj^, qui, trouvant que le Syo 
hak n'étiiit pas écrit dans la langue usuelle et que 
le Pak htœig sa et le Ro keid tai contenaient des 
expressions mongoles, choisit dans les livres taoïstes 
soixante-cinq articles, qu'il traduisit en chinois parlé: 
il présenta son travail a\^ Roi qui en ordonna l'im- 
pression (Cf. Htong moun koan iji ; liv. 8, fol. 2). 



53. m m mm 

Sa syeng htong kài. 

Explication des quatke tons, ouvrage cx)mposé par 
ordre royal. 

2 vol. in-4. 

B.R.— C. des Int.— L.O.V. 

Les planches d'impression de cet ouvrage sont 
conservées à la Cour des Interprètes (Cf. Htong nioun 
koan tji ; liv. 8, fol. 7). 

Préface de Iclioi Syei tjin^ -^ ift ^, fonctionnaire 
de la Cour des Dépêches, auteur de ce dictionnaire ; 

cette préface est de 1517, JE ^. + H ^^ j^ ^ T 5- 
Elle rappelle le E tjyei houn min tjyeng eum et le 
Sa syeng htong ko^ composés par ordre du Roi Syei 
tjong : Tchoi s'est servi surtout de cette dernière 
œuvre. 

(^ ^ -f) (^/t2:i:) [b IS ») 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 47 

Table des rîmes. 

Tables des initiales, d'après le Koang ytm, J^ ^ 
(Cf. Wylie, p. 8 ; Cat. Imp., liv. 40 etc.) ; d'après le 
Yiin hoèi, ^ ^ (Cf. Wylie, p. 9) ; d'après le Hong 
oou tcheng y un, ^^]E^ (Cf. Wylie, p. 9 ; Cat. 
Imp., liv. 42). 

Avertissement sur les initiales, médiales et finales. 

Second avertissement, où l'auteur cite le Mong kmi 
y un lia, ^ "^T |^ BS', ouvrage qui fut composé sous 
la dynastie des Yuen, jt (1260-1367), pour enseigner 
aux Mongols la prononciation du chinois et dont je 
n'ai pas trouvé mention dans Wylie, il serait dû au 
Tibétain Bachpa, E M^ E (Cf. Mayers, I, NS 532) ; 
le Catalogue de la Bibliothèque Impériale n'indique 
qu'un seul ouvrage de ce genre, mais le titre en est 
différent (^ "È* ^ ti> Mong kou tseu yun, par ^ 
^ ]^, Tchou Tsong oen, cf. Cat Imp., liv. 44). 
Voulant enseigner la prononciation chinoise de l'épo- 
que, l'auteur de "l'Explication des quatre tons" sup- 
prime les finales du Ion rentrant, A. ^, ipsyeng; 
il est aussi obligé d'adopter quelques notations étran- 
gères au coréen pour les consonnes /, o (de oen, oang 
etc.), fs, j, qui n'existent pas dans cette langue (Cf. 
tableau du Sam ovn syeng houi). 

JjB dictionnaire est rangé suivant les initiales et, sous 
chaque initiale, suivant les tons et les prononciations, 
de telle sort^ que la transcription coréenne n'est don- 
née qu'uiie fois pour tous les caractères qui se pronon- 
cent de même. Si les différents ouvrages chinois con- 
sultés ne sont pas d'accord, ce désaccord est indiqué. 
Chaque caractère est expliqué en langue chinoise. 

(•& ^ ^) {*>A2r5i^) {m m m) 



48 LTV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 

A la fin du second volume, se trouvent : 

1? examen des différences entre Tancienne pronon- 
ciation chinoise et celle qui est usitée du temps de 
Tauteur ; 

2? préface de la traduction du Ro heul tai et du 
Pah ht(yng «a, relative à la prononciation du chinois 
en Corée et en Chine, à la transcription en caractères 
coréens de la- prononciation chinoise, à quelques 
notations employées dans les ouvrages cités (il manque 
deux feuillets à cette partie) ; 

3? explication du changement de ton d'un certain 
nombre de caractères correspondant à un changement 
de sens. 




54. ^ 

Ok hpyen. 

Dictionnaire par radicaux. 

Auteur : Tchm Syei tji7if -^ "tfc ^• 

(Cf. Htong motm koan tji; liv. 7, fol. 3, verso). 




55. ^i^\>m 

Ro pak tjeup rarn. 

Coup d'œil d'ensemble du vieux Pak. 

Par Tckoi Syei tjin, J|i It ^. 

Cet ouvrage a été réimprimé comme appendice au 
Pah htong sa en kài, en 1677. 

Ri moun tjeup ram. 

Coup d'œil d'ensemble sur le style des yamens. 

Par Tchoi Syei tjin, ^1^^. 

Cf. You sye hpil tji. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 



49 



57. MW%M 

Yek e ryou hài. 

Vocabulaire par ordre de matières (pour l'étude du 
chinois parlé). 

2 vol. in-4. 
C. des Int.— L.O.V. 

Chaque caractère chinois est suivi : IS d'une double 
prononciation, celle de Péking et celle de Nanking, 
figurées la première en lettres coréennes ordinaires, 
la seconde en groupes spécialement formés pour la 
représenter ; 2? d'une courte explication en coréen. 
" En l'année 1682, le Conseiller Admirable Min^ 
^, ordonna à plusieurs fonctionnaires de la Cour 
des Interprètes, Sin I hàinff, ^ ^ ^^, Kim Kyeng 
syouuy ^ ?iS[ ^j et Kim Tji nam^ "^ ^ ^, de 
faire revoir cet ouvrage par deux Chinois, Oen Kho 
chang, ^ ^ f!î, et Tcheng Sien kia, ^ 3Ë ^* 
Cette nouvelle édition fut gravée en l'année 1690, 
aux frais de quelques mandarins de la même ad- 
ministration. IjCs planches en sont conservées à la 
Cour des Interprètes." {Htong moun koan tji ; liv. 8, 
fol. 7, 8). 

,La Bibliothèque Royale possède cette réédition et 
une autre en un volume. 




58. 



ô^ pp ^ ^ ^ 
Yek e ryou kâi po. 
Supplément à l'ouvrage précédent. 

1 vol. in.-4, 63 feuillets. 

B.R.— C. des Int.— L.O.V.— Coll. Varat. 



(-^^4) 



(*>/t2r5v^) 



(» ^ m) 



50 LIV. Il : frrUDE DES LANGUES. 

Il contient un certain nombre d'expressions, rangées 
dans le même ordre, et forme ainsi le complément du 
Yek e ryou kâi. Au dernier feuillet, se trouve une 
postface datée de 1775 et signée de Kîm Hong tchyel, 
^ 3A on > Interprète : "Le Yek e ryou kài ayant 
" été composé il y a une centaine d'années, par mon 
" grand-père, il était devenu nécessaire d'y faire des 
** additions. Le Grand Conseiller Kimj ^, m'ayant 
'* enjoint de préparer un supplément, j'ai adopté pour 
" ce travail le plan de l'ouvrage primitif. Le livre 
"a été gravé et imprimé par ordre de ce haut di- 
"gnitaire." (Cf. Htong moun koan tji; liv. 8, fol. 
8, 10). ' • 

Ri hak tji nam. 

Guide pour le style des yamens. 

Ouvrage cité par le Tong kyeng tjnp keui. 
Cf. You sye hpil tji. 

60. ^ ^ 

Ryak oun 
Rimes abrégées. 

Ouvrage cité par le Tong kyeng tjap keui. 

61. JE ^ m m 

Tjyeng eum tji nam. 

Guide de la prononciation correcte. 

Ouvrage cité par le Pan kyei syou rok. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 51 



62. m.M ^ ^ 

A e tji nam. 

Guide du langage élégant. 

Ouvrage cité par le Paii kyei syou rok. 







63. p ^ ÎE H 

Hoa Unig tjyeng eum htong syek oun ko. 
Dictionnaire explicatif par rimes, donnant les pro- 
nonciations CHINOISE ET coréenne CORRECTES. 

I. 1 vol. grand in-8, formant 2 livres, 107 feuillets. 

L.O.V. 

Préface datée de 1747, "J* ^> P^r P(^k Syeng ouen 
de Mil yangj ^ ^ >|*M!È îl^, auteur de Touvrage : il 
déplore l'incorrection de la prononciation usitée pour 
les caractères chinois en Corée et rappelle les travaux 
ordonnés par le Roi Syei ijong, (cf. N*? 47 et sqq.) ; 
il a préparé son dictionnaire en collaboration avec^ 
m En yong, ^ ^ ^, et en se servant surtout du 
Sam oun htong ko et du Sa syeng htong kâi. 

Tableaux des lettres coréennes, des rimes et des 
initiales, analogues à ceux du Sam oun syeng houi : 
il existe entre ces deux dictionnaires quelques diffé- 
rences pour la figuration des sous chinois étrangers 
à la langue coréenne. Une partie des explications 
données dans le dernier tableau sont tirées du Ytien 
yin thang chi, 7C W iË W» ouvrage non indiqué 
par le Catalogue Impérial. 

Ce dictionnaire donne d'abord, parallèlement, les 
caractères aux trois premiers tons, en indiquant la 
prononciatioir chinoise, la prononciation coréenne et 

(^ ^ 4) (*>A2:ôv^) {m m m) 



52 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 

le sens; les caractères au ton rentrant sont mis à 
part. 

II. Autre édition d'un format un peu plus grand, 112 
feuillets, formant 2 livres. 

L.O.V.— C.P. 

Titre en bleu ou en noir, au verso du VI feuillet : 
au milieu, lE ^ ^ ^j en caractères li, ^ ; à 
droite: "imprimé nouvellement en 1841, '* ^^^ 
PI1> en caractères sigillaires; à gauche: "plancha 
gardées à la Bibliothèque Royale,'* ^ ^ î^^* ^^ 
caractères sigillaires. 

Préface en caractères semi-cursifs, composée par le 
Roi Tjyeuff tjong en 1787, if^ IP P^ ;2: + — ^ 
T 5^j et suivie du sceau de la Bibliothèque Royale 
imprimé en noir. 

Avertissement contenant le tableau des initiales. 

Après le dictionnaire, en tout conforme à la pre- 
mière édition, se trouvent les tableaux des lettres 
coréennes et des rimes, ainsi que la préface de l'auteur. 

^ III. Autre édition semblable à l'édition II : le titre est 
en noir et disposé différemment. 

IV. Autre édition semblable aux deux précédentes : titre 
en noir, portant: "planches gardées à Hpyeng yang^^ 
(^ ^) ^ ^ J^ fe ; pas de préface royale. 

L.O.V. 

V. Edition sur beau papier identique à l'édition II, 
mais sans titre et sans préface de l'auteur ; formant 2 ' 
volumes. 

L.O.V. 

Ce dictionnaire existe à la Bibliothèque Royale. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 53 





64. - H â 

Sam oun hiong ko. 

Dictionnaire complet des tbois tons. 

Ouvrage cité par le Hoa long tjyeng eum htong syek 
oun ko. 





65. it ^ H il 3 

l'jeung po sam oun htong ko. 

Dictionnaire complet des trois tons, édition aug- 
mentée. 

1 vol. in-4, 98 feuillets. 

L.O.V. 

Cet ouvrage, non daté, paraît être du XVII? siècle : 
c'est un dictionnaire, où les caractères chinois sont 
très brièvement expliqués . en chinois, sans aucune 
indication sur la prononciation coréenne. Les carac- 
tères aux trois premiers tons sont rangés sous 89 
rimes ; chaque page est divisée horizontalement en 
trois bandes, la première réservée à une rime de ton 
égal, ^ ^, hpyeng syengy la seconde à une rime 
de ton ascendant, Ji ^, syaiig syeng^ la troisième 
à une rime de ton descendant, ^fe W^9 ke syeng ; ces 
rimes sont les mêmes que celles qui sont actuellement 
en usage en Corée et en Chine : 

p» imtong 2^tong Sfllkaiig 4 j^ tji 
|±* 13[toîig 2JJitjyoDg S^kang 4^tji 

«>iig 2 5^ song 3 j^ kang 4 ^ tji 



(li" ^ 4) {;^^/t2:ôv>) (SI 15 m) 



54 



LIV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 



^» 5 m mi 

\±M S^nii 
li» 5^ mi 



6 Ule 



7 Hou 
7 31 ou 
7^ ou 



8 ^ tjyei 
8 Hp tjyei 
8 H tjyei 



[2|i JIJ 12 3Jt moun 
!±tt 12 I^ moun 
12 ^ moun 



f^« 9 fË l<ai 10 M hoi 
JlS 9îghài lOIfthoi 
9 j^ htai 10 # koai 

13 7C o^Gû 
13 IgÊ ouen 
13 |g oucn 

'±» 16«È8j-on 17ÎS«}-o 
16 ^ sj'cn 17 IjK Hj'o 

21 Jtt ma 
21 J^ma 
2l||ma 



±S 20tî?ka 
^*» 20®kâi 



11 Jttjin 
ll^tjin 

lO^^^Httai llgtjin 

14 ^ han 15 fH san 
14.^ han 15 J^ san 
14 4than 15 DU kim 

18 ^ hyo 19 ^ ho 

18 rs k}''> 19 Ô£ lw> 
18;^ hyo 19 ai ho 

22R&yang 23 ^ kj-eng 
22 ^ yang 23 g kyeng 
22 §1 yang 23 % kyeng 



rzp^ 24 ^ tchyeng24'^'^|^ tjeung 25 ± ou 
li» 24MliyeHg 25;^you 

24 ^ kyeng 25 ^ you 



26 g tchim 
26 )g tchim 
26 ÎC^ tchim 



3^ 



27 ^ Um 28 il ycm 29 ^ ham 
JlSl 27 £ kam 28 igl^ yem 29 m ham 
27 ^ kam 28 |£ y^m 29 fg ham 




Les caractères au ton rentrant, \ ^, ip syenffj 
sont rangés à part, sous 17 rimes, chaque catégorie au 
ton rentrant étant renvoyée à l'une des catégories 
précédemment citées : 



(^<i-f) 



(tMi-» 



in m M) 



CHAR I 2 LANGUE CHINOISE. 65 

1 g oh rentre sous la rime ]^ tong. 



2 J3^ ofc 


j> 


ti 


^ tong. 


3 % kak 


9) 


>9 


XL kang. 


4 K tjil 


>» 


J> 


M ^Ji^' 


5 tfyi moul 


>J 


>* 


3Jt moun. 


6 ^ ouel 


}9 


>7 


^ ouen. 


7 § hal 


11 


n 


^ Aa/i. 


8 !fâ AoZ 


Î7 


11 


JJPH «a7z. 


9 ^ syel 


» 


»y 


jfâ syen. 


10 ^ yafc 


19 


» 


Bl yawgr. 


11 pg màik 


>» 


o 


Il fcyewgr. 


12 |g ^^e& 


»» 


a 


^ tchyeng 


13 « fyïi 


)f 


17 


M tjeung. 


14 m Oewp 


» 


99 


g tcinm. 


15 ^ hap 


» 


91 


5 ^«w- 


16 H yep 


M 


» 


Bl yew*. 


17 f^ Ayap 


»> 


99 


J^ 7mm. 



On peut voir par ce tableau qu'à la muette finale 
{kj l pour t/*^ p) (le la rime au ton rentrant, corres- 
pond toujours une nasale de même ordre (n^, n, m) 
dans la rime au ton ëgal sous laquelle elle se classe, 
et que la voyelle est la même de part et d'autre, sauf 
trois exceptions (11, 13, 14); encore la lettre i a-t-elle 
presque la mêmç valeur que eu et le son ai n'est-il 
que médiocrement éloigné de e. 

A la fin du volume, sont données deux listes de 
rimes usitées précédemment et difi*érant de celles qui 
sont indiquées ci-dessus. 

1. La substitution de 1 finale au t final de Tancienne prononciation 
chinoise, est constante en sino-coréen. 



56 UV. n : ÉTUDE DEB LANGUES. 






66. H 

Sam oun syeng houi. 

Dictionnaire rangé sur trois tons. 

3 vol. în-4. 

B.R.— L.O.V. 

!•/ volume : préface datée de 1751, Jl ^ Zl + -i^ 
^ 5p ^, et signée Kim Tjài ro, ^ :^ ^g, Pré- 
sident du Grand Conseil, etc.: " la prononciation 
" coréenne des caractères chinois s'étant peu à peu 
" modifiée, il serait désirable de la rapprocher de son 
" origine ; mais, si l'on consulte, pour établir la pro- 
" nonciation correcte, les divers dictionnaires chinois, 
" l'orthographe qu'ils emploient, ^ -ijJJ, pan tjyel, 
" interprétée à l'aide de la prononciation coréenne, 
" donne souvent un résultat inexact. Très frappé de 
" cette fâcheuse situation, quand il a été à la tête de 
" la Cour des Interprètes, Kini Tjài ro a vivement 
" encouragé l'entreprise de Hong Kyei henij nom 
" littéraire S y oun po, ^ ^ |^ j^ ^, Ministre de 
" l'Armée, qrn, pendant de longues années, s'était 
*' occupé d'un travail destiné à réformer la pronon- 
" dation coréenne. Cet ouvrage, pour lequel Kim 
" Tjài ro écrit la présente préface, a pour ba«e la liste 
" des initiales, ^ i^^ tjà mou^ du Hong oou tcheng 
'' yun, ^^lEWi^ (Cf. Wylie, p. 9; Cat. Imp., liv. 
" 42) et la transcription coréenne donnée par le Sa 
*' syeîig htong kàiy N2 53 ; dans la plupart des cas, 
" l'auteur s'est conformé à l'orthographe correcte, 
*' parfois, pour différentes raisons, il a suivi l'usage 
" populaire, etc." 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 57 

Avertissement, suif î de trois tableaux : IS tableau 
des initiales du Hong oou tcheng yun, classant les 
initiales en sept ordres, -^ ^, tchil eum, qui corres- 
pondent aux cinq notes, 3l W, o eum^ et aux cinq 
éléments, JBl^T> ^ hÂing ; chaque ordre renferme 
des lettres de quatre degrés : sonores, ^ fH, tjyen 
tchyeng; demi-sonores, ^ f^, tchà tchyeng; sourdes, 
^ ^, fjyen tchak; neutres, ^ î^ ^ ?^, poul 
tchyeng poul tchak ; pour chaque ordre et chaque 
degré, Tauteur donne en exemple un caractère chi- 
nois ayant l'initiale correspondante, la transcription 
coréenne de la prononciation chinoise et l'initiale 
coréenne séparée ; voir le tableau de la page suivante, 
qui contient les éléments essentiels du tableau ren- 
fermé dans le volume. 

Cette classification des initiales ou consonnes diffère 
très peu de celle qui a été inventée par le bonze 
tartare Li€io yi, ^^ f^" T ^• 

Un pareil système, imité de la classification des 
lettres de la langue sanscrite, est presque incompréhen- 
sible pour un Chinois ; et, quoiqu'il soit approprié au 
génie de la langue coréenne qui est alphabétique, il ren- 
ferme plusieurs détails qui ne conviennent nullement 
à la prononciation coréenne du chinois, par exemple 
la classification des consonnes en sonores, demi-sonores 
et sourdes : aussi l'auteur est-il obligé d'avertir que 
les sourdes se prononcent tantôt comme les sonores^ 
tantôt comme les demi-sonores ; les labiales légères 
if} ^)j 1^8 dentales légères de la 1^'ï® série (fe, fe, tztz)^ 
les dentales vraies de la 2? série (cA, chch), la guttu- 
rale hj la dentilinguale j sont tout à fait étrangères 



"1 






1 












a 

1 



m 



J 







60 



DO 



sa 



S? S 



f; H 



P4 



9 



a 

•mm 

a. 
a. 






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f^^ t?^ 



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:il «^ ^ ^ ^ » M 



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42 



43 



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" "^ I 



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§ "S 
^ fil 



s 












1^1 









•9» 



S 

1^ 



I 



^1 



*a ^ 



II 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 69 

au coréen et Tauteur a pris, .pour les représenter, des 
signes qui n'existent pas ou qui n'existent plus dans 
récriture habituelle (Cf. E tjyei houn min tjyeng 
eum). 



2? Tableau des lettres coréennes classées méthodique- 
ment. 

,11-CSn 

Jjettres qui peuvent 1 i x n\ 

être soit "^î*^î«i'»« y ^ ' 

soit finales 



H Aô 



S ng 



Lettres seulement 
initiales 



Voyelles 



( tj tch ht hk hp 

a ya e ye yo 

TTT- I > 

OU you eu i a 








Dîplithongues ) wJLê^m oa 1 T oue 




{-^ *i ^) (*>A2r«v>) {m m m) 



CO LIV. n ! ÉTUDE DES LANGUES. 

Ce tableau est tiré du E tjyei houn min tjyeng eum^ 
maïs est disposé dans un autre ordre, confonne à 
Tordre vulgaire, et ne contient pas les caractères o = 
son mouillé, ^ = A, A=/, qui n'existent pas dans la 
prononciation coréenne. 

3? Tableau des rimes des quatre tons avec indication 
de la finale et des diverses voyelles coréennes qui 
correspondent à chaque rime. 

A la fin de l'avertissement, Tauteur déclare qu'il 
n'a pas essayé de rapprocher la prononciation coréen- 
ne de la prononciation chinoise moderne, sur deux 
points où celle-ci est manifestement incorrecte, pour 
les caractères au ton rentrant dont elle supprime la 
consonne finale, et pour les caractères où elle remplace 
la finale m par la finale n. 

Les caractères sont rangés dans un ordre analogue 
à celui du Tjeung po sam aun htong ko. La pro- 
nonciation coréenne est donnée en gros caractères 
en tête d'une série d'homophones ; les prononciations 
chinoises correspondantes sont indiquées au-dessous ; 
pour chaque caractère, le dictionnaire note le sens, 
l'initiale correspondante et renvoie à d'autres tons et 
à d'autres rimes, s'il y a lieu*; les deux parties (carac- 
tères aux trois premiers tons, caractères au ton 
rentrant) sont rangées de la même façon. 

Le troisième volume contient les mêmes caractères 
que les deux premiers, mais rangés par clefs et avec 
de simples renvois aux rimes. 

A la fin du deuxième volume, on trouve un car- 
touche renfermant l'inscription: "imprimé à l'Impri- 



X. 


5«P 


^ 


f 


f^^ 


^ 


s. 


-âB- 




f 

'%\^ 






9^1 


-^^ 




^fc 
5^j 




- 



Titre du £ (yen^ ity^u liyattg ^yen mtn (Nï 67j. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 61 





merîe Royale à la 6f lune de Tan 1751/' 5!^ 5^ 
■^ S ^ ^9 ^^ ^^^ postface écrite la même année 
par Fauteur de l'ouvrage, Ilonc/ Kyei heuij ^ ^ S^. 
Celuî-cî dit qu'il s'était occupé de recherches sur la 
prononciation, sans songer â en publier le résultat : 
le Roi a donné le titre à son ouvrage, l'a fait graver 
par l'Imprimerie Royale et, l'auteur étant fort ab- 
sorbé par ses fonctions de Ministre de l'Armée, Tjyeng 
Tchyoung en, ^ iï^ ^, en a surveillé l'impression. 

Une autre édition, moins bien imprimée que celle 
que je viens de décrire, porte, avant la postface, les 
indications : " imprimé à Tai kouj "^ Sly à la 7S 
lune de l'année 1769," S3:|^^^^É^; elle 
est d'ailleurs semblable à la première. Un exem- 
plaire de chacune se trouve à l'Ecole des Langues 
Orientales. 







67. m ^ 

E tyeng kyou tyang tjyen oun. 

Dictionnaire par rimes, de la bibliothèque royale, 
composé par ordre royal. 

L 2 vol. petit in-8. 

L.O.V. 

Titre au verso du premier feuillet (1? volume) : au 
milieu ^ ^ ^ ^ |^ j^ en caractères li, ^ ; à 
droite : "édition primitive de la Bibliothèque Royale," 
W ^ M ^l'^j ^^ caractères sigillaires ; à gauche : 
"gravé de nouveau à You tchyeuj 1851," È :^ fi^^J 
5^ ^1 en caractères sigillaires. La première édition 



62 LIV. II : iÉTUDE DES LANGUEa 

est postérieure au Tjypng enm htoTip syeh^ N? 63, . de 
1787. 

Préface non signée, non datée : jusque là les dic- 
tionnaires coréens, rangeaient les caractères sur trt)is 
tons (^, hpyengy Ji, syang^ i, ke) et mettaient à 
part les caractères au quatrième ton (A ip) \ le Eoi 
Tjyeng tjong a prescrit, pour ce nouveau dictionnaire, 
d'ordonner les quatre tons parallèlement, — Bref his- 
torique des rimes : c'est dans les livres canoniques qu'il 
en faut chercher l'origine ; sous les Han, ^, tous les 
lettrés s'en servaient: c'est ainsi que Yang Hiong, 
^W^ (53 av. J.C. — 18 ap. J.C.) composa le Uiai 
ytien ktng, ;5(C 7C /^> ^t que Tsiao Kong, ^ ^ 
(IIP siècle) écrivit le Ti lin, ^ H^^ Chen Yo, fJC 
ffyj (411-513) inventa le système des quatre tons; les 
anciennes rimes, dont la prononciation avait changé, 
furent étudiées, dans le Yun pou, ^ 1^, par Oou Yu, 
^ Wi (dynastie des Song, 5^, 960-1278, cf. Wylie, 
p. 9): elles différaient des rimes alors admises et furent 
appelées par lui rimes forcées, R^* a^, hyep oun ; 
Tchou m, ^ ^, usa de la même méthode pour ses 
travaux sur le Livre des Odes et le Id sao. Quant 
aux rimes fondées uniquement sur le son, hto7ig oun 
iË W(> ^^^^ furent surtout employées à l'époque des 
Tliang, ^. — Enfin cette préface annonce que le Ok 
hpyen vient d'être imprimé en caractères mobiles 
sàing sâing, ^ 4 ^» et ijyeng ri, M ^S ^ (Cf. 
Tjou tjà sa sil). 

Table des rimes ; le dictionnaire, divisé en deux 
parties, contient 13345 caractères ; chaque page est 
partagée en quatre bandes pour les quatre tons. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 63 

A la fin du 2? volume, on trouve l'indication : 
" gravé de nouveau à You tchyen^ à la V'V lune de Tan 
1851," ^ ^' ^ ^ È :â fi 5H|. 



II. Autre édition du même ouvrage, avec corrections. 
1 vol. in.l2, 76 feuillets. 

L.O.V.— M.C.— Coll. v.d. Gabelentz. 

Titre au verso du premier feuillet : au milieu, ^ 
^ 1^ ^ -^ E^, en caractères W *^ ; à droite, " con- 
forme à l'ancienne édition, avec corrections," ^ j^ 
"éf ^ JE j!jn ^ lE j 5i/ tjoun ko pan kyeng ka kyo 
tjyeiiff, en caractères H ^; à gauche, " gravé nou- 
vellement à Ya long y le 11 juillet 1887, à huit heures 

du matin," T^}i^^la-QMW#Î^^Iff5^J- 
La préface est la même que celle de l'édition pré- 
cédente : quelques phrases y sont ajoutées pour dire 
que c'est le Roi Tjyeng tjong qui a fait ranger les 
caractères du dictionnaire suivant les quatre tons et 
qui a chargé de ce travail le fonctionnaire Tyeng Yak 
yong, "T ^ ÎË- L'ouvrage contient 13347 carac- 
tères, un errata suit la table des rimes et il n'y a pas 
de datera la fin : il n'existe pas d'autres différences. 

III. Autre édition avec corrections. 
1 vol. grand in-8, 76 feuillets. 
L.O.V. 

Titre au verso du premier feuillet : au milieu, ^ ^ 
^^"èai? ^^ caractères M ^; à droite, "conforme 
à l'ancienne édition, revu," ^^"éî^^iElitft» 
Bil eui ko pon kyo tjyeng mou oa ; à gauche, " gravé 
à la bibliothèque 3fi yang^ ^ ^ # i& # ff • 

Édition en tout semblable à la précédente. 



64 LIV. II : ÉTUDE DBS LÂNQUES. 

A la fin : "gravé à la 51 lune de l'année 1889," g 

IV. Autre édition. 

1 vol. in-4, 90 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— C.P. 

Sans titre ; mais, pour tout le reste, conforme à 
l'édition I ; certains exemplaires sont imprimés sur 
grand papier fort, format in-folio. Des exemplaires 
de cette édition sont donnés, à Tissue des examens, 
aux candidats qui se sont distingués, sans mériter 
cependant d'être reçus. 

Cet ouvrage se trouve à la Bibliothèque Royale. 




68. ^m^ 

Tjyea oun ok hpyen, 

DiCrriONNAIRE PAR CLEFS. 

I. 1 vol. in-4, 154 feuillets, formant 2 livres. 

C.P. — Coll. v.d. Gabelentz. 

Titre au verso du premier feuillet, avec encadre- 
ment : au milieu, 'è ]^ 3Ê 1^> ^^ caractères li ^ ; 
à droite, "nouvellement gravé en 1879," S^^ 
^J ; à gauche, " planches conservées à la Cour des 
Explicateurs du Prince Héritier,*' ^ ^ |^ ^. 

Table des 214 clefs. 

Dans le dictionnaire, les caractères sont rangés par 
clefs et, sous chaque clef, d'après le nombre des traits 
des phonétiques ; pour chaque caractère, on trouve la 
prononciation coréenne, l'explication du sens en chi- 
nois et la rime à laquelle il appartient. 



CHAR I : LANGUE CHINOISE. • 66 

n. Autre édition en 2 vol. în-4, sans titre, d'ailleurs 
semblable. 
L.O.V.— M.C. 

Cette édition a été reproduite par la phototypie à 
Changhai, en 1890; elle forme un vol. in-12, 153 
feuillets.— C.P. 

ni. Autre édition en 2 vol. grand in-8, sur papier 
commun. 
Brit. M.— M.C. 

D'après la préface du ITyou tjyang tjyen oun^ ce 
dictionnaire aurait été imprimé en caractères mobiles, 
sous le règne de Tjyeng tjong (Cf. Tjou tjà sa sil). 



69. m'^^m 

Hoa eum kyei mong. 

Le chinois pablé enseigné aux enfants. 

1 vol. in-4, 36 feuillets. 

B.R.— L.O.V. 

Préface datée de 1883, par Youn Htai ijyoun, ^ 
^ 1^, Membre du Conseil Privé, Explicateur Royal, 
Annaliste. " Les ouvrages qui servaient pour Tétude 
'* du chinois parlé, tels que le JRo keul taij le Pak 
'* htong sa et le Yek e ryou kài sont aujourd'hui trop 
'* anciens et donnent une prononciation qui n'est plus 
'* en usage. Ce livre, composé par Ri Eung heuj ^ 
* i^ W^9 ^t destiné à les remplacer. L'auteur, 
^* sachant que je suis allé en Chine et que j'y ai appris 
' la langue du pays, m'a prié d'écrire cette préface." 

Vingt-six feuillets sont consacrés à des dialogues 
en langue mandarine, divisés en deux parties. Sui- 

(tî: ^4) u>/t2r«ip) (m B m) 



UT. n : irruDE des lasguisl 

vent le Tchyen i)à moun, le I^k ia iyeng^ ^^ 
JSl* ou liste des noms de Êunille (cf. Cordîer, 676, 
1789), la Itte desi caractères CTclîqnes, des vîngt-lwiit 
constellations et des chiffres cardinanx, avec la pro- 
nonciation chinoise actuelle transcrite en lettres 
coréennes. 

L'ouvrage se termine par une liste de certains 
caractères pris dans le Tchyen tjà moun et le JKtik ha 
tyejig, avec la double prononciation, mandarine et 
commune, JE ^, ijye^ny »yot, qu'ils possèdent, trans- 
crite en lettres coréennes. 

Même ouvrage, contenant seulement la pré&ce et 
les dialogues. 
Coll. Varat 



70. m^^mmm 

^ ^ :^l ^ ^ '^ 

Hoa in tji meng yen tjyei (transcription coréenne du son 
chinois Hoa yin khi mong yen Mai). 

Hoa eum kyei mong en kài (prononciation sino-coréenne). 

Le chinois pablé enseigné aux enfants, avec traduc- 
tion CORÉENNE. 

1 vol. in-4, 75 feuillets, formant 2 parties. 

L.O.V. 

Cet ouvrage contient les dialogues du volume pré- 
cédent, avec la prononciation chinoise notée en lettres 
coréennes sous chaque caractère, et l'explication de 
chaque phrase en langue coréenne : ces explications 
sont écrites partie en caractères coréens, partie en 
caractères chinois. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 67 

71. m m miâ> 

Iloa youi rou tchao (transcription coréenne du son chinois 

Boa yu lei tchhao). 
Hoa e ryou tchyo (prononciation sino-coréenne). 
Éléments de la langue chinoise. 

1 vol. in-8, 60 feuillets, s.d. 

L.O.V.-Brit. M. 

Cet ouvrage est un vocabulaire chinois-coréen dont 
les mots sont rangés par ordre de matières. L'auteur 
anonyme indique, par une note placée au verso de la 
couverture, qu'il a dû adopter certaines combinaisons 
des lettres coréennes pour former de nouvelles, 
syllabes, qui lui permissent de reproduire plus exacte- 
ment la prononciation des caractères usitée à Péking : 
c'est ainsi que pour, ^, fao, il emploie ^r> ^ et J2.f 
et enferme une syllabe, ^^ tao, etc. 



72. m%%^ 

Hoa e ryou tchyo. 

Manuel pour l'étude de la langue chinoise pablée. 

1 vol. in-8, 41 feuillets, s. 1. n. d. 

B.K.— L.O.V. 

Ce volume contient : 

1? Tchyen jtjà moun ; 

2S Pâik ka Byeng^ ^ ^ i9È, le livre des cent 
familles (cf. N? 69); 

3? les nombres, ^ ^, san sou ; 

4? liste des caractères qui se trouvent dans le 
Tchyen ^â moun et dans le livre des cent familles, 

(1!: ^ ^) (*>/t2r5v>) (% m m) 



68 LIV, II: ÉTUDE DES LANGUEa 

avec la double prononciation mandarine et vulgaire, 

^ ^ jE f& ^ Jl> ^^ ^^^ ^jy^^9 ^0^ pyen i; 

Si phrases chinoises avec prononciation et tra- 
duction en coréen, Ip ^ ^ ^ ^ ^, hoa eum iyei 
mong en kài ; 

6? vocabulaire, par ordre de matières, d'expres- 
sions concernant l'astronomie, les saisons, les admi- 
nistrations, la géographie, la botanique, etc. 

Le même ouvrage existe avec prononciation et 
traduction. 



75. ^ ^ ^ H 

Kyou tjyang tjâ houi. 

DiCTIONNAIBE, CONFORME AU DICTIONNAIRE DE LA BI- 
BLIOTHÈQUE KOYALE. 

1 vol. in-4, 100 feuillets, mss. 

Mis. Étr. Séoul. 

Dictionnaire chinois-coréen, disposé d'après la pro- 
nonciation coréenne des caractères chinois. — Composé 
par Mgr. Blanc. 



74. M H ^ I 

Tjyeng ri tjà po. 

Becueil des CARACTÈRES tjyeng ri. 

1 vol. in-8. 

Vocabulaire par ordre de clefs : la prononciation 
est notée à l'aide d'homophones chinois. — Indication 
du ton. 

Cf. Tjou tjà sa sil. 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 69 

75. mm M 

Kyou oun pou. 

Recueil des bimes, d'apbès la Bibliothèque Royale. 

1 vol. mss. 

Dictionnaire en langue chinoise, par un Coréen. 




76. ^mm ^ 

Oun hak tang tjâ sou. 

Répebtoibe des cabactèbes chinois de l'Impbimebie 
Royale. 

1 vol. 
S.R. 

77. x^mm 

Moun tjà ryou tjeup. 

DicriONNAiBE d'expbessions bangées pab obdbe de 

MATIÈBES. 

1 vol. in-8, 59 feuillets. 
B.R. 

Cet ouvrage est un simple répertoire sans aucune 
explication. 




78. i 

Ok tchong. 

La collection de jade. 

2 vol. in-4, mauvaise impression. 

Dictionnaire d'expressions par ordre de matières. 



70 LIV. II : èrUDE DES LANGUEBL 

79. m^m 

E rok hài. 

DlCnONI^AIBE DES TEKMES DIFFICILES. 

1 YoL in-4, 42 feuiUets, mss. 

L.O.V. 

Ce volume explique en coréen les termes employés 
dans les romans écrits en chinois, spécialement ceax 
du roman intitulé Syou ho tjiy qui sont notés lirre 
par livre. 





80. Il ^ Pf* ^ il 

Hoa long hyep eum htong syek. 

DiCnONKAIBES DES BIMES FOBCÉES EN CHINOIS ET EN 
SIKO-COBÉEir. 

Ivol. 
S.R. 




81. XM^-k^ 

Tai koang îk hoi ok kpyen. 

GbAKD DICTIONNAIKE AUGMENTÉ, PAR ORDBE DE CLEFS. 

30 vol. grand in-4, formant en tout 210 feuillets. 

Ouvrage cité par M. Satow comme imprimé en 
Corée (History of printing in Japan ; Transactions of 
the Asiatic Society of Japan, vol. 10, part I). 



CHAP. I : LANGUE CHINOISR 71 




82. «^^^m^mm^ z 

Moul myeng ri e sip ryouk tyo mok tji ryou. 

VOCABULAIBE CHINOIS PAR ORDRE DE MATIÈRES, DIVISÉ 
EN SEIZE SÉRIES, AVEC LA TRADUCTION EN LANGUE VUL- 
GAIRE. 

1 vol. grand iii-8, 14 feuillets, mss. 
L.O.V. 

Autre : 1 vol. în-8 carré, 12 feuillets. 
Mis. Étr. Séoul. 

La couverture du dernier exemplaire porte le titre 
d'un autre ouvrage, Hto tyeng sin kyel tchyoy "h 




2S Partie 

OUVRAGES SPÉCIAUX A LA COUR 
DES INTERPRÈTES. 

83. il j!j? /J> ^ 

Tjik kài 9yo hak. 

Le Slao Mo avec explication. 

Anciennement employé dans les examens des can- 
didats aux fonctions d^Interprète pour le chinois ; 
supprimé du programme avant 1744. 

Cf. Htong moun koan tji, liv. 2, fol. 2 ; Tai tyen 
hoi htong, liv. 3, fol. 13. 



72 LIV. II: ÉTUDE DES LANGUES. 

84. ^ ^ :^ 

Ro heul tai. 

Ce titre n'est explicable ni en chinois ni en coréen. 

Ouvrage employé aux examens de chinois (cf. 
Htong moun koan ijij liv. 2, fol . 2 ; Tai tyen Jun 
htanffj liv. 3, fol. 13) ; les planches en sont conserv&s 
à la Cour des Dépêches (Cf. Htong moun koan tjij liv. 
8, fol. 7). 



85. Mn^^:k 

Tjyoung kan ro keul tai. 

Ko KEUL TAI, GEAVÉ DE NOUVEAU. 

1 vol. in-fol., 46 feuillets. 

B.R.— L.O.V. 

Dialogues en chinois parlé, sans traduction ni 
transcription coréenne, h la fin de Touvrage, deux 
feuilles donnent la liste des fonctionnaires qui ont 
surveillé l'impression. 



Tjyoung kan ro keul tai en kài. 

Ro KEUL TAI, GEAVÉ DE NOUVEAU, AVEC EXPLICATION 
OOEÉENNE. 

2 vol. in-4. 

B.R. — L.O.V. (2f volume seul). 
1? volume, 54 feuillets; le 21 volume, contenant 
des dialoguiBS en chinois, avec double prononciation, 



CHAP. I : LANGUE CHINOISR 73 

a 62 feuillets ; la prononciation à droite, figurée en 
lettres coréennes usuelles, est celle du nord (Péking); 
celle qui est à gauche, figurée en lettres coréennes 
modifiées pour représenter des sons non en usage en 
Corée, est celle de Nanking. 



S7. ^tiXWM 

Ro keul tai en hài. 

Ko KEUL TAI, AVEC EXPLICATION COEÉENNE. 

2 vol. 

Par Tchoi Syei tjin, ^1^^. 

" La bibliothèque de la Cour des Interprètes en 
" possède un exemplaire, qui lui a été donné par 
" le Koi et qui fut imprimé, sur le rapport du Con- 
"seiller admirable Tjyengj f|j5, au moyen de types 
" mobiles en cuivre, en Tannée 1670 " (Cf. Htong 
moun koan ijij liv, 8, fol. 8). 

Le catalogue de la Bibliothèque Royale mentionne 
le même livre, avec l'indication : 5 koiien, ^ ; c'est 
sans doute le présent ouvrage (2 vol.) réuni au NS 89 
(3 vol.). 

88. mW^^± 

Sin syek ro keul tai. 

Le Ro keul tai, nouvelle traduction. 

1 vol. 

C. des Int. 

En 1763, l'Interprète Pyen Hertj ^JÊt, a revu 
cet ouvrage et l'Imprimerie Royale a fait graver les 
planches. 

(H:^-^) (*-/!& s V*) (a ^ m) 



74 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 



89. f^m^^i^mm 

Sin syeh ro heuî tai en kài. 

Le Ro keul tai, nouvelle traduction avec explica- 
tion OOEÉENNE. 

3 vol- 

C. des Int. 

" Les planches en sont conservées par la Cour des 
** Interprètes. L'ouvrage fut revu en 1763 par un fonc- 
" tîonnaire de la même administration, nommé I)/en 
" Ilenj i§ ^, et gravé par les soins de rimprîmerie 
" Royale." (Cf. Htong nioun koan tji, \\\. 8, fol. 8 et 10). 

90. # ji ^ 

Pak htong êà. 
L'Inteeprète Fak. 

Ouvrage employé aux examens de chinois (Cf. 
Htong moun koan tji, lîv. 2, fol. 2; Tai tyen hoi 
htong, lîv. 3, fol. 13). — Des planches gravées à une 
époque inconnue, sont conservées à la Cour des Inter- 
prètes (Cf. Htong moun koan tjiy liv. 8, fol. 7). 



91. ^\^mmmm 

Pak htong sa en kài. 

L'Interprète Pak, avec explication coréenne. 

3 vol. 

Par Tchoi Syei tjiii, ^ ^ 3^, Interprète sous le 
règne de 8yeng tjong. 

"Les planches sont conservées par la Cour des 
" Interprètes dont la bibliothèque possède un exem- 
" plaire en trois volumes donné par le Roi. En Tan 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 76 



€€ 
il 



1677, le Grand Conseiller Kouen, >@, adressa un 
rapport à Syouk tjonffj et enjoignit, en conséquence, 
" aux fonctionnaires de la dite Cour, Pyen Sycm^ 
" iâ jS, et Pak Syei hoa^ i^^ "jW^ ^, de faire graver 
" les planches à leurs frais. Cette édition contient 
" en appendice le Ro pak tjeup ram^ expliqué." (Cf. 
Htong moun koan tjiy liv. 8, fol. 7). 

A la Bibliothèque Royale, se trouve un exemplaire 
en un volume, sans doute plus ancien que le précédent. 




92. fr )^ # M 

Sin syek pak htong sa. 

L'Interprète Fak^ nouvelle traduction. 

1 vol. in-4, 68 feuillets. 

C. des Int.— L.O.V. 

La préface indique que, la langue chinoise s'étant 
modifiée, les livres dont on se servait précédemment 
ne peuvent plus être employés pour apprendre à la 
parler ; parmi ces anciens livres, elle mentionne le 
Yek e iji nam, le premier livre qui fut composé en 
bon coréen: "jusque là, les ouvrages à l'usage des 
" Interprètes étaient très défectueux ; aussi Sye Ke 
" ijy^^fff ffe S iE> a dit javec raison que l'intelli- 
"gence du roi Syei tjong est supérieure à celle de 
" tous les rois, puisque c'est lui qui est l'inven- 
" teur du coréen (Jé M ^ %)'' 

Dialogues en chinois parlé, sur toutes sortes de 
sujets : la langue difiFère légèrement de la langue 
mandarine telle qu'on l'emploie aujourd'hui. 

A la fin, liste des fonctionnaires et interprètes qui 
ont revu l'ouvrage et en ont surveillé l'impression, en 



76 LIV U : ÉTUDE DES LAK6UE& 

1765, à Jffpyeng yang^ ^ :||| : trois d'entre eux se 
80nt spécialement occupés de la transcription coréen- 
ne, parmi eux ne figure pas Kîm Tchyang tjo, ^ ^ 
f^ (voir NS 93) . Pour cet ouvrage, il existe, à la 
Cour des Interprètes, des planches qui ont été gravées 
à une époque qu'on ne saurait préciser (Cf. HUmg 
maun koan iji, liv. 8, foL 7). 



93. f^n^Y M^mM 

Sin syek pak htong sa en kài. 

L'Interpeète Pak, nouvelle traduction avec expli- 
cation CORÉENNE. 

3 vol. 

C. des Int. 

Les planches sont conservées par la Cour des 
Interprètes. L'ouvrage a été revu par des fonction- 
naires de cette administration, au nombre desquels 
est cité Kim Tchyang ijoj ^ ^ jjf^, et gravé en 1765, 
à Hpyeng yang^ ^ ^ (Cf. Htong moun koan tjij liv. 
8, fol. 8 et 10). 

94. ^mm^n^^mtmn^ik^mu 

Sin hpyen kouen hoa hpoung syok nam peuk a kok o ryoun 
tjyen pi keui {Sin pien khiuen hoa fong sou nan pe 
ya khiu oou loen tsitien pei M). 

Ouvrage nouvellement composé pour rappeler au 

RESPECT des cinq RELATIONS SOCIALES, AVEC DES CHAN- 
SONS FAITES SUR LE MODÈLE DE CELLES DU NORD ET DU 
MIDI, DESTINÉES À RÉFORMER LES MŒURS. 

4 vol. in-4, formant 4 livres. 
L.O.V. 

B.R. 5 vol. ^ 



CHAP. I : LANGUE CHINOISE. 77 

« 

Première préface signée Tu seau, J§» J|, désigna- 
tion équivalant à l'anonyme : ce personnage, ayant été 
frappé, en assistant à une représentation théâtrale à 
Nanking, de l'immoralité des pièces de théâtre, a voulu 
composer une comédie morale ; il Ta écrite en langage 
vulgaire pour la rendre accessible au peuple et Ta en- 
tremêlée de chansons, suivant la méthode usitée. 

Deuxième préface non signée, indiquant Tchhen 
Kou ling, j^ "é" M> magistrat du district de Sien 
kiu, fllj ^, au Tche kiang, J^ 21 > comme auteur 
de cette comédie morale. 

L'ouvrage commence par un prologue, où l'auteur, 
s'adressant au public, lui expose les principes des 
cinq relations, o ryoun^ j£ Jm^ ^^î indique le but qu'il 
cherche à atteindre et l'invite à écouter en silence. 

Suivent vingt-sept scènes, à trois, quatre, cinq per- 
sonnages ; elles sont tirées de la vie ordinaire d'une 
famille. Parmi les personnages, les plus importants 
sont le frère aîné et le cadet, Oou loen Tsiuen, 'Qi * 
^ ^9 ^^ Oou loen JPei, fô^jm^' le\iT& noms signi- 
fient la "totalité des cinq relations " et la " préparation 
aux cinq relations " et indiquent suffisamment le genre 
allégorique adopté par l'auteur. Chaque scène se 
termine par une morale en quatre vers. 

Cet ouvrage n'est mentionné ni par Wylie, ni par 
le Catalogue Impérial : avant 1744, il a été adopté 
en Corée par la Cour des Interprètes pour l'étude de 
la langue chinoise parlée, il a été ensuite supprimé 
des examens (Cf. 2ai iyen hoi htong^ liv. 3, fol. 13 ; 
Hlong moun koan tji, liv. 2, fol. 2 et 3). Le Htong 
moun koan tjiy liv. 8, fol. 7, dit que la Cour possède, 

(11: ^ ^) (a>A2:'ôi^) [m m m) 



78 



UV. II : ÉTUDE DES LANOUEB. 



pour l'impression du ryoun tjyen pi des planches 
• dont la date de gravure n'est pas connue: ces 
planches sembleraient donc remonter aa moins à la 
première moitié du XVIK siècle. 

Le catalogue de la Bibliothèque Royale indique de 
cet ouvrage un exemplaire en cinq volumes. 



95. %jk^mmM 

ryoun tjyen pi en kâi. 

Explication complète des cinq relations avec tra- 
duction COBÉENNE (traduction de l'ouvrage précédent). 

8 vol. (sans doute le pr&ent ouvrage avec le précé- 
dent). 
C. des Int. 

L'ouvrage fut revu en l'année 1720 par les Liter- 
prètes et présenté au Roi. 

Outre les ouvrages cités sous les N^ 83-95, Texamen pour la 
langue chinoise porte sur les Classiques, Sa sye, et sur le Kyeng kouk 
iai tyen, qui sont traduits oralement. 




Balustrade en pierre, HM/'^ 



1. Tiré du Hoa iyeng syeng yek eui koueL 




Chapitre II 
LANGUE MANTCHOUE. 

:^ M -^ ^Tx-n*^ m ^ 

96, ^ i^ 3J^ (ou ^ ^, d'après le Tai tyen hoi htongl 

liv- 3, fol. 13). 
Tchyen ijà motm (ou Tchyen tjà). 
Le livr# des mille mots (ou les Mille mots) . 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 dans les 
examens de mantchou et perdus pendant les guerres. 

Pour ce livre et les suivants, jusqu'au NS 157, cf. 
Tai tyen hoi hiongj liv. 3, fol. 13, d'après le Kyeng 
houk tai tyen ; cf. aussi Htong moun hoan tji, liv. 2, 
fol. 3, et liv. 7, fol. 20. 



97. :^ ^ (ou ^ ^ §, d'après le Tai tyen hoi htong). 

Pyeng 9ye (ou Htyen pyeng aye). 

Le livre de l'armée (ou le livre de x^' armée chinoise). 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue ; perdu pendant 
l'invasion japonaise. 

98. /h 31 lâr 

Syo à ron. 

Conversations avec des enfants. 

(^ H ^) (tAzrSTP) {m 1^ m) 



80 LTV. n : ÉTUDE DES LANGUES. 

1 vol. în-4, 13 feuillets, disposé à Teuropéenne (de 
gauche à droite) . 

B.R, — C. des Int. — L.O.V. (fac-similé d'un exem- 
plaire prêté par M. Pyen Ouen kyov^ ^ 7C il» 
Interprète). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mantchou, maintenu sur le programme; 
corrigé, au XVII? siècle, par Sin Kyd anij de Hpyeng 
San y ^ UJ Ffî ^ ^^ Interprète de mantchou ; ce 
personnage avait étudié dix ans en Mantchourie, par 
ordre du Grand Conseiller, Youn Kyem^ :^ ^ SI* 

Les fonctionnaires de la Cour des Interprètes, Et 
Syei man, ^ tJt ^> et autçps ont écrit ce^uvrage ; 
en l'an 1703, on a ordonné aux Interprètes de man- 
tchou, Pak Tchyang you^ i^^ ^ |§, et cinq autres, de 
le faire imprimer à leurs frais en caractères mobiles 
et on Ta déposé dans la section de mantchou de la 
Cour des Interprètes. 

Texte mantchou, avec prononciation juxtalinéaire 
en lettres coréennes et traduction à la fin des phrases, 
contenant des dialogues entre Confucius et des en- 
fants. 



99. mm A- %t 

Sin syek syo à ron. 

Conversations avec des enfants, nouvelle traductiox. 

1vol. 
C. des Int. 

Gravé à la Cour des Interprètes en l'an 1777; revu 
par l'Interprète supérieur de mantchou, Kim Tjin 




(^ H -f ) i^/iz^^) (# m ») 



CHAT. II : LANGUE MANTCHOUE. 81 

100. H ]^ 5E 

Sam syei à. 

L'enfant de teois ans. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue ; perdu pendant 
rinvasion japonaise. 

101. ê ^m 

Tjâ si OUI. 

(Ce titre est diflScilement explicable par le chinois ou le coréen ; 
peut-être j faut-il voir la transcription d'un mot mantchou). 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue; perdu pendant 
l'invasion japonaise. 

102. AM^ 

Hpal syei à. 
L'enfant de huit ans. 

1 vol. in-4, 13 feuillets. 

B.R. — C. des Int. — L.O.V. (fac-similé d'un ex- 
emplaire prêté par M. Pyen Ouen kyouj "jC 7C ^ » 

Interprète) . 
Cité parmi les ouvrage employés en 1469 dans les 

examens de mantchou et maintenu sur le programme ; 

corrigé au XVII? siècle par Sin Kyei am^ ^ ^ S^. 
Les fonctionnaires de la Cour des Interprêtes Ri 

Syei mariy ^ "fth ^, et autres ont écrit cet ouvrage ; 

en 1703, on a ordonné aux Interprètes de mantchou, 

(^ *i #) (t/t2r$v») {m m m) 



82 UY. n : ÉTUDE DEB LANGUES. 

Pah Tchyang yoUj >|*h ^ ^, et cinq autres, de le 
faire imprimer à leurs frais en caractères mobiles et 
on Ta déposé à la section de mantchou. 

Texte mantchou avec prononciation juxtalinéaire 
en lettres coréennes et traduction à la fin des phrases: 
à répoque des Han, ^, (206 av. J.C.— 220 ap. J,C.) 
TEmpereur appela tous les lettrés pour converser 
avec eux ; un jour, parmi les cinq mille lettrés qui 
étaient réunis, il aperçut un enfant de huit ans et lui 
demanda ce qu'il voulait ; Tenfant répondit qu'il 
était venu, comme les antres, pour s'entretenir des 
affaires de l'Etat et dépassa tous les assistants par la 
sagesse de ses reparties. 

A la page finale : nouvellement gravé en la 9! lune 
de l'année tyeifig you, "J" M> 42? de Khien long, I^ 
1^ (1736^1795) ; Kwi Tjin ha, ^Wi'K^ Inter- 
prête, a surveillé l'impression et Tjyang Tjài syeng, 
Se ?Ç f&9 Interprète, a écrit les caractères ; l'exem- 
plaire décrit ici est donc de la deuxième édition (cf. 
N? 103). 



103. ff î|? A ]t J^ 

Sin èyek hpaè syei à. 

L'enfants de huit ans, nouvelle traduction. 

1 vol. 
C. des Int. 

Gravé par la Cour des Interprètes, en l'an tyeng 
you, T M> d^ lOiien long, ^ |^, (1777). 



(^H-f) [^/lz^m) (f m «) 



CHÀP. II : LANGUE MANTCHOUE. 83 

104. i 4fe; (OU M it). 

Ke hoa. 

(Titre inexplicable en chinois et en coréen ; à rapprocher du 
mantchou "gekhu," oiseau)/'^ 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue, corrigé par Sin 
Kyei am^ ^ ^ Sa ; en Tannée hajp tjày ^ ^^ de 
Khang ht, J^ 5,B, (1684), on reconnut que les 
expressions employées dans ce livre avaient vieilli et 
on le raya du programme. 

105. -b ^ 5â 

Tchil syei a. 

L^ENFANT DE SEPT ANS. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue ; perdu pendant 
rinvasion japonaise. 

106. tt. li 
Kou nan. 

(Titre probablement transcrit du mantchou "gunan", bœuf de 
trois années ?) 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue, corrigé par Sin 
Kyei am^ ^ ^ 3i^, rayé du programme en 1684. 



*1. Pour ce rapprochement et les suivants, je me suis servi du 
Dictionnaire mantchou-russe de Zakharov, St. Fétersbourg, 1875, et du 
Dictionnaire tartare-mantchou-français par M. Amyot, publié par 
Langlès, Paris, 1789-1790. 

[H H 4) (tAzrsip) (fil m m) 



CHAP. n : LANGUE MANTCHOUE. 85 




111. ±^ ^ 

Htai kong syang sye. 

Le livre de Thai k4>ng. 

Gté parmi les ouvrages usités eu 1469 dans les 
examens sur la langue mantchoue, corrigé par Sin 
Kyei anij ï^ ^ |^, rayé des programmes en 1684. — 
Peut-être cet ouvrage n'est-il autre que le Zau thao 
de Kiatig Thai koiig, 3ê >lC 2t^ (cf- ^^ou hyeng tchil 
sye ijou hàij 1?). 

112. mm^^± 

Sin pen ro keul tai. 

Le Ro keul tai nouvellement traduit. 

Employé pour les examens de mantchou à partir 
de 1684 (cf. Htong moun koan tjij liv. 2, fol. 3). 
Cf. N? 84 et sqq. 



113. ièp-k 

Ro keul tai. 

Le Ro keul tai. 

Planches écrites par Ri Syei mauj ^ 1fc jl^, et 
autres fonctionnaires de langue mantchoue ; imprimé 
aux frais de Pak Tchyang you^ i^ ^ ^, et autres 
interprètes, en 1703, à l'aide de caractères mobiles. 
(Cf. Htong vumn koan tji, liv. 8, fol. 7). 

114. mmmm^^i<i 

Sin syek tchyeng e ro kevl tai. ^ 

Le Ro keul tai en mantchou, traduction nouvelle. 

8 vol. in-4. 
C. des Int. 

(^ H 4) (L/t2rÔV>) (fil ® m) 



86 UV. n : ÉTUDE DEB LANGUES. 

Les volumes sont disposés et paginai à reuropéenne, 
c'est-à-dire qu'ils s'ouvrent de gauche à droite; toute- 
fois, dans le 1? volume, la page première étant à 
gauche, la préface, en deux feuillete, se trouve à droite, 
c'est à dire à la fin. 

Cette préface rappelle que l'étude de la langue 
mantchoue est indispensable pour les Coréens : des 
deux livres employés pour l'apprendre, le Sam yek 
tchong kài a été traduit d'un texte (mantchou), il 
ne contient donc pas d'erreurs ; quant à l'autre, qui 
est le Ro kevl tai, il fut composé après la guerre de 
1636, par les Coréens qui avaient été prisonniers en 
Mantchourie : cet ouvrage contient donc beaucoup 
de fautes ; en 1760, l'Interprète Kim Tjin ha, ^ 
^ S, se rendit à Hoi uyeng^ "^ ^, et demanda à un 
secrétaire mantchou de Ning kou tha, ^ 1^ ^^ 
la prononciation, le sens et l'orthographe ; il refit le 
même travail, l'année suivante, avec un autre secrétaire 
mantchou, et constata l'accord des deux versions. En 
conséquence, cette nouvelle traduction a été imprimée 
en 1765 à Hpyeng yang^ ^ i^, par ordre du Con- 
seiller Hong Kyei heui^ }^^^s qui a écrit la 
préface. 

Dialogues mantchous, accompagnés de la pronon- 
ciation juxtalinéaire en coréen et d'une glose coréenne 
à la fin de <^haque phrase. 

Le dernier volume est disposé comme le premier ; 
à la fia se trouve un document en mantchou, occupant 
deux feuillets, et la liste des fonctionnaires qui ont 
collaboré à l'ouvrage. 



(^ M -f) (tM2r>) {m m «) 



CUAP. n : LANGUE MANTCHOUE. S7 

115. H P «Si ftP 

Sam yeh tchong hài. 

Extraits du San koe tchi, traduits et expliqués. 

Cité parmi les ouvrages employés pour l'examen 
de mantchou depuis 1684; écrit par les fonctionnaires 
de la Cour des Interprètes Ei Syei man^ ^ "jfl; jl^, 
et autres ; imprimé en 1703, en caractères mobiles, 
aux frais des Interprètes Pak Tchyang you^ ^Y ^ I^S» 
et cinq autres. 



Tjyoung han (ou sin syek) sam yeh tchong hài. 
Extraits du San koe tchi, traduits et expliqués; 

GRAVÉS À NOUVEAU (oU NOUVELLE TRADUCTION). 

10 vol. in-4, disposés â Teuropéenne (de gauche 
à droite). 

B.R.— C. des Int. 

A la fin du premier volume, préface, avertissement 
et liste des fonctionnaires qui se sont occupés de l'im- 
pression. 

Cet ouvrage contient des extraits du San koe tchi, 
traduits en mantchou, avec prononciation juxtaliné- 
aire coréenne et traduction coréenne à la fin des 
phrases. 

Préface en deux feuillets, par JRi Tam^ ^ ?§ : la 
langue mantchoue est, pour les Coréens, la plus 
importante de toutes les langues ; autrefois on se 
servait, pour l'étudier, du Ro keul taij du Sam Yeh 
tchong hài et d'autres ouvrages ; mais la publication 
en étant déjà ancienne, beaucoup d'exemplaires en 

(^ ^ ^) (tA2r$v^) [m m m) 



88 LIV. n : ÉTUDE DES LANGUEa 

ont été perdus, les phrases, les explications, les pro- 
nonciations ne sont plus conformes à celles d'aujour- 
d'hui. Dans ces circonstances, l'Interprète Kim 
Tjin ha^ ^ ^ ^, a commencé par corriger le Ro 
keul taij avec l'aide de secrétaires mantchous et l'a 
fait imprimer en 1765. Ensuite, il a corrigé le Sam 
yek tcJumg kài et a complété l'ouvrage. Le Grand 
Conseiller iLtm Roi kokj ^ ^^ ^, a donné une 
somme d'argent pour le faire imprimer et a fait sur- 
veiller par l'auteur l'exécution du travail. Le sieur 
Tjyang Tjài syeng, 31l| ^, a écrit et gravé le 
texte. — Préface écrite en l'année 1774. 

Suit une note : le Gouvernement a établi la Cour 
des Interprètes pour enseigner les langues de tous les 
peuples ; autrefois on y étudiait le nye tjiuj niu tchen, 
^ Ht, le nom de cette section a été récemment rem- 
placé par l'expression tchyeng^ tahing, ^ (mantchou). 
Comme la langue mantchoue est enseignée depuis 
longtemps en Corée, beaucoup d'erreurs se sont glis- 
sées dans les livres. Depuis l'année 1636, on se sert 
toujours de cette langue pour les lettres officielles et 
les conversations, mais on en est venu à ne plus se 
comprendre. Le Directeur général de la Cour des 
Interprètes et Grand Conseiller, O Tchyou Aton, ^ 
^ ^> ft choisi l'Interprète Sin Kyei am, ^ i^ S^' 
et l'a chargé plusieurs fois d'accompagner les envoyés 
coréens en Chine ; cet Interprète a pu corriger le H'pol 
syei à et quatre autres volumes. En l'année 1680, le 
Conseiller admirable Wm Ro pong, ^ ^ ^, étant 
devenu Directeur de la Cour, pensa que les livres 
précédemment corrigés par Sin Kyei am^ n'étaient pas 



CHAP. II : LANGUE MANTCHOUE. 89 

suflSsamnient utiles. Il ordonna aux Interprètes Tchoi 
Hou tchàiky ^J$^^y m Tjeup, ^JH» Ei Euipâih, 
^!i[ âi ^® l^s corriger de nouveau; il supprima 
le Ke hoUy le Kou nan^ et le Syang sye, N§ 111, 
et fit faire des extraits du San koe tchi, en mantchou, 
pour en faire le Sam y eh tchong kài ; il fit aussi 
traduire le Ro heul tai de chinois en mantehou : de 
la sorte, les livres étudiés maintenant pour apprendre 
la langue mantchoue sont au nombre de 20 volumes, 
en y comprenant les vieux textes du Hpal syei à et 
du Syo à ron. En 1703, Tlnterprète Pak Tchyang 
yoUf JJ^J* ^ 1^, et autres obtinrent de faire graver ces 
volumes â leurs frais et les Interprètes supérieurs, 
O lyeng hyen, ^MMf et Ei Eui pàik, ^ !Ë È» 
surveillèrent Timpression, On acheva le travail en 
moins de dix mois ; on appelle ces volumes " Explica- 
tion générale de la langue mantchoue," Tchyeng e 
tchong kài, ^mi& j^- — Cette note est de la 51 lune 
de Tannée 1764 et ne porte pas de signature. 

Liste des fonctionnaires qui ont surveillé Timpres- 
sion. — l*r édition gravée en la 9? lune de Tannée kyou 
^ih ^5jc, la 42? de Khang M, ^^ (1703).— 2f 
édition gravée en la 39? année de Khien long, ^ 
kap 0, ^ ^, en la 9? lune (1774). 






117. m % 

Tong moun ryou tjip. 

Vocabulaire coréen et mantchou par ordre de ma- 
tières. 

1vol. 

C. des Int. 



90 LIV. n : ÉTUDE DES LANGUES. 

En l'an 1691, les Interprètes de mantchoii Ri Eài^ 
^ J$, Syang tchaîy :^ ffi ?|$, et Tjyeng Man tjyd, 
$^^^9 ont fait graver à leurs frais les plancha 
de cet ouvrage, elles sont conservées dans la section 
de mantchou. 

Cf. Mollendorf, N? 33 (?) 

118. n-xmM 

Tong moun ryou hài. 

Encyclopédie par ordre de matières en coréen et 
mantchou, avec explications. 
2 vol. 

B.-R.— C. des Int. 

En 1748, l'Interprète supérieur de mantchou, Hyen 
Moun hângj ^ ^t Ifi» * tqyxx cet ouvrage, dont les 
planches ont été gravées par le bureau de Timpression ; 
elles sont conservées à la section de mantchou. 

119. m ^%m. 
Han tchyeng moun kam. 
Dictionnaire chinois-mantchou. 

15 vol. in-4. 
L.O.V. 

Avertissement. 

Table : ce dictionnaire est rangé méthodiquement, 
les caractères et expressions sont répartis en trente- 
six séries, subdivisées elles-mêmes en chapitres ; à côté 
de Texpression chinoise, se trouve, en caractères co- 
réens, la prononciation chinoise ; suivent : des expli- 
cations en chinois, le sens en coréen, la traduction en 



m 




AVIS AU RELIEUR 



Les Planches V, VI, 
seront fournies avec le 
Tome II. 




I 
I 



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1 

1 






1 

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1 

1 



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1 



CHAP. II : LANGUE MANTCHOUE. 91 

mantchouy avec prononciation notée en caractères 
coréens, et des explications écrites en caractères co- 
réens, mais non pas en langue coréenne. 

Le quinzième volume contient des suppléments aux 
diflférentes séries et la liste des membres de la Cour 
des Interprètes, qui ont composé et écrit cet ouvrage, 
en ont surveillé et corrigé l'impression ; malheureuse- 
ment cet intéressant dictionnaire n'est pas daté, il 
paraît être du XVIIIf siècle. 

Les quatre ouvrages suivants sont d'origine chinoise ; mais comme 
ils se trouvent conservés à la Cour des Interprètes, je les indique ici, 
afin de compléter la liste des livres qui servent en Corée à l'étude du 
mantchou. 

Man Aan èa sye {3£an han seu chou). 

Les quatre livres classiques, en mantchou et en chinois. 

10 vol. 

C. des Int. 

Eu l'an 1700, l'Interprète de mantchou Tclioi Htai syang, 
M 1& ^> les a achetés dans une boutique de Péking et les a 
présentés au Roi. 

Cf. MoUendorf, N? 48. 

mmmx 

Man han tong moun {Man han tlionrj oeii). 
Vocabulaire mantchou-chinois. 

Eu Tan 1701, l'Interprète de chinois Kim You keui, ^ ^ ^, 
a acheté cet ouvrage dans nue boutique de Péking. 

Man han tjyel yo {Man han Me yao). 
Éléments mantchous chinois. 

6 vol. 

C. des Int. 

(^ *i4) (L/i2rsv») {m % m) 



92 LIV. II : ÉTUDE DES LANQUE& 

Eq Tan 1705, l'Interprète de mantchou Ri Syek tjai^ ^ ^ ;^, 
a acheté cet ouvrage dans une boutique de Péking et Ta présenté 
au Roi. 

Cf. MoUendorf, N? 70, 98 (?) 

Mon han ryou tjip {Man Itan Ici M). 

Vocabulaire mantchou-chinois far ordre de matières. 

7 vol. 

C. des Int. 

Acheté à Péking avec le précédent. 




Gaxgowille, l±'t.^'> 



1. Tiré du Hoa syeng syeng yek eui kouei. 



Chapiteb III 



LANGUE MONGOLE. 



^ <i 4 Jbtsn*/! M 



PP 




120. 3Ê pT ?f 
Oanff ka han. 

(Transcription du mongol, peut-être pour ** Oang khan/' le chef 
suprême)/*^ 

Cité pannî les livres employés en 1469 pour Texa- 
men de mongol et perdu pendant les guerres. 

121. ^^^m 

Syou syeng sa kam. 

Le miroir de la défense de la ville. 

1 vol. 

C. des Int. 

Figure dans les livres indiqués pour l'examen de 
mongol en 1469. 

En Tan 1690, on ordonna aux Interprètes de mon- 
gol Pak Tong yel, i^^ % ^, Pak Tong yem, i^ [^ 
3^, et Tchoi Tek man, ^ ^ jl^, de faire graver à 
leurs frais les planches, qui furent conservées dans la 
section de mongol. 

1. L'explication proposée ici, comme celles que l'on rencontrera 
plus loin, sont dues à l'obligeance de M. Cahun. 

« 



04 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUSa 

122. m ^w, 

E sa tchim. 
Critiques du censeur, 

1 vol. 

C. des Int. 

Figure dans les livres indiqués pour l'examen de 
mongol en 1469. 

Gravé en 1690 avec le précédent ; planches conser- 
vées à la section de mongol. 




123. i^ i 
Ko nan. 

(Transcrit du mongol, peut-être '' ghunan/' variété de cheval). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mongol et perdu pendant les guerres. 

124. M ^ 
Ka toun. 

(Transcrit du mongol, comparer " khatouu,'* reine, princesse). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mongol et perdu pendant les guerres. 




125. M,UXl 

Hoang to tai houn. 

Les grands enseignements de la capitale. 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mongol et perdu pendant les guerres. 

(^ *i 4) (if/i2r» (t m «) 



CHAP. ni : LANGUE MONGOLE. 95 

126. ^ ^ ;^ 

Ro Jceul tai. 

Le Eo keul tai. 

(Titre sans doute transcrit du mongol). 

Employé aux examens de mongol en 1469 et perdu 
pendant les guerres. 

Cf. N? 84 et sqq., 112 et sqq. 

127. w^m^^x 

Sin pen ro keul tai. 

Nouvelle traduction du Ro keul tai. 

Cité parmi les livres employés pour l'examen de 
mongol depuis l'année 1684. 



128. mm^^-k 

Mong e ro keul tai. 

Le Ro keul tai en mongol. 

8 vol. in-4, disposés â l'européenne (de gauche â 
droite) 

B.R.— C. des Int. 

Texte mongol avec transcription juxtalinéaire en 
coréen, et traduction à la fin des phrases ; sans 
préface. 

Planches gravées en 1741, aux frais des Interprètes 
de mongol Ri Tchoi tai, ^ ^ ';)^y et autres ; con- 
servées à la section de mongol. 

129. ÏL ^ ^ 
Kong pou tjà. 
Confucius. 



M UV. n : ÉTUDE DES LANGUSa 

1 vol. 
C. des Int. 

Employé en 1469 pour l'examen de mongol ; gravé 
en 1690 avec les N? 1 21 et 122. 

130. »i!î ^ M tt: 

Htyep ouel ijin hto. 

(Titre trauscrit du mongol, peut-être nom de montagne). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mongol et perdu pendant les guerres. 

131. i^ ^ 
Ko an. 

(Titre transcrit du mongol sans doute pour '' kaan, khan/' le roi). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
l'examen de mongol et perdu pendant les guerres. 

132. ^mWia. 

Pàih an hpa tùu. 

(Titre transcrit du mongol, pour "beg Apatou," le chef Apatou î). 

1 vol. 
C. des Int. 

Employé en 1469 pour l'examen de mongol ; gravé 
en 1690 avec les N? 121, 122, 129. 



133. ^mutt 

Tài Ton ouen keui. 

Mémoires de la salle où l'on attend l'heure (de 
l'audience). 



CHAP. m : LANGUE MONGOLR »7 

Ivol. 
C. des Int. 

Employé en 1469 pour Texamen de mongol ; gravé 
en 1690 avec le précédent, 

134. M^WcW 

Tjyeng koan tjyeng yo. 

Pkincipes de gouvebnement des années Tcheng koan 
(627-649) • 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
Texamen de mongol et perdu pendant les guerres. 

L^ouvrage du même titre, en 10 vol., que possède 
la Bibliothèque Royale, est probablement Touvrage 
historique chinois, relatif au gouvernement au com- 
mencement deia dynastie des Thang, ^. (Cf. Wylie, 
p. 26 ; Cat. Imp., liv. 61). 



135. ^ A K ^ lE 

Sok hpal sil tjyang keui. 
Méhobial de? 

(Sok hpcU M tjyang semble transcrit du mongol). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
Texamen de mongol et perdu pendant les guerres. 

136. ^ ^ }$ m 
Sa tjyeh hou ta. 

(Titre transcrit du mongol; la terminaison "ra" indique, en 
mongol, des mots d'origine sanscrite). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
Texamen de mongol et pordu pendant les guerres. 



98 LIV. !£: ÉTUDE DES LANGUES. 





137. Ê 

Ke ri ra. 

(Titre transcrit du mongol ; voir ci-dessus). 

Cité parmi les ouvrages employés en 1469 pour 
Texamen de mongol et perdu pendant les guerres. 

138. mMMu 

Tchyep hài mong e. 

Explication de la langue mongole. 

4 vol. in-4, disposés à l'européenne. 
C. des Int. — L.O.V. (fac-similé de l'exemplaire de 
la Cour des Interprêtes, prêté par M. Pyen Ouen kyau, 

Texte mongol avec prononciation juxtalinéaire en 
lettres coréennes et traduction à la fin des phrases ; 
figure parmi les ouvrages usités en 1744 dans les 
examens de mongol. — Recommandations pour Tétude 
de la langue mongole, dialogues. 

Planches gravées en 1737 aux frais des Interprètes 
de mongol Ei Syei hyo, ^ '[§; ^, et autres (cf. Htang 
moun koan Iji, liv. 8, fol. 8). 

m. mm mm 

Mong e ryou hài. 

Vocabulaire mongol pab ordre de matières. 

2 vol. 

C. des Int.— L.O.V. 

3 vol. 
S.K. 



CHAP. m : LANGUE MONGOLE. » 

En l'an 1768, l'Interprète supérieur de mongol, 
Iti Ek syeng, $^ ^, a revu cet ouvrage et la Cour 
des Interprètes a fait graver les planches, qui sont 
conservées dans la section de mongol ; introduit vers 
cette époque dans les examens de mongol. 

14a ^ * A 3? 

Monff kak sa yo. 

Eléments de l'histoire de l'étude du mokool. 

1vol. 

B.R. 




Brble-imrfum, V 1gfl> 



1. Tiré du T/in Ichan eut IcoueL 



Chapitee IV 



LANGUE JAPONAISE. 




4 *i 4 B»n«^ ^ ^ 



141. ^ 1^^ 

I ro hpa (japonais "I ro ha," V/^ 6 W). 
Stllabaibe jafoitais. 

Ouvrage cité comme employé en 1469 dans les 
examens pour la langue japonaise et abandonné en 
1678. 

142. m â 

JSj/0 sik (japonais " Siyau soku/' t/^ 5 ?: ^ )• 
Manuel épistolaibe. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 



143. m fê 

Sye hyeh (japonais "Siyo kaku," t/ Jl ;0^ ^ ). 
Manuel de calligbaphie. 

Cité parmi les ouvrages usit& en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 



CHAP. IV : LANGUE JAPONAISE. 101 

Ho kevl tai. 

Le Eo keul tax (cf. N? 126). 

Employé aux examens de japonais en 1469 et exclu 
du programme en 1678. 




146. M ^ 

Tong tjà hyo (japonais "Dou zi kiyau", ^' ) t ^ ^ 5 )• 
Instruction des enfants. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. Ce livre était employé au 
Japon pour l'instruction élémentaire : il est peut-être 
dû au célèbre bonze ** Kou bahu dai si", ^^"j^ |IP» 
C î^^fSV/^ C/,ou"Koukai^^îi, i );ï^V/^, 
qui vivait au VlIIf siècle. 




146. ;vii: pp 

Tjap e (japonais "Zatu go", 'î' O S ). 
Histoires mélangées. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 




147. ;2^ 

Pon tcho (japonais " Hon sau ", fdk A^ $ 5 )• 
Botanique. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens de japonais et exclu du programme en 1678. 

(4*i4) (*>&sv») {m m m) 



J02 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUEa 





148. ^ p, 

Eui ron (japonais "Gi ron", |r 6 A-). 
Discussions. 

Cité parmi les ouvrages iisités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en l'année 1678. 



149. m fi 

Htong sin (japonais "Tuu sin", O 5 L/^)- 

COBBESPONDANCE OFFICIELLE. 

Cité parmi les ouvrages usitfe en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 

150. iê^m^^ 

Kou yang motU e (japonais " Kiu yau mono gaturi ", ^ 

HiSTOiBE DE l'Élevage des pigeoks (?) 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en l'année 1678. 



151. li mi ^ * 

Tyenff houn oang rai (japonais "Tei kun wau rai", "C ^ 

Échange de lettbes. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en l'année 1678. 

(^ ^ -f ) (y/t2r^-) (â IS ») 



CHAR IV : LANGUE JAPONAISE. 103 

Cet ouvrage, encore usité au Japon, est dû à 

" Fudi vara no Aki hira '\ MW.^^^^ À^^^ (fi (^ 
(7) iy ^ C/^C:>; il en existe plusieurs exemplaires 
japonais à l'École des Langues orientales. 

152. ]^ ^ E 

JEunff yeng keui (japonais ** Ou ei ki *', ^ 5 êL^ ^ ). 

Mémobial de la période Ou ei (1394-1427). 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 





163. 

Tjap hpil (japonais " Zatu hitu ", tOCAO). 
Mélanges. 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tannée 1678. 

154. s ± 

Pou sa (japonais "Fu zi'', ^ l^). 

(La montagne ?) Fu zi ( g i tU ^^ ^ H LU)- 

Cité parmi les ouvrages usités en 1469 dans les 
examens sur la langue japonaise et exclu du program- 
me en Tan 1678. 

155. mm^im 

Tchyep hâi 9in e. 

Nouveau manuel pour l^explication (de la langue 
japonaise). 

(4^#) (<>2r$H m mm) 



104 LIY. II : ÉTUDE DES LAKOUEa 

10 vol. in-4. 

C. des Int.— L.O.V. 

Ouvrage employé à partir de 1678 pour les examens 
de japonais. — ^La bibliothèque de la Cour des Inter- 
prètes en possédait deux exemplaires, d'après le 
Htong moun koan tjL Cette administration conser- 
vait également les planches pour l'impression de 
l'ouvrage. 



156. ^mmmm ^i. 

Kài Byou tchyep hài sin e. 

Nouveau manuel poub l'explication de la langue 
japonaise, avec oobbections. 

12 vol. 
C. des Int. 



167. mnmmmm 

Tjyoung han tchyep hài sin e. 

KOUVEAU MANUEL POUB l'eXPLICATION DE LA LANGUE 
JAPONAISE, GBAVÉ DE NOUVEAU. 

12 vol. in-4, formant 10 livres. 

C. des Int.— L.O.V. 

1? volume, liv. I : préface (4 feuillets) du Tjyoung 
han tchyep kài sin e, datée de la 11! lune de l'année 
9in tchyouy ^ 3: (décembre 1781) et signée de Ri 
Tarn y ^ Jill, Membre du Conseil du Gouvernement. 
— Avertissement du Kài syou tchyep hai »in e, NS 156, 
(fol. 5 à 7). — ^Dialogues entre fonctionnaires coréens 
et japonais : première entrevue. Visite à bord d'un 
bateau japonais pour demander le but de sa venue 
(30 fol.). 



. pi. vu. 



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^1 




Titre du Tdtyep kài tin e (N; 167), 




CHAP. IV : LANGUE JAPONAISR 105 

2f volume, lîv. II : causerie en buvant le thé, en 
prenant une collation. Examen des objets destinés 
au Roi (26 fol.). 

3f volume, liv. III : banquet offert à Tong ràiy ^ 

, à renvoyé japonais, etc. (33 fol.). 

4S volume, liv. IV : examen des marchandises 
(cuivre et étain) apportées par les Japonais (35 fol.). 

5S volume, liv. V : départ de Tenvoyé coréen ; il 
arrive à Tài ma tOy i^ iH 1^ (japonais " Tu sima *% 
O ti)(22fol.). 

6f volume, liv. VI : entretien avec le Prince de Tài 
ma to ; départ pour Kang hoj 2[ ^ (japonais " Ye 
do^ h "à) (31 fol.). 

7? volume, liv. VII : le Prince de Tchyouh tjyeriy 
^m (japonais "Tiku zen", i><-^*^) vient 
attendre Tenvoyé. Arrivée à Ye do, visite au Tai 
kouUj "^^ (|§ Qj koan pàik^ japonais "kuwan 
paku,, < t)A.\d^<) {21 fol.). 

8? volume, liv. VIII : l'envoyé refuse les cadeaux. 
Il repart pour Tai hpan, "^^ (japonais **Oho saka", 
ill/3: ^ }^^). Le Prince de Tài ma to l'invite à un 
banquet et lui fait ses adieux (27 fol.). 

9? volume, liv. IX : danses. Echanges de politesses. 
Provinces et districts du Japon (19 fol.). 

10s volume, liv. X (l^T partie) : modèles de lettres : 
premières entrevues, rendez-vous pour boire le thé, 
envoi de cadeaux (15 fol.). 

lit volume, liv. X (2f partie) : correspondance 
relative à la présentation des cadeaux au Roi, et au 
banquet ; remerciements ; lettres à échanger à l'arrivée 
et au départ d'un bateau japonais (22 fol.). 

(^*14) (^2r«v^) (n m m) 



106 LTV. II : irrUDE DES LANGUES. 

12! volume, lîv. X (3? partie) : lettres pour rappeler 
rînterdîction de faire le commerce du cuivre et de 
rétain, pour demander le grain et le bois nécessaires 
au ravitaillement des bateaux, pour l'échange de 
politesses et de félicitations (17 fol.). — Syllabaires 
"kata kana " >i^ 1g :^, * ^ * "J* , et " hira kana" 
^IS.^» C^f^/^^"^» avec prononciation coréenne, 
et portant pour chaque caractère japonais la syllabe 
"man yehu kana" d*où il est tiré — Syllabaire "hira 
kana " avec la finale n, ^ , ajoutée à chaque carac- 
tère et la prononciation coréenne. — Combinaisons de 
syllabes "hira kana" avec prononciation coréenne. — 
Syllabaire "man yehu kana" ^HlM^» *33"T 
^ ^ tir> 31 régulier, carré et cursif, avec prononcia- 
tion coréenne ; plusieurs formes sont données pour 
chaque syllabe. — Différentes formes cursives de mots 
et terminaisons fréquents en japonais, avec transcrip- 
tion coréenne et traduction — Syllabaire "kata kana" 
rangé par ordre d'initiales; syllabaire "kata kana" 
par ordre de finales, avec explications sur la pronon- 
ciation (8 fol.). 

La disposition typographique est la suivante : cha- 
que page est divisée en quatre colonnes ; dans chacune 
des colonnes, la première ligne à droite est la pronon- 
ciation coréenne, au centre le texte japonais (hira 
kana), à gauche le sens représenté par des lettres 
coréennes et quelquefois par des caractères chinois. 

Liste (1 fol.) des neuf fonctionnaires de la Cour 
des Interprètes qui ont collaboré à la nouvelle édition 
de cet ouvrage, publiée en Tannée mou ijin, J^^ 



CHAR IV : LANGUE JAPONAISE. 107 




(1748) ; parmi eux figurent Tchm Hak ryeng^ ^ 
Ép , et Tchoi Syou w, -^É ^ tl> ^^^^ ^^ retrouvera 
plus loin les noms. 

Liste (1 fol.) des six fonctionnaires de la même 
administration chargés de surveiller la réédition de 
Tannée sin tchyou, ^ 3: (1781). 

La préface et l'avertissement de cet ouvrage four- 
nissent sur les différentes éditions des détailes précieux, 
que nous compléterons au moyen du Htœig moun 
koan tjij (liv. 2, fol. 3 et sqq., liv. 7, fol. 20, liv. 8, fol. 
7 et sqq.,) et du Tai tyen hoi htongy (liv. 3, fol. 13). 
Pendant la guerre de Tannée im tjiriy ^ j^ (1592), 
un fonctionnaire de la Cour des Interprètes, Kang Ou 
«y^^> J^ jS il> originaire de Tjin tjyou, ^ ^|, fut 
fait prisonnier et emmené en captivité au Japon, où 
il resta pendant dix ans : il y apprit la langue et, 
quand il revint dans son pays, il composa le Tchyep 
kài sin e, publié en 10 volumes en Tannée 1618, 
^ M Jtft ^- Ce livre fut employé depuis lors pour 
Tenseignement du japonais ; mais, par le fait que les 
Coréens se transmettaient les uns aux autres leur 
connaissance de ce langage, la prononciation s'altéra de 
telle sorte que, lorsqu'on eut l'occasion de converser 
avec des Japonais, on ne parvint .pas à se comprendre. 
En même temps, la langue japonaise s'était modifiée 
et beaucoup d'expressions contenues dans ce livre, 
n'étant plus en usage, étaient devenues inintelligibles. 
Une nouvelle édition était nécessaire. En Tannée 
1670, le Conseiller admirable Tjyeng Yang hpa^ ^ 
Rif ^> adressa un rapport au Roi sur ce sujet et 



108 LIV. II : ETUDE DES LANGUEa 

Touvrage, transcrit par An Sin houi, ^ ^ H^, fat 
imprimé en caractères mobiles en Tannée 1676. Dans 
cette réimpression, on ne conserva que les expressions 
employées alors et on supprima toutes celles qui 
avaient vieilli : par suite, on en changea les huit ou 
neuf dixièmes. De plus, dans l'ancienne édition, on 
avait écrit auprès des caractères japonais la pronon- 
ciation coréenne, et l'explication était placée à la 
suite des phrases ; on reconnut que ce système man- 
quait de clarté et, dans le nouveau livre, on mit au 
centre le texte japonais, à gauche la traduction, à 
droite la prononciation. De plus, le dixième volume 
ayant été considérablement augmenté, on dut le divi- 
ser en trois cahiers. En l'année 1700, le magistrat de 
police Pak Syei yeng^ i^^ ^ ^, fit graver le même 
ouvrage à Quelpaërt, Tjyei tjyouy ^ jft| . En l'année 
1747, les Interprètes Tchoi Hak ryeng et Tchm Syou 
iUf qui accompagnaient l'envoyé coréen au Japon, 
emportèrent cet ouvrage avec eux et, grâce aux 
renseignements que les Japonais leur fournirent, ils 
purent y faire de nouvelles corrections. L'ouvrage, 
sous le titre de Kài syou tchyep Tcài sin Cj fut imprimé 
par ordre du Gouvernement à l'Imprimerie Royale, 
en l'année 1748. La prononciation qui y était 
figurée, était correcte : toutefois les caractères japonais 
n'avaient pas été corrigés. Quelques années après, 
Tchùi Hak ryeng fut chargé d'une mission oflficielle 
à Tong rai et pria les Japonais de lui procurer des 
types de caractères de Oho saka, '^ ^j et de Ye do, 
XL ^- Grâce à cette comparaison, il parvint à modi- 
fier les caractères inexactement reproduits : l'ouvrage 



CHAP. IV : LANGUE JAPONAISE. 109 

était devenu parfait. Tchoi le fit réimprimer à ses 
frais en caractères mobiles. Les exemplaires en étant 
devenus introuvables, le Conseiller admirable, Kim 
Pâik kokj ^ j^ ^, qui fut à la tête de la Cour des 
Interprètes pendant dix ans, se préoccupa de le faire 
réimprimer. Un sieur Kim Hyeng ou, ^ ^ ^, le 
fit alors graver sur planches, conformément, à l'édition 
en caractères mobiles, sous le titre de Tjyoung kan 
tchyep kâi sin e, en l'année 1781. 

Le Tchyep kài sin e est le seul ouvrage employé 
pour les études de japonais depuis 1678 et figure sur 
le programme des examens à l'exclusion de tous Ise 
autres livres mentionnés dans ce chapitre. 




158. mm$f mx 

Tchyep kài sin e moun syek. 

Texte et explication du Tchyep kài sin e, NS 155. 

4 vol. 
S.xl. 



159. mm MM 

Oa e ryou kài. 

La langue japonaise expliquée, pak obdbe de 
matlèbes. 

2 vol. 

B.H. 

Cité parmi les ouvrages coréens qui ont servi à la 
composition du manuel intitulé ^ ^ ^ ^> " Kau 
rin su ti ", fi^ ^ ^ A.t % publié en 1881 par le 
Gouvernement japonais pour l'étude de la langue 

(4*i4) {i>z^6xr) {m m m) 



110 LIV. II : ÉTUDE DES LANGUES. 

coréenne/^^ — C'est, d'après M, Oppert (A forbidden 
Land, p. 156) de ce livre et du Ryou hap, (transcrit 
par lui Lui ho, suivant la prononciation chinoise) 
que M, Hoffmann se servit pour composer un dic- 
tionnaire coréen, reproduit en appendice . dans l'ou- 
vrage de M. Oppert, p.p. 335 à 349. Ce dernier 
auteur ajoute que le Oa e ryou kài (transcrit Wei 
ju lui kiai) " fut écrit en Corée pour permettre 
** aux indigènes d'apprendre le japonais et fut pu- 
" blié au Japon sans date ni préface : il semble 
" très probable que ce fut le seul ouvrage composé 
" dans ce but. Comme il y a déjà plusieurs siècles 
" qu'il a été imprimé, on peut supposer qu'il date 
" du temps des invasions japonaises." A l'encontre 
de ces assertions,, il nous paraît que le Oa e ryou 
kài est un ouvrage coréen, car s'il avait été imprimé 
au Japon, on n'aurait pas employé dans le titre, 
pour désigner ce pays, le caractère ^, oa, qui est 
considéré comme injurieux. De plus, il est tenu pour 
coréen par l'auteur du ** Kau rin su ti ", qui l'a 
eu sous les yeux pour la composition de son livre. 
Enfin on a vu, par la liste qui précède, que les livres 
coréens pour l'étude du japonais ont été plus nom- 
breux que M. Oppert ne le soupçonnait. Au sujet 
de sa date, nous sommes également d'avis qu'elle 

1. Cet ouvrage en 3 vol. in-8, est dû au Japonais "Urase Yoku", 
^Wi^y 5 lo "ër I ^ » qui Ta composé pour le Ministère des AfiTaîres 
Etrangères de Tokyo ; il a été revu par différents Coréens, entre autres 
Kim Sijou heui, ^^M '> l'auteur s'est servi, pour son travail, de 
différents autres livres coréens : St/e huent; en kâî, Si kyeng en kài, iSà syc 
en kai, Tjyen oun ok hpyen, Houn rnong tju /u>i, Tchyen fjà numn. 

{^ *i 4) {<à'/LZ'Ji) {m m «1 



CHAR IV : LANGUE JAPONAISE. 111 

doît être fort ancienne : en effet, le Htong moun Jcoan 
iji, dont les indications bibliographiques ne remon- 
tent pa« au-delà de Khang M, ]É M (1662-1722), 
ne signale pas cet ouvrage parmi ceux qui ont été 
imprimés par la Cour des Interprètes et la biblio- 
thèque de cette administration n'en possède pas d'ex- 
emplaire 




160. ;pc m 

Tjyang e (japonais "Naga gatari" (?) tP'^jZ.^). 

Longue histoire. 

Cet ouvrage fut composé, au XVIIIS siècle, pour 
Tétude de la langue japonaise par HongSyoun myeng^ 
^^^j surnom Syou hyengj ^fc ^, Interprète, qui 
y travailla avec le Japonais ** Ame no mori Aduma", 
M^]^» î)y>CO^ {[) i)<^t'' d'après la préface 
du "Kau rin su ti", ce dernier, nommé aussi "Ame no 

mori Hau siyu", M^^^> $) if) (7) ^ S? ^ 5 l 
15), fut chargé par "Sou", ^, prince de Tu sima, Hf 
i^ ^i dont il était le sujet, de faire un ouvrage pour 
l'étude du coréen ; il y travailla dans les périodes 
"Hau ei", ^ ^, a 5 ^V/^ (1704-1710) et "Siyau 
toku", jE^i t^ 5 ^ < (1711-1715); il donna à 
son ouvrage le nom de "Kau rin su ti", ^ SI ^^5^11 j 

Cf. Htong moun koan ijij liv. 7, fol. 30. 

1. Avant cette époque, on cite, pour l'étude du coréen, le " Rîn go 
taîhau", Rlg::fc:i^, i/t2r^V>li$, dûà "Fukuyama", H lU, 
-A ^ ^1^ : cet ouvrage a été réimprimé en 1873, par les soins de 
"Urase Yoku ", M iK Kf» en 3 volumes ; il se trouve à la Biblio- 
thèque de Tôkyô. 



lU LtV. II : ÉTUDE DES LANQUES. 

161. m M 

Ryou kâi. 

ExPLICATIOir PAK OBDBE DE HATIÊBES. 

Ouvrage du même auteur que le précédent, com- 
posé daos les mêmes conditions. 

Cf. jfftong moun Jcoan Iji, liv. 7, fol. 30. 
Peut-être le même ouvrage que le Oa e ryou kâi. 




Inatniment de munqne, 0;.' 



1. Tiré du 7<ftn UAan eui kouei. 



Chapitke V 
LANGUE SANSOKITE. 






162. 

Tjin en tjip. 

Recueil de textes sanscrits. 

1 vol. în-4, 115 feuillets, formant 2 livres. 
Préface pour la réimpression de cet ouvrage, datée 

de 1777, ^ ^ T M> po-r 1® bonze You ily ^ —, 
élève de Pàik am, Q ^ ; celui-ci, avec Ryong am^ 
fi ^1 son maître de langue sanscrite, a composé 
cet ouvrage, en se servant du Sam oun syeng houi 
et s'appuyant sur les principes de Torthograplie 
coréenne, tels qu'ils ont été posés par le Roi Syei 
tjong^ dans le Houn min tjyeng eum. 

Avertissement, par le bonze Ryong am tjeung syoukj 
îi ^ ^ Wlf sur Talphabet et Torthograplie de la 
langue sanscrite. 

Table des initiales, d'après le Hong oau tcJieng 
yun (cf. N? 49) et table des lettres coréennes : ces deux 
tableaux reproduisent ceux du Sam oun syeng hotci. 

Table des caractères sanscrits dans la forme lanza, 
avec prononciation indiquée en chinois et en coréen. 

Un feuillet de planches, avec souhaits pour le 
royaume et pour le bouddhisme. 

(^ *i-^) (BfAzrsv») (« m m) 



114 LIV. n : ÉTUDE DES LANGUES. 

Table des matières : Touvrage renferme diflRêrenta 
textes bouddhiques, surtout des invocations, "dhârani", 
PÈ ^ /Ë> htaranij en langues coréenne, chinoise et 
sanscrite ; ces trois textes sont en colonnes juxtaposées. 

L'avant-dernier feuillet, verso, contient quelques 
phrases exprimant des souhaits pour le roi, le royaume 
et la religion. 

Au dernier feuillet, liste des bonzes qui se sont 
occupés de l'impression et indications de lieu et de 
date : " gravé de nouveau à la bonzerie de Man ym^ 
^^ dans la montagne de Ra hariy district de Hoa syom^ 
"province orientale de Tjyen ra; écrit par l^yeng 
" Eurrij résidant à San «an, à la 4? lune de Tannée 

m 









163. ^ # ou 

Pem sye ou 7)m en tjip. 

GA.RACTÈJÎES SANSCRITS OU ReCUEIL DE TEXTES SANSCRrTS. 

1 voL mss., petit in-8, 17 feuillets. 

L.O.V. (exemplaire provenant de la bonzerie de 
Pong ouenj ^ JC ^> près de Séoul) . 

Sur la garde de la couverture, on lit que le bonze 
Kyeng en, de la bonzerie de Po koang^ dépendant de 
la bonzerie de Sin kyeiy dans la montagne de Keum 
kangy district de Ko syengy province de Kang cmeny 

KM'0W-^7 a écrit ce volume en 1884, ^ ^ 



CHAP. V : LANGUE SANSCRITE. 



116 



Alphabet sanscrit, exemples et explications pour la 
fonnation des syllabes ; la prononciation est indiquée 
en chinois et en coréen. 

Supplément : diverses prières et invocations san- 
scrites, 

164. m ^ ^ 

Pi mil hyo. 

Les enseignements mystérieux. 

Cf. livre VIII, chap. II, 4? partie. Pi mil hyo. 

Pour les ouvrages renfermant des textes sanscrits, voir aussi 
Bouddhisme (liv. VIII, chap. II), spécialement la 4; partie. 




Corbeau à éperons placé boos la saillie du toit, ^J 



(i) 



1. Tiré du JEToa ^geng syeng yék eui houeL 



LivEE m 

CONFUCIANISME. 



Chapitee I 



LIVEES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 

•^ /^ # ^'^^tn^ ^^ M 

Au VII! siècle, d'après 31a Twm lin, l| jfi Gli le Pâik tjjei 
possédait déjà les Cinq Livres Canoniques, 3l HÊf oou kifiç, o kyeng; 
en 660, d'après le même auteur, la reine de Sîn ra envoya à l'Empereur 
une pièce de vers, qui contenait de nombreuses expressions tirées du 
Chou kiiiff» 

Une traduction des Neuf Livres Canoniques, ;fL JKi kieou king, 
hou kyaig, (^, Yek, N*f 174 et sqq.; $, Sye, N? 182 et sqq.; ^, Sr, 
N? 188 et sqq.; ^ jS, Tjyou ryei, N? 190 ; Â 16, Byei kem, N? 190 
et sqq.; ^ ïfc, Tchyoun tchyou, N? 196 et sqq.; # jg, Hyo kyeng, 
N? 222 et fcqq.; |^ ^, ^(wi «, N? 212 et sqq.; i^, Maing tjâ, N? 217 
et sqq.) en langue du Sin ra, est attribuée à Syel Tchang, ]^|lt 
surnom Tchong tji, )|ft^, nom posthume Hong you Aou, Sl^filfêf 
qui vivait sous le règne du Roi Sin moun ; elle aurait été faite en 693. 

En 864, d'après le Moun hen pi ko, le Roi de Sin ra se rendit 
au Collège des Lettrés et fit expliquer les Livres Canoniques en sa 
présence ; en 880, les Livres Canoniques (^ ^, Tjyou yek, N? 174 
et sqq.; f^ ^, Syang sye, N? 182 et sqq.; ^ ^, Mo w, N? 188 et 



CHAP, I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 117 

sqq.; H f&i JRyei keui, N? 190 et sqq.; ^ fi^ ;Ë ii|» Tehyoun tchyau 
tja tjyen, N*f 196 et sqq.; ^ ft, Hyo kyeng, Nf 222 et sqq.) et les 
Trois Historiens, H A> Sam sa, (c'est-à-dire ^ |S, Sa keui; Hîl ^ ^, 
ISycn han sye; ^ 3| ^ i Hou han sye) formaient la base de l'instruc- 
tioD dans le royaume de 6in ra. A cette époque, vivait Tchoi Tclii auen, 
^ WC âf q^^ ^^^ étudier en Chine et y devint fonctionnaire. 

Htai ijOf de Ko rye, s'occupa de propager le confucianisme. En 
983, le docteur Im Syeng ro, ^ ]S ^, rapporta de Chine Tirnage de 
Confucius, les dessins des vases sacrés et Téloge des soixante-douze 
Sages. 

Kim Ryang kam, ^^JS> originaire de Koang tjyau, jt îWi 
docteur en 1051, se rendit en Chine en 1074, f^ ^ ^ ^, et y fit des 
dessins du temple de Confucius. Ce lettré coréen a pour nom post- 
hume Moun an, 3J^ Se 0^ renseignement est tiré du Tong hmk moun 
hen Toh), 

Le Moun hen pi ko rapporte à l'an 1091 l'établissement au CoUégo 
des Lettrés de peintures représentant les soixante-douze 8ages: ce 
fait eut lieu vraisemblablement au retour de Kim Ryang kam. 

En 1056, le Soi avait fait imprimer les Neuf Livres Canoniques 
(voir ci-dessus), les Histoires des Ilinif 3li ^^ Tsin^ @» et des 
Thanfff J^i et des ouvrages de philosophes, historiens, littérateurs, 
médecins, astrologues, géographes, calculateurs, juristes :*un exemplaire 
de chaque ouvrage fut donné à chacune des principales écoles du 
royaume. 

Tehoi Tchyaung, ^ J^f» docteur sous Mok tjong, Grand Gouverneur, 
fonda neuf écoles supérieures, ;fL 50F> '^'^^ H^h où l'on exposait les 
doctrines de Confucius ; il était originaire de Tai nyeng dépendant 
de Hai tjyou, fi$ ji\ "^fc ^ l il avait pour surnom Ho yen, fS ^, nom 
posthume Moun heti, ^ ^ ; on l'avait surnommé le Confucius coréen. 

An You, 5^ fg^, premier postnom Hyang, J^, nom littéraire Hoi 
hen, 1^ ff I était originaire de Syoun lieung, ||g ^, docteur sous Ouen 
tjong \ devenu membre du Grand Conseil, il s'efforça de développer 
le confucianisme, il enrichit le Collège des Lettrés, fonda le Conseil 
de l'Enseignement, se procura des livres en Chine. Il a pour nom 
posthume Moun syeng, jfcjfi, et est compté au nombre des Sages 
coréens. 



118 LIV. m : CONFUCIANISME. 

Pàik I tjycng, ^ IB| jE« élève du précédent, alla ensuite étudier 
en Chine ; il compléta Tocuvre confucianiste de son maître ; originaire 
de Ram hpo, ^ j^i nom littéraire 1 ijài, ^ ^f il ^ut fait Prince de 
Syang tant;, AlMWI' 

Ou Tehak, ^ {$, surnom Htyen ijyang, ^ SfÈ, originaire de Tan 
^^f ^ lUf fut élève de Hoi hai; il continua aussi la tradition de 
son maître. 

Pour les disciples de ces Sages, voir liv. IV, chap. II, et Kouk 
iang pai e, Ya eu» en haing rok, etc. 

Sur les Livres Canoniques et Classiques, cf. Cordîer, col. 639-664, 
1769-1779 ; Wylie, p.p. 1-8 ; Cat, Imp., liv. 1-39. 



1^? Partie 



r f 



COLLECTIONS GENERALES. 



165. M.^ "^ M 

Kyeng sye eum kài. 

Les livres canoniques et classiques, prononciation 
et explication. 

Ouvrage cité par le Tai long oun ok comme préparé 
par ordre de Syei tjmig. 



166. H M ffl ^ JE :^ 

Sam kyeng sa sye tjyeng moun. 

Texte sans notes des trois livres canoniques et des 
quatre classiques. 

10 vol. in-folio, fort belle impression. 



CHAR I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUEa 119 

Cette édition a été imprimée en caractères mobiles 
en 1772 (cf. Tjou tjà sa sil) ; une réimpression a été 

gravée en 1820, MM.Wîf^\P^MMUs les planches 
en sont conservées à la Bibliothèque Royale. 

Les Trois Livres Canoniques, en Corée, sont le 
Yek kyeng, ^ j^, le Sye hyeng, # |M^ et le Si 
kyengj ^ ^ ; les Quatre Classiques sont, comme en 
Chine, le Tai hahj ^ ^, le Tjyoung yong, ^ 
le Bon Cj |^ ^, et le Màing tjà^ ^ ■^. 




167. H J^ K # :^ 1^ 

Sam hyeng sa sye tai tjyen. 

Edition complète (avec notes et commentaires) des 
trois livres canoniques et des quatre classiques. 

Imprimée en caractères mobiles (cf. Tjou tjà 
sa sil). 



m. m.m îEm 

Kyeng sye tjyeng eum. 

Livres canoniques et classiques, avec prononciation 
correcte. 

16 vol. in-folio. 

B.R.— C. des Int. 

Edition notant la prononciation chinoise correcte 
en caractères coréens ; faite par les soins de Tlnter- 
prète m Syeng pin^ ^ ^ l^j et présentée, au Roi 
en 1734, ^JE^^M- 



(t ^^) (Jtv^tiiv») (« m m) 



122 LIV. m : CONFUCIANISME. 



2S Pabtie 
LIVRE DES TRANSFORMATIONS. 

174-. :^ m 

Yek hài. 

Le Yi king (Livre des Transformatioxs) avec expli- 
cations. 

Edition cit^ par le Tai long oun oh : les explica- 
tion sont de Yoiin En t', ^ ^ ^, de Hpa hpyeng^ 
i^^i docteur sous In Ijong^ de Ko rye, fonction- 
naire ; nom littéraire Keum hang ke «a, ^ 0] ^ 
^t, nom posthume Moun kang^ "^ 




175. ^ ^ ^ igg 
Tjyou yek tjou sou. 

m 

Le Yi king avec oommextaibes. 

Imprimé en caractères mobiles (cf. Tja tjyen). 



176. M ^'U%f^ 

Tjyou yek tchyoung ik kàî {Tcheou yi tchang yi kiai). 
Explication du Yi king pab TcTiong yi. 

12. vol. in-8. 

Cet ouvrage, sur papier coréen, paraît cependant 
avoir été imprimé en Chine. 

Préface de 1804, ^^JL ^> P^r I^^ng Oang 
eJieng, IH ï£ 1?4, auteur de l'explication. 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 123 



177. M ^ Wmit^ 

Tjyou yeh tjyen eui tcd tjyeiu 

Grande édition du texte et des explications du Yi 
Mng. 

14 vol. in-4. 

Avertissement. Préface de TchJieng Yi, ^ ^, et 
de Tchau Mi, ^M- 

24 livres avec commentaires. 

A la fin du dernier volume : j^ i^ ^ 'l't' ^ ^ 
fil *' gravé à la 2? lune de Tannée kyenff o (1870, ?)" 
— Sceau avec caractères sigillaires : ^ jHI /lï M M 
fi 1^ )K> " planches conservées par Ha Kyenff ryonff 
(?) de Tjyen tjyou ^\ 

Cet ouvrage est généralement joint au- Tjyou yeh 
en kài. 



178. n ^ %m 

Tjyou yek tjip kài. 

Collection des explications du Yi king> 

2 vol. 
B.R. 



179. M ^BM 

Tjyou yek en kài. 

Le Yi Mng avec traduction oobéenne. 

(^ j^%) (t^iPtisv^) (iK m m) 



124 LIV. III : OONFUCIANISMR 

I. 5 vol. iu-4, formant 9 livres. 

B.K. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Cet ouvrage, désigné souvent sous le nom de Yek 
kâi (vulgaire Aat), ^^> ^ "^î» contient le texte 
chinois avec une explication en coréen après cliaque 
caractère ; le 5S volume porte la mention : gravé en 
l'année kyeng tjin^ ^M (1880?), planches conser- 
vées à la Bibliothèque Royale. 

II. Autre éditîonj 5 vol. în-4. 
L.O.V. 

Sceau imprimé semblable à celui du Tjyou yek 
tjyeii eui tai tjyen. 



180. i& «HJ h ^ 

Tjeung san pok yek. 

Le Ti king et la divination, ouvrage corrigé. 

In-8, mss., 5 livres (?) 



181. fè ^ ^ ^ 

Kouen ong yek io. 

Figures pour le Yi king, par Kouen ong. 

Postface de Sye ai |§ j^. 



{-B-ja-f) (b^Pê^^îic) {m » «) 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 125 



3! Partie 



LIVEE DES HISTOIRES. 




182. ^ 

Syang sye. 

Le Chou king (Livre des Histoires). 

Cité par le Tong hyeng tjap keui comme imprimé 
à Kyeng ijyouy || jHÎ. 



183. ^ # 

Sye tjyen. 

Le Chau kitig. 

10 vol. iii-4. 

Miss. Étr. Séoul. 

Trente-deux tableaux avec figures, relatifs aux 
généalogies, sciences, rites, coutumes, etc., d'après le 
Cluni king. 

Préface par Tshai TchJien, ^ ïJC, surnom Tchong 
^Ç^ # W<f (1167-1230), élève de Tchou Mi, -^ ^ 
{MayerSy I, 748), d'après l'édition duquel est faite 
l'édition coréenne. A la dernière feuille du 10? 
volume, se trouvent les indications : ]^ M 0? ^ Pî 
^ 1^ )Kj " nouvellement gravé en l'année kyeng 
" ijin (1880 ?) planches conservées à la Bibliothèque 
"Koyale". 

(t ^^) {HxnLxiir) {m m m) 



126 LIV. ni : œNFUCIANISME. 



Un ouvrage répondant à cette description est in- 
diqué dans un catalogue publié chez M. Leroox, 
éditeur, en 1876. 



184. ^ m±m 

Syaiig sye iai tjyen. 
Le Chou king, texte. 

2 vol. petit in-8, mss. 

L.O.V. 

Titre au verso du IV feuillet du V/ volume, repro* 
duisant le titre de Touvrage imprimé; au milieu 
fi ^^ M* en caractères li, ^; à gauche " gravé 
" au printemps de l'année 1800", MM^^ ^% 
à droite, **les planches sont conservées à la maison Ui 

Préface datée de 1756, fê Hl ^ ^, sîgnée Lou 
Kien tstieng, de Te tcheou, ^* jHI iÉ[ ^ # ; 
seconde préface, non datée, par Lou Oen tchhaOf 
j^ ^ 5S • ^® texte du Chou king, diffère du texte 
généralement admis ; il a été conservé à Te tcheou 
et revu avec soin par Soen Tshing tchhoan, surnom 
Tchi lou, ^ ^ Jl| j^H^, originaire de cette localité; 
l'auteur de la préface prétend en suivre la trace 
jusqu'au vieillard Fou cheng, j^ ^ (Mayers, I, 47). 

Examen des variantes. 

Texte des 4 livres, avec les notes de Tcheng 
Khang tchheng, MR J^ ^> postnom Miuen, ^ 
(127-200 de l'ère chrétienne; Mayers, I, 59). 

Appendices. 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUEft 127 

185. ^ mw^ 

Syang sye en Mo. 

Le Chou king avec les pakticules de liaison ew 

CORÉEN. 

Cîté par le Tong hyeng tjap heui. 



186. m ^BM 

Le Cfiou king avec traduction coréenne. 

5 vol. în-4, formant 5 livres. 

L.O.V.— Brît. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Communément désigné en Corée sous le nom de 
Sye kài (vulgaire hài) Ç j^ j -H *] 5 chaque carac- 
tère du texte chinois est suivi d'une explication en 
coréen. 

Nouvellement gravé en l'année kyeng Ijin^ J^ )^ 
(1880 ?), les planches sont conservées à la Biblio- 
thèque Royale. 



187. m m±-x 

Sye tjyen tai moun. 
Texte du Chou kiftg, 

1 vol. in-4, 67 feuillets, formant 2 livres. 

L.O.V. 

Texte avec quelques notes, mais sans commentaires ; 
dans la marge supérieure, sont placés des caractères 
indiquant les particules de liaison que l'on emploie 



128 



LIV. III: OONFUaANISME. 



pour la récitation en sino-coréen ; cette édition est 
faite à l'usage de ceux qui se présentent aux examens 
de récitation. 

Liste des principales particules employées dans le style classique. 



Caractères. 



Prononciation. 







ou 



r 




n^ ou ni^ 

iSimfÊé!^ ou 




} 



^w^^ 



a 

eul 

ro 

eul ro 

eî 

eui 

hâral 

et» j 

hâsyoeye 

hânora 

i-eulsâinira 
ra 

ttanye 
irota 

hânânta 

hâtota 

roeyo-ita / 
rosi-ita 
hâsita 



} 



Seni. 

marque le nominatif 
id. vocatif 

id. accusatif 



id. 

id. 
id. 



instrumental, 
ablatif 

datif, locatif 
gpnitîf 



id. impératif 

id. (respectueux) 

fin d'une phrase où le 
verbe est à la première 
personne ( . ) 



fin de phrase ( . ) 



id. (respectueux) 



. (-fra-f) 



(bi^ê^5^-) 



{m « m) 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUER 



129 



Caractères. 

'g^M'^ ou 



Prononciation. 




M3l 







t^ 



ou 




irira 

ko 

mye 

o 

hâko 

hâmye 

imye 

i-o 

ni-o 

isa 

hâsiko ) 

hâsimye ) 

h&nani 




t^t^ 




Sena. 

fin d'une phrase au passé 
(•) 

îd. (respectueux) 

fin d'une phrase au futur 
à la première personne 

îd. (respectueux) 

fin d'une phrase au futur 
à la troisième personne 



et ou fin d'un membre de 
phrase (;) 



id. (respectueux) 
fin d'un membre de phrase 

G) 

futur suivi d'un (;) 
marque du caiif^ 



si (conditionnel) 



(•^^4) 



(JtV'tiSv^) 



(m m m) 



130 



LIV. m : OONFUaANTSME. 



GRiactères. 









^7L± 








71 

M 









Prononcution. 
hâsimyen 
eàtenn 



} 



h&sa 

eulfiâ 

rî-eulsa 

si-eulsa 

hol 

holteun 

honi 

■ • 

ini 

hâni 

hânoni 

hâtasyoni 

rosyoni 

enâl 

enî 

î-enî 

hasiQi 

esini 

hotai 

hontai 

hantai 

to 

hàyato 

rato 

i-enâl 

hâsitai 



} 
} 



} 



Sens. 

si (respectueux) 

comme, étant, ayant 
id. (respectueux) 

pendant que ou participe 
présent 

id. (respectueux) 
sur le point de 



comme, puisque 



id. (respectueux) 



bien que 



id. (respectueux) 



(•^ja^) {t<9è^5^) {m » ») 



CHAP. I : LIVEE8 CANONIQUES ET CLASSIQUES. 



131 



Caractère. 


Prononciation. 


Senii. 


n^:k 


hâsatai 1 




n^± 


hâfiintai > 


bien que (resi^ectueux) 


t^mTL 


erinàl ) 




isi^^ 


hâyam ^ 




n^ 


osa f 


• 
■ 


/^^ 


rasa i 


après avoir fait 


^^^ 


i-osa / 




n^^ 


hàsi»i 


id. (respectueux) 




hâteni 


il faisait autrefois, mais... 
il fait (marquant Tétonne- 


«rHX 


hanantai 


ment et suivi d'une in- 
terrogation) 


nm 


hâna 


cependant 


t^jm 


enî-oa 


d'autre part 




on 
eteun 


à plus forte raison 


^^^ 


esiteuu 


id. (respectueux) 


nm 


roron 


de préférence 


^ 


koa ) 
oa J 






et (entre des substantifs) 


^1115 


en a 


ou 


n ou 2,n 


eun ) 
nan J 


quant à 


Ê\Ji 


oai 


oui 


^n* 


honti 


si dubitatif avec le passé 


nmin. 


hanonti 


îd. futur 


£ 


^ ) 




•sr 


ka ^ 


interrogation (?) 


/^ Otl /* 


tye) 





(tA^#) 



(^^v^Li5v») 



{m » m) 



132 LIV. III : CONFUCIANISME. 



PronoDciatioii. Sens. 

•^^M'^ liori-itko îd. (respectueux) 

lK)ur citer des paroles et 
•fl-j^jjjv ohâmyo a>ntinuer ensuite la 

l»hrase 

i_^ . .. i)Our citer ce que Ton fût 

hani-ita * ^„ n-, ^: Jta^^ 

ou ait soi-même 





y 



Pour les particules du style des yamens, voir You sye hpU tji 



9 

4S Partie 
LIVRE DES ODES. 



188. m Mm M 

^1 "^ ^ ') 

Si kyeng en kài. 

Le Ctii king, (Livke des Odes) avec tbaduction co- 

BÉENNE. 

7 vol. in-4, formant 20 livres. 

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Communément désigné en Corée sous le titre de 
Si kài (vulgaire hài)y ^ j^» ^î "^j. Chaque carac- 
tère du texte chinois est suivi d'une explication en 
coréen. Les 22 premiers feuillets du premier volume 
sont consacrés à un vocabulaire des expressions 
chinoises difficiles à comprendre, qui s'y trouvent 
expliquées en coréen. 



CHAP. 1 : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 133 

Nouvellement gravé en Tannée hyeng ijin, ^ J^ 
(1880 ?), les planches sont conservées à la Biblio- 
thèque Royale. 



189. ^mwM 
>i :^ ^ ^i 

Si tjyen en kài. 

Sans doute le mémo ouvrage que le précédent, désigné sous ce 
titre dans le Catalogue de la Bibliothèque Royale. 

7 vol. 



5t Paetie 



LIVRES DES RITES. 





190. H ji m ou ^ g| 

Sam ryei eui ou Nam kyei ryei syeL 

Les tbois rituels ou Paroles de Nam kyei sur les 

RITES. 

Auteur : Pah Syei tchàif ^Y 1fr ^j nom posthume 
3Ioun syouuj ^ J^. 

Les trois Rituels sont le Ryei heuiy le Eui ryei 
et le Tjyou ryei {Tcheou li, ^ J^, Rîtes des 
Tcheou). 



134 LIV. iri : œNFuaANisira. 

191. jiê le B ^ 

Ryei heui il Ichyo. 

Le IA ki (Mémorial des Rites), avec extraits des 

AUTEURS POUR LES EXPLICATIONS JOURNALIÈRES. 

Cet ouvrage, cité par le Tai tong oun ohj est de 
E Hyo tckyeniy ^ ^ 




192. làsd. Mm±^ 

Ryei heui tjip syel tai tjyen {Id ki f»i choe ta t»itieii)^ 
Grande édition du Id ki avec explications. 

15 vol. în-4 formant 3 livres. 

B.R. 18 vol. 

Préface de ^ |^, Tchhen Hao, qui vivait sous la 
dynastie des Yuen, jt (1260-1368). 

Avertissement, liste des commentaires. 

Cette édition est conforme à l'édition chinoise 
donnée, par ordre impérial, par Uou JKoaug, '^ J^, 
surnom Koang ta, "^"^j 1370-1418 (cf. Maycn, 
I, 187). 

A la fin du dernier volimie, se trouve l'indication: 
J^ 't^ ^ ^ ^ ^ |lf ^J, "nouvellement gravé en 
"l'année mou sin (1848 ?), à la 31 lune, au Camp du 
*^ Gouverneur de Kyeng syang^ j^ fSj '*. 



193. îTtl E 
Ryei heui. 
Le IÂ ki. 

In-18 carré, édition assez grossière, non datée. 

[^3L^-) (b^ê^5ic) (fi ffc SP) 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUES. 135 




iy4. jg pc fi^ pj 

Hyei heui en tok. 

Le Id M, AVEC LECTURE CORÉENNE, 

5 vol. 

s.n. 



195. mnmm^m 

Sin han eui ryei to hài {Sin khan yi H thou kiai). 
Le Yi li (Rituel) avec planches et explications, 

NOUVELLEMENT GRAVÉ. 

16 vol. in-folio. 

Les quatre premiers volumes renferment : une 
préface de 1536, signée lÂu jfïan, B ;f^ ; un rapport, 
présenté à TEmpereur par Tchou Mi, ^ ^, lors 
de rachèvement de sa révision des trois rituels ; une 
préface de Kia Kong yen, M S j^> Académicien 
sous les Thung, ^ ; une autre préface par Tchhen 
Phou, de Ning te,^^^^^\ tables pour le texte 
et les figures ; texte seul. 

Les volumes cinq à quinze renferment, en dix-sept 
livres, le texte avec commentaires et planches. Dans 
le dernier volume, se trouvent une série de passages 
des Classiques et des commentateurs pour servir de 
références, ainsi qu'une postface, de Tannée pyeng sin^ 
^ ^ (1536), par Han Nai long y ^ ^ S, Précepteur 
du Prince Héritier. 

(t ^4) (j^v^Liôtr) (il m m) 



136 LIV. III : CONFUCIANISME. 



6? Paetut 



PRINTEMPS ET AUTOMNE. 



196. ^p ^\ 

Tchyoun tchyou {Tchhoen tsMeau). 

Le Tchhoen tshieau (printemps et automne ou les 

ANNALES DU ROYAUME DE LOU, ^). 

10 vol. în-4. 

B.xv* 

Édition conforme à celle de Tchou JBi, ^ J^, 
avec préface par Mou chi, "^ ^, postnom ^An koe, 
^ g, 1074-1138 (cf. Mayers, I, 189). 



197. ^^MWX^ 

Tchyoun tchyou tjip tjyen tai tjyen. 

Grande édition du texte et des commentaires du 

Tchhoen tahiemi. 

» 

18 vol. in-4. 

Impression en caractères mobiles paraissant dater 
du règne de Tjyeng tjong. 

198. ;& # 

Tja tjyen {Tao tchoan). 

Commentaire de Tso (sur le Tchhoen tshiewi). 

10 vol. in-4. 



CHAT. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUEa 187 

Auteur : Tso Khieou ming, ]è i^ 59 (Mayers, 
I, 744). 

Préface de Tou Yu, jfeh ^, 222-284 (Mayers, I, 
684) ; deuxième préface, qui semble être par le même 
auteur et est postérieure à Tan 280 de notre ère, ^ J^ 

Avertissement : le Roi Syen tjo avait ordonné de 
publier les Livres Canoniques et les Classiques, mais 
le travail ne put être achevé. La présente édition est 
conforme à celle qui a été donné dans les années Khai 
tchJie^ig, ^ ^ (836-840). 

Tableaux chronologiques, carte géographique, index 
méthodique, généalogies, index des noms de pays et 
des noms d'hommes. 

Texte 

A la fin : liste de la Commission chargée de 
l'impression et historique détaillé des caractères 
mobiles ; le présent ouvrage a été imprimé en 1796 

H + ^HM- 

Cf. Tjou tjâ sa sil. 



Ho tjyen tchyoun tchyou. 

m 

COMMENTAIBE DE Hou SUK LE TchhOCn tshieOU. 

m 

24 vol. 

Cité par le Tong kyeng tjap heuL 
Auteur : Mmi 'An koe, '^ ^ 



(T>H4) [if^txiir^) {m m m) 



1S8 IJY. m: œXFDCLàinSMK. 



71 Partie 



LRTIES CLASSIQXJES. 






200. Q 

8â sye tjip tjou. 

Les 8eu chou (liybes CLAfisiQXTEs), avec oommentaibiis. 

Édition de la fin du Ko rye, citée par le Tai long 
aun ok; elle fut donnée d'après l'édition de Tchou 
Hi, ^ ^, sur la proposition de Kouen Pau, {( j$. 



201. m^ M^ 

Sa 9ye hoang tjou. 

Les 8eu chou avec odmmektaibes. 

20 vol. in-4. 

Impression en caractères mobiles (cf. Tjou tjà 
sa sil)* 




202. es 

Sa 9ye. 

Les 8eu chou. 

In-18. 

Édition assez grossière, non datée. 



CHAP. I : LIVBE8 CANONIQUES ET CLASSIQUEa 189 



203. ra # 51 ^ n «? 

>^ ^1 -t ^ ^ ^1 

Sa sye ryotU hoh en kài. 

TbADUCTION coréenne DE8 œMMENTAIRES DE Byoul kok 

SUB LES 8eu chou» 

13 vol. 

S.xv* 

Auteur : Mi I, ^ 3^. 



204. mm ^M 

Sa sye tjik kài. 
Explication des 8eu cliau, 

15 vol. 



205. i^ fP 

Tai hak. 

Le Ta Mo (grande doctrine). 

I. 1 vol. în-8. 

Préface par le roi Yeng ijonff, datée de 1758, J^ ^. 

II. Autre édition citée par le Tong kyeng tjap keui. 





206. :^ ^ 

Tai hak po you. 

Le Ta Mo avec supplément. 

Cité par le Tong kyeng tjap keui. 



140 LIV. ni : CONFUCIANISME. 



s 



207. :fc * * -fei SI a 

Tai hak tjyang hou po you. 

Le OCa hio par articles avec supplément. 

Auteur : Bi En tyehy $ ^ ^. 



208. xm^M^m^M 

Tai hak tji nam tjyoung yong tji nam. 
Guide (pour l'intelligence) du Ta hio, et du Tchang 
yofig. (cf. N? 210 et sqq.). 

1 vol. in-8 (relié à reuropéenne) . 

Brit. M. 15202, C 25. 

Texte et commentaire de ces deux livres classiques; 
rîmpressîon est grossière, peut être a-t-elle été faîte 
en caractères mobiles. 

Autre titre : i^^^^ ^ MM^f Tai hai 
htoîig tji tjyoung yong tjyang kou. 



209. :)^^^ ^ 

^ -^ ^ ^I 

Tai hak en kài. 

Le TaJiio avec traduction coréenne. 

1 vol. in-4 en 10 chapitres, 32 feuillets, 

B.R.— L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Communément appelé Tai kài (vulgaire hài) ^ 
f^9 ^H "^I ; chaque caractère est expliqué séparément 
en coréen. 

Nouvellement gravé en Tannée kyeng ijin, J^ ^ 
(1880 ?), planches conservées à la Bibliothèque 
Royale. 



CHAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUEa 141 

210. tfJ M 

Tfyoung yong {Tchong yong). 

Le Tchong yong (Invariable milieu). 

I. Edition citée par le Tong hyeng tjap keui. 

II. Édition en caractères sigillaires, citée par le Tjyen 
oun pyen ram. 



211. ^ MBM 

Tjyoung yong en kài. 

Le Tchong yong avec traduction coréenne. 

I. 1 vol. in-4 en 33 chapitres, 61 feuillets. 
B.R.— L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 
Communémeut désigné en Corée sous le nom de 

Yong kài (vulgaire hai) )^ j^ > *§• "^I ; chaque carac- 
tère du texte chinois est suivi d'une explication en 
coréen. 

Nouvellement gravé en l'année hyeng tjiuj ^ J^ 
(1880 ?), planches conservées à la Bibliothèque 
Royale. 

II. Autre édition du même format et avec disposi- 
tion des pages identique. Elle semble être du siècle 
dernier et porte la date hyeng o, j^ ^ (1750 ?) A 
la dernière page, se trouve un sceau portant les 
huit caractères suivante : ^ ^I H^ M ^ Sll^ 'K» 
" planches conservées par Ha Kyeng ryong (?) à Tjyen 

" tjyou ". 



ut UV. m : CQNFDCIAinaMK 

212. tkm±û: 

Ron e tai ^yen. 

Gbande édition vu Loen yu (Entbetienb et bibcub- 

SIONS). 

7 vol. 
B.R. 



213. 1^ m 

Ron e 

Le IJoeti yu. 

Édition indiquée par le Tang kyeng tjap keui. 



214. tkMmM 

^ *i ^ ^ 

JRan e en hài. 

Le Loen yu avec tbaduction coréenne. 

4 vol. in-4, formant 4 livres. 

B.R.— L.O.V.— Coll. V. d. Gabelentz. 

Communément désigné bous le nom de Ran kài 
(vulgaire Non hài) |âl j!^ » n£ "^I ; chaque caractère 
chinois est suivi d'une explication en coréen. 

Nouvellement gravé en Tannée hyeng tjtn, ^ ^ 
(1880 ?), planches conservées à la Bibliotiièque 
Koyale. 



CHAP. I : LTVBES CANONIQUES ET CLASSIQUEa 143 




215. lêî ^ ff 

Ban e 9in eui. 

Nouvelle explication du Zoen yu. 

Citée par le Tai tong oun ok, composée par Kim 
Yen, ^i^9 pour le Roi Yei tjongj alors Prince 
Héritier. 





216. ^ M 

Ron e tjip tjou. 

Le Loen yu avec collection des commentaibes. 

2 vol. in-folio (reliure européenne), ayant formé 
4 vol. coréens (incomplet, livres 6 à 14). 
Bibl. Nat., fonds chinois, 2140. 
Impression peu élégante. 



217. m ^ 

Maing tjâ. 

Le Meng tseu (Mencius). 

Édition citée par le Tong hyeng tjap heui. 

218. â: ^ ::^ ^ 

Maing tjà tai tjyen. 

Gbande ÉBiTioir DE Meng tseu. 

4 vol. in-8, formant 4 livres. 
Vieille impression, sans date. 



219. Il ^ m E :^ Ir 

Maing tjà tjip tjou tai tjyen. 

QsANBE édition DE Mefig tseu avec commentaibes. 

(t ^^) {Hxnvxiv^) {m m m) 



144 LTV. m : CONFUCIANISME. 

7 vol. în-4, formant 8 livres. 

B.R.— L.O.V.— ColL V. d. Gabelentz. 

Vie de Meng tseu par Tchoii Si, ^ ^, et com- 
mentaires du même. 

Cet ouvrage est en général réuni au suivant ; ils 
ont été mentionnés ensemble dans les Mémoires de 
la Société Sinico-japonaise, 1888, VII, p. 236. 



220. "^^WM 

^J ;ç ^ -=^1 

Màing tjâ en kài. 

Le Meng tseu avec traduction cobéenne. 

7 vol. in-4, formant 14 livres. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Désigné en Corée par l'expression Màing kài (vul- 
gaire hài) ^j5?> Il "^I ; chaque caractère chinois 
est suivi de l'explication coréenne. 

Nouvellement gravé en l'année kyeng tjin, J^ J^ 
(1880 ?), planches conservées à la Bibliothèque 
Royale. 



221. 7C^:;^3E^iE^^;^^ 

Ouen tjong tai oang e hpil màing ijà tai moun. 

Texte du Meng tseu, tbakscbit pab le Boi Ouen 
tjong. 

2 vol. 
B.R. 



CITAP. I : LIVRES CANONIQUES ET CLASSIQUEa 143 



8! Partie 



LIVRE DE LA PIÉTÉ FILIALE, ETC. 



222. mmi^m 

Hyo hyeng tai eut. 

Explication du Hiao king (Canonique de la Piété 
filiale). 

1 vol. 

Postface de Sye aij ® J^. 

Cf. Cordîer, 854-855 ; 1894-1895. 





223. 

Hyo hyeng. 
Le Hiao king. 

Edition indiquée par le Tong kyeng tjap keui. 



224. mf^^M 

Hyo kyeng en hài. 

Le Hiao king avec traduction coréenne. 

1 vol. grand in-8, 27 feuillets. 
L.O.V. 

Sous chaque caractère du texte chinois, se trouve 
la prononciation sino-coréenne, les particules de 



146 LTV. III : CONFUCIANISME. 

liaison sont indiquées en coréen ; chaque paragraphe 
est suivi d'un commentaire en langue coréenne. 

225. m^^fÊ. 

Pyel 9ye hyo Jcyeng. 
Annexe au Hiao Mng. 

1 vol. 

Cet ouvrage traitait de la naissance et de la vie 
de Confucius et de ses principaux disciples ; il fut 
offert à l'Empereur par les envoyés du Ko rye en 951, 
J^ jlfil 7C ^> avec les deux suivants ; Ma Toan lith 
Mi % S^9 V^^ rapporte le fait, ajoute qu'aucun de 
ces ouvrages ne traite de matières qui puissent être 
dites canoniques : ne les ayant pas vus moi-même, 
je les range ici uniquement à cause de leur titre. 




226. Mï^ 

Ouél oang hyo kyeng. 

Le JHÏa^ king nu Pbince de Yue. 

1 vol. 

Réponse aux questions de ce prince. 

Cf. N? 225. 



227. m'EE^U^ ^ 
Ouel oang hyo hyeng iin eui.' 

Le Hiao king du Pbince de Tue, koxttelle expli- 
cation. 

8 vol. 

Cf. N? 225. 



CHAP. I ; LIVBB8 CANONIQUES ET CLASSIQUEa H7 

228. ^m 

la. 

COHHEKTAIBE BUR LE Eul ya (RÉFEBTOIBE LEXIC»- 

oeaphique). 

Ce commentaire est de ICyei Tek hài, ^ ^ î^. 
Cf. Wylie, p. 8 ; Cat. Imp. liv. 40. 




fiutMUqD^ K H." 



1. Tiré du Hoa tyeng syeiiff ye& eui ÎMitei. 



Chapitre II 



OUVRAGES SUR CONFUCIUS. 



^ ^ ^ fe«A»l^n«^ 



Cf. Ck>rdier, 282-284 ; 1603-1605. 






229. mm^m^"^ mm 

Hpyo tyei hou hài hong tjà ka e {Piao thi kiu kiai 
khang tseu kia yu). 

Entbetiens domestiques de cx>nfucius, avec commex- 

taibes et notes marginales. 

1 vol. in-4 (reliure européenne), en 3 livres; le 
1? feuillet du IV livre et le 1«/ feuillet du 3! livre 
sout manuscrits. 

Brit. M. 15201, C 13. 

Bonne impression ancienne, en caractères un peu 
grêles, de formats différents pour le texte et les com- 
mentaires ; notes imprimées dans la marge supérieure. 
liCS lignes verticales qui séparent lœ colonnes du 
texte, ne vont pas jusqu* à l'encadrement de la page, 
ce qui a permis à M. Satow, puis à M. E. Plauchut 
(le Royaume Solitaire, Revue des Deux Mondes, 
15 février 1884, p. 894 ; voir aussi Corea, the Hermit 
nation, p. 67) de dire que cet ouvrage a été imprimé 
en caractères mobiles : l'aspect des lignes en question 



CHAP. n : 0UVBAGE8 SUB œNFUCIUS. 149 

ne me paraît pas absolument probant, surtout puisqu'à 
la fin du 3? livre, on trouve les mentions suivantes : 
"gravé en 1317, par Tchhen Clii fou, à la librairie 

cette formule n'est, à ma connaissance, employée 
que pour la gravure d'une planche. De plus il n'est 
pas possible de faire remonter jusqu' à 1317 une 
impression en caractères mobiles, puisque la date de 
l'invention de ce procédé est explicitement fixée à 
1403 par divers textes (cf. Tjou tjà sa sil). Les Coréens 
se sont bornés ici, comme souvent ailleurs, à repro- 
duire intégralement une édition chinoise, sans ajouter 
la date de la réimpression. 

Le commentaire est de Oang Koang tneou, sur- 
nom Khig yeou^ nom littéraire Yeau thang, ^ ^ 

3ÊJgll:i:t^. 

Postface sur la vie de Confucius ; liste des images 
du Saint ; biographie, généalogie ; culte qui lui a été 
rendu dans le royaume de Xoii, ^^ dans l'Empire 
et même sous les Kin, ^, jusqu' à la date de 1309, 
^"j^ H ^^*^ ; figures relatives à ce culte. 

A la fin de la table des matières, on trouve l'in- 
dication : "gravé au Collège Tshang yen, à l'automne 

«de l'an 1324", ^^ f ^fcl^i^f |5^^ If; 
la rédaction même indique qu'il ne s'agit pas d'une 
réimpression ; c'est donc que la gravure, commencée 
en 1317, a été achevée en 1324, ce qui réduit à néant 



1. On peut remarquer que, Touvrage étant postérieur à 1309, il 
est bien invraisemblable qu'il ait été publié en Chine, puis réimprimé 
en Corée en 1317. 



150 LIV. ni : CONFUCIANISME. 

rhypothèse de rimpression en caractères mobiles 
remontant à 1317. 
Cf. Wylîe, p. 66, et Cat. Imp. lîv- 91 et 95. 

230. ÏL î^ ^ ^ 

Kong Ijà ka e {Kho^ig tnea kla yu)^ 
Entretiens domestiques de oonfucius. 

3 vol. petit în-8, impression grossière. 

B.R. 2 vol. 

Ouvmge coréen portant à tort le titre ci-dessus. 

Préface non signée et non datée (époque des Man, 

Abrégé du Khong tseu hia yu, avec notes. 

Liste de 62 disciples de Confucius. 

Histoire du Sage, d'après le KJiong tseu hia yu. 

Tableaux chronologiques et généalogiques, tableaux 
de noms posthumes et de fonctions relatifs à Con- 
fucius ; temples élevés en son honneur, prières qui 
lui sont adressées, rites de son culte, d'après les 
Stîituts des Mluff {Ta ming hoel tieti, ;;^ ^ ^^)' 

Liste des lettrés célèbres chinois et coréens. 

A la fin du volume : gravé en kap ijà^ ^ -f i 
(1864 ?), à Htai in, ^ \l, par Pak Tchi you, \\^ gC 

231. ÏL î^ ii ifâ 

K(yng ijà htong keui (Khong tseu th<mg ki). 
Vie de confucius. 

1 vol. in-4, 123 feuillets, 
B.R.— L.O.V. 

(•^ja4) (b^pè^5ic) {m n ») 



CHAR n : OUVRAGES SUR œNFUCIUS. 151 

Préface de 1501, ^fa^B^-^Mf par 
l'Académîcîen Ideou Choei, l^fl^; autre préface 
de la même année par Sie To, ^ ^. 

Avertissement. 

Note explicative par Tu JPhan fou, J^ ^ J^f 
datée de 1503, ^ ?§ ^ % 

Cet ouvrage, composé par Tu Phan fou, origi- 
naire du Koang tong, J^ !^, est la vie de Confu- 
cius disposée année par année. 

A la fin du volume, note sur l'impression coréen- 
ne : "gravé à Tjyang Byeng^ en 1625, à la lOS lune" 



232. i^ M l^> 

Kouel ri tji {Khiue U tehi). 

Notice sur Khiue H. * 

é 

40 vol. 

S.xv* 

L'Ecole des Langues Orientales possède le 1? 
volume, formant 1 livre (in-folio, 38 feuillets). 

Première préface par Id Tong yang, de Tchhang 
cha, ^^^y^ ^, Grand Chancelier, Président 
du ministère de la Guerre, etc.: Khiue U est l'en- 
droit où a vécu Confucius, un temple en son hon- 
neur, qui s'y trouvait, a été réédifié en 1504, ^ Jp 
^ -^ ; le présent ouvrage a été composé par ordre 
de l'Empereur à cette occasion ; la préface est de 
1505, 5^ -/^ Z, i. 

Seconde préface de la fin de la même année, rédigée 
après la mort de l'Empereur Hiao tsong des Ming, 

(^^4) (^v^ïèôv^) [m » m) 



152 uv. m : œxruciANisME. 

B^ ^ ^, qui a régné pendant les années Hong 
trhi, 5£i 7p (1488-1505), par Siu Yuen de Tehhang 
fcheou, ë îffl Ife ïS> Grouverneur du CTk^in tong, 
lU ^ • Touvrage a pour sujet tous les documents 
relatifs à Confucius, temples, stèles, objets du culte, 
rites, etc. 

Ce premier livre se compose uniquement de figures 
repr^ntant : Confucius dans différents circonstances 
de sa vie (6 pagee) ; la topographie du royaume 
de Lo9€^ ^ (10 pages) ; le temple de JS7i iite li, sous 
les Song, ^, les Kin, ^, et les Ming, ^ (12 
pages); les objets rituels, instruments de musique, 
danses rituelles (37 pages). 

La dernière page donne la date de l'impression 
coréenne : p5 ^i Py^^9 ^ (1546 ?) ; elle indique aussi 
les noms du dessinateur et du graveur, vraisemblable- 
ment de l'édition primitive : ^An Tsong kien, ^ 
^ i^f et Oen King choe^t, % ^ 




233. mmn 

Syeng tjyek to {Cheng tsi thou). 

Planches relatives à l'histoire de Confucius. 

1 vol. in-folio, 53 feuillets. 

Ce volume paraît avoir été imprimé d'abord sur 
une bande continue de papier coréen, qui a été 
montée ensuite sur fort papier japonais ; les huit 
premiers feuillets contiennent un titre en caractères 
sigillaires : ^ ]^ j^ ^ ; une notice datée de 1592, H 
® H "i" ^, et signée Tchang Ting teng, 5ê M 
^, juge provincial du Chan tottg, |1| ^, Explî- 



CHAP. n : OUVRAGES SUR œNFUOUS. 



153 



cateur impérial ; une notice sur Confucîus, d'après 
Seu 9na Tshien, u] i% ^, et Tchou Hi, ^ ^, et 
deux autres notices, qui ne donnent pas de renseigne- 
ments sur Torigine de l'ouvrage. Les quarante-cinq 
autres feuillets comprennent des dessins représentant 
diverses circonstances de la vie de Confucius. 
Le volume est incomplet. 




Yâtement de desaoos en gaae bleue, £|$ Ifi X-^^> 



1. Tiré du Tjin tehan eut kcueL 



Chapitre III 



PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 



•fr^F-^ ^r^ôw^ m^ 




l'r Partie 



OUVRAGES CHINOIS. 



Cf. Cordier, 664, etc. 1780, etc. 

234. /b ^it^ 

Syo hah tai tjyen. 

GRAin)E ÉDITION DU /SfOO Mo (PeTITE DoCTRINE). 

5 vol. 

B.R. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Auteur : Tehou Ht, ^ ^. 

Cet ouvrage est très apprécié en Corée et y sert 
pour Téducation des enfants. 

Cf. Wylie, p. 68 ; Catalogue Impérial, lîv. 40 et 
41 ; Cordier, 674. 



CHAP. III : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 155 



235. un H /J> #i 

Houn eui syo hak. 

Le Siao hio, édition dite pour l^instruction. 

4 vol. 

B.K. 

L'expression houn eui désigne des éditions im- 
primées en caractères mobiles au XV? siècle ; cf. 
Htong kam kang mok. 

Imprimé en 1429. 



236. m ^ A- mmM 

Houn eui syo hak en kài. 

Le Siao hio avec traduciiox coréenne, édition dite 



POUR l'instruction. 





4 vol. 






S.xv. 




237. 


A> m 


m 


Syo 


hak tjip . 


syeL 




Le Siao hio avec collection des commentaires. 

I. 1 vol. in-4 (reliure européenne), formant 6 livres. 
Brit. M. 15229, D 2. 

Cette belle édition, qui paraît avoir été imprimée 
en caractères mobiles, a été faite par ordre royal, 
par Tjyeng Youj de Syoun an^ ^ ^ ^ JÊ^, et Ri 
Kaniy de Tjyei nyeng, ^ ^ ^ i^ ; préface par le 
premier de ces deux personnages, datée de 1486, ^ 

Avertissement, table, . discours, etc. 



156 LIV. III : OONFUCIANISME. 

IL 1 vol. grand în-4 (reliure européenne). 
Brit. M. 15229, D 3, 
Reproduction grossière de Fédîtion précédente. 

238. U WkA- ^ 
Kou îcyél syo hak. 

Le Siao Mo expliqué oralement. 

Cité par le / ryoun hÂing sil la. 

239. /h ^ 

Syo hak. 
Le Sta4> Mo. 

6 vol. in-4. 

Édition assez ancienne, non datée ; postface de 
Syeny Hon, f^ jf . 

240. mM^h ^BM 

m 

E tjyei syo hak en kài. 

Le &iao Mo avec traduction coréenne, avec pré- 
face ROYALE. 

I. 5 vol. in-4, formant 6 livres. 

B.R.— L.O.V.— Brit. M. 

Communément désigné en Corée sous le nom à^Syo 
kài, (viilgaîre hài) /h^, A"^!* Chaque caractère 
est suivi de la prononciation figurée en lettres coréen- 
nes, les paragraphes sont accompagnés d'un com- 
mentaire en coréen. 

Le 1®/ volume est précédé d'une préface en chinois 
et en coréen, écrite en la 21 lune de l'année kap ijà, 




CHAR ni : PHILOSOPHIE CLASSIQUR 167 

^ -j^ (mars 1744), par le roi Yeng tjong^ qui y 
recommande la lecture de ce livre. Suit un aver- 
tissement où le même souverain explique en quoi 
cette réimpression diffère de la précédente. Dans 
cette dernière (dont les planches avaient été gravées 
en l'année mou iuy J^ ^, sans doute 1698), se 
trouvaient, avec la traduction du texte, des commen- 
taires destinés à faciliter Tintelligence des caractères 
chinois ; mais l'ouvrage étant trop volumineux, Yeng 
tjong a fait supprimer une grande partie des anno- 
tations : celles qui étaient indispensables pour élucider 
les passages difficiles à comprendre, ont été seules 
conservées. On a reproduit ensuite, avec une tra- 
duction, la dissertation et l'exposé que Tchau Si, 
^ ^, a composés le IV jour de la 3! lune de l'année 
1187, ^ fK T :^> et a placés en tête de son 
ouvrage. 

II. Il a été publié du même ouvrage une édition, 
avec une traduction sans doute nouvelle, imprimée 
en caractères mobiles en 1797 (cf. Tjou tjà sa ail). 

241. /\^ # 

Syo hak. 

Le &ia4> hio. 

10 vol. in-4, 5 pour le texte chinois, 5 pour la 
traduction coréenne. 

Préface écrite en 1814, ^ ^, par ordre royal, 
par Ri Tek syengj ^ ^ ^, Ministre de la Guerre. 

Autre préface écrite en 1744, ^ •^, par ordre 
royal, par HoTig Pong tjo, ^ ^ ;#. 



158 LIV. III : CONFUCIANISME. 

Avertissement par Im Tyeng^ H J^ Secrétaire 
au Ministère de la Guerre, pour l'édition de 1814: 
cette édition est conforme à l'édition " d'instruction" 
de la Salle Royale Syen tjyengy ^ ^ ® IW ^» 
gravée en 1429 (voir plus haut, n? 235). 

Avertissement de l'édition de 1429. 

Table. 

Texte et commentaires de Tchou Ht, ^ ^. 

A la fin du 6? livre, se trouve l'indic^ition : " gravé 
" nouvellement à 31ou kyo au If mois de 1744", ^ 

Postface non datée par Syeng Hon, de Tchyang 
nyengy ^ ^ ^ ^. ^ ^^ 

2? postface, non datée, de Ri Uàng poky ^ ^Jg. |g. 




242. :i: S @ 

Htai keuh to syel {Ttiai ki thou choe). 

FiGUBES DU Tliai ki (principe primordial) avec 

LÉGENDES. 

Ouvrage cité par le Tong kyeng tjap keuiy compris 
dans le Syeng ri tai tjyen sye. 

Auteur : Tcheou Toen yi, ^ ^ j@. 
Cf. Cordier, 669. 



243. ^ S j^ -ffi: H 

Hoang keuk kyeng syei sye [Hoang ki king clii chou). 

Écrits traditionnels sur le canonique du principe 
primordial. 

Cet ouvrage, avec le Tong sa po hpyen, forme 9 



CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 169 

volumes à la Bibliothèque Koyale ; il se trouve dans 
la collection Syeng ri tai tjyen sye. 

Auteur : Cha4> Yong, SR ^. 

Cf. Wylie, p. 69 ; Cat. Imp., liv. 108. 



244. ^ S IS * « E Jl? 

Hoang keuk kyeng syei sye tjou kài. 

Le Hoang M king chi chou avec commentaires. 

Cité par le Tai long aun ok ; commentaire de Ri 
8à, ^^. 



245. ra W ^ PpI 
Sa sye hok moun {Seu chou hoe oen). 
Questions sur les Seu chou. 
Auteur : Tchoii lli, ^ 







246. ±m^ 

Tai hak yen eui {Ta hio yen yi). 
Développement du Ta Mo. 

12 vol. in-folio, formant 43 livres. 

L.O.V. 

Cet ouvrage, dû k Tchen Te sieou, ||t 
nom littéraire Si chan, ® |lj, Académicien, Pré- 
sident du Ministère du Cens sous TEmpereur Id 
tsong des Song, ^M^ (1225-1264), est l'illus- 
tration, par des exemples historiques, des doctrines 
du Ta Mo (cf. Wylie, p. 69 ; Cat. Imp., liv. 92). 

Il est précédé d'une préface, de deux rapports et 
d'une dédicace à l'Empereur ; ces quatre pièces sont 
de Tchen Te sieou et portent la date de 1234, jf^ 



160 UV. m : CX>KFUGTANIHlf£. 

^ 7C^- L'Wîtion coréenne est faîte d'après une 
édition chinoise de 1527, ^ S^^ ^, et reprodmt, 
en tête du VI volume, une préface composée par 
TEmpereur, qui rappelle la prédilection pour cet 
ouvrage de Thai t^au, fondateur de la dynastie des 

Jtring, m±fiBi (136S-1398). 

L'impression coréenne a été faite à l'aide de 
caractères mobiles en métal, comme le prouve, outre 
l'aspect des caractères et encadrements, la présence, 
à la fin du 12f volume, de trois postfaces qui indiquent 
les origines de ce procédé (cf. Ijau tjà sa Hl). 




247. ^m ±^ 

Syeng ri iai tjyeii 9ye {Sing U ta tsiu^n chou). 
Grand bectjeil de phelosophie naturelle. 

40 vol. in-folio, 70 livres. 

B.R.— L.O.V. 

Cité par le Toriff hyeng tjap keui, le / ryoun 
hàing sil to. 

Cette compilation fut achevée en 1415, ;^ |j| -f* 
' ^ ^, par Hou Koang, '^ J^, sur ordre de l'Em- 
pereur. 

L'édition coréenne, non datée, est la reproduction 
de la chinoise. 

Préface écrite par l'Empereur, liste des auteurs 
dont un ou plusieurs traités sont compris dans la 
collection ; liste des membres de la Commission 
d'impression ; dédicace de présentation ; table. 

Cet important recueil, en 229 livres, renferme 
d'abord des traités complets de Teheau tseu, ^ 




CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 161 



^ (cf. n? 326) ; Tchang tseu, ^ ^ (cf. n? 327); 
Chao tseu, SK T* i^^- »= 327) ; Tchou tseu, ^ ^ 
(cf. n? 327) ; Tshai Yuen ting, ^jt% (surnom 
Ki thang, ^jS, 1135-1198; cf. Mayers, I, 754 a); 
Tshai Tchhen, ^ ÎJJ (surnom Tchang me, ^ S^t 
nom littéraire Kieau fong, % ^, 1167-1230 ; 
cf. Mayers, I, 748) ; en tout 26 livres. Le reste de 
Touvrage étudie, d'après les anciens auteurs depuis 
Tépoque des Han, :^, diverses questions de philo- 
sophie, telles que la raison, ^ ^, ri keui ; les 
esprits, f^ ^, sin koui ; la philosophie naturelle, 
t£^> «yeny ri; les chefs de la doctrine, ^^9 
io hiong ; les sages, ^ ^, syeng hyerij etc. 
Cf. Wylie, p. 69 ; Cat. Imp., liv. 93. 



2? Partie 



OUVKAGES CORÉENS. 




248. lÉ W 5i 
Kyei pàih ryo 9ye. 

LlYBE DES DÉFENSES FAITES AUX MiKISTBES. 

Cité par le Tai Umg oun oh. 

Htai tjo de Ko rye composa cet ouvrage pour 
l'instruction des fonctionnaires et In tjong ordonna 
à chacun d'eux d'en avoir une copie. 



162 LIV, m : CONFDCIANTSME. 

249. >Û^ ^ 
Sim yo. 

PrUTCIPES irÉCESSAIBES AU OŒUB. 

Cités par le Tai long oun oh. 

Ri Tjà hyeuj ^$^, surnom Tjin tjyeng, 
^, nom littéraire Heui i tjà, ^'^^f originaire 
de In tjyoti, ^H îW, qui vivait retiré à la montagne 
Tchyeng hpyeng, ^^]\\j présenta cet ouvrage, 
comme règle de conduite, au roi Yei tjong de Ko rye. 



250. # :ÎT ^ 

Hyo hàing rok. 

Becueil d'actes de piété filiale. 

Cité par le Tai long oun oh. 

Auteur: Kouen Pou, |fli$, qui vivait à Tépoque 
de Tchyoung ryel ; il composa cet ouvrage avec son 
fils Tjyoun, i|l, et avec Ri Tjyei hyeuy ^ 
l'ouvrage fut revu sous le régne de Syei tjong. 

Cf. ci-dessous, Sam hang hàing sil ta. 







251. >|> 

8im heui ri hpyen. 

Traité de l'intelligence, du souffle et de la kaison. 

1 vol. 

B.R. 

Auteur : Tjyeng To tjyen, gR M #• 



CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 168 




252. H «8 ^ 

Sam hang haing ail. 

Belles actions dues à l'obseevation des teois devoirs 
fondamentaux. 

1 vol. 
B.B. 



253, H «S If K la 

Sam kang hàing ail to. 

Planches figurant les belles actions dues à l*ob- 
servation des trois devoirs fondamentaux. 

3 vol. iii- folio, illustrés de 107 gravures. 
L.O.V. 

I. Texte sino-coréen avec traductioçi coréenne en 
marge. Imprimé en 1434 par ordre du roi Sgei 
tjongj avec types mobiles en cuivre. 

IV vol : Préface datée de la 6? lune de la 7? année 
SHuen te, ^ ^, et composée par Kouen Tchâi, >® 
^, Académicien, Bibliothécaire royal, sur ordre du 
Souverain. " Notre Boi, y est-il dit, a ordonné de 
'* réunir les belles actions de ceux qui se sont dis- 

* tingués par leur dévouement envers leur prince, 
' leur piété filiale, ou leur fidélité conjugale. Le 

* Second Directeur de la Bibliothèque Royale, Syel 

* Syourij ^ ^, a été chargé de mettre en ordre les 
'* exemples qu'on a relevés dans les ouvrages chinois, 
' et coréens. Après avoir fait dessiner les gravures, 

* on a rédigé le texte, auquel on a ajouté des poésies 
'* et des éloges. La plupart des vers qui accom- 



a 
il 



164 Uy. III: OONFUCIANISlfE. 

** pagnent les réeits relatifs à la piété filiale, sont dos 
" à TEmpereur Thai tsofig oen haang H, >fc ^ 
''XMé^'^ {Yong to, ^ife 1403-1424); les éloges 
" qui suivent, écrits par JRi Tjyei hyeriy ^ ^ If i 
fonctionnaire coréen, ont été extraits d'un livre 
publié par mon aïeul PoUj ^, sous le titre de Hyo 
" hàing roh. Les autres poésies et éloges sont l'œuvre 
^^ d'autres mandarins (dont la préface ne nous donne 
" pas les noms). Le titre a été choisi par Sa 
" Majesté, qui a enjoint de faire imprimer l'ouvrage 
" par l'administration préposée à la fonte des carac- 
" tères." 

Table : piété filiale. 

2! vol., table : fidélité conjugale. 

3? vol., table : dévouement envers le prince. 

IL Une édition fut publiée dans le Kyeng syang to, J^ 
1^ ^, par le gouverneur Kim An kouJe^ :^ ^ S» 
vers 1518, avec le / ryoun hàiny sil fo. 

IIL Une édition du même ouvrage, publiée sous le 
règne de Yeng tjoJigy contient une postface qui est 
reproduite dans le ryoun hÂing sil to: elle a été 
rédigée par Youn Hen kyeiy ^ ^ J^, gouverneur 
de la province de Hpyeng an^ ^ ^, vers 1726. Ce 
fonctionnaire fit graver les planches de cet ouvrage 
qui était peu répandu dans sa province, " après avoir 
" corrigé la traduction coréenne qu'il ne trouvait 
** pas suffisamment claire. 'i 

1. La désignation posthume de Thftl tsoug été remplacée, en 
1538, par celle de Tchhe^ig tsou, JSK M- 



CHAR m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 165 

S'il faut en croire l'auteur anonyme du Tjyo syen 
tjiy le Sam hang hàing sil to serait un livre des 
plus anciens. " Sous les plus anciennes dynasties/'^ 
^* comme sous la dynastie actuelle, on a réuni, dans 

* un recueil appelé Sam kang hàing sil, le récit des 

* belles actions par lesquelles se sont illustrés les 
^* sujets fidèles â leur souverain, les fils pieux et. les 

* veuves fidèles à la mémoire de leur mari. Ce livre 
^* est traduit en langue vulgaire ; il est distribué 

* partout, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de 

* la Capitale, de telle façon que, dès l'âge le plus 

* tendre, les enfants dés deux sexes ne peuvent 

* ignorer les beaux traits de vertu qui y sont relatés". 
(Traduction Scherzer, p.p. 40, 41). 

Nous avons traduit par "fidèles â la mémoire de leur 
"mari" l'expression f,\\ ;^, ryel nye, que M. Scherzer 
rend par " les veuves qui n'ont pas voulu survivre à 
"leur époux": il est en effet question, dans \e Sam 
kang de plusieurs femmes qui ont témoigné, sans se 
suicider, de leur ferme volonté de ne pas se remarier. 
D'autre part, nous avons remplacé " cet ouvrage est 
" traduit en toutes les langues " par " est traduit en 
" langue vulgaire ": ^ "q , pang en étant usité en 
Corée pour désigner la langue coréenne. 

1. En dépit de cette assertion, il est à remarquer que Mfi Toftn 
Un, S^ JB Je) dans la partie de son ouvrage relative aux Peuples 
Orientaux, cite d'assez nombreux livres offerts à la Cour de Chine 
par les ambassades coréennes, mais ne parle pas d'un livre de ce 
genre. Vraisenblablement, s'il avait été publié avant le XIII; siècle, 
nous en trouverions une mention dans les œuvres de cet historien, ou 
du moins il indiquerait combien les peuples de la péninsule se dis- 
tinguaient par l'observation des trois relations. 



168 UV. m : OONFDGEAinSME. 




264. m^M^ 

Syoh sam hang kàing sil. 

Suite aux belles actions dues 1 l'obsebvatiok des 
tbois deyoibs fondamentaux. 

1 vol. 
B.R. 



255. m^ ^ 

Hyo hàing, rok. 

Recueil d'acttes de piété filiale. 

Cf. Sam kanff hÂing ni lo, Tong kyeng ijap keui 
et Hyo hàing rok (n? 250). 

Édition modifia par Syd Syoun^ ^ ^, par ordre 
du Roi Syd tjong. 





256. # jlH 

Hyo syoun sa sil. 

Récits sur la piété filiale et la soumission. 

Cf. 7]jou tjâ sa Bil. 



257. X^UWL 

Ip hak io syeL 

L'entrée dans la science, dessins et tkaité. 

Cité par le Tai^tong oun ok. 

Ouvrage philosophique de Kouen ITeun, ^ JE. 

Cf. Yang tchon tjip. 




CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 167 



268. £ M ^ ^ ^ 

hyeng tchyen kyen rok. 

Opinions superficielles sur les Cinq Livres Canoni- 
ques. 

Ouvrage du même auteur, cité par le Tai long oun 
ok. 



269. â m 

Tjà kài. 

Explication naturelle. 

Ouvrage du même auteur, cité par le Tai long oun 
ok. 



260. f^ ^ ^ 

Tjak 9yeng to. 

L'acquisition de la sainteté, dessins. 

Auteur : Kouen Tchài, >^ ^, fils de Kouen Ou, 

as- 

13 figures pour expliquer les deux principes, la 
raison, le souffle, la forme, etc. 

261. £ iî& ^ 

ryoun rok. 

Traité des cinq relations. 

Ouvrage de Ryang Syeng Iji, |^ fjj ^, cité par 
le Tai Umg oun ok. 



CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 169 

ne pas être comme les serpents qui mordent, de 
tendre toujours vers le bien comme on cherche à 
arriver jusqu'au sommet d'une montagne, de dévelop- 
per leur intelligence et d'observer la propreté. 

266. Pi fil 

Nâi houn 

Conseils pour les femmes. 

Cités par le Tai long oun ok, composés par la 
Reine In syouj 'tH ^ i ^> femme de Tek tjong ; 
ces conseils sont divisés en sept articles, relatife 
au langage et à la conduite, à la piéfé filiale et aux 
relations avec la famille du mari, aux cérémonies 
du mariage, aux devoirs conjugaux, aux devoirs 
maternels, à l'esprit de concorde, à l'économie. 



267. mMs±^ 

Kyeng ryoun tai kouei. 

Les grandes lignes des principes moraux. 

50 vol. 

Ouvrage inachevé de Syeng Kyen^ f^ j^, cité par 
le Tai tong oun ok. 





268. ?? fk ^ Pi 
Pou hyou tjâ tam ton. 
Conversations de Pou hyou tjà. 

6 vol. 

Ouvrage du même auteur, cité par le Tai tong oun 
ok; Pou hyou tjâ est un nom littéraire de l'auteur. 

(•^•^i-^) (u*?>*>«v^) [m M m) 



170 UV. m : CONFUCIANISME. 

269. JÊi as Ml 

Tchyoung %ye tchal. 

Tbaité de la loyauté et de la chakité. 

Cité par le Tai long oun ok. 
Ouvrage en vers; composé, par ordre royal, par 
Sm Syoun hyOj j^ ^ ^, au sujet des cinq relations. 




270. m % 

Ke ha euL 
Règlement domestique. 

Ce règlement, cité par le Tai tong oun okj fut 
composé par le lettré Han hauen, ^ Bai V^^^ sa 
maison. 



271. M ^WlU 

Yovg hah ijou so. 

Commentaibes sue le Tclwng yong et le Ta Mo. 

Cités par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Tjyeng Ye tchyang^ MK ^ ^, surnom 
Pàik ouk^ f^ ^, nom littéraire H tou, — • ^, origi- 
naire de Ha tong, îBf !^, élève de Tchyem hpil, i^ 
$, docteur en 1490, Académicien en 1498, exilé à 
Tjyong syeng, ^ |^, mis à mort en 1504 ; réhabilité 
par Tjyoung ijong^ nom posthume Moun hen^ '^ fff^* 
Ses ouvrages furent brûlés par sa famille^ lors de 
la persécution de 1498. 



CHÂP. m : PHniOSOPHIE CLASBIQUE. 171 

272. i ^ Pg ^ 

Tjyou kàik moun tap. 

Dialogue de l'hôte et du visiteur. 

Cité par le Tai Umg oun oh. 

Par le même auteur que cî-dessus. 

273. m^mm 

Tjin syau tjap tjye. 

Mélanges sue le febeectionnement mobal. 

Cités par le Tai tang oun oh. 
Même auteur que ci-dessus. 




274. r -fi^ tf 

/ ryoun hàing siL 

Belles actions produites par l'observation des deux 
relations. 

1 vol. 
B.xl. 



275. z: fSr fi^ S ® 

/ ryoun hàing sU to. 

Planches figurant les belles actions dues 1 l'ob- 
sebvation des deux relations sociales. 

1 vol. in-folio, avec planches, traduction coréenne 
dans la marge supérieure. 

B.K.— Brit. M. 

Cet ouvrage fut rédigé par ordre du roi Tjyoung 
tjong, en 1518, et parut avec une préface par Kang 



1 



172 LIV. ni : OONFUCIANIBME. 



Horij ^^1 de Tjin tchyen, ^ )\\, datée de 1518, 
jE fê iX ^ • "Le Président du Conseil Privé, Km 
**An houh^ ^ ^ Hj signala au Roi l'utilité qu'aurait 
"un pareil ouvrage et s'engagea à l'écrire. Mais, 
" nommé gouverneur de la province de Kyeng 9yang, 
" S f^> il ne put poursuivre ce projet. Il chargea 
"alors Tjo Sin^ W1^> Secrétaire de la Cour des 
" Interprètes de le rédiger, puis de le traduire ea 
" coréen et de faire graver des planches pour l'illus- 
" trer dans le genre du Sam hang hâing sU to. 
" L'ouvrage fut imprimé dans le district de -Em 
" sarif ^ iJLl." Kim An kouk fit en outre imprimer 
dix autres ouvrages de morale populaire : Tony mong 
èyou tjif Kou kyel syo hak, Syeng ri tai tjyen «ye, En 
kài tjyeng syok, En kài rye si hyang yahy En hai 
nong %ye^ En kài tjam syCj En kài tchang tjin pang^ 
En kài pyek on pang, dans les cinq districts de 
Eyeng tjyou, j^ jftli de -4n tong, ^^y etc. Ce 
magistrat, pendant son administration, ne manqua 
jamais de porter à la connaissance du Trône les actes 
dignes d'éloges accomplis par des fils respectueux et 
des yeuves fidèles à la mémoire de leur mari. 
Cf. ryoun Jiàing sil to. 



276. mmiE^ 

En kài tjyeng syok. 

Manuel traduit en coréen pour réformer les mœubs 
(des gens des campagnes). 

Cité dans la préface du / ryoun hàing sil to. 



CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 173 

^77. H m H 

Kyeng min hpyen. 

Conseils de morale adressés au peuple. 

1 vol. 
S.xv. 

Auteur : Kim Tjyeng kouh^ :^ JE S • 
Ouvrage cité par le Tai long oun oh^ en 13 chapi- 
tres, relatifs aux devoirs de rhomme dans les dif- 
férentes circonstances de la vie (prince et parents, 
frères et sœurs, voisins, querelles, patrimoine, épar- 
gne, fraude, débauche, vols et meurtres, maître et 
esclave) . 

278. ^ I* ir 

Koui sin ron. 
Sur les esprits. 

Ouvrage de Nam Hyo on, ^ ^ ^. 
Cité par le Tai tong oun ok. 

279. >û^ ^ lir 

Sim syeng ron. 

Sur le cœur et les sentiments. 

Ouvrage du même auteur, cité par le Tai tong oun 
ok. 

280. ^ w ^ ^ lâr 

Koui sin sa sâing ron. 

Sur les esprits, la vie et la mort. 

Ouvrage de Sye Kyeng tek, |è -^ ^. 
Cité par le Tai tong otm ok. 



174 LIV. m : CaSFUCLANWME. 




281, W.MMi±â. 

Ouen ri keui htai he syel. 

Sur la raison primordiale, le souffle et le ciel. 

Ouvrage de Sye Kyeng tek y ^ ^ ^. 
Cité par le Tai long oun oh. 

282. mm mm, 

Tjin syou kài pem. 

La règle du perfectionnement. 

3 vol. 

Ouvrage cité par le Tai tmig oun ok. 

Auteur : Ryou Oun^ i^ §, surnom Tjyong ryor^y 
' îâÊ f i> ^^^ littéraire Hàng tjàiy *jâ 5^> originaire 
de Moun hoa^ 3ÔC ^fci» docteur en 1504 ; Grand Cen- 
seur en 1519, il se fit remarquer par son courage 
pour défendre les lettrés persécutés ; il fut dégradé. 

Son ouvrage, en 15 chapitres, est un cours de 
morale pratique pour toutes les relations des hommes 
entre eux. 

283. ^ ^ ii ^ 

Htyen myeng to syel. 

La volonté céleste, dessins et légendes. 

Ouvrage de Tjyeng Tchyou rariy ^ ^ ^^ cité 
par le Tai tong oun ok, composé de dix articles sur 
la volonté céleste, la raison, le souffle, les cinq élé- 
ments, la nature, etc.; revu ensuite par Htoi hydy 




(-frja-f) {biPè^5» (fil Vl «) 



VOL 1. pi. Vill. 



* 



Figure e.\pli(-n^ 



CHAP. ni : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 175 

284. ^ # + gi ||J ^ 

Syeng hah sip to tjap tjâ. 

Dix dessins kelatifs à la philosophie et au cjonfu- 
cianisme ; avec rapport au roi sur le même sujet, 

I. 1 vol. grand în-folîo. 
Brît. M. 15103, E 13. 

Cité par le Tai long min ok^ œuvre de Htoi kyeiy 

Figures pour expliquer le grand extrême Mai keuk^ 
>lC S> 1^ ^» hio, le Siao Mo, la psychologie, etc.; 
derrière chaque planche, légendes explicatives. 

Le rapport final forme deux feuillets, il est écrit 
par l'auteur de Touvrage et daté de 1568, ^ ^ 

II, Je possède de cet ouvrage une édition postérieure, 
imprimée sur papier grossier, elle forme un volume 
in-folio, 111 feuillets, et renferme, à la fin, un long 
rapport qui ne se trouve pas dans l'édition primitive. 










285. 

m hah htong rok. 

Livre complet de philosophie. 

Ouvrage du même auteur, cité par le Tai long oun 
oh. 




285^^' il 1^ 3fc ^ ê ^ 

Htoi to 9yen sàing tjà èyeng roh. 

Traité sur la connaissance de soi-même, par Htoi to. 

1 vol. in-folio, 75 feuillets. 



176 UV. m : œNFUaXNISMR 

Je ne connais que le 1? volume de cet ouvrage 
et ce volume ne renferme aucune indication propre 
à faire connaître Tétendue totale du livre. 

Préface par Tauteur, datée de 1558, ^i^X^^- 
— Premier livre de l'ouvrage : correspondance de 
Htoi kyei, ^ ^, avec différents lettrés, relative à 
des sujets philosophiques et entremêlée de pièces de 
vers. — ^A la fin : " gravé dans le district de Ha tjyou^ 
" dans l'hiver de l'année 1585", H M + H ^ 2a 

286. PH5fc^K4:^iL^^« 

Ryang syen èàing sa ichil ri keui oang pok sye. 
Correspondance des deux lettrés sur les deux prin- 
cipes, LA RAISON ET LE SOUFFLE. 

5 voL 

Lettres de Ri Hoang^ ^ î^, et de Keui Tai 
seung, ^:K'J\^* 

287. iÈ 31 ^ 

Syeng ri sye. 

Livre de philosophie naturelle. 

Postface par Htoi kyei, j^ 





288. JL%1^ 

Kbu kyeng yen eui. 

Développement des neuf articles (du Tchang yang) 

5 vol. in-4. 
B.K. 9 vol. 

(•^JûL-T-) (l^^9>è^5^0 (fil «t «) 



CHAP. III : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 177 



Auteur : Bi Fm tyeky ^ ^ iÈ î ^^ composa ce 
lîvre> alors qu'il était en exil, et le présenta au Roi. 

Préface par l'auteur de l'ouvrage. 

Postface, datée de 1583, ^'M+ "^^^ V^^ ^V^u 
Syeng ryong, DP ^ f |. 




289. 4^ M A )^ 1?f ^ J5'J 

Tjyoung yong hou hyeng yen eui pyel tjip. 

Suite au développement des neuf abticles du Tchang 
yong. 

4 vol. in-4. 

Édition non datée, assez mal imprimée ; avec 
notes. 

Auteur : Bi En tyeh^ $ ^ ^. 



290. ^ t ^ 
Kou in roh. 

Traité sur la vertu d'humanité. 

2 vol. 
B.xv. 

Cité par le Tai long oun oh. 
Ouvrage du même auteur, rapportant des paroles 
et des actes des sages chinois et coréens. 

291. §g >t> 5K iS 
Myeng sim po kam. 

Le Miroir précieux de la connaissance du cœur. 

1 vol. grand in-8, 28 feuillets. 
Extraits des classiques études philosophes. 



178 LIV. in : CONFUCIANISMK 

A la fin : "gravé par Sim Keui tjoj de J5Raî vu, an 
"printemps de 1664" ^ H î^ ^ ^ ^ ^tl 

Peut-être est-ce Ja reproduction d'un ouvrage 
chinois qui porte le même titre. 
Cf. Cordier, 833. 



292. H H fr H 

Tjyong tek sin hpyen. 

Nouveau tbaité sur les béoompenses réservées à la 

VERTU. 

1 vol. iii-4, 85 feuillets formant 3 livres. 

B.R.— L.O.V. 

Exemples tîr&t des histoires chinoises. 

Préface de Tauteur KJm Youk^ nom littéraire Tjm 
kok, ^ iê î^ ^, Grand Conseiller sous Hyo tjtmg, 
datée de 1704, ^ ^. 

Postface de la même date, signée Syek sil san t«, 
>H ^ lU A î ce personnage a été prisonnier en 
Mantchourie en 1644, ^ ^. 



293. mw^mmmm 

J^yong tek »in hpyen en kài. 

Nouveau traité suk les récompenses réservées à ia 
vertu, traduction coréenne. 

2 vol. 



r B.R. 




(bi!i>2«^5.;r) (fil «t n) 







CHAP. III : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 179 

E tjyei tjâ syeng hpycn. 

SUB LA CONNAISSANCE DE SOI-MÊME. 

Ouvrage composé par le Roi en 1746 ; cité par le 
Keui nyen a ram. 



295. mmwi&^^^ 

E tjyei kyeng syei moun iap. 
Dialogues sur i>es conseils de morale. 

Ouvrage composé par le Roi en 1763 ; cité par 
le Keui nyen à ravi 




296. WLW^ 

Ton hyo rok. 

Recueil sur la piété filiale. 

23 vol. in-4, formant 5 livres. 

B.R. — Kyeng mo koung^ ^^t 

Préface composée par le Roi en 1783, 1^ p^ ^ 
4^ ^ ^ ^P. écrite par Ri Pyeng ino, ^ ^ ^t 
Gouverneur du Kyeng syang tOy ^"^ xË* 

Préface de 1761, ^It jfâ 7C ^ H^ E, par 
Pak Syeng ouen^ de Eu7ig ichyen, ^ )\\ ^h ^ ^9 
Précepteur du Prince Héritier, auteur de l'ouvrage. 

Avertissement. 

La préface royale de cet ouvrage forme aussi un 
volume séparé à la Bibliothèque Royale. 

(•^7î-4) {bm>i^) {m « m) 



180 LIV. m : CONFUCIANISME. 

297. £ ^ fî 3ie 

ryoun hàing siL 

Belles actions pboduites par l'obsebvation des cinq 
relations. 

4 vol. 
B.xv. 



298. £ ^ ^ S © 

ryoun liàing sil io. 

Planches figurant les belles actions produites par 
l'observation des cinq relations. 

Texte chinois et traduction coréenne. 
5 vol. in-4, en 5 livres, avec 150 planches. 
L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 
Impression royale faite au moyen de types mobiles, 
1859. 

1? vol.: préface composée par le roi Tchyel tjony^ 
en la lOS lune de Tannée, keui mij S tÎC (octobre 
1859), et respectueusement calligraphiée par Kim 
Pyeng hak^ ^ ^ ^, Président du Ministère des 
Fonctionnaires, Grand Compositeur des deux Acadé- 
mies : " L'ouvrage intitulé Sam kang hàing sU, qui fut 
" publié par ordre du Roi Syei tjong, ne traitait que 
" de la fidélité, que doivent témoigner les sujets à 
" leur Souverain, des devoirs des enfants envers leur 
" parents et de la vertueuse conduite des veuves qui 
** ne se remarient pas. Sous le régne de Tjyoung 

(-^514) (t^$Pè^5ic) {m Mi «) 



CHAP. m : PHILOSOPHIE CLASSIQUE. 181 

" tjo^gj en 1518, on rédigea, sous le titre de Iryoun 
" hàing sUf un livre où il était question des relations 
" entre les vieillards et les jeunes gens et des rela- 
" tions entre amis. Ces deux traités ont été en usage 
" pendant plusieui*s siècles. C'est le Roi Tjyeng 
" ^jong^ qui, en 1797, les réunit en un seul ouvrage 
" sous le titre de ryoUn liàiiig sil. Bien que ces 
" cinq régies fondamentales soient basées sur la 
" morale naturelle, le peuple tend à les oublier et il 
" est du devoir du prince de les lui rappeler. C'est 
" pourquoi j'ai ordonné d'en graver à nouveau les 
*' planches, celles qui avaient servi jusqu'ici, ayant 
" été détruites dans un incendie, l'année dernière, 
** (1858), et de réimprimer ce livre pour le répandre 
" parmi mes sujets." 

Suit un décret daté du 1? jour de la 1*5® lune de 
la 21! année de Tjyeng tjong (28 janvier 1797), relatif 
à la publication des ouvrages suivants, imprimés à 
l'occasion du soixantième anniversaire de la Beine 
mère : 

Syo hakf 

ryoun hàing «î/, 

Hyang eum tjyoïc ryeij 

Hyang yak. 

Préface du ryoun hàing sil to, par Mi Man syoUf 
^ Bfe ^9 Compositeur de la Bibliothèque Royale, 
Membre du Conseil Privé, etc. 

Préface de la 1'? édition du Sam kang hàing sil to. 

Postface de l'édition du même ouvrage publiée 
sous le Roi Yeng tjo. 

Préface de la l^S® édition du Iryoun hàing sil to. 

(-n-7f^) (b^9)A>av^) (a 9i m) 



182 LIV. III : CONFUCIANISME. 

Liste des fonctionnaires chargés de la révision de 
Touvrjige et de la surveillance de Timpression. 

Table du 1? vol.: traité des relations entre les 
parents et leurs enfants. 

22 vol., table : Eclations entre le Souverain et les 
sujets. 
3! vol., table : Relations entre les époux. 
4? vol., table : Eclations entre frères, 
of vol., table : Eclations entre amis. 

A la fin de cet ouvrage, est placée une note rela- 
tive aux impressions en caractères mobiles ; elle nous 
apprend que l'édition du ryoun hàing sil to fut 
imprimée en 1797, avec les caractères fondus quatre 
ans auparavant et nommés tjyeng ri tjàf ^ ^ ^. 

Cf. 2^'ou tjà sa siL * 




299. % K^ 
Koun in yo hyeL 
Conseils importants aux soldai-s. 

1 vol. in-12, 4 feuillets, mss. 

Ces conseils ont rapport aux rites, à la justice, à 
rhumanité, à la bravoure, à la prudence et à la 
loyauté ; rédigés en 1887 par le Général Han Kyou 
syel^ ^ Éè A 9 pour les soldats du camp de J)'an^ 
oui, '7|t ^ ^, ils ont circulé en manuscrit : une 
copie en existe au Commissariat de France à Séoul, 
une autre à la Mission catholique de cette même 
ville. 



CHAP. m : PHnX)SOPHIE CLA8SIQXJE. 188 

300. JE ^ ^ 

Tchyoung hyo rok. 

Recueil sub la loyauté et la piété filiale. 

1 vol. în-8, 18 feuillets, mss. 

Auteur: 2}o Syou tcho^ nom littéraire Tjyeng kohy ' 



301. ^ g il ^ 

Poul tjà hi moun. 

Composition sur l^attention à soi-même. 

Citée par le Tong kyeng tjap he\ii. 

302. m^^M 

Yong hah tji nam. 

Guide pour les gens simples et pour les gens 
instruits. 

Cité par le Tong kyeng tjap keui. 

303. il ê^^ 

Peuk hah eui. 

Sub la question d'étudiée en chine. 

2 vol. 

S.R. 

Préface par Yen arriy ^||^« 



304. H ^ ® 

Syeng hah to. 

Principes de philosophie avec figures. 

1 vol. îii-12, 5 feuillets, mss. 



184 



LIV. m : œNFUCTANISME. 



305. ^ -^ ^^ 3f 
H P ^ lT ^ 

Sam hang myeng hàing rok. 

Actions éclatantes dues à l'observation des trois 
principes. 

Ouvrage en coréen. 

J'ai trouvé le titre de cet ouvrage, comme du 
suivant et de plusieurs romans (cf. lîv. IV, chap. 
ni) dans une liste manuscrite, que je dois à l'obli- 
geance de quelques Coréens. 



306. ^ ^ ^ ^ 

PS R M ^ 
ITâi pyeh yen eui. 
Explication du débrouillement du chaos (?). 

Ouvrage en coréen (liste manuscrite). 




Manille en pierres découpées, Sfttt4l.^*^ 



1. Tiré du Hoa &i/€ng »yeng yek eui kovei. 



Livre IV 



LITTERATURE. 

€ -^ -f >T^^t> :^ M IBJ 



Chapitbe I : POÉSIE. 



>l ")} ^ ^^n»^ if ^ 




!*?• Pabtie- 
POÉSIES CHINOISES. 

C5f. Cordier, 825, etc., 1172, etc. 

207. m ë> u. fSi n. 

Hoi sa pou 80 tjou. 
Commentaire sur le IA sao. 

1 vol. 

Cité par le Tai long oun oh. 

Commentaire de Kim Si seup, ^ ^ W- 

Sur le Id sao, ]|^ JEU, et son auteur KMu Ytien, 



188 LIV. IV ! LITTÈRATURR 

JS M, OU Khiu JPhing, M ^ (IV? siècle av. l'ère 
chrétienne), cf. Mayers, I, 326. 

Cf. Wylie, p. 181 ; Cat. Imp., liv. 148 ; Cordier, 
828, 1873, 284. 

308. M.B^% 

Hpoung so houei pem. 

Imitations des Koe fong et du Id sa4>. 

2 vol. 

Ouvrage cité par le Tai tong oun oh; les Koe 
fong^ ^ JSl, sont la première partie du Chi king. 

Collection d'odes en vers antiques, composées par 
les poètes chinois depuis la djniastie des Ifan, ^^ 
jusqu'à la fin de celle des Yuen, JC (àe 206 av. 
l'ère chrétienne jusqu'à 1368). Cette collection a été 
rassemblée par Syeng Kyen, f^ {§,. 

309. mM^M 

To yen myeng. 

(Poésies de) Thao Yuefi ming. 

2 vol. grand in-4. 

Édition gravée sur j)lanches en 1583, d'après M. 
Satow (History of printing in Japan ; Transactions 
of the Asiatic Society of Japan, vol. X, part I, may 
J882). 

L'auteur a pour surnom Ytien liang, JC î^> ^* 
pour second postnom Tshien, j§ (365-427). 

Cf. Mayers, I, n? 713 et 715. 



CHAP. I : POiSIE. 187 




310. it il 5fe 4 

Tjyeng tjyel syen sàing tjip {Tsing tsie gien cheng tsi). 
Collection des œuvres du lettré Tsing tsie. 

. 1 vol. (reliure européenne) formant 10 livres. 

Brit. M. 15324, C 7. 

Superbe impression en caractères mobiles sur 
papier mince ; les quatre premiers livres sont sur 
papier jaune, le reste est sur papier blanc. 

Préface de 1469, /^c'ftj S i, par Hia Hiuen 
de Thien thai, ^ la S ^i* 

Préface de 1480, j^ >[t + i^^ tl ^ j^ î^. 
par Tcheou Tlng, de Kia ho, ^ ^^ ^. Les 
commentaires sont de lA Hoan, de JOou Ung, J^ 
^ ^ ^. Après la table, on trouve une préface par 
Thong, Prince Impérial Tcliao ming des Idaftg, 
^ HS ^ :i: ^ M» le portrait du lettré Tsing tsie 
et une table généalogique ; les œuvres sont suivies 
de la biographie de l'auteur, Thao Yaen ming, 

Le volume que j'ai vu, est une reproduction co- 
, réenne de l'édition chinoise, comme l'indique la post- 
face de Tjyeny You kily ^ ^ '^, écrite par ordre 
royal en 1583, ^^-\-^^. 




311. A ^ I 

Hpal ka si syen. 

Choix d'odes de huit auteurs. 

Cité par le Tai long oun oh. 
Le Grand Prince de An hpyeng^ ^ ^ >k ^> troi- 
sième fils duRoiAS^yeî tjongjdi\QQ plusieurs autres lettrés, 
réunit, sous ce titre, des poésies des auteurs suivants : 



J88 LIV. IV : LrrrÊBATUBK 

l JPf , ^ Q , surnom Thai pe^ ^ Q , nom 
littéraire TsMng lien, ^ ^ (699-762), 

Cf. Mayers, I, 361 ; Cordier, 285, 1605 ; 

Ton FaUf tt^i surnom Tseu mei, "f"^, 712- 
770, 

Cf. Mayers, I, 680; Cordier, 289; 

Oei Fing oou, ^ |K ^, nom littéraire Tchhou 
yong, ^ ^, magistrat de Sou tcheou, H^ jHi> 
il vivait â la fin du VIIIS siècle; 

Zieou Tsong ytien, ^ ^ TC» surnom Tseu 
heou, ^ J$, 774-819, 

Cf. Mayers, I, 419; 

^JEou yang SHeou, ^ Bif ^f surnom Yong ehoth 
f^ iSif 1017-1072, 

Cf. Mayers, I, 529; 

Oang Oei, 3Ê Wà> surnom Mo khie, Jp ^i 
699-759, 

Cf. Mayers, I, 827 ; 

Sou CM, ^ 1^, surnom Tseu tchan, ^ ||§f 
nom littéraire Tong pho, Ï^J^, 1036-1101, 

Cf. Mayers, I, 623; Cordier, 287, 1606; 

Homig Thiug klen, ^ @ ^, surnom Lou tchi, 
^ S» ï^^^ littéraire Ctuin kou, \\\ ^, 1045-1105, 

Cf. Mayers, I, 226* 

Voir aussi Cordier, 828, etc. 





312. ^ E ^ ^ Jl® ^ H 

Tjyen tjou tang hyen tjyel kou sam htyei si pep {Tsiedi 
tchou thang hien Isiue kiu san thi chi fa) . 

Quatrains de trois genres, par des lettres de 
l'époque des Ttiung (618-906), édition avec notes. 



GUAF. 1 : POÉSIE. 189 

1 vol. in-folio (reliure européenne), en 20 liv. 

Brit. M. 15324, E 6. 

Cette édition est imprimée sur un papier jaune 
mince, analogue à celui d'ouvrages du XVIIIS siècle ; 
elle est la simple réimpression d'une édition chinoise. 

Préface de 1305, :f^ ^, ;^# Za E» par le vieillard 
de la montagne Tseu yang, ^ ^ Uj j^ 1^,- 

Table des matières. Notices géographiques et 
historiques sur l'époque des Tfiafig. 

Ce choix de poésies a été fait par TcJieou JPl, de 
Oefi yang, surnom JPe khiang, ^ ^ ^ ^ f â ^ * 






313. itE« 

Tjeung tjou tang hyen sam htyei si. 
Odes dé tbois genbes pab des lettbés de l'époque 
DES Thang, édition avec notes et augmentée. 

Cet ouvrage est cité par M. Satow (History bf 
printing in Japan, Transactions of the Asiatic 
Society of Japan, vol. X, part I, may 1882) : une 
édition coréenne de ce livre aurait été imitée, au 
XIIIS ou au XIV? siècle, par les imprimeui-s japo- 
nais. 

Les trois genres de poésie, dont il est question, 
sont probablement ceux qui sont appelés o ko, 
omi kou, 3Bl "è ; tchil ko, tsM kou, -\^ "è» ^t 
tjap ryoulf tsa liu, ^ ^. Dans le premier 
genre, oau kou, vers antiques de cinq caractères, 
et dans le second, tshi kou, vers antiques de sept 
caractères, la strophe se 'compose de quatre vers, 
les changements de rimes sont permis d'une strophe 



LIV. IV : LITTÉKATDRE. 

à l'autre; dans le troisième genres, tga Hu, vers 
mêlés, la longueur des vers n'est pas la même pour 
toute les strophes. D'une façon générale, la rime 
n'existe que pour les vers de rang pair et, dans les 
vers antiques, le ton des caractères qui ne riment 
pas, n'est soumis presque à aucune règle. 

Cf. Cat. Imp., liv. 187, H IS ^ ^, San m 
tlumg ehi. 

Peut-être cet ouvrage est-il simplement le même 
que le précédent. 



314. m^ ^m 

Tang eum tjyeng ayen {Tttang y in tsing stuen). 
Choix de poésies db l'époque des Tîuttig. 

5 vol. grand in -8. 

Reproduction de deux ouvrages chinois. 

Le premier, en nu livi*e, renfermé dans le V! 
volume, est intitulé Tang si si eum tjeup ijmi, 
M ^ in "^ $1 b£' Tfufiig chi chi pin lai tcïiou, 
Collection des anciennes poésies de l'époque des 
Tfiang, avep commentaires ; ce recueil est dû à 
l'ang l*e khten, de Siang tchkeng^ au Jio naii, 
m^MWi^iÙM, postnom eut Hong, ±%, 
qui y a joint une préface ; les commentaires sont 
de Tchang Tclien, de Sin kan, au Kiatig sif fll 
IM ^ ÎÉ" 'M i^ ; préface et avertissemeut. 

Le second ouvrage, par les mêmes auteurs, forme 
8 livres (vol. Il à V) ; il est intitulé Tang si tjyeng 
eum tjeup tjou, J^ ^ ÏE # H ^> Thang chi 



CHAP. I : POÉSIE. 191 

tcheng yin tni tchou, Collection des poésies régu- 
lières de l'époque des Thang. 

Cf. Cat. Imp., lîv. 188, ^ ^^ Thang yin: 

l'ouvrage chinois est divisé d'une façon différente. 









315. -t; S ;R ;)B ou 

Tchil en tjyang hpyen ou Tang si tjyang hpyen. 
Poèmes de l'époque des Thang, en vers de sept 

CARAC5TÈRES. 

2 vol. grand in-8. 

L'expression tjyang hpyen indique un poème formé 
d'un assez grand nombre de strophes de quatre vers. 




316. M 

Tang si {Thang chi). 

Odes choisies de l'époque des Thang. 

I. 1 vol. in-folio, 66 feuillets, mss. 

L.O.V. 

Les recueils manuscrits de ce genre se rencontrent 
fréquemment, soit sous ce titre, soit sous celui de 
Tang eum, ^ ^. IjCS planches pour imprimer un 
ouvrage portant ce dernier titre, se trouvent à Kyeng 
tjyouy ^ ^, d'après le Tong kyeng tjap keui. 

II. D'autres recueils manuscrits sont intitulés Tchil 
kyeng, 4^^. 

1 vol. in-4, 67 feuillets. 
L.O.V. 



IW LTV. IV : LITTÊRATURR 

317. m # 

Tanff ryatd {Thang Uu). 

Vers réouliebs de l'époque des Thanff. 

1 vol. petit in-8, mss., 32 feuillets. 

On appelle vers réguliers des vers de cinq ou sept 
caractères {o ryoul^ j£^* ^^^ ryoul, -t ^)> où 
le ton de chaque caractère est fixé par des règles 
strictes ; ces vers ont, de plus, la même rime aux 
vers impairs dans toute la pièce, les strophes sont 
de quatre vers et le nombre des strophes est fixé. 




318. ^ Hf 

Sam eun si (San yin cM). 
Odes de trois bonzes. 

2 vol. in-8. 

Auteurs : Han chan tseu, 7^ \1\ ^.y bonze en 
qui s'încarna Mafijuçri, ]^^, pendant la période 
Tcheng kaan, ^ ^ (627-649), à Thai tcheou, dans 
le Tche kiang, ^Ka^'» 

Fong kan, M "Pi bonze qui découvrit la per- 
sonnalité du précédent; 

Préface par ]jhi Khieou yin, ^ Je Màf f^^^^" 
tionuaire de la même époque que les auteurs. 

A la fin du 2? volume, se trouve une post- 
face par le lettré coréen Ok pong^ 3i. ^ • ^^ 
l'année kyeng 0, J^^, il trouva un exemplaire 
de cet ouvrage à la bonzerie de Tjyeng yaixg du Keum 
kang saUy ^ HlJ iJLl lE fê ^, il le fit réimprimer 
en Tannée kap syoulj ^ J^. 



CHAP, I : FOÉBIE. 19S 



Cf. Cat. Imp., liv. 149, ^ ll| ^ ^ ^. Han 
chan tseu chi tai. 



319. m^^m=^ ^M 

E tyeng tou rymik tchyeii syen. 

Mille poésies choisies de Tau et de Lau, imprimées 

PAB OBDBE BOYAL. 

4 vol. in-folio, fonnant 8 livres. 

B.R. 9 vol. 

Postface non signée, de la 23S année du règne, 
ll±:)fc®I^Z: + ^H#', peut-être 1799. 

Poésies de Tou Fou, jfet ^f ^^ ^^ -^^^^^e Koet 
mong, ^ ^ ^ : ce dernier vivait aussi sous les 
Tliang, nom littéraire ^ ^, OChien soet. 

Impression en .caractères mobiles. 






320. tfc 

Tou ai tchan tjou. 

Édition commentée des poésies de Tau Fou, tt^- 

Citée par le Tai tong oun oh comme préparée par 
ordre de Syd tjong. 




321. tt ^ -b B 

Tou ai tchil en ryoul {Tou chi t8hi yen Uu). 

Vebs béguliees de sept cabactêbes, PAB OPau Fou, 

tfcif. 

1 vol. în-8, 158 feuillets ; impression commune et 
papier grossier. 



294 LIV. IV î LITTÉRATUBE. 

Brit. M. 15324, C 4. 

Préface de 1434, M.Wi^ ^j P^^ Sou Ting, 
48 ÎU, Ministre des Rites à Péking ; deux autres 
préfaces non datées, par deux Grands Chanceliers, 
Yang CM khi, ^ ± ^, et Yang Ying, ^ ^. 

Postface de 1443, jE ^ A ^ É ^£ 51 ^, par 
lAn Tshing, f^ ^ ; autre postface sans date, du 
Grand Chancelier Hoang Oei, ^ f^. 

Table. 

Le texte est annota par Yu Tst, j^ ^. 

L'édition coréenne a été gravée à partir de la 1^ 

lune de 1470, jSti^:^^MM^JE n> par 
ordre du préfet de Tchyeng tjyou, ^ JW ; elle con- 
tient une postface de 1471, fS^i^^jit ^-\^^^ 
^, par Kim Nyou, ^jj^. 

Liste des fonctionnaires qui se sont occupés de 
cette impression. 




322. m^^^t 

Toh tau ai au teuh {Tau tau chi yu te). 
Lectubes tibées des odes de Tou Fou, ^ '^. 

3 vol. in-4 (reliure européenne), formant 18 livres. 

Brit. M. 15324, E 4. 

Ce recueil est dû à Yang Chi khi, de JLou Ufig, 
fit fô ^ i ^* qui y a mis une préface et une 
postface datée de 1382 ; postface de 1434, ^^jl 
^ ^ ^ ^ ^1 par le Grand Chancelier Hoang 
Oei, de Yong Ma, ^ ^ ^ *|*S* 

Avertissement, introduction, biographie du poète, 
poésies choisies. 



CHAP. I : POÉSIE. 196 

Postface pour une réédition de 1457, ^ )ll§ 7C 
^, par Tchou Hiang, nom littéraire Oei M, ^ 
]f^ lÊ ^> originaire du Kiang nan, ^ ^. 

L'édition coréenne paraît avoir été gravée, en 1501, 



323. tfc W 

Tou ryouL 

Vers béguliees de Tau Fou, th '^. 

1 vol. in-8, mss., 34 feuillets. 









324. f%fm]E3E^7C 

Tjeung kan kyo tjyeng oang tjang ouen tjip tjye ka tjou 

poun ryou long hpa syen sàing si {Tseng kJian Mao 
tcheng oang tchoang y tien tat tcliou kia tchoti fen 
lei long pho sien clieng chi). 
Poésies de Sini Clii, ]i^^, avec tous les cîommen- 
taires des divers auteurs mis en ordre par le 
DOCTEUR Oang; édition revue et corrigée. 

3 vol. in-4 (reliure européenne). 

Brit. M. 15324, C 1. 

Ponctué par Zieou Tchlien oong, ^Ij J^ ^. 

Il n'y a ni préface ni indication de date. 




325. mm^^:km^miiim 

Syou kyei syen sàing hpyeng tyem kan tjài si tjip {Siu 
khi sien cheng phing tien kien tchai chi tsi). 

Recueil des poésies de Kien tcliai, ponctuées par le 
lettré Siu khi» 



CHAP, I : POÉSIR 197 

2 vol. 

B.R. 

Ryem kyeij ^^9 lAen khi, est la rivière de 
Nan tchfiang, "^ ^, au Kiang si^ îl ffi> ^û 
TcJieau Toen yi, ^ ^ ^, surnom Mao chou, ^ 
}^, mort en 918 (Mayers, I, 73), a été magistrat. 
J?a^ yanfff )^ ^, Xo yatig, au Jïa nan^ ^Bf "^^ 
est la patrie des deux frères Tchheng : Tchhmig 
Hao, ^ j^, surnom Pc ch4>en, f^ ^, nom 
littéraire Ming tao, ^ il (1032-1085) et Tchheng 
Yif ^ K§9 surnom TcJieng chou, JE i^, nom 
littéraire Tï tchhoan, '^ jl|, nom posthume Tcheng 
kofig, JE S (1033-1107) (Cf. Mayers, I, 107 et 
108; Cordier, 669). 




327. il ^ ja 

Ryem rak hpoung a {lÂen lo fotig ya). 

Compositions en poésie et en prose de Lien et de Zo. 

2 vol. petit in-8. 

Cf. Ryein rak tchil en ; outre les auteurs indiqués 
à ce dernier article, il faut citer : Tchang Tsal, 51c 
fÊ, surnom Tseu Jieoa, ^ ]?, (1020-1067 ; Mayers, 
I, 37); ClMo Yong, S|$^, surnom Yao fou, ^ 
^, nom posthume Khanff tsie, J^ fp (1011-1077 ; 
Mayers, I, 594) et Tchou Hi, ^^, surnoms Ynen 
hoei, 7C fê> ^t Tchong hoei, f^ ^9 noms littéraires 
Hoei ^an, ^ ^, Tseu ymig thang, ^ ^ ^, etc., 
nom posthume Oen U kong, ;^ 3^ S (1130-1200; 
Mayers, I, 79; Cordier, 668-669, 1784-1785). 

Préface de 1296, P5 ^ 7C ^ H ^> par Khang 



106 LIV. IV : LrrrÉBATURE. 



lÂang choei, ^ ^ ^. Préface de la réédition 
coréenne, composée par Pak Syei tchài, ^bilt^» 

datée de 1678, ^ JHIIB 7C ^ £ + — ^• 

Cf. Cat. Imp., liv. 191 : Fauteur de la compilation 

est Kin Lt siang, "^fSLjj^; la date de 1296 est 

donnée sous la forme ^ 7C ^ ^* 




328. ^^m 

Tjyou tjà si tjip. 

Collection des poésies du sage Tchou. 

Citée par le Tony hyeng tjap kciiL 
Auteur : Tcho^u Hi^ ^ 




329. m^Wi 

Ko tchyoui hpyen {Kau tchhoei pieu). 
Recueil de chants. 

1 vol. in-8, formant 3 livres, impression grossière 
paraissant ancienne. 

Brit. M. 15324, B 5. 

Collection de poésies chinoises faites sous les Song, 

^ (960-1278) et les 3Iing, ^J] (1368^1644). 

Cf. Cat. Imp., liv. 191, ^ l^ JK il®' ^ou 
tchhoei slu jnen* 




330» jîî 

Si sou {Chi seoti). 

Collection de poésies des diverses époques. 

Rassemblée par Hou Ying lin^ du Touff f/tis ou 
Tche kiang, ^tLMM^MM^ 



CHAR I : POÉSIE. 199 

L'auteur, surnommé Tuen choei, 7C 3^> originaire 
de Zan khi Men, BS I& ^» vivait à la fin du 
XVIS siècle. 



331. ^ ^ ^ S 
JRyou ouen tchong po. 
Le Teésor du jardin (poétique ?). 

30 vol. 

Cité par le Ryouk tyen tyo ryeiy livre VI, folio 
8, verso, comme employé aux examens. 

Peut-être faut-il rapprocher cet ouvrage du Lel 
y tien, ^ ^, recueil poétique en 120 livres, publié 
par Tchang TcM siang, 5M ^ l^> sous la dynastie 
des Ming, 5^ (1368-1644). 








332. 

Mong hoan si ho {Mang koan chi kao). 
Odes du lettré Mang koan. 

1 vol. in-4, formant 3 livres. 

Auteur : lA Thing tchou, du Kiang yin, Hl 
^@tt (province du Kiang sou, ^jS^). 

Préface de 1859, J|lÊ ^ S 7^9 V^^ ^ Joen yi, 
de Choen tchheng (au Kiang sou) ]$ |^ $ Pl| ^« 

Postface de la même date par Id Chang yi, ^ 
f^ ^9 fils de Tauteur. 



200 LTV. rV : LITTÉRATDRE. 



333. £ ^ J5IJ ift 

si pyel tjài {Oou chi pie tslMi). 
Nouveau choix de vebs de cinq dynasties. 

Poésies des Thang, ^, Song, tIç, Ytien, 7C> ^<^V> 
59, et Tshing, if, (618-906, et de 960 jusqu'à 
l'époque de l'auteur). 

L'auteur de la compilation est Chen Te tshienf 
iJù W^ ^j ^^^ littéraire Koei yu, |^ J§J, originaire 
de Tchhatig tcheou, -^ ^, au Kiafig sot€, ^ ^t 
qui vivait au XVIII? siècle. 



334. £ a ifâ >6j 

en tjyel kou {Oou yen tsitie Mu). 

Quatrains de vers de cinq caractères. 

1 vol. in-12, impression grossière. 

Quatrains choisis d'auteurs chinois célèbres. 

Imprimé en 1870, J^ ^, à Tonff Ayen, ^ l|} 
quartier de Séoul. 

Les quatrains se font soit en vers antiques, soit 
en vers réguliers. 



335. Jgjl >6j 

Hyen kou. 
Poésies. 

1 vol. mss. 

L'expression ryen kou désigne une pièce dont 
chaque vers est fait par un auteur diflKrent. 



CHAP. I : POÉSIR 201 

336. m^^^ 

Ryen tjyou si hyek. 
Poésies. 

Imprimées à Kyeng tjyou, ^ JH^> d'après le 
Tanff kyeng tjap heui. 

L'expressiou ryen tjyou si hyek indique des vers de 
quatre et six caractères disposés alternativement; il 
y a des exemples de pièces de ce genre non rimées ; 
habituellement elles sont rimées et la rime porte sur 
les vers pairs. 



357. * if P jl? 

Ko si en hài. 

Vebs antiques avec traduction cobéenne. 

6 vol. 

338. %nni 

Moun rim rok. 

Copies de compositions. 

1 vol. mss. 

Recueil de vers de cinq caractères. 

339. W ]» ^ «? 
Pàtk ryen tchyo kài. 
Choix de distiques, avec explication. 

Cf. Tong kyeng tjap keui. 



108 LIV. IV : LirTÊBATORE. 



340. mm xf^ 

jSS pep ip maun. 

Principes de vebsification. 

1 vol. în-8, 56 feuillets, mas. 

341. ^ m 

Ka tjeuh. 

Modèles de famille. 

1 vol. în-8, 56 feuillets, mss. 
Modèles de poésies pour la préparation des 
examens. 



2? Partie 



POÉSIES CHINOISES œMPOSÉES EN CORÉE. 



Les Coréens, pour la poésie officielle et savante, ont calqué exacte- 
ment la poésie chinoise; quelques-uns ont assez bien Imité le modèle 
pour que leurs œuvres aient été appréciées même en Chine (Cf. 8yo koa 

tjip). 

Outre ceux de leurs poètes, dont les œuvres sont indiquées plus 
bas, on peut citer, d'après le Toi Umg oun ok: 

Ri Kyen kan, ^ S| $^, nom littéraire San hùa syen saing, |I| ;(£ 
^^1 originaire de Syeng ean, £ [Ijy il arriva aux fonctions de 
Ministre du Cens, vraisemblement avant le XIII? siècle ; 

Yaun Ye hyeng, ^ ^ fg, qui vivait à la fin de la dynastie de 
Ko rye ; 

Tjo Kyei pang, ff iK ^» ^® Tckyang san, g ll| , docteur sous 
Tchyoung ryel, Compositeur Royal. 

(•f -^+) {MïXi^) {X m m) 



CHAt*. I : POÉSIE. 203 

Parmi les poésies les plus anciennes composées par des Coréens, 
ou peut citer les pièces suivante (cf. Tai long oun ok), dont quelques- 
unes ont dû être en langue coréenne. * 

Htai hpyeng «yong. 

Éloge de la paix, en 10 distiques, composé par la Reine de 
Sin ra Tjin tek, à Toccasion de sa victoire sur le Pàik tjyei, et 
envoyée par elle à TEmpereur. 

^ ISK ® 

Hpyeng ^in syong. 

Éloge pour la soumission de Tchhen, ^, composé par le Roi 
de Pàik tjyei. Oui tek, pour féliciter FEmpereur (dynastie des Soei, 
^9 581-618) de sa victoire sur la dynastie des Tchhen (557-587). 

Soi 90 kok. 

Chanson de Hoi so, composée à propos de Texclamation ** hoi 
ifo", qui accompagnait une danse populaire du Sin ra. 

S S A 

Ou sik kok. 

Chanson de la fin de la tristesse, composée par le Roi de Sin 
ra Noul tji, pour le retour de son frère, qui était allé dans le 
Ko kou rye et au Japon. 

I^en hoa kok. 

Chanson des fleurs, que le Roi de Sin ra Kyeng ai fit chanter 
au kiosque Hpo «yek, JJJJÈ ^ "S^. 

US* lU lia 

Syen oun mn kok. 

Chanson de la montagne où l'on regarde les nuages, chantée 
par une femme de Tjyang sa, ^ ^, au Paik tjyei, en attendant 
son mari parti pour la guerre. 



aM LIV. IV : LrrrÊBATDBK. 

Maik syou ha. 

Chaut des épis de blé/ attribué au légendaire Keui ^à, j{ ^t 
qui Taurait composé en voyant transformé en champ de blé 
l'emplacement de la capitale des Yin, fgi (1766-1122). 

« A« 

Soang tyo ha. 

Chant de Toiseau jaune, à l'aide duquel le Roi du Ko kou 17e 
Ryau ri aurait apaisé la querelle de ses deux concubines. 

» OlVt 

xa$iç êati ha» 

Chant de Yang «an, composé à l'époque de Hiai tjang de Sin 
ra, pour déplorer la mort du général Kim Hewn oun^ 
tué à Yang «an, dans une expédition contre le Pàik tjyei. 



Hpal tjai ha. 

Chant des huit Cabinets (|^, Cabinet» pour ^, Conseiller 
Royal) : chanson satirique contre les réformes administratives de 
Myeng tjang de Ko rye. 

W m ^ 

Ah gang ha. 

Chant de Ah yang^ chant populaire sur la mort du Roi 
Tchyoung hyei survenue à Ah yang. 

RS lil ^ 

Tap San ka. 

Chant de géoscopie, composé par le bonze To sin, ^ |^, quand 
il indiqua l'emplacement où s'élèverait plus tard la nouvelle 
capitale, Han yang, ^ H, ou Séoul. 

ê 91 lA Vi; 

Tjyang han syeng ha. 

Chant de Tjyang han symg, chanté par les habitants du Sin 
ra, lorsqu'ils eurent repris cette ville. 



CHAP. I : P0Ê8IK 206 

Ye na san ha. 

Chant de la montagne Ye na : un lettré du Sin ra, qui demeu- 
rait sur cette montagne, ayant réussi aux examens, composa 
cette chanson ; elle devint de rigueur dans les réjouissances qui 
suivent les succès des candidats. Le texte ajoute que " ye na " 
en coréen indique le chantonnement de t'homme qui lit et que le 
nom de la montagne fait allusion aux lectures de ce lettré. 





342. 

Si syen. 

Choix de poésies. 

Cité par le Tai long oun oh. 

Cette compilation fut faite par oi'dre du Roi Etii 
Ijoiig^ qui fit rechercher les poésies coréennes dans 
tout le Royaume. 

La Bibliothèque Royale possède un ouvrage en 7 
volumes, intitulé "Poésies antiques choisies par le 
"Roi'\ 3E ?M 1& ^> Oang syen ko si; peut-être 
est-ce le même ouvrg.ge. 




343. R + $|> 

Hyen sip tchyo si. 

Odes de lettrés eemarquables. 

Citées par le Tai long oun ok. 

Ce recueil, fait vers la fin de la dynastie de Ko 
rye, contient dix pièces célèbres de chacun des poètes 
qui y sont cités ; les poètes dont les œuvres ont été 
mises à contribution, sont ceux de la dynastie des 
Thang, ^, et quelques Coréens du Sin ra : Tc/tai 



(^î i\^) (u>5v^) (n wt m) 



205 LIV. IV : LITTÉKATUBE. 

Tchi oue)if ^WL^9 -Pû^ ^^ penif ^\* ^ ^, doc- 
teur en Chine sous 1^ Thang ; Tchoi Seung au, 
^ ^ lHÈy docteur en Chine en 894 ; Tchoi Koang 
youy ^ [5 ?§, qui voyagea en Chine. Chaque poésie 
est accompagnée de commentaires. 

Le Tong kyeng tjap keui cite un ouvrage imprimé 
à Kyeng tjyou^ S !Hi> sous le titre de Svp tchyosi^ 
^" $j> ^ : serait-ce le même ? 



344. il îRJ 

Syen syou. 
Morceaux choisis. 

Cités par le Tai tong oun ok. 
Collection de poésies en plusieurs volumes ; due à 
Kim Kyeng tji^ ^ ^ ^ (époque de Mok eun^ 45C S)* 

. a 

345. H fl H ^ 

Sam han koui kam. 
Modèles de Cobée. 

Recueil de poésies et autres œuvres coréennes, 
cité par le Tai tong oun ok ; cette compilation est de 
Tjyo Oun eul, ^ ^ f^. 





346. S m 1$ JE 
Kouk tjyo si tjyeng syeng tjip. 

Collection d'odes de la dynastie avec pkononciation 
coreecte. 

8 vol. 



CHAP. I : P0É8IR 207 



347. m^^ J5IJ Wù 

Kouh tjyo si pyel tjâi. 

Nouveau choix d'odes de la dynastie. 

30 voL 



348. Il I8III # 

Kouk tjyo ak ijyang. 
Hymnes de la dynastie. 

1 vol. 
B.R. 

Le Moun hen pi ko^ liv. 44 à 48, reproduit le texte 
d'un grand nombre de ces hymnes. 

En 1115, le Roi de Ko rye décida qu'on emploie- 
rait les hymnes suivants, lors des sacrifices au 
Temple des Ancêtres : 

12 >iC ^ ^ ffli 11^^ iy^'^9 (/^ ^o^y Chant de la 
fondation immense, en l'honneur de Htai tjo ; 

2? îlQiê ;^ fl, Syo èyeng tji â:o^,' Chant de la 
continuation sainte, en l'honneur de Hyei tjong; 

3? SL^^ ^, Heung kyeng tji koky Chant de la 
prospérité exaltée, en l'honneur de ffyen tjong ; 

4? M ^ /i ffl > ^^ «^ iji kokj Chant de la paix 
majestueuse, en l'honneur de Tek tjong ; 

5? 7C ^ ^ ffl » Ouen hoa tji kok. Chant de la 
concorde vertueuse, en l'honneur de Tjyeng tjong ; 

6? ::^ ^ ^ ft, Tai myeng tji koky Chant de la 
vaste clarté, en l'honneur de Moun tjong ; 



208 LIV. IV: LITTÉRATURE. 



7? ^ # ^ ft, J^ 9yen tji hoh. Chant de la bont^ 
diligente, en Thonneur de Syoun tjong ; 

8? tn ^ ^ Û , Tchyeng nyeng tji kok. Chant de 
la tranquillité pure, en Thonneur de Syen ijarig; 

^ £ 3)^ ^ ft > Tjyoung hoang tji kokj Chant de 
l'éclat renouvelé, en Thonneur de Syouk tjong. 

En 1362, ces neuf chants furent remplacés par 
neuf autres, consacrés à Htai tjo^ Hyei ijong^ Hyen 
tjong ^ Ouen tjong ^ Tchyoung ryel oang^ Tchyoung syen 
oang^ Tchyoung syouk oang^ Tchyoung hyei aang et 
Tchyoung m-ok oang ; en 1366, un autre hymne fut 
dédié à la Princesse Houi eui, ^^^ i^*^ En 
1370, un hymne nouveau fut composé pour les sacri- 
fices au Temple des Ancêtres ; chacune des seize 
strophes correspondait à Tune des parties de la 
cérémonie; le texte de cet hymne est incomplet; 
comme les précédents, il se compose de vers antiques 
de quatre caractères. 

Sous la dynastie actuelle, en 1432, on adopta pour 
ces mêmes sacrifices un hymne analogue aux premiers 
de la dynastie de Ko rye (huit strophes de quatre vers); 
il fut remplacé en 1463 par un hymne fort long et 
de forme compliquée (strophes de longueur variable, 
vers de cinq ou de quatre caractères), Syen tjo voulut 
en employer un nouveau ; mais, si la poésie en fut 
faite, on ne put obtenir aucun résultat pour la mu- 
sique. In tjo en 1625, Hyo tjong en 1650, Syen ^ong 
en 1664, Syouk tjong en 1700 s'occupèrent aussi de 
cette partie des cérémonies. Yeng tjo enfin, en 1742, 

1. Je ii*ai pu clétermiuer qui est cette Princesse. 

[^ 4 -f ) (>/i«: < >) (* m u) 



CHAR I : POÉSIE. 209 

dirigea de ce côté son infatigable activité et rétablit, 
disent les compilateurs du Moun henpi ko^ les règles 
anciennes ; mais le texte adopté alors pour le Temple 
des Ancêtres n'est pas reproduit dans leur ouvrage. 

Le Moun hen pi ko cite ensuite les hymnes que 
Ton chante, sous la dynastie actuelle, lors des divers 
sacrifices qui sont offerts aux esprits ; ces poésies ont 
été composées sous Htai tjo ou sous Syei Ijong^ mais 
on ignore les noms des auteurs : 

10? jftfc ^ 1^ M^y fSya tjik ak tjyang^ Hymne aux 
Dieux Protecteurs de l'État ; 

lis |âr -^ ^ M ^ ^> Hpoung oun roi ou ak 
tjyangj Hymne aux Esprits du Vent, des Nuages, du 
Tonnerre et de la Pluie ; 

12? 5fc J^ l§| ^1 Syen nong ak tjyangj Hymne aux 
Premiers Laboureurs ; 

1*^= ^ S ^ ^> Syen tcham ak tjyangj Hymne à 
rinventrice de l'élevage des vers à soie ; 

14? ^ jpB |§$ ^, OïL sa ak tjyangy Hymne du 
sacrifice aux Esprits des Gnq Éléments ; 

15? ^ ^ 3£ 1^ ^> Jifoun syen oang ak tjyang, 
Hymne à Confucius (trois strophes y furent ajoutées 
en 1689) ; 

16' M m IS< ^f Ouen myo ak tjyang^ Hymne pour 
les sacrifices offerts aux ancêtres royaux dans la salle 
Moun syoy ^^t RS ^ (composé en 1432 ; le ryei 
eui contient un texte de cet hymne plus complet que 
celui qui est cité par le 3Ioun hen pi ko) ; 

17? Hymnes Tjeup heui, ^ ^y en l'honneur de 
Ik tjo; Tchya ichya, ^ |||, en l'honneur de To tjo; 



(^î 1}-^) (u>5v^) {m m m) 



210 LIV. IV : LITTÉBATTRE. 

O ho, X^ Bf , en riionneur de Hoan tjo ; Tchya tekya, 
^ ®, en l'honneur de Hiai tjo ; Ileui heui, 1^ iS, 
en l'honneur de Tyeng tjong ; In myeng, ^ |§, en 
l'honneur de Htai tjong ; Keum. myeiig, ^ ^, en 
l'honneur de Syei tjong ; Sa ijyei, ^^ ^, en l'honneur 
de la Reine Syo ken, BS M ï ^t femme de Syei 
tjong; E koang, jj^^, en l'honneur de la Reine 
Hijen tek, I^^BE,^, femme de Moun tjong; E 
moi, tk^f fi" rhonneur.de Tek tjong, etc. Ces 
hymnes sont, pour la plupart, désignés par leurs 
première mots. 

18? ]^ K ®C, A^ap « " *a, Chant de l'invasion, ^ 
IS IK, Keui houi ka, Cliant des étendard?, et ^ jl 
^ iM WC. -^"o (/*" heum htoi ka. Chant de la charge 
et de la retraite, en u»ige dans les sacrifiées à l'Esprit 
des bannières, Tok tjyei, j{| ^. 

Les chants pour les grandes audiences royales et 
les fêtes du Palais ont été fixés dès le commencement 
de la dynastie, soua Htai tjo et fftat tjong. 

19? Hymnes à propos de l'audience au Palais Im- 
périal {keun htyen, H^ 5^), et de la remise du décret 
(eyou myeng myeng, ^ |^ '^), lors du voyage que 
Htai tjong fit en Chine avant son avènement. 

20ï ^ J^ 1^, Keum Ichyek sa. Chant du pied en 
or : ce poème, ainsi que les suivante, est chanté aux 
banquets royaux; celui-ci doit son origine à un songe 

1. Je n'ai pu trouver quelle peuplade désigne l'expression Xaji 
si; il s'agit vraisemblablement de quelques-uues de ces tribus du nord' 
de la Corée, restées barbares et iusou mises jusqu'au XVI; siècle. 



CHAP. I : P0Ê8IR 211 

de Htai tjoj premier roi de la dynastie, alors simple 
fouctiounaire : un esprit lui apparut et lui remit un 
pied en or ciselé, en lui prédisant son élévation ; une 
danse mimique fut composée, sous Syei Ijong^ en 
mémoire de ce fait. 

212 ^ ^ ^ H?I> Ha 9yeng myeng «a, Chants de 
félicitations. 

22? Il 2^ g^, Syeng tchâik sàj Chant au sujet des 
bienfaits impériaux. 

23? [jt ^ ffl j Moun tek koky Chant de la vertu 
civile. 

242 ^^Z^. Ityoung an tji ah, et ^^^ 
J^, Hyou an tji ak, Hymnes de la paix. 

2o2 ^ S ^ ^ IS$> Syou po rok tji ak, Hymne 
des livres précieux, faisant allusion aux livres mys- 
térieux qui furent offerts par un bonze à Htai tjoj 
avant son avènement ; cet hymne a été composé par 
Tjyeng To tjyen, ^ jf #. 

262 ;^ 5^ ^ ft, Moun myeng tji kok, Chant de 
l'éclat pacifique (des premiers Rois de la dynastie). 

272 ^?}1 Z ffli ^^0^ ryel tji koky Chant de la 
gloire militaire (des premiers Rois). 

282 ^ M.^sZ I5$> Ha hoahg eun tji aky Hymne 
au sujet des bienfaits des Empereurs Ming, 59, qui 
ont soutenu la dynastie actuelle. 

292 f IIR& ^ ^ DC> liyong pi e htyen ka^ Hymne 
du dragon qui monte au ciel (cf. Ryong pi e htyen 
kay liv. VI, chap. II, 4? p.). 

302 "^is^^WiWi^ Po htai hpyeng ka rô. Hymne 
de la paix maintenue, et 

312 ^ ;^ ^ ^ ^f ^yc^^g tm ep ka sày Hymne 

•(^î 1\^) (U>5v>) (|# Wt «) 



[ LIV. IV : LUTÈIUTUKE. 

de la fondation da royaume, cumjKtsê^ en 14^34; des 
danses y furent jointes en 1463. 

32? ^ ^^^ ®C. y<"iff ro yen ak ka, H™ne 
pour les banquets offerts aux vieillards. 

33? ^ ^ ^^ ^, Tai sya ak tjyang. Hymne pour 
la cérémonie du tir à l'arc, composé en 1476. 

34? M ^ IH ^' l'ckhi kyenti ak tjyany, HjTune 
pour la cérémonie du labourage royal, couii>06é en 
1474. 

■^'^= ^etlKi^» Tch'iii tcham ak tjyang. Hymne 
pour la cueillette d&s feuilles de mûrier, composé en 
1476. 

30? ^ XlJ ^ i^j A'off» yci ak ijyang. Hymne pour 
la cérémonie de la récolte, composé en 1746. 

37? ^ SSÈ le i^f Xi^^ '"^ ^^ ^jy^"î/j Hymnes pour 
la préfieutation des noms lionorifîques. 

38" les différents liymne?- t.\m accompagnent l'esécu- 
tioii de r "Offrande do la pêche de longévité", ^ j^ 
1^, heu sytn tû% cette rcpréscntjition mimique date 
de la dynastie de Ko rye et tire son origine des 
légendes cliinoises. . 

3U? ^ S !i^ î^ Ê M, Tony ouu yeng /ckâi sàik 
Sa, Ilynnie des nuages rouges et éclatants, cliauté, 
tandis qu'on exécute la "Danse de la longévité", ^ 
j^ j^, SI/OU yen tjyaiiy, qui est mentionnée pour la 
prcmi&re fois sous Syeiig tjouy de Ko rye. 

40? les hymues pour la danse des " Cinq Iramoi-tels 
"montés sur des moutons", Jf. ^ "flll, o yaiig «yen; 
cotte danse remonte à l'époque des Thang, J^. 

41? ^ ^ ^, }Jj>o koti ak, Hymnes du jeu de 
balles, accompagnant une danse du même nom, qui 



CHAP. I : POESIR 213 

a été introduite dans le Ko rye à l'époque des Sotig, 

42? Hymne pour la "Terrasse des lotus", ^^ ^» 
ryen hoa tài: la danse ainsi désignée date de' la 
dynastie de Ko rye ; les danseuses, en vêtements 
rouges, ont des fleurs de lotus dans leujiicoiflure, ces 
fleurs s'ouvrent et laissent voir un chapeau de coquil- 
lages. 

Les ouvrages sur les cérémonies du Palais {Tjyeng 
ri eut kouei ; Tjin tchan eui kouei)j citent encore 
d'autres hymnes et d'autres danses que ne mentionne 
pas le 3Ioun hen pi ko: 

43? Hymne pour la "Danse des cigognes", ||| |^, 
haJc mou: deux danseuses, costumées en cigognes à 
l'aide d'une carcasse de bambou couverte de plumes, 
vont ouvrir des fleurs, d'où sortent déjeunes garçons; 
généralement la danse des lotus (42?) suit celle-ci. 

44? Hymne pour la "Danse des manches i)ointues", 
^ ^ ^, tchyem syou nwu. 

45? Hymne pour la "Danse du précieux banquet 
"de Téternel printemps", ^ ^ ^ ^ ^ ^, {jycing 
tchyoun po yen tji mou : cette danse date de l'époque 
des Soiig, ^. 

46? Hymnes pour les danses api>elées hyafig pal, 
^ ûjky hyang rycng, ^ ^, a pàikj ^ J^ : les deux 
premières danses datent de la cour des TJiang, ^, 
la troisième se rencontre seulement sous les Song, 
^; les danseuses portant des grelots ou des clo- 
chettes qu'elles agitent en mesure. 

47? Hymne pour la " Danse de la majesté de 

W "^î-^) (u>5v^) [n m m) 



214 LIV. IV: LITTÉBATURR 

" Bouddha", ^ J^ |!|, j)o syangrrum: cette danse date 
de l'époque des Thanfff ^ ; elle rappelle Téloge de 
BoiKldha et de Mahàkàçyapa, ;^ ^ ^, chanté par 
Toun ryoun ma, "îË -^ j|l, Roi des Kinnara, ^ 

PË iH (pour lg su il ? ). 

48? Hymne pour la "Danse où Ton cueille les 

"pivoines", ^ K.^ ^j^9 ^«^ ^^ tjy^^ ^^^ '^'* 
(datant de l'époque des Song^ ^). 

49? Hymne pour la "Danse du tambour", |^ ^^ 
viou ho : cette danse, introduite à la cour de Ko rve 
par Ri Koriy ^ ;^, est imitée d'une danse appelée 
t>hi oou, ^ |!|, mentionnée à l'époque des Han, 
^ ; les danseuses frappent sur un tambour placé au 
milieu d'elles. 

oO? Hymne pour la "Danse du chant du loriot au 
" printemps", ^ ^ 1^, Ichyoun àing tjyen : une seule 
danseuse l'exécute, sur une natte dont elle ne doitpa^î 
dépasser le bord ; cette danse a été inventée au temjiti 
de Kao tsong des Tïiang, MM^^ (65(>-68:3) .^'» 



J. Il faut encore citer les dauses suivantes : 

M ItÊ m* ^y*^^ you ak, air du bateau eu marche : une sorte de 
bateau léger, orné de fleure et de banderolles, est disposé sur des rou- 
leaux, les danseuses, partagées en escouades, le fout mouvoir à Taide de 
cordes ; cette danse remonterait au temps du Sin ra ; on l'accompagne 
d'une chanson partie en chinois, partie en coréen, dont le texte n'est 
pas donné. 

ffl % lï> ^oan long mou, danse du Koan tong {Kang oueii io, 
ft VU M)f accompagnée d'une chanson en langue vulgaire, originaire 
de cette province ; cette danse a été introduite au Palais par le Grand 
Conseiller Tjyeng Tchyel, nom littéraire Syong kang, fô iX JK %> 
(époque de Syen fjoi), 

J& ^ ^1 fchye yong niou, danse de Tchye yong ; «l'après les trkdi- 



CHAP. 1 : POÉSIE. 215 

Cf. E ijyei tjà houng tjyou hap ijin Iclian ak 
tjyang et Hoa syeng pou tjin tchan syen tchyang ak 
tchycmg; voir aussi liv. V, chap. I, 2?, 3? et 41 parties, 
passim, et, en particulier, les ouvrages intitulés 
Cérémonial, Eui kouei. 

349. ^tj m ^ 

JRyel ijyo si. 

Odes œMPOsÉs sous les difféeents Eois. 

30 vol. 

S. XV. 






350. 

Hoang hoa tjip. 

Collection de poésies relatives aux missions chi- 
noises. 

25 vol. in-8, impression en caractères mobiles. 

30 vol. B.R. 

Ouvrage cité par le Tai long oun ok^ le Htong nioun 
koan tji. 

Ces poésies sont celles qui ont été faites par les 
fonctionnaires chinois envoyés en Corée et par les 
fonctionnaires coréens chargés de les recevoir. 

Cf. Cat. Imp., liv. 192: un ouvrage en 3 vol. 
portant ce titre, a été publié par ordre du Roi 

lions, il existait, dans le royaume de Sin ra, un esprit du nom de 
Tehye yong, le peuple chantait et dansait pour Thonorer ; cette danse 
est exécutée par cinq danseuses masquées. 

]^ fS If » ^em keui mmi, danse des couteaux ; les danseuses portent 
^ un costume militaire et simulent un combat. 



216 LTV. rV : LITTÉRATURE. 

Tjyoung tjong, à la suite de la mission de Thang 
KaOf ^ i^=. ; cet ouvrage renferme une préface du 
Grand Conseiller Nam Koriy ^ ^, datée de 1522, 
et une autre de la même date par Ri Hàin^y ^ ^. 

Un autre ouvrage en 13 vol., avec le même titre, 
renferme des poésies relatives aux missions de 1457, 
1458, 1459, 1460, 1464, 1476, 1488, 1492, 1521, 
1537. 






351. ^ a£ 

Syeng oang hoang hoa tjip. 

Collection de poésies relatives aux missions chinoises 
DU RÉGNE DE Sijeng tjong. 
Préface de Hlai kyeiy j^ 





352. jt m 

Tong sa tjip. 

Collection de poésies faites par des Envoyés. 

Ouvrage formant trois parties, cité par le Tai tong 

0U71 ok. 

Poésies faites sur les mêmes rimes par les per- 
sonnages suivants : 

Thang Kao, j^ ^, Envoyé chinois qui vint en 
Corée en 1521, JE îë ^ E^ accompagné de CM 
Tao, ^ ji ; 

m Hàing, ^ ^, fonctionnaire coréen chargé de 
recevoir les précédents ; 

Kong Yong khing, JS^jlP, Envoyé chinois 
(1537, ^ ^ T M)> accompagné de Oau Mi menÇf 



iH 




(•S-t-f) U'/tffo) {X m ») 



CHAP. I : POÉSIE. 217 



Hoa Tchha, Ip^, Envoyé chinois (1539, S^)» 
accompagné de 8le Thing tchhong, l^J^^l 

So Syei yang^ ]S| ife ^, chargé de recevoir les deux 
missions précédentes. 




353. %%^^ 

Hâi tong you tjyou. 
Poésies inédites de Coeée. 

Recueil postérieur à la guerre contre les Mantchous, 
cité par le Htong moun koan tjL 

354. ^ ^%m 

Syo tài hpoung yo. 

Poésies populaires (en chinois). 

2 vol. in-4. 

B.R.— L.O.V. 

Introduction par Ri Eui hyen^ ^ ^Ë ]?§• 

Préface datée de 1737, T E> P^r Koang oun, de 

Seconde introduction, portant la même date, par 
Tjo ilyeng kyo, ^ ^ ^, Sous-directeur au Minis- 
tère des Fonctionnaires. 

Seconde préface, de la même année, par Youn 
Koang eu% de Hpa hpyeng^ ^ ^ ^ ;)fc ÎS!> fonction- 
naire de la Cour des Explicateurs du Prince Héritier. 

Troisième introduction, non datée, par J^ /Sï en, de 

8y(mg ah, fô -^ i^ ^ ]^. 

Table des auteurs de ces poésies, indiquant leurs 
surnoms, noms littéraires et ajoutant parfois quelques 

{^M\^) (U>5v») (m^ lut n) 



818 LTV. IV : LITTÉRATURR 

détails biographiques: ces auteurs étaient, pour la 
plupart, des gens du peuple. 

L'ouvrage comprend neuf livres et trois supplé- 
ments, suivis de deux postfaces : la première, de 
1737, est due à Koang oun. La seconde, par 
Tchoi Kyeng heumy de Oan san, ^ LU -^ JS ^' 
porte la date de 1858 : elle nous permet vie fixer la 
date de la première édition de l'ouvrage, faite sous 
le Roi Yeng tjong. 

Cet ouvrage est imprimé avec des types mobiles 
tout à fait semblables à ceux du Moun hen pi ho. 





355. aa ft 

Syo tài 9yok 9yen. 

Second recueil de Poésies populaibes (en chinois). 

Recueil fait en 1797, par les soins de Tjyang Kon 
5ê ^j indiqué par l'ouvrage suivant ; peut-être le 
même qui est mentionné au catalogue de la Biblio- 
thèque Royale sous le titre de J9L ^ jB( >S» Hpmng 
yo 9yoh 9yen, 3 vol. 




356. M^^ - 

Hpùung yo sam syen. . 

Troisième recueil de Poésies populaires (en chinois). 

3 vol. in-4, formant 7 livres. 

B.R. 

Préface de 1857, ±ZA^T^. par Tjyeng 
Oicen yongy de Tong ràiy ^^W^Ttà ^, Président 
du Conseil du Gouvernement. 



CHAP. I : FOÉSIK 219 

Seconde préface, de la même année, par Tjyo Tou 
syoun, de Yany tjyou, ^ ^ ^ -^ ^• 

Troisième préface, de la même date, par Youn 
Tyeng hyen^ nom littéraire Tchim hyei^ ^ ^ ^ i 

Choix de poésies faites par des gens du peuple. 

Postface de Tjyang Tji ouerty de Oh aan, 3i \\\ 
5^ ^ i^S» mentionnant les deux premiers recueils 
du même genre (n? 354 et 355) et disant que celui- 
ci est dû à Byou Tja hen^ §IJ ]fe ^, et Tchoi Kyeng 




357. ^ A inr PI 
Tong in si hoa. 

Cbitique des poésies de Corée. 

Citée par le Tong kyeng tjap keui. 

358. ^ !^ IK M 

ffài tong ak pou. 

Collection de poésies de Corée. 

1 vol. 

Cf. Si rim ak pau. 

359. ^ 1R il H t 
Ton^ rye ayen pàik syou. 

Choix de cent poésies de Corée. 

1 vol. in-8, mss. 

{^\ 1}^) (u>«v^) {à « m) 



222 LIV. IV: UTTÊBATURE. 

ses. ^MM 

Syeng ryeng tjip. 

Collection de poésies d'imagination. 

1 vol.? 

Cf. Cat. Imp., liv. 180, ^^M» ^*^ "'V *«« 
(?) 



369. s^m.% 

Ryeng rong tjip. 

Collection de poésies tbès soignées. 

6 vol. in-12, mss. 

Cette collection renferme des poésies chinoises 
d'auteurs cliinois et d'auteurs coréens. 





370. /h 

Syo hoa tjip. 

Collection poétique de la Corée. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Auteurs : Pak In ryang^ ^h ^ î^> surnom Tai 
hlyenj \Xa ^^, nom posthume Maun ryel, ^ ^|» 
originaire de Tjyouk tjyou, ^ ^^, docteur sous le 
régne de Moun tjong; envoyé en Chine. 

Kim Keuïiy ^ ||3r» ^^ ^y^ng tjyouj ^ ^ , père 
de Kim Pou sikj ^ ^ ^ ; envoyé en Chine avec le 
précédent dans les années Hi ning, ^ ^^ (1068- 
1077). 

Ces poésies furent imprimées en Chine. 



CHAP. I s POÉSIE. 223 

371. }Si^^ M 

Koa tyeng ah pou. 
Chants dé Koa tyeng. 

Cités par le Tai long oun oh. 

Tjyeng sye, ^ ^J^, de Tong rài, "^ ^, disgracié 
par le Roi Eui tjong^ se retira dans un kiosque qu'il 
appela Koa lyeng^ et chanta sa tristesse en s'accom- 
pagnent sur le ke%iinf ^ (sorte de guitare). 





372. ^ ÎK H H 

Tong to sam pàik oun n. 

Ode sur Kyeng tjou, J^ ^*|, (trois cents distiques de 
LA' même rime). 

Poésie citée par le Tai tong oim ok. 

Auteur : Syei tjài^ ^ ^ /}*, surnom Tek tjyen^ 
^ ^9 originaire de Ko hpyei, J^ j|5Ct docteur sous 
Myeng tjong. 




373. fi m 

Ryong rou tjip. 

Collection poétique de Ryong rou. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Vers composés par le Roi Tchyoung ryel, quand il 
était Prince Héritier, et par l'Académicien Kim Kouj 
^ :£, surnom TcJià san, ^ |i|, originaire de Pou 
nyengy ^ ^, docteur sous Heui tjong j nom posthume 
Moun tjyeng, % ^. 

(^1 7^#) (u>sv>) (» «t m) 



224 LIV. IV : LITTÉBATDKEL 

m 

374. ± * It ^ 
Htai ko y au eum. 
Poésies de Htai ho. 

6 vol. 

B.R. 

Ce bonze célèbre était originaire de Hong Ijyou, 
^ jH^> il s'appelait Hong Po auj ^^ ^; né eu 
1301, ^ ^ 3l ^f il occupa une haute position à la 
cour de plusieurs Sois de Ko rje et mourut en 1382, 

375. ^ If H . 

Hkoai hen tjap. 

Mélanoeb du lettbé Hkoai hen. 

Poésies, citées par le Tai Umg aun oh^ de Kim Ihyen^ 
^ a ^1 surnom F&ul keuij '^ ^, originaire de 
Koang 8an, ^ |i|, docteur sous Tchyoung ryel^ fonc- 
tionnaire, nom posthume Moun tjyengj ]^ 

376. ife ui îm 

Mo San 9yen ijip. 

Choix des poésies de Mo san. 

Cité par le Tai Umg oun ok. 

Auteur : Tchoi Hài^ ^ ^l- 

377. /j> m M 

8yo ak pou. 

Petit BscnjEiL de poésies. 

Ouvrage de Ri Tjyei hyen^ 

Cité par le Tai long oun ok. 

(^ -f +) {J^/itx < » {X m m) 







CHAP. I : POÉSIE. 225 

378. ^m^ 

Tjyang am hok. 

La chanson de Tjyang am. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Elle fut composée par le vieillard de Tjyang am^ 
;^ fé ^ A> pour réprimander Tau Yeng tchyel, 
tt ^ ^> qiii se désolait de son exil ; elle a fait 
Tobjet d'une poésie de Bi Tjyei hyen, 






379. :^ Jt ffi 

Kyen potin kok. 

La chanson du tombeau du chien. 

Citée par le Tai tong oun oh. 
Composée par Kim Kai in, ^ ^ 'fH, qui avait eu 
la vie sauvée par son chien. 




380. il :t 3s: iï 

Kban tong oa tjou tjip. 

Une maison du Kang ouen to, Hi Jjj^ J 

Poésies et compositions en prose, citées par le Tai 
tong oun ok, écrites par An Tchyouky ^ $^, surnom 
Tang tji, ^ ^, nom littéraire Keu7i tjàiy ^ ^j 
originaire de Heung tjyou, S^ j^^ docteur sous 
Tchyoung $yen, docteur en Chine, membre du Grand 
Conseil, nom posthume 3foun tjyeng, \5C ^> ^^ ^^t 
magistrat de Kang reung, ^ 




(^1 7Ï-#) (U>5v») (H 9^ m) 



226 LIV. rV : LirTÉRATURR 




381. ^ I* 3» ^ 

Htyel syeng ryen pang tjip. 

Collection de poésies de la ville de Htyel syeng. 

1 vol. 

B.xv. 

Auteurs : IS Ri Am^ ^ ©, surnom Ko aun^ "^ 
^, nom littéraire Hàing tchouy ^^H", originaire 
de Htyel syeng; son premier postnom était Kaun kài, 
^ "^ ; docteur sous le règne de Tchyoung syen ; 
nom posthume Moun tjyeng^ '^ ^ ; 

2? Bi Kangy ^ |S3, surnom Sa pi, ^ ^, nom 
littéraire Hpyeng tjàiy ^ ^, premier postnom Kang 
syoj IPI ^j nom posthume Moun hyeng, ^ ^, 
fonctionnaire du royaume de Ko rye; fils du 
précédent ; 

3? Ri Ouen, ^1^? surnom Tchà san, ^ [Ij, nom 
littéraire Yong hen, ^ $f , né à Ko syengj ^ JjJt» 
docteur sous Sin Ouy Grand Conseiller de Syei tjmg, 
nom posthume Syang hen, ^ j^ ; fils du précédent. 




382. ^ Ht 

JTa^ ^T^m (/tp. 

Collection de poésies d'un débutant. 

Citée par le Tai tong oùn oh. 

Auteur : Min Sa hpyeng ^ ^ i© '^j surnom Htan 
poUf i9 ^, nom littéraire Keup am^ ^ ^, doc- 
teur sous Tchyoung syouky membre du Grand Con- 
seil, nom posthume Moun (W, ]^ ^. 

Cette collection fut publiée avec des préfaces de 
Tauteur, de Ri Sàik, ^ ^, et de Ita RyouUy f^ -^. 



CHAP. I : POÉSIE. 227 



383. m^^ 

Ton tchon si. 
Odes de Ton tchon. 

Citées par le Tonff hyeng tjap keui. 
Auteur: Ri Tjip^ 






384. mnm 

Keum nam tjap tyei. 

Poésies diverses de Kevmi nam. 

Citées par le Tai long oun ok. 
Composées par Tjyeng To tjyen^ ^ |^ ^, envoyé 
en disgrâce à Hùi tjin^ de Keum syeng, ^^^ ^• 

385. :g M ^ 

Syek kan ryak. 

Choix de poésies de Syek kan. 

Cité par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Tjyo Oun eulj ^ 5; fS> originaire de 
Hpoung yang^ ^ ^, docteur sous Kong min; il vécut 
quelque temps retiré à Ro eum^ ^ |^, où il prit le 
surilom de Syek kan rou ha ofig, ^ ^ ^ M ^ » 
il fut gouverneur de province sous Sin Ou et servit 
aussi la dynastie actuelle. 




386. m M 

JEung tjyei si. 

Odes faites par l'Empereur, par les fonctionnaires 

CHINOIS ET PAR l'eNVOYÉ CORÉEN. 



228 LÏV. IV : LITTÉRATURE. 

Citées par le Tai long oun oh. 

Composées lors de la mission à Pékîng de Koum 
Keicriy 1^ ^j dans * les années Hong aou, ^ ft 
(1368-1398). 





387. U% 

Kyerig syou si Ijip. 

Collection de poésies en l'honneub de la longévité. 

Citée par le Tai long ovn oh 

Collection de quarante-neuf pièces offertes sous * 
Syei ijony à Ri Tjyeng kariy ^ ^ ^, surnom Ko 
pouj ^ ^j originaire de Tjyen euij -^ ^, nom 
posthume Hyo tjyeiig, ^j^^ alors âgé de quatre- 
vingte ans, et à sa mère, qui avait cent deux ans. 




388. :kM% 

Tai long si hoa. 

Critique poétique coréenne. 

Formant deux parties. 
Citée par le Tai ioiig oun ok. 
Auteur : Sye Ke tjyeng, f^ ^ !£. 



389. :*: -^ /h "â 

Tai en syo en. 

Paroles grandes et petites. 

Poésies de Kim si seup, ^ ^ 
Citées par le Tai long oun ok. 




GHAP. I : POÉSIE. 229 



390. mmi<,3^m^%m^ 

Tan tjong lai oang e ijyei si htyep. 
Vers composés par le Koi Tan tjong, 

1 vol. en paravent. 
S.xv. 





391. m M 

Eung tjyei si tjou. 

Poésies faites en réponse à des poésies du Roi, avec 
commektaires. 

Auteur : Kouen Ranij >^ ^* 







392. 

Tchyek avi si ho. 
Poésies de Tchyek am. 

Ce lettré nommé Tjo Sin^ ^ ^, était frère illégi- 
time du lettré Mai kyei, ^^l il était interprète à 
l'époque Tchhmig hoa, jj^ i^ (1465-1488) et fut 
envoyé en mission en Chine et au Japon. 



393. w JE ja il 

Tchyeng kou hpoung a. 
Poésies de Corée. 

7 vol. - 

Citées par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Kim Tjong ijik, ^ ^ 




230 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

394. JtUJIftit 

Tong to ah pou. 

Recueil de poésies de Kyeng Ijyou, J^ j^\ 

Cité par le Tai tong oun ok. 
Même auteur que ci-dessus. 



395. JH H 

Hpoung a. 
Poésies. 

2 vol. 

Auteur : Syeng Kyeriy /^ JS* 

Ouvrage cité par le Tai tong ou7i ok. 



396. ¥ ^ ïl 5& 
Tcho tang a kah. 
Poésies de Tcho tang. 

2 vol. 

S.ri. 

Auteur : Katig- Kyeng sye, ^ j^ ^j^. 






397. 



Tcho tang tchyou kyou. 
Poésies de Tcho tang. 

4 vol. 
S.R. 

Cf. ci-dessus. 



(•^•f -f) U-/ta-<^-) (jfe s ») 



CHAP. I : POÉSIE. 231 







Tcho tang si ye. 

Dernièbes odes de Tcho tang. 

22 vol. 
S.H. 

Cf. ci-dessus.^ 

399. ±M^^ 

Tai tong si rim. 

Collection de poésies de Corée. 

Plus de 70 vol. 

Ouvrage cité par le Tai tong oun oh. 

Auteur : Ryou Heui ryeng, i^ ^ ^, surnom Tjà 
hanj -^ ^, nom littéraire Mong oa, ^ ^, originaire 
de Tjin tjyou, ^ j^^ docteur sous Tjyoung tjong. 



400. m^^m 

Si rim ak pou. 

Collection de poésies faites poue être chantées. 

Citée par Tai tong oun oh. 

Même auteur que ci-dessus. 

Le nom de ah pou s'applique en réalité à des 
collections de poésies de tous genres, et spécialement 
de poésies morales. 



401. XMM'^m^ 

Tai tong ryen tjyou si hyeh. 
Poésies de Corée. 



LIV. IV : UTTÊBATUBEL 

Citées par le Tai long oun oh. 

Même auteur que ci-dessus. 

Sur ce genre de poésies, voir Ryen tjyou si hyeh. 




402. jf a: if 

Tchyeng kany èi hoa. 

Cbitique poétique de Tchyeny kang. 

Citée par le HUmg moun koan tjL 
Auteur : Ri Tjyei sin^ ^ ^ ^. 




403. ^^ ^t ^^ 

Hpouny yeny tyeng si. 
Vers du Hpouny yeny tyeng. 

Auteur : Kim Kyei Ijinj "^ ^ 3^. 

Postface par Htoi kyeiy j§ ^- 




404. mM ±^ ^ 
You tyei kim kyei tjin si. 

Vees faits en se promenant, pour mettre en tête des 
POÉSIES DE Kim Kyei.tjva. 

Auteur : Tjyou Kyeng^ ^ JP;. 
Postface par Htoi kyei, J^ 




405. fl9;^^^ll^^|| 

Sa syou ri si syou syou si hpyen. 
Poésies de Ri Syou syou, de /SSz syou. 

Postface par Htoi kyei, j^ 




(^ -f -f ) (>yifir <» (X m u] 



CHAP. I : POÉSIE. 233 




406. ^ m 

E koan to si. 

Poésies et dessins de E koan. 

Postface par Htoi kyei^ ^ ^. 



407. jE il ®C 

Tjyeng keui ka. 

Chant db l'esprit de droiture. 

Cité par le Htong monn koan tji, antérieur à la fin 
du XVIIt siècle. 

Le titre est emprunté à Oen Thien siang, "jj^ ^ 
J^, Ministre qui vivait sous la dynastie des Song, 
^ ; surnoms Zi chan, ^ ^, et Song choei, ^^ » 
il résista courageusement à l'invasion mongole (1236-. 
1282; cf. Mayers, I, 854). 




408. ^ m ^ g H ^ 

An nam sa sin tchyang hoa tjip. 

Collection de poésies faites sur les mêmes rimes (par 
7)ï pong^ "^ ^) ET PAR l'envoyé annamite (à 

Péking) . 

• 

1 vol. 
S.K. 

Auteur : JRi Syou koang^ ^ B^ :)fe î postface par 
Tjyeng Sàdn, %± m- 



(^M^#) (u>«v») (1^ « m) 



234 LIV, IV : LITTÉRATURE. 

409. fn^ mm^ 

Syang ichon hoa to si. 

Odes faites par le lettré Syang tchon sub des rives 
DE Thao Yue7i ming, ^ ^ 1^- 

1 vol. 

S.Xv. 

Auteur : Sin Kewm^ ^ ^. 




410. %%t^m 

Han hàik keun yen tjip. 

Collection de poésies conservées par un Coréen. 

1 vol. petit in-8, 31 feuillets, mss. 

Auteur : Bi Tek inou^ ^ ^ ^, surnom Mou hom^ 
^^ *^j originaire de Oan san, ^ |il- 

Préface de 1777, fêHÉ + Zl^^TM» F^ 
Fhan Thing yun, de Hatiif tcheou, ^ JW^M 

, Secrétaire de la Grande Chancellerie à Péking. 




411. mmm'Ë m ^ mmmn 

JE tjyei tjâ koung tjyou kap tjin tchan ak ijyang. 
Hymne composé par le Roi pour le banquet donné à 
l^occasion du 601 anniversaire de la princesse, sa 

MERE. 

Cf. Kmk Ijyo ak tjyang et n? 1297, 1298. 



412. mrfti^m^ifciii^iig 

Hoa syeng pou tjin tchan syen tchyang ah tchyang. 
Chants avec et sans accompagnement au banquet 
DE Syou oue7if 7jC J[^. 



CHAP. I : POÉSIE. 285 

Cf. Hoa syeng syeng yek eui koicei, Kouk tjyo ak 
tjyang et nS 1301. 



413. 7lc^i§^^5ffl^Ml¥B^^IIWî 

Yeng an kouk kou pang hoa yei tjyei tjyou kap il sa »i oun 

htyep. 
Vers composés pab le Peince Hébitieb, sur des rimes 

DONNÉES, À l'oCCATION DU 60? ANNIVERSAIRE DE LA 

NAISSANCE DU Prince DE Yeng atiy beau-père du Roi. 

1 vol. en paravent. 

B.E. 

Le Prince de Yeng an était beau-père de Syoun tjo. 



414. m^^ 

Pi yen rok. 
Vers élégants. 

1 vol. in-8, formant 3 livres. 

Préface de 1857, lÊ ^ -fc ^, par Tchoi Ri hoan, 

Les vers sont de Tjyang Tji oueny de Ok san^ 3i, 








415. ^ ^ j^ ^ 

Tarn yen tjâi si ko. 
Poésies de Tarn yen tjài. 

2 vol. in-8. 

Préface de 1867, "J* ^, par Nam Pyeng kily "^ 





Auteur : Kim Tjyeng heuif de Ouel syeng , ^ Jjfe 



(^1 f}^) (u>sv^) [m w: m) 



2S6 LIV. IV : LTTTÉRATDRE. 

416. m mm 

Ou 9yen H. 
Poésies de Ou 9yen. 

1 vol. în-12, 31 feuillets, mss. 
Date : 1879, S ^ î Tauteur, m'a-t-on affirmé, est 
un Interprète actuellement vivant. 




417. ^ Z % .^ Z % It w 
Syeng tchyoung moun ri tchyoung kan you si. 
Odes de Syeng, nom posthume Tchyoting moun, et de 
Ri, NOM POSTHUME Tchyoung kan. 

1 vol. 
B.K. 



418. H i^ ng il 

Nani ah Ichyang 9you. 

Poésies de Nam akj sur des rimes NoirvELLES et sue 
d'anciennes rimes. 

Citées par le Tong hyeng tjap keui. 





419. ^ 1^ 

Reung yang si tjip. 

Collection des odes du lettré Reu7ig yang. 

Mss. 

Préface de Yen am^ ^ 




(^•t-f) U/ta-<» (^ M «) 



CHAR I : POÉSIE. 237 




420. mm^ 

Hpcung ak tang tjip. 

Collection des œuvres de Hpoung ak tang. 

Mss. 

Poésies du bonze Po in, ^ PP . 




421. AI % 

Rang hoan tjip. 

Collection des œuvres de Rang hoan. 

Mss. 

Auteur : Tjà hpai, ^ 3^* 

Préface de Yen am, 5^ ^. 




422. ^ ^ 

Tong ri tjip. 

Collection des œuvRES du lettré Tong ri. 

1 vol. iu-8, 59 feuillets, mss. 
Poésies, avec préface de l'auteur. 

423. m 'MW 
Sin you tcho. 

BrOUILIX)NS (de poésies et compositions FAITES LORS 
des) apparitions des esprits DES ANCÊTRES. 

1 vol. iu-12, 25 feuillets, mss. 
Auteur: Syek ong, >H 




Outre les pièces iudiquées dans cette 2î partie, en trouvera quel- 
ques autres poésies coréennes, soit pièces officielles ou dédicaces, soit 
traités en vers, placées dans les chapitres auxquels elles se rapportent 
par le sujet. 



238 LIV. IV : LITTERATUBEL 



3! Paktie 



POESIES œREENXES. 



424 ^ 0] iH ^ 

Ka kok ouen rymi. 

La source et le ruisseau des chansons. 

1 vol. îii-4, 115 feuillets, mss. 

L.O.V. 

Préface par Nexmg Kài tjài^ hÊ 3jj 5^, faisant 
brièvement l'historique de la chanson en Chine : les 
anciennes chansons chinoises ne sont autres que les 
poésies du Chi king; lors de la décadence des 
Tcheou, ^ (III? siècle avant notre ère), les chansons 
des pays de Tcheng, ^ {Ho fian, îBf '^), et de 
Oei, ^ (sud du Tchi U, ^ ^), obtinrent une grande 
vogue et se perpétuèrent sous les Man, ^ (206 
av. l'ère chrétienne à 220 après) : ce sont elles que l'on 
trouve dans les recueils littéraires, dans l'histoire des 
Tsin, ^, et dans les recueils, de musique ancienne, 
Kou yo fou, ^^M^ A^^^ IVf et VS siècles, l'in- 
fluence tartare fit abandonner peu à peu l'ancienne 
musique chinoise; sous l'Empereur Oou H des 
Tcheou, M ^ ^ (560-577), on commença à faire 
des vers chinois destinés à être accompagnés parle 
phi pha, ^ ^ (guitare à quatre cordes d'origine 
septentrionale) : c'est cette musique qui s'est peu à 



CHAP. I î POÉSIE, 239 

peu répandue et a presque fait oublier l'ancienne 
musique chinoise. 

Indications sur la direction de la voix, la pro- 
nonciation des mots, Tattitudedu corps pour celui 
qui chante. 

Liste des chansons contenues dans Touvrage. 

Règles à suivre pour frapper le tambour d'accom- 
pagnement. 

Ces chansons sont écrites en caractères coréens, les 
expressions sino-coréennes étant notées en caractères 
chinois : c'est, à ma connaissance, le seul ouvrage où 
l'on ait employé ce mélange des deux écritures. Ces 
chansons sont, pour la plupart, dues à de hauts fonc- 
tionnaires coréens, quelques-unes remontent à la 
dynastie de Ko rye, d'autres sont du siècle dernier. 

Toutes ces chansons sont du genre appelé si tyo, 
. ^ Pi> elles sont assez brèves, formées parfois de trois 
ou quatre vers ; les plus longues sont divisées, par le 
sens et par la musique, en strophes de trois vers. Le 
vers coréen n'a ni rime ni quantité, le nombre des 
syllabes varie approximativement; entre douze et 
vingt, chaque phrase ou membre de phrase forme 
un vers : la recherche des expressions poétiques, la 
brièveté de la phrase, qui n'a qu'une vingtaine de 
syllabes, au lieu de plusieurs pages, et une certaine 
cadence sont les seules diflférences entre la prose et 
la poésie. Les chansons de ce genre s'accompagnent 
avec la flûte, les instruments à cordes et le tambour. 

Les chansons dites ka ^â, 1^ ^, sont beaucoup plus 
longues et ne sont pas divisées en strophes, l'accom- 



t¥> LTV. IV: 

pagnement est analogne à celui des précédentes. D 
y a encore les tjap Jta, j^l ^> sortes de complaintes 
chantées, parfois mimées par un oa même deux per- 
sonnages : la mesure est marquée par le tambour. Les 
chansons des deux derniers genres ne sont chantées 
que par des bateleurs. 

425. ^ :3& af sg 7f 

Kam houn htai hpyeng ha. 

Les chansoxs de la paix à Kam hounP^ 

1 vol. in-4, 28 feuillets. 

L.O.V.— Coll. V. d. Gabelentz. 

Gravé à Syek Umg^ '^ JH (quartier de Séoul) en 
1863 (?) ^%. 

Les caractères coréens sont employés dans ce 
volume pour les expressions sino-coréennes, ce qui 
rend rintelligence du texte difficile, même pour les 
Coréens. 

L^n certain nombre de ces chansons sont tirées 
du recueil précédent ; d'autres sont du genre \a m, 
^ f^. Je citerai la suivante : 

Tchyoun myen kok (feuillet 24). 

Le sommeil au printemps. 

"Je me suis éveillé très tard en un jour de prin- 
" temps et j'ai ouvert ma fenêtre de bambou : au dehors, 

1. JVVrw /#/#/!#, en sino-coréen Nam houn, est le nom d'un paLùs 
de rErapereur C7ioe/i, ^ (2255-2205); l'auteur anonyme compare 
la paix qui règne en Corée, à la tranquillité du palais impérial. 

(•^•t-f) (A/tJ3r<it) {X m n) 



^ 



CHAR I : POÉSIE. 241 

■ 

" les fleurs épanouies retiennent les papillons, qui ne 
" les quittent qu'à regret ; les saules de la montagne, 
" rangés le long du ruisseau, se penchent au-dessus de 
" ses méandres. J'ai bu deux ou trois tasses de vin 
" non fermenté, et ma rêverie m'emporte aux jardins 
" des saules en fleurs : je vais sur un cheval blanc 
" harnaché d'or, les fleurs parfumées tombent sur mes 
" vêtements, et la lumière de la lune baigne la cam- 
" pagne ; parfois je me repose, et parfois je me pro- 
" mène : mes»pas sont ceux d'un homme ivre. 

*' Dans une maison aux tuiles bleues et aux colon- 
** nés rouges, je vois une jeune femme au coreage rouge, 
" avec une jupe bleue : je pousse à demi la fenêtre et 
"la charmante enfant lève vers moi son visage en 
" riant, j'entre auprès d'elle et, assis sur un tapis de 
" soie, je chante : 

" Je sens un vif amour pour toi : si tu meurs, tu 
" deviendras une fleur et je serai un papillon ; même 
" après le printemps, nous ne nous séparerons pas. 
" Mais ce souhait se r4alisera-t-il ? L'amour n'est 
" pas épuisé que déjà il faut se quitter : l'oiseau se 
" baigne dans le fleuve et n'y laisse pas de trace, le 
" papillon est emporté par la tempête." 

"Je veux partir, et je reviens près d'elle: déjà le 
" soleil est au-dessous de l'horizon, mon cheval hennit 
" d'impatience ; faut-il donc la laisser? 

" Hélas I la femme est une ennemie: mon cœur est 
" pris par elle, je ne saurais plus vivre ; mon âme est 
" abattue et le courage me manque. En vain, je ferme 
" solidement ma fenêtre et je cherche le sommeil: tou- 
" jours, son visage, délicat comme une fleur, brillant 

(^1 7f#) (u>«v>) [n « m) 



242 lAV. IV : LTTTÊRATDRK 

" comme la lune, se forme devant mes yeux ; je crois 
" voir le mur de sa maison et sa fenêtre de soie. 
" Maintenant l'aube paraît: la rosée, sur la feuille de 
" nénuphar, est pareille à la larme tombée de ses 
" yeux, quand nous nous sommes quittés. 

" Pendant trois veilles, le sommeil me fuit ; à la 
" quatrième veille, je m'endors et je revois en rêve 
" celle à qui je pense : je veux lui dire la peine qui 
" m'accable ; mais, avant d'avoir parlé, je me suis 
** réveillé ; je croyais voir encore près de moi son 
" visage rose et ses tempes de jade : mais mon œil ne 
" découvre que les nuages et les montagnes qui me 
** barrent l'horizon. La lune qui brille, éclaire nos 
" deux cœurs : mais la mer qui nous sépare, refuse de 
" porter les bateaux. 

" Je ne puis la voir et le temps fuit comme le cours 
" d'un ruisseau ; hier, les fleurs de la deuxième lune 
" étaient encore rouges, les voilà tombées sur le sol, 
** et l'automne est proche. Voici des oies sauvages 
" qui passent en criant, peut-être m'apportent-elles 
" des nou velles de la bien-aimée ; mais je n'entends 
" plus que la pluie qui tombe des nuages. 

" Séparation douloureuse dont le terme est ignoré ! 
" Combien je voudrais être la lune qui, du haut de 
" la montagne, éclaire sa maison I ou le bois de sa 
" guitare, pour reposer sur son sein ! Quand la mer 
" deviendrait la terre, quand mon cœur serait desséché 
" et n'aurait plus de larmes, autais-je jamais assez dit 
" la désolation de ma vie ? 

" Allons, j'ai repris courage: désormais, je ne veux 
"chercher que la renommée et les fonctions". 



CHAP. I: POÉSIE. 343 

Comme exemple du genre si lyo, ^ PI, je citerai 
les strophes suivantes tirées du recueil Kà koh otioi 
ryouj feuillet 36 : 

" Quel est le chanteur, sinon le coucou ? Quelle est 
" la verdure, sinon le bosquet de saules ? Au village 
" des pêcheurs, quelques maisons se cachent dans la 
" fumée du soir. Une cigogne blanche, qui a perdu 
" sa compagne, est errante sous les derniers rayons. 

** Le ciel s'obscurcit sur la plaine immense des 
" vagues-: je vais au pont des saules échanger pour du 
** vin les poissons que je tiens enfilés à une corde. Un 
" étranger vient me parler des destins de l'humanité ; 
** mais je lui montre en riant la lune qui vogue au- 
" dessus des roseaux empanachés : je m'enivre au bord 
" de l'eau et je ne songe pas au temps qui s'écoule. 

'*Les hommes d'autrefois ne reviennent plus à Zo 
" î/atïfir, ^ ^/^^ Gt ce sont d'autres hommes qui res- 
" pirent la brise parfumée ; chaque année les fleurs 
" sont semblables, chaque année les hommes sont 
" différents : si les fleurs sont toujours semblables, 
" pleurons sur la fragilité des hommes ! 

" Au temps où le vent printanier est tiède, je veux 
**me transformer en papillon tigre (papilio machao), 
''je veux rechercher les parfums de toutes les fleurs: 
" il n'est au monde rien de comparable à ces délices". 

L'auteur de cette petite pièce est Pdk Hyo koan, 
surnom Kyeng hoa^ nom littéraire Oun «a, ^b ^ ^ 



1. Âncieune capitale de la Chine. 



244 LIV. IV : LrrrEBATUB& 



On peut voir par ces deux exemples combien k 
poésie coréenne s'inspire de la poésie chinoise. 



426. ^miSLUk 

Keui sa tchong rot. 

Recueil de poésies merveilleuses. 

. 

1 vol. in-4, 42 feuilletg, mss. 

L.O.V. 

Poésies coréennes en vers de huit 'svUabes non 
rim^ ; elles ne sont pas destinées à être chantées. 
L'auteur est un habitant de Yonff hoy ^ jj^, qui les 
a écrites en Tannée 1883 (?) ^ ^. 



427. -^ ^ JL 7F 

Otien toi ko ka. 

Chansoit des ouvriers qui tassent la terre (pouk les 

FOITDATIONS d'uNE MAISOX). 

1 vol. petit in-8, 14 feuillets, mss. 

L.O.V. 

Cette chanson populaire est naturellement en coréen 
et contient cependant beaucoup d'allusions aux choses 
chinoises ; elle est formée de strophes irrégulières, 
comprenant chacune une phrase plus ou moins longue 
et séparées par huit ou dix syllabes dépourvues de 
sens, qui sont une sorte d'harmonie imitative : elle a 
été écrite sous la dictée d'ouvriers qui ont travaillé, 
en 1890, au Commissariat de France, à Séoul. 



CHAP. I : POfeîE. 246 

" Camarades, le temps est beau aujourd'hui ; nous 
" tasserons bien la terre. 

" Heï, heï y ri ; heï, heï ya. 

" Nous allons en montant et en descendant, aux 
" endroits trop bas, nous frapperons doucement; nous 
" aplanirons les endroits trop hauts en frappant très 
'' fort. 

** Heï, heï y ri ; heï, heï y a. 

" Nous ne gagnons que deux ligatures et demie^^^ 
" par jour : pourrons-nous avec cette somme nourrir 
" notre famille ? o o, heï, heï ya. 

" Lorsque nos parents nous ont élevés, heï, heï y 
** ri, ils nous ont fait apprendre les caractères chinois, 
" avec Tespoir que nous deviendrions plus tard des 
" fonctionnaires ; même, ils nous les ont enseignés tous 
** les joui'S ; mais nous n'avions pas d'aptitudes et nous 
" n'avons pas profité de ces leçons ; heï, heï y ri ; de 
""sorte que nous sommes devenus des ouvriers et que 
** nous vendons nos chansons pour cinquante grosses 
" sapèques, heï, heï y ri, heï ya ; 

" Si aujourd'hui nous tassons bien la terre, demain 
" nous la tasserons encore mieux (parce que nous 
" serons plus habitués à ce travail), lieï, heï y ri ; 

" Si demain nous travaillons mieux, peut-être le 
" maître nous donnera-t-il une récompense. Mais 
" qu'il nous la donne ou non, il faut soulever haut 
" les bâtons et frapper très fort, o o, y ri, heï ya. 

** Le jour est long et il fait très chaud ; le temps 

1. Deux ligatures et demie se coinpoi^eut Je einquaute sapèques. 

(^] 1}^) (U>5v>) (8* « m) 



246 LIV. IT : LITTÉRATCRE. 

'* du repi> e<t encore éloigné, nous ne noos sentons 
'* plu^ aucune force, noos avons faim. Comment 
** pourron*-noa3 terminer notre journée ? 

** Frappons vite et ?H)alevons rapidement nos bâtons 
'* pour tiLs^ser le gol, o o, y ri ; heî, heî va ; ha ha, 
" heî vo, heî heî. 

** Après avoir reçu ce soir cinquante grosses sapè- 
** quef?, nous achèterons du riz, du boLs, de Thuile et du 
'' tabac ; aprè^ quoi, il ne nous restera pas même une 
" .sapè'jue jMjur acheter les acce^oires qu'on mange 
"avec le riz. Comment ferons-nous? quoi qu'il en 
*' soit, il faut soulever les bâtons et frapper fort. 

** Quand les feuilles de bambous sont agitées par le 
'* vent, on croirait entendre la nuneur de cent mille 
** hommes. 

" Les fleurs de nénuphar, mouillées par la pluie, 
" sont auisi jolies que les trois mille servantes royales 
" lorsqu'elles se baignent. 

" Dans la montague de Kou-ouelj Therbe reverdit 
'* au printemps.^*^ 

" Du i>avîllou de O hyt^wj^ la lumière du soleil 
** paraît rouge, le soir. '^ 

" La i)îerre qui est là-bas, c'est l'endroit où Kang 
'* Hiai hontj^ péchait le poisson. Pendant les quatre- 
'' vingts premières années de 9ri\. vie, il vivait dans la 
*' pauvreté: cluiquejour, il portait son chapeau de jonc 
** penché sur la tête et il plaçait dans l'eau sa ligue qui 
** n'avait ni fil ni liameçon ; il attendait ainsi la venue 

1- ;fti /j llj> province de Hoan^f hâif Jjf fÇ. 

2- 3l £ ft» pavillon célèbre situé eu Chine, 



CHAP. I : P0É8IR 247 

" de l'Empereur Moiin oang^^"^ Quant à nous, il nous 
" faut travailler encore et attendre (comme Kang 
" attendait Moun oang). 

" L'an dernier, le temps a été favorable, la récolte 
'* abondante ; la pluie est tombée à. propos et le vent 
" a été propice. Cette année sera également bonne : 
** si la moisson est belle, nous pourrons nous rassassier 
** et nos ventres se rempliront, notre dos aura chaud 
** (nous aurons de bons vêtements), et nous serons très 
" heureux. 

" Réunissons tous nos efforts, tassons et soulevons 
** nos bâtons, tassons fort et vite. 

" Lorsqu'on a bâti la terrasse de Kim hpo tài^^^ dans 
" le district de Kang neung^^\ le pavillon de Sam 
*' il hpo^^^ dans le district de Ko 8yeng^^\ la bonzerie 
" de Nah sang^^- dans district de Yeng yang'^\ le kios- 
** que de Yen koang'^^ dans la ville de Hpyeng yang^^\ 
" il aurait été curieux d'aller là-bas, pour voir si les 
*' ouvriers de ces époques-là tassaient le sol de la 
** même façon que nous. Soulevons les bâtons, tassons 
** fortement les endroits hauts. 

" Puisque manger des légumes, boire de l'eau fraîche 

1. Oeu fHutf/ des Tvheo9t, ^ jSC 3E« 

2. Pour Kyaig hpo tâi, ji: M $ (^) ^u Kang otien, f£ |^. 

3. ÎCSIî vulgaire pour Karig reung. 

4. H H Î9 au Kang (nien. 

6. Vulgaire pour Rak san, ?& jll ^« 

8. Vulgaire pour Byen koang^ Itl ^ $• 



ILi- 



Hi r.IV. IV : LITTÈBATirBZ. 

•* ot 80 coucluîr le« braa Boua la tête^ âons Les pcJ-^Tt^ 
•• lUv grand» personnages (c'est-à-dire ^ies ^ig 'jsir 
•• nnix, qui ne travaillent pa« et peurent Tnar.gg> >m» 
•' ot dormir A leur goût), alors mangeons des î%iai& 
•• huvons de Teau et tassons le sol (ce qm hoœ 
•* cuivra de Targent et nous permettra de deroûr 
••do grandrt personnages). Soulevons nosbâtoiBfl 
•• frappons fortement. 

•• Si nous évitons de niveler les endroits hauts, noos 
*• serons comme le vieux tigre de la montagne aux 
•* dix mille Hommotn. 11 avait pris un chien très grœ 
•• ot Tavait omporK!! dans son repaire ; mais comme fl 
•• n'avait plus de dents, il ne put le manger et dut 
" HO contonter de le lécher (couvrir son corps de sa 
•* salive). Frappons fortement. 

•• Ort vont donc toutes les sapèques ? Certes, elles ne 
" viennent pas chez nous ; peut-être ont-elles oublié 
" le chemin de nos maisons. 

** C<' soir, cinquante grosses sapèques tomberont dans 
** notre cncarcelle, avec la rapidité de la foudre. Soole- 
'* vous nos hâtons, frappons et aj^lanissons les endroit? 
** hauts. 

" Là-bas, où se trouve un pavillon au milia as 
** saules, les archers et les danseuses s'amusent et fos 
'' de la musique. 

** Pendant ce temps-là, il nous faut in«ire b» 
*' mouchoirs sur nos têtes'^^ soulever de lourds hâmis. 
*' >vC''UvT nos reins et tasser les endroits Lao^ T»- 



1. Pod^ fivHJS prt^c^er au soleiL 

(•e-^^^ .>.iBr<» (jt»«^ 

V 

^ 



\ 



« 



CHAP. I : POÉSIE. 249 

" On dît que / fftai pàik^^\ qui aîmaît beaucoup 
" boire, monta, quand il fut devenu vieux, sur le dos 
" d'une baleine et partît pour le ciel. 

" Han Sin^^\ qui fut Thomme le plus célèbre du 
" monde entier, était très pauvre dans sa jeunesse et 
'^ demandait l'aumône aux passants. 

" Comment de petites gens comme nous pourraient- 
" elles chanter leurs louanges ? y o tcha, y o tcha. 
"Tassons fortement, ol ha; heï, heï y 'ri; heï, heï 
" ya ; ha ha, heï yo ; heï eï, heï ; heï, heï you ; heï, 
" heï ya. 

" Bien, bien, nous travaillons tous les jours, c'est 
" pourquoi nous ne nous sommes pas aperçus que le 
" temps passe : n'est-ce pas aujourd'hui le 8 de la 4S 
" lune (fête de Bouddha) ? Comme nous ne pouvons 
" pas gravir la montagne aux dix mille pics, aller à 
" l'ombre des arbres qui reverdissent pour nous 
" amuser à la balançoire, et que nous n^avons pas 
" même encore bu une tasse de mauvais vin, ne 
" sommes-nous pas vraiment malheureux? 

" Ce soir, quand nous aurons reçu deux ligatures et 
" deûiie, irons-nous ou non chez le marchand de vin ? 

" Ce seraît là une vraie prodigalité : il ne faut donc 
" pas y songer et nous garderons notre argent pour 
" notre ménage. 

" Heï, heï you ; heï, heï ya, ya ; heï, heï you. 

" Papillons I papillons I allons dans la montagne 

1. Vulgaire pour Ri Etai paik, ^-Jic^fOn Li Pf, ^ fi. 

2. Ift^» général et homme d'État, mort en 196 avant Tère 
chrétienne (Mayers, I, 156). 



( 






250 LIV. IV : IJTTÉRATDREL 

" bleue! Papillons tigrés (machaons) ! venez avec nons! 
*' Si la nuit nous surprend en route, nous nous repose- 
** rons dans les bosquets fleuris. 

*' Allons I si les fleurs sont tombées, nous nous 
" couclierons à Tombre des arbres. 

** Nous sommes passés avec nos chevaux sur un 
'^ tapis de fleurs ; chaque pas de nos montures, foulant 
** les fleurs, en dégageait les parfums. 

Heï y ou, heï y ou, eï, heï ya ya ; ha ha, heï yo. 

Camarades, o y tcha, ha tcha, ha, heï you, heï 
"ya, ho, tcho yo tcha, tcho yo tcha, souleyons, 
" souleyons nos bâtons ". 

(La chanson se termine par une longue série 
d'exclamations du même genre, répétées en chœur 
par tous les ouvriers). 



428. Chanson pouk déoobtiquer le biz. 

(Cette chanson a été recueillie à Séoul comme la précédente). 

Le ciel bleu découpe, comme des boutons de 
nénuphar d'or, le pic, haut de dix milles coudées, qui 
domine tout le pays.^*^ 

Si vous partez maintenant, quand revîendrez-vous? 
Reviendrez-vous quand la montagne de Keum kanf^\ 
sera devenue une plaine ? 

Reviendrez-vous, quand la mer de Test^^^ se sera 
desséchée et sera plantée de mûriers ? 

1. Mont de Sam kak, H ^ lU, au nord de la capitale. 

2. ^ M lU, au Kang ouen, CC JR. 

3. La mer du Japon. 



CHAP. 1 : FOJÊBIE. 251 

Beviendrez-Yous quand le^ poules jaunes, sur le 
paravent, battront dea ailes, allongeront le cou et 
chanteront^*^ ? 

Quand je mourrai, on ensevelira mon corps, on 
l'entourera de cordes de chanvre du nord^^\ on 
préparera des brancards en bois de sapin pour porter 
le cercueil orné de draperies et on y placera une 
banderoUe rouge (sur laquelle seront écrits en blanc 
le nom et les qualités du défunt) : * derrière la bière, 
marchera ma famille en habits de deuil. 

Eh I porteurs de catafalque, marchez avec ensem- 
ble I eh ! porteurs de lanternes, allumez les chan- 
delles ! (hio henffy ouo hen^^\ allons au pied de la 
montagne célèbre qui est là-bas ! 

Les feuilles des arbres' s'agitent, sans doute le vent 
va souffler. 

Sur le pic de Man haij le brouillard est épais ; 
certainement le ciel va se couvrir. 

Les nuages commencent à se former sur la 
montagne de Man sou^ probablement il va pleuvoir. 

Quand vous serez sortis par la Porte de l'Est et 
aurez passé par Moun e mi^^\ arrêtez-vous à Ta ra 
koan^^ et retour nez- vous : vous apercevrez la montagne 
de Sam kak, dont les ramifications dévalent en 
échelons. La branche de droite (tigre blanc) forme 

1. Allusion à une chanson^ où une femme s'adresse à son mari qui 
l'abandonne. 

2. Chanvre de mauvaise qualité. 

3. Cri des porteurs de cercueil. 

4. ^^ ^, à 20 ri de la porte. 

5. 3^ fê» à 30 ri de la porte. 



252 LIV. IV : LUTÊBATUBEL 

le mont Malli iji^^ ; la branche de gauche (dragon 
bleu) s'appelle Oang dmmi^^^ : de là on domine toute 
la capitale. 

Ei eï ya, eï eï heï, eï ya ya, eï ya, heï you- 
429. K ± »C 

£un sa ka. 

Chanson du lettbé ermite Hoangj ^. 

4^0. ^mnwc 

Tcho han tjap ka. 

Chansons diverses de Tcho (pays de Tchhou) et de 

Han (pats de Han). 

Chantées dans le Kang oiten, ^ jj^. 



431. JK H Pg t^ 



2Jin en Ichyang sa. 

Chansons en chinois et en coréen. 

1 vol. 
B.Iv. 



432. M i^ H P 

2jin en tchyang sa. 

Chansons en chinois et en coréen. 



1. Vulgaire pour Man ri tji^ jK M IK* 

2. Vulgaire pour Oangelp ri, tt "PU* 



{^ 



) 



UAfîO) 



ix m ^) 



^ 



CHAP. I : POÉSIE. 253 

1 vol. 
S.G. 

Sans doute le même que le précédent. 



433. mxmmmw(. 

Ml moun han ak tjap ha. 

Chansons en C0EÉf:N et en sino-cx)eéen. 

1 vol. în-4, mss. 

L.O.V. 

Ce volume renferme: 

1? -^ Jl 7fi Tchyoung hyo ha^ Jj^ ^ |ft, poésie 
chrétienne en coréen, sur la piété filiale et la loyauté 
(9 feuillets) ; 

2S deux feuillete de musique notée (cf. lîv. VII, 
chap. 7) ; 

3? des poésies coréennes employées en sorcellerie 
(3 feuillets). 

455*^** % 7^] ^^ /^ 

Syen iji il sa. 

Chanson de Syen tji il (?) 

433'^' it ^ 7f 

No in ka. 
Chanson de No in. 

Peut-être : Chanson du vieillard, ^ ^, ro in^ 
(vulgaire 710 in). 



254 



LIV. IV : unTERÂTUBE. 



434. }C^ 1\ 

No tchye ka. 
Chanson de No tchye. 

C'est la chanson mentionnée dans le Sam syd keuif 
2S volume, 3! récitJ'> 

1. II fiiut eDoore citer la poésie coréenne intitulée Han yang la, 
(liv. VI, chap. IV, 2î partie). 




T6ted9 dragon, UW^^ 



!• Tiré du Soa syeng syeng yek *eui koueL 



Chapithe II 



PROSE. 



•f ^ # J^^itl'^ % 





1*" Pabtie 



PROSE CHINOISE. 



435. if m :ï?? e ^ ^ il 

Tjeung po ryouh sin ijau moun syen {Tseng pou lou 
tchhe^i tclwu oen Huen). 

Choix de morceaux littéraiees, avec commentaires 
de six fonctionnaires, édition augmentée. 

4 vol. in-4 (reliure européenne), formant 60 livres. 

Brit. M. I|p20, E 39. 

Cette célèbre collection, la première de ce genre 
qui ait été faîte, est due au Prince Impérial Tchao 
ming, de la dynastie des JAang, ^ B3 59 >lC ^^ » 
il était fils de l'Empereur Oau H, ^ # (602-^549) 
et avait pour nom et postnom Si€U> Thong, ffH ^* 
Cette collection a été commentée, à Tépoque des 
Thang, ^, par Id Chan, ^ ^, lÂu Yen tH, B 

(^^4) {ji/ii^^r^) (X m m) 



266 LIV. IV : LITTÉRATURE. 





^, Idemi Idang, §lj ^ , Tchang Sien, 5ê ^> 
l Tcheou han, ^ ^ ^, et Xite JEEiang, § |n} ; 

elle a été alors présenta à l'Empereur en 658, 
||§ ^ H ^, avec une dédicace de lA Chqn. Une 
nouvelle édition a été donnée en 718, ^ 7C >^ ^* 

L'édition dont les présents volumes sont une repro- 
duction, a été faite en 1158, î|@ ^ H + A ^, sous 
rinspiration d'un fonctionnaire nommé TchaOf ^, 
par Tchhen Jfen tseu, de Tchha ling, ^ ^ ^ 

Cette collection comprend des morceaux en prose 
et en vers dus à divers auteurs depuis JKhiu Yueth 

Vers libres, ^, /xm liv. 1-19 

Odes,^, «i liv. 19-31 

Élégies, S, Bo liv. 32 et 33 

Impromptus, -^j tchil^^^ liv. 34-35 

Édits, f3i tjyo liv. 35 

Décrets, ordres, '^j^, ryeng^ hyo liv. 36 

Adresses, ^, hpyo liv. 37-38 

Lettres, ^, sye liv. 39-43 

Dépêches, ^, hyeh liv. 44 

Dialogues, i^^, tàimourù ^ 

Préfaces, ^, sye > liv. 45-60 

Éloges, J§|, syonfff etc. ) 

1. L'emploi de ce caractère est une allusion à l'aventure de 
Tshao Tchi, W ^, surnom Tseu Kien, ^^, Prince de TcMien^ 
^ ï, nom posthume Seu oeti, Jg jSC (192-232), frère cadet de Oen 
H des Oei, ^ Xiff (220-226) : il composa une pièce de vers, pendant 
le temps qu'il faisait sept pas. 



CHAR n : PROSR 267 

Ces volumes sont d'apparence coréenne : toutefois, 
une note placée à la fin de l'ouvrage et portant pour 
l'impression la date japonaise de 1607, j§| ;^ "T 5Î^» 
permet de voir qu'ils sont un fac-similé d'une édition 
coréenne. 

Cf. Wylie, p. 192; Cat. Imp., liv. 186. 




436. nm-^x^^x^wi 

Syang syel ko moun tjin po tai tjyen tjyen tjip [Slang choe 
kou oen tchen pao ta tsiu^n tshien tsi). 

Le Trésor du style antique, édition complète avec 
commentaires, 1^'® collection. 

1 vol. in-4 (reliure européenne), formant 12 livres. 

Brit. M. 15315, E 4. 

7 vol. B.K. 

J'ai vu un exemplaire en 8 vol. formant 12 livres. 

Impression en caractères mobiles de l'époque de 
Tjyenff tjong. 

Biographies des auteurs depuis Khiii Yuen, J|5 
ig, jusqu'à Tchou Hi, ^ ^. 

Table des 12 livres: ils renferment des pièces en 
prose, |5C> wwiin, des odes antiques en vers de cinq et 
de sept caractères, 3Î ^ "è" JSn o en ko hpoungj ^ 
W ^ JSL, tchil en ko hpoung; des vers de diflTérents 
mètres, ;^^^, tjyang tan kou; des chants, §j?, 
«ô, chansons, 5^, ka^ ^, koky 5|,i/i, complaintes, 
B^, eiun^ etc. 

Cette collection est due à Song Pe tcheng, ^ f^ 
^; elle a été revue par lÂeon Yen, ÇlJ ^ij. 



258 LIV. rV : Lin±RATlIRR 






437. nwti^x^^±^ 

Syang syel ko moun tjinpo tai tjyen hou tjip {Siang choe 
kofi oen tchen ihio ta tsiuen heot€ tsi). 

Le Trésor du style antique, édition complète atec 
commentaires, 2? collection. 

1 vol- în-4 (reliure européenne), formant 12 lîyres. 

Brit. M. même cote que le précédent ouvrage. 

Cette collection, qui fait suite à la précédente, n'est 
pas datée: elle contient des préfaces, ^, sye; notices, 
12, keui; lettres, $, sye; épigrammes, ^, myeng; 
pièces de vers libres, |K, pou. 

438. ^ %Wt^ 
Ko moun htong syen. 

Choix général de style antique. 

5 vol. în-4, mss., formant 12 livres, incomplet. 
Recueil dû à Koan am^ ^ ||^. 

439. M fil HH 

You yang tjap tjo {Teou ya^ig tsa tsau). 
Mélanges de Teou yang. 

Cités par le Tong hyeng tjap keui^ comme gravés 
à Kyeng ijyou, ]g {Hi 

L'auteur Thoan Tchhetig chi, © Jj^t ^> de 
l'époque des Tliang, ^, compila cet ouvrage en 20 
livres, auquel une suite en 10 livres, extraite du 
Thai phing koan{f M, 'js^ ^ ]^ |2, fut ajout^'e 
postérieurement. 

Cf Wylie, p. 155, Cat. Imp., liv. 142. 



CHAP. II : PBOBE. 25d 

440. m ^A^-^ m 

Tang Bong hpal tjâ pàik syen. 

Choix de morceaux d'auteurs célèbres de l'époque 

* 

DES Thmig et de celle des So^ig. 

4 vol. in-4, formant 6 livres. 

Cet ouvrage, imprimé à Taide de caractères mobiles, 
contient des compositions de huit auteure célèbres, 
qui sont peut-être les suivants : 

Han Yu, $$ j^, surnom Thoei tchl, jâ ^, nom 
littéraire TchJiatig li, ^ H (768-824), 

Cf. Mayers, I, 158 ; 
Smi CM, jH^ ^ ; 

Sou Tche, ^ ^ ; surnom Tseu yeou, -^ È, 
nom littéraire Ying pin, || ^ (1039-1112), 

Cf. Mayers, I, 624 ; 

Sou Siun, '^ ^y surnom Mi^ig yun, Ç^ ];fc, 
nom littéraire Lao tshitien, ^ ;^, pseudonyme 
Mei clian, /g |lj (1009-1066), 

Cf. Mayers, I, 622 ; 

'Eou yang Sieou, W^^Wl 

TsJieng Kong, "^ ^, surnom Tseu kou, ^ ^, 
pseudonyme Nan fong, ^ ^, tiré du nom de son 
lieu de naissance, au Kiang si, ^11 M ' 

Oau^ !àn chi, ^ ^ ]H> surnom Kiai fou, ^ 
'^, nom littéraire JPan chan, ^ \\\ (1021-1086), 

Cf. Mayers, I, 807; 

l ^Ao, ^^, surnom Si tchi, ^ i^y fin du 
VlIIf siècle. 

(•g: ^ ^) (>/t LJUixr) [x^ m) 



260 LIV. IV : LITTÉRATDRR 





441. fff m ^ "^ ^% 

Sin hpyen ko keum sa nioun ryou tchyou (Sin piefi kou 

hin chi oen Ici tsiu). 
Collection encyclopédique rangéi:: par obdbe de 

matières. 

D'après le Catalogue Impérial, liv- 135, cet ouvrage 
se compose de sept collections, intitulées : Collection 
antérieure, T}ye7i fjipy g^ ^ (60 vol.) ; Collection 
postérieure. Hou ijip^ ^ ^ (50 vol.) ; Suite, Syoh 
tjipy jQI ^ (20 vol.) ; Collection spéciale, I^el tjip, 
J5'J ^ (32 vol.) ; Collection nouvelle, /Si?i fjip, ^ 
^ (36 vol.) ; Collection extérieure, Oi tjip, ^ % 
(15 vol.) ; Collection supplémentaire, You tjip, ^ 
^ (15 vol.). Chaque collection forme un ouvrage 
complet ; les quatre premières ont été compilées par 
Tchou 3IOHf jJiJi ^, qui vivait à Tépoque des SofiÇf 
tI^ ; la Collection nouvelle et la Collection extérieure 
sont de Fou Ta yong, *^^^y la Collection sup- 
plémentaire est de Tchou Yuen, JjjJlî^ ; ces deux 
derniers auteurs vivaient sous les Yuen, JQ' Tvliati 
Mou était originaire de Kien 'an, au Fou Metif 
Ig ^J^ ^, et avait pour surnom Ho fou, Jpd 3tî 
Fou Ta yong, surnommé Chi kho, ^ "SX» serait, 
d'après quelques auteurs, originaire de If^an JHatiÇf 
au Seu tchhoan, P9 jl| ^ 2ll ; Tchou Yuen a pour 
surnom Tsong U, ^ 




La Collection antérieure débute par une préface 
de Tchou 3Iou, qui porte la date de 1246, ^ffe 
P5 ^. Suit la table générale, indiquant les parties, 
pou, o|5, de l'ouvrage (du ciel, des saisons, de la 

{•g:-^-f) U^/iïXiJ^) (3fc m «) 



CHAP. II : PROSE. 261 

terre/ des Empereurs, des hommes, des examens et 
des fonctions, des esprits et du bouddhisme, etc.) et 
les divisions de ces parties. 

Table détaillée donnant le contenu de chaque 
. partie et de chaque livre ; pour chaque sujet, on 
trouve d'abord quelques définitions et explications 
dues aux auteurs les plus célèbres, puis des composi- 
tions remarquables, en prose ou en vers, sur le sujet 
traité. De la sorte, cet ouvrage est à la fois un 
répertoire encyclopédique et un recueil de morceaux 
littéraires connus. 

Ce premier recueil se compose de 221 livres ; 
l'Ecole des Langues Orientales en possède une édition 
coréenne non datée mais dont l'impression paraît 
remonter au XVl! siècle ; elle forme 68 volumes in-4 ; 
la table générale forme un volume, la table détaillée 
remplit 6 volumes. 

Le Catalogue de la Bibliothèque Royale indique, 
pour cet ouvrage, 70 volumes seulement : il ne s'agit 
probablement que d'une des collections partielles. 

Cet ouvrage a été réimprimé en Chine avec une 
préface de 1604, Wj M ^ M> V^^ TJiang, de ITou 
tchhoen chan, district de Kin khi, au Kiang si, 

^ ïS ^ iêh ^ S ^ ; une réimpression de cette 
nouvelle édition a été faite en Corée. 

M. Satow cite une édition coréenne de cet ouvrage 
(History of printing in Japan ; Transactions of the 
Asiatic Society of Japan ; vol. X, part I). 

(•S: ^ #) UAt^sip) \X Hk m) 



862 LIV. IV: LITTÉEATORE. 

442. m%M^ 

Sa moun ryou ichyo. 
ExTBAiTS DU Chi oen lei tsiu. 

3 vol. în-12, impression grossière- 
Ces extraits sont dus à ITo 2 ou hoan, ^-^j|^ 
et à Ktm Koang mouuj ^ ;;)t ^ î préface par Pak 
Tjyang ouen^ jf^l^ ^ jj^, datée de Tannée du serpent 
noir, 5^ jfÊ, heuk sya^ c'est-à-dire im ijin, ^ ^. 
Gravé a nouveau en 1870, j^ ^. 



443. 3i ^ 

Ok hai {Yu liai). 
La meb de jade. 

Impression coréenne indiquée par M. Satow (His- 
tory of printing in Japan ; Transactions of the Asiatic 
Society of Japan, vol. X, part I). 

Cette collection littéray-e, en 200 livres, fut compilée 
au XIII siècle par Oang Ying lin, 3E JBlI lMl> ^^ 
gravée en 1351. 

Cf. Wylie p. 148 ; Cat. Imp., liv. 135. 




444. ff H i 

Sin hpyen ok tchong. 

Nouvelle collection pbécieuse. 

Recueil de poésies et compositions, avec commeo' 
taires. 



CHAP. n : PROBE. 263 




445. IIF ^ 3Ê X 

Hak pin oang moun tjip {Lo pin oang oen tni). 

Collection des œuvbes de Zo Fin oang. 

1 vol. in-8 (reliure européenne), formant 10 livres. 

Bi-it. M. 13315, C 2. 

Impression grossière, d'aspect très ancien. 

L'auteur est du VII? siècle ; ses œuvres furent 
réunies par ordre de l'Empereur Tehong tsong, des 
Thanç, ^^^ (684 et 705-709). 

Cf. Cat. Imp., liv. 149. 




446. WiWi % ^.<2: 

Ou yang moun ichyoung kong tjip {'Eau yang oen tehong 
kotig tsi). 

Collection des œuvbes de 'Èati yang, nom posthume 
Oen tehong, 

In-8, incomplet. 

Auteur : 'Ikm yang Sieoti, W^^^* 

Cf. Wylie, p. 184 et sqq.; Cat. Imp., liv. 153. 



447. ^Wk^'M 

Ou 80 syou kan. 

Pièces divebses de Œou yang et de Sou. 

1 vol. in-8, mss. 

Choix d'œuvres en prose et en vers de Œtm 
yang Sieou, ^ ^ {^, eU de Sou CJii, ^ ^. 

(•^^ 4) (>At^$v^) {X m m) 



264 LIV. IV : LITTÉRATURR 



448. _ *" * 




"W :^^ 




I tjyeng you sye (JEul tchheitg yi chou). 
ŒuvEES DES DEUX Tchhcng. 

Auteurs : Tchheng Hao, ^ ^, et Tchheng lï, 

Mm- 

Cf. Cat. Imp., liv. 186. 



449. ^ # ^ S 

Tjyeng sye poun ryou. 

Œuvres des Tchheng rangées méthodiquement. 

12 vol. in-8. 
B.E. 15 vol. 
Auteurs : Tchheng Hao, ^ M> ^t Tchheng Ti, 

Avertissement ; table des 30 livres : 

livres 1 à 10, sur les Livres Canoniques et Classi- 
ques ; 

livres 11 et 12, sur la philosophie, (3§| ^, ri heui, 
et ^ ^, syeiig riy métaphysique et philosophie 
naturelle) ; 

livres 13 et 14, sur l'étude du confucianisme et sur 
les Sages ; 

livre 15, sur l'histoire ; 

livre 16, sur le gouvernement : 

livre 17, sur les hérésies (par rapport au confucia- 
nisme) ; 

livres 18 à 30, œuvres diverses. 

(•^•f -f) (>^«:<>) {X & n) 



CHAR II : PROBE. 265 



450. -m^^mmn^ 

I tjyeng syen sàhig tjyen to syou en. 
Points bemabquables de la doctrine des deux 
Tchheng. 

1 vol. în-4 (reliure européenne), formant 10 livres. 

Brit M. 15103, D 22. 

Ouvrage illustré, imprimé grossièrement. 

Préface de Yang Ryeniy de Hpoung Byeng^ j^ J^ 

^|||,datéede 1513, îE^A^jt^HM; pré- 
face sans date ni signature, faite pour la présente 

réimpression. 
Table. Figures et légendes. Texte par Tjyang Sik, 

nom littéraire Na^ii hen, ^ $f 5ê ^• 
Postface de Bi Hoang^ de Tjin syeng^ H^ |^ ^ 
, portant la date de 1562, ^ ji^ î ^. 




451. i£ ,11 ^ 

Keun sa rok (Kin seti lou). 

I. 1 vol. in-folio, formant 14 livres. 

Brit. M. 15315, E 9. 

Belle édition gravée^ sur bois. 

Cet ouvrage est un choix d'œuvres du sage Tcheati, 
^ ^ {Tchemi Toen yi, ^ ^ SS) ; des deux 
Tehheng [Tchlieng Hao, ^ ]^, Tchheng Yi, ^ 
RI) et du sage Tcluing, 5^^ (?I *^, Tchung 
Tsai), dû à Tchou Hi, ^^, et à Idu Tchheng 
kongf S ^ S' ; ce dernier avait pour postnom Tsau 
khien, J^ |ft, pour surnom Pc kong, ^ ^, il fut 
ami de Tchou Hi et vécut de 1137 à 1181. (Cf. 
Mayers, I, 466). 



266 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

Préface de 1248, ^f^JCJ^ ^, par Te Tshai.ie 
Kiefi ^an, j^ ^ ^ ^• 

A la fin du volume, se trouve un cartouche : " gravé 
" à Ponff 9yenffy à la maison Tjyeng, dans l'été de 



IL Un exemplaire d'une édition în-4, sur papier 
mince, se trouve également au Musée Britannique : il 
renferme une dédicace de Ye Tshai, qui n'est pas 
dans l'autre édition. 

452. ^ ^ ;^ 1^ 

Tjyou tjâ tai tjyen {Tehou tseti ta tsi'iien). 

ŒUVBES COMPLÈTES DU SAGE Tchmi. 

75 vol. 

B.R. 

Auteur: Tchon m, ^^. 

Cf. Cat. Imp., liv. 174; Cordier, 66a-669. 




453. ^ ^ # lîî 

Tjyou tjâ sye tjyel yo. 

Extraits des œuvres du sage OPchati. 

10 vol. 

B.B. 

Avec une préface par Htoi kyeiy j§ 

Cf. ci-dessus. 





454. :^ # H ï 

Tjyou sye pàik syen. 

Mobceaux choisis des œuvbes de Tchtnt Mi. 

(•^•f -f) U-Aiî<iî) {X m m) 



CHAP. Il : PROSE. 257 

5 vol. 

S.Iv. 

Impression en caractères mobiles (voir Tjou Ijâ sa 
sil}. 

Cf. ci-dessus. 



455. H gg 

A syonff. 

Compositions en vers et en prose. 

2 vol. grand in-4. 

B.R. 1 vol. 

Vers et prose de TchoU Hi, ^ j^, formant 8 
livres. 

Préface de 1799, 2< :^> composée par le Roi. 

Avertissement renfermant un historique des carac- 
tères mobiles (cf. Tjou tjà sa sil). 



456. m^ m^ 

Tjâ ycmg tjip tchyo. 

Extraits de la collection des œuvres de Tchou Ht. 

2 vol. mss. 
Cf. ci-dessus. 






457. ^ 

TjyoU %ye kang rok. 

Explication des œuvres de Tchou Hi. 

3 vol. in-4. 

S.Xv. 



268 LIV. IV : LITTÊRATUBE 

Explications de Htoi lOj j§ ^, sur les œuvres de 
Tchau JBK, ^ ^, publiées par les lettrés du CoU^ 
de Ho kyei, ^ g| g |^.*" 

Préface de 171 3, H8 RI :A: 5iL ^. c'est à dire H E- 
par Ei J^ài, de An reung, ^ (^ ^ ^. 

Postface de 1721, Jt il 7C ^ ^ i, par Komh 
Ton kyeng, de Yeng ka, ffn^l^H^I^. 

Postface de 1765 (?) ^ ^, par Ri Syang tjyeng, 

Cet ouvrage a été gravé k An tong, ^ $, en 
178Ô (?) Zl E- 




458. ^^^^t\m^nm 

Tjyou tjâ lai tjyen tjap etii nwun mok hpyo po. 
Questions et compléments pour les œuvbes complètes 

DU SAGE TchOH. 

12 vol. grand in-8 : les deux premiers volumes sont 
manuscrits, les autres sont imprimés. 

B.R. 

Cet ouvrage, destine à éclaircir les points obscurs 
des œuvres de Tchou Hi, ^^, suit Tordre des 24 
livres de l'édition complète de ces œuvres. Il a été 
commencé, sous l'inspiration de Ri Uoang^ $î^» 
par Song Si ryeU ^ ^ ?îl , et achevé par Kim Mai 
syouHj de An tong^ ^ ^ :^ i® ^, (nom littéraire 
Kong anij JJ^ j^), la préface est due à ce dernier et 

est de 1812, ^ lit jfô 7C ^ ra î *• 

1. Ce collège, situé à An tong, j^ ]fC, fut fondé ou 1576; il est con- 
sacré à Ri Hoang, $ 'JJ, Bgou Syeng rgong, ^ j£ t|, et Kim Sfing t/, 



s 



CHÂP. II : PB06E. 269 

Postface de 1854, Jl j^ 3[ ^t^ ^ ^, par Kîm 

Tjyou keuuj ^^>JSi descendant de Kim Mai 
syoun. 





459. ^ «l Ol li 

Hyoïtk syang san you sye. 
ŒuVKES DE JLou Slang chan» 

Auteur : Zou Kieou yuen, ^ ^ ^, surnom 
Tseu t^ing, -Jp f^, nom posthume Oen ^an, "^ ^, 
(1140-1192, cf. Mayers, I, 438). 

Cf. Cat. Imp., lîv. 160, Siang chan tsi, $^ |lj 
% ; liv. 174. 




460. rr 5HI H *f: 3& 

Sin kan hak rin ok ro {Sin kfutn ho Un yu loti). 
La bosée précieuse du bois des cigognes, nouvelle 

ÉDITION. 

I. 1 vol. in-8 (reliure européenne), formant 6 livres. 

Brit. M. 15320, D 39. 

Cet ouvrage est imprimé sur i)apier d'apparence 
japonaise ; la couverture, conservée sous la reliure 
européenne, est également japonaise. Cepenclant 
l'aspect des caractères et les ornements du bord 
extérieur de la feuille (trèfle dans un triangle) sont 
tout à fait coréens, la réimj)ression n'est pîis datée. 

Morceaux divers en prose, par Lo Ta kinff, de 
JE^ote Hng, I^^My^^M» i^oiu littéraire Kiug loen, 
HP;|jn; préface par l'auteur, datée de 1252, ^f& 



270 LIV. IV : LITTÉRATUKE. 

II. 1 vol. în-4, formant 16 livres. 
BritM. 15320, D 38. 
Ce volume, non daté, ne renferme pas la préface. 

Cet ouvrage est reproduit dâos la 21? section du 
Choe fou, ^ fjj. 

Cf. Sia oel kho chou tnaUf j^l ^ ^'1 fi" S ' I^^^- 
VI. 




461. m MX 

E tjyei inoun tjip {Yu tchi oen tsi). 

Œuvres de l'Empereur {Ttuii tsou des Ming, ^ ;ic 

M)- 

1 vol. in-folio (reliure européenne) formant 20 
livres. 

Brit M. 15315, D 5. 

Ce volume, imprimé en caractères mobiles, ne porte 
pas de date pour l'impression coréenne ; il reproduit 
une édition chinoise. 

Préface écrite par ordre impérial, à la G? lune de 
l'an 1529, Wîi^ S 3: ^ y\ >^ , par le Censeur 
JLieou Ye, |^lj ^. 

Œuvres de Thai tsou kao hoang il, ^^^ 
^ ^, de la dynastie des Ming, 59 : édits, décrets, 
ordres, lettres, discussions, dialogues, dissertations, 
discours, inscriptions funéraires, préfaces, etc. 

Postface de 1529 par l'assistant-gouverneur du 
Yun natif ^ ^, Thang TcJieou, ^ ^ . 

Cf. Cat. Imp., liv. 169. 




CHAP. Il: PROSE 271 



21 Pabtie 



PROSE CHINOISE COMPOSÉE EN COREE. 



Les ouvrages coréens indiqués ci-dessous portent les noms de tjip, 
jjl^y collections; ko, ||S[, minutes ou brouillons; you ho, £|S* brouil- 
lons laissés par, etc. Ils forment la plus grande partie de la littérature 
coréenne, celle qui intéresse le plus les lettrés et les nobles et est le 
reflet de leurs pensées et de leurs querelles, philosophiques ou autres. 
On publie sous les titres de tjip, ko, la totalité ou seulement une 
partie des œuvres d'un .Sage, d'un fonctionnaire célèbre, d'un simple 
lettré ; ces œuvres comprennent en général des poésies, des suppliques, 
rapports et autres pièces officielles, des lettres privées, des composi- 
tions rituelles, soit officielles, soit privées (adresses, tjyen, H ; épigram- 
mes, myeng, ^ ; éloges mortuaires et biographies, tji moun, ^ ^t» &^' 
tjang, ^ ^, haing tjang, fj JK î compositions funéraires, ai moun, 
iS l5C f prières, tjyei moun, f^ ^Ci etc.), des préfaces, sye, ^, postfaces, 
hpal, ^ ; des traités, discussions, explications, commentaires, etc. ; 
souvent ces œuvres se terminent par la biographie de Tauteur. J'ai 
usé de ces indications pour donner quelques détails sur les principaux 
écrivains et marquer ainsi brièvement la suite dos écoles coréennes. 

Les plus célèbres des ouvrages mentionnés ci-dessous sont re- 
nommés encore plus comme monuments de la doctrine confuciauîste, 
que comme œuvres littéraires, le second point n'ayant, aux yeux des 
Coréens, qu'une importance moindre. Après les Sages cités au com- 
mencement du livre III et dout il ne reste pas d'écrits réunis en collec- 
tion, il faut citer Tjyeng Hong tjyou, JK ^ ^ ; -KVw» Syouk tja, ^ j^ 
^; Tjyo Koang ijo, fâ jt JB ; m Hoang, $34; Ri /, $Sf. Au 
milieu du XVIIf siècle, une question de rites funéraires divisa les 
docteurs coréens : la Vieille École, Ro ron, (vulgaire No ron), ^ |£^i 
adoptant les idées de Song Si ryel, 'J^ [1$ ^|, persécuta les Méridionaux, 
Navi in, ^ \, partisans de He Mok, ^l^t et ce n'est qu'après un 



272 LIV. IV : LITTÊRATITREL 

siècle de lultef», parfois sanglantes, qne le calme se rétablit. On yem, 
en parcourant les notices qui suivent, qaelle passion les Coréens ont 
mise dans leurs querelles doctrinales et quelles persécutions en soot 
résnltées. 



462. ^Ij H ffil H 

Ryel syeng e tjyei» 

Compositions littébaibes des Sois. 

« 

8 vol. in-folio. 

Ouvrage imprimé par ordre royal. 

Cet ouvrage comprend 16 livres -et contient les 
œuvres des Rois depuis ITtai tjo jusqu'à Syouk tjong. 

Postface par le Ministre des Kites, Explicateur 
Royal, Ri Koan myeng^ ^f^-^, datée de 1720, 

Le Catalogue de la Bibliothèque Royale indique, 
sous le même titre, un ouvrage en 58 vol. 

La Bibliothèque Nationale possède : 

1? une édition in-folio de cet ouvrage, en 6 vol. 
reliés à Teuropéenne (21 volumes coréens, imcomplet, 
les livres 9, 20 et 21 manquent) (Fonds chinois, 
2125-2130) ; 

2? les livres 45, 46, 48 et 49 d'une édition un peu 
plus grande (Fonds chinois, 2131, 2132) ; 

3? une édition plus petite et moins soignée, 8 vol. 
petit in-folio, reliés à Teuropéenne en 2 volumes 
(Fonds chinois, 2133, 2134). 



^ 



CHAP. II : PROflE. 273 



463. ^mmm^ m 



Ryel Byeng e tjyei hap pou. 

Compositions littébaibes des Rois, avec suppléments. 

58 vol. 

Voir cî-dessus. 



464. ^Ij H ffil M 18 

Ryel syeiig e tjyei hpyen. 
Compositions littéraires des Rois. 

2 vol. în-folîo, formant un volume de reliure 
européenne, comprenant les livres II et III. 
Bibl. Nat., Fonds chinois, 2135. 



465. mmmmmm 



Ryel ^eng e tjyei pyel hpyen. 

Compositions littéraires des Rois, recueil spécial, 

12 vol. 
B.R. 



466. ^iimmmmm 

Ryd Ijyo e tjyei po you. 

Supplément aux compositions littébâises des Rois. 

1 vol. 
B.R. 



874 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

467. ^Ij H mi H S ^ 

Ryd syeng e tjyei mok roh. 

Table des Compositions LiTTÉBAraES dss Rois. 

2 vol. in-folio, formant 1 vol. européen, com- 
prenant 3 livres. 

Bibl. Nat., Fonds chinois, 2136. 

Cette table a été gravée sous le règne de Tjyeng 
tjong. 

468. mmm%%^\m 

Ryang tjyo e tjyei pyel hpyen. 

Compositions littéraibes de deux Kois, recueil spé- 
cial. 

In-4 (incomplet, 3 vol. formant 6 livres). 
469. t ffi |« ffil M 

■ 

In tjo tjyo e tjyei. 
Compositions du Roi In tjo. 

1 vol. 
B.R. 

Auteur : petit-fils de Syen tjo, fils du Prince de 
Tyeng ouen, ^^^ (plus tard Ou^n tjong) ; feit 
Prince de Reung yang, jj^ R|f ^, en 1607; il monta 
sur le trône en 1623; mort en 1649 ; postnom ^w«^, 
j^, surnom Hoa pâikj ^ f^, nom littéraire Syon^ 
tchang, ?^jS* 

470. JE ^ ::^ ï tSU M m ou 5£. ^ ^ # 

Tjyeng tjong tai oang e tjyei tjip ou Hong tjâi tjyen sye. 
Collection des œuvbes du Roi Tjyeng tjong. 

(^•f -f) (>/!«:<» {% fi ») 



CHAR U : PîlOSE. S75 

100 vol. 

B.R. — Kyeng mo koung^ ;§; ^ ^. 

Auteur : petit-fils de Yeng Ijo^ fils du Prince 
Héritier Tjang hen; né en 1752, Prince Héritier en 
17e59, régent en 1775, Roi en 1776, mort en 1800; 
postnom Syetigy %%, surnom Hyeiig oun, "^ ^, nom 
littéraire Hong ijàiy ^ ^. 

471. E 3t ^ H 

Hong tjài tjyen hpyen. 

ŒuvBES COMPLÈTES DU Roi Tjyeng tjong. 

1 vol. 
B.R. 

472. ^^m 

Hong Ijài ko. 

ŒuvBEs DU Roi Tjyeng tjong. 

4 vol. 
B.R.- 




473. m mm m 

Syoun tjo e tjyei tjip. 

Collection des œuvres du Roi Syoun tjo. 

8 vol. 

S.R. 

Auteur : fils de Tjyeng ijong, né en 1790, Prince 
Héritier en 1800 et Roi la même année, mort en 
1834 ; postnom Kong, JSi, surnom Kong po, ^ 
nom littéraire Syoun tjài, i^^- 




H« LIV. IV : UTTÉSATUBE. 

474. iK HF ^ 

Syoun Ijài ko. 

ŒirvBEu DU Roi Syoun Ijo. 

10 vol. 

Kyetig mo koung, J^ ^^ ^- 

475. itt ^ Î8 S 
Syoun, Ijni koa Ijyeng. 

Compositions faites, comme exercices, par le Boi 
Syoun tjo. 
6 vol. 
B.R. 

476. «ClEF^ 
Kyeng hen tjip. 

Collection dbb œuvees do Roi Ue tjong. 

6 vol. 

Kyetu} mo koung, :^ ^ ^* 

Auteur : (ils de Syoun tjo, ué en 1809, Prince 
Héritier en 1812, régent en 1827, mort en 1830, Koi 
après sa luort en 1834 ; postaoni Tàl, ^, surnom 
Tek in, ^. ^, nom littéraire Kyeng Iten, ^^- 

477. % ^ â(S 
Kyeng tyeng ijip. 

Collection des œuvbes du lettré Kyeng tyeng, 

7 vol. 

Peut-être le même ouvrage que le précédent. 



I 



CHAP. n : PROSE. . 277 




478. m mm m 

Tchyel Ijong e Ijyei tjlp. 

Collection des œuvres du Roi Tchyel tjang. 

3 vol. 

S.Xv. 

Auteur : petit-fils du Prince Héritier TjxDig heuj 
fils du Grand Prince de Tjyen kyeiy "^ ^ ^ |5^ 
^, né en 1831, Pynce de Tek oarij ^^^, en 
1849, Roi la même année, mort en 1863 ; postnom 
Pyerij ^, surnom To seung, ^^> ^^^ littéraire 
Tai yong Ijài, ^X^l^^ 



479. # M 

Yei ijyei. 

Compositions du Prince Héritier. 

1 vol. 
C»R. 



480. # M ^ JE g^ im 

Yei Ijyei reung he koan man ko. 

Œuvres négligées de Iieu?ig he koan^ composées par 
LE Prince Héritier. . 

3 vol. 

Kyeng mo koung^ ;^ ^ ^* 
L'auteur est sans doute le Prince Héritier Tjang 
hen. 



278 . LIV. IV : LITTÉRATCBE. 

481. M K^ 
Tofiff in lïwun. 
Compositions de Cobéens. 

Ouvrage cité par le Toi long oun ok. 

Cette collection^ compilée par Tchoi Hàij ^^9 
comprend des pièces en prose et en vers composée» 
depuis Tchn Tchi oicefiy ^ ^ ^, jusqu'à Tépoque 
du Roi Tchyoung ryel. 

482. %m^m. 

Tong kouk moun ,kam. 

MlBOIB DES compositions OOBEENNES. 

Cité par le Tav long oun ok. 

Collection, due à Kim Ihyeriy ^ ]^ ^, comprenant 
des pièces en prose composées depuis l'origine du 
royaume de Ko rye jusqu'à l'époque de l'auteur. 

483. ^ 51: ^ 

Tong vwun syen. 

Choix de compositions cobéennes. 

54 vol. in-folio. 

B.R. 50 vol. 

Ouvrage cité jîar le Tai tong oun oky imprimé en 
caractères mobiles. 

Cette compilation fut achevée en 1478 par Sye Ke 
i;Jy^^ff9 ^^ ÎE, qui l'avait entreprise par ordre du 
Roi ; la préface, par Sye Ke tjyeng^ datée de 1478, 

/^f:)fâ7C;^+ra#^l^f|jXj£fe, rappelle les 
origines de la littérature coréenne, depuis Tchoi Téd 




CHAP. II : PROSE. 279 

(yue7if ^ WL 7^9 ïa fondation des examens littéraires 
par Koang tjong^ et le développement toujours grandis- 
sant de la littérature coréenne en langue chinoise: 
pourtant, ajoute l'auteur, le sino-coréen a son style 
propre différent du style chinois des différentes 
dynasties. 

Liste des membres de la Commission chargée de 
cette compilation. 

Dédicace. 

Table des 130 livres: de Tchoi Tchi overif ^WL 
^, à Ha Ryourij ^ ^. 



484. SI %% m. 

Syok long rnoun syen. 

Suite au choix de compositions coréennes. 

15 vol. 
B.R. 

Cité par le Tai long oun okj ouvrage du même 
auteur que le précédent. 



485. î^ 35t )Rî 
Tang vioun ayou. 
Choix de compositions cobéennes. 

Cité par le Tai Umg mm ok. 

Compilation de Kîm Tjong Ijih ^ ^ ®, faisant 
suite à la précédente. 



Sao LIV. IV : LITTÉRATURE 

486. % ^ 
Moun po. 

TbÉSOB des œMPOSITIONS. 

Cit^ par le Tai long otin oh. 

Compilation de Syeng Sam mou7f, f^ "^ f^ 



487. :*: ^ ii i^ 

Htai hpyeng hiong tjâi. 

Collection d'œuvres diverses, faite à l'aide du Htai 
hpyeng koang keui {Thaï phing Uoaivg ki). 

80 livres. 

Ouvrage cité par le Tai Umg oun ok. 

Auteur : Syeng Im^ ^ 'fî ; il rédigea le Hiai hpyeng 
hUmg tjài à l'aide du Thai phing koattg kt, >lc 
^ J^ lE» ^t d'un nombre considérable d'autres 
ouvrages ; le Thai phing koang ki, est une ency- 
clopédie en 55 sections, formant 500 livres, qui fut 
compilée par lA Fang, ^ Ç^, et autres auteurs, de 
977 à 981. 

Cf. Cat. Imp., liv. 142. 



488. H ^ 3Sc ^ 

Pàik ha eui Ijip. 

Collection de morceaux choisis d'auteurs différents. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Compilation de Eim You ijyeng, de Ryei tchyen^ 



CHAP. TI : PROSE. 281 

489. MIj -XM 
Tonff pang moun pou. 
Recueil de compositions coréennes. 

Cité par Tai long oun oh. 

Compilé par le Comte de Ilan sarij $$ il] f ^ (voir 
Ri Sàikf ^ ^). 

490. ^ :fe ^ 

Hài tja ijip. 

Collection d'œuvres coréennes. 

19 vol. 

491. M ^ 

Tong hpyo. 

Adressés composées en Corée. 

1 vol. în-12, 28 feuillets, mss. 
Compositions en phrases parallèles. 

492. ^ -^ 

Kyei rim. 

Collection littéraire. 

20 vol. grand in-8, mss. 

Adresses en phrases parallèles, prières, suppliques, 
rapports, etc. 




493. n m 

Kimn a ijip. 

Recueil de compositions de divers auteurs. 



283 LIV. IV : LITTÉRATCRE. 





494. ^ ^ ^ ^ 

Kyei ouen hpil hjeng tjip. 

Les sillons du pinceau dans le jabdin des cansel- 

LIEBS. 

4 vol. în-4, formant 20 livres. 

L.O.V. 

Préface de Téditeur, Hong Syek tjyou^ de HjKnmg 
^^f M Ul ^ ^ ^ 9 Grand Conseiller de gauche, 
datée de 1834, Ç ^ : la famille Hong conservait, 
depuis un grand nombre de générations, le texte da 
présent ouvrage de Tchoi Tchi ouen, '^ ^ ^ ; quant 
au Tjyoung san pou kaiiei tjipj qui est dû au même 
auteur et que ^'mentionnent des catalogues assez 
récents de livres coréens" (cf. Tong kauk syemok)^ 
Hong Syek tjyou n*a pu en rencontrer aucun ex- 
emplaire pour le faire .imprimer en même temps que 
le J{yei ouen hpil kyeng tjip. 

Deuxième préface, de la même date, ^ ^ ^ j^» 
c'est à dire ^ ^, par Sye You kou, de Toi syeng, 
^ Irft îè ^ ^> gouverneur du Tjyen va, ^ jg. 

Ichoi Tchi ouen, surnom Hài pou, j§ ^, nom 
littéraire Ko oun, JH §> ^^ à Ok kou, ^ ^, dans le 
royaume de Sin ra, fut envoyé en Chine, à l'âge 
de douze ans, par son père, qui lui donna un délai de 
dix ans pour devenir docteur, ajoutant que, si, c« 
temps expiré, il n'avait pas réussi, il ne le reconnaî- 
trait plus pour son fils ; six ans plus tard, il fut reçu 
docteur, obtint des fonctions malgré sa qualité d'étran- 
ger, se distingna dans la répression de la rébellion 
des Hoaftg tchh^o, "^^ (années JKoang ming 



(€•^4) {J^/lï3î<^) (3fc S «) 



CHAR II : PROSE. 283 

et Tchofiç ho, ^^,tp^y 880-884), et arriva à 
de hautes fonctions â la cour de Hi isonÇf des 
Thmig, ^ fi ^ (874-888) ; il fut envoyé comme 
ambassadeur dans son pays natal, puis revint s'y 
fixer, servit les Rois de Sin ra He7i kang oamg^ Tyetig 
kang oang^ Tjin syeng oang^ fut Académicien, Vice- 
président du Ministère de la Guerre, etc. Enfin il 
se retira à Ka ya sauj dans le district der Kang yang^ 

2C Rif SK "fin 1B^ lU > ^û il mourut ; sa mort est anté- 
rieure à l'avènement de Hyo hong oang. Il avait pré- 
senté au roi de Sin ra ses œuvres en 28 livres: 3 
livres de poésies diverses, le Tjyoung san pou kouei 
tjlp en 5 livres et le Kyei ouen hjnl kyeng tjip en 
20 livres ; il est reconnu comme le premier Coréen 
qui ait écrit en langue chinoise. 

Dédicace au Roi de Sin ra, par Tchoi Tchi oueuj 
des œuvres indiquées ci-dessus, composées par lui 
pendant son séjour en Chine. Le présent ouvrage 
comprend des rapports, lettres et diverses autres 
pièces officielles ou privées. Cette dédicace est de 
l'année 886, apixîlée faussement 6? année Tchong ho, 
4* ffl 5^ ^ • Tauteur, une fois rentré en Corée, 
pouvait difficilement apprendre les changements des 
noms d'années. 




495. tfi 11] S îl 

Tjyoung san pou kouei tjip. 

Collection des bernièbes œuvres faites à Tchong 



chan. 



(€ ^ 4) {m/llxsZxt) {% nk m) 



2M LIV. IT : UTTÉ&ATTBEL 

1 vol. 

Cf. Kyei ouen hpil kyeng ijip. 

L'auteur a composé œs œiirres à Teho9êg chmè, 
c'est-à-dire U choei hief^ district de SineH teheouj 
au Kiang 90H^ ViM S. ¥\^ TIs^ Wk^ àoni il était 
alors mandarin. 



496. ±%n% 
Kûa moun ryel Ijip. 

Collection dbb œuvres de Kùn^ nom posTHruE Jftmn 
ryd. 

20 vol. 

Ouvrage cité par le Tai long oun ok, sans mention 
exacte du titre. 

Auteur : Kim Pou êik, ^ g ftt, surnom Etp tji, 
i;2l. originaire de Kyeng tjyau, H^, Grand 
Conseiller ; il fut fonctionnaire sous Sgouk tjong, et 
jusque sous In Ijatig; il est l'auteur du Sam koukA 
keui. 



497. ^ ffi a m 

Ri 9yang houk tjip. 

Collection des œl^res du Grand Conseiller Ri. 
13 vol. 
B.R. 

Auteur : Ri Kyou poj ^ ^ ^, surnom Tchymn 
hyengy ^ j|EP, premier postnom In tye, ^ ft; 
surnom d'enfance Keui long, ^ ^ ; originaire de 
Hoang rye, ^ B| ; docteur sous le règne de Myeag 



(•g: -^4) (it/tBr<ic) {X S «) 



GHAP. n : PROSE. 285 

tjong^ de Ko rye, Académicien, Grand Conseiller ; 
nom littéraire Pàik oun ke sa, Q S S it ^^^^^ 
posthume 3Ioun syouTij ^t M* 

Parmi ses œuvres, l'une des plus célèbres est la 
suivante : "Odes sur le Roi l'ong myeng^\ ^ 59 3Ê 
^, Tony viyeng oang hpyen sL 




498. m M M 

Sye ha ijip. 

Collection des œuvres du lettré Sye ha. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Eim Tchyoun, f^ ^, surnom Ki Ijiy 
^ ^> autre surnom Tai 7iyen, '^ ^, originaire de 
Eyei tchyerij BS ^ ; il mourut jeune et ses œuvres 
furent recueillies, en six livres, par Ri In ro^ 





499. g^ fcl 

Hpa han t/jip. 

Collection des œuvres du lettré Hpa han. 

Citée par le Tai long oun ok, le Tong sa kang 
inokj etc. 

Auteur : Ri In roj ^ ^ ^, surnom 3Ii souy ^ 
Jl^, premier postnom Teuk ok^ ^ ^, originaire de 
In tjyouj iZ. jH*! f docteur sous le règne de Myeng Ijong^ 
de Ko rye. Maître des Remontrances. Le Tong 
kyeng tjap keui cite, sous le titre de Hpa han tjipj 
fifl^ P3 ^» ^^^ Collection qui est peut-être la même 
quç celle ci. 

(^ ^ 4) U-/tt^5v») [X m m) 




286 LIV. IV: UTTÊRATUBEL 

500. H ra ^ OU îi El ^ {Toiig kyeng tjap hmi). 
Po han tjip. 

COIXECTIOX DES ŒUVRES DU LETTRÉ Po hau. 

Citée par le Tai long oun ok, le Tong sa kang mioky 
etc. 

Auteur : Tchoi Tjàj ^ iSÊE» surnom Syou tekj ^ 
^, premier postnom -4n, ^, nom littéraire Tongsan 
90Uj J^ llj 5^ nom posthume Jloun lehyeng^ 3Ît ^ * 
docteur sous Kang Ijong^ Grand Gouverneur ; origi- 
naire de Hài tjyouj ^ f^* 



501. ^ M ^ m 

Khn ouen ai tjip. 

Collection des œuvres dv 21 secrétaire Kim. 

Citée par le Tai long oun oh. 
Auteur : Kim Keuk keui, ^ ]^ £,, originaire de 
^y^^U Oy^^f S W y Académicien sons Ko Ijong. 



502. A g| Jâ ^ 

Hpal kyei il ko. 

Œuvres de loisir du lettré Hpal kyei. 

Citées par le Tai long oun ok. 

Auteur : Tjyeng Tjyen, ^ ^. Peut-être le même 
que Tjyeng Sijoun, ^ ^, qui prit plus tard le post- 
nom de Euij ^ : ce dernier, originaire de Tchyeng 
V'y^^y ïra ^f ^^^^ fonctionnaire sous Kh tjong. 



\ 

1 



CHAP. II : PROSE. 287 

503. g^ M ^ 

Hong ai tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hong ai. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Auteur : Hong Kan^ )Ê^ "jjl, surnoms Hpyeng poy 
^ "^,-et OunpoUy @ ^, originaire de Hpoung san^ 
^ LU, docteur sous le règne de OtLcn Ijong^ de 
Ko rye. 




504. ^3181 

Ih ijài ran ho. 

Œuvres diverses du lettré Ik tjài. 

Citées par le Tai tong oun oh. 

Auteur : Ri Tjyei hyen, ^ 5^ ^, surnom Tjyoung 
sa, ^ j®, nom posthume Moun ichyoung, ^t iÈ> 
originaire de Kyeng Ijyou^ ]^ j^y docteur sous le Roi 
Tchyoung ryel. Président du Grand Conseil du 
Palais; lettré renommé, élève de An You, ^î§> 
(ce dernier a pour nom littéraire Hoi Aen, R^ $f , 
nom posthume Moun syengj ^ ^ ; il fortifia le 
culte de Confucius en Corée). 





505. Sfc 

Ih tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ih tjâi. 

3 vol. 

Citée par le Tong hyeng tjap heui. 
Cf. ci-dessus. 



2^ LIV. IV : UTTÊRATCRE. 






•>». S 1t Ri 

Ik Ijài tan ho hpyo #i. 

Adresses, poésies et œcvbes diverses du lettsé R 

tjài. 

OuTTage cité par le Tong hyeng tjap keuL 
Cf. ci-desraSy n? 50L 




507. â3t i 
Ih tjài moun tjip. 

Collection d'œcvkes du lettré Ik tjài. 

Postface par Sye aî, ?§ J|^. 
Cf- cî-deesos, n? 5^)4. 

508. ISl llj ^ 

3fo 9an ko. 
Œuvres de 3fo mn. 

Cîtees par le Tai long oun oh. 

Auteur: Tchoi Hàî^ ^ ^, surnom Kn myeng, ^ 
^ y autre surnom Syau ong^ ^ ^^ nom littéraire 
Tjyel ong^ ^ ^, descendant de Tclioi Tch i oueuj % 
^ jS ; docteur sous Tchyoting ryel^ reçu docteur en 
Chine, Grand Recteur. 

509. - 5t ^ 

n tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré II tjài. 

1 vol. 

B.R. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

(•^♦f -f) U-/tBr<iî) (39: fi ») 



CHAR TI : PROSE. 289 

Auteur : Kouen Han koriffj ^ ^ ^^ orîgînaîre de 
A n long y ^ ^ , docteur sous le Roi Tchyoung ryel. 
Conseiller du Palais, exilé par Tchyoung syouh ; nom 
posthume Moun htauj ^t ^fi- 




510. 1^^ 

Ka tyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ka tyeng. 

3 vol. 

S.Xv. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Hi Kok, ^ ^, surnom Tjyoung po^ ^ 
^ ou 'ft' 5^, premier postnom Ot^n, ^; originaire 
de Han san^ ^ |Jj ; docteur sous le Roi Tchyoung 
syoukf reçu docteur en Chine, Conseiller du Palais ; 
lettré élève de Kouk hen, ^ ^ ; il fut fait Prince de 
Han San y ^]\\^ \ i^ora posthume Moun hyOy ]^ 







511. 

Tjjyd tyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tjyei tyeng. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Bi Tai tchyoung^ ^ ^ ^, surnom Tji 
tjyoung, jh 4*» originaire de JCyeng tjyou, ^ jHI* 
docteur sous le Roi Tchyoung syouky Conseiller Secret, 
nom posthume 3Ioun tjyeng, 3Ît ^^ 



290 LÎV. IV : LITTÉRATUBR 

512. mBM 

Tchyo eun tjlp. 

CoLLECrioy des œlvbis du lettré Tchyo eun. 

Citée par le Tai Umg oun oh. 

Auteur : Bi In pok, ^ ^H ^> surnom Keuk ryei, 
^j|§; docteur sous le Eoî Tchyoung syouk^ reça 
docteur en Chine, membre du Grand Conseil ; nom 
posthume Moun tchyoung, ^ J3R* 

513. m ^ ^ 

Ryoul tyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ryoul tyeng. 

Citée par le Toi long mm oh. 

Auteur : Youn Trhâikj ^ j^, surnom Tjyoung 
teky ^ ^, originaire de Mou syong, ]S^ ^, docteur 
sous Tchyoung syatik, membre du Grand Conseil ; Dom 
posthume Jloun tjyengj '^ ^. 

514. î§ M -t ^ 

8ye ouen syd ko. 

Œuvres de la famille Tjyeng, de Sye ouen. 

Citées par le Tai long oun ok. 

Auteurs : Tjyeng Hpo^ ^ |J, surnom Tjyoung 
pouy ^ ^, nom littéraire Syel kok, ^ ^ ; descen- 
dant d'une vieille famille du Ko rye ; docteur, Cen- 
seur sous Tchyoung hyei; ensuite exilé, il fit un 
voyage à Péking. 

Tjyeng Tchyou, ^flâ> surnom Kong kouen, S 
^, nom littéraire Ouen tjài, H] ^, fils du précé- 
dent ; docteur sous Kong min ; nom posthume Jtfimn 




GHAP. II : PKOSE. 2W 

karij ]^ 19 ; il fut ennemi du bonze Sin Ton^ 5^ 
fil^, et ne fut sauvé que par Tinfluence de Ri Sàikj 

Tjyeng Tchong^ ^|^, surnom 3Ian syehy ^^> 
nom littéraire Pok ijài, ^ 5^, fils du précédent ; 
docteur sous le règne de Sin Ou, il entra au service 
de la dynastie des Bi, ^, reçut les titres de Prince 
de Sye ouen, f§ J[^ ^, Serviteur de mérite Fonda- 
teur du Royaume, Kài kouk kong sin, ^3 ® -^ÎJ Ë » 
nom posthume Moun min, ^ ^. 

515. oê W ^ 
Ton tchon tjip. 
-Collection des œuvkes du lettré Ton tchon. 

1 vol. 

B.R. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : <jBt Tjip, ^ ^, premier postnom Ouen 
ryeng, jt ftp > surnom Ho yen, ^ ^ ; docteur sous 
Tchyoïmg mok ; poursuivi par la haine du bonze 
Sin Ton, 5^ Rl^, il changea de nom et se retira à 
Tchyen nyeng, jl| $• 




516. ^ # 

Eui kok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Eui kok. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Ri Rang tjik, ^ ^ li[, surnom Tchyeng 
^y^^9f fp| ÎBP» originaire de Tchyeng tjyov, ^ j^3 
docteur sous Kong min ; Grand Compositeur. 



292 LIV. IV : LITTÉRATURE. 



^ 




517. ࣠H 3t 

Keiin sa tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ketin sa tjài. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Syel Son^ ^ jJI, suruom Kong auen, ^ 
^, d'origine musulmane ou ouïgoure, Hoi holj (H 
fil, docteur sous les Ytieti, JC J ^^ 1355, ^ jE"h 
?r ^^, il fut chassé par les rebelles de Chan tcheath 
W- !H4» ^^'^^ ^^ district actuel de Tnliao tcJieou^ au 
Chan touff, U] !^ W iNi» dont il était magistrat: 
il se réfugia en Corée et fut accueilli par le Eoi 
Kong min. 




518.. ^ ^ 

Ott/i tjài ijip. 

Collection des œuvres du lettré Oun ijài. 

Citée par le lai long oun ok. 

Auteur : Syel Tjyang syou, ^ -^ ^, sumom 
IJtyen minj ^ J^, fils du précédent ; docteur sous 
Kong min; le Roi lui assigna Kyeng ijyouj ]||jfH> 
comme lieu d*origine^^- ; il devint Président du Con- 
seil des Finances ; nom posthume Moun tjyeng^ ^ 




1. Le lieu d*origîiie, pon^ ;tC| a encore aujourd'hui une grande 
importance au point de vue du culte de famille et de racccssion aux 
fonctions. 

(€-f -f) U^G•<» ix s ») 



CHAR II : PROSE. 293 




519. m ^- 3(f 

Htyek yak tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Htyek yak tjài. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Kiin Kou yong^ ;^ ^ ^, surnom Kyeiig 
V^9 Wi^f premier postnom l^j'yel mirij ^ ^» 
originaire de An tong^ ^ ^^ ; docteur sous le règne 
de Kong min; Directeur de Tlmprimerie Royale. 
S'étant prononcé contre la reprise des relations avec 
les Mongols chassés de Chine, il dut s'enfuir de la 
cour et se réfugia à Bye kang^ d'où il se surnomma 
Rye kang e eun^ Wi,TL^^\ plus tard, il alla en 
Chine pour porter le tribut et, pour une faute légère, 
fut déporté par ordre de l'Empereur ; il mourut avant 
d'atteindre son lieu d'exil. 





620. M 

Tong tyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tong tyeng. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Youn 8yo tjongy ^ J^ ^, surnom Hen 
syoakf ^ ^, petit-fils de Yotin Tchàiky ^ ^. 
docteur sous Kong minj Président de Ministère. 




521. ^ m *h ^ £ -ffi: ^ 

Pen nam pak si o syei ko. 

Œuvres de cinq générations de la famille Paky de 
Pen nam. 

(•^ ^ ■^) (ic/tt^ôv) (3fc m m) 



294 LIV. IV : UITÈBATOBE. 

3 vol. 

B.xv. 

Pen itavif est une localité qui dépend de Ra jym^ 
JUI JW (cf. Tai tong oun ok) et non pas un nom littéraire, 
comme le prétend le Tai long moun hen rok. L'un 
deh membres de cette famille, Pàk Syang tchyoung, 
^b fnî ^,, surnom Syeng pou^ ||j^ ^, passa l'examen 
de docteur sous Kong min et devint Compositeur 
Royal. Il fut bâtonné et exilé par ordre du Koi Sin 
Ou et mourut en chemin ; nom posthume Moun 




522. fil ]\\ ^ 
Yang tchyen syei ko. 

ŒUYBES DE LA FAMILLE Hc^ DE YcLfig tchyeït. 

3 voL 

Citées par le Tai toiig oun ok. 

Auteurs : He Kenruy f^- ^, surnom Tjài tjyotmg, 
>^ ^ , nom littéraire Ya tang^ ^ ^, docteur sous 
Kong mhif Président de la Chambre de la Direction. 

He Kiy H^- 1^, surnom 31ài hen, i^ $f . 

He Tjong, tii% surnom l^ong kyeng, ^^ 
autre surnom Tjong tji, ^ ^ ; nom littéraire Syang 
ou tang^ f?iî S ^ î ^^ ^n 1434, docteur sous Syei Ijo, 
Grand Conseiller de Syeng tjong; nom posthume 
Tchyoung tjyeng, ,^^ ^. 

He Swiy frl^ ^j surnom Hen tjij j|j^ ;^, nom 
littéraire Ran hen^ lî^ff, frère cadet du précédent; 
né en 1444, docteur sous Syeng tjong ^ Grand Conseil- 



CHAP. II : PROSE. 295 

1er du Prince de Yen mn; nom posthume Moun 

He Parij f^- 1§!, surnom Moun pyeng^ '^ j|^, fils 
du précédent ; docteur en 1498, mis à mort la même 
année. 



523. 4$r ^ ^ 

Mok eun tjip. 

Collection des œuvres du lettré Moh eun. 

24 voL 
B.R. 

Citée par le Tai Umg oun ok. 

Auteur : Ri Sàik, ^ f§, surnom Yeng syouk^ 
;^, fils de Ri Koky ^^, docteur sous Kong min^ 
reçu docteur en Chine, Président du Conseil du Palais; 
il fit le premier observer le deuil de vingt-sept mois ; 
l'un des Sages coréens ; il a pour titre Comte de Han 
San y $$ UJ f^i et pour nom posthume Moun tjyeng^ 
;5t ^ ; ami de Tjyeng Mong tjyoUy SR ^ ^• 





524. m m 

Hpo eun tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hpo eun. 

3 vol. 

B.xv. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Tjyeng Mong ijyou, ^ ^ ^ » surnom Tai 
ka, ^ Pj, originaire de Yen il, JΠ; docteur sous 
Kong min, chargé d'une mission au Japon ; plus tard 

(•£^-^) U/iu^sv») (X m m) 



^ 



996 LIV. IV : LITTÉKATCRE. 

Prfeîdent du Consefl* du Palais ; il ftit tu^ près de 
Syonff to, fôt^, par Ijyo Yeng kyau^ Ê^É« 
en combattant pour la dynastie des Gang, 3E- D 
est renommé comme Tun des pins grands Sages 
coréens ; nom postliume Motin tchyoung^ ^ J^. 

Le lettré Sye ai^ fi J^, a écrit une postface poor 
868 œuvres. 

^2o. n S ^ 

To eun tjip. 

Collection des œuvbes du lettré To eun. 

1 vol. 

B.R. 

Citée par le Taî long aun oh. 

Auteur: Ri Syoung in^ ^^ t> surnom Tjàan, 
-f ^, originaire de Syeng »an, ^ \ll ; docteur sons 
ITong mÎTij exilé, puis rappelé sous Sin Ou ; il fut 
enfin banni et périt sous le bâton ; élève de Rî Sâii, 
^^, et considéré comme Tun des principaux Sages 
coréens. 




526. US # 

Tok kok ijip. 

Collection des œuvres du lettré Tok kok. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Syeng Syek vin, J^ ^ ^, surnom TJà 
9yoUy § ^, originaire de Tchyang nyengj ^ ^; 
né en 1338; docteur sous Kong min; Grand Con- 
seillei- de Tyeng tjong ; nom posthume Moun kyen^y 




(•&-^+) U-Aff<it) ix S «) 



. CHAP. II ! PROSE. 297 

530/» m # ^ 

Sang kok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sany kok. 

Citée par le Tai iong oun ok. 

Auteur : Syeng Syek in, f^^ ^y frère cadet du 
précédent, Président de Ministère, nom posthume 
Tjyeng hpyeng, j^ ^. 




531. m^iÈ 

Nam tjâi yoit ko. 
Œuvres de Nam Tjàî. 

Citées par le Hou tjà kyeng hpyen. 

Auteur : Nam Tjài^ premier postnom Kyem^ ^, 
nom littéraire Koui tyeng^ ^ ^, originaire de Eut 
nyengj ^ ^, docteur sous Kong min ; Grand Cen- 
seur, puis Grand Conseiller de Hiai tjoy Prince de 
Uui San, ^\1\ J^^^i nom posthume Tchyoung 
Icyeng, ^^ jp;. 





532. $B 

JCyo eun tjip. 

Collection des œuvres du lettré Kyo eun. 

Citée par le Tai Umg oun ok. 
Auteur : Tjyeng / o, ^ ^ ^, surnom Syou ka, 
^ pj, originaire de Tjin tjyouy ^ jftj ; docteur sous 



1. L'absence des n*f 527, 628, 529 provient d'une erreur de 
numérotage ; quand je m'en suis aperçu, l'impression de cette Biblio- 
grapliie étant déjà commencée, j'ai craint, en faisant une correction, 
de troubler l'ordre des renvois. 



2» UV. IV : UTTÉRATCKE. . 



Konff min; membre du Grand Conseil sous les Ri, 
^ ; nom posthume Maun tyen^, ^ ^* 




533. M. 51F 

Tjyeng tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tjyeng tjàu 

Cit^ par le Tax long oten oh. 

Auteur : Pak Eux tjyoung, 44^ ^ t|=>, snmom Ijà 
^^9 "F jS» originaire de Mil yang^ ^ K^ ; docteur 
80U8 Kong min^ il devint Compositeur Royal des 
Oa?igf ^j et, sous la dynastie actuelle, atteignit les 
fonctions de membre du Grand Conseil. 




534. M *ï ^ 

Ssang fnài iang tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Ssang mai tang. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Ri Tchyem^ ^ ^ , surnom Syo 9yùuh, 
/J^ ^, originaire de Hong tjyou^ ^ j^ ; docteur 
sous Kong min^ il entra au service de la dynastie 
actuelle ; nom posthume, Moun an, '^ ^. 




535. H ^ 

Sam pong tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sam po^ig. 

15 vol. 

S.xv. 

Citée par le Tai long oun ok. 




CHAP. II : PB06E. 299 

Auteur : Tjyeng To ijyeny H^ ^ ^, surnom Tjony 
fjh ^ ^9 originaire de Ponff hoUy ^ i^^ docteur 
sous Konff miriy Grand Conseiller de Htai tjo. 

536. îgf ^ M 
Ho tyeng tjip. 

Collection des œuvres du letteé Ho lyeng. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Ha Ryoun^ jBf -^, surnom Tai riniy '^ 
^1 né en 1347, originaire de Tjin yang^ ^ ^, 
docteur à la fin du Ko rye ; Serviteur de mérite avec 
le titre de Soutien de l'État, Tyeng sya kong miy ^ 
St ïft E > sous les Rij ^ ; Grand Conseiller de Htai 
tjo)ig ; Nom posthume Monn tchyoung^ "^ Jj^. 

537. %^% 

Yang ichon tj'ip. 

Collection des œuvres du LEmiÉ Yang tchon. 

9 vol. 
S.Il. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Kouen Ketm, ^ ^, surnom Ka ouen^ 

pj 3^, premier postnom Tji7iy ^, originaire de An 

iong^ ^ j|£, élève de Hpo eun^ Q ^ ; docteur sous 

Kong viinj membre du Grand Conseil de la dynastie 

actuelle. 

538. m^% 

Mai lien tjip. 

Collection des œuvres du lettré 3Iài hen. 



3W) LIV. IV : UTTÉRATERE. 

Citée par le Ta! lony oun ok. 

Auteur: Kouen Ou^ fllifi» samom Ijy'ou^tg n<, 
tfï 4> premier pa&tnom Ouen you^ 3K. jÊ» fi^re cadeî 
du précédent et, comme lui, élève de Hpo «ru, 
H 1^9 docteur sous Sia Ouy Coiiij^>?itear Roj«il soas 
la dvna^tie actuelle. 





Tchyoun tyeng tjip. 

Collection de« œuvres dv lettré Tchyoun lyeny. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Pyeii Kyei ryany^ '^ ^^ ^, .surnom Ke 
kyeny, ^ |QI, ne en 1369, originaire de Jlil yany, 
^ ^ ; docteur sous Sin Ou, élève de Hpo i m, 
@ ^, comme les deux précédeiiti> ; il fut Grand 
Compositeur sous Ulai tjony ; nom posthume Moun 
syouk, ^M^ 



540. W ll4 tfr ^ 

TJln San syel ko. 

Œuvres de la famille Aa//y, j>e Tjin san. 

2 vol. 

13.K. 

Citées par le Tai toiig oun ok. 

Auteurs : Kang Hoi pàiJc, ^ îf| f^, surnom Paà 
V^i fâ ;5C> nom littéraire HUmg tyeng, ^^, origi- 
naire de Tjin tjyou, ^ jH^ î docteur en 1376, il 
entra au service de la dynastie actuelle. 




CHAP. II : PROSE. 801 



Katig Syek tehy ^ ^ ^i surnom Tjà myeuff^ ^ 
^, nom littéraire Oan i tjàij Çc ^ ^, fils du pré- 
cédent ; nom posthume Tài min, ^ ^• 

Kanff ffeui an, ^ ^ ^, surnom Kyeng ou, ^ j§^> 
nom littéraire In tjàl, '(il j^> ^1^ ^^^^ précédent; 
docteur sous Syei tjoîig. 





Tchyeiig kyeng Ijip. 
Œuvres de Tchye/iy kyeng. 

Citées par le Tai tang oun ok. 

Auteur : Youn Hol, ^ ^, nom littéraire Tchyeng 
hyang, ^ ^, fils de Youn Syo tjong, ^ îfâ ^ 5 
docteur en 1402, Grand Compositeur sous Syeitjang ; 
nom posthume Moun to, jîC BL' 



543. 7lc ^^ ^ M ^ 

Yeng ka ryen koi tjip. 

Collection des œuvres (des deux Kouen), de Yeng ka, 

REÇUS TOUS deux PREMIERS AU DOCTORAT. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteurs : Kouen Tyeiy ^ j^, premier postnom 7b, 
j{§, surnom Tjyoung an, ^ ^, nom littéraire Tji 
ijàif jL ^9 fils de Kouen Keun, ^ jjIË ; docteur sous 
Htai tjong. Grand Compositeur scrus Syei tjong ; noiu 
posthume Moun kyeng, '^ JP;. 

Kouen Ram, ^ ^, surnom Tjyeng kyeng, JE DBP» 
nom littéraire So han tang, 0f pH ^, fils du pré- 

1. Erreur de numérotage ; voir note de la page 297. 



3r>2 LIV, IV : LITTKRATURfL 



cé^Jeiit, lié en 1420, docteur sfoii?- *SyW tjoniu Grand 
Conisfrilk*r de Sy*l tjo ; nom posthume Ik hpifeng, 




•>M. J^ î£ Ht ^ 

Ha m ij 1/071 ff êyei ko. 

Œuvres de la fahille Ey de Ham ijyong. 

Citées? par le Tai long oun ok. 

Auteurs : E Pyen kap, ^ ^ ^ , surnom Ijà êyen, 
"f 3fe» docteur sous Hiai tjong. Compositeur KojaL 

E Ihjo Ichycm, ^ ^ |^, surnom J/a/i ijyongy ^ 
f3f , fil.s du précéilent ; docteur sous Syei tjong^ Pré- 
sident du Conseil du Gouvernement ; nom posthume 
Moxia hyOy '^ ^. 

E Syei kyem, 018:^1, surnom Tjà ik, ^^s 
nom littéraire Sye Ichyen, 5S jl|, ne en 14î^K); docteur 
sous Tan tjong. Grand Conseiller du Prince de Yen 
ma; nom posthume Moun tjyengy "^ ^. 






iAo. PI 
NohI Ijai Ijip. 

COLLECTIOX DE.S OEUVRES DU LETTRÉ Saul tjàl. 

o vol. in-4. 

B.B, 4 vol. 

Auteur : Ryany Syeng Iji, V^WL^j surnom Syom 
pou, 1^ ^, originaire de Nam ouen^ ^ |g, né en 
1415, docteur sous Syei tjong. Ministre des Fonc- 
tionnaires, Prince de Kam ouen, ^ J!^ ;§*, en 1471 ; 
il se retim de la vie publique en 1473 ; nom posthume 
Mouii syany^ ^ 




(•^ -^ -f ) (iî/tiî < iO kx m %) 




CHAP. II : PROSE. 303 

L'édîtîpn que j'ai vue, débute par une préface de 
1791, Jl K^ "i" 3l ^ ^ ^> composée par ordre du 
Koî par m Pyeng mo, ^^^. Explîcateur 
Royal : Noul tjàiy en 1462, "ffi: M A ^, demanda à 
Syei tjoj de fonder une Bibliothèque Royale, cette 
idée ne fut réalisée qu'en 1776, '^^B.Wt.^ 
^ f^ ; en souvenir de la proposition de Noul tjâiy 
ses œuvres furent publiées par la Bibliothèque 
Royale. 

Cet ouvrage formant six livres, contient, outre les 
œuvres de Tauteur, quelques compositions en son 
honneur, en prose et en vers. 

Vie de Tauteur ; deux fac-similé de son écriture. 

Postface, non datée, de Ri Poh ouen^ ^)lâ 
Grand Bibliothécaire. 




546. i^ ^ 5SF ^ 

Po han tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Po han tjài. 

4 vol. 

B.R. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Sin Syouk tjyou^ ^ '^'^f surnom Peni 
(^^y fô ^> originaire de Ko ryeng^ f^ S|, né en 
1417; docteur sous Syei tjong; on raconte que sa 
femme voulut Tétrangler, parce qu'il avait abandonné 
Tan tjong et ne s'était pas opposé à l'usurpation de 
Syei tjo; Grand Conseiller de ce dernier; nom post- 
hume Moun tchyoungy '^ Jj^. 



301 LTV. IV ; LITTERATURE. 



^ 



547. S ;ii ifr Hî 

Ryeiig tehyen syei ko. 

Œuvres de la famille >Sîw, de Byeng Ichyen. 

Citées par le Tai long oun ok. 
Auteurs : Sin TjoUy ^ ^. 

Sin Tjyong ho, ^ ^ f^^ surnom Tchà syo, ^ ^, 
fils de Sin Tchan, t^ ^, et petit-fils de Sin Syouk 

Sin Tjàm^ ^ j§, surnom Ouen ryang^ j^ ^, nom 
littéraire Ryeng tehyen tjà, ^ J|| -^, docteur en 
lôl9y bâtonné et exilé la même année. 

Sin Ouen^ ^ ^tc, nom posthume Moun hyo, ^ ^. 




548. 5 ]\\ 

Ryeng tehyen tjip. 

Collection des œuvres de Ryeng tehyen. 

Peut-être le même ouvrage que le précédent, ou 
œuvres de Sin Ijàm, ^ j§. 





649. m ttl 

IH kài tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Pi kài long. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Yong^ Grand Prince de An hpyeng^ % 
^^'}^^^, surnom Tchyeng tji, ^ ^, autre nom 
littéraire Rang kan ke «a, ^5 ^ ^ lt> fils du Roi 
Syei tjo7ig; il fut mis à mort en 1453. 



CHAP. n : PROSE. 305 

5*50. pg ^ ^ ^ 

Sa kai tyevg ijlp. 

Collection des œuvres du lettré Sa kai tyevg. 

15 vol. 

B.xv. 

Citée par le Tai tmig oun ok et le Htoiig moxm 
koan tji. 

Auteur : Sye Ke tjyeng^ f^ ^ iE> premier surnom 
Tjâ oueuj -jr 7C> surnom Kang tjyoungj p^ll ^5 origi- 
naire de Toi syeng^ ^ Jsfe, docteur en 1444, Grand 
Compositeur sous Yei tjong ; nom posthume Moun 
tchyoungy % J^v 



nn 






Htai tjài tjip. 

Collection dès œuyees du lettré Htai tjài. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Ryoïi Pang syeny ^ ^ ^, surnom Tjâ 
kyeij -jr ^» originaire de Syou (vulgaire syé) san, ]^ 
iJj ; il vivait pendant la période Yong lo, y^ ^ 
(1403-1424). 



552. 






Koi ai Ijip, 

Collection des œuvres du lettré Koi ai. 

Citée par le Tai to7ig oun ok. 

Auteur : Kim Syou on^ ^ ^ îm> surnom 3fou7i 
ryangj ^ ^, originaire de Ye^ig son y y^ \1\ ; docteur 
sous Syei ijong^ Président du Conseil du Gouverne- 
ment, nom posthume Moun hpyeng^ '^ ^. 



306 LIV. IV : LITTÉRATURE. 





553. ^t |tf 

Tjye heii tjip. 

Collection des œuvres du lettre ^y^ hen. 

Citée par le Tai long mm oh. 

Auteur : Bi Syeh hyeng, ^5 ^^ ^ , surnom F^ 
0^9 Ifâ 3£> originaire de Yen an, ^ ^, docteur sons 
Syei tjong; il reçut de Syeng tjong le titre de Serviteur 
de mérite avec la qualification de Soutien de la Eaison, 
Tja ri kong sirij "fë ^ ^ ^, et fut fait Prince 
de Yen sgeng^ ÎÊ Jift /^ ^ ^ ; Président du Conseil 
du Gouvernement ; nom posthume Maun kang, "^ J^. 




554. -m 

Sam htan tjip. 

Collection des œu\ties du lettré Sam htmi. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Auteur : Ri Setnig tjyo, ^ ^ Q , surnom Ymn 
POy Mi^f originaire de Ya7ig syeuff, Wl^y doc- 
teur sous Syei tjong, Président de Ministère. 




555. m.^^ 

Sa syouk tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sa syouh tjài. 
Citée par le Tai tong oun oh. 
Auteur: Kang Heui màingy ^^^, surnom 
Kyeng syoun, H^ ^, autre nom littéraire Oun %yong 
he sa, ^ ^ ^ i» frère cadet de Kang Heui av, 
il^lS ; docteur souBSyei tjong; membre du Grand 
Conseil, nom posthume Moun ryang, "^ ^. 



CUAl;. n : PfiOSË. * 807 

S56. :î?^ 3fe ^ It ^ 

jRyauk syen èàing you ho. 
Œuvres des six lettrés. 

3 vol. îu-8. 

B.lv. 

Préface par Ijyo Hyang^ de Haa yang^ ^ KIf ffî 
j^, datée de 1658, ^ H ffi j3|, c'est à dire j^ j^. 

Avertissement; fac-similé de récriture des six 
lettrés ; leur vie. 

Ces six lettrés sont les six fonctionnaires fidèles 
au Roi Tan ijong^ (cf. Tjang reung iji) qui voulurent 
le remettre sur le trône et furent tués par ordre de 
Syei tjoj en 1456. 

Syeng Sam moun^ ^ !H ^> surnom Keun pOj ^ 
'^, nom littéraire Mai tjyouk hen^ ^^HTÏF» doc- 
teur en 1438 ; et son père Syeng Seung, J5R W-^ 
originaire de Tchyang nyengj ^ ^, Commandeur 
Général des Gardes^ nom posthume Syaiig hyei^ |i|^- 

Pak Fàing nyen, i^h ^ ^, surnom In soUf iZ, 
^, originaire de Hpyeng yang, ^ 1^ ; docteur sous 
Syei ijangy Ministre des Fonctionnaires. 

Ha Oui tiy M i@ i%i surnom Htyen tjyang^ ^ 
^, nom littéraire Tan kyei, j^^f originaire de 
Tjin tjyouj ^ jH1> docteur sous Syd tjong. 

Ri Kaij ^ !§, surnom Fàik ko^ \^ i^, autre 
surnom Tchyeng pOy tp| ^, originaire de Han san^ 
^ |lj, docteur sous Syei tjang ^ Compositeur Eoyal. 

Byou Syeng (meiiy ^ |^ ^, surnom Htai tcho, ^ 
^, originaire de 3Ioun hoa, ^ 4ij> docteur sous Syei 
tjong. 

(€^4) (Mt^iv^) (2fc Hk m) 



308 JtlV. IV : LITTÉRATUREL 

Yoli Euny pou, 'gq JBJI ^, originaire de Keui kyei, 

Le fils de Pak Paing nyea échappa à la mort et 
fit les sacrifices des nix familles ; un de ses descen- 
dauls, Pak Syouny ko, ifY ^ "È^, a écrit une postface 
pour le présent ouvrage (J!J^ J^, 1658). 

Postface de 1645, ^ @, par Kim f^yang heny de 
An tony, ^ !^ ^ f^ W^y Grand Conseiller de 
In tjo. 

Postface, non datée, de Pi Kyetig ek, ^j^^> 
Grand Conseiller de Hyeii tjoiig. 

Postface de 1672, î ^, par You7i f<à kouk, f* 

Pak Syoung ko, étant devenu magistrat de 2(yeng 
oiœlj ^ ^, où sont adorés les six fonctionnaires 
fidèles, fit réparer leur temple et ra^ssembla ce qu'il 
put trouver de leurs ouvrages ]X)ur Vy conserver; 
ces œuvres furent ensuite gravées par les soins du 
Gouverneur du Tjyen ra. 





Ô57. :^ ^ ^ m 

Ryouk syeti sàing tjip. 

Collection des œuvres des six lettrés. 

3 vol. 

Probablement le même ouvrage que ci-dessus. 

Syeng keun po tjip. 

Collection des œuvres de ^Syeng Keun po. 




CHAP. II : PROSE. 309 

l.vol. 

B.R. 

Auteur: Syeny ^SW/i moun^ /^znlll]- 

558. i^m'^^M 

Tchyem hpil tjài tjip. 

Collection des œuvkes du lettré Tchyem hpil Ijài. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Klm Tjong tjik, ^ ^ |^, surnom Kyel 
ofh ^ Mif fils de K^im Syouk tjâ^ ^i^*^»^*^ docteur 
sous Syei tjoy Ministre de la Justice ; il dépassa la répu- 
tation de son père et eut un grand nombres d'élèves. 
Accusé auprès du Prince de Yen sauy comme auteur 
du Tyo eni tyei pou, il fut mis à mort en 1498, 
J!J^ ^ ; la plupart de ses élèves furent ou mis à 
mort ou exilés. Nom posthume 3Ioun kan, ^ ^. 

550. m n 11 m 

Mât ouel kl H y tjip. 

Collection de^ œuvres du lettré 3Iài ouel tany. 

9 vol. 

Citée par le 2\ii lomj oiui ok. 

Auteur : Kim Si seup, ^ ^ W> surnom Yel 
kyenyj ^ JQl, noms littéraires 3Iài ouel tany, i^ 
^ ^ ; ^y^^ tjàm^ § ^ ; Tchyeny han tjâ, 1^ ^ 

1. Surnom TJà pai, ip ;fê, nom littéraire Kaiig ho, fllSB, doc- 
teur sous Sycl fjong, célèbre sage, élève de Ya eun, 7& S^> originaire 
de Syen aaii^ ^ lll- ^ 



310 LIV. rV : LITTÉRATURE. 



^ ; PyeJc san, ^ llj ; Tchyeng euuy ^ g; % 
J^ngy ^^\ êyei ong, |fe ifr ^ ; originaire de 
Kang reiuuj^ ^ |^ ; remarquable j>ar sa précocité: 
il connaisait les caractères en naissant, à trois ans 
il lut le Tcléotiç ymig, à cinq ans, il faisait des 
vers ; Syei tjong Tappela près de lui. Lors de 
Tusurpation de Syei tjoy il brûla ses écrits et se fit 
bonze ; plus tard il se maria ; à la mort de sa femme, 
il se fit bonze de nouveau. 






560. 

An tjài ijîp. 

Collection bes œuvres du lettré Ati. tJàL 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Syeng Im, f^iJ:, surnom Tjyoung kyengy 
S ÎBP, originaire de Tchyang nyeng, ^ ^ ; docteur 
sous Syei tjong , membre du Gi"aud Conseil; nom 
lX)sthume 3Ioun an y ^ ^- 

561. M ift ^ ^ 

Tjin il tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré T/in il tjài. 

Citée par le Tai tang oun ok. 
Auteur : ^Sgeng Kan^ J^ j^, su ru o ni Soa tjyoung, 
^ ffïf frère cadet du précédent ; docteur en 1453. 




562. JE È 

He pàik tf/eng tjip. 

Collection des œuvres im lettré He pàik lyeng. 




CHAP. II : PROBR 8U 

Citée par le Tai Umg oun ok. 

Auteur : Syeriff Kyen, ^Ift, surnom Kyeng syotikf 
îl :^f autre nom littéraire Yoriff tjài^ ^ ^, frère 
cadet des précédents, docteur sous Syei tjo^ Grand 
Compositeur sous le Prince de Yen san; nom post- 
hume Moun tàij ^ 








663. 

Ri hpyeng sa tjip. 

Collection des œuvees de l'aide-de-camp RL 

1 vol. 
S.xi. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Ri Mokj ^ ^, surnom Tjyoung ong^ ^ 
^, originaire de Tjjyen. tjyouj ^ jH1> docteur en 
1453, élève de Tchyem IipUy ^^ $, mis à mort en 
1498. 




564. 0J iF 

3foul tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Moul tjài. 

• 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur : Son Syoun hyo^ ^ ^ ^, surnom Kyeng 
P^y %^> autre nom littéraire Tchil hyou ke sa, 
'\ji^^ zhy originaire de Hpyeng Mi, ^ Jf|, doc- 
teur sous Tan tjong, membre du Grand Conseil ; nom 
posthume 3Ioun tjyeng, ^ît 




(^1I#) U/ii.i,$v») * {% mm) 



^ 



312 LIV. IV: LITTÉ31ATDKR 

'5C5. pg M ^ ^ 

*SVî oii tyeny tjip. 

Collection des œl^'res du lettré *Sîrî ou tyeng. 

Citée par le Tai long oini oh. 

Auteur: Sïk^ Prince de Pou ri m y S^^]^» 
surnom Rang ong^ j§ ^, fils de Tjeung, Prince de 
Kyei yang^ >^ ^ ^ ï@f fils luî-niême de Syei Ijmg. 




566. W Jft 

Tchyeng hpa tjip. 

Collection des œuvkes du lettré Tchyeng hpa. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Ri Ryouky ^ ^, surnom Pang ong, ]ft 
^, originaire de Ko 9yeng^ ^ Jj^, docteur sous Syei 
tjo. 







Syo yo tjài tjip. 

C0U.ECT10N des œuvres du lettré Syo yo tjài. 

Citée par le Tai Imig oun ok. 

Auteur : Tchoi Syouk tjyeng^ -^ ;j^ j[^, surnom 
Konh hoa, ^ ^, originaire de Yang tchyeng % jl|. 
docteur sous Syei tjo^ Compositeur Royal. 

568. jt È ^ ^ 

He pàik tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré He pàik tang. 

Citfe par le Ta;i tong oun ok. 
Auteur : Hmig Koui tai, ^ ^ ^, surnom Kyem 
^y^^*» ^^> autre nom littéraire Ha7}i he tyeng, 



(^•^•f) * U/t/îo) (js: m ») 



CHAP. II : FB06E. 813 

® Êi ^> originaire de Pou kyei^ ^ ^j dans le 
district de Eui ketmg^ ^ S^ ; docteur sous Syei tjo ; 
membre du Grand Conseil ; mort en exil sous le 
Prince de Yen san; nom posthume 3Toun koang^ 





569. tS^ 
Ran tjài tjîp. 

COLLECTION DES ŒUVKES DU LETTEÉ Ran tjài. 

1 vol. 

B.xv. 

Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur : Tchai Syouj ^ ^, surnom Ki tji, ^ ^f 
originaire de In ijyou, j~Z JWi docteur sous Yei tjong. 




570. M. B ^ 

Hpoung ouel tyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hpoung ouel tyeng. 

2 vol. 
B.R. 

Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur : Tyeng j Grand Prince de Ouel sanj ^ \\\ 
^ © "^j surnom Tjâ mij ^ ^, fils de Tek tjo7ig. 



571. M ÏÉ I 

Syeng koang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Syeng koang. 

Citée par le Tai tong oun ok. 
Auteur : Sim oueiij Prince de IJyou kyeiy ^ ^ 
J|§, surnom Pàik yen^ 'fjâ i^» autre nom 





(*^ ^) (>^L^«v.) {% m m) 




314 LÏV. IV : LITTERA.TURE. 

littéraire Meuk tjài^ ^ 5^, descendant à la troisième 
génération de Po, Grand Prince de Hyo uyeng^ 
'^^'^^ ^, fils lui-même de Ilïai tjong. Sim 
otien^ étudia sous Tchyem hpil, ^^ ^, et fut mis à 
mort en 1504; il est regardé comme l'un des Sages 
coréens. Nom posthume Moun tchyoung^ ^ j£. 






572, Z 

/ ah tyeiig tjip. 

Collection des œuvbes du lettré / ak tyeiig. 

Citée par le Tai long mm oh. 

Auteur : Sin Yong hai, ^ ^ Jj||[, surnom Kai tjif 
îfÊ ^1 autre nom littéraire Syong hyeiy J^ ^, né en 
1463 ; petit fils de Sin Syotih tjyouy ^ ^ ^^ docteur 
sous Syeng tjong ^ Grand Conseiller de Tjymmg tj&ng. 
Nom posthume Moun hyeng^ '^ 





573. 7|C g| 

Mbh hyei tjip. 

Collection des œuvees du lettré 3fok hyei. 

Citée par le Tai tong onn oh. 

Auteur : Kang Houj ^ ^, surnom Sa JiOj J^ Jr» 
originaire de Tjin tjyou, ^JWl docteur en 1486; 
Président du Conseil du Gouvernement, Serviteur de 
mérite avec la qualification de Pacificateur du 
Royaume, Tjyeng houh hong si^i, j^ @ 'J^J P.» 
Prince de Tjin tchyen, ^ jl| ^ ; nom posthume 
Moun hanj ^ ^. 



CHAT. II : PBOBE. 315 




574. jL Jh £• 
Tji tji iang ijip. 
Collection des œuvres du lettré Tji tji tang., 

4 vol. 
B.xi. 

Citée par le Tai long ouii ok. 

Auteur : Kim Màiiig si/engy ^ ^ ^y surnom 
Syen oueriy ^ ^, originaire de Hài hypengy 1^ ^i 
docteur sous Syeng tjong. 




575. ^ 3t 

Tchyoung tjàl tjip. 

Collection des œuvrfs du lettré Tchyoung tjài. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Tc/wi Syouk sàiîigj -^M ^ ^ > surnom Tjâ 
Ijiuy ^ Ht, originaire de Kyeng fjyoti^ ]|| jf^H> ^^^^ 
teur sous Syeng tjongj membre du Grand Conseil, 
dégi-adé en 1519 après sa mort. 




576. m Wi 

Tchak yeng tjip. 

Collection des œuvres du lettre Tchak yeng. 

2 vol. 

B.Iv. 

Auteur : Kim U son^ ^ |^H j^, surnom Kyei oun^ 
^ S, originaire de Kim hàij ^ ;^, élève de 
Tchyem hpilj fj^ ^, docteur en 1486, compris dans 
la proscription de 1498. 



816 LIV. IV : LITTÉRATURE. 




577. 1^ ¥i 

Syou hen Ijip. 

Collection des œuvres du lettré /Sft/ou hen. 

Citée par le Tal long aun ok. 

Préface par Sye aij ® J^> 

Auteur : Kouen pok, fH JÊ j|g, surnom Hyanj 
Ijij ^ ;^, originaire de Ryei tchyen^ S§ ji|» ^l^ve de 
Tchyem hpU^ fj^ ^, docteur sous Syeny Ijoiyj^ misa 
mort en 1498. 




578. :^ ^ 

Tcho tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tcho tang. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Kang Kyeng ëyey ^ ;^ ^, surnom Tjà 
mou7h ^ ^f originaire de TJin tjyouj ^ jHI, docteur 
sous Syeng tjong ; bâton né et exile eu 1498, puis 
gracié, il devint Président du Conseil Privé- 

« 

579. UM % 

Keum nam tjip. 

Collection des œuvres du lettré Keum nam. 

Citée par le Rye sa tyei kang. 

Auteur : Tchai Pou^ ^ ^, surnom Yen yen, ^ 

, originaire de Htam tjin, ^ ^, dans le district 

de lia ijyouj j^ ^| ; envoyé en mission à Quelpaërt, 

il fit naufrage en Chine, sur les côtes du TcJie kiatiÇf 

^ tL ; exilé en 1498, il fut mis à mort en 1504. 





CHAR II : PBOSE. 817 

580. ^ ff ^ 

Mang hen tjip. 

Collection des œuvres du lettré 3fanfj hen. 

Citée par le Tai Uyny oun ok. 

Auteur : Ri TjyoUy ^ ^ , surnom Tjyou Iji, ^ 
j^, descendant de Hâing Ichoiiy ^ ^, docteur bous 
S yen g tjonyj élève de Tchycm hpilj "{^ ^, exilé en 
1498, mis à mort en 1504. • 



581. m^% 

Mai kyei tjip. 

Collection des œuvres du lettré Mai kyei. 

10 vol. 

S.xv. 

Citée par le Tai long oim ok. 

Auteur : 2jo Ouiy '^ j^^ surnom Htai he^ ^ 
originaire de Tchyany nyeny^ ^ ^, docteur sous 
Syeay tjoiiyj élève de Tchyem hpity f||^ ^, exilé et 
mort en exil. 






582. i\ 

jRoi kyei tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hoi kyei. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : You Ho iuj "Hif $f ^ , surnom Keuk keuiy 
]Hi S> originaire de Ko ryengy ^ ^, élève de 
Tchyem hpilj f|^ ^, docteur sous Syeng Ijong. 



(•^^ 4) u^Li>«v^) {% m m) 



318 LIV. IV : LITTERATUBE: 

582"- 5t ® S atn 

Moun tjyel kofig you ko. 
Œuvres de 3Ioun ijyeL 

1 vol. in-4, 59 feuillets formant 2 liv 

M.C. _ 

Auteur : Tjyo Ouen keui, f^ JC ifô» surnom lii tji, 
^ -2l> ^^^ posthume Jlaun tjyelj originaire de Han 
y^^f^iff M Wii ^^^ ^^ 14Ô7, fonctionnaire, il résista aui 
ordres illégaux du Priuce de Yen san ; plus tard, il 
réuisset dans diverses missions difficiles et arriva à 
être Conseiller au Grand Conseil : il mourut en 1533. 
Un de ses ancêtres, Tjyo Ryang keuîj j^ ^ 3^, avait 
été au service de la dynastie des Yïiett, JC* 




583. JE M 

He am Ijip. 

Collection des œuvbes du lettré He am. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Postface de Sye ai y |S J^. 

Auteur : Tjyeny Heid ryany^ ^ ^ ^, surnom 
Syoun pouy ^ ffe, originaire de Hài tjyoa^ ^ jHl > 
docteur sous le Prince de Yen san^ exilé en 1498, 
gracié en loOl ; il se noya par accident. 

Ô84. ^U.M 

Tchyou kang ijip. 

Collection des œuvres du lettré Tchyou kang. 

5 vol. 
13. R. 

Citée par le Tai long oun ok^ le Tjang reung tjij etc. 




\ 



J 



CHAP. Il: PROSR 819 



Auteur : Nmn Hyo oriy ^ ^ îS.* surnom Pàîk 
koiigj \^ ^, orîgînaire de Eui nyengy [^ ^, élève 
de Tchyem hpilf f|^ ^. En 1504, après sa mort, il 
fut accusé et jugé comme auteur du Ryouk sin tjyen, 
attentatoire à la mémoire de Syei ijo; son cercueil 
fut ouvert et son cadavre mis en pièces. 




585. % ^ 

Ou am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ou am. 

Citée par le Tai txmg mm ok. 

Auteur : Hong Yen tchyoung^ î^ ^ Jfet surnom 
Tjik kyeng, i|[ 5BP, originaire de Pou kyeij ^ ^, 
docteur sous le Prince de Yefi san, accusé en 1504. 




586. fê Ip: $f 

Eup tchyoui hen tjip. 

Collection des œuvres du lettré Eup tchyoui hen. 

5 vol. 

S.B. 

Citée par le Tai tong oun ok. 

Auteur: Pak Enn^ ^'h ^> surnom Tjyoung yeU 
ft* Wt^ originaire de Ko ryeng^ |^ §, docteur sous 
le Prince de Yen san, mis à mort en 1505. 






587. 

Noul tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré No^d tjài. 

15 vol. 
B.K. 



320 



LIV. IV : LnrÉKATDIŒ. 



"^ 



Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur: Pah Syang, 1^ j^, surnom Tchyang <yW, 
"1^, originaire de Tchyoung tjyauj j£ ^, docteur 
en 1501. 



588. ^^^ 

Tjyeng am tjip. 

Collection des œutbes du lettbé Tjyeng am. 

4 vol. 

B.R. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Tjyo Kmng tjoj @ ^Jfe ^, snrnom Hyo 
tjîky ^ ^, originaire de Han yang, ^^ ^, élève 
de Han hotien, ^ lla^^^ ; docteur en 1515, Grand 
Censeur, exilé et mis à mort en 1519 (cf. Ke\d myo 
rok) ; nom posthume Moiin ijyengy '^ JE. La répu- 
tation de Tjyo Koang tjo égale celle de son maître. 



I 




^9- M 1â 

Mo tjâi tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Mo Ijài. 

7 vol. 
S.R. 

Citée par le Tjang reung iji et le Tai long oun oh. 

Auteur : Kîm An houkj ^ ^ S, surnom Koxà 

kyeng^ ^ JBPi originaire de Eui sycng^ ^ |^, élève 



1. Kîm Hong hpil, ^^ ^» surnom Tai hen, ^ K, originaire 
de Sy<m (vulgaire Sye) heting, $ ^, élève de Tchyein hpil, ftll, 
licencié en 1480; exilé en 1498, rais à mort en 1504, l'un des Sages 
coréens les plus renommés. 



(^•f +) 



iMtXij^) 



ix m n) 



CHAP. n : PROSR 821 



de Han houeuy I^B^» docteur sous le Prince de 
Yen sarif Compositeur Royal, Gouverneur du Kyeng 
Byang^ SE fSfi où il fît imprimer plusieurs ouvrages 
de morale ; exilé en 1519, rappelé en 1537, mem- 
bre du Grand Conseil. Nom posthume Moun kyeng, 




690. JS 5(1 

Sa tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sa tjài. 

2 vol. 

Auteur : Kîm Tjyeng kouk, ^ jE H> surnom 
Kotik hpUy @ 5S5> frère cadet du précédent et, comme 
lui, élève de Han hotcenj 1^ 8a, docteur en 1509 ; 
il ne fut pas compris dans la persécution de 1519 ; 
membre du Grand Conseil. Nom jtosthume Mbun 
mokf ^ 






591. ^ )I> 

Yang sim tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Yang sim tang. 

Postface par Htai kyeiy ^^- 

Auteur : Tjyo Syeng, ^ ^, surnom Pàik yang, 
iÙ fê> originaire de Hpyeng yang, ^ i^, élève de 
Tjyeng am, ^^. 

692. ^ m $k 

Tchyoung am tjip. * • " 

Collection des œuvres du lettré Tchyoung am. 



LTV. IV : UTTÉSATURE. 

15 vol. 

B.R. 

Citée par le Tai ton^ oun oh. 

Auteur : K\m Tjyen^^ ^^ ^p, samom (he% 
Ichyoungy 7C ^> originaire de Kyeng tjyou, §^ ^; 
docteur en 1508 ; Ministre de la Justice, bâtonné et 
exilé à Quelpaêrt où Jl se suicida. Nom posthume 




693. ^ Sir 

Yong tjài tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Yong ijâi. 

7 voL 

B.R. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur: Ri Hàing, ^^, surnom Tchàik tjî, j| 
;2l, docteur en 1478, originaire de Teh «yaw, ^ijfi't 
opposé aux exilés de 1519 sur la question de la 
réhabilitation de la reine Sirij {^^ J3^, femme de 
Tjyoung tjong ; il se retira à Myen tchyen, ^]\\\ 
plus tard, il devint Grand Conseiller. Nom post- 
hume Moung tyengy ^ ^. 





594. 1^ 

Eum ai ijip. 

Collection des œuvres du lettré Eum ai. 

Citée par le Tjang reuvg iji, le Tai long oun oh, etc. 

Auteur: Ri Tjà, ^fj, surnom Tchà ya, ^ffi 

descendant de Mok eun, ^ Ht» docteur en 1504 ; 



(*-f -f) 



(>ylBt*<>) 



{X m ») 



•\ 



CHAP. II : PB06R 323 

membre du Grand Conseil ; exilé en 1519, puis 
gracié ; exilé de nouveau. Nom posthume 3I(m7i eui. 




595. ^fÊ ^ ^ 

Hoa tam tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hoç, tam. 

Citée par le Tai long aun oh. 

Auteur : Sye Kyeng tekj f^ ^ ^, surnom Ka koUj 
"pj ^, autre nom littéraire Fok ijài^ ^ 5^, originaire 
de Tang Byengy ^ J^, élève de Hian sou, ^ M»"^ ^1 
vécut dans la retraite et refusa toute fonction ; Tjyoung 
tjong lui donna le nom posthume de Moun kang, ^ 

;, et le titre posthume de Grand Conseiller, 






596. ^ ^ 

Mou reung tjap ko. 

Œuvres diverses de Mou reung. 

Citées par le Tai long oun ok. 

Auteur : Tjyou Syei peung, ^ "tth ^j surnom 
Kyeng you, JP; j^E» »om littéraire Sin ijài, fl| 5^, 
originaire de Syang tjyou, ^ ^, docteur sous 
Tjyoung tjong, Vice-compositeur royal; en 1543, il 
fonda à Pàik oun tong, Q ^ ^, dépendant de Syoun 
keung, )l[j| ^, dont il était magistrat, le Collège de 
Syo' syou, i|@ i^ $ ^, en l'honneur de An You, 



1. /?/ Yen kj/euff, ^|£|||, surnom Tjyamj kil, :& "Si originaire 
de Koauff tjyou, J| jHi» élève de Tjyetifjf avh ^ ^. 



824 LIV. IV : LITTÉBATUBE. 



^ ^, et de deux autres Sages : c'est le premier 
Collège fondé en Corée ; en 1550, le Roi fit don à ce 
Collège d'un tableau dédicatoîre écrit de sa maio. 




597. fe ^ 

Syofiff am tjip. 

Collection des œuvbes de Syong am. 

Citée par le Htong maun hoan ijL 

Auteur : Ryou Koan^ H^ }^, surnom Koan Iji, 

^, né en 1484, originaire de Moun hoa, ^ft> 

docteur en 1508, Grand Conseiller de In tjong, 

accusé faussement de conspiration et mis à mort, 

réhabilité par Syen ijo. 





598. ;^ 0^ ^ 

Tjyang eum iyeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ijy^^g ^^^ ty^^^y* 
1 vol. 
B.xi. 

Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur: lia Sik, JS^^, surnom Tjyeng onenj 
jE5)§, originaire de An tycng^ district de Pi an, 
Jt é ^ éi mis à mort en 1545. 




599. ^ iF Jt 
Syong tjài you ko. 
Œuvbes de Syong tjài. 

2 vol. in-4, formant 4 livres. 
Auteur : Ra Syei tchwny |^ ^ j^, surnom Pi 
seungy 2 ^y originaire de Ra tjyouj M jHlf né en 

(•^•f 4)* UAIÎO) (39: S «) 



# 

CHAP. U : PB06E. 325 

1498, docteur sous Tjytmng tjong^ Grand Censeur; 
mort en 1551, En 1642, un temple lui fut élevé à 
Syong rim mriy fô I^ |Jj, ses œuvres furent imprimées 
à l'aide de caractères mobiles en 1776 et furent 
gravées en 1829, 

Préface en caractères cursife, de 1801, ^f^^ 
^^jJS'g, par Sang Hoan keuiy de Tek eun, ^)^ 

Fac similé de l'écriture de Syong tjài. 

Postface de 1657, ^ f^ X M> P^^ ^^ Keui hyeng^ 
de Tjyen eu% ^ ^ ^ ^ ^• 

Postface de 1810, :^ Itfë 7C ^ 1^ ^, par 
Song Tchi hjou, de Eun ijin, M ^ tI^ 1? ^ « 

Postface de 1811, Ji ;^ + — ^, par Hong Syek 
tjyouj de Hpoung san, M Ul i^ 1^ ^ - 




600. RI # 

Yang kok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Yang kok. 

Citée par le Tài long oun ok. 

Auteur : So Syei yang y ]i^ itt ^j surnom En 
kyeniy ^ |^, originaire de Tjin tjyoUf '^ JH^, docteur 
en 1509; Président du Conseil du Gouvernement. 




601. mm ^ ± 

Soi tjài syen sâing tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hoi tjâi. 

Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur: Ri En tyeky ^^jft, surnom Pok ko, 
^ "Èj autre nom littéraire Tjà kyei ong, ^ 





(€ ^ ^) UAt^ôv>) (3fc II m) 



s» Uy. IV s UITÉRATCJRR 

premier postnom Tyeh^ ^, auquel^ par ordre de 
Tjyaung tjonff, il ajouta le caractère -£n, ]§^, origi- 
naire de Bye tjyau, 0[ jHi> docteur en 1514 ; membre 
du Grand Conseil ; en 1547, exilé à ITang kyei, 
ÎL^9 où il mourut; nom posthume Moun otcen, 




eo2. m^x 

Hoi tjài moun Ijip. 

Collection des compositions du lbttbjè Hai tjài 

Citée par le Tong hyeny Ijap keui. 
Cf. ci-dessus. 

603. i^jt ^ 

So tjài tjip. 

Collection des œuvbes du lettké So tjàL 

Auteur : Ro Syou sin, £ ^ ^^, surnom Kàa hoi, 
HE tft> originaire de À"oan^ </yoM, :Jfc jH1> docteur en 
1543, élève de ffoi tjàij V^ 5lF> ^t de Hlan sou, 
^ J^ ; exile en 1547 ; Grand Conseiller de Syen Ijo; 
nom posthume Moun kan, '^ f|f , ou Matin eux, ^ ^* 




604. ;*: li ^ 

Tai Icoan ijà tjip. 

Collection des œuvbes du sage Tai koa?i. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Auteur : Sim Eui, jjfc ^, surnom JStii Ijiy ^\2l> 
nom littéraire Tai koan tjài, 'J^ ^ 5^, originaire de 
Hpoung sarij ]§j |lj ; docteur sous Tjyming tjong. 



(•^•t-f) (>/tlî<» ix fi ») 




CHAP. n : PROBE. 827 

O 



605. itf^^^ 
Tai hoan pon tcho. 
Brouillons de Tai koan. 

12 vol. 

Cf. ci-dessus. 




606. ît a: 

Tchyeng hang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tchyeng hang. 

3 vol. 

Auteur : Ri Tjyei «m, ^ j^lF RS> surnom Mong 
eung, ^ |^, originaire de Tjye?i euiy ^ ^, Com- 
mandant de forteresse sous Tjyoung tjong. 




607- jBf ffi 

Ha sye tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ha sye. 

13 vol., autre édition en 8 vol. 

B.xl. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Kim Rin hou, ^(1^1^, surnom Hou tji^ 
j|[ ;^, originaire de Oui san^ ]^ \\\ ; élève de Mo 
tjâi, ^ ^ ; docteur sous Tjyoung tjong j Explicateur 
sous In tjong; nom posthume Moun tjyeng^ ^ JE- 



S28 LIV. IV : UTTÉRATUREL 




608. rjfeîîf 

Ki tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ki ijàî. 

Citée par le Tai long oun ok. 

Auteur : Sin Koang Aa/i, ^ 3^ ^, surnom Hm 
ijh ^ ^1 autre^ surnom Si hoi, ^ R^, autre nom 
littéraire Rak po^ig^ H^ $, descendant de Sin Syoû 
tjyou, ^î^:J5*; docteur en 1510; Grand Com- 
positeur sous In tjong; nom posthume Moun km, 




609. H K 

Kaui am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Koui am. 

Citée par le Hou tjà hyeng hpyen. 

Auteur : Ri Tjyeng, $ ^, surnom Kang i, % % 
originaire de Sa tchyen, fQ jl| ; docteur sous Tjyomg 
tjong. 





610. ^ 

Nam myeng tjip. 

Collection des œuvres du lettré Nam myeng. 
3 vol. 

B.xv. 

Citée par le Tai tong oun oh. 

Postface de Sye ai^ ffiJlË- 

Auteur: Tjo Sik, WM. surnom Ken Jjyoung, 
H fli, originaire de Tchyang nyeng, ^ ^, il vécut 
sous Myeng tjo?ig et Syen tjo et refusa toutes fonc- 
tions. 



ÇHAP. n : PBOSE. 329 

-611. '^mM 

Hioi kyei tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hioi kyei. 

31 vol. în-4, formant 49 livres. 

B.B. 

Auteur : Ei Hoang^ ^ ^, surnom Kyeng ho^ 
JP; y^ ; autre nom littéraire Htoî to ongj ^ |^ ^, 
tiré du nom de la montagne Toj i^ Uj^ où il se retira; 
descendant d'une famille illustre sous la dynastie 
de Ko rye ; né à O/i kyei n, îS. ^ M> dépendant de 
Ryei an, ji[ ^, en 1501, 5Z, ?è + ^ ; docteur 
sous Tjyoung tjong; Président du Conseil du Gou- 
vernement, mort en 1571, jE ^ ^ ^ ; nom 
posthume Moun syourij ^ J^ ; Grand Conseiller après 
sa mort. Ce célèbre Sage eut un grand nombre 
d'élèves. 




612. 5l g| 3fc 4 

Hlai kyei syen sàing tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hioi kyei. 

Citée par le Tai long oun ok. 

C'est sans doute le même ouvrage que le précédent. 





613. i^ 

ITo po7ig ijip. 

Collection des œuvres du lettré Ko pong. 

Auteur : ITeui Tai seung, -^ ;;^ J|*, surnom Myeng 
eriy ^ ^, docteur en 1558, élève de Ri Hoang^ 
^^, Grand Maître des Bemontrances, nom post- 
hume Moun heuj ^ ^. 



330 LIV. IV : IJTTÊRATDRE 



'^ 




614. m 3fc 4 ^ « 

Ryang 8yen 9àing oang poh sye. 
Correspondance des deux Lettrés. 

2 vol. in-8. 

Lettres de Ri Hoang^ ^ J^, et Keui Tai $emg, 
^;K^i ouvrage imprimé on 1 788, ^J^ï^. 




615. ^ g| 

Keum hyei tjip. 

Collection des œuvres du lettré Keum hyei. 

1. vol. 

Citée par le Tai long oun oh. 

Auteur : Hoang Syoun ryang ^ ]^ ^ ^, surnom 
Tjyoung ke, ^ ^y originaire de Hpyeng hài, ^ % ; 
docteur en 1540, élève de Htoi toy ^ ^. 




616. ^ |Si| 

Han hang tjip. 

Collection des œuvres du lettré ITan hang. 

6 vol. 

B.xl. 

Auteur : Tjyeng Syoul, ^ ijfc, surnom To ka, Jl 
Pj, originaire de Tjrn tjyou, ^ Jf^^, élève de Ri 
JSbangy ^ ^, nom posthume Moun moh, ]^ i^. 



/ 



CHAP. II : PEOSE. S31 

617. ® ^ ^ 

Sa arn ijip. 

Collection des œuvres du lettré Sa am. 

3 vol. in-8, formant 4 livres, ' 

B.R. 5 vol. 

Auteur : Pak Syomij jf^j^ ^, surnom Hoa syoukj 
ffl M.* originaire de lia tjyou, j^ fH, né en 1523, 
^ ^ ^ :^> mort en 1589, Grand Conseiller de 
Syen tjoj nom posthume Moun tchyoung^ ^C ^"fe* 

1^ postface de 1592, 3& M> P^r ^^ Kyeng syek^ 

2? postface, non datée, de Hofig Tjik hpily ^ ^ 

3? postface de 1856, ^ )^y par À7//i Ileung keuuy 
de ^/i /o7i(7, ^ :^ É: ^ 1É- ' 

4? postface de 1857, il ;i A ^ T E, par 7)> 
7b?^ syoun, de yan^ (/y<>î^i ^ ^ ^ -^ ^» 

5? postface de 1857, 5Ë ^ >^ ]^ ^ ^'^' ^ <li^^® 
T E > par Fot^^ ^y^^y AyeTi, ^ ^ ^. 

6S postface de 1857, ^ H 0J T S, par /Si^w^r ÎW 

«y^. ^ ^ ?!• 

7S postface, de la même date, par Sim Kyeng 
tchàiky ;^ ®[ îH. 
Les œuvres sont suivies de la biographie de Tauteur. 




618. fé i^ 

O eum tjip. 

Collection des œuvres du lettré eum. 

3 vol. 



332 LIV. IV : LITTÉRATURE. 



Auteur : Youn Tau syati^ ^3" -^ ^, surnom Tjh 
aiigy ^ fCp, originaire de Hai hpyettg^ î^ ^, né en 
1533, Grand Conseiller de Syen tjoj nom posthume 
Maun tjyeng, % i||- 




610. ^ ^ 

Ou hyei tjip. 

Collection des œuvkes du lettré Ou kyeL 

6 vol. 

B.R. 

Ouvrage cité par le Tjang reung iji. 

Auteur : Syeng Hon^ f^ ^, surnom Ifo ouen, }§ 
^, originaire de Tchyang nyeng^ ^ ^, nom post- 
hume Moim haiij ^ |S[, nommé Grand Conseiller 
après sa mort. 




620. H ^ 4^ gliH 

You sa ou kyei syok tjip. 

Suite à la Collection des œuvres du lettré Oii kyei 

Ouvrage cité par le Hou tjà kyeng hpyetu 




621. ^ M 

Tchyou hpo tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tchyou hpo. 

Citée par le Hotc tjâ kyeng hpyen. 

Auteur: Hoang Sin, l^iH, surnom Sa syoukt 
M^l^f originaire de Tchyang otien, ^ ]^, élève de 
Syeng Hon^ JjSL W> ^^^ posthume Moun min, ^ f^- 




CHAF. II : PBOBE. 333 

622. 51 ^ è # 

Ryoul kok tjyen sye. 

Œuvres complètes de Ryoul kok. 

I. 20 vol. in-4. 
B.R. 

' Auteur: Ri /, ^ïÇ, surnom Syoïik hen^ 1^^9 
originaire de Tek syou, ^ 7|c, né en 1536, à Ka7ig 
reimffy ^ ^, d'une famille illustre depuis la dynastie 
de Ko rye, Ministre de la Guerre, mort en 1584. 
Nom posthume Moim syengy ^ ^. Il est regardé 
comme l'un des plus grands Sages de la Corée; il 
avait, dit-on, prédit l'invasion japonaise et plusieurs 
circonstances qui s'y rapportent. 

Une première édition de ses œuvres fut donnée en 
1611, ji^ ^ 5j5 ^', et une seconde plus complète en 
1744, ^j^^^ ^\ cette dernière,' que j'ai vue, 
renferme une postface de Ri Tjàiy ^ ^. 

II. Il existe de cet ouvrage une édition commune 
in.l2. * 




623. ^ ;ai 

Syong kang tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Syong kang. 

Auteur : Tjyeng Tchyelj ^ î|j[, surnom Kyei ham^ 
^VS> originaire de Yen il, J§ Hj né en 1536, 
Grand Conseiller de Syen Ijoy nom posthume Moun 
tchyeng, 5t î§- 



\ 



334 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

624. m MM 

Sye al tjip. 

Collection des œuvres du lettbé Sye au 

10 vol. grand in-8, formant 20 livres. 

Citée par le Htang moun koan tjL 

Auteur : Ryoxi Syeng ryofig, ^ J^ f^, surnom / 
kyeny fin ^, originaire de Hpotuig safij ^ ^], né 
en 1542, élève de Htoi kyeij j^ ^, Grand Conseiller 
de Syen tjoy célèbre comme lettré, nom posthume 
Moun tchyoung^ ^ J^^. 

Ses œuvres contiennent plusieurs pièces relatives 
à l'invasion japonaise. 

Préface de Ri Min kmiy ^ |& ^, datée de 1633, 



m^ 






Postface de la même date par Tjyang Hyen koang, 



625. 14 ^ ^ 
Yang myeng tjip* 
Collection des œuvres du lettré Yang myeng. 

Postface de Sye ai^ S M* 



626. fig ^ ^ $ 

Yang myeng yo sye. 

Écrits importants du lettré Yang myefig. 

10 vol. 



CHAP. n : PROSE. 335 

627. ^mM 

Sa hyei tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sa hjei. 

11 vol. 

S.xl. 

Auteur: Khn Tjyang snhigy ^^^, surnom 
Heui ouerif ^ 7C> originaire de Koang san, '^ |il, 
élève de Ryoul kok, JH ^, lettré célèbre, fonction- 
naire ; nom posthume Monn ouerty ^ 7C» 





C28. PI 

Tong tchyoun tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tong tchymn.^ 

Auteur : Song Tjyoun kil^ ^ ^ "n", surnom Myeng 
P^9 ^ ^> originaire de Utm tjinj ,§, ^, élève de 
Kim Tjyang sàing, ^ ;^ ^, nom posthume 3fmm 
tjyerigy % È. 




G28»>^- |ql ^ ^IJ 

Tong tchyonn pyel tjip. 

Collection spéciale des œuvres du lettré Tong 
tchyoun. 

5 vol. 
B.xv. 




629. â ^ 
Pàik 8a tjip. 
Collection des œuvres du lettré Pâik sa. 

23 vol. 



8S8 LIV. IV : LITTÉBATUREL 



Auteur : Ri Hang pokj ^^ fg ]|g, surnom ÎJa 
9yangy -f ^, né en 1556, originaire de Kyeng tjyoH, 
jH j^f Grand Conseiller de St/en Ijo, mort en 1618; 
nom posthume Mmm icki/oun^j ^ j^. 




630. *! Sg 

3Iâi t'Ckaîig ijip. 

Collection des œuvres du lettré 3fm tchang. 

3 vol. în-4, formant G livres. 

Auteur : Tjyeiig Sa sin, ^ zh "fn > surnom Tjàpm, 
•^^, né en 1558, à Peiik 7na am ri, préfecture de 
An tmigy ^ J^ ^b i^ ft Mi fonctionnaire ; mort en 
1619; Ministre des Rites après sa mort, en 1650, 

Cette collection renferme la biographie de T/yo 
Oan pyeky ^ ^ ^ : ce lettré coréen, fait prison- 
nier par les Japonais, devint Tesclave d'un marchand 
qui l'emmena en Annam ; la description de la 
traversée est pleine de détails fantastiques; les 
Annamites sont représentés comme très commerçants 
(le commerce serait fait par les femmes) et très lettrfe. 




631. ra ^ 

Sa myeng ijip. 

Collection des œuvres de Sa rayeng. 

I. 3 vol. grand in-8, formant 7 livres et d^ annexes. 
L.O.V 



IV volume : Préface de 1612, ^ ^ i ^, par 5e 
Tan po de Kyo sauy l!^ li| fï' ÔSb ^, ami de l'auteur. 



CHAP. II : PROSE. 387 

Œuvres. 

Postface de 1012, par Roi Meuk tangy ^ ^ ^. 

Texte d'une inscription commémorative en Thon- 
neur de.AS'â myeng. 

Vie de Sa myeng j par son élôve Hài nn^ ^ B^ : Sa 
myeng avait pour nom /w?, ^^ pour nom religieux 

You ijyeng^ ^Wiy P^^*^ surnom RI hoan^ l^^t 
pour noms littéraires . Sa myeng tang^ i^ ^, et 
Syong mm, ^ S ; né en 1544, 15 3^ H + H ^ 
Ç ^j d^me famille originaire de Hpoung tchyen, 
^ j||, il étudia le bouddhisme et se fit bonze en 
1561, ^M; ^^ 1575, ICà^i îl devint le disciple 
du célèbre Tchyeng he, ^ JÈ> dont il fut Taide-de- 
camp, lorsque celui-ci organisa les bonze coréens 
en corps d'armée pour résister aux Japonais; en 
1604, ^ ;^, il fut chargé de porter au Japon des 
lettres du Roi ; revêtu de la dignité de mandarin du 
second rang et d'un titre militaire élevé, il mourut 
en 1610, ;i|MH"f-A^J^^. Cette bio- 
graphie est datée de 1640 (Ô f|, année du dragon 
blanc, ou J^ ^) . 

Eloge funèbre de Sa myeng et de Sye san, ® llj 
(autre nom de Tchyeng he), écrit en 1652, ^ j^, par 
leur disciple Syeng il, ^ — '. 

2? volume : préface pour 1'" Histoire de Syong oun 
" pendant l'année 1592 " fô g IP î M ^ Sî. par 
Kim Tjyoung ryei, de Tchyeng «a, tf| ^ ^ # jS» 
datée de 1738, (?) (^iH, année du cheval jaune, 

ou tX ^)' 
Préface pour 1'" Histoire du courage loyal qui a 




338 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

" dissipé les dangers " par E You kouiy prince de 

Ham mien, J^Mj^l^S^^^lË- 

Histoire du courage loyal du bonze Syong om^ 

qui a dissipé les dangers, 3^^;^ 6îP^i'î'^l?lii^» 
Syong oun tai sa poun tchyoung sye nun roh: c'œt 
le récit des événements auxquels Sa myeng a été 
mêlé en 1594 et 1595, ^ ^ et 2à :^> accompagné 
de quelques décrets, rapports, lettres, ainsi que de la 
postface d^ine édition spéciale de cette histoire; cette 
postface est datée de 1738, + H ^ jd^ ^, et signée 
Sin You hariy de Tchyeng Ichyeriy W J^ ^ 1^ ^' 
etc. 

Texte des inscription et notice de la chapelle de 
HTpyo Ichyoxmg, à Mil yang, ^ Klr ^ J^ l@- 



3? volume : poésies composées par différents fonc- 
tionnaires à propos de cette chapelle- 
Postface de Bai min, |S{ ^, datée de 1778, $g H 
P9 "f" :il ^ : les poésies de Sa myeng qui sont con- 
tenues dans le 1? volume, avaient été conservées 
dans la famille d'un nommé 7)'o, ^, qui avait été Tami 
du bonze : Tjo Tek sin, W ^ S > i^oi^i littéraire 
Eui miuy sixième descendant de ce Tjoj fit don à 
la chapelle de Hpyo tchytnmg des poésies de Si 
myeng j qui furent alors imprimées avec tous les docu- 
ments concernant sa vie. 

II. Autre édition, 1 vol. in-4, 
B.E.— M.C. 

Cette édition ne renferme que la préface de Et 
Tan poj les œuvres, l'inscription commémoi*ative (voir 
ci-dessus, V? vol.) et la vie de Sa myeng par Hài an. 



CHAP. II : PROSE. 339 

632. M ^ m 

Kan syong tjlp. 

Collection des œuvres d\j letiré Kan aj/onr/. 

Citée pur le Hou tjà kyeng hpyea. 
Auteur contemporain de Tinvasion japonaise. 




633. JE ^ ^ ^ 

Tehyoung mou kong ha seung. 

Registres de famille de Tehyoung viou kongS^^ 

2 vol. în-4, formant 6 livres. 
L.O.V. 

1^' volume : préface de 1709, ^ H J|B 7C ^ A 
+ H î^ S 3:^ par Ri Sya, $ ^, Président du 
Conseil du Gouvernement. 

Préface de 1712, jH ® î M ^H SB M. P^r 
Ei I viyeng, de Pan «an, ^ lil $ B® '^i Président 
du Conseil du Gouvernement. 

Préface de 1716 (?), ^ $, par Ei Ye ok^^ffc 
■Tt , Commandant des forces navales du Tjyoi ra 
oriental, ^ M ;fe M- 

Table. 

1*/ livre : œuvres de Tehyoung nwu kong. 

2S livre : généalogie et vie de ce personnage, in- 
scriptions de son tombeau, de la chapelle qui lui est 
dédiée (Jji SS j|0> Tehyoung min sa), et autres in- 
scriptions commémoratives. 

1. Le titre est inexact et devrait être : Œuvres de Tehyoung 
viou kong. 



%i 



840 LIV. IV : UTTÊRATUBEL 

21 volume, 3S livre : biographie. 

Né en 1545, ^é I^Z^Û, '^ Séoul, cVune famiUe 
originaire de Tek syou^ ^ ^fc, JRi Syoun sin, surnom 
Ye kàij $^ 6^ n§f était Commandant des forces 
navales du Tjyen ra, oriental, -^ J^^^, quand k 
Japonais attaquèrent la Corée (1592) : il fit construire 
de grandes barques à double pont, où les eombattantâ 
(étaient à l'abri i)Our tirer ; sur le pont sni)érieur, 
étaient fixées de noiubeuses lames, disi^iniulées par 
de la paille, pour entraver les tentatives d'abordage; 
ces bateaux, qui firent éprouver de grands désastres 
à la flotte japonaise, sont encore célèbres sous le 
nom de bateaux-tortues, kaid syen, ^ ^ ; en 1866, 
le Régent, père du Roi, essaya d'en faire construire 
pour résister aux troupes françaises, mais on ne sut 
pas y parvenir. Jii Syoun 8i7i, après avoir lutté 
pendant toute la guerre avec la pi us grands énergie, 
fut tué, à la fin de Tannée 1598, Jfj^ J^, dans Tune 
des dernières batailles navales qui furent livrées. 
Il fut enterré auprès de Keivui sycng, ^ |^, une 
chapelle fut élevée en son honneur au nord du yamen 
du Commandant des forces navales du Tjyen ra 
oriental ; il reçut le nom posthume de Tchyouny mou. 

Les trois derniers livres contiennent différents 
décrets, rapports et lettres relatifs à Hi Syaun sin. 

634. ^ z^^ ^m 

m tchyou7ig mou kong tjyen sye. 

Œuvres complètes de Tchyoung moxi kong. 

8 voL in-folio. 
S.R. 



CHAP. U : FB06Ë. 841 

Impression en caractères mobiles, faite à la Biblio- 
thèque Royale en 1795. 
Cf. ci-dessus. 

635. ,"& ^ S 5t -¥ 
Tchyoung mou kong y ou sa. 

Œuvres laissées paii Tchyoung mou kong. 

1 vol. 
B.R. 

Cf. ci-dessus.- 

636. fé M ^ 
ri tjip. 

COLLECmON DES ŒUVRES DU LETrRÉ vL 

3 vol. 

B.H. 

Auteur : Ri Ouen ik, ^ 7C ^> surnom Kong Vj/e^ 
^ JKfl, originaire de Tjyen ijyou, ^ j^j né en 1547, 
Grand Conseiller de Sye?i tjo^ nom posthume Moun 
ichyouagy ^ ^^. 

637. muM 

Syc tant tjip. 

Collection des œuvres du lettré JSye lam. 

2 vol. in-4, formant 4 livres. 

Auteur : Hong Oui, ^ ^, surnom Oui pou, ^ 
^, originaire de Na^n yang, ^ Hf, né en 1659, 
fonctionnaire sous Syeii tjo et In tjo; mort en 1624, 





("S.^ #) {M/iLj.txr) {X m m) 







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//,!/. ;/•--;, ^^r -* ^ ci^tîngna «Lsos là ti^cTT^ 
o cr.:^ 1-^ Jif^-n^î*. rc,iLs n'arriva eepen-lini %\ata 

TE- 

I>s li^re- II ei III Je s^ 'leaTre? sont remplie par 
I*: j/<:mal «le rinva2i'>ii japonaise en 15y2, ~^ J^ H 

pSy ///» {/'Vi l7 ir-'.'yi'. 




COLLECriOX DIS ŒUVBIS DU LEITBÉ Tjyel onn. 






CHAR II : PROSE. 343 

4 vol. 

B.R. 

Ouvrage cîte par le Tong sa kang mok. 

Auteur : ffoiig Syeng min^ i^ lÊ K> surnom Si ka^ 
^ pj, originaire de Nam yang^ "^ ^, Grand Com- 
positeur sous Syen tjo; nom posthume Moun tjyengy 





640. ^ 

Han etim tjip. 

Collection des œuvres nu lettré Han eum. 

6 vol. 

B.R. 

Auteur : Ri Tek hyeng^ ^ ^ ^, surnom Myeng 
po, ^ "SFj originaire de Kyeng ijyouy j^ jW, né en 
15G1, Grand Conseiller de Syen tjo; nom posthume 
Moun ikj ^SC ^ 5 "lort en 1613. 




641. mm% Ê.% 

Han eum syen sâing moun tjip. 

Collection de compositions du lettré Han eum. 

3 vol. 

Peut-être le même ouvrage que ci-dessous. 




642. MBX 

Han eum moun ko. 

Œuvres du lettré Haii eum. 

3 vol. in-4, formant 4 livres. 
Auteur : Ei Tek hyeng^ ^ ^ ^« 



344 



LTV. IV : LITTÉRATURE. 



Postface de 1869, |& Jl y?^ ^ S E, par ^' ^^ 
ik, ^ îil §|, Gouverneur du Kyeng kexùy "% %, ; 
les œuvres de Han eum ont été réunies pour k 
première fois par RI Pok am^ ^^^^, nom litt^ 
raîre Keui yang^ ^ ^, descendant de Han etm H 
grand-père de £i Eni ik. 



643. B i> ^ 

Ofiel sa tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ottèl sa. 

20 vol. 

Ouvrage cité par le Htong moun hoan tji. 

Auteur : Ri Tyeng kouiy ^ ^ ^, surnom Syeng 
tjinff, ^ ^, originaire de Yen an, ^ ^, né en 
1564, Grand Conseiller de Tn fjo, nom postliume 
Moun tchyotmgj 3flC JE* 






644. 1^ tt ^ 
Syang tchon tjip. 
Collection des œuvres du lettré ^ang tchon. 

Citée par le T^ang reung tji. 

Auteur : Sln Kemn, ï^ ^, surnom Kyeng tymii^ 
%^> originaire de Hprjeng san, ^ jlj, né en 
1566, Grand Conseiller de Tn tjo; nom posthume 
3I(mn tjyeng, % ^. 



(t-f -f) 



(i:Aia:<if) 



(^ m n) 



CHAP. II : PROSR 345 

645. mfkM 

Tchyeng eum ijip. 

Collection des œuvres du lettré Tchyeng eum. 

Citée par le Hmi tjâ hyeng hpyen. 

Auteur : Kim Syang heUj ^^H^j surnom Syoxih 
tOyi^^j originaire de An long, ^ ^, né en 1570, 
Grand Conseiller de In tjo, nom posthume Moun 
tjyeng, % jE- 




646. mm 

Hpo tjye tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hpo tjye. 

Auteur : Tjyo Ik^ ^ ^, surnom Pi kyeng^ jRj 
HBP, originaire de Hpoung yang^ ^ i||, né en 1579, 
Grand Conseiller de Hyo tj(mgy nom posthume Movn 
hyo, '% 




G47. m'^% 

Tjâm kok ijîp. 

Collection des œuvres du lettré Tjàm kok. 

19 vol. 
B.xv. 

Citée par le Htong motin koan tji. 
Auteur : Kim yo^ik, ^ i^^, surnom Pâik houy ^ 
• 1^, originaire de Tchyeng hpoung , ^ JfflL, né en 
1580, Grand Conseiller de Hyo Ijong, nom posthume 
Moun ijyeng, % M.* 



MC LIV. TV : LITTÉRATURE. 





648. m)\\ 

Tji tchyen tjip. 

Collection des œuvres du lettbé Tji tchyen. 

8 vol. 

B.B. 

Ouvrage cité par le Htmxg 7noiin koan tji. 

Auteur : Tchm Myeng kil^ -^ PJ^ "o^, surnom J}à 
hyenij -f Kl, originaire de Tjyen tjyon^ ^ ^, né 
en 1586, Grand Conseiller de In tjo ; nom posthume 
Moun tchyongj 5t JE* 




649. «?# 

Kyei hoh tjip. 

Collection des œuvres du lettré Kyei hok. 

35 vol. 

S.Iv. 

Citée par le Htwig mmm koan tji. 

Auteur : Tjyang Youy §^ ^, surnom J^i kouh^ 
^ 9f originaire de Tek syau, ^ tJc, né en 1587, 
Grand Conseiller de In Ijo, beau-père de Hyo tjong 
et Prince de Sin hpoung^ 1§\^}^^^ \ nom post- 
hume Moun ichyoung, 38C JÈi* 




650. ^ H 

Otcel tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ouel tang. 

Auteur : Kang Syeh keuiy il @ ^, surnom Rk i, 
^ffn, originaire de Keuni tchyen, ^t'JII, né en 
1590, Grand Conseiller de In tjo, nom posthume 
Moun tjyeng, % ^• 



CHAP. II : PROSE. 847 

651. Tff ^ ^ 

Si nam tjip. 

Collection des œuvres du lettré Si iiam, 

11 vol. 

B.Kr. 

Auteur: Yoa Kyei^ "wT^^ surnom Moit tjyounffy 
^fl', originaire de Keui kyeiy >tB^, nom post- 
hume, Moun tchyoung^ 5t *&• H ^^^^ élève de 
Kim Tjipf ^ ^, (surnom Tjà kang, ^ f|ij ; nom 
littéraire Sin tok tjàiy fl| ^ ^, fils de Kivi Tjyang 
sàingj ^ ^ ^ ; nom posthume Mmin kyeiig^ ^t %)• 




652. :^ J^ ± 

hak sa tjip. 

Collection des œuvres du Compositeur Royal 0. 

2 vol. 

B.R. 

Auteur : Tal tjyeij ^ ^ ^. 

Avec deux autres Compositeurs Royaux, Youn 
Tjip, ^ ^, et Hong Ik Jmn, ^%^y il protesta 
contre la paix avec les Mantchous et dut leur être livré. 






653. 

Tchàik tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré TcMik tang. 

17 vol. 

B.R. 

Auteur : Bi Sikj ^ ^, surnom Ye ko, ^^9 
descendant de Bi Hàing, ^ ^, Grand Compositeur 
sous T71 tjOf nom posthume Moun tjyeng, 3flC ^* 



94o 



LIV. IV : LITTÊBATDBK 



654. ^ ^ ^ 

Ou pok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ou pok. 

10 vol. 

S.Il. 

Citée par le Htong vioan koan tJL 

Auteur : Tjt/enff Kyen-g Sf/el, ^ ^ fil;, surnom 
JCyenff im, Jp; ^, originaire de Tjin tjyoa, ^% 
Grand Compositeur sous In ijo^ nom posthume Mou 



655. H^^ 

Hah tjyou tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hak tjyou. 

Citée par le Htong moun koan tjL 
Auteur : Kim Hoïig ouk, ^ 5£, >|f5 ; ou Tjymj 
Heui kyo, %^^, surnom Hyei i, ^ îfQ, origi- 
uaire de Poiig san, ^ Uj, époque de In tjo, (?), 
Interprète. 



656. 9i^:k^ 

Song tjâ tai tjyen. 

ŒUVBES COMPLÈTES DU S AGE Soiig. 

103 vol. in-4. 

B.K. 120 vol. 

Auteur : Song Si ryd, ^ ^ ?»|, surnom Yeagfo, 
55 ^, nom littéraire Ou am, -^ ^, originaire de 
Eun tjin, ,g» ^, né en 1607 ; élève de Kim Tjytatg 
nàing, ^ ;^ i ; Grand Conseiller de Hym ijong: 



(€4 4) 



U-/irî < » 



(^ s %) 



OHAP. n : PROSE. S49 

l'un des plus renommés parmi les Sages coréens; 
adoré au temple de Confucius ; nom posthume Mau7i 
tjyeng, 3SC jE- 

L'opinion, soutenue par lui et ses élèves {No ran 
pour To ron, ^ |^) à propos du deuil du roi Hyo 
(Jofifff amena de sanglantes querelles avec les Navi in, 
^ A ; il fut exilé, puis mis ù mort avec un grand 
nombre de ses partisans. 

657. ^^ :k^mm 

Song tjà tai tjyen syok hpyen. 

Suite aux œuvres complètes du Sage Song, 

B.R. (le nombre des volumes n'est pas indiqué). 

658. iH ^ ^ ^ iti 
Syok song Ijàl po hpyen. 
Suite aux œuvres du Grand Conseiller Song. 

7 vol. 

650. %^^ 

Ou avi tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ou am. 

65 vol. 

B.xv. 

Auteur : Song Si ryel, ^ l^ ^{J- 

(€ ^ -^) UAL^*v>) {X m m) 



350 



LIV. IV : LITTÉRATURE. 



Ou am pyel tjip. 

Collection spéciale d'œuvkes i>\: lettré Ou ain. 

3 vol. 
B.R. 

601. :^ ^ îi ^ 

Tai ro il ko. 

Œuvres vv Grand vieillard. 

40 vol. 

B.R. 

Auteur: Sonff Si ryeU 9k.^ fJ\- 




662. ^ ^ 

Syou am tjip. 

Collection des œuvres d\5 lettré Syou am. 

1 vol. 

S.xv. 

Syou am est un élève de So7iff Si ryel, tIc ^ S!- 

663. il « ^ m 
Htoi ou tang Ijip. 

Collection des œuvres i>v lettré Hioi ou tang. 

5 vol. 

B.B. 

Auteur : Kim Syou heung, ^^ § ^, surnom Keui 
ijh 1&^, originaire de A71 tong, ^^, né en 
1626, Grand Conseiller de Hyeii tjong^ nom post- 
hume Moun ikf 3flC ^" 




(€4-f) 



U/tGr<A) 



{X m n) 



^ 



CHAP. II : PROSE. 351 

^ n mm 

Ouel tjyoxt tjip. 

Collection des œuvres du lettré (htel tjymt. 

3 vol. grand in-8, formant 5 livres. 

Auteur : So Tou san^ W^-^ \Uf originaire de Tjin 

tjyouy ^ jH1> ûé en 1G27, membre du Conseil du 

Gouvernement, mort en 1693. 

Préface par Tjyo Tou syoun, J^ -^ ^, Grand 

Conseiller, datée de 1866, ^«i[j|B7C^H]^ Ut- 
Postface non datée par Kim Hoan hak, ^ j^ ^, 

Grand Conseiller. 




665. % Ul 

Toriff San tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tonff san. 

2 vol. in-folio, formant 3 livres. 

Auteur : Tjyo Syeng han, ffî j^ M^ originaire de 
Han yang^ ^ ^, d'une famille alliée à la famille 
royale de Ko rye et à la famille royale actuelle, né 
en 1628 à Tek san, H ll|, mort en 1686. 

Vie de Tauteur par T^yo Heui il, f^ J^ —, liste 
des disciples de l'auteur. 




666. ^^ 

Ro pong tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ro pmig. 

6 vol. 

S.Kr. 



LIV. rV : L.ITTÉRATDKEL 




Auteur : Jfm Tyeng tjj/aung, PQ jjfî M> samoB 
Tai syou^ ;^ 5> ^^ ^^ 1628, originaire de R^ 
heunçj m §1, Grand Conseiller de SyouJc tjong^ nom 
posthume Moun tchyoung^ "^ j^« 



667. ^ ^ ^ 
Sik am tjip. 

CoiXBCnOX DES ŒTVBES DU 



LETTRÉ Sîk am, 



44 vol. 
BJt. 

Citée par le Htong moun koan (;t. 

Auteur: A m Syek tjyou, ^^ ^, surnom Sa 
pàikj |5f ^, petit-fils de ITim Yotik, ^ f^, né en 
1634, Grand Conseiller de Syouh ijong^ nom post- 
hume Moun ichyùung^ ^ Jji- 



C68. H ^ ^ 

«9^oti am tjip. 

CoLLEcrriOK des œuvkes du lettré Syou am. 

Auteur : Kouen Syang ha, ^ f^ ^, surnom Tchi 
to, WL jê> originaire de An long, ^ ]^, né en 1641, 
Grand Conseiller de Syauk tjong, nom posthume 
Miyun syaun, ^j|^- 




669. H fS 

ifang oa tjip. 

Collection des œuvres du lettré Maixg oa. 

5 vol. grand în-8, formant 5 livres. 
B.R. 



(it-^-f) 



[MtX^M) 



ix m *) 




CHAP. II : PROSR «53 



Auteur : Kim Tchyang tjipy ^ ^ ^, surnom 
Ye syeng^ ffç /jR, neveu de Kim Symc heung, ^ f^ 
ft, né en 1648, Grand Conseiller de Syouh tjong^ 
nom posthume Tchyoung hertj j^ ]|^. 

Ces œuvres contiennent une série de pièces de 
vers sur le voyage que Tauteur fit à Pékîng, en 1692; 

La fin du 5? volume est occupée par les œuvres 
du lettré Tjyouk tchyouij ^ Sf , Président du Conseil 
Privé, fils du précédent. 

L'ouvrage est publié par Kîm Ouen hàing. ^ jc 
^T> petit-neveu de Kim Tchyang tjip, qui a écrit 
deux préfaces datées de 1758, ^ |^ "§" H + — ^ 




670. M ^ 

So tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré So tjài. 

Citée par le Hou tjâ kyeng hpyen. 

Auteur : Ri I myeiig^ ^ ^ ^^ surnom Yang^ 
9youh, ^ ^; originaire de Tjyen tjyou, ^^j né 
en 1658, Grand Conseiller de Symik tjong; nom 
posthume Moun tchyoung^ '^ J^. 




671. mikiÊ, 

Nong am syok ijip. 

Suite aux œuvres du lettré Nong am. 

2 vol. grand in -8. 

Auteur : Kim Tchyang hyep^ ^ ^ '^, surnom 
Tjyoung hoa, 'fj^^, originaire de An iong, ^J^t 



■ 




854 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

Qrand Compositeur sous Syouh Ijong, nom posthmne 
Postface datée de 1854, Jl ;2l ^ #■ ? I|- 




^72. 1t *t 

T]i tchon tjip. 

Collection des œuvkes du lettré IJi tchon. 

15 vol. in- 8. 

B.R. 

Auteur : Ri Heui han^ ^ ^ $|^ (époque de Syoû 
tjanff) nom posthume Moun karij ^ j|^. 

Postface de 1754, ^Hi^TC^H ¥j^,F 
5i Tài ijyoungj de ^an «an, 1^ jlj ^ ^ §, Gou- 
verneur du Hpyeng an to, ^ ^ J^, élève de rauteor. 




673. ^ # 

Ho hoh tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ho kok. 

9 vol. 

Deux personnages ont pour nom littéraire Ho hoh 
et je ne sais duquel sont ces œuvres : 

JXani Ryong ih, ^ f | ^» surnom Oun kyeng^ § % 
originaire de Eui uyeng^ ^ ^, Grand Compositeur 
sous Syouk tjangj nom posthume Mbun hen^ ^ ^. 

Fak Hoi syou, ^Y ^ ^» surnom 7^ç^ mok, ^ ifi^ 
originaire de Ra tjyou, M JH^, né en 1786, Grand C!on- 
seiller de Hen tjong^ nom posthume Syouk heuy ^fit» 

1. A rapprocher da n? 719. 

(^•f-f) (>/!«:<>) (]fc««) 



CHAP. II : PROSE. 366 

674. ± ^ ^ - 

Hto tyeng tjip. 

Collection des œuvees du lettré Hto tyeng. 

1 vol. 

Auteur: Ri Tji ham, ^^ ®, magistrat de dis- 
trict au XVII? siècle, renommé pour sa force cor- 
l)orelle ; il alla quatre foîs à Quelpaërt, ce qui est 
regardé comme preuve d'un courage hors ligne. 




675. % If 

Rye hen tjip. 

Collection des œuvres du lettré Rye hen. 

Citée par le Tjang reung tji. 

Auteur : Tjyang Hyen koang, 3M 1^ !^> surnom 
Tek hoij ^ V^f originaire de Li tong, ^ (^I, membre 
du Grand Conseil (fin du XVIIS siècle ?), nom 
posthume Maun kang^ ^ 





676. ^ ^ ^ 

Tji syou tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tji syou tjài. 

8 vol. grand in-8, formant 15 livres. 

Auteur : You Htak keuiy '^ $5 ^> surnom Tjyen 
P^9 M Wf originaire de Keui kyei^ ^ ^, né en 
1691, Grand Conseiller de Yeng tjof nom posthume 
Moun ikj ]^^- 

Cet ouvrage est imprimé avec soin : titre au verso du 
IV feuillet avec ornementation en forme de grecque. 



^ 



336 LTV. IV : LITTEBATDKE. 

Préface non datée, de Kîm ^Pyeng hak^ de An Umg, 
^ ]^ ^ ^ ^j Président du Conseil des Membres 
de la Maison Royale. 

Postface de 1878 (?), jd^ ^, par rAcadémiden 
Ri JJye, ^ it- 

Poetface de la même date, par Vou Tchi ihy fg 
Wi ^9 descendant de l'auteur â la cinquième géné- 
ration. 

677. E # fé ^ Hf IS m 
Ponff kok kyei tchal pany you tjip. 
Collection des œuvbes de Kyeij Maîtbe des Postes 
DE Pong kok. 

3 vol. în-8, formant 12 Hyres. 

Auteur : >Kyei Tek hâij ;^ ^ f^, surnom Oum 
^y^pi 7C &t originaire de Syen ichyen^ ^ }\\ : 3 
descendait du Chinois Koel Chi soen, ^ |§ H^ 
Vice-président du Ministère des Bites, qui fit naufrage 
en Corée au XIV? siècle et s'y établit. Tek hài, né 
en 1708, fut Maître des Postes Royales; il mourut 
en 1793. 

Préface de 1798 (?), JEJ^ ^, par le Gouverneur 
du Ham kyeng tOj J^^M' ^^ ^i ouen^ de Oan 
San, ^ Ul ^ ^ jê- 

2! préface de 1799 (?), S ^, par Kim Yeng Ijyai, 
de Syo tyeng, SK ♦f' é ;^ ^• 

3? préface de la même date, par Ri Tchain hyeuj 
de Tjyong san, M\U^0^* 

Postface de la 8S année du Roi régnant (?), Ji ii 
A ^9 par Ri Syang syen, de Oan san, ^ lll $ 



CHAP. II : PEOSR 367 

678. ^nwxm 

Song pang tjo moun tjip. 

Collection des compositions de Song Pang tjo. 

Citée par le Hou tjâ kyeng hpyen. 
L^auteur a pour surnom Yeng syonk, j^;^- 




679. 3. ^ 

Ok po7ig tjip. 

Collection des œuvres dv lettré Ok pong. 

2 voL 

Citée par le Hlong moun koan tjL 
Auteur : Pàik Koang houn, Q ;)fc ||jf. 





680. ^ 

Ban syel tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ban sgeL 

Citée par le Htong viouîi koan tji. 

681. :e ^ m 

Syek tjyou tjip. 

Collection des œuvres du lettré Syek tjyou. 

Citée par le Htong nwun koan tji. 

682. %j^% 

Tong tjyou tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tong tjyou. 



368 



LIV. IV : LITTÉBATUBE. 



13 vol. 
S.xv. 

Citée par le Htong moun koan tji. 





683. j^ 

Tong myeng tjip. 

Collection des œuvkes du lettré Toriff myeng. 

9 vol. 

Citée par le Htong moun koan tjL 




683"^ ^1^ # 

Ha kok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ha kok. 

Citée par le Htong nwun koan iji. 

Auteur : He Pong^ f^ 






684. ^ 

Hpyeng am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hpyeng am. 

4 vol. grand în-8, formant 8 livres. 

Auteur : Kotcen Tjyeng tchim^ ^ JE f^, surnom 
Tjâ syengy ^ fj^, originaire de An iong^ ^ ^, né 
en 1710, Précepteur du Prince Héritier Sa to, mort 
en 1767 ; nom postliume Tchyoung tyengj jj^ ^. 

Préface de 1876 par He Tjyen, de Yang tchyen, 

fil jii fi^ m- 

Éloge de l'ouvrage, daté de 1850, Al^JC^M 
j^> par le Compositeur Royal JTan Tjin tyeng, )$$ 





(•^•f -f) 



UyllîO) 



(^ S «) 



CHAP. II : PROSE. 359 

Inscriptions du tombeau de Fauteur, datées de 
1844, ± ;5: + =f|^ fP M> et de 1847, ^IKIBtC 

Biographie de Tauteur, écrite en 1839, 2 ^, par 
son petit-fils, Kîm Tjyoung ha^ :^ ^ ^- Autres 
biographies de l'auteur par Tchai 'Hong ouen^ ^ 
5^ ^, et Kim Heui rak, ^ SR ^• 

Ces biographies donnent des relations très détaillées 
des derniers jours du Prince Sa iOf condamné par 
le Roi Yeng tjo, à mourir de faim : Kouen Tjyeng 
tchim essaya en vain de sauver le Prince et fut 
pour ce fait condamné à l'exil, et même à mort ; il 
ne fut pas exécuté. Plus tard, Yeng tjo voulut lui 
donner des fonctions qu'il refusa constamment. 




685. 1É ^ 

Syeng tang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Syeng tang. 

2 vol. în-8. 

B.Hr. 

Auteur: Tjyeng Hyek sin, ^^ ^y né en 1719, 
originaire de Kyeng tjyou^ ^ jHI ; il refusa toute 
fonction et se fit remarquer toute sa vie par sa haine 
contre les Mantchous, blâmant la conduite du 
gouvernement coréen qui n'avait pas persisté à sou- 
tenir les Ming, ^ ; mort en 1793. 

Préface de 1845, ^ H Jfâ 7C ^ K 2i E, par 
Hong Tjik hpil, de Tang syeng, ^ J^ ;^ îl 5B5- 

La biographie de l'auteur est écrite par son petit- 
fils, Kim Pak yen, ^ 1$ 




(^^ 4) (>/ttA«v*) (3fc m m) 



360 



LIV. IV : LITTÉRATURE. 




686. ^ ^ 

7)7 pong tjip. 

Collection des œuvbes du lettré J^i pong. 

10 vol. 
B.K. # 

Auteur : Hi Syaui koang, ^ H^ :^. Ces œuvres 
ont été composées entre 1720 et 1778. 




687. S(t ^ ^ 

Han syek pong sye. 

ÉcBiTS de Han^ nom littéraire Syek pong. 

Cités par le Tong hyeng tjap ketii. 

Auteur : Han Ho^ $$^ ^, surnom Kyeng hong, 



Pen am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Pen am. 

27 vol. 

B.R. 

Auteur : Tchai Tjyei hong, ^ ^ ^, surnom Pâih 
ky<^f ^ IS> né en 1720, originaire de Hpyeng hang^ 
^ )^, Grand Conseiller de Tjyeng tjong ; envoyé en 
Chine, il obtint que le Roi de Corée échangeât son 
titre honoraire de Vice-président au Ministère des 
Rites contre celui de Président au même Ministère. 
Nom posthume Mtmn syouk^ "^ ^. 



(^•f +) 



iMrxijk) 



{X m «) 



CHAP. n : PBOSE. 881 

689. ^ 9 It ^ 

Ryen tam you ko. 

ŒuYBES DU LETTRÉ Ryeu tam. 

2 vol. grand în-8, mss. 

Auteur : Ri Kyeng myeng^ ^ ^ ^, surnom Tchi 
hauiy ||p fSf,9 originaire de Han sauj $|( |ljy né en 
1733, docteur en 1777, Tun des premiers adversaires 
du christianisme en Corée, mort en 1799. 

690. ISlIf H ^ 

Htyeng hen you ko. 

Œuvres nu lettré Htyeng hen. 

5 vol. grand in-8, mss. 

Auteur: Ri Kyeng il, ^ ^ — , surnom Otien hai, 
7C ^9 originaire de Kyeng tjyou, j^E iW» i^é en 1734, 
haut fonctionnaire ; il abandonna ses charges en 
1808 et mourut en 1820. 

691. ;^ !t S ± *9 fil 
Tjyang pin ke sa ho tchan. 

Œuvres négligées du lettré Tjyang pin. 

Citées par le Tjang reung tji. 
Auteur : Youn Ki hen, ^ ^ ]|^. 




692. ^ % 

To am ijip. 

Collection des œuvres du lettré To am. 

30 vol. 



"^ 



IJV. IV î LITTÉRATURE. 



Auteur : Bi Tjàiy ^ |$, surnom Heui h/eng^ R 
HJI, originaire de Ou poriff, -^ ^^, élêye defibn^S 
ryel^ tIc ^ SL Grand Compositeur sous Yeng Ijo, 
nnni posthume Moun tjyeng^ ^t jE« 



nom 




693. IB HL 

Collection des œuvres du lrttré Hpo am. 

11 vol. in-8, formant 22 livres. 

Auteur : Youn Pong tjyo, ^ |^ 1^, surnom Myeng 
èyovk, 1^ iSij originaire de Hpa hpyeng^ ^¥> 
Grand Compositeur sous Yeng tjo. 



694. H^^ 

Roi yen tjip. 

Collection des oeuvres du lettré Roi yen. 

15 vol. 

Auteur : Nam You yong^ "^ ^ ^, surnom TA 
tjàiy ^ bJc, arriêre-petît-fils de Nam Ryong ih, ^ 
fi ^» Grand Compositeur sous Yeng tjo, nom post- 
hume Moun ichyeng^ '^ J^. 




695. ^ $f 

Collection des œuvres du lettré Htoi hen. 

3 vol. in-4, formant 7 livres. 
B.R. 



(it-^+) 



U/tBtO) 



(^ « «I) 



«» 



GHAP. n : PE06E. 303 

Auteur: Tjyo Keuh you^ fâïK'^» ^^ l'époque 
de Yeng tjo; il refusa toutes les fonctions. 

Préface par Kim Ri yang^ de An long^ 
^ ^y Ministre du Cens. 

Postface par Kim Tjo syoua^ ^ JÈB. ^• 





696. TySi^ ^ 

Hpoung ko tjip. 

Collection des œuvbes du lettre Hpoung ko. 

8 vol. grand in-8, formant 16 livres. 

B.R.— Bibl. Nat., fonds chinois, 2137-2139 (reliés 
en 3 vol. européens). 

Auteur: Kim Tjo syoun, ^|fi^> originaire de 
An long, ^^, fonctionnaire, beau-pêre de Syoun 
tjoj Prince de Yeng an^ ^ ^ flï ^ i^ ; ûom post- 
hume Tchyoung moun^ jj^ 5t> i^ort vers 1831. 

Préface composée et écrite en 1864 par le Roi 
Tchyel tjong. 

Postfaces de 1854, ± ;^ £ # Ç H, par Tjyo 
Tou sgoun, ^ -^ ^, Kiîn Heung keun, ^ ^ 3|S> 
etc. 




697. ^ m 

Syoun am tjip. 

CoLLEcrriON des œuvbes du letteé Syoun am. 

5 vol. 
B.xl. 

Auleur: Tjài syoun^ ^WLI^^ surnom Moun 
kyeng, "^ jBP, originaire de Hài tjyou, ^ jH1> Grand 
Compositeur sous Tjyeng Ijong, nom posthume 3Ioun 

(-^^ •^) (it/tt^ôi/^) (2fc m m) 



M4 LIV. IV s LmÉRATUBEL 




698. 1t ^ ^ 
J^yauk syek moun tjtp. 

Collection des compositions du lettré Jjyouk syek, 

7 vol. 

Auteur : Sye Yeng po^ f^ ^ ^^, surnom Kyeng 
syei, m ii;, originaire de 7<z/ 8t/e?iff, ^ ||jtf Grand 
Compositeur sous Syoun t/o, nom posthume Mmn 

699. -» Ift îH ^ 

Collection des œuybes du lettbé Ih man tjài. 

8 vol. in-8. 
B.K. 

Je n'ai pas vu le 1? volume; Te dernier volume 
contient une postface de 1838, jj^ J^, écrite par le 
petit-fils de l'auteur, qui indique seulement son pré- 
nom, ^^9 You kou. Je n'ai pu découvrir le 
nom de Tauteur; il a pour nom posthume Moun 
Hy^^f 3ftC^f ®t îl est mort en 1787. Ses œuvws 
ont été publiées par ordre du Roi, par les soins de 
la Bibliothèque Royale. 



700. mikmmnm 

Yenff ong syok ho tjài syok. 

Deux suites aux œuvbes du lettré Yeny ong. 
3 vol. in-8. 

Auteur : Eui yang tjâ^ *^ Kgf ^F, du commence- 
ment de ce siècle. 



GHAP. U PROSE. 806 

Titre du premier volume : ^ ^ lB| ^ ; à droite 
Tjyen sa tjà hiyei^ ^ ^ ^ |<5> " caractères du type 
" des livres historiques", à gauche Tjyen kyeng tjài 
Ijang pon^ li^j^^|£>^» "volumes conservés au 
" Cabinet Tjyen hyeng^\ 

701. M,nm% 

Tjyeng you ko ryak. 

Choix des œuvbes du lettré Tjyeng you. 

Auteur : Pak Tjyei ka, ^Y^ ^f qui vivait au 
commencement du siècle. 
Cf. Wylie, p. 190. 



702. ^^St^ 

Man ma you ko. 

Œuvres du lettré 3faa mo. 

3 vol. in-8, formant 6 livres. 

Auteur : Tjyeng Keui an^ ^ ^ ^, originaire de 
On yangj ^ ^, fonctionnaire, nom posthume Hyo 
heUf ^ Jj» 

Préface par Naniy de Uui yang^ ^ Klf ^ S^> datée 
de 1834, ±;t^>(i:H + H#;fP^. 

Postface de la même date, ^ Hâ E9 Ç ^, par 
Tjyeng Man syek^ M^ ^ i§» fils de l'auteur. 




703. H Uj 

lai San tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tài san. 

10 vol. in-4, formant 20 livres. 

(€^4) (icALAiv^) {X m m) 



M8 LIY. lY : IJITËRATDBR 

Auteur : Kim Mai iyaun, ^ ^ ^, surnom Tek 
. «m, fê5E» originaire à% An long y ^ ]^, fonction- 
naire, nom posthume M<mn Ichyengj "^ fff • 

Préface de 1879, H ± IP fj^ + ;;??# B^. 
par Kim Pyeny hak, ^ j^ ^, Président du Conseil 
des Membres de la Maison Koyale. 

Postface par Kivi Syang hyen^ de Koang san, jfc 
lU i^ ^ i£i âève de l'auteur. 




704. g >S 

Oun syeh tjip. 

CoLLEcrnoN dès œuybes du lettké Oun syek. 

10 vol. grand in-8, formant 20 livres. 
Auteur : Tjyo Sa myengj ^ WI "^^ fonctionnaire 
sous Hen tjong, nom posthume Moun tchyoung^ ^ 

Préface de 1868, £^J[ftM, par Youn Tyeng 
hyenj ^^^\ autre préface de la même année 
par Kim Hah ^yeng^ 3é! ^ fî- 

Postface de la même année par Tjyo Nyeng ha^ 
ffî 9 S> petit-fils de l'auteur. 



705. m ^ ^^ 

Oun syek you ko. 

ŒuvBES DU LETTBÉ Oun syek. 

18 vol. 

B.Hr. 

Voir ci-dessus. 



(€-t-f) UA»a:<>fe) {X. m ») 




CHAP. n : PROBE. 367 

706. m M M 

Tcho am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tcho am. 

7 voL în-8. 

L'auteur est né en 1774, â Syong to^ fâ^^i et 
mort en 1842; il n'a rempli aucune fonction, les 
gens de Syong to étant considérés comme hostiles à 
la dynastie; ces détails sont donnés par Tauteur 
lui-même, qui n'indique pas son nom. 

Titre imprimé au verso du IV feuillet, ^^5fc 
4 ^ ^j "œuvres complètes du lettré Tcho am^^; 5^5 
E lif #, "gravé en 1881 "• _ 

Préface par l'auteur, datée de 1828, ^J^^jt 




707. ^ 5^ 

Koa tjài tjip* 

Collection des œuvres du lettré Koa tjài. 

4 vol. grand in-8, formant 8 livres. 

L'auteur, dont le nom n'est pas indiqué, a pour 
nom posthume Moun hyeng^ '^ ^. 

Postface par le petit-fils de l'auteur (prénom 
Tou ho, 4 ^), datée de 1883, ^ ± IP P^ ^ H 

+ #51*. 




708. mm 

Yen am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Yen am. 



968 LIV. IV : MTTÉRATDREL 

Auteur récent. 

Un volume manuscrit, în-8, que j'ai vu, renferme 
les livres 15, 16 et 17 de ces œuvres. 

709. Ï^WM 
Ràing tjài tjip. , 

CoiXECriON DES ŒUVBES DU LETTRÉ Ràing tjài. 

Mss. 

Préface par Yen am^ ^}Êk* 




710. H ^ tt 

Rok htyen hoan ijip. 

Collection des œuvres du lettbé Rok hiyen hoan. 

Mss. 

Auteur : Ri Rak syou, ^ ^ 3^ ; préface par 
Yen am, ^ tt- 

711. s^»m 

Yeng tchye ko. 

Œuvres du lettré Yeng tchye. 

Mss. 

Préface de Yen am, ^||^« 




712. ^ JE Jt 

OtLCn hou you tjip. 

Collection des œuvres du lettré Otien kou. 

2 vol. in-4, formant 10 livres. 
Coll. Varat. 




CHAP. n : PROBE. 869 

Cet ouvrage est imprimé entièrement en caractères 
anciens, dits pa fen thi, /^ ^ |S. L'auteur est 
postérieur à l'époque de Yeng tjo. 

713. ^5l%1^ 

Ouen hou moun syou. 

Compositions bemabquables de Chien hou. 

10 vol. 



714. ^^^mm 

Tcham pong hong you ho. 

Œuvres d'un Gardien de Tombeau Royal. 

2 vol. in-folio, formant 2 livres ; manuscrit d'une 
écriture superbe. 
Coll. Varat. 





715. 5^ 

Hlai hoa tjip. 

Collection des œuvres de Htai hoa. 

2 vol. . 

Auteur: An Tjyoung hoan^ ^SfB* 




716. H^ 

Hah pong tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hah pong. 

7 vol. 



570 LTV. IV : LITTÉRATURE. 



Auteur : Kim Syenff i/, ^ ||£ "^, surnom Si 
gyaun, drlÈ> originaire de Bui ^yeng^ |^S|,nom 
posthume Mxmn Ichyoung^ 5C J&- 




717. |g ^ tt 

Hak pong 9yoh tjip. 

Suite aux œuvbes du lettré Hak pong. 

3 vol. 

Voir ci-dessus. 




718. H llj 3^ 

Sam San tjài tjip. 

Collection des œuvres du lettré Sam san tjài. 

6 vol. in-4. 

B.R. 

L'auteur, appartient à la famille ^m, de An long, 




719. jt m 

Nong am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Nong am. 

Auteur : Kim Tchyang hyepj ^ ^ ^^ nom post- 
hume Moun kanj 3SC fH* 
A rapprocher du n? 671. 




720. m 3lf 
Son tjài tjip. 
Collection des œuvres du lettré Son tjài. 

Auteur : Pah Koang il^ i^ 3)^ — *. 



j 



CfiAP. U : PttOSE. 871 




721. m f^lÊ 

Tjyeng koan tjài tjip. 

CoLLEcrriON des œuvbes du lettré Tjyeng koan tjài. 

Auteur : Ri Tan syang^ ^l^^y nom posthume 
Moun tjyeng j % ^. 





722, Ei 

/ am tjip. 

Collection des œuvres du lettré / am. 

Auteur : Song In^ tJç ^, nom posthume Moun tan, 




723. H ^ 

Kimi pong tjip. 

Collection des œuvres du lettré Koui pong. 

Auteur: Song Ik hpil, tI^^^. 




724. *5 m 

Hou tchyen tjip. 

Collection des œuvres du lettré Hou tchyen. 

Auteur : Hoang Tjong hài^ ^ ^ ^. 




725. î§ # 

Ya kok tjip. 

Collection des œuvres du lettré Ya kok. 

Auteur: Tjyo Keuk Byen^ ^]^ 




(€ ^ 4) U•^L^ôv») {% fk «) 



sr2 uv. IV : LrrrÊRATtm£. 




726. mm 

Nam iang IJip. 

Collection des œuybes du lettré Jfàm iang. 

Auteur : Han Ouen tjin, ^ jC 




727. j? 3!f ^ 

Hou tjài tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Hou Ijài. 

Auteur : Kim Kan^ ^ ^* 




728. JSfcH 

Oui am tjip. 

Collection des œuvres du lettré Oui am. 

Auteur : Ri Kan, 




729. m^ M 

Tjàm ya Ijip. 

Collection des œuvres du lettré Tjàm ya. 

Auteur : Pak Tji Byeng^ i^ ^ f^. 

730. ^ ja 1: ^ 

Tchyeng hpoung syei ko. 

Œuvres de diverses personnes appartenant a use 
FAMILLE DE Tckycng hpoung. 

2 vol. 



m 



CHAP. îl : PR06R 878 



731. ^WtM 
Nam ak tjip. 

G>LLECTION DES ŒUVBES DE Nam ak. 

3 vol. 



732. ^m^^^ 

Hoan syeng ixing il ko* 

ŒuvBES DU LETTBÉ Hoan syeug tang. 

1 vol. 




Tjyoun o tjip. 

Collection des œuvbes du lettré Tjyoun o. 

5 vol. 



734. fe S tt M (ou H) 

Syong mok koan tjip (ou ko). 

Collection des œuvres du lettré Syong mok koan. 

1 vol. 




735. ig 3lf 

ITeun tjài tjip. 

Collection des œuvkes bu lettré Keun tjài. 

9 vol. 

B.R. 16 vol. 



i 



374 LIV. IV : LlTXÉBATUBE. 



^ 



736. H lU ift 5® 
Hpoung gan iyei ko. 

ŒOVRES D£ LA FAMILLE {Hoiig, ^ ?) D£ Hponmg MIL 

3 vol. 
B.R. 




737. £ ^ ^ 

Oang hou Baing tjip. 

Collection des œuvres de Oang Kou sàing, 

4 vol in-8. 




738. té ^ 3t 

/ am you ko. 

Œuvres du lettré / am. 

5 voL 






739. Jlt 

Tjang hoi iang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tjang hoi tang. 

5 vol. 

740. ^ suit H 
Kyou tjài you ko. 

Œuvres du lettré Kyou tjài. 

741. tt P^ ^ ^ 
Tchim ou iang tjip. 

Collection des œuvres du lettré Tchim ou Iang. 

1 vol. in-8 (incomplet), 

(€•^4) U/tao) (3fc s «) 



CHAP. n : PBOBR 375 




742. ♦b jE ^ 
Pak tjyeng tjà tjip. 

COLLECTIOIT DES ŒUYBES DU CoBBECTSUB Pok. 

7 vol. in-8. 




743. ^ ^ UJ 
Yang tchyo son tjip. 

Collection des œuvbes du lettbé Yang Tchyo san. 

2 vol. ? 

744. *! ^ Ift ^ 

Mai tang y ou ho. 

Œuvres du lettré Mai tang. 

2 vol.? 



745. ;h-^ ^ 

Sgek tang ko. 

(EuvRES DU LETTRÉ Syck tang. 

3 vol. 




746. M ^ 
Ro ayo tjip. 

Collection des œuvres du lettré Eo syo. 

747. WAlt^ 
Tchyeng ià you ko. 
Œuvbes de Tchyeng sa, 

4 vol.? 

(^ ^ -f ) (MV^*v») {% 9k m) 



376 



UV. IV : LITTÉRATURE. 




748. * tt ^ 

Ko hoan lang tjip. 

CoLLEJcnov DES ŒUVRES UV LETTHÊ Ko hoati tong. 

1 vol.? 




749. 9E Wi 

jffpil tong tjip. 

CoLLEcnoN DES ŒUVBI8 DE HpU tong. 

6 voL 
B.R. 

HpU long est un quartier de Séoul, situé au pied du 
Nam 9an, ^ (Ij. 



^ 




Botte impennéable, ?|t|| ^/O 



X. Tiré du 9}ïn ichan eui koueL 



àâ 



Chapitee m 



ROMANS. 



^ >^ -^ ?.ti&(*n«^ mwt^ 



'P Partie 



ROMANS CHINOIS. 



Parmi les romans énumérés ci-dessous, il en est un certain nombre 
que je n'ai pas ^us et sur lesquels je n'ai pu me procurer aucun 
renseignement; les titres m'en ont été fournis par divers Ck>réen8 et 
par les catalogues de plusieurs cabinets de lecture de Séoul. Les 
titres des romans sont toujours rédigés en chinois, mais souvent on 
se borne à mettre la transcription des caractères, faite à l'aide des 
lettres coréennes selon la prononciation usuelle, qui est variable et 
incorrecte; de pareils titres sont très difficiles à comprendre, même 
pour les Coréens : lorsque le cas s'est présenté, je me suis efforcé de 
trouver un sens plausible, mais j'ai eu soin de marquer ce qu'il a de 
douteux par un point d'interrogation ; j'ai aussi scrupuleusement 
respecté l'orthographe des transcriptions, jusque dans ses inexactitudes, 
en ajoutant seulement la transcription correcte entre parenthèses. 



378 LIV- IV : LITTÉRATURR 

750. f^ ^ <à ^ 

19 ^ M ^ 

Sye tjyou yen eui {Si tclieou yen^ î/i). 
HiSTOiBE DES Tcheau occidentaux. 

Traduction coréenne. 

On appelle TCcheau occidentaux les Empereurs de 
la dynastie des Tcheou, depuis Oou aang, |tî 
(1122-1116) jusqu'à Tèou oang, M 3E (781-771). 



751. ^ ^"Û^ ^\ 

Tchyoun tchyou nyel (ryel) kouk tji (Tchhoen ishieau 
lie koe tcM). 

HlSTOIBE DES ROYAUMES QUI EXISTAIENT À l'ÉPOQUE DU 

Tchhoen tshieau. 

Traduction coréenne. 

32 vol. in-8. 

Brit. M. 

Auteur : Tshai Yuen fwng, 7^ JcMt ^^ ^ 
période Yong tcheng, ^ iE (1723-1735). 

Cet ouvrage est à rapprocher du Tong teheou Ue 
koe tcM, J^ ^ 3^lJ @ ^> en 108 chapitres, histoire 
des États qui se sont divisé la Chine, du YIIB au 
IIIS siècle avant l'ère chrétienne. 

Cf. Wylie, p. 162. 

(*-^-f) (Miîo) ixmn) 



y. 



CHAP. Itl : ttOMANS. 370 

752. ^ -aÇ- ^1 

n m u 

Nyel {ryel) k'ouk tji {lAe koe tchi) . 

Histoire des royaumes qui se sont divisé la Chine. 

7 vol. 

Sans doute le même que le précédent. 

75S. A^ ^ ^ ^ 

19 il ^ ^ 

Sye han yen eui {Si han yen yi). 

Histoire des San occidentaux (de 206 avant l'ère 

CHRÉTIENNE À 24 DE l'ÈRE CHRÉTIENNE). 

Traduction coréenne. 



754. -f 1t ^ ^ 







Tony han yen eui {Tong han yen yi). 
Histoire des Han orientaux (25-220). 

Traduction coréenne en 6 volumes. 



755. H a ^. 

Sam houh Iji {San koe tchi). 
Histoire des trois royaumes. 

2 vol. in-8 et 1 vol. d'illustrations. 
B.R. 30 vol. 

(^ ^ •^) (-e/t^osv^) (» ift m) 



380 UV. IV : UTTÉEULTORSi 

Titre au verso du 1? feuillet ; au centre : ^ jp[ S 
1^ " premières annotations par CJheng f/kan"; à droite: 
^ ^ UJ 5Ë ^ ^ Si> " annote et ponctué par k 
'Mettre Mao cheng chan'*; à gauche: ]^|p^^ 
— ' 7J* -f §1 " ouvrage du 1? romancier de génie, 
** imprimé à la salle Koan hoor ". 

Préface de 1644, ^ ?ê ? ^, par J^Ttii J«s 
choetf surnom Cheng than, ^ J^ ^ ^ JSC 1^ ' 
ce personnage, originaire de Sont tcheau^ $^i 
a revu et modifié le roman ; il voulait, dit-OD, j 
glorifier le loyalisme et soutenir les partisans des 
Midig, V^ ; il fut mis à mort. U avait aussi revu le 
Si yeau ki, le Choei hou tchi, le Yu kiaoUj 





Avertissement. Table des 19 livres ; 20 gravures 
représentant les principaux personnages. 

L'ouvrage, primitif est le Satt koe tchi yen 

y If H H ^ se ^» à^JLo JKoath tchoiia, B. R 

tJ3 (époque des Ytien, jC)j roman en 120 chapitres: 
il a pour sujet la chute des Han, ^, et la formation 
des trois états de Oei, §^, Oou, ^, et Chou, ^ ; 
les personnages les plus connus sont lAeou Pei, 
$lj^, de la famille des Han, empereur de ChoUf 
mort en 222 ; avec ses conseillers et généraux : TcAo» 
ko Idang, ^^^f surnom Khottg ming, ÏL ^ 
(181-234) ; Koan Yu, M ^ ; Tchang Fei, ?|fi| 
surnom Yt te, ^ ^, mort en 220 ; Tshao I^Aiio, 
"^1^, empereur de Oei, mort en 220, etc. 

Cf. Wylie, p. 161 ; Mayers, I, n? 10, 88, 297, 
415, 768 ; Cîordier, 804, 805, 1859. 



(-S^-f) (>A«<i<) (^ S «) 



CHAP. Ht : feOMAKS. SOI 

756. /i -3; 7] 

Sam kouk tjL 

Histoire des trois royaumes. 

3 voL îii-4. 

L.O.V, — Coll. v.d. Gabeleiitz. 

Brît. M. 5 vol. in-8. 

Abrégé coréen de l'ouvrage précédent, comprenant 
notamment le chapitre à partir de la bataille livrée 
par Tchang Fei, ^ ^, à Tchhang pan khiao. 

Une édition porte : " nouvellement gravé à Ml 
^^ff^\ ^ ÎP> s^iis date ; une autre a été gravée en la 
4f lune de Tannée keui mif S :^> (1859 ?) à Hmiff 
syou toriff, U],^ p. 



757. 1= 3i ^ îi # 

Oui Iji kyeng tek Ijyen {Yu tchhi klng te tchoan). 

Histoire de Yti tchhi et King te. 

1 vol. în-4. 

Histoire de deux généraux chinois de l'époque des 
trois royaumes. 

758. -è >^1 t ^ :^ 

Oid Iji kyeng tek Ijyen. 

Histoire de Yu tchhi et King te. 

1 vol. in-8, 25 feuillets. 
Brit. M. 

Traduction coréenne. • 

Gravé à l'automne de l'année kap Ijàj ^ -^ 
(1864 ?), à Tong hycn^ ^ ^ (quartier de Séoul). 

(^ ^ •#•) (-e^*oôv>) [% m. m) 



SS2 LIV. IV : LITTÊRATDllE. 

759. 4 ^ ^ ^ 

1% ^ ^ H 

Sj/ou tang yen eut {8oei thati{f yeth yi). 

Histoire des Soei (581-618) et des Thang (618-907). 

Traduction coréenne. 

Auteur : Xo JEoat» tchong, ^| j^ ^. 

760. ^ -^ ^ 

Sye you keui {Si y cou ki). 

Belatiok d'un voyage vers l'oubst. 

2 vol. in-4, 

L.O.V.— Coll. v.d. Gabelentz. 

Nouvellement gravé à Hoa san, ^ |lf , en la 1(X 
lune de Tannée ^yen^ //m, ^ J^ (1856 ?). 

Abrégé coréen du roman chinois en 20 vol. |)ortaBt 
le même titre. 

Il existe des éditions manuscrites en coréen en 60 
vol., d'autres en 2o volumes. 

Le sujet est le suivant : à Tépoque des T/uifig, j||, 
le bonze Sadi tsang, H j|| 'S; 1^ (titre de Miueti 
tithoang, '^ §^), reçut de l'Empereur Miueti isong^ 

^ ^ (712-755), Tordre de se rendre dans TAsie 
centrale avec ses deux élèves, Son o kong^ SlfêoË» 
qui était un singe métamorphosé en homme, et 2}ye 
hpal kyei, ^ A JE» qui était un porc ayant pris la 
forme humaîrie, pour y chercher les livres canoniques 
du bouddhisme. En route, ils rencontrèrent force 
diables et bêtes féroces qui s'opposaient à leur passage 

(€4-f) O/iJîo) (^ & %) 



^ 



CHAP. III : ROMAN& 383 

et contre lesquels ils durent livrer bataille. Son o 
konffj étant d'une force extraordinaire, était toujours 
vainqueur dans ces combats. Le livre raconte toutes 
les luttes que les voyageurs eurent à soutenir, mais 
ne dit pas quel fut le résultat de la mission. 

L'ouvrage est incomplet et les planches n'en exis- 
tent plus à Séoul. 
Cf. Wylie, p. 162. 

761. <Ù ^ ^ ^ 

An rok San tjyen {\An lou chan tchoan). 
HiSTOiBE DE 'An Loti chan. 

Traduction coréenne. 

Un ouvrage du même titre se trouve dans la col- 
lection Thang tai tshong chou, ^ ftî ^ ^* 

Le personnage principal, d'origine tartare, avait 
pour premier nom ià lo chnn, P^f ^ llj ; général 
dans l'armée chinoise, il devint favori de Hiuen 
tsong des Thang, ^i^ (712-755), se révolta 
en 755 et fut assassiné en 757. 

Cf. Mayers, I, 525. 

762. «3- ^ ^ ^ ' 







Tanff tjin yen eut {Tluing tshin yen- yi). 
Histoire de Tshin, de la dynastie des Thang. 

Traduction coréenne. 



384 



LTV. IV : LITTÊRATUBEL 

Peut-être ce roman a-t-il rapport à la rébellion de 
THhin Tsong khitien, ^ ^ ft, qui se révolta en 
883 et fut pris et mis à mort en 888. 



763. -H- 4 ^ ^ 

* ^ se ^ 

Peuk sang yen eui {Pe gang yen yi). 
HiSTOiBE DES Sang du nord (960-1126). 

Traduction coréenne. 



764. ^ ^ y^ ^ ^% '^' 
m ^ jE S J& ?îl ^ 

Pem moun tjymg kong tchyoung ryel rok (JEitu aen teheng 

kang tchang lie laii). 
Héroîshe et loyauté de Fan, nom posthume Oen 
teheng. 

Traduction coréenne. 

Le héros est peut-être Fan Tchong yeti, |i£f? 
J<5, surnom Hi aen,^% (989-1052), qui lutta 
contre les invasions des Kin, ^ ; il était originaire 
de Sau tcheati, S^ jfW, et parvînt au rang de Ministre 
d'État. 



76S. ^ 4 ^ ^ 

Jfam Bong yen ,eui {Nan sang gefi yi). 
Histoire des Sang du sud (1127-1280). 

Traduction coréenne. 



(•f -^-f) 



[^/LÏSiKM) 



(5C S «) 



CHAP. m : BOMANS. 385 

766. ^ %y^ 

tK î^ î^^ 

Syoxi ho tji {Choei hou tcM). 
Histoire de Choei hou. 

2 vol. in-4, 

L.O.V— Coll. v.d. Gabelentz. 

Abrège coréen semblant incomplet; gravé au 1? 
mois de Tannée hyeng sin, ^ ^ (1860 ?) ; les 
planches d'impression n'existent plus à Séoul. 

Syou ho est un nom de l'île de lÀang chan, ^ 
IJ4 fj^j située dans la préfecture de TH nnn, au 

Ouzn tong, \UM^'M}^^ 

L'ouvrage est un roman chinois publié en 70 
chapitres, dont il existe des traductions complètes 
en 20 vol. environ. 

Au temps de la dynastie des Song, cent huit chefs 
de brigands s'étaient réunis dans l'ile de Ryang san^ 
{lÂang chan) : ils étaient tous unis par des liens de 
parenté ou d'alliance et avaient sous leurs ordres de 
nombreux soldats, ils possédaient une flotte nombreuse 
et des arsenaux bien pourvus. Ils débarquaient fré- 
quemment sur le continent, s'emparaient des magistrats 
malhonnêtes, leur coupaient la tête et pillaient leurs 
propriétés ; de même, ils attaquaient les convois im- 
périaux, s'emparaient des présents envoyés à l'Em- 
pereur et aux hauts fonctionnaires, mais ils n'inquié- 
taient ni les voyageurs ni les pauvres gens. Aussi, la 
population leur était-elle favorable et faisait l'éloge de 
leur loyauté. L'Empereur envoya des troupes pour 



S86 LIV, ly : LITTÉRATURK 

les combattre, mais celles-ci furent battues et lean 
généraux faîts prisonniers. Ne pouvant les réduire 
par la force, le Souverain rendit un décret, par lequel 
il leur enjoignait de se soumettre et leur promettait ss 
bienveillance. Ils acceptèrent ces conditions, vendirent 
à vil prix ce qu'ils possédaient, brûlèrent leur camp 
et se rendirent à la Capitale, où un grand festin leur 
fut offert dans le Palais et où ils furent aussitôt 
pourvus de fonctions officielles. Peu après, la guerre 
éclata entre TEmpire et les peuples barbares. L'Em- 
pereur les chargea de combattre ces derniers. Le 
succès les favorisa : ils remportèrent de nombreuses 
victoires et fui*ent promus aux plus hautes diguités. 

Cet ouvrage est le cinquième roman de génie 
(j£ yf -f ^, tjài tjà sye^ oou. tshai tseu chou)] 
il est dû à CJU Nai ^an, ]$£ |^ ^, qui vivait sous 
les Yt^eHf JC i ^^^ J^^ choei, ^ ^ ^, en a publié 
une édition modifiée. 

Cf. Wylie, p. 162, Cordier, 807, 808, 1859. 



767. ^ ^ ^±y^ 

iR TO tK «T îS 

Tchyoung eut syou ho tji. 

Histoire de Choei hou : loyauté et justice. 

Traduction en coréen du précédent. 
23 vol. 

(*-^-f) [M/un {M) {% m n) 



888 LIV. IV : LITTÉRATURE. 



^ 



2S Paktie 



ROMANS EN LANGUE CHINOISE, COMPOSÉS. 



PAR DES CORÉENS. 




770. :^ ^ 

JCou ouH mong. 

Le bève de Kou oun (nom de ixKJAtrTÈ ?). 

1 vol. grand in-8, 52 feuillets formant 2 livres. 

L.O.V. 

Brit. M. 15201, C 15: édition datée de 1803, 

Ce roman en 6 livres a été composé en chinois 
par JKim Tchyoun tchàikj ^ ^ J^, fonctionnaire du 
règne de Sj/ouk tjong et auteur du Sya si nam Ijyeng 
keuu II a, dit-on, depuis lors été publié en Chine 
avec de nombreuses additions. 

Le sujet est le suivant : à l'époque des Thang, J^, 
un bonze indien Eyouk koan, ;rC |^, vînt enseigner 
la doctrine en Chine sur la montagne Hyen hoa, M 
^ ^, (sous-préfecture de Hoa yin au Cfian si, R 
ffi Ip 1^ j^) ; il acquit un grand renom de sainteté ; 
le Roi-dragon (nSgarâja) prit Thabitude de sortir du 
lac Tonff thit^, T^ jfe î^, (au mou nan, M HÊ) 
et, se transformant en un vieillard, de venir écouter 

(^•f-f) U>i«:<ic) {xiku) 



CHAP. m : BOMAN& 389 

la parole bouddhique ; un jour, le bonze ordonna à 
l'un de ses disciples, Syeng ijiuj ^|^, d'aller au 
palais du Roi-dragon pour le remercier de ses visites 
assidues. Au retour, sur le bord du lac, il rencontra 
huit fées qui se baignaient: elle lui donnèrent un 
bouquet de fleurs cueillies par elles et, prenant la 
forme de cigognes, s'envolèrent aussitôt. Quand 
Syeng tjin fut devant son maître, celui-ci lui reprocha 
sévèrement d'avoir pris plaisir, même pour un instant, 
à la société des fées, et l'envoya sans tarder à Yem 
oangj ^ 3E> j^g^ de l'enfer ; les huit fées venaient 
aussi d'être amenées devant le juge: elles furent 
condamnées, ainsi que Syeng tjin^ à renaître au 
monde dans d'autres corps ; Syeng tjin devint Con- 
seiller du roi, les huit fées furent filles de gens riches 
et devinrent les femmes de Syeng tjin; tandis qu'il 
menait avec elles une vie toute de plaisirs, Ryouk 
koan lui apparut et, frappant le plancher de son 
bâton, le fit tomber évanoui. Quand il reprit ses 
sens, palais et femmes, tout avait disparu, et il 
s'aperçut que le monde n'est qu'un rêve. 



771. f ^ ^ 

Kou oitn mong. 

Le rêve de Kou oun. 

ê 

1 vol. in-4, 32 feuillets. 

L.O.V. — Brit. M. — Coll. v. d. Gabelenz. 

Traduction coréenne du précédent. 



^ 



380 LIV. IV : UnÉKATCAB. 

772. I» ^ ^ ^ le 

Sj/a si nam tjyeng keuL 

Voyage vers le sud de la Dame Sya. 

2 vol. grand in-8, carré, mss. 

L.O.V. 

Ce romau a été composé par Kîm Tchyoun tdtmh, 
^ ^ î^, fonctionnaire sous Syouk tjong et aateor 
du Kou oun ynong^ à l'occasion des faits suivants: 
le Roi, séduit par les artifices d'une de ses con- 
cubines nommée Tjyang, 5^ ^, et voulant vivre avec 
elle plus librement, répudia la Heine In hyen, JZ ^ 
3Ê jp , né Min, ^ ^, et éleva sa favorite à un 
rang proche de celui de reine (koui pi, fl^iB)- 
Tous les fonctionnaires et le peuple murmuraient à 
la vue de ce scandale ; Kiin Tchyoun ichàih osa écrire 
ce livre pour attirer l'attention du Souverain d'une 
façon détournée. 

A l'époque Kia tning, ^ jf (1522-1566), dit le 
roman, vivait un fonctionnaire chinois nommé 
Ryouj §lj {IAeou)j qui maria son fils. Yen syau, 
^ (Yen cheoii), à une jeune fille, Sya Tjyeng oh, 
^i {Sie Tcheng yu). Après la mort de son 
père. Yen syou arriva à de hautes fonctions : mais il 
se désolait, depuis dix ans de mariage, de n'avoir 
pas d'enfants; sa femme, également désireuse 
d'assurer la continuation de la famille Hyoti, fit choix 
d'une jeune fille nommée Kyo, ^ (Khiuo) qu elle 
lui donna comme concubine. Celle-ci, pleine d'ambi- 
tion, ne tarda pas à calomnier réponse légitime et 
parvint à la faire chasser pour être mise à sa place. 





CHAP. in : ROMANS. 391 

Puis, elle se lassa de son mari, prit un amant nom- 
mé Toiiig Tchyeng^ ^ ^ {Tliong Tshing)^ dénonça 
Ryou Yen syou à un fonctionnaire des plus cruels, 
qui le fit dégrader et envoyer en exil, et put ainsi 
vivre à sa guise avec son amant, élevé, en récompense 
de la dénonciation, * à de hautes fonctions. Non 
contente de ce succès, la concubine chercha à faire 
périr la femme légitime qui s'était retirée dans sa 
famille. Cette dernière se réfugia â Tendroit où son 
mari était en exil, tout en ignorant qu'il s'y trouvait ; 
pendant dix ans, ils eurent beaucoup à souffrir : un 
hasard les rapprocha et ils reprirent la vie commune. 
Puis, l'innocence de Yen syou ayant été reconnue, il 
fut promu à une charge plus élevée qu'auparavant : 
la concubine, son complice et le mauvais fonctionnaire 
furent décapités. 

773. ^} f^ }à ^ ^ 

Sya 81 nam tjyeng keui. 

Voyage ters le sud de la Dame Sya. 

Traduction coréenne. 
2 vol. in-4. 
L.O.V. 

Gravé en l'année sin Aât, 5^ ^ (1851 ?), à You 
tong^ È JP, quartier de Séoul. 




774. itffluaiï^ 

Tjeung san ok rin mong. 
Le Ok rin mong corrigé. 

8 vol. mss. 



^ 



892 LÎV. IV : LITTÊRATURR 

L'ouvrage coréen primitif a été modifié et mis en 
chinois par Kyei ^ye, ^ 0Î, qui y a ajouté une pré- 
face datée 9yang ouen hou pyeng in^ Ji 7C ^ M §• 
L'auteur du texte coréen s'appelait JTbr A^n, ^ ff . 

775. ^^mm. 

Tchyeng hou ya tara. 
Histoires pbivées cobéëxnes. 

1 vol. grand în-8, mss, 58 feuillets. 
Recueil de diverses histoires anecdotîques, dont la 
plupart se passent en Corée. 



776. ^ UJ # ^ # ^ 

Keum mn sa mong hoi rok. 

Assemblée en songe dans la bonzerie de Keum wn. 

1 vol. în-12, 43 feuillets, mss. 

Copie faîte sur un volume imprimé en l'année km 
««, è E (1869 ?) à Tjin nam kaan, ^ ^ ^, dfe- 
trict de Tjin tchyen, ^ jl|. 

Songe d'un homme dans une bonzerie : il voit les 
premiers empereurs des dynasties célèbres de la 
Chine et converse avec eux ; la bonzerie de Ktum 
sanj Kin chan, est située dans la préfecture de 
TcJ^eii kiang, au Kiang sou, tLWè^îLM' 

777. -g- >^ >îr ^ ^ ^ 

Kexvm san sa mong you rok. 

Pbomenade en songe à la bonzerie de Keum mn. 
Sans doute traduction du précédent. 



CHAP. ITI ; BOMANS. 893 

778. M±^ W 
So iai syenff tjyen. 
Histoire de So Tai syeng. 

1 vol, în-8, 49 feuillets, mss. 

Roman coréen en langue chinoise, dont l'intrigue 
se passe en Chine à l'époque des Sang, ^ ; il serait 
traduit d'un original en langue coréenne. 

779. m%mu 

Hai long i e. 

Paroles diverses de Corée, 

1 vol. 

Recueil de nouvelles et de fables. 



3! Partie 

ROMANS œRÉENS À PERSONNAGES 

CHINOIS. 

780. %^ ^ 

Oxiél oang tjyen. 

Histoire du Prince de Yue. 

Peut-être est-il question dans ce roman de Kay^i 
Taten, Ù^ JH, prince de Yti^, qui monta sur le trône 
en 496 avant l'ère chrétienne. 

Cf. Mayers I, 276. 



SM LIV. IV : LITTÉRATUBE. 

781. ^a -^ 

?^w J9L itT 

Yang {ryang) hpotmg tjyen. 
Histoire de Yang Hpoung. 

1 vol. în-4, 24 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. V. d. Gabelentz. 

Sous la dynastie des Matt, ^^ vivait le foncdcm- 
naire Yang Tài pàîk^ père de trois filles et de tros 
garçons, dont l'un s'appelait Upoung. Ce mandarin 
avait une concubine, pour laquelle il éprouvait une 
passion sans bornes. Un jour qu'elle était malade, 
il vînt prendre de ses nouvelles. Celle-ci lui déclara 
qu'elle ne recouvrerait la santé que si la femme 
légitime quittait la maison. Yang Tài paik n'hésita 
pas et ordonna à sa femme de partir, elle et ses 
enfants. Ils s'éloignent et, n'ayant pas d'autre abri, 
ils se réfugient dans la cabane réservée au gardien des 
tombeaux de leurs ancêtres. lia, ils sou&ent do 
froid et de la faim ; la mère tombe malade et, an 
moment de mourir, elle se coupe le doigt et écrit 
avec son sang une lettre, où elle supplie son mari 
d'avoir pitié de leurs enfants. En recevant cette 
lettre, Yang Tài paik ému allait les rappeler auprès 
de lui ; mais sa maîtresse l'en dissuada : '* Vous ne 
" comprenez donc pas, lui dit-elle, que votre femme 
"veut se débarrasser de ses enfants pour se rema- 
" rîer plus facilement. Elle essaie de vous faire croire 
" qu'elle est en danger de mort et de vous obliger 
" ainsi à les reprendre. Serez-vous assez inintelUgent 
" pour aider à la réussite de ce stratagème ?" Le 

(f-f-f) (MBr<>) (*:»« 



CkAP. III : BOMANa 395 

mari, convaincu par ce raisonnement et furieux 
d'avoir été sur le point de céder, se jette sur le 
porteur de la lettre et le roue de coups de bâton. 

Le fils nommé Hpoung grandit et entra dans 
l'armée : il eut de grand succès, obtint les grades les 
plus élevés et réussit à anéantir les forces ennemies. 
En retour de ses services, l'Empereur lui conféra le 
titre de prince de Tcho. A cette époque, Yang Tài 
pàik était devenu vieux et aveugle. 8a concubine 
le maltraitait et le trompait avec tout le monde : il 
voyait là la punition de ses méfaits et il se repentait 
d'avoir été si cruel. Un jour, Hpoung découvrit sa 
retraite et l'alla voir ; mais le vieillard ne le reconnut 
pas. "Je suis votre fils", lui dit Hpoung et, à ces 
paroles, .les yeux de l'aveugle s'ouvrirent. 

782. -^2^ 3^ ^ 

Ok hoan heui pong. 

La bencontbe merveilleuse dès anneaux de jade. 

12 vol. in-8, d'environ 80 feuillets chacun; mss. 

Brit. M. 1 vol. in-4, 84 feuillets, mss. 

Avant la naissance de l'enfant, qui devint plus tard 
le fondateur de la dynastie des Han postérieurs, 
^ ;^, Heou han, ou ]^ ^, Tong lian, et est 
connu sous le nom àeKoang oou, lîfc ^ ^ (25-57), 
sa mère vit en rêve un génie qui lui donna un 
anneau de jade, sur lequel était gravé le caractère 
htyerij ^ (ciel) et lui révéla que son fils ne devrait 
épouser que la fille qui posséderait une bague sembla- 
it ^ ^) (t?/t^o5v>) ((» WL m) 



S96 LIV. IV : LITTÊRATORE. 

ble portant Tingcription ti^ ^ (terre). Presque 
à la même époque, naquit une fille à qui on donna 
le nom de Eum rye hoa^ ^ ]^ >^ ; son père avait 
également reçu d'un être surnaturel un anneau de 
jade portant le caractère ti^ ^. Quand les deux 
enfants eurent grandi, ils se rencontrèrent et leurs 
familles les marièrent après avoir comparé les deux 
bagues. 

Ce récit est accompagné de longs renseignements 
sur les deux époux, de développements sur les 
guerres qui eurent lieu entre les partisans des deux 
branches de la dynastie des Matt, sur les révoltes qui 
furent apaisées par Koa^êff aoti^ sur les événements 
de son règne, sur les fonctionnaires qui l'assistèrent, 
etc. 



783. ^^\ ^- ^ 

52F il il # 

IJyei ma mmi ijyen. 
HiSTOiBS D£ T^yei Ma mou. 

1 vol. in-4, 32 feuillets ; nouvellement grayé à 
Hong syou long, |£ ^ ^. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v.d. Gabelentz. 

A la fin de la dynastie des ^an, ^, vivait le 
célèbre lettré TJyd Ma mou. Longtemps il avait été 
dans le plus grande misère; un jour, il accusa de 
son malheureux sort celui des dix princes de l'enfer 
qui est spécialement chargé du bonheur et du malheur 
des hommes, et il l'accabla d'injures. Le dieu chef 
de l'enfer en fut informé et envoya quelques satel- 

(€44) {^-A.}^<J^) (^ g «) 



CHAP. III : HOMANS. 897 

lites pour l'arrêter et le faire comparaître devant lui. 
Interrogé, Tjyei Ma mou répondit : " Je ne suis pas 
" incapable, pourquoi suîs-je pauvre ? si vous voulez 
** juger de mon expérience, chargez-moi de quelque 
"affaire difficile". Le dieu lui dit: " Vous n'êtes 
" qu'un simple lettré, comment pourriez-vous entendre 
" les questions infernales?" Mais les officiers prièrent 
leur chef de le mettre à l'épreuve : Ma mou fut donc 
nommé juge de l'enfer et on lui confia plusieurs 
causes fort embrouillées. Le lettré s'en tira avec un 
tel succès, montra tant d'équité et de clairvoyance 
que les officiers firent un rapport à leur chef pour 
lui signaler ces faits. On ofiFrit à Tjyei Ma mou un 
grand banquet et on le remercia chaleureusement de 
son concours ; puis on le reconduisit sur la terre où 
il jouit dès lors d'un bonheur sans limites et vécut 
heureux jusqu'à un âge très avancé. 

Suit le Hoi sim kok, '^ ^ ^^ tl^ *Ii^ ffl» Chant 
pour ramener le cœur à ce qui est juste (du feuillet 
26 recto à 32 inclusivement) . 

C'est une sorte de cantique bouddhique. 



784. -% ^ :H 

3i. A n2 

Ok in keui. 

Histoire de la femme de jade. 

Peut-être ce roman fait-il allusion à la Dame Kan, 
"H* ^ A> femme de Lleoa Fei, ^Ij ^. 
Cf. Mayers, I, 415. 



398 LiV. iV : LITTÉRATURE. 

785. ^ ^ ^ :^ 
fl 3Ê JS'J # 

Oui oany pyel tjyen. 
Histoire du box de OeL 

Peut-être histoire de Tsliaa Tsha4^9 W ^> samom 
Meiig tr, £ ^9 fondateur du royaume de Oei, ||i 
mort en 220 de Tère chrétienne. 

Cf. Mayers, I, 768. 

786. «^^ ^1 4 ^ 

m±mm 

Tang hlài (htat) tjyong {tjony) tjpen. 

Histoire de l'Empereur Hiai ijojig (Thai tMtig), P£ 

LA DYNASTIE DES T/Mf9{f. 

1 vol. în-4, 26 feuillets. 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz. 

Sous le règne de Htai tjony (626-649), vivait un 
lettré du nom de Oun Syou, qui avait acquis par sa 
science une grande renommée. Des pêcheurs allèrent 
un jour lui offrir une carpe et lui demandèrent de 
leur indiquer les endroits où ils devaient poser leurs 
filets pour prendre beaucoup de poisson. Oun Syau 
leur désigna un emplacement où ils firent des captures 
extraordinaires. Les pêcheurs, heureux d'une telle 
aventure, célébraient le nom de leur bienfaiteur et 
se promettaient, avec son concours, de prendre toute 
la gent aquatique. Les poissons les entendirent et 
se plaignirent au Dragon, leur chef. Celui-ci, con- 
sidérant que, si le lettré signalait aux pêcheurs toutes 



400 LTY. lY : UTTÊRATUBK. 

** de s'endormir demain à midL Vous saxei que, 
" chaque jour, l'âme de ce fonctionnaire abandoiuies(»i 
'' corps pendant son sommeil et se rend au del. Cest 
'' à elle que le dieu donne des ordres pour exéeater 
" t ouïes les décisions divines. Si elle ne peat ^ 
" rendre au ciel comme d'habitude, vous éTÎterei 
** ainsi la mort" Le dragon se rend aussitôt anprèB 
de l'Empereur et lui explique la chose ; celni-d 
promet de le tirer d'affaire : le lendemain avant midi, 
il appelle Oui tjeung et, pour tromper le temps, 
joue aux échecs avec lui. Mais subitement il se sent 
pris d'une invincible envie de dormir, s'y laisse aller 
et ne se réveille que lorsque l'heure fatale est passée. 
Il constate alors que Oui tjeung s'est paiement 
assoupi ; il le réveille et lui demande : " Qu'a &it 
" votre âme pendant votre sommeil ? " Hélas, il était 
trop tard : l'âme était allée au ciel, avait reçu l'ordre 
de couper le cou du dragon et avait accompli cette 
décision. 



787. >i tl ^! ^ 

Syel in koui tjyen. 

Histoire pu général Syel In koxii. 

1 vol. in-4, 30 feuillets. 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz. 

Les événements relatés dans cet ouvrage se passent 
à l'époque des Thang, J^. IjO héros est Sie Jen 
koei (Mayers, I, 582), qui commanda l'armée envoyée, 




CHAP. in : KOMAXa 401 

en 670 de notre ère, contre les Tibétains et subît un 
échec important. En 682, il rejioussa avec succès 
une invasion des TAcm Mtief ^ J^Ç. Un roman 
chinois, intitulé Tcheng tàng iW, ^ ^ f2, est This- 
toire romanesque de son expédition en Corée. 

Syélln houij fils de SyelKyengj se trouva orphelin, 
quand il était encore enfant : c'était un garçon très 
intelligent, instruit et robuste. N'ayant aucune res- 
source, il fut d'abord réduit à mendier ; puis il réussit 
à se placer, comme domestique chez un riche, nommé 
You Tjoung sye. Un jour, la fille de ce dernier, qui 
avait treize ans et était fort jolie, rêva qu'elle voyait 
un dragon bleu ramper dans le jardin. Dès son 
réveil, elle y courut et trouva Syél In koui endormi. 
Surprise de cette coïcidence, elle enleva son corsage 
d'or et en couvrit le jeune homme. Son action le 
réveilla : après l'avoir remerciée, il revêtit ce corsage 
qu'il cacha sous ses propres habits. Mais, à quelque 
temps de là, le vent souleva ses vêtement», tandis 
qu'il balayait la cour, et son maître aperçut le corsage 
de sa fille. Convaincu qu'elle avait eu des relations 
coupables avec son domestique, il les chassa l'un et 
l'autre et tous deux durent demander l'aumône pour 
vivre. Bientôt Syel In koui eut l'occasion de prendre 
part aux guerres qui éclatèrent sous Thai tsonÇf 
^ ^, il s'y distingua d'une façon si brillante qu'il 
obtint le grade de général et finalement reçut le titre 
de prince de Hpyeng yong. 



(^ ^ ^) i.^/L^Oixn) [% R le) 



402 LIV. IV : LITTÉRATDRR 

788. :?|-^ ^^^ 

lî ^ Rif ^ 

Koah poun yang tjyen. 

HiSTOïKE i>£ Koah Tjâ eut, prince de Poun yang. 

2 vol. in-4. 

L.O.V.— Coll. V. d. Gabelentz. 

Le fonctionnaire An Ro san (probablement In 
Lau chan, ^^ Uj) eut des relations intima avec 
une concubine de TEmpereur Sou tsatig, ^^ 
(755-762), de la dynastie des Thang, H, et en- 
orgueilli de cette aventure, tenta de renverser son 
souverain. Ayant rassemblé des troupes, il marcha 
sur la capitale qu'il attaqua. L'Empereur, effrayé, 
prit la fuite, emmenant sa concubine. Mais se 
soldats refusèrent de raccompagner, tant que cette 
femme, cause des désordres qui ruinaient le pays, ne 
leur aurait pas été livrée. Swm. fsong dût se 
soumettre et leur abandonna sa maîtresse, qui fut 
étranglée par les soldats. Ceux-ci, commande par 
Koak Tjà eui, M ^ W\ eurent ensuite raison des 
rebelles, qui furent taillés en pièces, et le général fut 
récompensé de ses succès par le titre de prince de 
Poun yang. 

789. ^ ^ ^^ ^^ ^• 

Koak poun yang tchyoung hàing rok. 
Loyauté de Kwik Pmun yang. 

1. Koo Tseti yi (697-781) nom posthume Tctiona oo,,, £«. 
prince de Fen yang, i^Wlï (cette localité est aujourd'hui Hittg, 
M, au Chan »l, U] B) '> c^- Mayers, I, 306. 



CUAP. III : BOMANa 403 

790. ^ ^ ± <à. 

Ok Ijyou ho yen. 

La bonne union des perles et du jade. ^ 

1 vol. in-4, 29 feuillets. 

Nouvellement gravé ù Mou kyOj ^ ^, en la 1*^ 
lune de Tannée sin hà% 5^ ^ (1851 ?). 

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 

A l'époque des cinq dynasties {o kyeiy 3Î ^> ou 
iài, 3£ i^9 907-960), le sieur Tchai Moun kyeng^ 
^ ^C Jil> q^î demeurait dans le Tche kiang, ^ ^H, 
se lamentait de n'avoir pas d'enfante; pour en obtenir 
un, il alla prier au tombeau de l'Empereur Yu, 
^ (2205-2197) ; quelques jours après, il rêva qu'il 
trouvait trois morceaux de jade et, au bout de neuf 
mois, sa femme accoucha de trois fils. Le premier 
fut appelé Ouerij 3^, le second Tjiuy ^, et le 
troisième Ryeng^ ï^. A la même époque, un sieur 
RyoxL Ouen kyeng, $lj ^ ;^9 qui habitait Thai 
icheou, ^ jHi > au Kiwng sou, ^X JÉ^, dépensait 
beaucoup d'argent en offrandes à Bouddha pour 
obtenir un enfant. Une nuit, il rêva qu'il trouvait 
trois perles et sa femme mit au monde trois filles 
jumelles, la première fut appelée, Tjà tjyou^ ^ ϧC, 
(perle pourpre), la seconde Pyek tjyouj ^3^> (perle 
glauque) et la troisième Myeng tjyouy V^ 3^, (perle 
brillante) ; dès qu'elles furent grandes, elles apprirent 
secrètement l'art de la guerre. Leur père l'ayant 
su un jour, en fut très courroucé; sa colère 
l'emporbv si loin qu'il menaça de les tuer et celles-ci. 



404 LIV. IV : LITTÉRATUt^ 

effrayées, s'enfuirent, après avoir revêtu des habits 
masculins. En route, elles rencontrèrent, dans une 
auberge, les trois fils de Tchai Moun hyeng: ils se 
rendaient à une montagne pour y prendre les leçons 
d'un sage qui habitait cet endroit* Tous les sii 
devinrent amis et s'engagèrent mutuellement à aller 
étudier ensemble. Grâce aux conseils d'un bonze, 
ils devinrent très instruits dans Tart de la guerre et 
entrèrent eqsuite au service du prince qui devint le 
fondateur de la dynastie des Song, 5lc- ^ '^ 
rendirent de si grands services, que ce souverain leur 
conféra le titre de princes : puis, ayant reconnu le 
sexe de trois d'entre eux, il les maria avec les trois 
autres. 



791. •& -^ «^ 31 
^ # ^ E 

Keum hyang iyeng keui. 

Histoire du pavillon de Keum hyang (paefum pré- 

CEBUX). 

2 vol. in-4. 

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Nouvellement gravé à You tong^ ^ ^^ quartier 
de Séoul. 

A répoque des Thang postérieurs, ^ ^, sous le 
règne de Ming tsotig, ^ ^ (925-933), un enfant, 
du nom de Kyeng keui^ ^ ^, fils d'un préaident 
du Ministère de la Guerre, Tjyong TchyoUf jÉ%' 
devînt orphelin et dut mendier pour vivre. Un jour, 
il pénétra dans le jardin du Censeur IFtai hoy ^ p » 



(^•f -f) (>/!«:< i:) (^ S %) 



405 LIV. IV : LITT 

" vivre dans mon district un mauvais fils comme voos. 
'* Mon devoir est de vous donner des conseils. Si 
" vous ne vous corrigez pas, je devrai vous punir". 
Alors, il lui cita les belles actions des fils qui avaient 
pratiqué le respect envers leur parents. Ces paroles 
émurent le coupable qui se repentit, et, depuis lors, 
toute la famille vécut en bonne intelligence. Ijîn 
Tài pang devint le modèle des fils et s'acquit tant de 
renommée que l'Empereur en eut connaissance, le 
nomma magistrat du district de Kiung ling^ ^ |$i 
(au Hou pep Wi'^) ^^ ordonna de placer sur sa 
I>orte une inscription élogieuse en son honneur. 

Suit le -I ^ '^ïl ^, Pi Ifll ^ ^, Nài hmn 

2 feuillets. 

Instructions morales pour la femme mariée: elle 
doit s'occuper des aflaîres intérieures de la maison ; 
ne pas trop lire, car les lectures portent à la rêverie, 
ce qui ne sert à rien ; ne pas permettre aux marchan- 
des (qui servent d'entremetteuses), aux bonzesses, ni 
aux sorcières de fréquenter le logis ; ne pas s'informer 
auprès des servantes de ce qui se passe chez les 
voisins, etc. 

Le nommé Hoa am^ ^ ^, a composé ces instruc- 
tions. 

793. -^ *^ ^ 

Syouh hyang tjyen. 

Histoire de la Dame Syouk hyang. 







CHAR m : ROMANS. 407 

2 vol. îll-4. 

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Gravé en Tannée mou o, X^ ^ (1858 ?), à Ya 

Considéré par M. Aston. (Proceedings of the 
Asiatîe Society of Japan) comme un des meijlleurs 
contes populaires de Corée. 

Sous la dynastie des Sang, ^^ vivait à Nan yanff, 
au Ho nan, ïP! ^ ^ ^, un sieur Kim Sye^i, ^ 
3^. Rencontrant un jour des pêcheurs, qui avaient 
pris une tortue et qui se disposaient à la tuer pour 
la manger, il la leur acheta et lui rendit la liberté. 
A quelque temps de là, Kim Syen fît naufrage et il 
allait périr, quand une tortue vint à son secours : elle 
le porta sur sa carapace jusqu'au rivage, où elle le 
déposa et vomit des perles que notre homme ramassa. 
S'étant marié alors avec une femme nommée Tjyangj 
5M, il lui donna ces perles. Il eurent une fille, qui 
fut appelée Syouk hyang^ 1^ ^ î à l'âge de* cinq ans, 
celle-ci fut abandonnée sur un rocher par ses parents, 
qui avaient dû s'enfuir, devant l'invasion d'une armée 
ennemie. Les soldats, l'ayant découverte, eurent 
d'abord l'intention de la tuer, puis, changeant d'idée, 
ils la laissèrent où elle était. Elle était sur le point de 
mourir de froid et de faim, quand des éperviers vinrent 
la réchauffer, en la couvrant de leurs ailes, et un cerf 
la prit sur son dos et la porta auprès de la maison 
du Grand Conseiller Tjyang^ 5ê, qui n'avait pas 
d'enfants. 

Pendant la même nuit, celui-ci rêva qu'il voyait. 



4Û0 Liv. rv : littékature: 

an milieu de aes fleurs, une jolie petite fille. Dès 
son réveil, il se rendit dans le jardin et y troon, 
en effet, Syouk hyang qa*il éleva depuis lois Gomme 
sa propre fille. Lorsqu'elle fat grande, one des 
esclaves devint jalouse d'elle, racensa de se mal coo- 
4pire et réussit à la faire chasser. Sans ressoiirccs 
désormais, la jeune fille résolut de se noyer: elle se 
jeta dans une rivière, mais la tortue mise jadis en 
liberté par son père, la sanva à son tour. Elle alk 
se cacher dans une forêt : un incendie ayant éclaté ; 
elle s'échappa à grand peine, les Têtemants brûlés et 
absolument nue. Recueillie par nne vieille femme, 
elle accepta d'aller avec elle à la capitale, oà elle 
s'appliqua à fiiire des broderies pour gagner sa vie. 
Comme elle était très habile dans cet art, elle vendit 
ses travaux avec succès et le bien-être s'introduisit 
dans le pauvre logis. Une nuit, Sy<mk hyang eut 
un songe, elle montait au'ciel et assistait à un festin 
d'une magnificence inouïe. Le dieu suprême lui 
disah : " Vous étiez autrefois une servante du ciel et 
vous aimiez l'étoile htai eut, >ÎC ^» que voici. Vous 
avez été envoyée en exil sur la terre, pour vous 
" punir de cette faute. Votre peine sera bientôt ter- 
** minée et vous pourrez vivre ensemble de nouveau". 
A ces motSy elle ne put cacher son trouble et, dans 
un mouvement qu'elle fit, elle laissa tomber un de 
ses doubles anneaux, que son fiancé ramassa. 

Elle se réveilla à ce moment et constata qu'il 
manquait à son doigt un de ses anneaux. Elle ne 
put s'expliquer cette étrange disparition et se remit 
au travail. Ayant présente à l'esprit la scène sur- 

(^•^4) (.fe/tRr<-fe) ix s m) 







CHAP. ni : ROMANS. 409 

naturelle â laquelle elle avait assisté, elle s'appliqua 
à la broder sur une bande de soie. Ce tableau parut 
si surprenant que le marchand qui achetait ses bro- 
deries, le lui paya cent mille ligatures. 

Le Président du Ministère du Cens, Bi, ^, 
après avoir demandé . longtemps à 'Bouddha la joie 
d'être père, avait eu enfin un fils, qui avait été appelé 
Ei Syeuj $ fll|. Bien que fort jeune encore, il était 
très intelligent et déjà célèbre : le marchand vint le 
trouver et le pria de composer quelques vers pour 
expliquer le sujet représenté dans la broderie de Syouh 
hyang. Le jeune homme, qui avait fait un rêve iden- 
tique, reconnut la scène à laquelle il avait assisté : il 
s'empressa d'acheter le tableau qu'il paya deux cent 
mille ligatures et s'enquit de la personne qui avait 
brodé cette scène extraordinaire. L'ayant appris, il se 
rendit chez la vieille femme qui avait recueilli Syouh 
hyangj et lui demanda la jeune fille en mariage. 
Croyant qu'elle était d'une condition inférieure, il ne 
put se marier ouvertement et l'épousa en secret. Son 
père, à cette nouvelle, entra dans une grande colère 
et ordonna au préfet de la ville d'arrêter Syouh hyang 
et de la mettre à mort. 

Le préfet était précisément le père de la jeune 
fille, mais il ne la reconnut pas. Toutefois, pris de 
compassion pour elle, il lui rendit la liberté. Elle 
dut se cacher et continua à broder pour vivre. Ce 
n'est que plus tard que le fonctionnaire Ri^ ^, 
apprécia son mérite : il permit à son fils de la con- 
sidérer comme sa femme. Celui-ci devint Gouverneur 
de King tcheou, ^ij JWj au Hou pe, ^ ^Iby où il se 



410 LTV. IV : LTTTfeR.^TrRE. 

rendit avec Symih hyang. Par ii/i heurenx hasard, 
le Grand Conseîlter Tjyatig, qui l'avait recueillie 
autrefois, se trouvait dans cette province et le vrai 
père de Syonh hyang était devenu magistrat dans la 
même localit4* : ils se reconnurent enfin et leur joie 
fut des plus vives. 



794. ^ -f -ê ^ 

Tjyang hpoung oun tjyen. 
Histoire de Tjyang Hpoung oun. 

1 vol. in-4, 29 feuillets. 

Nouvellement gravé à Hofig syau long, ^ ^ ^i 
en Tannée mou o, X^ ^ (1858 ?). 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Sous la dynastie des Sang, tJ^, vivait le Ministre 
Tjyang Ileui tjiy 5M ^ ^, originaire de Kin Ung, 
^ ^ ; son fils, Hpoung oun, JSL S, était d'une 
intelligence remarquable ; il apprit les sciences 
militaires et fut nommé général en chef. En cette 
qualité, il dirigea une campagne contre les barbares de 
Touest, dont il battit les troupes et tua les généraux. 
A son retour à la capitale, un courtisap qui était 
jaloux de lui, afiirma à l'Empereur que Hpoung om, 
enorgueilli de ses succès, pensait à se mettre sur le 
trône. Le général, averti que l'Empereur voulait 
le faire mettre à mort, se réfugia dans les pays 



CFIAP. m : KOMANS. 411 

étrangers où il mourut de chagrin. Ce fut une 
grande perte pour l'Empire. 

795. ^^ ^ ^ 

31 H » (?) 

Tyang {Ijyang) hyeng tjyen. 
Histoire de Tjyang Kyeng. 

1 vol. in-4, 38 feuillets. 

Nouvellement gravé à Mi long^ ^. tl^, (quartier de 
Séoul), le 9? mois de l'année im tjà, î ^ (1852 ?). 

L.O.V. — Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Le nomme Tjyang Tchyotii, qui vivait sous la 
dynastie des Song, ^y n'avait pas d'enfants et sup- 
pliait avec persistance le Bouddha de la bonzerie de 
Tjyen ichouk de lui en accorder un. Sa femme vit, 
l)endant la nuit, apparaître le Bouddha; il lui 
annonça qu'elle serait bientôt enceinte. Elle le 
devint en efiFet et mit au monde un garçon auquel ou 
donna le nom de Kycng. Ses progrès furent rapides ; 
jeune encore, il avait appris les sept classiques 
militaires et était très instruit dans les sciences de 
la guerre. Sur ces entrefaites, le pays fut envahi ; 
le père de Tjyang Kyeng fut pris par les ennemis, 
sa mère disparut et J'enfant, resté sans ressources, 
devint domestique chez le Conseiller Oang. Ce 
fonctionnaire reconnut bientôt les qualités du jeune 
homme et lui donna sa fille en mariage. Depuis lors, 
la renommée de Tjyang Kyeng ne fit que s'accroître ; 
il obtint le grade de docteur, retrouva ses parents et 
vécut heureux. 

(^^i-^) (tl^/t-ttOiip) (ft Wi «l) 



412 LIV. IV : UTTERATURE. 



^ 



796. ^ ^ ^ ^ ^ 

Kou iong tchyeng hàing rok. 

Histoire dds actions glorieusxs i>u sieur Kou. 

Sous les Song^ ^, a vécu lCheo9€ Tc/êoeti, ^ 
f$i. Grand Conseiller de Teh^tê. t^ong, ^ ^^ àm 
de Lai koe, ^ g ^, mort en 1023 (Mayere, I, 
n? 318) : peut-être s'agit il de lui dans ce roman. 



797. ^ %\^^%^ ' 

Kou rài kong Ichyoung hyo rok- 

Loyauté et piété filiale de XJèeou, duc de LaL 

A rapprocher du précédent. 



798. ^ 4 € ^ 

Hyen syou inoun tjyen. 
Histoire de Hyen Syou moun. 

2 vol. in-4. 

Nouvellement gravé à You long, ^ ^. 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz. 

Sous le règne de C/ien tsofig, |^ ^ (1067- 
1085) de la dynastie des Sofig, ^ vivait un sieur 
Ifyen Htàik {tchàik) tji, ^ ^ ^, Vice-président 
du Ministère des Fonctionnaires ; il n'avait pas d'en- 
fants. Un jour, un bonze lui demanda l'aumône et ce 
fonctionnaire, qui aimait faire la charité aux serviteurs 



GHAP. m : BOMAXa 413 

du Bouddha, lui donna cent pièces de soie et deux 
mille onces d'argent. Le bonze lui dit en le remer- 
ciant : '^ Je n'ai jamais vu d'homme aussi charitable 
" que vous. Si vous avez quelque souhait à formuler, 
" dites-le moi, et je prierai le Bouddha pour que 
" votre désir se réalise ". I^e mandarin lui confia 
qu'il désirait être père. I^e bonze se retira et, quel- 
ques jours après, la femme de Hyen devint enceinte ; 
neuf mois plus tard, elle accoucha d'un fils qu'on 
appela Syou vioun. Il grandit et se montra si in- 
telligent que sa renommée parvint aux oreilles du 
Souverain. A cette époque, le chef des barbares Nam 
viauj ^ H^, nourrissait de mauvais desseins à l'égard 
de la Chine. L'Empereur, sur le conseil de ses fonc- 
tionnaires, envoya Syoti moun comme Umbassadeur 
auprès de ce chef. Syou vioun pacifia les barbares 
et réussit si bien dans sa mission que l'Empereur, en 
récompense, le nomma Grand Compositeur. 

Ce roman semble incomplet et les planches d'im- 
pression n'en existent plus. 



799. ^J- ^ ^ JL ^ 

Tjany {Ijycmg) han tjyel hyo keuL 

Histoire de la femme Hany épouse jyv Sieuu Tjang, 
QUI pratiqua la piété et resta fidèle à la mé- 
moire DE son mari. 

1 vol. in-4, 29 feuillets. 



4U LIV. ÏV : LITTÉRATtlKE. 

Ouvrage nouTelIement gravé à JJoitf/ syou Umg^ |[ 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz. 

A la fin des Song^ ^j dans le district de 3aN 
if^MÇf % KSr> 1^ femme Han^ mariée à rAcadémkieo 
Tjan^f^ vit en rêve le ciel partagé en denx. Un génie 
en descendit et lui dit que le dieu l'envoyait pour se 
placer sous ta direction (devenir son fiL?). A partir 
de ce moment, elle devint enceinte d'nn fils, qu'on 
ap{)ela Otm po. La dynastie des SoiUf finit aloi^ 
et celle des Yiiethf JC> fut fondée ; rAcadémicien 
Tjan/f ne voulut pas être fonctionnaire des Ytien et 
resta dans la retraite à 3an yan^. Le magistrat 
de cette localité, Stye Sin, le calomnia, Faccnsa de 
conspiration et le mit en prison. Sa femme alla se 
plaindre au magistrat : comme elle était très jolie, 
celui-ci voulut en faire sa concubine ; il tua l'Aca- 
démicien et il demanda à la femme de vivre avec 
lui. Elle feignit d'accepter, le pria de la venir voir, 
Tenivi-a chez elle, le tua et, lui avant ouvert le 
ventre, en retira le foie, qu'elle alla offrir eu sacrifice 
à l'esprit de son mari. La femme du magistrat 
envoya des satellites pour l'arrêter ; ua de ceux-ci, 
on lui prenant la main, lui promit de la sauver, si 
elle voulait l'épouser. La femme Han, indignée, 
se coupa la main que le satellite avait touchée. Tout 
le monde fut étonné de son courage et on la lai^a 
échapper. Elle se fit bonzesse. Quant au fils, après 
avoir étudié le taoïsme, il devint un grand général 
et disparut, dans sa vieillesse, emporté au ciel par 
les esprits. 




\ 




CHAR TU : ROMANS. 415 

800. % -ê ^ 

Hoang otm tjyen. 
HiSTOiEE DE Hoang Oun. 

2 vol. în-4. 
^ L.O.V.— Coll. v.d. Qabelentz. 

Sous le règne de 3foun tjong (?) ^ ^, de la 
dynastie des Song^ ^jj, vivaient dans le district de 
Yang tchean, ^ jHi>.deux fonctionnaires liés d'une 
profonde amitié, Hoang HaUy ^ ^, et Syel Yeng^ 
^^; ni l'un ni l'autre n'avait d'enfants et leurs 
femmes adressaient de ferventes prières au Bouddha, 
qu'on adorait dans une pagode de la montagne de 
Thai hang, >Jc 1t (a^ CJian H, Uj M)* Enfin 
leurs vœux furent exaucés: toutes deux virent en 
rêve des enfants qui descendaient du ciel. Madame 
Hoang accoucha d'un garçon qu'on appela Onn^ 
^ ; madame Sgel^ d'une fille qui fut nommée Ov^ 
tjyoung lan, ^ ^ j^. Peu après la naissance de 
son fils, Hoang fut condamné à l'exil sur de fausses 
dénonciations. Avant de partir, il confia son fils 
à son ami, le chargea de l'instruire et convînt avec 
lui que Oun épouserait Ouel. Celle-ci grandit et 
devint si jolie qu'un mandarin jouissant d'une grande 
influenôe, Yang Tchyel, ^ ^, la demanda en mariage 
pour son propre fils. Syel Yeng s excusa de ne 
pouvoir répondre à une requête qui l'honorait, et 
expliqua que sa fille était déjà fiancée. Yang TchyeU 
courroucé de ce refus, embaucha une cinquantaine de 
brigands, leur enjoignit de se rendre dans le village, 



41« LÎV. IV : LTTTfeRATlJRE. 

tle brûler la maison de Hoang et de tuer toos 
les gens qui riiabitaient, Oun seul échappa ân 
niassiicre et se réfucrîa dans la montasnse de .Si 
vnjeng^ Q 1^; là, il rencontra un sage qui lui enseî^M 
lc*s sciences militaires. 

Se croyant délmrra&se de Oun, Yang Tchyel vonlm 
s'emparer de Ouel tjyoung tan ; à cet effet, il fit si 
bien que son père fut nommé à une charge qui 
l'obligea à se rendre à la capitale. Comme sa mère 
était morte, la jeune fille resta seule au logis avec ses 
esclaves ; Yang Tchyel gagna un parent de la famille 
Syely et cet individu poussa la jeune fille à épouser 
le fils de Yang Tchyel. Elle n'eut d'autre parti â 
prendre que de s'enfuir dans la montagne de Thai 
hang^ déguisée en garçon ; elle y rencontra un sage 
qui lui enseigna l'art militaire. 

Dix ans plus tard, de grandes guerres éclatant 

et l'Empereur fit afficher des proclamations dans toat 

le pays pour inviter tous ceux qui connaissaient le 

métier des armes, à venir passer des examens. Les 

deux jeunes gens, Oun et Ouel ijyoung tan, allèrent, 

chacun de leur côté, à la capitale, se préjentèrent 

et furent reçus. Otœly étant la plus instruite de tous 

les candidats, fut nommée Commandant en chef et 

Oun se vit- promu au grade de Commandant en 

second. La guerre dura plusieurs années et les 

' deux généraux se couvrirent de gloire. * L'Empereur 

leur donna le titre de prince et voulut les marier 

à des filles du plus haut rang. Mais Oun déclara 

à rEmi)ercur qu'il avait une fiancée et qu'il ne 

voulait piis d'autre femme ; Ouel avoua qu'elle était 



CHAP. TÎT î ROMANS. 417 

une fill(\ A ce moment, ils se reconnurent et TEm- 
jwreur les maria ensemble. Les deux fonctionnaires 
Hoang Han et Syel Yeng furent (élevés aux plus 
grandes fonctions et se vengèrent do leurs ennemis. 



801. 5. ^ y^ 

Tyo {tjyo) ovng tjyen. 
Histoire de Tyo Oung. 

1 vol. în-4, 20 feuillets. 

Ouvrage nouvellement gravé à Hong syou tong^ 

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 

Edition populaire in-8 carré, 20 feuillets. 
Erit. M.— Coll. Varat. 

Après la mort de l'Empereur Monn tjong, ^t ^ (?) 
de la dynastie des Sotiff, 5lc> ^^ ministre déloyal 
Ton Pyeng^ J^t ^> réussit à écarter du trône l'héri- 
tier présomptif et prit lui-même la puissance impériale. 
Tyo Oung^ fils d'un fonctionnaire, resta fidèle au 
prince dépossédé ; il écrivit sur un papier les crimes 
dont le nouvel Empereur était coupable, et l'afficha 
sur la porte du Palais. Puis il s'enfuit dans un 
endroit retiré où, pendant plusieurs années, il étudia 
les sciences militaires. Enfin, il rentra subitement 
dans la capitale avec quelques conjurés, mit à mort 
l'usurpateur et le remplaça par le Prince Héritier 
qui avait été éloigné. Ce dernier éleva naturellement 
Tyo Oung aux plus hautes fonctions. 



418 



LIV. IV : LITTÉRATURE. 



802. «^ ^ ;ë 

Tymui itjyang) pâik tjyen. 
Histoire de Tynng Pâik. 

1 vol. in-4, 28 feuillets. 

Brit. M. 

Cette histoire se pisse au temps des Mongol?. 

803. ^ 4^ 7] 

!7C 4B lo 
Ouen iehyouk tji. 
Histoire des Yuen au Seu trh/ioan, Q )\\ (?) 



804. ^ ^ -à ^ 

± n m 

Kenm pang^ovl tjyen. 
Histoire de la soxxette d'or. 

1 vol. în-8 caiT^, 28 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

A la fin de la dynastie des Yiœn, 7C> ^^ fonctîon- 
i naîre, nommé Tjang Ouenj se cacha avec sa femme 
dans une montagne pour échapper aux troubles de la 
guerre. Un jour, dans un rêve, celle-ci vit un enfant- 
génie qui venait du ciel, et lui dît qu'il était fils d'un 
dragon ; en se promenant avec la fille d'un autre 
dragon, il avait rencontré de mauvais esprits qui 
avaient tué sa compagne ; il n'osait pas rentrer chez 
lui, il priait la femme Tjang de le cacher dans son 
sein. La femme ouvrit la bouche et l'enfant-génie, 



(•s-t-f) 



UABT < M) 



{X s %) 



^ 



CHAP. III : ROMANS. 419 

SOUS la forme d'un rayou d'air rouge, entra dans 
son corps. Au bout de neuf mois, elle mit au 
monde un enfant qu'on appela Hài ryongj î§ f^ 
(dragon de la mei). A cette époque, une femme 
Mak éttiit épouse d'un nommé Kini Sang nany qui 
'vivait de vagabondage. Il avait abandonné sa femme 
qu'il trouvait trop laide ; la femme Mak vit, dans 
un rêve, une fille-génie qui descendait du ciel et 
lui dit: '*Je vais devenir votre fille". La femme 
3Iak vit grossir son ventre et fut très embarrassée, 
puisque son mari était absent ; elle accoucha d'une 
citrouille en or, qui remuait comme un être vivant ; 
la femme Mak la jeta au feu ; cinq jours après, elle 
vit que la citrouille était plus brillante qu'aupara- 
vant. Au bout de styze ans, la citrouille était douée 
d'un grand pouvoir ; elle pouvait produire la- pluie, 
déchaîner le vent, elle devint amie de Hài ryong. 
A deux, ils attaquèrent les ennemis et les disi)ersèrent. 
Ensuite une tille-génie sortit de la citrouille et Hài 
ryong^ avec elle, monta au ciel. 

La citrouille, qui i^ousse sur les maisons, est com- 
parée à une sonnette : de là, le titre du roman. 

805. -^ 4 ^ 

Oacl pong keui 

RÉCirS DE LA MONTAGNE DE Ouel pofig. 

2 vol. in-4. 

Ouvrage imprimé à Hong syoïi lony^ j^ |j^ Jfnj, 
gravé de nouveau à You tchyen^ ^ ^. 



*y> LIV. IV : LITTÉRATURE. 

L.O.V. — Coll. V. d. Galjelentz. 

loanaife 



.Sias la dyuaâtie des Ming, Vf\, le fuucli» 



So OuH, 1^ ^, devint magistrat de Sq» %., 
^ tt- Taudis «lu'il ^ rendait par mer à eon j>ostt, 
le latrou de la bar<|ue, qui <?tait un pirate, fit Ikr 
le maudaiîa et ordonna à son frère de le jeter à 
Teau. Celui-ci, pris de compassion, coupa les cordes, 
sau* qu'on s'en aperçût, et le mandarin put =« 
sauver à la nage. Miraculeusement tiré d'affiiii*, fl 
retourna à la capitale, ayant tout perdu. La femme 
de Otien, qui voyageait avec lui, fut débarquée sur 
la côte, elle se rendit à la montagne de Ouelpoiig, 
où elle vécut depuis lors. 

Quant au fils du mandarin, le patron l'avait gardé 

et il le -fit élever eoigueiisement. Ayant réussi aux 

examens de doctorat, le jeune homme fut nommé 

in>!KcUiur des j-ioviuces. Il arriva qu'un jour il se 

rendit dans le district de Xam kyei et sîi mère, sans 

le reconnaître vint se plaindre à lui des événements 

dont elle avait été victidie longtemps aupararant. 

L'inspecteur réussit à s'enijinrer du pirate, le fit 

exécuter, condamna sou frère à l'exil par le fait que 

son crime était moins grand, puisqu'il avait cou|)é 

les cordes ; puis il emmena sa mère à la capitale où 

il retrouva sou père, et toute la famille, si tristement 

séparée, se vit miraculeusement réunie. 

806. *<f >^ ^ ;^ 

Yang san pàik Ijyen. 
HisToiBf: DE Yang San pàik. 




CHAP. 111 : KOMANS. 421 

1 vol. iii-4, 24 feuillets. 

L.O.V. — Coll. v.d. Gabeleutz. 

Uu ministre du nom de Yang^ ^, qui vivait sous 
la dyuiistie des Ming, |j/j, n'avait pas eu d'enfant 
jus(|u'à sa cinquantième année. Il était très désireux 
d'avoir un descendant. Un soir, il vit en rêve un 
joli enfant qui descendait du ciel et qui lui dit : " Je 
** viens du séjour céleste et je suis envoyé i)ar les 
" dieux auprès de vous ". Le lendemain, il alla 
trouver sa femme et lui raconta ce qui lui était arrivé. 
Sa femme fut surprise et lui conta qu'elle avait vu 
eu rêve le même enfant. Peu de temps après, elle 
devint enceinte, un garçon naquit ; on lui donna le 
nom de San pàik. Quand il eut dix ans, son i)ère 
l'envoya dans la bonzerie de Oun yamjj ^ ^ ^, 
ix)ur y étudier les classiques. Dans la même bon- 
zerie vint Yang (ryang) lai^ ^ ^, fille du seigneur 
Tchyoa^ ^^ ; elle étiiit vêtue d'habits masculins. Ils 
étudièrent ensemble j)endant quelques années, puis 
le garyon découvrit le sexe de sa compagne et en 
devint épris. 11 voulut obtenir ses faveurs, mais 
elle refusa de se donner sans être sa femme. Pour 
échapper à ses obsessions, elle se sauva pendant la 
nuit et se réfugia dans sa famille. Quand il apprit 
son départ, le jeune homme ne put se consoler : il 
pensait toujours à elle et n'étudiait plus. Quelques- 
années s'écoulèrent: le jeune homme quitta la pagode 
à son tour et se rendit dans le village qu'habitait son 
amante. Il s'enquit de l'endroit où elle demeurait, 
mais on lui apprit qu'il ne pouvait la revoir, car elle 
était mariée. En eifet, son père, sans tenir compte 



422 LIV. IV : LITTÉBATURE. 

de Vaiiioiir «qu'elle éprouvait pour son compagnon 
d'études, l'avait mariée à uu autre individu. Le 
jeune homme retourna donc dans sa famille et y 
mourut de chagrin, Ryany tai, quand elle apprit 
t^i mort, succomba également à sa douleur. 

Mais bientôt, tous deux ressuscitèrent. Le jeune 
homme épousa son ancienne amie, dont le mari avait 
pris une autre femme. San pàik prit les armts 
contre les barbares et devint un célèbre général; 
après une vie heureuse, ils moururent tous deux poor 
la seconde lois. 

807. i\ -^ ^-^ 

Pàik hak èyen tjyen. 

UlSTOlKE VË l'éventail EN PLUMES DE CIGOGNE BLANCHE. 

1 vol. in-4, 24 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v.d. Gabelentz. 

Sous la dynastie des Miiiff, §9, la demoiselle Eun 
Aa, ^^ Mf fille du ministre jf^yo, ^, avait éfom 
Pàik ro, É3 ^> fil« <iu ministre Byoïi, §l|, dont la 
famille possédait, depuis de nombreuses générations, 
uu éventail en plumes de cigogne blanche. La jeune 
femme en eut la garde et elle en prenait le plus grand 
soin. Sur ces entrefaites, Pàik ro fut nommé général 
eu chef d'une armée de trente mille hommes, chargée 
d'opérer contre les barbares qui assaillaient la Chine. 
Mais les troupes impériales, n'étant pas en nombre, 
furent battues et le général fut emmené en captivité. 
Sa femme résolut de le venger : elle j^rit le comman- 




CHAP. m : ROMANS. 423 

(loment crune nouvelle armée et, munie de Téventail 
blanc qui était un talisman, elle tailla les enhemis 
en pièces et délivra son mari. 

Cf. Dr. Allen, Korean Taies, p. 56, Cliing Yuh 
and Kyaîn Oo. 

80». t ^ À 

:É: H # ' 

Kim hong tjyen. 
Histoire de Khn Hong. 

2 vol. in-4. 

L.O.V. 

Kim Hong était fils de Kim Shi y on g, lettré qui 
vivait dans les environs de Nanking, à l'époque 
Yoiig lo, y^ Ul (1408-1424) : calomnié par le magis- 
trat de son district, Kim Sin yong fut exilé et mourut- 
peu après; Kim Hong^ alors tout jeune, dut s'enfuir 
avec sa mère pour échapper à la haine du magistrat. 
Réfugié dans les montagnes, il apprit d'un honze 
la connaissance de l'avenir et le moyen de faire des 
miracles: plus tard il sauva l'Empereur, dont les 
troupes avaient été battues par le magistrat calomnia- 
teur qui s'était révolté, et il reçut le titre de prince. 

809. ^ H -^ 

Sim tchyeng ijyen. 
Histoire de Sim Tchyeng. 

1 vol. in-4^ 16 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v.d. Gabelentz. 

(^a ^ #) (t?A*o5i^) (« wt m) 



\ 



454 LIV. IV : LfTrtRATUKil 

Un lettre nommé S!m Hyen^ î>fc ^, qui vitaii 
â lYpoqne Trhheng h€M^ JBL 4fc (1465^1487j dan? 
le pays de Nankînp:, ^tant devenu avengle et fort 
l^auvre, «i fille, Tchyeng, se mît â mendier pour le 
faire %nvre. Un jour, un l>onze vînt demander sa 
lettre de contribuer à la constructîon-d'une bonzerieet 
lui promît. ?i'îl donnait troi?s mille setîers de riz, qu'il 
recouvrerait la vue et arriverait â une hante gîtoâtiofl; 
l'aveugle promit et sa fille se vendît pour qu'il pât 
tenir sa parole. Son maître était un marcbud qui 
négociait avec les îles Li^ou IcHieauj 3§|t^> ^ ^ 
l'avait acheta pour la sacrifier aux génies de la mer, 
afin d'obtenir leur protection. Jetée à la mer, la 
jeune fille fut conduite chez les génies qui, poor 
recompenser sa piété filiale, Jui donnèrent un brearage 
merveilleux et la placèrent dans une fleur enchanta 
qu'ils firent croître à la surface des flots, là où elle 
avait été sacrifiée. Au retour, les marchands cneil- 
lirent la fleur miraculeuse oft était cachée *StJ» 
Tchyeng^ et l'offrirent au roi de leur pays; Sim 
Tchyengj après avoir vécu quelque temps enfermée 
dans la fleur, fut découverte et épousée par le Prince 
Héritier, qui succéda bientôt à son père. Le nouveau 
Roi, étonné de la tristesse continuelle de son épouse, 
lui en demanda la cause : Siin Tchyeng répoodit 
qu'elle déplorait le sort de ceux qui ne peuvent voir 
la beauté des fleurs, et obtînt la permission de convier 
à un banquet tous les aveugles du royaume : dans 
ce banquet, elle retrouva son père, qui recouvra la 
vue et fut comblé d'honneurs. 

Cf. Dr. Allen, Korean Taies, p. 152, Sim Cliung. 




CHAP. III : ROMANS. 4*-) 

810. H -^ ^ 

Khn oven tjyen. 
Histoire de Ki7n Oven. 

1 vol. în-4, 33 feuillets. 

L.O.V. — Coll. V. cl. Gabelentz. 

A l'époque des Ming, Ç^, dans les années Tvhheng 
hoa, ]^i^ (1465-1487), la femme du Conseiller de 
gauche, Kim Kyouy "^ ^, mit au monde un être 
qui ressemblait à une pastèque ; le père et la mère 
furent très inquiets de cet événement. Dix ans 
après, un génie descendit du ciel et enleva la peau de 
la pastèque ; un joli garçon en sortît et on lui donna 
le nom de Ouen^ |H| (rond). A cette époque, les 
esprits prirent les trois filles de l'Empereur. Kîm 
Oven les poursuivit jusqu'au fond de la terre, tua 
les diables et ramena les filles du souverain. Mais 
quand il voulut sortir de terre, les mauvais fonction- 
naires, envieux, bouchèrent le trou par où il était 
entré. Il se promena donc sous terre ; il vit un 
arbre, aux branches duqiiel un homme ét^it attaché ; 
Kim Ouen le délivra. Cet homme dit qu'il était fils 
du dragon de la mer orientale ; en revenant de la 
montagne de Sam sin, ^Jffy\\\, il avait été pris 
par le diable et attaché par lui à cet arbre ; délivré, 
il invita Kim Oven à l'accompagner au palais du 
dragon. K^im Ouen s'y rendit avec les trois filles de 
l'Empereur. Le dragon lui fit épouser sa propre fille 
et le renvoya sur la terre; l'Empereur, plein de joie, 
se rendit hors du palais au devant de lui. Pour 

(^ ^ 4) (-eA^osip) (* tft m) 



4» 



LTV. IV : LITTÉRATURR 



recompen?or le père de ITim Ouen, il le nomma doe 
de Tcho, ^ & ; îl prît J^m Ouen pour son gendre, 
le nomma conâeiller de gauche et duc de Tongpàii, 
îft 1iâ S'- J^^^ Oue7i vécut heureux avec la fille dn 
dracron et la fille de l'Empereur : ils montèrent 
ensemble au ciel et loure descendants eurent tonjoai? 
l>eaucoup de bonheur. 



811. A ^1 ^ ^ 

Syo {fio) tàî {(/il) syeng Ijyen^ 
Histoire de Syo Tài syengJ^^ 

1 vol. în-4, 24 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Sous la dynastie des 3fhiff, 1^, à Tépoque TeMieng 
t^^f fit it (1465-1487), le ministre So Ryang, ^ 
^, habit ît le pays de Hài long, ^ ^ (la Cor^?) 
Riche et sans inquiétudes sur l'avenir, il était cepen- 
dant dfeolé de n'avoir pas de fils. Il oflVît quinze miUe 
onces d'argent au Bouddha de la bonzerie de Myewy 
'ry^^^g^ W H ^> Ȕtǎe sur la montagne de Yeng po, 
Tk'^lUj dans l'Asie centrale. Grâce à la bienveil- 
lance divine, il devint père d'un garçon qu'il appela 
Tai syeng. Celui-ci apprît Tart de la guerre et ses 
connaissances le firent proposer pour le commande- 
ment en chef d'une expédition contre les barbares, qui 
se disposaient à attaquer la capitale. Tai sye^ig fut 

1. Voir 11? 778. 



(* 



n 



U-AfîO) 



{X m u] 



CHAP. III : KOMANa 427 

vainqueur et l'Emixireur le nomma prince de Lou, 



812. ^ Al| M| «I ^ 

Tjing syei pi htài (htai) rok. 

Histoire pour enseigner la distinction du bien et 

DU MAL (?) 

1 vol. in-4, 32 feuillets. 

L.O.V.— Coll. V. d. Gabeleutz. 

Dans les années Khien long, $^ ^ (1 736-1 79ô), 
demeurait dans la capitale du Telle kiung, ^ 2X> 
un nommé An Syatig inoim, ^ ^ ^, qui était resté 
attaché à la dynastie des Ming, 1^. Il était extrê- 
mement riche et ses domestiques se comptaient par 
milliers. Grâce à son argent et à ses nombreux 
serviteurs, il put lever une armée et attaqua les 
villes voisines, qui avaient accepté l'entière domination 
de la dynastie des TshUig, j^. Bientôt, les descen- 
dants des Empereurs de la précédente dynastie et 
des fonctionnaires qui leur étaient restés fidèles, se 
rangèrent auprès de lui. Le sort de la dynastie 
nouvelle eût été compromis, si le gouverneur de la 
province du Hou Koang, ^ J^, ne s'était aussitôt 
mis en devoir de le combattre. Ce mandarin nommé 
An Kyengj ^ ;p;, assisté de sa concubine» Nam 
kang ouel, ^ iJL f^f q^ii était très liabile dans le 
maniement des armes, réussit à le battre et anéantit 
ses troupes. 

■ 



428 



LIV. IV : LITTÉKATUKE. 



4S Partie 



ROMANS COREENS À PEKSONNAGE? 



COREENS. 



813. ^ >! Jl -S: ^ ^ -^ 
1^ R ^' n ÏE If ^ 

Uni 81 hyo iiwun Ijycng hàing rok. 
Droiture et piété du sieur ^W. 

Le li(?ro8 est i)ru1>abicmeiit Em Ileung lOy ^ ™ 
j^, <j[ui douiui lu sépulture au Roi Tan tjony, maigre 
les ordres de Syei Ijo. 



814. ^ ^ •% 





Ini Ijin rok. 

Histoire de l'année itn lJin-^\ 

3 vol. in -8 carré. 

LO.V.— Brit. M.— Coll. v. d, Gabeleiitz. 

À l'époque de Syen tjo^ en la 4? lune de Taiiuée 



1. Invagion deâ Japouais». 



(^•^■f) 



U-A«:<^-) 



(^ s «) 




CHAP. III : KOMANS. 429 

tfn tjin (1592), les .soldats japonais attiiqucreiit Pou 
San, le lU> ^t se répandirent dans toute la Corée; 
le 3 du 5? mois, étant maîtres du Kyeny syang to, 
^ fpj )^f ils marchèrent sur îSeoul ; le Koi se sauva 
dans le Hpyeng an^ ^ ^. Les huit provinces étaient 
fort troublées ; les Japonais assiégèrent Hpyeng yang^ 
^ ^> le Koi s'était réfugié à Eui IJyoïiy ^ jHI» 
Il demanda du secours à l'Empereur de Chine, qui 
lui envoya un grand nombre de soldats. A ce moment, 
m Syoïin sifiy ^ ^ ^, qui inventa le bateau- 
tortue^*\ Kim Tek ryeng^ ^ ^ ft^, et Kim Eung 
^I/^t ^ IS ffi> se concertèrent pour chasser les 
Japonais, qui durent se retirer, et le Roi retourna au 
Palais. 

Cf. Aston, On Corean popular litcrature (Trans- 
actions of the Asiatic Society of Japan, vol. XVIII, 
1890). 



S15. ^ ?3= -î :^ 

J^^^?n (rim) Ijyaag koua ijyen. 
Histoire du général Xim. 

1 vol. in-4, 27 feuillets. 
Nouvellement gravé à Hoa Ichyeny ^ ^. 

L.O.V.— Brit. M. 

2iim Kyeng ep, ^^§^f commandait le district 
de Eui tjyou, ^ j|»H, à l'époque où les Mantchous 



1, Cf. Tchyoung mou kong ka neiing. 



430 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

envahirent la Corée, eu 1637. Quand le Boi eut 

fait 8a soumission ù r£in|)ereur, ce mandarin fut 

chargé par son souverain de diriger les troupes 

coréennes mises à la disposition des Mantchous pour 

conbattre les Ming, ÇQ. -Dès que JMm eut pénétré 

en Chine, il informa secrètement les Mifêg, auxquek 

il était resté fidèle, que le lendemain il les attaquerait, 

qu'il n'employerait que des balles de terre et des 

iièches sans 1er. En eiiet, le combat eut lieu et 

j)ei-sonne n'y fut tué. La chose j^^^ut si étrange 

que les Mantchous le renvoyèrent en Corée. Pendant 

le trajet de retour, il examina la route avec soin, 

formant des i)lans pour attaquer les Mantchoos. 

Puis il reprit ses relations secrètes avec les Ming. 

Ses intelligences furent découvertes et sur la demande 

des Mantchous, il leur fut livré. Mais il réussit à 

s'échapper et feignit de se retirer du monde, en 

vivant dans une bonzerie. Après avoir pris toutes 

ses mesures, il équipa un grand bateau portant trente 

hommes d'équipage et prétexta qu'il allait acheter 

du riz. Il se rendit en Chine, prêta de nouveau 

son concours aux MUig, mais finalement fut fiût 

prisonnier par les Mantchous. Il refusa, malgré 

leurs menaces et leur promesses, de se soumettre et 

de les reconnaître pour maîtres de TEmpire. Cette 

fermeté les surprit à tel point qu'ils ne voulurent 

pas le mettre à mort et le renvoyèrent en Corée. 

Aloi's le Conseiller admirable, Kim Tjà tjyem {tym)y 

^ â 2Ai V^^^ faire sa cour aux Mantchous, le 

dénonça comme traître et le lit exécuter. 

Cf. Ross, pp. 287, 288. 




CHAR lir : ROMANS. 431 

816. ^ ^ ^ 

# ## 

Tchyoun hyang tjyeii. 
Histoire de Tchymin hyang. 

1 vol. in-4, 30 feuillets. 

L.O.V.— Coll. V. d. Gabelentz. 

Roman fort célèbre en Corée, écrit dans le com- 
mencement de ce siècle et chanté dans les réjouis- 
sances populaires. 

Sous le régne de In tjoy vivait dans le Tjyen ra to, 
^ JBk î*Ë> â ^a^ oueUy 1^ J!^, un magistrat du nom 
de i?t, ^, père d'un fils âgé de dix-sept ans, Ri 
To ryeng^ ^ ^ ^. Au moment où les fleurs com- 
mençaient à s'épanouir, ce jeune homme était occupé 
à lire dans la bibliothèque de son père ; ayant inter- 
rompu son travail pour se promener dans le jardin, 
il rencontra la jeune Tchyoun hyang^ fille de la 
danseuse Ouel màij ^ t^. Le jcmne homme, sachant 
son origine, lui proposa de vivre avec lui, mais celle- 
ci répondit : " Bien que je sois fille de danseuse, je 
" ne veux pas être votre concubine ; car, lorsque votre 
" père recevra une autre charge, vous partirez avec 
" lui et vous m'aurez bien vite oubliée ". Le jeune 
homme jura qu'il ne l'oublierait jamais. 

Sur ces entrefaites, le magistrat Ri fut envoyé 
dans un autre district et son successeur, ayant appris 
que Tchyotin hyang était fort jolie, voulut l'avoir pour 
maîtresse. Mais, pour éviter d'être violentée, elle 
dit qu'elle avait été la concubine de son prédécesseur 



4TI LÎV. IV : LITTÉRATURE. 

et rofu?*a de venir chez lui. Le mandarin la fit 
a m* ter, torturer et emprisonner Bientôt apn$, Ei 
To ryeiuj fut reçu docteur et nommé Inspecteur njyaL 
Il se rendît, en cette qualité dans le district de Sm 
ouen et apprît que Tchyoun hyan{f était en prisoîL 
En rhonneur de Tlnspecteur, le magistrat donna an 
yji-and festin où il convoqua tous les fonctîonnaîrps; 
cependant l'Inspecteur royal apprît la vérité an sujet 
de Tchyoun hyang^ fit arrêter le magistrat et délÎTia 
la jeune fille qui devînt sa concubine. 

Cf. Dr. Allen, Korean Taies ^ p. 116. 

Ce roman a été traduit, ou plutôt imité en français 
?J0US le titre de " Printemps parfumé *' par M. J. H. 
Rosny, aîdé de Hong Tjyong ou^ ^ ^ ^, lettré 
coréen qui a séjourné à Paris en 1891, 1892 et 1893. 
(Petite Collection Guillaume, Paris, E. Dentu, 1892, 
1 vol. ia-24, illustré) ; la préface du traducteur, à 
cAté d'ol»servatîons justes et întéressant-es, contient 
aussi un bon nombre d'erreui-s. 

817. ^ ^ 3l /^ 
W\ 1^ T'j P 

Knta ouen ko sa. 

5 vol. in-8, manuscrit en coréen. 

L.O.V. 

Le premier volume est daté de la 6? lune de l'année 
kap Ijàj ^ ^% (1804 ?) et le cinquième de la 9f lune de 
Tannée kevi sa, Û E, (18G9 ?). 

C'est l'histoire de Tchyoun hyang (voir ci-dessus) 
avec plus de développements. - 



^ 




CHAP. iri : ROMANS. 4Xt 

818. ^ o] 

Sin mi noh (rok). 

Récits de t/ année sin mi (1811). 

1 vol. in-4, 32 feuillets. 

Nouvellement gravé à Hong si/ou tonffj ^. ^| ^j 
en la 2î lune de l'année siJi you^ ^ ^ (1861). 

L.O.V. — Coll. V. d. Gahelentz. 

En l'année sin vii^ du règne de Symm tjo, dans 
le Hjyyeiig an iOj ^ ^ J^, les lettrés / Hoi. fjye, 
et On Koun tjeJc^ du district de KoaJc san, ^ li|» 
préparèrent une sédition dans le village de Jh pouhj 
du district de Ka san, ^ li| ; ils attaquèrent ce dis- 
trict et tuèrent le magistrat; ils s'emparèrent du 
magistrat de Pah tcliyen^ t^jll» et étendirent de 
tous cotés leurs pillages. Les magistrats des districts 
environnants ne réussirent pas à s'emparer des 
rebelles ; des troupes envoyées de Séoul eurent raison 
de la révolte, les principaux chefs furent pris et 
coupés en morceaux. 

m, ?3= $^ ^ ^ ;ë 

Tjyang {tjang) koa hong nyen (ryen) tjyen. 
Histoire de Tjyang hoa et de Hong nyen. 

1 vol. în-4, 28 feuillets. 
L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz. 
Dans le district de Hiyel san^ ^ li|, (province de 
Hpyeng an, ^ ^), le secrétaire du yamen, nommé 



4M LIV. IV : LITTÉRATURE. 



Pâi 3 fait yong, illK ^> ^^^^^ P^^ ^^ ^^^"^ ^'^^ 
TJyang hoa, /tt ^, et iro7iff nyen^ ^ ^. Ayant 
]>erdu sa femme, il s'était remarié et sa nouvelle 
épouse détestait les filles du premier lit. Elle résolnt 
de s'en débarrasser et inventa le stratagème suivant: 
elle prit un rat mort depuis plusieurs jours et déjà 
en putréfaction, qu'elle plaça, sans qu'on la vît, dans 
la chambre des deux jeunes filles. Le lendemain, 
elle se rendit auprès de son mari, lui déclara que 
celles-ci avaient eu des amants, que certainement 
l'une d'elles avait accouché secrètement et qu'après 
avoir tué l'enfant, elles avaient caché le cadavre dans 
leur chambre. Le père, fou de colère, se rendit 
dans la chambre, constata Todeur de putréfaction 

qui y était répandue, et tua ses filles. 

À partir de ce moment, par une punition dn ciel, 
tous les magistrats qui se succédèrent dans ce district, 
moururent aussitôt après avoir pris possession de leur 
charge. Personne n'osait plus accepter ces fonc- 
tions, quand un homme courageux se présenta pour 
les remplir. Auasitôt à son poste, il ouvrit une 
enquête qui ne lui apprit rien tout d'abord ; mais, 
une nuit, il vit en songe les deux filles qui lui racon- 
tèrent comment elles avaient été mises à mort, bien 
qu'innocentes. I^e magistrat convoqua les deux 
époux. Il interrogea d'abord la femme sur la mort 
des deux filles. Celle-ci répondit qu'elles étaient 
mortes de maladie. Puis il demanda au père: 
" Pourquoi avez- vous tué vos enfants ? " Celui-ci 
en dit la raison. " Y avait-il des preuves de leur 
crime?" demanda le magistrat. "Oui, répondit 




tHAP. m : KOMANS. 435 

** l'accaisi), mais seule ma femme les a vues". Rap- 
pelée, la femme promit d'apporter le cadavre et alla 
chercher le rat mort. Le magistrat l'examina, lui 
ouvrit le ventre et trouva dans son estomac des 
grains de riz et autres objets que les rats mangent 
volontiers : ce n'était donc piis un cadavre d'enfant. 
La marâtre coupable fut condamnée à mort. 

Cf. Aston, On Oorean popular literature (Transac- 
tions of tlie Asiatic Society of Japan, vol. XVIII, 
1890). 

820. ^ ^ :^ 

Ile un f/ pou Ijyen, 
Histoire de Heiing pou. 

1 vol. in-4, 25 feuillets. 
L.O.V. — Brit. M. — Coll. v. d. Gabelentz, 
Coll. Varat: in-8, carré. 

Ce roman a été composé dans le cours du XIX. 
siècle, il est chanté par les baladins dans les réjouis- 
sances publiques. 

Deux frères nommés, l'aîné Nol pou, et le cadet 
Heuny pou, demeurairent sur la limite du Kyeng 
syang fo, H f^ M» ^t du Tjyen ra lo, ^ H JE : le 
premier était très méchant; il avait gardé toute la 
fortune (pie ses parents avaient partagée de leur 
vivant entre eux, et il maltraitait son cadet. Un 
jour, chez Heuny pou, une hirondelle fît son nid : 
un serpent vint pour manger les petits, l'un eux 
tomba à terre et se cassa la patte ; Heuny pou, ayant 

(^ ^ 4) {^A.^oixr) {% wt m) 



436 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

eu pitié de la petite hirondelle, lui remit la patte et 
la noua avec uii bout de fil ; un peu plus tard, Toiseaa 
s'envola vere le pays de Kang nam^ ^ ^ {Kiang 
fmu) et, au printemps, rapporta à son sauveur une 
graine de citrouille. Heung pou la planta : quand la 
citrouille fut grosse, il la coupa et il en sortit toutes 
esj>èces de richesses. Nol pou, apprenant cela, attira 
des hirondelles chez lui et plaça quelques branches 
devant la maison pour leur faciliter la confection de 
leur nid. Une d'elles y fit ses petite ; Sol pou^ en 
prit un et lui cassa la patte, puis la lui remit et la 
noua avec une ficelle. L'hirondelle, guérie, s'envola 
et rapporta une graine à Nol pou^ qui la planta; puis 
la citrouille étant grosse, il la coupa, l'ouvrit et y 
trouva une calebasse comme celle où les mendiante 
recueillent leur nouriture; une autre citrouille du 
môme pied était vide; une autre, ouverte, répandit 
une mauvaise odeur. Quand tout fut coupé, ^ol 
pou entendit un bruit comme celui d'un tremble- 
ment de terre et, du pied de la citrouille, il sortit des 
excréments qui l'entourèrent et inondèrent la maison; 
Nol pou s'enfuit avec sa famille et fut obligé de 
demander refuge à son frère. 

Ce roman, pour fantiistique qu'il aoit, contient sur 
la vie coréenne des détiiils qui ne manquent i)as 
d'intérêt; j'en citerai quelques passages. 

'' Nol pou, l'aîné, doué de mauvais instincts, médita 
'*de garder pour lui seul l'héritage que leur père 
" avait divisé entre eux : il réussit à s'emparer de 
" tous les biens et chassa son frère qui se retira au 



CHAP. II£ : ROMANS. 437 

" pied de la montagne : n'est ce pas là Taction d'un 
''méchant? Si on examine la conduite passée de 
** Nolpou^ on le voit se réjouir et danser quand quel- 
" qu'un meurt; activer le feu, quand il éclate un 
" incendie ; prendre les objets sans en payer la juste 
*' valeur, quand il va au marché ; enlever la femme 
"de celui qui lui doit de Fargent; si un enfant se 
" plaint, il le frappe, s'il demande à manger, il lui 
" donne des ordures ; il donne des coups de pied dans 
" le ventre des femmes enceintes, soufflette ks gens 
" sans motif; il pousse les vieillards et les prend par 
" le cou^^^; il frapi)e la bosse des bossus à coups de 
** talon ; il ouvre les digues des rizières pour en faire 
" écouler l'eau ; il jette du sable dans la marmite où 
*' l'on fait cuire le riz ; dans les champs, il arrache 
" les épis et pique avec un bâton pointu les citrouilles 
" encore jeunes ; il dépose ses ordures dans les puite. 
" Le cœur de ce Nol pou est aussi âpre que le coing 
*' jaune ; mais cet homme est riche, il peut faire bonne 
** chère et se vêtir de beaux habits". 

" Heiuig pouy chassé par son frère, se bâtit une 
'* maison, il dut se contenter d'aller dans un champ 
" de sorgho et d'y couper des tiges dont il lit une 
" gerbe ; avec ces tiges, il éleva une chaumière grande 
" comme un boisseau et composant tout son apparte- 
** ment ; encore lui rest;i-t-il la moitié de la gerbe, 
" Après avoir mis la dernière main à ce travail, 
" Heung pou et sa femme s'en furent coucher. Ils 

1 Comme les satellites qui arrêtent uu crimiucl. Ou u eu u^it pas 
ainsi eu vers les hommes âgés. 

(^ ^ 4) (-e/t^osv») {% ^ m) 



43» LIV. IV : LITTKRATtJBE. 




a Aél 



étirent leiin* membres briï*es de fatigue, mak, tu 
** Tétroitesse du logî»*, leurs pieds sortent daus U 
** cour, leurs tête?? ])a8sent par Tauti-e côté dans le 
"jardin, etc". 

11 e??t difficile de suivre plus loin l'auteur daiiî» ^ 
de^icription réaliste. 

" Pourquoi suLs-je né, dit Heung pou^ sous les huit 
** caractère:? néfa^ste??? J'ai une cabane qui n'est pas 
'• plus grande qu*un boisseau ; de ma chambre, J€ 
*' pui^ contempler les étoiles par les trous du toit et, 
" s'il tombe dehors une pluie fine, elle se transforme 
" chez moi en déluge. En été, les nattes en lam- 
" beaux abritent des légions de puces et de punaises, 
" et des armées de moustiques y habitent. Sur la 
** jHirte, il ne reste plus que le bois *'; le mur du fond 
•* n'existe que par les lattes^'-'; aussi, on gèle en hiver 
** et la bise rigoiu-euse des 11! et 12f mois entre chez 
" moi comme la flèche jierce le corps. Mes enfaute 
** en bas âge demandent le sein * ; les plus grands 
" réclament du riz. Je ne puis plus vivre ain??!. 
" Quand on est aussi pauvre, pourquoi a-t-on tant 
" d'enfants ? il y en a ici une trentaine et je n'ai pas 
" d'habits à leur donner". 

** Comme les enfants n'avaient jdus de vêtements 
" Utnntf pou avait tressé une grosse natte de paille 
"qui était percée de trente trous pour les têtes deïs 
" trente enfants. Quand ils restaient assis dans la 

1 Le papier tjui y était collé, est tombe. 

2 La terre qui les garuissait, est tombée. 

3 Ju;$qu*à trois anî«, ou allaite les eafauts. 



\ 



CHAP. iri : ROMANS. 439 

'* maison, cela allait bien ; mais si l'un d'eux voulait 
" sortir, les vingt-neuf autres devaient l'accompagner. 
•*' Malgré la détresse où l'on était, les enfants ne se 
" rendaient pas compte de la pauvreté de leurs 
" parents et demandaient des choses tr^s coûteuses 
** L'un disait : " Maman, qu'il serait bon de manger 
"du vermicelle dans du bouillon gras". Un autre: 
" " Je désirerais avoir de la viande bouillie dans la 
*' marmite de terre" Un autre: ** Si nous nous 
" régalions de riz blanc avec dn bouillon de chien ". 
" Un autre voulait de la pâte aux jujubes. La mère 
" leur répondait : '* Hélas ! petits coquins, vous ne 
" trouverez même pas du bouillon de citrouille, ne 
*' réclamez plus rien". 

" Si on regarde dans la maison, on voit que la 
" table renversée prie le ciel de ses quatre pieds"\ 
" que la lavette pour nettoyer la marmite est pendue 
" sur le mur, que l'écumoire fait de la gymnastique 
" à son clou. S'il s'agit de préparer le riz, Ileung 
^^ pou et ses fils cherchent dans le calendrier le jour 
" kap tjà^^\ date où ils mangeront, et, ce jour-là, 
" ils ne font qu'un repas. On dit qu'une souris eut 
" l'imprudence de venir dans la chaumière pour y 
" chercher du grain ; la malheureuse fureta pendant 
" quinze jour et ne trouva rien : elle en eut les pattes 
" écorchées, à force de trotter. 

1. Il s'agit fie ces jwtites tables coréennes qui sont plutôt des pla- 
teaux avec des pieds ; on en donne une à chaque convive. Si la table 
est renversée, c'est qu'on ne s'en sert pas. 

2. Qui ne revient que tous les soixante jours. 

(^ ^ 4) (i?A^>o$v^) {m vt m) 



44-:» LIV. rV' : LITTÉHATURE. 

" I^es vttciuents de Heung pmi étaient mis^rablfâ; 
" il portait un serre-téte qui n'avait plus de frange, 
** ranii d'anneaux en s^rains de citrouille et refenu 
*' par une cordelette de gros chanvre qui lui senait 
** la ttte à la fendre ; une robe, dont il ne restait 
" que le collet; une ceinture raccommodée mille fols; 
** un pantalon déchiré ; des jarretières fidtes d une 
" corde ; des souliers de paille usfe et un éventail dont 
*' il ne restait que trois branches. Il prit un ^c et 
" alla demander un peu de riz à son frère. De li 
"cour, où on entassait des sacs de riz, il salue son 
" frère qui lui dît : " Qui êtes-vous ? " Heung jm 
" répondît : " Je m'appelle Heung pou ". Sd fm 
" continue : " Quel est votre père ? " Heung pou répli- 
"que: '^Ai toj mon frère, quel discours tenez-voa« 
là ? Comme je ne puis nourrir mes enfants qui 
n'ont pa? mangé depuis trois repas, je vons prie 
de me donner un peu de riz ou d'argent. Je vous 
" le rembourfierai en travaillant comme ouvrier chez 
" vous ; veuillez nous sauver la vie". 

" Xol pou ouvre de grands yeux irrités ; son visage 
" se courrouce et il s'écrie : " Vons êtes un homme 
" qui n'a plus de honte. Entendez ce que je vous 
** dis : le cîel n'a pas créé de gens qui n'aient pas 
" de nourriture, la terre ne produit pas d'herbes qui 
" n'aient pas de nom. Pourquoi donc venez-vous 
** me demander ? Même si j'avais beaucoup de grain, 
" croyez- vous que je dégarnirais un sac entier? faut- 
" il pour vous donner de l'argent couper un chapelet 
" de cent ligatures ? Faut-il ouvrir le magasin pour 
" vous donner une pièce de coton ? vous donnerai-je 






CHAP. III : ROMANS. 441 

"le reste du riz cuit aujourd'hui, pour faire jeûner 
" ma cliîenne noire qui a des petite? vQiis donnerai-je 
" le résidu du vin,*pour priver de nourriture ma truie 
"qui vient de mettre bas? Sortez d'ici et ne me 
" fatiguez pas les oreilles ". En disant ces mots, il 
" prend un bâton et le frappe". 

Cf. Dr. Allen, Korean Taies, p. 89, Hyung bo and 
Nahl bo. 

821. 4 -U ^ ^ 

Hong hil long tjyeiu 
Histoire de Hang Kil long. 

1 vol. in -8 carré, 30 feuillets. 

Nouvellement gravé à Ya tong^ ?p '^. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

A l'époque de Syei tjo7ig^ un fonctionnaire, nommé 
Hong^ prit son esclave Tchoun syevi comme con- 
cubine; elle eut un enfant qu'on appela À7/ long. 
Quand il fut devenu grand, il fut instruit dans les 
sciences militaires, mais, désolé d'être bâtard, il quitta 
la maison paternelle. Il devint chef de brigands, 
pillant les districts, volant les présents destinés 
au Roi. Celui-ci ordonna aux magistrats des huit 
provinces de l'arrêter. À7/ tong fit sept hommes en 
paille; par une opération diabolique, il leur donna 
sa propre apparence et les envoya dans les provinces 
où ils répandirent la terreur, de sorte que, dans 
chaque province, on arrêta un Kil long et on l'envoya 
dans une cage à la Capitale. 



442 LIV. IV : LTTTÉRATDRE- 

Le Roî assembla un grand conseil et fît apporter le? 
cages; Içg huit Kil tong en sortirent à la foL^ et i^e 
ciuerellèrent, chacun prétendait être le vrai KU long. 
liC Roi, fort embarrassé, appela le père de Kil long 
]x>ur lui demander quel était son vrai fils. Le père 
ne put le reconnaître; il entra dans une grande colère 
et tomba frappe d'apoplexie. A ce moment-là, les faux 
Kil tong reprirent l'apparence d'hommes en paille et 
le vrai resta seul. Il demanda à être nommé Ministre 
de la Guerre et promît de ne plus commettre de 
brigandages. Plus tard, il quitta la Corée et se rendit 
dans le pays de Youl to, dont il devint roî. 

Cf. Dr. Allen, Korean Taies, p. 170, Hong Kil 
tong. 



822. ^ ^ ^ :^ 

nmmm 

Tjyeh sgeng euU tjycn. 
Histoire de Tjyelc Sycng oui. 

1 vol. in.4, 23 feuillets. 

L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz. 

Le second fils du roi Tjijek, ^, qui régnait sur 
le An hpyeng, ^ ^- S, avait nom Syeng eui, ^ ^, 
l'aîné s'appelait Hyang eui, fnj ^. Leur mère 
ayant été malade, Syeng eui se rendit par mer à Ta 
bonzerie de Tchyeng ryong, ^ f|, située dans le 
pays de Sye yek, |5 i^ (Asie centrale), pour y cher- 
cher le médicament nommé ni (/) yeng tjyouy ZL ^ 



CilAP. III : ROMANS. 443 

Jlc (l^î3 deux perles étemelles). Il y avait longtemps 
déjà qu'il était parti, et on n'avait pas de nouvelles 
de lui, quand le frère proposa aux parents d'aller 
à sa recherche. Il s'embarqua à son tour et ren- 
contra le bateau de son frère cadet: il vint à son 
bord, s'empara de lui, lui creva les yeux, le jeta à 
la mer et vola la médecine précieuse qu'il rapporta 
à sa mère ; celle-ci fut aussitôt guérie. Quant à 
/Syeuff eut, il avait pu se sauver à la nage ; il aborda 
à un rocher où il coupa un bambou, en fit une flûte 
et se mit à en jouer, espérant ainsi être entendu de 
quelque navigateur. ^ Précisément, l'envoyé chinois 
qui était allé en Annam, effectuait son voyage de 
retour : son bateau passa près du rocher et il 
entendit les sons d'une flûte. Aussitôt il envoya des 
matelots voir s'il n'y avait pas quelque naufragé 
sur ce récif ; Syeng eui fut ainsi sauvé de la mort et 
conduit à Péking, où on lui donna un asile dans les 
jardins du Palais : sa seule occupation était de jouer 
de la flûte. 

Cependant la reine de An hpyeng n'avait pas 
désespéré de retrouver son tils ; elle attacha une 
lettre à la patte d'une oie domestique qui connaissait 
^bien Syeng eui, et donna la liberté à l'oiseau; celui-ci, 
conduit par son instinct, se rendit à Péking et re- 
trouva son jeune maître. Au moment où la lettre fut 
devant lui, ses yeux crevés se guérirent tout à coup, 
il put passer les examens, fut reçu docteur et TEm- 
pereur, apprenant son histoire, le prit pour gendre. 
L'histoire ne dit pas ce que devint son frère et s'il 
fut puni de sa mauvaise action. 



4M UV. IV : LITTÉRATURE. 

823. ^ *i ^ y^ :^ 

St/ofik ye}fg nany {rang) tjà tjyen. 
Histoire de la dame Syouk yeng. 

1 vol. în-4, 28 feuillets, 

(3uvnij;e uouvelleineut gravé à Hong syou hng, 

H tiff îH» t» la *-î^ lune de l'aiiiiée kyeng sin, ^ ^ 
(1800 ?). 
L.O.V.— Brit. M.— Col^ v. d. Gabeleatz, 

fcH)iiî5 le rè;^iie deiS//ei tjong^ vivait dans la j^rovince 
lie Kijenif Sf/anff, JH fSf , un sieur JPcU' Sany kofvj, 
dont le fils Sycn koun était très intelligent et fort 
inî?truit. Celui-ci rêva une nuit, qu'une déesse des- 
cendait du ciel et lui disait : "Xous avons été fianas 
dans le eîer*. Depuis ce moment, il ne cessa de 
l)euser à la beauté céleste qui lui était apparue, et 
il en devint malade d'amour. La déesse revint le 
voir dans un autre songe et, pour le consoler de sa 
tristesse, lui donna une peinture qui la repr&entait; 
mais le jeune homme ne fut pas guéri : la vq^du 
}>ortrait ne fai^^ait qu'exciter ses désirs et il mit 
presque mourant, quand sa fiancée lui apj>arut de 
nouveau. Elle lui promit de vivre désormais avec 
lui et lui indiqua l'endroit où il la renconti-erait 
Sur ses indications, il se rendit au village de Euk 
nyang où il la trouva en efiet. Il la ramena cliez 
son père, la lui présenta et la cérémonie du mariage 



•> 



CHAr. III ! KOMANS. 445 

s'accomplit. A quelque ternies de là, Syeii kovii dut 
partir pour Séoul où il allait passer ses examens. 
Mais sa pensée était auprès de sa bien aimée Syouk 
yeng et, à peine avait-il fait trente lieues, qu'il ne 
put se décider à s'éloigner : il rentra furtivement à 
la maison et se cacha dans la chambre de sa femme, 
sans que personne soupçonnât sa présence. La nuit 
suivante, son père, en se i>romenant dans la cour, 
entendit avec surprise le bruit d'une voix d'homme 
qui semblait sortir de l^appartement de sa belle-lille. 
Il s'enquit, auprès de l'esclave attiichée au service de 
celle-ci, et lui dit d'afler voir ce qui se passait. Celte 
femme, qui détestait Syouk yeng^ pensa, qu'il y avait 
là une occiision excellente pour se venger d'elle. 
Elle s'aboucha avec un habitant du village, lui donna 
quelque argent et lui recommanda de se poster aux 
abords de la maison et de se sauver comme s'il 
sortait de la chambre de la jeune femme. Quand 
l'individu fut à son poste, l'esclave alla chercher 
son maître et lui annonça qu'elle avait vu un homme 
rôder dehors. Pak Sang kong se i^iécipite dans la 
cour, tandis que l'inconnu, en le voyant, s'enfuit. 
Le vieillard appelle la jeune femme et l'accuse d'avoir 
un amant chez elle. Mais celle-ci ne veut pas avouer 
que son mari est revenu et, n'ayant pas vu l'homme 
du village, elle répond : " Si je suis coupable, que 
' " cette épingle de tête me perce la poitrine ; si je 
" suis innocente, qu'elle s'enfonce dans cette pierre". 
Aussitôt l'épingle se fiche profondément dans la pierre. 
Depuis cette époque, aucun nuage ne vint obscurcir 
le bonheur des deux époux. 



CHAP. TU : ROMANS. 447 

les trois ivrognes. Les croj^ant atteinte d^me grave 
maladie, ils emportèrent les âmes en enfer. Le roi 
regarda la liste de la longévité des hommes et il 
constata que ces trois personnes devaient vivre long- 
temps encore. Fort surpris, il dît anx satellît4?8 "Sî 
" le dieu apprend que nous avons pris injustement 
" des îîmes de gens qui ne sont pas morte, nous 
** serons punis sévèrement. Il faut promptement 
"renvoyer ces trois âmes sur la terre". Les trois 
ivrognes, entendant cela, abusèrent de la situation 
et dirent. " Pour venir ici il faut quatorze jours, 
" donc pour retourner, il faut aussi quatorze jours, 
" en tout vingt-huit : alors nos corps auront déjà été 
"enlevés; où pourront aller nos âmes?" Le roi 
leur proposa de les envoyer dans les corps d'enfante 
de gens riches ou de grands fonctionnaires. T^es 
trois lettrés continuèrent : " Comme vous nous avez 
" pris sans raison, nous avons subi un grand préjudice. 
" Si vous voulez nous donner un autre corps, il faut 
" de grandes compensations pour que nous accep- 
"tions". Le roi leur dit d'exprimer leurs désirs: 
l'un souhaita de devenir un général doué de qualités 
extraordinaires, l'autre un conseiller admirable re- 
nommé pour ses talente ; le troisième ne voulut être 
ni fonctionnaire ni riche, il demanda une existence 
tranquille et heureuse. Le roi leur dit : " Depuis le 
" commencement du monde jusqu'à ce jour, personne 
" n'a reçu autant de bonheur que vous en voulez. 
" Si j'avais le pouvoir d'accorder tout cela, j'aimerais 
" mieux abandonner mes fonctions et prendre ces 
" situations pour moi-même". 

(^ ^ -^) (-e^*o5Tp) {m ^ m) 



448 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

L'hîstoîro se tcmiîne sur cette réflexion morale. 

2? ivoît. Un général demanda à ses soldats: 
*• Quelles qualités aî-je?". Tout le monde le looa 
et le eonipara aux pins anciens et plus célèbres^ capi- 
taines. Knfin, vînt un simple soldat qui se moqu* 
de lui. Le g^fnéral en fut fâché d'abord, inai8,oomiDe 
ce soldat parlait bien et indiquait toutes les fautes dn 
général, celui-ci le récompensa pour sa franchise. 

3? récit. Un magistrat de Honng tjy(yuj M /H» 
emmena ses trois fils à son poste. Chacun de eeui- 
ei prit comme concubine une danseuse du yamen. 
Quand le temps de charge du magistrat fut fini, il » 
prépara à retourner à Séoul et les fils durent quitter 
leure concubines. Le père regarda secrètement 
comment se passaient leurs adieux. Les femmes 
pleuraient et ne voulaient j)as quitter leurs amants; 
l'un dos fils n'en tint pas compte et rit en s'en 
allant; un autre s'irrita et rudoya sa maîtresse; le 
troisième ne pouvait se décider à quitter la sienne, il 
pleurait et voulait vivre avec elle. Le père déclara 
que, plus tard, l'un deviendrait conseiller admirable, 
le second, général, et que le troisième resterait simple 
particulier. La prédiction se réalisa. 

2= vol. V7 récit. Un lettré, se promenant dans la 
montagne, marcha trop longtemjis et fut surpris par 
la nuit; il dut chercher refuge dans une maison 
isolée. Il y trouva une femme très jolie qui lui dit 
qu'elle étiit concubine de Hoang ou (?) et lui deman- 
da comment il avait pu pénétrer dans sa retraite. 
Tout à coup, on entendit un bruit semblable au boule- 

(•S'-^-f) U/tfî<if) (^ il «) 




CHAP. iri : ROMANS. 449 

versement du cîel et de la terre : c'était Hoang oVy 
avec cent mille soldats. Il voulut chasser le lettré : 
mais celui-ci lui reprocha ses crimes avec éloquence 
et Honng ou dut les avouer. 

2Ç récit. A Tépoque du Ko rye, trois enfants 
apprenaient les caractères chinois. Leur professeur 
demanda quels étaient leur souhaits. L'un désira 
devenir gouverneur du Hj)yeng nUj -^ ^ ; l'autre 
voulut avoir beaucoup d'argent ; le troisième, devenir 
un haut fonctionnaire. Plus tard les souhaits des 
trois enfants se réalisèrent. 

3? récit. Une fille, infirme de tout le corps, 
sourde, aveugle, bossue, bancale, n'avait pu se marier 
et avait vieilli seule ; elle désirait un mari et elle fit 
une chanson où elle exprimait tous ses souhaits au 
sujet de son mariage. Suit la chanson de la vieille 
(cf. No tehye hcê). 

3f vol. 1? récit. Histoire de la cigogne qui juge 
les procès : autrefois, dans la province de Kyeng 
syang^ JH fSj, il y avait un riche à qui un mauvais 
parent extorquait sans cesse de l'argent. Un jour, 
l'homme riche se fâcha, conduisit son parent à Séoul 
et l'accusa devant le Ministère, de la Justice. Le 
parent fit un cadeau au juge, qui, injustement, con- 
damna l'homme riche. Ce dernier demanda alors 
l'autorisation de raconter une histoire. Le juge, qui 
aimait les contes, hii permit de parler. " Autrefois, 
" dit l'homme riche, trois oiseaux se querellaient pour 
*^ savoir qui des trois chantait le mieux : c'étaient le 
*' coucou, le loriot et la grue ; ils soumirent leur 



450 LIV. IV.: LITTÉRATURK 

" dîflTérend à la cigogne. Comme la grue savait bien 
"que son chant est désagréable, elle se promena ao 
" bord d'une rizière pour prendre des grenouîllfô et 
** des insectes, et elle en fit présont à la cigogne. Le 
"jour de raudîence,le juge-cîgogne fit chanter les trofe 
" oiseaux ; elle trouva le chant du loriot trop fiible, 
" celui du coucou monotone ; quant à celui de la 
" gnie, elle le déclara délicieux : " C^est vraiment la 
"chanson d'un gênerai", dit-elle '\ En terminant, 
l'homme riche compara à la cigogne le juge, qui fut 
couvert de honte. 

2? récit. Dans la montagne de JKon ron, ^-^ 
\1\% il y avait un vieux cerf respecté de tous les 
animaux ; le jour de sa naissance, tous vinrent le 
féliciter, il y eut de grandes réjouissances où Ton 
composa toutes sortes de poésies. 

3f récit. Dans la montagne de Jloa otiel, ^^ 
UJ> i^ y avait un chevreuil blanc, appelé Tjnngitjiinng) 
syeii sàiiifff $it5fe 4- ^^ prépara un banquet et y 
invita tous les animaux ; on voulut choisir le plus vieux, 
pour lui donner la place d'honneur. Le crapaud dit 
qu'il était le plus âgé; personne n'osa discuter son 
affirmation et il obtint la première place. Pendant 
qu'on se réjouissait, le tigre, qui n'était pas invita, 
se mit à hurler ; tout le monde fut très inquiet. Le 
chevreuil dit «u renard : " Comme vous êtes trè3 
" rusé et très malin, vous pourriez aller parler au tigre 
"et lui dire de ne pas nous ennuyer". Le renard 
alla trouver le tigre et le salua en se prosternant. 



1. Montagne fabuleuse de TAsie centrale. 



CHAP. III : ROMANS. 451 

Le tigre demanda iiourquoi on ne l'avait pas invité. 
Le renard répondit : " Comme vous êtes le roi de 
** la montagne, vos sujets n'osent pas vous inviter à 
"dîner". Le tigre fut très flatté de ces paroles et 
se retira. Ensuite, le renard revint et ne trouva 
plus personne ; tous s'étaient blottis dans des cachettes ; 
on fut longtemps à chercher le crapaud : il s'était 
enterré dans le sable et tout le monde le piétinait. 
On lui fît des excuses et on recommença le festin. 



826. -^ -g- :^ 

Nyoïig {ryong) nioun tjyen. 
Histoire de la porte du dragon. 

1 vol, in-8, 25 feuillets. 

Brit. M. — Coll. V, d. Gabelentz. 

Le volume du Musée Britiinnique porte, à la fin, 
l'iudication : ** gravé nouvellement à Syek kyo^ en 
" l'année keui mi (18Ô9 ?) ", Û ^ ^ ^ ff ^J- 



821. '^ ^ Tt 

? ? # 

Tyim heiuig- tjyen. 
Histoire de Tjim Heuiig. 

2 vol. in-8, 
Brit. M. 

(^^4) (i?/t*oôTP) (tt g» m) 



«2 LIV. IV : LJTTÉRATCBE 

828. *^ -??• :>! ti 

Ilang tjyou keui yen. 

Destinée merveilleuse de Mang tjyou. 

1 vol. 

Coll. V. d. Gabelentz. 

829. %:^ ^ 

B ^- # (?) 

Ouel hoang tjyen. 
HiSTOiBE DE Ouel hoang. 

2 vol. 

Coll. V. d. Gabelentz. 

550. 1*1 ^ ^a 5Ë 

^ B fOl # 
Kyei ouel stjen tjyen. 
Histoire de la fée Kyei ouel. 

A rai)|)roclier dos légendes cliinoi.se.s relatives à 
Tchhaug *o, jjg ^, l'habitante de la lune (Maveis, 
I, 94). 

831. ^ % % -^ ^^ 

^ U4 fllJ # ^ 

Hoa San syen kyei rok. 

Le boyaume du génie du Iloa cIuièi. 

Le Hoa clian. Tune des cinq montagnes sacrées, 
se trouve au CJuan si, ^ (§ . 




CHAP. III : KOMANa inZ 



832. :^ »^ ^ ^ 
iS Je A II 

Tjyeng m {si) hpal ryong. 

Les huit dragons de la famille T}yc7ig. 

833. ià /-] ^ ^ 
Il ^ A tl 

Ifan si hpal ryong. 

Les huitj)bagon8 ce la famille Han. 



834. -^ ^ »^ ^ ^ 

^ P M tl E 

Hyen mong ssaag ryong keuL 

Histoire des deuj dragons vus en songe. 



835. -^ 4 A^ 4 31 

^ i SI SI E 

Jfong ok ssang ryong keiiL 

Histoire des deux dragons et du jade vus en rêve. 



836. -^ /•! 4 ^ '^ •!• ^ 4 

Han si syou hyen ssang ryong keui pong. 
Bencontre merveilleuse des deux dragons et du 
SAGE Han. 

(^ ^ 4) i^/L^oim) {m Ik m) 



454 UV. IV : LITTEBATURE. 

837. :^ ^ȏ ^ ^ 

Keui pong ssanff nyong {ryong) kcuL 

Histoire i>^ la rencontre jt£BV£:iix£us£ des dixi 

DRAGONS. 

838. -% tl -S- 

Ok in (rifi) montj. 

.Songe de la licorne de jad£. 
Cf. n? 774. 

839. ^ ^ ^ 

. i ttl ^ 

Ok nou {ron) vionri. ^ 

SSONGE DU pavillon DE JADE. 



840. -S^ ^ 0\ ^ 

Ok nan (ran) keui pong. 

Rexouxtbe merveilleuse de l'ibis i>£ jade. 



841. ^ ^ ^ <l^ 

Ok rafi keui yen. 

Merveilleuse destinée de l'iris de jade. 



CHAP. III : ROMANa 456 

842. ^=3 ^ ^ 4 

Myeng tjyou keui poiig. 

Rencontre merveilleuse de Myeng tjyoé^. 

843. 0\ ^7^ ^ ^ 

Keui pong tjyeng tchyoui (tehyou) rok. 
Histoire de la rencontre merveilleuse et de l'as- 
semblage FAVORABLE. 

844. $^ >^ 3| 4 






Hoa San keni pong. 

Rencontre merveilleuse du Hoa ehm^^\ 

845: >y M 4 

Sip ni [H) pong. 
Rencontre des dix lieues. 

846. % ^ ^ ^^ ^ 

^ ï M ï^ "^ oÉ 
Mong oh ssang hoan keui pong. 

Rencontre merveilleuse des deux anneaux de jade 
vus en songe. 

1. Nom de femme. 

2. Cf. n? 831. 



4.V? LIV. rV : LITTÉRATURE. 

847. ^:!&±^^^]^^ 

Smnf; hmn ho hou syeng tchyoui {tchyou) hou roi. 
Histoire de ce qui est résulté des deux anneaux et 
de la robe en peau de renard. 

848. t^ ^ »^ :^ ^ ■%- 

>t^ M 3g -^ ilÉ 




ITyei sim smny hoan keui pong. 

RENœNTRE MERVEILLEUSE DES DEUX ANNEAUX DE K^à 



Si m \ 



849. ^ ^ ^ ^ '^ ^ 

Pyele tjyou heum tchyen smng hoan. 

Les deux anneaux de Pyek tjyou et de ITeum tchyen 



(*i 



850. -^ :|è ^1 -^ ^ 

Keum hoan tjni hap yen. 

La double rencontre de l'anneau d'or. 

851 -gr ^1 -^ ?^ :€ 

Kexnn tài ok hoan tjyen. 

Histoire de la ceinture d'or et de l'anneau de 

JADE. 

1. Nom de femme. 

2. Noms (le femmes. 




CHAP. JTI : ROMANa 457 



852. % ^ 3] 4 

^ ^ ^ iÉ 
Hoang han heui pong. 
Rencontre merveilleuse de Hoang et de Han. 



853. 0\ ^ %}^} 

Keui pong tjyang mai (ai). 

Rencontre merveilleuse du ruisseau Tjyang mai. 

854. •« ^ ^ ^ -% 






Hyen viong ssang eui rok. 
Les deux pensées d'un rêve. 



855. ^-^^^^53 



Pem movn tjye yen pyel tjyen. 

Histoire de la destinée heureuse de la famille Pem. 



856. ^ ^ ^ ^ S. "f <â 

i\ \ ^ 3É il ^ ^ 

Nyôuk (ri/ouk) in ketii pong tjo Icou yen. 

Six hommes, d'une façon 3xerveilleuse, rencontrent 

LEUR ancienne DESTINÉE. 



458 LIV. IV : LITTÉRATDRK 

S57. -è ^ «i 

TLnm 

Eut pi/eng yen. 

La seconde et la troisième destinées. 



858. S^ <d ^} "^ ^ 

Oh yen tjài hap iwk {roh). 

La seconde rencontre d'une destinée MERVEIILErSE. 



859. «3 ^ 4{- oj 

^ 3t EÊ H 

Myeng tjy<ni oh yen. 

Destinée merveillkuse de Myeng tjyon. 

860. ^ ^% <^ 

Tchang {tchyang) nan (ran) ho yen. 
Debttnée favorable de Tchang nan^^\ 

861. ^ :Ë ^ ^ 

^ ttf tSk ^ 

Tjyei [tjye) ho yen rok. 

Histoire des destinées favorables. 

1. Nom (le femme. 

(€•^4) U/iff<» {X m m) 



\ 



{ 



CHAP. III i KOMANa 459 

862. :t -è ^ -^ ^^ 

Po eua keiii ou rok. 

Recompense merveilleuse d'un bienfait. 

863. ^ 4 JL -ê ^ 

S li 7R j@% nC 

Smng ryong po eun keui. 

Histoire du bienfait bécx)mpExV8£ par les deux 

DRAGONS. 



864. ^ -?f JL 4 4 

Myeng Ijyou po eun rok. 

Eécx)mpense des bienfaits de Myeng ijyoït. 

865. >â ^ JL ^ -^ 

^ im TK JS^ Me 

Syen ak po eun rok. 

îl£CX)MPENSE DU BIEN ET CHATIMENT DU 3IAL. 



866. Vl S *l >«! ^ ^ 4 

Nan {l'an) tjo {tyo) tjàl syei keui yen rok. 
Merveilleuse destinée du phénix dans sa seconde 
existence. 



^ 



460 



LIV. IV : LITTÉKATURE. 



867. là ^ f^^] ^ ^ 

Kim iyang sye Ijâi syei rok. 

La seconde existence du mixi»tb£ Kim. 



868. >^ ^ -^ *l) -If. 

^ 4 ^' B H 

Siun syeay {sàiny) ijoii hyei rok. 

Histoire des bienfaits de trois existences. 



869. -^ /•! A >M| >a^ Vt ^ ^ J? 

Oui 91 syei sam nan hycn hàing Jeeui. 

Histoire de la bAOE^s^i; jje Cinq générations de u 

FAMILLE Oui DANS UNE TRIPLE ADVERSITÉ. 



810. Jl ^ ^ ^ M] ^ 4 

# iâ ^ .■& iê 1t II 

Hyo eui tjyeng tchyoung nyei {ryei) hàing rok. 
Actes de piété filiale, de justice, de dévoue^ient, D£ 
loyauté et de conformité aux rites. 



871 TT- Jl -5- >a H ^ 

flj # ^ # ^f E 
Nyou {ryou) hyo kong syen hàing keui. 
Actes de bonté de Nyou^ nom posthume Hyo. 



(•ê-f -f) 



UA«:<if) 



(^ £ ft) 



CHAP. m : K0MAN8. 461 

872. *M1 >a ^ -Sf- 

lia si syen hàing rok. 

Actes de bonté du sieur Ha. 

873. n^ ^^ ^^ 

Hoa tjye»^ syen lià'mg rok. 

Actes de bonté de Hoa et de Tjyeng. 

874. «i 4: *â 1! -^ 

Mi 80 myeng hàing rok. 

Actions bemabquables de Mi so. 

875. ^^^ ^ Sç 
PJ fî ^ a ^ 

Myeny hàing tjyeag eui rok. 

Actions célèbres de droiture et de justice. 

876. *^ ^ t.% ^ 
M M # If ^ 

Ssang syeng hyo hàing rok. 
Piété filiale de Sèang syetu/^\ 

Peut-être y a-t-il dauîs ce titre une allusion aux deux 
étoiles Nieou latig, 4^ gÇ (/3 et r de l'Aigle) et Tchi 
niu, j^"^ (« de la Lyre) qui traversent la Voie 
lactée et se visitent une fois par an (Mayei-s, I, 311), 

1. Num do femme. 



462 LIV. IV : LITTÉKATOBE. 

877. ^ >Si 4 Jl ^ 

Smnff syeng jyong hyo rok. 
Piété filiale de Ssany syenff. 



878. Vf A| J^ ^ ^ 

yi (ri) si hyo nwun rok. 
Piété filiale du sieub i\7. 



879. "a /•! Jl •& 4 

Kim si hyo moiui rok. 
Piété filiale dxs sieur Kim. 



880. 4: /•) ^ -f Jl 4 
]i^ I3c ^ J& # ^ 

So si tjyeng tchyouny hyo pong. 

Piété filiale, loyauté et dboitube du sieub So. 



881. /=1 -e -f Jl 4 

Sye moun tchyouny hyo rok. 

Piété filiale et loyauté du sieur Sye. 



CHAR III : ROMANa 4«3 

882. $^ /•! -f- Jl -If- 

Hoa d tchyoung hyo rok. 

Piété filiale et loyauté du sieur Hoa. 

883. 4l -^ «3 ^ -f i -^ 

Mf^mm z m ^ 

So mmui myeng hyen tchyoung hyo rok. 

Piété filiale, loyauté et sagesse remarquables du 

SIEUR So. 



884. ± ^ ^m ^ ^ 3ç 

So H myeng hning tchyoung eni rok. 

Loyauté et piété filiale remarquables du sieur So. 

885. >S ^1 -f- i 4 
H ^ Z 





Sam tài tchyoung hyo rok. 

Piété filiale et loyauté de trois générations. 



886. ^ ^ ^ % 3.% ^ 

Tyeng (tjyeng) ssi {s!) tchyoung hyo po eun rok. 
Bienfaits de la famille 2)/eng récompensés par la 

LOYAUTÉ ET LA PIÉTÉ FILIALE. 



4m liv. iv littérature. 

887. '=^ ^ •=!• Jl 4^ 

@^ R iS ^ Mc 

7>f;?^ ««/ (>/) tchyoïmg hyo roh. 

Piété filiale et loyauté de l,a famille Tang. 



888. ^ ^] ^ % ^' 

Xyou {ryou) si tchyoung hyo rok. 

Piété filiale et loyauté de la famille Nyou, 



889. ^J- -^ -f- Jl -^ 

H n j& ^ ^ 

Sam moxm tchyoung hyo rok. 

Piété filiale et loyauté de trois familles. 



890. ^ *!• -f i 4 

I? M A^ ^ ^ 

Syel ha tchyoung hyo rok. 

Piété filiale et loyauté de S^/el Ha. 



891. ± X -^ ^ ^ ^■ 

Syo {sa) hyo moun tchyotmg eut rok. 
Loyauté et droiture du fils pieux Syo. 



(•Sr-^-f) (icAttO) (3fc s •») 




CHAP. in : ROMANS. 46i» 



892. »^ •& -f ^ ^ 

^ PI ^> ^ ^ 

Nyang (yang) movn tchyoung eut rok. 
Loyauté de la famille Nyang. 



893. -^ ^ ^ ^ ^' 

m fn ^> m n 

Han moun tchyoung eui rok. 
Loyauté de la famille Han. 



•^ fn ^. m ^ 

Hon moun tchyoung eui rok. 
Loyauté de la famille Hoa. 



895. ^ ^1^ ^ ^ 





Tchang {tchyang) syen kam eui rok. 
Récompense du bien. 



896. /^ /•) T^ ^ ^ 

^ 1^ >^ n E 

Sye si nyouk {ryouk) nyel (ryel) keiii. 
Les six hékos de la famille Sye. 



^ 



4«6 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

897. ^ ^ f^y^ 

Ni {ri) synng sye fjyen. 
Histoire du Ministre Ni. 



898. H -^ ^ -^ "i =^ 

Syeng hyen kong syouïc nyel [ryel) keui. 

BOXTÉ ET GÉNÉROSITÉ DE SyCHff hl/eîl^^K 

899. ^ 4 ^ "«1 ^ 








J^n pnng fsang leyci roh. 

Rencontre i>e T!n et des deux frères. 



900. *Û^^ *Û ^ 

Im (Wm) hoa tjyeng yen kevi. 

Histoire de Im Hoa et de Tjyeng Yen. 

901. il ''J ^ 

1Ê ^ ^ 

Tyo (tjyo) rnàing hâing. 
Actions de Tyo Màin^. 

1. Nom posthume. 



(■^•f -f) U*/tRr<if) {^ m n) 



468 LIV. IV : LITrEll.\TUKE. 

m. -^ ^\ ^ -^ *^ ^ ^ 

Ilyen si nyang {ryang) ong {oung) ssyang {ssang) nin (rin) 

keuL 
Histoire des deux fils courageux de la faxhle 

Hyen 

908. ^ ^] ^ ^ ^^ 

Xyou {ryou) si nyang (ryang) /notai rok. 

Histoire des deux branches de la famille Xyou. 

909. n -è ^ ^] ^ 

lion youn pi/cl tchyoui (Ichyou) rok. 

Uli^TOIRE RÉl'NIBS DE Hoa £X DE You/l. 



.910. ^ -^i ^ ^ ^ 

m «lie m n ^ 

Koak tjyang nyany {ryany) moun nok (rok). 
Histoire des deux familles Kbak et Tjyatiy. 

911. ^y ^ ^ -^ ^ 

Ha tjia nyang {ryang) moun rok. 
Histoire des deux familles Ha et Tjin. 



CHAP. m : ROMANS. 469 



912. >^ -S- 7^ -^ 4 

H PIS ^ ^ 

Sam rnoun hyou hap rok. 

Histoire des femmes de trois familles. 



m ^ $1- ^ <a >a- -s- ^ -^ 

Rim hoa tjyeng yen sani vwun tchyoït rok. 
Histoires réunies des trois familles, de Eim Hoa et 
DE Tjycny Yen. 

914. -è •*!• ^ ^a- € *) -^ 

Youn ha tjyeng sam vwun tchyoui {fohyou) rok. 
Histoires réunies des trois familles Youn, Ha et 
Tjyeny. 

915. :è ^ $|. 

m ù^ 

Ho pàik hoa. 

(Histoire de) Bo Pàik hoa. 

916. ^ 4 ^ 

Hlyen syou syek. 

Le BATON donné par le ciel. 





■% 



470 LIV. IV : LITTÉRATUBE. 

917. -g- -S: S. 4 

Yong {ryong) moun to tchyong {tcJiong). 
Le général de Yong uioun (?). 



918. ^1 «^ ^ 

Mai tang hpyen. 
Com-osiTio-vs DE Mai iang (?). 



919. »^ •*) ^ 

Pyek he tam. 

Conversation sur le ciel azuré (?) 



920. ^ -^ :è] H * 

Oan ouel hoi raàing. 

Serment (d'amour) sous la lune (?) 



921. ^ ^ 3.% 

Myeng Ijyou po oueL 

La perle claire et la lune précieuse. 




CHAR III : KOMANS. 471 



922. «S ^ ^ -^ -^ 

Myeng ouel keui ham rok. 

L'eau stagnante soulevée par la lune (?). 



923. S. *>\ ^ ^ 

Hiïf ^ ^ (?) 
Tjo (tjyo) ya keui moun. 
Compositions remarquables en coréen. 



924. -% % ^] ^ 
Tjyen oui tchi tjyen. 
Histoire de Tjyen Oui tchi. 

925. S. ^ ^ 

Hto keui tjyen. 
Histoire de Hto Keui. 



926. -g- ^ ^ 

Keum tek tjyen. 
Histoire de Keum Tek. 



927. -fr *^1 -^ ^ -^ 

Syou tjyei ov^l am rok. 
Histoire de Syou tjyei ouel am. 



472 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

928. ^ -è ^à ^ ^ 

Syang eun sam tjin rok. 

Histoire de Syang eun et de Sam tjin 

929, ^ i\ 1} yà 

Ok paik ka tjyen. 
HiSTOTBE DE Ok Pàik kà. 



930. ^ ^ ^à ^ 
Nyang tjyou mil tjyen. 
Histoire de Nyang Tjyoti mil. 

931. *i t ^ ^1 -^ 

Hoang kyeng keni far rok. 

Histoire de Hoang Kyeng ET de Keiii Tàî. 

932. »^ ^ ^ ;Q ^ ^ 3] ^ 

m ^'± )\\ MiÂ^ m (?) 

Pyek hpa kenm tchyen ssyang {ssang) hoan keui pm^. 
Rencontre merveilleuse des deux anneaux de Pyel 
hpa ET DE Keum tchyen. 

933. ff^ -^ 0\ ^ 

%)\\^m (?) 

Ssyang {ssa?ig) tchyen keui pong. 

Rencontre merveilleuse des deux fleuves. 

(■S:-^ -f) {MA,ï3:{M) {X fk ») 







CHAP. ni ! ROMAN& 473 



934. ^ ^ ^ ^ ^ i^] JL 

fe ^ H n ^ ? ? (?) 

Syong hpa sam moun heum heui po. 

? ? DES TKOis FAMILLES DE Syong hpa. 

935. ^ ^ ^^ ^^ 

Mou moh oang myeng tchyong nyouk. 

? ? . ? 

936. 4 ^ f- i^l ^ 

^m ? ? îit (?) 

Ok yen tjyoung heui yen. 
? ? ? 

937. 4 *^1 -^ ^ H) 

? ? 3E3t ?(?) 

Syou tjyei ok hoan ping. 
? ? ? 

938. ^ ^ -S 

lU ? ? (?) 

Tjyeng pàik moun. 



939. 4 :^ •*] ^ -M 

i ; ^ m » (?) 
Ok ijyen hài nam sye. 
? ? ? 

(^ ^ 4) (■t?^*o^v») {m 1^ m) 



474 



MV. IV : LITTKRATÙRE. 



940. M 4 % ^ 

^ ? ? « (?) 

iV7 (7'i) ponff hoang yen. 



941. ^ t 4 
You kyevg ok. 
? ? ? 



942. ^ *\^ ë\ 

Hi 5f ? ? (?) 

V 

Tjo {ijyd) yn tchyem eui. 
9 9 9 



943. ^ S, ^ :^ "Q 

S ? ^ ;ii ? (?) 

Ok tjo kewn tcfiyev ping. 

9 9 9 



944. jÇ: 4^ > Jf. 



Hou syok 710U (rmi) m<y)ig. 
9 ? '? 



945. ^^ ^ ^ <é 

m ? 3^ ^ ^ (?) 

Ssymig (ssang) myen tjyou kevi yen, 



(•^•f -f) 



(i</tRr<if) 



{X m «) 



CHAP. III : KOMANS, 



475 



Jo dois corriger ici une erreur commise aux n*!" 757, 758 et 
dont je me suis aperyu après que l'impression de ce passage était 
achevée. 

Le titre des deux romans qui portent ces numéros, doit se traduire: 
Histoire de Yu Tvhhi, surnommé Kinff tv. Ce jjersonnage, dont 
le postnom était Koiig^ ^, fut un des priuci|)aux généraux du fonda- 
teur de la dynastie des Tlutity, y^ \ il fut fait duc de 'O, ^^\ 
à cause de son origine tartare, il est parfois appelé lltpa liiity tf% 
AS ^ IK< ^on portrait est Tune des deux images que les Chinoi/^ 
collent sur les jx>rtes pour arrêter les mauvais esprits ; il est alors 
désigne par Texpressiou Oon oei, ^ J^f (Cf. Mayers, I, 945). 




Hallebarde, jl^lJM) 



1. Tiré du Hoa syeng syeng yek eai kouei. 



Chapitre IV 



ŒUVRES DIVERSES. 



^ -M 4 Î{f3fe.tn«^ 









046. ù m E ±m^ 

Pàik oun ke sa e rok. 
Paroles du lettré Pàlk oun. 

Ouvrage de Mi Kyou po, ^ ^ ^, cité par le 
Tai loay oun ok. 



947. $£ m 

Koaiig pyen. 
Discussion téjiéhaire. 

Citée par le Tai long oun ok. 
Auteur : Ri Kyou po^ 



948. ^ 3fc ^ # 

Kouk syen sàlny Ijyen. 
Histoires des lettrés ivres. 

Par le même auteur ; ouvrage cité par le Tai long 
oun ok. 



CHAR IV : ŒUVRES DIVEBSIîS. 477 



949. mu^ 

Kouk syoun tjyen.* 
Histoires du vix pur. 

Citées par le Tai long aufi ok. 
Auteur: Rim Tchyouiij 1^ 





950. m^m 

Ryek ony himi syeL 

Paroles frivoles de Ryek oag. 

1 vol. 

Mélanges cités par le Tai long oun ok. 
Auteur: Ri Tjyei hye?i, 






951. ^\i\m^ m 

Mo San eun tjya tjyen. 

Histoire par le solitaire de Mo san. 

Ouvrage de Tchoi Hàiy -^ ^, cité par le Tai long 
oun ok. > 

952. ^ ^ # 15 

Kouk tang pài e. 
.Paroles pour se distraire du" lettré Kouk tang. 

Mélauges historiques, cités par le Hlong raoun 
koan tji. 

Le lettré Kauk tang serait peut-être le même que 
Kouk henj ^ ^ ; ce lettré, nommé Kouen Pou, 
1^ ^, surnom Tjyei man, ^ ^j, originaire de An 
tong^ ^ ^, élève de Hoi Jien^ R$ $f , fut Prince de 



^^^ LIV. IV : LITTÉKATURE. 



\ 



Yen'j ka, ^ îé fj^ E^ ^» il composa un commeoub 
pour l'édition des Livres Claseîq.ues de Tchau Mi, 



Oô:i. XJ} m^ 
Kong ep rot. 
Notice dzs mérites. 

o ou 6 vol. 

<Juvrage eomi)Osé par Pak Houcfiy ifj^ Ê» ^ U 
louaii*,'e de Tchoi /, ^ fj§, (é|>oque du Ko rye) ; cité 
par le Tai long aun ok. 



954. 5é H BMt ^ 

Ya eun en hàitig rok. 

Dits et faits du lettre Ya eun. 

2 vol. 

B.R. 

Auteur: Pak Syou sàing ^(^ ^ ^, originaire de 
Pi (in y Jt ^f docteur sous Htni tjong. 

Kil Tjàij ^^, surnom Tjài pau, |Ç;^, nom 
littéraire Ya eun, originaire de jSf/en san^ ^ llji 
élève de IIpo eun, |9 ^, fut secrétaire du Conseil 
Secret ; sous JCong yang, il abaiidonua sa charge et 
refusa de servir la dynastie nouvelle eu 1392. 

yôô. ±^ mm 

Slai hpyeng han hoa. 

Conversations de loisir pendant la paix. 

Ouvrage réuni au suivant. 



CHAR IV : ŒUVRES DIVERSES. 479 

9^56- it ^ # 
Kol kyei tjyen. 
Bavardages. 

Ouvrage de Sye Ke Tjyengj f^ ^ JE, aînsî que 
le précédent ; cités par le Tai long oun oh. 



957. m±^^ 

You heum o rok. 

Une prOxMenade à Keum o. 

Auteur: Kiyn Si seup^ ^ t^ W- 

Keum est le nom d'une célèbre montagne du 8in 
ra et, par suite, une désignation poétique de tout ce 
royaume. 

Ouvrage cité par le Tai long oun oh. 



958. ^ if rr I 

Keum shi, hoa. 

Nouvelles paroles sur Keum o. 

Par le môme auteur. 

Ouvrage cité dans le Tai long oun oh. 





959. m n ^.m^ 

3Iài otiel tang sa you roh. 

Les quatre promenades de 3rài ouel tang. 

Même auteur. 

Ouvrage cité j)ar le Tong hyeng tjap hcui. 

(^^4) (5'otiôv^) {m m m) 



480 I.IV. IV : LITTÊRATURK 

900. nmm^ 

Tan hyei tchan yo. 
Abrégé par Tan hjei. 

Ouvrage Q\\é par le Tong hyeiig tjnp keiù. 
Auteur: Ha Oui H, rBTifêàl- 




961. m ^ g 

Yong tjai tchong hoa. 

COLLECTIOX DE PAROLES DU LETTRÉ Yofîf tjâî. 

3 vol. 

B.R. 

Auteur: Syeng Hyen^ /jRl^. 

Cité par le Htong moun koan tji. 




902. m^^m 

Sang y ou jn ram. 

Mémoires divers d'un vieillard. 

40 vol. 

Cités par le Tai long otin ok. 

Même auteur que le précèdent ouvrage. 

963. w ^ jjij m 

Tchyeng hpa keuk tam. 

Conversations frivoles du lettré Tchyeng hpa. 

Citées par Je Tai tong oun ok. 
Auteur : Ei Byouk, 





(^•f -f) OABTO) ix m ») 



CHAP. IV : ŒUVRES DIVERSES. 481 

964. m^ikm 

3Iài kyei tchong hoa. 

CoLLEcrroN de paroles du lettré 3fâi kijei\ 

Citée par le Tai tmg oun ok. 
Auteur: Tjo Oui, W'fê- 



965. Il Kl ït ^ 

Syou mmin soa rok. 

Mémoires peu importants sur des bagatelles enten- 

DUES. 

1 vol. 

Ouvrage cité par le Htimg movn koan IjL 
■ Auteur : Tjo Sln, W #• " 



906. ^^K^mmm:^^ 

Tchyou kang ràing hoa pou sa ou rok. 
Paroles peu importantes du lettré Tchyou kang, avec 
l'histoire des maîtres et des disciples. 

Auteur : Nam Hyo on, ^ ^ ;^- 
Ouvrage cîte par le Tai long oun ok. 



967. ,© ^ il g 

Sa tjài ichyek en. 

Collection de paroles de Sa ijài. 

Ouvrage cité par le Tai long oun ok. 
Auteur : Kim Tjyeng kouk, ^ jE S* 

(^-^4) i^oLiitr) {m m m) 



^'î ISK\ TV z LTTrilR 



\ 



Jfi am il keui. 
JouBXAL t>B 3fi am. 

4 vol. 
B.R. 

AutHir: Ryou Heui trht/OHn^ W^^^, surnom 
In Ijijourt/j, t f|l, nom littéraire 3fi om, j| §, 
ori-inairc do Si/en mu, # \\\, CXève de JT^ tjàl. 





909. H m SI it E 
lîyong tchyen tam tjyek heui. 

Calmes soivexibs des cx)xver8 axions guebbièbes. 
Ouvrage cit^ par le Tai long onn ok. 
Autour : Klm An ro, ^ ^ ^, surnom Isywh, 
tft ^, nom litu'rairo Ifrut ro, ^ ^, ori^naire 
do Yen an, Jî $, Grand Conseiller de Tjt/oung 
ijong. 



970. ^ MU E 

Tjum ai ijap keui. 

Mémoires diver» de Enm ai. 

Cites par le Hou tjâ hjeng hpyen. 
Auteur: lii T}n, $^. 

971. m Km. m 

Tchyeng kang man voie. 

» 

Ecrits sans prétention de Tchyeng kang. 

Ouvrage cité par le Htong movn koan fji. 
Auteur: /?/ TJgei siriy ^ ^ S. 



CHAP. IV : ŒUVKES DIVERSES. 483 

972. ^ ^ ÎÊ èl 
Nam myeng tchyou syouL 

Œuvre composée par Nam viycny sur lbs époques 

ANTÉRIEURES. 

Citée par le Hoa tjà kyeny hpyea. 
Auteur: Tjo Siky WM* 

973. ^ E 

Hak keuL 

Notes prises en étudiant. 

Citées par le lai long oun ok. 

Extraits de lecltures par Nain myeng y "^ ^. 



974. ^ ^ B fî ^ 

Hloi kyei en hàing rok. 

Paroles et actes du lettré Htai kyei. 

3 vol. 
j3.R. 

974"'- 1^ 04 E 

To San keui. 
Mémoires de To san. 

Cités par le 2\ii long oun ok. 
Auteur: Hloi kyei, j^ 




975. m m s it ^ 

Hloi lo en hàing rok. 

Paroles et actes dxj lettré Hloi kyei. 

Histoire de l'école de Hloi kyei, ^ ^, à To san. 



484 LIV. IV : LITTK1U.TUKE. 

070. t^ g| ^ ^ 

Syong kyei vian rok. 

Écrits bans prétention de Syang kyei. 

Ouvrage cité par le Htong moun koan IjL 
Auteur : ii'ui Kyei sycng, ^ ^ Ij^, originaire de 
Hpyeng san^ ^ jjj, coiitemporain de Myeng tjong, 

977. fê 1^ ^ E 

eum tjap keui. 

Mémoires divers de eum. 

Cites par le Hou Ijâ kyeng hpyen. 
Auteur: Yoan Tou syou, ^-^ 



978. 7lc ^ ^ 

Yeny vw rok. 
Souvenirs PERrÉTUELîs. 

« 

Ouvrage du iSye ai, ^ jM» ^ité jmr le Htony moun 
koan tji, avec préface et postface par Tauteur. 



( 



l>79. ^ lÉ ^ 

iSyeny you rok. 
Paroles du Roi. 

Postface de 6^ye ai, © JM* 



980. mf^m 

/Sin ijyong rok. 

Le livre relatif aux derniers devoibs. 

Préface de Sye ai^ 25 M- 




CHAP. IV : ŒUVRES WVEKSES. 480 




981. ^ :t # B 

Ou kyeng syen il rok. 
Journal de Ou Kyeng syeii. 

Postface (le Sye ai, IS M- 



982. ^mmtt 

Keui tjài tjap keui. 

Mémoires divers de Keui tjài 

Cités par le Htong moun koan tjl, le Hou Ijà kyeng 
hpyeuy etc. ; contenant un Journal de l'année 1592, 
Ln tjin il rok, i j^ H ^. 



983. ^ g| te ^ 

Pou kyei keui moim. 
Mémorial de Fou kyei. 

Cité par le Hou tjà kyeng hpyen, relatif à Tinva- 
sion japonaise. 



984. M mBtt 

Tong kak tjap keui. 

Mémoires divers du pavillon oriental. 
4 vol. 
en. 

Ouvrage cité par le Tong sa kang niok. 
Auteur : Ri Tyeng hyeng, ^ ^^ ^^ nom littéraire 
Tji htoi tang, ^Sï jM ^> originaire de Kyeng tjyouy 
JH jHI» Ministre des Fonctionnaires sous Syen tjo. 

i^M^) i^oviiir) [m m m) 



486 LIV. IV : LITTÉRATURE. 

08Ô. is n ^ 

Ou Icuk rok. 

MÉM01R£iS d'un HOMME SIMW-E. 

7 vol. 

Auteur : Tjyeny Kai Ichyeng^ ^ ^ j^, lettré re- 
uomurf, magistrat de district sous l:iyen tjo. 



080. :rï ^ le 

Syek tant il keuL 
Journal de Syek lam. 

Cité par le TjatKj reuag tjL 
Auteur : Sin Keunij ^ ^. 



^87. :h rf âl ^ 

Syek tam you sa. 
Documents de Syek tam. 

3 vol. 

K.R. 

Cf. ci-dessus. 



988. Mi^^n 

Syang tclion tok en. 

Paroles solfiaires du lettré Syang tchon. 

Citées pur le Tjany reutig tJL 
Auteur : Sin Keum^ ^ ^. 

' (* -^ -f ) (AAff < -fc) (X ■ «) 



^ 



CHAP. IV : ŒUVRES DIVERSES. 487 




98a. m 

Tjaj^ tjyek. 
Mélanges. 

Cités par le Hou ijà kyeng hpyen. 
Même auteur que ci-dessus. 




990. ^ 1^ îfc ^1-. a ^f 

Tchyeng eum syni sàing en hning rok. 
Dits et faits du lettré Tchyeng eum. 

Ouvrage cité par le Hou tjâ kyeng hpyen. 
Auteur : Kim Syang hen, ^ fAf ^,. 

991. *^ ^ ît èl 

JCetii am man syoïil. 

Œuvres négligées de Keui am. 

« 

Citées par le Hou tjà kyeng hpyen. 

Auteur : Tjyeng Hong myeng^ ^ ^ ^, surnom 
Tjà yongy -jp ^, originaire de "Yen ily JŒ W , Grand 
Compositeur sous In Ijo ; nom posthume Jfonn tjyeng^ 





992. H^ ^ 

Keui am tjap rok. 
Mélanges de Keui am. 

Cf. ci-dessus. 

993. ^ UWi^^ 
Ha tam hpn tjyek rok. 

Livre pour désennuyer, par Ha tam. 



4^8 LIV. ÏV : LnTÉR.\TrKEL 

OiivTîige c'té par le Htony mmm hoan IjL 
Antf^nr : Khn Si ]}nng^ ^^ ^ ^, somom Tyi 
fjlfounq^ -f- t|ï. Général en chef ?4>as In tjo, 

Yft en. 

Paralfs saxs art. 

Cîté«*s par le Hou tjà tyeng hpyen. 
Même autenr que ci-dessus. 





Tj'hn tôt kpil tam. 
Mémoires de TJâm tôt. 

1 vol. 

B.R. 

Autenr : Khn Ymit, ^ i^. 



.„--. ïJ» >» 




iv)/^i Z'oi man hpil. ' 
Notes du lettué Kyei tok. 

2 vol. 

B.R. 

Anteur : Tjt/nnff Vou, 5^ ^E* 





9î>". :^ ^ IR ^ 

0<^ a m tok tâi syel hoa. 

Soliloques et cx)NVERSATroNS de (ht am. 

1 vol. 

B.R. 

Auteur : Song Si ryel^ ^ ^ Jîî* 




CHAP. IV : OOIVRES DIVERSES. 489 

998. M m le ^ 

tlî sou h eut en. 

Paroles mémorables du lettré Mi sou. 

22 vol. 

B.R. 

Auteur : ffe Mok, hIP ^j suVnom Hoa pOy ^ ^, 
nom posthume Movn tjyeng^ ^ JE, originaire de 
Yang tchyen^ ^ jl|' Grand Conseiller de Syouk 
Ijongj adversaire de Song Si ryely ^ ^ JJi , chef 
des Nam iuj ^ J^* 



999. Il it ^ H 

Hoa yang e rok. 
Paroles de Hba yang. 

Auteur : Tchoi Sm^ -^ ffi[, élève de Song Si ryeU 

m 

1000. m ^ E K • 

Nam hyei keui moun. 
Mémoires de Nam kyei. 

Cités par le Hou tjà hyeng hpyen. 
Auteur: Pak Syei tchài, ^^Mfr^. 




1001. H^ =ï- m 

Ou e ya tam. 

Conversations privées du maître et des disciples. 

1 vol. in-12, 41 feuillets, niss.; copie datée de 1879, 
2 ^, incomplète. 



490 LIV. IV : LITTÉRATURE. 



Cet ouvrage est cite par le Ht4)ng monn hoan Iji. 
Auteur: Byou Along in, 'W ^ îl> {XVIl- 
siècle ?). 






1002. '2; 

Tji poîiff ri/ou si/el. 
Pakoles de Tji pong. 

10 vol. 

B.R. 

Ouvrage cit^'^ par le Htong 7noun koan tji^ le Hou 
tjà hyeng hpyen et le Moun hen pi ko^ lîv. 36. 

Auteur : Ri Syoui koang, ^ B^^ ;jfe- 

Cet ouvrage semble postérieur à 1720 et antMeur 
à 1778. 

1003. 1^ ^ ^ )K 
To am ha tjatig. 

Notice familiale du lettré To am. 

1 vol. 

B.R. 

Auteur: Pd Tjâî, $1^. 

1004. 1^ ^ H H 

To am e rok. 
Paroles de To am. 

1 vol. 

B.R. 

Auteur: ^» Tjài, ^f^- 




CHAP. IV : ŒUVKES DIVERSES. 491 

1005. jS ^ !|w|i 

Ou pou tcho. 

Œuvres négligées de Ou pou. 

Mss. 

Préface par Yen am, ^ j^. 

.1006. HiâitlM 
JRok àing mou kyeng. 
Le livre du Perroquet vert. 

Mss. 

Auteur: Ri Rak eyou, ^i^^. 
Préface par Yen am, 3n§ ^ ; histoire fantaisiste 
d'un perroquet, écrite dans le style des classiques. 

1007. ^ Wt 

Sa syel. 
Paroles exactes. 

Citées par le Tong sa kamj mok. 

Auteur : Ei Ik, ^ j^, de la dynastie actuelle. 



1008. ^1^ # ^ g 

Ha kok syou en. 

Paroles choisies du lettré Ha kok. 

Ouvrage cité par le lai long oun ok. 
Auteur : He Po^ng^ ^^' ^. 

1008"" ^ m If e 

Hài loii'j ya en. 

Récits Privés sub la Corée. 

(^^#) \^0LXixr) (« « la) 



i 



4y2 LIV. IV : 1.1'rrKKATUKE. 

2 vol. 

B.R. 

Cités par le Tjang reung tJL 

Auteur : He Pong^ 5^ 







1009. 1^ 

Syong oa ijap syel. 

Paroles diverses de Syong oa. 

Citées par le Tjang reung tji et le Hou tjâ kyeng 
hpycn. 

Auteur : lii Tjeuk, 





1010- m l£ 

Tjap keui. » 
Mémoires divers. 

Par le même nutciir. 

Cités par le Jloiai hen pi ko, liv. 06. 

1011. — ^ i^ 

Il syen fji. 
Histoire de // syen. 

Citée par le Tjang reung tji. 
Auteur : Tchol Hyen, -|^ H^. 

1012. m^ 3t B E 

Tchi Ijàl il kexiL 
Journal de 2'chi Ijâi. 

Cité par le Tjang reung Iji et le Hau Ijà kyeng 
hpyen. 

Auteur : Hong In ou, ;^ {^ f^f • 



CHAP. IV : ŒUVRES DIVERSES. 4U3 



1013. m^^m^ÈmM.^ 

Nam si tjik hak myeng rnoun kyen rok. 
Mémoires de Nam Hak myemj^ Huissier aux Gardes 
DU Prince Héritier. 

Ouvrage cité par le Htong vioun koan tJL 




1014. ^m^ 

Keum kyei ka rok. 

Histoire domestique du lettré Keu?n kyei. 

Citée par le Hou tjâ kyeng hpyen. 

Ce pei-soimage s'appelait Pak long ryang^ i^ j|t 




1015. ic ^ te ¥ 

Hoang htài keui sa. 
Mémoires de Hoang Htài. 

Ouvrage cité par le Hoa tjà kyeng hpyen. 

1016. 1t ^ PI tê 
Tjyouk Ichang han e. 
Paroles de loisir du lettré Tjyouk Ichang. 

Citées par le Hou tjâ kyeng hpyen. 
Auteur : Ri Si tjik, ^ |^ ^. 

1017. mm mît 

Hpa han tjap keui. 

Mémoires divers de Hpa han. 

Ouvrage cité par le Hou tjâ kyeng hpyen, i^osté- 
rieur au XV? siècle. 



• 



494 LIV. IV : LITTÉBATCRK 




1018. ^m^ 

Tjà hài hpil tant. 
Notes de Tjâ hài 

Citées par le Hou tjà kyeng hjyyen. 

^ 1019. ^ îg i: u^ 

Tchyeng tchnny yen lam. 

Conversations faciles de Tckyeng tchany. 

Cit(?es par le Hou tjà kyeng ftp yen. 

1020. i^^i^m^ 

Hou tjàl e rok. 

Paroles du lettré Hou tjài. 

Cf. Hou tjài Ijip. 

1021. ^ .îi JU: 3t * 

Kinh tchyoung Ijong you sa. 

Documents laissés par Kiniy no3i posthu3Ie Tchygung 
Ijang. 

1 vol. 

Préface composée par le Koi«. 




1022. ^ M ^ 2^ St 

Hong ik tjyeng kong you sa.- 

Documents laissés par Hong, nom posthume Ik tjyeng. 

1 vol. 

S.R. 

Ce pei-sonnage s'apiiclait Hong Porig han, ^ fiL^- 



4 



(*-^-^) i^/iïXf.^) (3fc » «) 




CHAR IV : ŒUVRES DIVERSES. 495 

1023. « R$ # # M ît ^ 
Kouen hoi kok tchyoxm ran you sa. 
Documents laissés par Kouen Tchyoxin ran^ nom litté- 
raire Hoi kok. 






1024. ^ Ul 

liyang san meuk iam {lAauff chan me than). 

Notes de TAanff chan. o 

Citées par le Tony kyeng tjap kein comme im- 
primées à Kyeng tjyotc, J^ jHi-. 

Ouvrage en 18 livres par Tvhhen Thii9{f, ^ 
qui vivait sous les Miufff 93* 

'Cf. Cat. Tmp., liv. 126. 

1025. ffi M H ^ 
Sye kyeng tjap rok. 
Histoire diverses de la capitale de l'ouest.^*^ 

Citées par le Tai tong ovn ok. 

1026. H ^ 

Tjap rok. 
Histoire diverses. 

Citées par le^T^a?' tong min ok. 





1027. 

Tchyotin tjyong. 

Choses du printemps (?) 

Ouvrage cité par le Tong kyeng tjap keuiy comme 
extrait du Ko sa tchoal yo. 

1. Hpyenff yang, ^ ^. 



\ 



m LIV. IV : LITTERAITTRE. 

1028. m A- i^ 

Tjî sïjo rok* 

Mémoires sur de petites choses. 

Cît/*s par lo Htong moun koan tjL 




1020. %mM 

Tong ho yo rain. 

Corp dVefl sur les choses nécessaires, par Tong h. 
Ouvrage cité par le Hlong moun koan tjî. 




1030. m^'R^ 

Eak tjyen tang vian rok. 
Notes de Jiak tjyen iang. 

Citées par le Hou tjà hyeng hpyen. 

1031. s: ui ^ ^ 

San Byel r'wu 

Collection de paroles de san. 

Citée par le Hou ijà hyeng hpyen. 

1002. Hî ^ a ^f H 

So am en hàing rok. 

Dits et faits du lettré So am. • 

Cités par le Hou Ijà kyeng hpyen. 
Ce personnage s'appelait Tjyeng, ^, 



1033. S M II K 

Syel hak syou moun. 
Bagatelles de Syel hak. 

Citées par le Hou tjà kyeng hpyen. 



1 

\ 



CHAP. IV : ŒUVRES DIVERSES. 497 

1034. ^Km^ m 

ITim hang ho hàing tjyek. 

Promenades de Kim sur les fleuves et les lacs (?). 

Ouvrage cité par le Hou tjà hyeng hpyen. 



1035. -S ^ ffif ^ B 

Tchoi tchal pang ou en. 

Paroles domestiques du Maître des postes Tchoi. 

Ouvrage cité par le Hou tjà kyeng hpyen. 



1036. m^^ unt 

Son en heui rok. 
Mémoires de Son En. 

Cités par le Ho^i tjà hyeng hpyen. 

1037. M ^ il 

Tjyen syeng rok. 
Exposé psychologique, 

1 vol. 

Kyeng md koung, ;f( ^ ^. 

1038. m E ^1 ^ 
Tong keui moun tap. 

Dialogue sur les mémoires coréens. 

1 vol. 
B.B. 



498 



LIV. IV : LITTÉRATUBK 



1039. M^Mm 

Tong sa ang en. 

Autres récits sur les choses cobiêennes. 

1 vol. 



1040. ^i^mm^i 

Pmig kyo cm pyen rok. 

Histoire des discussions sur la doctrine. 

1 vol. 
B.rv. 




1041. il ^ il ic pî ^ 

Koui am eui tjyeng nâi oi an. 

Mouvement administratif de la capitale et des 
provinces, proposé par Koui am. 

1 vol. in-12, 79 feuillets, mss. 

Dans ce mouvement supposé, l'auteur donne chaque 
place officielle à un personnage célèbre, Chinois ou 
Coréen, en expliquant les raisons de son choix. 



1042. M^\i^^ 

Toîiy hpa monn tap. 

Dialogue . avec Sau Tong pho. 

1 vol. în-8, 27 feuillets, mss. 

L'auteur, Kim Si hoa, :^ ^ ^, voit, dans un 
songe, le poète chinois Sou CM, IP^ ^ : il converse 
et compose des vers avec lui. 



(•^•t-f) 



(i^/tlîO) 



(* m n) 



CHAP. IV : ŒUVRES DIVEBSES. 499 

1043. ^ m 

Ml e. 

Pabolbs de miel. 

1 vol. in-12, 51 feuillets, mss. 
Extraits et mélanges d'auteurs chinois ; datés de 
Tannée keui you, 2 Q (1849). 

1044. m ^ t^ 

Kol kyei tji. 
Bavabdages. 

1 vol. 

Plaisanteries et contes extraits des ouvrages chinois. 




Oriiem«Dt en forme de feuille de lotus, IfifX*^^^ 



1, Tiré du Hoa syeng syeng yek eui koueu 



ERRATA DU IV VOLUME. 



tV 8î 1. 


au lieu de Han 


lisez 


Kart. 


tVIIIlOî 1. 


fi 


siècle 




siècles. 


note 


99 


papyirifcra 




papyrifera. 


V 20î 1. 


U 


• 
• 




9 


5î 1. 


» 


• 




9 


9î 1. 


» 


Paik 




Pâik. 


tableau, Vî* col. 
droite, 6* 1. 


' au lieu de iv-keni 


, 


ti-hetit. 


26î 1. 


M 


ou 


• " 


on. 


18î 1, 


» 


tyang 




tjyang. 


lOî 1. 


91 


Pak 




Pak. 


1';» 1. 


>} 


«M 




g#- 


llî 1. 


)l 


rinterprète 




les Interprètes. 


l"."!. 


» 


caractères 




caractères. 


23î 1. 


» 


^m 




«K»* 


6î 1. 


Jf 


Ou 




Wou. 


7î 1. 


If 


Ou 




Wou. 


12î 1. 


» 


Isc 




les. 


18î 1. 


» 


Mayerè 




Mayers. 


17î 1. 


» 


régne 




règne. 


note, IT 1. 


avant 


été 


ajoutez 


a. 


note, 5? 1. 


au lieu de vraisenblablement lisez 


vraisemblablement • 


8ï 1. 


• 


régies 


99 


règles. 


17î 1. 


, »» 


êa 


99 


Sa, 


8î 1. 


après 


vol. ^ 


ajoutez 


B.K. 


9î 1. 


avant 


3 


supprimez B.K. 


21î r. 


au lieu de 


î; 


lisez 


9 


22î 1. 


9» 


9 


99 


• 
f 


13î 1. 


» 


rin 


99 


rvnu 


6î 1. 


après 


Cf. 


ajoutez 


Cat. Imp. liv. 121. 


19î 1. 


au lieu de 


\ imcomplet 


lisez 


incomplet. 


3? 1. 


après 


nam 


supprimez , 


titre 


au lieu de Littératere 


lisez 


Littérature. 


lOî L 


19 


réuisset*. 


99 


réussit. 



319 


m 1. 


401 


2K 1. 


408 


10! 1. 


408 


11! 1. 


420 


19! 1. 


427 


u; 1. 


442 


12; 1. 


458 


5! 1. 


464 


9; 1. 



ERBATA T>V 1' 



volcme: 



au lieu de Y^ 

éclatèrent 

vStemants 
après reconnaître 
au lieu de ftfi 

Youl to 

", * 



En. 

ÉcUlèrenL 



TtomaU. 



ajoutez , 
lisez SS 

Yod U). 

".. ^ 
„ >3 




H,m» « d«« * i«" '■'' •"""• »«*"' 



1. Tiré du ]•;,» fcAai. «d komi. 



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